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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Juillet
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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L'union médicale du Canada, 1930-07, Collections de BAnQ.

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[" Tome LIX No 7 Juillet 1930 MÉMOIRES LES HEMOPTYSIES DITES INITIALES DE LA TUBERCULOSE PULMONAIRE DE L\u2019ADULTE André JACQUELIN Médecin des Hôpitaux de Paris.Le problème de la valeur diagnostique des hémoptysies survenant au début de la tuberculose pulmonaire de l\u2019adulte est un de ceux qui doivent le plus retenir l\u2019attention, tant son importance pratique est grande.Il est d\u2019autant plus utile de l\u2019aborder que l\u2019accord est loin d\u2019être fait sur lui.Certes, personne ne nie que le crachat de sang ne soit, dans de nombreux cas, une des manifestations les plus précoces de l\u2019éveil évolutif de l\u2019infection tuberculeuse chez l\u2019adulte, un véritable \u201csymptôme d\u2019alarme\u201d alertant le malade et son entourage.Il importe d\u2019insister sur ce point : tel sujet que n\u2019alarmaient ni une fatigue anormale, ni une toux inexpliquée, ni une chute de poids, prend peur à la vue du sang qu\u2019il vient de rejeter et se décide seulement alors à consulter.Mais qu\u2019elle est la réelle signification de cet accident ?Doit-il, même isolé, en l\u2019absence de toute bactérioscopie positive et de toute modification radiologique, faire porter le diagnostic de tuberculose, selon l\u2019adage classique : \u201cToute hémoptysie qui ne fait pas sa preuve doit être considérée comme d\u2019origine tuberculeuse\u201d ?On l\u2019a soutenu longtemps, jusqu\u2019au jour où l\u2019exploration systématique des voies aériennes supérieures faite par les oto-rhino-laryngologistes a révélé la fréquence relativement grande d\u2019hémorragies que l\u2019on eût autrefois sans doute considérées comme révélatrices de tuberculose et qui relèvent de lésions diverses bénignes du cavum, de l\u2019hypopharynx, voire même du larynx et de la trachée.Bien des auteurs, et notamment Rist, Sergent, Aboulker, Dufour- mentel, Courcoux ont insisté sur ces \u201cfausses hémoptysies\u201d et sur ces 394 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA hémoptysies non tuberculeuses.Mais faut-il les tenir pour réellement fréquentes en pratique, comme semblerait l\u2019indiquer la statistique de Laufer et Vitry où l\u2019on voit sur 1,000 cas d\u2019hémorragie des voies aériennes 235 seulement relever d\u2019une origine bacillaire ?Nous ne le croyons pas et l\u2019étude attentive d\u2019un grand nombre de malades nous a prouvé que l\u2019on avait fort exagéré la fréquence et l\u2019importance des hémoptysies non tuberculeuses.Ces hémoptysies existent, certes; il faut donc les connaître pour savoir les rechercher et les éliminer.Mais une observation prolongée des malades ayant eu des expectorations sanglantes montre que : 1°) Un certain nombre.d\u2019entre eux considérés comme non tuberculeux au moment du rejet de sang sur la foi de radiographies apparemment tout à fait normales évoluent, après plusieurs années, vers une tuberculose bactériologiquement confirmée.2°) La constatation de lésions variqueuses, congestives ou ulcéreuses, susceptibles de créer un suintement sanguin au niveau des voies respiratoires supérieures ne permet pas d\u2019éliminer le diagnostic d\u2019hémoptysie tuberculeuse.3°) La découverte méme d\u2019un raptus hémorragique récent apparaissant sous l\u2019aspect d\u2019un caillot de sang encore visible, peu de jours ou d\u2019heures après l\u2019hémoptysie, sur un paquet variqueux juxta-épi- glottique ne doit pas être considérée comme caractéristique.Le molimen congestif diffus, que nous avons décrit avec le Prof.F.BE- ZAN(QON chez de nombreux tuberculeux hémoptoiques, permet en effet de comprendre, par une perturbation vasomotrice intéressant simultanément plusieurs territoires, la coexistence possible chez un inême sujet d\u2019une hémorragie du rhino ou de l\u2019hypopharynx avec une hémoptysie tuberculeuse authentique.4°) L\u2019analyse des faits montre qu\u2019il existe des hémoptysies que l\u2019on est autorisé à désigner sous le nom d\u2019hémoptysies tuberculeuses \u201cintriguées\u201d ou \u201clarvées\u201d.Nous faisons allusion, sous cette dénomination, à un certain nombre d\u2019observations, les unes encore inédites, les autres publiées dans la thèse de notre élève, Mlle Danitza Veliovitsch, et recueillies au Dispensaire des \u201cAmis des Blessés du poumon\u201d dont nous sommes médecin-chef, dispensaire qui groupe plus de 3,500 malades.Ces ohservations concernent des cas d\u2019hémoptysies déclenchées par des causes en apparence étrangères a la tuberculose : intoxication par les gaz de combat, contusion thoracique, grippe, irritation professionnelle L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 395 des voies respiratoires.La survenue du crachat de sang au cours de ces diverses atteintes infectieuses ou traumatiques de l\u2019appareil broncho-pulmonaire parut légitimer le diagnostic évident d\u2019hémoptysies non tuberculeuses.Et pourtant l\u2019évolution ultérieure de ces malades devait démontrer \u2014 parfois plusieurs années plus tard \u2014 que l\u2019agression toxique, microbienne, ou traumatique n\u2019avait produit l\u2019accident hémoptoïque que grâce à l\u2019existence d\u2019une sclérose tuberculeuse latente ou méconnue.\u2014 C\u2019était une congestion occasionnelle de cette zône sclérosée sous l\u2019influence d\u2019une des causes sus-dites qui expliquait cet accident, comme devait le révéler l\u2019éclosion chez ces malades \u2014 à une date souvent éloignée \u2014 d\u2019une tuberculose pulmonaire ouverte patente.\u2018 Si nous ajoutons à ces faits la forme de dilatation des bronches sèche, hémoptoïque, de Bezançon, les spirilloses bronchiques hémop- toïques, de connaissance récente ; si, surtout, nous rappelons la possibilité de reprendre le problème des hémoptysies dites \u201cessentielles\u201d, \u201cpithiatiques\u201d ou \u201chystériques\u201d par l\u2019étude des troubles vaso-moteurs liés à un déséquilibre vago-sympathique et endocrinien, telle qu\u2019on peut aujourd\u2019hui la pratiquer avec des techniques précises (1), nous concevons à la fois la complexité du problème diagnostique des hémoptysies révélatrices de la tuberculose pulmonaire de l\u2019adulte, et l\u2019intérêt qu\u2019il y a à essayer de préciser les éléments de ce problème et la solution que l\u2019état de science actuel permet de lui proposer.L\u2019enjeu de cette discussion est d\u2019ailleurs considérable.C\u2019est celui du dépistage précoce de la tuberculose pulmonaire avec toutes ses conséquences matérielles et morales.Ce malade qui a émis quelques crachats teintés de sang, est-il un candidat à la phtisie que seuls pourront sauver un repos complet, la cure sanatoriale prolongée, ou même une méthode collapsothérapique ?Ou bien ce jeune homme dont l\u2019on est tenté d\u2019interrompre ou même de briser la carrière, cette jeune fille à qui l\u2019on va interdire \u2014 au moins momentanément \u2014 le mariage, cette femme ou cet homme dont on envisage le départ loin du foyer conjugal, ne sont-ils pas les uns et les autres des sujets sains, indemnes de tuberculose, qu\u2019une minime cautérisation, des soins locaux pharyngés ou laryngés, pourront guérir?Or, répondre formellement à ces questions n\u2019est pas facile parce que nous sommes ici au stade tout initial \u2014 nous avons volontaire- (1) F.Bezançon et A.Jacquelin \u2014 Hémoptysies et troubles vaso-moteurs.La Presse Médicale, 5 juin 1929. 396 L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA ment limité notre étude à ce stade \u2014 de l\u2019évolution apparente des lésions pulmonaires dues au bacille de Koch.On ne doit donc pas s\u2019attendre à trouver dans ces cas \u2014 du moins le plus souvent \u2014 les signes cliniques, ni même radiologiques ou bactériologiques, qui faciliteront plus tard \u2014 trop tard, devrions-nous dire \u2014 le diagnostic de la tuberculose confirmée largement ouverte.Il est donc singulièrement angoissant, ce problème pour lequel le clinicien ne saurait trop apporter de soin, de conscience et de sagacité.Enfin, nous ajouterons que ce problème diagnostique se pose souvent dans la pratique courante.Les statistiques publiées sur la fréquence de l\u2019hémoptysie comme symptôme initial de la tuberculose pulmonaire évolutive montrent en effet qu\u2019elle est constatée dans un cinquième environ des cas de cette affection si répandue.Il faut donc, pour discuter ce diagnostic, étudier d\u2019abord avec précision les caractères de l\u2019hémorragie elle-même afin de pouvoir aborder la question essentielle de sa nature et de son origine.Loin de les éluder, nous allons nous efforcer, au cours de cette étude, de bien montrer les multiples difficultés de l\u2019enquête.Et d\u2019abord, presque toujours sinon toujours, l\u2019accident hémop- toique initial de la tuberculose échappe à l\u2019observation médicale directe.Le malade se présente à la consultation hospitalière ou au Dispensaire en disant qu\u2019il a craché du sang.Il n\u2019a pas recueilli ce sang dans le crachoir dont la plupart des tuberculeux confirmés ne se séparent jamais.Tout au plus montre-t-il le mouchoir couvert de laches sanglantes.On ne peut donc tirer aucune conclusion probante de l\u2019examen du sang épanché.Tout au plus peut-on déjà éliminer l\u2019hématémèse en constatant que ce sang n\u2019est mélangé ni de suc gastrique, ni de débris alimentaire.Un autre élément de présomption peut être tiré de l\u2019abondance de l\u2019hémorragie : en effet, celles qui proviennent de la rupture de varices pharyngées ou d\u2019une lésion banale des voies aériennes supérieures ont bien des chances d\u2019être peu abondantes.Mais ce fait n\u2019est pas caractéristique, car d\u2019une part il existe des fausses hémoptysies dont l\u2019abondance peut être relativement assez forte, et d\u2019autre part l\u2019hémoptysie tuberculeuse initiale peut, dans des cas non exceptionnels, se réduire à quelques crachats sanglants, parfois même à un seul. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 397 À titre d\u2019exemple, nous pouvons citer les cas suivants que nous avons personnellement observés.Obs.I.\u2014 M., 46 ans, manoeuvre, entré à l\u2019hôpital le 20 mai 1924.A eu sa première hémoptysie, en 1904, sous forme d\u2019une dizaine de crachats sanglants, sans aucun signe fonctionnel, ni général, à tel point qu\u2019il n\u2019interrompt pas son travail.Quelques années plus tard, les hémoptysies se répètent, très peu abondantes, à plusieurs reprises, tous les ans, jusqu\u2019en novembre 1923 où survient une hémoptysie extrêmement forte qui fait hospitaliser le malade.En 1924, on constate des signes physiques très discrets, une expectoration non bacillifère; mais le malade a contaminé sa femme, morte de tuberculose en 1922, et deux de ses cinq enfants, qui sont morts de méningite tuberculeuse, Obs.II.\u2014 B., 19 ans, entre à l\u2019hôpital le 2 novembre 1924 pour une tuberculose à tendance hémoptoïque.Il raconte que le premier signe de sa maladie fut l\u2019expectoration de quelques crachats sanglants précédés d\u2019une toux sèche et survenue pendant son travail, sans aucun trouble de l\u2019état général, en octobre 1923.Rassuré par l\u2019absence complète de fièvre, de fatigue et même de toux, le malade, après avoir passé quelques semaines à la campagne, rentre à Paris pour reprendre son travail.Son poids, qu\u2019il surveillait, augmente.Il se croit guéri, quand six mois, plus tard, en juillet 1924 il recommence à tousser, maigrit de deux kilogs, et est pris d\u2019une nouvelle hémoptysie, cette fois abondante et fébrile (39°).\u2019 Ses crachats sont trouvés bacillifères et trois mois après il entre à Bou- cicaut porteur d\u2019une caverne du sommet droit, pour laquelle on lui fait un pneumothorax artificiel.Obs.III.\u2014 Mal ., 18 ans, entre à l\u2019hôpital le 5 janvier 1925 avec les signes cliniques et radiologiques d\u2019une tuberculose ulcéro-caséeuse dont le début apparent ne remonte pas à plus de trois semaines, avec une phase d\u2019imprégnation prémonitoire d\u2019un mois environ.Mais, un an auparavant, il a émis quelques crachats sanglants isolés, sans fièvre, sans malaises, qui ne l\u2019ont pas obligé à consulter, et ne se sont pas renouvelés dans la suite.Obs.IV.\u2014 Vaud., 19 ans, entre à l\u2019hôpital le 22 octobre 1924.Le début apparent de la poussée qui amène la malade remonte au mois de juin 1924._ Mais en novembre 1923, était survenu un crachat sanglant, sans signes généraux (ni fièvre, ni fatigue, ni amaigrissement).La malade n\u2019interrompit pas son travail; elle ne consentit à se reposer qu\u2019en fin décembre 1923, parce que l\u2019hémoptysie se répéta alors sous la forme discrète de quelques crachats isolés.Ceux-ci devaient d\u2019ailleurs se produire une troisième fois en juillet 1924, au cours de sa poussée actuelle.Obs.V.\u2014 Can., 39 ans, entre à Boucicaut le 22 novembre 1924, pour une tuberculose pulmonaire semblant justiciable du pneumothorax à cause de son unilatéralité gauche relative.La radiographie montre en réalité 398 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA des lésions bilatérales, surtout fibreuses, qui contre-indiquent cette intervention.L'histoire du malade est la suivante : 14 ans auparavant, en pleine santé apparente, sans signes prémonitoires, il a une hémoptysie d\u2019un demi-verve environ; malgré cette abondance, il n\u2019attache aucune importance à cet accident qui, d\u2019ailleurs, est suivi de guérison apparente complète.C\u2019est seulement deux ans plus tard qu\u2019il présente une hémoptysie plus abondante encore et, cette fois, suivie de signes, d\u2019abord faiblement, puis plus intensément évolutifs qui, à travers les phases d\u2019aggravation et de sédation propres aux formes fibreuses, amènent le malade à l\u2019état actuel.Ces cas sont intéressants.Ils prouvent que des tuberculeux, dont les lésions pulmonaires ont dans la suite fait leur preuve clinique, radiologique et bactériologique, n\u2019ont présenté, au début que le suintement hémorragique le plus minime.L\u2019absence complète de signes généraux, jointe à la discrétion de l\u2019hémorragie, a, dans ces cas, détourné le diagnostic de tuberculose, alors que des mesures thérapeutiques prises d\u2019emblée auraient eu des chances de préserver de tels malades de leur évolution ultérieure : l\u2019intérêt du crachat sanglant initial est, en effet, dans sa précocité; nous l\u2019avors vu chez divers sujets précéder de plusieurs mois, parfois de plusieurs années, soit des hémorragies plus importantes, soit les signes évidents de la tuberculose pulmonaire.Quoiqu\u2019il en soit, l\u2019abondance du sang rejeté reste dans la majorité des cas en faveur du diagnostic d\u2019hémoptysie tuberculeuse vé- 1itable.| À défaut d\u2019éléments suffisamment caractéristiques tirés de l\u2019étude du sang expectoré, il faut par un interrogatoire très précis rechercher les symptômes qui ont pu précéder ou accompagner l\u2019hémoptysie.1° \u2014 Y a-t-il eu des prodromes?Certains malades racontent que plusieurs jours avant l\u2019accident ils ont éprouvé de la fatigue, de l\u2019anorexie, un peu de fièvre le soir.Parfois depuis plusieurs semaines il avait maigri.Ces malaises, quand ils existent, font immédiatement penser à des symptômes d\u2019imprégnation tuberculeuse expliquant le raptus hémoptoïque et indiquant son origine.Mais que de fois on ne constate pas ces prodromes! Leur existence constitue donc un moyen précieux de diagnostic.Leur absence ne signifie rien. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 399 2° \u2014 Comment le sang a-t-il été rejeté?On interroge habituellement les malades sur les sensations qui ont ou immédiatement précédé ou accompagné l\u2019hémoptysie et on leur demande s\u2019ils ont eu des nausées ou, au contraire, de la toux.Mais ces renseigne- inents ne peuvent servir qu\u2019à différencier l\u2019hémoptysie de l\u2019hématémèse, ce qui, nous le verrons, est presque toujours relativement facile.Il est plus intéressant de faire préciser au malade s\u2019il y a eu simple hemmage, simple râclement pharyngé, ou bien si une quinte de toux véritable a rejeté le sang.Ainsi peut-on jusqu\u2019à un certain point présumer de l\u2019origine rhino-pharyngée ou laryngo-trachéale du raptus hémorragique.Mais un symptôme sur lequel on n\u2019insiste guère et qui a une valeur diagnostique infiniment plus grande est la sensation de ronflement trachéo-bronchique que bien des malades éprouvent au cours des hémoptysies d\u2019origine pulmonaire.Ce symptôme permet d\u2019affirmer que le sang rejeté provient bien des voies aérienne profondes et non pas des voies aériennes supérieures, pharynx ou même larynx.Ce ronchus peut être percu sur la ligne médiane, au niveau de la bifurcation trachéale, derrière le sternum.Parfois au contraire il se localise dans l\u2019un ou l\u2019autre des hémithorax, dans un des creux sous-claviculaires par exemple, et fait alors, avant tout examen physique, soupçonner le poumon qui saigne.3° \u2014 Y a-t-il eu des crachats sanglants isolés, brunâtres ou noirâtres, plus ou moins mélangés de mucus, crachats de fin d\u2019hémop- lysie?Il faut toujours demander au malade de les observer, voire même de les recueillir.Ils confirment le diagnostic d\u2019hémoptysie véritable et nous verrons combien leur examen bactériologique offre d\u2019intérêt.* * Ayant ainsi épuisé les principaux renseignements tirés de l\u2019étude des symptômes fonctionnels, il est nécessaire de demander un complément d\u2019enquête à l\u2019examen objectif du malade.1° \u2014 Son aspect peut déjà, dans certains cas, fournir des présomptions en faveur de la tuberculose: pâle et amaigri, ayant le thorax long et plat, le cou grêle, une hypertrichose marquée, des cueurs faciles et odorantes, le malade présente parfois cette complexion particulière à laquelle les vieux auteurs ont attaché la signification du \u201cstatus phtisicus\u201d. