L'union médicale du Canada, 1 avril 1932, Avril
[" Tome LXI No 4 Avril 1932 BULLETIN LE PROGRAMME DE L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1872-1932 N\u2019attendez pas que je vous dise tout ce que mon esprit évoque en ce moment à l\u2019occasion du soixantenaire de la fondation de L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA et de son programme depuis 1872.En de telles circonstances les mots n\u2019ont guère de signification à moins que les faits ne s\u2019enchaînent les uns les autres à la suite des idées qui ont inspiré notre Revue, des points de vue SOCIAL, PROFESSION - NEL, SCIENTIFIQUE ET TRADITIONNEL, J'hésite, en face des pensées qui m\u2019assiègent, à prononcer les paroles qui conviennent, car je sens bien que je resterai en deçà de la tâche que vous m\u2019avez assignée.Ceci me rappelle un fait personnel: un jour, visitant un musée où l\u2019on exposait les œuvres d\u2019un artiste justement célèbre, je m\u2019arrêtai devant un moulage dont l\u2019expression saisissante m\u2019impressionna.C\u2019était la tête d\u2019une jeune femme en proie à un tourment mystérieux: un songe énigmatique sans doute.Ses lèvres et ses paupières sont closes, mais l\u2019angoisse de ses traits révèle la dramatique contention de son esprit.Elle émerge d\u2019un bloc abrupt de marbre et elle n\u2019a ni bras, ni jambes.Comme j'en exprimais ma surprise au guide qui m\u2019accompagnait, celui-ci me donna l\u2019explication suivante: \u201cLe sujet que vous avez devant vous, dit-il, représente LA MÉDITATION.Voilà pourquoi elle n\u2019a ni bras pour agir, ni jambes pour marcher.L'artiste a voulu démontrer que la réflexion, quand elle est poussée très loin, suggère des arguments si plausibles pour les déterminations les plus opposées qu\u2019elle conseille l\u2019inertie.\u201d Je compris que cette femme représentait \u201cle symbole de l\u2019intelligence humaine éprise d\u2019un idéal qu\u2019elle ne peut réaliser en présence des problèmes qu\u2019elle ne peut résoudre\u201d.Je ressentis, par l\u2019expres- (1) Allocution prononcée au nom de l\u2019Union Médicale du Canada en l\u2019honneur du soixantième anniversaire de sa fondation, le 7 mars 1932, au Cercle Universitaire de Montréal. 554 L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA sion de sa figure, \u201cla torture de sa pensée à creuser des questions auxquelles elle était incapable de répondre\u201d.Les véritables artistes ont toujours eu des ambitions philosophiques qu\u2019ils ont essayé d\u2019exprimer dans leurs œuvres.Ce soir, ce souvenir m\u2019envahit et m\u2019étreint.Je sens que ce bus\u2019e, que je dois a la munificence de mes amis et au talent d\u2019un artiste canadien, m\u2019impose une grande discrétion à cause de l\u2019étendue du sujet, qui concerne plusieurs générations.Mais nos jeunes amis du bureau de rédaction, tous anciens élèves, ont placé près de lui cette jeune femme au profil délicat dans l\u2019espoir de provoquer de simples aveux qu\u2019ils surprendront peut-être si \u201cJe me souviens\u201d du passé.Quelle délicieuse et intelligente conspiration! Je pardonne.L\u2019un de nos meilleurs collaborateurs, dont la plume alerte sait faire revivre les anciens, grâce à une documentation sûre qu\u2019il consulte en historien impartial, le Docteur Gauvreau, l\u2019érudit et distingué régistraire du Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec, a écrit, dans le numéro jubilaire de notre Revue, la phrase suivante: \u201cCette Revue est avant tout une revue scientifique et une revue d\u2019idées.Les mêlées de la vie ne l\u2019émeuvent que dans la mesure où elle trouve un principe à défendre.Les hommes pondérés qui de tout temps la dirigèrent, ne sont jamais laissés impressionner par les luttes: de guérillas et les escarmouches d\u2019homme à homme.Avant d\u2019intervenir ils attendent toujours que les principes ou les institutions soient en cause; et cette attitude réjouit les sages\u201d.Merci, cher ami, d\u2019avoir épinglé en marge de ce volume souvenir l\u2019âme même de \u201cl\u2019UNI0N MÉDICALE DU CANADA\u201d, Oui! En quelques mots vous en avez résumé le programme entier depuis sa fondation.Permettez-moi d\u2019apporter quelques faits qui justifient l\u2019opinion que vous avez proclamée si magnifiquement dans vos derniers articles.