L'union médicale du Canada, 1 avril 1929, Avril
[" l'en, 4 Tome LVIII - No 4 Avril 1929 MEMOIRES DE LA PYELONEPHRITE DANS LES SUITES DE COUCHES Par Oscar MERCIER, Chargé du service d\u2019Urologie de l\u2019Hôtel-Dieu.Yo + Il m'a paru intéressant de rapporter ces quatre observations de pyélonéphrite survenue dans les suites de couches.En effet, cette maladie si fréquente au cours de la grossesse est par contre plus rarement rencontrée dans les jours qui suivent la délivrance.De plus, les symptômes auxquels elle a donné lieu ont dérouté les médecins de ces malades dont les urines avaient été claires et aseptiques dans les mois qui précédèrent le travail.L\u2019élévation thermique produite ne fut pas rattachée à l\u2019infection des reins et le diagnostic hésitant ne fut établi que de l\u2019instant où un examen des urines y démontra la présence de pus et de microbes.Ces quatre observations, en fixant l\u2019attention du médecin praticien sur la possibilité de la pyélonéphrite dans les suites de couches, pourront l\u2019aider à éclaircir une élévation thermique \u201cpost partum\u201d dont il ne peut trouver la.cause au niveau du petit bassin.Observation No 1\u2014Je suis appelé le 30 août auprès de Mme B., par son médecin.La malade est âgée de 29 ans.Elle a accouché normalement il y a 9 jours d\u2019un enfant à terme.C\u2019est une multipare ayant déjà eu trois autres accouchements.Cette dernière grossesse a été normale.Les suites de couches ont évolué sans incidents.Cependant la malade a toujours été constipée.Depuis 2 jours elle accuse une douleur marquée du côté de la loge rénale droite et elle présente une élévation thermique qui se maintient aux environs de 101°.\u2026 Son médecin, d\u2019abord\u2019 très ennuyé, ne pouvait s\u2019expliquer cette élévation de température, lorsqu\u2019il eut l\u2019idée ce jour-là de faire faire un examen des urines 190 L'UNION MÉDICALE DU CANADA après prise directe dans la vessie.Cet examen révèle du pus et des colibacilles.Les examens antérieurs, pratiqués pendant la grossesse, avaient toujours montré des urines normales.A l\u2019examen, je constate un rein droit légèrement abaissé, douloureux et un peu plus gros.Un cathétérisme des uretères est décidé.On introduit dans chaque uretère des sondes No 14.L\u2019examen des urines prélevées par ces sondes montrèrent que chaque rein a un fonctionnement normal.Mais on trouve dans chaque rein du pus et des -colibacilles.Les sondes sont retirées à la 32ième heure.Des antiseptiques urinaires (caprokol) sont donnés par la bouche et la malade est soumise à une diète lacto-végétarienne.Elle quitte l\u2019hôpital 6 jours après.Un examen des urines par prise directe est pratiqué 3 semaines après sa sortie de l'hôpital.Les urines ne contiennent ni pus ni microbes.Observation No 2\u2014Je suis appelé le 8 septembre 1927 par le Dr Virolle auprès d\u2019une malade, Mme D., âgée de 33 ans, qui présente de la température et du pus dans les urines.Cette malade a accouché normalement il y a 6 jours d\u2019un enfant à terme.C\u2019est sa deuxième grossesse.Les suites de couches ont été normales jusqu\u2019à la 4ième journée.A ce moment la température s\u2019est élevée \u201cjusqu\u2019à 103 à la suite d\u2019un frisson.Le médecin, très ennuyé, a d\u2019abord cru à une infection puerpérale.Mais comme la malade accusait de vagues douleurs aux régions lombaires et qu\u2019il n\u2019existait aucun signe du côté du petit bassin, le médecin fit faire un examen d\u2019uriñes qui montra la présence de pus et de colibacilles.A mon examen, en questionnant la malade, j'apprends que pendant les 3 premiers jours qui ont suivi l'accouchement elle a fait de la rétention d\u2019urine qui a nécessité des cathétérismes.La température se maintient à 103°.La palpation des reins.est douloureuse mais ne montre pas qu\u2019ils sont augmentés de volume.Vu l\u2019élévation marquée de la température et la difficulté pour la malade d\u2019obtenir des soins suffisants chez elle, nous avons décidé son transport à l\u2019Hôtel-Dieu.Dès son arrivée à l\u2019hôpital je pratique un cathétérisme des uretères.Celui-ci montre que le fonctionnement des reins est normal.Les urines con- _ tiennent cependant du pus et des colibacilles.Une pyélographie montre des bassinets normaux, mais il existe un rétrécissement très net sur chaque uretère.Les sondes sont laissées en place.La température, le premier soir, est tombée à 100°.Le lendemain matin elle est à la normale et s\u2019y maintient définitivement.Les sondes sont retirées à la 46ième heure.La malade quitte l\u2019hôpital, guérie, dix jours après.Les urines ne contiennent ni pus ni microbes.Observation No 3-\u2014Je suis appelé le 10 mars 1928 auprès de Mme M., âgée de 26 ans, par son médecin.Cette malade a accouché normalement il y a 4 jours d\u2019un enfant à terme; c\u2019est une secondipare.Les suites de couches ont été normales jusqu\u2019à la 3ième journée.Cependant la malade après son accouchement a dû être cathétérisée, ne pouvant être urinée.De plus, elle est très constipée.Le matin de la 3iéme journée, subitement, la malade est prise d\u2019un frisson et la température monte à 102°.Depuis elle oscille entre 100 et 102.Le médecin croit _\u2014_\u2014 A pe A aa - L'UNION MÉDICALE DU CANADA 191 à une infection puerpérale.Cependant l\u2019examen des lochies et du petit bassin est négatif; ce qui laisse son médecin perplexe.À la fin de cette première journée il s\u2019aperçoit que le rein est très sensible à la palpation.Il fait faire un examen des urines prélevées lors du cathétérisme.Antérieurement les urines analysées pendant la grossesse avaient toujours paru normales.A mon examen je trouve un rein droit difficilement palpable à cause de la douleur qui existe.L\u2019examen.des urines totales montre la présence de pus et de Colibacilles.En présences de ces symptômes, la malade est transportée à l\u2019Hôtel-Dieu.Un cathétérisme des uretères est pratiqué.Les urines contiennent du pus et du colibacille du côté du rein droit.Le rein gauche fournit des urines normales.Le fonctionnement de chaque rein est normal.Une pyélographie fait voir des bassinets normaux, mais il existe un rétrécissement très net de l\u2019uretère droit dans sa portion juxta-pyélique.Les sondes urétérales sont laissées en place durant 2 jours.La soir du cathétérisme la température tombe à 99°.Le lendemain matin elle est normale et reste définitivement normale.Des antiseptiques urinaires (pyridium) sont donnés par la bouche.Une diète lacto-végétarienne est constituée.Les urines sont analysées 6 jours après le retrait des sondes; elles ne contiennent ni pus ni microbes.La malade quitte l'hôpital le lendemain.t \\ Observation No 4 (Dr E.Gariépy) \u2014Cette observation nous a été fournie par le Dr E.Gariépy.Il s\u2019agit d\u2019une malade, Mme L., âgée de 28 ans, qui s\u2019est présentée à l\u2019hôpital pour une douleur au rein droit, de la température à 101° et du pus dans les urines.Cette malade a accouché pour la première fois il y a 3 semaines.A la 10ième journée après l\u2019accouchement, qui avait été normal, elle fut prise d\u2019Un point de côté dans la fosse lombaire droite.En même temps survint un frisson suivi d\u2019une ascension thermique.Depuis la température s\u2019est maintenue à 100 et 101° ainsi que la douleur au rein droit.Dans ces suites de couches on remarque que la malade a dû être cathétérisée pendant les 5 premiers jours.Les urines analysées pendant la grossesse étaient normales.A l\u2019examen le rein droit apparaît augmenté de volume et douloureux.Un cathétérisme des uretères est fait, qui montre que les reins fonctionnent normalement, mais contiennent du pus et des colibacilles.A la suite du cathétérisme des uretéres la température tombe à la normale pour s\u2019y maintenir.La malade sort de l\u2019hôpital 2 jours après, guérie.La guérison s\u2019est maintenue.(1) De ces quatre observations découlent plusieurs considérations intéressantes.Loin de moi l\u2019idée d'affirmer que la pyélonéphrite est une infection fréquente dans les suites de couches, et que de nombreuses élévations thermiques \u201cpost partum\u201d relèvent d\u2019une infection des reins.Au contraire, je considère que l\u2019accoucheur évitera bien des erreurs, en pensant que \u2018toute accouchée qui, dans (1) Nous venons d\u2019enlever le rein droit de cette malade.Elle avait de nouveau présenté une poussée de pyélonéphrite à la suite d\u2019un accouchement.L'examen nous révéla un rein droit infecté et très hydronéprétique. 192 L'UNION MÉDICALE DU CANADA les suites de couches, prend de la fièvre est une infectée puerpérale\u201d.Mais il est des cas où l\u2019élévation thermique ne peut pas s'expliquer par une infection puerpérale.L\u2019involution utérine reste normale et l'examen ne révèle aucun symptôme précis du côté du bassin.Un examen des urines pourra alors expliquer les signes morbides et préciser le diagnostic.Cet examen n\u2019aura lieu que sur des urines prélevées directement dans la vessie.Il est à peine nécessaire d\u2019insister sur l'importance d\u2019une prise directe des urines.Que l\u2019on se souvienne que chez l\u2019accouchée il existe continuellement des sécrétions vulvaires et vaginales que le jet d\u2019urine peut entraîner.Quelle serait la pathogénie de ces pyélonéphrites \u201cpost partum\u201d?Chez trois de mes malades il y avait eu à la suite de la délivrance une rétention complète d\u2019urine qui avait nécessité plusieurs cathétérismes.Chez une autre et chez deux des trois précédentes, une constipation marquée existait.Je serais donc porté à croire que ces deux facteurs ont été les causes effectives de l'infection de l\u2019appareil urinaire.Nous savons la quantité de sécrétion qui existe chez l\u2019accouchée.Un cathétérisme plus ou moins aseptique est susceptible d\u2019infecter la vessie et de favoriser une infection ascendante des reins.Cette infection peut d'autant plus se produire que les uretères ont été plus ou moins comprimés pendant la grossesse.: Chez deux de nos malades chez lesquelles nous avions fait une pyélographie, il existait un rétrécissement de l\u2019uretère.Il est certain que cette sténose de la lumière urétérale peut être une cause favorisante.Elle produit une difficulté d'évacuation du bassinet avec stagnation de l\u2019urine,condition excellente pour favoriser une infection.Que les colibacilles de l'intestin entrent en virulence par la constipation, ils trouveront au niveau du rein un milieu de culture éminemment apte à leur pullulation.Il n\u2019y a pas place ici pour entrer en discussion sur la fréquence du rétrécissement de l\u2019uretère.On peut se demander si au cours de la grossesse il ne se produirait pas une ureterite d\u2019origine chimique qui aboutirait à une sténose.Pendant la grossesse, 1l existe chez certaines femmes une quantité énorme de cristaux dans les urines.Leur passage peut créer une irritation de la muqueuse urétérale aboutissant à l\u2019ulcération puis au rétrécissement.Quant à la constipation, cette cause est trop connue pour que nous insistions.Depuis les travaux des Américains et de Heitz- Boyer en France, il a été nettement démontré que les colibacilles L'UNION MEDICALE DU« CANADA 193 dont la virulence est exaltée par la constipation peuvent passer dans le rein par voie lymphatique ou sanguine, s\u2019y installer et y créer des lésions inflammatoires.C\u2019est d\u2019ailleurs le facteur étiologique de nombreuses pyélonéphrites de la grossesse.Le diagnostic, je le répète, de ces inflammations ne peut être entrevu que par l\u2019examen des urines prélevées directement dans la vessie.Le cathétérisme des uretères, qui permet de prendre l\u2019urine séparément dans chaque rein établiera d\u2019une façon indiscutable la maladie, sa nature, et sa localisation.Le traitement de ces pyélonéphrites des suites de couches n\u2019offre rien de particulier.Il est le même que celui de toutes les autres pyélonéphrites non tuberculeuses.Je n\u2019ai pas l\u2019intention ici de détailler ce traitement.Il peut être médical ou urologique.Médical, il consiste en une diète liquide, en une médication désinfectant de la vessie, des reins et du tube digestif.Si ce traitement n\u2019amène pas rapidement une chute de la température, il faut recourir au traitement urologique.C\u2019est le cathétérisme des uretères, qui a pour but de laisser à demeure des sorides dans chaque uretère.Ces sondes établissent un véritable drainage des bassinets.Chez nos malades le traitement urologique fut employé avec un succès remarquable.CONCLUSIONS 1° La pyélonéphrite est une maladie rare mais possible dans les suites de couches.2° Elle semble avoir pour cause favorisante fréquente un rétrécissement de l'uretére.Les causes déterminantes paraissent être le cathétérisme vésical plus ou moins aseptique et la constipation.3° Toute élévation thermique qui ne peut être rattachée à une infection puerpérale doit être soupçonnée d\u2019origine pyélonéphritique.4° Seul l'examen des urines prélevées directement dans la vessie fera faire le diagnostic en montrant la présence de pus.5° Le traitement des pyélonéphrites \u201cpost partum\u201d est le méme que celui de toutes les autres pyélonéphrites non tuberculeuses. L\u2019ICTERE CHEZ LES SYPHILITIQUES ICTERE POST-THERAPEUTIQUE Par Albérie MARIN Un syphilitique, au cours de son existence, peut faire de l\u2019ictère et le diagnostic étiologique de ce syndrome présenter de réelles difficultés.Ce malade, par exemple, peu de jours après l'apparition de son chancre, s'aperçoit d\u2019un léger ictère.Sous le coup du traitement spécifique, ictère et ulcération primaire disparaissent rapidement.C'est l\u2019ictère syphilitique primaire.(Gastou, Sevestre, Laurent.) Cet autre, lors de son explosion secondaire, avec les signes cliniques de la septicémie tréponémique, montrera une teinte jaunâtre de sa peau et de ses conjonctives.Comme dans le cas précédent, le traitement blanchira vivement le malade.C\u2019est ici l\u2019ictère syphilitique secondaire.(Fournier, Gaucher, Ramond.) Ce troisième, enfin, lors de la période tertiaire, aura un ictère lié à une infiltration scléro-gommeuse du foie ou à une péri-hépatite.C'est l\u2019ictère syphilitique tertiaire, qui lui aussi cède au traitement.Outre ces ictères dus à la syphilis et dont l\u2019étiologie est plutôt aisément mise à jouer, peuvent survenir des ictères d\u2019autre nature: ictère lithiasique, ictère catarrhal, ictère en rapport avec un cancer du foie, de la tête du pancréas, ictère paludéen, etc.L\u2019ictère lithiasique s\u2019individualise facilement: colique hépatique, nausées, vomissements, puis jaunisse.L'ictère catarrhal a un début fébrile, donne un embarras gastrointestinal, une langue saburrale.L'évolution lente, insidieuse, l\u2019amaigrissement, la palpation révèlent la néoplasie.L'histoire du malade, l\u2019hypertrophie de sa rate, les accès qu\u2019il a eus, la recherche du parasite permettent de dépister la malaria.+ % % Mais il se présente d\u2019autres cas où la difficulté de résoudre le problème étiologique devient encore plus grande.Ce sont ces ictères ' L'UNION MEDICALE DU CANADA | 195 qui s\u2019installent chez des syphilitiques durant une cure arsénobenso- lique ou peu de temps apres celle-ci.Ces ictères parathérapeutiques, s\u2019ils apparaissent au cours du traitement, sont dits intrathérapeu- tiques (C.Simon), et post-thérapeutiques, s\u2019ils surviennent quelque temps aprés sa cessation.Nous ne nous occuperons ici que des ictéres post-thérapeutiques parce qu\u2019ils sont beaucoup plus fréquents et parce qu\u2019il nous a été donné d\u2019en observer trois cas récemment.Ces ictères ont une physionomie particulière.Habituellement, il s\u2019agit d\u2019un syphilitique secondaire floride qui a suivi un traitement arsénobenzolique, mais insuffisant.Il a reçu quelques injections intraveineuses puis est disparu.De un à trois mois plus tard, le malade, qui se sent fatigué, déprimé depuis quelques jours, voit apparaître un ictère qui s'installe en 24 ou 48 heures, insidieusement, sans coliques, sans fièvre.Les matières sont décolorées, les urines foncées.Il n\u2019y a pas de prurit.La langue reste humide.Il y a fréquemment coexistence de céphalée vespérale, et la réaction de Wassermann est le plus souvent positive.Peu ou pas de sensibilité du côté du foie, dont le volume d'ordinaire demeure normal.La question que suscite un ictère survenant dans ces conditions est la suivante: \u201cEst-il d\u2019origine toxique ou syphilitique ?\u201d.| Sil est toxique, on ne peut reprendre le traitement.Ce serait risquer l\u2019intoxication grave avec dénouement fatal.S'il s\u2019agit d\u2019une hépato-récidive syphilitique (Milian), il faut au contraire recommencer le traitement et le pousser intensément.Nous croyons avec Milian que ces ictères post-thérapeutiques sont d\u2019origine syphilitique: ces malades ont reçu un traitement insuffisant, l\u2019ictère survient au bout du délai habituel aux récidives et enfin il disparaît avec là reprise du traitement.Ces ictères ne sont pas toxiques parce qu\u2019ils surviennent en un moment où l\u2019arsenic est déjà depuis longtemps éliminé, que d'autre part le malade en a très peu reçu (traitement insuffisant), que la reprise du traitement ne les aggrave pas, mais les fait disparaître.Nous donnons le résumé des observations de trois malades traités à la clinique de dermato-syphiligraphie de l\u2019hôpital Notre- Dame.Elles nous semblent hautement significatives.Obs.I.\u2014A.G.Dossier No 70820.Se présente le 2 mars 1928 avec une roséole, des plaques muqueuses commissurales, adénite inguinale, cervicale et sus-épitrochléenne.On note les vestiges d\u2019un chancre à la rainure balano-préputiale.Wassermann: positif. 196 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Du 2 mars au 28 avril, il reçoi 3.40 grammes de 914 en 6 injections.Il disparaît et revient deux mois et demi après, le 19 juillet, avec un ictère qui date d\u2019une semaine, qui s\u2019est installé sans fracas.Matières décolorées, urines foncées.Pas de fièvre.Pas de prurit.Langue rose et humide.Pas de sensibilité hépatique.Wassermann: positif.Il est immédiatement mis au traitement par le 914.Il reçoit en injections bi-hebdomadaire 3.50 grammes en 3 semaines.Son ictère a complètement disparu.Ce malade se sent infiniment mieux, plus fort, alors que depuis environ un mois et demi il était très déprimé.Obs.1I.