L'union médicale du Canada, 1 mai 1928, Mai
[" \u201ctte CESSE OU Se Tome LVII No 5 Mai 1928 RECUEIL DE FAITS POULS LENT PERMANENT Par Albert DeGUISE, Assistant à la Clinique médicale de l\u2019Hôpital Notre-Dame.Le pouls lent permanent, syndrome d\u2019Adams-Stokes, avec son cortège de vertiges, convulsions épileptiformes et attaques syncopales, présente le plus souvent des manifestations troublantes chez les sujets qui en sont affectés.Mais il arrive que cette bradycardie permanente soit compatible avec une existence à peu près normale, ou même avec une activité tout à fait extraordinaire.| On connaît la fameuse scène du 18 brumaire, au château de Saint-Cloud, où Napoléon, entouré de sa garde, faisant face aux protestations et aux menaces de l\u2019Assemblée, est envahi soudain par une pâleur mortelle et est sur le point de défaillir.Il se ressaisit aussitôt, et attaque avec fureur ses adversaires.Napoléon, nous le savons de Corisart, médecin de l\u2019empereur, souffrait de ralentissement du pouls.Certains auraient voulu faire de cette crise lipothymique un mouvement de lâcheté, alors qu\u2019il ne paraît pas y avoir de doute qu\u2019elle doive être rattachée à une cause toute différente, à un accès paroxystique de bradycardie.Dans d\u2019autres cas moins célèbres, la bradycardie permanente, à cause du peu de troubles qu\u2019elle provoque, n\u2019est découverte que fortuitement, à l\u2019occasion d\u2019un examen pour tout autre chose.Une malade se présente, en février dernier, pour examen gynécologique chez le professeur A.Ethier.Au cours de l\u2019examen celui-ci est frappé par la lenteur inaccoutumée de son pouls, 32 à la minute, et fait entrer la malade à l\u2019hôpital pour observation et traitement. 260 L'UNION MÉDICALE DU CANADA C\u2019est une femme de 42 ans, habitant à Varennes.Elle se plaint de métrorragies ayant débuté en octobre 1927, presque continuelles mais peu abondantes.Dernier accouchement il y a 17 mois.| La patiente a eu 13 grossesses à terme, toutes normales; hémor- rhagies aux 3 derniers accouchements avec relevailles longues et pénibles.Deux fausses couches (au 2e mois): l\u2019une à la suite d\u2019émotion, l\u2019autre provoquée par le surmenage.Coqueluche à 3 ans.Diphtérie à 6 ans.Mari en bonne santé.Père mort à 59 ans: ictère ?Mère morte à 44 ans, à la suite d\u2019un accouchement, 4 frères et 4 sœurs en bonne santé.1 frère mort à 28 ans: cardiaque.3 frères morts en bas-âge.2 sœurs mortes dans le jeune âge.La malade a fait deux crises lipothymiques au mois d\u2019août 1927: ces crises ont apparu deux jours de suite, et n\u2019ont duré que quelques secondes.Depuis la malade a eu des étourdissements, par crises, apparaissant à intervalles de 10 à 15 jours.Amaigrissement: pesait 140 livres en janvier 1927, pèse actuellement 110 livres.Examen gynécologique fait par le professeur Ethier : Utérus globuleux, dur, mobile, mais non douloureux à la pression.Endométrite.Ovarite kystique double, plus accentuée à gauche.L\u2019hystérectomie sub-totale serait indiquée mais ne peut être conseillée vu l\u2019état de son cœur.Examen médical : Absence de fièvre: la température oscille autour de 98° F.Respiration normale.Pression artérielle: 165/65.La malade est pâle, les muqueuses sont légèrement décolorées; léger subictère de la peau et des conjonctives.Les pupilles réagissent bien à la lumière, la pupille droite est un peu plus grande que la gauche.Les cheveux, bruns, tombent facilement.Langue propre.Mauvaises dents.Hypertrophie non douloureuse des lobes moyen et gauche du corps thyroïde.Poumons: légère insuffisance respiratoire du sommet droit.Coeur: La pointe bat dans le be espace, à 7 centimètres et l/, de la ligne médio-sternale; le choc de la pointe est assez énergique. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 261 Le rythme est régulier.Le pouls est bien frappé.On entend un souffle systolique à la pointe, se _bropageant vers l\u2019aisselle.Foie : déborde les fausses côtes : la ligne de matité mesure 12 centimètres de hauteur.Non douloureux.Rate: n\u2019est pas percutable.Abdomen: souple.Membres: rien de particulier.Réflexes sensitivo-moteurs: rien de particulier.Examen des urines : Traces d\u2019albumine.Le volume des urines est aux environs de 1000 c.c.par 24 heures, habituellement.+ Examen du sang : Dosage de l\u2019urée: 0 gramme .38 par litre.Bradycardie: 22 à la minute.Numération globulaire : Globules rouges .3,640,000 Globules blancs :.4,687 Hémoglobine .85% Valeur globulaire .1 Polynucléaires .689% Mononucléaires .129, Lymphocytes .RS 149, Eosinophites .19, Réaction de Bordet-Wasserman : Négative.Examen radiologique du « eœur : L\u2019orthodiagramme nous montre un cœur dont la forme et les dia- meéires sont normaux, dans toutes les positions.A l\u2019écran on distingue nettement comme \u2018\u2018au ralenti\u201d les contractions des oreillettes et celles des ventricules suivant un rythme de 3 systoles auriculaires pour 1 systole ventriculaire.Les systoles ventriculaires sont lentes mais énergiques.Electrocardiogrammes : Nous avons fait 2 électrocardiogrammes chez notre malade, l\u2019un, le 11 février, avant que la malade n\u2019ait pris aucun médicament, l\u2019autre, le 23 février, après injection d\u2019atropine.Electrocardiogramme du 11 février \u2014Le premier électrocardiogramme nous montre les faits suivants : Le rythme des oreillettes et des ventricules est absolument régulier; mais les oreillettes battent à 78 à la minute tandis que les ventricules ne battent qu\u2019à 26 à la minute: chaque contraction ventriculaire est invariablement précédée de 3 systoles de l\u2019oreillette. Ny D II \u2014 1/50e de seconde (1) Electrocardiogramme pris le 11 février 1928 (avant que la malade n\u2019ait pris aucun médicament).\u2014 Le rythme des oreillettes est de 78 à la minute; celui des ventricules est de 26 à la minute.D II \u2014 1/50e de seconde est de 84 à la 2S: RE NS EE Son (2) Electrocardiogramme pris le 23 février (après injection d\u2019atropine).\u2014 Le rythme des oreilletes Avant l\u2019injection le nombre des systoles ventriculaires minute; celui des ventricules est de 28 a la minute.était aussi de 28 a la minute.I L'UNION MÉDICALE DU CANADA 263 Le complexe auriculaire PR est normal et mesure 12 centièmes de seconde.Mais le complexe ventriculaire QRST est allongé et mesure 50 centièmes de seconde (alors que le temps normal du groupe ventriculaire QRST varie de 30 à 33 centièmes de seconde).Electrocardiogramme du 23 février après injection d\u2019atropine.\u2014Nous avons injecté sous la peau 1 milligramme V, d\u2019atropine (épreuve de François Franck, Vaquez et Dehio).La malade étant au repos, nous avions d\u2019abord compté le nombre des systoles ventriculaires avant l'injection: elles étaient de 28 à la minute avant l\u2019injection.Puis de 10 minutes en 10 minutes nous avons compté les systoles ventriculaires pendant une heure après l\u2019injection.Vers la 50e minute nous avons pris l\u2019électrocardiogramme et fai tles constatations suivantes: Le rythme des oreillettes et des ventricules n\u2019a été nullement modifié: 84 systoles de l'oreillette, 28 systoles ventriculaires à la minute.Donc la proportion est restée absolument la même: 3 systoles auriculaires pour 1 systole des ventricules.Le complexe auriculaire n\u2019a pas varié: 12 centièmes de seconde.Seul le complexe ventriculaire QRST s\u2019est un peu raccourci pour mesurer 46 centièmes de seconde au lieu du chiffre initial que nous avions constaté avant l\u2019injection, 50 centièmes de seconde.Enfin dans les deux électrocardiogrammes la forme des accidents tant auriculaires que ventriculaires est restée normale: l\u2019excitation a donc suivi le trajet normal du sinus au ventricule le long du faisceau auriculo- ventriculaire (malgré le ralentissement).L'étude de cette observation entraîne quelques considérations qui offrent beaucoup d\u2019intérêt : a) C'est d\u2019abord l'importance relativement peu- marquée des troubles subjectifs et même des troubles fonctionnels chez une.malade dont la circulation est considérablement ralentie.Il se fait ici une adaptation, une sorte de \u201créglage\u201d de l\u2019orga- risme en général, de la circulation cérébrale en particulier (pour parer à l\u2019ischémie), en rapport avec le ralentissement du fonctionnement cardiaque.Ce \u201créglage\u201d est à rapprocher de celui que l\u2019on rencontre aussi chez les hypertendus artériels.On est \u201créglé\u201d pour une circulation de telle ou telle vitesse de même qu\u2019on est \u201créglé\u201d pour une pression artérielle de tels ou tels chiffres.Si bien que les changements spontanés, pathologiques ou thérapeutiques, faisant varier ce \u201créglage\u201d, entraînent souvent des désordres fonctionnels marqués. 264 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Chez notre malade la dyspnée n'apparaît que lorsqu'elle fuit un effort ou un déplacement rapide.Elle n'a jamais présenté d'œdème, son sommeil est bon, l'appétit est conservé, l'élimination rénale est satisfaisante.b) Un deuxième point à noter dans cette observation, c'est le rythme tout à fait ordonné des oreillettes et des ventricules: invariablement la contraction ventriculaire est précédée de 3 systoles des oreillettes.]l ne saurait s\u2019agir de \u201cdissociation auriculo-ventriculaire complete\u201d, puisque dans cette dissociation complete le ventricule a un rvthme propre, autonome, absolument indépendant de l\u2019oreillette.Il ne peut s\u2019agir non plus de \u201cdissociation incomplete\u201d.Dans la \u201cdissociation incomplète\u201d la plupart des contractions ventriculaires sont commandées par l'oreillette, certaines seulement en sont indépendantes: ici toutes les contractions des ventricules dépendent de l'oreillette.Enfin pourrait-on invoquer, chez notre malade, l\u2019existence d\u2019un \u201cblocage partiel\u201d auriculo-ventriculaire ?Dans celui-ci, la contraction auriculaire n\u2019est que momentanément bloquée, presque toutes les contractions auriculaires étant suivies de réponse ventriculaire: amsi sur un cycle de 2, 3, 4 systoles auriculaires, seule la dernière n\u2019est pas suivie de réponse ventriculaire.Le \u2018blocage partiel\u201d.d'ailleurs, présente souvent un allongement du complexe auriculaire PR.Au contraire, chez notre malade, le complexe auriculaire P R cst toujours normal, d\u2019abord, et puis c\u2019est la majorité des systoles de l'oreillette qui n\u2019est pas suivie de réponse du ventricule, et il se trouve que c\u2019est la dernière systole auriculaire qui entraîne la contraction ventriculaire.Il apparaît donc, d\u2019après la forme des tracés électrocardiogra- phiques, que le ventricule qui, d\u2019une part n\u2019a pas son rythme autonome, et de l\u2019autre, dépend de l'oreillette pour recevoir son excitation, reçoit de nombreuses excitations auxquelles il ne peut répondre.Le blocage de ces excitations paraît difficile à admettre ici, à noins qu\u2019il ne s'agisse d\u2019une \u2018accumulation d\u2019excitations\u201d pouvant déterminer la contraction ventriculaire.Mais alors il semble bien que le dernier complexe auriculaire précédant la contraction ventriculaire serait lui-même allongé: il ne l\u2019est pas chez notre malade.oy L'UNION MÉDICALE DU CANADA 265 11 paraîtrait plus plausible d\u2019admettre ici que l\u2019état réfractaire\u201d des fibres ventriculaires est prolongé: si bien que le ventricule prenant 3 fois plus de temps à recouvrer son excitabilité ne répondra qu'à la 3e excitation lui venant de l'oreillette.Et cette explication n\u2019est pas en contradiction avec les faits puisque l\u2019on voit si fréquemment l'oreillette en état de fibrillation ou de flutter, alors que le ventricule résiste jusqu\u2019à la fin a la fibrillation (ventriculaire).I \u2019état réfractaire pourrait donc tout aussi bien être prolongé pour le ventricule, par diminution de son excitabilité, sans que le même phénomène se produise pour l'oreillette.Dans le premier cas, l'oreillette (en fibrillation) est hyper- excitable, le ventricule ne l\u2019est pas (la fibrillation ventriculaire étant incompatible avec la vie); dans le deuxième cas le ventricule est hypo-excitable, et l\u2019oreillette garde son excitabilité accoutumée.c) Etiologie et pathogénie\u2014La cause et la pathogénie de cette bradycardie que nous rapportons, présentent aussi un problème intéressant.Faut-il incriminer les infections possibles, à la suite des 3 dernières grossesses ?Ces infections n\u2019auraient-elles pas pu déterminer des lésions de myocardite localisée au faisceau auriculo-ventri- calaire si l\u2019on veut admettre ici, malgré tout, un blocage partiel du faisceau, ou lésions de myocardite diffuse affectant l\u2019excitabilité et prolongeant \u201cl\u2019état réfractaire\u201d des fibres myocardiques ventriculaires ?D\u2019ailleurs les 1ésions d\u2019endométrite signalées chez notre malade nous montrent bien que les grossesses et les accouchements ont présenté des complications inflammatoires ou infectieuses.Ou bien devons-nous admettre ici l'influence (éloignée) de la diphtérie, même après un nombre d'années aussi important (36 ans) ?L\u2019influence paralysante de la diphtérie sur le myocarde est bien connue.Il ne semble pas inadmissible que les fibres myocardiques aient pu être touchées par un processus scléreux dont l\u2019évolution lente et progressive ne se serait manifestée qu\u2019au cours de plusieurs années après l'infection diphtérique.D'\u2019ailleurs il nous a été impossible de déterminer chez notre malade le véritable début de sa bradycardie. SUR L\u2019'IMPORTANCE DE LA RECHERCHE SYSTÉMATIQUE DE L\u2019AGENT CAUSAL DANS LES PSYCHOSES TOXI-INFECTIEUSES ET DANS LES PSYCHOSES PAR INTOXICATION ENDO ET EXOGENES Par Gaston LOIGNON, de l\u2019Hôpital Saint-Jean-de-Dieu.L'arrivée à l\u2019hôpital de nombreux cas de confusion mentale me fournit l\u2019occasion de vous communiquer les quelques observations suivantes.Il se dégage au point de vue clinique trois notions, qui intéressent grandement l\u2019histoire des psychoses toxi-infectieuses et des psychoses par intoxications endo-exogènes.Ces notions se résument comme suit : 1° Pour bien établir un diagnostic étiologique il est de la plus haute nécessité, devant le complexus symptomatique que présente tout confus, de réchercher d\u2019une façon systématique l'agent causal de ces différentes psychoses: soit en se munissant, en autant que faire se pourra, de tous les facteurs ayant précipité la psychose: en se renseignant bien sur les commémoratifs, les antécédents personnels et héréditaires, \u2014 soit en notant bien les réactions que le malade a présentées avant et après son admission, \u2014 en pratiquant un examen médical approfondi et méthodique de tous les différents appareils, complété le plus souvent par les procédés de laboratoire.2° Au point de vue pronostic: si la mortalité est encore élevée, les guérisons sont nombreuses et les améliorations notables.3° C\u2019est de constater la fréquence relativement considérable de cas, ayant un pourcentage élevé d\u2019azotémie dans le sang.Observation No 1.