L'union médicale du Canada, 1 janvier 1932, Janvier
[" [Union Médicale du Canada Fondée en 1872 Comité de Direction MM.Archambault, Benoit, Boucher, (R.), Boulet, Bousquet, Bourgeois, Bruneau, DeCotret, Derome (Wilfrid), Desloges, Dubé.Gérin-Lajoie (Léon), Harwood, Lassalle, Leduc, LeSage, Marien, Marin (Albéric), Marion (D.), Masson (D.), Mercier, Parizeau, Rhéaume, Roy, Saint- Jacques, Vidal.Président: J.N.Roy; Secrétaire-trésorier: J.A.Vidal.Membre d'honneur: Professeur Pierre Masson.Comité de Rédaction MM.Amyot, Roma; Badeaux, François; Bellerose, Antonio; Bertrand, Albert; Boucher, Roméo; Brault, Jules; Com- tois, Albert; DeGuise, Albert; Desloges, Alfred; Doré, Réal; Dubé, Edmond; Dutilly, Arthème; Fauteux, Mercier; Fontaine, Rosario; Gérin-Lajoie, Léon; Lapierre, Gaston; Legrand, Emile; Letondal, Paul; Magnan, Arthur; Marin, Albéric; Marion, Donatien; Mathieu, Emile; Mercier, Oscar; Mousseau, J.Alfred; Pépin, Reméo: Rivard, Jos; Saucier, Jean; Simard, Charles; Trottier, Ernest; Vidal, Albert.\u201d Président: A.LeSage; Vice-Président: Albéric Marin; Secrétaire: Léon Gérin-Lajoie; Assistant-secrétaire: Donatien Marion.Prix de l\u2019abonnement pour 1931 , Canada et Etats-Unis .coc.coer coir cere coer Lane Lune vee ons $3.00 Etranger (pays faisant partie de I'Union Postale) .4.00 Etudiants .c.ce.eee ies teen save save vase even vave vers vue eens 1.50 Prix du numéro .c.coer veer veer errr ann eee oun eee ene .\u2026.0.50 Conditions de Publication L'Union Médicale du Canada paraît tous les mois par fascicules de 60 pages.Chaque numéro contient des mémoires originaux, des faits cliniques, une revue générale, un mouvement médical, des notes de pharmacologie, des analyses et des nouvelles médicales.Le Comité de Rédaction accepte des articles de tous les médecins à condition que ceux-ci n\u2019aient pas déjà été publiés dans un autre journal.Les Mémoires Originaux ne doivent pas excéder 15 pages; les Faits Clini- fques auront un maximum de 5 pages et les Revues Générales compren- \u201cdront au plus 10 pages.Tout ce qui concerne la rédaction doit étre adressé franco, au secrétaire, Dr Léon Gérin-Lajoie, 1414, rue Drummond, Montréal, Téléphone Harbour 8444.Tout ce qui concern® l'adminisiration + doit, Être, adressé franco à M.[.Valiquette, administrated, 38Q5 rue St-And;é, jou Boîte Postale 3026.° .:.ue v .- vee ve.© es v « SUITE DU SOMMAIRE | ANALYSES MEDECINE Les ictères de l\u2019acide phénylquinoléine carboxylique.(p.58).L\u2019action de l\u2019in- \u201c suline sur les cancers ulcérés de la peau.(p.58).Vaccination régionale par la porte d\u2019entrée; son emploi contre l\u2019infection colibacillaire.(p.59).Trois cas de syndrome de Bernheim.(p.60).Néphrite hydropigène tuberculeuse et néphrose lipoïdique (p.61).CHIRURGIE Le diagnostic et les principes de traitement du cancer du côlon et du rectum.(p.61).L\u2019hémangione du sigmoide et du côlon (p.62).- ta .> , ® ° » + * a + Yeu 0 À > \u201d.v 2a.v .°.e 0 ve .e cor + .en .e \u2018 «te ww a oe * .* ee oe LI .« .- » o ee - veo .ee .OBSTETRIQUE Le trichomonas dans la vaginite de la grossesse (p.62).PEDIATRIE L'enfant épuisé (p.63).Enurèse (p.64).Les manifestations urinaires de la syphilis congénitale du nourrisson (p.65).Contribution au traitement des diarrhées parentérales des enfants, par le régime des pommes (65).LABORATOIRE Avian tuberculosis in normal and vaccinated rabbits (p.66).\u2014-\u2026.0 Tome LXI 2.Nol Ci Janvier 1932 NECROLOGIE LE PROFESSEUR WILFRID DEROME La Canada tout entier a appris avec une tres vive émotion ln nouvelle de la mort du Docteur Wilfrid Derome, directeur du Laboratoire de Médecine Légale et de Police Technique de la province de Québec et professeur de Médecine Légale à l\u2019Université de Montréal.La haute personnalité du maître disparu, sa vie toute de travail, toujours égale et dépourvue d\u2019ambition, le grand amour qu\u2019il portait à ses disciples en faisaient une figure aussi aimable qué caractéristique aux yeux de ceux qui, comme nous, avaient l\u2019avantage de le connaître: approcher le Docteur Derome c\u2019était l\u2019aimer.Il s\u2019est éteint dans ce cher Hôpital Notre-Dame où il avait été chef de laboratoire si longtemps.Sa mort n\u2019est pas seulement un deuil pour le Canada, mais pour la science médico-légale qu\u2019il a toute sa vie passionnément cultivée et aimée.Qu\u2019il nous soit permis de rappeler dans les colonnes de cette revue la carrière scientifique du maître regretté.Nous le ferons brièvement.L'homme de science que fût le Docteur Wilfrid Derome naquit è Napierville en 1877.Après de fortes études classiques et universitaires, il obtint le diplôme de médecin à l\u2019Université Laval de Monz- réal.A sa sortie de l\u2019Université, il cherche pendant quelque temps sa voie: tour à tour interne à l\u2019Hôpital Notre-Dame, pathologiste puis praticien ; nous le retrouvons quelques années plus tard à Paris où il se spécialise en médecine-légale.Après des études brillantes, sous des maîtres tels que Thoinot et Balthazard, il obtient le diplôme de médecin-légiste et de psychiâtre et revient au pays, où, dès son arrivée, 1] met sa science et ses belles qualités intellectuelles et morales au service de la justice.91791 2 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA _\u2014_\u2014_\u2014_\u2014 Si la médecine est vieille comme la douleur et, par suite, comme le monde, on n\u2019en peut dire autant de la médecine légale, puisque, d\u2019après sa définition même, son existence suppose une société organisée et policée.Cependant au Canada, jusqu\u2019en 1910 environ, la science médico-légale n\u2019avait jamais suivi les progrès de la législation.Cultivée avec soin dans les pays européens, elle était ici et dans toute l\u2019Amérique du Nord presque entièrement abandonnés sinon inconnue.Les experts, pour la plupart chirurgiens, n\u2019étaien* pas à la hauteur de la tâche.Aussi les hommes de loi portaient-ils peu d\u2019attention à la médecine judiciaire, ils la considéraient comme pouvant être exercée sans compétences spéciales.Ce fut le grand mérite du Docteur Derome de bien individualiser et de bien isoler au Canada la médecine judiciaire.Il créa le laboratoire de médecine légale et ses méthodes d\u2019observation et d\u2019expérimentation rigoureuses, \u2018usqu\u2019alors inusitées, ainsi que ses consultations eurent bientôt un grand retentissement et firent autorité.Par son savoir et sa probité rigoureuse, il inspirait une grande confiance aux magistrats.Avec toute la rigueur scientifique nécessaire, il excellait à démêler le vrai du faux dans les enauêtes difficiles.Mais esprit débordant d\u2019activité le professeur Derome voulut faire plus et fit profiter ses contemporains ainsi que les générations futures de tout ce que lui avaient appris son expérience et sa pratique; aussi publia-t-il en 1920 un précis de Médecine Légale que tous les médecins et tous les avocats connaissent et consultent avec profit; ce traité est à la fois un modèle de clarté et de précision.En 1929, il publia un traité d\u2019Expertise en Armes à feu: \u2014 livre préfacé par Balthazard, doyen de la Faculté de Paris et professeur de médecine légale.Ce livre fut pour l\u2019étranger toute une révélation et plaça d\u2019emblée son auteur parmi les meilleurs techniciens du monde et le Laboratoire Médico-Lég:l de Montréal à la tête des institutions de ce genre en matière de bal- listique.En outre de ces deux volumes et d\u2019une seconde édition de Son Précis de Médecine Légale qu\u2019il était à compléter lorsque la mort le surprit, le Docteur Derome a publié sur différents sujets de médecine judiciaire et de la police technique d\u2019innombrables articles dans l\u2019Union Médicale du Canada dont il était directeur, dans les Annales de Médecine Légale de Paris dont il était correspondant et dans la revue \u201cPolice Science\u201d de Chicago dont il était également correspondant. 1\u20ac61 - 2281 HINOEAd ddI TIM ANISSAHONWd AT E> #4 2 « 7 2 5 \\ be wi 7, = ES E CY 2 ce * x pe Se, = 0 iF A oF ig 33 7 2 pec & a = 3: a RR sa = 2 SE = = = x = = BR Te > = 0 a oN SE = NS = Se NR SE Ne a a x ie DS 5 ss er > cs x SN = rs ss = so se = 2 I Si 3 5 2 = NE L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 3 Le Docteur Derome a été le grand consultant de son temps en matière de médecine judiciaire.Il est peu d\u2019affaires litigieuses, Je quelque importance au Canada, sur lesquelles son avis n\u2019ait été sollicité.À l\u2019occasion de procès célèbres, qui lui permirent d\u2019étudier les points les plus importants de la médecine légale, il écrivit des rapports et consultations qui sont des modèles du genre et que nous nous proposons plus tard d\u2019étudier et d\u2019analyser.Les titres ne manquent pas à la gloire du Docteur Derome.Ses belles recherches médico-légales suffiraient à immortaliser son nom.Le premier au Canada il comprend l\u2019importance sociale de la médecine judiciaire, dont il est le véritable promoteur, et à l\u2019étude de laquelle il applique des méthodes scientifiques et expérimentales jusqu\u2019alors inconnues.Ses théories ont donc dépassé le cadre étroit où étaient renfermées les doctrines médico-légales de son époque.Il faudra le recul du temps pour apprécier à sa réelle valeur cette grande et belle figure, d\u2019une probité scientifique absolue, ee savant humble et modeste qui était justement entouré de l\u2019estime déférente des hommes de science du monde entier.Il s\u2019en est allé en pleine vigueur intellectuelle, à l\u2019âge de 54 ans, laissant derrière lui, comme un sillage lumineux, une longue suite de fécondants efforts, vers une justice meilleure que celle qu\u2019il a servie.Rosario FONTAINE, Médecin légistz. BULLETIN 1872-1932 L\u2019Union Médicale du Canada a atteint, avec le numéro actuel, le soixantième anniversaire de sa fondation: janvier 1872.Les Bureaux de Direction et de Rédaction se proposent de saisir cette occasion d\u2019évoquer quelques-unes des personnalités qui l\u2019ont dirigée surtout durant les trente premières années.Nos lecteurs et tous ceux qui s\u2019intéressent à notre Revue se joindront sans doute à nous pour reconnaître que les anciens ont bien mérité de leurs successeurs en s\u2019imposant les sacrifices nécessaires pour doter la profession d\u2019un organe qui devienne leur interprète dans toutes les questions d\u2019intérêts professionnels et même d\u2019utilité publique.Nous verrons, en consultant ces annales, qu\u2019ils ont constamment cherché à promouvoir les intérêts supérieurs de notre profession, en s\u2019efforçant de maintenir entre tous les membres une véritable union médicale: union dans la pensée, union dans les responsabilités, union dans le but à poursuivre, union dans l\u2019action.Malgré des divergences d\u2019opinion assez vives quelquefois, la Revue n\u2019a jamais dévié.Aujourd\u2019hui, plus que jamais, nous devons, comme les anciens \u2014 qui furent nos maîtres \u2014 maintenir entre tous les médecins l\u2019unité indispensable à notre avancement, car nous avons marché depuis soixante ans.Nous aurons l\u2019occasion de le constater en publiant, dans le numéro de février, quelques pages intéressantes qui nous permettront de mesurer la distance et de supputer nos forces en faisant l\u2019inventaire des valeurs que nous avons acquises depuis un demi-siècle.Notre tâche n\u2019est pas terminée, les temps ne sont pas révolus, loin de là.Les œuvres ont grandi démésurément, les obstacles ont L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 5 surgi, nombreux et compliqués à cause d\u2019un socialisme nouveau qui s\u2019impose à l\u2019attention de tous les gouvernements.Les conceptions anciennes périclitent, le nivellement des classes sera bientôt un fait accompli.Que deviendra le médecin dans cette société ultra-moderne ?S\u2019il est uni, il sera une force et un guide éclairé, car dans tous les temps il a pratiqué ce socialisme essentiellement humanitaire tant prôné de nos jours par tous les opportunistes qui en avaient méconnu jusqu\u2019ici \u201cla grandeur et la royauté\u201d; s\u2019il est divisé, il périra dans un étatisme intransigeant et un asservissement définitif.Notre sort est entre nos mains.Allons-nous éteindre le flambeau ?Albert LeSAGE. MÉMOIRES QUELQUES CONSIDÉRATIONS SUR L\u2019APPENDICITE AIGUE.Par Eug.DUFRESNE Au cours de l\u2019été dernier, le hasard de mes lectures m\u2019a mis sous les yeux un rapport de la Metropolitan Life Insurance où il était question d\u2019appendicite aiguë.Comme ces rapports sont bien faits et ont la réputation d\u2019être parfaitement sérieux, je l\u2019ai lu avec attention.Voici en résumé ce qu\u2019on y disait; si on considère la période des derniers 20 ans, on remarque que dans le dernier quart de cette période, c\u2019est-à-dire dans les derniers 5 ans, la mortalité par appendicite a augmenté de 20% chez l\u2019homme, et de 14% chez la femme, par comparaison avec les premiers 5 ans de cette période.Les personnes d\u2019un certain âge sont plus souvent atteintes qu\u2019autrefois; les enfants en-dessous de 10 ans le'sont plus aussi; seule la période de 10 à 20 ans l\u2019est un peu moins.En 1928, plus de 18,000 morts ont été attribuées à l\u2019appendicite aiguë, aux Etats-Unis.J\u2019ai eu la curiosité de consulter mes notes, et j'ai trouvé que sur les 6 derniers décès de mes opérés d\u2019appendicite, 4 étaient âgés d\u2019environ 50 ans.Le rapport avouait ignorer la cause de cette augmentation de la morbidité et ne cachait pas son étonnement d\u2019une si forte augmentation de la mortalité, malgré les perfectionnements de la technique chirurgicale et la connaissance de plus en plus répandue de la maladie dans le publie et dans le corps médical qui fait que l\u2019attention est sans cesse en éveil sur-cette affection.La question du traitement de l\u2019appendicite aiguë a été mise à l\u2019ordre du jour à la Société Nationale de Chirurgie de Paris, pendant tout le printemps dernier.De la lecture des débats.il ressort clairement qu\u2019on n\u2019est pas satisfait des résultats actuels et que la précocité de l\u2019intervention est l\u2019élément le plus important de la guérison.Les 6 malades que j'ai perdus ont tous été opérés plus de 24 heures après le début de la maladie.Aussi, c\u2019est un plaidoyer en faveur de l\u2019intervention précoce, presque d\u2019urgence, qui m\u2019a incité à écrire ces lignes.Une intervention précoce oblige à un diagnostic plus précoce encore; le diagnostic d\u2019une appendicite au début est-il toujours facile ? L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 7 Je n\u2019hésite pas a vous dire, non.J\u2019ai été souvent bien embarrassé avant de prendre une décision et presque gêné de conseiller l\u2019opération sans retard devant les symptômes peu marquées et en apparence, pen graves.Si les symptômes bien connus: douleurs dans la fosse iliaque droite, fièvre, vomissements, constipation étaient toujours bien nets, bien définis, ce serait facile; mais ces symptômes sont bien loin d\u2019être tous présents, bien marqués, bien définis.La fièvre est quelquefois si petite qu\u2019elle semble négligeable; les vomissements, mêmes les nausées peuvent faire défaut (obs II); la constipation n\u2019exclut pas une selle peu avant de début de l\u2019attaque (obs 1).Ces trois symptômes ne sont d\u2019ailleurs pas particuliers à l\u2019appendicite; ce sont des signes de réaction péritonéale, de péritonite.Toute appendicite est une péritonite.(Roux, de Lausanne).On les rencontre exactement les mêmes dans la cholécystite aiguë que Dieulafoy appelle l\u2019appendicite de l\u2019étage supérieur.Le seul signe d\u2019appendicite, le signal-symptôme, c\u2019est la douleur au point appendiculaire.Je ne vous parlerai pas des points de MacBurney, de Lantz, de Munro, de Clado, de Lentzmann, et d\u2019autres, s\u2019il y en a.Le point appendicu- jaire localisé dans la fosse iliaque droite est moins un point qu\u2019une zone douloureuse à type péritonéal correspondant à l\u2019aire d\u2019implantation de l\u2019appendice sur le cœcum.Si la zone semble un peu basse, un toucher vaginal permettra de surprendre le flirt de l\u2019ovaire et de l\u2019appendicite.(Segond).Nous savons tous que la douleur en coup de poignard est plus une fleur de rhétorique qu\u2019une réalité; bien plus souvent, cette douleur s\u2019installe lentement, à son aise; et la contracture musculaire, l: défense de la paroi est si peu marquée que, même si on la recherche par comparaison avec le côté opposé, on se demande si on ne la perçoit pas un peu par auto-suggestion.Si on attend, si on temporise, les symptômes vont se dessiner, devenir plus nets, plus catégoriques, mais ne sera-t-il pas trop tard?(obs.IT).N\u2019oublions pas qu\u2019il n\u2019y a pas synchronisme entre les troubles anatomiques et les troubles fonctionnels.(Fredet, Labey).D\u2019autre part, il m\u2019est arrivé de rencontrer une douleur exquise dans la fosse iliaque droite qu\u2019on pourrait définir de l\u2019hypersensibilité à l\u2019hypopression avec une toute petite température, et de trouver un appendice perforé, avec abcès, 18 heures après le début.Je note en passant que chaque fois que j'ai trouvé cette sensibilité exquise, cette hypersensibilité à l\u2019hypopression presque toujours 8 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA associée à un ventre de bois, j'ai trouvé, selon la région, une perforation de l\u2019appendice de la vésicule, soit après traumatisme, du grêle ou du colon.Il existe une longue série de signes, d\u2019artifices d\u2019exploration.de petits trucs, mais beaucoup ne sont que des précisions byzantines.(Bérard).Le signe de Rooswig est, paraît-il excellent d\u2019après certains chirurgiens.Il consiste, par massage et pression sur le colon gauche, à repousser son contenu vers l\u2019angle splénique, puis le long de i.guirlande transversale (Pauchet), de façon à ce que le cecum se gonfle et réveille un réflexe douloureux au point appendiculaire.Ce signe ne m\u2019a jamais tiré d\u2019embarras; c\u2019est peut-être parce que je n\u2019ai pas su l\u2019exécuter parfaitement.Je le trouve d\u2019ailleurs illogique.Le principal contenu des colons, c\u2019est le gaz; et je comprends mal que l\u2019on puisse à travers une paroi plus ou moins épaisse, à l\u2019angle splénique caché sous les fausses-côtes, le long d\u2019un transverse dont la position est variable, comprimer assez un intestin pour en chasser les gaz et les maintenir sous une pression même faible dans un colon descendant et un cœcum.Le signe de Blumberg ou douleur de décompression m\u2019a déjà rendu service.Il consiste à déprimer doucement la paroi puis À cesser brusquement cette compression.L\u2019Ecole chirurgicale du Val-de-Grâce dit: Ce n\u2019est pas à droite qu\u2019on peut diagnostiquer l\u2019appendicite à opérer d\u2019urgence, c\u2019est à gauche.Lorsque le Blumberg appliqué à gauche éveille une douleur à droite par décompression brusque, on a le meilleur signe d\u2019intervention immédiate.Un autre signe dont j'ignore le nom, s\u2019il en a un, m\u2019a souvent tiré d\u2019embarras.Il consiste, le malade étant couché, à le faire asseoir sans qu\u2019il s\u2019aide de ses mains, par la seule contraction des muscles abdominaux.Dans un cas récent, où la douleur et la défense étaient loin d\u2019être typiques, la malade n\u2019a même pas pu lever les épaules de son lit tant cela lui faisait mal au côté, et l\u2019intervention m\u2019a montré une fort belle appendicite.Est-ce à dire qu\u2019à l\u2019aide de ces signes on fait infailliblement et indiscutablement un diagnostic?Le plus souvent oui, mais il peut arriver qu\u2019on ait quand même des doutes sérieux.Plusieurs états pathologiques peuvent en imposer pour un appendicite au tout début; A.Les coliques de différentes natures, diarrhée d\u2019été, embarras gastriques fébriles, empoisonnement alimentaire, ete.Attende- quelques heures, et surtout pas de morphine, et la débacle stercorale balayera vos doutes. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 9 B.La colique hépatique est difficile à distinguer d\u2019un appendice malade en érection sous-hépatique.Les irradiations vers 1\u20195- paule trancheront la question.C.La colique néphritique et le calcul de l\u2019uretère peuvent rendre terriblement perplexe.Guyon, Legueu etc, avouent des hésitations et méme des erreurs.(Tussau).Les irradiations, la douleur au point uretéro-vésical, la pression douloureuse dans la région rénale, la radiographie, tireront probablement d\u2019embarras.D.Une jeune grossesse extra-utérine rompue peut fort bien ressembler à une jappendicite pelvienne.L\u2019interrogatoire \u2018est important, à moins que \u201cl\u2019on se heurte aux protestations indignes de veuves incorrectes ou aux dénégations formelles de demi-vierges\u201d.(Cestan).Attendez un peu, et un toucher vaginal fera crier un Douglas qui s\u2019empâtera progressivement et commandera l\u2019intervention.E.Il faut enfin se méfier de la pneumonie chez l\u2019enfant.Je n\u2019ai jamais eu à faire de diagnostic différentiel.Plusieurs s\u2019y sont trompés.; Je signale aussi une cause d\u2019erreur dont je n\u2019avais jamais entendu parler avant il y a quelques mois: c\u2019est la péritonite rhumatismale.Il n\u2019y a pas de raison pour que la séreuse abdominale ne soit pas touchée, comme les autres séreuses, par le rhumatisme.J\u2019ai lu des observations de chirurgiens des plus huppés qui ont opéré des appendicites ou il n\u2019y avait que péritonite rhumatismale qui cédait non pas à l\u2019appendicectomie mais à un salicylate de soude.Voilà notre diagnostic.fait.Faisons opérer notre malade sans tarder.Dans le doute, ne jamais s\u2019abstenir.(Brun).Rien ne peut nous indiquer qu\u2019un retard ne sera pas très grave, ou même fatal.Chaque fois qu\u2019il m\u2019est resté des doutes, j'ai penché pour l'opération et je n\u2019ai pas encore eu à le regretter.Tous les chirurgiens vous diront la même chose; par contre, il arrive qu\u2019on se reproche, sans violence d\u2019ailleurs, il est humain de trouver facilement de bonnes raisons pour s\u2019excuser soi-même, de ne pas avoir opéré plus tôt.Voici quelques observations très brèves qui, je crois, établissent ce que je viens d\u2019exposer.| Obs.I.P.D.,, 14 ans.A une grosse selle demi-molle vers 9 hrs.du matin; il se plaint d\u2019un vague mal de ventre, surtout à droite.Petit vomissement vers 11 hrs.a.m.Tem.99.4.Bon gros pouls.Mauvais facies.Vomissement.Sa mère craint l\u2019appendicite et appelle un chirurgien qui confirme.On l\u2019amène à Montréal: 60 milles en auto; vomissements durant le trajet.Je le vois avec un confrère.Donleur et défense sont pen marquées.Tem.100 degrés; bon pouls; mauvais facies. 