\u2014G.P.Dossier No 67621.Se présente, le 26 janvier 1928, avec des syphilides papulo-hyper- trophiques vulvaires et périnéales, micro-polyadénopathie, plaques muqueuses buccales.Wassermann: positif.Du 30 janvier au 27 février, reçoit en cinq injections la dose de 2.70 grammes de 914.Elle cesse tout traitement, pour revenir trois mois après, le 7 juin, avec un ictère datant de 8 jours.Cet ictère a débuté insidieusement, s'est installé en 2 jours.Elle n\u2019a ni fièvre ni prurit.Sa langue est rose.Urines foncées.Matières décolorées.La malade se sent faible, fatiguée.Elle a maigri et souffre d\u2019une céphalée à maximum nocturne depuis environ 3 semaines.Wassermann: positif.Elle est aussitôt mise au traitement par novarsénobenzol.Céphalée et ictére disparaissent en trois semaines.Obs.1II.\u2014P.L.Dossier No 62480.Le 4 juin 1928 est vu avec une ulcération balano-préputiale qui présente des tréponèmes à l'ultra-microscope.Cette ulcération date de 6 semaines.On note aussi l\u2019existence d\u2019une roséole et d\u2019adénopathie cervicale inguinale et sus-épitrochléenne.Wassermann: positif.Du 4 juin au 27 juillet, il recoit en 8 injections la dose de 5 grammes de 914.Il abandonne le traitement et reparaît 6 semaines après avec un ictère qui s\u2019est montré insidieusement quelques jours auparavant.Pas de prurit, pas fièvre.Langue humide.Wassermann: positif.Du 5 au 16 octobre, il reçoit en 4 injections bi-hebdomadaire 1.50 gramme de 914.L\u2019ictère a presque complètement disparu.Les matières se sont récolorées.Le traitement est continué et 15 jours après tout est rentré dans l\u2019ordre.Inutile d\u2019insister sur le fait que chez ces trois malades le traitement arsénical a été poussé intensément après la disparition de l\u2019ictère.Chacun d\u2019eux a subi actuellement au moins deux séries d\u2019injections de 914, soit environ 7 grammes par série, sans le moindre pry L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 197 incident.Chez aucun nous n'avons pu noter par la suite le plus léger sub-ictère des conjonctives, d\u2019embarras gastro-intestinal, de sensibilité hépatique.¥* $F Ces observations font double emploi.Elles démontrent que non seulement ces ictères ne sont pas d\u2019origine toxique, puisque le traitement ne les a pas aggravés, mais qu\u2019ils sont bien d\u2019origine syphilitique puisque le traitement les a blanchis. RECUEIL DE FAITS INFECTION DENTAIRE SES EFFETS Par Ernest CHARRON, Professeur à la Faculté Dentaire, de l\u2019Université de Montréal.Nous savons qu\u2019un foyer d'infection crée des désordres dans l'organisme.A part les maladies des gencives dont les symptômes se révèlent à l\u2019examen, les dents constituent fréquemment un milieu infectieux.Les effets de cette infection, qui mettent souvent beaucoup de temps à se manifester, se traduisent par toutes sortes de troubles fonctionnels, susceptibles de provoquer parfois des maladies organiques.L'\u2019infection dentaire n\u2019attire pas toujours l'attention du médecin, parce que la plupart du temps, ne causant aucune douleur, elle n\u2019est pas apparente.C\u2019est pourquoi il nous paraît intéressant de signaler quelques observations montrant les troubles inattendus que peut causer un foyer microbiologique sans manifestation locale.Madame V.\u2014 Souffre d'épuisement général et céphalée, déformation des doigts et poignets.Son médecin lui fait une prise de sang, examen vaginal, traitement spécifique, repos, toniques, radiothermie: aucune amélioration.Un parent me l\u2019adresse pour examen dentaire: dents cariées, racines incluses, dents brisées, pyorrhée, gencives très malades.Nous faisons un nettoyage complet en deux séances, à cause de sa faiblesse.Résultat: Amélioration de l\u2019état général de 90%, plus de céphalées ni vertiges, appétit et digestion meilleurs.Détail important, \u201crit de bon cœur\u201d, ce qu\u2019elle n\u2019avait pas fait depuis de longues années.M.L.B.(âge: 70 ans environ).\u2014 Le patient est atteint de sciatique et incapable de marcher.Ses médecins ordonnent un examen dentaire.La radiographie révèle de l\u2019infection à plusieurs dents, bien que le patient n\u2019en ait jamais souffert.Nous lui extrayons ses dents un samedi après-midi.Le lundi matin, il se rendait à son bureau.Au bout d\u2019une semaine toute manifestation de sciatique avait disparu. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 199 Ces faits remontent à plus de six mois et le patient est aujourd\u2019hui en excellente santé.Jamais nous n\u2019avions observé une guérison aussi rapide.Mme M.O.(âge: environ 40 ans).\u2014 Elle avait un œil infecté, qu\u2019elle avait soigné elle-même pendant quelque temps au moyen d\u2019acide borique.Comme elle avait quelquefois, du même côté, douleur sourde dans le maxillaire supérieur, accompagnée d\u2019œdème, \u2018des amies lui firent remarquer qu\u2019il pouvait y avoir relation entre ces deux faits.Après extraction de deux dents, toute manifestation infectieuse disparaît.M D.(âge: environ 25 ans).\u2014 Il digérait mal et souffrait d\u2019un malaise général.L'examen nous découvre des dents et des gencives gravement infectées.Nous lui avons extrait les dents qui lui restaient, soit une quinzaine, et, au bout de quelques mois, son état général s\u2019améliore sensiblement, il digère bien et gagne du poids.4 Un prêtre d\u2019une soixantaine d\u2019années avait un œil inflammé.-II nous fut envoyé par un spécialiste qui le traitait.Nous enlevons neuf dents du maxillaire supérieur et sept ou huit dents du maxillaire inférieur et traitons ses dents et ses gencives.Quatre ou cinq jours après, nous constatons une amélioration notable; cinq semaines plus tard il avait retrouvé son état normal.Mme H.C.(55 ans environ).\u2014 Avait au bras droit une grande douleur qui lui interdisait tout mouvement.Cette souffrance était la cause de son insomnie et de sa dépression.Son médecin l\u2019envoie nous voir.L\u2019examen révèle qu\u2019elle souffrait de pyorrhée alvéolaire.Nous lui enlevons toutes les dents, soët une vingtaine, et qui paraissaient être en parfait état.Trois semaines après, la guérison était complète.Rév.Sœur St-J.(âge: une trentaine d\u2019années).\u2014 Elle avait de l\u2019œdème près de la clavicule gauche où elle éprouvait de la sensibilité.Traitement à l\u2019iode sans succès.Le médecin conseille un examen dentaire: on y découvre deux dents avec abcès.Une semaine après l\u2019extraction la douleur avait disparu et au bout de quelques semaines la guérison était complète.Rév.Sœur X.\u2014 Nous sommes appelé en consultation à l'hôpital auprès d\u2019une religieuse atteinte de glaucome aigu double, chez laquelle plusieurs interventions chirurgicales n\u2019avaient pu faire cesser la douleur.Elle souffrait surtout d\u2019une névralgie intensive qui se répercute au maxillaire supérieur.Sa denture est parfaite.L\u2019examen radiographique révèle au maxillaire inférieur une dent dévitalisée, mais qui ne présente aucun signe d\u2019infection, et, dans le maxillaire supérieur, une molaire avec une obturation apparemment prés de la pulpe, mais sans signe d'infection non plus.Bien que ces indications ne fussent pas concluantes, elles laissaient quand même un doute.Après consultation avec les médecins traitants, nous avons conclu qu\u2019il ne fallait laisser subsister 200 L'UNION MÉDICALE DU CANADA aucune cause possible.Dès que nous eûmes insensibilisé la deuxième division afin d\u2019enlever l\u2019obturation, la douleur névralgique cessa instantanément.Comme l\u2019obturation se trouvait très près de la pulpe, nous avons jugé à propos d\u2019enlever la dent.Il n\u2019y avait évidemment aucune relation entre le désordre ophtalmique de la patiente et son état dentaire; mais, contrairement aux probabilités, la névralgie ne dépendait pas du glaucome, mais bien d\u2019une pulpite, c\u2019est-à-dire de l\u2019irritation causée par une Ôôbturation métallique trop rapprochée de la pulpe et dépourvue d\u2019isolant.Ces manifestations inattendues de l'infection dentaire ne mon- trent-elles pas l'importance de toujours procéder par élimination et épuiser toutes les hypothèses avant de faire un diagnostic ?ve te - - MPefiiere QE en AR.AP GE de SE REVUE GÉNÉRALE ANGORS * ANGOR AIGU CORONARIEN FEBRILE Par Camille LIAN, André BLONDEL, Professeur agrégé a la Ancien Interne lauréat des Faculté de Médecine et Hôpitaux de Paris, de Paris, Assistant de Cardiologie à Médecin de l\u2019Hôpital Tenon.à l\u2019Hôpital Tenon.L'angine de poitrine d\u2019origine cardio-artérielle se présente habituellement sous l\u2019un des trois aspects suivants : a) La crise survient pendant la marche, oblige le malade à s'arrêter, et cesse alors en quelques secondes ou en quelques minutes.Elle se reproduit souvent ainsi plusieurs fois par jour, mais entre chaque crise le malade n\u2019éprouve aucune sensation pénible, et vaque a ses occupations.b) Ou bien la crise se produit au milieu de la nuit, réveille le sujet qui s\u2019assied sur son lit, ou même préfère se tenir debout immobile dans sa chambre.La crise est plus longue que lorsqu\u2019elle survient au cours de la marche.Elle dure souvent une demi-heure, une heure, et même plus.Mais elle arrive à se calmer, le sujet s'endort, et le matin il part assez dispos à son travail habituel.c) Ou enfin les mêmes malades ont des crises à la fois le jour * Extrait de l\u2019\u201cAnnée médicale Pratique\u201d, volume annuel publié sous la direction du Dr Lian, agrégé médecin des hôpitaux de Paris.\u2014 300 articles courts, classés par ordre alphabétique, exposant les acquisitions nouvelles et pratiques (méd., chir., obst., spécial, et questions prof.) \u2014 25% de réduction aus souscripteurs.Envoyer avant le 15 avril un dollar à M.Lépine, éditeur, 3, rue Vézelay, Paris (8e). 202 L'UNION MÉDICALE DU CANADA à l\u2019occasion de la marche, d\u2019un effort quelconque, et au cours de la nuit sans raison apparente.Telles sont les modalités habituelles, la forme commune en quelque sorte, de l\u2019angine de poitrine d\u2019origine cardio-artérielle.C.Lian a récemment décrit avec son élève P.Fuech un type clinique d\u2019angine (1) de poitrine d\u2019origine cardio-artérielle qui est bien différent de cette forme commune, et qui constitue un véritable angor aigu avec fièvre.Il attribue cette variété d\u2019angor à une poussée d'\u2019artérite aiguë coronarienne, et l\u2019a décrite sous le nom d\u2019angor aigu coronarien fébrile.| I.Symptomatologie.\u2014Ce syndrome revêt l\u2019aspect clinique suivant: Il s\u2019agit tantôt d\u2019un malade frappé au cours d\u2019un état de bonne santé apparente, tantôt d\u2019un sujet ayant déjà éprouvé des crises angineuses pendant la marche ou pendant le sommeil, selon le type habituel de la forme commune rappelé ci-dessus.Le début de l\u2019angor aigu est brutal.Il survient soit dans le jour après un petit effort, soit la nuit.La douleur de la région sterno-précordiale est atroce, accompagnée d\u2019une sensation d\u2019étreinte très pénible, irradiant dans le membre supérieur gauche ou dans les deux bras.Le sujet, très pâle, terrassé par la crise, reste ainsi pendant 3, 6, 10 heures aux prises avec une douleur terrible qui l\u2019immobilise et lui donne l\u2019impression de la mort prochaine.Un grand endolorissement de la région sterno-précordiale persiste pendant une semaine et souvent plus longtemps.Les jours ou les nuits suivants, il se produit une ou deux fois par jour une crise analogue, quoique un peu moins longue et un peu moins violente.Ainsi pendant plusieurs jours, le sujet non seulement est cloué au lit, mais il y garde une immobilité à peu près absolue, car il a l'impression nette qu\u2019un mouvement un peu ample, un effort très minime provoqueraient une crise pénible.Le malade, quoique un peu gêné par sa constriction thoracique, n\u2019est pas à proprement .parler dyspnéique.Les troubles digestifs sont minimes, tout au plus quelques nausées ou un vomissement alimentaire si la crise s\u2019est produite peu après un repas.A l'examen, on remarque la pâleur du visage où se traduit l\u2019anxiété du malade.Le cœur est plus ou moins accéléré, en général régulier, mais pouvant présenter de l\u2019arythmie.On entend ou non un bruit de galop, mais les bruits du cœur sont toujours très affaiblis.La pression artérielle est toujours notablement abaissée et il n\u2019est pas rare que cette diminution soit considérable: 22/12 avant l'accès, \u2014\u2014\u2014 2 Sy - ~ L'UNION MÉDICALE-DU CANADA 203 12/7 le lendemain; 20/12 au début de l'accès, 16/10 douze heures après, 10% /7 quanrante-huit heures apres.Enfin il existe de la fièvre: celle-ci est nette, elle atteint 38, 39°, et même 39,5.Elle ne consiste pas en une poussée éphémère; bien au contraire, elle ne cesse souvent qu\u2019au bout de 6 à 10 jours.Elle n\u2019est pas le fait d\u2019une maladie intercurrente, d\u2019une complication plus ou moins fortuite, elle fait partie intégrale du syndrome.Il.Evolution.\u2014L'\u2019évolution est certes variable selon les cas, mais présente cependant quelques traits communs.La température met sept à dix jours à revenir à la normale.La pression artérielle baisse de plus en plus pendant les trois ou quatre premiers jours, puis remonte légèrement après être ou non restée fixe quelques jours à son chiffre le plus bas.L\u2019accélération cardiaque s\u2019atténue peu à peu ainsi que l\u2019endolorissement thoracique.La diurése s\u2019accentue au fur et à mesure que la fièvre baisse, et dans un cas où elle a été notée soigneusement, on voit la courbe d'urine faire un X avec la courbe de température comme dans les maladies infectieuses aiguës.Le malade reste deux à trois semaines au lit, puis garde la chambre avant de faire quelques petites sorties.Habituellement il n\u2019a plus ensuite que de courtes crises angineuses survenant plus ou moins fréquemment à l\u2019occasion d\u2019une marche rapide, d\u2019un effort, d\u2019une émotion, ou encore la nuit sans cause apparente.En somme à l\u2019angor aigu succède la forme commune de I'angor pectoris.Mais il peut se produire des récidives d\u2019angor aigu avec nouvelle poussée fébrile susceptibles d\u2019évoluer favorablement comme la première, ou au contraire d\u2019aboutir à la terminaison fatale.Dans les cas graves, la mort peut survenir au cours de l\u2019angor aigu, ou bien ce dernier se compique d\u2019une insuffisance cardiaque aiguë considérable qui immobilise le malade à la chambre d\u2019une manière définitive (dyspnée avec paroxysmes, oligurie, œdèmes \u2014 bruits de galop, insuffisance mitrale fonctionnelle, etc.).INT.Interprétation \u2014Tel est l\u2019angor aigu coronarien fébrile, décrit par C.Lian et Puech.Les caractères cliniques de ce syndrome rappellent en plus d\u2019un point ceux de l\u2019état de mal cardio-gastro- angimeux fébrile décrit comme symptomatique de l\u2019infarctus myocar- diqué par C.Lian (2) en 1921, puis en 1924 avec son élève Pollet.L'état de mal cardio-gastro-angineux, déjà envisagée dans l'Année Médicale Pratique,(3) et mentionné plus loin à l\u2019occasion 204 L'UNION MÉDICALE DU CANADA du diagnostic des angors aigus, n'est en somme que l\u2019exagération de l\u2019angor aigu fébrile décrit plus haut.Aussi C.Lian et Puech ont-ils été conduits à rattacher ce dernier syndrome à une artérite aiguë coronarienne, ou à une poussée aiguë dans le cours d\u2019une artérite coronarienne chronique oblitérante.En somme l'angor aigu coronarien fébrile traduit une poussée de coronarite oblitérante causant une grande ischémie myocardique sans nécrose et par conséquent évoluant habituellement vers une guérison relative.L'état de mal cardio-gastro-angineux fébrile traduit une plus grave poussée de coronarite oblitérante où l\u2019ischémie myvocardique aboutit à la nécrose d\u2019un territoire myocardique et conduit habituellement, mais non toujours, à la terminaison fatale.Comme nous l'avons dit, la fièvre qui accompagne ces deux degrés de gravité de la poussée de coronarite oblitérante n\u2019est pas due à une maladie intercurrente, à une complication fortuite.Elle fait partie intégrante du syndrome.Trois mécanismes nous paraissent susceptibles d'intervenir, soit isolément, soit simultanément selon les cas, dans la genèse de la fièvre: c\u2019est d\u2019une part l\u2019existence d\u2019une poussée artéritique infectieuse soit primitive, soit se greffant sur une artérite chronique, que celle-ci soit elle-même d\u2019origine infectieuse ou toxique.C'est d'autre part la perturbation nutritive, l\u2019'épanchement sanguin dans la zone myocardique ischémiée, qui amènent la résorption d\u2019hétéro-albumines pyrétogènes.C\u2019est enfin l'existence possible d\u2019un ébranlement nerveux parti du plexus cardiaque et atteignant les centres de la thermogenèse.Nous avons des tendances à incriminer pour expliquer la fièvre, les deux premières hypothèses envisagées plus haut: artérite aiguë infectieuse, résorption d\u2019'hétéro-albumines hétérogènes, et nous y voyons un argument pathogénique en faveur de l\u2019origine coronarienne de l\u2019angor aigu fébrile.Cependant nous n\u2019oublions pas que C.Lian (4) a défendu dès 1913, puis en 1919 et en 1921, une vaste conception du syndrome de l\u2019angor pectoris.Il le considère comme l\u2019expression de la souffrance du plexus cardiaque, et distingue des angors cardio-artériels ou cardiaques, des angors réflexes, des angors névropathiques et des angors toxiques.Cette conception large a été adoptée ensuite par Laubry (5) qui, dans ses écrits de 1924, 1926, a repris l\u2019opinion de Lian tout en croyant formuler une conception nouvelle.Par conséquent, nous concevons qu\u2019un angor aigu fébrile puisse andl) oan @ ob GREE SERGE - - Co.m tp MC L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 205 relever d'un autre mécanisme que de la coronarite, et nous envisageons ces faits au diagnostic.Diagnostic, pronostic et traitement Nous n\u2019envisagerons ici naturellement que les cas où seul le syndrome angineux mérite la dénomination d\u2019angor aigu.Trois principales éventualités sont à prendre en considération en dehors de l\u2019angor aigu coronarien fébrile (6): a) On ne sera pas embarrassé dans le cas où un syndrome angineux apparait dans le cours d\u2019une affection aiguë cardio- vasculaire: endocardite aiguë, péricardite aiguë, etc.b) Plus difficile est le diagnostic avec l\u2019angor aigu dû à une dilatation cardiaque intense et soudaine.Nous pensons qu\u2019une pareille dilatation aiguë du cœur est susceptible d\u2019entraîner un véritable angor aigu quant à l\u2019intensité, à la longue durée, à la répétition des accès pendant plusieurs jours, quant à la chute de la pression artérielle, l'apparition d\u2019un bruit de galop et d\u2019une insuffisance auriculo-ventriculaire fonctionnelle, quant à l\u2019immobilisation prolongée du malade au lit.Mais nous sommes portés à croire que dans la seule dilatation soudaine du cœur, on ne rencontre pas un mouvement fébrile cyclique comme dans les.courbes reproduites plus haut, que nous considérons, au moins jusqu\u2019à plus ample informé, comme caractéristiques de l\u2019angor aigu coronarien fébrile.c) Enfin 1l existe un autre syndrome dont la discrimination peut être difficile, c'est l\u2019angor aigu provoqué par une crise vésiculaire.Dans ces cas, en effet, au syndrome angineux réflexe s\u2019ajoutent la fièvre, les nausées ou les vomissements dus à la cholécystite aiguë.Certes la tâche du clinicien est assez facile chez les malades soignés pour de la lithiase biliaire ou une cholécystite avant la poussée aiguë qui a déclanché une crise réflexe d\u2019angor pectoris.Mais le diagnostic est délicat dans les cas étudiés par C.Lian, Weissenbach et Parturier (7) sous le nom de forme angineuse de la colique Hépatique, car l\u2019intensité de la réaction angineuse peut laisser croire à Un angor aigu coronarien fébrile et faire méconnaître l'affection cholécystique causale.Dans ces cas les antécédents digestifs, la vive douleur vésiculaire à la palpation, le faible abaissement de la tension artérielle sont les indices directeurs du diagnostic, qui étayera ensuite l\u2019évolution. 