\u2014\u2018\u201c19397\u201d, H.G\u2014Admis à St-Jean de Dieu le 24 juin 1927.Agé de 29 ans, célibataire, journalier.Certificat d\u2019internement: Présent accès ayant débuté deux semaines avant l\u2019admission par de l\u2019insomnie, de l\u2019insouciance, de la tristesse, des idées de persécution; menace de mort ses frères et sœurs.Antécédents héréditaires: Mère alcoolique.Examen phpsique: Hypo-nutrition généralisée, amaigrissement profond, transpiraticn nocturne profuse, alternative de somnolence et d\u2019agitation; facies pâle, yeux cernés, langue saburrale, haleine fétide; alter- L'UNION MÉDICALE DU CANADA 267 native de diarrhée et de constipation; réflexes rotuliens diminués, plantaires en flexion; température oscillant entre 101 le matin et 103 le soir.Pouls: faible, irrégulier, rapide, 100.P.A.96/64.Quelques taches rosés lenticulaires disséminées sur l\u2019abdomen; absence de signes locaux au point de vue abdominal.Cœur: bruits assourdis irréguliers, rapides.Examen mental: On ne peut fixer l\u2019attention du malade; répond peu aux questions posées, marmotte quelques mots incompréhensibles; parle une partie de la nuit, même avec hypnotiques; agitation nocturne; attitude de l\u2019halluciné, répond à des être invisibles; désorienté dans toutes les sphères; amnésie marquée, état confusionnel.Wasserman: Négatif.Urine: Présence d\u2019albumine.Séro-diagnostic: Positif pour le bacille typhique.Diagnostic: Psychose toxi-infectieuse.Agent causal: typhoide.Evolution: Avec le traitement approprié, après deux mois d\u2019hospitalisation, on constata un amendement complet des symptômes, au point que le malade travaillait avant son départ.Il quitte l\u2019hôpital le 26 septembre 1927.Observation No 2\u2014E.B, âgé de 23 ans, admis le ler février 1928, célibataire, employé chez son père.Certificat d\u2019internement: Etat confusionnel, obtusion intellectuelle, désorientation complète; hallucinations de la vue et de l\u2019ouïe: entend et voit divers personnages, surtout ses parents.Antécédents personnels: Typhoïde en 1927.3 ou 4 mois après cette affection, apparition d\u2019un abcès péri-néphritique, qui fut ouvert et drainé à l\u2019hôpital Notre-Dame.Guérison après cinq semaines.Antécédents héréditaires: Rien à mentionner.Etat mental à cette époque: Normal.Le malade a pu vaquer à ses occupations.Vers le 23 janvier 1928, le malade se plaint de céphalée, présente de l\u2019inquiétude, de la dépression, des pleurs non motivés; insomnie.Le syndrome confusionnel s\u2019installe rapidement en quelques jours.A l\u2019admission le ler février 1928: Examen physique: On constate l\u2019absence de température; n\u2019en a jamais fait.P.A.120/90.Langue sèche, saburrale, odeur fétide de l\u2019haleine.Pas d\u2019amaigrissement, bien développé.Mentalement: Ton affectif plutôt gai, désorientation complète, amnésie de fixation, fausses reconnaissances, mimique et attitude de l\u2019halluciné; sitiophobie nécessitant gavage.Wasserman: Négatif Urine: Traces d\u2019albumine.Azotémie: 2 fév.1928: On constate 1.04 gram.d\u2019urée au litre.9 fév.1928: On constate 0.80.gram.d\u2019urée au litre.16 fév.1928: On constate 0.68 gram.d\u2019urée au litre.1 mars 1928: On constate 0.63 gram.d\u2019urée au litre.Diagnostic: Psychose toxique, insuffisance rénale. 268 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Evolution: Le malade est présentement à l\u2019h.pital.Depuis l\u2019application du traitement, on observe une baisse du taux d\u2019uréz, moins d\u2019hallucinations; il est mieux orienté, répond mieux aux questions.Observation No 3.\u201419605\u201d, R.S., célibataire, apprenti tailleur, âgé de 23 ans.Admis le 24 septembre 1927.s Dossier d\u2019internement: Premier accès d'aliénation mentale ayant débuté le 10 septembre 1927.A été admis à l\u2019hôpital Notre-Dame le 12 septembre 1927.Présentait: insomnie, voulait se noyer, se suicider \u2014 s\u2019exhibait.Hallucinations de l\u2019ouïe; ne mange pas; mutisme absolu.Antécédents personnels: Rien à noter.Antécédents héréditaires: Deux frères sont déjà venus à St-Jean de Dieu, grand\u2019mêère maternelle a déjà été internée.A l\u2019admission : Etat physique: Amaigrissement généralisé profond; veux cernes, teint pâle, anémique, agitation jour et nuit \u2014 ne peut se tenir sur ses jambes; transpirations profuses, hypoesthésie, langue rôtie chargée, haleine fétide, pyorrhée, pus dans la bouche avec toux, expectoration purulente que le malade n\u2019a même pas l\u2019effort de cracher mais qu\u2019il avale.Les respirations sont diminuées d\u2019amplitude; diarrhée abondante, incontinence vésico-anale; rotuliens vifs, plantaires normaux; température: oscille entre 100 et 104; pouls: petit, rapide, irrégulier, 120.Examen mental: Impossible de fixer l\u2019attention du malade, d\u2019avoir une seule parole; on perçoit quelques gémissements, c\u2019est tout ce que l\u2019interrogatocire peut nous donner.Wasserman: Négatif.Crachats: B.de Koch: négatif, pneumocoques nombreux.Sang: Globules rouges: 4,472,000; leucocytes: 18,850.Azotémie: 1.34 gram.d\u2019urée au litre de sang.Diagnostic: Psychose toxi-infectieuse à pneumccoques, insuffisance rénale secondaire.Evolution: Décédé le 30 septembre 1927.Observation No 4\u2014No 19852, V.L., âgé de 47 ans, admis le f fév.1928.Certificat d\u2019internement: Présent accès ayant début le 14 décembre 1927, délirium tremens à la suite d'accès alcooliques répétés.Incohérence au \u2018début, mutisme presque complet; par la suite, songeur, parle reul, crie, chante ou rit sans motif, se met en colère ou parle d\u2019une façon ordurière.Il lui semble voir des diables et des esprits partout, croit entendre les chiens dans la cheminée.Il s\u2019est confessé, et deux heures après il se jette par terre, criant qu\u2019il va mourir et qu\u2019il veut un prêtre.Antécédents héréditaires: Rien à mentionner.Antécédents personnels: Influenza en 1918.A l\u2019admission : : Examen physique: Facies pale, égaré, amaigrissement.P.A.105/80.Hypothermie, langue saburrale, sèche, haleine fétide, mange peu, réflexes normaux.Cœur: bruits cardiaques sont à peine perceptibles à la pointe, L'UNION MÉDICALE DU CANADA 269 les extrémités sont légèrement cyanotiques, légère ulcération de la muqueuse préputiale, près du frein.Examen mental, ler février 1928: Répond reu et difficilement aux questions; incohérence, lenteur dans ses réponses, désorientation dans toutes les sphères, amnésie, hallucination de l\u2019oui 3, obtusion intellectuelle, indifférence affective.On doit le conduire ici et là; à plusieurs reprises cn a dû aller le chercher dans le corridor; contrainte appliquée au besoin Ne fait pas sa toilette; agitation physique.Wasserman: Positif.Urine: Présence d\u2019albumine.Sang: Azotémie, faite le 10 fév.1928, donne 0.98 gram.d\u2019urée au litre; le 20 fév., 1.94 gram.d\u2019urée au litre.Cytologie: 3 fév.1928\u2014Globules rouges .7,824,000 Globules blancs .19,750 7 fév.1928\u2014Globules blancs .21,437 Diagnostic: Psychose aigué consécutive à des excès alcooliques, toxi- infectieuse avec hypothermie; insuffisance .rénale secondaire.Evolution: Malgré le traitement approprié le malade est décédé le 24 février 1928.Observation No 5\u2014No 19713, J.F., admis le 14 novembre 1927, âgé de 21 ans, célibataire, journalier.Certificat d\u2019internement: Premier accès d\u2019aliénation mentale.Début le 13 oct.1927 par mutisme, insouciance-et tristesse; insomnie, sitio- phobie; très agité; a ouvert le bec de gaz pour s\u2019asphyxier; essaie de mordre qui l\u2019approche, déchire ses vêtements, brise ce qui lui tombe sur la main.Antécédents héréditaires: Un frère rhumatisant depuis 5 ans; deux frères morts en bas âge.Antécédents personnels: Négatifs.Admis à l\u2019Hôpital Notre-Dame le 10 nov.1927 après sa tentative d\u2019asphyxie.A l\u2019admission le 14 nov.1927 : Examen physique: Poids 108 lbs.Etat général mauvais, amaigri, le malade pâle, état de somnolence, conjonctivite, yeux cernés, enfoncés, langue sèche, chargée, à bords rouges; furonculose légère au bras gauche.Pouls rapide, irrégulier, petit, 120.Insomnie, réflexes vifs, constipation opiniâtre, agitation surtout prononcée aux membres supérieurs et inférieurs.Examen mental: Ne répond pas aux questions posées, laisse entendre parfois quelques lamentations; sitiophobie, nécessitant gavage.Séro-diagnostic: négatif.Urine: Trace d'albumine. 270 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Sang: Azotémie: 15 nov.1927 .0.73 gram.d\u2019urée au litre 12 déc.1927 .0.40 gram.d\u2019urée au litre Cytologie: 15 nov.1927\u2014G.R.7,040,000 G.B.17,187 G.R.17440,000 G.B.15,625 Diagnostic: Psychose toxi-infectieuse d\u2019origine inconnue; insuffisance rénale secondaire.Evolution: Avec traitement approprié les symptômes infectieux ont disparu.L'\u2019élément confusionnel persiste.Le malade est actuellement à l\u2019hôpital, travaille; amélioration notable, son poids d\u2019arrivée qui était de 108 lbs s\u2019est élevé à 122.Observation No 6.\u2014No 19878, A.L., âgé de 44 ans, célibataire, admis le 15 février 1928.Certificat d\u2019internement: Premier accès d\u2019aliénation mentale, a débuté le ler janvier 1928.Le malade veut partir, cherche a déchirer ses véte- ments.Il se plaint qu\u2019il n\u2019est pas chez lui, qu\u2019on le maltraite.Hallucinations de la vue (voit des bêtes); a eu déjà 5 attaques convulsives (pas de chutes depuis deux mois); ne mange pas, insomnie.Antécédents héréditaires: Père alcoolique, un frère épileptique.Antécédents personnels: Typhoïde à 22 ans.Buveur d\u2019alcool.Syphilis il y a 10 ans, attaques convulsives depuis.A l\u2019admission le 15 février 1928: Examen physique: On observe une congestion de la face, la peau est moite, la langue chargée, tremblante, légère dysarthrie, acnée pustuleuse sur les bras.Séborrhée du cuir chevelu, température à 100°.P.A.110/85.Tremblement des mains, incoordinations, réactions pupillaires lentes, rotuliens plus vifs à droite qu\u2019à gauche.Cœur assourdi et rapide.Examen mental: Répond plus ou moins bien aux questions, difficilement et avec lenteur.Obtusion intellectuelle, désorientation dans toutes les sphères, amnésie marquée, absence de thème hallucinatoire, indifférence affective, entrecoupée par des périodes de tristesse, larmes et sanglots.Il est indocile, parle sur un ton grossier, agité, bouleverse son lit, passe son temps à forcer la porte pour sortir, mange peu, fait de l\u2019exhibitionnisme; pas de crises convulsives depuis son arrivée.Urine: Traces d\u2019albumine.Wasserman, 27 février 1928: Positif aux deux antigènes.Sang: Azotémie: 20 fév.1928 .0.40 gram.d\u2019urée au litre.27 fév.1928 .0.89 gram.d\u2019urée au litre Diagnostic: Psychose syphilitique, élément infectieux surajouté d\u2019origine inconnue; insuffisance rénale secondaire.Evolution: Décédé le 29 février 1928.En résumé ces malades ont présenté des symptômes physiques et psychiques multiples et variés, ces derniers nécessitant l\u2019internement. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 271 Malgré nos constatations cliniques, le laboratoire nous a été d\u2019une grande utilité en nous confirmant dans nos avancés, ou en nous orientant au besoin.Bref, ces observations constituent des faits et démontrent une fois de plus ce qu\u2019antérieurement de nombreux auteurs, en particulier Morel et Toulouse, ont décrit au chapitre si important de l\u2019étiologie des psychoses, a savoir: qu\u2019à vrai dire il n\u2019est peut-être pas une condition pathogène, héréditaire ou acquise, individuelle ou collective, morale ou physique, externe ou interne, qui ne puisse devenir, dans des circonstances données, une cause de psychopathie.Q OPÉRATIONS MULTIPLES CHEZ UN PATIENT SOUFFRANT D\u2019UN ULCERE DE L\u2019ESTOMAC Par Ernest PRUD\u2019HOMME, de l\u2019Hôtel-Dieu.- Monsieur O.G., 34 ans, célibataire, entre à l\u2019Hôtel-Dieu le 15 février 1928.1! se plaint de douleurs très vives au creux épigastrique et vomit à peu près tous les aliments qu\u2019il prend.Le début de la maladie n\u2019est pas récent puisqu'il remonte aux premiers jours de janvier 1918.A.H\u2014Père mort de pneumonie à l\u2019âge de 35 ans, mère morte récemment à l\u2019âge de 74 ans.Un frère et une sœur vivants et en bonne santé: sept frères morts dans le bas âge de diverses maladies de l\u2019enfance.A.P.