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Mais cet aspect manque très souvent, car nous aurons l\u2019occasion de le redire, la tuberculose hémoptoïque revêt presque toujours le type fibreux.Elle éclot donc volontiers sur des terrains à peine ou non modifiés et la constatation d\u2019un thorax apparemment normal chez un sujet vigoureux ne saurait faire rejeter le diagnostic de tuberculose.; Il est vrai de dire cependant que, même dans ces cas, un interrogatoire systématique révélera fréquemment l\u2019existence d\u2019une tuberculose familiale, héréditaire ou collatérale.L\u2019importance de la contamination familiale est si grande dans l\u2019histoire de l\u2019infection tuberculeuse que l\u2019existence d\u2019autres cas de tuberculose dans une même famille constitue un argument important en faveur du diagnostic d\u2019hémoptysie bacillaire.2° \u2014 Les symptômes généraux peuvent concourir également à fixer le diagnostic.C\u2019est ainsi que la constatation de la fièvre prend un intérêt considérable ; quand elle accompagne une hémoptysie, elle- est nettement en faveur de son origine tuberculeuse.Par contre, l\u2019état normal de la température prise au moment de l\u2019accident et dans les jours qui suivent ne saurait infirmer ce diagnostic, nombre d\u2019hémoptysies tuberculeuses d\u2019origine mécanique étant complètement apyrétiques.3° \u2014 L\u2019examen direct de l\u2019'appæreil pulmonaire doit être pratiqué avec prudence, mais dans les heures qui suivent immédiatement Phémoptysie il peut donner des indications si précieuses qu\u2019on ne saurait le différer de peur de faciliter la reprise de l\u2019émission sanguine.Il faut savoir en effet que la poussée congestive responsable de l\u2019hémorragie est souvent fugace, sans lendemain, et qu\u2019après son extinction \u2014 souvent très rapide \u2014 la lésion tuberculeuse qui lui a donné naissance peut retomber dans un silence absolu et prolongé.Nous connaissons plusieurs malades chez qui une auscultation très rapprochée de l\u2019hémorragie nous a permis de percevoir sur nne minime surface d\u2019un champ pulmonaire un foyer de râles humides tout a fait nets, alors que plusieurs radiographies tirées quelques semaines plus tard n\u2019ont révélé à ce niveau aucune lésion caractéristique.On aurait donc pu douter du diagnostic d\u2019hémoptysie tuberculeuse sans la constatation du syndrome congestif localisé contemporain de l\u2019accident.Dans bien des cas d\u2019ailleurs cette poussée fluxionnaire, même systématiquement recherchée, fait défaut.Mais il est exceptionnel de L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 401 ne pouvoir par une auscultation précoce mettre en évidence, sous la forme de quelques rales ronflants et sibilants, le reliquat du sang épanché dans l\u2019arbre bronchique.Ainsi se trouvera confirmée la sensation subjective dont nous avons plus haut souligné l\u2019importance diagnostique.Si l\u2019on n\u2019est pas appelé auprès du malade suffisamment tôt après l\u2019hémoptysie, ou si, faute d\u2019oser le déplacer, on ne pratique pas dès les premiers jours l\u2019auscultation de son thorax, on peut ne trouver que les signes souvent discrets de la tuberculose pulmonaire en cause.C\u2019est presque toujours une zône de sclérose démontrée par l\u2019élévation du son de percussion et par la rudesse respiratoire consta- iées à son niveau.Dans les cas où cette sclérose est cliniquement et radiologique- ment évidente, on peut logiquement \u2014 mais sans preuve absolue \u2014- lui attribuer l\u2019hémoptysie.Mais il n\u2019est pas très rare de ne pas constater de signes nets de sclérose, même sur une bonne radiographie; nous connaissons des malades dont la tuberculose s\u2019est ultérieurement démasquée et dont les poumons se révélèrent absolument normaux lors de leur hémoptysie dite initiale.L\u2019absence de signes physiques, ou même radiologiques, de lésions pulmonaires ne suffit donc pas à faire rejeter le diagnostic d\u2019hémoptysie tuberculeuse.4° \u2014 C\u2019est pourquoi, au milieu de tant de difficultés l\u2019aide du laberatoire ne saurait être négligée.Nous ne reviendrons pas sur la radiographie qu\u2019il est nécessaire de pratiquer dans les jours qui suivent l\u2019hémoptysie et dont la supériorité sur la radioscopie n\u2019a pas besoin d\u2019être soulignée pour le diagnostic de lésions tuberculeuses généralement fort discrètes à ce stade précoce de l\u2019évolution de la tuberculose pulmonaire de l\u2019adulte.Par contre les données de l\u2019examen bactériologique des crachats sanglants méritent d\u2019être précisées.Quand on a pu recueillir quelques-uns de ces crachats, soit au moment même de l\u2019hémoptysie, soit à sa suite, la recherche des bacilles de Koch s\u2019y impose pour deux raisons : a) D\u2019abord parce que dans bien des cas, seul le résultat positif de cette recherche apporte l\u2019argument péremptoire du diagnostic d\u2019hémoptysie tuberculeuse, alors que tous les autres procédés d\u2019investigation, y compris la radiographie, demeurent infructueux. 402 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA b) Ensuite, parce qu\u2019il n\u2019est pas rare de voir les crachats cesser complètement peu de temps après l\u2019hémoptysie et, même quand ils persistent, de n\u2019y plus constater, de longtemps, la présence de bacilles de Koch.En effet, le Prof.F.Bezançon l\u2019a bien montré, les tuberculoses hémoptoiques sont, comme les autres formes de la tuberculose fibreuse en général, pendant une grande partie de leur évolution, très pauvres en émissions bacillaires.Le remaniement par une poussée congestive d\u2019un vieux foyer tuberculeux constitue une des causes, qui peut rester longtemps isolée, du passage d\u2019une tuberculose fermée au stade de tuberculose ouverte.Il importe donc de profiter de cette circonstance pour chercher le critère bactériologique d\u2019un diagnostic jusque la hésitant.Mais ce que nous venons de dire de la pauvreté des émissions bacillaires dans de telles formes de tuberculose permet de comprendre la nécessité de recourir, pour cette recherche, aux méthodes les plus fines d\u2019examen bactériologique qui soient à notre disposition.Il ne faut donc pas se contenter de faire l\u2019examen direct, après coloration par le Ziehl, des crachats sanglants.Si cet examen ect négatif, il faut recourir aux méthodes d\u2019homogénéisation et, quand celles-ci ne donnent rien, utiliser l\u2019inoculation au cobaye.Il arrive même que cette dernière méthode n\u2019apporte la preuve bactériologique cherchée que si les animaux inoculés sont sacrifiés deux ou trois mois après leur inoculation, tant peut être d\u2019évolution lente la tuberculose expérimentale conférée par de très rares bacilles de Koch.Nous en avons observé dernièrement un exemple typique : sur trois animaux inoculés à l\u2019aide des crachats provenant d\u2019un malade ayant présenté une hémoptysie tuberculeuse \u201cinitiale\u201d, deux cobayes sacrifiés quatre semaines après l\u2019inoculation ne présentaient pas de lésions tuberculeuses visibles; le troisième sacrifié deux mois plus tard fut trouvé atteint de plusieurs ganglions caséeux contenant de nombreux bacilles de Koch, alors que son foie, sa rate, ses poumons étaient encore indemnes.Dans d\u2019autres cas, il est vrai, les recherches bactériologiques sont d\u2019emblés positives.M.M.F.Bezançon et M.P.Weil (1) ont montré qu\u2019il s\u2019agissait alors d\u2019hémoptysies traduisant une poussée (1) F.Bezancon et M.P, Weil.Bacille de Koch et hémoptysies initiales de la tuberculose pulmonaire.Bulletin médical, 21 Oct.1911, p.899. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 403 évolutive de la tuberculose pulmonaire et que ces faits devaient être oppposés aux formes d\u2019hémoptysies \u201cmécaniques\u201d où la même recherche reste le plus fréquemment négative.Les autres méthodes de laboratoire proposées n\u2019offrent pas l\u2019in- iérêt diagnostique que nous cherchons : il en est ainsi du dosage des anticorps par la réaction de fixation, de l\u2019établissement de la formule leucocytaire, de la recherche de la rapidité de la sédimentation globulaire, enfin de la cutiréaction elle-même.La valeur pronostique de certaines de ces méthodes au cours de la tuberculose confirmée peut être réelle; mais leur valeur diagnostique concernant les hémoptysies tuberculeuses \u2018\u201c de début\u201d est nulle.Si nous essayons de faire la synthèse des renseignements que ces divers procédés d\u2019exploration \u2014 clinique ou bactériologique \u2014 permettent d\u2019obtenir, nous voyons qu\u2019il est un certain nombre de cas \u2014 à peine un tiers d\u2019après notre observation personnelle \u2014 dans lesquels l\u2019existence de prodromes d\u2019imprégnation tuberculeuse, la fièvre qui accompagne l\u2019hémoptysie, les signes physiques d\u2019une poussée focale et périfocale qui deviendra souvent caséifiante, les signes radiologiques, la recherche positive des bacilles de Koch dans les crachats imposent le diagnostic d\u2019hémoptysie tuberculeuse.Il s\u2019agit dans ces cas d\u2019hémoptysie accompagnant ou révélant une poussée évolutive dont il importera, comme nous le verrons plus loin, d\u2019apprécier le caractère plus ou moins extensif, plus ou moins virulent, plus ou moins grave.Dans un autre tiers des cas, les prodromes, les signes généraux d\u2019imprégnation tuberculeuse font défaut, la recherche des bacilles dans l\u2019expectoration sanglante est négative.Mais l\u2019examen du thorax immédiatement après l\u2019hémoptysie montrant des signes de congestion discrète, apicale ou sous-apicale, la radiographie révélant nne tramite tuberculeuse localisée à la même région, l\u2019existence d\u2019antécédents bacillaires familiaux, sont autant de raisons valables d\u2019affirmer la nature tuberculeuse de l\u2019hémoptysie constatée.Dans un tiers des cas enfin, tous ces procédés d\u2019enquête fournissent des résultats négatifs.Et pourtant il s\u2019agit sans doute alors, selon le Prof.Bard, de la rupture d\u2019une de ces ectasies capillaires développées au sein d\u2019une minime zone de sclérose tuberculeuse, impossible à déceler même radiologiquement.Ce qui le prouve, c\u2019est que plusieurs mois ou plusieurs années plus tard (comme dans les cas rapportés par nous plus haut) la tuberculose pulmonaire, 404 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA latente avant et après l\u2019hémoptysie, devient \u2014 chez un certain nombre de malades \u2014 cliniquement apparente et évolutive.C\u2019est à ce dernier groupe de faits qu\u2019appartiennent les difficultés de diagnostic les plus grandes.Dans de tels cas on est amené à se demander s\u2019il ne s\u2019agit pas d\u2019une fausse hémoptysie ou d\u2019une lémoptysie non tuberculeuse et c\u2019est à leur propos que doit être abordée l\u2019importante question du diagnostic différentiel des hémoptysies tuberculeuses dites initiales.Nous allons donc envisager maintenant cette nouvelle phase du diagnostic.Ce faisant, nous nous efforcerons d\u2019en montrer la grande complexité en insistant sur les multiples causes d\u2019erreur qui peuvent surgir.(à suivre) METASTASE D\u2019UN ÉPITHÉLIOMA DE LA PROSTATE DANS UN SARCOME A CELLULES GEANTES DU MESENTERE.Ch.SIMARD, Professeur agrégé a la Faculté de Médecine de l'Université de Montréal.Si l\u2019apparition de tumeurs malignes multiples contemporaines chez un même individu est assez fréquente, par contre les métastases d\u2019épithéliomas dans les sarcômes ne sont pas d\u2019observation courante.Le cas que nous rapportons ici est intéressant à un triple point de vue: présence au niveau de la prostate d\u2019un épithélioma extraordinairement typique, peu apparent cliniquement, ayant déterminé de nombreuses métastases ; existence, en plein mésentère, d\u2019un sarcôme à cellules géantes ; envahissement métastatique du sarcôme par l\u2019épithélioma de la prostate.\u201cObservation L'observation et les pièces nous ont été fournies par M.le docteur J.Saucier, que nous remercions vivement.M.X.est amené le 10 septembre 1929, à l\u2019hôpital Ste-Jeanne-d\u2019Arc dans le service de MM.Nové-Josserand et Desaulniers, pour douleurs localisées aux grandes articulations et aux régions cervicales et lombaires de la colonne vertébrale.Le malade marche péniblement; il a perdu 20 kilos et ses forces diminuent progressivement.A l\u2019examen, on est en présence d\u2019un malade pâle, considérablement amaigri, presque définitivement grabataire.On trouve une masse dure, de la grosseur d\u2019une orange, peu mobile, et occupant la partie supérieure du flanc gauche; une prostate dure et lisse avec infiltrations de voisinage.Les aines abritent quelques ganglions hypertrophiés, mais au cou l\u2019adénopathie devient conglomérante, et donne l\u2019impression à la palpation, d\u2019un cylindre rempli de noix.À ce moment, une biopsie d\u2019un ganglion inguinal nous fait porter le diagnostic de étastase d\u2019un épithélioma prostatique.Au niveau de la colonne cervicale, les douleurs sont plus marquées qu\u2019à la région lombaire.Les deux mains offrent un début d\u2019amyotrophie avec abolition des réflexes stylo-radiaux et cubito-pronateurs.Par ailleurs l\u2019examen clinique est négatif.(Travail du laboratoire d\u2019anatomie pathologique de l\u2019Université de Montréal; professeur M.P.Masson.) L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 406 A la radio, (Docteur A.Comtois) la colonne vertébrale montre de nombreux ostéophytes au niveau des bords des corps vertébraux dorsaux et une densité osseuse exagérée rappelant la \u201cMarble Bone Disease\u201d.Au crâne, les tables sont épaissies et considérablement densifiées.L\u2019estomac est déformé au niveau de sa grande courbure, mais cette déformation est rattachée à une compression extrinsèque, en l\u2019occurence, la néoformation du flanc gauche.La réaction de B-Wassermann est négative dans le sérum sanguin et dans le liquide céphalo-rachidien.Celui-ci n\u2019abrite pas d\u2019éléments anormaux.L\u2019azotémie est de 0.30% et la glycémie de 1.gm 50,0/00.Les urines offrent des traces d\u2019albumine et quelques epithéliums.Hémoglobine 509% Le sang contient : Globules rouges, 3,125,000 Globules blanes, 6,615 : Poly.neutr.73% Lymph.25% Gd.mono.1% Eosin.1% Quelques poikilocytes et anisocytes.* * Peu à peu l\u2019état général fléchit davantage.Les mains revêtirent l\u2019aspect classique d\u2019Aran-Duchenne; la néoformation abdominale s\u2019acerût; les masses ganglionnaires augmentèrent et progressivement s\u2019installa une tuméfaction de l\u2019os temporal droit.Une paralysie faciale droite, du type périphérique apparut.Les douleurs dorso-lomhaires augmentèrent, et le malade ne pût plus s'asseoir seul.L\u2019état général fléchit encore, et peu de jours après le malade mourut après une dizaine d'heures de coma.A l\u2019autopsie on trouva, dans le flanc gauche, sous le grand épiploon, une tumeur dure, blanche et lisse, adhérente aux anses du grêle et au côlon descendant.Le pancréas, la rate et le rein gauche se séparent assez facilement de la tumeur, dont ils sont indépendants.Celle-ci est plus solidement adhérente au mésentère adjacent.Elle n\u2019a pas d\u2019attaches vertébrales.Au niveau du pédicule, la tumeur est moins dure et l\u2019on enfonce facilement le doigt dans la masse.Le péritoine avoisinant est criblé de petits nodules de la dimension d\u2019un pois.Le foie est recouvert de nodules semblables.Après section du crâne, la coupe de la portion tuméfiée du temporal droit montre un os friable et épaissi.La dure-mère contient de nombreux nodules, semblables à ceux déjà décrits.La prostate, à l\u2019oeil nu, n\u2019offre rien d\u2019anormal.* Etudes des tumeurs.Les dimensions de la prostate sont assez bien conservées; la glande mesure 35 millimètres dans son diamètre transversal.Il reste pourtant peu de choses des éléments glandulaires normaux; toute la prostate est criblée de petits amas épithéliomateux ; seuls persistent, autour du canal uréthral, quelques alvéoles glandulaires avec sym- pexions.L\u2019épithélioma est de type glanduliforme presque pur; ses travées, petites et arrondies, trouées de lumière le plus souvent 1irrégu- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 407 lières, étoilées, rappellent de très près la structure normale de la glande.On pourrait même qualifier l\u2019épithélioma d\u2019organoïde tant le proto- plasma spongieux et la différenciation des travées reproduisent l\u2019histologie normale de la glande.Quelques travées contiennent plusieurs cavités glandulaires, parfaitement arrondies, autour desquelles les cellules se disposent en rosettes, comme dans certains épithéliomas exocrines du sein.C\u2019est sous cette forme qu\u2019évoluent la plupart des mé- métastases.En quelques points très rares et limités l\u2019épithélioma prolifère sous forme dendritique ou atypique.Les nerfs de la périphérie de la glande sont presque tous envahis par la tumeur.Les faisceaux nerveux sont sertis d\u2019une bague épithé- liomateuse ; en coupe longitudinale ils sont séparés du tissu conjonctif par des traînées épithéliomateuses glanduliformes.Le périnèvre reste partout intact et ne se laisse pas pénétrer par les éléments néoplasiques.Il s\u2019agit d\u2019embolies lymphatiques périneurales.Les tumeurs des méninges, du crâne, du foie et du péritoine sont des métastases de l\u2019épithélioma prostatique.\u2014 La tumeur du mésentère pèse 530 grammes; elle est ovalaire et sa surface est lisse.La tranche de section présente un tissu compact, gris rose, assez ferme, dans lequel apparaissent des points jaunâtres, friables, de nécrose.L\u2019image histologique est celle d\u2019une tumeur conjonctive.Le trichrome au bleu d\u2019aniline, met en évidence un feutrage considérable et compliqué de faisceaux collagènes fenêtrés, sectionnés dans tous les sens contenant dans ses mailles des cellules de toutes dimensions.Ces cellules cependant sont la plupart volumineuses et quelquefois gigantesques.À côté d\u2019éléments mononucléés, allongés ou ovalaires, de petite taille, apparaissent des corps géants qui atteignent jusqu\u2019au volume d\u2019un ostéoclaste.L\u2019aspect cellulaire fait même penser au myé- loplaxe lorsque les noyaux sont multiples et régulièrement répartis \u201cuns le protoplasma.Le plus souvent le noyau est unique et monstrueux, en croissant, irrégulier, bourgeonnant, il adopte les formes les plus variées (Fig.1).Le protoplasma, finement granuleux, se vacuolise dans plusieurs cas et donne à la cellule un aspect xanthélas- mique.Les divisions cellulaires sont nombreuses ; elles se font par amitose, comme le démontrent les figures d\u2019étranglements, par mitose, à deux ou plusieurs pôles. 408 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Nous hésitons, surtout après des recherches nombreuses et infruc- ueuses de fibrilles striées, entre le diagnostic de rhabdomyosarcome et de réticulo- sarcôme.Fig.I.\u2014 Fort grossissement du sarcôme du mésentère.Cellu'es de toutes tailles, la plupart volumineuses et multinuclées, séparées par des faisceaux collagènes trapus, coupés dans tous les sens.Le fait le plus important et qui a été la principale raison de cette communication est la métastase de l\u2019épithélioma de la prostate dans le sarcôme. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 409 Les travées épithéliomateuses intra-sarcomateuses sont purement glanduliformes (fig.2) ; les lumières sont arrondies ou allongées, nom- JEANS E AP RATE At d 4 > ail 2 ar & + % 25 3 Fig.II.\u2014 Métastase de l\u2019épithélioma de la prostate dans le sarcome du mésentère.Noter l\u2019adaptation entre l\u2019épithélioma et le sarcôme, et les manchons de cellules géantes autour des travées glanduliformes.breuses quelquefois dans une même travée, et comportent en bordure des Kittleisten facilement reconnaissables. 410 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Dans les points où il est envahi, le sarcôme présente une image histologique différente de celle que nous venons de décrire.Les fibres collagènes sont beaucoup moins nombreuses et volumineuses ; la trame fondamentale se résout en un fin feutrage délicat, dissocié souvent par de l\u2019oedème, et s\u2019infiltre d\u2019une quantité de lymphocytes.Les cellules sarcomateuses géantes se disposent surtout près des travées épithélio- mateuses autour desquelles elles forment des manchons (fig.2) \u2019élément épithéliomateux ne semble pas souffrir dans ce nouveau milieu et s\u2019adapte bien plutôt au sarcôme avec lequel il constitue une sorte de symbiose.Si des dégénérescences surviennent elles inté- 1essent aussi bien le sarcôme que l\u2019épithélioma et sont dues vraisem- \\ .$ .blablement à des troubles circulatoires.