10 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Opération à l\u2019Hôtel-Dieu, à 9 hrs.du soir, 12 hrs.après le début Dans le péritoine, un tout petit peu de liquide clair.L\u2019appendice est long, congestionné et présente vers son milieu une petite tache noire de la grosseur d\u2019un soufre d\u2019allumette.Fermeture sans drainage.Guérison rapide sans incident.Cette petite tache noirâtre était une petite plaque de gangrène qui n\u2019était pas encore détachée.Que serait-il survenu si nous avions attendu au lendemain pour opérer ?Obs.II.M.D., 9 ans.Manque souvent l\u2019école pour de petites douleurs au ventre qui semblent disparaître quand l\u2019heure de l\u2019école est passée.Un certain vendredi, la chose arrive; le lendemain en se levant pour aller à sa classe: petit vomissement et vague douleur dans la fosse iliaque droite.On appelle un chirurgien.Vomissement plus marqué avant l\u2019arrivée du confrère.Ce dernier croit à l\u2019appendicite et conseille l\u2019opération.Blumberg positif.Opération à l\u2019hôpital Ste-Jeanne d\u2019Are, à 1015 AM.3 heures après le premier vomissement.Appendice congestionné.Aucun incident.Fermeture sans drainage.Les vomissements continuent plus fréquents et de jaunes deviennent bruns, puis noirs.Le facies s\u2019altère.Les vomissements cessent vers minuit, et la guérison se fait sans encombre.Je ne vois qu\u2019une explication à ces vomissements persistants et alarmants.Les toxines parties de l\u2019appendice malade avant, l\u2019opération ont exercé leur effet sur les centres nerveux; l\u2019effet s\u2019est épuisé et le foyer étant supprimé les vomissements ont cessé.J'ai l\u2019impression que cela ne serait pas passé aussi bien si nous avions attendu quelques heures de plus avant d\u2019intervenir.Obs.III.J.S., 6 ans.passe le dimanche chez son grand-père et se bourre de bon blé-d\u2019Inde bouilli.Dans la nuit, il a une indigestion: vomissement et mal de ventre.Le médecin traite son indigestion avec une bonne purge, probablement.Le lundi, l\u2019indigestion continue.Le mardi, les parents trouvent l\u2019indigestion bien grave et s\u2019inquiètent.Le mercredi, je suis appelé.Après avoir entendu l\u2019histoire, je n\u2019ai eu qu\u2019à soulever les couvertures du lit pour diagnostiquer une péritonite.Ballonnement, cuisses fléchies, douleur à la pression, plus marquée dans la fosse droite, respiration thoracique, ete.Opération à l'hôpital Ste-Justine, environ 60 heures après le début.A l\u2019ouverture du péritoine, pus et adhérences fortes et nombreuses.Impossible de trouver l\u2019appendice.En le cherchant, j'ouvre deux autres abcès.Lavage à l\u2019éther, drains.Immunogéne les jours suivants.Le petit malade meurt au bout de 5 jours.Je ne blame pas le médecin.Nous aurions peut-être tous vu rien autre chose qu\u2019une indigestion de blé-d\u2019Inde,.au moins pour commencer.D'ailleurs il est reconnu, et c\u2019est bien logique, qu\u2019une L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 11 indigestion, une gastro-entérite, une typhoide, etc.peut causer une inflammation de l\u2019appendice.J\u2019ai toujours trouvé l\u2019appendicite rapidement grave chez les enfants.Obs.IV.Y.F., 35 ans, hystérique et épileptique.On appelle son médecin vers minuit, un samedi soir, pour un mal de ventre.Celui-ci croit a sa crise de dysménorrhée habituelle et prescrit un sac d\u2019eau chaude et un calmant.Le dimanche matin, il passe chez sa malade et demande un chirurgien.Je vois la malade avec lui vers midi.Temp.99.3; bon pouls, pas de ballonnement, bon facies, pas de vomissements; selle, la veille dans la soirée.Rien, si ce n\u2019est une douleur exquise une hypersensibilité à l\u2019hy- popression dans la fosse iliaque droite.Toucher vaginal impossible, vaginisme.Toucher rectal, vague douleur à droite.Etait-ce une comédie d\u2019hystérique?Nous décidons de la revoir ensemble à la fin de l\u2019après-midi, après avoir prescrit le traitement glace, séjour au lit et diète hydrique.Nous trouvons exactement le même état à 5 hrs, P.M.et demandons Popération sans délai.Opération à l\u2019hôpital Notre-Dame, à 8 hrs P.M.20 hrs après le début.A l\u2019ouverture du péritoine: pus, appendice gros, perforé, se dirigeant en bas.Volumineux abcès de la fosse iliaque, peut-être pelvien.Appendicectomie sans enfouissement, lavage à l\u2019éther, drains.Bouillon vaccin les jours suivants.Les suites opératoires furent plus dramatiques que l\u2019état pré-opératoire : vomissements et paralysie intestinale pendant plusieurs jours; fistule stercorale, qui inonde pansement et lit à plusieurs reprises.La fistule se ferme spontanément au bout de deux mois.Petite éventration.Si nous avions attendu, les vomissements, le facies, le pouls rapide, le ballonnement seraient sûrement apparus, mais la malade s\u2019en serait-t-elle tirée ?Obs.V.C.R., 18 ans, pensionnaire dans un de nos grands couvents, s\u2019éveille un matin de juin dernier avec une douleur au ventre et de.la température.Je la vois dans l\u2019après-midi.Temp.104; bon facies; pas de ballonnement.Douleur dans la fosse iliaque droite à la palpation profonde.Je lui demande de s\u2019asseoir dans son lit sans s\u2019aider de ses mains; elle ne lève même pas les épaules à cause de la louleur bien localisée dans la fosse droite.\u2018Opération à Phôpital Ste-Jeanne d\u2019Are, à 6 hrs.du soir, 12 heures après le début.Appendice, méso-appendice, et cœcum autour du point d\u2019implantation fortement congestionnés.Appendicectomie, enfouissement et fermeture sans drainage.Le lendemain, la température est à 104, le 2iéme jour, à 105; et cependant tout est parfait du côté de l\u2019intervention.On met cette temp.sur le compte de l\u2019intestin Des lavements répétés donnent des résultats considérables.La temp.reste à 105; tout est silencieux du côté appendice, mais le séro devient positif.Ma malade fait une fièvre typhoïde, une petite rechute, une congestion de poumons, et se décide enfin à entrer en convalescence. 12 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Comment la typhoïde se serait-elle passée si elle avait conservée un appendice dans l\u2019état ou je l\u2019ai trouvé?Obs.VI.L\u2019abbé C., 51 ans, interné à Ste-Thérèse depuis plus de 15 ans, avait de temps en temps ce qu\u2019il appelait de petites crises hépatiques, qu\u2019il traitait lui-même, je ne sais comment, et qui duraient peu.En avril dernier, il en a une qui a commencé comme les précédentes, mais qui s\u2019est terminée autrement.La fièvre et le dérangement d\u2019estomac se sont passés, mais il est resté de la douleur inquiétante dans la fosse droite.Bref, j'ai opéré le malade quelques heures après l\u2019avoir examiné.Opération, hôpital St-Jean de Dieu, plus de 60 heures apèrs le début.Malade gras.Appendice complètement et fortement adhérent dans la profondeur.Aucune autre adhérence ne protège le reste de la cavité si ce n\u2019est un peu d\u2019epiploon qu\u2019il me faut défaire pour passer.Pas de pus quoique j'aie senti une forte odeur fécaloïde en écartant les anses grèles.En cherchant à décoller l\u2019appendice, je sens un calcul qui me glisse entre les doigts.J\u2019ai l\u2019impression que l\u2019appendice était déjà perforé quand j'ai commencé mon opération, et que la moindre pression a fait sortir le calcul.J'ai fini par sortir l\u2019organe en fort piteux état.Ether, gros drain cigarette, propidon, injections intra veineuses de sérum à 200, ete.L'abbé est mort deux jours après.4 Voilà un bel exemple de ces petites crises légères qui ne durent pas et se répètent jusqu\u2019à ce que survienne une attaque grave, quelquefois mortelle.Cela me rappelle un cas qui ne m\u2019est pas personnel mais que j\u2019ai pu suivre d\u2019assez prés.Un jeune médecin dont l\u2019avenir promettait, faisait lui aussi de petites crises légères qui ne le dérangeaient guère, jusqu\u2019à ce que survienne une attaque plus grave qui le décide à l\u2019opération, non sans hésitation.Il a fait un phlegmon de la fosse iliaque qui l\u2019a emporté.Obs.VI.Enfin une 7e observation, déjà vieille mais qui montre bien qu\u2019on ne sait jamais comment cela finira.Un jeune homme grand et fort d\u2019environ 22 ans arrive à l\u2019hôpital Notre-Dame avec une appendicite en bonne voie de refroidissement.\u2018Tout allait bien, et après une dizaine de jours de traitement médical nous devions l\u2019opérer.Il y avait ce matin- là un gros programme opératoire, et notre jeune homme fut remis à la séance suivante.Après une grosse matinée de travail, le Dr Bourgeois et moi, en traversant la salle St-Joseph, jetons un rapide coup-d\u2019eil sur les feuilles de temp.accrochées à la tête du lit des malades.Notre jeune homme avait une brusque montée de temp.Bref, un quart d\u2019heure plus tard, je lui ouvrais un large abcès contenant du pus chocolat, un peu en haut et en dedans du point appendiculaire, sans même chercher à enlever l\u2019appendice.Le lendemain matin, notre jeune malade était mort. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 13 Je vous ai parlé de la Société Nationale de Chirurgie de Paris.C\u2019est une association très fermée, ou il faut des états de service sérieux pour être élu titulaire.Les décisions, les conseils de la Société sont toujours écoutés, respectés, et bien souvent suivis de l\u2019univers entier.La question du traitement de l\u2019appendicite aiguë y a été amorcée par le Prof.Pierre Duval.Vingt-quatre membres ont pris la parole.Il a été question du drainage.Presque tous drainent et drainent largement dès qu\u2019il y a pus ou même sérosité odorante.Les uns drainent avec des tubes de caoutchouc; d\u2019autres, avec des mê- ches.J.L.Faure en a profité pour faire longuement l\u2019apologie du Mikuliez cher à son cœur.L\u2019un d\u2019eux confesse candidement \u201cavoir tué deux malades\u201d, en ne drainant pas, mais promet bien qu\u2019on ne l\u2019y prendra plus.Les uns interviennent quel que soit le temps de la maladie; d\u2019autres essaient prudemment de refroidir s\u2019ils ne peuvent pas opérer avant 48 heures.Les uns enlèvent systématiquement l\u2019appendice dans tous les cas suppurés; les autres ne le font que si c\u2019est possible sans grand délabrement.Le Prof.Duval seul emploie intensivement le sérum anti-gan- gréneux dès qu\u2019il y a une indication; les autres, ou bien n\u2019en parlent pas, ou bien disent avoir abandonné cette pratique parce qu\u2019ils l\u2019ont trouvée complètement inefficace; ils disent que ce sérum est actif contre les microbes à spores et qu\u2019on n\u2019en trouve à peu près jamais dans le pus d\u2019appendicite.Presque tous ont apporté leur statistique ou celle de leur service.J\u2019aurais bien voulu les compiler, les additionner, mais chacun les donne à sa façon, les uns par tranches de 12 heures de maladie, d\u2019autres par tranches de 24 heures, d\u2019autres divisent leurs cas opérés avant 48 heures et après 48 heures, d\u2019autres encore ne donne que le nombre des opérés et des décès sans tenir compte du temps de la maladie, un autre enfin ne donne que son percentage global de mortalité.J\u2019ai cependant réussi à obtenir les chiffres suivants ; Morts Taux Cas opérés de O\u2014 12 après le début 28.0.0 «\u201c \u201c de 0\u201424 $ < \u201c49.Too.1.45% «\u201c \u201c de 0\u201448 $C « \u201c 1565.40.2.55% «\u201c \u201c aprés 48 hrs.1121.169.15.07% Sans indication de temps.3932.311.7.90% L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA On prétend que l\u2019on peut faire dire ce que l\u2019on veut aux statistiques; je ne crois pas qu\u2019on puisse faire dire à celles-là que l\u2019opération tardée n\u2019est pas beaucoup plus grave que l\u2019intervention précoce.Je ne crois pouvoir mieux faire pour finir que de répéter ce que le Prof.Duval disait pour clore le débat : \u201cNous avons cru devoir reprendre la campagne en faveur de l\u2019opération précoce dans la crise d\u2019appendicite aiguë puisque malheureusement des hommes comme Dieulafoy, Routier, Temoin, n\u2019ont pu en France, créer la conviction entière.\u201cL\u2019opinion de notre Société est formelle et unanime.En matière d\u2019appendicite aiguë, le salut dépend uniquement de la précocité de l\u2019intervention.Ne conviendrait-il pas de rappeler à tous ce fait incontestable.\u201cEt par tous, nous entendons: les chirurgiens, s\u2019il en est encore qui ne sont jpas persuadés; les médecins qui pratiquent encore le traitement d\u2019attente, n\u2019étant pas convaincus de la nécessité impérieuse de recourir le plus tôt possible au traitement chirurgical; le publie, dont l\u2019ignorance n\u2019accorde pas une suffisante importance aux \u201cmaux de ventre\u201d, les traite à la légère par l\u2019abominable purgation, et s\u2019oppose parfois encore au conseil chirurgical.\u201cLa vérité scientifique est là, indiseutable, et doit s\u2019imposer à tous.\u201cJe demande à notre Société de répandre ces simples propositions qui résument notre discussion sur le traitement de l\u2019appendicite aiguë : \u2018Toute colique abdominale peut être le début d\u2019une appendicite foudroyante, et doit donc sans retard, et sans aucun traitement personnel préalable, être soumise à l\u2019examen médical.\u201cToute crise d\u2019appendicite, si bénin qu\u2019en paraisse le début, peut soudain se transformer en la plus grave des appendicites.\u201cToute crise d\u2019appendicite aiguë, quelle qu\u2019en soit la bénignité initiale apparente, doit être opérée aussi près que possible du début de la crise.\u201cIl n\u2019existe pas de traitement médical de l\u2019appendicite aiguë.\u201cLe meilleur traitement de la crise d\u2019appendicite aiguë est l\u2019opération dans les 24 heures de la crise.Les conclusions de M.Duval sont adoptées à l\u2019unanimité. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 15 Opérations d\u2019appendicite aiguë d\u2019après les Bull.et Mem.de la Société Nationale de Chirurgie de Paris.des nos 12 à 24, 1931.0 à 12 hrs.Oà24 hrs.O à 48 hrs.après 48 hrs.Sans ladiontion cas m.cas m.cas m.cas m.cas m M.P.Huet 10 0 17 0 33 2 25 8 85 5 M.Gérard Marchand © 0 13 0 28 1 10| 3 100] 6 M.Ant.Basset 7 0 15 0 25 2 25 7 72 9 M.Lenormant 5 0 3 2 80 8 149 34 357 58 M.E.Sorrel 21 20] 0 22 1 84 2 M.Hartmann 146 2 166 3 176 44 510 61 M.Pouliquin 38 1 13 1 9 2 60 4 M.Chevrier 79 1 47 5 125 9 251 15 M.Matry 46 0 131 1 258 31 435 32 M.Stern 137 4 161 10 135 9 M Mathieu 78 2 57 7 298 14 M.Métivet 77 3 14 5 91 8 M.Botreau-Roussel 94 0 6 3 132 3 M.Brun 139 1 84 10 223 11 M.P.Duval 752 67 M.J.L.Faure 191 14 M.A.Schwartz 106 3 M.J.Murard 50 5 28 0 469 7 1068 33 1121 169 3932 311 Précédent 28 0 497 7 497 7 1565 40 Taux de mortalité 1.45% 2.55% 15.07% 7.90% INFLUENCE DE LA PARATHYROÏDECTOMIE SUR LE CALCIUM SANGUIN \u201c Par A.G.WEISS, J.MONGUIO et L.BERNARD), Il est généralement admis que les glandes parathyroides jouent uu rôle primordial dans le métabolisme calcique.Il est donc logique de penser que nombre d\u2019affections osseuses, longtemps classées sous ic nom de dystrophies, relèvent d\u2019un trouble dans le fonctionnement pa- rathyroïdien.La polyarthrite ankylosante, la Maladie de Recklinghausen, là sclérodermie s\u2019accompagnant parfois d\u2019hypercalcémie, des auteurs comme Opel, Mandel et récemment Leriche ont cherché la cause de ces états dans un hyperfonctionnement du système parathyroïdien.Ils s\u2019efforcèrent, en s\u2019attaquant directement aux glandules parathyroïdes, de faire redescendre le taux du calcium sanguin à la normale.Plusieurs méthodes furent utilisées dans ce but.Ce fut d\u2019abord l\u2019ablation d\u2019une ou plusieurs parathyroïdes.Mais l\u2019expérience montra que fréquemment, au cours de l\u2019intervention, les parathyroïdes restaient introuvables.Chose curieuse, même dans ces lerniers cas, les résultats thérapeutiques furent parfois remarquables.Devant l\u2019impossibilité de découvrir régulièrement au moins l\u2019une des glandes, Leriche et ses élèves essayèrent de remplacer l\u2019ablation d\u2019une parathyroïde par la ligature de l\u2019artère thyroïdienne inférieure.Les malades opérés furent nettement améliorés, et le dosage du calcium sanguin montra que l\u2019hypercalcémie avait disparu pour faire place à un taux normal du calcium dans le sang.Ces auteurs en conclurent que la ligature de l\u2019artère thyroïdienne inférieure prive une des para- - thyroïdes de sa vascularisation et provoque sa disparition fonctionnelle.Ceci peut paraître surprenant à divers titres.\u2018 D\u2019abord l\u2019on sait qu\u2019en ce qui concerne les glandes à sécrétion interne, il suffit d\u2019une quantité infinitésimale de tissu glandulaire pour assurer la fonction endocrine.Or les parathyroïdes sont au moins au nombre de quatre.Comment la supression fonctionnelle de l\u2019une d\u2019elle peut-elle faire baisser la calcémie ?D\u2019autre part la greffe libre d\u2019une parathyroïde a déjà été réalisée nombre de fois.Une parathyroïde privée de son artère équivaut à une parathyroïde greffée dans les meilleures conditions possibles.Or (1) Communication faite à la Société de Biologie de l\u2019Universite de Strasbourg.Juillet 1931.(2) L.Bernard, Assistant à l'Hôpital St-Luc, dans le Service du professeur Rhéaume. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 17 les dosages ont montré qu\u2019apres la ligature, le calcium sanguin a baissé presque immédiatement, et les signes cliniques se sont amendés.Ces réflexions, nous ont incité à rechercher expérimentalement Pinfluence de la parathyroidectomie et des ligatures sur la calcémie.Les recherches ont été faites sur le chat où la parathyroide est relativement facile à trouver.histologiquement.Les dosages de calcium ont été faits par M.Monguio.Toutes les parathyroïdes ont été vérifiées Ces dosages ont tous été faits deux fois par la méthode de Hirth, et le chiffre moyen Pour donner à la recherche toute la rigueur désirable, M.Monguio ignorait toujours sur quel animal le sang qu\u2019il examinait avait été prélevé.Le tableau suivant résume toutes nos expériences : a été adopté.CA OPERATION CALCEMIE - SUBIE AP \u2019OPERAT [OPERATION RES L\u2019OPERATION | Ipara.sup.droite 20 minutes aprés 0,093 CHAT 1 0,102 Section pôle inf.droit 4 jours après 0,081 CHAT II 0,104 Idem à gauche 30 minutes après 0,106 CHAT III 0,092 Idem à droite 18 Jours après 0,096 ; ay 7 jours apres 0,107 V 0,110 Pôle inf.gauche .?CHAT 1 8 14 jours après 0,096 I parathyroidectomie droite 9 jours apres 0,096 CHAT V 0,103 et I parathyroidectomie gauche 16 jours après 0,100 Section pôle , .CHAT VI 10,10 inf.droit et pôle inf.gauche Ÿ jours après 0,102 CHAT VII 0,088 \u201c \u201c 7 jours après 0,09 Exposition et manipulation : .à 9 CHAT VIIT| 0,104 du système thyro-parathyroïdien 5 jours après 0,102 CHAT IX 0,098 Ablation de 4 parathyroides.Tétanie \u2014 Mort. 18 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA En examinant les chiffres ci-dessus on peut se rendre compte qu\u2019après nos interventions sur les parathyroïdes, la calcémie n\u2019a pour ainsi dire pas varié.La ligature des pédicules thyroïdiens inférieurs, l\u2019extirpation s1- multanée de deux parathyroïdes n\u2019ont pas apporté de modification du taux du calcium sanguin.Seule l\u2019ablation de quatre parathyroïdes a provoqué la tétanie ec la mort.Malheureusement le chat est mort très rapidement et nous r\u2019avons pu faire de dosage post-opératoire.Ces résultats sont en accord avec celui publié par MM.Bourguignon et Sainton dans la séance du 2 mai 1931 de la Soc.de Biologic de Paris.Un homme atteint d\u2019ostéite fibreuse de Recklinghausen subit l\u2019ablation de deux parathyroïdes, l\u2019une normale, l\u2019autre adénomateuse.Le malade fut amélioré, mais la calcémie totale ne subit aucune variation.Par contre nos résultats sont en désaccord avec certains chiffres publiés par MM.Leriche, Yung et Simon, qui à la suite de la ligature pure et simple d\u2019une artère thyroïdienne inférieure virent baisser la calcémie.Il faut bien se garder de conclure pour l\u2019instant, et il convient de continuer une expérimentation qui contient une quantité de contradictions, peut-être apparentes, mais qui nécessitent jusqu\u2019à nouvel ordre la plus grande prudence dans nos déductions physio-pathologiques. RECUEIL DE FAITS PURPURA RHUMATOIDE Par Roméo BOUCHER, Professeur agrégé à l\u2019Université de Montréal.Médecin de l'Hôpital Notre-Dame.Médecin-en-chef de l'Hôpital Saint-Luc Nous avons eu récemment l\u2019occasion d\u2019observer un cas de purpura rhumatoïde, typique dans ses manifestations, mais dont la réponse au traitement massif par le salicylate de soude mérite d\u2019être rapportée.Il s\u2019agit d\u2019une fillette de onze ans, Florence L., qui depuis quelques jours se sent lasse, triste et taciturne, dont l\u2019appétit et l\u2019activité ont grandement diminué.Ellle se plaint, en outre, d\u2019avoir un peu mal à la gorge.Dans la nuit du 21 juillet dernier, elle ressent une brusque douleur épigastrique, qui dura presque tout le jour et n\u2019est soulagée que par un vomissement abondant et verdâtre.Le lendemain les douleurs recommencent, toujours soulagées par des vomissements plus fréquents.En aucun temps, ils ne contiennent cependant de sang.Après une période de repos de vingt-quatre heures le syndrome apparaît de nouveau pour se renouveler pendant deux à trois semaines à des périodes de plus en plus rapprochées.Vers le 6 août dernier, les selles deviennent sanglantes et chaque exonération apporte un soulagement aux coliques abdominales de l\u2019enfant, qui deviennent plus fortes, plus tenaces.Le 9 août, la mère s\u2019aperçoit que les pieds, les jambes, les mains et les avant-bras sont couverts d\u2019une infinité de \u201cpetites rougeurs\u201d.Le 10, elle note un certain gonflement des chevilles et des paupières.On décide alors de l\u2019envoyer à l\u2019hôpital.A son entrée, l\u2019examen clinique montre une enfant apparemment bien constituée, reposant calmement dans son lit, mais dont les muqueuses sont très décolorées et la peau recouverte d\u2019une éruption purpurique.Il existe, de plus, une forte enflure des chevilles, de l\u2019œdème sacro-lombaire et de la bouffissure de la face.Poumons: rien à noter.Coeur: petit souffle systolique de la pointe, sans propagation.Abdomen: plutôt sensible au palper, mais sans défense musculaire nette.Foie: rien de particulier.Rate: ne paraît pas augmentée de volume.Examen neurologique: rien de particulier.Yeuæ: pas d\u2019hémorragie du fond de l\u2019œil. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA .Sang: Hémoglobine .5 Globules rouges .4 140 000 Globules blanes.20 850 Polynucléaires.73% Lymphocytes .23% Autres éléments .4% Plaquettes sanguines.275 006 Le temps de saignement dépasse 20 minutes.Selles: contiennent du sang.Urines: densité à 1005, acide, contient beaucoup d'albumine, mais pas de sang, ni de cylindres.Température: varie entre 9803 et 1000F.Pouls: pas très rapide, assez fort et régulier.Etat général: médiocre.Le 14 août on lui fait une transfusion directe du sang maternel de 320c.c.sans résultat sur la marche de la maladie.On constate même la présence de nouvelles taches purpuriques, dès le lendemain.Le 18 août, les parents réclament l\u2019enfant qui quitte l\u2019hôpital, non améliorée, avec le diagnostic de \u201cSchônlein-Henoch\u2019s purpura\u201d.C\u2019es le 3 septembre que nous voyons la malade pour la première fois.Nous nous trouvons en face d\u2019une fillette dont l\u2019état général nous paraît franchement mauvais.Le faciès, légèrement adénoïdien, est pâle, bouffi.Les pupilles sont normales de forme et de réflexes.Les conjonctives sont très pâles,discrètement subictériques.Le nez a june imperméabilité partielle, les dents sont saines et bien plantées.Le palais est ogival, la langue fortement saburrale, l\u2019haleine fétide.Les amygdales sont rouges et tuméfiées.Le corps thyroïde est normal.Poumons: rien à noter.Coeur: bat à 135, aucun bruit de galop, aucun frottement.Petit souff'e systolique de la pointe, légèrement râpeux et se propageant vers l\u2019aisselle.Le pouls est petit, plutôt fuyant, facilement dépres- sible.La pression artérielle est de 100/62 (Tycos).Abdomen: est souple sans localisation douloureuse.Seul, le palper profond révèle un certain degré de sensibilité, facile à supporter.Système gastro-intestinal: anorexie complète, vomissements presque incoercibles, coliques abdominales violentes, à caractère expulsif, suivies de selles franchement sanglantes, soulageant pour un temps les douleurs abdominales provoquées par ces coliques.Foie: ni gros, ni douloureux, ne déborde pas les fausses côtes.Rate: franchement augmentée de volume, la matité se percevant sur quatre travers de doigt au moins.N\u2019est pas palpable.Reins: les urines ont une densité de 1013, ne contenant, ni sucre, ni pigments biliaires, ni cylindres, ni sang.Elles contiennent de l\u2019albumine (très fortes traces).Les reins ne sont pas palpables.Pas de point douloureux costo-vertébral.Sang: B.W.négatif.(C\u2019est la seule analyse sanguine, que nous ayons pu faire, la malade se refusant à toute manipulation).Système nerveuæ: rien à noter.Système musculaire: rien à noter. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 21 Système cutané: Sur les jambes, les cuisses et l\u2019abdomen, sur les mains, les avant-bras, et les bras et le thorax existe une éruption dont les éléments, très abondants, ne s\u2019effacent pas à la pression du doigt.Ils sont de couleur rouge foncé, plutôt confluents et surélevés.Système osseuæ: Les articulations sont le siège de douleurs assez fortes, exacerbées par les mouvements passifs et actifs.Elles ne sont pas rouges et les chevilles seules sont gonflées.Au dire de la malade l\u2019émission d\u2019une selle sanglante atténuerait ces douleurs.Devant un pareil syndrome, nous portons le diagnostic de purpura rhumatoïde et nous instituons d\u2019emblée un traitement salicylé et un traitement anti-hémorragique.L\u2019anthéma est donnée en injection cinq jours de suite et le salicylate à la dose de 18 grammes par jour (un gramme toutes les heures et demie).Au bout du troisième jour, une amélioration notable se fait déjà sentir.Du troisième au cinquième jour, pas d\u2019hémorragie intestinale.La température qui se maintenait toujours aux environs de 101° à 102°F.tombe à 99.2 et l\u2019enfant peut reposer plusieurs heures de suites, ce que depuis longtemps elle n\u2019a pu faire.Nous cessons l\u2019anthéma et nous diminuons à douze grammes par jour la dose de salicylate.Le neuvième jour du traitement, violente hémorragi», précédée comme toujours d\u2019une crise de coliques abdominales.Autre série de trois injections d\u2019anthéma, même dose de salicylate.La malade est complètement changée.La température est au-dessous de la normale, l\u2019enfant s'intéresse davantage à la vie qui l\u2019entoure, les forces augmentent, l\u2019appétit revient à un tel point qu\u2019il faut restreindre l\u2019alimentation.Le ler octobre, l\u2019enfant s\u2019asseoit pour la première fois dans un fauteuil et fait quelques pas une semaine plus tard.Il persiste cependant au niveau des malléoles un œdème que le moindre effort fait apparaître et une éruption localisée aux membres inférieurs qui ne paraît vouloir ni régresser, ni progresser.Immédiatement après la deuxième série d\u2019anthéma, nous avons graduellement diminué la dose de salicylate, mais nous avons jugé bon de laisser à la malade une dose d\u2019entretien de deux grammes par jour qu\u2019elle a cessé à la fin du mois dernier.Depuis ce temps, la malade joue avec ses compagnes et ne paraît pas conserver de reliquat de cette longue maladie.Cette observation est instructive à plus d\u2019un point de vue.Elle nous montre une maladie évoluant en deux temps bien distincts.Le premier, caractérisé par un syndrome entérerragipare et purpurique, le second par l\u2019intrication de ce syndrome avec les éléments essentiels du rhumatisme polyarticulaire: douleurs articulaires, gonflement, température, localisation cardiaque, etc.Sans doute, sont venus se surajouter tous les signes qui accompagnent ordinairement le purpura, ce qui rendait le diagnostic quelque peu hésitant et difficile.Mais la thérapeutique est venue a notre rescousse pour prouver le bien-fondé de notre interprétation.On connait la spécificité du salicylate de soude pour le thumatisme poly-articulaire.Nous n\u2019avons pas hésité, comme nous avons accoutumé de le faire dans notre service, de donner des 22 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA doses massives de ce médicament, accompagnées, bien entendu, d\u2019une dose deux fois plus forte de bicarbonate de soude.La tolérance Ac certains sujets à cet égard est vraiment très grande et notre malade de cnze ans en est le plus bel exemple.Nous n\u2019avons pas continué longtemps cette dose, il est vral, mais le changement qui s\u2019est produit, au fur et a mesure que la saturation salicylée de l\u2019organisme sugmentait, nous a permis de ménager un tube digestif et des reins qui avaient déjà subi de multiples assauts.Quant à l\u2019anthéma, nous Pavons donné pour entraver un syndrome hémorragique qui nous pa- iaissait devenir menaçant tant par l\u2019abondance du sang passé que par la répétition des crises.Quelques remarques diagnostiques avant de terminer.Le purpura rhumatoïde est une maladie aujourd\u2019hui bien connue.Il se caractérise par des douleurs rhumatoïdes, ordinairement modérées, des crises abdominales violentes, lesquelles, apparaissant avant l\u2019éruptiou purpurique, peuvent orienter le diagnostic vers une appendicite, une péritonite, une occlusion et surtout une invagination intestinale (Tixier et Canonat, \u201cSoc.de Pédiatrie\u201d, 17 oct.1922), enfin une éruption pur- purique, localisée surtout aux membres inférieurs et supérieurs, mais pouvant aussi couvrir tout le corps.Il ne faut pas oublier, du rests, que cette maladie, tout en procédant par poussées successives, se termine généralement par la guérison, à moins que les hémorragies, comme dans notre cas, ne deviennent trop intenses ou qu\u2019il se produise quelque sérieuse complication viscérale.Il existe d\u2019autres purpuras à allure infectieuse qui sont comme une forme de transition entre le purpura rhumatoïde et la forme véritablement aiguë que peut provoquer toute infection et à laquelle Lan- douzy avait donné le nom de typhus angéio-hématique.Quant au .purpura fulminans de Hénoch (1887) il a une allure clinique toute particulière qui ne rentre pas du tout dans le cadre de cette maladie ct par sa gravité et par sa rapidité d\u2019évolution (cinq jours).Bien moins serait de séparer le syndrome étudié par Schônlein.À.notre avis, le nom seul est changé : la maladie reste cliniquement la même.Quant à la péri-artérite noueuse du Kussmaül et Maier, :1 est vrai qu\u2019elle présente un syndrome infectieux, un syndrome digestif avec vomissements et hémorragies intestinales, mais l\u2019érythème cutané est à forme de purpura bulleux et ulcéro-nécrotique qui ne laisse aucune place à l\u2019incertitude.Sans compter que la maladie est mortelle à plus ou moins longue échéance.Nous tenons aussi à remercier le docteur H.S.Mitchell, surintendant médical du Children\u2019s Memorial Hospital, qui a bien voulu nous faire un résumé du cours de la maladie pendant le court séjour de la patiente à l\u2019hôpital et nous permettre de publier les analyses et les observations cliniques qui y ont été faites. TORSIO-HÉMATO-SALPYNX DROIT Par J.U.Gariépy Professeur agrégé à la Faculté de Médecine de l'Université de Montréal.Chirurgien à l'Hôpital Notre-Dame.Mme Lorenzo B., 41 ans, est admise à l\u2019hôpital Notre-Dame, à 10 heures a.m.le 6 octobre 1931 pour appendicite aiguë.Antécédents héréditaires: Père, vivant, 70 ans, en bonne santé.Mère morte \u2014 paralysie.3 sœurs.bonne santé.4 frères: bonne santé.= Antécédents personnels: Rougeole à 3 ans \u2014 diphtérie à 7 ans.Arthrite traumatique du genou à 18 ans: durée, 30 jours.Récupération complète des mouvements.Luxation de l\u2019épaule gauche à 22 ans.Deux mois de traitement.Guérison complète.Réglée à 13 ans.Irrégularités menstruelles, les périodes s\u2019allongent jusqu\u2019à huit ou dix jours ou cessent après trois à quatre jours.Indolores, sans caillots, pas de leucorrhée.Mariée à 31 ans \u2014 les menstrues continuent d\u2019être irrégulières avec les mêmes caractères que ci-dessus.Depuis trois ans, aménorrhée intermittente.Le'cycle disparaît pendant 2 à 4 mois et ceci se répète à cinq reprises.Quand il se rétablit, apparaît un flot abondant de quinze jours, sans caillots ni membranes, accompagné d\u2019un ballonnement abdominal considérable.Pas de constipation, d\u2019ictère, d\u2019hématuries ni de nycturie.I] y a douze ans, le ler janvier 1919, douleur subite dans le flane droit (point de côté abdominal) syncope, sensation de griffe, de déchirure, vomissements durant deux jours, métrorragie abondante (15 jours) Température jusqu\u2019à 102° durant trois à quatre jours.Glace, alitement d\u2019une semaine.Cette crise survint sept jours après les règles.En novembre 1925, douleur subite sans hémorragie \u2014 4 jours.L\u2019attaque coïncida avec les menstruations.Température à 99 et 100°.Dimanche le 4 octobre 1931, douleur térébrante dans la fosse iliaque droite avec perte de connaissance sans métrorragie \u2014 vomissements porracés abondants.S\u2019effrondre sur le plancher, se traîne jusqu\u2019à son poêle, chauffe un fer électrique appliqué loco dolenti.Parvient à se hisser péniblement sur son lit.Il lui faut attendre, étant seule, le retour de son mari qui, effrayé, mande alors son médecin, vers 5 heures p.m.Diagnostic d\u2019appendicite aiguë.Morphine.Douleur se calme.Le lundi soir, autre crise avec douleurs violentes qui font la malade se tordre dans son lit.Durée: deux heures.Les élancements persistent toute la nuit mais de facon tolérable.Le mardi matin, 6 octobre, ambulance, hôpital Notre-Dame.Nous voyons la malade vers 11 heures A.M., soit une heure après son entrée. 24 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Femme dotée d\u2019un certain embonpoint, au facies tiré, cercle bistré autour des yeux.Elle est agitée et geint sans cesse.La température est à 99 2/10 \u2014 pouls à 88 \u2014 tension artérielle 128/78.Les pupilles sont égales, les réflexes conservés: langue saburrale, dents en mauvaise condition.Urines: cylindres hyalins et granuleux.Urée sanguine 0 gr.46 \u2014 Glycémie 1 gr.02.Cœur et poumons: rien à noter.Abdomen: Ballonnement, tympanisme, défense abdominale généralisée douleur par tout le ventre avec prédominance de la sensibilité provoquée à mi-chemin entre la ligne spino-ombilicale et l\u2019arcade de Fallope.Hypéres- thésie cutanée.Toucher vaginal: Vulve, petite.Col conique, nullipare.Utérus en position moyenne, semble-t-il.Cul de sac droit douloureux mais non effacé.Douglas inexplorable à cause de la contracture abdominale intense: on ne peut pousser l\u2019examen à fond.Devant la résultante du questionnaire et de l\u2019examen direct, nous posons le diagnostic de kyste ovarien à pédicule tordu ou torsion de la trompe droite.Nous posons la question de l\u2019intervention d\u2019ailleurs acceptée d\u2019avance.Opération à 1.15 heure p.m.Laparatomie médiohypogastrique.Dés la boutonniére péritonéale, sang.Nous agrandissons.Nous nous portons vers l\u2019annexe droite dont la route est barrée par un cecum dilaté avec appendice normal.Laissé en place, nous refoulons le caeco-vermiforme.Le bassin droit est rempli d\u2019un sang noir avec quelques caillots.Nous localisons une trompe droite, prolabée, grosse comme un poing, noir foncé, percée d\u2019un orifice de la grosseur d\u2019un pois.Du liquide hématique en bave.Libération.Entre la corne utérine et cet hémato salpynx existe une zône de torsion de gauche à droite.\u2014 trois tours de spire.Nous dégageons et détordons.L\u2019ovaire sous- jacent n\u2019est pas atteint.Annexectomie \u2014 Sacrifions l\u2019ovaire.L\u2019utérus est normal.L\u2019annexe gauche présente quelques signes de réaction péritonéale.Respectée.Nettoyage du pelvis.Pas de drainage.Crins doubles dans l\u2019épaisseur de la paroi.Catguts chromées sur plan péritonéo-musculo-aponévro- tique.Crins serrés sur méches roulées.Guérison avec hématome qui d\u2019ailleurs ne laisse pas de trace.Mur abdominal solide.Sortie le 27 octobre.Commentaires: Je n\u2019ai pas la prétention de vouloir donner ici une leçon de gynécologie.Mais il y a quelques points qu\u2019il me semble devoir relever dans cette observation.La confusion dans un cas semblable chevauche sur l\u2019appendicite aiguë.Mais cette dernière maladie, quelle qu\u2019en soit la modalité, ne s\u2019accompagne jamais de perte de connaissance, même s\u2019il y a perforation.Les malades accusent toujours une sensation d\u2019étouffement dans le ventre.Il semble que la respiration, suspendue, ne fonctionne plus dans ce quadrant ventral.La défense maxima s\u2019inscrit dans la région du MacBurney.Dans les douleurs abdominales aiguës en coup de poignard avec syncope on ne doit guère penser à autre chose qu\u2019à une rupture tubo- ovarienne, à un kyste à pédicule tordu, ou à une torsion de trompe.La discrimination est un peu subtile dans ces derniers cas, mais l\u2019indication opératoire reste la même et pressante! C\u2019est ce qui importe. PETITE CLINIQUE SYPHILIS PRÉ-HUMORALE \u2014 SON TRAITEMENT Par Albéric MARIN \u201cVoici un jeune homme de 24 ans qui se présente à la Clinique \u201cde Dermato-Syphiligraphie de l\u2019Hôpital Notre-Dame pour une ulcé- \u201cration génitale qui serait apparue il y a deux semaines, environ dix- \u201chuit jours après un rapport sexuel avec une inconnue, Il nous dit \u201cque cette lésion est indolente, qu\u2019elle n\u2019a pas été traitée.\u201cL\u2019affection a donc eu le temps de prendre des caractères typiques ; \u201cd\u2019autre part elle n\u2019a pas été défigurée par des interventions caus- \u201ctiques.\u201cA l'examen, nous voyons dans la rainure balano-préputiale, une \u201c\u2018ulcération toute superficielle, à fond plat et uni, comme une abrasion \u201cfaite par une lame de rasoir.Elle est nette, d\u2019un rouge musculaire, \u201cvernissée par un léger suintement séreux.\u201cLa forme en est arrondie, les limites bien tranchées; ses bords \u201cne sont pas décollés, sous minés: ils adhèrent.\u201cLe diamètre est légèrement inférieur à celui d\u2019une pièce de cing \u201ccents (ancien modèle).\u201cA la palpation l\u2019on sent une induration lamelleuse comme si on \u201ctenait une carte de visite.\u201cEnfin dans les régions inguinales nous percevons la présence de \u201cganglions d\u2019environ le volume d\u2019un gros pois, durs, mobiles, non \u201cempâtés, non douloureux.Aux autres muqueuses et au tégument \u201cnous n\u2019avons rien à noter.kk kk Les organes génitaux externes chez l\u2019homme peuvent être le siège d\u2019ulcérations de nature diverse.Voyons rapidement les principales éventualités.La balano-posthite éroswe est caractérisée par des érosions multiples, superficielles, très rouges, douloureuses, purulentes, sans induration, ni adénopathie.Elles dessinent des circinations à larges contours: (macropolycyclisme).L\u2019herpès se présente sous forme de vésicules groupées en bouquet, à durée éphémère, laissant des petites érosions très superficielles, 26 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA suintantes, non indurées, se réunissant les unes aux autres pour tracer des arcs de cercle à petits contours (micropolyeyclisme).La gale de la verge donne des pustulettes, non indurées, prurigineuses.Il est facile de découvrir d\u2019autres éléments scabieux aux endroits d\u2019élection.Le chancre mou (chancrelle) dont la période d\u2019incubation est très courte, 2 à 3 jours environ, se présente comme une ulcération irrégulière de contours, creusée, non plate, avec des bords décollés (un stylet les accroche au passage et les relève), dont le fond est purulent, anfractueux, vermoulu.Sa base est molle, pâteuse, non indurée.Habituellement il n\u2019y a pas d\u2019adénopathie inguinale.Mais si elle existe elle offre des caractères tout particuliers.Au lieu de trouver de nombreux ganglions durs, mobiles, non douloureux, comme dans la syphilis, il n\u2019y a qu\u2019un seul ganglion volumineux, empâté, très douloureux, adhérent aux plans voisins, qui se ramollit et s\u2019abcède fréquemment.C\u2019est le bubon.La recherche du bacille de Ducrey et l\u2019autoinoeu- lation confirmeront le diagnostic dans les cas douteux.Le chancre mizte, résultat d\u2019une infection double, chancre mou et syphilis, est parfois des plus difficile à reconnaître à cause de l\u2019aspect clinique différent qu\u2019il présente suivant le stade de son évolution.Il débute comme une chancrelle quelques jours après la contamination et en offre tous les caractères cliniques.Mais au lieu de guérir dans les délais normaux il ne répond guère au traitement.Puis vers la troisième semaine, lorsque la période d\u2019incubation de la syphilis est terminée, il s\u2019indure, sa forme devient plus régulière, sa couleur plus rouge, et peu à peu il prend tous les caractères d\u2019un chancre syphilitique typique.On peut rencontrer aux organes génitaux de l\u2019homme d\u2019autres ulcérations, telles que l\u2019érythème bulleuxæ ou hydroa de Bazin qui débute toujours par des bulles, les aphtes qui sont de petites ulcérations jaunâtres, punctiformes, rondes, douloureuses, entourées d\u2019un liséré d\u2019un rouge vif caractéristique, la lymphogranulomatose de Nicolas et Favre avec sa petite ulcération génitale bientôt suivie de ganglions inguinaux inflammatoires qui s\u2019abcèdent et se fistulisent, la tuberculose, l\u2019érythroplasie, les syphalides secondarres ou tertiaires, le cancer, mans le cadre de cette leçon ne nous permet pas de les décrire en détail.x x X Chez notre malade dont la lésion présente des caractères bien typiques (exulcération superficielle et plate, sans bords décollés, arrondie, nette, indurée, indolente, avec adénopathie inguinale) il est aisé de reconnaître un chancre syphilitique. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 27 En effet, un examen à l\u2019ultra-microscope décèle la présence de nombreux tréponèmes pales.C\u2019est un argument immédiat et sans réplique.Disons en passant que l\u2019usage de ce procédé de laboratoire n\u2019est malheureusement pas encore passé dans la pratique courante du médecin, malgré la facilité de sa technique et les services immenses qu\u2019on en peut tirer.Il est indispensable d\u2019y recourir dans tous les cas d\u2019ulcérations douteuses dont on ne peut cliniquement préciser la nature.Le praticien, s\u2019il n\u2019est pas lui-même rompu au maniement de l\u2019ultra- miscroscope, n\u2019a pas le droit de perdre un temps précieux en tâtonnements stériles.Il doit diriger son malade le plus tôt possible à un laboratoire où l\u2019on pourra faire la recherche des tréponèmes.C\u2019est prendre une très lourde responsabilité que de ne pas suivre rigoureusement cette ligne de conduite.x x X Puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un syphilitique il importe de savoir à quelle période il en est.Une séro-réaction de Wasserman nous dira si la tréponémie est généralisée, ou si le malade en est encore à la période vraiment primaire, à la phase pré-humorale.Le Wasserman est ici négatif.Voici donc un malade atteint de syphilis pré-humorale.Il en est tout au début de son infection ; il peut et doit être mis au traitement avant l\u2019apparition des signes sérologiques et cliniques secondaires.C\u2019est un cas éminemment favorable et une thérapeutique bien conduite amènera une guérison définitive.En effet, si les chances de stérilisation diminuent avec l\u2019ancienneté de l\u2019infection, les primaires devraient pratiquement tous s\u2019en débarrasser.Cet homme sera soumis à la médication arsénobenzolique, parce qu\u2019elle est la plus puissante des antiluétiques.L\u2019administration en sera longuement poursuivie à moins que ne surviennent des phénomènes d\u2019arséno-intolérance réelle (dont la fréquence est minime) ou d\u2019arsén- résistance vraie (dont la rareté est manifeste).Dans ces cas nous pourrons recourir aux composés bismuthiques ou mercuriels.Nous suivrons ici les règles simples mais inflexibles qui dirigent l\u2019arsénothérapie.Nous donnerons l\u2019arsenobenzéne : 1° \u2014 à fortes doses, 2° \u2014 à fortes séries, 3° \u2014 à séries rapprochées, 4° \u2014 durant longtemps. 28 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Les doses seront progressivement et rapidement croissantes, atteignant le plus tôt possible 0.90 centigrammes de 914 et nous répète- rons, à chaque semaine, autant de fois qu\u2019il sera nécessaire pour obtenir environ 8 grammes, dose totale de la série.Ceci peut se faire en une dizaine d\u2019injections (exemple : 0.30ctg, 0.60 et 8 fois 0.90 ctg.).Nous intercalerons entre chaque série un repos de trois semaines, ce qui est des plus suffisant.L\u2019élimination du médicament s\u2019accomplit vivement et les divers émonctoires sont en état de subir une autre cure au bout de ce repos.L\u2019intensité des doses et des séries est un facteur important de succès mais la brièveté du repos en est un autre tout aussi capital.À chaque reprise du traitement nous ferons un nouveau Wasser- man.Il doit logiquement donner des résultats négatifs.Nous donnerons en tout 4 séries de Novar, avec repos intercalaires, séries élevées faites de hautes doses.Un peu plus d\u2019un an sera nécessaire pour cette cure.* Une ponction lombaire sera alors pratiquée.Nous sommes à peu près certain qu\u2019un traitement d\u2019assaut énergique et prolongé comme celui que vient de suivre ce malade l\u2019a stérilisé complètement mais nous voulons confirmer nos espoirs par l\u2019examen du liquid: céphalo-rachidien.Un résultat négatif nous amène a susprendre toute médication.Nous allons dorénavant surveiller cliniquement et sérologiquement cet homme.Durant la première année de surveillance des examens de sang seront faits tous les mois.S'il survenait des crochets positifs il sera immédiatement remis au traitement intensif.Mais les probabilités sont qu\u2019il demeure négatif.Dans la seconde et troisième année, les examens seront plus espacés, à tous les 2, 4, 6 mois.