\u201c Je m\u2019inspirerai d\u2019une pensée d\u2019un grand orateur sacré du siècle dernier: \u201cLe fil de l\u2019histoire, dit-il, va et revient sans cesse du passé à l\u2019avenir; de l\u2019avenir au passé, et ce que nous voyons de nos yeux sera plus clair à notre \u2018postérité qu\u2019à nous-mêmes, parce qu\u2019elle achèvera \u2018sur la toile où nous travaillons des dessins qui ne sont pas encore \u2018sortis de la main de l\u2019ouvrier\u201d.I LE POINT DE VUE SOCIAL.Les fondateurs de l\u2019Union Médicale du Canada ont compris immédiatement que les médecins forment un corps responsable devant l\u2019opinion publique.C\u2019est dans ce but qu\u2019ils s\u2019efforcèrent de les grouper en vue de l\u2019action sociale.Dès 1872 et durant les années qui ont L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 555 suivi, l\u2019Union Médicale a constamment prêché l\u2019hygiène publique.Il suffit de parcourir la série ininterrompue des 60 volumes pour s\u2019en convaincre.Toutes les questions en rapport avec les intérêts généraux ont fait le sujet de discussions et de résolutions qui ont fini par convaincre l\u2019opinion publique d\u2019abord, puis les législateurs.Peu à peu, grâce à leur influence, la vaccination, l\u2019épuration des eaux d\u2019alimentation, l\u2019inspection des aliments, l\u2019inspection médicale des écoles, la fondation d\u2019un Conseil d\u2019Hygiène Provincial, les unités sanitaires, les maladies mentales, les maladies vénériennes, les maladies épidémiques de toutes sortes, la mortalité infantile, la lutte contre la tuberculose, ont reçu les sanctions officielles nécessaires pour protéger la société contre les dangers de toutes ces maladies sociales si répandues.Comparez nos statistiques avec celles des temps anciens en tenant compte de l\u2019augmentation de la population, et vous verrez que toutes ces mesures, qui ont constamment reçu l\u2019appui de l\u2019Union Médicale, pour ne pas dire qu\u2019elles y ont toutes pris naissance, ont abaissé le taux de la mortalité et de la morbidité.Non seulement ces luttes, épiques quelquefois, ont ouvert les yeux de nos gouvernements, mais elles ont pénétré peu à peu dans nos mœurs.Aujourd\u2019hui, grâce à ces splendides organisations, la santé publique et l\u2019état économique de notre province se sont stabilisés et se perfectionnent chaque jour davantage.Durant cette longue étape de 60 années, tous les chefs qui ont dirigé ces mouvements ont occupé un fauteuil dans le bureau de direction de l\u2019Union Médicale du Canada.Notre journal devenait une tribune autorisée, une force, un guide.II LE POINT DE VUE PROFESSIONNEL a constamment préoccupé les fondateurs de l\u2019Union Médicale ainsi que leurs successeurs.Lisons les 60 volumes de la série de nos publications: partout nous y voyons ses directeurs aux prises avec le charlatanisme.En 1872 et au cours des années suivantes, le rédacteur en chef et ses assistants en exposent de façon magistrale les dangers.Sans doute nous n\u2019avons pas réussi à le déloger complètement de nos mœurs, loin de la; plus on le combat, paraît-il, plus il lutte.D\u2019ailleurs le public recherche constamment le miracle.Le médecin n\u2019en peut faire, dit-on, parce qu\u2019il n\u2019a pas reçu du ciel les dons merveilleux et inexplicables qui l\u2019engendrent, à moins d\u2019une intervention divine, entre les mains de gens de condition modeste qui réussissent, croit-on, où les savants médecins échouent. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Cr Or en] Le mystérieux a toujours attiré les esprits même les plus clairvoyants; rien d\u2019étonnant à ce que le public recherche, dans les pratiques occultes du charlatanisme besogneux, un refuge contre les misères humaines.Néanmoins, il y a une limite à la fiction et le médecin a le devoir de redresser certaines erreurs qui pénètrent même dans les milieux les mieux avertis.Lorsque l\u2019exemple part de haut il trouve facilement des imitateurs.L\u2019Union Médicale n\u2019a jamais failli à la tâche.Les médecins applaudirent lorsque cette campagne débuta.Voici un paragraphe, extrait d\u2019une lettre de mon père, en 1873, au Dr Georges Grenier, rédacteur en chef.