\u2014 DISCUSSION.La coexistence de tumeurs multiples chez un même individu est un fait d\u2019observation assez banale, et à ce point de vue notre cas offre peu d\u2019intérêt.Ce qui surtout nous paraît important est la greffe métastatique de l\u2019épithéliona dans le sarcôme, car nous n\u2019avons pas rencontré, dans la littérature, une telle association tumorale, réalisée dans les mêmes circonstances.La carcinoma sarcomatodes d\u2019Ehrlich est une tumeur mixte, résultat d\u2019une greffe de mélange d\u2019épithélioma et de sarcôme, qui dans sa constitution et son évolution diffère de notre cas.Les épithélio- sarcôme humains, utérins, thyroïdiens ou autres s\u2019en éloignent au même titre que le cancer expérimental de Haaland chez la souris avec métaplasie, selon l\u2019auteur, des éléments épithéliomateux en cellules sarcomateuses.Dans notre observation il s\u2019agit de deux tumeurs malignes génétiquement distinctes, et localement associées par le hasard d\u2019une mé- lastase.L\u2019image histologique est d\u2019ailleurs toute différente des épi- thélio-sarcômes ou des tumeurs mixtes expérimentales.Cette différence réside dans la réaction du sarcôme à l\u2019égard de l\u2019épithélioma envahisseur.Dans les zônes d\u2019invasion, le sarcome subit des transformations assimilables à une stroma réaction.Les gros faisceaux collagènes disparaissent, et à leur place se constitue un feutrage lâche de fines fibrilles entrelacées et dissociées par un oedème qui devient rapidement inflammatoire.Ainsi le sarcôme se comporte vis à vis l\u2019épithélioma à la façon du conjonctif ordinaire. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 411 Un point intéressant à noter est l\u2019espèce de tropisme exercé par l\u2019épithélioma sur les cellules géantes du sarcôme.La disposition en manchons \u2014 très évidente dans la photographie %?\u2014 des cellules géantes autour des travées épithéliomateuses peut rappeler certaines images des expériences de Haaland, où des halos de cellules volumineuses entourent des groupes épithéliaux, mais il ne peut être question dans notre cas de métaplasie ou de cancérisation du stroma puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un sarcôme préexistant envahi par l\u2019épithélioma.\u2014 Cette symbiose épithélio-sarcomateuse nous a paru intéressante à publier parce qu\u2019elle est la réalisation d\u2019une greffe d\u2019épithélioma dans un sarcôme, fait qui ne semble pas avoir été décrit jusqu\u2019ici. RECUEIL DE FAITS TUBERCULOSE FONGUEUSE DU VOILE DU PALAIS.Jules BRAULT, Albéric MARIN, L.H.GARIEPY, de l'Hôpital Notre-Dame.Le vingt-quatre mars dernier se présentait à la clinique de stomatologie de l\u2019Hôpital Notre-Dame, un malade souffrant de lésions dentaires.Le Docteur Charron qui le reçut, constata que ce dernier souffrait en plus de troubles dentaires, d\u2019une lésion du voile du palais et nous le référa pour examen et rapport.Il s\u2019agissait d\u2019un M.B.qui trois mois auparavant avait ressenti un certain malaise au niveau de la région gingivale et du voile du palais gauche.Celui-ci crut la chose provoquée par une dent, première molaire gauche, malade depuis longtemps déjà, et alla se la faire extraire.L\u2019avulsion de cette dent sembla produire une légère amélioration, mais cette dernière ne fut que temporaire.Si bien que le malade vint nous consulter à la date mentionnée ci-haut.A l\u2019inspection de la bouche on aperçoit en plus de dents en mauvais état, une tuméfaction qui intéresse toute l\u2019épaisseur de l\u2019hémi-palais mou gauche limitée d\u2019une part, par l\u2019arcade dentaire et la branche montante du maxillaire inférieur et s\u2019arrêtant en avant à l\u2019union du palais mou et du palais osseux, et qui dépasse légèrement la ligne médiane pour empiéter du côté droit.La muqueuse qui est tomenteuse et d\u2019une teinte rougeâtre particulière est fissurée en différents endroits.Dans ces fissures on trouve une sécrétion séreuse et filante.On n\u2019apercoit qu\u2019une seule ulcération de la muqueuse située à l\u2019emplacement de la dent extraite.La palpation de cette masse nous dit qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une lésion molle sans point d\u2019induration et nous fait songer autant à une lésion inflammatoire qu\u2019à un tissu de néoformation.Les dents sont en très mauvais état, c\u2019est un malade qui n\u2019a aucune notion d\u2019hygiène dentaire.On ne trouve cependant pas de ganglions cervicaux.L\u2019état général du malade ne semble pas des meilleurs; ce dernier a en effet perdu une dizaine de livres depuis trois mois. L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA , 413 Que penser en présence d\u2019un tel cas?Tout en admettant la possibilité d\u2019une néoplasie, l\u2019un d\u2019entre nous n\u2019a pas craint de se prononcer carrément en faveur d\u2019une lésion infectieuse tuberculeuse.Nos examens cliniques ultérieurs devaient confirmer cette dernière hypothèse.La muqueuse des fosses nasales et du cavum ne présentait aucune lésion, mais au niveau du larynx on pouvait apercevoir de petites ulcérations linéaires verticales sur les aryténoides et une légère congestion des bandes ventriculaires.les cordes vocales étaient demeurées intactes et le malade n\u2019accusait du reste aucun trouble de phonation.L\u2019examen des poumons décela des lésions tuberculeuses en activité et dans l\u2019analyse des crachats l\u2019on constata la présence de bacilles de Koch.La réaction du B-W.fut trouvée négative et l\u2019examen clinique du malade ne fit pas non plus soupçonner de spécificité.Nous étions donc en présence d\u2019une lésion suspecte du voile du palais chez un tuberculeux.Mais cette lésion était-elle réellement bacillaire ?- Une biopsie fut prélevée au niveau de l\u2019ulcération de la lésion et le rapport, qui nous revint du laboratoire quelques jours plus tard, leva tout doute.\u201cTissu de structure histologique tuberculeuse\u201d.Le point le plus intéressant de cette observation est la localisation de la lésion tuberculeuse au voile du palais mou, en l\u2019absence de toute autré lésion tuberculeuse de la muqueuse buccale et du rhinopharynx.Il n\u2019est pas rare en effet de rencontrer des cas de tuberculose du larynx, de l\u2019amygdale, des piliers ou de la langue, mais nous n\u2019avons nulle part dans nos auteurs, de description de tuberculose buccale localisée uniquement au voile du palais.La pathogénie de cette lésion et sa localisation s\u2019expliquent cependant assez bien si l\u2019on songe que l\u2019expectoration sans cesse répétée transporte en quantité suffisante des bacilles de Koch pour ensemencer cette région de la muqueuse buccale, surtout si cette dernière présente une porte d\u2019entrée quelconque à l\u2019infection.Le malade a quitté l\u2019hôpital refusant de suivre nos instructions médicales et malgré nous, il a continué à travailler.Nous l\u2019avons perdu de vue depuis et nous sommes aujourd\u2019hui dans l\u2019impossibilité de dire quelle fut l\u2019évolution de sa tuberculose pulmonaire et celle de sa lésion localisée au voile du palaits.+ \\/ UN CAS DE DYSRYTHMIE RESPIRATOIRE POST-ENCÉPHALITIQUE À FORME INSPIRATOIRE.Chas.Aug.DECARY Médecin de l\u2019Hôtel-Dieu et de l'Hôpital Sainte-Jeanne-d'Arc.Nous avons eu l\u2019avantage d\u2019observer dernièrement dans le ser- x vice de médecine à l\u2019Hôpital Sainte-Jeanne-d\u2019Are, une forme de séquelles post-encéphalitiques très rare.11 s\u2019agit d\u2019une jeune fille de 22 ans qui aurait eu, en 1926, une histoire typique d\u2019encéphalite ; d\u2019ailleurs les symptômes que nous avons observés à son entrée à l\u2019hôpital le démontrent bien nettement.En plus d\u2019une diplopie, d\u2019un faciès terne et figé, de mouvements ralentis, du signe de la roue dentelée, de la sialorrhée, elle présente une dysrythmie respiratoire à forme inspiratoire.Etant donné cette manifstation, nous avons crû bon de traiter cette malade par des injections intra-veineuses de sulfate neutre d\u2019atropine, qui suivant MM.Alajouanine, Horovitz et Gopsevitch est l\u2019alcaloïde de choix pour produire une action inhibitrice intense sur le vague.Observation Mademoiselle B.T., âgée de 22 ans, se présente le 7 février 1929 pour crises de dyspnée intense.Elle nous raconte qu\u2019en octobre 1926, elle entreprit un voyage en Floride et que pendant toute la durée de ce voyage, elle acusa une faiblesse extrême.À son arrivée, elle devint somnolente, pour passer ensuite dans un sommeil continuel qui dura environ 12 jours, ne pouvant ni parler ni remuer, mais entendant tout ce qui se disait autour d\u2019elle, ne mangeant pas, et présentant de l\u2019incontinence des urines et des matières fécales.Au réveil, points de côté dans la région précordiale avec sensation de coups de poignard.Durant six mois, elle a gardé le lit à cause de sa faiblesse; a maigri de 25 livres.Elle revint au pays en mai 1927 avec une légère amélioration dans son état général.Depuis elle se sent faible avec points dans le dos, douleurs dans les extrémités, accompagnés de céphalée intense, en casque, presque continuelle.En février 1929, débutent des crises de dyspnée ressemblant au Cheynes-Stokes.Chaque crise était précédée de sensations de faiblesse générale.Les crises duraient de quelques minutes à plusieurs heures.Après chaque crise, il y avait polypnée, palpitations, fati- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 415 gue suivi de sommeil.Durant l\u2019année, cette malade consulte un peu partout sans permettre à personne de l'observer.Ce n\u2019est qu'en février 1930 qu\u2019elle nous est transportée dans le service; nous la soumettons au traitement de l\u2019atropine et constatons avec plaisir que cette malade a pratiquement cessé ses crises dès la troisième injection; une seule autre est survenue 15 jours plus tard, mais fut de courte durée.Nous avons eu l\u2019occasion de revoir notre malade assez souvent, et il n\u2019y a pas eu de manifestation depuis.Nous savons, que plusieurs travaux faits antérieurement, par MM.Hall, Pierre-Marie, Mlle Lévy, MM.Smith-Jellife, Turner, Mac- Donald, Critchley, rapportent une pathogénie fort obscure de cette manifestation.La thérapeutique employée par plusieurs, malgré de nombreux essais, n\u2019a eu que des insuccès, et j\u2019ajouterai que la plupart des observations insistent sur le caractère rebel de ces troubles.Ayant observé cette malade dans le service, nous croyons que nous avons devant nous, un cas typique de dysrythmie respiratoire postencéphalitique où l\u2019on note les particularités suivantes: apparition de troubles respiratoires trois ans après l\u2019attaque d\u2019hypersomnie sous forme de polypnée, tic d\u2019essoufflement augmentant graduellement et devenant une forme de tirage prononcé.L\u2019espace entre l\u2019attaque d\u2019hypersomnie et cette manifestation ne doit pas nous étonner, car il est admis couramment dans les récents travaux, que les syndrômes parkinsoniens apparaissent quatre, six années et davantage après l\u2019épisode initial.Turner et Critchley rapportent une observation où les troubles respiratoires sont apparus tardivement, cinq ans après la phase aiguë de l\u2019encéphalite.Je crois qu\u2019il est intéressant de rapporter un cas analogue et même classique répondant à cette nouvelle forme de traitement qui jusqu\u2019à présent a donné des résultats merveilleux.Il est très difficile de dire pourquoi cette inhibition temporaire du vague réalisant une véritable vagotonie pharmacodynamique, a suffi à faire cesser l\u2019irritation centrale donnant lieu aux troubles permanents antérieurs.Dans ce cas, il ne s\u2019agit pas d\u2019entrer en détails dans les considérations pathogéniques, car, comme il est dit au début, la pathogénie de ces troubles est encore bien obscure, et ce travail n\u2019a d\u2019autre but que de souligner en passant une thérapeutique effective dans de pareils Cas.D UN CAS DE PLEURÉSIE MÉDIASTINE POSTÉRIEURE ET ANTÉRIEURE AVEC ENVAHISSEMENT DE LA CAVITÉ PLEURALE\u201c) Paul-René ARCHAMBAULT Médecin de l'Hôpital Saint-Luc.De toutes les pleurésies, la pleurésie médiastine est la plus rare.Laënnec, Andral, Cruveilhier les ont signalées comme des trouvailles d\u2019autopsie.Grancher en 1891, fit une étude d\u2019ensemble sur la pleurésie médiastine antérieure tandis que Dieulafoy en 1898 nous décrivit la pleurésie postérieure.Ce n\u2019est que Chauffard en 1902 et surtout Davic et Savy en 1910 qui mirent au point cette importante question.Nous profitons donc de l\u2019occasion pour vous en parler succine- tement.Monsieur E.B.âgé de 35 ans, journalier, arrive en ambulance dans le service médical de l'Hôpital Saint-Luc, le 8 janvier 1930.Antécédents héréditaires : Rien de particulier.Antécédents personnels : Rhumatisme polyarticulaire à 22 ans, Herniotomie double à 29 ans.Typhoïde à 33 ans.Maladie actuelle : Le début de la maladie remonte à deux jours seulement.Le malade fait des réparations dans une maison mal chauffée, Travaillant ardument il a tantôt chaud tantôt froid Il commence à tousot- ter et insidieusement il ressent un point de côté à la base pulmonaire droite.Comme il se sent plus mal à la fin de la deuxième journée que ces malaises généraux existent, une fois sa tâche terminée, il se dirige vers son pharmacien, afin d\u2019obtenir le médicament qui doit le guérir.À peine est-il sorti de la pharmacie qu\u2019il est pris d\u2019un fort point de côté situé à la Lase de l\u2019hé- mithorax droit.Cette douleur est tellement vive qu\u2019il perd connaissance dans la rue.L\u2019ambulance de l\u2019Hôpital Saint-Luc est mandé et nous amène, dans le service, ce malade que nous allons examiner ensemble pour ensuite faire une courte étude clinique de cette maladie.(1) Travail du service de Médecine de l\u2019Hôpital Saint-Luc.- 4 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 417 L\u2019apparence est médiocre.Le facies est intoxiqué, anxieux, sa figure est erispée et nous démontre combien il est souffrant.Une sueur profuse couvre sa figure de même que tout son corps» sa voix est rauque, sa respiration bruyante.Le malade se plaint d\u2019une douleur violente située dans la base de I\u2019hé- mithorax droit comme d\u2019ailleurs l\u2019indique sa main qui comprime, en vue d\u2019un soulagement, cette région endolorie.Parfois la douleur est irradiée vers la région scapulaire droite.Le malade fait des efforts pour retenir sa \u2014 Schéma d\u2019une pleurésie médiastine postérieure en équerre à bande verticale et à bande horizontale.Schéma du Traité de pathologie médicale et de thrapeutique apliquée.Tespiration de même que cette toux coqueluchoïde qui exacerbe la douleur.Assis dans son lit, les jambes repliées sur les cuisses, le patient est très dyspnéïque surtout à certains moments, La température qui est à 98.4 au premier jour ne dépassera jamais 103 3/5.La respiration varie entre 24 et 36.La pression artérielle est à 120/62 Tycos.Les pupilles réagissent à la lumière mais lentement, elles sont ovalaires.La gorge est rouge.La langue est sèche et saburrale.La dentition est médiocre.La pression du point phrénique droit (scaléne et sterno-cleido- mastoïdien) éveille une douleur excessive.Le coeur présente un léger assourdissement des bruits à tous les foyers.La pointe est repoussée en dehors, déborde le mamelon.Vers le quarantième jour de la maladie, la matité cardiaque est augmentée et on entend des frottements péricardiques. 418 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Poumons : Inspection : Le thorax est amaigri.Celui de droite paraît plus allongé que celui de gauche.L\u2019hémithorax droit est immobile; à sa base postérieure il y à une voussure.Dix jours après le début de maladie, on note une autre voussure juxta-vertébrale de la moitié inférieure, Palpation : Le tiers inférieur du poumon droit est exempt de vibrations.Les espaces intercostaux sont restreints à droite.La pression des points intercostaux et diaphragmatiques, du scalène droit, éveille une vive douleur.Percussion : Matité absolue du tiers inférieur droit qui s\u2019étend depuis la colonne vertébrale jusqu\u2019à la ligne sous-axillaire postérieure (matité juxta- diaphragmatique).La matité juxta-vertébrale remonte jusqu\u2019à la moitié inférieure et s\u2019étale jusqu\u2019à trois pouces environ (Matité en équerre).Sherry Perts rer7,0 45e e J27\u20ac47770 SInique sTécurrezr 0 Sy rr poalhi gue DÉsophage O Vorie VerTe erlebre Dors a le Schéma des pleurésies médiastines antérieure et postérieure.Sur une coupe plus haut, nous aurions vu la Trachée.Il est facile de concevoir que la pleurésie médiastinale vient déplacer, comprimer tous ces organes selon sa localisation.Schéma du Nouveau Traité de Médecine.Auscultation: La face antérieure des deux poumons nous fait entendre une respiration plutôt soufflante.Postérieurement, à gauche, il faut y ajouter quelques râles sibilants.Postérieusement, à droite, nous entendons les signes d\u2019épanchement (souf- fie pleurétique, égophonie, pectoriloquiaphone dans la zône de matité déjà décrite.Aux limites du souffle nous percevons quelques râles humides. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 419 Une dizaine de jours après le début, le souffle pleurétique et tous les signes d\u2019épanchement sont diminués (les vibrations restent toujours abolies) et semblent se cantonner à la région paravertébrale pour nous faire entendre en plus des frottements pleuraux.Le foie n\u2019est pas augmenté de volume, paraît plutôt petit.Le rebord est très douloureux, La rate n\u2019est pas percutable.,L\u2019abdomen droit est très intéressant : il présente de la contracture avec douleur spontanée et provoquée aux carrefours appendiculaire et vésiculaire.On pince facilement entre nos doi&ts la corde colique qui est très tendue.À gauche l\u2019abdomen est normal.Les retlexes ostéo-tendineux supérieurs, rotuliens et plantaires sont normaux.Voici quelques rapports du laboratoire par M.A.Frappier.Crachats : Pus: présence Koch: négatif Pneumocoque: abondant.Liquide pleurétique une semaine après l\u2019entrée.1° Nature : séro-sanguinolent \u2014 Presque pas de fibrine \u2014 Liquide trouble.2° Examen cytologique: a/ sang \u2014 présence b/ Abondance de leucocytes : a/ Polynucléaires 70% b/ Lymphocytes 25% ¢/ Macrophages 5% Rares cellules épithéliales.e/ Examen bactériologique :absence de toute bactérie.d/ Rivalta : positif + + + + Bordet-Wassermann: négatif.Evolution.Durant les dix premiers jours de son hospitalisation, le malade a souvent des frissons suivis de transpiration avee hyperthermie.Ces frissons durent parfois deux heures environ.Les narcotiques, forcément répétés, parviennent à peine à calmer ce patient.Les crises douloureuses localisées tantôt à la base de l\u2019hémithorax droit, tantôt au point vésiculaire avec irradiation à l\u2019épaule droite, tantôt au carrefour appendiculaire avec tension de l\u2019abdomen droit, viennent compliquer le diagnostic.Ce n\u2019est qu\u2019une semaine après le début, que le malade commence à cracher ; les crachats sont muqueux et spumeux; avec le temps ils deviennent plus nombreux.A la cinquante-deuxième journée de son hospitalisation, les expectorations sont rouillées, à odeur fétide.Trois jours plus tard le malade nous fait une vomique.Les crachats sont épais, purulents et ont une odeur de gangréne, Les docteurs Blagdon et Mathieu pratiquent la costotomie dont voici le rapport.\u201cIncision dans le neuvième espace intercostal de l\u2019hémithorax droit.tésection de la neuvième côte à trois travers de doigt de la colonne verté- 420 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA brale.Nous tombons dans une grande cavité, le poumon est refoulé au sommet et il présente une fistule bronchique, par laquelle le malade a dû faire sa vomique.Le médiastin postérieur s\u2019est vidé.Etant donné la température persistante, malgré cette évacuation, nous explorons plus profondément et aussitôt une grande quantité de pus bien lié, verdâtre est évacuée.= Ce pus à odeur suffocante, véritable gangrène, provient vraisemblablemnent du médiastin antérieur.La cavité est drainée au moyen d\u2019un tube.