\u2014Variole à sept ans, typhoïde à onze ans, blessure par un éclat d\u2019obus en 1918.Le malade est un fumeur modéré de cigarettes, ne fait pas usage d'alcool, n\u2019a jamais souffert de maladies vénériennes.Depuis la guerre où il a servi pendant quatre ans, le malade a travaillé dans les chantiers, faisant une besogne plutôt dure et mangeant une nourriture de chantiers (fèves au lard, viandes salées, etc.).Depuis 1919, ce patient s\u2019est trouvé dans l\u2019impossibilité de travailler à cause de son mauvais état de santé.En 1919, il fut opéré à l\u2019hôpital Général pour des hémorrhoïdes.Le 17 décembre 1923, il entrait à l\u2019Hôtel-Dieu à la suite d'une violente crise de douleurs abdominales accompagnées de vomissements.Examiné à ce moment par monsieur le professeur Latreille et monsieur le professeur Hingston, il fut dirigé dans le service de monsieur le professeur Rhéaume où depuis cette époque, en compagnie de monsieur le docteur Paré, nous avons eu, monsieur Rhéaume et moi-même, l\u2019occasion de l\u2019opérer à peu près six ou sept fois.A ce moment, devant un diagnostic d\u2019appendicite chronique, avec au moins une crise aigué antérieure, nous décidaimes d\u2019opérer ce patient.A l'opération, nous trouvames un appendice trés long, ER L'UNION MEDICALE DU CANADA 273 rétro-cœcal, adhérent dans toute sa longueur et présentant une légère réaction inflammatoire.Appendicectomie simple sans drainage.Au cours de la même intervention, nous fîmes l'extraction d'un éclat d\u2019obus que le malade portait enkysté dans l\u2019aisselle droite.Le patient guérit par première intention et quittait l'hôpital douze jours après l'opération.Le 8 janvier 1924, trois semaines-après son appendicectomie, le malade nous revient avec une tuméfaction douloureuse au niveau de la cicatrice appendiculaire.Température 102, pouls 110; douleur très vive au niveau de l\u2019abdomen.Nous portons alors le diagnostic d\u2019abcès résiduel appendiculaire.Ouverture et drainage de cet abcès.Le 17 mai 1924, nous sommes surpris de voir arriver le patient présentant des nausées, des vomissements, des douleurs à la région épigastrique et se plaignant d\u2019engourdissement au niveau de sa cuisse gauche.Nous le mimes sous observation et le traitimes a ce moment en collaboration avec monsieur le docteur Kennedy.L'examen alors se résume comme suit: poumons et cœur normaux.Estomac: examen du suc gastrique pratiqué par monsieur le docteur Gauthier nous donne le rapport d\u2019hyperchlorhydrie très marquée; pas de présence de sang.R.X \u2014 Période d\u2019atonie stomacale alternant avec une période de péristaltisme exagéré.L'intégrité de la grande cavité stomacale peut s'affirmer mais la région pyloro-duodénale se profile d\u2019une façon indécise et est douloureuse à la palpation.Il y a coudure du colon transverse qui paraît être adhérent à l\u2019estomac.La région iléo-cæcale déjà opérée ne présente pas d\u2019adhérences.Sang \u2014Glycémie, 1.80 pour 1000.Créatinémie, 1 milligramme pour 1000.- K = 0.079.Globules blancs 14,200.Hémoglobine 889%.Le reste est normal.Bordet-Wasserman: Négatif.Le diagnostic clinique posé a la suite de ces divers examens fut celui d\u2019ulcère probable de l\u2019estomac.Le 3 juillet 1924, le patient fut opéré.Nous trouvâmes un ancien ulcère pré-pylorique en voie de perforation et accolé au colon transverse par de multiples adhérences.Nous libérons alors l\u2019estomac et nous faisons une gastro-entérostomie postérieure.Les suites opératoires furent normales et le malade était déchargé 20 jours après l\u2019opération.En 1927, le patient vient consulter à l\u2019hôpital pour des troubles analogues à ceux qu\u2019il présentait antérieurement, mais 274 L'UNION MÉDICALE DU CANADA en plus, ayant des symptômes d\u2019obstruction intestinale.Devant la détermination du malade qui insistait alors pour qu'on fit l\u2019impossible pour le soulager, nous décidâmes d\u2019intervenir.À l'opération nous fimes la découverte d\u2019une torsion d'une anse intestinale qui paraissait être complètement adhérente à une autre.Pour libérer cette anse, nous dûmes pratiquer une résection intestinale et nous fimes une anastomose termino-terminale.Un mois après, le madade quittait l'hôpital pour nous revenir de nouveau le 15 février dernier, présentant les symptômes mentionnés au début de cette observation.Le 20 février, au cours d\u2019une laparatomie pratiquée sur ce patient, nous avons trouvé toute la paroi antérieure de l'estomac adhérente au péritoine pariétal; le transverse fortement adhérent à l\u2019anastomose gastro-jéjunale pratiquée il y a quatre ans.La bouche anastomotique était infiltrée et présentait une masse du volume d\u2019une mandarine.Le pylore était entouré d\u2019adhérences et formait une masse volumineuse.La vésicule était normale.Nous fimes alors la libération du duodénum suivie d\u2019une gastro-pylorectomie.Nous complétâmes l'opération par la résection complète de la première bouche anastomotique en faisant en même temps une résection de l\u2019anse intestinale servant à cette anastomose.Après une suture termino- terminale de l'intestin, nous fimes une nouvelle gastro-entérostomie en utilisant la première portion du jéjunum.N.B.\u2014C\u2019est alors seulement que nous venions de remarquer que lors de la première gastro-entérostomie, l\u2019anse anastomotique était beaucoup trop longue et avait peut-être été la cause de bien des troubles survenus par la suite.Après cette intervention qui avait nécessité une anesthésie assez prolongée, le malade présentait une pulsation de 160 à la minute.Nous fimes alors une injection intraveineuse de sérum glucosé à 25 0/00 (1200 c.c.).Les suites opératoires furent des plus simples.Le choc était disparu 12 heures après l\u2019opération.Douze jours après l'opération, la plaie était cicatrisée et le malade nous remettait son bouton de Murphy utilisé pour l\u2019anastomose.Trois jours après, le patient ayant commencé à s\u2019alimenter d\u2019une façon plutôt exagérée, eut une légère hématémèse, qui se répéta cinq jours après.Le 17 mars, le malade recevait une transfusion sanguine (méthode de Bécard).Le 30 mars, le malade était dans un état très satisfaisant ayant repris une alimentation assez substantielle L'UNION MÉDICALE DU CANADA 275 comprenant tout, excepté la viande et les légumes verts, il commençait à circuler et ne demandait qu\u2019à quitter l'hôpital.Er Conclusion Cette observation nous a paru intéressante parce qu'elle nous permet :1° de souligner l'importance d'un examen minutieux et complet dans tous les cas d\u2019appendicite chronique accompagnés de vomissements; 2° de poser la nécessité absolue qu'il y a de réduire le plus possible la longueur de l\u2019anse anastomotique dans la gastro- entérostomie.: 3° d'attirer notre attention sur l'utilité incontestable des injections intra-veineuses de sérum glucosé pour atténuer le choc opératoire; 4° de nous démontrer la vérité exacte du principe reconnu par monsieur le professeur Rhéaume, que si ce genre de malades présentent une certaine immunité au point de vue opératoire, il n\u2019en est pas moins nécessaire de préparer ces malades à l'opération par des injections de vaccin qui nous mettent à l'abri des complications post-opératoires, et de les suivre après l'opération en continuant à les considérer comme des malades de l'estomac, en leur donnant un régime plutôt sévère et en ne revenant à l'alimentation normale que graduellement.et avec la plus grande prudence. REVUE GÉNÉRALE LE LIEU DU CRIME \u2018) La recherche et par suite l'arrestation d\u2019un criminel peuvent s'opérer de trois manières: premièrement, par dénonciation, c\u2019est-à- dire par quelqu'un qui le connaît et qui, par conséquent, peut en donner un signalement précis; deuxièmement, par les témoignages de personnes auxquelles le malfaiteur est inconnu, mais qui l\u2019ont vu, soit dans le voisinage, soit sur le lieu même, avant, pendant, ou après la perpétration du crime, enfin la troisième manière, la plus intéressante pour le médecin légiste, est celle qui s'appuie sur l\u2019analyse des indices du passage du criminel sur le lieu du crime.Pour retrouver ces indices et surtout bien comprendre leur langage, il est indispensable de posséder des notions aussi étendues que possible sur les causes générales du crime, sur les faits et gestes du monde criminel, enfin sur les procédés techniques dont les sciences modernes disposent à cette fin, suivant ainsi le conseil renfermé dans cet aphorisme inscrit par Bertillon sur le mur de l\u2019amphithéâtre où il professait ses leçons: l'œil ne voit dans les choses que ce qu\u2019il y regarde et il ne regarde que ce qui est déjà dans l\u2019esprit.Ces notions de criminologie sont d\u2019une telle importance pratique que l\u2019on s'étonne que leur enseignement n\u2019ait pas encore trouvé une place officielle dans nos Universités canadiennes, à l\u2019instar de maintes Universités d'Europe.Ce serait le moyen le plus sûr et le plus rapide de transformer nos méthodes empiriques en un système moderne, de préparer à l'exercice de leurs fonctions les jeunes criminalistes (magistrats, avocats, médecins, officiers de police), d\u2019organiser enfin une lutte scientifique et efficace contre la criminalité.L\u2019investigation judiciaire commence, d\u2019habitude, par l\u2019examen (1) Ce chapitre est extrait d\u2019un volume sur la Médecine Légale et la Police technique actuellement en préparation. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 277 du lieu où le crime s\u2019est accompli.C\u2019est à la Police et plus particulièrement à la Sûreté, soit municipale, soit provinciale, qu'est d\u2019abord signalée la découverte du crime.Le premier devoir de la Sûreté est de placer sur le lieu un ou plusieurs hommes de garde pourvus d\u2019instructions formelles: de ne rien toucher ni rien déranger, d\u2019interdire l\u2019accès aux curieux, bref de mettre tout en œuvre pour préserver toutes les traces et en particulier celles qui peuvent être périssables.Son second devoir est d\u2019avertir sans délai le chef du laboratoire qui, en même temps que les agents préposés à répression, se hâtera vers le lieu du crime.On ne saurait trop insister, en effet, sur la nécessité de procéder le plus tôt possible au relevé des indices; car, suivant la juste expression de Locard: \u201cLe temps qui court est la vérité qui s'enfuit\u201d.Il n\u2019y a aucun avantage à ce que plus de deux ou trois officiers assistent l\u2019expert dans ses recherches.Celui-ci sera muni d'une trousse, toujours prête à l\u2019avance, qui contiendra: appareil photographique, instruments de mesure, plâtre de Paris, cire à modeler, loupe, poudres pour le relevé des empreintes digitales, papier destiné aux plans et aux notes, enfin tout ce qui est nécessaire pour les diverses opérations sur les lieux.Il notera au fur et à mesure ses propres constatations ainsi que tous les renseignements qui, par l\u2019intermédiaire de la police, lui seront fournis par les témoins, touchant les circonstances qui ont précédé, accompagné ou suivi l\u2019attentat criminel.Il fera sienne la formule de Lacassagne que rappelle Chavigny: \u201cOuvrir les yeux et fermer la bouche\u201d, ce qui est une façon énergique de dire qu\u2019il lui faut observer avec soin, se renseigner complètement avant de livrer à quiconque des déductions qui risqueraient d\u2019être trop hâtives.Les constats à faire sur le lieu du crime peuvent varier à l\u2019infini, si bien que nulle imagination ne saurait les prévoir tous.Pour qu'aucun détail n\u2019échappe à la perspicacité de l'observateur, il lui faut procéder avec méthode et surtout avoir recours à une technique sûre, car toute lacune opératoire devient à peu près irréparable.Dans les chapitres précédents, nous avons examiné avec détails ce qui a trait au cadavre, à ses blessures et à ses vêtements; nous avons étudié les caractères des diverses taches suspectes; nous avons exposé la question des cheveux et des poils, celle des documents écrits, celle des armes pouvant servir à commettre le crime, etc.Nous montrerons ici comment on doit fixer l\u2019aspect du lieu tel qu\u2019il apparaît après la perpétration du crime; ce que peut nous révéler l'examen du 278 L'UNION MEDICALE DU CANADA suspect ou les perquisitions faites a son domicile; sur quoi l\u2019on peut se baser pour fixer '\u2019heure du crime; comment on doit relever les empreintes digitales, palmaires, de pieds chaussés ou non, d'effraction par les outils, etc.Nous terminerons pas l'identification de petits objets apparemment sans importance qui sont venus en contact avec le malfaiteur.Article I.\u2014 Fixation de l\u2019aspect du lieu Dans toute affaire, il est de première importance de fournir à la Cour et aux jurés une représentation exacte de l'endroit où le crime s\u2019est déroulé.Pour cela, la meilleure description possible ne vaut le plan coté et la photographie.Ceux-ci, en effet, en se complétant mutuellement, permettent d'apporter un document où sont reproduits fidèlement les faits et où sont conservés indéfiniment dans leurs rapports réciproques et avec tous les détails, les objets, les corps du délit, enfin les traces de tout genre qu'il s'agira tout à l'heure d'interroger et d'interpréter.Le plan coté est surtout utile pour fournir une vue d'ensemble de ou des édifices, de la cour, du jardin, des terrains vagues, de la voie publique, etc.; à montrer la disposition générale des pièces qui .intéressent dans un appartement entier, y compris l'emplacement des portes, des fenêtres, des meubles, etc, sans oublier celui du cadavre, ni celui d\u2019où les cris de la victime ont été entendus.Dans les affaires importantes, on a l'habitude, a Montréal du moins, de faire dresser un tel plan par un homme du métier; mais il n\u2019est pas difficile, même pour qui est peu familiarisé avec l\u2019art du dessin, de tracer un plan schématique du \u2018lieu du crime pouvant servir de guide dans les causes de moindre importance.Quand il s\u2019agit de mesurer de longues distances, il suffit de parcourir l\u2019espace à pas réguliers et d\u2019en multiplier le nombre par la longueur du pas ordinaire, soit 70 centimètres environ.La photographie vient compléter et, en quelque sorte, analyser chaque section de la vue d\u2019ensemble fournie par le plan coté.La plaque sensible voit et enregistre tout; elle fixe tous les points, même ceux auquels à ce moment des recherches, on ne saurait aŸtacher aucune importance.Toute une série de photographies est généralement nécessaire pour représenter sous tous ses aspects le lieu du crime; les unes seront prises à l'extérieur, les autres à l\u2019intérieur.On cherchera à L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 279 fixer l\u2019aspect général d\u2019abord, notamment le cadavre avec l\u2019ensemble du décor, puis on fera l\u2019image des indices typiques du passage du criminel: fenêtre brisée, porte enfoncée, sentier portant des traces de pas, des taches de sang, etc.Comme la photographie ordinaire ne fournit aucun renseignement sur l'échelle de réduction des objets représentés, le souci légitime de la précision doit lui faire préférer la photographie métrique qui permet de se rendre compte à première vue des dimensions (hauteur, largeur et profondeur), de l\u2019espacement, de la forme et de la position relative des divers objets.Son principe repose sur le fait suivant: lorsque nous regardons à l'infini, les objets nous apparaissent d'autant plus petits qu'ils sont plus éloignés.Or M.Bertillon réussissait, il y a quelque vingt ans, à calculer le rapport entre l\u2019éloignement et la grandeur des objets et à remonter ainsi à leur grandeur naturelle.On peut faire de la photographie métrique à l\u2019aide de n\u2019importe quel appareil à condition de remplir les deux conditions suivantes: hauteur fixe de l'axe optique au-dessus du sol et fixité de la distance entre le centre optique de la lentille et la plaque sensible (distance focale).L'appareil dont nous nous servons au laboratoire médico-légal de Montréal, est la réplique exacte du modèle employé par le Service de l\u2019Identité de Paris.Il consiste dans une chambre de 18 x 18 cm, à soufflet, montée sur un pied à renversement permettant de prendre des épreuves dans toutes les directions.