\u201c.nous sentirions souvent le courage nous manquer et la foi dans notre dignité professionnelle se perdre bientôt si une voix amie, appelée en ce moment l\u2019Union Médicale ,ne venait nous soutenir dans la lutte.Dans ce siècle où nous voyons toutes les classes de la société se former en association pour se protéger, seuls nous restons les esclaves de cette société sans avoir encore obtenu d\u2019elle, en retour, une protection efficace\u201d.L\u2019année précédente, les directeurs de l\u2019Union Médicale avaient adopté des résolutions dans le but de créer une institution qui pût lutter contre les empiètements de l\u2019Acte Médical.Ils réussirent bientôt à créer le Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec dont le devoir, en un mot, est de protéger les médecins contre le charlatanisme sous toutes ses formes.Nous n\u2019entreprendrons pas d\u2019exposer en détail les mesures adoptées par les législateurs en vue de servir les intérêts du public mais, dans certaines circonstances, notre Revue a pris des attitudes tellement déterminées, qui nous ont valu quelquefois de vives ripostes, que les gouvernements ont fini par s\u2019émouvoir et qu\u2019ils ont consenti, à la suite d\u2019abus regrettables et scandaleux, à admettre que le bureau du Collège des Médecins serait, à l\u2019avenir, consulté préalablement dans toutes les mesures qui concernent les intérêts professionnels, avant qu\u2019un député ose, de son chef, présenter un bill de cette nature à la Chambre.Ce fut, là, notre plus grande victoire: nous devenions un corps public autonome, responsable et maître de ses destinées.La politique rendait les armes et la médecine traditionnelle, désintéressée, consciencieuse, reprenait ses droits en vue de protéger le public, mais jamais pour servir des intérêts particuliers.Aujourd\u2019hui, nous (dirigeons nous-mêmes notre barque.Conservons jalousement ces magnifiques prérogatives et soyons unis lorsqu\u2019il s\u2019agit des principes qui nous guident.Ayons le respect de la tradition et de nous-mêmes, présentons un front uni en face de l\u2019opinion publique et envisageons l\u2019avenir avec confiance. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 557 III LE POINT DE VUE SCIENTIFIQUE a été I\u2019ame de toutes nos activités.Sans l\u2019Union Médicale du Canada, nous osons le dire, nous ne posséderions pas aujourd\u2019hui ces splendides organisations universitaires et hospitalières qui font l\u2019orgueil de notre race et qui alimentent toutes nos ambitions.Si le groupe de l\u2019Union Médicale, vers 1878 ou 80, n\u2019avait pas compris que l\u2019Enseignement Supérieur devait nous assurer une place éminente dans la Province de Québec et au Canada, les groupes divergents de ce temps-là n\u2019auraient pas admis que certaines luttes devaient cesser et que l\u2019union devait s\u2019accomplir, homogène, pour constituer une force vraiment digne de nous.L\u2019Université Laval à Montréal et, plus tard, l\u2019Université de Montréal ont toujours trouvé parmi les directeurs de l\u2019Union Médicale des conseillers réfléchis et clairvoyants, constamment préoccupés, comme les autorités compétentes, de créer une unité depuis si longtemps désirable.Il s\u2019agissait de grouper toutes les F'acultés éparses en une université autonome.Leur dévouement et leur savoir ne faisaient aucun doute, mais leurs directives un peu trop particularistes ne servaient pas complètement les intérêts généraux de l\u2019Enseignement Supérieur.Aujourd\u2019hui, l\u2019Union Médicale est devenue un des organes officieux de l\u2019Université de Montréal.Rien de ce qui la concerne ne la laisse indifférente.Elle épouse toutes ses ambitions, elle contribue à maintenir sa stabilité, et elle supplie que ses grands bras tendus vers le ciel reçoivent les bénédictions que l\u2019on accorde à ceux qui croient avant qu\u2019ils ne meurent aux pieds d\u2019une nouvelle Acropole.Sans l\u2019Union Médicale, la Société Médicale de Montréal, fondée en 1871, ne se fût pas réveillée après une longue période de léthargie, sous les coups rudes du comité des études, vers 1897, pour devenir la femme souriante, savante et rajeunie qui représente si bien la Société Médicale d\u2019aujourd\u2019hui.Sans l\u2019Union Médicale, vous ne verriez pas s\u2019essaimer, au cours des âges, les splendides