À la fin de la quatrième année (après le début de l\u2019infection) une nouvelle ponction lombaire sera faite qui négative permettra d\u2019espérer que cet individu est à jamais débarrassé de sa tréponémie.L\u2019état actuel de nos connaissances nous autorise de le croire.Cette guérison aura été rendue possible grâce à un diagnostic clinique précoce, confirmé par l\u2019ultra-miscroscope, grâce à un traitement énergique dans son intensité et dans son rythme, grâce aux indications fournies par les ponctions veineuses et lombaires. MOUVEMENT MÉDICAL LE SEPTIÈME CONGRÈS DES PÉDIATRES DE LANGUE FRANÇAISE (Strasbourg, 5, 6 et 7 cctobre 1931) Par Paul LETONDAL, Médecin de l\u2019hôpital Ste-Justine, Professeur agrégé de Pédiatrie à l\u2019Université de Montréal.Le septième Congrès des Pédiatres de Langue française a eu lieu à Strasbourg, du 5 au 7 octobre dernier, sous la présidence du professeur Rohmer.L\u2019ouverture en a été faite de façon solennelle dans la grande salle du Conservatoire de musique (ancien Parlement d\u2019Alsace) par M.Roland-Marcel, préfet du Bas-Rhin, qui avait à ses côtés, outre le professeur Rohmer, le professeur Merklen, doyen de la Faculté de médecine de Strasbourg et le professeur Marfan.Le Congrès s\u2019est terminé par un banquet à l\u2019Hôtel de la Ville de Paris, et les délégués du Canada, de la Belgique, de la Suisse, de la Pologne et de la Roumanie exprimèrent les sentiments de profond attachement de leur pays pour la France et leur foi dans l\u2019avenir de la Pédiatrie française.Qu\u2019il mie soit permis, à titre de délégué officiel à ce Congrès (1), de dire, encore une fois, à nos chers hôtes alsaciens, combien nous avons été sensibles à toutes leurs attentions, et quel incomparable souvenir nous conserverons de leur généreuse hospitalité.L\u2019intérêt scientifique de ce Congrès, qui obtint un si éclatani succès à tous égards, n\u2019a pas besoin d\u2019être souligné; on pourra en juger par le titre des rapports et l\u2019autorité des rapporteurs, dont les travaux en réalité mériteraient d\u2019être publiés in extenso.On nous saura gré, toutefois, de donner ici un résumé de ces rapports.(1) Délégué officiel du Gouvernement de la Province de Québec, de la Faculté de médecine de l\u2019Université de Montréal et de l\u2019Union Médicale du Canada. 30 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA LES FIEVRES ALIMENTAIRES DU NOURRISSON.Les essais d'interprétation physiologique des fièvres alimentaires du nourrisson.M.G.Schaeffer (Strasbourg), rapporteur L\u2019introduction d\u2019une trop grande quantité de protides dans le régime, sans augmentation parallèle de l\u2019eau, peut produire l\u2019hyperthermie.Il est inutile d\u2019invoquer la formation de poisons pyrétiques à partir des protides (amines protéinogènes ?) pour expliquer la fièvre.La stase de chaleur, d\u2019origine périphérique, due à la diminution de l\u2019évaporation d\u2019eau \u201cau profit de l\u2019élimination rénale\u201d est le phénomène causal.A partir du moment où l\u2019hyperthermie est installén, si l\u2019apport demeure insuffisant, les phénomènes caractéristiques de l\u2019exsiccose apparaissent.On ne saurait trop insister sur le facteur rénal, dont l\u2019importance, jusqu\u2019ici, n\u2019a pas semblé suffisamment retenir l\u2019attention dans la genèse des fièvres protidiques.Des liens étroits unissent le métabolisme de l\u2019eau à la régulation physique de la température, et pour le nourrisson, homéotherme imparfait et fragile durant les premières semaines, la perte d\u2019eau par évaporation est le facteur capital de \u201crégulation\u201d de la thermolyse.Tous les travaux modernes soulignent l\u2019importance de plus en plus grande qu\u2019accordent les physiologistes au rôle de l\u2019eau dans la régulation thermique.Si les fièvres obtenues soit par déshydratation, soit par suppression de la sudation ou de la polypnée thermique étaient connues depuis longtemps, on ignorait avant les recherches récentes de Kayser le mécanisme inverse: impossibilité de fébriciter par action d\u2019un pyrétique comme l\u2019aloïne pour un organisme inondé d\u2019eau.Les recherches de Rogers puis de Kayser ont également montré que toute lésion du diencéphale qui touche aux équilibres d\u2019hydratation de l\u2019organisme (polyurie des lésions hypothélamiques) compromet la régulation thermique de l\u2019homéotherme.Les fièvres par exsiccose, leur arrêt immédiat par ingestion d\u2019eau, s\u2019en trouvent singulièrement éclairés.Pour le professeur Schaeffer, la vraie définition des fièvres alimentaires et de lait sec devrait être \u201cfièvres par déséquilibre du régime alimentaire\u201d.Les \u201cfièvres alimentaires\u201d sont dues à l\u2019emploi de régimes artificiels établis sans tenir compte des récentes acquisitions de la science de l\u2019alimentation.Si au lieu de donner au nourrisson du lait de L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 31 vache sec et plus ou moins écrémé, on lui donnait du lait de femme sec, on pourrait diminuer son eau de boisson dans les limites plus larges sans voir apparaître d\u2019hyperthermie, les quantités de protides, de sels et de glucides restant parfaitement équilibrées, c\u2019est-à-dire adaptées aux besoins qualitatifs et quantitatifs de la croissance du nourrisson.A défaut de lait de femme sec il serait facile d\u2019établir a partir des laits de vache des rations de constitutions voisines du lait de la mère.La lecture des travaux récents de Mme Randoin, ou de Mme Randoin et Lecoq, suffirait sur ce point à entraîner la conviction.Ces auteurs ont montré : 1° \u2014 Que si le lait de vache entier, desséché, permet la survie indéfinie du pigeon, le lait écrémé donne la mort après trente à cin- auante jours d\u2019emploi.Le deuxième régime est plus riche que le premier en lactose et protides, une nouvelle adjonction de lactose donne la mort, à partir du 15ème jour.Si on substitue au lactose de la dextrine la survie est indéfinie (la vitamine À est donc hors de cause).2° \u2014 Que la lactose est de tous les sucres celui qui nécessite pour une assimilation et une utilisation normales, la proportion la plus étroitement définie de minéraux et de vitamines B.Toute déficience ou tout excès de ces deux facteurs pour une quantité donnée de lactose, entraîne des troubles nutritifs ou la mort de l\u2019animal.Et le professeur Schaeffer de citer en terminant une des conclusions d\u2019un travail récent de Mme Randoin sur l\u2019équilibre alimentaire et la nutrition: \u201cLes régimes dans lesquels le lait (entier ou écrémé) entre en fortes proportions doivent, plus que les autres, être strictement équilibrés, toute addition supplémentaire d\u2019un principe nutritif exigeant l\u2019apport simultané d\u2019autres principes en proportions convenables, de manière à obtenir finalement un équilibr2 alimentaire se rapprochant le plus possible de celui qui existe norme- lement dans le lait entier.\u201d I1 va de soi qu\u2019il faut tenir compte, en équilibrant un régime pour le nourrisson, de la composition du lait de la mère qui restera toujours le standard auquel on doit se référer.L\u2019eau étant un aliment au même titre que les glucides ou les protides, la quantité qui en entre dans le régime doit être, elle aussi, équilibrée avec tous les autres constituants de la ration. 32 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Etude expérimentale sur la fièvre alimentaire et leur application à la clinique.MM.P.CORCAN & À.VALLETTE (Strasbourg) rapporteurs.Les données expérimentales ont une importance doctrinale indubitable, car elles prouvent l\u2019existence d\u2019une fièvre d\u2019origine métabolique et ce fait est loin d\u2019être banal.Mais, sortis du domaine physiologique et revenant à la pratique clinique de tous les jours, où ren- contrerons-nous la fièvre alimentaire et dans qeuls cas serons-nous en mesure d\u2019en porter avec sûreté le diagnostic ?Il faut bien reconnaître que seules les nourritures concentrées, dont l\u2019usage est rare, produiront le syndrome dans toute sa pureté.Mais une alimentation spéciale peut en être la cause et le cas type en paraît être la fièvre de lait sec, qui se manifeste si une faute de dilution diminue les proportions d\u2019eau relativement à la quantité de poudre, et même, ainsi qu\u2019en témoignent les nombreuses observations publiées récemment, si la dilution est correcte, du fait de la susceptibilité individuelle de certains nourrissons; il faut retenir l\u2019âge comme principal facteur de prédisposition, car plus l\u2019enfant est jeune, plus sa régulation thermique est imparfaite; au-dessous de trois mois, les expériences de fièvre albumineuse réussissent dans une beaucoup plus grande proportion de cas.En rapport étroit avec la thermo-régulation, l\u2019état d\u2019imbibition des tissus, la mobilité et l\u2019importance plus ou moins grande des réserves aqueuses influent sur la réaction du nourrisson.De plus, le travail physique, les cris et l\u2019ag1- tation, même s\u2019ils n\u2019apparaissent qu\u2019une fois la fièvre installée, contribuent à l\u2019entretenir ou à l\u2019accentuer.D\u2019après P.Corcan et A.Vallette, il semble que la fièvre de lait sec puisse être considérée comme une fièvre albumineuse, et toute autre interprétation ne correspond pas aux faits: sa disparition par suppression du lait sec, ou par addition d\u2019eau, sa proportionnalité avec la concentration du mélange, l\u2019absence ordinaire de troubles digestifs concomitants, le bon état général persistant dans les cas bénins (Debré et Lelong), sont démonstratifs à ce sujet.Elle peut être considérée comme une fièvre alimentaire typique et son mécanisme, si on adopte l\u2019hypothèse de Rietschel, peut-être comparé dans ses grandes lignes à celui de deux autres états dans lesquels le trouble de la régulation thermique, sans être d\u2019origine alimentaire, sont pourtant dus à un trouble du métabolisme de l\u2019eau : L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 33 D\u2019une part, la fièvre de chaleur (Lesage) ou coup de chaleur dans lequel l\u2019organisme surchauffé n\u2019évapore pas assez d\u2019eau et fait une stase calorique vraie ; D\u2019autre part, le syndrome du vent du Midi, des auteurs lyonnais (Mouriquand), en quelque sorte inverse du précédent, ou une modification brusque de l\u2019état hygrométrique de l\u2019air amène une perte d\u2019eau exagérée par perspiration, une déshydratation aiguë et de la fièvre.Le cas des troubles digestifs aigus, quand ils sont l\u2019indice d\u2019une réaction générale de l\u2019organisme et ne sont pas secondaires à une infection évidente, est beaucoup moins nette; Finkelstein, il y a une vingtaine d\u2019années attribuait toute fièvre dans ces cas à une cause alimentaire; et le trouble métabolique de la dyspepsie simple à l\u2019état toxique déterminait tous les symptômes.Actuellement encore, 1l fait jouer un rôle important aux déshydratations d\u2019origine intestinales et attribue une grande part à l\u2019élément alimentaire dans les fièvres qui accompagnent ces troubles digestifs; cependant 1l insiste sur is réserve avec laquelle on doit affirmer ce diagnostic, l\u2019épreuve de 1x diète hydrique pouvant influer même un état infectieux.Il est, en effet, toujours possible qu\u2019un élément alimentaire intervienne, mais il n\u2019y a aucun moyen d\u2019en faire la part exacte; il faut penser aux infections latentes, otites ou autres, qui passent inaperçues à l\u2019examen et se manifestent tardivement, ou sont des trouvailles d\u2019autopsie ; il faut penser aussi à la flore microbienne qui envahit les parties hautes de l\u2019intestin au cours des dyspepsies, et l\u2019on aura tendance à attribuer plutôt à l\u2019infection qu\u2019à un autre facteur la fièvre que présente le nourrisson.On ne doit enfin pas oublier la constante arrière pensée de ceux qui ont si longtemps travaillé la question de la fièvre alimentaire: il y avait pour eux identité de deux phénomènes, tous deux dépendant du métabolisme et de ses modifications, et leur intention était, par la voie expérimentale, de serrer de près le problème du syndrome cholériforme.Mais si l\u2019expérimentation entre leurs mains est parvenue à reproduire certains des signes du choléra, tels que la dessi- cation, l\u2019albuminurie, même la glycosurie, elle n\u2019a jamais pu réaliser ce qu\u2019il y a d\u2019essentiel, le coma caractéristique de cet état morbide.Jusqu\u2019à nouvel ordre, on peut donc identifier la fièvre alimentaire au choléra infantile; une grande distance sépare encore à ce point de vue la clinique de l\u2019expérimentation ; si elle était franchie, nul doute que l\u2019application de cette notion à la pratique prendrait une extension plus considérable. 34 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Pour conclure, il résulte des faits exposés par les rapporteurs que l\u2019alimentation, par suite des rapports quantitatifs entre l\u2019eau et certains éléments dits hydrophiles, peut avoir une influence manifeste sur la température du nourrisson.L\u2019expérimentation permet d\u2019apprécier cette influence dans toutes ses modalités et conduit en même temps à pénétrer jusqu\u2019à un certain point le mécanisme par lequelle elle s\u2019exerce.Mais la notion de la fièvre alimentaire, quel que soit son intérêt au point de vue théorique et expérimental, s\u2019applique dans la pratique médicale courante à un nombre de cas très limités, et c\u2019est ce qui, jusqu\u2019ici a empêché sa vulgarisation.La fievre alimentaire en clinique.MM.RENE MATHIEU & JEAN CHABRUN (Paris), rapporteurs Pendant deux années consécutives les rapporteurs ont recherché dans les services hospitaliers de M.le professeur Lereboullet ct de M.Ribadeau-Dumas des cas de fièvre alimentaire survenus spontanément chez des enfants nourris avec des régimes usuels.Malgré l\u2019importance du matériel clinique mis à leur disposition, ils n\u2019ont pu réunir, pour rédiger leur rapport, en dehors des fièvres alimentaires expérimentales, qu\u2019un cas de fièvre de lait sec authentique, un cas de fièvre scorbutique et quelques observations très difficiles à classer.Ainsi done, la fièvre alimentaire a beaucoup plus d\u2019intérêt an point de vue expérimental qu\u2019au point de vue clinique.Les nombreux travaux qui lui ont été consacrés ne doivent pas faire renoncer aux aliments de régime, tels que le babeurre et le lait sec.En bonne pratique, l\u2019hypothèse d\u2019une fièvre alimentaire, en presence d\u2019un cas donné, est la dernière qui doit se présenter à l\u2019esprit.Il faut d\u2019abord observer qu\u2019un bon nombre de cas publiés appartier.- nent au domaine de l\u2019expérimentation plutôt qu\u2019à celui de la clinique.Telles sont par exemple les déshydratations accompagnées d\u2019hyperthermie provoquée par l\u2019injection d\u2019une dose massive de sel ou de poudre de lait mêlée avec une proportion d\u2019eau très insuffisante.La soif peut s\u2019accompagner d\u2019une élévation de température, en particulier chez le nouveau-né.Cependant, avant d\u2019attribuer la fièvre transitoire des premiers jours à l\u2019inanition, on fera bien de vérifier si l\u2019enfant n\u2019est pas logé dans un local surchauffé, s\u2019il ne présente pas une infection banale où s\u2019il n\u2019est pas la victime d\u2019une hémorragie méningée d\u2019origine obstétricale. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Un grand nombre d\u2019aliments ont été accusés de provoquer une élévation de la température.le sucre de betterave, incrimé par Finkelstein, est prescrit continuellement en France pour des nourrissons normaux ou atteints de diarrhée et les médecins ne se sont jamais aperçus de son pouvoir soi-disant fibrigène.Toutefois, le iactose peut donner de la diarrhée avec un peu de fièvre: aussi, très peu de médecins emploient ce produit dans le traitement des affections ligestives aiguës, du moins en France.Le babeurre serait responsable d\u2019un certain nombre de fièvres observées dans les crèches infantiles.Cet accident doit être rare; les zuteurs n\u2019ont jamais pu en observer aucun cas personnellement.Le lait ordinaire, le lait concentré sucré figure aussi dans la liste des aliments de la fièvre.En présence d\u2019une élévation de température survenue chez un nourrisson, il serait logique de penser d\u2019abord et avant tout à une infection.Mais certains auteurs voient des fièvres alimentaires jusque chez les enfants atteints de maladies infectieuses.Ainsi pour eux, un certain nombre de sujets atteints de pyélite, de grippe, présentent une élévation de température en rapport avant l\u2019alimentation: la fièvre tombe aussitôt que l\u2019on recourt à la diète hydrique.Cette affirmation ne doit aucunement inquiéter le praticien.Le premier devoir vis à vis d\u2019un nourrisso:1 malade est de l\u2019alimenter le mieux possible, et de lui donner ainsi les moyens de résister à l\u2019infection.Une critique serrée ne laisse pas beaucoup de place à l\u2019alimentation dans la gènèse des fièvres observées en clinique.Cependant 1l est bien certain que quelques rares enfants âgés de quelques mois seulement et nourris avec du lait sec correctement dilué présentent de l\u2019hyperthermie.La fièvre du lait sec, décrite par MM.Debré et Semelaigne, a une individualité clinique toute personnelle.Elle survient seulement au bout de quelques jours, elle s\u2019accompagne d\u2019une certaine agitation, mais sans aucune modification de l\u2019état général ou de l\u2019appétit.Il s\u2019agit d\u2019un dérèglement thermique plus que d\u2019une fièvre vraie, la croissance de l\u2019enfant continue sans interruption.On peut d\u2019ailleurs faire cesser cette anomalie de la température, soit en augmentant la quantité d\u2019eau de dilution, soit en donnant du lait de vache ordinaire, à la place du lait sec.Il est logique de rapprocher des fièvres alimentaires, l\u2019élévation de température qui accompagne, ou qui parfois précède le scorbut.Provoqué par une carence alimentaire, cette fièvre disparaît quand l\u2019enfant reçoit du jus de fruit d\u2019une manière surabondante.(à suivre) REVUE DES LIVRES ET THÈSES POUR LA MERE ET L\u2019INFIRMIERE par le docteur Gaston Lapierre, professeur agrégé, médecin de l'hôpital Sainte-Justine.dans \u2018La Collection de la Garde-Malade\u201d sous la direction du Dr Roméo Boucher.Edition Edouard Garand.1427, rue Sainte-Elisabeth, Montréal.L\u2019auteur vient de publier un manuel de puériculture du plus haut intérêt dans le but \u201cde fournir à la mère et à l\u2019infirmière actuelles des notions récentes de puériculture, d\u2019hygiène infantile qui pourraient les aider dans les difficultés de chaque jour pour cultiver l\u2019enfant qui se cultive comme une plante.\u201d \u201cLe chiffre de notre mortalité infantile, dit-il, est moins sombre mais il est encore trop considérable\u201d.Et plus loin il exprime l\u2019idée de voir la puériculture enseignée aux jeunes filles en dernière année au couvent et dans les écoles.avant que les préjugés aient pu les atteindre.Le docteur Lapierre parle de l\u2019enfant en s\u2019occupant de la mère: occupation, diète, exercice.Il s\u2019arrête un instant a4 l\u2019enfant prématuré avant d\u2019aborder l\u2019important chapitre du nouveau-né dont il se préoccupe aussitôt après sa naissance: poids, pouls, vêtements, alimentation, logement.L\u2019alimentation est la base de la puériculture, aussi l\u2019auteur étudie-t-il avec grand soin: a) L\u2019allaitement maternel : Pinard répétait souvent son fameux aphorisme: \u201cle lait de la mère appartient à l\u2019enfant.\u201d\u201d Le docteur Lapierre ajoute avec raison: \u201cqu\u2019un nourrisson allaité par sa mère sera toujours moins malade que celui qui est soumis à l\u2019allaitement artificiel\u201d.Après en avoir étudié le fonctionnement il termine en donnant quelques conseils à la nourrice tout en refutant quelques objections contre cette forme d\u2019allaitement.b) L'\u2019allaitement mixte.Il comprend la méthode complètementaire avec addition de lait de vache, et la méthode par alternance des tétées et des biberons, pour terminer par le sevrage.ec) L\u2019allaitement artificiel complète cette étude.On y trouve des conseils appropriés, émaillés de tableaux précis pour se guider sur la quantité et la qualité de l\u2019alimentation.Il termine en étudiant sommairement les laits modifiés.Au chapitre VIII l\u2019auteur aborde la question de l\u2019alimentation de l\u2019enfant qui exige davantage.Tour à tour et à mesure que l\u2019enfant grandit nous voyons défiler les céréales, les fruits, les légumes, la viande, l'huile de L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 37 foie de morue, le sucre, l\u2019eau, les vitamines avec des remarques très appropriées sur les aliments interdits, l\u2019alimentation de la nourrice et les aliments toxiques.Après un exposé succinct de quelques troubles digestifs viennent des considérations assez générales sur le bain, l\u2019habillement, la chambre et la dentition, puis un chapitre très important intitulé: \u201cla table de l\u2019enfant\u201d où l\u2019auteur a réuni un très grand nombre de recettes savoureuses destinées à satisfaire les exigences les plus extravagantes.Le chapitre XV est un des plus importants: il traite de \u2018la culture du système nerveux de l\u2019enfant\u201d.C\u2019est une question du plus haut intérêt qui intéresse l\u2019intelligence et le caractère.Je n\u2019hésite pas à dire que c\u2019est le plus important du manuel car il touche à la question des arriérés mentaux nés ou engendrés par l\u2019ignorance des parents.Je passe rapidement sur le chapitre des maladies contagieuses pour arriver à la gymnastique utile à l\u2019enfant qui doit être le perfectionnement physique pourvu qu\u2019elle soit \u201cconfinée dans des limites utiles et raisonnables\u201d.Nous y trouvons des conseils très sages sur le jeu et ses effets sur la nutrition générale.On y trouve aussi un modèle de fiche individuelle qui contient tous les renseignements utiles à enregistrer pour nous permettre de suivre la courbe du développement physique et j'ajoute psychique car très souvent les deux concordent.La dernière partie de ce manuel intéressant est consacrée au rachitisme et à quelques anomalies squellettiques, aux troubles fonctionnels ou pathologiques que l\u2019on rencontre assez fréquemment.Enfin, le dernier chapitre énumère \u201cquelques oeuvres de protection et d\u2019hygiène de l\u2019enfance chez nous.Le docteur Lapierre a écrit un livre utile et agréable que nous lisons avec grand profit.Les chapitres sont courts, clairs, précis, écrits dans un style très chatié, presque académique à certains moments.Ce livre s\u2019adresse non seulement aux mères et aux infirmières mais aussi aux étudiants et aux médecins.Nous félicitons l\u2019auteur pour son excellent travail de vulgarisation, et la direction pour cette intéressante collection.Albert LeSAGE.LA CRISE BILIEUSE (1) Voici une étude séméiologique de premier ordre.Ce syndrôme s\u2019y trouve décrit dans chacune de ses formes.Il y aurait cependant avantage à savoir d\u2019abord la définition de l\u2019auteur.Elle condense en quelque sorte tout le plan de ce travail, inspiré par notre Maître le Professeur agrégé Chiray.