À l'arrière de la chambre, on peut placer, soit un cadre de 13 x 18 cm.(5 x 7 pouces), soit un cadre multiplicateur percé d\u2019une ouverture large de 58 m/m.A l\u2019avant de la chambre, la planchette mobile reçoit l\u2019un ou l\u2019autre des deux objectifs aplanétique suivants: 25 cm.et 10 cm.de foyer.Dans le choix de l'objectif, on est lié par divers facteurs dont: la commodité, un éclairage suffisant, la longueur de l\u2019objet par rapport à la plaque sensible, enfin quelques principes d\u2019optique qui sont : 1° Pour l\u2019agrandissement d\u2019un objet, il est nécessaire que la distance de cet objet à la lentille soit moindre que le double du foyer de celle-ci.Si alors on utilise une lentille à court foyer, on a toute chance de manquer de lumière.2° Quand un objet se trouve placé à une distance exactement double de la distance focale de la lentille, cet objet est reproduit en grandeur naturelle à condition que la plaque sensible soit suffisamment grande pour le contenir. 280 L UNION MEDICALE DU CANADA 3° Lorsqu'un objet se trouve placé au delà du double de la distance focale de la lentille, son image se trouve réduite d'autant plus qu\u2019il est plus loin situé, fait qui s'exprime par la formule R = \u2014 E où R représente la réduction de l\u2019objet sur l'image, D la distance de cet objet à la lentille, E l\u2019extension ou tirage de la chambre.Supposant que l\u2019on utilise la lentille de 10 cm.de foyer; si alors on donne à la chambre un tirage constant, soit 10 cm.et si on place l\u2019appareil à une hauteur invariable, soit al m, 50 du sol à l\u2019axe de l\u2019objectif, on assurera aux images ainsi recueillies une réduction perspective uniforme et identique.Ces images collées sur des cartons munis latéralement d\u2019échelles graduées, permettent de déterminer toutes les dimensions et toutes les distances.La figure ci-contre fait voir comment on se sert de ces échelles latérales.Supposons que l\u2019on veuille connaître la hauteur du pupitre, distance comprise sur la photographie entre les points À et B, on mesure au compas cette distance et on multiplie le chiffre obtenu (2.2 cm.) par le coefficient de réduction (34.7) indiqué à droite par la ligne partant de B.On procédera de la même façon pour obtenir la hauteur de la pièce, distance comprise en C et D.Si maintenant on veut connaître la distance comprise entre les points B et C, on n\u2019a qu\u2019à tracer deux lignes bien horizontales passant par ces deux points et à soustraire l\u2019un de l\u2019autre les nombres correspondant à ces deux lignes dans l\u2019échelle de gauche.Le cadavre une fois photographié dans la position où il a été trouvé et de façon à montrer son attitude, l'arrangement de ses vêtements, la disposition des objets qui l'entourent, est transporté à la Morgue ou il est plus commode d\u2019effectuer de nouvelles photographies, soit en vue de l\u2019identification (voir photographie du cadavre, section II, chap.I, art.VII), soit en vue de déterminer le nombre, la position et l\u2019aspect des blessures.Tous ces détails sont de première importance pour l'expertise et pour les débats.Il sera souvent utile d\u2019extraire et d\u2019examiner la matière contenue sous les ongles de la victime, de prendre ses empreintes digitales, de faire quelques mensurations comme la circonférence de la tête, la largeur des épaules, le tour du corps vis-à-vis de la ceinture, pour pt a me = of A AL - te ea nl POINT DE DISTANCE WEY REE EW PROFONDEUR ( PRODUITS DES LOLFAICIENTS DERECONSTITUTION PAR LE TIRAOL FOCAL O™ JO) DISTANCES à partir de l'objectif des différents points 2 - - [2] + - + - Ww - æ ~-~ æ ° du sol silués sur une méme parallèle au bord inférieur > © > © e wv o > o [=] » 8 a 15,00.30300 supposé horizontal.ss La clavicule est alors replacée et maintenue en place par quelques points de catgut suturant les éléments fibreux antérieurs de l'articulation sterno-claviculaire.MERCIER FAUTEUX.E.JUVERA.\u2014 Contribution au traitement ostéosynthétique des fractures des diaphyses (Bull.et Mém.de la Soc.Nat.de Chirurgie\u201d, 22 février 1928).L'ostéosynthèse devient d\u2019une application plus courante; pour en obtenir de bons résultats, il faut avoir à sa disposition des moyens efficaces pour fixer les fragments osseux.Pour l\u2019auteur, le moyen employé pour fixer les fragments doit remplir les conditions fondamentales suivantes : 1° Le moyen de fixation doit être d\u2019une application facile, par une opération simple, de courte durée.2° Le moyen appliqué doit prendre le moindre contact possible avec l\u2019os, par des points ou par des lignes.\u2018 3° Le moyen appliqué doit fixer puissamment les fragments, afin qu\u2019il ne soit plus nécessaire de poser le membre dans un appareil de contention extérieur. 302 L'UNION MÉDICALE DU CANADA 4° Le moyen de fixation appliqué doit pouvoir être retiré avec facilité.Le fixateur externe et le ligateur représentent deux procédés mécaniques qui remplissent les conditions formulées plus haut.L\u2019auteur nous donne la description d\u2019un fixateur qu\u2019il a perfectionné lui-même, et qu\u2019il considère être ce qu\u2019il y a de meilleur à l\u2019heure présente, à cause de la simplicité de mise en place.Le ligateur, également imaginé par l\u2019auteur, est un fil métallique serré autour de l\u2019os par le moyen d\u2019un appareil qui, restant en dehors de la plaie, permet au moment opportun l\u2019extraction du fil.Suivent quelques observations démontrant la valeur des appareils préconisés, A.BELLEROSE.G.BAILLAT.\u2014 Iléus et shock toxique post-opératoire (\u201cRevue Médicale Française\u201d, IX, No 2, février 1928).- L\u2019auteur apporte ici une belle contribution à l\u2019étude de cette question si discutée.Trois théories ont été apportées pour expliquer des accidents fréquents et parfois au dénouement fatal.Ce sont les théories nerveuse, infectieuse et toxique.L\u2019auteur les étudie en détail et insiste surtout sur le rôle du facteur toxique.Il en donne une explication physiologique très intéressante qu\u2019il n\u2019est pas à nous de discuter.Il en découle toutefois des indications thérapeutiques pour le chirurgien; à savoir: débarrasser l'intestin du.contenu toxique qui l\u2019encombre.B.discute ensuite certains points de technique opératoire; rappelant les difficultés d\u2019exploration et de manœuvre, il note que le brassage des anses distendues peut augmenter le choc opératoire.Il rapporte cinq observations qui semblent bien prouver l'importance capitale du facteur toxique dans l\u2019iléus et la nécessité d\u2019un corollaire: l\u2019évacuation du contenu toxique consécutive à la levée de l\u2019obstacle.Edouard DESJARDINS.PEDIATRIE VARIOT.\u2014 La réduction de l\u2019industrie nourricière en France depuis la grande guerre (\u201cClinique et Laboratoire\u201d, novembre 1927).Le commerce réglementé du lait de femme est spécial aux pays latins.Cette industrie est fondamentalement immorale, puisqu\u2019elle prive un nouveau-né pauvre du lait de sa mère au profit de l\u2019enfant riche.Non seulement les filles-mères vendaient leur lait pour subvenir aux besoins de l\u2019enfant qu'elles avaient la charge d\u2019élever, les paysannes mariées elles-mêmes, tentées par l\u2019appât du gain, faisaient nourrir leur propre enfant au biberon pour se placer chez des gens fortunés.Alphonse Daudet dépeint les mœurs et les défauts nombreux de ces campagnardes grossières qui imposaient leurs caprices dans les familles où elles se L'UNION MÉDICALE DU CANADA 303 sentaient indispensables.Leur lactation était souvent peu régulière et elles étaient peu stables dans leur place.I y a vingt ans, il y avait plus de dix mille nourrices à Paris et un bureau fonctionnait pour constater l\u2019état sanitaire de ces femmes.Dans les familles moins aisées, les mères confiaient leurs enfants à des nourrices au sein à la campagne.Il était très difficile d\u2019être sûr que l\u2019allaitement au sein fût régulier, surtout si la nourrice élevait son propre enfant.En 1874, le docteur Théophile Roussel fit adopter une loi dont un des articles stipule qu\u2019une femme ne peut se placer comme nourrice que si elle a donné le sein à son propre enfant pendant sept mois révolus.Le commerce du lait de femme en France est très ancien.On retrace des bureaux de nourrices à partir du XIVe siècle, et au commencement de ce siècle l\u2019industrie nourricière commence à décroître.Le nombre des nourrices qui était de 4255 en 1900, était tombé à 2300 en 1907.L\u2019industrie nourricière devait recevoir ensuite un rude coup par le perfectionnement de l\u2019allaitement artificiel, résultat des découvertes pasto- riennes.La création des gouttes de lait a vulgarisé les procédés pour obtenir des laits privés de germes saprophytiques et pathogènes.Les femmes du peuple fréquentant les gouttes de lait connurent les méthodes nouvelles et commencèrent à allaiter sans risque et artificiellement leurs bébés.Pendant la guerre, la natalité étant réduite à cause du départ des hommes pour aller défendre leur pays, les nourrices se raréfièrent beaucoup.À partir de 1915, les convois de nourrices qui amenaient chaque année 1500 nourrices devinrent de plus en plus rares.Les enfants furent confiés à des éleveuses au biberon, mais ces campagnardes habituées à donner le sein ignoraient les principes de l\u2019allaitement artificiel, et d\u2019une mortalité de 10 pour 100 parmi les enfants élevés au sein, elles perdaient 40 pour 100 des enfants élevés au biberon.Le nombre des nourrices diminua dans d\u2019énormes proportions puisqu'il tomba à 275 en 1924 au lieu de 1400 en 1913.Ce fut une véritable révolution dans le mode d\u2019élevage des nouveau-nés presque tous nourris au sein et maintenant devant recevoir le biberon.Simultanément les nourrices sur lieu dans les familles étaient devenues de plus en plus rares.La conséquence de cette crise des nourrices est que les mères doivent s\u2019occuper de leurs enfants en les allaitant elles-mêmes, ou en surveillant l\u2019allaitement artificiel.La nourrice sur lieu deviendra bientôt une chose du passé et l\u2019on L'y recourra plus guère que pour les enfants débiles incapables d\u2019utiliser d\u2019autre lait que celui de la femme.Il n\u2019y a pas lieu de regretter ce changement dans les mœurs, puisque l\u2019allaitement artificiel a réalisé des progrès considérables.La mortalité des enfants élevés au biberon a baissé dans de grandes proportions.A Belleville où la population est indigente et où les enfants reçoivent du lait condensé sucré, la moyenne de la mortalité infantile est de 5 à 6 pour 100.Ils marchent seuls à un an ou à treize mois, comme les enfants au sein.BE : Il y a 55 ans, on considérait le biberon comme un instrument meurtrier et Perrot avait renoncé à s\u2019en servir, ayant fait installer une nourricerie d\u2019ânesses à l\u2019Hospice des Enfants Assisté; cette nourricerie 304 L'UNION MÉDICALE DU CANADA a été supprimée en 1895 alors que le lait de vache bien stérilisé avait fait ses preuves.Dans les gouttes de lait, on a pu mettre à profit les progrès de l\u2019industrie laitière; des laits heureusement modifiés sont utilisés par les nourrissons; pour les enfants débiles, des laits surchauffés et homogénéisés ont été utilisés.En 1913, nous avons obtenu d\u2019excellents résultats avec les laits condensés sucrés: ces laits contenus dans des boîtes soudées sont infermentestibles et infraudable, et les mères peuvent emporter leur provision pour une semaine.Dans ces derniers temps, nous avons pu utiliser aussi certains laits desséchés en poudre et intégraux chez les nourrissons dyspeptiques, ayant des vomissements rebelles.Pour les laits en poudre et les laits condensés sucrés, il faudra donner la préférence aux laits entiers non écrémés.Nous disposons donc d\u2019une véritable gamme de laits préparés industriellement que le puériculteur doit savoir manier suivant le cas.C\u2019est une erreur de croire qu\u2019on peut élever les enfants sans lait: si l\u2019un n\u2019est pas toléré, l\u2019autre le sera.Les bouillons de légumes, les farines en conserve cuites à l\u2019eau sont rachitisantes comme les panades.En terminant il faut rappeler qu\u2019on doit renoncer à fixer la ration des nourrissons d\u2019après leur poids, la règle de 100 grammes par kilo de poids de l\u2019enfant est fausse.Ce n\u2019est pas un dixième de son poids de lait que le nouveau-né doit consommer en 24 heures, mais un sixième, autrement on arrive à hypoalimenter les enfants et on retarde leur accroissement.Un nourrisson pendant les premiers mois doit absorber par jour quatorze grammes de lait par centimètre de sa taille.Ainsi un enfant de quatre mois dont la taille est de soixante centimètres devra recevoir 60 x 14 de lait normal en 24 heures, soit 840 grammes.Gaston LAPIERRE.MARFAN.