206 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Lorsqu\u2019on a éliminé les 3 variétés d'angor aigu envisagées ci- dessus, il reste seulement à se demander s\u2019il s'agit d\u2019un angor aigu coronarien fébrile (poussée aiguë de coronarite oblitérante sans nécrose myocardique) ou d\u2019un état de mal cardio-gastro-angineux fébrile (poussée aiguë de coronarite oblitérante avec infarctus myocardique).La différenciation est délicate, car dans ces deux variétés d\u2019angor aigu, on trouve les grandes douleurs angineuses, l\u2019immobilisation au lit, la chute de la pression artérielle et la fièvre.Mais il y a dans le syndrome caractéristique de l'infarctus du myocarde, non pas seulement une ou deux crises angineuses par jour pendant plusieurs jours, mais un véritable état de mal avec crises presque subintrantes, et plus terrible encore; un état nauséeux presque permanent et de fréquents vomissements s\u2019y rencontrent souvent; on peut y observer un frottement péricardique; enfin si la mort peut y être considérée comme n'étant pas rigoureusement constante au bout de quelques jours ou de deux ou trois semaines, elle y est cependant l'éventualité habituelle, tandis qu\u2019une terminaison fatale aussi rapide ne représente que l\u2019exception dans l\u2019angor aigu coronarien fébrile.En effet l\u2019évolution ne tranche pas à coup sûr le diagnostic, car Gallavardin, C.Lian (8), et enfin Donzelot (9) ont fait remarquer qu\u2019un syndrome typique d'infarctus myocardique peut évoluer vers la guérison relative.Pronostic et traitement \u2014Le pronostic depend de l'intensité des divers éléments du syndrome.Les variations successives de la pression artérielle constituent un indice vraiment précieux.Le pronostic s'aggrave tant que la pression artérielle diminue.Il s'améliore nettement à partir du moment où elle remonte peu à peu.Quant au traitement, il comporte trois indications principales : 1) Chercher à diminuer l\u2019ischémie myocardique; c'est là une indication bien difficile à réaliser.Nous prescrivons habituellement le citrate de soude (6 à 10 grammes par la bouche, pas en injections intra-veineuses qui risqueraient de causer un choc), et le benzoate de benzyle ou la papavérine, contre un spasme coronarien possible.Dans deux cas, nous avons eu recours dès le stade aigu à la diathermie précerdiale transthoracique; l'effet en a paru excellent.2) Lutter contre la défaillance cardiaque.Nos premiers essais ont porté sur les préparations digitaliques par la voie buccale et en injections intra-musculaires.Ultérieurement, nous avons prescrit timidement l'ouabaine intra-veineuse, Vg de milligr.puis V4 de tue > meta a L'UNION MÉDICALE DU CANADA 207 milligr.par injection.Nous n\u2019en avons obtenu que de bons résultats, et cela dans des cas où l\u2019on redoutait la mort subite d\u2019une minute à l\u2019autre.Actuellement nous la prescrivons sans hésiter dans l\u2019angor aigu coronarien: d\u2019abord Lg, puis 14, et nous sommes portés à faire de même dans les cas où l'intensité du syndrome autorise à penser à l\u2019infarctus du myocarde.Nous croyons que le malade a plus à gagner qu\u2019à perdre à cette thérapeutique énergique, néanmoins l'indication est à envisager dans chaque cas particulier.A cette médication cardio-dynamique, nous ajoutons volontiers l\u2019influence des injections sous-cutanées de camphre, de coramine, etc.Comme Donzelot, nous préconisons d\u2019abord un repos de plusieurs semaines au lit, puis le repos à la chambre, et ultérieurement une vie exempte de tout effort.3) Calmer les souffrances du malade.Les injections opiacées sont nécessaires.Au cours d\u2019un angor aigu par coronarite, il y a lieu de discuter s\u2019il est indiqué d\u2019instituer un traitement antisyphilitique.Si la syphilis est probablement en cause, nous conseillerions l\u2019emploi du mercure (suppositoires, ou injections intra-veineuses de cyanure).Mais s\u2019il n\u2019y a pas de sérieuses cliniques ou biologiques de penser à la syphilis, et que le sujet ait largement dépassé la cinquantaine, nous avons des tendances à considérer que la situation du malade est trop précaire pour instituer de parti pris en pleine période tragique d\u2019angor aigu un traitement d\u2019épreuve antisyphilitique.Références (1) Soc.Méd.Hôp.Paris, ler mars 1928, No 7, p.318.(2) La Médecine, mars 1921 \u2014 Presse méd., 21 mai 1924.(3) 4e année, p.238.(4) C.Lian, Appareil circulatoire, in Thérapeutique des cliniques de la Faculté, édit.Gittler, puis Le François, 1913 \u2014 et in Technique clinique médicale Sergent, 4e édit., 1918, édit.Maloine \u2014 Journ.de Méd.et Chir.pratiques, 25 mai et 19 juillet 1919 \u2014 L\u2019Hépital, avril 1920 (B) \u2014 Vol.Maladies du Cœur, du Traité de pathologie méd.Sergent, Maloine édit, 1ère édit, 1921.(5) Séméilog.cardio-vascul.Edit.Doin 19124, et Annales de Méd., T.XX, 1926.(6) C.Lian et Puech, Soc.Méd.Hôp.Paris, ler mars 1928, No 7, p.318.(7) Presse méd., 29 nov.1924 \u2014 La Médecine, mars 1925.(8) Les maladies du Cœur, T.IV du Traité de pathologie méd.Sergent, 2e édit.1926, Edit.Maloine.(9) Soc.Méd.Hôp.Paris, 3 février 1928. LE ROLE DU PNEUMOGASTRIQUE ET DE L\u2019INFECTION DANS LE TRAITEMENT MEDICO- CHIRURGICAL DE L\u2019ULCÈRE DE L\u2019ESTOMAC (Fin) Par Alexandre ACHPISE, De la Faculté de Médecine de Paris.Rôle de l\u2019infection dans l\u2019évolution des ulcères gastriques Si la connaissance du rôle du pneumogastrique dans les ulcères de l\u2019estomac a eu une répercussion heureuse dans leur traitement médical, la conceptiin de l\u2019infection au niveau du processus ulcéreux a modifié de fond en comble les indications et la technique chirurgicale.Cette idée de la présence de l'infection au niveau des ulcus a été exprimée dans plusieurs travaux.Mais ce sont les expérimentations récentes de Dudgeon et Sargent, de Rosenow, en France les travaux de Pierre Duval et de ses élèves Jean Ch.Roux, F.Moutier, Alban J.Girault, qui ont formé une entité morbide, laquelle a conduit à des applications thérapeutiques de la plus grande importance.: Il est intéressant de remarquer qu\u2019un argument clinique, frappant, de la présence de l'infection au niveau des ulcères gastriques se trouve déjà dans une observation publiée par A.Mathieu.Un ulcère gastrique a gagné la paroi abdominale et l\u2019a ulcérée.Mathieu constate que les poussées inflammatoire visibles à l'œil nu favorisent l\u2019extension du processus auto-digestif et sont accompagnées de douleurs analogues à celles des ulcus.Il conclut qu\u2019une inflammation intermittente doit exister dans l\u2019ulcère gastrique et que c\u2019est elle qui explique l'arrêt et l\u2019exaspération paroxystique, faits d'observation courante dans l\u2019évolution des ulcus.C\u2019est par la présence de l'infection qu\u2019on peut également expliquer l\u2019influence que semblent posséder certaines épidémies sur le développement de l\u2019ulcère.C\u2019est enfin, et contrairement à l\u2019opinion classique, la constatation de la fièvre pendant les poussées évolutives des ulcus qui fournit un argument clinique d\u2019une importance capitale. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 209 Dès 1890, Riegel signalait le fait et Soupault \u201ca longuement parlé de la fièvre élevée et persistante au cours de l\u2019hématémèse\u201d\u201d.De fait, la fièvre est fréquente dans l\u2019évolution des ulcères de l\u2019estomac.C\u2019est tantôt une fièvre peu élevée et prolongée, tantôt une hyperthermie nette par accès franc et passager.Pour fournir des preuves biologiques, Girault, attaché médical du service du professeur Duval, a eu l\u2019idée de réchercher le taux de la leucocytose chez les ulcéreux de l'estomac.Sur 28 cas l\u2019auteur a constaté une hyperleucocytose dans 23 cas.En recourant à l\u2019intradermo réaction de notre maître Charles _Mantoux et se servant d\u2019une souche de germes provenant de la sous- muqueuse d\u2019un ulcère en activité, Girault a obtenu des résultats positifs dans 60% des cas.Un argument biologique très intéressant est fourni par les résultats favorables dans l\u2019évoution des ulcères observés après l\u2019emploi de la protéinothérapie.Ainsi Pibram publie des résultats que Pierre Duval qualifie de surprenants.Sur 70 cas, il obtient 54.5% de succès.Ne semble-t-il pas possible d'admettre, dit Pierre Duval, que la protéinothérapie n\u2019agit que sur l\u2019infection de l\u2019ulcère et n\u2019obtient ces très bons résultats que parce qu\u2019elle est dirigée contre des ulcères infectés ?\u201d Les preuves anatomiques de l'infection des ulcères sont d'une telle valeur qu\u2019elles semblent trancher la question.L'examen histo- pathologique décèle des processus inflammatoires chroniques, aigus ou suraigus.On constate ainsi un envahissement polynucléaire, congestionnant les vaisseaux, mobilisant les cellules conjonctives, \u2014 plus loin, de la nécrose avec, incidemment, des hémorrhagies interstitielles.Au niveau des parois de l\u2019ulcère on peut relever de petits abcès, parfois accompagné d\u2019adénopathies septiques.La présence de germes, le plus souvent appartenant au groupe entéro-streptocoque, est une constatation relativement fréquente.Pierre Duval trouve 15 ulcères microbiens sur 56, soit 26.8%.Rozenow le trouve dans une proportion de 63%.Enfin, en faisant l\u2019ensemencement par prise directe sur la paroi des ulcères peforés, on obtient des résultats positifs.r Helmholtz, sur 14 cas, trouve 10 fois un diplocoque à la base de l\u2019ulcère; Rozenow, de 24 ulcères, obtient 23 fois du streptocoque; 210 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Pierre Duval, su 9 ulcères ensemencés, obtient 5 cultures positives (4 fois le streptocoque).| Si le fait de la présence d\u2019une infection microbienne au niveau d\u2019un certain nombre d\u2019ulcères gastriques ne peut plus être mise en doute, la nature de l'agent microbien a été longuement débattue.\u2018De fait, des germes fort divers ont été trouvés, anaérobies et sérobies, mais, d\u2019après Moutier, Rosenow, Thiercelin, Alban Girault, les microbes le plus souvent en cause appartiennent au groupe entéro- streptocoque.En plus, les congestions pulmonaires, si fréquentes en chirurgie gastrique, semblent bien moins dues à l\u2019anesthésie générale qu\u2019à une infection dont le point de départ est l\u2019infection au niveau de \u2019ulcère.Les expériences de Rosemon paraissent paraissent établir ce fait d\u2019une façon indiscutable.I] est évident que l\u2019infection des ulcères, la probabilité d\u2019intervenir en milieu septique, doit changer du tout au tout les indications chirurgicales.\u201cUn ulcère est-il soupçonné infecté, dit Pierre Duval, le traitement chirurgical ne devrait être appliqué qu\u2019après avoir essayé d'atténuer l'infection locale.Opérer en période fébrile, en période de crise, en période d\u2019hématémèse semble aujourd\u2019hui devoir être rejeté.Il faut s\u2019efforcer de gagner une période de calme et d'opérer à froid.Fait encore plus important: la notion de l\u2019infection a abouti au changement même de la technique de l\u2019acte opératoire.Préparation des opérés gastriques et la vaccination opératoire L'idée de vacciner les opérés, les préserver d\u2019une infection qui peut survenir et surtout qui existe déjà, est naturellement pleine d\u2019attrait.Si les travaux sur le choc colloidal de l\u2019école de Widal ont inspiré les chirurgiens dans l\u2019emploi de la colloïdothérapie ,orargol, nucléinate de soude, sérum glucosé) la vaccination présenterait évidemment un louable éclectisme.En chirurgie générale tant septique qu\u2019aseptique, la vaccination est employée depuis longtemps.Les travaux de notre maître le professeur Pierre Delbet ont ici un rôle prépondérant.Pendant notre séjour à son service à l'hôpital Necker, puis Cochin, nous l\u2019avons vu appliquer et depuis nous l\u2019avons nous-même institué avec des résultats toujours favorables.L\u2019emploi du stock-vaccin polyvalent L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 211 de Delbet, le Propidon, est indiqué dans une foule d'infections sup- purées: anthrax, adénophlegmon ou même l\u2019ostéomyélite d'origine dentaire, l\u2019ostéomyélite aiguë des adolescents, certains phlegmons périnéphritiques, certaines pelvipéritonites.Blanco Acevedo a généralisé l'emploi du Propidon dans les opérations aseptiques en vue de combattre les complications septiques en général.Sa statistique est vraiment remarquable.Sur une série de 389 laparotomies gynécologiques, dont 220 hystérectomies et 15 Wer- theim, pas de décès, pas de phlébite, pas d\u2019embolie.Malheureusement, les travaux de Lambert de Lille, de Bazy fils, de notre ami Pierre Mornard ont démontré que dans la chirurgie si spéciale des voies digestives la vaccination préventive sous-cutanée ne paraît pas être indiquée.L\u2019emploi soit du Propidon, soit d\u2019un autre stock-vaccin n\u2019améliorant que très relativement les résultats opératoires, il faut y adjoindre la désinfection méthodique des cavités digestives.\u2019 Dans la période pré-opératoire, on remplace avantageusement le badigeonnage des arcades dentaires par le bleu de méthylène, par l'emploi du bouillon-vaccin pour réaliser la mise en état de défense, par brossage pour les dents, par aspiration ou instillation pour le naso-pharynx.Les lavages à l\u2019eau iodée de l\u2019estomac (Raymond Grégoire) peuvent être complétés ou plutôt remplacés par la prise par la voie buccale des bouillons-vaccins.\u201c La vaccinothérapie locale, particulièrement étudiée en France par Metchnikoff et Besredka, par J.Courmont et Rochaix (1911), par À.Lumière et Chevrotier (1919), puis par Besredka (Immunisation locale, Pansements spécifiques), est plus que jamais à l\u2019ordre du jour.Pour son application par la voie buccale, Bécart et Gachlinger ont réalisé un auto-vaccin consistant en un bouillon polyvalent riche en exotoxines et en produit de lyse microbienne.J.Ch.Roux et Alban Girault (Société de gastro-entérologie de Paris, 12 octobre 1925) ont obtenu également des résultats très favorables par l'emploi de la vaccination locale de filtrats microbiens de souches issues d\u2019ulcères septiques.[I semble donc très indiqué de recourir à l'emploi de ce procédé biologique pour réaliser l\u2019aseptie de la cavité gastrique.Les bouillons-vaccins seront pris par la voie buccale pendant plusieurs 212 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA jours avant l\u2019opération et le matin même de celle-ci.En cas de sténose complète du pylore, Larget vide l'estomac par le tube de Faucher et introduit par la même voie le bouillon-vaccin.Pour que la vaccination rende au maximum, il semble utile de l\u2019associer à la colloïdothérapie (Dupuy de Frenelle).Larget, Lamare et Moreau font absorber par les malades, pendant les trois jours qui précèdent l\u2019intervention, une certaine quantité de sérum glucosé, soit par injection sous-cutanée, soit, comme le préconise Chevrier, en goutte à goutte rectale.Par cette dernière voie on évite les accès thermiques que détermine souvent la voie sous-cutanée et on atteint plus directement le foie.Mais c\u2019est l\u2019application de la vaccination locale au cours même de l\u2019intervention qui présente le plus d'intérêt.En 1913, notre maître le professeur Pierre Delbet essaye déjà ses vaccins en application locale.Ce sont les travaux récents de Besredka qui ont servi de base à l\u2019application de la vaccinothérapie au cours de l\u2019acte opératoire.\u201cEn arrosant d\u2019antivirus, écrit Besredka, les tissus sur lesquels doit porter le bistouri; en imbibant le champ opératoire, les mains de l\u2019opérateur, les tampons, les fils, n\u2019a-t-on pas des chances d'éviter les complications ?\u201d : Et plus loin le même auteur précise les indications toutes particulières de la vaccination locale dans la chirurgie gastro-intestinale : \u201cLes opérations telles que la gastrectomie, par exemple, ou la gastro- entérostomie défient souvent l\u2019aseptie la plus rigoureuse des chirurgiens les plus habiles.Ne saurait-on, en ce cas, opérer en milieu localement vacciné ?\u201d 1Besredka).Notre maitre le professeur Quénu n\u2019a-t-il pas dit, il y a déjà longtemps et sous une forme différente mais partant de la même constatation de l\u2019insuffisance de l\u2019antiseptie et de l\u2019aseptie: \u201cLe leucocyte est le meilleur des antiseptiques\u201d.Ces idées lumineuses du biologiste sont intégralement appliquées en chirurgie gastrique (Pierre Duval, Gosset, Grégoire, Larget).Pour réaliser cette vaccination locale plusieurs procédés peuvent être mis en œuvre, suivant d\u2019ailleurs la gravité des cas envisagés.On peut étendre pendant toute la durée de l'intervention des compresses imbibées du bouillon antivirus.Ceci s\u2019applique aussi bien à la compresse qui protège, qu\u2019aux compresses qu\u2019on introduit dans l'estomac ou le grèle, qu\u2019aux compresses, enfin, qui servent à \u201céponger\u201d pendant toute la durée de l\u2019exécution des sutures. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 213 L\u2019affusion du bouillon-vaccin sur les tranches opératoires facilite l\u2019intervention par la suppression des sécrétions muqueuses et l\u2019arrêt des hémorrhagies en nappe.On finit par l\u2019arrosage de la région avant de fermer, comme on a pu le faire avec l\u2019éther ou le sérum physiologique.On peut aussi pulvériser le bouillon sur les régions infiltrées, les particules de liquide pénétrant ainsi plus facilement dans les plis.Enfin, si l\u2019opération nécessite un drainage, on utilisera cette voie pour instiller du bouillon-vaccin les jours qui suivront l\u2019intervention.De quel filtrat microbien doit-on se servir ?I] faut évidemment employer un sérum polyvalent.Larget, Lamare et Moreau préconisent un stock buillon-vaccin comprenant: streptocoque hémolytique, streptocoque non hémolytique, entéro-pneumocoque, staphylocoque, colibacille, pyocyanique et perfringens.Alban Girault se contente de l\u2019entérocoque, streptocoque et staphylocoque (Gosset).II faut dire toutefois que loin d\u2019un grand centre hospitalier l'emploi du bouillon-vaccin Grémy 41 (Larget) ou de préférence de l'hébève Grémy permet d\u2019obtenir le bouillon-vaccin à stauhylocoques, \u2018streptocoques, pyocyaniques et colibacilles.Ce bouillon-vaccin pourra servir au cours de l'opération et même avant l\u2019acte opératoire pour la désinfection des dents et de la cavité gastrique.La comparaison des statistiques des opérations gastriques avant la vaccinothérapie et après l\u2019emploi de cette méthode démontre les résultats remarquables obtenus par cette technique chirurgicale.Avant la vaccination les complications pulmonaires ont été signalées dans les proportions suivantes: Henlé, 14 pour cent, Astaix (thèse du service du professeur Hartmann, 1924) 17 pour cent, Elwyn, 13 pour cent.Les morts par complications pulmonaires: Astaix, 24 pour 100, Pétren, 35 pour 100, Finochietto, 25 pour 100.Le professeur Gosset (thèse Larget) indique avant la vaccination, sur 67 cas: complications pulmonaires guéries, 28.3 pour 100; mortelles, 7.3 pour 100.Après la vaccination, sur 57 cas: complications pulmonaires guéries, 17.5 pour 100; mortelles, 1.75 pour 100.Raymond Grégoire, dans sa communication à la Société de Chirurgie (1924), indique 11 pour 100 de complications pulmonaires guéries sur 60 cas, et 5 pour 100 de complications mortelles.En 214 L'UNION MÉDICALE DU CANADA abandonnant le lavage à l\u2019eau 10dée et en perfectionnant sa technique, l\u2019auteur abaisse le chiffre de ses complications à 9 pour 100, puis à 0 pour 100.Larget patique 97 gastro-entérostomies postérieures avec 7 complications pulmonaires guéries et 2 déces.Fait surprenant, le même auteur, sur 31 gastrectomies, n\u2019a à regretter aucun décès.Jusqu'ici, en chirurgie abdominale, les chirurgiens ont été habitués à avoir des des statistiques opératoires tellement blanches seulement dans les appendicites à froid ou dans les hystérectomies pour fibrome et aussi entre des mains d\u2019un habileté parfaite.BIBLIOGRAPHIE 1\u20146.Marchal\u2014La leucopédèse gastrique.Thèse de Doctorat, Paris, 1925.2\u2014M.Loeper et G.Marchal.dicale.Janvier 1926.3\u2014Loeper et G.Marchal.\u2014Pneumo-gastrique et ulcère de l\u2019estomac.Presse médicale, 1926, 6 janvier, p.17-18.4\u20146.A.R.Laewy.\u2014Traitement médical de l\u2019ulcère de l\u2019estomac et du duodénum par le méthode de Sippy.Presse médicale, 7 mai 1921, p.363.5 \u2014Brit, med.Journ.\u2014No 3076, 13 déc.1919, p.768.6.\u2014Brit.med.Journ.\u2014No 3108, 24 juil.1920, p.103.Brit.med.Assoc \u2014LXXXVIIIe Congrès annuel.7 \u2014Hand Book of Practical Treatment edited by Musser and Kelly, vol.III, 1911.8.\u2014Bertram W, Sippy.\u2014 Journ.of the Amer.Med.Assoc., T.LXIV, 1915, p.1625-1630.9.\u2014B.W.Sippy.\u2014 Contribution to Nelson Loose Life Medicine.10.\u2014John H.Northrop.\u2014The Journal of General Physiology.May 20th, 1920, vol.II, No.5, p.465-470.11 \u2014Eusterman.\u2014 (May-Clinic) Surgical and medical aspects of chronic gastric duodenal ulcers.Michigan State Medical Society, 1920.12.\u2014R.Damade.\u2014Etude sur le tubage duodénal.Doin, Paris, 1926.13.\u2014Feissly.\u2014Ulcére gastrique à répétition traité par l\u2019insuline.Soc.de gastro-entérologie, 8 fév.1926; Arch.des mal.de l\u2019app.digestif, mars 1926.14.\u2014Fleckseder.\u2014Sur la péorédicité des symptômes dans l\u2019ulcère gastrique et duodénal.Wiener Klin.Wach., T.XXXIII, 25 mars 1920, p.272.15 \u2014Loeper.\u2014Leçons de pathologie digestive, 6ème série, 1926.La leucopédèse gastrique.Biologie mé- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 215 16.\u2014F.Moutier et Porcher.\u2014Ulcére diverticulaire, guérison médicale sous contrôle radiologique.Soc.de gastro-entérologie de Paris, 12 octobre 1925.Arch.des mal.de l\u2019app.digestif, novembre 1925, p.944.: 17 \u2014Simici, Ginrea et Dimitriu\u2014 L'action de l\u2019insuline sur la mobilité et l\u2019évacuation de l\u2019estomac à l\u2019état normal et pathologique.Arch.des mal.de l\u2019app.digestif.Janv.1927, No 1, p.17.18 \u2014Simici, Popesco et Diculeseo.\u2014L\u2019action de l\u2019insuline sur la sécrétion de l\u2019estomac à l\u2019état normal et pathologique.Arch.des mal.de l'app.digestif.Janv.1927, No 1, p.28.19\u2014 François Moutier et Pierre Porcher.\u2014Guérison médicale sous contrôle radiologique des ulcères cavitaires de l\u2019estomac.Presse médicale, 7 sept.1927, p.1091.20 \u2014Félix Raymond.\u2014Les maladies de l\u2019estomac et du duodénum.I vol, 1927, Masson, édit.21\u2014Pierre Duval, J.Ch.Roux et F.Moutier \u2014Rôle de l\u2019infection dans l\u2019évolution des ulcères gastro-duodénaux: indications thérapeutiques.Presse médicale, 3 janv, 1925, p.3-4.22 \u2014Delore, Michon et Pollasson.\u2014Des complications pulmonaires au cours de la chirurgie gastrique.Presse Médicale, 20 sept.1924.23.\u2014Delore, Grasset et de Rougemont.\u2014Les soins pré et post-opératoires dans la chirurgie gastrique.Presse Médicale, 24 octobre 1925.24\u2014E.Blanco Acevedo.\u2014Les nouvelles orientations de la chirurgie.Presse médicale, samedi 11 juillet 1925.25 \u2014 Louis Baszy\u2014La vaccinothérapie en chirurgie.Presse Médicale, samedi 14 mars 1925.; 26 \u2014Pierre Mornard.\u2014La vaccination pré-opératoire.Presse Médicale, mercredi, 2 novembre 1927.: 27.\u2014Maurice Larget, J.P.Lamare et Ed.Moreau.\u2014Quelques détails au sujet de la préparation des opérés et de la technique opératoire.Presse Médicale, 19 sept.1928.23.\u2014Alban Girault\u2014Note sur les vaccinations dans les opérations sur les voies digestives.Presse Médicale, 5 sept.1928.29 \u2014Dupuy de Frenelle\u2014Pour diminuer le risque opératoire.Maloine et fils, éditeurs, Paris 1924.T.Marquis\u2014Les limites actuelles de l\u2019asepsie opératoire.Presse Médicale, samedi, 11 février 1928.30. MOUVEMENT MÉDICAL LA LUTTE ANTI-TUBERCULEUSE DANS LE MASSACHUSETTS CURE ET PREVENTION Par Paul DUFAULT Note.\u2014Nous conseillons a nos lecteurs de lire le travail de M.le Docteur Paul Dufault sur l\u2019organisation de la lutte anti-tuberculeuse dans l\u2019Etat de Massachusetts.Le Dr Dufault est un des nombreux jeunes confrères que le Dr A.H.Desloges, directeur des Hôpitaux d\u2019Aliénés, et de la Division des maladies vénériennes pour la province de Québec, a réussi à placer dans les principales institutions hospitalières, de I'Etat du Massachusetts en particulier, dans le but de continuer leurs études médicales.M.le Dr Desloges a eu l\u2019amabilité de nous remettre ce travail qui lui fut adressé personnellement.Lorsque l\u2019on constate que la mortalité par tuberculose était dans l'Etat du Massachusetts pour l\u2019année 1900 de 185.3 par 100,000 de population, et qu\u2019en 1927 le chiffre de cette mortalité était tombé à 75 par 100,000 de population, on est tout naturellement porté à se demander quels furent les agents de cette diminution de mortalité aussi rapide qu\u2019extraordinaire.\u2019 Le Dr Dufault nous fait l\u2019historique de l\u2019organisation antitubereu- leuse du Massachusetts, et nous montre comment le concours de l\u2019Etat, des comtés et des municipalités dans la création de sanatorium pour tuberculeux adultes et enfants, de dispensaire anti-tuberculeux, de préventoriums et de colonies pour tuberculeux guéris a pu vaincre le plus grand ennemi de la civilisation moderne.Nous désirons particulièrement attirer l\u2019attention sur le fait que le Massachusetts possède 8,638 lits pour l\u2019hospitalisation des tuberculeux, curables et incurables.C\u2019est donc par l'isolement du malade contagieux joint à tous les autres moyens de lutte que cet Etat a pu obtenir d\u2019aussi bons résultats.Si nous considérons maintenant que le chiffre de la mortalité par tuberculose est de 2,883 pour l\u2019année 1927, nous constatons que le Massachusetts a un excé- dent de près de 800 lits sur le total des décès, alors qu\u2019une lutte très effective peut être conduite avec un nombre de lit égal au chiffre de la mortalité.Pouvons-nous maintenant nous empêcher de faire une comparaison entre l\u2019Etat du Massachusetts et la province de Québec.L'Etat du L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 217 Massachusetts avec une population de quatre millions environ perd 2,888 tuberculeux par année.La province de Québec dont la population est de deux millions et quelques cent mille perd 3,300 tuberculeux par année.Sans discuter ici sur l\u2019opportunité d\u2019établir des sanatoriums de l\u2019Etat, des comtés et des municipalités, sans relever le nombre trop restreint de nos dispensaires du Lac Edouard ajoutés à ceux de l\u2019Hôpital Laval à Québec, du sanatorium Laurentien, du Mont Sinai, tous deux de Ste-Agathe, de l\u2019Institut Bruchési, du Grace Dart Home et de l\u2019Hôpital du Sacré-Coeur, tous trois de Montréal, correspondant au chiffre de notre mortalité par tuberculose, c\u2019est-à-dire 3,300.Nous savons malheureusement que les institutions ci-dessus mentionnées ne possèdent pas un total de 1000 lits, ce qui correspond environ aux tiers du chiffre nécessaire, c\u2019est-à-dire environ trois lits par dix morts par tuberculose.Est-il étonnant que la mortalité de la province de Québec soit encore de 127 par 100,000 de population, alors que dans les autres provinces du Dominion, où le nombre de lits pour tuberculeux est d\u2019environ sept par dix morts, la mortalité soit descendue à 55 par 100,000.Nous félicitons M.le Dr Paul Dufault pour son travail, et nous espérons que lorsqu\u2019il nous reviendra nous pourrons utiliser ses services dans nos institutions pour tuberculeux dont le nombre augmentera sûrement d\u2019ici quelques années.J.E.DUBE.Le Massachusetts fut un des premiers Etats de l\u2019Union Américaine à ouvrir la voie dans ce champ relativement.nouveau de la médecine moderne; il continue à y travailler avec ardeur et intelligence, et il y a gardé, malgré l\u2019activité remarquable d\u2019Etats plus riches et plus puissants, la place d\u2019honneur que son rôle de pionnier lui impose.Le travail commencé il y a trente ans s\u2019est continué depuis sans interruption; le mouvement une fois lancé s\u2019est même accentué d'année en année; le nombre des ouvriers s\u2019est considérablement accru et leur ardeur ne s\u2019est pas un instant refroidie; le progrès fut constant et les résultats obtenus jusqu\u2019à date sont des plus encourageants.La lutte fut tout d\u2019abord entreprise par l\u2019Etat: les comtés suivirent bientôt à l\u2019attaque; les municipalités sont venues finalement apporter à cette avant-garde leur renfort très apprécié.Plusieurs .entreprises privées sont aussi entrée dans le mouvement.Ces corps différents, travaillant indépendamment, savent s\u2019unir au besoin et combiner leurs efforts d\u2019une manière efficace.L\u2019Etat La Division de la Tuberculose relevant du Bureau d\u2019 Hygiène et soumise à son autorité est sous les ordres d\u2019uñ Directeur et de son 218 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA assistant.Ces deux officiers médicaux occupent des bureaux à la State House d\u2019où ils transmettent les directives générales aux différentes unités.Ces unités se composent de quatre sanatoriums situés aux quatre coins de l\u2019Etat et d\u2019un groupe de médecins dont l\u2019unique occupation est d'examiner les enfants des écoles.Les sanatoriums tiennent leurs portes constamment ouvertes aux victimes de la maladie auxquelles ils offrent asile, soulagement et très souvent guérison; le groupe des médecins scolaires s'applique à prévenir le mal, s'efforce d'arriver à l'enfant avant que celui-ci soit devenu à son tour une proie du fléau.Cure et prévention vont de pair dans le programme général.Les Sanatoriums.Le Sanatorium de Rutland réclame l\u2019honneur d\u2019être le plus ancien sanatorium d'Etat de l\u2019Amérique du Nord; il fut ouvert le ler octobre 1898 et le premier patient y fut admis quelques jours plus tard.Etant donné sa situation exceptionnellement favorable à une altitude de près de 1200 pieds, au milieu d\u2019une admirable nature, dans une atmosphère aussi dépourvue d'humidité qu\u2019il est possible d\u2019obtenir à telle proximité de l\u2019océan (40 milles en ligne droite), le Sanatorium de Rutland fut dès l\u2019abord réservé aux tuberculeux ne présentant que des lésions de début; on a dû dans la suite y admettre des cas plus avancés, mais l\u2019endront a toujours été considéré comme idéalement favorable aux traitement de la tuberculose pulmonaire.Rutland est au Massachusetts ce que Saranac est à l\u2019Etat de New-York et ce que Ste-Agathe est à la région de Montréal.La confiance populaire y attire nombre de patients; le village se compose presque exclusivement de sanatoriums privés; les populations urbaines, surtout celles de Boston et des villes avoisinantes, viennent y chercher le repos et l\u2019air pur durant la saison chaude.Les autorités fédérales ont aussi donné raison à l'opinion publique en y établissant pour les vétérans de leurs armées un sanatorium de 400 lits.Le sanatorium de l\u2019Etat, toujours rempli, ne pouvant même recevoir tous les patients qui désirent y être admis, tient constamment 370 lits à la disposition des tuberculeux qui lui viennent de toutes les directions.Le corps médecal se compose de six médecins y compris le surintendant, d\u2019un laryngologiste et de deux chirurgiens consultants; une école de garde-malades régulièrement constituée, des infirmiers, une diététiste y assurent aux patient tous les soins désirables et une nourriture appropriée.Les principes généraux du traitement sont le L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 219 repos prolongé au lit, l\u2019exercice gradué, le travail léger sous une surveillance médicale constante et scrupuleuse; l\u2019héliothérapie et les rayons ultra-violets sont employés au traitement des lésions extra- pulmonaires; les diverses méthodes chirurgicales: pneumothorax artificiel, phrénicectomie et thoracoplastie y sont appliquées sur une assez grande échelle et avec des résultats très consolants.North Reading.L'expérience de Rutland ayant réussi, la Légisiature décida, dix ans après l\u2019ouverture du premier sanatorium, de voter les crédits nécessaires à l\u2019érection de trois autres institutions du même genre ayant chacune une capacité de 150 lits.Les années 1908, 1909, 1910 virent la construction presque simultanée et l\u2019ouverture des sanatoriums de North Reading, de Lakeville et de Westfield.Tous les trois furent aussi dès l\u2019abord destinés au traitement de la tuberculose pulmonaire des adultes, mais depuis les quatre ou cinq dernières années, ils ont subi les transformations que nous verrons.Pour faire face à la situation nouvelle créée au début de 1923 par la mise en exécution de ce qu\u2019on est convenu d\u2019appeler ici \u201cle programme de dix ans\u201d, auquel je reviendrai, on a dû peu à peu refuser l\u2019entrée de North Reading aux adultes et n\u2019y admettre que des enfants; ces derniers y occupent maintenant tous les lits, dont le nombre fut porté de 150 à 200 par suite d\u2019agrandissements récents.Un surintendant et ses deux adjoints sont chargés du service médical; les petits patients sont sous les soins constants de garde- malades graduées.Trois institutrices sont chargées de l'enseignement, de sorte que l\u2019éducation de ces enfants ne souffre nullement de leur séjour prolongé au sanatorium; l\u2019assistance moyenne aux classes fut de 172 sur 200 pour l\u2019année 1927.Lakeville.Dès 1924 on commença à diriger les cas de tuberculose extra-pulmonaire vers le Sanatorium de Lakeville qui leur a été exclusivement réservé depuis 1926.Les divers corps de logis avaient été au préalable remodelés et agrandis de façon à recevoir 200 lits On y a aussi construit des pavillons spéciaux d\u2019héliothérapie qui tient une place si importante dans le traitement de la tuberculose chirurgicale.Westfield, ouvert en 1910, ne fut exclusivement réservé aux enfants que vers 1921-1922, c\u2019est-à-dire dès le commencement de la lutte préventive.Le progrès considérable accompli depuis dans cette direction est dû en grande partie au travail constant du surintendant actuel du sanatorium de Westfield, le Docteur Henry D.Chadwick, dont le nom et les travaux sont très favorablement connus dans tous 220 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA les Etats de l\u2019Est.Les enfants au nombre de 275 sont sous les soins et la surveillance de quatre médecins et d\u2019un certain nombre de garde-malades graduées.L'assistance moyenne aux classes pour l\u2019année 1927 fut de 168.Au cours des 7 à 8 dernières années surtout, ces quatre sanatoriums sont devenus des centres d'attraction autour desquels sont venues se grouper de près ou de loin tout un monde d\u2019activité gravitant dans la même atmosphère de lutte anti-tuberculeuse.Dans les villes importantes situées à proximité des sanatoriums, des dispensaires ont été ouverts où les patients, envoyés par leur médecin de famille, peuvent se présenter et se faire examiner gratuitement.Les médecins des sanatoriums sont chargés de ces dispensaires où ils se rendent à jours fixes et à intervalles réguliers.Cette pratique a eu pour résultat d\u2019intéresser les praticiens à la campagne entreprise, de les aider à poser un diagnostic précoce et d\u2019amener au sanatorium des cas de tuberculose au début; on sait toute l'importance de ce dernier facteur au point de vue de la durée du traitement et des résultats à en espérer.Nombre de malades se présentent aussi d\u2019eux-mêmes aux sanatoriums pour examens, conseils et direction; les anciens patients y reviennent régulièrement et se tiennent sous la surveillance constante des médecins qu\u2019ils ont connus et appréciés durant leur cure sanatoriale.