\u201d Après l\u2019intervention, le malade est moins souffrant, mais il est dans un état de grande faiblesse et de cachexie extrême et meurt le quatorzième jour après la costotomie.L\u2019autopsie n\u2019a pu être pratiquée malheureusement.Après la lecture de ce cas intéressant, parce que rare, nous croyons nécessaire d\u2019ajouter quelques mots sur ce chapitre de la pathologie.Etologie : Darvier et Pinard divisent les pleurésies médiastines au point de vue étiologique en pleurésie : 1/ Séro-fibrineuses (causes principales : tuberculose, rhumatisme articulaire aigu).2) Purulentes (primitives ou secondaires à des lésions pulmonaires, ganglionnaires, nerf phrénique de paralysie du diaphragme, etc, se rapportant plutôt à une pleurésie diaphragmatique, se rencontrent, mais très rarement, au cours de la pleurésie médiastine mixte, comme le \u2018fait voir notre sujet.De même le coeur comprimé, déplacé par l\u2019épanchement occasionne des troubles circulatoires graves.Nous croyons cependant en avoir assez dit pour démontrer combien le diagnostic différentiel précis présente de difficultés tant d\u2019organes importants sont déplacés, comprimés, tant de troubles sérieux apparaissent à distance.BIBLIOGRAPHIE Marcel Labbé : \u2014 Maladies de la Plèvre et du Médiastin.P.Darvier et Marcel Pinard: \u2014 Nouveau Traité de Médecine-Pathologie de la Plévre, M.Courcoux : \u2014 Traité de Pathologie Médicale et de Thérapeutique appliquée.\u2014 Appareil respiratoire.9 PETITE CLINIQUE SUR UN CAS DE HERNIE INGUINO-SCROTALE GAUCHE ÉTRANGLÉE.J.H.RIVARD L\u2019enfant Louis L., âgé de 14 mois, nous est amené à l\u2019hôpital à cause d\u2019une tuméfaction dans la région inguino-scrotale gauche.La mère avait déjà remarqué cette tuméfaction, elle avait aussi remarqué que cette tuméfaction se réduisait toute seule.La veille l\u2019enfant se lève mal en train et contre son habitude, il pleure beaucoup.Le soir et le lendemain il a vomi, vomissements alimentaires d\u2019abord, puis verdâtres.La mère rapporte aussi que la tuméfaction est irréductible.Dans les antécédents héréditaires, rien à noter, les parents sont en bonne santé ainsi que les deux frères de l\u2019enfant, lui-même n\u2019a jamais été malade, aucune maladie contagieuse et pas d\u2019écoulement uréthrale.L\u2019état général de l\u2019enfant est mauvais: température 101, pouls 150.Nous remarquons à l\u2019examen un facies pâle, les yeux creux, la langue est chargée, rien du côté de la gorge et du nez.A l\u2019examen des oreilles, présence de cérumen du côté droit.Pas de ganglions cervicaux.Les poumons, rien de pathologique; le coeur est rapide mais en position normale, les bruits sont normaux.L\u2019abdomen est balonné, un peu douloureux, assez facilement dépressible dans la fosse iliaque droite; il existe un peu de défense musculaire du côté gauche.Le foie et la rate sont de volume normal.Le système osseux est bien conformé.Ce qui frappe notre attention c\u2019est la tumeur inguino-scrotale gauche.Cette tumeur est de forme ovoïde régulièrement arrondie, son axe est oblique en bas, en avant.La peau distendue garde à sa surface ses caractères normaux.Nous constatons en effet que la tumeur est irréductible, nous pouvons sentir la fluctuation et il semble qu\u2019à sa partie postéro-inférieure on sente le testicule.À la partie antérieure on sent un cordon, de.la grosseur du petit doigt, c\u2019est le point le plus sensible de la tumeur.À son pôle inférieur la tuméfaction est transparente; la tumeur est du volume d\u2019un gros citron.Notre première pensée nous porte à croire à l\u2019hydrocèle ou au kyste du cordon.T\u2019hydrocèle, c\u2019est l\u2019accumulation de liquide dans 422 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA la vaginale.Elle peut être non communicante ou communicante en ce sens qu\u2019elle est irréductible ou réductible.Dans le premier cas C\u2019est une tumeur lisse, indolente, rénitente et transparente, de plus il n\u2019y a pas de communication avec l\u2019abdomen ; dans le deuxième cas, la tumeur a les mêmes caractères mais de plus elle est réductible.Pour ces tuméfactions de la région, il est important d\u2019apprécier la forme, la surface régulière ou irrégulière, la consistance, la fluctuation.Un bon moyen de rechercher la présence de liquide est l\u2019épreuve de la translucidité.Cette tumeur n\u2019est pas transparente ; elle est trop volumineuse pour être un kyste du cordon, lequel est indolent, lisse, arrondi, transparent et siège plus haut que le testicule.Etant donné les signes d\u2019intoxication de cet enfant nous devons chercher autre chose.Il ne peut s\u2019agir d\u2019orchite, l\u2019enfant ne présente ni maladie contagieuse, ni écoulement uréthral.Il n\u2019y a pas de torsion du cordon, car nous ne sentons pas l\u2019épididyme.Le début est trop brusque pour faire penser à une tumeur néoplasique.La transparence de la tumeur à son pôle inférieur nous fait ignorer la pachy- vaginite.Ce n\u2019est pas non plus de la tuberculose testiculaire, bien que la lésion soit typique, la peau du scrotum n\u2019est pas adhérente à la tumeur et la tuméfaction épididymaire, lésion spécifique de la tuberculose épididymo-testiculaire n\u2019est pas perceptible.À cause de l\u2019histoire herniaire antérieure, de la sonorité de la tumeur, de son opacité nous en faisons une hernie inguino-scrotale gauche étranglée, parce que cette masse n\u2019est pas réductible, que l\u2019état général est mauvais, la température élevée, la défense musculaire.Dans ce cas l\u2019intervention d\u2019urgence s\u2019impose.9 MOUVEMENT MÉDICAL 6\u20ac CONGRÈS DE L\u2019ASSOCIATION DES GYNÉCOLOGUES ET OBSTÉTRICIENS DE LANGUE FRANÇAISE.L.-Arthur MAGNAN.(fin) MYOMECTOMIE EN DEHORS ET AU COURS DE LA GROSSESSE.Ce deuxième rapport délicat, subtil fut savamment exposé par MM.Meriel et Baillat (de Toulouse) et Brindeau (de Paris).Par myomectomie, les rapporteurs entendent: \u201cune énucléation d\u2019un ou de plusieurs noyaux myomateux sans sacrifier l\u2019utérus qui les contient\u201d.C\u2019est une vieille opération.Elle est redevenue a l\u2019ordre du jour à la suite du grand mouvement présent de chirurgie gynécologique conservatrice.Les indications de la myomectomie, si l\u2019on suppose acquise la notion de nécessité opératoire, sont de deux ordres.lo.\u2014PFacteurs physiologiques et sociaux: ce sont les plus importants.Il est en effet évident que la conservation des fonctions utérines est primordiale chez la femme.On ne peut opposer la myomecto- mie, essentiellement conservatrice, à l\u2019hystérectomie, la roentgenthé- rapie ou radiumthérapie qui sont des mutilations radicales entraînant des troubles et des pertubations dans tout l\u2019organisme.La première et la principale de ses indications appartient à la femme jeune qui veut éviter les désastres de la castration.Ensuite, à cette première indication physiologique la reproduction de l\u2019espèce en est une seconde non moins importante surtout en certains pays. MÉDICALE DU CANADA L\u2019UNION 20 \u2014Facteurs anatomiques: cette catégorie d'indications dépend des fibromes eux-mêmes ou des annexes.S\u2019il est vrai qu\u2019il serait imprudent de promettre la conservation d\u2019un utérus fibromateux, il est souvent possible, par le seul examen gynécologique d\u2019avoir des présomptions.Et, depuis l\u2019entrée en gynécologie de l\u2019hystérographie par le lipiodol, le choix des cas est quelque fois facile.Le radio-diagnostic des fibromyomes utérins donne des précisions sur l\u2019indication de la myomectomie.11 permet de dire: 1°.si les fibromes sont peu nombreux et à développement sous-mu- queux, 2°.si les trompes sont perméables.Cependant, il ne faut jamais oublier que l\u2019hystérographie aussi bien que l\u2019examen clinique n\u2019offre aucune indication absolue.Sur les conditions anatomiques des fibromes qui sont en mesure d\u2019être nucléés, les opinions sont très divergentes.M.et B.disent que la grosseur du fibrome est secondaire s\u2019il est relativement pédiculé, non sessile, ni intersitiel.Le nombre importe également.Il est évidemment plus facile d\u2019enlever un noyau que deux.Les fibromes purs, durs, enkystés dans une capsule conjonctive sont plus faciles à enlever que les myomes qui sont mous et mal limités.Les fibromes dégénérés, diffus, présentent de grandes difficultés d\u2019énucléation.Un autre fait connu également est qu\u2019un fibrome pédiculisé à développement abdominal est plus facile à enlever que s\u2019il est situé au dessous de l\u2019isthme, zone particulièrement dangereuse à cause du voisinage.Les contre-indications de la myomectomie sont peu nombreuses si l\u2019on ne parle pas de celles tenant à l\u2019état général et appartenant à toute laparotomie.Les contre-indications locales sont les lésions utérines concomitantes telles que cancer, salpingite bilatérale, métrite invétérée qui entraînent l\u2019hystérectomie.Sur la technique opératoire les rapporteurs ne peuvent évidemment pas énumérer toutes les manières de faire.Ils ne soulignent que les faits principaux.Les soins préopératoires sont ceux de l\u2019hystérectomie totale que l\u2019opérateur peut être amené à pratiquer.L\u2019hémostase préventive est conseillée.On la réalise avec des ligatures élastiques ou des clamps sur les vaisseaux au niveau du col.Quant à l\u2019incision de l\u2019utérus elle dépendra des cas.Il est évident que dans les fibromes sous-péritonéaux il faut inciser chaque noyau et l\u2019énucléer.Dans les fibromes sessiles ou \u201ctruffés\u201d l\u2019incision médiane est préférable par ce qu\u2018avasculaire. le L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 425 L\u2019énucléation terminée deux cas se présentent: 1°.la muqueuse utérine n\u2019a pas été ouverte.Alors, à moins d\u2019exception, un bon capitonnage des plaies semble suffisant pour éviter tout drainage.2°.La cavité utérine a été ouverte, alors il faut drainer soit par le col et le vagin, ou par le Douglas.Les résultats de cette opération sont intéressants à considérer.Les résultats immédiats sont variables.Les uns soutiennent la bénignité comparable à l\u2019hystérectomie, d\u2019autres disent le contraire.Il semble que tout dépend de la complexité des manoeuvres opératoires.Les hémorragies opératoires ou post-opératoires sont évidemment des craintes légitimes.Cependant une bonne technique semblerait les éviter.Il en est d\u2019ailleurs ainsi de l\u2019infection.Les phlébites et les embolies sont plus exceptionnelles dans la myomectomie que dans l\u2019hystérectomie pour fibromes.Enfin il importe de savoir que la myomectomie a à peu près la même mortalité que l\u2019hystérectomie pour fibrome i.e.4 à 5%.Les résultats éloignés de la myomectomie attirent l\u2019attention vers les récidives.Les rapporteurs admettent que cest le plus grand reproche fait à cette opération.Est-il fondé?Les récidives sont de 8.47%, Elles surviennent surtout chez les femmes jeunes.Les transformations malignes sont rares.Quant aux chances de grossesse à terme, ultérieures, elles sont possibles mais exceptionnelles.La myomectomie dans ses rapports avec la grossesse n\u2019exige pas un exposé très long.Le Dr Brindeau est persuadé de sa bénignité relative.Il n\u2019a pas la prétention de faire une étude complète de la question.Mais il envisage 5 principaux points de vue que son expérience et un referendum qu\u2019il a fait considèrent les plus importants.10.\u2014Sur les grossesses futures il admet la fécondation dans 20% des cas.Cependant les avortements sont fréquents.Si la grossesse va à terme l\u2019accouchement est normal.2o0.\u2014Pendant la grossesse la myomectomie est facile.Mais les indications sont rares car la présence d\u2019un ou de plusieurs noyaux fibromateux n\u2019est que rarement un empêchement à l\u2019accouchement normal Ces indications sont les complications; telles que hypertrophie considérable du fibrome, nécrose, torsion du pédicule, hémorragie, rétroversion marquée, situation basse du noyau.Après Myomectomie l\u2019accouchement est ordinairement normal.On applique le forceps souvent par crainte de réouverture de la plaie. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 3o0.\u2014 Pendant le travail, les indications de la myomectomie sont essentiellement dystociques.Si le fibrome est abdominal et n\u2019a pas engendré de présentation vicieuse il est inutile d\u2019intervenir.Au contraire, si le fibrome est pelvien il ne faut pas hésiter.Deux méthodes sont à choisir suivant les cas.L\u2019énucléation simple laissant l\u2019accouchement se produire normalement et l\u2019énucléation suivie de césarienne ou d\u2019hystérectomie.| +o.\u2014Dans les s .ites de couches, la situation est la même qu\u2019en dehors de la grossesse.5o.\u2014 Quant à la myomectomie vaginale, elle est rare et ne peut se pratiquer que très difficilement pendant la grossesse ou le travail.DISCUSSION Siredey recommande la patience.Les myomectomies pendant la grossesse doivent être des exceptions, car le plus souvent les femmes accouchent normalement.Douay dit que Faure ne fait pas de myomectomie.Il considère que les beaux cas de fibrome qui sont justiciables de cette opération sont malheureusement dirigés vers la radio qui guérit en les castrant.Vanverts (de Lille) en fait peu.Il considère que le grand danger est d\u2019ouvrir la muqueuse utérine et d\u2019inoculer le péritoine.Chalier (de Lyon) dit que c\u2019est une opération d\u2019exception.Elle ne constitue que 2% des fibromes qu\u2019il a opérés.Phaneuf (de Boston) apporte trois observations récentes de grossesses et d\u2019accouchements normaux après myomectomie.Shockaert (de Louvain) est très conservateur.Il n\u2019a eu que des succès.Il injecte de l\u2019iode dans l\u2019utérus avant d\u2019opérer et ainsi ne craint pas d\u2019ouvrir la muqueuse utérine.Reeb (de Strasbourg) craint les adhérences et les hémorragies post-opératoires.Begouin (de Bordeaux) prétend que ce n\u2019est pas une opération plus grave que l\u2019hystérectomie.Il y a une mortalité de 3%.Claude Béclère préconise l\u2019hystérosalpingographie antéopératoire afin de savoir si les trompes sont perméables et d\u2019avoir une image de la cavité utérine.Couvelaire (de Paris) a une statistique de 162 cas de fibromes et grossesses.Sur 162 cas, il a fait 19 myomectomies.Cependant il fait une distinction entre ce qu\u2019il appelle une vraie et une fausse L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA : 427 myomectomie.L\u2019extirpation d\u2019un noyau pédiculé ne constitue pas pour lui une myomectomie.Sur ces 19 cas il en a eu 12 pendant la gestation (2 vrais, 10 non vrais), 6 pendant le travail (1 vrai, et 5 faux), un post-partum, la malade est morte.La vraie myomectomie consiste à énucléer un fibromyome non pédiculisé c\u2019est une opération rare et grave.INDICATIONS ET TECHNIQUE DE LA STERILISATION CHEZ LA FEMME La stérilisation de la femme est un problème complexe.Elle entraîne dans ses discussions non seulement des questions médicales, mais aussi des problèmes moraux et sociaux.MM.MURET (de Lausanne) et Amédée LAFOND en ont fait une longue étude qui fut très intéressante.L'histoire de la stérilisation ne date pas d\u2019hier.Dès 1819 on proposa la résection des trompes.Cependant, malgré les progrès de la gynécologie et les acquisitions techniques, il faut admettre qu\u2019une solution définitive n\u2019est pas encore trouvée.Les indications générales de la stérilisation féminine sont établies lorsque \u201cpar le fait d\u2019un état pathologique existant chez la femme sa vie est en danger ou sa santé compromise.\u201d Cette indication générale, qui est bien semblable à celle de l\u2019avortemnt thérapeutique, envisage de nombreux cas que seul le médecin consciencieux est en position de résoudre.Les indications spéciales sont soit d\u2019ordre gynécologique ou obs- trétical soit d\u2019ordre médical proprement dit.Dans la première catégorie, il y a lieu d\u2019envisager certains rétrécissements du bassin, les grossesses ectopiques, les ruptures utérines, certaines opérations gynécologiques telles que la fixation Schauta-Wertheim, prolapsus divers, etc.Les indications médicales sont la tuberculose, les cardiopathies, l\u2019albuminurie ou autres affections rénales graves, les maladies mentales ou nerveuses, l\u2019anémie pernicieuse, la misère physiologique.Il est bien entendu que ces diverses indications ont besoin d\u2019une définition précise et doivent atteindre un certain degré.Car la prudence la plus sévère doit guider la conduite du médecin.Enfin, les indications eugénétiques et sociales méritent une certaine attention.Elles ont été résolues dans certains pays, mais il con- 428 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA vient d\u2019admettre que le problème est très complexe.Les contrôles à exercer sur les naissances des tarés ou-des dégénérés sont encore à l\u2019étude.Le médecin, et surtout le gynécologue ne doit pas s\u2019en désintéresser car la solution de ce grave problème apportera au monde une contribution des plus humanitaires.Les divers procédés de stérilisation de la femme se divisent en trois grands chapitres: Les méthodes biologiques, les méthodes physiques, et les méthodes chirurgicales.Amédée Lafond les étudie dans tous leurs détails.Les premiers procédés biologiques.exposés, sont les injections sous-cutanées de sperme.Elles produiraient des réactions humorales qui agiraient en provoquant une toxicité utérine et vaginale pour les spermatozoïdes.Ces applications sont encore à l\u2019étude.On a pensé également aux greffes ovariennes et aux extraits ovariens, aux extraits placentaires, qui auraient donné des succès intéressants.La folliculine empêcherait la nidation.L\u2019insuline mettrait un frein à l\u2019éclosion du follicule.A forte dose, l\u2019anté-hypophyse amènerait une atrésie folliculaire.Mais il faut bien conserver la plus grande réserve sur ces différents procédés qui sont loin d\u2019être exacts.Les procédés physiques sont plus connus.L\u2019atmocausis i.e.la vaporisation de la cavité utérine, la cautérisation de l\u2019ostium sont peu ou pas conseillés.Les rayons X et le radium sont depuis un certain temps très en vogue.Ils amènent facilement, il est vrai, la stérilité, mais en même temps ils entraînent la ménopause.Or, comme il a été dit au début il ne peut être question ici des cures radicales.L\u2019auteur étudie assez longuement la stérilisation temporaire par le roentgenthérapie et le radium, il-conclut en disant que les recherches n\u2019ont pas amené de résultats définitifs permettant des succès certains.Soit à cause de la difficulté d\u2019atteindre l\u2019ovaire, soit à cause de la fameuse question des doses, il semble que ce moyen a besoin d\u2019une mise au point plus intransigeante avant d\u2019entrer dans la pratique courante.Cependant, l\u2019on doit admettre que le radium a fourni certains succès.Il importe done de diriger les études vers lui plutôt que vers la roentgenthérapie.Quant aux procédés chirurgicaux ils sont encore plus nombreux.Il ne peut être question ici de décrire toutes les différences techniques.Le rapporteur se contente de les énumérer avec le minimum de commentaires.eT L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 429 lo.\u2014La voie vaginale: ce procédé depuis longtemps connu consiste à créer un vagin borgne par la formation d\u2019un septum.2o.\u2014La stérilisation utérine a peu de valeur.À part les hystérectomies dont il ne peut être question ici et différents procédés d\u2019obstruction du col ou de résection utérine ont des inconvénients bien connus qui les font rejeter.3o.