\u2014 \u201cLe mongolisme\u201d (\u201cLa Presse Médicale\u201d, septembre 1927).Aspect étrange du visage, débilité intellectuelle à caractères spéciaux: les deux grands symptômes du mongolisme.Visage plat et rond, fente palpébräle étroite et oblique de bas en haut et de dedans en dehors, les yeux petits, paupières minces, orbites écartées, racine du nez fortement déprimée, tête ronde et petite, fosses temporales saillantes, occiput plat, diamètres du crâne égaux, pommettes proéminentes, bouche ouverte, langue extériorisée, oreilles à pavillon petit, cou court, voilà en succinct résumé les traits caractéristiques de la tête du mongol.En ce qui concerne l\u2019intelligence: déficit intellectuel et moral, mais idiotie complète rare; paraît insensible aux excitations extérieures, inattentif à ce qui l\u2019entoure; la parole ne se développe guère qu\u2019après trois ans, et de façon anormale, elle est rapide, mal articulée, explosive, interrompue, comme étranglée; après quelques années la mémoire est meilleure, un instinct d\u2019imitation apparaît, quelques-uns des mongols sont très sensibles à la musique; ils n\u2019ont pas le sentiment du danger et doivent être surveillés, et l\u2019attention volontaire est à peu près nulle.Au point de vue moral: généralement affectueux pour leurs parents et haineux pour les étrangers; timides, entêtés, coléreux. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 305 Les membres sont courts, trapus, les mains larges, doigts courts, carrés à l\u2019extrémité; ils présentent une peau sèche, un peu épaisse, une hypotcnie musculaire très accusée, et une laxité extrême des articulations: ni hypothermie, ni ralentissement des mouvements respiratoires et du pouls; poids et taille au-dessous de la normale; dents tardives, retard fréquent de la marche; restent généralement des infantiles génitaux; la vie des mongols est généralement courte.Gaston LAPIERRE.TUBERCULOSE PULMONAIRE ANDRE JACQUELIN.-\u2014 Le poumon opposé au cours du pneumothorax artificiel.Problèmes de diagnostic.(\u2018Presse Médicale\u201d, mars 1928).~ Quand on discute l\u2019opportunité d\u2019un pneumothorax artificiel, à côté de l\u2019apparition des lésions du côté malade dont la forme et l'étendue commandent ou non la collapsothérapie, intervient pour une part d\u2019importance égale l\u2019étude du poumon opposé, dont l'intégrité au moins relative permet seule l'intervention.Plus tard, dans le cours de la cure, le problème diagnostique de l\u2019état du poumon sain ou supposé tel, n\u2019offre pas moins d'intérêt.Au cours de la collapsothérapie, une série de causes d\u2019erreurs peuvent en imposer pour la tuberculisation du poumon opposé.Ce sont: 1° Aussi longtemps que la lésion du poumon malade n\u2019est pas comprimée et que ses signes n\u2019ont pas disparu, leur transmission au côté sain.2° L'apparition d\u2019une infection aiguë intercurrente, pneumococcique ou saisionnaire.3° Les modifications statiques ou dynamiques imposées au poumon sain par un degré plus ou moins accentué de refoulement médiastinal, avec les causes d'erreurs d\u2019interprétation qui en résultent concernant la palpation, la percussion, l\u2019auscultation et la radiologie.4° Les poussées congestives et fluxionnaires qui sont en rapport du m\u2018ins partiellement avec le déplacement du médiastin.Après avoir analysé la valeur symtomatique et fonctionnelle de ces causes.d\u2019erreur qui peuvent en imposer pour de la tuberculisation du poumon opposé au pneumothorax, l\u2019auteur cite des observations qu\u2019il analyse minutieusement la symptomatologie différentielle et conclut que les principales difficultés de diagnostic suscitées par l\u2019état du poumon opposé dans le pneumothorax artificiel démontrent bien toute leur importance pratique, et pour mener à bonne fin un tel traitement, il faut en posséder une notion exacte.Si la menace bruyante parfois, mais vaine d\u2019une réaction congestive du poumon sain ne doit pas être prise pour une bilatéralisation tuberculeuse et faire décider l\u2019arrêt du pneumothorax en cours, inversement un diagnostic précoce de bilatéralisation comporte des sanctions thérapeutiques et nous avons en effet dans le pneumothorax successif ou surtout simultané un moyen d\u2019une action héroïque contre la bilatéralilsation tuberculeuse.J.A.VIDAL. 306 L'UNION MÉDICALE DU CANADA UROLOGIE PATEL & PEYCELON.\u2014 Un cas de ligature totale de la veine cave inférieure pour une blessure opératoire survenue au cours d\u2019une néphrectomie (\u201cLyon Chirurgical\u201d, janvier-février 1928, p.22).Les auteurs rapportent un cas de ligature totale de la veine cave pour une déchirure survenue au cours d\u2019une néphrectomie pratiquée par la voie antérieure transpéritonéale.Cette observation prouve une fois de plus un fait déjà longtemps connu, à savoir que la vie est possible après oblitération de la veine cave inférieure.Déjà au XIXe siècle Cruveilhier et Sappey avaient montré la possibilité d\u2019une suppléance veineuse.Pet P.rappellent les expériences sur les effets de la ligature totale de la vcine cave inférieure et les conclusions des divers auteurs qui tous admettent que l\u2019obstruction située entre les veines iliaques et les veines rénales ne provoquent aucun trouble.Toutes les observations démontrent que si la ligature est pratiqué au-dessus des veines rénales la mort par anurie survient.Il existe toutefois l\u2019observation de Delbet qui contredit ce fait.On doit alors se demander si alors la ligature n\u2019aurait pas été faite en dessous des collatérales veineuses de suppléance du rein.Celles- ci ont, en effet, un siège très variable.Les auteurs rappellent que dans les blessures opératoires de la veine cave inférieure, l\u2019hémostase peut être faite par tamponnement, forcipressure à demeure, ligature totale ou suture latérale.Passant en revue les cas de ligature totale, ils concluent que la ligature totale en plus d\u2019être simple, certaine au point de vue de l\u2019hémostase ne produit aucun trouble si elle est pratiquée en dessous des veines rénales.Oscar MERCIER.CHIRURGIE INFANTILE ET ORTHOPEDIE M.S.HENDERSON et H.FORTIN.\u2014 La tuberculose du genou chez Padulte.(Tuberculosis of the Knee Joint in the adult.) (\u201cThe Journal of Bone and Joint Surgery\u201d, vol.IX, No 4, October 1927).H.et F.préconisent la résection comme traitement de choix dans la tuberculose du genou chez l\u2019adulte et prétendent que le repos, aidé de l\u2019immobilisation, leur ont rarement donné un résultat satisfaisant.Leurs observations sont basées sur une série de 211 cas opérés, chez qui le diagnostic a été contrôlé par l\u2019examen microscopique et par l\u2019inoculation au cobaye et ils n\u2019ont pas eu de mortalité opératoire.194 malades ont été revus et sur ce nombre, 171, soit 83.3%, présentaient une bonne consolidation osseuse et un retour fonctionnel satisfaisant.Par contre, chez vingt-deux malades, l\u2019opération avait échoué et dans 4 cas de cette série, H.et F.firent une greffe osseuse avec bon résultat.L\u2019amputation L'UNION MÉDICALE DU CANADA 307 fut pratiquée chez cinq malades, pour persistance de fistules et pour absence de consolidation.Sur les 194 malades revus, 17 sont morts à la suite d\u2019une tuberculose généralisée, après avoir véeu une moyenne de quatre ans et demi.H.et F.croient que l\u2019intervention contribue à faire disparaître la douleur souvent très forte et dans les cas favorables permet aux malades de reprendre leur vie habituelle.Edmond DUBE.H.SPITZY VIENNE.\u2014 Stabilization of the shoulder joint for habitual dislocation.(Stabilisation de l'articulation de l\u2019épaule pour luxation récidivante.) (\u201cSurgery, Gynecology and Obstetrics\u201d, fév.28, page 256).L'articulation scapulo-humérale est souvent le siège de luxation récidivante.Les causes de cet état pathologique, sont la laxité articulaire et les mouvements forcés de l\u2019articulation, Les méthodes de traitement par capsuloraphie donnent peu de satisfaction étant employé seul.L'auteur propose une méthode qui fixe le bras à l\u2019acromion et le support par des attelles.L\u2019avantage de la méthode c\u2019est la plus grande mobilité articulaire et le minimum de chance de récidive.Comme technique, après avoir relevé le deltoïde, encerclage du cal chirurgical avec fils de soie, de ces fils partent quatre autre fils de soie qui vont se fixer à l'apophyse coracoïde.La capsule est suturée par dessus la soie.Les résultats opératoires sont des plus encourageants.J.H.RIVARD.C.L.LOWMAN.\u2014 L\u2019extension continue dans le traitement des affections de la colonne vertébrale, notamment dans la scoliose [Continuous traction in the treatment of spinal conditions, notably scolioses] (\u201cThe Journal of Bone and Joint Diseases\u201d, Vol.X, No 1, janvier 1928).Pendant une période de cinq années, Lowman traita tous ses cas de scoliose, par le repos absolu, l\u2019extension continue, les appareils d\u2019immobilisation, la gymnastique et les interventions, suivant la variété des lésions et les conditions du malade.L\u2019extension continue fut surtout employée chez les enfants dont l\u2019état général et la déformation ne permettaient pas le traitement de leurs lésions par les appareils de maintien.Le traitement fut poursuivi à l'hôpital ou à domicile, mais toujours sous la surveillance périodique d\u2019un médecin.L.se servit de cette méthode même dans les cas de déformation accentuée qui autrefois étaient abandonnés à eux-mêmes.Pour obtenir son extension continue, Lowman se sert d\u2019un lit spécialement adapté, qui permet d\u2019exercer une traction sur toutes les déviations, qu\u2019elles soient cervicales, dorsales ou lombaires.La durée du traitement varie avec la nature des cas, mais dès le début, le repos seul suffit à 308 L'UNION MÉDICALE DU CANADA améliorer l\u2019état général du malade.Pour suivre l\u2019évolution de la lésion et contrôler les effets de cette thérapeutique, la radiographie est indispensable et doit \u201cêtre faite chez tous les malades à différentes périodes.Lorsque l\u2019extension continue après avoir corrigé la déformation ne suffit pas à la maintenir, Lowman fait alors une transplantation osseuse, suivant la technique de Hibbs et continue l\u2019immobilisation pendant plusieurs mois.Edmond DUBE.C.F.EIKENBARY.\u2014 Méthode pour la réparation des ligaments croisés de l\u2019articulation du genou [A suggested method for the repair of crucial ligaments of the knee] (\u201cSurg., Gyn., Obs.\u201d, juillet 1927).L\u2019auteur propose de faire la réparation du ligament croisé du genou en utilisant le ligament rotulien.Large incision sur le bord interne de la rotule, érignation de la rotule et des parties molles.Au moyen d\u2019un large foret d\u2019un quart de pouce de diamètre il perce un trou à la partie antérieure du tibia allant vers l\u2019implantation du ligament, un autre trou est percé dans le fémur alant vers l\u2019insertion intercondylienne du ligament.A travers ces deux trous il fait passer un morceau du ligament rotulien, suture des deux extrémités aux parties molles.Les résultats opératoires sont des plus satisfaisants.J.H.RIVARD.GYNECOLOGIE F.B.MOWBRAY.\u2014 Le traitement des fibromes [The treatment of fibroids] (\u201cThe Canadian Medical Association Journal\u201d, mars 1928).L\u2019auteur étudie les différents traitements des fibromes: chirurgie (hystérectomie sub-totale, hystérectomie totale, myomectomie); agents physiques (rayons X et radium).Il classifie chacun des cas particuliers qui peut bénéficier de l\u2019un ou l\u2019autre traitement.La tendance de M.est franchement conservatrice croyant préférable d\u2019opérer toute malade au- dessous de 40 ans, celle-ci pouvant bénéficier presque toujours d\u2019une myo- mectomie.Au-dessus de 40 ans les malades bénéficient davantage des traitements physiothérapiques, si toutefois les agents physiques ne sont pas contrindiqués.Plusieurs statistiques illustrent et appuient les avancés de l\u2019auteur.Léon GERIN-LAJOIE.EUGENE DOUAY.\u2014 La stérilité d\u2019origine tubaire (\u2018Gynécologie et Obstétrique\u201d, août 1927).D., rapporteur au Vème Congrès des Gynécologues et Obstétriciens de Langue Française, étudie la question de la stérilité d\u2019origine tubaire et .L'UNION MEDICALE DU CANADA 309 explique en détail les modes de recherche de ce genre de stérilité: épreuve de l\u2019insufflation tubaire, injection intra-utérine de lipiodol.Dans ses conclusions il dit: \u201cCes deux recherches, par leur inocuité relative et par les renseignements qu\u2019elles donnent, méritent d\u2019avoir l\u2019approbation du Congrès de Gynécologie\u201d.L\u2019auteur étudie ensuite les traitements opératoires: opérations conservatrices sur l\u2019utérus, les trompes et les ovaires, la salpingolysis, la salpingostomie, l\u2019implantation tubo-utérine, l\u2019implantation ovaro-utérine.Il termine ainsi: \u201cLes chances de grossesse post-opératoire jusqu\u2019ici peu nombreuses iront en augmentant grâce à la précision du diagnostic et au choix judicieux des indications opératoires, grâce aussi au.perfectionnement de la technique, qui doit s'inspirer d\u2019une meilleure compréhension du rôle physiologique de la trompe.\u201d Léon GERIN-LAJOIE.FERNAND CHATILLON.\u2014 La stérilité d\u2019origine utérine (\u2018\u2019Gynécologie et Obstétrique\u201d, août 1927).L'auteur, rapporteur au Vème Congrès de l'Association des Gynécologues et Obstétriciens de Langue Française, fait remarquer que toutes les affections de l\u2019utérus peuvent être cause de stérilité, mais que ce sont surtout les localisations cervicales qui sont les plus habitueles.Plusieurs causes entrent généralement en jeu pour produire la stérilité: il est rare de voir une cause unique.Les malformations utérines, les sténoses cervicales, les déviations (surtout l\u2019antéflexion), certains fibro-myomes, les troubles de fonctionnement de la muqueuse utérine par modification pathologique non inflammatoire rappelant l\u2019état prémenstruel (fausses endométrites, métro- pathies, hyperplasie, etc.), sont successivement étudiés par F.C.du point de vue diagnostic et traitement.Il s\u2019attarde plus longuement sur les cervicites qui pour lui causent-le plus grand nombre de stérilité d\u2019origine utérine.Léon GERIN-LAJOIE.OPHTALMOLOGIE E.GALLEMAERTS (Bruxelles).