L'union médicale du Canada, 1 juin 1929, Juin
[" Tome LVIII No 6 Juin 1929 MÉMOIRES DE L\u2019ACTION DES RAYONS X-FRONTIÈRE SUR BACTERIES ET CHAMPIGNONS Par Albert BERTRAND et Albérie MARIN.Les rayons X de très grande longueur d'onde (rayons grenz, r.frontière, r.infra-roentgen) ont environ 2 angstrom de longueur d'onde moyenne.Ils ne sont utilisés qu\u2019en radiothérapie superficielle, leur pouvoir de pénétration étant des plus réduits.Ces rayons sont produits par une ténsion ne dépassant pas 10 kilovolts.Ils sont émis par un tube spécial, le tüubé Muller, lequel possède une fenêtre de verre Lindeman (borate de lithium).Ce verre permet le passage de ces rayons très mous, alors què la paroi du tube Coolidge ordinaire les éliminerait en grande partie.Désireux de savoir si ces rayons de très grande longueur d\u2019onde avaient quelque vertu parasiticide, ou s'ils en étaient dénués ainsi que les rayons X ordinaires (de plus courte longueur d\u2019onde), nous avons fait les recherches suivantes au laboratoire de l'hôpital Notre-Dame (Montréal).lère expérience.\u2014Une culture sur gelose en boîte de Petri de staphylocoque doré, âgée de 24 heures, reçoit 2 doses érythèmes (6 minutes) et est ensuite réensemencée sur une nouvelle boîte de gelose.La culture irradiée se comporte comme la culture témoin non irradiée, c\u2019est-à-dire qu\u2019elle se développe avec la même intensité te la même rapidité que cette dernière.2ème expérience \u2014Une culture sur gelose en boîte de Pétri de staphy- lccoque doré, âgée de 24 heures, reçoit y doses érythèmes (15 minutes) 324 L'UNION MÉDICALE DU CANADA et est réensemencée sur gelose.Aucune différence n\u2019est observée avec une culture témoin non irradiée.3ème expérience.\u2014Une culture sur gelose Sabouraud de Microsporum Audouini recoit 5 doses érythémes (15 minutes).La culture repiquée se développe avec la méme rapidité que la culture témoin et sans perte de ses caractéres macroscopiques.{éme expérience.\u2014Deux cobayes sensiblement de même poids et de même taille reçoivent sous la peau du ventre: lun 45 cc d\u2019une émulsion en eau salée d\u2019une culture de staphylocoque dorée préalablement irradiée avec 5 doses érythèmes (15 minutes): l\u2019autre devant servir de témoin reçoit également sous la peau du ventre , cc de la même émulsion non irradiée.Les deux cobayes se comportent de la même manière.Dans les jours qui suivent ils présentent tous deux un peu d\u2019affaissement.On constate au niveau du point d\u2019inoculation une légère induration.Le 4ème jour les cobayes présentent tous deux au point d\u2019inoculation une ulcération mesurant environ 1 cm de diamètre chez le cobaye témoin et légèrement plus petite chez le cobaye inoculé avec la culture irradiée.La cicatrisation se fait à peu près dans les mêmes conditions chez les deux cobayes et 15 jours après il n\u2019y a plus trace d\u2019intervention ni chez l\u2019un ni chez l\u2019autre.CONCLUSIONS Il semble donc d\u2019après ces quelques expériences que les rayons \u201cGrantz\u201d sont sans effet, du moins in vitro, sur les microbes et champignons étudiés puisqu\u2019il n\u2019a été constaté ni retard dans le développement des cultures irradiées, ni perte de virulence dans les cultures inoculées après irradiation. RECUEIL DE FAITS UN CAS DE RHUMATISME BLENNORRAGIQUE CHEZ UNE FILLETTE DE TROIS ANS Par Paul LETONDAL, Médecin de l\u2019Hôpital Sainte-Justine.Le rhumatisme blennorragique est, à juste titre, un sujet d'actualité.D'une façon générale, il n\u2019est pas d'affection plus grave que l\u2019arthrite gonococcique; il en est peu dont les conséquences éloignées soierit aussi redoutables, lorsqu'elle est négligée ou incorrectement traitée.Cette complication de la blennorragie, qui a fait récemment l\u2019objet de nombreux travaux \u2014 dont le remarquable livre de Mondor (1) \u2014 intéresse tous les médecins.Quoique rare, le rhumatisme blennorragique existe chez l\u2019enfant et s\u2019observe principalement dans deux circonstances: chez le nouveau- né à la suite de l\u2019ophtalmie purulente, chez la petite fille comme complication de la vulvo-vaginite.Alors que chez le nouveau-né l\u2019affection se présente sous forme de polyarthrite aiguë suppurée particulièrement grave, chez la petite fille, au contraire, l\u2019affection est dans la règle monoarticulaire, se présente avec une évolution subaiguë et un pronostic plus favorable.I] nous a été permis récemment d\u2019observer un cas de rhumatisme blennorragique chez une fillette de trois ans, survenu à la suite d\u2019une vulvo-vaginite à gonocoque.Nous avons cru intéressant d\u2019en présenter l'observation.Observation \u2014Le 8 octobre 1928, une fillette de 3 ans entrait à l'hôpital Ste-Justine pour douleur et gonflement du genou droit.(1) H.Mondor.Les arthrites gonococciques, 1928. 326 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Son père souffre d\u2019une uréthrite gonococcique pour laquelle il se fait traiter actuellement.Sa mère a des pertes blanches, mais elle n\u2019a jamais eu de fausse couche et ne tousse pas.Elle n\u2019a qu\u2019un seul enfant: la petite malada.Celle ci est née à terme, pesant 7 livres.Sa croissance jusqu\u2019à date a été normale.A part une angine diphtérique à l\u2019âge de 2 ans, traitée dès le début par le sérum, elle n\u2019a jamais été malade.La maladie actuelle a débuté un mois avant son entrée à l\u2019hôpital par une écoulement vaginal purulent, verdâtre, abondant.Traitement sans résultat par des douches à l\u2019eau boriquée.Quinze jours après l\u2019apparition de cette vulvo-vaginite, le genou droit devient gonflé et douloureux, cependant que l\u2019écoulement vaginal diminue.Un médecin constate que l\u2019enfant fait de la température, prescrit des pansements humides chauds, mais ne pratique pas d\u2019extension.Comme tous ces symptômes persistent en dépit du traitement, la mère sur les conseils de son médecin, conduit sa fillette à l\u2019hôpital Ste- Justine dans le service du regretté professeur Raoul Masson.L'examen fait à l\u2019entrée, le 8 octobre 1928, révèle une température à 100° F., un pouls à 128, et un état général relativement bon.Le genou droit très gonflé et douloureux est en flexion.Au niveau de la région vulvaire, il n\u2019y a ni rougeur, ni érosion, mais on constate un écoulement épais, verdâtre, peu abondant, provenant du vagin.On note une légère pâleur des téguments.Le pannicule adipeux est abondant au ventre.Il existe de la polyadénopathie inguinale, axillaire et cervicale.L'examen des d.fférents viscères n\u2019offre rien de particulier.La gorge est normale.Le traitement institué a d\u2019abord consisté dans l\u2019extension et l\u2019immobilisation de l\u2019articulation malade et dans l\u2019administration de douches vaginales à l\u2019aide d\u2019une solution de permangate de potasse au quatre millième, au trois millième, puis au deux millième.Le 9 octobre, un examen bactériologique ayant révélé, d\u2019une manière non douteuse, la présence du gonocoque dans les sécrétions vaginales, on porte avec certitude le diagnostic de rhumatisme blennorragique, soupçonné depuis son entréa.Dans ces conditions, au traitement déjà institué, on ajoute la vaccinothérapie à l'aide de \u2018l\u2019Immunogène anti-gonococcique\u201d.Le vaccin est administré tous les jours en injections intra-musculaires, à doses progressives.On fait une série de 16 piqûres, et on injecte comme dose globale 644 centimètres cubes de vaccin.Le 13 novembre, on constate au niveau du genou droit une disparition complète de la douleur et du gonflement.L\u2019immobilisation est remplacée par la mobilisation et les massages.Le 17 décembre, l\u2019écoulement vaginal étant complètement et définitivement disparu, on supprime les douches.Nous avons fait subir à cette enfant quelques examens complémentaires et certaines recherches biologiques dont voici les résultats. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 327 1\u2014La cuti-réaction à la tuberculine pratiquée à deux reprises s\u2019est montrée négative.92\u2014Les examens des urines n\u2019ont jamais donné autre chose que des traces d\u2019albumine.3\u2014Un examen hématologique pratiqué le 30 octobre 1928 a donné ce qui suit: Globules rouges .+.2.2.2.3,020,000 Hémoglobine .2.244 4 4 4 42242440 729, Valeur globulaire .1.1 Globules blanes .21 424 42 64 4120 7,500 Polynucléaires neutrophiles .639, Grands et moyens mononucléaires .3% Lymphocytes .22244 44444 4 240 349, 4 \u2014La réaction de Bordet-Wassermann avec le sang de la mère a été négative.5.\u2014Une radiographie du genou droit, faite le 6 janvier 1929 par le docteur A.Comtois, ne montre pas d\u2019érosion des surfaces articulaires et le cartilage paraît intact: Les travées osseuses sont sensiblement normales.Les tissus mous péri-articulaires paraissent épaissis.M.le professeur A.Ferron, à notre demande, examine la malade le lendemain et la trouve \u201cen parfaite condition\u201d.Nous avons pu récemment avoir des nouvelles de la fillette qui - continue a aller trés bien.Cette observation de rhumatisme blennorragique chez une fillette, à la suite d\u2019une vulvo-vaginite à gonocoque, pourrait prêter à de multiples considérations.Nous nous bornerons à faire deux remarques.1] \u2014Tout d\u2019abord nous désirons souligner la rareté de cette observation.Le rhumatisme blennorragique chez l'enfant est a tel point exceptionnel qu\u2019on en compte les cas dans la littérature médicale.Mondor dans son livre récent, particulièrement documenté, n\u2019a pu en relever que 142 cas chez les enfants.2 \u2014I1 se dégage de la lecture de notre observation que le médecin est exposé dans le traitement des cas de ce genre à commettre deux erreurs thérapeutiques : 1° À traiter à la légère la vulvo-vaginite des petites filles qui dans l\u2019immense majorité des cas est d\u2019origine gonococcique, et qui, partant, comme toute infection due au gonocoque doit être traitée 328 L'UNION MÉDICALE DU CANADA sérieusement.Ce n'est pas avec des solutions anodines d'acide borique qu\u2019il convient de soigner ces malades, mais bien avec des antiseptiques qui ont fait leurs preuves.Nous traitons à l'hôpital Sainte-Justine les vulvo-vaginites des petites filles au moyen de douches au permanganate de potasse en solution au quatre millième, au trois millième, puis au deux millième, s\u2019il y a lieu.2° Une autre erreur que le praticien est exposé à commettre en présence d\u2019un cas de rhumatisme blennorragique, c\u2019est de laisser l\u2019articulation malade en mauvaise position.L\u2019arthrite gonococcique demeure la plus ankylosante des arthrites, et comme telle doit toujours être traitée au début par une immobilisation en bonne position.Bien entendu, après la phase aiguë, 1l faudra substituer à l\u2019immobilisation la mobilisation et les massages.Quant a la vaccinothérapie, elle nous paraît actuellement devoir être considérée comme une méthode adjuvante utile, \u201cquoique inconstante dans ses résultats\u201d (1).(1) MINET et DEBAINS.Journ.d\u2019Urol., 1923.C.R.du XXIIIe Congrès d\u2019Urol., 1923.(Travail de la Clinique des Maladies Infantiles de l\u2019Université de Montréal: Hôpital Ste-Justine.) \\ REVUE GÉNÉRALE : LA VACCINATION CONTRE LA TUBERCULOSE | PAR LE \u201cB.C.G.\u201d Directeur de I'Ecole d\u2019Hygiéne appliquée de l\u2019Université de Montréal.(Suite et fin) Rapport de Padministration du \u201cBCG\u201d par l\u2019Ecole d\u2019Hygiène Sociale de l\u2019Université de Montréal Fondée en 1925, l\u2019École d'Hygiène sociale appliquée de 1'Université de Montréal, après entente avec les autorités intéressées, reçut un territoire pour v faire l'application des données de l'hygiène au sein des familles.Ce programme d'action comporte nécessairement la lutte contre la tuberculose, Elle est faite en coopération avec les dispensaires de l\u2019Institut Bruchési, par les divers moyens reconnus et notamment par la vaccination des nouveau-nés.Ce territoire a compris d\u2019abord la paroisse de Sainte-Catherine dans laquelle l\u2019École est située, puis, depuis le mois de septembre 1926, la paroisse voisine du Sacré-Cœur.Le récensement de notre population, fait par les soins de l'Ecole en décembre 1926, nous a donné les chiffres suivants: Sainte-Cathe- rine, 8,365; Sacré-Cœur, 10,390; Total, 18,055.Le nombre de familles constaté a été le suivant: Sainte-Cathe- rine, 2,042; Sacré-Cœur, 2,352; Total, 3.404.| Notre population appartient presque exclusivement a la classe ouvrière.On réalisera l'importance que prend une campagne d'hygiène dans notre territoire par la comparaison entre sa mortalité générale et celle de toute la ville.Les taux sont les suivants : : Total Ville de Années Ste-Catherine S.-Cœur du territoire Montréal 1926 168 19.3 © 181 14.1 \u201c1927 18.0 19.9 16.7 14.3 330 I UNION MÉDICALE DU CANADA Un autre renseignement propre à faire apprécier la vaccination des nouveau-nés est le nombre de naissances relevé dans le territoire.Il a été le suivant : Années Ste-Catherine S-.Cœur Total 1926 240 388 628 1927 265 391 656 Les naissances survenues dans nos deux paroisses nous sont signalées régulièrement toutes les semaines.Avant de procéder à l\u2019immunisation du nouveau-né, autorisation est demandée au médecin traitant conformément à la lettre et à la formule que nous lui adressons immédiatement.Sur réponse favorable du médecin nous exigeons en plus le consentement des parents.Avec ces formalités dûment remplies, le vaccin est administré par nos infirmières, conformément aux instructions que nous a données M.le docteur À.Pettit.(1) Le vaccin a aussi été administré en dehors de notre territoire soit par des infirmières de l\u2019Institut Bruchési ou de I'Assistance Maternelle, soit à la demande des médecins praticiens.Le nombre total des nouveau-nés vaccinés du 23 juin 1926 au 30 juin 1928 a été de 615.Ces nombreuses vaccinations ont permis d\u2019établir la parfaite inocuité du vaccin.Dans aucun cas a-t-on pu constater la moindre réaction ou le moindre malaise imputable au vaccin.L\u2019administration s\u2019en fait avec la plus grande facilité.Nos 615 nouveau-nés vaccinés peuvent se diviser comme suit : Sainte- Total du Hors du Grand Années Catherine S.-Cœur territoire territoire total 23 juin 1926 au 30 juin 1927 .113 27 140 74 214 ler juillet 1927 au 30 juin 1928 142 75 217 184 401 Totaux .