\u201cSous le nom de crise bilieuse\u201d, dit R.Gerolami.\u201cNous essayerons de décrire une véritable crise de vomissements bilieuæ, abondants, répétés, périodiques, survenant à intervalles plus pu moins rapprochés auxquels s\u2019associent des migraines ou des céphalées, parfois de la diarrhée bilieuse typique, enfin des malaises généraux souvent intenses.Ces crises, dont la (1) Thèse de Paris par le Docteur René Gerolami Santandréa, chez Amédée Legrand, éditeurs. 38 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA durée ne dépasse guère quarante-huit heures, ne s\u2019accompagnent, d'autre part, que des signes qui, pour révéler l\u2019affection en cause, demandent à être soigneusement recherchés.\u201d Cette définition est peut-être complète mais elle semble embrasser un faisceau de signes qui appartiennent à trop de maladies différentes pour permettre de les attribuer à une seule en particulier.N\u2019est-ce pas là, presque, la définition d\u2019un syndrome?\u2014 et le lecteur désireux de notions pratiques eut risqué d'abandonner promptement tel fil conducteur s'il ne s'apercevait bientôt qu\u2019il sert de prélude à une longue étude étiologique.C\u2019est à ce double point de vue, clinique et étiologique que la question est d\u2019ailleurs poussée jusque dans les derniers retranchements.Après .la description clinique de la crise classique, où la plupart des praticiens reconnaîtront les traits propres à plusieurs de leurs malades, sans peut-être avoir pu encore définitivement les classer, G.invoque tour à tour, par ordre de fréquence, les causes susceptibles de la déclancher: en premier lieu, les affections hépa- to-vésiculaires: et, parmi celles-ci, les stases vésiculaïres, simplement fonctionnelles telle la cholécystatonie; ou organiques, \u201cc\u2019est le cas qui se produit souvent dans les cholécystites et péricholécystites caleuleuses ou non\u201d, ou certaines congestions hépatiques d\u2019origine infectieuse (paludisme, amibiase) ou toxiques.Au nombre des affections digestives, G.envisage les stases intestinales chroniques, cœco-ascendantes ou sténoses duodénales sous-vatériennes, \u201coù elles constituent un des signes les plus importants de cette affection\u201d.Finalement, d\u2019autres étiologies, sans être aussi fréquentes.présentent pour G.une première importance.T1 s\u2019agit des affections a) Utéro-an- nexielles; b) Rénales (lithiases, hydronéphrose); c) Nerveuses (organiques ou fonctionnelles); d) Endocriniennes; e) Ifumorales (choe anaphylactique).La \u201ccrise bilieuse\u201d, tout en restant elle-même, offrira, à propos de chacune de ces étiologies, \u201ccertaines particularités\u201d, et s'accompagnera \u201cde signes secondaires qui constituent pour le diagnostic un élément précieux\u201d.Aussi l\u2019auteur insistera-t-il, au besoin, sur ces signes particuliers dans les chapitres suivants.Cette thèse est essentiellement d\u2019ordre clinique.Flle s'inspire de l\u2019observation quotidienne.Les signes décrits ont été, un par un, tirés du carton d\u2019examens repris jour par jour.Souvent, au fur et à mesure de la description, G.s\u2019en rapporte à une observation, complète, vérifiée.On aura plaisir à consulter celle-ci à la fin de ce travail.Le médecin trouvera sans doute là des points de comparaison avee certaines notes personnelles.Ses observations s\u2019élèvent à 36.Autant de documents humains.Le but de cette thèse n\u2019est pas vain! Celui d\u2019extraire du nombre son- vent confus des signes contradictoires, obtenus par l\u2019interrogatoire ou l\u2019examen, un groupe cohérent de symptômes, ceux qui constituent le syndrôme de la crise bilieuse; par contre, une fois ce premier effort de synthèse accompli, essayer de les rattacher à une cause logique, peut-être lointaine et siégeant à distance.Le préjugé est trop répandu qui fait ressortir à une crise hépato-vésiculaire ou à une appendicite chronique toute crise bilieuse quelle qu\u2019elle soit. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 39 En réalité le problènie se présente avec une toute autre complexité.La pensée inlassablement en éveil du médecin doit se laisser attirer par la recherche d'une étiologie moins simpliste, quand ni l\u2019appareil hépato-vésieu- laire, ni le caeco-ascendant ne viendront à l'appui d'une idée facilement pr/- concue.11 la trouvera s\u2019il songe à celle que cette thèse émet en mémoire.Ainsi seront épargnées d\u2019inutiles opérations et rendues évitables \u2018des années d\u2019irréparable outrage\u201d: celles que traduisent les periviscérites post-op3- ratoires, plaies vives et qui condamnent les désastres d\u2019une chirurgie trop hâtivement radicale.Jean LeSAGE.Paris, Dec.1931.Les Voies de l\u2019Amour.\u2014 | vol.de 311 pages par le Dr E.A.René de Cotret (René Detertoc).\u2014 octobre 1931.Le professeur DeCotret devient un romancier plein de verve et d'imagination.\u201cL\u2019amour ne meurt pas\u201d a obtenu un très gros succès.Le titre en était alléchant, l\u2019intrigue simple mais très humaine, le dénouement fatal, le souvenir inoubliable.Les lecteurs affluaient.Dans son second volume il s\u2019engage de nouveau dans \u201cles Voies de l\u2019amour\u201d, si capricieuses et souvent tragiques.Le dénouement de cet essai n\u2019est pas moins impressionnant que le premier.C\u2019est le bonheur en fuite après les aveux définitifs ct les indicibles étreintes d\u2019un amour presque désespéré.L\u2019intrigue évolue en quatre périodes.Un soir, dans une paroisse située aux environs de Montréal, quelques amis, médecins, sont réunis autour d\u2019une immense cheminée qui flambe dans la maison de l\u2019un d\u2019eux: Michel Toinon, médecin, veuf depuis longtemps.Il a une fille unique.Quel cauchemar en songeant au drame de sa vie!.Chacun raconte ses souvenirs d\u2019antan \u2014 \u201cJ\u2019ai connu des confrères qui ont eu autant de fiancées que de maisons de pension\u201d \u2014 reprit l\u2019un d\u2019eux \u2014 Cette remarque frappe Michel Toinon, dont \u201cle film de sa vie entière se déroule comme sur un écran avec tous les épisodes, tantôt calmes ou riants, tantôt joyeux ou tristes, tantôt paisibles ou tragiques\u201d \u2014 Aussitôt commence son récit.Au collège il adresse des lettres à une douce jeune fille du couvent: Andrée.Ils échangent de simples et naifs aveux.C\u2019est la naissance de l\u2019amour, qui s\u2019épanouit comme la fleur de leur jeunesse.Mais la trame sc tisse.Deux jeunes filles d\u2019une pension de Montréal où loge Michel viennent semer le trouble dans l\u2019âÂme du jeune Apollon.Les jardins se peuplent de désirs, \u2018un amour nouveau commence son œuvre\u201d.Le souvenir d\u2019Andrée s\u2019estompe peu à peu.\u201cparfois, au milieu de mes rêves, je voyais dans un ciel azuré, sans tache, des vapeurs ou des gaz apparaître tout-à-coup à l\u2019horizon, monter, s\u2019élargir, prendre des formes variées, puis se condenser en des contours découpant la silhouette élégante de la jeune fille de pension\u201d; Lucille.\u2014 Bientôt les sentiments montent du cœur aux lèvres, les serments se scellent entre les nouveaux amoureux.Mais l\u2019amour veille sans cesse.Il apparaît une fois de plus sous les traits de Béatrice, sœur de Lucille; et d\u2019autres aveux scellent de nouveaux serments dans \u2018une nouvelle trahison.\u201ctoujours Pamour\u201d. 40 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA L\u2019ami Jean, compagnon de Michel, active ces irrésistibles élans chez celui-ci dans l\u2019espoir de le détourner définitivement d\u2019Andrée, qu'il aime lui- même.\u2014 Michel oublie \u2014 \u2018\u2019L'amour est aveugle\u201d.Mais les étapes se pressent, Michel est devenu un médecin de campagne très recherché.Au pied du lit d\u2019une mère de famille souffrant de pneumonie, un jour, il rencontre Léontine, sa fille, dont le dévouement et l\u2019intelligence l'impressionnent.\u2014 Si je l\u2019aimais! pense-t-il.et il désire aussitôt qu\u2019elle lui appartienne!.Un jeune homme volage!.Mais la mère de Michel intervient bientôt en lui donnant des nouvelles d\u2019Andrée vivant dans le même village qu\u2019elle, le village natal de Michel.-\u2014 Chaque jour, dit-elle, je la vois dépérir à cause de tes infidélités\u201d.Andrée l'excuse cependant: \u201cc\u2019est un étudiant, il est frivole, volage comme la plupart des étudiants; mais un jour il deviendra sérieux et quand il ne verra plus le regard enchanteur, qu\u2019il n\u2019entendra plus la voix charmeuse de la jeune fille de pension, il l\u2019oubliera vite et me reviendra.\u201d C\u2019est ce quiarriva.Après une rupture brusque avec Léontine, Michel retourne dans son village natal où il revoit Andrée, amaigrie, pâle, presque inerte.L\u2019amour veille toujours.Peu à pe\" le passé renaît avec la santé; le médecin de l\u2019âme est plus fort que la mort.\u201cL'amour retrouvé et agrandi.c'est la rosée qui abreuve la fleur flétrie et lui redonne une fraîcheur éclatante\u201d.Puis nous assistons à la cérémonie nuptiale, suivie des heures si douces des abandons réciproques.\u2014 La vie est un prolongement, le bonheur une illusion.A peine un an plus tard cette femme tant aimée succombait rapidement sous les coups de l\u2019éclampsie.\u201cOh mes amis, dit-il, en terminant son récit: pardonnez-moi ce triste souvenir durant ce banquet.mais la vie est ainsi faite que trop souvent la tristesse vient assombrir les joies que nous nous promettions, le bonheur que nous souhaitions\u201d.Cette rapide analyse ne rend pas justice au livre de mon collègue Decotret, il faut le lire.Mais je m\u2019empresse d\u2019ajouter que le style en est simple et imagé; quelques-unes de ses descriptions de paysages sont fidèles, agréables et bien observées.Certains passages méritent une mention particulière.\u2014Le Doe- teur DeCotret a une imagination féconde et une compréhension originale de \u2018\u201cPlamour qui ne meurt pas\u201d.ignis ardens.Si on héros évolue avec tant d\u2019aisance dans les sentiers étroits et tortueux du sentiment, c\u2019est parce que la main du Maître le guide afin de démontrer, si possible, qu\u2019un amour sincère parvient toujours à se stabiliser malgré les appels incessants dela route.Je félicite donc l\u2019auteur de sa sincérité et de son talent.C\u2019est un rare privilège, à l\u2019heure du crépuscule, d\u2019assister aux embrâsements inattendus des horizons qui déclinent.Albert LeSAGE. CHRONIQUE DISCOURS DE M.LE PROFESSEUR AGREGE LETONDAL au banquet qui a clôturé le Congrès de Pédiatrie de Strasbourg, le 7 Octobre 1931.M.le Président, Mesdames, Messieurs et chers collègues, C\u2019est un honneur que j'apprécie particulièrement d\u2019avoir l\u2019avantage de parler ce soir dans un milieu comme le vôtre, au nom du Gouvernement de la province de Québec, au nom de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal et de l\u2019Union Médicale du Canada.Le Gouvernement de la Province de Québec est fier, à juste titre, de constater avec quel éclat la Pédiatrie française a été représentée à ce Congrès, et il a confiance dans son avenir si riche de promesses.Vous qui êtes venus au Canada, dans cette belle province presque entièrement francaise qu\u2019est le Québec, vous savez quels admirables efforts y ont été faits dans ces dernières années pour diminuer la mortalité infantile.Pour la combattre, le gouvernement provincial a cru devoir inviter quelques pédiatres français à collaborer à son œuvre, et ceux qui sont venus chez nous, les professeurs Ribadeau-Dumas, Lereboullet, Armand-Delille et Mouriquand, se souviennent sans doute de l\u2019accueil que nous leur avons fait.Par leurs qualités d\u2019enseigneurs, par leur culture si largement humaine, non seulement ils vous faisaient honneur, mais ils rendaient en même temps les plus précieux services à notre race, dont la natalité est encore, grâce à Dieu, vigoureuse et forte.La Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal, qui est heureuse de compter parmi ses professeurs une des gloires de la Faculté de Strasbourg, M.Pierre Masson, se réjouit du beau succès qu\u2019a remporté votre congrès.M.le professeur Rohmer, si vous avez si pleinement réussi dans cette vaste entreprise qu\u2019est l\u2019organisation d\u2019un Congrès de médecine, c'est que vous y avez mis tout votre cœur et toute votre intelligence, c\u2019est-à-dire le meilleur de vous-même; c\u2019est que vous n\u2019avez ménagé pour nous ni votre temps, ni vos forces, c\u2019est que sous des apparences souriantes, vous êtes une énergie et une tenacité indomptable.Vous avez bien mérité de l\u2019Association des Pédiatres de Langue française, et, au nom de la Faculté de l\u2019Université de Montréal, je vous en félicite chaleureusement.l\u2019Union Médicale du Canada, la plus ancienne Revue Médicale canadienne, dont la fondation remonte à 1872, s\u2019'honore d\u2019avoir comme collabors- teurs quelques-uns d'entre vous, et plus particulièrement les professeurs Georges Mouriquand et André Dufour (de Lyon), à qui nous adressons nos sincères remerciements pour les articles qu\u2019ils ont bien voulu nous envoyer.Elle espère que d\u2019autres pédiatres français suivront leur exemple.et contribueront, par là, à cimenter davantage l\u2019amitié qui doit exister, et qui existe du reste, de plus en plus, entre la France et le Canada.Ne sommes-nous pas du même sang, n\u2019avons-nous pas la même langue, ne poursuivons-nous pas le même idéal ?L'Union Médicale du Canada se joint volontiers au gouvernement d2 Québec et à l\u2019Université de Montréal pour rendre un juste hommage à ceux qui ont su si bien réaliser, et de quelle facon, les vœux que nous formulions tous, lors de la séance inaugurable, pour le succès du septième Congrès des Pédiatres de Langue francaise. VARIÉTÉS LE COLLÈGE DES MÉDECINS ET CHIRURGIENS DE LA PROVINCE DE QUÉBEC son évolution depuis la cession jusqu\u2019à nos jours.Par le Docteur Joseph Gauvreau LE BUREAU MÉDICAL DE MONTRÉAL THE MONTREAL MEDICAL BOARD 1839 - 1847 Revue du Bureau Médical de Québec \u2014 Procès-verbal original de la première assemblée du Bureau Médical de Montréal \u2014 Première mention du Bureau Médical de Montréal \u2014 Premiers Membres \u2014 William Robertson Président \u2014 Premiers certificats \u2014 Liste des Officiers \u2014 Collège des Médecins du Haut-Canada fondé en 1839 \u2014 Requête à l\u2019assemblée législative en 1841, pour prévenir la fondation des Ecoles de médecine \u2014 Trop grande lenteur \u2014 Dernière séance \u2014 Derniers licenciés \u2014 Heads of the Medical Bill: La Grande Charte de 1847 sous sa forme originale.\u2014 Réflexions.Le Bureau médical de Québec, créé par Lord Dorchester en 1788, ne commença à fonctionner pour toute la province du Bas-Canada, qu\u2019en.1794.Les besoins n\u2019étaient pas pressants.Les candidats faisaient plutôt défaut.Il est même évident qu\u2019à l\u2019époque de la création de cet organisme nouveau, aucun candidat ne voulut s\u2019en prévaloir, faute de connaissances et d\u2019entraînement suffisants.On attendit six ans, jusqu\u2019à ce que les Clercs des années qui suivirent 1788 fussent aptes à la tâche, avant de commencer à faire subir les examens de compétence qui donnaient droit à une recommandation pour obtenir du Gouverneur la licence de médecin.Et ce seul BUREAU MEDICAL DE QUEBEC suffit aux besoins de toute la province du Bas- Canada, jusqu\u2019en 1839, non sans récrimination, comme bien l\u2019on pense, de la part des candidats Montréalais obligés de venir à Québec subir leur examen devant des examinateurs absolument inconnus, de la part aussi des Médecins de Montréal qui jugeaient leur ville assez importante pour posséder son propre BUREAU MEDICAL.64 L'UNION MEDICALE DU CANADA +3 dc ry.he A357.1 AE Sei (Dt el ange Aa?Passe LG A0 5 pw VAL dur 7 de CA el Srl Feit - Soe FY Pnmedtis Cf rs Sot.cin Gls Lehre Deleutuée LE FICHE 7 rr g\u2014\u2014= 7 À hay 22 Go Per.ens PS Sd tra plot CEA Lead Az.CA, (Lo = SN 65 44 L\u2019UNTON MEDICALE DU CANADA Zz he 2 SEG ré \u201c7 (7 Lur= aauiadant AL dati Arai CU A Loud (Pose.LÉ JRA Aw w= Ke fms LL fritter ol & nié = Le ry YY 7 C7 LA rl 2 #7 Ac (Girt loo Hen 7 in, HL 2 Jock Gera.C7 CA ot RA 4 7 7 J Gx Tk Ft Ged - a A 7 A te.Tol \u20ac \u2014 2A EIA ll, à Z meen = \u201c A Ç A! Hd 7 A fr Ao LBL Se He J Ge A er 4 Ae Lp 1 UNION MEDICALE DU CANADA 15 SE Ve LÉ Get FA Ad À frit + 5 \u2018A LL mien ft pA 4 Fil 72 52 AAA, CADEL ie 27 7 7 em La Hans ./ GA ri ASE SEULS Kal iene CAteler Sood ae freaxe Le.Br Gt tein .ES Gta ih AY ét, Copie photographiée de l\u2019original conservé dans les Archives du Collège des Médecins et Chirurgiens de la province de Québec.67 46 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA La première mention du BUREAU MEDICAL DE MONTREAL que nous trouvons dans les archives, est consignée dans une lettre du Docteur William Robertson à Lord Dalhousie, en 1822.On se ray- pelle qu\u2019à cette époque, les médecins du Montreal General Hospital, dans un mémoire adressé a Lord Dalhousie par STEPIIENSON et HOLMES recommandaient la création d\u2019un séminaire d\u2019enseignement médical (a Seminary of Medical Learning).A cette occasion, soutenant la requéte a Lord Dalhousie, le Président du staff médical du Montreal General Hospital, le Docteur William Robertson, demanda au Gouverneur du Canada d\u2019organiser un Bureau médical à Montréal, en vertu de la loi Dorchester 1788, et d\u2019adjoindre à ce bureau médical les médecins (the Staff) du Montreal General Hospital ! Vers 1824, en même temps qu\u2019il créait le MONTREAL MEDICAL INSTITUTE, Lord Dalhousie promit de créer un Bureau Médical à Montréal, dans un avenir plus ou moins rapproché.Cependant, il nous fallut attendre encore quinze ans avant de voir siéger ce Bureau Médical de Montréal, sous la présidence de ce même William Robertson qui en avait été le premier instigateur.Le bureau médical de Montréal siégea pour la première fois, le 28 juin 1839, à la résidence du Dr Wm.Robertson, sur la rue St- Jacques, près de la rue de St-François-Xavier.(1).À cette séance fut lue la Commission Royale nommant quinze médecins de Montréal et des environs pour faire paitie de ce Bureau, en vertu de la loi 28 Geo.III, Ch.8 (Loi Dorchester 1788).Les membres présents à cette première réunion furent: Docteur WILLIAM ROBERTSON, « « HOLMES, « « STEPHENSON, « « ORAWFORD, « « TRESTLER, « « BRUNEAU, « « ARNOLDI.« « CAMPBELL, « « HALL Le Docteur ROBERTSON fut élu Président et le Docteur CAMPBELL secrétaire.(1) Ce dernier renseignement dû à l\u2019amabilité de M.FE.Z.Massicotte, Conservateur des Archives au palais de justice de Montréal.68 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 47 Ce bureau siégea assez régulièrement quatre fois par année, le premier mardi des mois de février, mai, août et novembre.Sa principale occupation, comme bien l\u2019on pense, fut de faire subir des examens sur la médecine, la chirurgie et l\u2019obstétrique, aux candidats à la licence.De très courts règlements furent édictés.On était en correspondance constante avec le Bureau médical de Québec, qui siégeait depuis 1794; une parfaite harmonie régna, semble-t- il, entre les deux organismes, jusqu\u2019a leur fusion respective avec notre COLLEGE DES MEDECINS ET CHIRURGIENS du Bas- Canada, en 1847.Les premiers certificats de compétence furent signés par ce bureau le 6 août 1839, en faveur des médecins suivants : Docteur Archibald Campbell, Docteur William Robertson, Docteur Edouard Jacques, Docteur Chs.E.Cotton.Les derniers certificats furent octroyés le 5 mai 1847, NELSON étant président et J.C.SEWELL secrétaire.Les bénéficiaires de ces derniers certificats furent les Docteurs J.C.MONTGOMERY, CHS.H.LATOUR et ALCIDE PHANEUF.Tous les procès verbaux du MONTREAL MEDICAL BOARD, quel qu\u2019ait été son président, sont rédigés en anglais; nous en exceptons deux, pour la période où le Docteur BIBAUD remplaçait temporairement le Docteur SEWELL comme secrétaire.Voici la liste des officiers de ce corps médical : 1839 WILLIAM ROBERTSON, Président GEO.M.CAMPBELL.Secrétaire 1842 H.F.HOLMES, Président J.C.SEWELL, Secrétaire 1843 J.B.LEBOURDAIS, Président J.C.SEWELL, Secrétaire 1846 W.NELSON, Président J.C.SEWELL, Secrétaire | Le Bureau médical de Montréal, comme celui de Québec, désirait une législation capable de mettre la profession médicale de li province sur un pied d\u2019égalité avec celle des autres pays.(était 69 48 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA une sévère discipline à établir.Il était humiliant pour ces Bureaux, généralement composés de médecins qui avaient obtenu leur diplôme de docteur en médecine à l\u2019une des universités britanniques, d\u2019avoir à délivrer des certificats de compétence à des candidats qui avaient jamais fait autre chose qu\u2019un service de clerc-médecin plus ou moins prolongé.Une loi s\u2019imposait pour fixer le minimum de connaissances nécessaires.À l\u2019instar des autres, selon qu\u2019il appert de la correspondance déposée aux archives et des lettres copiées au long dans les procès- verbaux, le Bureau médical de Montréal ne tarda pas à solliciter l\u2019intervention du Gouvernement, afin de donner à la profession médicale du Bas-Canada une législation analogue à celle des autres pays.Il y eut une séance extraordinaire du Bureau, tenue le premier juin 1841 au palais de justice de Montréal, sous la présidence du Docteur ROBERTSON.Sur proposition des Docteurs HOLMES, CRAWFORD, et ARNOLDI, la requête suivante fut unanimement adoptée, avec prière au secrétaire de demander la coopération du Bureau médical de Québec et du Bureau médical de Toronto.Nous traduisons tout au long cette requête, pour le bénéfice de nos lecteurs, auxquels nous conseillons d\u2019en faire lentement la lecture.Ce document, unique en son genre, fait parfaitement connaître la situation professionnelle des médecins de l\u2019époque.A L\u2019'HONORABLE ASSEMBLEE LEGISLATIVE DE LA PROVINCE DU BAS-CANADA.Le Bureau médical du district de Montréal, établi en vertu de l\u2019ordonnance 28, Geo.III, Ch.8, expose humblement ce qui suit: Dans tous les pays qui suivent les progrès de la civilisation, il est jugé non seulement désirable, mais nécessaire, que les personnes qui exercent la médecine et la chirurgie soient hautement qualifiées pour prendre charge de la santé publique et de celle des citoyens.Pour atteindre ce but, des lois ont été édictées, en vertu desquelles l\u2019exercice de la médecine est exclusivement réservé aux personnes qui, après avoir suivi un cours d\u2019étude et un entraînement professionnel déterminés, ainsi que les examens requis sont déclarées compétentes par l\u2019autorité constituée.En Europe et aux Etats-Unis, on requiert un cours complet dans une Ecole de médecine réputée, et un stage plus ou moins prolongé dans un grand hôpital général.70 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 49 Dans notre province, ces moyens essentiels d\u2019apprendre l'art de guérir ont été absolument méconnus.On n\u2019exige aucune garantie de compétence de la part des Candidats.Tout ce que l'on exige d'eux, c\u2019est l'examen devant le Bureau, et très souvent cet examen n\u2019est pas sérieux.