\u2014La stérilisation ovarienne se résume en 3 types: a\u2014Inclusion intra-inguinale de l\u2019ovaire qui pourra être libéré plus tard.Ainsi on obtiendra une stérilisation temporaire ou définitive à volonté.b\u2014Inclusion intra-ligamentaire de l\u2019ovaire dont l\u2019exécution, on le conçoit, est très ardue.c\u2014Inclusion intra-péritonéale dans le cul-de-sac, vésico- utérin.Ce procédé est plus facile et donne de meilleurs résultats.4o.\u2014La stérilisation tubaire connaît divers procédés qui ont tous pour principe la ligature de la trompe avec ou sans section ou écrasement : \u2018 a\u2014La ligature simple amène des échecs ; b\u2014L\u2019écrasement simple n\u2019est pas meilleur, mais l\u2019écrasement double avec ligature est un procédé fidèle.e\u2014La section simple entre deux ligatures est efficace si elle est faite au cautère après avoir replié la trompe ; d\u2014Le même procédé, mais avec enfouissement est très recommandé.e\u2014La résection d\u2019une partie de la trompe avec enfouissement est définitive, rapide et sûre.| f\u2014L\u2019excision cunéiforme de la trompe hors de l\u2019utérus et la résection ou ablation de la trompe.g\u2014Résection ampullaire de la trompe et traitement du moignon.h\u2014Enfouissement de l\u2019extrémité tubaire intacte a le mérite d\u2019être temporaira mais il est inconstant.Après avoir donné un aperçu et des statistiques de la stérilisation temporaire M.Lafond conclut que la chirurgie n\u2019a guère donné de bons résultats.Cependant, il préconise les méthodes suivantes qui lui ont donné quelques succès.lo.\u2014Stérilisation ovarienne par enfouissement péritonéal suivi de désenfouissement ; 430 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 20.\u2014Anastomose de la trompe sectionnée et enfouie.3o0.\u2014Réimplantation tubaire.Les complications et les conséquences opératoires sont minimes.La stérilisation au cours de la gestation est une question difficile à résoudre.Si la voie vaginale est employée la stérilisation en un temps est préférable à celle en plusieurs temps.Elle consiste à évacuer l\u2019utérus par curettage ou césarienne vaginale et suivie de colpotomie antérieure et de section des trompes.La voie abdominale est la seule indiquée après le 3e mois.On incise l\u2019utérus soit sur le fond ou à l\u2019isthme pour évacuer le contenu et l\u2019on termine en sectionnant les trompes.L\u2019hystérectomie au cours de la grossesse pour stériliser a deux indications exceptionnelles : la tuberculose et l\u2019ostéomalacie.Il est cependant préférable de ne pas enlever l\u2019utérus.En conclusion, l\u2019on peut dire que les stérilisations tubaires sont les plus efficaces des procédés chirurgicaux.Les méthodes biologiques sont encore du domaine du laboratoire.Les agents physiques sont très efficaces, mais mutilants.Les rayons X déterminent la stérilisation définitive dans 95 à 100% des cas ; mais ils procurent aussi une ménopause brutale.Le radium est mieux car, à certaines doses, il ne touche pas à l\u2019ovaire.Quant à la stérilisation temporaire, la chirurgie est peu efficace; les moyens physiques, surtout le radium, donnent quelques résultats.DISCUSSION Antoine Béclère: La roentgenthérapie est efficace dans la stérilisation temporaire des femmes ou des jeunes filles qui ont des métrorragies graves.Les méthodes physiques (rayons X et radium) sont préférables à la chirurgie, non seulement parce qu\u2019elles sont plus efficaces, mais aussi parce qu\u2019elles éliminent le risque opératoire et sont préférées par les malades.Le radium n\u2019est pas supérieur à la roentgenthérapie dans la Stérilisation temporaire, et ses inconvénients sont les mêmes.Hussy préconise la stérilisation tubaire par enfouissement sous le ligament rond après écrasement.Siredey montre la gravité morale de la stérilisation et il dit qu\u2019elle doit être très exceptionnelle.Vauverts (de Lille) est très conservateur.Il souligne le danger social de la stérilisation et la possibilité des poursuites judiciaires consécutives. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 431 Hamm (de Strasbourg) craint les effets de la stérilisation temporaire par la roentgenthérapie ou le radium.a cause des effets secondaires sur les naissances ultérieures.Ils seraient la cause de certaines monstruosités foetales.Favreau (de Bordeaux) est trés minutieux dans le choix des indications.Henrotay (de Anvers) souligne les principes religieux opposés a la stérilisation.Reeb définit la misére physiologique.ll emploie toujours la stérilisation tubaire à l\u2019isthme, qui laisse un espoir de réimplantation.Beutner indique différentes techniques personnelles.J.L.Faure recommande la plus grande précaution dans les indications et conseille l\u2019aide d\u2019un confrère qualifié avant de prendre toute décision.COMMUNICATIONS PARTICULIÈRES.lo.\u2014Antoine Béclère (Paris): De la stérilisation temporaire dans la roentgenthérapie des fibromyomes de l\u2019utérus.20.\u2014Douay (Paris) : Les résultats observés dans le traitement de la stérilité par l\u2019insufflation et par le lipiodol.Il fait beaucoup plus de liopiodol que d\u2019insufflation.Sa technique très simple, peu dangereuse, donne tous les renseignements.Comme moyen thérapeutique il préfère l\u2019insufflation ; cependant il dit qu\u2019il faut toujours associer le lipiodol à l\u2019insufflation.30.\u2014Francillon-Lobre et Dalsace.Etude de 200 ans de stérilité.Depuis quelques années qu\u2019il fait des lipiodols, il n\u2019a jamais eu d\u2019accidents.Il préfère de beaucoup l\u2019hystérosalpingographie à l\u2019insufflation.10% de ses malades sont devenues enceintes.Dans les traitements chirurgicaux pour obstruction tubaire il n\u2019a obtenu aucun résultat.40.\u2014Jean Cahen (Bruxelles).La stérilisation temporaire dans la thérapeutique de la métrite hémorragique.5o.\u2014 Antoine Basset (Paris) : Salpingite et vaccination régionales par la porte d\u2019entrée.60.\u2014Pierra (Paris): L\u2019opothérapie mammaire en gynécologie.Il la préconise dans les états congestifs intermenstruels et dans la crise inter-menstruelle définie par Cotte. 432 L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA 70 \u2014Hogo Roth (Bratislava) : Contribution au diagnostic précoce du cancer de l'utérus.Dans un magnifique travail, il a observé depuis 11 ans 83 cas de cancers précoces du col de l\u2019utérus.Il a examiné dans chacun des cas des coupes histologiques des petites ulcérations prises pour des - métrites banales.Ce procédé lui a permis de découvrir quelques cas d\u2019épithélioma tout à fait au début.Il donne une définition histologique particulière de ce qu\u2019il appelle le stade précancéreux ou cancer au début.80 \u2014 Mestre (Cordoba): Montre un füm du Pr.Massini sur le forceps élevé; 9o0.\u2014Jean Coll de Carrera (Montpellier) : Le traitement obstétrical du placenta proevia ; 100.\u2014Voron et Pigeaud (Lyon) : Etiologie des hémorragies in- tracranmiennes mortelles chez les nouveau-nés.110 \u2014Eparvier (Lyon): Hémorragies tardives du post-partum.120 \u2014Lévy du Pan (Lausanne): A propos de placentas succenturiés ; 130 \u2014Lévy du Pan (Lausanne): Phlébites gravidiques.Leur traitement.140.\u2014Ruiz-Contreras (Barcelone) : Des abus de la césarienne et ma méthode transpéritonéale.150 \u2014Dauwe (Anvers): Contribution à la lutte contre la stérilité féminine: Quinze cas de grossesses à la suite d\u2019utérosalpingogra- phique.160.\u2014Lucien Brouha (de Liège): A propos du diagnostic biologique précoce de la grossesse.Il expose sa technique.Il a obtenu des résultats positifs dans 95% des cas.Ses expériences sont maintenant dirigées avec des souris mâles impubères.170 \u2014 Lucien Brouha: Contribution à l\u2019étude pharmacodynamique des extraits de corps jaune.180 \u2014Jean Cahen (Bruxelles) : Cancers inopérables de l\u2019ovaire traités par les radiations et la chirurgie.L\u2019étude d\u2019un cas particulièrement intéressant lui a permis de constater que l\u2019irradiation des tumeurs malignes de l\u2019ovaire donne de bons résultats.190.\u2014 Robert Dupont et Dalsace : l\u2019innervation de l\u2019ovaire. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 433 200.\u2014Phaneuf (Boston): Les déchirures complètes du périnée et leur traitement.210.\u2014Vicentius: Procédé rapide de réfection des ruptures récentes du périnée.220.\u2014Fabre (Paris) : l\u2019antivarusthérapie dans le traitement des infections secondaires du cancer de l\u2019utérus.230.\u2014Lelaurier (Paris): de l\u2019action des toxines microbiennes sur les spermatozoïdes.24o.\u2014Claude Béclère (Paris): Les obturations et les infections des trompes.L\u2019examen systématique, clinique et radiologique de 114 malades lui a montré les faits suivants : La stérilité féminine est constituée par des lésions tubaires, 55% de ces malades ont une oblitération tubaire bilatérale compléte.Dans 30% des cas la perméabilité est conservée mais diminuée.Enfin, dans 15% des cas la perméabilité est normale.L\u2019infection gonococcique d\u2019emblée aiguë est plus désastreuse que les formes atténuées.Ces dernières produisent plutôt des lésions localisées.Il montre un tableau convainquant de l\u2019utilité de la sal- pingographie dans le diagnostic et le traitement de la stérilité tubaire.R50.\u2014Gagey (de Paris) :Sur la curiethérapie en gynécologie.260.\u2014Simone Laborde (Paris) : Radiothérapie du cancer du col de l\u2019utérus.Elle montre une statistique du centre de la banlieue parisienne pour les années 1921 à 1927.Elle divise les cas en 3 degrés : 1°.l\u2019épithélioma est limité au col, elle obtient alors 80% de guérisons; 2°.dans l\u2019envahissement du paramètre elle emploie le radium et la roentgenthérapie.Elle a 55% de guérisons.3°.dans les cas inopérables, elle irradie à forte dose et obtient 16% de guérisons.4°.dans les cas très graves et très envahissants, la radiothérapie ne lui a donné aucun résultat.Il est bien entendu que ces différentes guérisons sont de cinq années ou plus.270.\u2014Oppert (Paris) : Résultats éloignés de la curiethérapie du cancer du col utérin.Depuis 1910 il a observé 800 cas, qui lui ont donné 25% de guérisons de 5 années ou plus.Cependant cette statistique se base sur des cas assez graves où la chirurgie était impuissante.280 \u2014Cahen (Bruxelles) : Résultats éloignés de la curiethérapie dans les cancers primitifs et dans les récidives post-opératoires des cancers du col utérin. 434 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA De 1921 à 1927, il a obtenu les résultats suivants.Dans les cas opérables 50% de guérisons; les cas inopérables 25%; les cas très avancés 8% .SEANCE OPERATOIRE La seule séance opératoire à laquelle nous avons assisté avait un programme assez complet.Phaneuf (de Boston) fit en premier lieu une ligamentopexie suivant la méthode Simpson.Après incision médiane, libération des droits, il pose un catgut sur chaque ligament rond à ?cm.de la corne utérine.Puis, après appendicectomie il va chercher avec des pinces, en passant par le canal inguinal, les catguts mis sur les ronds.Il tire dessus, il les suture à l\u2019aponévrose des droits (bord externe).Ce procédé aurait l\u2019avantage de ne laisser aucun espace entre le fond de l\u2019utérus et la paroi antérieure de l\u2019abdomen évitant ainsi tout danger futur d\u2019obstruction intestinale.La seconde opération du Dr Phaneuf a été une hystérectomie sub-totale.Le seul point particulier fut la suspension du col au pédi- cule des ligaments rond et large qui comporte en même temps le premier temps de péritonisation.Il ramène ensuite la vessie derrière le moignon du col.Le Pr.Beutner (de Genève), père de l\u2019hystérectomie fundique est non seulement un bon chirurgien mais un humoriste réputé.Il pratiqua l\u2019hystérectomie fundique qu\u2019il a modifiée dernièrement ie.par hémi-section du fond de l\u2019utérus.Enfin Jean Louis Faure avec le brio et la rapidité qu\u2019on lui connaît, enleva un fibrome par le procédé américain.CONCLUSIONS PERSONNELLES.Le patronage et la présence des souverains belges ont apporté un caractère éclatant à ce congrès.Les réunions mondaines et l\u2019organisation parfaite ont été une inoubliable manifestation de l\u2019hospitalité belge.Les différents rapports furent une autre confirmation de la netteté et de la clarté des exposés scientifiques français.Les rapports entre l\u2019hypophyse et les organes génitaux de la femme sont encore peu connus.Cependant, certaines actions réciproques sont évidentes.I] n\u2019y a pas de doute que l\u2018hypophyse a une action excitante et stimulante des organes génitaux et de la sécrétion lactée.Malheureusement, les résultats des recherches ne sont que du domai- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 435 ne expérimental et les applications à la thérapeutique gynécologique sont à peu près sans succès.Seul l\u2019extrait post-hypophyse a été isolé et étudié dans ses effets qui sont bien connus.La myomectomie en dehors et au cours de la grossesse est une opération tout à fait exceptionnelle.Elle est réservée aux femmes jeunes qui ont des désirs et des espoirs de maternité.C\u2019est une opération moins choquante que l\u2019hystérectomie dans les cas simples, mais les difficultés de certaines manoeuvres opératoires la rendent plus grave.Ses succès sont rares.La stérilisation définitive des femmes est un problème ambigu et complexe.Le choix des diverses techniques n\u2019offre pas d\u2019hésitation.La résection tubaire avec enfouissement est une opération bénigne qui conserve à la femme son intégrité fonctionnelle génitale.La stérilisation temporaire est plus difficile à réaliser.La chirurgie ne donne que peu d\u2019espoir.La section tubaire près de la corne utérine dans le but d\u2019une réimplantation future, ou l\u2019inclusion intra-péritonéale sont les procédés de choix.Mais il faut donner la préférence aux moyens physiques surtout au radium qui, malgré ses inconvénients, donne de meilleurs résultats.Cette question de technique est secondaire dans la stérilisation.La grande difficulté réside dans les indications.Le médecin et le gynécologue sont en présence de plusieurs considérations médicales, sociales, morales qui se heurtent.La conscience médicale et les principes moraux entrent ici en jeu.Et comme dans tous les grands problèmes humanitaires les obstacles à résoudre sont très compliqués.Au point de vue médical seul, il semble que le principe énoncé par Muret soit canonique.Les questions sociales et morales entraînent des discussions interminables.La solution diffère pour chaque pays, et dans le même pays pour chaque état ou individu.Il est impossible d\u2019établir une loi intransigeante des indications de la stérilisation féminine.En terminant, disons simplement que ce congrès a apporté, après bien d\u2019autres, une contribution à la recherche de la vérité souvent si difficile à déceler en gynécologie, et les mots de Verhaeren écrits au dessus de la porte d\u2019entrée d\u2019une salle de cours de l\u2019Ecole de Médecine de Bruxelles ont reçu une entière confirmation : Hélas quels temps versés au gouffre des années, Et quelle angoisse ou quel espoir des destinées, Et quels cerveaux chargés de noble lassitude.A-t-il fallu pour étayer un peu de certitude.AH J REVUE DES LIVRES LE BULLETIN D'HYGIENE DE LA CITE DE MONTREAL.Nous venons de recevoir le dernier numéro \u2014 mars-avril \u2014 comme vous aussi.L\u2019avez-vous au moins parcouru ?Sinon, vous avez manqué plus d\u2019une chose intéressante Si modeste d\u2019aspect soit-il, ce Bulletin fourmille de renseignements intéressants.Parcourons ensemble ce dernier numéro.Diphtérie.\u2014 Nous apprenons d\u2019abord où nous pouvons nous procurer gratuitement pour nos malades pauvres le Sérum Antidiphtéritique.Les dépôts sont nombreux.\u2014 N\u2019oublions pas que depuis le début de 1930 \u2014 soit 4 mois \u2014 il y a eu 347 cas de diphtérie.C\u2019est encore trop.Et combien de morts sur ce nombre?Combien savent que l\u2019on peut facilement immuniser les enfants au- jourd\u2019hui contre la diphtérie, On le fait \u201cauæ écoles\u201d.De fait on a vacciné en ces 4 mois 3,500 enfants et donné, appert-il, 13,500 traitements à cet effet, Quels merveilleux progrès.Combien les médecins en pratique courante non les inspecteurs d\u2019écoles, se font-ils faire cette vaccination protective ?Ne convient-il pas de signaler cette précieuse sauvegarde.Scarlatine: \u2014 1333 cas en 4 mois.Et si dangereuse.Connait-on assez généralement nos sauvegardes contre cette maladie ?Le Bulletin renseigne à ce sujet Oreillons.\u2014 Le Bulletin nous dit, 1739 cas en 4 mois: n\u2019est-ce pas formidable, Sait-on qu\u2019on calme immédiatement la douleur ici et arrête l\u2019infection avec une dose de \u2018sérum antidiphtéritique\u201d.Je le sais par expérience familiale.Une demi-dose devrait prévenir et immuniser les frères et soeurs de la même famille.La spécificité des sérums n\u2019est pas un credo absolu.Hygiène mentale: \u2014 Je ne puis ne pas signaler l\u2019intéressant article où sont indiqués les progrès faits à Montréal en Hygiène Mentale, grâce à la collaboration éclairée de la Commission Scolaire, dont le Président, M.Victor Doré, est ouvert à toute bonne suggestion pour le bien-être et progrès de \u2018ses enfants.\u201d \u2014 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 437 Les Professeurs et les gardes-malades visiteuses ont signalé aux médecins en ces derniers mois 1255 enfants anormaux à examiner, dont 1076 ont été trouvés déficients; et maintenant La Commission des Ecoles pourvoit à un enseignement spécial et approprié à ces retardés d\u2019intelligence.Admirable.Troubles Dentaires : \u2014Aviez-vous idée que 7000 de nos enfants d\u2019écoles ont été examinés et traités en ces 4 mois et que ce corps médical bienfaisant a donné 2656 conférences devant 42,000 élèves, Quel dévouement et quel bienfait aussi.Visites par les Gardes-Malades.\u2014 17,000 aux écoles et voyez donc plus de 14,000 à domicile, en 4 mois, pour donner des conseils d\u2019hygiéne et aider à remédier à de mauvaises conditions hygiéniques que trop de médecins négligent ou oublient.Que d\u2019autres renseignements non seulement intéressants, mais aussi utiles et pour leurs clients et pour eux-mêmes, les médecins trouvent dans ce modeste Bulletin.Les modestes passent généralement inaperçus.On n\u2019entend pas leur voix.D\u2019ailleurs ils ne crient pas sur les toits et ne sont pas toujours à se placer de l\u2019avant.\u2019 Le Bulletin et ses anonymes collaborateurs ne sont pas de ceux-ci, mais de la première catégorie.Pourquoi un chirurgien se mêle-t-il de ce qui n\u2019est pas de son domaine, diront quelques-uns, L\u2019Hygiène Générale n\u2019est-elle pas du domaine de tous ?Mais c\u2019était surtout pour signaler la belle oeuvre effective et cachée que fait le Bureau d\u2019Hygiène de la Ville sous la direction du Dr Boucher et ses modestes et intelligents collaborateurs \u2014 et indiquer aussi l\u2019avantage qu\u2019il y a, pour tous, à Lire le Bulletin de Santé Municipal.\u2018Eugène ST-JACQUES, 0 ANALYSES MEDECINE ANASTAZY LANDAU et GEORGES GLASS.\u2014 L'efficacité du traitement de l\u2019ulcère d\u2019estomac par les Bromures et l\u2019Hydrate de Chloral.(Arch.Mal.de l\u2019app.digestif et des mal.nutrition).