-.255 102 357 258 615 (1) Instructions à suivre pour l\u2019administration : Le vaccin doit être administré le plus tôt possible après sa préparation (2-3 jours).Chaque vaccination comporte trois doses.Chaque dose est mélangée dans du lait à 37° C.; elle est ingurgitée par l\u2019enfant une demi-heure avant la tétée pour la première vaccination et 1 heure avant le repas du matin pour les revaccinations.La première dose doit être absorbée le 3ème jour après la naissance, la seconde le 5e, et la 3e, le 7ème jour.Calmette recommande de vacciner les nouveau-nés, spécialement les enfants nés de mères tuberculeuses et ceux qui vivent dans des milieux exposés à la contagion tuberculeuse.Pas de cuti- ni d\u2019intradermo-réaction chez les vaccinés, * val fil fo L'UNION MÉDICALE DU CANADA 331 Reportées aux naissances survenues dans nos deux paroisses, ces vaccinations donnent les poucentages suivants : Total du Années Ste-Catherine S.-Cœur territoire 23 juin 1926 au 30 juin 1927 .45.4 6.5 .21.2 ler juillet 1927 au 30 juin 1928 .52.2 18.8 323 Moyenne .49.0 12.5 26.3 ; Le déficit est fait du refus de quelques rares médecins, de plus nombreux parents, mais surtout du délai apporté a remplir les formalités nécessaires.On sait, en effet, qu\u2019il faut se hâter puisque l'administration du vaccin doit être faite le plus tôt possible après la naissance et que dans aucun cas elle peut être différée après le premier mois.Mais la répartition la plus importante est celle des nouveau-nés en milieu indemne et en milieu contaminé.Cette division est la suivante : Familles indemnes de cas connus de tuberculose .56 Familles avec un membre souffrant de tuberculose .53 Ce dernier groupe peut encore se subdiviser comme suit : Cas évolutifs .17 Cas suspects .\u2026.36 Total .ee ee ee 53 L\u2019administration du \u201cBCG\u201d est chose facile.Mais ce qui est difficile, dans un milieu urbain important comme la ville de Montréal, c\u2019est de suivre nos nouveau-nés vaccinés.Ce qui complique particulièrement le problème c\u2019est le caractère migrateur de la population de nos quartiers.On s\u2019en rendra compte quand on saura que la proportion de nos familles qui nous quittent tous les printemps et sont remplacées par d\u2019autres est de 30 à 40 pour cent.Dans de telles conditions, il devient bien difficile pour ne pas dire impossible de les localiser.Ce qu\u2019il nous faut pour obvier le plus possible à ce grace inconvénient, c\u2019est un fichier central de nos œuvres d'hygiène sociale.\u2018 Malgré cette difficulté, les plus grands efforts ont été tentés, au cours du mois de mai et du mois de juin derniers, pour retracer le plus grand nombre possible de nos vaccinés.Le résultat obtenu a été le suivant : 332 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Enfants retrouvés .434 Enfants non retracés .154 Enfants décédés .27 Total .615 Les 434 enfants retracés ont été trouvés dans l\u2019état de santé suivant : En bonne santé .863 Santé médiocre (enfants plus ou moins \u201c débiles) .58 Malades .22 24 41 La ee ee ee a LA 13 Total .434 Les maladies constatées au moment de la visite qui leur a été faite ont été les suivantes : Maladies des voies respiratoires .8 (Rhume, 4; Bronchite, 2; Pneumonie, 2) Maladies des voies digestives .8 (Muguet, 1; Gastrite, 1; Gastro- entérite, 1 Maladie contagieuse (rougeole) .2 Total .24 Le La 44 Le a a oe ee 13 Les 27 décès, en autant que nos infirmières visiteuses ont pu s\u2019en rendre compte, ont relevé des causes suivantes : Maladies des voies respiratoires .22e 22 +.9 Congestion pulmonaire, 1; Pneumonie, s.Maladie des voies digestives (gastro-entérite) .10 Maladie contagieuse (rougeole) .-.1 Maladies diverses .ve ee 200 (Débilité congénitale, 2: Otite suppurée, 1; Causes inconnues, 4) Total .co 14 24 4 LA LL LA Le LA 11 22 20 2T Le résultat obtenu chez les enfants nouveau-nés élevés en milieu contaminé a été comme suit : I.Nouveau-nés vaccinés, en contact avec des cas évolutifs.Ont été trouvés En bonne santé .14 Débiles .\u2019 2 ee 14 ee ees 2 Décédés (otite suppurée) 244 ee ee ee 1 Total .42 24 24 04 24 00 00 20 17 -\u2018 L'UNION MÉDICALE DU CANADA 333 2.Nouveau-nés vaccinés, en contact avec des cas suspects ue tuberculose : Familles retracées .3b Famille non retracée .1 Total .+.41 vv vu vu ov.36 Les 35 nouveau-nés vaccinés ont été retrouvés comme suit : En bonne santé .2b Malades .«.11 vu vu ve ue ooo.8 Décédés .2424 44 20 44 1 1e 4 2 Total .242224 +.35 Les maladies constatées ont été les suivantes : Rachitisme .Débilité .Débilité et toux .w | =o ow Total .Les décès ont été attribués au deux causes suivantes : Spasme glottique au cours d\u2019une infection pulmonaire .1 Cause douteuse au point de vue tuberculose 1 Total .co.4 2 À CONCLUSIONS 1° L\u2019innocuité du procédé nous paraît bien établie par les 615 vaccinations opérées sans aucun épiphénomène à relater.Il convient particulièrement d\u2019insister sur ce fait à cause des critiques formulées en particulier par deux expérimentateurs, le professieur Liguière, de Bunenos Aires, et de S.A.Petroff, de Trudeau, N.Y., et portées à la connaissance de nos familles par suite de la publicité que leur ont donnée les journaux.À la séance du 26 juillet 1927 de l\u2019Académie de Médecine de Paris, le professeur Liguière s\u2019est exprimé comme suit (d\u2019après La Croix, de Paris): \u201cM.Calmette soutient que le vaccin \u201cBCG\u201d est inoffensif, qu\u2019il n\u2019entraîne ni accident d\u2019aucune sorte, ni réaction fébrile, ni troubles physiologiques quelconques.\u201d 334 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u201cEn conséquence, il conseille son application en masse à tous les enfants nouveau-nés, c\u2019est-à-dire nés de parents sains et élevés en milieu indemne de tuberculose.\u201d 2 \u201cLe \u201cBCG\u201d est absolument incapable de déterminer des lésions de tuberculoses progressive.\u201d \u201cSon passage par des animaux sensibles ne peut davantage lui faire récupérer la virulence du bacille de Koch normal.\u201d \u201cMais en même temps nous avons la preuve la plus évidente qu'il n\u2019est pas un microbe banal et anodin, puisqu\u2019il pullule dans l'organisme, qu\u2019il l\u2019envahit par la voie lymphatique, qu\u2019il fait parfois des lésions viscérales où on retrouve, après des mois, le \u201cBCG\u201d: qu'enfin on peut noter aussi une réaction générale, surtout une hyperthermie.\u201d \u201cTous ces phénomènes ont une intensité variable suivant les sujets; souvent ils sont très légers; mais parfois ils ont aussi une importance qu\u2019on ne peut nier.\u201d \u201cComme conclusion logique, je m\u2019élève de toutes mes forces contre les vaccinations en masse, et je dis que le \u201cBCG\u201d doit être exclusivement réservé pour des sujets nés de parents tuberculeux ou élevés en milieux contaminés, c\u2019est-à-dire où la contagion tuberculeuse est à craindre.\u201d Dans le numéro de janvier 1928 du Bulletin de l\u2019Union Internationale contre la Tuberculose, le Prof.Calmette résume le débat dans les termes suivants : \u201cDans une communication à l\u2019Académie de Médecine (26 juil.1926), le professeur Liguière (de Buenos Aires), après avoir constaté par ses propres expériences que notre culture de \u201cBCG\u201d ne donne la tuberculose ni au veau ni au cobaye, et qu\u2019elle représente bien réellement une race atténuée fixe, que les passages par les cobayes ou par le veau ne parviennent pas à modifier; après avoir constaté, en outre, que l\u2019action prémunisante qu\u2019elle détermine semble de plus longue durée qu\u2019on ne l\u2019avait cru jusqu'ici, exprime l'avis qu\u2019il convient cépendant de limiter l\u2019emploi du \u201cBCG\u201d aux seuls cas où la contagion tuberculeuse est à craindre.\u201d \u201cLe professeur Liguière n'apporte d\u2019ailleurs aucune observation ni aucun fait qui justifie cette restriction.\u201d \u201cNous estimons qu\u2019elle n\u2019est aucune fondée.La démonstration en est faite par des dizaines de milliers d\u2019enfants sains et élevés en milieu indemne qui ont été prémunis au moyen du \u201cBCG\u201d depuis cinq ans, en France et en d\u2019autres pays.\u201d L'UNION MÉDICALE DU CANADA ; 335 Les observations de Petroff sont aussi traitées par le Professeur Calmette dans le même endroit.Il s'exprime comme suit : ; \u201cDans une note récente (Proceedings of the Soc.of Exper.Biology and Med., 1927, xxv), S.A.Petroff, du laboratoire de recherches de la Fondation Trudeau, a Trudeau, N.Y., dit avoir isolé la culture du \u201cBCG\u201d sur son milieu x l\u2019œuf, violet de gentiane, deux sortes de colonies bacillaires, l\u2019une (R), non virulente, se développant bien sur bile et sur milieu de sauton, l'autre (S), beaucoup plus rare, virulente pour le cobaye et ne croissant pas sur bile ni sur sauton.\u201d \u201cS.A.Petroff ajoute qu\u2019il aurait réussi à restituer au bacille (R) la virulence du bacille (S) par passages successifs dans le testicule de cobaye.\u201d \u201cNous ne cropons pas qu\u2019on puisse invoquer ces affirmations à l'encontre de l\u2019utilisation pratique du \u201cBCG\u201d.La première ne saurait être retenue comme exacte pour les raisons suivantes : \u201c1.Dans les milliers d\u2019inoculations que nous-mêmes et beaucoup d\u2019autres expérimentateurs avons effectuées avec le \u201cBCG\u201d au cobaye, jamais on n\u2019a obtenu, chez cet animal, de lésions tuberculeuses réinoculables; \u201c2.Puisque le \u201cBCG\u201d est cultivé en séries ininterrompues sur bile de bœuf depuis 1906, donc depuis 22 ans, et, pour la préparation des émulsions vaccinales, sur milieu de sauton, en admettant que la souche (S) virulente de S.A.Petroff eut existé, elle eut forcément \u2018été éliminée par les cultures successives sur bile et sur sauton puisqu\u2019elle ne pousse pas sur ces milieux.\u201d \u201cQuant à la restitution de la virulence par inoculation intra- testiculaire, nous avons vainement tenté de l\u2019obtenir en opérant comme l\u2019indique S.A.Petroff.Déjà au quatrième passage la culture ne se fait plus dans le testicule du cobaye et l\u2019inoculation reste négative.\u201d La conclusion semble donc s'imposer.Le \u201cBCG\u201d n'est pas virulent et pe peut pas le devenir.De plus, chez-nous, ainsi qu\u2019on l\u2019a remarqué dans le rapport du Dr J.A.Breton, comme garantie additionnelle de sécurité, des injections de contrôle au cobaye sont toujours effectuées avant la sortie du vaccin du laboratoire.Reste la démonstration de l\u2019efficacité du vaccin.Les seuls faits que nous puissions apporter à l'appui de cette thèse sont les suivants : 336 L'UNION MÉDICALE DU CANADA 1.De 17 nouveau-nés vaccinés, vivant en contact avec des cas évolutifs de tuberculose, 14 se sont conservés en bonne santé après plusieurs mois d'infections virulentes inévitables.2.De 35 nouveau-nés vaccinés, vivant en contact avec des cas suspects de tuberculose, 25 sont encore en bonne santé.Les trois décès relevés au cours de ce rapport dans ces deux groupes de nouveau-nés vaccinés ne peuvent pas être versés au dossier puisque l\u2019autopsie n\u2019a été effectuée dans aucun cas.De plus nombreuses observations pourront nous fournir de plus amples renseignements à ce sujet.Nous restons avec la conviction de la nécessité non seulement d'administrer le vaccin aux enfants nés et élevés en milieu contaminé, mais de le généraliser à tous les nouveau-nés, parce que l'expérience de tous les maîtres nous démontrent qu\u2019ils ne pourront pas manquer, à plus ou moins brève échéance, de recevoir des infections plus ou moins massives et plus ou moins virulentes de bacille de Koch.L\u2019adage bien connu \u201cmieux vaut prévenir que guérir\u201d trouve ici comme toujours son incontestable raison d\u2019être.En effet, puisque Calmette constate que \u201cl\u2019immunité persiste au moins cinq ans\u201d, la vaccination va nous permettre de maintenir nos enfants indemnes du grand mal de la tuberculose pendant toute cette période de leur vie où ils sont particulièrement sensibles aux infections graves.S'il en est ainsi, les générations de demain n\u2019auront plus à craindre la peste blanche.L\u2019humanité aura fait un pas de plus vers la réalisation du rêve prophétique de Pasteur qui a dit: \u201cIl est au pouvoir de l\u2019homme de bannir de la terre toutes les maladies contagieuses.\u201d MOUVEMENT MÉDICAL DES PNEUMONIES ET CONGESTIONS PULMONAIRES A DÉBUT VISCERALGIQUE ÉLOIGNE \u201c\u2019) L\u2019auteur se propose de rechercher les correspondances de certaines zones douloureuses du tégument avec les Vviscérales profondes.Deux observations servent de base à ce travail.Dans un premier cas, il s\u2019agit d\u2019une enfant, prise d\u2019un grand frisson avec vomissement et se plaignant d\u2019une dculeur dans le flanc gauche.Elle émet des urines rouges et troubles.L'examen du matin révèle une contracture nette de toute la partie droite de l'abdomen.Le soir, un autre examen permet de constater une polypnée marquée, avec, au sommet du poumon droit, dans une zone de submatité, un souffle léger aux deux temps; les signes abdominaux ont disparu.Dans un second cas, voici une affection chez un enfant, débutant la nuit, par des frissons, de la fièvre, des vomissements alimentaires et une douleur violente du côté gauche de l\u2019abdomen.En ville, le palper réveille un point très douloureux au MacBurney.A l'hôpital, une respiration de 51 à la minute justifie un examen pulmonaire minutieux, et on y découvre une submatité du sommet pulmonaire gauche, siège aussi d\u2019un souffle à timbre rude.Dans les deux cas, au bout de trois jours, les signes stéthacous- tiques disparaissent.Nous voilà donc en présence de congestions pulmonaires ou de \u201cpneumonies abortives\u201d, qui, pendant vingt- quatre heures, en ont imposé pour une affection péritonéale ou une appendicite aiguë.| \u2014La péritonite est-elle en cause ?Les réactions du péritoine au cours des pneumopathies sont fréquentes.On pourrait, à l\u2019autopsie des pneumoniques, reconnaître, (1) Par René Cruchet, \u201cPresse Médicale\u201d, 15 août 1928). 338 L'UNION MÉDICALE DU CANADA par la coloration de lamelles appliquées contre la séreuse, le pneumocoque.Il est admis que \u201cdes douleurs abdominales, un faciès péritonéal, un arrêt des gaz et des matières de trente-six heures, au cours d\u2019une pneumopathie, affirment l'existence d\u2019 \u201cune péritonite légère superficielle\u201d.Mais avec des symptômes abdominaux moins nets associés à une pneumopathie aiguë, seules les péritonites pneumococciques à rechutes, avec début antérieur, permettront de mettre ce point de côté - abdominal sur le compte d'une \u201cpéfitonite légère abortive\u201d.II \u2014La douleur du point de côté est d\u2019origine centrale.Son début brutal, sa localisation variable, son évolution extrêmement rapide, en vingt-quatre à trente-six heures, font songer à une origine nerveuse.Ce point de côté classique, comment le décrit-on ?Douleur vive, \u201cen coup de poignard\u201d, de préférence dans la région mamelon- naire du même côté que le poumon atteint, dit-on.Mais elle s\u2019irradie, cette douleur, et c\u2019est tantôt vers l'épaule du même côté ou vers la région hépatique et même au dessous, gagnant la région de l\u2019appendice, tantôt vers la région iliaque du côté opposé.