(Often fallacious ome).Un certain nombre de candidats, s\u2019imposent peut-être, par la suite, l\u2019obligation d'aller se perfectionner en Europe ou ailleurs, mais l\u2019expérience a prouvé que les candidats, en grande majorité, s\u2019en tiennent à leur mipimun de connaissances, quand ils ont pu passer avec succès le fallacieux examen requis devant le Bureau médical.Il en résulte que là où le minimum de connaissances requis pour obtenir la licence est à un faible niveau, les qualifications sont dépréciées, et la profession médicale tout entière en souffre dans son renom; (sinks in respectability); la population est victime du défaut de science chez ceux qui ont pour mission de conserver la santé et la vie.Dans les premiers temps de la Colonie, il fut impossible d'exiger autre chose que des connaissances primaires de la part des médecins.Les temps sont changés.Nous devons nous mettre sur le méme pied que les autres pays.Ici comme ailleurs, il y a des exigences professionnelles auxquelles devraient répondre les étudiants en médecine.Par des lois de ce genre seulement, nous pourrons donner à la profession médicale des cadres qui en garantiront le caractère honorable, et qui seront à l\u2019avantage de la science en général et des citoyens en particulier.C\u2019est pourquoi le Bureau médical du District de Montréal vous prie instamment de prendre en très sérieuse considération ses présentes démarches, et vous supplie de définir les conditions que vous jugerez opportunes pour réglementer l\u2019enseignement médical dans cette province.(Sig.) W.ROBERTSON, Président, Geo.M.CAMPBELL, Secrétaire.À l\u2019époque où le Bureau médical adressait cette requête à la Législature provinciale du Bas-Canada (1841), le Collège des Médecins et Chirurgiens du Haut-Canada était déjà fondé.Il avait obtenu sa Charte en 1839, l\u2019année même de la création du Bureau médical de Montréal.Celui-ci avait donc un exemple à suivre et des précédents à imiter.Sa correspondance avec le collège des Médecins et Chirurgiens du Haut-Canada est assez volumineuse.Elle est surtout consultative, durant ces années de transition.C\u2019est aussi l\u2019époque de l\u2019apparition des Ecoles de médecine.Tout le monde en parle, à Québec un peu, à Montréal beaucoup.Au seli 71 50 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA même du bureau, il y a des partisans de la fondation immédiate de l\u2019Ecole, mais tous sont à peu près d\u2019accord sur la nécessité d\u2019imposer à ces Ecoles, nées ou à naître, les règlements professionnels les plus sévères possibles.On comprend que si ces Ecoles se fondent avant l\u2019obtention d\u2019une Charte qui définisse les conditions de l\u2019étude et de l\u2019exercice de la médecine, il y aura peut-être conflit entre elles et le Collège des Médecins à venir.On veut éviter tout froissement, on veut aplanir les difficultés entrevues.Et, avant que l\u2019une ou l\u2019autre de ces Ecoles ne se fonde, à Québec ou à Montréal, on va tenter Pim- possible pour obtenir au plus tôt de la Législature provinciale, la Charte tant désirée.Malheureusement, la discussion sur la nécessité de préparer un projet de loi traîna en longueur.À la suite de la requête de 1841, le Bureau médical fut invité par les Législateurs à préciser ses desiderata.Avant que le projet ne fut mûr, il s\u2019écoula plus de deux ans.Deux ans et deux mois après la présentation de la Requête ci-dessus, le 3 août 1843, le Bureau médical de Montréal nomma un comité d\u2019études spécialement chargé de rédiger un projet de loi pour réglementer l\u2019étude et la pratique de la médecine; ce projet fut transmis à la Législature du Bas-Canada par une délégation spéciale du Bureau.Le comité d\u2019études qui rédigea ce projet de loi était ainsi composé: Docteur LEBOURDAIS, Président du Bureau, et les Docteurs HOLMES, ARNOLDI, HALL et BRUNEAU.Comme de ce projet découle, à n\u2019en pas douter, la loi de 1847, nous tenons à le faire connaître dans sa teneur.Nous le publions en entier à la fin de ce chapitre, sous le titre original: HEADS OF MEDICAL BILL.Et pendant que le projet était à l\u2019étude dans un comité spécial, l\u2019Ecole de Médecine et de Chirurgie de Montréal, fondée en 1843, obtenait sa Charte le 29 mars, 1845; il en fut de même pour l\u2019Ecole de Médecine de Québec (29 mars, 1845).Celle-ci ne commença à fonctionner qu\u2019en 1848.La dernière séance du Bureau médical de Montréal eut lieu le 15 mai 1847, sous la présidence de NELSON.\u2014 ARNOLDI, BAD- GLEY, McCALLOCH, MUNRO, BIBAUD, CAMPBELL, SEWELL, SUTHERLAND, HALL: et CRAWFORD y assistaient.J.C.MONTGOMERY, CHS.A.LATOUR, ALCIDE PHANETUF et J.A.B.LAROCQUE y recurent leur licence.Ce furent les derniéres licences accordées par le Bureau médical de Montréal.TR 1st 2nd L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Cr ps HEADS OF MEDICAL BILL.That before any candidate shall be allowed to commence the study of medecine, he shall satisfy the Examiners that he has acquired a liberal Education either English or French, and that he possesses a competent knowledge of the Latin Language.The same to becertained by examination or testimonial.That every student (except those who graduate in any unu- versity hereinafter specified) shall serve an apprenticeship to a regular practitioner of Medecine for at least five years and shall adduce certified testimonial, that he has attended a course of lecture, on each of the following branches: Anatomy & Physiology Chemistry & Pharmacy Materia Medical & Therapeutics Theory & Practice of Physic Principles & Practice of Surgery Midwifery & diseases of women & children.Each course to contain at least 80 lectures.Six months attendance on a Public Hospital containing at least forty beds, & whose medical attendance shall consist of at least two prac- tioners of not less than four years standing.He shall also produce testimonials of having followed an apprenticeship for five years with a medical practitioner duly licenced.That the period of study shall be reduced to four years if the candidate produce satisfactory evidence of having attended all the above courses twice.That no candidate if found disqualified shall be remanded to his studies for a less period than six months.That every candidate shall produce testimonials of moral character and a certificate that he has attained the full age of twenty one years.Certificates of attendance on Lectures from Foreign Universities or schools of Medecine shall not be received unless the candidate produce proof that he has studied for six months in some public school of Medecine within Her Majesty's Dominions.That no Foreign Diploma shall be received for more than a mere certificate and that every candidate producing such Diploma shall notwithstanding conform to the fore going regulations and submit to an examination.That all persons holding a medical Degree or Diploma from any University, medical college or incorporated school of Me- decine in the British Dominion, all persons holding a diploma or warrant in the Majesty\u2019s army or navy, and all Physicians and surgeons in the said army or navy on active duty within 73 52 9 Fach course consisting of at least aighty lectures.10 11 12 13 14 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA the Province, shall be exempted from examination, upon attesting before the President of a Medical Board on oath, that they are the individual, mentioned in such degrees on diplomas or warrants and that they have obtained the same honestly.For this the President of the respective Boards shall be authorized to administer such oath.That every person desirous of practicing as an Apothecary Druggist or Vendor of Medecines shall serve an apprenticeship of at least three years to a duly licensed Apothecary Druggist or Vendor of Medecine \u2018and shall produce testimonials of attendance on the following branches of medical study.Viz.Two courses of Chemistry and Pharmacy Two courses of Materia Medica That no person shall for gain practice Physic surgery or Midwifery or as an apothecary, Druggist of Medecines within this Province without a licence duly had and obtained under a penalty of ten pounds currency and twenty pounds for every succeeding offense, to be imprisoned till the fine be paid.That the penalty aforesaid be recoverable by the deposition of one or more credible witnesses within three months after the commision of the offense, before any more of Her Majesty's Justices of the Peace, who shall be authorized to issue his warrant for the apprehension the offender.That a medical Board shall be appointed by the Governor General or the person administering the government in the respective cities of Quebec Toronto and Montreal.That each Medical Board shall consist of at least nine members of whom five shall constitute a quorum and if practicable af, least seven of them shall be medical practioners resident in the respective cities in which the Boards shall sit.The respective Boards shall elect their Presidents and it shall be their duty to meet at least once every three months for the purpose of examining candidates entering on the study of medecine and to recommend for licence those they may find duly qualified to practice Medecine Surgery and Midwifery or as Apothecaries Druggists and Vendors of Medecines.That each candidate on receiving the credentials entiting him to obtain a licence shall pay a sum not exceeding one pound to be applied to defray the contingent expenses of the Board granting the credentials.Sign.J.B.LEBOURDATS, Président.J.C.SEWELL, Secrétaire.gy L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 53 Nous venons de rappeler très succintement l\u2019existence éphémèr- du BUREAU MEDICAL DE MONTREAL, existence de transition qui n\u2019eut qu\u2019un but: donner aux médecins anglais du Montreal General Hospital l'illusion, sinon le mérite, d\u2019être les fondateurs du Coi- lège des Médecins et Chirurgiens du Bas-Canada, puisqu\u2019ils eurent Phonneur indéniable de rédiger les HEADS OF THE MEDICAL BILL qui devinrent la Grande Charte, en 1847.À la distance où nous sommes, il est assez difficile de répartir les mérites.Ce qu\u2019il y a de certain, c\u2019est que l\u2019influence professionnelle anglaise fut prédominante dans la Grande Charte: Influence professionnelle anglaise du Montreal General Hospital, et influence professionnelle anglaise du Montreal Medical Board.Les médecins Canadiens-français de l\u2019époque, ne prévoyant pas la prépondérance qu\u2019ils devaient bientôt acquérir, virent plutôt d\u2019un mauvais œil l\u2019avènement du Collège des Médecins et Chirurgiens du Bas-Canada.Tout occupés qu\u2019ils étaient à la fondation de l\u2019Un:- versité Laval à Québec, au fonctionnement de l\u2019Ecole de Médecine et de Chirurgie à Montréal, ils crurent plutôt à l\u2019avènement d\u2019un orga- risme destiné à entraver leur action mutuelle.Heureusement, la suite des événements les rendit moins catégoriques.De bonne heure à Québec où MORRIN entraîna à sa suite tout ce que la profession comptait de compétences et d\u2019influences parmi les médecins des deux races, tard à Montréal où l\u2019Ecole de Médecine et de Chirurgie se croyait persécutée par le Collège des Médecins et Chirurgiens, (1) ils comprirent qu\u2019en définitive l\u2019organisation professionnelle était ce qui pouvait arriver de mieux dans l\u2019intérêt de la santé publique et pour la sauvegarde de la réputation du médecin québécois, de quelque nationalité fût-il.Il serait pourtant puéril de croire que l\u2019antagonisme disparut avec la promulgation de la Grande Charte en 1847.Il n\u2019est peut-être pas de période plus douloureuse pour la profession médicale québécoise que celle qui s\u2019étend de 1847 à 1891: Période durant laquelle l\u2019élément anglais s\u2019aperçoit que la suprématie lui échappe, en même temps que grandissent de façon formidable l\u2019influence et le nombre des médecins canadiens-français; période d\u2019amertume et de découragement pour le groupe médical canadien- français de l\u2019Ecole de médecine et de chirurgie de Montréal, qui voit la profession devenir maîtresse de ses destinées sous la poussée anglaise ; ies professeurs de l\u2019Université McGill d\u2019abord, ceux de l\u2019Université (1) Le docteur L.D.Mignault le dit catégoriquement dans son mémoire.75 54 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Laval ensuite dominent la situation; ce groupe médical ne rencontre nulle part aucune sympathie, jusqu\u2019à ce qu\u2019enfin il soit obligé de fusionner avec la succursale de l\u2019Université Laval à Montréal.Contentons-nous, pour l\u2019heure, de rappeler la lenteur de nos progrès, les années nombreuses qui séparèrent chacune de nos étapes.Bureau médical de Québec 1788.Bureau médical de Montréal 1839.(51 ans) La Grande Charte 1847.La Charte Nouvelle 1909.(62 ans) Et à qui éprouverait de nos jours le besoin de tout bouleverser, pour le mieux ou pour le pire, nous conseillons un peu de patience dans l\u2019attente, à la lumière de ce qui s\u2019est fait au cours de ces deux longs demi-siècles.C\u2019est une tournure d\u2019esprit, assez commune au- jourd\u2019hui, qui pousse certains médecins à vouloir diriger de façon nouvelle la profession, à lui imposer des obligations ou des charges qui ne sont point de sa compétence, a \u201cla mettre au pas\u201d comme on dit.On semble totalement méconnaître la prudence avec laquelle elle s\u2019est d\u2019abord orientée, la lenteur voulue de ses progrès, la longueur demi-séculaire de ses étapes, et surtout l\u2019idéal qu\u2019elle a toujours poursuivi.Ce qui fait peut-être le plus défaut aux réformateurs modernes du Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec, c\u2019est la connaissance de son histoire.Avons-nous tort de la raconter?Est-ce trop tôt lever le voile sur les périodes les plus mouvementées de son existence ?Jusqu\u2019ici, nous avons été sobre de réflexions.Il va falloir maintenant nous prononcer sur bien des sujets qui, traités et même résolus au cours du dernier siècle, sont encore à l\u2019ordre du jour, dans certains milieux.Par exemple, le moment est venu de se rendre compte si, dans l\u2019intérêt de la profession, le principe de décentralisation est préférable au principe de centralisation.La comparaison entre les résultats de la loi décentralisatrice de 1847 et ceux de la loi central.- satrice de 1909 sera, à ce point de vue, d\u2019une très grande utilité; -t ainsi du reste.Evidemment, dans les réflexions qui vont suivre, il sera difficile pour nous de mettre à l\u2019écart certains jugements qui se font jour avant l'heure.Nous sommes de l\u2019âge nouveau.Les principes de la réforme de 1909 nous ont été inculqués avant la lettre de la loi.Cette loi 1909, nous l\u2019avons votée et vécue d\u2019enthousiasme.Notre vie, dans ce qu\u2019elle a de plus essentiel, lui a été entièrement consacrée.76 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 55 Nous craignons de ne pouvoir en parler impartialement.Nos lecteurs seront juges.Dans la mesure où l\u2019intelligence peut se mettre au-dessus du sentiment, nous allons essayer, jusqu\u2019à la fin, d\u2019être impartial.Nous allons continuer à raconter'ce que nous savons, sans parti-pris, à la lumière des documents connus, dans la sérénité d\u2019une fin de carrière qui s\u2019annonce.Nos positions ne sont pas à défendre.De quoi demain sera fait, peu nous importe.Nous ne faisons que poursuivre ce que nous avons toujours recherché depuis vingt-cinq ans, la vérité.Néanmoins, nous prions nos lecteurs de se reporter à notre \u201cAvant-Propos\u201d, dans lequel nous déclarons ne discuter sur certaines situations que pour provoquer d\u2019autres discussions.Nous ne sommes qu\u2019un précurseur.L\u2019histoire du Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec sera encore à écrire après cette série d\u2019articles.Nos jugements, s\u2019ils sont respectables et sincères, ne sont pas définitifs.Sont-ils plutôt des suggestions?Ce serait un mérite comme un autre, et nous souhaitons qu\u2019il nous soit reconnu.N.B.\u2014 Pour nous mettre au pas du Grand Anniversaire, le prochain article, anticipé pour la circonstance, sera intitulé: \u201cL\u2019Union Médicale du Canada, en liaison avec le Collège des Médecins et Chirurgiens durant soixante ans: 1872 à 1932.\u201d 77 FORMULAIRE QUELQUES FORMULES ANTISPASMODIQUES ET SÉDATIVES.1.\u2014 Les bromures: \u2014 a R Bromure de potasse.Pour une tablette .coovuvnenens \u2026\u2026\u2026.No 100 Sig.: une tablette diluée dans un demi-verre d\u2019eau, trois fois par jour.Pour un traitement de longue durée: \u2014 b R Bromure de potasse .sersesreesenss 25 grammes.Elixir aromatique \u2026.\u2026.\u2026.secsecrss .60 c.c.Eau jusqu\u2019à Les sssesescenenee \u2026 250 c.c.Sig: une cuillerée à dessert diluée, quatre fois par jour.Pour un traitement de courte durée: \u2014 Dans l\u2019épilepsie l'expérience clinique démontre qu'il est inutile de dépasser cinq grammes de bromure par jour \u2014 il vaut alors miux ajouter la belladonne ou la jusquiame.Ainsi: \u2014 c R Bromure de potasse rer .25 grammes.\u2019 Teinture de belladonne eee 6 c.c.Elixir arecmatique .cceeeneeee.vous 60 cc.Eau jusqu\u2019à ere ssrevscsesvencourse 290 cc.Sig.: une cuillerée à dessert diluée, quatre fois par jour.Dans les cas d'hystérie l'on peut associer la valériane au bromure.d Rk Bromure de potasse .cccereerennennn.25 grammes.Teinture de valériane ammoniatée 40 c.c.Elixir aromatique .vrssrencrenence 60 c.c.Eau jusqu\u2019à .\u2026rerecrerrsrsers verso 250 cc.Sig.: une cuillerée à dessert diluée, quatre fois par jour. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 57 2.\u2014 Le luminal (pheno barbital).Le médicament le plus employé dans l'épilepsie : R Luminal .\u2026.\u2026.erecrscorecnsensercererereverse 0 gr.03 Sig.: une tablette deux fois par jour, augmenter au besoin à six par jour.f R Luminal sodique .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.sreus 1 gr.50 Elixir aromatique .\u2026.\u2026.\u2026.sesercerese 60 c.c.Eau jusqu'à \u2026.ervrrerrercerserserece 250 c.c.Sig.: une cuillerée à dessert dans de l\u2019eau, trois fois par jour.R Luminal sodique .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026crssrsereess 10 centgr.Eau distillée .resesesrsrsrsanans | ec.Pour une ampoule.Sig.: une injection intra musculaire, dans les crises sub-intrantes.Louis FORTIER, ANALYSES MEDECINE MM.E.CHABROL, A.BUSSON et J.MENNECIER.\u2014 Les ictères de l'acide phénylquinoléine carboxylique.Bulletins et Mémoiresde la Société médicale des Hôpitaux de Paris.(2 novembre 1931)- Brughsch et Horsters démontrent en 1924 l\u2019action de la phénylqui- noléine carboxylique sur la \\sécrétion hépatique de la bile.Worster et Drought rapportent en Angleterre durant la même époque une première observation de jaunisse chez un goutteux qui a absorbé lgr.50 de phénylquino- léine pendant quatre jours seulement.Depuis, les cas d\u2019ictère se sont multipliés.Ces icteres ont-ils une individualité bien tranchée et doivent-ils nous faire abandonner ce produit dans le traitement de la goutte et des rhumatismes articulaires?Dans le commerce, on trouve ce produit sous les noms d\u2019atophan cincophéne, atophanyl, atoquinol, ete.Sur quarante-neuf observations publiées, vingt-deux sont des ictéres bénins et vingt-sept des ictéres mortels.Le début de ces ictéres est brusque ou se fait progressivement en cours de traitement.On note un état saburral, de l\u2019anorexie, de la gêne au creux épigastrique et même des vomissements, de l\u2019asthénie, de la céphalée.Ce sont des ictères toxiques.On compare l\u2019action de la phénylquinoléine sur le foie à celle du mercure sur le rein.Cependant on constate que ce n\u2019est point sur des bases chimiques très précises que l\u2019on a étayé la notion de la toxicité ictérigène de la phénylquinoléine.Comme conclusion: depuis plus de vingt ans que l\u2019on emploie les produits quinoléïques avec succès dans le traitement de la goutte et les troubles ictériques sont plutôt rares.Dans certains cas, on pourrait expliquer l\u2019ictère en faisant intervenir une coïncidence ou un réveil biologique très comparable à celui que l\u2019on invoque pour interpréter les ictères arsénobenzoliques.La crainte de l\u2019ictère ne doit pas nous empêcher l\u2019emploi de ce médicament très précieux contre la goutte et les rhumatismes chronique ou aigu.Pour éviter tous ces troubles, on l\u2019emploiera par voie buccale, à doses modérées et par intermittence.Paul René ARCHAMBAULT.S.F.GOMES DA COSTA (Lisbonne).\u2014 L\u2019action de l\u2019insuline sur les cancers ulcérés de la peau.Presse Médicale du 21 octobre 1931.Les travaux fondamentaux de Warburg et de ses collaborateurs ont mis en évidence les relations entre le métabolisme des cellules néoplasiques et les hydrates de carbone.On sait aujourd\u2019hui que, dans certaines conditions, la consommation de glucose par les tissus cancéreux peut être 70 fois plus grande que par la plupart des tissus normaux.Cette consommation n\u2019est L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 59 pas imputable aux phénomènes d\u2019oxydation.Elle est due presque exclusivement à un mécanisme différent, c\u2019est-à-dire à des phénomènes de glycolyse.Le problème des relations entre le métabolisme général des cancers et des hydrates de carbone peut encore être étudié en déterminant une carence en hydrates de carbone chez les cancéreux, et en recherchant si l\u2019activité de prolifération des tissus cancéreux est diminuée ou même inhibée par cetts carence.La découverte de l\u2019insuline a permis des recherches dans ce sens, puisque cette substance peut déterminer une carence relative de l\u2019organisme en hydrates de carbone sans dénutrition concomitante.Cette action de l\u2019insuline sur les cancers a été étudiée sur des tumeurs expérimentales par de nombreux auteurs, avec des résultats discordants; mais, il convient de préciser que, dans toutes ces expériences, l'insuline a toujours été administrée par injections.L\u2019insuline n\u2019exerce qu\u2019une action purement locale sur les cellules néoplasiques.Son action inhibitrice sur le développement des néoplasies (quel que soit le mécanisme du phénomène: métabolisation des sucres par les cellules cancéreuses, etc.) ayant été observée par la plupart des auteurs, l\u2019hypothèse que l\u2019insuline appliquée localement pourrait empêcher le développement de la néoplasie et créer localement aussi des conditions déterminant \u2018sa regression semblait permise à l\u2019auteur.Utilisant une insuline en solution, versée goutte à goutte, ou la pommade Fornet à l\u2019insuline, G.da C.a obtenu, 20 jours après application du traitement, la cicatrisation complète de cancers ulcérés de la face, dont un de récidive opératoire.Il est encore trop tôt pour parler de guérison de cancers ulcérés de la face.G.da C.estime ces résultats très intéressants même au point de vue pratique.Il poursuit actuellement ses recherches vers d\u2019autres techniques d\u2019application locale d\u2019insuline ainsi que d\u2019autres composés possédant quelques-unes des propriétés de cette substance.Ses résultats feront l\u2019objet d\u2019autres publications.L.