hôpitaux que nous possédons aujourd\u2019hui et dont le personnel, ancien et nouveau, se recrute en grande partie parmi les directeurs et les collaborateurs de notre Revue.C\u2019est chez nous qu\u2019ils publient, depuis 60 ans, la plupart de leurs observations; c\u2019est chez mous qu\u2019ils apprennent à penser et à écrire; c\u2019est chez nous qu\u2019ils produisent leur brevet de compétence.Une Revue Médicale est une nécessité.Le médecin des hôpitaux a le devoir d\u2019extérioriser sa pensée pour qu\u2019elle enseigne ceux qui exercent dans le champ restreint des districts ruraux.Est-il besoin L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA d\u2019ajouter, qu\u2019à ce seul point de vue l\u2019Union Médicale a été, depuis 60 ans, le vulgarisateur attiré de la médecine canadienne-française.Sans l\u2019Union Médicale, l\u2019Association Médicale Canadienne, connue aujourd\u2019hui sous le nom de Canadian Medical Association, n\u2019aurait peut-être pas reçu l\u2019accueil qui lui a été fait au début si le groupe des fondateurs de ce temps-là ne s\u2019était uni à leurs collègues canadiens-français pour fonder cette splendide unité qui fait honneur au Canada tout entier.Sans l\u2019Union Médicale, nous n\u2019hésitons pas à proclamer hautement que l\u2019Association des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord n\u2019aurait pas survécu à l\u2019effort magnifique de son parrain sans l\u2019appui du groupe nombreux et averti qu\u2019elle représentait en 1902 au moment de sa fondation.Grâce à ses activités, jointes à celles de nos amis de Québec, nous avons réussi à créer un lien puissant entre la médecine canadienne-fran- caise et la médecine francaise tout court.C\u2019est ainsi que nous pouvons compter, parmi nous, des professeurs et des médecins français dont la réputation internationale jette du lustre sur nos Universités et nos hôpitaux.Grâce aux démarches incessantes de notre Revue, nous avons réussi à obtenir l\u2019aide puissante du gouvernement de Québec, en démontrant à ces Messieurs, dont nous ne cesserons jamais de proclamer le générosité et la clairvoyance, que si nous voulions maintenir notre influence comme race nous devions demander du secours à la France intellectuelle.Eloignés des centres de recherches, dépourvus partiellement des moyens indispensables pour continuer nos travaux au Canada, nous avions besoin d\u2019être secourus financièrement.Les congrès médicaux devenaient des moyens de propagande scientifique française, mais nous ne pouvions pas, seuls, assumer les lourdes responsabilités d\u2019une telle organisation.Les gouvernements provincial et municipal le comprirent, grâce à des conversations fréquentes avec les ministres et nos édiles, qui étaient devenus nos amis à cause de l\u2019esprit public dont nous donnions des preuves à chaque instant.Les crédits et les encouragements ne manquèrent jamais depuis 1902.Aujourd\u2019hui, nous pouvons dire que l\u2019Association des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord est une institution d\u2019utilité publique.C\u2019est elle qui nous a ouvert les portes des hôpitaux et de la Faculté de Médecine de Paris; c\u2019est elle qui a incité les Fran- cais, surtout les médecins, à venir au Canada assister à nos congrès et y donner des leçons qui proclament l\u2019excellence de l\u2019enseignement français et le bien qu\u2019il répand autour de nous depuis quelques années. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 559 C\u2019est elle qui a donné de l\u2019expansion à certaines branches du commerce français.C\u2019est elle qui a permis la fondation de l\u2019Institut Franco-Canadien dont la mission splendide évangélise tous les esprits et consacre tous les talents.C\u2019est elle, un jour, nous le souhai- tous, qui recevra sur les bords du St-Laurent sa sœur aînée: l\u2019Association des Médecins de Langue Française de France, où nous avons l\u2019honneur de vous représenter dans le bureau de direction, et que nous avions mission d\u2019inviter, à Nancy, en 1925, comme représentant officiel du Canada et de la Province de Québec avec mes collègues Dubé et Masson, à tenir l\u2019un de ses prochains congrès parmi nous.C\u2019est elle, enfin, qui démontrera le mieux que si \u201cnous vivons par la France, la