\u2014 Tunique vasculaire du cristallin et lampe à fente (\u2018Annales d'Oculistique\u201d, février 1928).Un article du Prof.E.Gallemaerts est remarquable en ce sens qu\u2019il est toujours original et par le fait des plus intéressants.La lecture de son volume sur les affections de la cornée vues au microscope cornéen est très instructive et ouvre des horizons jusque là inconnus.Aujourd\u2019hui le Prof.E.Gallemaerts fait une mise au point sur la tunique vasculaire du cristallin et vient ajouter un chapitre nouveau aux travaux de Mawas, Dejean et de Redlob sur le canal de Cloquet. 310 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Ainsi le cristallin embryonnaire se trouve entouré d\u2019une tunique vasculaire complète dans laquelle on distingue trois parties : 1° La membrane pupillaire en avant; 2° La membrane capsulo-lenticulaire située au niveau de l\u2019équateur du cristallin ; 3° La membrane capsulaire qui recouvre ia face postérieure du cristallin jusqu\u2019à l\u2019équateur.1° La membrane pupillaire émane de la face antérieure de l\u2019iris, d\u2019abord formée des cellules mésodermiques puis nettement vasculaire au troisième mois de vie intra-utérine.Cette membrane nourricière du cristallin se résorbe vers le 8e mois; quelquefois il y a des reliquats.a) Soit des débris fixés sur la capsule du cristallin apparaissant comme ponts amorphes arrondis, ou des formes stellaires grisâtres ou brunâtres, ou encore des figures à prolongements; b) Soit des restes en forme de filaments délicats qui émanent de la collerette de l\u2019iris; ils sont blanchâtres.Ces reliquats ne gênent la vision que lorsqu'ils sont épais.On les observe à tout âge et ils peuvent se résorber.2° La membrane capsulo-lenticulaire est formée de vaisseaux droits, disposés radiairement et faisant la liaison entre les vaisseaux postérieurs de l\u2019artère hyaloïde et les antérieurs de la membrane pupillaire.Les reliquats de cette membrane s\u2019observent rarement.3° La membrane capsulaire et canal de Cloquet est formée par les arborisations de l\u2019artère hyaloïde à la face postérieure du cristallin.Elle se résorbe vers le 5e mois, et est presque disparue à la naissance.Toutefois il persiste des reliquats que l\u2019on voit au microscope cornéen en mettant comme point de repère la suture en Y renversé postérieure et du côté nasal de cette suture.On y verra toutes sortes de vestiges blancs que Vogt distingu, 1° des formes fixes, 2° des formes flottantes.La vision n\u2019est gênée que lorsque le cordon prend un développement d\u2019une épaisseur considérable.Entre la suture en Y renversé et l\u2019insertion de l\u2019artère hyaloïde, on voit une ligne arciforme grisâtre que Vogt a été le premier à décrire.C\u2019est la terminaison du canal de Cloquet.Toutes ces formations embryonnaires persistantes ne doivent pas être confondues avec des altérations pathologiques.François BADEAUX.NEURO-PSYCHIATRIE E.JUSTER.\u2014 Le réflexe cutané hypothénarien, signe de Babinski de la main (\u201cPresse médicale,\u201d 15 juin 1927).Il est une réflexe cutané qui, malgré sa facilité de recherche et son utilité pour le diagnostic, ne paraît pas être entrée suffisamment dans la séméiologie courante.Tout examen du système pyramidal débute par la recherche du signe de Babinski.Peu de praticiens le complètent par la L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 311 même manœuvre faite à la main.Cependant, dans une lésion haute du faisceau pyramidal, le réflexe cutané hypothénarien est aussi fréquemment observé que le signe de Babinski.On le recherche aussi: la main du malade étant étendue sur l\u2019avant-bras (lui-même étendu) les 1éres phalanges étant étendues, les 2 autres fléchies, il suffit de frotter ou de gratter avec un objet mousse la région hypothénarienne de la main pour déterminer, en cas de lésion pyramidale, l\u2019adduction avec flexion du pouce, la flexion des lères phalanges et l\u2019extension des deux autres phalanges.Le pincement énergique de la peau de cette région peut produire le même réflexe.S'il existe de la contracture, comme chez les hémiplégiœues, l\u2019attention portera sur l\u2019adduction du pouce.Sa fréquence est la même que le signe de Babinski.Tout comme celui-ci, il existe chez le jeune enfant jusqu\u2019à l\u2019âge de 3 ans environ.Il apparaît dans les mêmes conditions que l\u2019extension réflexe du gros orteil.Dans les monoplégies brachiales, le réflexe hypothénarien et le seul témoin absolu de la lésion pyramidale.Dans d\u2019autres maladies: tumeurs cérébrales ou médullaires hautes, sclérose en plaques, sclérose latérale amyotro- phique, myélites hautes, springomyélie \u2014 le réflexe hypothénarien peut révéler la perturbation du faisceau pyramidal, alors que le réflexe cutané plantaire se fait en flexion.Emile LEGRAND.DERMATO-SYPHILIGRAPHIE A.STRAUSS.\u2014 Curiethérapie d\u2019Hémangiomes caverneux et d\u2019Epulis |Radium treatment of Cavernous Hemangiomas and of Epulis| (American Journal of Roentgenology and Radium Therapy\u201d\u2019, mars 1925).L\u2019auteur a eu l\u2019occasion de traiter 22 enfants porteurs d\u2019angiomes caverneux affectant la région profonde de la peau et le tissu sous-cutané.Ces enfants furent tous traités par le Radium.Il employait habituellement des aiguilles d\u2019acier qui ne laisser qu'environ 15% des rayons Bêta.Ces aiguilles étaient mises au contact de la peau.Woy = Prudemment, a petites doses espacées, il put faire disparaitre ces nevi sans séquelles inesthétiques, sans réactions désagréables, Il insiste sur un point déjà souligné par de nombreux auteurs: l\u2019angiome est d\u2019autant plus radiosensible que l\u2019enfant est jeune.Il affirme même que si tous les angiomes étaient traités dès la première année de l\u2019existence nous ne verrions plus de ces difformités qu\u2019il est presque impossible de corriger à l\u2019âge adulte.Strauss a réussi à faire disparaître également bien des angiomes siégeant au nez, à la joue, aux paupières et au cuir chevelu.Nous connaissons la haute utilité du radium dans le traitement de ces lésions.Néanmoins nous estimons que la technique de Strauss est 312 L'UNION MÉDICALE DU CANADA quelque peu susceptible de causer des radiumdermites et des télangiec- tasies consécutives.En effet, l'emploi d\u2019aiguilles d\u2019acier nues, non recouvertes de caoutchouc, par exemple, n\u2019est pas à conseiller à cause du rayonnement secondaire qu\u2019elles émettent.D\u2019autre part, nous estimons préférable l\u2019interposition d\u2019un filtre pour éliminer complètement les rayons bêta, dont l\u2019activité thérapeutique est mince dans ces tumeurs ayant un certain volume, mais dont l\u2019addition peut entraîner des accidents.L\u2019auteur relate l\u2019observation de quatre cas d\u2019épulis où la curiethérapie filtrée (gammathérapie) lui donna d\u2019excellents résultats.Albéric MARIN.WM.H.SCHMIDT.\u2014 Le traitement des angiomes caverneux siégeant .au-dessous d\u2019une peau normale [The treatment of cavernous an- giomas covered with healthy skin] (\u201cAmerican Journal of Roentgen- ology and Radium Therapy\u201d, mars 1928).L\u2019auteur reconnait, du point de vue thérapeutique, le bien-fondé de la classification classique des angiomes : 1° Le nævus plan angiomateux, ou tache de vin, ne doit pas être traité par les rayons (X, beta ou gamma).Cependant les rayons ultraviolets (technique de Kromayer: compresseur de quartz, refroidissement à l\u2019eau) donne parfois de bons résultats.2° Le nævus tubéreux peut être.traité par le radium.L\u2019auteur lui préfère cependant l\u2019électrocoagulation\u2026 ou l\u2019électro-dessication.© A la lèvre ce traitement est douloureux et.gêne.l\u2019alimentation'.durant la.période de cicatrisation.Dans ce\u2026cas.Schmidt conseille.Værradiumr: 3° L\u2019angieme caverneux est caractériséripar :unar-énormes dilatation des vaisseaux sous-cutanés avec espaceg:lacumairesu:\u201c.Cés angïomes, profondément situés, sont souvent reçouverts deipeau normale.Selon leur volume et leur situation, ils donnent lieu à «dess:difformités Parfois monstrueuses.Le radium est un excellent traitement, mais eertaines conditions sont à envisager.Il est incontestable que les rayons Hétu.provoquent mieux que les gamma l\u2019oblitération des vaisseaux.Mais:eeux-cii n\u2019ont que peu de pénétration et leur emploi fréquemment répété -causerait radium- dermite, atrophie et télangiectasie de la peau saine recouvrant l\u2019angiome.Schmidt a donc utilisé une méthode par ailleurs préconisée: introduire dans la masse angiomateuse.des aiguilles d\u2019acier contenant 10 ou 5 milligr.de radium selon le volume du nevus.La paroi de ces aiguilles laissant passer 13% de rayons beta, il put utiliser ceux-ci pour oblitérer capillaires dilatés et lacunes.Il a soin, pour les introduire, de perforer le tégument, avec un trocart conducteur, en peau saine, à une certaine distance de l\u2019angiome, puis de le pousser dans celui-ci.La peau saine se referme et prévient l\u2019hémorrhagie qu\u2019aurait donnée la ponction directe. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 313 L\u2019aiguille est attachée à un fil afin de la retirer quand l\u2019irradiation a été jugée suffisante.Schmidt laisse ces aiguilles en place douze heures.Ceci donne lieu à de vives réactions, mais il a pu obtenir de très beaux résultats dans les trois cas qu\u2019il relate.Personnellement, nous croyons bonne cette technique mais nous n'oserions laisser ces aiguilles en place aussi longtemps.Nous préré- rerions raccourcir le temps d\u2019irradiation, plutôt que de nous exposer à obtenir une radionécrose, qui dans certaines localisations peut léser les plans osseux.Albéric MARIN.MEDECINE LEGALE H.DURAND.\u2014 Le diabète traumatique au point de vue médico-légai (\u2018\u2018Annales de médecine légale\u201d, octobre 1927).A côté des glycosuries traumatiques passagères et sans intérêt médico- légal, on a signalé des cas où le diabète vrai a succédé au traumatisme.Les différents traumatismes générateurs du diabète seraient d\u2019abord les traumatismes crâniens, puis viendraient ensuite, par ordre de fréquence, les traumatismes spinaux puis enfin les traumatismes du thorax, de l\u2019abdomen et des membres.Certains auteurs, M.Marcel Labbé entre autres, mettent en doute l'étiologie traumatique du diabète.Ils admettent toutefois le traumatisme comme cause occasionnelle du diabète chez les prédisposés; le traumatisme re fait dans ces cas qu\u2019extérioriser une maladie qui existait déjà.Cependant on a pu expérimentalement déterminer chez l'enfant une glycosufie-«partionlière - (diabète sacré tubérien).Il s\u2019agit alors de véritabtes.idiabètes sucrés \u2018très analogues à ceux que l\u2019on peut observer en clinique.° Théoriquement: tediabète .traumatique n\u2019est donc pas niable mais cliniquement \u2018Toriginé \u201ctraumatique de la maladie est très difficile a démontrer: .Quoi.qu\u2019il en soit\" en.imatiére d\u2019accident du travail dans l'esprit de.la doi, \u2019äl.suffit gue: tout: se soit passé comme si la maladie avait été «œausée :patr\u201cl'accident Avla condition que cette étiologie ne soit pas impossiblescieritifiquement.Hizkvant l\u2019accident, le blessé ne présentait aucun symptoie dela maladie; après l\u2019accident, il est devenu diabétique: la prédisposition ne compte pas.Dans la pratique médico-légale d\u2019accidents du travail lorsqu\u2019il s\u2019agira de dire si un traumatisme a été causé d\u2019un diabète il faudra: 1° Que le traumatisme ait porté sur une région où l\u2019anatomie et la physiologie nous montrent la présence de centres de la glyco-régulation ; 2° Que le diabète ait fait son apparition dans un délai rapproché; 3° Que l\u2019enquête médicale établisse le bon état de santé antérieur.N.B.\u2014Si ce raisonnement n\u2019a pas la rigueur scientifique désirable, il est néanmoins acceptable en matière d\u2019accidents du travail.R.FONTAINE. XLIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA La médication au Bismuth par excellence BISMOL INDICATIONS HYPERACIDITE \u2014 DILATATION \u2014 GASTRITE ULCEREUSE INFECTION INTESTINALE Dose ordinaire dans les cas de troubles de l\u2019estomac.3 c.à dessert dans un verre à vin d\u2019eau 3 fois par jour avant les repas.MUSCOL Anémie, Surmenage, Convalescence, Amaigrissement, Neurasthénie, Tuberculose.DOSE HABITUELLE : 4 cuillerées à soupe par jour avant les repas ou à n\u2019importe quel moment de la journée, pur ou dans un peu d'eau gazeuse.Dans les cas où il faut une suralimentation intense, sur avis du médecin, cette dose peut être doublée sans inconvénients.AGOCHOLINE LE PLUS PUISSANT CHOLAGOGUE CONNU INDICATIONS.\u2014 Certains troubles d\u2019origine hépato-biliaire.Digestifs : Gastropathies réflexes, Inappétence, Nausées, Constipation.Généraux: Céphalée, Migraine, Asthénie, Vertiges, Urticaire et Prurit, Certaines Dermatoses.LA JAUNISSE DOSE.\u2014Dose moyenne: deux cuillerées à café.Dose faible: une cuillerée à café.Les doses moyenne et faible s\u2019appliquent aux hépatiques diarrhéiques ou présentant une trop grande sensibilité vésiculaire.Représentant pour le Canada: La Compagnie Pharmaceutique Des Bergers, 914 rue Chenneville, Montréal \u2018 gird L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA ELECTRO-RADIOLOGIE DELHERM, DE BRANCAS et BEAU.\u2014 Résultats obtenus dans 113 cas de fibromyomes utérins traités par la Roentgenthérapie (\u2018Bulletin de la Radiologie Médicale de France\u201d, février 1928).Dans cette communication les auteurs s\u2019attachent surtout à rapporter les succès et insuccès obtenus par cette méthode.Sur 113 cas traités ils ont eu 108 succès complets, soit 95.6 p.100 des cas; 1 résultat insuffisant et 4 échecs.Les succès complets sont caractérisés par l\u2019obtention d\u2019une ménopause définitive et par la diminution du volume de la tumeur, diminution qui a été le plus souvent importante et que les auteurs ont contrôlée de la manière la plus rigoureuse possible.Un résultat insuffisant a été obtenu chez une malade porteuse d\u2019un volumineux fibrome.Au bout de six mois d'irradiation la malade présentait encore des hémorragies, bien que le fibrome fût difficilement perceptible à l\u2019examen bi-manuel.Il s\u2019agissait en l\u2019eecurrence d\u2019un fibrome sous-muqueux.Les quatre échecs se rencontrèrent chez des malades dont trois étaient porteuses de fibromes coexistant avec une tumeur maligne ou auxquels une tumeur maligne avait succédé.Dans le dernier cas il s\u2019agissait d\u2019une tumeur que l\u2019opération montra être un kyste végétant de l\u2019ovaire.Chez aucun des cas opérés l\u2019intervention chirurgicale ne fut gênée par l\u2019irradiation antérieure.La -technique employée dans la plupart des cas fut la suivante : rayonnement moyennement pénétrant correspondant à 25 em d'étincelle équivalente filtré sur 8 mm aluminium \u2014 4 portes d\u2019entrée, 400 R par séance, 3 séances par semaine.La dose totale pour une série est d\u2019environ 2000 R par champ.Au bout de 3 semaines la dose est répétée et ainsi dé.suite jusqu\u2019à disparition des règles.Il n\u2019est pas rare que les malades restent en traitement 6 mois ou davantage.Les auteurs sont satisfaits de cette lenteur du traitement, qui leur a permis d\u2019éviter le mal des irradiations et les poussées d\u2019hypertension qui arrivent parfois après la ménopause trop vite obtenue.Albert COMTOIS.LABORATOIRE RIENHOFF W.FRANCIS.