*# FX Arrivons-en a la lutte préventive.Le Docteur Henry D.Chadwick, déja mentionné, fut un des premiers médecins du Massachusetts a envisager la campagne sous cet aspect.Il reconnut la possibilité de dépister I'infection des son début, lorsqu\u2019elle est encore cantonnée aux ganglions péribronchiques et la nécessité de I'y tenir en échec par un- traitement immédiat.Sa théorie, fondée sur une science solide, appuyée sur des recherches et des travaux sérieux, et sanctionnée par une vaste expérience, considére tous les cas de tuberculose du hile comme des candidats probables a la tuberculose pulmonaire.Partant de ce principe, il conclut que le meilleur moyen de prévenir la tuberculose pulmonaire de l\u2019adulte est de traiter la tuberculose hilaire de l\u2019enfant, et il décida de transporte la bataille sur ce terrain.I] s'agissait de conserver saine la jeune génération et pour cela, il fallait aller à sa rencontre chez elle, dans les écoles; il fallait examiner tous les enfants afin de découvrir les cas douteux.Au L'UNION MÉDICALE DU CANADA 221 simple exposé de ce plan, la Division de la Tuberculose se vit octroyer par la Législature la somme d\u2019un demi-million pour subvenir aux dépenses à encourir durant une période expérimentale de dix ans.Le programme est dans sa quatrième année.Six médecins compétents, cinq garde-malades, un technicien en rayons X, une diététiste, et des sténographes se transportent d\u2019une municipalité à l'autre; les enfants sont examinés soit dans la salle municipale, soit dans leurs écoles respectives.Les cas de contage, les anémiques, les enfants n\u2019atteignant pas leur poids normal sont examinés soigneusement et radiographiés; chez presque tous, on fait un Von Pirquet.Les cas de tuberculose hilaire sont envoyés à Westfield ou à North Reading où ils reçoivent le traitement approprié.Le Commissaire d\u2019Hygiène prédisait en 1923 qu\u2019au cours du programme de dix ans 200,000 enfants seraient examinés; que sur ces 200,000, de 2,000 à 3,000 (2 à 3%) seraient envoyés aux sanatoriums; que 8,000 à 10,000 (8 à 10%) devraient recevoir des soins spéciaux pour prévenir chez eux le développement d\u2019une tuberculose latente; qu\u2019enfin 15,000 à 20,000 (15 à 20%) bénéficieraient grandement d\u2019une hygiène plus soignée.Un simple coup d\u2019œil sur les rapports des années 1926 et 1927 prouvera que ces prévisions étaient assez justes.1926 1927 Total Pour cent Total Pour cent Nombre d\u2019enfants examinés .19,073 19,527 Nombre de cas de tuberculose hilaire .621 3.3 524 3.1 Nombre de cas douteux Cee 1,399 7 1,113 6.9 Cas présentant des amygdales hypertrophiées ou infectées .3,652 19 3,682 17 Cas présentant des dents cariées 8,575 45 9,863 47 De nombreux camps sont aussi maintenus par diverses organisations charitables où les enfants ayant vécu dans des milieux infectés sont envoyés durant les vacances d'été.On a aussi recommandé et obtenu, en partie, la pasteurisation du lait destiné à la consommation publique, et là où la chose est impossible, comme chez le petit fermier, l\u2019épreuve de la tuberculine pour chaque tête du troupeau et le sacrifice immédiat de chaque animal ayant donné une réaction positive.Les recommandations suivantes qui terminent le rapport du Directeur de la Division de la Tuberculose pour l\u2019année 1927 donnent une idée d\u2019ensemble assez nette du programme de l\u2019Etat - 222 - L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1° Convaincre tous les médecins qu\u2019ils devraient porter immédiatement à la connaissance du Bureau d'Hygiène tous les cas de tuberculose découverts dans leur clientèle.2° Examiner, traiter si nécessaire et arracher à toute infection ultérieure les enfants ayant été en contact avec des cas de tuberculose.3° Hospitaliser tous les cas de tuberculose active, surtout s\u2019il y a des enfants dans la famille.4° Rendre obligatoire la pasteurisation du lait.5° Travailler à l\u2019éradication de la tuberculose bovine en sacrifiant tous les animaux donnant une réaction positive à l\u2019épreuve de la tuberculine.Les comtés i Dés 1906, les Lois Revisées du Massachusetts autorisent l\u2019érection d\u2019hôpitaux destinés aux \u2018malades considérés comme une menace à la santé publique, y compris les tuberculeux\u201d.En 1911, le Commonwealth encourage l\u2019idée des sanatoriums de comté en promettant des subsides.En 1913, le comté de Hampshire ouvrit la voie et mit cinquante lits à la disposition de ses tuberculeux.Au cours de 1914 et 1915, quatre comtés suivirent l\u2019exemple de Hampshire; un autre est venu depuis s'ajouter à la liste.Six comtés sur les quatorze que comprend l'Etat ont maintenu leur propre sanatorium avec un total de 600 lits.Ces institutions, quoique moins importantes que celles de l\u2019Etat, sont administrées d\u2019une manière analogue par un surintendant responsable aux autorités du comté.Municipalités En 1911, une loi fut adoptée obligeant les municipalités dont le chiffre de population était de 10,000 et au-dessus à ouvrir des dis- pensairés anti-tuberculeux.Cette loi\u201dfut modifiée dans la suite, mais - On lui doit néanmoins les 75 dispensaires qui ont été établis depuis; La plupart sont maintenus et contrôlés par le bureau d'hygiène local.Le but de ces dispensaires est de découvrir les cas de tuberculose, de les hospitaliser s\u2019ils sont actifs et contagieux et de tenir sous constante surveillance les tuberculeux chroniques vivant au sein de la communauté.A l'heure actuelle plus de 25 villes ont leur propre sanatorium, avec un total de 1100 lits.Le but de ces institutions, tout en étant SSS SR te SE L'UNION MÉDICALE DU CANADA 223 curatif dans une certaine mesure, est surtout préventif; on veut 1soler les propagateurs d'infection.Voici en quelques mots la manière dont on procède dans chaque ville ou village.Le praticien a le devoir de porter à la connaissance du Bureau d'Hygiène tous les cas de tuberculose qu\u2019il découvre au cours de sa pratique journalière; en cas de doute, nous avons vu que l'Etat ou la municipalité n\u2019ont rien négligé pour lui assurer gratuitement toutes les consultations nécessaires.Le patient est immédiatement dirigé vers un sanatorium quelconque (d\u2019Etat, de comté ou municipal).Une infirmière se rend dans la famille du malade pour y donner les conseils nécessaires de désinfection et d'hygiène.S'il y a des enfants, elle demandera la permission de les faire examiner par le médecin du dispensaire; elle gardera par la suite un dossier permanent et aussi complet que possible de la condition de santé des membres de cette famille.JS L'entreprise privée Il me reste à mentionner les sanatoriums privés, assez nombreux (total de 200 lits) ; les pavillons spéciaux réservés, dans les hôpitaux pour maladies mentales, aux aliénés tuberculeux (332 lits); l\u2019Infirmerie de l\u2019Etat sous le département de la \u201cPublic Welfare\u201d (280 lits); six institutions, maintenues par diverses organisations, ne recevant que des cas de tuberculose extra-pulmonaire; une vingtaine de préventoriums et de camps à part ceux déjà mentionnés à propos .des enfants contagionnés ou mal nourris; plusieurs écoles en plein \u2018air, etc.J'en oublie et j'en passe.Le nombre total de lits réservés aux tuberculeux était en 1927 de 3,638; le nombre de morts dues à la tuberculose était de 2,883, d\u2019où un excédent de près de 800 lits sur le total des décès.Je ne nommerai que les deux associations les plus importantes sur toute une liste que j'ai sous les yeux.Les ramifications dans le Massachusetts de là National Tuberculosis Association et la Ligue Anti-Tuberculeuse du Massachusetts.Un mot seulement au sujet d\u2019une innovation qui devrait vivre et faire du bien: je veux parler des colonies de tuberculeux.Il s\u2019agit de procurer aux malades guéris ou apparemment guéris un emploi approprié à leur condition.La Central New England Colony est la première tentative de ce genre dans l\u2019Etat, et elle réussit assez bien.Je dois pourtant ajouter, pour être juste, que le Sanatorium de 224 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Rutland a, sans apparat, sans le moindre bruit solutionné en partie cet important problème il y a déjà vingt-cinq ans en employant ses anciens patients, parmi lesquels sont recrutés la majorité de ses employés (60 à 70%).Ces divers sanatoriums et hôpitaux, ces asiles, ces camps, ces préventoriums ne sont pas tous nés le même jour; ces institutions, associations et organisations n\u2019ont pas toutes le même âge et la même importance, mais tous et toutes sont le résultat pratique d'une même idée féconde.La Division de la Tuberculose a aujourd'hui son armée ; chaque soldat, du directeur à la plus jeune infirmière, combat, avec les armes mises à sa disposition et chacun dans sa sphère d'action, l'ennemi commun de la race blanche.L'expérience pré- ciéusement acquise dès les premières années de la campagne antituberculeuse a tout de suite suggéré de nouveaux moyens d'attaque; des quartiers-généraux, des renforts ont été dirigés vers les points faibles à mesure que ceux-ci ont été découverts; d'année en année, les rangs de cette armée se sont resserrés et ont offert un front plus uni: il devint de jour en jour plus difficile à l'ennemi de franchir cette ligne de défense et de s\u2019introduire à travers un réseau dont les mailles ne cessent d\u2019ailleurs de se rétrécir.Après trente ans, on est en droit de se demander jusqu'à quel point on a réussi.Voici la réponse de quelques chiffres officiels.Nombre de décès dus à la tuberculose par 100,000 de population dans le Massachusetts depuis l\u2019année 1900 : 1900 .44 44 4e Lo oo 0e 2 2.185,3 1910 .22 24 24 44 24 24 4e 4e 2e 2.188 1915 .2.22 24 LL.4 2 22 18 1920 .24 LL Lo Lo Loo 20 20 967 1926 .22 21 14 24 Lo 14 11 4 2e 22 832 1927 LL 21 24 24 24 24 2 24 41 1 0 Th La lutte anti-tuberculeuse dans le Massachusetts a cessé d\u2019être une expérience pour devenir un succès.N.B.\u2014Cinq médecins gradués de l\u2019Université de Montréal font actuellement du service dans les différents \u2018sanatoriums de l\u2019Etat.Trois sont à Rutland, un est à North Reading et un autre est à Westfield. CHRONIQUE LA STERILISATION DES DEFICIENTS MENTAUX La Cour Suprême des Etats-Unis vient par un arrêt récent de sanctionner à l'unanimité la nouvelle loi eugénique de l\u2019état de Virginie, qui autorise la stérilisation des personnes atteintes de débilité mentale afin d\u2019éviter qu\u2019elles ne procréent des êtres malades ou criminels.La Cour avait à se prononcer sur l\u2019appel d\u2019une décision judiciaire rendue par un juge de Virginie autorisant la stérilisation d\u2019une jeune fille de 20 ans à mentalité enfantine.Cette jeune fille avait récemment accouché puis avait été internée dans un asile d\u2019aliénés à la suite de son accouchement.Après avoir subi la stérilisation elle pourra être remise en liberté.Qu'il nous soit permis de remarquer que ces mesures n\u2019empêcheront nullement cette débile d\u2019être le jouet de pervers ou la victime d\u2019attentats immoraux et qu\u2019au point de vue social et moral son internement présentait sûrement des avantages sur le régime dangereux de la liberté que la loi eugénique lui accorlera.Cette loi, en outre d\u2019être inefficace, nous paraît franchement immorale.Pour qu\u2019elle soit efficace il faudrait stériliser tous les ivrognes, tous les épileptiques et cette catégorie de psycopathes dont la progéniture est exposée aux tares physiques et mentales.Elle est enfin immorale parce qu\u2019il est établi que la stérilisation, dans la plupart des cas, loin de diminuer les instincts mauvais chez les anormaux, les développe, au contraire.De tout temps les eunuques se sont révélés comme particulièrement pervers: les uns ont des besoins sexuels exacerbés et cherchent à les satisfaire par la violence, ou, se croyant avec raison inaptes à la reproduction, en profitent pour donner libre cours à leur érotisme; d\u2019autres n\u2019éprouvent pas le moindre désir de ce genre mais se rappelant leurs jouissances d'antan cherchent un jour à se les procurer de nouveau sans 226 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA faire de distinction entre les sexes.Ce sont là, entre tant d\u2019autres, quelques arguments que l\u2019on peut opposer à la stérilisation.Le but de l\u2019eugénisme est très louable: l'amélioration de la race par le souci de favoriser la sélection des caractères héréditaires; mais les moyens préconisés par les Américains pour atteindre cette fin sont détestables et il ne semble pas qu\u2019un avenir favorable puisse être réservé à leurs théories draconiennes.TRANSFORMISME A la dernière réunion de l\u2019Association Américaine pour l\u2019avancement des sciences tenue récemment à New-York, il s'est encore trouvé un \u201csavant\u201d pour faire l\u2019apologie du darwinisme et du trans- firmisme.Il était grandement temps, car si les observations de Darwin sur les plantes et les vers sont bien vivantes et nous émerveillent encore par leur ingéniosité, le fond de la doctrine évolutionniste en elle-même et la descendance sémiesque de l'homme sont bien malades.Ce collègue distingué du docteur Barnes ignore qu\u2019entre le singe anthropoide le plus développé et l'homme il y a une différence d\u2019espèce et non pas seulement de degré.D'ailleurs, on ne voit nullement pourquoi le singe anthropoïde, au lieu d\u2019être un animal en route vers l\u2019homme, ne serait pas plutôt un homme dégénéré, une régression de l\u2019espèce humaine venant à longue distance au-dessous de la race noire.L\u2019anthropologie et l\u2019embryologie montrent les trous béants du transformisme et je présume que dans quelques années les théores de Darwin seront allées rejoindre, aux vieilles lunes, les marottes scientifiques du dernier siècle et qui firent une fortune extraordinaire dans le temps.R.FONTAINE.AD = FORMULAIRE Bronchite aiguë fébrile (adulte).Poudre de Dover .1gr.50 Teinture de digitale .bgrammes Sirop codéine .2grammes Chiorure d\u2019ammonium .2gr.50 Sol.jus de réglisse .Tgr.50 Eau .vv vo .90 grammes Une cuillerée à soupe trois à quatre fois par jour.Au début, contre la Trachéo-bronchite et la Toux quinteuse.Tr.aconit .2 grammes Benzoate de soude .6 grammes Eau laurier-cerise-.30c.c.Sirop codéine .60c.c.Sirop tolu, q.s.pour .250c.c.Cinq cuillerées a soupe par jour dans du lait chaud.Epilepsie.Bromure de potassium .20 grammes Bromure de sodium .10 grammes Bromure d\u2019ammonium .10grammes Eau .300c.c.(Une cuillerée à.soupe contient 1 gramme de Kbc et 0.50 centigr.des deux autres) Deux à quatre cuillerées à soupe par jour selon l\u2019effet.Gastralgies.Eau chloroformée .1b0c.c.Eau fleurs d\u2019oranger .bl0c.c.Eau distillée .eve +.100c.c.Une cuillerée à café ou à dessert avant les repas, ou bien une cuillerée à dessert de quart d\u2019heure en quart d\u2019heure jusqu\u2019à disparition de la douleur.L. ANALYSES MEDECINE PIERRE DUVAL, J.C.ROUX, H.BECLERE.\u2014 La pneumo-gastro- graphie (\u201cArch.des Mal.de l\u2019App.Digestif et des Mal.de la Nutrition\u201d, mars 1928).La Pneumo-Gastrographie a déjà été utilisée dès 1912 par Ropke de Vienne pour l\u2019étude des altérations de l\u2019estomac lui-même et pour l\u2019ulcère en particulier; par d\u2019autres (Sigmund de Prague) pour l'étude des tumeurs bénignes de l\u2019estomac; par Pernet de Paris, (sténose médio- gastrique).Les accidents auxquels cette méthode a donné lieu (hémorrhagies) n\u2019ont pas empêché les auteurs d\u2019y avoir recours à cause des renseignements de grande valeur qu\u2019elle fournit; mais la technique employé: par eux est un peu spéciale et tout à fait inoffensive.Ils ont employé la sonde d\u2019Eihorn par le moyen de laquelle ils ont injecté tout simplement de l\u2019air atmosphérique; cette sonde étant toute petite de calibre, ne bloque pas le cardia; au cas d\u2019intolérance gastrique, l\u2019air peut s\u2019échapper facilement sans distendre outre mesure l\u2019estomac.Le grand cul de sac, le corps de l\u2019estomac sont bien mis en évidence; seul l\u2019antre pylorique est moins bien visibie.Les auteurs font voir le résultat de leur technique dans des cas d\u2019ul- cere, de polypes et de cancers; aucun trouble immédiat; aucune complication ultérieure.Pour l'ulcére, l'aérogastrographie justifie l\u2019interprétation des signes de l\u2019ulcère obtenus par radiographie avec substance opaque.Pour les tumeurs bénignes de l\u2019estomac (polypose multiple) dans & cas opérés, six fois l\u2019opération confirme le diagnostic radiologique : polypes multiples, dimensions diverses, pédicules variés superposés.Dans les tumeurs malignes de l\u2019estomac, la radiographie avec pneumo- gastrie, surtout s\u2019il s\u2019agit de diagnostic différentiel et partant l\u2019intervention à pratiquer ou non la technique employée donne des résultats impressionnants et bien supérieurs à la simple radiographie avec repas opaque.Cette méthode peut être moins utile dans l\u2019ulcère parce que tout aussi dangereuse et parce que ne renseignant pas plus qu\u2019avec le repas opaque, s\u2019affirme pleine de promesse pour le diagnostic des tumeurs gastriques intra-cavitaires.Le radiologiste et le clinicien pourront tirer de grands avantages de cette méthode quand il s\u2019agira de diagnostic précoce de cette dernière variété de tumeurs gastriques.J.