France survwra par nous\u201d.IV NOS TRADITIONS ont constamment préoceupé nos fondateurs et leurs successeurs dans toutes les mesures introduites aux parlements fédéral et provincial, qui pussent léser les droits conférés aux minorités par l\u2019Acte de l\u2019Amérique Britannique du Nord.En 1872, lorsque l\u2019Acte Médical du Canada, rédigé par un comité de la Canadian Medical Association, s\u2019attribuait le pouvoir d\u2019exercer un contrôle sur notre enseignement secondaire, même notre enseignement supérieur, le rédacteur en chef de l\u2019Union Médicale s\u2019opposa vivement à l\u2019adoption de ce bill en démontrant le danger qui nous menaçait.Il réussit, en groupant tous les directeurs de l\u2019Union Médicale et, derrière eux, la profession médicale canadienne-française, à faire renvoyer ce bill à une date ultérieure malgré un vote hostile de la majorité des membres de l\u2019Association.J\u2019ajoute que le président ne voulut pas en forcer d\u2019adoption par respect pour l\u2019opinion unanime de ses collègues canadiens-français.Ceci est tout à l\u2019honneur des médecins anglais de ce temps-là.Plus tard, en 1902 et en 1910, lorsque le bill Roddick voulut ressusciter l\u2019Acte Médical de 1872, avec les mêmes prérogatives et la menace d\u2019une Université d\u2019Etat, l\u2019Union Médicale, avec le Bulletin de Québec, prit nettement position contre l\u2019adoption de ce bill et ce fut un comité spécial choisi parmi ses directeurs qui proposa les amendements nécessaires pour protéger nos institutions contre les empiète- ments d\u2019une majorité trop ambitieuse.Nous avons, à ce moment, grâce à notre attitude énergique, sauvé l\u2019autonomie de nos universités canadiennes-françaises. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA C\u2019est vers cette époque, à propos de ce bill, que nous avons soutenu publiquement la valeur indiscutable de notre enseignement secondaire.Nous croyons encore que c\u2019est aux vaillants collèges classiques que nous devons notre situation très enviable au sein du groupe nombreux de nos compatriotes anglo-canadiens.Ce sont nos collèges classiques qui développent chez nos enfants ces qualités que l\u2019on appelle: l\u2019attention, la réflexion, le jugement, la discipline, la persévérance, la volonté, le caractère enfin.Or, la valeur d\u2019un homme se mesure moins à son instruction qu\u2019à son caractère.On peut avoir de l\u2019esprit, de la science, même du génie et ne pas avoir de caractère.Elargissons nos cadres, créons une élite, mais poursuivons fermement notre destinée en fortifiant nos positions.C\u2019est pour obéir à nos traditions que l\u2019Union Médicale.avee le Président de ce soir et notre Doyen actuel, a appuyé de toutes ses forces, durant la guerre de 1914, la création d\u2019hôpitaux militaires canadiens-français où un grand nombre de nos professeurs, réunis autour de ces tables,occupèrent des postes responsables sur les champs de bataille.Nous avons inscrit dans nos annales les hauts faits qui leur ont mérité de justes récompenses de la part du gouvernement français, et le commandant du célèbre 22ème bataillon de ce temps-là.ici présent, peut, ce soir, en témoigner.\u201cSi notre attitude fut digne de vous en élégance, cher Consul général de France, et si nous avons su à votre exemple montrer suffisamment d\u2019esprit à nous battre, croyez qu\u2019elle est le plus bel hommage que votre vaillance puisse se rendre à elle-même\u201d.Bon sang ne saurait mentir.C\u2019est au nom de notre tradition et grâce à notre Revue que nous maintenons ici, intégral, depuis 35 ans, l\u2019enseignement de la médecine par les méthodes françaises, parce qu\u2019elles tiennent du génie latin dont nous descendons.C\u2019est pour en assurer la pérennité au Canada et, autant que possible, dans l\u2019Amérique du Nord, que nous allons en France puiser à la source même et que nous y envoyons le plus grand nombre de nos boursiers.Que la France tienne compte de notre inlassable tenacité.Sans doute elle a eu pour nous des tendresses toutes maternelles, son cœur a même saigné sur nos poitrines, mais elle nous doit davantage et mieux: origine, affinités, culture, paysages même, tout nous rapproche et nous lie.Que l\u2019Union Médicale du Canada continue d\u2019être