-\u2014 Involutions ou transformations regressives de la glande thyroïde dans des cas de goître exophtalmique.(Involu- tional or regressive changes in the thyroid gland in cases of exoph- talmic goitre.) (\u201cArchives of Surgery\u201d, vol.13, sept.1926).Dans le passé l\u2019étude détaillée des transformations histologiques de la thyroïde résultant de tous les degrés d\u2019hypertrophie ou d\u2019hyperplasie a été faite.Mais les examens au cours d\u2019une rémission clinique du goître 316 L'UNION MÉDICALE DU CANADA toxique n'ont pas été pratiqués chez l\u2019homme et un peu seulement chez les animaux.Cela vient au manque d\u2019une méthode comme le métabolisme qui maintenant peut aider à effectuer ces recherches.Mêmes expériences que dans l\u2019article précédent, mais pratiquées sur sept cas, et 50 autres suivis par métabolisme.Conclusions : 1° Associées à une rémission clinique, soit artificielle, soit spontanée, ans le goître exophtalmique, les transformations histologiques de la giende sont aussi définies et fondamentales que les altérations durant l\u2019hypertrophie et l\u2019hyperplasie.2° Ces transformations se divisent en trois types : A \u2014Transformation normale ou moyenne survenant dans toute la glande; B.\u2014Zones d\u2019hyper-involution ; C.\u2014Zones d\u2019hypo-involution.3° L\u2019involution normaie ou moyenne, généralisée dans un cas de goître exophtalmique pendant une rémission, représente le retour le plus rapproché de l\u2019image histologique de la glande normale.4° Cette involution A est caractérisée par diminution de la vaseula- risation \u2014 augmentation de colloïde, eonjonctif, ete.5° Les zones d\u2019hyper-involution correspondent cliniquement et histo- logiquement aux pseudo-adénomes colloïdes aux adénomes kystiques, aux adénomes mixtes foétaux et colloïdes, aux kystes colloïdes.6° Les zones d\u2019hypo-involution sont des zones encapsulées, localisées d'hypertrophie et d\u2019hyperplasie, nommées adénomes nuliaires par Ewing et adénomes diffus par d\u2019autres.7° Une involution survient dans la glande à la suite d\u2019une hypertrophie et hyperplasie que celles-ci soient physiologiques ou pathologiques.8° Ces zones d\u2019hyper ou d\u2019hypo-involution ne sont pag des néoplasmes bénins ou des adénomes dans le vrai sens du mot mais gimple- ment des résidus des altérations histologiques survenant au.cours de l\u2019involution qui suit l\u2019hypertrophie ou l\u2019hyperplasie.9° Ces zones d\u2019hyper-involution ou des \u201ccorps d\u2019involution\u201d peuvent subir des transformations subséquentes d\u2019hypertrophie ou d\u2019hyperplasie en sympathie avec les changements survenant dans la glande en général.Aussi peut survenir une augmentation dans leur taille à la suite de chaque exacerbation ou rémission du goître toxique.10° Dans cette étude de 7 cas contrôlées ces \u2018corps d\u2019involution\u201d ont été directement observés.Dans 50 cas de goîtres exophtalmiques avec rémissions et exacerbations, cese mêmes structures d\u2019involution furent observées à tous leurs degrés de développement.Dans 50 cas où l\u2019iode a été administrée des zones d\u2019hyper-involution sont apparues en abondance.11° L'auteur n\u2019a pu observer aucune formation tissulaire nouvelle dans les plages d\u2019hyper-involution. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 317 12° Les adénomes foétaux parenchymateux existent mais ne doivent pas être confondus.avec ces \u201ccorps d\u2019involution\u201d qui ne sont pas des adénomes.13° Afin d\u2019interpréter correctement les altérations bizarres et nombreuses rencontrées dans l\u2019étude des maladies de la glande thyroïde, la \u2018connaissance des trangformations histologiques survenant pendant l\u2019involution devient nécessaire.L.C.SIMARD.SOCIETES La Société Médicale de Montréal Séance du 20 mars 1928 Présidence du Professeur Baril Lecture et adoption du procès-verbal.2.Correspondance.3.Communications: Considérations sur.les ulcères gastro-duodénaux.M.P.Z.RHEAUME.| Opérations multiples chez un patient souffrant d\u2019un ulcère de l'estomac.M.E.PRUD'HOMME.Traitement de polypes vésicaux par la diathermie.M.N.FOURNIER.Epithélioma abdominal à manifestations cliniques anormales.M.P.MARCHILDON.Un .cas de perforation vésiculaire lithiasique en péritoine libre.\u2018M.M.FAUTEUX.4.\u2018Affaires de routine.5.«Avis de-Motions.Motions.Le Secrétaire, L.C.SIMARD.Séance du 17 avril 1928 Présidence du Professeur Baril Lecture et adoption du procès-verbal.Correspondance.Mise en nomination.M.P.MARCHILDON.\u201c Communications: Epithélioma abdominal à manifestations cliniques anormales.M.P.MARCHILDON.Pancréatite scléreuse hypertrophique et cancer du pancréas.Cancer pleural secondaire à un cancer du sein opéré il y a trois ans.M.A.LESAGE.ow bo 318 L'UN.ON MEDICALE DU CANADA La teneur en souffre du sang des tuberculeux.MM.G.H.BARIL et R.BOUCHER.Bacilles de Koch dans les urines.M.A.BERTRAND.Tuberculose rénale bilatérale.M.L.C.SIMARD.Pour prendre date: Technique de trépanation mastoidienne duenourrisson.Modification à la technique de l\u2019épreuve calorique de Barany.M.P.PANNETON.Affaires de routine.6.Avis de Motions.Motions.Le Secrétaire, > Ot L.C.SIMARD.O NOUVELLES NECROLOGIE La profession médicale canadienne-française a appris avec douleur la mort de MADAME RACUL MASSON.Epouse de M.le docteur Raoul Mascon, professeur de clinique des maladies infantiles et médecin-chef de l'Hôpital Sainte-Justine, elle s\u2019intéressa aux oeuvres hospitalières.Elle participa en 1907 à l\u2019organisation de l'Hôpital Sainte-Justine dont elle s'occupa jusqu\u2019à ces dernières années.Elle garda ses préférences pour cette oeuvre des petits-malades.Toutefois, elle fut membre du Conseil de l\u2019Assistance Maternelle et dame patronesse de l\u2019Institution des Sburdes- Muettes.Avec elle disparaît une âme ardente et un coeur généreux.La direction et la rédaction de l\u2019Union Médicale du Canada offrent au professeur Raoul Masson leurs plus vives sympathies.DISTINCTIONS HONORIFIQUES M.le docteur JOS.LEDUC, professeur des maladies contagieuses, médecin-chef de l\u2019hôpital Saint-Paul a reçu le ruban violet de l\u2019Instruction Publique de France.DONATION Sir MORTIMER DAVIS a fait don d\u2019une somme de $100,000 à l'Hôpital Notre-Dame, sans restriction.Ce geste magnifique mérite d\u2019être signalé à l\u2019attention de tous les médecins canadiens-français.Il dénote un véritable esprit social et humanitaire.Il est tout à l\u2019honneur de Sir Mortimer Davis qui n\u2019était pas un Canadien-français, ni un catholique. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA FACULTE DE MEDECINE DE STRASBOURG Nouvelle Clinique Oto-Rhino-Laryngologique Cours de Perfectionnement du Professeur CANUYT avec la collaboration de MM.les Professeurs BORREL, LERICHE, PAUTRIER, ROH- MER et SCHWARTZ, de M.le Docteur TERRACOL, professeur agrégé, de MM.GUNSETT et VAUCHER, chargés de cours, de M.le Docteur WORINGER, chef de laboratoire, et de M.le Docteur JOUBLOT, chef de clinique.Programme du lundi 16 juillet au samedi 28 juillet 1928.Lundi 16 juillet \u2014Matin à 9 heures Exposé du cours.Introduction à l\u2019étude de l'oto-rhino-laryngologie\u2014M.Canuyt.Visite de la Nouvelle Clinique.10 h.30.Consultation externe à la policlinique.Présentation et examen de malades \u2014M.Canuyt.Soir à 15 heures.Comment on examine un sourd.Les épreuves acoumétriques.\u2014M.Teerracol.17 heures, Laboratoire de Pharmacologie.Les bases expérimentales de l\u2019anesthésie locale.\u2014M.Schwartz.Mardi 17 juillet \u2014Matin à 9 heures.L\u2019anesthésie locale et régionale en oto-rhino-laryngologie \u2014M.Canuyt.La Paracentèse \u2014M.Canuvyt.9 h.30.Visite au lit du malade \u2014M.Canuyt.10 h.30.Consultation externe à la policlinique.Examen et présentation de malades \u2014M.Canuyt.Les examens de laboratoire en oto-rhino-laryngologie.La biopsie.Les prélèvements.\u2014M.Joublot.Soir à 15 h.Médecine opératoire.Anatomie chirurgicale de l\u2019apophyse mastoide.La mastoidectomie.\u2014M.Terracol.17 heures.Laboratoire de pharmacologie.La physiologie du labyrinthe.\u2014 M.Schwartz.Les autres journées sont ordonnées de la même façon.Ce cours sera essentiellement pratique.Les auditeurs seront exercés individuellement aux méthodes d\u2019examen, aux méthodes de traitement et aux exercices de médecine opératoire.La Clinique oto-rhino-laryngologique contient 102 lits répartis en service d\u2019hommes, de femmes, d\u2019isolés et surtout d\u2019enfants.Un développement tout particulier sera donné à l\u2019enseignement de l\u2019cto-rhino-laryngologie chez les enfants.La Clinique possède un laboratoire, une bibliothèque qui renferme tous les ouvrages intéressant la spécialité et la collection des atlas et des périodiques, un musée photographique, radiographique et histologique.Les auditeurs y auront accès.Un certificat sera délivré à la fin du cours.S'inscrire en écrivant directeur au Professeur CANUYT.Droits d'inscription: 300 francs.UNIVERSITE DE MONTREAL\u2014FACULTE DE MEDECINE Règlement pour le Concours d\u2019Agrégation Le Conseil de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal, conformément à l\u2019article 7 des règlements, pourra fixer chaque année la date d\u2019un concours d\u2019agrégation. 320 L'UNION MÉDICALE DU CANADA 1\u2014Conditions de concours : Les conditions requises du candidat pour être admis au concours d\u2019agrégation sont les suivantes : 1° Stage de trois années à titre d'assistant à l\u2019une des chaires d\u2019enseignement de la Faculté de Médecine de Montréal.2° Production de titres et travaux scientifiques.II\u2014Fonctionnement du concours : 1° Un jury composé de 3 ou 5 professeurs titulaires choisis parmi les membres du Conseil Pédagogique \u2014 comprenant au moins un membre du Conseil de la Faculté de Médecine.2° Une thèse sur un sujet au choix du candidat, approuvée par le Conseil de la Faculté, polycopiée et distribuée à chacun des membres du jury, au moins quinze jours avant la soutenance, laquelle sera publique.Seuls les membres du jury ont droit de critique.3° Une leçon théorique, pratique ou clinique, selon les aptitudes du candidat.~~ Lecon théorique.\u2014Le candidat tire une question parmi celles préalablement choisies par les membres du jury.Il lui est accordé quatre heures pour rédiger sa leçon en loge où il pourra consulter toute la bibliographie utile en pareil cas.A l\u2019expiration des 4 heures de rédaction, il est appelé à professer devant le jury, le corps enseignant et les élèves.Leçon en sciences de laboratoire \u2014Le candidat tire une question parmi celles préalablement choisies par les membres du jury.Il lui est accordé 4 heures pour rédiger sa leçon en loge où il pourra consulter toute la documentation utile en pareil cas.- A l\u2019expiration des 4 heures, il est appelé a professer devant les membres du jury, le corps enseignant et les élèves.Ultérieurement, et selon l\u2019avis des membres du jury, le candidat devra préparer un certain nombre de démonstrations pratiques en rapport avec la leçon professée.Le temps nécessaire à l\u2019exécution des démonstrations sera déterminé dans chaque épreuve par les membres du jury.Ces démonstrations terminées, les membres du jury devront se prononcer sur la valeur de la double épreuve subie par le candidat.Leçons Cliniques \u2014Les épreuves cliniques se passeront dans un hôpital auquel le candidat n\u2019est pas attaché à un titre quelconque.Les membres du jury fourniront au candidat un malade de sa spécialité.Il lui sera accordé une heure pour l\u2019examen clinique et le diagnostic.Les membres du jury se procureront à l\u2019avance tous les examens de laboratoire ou autres, et les fourniront au candidat, sur sa demande, en vue du diagnostic, Le candidat disposera d\u2019une heure pour la préparation de sa leçon clinique et pourra utiliser toute sa documentation clinique personnelle.A l\u2019issue du temps alloué, le candidat professera devant les membres du jury, le corps enseignant et les élèves, une leçon qui ne devra pas dépasser 45 minutes. L'UNION MÉDICALE DU CANADA ; 321 +\" Rapport du Jury sera fait au Conseil réuni en séance spéciale, afin de proclamer les noms des candidats élus.DATE DU PRCCHAIN CONCOURS Le prochain concours ultérieurement.aura lieu en octobre, la date devant être fixée Les assistants, qui désirent s'inscrire pour ce concours, voudront bien s'adresser au Directeur des études de la Faculté de Médecine, avant la fin de juin 1938, BIBLIOGRAPHIE L'INFECTION GONOCOCCIQUE ET SES COMPLICATION, par F.Cathe- lin, chirurgien en chef de l\u2019Hôpital d\u2019Urologie, Paris, et A.Grandjean, assistant titulaire à l\u2019Hôpital d\u2019Urologie, Paris \u2014 1 volume in-8, 250 pages, 30 figures, cartonné.Librairie du Monde Médical, 47, rue du Docteur-Blanche, Paris, 16e.Prix: 15 francs.Nous signalons à nos lecteurs ce livre très intéressant et surtout très pratique de deux auteurs qui font autorité en la matière.Les Docteurs Cathelin et Grandjean ont pensé, en effet, devant l\u2019évidence du péril que constituent les complications médicales ou chirurgicales de la blennorragie, qu\u2019il y avait un gros intérêt pour les praticiens à avoir à leur portée, un livre documenté, clair et précis, sur cette question de toute actualité qui a l\u2019importance sociale de la syphilis, puisqu\u2019elle frappe depuis les jeunes gens jusqu\u2019à la vieillesse et oblige certains malades à se soigner toute leur vie pour éviter des complications graves tant pour eux que pour leur entourage.Laissant de côté toute la partie théorique les auteurs se sont bornés à signaler les méthodes simples dont les résultats ont subi victorieusement l\u2019épreuve du temps, et que tout praticien peut appliquer sans avoir recours aux procédés de laboratoires ni aux méthodes complexes exigeant des connaissances spéciales et un matériel compliqué qui ne peut se trouver que chez certains spécialistes.CRIGINE DES UNIVERS ET DE LA VIE, par le Docteur L.Garrigue (Librairie J.