\u201cLes caractères de cette douleur en point de côté sont-il profonds, projetés sur la paroi thoracique à la manière de la névralgie centrale, ou bien sont-ils réellement sentis au niveau du point cutané de projection ©\u201d Cette exaspération de la douleur par la toux et les mouvements respiratoires, cette hyperesthésie cutanée au moindre frolement des couvertures, cette \u201cvéritable contraction de défense\u201d, qui gêne I'examen, plaident fortement en faveur d'une projection cutanée de la douleur.Comment expliquer ces faits ?Que la sensation douloureuse, à partir d\u2019un point déterminé des téguments, ait suivi la voie centripète de conduction sensitive pour parvenir aux cellules de la corne postérieure et la remonter jusqu'aux centres supérieurs de l\u2019intelligence, cela, c\u2019est la vie normale du système nerveux de relation.\u201cMais comment le viscère malade peut-il crier sa douleur jusqu'au revêtement périphérique cutané ?Là commence la difficulté.\u201d | Pour les anciens, tous les viscéres étaient douloureux pour eux- L'UNION MÉDICALE DU CANADA 339 mêmes.James Ross, en 1888, dissocia le premier douleur en splanchnique, c\u2019est-à-dire viscérale, et somatique, cette même douleur rapportée à la périphérie du corps.Pour expliquer la douleur interscapulaire de l\u2019ulcère stomacal, celui-ci démontra que les nerfs [ MOTRICITE il SENSIBILITÉ | Système SENSIBILITE inl ET MOTRICITE N VISCERALE (Modifie de V DEJERINE ) \\ \\ N\\ > Poumon (sommet) -: Estomac, lore.Coeur (Crifice sortigue) C IH IV Cœur / Ventricule) Crasse de l'aorte.ST \u2014_\u2014\u2014-\u2014\u2014\" ten a= et Rumen D IV Systeme thoraco - Estomac 0 Vis IX ss.Pr 1072 fore vosicule D Vla K + lesticule Ovarre DX > Intestin DIX 3 XW, Prostate D X 3 XU { Vessie DXIsL./ (Corps) (om bare \\ GR ~ ~ Ren Urelere £ \u2018pididyme.Anreses es \u201c ~ \\ > re = CC = D'KI3LS À Utérus(ComeJ DX 8 L.! ~ Te Frostate 1.Va SF Me 7 Nu Rectum Sle SIV Système petven Vessie (Col) Ütérus (Col) Fig.1 (Guillaume).sympathiques innervant l\u2019estomac, cause de la douleur, partaient du même segment de la moelle que les nerfs cutanés se rendant à la région interscapulaire.En 1909, James Mackenzie établit qu'il n\u2019existe pas de douleurs viscérales proprement dites, mais des zones d\u2019hyperalgésie cutanée en rapport avec les organes viscéraux malades.On admet aujourd\u2019hui qu\u2019à chaque viscère correspond une zone de projection de la sensibilité sur la surface du corps.Cette topographie est basée sur la métamérie.En se reportant à la figure I, on constate que les segments 340 L'UNION MÉDICALE DU CANADA médullaires ou métamériques, correspondant aux poumons, sont C* à C5 pour le sommet et D' à D¢ pour le reste du poumon.Or, si l'en cornaît la distribution des nerfs de relation, on se rendra compte que ceux-ci innervent une région de projection cutanée s\u2019étendant du scapulaire jusqu'aux dernières côtes.D'autre part, les zones de projection du foie, de l\u2019estomac, de l\u2019intestin chevauchent ou voisinent tes métamères des poumons, et ceci éclaircirait le problème des irradiations, se confondant si intimement en projection cutané: au point que la douleur cutanée est perçue dans les hypochondres ou les flancs droit ou gauche.Objections\u2014Mais comment prétendre expliquer cette sensation douloureuse, périppérique et cutanée en fin de compte par les relations qui unissent une surface cutanée à un viscère, le poumon, par exemple, s\u2019il est bien prouvé, en physiologie, que tout viscère à la section ou au pincement est tout à fait insensible ° Seul le système nerveux dz relation peut donner la sensibilité douloureuse, et voici que le poumon est innervé par le système sympathique, indolore dans sa définition.Alors la question se pose: où et comment un viscère, appartenant au système nerveux autonome, emprunte-t-il le système nerveux de relation peur manifester sa souffrance ?D\u2019après James Ross, la vole sympathique aboutissant aux mêmes centres médullaires que la voie sensitive centripète, le viscère malade réagit eur les mêmes centres médullaires, en projetant la douleur sur la périphérie.Mais ceci explique-t-il pourquoi le neurone sympathique en s\u2019articulant avec le neurone de relation, réveille une douleur cutanée ?À ceci, Mackenzie oppose un réflexe viscéro-sensible, faisant de l'hyperalgie cutanée le résultat d\u2019une excitation passant du système autonome au système cérébro-spinal.Ce schéma prouve bien qu\u2019il faut rapporter les douleurs fulgurantes d\u2019un tabétique ou les élancements des membres dans les radiculites, à une lésion portant sur le trajet d\u2019un neurone sensitif.Mais comment expliquer que dans ces derniers cas, les injections sous-cutanées de cocaïnes restent sans effet sur la douleur alors que dans toute viscéra'gie avec hyperesthésie cutanée, l'épreuve de la cocaïne se montre souveraine si ce n\u2019est plutôt par un réflexe viscéro-cutané.| Parce que la douleur est périphérique, la cocaine, la glace ou la chaleur d\u2019un cataplasme agissent en la calmant.Si l\u2019excitation .~~ L'UNION MEDICALE DU CANADA 341 se transmettait au niveau de la moelle ou du ganglion spinal \u2014 selon \u201cLemaire \u2014 à quoi servirait la glace ou la cocaïne \u201d Solutions proposées\u2014Henri Verger a fait la conjonction des eux systèmes dans la zone périphérique elle-même.Ë \u201cOn sait, précise Henri Verger, que les organes sensitifs cutanés et sous-cutanés sont assortis de formations vasculaires qu\u2019ils coiffent, \u201cen sorte que, vraisemblablement, les variations vaso-motrices de ces bouquets vasculaires agissent comme excitants des terminaisons sensitives.\u201d Ft comme le sympathique innerve ces vaisseaux, on comprend que les variations de celui-ci puissent réagir sur le système cérébro-spinal.En se reportant au schéma, on verra qu\u2019un réflexe, SE Fig.2.\u2014 Schéma de Henri Verger.SG, substance grise; SB, substanée blanche; RA, racine antérieure; RP, racine postérieure; GR, ganglion rachidien; V, viscère; VA, vaisseau; T, corpuseule du tact.Système sympathique.\u2014\u2014 Système cérébro-spinal.sympathique, passant par les \u201crami communicantes\u201d avec un centre dans la substance grise médullaire, ressort par la voie sensitive jusqu'aux terminaisons sous-cutanées correspondantes.(Fig.2, trajet de\u201c \u201cV\u201d à SG jusqu\u2019en Va; retour par \u201cT\u201d en SG.) M René Cruchet simplifie ce schéma.\u201cN\u2019est-il pas possible, dit-il, de penser que chaque viscère communique directement par 342 L'UNION MÉDICALE DU CANADA ; l\u2019intermédiaire de ganglions sympathiques et des rameaux communicants au moyen de filets sympathiques qui se rendent dans les bouquets vasculaires de certains territoires cutanés déterminés ?\u201d Ainsi, en physiologie, on pratique couramment l\u2019expérience de sectionner le nerf péripérique, la racine postérieure ou le segment de la moelle correspondant à une région cutané: et, cependant, cette même région subit l\u2019épreuve de la sinapisation.Pourquoi donc ne pas figurer une relation directe entre le poumon, par exemple, et un territoire cutané, d\u2019une part, et ne pas concevoir en second lieu l'excitation partant des organes sensitifs sous-cutanés pour remonter par les voies ordinaires dans la substance grise médullaire.(Fig 3, trajet de P en VA; de T en SG.) ORA T \u201cVA Fig.3.\u2014 Réflexe viscéro-cutané (schéma de R.Cruchet).P, poumon; Ra, racine antérieure; RP, racine postérieure; T, corpuscule du tact; SB, substance blanche; GR, ganglion rachidien ; GS, ganglion sympathique.\u2014\u2014 Système sympathique.\u2014\u2014 Système cérébro-spinal.| Cette hypothèse n\u2019est pas.en désaccord avec la physiologie qui apprend comment les fibres sympathiques provenant de ganglions sympathiques, toujours par l\u2019intermédiaire des \u201crami communicantes\u201d, se rendent tout droit aux nerfs périphériques. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 343 Cette étude contient une partie pratique.Elle explique les succès obtenus par l'application empirique du vésicatoire, de la glace, des pointes de feu ou des frictions énergiques, de l\u2019hydrothérapie même, et prouve que ces douleurs viscéralgiques, plus ou moins éloignées, à côté du point pneumonique, ne prennent pas place dans le chapitre des troubles psychiques, comme certains contemporains l\u2019ont pensé.Jean LeSAGE. EN MARGE DU CONGRÉS INTERNATIONAL CONTRE LA TUBERCULOSE À ROME EN OCTOBRE 1928 Par J.A.JARRY, Directeur médical de l\u2019Institut Bruchési.Le voyage en Europe organisé par l\u2019Association Canadienne antituberculeuse, grâce au patronage de la compagnie d\u2019assurance canadienne \u201cSun Life\u201d, fut pour le groupe important des médecins canadiens, un voyage intéressant d'observation et d'étude, très profitable pour l\u2019organisation antituberculeuse au Canada.Qu\u2019il me soit permis de féliciter et de remercier la \u201cSun Life\u201d de l\u2019intérêt qu\u2019elle porte à la lutte contre la tuberculose en notre pays.C\u2019est bien en renseignant les chefs du mouvement que l\u2019on peut le mieux promouvoir cette lutte.\u2014 Car les 32 médecins de ce groupe sont, pour le plupart, l\u2019état- major de l\u2019armée antituberculeuse, depuis de nombreuses années, à la tête de sanatoriums ou d\u2019hépitaux, de dispensaires, de services d\u2019hygieéne, d\u2019organisations gouvernementales.Le voyage fut tres instructif.C\u2019était bien en réalité un voyage d\u2019étude, car à part les conférences officielles du groupe, à l\u2019aller et au retour les conversations portaient habituellement sur un point quelconque de la phtisiologie.Comme en un petit congrès ambulant furent discutés certains problèmes locaux: la construction d\u2019un sanatorium, son administration et le coût journalier de son maintien; les cliniques ambulantes, le diagnostic de la tuberculose pulmonaire chez l\u2019enfant, le B.C.G., etc.Tenant compte des observations faites dans les pays et dans les organisations antituberculeuses visités, le même groupe devait, à son retour, proposer certaines résolutions relatives à la cure des tuberculoses par l\u2019héliothérapie, à l\u2019augmentation des dispensaires dans les centres populeux, et des cliniques ambulantes dans les campagnes.Choisi par l'Association canadienne antituberculeuse, pour prendre part à ces voyages d\u2019étude, comme directeur médical de l\u2019Institut Bruchési, il me semble que jé dois à mes collègues et à ceux qui s'intéressent à la lutte antituberculeuse chez nous, de leur - L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 345 faire part de mes impressions sur l\u2019organisation de la lutte contre la tuberculose dans les différents pays que nous avons parcourus.En Angleterre C\u2019est à Liverpool que nous posons le pied en Angleterre, et après la réception du Doyen et du Chapitre de la Cathédrale, nous nous rendons à Leasoew, à l\u2019 \u201chôpital de plein air pour les enfants\u201d.Nous y scmmes reçus par Sir Alfred Paton, par le Dr Hartley Martin, surintendant de l\u2019hépital, et le Dr Dingwall Fordyce.Nous avons eu la bonne fortune de rencontrer dans nos visites en Angleterre, des hommes qui eurent la bienveillance d\u2019abandonner quelque temps leurs fonctions cu leurs affaires pour nous recevoir et nous exposer leur travail et leurs intérêts.\u2019 Ils étaient animés du meilleur esprit philanthropique, et sans nui doute, aussi de la légitime fierté de nous montrèr leurs organisations vraiment admirables.Ce qui nous a le plus frappés, sur notre parcours en Angleterre, c'est le nombre considérable d'enfants atteints de la tuberculose des cs et de la peau.Cette constatation cadrait mal avec l'impression que nous avait laissée un paysage magnifique, qui semble réfléter la prospérité et le bien-être, avec aussi, la vue des enfants jouant au grand air, jambes, bras et tête nus.Ainsi, chez les enfants au-dessus d\u2019un an, la mortalité par tuberculose osseusc est très élevée.Ceci semble dû au mauvais lait, qui n'est soumis à aucune inspection et qui est délivré à travers les rues en bidons ouverts.A l'hôpital des enfants, à Liverpool, on ne garde aucun cas de tuberculose pulmonaire.L'\u2019héliothérapie naturelle ou artificielle, avec la vie complètement en plein air, est à la base du traitement.A ce sujet, l\u2019endroit le plus instructif est sans contredit l'hôpital \u201cLord Mayor Talcarth\u201d à Alton, sous la direction de Sir Henry Gauvain.Nul n\u2019a oublié la magistrale conférence qu\u2019il a donnée au congrès des médecins de langue française à Montréal, il y a quelques années.Nous avons passé des heures intéressantes au \u201cCollege\u201d, où les pauvres petits infirmes, tout en suivant leur cure, apprennent le métier de valisier.Nous avons assisté aux traitements de la lampe à arc.L'emploi des rayons ultra-violets peut être bienfaisant ou ~ 346 L'UNION MÉDICALE DU CANADA.dangereux; son efficacité dépend du dosage et de l\u2019habileté de la personne qui l\u2019applique.Nous avons remarqué là beaucoup d\u2019enfants défigurés par le lupus, comme des lépreux.Mais il y a, à côté, la chirurgie plastique qui reconstruit les parties détruites par le mal.L'hôpital d\u2019Alton héberge 400 petits malades.Il lui faudrait 1200 lits au moins pour faire face aux besoins.Le problème de l\u2019hospitalisation, on le voit, a ses crises là comme chez nous, comme partout, d'ailleurs.Mais voici un autre point intéressants de l\u2019organisation antituberculeuse à Alton.A 35 milles de là, sur le bord de la mer, à Hayling Island, se trouve un camp d'hiver comme d'\u2019été, pour les enfants dont la réossification est complétée.Ils y jouissent des bienfaits de l'air salin et des bains de mer.Voici de quelle curieuse manière ils sont baignés.On les porte sur une civière, on les dépose dans l\u2019eau.On les ramène ensuite auprès d\u2019un pavillon où ils prennent un bain de pieds dans l\u2019eau chaude, tout en se séchant et en buvant une potion de lait chaud.Sous l\u2019habile direction de Sir Henry Gauvain, il se fait a Alton et au camp marin, une œuvre merveilleuse.Le plâtre est délaissé.On utilise des appareils ingénieux et très simples, des lits spéciaux adaptés aux différents cas.On peut dire la même chose de l'hôpital orthopédique de Wingfield, à Oxford.Des méthodes plus modernes remplacent les anciennes, et la vie au grand air, même au vent, est mise à la base du traitement.Nous n\u2019avons pas, heureusement, au Canada, une aussi forte proportion de tuberculose osseuse qu\u2019en Angleteire; mais il ne serait pas à dédaigner de posséder les moyens d\u2019hospitalisation et de traitement, correspondants à nos besoins, que possède la Grande Bretagne.L\u2019Angleterre est dotée d\u2019une magnifique organisation sanatoriale, déjà ancienne et qui a contribué pour une large part à la diminution de la mortalité tuberculeuse.C\u2019est ainsi que\u2019 Birmingham, avec une population d\u2019un million, comptait, en 1908, une mortalité de 130.Aujourd'hui elle a été réduite à 89.Mais aussi la ville de Birmingham possède 600 lits répartis en 4 sanatoria, ce qui couvre amplement les besoins.J'ai été vivement frappé de l\u2019apparence magnifique du sanatorium Romsley Hill, flanqué sur une hauteur, à 35 milles de Birmingham, et d\u2019où l\u2019on découvre un superbe panorama.C\u2019est un L'UNION MÉDICALE DU CANADA 347 seul bâtiment divisé en deux sections: une pour les femmes, une pour les hommes, et séparées par l'administration centrale.En bas se trouve une galerie de cure, tandis qu'au deuxième étage ce sont de larges fenêtres.L'opinion générale en Angleterre, en France et au Canada est qu\u2019il vaut mieux avoir des sanatoria séparés pour les deux sexes.