-ALFRED MOUSSEAU.te - 2 \u2014_\u2014 \" \u2014\u2014 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 235 Un grand progrès a été réalisé dans le traitement de la coqueluche par l\u2019utilisation des vaccins, du sérum de convalescents ou de l\u2019hémothé- rapie et leur efficacité est d\u2019autant plus grande qu\u2019ils sont employés plus tôt.Il y a donc un grand intérêt à traiter les enfants exposés à la contagion.Meyer a vacciné préventivement 65 enfants exposés à la contagion: 7 seulement ont eu la coqueluche; il a vacciné 50 enfants au contact de coquelucheux, il n\u2019y eut que 8 coqueluches légères; enfin sur 18 enfants exposés pendant 10 jours à la contagion il ne se déclara aucun cas, Galli de Milan par la vaccination à titre curatif, obtient à la période catarrhale, l\u2019avortement de la coqueluche, à la péricde spasmodique, diminution du nombre et de l'intensité des quintes.Ch.Nicolle et Conor en France, ont obtenu 1/3 de guérisons, 1/3 d\u2019améliorations, 1/3 de cas stationnaires.Gonzales Alvarez arrive aux mêmes résultats : sur 242 cas, il obtient 75 guérisons, 69 améliorations, 98 résultats douteux.Lerveboullet pense aussi que le vaccin atténue la coqueluche.Debri a traité 83 enfants exposés à la coqueluche par le sérum de convalescents; sur 83 enfants, 65 ont été protégés, 13 ont eu des coqueluches atténués, 5 des coqueluches normales; dans une autre série, sur 26 enfants traités, 15 ont été protégés, 8 ont eu des coqueluches atté-' nuées, 3 cnt eu des coqueluches normales.Debré arrive donc aux conclusions suivantes.Injecté avant la période d\u2019incubation, ou très au début de sérum de convalescent préserve de la coqueluche.Injecté à la fin de la période d\u2019incubation, il atténue la maladie, injecté en pleine période d\u2019invasion il donne des résultats douteux ou nuls.Donc, résultats plutôt meilleur qu\u2019avec le vaccin au point de vue prophylactique, plutôt moins bons au point de vue thérapeutique.La conclusion qui se dégage de ces travaux peut être résumée de la façon suivante : qu\u2019il faut traiter par les vaccins ou les sérums de convalescents tous les enfants qui ont été en contact avec les coquelucheux, qu\u2019il faut traiter par le vaccin tous ies coquelucheux à la phase catarrahle ou à la phase initiale des quintes, et que si l\u2019enfant est en pleine période d\u2019état les vaccins doivent être employés aussi, le résultat sera moins brillant, et les médications classiques reprendront alors tous leurs droits.Gaston LAPIERRE.TUBERCULOSE J.TROISIER, S.DEVELAY, J.WEISS et ROUDINESCO.\u2014 Sensibilité à la tuberculose provoquée chez le vieillard par le B.C.G.(\u201cPresse médicale\u201d, 30 janvier 1929).L\u2019opinion actuellement accréditée veut que l\u2019être humain après avoir franchi une assez longue étape de la vie, soit fatalement touché par la tuberculose, ce qui se traduit par la réaction positive à l\u2019épreuve de la tuberculine (Von Pirquet).Comme cette étude de l\u2019épreuve tuberculinique a porté surtout sur des sujets \u2018après la jeunesse\u201d l\u2019auteur s\u2019est appliqué à étudier cette réaction sur le vieillard.ve 236 L'UNION MÉDICALE DU CANADA L'auteur distingue \u201cles jeunes vieillards de la soixantaine\u201d capables de faire une tuberculose évolutive sous le coup de la sénélité débutante, des octogénaires habitués à la sénilité qui ne voient plus leur tuberculose évoluer.Après avoir fait une mise au point sur la manière d\u2019interpréter la réaction de Von Pirquet, l'auteur prouve que la réaction tuberculinique positive décroit considérablement chez le \u201cgrand vieillard\u201d et conclut que ce sont des sujets qui ont totalement échappé à la tuberculose.Pour combattre l\u2019opinion déjà émise : que la cachexie sénile peut suspendre la réaction tuberculinique l\u2019auteur a inoculé le B.C.G.à ces mêmes vieillards qui avaient des réactions négatives et 4 mois après, tous ont répondu d\u2019une manière positive au Von Pirquet.Ceci prouve qu\u2019on ne peut pas considérer le vieillard incapable de réagir dans le conflit avec le bacille tuberculeux puisqu\u2019il se comporte comme un organisme jeune.En définitive la proportion assez imposante des réactions tuberculiniques, même à l\u2019âge mûr et chez le vieillard laisse la porte ouverte à la prémunition antituberculeuse surtout lorsque ces sujets sont soumis à des contacts infectants.J.A.VIDAL.PAUL D.CRIMM.\u2014 Etude des mouvements du diaphragme dans la tuberculose (\u201cAmerican Review of Tuberculosis\u201d, février 1929, vol.XIX, No 2).L'auteur émet l\u2019opinion que l\u2019on apporte pas suffisamment d\u2019intérêt aux mcuvements diaphragmatiques dans l\u2019étude des maladies pulmonaires et surtout dans la tuberculese et qu\u2019on n\u2019apprécie pas à sa juste valeur la musculature du thorax, non pas tant la tonicité musculaire que son mode de fonctionnement.Une étude constante et sérieuse des muscles qui commandent à la respiration est d\u2019un précieux concours non pas seulement au début de la tuberculose pulmonaire; mais même à une phase plus avancée quand il s\u2019agit de conseiller d\u2019urgence une intervention chirurgicale.Dans un poumon normal il existe un synchronisme manifeste dans le mouvement du diaphragme et la course des arcs costaux; ce synchronisme disparaît si une lésion intéresse un territoire si petit soit-il, du parenchyme pulmonaire.L\u2019auteur a étudié sous le fluuroscope, la cinématique du poumon chez 100 malades ayant eu soin d\u2019éliminer auparavant les lésions emphysémateuses, asthmatiques.les hypertrophies cardiaques; enfin toutes ces grandes manifestations pathologiques, lesquelles, à coup sûr modifient le jeu normal de la respiration.Telles sont ses conclusions : Puisque le diaphragme est le muscle le plus important de la respiration, on doit apporter une attention particulière à son fonctionnement dans le diagnostic des maladies pulmonaires.Dans une infiltration pulmonaire, on observe dans la majorité des cas, du côté le plus malade, une diminution des mouvements des arcs costaux ou de la course diaphragmatique si l\u2019on compare avec le poumon opposé. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 237 Cette disparité des mouvements est due non seulement aux altérations de la coupole diaphragmatique mais aussi à l\u2019insuffisance d'activité fonctionnelle des muscles intercostaux.J.A.VIDAL.CHIRURGIE INFANTILE ET ORTHOPEDIE N.ALLISON.\u2014 La greffe osseuse dans les lésions de la colonne vertébrale [Fusion of the spine column] (\u201cSurg., Gyne.and Obst.\u201d, vol.XLVI, No 6, juin 1928).Pour Allison, la fusicn vertébrale est surtout indiquée chez l\u2019adulte, dans le Mal de Pott, dans les fractures du rachis, dans la scoliose consécutive à la poliomyélite et dans la scoliose causée par une malformation osseuse congénitale.Le schock opératoire et l\u2019infecticn post-opératoire présentent des dangers sérieux, mais l\u2019hémorragie est rare.La préparation du malade est indispensable.Pour diminuer l\u2019effort opératoire, Allison conseille de confier l'intervention à deux chirurgiens dont l\u2019un prélève le greffon et le second prépare le lit destiné à la recevoir.Chez les malades dont l\u2019état général est médiocre, A conseille la transfusion.Après l\u2019opération, pas de corset ni supports; les sutures sont enlevés le 10ème jour et alors seulement Allison immobilise ses malades dans un demi-corset pendant 8 à 10 semaines; le lever et la marche sont alors permis, pourvu que la colonne vertébrale soit bien immobilisée et cette immobilisation devra durer au moins ur an après l\u2019intervention.Edmond DUBE.FRED.H.ALBEE.\u2014 Elargissement du bassin chez la femme enceinte à Paide de la greffe osseuse [Enlargement of the parturient canal by bone graft] \u2018(\u2018Surg., Gyne.and Obst.\u201d, vol.XLVI, No 6, juin 1928).i Albee rapporte deux cas d\u2019agrandissement du bassin chez des femmes enceintes présentant un diamètre trop étroit pour permettre l\u2019accouche- mert par les voies naturelles.Dans les deux cas, Albee pratiqua une greffe osseuse après avcir élargi la symphyse pubienne et obtint un résultat très satisfaisant, au point de faciliter l\u2019accouchement.Pour Albee, cette intervention doit être préféré à la symphysiotomie parce qu\u2019elle est radicale et peut se faire sans risque opératoire.Edmond DUBE.« E.D.McBRIDE.\u2014 Opération conservatrice pour hallux valgus [A conservative operation for bunions] (\u201cJ.of B.& J.S.\u201d, uage 735).L'avantage de la méthode, c\u2019est la conservation de l\u2019articulation, avec le minimum de destruction.Elle est applicable chez les jeunes.L\u2019auteur 238 L'UNION MÉDICALE DU CANADA donne les avantages de cette opération : 1) Correction de la déformation sans destruction de l'articulation; 2) L'architecture de l\u2019orteil est conservé; 3) La force mécanique qui cause la déformation est corrigée; 4) La cicatrice ne cause pas de douleur; 5) La période d\u2019impotence est diminuée.Joseph-H, RIVARD.J.T.RUGH.\u2014 L\u2019action bactéricide de différents métaux sur certains germes dans les sutures métalliques internes [The bactericidal action of various metals upon certain organisms in relation internal fixation of tissues] (J.of B.& J.S.\u201d, 722).Voici les conclusions que l\u2019auteur donne de son travail : 1) Certains métaux en raison de leur composition chimique leur réaction électrique, leur solubilité, ou encore de leurs propriétés physiques sont moin bien tolérés par les tissus que d\u2019autres.2) Il n\u2019y eu aucun effet nocif pour la culture des staphylocoques blancs et du pyocyanique an agar sang ou agar simple.3) Certains métaux comme l\u2019or, l\u2019étain, le platine, l'argent causent moins de réaction que les autres, par conséquent, les organismes véhiculés par le sang sont moins susceptibles d\u2019infecter des tissus qui ne sont pas irrités.Joseph-H, RIVARD.UROLOGIE M.F.CAMPBELL.\u2014 L\u2019obstruction urétérale chez l\u2019enfant [Ureteral obstruction in infancy] (\u201cThe American Journal of Surgery\u201d, nov.1928, p.445).Campbell présente 74 cas d'obstruction urétérale chez l'enfant.Son étude est basé sur ces cas.L\u2019âÂge des malades varie entre 3 mois et 6 ans.La cause la plus fréquente est le rétrécissement : 43 cas dont 25 ont été trouvés à l\u2019autopsie et 18 diagnostiqués durant la vie.Chez 31 malades le rétrécissement siégeait près de la vessie.Les autres causes d\u2019obstruction sont moins fréquentes et sont le caléul, la tuberculose 12 cas), des vasseaux anormaux et des duplicités urétérales.Le symptôme le plus fréquent, qui ne manque presque jamais est la pyurie.Il existe parfois des douleurs violentes au rein et on palpe parfois une masse rénale.Souvent, des troubles digestifs sous forme de vomissements sont les symptômes les plus importants, ce qui déroute le diagnostic, Si l\u2019obstruction n\u2019est pas complète et permet une filtration de l\u2019urine dans la vessie, la pyurie est le signe primordial.Lorsque la lumière urétérale est entièrement obstruée, la pyurie cesse et il existe de la fièvre, des frissons et un gros rein.\u2019 L'UNION MÉDICALE DU CANADA î 239 Le diagnostic est établi par un examen complet de l\u2019appareil urinaire comme chez l'adulte : cystoscopie, cathétensine des uretères, pyélographie.Le traitement doit s\u2019attaquer à la cause.Les calculs de l\u2019uretère seront enlevés.Les rétrécissements seront dilatés.En conclusion, l\u2019auteur attire l\u2019attention des médecins sur la fréquence de ces obstructions urétérales et en particulier des rétrécissements congénitaux.Oscar MERCIER.OBSTETRIQUE ARNAULT-TZANK.\u2014 La transfusion sanguine en obstétrique (\u2018Clinique et Laboratoire\u201d, janvier 1929).\u2019 La transfusion sanguine est susceptible de rendre de¢ plus grands services en obstétrique que dans tout autre domaine de la médecine.L\u2019anémie gravidique, les hémorragies à la suite d\u2019avortement, de la rupture d\u2019une grossesse ectopique, du placenta prævia, les hémorragies de la délivrance témoignent du caractère indispensable de la transfusion.L.À.préfère au sang citraté la transfusion de sang pur au moyen de la seringue de Jubé.D\u2019abord la détermination du groupe sanguin par l\u2019épreuve de Bethi- Vincent permet d\u2019éviter les accidents d\u2019incompatibilité sanguine.Les résultats sont immédiats dans les grandes hémorragies dans lesquels a pratiqué des transfusions de 2 litres.C\u2019est surtout la condition de la patiente qui permet d\u2019évaluer la quantité de sang à transfuser.Donatien MARION.NEUROLOGIE et PSYCHIATRIE A.SEZARY et A.BARBE.\u2014 Résultats cliniques et biologiques de la stovarsolthérapie dans 125 cas de paralysie générale (\u2018Presse Médicale\u201d, 2 janvier 1929).Les auteurs envisagent l\u2019action du stovarsol sodique au double point de vue clinique et biologique.Pour l\u2019appréciation des résultats cliniques, les malades ont été classés en trois catégories : La première comprend 31 malades atteints de paralysie générale avec excitation.A la suite du traitement par le stovarsol sodique, la guérison clinique semble complète chez 45% d\u2019entr\u2019eux; chez 10%, il demeure un simptôme isolé, atonie du visage, légère trémulation de la langue, seuis reliquats apparents de l\u2019infection.Dans 13% des cas, le résultat est assez bon, malgré la persistance de l\u2019affaiblissement intellectuel.Enfin, dans 32% des cas, le résultat est insuffisant ou nul.Un second groupe de 41 paralytiques généraux étaient atteints d\u2019affaiblissement intellectuel.Chez eux, le résultat a été favorable, à des 240 L'UNION MÉDICALE DU CANADA degrés divers, dans 58-5% des cas.Il a été nul ou peu appréciable dans 41.59% des cas.Enfin, le troisième groupement comporte 53 malades déments.L\u2019action favorable du Stovarsol s\u2019observe alors moins fréquemment, car il s\u2019agit d\u2019un stade généralement avancé de la maladie.26.49% de ces malades ont été améliorés, dont 9.4% d\u2019une façon parfaite; mais 73.6% n\u2019ont pas été influencés.Tout en signalant que l\u2019effet de la stovarsolthérapie varie considérablement selon la forme clinique, les Auteurs constatent que la méthode soutient avantageusement la comparaison avec la malariathérapie: elle présente sur cette dernière, plusieurs avantages.En premier lieu, elle est moins dangereuse.En second lieu, elle a des indications plus étendues puisqu'elle peut Être appliquée aux malades dont l\u2019organisme ne peut résister à l\u2019infection paludéenne, ccomme dans les formes démentielles cachectisantes, Quant à la tenue des résultats, elle est difficile à interpréter.Bien qu\u2019elle soit prometteuse dans la majorité des cas, une expérience plus prolongée paraît nécessaire, selon les auteurs, pour préciser l\u2019avenir des malades qui ont bénéficié de la stovarsolthérapie.Les résultats biologiques qu\u2019a donnés la stovarsolthérapie chez ces paralytiques généraux, ont été étudiés par ces expérimentateurs.Il a été suivi dans le liquide céphalo-rachidien l\u2019évolution de trois altérations : la réaction de Wassermann, la leucocytose, l\u2019hyperalbumi- nose.Il ressort de leurs observations qu\u2019il n\u2019existe pas de parallélisme entre les modifications du liquide rachidien et l\u2019amélioration des troubles psychiques, pas plus qu\u2019il n\u2019existe de rapports constants entre les variations de ces trois ancmalies.Toutefois, des améliorations sensibles ont été notées dans 30% des cas environ : négativation de la séro-réaction, diminution de la leucocytose et de l\u2019hyperalbuminose.une technique appropriée; les auteurs signalent la supériorité du stovar- sol\u2019 sur l\u2019arsacétine et sur le dérivé 240 de M.Fourneau; ils croient inopportun de substituer indifféremment au stovarsol un autre dérivé de l\u2019arsenic pentavalent ou encore de lui associer inconsidérément un agent pyrétogène, tel que le Dmelcos ou la malariathérapie.Ils concluent enfin, que la stovarsolthérapie de la paralysie générale est une méthode simple, dépourvue de danger, qui améliore les malades dans une proportion de 68, 58 ou 26% des cas, selon que l\u2019on s\u2019adresse à la forme avec excitation, avec affaiblissement intellectuel ou avec démence complète.Paul-A.GAGNON.di ce Op EU L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 241 DERMATOLOGIE ET SYPHILIGRAPHIE L.BROCQ.\u2014 Traitement des gales compliquées (\u2018La Presse Médicale\u201d, 26 janvier 1929).ler cas : Gale pustuleuse, gale compliquée d\u2019infections microbiennes staphylococciques et streptococciques\u2014Il est plus prudent et plus logique dit l\u2019auteur de commencer par traiter les complications (Eau d\u2019Alibam au cinquième et pommade à l\u2019oxyde jaune de mercure au cinquième), surtout dans ces cas où l\u2019on a souvent de l\u2019albumine, car l\u2019impétigo à lui seul peut provoquer l\u2019albuminurie.2e cas : Gale compliquée d\u2019éruptions artificielles.Elle est caractérisée par de lœdème, une vive rougeur, de grosses vésicules et même en quelques points par une sorte de phlycténisation.Il est impossible de trouver des sillons et de vérifier s\u2019il y a oui ou non de la gale.Mais le diagnostic, vu les localisations de l\u2019éruption et les commémoratifs peut être fort probable.Il est évident qu\u2019il faut, en ce moment, se contenter de traiter l\u2019éruption artificielle.Alors prescrire : Simple cérat, sans eau, frais, ou Axonge non benzoïnée ou Lanoline .Huile d\u2019amandes dcuces .Eau de chaux .2.4 424 24 0 4 0e 0 ; Si le corps gras ne semblent pas convenir, noyer le patient dans une poudre inerte, 10 gr.aa 20 gr.Ze cas : Gale compliquée de réactions cutanées auxquelles le sujet est prédisposé et qui ont été réveillées chez lui par le parasite.L\u2019indication capitale est donc ici avant tout de faire disparaître cette cause primordiale de tous les phénomènes morbides.4e cas : La gale chez les enfants en bas age : Onguent Styrax.5e cas : Les récidives de Gale.Les acarophobes.L\u2019indication formelle est de traiter la gale par le traitement le plus usuel.Créoline de Pearson, 25%.1° Pendant 6 scirs.2° Bains savonneux et frictions fortes.3° Badigeonnage des pieds à la tête avec la Créoline.4° Changement des sous-vêtements et de drap de lits après six jours.Penser toujours à la gale chez les névropathiques et les autotoxiques et chercher les silloens, et faire traitement d\u2019épreuves chez les acarophites, traiter le point de vue hygiène générale, le point de vue alimentaire névro- pathique et goutteux.Paul POIRIER. 242 : L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA DONCEL.