\u2014 Janvier 1930.Bien des théories ont été émises sur le mécanisme pathogénique de l\u2019ulcère d'estomac.Pour chacune d\u2019elles un traitement approprié fut institué: les Alcalins pour les partisans de l\u2019hyperchlorhydrie, les injections de vacci- neurine pour ceux de la thorie nerveuse; la protéinothérapie pour les partisans de la régénérescence de l\u2019ulcère; la sonde duodénale d\u2019Einhorn, théorie mécanique; le lait stérilisé et les injections de vaccin: théorie infectieuse.D\u2019après les A.on a perdu la notion du traitement individuel du malade ; et c\u2019est parce qu\u2018on n\u2019a pas attaché assez d\u2019importance, dans la pathogénie de l\u2019ulcère, à l\u2019élément nerveux et à la sensibilité individuelle à la douleur viscérale, que tant d\u2019efforts thérapeutiques ont échoué.Si l\u2019élément local détruit l\u2019équilibre végétatif général, une dystonie secondaire du système nerveux provoque des conditions défavorables à la guérison.Aussi les A.ont-ils, se basant sur cette théorie et constatant par ailleurs l\u2019inefficacité des nombreux : traitements institués et appliqués d\u2019après une pathogénie défendable, dirigé leur thérapeutique vers l\u2019élément nerveux, cherchant ainsi à abaisser l\u2019excitabilité sensitive viscérale, tout en ne négligeant pas d\u2019agir sur le foyer ulcéreux.Un mélange de bromure et d\u2019hydrate de chloral dans les proportions de 3 grammes de Br.pour un grm.de Chloral leur ont donné de merveilleux résultats dans de nombreux cas d\u2019ulcères gastro-duodénaux où la thérapeutique habituelle avait échoué.Par ce procédé ils ont obtenu le blocage des terminaisons sensitives sympathiques.Les A.publient deux observations trés démonstratives pour défendr leur théorie; ils pourraient en rapporter un grand nombre d\u2019autres avec des succès égaux.J.-Alfred MOUSSEAU.CARDIS.\u2014 Rapport de 1929, du Médecin-Adjoint, Société de l\u2019Asile de Leysin.(Sanatoria Populaire de Leysin).Après avoir passé en revue les différents résultats obtenus jusqu\u2019à ce jour dans le traitement de la tuberculose par les sels d\u2019or, l\u2019auteur relate ses propres observations.Elles sont au nombre d\u2019environ 250, et comprennent la plus grande variété dans les sels employés: sanocrysine, thiochrysine, crisalbine, chrysolgan, allochrysine et autres.Renoncant à donner un aperçu d\u2019ensemble de la totalité des cas traités, l\u2019auteur tient compte, à titre d\u2019indication, d\u2019une série de 100 cas, choisis au hasard.-\u2014_\u2014 \u2014 es as 4 ee rt at ea Er ew L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 439 Ont été classés dans les améliorés, tout malade dont l\u2019un au moins des symptômes principaux (température, poids, bacilles, expectoration ou état radiologique) a été amélioré, les autres restant stationnaires; dans ces conditions, il a été constaté une amélioration 41 fois sur 100.Le traitement s\u2019est adressé à un ensemble de patients gravement atteints: 4 sur 100 n\u2019avaient pas de caverne, 16 seulement étaient unilatéraux et 49 (soit la moitié) étaient cavitaires des deux poumons.Pour être brefs, voici en % les résultats positifs, acquis par les injections: la température s\u2019est abaissée .dans 47% des cas le poids s'est élevé .\u201c429, \u201c© I\u2019expectoration a diminué .CH $C les bacilles se sont raréfiés .\u201c209, « © l\u2019état radiologique s\u2019est amélioré .\u201c 21% \u201c L\u2019auteur ajoute que les améliorations notées surtout en ce qui concerne l\u2019état radiologique ne se sont pas toujours maintenues.Il signale deux caractères importants de la chrysothérapie: elle modifie d\u2019une manière intéressante les signes généraux de la tuberculose pulmonaire mais reste incapable d\u2019apporter des modifications anatomiques d\u2019une réelle valeur; d\u2019autre part, ses succès sont éphémères.Il conclut que si la chrysothérapie ne guérit que bien rarement la tuberculose pulmonaire, elle n\u2019en constitue pas moins un utile adjuvant à la cure sanatoriale; nous sommes trop pauvres, en matière thérapeutique, pour avoir le droit de la négliger.Sa meilleure indication paraît être la tuberculose ulcérofibreuse chronique subfébrile; les sels d\u2019or trouvent également un emploi intéressant en association avec le pneumothorax, soit pour accélérer la fermeture d\u2019une caverne qui reste béante malgré les insufflations, soit pour lutter activement contre des inocnlations discrètes du côté réputé sain.Paul-A.GAGNON.CHIRURGIE J.D.: \u2014 Traitement des fissures anales par les injections anales de quinine et d\u2019urée.(Presse Médicale, Paris 3 mai 19230.) J.D.préconise un traitement des fissures anales fort simple et a la portée de tous au moyen d\u2019injections d\u2019une solution de chlorhydrate double de quinine et d\u2019urée à 5 pour 100.Une condition essentielle de succès, c\u2019est que la fissure ait été constatée et répérée de façon parfaitement nette, il faut au moyen du toucher anal localiser le point douloureux, bien voir la fissure en déplissant les plis radiés de l\u2019anus.On se sert d\u2019une aiguille très fine et d\u2019une seringue de 2 emc.la piqûre est faite immédiatement au-dessus de l\u2019extrémité externe de la fissure et l\u2019on fait glisser l\u2019aiguille sous le trajet de celle-ci; pendant la pénétration l\u2019injee- tion est poussée rapidement.La quantité injectée est d\u2019environ 44 de centimètre cube.L'\u2019injection est fort douloureuse mais cette douleur cesse rapidement.On peut répéter les piqûres après trois jours, d\u2019ordinaire deux ou trois pigûres suffisent.E.TROTTIER. 440 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA KELLER W.L.\u2014 Guérison opératoire du cardiospasme, quand la dilatation a échoué.(Annals of Surgery, vol.LXXXVIIT, no |, p.58-64.) L\u2019auteur rapporte l\u2019observation d\u2019un homme de 35 ans, souffrant depuis trois ans de douleurs rétro-sternales, d\u2019étouffements, de régurgitations après les repas avec en plus un amaigrissement considérable.A la radioscopie, il fut mis en évidence une obstruction de l\u2019extrémité inférieure de l\u2019oesophage: malgré deux dilatations successives sans résultat, il fut décidé d\u2019intervenir.Une laparatomie paramédiane gauche permit d\u2019aborder le cardia et de le libérer de ses attaches diaphragmatiques, abaissant par le fait même l\u2019oesophage d\u2019environ 5 em.L\u2019on suture alors la grosse tubérosité le long du bord gauche de l\u2019oesophage; puis, une aiguille de Reverdin est introduite en séton vertical dans la cavité gastrique à gauche de la ligne de suture, et passe un fil de soie solide en U intéressant aussi la cavité oesophagienne.Ce fil lié énergiquement dévitalise et sectionne progressivement les tissus, entraînant une communication large entre l\u2019estomac et l\u2019oesophage.Le résultat opératoire fut excellent; le malade n\u2019éprouva plus de troubles et regagna le poids perdu.Mercier FAUTEUX.SAINT-JOHN F.B.\u2014 Résultats du traitement chirurgical du cancer de l\u2019estomac.(Annals of Surgery, vol.LXXXVI, No 2, p.283-295).1 L\u2019auteur rapporte les résultats de 147 cas de cancer de l\u2019estomac opérés.Dans cette statistique il y avait 97 hommes et 50 femmes, dont la plupart avait de 50 à 60 ans; 9 malades seulement avaient entre 33 et 35 ans.Le début des symptômes gastro-intestinaux remontait d\u2019une semaine à trois ans, en moyenne huit mois.Dans 125 cas il existait un amaigrissement d\u2019une trentaine de livres.85 pour cent présentaient de la douleur; 71 pour cent, des vomissements.Enfin la tumeur était perceptible dans plus de la moitié des cas.La résection gastrique fut faite dans 32 cas; 14 moururent assez rapidement.Les 18 autres, 9 furent retrouvés vivants à diverses périodes après l\u2019opération: 4 dans les quatre premières années, 5 après cinq ans au moins.Donc 15 pour 100 des réséqués survécurent plus de cinq ans.Mercier FAUTEUX.OBSTETRIQUE S.A.SELITZY.\u2014 La Chorée de la Grossesse (Gynécologie et Obstétrique, avril 1930).Les premières notions sur la chorée de la grossesse datent du XVIIème siècle.Mais ce n\u2019est qu\u2019au XIXème siècle que les recherches sur cette maladie revèlent qu\u2019elle se rencontre dans des limites bien marquées au point de vue géographique.Ce sont surtout les patientes qui demeurent dans les régions du nord qui en sont atteintes. eh i 4 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 441 Malgré toutes les théories émises, l\u2019étiologie de la chorée demeure un problème mystérieux; que ce soit l\u2019anémie, l\u2019embolie, le rhumatisme, les toxicoses de la grossesse aucune opinion n\u2019est satisfaisante.Mais de toutes ces théories, l\u2019auto-intoxication paraît la plus acceptable, car certains symptômes de la chorée possèdent une analogie frappante avec certains phénomènes toxiques de la grossesse, tels que l\u2019éclampsie, l\u2019albuminurie, les vomissements incoercibles, les dermatites et les troubles psychiques.La chorée apparaît, d\u2019ordinaire, dès les premiers mois de la grossesse avec des symptômes prodromaux ou non.Le caractère, la fréquence et l\u2019intensité des mouvements incoordonnés sont très variables et ne sont pas liés avec la gravité du pronostic qui demeure toujours sérieux.La mortalité maternelle varie de 3 à 4%, tandis que la mortalité foetale atteint 40%.Le traitement demeure empirique: et consiste à éliminer les toxines et stimuler l\u2019organisme.L\u2019A.a employé un sérum de cheval dans trois cas et cette thérapeutique lui a donné un bon résultat.En plus, sont nécessaires le régime lacto-végétarien et le repos absolu au lit.Donatien MARION.UROLOGIE DUCASTAING.\u2014 Sur un cas d\u2019anurie calculeuse.(Journal d'Urologie, avril 1930, page 383).L\u2019auteur rapporte un cas d\u2019anurie caleuleuse où l\u2019administration d\u2019un diurétique puissant fut suivi le troisième jour d\u2019une débâcle urinaire avec.l\u2019émission d\u2019un petit calcul.Il veut démontrer ainsi la possibilité d\u2019éviter une interventon chirurgicale dans les cas d\u2019anurie calculeuse même prolongée.B.DUMAS.JUNGANO.\u2014 Deux néphrectomies pour tuberculose sur la constante : localisation du rein malade par la pyélographie endoveineuse (Journal d\u2019Urologie, avril 190., page 378.) Il existe des cas de tuberculose rénale où la vessie présente des lésions, tellement marquées que le cathétérisme des uretères est impraticable.Si la fonction rénale globale est bonne dans ces cas, il est à présumer qu\u2019un seul rein est atteint.Mais les signes cliniques manquant, quel est le moyen de découvrir facilement le rein malade?L'auteur rapporte deux cas où la localisation du rein malade a été faite par la pyélographie endoveineuse à l\u2019uro-sélectan.La radiographie pratiquée, dix minutes, quarante-cinq minutes et quatre-vingt-dix minutes après l\u2019injection, a nettement montré le bassinet et l\u2019uretère du côté sain tandis qu\u2019elle était négative du côté malade.Les reins enlevés chez ces deux malades ont présenté à la coupe de nombreuses cavernes typiques tuberculeuses.L\u2019auteur se demande si le résultat de la pyélographie eut été aussi probant avec des reins présentant des lésions moins marquées. 442 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u201cLa pyélographie par la voie endoveineuse, dit-il, est encore tout à fait au début et son avenir s\u2019annonce déjà plein de résultat.Toujours est-il qu\u2019en présence d\u2019un cas de tuberculose rénale à localisation inconnue clinique et radiologique, il est conseillable de pratiquer l\u2019épreuve radiographique avec l\u2019uro-sélectan.\u201d Il conclut en déclarant que l\u2019injection d\u2019uro-sélectan, 75 c.c.à 35 pour cent n\u2019a produit chez ces deux malades aucune réaction locale ni générale.B.DUMAS.DERMATO-SYPHILIGRAPHIE MILIAN G.\u2014 Sequelles de crises Nitritoïdes (Revue française de dermatologie et de vénéréologie).Février 1930.La nommée X.âgée de 22 ans est traitée depuis trois ans par le 914, le Quinby et le Muthanol, sans présenter jusqu\u2019alors d\u2019accidents graves.Le 27 janvier 1930, elle reçoit 30 centigr.de novarsenobenzol.Une deuxième injection faite le 3 février, à la dose de 45 centigr., fut immédiatement suivie, dès que l\u2019aiguille fut retirée de la veine, d\u2019un malaise accompagné de céphalée, vomissements abondants et diarrhée.Il y avait en même temps, des bouffées de chaleur et la face était rouge, tuméfiée, les paupières bouffies, la langue grosse, les lèvres gonflées également, la vue très troublée.Le 4 février, les principaux symptômes ont disparu; il existe encore comme symptômes objectifs de cette crise nitritoïde la rougeur de la face avec oedème des paupières.Mais il y a un fait intéressant à signaler: sur le cou, les paupières, et descendant légèrement sur le thorax, existe un fin piqueté purpurique, chaque tache de purpura ayant en moyenne la dimension d\u2019une tête d\u2019épingle.Ce piqueté purpurique, dit l\u2019auteur, est évidemment un signe de la grosse vasodilatation provoquée par l\u2019administration du 914, vaso-dilatation qui va jusqu\u2019à la béance permanente des vaisseaux et à la production du piqueté pur- purique déjà signalé.Paul POIRIER.MILIAN G.\u2014 Douleurs fulgurantes, leur traitement.(Revue française de Dermatologie et de vénéréologie).Février 1930.L\u2019observation que l\u2019auteur publie est intéressante à cause de l\u2019intensité réellement formidable des douleurs et de leur disparition par le traitement très intensif au Novar.Il s\u2019agit, depuis deux jours, de douleurs fulgurantes en éclair, passant toutes les 30 ou 40 secondes dans les membres inférieurs, quelquefois aussi dans les membres supérieurs, douleurs terribles, atroces, arrachant des cris au malade, et qui faisaient tressaillir le membre atteint, au point que celui-ci sautait sur le lit.La violence de ces paroxysmes était telle que le malade qui ne dormait pas depuis quarante-huit heures, avait le visage entièrement L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 443 défait et présentait des joues amaigries.Imméditaement, administration de Novar intraveineux à haute dose.7 mars Novar .12 \u2014 \u2014 annees 60 \u2014 16 _\u2014 \u2014 eee 90 \u2014 20 \u2014 \u2014 ec 920 \u2014 2 \u2014 \u2014_ seen ee 106 \u2014 30 \u2014 \u2014 22e 105 \u2014 4 avril Il y eut quelques réveils douloureux aux premières injections, mais lorsque les doses de 105 centigr.furent atteintes, les douleurs cessèrent de se reproduire.On voit done ici, en particulier, dit l\u2019auteur, que les douleurs fulgurantes se conduisent comme un accident syphilitique véritable, réveillé par des doses moyennes, guéri dès qu\u2019on arrive aux doses plus importantes, et que la réaction thermique qui accompagnait la première injection est un nouvel argument en faveur de l\u2019origine syphilitique pure car la fièvre ne se reproduisit pas aux autres injections.Paul POIRIER.PEDIATRIE GEORGES SCHREIBER.\u2014 La grippe du nourrisson.Pratique\u201d, 15 avril 1930, p.462).(\u201cLa Pédiatrie La grippe n\u2019est pas rare chez le nourrisson.Le plus souvent la contagion est familiale: l\u2019infection a été transmise par la mère, une soeur, un frère ou une personne de l\u2019entourage.L\u2019agent causal est dans la plupart des cas le pneumocoque, mais on peut aussi rencontrer le micrococcus catarrhalis, le streptocoque pyogène, plus rarement le bacille de Pfeiffer.Les formes cliniques de la grippe du nourrisson ont été bien étudiées dans ces dernières années.Suivant les épidémies et la variété des agents microbiens en cause, on peut observer des formes respiratoires, des formes digestives et des formes nerveuses.Les formes respiratoires sont de beaucoup les plus fréquentes.Il existe des formes respiratoires supérieures avec otite et des formes respiratoires inférieures avec broncho-pneumonies.Ces dernières sont très meurtrières: sur 13 cas observés dans son service de l\u2019hôpital Necker, en 1919, le professeur Achard n\u2019a eu que 3 guérisons contre 10 décès.Les formes digestives sont plus rares.Dans certains cas la grippe présente un caractère cholériforme d\u2019une haute gravité sur lequel ont insisté Ridadeau-Dumas et Debray en 1924.Les formes nerveuses sont loin d\u2019être exceptionnelles.Tantôt l\u2019atteinte du système nerveux se traduit par des convulsions, tantôt par de la somnolence et même du coma.Le caractère grippal de ces diverses manifestations ne peut être reconnu que par la notion d\u2019épidémicité. 444 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA La durée de la grippe chez le nourrisson est habituellement de quatre à six jours, mais au point de vue de l\u2019évolution, deux formes méritent d\u2019être connues: la forme suraiguë et la forme prolongée.Les grippes suraiguës frappent surtout les très jeunes enfants.La mort survient en 24 à 48 heures du fait d\u2019une bronchite capillaire, d\u2019une encéphalite ou de phénomènes bulbaires.Les grippes prolongées se terminent habituellement par la guérison.Pendant dix, quinze jours et davantage, l\u2019enfant fait de la température; souvent l\u2019examen de l\u2019oreille est négatif et il n\u2019y a rien d\u2019anormal au niveau des poumons.En pareil cas, le diagnostic différentiel se pose avec la fièvre typhoïde et les états bacillaires aigus.Ici encore, en dehors des signes cliniques, radiologiques et sérologiques, la notion d\u2019épidémicité facilitera beaucoup le diagnostic et permettra de porter un pronostic favorable.A propos du traitement, l\u2019auteur insiste avec raison sur les dangers des régimes d\u2019inanition, surtout dans les formes prolongées.L\u2019alimentation du nourrisson grippé doit être aussi généreuse que possible.Pas de diète hydrique, sauf dans les formes cholériques.Le traitement comprendra en outre, la désinfection du naso-pharynx, l\u2019hydrothérapie et dans les formes respiratoires des injections à faibles doses de vaccin polyvalent du type de ceux préconisés contre les broncho-pneumonies.La prophylaxie de la grippe sera réalisée avec le plus grand soin dans les collectivités d\u2019enfants par l\u2019isolement rigoureux des malades.Si cette infection est habituellement bénigne dans la clientèle privée, elle présente un caractère de haute gravité dans les services de nourrissons, dans les crèches et les pouponnières où sévit la forme respiratoire avec broncho-pneumonies.Paul LETONDAL.JULES COMBY.\u2014 Les Causes anciennes du rachitisme (\u201cClinique et Laboratoire\u2019\u2019, 30 avril 1930, p.73).Voici les conclusions de cet intéressant travail: 1.\u2014 Les découvertes expérimentales récentes, éclairées par la radiologie et par la chimie biologique, ont marqué un progrés au point de vue de la pathogénie et de la cure du rachitisme.Mais les causes de la maladie sont connues de date ancienne et il est bon de les rappeler, ne serait-ce que pour assurer sa prophylaxie.2.\u2014 Le rachitisme n\u2019est pas une avitaminose et les régimes les plus ra- chitigénes ne sont pas dépourvus des vitamines les plus connues: A, B et C.Il ne faut pas se laisser induire en erreur par la coïncidence souvent signalée du rachitisme avec le scorbut infantile.Ce dernier seul est une avitaminose et, quand il se rencontre avec le premier, c\u2019est que le trouble digestif générateur de rachitisme est venu doubler la carence en vitamine C, génératrice de scorbut.3.\u2014 Le facteur alimentaire domine l\u2019étiologie du rachitisme; les anciens auteurs l\u2019avaient reconnu et affirmé après GLISSON.Il est facile de voir que les sources du rachitisme résident dans le tube digestif.L\u2019allaitement artificiel mal réglé, le sevrage prématuré, une alimentation grossière, en sont les causes habituelles. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 445 4.\u2014 Il est de notion courante que le rachitisme est exceptionnel chez les enfants nourris au sein, tandis qu\u2019il est commun chez ceux qui sont au biberon et c\u2019est pourquoi N.GUILLOT a pu dire que le biberon avait tué plus d\u2019enfants que la poudre à canon n\u2019avait tué d\u2019adultes.5.