-Henri GARIEPY.R.POINCLOUX et H.ARLOING.\u2014 Vaccination régionale par la porte d\u2019entrée; son emploi contre l\u2019infection colibacillaire.Arch.Mal.App.Digestif et Mal.de la Nutrition.Oct.1931.Le Bacterium Coli, saprophyte normal de l\u2019intestin, peut devenir, seul ou associé à d\u2019autres microbes, et par suite d\u2019une simple effraction de la muqueuse intestinale, l\u2019agent d\u2019une maladie générale, la colibacillose.Les auteurs ci-haut mentionnés viennent de créer une nouvelle méthode d\u2019immunisation curative contre les différentes manifestations, urinaires, génitales ou intestinales du bactérium coli.Par exemple, sur 230 malades atteintes de lésions gynécologiques infectieuses, non tuberculeuses, le coli-bacille était en cause 90 fois; 39 fois seul et 45 fois associé au gonocoque. 60 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Dans la colibacillose génitale, associée à une colibacillose urinaire ou à des troubles du gros intestin, constipation ou diarrhée; même dans les cas de seule constipation opiniâtre, infirmité si banale, mais considérée par les Auteurs, comme une maladie infectieuse et justiciable de tout autre traitement que ceux mis en oeuvre couramment pour la combattre, les auteurs ont appliqué la \u201cVaccination régionale par la porte d\u2019entrée\u201d partant du principe reçu que, dès que le colibacille est en cause, on est fondé à admettre que la muqueuse du gros intestin ait servi à pénétrer dans l\u2019organisme du malade.Le mode actuel d\u2019utilisation de leur méthode consiste à se servir d\u2019un bon stock vaccin colibacillaire ou de préférence d\u2019un auto vaccin bien préparé, et à l\u2019injecter exactement dans et sous la muqueuse du rectum, avec un rectoscope court et large, une seringue munie d\u2019une prolonge adéquate et d\u2019une aiguille fine et brève.La dose initiale à injecter est de 14 c.e.que l\u2019on peut augmenter de 4 ce.e, jusqu\u2019à la dose de 3 c.c., les traitements ne devant pas être répétés sans avoir attendu 24 à 48 heures avant la fin de la réaction provoquée par la précédente.Cependant, ce vaccin n\u2019a jamais donné lieu à aucune réaction inquiétante; et les résultats thérapeutiques que les auteurs en ont obtenus dans les 14 cas rapportés, m\u2019évitent d\u2019attirer l\u2019attention sur ce nouveau mode de traitement des affections colibacillaires.J.Alfred MOUSSEAU.C.ALEXANDRESCO, DERSA et PIERRE TOCSA.\u2014 Trois cas de syndrôme de Bernheim.La Presse Médicale, Paris, 30 septembre 1931.Tandis que l\u2019asystolie classique est produite par une dilatation de la cavité du ventricule droit, l\u2019autre asystolie appelée syndrome de Bernheim (de Nancy) reconnaît comme cause productrice une sténose de la cavité du ventricule droit par déviation de la cloison interventriculaire, elle-même conditionnée par une hypertrophie excentrique du coeur gauche.Les auteurs ont observé trois malades ayant présenté tous trois les signes d\u2019une insuffisance cardiaque grave qui avait abouti à la mort et chez lesquels, à l\u2019autopsie, on a trouvé que les trois cœurs présentaient une capacité du ventricule droit extrêmement diminuée de volume et que cette dimunition de capacité résultait de la pénétration de la paroi du coeur gauche dans la cavité ventriculaire droite.Le diagnostic exact de cette variété d\u2019insuffisance cardiaque, pendant la vie, est très difficile, car ni la clinique, ni la radiologie ne sont à même de nous fournir les renseignements nécessaires et suffisants pour le poser avec certitude, mais la constatation d\u2019une grande hypertrophie du ventricule gauche associée à de l\u2019hypertension artérielle et à des signes de myocardite peut constituer les éléments de présomption pour la possibilité de l\u2019existence d\u2019une insuffisance cardiaque par syndrome de Bernheim.Gabriel LAFRESNIERE. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Gl LEON BERNARD et JEAN PARAY.\u2014 Néphrite hydropigène tuberculeuse et néphrose lipoïdique.\u2014 La Presse Médicale, Paris, 31 octobre 1931.D'après l'expérience des auteurs, le syndrome Lumoral caractéristique de la néphrose lipoidique: présence de corps biréfringents dans les urines et surtout hyperlipidémie avec diminution du taux des protides et inversion da rapport sérine-globuline, ne constitue pas une entité anatomo-clinique mais se surajoute tout simplement à la néphrite hydropigène à rein blanc, dont l\u2019un d\u2019eyx a bien montré les liens avec la tuberculose.Cette étiologie, dans trois observations rapportées au cours de cette étude.est attestée non seulement par l\u2019histoire anatomo-clinique des malades, la localisation pulmonaire qui précède ou qui se manifeste après la localisation rénale, mais encore par les réactions biologiques démontrant la nature tuberculeuse de l\u2019affection (antigène et inoculations aux cobayes.) On peut considérer, à cet égard, deux catégories de sujets, les uns sont des tuberculeux avérés, chez lesquels la détermination rénale est une complication, les autres, en pleine santé, apparente du moins, sont atteints par la néphropathie qui ne révèle sa véritable nature que plus tard.Dès maintenant, il faut rechercher systématiquement la tuberculose derrière le masque de la néphrite hydropigène caractérisée par son début insidieux, l\u2019apparition progressive d\u2019oedèmes se généralisant avec albuminurie importante, absence de signes cardio-vasculaires et de rétention azotée, que ce syndrome soit accompagné ou non du syndrome humoral attribué à la néphrose lipoïdique.Gabriel LAFRESNIERE.CHIRURGIE JONES, D.F.\u2014 Le diagnostic et les principes de traitement du cancer du colon et du rectum.Annals of Surgery, vol.XCIV, nov.1931 pp.860-870.L\u2019on n\u2019attache, d\u2019aprés l\u2019auteur, pas assez d\u2019importance à cette affection, Il base cet avancé sur les statistiques de l\u2019état du Massachusetts.Dans cet état il y a 11,000 décès de cancer par année, et sur ces cas 12% sont des cancers intestinaux; ce qui représente à peu près 1200 cas d\u2019hépithéliomas du côlon et du rectum.Et si l\u2019on relève les statistiques des hôpitaux, l\u2019on trouve que l\u2019on ne fait pas plus, et peut-être moins, que 150 opérations radicales par année.Ce qui veut dire que seulement à peu près 10% des malades se présentant avec cette affection recoivent une chance de vivre et d\u2019obtenir une guérison.La raison d\u2019être de ce gaspillage de vie est, d\u2019après l\u2019auteur, imputable avant tout au fait que les médecins et même les chirurgiens n\u2019attachent guère de valeur aux moyens actuels que nous possédons pour traiter cette affection.Cet état de choses changera lorsque l\u2019on montrera davantage que l\u2019on peut, si un diagnostic précoce est fait et si une intervention adéquate est pratiquée, obtenir des résultats satisfaisants avec une mortalité beaucoup moindre que celle que l\u2019on suppose actuellement.L\u2019A.rappelle ensuite les principaux symptômes qui doivent orienter un examen vers le cancer du rectum et donne la valeur respective des différentes interventions que l\u2019on peut pratiquer contre cette affection, Mercier FAUTEUX. 62 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA BANCROFT, F.W.\u2014 L\u2019hémangiome du sigmoide et du côlon.Annals of Surgery.vol.XCIV, nov.1931, pp.828-837.I\u2019hémangiome du colon recto-sigmoïdien est généralement une affection congénitale.Le symptôme le plus fréquemment observé est l\u2019entérroragie qui commencerait d\u2019ailleurs dès la première décade de la vie.Cet état pathologique est toujours grave, car les hémorragies répétées peuvent à la longue entraîner la mort.Les cas rapportés ayant été traités n\u2019ont pas été très améliorés.Tout de même l\u2019on a rapporté un cas maintenu guéri aprés injection sclérosante de la veine hémorroïdale supérieure.Mercier FAUTEUX.OBSTETRIQUE BLAND, WENRICH, GOLDSTEIN.\u2014 Le trichomonas dans la vaginité de la grossesse.(Trichomonas vaginitis in pregnancy).Surgery Gynecology and Obstetrics, December 1931.Existe-t-il une relation entre la leucorrhée, accompagnée de vaginite et la présence du trichomonas dans les sécrétions vaginales des femmes gravides?Tel est le problème envisagé au point de vue morphologique et clinique que les À.essaient de résoudre depuis janvier 1930, Ce protozoaire isolé par Donné en 1836 a été trouvé dans les sécrétions vaginales selon une proportion de 20 à 50%.On pourrait faire le diagnostic de sa présence dans la majorité des cas par l'examen clinique seul; leucorrhée profuse, de coloration jaunâtre, purulente, persistant pendant des mois et même des années.La muqueuse vaginale est rouge; quelques patientes se plaignent de prurit.Au microscope, on trouve, en plus du trichomonas, des cellules épithéliales, des leucocytes et de nombreuses bactéries.De l\u2019étude comparée avec le trichomonas de la bouche et de l\u2019intestin, le trichomonas vaginalis paraît posséder son entité propre, capable de produire par sa seule présence cette réaction inflammatoire du vagin.Il favoriserait, de plus, la morbidité puerpérale.Pour Gragert, le taux de la morbidité était de 11%, lorsque l\u2019examen des sécrétions vaginales donnait un résultat négatif, pendant que les patientes chez lesquelles on signalait la présence du trichomonas, la morbidité atteignait 29.1%.Comme mesure prophylactique, il n\u2019est pas inutile de faire la désinfection du vagin durant la grossesse.La vulve et le vagin sont d\u2019abord lavés à l\u2019eau chaude et au savon vert, puis badigeonnés avec une solution d\u2019acide picrique à 1%.Deux fois par semaine, on peut donner une injection vaginale à l\u2019acide lactique (1%) dans le but de restaurer la flore microbienne normale.Donatien MARION.tag, Ely lt kg Un frai L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA G3 PEDIATRIE RICHARD C.CLARKE, LONDON, ENGLE.\u2014 L\u2019enfant épuisé.\u2014 *\u201cClinical Excerpts, 1931.L\u2019épuisement et ses effets sur l\u2019enfant ont été l\u2019objet d\u2019une importante observation de l\u2019auteur depuis quelques années.Ce dernier souligne le peu d\u2019attention qu\u2019y apportent les éducateurs.Cette condition laisse voir les signes évidents sous la dépendance d\u2019une atonie musculaire, relevant à la fois des muscles volontaires et involontaires.Le plus dramatique de ces signes est celui qui est décrit dans ces mots typiques: \u2018the child standing over itself\u201d.En effet il parvient à maintenir sa station droite par ses os et ses ligaments, et non par son tonus musculaire.Un autre signe est l\u2019hyper-extension du coude, qui est mise en évidence si on demande à l\u2019enfant de se tenir debout, le bras étendu.La main prend une position d\u2019extension des doigts et de flexion du poignet, et l\u2019omoplate est proéminent.L\u2019abdomen est protubérant, et la paroi abdominale est atone.Les symptômes.Le système nerveux domine la scène.La majorité de ces sujets sont des enfants à grande dépense d\u2019activité cérébrale et autre, difficiles à conduire, émotifs, négativistes.L\u2019opinion de l\u2019auteur est que l\u2019amyotomie est un symptôme d\u2019épuisement.La pyrexie est très fréquente chez ces enfants, souvent sans que l\u2019on puisse en trouver de cause.Les symptômes relevant du système cardiovasculaïre dépendent du système nerveux autonôme.Ils consistent en pâleur et évanouissements faciles.Il y a souvent une arythmie marquée et il peut même y avoir des extrasystoles.Un autre signe de l\u2019instabilité vasomotrice est l\u2019albuminurie orthostatique.L\u2019anorexie et un appétit capricieux sont fréquents, ainsi que des vomissements.La constipation alternant avec la diarrhée, et des douleurs abdominales, surviennent souvent.L\u2019énurèse, qui est toujours une névrose est très fréquente.Le diagnostic différentiel.L\u2019examen du cœur en particulier aidera à éliminer le rhumatisme sub-aigu.Au point de vue du système alimentaire, les trois diagnostics favoris sont; les ganglions mésentériques, l\u2019appendicite chronique et la toxémie intestinale.Si les patients tombent dans les mains du chirurgien, ils s\u2019en tireront rarement avec un appendice intact.Quant au système respiratoire, le plus fréquent diagnostic est \u201cdes amygdales malades\u201d.Il est évident que des amygdales malades doivent être enlevées.Mais l\u2019auteur considère que toute la symptomatologie en question est causée par l\u2019épuisement, mental ou physique, parfois les deux, et que tout le traitement doit se rattacher à cela.Il est évident que les nerfs de l\u2019enfant moderne sont sacrifiés à l\u2019efficacité et à la compétition, et qu\u2019il est trop entouré par une éducation inappropriée à la bonne santé.Le traitement réside dans le repos.Corriger les régimes, alléger les fatigues, supprimer les sources d\u2019infection réelle.Le coucher à bonne heurz, la sieste du milieu de la journée, pas de cinéma, pas de veillées fatigantes, une vie aussi tranquille que possible; voilà une partie importante du traitement. 64 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Dans les mauvais cas, le début du traitement pourra comporter le séjour au lit pendant un mois.Conclusions.\u2014 À \u2014 L\u2019amytomie des enfants est une condition accompagnée de signes physiques évidents et de symptômes.B \u2014 Quoique la majorité de ces enfants sont des nerveux, quelques-uns ne le sont pas.\u2019 C\u2014 Cette condition est produite par l\u2019épuisement mental et physique.D \u2014 La guérison est obtenue par le repos mental et physique.E\u2014 Cette condition devient plus fréquente, et elle est particulière à toutes les classes.F \u2014 La position debout de l\u2019enfant constitue le plus important test de sa santé mentale et physique.Gaston LAPIERRE.L.MANDEL.\u2014 Enurèse- \u201cAbstracts of Current Public Health Literature\u201d, oct.1931.L\u2019Enurèse constitue un des problèmes les plus difficiles de la médecine.Peu de progrès a été fait dans la recherche de son étiologie, et partout dans l\u2019avancement de son traitement.Il y en a peu parmi nous qui n\u2019ont pas désespéré parfois d\u2019obtenir des résultats favorables.À cette question se rattache non seulement un intérêt clinique, mais aussi un côté social important.À, part la souffrance mentale apportée au patient et le malheur aux parents, l\u2019énurèse constitue un sérieux problème pour l\u2019éducateur.L\u2019excuse ordi-, naire que \u201ccela se passera un jour\u201d constitue un aveu d\u2019échec.Le médecin de famille est le mieux placé, à cause de sa connaissance du milieu où vit le patient, de son histoire personnelle et de celle de sa famille, pour diagnostiquer la cause de l\u2019énurèse, et en organiser convenablement le traitement.La diète figure au premier plan du traitement.Tout ce qui excite outre mesure les réflexes vésicaux doit être écarté.La quantité des liquides doit être très réduite chaque jour, à partir du repas du midi; et après cinq heures, aucun breuvage ne doit être pris.Les nourritures grasses doivent être évitées.Tous les diurétiques (thé, extraits de viandes, etc.) doivent être aussi évités.L\u2019enfant doit être éveillé à des heures fixes pour uriner.Les mesures drastiques, telles que les douches froides, etc, doivent être évitées.Il est bon d\u2019utiliser un sédatif, tel que le Luminal (grain 14), pour tâcher, d\u2019obtenir un relâchement du système nerveux meilleur et plus complet.Le monobromure de camphre est conseillé par Pototsky, qui y joint parfois du lactate de calcium.Cette médication doit être prise le soir.D\u2019autres méthodes pour diminuer l\u2019hypersensibilité de la vessie peuvent être tentées, v.g.élever le pied du lit, faire coucher l\u2019enfant sur le côté.Il faut tenter, lorsqu\u2019elle existent, de faire disparaître certaines causes irritantes particulières: vers intestinaux, cystite, sur-distension de la vessie, etc.Chez l\u2019instable, l\u2019hypernerveux, chez qui l\u2019on trouve en plus des vomissements cycliques, de la vagotonie, etc, toutes les mesures diététiques et médicales appropriées à cet état pourront en plus s\u2019ajouter au traitement. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 65 Chez l\u2019enfant psychopathique, le traitement psychologique sera le mieux approprié.Chez l\u2019endocrinien, en particulier dans l\u2019hypothyroïdisme, de petites doses d\u2019extrait de glande thyroïde constituent un traitement approprié.Chez le convalescent ou l\u2019enfant débile, le traitement général tonique est indiqué.Dans la majorité des cas, écrit le Dr Mandel, l\u2019énurèse est un trouble nerveux, et le traitement doit être institué en conséquence.Gaston LAPIERRE.FELIX WEISS.\u2014 Les manifestations urinaires de la syphilis congénitale du nourrisson.Revue Francaise de Pédiatrie, Tome IV, (1931).Les recherches de l\u2019existence d\u2019une lésion histo-pathologique spécifique a été exécutée pour la première fois par Hochsinger.Il faut également entre une syphilis fœtale et une syphilis infantile du rein, et c\u2019est dans ce dernier cas que les altérations inflammatoires sont de beaucoup plus importantes que les signes d\u2019un retard de développement.Il existe des stades de la lésion rénale syphilique où l\u2019urine ne présente pas de signes caractéristiques qui sont les suivants: réaction fortement albumineuse, présence de cylindres hyalins et granulés, leucocytes et détritus en grande quantité et surtout des hématies en quantité.Des essais fréquemment répétés n\u2019ont jamais permis d\u2019isoler le trépo- neine de l\u2019urine, de même une épreuve fonctionnelle exacte des reins est difficile à pratiquer chez des nourrissons qui pour la plupart sont débiles et gravement malades.D\u2019après les statistiques de l\u2019auteur, il en vient à la conclusion qu\u2019il a trouvé une fréquence de 11150 de lésions rénales cliniquement saisissables.Sur 51 nourrissons hérédo-spécifiques, chez lesquels l\u2019urine fut examinée, il a trouvé six fois une lésion rénale spécifique correspondant à la néphrite syphilitique parenchymateuse aiguë de Hari.A.DUTILLY.G.PAPOVICIN, (Roumanie).\u2014 Contribution au traitement des diarrhées parentérales des enfants, par le régime des pommes.Revue Francaise de Pédiatrie, Tome IV, 1931.Le traitement des états diarrhéiques de l\u2019enfance a été enrichi dans les derniers temps par le régime des pommes, recommandé il y a un an par Noro et qui a donné d\u2019excellents résultats.Il consiste en une absorption exclusive pendant une journée ou deux, le plus souvent d\u2019une purée de pommes crues, faite avec des pommes mûres molles, pelées, débarrassées des pépins et de leur enveloppe et râpées sur une râpe en verre.Noro, après des recherches et des expériences faites sur un grand nombre d\u2019enfants atteints d\u2019affections variées du tube gastro-intestinal, posa les fondements scientifiques de ce vieux remède populaire. 66 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Après Noro, Heisles, Adler, François Ibrahim, Ludberg, recommandent à côté des pommes qu\u2019ils donnent, d\u2019autres fruits, des jus de fruits, des concombres crus.Le succès de ce régime est immédiat et durable dans les cas de dyspepsie aiguë, de dysenterie et de diarrhées dysentériformes.L\u2019auteur rapporte une série de 25 cas de dyspepsie parentérale dont 14 nourrissons; les succès ont été surtout remarquables chez les enfants de plus d\u2019un an.Des réflexions d\u2019ordre physiopathologiques font penser que les dyspepsies parentérales représentent le domaine le plus favorable pour l\u2018 régime des pommes, plus indiqué que dans les troubles alimentaires.Le mode d\u2019action du régime des pommes semble être particulièrement indiqué pour modifier le changement de la flore intestinale ou une lésion de la paroi intestinale et l\u2019action diurétique des acides de fruits, qui, par oxydation, sont transformés en carbonates peu diffusibles et la teneur élevée en vitamines jouent un rôle important, dans les diarrhées parentérales.En résumé, l\u2019auteur croit prouver par ses observations que le régime des pommes en cas de dyspepsies parentérales chez le nourrisson a une influence favorable sur les diarrhées d\u2019origine infectieuse.Les succès sont parfaitement brillants.A.DUTILLY.LABORATOIRE MEDLAR, E.M.\u2014Avian tuberculosis in normal and vaccinated rabbits.The American Journal of Pathology, Vol.VII, No.5, septembre 1931.Conclusions de l\u2019auteur; 1° Les lapins normaux et les lapins vaccinés, inoculés avec le bacille tuberculeux aviaire, virulent, montrent une grande différence de lésions macroscopiques et microscopiques.2° Le follicule et le tubercule tels que décrits dans les livres classiques seraient des lésions plutôt régressives que progressives.3° Il existe une différence marquée dans la réaction leucocytaire chez les lapins normaux et vaccinés, inoculés avec le bacille tuberculeux aviaire virulent.4° Cette réaction leucocytaire chez les lapins vaccinés ressemble de très près à celle que l\u2019on observe dans la tuberculose humaine progressive.Cette réaction n\u2019est pas spécifique de la tuberculose: elle est causée par une infection bacillaire tuberculeuse pure.5° Le mégakaryocyte joue un rôle important dans la tuberculose aiguë aviaire du lapin.L\u2019Auteur ne peut établir la signification réelle de la participation du mégakaryocyte à la tuberculose aiguë, L.C.SIMARD.i _\u2026 \u2014 2 es ss SOCIÉTÉS LA SOCIETE MEDICALE DE MONTREAL Séance du 3 novembre 1931 Président: M.J.A.JARRY De la diathermie dans la pneumonie chez l\u2019enfant.\u2014 M.ALBERT COMTOIS, présente l\u2019histoire clinique et la description radiographique d\u2019un cas observé à l\u2019Hôpital Ste-Justine, à la suite du traitement de ce cas par la diathermie.M.COMTOIS a obtenu une amélioration rapide et marquée.Le rapporteur présente alors quelques statistiques ainsi que quelques considérations sur la technique à employer.M.J.A.JARRY demande quels étaient les signes cliniques présentés dans le cas du Docteur Comtois.M.A.NOVE-JOSSERAND demande quels sont les résultats de la dia- thermie dans la pneumonie chez l\u2019adulte.M.COMTOIS en réponse dit que les signes pulmonaires présents dans son cas étaient peu précis.La confirmation du diagnostic est faite au moyen de la radiographie.La diathermie donne des succès dans une proportion plus élevée dans la pneumonie de l\u2019adulte.La malariathérapie à la Prison de Bordeaux.