\u2014 Une nouvelle forme d\u2019hépatite scléreuse syphilitique (\u201cJournal des Praticiens\u201d).L\u2019auteur a publié un cas fort intéressant.C\u2019est celui d\u2019une jeune fille de 21 ans qui avait ressenti un jour et en pleine santé des élancements douloureux dans l\u2019hypocondre droit.La douleur était vive à la pression sous les fausses-côtes, vers le bord externe du grand droit.Pas de vomissements, mais météorisme léger.Il y avait de la fièvre.Température 38.8° Les jours suivants la rate grossit, Le foie est gros, sous les fausses-cOles se développe une masse qui s\u2019étend de jour en jour et ne tarde pas à déborder de six travers de doigt.Cette masse est dure et très douloureuse.Il n\u2019y a pas d\u2019ictère.Le sang est normal.Pour une cholécystite, l\u2019évolution devenait plutôt anormale.On pratique une laparatomie exploratrice.Un nodule dur d\u2019aspect jaunâtre est prélevé pour l\u2019examen bistolcgique.L'examen histologique conclut à une lésion inflammatoire de type chronique, probablement d\u2019origine spécifique.Le traitement assura une véritable résurrection.Des piqûres de biodure de mercure furent associées à l\u2019iodure de potassium par voie buccale (ce dernier à doses progressives jusqu\u2019à 4 gr.).Après un court délai, piqûres bismutliées, La température redevient normale, le foie et la rate regressent.Un an et demi après sa sortie de l\u2019Hôpital, la malade continuait de bien se porter en dépit de la négligence apportée à la continuation du traitement.Paul POIRIER.LABORATOIRE L.NATTAN-LARRIER et L.RICHARD.\u2014- Transmission héréditaire de l\u2019anaphylaxie (Comp.Rend.Soc.Biol, 1929, p.332).Dans une première série d\u2019expériences les auteurs ont démontré que des cobayes nés de mères sensibilisées avant le début de la gestation étaient eux-mêmes sensibilisés dans la proportion de 100 pour 100.Une nouvelle série d\u2019expériences a eu pour but de rechercher si la sensibilisation de la mère au début de la période de gestation entraînait également la sensibilisation des petits au moment de leur naissance.A la suite d\u2019injections sous-cutanées de sérum de cheval faites à diverses périodes de la gestation chez la mère, les auteurs ont constaté que tous les nouveau-nés se sont montrés sensibilisés et que l\u2019injection intracardiaque de sérum de cheval a déterminé chez eux un choc anaphylactique des plus nets.Les auteurs se sont demandé également si la sensibilisation des jeunes cobayes ainsi préparés était active ou passive, et ils ont recherché dans ce 4 Ep 4 rm =. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 243 but si la sensibilisation était temporaire ou définitive.L\u2019expérience a prouvé qu\u2019au bout de trois semaines les animaux restaient encore sensibilisés alors que la sensibilisation s\u2019atténuait ou disparaissait après le 50ème jour.; De ces expériences encore incomplètes les auteurs tirent cependant la conclusion que la sensibilisation des cobayes nés d\u2019une mère préparée pendant la gestation est une sensibilisation passive.Cette sensibilisation serait due non au sérum injecté à la mère et ne passant qu\u2019en très faible quantité par le placenta mais plutôt à la toxogénine, anaphylactine ou sensibilisine qui traverse le placenta et qui rendrait le petit sensible à l\u2019injection déchaînante.A.BERTRAND.REVUE DES LIVRES DEROME, WILFRID.\u2014 Expertise en armes à feu.\u2014 Chez Beauchemin, à Montréal, 1929.Tel est le titre d\u2019un ouvrage d\u2019au delà de deux cents pages, dû à la plume de notre confrère le Dr Wilfrid Derome, et édité par la Maison Beauchemin (Montréal).Nous ne saurions faire mieux connaître cet important travail qu\u2019en publiant ici l\u2019Introduction qu\u2019y a faite l\u2019auteur lui-même ainsi que la Préface qu\u2019y a écrite l\u2019éminent Maître de la Médecine Légale en France.INTRODUCTION Cet ouvrage, le premier du genre en Amérique, est né du désir de venir en aide aux Policiers, Coroners, Magistrats, Procureurs, etc.dans leurs effets pour mener à bien les enquêtes criminelles dans lesquelles les armées à feu sont concernées.Il se divise en deux parties bien distinctes: l\u2019une technique où sont résumées les données actuelles relatives à l\u2019effet du tir sur la victime et à l'identification du projectile mortel avec l\u2019arme utilisée, l\u2019autre documentaire qui, bien que forcément incomplète, réunit une foule de renseignements très précieux, dont un grand nombre jusqu\u2019ici inédits et pour lesquels il nous fait plaisir d\u2019adresser nos remerciements aux Compagnies qui nous les ont fournis.À part l\u2019intérêt qu\u2019elle présente au point de vue criminalistique, cette partie documentaire offre encore un guide commode aux chasseurs de toutes catégories, qui y trouveront les indications les plus 244 L'UNION MÉDICALE DU CANADA utiles quant au choix de l'arme et du projectile à employer vis-à-vis de tel ou tel gibier.Bref, dans l\u2019ensemble, cet ouvrage, nonobstant ses imperfections, répond, croyons-nous, à un besoin réel, surtout au Canada où tant de crimes se commettent au moyen d\u2019armes à feu.Nous avons confiance que le public lui fera bon accueil, surtout ainsi rehaussé du témoignage autorisé que, dans la préfacè, y apporte notre éminent maître, le Dr V.Balthazard, professeur à l\u2019Université de Paris, expert près des tribunaux de la Seine, conseiller technique de la Sûreté de Paris, enfin capitaine d'artillerie durant la Grande Guerre.Qu'il veuille bien agréer ici l\u2019expression de notre plus vive reconnaissance.Wilfrid DEROME.Mars 1929.PREFACE En présentant au public scientifique Uouvrage du Professeur Derome sur l\u2019 \u201cExpertise en armes à feu\u201d, je dois tout d\u2019abord faire remarquer qu'il constitue la première étude d'ensemble mise à la disposition des médecins légistes et des policiers scientifiques.Jusqu'\u2019à ce moment, en effet, 11 n'existait qu'un certain nombre de monographies traitant de problèmes spéciaux, tels que: caractères des orifices d'entrée des projectile, description et étude des tatouages, identifications des projectiles et douilles.Dans le présent volume, on trouvera un exposé méthodique des procédés techniques d'expertise, grâce auxquels il est devenu possible d'aider la justice en lui apportant les preuves matérielles les plus précieuses dans toutes les affaires de meurtres commis avec des armes à feu.L'exposition est si beureuse qu\u2019elle est à la portée des profanes, policiers et criminalistes, aussi bien que des médecins légistes et experts arquebusiers les plus exercés aux méthodes de laboratoire.Pour la première fois tous ceux que préoccupent ces problèmes pourront se familiariser avec l'examen des blessures par projectiles d\u2019armes à feu, avec l'étude des projectiles et des poudres.Pareil travail eut été impossible il y a seulement vingt ans; mais On a marché vite depuis et nous possédons à l'heure actuelle des procédés précis d\u2019identification des projectiles avec les armes qui ont servi à commettre les meurtres et les assassinats.Nous savons également L'UNION MÉDICALE DU CANADA 245 rapporter à un pistolet automatique une douille éjectée par cette arme.On peut donc dire que, grâce à ces procédés, il est toujours possible de retrouver sur les lieux du crime la signature laissée par l'arme du meurtrier, ce dernier ne prenant pas la peine de rechercher la douille éjectée et hésitant toujours à se défaire d\u2019une arme qui, aujourd'hui plus que jamais, à une trop grosse valeur marchande.Déjà dans des affaires sensationnelles, les procédés ont été appliqués et ont apporté à la justice et à la vérité l\u2019aide la plus précieuse.L'identification des projectiles et des douilles est aussi précise, aussi sûre que l'identification des empreintes digitales, à la condition d'être maniées avec la technique scientifique la plus rigoureuse.Mais la partie de l'ouvrage qui rendra les services les plus considérables est celle où le professeur Derome s\u2019est astreint à rassembler les renseignements sur les armes et les munitions employées dans le monde entier.On y trouvera les caractéristiques des armes, des projectiles, des poudres utilisées dans tous les pays, si bien qu\u2019à l'heure présente les comparaisons deviennent faciles et qu\u2019en présence d'un projectile extrait d'un cadavre, il nous est possible d'indiquer l'arme du crime quant à son type de série; dans un second temps, lorsque l'individu soupçonné est arrêté, on poursuivra l'identification du projectile avec l'arme saisie sur lui ou chez lui.L'identification pourra d\u2019ailleurs être faite aussi bien avec la douille trouvée sur les lieux du crime qu'avec le projectile extrait du cadavre ou enlevé sur le vivant.Les médecins légistes et les policiers scientifiques ne sauraient trop remercier le professeur Derome d\u2019avoir assumé la tâche formz- dable de rassembler tous les renseignements qui leur sont indispensables pour remblir leur tâche utilement.Aussi ne puis-je douter un instant du succès légitime que remportera le présent ouvrage.Je suis personnellement d'autant plus heureux de préfacer ce travail, que je me souviens avec plaisir du passage parmi nous du Professeur Derome, à l'époque où 11 étudiait la médécine légale à la Faculté de médecine de Paris, contribuant pour sa part à resserrer les liens qui nous umissent si étroitement, mous Français, aux Canadiens français.V.BALTHAZARD, Professeur de médecine légale à la Faculté de médecine de Paris. 246 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Pr.LEONE LATTES (de Modène).\u2014 L\u2019individualité du sang.Edité en 1929 par Masson et Cie, 120 boulevard Saint-Germain, Paris (VIe).50 francs.Il.Orné d\u2019une préface du Prcfesseur E.Jeanbrau et d\u2019une bibliographie copieuse et complète, le livre du Pr, Leone Lattes vient à son heure, restera au premier plan du rayon \u2018\u2018Hématologie\u201d de toute bibliothèque médicale et scientifique.Le titre, à lui seul, indique tout un vaste horizon de recherches biologiques cliniques et médico-légales.Il y à vingt-cinq ans, on osait à peine envisager ces problèmes que des lois définies régissent maintenant de façon certaine et que des faits scientifiques ont établi de manière à orienter vers un sens plus étendu la physionomie individuelle de l\u2019hématie.Toutes les réactions sérologiques actuellement connues ne sont-elles pas des preuves indiscutables de cette individualité?Et c\u2019est par l\u2019étude de ces réactions du sang normal que commence l\u2019auteur.Iso-agglutination, groupes sanguins avec leurs déviations respectives et les différences individuelles de chaque groupe, rapports de l\u2019iso- agglutination et des agglutinations spécifiques, isolyse, alexines, opso- nines, précipitation et floculation, autant de chapitres clairement et succintement étudiés, où se mêlent les vues personnelles et les données acquises.Après l\u2019hérédité et le fait ethno-anthropologique de l\u2019individualité sanguine, vient la clinique, et dans celle-ci la transfusion sanguine à laquelle on a réservé une large place.On y apprend l'historique de la méthode, ses avantages et ses inconvénients, comment choisir un donneur et les incompatibilités qui peuvent exister entre individus du même groupe.Tout y est aussi minutieusement exposé et quand il s\u2019agit de la médecine légale on ne saurait trop louer l\u2019auteur de n\u2019avoir pas négligé la partie purement technique de son livre qui, en plus d\u2019une circonstance saura rendre un service inappréciable aux chercheurs et aux médecins.En somme, un livre qui manquait et dont la lecture ne peut que nous édifier sur la science et la précision du Pr.Lattes.Roméo BOUCHER.NOUVELLES Convention annuelle de la C.M.A.A.Montréal, les 17, 18, 19, 20 et 21 juin Programmes des sessions générales Les deux sections, française et anglaise, sont heureuses d\u2019annoncer que six conférenciers étrangers venant d\u2019Europe ont promis leur concours pour la Convention qui doit avoir lieu en juin prochain à Montréal.Ces Messieurs sont : Le Prof.E.Rist, de Paris, spécialiste en maladies pulmonaires.Le Prof.L.Ambard, de Strasbourg, biochimiste et célèbre à titre de la formule qui porte son nom, la constante d\u2019Ambard, pour déterminer la rétention de l\u2019urée dans les néphrites.py dh.© L'UNION MÉDICALE DU CANADA 247 Sir St.Clair Thompson, de Londres, une autorité internationale dans les maladies du nez et de la gorge.M.J.À.Cairns-Forsyth, de Londres, chirurgien au Waterloo Hospital et au French Hospital, une autorité en chirurgie du pancréas.Le Dr P.F.Armand-DeLille, de Paris, pédiâtre.Le Dr G.B.Roatta, de Florence, spécialiste en médecine interne.Tous ces Messieurs parlent couramment l'anglais et le français et adresseront la parole aux réunions générales, dans les deux langues.Programmes des sections Ces programmes ne sont pas encore suffisamment élaborés pour en permettre la publication.Nous espérons que dans l'édition de mai, nous pourrons faire paraître le programme préliminaire en détail.Transport par automobile Pour les médecins qui se proposent de venir à Montréal par automobile, on peut les assurer d\u2019une accommodation de garages suffisante dans toutes les parties de la ville.A proximité des grands\u201d hôtels, de nombreux garages peuvent livrer et chercher les autos.Quiconque ne serait pas familier avec la ville et qui arriverait en auto pourrait obtenir des renseignements en s\u2019adressant directement au Montreal Tourist and Convention Bureau, Nouvel Edifice Birks, Montréal, où pourront être fournis des cartes leur indiquant les routes à suivre et un plan de la ville.AGREGATION Durant les mois de février et mars avaient lieu à l\u2019Université de Montréal les épreuves d\u2019agrégation en dermatologie, en bactériologie et en médecine.Les quatre candidats ont subi avec succès les épreuves théoriques et pratiques.Monsieur Albéric Marin avait comme sujet de thèse: \u201cLe traitement de l\u2019épithélioma baso-cellulaire de la peau\u201d; Monsieur Albert Bertrand: \u201cLa vaccination locale et ses applications\u201d; Monsieur Roméo Boucher: \u201cSéméiologie de la tête\u201d; Monsieur Albert De Guise: \u201cL\u2019angine de poitrine\u201d.A CHICAGO Au cours de la semaine du 24 mars, Monsieur le professeur P.Masson et son assistant Monsieur L.-C.Simard assistaient au congrès de la \u201cInternational Association of Meseums\u201d et de l\u2019 \u201cAmerican Society of Pathologists and Bacteriologists\u201d qui se tenait à l\u2019Université de Chicago, au Belling\u2019s Hospital.Ils ont fait défiler sous les yeux des membres les microphotographies en couleurs, procédé du professeur Masson.Nous savons, depuis, tout le bien qu\u2019en a retiré l\u2019Université de Montréal. LII L'UNION MÉDICALE DU CANADA Important pour les médecins Spécialement les Gynécologistes Les Gynécologistes progressifs et les médecins en général accueilleront favorablement la venue du Tampon Pond qui permet une méthode complète, sûre et facile de médication vaginale et utérine.Il combine la fonction médicinale d\u2019un suppositoire vaginal avec le support mécanique offert par un tampon de forme correcte, assurant l\u2019application continue du médicament à la région malade et fournissant en même temps le support nécessaire.Les médecins verront tout de suite à quels traitements divers s\u2019adapte le tampon, mais nous signalons les lacérations la leucorrhée, la gonorrhée, les traitements post-opératoires et plétes et échantil- consécutifs aux couches de même que les hémor- lons seront volon- rhagies utérines comme cas particuliers dans tiers fournis aux lesquels le Tampon Pond est un mode de traite- médecins Jul nous ment nouveau et efficace.On trouve quantité d\u2019avantages uniques en traitant par les Tam- sur lettre à leur en-téte.pons Pond.Les Tampons Pond sont empaquetés à raiscn de six par boîte et se font dans les médications suivantes : A\u2014 Composé d\u2019Ichthyol, Glycérine.et Boro-Glycéride 50%, Ichthyol 2.5%, Iodure resublimé 14%, Acide Carbolique (Phénol absolu) 5%, Hydrastis pulvérisé 1%.B\u2014Ichthyol 10%, Glycérine et Boro-Glycéride 50%.C\u2014Pro- targol et Ichthyol (chaque 2%), Glycérine et Boro-Glycéride 50%.D\u2014Opium, Belladonne et Jusquiame, Glycérine et Boro-Glycéride 50%, Opium pulvérisé 2 grains, Extrait de Belladonne 1 grain, Extrait de Jusquiame 2 grains.E\u2014Glycerole de tanin 507%.F\u2014Composé d\u2019Ichthyol avec Iodure d\u2019argent.Glycérine et Boro-Glycéride 6507, Ichthyol 2.5%, Iodure 14%, Phénol 5%, Hydrastis pulvérisé 1%, Iodure d\u2019argent (rendu soluble par Iodure de Potassium) 1%.G\u2014Glycérine et Boro-Glycéride, Glycérine et Boro-Glycéride 50%, Iodure resublimé 25%.H+\u2014Gilycérine ordinaire à base de Gélatine.\u201cLes TAMPONS POND sont en vente chez tous les pharmaciens grossistes au Canada\u201d.CANADA POND TAMPON CO.Seuls Manufacturiers au Canada +.A.Tepoorten.Limited, Distriduteurs-Grossistes, Vancouver, B.C.-.- SOCIÉTÉS La Société Médicale de Montréal Séance du 5 février 1929 Présidence de M.le Professeur A.Léger 1\u2014Le procès-verbal de la dernière réunion est adopté avec quelques amendements.2-\u2014Correspondance: Nil.3\u2014 Nomination de membres.4 \u2014 Election de membres: MM.R.Hébert, C.E.Hébert, F.L.Boulais, Paul Poirier, Doriva Léonard sont élus membres de notre Société après ballottage secret.5\u2014Election du Secrétaire-Trésorier Général et du Secrétaire de séance: M.le Président demande la suspension des règlements afin que l\u2019on puisse procéder immédiatement à la nomination et à l\u2019élection de ces deux officiers.Les règlements sont suspendus.Il est proposé par M.Rhéaume et adopté à l\u2019unanimité que M.Gérin-Lajoie soit élu Secrétaire-Trésorier Général et M.Letondal Secrétaire de séance de la Société Médicale de Montréal.6.\u2014 Communications.M.L.Blagdon \u2014Un cas de cancer d\u2019estomac opéré chez une jeune fille de 25 ans.M.L.Blagdon présente l\u2019histoire d\u2019une malade souffrant de troubles digestifs depuis deux ans qui a eu deux crises d\u2019appendicite aiguë depuis 1926; une radioscopie ayant été faite, la malade fit une hématemèse.Devant celle-ci on décide une opération pour ulcère d\u2019estomac.On resèque celui-ci.L\u2019examen de la pièce fait par le Prof.Masson a -démontré qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un épithélioma ulcéré d\u2019estomac avec invasion de la paroi des nerfs et de l\u2019épiploon.Dans ces conclusions, le rapporteur insiste: 1° sur le jeune âge de la malade, 25 ans; 2° sur l'importance du traitement pré-opératoire, transfusion, vaccinothérapie, etc; 3° sur la coincidence de l\u2019hémorragie survenue après une radioscopie d\u2019estomac; 4° sur la concomitance de l\u2019infection dans les lésions appendiculaires, gastriques et biliaires; 5° sur le procédé opératoire: gastrectomie partielle avec gastro-entérostomie.Discussion \u2014M.Simard lifférencie l\u2019ulcère cancérisé du cancer ulcéré et souligne le fait que dans le cas rapporté l\u2019examen de la pièce a bien prceuvé être un cancer développé primitivement sur cet estomac.M.P.Z.Rhéaume, qui a une habitude assez fréquente de la chirurgie gastrique, remarque qu\u2019il y a eu chez la malade de M.Blagdon une préparation idéale au temps opératoire.Cette préparation contribuant énormément aux résultats satisfaisants qui suivent cette grande chirurgie.11 insiste sur l\u2019âge précoce de la malade, 25 ans, qui possède déjà un 250 L'UNION MÉDICALE DU CANADA cancer.Quel est l'âge de celui-ci ?Il est impossible de le déterminer, ne connaissant pas la date du début de l'évolution du cancer.I faut donc toujours croire qu\u2019un cancer peut exister chez des personnes très jeunes.M.J.A.Mousseau demande si l'on a recherché le B.W.M.Blagdon répète que le début de l\u2019affection gastrique dont souffrait sa malade a été celui d\u2019une appendicite.M.Léger a vu un cas de cancer de l\u2019estomac chez un jeune homme de 26 ans confirmé par l'autopsie.Il demande l'opinion de M.Masson eu s\u2019adressant à M.Simard pour connaître la différence qui existe entre un ulcère cancérisé et un cancer ulcéré.M.Simard répète que l\u2019ulcère qui se cancérise est très rare; nous avons le plus fréquemment un cancer qui s'ulcérise.En conclusion, M.Blagdon insiste sur le fait que les ulcères et les cancers de l\u2019estomac doivent être enlevés chirurgicalement, mais il n\u2019en est pas de même des cancers du duodénum qui généralement doivent être laissés en place et dont le traitement paliatif est la gastro- entérostomie.M.A.MARIN.