-B.Baillière et Fils, 19, rue Hautefueille à Paris, 6e).\u2014 Un vol.in-8 de 266 pages.20 fr.Il y a vingt ans, un livre paraissait chez l'éditeur Baillière avec ce titre: \u201cMécanisme physico-chimique de la vie, maladies microbiennes.\u201d La nouveauté et la hardiesse des conceptions déconcertérent tout d\u2019abord le corps médical.L\u2019auteur, le docteur Garrigue, sans passé scientifique, emporté par une foi ardente, abattait, sans ménagements, les anciennes idoles et s'appuyant sur sa découverte du chimisme de la vie organique, jetait les 322 L'UNION MÉDICALE DU CANADA bases d\u2019une hygiène scientifique, transformant l'art médical si incertain en science médicale précise.Un coup d'oeil rétrospectif nous prouve, vingt ans après, que l'originalité fut la principale cause d\u2019émoi produite par une oeuvre où puisent largement et depuis longtemps déjà, toutes les méthodes médicales actuelles.Au moment où notre novateur venait d'éveiller les plus grandes espérances, il disparut de la vie scientifique et pendant que le silence se faisait peu à peu sur son nom, ses idées en tous pays, suivaient une marche triomphale.Ses admirateurs nombreux commencaient à craindre qu\u2019il ne s\u2019étiolât obscur, dans un coin retiré, quand tout à coup, il remonte en scène dans toute l'énergie d\u2019un talent mûri et nous donne, chez l'éditeur Baillière, un nouvel ouvrage dont le titre dira assez l'importance: \u201cOrigine des Univers et de la Vie\u201d.Quelle que soit la grandeur des espérances qu'il fera naître dans votre esprit, ne craignez pas de déceptions, il tiendra ce qu\u2019il premet.Je viens de le lire et de le relire et le moins qu\u2019on en puisse dire, c'est qu\u2019il est déconcertant d'originalité.L\u2019auteur ne perd pas son temps à jeter bas les murs lézardés de l\u2019édifice du passé, il élève un monument d\u2019une architecture toute nouvelle, le met à côté et nous dit \u201ccomparez et choisissez\u201d.Sous sa claire exposition et dans un style où sa foi passionnée se révèle à chaque pas, tout un long passé scientifique s\u2019évanouit comme un brouillard épais devant les rayons d\u2019un soleil radieux et d'un monceau de ruines surgit, resplendissant de hardiesse et de vérité, la science future.Partant du principe des choses, l\u2019auteur nous montre ce qu'est en r(alité ce phénomène primordial, la gravitation.Les soleils apparaissent, se multiplient, forment notre voie lactée.Chacun d\u2019eux, à son tour, crée la matière avec laquelle il forge les planètes sur lesquelles nous suivons l\u2019évolution des phénomènes qui nous entourent: lumière, électricité, chaleur, sources où cette fleur qui les résume tous, la Vie, plonge ses puissantes racines, Après avoir fait naître et évoluer sous nos yeux ces astres, le Dr Garrigue nous fait suivre, heure par heure dirai-je, leur déclin et leur retour dans le Grand Tout.De la première à la dernière ligne, tout est si intimement lié, dans cet ouvrage, que s\u2019il n\u2019était pas vrai, ce serait un travail prodigieux.Mais il est vrai, car son auteur nous en donne, dans les dernières pages, grâcé à ce jouet d'enfant, le gyroscope, la preuve expérimentale irréfutable.Si vous lisez ce livre, vous le relirez, c\u2019est certain; vous l\u2019apprendrez par coeur et vous vous donnerez ainsi la joie rare de contempler la Verité dans toute sa splendeur.La Nature n\u2019aura plus de secrets pour vous. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 323 LES METHODES D\u2019ABRAMS, par le Dr Jules Regnault.In-8 de 208 pages, 32 illustrations, 20 francs.Editions Médicales N.Matloine, 27, rue de l\u2019Ecole-de-Médecine, Paris, VIe.Discutées dans la grande presse, les méthodes d\u2019Abrams restent peu connues en Europe.Le Dr Jules Regnault, qui leur a consacré une partie de sa longue et laborieuse carrière scientifique, a entrepris de les exposer en un ouvrage documentaire et précis.Après un chapitre consacré au Dr Albert Abrams et à son oeuvre, l'auteur examine successivement la question des réflexes viscéraux et en particulier\u201dle spondylodiagnostic et la spondylothérapie, les curieuses \u201créactions électroniques\u201d qui ont suscité tant de controverses, les méthodes nouvelles se rattachant à celles d\u2019Abrams (Moner, Leprince, Starr- White, Boyd, Mac Manis, Lakhovsky, Bissky, Bonnaymé, ete.).La radiotellurie, l\u2019irido-diagnostic, la musicothérapie, les radiations des êtres vivants, font tour à tour l\u2019objet d\u2019intéressantes études.Vient ensuite la critique des méthodes d\u2019Abrams, avec le compte-rendu détaillé de nombreuses expériences de contrôle et observations originales poursuivies par le Dr J.Regnault depuis plusieurs lustres.L'ouvrage se termine par des considérations générales sur le physi- cisme en biologie et en médecine, conformément aux travaux personnels de l\u2019auteur et a ceux de Le Dantec, Abrams, Mary.Ce livre consciencieux, solide et clair, illustré de nombreuses figures rendra de signalés services aux praticiens, et sa lecture ne sera guère moins passionnante pour tous ceux qui s\u2019intére:s:nt à l'évolution des doctrines biologiques et médicales.PRECIS THE THERAPEUTIQUE, par les Prs Carnot et F.Rathery et le Dr P.Harvier, professeurs et agrégé à la Faculté de médecine de Paris.III.Thérapies d'organes, 1 vol, in-8 de 704 pages, 40 fr.(Librairie J.-B.Baillière et fils, éditeurs, 19, rue Hautefeuille, Paris (Ge).Depuis qu\u2019il est chargé de l\u2019enseignement de la thérapeutique à la Faculté, le professeur Carnot s\u2019est sans cesse attaché à le perfectionner, à le rendre plus complet, mieux groupé, exactement adapté à ce que doit savoir un futur médecin.Il l\u2019assure avec la collaboration de MM.Rathery et Harvier, animés du même esprit et employant les mêmes méthodes didactiques, Le Précis de thérapeutique, dont ils publient aujourd\u2019hui le troisième volume et qui reproduit leur enseignement, était impatiemment attendu des étudiants et des médecins.Il comporte trois volumes: le premier comprend l\u2019Art de formuler et les Médications générales, le deuxième traite de la diététique, de la physiothérapie et de la créno- climatothérapie, le troisième comprend les Thérapies d'organes (digestives, hépatiques, rénales, etc.) Le troisième volume montre bien le but que se sont proposé les auteurs: être clairs et concis plutôt que complets, écarter médicaments et traitements qui n\u2019ont pas fait leurs preuves, donner au lecteur des 324 L'UNION MÉDICALE DU CANADA idées nettes en lui apportant les moyens d'employer judicieusement lel ou tel remède.Facile à manier, très au point des derniers progrès thérapeutiques, ce manuel sera accueil avec reconnaissance, non seulement par l\u2019étudiant, mais par le médecin praticien.- Le professeur Carnot a traité les Thérapies digestive, hépato-biliaire.génitale, cutanée, en étudiant successivement dans la première partie les nyédications de l\u2019appétit, du vomissement, acides, alcalines, salines, par lerments digestifs; les médications digestives antalgiques, intestinales.évacuantes et purgatives, antidiarrhéiques et des diverses affections digestives.La deuxième partie comprend les médicaments hépatiques.La troisième est consacrée à la thérapie génitale et la quatrième à la thérapie cutanée.Le professeur Rathery a exposé la Thérapeutique des affections rénales divisée en diurétiques et en traitement des néphrites.Enfin le Dr Harvier s\u2019est occupé des médications nerveuses, cardio- vasculo-sanguines et pulmonaires, développée en chapitres sur les médications anesthésiques, hypnotique, analgésiante, neuro-sédative, neuro- stimulante, neuro-végétative; puis les médications cardiaques, vaseu- laires et sanguines, terminant par les médications pulmonaires.On voit par cette rapide énumération quelle quantité de notions utiles contient ce précis destiné aux étudiants; il présente, d'une manière très claire, ce qu\u2019est la thérapeutique moderne et montre bien comment ses progrès, très réels, permettent au médecin de mieux traiter et de plus souvent guérir ses malades.L'ouvrage complet est ainsi divisé: 1\u2014Art de formuler.Médications générales.1 vol.petit in-8 de 640 IT.\u2014Physiothérapie.Diététique.Climato-Crénothérapie.1 vol.petit in-8 de 536 pages avec 90 figures .1e +0 +.40 fr.IIL\u2014 Thérapies d'organes.1 vol.petit in-8 de 704 pages .40 fr.Cartonnage en sus: 8 francs par volume.Ajouter pour frais d'envoi: France, 15 p.100; Etranger, 20 p.100.Au moment d\u2019aller sous presse, nous apprenons la mort de M.le Docteur ARTHUR BERNIER, survenue, à l\u2019âge de 54 ans, le 29 avril, à l\u2019Hôpital Notre-Dame.Professeur de bactériologie et membre du Conseil de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal, directeur du laboratoire provincial, M.Bernier était très connu dans les milieux scientifiques de l\u2019Amérique.Sa mort est une perte considérable pour l\u2019Université et la science médica'e canadienne-française. L'Union Médicale du Canada Comité de Direction MM.Archambault, Benoît, Boulet, Bourgeois, Bruneau, DeCotret, Derome, Desloges, Dubé, Harwood, Lassalle, Latreille, Leduc, LeSage, Marien, Masson (D.), Masson (R.), Mercier, Pariseau (L.), Parizeau (T.), Rhéaume, Roy, Saint-Jacques.Président: D.Masson; Secrétaire-trésorier: G.Archambault.Comité de Rédaction MM.Badeaux, Francois; Bellerose, A.; Bertrand, A.; Boucher, R.; Brault, Jules; Comtois, A.; Dubé, E.; DeGuise, A.; Fontaine, R.; Gérin-Lajoie, L.; Lapierre, G.; Legrand, E.; Letondal, P.; Marin, A.; Marion, D.; Mercier, Oscar; Mercier-Fauteux; Mousseau, J.Alfred; Paré, Louis; Pepin, R.; Rivard, J.; Simard, Ls C.; Trottier, E.; Vidal, J.A.Président: A.LeSage; Vice-Président: A.Marin; Secrétaire: O.Mercier.Prix de l\u2019abonnement pour 1928 Canada et Etats-Unis .11 11 11 11 1 2.$3.00 Etranger (pays faisant partie de l\u2019Union Postale) .4.00 Etudiants .150 Prix du numéro .025 Conditions de Publication L'Union Médicale du Canada paraît tous les mois par fascicules de 60 pages.Chaque numéro contient des mémoires originaux, des faits cliniques, une revue générale, un mouvement médical, des notes de pharmacologie, des analyses et des nouvelles médicales.\u2018 Le Comité de Rédaction accepte des articles de tous les médecins a condition que ceux-ci n\u2019aient pas déjà été publiés dans un autre journal.Les Mémoires Originaux ne devront pas excéder 15 pages: les Faits Cliniques auront un maximum de 5 pages et les Revues Générales comprendront au plus 10 pages.Tout ce qui concerne la rédaction doit être adresse franco Pour la médecine: au Dr Roméo Boucher, 5130 Avenue du Parc.Tél.: Crescent 5800.Pour la Chirurgie: au Dr Oscar Mercier, 54 rue Cherrier.Tél: Est 1213.Administration Tout ce qui concerne l\u2019administration doit être adressé\u201c franco à M.T.Valiquette, comptable, 3705 rue St-André, ou Boîte Postale 3026. SUITE DU SOMMAIRE ANALYSES l\u2019humérus (p.365).\u2014 Albee, Résultats éloignés des -fractures non consolidées Savignac et Sarles, Emotivité et angoisse du col du fémur traitées par cheville dans les colites de fermentation (p.355).osseuse ou par arthroplastie (p.366).\u2014 Krougliakoff-Blanc, La respiration périodique (p.356).\u2014 Richet et Dubli- neau, Le régime hypoazoté (p.356).GYNECOLOGIE MEDECINE Serjukoff, Calcithérapie des affections sep- CHIRURGIE tiques consécutives à l\u2019accouchement ou a Pavortement (p.366).\u2014 Lahey, Une Grant, Le soulagement de la douleur dans méthode facile d\u2019ablation du col avec le cancer de la face (p.357).\u2014 Bell, l\u2019utérus au cours de l\u2019hystérectomie, (p.Sarcome primitif de la clavicule (p.357).367).\u2014 Schwartz, Contribution à l\u2019étude des prothèses osseuse (p.358).\u2014 Baillat, La cardiocentèse réanimante (p.358).\u2014 OPHTALMOLOGIE Ebrard, La consolidation accélérée des fractures (p.359).\u2014 Pauchet, Le \u201cpéril hépatique\u201d dans les opérations sur les voies biliaires (p.359).Devraigne, Les nouveautés de 1927 en obstétrique (p.367).\u2014 Leven, Cure radicale des vomissements incoercibles de la grossesse (p.368).PEDIATRIE DERMATO-SYPHILIGRAPHIE Nobécourt, Sur les tuberculoses apyrétiques des nourrissons (p.360).\u2014Armand-De- lille, Vibert et Pannier, Les évolutions Mouzon, L\u2019acétate de thalium dans le trai- favorables dans la tuberculose pulmo- tement des teignes (p.368).naire de la première enfance (p.361).\u2014 Lesne, Marquezy, Samitca, La cuti-réaction à la tuberculine chez l\u2019enfant (p.LABORATOIRE 362).Redalieu, L\u2019antivirus de Besredka dans le traitement des maladies de la cavité buc- TUBERCULOSE PULMONAIRE cale (p.369).Chapman, Erreurs commises par négligence dans le diagnostic de la tuberculose pulmonaire (p.363).NEURO-PSYCHIATRIE Calmels, La thérapeutique des maladies mentales par le travail (p.370).\u2014 Trial, UROLOGIE La maladie de Baudelaire (p.370).Legueu, Les péri-cystites phlegmoneuses diffuses (p.363).\u2014 Hyman, Un cas d\u2019u- retére surnuméraire débouchant dans le vagin (p.364).Roubinovitch et Schiff, Tentative d\u2019homicide par un débile sous l\u2019influence d\u2019une obsession d'origine cinématographique CHIRURGIE INFANTILE ET (p.371).ORTHOPEDIE MEDECINE LEGALE Orr, Le traitement de l\u2019ostéomyélite aiguë REVUE DES LIVRES par le drainage et le repos (p.365).\u2014 Henderson, Greffe osseuse massive pour Chetwood, Practice of Urology and Syphi- la non-consolidation des fractures de lology (p.372)."]
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