\u2014 Mais, toute règle comporte des exceptions; il n\u2019y a rien d\u2019absolu en clinique.On voit des enfants au sein devenir rachitiques quand ils sont mal réglés, têtant trop souvent, quand le lait de la nourrice surabonde ou quand il est d\u2019une qualité ne convenant pas au nourrisson.D\u2019autre part, certains enfants allaités artificiellement, suivant une méthode rigoureuse, avec un lait de bonne qualité, échappent au rachitisme.6.\u2014 On a incriminé à tort l\u2019allaitement prolongé; car, c\u2019est l\u2019allaitement raccourci, le sevrage prématuré qu\u2019on trouve le plus souvent à l\u2019origine du rachitisme.L'allaitement prolongé au delà de deux ou trois ans, en honneur chez les peuples primitifs, n\u2019est pas rachitigène à condition de le compléter, à partir de dix ou douze mois, avec des aliments farineux et azotés, plus riches en phosphore, en calcium et en fer que le lait féminin.7.\u2014 Expérimentalement, on a pu réaliser le rachitisme chez les animaux en les nourrissant avec de la viande, des oeufs, du pain au lieu de lait (Jules GUERIN, chez les jeunes chiens; POMMAY, chez les oiseaux; BOSC et ALBAREL, chez le chien et le chat).Ces derniers auteurs ajoutent à l\u2019alimentation prématurée l\u2019influence débilitante du froid humide, de l\u2019air confiné et de l\u2019obscurité.Le Dr BOSC reconnaît, dans le rachitisme, des troubles nutritifs et des troubles inflammatoires intimement unis.Déjà VIR- CHOW avait parlé d\u2019ostéite parenchymateuse.8.\u2014 L'influence des maladies aiguës ou chroniques, en troublant profondément la nutrition du jeune enfant, peuvent, au même titre que l\u2019alimentation vicieuse, déclencher le rachitisme.La syphilis agira de même, en troublant la nutrition, en affaiblissant l\u2019organisme, sans qu\u2019on doive admettre l\u2019action spécifique du tréponème sur le squelette.Le rachitisme syphilitique n\u2019existe pas.9.\u2014 On peut voir des enfants hérédo-syphilitiques préservés du rachitisme par l\u2019allaitement maternel; dans la même famille un enfant sain, né avant la syphilis des parents, est devenu rachitique par mauvaise alimentation.Donc, dans le même milieu, syphilis infantile sans rachitisme, rachitisme sans syphilis.L\u2019argument géographique n\u2019est pas sans valeur contre l\u2019origine syphilitique du rachitisme: pays de l\u2019Amérique espagnole, d\u2019Orient et d\u2019Extrême-Orient, d\u2019Afrique septentrionale ravagés par la syphilis, épargnés par le rachitisme.10.\u2014 Certains auteurs ont soutenu que le rachitisme était une maladie infectieuse, épidémique et contagieuse.Sans doute, les affections microbiennes pourront avoir une action dystrophiante sur le tissu osseux comme sur les autres organes de l'économie infantile.Mais l'influence spécifique n\u2019apparaît dans aucun cas et personne n\u2019a encore découvert le microbe du rachitisme.11.\u2014 Des facteurs hygiéniques, autres que les aliments, jouent un rôle dans l\u2019étiologie du rachitisme: taudis, logements encombrés et malsains, privés d'air et de lumière, absence d\u2019exercice au dehors.Cette vie recluse, imposée par les moeurs ou la religion dans certains pays, condamne les jeunes enfants à une existence débilitante qui peut aboutir au rachitisme, et alors 446 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA on se trouve en présence de situations paradoxales: familles pauvres, qui vivent le jour hors de chez elles avec leurs enfants, évitent ainsi le rachitisme; familles riches qui observent la réclusion rituelle, payent un lourd tribut au rachitisme.Après l\u2019alimentation vicieuse, la carence solaire est un facteur de rachitisme.12.\u2014 L\u2019hérédité du rachitisme n\u2019existe qu\u2019en apparence; quand on voit des enfants rachitiques dont les parents l\u2019ont été et en portent souvent encore les stigmates; ce n\u2019est pas l\u2019hérédité qu\u2019il faut invoquer, mais la répétition des mêmes fautes hygiéniques (mauvaise alimentation surtout) dans les générations successives.Paul LETONDAL.ELECTRO-RADIOLOGIE.I.SOLOMON.\u2014 La Roentgenthérapie dans les affections inflammatoires.(La Médecine, 10me année, juin 1929., p.453).L\u2019auteur, après avoir cité les travaux de radiothérapeutes étrangers, sur le traitement par les Rayons-X de nombreuses affections inflammatoires, rapporte lui-même ses propres observations sur un certain nombre d\u2019affections: adénites cervicales d\u2019origine bucco-dentaire, furoncles, anthrax, panaris, lymphangites, salpingo-ovarites, Bartholinites, complications diverses de la go- noccoccie.Il a obtenu, dans 60% des cas, des résultats favorables.La technique de Solomon, comme celle des auteurs allemands, comporte de petites doses: 500 R (français) d\u2019un rayonnement moyennement pénétrant (120 kilovolts) filtré sur 5 millimètres d\u2019Al.par un seul champ.Souvent (furoncles, anthrax), une seule dose de 500 R suffit.Les résultats s\u2019expliqueraient par un double mécanisme; général: augmentation non spécifique de l\u2019immunité, et local: dilatation des vaisseaux, augmentation des mouvements de la lymphe.Léglius GAGNIER, Jr.DESPLATS et LANGERON: \u2014 Action favorable de l\u2019irradiation de la région surrénale dans les artérites oblitérantes.(Bulletin et Mémoires de la Société de Radiologie médicale de France, janvier 1929).Les auteurs rapportent trois cas d\u2019artérite oblitérante traités par la Roentgenthérapie avec résultat favorable.Suivant les indications de Zimmern et Cottenot l\u2019irradiation doit porter sur la zone paravertébrale comprise entre la XIme D.et la IIIme L.au moyen d\u2019un faisceau de rayons couvrant 12 cm.par 12.Avec 10 mm Al \u2014 25 cm E.E.et 30 cm de distance, Desplats et Lange- ron pratiquent 4 séances d\u2019irradiation.500 R (francais) par séance soit en tout 2000 R a droite et 2000 R à gauche.L\u2019action thérapeutique est remarquable sur les symptômes fonctionnels : douleurs, claudication intermittente et troubles trophiques.Les auteurs estiment que l\u2019irradiation de la région surrénale est, avant tout, une radiothérapie du sympathique.Léglius GAGNIER, Jr. ul L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA GYNECOLOGIE NOVAK.\u2014 La découverte du cancer du col au début.(The recognition of early cervical cancer).Surgery, Gynaecology and Obstetrics, Jan.1930.: De toute importance dans la découverte du début du cancer du col, est l\u2019éducation des femmes sur la signification des écoulements anormaux, sanguins ou autres, plus particulièrement depuis la trentaine.En faisant connaître à celles-ci la nécessité d\u2019un examen pour rechercher la cause de ces écoulements pathologiques, elles se présenteront au bureau du médecin qui pourra dépister le cancer du col au début.Ce n\u2019est pas lorsque la tumeur est visible à l\u2019oeil ou au toucher, que le cancer doit se diagnostiquer: on est déjà dans la période de complications, laissant à la maladie très peu de chance de guérison, tout au plus une survie bien limitée.Les possibilités de guérison sont au contraire très sérieuses, lorsque l\u2019épithélioma est dépisté alors que le diagnostic en est fait par la biopsie.Celle-ci peut être pratiquée dans le bureau du médecin et doit être faite dans tous les cas sur une lèvre cervicale où se trouve une surface indurée, particulièrement, si cette surface est granuleuse, végétante, ou ulcéreuse, et très vasculaire.Elle est également indiquée si, dans une érosion ou un ectropion, on trouve une surface surélevée, durcie, très vascularisée également, d\u2019une apparence spongieuse.L\u2019auteur ne recommande pas la biopsie lorsque le col a une apparence normale, ou si la surface d\u2019érosion ou d\u2019ulcération est rosée, lisse, ferme, non vasculaire, sans surface d\u2019induration ou de friabilité.Novak insiste sur la nécessité de prendre du tissu suspect du côté de la muqueuse et conseille après l\u2019ablation du morceau, la cautérisation au cautère.Inutile de dire combien le rapport du pathologiste est d\u2019importance capitale: celui-ci doit être compétent, voir même spécialisé dans les tissus des organes génitaux de la femme.Il ne faut plus dire que le cancer est une maladie incurable, puisque pris au début, surtout dans les épithéliomas du col, les succès tant par la chirurgie, que par le Radium et les Rayons X ont donné les plus beaux résultats.Léon GERIN-LAJOIE.J.L.FAURE: \u2014 Les méfaits du curettage explorateur dans le cancer du corps de l\u2019utérus.(La Presse Médicale.Paris 24 mais 1930).Le Professeur J.L.Faure considère que la pratique de faire un curettage utérin pour confirmer un diagnostic de cancer doit être rejetée.Il faut remarquer que le cancer du corps de l\u2019utérus est une affection très commune, qui apparaît presque toujours après la ménopause, et lorsque une femme a franchi la ménopause et présente des écoulements sanguins ou douteux prolongés, avec un col sain, elle est atteinte d\u2019un cancer de la muqueuse du corps de l\u2019utérus, affection assez lente, mais fatale, radio-résistante, mais presque toujours curable par une hystérectomie, lorsque celle-ci ne vient pas trop tard. 448 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Dans tous ces cas l\u2019auteur affirme que le curettage explorateur est plus nuisible qu\u2019utile.Par curettage, il entend le curettage utérin qui demande une dilatation utérine, une exploration de la cavité utérine et l\u2019anesthésie générale; non pas une simple exploration utérine quand le col est ouvert et où l\u2019on peut pénétrer sans difficulté.Deux alternatives peuvent se présenter, ou bien le curettage est positif et dans ce cas, il n\u2019y a pas de doute, c\u2019est l\u2019opération qui s\u2019impose, ou bien le curettage est négatif ou douteux, ce qui en pratique revient à la même chose et encore ici c\u2019est l\u2019opération qui sauvera la malade.Il en conclut donc que le curettage explorateur est inutile, car s\u2019il est positif il ne fait que confirmer la nécessité d\u2019une opération; s\u2019il est douteux il ne fait reculer l\u2019opération que de quelques jours et enfin s\u2019il est négatif il fait renoncer à toute opération et il est ainsi plus nuisible encore en empêchant l\u2019ablation d\u2019un utérus qui neuf fois sur dix est cancéreux.E.TROTTIER.CHIRURGIE INFANTILE ET ORTHOPEDIE PHILIP H.KREUSCHER M.D.F.A.C.S.and H.KELIKIAN.\u2014 L\u2019usage de l'huile iodée (Lipiodol et Iodipin) dans le diagnotic des arthrites.(The use of iodised oil in the diagnosis of joint lessions).\u2014 Surg.Gyn.Obs.1930 p.888.La valeur de I\u2019huile iodée dans le diagnostic radiographique des états pathologiques pulmonaires et du canal rachidien étant bien reconnue, les auteurs\u201dont \u2018fait les mêmes recherches sur la valeur de l\u2019huile iodée pour préciser le diagnostic des arthrites surtout celles du genou et de la hanche.Les auteurs rapportent sept cas avec radiographies à l\u2019appui.La technique ordinaire des ponctions d\u2019arthrite est suivie, on retire le liquide arthritique et l\u2019huile iodée est injectée.La radiographie doit être faite immédiatement après l\u2019injection, sans cela l\u2019huile est absorbée et se répand dans les muscles.La radiographie après l\u2019injection montrera tous les états pathologiques des articulations si la synoviale est hypertrophiée ou détruite, les érosions des cartilages articulaires, les cavités dans les os eux-mêmes.Il a même semblé que l\u2019huile iodée du fait de son absorption par les membranes malades avait un certain effet thérapeutique; fait certain, elle a enlevé la douleur et donné plus de laxité aux articulations.J.H.RIVARD.LABORATOIRE PETIT-DUTAILLIS, D., BERTRAND, IVAN, BOPPE et WAITZ\u2014 Deux cas de phlegmon diffus de l\u2019estomac.(Annales d\u2019Anatomie- Pathologique, T.VI, No 4, avril 1929.Les auteurs rapportent deux observations de cas assez rares mais très importants, auxquels il faut penser en présence des grands syndrômes aigus abdominaux.Malheureusement les signes cliniques rappelant plutôt une péritonite d\u2019origine appendiculaire, ne permettent que rarement le diagnostic. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 449 Les deux malades, dont l\u2019histoire clinique est décrite en détail par les A., furent opérés d\u2019urgence et moururent dans les quelques heures qui suivirent l\u2019opération.Au point de vue anatomo-pathologique les lésions de la gastrite phleg- monneuses sont caractéristiques.Les parois stomacales sont considérablement épaissies avec consistance de carton mouillé, l\u2019organe est lourd et laisse sourdre parfois un liquide épais, blanchâtre, d\u2019aspect franchement purulent.Le phlegmon est toujours maximum au niveau de la région pylorique, il s\u2019arrête brusquement au pylore et au cardia, respectant l\u2019oesophage et le duodenum.L\u2019étiologie de l\u2019affection semble assez variée: ulcères, cancers, traumatismes, interventions chirurgicales, infections générales.Le pronostic est toujours grave, toujours mortel et malgré les observations de gastrectomies suivies de guérison, le phlegmon gastrique semble demeurer en dehors des ressources du chirurgien.Ls-Chs SIMARD.DARRE H.et ALBOT G.\u2014 Contribution à l\u2019étude histologique du rhumatisme cardiaque aigu.(Annales d\u2019Anatomie-Pathologique ,T.VI, No 5, mai 1929).A propos d\u2019un cas de pancardite rhumatismale suraiguë à forme cardio- plégique avec mort après un mois et demi d\u2019évolution, les A.étudient systématiquement les lésions histologiques du péricarde et de l\u2019endocarde.Dans le tissu conjonctif qui double l\u2019épicarde les réactions inflammatoires sont de type banal.Dans la graisse sous-jacente les lésions revêtent l\u2019aspect des formations nodulaires de la myocardite rhumatismale avec cellules d\u2019Aschoff caractéristiques.Des nodules identiques apparaissent au niveau de la mitrale et dans l\u2019endocarde pariétal.Les nodules d\u2019Aschoff, disent les A., en conclusion, se rencontrent aussi bien dans le péricarde que dans l\u2019endocarde et prennent naissance dans les régions à structure reticulée et riches en lacunes lymphatiques.Il ne serait pas juste d\u2019opposer, à cause des transitions entre les deux formes de lésions, les nodules d\u2019Aschoff du myocarde avec les autres lésions rhumatismales.Ls-Chs SIMARD.MEDECINE LEGALE LEROY et MULLER.\u2014 Ostéomyélites et Traumatismes.(Annales de Médecine Légale, mai 1930).La forte documentation et la netteté de toutes les observations recueillies font de cette étude un exposé complet de la question.De ce long exposé, nous pouvons conclure qu\u2019un traumatisme est capable de conditionner l\u2019apparition d\u2019ostéomyélites ouvertes et fermées.En produisant la lésion osseuse et en apportant en même temps le microbe pathogène, le traumatisme peut créer de toutes pièces l\u2019ostéomyélite ouverte. 450 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Il peut aussi n\u2019apporter que l\u2019agent pathogène en déterminant une plaie cutanée et en l\u2019infectant.L\u2019ostéomyélite intervient alors comme complication plus ou moins distante de la lésion primitive.Le traumatisme peut encore, par une action directe ou indirecte provoquer la localisation au point lésé d\u2019une infection latente préexistente.Cette ostéomyélite, pour être attribuable au trauma, doit se développer aux environs du point lésé.Enfin le traumatisme, peut, en atteignant un foyer d\u2019ostéomyélite en voie de guérison, réveiller cette infection et la généraliser ou encore la métastaser en frappant un point éloigné du foyer initial.L\u2019expert ne devra cependant accepter une relation causale que s\u2019il existe des symptômes de transition bien nets entre l\u2019accident et le début de l\u2019ostéomyélite; et à moins que la preuve formelle n\u2019en soit apportée par l\u2019évolution clinique, la relation causale après un délai d\u2019un mois, ne devrait pas être acceptée.R.FONTAINE.BRINDEAU et BROUHA.\u2014 Un nouveau procédé de diagnostic honno- nal précoce de la grossesse.(Ann.de Méd.Lég., mai 1930).Les auteurs donnent une technique nouvelle pour le diagnostic de la grossesse basée sur la recherche de l\u2019honnone antéhypophysaire dans l\u2019urine des femmes gestantes.L\u2019utilisation des souris femelles pour cette recherche donnait lieu à beaucoup de difficultés et le résultat en étant très souvent inexact et incertain.Aussi le docteur Brindeau a-t-il eu l\u2019idée d\u2019employer la souris mâle et voici les résultats qu\u2019il en a obtenus 1° Dans tous les cas de gestation cliniquement certaine, le diagnostic biologique s\u2019est montré positif.2° Dans tous les cas de non-gestation, le diagnostic s\u2019est toujours montré négatif.3° Dans les cas où le diagnostic clinique restait douteux ou était impossible, le test a donné des réponses qui ont toujours été confirmées par l\u2019observation clinique ultérieure.40 Le diagnostic devient positif vers le 7e ou 8e jour qui suit la première menstruation manquante.50 La réaction disparaît vers le 6e jour après l\u2019accouchement ou l\u2019expulsion d\u2019un oeuf vivant en cas d\u2019avortement.Elle disparaît également après quelques jours en cas de mort de l\u2019oeuf avec rétention, dans les grossesses utérines et tubaires.R.FONTAINE.PHTISIOTHERAPIE R.BURNAND.\u2014 Le pneumothorax insatiable.(Revue de la Tuberculose No 3, Tome XI, 1930).Tous les phtisiologues pratiquant le pneumothorax ont observé de ces cas, où malgré des injections gazeuses abondantes il ne semble se produire aucun collapse.Cependant si on examine à la fluoroscopie ce pneumo, on constate qu\u2019il existe un décollement appréciable des plèvres, mais l\u2019air qui amène le collapse se résorbe rapidement et il faut de plus en plus rapprocher L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 451 les insufflations.La plèvre étant probablement peu modifiée par le processus inflammatoire, ayant conservé sa vascularisation normale, possède un pouvoir d\u2019absorption très marqué.Dans ce cas, comme nous connaissons peu le mécanisme intime de l\u2019action thérapeutique de la collapsothérapie, l\u2019auteur conseille de continuer le traitement espérant qu\u2019à la longue la plèvre finira lentement par perdre sa porosité excessive.Peut-être, si cette particularité de la plèvre se manifestait trop longtemps, pourrait-on recourir à un artifice pour modifier le pouvoir d\u2019absorption de la plévre.Gilbert suggère l\u2019injection d\u2019huile gomenolée à titre d\u2019irritant.J.A.VIDAL.NEURO-PSYCHIATRIE BARRE, ALFANDARY et JUNG \u2014 Paraplégie organique par spasme vasculaire réflexe.\u2014 Guérison par le Traitement médical.