À côté de la grande plaie tuberculeuse, et sans nul doute, alimentée par celle-ci, Birmingham souffrait également de la plaie du mauvais logement; c\u2019est en résolvant le deuxième problème d'une façon énergique qu\u2019elle est arrivée à garder la mortalité la plus basse de l'Angleterre.J'en dirai un mot plus loin.Pour le moment je voudrais m'en tenir à l\u2019observation des sanatoria que nous avons visités au cours d\u2019une randonnée de 750 milles en autocar.Dans le pays de Galles, l\u2019organisation antituberculeuse, particulière à cette contrée, possède 14 dispensaires et 1400 lits de sanatorium, dans le sud à Talgarth, pour les hommes et les garçons, dans le nord, pour les femmes et les jeunes filles.A part cela, il y a 12 hôpitaux spéciaux pour les cas moins favorables.La compréhension du traitement tuberculeux par la cure de travail n\u2019a pas produit une bonne impression sur.le groupe des médecins canadiens.On comprend cependant que l\u2019état de santé de ces patients les invite à une vie moins inactive et que la pensée de Marcus Patterson, si mêlé aux origines de l\u2019organisation au pays de Galles, n\u2019a pu être totalement abandonnée.Il y a certainement une mitigation dans 1a cure de travail: ainsi aucun travail n\u2019est permis au fébricitant.Mais enfin, ce n'est pas notre conception du traitement par le repos absolu.Le pays de Galles montre, dans l'effort magnifique qu\u2019il a fait pour résister à la tuberculose, son tempérament opiniâtre de peuple invincible et invaincu, type de l\u2019ancien Gaulois, petit et trapu, animé d\u2019une énergie indomptable, qui peut dire plus véritablement que son ancien ennemi: \u201cWhat we have, we hold\u201d.Il a gardé sa langue, celle des bardes antiques, bien avant la conquête des Gaules par Jules César, il a gardé la fascination de son passé fait de lutte et de résistance.Il garde jalousement ce qu\u2019il tient au cœur.En route vers Londres, nous visitons à Widhurst le sanatorium Edouard VII, sanatorium d\u2019un type spécial et tout à fait unique.Les plans furent choisis au concours en 1905.Chaque lit coûte environ $7,000 de la valeur d\u2019avant-guerre.Les 104 lits ne sont pas 348 I UNION MEDICALE DU CANADA réservés, comme on pourrait le croire, aux tuberculeux riches.Ils sont destinés aux bourses moyennes.On ne calcule pas l\u2019intérêt du capital investi, mais seulement le coût de fonctionnement.Un confort inusité rend plus agréable la vie du sanatorium.Contrairement à la pratique de T'algarth, ici c'est le traitement de repos très longtemps, suivi d\u2019un peu de marche.D'ailleurs cette catégorie de malades n\u2019est guère apte au travail physique, ayant toujours mené une vie sédentaire.Nous arrivons à Londres et pendant 3 jours, nous visitons les institutions antituberculeuses de la capitale.A l'hôpital des poumons de Brompton, qui contient 300 lits, nous étudions le travail de cette institution au point de vue médical, avec le Dr Burrell, et au point de vue chirurgical, avec le Dr T.Edwards.Notre curiosité a été piquée par une méthode originale de traiter l\u2019asthme par des inhalations de créosote dans une chambre fermée, et les cas de bronchiectasie par la respiration sous pression d'air.À Frimley, à 40 milles, nous visitons le sanatorium associé à l\u2019hôpital de Brompton.Comme dans les sanatoria du pays de Galles, la théorie de Marcus Patterson y est en honneur, mais modifiée ici également.On ne livre à la cure du travail que les cas favorables déjà mis au repos pendant un temps assez long et qui peuvent supporter sans réaction l\u2019exercice imposé.Nous avons vu là un appareil pour la collapsothérapie par compression extérieure.Le traitement par pneumothorax artificiel est administré à un tiers des malades.Contrairement à notre manière de voir, l\u2019héliothérapie est peu en vogue à Frimley, et l\u2019héliothérapie artificielle ne l\u2019est pas du tout.Nous visitons à côté du sanatorium une \u201ccolonie\u201d d'hommes et de garçons tuberculeux.Elle fut primitivement destinée aux anciens soldats tuberculeux.Mais fatigués des travaux et des misères de la tranchée, ces hommes préfèrent le repos dans le sanatorium.La colonie passa sous l\u2019administration de l\u2019Association nationale contre la Tuberculose.Cependant, les malades qui y furent envoyés auraient plutôt dû être gardés au lit.A l'heure actuelle, en effet, comme 36 seulement des 80 résidents travaillent, on peut plutôt la considérer comme un autre sanatorium.Toutfeois il s\u2019y cultive des fleurs qui sont expédiées sur les marchés de Londres.D\u2019énormes sommes ônt été dépensées pour préparer un terrain qui était inculte et sauvage. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 349 La colonie la plus intéressante, spécialement destinée aux sortants de sanatorium, et la plus active est sans contredit celle de Papworth.Le village compte environ 100 maisons, sans compter les hôtels et les hôpitaux.Deux cents des 700 habitants s\u2019adonnent à différents travaux, tels que la menuiserie, le bourrage, l\u2019imprimerie, la reliure, la cordonnerie, l\u2019aviculture, etc.Les hommes mariés y demeurent avec leur famille, les célibataires logent dans deux hôtels de 40 lits et dans les chalets construits à l\u2019entour.Là, d\u2019une façon parfaite, est résolue la question de donner à l\u2019ancien tuberculeux une occupation professionnelle plus conforme avec son état de santé, sous la surveillance continue du médecin.Sans nul doute, c\u2019est, à l\u2019homme malade et conscient de sa déchéance, un souci bien amer que le lendemain pour lui et pour sa famille.L'assurance qu\u2019il pourra trouver, après sa cure au sanatorium, un travail compatible avec ses forces, lui est un soutien et un encouragement.Papworth est unique en son genre.Après avoir débuté comme institution de cure, il est devenu \u201ccolonie professionnelle\u201d.La plupart des institutions de cure anglaises, soit pour les enfants, soit pour les civils hommes et femmes, soit pour les marins, sont formées de pavillons en bois, anciennes baraques militaires facilement transformées, attendu qu\u2019il n\u2019est pas question de chauffage en ce pays.Il en résulte une dépense initiale moins considérable et un coût d\u2019entretien moins élevé.L'opinion publique ne nous permettrait pas de faire la même chose au Canada.Il y a dans les mémoires trop de lamentables catastrophes pour qu\u2019on ne vise pas maintenant à construire nos institutions hospitalières à l\u2019épreuve du feu.Les pays, les villes ont chacun leurs problèmes parfois terribles.L\u2019hospitalisation à Montréal en est un.Londres a le sien également.Mais à Londres la crise du système hospitalier est tellement aiguë, et le changement tellement complet que le Dr Menzies, dans un entretien qu\u2019il nous donnait sur l\u2019organisation sanitaire de la capitale anglaise, la qualifiait de révolutionnaire.Il y a à Londres 100 hôpitaux volontaires qui soignent chaque année 13,000 malades, tandis que 50,000 autres sont traités par des hôpitaux existant sous l\u2019empire de la \u201cloi des indigents\u201d.Or l\u2019opinion publique s\u2019est modifiée depuis la guerre.On ne veut plus porter l\u2019étiquette d\u2019 \u201cindigent\u201d dans les hôpitaux civiques.Les soldats de retour du front ont refusé l\u2019hospitalisation.La ville a dû construire 350 L'UNION MÉDICALE DU CANADA pour eux des \u2018hôpitaux.Mais d\u2019un autre côté les citoyens qui ont fait partie de la conscription du travail se demandent pourquoi ils ne seraient pas traités de la même façon.Pour régler la question tous les citoyens seront mis sur un même pied d\u2019égalité.Tous les hôpitaux volontaires vont tomber sous la juridiction du service d\u2019hygiéne publique.Au point de vue professionnel que résultera-t-il pour les médecins de ce changement de lits et de direction en un même moment ?Le Dr Menzies se demande si cette mesure révolutionnaire ne va pas, en versant dans le service de l'hygiène publique un grand nombre de médecins, étatiser la médecine ! Cependant, pour ce qui regarde le malade, et c\u2019est comme toujours ce à quoi vise le peuple égoïste, l'Angleterre est organisée magnifiquement: elle possède 350,000 lits.L'organisation antituberculeuse de Londres est l\u2019une des plus complètes: elle comprend 30 dispensaires, 6,000 lits pour toutes les formes de tuberculose, et un service de surveillance à domicile, après la cure.Plus de 1,000 lits sont réservés aux enfants infirmes.Les grandes cités anglaises ont à résoudre un autre problème qui semble beaucoup plus grave que chez nous: c\u2019est le logement ouvrier.L'ère de la vapeur a créé l\u2019ère de l\u2019industrie et créé un bouleversement de toute la population.Des agglomérations, des villes se sont formées avec une rapidité qui n\u2019a pas permis d\u2019établir un plan général d'habitations salubres.II a donc fallu, il y a quelques années, mettre sur le tapis la question du logement, et comme c\u2019était une nécessité publique, l\u2019Etat s\u2019est chargé de la résoudre lui-même.A l'heure présente, Londres a construit 56,000 maisons pour loger 280,000 personnes.Liverpool étale avec complaisance ses rangées de maisons neuves en briques et en tuiles rouges.Birmingham en a construit 27,000 pour loger 100,000 personnes et se propose d\u2019en bâtir encore 17,000, en moyenne 3,000 par année.Bourneville a donné le type des maisons ouvrières dans un centre industriel.Nous avons visité la manufacture de chocolat Cadbury et diné avec le président de la compagnie a Bourneville.Les conditions de travail des employés et les avantages qui leur sont donnés nous ont laissé une excellente impression.I! y a dans la manufacture des bassins de natation, des chambres de repos, des salles pour le dîner, L'UNION MÉDICALE DU CANADA 351 des restaurants, des concerts l\u2019après-midi.II y a des terrains de sport, plus de 60 courts de tennis, des terrains de jeux pour les hommes et pour les femmes.Les chefs de l\u2019usine se sont intéressés avant tout au logement de leurs employés depuis 1875.Aujourd'hui Bourneville possède 2,000 maisons, pour environ 10,000 personnes.On a expérimenté dans la construction divers modèles, diverses grandeurs, divers matériaux.On en est arrivé à la conclusion que la maison la plus recommandable est celle de briques avec toiture de tuiles.Il y a des logements de deux pièces pour les jeunes ménages, des chambres pour les femmes, des maisons pour les vieillards, des maisons pour les jeunes filles.A Bourneville le travail doit certainement être agréable, la vie heureuse; en tout cas, les employés sont satisfaits de leurs salaires, ils n\u2019ont pas besoin d\u2019union professionnelle, et jamais il n\u2019est question de grève.| La fabrique de chocolat Cadbury peut être donnée en exemple à nos manufactures canadiennes.L\u2019'hygiène industrielle n\u2019a fixé ses racines que çà et là.Il y a encore un grand travail à faire avant de vcir se généraliser l\u2019usine modèle où l\u2019hygiène et le bien-être matériel et moral de l\u2019ouvrier rendent le travail plus productif.On parle du problème de l'habitation salubre à Montréal.Ce problème existe en réalité comme dans les grandes cités anglaises, mais cependant avec une moindre intensité.L'habitation canadienne ne peut guère être comparée à celle de la Grande-Bretagne, à cause éû climat.Montréal s\u2019agrandit et l\u2019on construit sans cesse de nouvelles maisons que l\u2019on paraît vouloir rendre confortables; mais l\u2019on pourrait davantage s\u2019inspirer de l'hygiène grâce à l\u2019action du gouvernement ou des grandes industries et construire moins en vue du profit.Des parties de quartiers à Montréal devraient être traitées comme l\u2019ont été les \u201cslums\u201d de Londres.Il faudrait rebâtir ensuite en vue de rendre la vie plus saine et de combattre la tuberculose.Depuis 10 ans, l& gouvernement anglais, a dit M.Chamberlain, a donné son aide dans la construction de 2,000,000 de maisons.Voilà encore une autre raison à la baisse de la mortalité tuberculeuse en Angleterre.Je n\u2019aurais pas signalé un autre côté intéressant du problème du logement ouvrier en Angleterre ci je ne parlais pas de la crise de l\u2019habitation à Glasgow.La municipalité qui a elle-même si magnifiquement entrepris la lutte à la tuberculose, est handicappée par le mauvais logement. 352 L'UNION MÉDICALE DU CANADA 13% des familles logent dans un appartement, 50% dans deux et 21% dans trois.Le surpeuplement est aggravé par le fait que des familles ayant 2 appartements en sous-louent un à autre famille.Près de la moitié des maisons à un appartement logent chacune plus de 3 personnes.La dissémination de la maladie, l\u2019ivrognerie, le vice et tout le reste sont les conséquences de ce mauvais logement.Glasgow n\u2019est pas la seule à souffrir de ces disgrâces, le surpeuplement des habitations est la plaie de toutes les villes importantes en Angleterre.Mais déjà un mouvement s'opère, suivant l'exemple de Londres et de Birmingham.Des \u201cslums\u201d ont été rasées et des\u2019 maisons hygiéniques construites.Peu à peu l'hygiène aura raison du surpeuplement et de l\u2019immoralité.L\u2019Anglais, d\u2019ailleurs, a le caractère agissant.Dès qu'il connaît, il met en pratique.Les gouvernements envisagent la tuberculose non seulement comme une maladie de l'individu, mais de la société, et ils agissent pour défendre la société sans égard aux sommes fabuleuses qu\u2019il faut dépenser.Le citoyen anglais lui-même sait donner généreusement pour les bonnes causes.Ainsi à Aberdeen, chaque homme, chaque femme, chaque enfant a donné pour la fondation d\u2019un hôpital au cours d\u2019une quête publique une moyenne de $12.50, en un moment de dépression industrielle et commerciale.