\u2014 M.A.BARBEAU rapporte que la thérapeutique de la paralysie générale par injection de la malaria tierce n\u2019est sûrement pas une panacée.Les statistiques le démontrent.Une autre preuve nous en est fournie par la multitude des traitements que l\u2019on persiste à essayer en but de guérir la méningo-encéphalite diffuse progressive, sans d\u2019ailleurs obtenir avec eux des résultats nettement supérieurs à ceux fournis par la malaria.La tendance actuelle de la majorité des auteurs vise à combiner différentes thérapeutiques dans le but de donner aux malades toutes les chances possibles de guérison.Négliger l\u2019emploi de la malaria à cause de ses contre-indications nombreuses, de ses insuccès relatifs, ses complications parfois mortelles, constitue une lamentable erreur.M.BARBEAU présente au public médical les données de son expérience personnelle à l\u2019Hôpital de Bordeaux.L\u2019étude date du mois d\u2019août 1927 au mois d\u2019avril 1931.Quarante-huit paralytiques généraux ont été admis à l\u2019Hôpital de Bordeaux au cours de la période fixée.L\u2019état physique précaire de vingt d\u2019entr\u2019eux constituait une contre-indication formelle à toute tentative de traitement.Restent vingt-deux paralytiques généraux dont deux furent traités par le Dmelcos sans aucun succès, qui sont morts depuis.Vingt malades reçurent donc l\u2019impaludation.Onze présentèrent une régression telle qu\u2019on les remit en liberté, et aux dernières nouvelles ils se comportent très bien à l\u2019extérieur.Quatre ne présentèrent aucune 68 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA amélioration.Il semble que le seul bénéfice qu\u2019ils aient tirer de la mala- riathérapie ait été un prolongement indéfini de leur état pathologique.Tous les malades impaludés, moins un, avaient un Wasserman positif dans le sang.Toutes les réactions biologiques du liquide céphalo-rachidien revinrent positives.M.BARBEAU s\u2019est servi de la voie sous-cutanée pour im- paluder ses malades.Il injecte 2 ou 3 cc.de sang palludéen.La période d\u2019invasion varie de 12 à 20 jours.Il laisse évoluer de 12 à 15 accès, selon la résistance physique du malade.La température monte à environ 103 ou 104.Les seules complications observées se constituent en diarrhée profuse dans trois cas, et une tachycardie à 140 sur les trois malades souffrant de myocardite chronique.Au cours du traitement à titre de médication adjuvante, des injections d\u2019huile camphrée.Après ce traitement par la malaria, des injections de muthanol, de bismuthoidol, et de stovarsol sont faites aux malades.Les formes qui réagissent le mieux à la malariathérapie sont celles avec affaiblissement sans délire à forme tabétique et la forme maniaque expansive.M.BARBEAU affirme en terminant que la malariathérapie constitue à l\u2019heure actuelle l\u2019un des meilleurs, sinon le meilleur traitement de la paralysie générale.M.F.L.BOULAIS demande si dans des cas non améliorés, la ré-impaln- dation est possible.M.A.SABETTA dit qu\u2019il emploie la voie intra-veineuse pour introduire le paludisme.La durée d\u2019invasion est de sept jours.Il croit que la voie intra-veineuse n\u2019amène pas de conséquence sérieuse: il a souvent observé une fièvre quotidienne.Il demande si l\u2019on peut penser à une fièvre tierce double.Il a observé des complications intestinales qui seules sont propres au paludisme.M.DUFRESNE demande si l\u2019on observe de l\u2019hématémèse fréquemment au cours de la malariathérapie.M.A.BARBEAU en réponse dit que la ré-impaludation est possible et qu\u2019un sujet peut réagir favorablement à une seconde tentative.Tout en admettant que la voie veineuse soit plus rapide, M.BARBEAU se déclare satisfait de l\u2019emploi de la voie sous-cutanée.Au sujet de la courbe thermique le cycle du protozoaire peut être très variable.M.BARBEAU n\u2019a observé aucune hématémèse.c) Présentation d\u2019un appareil Thomas modifié pour fracture du bras.\u2014 M.A.BELLEROSE.L\u2019appareillage moderne des fractures des membres doit produire une correction suffisante tout en prévenant l\u2019atrophie musculaire et les raideurs articulaires.Bien plus il doit favoriser la nutrition du membre lésé en permettant une certaine mobilité dans les articulations situées au voisinage du foyer de fracture.M.BELLEROSE présente un appareil pour fracture du bras qui remplit ces desiderata.Il consiste en attelles de Thomas sur lesquelles sont branchées des attelles de Henry.A cet appareil le Docteur BELLEROSE a ajouté un système de poulies situées aux extrémités des attelles ce qui permet de faire une traction parfaitement mesurée en même temps que la mobilisation du coude et de l\u2019épaule.Cet appareil diminue la longueur du temps des consolidations et prévient des séquelles, telles que: atrophie musculaire, raideurs articulaires, qui pour guérir demandent souvent un traitement très prolongé. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 69 M.H.M.BRISEBOIS demande la procédure à suivre pour appliquer l\u2019appareil.M.A.COMTOIS demande si l'appareil Thomas modifié est a conseiller dans les fractures de l\u2019épiphyse inférieure de l\u2019humérus chez l\u2019enfant.M.R.DORE dit avoir employé cet appareil qu\u2019il considère utile pour les fractures moyennes et hautes.Pour les fractures basses, il préfère l\u2019immobilisation au moyen d\u2019un plâtre.M.A.BELLEROSE emploie le traitement de Jones pour les fractures de l\u2019épiphyse inférieure de l\u2019humérus chez les enfants, qui consiste dans l\u2019immobilisation de l\u2019avant-bras en hyperflexion.La technique d\u2019application de l\u2019appareil Thomas modifié est celle-ci: le malade est placé dans le décubitus dorsal les membres en extension et en abduction.Uue fois les attelles en position, l\u2019avant-bras est fléchi à angle droit sur le bras avec une traction de 7 à 8 livres au coude et de 2 ou 3 livres à la main, au moyen de diachylon, de cordes et de poids.Dans les cas de fractures de l\u2019épiphyse inférieure de l\u2019humérus, les plis du coude et de l\u2019avant-bras servent de point d\u2019appui pour la traction exercée sur le bras.d) Laboratoire et Clinique.\u2014 M.G.BARIL rapporte qu\u2019il s\u2019est tenu à Liège en septembre 1930, le 21ème Congrès Français de Médecine.Les deux rapports principaux des hyperthyroidies et le métabolisme du calcium ont donné lieu à des discussions intéressantes sur la valeur diagnostique du métabolisme basal d\u2019une part, et sur celle du dosage du calcium sanguin dans le rachitisme d\u2019autre part.Le compte rendu résumé du Congrès par la Presse Médicale nous fournit l\u2019occasion d\u2019écrire quelques observations sur la facon dont nos confrères se servent du Laboratoire, sans négliger de nous occuper de ceux qui ne le consultent jamais.Voici les réflexions de M.BARIL.lo Il faut être prudent dans l\u2019interprétation des chiffres que le laboratoire fournit au clinicien.On doit éviter de leur donner un sens trop absolu, s\u2019appliquant 2 les interpréter en fonction de l\u2019ensemble de signes cliniques que révèle un examen attentif.Agir autrement expose à commettre des erreurs graves de diagnostic.20.Il faut user de discernement dans le choix des analyses que l\u2019on demande au laboratoire.Certaines analyses faites en temps propice offrent un caractère pathognomonique; d\u2019autres sont simplement utiles; quelques-unes sont franchement inutiles.Pour délimiter le domaine de chacunes d\u2019elles, le médecin doit faire appel aux avis du chef de laboratoire.Il serait à désirer que celui-ci fut considéré comme un consultant et non comme un simple technicien.L\u2019on ne doit pas admettre que l\u2019on fasse faire systématiquement certains groupes d\u2019analyses sans examen préalable du malade.Choisir judicieusement l\u2019analyse propre à éclairer le diagnostic, interpréter cette analyse correctement, c\u2019est le fruit d\u2019un vaste entraînement clinique doublé d\u2019une fréquentation assidue du Laboratoire.Une collaboration intime entre le clinicien et le pathologiste est indispensable à l\u2019obtention du maximum de rendement des analyses diverses.Election.\u2014 MM.Charles Mathieu, Ulric Frénette et Gaston Caisse sont élus membres titulaires de la Société Médicale de Montréal.Louis FORTIER.Secrétaire de Séances. 70 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA LA SOCIETE DE CHIRURGIE DE MONTREAL Séance du 7 octobre 1931 Président : M.B.G.BOURGEOIS M.TROTTIER.Deux cas de fractures du col chirurgical de l\u2019humérus.Nous fait voir les résultats de réduction de fractures du col chirurgical.Le but à atteindre est d\u2019amener le grand fragment en opposition avec l\u2019épiphyse qui est plus mobile.Parmi les appareils nous avons les appareils de Hennequin, l\u2019appareil platré et les appareils à extension continue.T.présente deux cas de fractures par traumatisme direct.Le premier cas est celui d\u2019un garçon de 17 ans, la radio montre un déplacement assez considérable avec la diaphyse en avant.La deuxième radio montre la réduction presque parfaite.Tous les mouvements sont revenus à la normale.Le deuxième cas est une fracture avec pénétration de la diaphyse dans Pépiphyse; le résultat est parfait.L\u2019appareil employé est l\u2019appareil de Zimmer (aéroplane splint) qui a l\u2019avantage de placer la diaphyse en opposition avec l\u2019épiphyse.M.GAGNON.Nous avons eu des résultats avec l\u2019appareil de Zimmer et aussi avec l\u2019appareil de Thomas modifié.Nous avons l\u2019habitude de mettre des appareils plâtrés après avoir laissé les appareils Zimmer ou Thomas pour un certain temps.L\u2019idéal serait de laisser ces appareils en place plus longtemps.M.PRUD\u2019HOMME.A réduit une fracture du col chirurgical chez une femme de 72 ans avec un appareil à extension continue.M.DUFRESNE.Félicite M.Trottier du résultat de ces fractures.Fistules urétéro-vaginales et vésico-vaginales.M.MERCIER.Présente deux cas de fistules urétéro-vaginales, la première malade âgée de 30 ans se présente pour perte des urines par le vagin, cette lésion date de 16 mois à la suite d\u2019une hystérectomie vaginale.Réplétion de la vessie avec du bleu de méthylène; rien de spécial.Le cathétérisme des urétères se fait facilement; de plus dans le vagin on peut faire le cathétérisme de l\u2019urétère par la fistule.Le P.S.P.laisse voir une déficience du côté sectionné, on fait la néphrectomie.A l\u2019examen le rein est atteint de néphrite scléreuse.L\u2019autre malade fut opérée il y a sept ans pour hystérectomie vaginale; par la suite elle a commencé à perdre ses urines par le vagin.Quelque temps après on a tenté de fermer une fistule vésico-vaginale.Au cathétérisme des urétères la sonde butte à gauche, à droite la sonde monte jusqu\u2019au rein.Le P.S.P.droit donne 37%, néphrectomie gauche, drainage abondant, guérison par première intention.Le rein est atteint de glomérulo-néphrite. NOUVELLES NOMINATIONS A LA DIRECTION DE L'UNION MEDICALE.M.le docteur J.-A.Vidal a été nommé secrétaire-trésorier de la Direction de l\u2019Union Médicale du Canada, et M.le docteur Léon Gérin-Lajoie le secrétaire actuel de la Rédaction a été élu Directeur à la dernière réunion du Bureau de Direction tenu le mois dernier.Nos félicitations aux nouveaux élus.NOMINATIONS Trois de nos collaborateurs distingués ont obtenu des promotions que nous sommes heureux de signaler à l\u2019attention des lecteurs de L\u2019Union Médicale.M.le professeur J.N.Roy, a été nommé chef du service d\u2019Ophtalmo-oto- rhino-laryngologie à l\u2019hôpital Notre-Dame.M.le professeur agrégé Albérie Marin a été nommé chef du service de dermato-syphiligraphie à l'hôpital Notre-Dame.M.le professeur .agrégé Edmond Dubé a été nommé Directeur Médical de l\u2019hôpital Sainte-Justine.Nos félicitations aux nouveaux élus.L\u2019EXECUTIF DE LA SOCIETE MEDICALE DE MONTREAL.Les membres de la Société Médicale de Montréal à leur séance régulière tenue le 15 décembre dernier, ont élu leurs officiers pour l\u2019année 1932.M.Albert LaSalle a été élu Président ; M.Louis Verschelden, Vice-Président ; M.Léon Gérin-Lajoie, Secrétaire-Trésorier Général; M.Louis Fortier, Secrétaire de Séances.Nos félicitations aux nouveaux élus.PLACES VACANTES A L\u2019HOPITAL STE-JUSTINE L\u2019hopital Sainte-Justine déclare des places vacantes dans les services de Médecine et d\u2019Oto-Rhino-Laryngologie.Les applications peuvent être adressées au Directeur Médical. 72 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA L\u2019EXECUTIF DE LA SOCIETE DE CHIRURGIE DE MONTREAL.A la séance du 2 décembre, les membres de la Société de Chirurgie de Montréal ont élu leurs officiers pour l\u2019année 1932.Le résultat fut le suivant: Président: M.Pierre Z.Rhéaume; Vice-Président: M.Aldége Ethier; Secrétaire Général: M.Léon Gérin-Lajoie; Trésorier: M.Ernest Trottier; Secrétaire Annuel; M.Jos.Rivard; Bibliothécaire-Archiviste: M.Paul Sénécal.A.D.R.M.COURS EN ANGLAIS A PARIS EN 1931.Grâce au concours du Professeur Dubé (de Montréal), du Professeur Smithies (de Chicago) et à celui de M.Cardinaux qui a obtenu une aide pécuniaire du Syndicat des Fabricants d\u2019appareils radiologiques, d\u2019instruments de chirurgie, des produits pharmaceutiques, des éditeurs médicaux, nous avons pu faire pour les cours en anglais une importante publicité dans les périodiques médicaux d\u2019Outre-Atlantique.Malheureusement la crise qui a retenu dans leur pays la plupart des Américains, qui a réduit, comme on vient de le lire, le nombre des membres des caravanes organisées chaque année, a retenu beaucoup de post-graduate qui, pour ces conditions défavorables, seraient certainement venus en plus grand nombre.Quelques-uns de ces cours ont été très appréciés de leurs auditeurs, nous citerons, en particulier, ceux faits sous la direction des professeurs Gosset et Sergent.Il est malheureusement très regrettable que quelques-uns de ceux qui avaient annoncé des cours ne les ont pas faits parce qu\u2019ils trouvaient le nombre des élèves inscrits insuffisants.On n\u2019arrivera à avoir un gros recrutement et à concurrencer les cours faits à Vienne et à Berlin qu\u2019en faisant un effort de plusieurs années.Il faut, au début, un dévouement réel de ceux qui ont charge de l\u2019enseignement; ils ne récolteront qu\u2019après avoir semé.Aussi, devons-nous remercier ceux qui ayant pris la charge d\u2019un cours n\u2019ont pas hésité à remplir leurs engagements et ont fait leurs leçons, bien qu\u2019il n\u2019y eût qu\u2019un petit nombre d\u2019élèves inscrits. |'Union Médicale du Canada Fondée en 1872 Comité de Direction MM.Archambault, Benoit, Boucher, (R.), Boulet, Bousquet, Bourgeois, Bruneau, DeCotret, Derome (Wilfrid), Desloges, Dubé, Gérin-Lajoie (Léon), Harwood, Lassalle, Leduc, LeSage, Marien, Marin (Albéric), Marion (D.), Masson (D.), Mercier, Parizeau, Rhéaume, Roy, Saint- Jacques, Vidal.Président: J.E.Dubé; Secrétaire-trésorier: J.A.Vidal.Membre d'honneur: Professeur Pierre Masson.Comité de Rédaction MM.Amyot, Roma; Badeaux, François; Bellerose, Antonio; Bertrand, Albert; Boucher, Roméo; Brault, Jules; Com- tois, Albert; DeGuise, Albert; Desloges, Alfred; Doré, Réal; Dubé, Edmond; Dutilly, Arthème; Fauteux, Mercier; Fontaine, Rosario; Gérin-Lajoie, Léon; Lapierre, Gaston; Legrand, Emile; Letondal, Paul; Magnan, Arthur; Marin, Albéric; Marion, Donatien; Mathieu, Emile; Mercier, Oscar; Mousseau, J.Alfred; Pépin, Roméo; Rivard, Jos; Saucier, Jean; Simard, Charles: Trottier, Ernest; Vidal, J.Avila.Président: A.LeSage; Vice-président: J.A.Vidal: Secrétaire: Léon Gérin-Lajoie; Assistant-secrétaire: Donatien Marion.Prix de l\u2019abonnement pour 1932 Canada et Etats-Unis .co.2.Lune Vans Lune Lane Vans nn $3.00 Etranger (pays faisant partie de l\u2019Union Postale) \u2026.\u2026.4.00 Etudiants .\u2026.ccc.coer eer Lars vas vous vaus vas vase Vans vue rare are 1.50 Conditions de Publication L'Union Médicale du Canada paraît tous les mois par fascicules de 60 pages.Chaque numéro contient des mémoires originaux, des faits cliniques, une revue générale, un mouvement médical, des notes de pharmacologie, des analyses et des nouvelles médicales.Le Comité de Rédaction accepte des articles de tous les médecins à condition que ceux-ci n'aient pas déjà été publiés dans un autre journal.Les Mémoires Originaux ne doivent pas excéder 15 pages; les Faits Cliniques auront un maximum de 5 pages et les Revues Générales comprendront au plus 10 pages.Tout ce qui concerne la rédaction doit être adressé franco, au rédacteur en chef, Dr Albert LeSage, 260, Square Saint-Louis, ou au secrétaire, Dr Léon Gérin-Lajoie, 1414, rue Drummond, Montréal, Téléphone: Harbour 8444.Tout ce qui concerne l'administration doit être adressé franco à M.T.Valiquette, administrateur, 3705 rue St-André, ou Boîte Postale 3026. MEMOIRES Au sujet des traitements physiothérapi- ques et plus particulièrement de la gymnastique musculaire électriquement provoquée dans le traitement de la paralysie infantile .Contractions spasmodiques de l\u2019utérus au cours du travail .\u2026.\u2026.v0ecse Notes sur l\u2019identité des localisations radiologiques des tubercu'oses familia- JES oii Dr LAQUERRIERE .280 Donatien MARION .287 Fernand CARDIS et Albert JOANNETTE .293 RECUEIL DE FAITS.Corps étranger dans la vessie .Fibro-myome interstitiel du col utérin Un cas de mort subite par embolie secondaire à une thrombose occulte d\u2019origine variqueuse se A propos des erreurs dans le diagnostic des lésions du secteur droit de l\u2019abdomen .\u2026.ccccrcereresrensarsensenserss Corps étranger laryngo-trachéal.Trachéotomie.Ablation Un procédé simplifié pour la transfu- SION L.cccccavecseccsrensenrecnencereneenren sens creuse Un cas de cancer de l\u2019urètre chez l\u2019homme .\u2026.cscccscseccccnserenrenrernenss Tuberculose calcifiante à foyers multi- Ples creas woes Interprétation clinique et radiologique de certains troubles fonctionnels de estomac et de l\u2019intestin .Un cas de tuberculose génitale chez la femme \u2026.\u2026.ncccrcccerencensersecessssonsecs Les fractures de la clavicule chez les enfants .rsrerccsensesserenensecesen denses Goitre toxique sans modification du métabolisme .\u2026.crerrerscsensensaes Syndrome d\u2019hypertention Intracranien- ne.La Méningite dite: \u2018\u2018Séreuse\u2019 .Automatisme ambulatoire comitial suivi d\u2019inertie psycomotrice prolongée; délire épileptique .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026ereres Electro-coagulation des kystes salivai- FES .oocsossrenenensevecererssensssnencnanacrenenvac0s Un cas d\u2019urticaire profond compliqué de paralysie du plexus brachial .Sur un cas de facalôme géant diagnostiqué par la radiologie .Quelques troubles attribuables au Spina Bifida occulta .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.cecrerrecncrnere S.GAUTHIER .302 L.de L.HARWOOD et Arthur MAGNAN .305 Pierre MASSON et Albert LeSAGE .309 B.G.BOURGEOIS et O.A.GAGNON .314 J.N.ROY ue Lune 319 F.de MARTIGNY .325 Roméo BOUCHER et Gabriel LAFRESNIERE .329 Oscar MERCIER .336 J.A.VIDAL .343 J.Alfred MOUSSEAU .348 Léon GERIN-LAJOIE .354 Edmond DUBE .359 R.DORE et Ch.SIMARD 362 Jean SAUCIER .365 Roma AMYOT .369 Alfred DESLOGES .376 Emile MATHIEU .377 Roméo GRONDIN .383 J.Ed.SAMSON .386 PETITE CLINIQUE.Traitement de l\u2019hémorragie gastrique l\u2019ulcère \u2026\u2026\u2026.srsennnnnnnnn Damien MASSON L\u2019'Uucus Rodens \u2014 Son traitement .Albéric MARIN .Notes de clinique radiologique.Diagnostic des images d\u2019aspect calculeux du bassin .scccssessseeenesecrenenea sens W.VIGNAL .REVUE GENERALE L\u2019enseignement de I\u2019hygiéne et la profession médicale .ccocvvviiviniiininnns J.A.BAUDOUIN \u2026.\u2026 Eclampsie\u20ac' .\u2026.\u2026.rrcscncersensensensensencense Stephen LANGEVIN .La gymnastique et les jeux de l\u2019enfant Gaston LAPIERRE .Conduite à tenir dans les accouchements dystociques dus à une dégénérescence fibromateuse du corps, du segment inférieur ou du col de l\u2019utérus J.A.MANSEAU MOUVEMENT MEDICAL Considérations générales sur les techniques et l\u2019arsenal chirurgicaux.Les salles d\u2019opérations, etc.Pierre Z.RHEAUME L\u2019Angiome chez l'enfant .Albert COMTOIS REVUE DES LIVRES Cours d\u2019hygiène professé à l\u2019Université de Montréal \u2026.\u2026.\u2026.\u2026.secsrcrrsncncacse L.de L.HARWOOD Embonpoint et Obésité .Jean LeSAGE MEDECINE PRATIQUE Troubles digestifs .ccccvvvvevneevennennnnnn L.E.FORTIER et Louis FORTIER .NOTES BIBLIOGRAPHIQUES A notre administrateur Le Rédacteur-en-chef SOCIETES La Société Médicale de Montréal .Louis VERSCHELDEN, .La Société de Chirurgie de Montréal .J.H.RIVARD NOUVELLES Bureau a louer .Les coos ees en Lu TABLES Table chronologique des rédacteurs, depuis 1872 Table alphabétique des Annonces .sees sees ses sess esses eue eves sen 390 393 397 403 408 415 418 422 425 432 435 436 439 440 459 462 465 466 468 SUITE DU SOMMAIRE ANALYSES MEDECINE L\u2019élimination hépatique de la tétraiodo- phénophtaléine et ses rapports avec la cholécystographie, (p.443).L\u2019auto- pyovaccin dans le traitement des suppurations pulmonaires putrides, (p.445).Diabète insipide d\u2019origine syphilitique.Obésité, troubles génitaux, troubles de la régulation thermique et du métabolisme hydrocarboné, (p.445).Traitement de l\u2019angine de poitrine par les injections intraveineuses iodées intensives et par les injections sous-cutanées d\u2019acide carbonique, (p.446).Quatre petits signes.cliniques, (p.446).Les hyperthyroïdies et leur traitement, (p.447).CHIRURGIE Sur un signe précoce de lésions viscérales dans les contusions et plaies de l\u2019abdomen, (p.448).Embolie et infarctus pulmonaires, (p.448).Technique opératoire de l\u2019amputation du rectum cancéreux par voie abdomino- périnéale avec abaissement du côlon au périnée, (p.449).Volvulus d\u2019un mégacôlon sigmoïdien, (p.450).OBSTETRIQUE Observation sur l\u2019emploi de l\u2019huile de ricin, la quinine et l\u2019extrait pituitaire pour provoquer le travail, (p.450).Nature du liquide Amniotique, (p.451).GYNECOLOGIE Les ovarites suppurées puerpérales, (p.451).PEDIATRIE La pneumonie silencieuse de l\u2019enfant, (p.452).Le sort des enfants ayant présenté une kérato-conjonctivite phlyc- ténulaire, (p.452).La période d\u2019incubation de la rougeole, (p.453).CHIRURGIE INFANTILE ET ORTHOPEDIE L\u2019anesthésie locale dans le traitement des fractures, avec commentaires, (p.453).Fractures du fémur mal consolidées, (p.454).Osteochondromatose du genou.Osteochondromatosis of the knee joint, (p.454).DERMATO \u2014 SYPHILIGRAPHIE Le bismuth liposoluble en syphiligraphie, 455).Pathogénie de l\u2019uriticaire, (p.455).Splénomégalie avant et pendant le chancre, (p.456).ELECTRO-RADIOLOGIE La radiothérapie surrénale dans les gangrènes sèches, (p.456).Sur le diagnostic radiologique des abcès du poumon, (p.457).LABORATOIRE Immunisation antidiphtérique des enfants par une injection unique d\u2019anatoxine diphtérique purifiée et concentrée, (p.457) ~- I \u2014-\u2014 - \u201c_ \u2014- = "]
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