un lien puissant de nos deux pensées et que ceux qui demeurent soient dignes de vous et d\u2019eux-mémes.x * * L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 561 Tels sont, Messieurs et chers amis, les sommets de la route parcourue par l\u2019Union Médicale du Canada depuis soixante ans.Au cours de nos remarques nous n\u2019avons cité aucun nom, nous sommes resté au-dessus des contingences, dans le domaine de l\u2019idée pure, car notre Revue nous personnifie tous.D\u2019ailleurs nos collaborateurs ont généreusement répondu à l\u2019appel dans le numéro jubilaire.Qu\u2019on le lise.Avant de terminer, nous adressons un cordial merci, au nom de l\u2019Union Médicale, aux représentants de la presse médicale canadienne.Que leurs vœux soient exaucés et que l\u2019harmonie règne parmi nous dans toutes les questions d\u2019intérêt général.Les divergences d\u2019opinion sont toujours compatibles avec les accords nécessaires lorsqu\u2019on néglige les personnes pour suivre les idées.Le rôle de la presse médicale est si grand que nous devons user de prudence et de modération en toutes circonstances; il ne faut pas, dit-on, satisfaire trop souvent son tempérament.Nous adressons aux directeurs de notre Revue l\u2019expression de notre plus vive gratitude pour la confiance qu\u2019ils nous ont accordée, constamment, sans restriction, et pour ce bronze, témoin de notre amitié et des souvenirs d\u2019un long passé si fécond en réminiscences de toutes sortes.Je les refoule avec peine en ce moment, tant elles désirent monter du cœur aux lèvres, après les paroles si cordiales à l\u2019adresse de mes compagnons et de nous-même.Mais je ne puis m\u2019empêcher de vous lire, à ce sujet, un paragraphe d\u2019une lettre que j'ai reçue, hier, de notre cher ami le Docteur Boulet, président notre ancien Bureau durant 25 ans.\u201cVous vous disposez à fêter le 60ème anniversaire de l\u2019Union Médicale, écrit-il, et je ne serai pas là! Quel dommage ! Quelles bonnes œuvres et quels précieux souvenirs sont nés de cette collaboration ! C\u2019est à dessein que j\u2019évite de m\u2019aventurer à les évoquer.Dans les circonstances, ils provoqueraient une perle à ma paupière, que je tiens à dissimuler.C\u2019était le beau temps! Mon cher ami, tout mon cœur et ma pensée la plus élevée sont avec vous dans cette célébration\u201d.Aux membres du Comité de rédaction, j\u2019exprime la reconnaissance d\u2019une mère \u2014 notre Revue \u2014 pour l\u2019enfant qui a bien mérité.Vous savez tous, Messieurs et anciens élèves, avec quel intérêt, quelle sollicitude même, nous vous avons suivis.Quel plus bel hommage pouvons-nous vous adresser, nous vos anciens maîtres, sinon de vous désigner publiquement comme les héritiers de cette Revue et des trois générations qui vous ont précédés ? L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Nous sommes très touchés de la marque d\u2019estime que vous nous donnez, ce soir, dans ma personne, et des paroles trop généreuses qui émanent de ce bronze véritablement symbolique: oui, avec vous.\u201cJe me souviens\u201d.Avant de disparaître dans les ombres de la nuit, le cygne reçoit avec orgueil les derniers mirages de l\u2019onde transparente.Vous avez apporté un sang nouveau dans les activités de notre Revue, elle marche avec assurance vers un nouvel anniversaire dont vous serez, comme nous ce soir, les derniers thuriféraires.Que nos collaborateurs reçoivent aussi le témoignage de notre reconnaissance, ainsi que nos fidèles abonnés.Nous avons été heureux de convier à ces agapes fraternelles le groupe imposant de nos annonceurs à qui nous devons le très grand plaisir de nous rencontrer, ce soir, puisqu\u2019ils sont les piliers de l\u2019œuvre.La science et l\u2019industrie forment une arche d\u2019alliance où les sages ne sont pas toujours ceux que l\u2019on pense.Continuons notre route ensemble, Messieurs ,enseignez-nous les secrets de l\u2019alchimie qui guérit tous les maux.Enfin, nous adressons un remerciement particulier et ému à notre administrateur.Son intégrité, son abnégation et son inlassable dé- vorement depuis plus de 25 ans, ont permis ce miracle \u2014 c\u2019est presque un miracle français mon cher Consul général \u2014 d\u2019assurer financièrement la constance et la régularité de notre Revue.Quant à nous, directeurs \u2014 absents ou disparus \u2014 et rédacteur en chef de cette Revue depuis 32 ans, serviteurs convaincus et sincères de toutes ses œuvres, nous emportons de notre long voyage en sa compagnie la conviction d\u2019une fidélité indéfectible et la satisfaction d\u2019avoir servi les meilleurs intérêts de la médecine canadienne-française en groupant autour d\u2019elle l\u2019élite de nos médecins.