$12.50, c\u2019est presque ce que chaque citoyen, adulte et enfant, de Montréal, dépense pour les amusements pendant une année.Mais quand s\u2019agit d\u2019aider à la lutte contre la tuberculose, les bourses canadiennes restent fermées.Nous sommes un peu égoïstes.| ti 4° FORMULAIRE TRAITEMENT DES DIARRHEES GRAVES DU NOURRISSON Faire un diagnostic étiologique: importance des diarrhées primitives (d\u2019origine alimentaire) l\u2019été, des diarrhées secondaires ou symptomatiques (d\u2019origine infectieuse) l\u2019hiver.Traiter la cause s\u2019il ya lieu.Diète hydrique dès le début.Donner au moins 125 grammes d\u2019eau bouillie par kilo dans les 24 heures.D\u2019une manière générale la diète hydrique ne doit jamais dépasser 3 jours.Réalimentation à l\u2019aide de laits modifiés: lait condensé, lait sec ou babeurre.Elle doit toujours être progressive.Lutter contre la déshydratation par des injections sous-cutanées de solutions salines isotoniques: 20 & 40 centimétres cubes matin et soir.Bains chauds simples ou sinapisés s\u2019il y a menace de collapsus.Au besoin soutenir le cœur en injectant sous la peau de l'huile camphrée au dixième: 1% à 1 centimètre cube une à deux fois par jour, Pas de purgatifs, surtout à la phase aiguë.Une fois les symptômes toxiques disparus, donner avant chaque repas une cuillerée à thé de la potion suivante : Carbonate de bismuth .3 grammes Julep gommeux .150 grammes Paul LETONDAL. ANALYSES MEDECINE RAYMOND GREGOIRE et P.EMILE WEIL.\u2014 Les gastrorrhagies de la splénomégalie (\u201cArch.des Mal.de l\u2019App.Digestif et des Mal.de la Nutrition\u201d, juin 1928).Le cancer et surtout l\u2019ulcère de l\u2019estomac, si souvent incriminés dans les hématémèses considérables, ne sont pas toujours les deux uniques lésions organiques susceptibles de réaliser cet effrayant syndrome hémor- rhagique.A côté des gastrorrhagies d\u2019origine cirrhotique, se trouvent les gastrorrhagies d\u2019origine spénique, (splénomégalies chroniques pritives) trop souvent insoupconnées du médecin comme du chirurgien et donnant lieu à un syndrome particulier bien décrit par les auteurs.Chez des individus de santé en apparence satisfaisante, sans passé gastrique, apparaît une sensibilité spontanée et à la pression, au-dessous du rebord costal gauche, au voisinage de l\u2019épigastre, invitant à supprimer tout lieri constricteur, ceinture ou corset; puis brusquement un malaise indéfinissable, une grande lassitude, la tête tourne, les oreilles bourdonnent, des nausées se font sentir, puis dans un effort le malade rend une grande duantité de sang.Ces gastrorrhagies d\u2019origine splénique se distinguent par leur abondance stupéfiante et la soudaineté de leur apparition; une anurie aiguë survient toujours quand la mort n\u2019est pas la terminaison de ces accidents terrifiants; toutefois, ces splénomégalies peuvent parfois évoluer lentement vers la cachexie, sans jamais causer d\u2019hématémèse.Les auteurs rapportent cinq observations intéressantes où l\u2019on avait d\u2019abord pensé à l\u2019ulcère d\u2019estomac; mais la radiographie restait négative et l\u2019histoire clinicçue de ces malades ne décelait aucun symptôme révélateur d\u2019ulcère gastrique; plus tard, on découvrit que chacun de ces malades était porteur d\u2019une très grosse rate.Quand aux causes déterminantes de ces gastrorrhagies, plusieurs hypothèses ont été émises sans conclusions définitives.Fait à retenir: le cancer gastrique et l\u2019ulcère se rencontrent dans la plupart des cas chez des malades ayant un passé morbide chargé, et dans ce cas la radiographie et la radioscopie révèlent des signes qui permettent d\u2019affirmer l\u2019existence de lésions caractéristiques de chacune de ces affections; mais du moment que chez un individu de bonne santé apparente l\u2019on voit apparaître soudainement des hématémèses considé- UNION MEDICALE DU CANADA 355 rables, il ne faut jamais oublier d\u2019examiner la rate; une splénomégalie aidera à poser le diagnostic de \u201cgustrorrhagie splénomégalique\u201d.J.-Alfred MOUSSEAU.Dr PERGET.\u2014 Contribution a l\u2019étude du traitement de l\u2019insomnie (Thèse de Paris, 1928).Il est absolument nécessaire, en matière d\u2019insomnie, d\u2019en connaître les causes, et celles-ci une fois connues, d\u2019instituer le traitement étiologique.Cest le cas par exemple dans toutes les insomnies symptomatiques; dans les insomnies secondaires à la douleur, le pantopon, la morphine, l'héroïne, l\u2019allonal ont leurs applications, agissant contre l\u2019algie et indirectement contre l\u2019agryphie; dans l\u2019insomnie des différentes psychoses, les bromures, le sédobrol, les valérianés, les crataegus, le somnifère, le laudanum sont des adjuvants excellents à divers titres; dans l\u2019insomnie légère et dans l\u2019insomnie des anxieux, l\u2019auteur donne la préférence au sédormid; ce nouveau sédatif hypnogène n\u2019est pas un barbiturique: c\u2019est l\u2019allylisopropylacétylcarbamide.De nombreuses expérimentations physiologiques et cliniques ont démontré que le sédormid est un sédatif doux, constant dans ses effets, absolument inoffensif pour le cœur et pour les reins.Sa destruction rapide dans l\u2019organisme est garante de l\u2019absence d\u2019effets cumulatifs, et, chez tous les malades auxquels on l\u2019a administré, on a constaté sa non toxicité aux doses thérapeutiques.En résumé, le retour au sommeil normal et la sédation de l\u2019angoisse sont de règle chez tous les malades traités par le sédormid, et l\u2019auteur a pu conclure que cet hynotique doux, bien toléré et possédant une maniabilité très grande, peut et doit rendre, dans la pratique médicale, de très précieux services, car il semble parfaitement réaliser le meilleur médicament des petits insomniaques et des petits anxieux; de même il semble devoir être, chez tous les vieillards, chez les femmes, chez tous les pusillanimes, un excellent sédatif sans inconvénients.Paul A.GAGNON.Léon BIZARD.\u2014 Pipe, cigare ou cigarette ?(\u201cSiècle Médical\u201d cité dans \u201cBruxelles Médical\u201d, No 20, 17 mars 1929).Considérant la généralisation de l\u2019usage du tabac aussi bien chez presque tous les hommes que chez les femmes à notre époque, peut-on se prononcer d\u2019une façon définitive sur l\u2019inocuité ou la nocivité de cette habitude sur la santé générale du fumeur ?Il est des preuves scientifiques équivalentes à de véritables expériences de laboratoire qui démontrent avec certitude que le tabac, sans être inoffensif, vient bien loin en arrière des intoxications par l\u2019alcool, l\u2019opium, la morphine et la cocaine, Les accidents dus au tabac sont locaux i.e.provenant de l\u2019effet direct de la fumée sur les muqueuses buccale, pharyngée et laryngée par la chaleur de la fumée d\u2019abord et par le dépôt continu des particules 356 L'UNION MÉDICALE DU CANADA de nicotine sur ces muqueuses, et généraux ie.causés par l\u2019action de la nicotine sur le système nerveux sympathique.Les accidents d\u2019ordre général portant surtout sur le cœur et la circulation se manifestent par des bourdonnements d\u2019oreilles, des palpitations, des intermittences, des vertiges, de l\u2019oppression, des troubles visuels, de la diminution de la mémoire et de l\u2019asthénie, mais c\u2019est à tort qu\u2019on considère le tabac comme une cause de l\u2019artério-sclérose.Mais pour que ces symptômes soient dus à une véritable intoxication nicotinique il faut que le fumeur avale la fumée habituellement ou bien, séjournant dans un local enfumé, aspire la nicotine cui se trouve dans l\u2019atmosphère ambiante.L'usage de la pipe, nocif localement parce que le tuyau même de la pipe toujours surchauffé laisse passer à grande bouffés une fumée qui atteint une température très élevée, très irritante pour les muqueuses, n\u2019entraîne presque jamais d\u2019accidents généraux.L\u2019inconvénient de la cigarette réside en ce fait que fumeur invétéré n\u2019est jamais rassasié et qu\u2019il s\u2019intoxique lentement mais plus sûrement par des doses minimes mais trop souvent renouvelées.Les amateurs de cigares, au contraire, sont rarement aussi passionnés dans leur habitude que les fumeurs de cigarettes et la fumée du cigare est de température beaucoup moins lélevée que celle de la cigarette.De plus le cigare n\u2019est pas constamment tenu entre les lèvres, se fume plus lentement, provoque plus de salive que la cigarette, cui en étant rejetée, balaie mieux la cavité buccale, et l\u2019expérience démontre que chez les fumeurs de cigares les accidents attribuables au tabac sont beaucoup plus rares.Gabriel LAFRESNIERE.CHIRURGIE M.CAMPBELL.\u2014 Varicocèle (\u2018\u2018Surgery, Gynecology, Obstetrics\u201d).Le varicocèle est caractérisé par l\u2019élongation, la dilatation et la flexuosité des veines du plexus pempiniforme.L\u2019affection peut être secondaire, provient d\u2019une compression de la veine spermatique et est alors symptomatique d\u2019une tumeur intra-abdominale, le plus souvent du rein.Ce varicocèle apparaît soudainement chez des gens plutôt âgé et siège indifféremment des deux côtés.\u2019 Le varicocèle spontané se manifeste vers l\u2019âge de 15 à 35 ans, se développe généralement du côté gauche et serait dû surtout à une congestion des organes génitaux avec manque d'hygiène puisque le mariage suffit à lui seul à guérir la plupart des varicocèles.La lésion des veines peut finir par entraîner une dégénérescence graisseuse puis la sclérose du testicule correspondant.Traitement \u2014Avec l\u2019âge, le varicocè'e rétrocéde généralement.D\u2019autre part, une grande partie des sujets se plaignant de cette affection sont des psychopathes qui ne sont nullement améliorés par l\u2019opération. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 357 Au point de vue thérapeutique et clinique les sujets porteurs de varicocèle doivent être divisés en trois groupes: a) Ceux qui ne présentent pas de symptôme; il vaut mieux les laisser tranquilles; b) ceux qui, présentant une sensation de pesanteur ou de tiraillement dans le scrotum, le long du cordon ou dans le flanc, ont en même temps des lésions appréciables; ici l\u2019opération est indiquée et donnera des résultats; c) ceux du troisième groupe, et ce sont les plus nombreux, sont ceux qui présentent des symptômes disproportionnés aux lésions qui sont minimes; ceux-là gagnent à ne pas être touchés, et ne seront opérés que si le port d'un bon suspensoir n\u2019a amené aucune amélioration.Pour la cure du varicocèle l\u2019auteur recommande l\u2019opération préconisée par Vincent.1° Anesthésie de la peau et ircision comme pour une hernie basse de façon à bien découvrir l\u2019anneau inguinal extérieur et le cordon spermatique.2° Incision longitudinale du cremaster et de la couche spermatique externe.Le groupe antérieur des veines dilatées est isolé depuis l'anneau inguinal externe jusqu\u2019à un point qui reporte à cet anneau élèverait le testicule de deux centimètres au-dessus de sa position normale.Ce tronçon de veines est sectionné entre quatre pinces.3° Chaque moignon est solidement lié par transfixion à un centimètre du bout.Les fils du bout attenant au testicule sont laissés longs; les autres sont coupés courts et on laisse remonter le moignon dans le canal inguinal.4° Avec une sonde cannelée un tunnel est pratiqué dans le canal inguinal sous le grand oblique jusque vis-à-vis l\u2019anneau inguinal interne.Les fils restés longs y sont alors introduits et poussés à travers l\u2019aponévrose du grand oblique où ils sont liés ensemble, soulevant ainsi le testicule de trois centimètres environ.- 5° Fermeture sans drainage puis application d\u2019un bon suspensoir qui maintiendra le testicule dans sa nouvelle position.Séjour au lit durant cinq à six jours et port du suspensoir durant au moins dix jours.Comme complication l\u2019auteur signale: l\u2019hydrocèle qui sera généralement évitée si l\u2019on prend soin d\u2019opérer dans la région inguinale loin du testicule; l\u2019atrophie du testicule rare; l\u2019hémorragie qui peut être grave, mais la transfixion faite systématiquement éliminera à peu près sûrement les hémorragies graves.L\u2019auteur base ses observations sur 500 cas opérés avec la technique plus haut décrite à l\u2019hôpital Bellevue.Roland ROUX.Robert B.CARSLAW.\u2014 Ptose viscérale droite; étude de 242 cas traités par la colopexie droite (\u201cBritish Journal of Surgery\u201d, vol.XV, No 60, pp.545-604).L\u2019auteur a pratiqué 242 colopexies et a de plus suivi ses opérés pendant plusieurs années. 358 L UNION MEDICALE DU CANADA De 239 opérés suivis, 213 ont obtenu un résultat satisfaisant.Vu à la radio, il fut constaté dans tous les cas, sauf un, que le côlon reste en sa nouvelle position normale.Dans plusieurs cas opérés ultérieurement pour d\u2019autres conditions pathologiques, l\u2019auteur constata que les membranes péricoliques ne s\u2019étaient pas reformées.Mercier FAUTEUX.M.FRIESLEDEN.\u2014 Constatations bactériologiques sur les vésicules biliaires extirpées (\u2018\u201cMunch.med.Woch.\u201d, 13 janvier 1928, pp.81-83).Cette étude porte sur 147 cas de cholécystectomies: 60 cas de cholécystite aigué.64 cas de lithiase biliaire.11 cas d\u2019empyème.8 cas de stase de la vésicule biliaire.3 cas d\u2019hydropisie vésiculaire.Le contenu de la vésicule fut trouvé stérile 44 fois; mais la paroi de la vésicule montra 23 fois des staphylocoques, 7 fois des streptocoques, 1 fois des entérocoques, 16 fois des germes indéterminés.Mercier FAUTEUX.PEDIATRIE Léon TIXIER.\u2014 L\u2019anorexie des nourrissons et son traitement (\u2018Le Monde Médical\u201d, ler octobre 1928).Il ne faut pas oublier que l\u2019anorexie est un syndrome que tout syndrome reconnaît des causes différentes.Après avoir éliminé du cadre de son étude les fausses anorexies c\u2019est à-dire la situation des nouveaux- nés qui présentent une agénésie, ou encore une insuffisance de respiration natale ou bien les prématurés et les débiles qui ont des sécrétions digestives ralenties, l\u2019auteur parle des causes exceptionnelles et des causes fréquentes.Causes exceptionnelles \u2014-Un enfant nourri un jour avec une bouillie brûlante; ou bien anorexie contemporaine d\u2019un accès de tétanie.Causes fréquentes \u2014Troubles inhérents à la germination dentaire, sevrage, perturbations des fonctions digestives (gastro entéritec, terrain neuro-arthritique.L\u2019anorexie s\u2019accuse insensiblement chaque jour, pour atteindre son paroxysme après quelques semaines d\u2019alimentation difficile mais encore possible.L\u2019enfant refuse d\u2019abord un demi-biberon ou un biberon, avale très lentement, quelquefois rejette une bonne partie de ce qu\u2019il a bu.L\u2019état général reste assez bon mais la thérapeutique pathogénique doit être appliquée assez tôt.