\u2014 Trois cas d\u2019ictère para-thérapeutique chez des syphilitiques.M.Marin rapporte trois cas où des malades syphilitiques firent de l\u2019ictère quelques semaines après la fin d\u2019une cure insuffisante par novarsénobenzol.Ces ictères étaient dus à des hépato-récidives spécifiques, non à une intoxication arsénobenzolique.Le reprise intensive du traitement arsénical amena une très rapide amélioration de leur état.Le contraire se serait sûrement produit s\u2019il s\u2019était agi d\u2019une intoxication.Discussion.\u2014M.Simard se demande si le cas d\u2019ictère rapporté par M.Mousseau, il y a quelques semaines, à la Société Médicale, et dans lequel une atrophie jaune du foie a été constatée, n\u2019est pas une relation analogue avec les cas rapportés par M.Marin.M.J C.Bourgoin se demande à quoi l\u2019on peut attribuer la décoloration des selles; il n\u2019y voit qu\u2019une possibilité d\u2019obstruction du canal cholédoque.M.Letondal se demande quel est le mécanisme de cette variété d\u2019ictère.M.Forest aimerait connaître le temps qu\u2019il faut attendre pour reprendre le traitement dans un cas d\u2019ictère toxique.M.A.Marin croit que le mécanisme se fait dans ces cas comme pour l\u2019ictère catarrhal.A M.Forest, il dit qu\u2019il est difficile de trancher la question sans avoir le dossier en main, chaque cas présentant des particularités.M.J.A.BAUDOUIN \u2014Sur le Bacille Calmette-Guérin.Après avoir fait l\u2019historique de la découverte et des expériences sur ce mode de vaccination préventive contre la tuberculose par M.Calmette lui-même et ses associés, l\u2019auteur rapporte les résultats obtenus à son Ecole d\u2019Hygiène Sociale Appliquée où cette méthode a été employée dans - plusieurs centaines de cas.Il relate également les décisions où en sont venus les membres faisant partie du Comité d\u2019Hygiène Internationale de la Société des Nations.menait amet, \u2019 * \u2019 L'UNION MÉDICALE DU CANADA 251 Discussion \u2014M.Jarry rapporte quelques statistiques étrangères el appelle l'attention de tous les médecins sur cetté brûlante question.A titre de directeur de l\u2019Institut Bruchési, il rappelle que ce centre de tuberculose se prête de tout cœur à cette cause.M.Roux apporte quelque points de controverse.Devant ce qui semble être un travail assez élaboré, M.le Président demande à M.Roux s\u2019il ne s'inscrirait pas pour la prochaine séance en discussion sur cette question.M.Roux accepte.M.Mignault croit qu\u2019il n'y a pas lieu de s\u2019étonner des controverses.1! ne peut v avoir entente immédiate.On ne saurait le dire avant que les petits malades qui ont été vaccinés les premiers et qui n\u2019ont au- jourd\u2019hui que 7 ans soient plus avancés en âge.Devant les résultats immédiats cependant il croit qu'on doive endosser le mouvement.M.Bourgoin se demande ce que vaut l'expérience qui a été faite sur les gardes-malades à Oslow chez les sujets adultes qui ont des Von Pirquet négatifs successifs, et quelle valeur ceux-ci peuvent-ils avoir.M.Simard demande quels étaient les résultats des autres provinces qui ont été en conférence à Ottawa au mois de décembre dernier.M.Bourgoin croit évidemment et avec raison qu\u2019on ne doive se baser pour évaluer l\u2019efficacité d\u2019un traitement que sur les statistiques et elles sont satisfaisantes pour le B.C.G.On devrait donc encourager le mouvement.M.Lignières est à peu près le seul qui s\u2019oppose à la vaccination.M.Marion propose à la Société Médicale d\u2019être à l\u2019avant-garde pour recommander aux praticiens la vaccination des enfants issus de parents tuberculeux.Il demande aux médecins de coopérer dans ce mouvement et d'apporter les résultats au centre qui s\u2019en occupe d\u2019une façon particulière.La Crèche de la Miséricorde est un excellent champ de travail et se prête volontiers à l'élaboration de tous ces travaux.M.Del Vecchio prend la part de la critique.La vaccination est un excitant de tout l\u2019organisme momentanément, mais la résistance du sujet peut également céder, c\u2019est ce qui doit inviter à la prudence.M.Laurier demande à M.Baudouin si les enfants vaccinés ont eu des Von Pirquet; à Paris 10% ont répondu positivement; si cette cuti- réaction n\u2019a pas été faite, pourquoi ne s\u2019y est-on pas prêté ?En réponse, M.Baudouin rapporte que la province de l'Alberta a fait des expériences sur des bovidés seulement.Evidemment il est avec les critiques, qu\u2019il faut attendre; il est sûr que nous avons des insuccès; ceci ne devrait pas empêcher le mouvement.Il fait comparaison avec les autres vaccinations qui sont devenues définitives, telles que celles de la diphtérie, de la variole, du Schick.Aucun Von Pirquet n\u2019a été fait ici encore sur la défense de M.Calmette lui-même.M.Léger clôt la discussion et invite tous les membres à apporter le produit de leurs réflexions à la prochaine séance où la discussion se continuera.Aucune affaire de routine ni avis de motion n\u2019étant au programme.la séance est levée à 11 h.10.Léon GERIN-LAJOIE, Secrétaire-trésorier. BIBLIOGRAPHIE LES PSYCHOSES ET LES FRONTIERES, par le Dr Hesnard, professeur à l\u2019Ecole de Médecine Navale de Bordeaux.\u2014 Bibliothèque de Philosophie Scientifique, dirigée par le Dr Gustave Le Bon.\u2014 Un volume in-18, avec 7 figures.Prix: 7 fr.50.Ernest Flammarion, éditeur, 26, rue Racine, Paris.Jusqu'à ces dernières années, la folie \u2014 un des fléaux sociaux les plus répandus, et le plus mystérieux de tous \u2014 n\u2019avait fait l\u2019objet de travaux scientifiques que de la part d\u2019éminents spécialistes des asiles d'aliénés, que leur érudition assez hermétique tenait éloignés du grand public cultivé.Il n\u2019en est plus de même à notre époque contemporaine de culture diffuse, où les Ligues d'hygiène mentale, réalisées, sous l'influence des idées de Régis et de Dupré par des savants comme Toulouse et H.Claude, tendent à répandre leurs programme dans tous les milieux sociaux.Le psychiâtre, unissant dans ses patientes recherches, si passionnantes pour tous, les méthodes positives d\u2019observations (anatomie, physiologie, physico-chimie, etc.) et les méthodes d\u2019investigation psychologique et de cure morale, parvient enfin à saisir les grandes directives nécessaires à la compréhension de cette énigme biologique qu\u2019est la maladie mentale ou Psychose.\u2014 Aussi son rôle social, hier encore nul ou à peu près, grandit-il de jour en jour jusqu\u2019à s\u2019imposer de plus en plus au sein même de la société, qu\u2019il est destiné à protéger et à perfectionner.Dans ce livre, préfacé par le Professeur de clinique des maladies mentales de la Faculté de Médecine de Paris, l\u2019auteur décrit sobrement ct avec puissance les grands symptômes de la folie; il rappelle ensuite les hypothèses qui ont été tentées pour les expliquer, puis esquisse une théorie personnelle de la Psychose, reflet des idées scientifiques régnantes sur la question.- Enfin il consacre un long développement à l\u2019étude de ces innombrables états mentaux placés à la frontière de la santé mentale et de la folie: déséquilibre de toute sorte, anomalies constitutionnelles, perversion sexuelle, etc., \u2014 dont les pittoresques représentants peuplent les cliniques des grandes villes consacrées au traitement des \u201c\u2018invalides mentaux\u201d et constituent la foule des tarés psychiques dans laquelle se - recrutent de temps à autre les grands psychopathes.Au cours de cette étude, pleine d\u2019enseignements pour le psychologue, le sociologue, le criminologistes, l\u2019hygiéniste, il indique quel intérêt hautement humain soulève la question des relations de la folie avec les éternelles hantises de l'humanité qui sont: la Métapsychique, la Toxicomanie, et, sur un plan supérieur, ces deux passions idéales: le Mysticisme religieux et l\u2019Art.- \u2014\u2014 \u2014 L'UNION MÉDICALE DU CANADA 253 TUBERCULOSE INFANTILE, par le Dr H.Barbier, médecin honoraire des hôpitaux de Paris.1 vol, gr.in-8 de 254 pages avec 85 figures: 25 fr.(Nouveau Traité de Médecine et de Thérapeutique Carnot et Lereboullet).\u2014 Librairie J.-B.Bailliére et fils, 19, rue Hautefeuille, Paris.Cet ouvrage est consacré exclusivement à l'étude anatomique et clinique des formes évolutives de la tuberculose pulmonaire chez les enfants, depuis les premiers mois de la vie jusqu'à quinze ans.L'auteur s\u2019est astreint uniquement à l\u2019observation de faits qu\u2019il a recueillis en grand nombre pendant les vingt-cinq ans qu\u2019il a passés à l\u2019hôpital Hérold, consacré aux enfants malades.L'auteur s\u2019est abstenu de toute discussion ou interprétation théorique, dont il ne mésestime pas la valeur.Ce qu\u2019il a recueilli, ce sont des faits humains, qu\u2019il a étudiés, classés, comparés, faisant à sa façon une médecine expérimentale qui paraît conforme aux règles de Claude Bernard, dont il a uniquement appliqué les conclusions qu\u2019il en tirait à l\u2019âge correspondant des enfants.C\u2019est un livre dont l\u2019expérience attirera l\u2019attention de tous les praticiens qui le liront avec un grand intérêt.SEMEIOLOGIE CHIRURGICALE, par le Dr Paul Guibal (de Béziers), ex-interne des hôpitaux de Paris, membre correspondant de la Société de Chirurgie.\u2014 Edition Médicales N.Maloine, 27, rue de l'Ecole-de- Médecine, Paris (VIe).La collection de guides de diagnostic clinique à l\u2019usage du praticien, écrite sous la direction du docteur Félix Coste et éditée par la librairie Maloine sous le titre suggestif \u201cdu Symptôme à la la maladie\u201d a connu auprès du public médical le succès le plus vif qu\u2019atteste l\u2019épuisement rapide de plusieurs éditions et des traductions en plusieurs langues.Cette collection se complète et se termine aujourd\u2019hui par la \u201cSéméiologie chirurgicale\u201d.L'auteur, dont de nombreuses publications attestent la grande activité chirurgicale, a voulu faire bénéficier les étudiants et les médecins praticiens de son expérience clinique étendue.Tenu par sa situation en rappc\u201d*3 quotidiens avec ces derniers il a été à même de connaître leurs besoins, leurs désirs, parfois les lacunes de leur instruction chirurgicale.C\u2019est pour eux qu\u2019il a composé un guide chirurgical simple, allégé de tout fatras livresque et même de toute imagerie aussi encombrante que généralement peu instructive.Il a conçu son ouvrage avec un sens essentiellement pratique: il l\u2019a fait portatif par son format, lumineux par son exposition, concis dans son style et cependant complet.L'auteur donne aux symptômes et aux maladies la place exacte que leur importance leur assigne.Témoin de désastres qu\u2019entraîne parfois \u2018un manque de décision diagnostique, l\u2019auteur insiste souvent sur la nécessité de faire de suite, 254 L'UNION MÉDICALE DU Am dès la première visite, le diag nostic exact.11 montre par des par de courtes statistiques l'importance d'un diagnostic ad urgence, lequel peut entraîner comme corollaire une opération immédiate.Nous ne doutons pas que la Séméiologie chirurgie ale du Dr P.Guibal obtienne auprès des médecins praticiens la faveur qu \u2018elle mérite.1.A CHIRURGIE ESTHETIQUE\u2014LE SEIN, par M.Vireqque, ancien interne, médaille d'or, des hôpitaux de Paris, \u2014 In-So, 14 figures: 12 francs.Editions Médicales N.Maloine, 27, rue de l\u2019Ecole-de- Médecine, Paris (VIe).Ce travail débute par un chapitre sur la chirurgie esthétique en général, qui donne d\u2019une façon complète les notions fondamentales de vette nouvelle spécialisation chirurgicale.Nous trouvons résumées en quelques pages les idées nouvelles et personnelles de l\u2019auteur qui l'ont guide dans toutes ses recherches de chirurgie esthétique.La seconde partie traite de l\u2019application de ces \u201cprincipes\u201d aux cas de ptoses, d\u2019hypertrophie et de déformation des seins.Après avoir passé en revue les différentes méthodes employées, l\u2019auteur donne toutes ses préférences à celle imaginée et décrite par lui sous le nom de \u201cméthode de transposition du mamelon avec incision sous-mammaire et modelage de la glande\u201d.Ce procédé est minutieusement exposé et illustré par une série de figures.Nous en suivons l'application dans la dernière partie du livre, aux différents cas de déformations mammaires.Ecrit sans documentation inutile, sans considérations superflues qui auraient pu écarter le sujet du point de vue uniquement chirurgical et scientifique, ce travail reproduit et décrit les procédés nouveaux de l'auteur.I! est basé sur son expérience de la chirurgie esthétique et sur les résultats de l\u2019observation de plus de trois mille cas opérés et suivis depuis plus de dix ans.Nul autre n\u2019était donc plus indiqué que lui-même pour traiter un tel sujet.11 sera lu avec profit, aussi bien par les médecins et les chirurgiens qui s\u2019intéressent à cette chirurgie nouvelle et si spéciale, que par toutes les personnes qui désirent une documentation sûre et sérieuse sur ces questions.Ce livre vient, de plus, particulièrement à son heure, puisque tout ce qui touche à l'esthétique est plus que jamais d'actualité, et le chirurgien vient de montrer d'une facon indiscutable le rôle qu\u2019il doit remplir. L'Union Médicale du Canada Comité de Direction MM.Archambault, Benoît, Boulet, Bourgeois, Bruneau, DeCotret, Derome, (Wilfrid), Desloges, Dubé, Harwood, Lassalle, Leduc, LeSage, Marien, Masson (D.), Mercier, Parizeau (T.), Rhéaume, Roy, Saint-Jacques.Président: O.F.Mercier; Secrétaire-trésorier: G.Archambault.Comité de Rédaction MM.Badeaux, Francois; Bellerose, A.; Bertrand, A.; Boucher, R.; Brault, Jules; Comtois, A.; Dubé, E.; DeGuise, A.; Fontaine, R.; Gérin-Lajoie, L.; Lapierre, G.; Legrand, E.; Letondal, P.; Marin, A.: Marion, D.; Mercier, Oscar; Mercier-Fauteux; Mousseau, J.Alfred; Pepin, R.; Rivard, J.; Simard, Ls C.; Trôttier, E.; Vidal, J.A.Président: A.LeSage; Vice-Président: A.Marin; Secrétaire: O.Mercier.Prix de l\u2019abonnement pour 1928 | Canada etEtatsUnis .$300 Etranger (pays faisant partie de l\u2019Union Postale) .4.00 Etudiants .0 ot ie ie ee ee ee ee 150 Pixduanuméro .cc ci i vi vio.025 Conditions de Publication L'Union Médicale du Canada paraît tous les mois par fascicules de 60 pages.Chaque numéro contient des mémoires originaux, des faits cliniques, une revue générale, un mouvement médical, des notes de pharmacologie, des analyses et des nouvelles médicales.Le Comité de Rédaction accepte des articles de tous les médecins à condition que ceux-ci n'aient pas déjà été publiés dans un autre journal.Les Mémoires Originaux ne devront pas excéder 15 pages; les Faits Cliniques auront un maximum de 5 pages et les Revues Générales comprendront au plus 10 pages.Tout ce qui concerne la rédaction doit être adressé franco Pour la médecine: au Dr Roméo Boucher, 312 square St-Louis.Tél.Lancaster 9837.Pour la Chirurgie: au Dr Oscar Mercier, 934 rue Cherrier.Tél.: Frontenac 1033.Tout ce qui concerne l\u2019administration doit être adressé franco à M.T.Valiquette, comptable, 3705 rue St-André, ou Boîte Postale 3026. SUITE DU SOMMAIRE ANALYSES MEDECINE Darré.La médication bromurée (p.205).\u2014 Quenée, Quelques emplois de l\u2019adonis (p.203).\u2014 Prado-Tagle, Lithiase biliaire.Syndrome entéro-vésiculaire (p.206).\u2014 Guttman, Joliet et Théodoresco, L\u2019ulcère peptique post-opératoire (p.297).\u2014 Félix Ramond, La gastrite de la région pylorique (p.298).CHIRURGIE Leclerc, Le traitfment de l\u2019invagination intestinale aiguë chez l\u2019aduite (p.209).PEDIATRIE Grenet et Delalande, Rhumatisme articulaire aigu chez l\u2019enfant (p.300).\u2014 Sauer, La maladie coeliaque (p.301).TUBERCULOSE Dumarest, L\u2019évolution et le diagnostic de la tuberculose pulmonaire chronique bénigne (p.302).UROLOGIE Boulanger, La clinique et le laboratoire dans le diagnostic de la tuberculose rénale (p.303).\u2014 Delzell, Traitement des cas de tuberculose urinaire inopérables ou opérés (p.304).CHIRURGIE INFANTILE ET ORTHOPEDIE Zemansky et Lippmann, L\u2019importance des vaisseaux du ligament rond de la tête du fémur durant la période de croissance et leur relation possible avec la maladie da Perthes (p.304).\u2014 Montgomery, Le traitement des brûlures chez les enfants par l\u2019acide tannique (p.305).GYNECOLOGIE Davis, Le curettage avant l\u2019hystérectomie (p.305).\u2014 Douglass et Ridlon.La tu- herculose du col utérin (p.300).OBSTETRIQUE Arthur Bill, L\u2019emploi et I'abus du forceps (p.306).DERMATOLOGIE ET SYPHILIGRAPHIE Guenot, Considération sur l'action du tellure dans la syphilis (p.307).\u2014 Tou- rainc et Marceron, La fossette coccygienne, dystrophie hérédo-syphilitique (p.308).ELECTRO-RADIOLOGIE Pfahler et Widmann, Traitement de l\u2019épi- thélioma du pénis par la radiothérapie et l\u2019électro-coagulation (p.308).\u2014 Belot et Pasteau, De l\u2019état actuel des explorations radiologiques pour le diagnostic des affections rénales (p.309).MEDECINE LEGALE Adam, L\u2019érotisme et la délinquance sexuelle chez des sujets congénitalement stériles ou qui ont été stérilisés (p.309).LABORATOIRE Bacigalupo, Sur l\u2019importance des spirochètes en pathologie humaine (p.310).-
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