\u201cToute vie a un but: c\u2019est l\u2019accomplissement de ce but qui juge la vie\u201d.Albert LESAGE. LES TOASTS AU DINER DU SOIXANTENAIRE DE L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA\u201c Le Professeur J.KE.DUBE, Le président : MM.avant d\u2019inviter à tour de rôle, nos orateurs à proposer les toasts; laissez-moi dire deux mots pour vous faire connaître toute la joie que j\u2019éprouve en ce moment.Les circonstances ont voulu que je fusse le président du Conseil d\u2019administration de l\u2019Union Médicale en 1932, ce qui m\u2019a valu l\u2019honneur d\u2019être le président au cours de la soixantième année de ce journal médical et de présider cette fête de famille.Fête de famille que le conseil d\u2019administration offre de grand cœur à ses collaborateurs, à ceux qui ont collaboré au numéro spécial qui a été publié récemment; qu\u2019il offre également avec grande joie à ses annonceurs, à ceux qui apportent le nerf de la guerre, qui nous ont permis de subsister dans le passé et qui nous permettront encore dans l\u2019avenir de faire mieux, si possible, en nous apportant leurs annonces; que nous offrons également à nos invités, à monsieur le Consul général de France, qui nous a fait l\u2019honneur de venir ce soir, à nos invités que nous voyons autour de ces tables.Banquet offert pour rendre hommage, évidemment, à ce bon vieux journal, qui a toujours vécu et combattu avec cœur et sincérité, mais aussi pour rendre hommage, à son rédacteur en chef, le Docteur LeSage.(Applaudissements), qui est resté à la tâche pendant 32 années.Nous, ses collègues, savons ce que cela veut dire: 32 ans de ce travail, les plus jeunes l\u2019apprendront à leur tour.Personne mieux que moi, messieurs, ne connait Albert LeSage; personne mieux que moi connaît son dévouement à sa famille et l\u2019attachement que les siens ont pour lui.Je veux dire combien je suis heureux qu\u2019il ait dirigé son fils dans la profession médicale.Grand- père médecin, père médecin comme Albert, et fils médecin comme sera son fils.Nous avons tenu, messieurs, à ce que les membres de sa famille solent à ses côtés.Ses beaux-frères, comme Arthur Lemieux, que tous nous connaissons \u2014 pas pour les malices qu\u2019il nous a faites.(I) A la demande expresse des nombreux convives qui ont assisté au dîner du soixantenaire de L\u2019Union Médicale du Canada, le lundi 7 mars, nous reproduisons presque in extenso les allocutions qui y ont été prononcées peur célébrer ce mémorable anniversaire.N.D.L.R. 564 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Nous avons tenu à ce que le Colonel Dubue, Arthur Dubue, un des \u201chéros de la grande guerre, soit à ses côtés; et son frère Edmond, et ses neveux médecins, et son frère de père, dentiste.Nous avons tenu enfin à ce que plusieurs de ses amis les plus intimes soient ici, en ce jour de fête qui lui est particulièrement destiné.Nous avons voulu aussi avoir des amis de L\u2019Union Médicale, comme le professeur Foucher, mon vieux maître, le Docteur Fortier, qui m\u2019a enseigné les matières médicales, et Delorme, qui m\u2019a enseigné un peu d\u2019anatomie.Je ne parle pas de Harwood, parce qu\u2019il est des nôtres, mais tout de même, si je connais quelque chose en gynécologie, c\u2019est de lui que je l\u2019ai appris.J'ai tenu particulièrement, messieurs, à ce que notre ami Arthur Terroux soit avec nous, un ami de la cause médicale, un para-médical, comme je le dis souvent, et l\u2019un des administrateurs distingués de l\u2019Hôpital Notre-Dame.Messieurs, il m\u2019est doux, parfaitement doux, de proposer la santé de la presse médicale canadienne, et je vous demanderai de lever vos verres à la santé de la presse médicale anglaise et de la presse médicale française, et je donnerai ensuite la parole à notre cher ami le Docteur Nichols, rédacteur en chef du Canadian Medical Journal.