- = tt L'UNION MÉDICALE DU CANADA 359 Il faut varier le traitement suivant telle ou telle modalité clinique.L\u2019anorexie des dyspeptiques et des anémiques sera traitée en corrigeant la qualité du lait ou en donnant une alimentation plus variée.Chez les nourrissons anémiques la médication ferrugineuse (protoxalate de fer) rend les plus signalés services.Les injections sous-cutanées de sérum physiologique n\u2019ont pas donné tout le succès attendu.Il faut toujours rechercher l\u2019héridité syphilitique en présence d\u2019un nourrisson anorexique et l\u2019appétit revient vite dans ces cas en prescrivant le traitement spécifique.Rien n\u2019est plus commun dans la pratique courante que de voir l\u2019appétit se ralentir ou même se supprimer tout à fait au moment des poussées dentaires.Faut-il incriminer les douleurs périostées ou faut-il voir dans l\u2019apparition de ce symptôme les conséquences de perturbations de la nutrition, ou d\u2019une infection générale à point de départ périosté ?Peu importe, il suffit de savoir que l\u2019appétit revient très vite quand on a provoqué la percée dentaire.= La médication thyroidienne, les rayons ultra-violets rendront de grands services aux hypotrophiques et aux tuberculeux anorexiques, tandis que dans l\u2019anorexie essentielle le lavage de l\u2019estomac, fait chaque jour, donne des résultats merveilleux.Les anorexies mentales et nerveuses sont justifiables de l\u2019isolement et du gavage.En présence d\u2019un nourrisson anorexique chez lequel il est impossible de mettre en évidence une des causes simples précitées (anémie, hérédosyphilis, poussée dentaire, dystrophie simple ou tuberculeuse) l\u2019auteur croit que l\u2019on aurait tort de parler d\u2019anorexie mentale et de recourir au gavage si l\u2019on n\u2019a pas eu la précaution de s\u2019assurer de l\u2019état du contenu de l\u2019estomac.Presque toujours, lorsque celui-ci est débarrassé des glaires sanieuses qui l\u2019encombrent, l appétit renaît et les familles sont enchantées de voir une thérapeutique aussi simple réussir, alors que les médications plus compliquées avaient échoué.Henri BARIL.TUBERCULOSE A.COURCOUX et A.BIDERMANN.\u2014 L\u2019oléothorax dans la tuberculose pulmonaire et pleurale (\u201cParis Médical\u201d, 9 janvier 1929).L\u2019injection d\u2019huile ou de paraffine rendue antiseptique par le goménol est indiqué: 1° Dans la symphise pleurale progressive au cours d\u2019un pneumothorax artificiel; en agissant comme topique sur la plèvre, l\u2019huile est plus incompressible.2° Dans les collapsus pulmonaires insuffisants, l'huile maintient des pressions élevées permanentes tandis qu\u2019après l\u2019insufflation, l\u2019air se résorbe.3° Dans les pleurésies purulentes chroniques tuterculeuses si la pleurésie purulente après pneumothorax s\u2019installe, 360 L'UNION MÉDICALE DU CANADA avant d'intervenir chirurgicalement, l\u2019action compressive et antiseptique de l\u2019huile est à tenter une fois le pus évacué et la plèvre lavée au sérum artificiel.A cause de la longue durée de la compression, un malade indocile et la distance indiquent enfin l\u2019oléothorax.Paul-René ARCHAMBAULT.UROLOGIE KRETSCHMER et DOEHRING.\u2014 Adénome du rein [Adenoma of the kidney | (\u2018\u2018Surgery, Gynecology and Obstetrics\u201d, mai 1929, p.629).Les auteurs rapportent un cas d\u2019adénome du rein opéré et guéri depuis 8 ans.Le seul signe que présentait le malade était la présence d\u2019une masse dans le flanc droit qui augmente de volume.La pyélographie montre une déviation de l\u2019uretère qui est reporté vers la colonne vertébrale et décrit une courbe à concavité externe; les calices sont arrondis et le bassinet est aplati, horizontal.Au cathétérisme des uretères, on trouve une diminution fonctionnelle du rein droit.L'opération montre un adénome du pôle inférieur du rein.Cette tumeur est réséquée du parenchyme rénal.Les suites opératoires sont normales.K.et D.termine leur article par une revue de la littérature médicale sur l\u2019adénome du rein.Chez tous les malades, le seul symptôme est la tumeur rénale.Le seul traitement, la néphrectomie partielle avec résection de la tumeur.Oscar MERCIER.CHIRURGIE INFANTILE et ORTHOPEDIE JOHN J.CORBETT.\u2014 Prolapsus du rectum chez l\u2019enfant [Prolapse of the rectum in children] (\u201cSurg., Gyne.& Obs.\u201d, vol.XLVII, No 2, fév.1929).Le prolapsus du rectum chez l\u2019enfant est assez fréquent et se traduit par une descente presque toujours incomp\u2018ête de la muqueuse rectale.Quelcues enfants y sont prédisposés mais il existe plusieurs causes favorisantes et l\u2019auteur croit que le rachitisme, la diarrhée verte et les infections graves de l\u2019enfance, de même que la constipation, jouent un rôle considérable.Les symptômes sont peu nombreux; le diagnostic se pose facilement mais le prolapsus ne do\u2019t pas être confondu avec les hémorroïdes qui sont exceptionnelles chez l'enfant ou encore avec le polype, qui se rencontre assez souvent.La réduction du prolapsys est facile, mais \u2018son maintien en place ne l\u2019est pas toujours.Lorsque la cause est connue, il faut la combattre, mais quelquefois le traitement chirurgical devient nécessaire.Plusieurs juré qu ur {ances eit f ce résult {ence Taine prt Ci L'UNION MÉDICALE DU CANADA 361 interventions ont \u2018été préconisées; l\u2019excision partielle ou complète de la muqueuse prolabée, la cautérisation, les sutures de la muqueuse au sacrum, l\u2019encerclage métallique, les injections sous-muqueuse de substances irritantes telles que l\u2019acide phénique, l\u2019alcool, etc., mais l\u2019auteur croit que la cautérisation linéaire doit être préférée à toutes ces méthodes.Il cite une statistique de 62 malades chez qui il a obtenu d\u2019excellents .résultats par cette technique.Malgré la statistique intéressante de l\u2019auteur, nous crooyns que l\u2019encerclage métallique est une excellente opération et nous sommes convaincus qu\u2019il nous a donné des résultats comparables à la méthode préconisée.Edmond DUBE.C HIGGINS et WELTI.\u2014 Traitement chirurgical de l\u2019ectopie testiculaire [Surgical treatment of undescended testicles] (\u201c\u2018S.G.& O.\u201d, 4-29, p.536).L'auteur donne en détail la technique opératoire du Professeur Ombrédanne pour l\u2019orchidopexie.Il cite les statistiques de différents auteurs quand à la fréquence de l\u2019ectopie, lesquelles varient entre 1% et 3%; plus grande fréquence à droite.Il donne environ huit théories pouvant expliquer la lésion, ainsi que l\u2019anatomie, la pathologie et l\u2019histologie.: Les principales complications de la lésion sont: 1) la dégénérescence maligne; 2) la torsion; 3) la douleur; 4) l\u2019inflammation; 5) l\u2019atrophie; 6) les désordres psychiques.Le meilleur âge pour opérer est entre huit et dix ans.La technique opératoire doit viser à la conservation de l\u2019intégrité de la glande.Comme détails: incision sur le trajet du canal inguinal, libération du cordon et de la glande, répérage du raphé scrotal, transfixa- tion de la clo\u2019son interscrotale, passage de la glande a travers, fermeture de la clofson, fixation de la glande entre la peau et la fibreuse.Les résultats opératoires sont favorables.Joseph RIVARD.GYNECOLOGIE S.DE PALMA et M.STARE.\u2014 Rupture spontanée d\u2019un pyosalpinx dans la vessie [Spontaneous rupture of pyosalpinx into the urinary bladder] (\u201cSurgery, Gynaecology and Obstetrics\u201d, mars 1929).Un certain nombre de cas ont déjà été rapportés de rupture d\u2019abcès pelviens dans la vessie, mais les auteurs se gardent bien d\u2019ajouter foi à tous et chacun, dans plusieurs cas aucune cystoscopie n\u2019ayant été faite pour prouver les avancés.De nombreuses fistules vésicales avec des organes voisins remplis de pus ne peuvent être considérés comme des 262 L'UNION MÉDICALE DU CANADA ruptures spontanées.La symptomatologie est étudiée en détail et le diagnostic à l\u2019aide de la cystoscopie fait l\u2019objet d\u2019un paragraphe spécial.Enfin, le traitement médical et opératoire termine l\u2019article avant la compilation des histoires de cas.Léon GERIN-LAJOIE.G.G.WARD.\u2014 La technique opératoire de la réparation de la rectocè'e et des traumatismes au plancher pelvien (\u201cSurgery, Gynaecology and Obstetrics\u201d, mars 1929).Rappelant brièvement le mécanisme du fonctionnement du sphincter vaginal en comparaison avec le sphincter anal, l\u2019auteur insiste sur l\u2019anatomie tout à fait différente de ces deux régions et particulièrement des deux muscles intéressés.W.aborde ainsi la question afin de mieux faire comprendre sa technique qu\u2019il fllustre de dix schémas expliquant les points et les temp3 principaux de l\u2019opération qu\u2019il préconise.Il s\u2019agit de refaire aussi exactement que possible le sphincter vaginal normal et il croit l\u2019atteindre en pratiquant la rectopexie dont il a déjà parlé en 1913.En procédant à la décollation du rectum de la paroi vaginale postérieure jusqu\u2019au cul-de-sac de Douglas, l\u2019ablation en quelque sorte de la poche rectale constituant la rectocèle, et la suture du rectum ainsi mis à nu tiré en haut et fixé à la paroi vaginale postérieure qui n\u2019a pas été endommagée par le tranmatisme, telle est brièvement résumée la technique de l\u2019auteur.Léon GERIN-LAJOIE.DERMATOLOGIE et SYPHILIGRAPHIE CONSTANTINESCOU et VATAMANN.\u2014 Un cas de syphiis d\u2019emblée par transfusion sanguine (\u2018Annales des maladies vénériennes\u201d, mars 1929).Les cas connus jusqu\u2019à présent n\u2019étaient qu\u2019au nombre de deux: l\u2019un appartenant à Spillmann et l\u2019autre à Morel.La syphilis dans ces cas est toujours directement généralisée et sans accident primaire.Le cas que les auteurs rapportent est celui d\u2019une femme de 42 ans qui avait subi une transfusion sanguine de 150 grammes, afin de combattre une anémie aiguë résultant d\u2019une métrorragie abondante.Le sang transfusé provenait d\u2019un jeune homme, connaissance de la famille, donneur d\u2019occasion.Le 17 septembre le malade présente sur le corps une éruption généralisé de syphilides papuleuses, des syphilides papulo-érosives vulvaires et des syphil\u2018des amygdaliennes, éruption apparaissant 2 mois et demi après la transfusion. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 363 Vers la même date, le donneur présentait des syphilides érosives féniennes et amygdaliennes ainsi que des adénopathies généralisées.Voilà donc une malade ayant subi une transfusion sanguine avec le sang d\u2019un individu souffrant à l\u2019époque, depuis environ deux mois, d\u2019une affection génitale (propablement chancre mixte) et ayant montré plus tard lors d\u2019un examen confrontatif, des signes indubitables d\u2019infection syphilitique.; Et tant qu\u2019au mari, il avait déclaré s\u2019être abstenu de tout rapport sexuel, depuis la métrorzagie de sa femme.Les auteurs concluent donc qu\u2019il est absolument indispensable que tout donneur soit soumis au préalable à un examen minutieux afin d éviter toute possibilité de transmission syphilique de sa part.Et cet examen doit être, non seulement sérologique, mais aussi clinique, accordant une attention spéciale à l\u2019inspection des organes génitaux, car on sait que le sang d\u2019un syphilitique peut-être virulent et transmettre la maladie bien avant que les réactions sérologiques ne soient devenues positives.Paul POIRIER.ELECTRO-RADIOLOGIE A.LAQUERRIERE.-\u2014 Les ondes galvaniques alternatives à longues.périodes (\u201cJournal de Radiologie et d\u2019Electrologie\u201d, février 1929).Il faut entendre _par ce terme, suivant Laquerrière, un courant continu ondulé et inversé qui, arrivé à son maximum, reste à l\u2019état constant durant un certain temps avant de redescendre à zéro pour s'inverser.Des observations antér:eures ont fait voir que les muscles en dégénérescence répondaient mieux à l\u2019excitation d\u2019une onde progressivement croissante qu\u2019à une onde brusque, telle celle produite par la fermeture d\u2019une clé.Ce courant tout à fait particulier doit être employé lorsqu\u2019il s\u2019agit de provoquer une bonne gymnastique musculaire ou d\u2019exercer une action trophique intense.Les muscles électrisés ne se fatiguent pas.La décontraction se fait grâce à la période d\u2019état constant lorsque le courant est au plus haut potentiel.Le résultat est que l\u2019irrigation du muscle est meilleure, chose importante pour l\u2019élimination des déchets et la nutrition du muscle.Avec cette forme de courant on peut obtenir des contractions beaucoup plus fortes qu\u2019avec les autres courants, à intensité tolérable égale.Des expériences de laboratoire ont prouvé que le courant continu avait des effets nutritifs sur la cellule à condition de ne pas dépasser une certaine dose, sans quoi son action devenait nocive.Cet effet paraît dû plutôt à un brassage des ions qu\u2019à une action chimique.Or, avec les ondes galvaniques alternatives à longues périodes on évite cette action chimique.Il appert que les résultats obtenus avec ces ondes sur des * muscles sains ou peu malades ne sont pas supérieurs à ceux obtenus par 364 L UNION MEDICALE DU CANADA la faradisation ou le galvanique brusquement interrompu.Cependant dans les cas de paralysie infantile ou de névrite motrice grave leur emploi est préférable.La précaution à prendre dans la paralysie infantile au début est d\u2019étaler les ondes de manière à ne pas provoquer de contraction musculaire.Dans les névrites motrices, elles sont contre-indiquées durant la période douloureuse.Albert COMTOIS.MEDECINE LEGALE Marcel LABBE.-\u2014 A propos du diabète traumatique (\u2018Bulletin officiel de la Société de Méd.Lég.de France\u201d, mars 1929).A une séance de la Société de Médecine Légale de Paris, M.Rous- selier avait rapporté deux observations qui avaient été acceptées, au point de vue médico-légal comme exemples de diabète traumatique.M.Marcel Labbé, qui a toujours mis en doute l\u2019étiologie traumatique du diabète, à la dernière séance de la même société, discute ces observations.Le premier fait (constatation dans les ur:nes d\u2019un homme de 65 ans d\u2019une dose de 0 gr.82 par litre de substances réductrices, dix jours après un traumatisme; disparition de ces substances réductrices, deux mo'\u2018s plus tard, à la suite d\u2019un nouveau choc physique) ne lui paraît pas pouvoir être qualifié de diabète.Toute glycosurie, dit-il, ne représente pas un diabète; quantité de glycosuries en rapport avec des troubles fone- tionnels du foie ou des glandes endocrines ne sont point liées au diabète.D'ailleurs, dit M.Labbé, une glycosurie de moins de 1 gramme par litre peut à peine être qualifiée de glycosurie, car il n\u2019est pas toujours certain que les substances réductrices trouvées en si petite quantité dans les urines soient du glucose.Le seul moyen de trouver un trouble glyco- régulateur diabètique dans un cas de ce genre eut été de pratiquer l'épreuve d\u2019hyperglycémie par ingestion de glycose suivant la technique connue.Dans le second cas rapporté, il s\u2019agit bien d\u2019un diabète mais M.Labbé de penser qu\u2019il s\u2019ag:sse d\u2019un diabète traumatique.L\u2019auteur conclut que les observations apportées par M.Rousselier ne peuvent être retenues parmi les exemples de diabète traumatique et qu\u2019elles montrent qu\u2019il y aurait à reviser bien des jugements de tribunaux au sujet du diabète.R.FONTAINE. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 365 LABORATOIRE Paul MICHON.\u2014 Individualité humorale et groupes sanguins (\u2018Compte rendu Soc.Biol.\u201d, 1929, p.745).L\u2019individualité humorale liée aux réactions d\u2019iso-hémagglutination est-elle cantonnée au sang ou s\u2019étend-elle à tout l\u2019organise ?La question n\u2019est pas encore nettement résolue.A Paul Michon a fait dans ce sens une série d\u2019études comparatives entre des sérums fortement agglutinänts et divers liquides de l\u2019organisme: urines, liquides céphalo-rachidiens, épanchements pleuraux abdominaux.Sur 10 essais effectués sur ces divers produits il n\u2019a pas été permis à l\u2019auteur de constater une seule agglutination macroscopique évidente comparable à celles produites par les sérums correspondants à ces liquides.D\u2019où l\u2019auteur conclu que le phénomène physico-chimique de l'agglutination, tout en étant une des caractéristique de l'individu et d\u2019une Stabilité considérable n\u2019en est pas moins un phénomène purement local.A.BERTRAND.AVIS Le Dr F.de S.Prévost, ceuliste et auriste, attaché depuis de nombreuses années au Dispensaire de Nazareth, a continué le même Dispensaire, occupé anciennement par l\u2019Institut Ophtalmique, 187 Ste- Catherine Ouest.Heures du Dispensaire: tous les jours, de 9 heures à 11 heures a.m. SOCIÉTÉS ASSOCIATION MEDICALE DE LA PROVINCE DE QUEBEC LA CONVENTION ANNUELLE DE MONTREAL Les 17, 18, 19, 20 et 21 juin Convention conjointe avec la \u201cCanadian Medical Association\u201d Tournoi de Golf \u2014 \u201cOntario Cup\u201d Le tournoi sera joué sur les \u2018Dixie Links\u201d au Royal Montreal Golf Club, le mardi 18 juin.Les entrées doivent étre faites au Dr S.Hanford McKee, 1528 rue Crescent, Montréal.9.00 a.m.12.30 p.m.2.00 p.m.7.00 p m.9.00 a.m.12.30 p.m.2.00 p.m.2.30 p.m.2.00 p.m.7.00 p.m.9.00 p.m.9.00 a.m.CALENDRIER DE LA SEMAINE Quartiers généraux \u2014 Hotel Windsor Lundi, 17 juin Réunion du Conseil \u2014 Ladies Ordinary.Déjeuner du Conséil \u2014 Hôtes du Président, Salon Prince de Galles.Réunion du Conseil \u2014 Ladies Ordinary.Dîner du Conseil \u2014 Hôtes de la Montreal Medico-Chirurgical Society, Salon Prince de Galles.Mardi, 18 juin Réunion du Conseil \u2014 Ladies Ordinary.Section de l\u2019Hygiène Publique \u2014 Salle Windsor.Section de l\u2019Hygiène Publique (Exécutif) \u2014 Chambre 129.Déjeuner du Conseil \u2014 Hôtes de la Soc'été Médicale de Montréal; Salon Prince de Galles, Conseil.Visite cfficielle des exhibits commerciaux.Réunion du Conseil \u2014 Ladies Ordinary.Section de l\u2019Hygiène Publique \u2014 Salle Windsor.Dîner du Conseil.Hôtes de l\u2019Association Médicale de la Province de Québec \u2014 Salon Prince de Galles.Réunion annuelle de l\u2019Association Médicale de la Province de Québec \u2014 Salle Windsor.Mercredi, 19 juin Section de l\u2019Hygiène Publique \u2014 Ladies Ordinary.Section des Maladies Mentales \u2014 Salon Princz de Galles.\u2014 vo TB = Se 9.00 a.m.12.30 p.m.2.00 p.m.4.30 p.m.6.30 p.m.9.00 p.m.9.00 am.12.30 p.m.2.00 p.m.4.30 p.m.730 p.m.367 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Section de Radiologie et Physiothérapie \u2014 Chambre 135.Section de Pédiatrie \u2014 Salle Windsor.Section d\u2019Urologie \u2014 Déjeuner \u2014 Salons À et B.Session Général (anglaise) \u2014 Salle Windsor.Séance Plénière (Section française) \u2014 Salon Prince de Galles.Divertissement.Danse et Dîner Annuels \u2014 Salle Windsor.Jeudi, 20 juin Section de l\u2019Hygiène Publique \u2014 Ladies Ordinary.Section des maladies des Yeux, des Oreilles, du Nez et de la Gorge \u2014 Salon Prince de Galles.Section de l\u2019Hygiène Publique.Laboratoire.\u2014 Chambre 129.Section de Radiologie et Physiothérapie.\u2014 Chambre 135.Section de Médecine \u2014 Salle Windsor.Réunion des Femmes Médecins du Canada.\u2014 Déjeuner.\u2014 Salons À et B.Section de l\u2019'Hygiène Publique \u2014 Ladies Ordinary.Séance Plénière (Section anglaise) \u2014 Salle Windsor.Séance Plénière (Section française) \u2014 Salon Prince de Galles.British Society of Dermatology Chambre 129.Canadian Medical Protective Association \u2014 Salle Windsor.Divertissements, McGill University Campus.Dîner annuel de l\u2019Association de Médecine Industrielle de la Province de Québec.\u2014 Salon Prince de Galles.A la mémoire d\u2019Osler.\u2014 Salle Windsor.(Section canadienne).\u2014 Vendredi, 21 juin Section de l\u2019Hygiène Publique \u2014 Ladies Ordinary.Section de Gynécologie et Obstétrique.\u2014 Salon Prince de Galles, Section de radiologie et Physiothérapie.\u2014 Chambre 135.Section de Chirurgie.\u2014 Salle Windsor.Section de l'Histoire de la Médecine \u2014 Déjeuner \u2014 Salons A et B.Séance Pléniére (Section anglaise) \u2014 Salle Windsor.Séance Plénière (Section française \u2014 Salon Prince de Galles.Section de l\u2019Hygiène Publique \u2014 Ladies Ordinary.Section d\u2019Anesthésie \u2014 Chambre 129.Divertissements.Alumni Dinners \u2014 Diners des Gradués.Pour détails consulter le programme des Sessions Générales, des Sections et des Hôpitaux.Comité local \u2014Président: Gustave Archambault; SEANCES PLENIERES SECTION FRANÇAISE Dr Télesphore Parizeau: Secrétaire: Dr Membres: Drs J.E.Dubé, Albert LeSage, B.G.Bourgeois, P.Z.Rhéaume. 368 L'UNION MÉDICALE DU CANADA PROGRAMME Mercredi, 19 juin.Hôtel Windsor, Salon Prince de Galles.Président: Dr J.Edmond Dubé.200 Dr C.F.MARTIN, Montréal: L\u2019examen médical périodique (avec cinéma).\u2014 Prof L.AMBAR D; Strasbourg: Signification de l\u2019hyperglycémie dans le diabète.\u2014 Drs G.ARCHAMBAULT et Albéric MARIN, Montréal: Conception moderne de la dermatologie et de la syphiligraphie.\u2014 Dr J.A.Cairns FORSYTH, F.R.QO S, Londres, Angleterre: Chirurgie des voies biliaires et du pancréas.\u2014 Présentation le Dr Léo PARISEAU: Film Harvey.Jeudi, 20 juin.Hôtel Windsor, Salon du Prince de Galles.Président: Dr B.G.Bourgeois.200 Prof.E.RIST, Paris: Le début lobaire de la tuberculose pulmonaire.\u2014 Dr J.E.GENDREAU, Montréal: Le traitement du cancer par les radiations, à l\u2019heure actuelle.\u2014 Drs Roméo BOUCHER et R.AR- CHAMBAULT, Montréal: Répercussions gastriques de l\u2019abdomen droit.\u2014 Sir St.Clair THOMPSON, Londres, Angleterre: Cancer intrinsèque du larynx; cure permanente par laryngo-fissure dans quatre-vingt pour cent des cas.; Vendredi, 21 juin.Hôtel Windsor, Salon du Prince de Galles.Président : Dr P.Z.Rhéaume.2.00 Prof.G.B.ROATTA, Florence, Italie: Le bien-être de l\u2019enfance a la base de l\u2019hygiène publique.\u2014 Dr J.A.BAUDOUIN, Montréal: La vaccination antituberculeuse a l\u2019Ecole Sociale d\u2019Hygiéne Appliquée.\u2014 Dr P.F.ARMAND-DeLILLE, Paris: Diagnostic au début de la tuberculose pulmonaire chez le nourrisson et l\u2019enfant.\u2014 Dr J.Oscar MERCIER, fils: Diagnostic précoce des maladies de l\u2019appareil urinaire en clientèle.ENGLISH SECTION Local Committee \u2014Chairman: Dr.J.C.Meakins; Secretary: Dr.J.Fraser; Members: Drs.H.M.Little, Wilder Penfield, H.B.Cushing, D.S.Lewis, C.P.Howard, E.M.Eberts.PROGRAM Wednesday, June 19 \u2014 Windsor Hall 2.00 Dr Duncan GRAHAM, Toronto: The Differential Diagnosis of Clinical Conditions accompanied by Jaundice.2.00 Sir St.Clair THOMSON, London, England: Intrinsic Cancer of the Larynx.Lasting Cure in Eighty per cent of Cases by Laryngo- Fissure.: 2.50 Dr P.F.ARMAND-DeLILLE, Paris: Diagnosis of the Early Stages of Pulmcnary Tuberculosis in Infancy and Childhood.3.20 Dr Alex.GIBSON, Winnipeg: Nerve Lesions in Civil Practice.3.40 Dr WADE-WRIGHT: Industrial Hygiene.Thursday, June 20 \u2014 Windsor Hall 2.00 Prof.R.L STEHLE, Montreal: Acidosis in Anaesthesia.2.20 Prof.G.B.ROATTA, Florence, Italy: Child Welfare, the Basis of Public Health.tré ar 5 | # L'UNION MÉDICALE DU CANADA 369 250 Mr.J.A.CAIRNS-FORSYTH, London, England: The Surgery of the Biliary Tract and Pancreas.390 Dr C.F.MARTIN, Montreal: Periodic Health Examinations.(Moving Picture.) .3.40 Dr Gustave ARCHAMBAULT, and Dr Albéric MARIN, Montreal: The Modern Conception of Dermatology and Syphilology.Friday, June 21 \u2014 Windsor Hall 200 Dr.H H.MURPHY, Kamloops, B.C.: The Duty of the Doctor to the Hospital.220 Prof.E.RIST, Paris, France: The Sudden Onset of Pulmonary Tuberculosis and its Lobar Localizations.250 Prof.L.AMBARD, Strasbourg, France: Significance of Hypergly- cœmia in Diabetes.290 Dr H.R.CLOUSTON, Huntingdon, Que.: An Hereditary Ectodermal Dystrophy.An analysis, through six generations, of a condition which is extremely rare in the literature but relatively common in the Montreal area.It is easily recognized.It affects the hair, nails, epidermis, sebaceous glands, nervous system, and there is interesting evidence of involvement of the adrenal medulla and the pituitary.It follows the Mendelian law of hybrids.: 3.40 Demonstrated by Dr L.E.PARISEAU, Montreal: \u201cThe Harvey Film\u201d.OSLER COMMEMORATION Président du Comité d\u2019Osler: Dr J.H.Mullin, Hamilton.Comité local \u2014Président: Dr C.P.Howard; Secrétaiire: Dr E.S.Mills: Membres: Dr M.E.Abbott, D.A.Hingston, W.L.Delaney, J.G.Brown, H.P.Wright.Jeudi, 20 juin (soirée).\u2014 Hôtel Windsor.PROGRAMME 900pm.1.Remarques préliminaires \u2014 Le, Président de la Canadian Medical Association.2.La Bibliothèque d\u2019Osler.Dr Wm.Francis, bibliothécaire.3.Discours.Préparé per feu Francis J.Shepherd.Présenté par le Dr H.A.Lafleur, SECTION D\u2019ANESTHESIE Prés.: Dr Samuel Johnston, Toronto \u2014 Sec.Dr William Defries, Toronto Comité local -Président: Dr Wesley Bourne; Secrétaire: Dr Charles LaRccque; Membres: Dr Harold Griffith, W.B.Howell, J.E.Racicot, C.C.Stewart.Avant-midis de Mercredi, Jeudi et Vendredi Démonstrations pratiques, dans les hôpitaux, des différentes mé- thedes d'administration des agents anesthésiques variés. 370 I UNION MEDICALE DU CANADA Jeudi, 20 juin.Salle Windsor.200 Prof.R.I.STEHLE: The Acidosis of Anaesthesia.Vendredi 21 juin.\u2014 Hotel Windsor, Chambre 129.2.00 Assemblée d\u2019affaires.Election d\u2019un Président et Secrétaire pour la prochaine réunion de la Section.\u2014 Drs James ROSS et C.C.STEWART: Post-operative pulmonary complications.Discussion ouverte par les Drs Roméo PEPIN et F.A.C.SCRIMGER.\u2014 Prof.V.E.HENDERSON et (par invitation) G.H.W.INCAS: A new anaesthetic gas.Discussion ouverte par le Dr Charles LaROCQUE.\u2014 Drs C.R.BROW et C.M.H.LONG: The bio-chemical changes in the heart under anaesthesia.Discussion ouverte par le Prof.J.B.COLLIP.SECTION DES YEUX, DES OREILLES, DU NEZ ET DE LA GORGE Prés : Dr R.E.Mathers, Halifax.\u2014 Sec.: Dr L.de V.Chipman, St.John.Comité local-\u2014Président: Dr A.Lassalle; Secrétaire: Dr G.Badeaux; Membrés: Dr Geo.Mathewson, George Hcdge, W.G.M.Byers, J.T.Rogers, Branley Moore, Jules Brault, P.Bousquet, D.Bussière.PROGRAMME Mercredi, 19 juin.HOTEL-DIEU CLINIQUES ET OPERATIONS 9.00 Dr P.BOUSQUET: Demonstration of technique in fronto-eth- moidomaxillary sinusitis.\u2014 Dr G.BADEAUX: La diathermie dans les affections du nez et du pharynx.\u2014 Dr G.BEDARD: Epithélioma de la paupière: opération et autoplastie.Présentation de malade.\u2014 Dr A.LASSALLE: Injections de lipiodol dans les voies lacrymales.Radiographies.MONTREAL GENERAL HOSPITAL 9.00 Dr A.E.LUNDON: Maxillary Sinusitis: Radical Operation: Local Anaesthesia.\u2014 Dr H.BABY: Zinc Ionization in Chronic Suppurative Otitis Media.Technique and Results.\u2014 Dr A.O.FREEDMAN: Tonsillectomy under Local Anaesthesia.\u2014 Drs G.HODGE et V.P.HENEY: Bronchoscopic Technique: Demcnstration of Cases.\u2014 Drs G.MATHEWSON, H.McKEE, A.BRANLEY-MOORE, G.G.RAMSAY, S.0.McMUR- TRY: A series of Cases of Eye Diseases and Abnormalities, HOPITAL NOTRE-DAME 9.00 Dr J.N.ROY: Opération de la Dacryo-rhinostomie .\u2014 Dr J.N.ROY: Chirurgie faciale.ROYAL VICTORIA HOSPITAL 9.00 Dr G.E.TREMBLE: Tonsillectomy under Local Anaesthesia.\u2014 Dr D.BALLON: Lipiodol Injection in Tracheo-bronchial Treatment.\u2014 L UNION MEDICALE DU CANADA 371 Dr W.G.McNALLY: Demonstration of the Audiometer, with Labyrinth Test.\u2014 Dr K.O.HUTCHISON: Tonsillectomy.HOPITAL SAINTE-JUSTINE 900 Drs J.A.ST-ONGE, D.BUSSIERE, J.A.MIGNAULT: Kératite insterstitielle: Traitement: Présentation de malades.\u2014 Abcès rétro- pharyngiens: Complications: Traitement.\u2014 Strabisme et traitement.Jeudi, 20 juin.\u2014 Hôtel Windsor, Salon du Prince de Galles.900 Dr I.Reubert SMITH, Toronto: Upper Respiratory Infection in Relation to Pulmonary Diseases.\u2014 Dr Alex.E.MacDONALD: Toronto: The Relationship between Sub-hyaloid and Intracranial Haemorrhage.\u2014 Dr J.ROSENBAUM, Montreal: Pregnancy as a Cause of Disturbed Vision.\u2014 Sir ST.CLAIR THOMSON, London, England: The operation of Laryngo-fissure for Intrinsic Cancer of the Larynx (Lanterne).\u2014 Dr Geo.WW.FLETCHER, Winnipeg: The Antra of Highmore as a Cause of Chrcnic Nasal Catarrh.\u2014 Dr J.N.ROY, Montreal: A case of Typhoid Neuritis of the Recurrent Nerves with Consequent Paralysis of the Laryngeal Dilators.Vendredi, 21 juin.HOTEL-DIEU CLINIQUES ET OPERATIONS 9.00 Dr F.BADEAUX: Autoplastie oculo-palpébrale.\u2014 Dr F.BA- DEAUX: Mucocèle du sinus frontal.\u2014 Dr F.BADEAUX: Amygdalectomies: Anesthésie locale.\u2014 Drs A.LASSALLE, P.BOUSQUET et G.BEDARD: Lésions neuro-oculaires.MONTREAL GENERAL HOSPITAL 900 Perscnnel: Tonsil and Adenoid Operations.\u2014 Dr.A.O.FREEDMAN: Practical points in the Functional Testing of the Ear.\u2014 Dr.B.F.MacNAUGHTON: Plastic Surgery of the Nose (Lanterne).\u2014 Dr.GEO.HODGE: Common Bronchoscopic Lesions (Lanterne).\u2014 Dr.A.E.LUN- DON: Présentation des cas suivants: Laryngectomy; Brain Abscess; Papilloma of Larynx.\u2014 Dr Geo.MATHEWSON et Personnel: Demonstration of Clinical Cases in Ophtalmology.HOPITAL NOTRE-DAME 9.00 Dr J.BRAULT: Glaucoma: Operation: Presentation of Cases.\u2014 Strabismus: Operation: Presentation of Cases.ROYAL VICTORIA HOSPITAL 9.00 Le Personnel: Surgery of the Mastoid.\u2014 Dr J.T.ROGERS: Accessory Sinuses.\u2014 Dr G.E.TREMBLE: Demonstration of the Audiometer.Pathological Specimens.