(Revue de Médecine, janv.1930).C\u2019est Brown-Sequard qui eut le mérite de mettre en relief le groupe des paraplégies réflexes.Comme à l\u2019époque, la séméiologie nerveuse était relativement fruste et la description de ces nouvelles paralysies peu précises, les paraplégies réflexes furent nombreuses.Une réaction se produisit alors et le groupe des paraplégies réflexes connut un oubli à peu près total.Les auteurs se demandent, à propos de l\u2019observation d\u2019un jeune homme, s\u2019il n\u2019y a pas lieu de revenir à la conception initiale de Brown-Sequard \u2014 leur observation est celle-ci: Un jeune homme de 26 ans se présente à la clinique pour une paraplégie et une rétention d\u2019urine.Six jours avant son admission, en pleine santé apparente, pour la lère fois il fut obligé de pousser pour uriner.Le lendemain, même chose, avec en plus une fatigue de la jambe droite et une sensation de tension au mollet.Les jours suivants, parésie des membres inférieurs, surtout accusée à droite avec urines sans jet.Vers le 4ème jour, paraplégie manifeste et rétention d\u2019urines complète associée à constipation opiniâtre.Pas de fièvre ni fourmillements dans les membres ni douleurs: mais sensation de tension dans le mollet droit.Rien d\u2019anormal aux membres supérieurs ou aux nerfs craniens.Aux membres inf.température égale des 2 côtés, pas d\u2019atrophie museu- laire, motilité volontaire très diminuée; légère contracture du cou-de-pied droit.Réflexes très vifs, clonus à droite.Babinski des 2 côtés, réflexes cré- mastériens et abdominaux abolis.La sensibilité tactile, thermique et douloureuse, diminuée jusqu\u2019à des hauteurs différentes selôn qu\u2019on la considère du côté gauche ou du côté droit.Rien à la colonne vertébrale ni aux organes des grandes fonctions internes.Le L.C.R.est normal et le B.W.négatif.Dans la suite grande variabilité de la symptomalogie.Les auteurs posent différentes hypothèses: mal de Pott, tumeurs, syphilis méningée, médullaire, etc., etc.Aucun de ces diagnostics ne les retient, pas plus celui de paraplégie prémonitoire d\u2019une sclérose en plaques parce qu\u2019il y manque les troubles vestibulaires habituels.Ils éliminent l\u2019arachnoïdite de la région dorsale parce que le L.C.R.est 452 IL UNION MEDICALE DU CANADA normal et que le lipiodol injecté n\u2019accroche pas.C\u2019est alors qu\u2019ils expliquent ces phénomènes par une action vaso-constrictive provoquant l\u2019ischémie de certains segments lombaires et dorsaux de la moelle.La variabilité des phénomènes et le traitement institué (belladone, jusquiame, boissons chaudes, coramine, digitaline, vaso-dilatateurs) plaidaient en ce sens.Depuis, le malade semble guéri.Cependant le Babinski et l'abolition des réflexes abdominaux persistent.Etant donné ces faits, les auteurs se demandent si à côté des hypothèses actuelles il n\u2019y a pas une place pour l\u2019ancienne conception de Brown- Sequard.Emile LEGRAND.CHIRURGIE DUPUY de FRENELLE.\u2014 Traitement de la Tuberculose Osteo-Arti- culaire du Genou par l\u2019Incrustation de Greffons dans les Epiphyses.(Compte rendu de la Société des Chirurgiens de Paris, 15 novembre 1929).Pendant ces dernières années, il est une méthode de traitement de la tuberculose ostéo-articulaire qui a ému l\u2019opinion.C\u2019est la méthode de RO- BERSTON LAVALLE.Le chirurgien de Buenos-Aires plante de chaque côté, dans chaque épiphyse un clou osseux du volume d\u2019un cure-dent.Il réunit les deux clous osseux du même côté par un pont osseux sous-cutané de même volume.Son opération est basée sur la théorie suivante: la tuberculose ostéo-ar- ticulaire s\u2019accompagne d\u2019une stase veineuse importante.Cette stase diminue les échanges nutritifs dans l\u2019os touché.En ponctionnant les épiphyses on donne issue au sang noirâtre qui étouffe le tissu osseux.En introduisant des greffons dans le trajet de la ponction on provoque une modification importante dans le rythme circulatoire des épiphyses et une néo-vascularisation.Cette méthode a donné d\u2019excellents résultats entre les mains de son auteur.Les succès ont été moins fréquents entre les mains des chirurgiens qui ont voulu l\u2019imiter.C\u2019est au genou que cette méthode de greffage, en pont sous-cutané, qui ressemble à une agrafe de DUJARIER, a donné les meilleurs résultats.DUPUY croit que chez les adolescents, chez les moins de 40 ans, la greffe épiphysaire est susceptible de donner des guérisons dans les cas qui aboutissent souvent à la résection du genou et parfois à l\u2019amputation.La technique qu\u2019il préconise s\u2019inspire du verrouillage d\u2019ALBEE, tel que ce chirurgien l\u2019a préconisé pour immobiliser le genou après la résection.Elle consiste à incruster à l\u2019intérieur des épiphyses, de chaque côté, un large et long greffon osseux.Ce greffon prélevé sur le tibia est déposé dans une sorte de tabatière à couvercle creusée, de chaque côté, aux dépens du condyle fémoral et de la tubérosité correspondante.Le but de cette méthode de greffage est de provoquer un remaniement osseux dans l\u2019épiphyse tuberculeuse décalcifiée.C\u2019est avant tout une guéri- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 453 son de la tuberculose osseuse par récalcification de l\u2019os malade qu\u2019il recherche.Il est avéré qu\u2019un des meilleurs procédés d\u2019action contre la tuberculose est la méthode calcique.Mais il ne suffit pas de donner de la chaux à un organisme, il faut que cette chaux'se fixe sur la lésion à traiter.Pour obtenir que cette chaux se fixe sur la lésion osseuse DUPUY s\u2019est proposé de faire un large avivement osseux au voisinage de la lésion à traiter.L\u2019expérience a appris que la fracture d\u2019un os était suivie d\u2019un apport important de chaux qui forme un cal et ossifie les extrémités fracturées.L\u2019avivement de l\u2019os procède de la même façon qu\u2019une fracture et provoque un appel de chaux dans la région avivée.Les belles expériences de NAGEOTTE, les recherches de LERICHE et POLICAR ont montré que la présence d\u2019un greffon osseux en contact immédiat avec une surface osseuse provoque dans le voisinage de ce greffon tout un remaniement osseux avec formation d\u2019os nouveau.En déposant un large greffon au voisinage d\u2019une lésion tuberculeuse osseuse on provoque dans toute la région atteinte un remaniement osseux, un appel de chaux et d\u2019os qui doit être un procédé de guérison de la tuberculose ostéo-articulaire.Pour que ce greffon produise le maximum d\u2019os à son pourtour il faut qu\u2019il ait le maximum de surface de contact avec l\u2019os avivé.Pour obtenir le maximum de surface de contact il faut que le greffon soit large, il faut qu\u2019il soit incrusté complètement dans l\u2019os, en le recouvrant d\u2019un couvercle ostéo-périostique, dans la mesure du possible.D\u2019autre part, l\u2019implantation d\u2019une sorte de clou en os au travers des deux épiphyses du même côté est une chose dangereuse, parce que ce clou risquerait d\u2019ouvrir et de traverser la lésion.Pour être sûr de ne pas ouvrir la lésion tuberculeuse il faut opérer au grand jour en soulevant un large couvercle ostéo-périostique et en abrasant l\u2019os, par une succession de minces tranches jusqu\u2019à ce que l\u2019on arrive sur la zone hyperémique de l\u2019os.Une fois les dimensions de la loge précisées par les dimensions de l\u2019avivement on prélève une greffon sur le tibia, on le dépose dans la loge et on ferme le couvercle ostéo-périostique.DUPUY a publié ce procédé en 1920, la même année que ROBERSTON LAVALLE.La méthode de ROBERSTON LAVALLE a fait fortune.A cette époque ROBERSTON LAVALLE considérait comme sans importance de planter ses greffons en clous au travers des lésions.Depuis il a écrit qu\u2019il fallait éviter la lésion.Puis il a préconisé de déposer le greffon dans ,la zone hyperémique qui avoisine la lésion, en s\u2019orientant d\u2019après de bonnes radiographies.Seul un large avivement fait à ciel ouvert paraît permettre de reconnaître cette zone et d\u2019éviter l\u2019ouverture de la lésion.La méthode de DUPUY offre en outre l\u2019avantage de multiplier l\u2019action de l\u2019avivement par la surface de l\u2019avivement et par la surface du greffon en contact avec cet avivement.DUPUY de FRENELLE. FORMULAIRE 1° Contre les vers intestinaux: Enfant de cinq ans.Santonine, 0g.05 centig.Calomel, Og.20 centig.Lactose, Og.50 centig.Pour un paquet No 3.Un paquet chaque matin, ou bien un demi-paquet à une demi- heure d'intervalle.2° Thymol: (Finement) pulvérisé et enrobé de sucre.Cette dose convient pour chaque année d'âge, ne pas dépasser 2 grammes en fractionnant les doses pour les faire absorber de cing minutes en cinq minutes, diéte lactée la veille au soir.Contre les dyspepsies.Avec hypersécrétion.T.Belladonne T.Jusquiame Sirop Codéine q, f.90 cc.a a 5 grammes.\u201d = 1 cuillérée à thé dans un peu d\u2019eau, après les deux principaux repas.3° Contre ulcère estomac.Carbonate bismuth, 30 gr.Magnésie lourde.Phospate tricalcique a à 15 grammes.ro | cuillerée a thé a la fin des trois repas. NOUVELLES ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DE L\u2019AMÉRIQUE DU NORD.COMITE DE PROPAGANDE UNIVERSITAIRE.\u2014 Il nous fait plaisir d\u2019annoncer aux lecteurs de l\u2019Union Médicale la formation d\u2019un Comité de Propagande Universitaire composé ainsi : Président : M.le Professeur T.Parizeau, Vice-Doyen de la Faculté de Médecine.Membres: M.le Professeur E.-G.Asselin, Docteur J.-A.Rouleau.Ce Comité a pour but de réunir en Conventum, durant le Congrès, les Anciens Elèves diplômés de notre Université.C\u2019est là, il nous semble, une occasion favorable pour des Confrères d\u2019Université de se remémorer le \u201cbon vieux temps\u201d de la vie d\u2019étudiant, de renouer ces vieilles amitiés attiédies par le temps ou la séparation.Ce comité est aussi chargé d\u2019organiser la cérémonie de la pose de la pierre angulaire de Notre Université.Le rêve caressé depuis longtemps par les fervents de la cause universitaire deviendra bientôt un fait accompli par la construction d\u2019édifices dignes de l\u2019ensei- nement supérieur nécessaire à la jeunesse française de notre pays.C\u2019est donc avec un légitime orgueil que nous inviterons les membres du XIème Congrès à assister à cette manifestation, le mercredi, 17 septembre, à 5 heures P.M.Les Membres du Comité de Propagande sauront sûrement donner à cette fête toute l\u2019ampleur et tout l\u2019éclat qu\u2019elle mérite. 456 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA PROGRAMME PRELIMINAIRE DU CONGRES DE L\u2019ASSOCIATION DES MEDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DE L\u2019AMERIQUE DU NORD.A MONTREAL LES 16-17-18-19 SEPTEMBRE 1930.HOTEL WINDSOR Mardi, le 16 septembre 1930.9 à 12 hrs.INSCRIPTION durant toute la matinée.PROGRAMIME LIBRE dans les Hôpitaux.10.30 hrs.REUNION du Conseil de l\u2019Association.2.15 hrs.VISITE Officielle des Salles d\u2019Exposition.2.30 hrs.SEANCE PLENIERE à l\u2019Hôtel Windsor : OUVERTURE OFFICIELLE DU CONGRES PAR L\u2019HONORABLE SECRETAIRE PROVINCIAL.PROF.A.A.FOUCHER (Montréal): Discours de Bienvenue au nom des Pouvoirs Publics et de la Profession Médicale de Montréal.PRESENTATION des Délégués.PROF.PIERRE Z.RHEAUME (Montréal): Discours du Président.PROF.AGREGE O.MERCIER (Montréal): Rapport du Secrétaire-Général. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 457 PROF.G.ROUSSY (Paris): Considérations sur le Cancer.PROF.AGREGE L.PARISEAU (Montréal) : Les fondements rationnels de la Physiothérapie.5 hrs.ASSEMBLEE GENERALE de l\u2019Association.9 hrs.SEANCE PLENIERE à l\u2019Hôtel Windsor : du soir.M.A.LAQUERRIERE (Paris): De l\u2019Electrothé- rapie en Gynécologie.PROF.AGREGE M.CHIRAY (Paris): Etude sur les dyspepsies nerveuses.PROF.FE.ARCHIBALD (Montréal) : Résultats du traitement chirurgical dans la tuberculose pulmonaire chronique d\u2019après une expérience de treize années.FILMS CINEMATOGRAPHIQUES.EFFETS DU RADIUM sur la cellule cancéreuse.TRANSFUSION DU SANG.Mercredi, le 17 septembre 1930.9 à 12 hrs.PROGRAMME CLINIQUE dans les HOPITAUX: Hôpital d\u2019Aliénés Criminels, à Bordeaux.Hôpital du Sacré-Coeur, Cartierville, (Tuberculose), Créche d\u2019Youville, (Pédiatrie).Hôtel-Dieu (Médecine).Notre-Dame (Chirurgie).Ste-Jeanne-d\u2019Arc (Médecine). L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA DEJEUNER à l\u2019Hôtel Windsor, offert par la Cité de Montréal.Causerie par un Délégué (Durée 10 minutes).SEANCE PLENIERE: LES AGENTS PHYSIQUES.RAPPORT : M.L.A.GAGNIER (Montréal).Agents Physiques en Médecine Industrielle.TRAVAUX: M.P.DESFOSSES (Paris): Les Facteurs Psychologiques en Physiothérapie.M.GEO.BADEAUX (Montréal): Les Agents Physiques en Oto-Rhino-Laryngologie.M.H.LACHARITE (New-York): Affections non Cancéreuses.PROF.AGREGE O.MERCIER (Montréal): Les agents physiques en urologie.M.J.ROUCAYROL (Paris): Diathermie dans la blennorragie.MM.A.COMTOIS & L.GAGNIER fils (Montréal) : Electrothérapie dans la Médecine Infantile.M.MARCEL JOLY (Paris): Radiothérapie dans la maladie de Hodgkin.M.J.GOSSELIN (Québec) : Le Métabolisme basal dans l\u2019Electro-Radiologie.CEREMONIE de la POSE de la PIERRE angulaire de PUNIVERSITE DE MONTREAL.DISCOURS par le DOYEN de la FACULTE de MEDECINE M.L.de L.HARWOOD.DINER à l\u2019Hôtel Windsor sous les auspices de la SOCIE- TE MEDICALE et de la SOCIETE de CHIRURGIE de MONTREAL. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 9 hrs.SEANCE PLENIERE à l\u2019Hôtel Windsor : du soir.COMMUNICATIONS: a) M.J.BELOT (Paris): Organisation de l\u2019enseignement de la Physiothérapie.- b) M.P.DESFOSSES (Paris): Causerie Para- Médicale.ec) M.RENE CHARPENTIER (Paris) : Psychiatrie.FILMS: a) Examen clinique d\u2019un malade.b) Césarienne basse supra-symphysaire.¢) Une technique de gastrostomie.La SEANCE se termine par un CONCERT-BOU- CANE, ou par une RECEPTION.Jeudi, le 18 septembre 1930.9 à 12 hrs.PROGRAMME CLINIQUE dans les HOPITAUX: St-Jean-de-Dieu, (Maladies Mentales).Ste-Justine, (Chirurgie et Orthopédie Infantiles.Pédiatrie).Miséricorde, (Obstétrique).Hôtel-Dieu, (Chirurgie).Notre-Dame, (Médecine).Ste-Jeanne-d\u2019Are, (Chirurgie).Institut Bruchési, (Tuberculose). 460 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1 hrs.DEJEUNER à l\u2019Hôtel Windsor.Causerie par un Délégué (Durée 10 minutes).2.30 hrs.SEANCE PLENIERE.LES CHOLECYSTITES : PROF.AGREGE R.BOUCHER (Montréal) : Diagnostic Clinique.PROF.AGREGE M.CHIRAY (Paris): Bio-Chi- mie.M.A.DESJARDINS: (Clinique Mayo, Rochester) : Exploration-radiologique.PROF.ALBERT et M.ACHILLE PAQUET (Québec) : Traitement Chirurgical.5 hrs.ASSEMBLEE générale, ELECTIONS, etc.8 hrs.BANQUET, DISCOURS, CHANT, ete.Vendredi, le 19 septembre 1930.9 à 12 hrs.AGENTS PHYSIQUES : a) Dans tous les hôpitaux.b) A l\u2019Institut du Radium.A HOTEL WINDSOR.ASSOCIATION MEDICALE de la PROVINCE de QUEBEC.M.ROBERT GUTIERREZ (New-York): Diagnostic et traitement chirurgical de la Tuberculose rénale.PROF.AGREGE M.CHIRAY (Paris): Etude médicale du dolichocolon.PROF.J.E.PANNETON (Montréal): Radiothérapie et curiethérapie des fibromes. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 461 1 hrs.DEJEUNER offert par PASSOCIATION MEDICALE de la PROVINCE de QUEBEC.2.30 hrs.SEANCE PLENIERE: PHYSIOTHERAPIE.RAPPORT: PROF.J.E.GENDREAU (Montréal) : Agents Physiques et Cancer.M.E.PERRON (Québec): La Diathermie.TRAVAUX: M.A.SAINT-PIERRE (Windsor) : Diathermie dans la pneumonie.M.C.N.DE BLOIS (Trois-Rivières): Hydrothérapie.PROF.G.ARCHAMBAULT & PROF.AGREGE ALBERIC MARIN (Montréal): Les Agents Physiques en Dermatologie.M.J.E.PANNETON (Montréal): Radiothérapie et curiethérapie des fibromes.M.O0.DUFRESNE (Montréal): L\u2019Ionisation.M.P.DESFOSSES (Paris): L\u2019Ionisation dans le traitement des traumatismes articulaires.PROF.J.L.FAURE (Paris) : Radium et Chirurgie dans le Cancer du col uterin.(FILM): Hystérectomie pour cancer du col.5 hrs.ASSEMBLEE GENERALE.Résolutions.Questions à l\u2019étude pour le prochain Congrès.Rapports divers, etc.8 hrs.DINERS de CLASSES par GROUPES.ADIEUX. 462 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA SECTION D\u2019HYGIENE A L\u2019HOTEL WINDSOR.lére_Matinée: 17 septembre 1930.9 hrs.M.A.COUSINEAU, Surintendant de la Division de la Salubrité: Purification des eaux d\u2019alimentation à Montréal.M.T.J.LAFRENIERE, Ingénieur Sanitaire du Service Provincial d\u2019Hygiène: Purification des eaux d\u2019alimentation pour la Province de Québec.M.L.F.DUBE (Notre-Dame-du-Lac), Eau potable au point de vue Médical.Visite à l\u2019Aqueduc de Montréal.2ème Matinée: 18 septembre 1930.9 hrs.Rapport de M.A.GROULX et M.H.GERVAIS, Surintendants des divisions de l\u2019Hygiène de l\u2019Enfance et des Maladies Contagieuses: Immunisation anti-diphtérique à Montréal.M.BEAUDET, officier médical de l\u2019unité Sanitaire du comté de Témiscouata: Immunisation antidiphtérique dans le comté de Témiscouata.Le Secrétaire du Congrès, Donatien MARION. L'Union Médicale du Canada Comité de Direction MM.Archambault, Benoit, Boulet, Bousquet, Bourgeois, Bruneau, De Cotret, Derome (Wilfrid), Desloges, Dubé, Harwood, Lassalle, Leduc, LeSage, Marien, Marin (Albéric), Marion, Masson (D.), Mercier (Oscar), Parizeau (T.), Rhéaume, Roy, Saint-Jacques, Vidal.Président: P.Z.Rhéaume; Secrétaire-trésorier: G.Archam- bault.Membre d'honneur: Professeur Pierre Masson.Comité de Rédaction MM.Badeaux, François; Bellerose, A.; Bertrand, A.; Boucher, R.; Brault, Jules; Cholette, A.M.; Comtois, A.; Dubé, E.; DeGuise, A.; Fontaine, R.; Gérin-Lajoie, L.; Lapierre, G.; Legrand, E; Letondal, P; Marin, Albéric; Marion, D.; Mercier, Oscar ; Mercier Fauteux ; Mousseau, J.Alfred ; Pepin, R; Rivard, J; Simard, Ls-C; Trottier, E; Vidal, J.A.Président: A.LeSage; Vice-Président: Albéric Marin; Secrétaire: Léon Gérin-Lajoie; Assistant-secrétaire: Donatien Marion.Prix de l\u2019abonnement pour 1930 { Canada et Etats-Unis .cov een veer veer clon wien veus _\u2026 _ $3.00 Etranger (pays faisant partie de l'Union Postale) \u2026.\u2026.4.00 Etudiants .\u2026.\u2026\u2026.cov eee veus voue vous cave cin eens noue ane sees ens 1.50 Prix du numéro oc.cove cer cone cere tien vane cane vero voue sees sone sees 0.50 Conditions de Publication L'Union Médicale du Canada parait tous les mois par fascicules de 60 pages.Chaque numéro contient des mémoires originaux, des faits cliniques, une revue générale, un mouvement médical, des notes de pharmacologie, des analyses et des nouvelles médicales.: Le Comité de Rédaction accepte des articles de tous les médecins a condition que ceux-ci n'aient pas déjà été publiés dans un autre journal.Les Mémoires Originaux ne doivent pas excéder 15 pages; les Faits.Cliniques auront un maximum de 5 pages et les Revues Générales comprendront au plus 10 pages.Tout ce qui concerne la rédaction doit être adressé franco, au secrétaire, Dr Léon Gérin-Lajoie, 3553, avenue du Parc.Tél.PLateau 5397.Tout ce qui concerne l'administration doit être adressé franco à M.T.Valiquette, comptable, 3705 rue St-André, ou Boîte Postale 3026. SUITE DU SOMMAIRE ANALYSES MEDECINE D.Petit Dutaillis et Yvan Bertrand.Un cas curieux de syphilis gastrique grave, sans tumeur, simulant le cancer.Vérification biopsique.Gastro-entérosto- mie combinée au traitement spécifique.Guérison (p.499).CHIRURGIE Louis Bergouignan.La parésie intestinale C.post-opératoire.Comment la prévenir et la traiter (p.500).Marcel Chaton.Un pont de technique de la réfection de la paroi dans la hernie inguinale (p.501).OBSTETRIQUE Reeb.Diagnostic et diagnostic différentiel de la grossesse par injection intraveineuse d\u2019extrait hypophysaire postérieur (p.501).DERMATO \u2014 SYPHILIGRAPHIE E.PEDIATRIE Lesné.Les causes, la prophylaxie et le traitement du rachitisme.(p.503).F.Mogilnicki.Méningite purulente à bacilles de Pfeiffer chez le nourrisson (p.504).Arvid Wallgren.Valeur diagnostique de l\u2019érythème noueux.(p.504).GYNECOLOGIE Daniel et D.Mavrodin.Les lésions de la vessie dans les laparatomies gynécologiques (p.505).Alberto Madrid.La chirurgie de la stérilité d'origine tubaire (p.505).PHTISIOTHERAPIE .Leuret, L.Caussimon et P.Daydrein.Contribution à l\u2019étude expérimentale des accidents nerveux consécutifs au \u2018 pneumothorax thérapeutique (épilepsie pleurale) (p.506).NEURO-PSYCHIATRIE.Dainow L.Le traitement des ulcères va- Worms G.et Carillon R.Tumeurs du rhi- riqueux par.l\u2019acétylcholine (p.502).Georges Milian.Chancre ecthymateux du gland avec bubon inguinal (p.502).no-pharynx a propagation cranienne.De leur diagnostic précoce; importance de l\u2019examen radiologique (p.506)."]
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