\u2014 Le Personnel: Tonsil and Adenoid Operations: Intranasal Cperations. 372 L'UNION MÉDICALE DU CANADA SECTION DE GYNECOLOGIE ET OBSTETRIQUE Prés.: Dr W.A.Scott, Toronto.\u2014 Sec.: Dr W.A.Dafoe, Toronto.Comité local \u2014Président: Dr L.de L.Harwood; Secrétaire: Dr Léon Gérin-Lajoie; Membres: Drs W.W.Chipman, C.C.Gurd, S.Langevin, H.M.Little, H.L.Reddy, Gaston René de Cotret, E.St-Jacques.PROGRAMME Mercredi, 19 juin.HOPITAL NOTRE-DAME CLINIQUES ET OPERATIONS Drs L.de L.HARWOOD, A.ETHIER, R.TRUDEAU, H.AUBRY, L.GERIN-LAJOIE: 9.00\u201410.30 Dispensaire et examen des malades.10.30\u201412.00 Opérations: Hystérectomie suh-totale avec drainage par le col pour suppuration pelvienne.Ligamentopenie extra-péritonéale.9.00\u201411.00 Drs A.E.R.de COTRET, D.A.BENOIT, A.PINSON- NEAULT: Dispensaire: Examen des malades, ROYAL VICTORIA HOSPITAL\u2014MATERNITY HOSPITAL 9.00 Dr W.W.CHIPMAN et le Personnel: Forceps Delivery (a) Anterior Position; (b) Posterior Position.\u2014 The Management of the Third Stage of Labour.\u2014 Episiotomy: Its indications and Repair.\u2014 Caesarean Section.Jeudi, 20 juin.HOPITAL NOTRE-DAME CLINIQUES ET OPERATIONS Drs L.de L.HARWOOD, A.ETHIER, R.TRUDEAU.H.AUBRY, L.GERIN-LAJOIE.9.00\u201410.30 Visite des salles.10.30\u201412.00 Opérations.Hystérectomie totale.Amputation du col pour élongation hypertrophique sus-vaginale.Drs À.E.R.de COTRET, D.A.BENOIT, A.PINSONNEAULT.9.00\u201410.30 Démonstrations et présentations de malades à l\u2019amphithéâtre.: 10.30\u201412.00 Visite des salles.MONTREAL GENERAL HOSPITAL (dispensaire et amphithéatre) 9.00\u201412.00 Dr H.M.LITTLE et le Personnel: Anatomy of the Female Pelvis, with Special Reference to Obstetric Injury.\u2014 Demon- straticn with actual cases: Cystogram for Diagnosis of Cystocele.Protein Therapy in Pelvic Infections.The Actual Cautery in Endocervicitis.Radium in Carcinoma of the Uterus.\u2014 Opérations: Birth Trauma; Cys- tocele, Rectocele, Prolapse.Laparotomy, with Special Reference to Minor Points of Technique.ROYAL VICTORIA HCSPITAL\u2014MATERNITY HOSPITAL 9.00 Dr W.W.CHIPMAN et le Personnel: Sacro-Pubic Hernia; Cystocele, Prolapsus Uteri and Rectocele.Its Operative Repair.\u2014 L'UNION MÉDICALE DU CANADA 373 Chcked Pelvis (an Inveterate Neisser Infection); Operative Treatment.\u2014 Cancer Cervix; Early and Moderately Advanced; Radium or Hysterectomy.Vendredi, 21 juin.Hôtel Windsor, Salon Prince de Galles.9.00 1.Election des officiers pour la prochaine réunion de la section.2.Dr W.B.BURNETT, Vancouver: Technique of Version.Lanterne.3.Dr Ross MITHCELL, Winnipeg: Toxaemias of Pregnancy.4.Dr H.B.ATLEE, Halifax: A Plea for a Livelier Puerperium.5.Dr N.0.FRAWLEY, Toronto: Radiotherapy in Gynaecology.6.Dr W.W.LAILEY, Toronto: Rupture of Uterus.7.Symposium sur la Morbidité et la Mortalité Maternelle (statistiques apportées pour comparaison par les conférenciers ci-haut mentionnés).Discussion ouverte (par invitation): Dr E.B PIPER, de Philadelphie, Pa.SECTION DE L\u2019HISTOIRE DE LA MEDECINE Prés.: Dr J.W.Crane, London, Ont.\u2014 Sec.: Dr J.H.Elliott, Toronto.Comité local.\u2014Président: Dr Léo Pariseau; Secrétaires: Dr Oscar Mercier, Jr, Dr H.E.MacDermot; Membres: Dr Mauds E.Abbott, Sir Andrew MacPhail, Dr A.Vallée, Dr Eugène St-Jacques.PROGRAMME Mercredi, 19 juin \u2014 Fôtel-Dieu 9.00 1.Exposition des archives de l\u2019Hôpital, avec d\u2019autres matériels d intérêt historique, qui sera décrite en détail dans un pamphlet séparé.L'exposition sera présentée par le Dr Léo Pariseau.2.Dr A VALLEE, Québec: L\u2019anatomie pathologique en France il y a cent ans.JOURNEE POUR COMMEMORER OSLER Jeudi, 20 juin.\u2014 McGill University, Medical Building.9.00 1.Un choix sera fait dans la Bibliothèque d\u2019Osler, sur lequel le Dr Francis fera quelques commentaires.La Bibliothèque Osler elle- même sera ouverte pour visite.Il y aura aussi exposition dans la Bibliothèque Médicale.2.Sir Andrew MacPHAIL, Montreal: Some Problems in Diagnosis.(Dealing with obscure points regarding illness of scme famous men.) 3.Dr J.H.ELLIOTT, Toronto: The First Licersa of the Upper Canada Medical Board, 1819.Vendredi, 21 juin.Bibliothèque St-Sulpice, 1700 rue St-Denis.9.00 1.Exposition des livres rares de la Bibliothèque et des Archives provinciales, présentés par le Dr Léo Pariseau.Les détails décrits seront mis pans le pamphlet.2.Dr Wm.BOYD, Winnipeg: Paper.Addison.: 12 30 Déjeuner pour les membres de la Section \u2014 Hôtel Windsor, Salon A.Réunion pour élire le Président et le Secrétaire.(Billets pour Déjeuner, au bureau d\u2019Enregistrement.) 374 L'UNION MÉDICALE DU CANADA La Section participe aussi à d\u2019autres activités de la convention telles que: la Présentation du Film Harvey aux séances plénières par le Dr Léo Pariseau; le Choix du sujet de reproduction pour la carte du menu du dîner annuel.SECTION DE MEDECINE INTERNE Président: Dr C.F.Martin \u2014 Secrétaire: Dr C.C.Birchard Comité Local \u2014Président: Dr C.F.Martin: Secrétaire: Dr CG G.Birchard; Membres: Drs J.E.Dubé, À.LeSage, E.H.Mason, I.M.Rabinovitch.PROGRAMME Mercredi, 19 juin.HOTEL-DIEU 9.00\u201411.00 Drs J.E.DUBE, E.T.BRUNEAU et le Personnel: Démonstrations et Cliniques.9.00 10.30 11.00 11.30 12.00 MONTREAL GENERAL HOSPITAL Dr C.P.HOWARD: Bed-side Clinics.(Ward E).Dr L.C.MONTGOMERY: Rheumatism.(Lecture Room, Nurses\u2019 Home).Dr F.H.MacKAY: Poliomyelitis.(Lecture Room, Nurses\u2019 Home).Dr H.E.MacDERMOT: Differential Diagnosis and Treatment of Asthma.(Lecture Room.Nurses\u2019 Home).Dr.E.S.MILLS: Diagnosis and Treatment of the Anaemia.(Lecture Room, Nurses\u2019 Home).HOPITAL NOTRE-DAME 9.00\u201410.30 Amphithéatre.1.Dr A.DeGUISE: Le traitement de l\u2019insuffisance aiguë du cœur par l\u2019ouabaïne.2.Dr R.BOUCHER: Un cas d\u2019érythromélalgie.Tuberculose à localisations multiples sans tuberculose pulmonaire.8.Prof.À.LEGER: Traitement salicylé dans le rhumatisme articulaire aigu.4.Prof.A.LeSAGE: De l\u2019action de la quinidine dans quelques affections cardiaques.De quelques indications du neptal comme diurétique dans les affections de la plévre et du foie.ROYAL VICTORIA HOSPITAL \u2014 Amphithéâtre et Dispensaire Dr W.De M.SCRIVER: Therapeutic Results with the Newer Drugs for Lowering Blood Pressure.Dr G.R.BROW: Appreciation of Cardiac Arythmias by Physical Examination.Dr E.H.MASON: Diagnosis of Diabetes Mellitus.Dr J.C.MEAKINS: Treatment of Paroxysmal Tachycardia.Drs R.H.M.HARDISTY and C.G.SUTHERLAND: Dispensary Treatment of Peptic Ulcer.Dr J.KAUFMANN: Post-tonsillectomy Lung Abscess; Fusospire- chaetal Infection. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 375 Jeudi, 20 juin \u2014 Windsor Hall ~ (Communications de 15 minutes chacune \u2014 pas de discussion) 9.30\u201412.30 1.Dr.Norman VINER, Montréal: Relief of Intractable Pelvic and Leg Pains by Means of Sacral Epidural Injections.Dr I.M.RABINOVITCH, Montréal: Influence of Iodine and Vitamines on Exophtalmic Goitre.3.Dr A.A.FLETCHER, Toronto: Chronic Arthritis.4, Dr W.R.CAMPBELL, Toronto: Changes in the Fundus Oculi in Certain General Diseases.5.Dr F.J.H.CAMPBELL, London: Mental Changes in Physical Diseases.6.Dr J.E.DUBE, Montréal: Preventive Medicine in Relation to Degenerative Diseases.7.Dr C.A.PETERS, Montréal: Differential Diagnosic of Thoracic Pain.8.Dr A.H.GORDON, Montréal: An Evaluation of the Methods of Treatment in Pneumonia.9.Dr C.P.HOWARD, Montréal: Visceral Manifestations and the Erythema Syndrome.(8\u2019il reste du temps.) 10.Dr J.C.MEAKINS, Montréal: Lung Volume and its Variations.(S\u2019il reste du temps.) Vendredi, 21 juin.HOTEL-DIEU 9.00\u201411.00 Drs J.E.DUBE, T.E.BRUNEAU et le Personnel: Démonstration et Cliniques.MONTREAL GENERAL HOSPITAL 9.30 Dr A.H.GORDON: Bed-side Clinics (Salle C).10.30 Dr D.G.CAMPBELL: The Use and Abuse of Vaccine and Sera.(Lecture Room, Nurses\u2019 Home).11.00 Dr C.C.BIRCHARD: Diagnosis and Treatment of the More Common Pulse Irregularities.(Lecture Room, Nurses\u2019 Home).11.30 Dr I.M.RABINOVITCH: Principles of the Diagnosis and Treatment of Diabetes Mellitus.(Lecture Room, Nurses\u2019 Home).HOPITAL NOTRE-DAME \u2014 Amphithéatre 9.00\u201410.30 1.Dr L.H.GARIEPY: Nouveau Traitement de la Pneumonie.2.Dr J.A.MOUSSEAU: L\u2019alimentation duodénale par le tubage d\u2019Einhorn dans le traitement médical des ulcères gastro-pylo- riques.3.Dr J.A.ROULEAU: Présentation de malade.4.Prof.E.P.BENOIT: Le vaccin colitique dans les colibacilluries.ROYAL VICTORIA HOSPITAL \u2014 Amphithéâtre et Dispensaire 9.30 Dr C.K.RUSSEL: Newer Adjuncts in the Dizgnosis of Diseases of the Nervous System.10.00 Dr D.S.LEWIS: Relationship Between Acute Infections and Haemorrhagic Nephritis.10.30 Dr T.R.WAUGH: Early Diagnosis of Pernicious Anaemia.1100 Dr W.F.HAMILTON: Intrathoracic Malignancy. 376 L'UNION MÉDICALE DU CANADA 11.30 Dr C.F.MOFFATT: Coronary Artery Diseases in Relation to Cardiac Failure.12.00 Dr A.T.HENDERSON: Unusual Cases of Pernicious Anaemia.SECTION DES MALADIES MENTALES Comité local.\u2014Président: Dr C.A.Porteous; Secrétaire: Dr E.C.Menzies; Membres: Drs R.H.Angrove, À.H.Desloges, F.KE.Devlin, W.T.B.Mitchell, Daniel Plouffe.PROGRAMME Mercredi, 19 juin, \u2014 Hotel Windsor, Salon du Prince de Galles 9.00 1.Dr A.H.DESLOGES, Montréal: Remarques d\u2019ouverture.2.Assemblée d\u2019affaires.Application faite à la Canadian Medical Association pour l\u2019enrôlement de cette section.Election d\u2019un Président cet Secrétaire pour la réunicn prochaine de cette Section, 3.Dr J.C.MILLER, Québec : Feeblemindedness, \u2014 Discussion ouverte par le Dr D.PLOUFFE, Montréal.4.Dr R: H.ANGROVE, Ste-Anne de Pellevue, Québec : Ten Years with Psychopatic Disorders among Ex-Soldiers.\u2014 Discussion ouverte par le Dr A.BROUSSEAU, Québec.5.Dr.G.DESROCHERS, Québec.A Study of Some Cases of Traumatic Psychoses.\u2014 Discussion ouverte par le Dr E.LEGRAND, Montréal.6.Dr W.T.B.MITCHELL.Montréal : The Clinical Signifiance of some Trends in Adolescence.\u2014 Discussion ouverte par le Dr C.B.FARRAR, Toronto.7.Dr E.E.DEVLIN, Montréal .Problems of Alcoholism.\u2014 Discussion cuverte par le Dr E.W.RYAN, Kingston.Jeudi, 20 juin \u2014 Verdun Protestant Hospital 930 1.Dr E.C MENZIES, Verdun, Québec: Review of Six Years of Treatment for Cerebrospinal Lues at the Verdun Protestant Hospital and Conclusions arrived at\u2014with Presentation of Cases.\u2014 Discussion ouverte par le Dr Norman VINER, Mcntréal.2.Dr A.FIERTZ, New-York: Observations on the Problem of Neuro-Syphiiis.\u2014 Discussion ouverte par le Dr A.G.MORPHY, Montréal.Dr Geo.E.REED, Verdun, Québec: Some Observations for the Use of Manganese Chloride in the Treatment of Dementia Praecox \u2014 Discussion ouverte par le Dr W.W.ENGLISH, Brockville, Ontario.co Vendredi, 21 juin \u2014 Hôpital Saint-Jean-de-Dieu 9.00 1.Dr Paul DECARY: Conception française du Délire Systématisé.Discussion ouverte par le Dr Georges LOIGNON.2.Dr George RAVENAL: Traitement de l\u2019Epilepsie.\u2014 Discussion ouverte par le Dr R.RICHARD.Dr Emile LEGRAND: Démembrement de la Démence Précoce.Discussion ouverte par le Dr Gaston De BELLEFEUILLE.4.Dr A.BERTRAND: Mémonstration de la réaction à la gomme wo L'UNION MÉDICALE DU CANADA 377 d\u2019épinette dans le liquide céphalo-rachidien.\u2014 Discussion ouverte par le Dr Paul DECARY.SECTION DE PEDIATRIE Prés.: Dr M.J.Carney, Halifax \u2014 Sec.: Dr G.B.Wiswell, Halifax Comité local\u2014 Président: Dr H.B.Cushing; Secrétaire: Dr H.P.Wright; Membres: Drs G.Lapierre, J.A.Leduc, L.M.Lindsay, D.Long- pré, R.R.Struthers.PROGRAMME Mercredi, 19 juin \u2014 Windsor Hall 9.00 Assemblée d\u2019affaires de cette Section.Election d'un Président et Secrétaire pour la prochaine réunion annuelle de cette Section.POLIOMYELITIS.SYMPOSIUM.930 (a) Dr L.J.RHEA, Montréal: The Pathology of Poliomyelitis.(Lanterne).(b) Dr C.F.McKHANN, Boston: The Early Diagnosis of Poliomyelitis.(Cinéma).(¢) Dr H.B.CUSHING, Montréal: The Specific.Treatment of Poliomyelitis.10.30 Dr P.F.ARMAND-DeLILLE, Paris: (Titre sera anncncé).11.06 Dr Gladys BOYD: The Treatment of Diabetic Coma in Children.Jeudi, 20 juin HOPITAL SAINTE-JUSTINE 6.301130 Drs A.FERRON, A.Z.CREPAULT, E.DUBE, J.H.RIVARD: Présentation de malades.ROYAL VICTCRIA HCSPITAL (Grand Amphithéaire de Chirurgle) 9.00 Dr H.C.BUSSIERES: Methods for the Collection of Urine in Infancy.920 Dr A.K.GEDDES: The Treatment of Congenital Lues.9.40 Dr H.P.WRIGHT: Tuberculin Tests in Infancy and Childhocd.10.00 Dr S.G.ROSS: The use of Irradiated Ergosterol in the Treatment of Rickets.10.20 Dr Cameron STEWART: Administration of Fluids in Infancy.10.40 Dr W.E.WILLIAMS: The X-Ray Treatment of Enlarged Thymus in Infancy.11.00 Dr J.B.SCRIVER: A Case of Sickle Cell Anaemia.CHILDREN\u2019S MEMORIAL HOSPITAL (Dispensaire) 1130 Dr A.LAX: Case of Caeliac Disease.11.45 Drs H.B.CUSHING et M.W.BLCOMBERG: Rickets and its Treatment.12.00 Dr A.GOLDBLOOM: Tuberculosis in Childhood.12.15 Dr L.M.LINSAY: Case of Diabetes Insipidus. 378 L'UNICN MÉDICALE DU CANADA LA CRECHE D'YOUVILLE 11.30\u201412.30 Visite des Salles avec démonstration du soin et de la nour riture donnés aux enfants.MONTREAL FOUNDLING and BABY HOSPITAL 11.30\u201412.30 Visite des Salles avec démonstration du-soin et de la nourriture donnés aux enfants.Vendredi, 21 juin HOPITAL SAINTE-JUSTINE 9.00-\u201411.30 1.Dr J.C.BOURGOUIN: Présentation de Malade.2.Dr Gaston LAPIERRE: Comment Etablir la Valeur de la Prophylaxie contre la Diphtérie.3.Dr Henri BARIL: Méningite cérébro-spinale et Sérothérapie: Cas rapportés de guériscn.4.Dr Paul LETONDAL: Le Rhumatisme Blennorrhagique chez une fillétte de trois ans.5.Drs A.J.LAFLEUR, À.DUTILLY, O.HAMEL, L.COUTU: Présentation de malades.MONTREAL GENERAL HOSPITAL CONFERENCES.MAISON DES GARDE-MALADES.9.00 Dr Mary CHILDS: A Case of Hyperthyroidism in a Child.9.15 Dr L.J.RHEA: Demonstration of the Pathological Lesions of Rheumatic Heart Disease in Children.945 Dr A E.CHANDLER: Active Immunization of Children Against Scarlet Fever.Results of Three Years\u2019 Investigation as to Dosage, Reaction and Duration of Immunity.10.15 Dr S.J.USHER: The Treatment of Enuresis.10.30 Dr R.R.STRUTHERS: Pyuria in Children.; 10.45 Dr B.BENJAMIN: Enlargement of the Thymus Gland in Infancy.HOPITAL SAINT-PAUL (Maladies infectieuses) 11.30\u201412.20 Visite des Salles.ALEXANDRA HOSPITAL (Maladies infectieuses) 11.30\u201412.30 Visite des Salles.| SECTION DE PATHOLOGIE ET DE BACTERIOLOGIE Président: Dr Gordon C.Cameron, Toronto Secrétaire: Dr W.J.Deadman, Hamilton Comité local \u2014Président: Professeur Pierre Masson; Secrétaires: Drs L.J.Rhea et L.C.Simard.1.Dr L.J.ADAMS, Montréal : Multiple Septic Cerebral Emboli In a Case of Sub-acute Bacterial Endocarditis.2.Dr L.PATERSON-SMYTH, Montréal : Sphenoidal Chordoma. ON wa» 10.11.12.13.14.15.16.-17.18.19.20.27.28.29.
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