* * * Le Doyen L de L.HARWOOD, Au nom du Bureau de Direction.Messieurs :\u2014 Je vous remercie du fond du cœur \u2014 vous particulièrement MM.du Bureau de Direction de l\u2019Union Médicale \u2014 de m'avoir appelé à me faire, amicalement, l\u2019interprète de vos sentiments à la réunion de ce soir, organisée pour rendre hommage à une oœuvre scientifique tout en y réservant une large part à l\u2019amitié.J\u2019apprécie ce témoignage de confiance; j\u2019en suis fort heureux.Heureux, parce qu\u2019au cours de la vie intense que nous menons, les moments se font de plus en plus rares où il nous soit permis de mettre en commun nos amitiés, et d\u2019en offrir l'hommage aux plus méritants.Heureux, parce que cela me procure l\u2019occasion d\u2019un large retour vers le passé, et de signaler à ceux qui m\u2019écoutent, avec le souvenir de certains rêves, la réalisation de ceux-ci dans la personne de quel- qu\u2019un qui m\u2019est très cher. - L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 565 Autour de 1894, alors que j'étais attaché au service de gynécologie, dirigé par le Professeur Brennan, notre attention fut particulièrement attirée, sur une jeune homme, soucieux d\u2019apprendre, et rédigeant avec une incomparable netteté d\u2019expressions ses notes de cours, que parfois il voulut bien nous communiquer.Déjà, à cette époque, ses maîtres auguraient de lui qu\u2019il serait quelqu\u2019un.Trois ans plus tard, il nous revenait d\u2019Europe, Docteur en médecine de la Faculté de Paris, et se fixait à Montréal, comme tant d\u2019autres, pour y faire sa vie.C\u2019est alors que nous nous liâmes d\u2019amitié; nos relations se resserrèrent; nous mîmes en commun nos rêves de jeunesse et eu- semble depuis lors, beau temps, mauvais temps, sur la même nacelle universitaire, nous avons essayé de ramer, quelquefois sans trop de difficultés dans le sens des vents, presque toujours à l\u2019encontre des courants.Le long du chemin, nous avons dû, hélas! élaguer bien des rêves communs, et la plupart de nos rêves particuliers.Nous n\u2019en manifestons pas trop d\u2019amertune: c\u2019est le sort habituel de la vie; mais il faut avoir vécu pour s\u2019en rendre compte.Mon compagnon, cependant, caressait un rêve qui lui était propre, à cause de ses aptitudes particulières: celui d\u2019être un jour le Diree- teur d\u2019une grande revue médicale.Quelques années à peine après son retour d\u2019Europe, l\u2019occasion s\u2019en offrit.Avec quelques compagnons d\u2019études, MM.Boulet, Dubé, Hervieux, Marien et moi-même, il acquit celle qui déjà était l\u2019aînée des revues médicales.En 1900, il devint le principal Rédacteur de l\u2019Union Médicale du Canada, et il n\u2019a cessé de l\u2019être depuis trente-deux ans.En cette année bissextille de 1932, où nous célébrons le soixantième anniversaire de l\u2019Union Médicale du Canada, restaurée, agrandie, rédigée en collaboration par une pléiade de jeunes rédacteurs avides de science et soucieux de bien écrire, l\u2019aîné de mes élèves, \u2014 il me permet bien ce souvenir, plus flatteur pour moi que pour lui \u2014 l\u2019aîné de mes élèves, dis-je, mon ami le Professeur Albert LeSage, d\u2019aspect toujours jeune et de mise invariablement impeccable, de sa plume fine et bien trempée, continue d\u2019être le Directeur scientifique de la Revue de ses rèves.À ce titre il a bien mérité de la profession médicale canadienne et de notre Faculté en particulier.Trente-deux ans à la direction d\u2019une revue scientifique est une chose si peu commune, je puis dire dans le monde entier, et tellement - 566 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA unique en notre pays, qu\u2019elle vaut bien la peine qu\u2019on la souligne à l\u2019époque d\u2019un jubilé de diamant.MM., vous comprenez maintenant pourquoi je suis particulièrement heureux d\u2019être en ce moment, votre interprète auprès du Professeur Albert LeSage, en le priant d\u2019accepter ce souvenir tangible de notre amitié et de notre\u2019 reconnaissance, à l\u2019occasion du soixantième anniversaire de la fondation de la plus importante Revue médicale française d\u2019Amérique, l\u2019Union Médicale du Canada dont il est, depuis trente-deux ans, le si distingué Directeur.x x % Le Docteur SIMARD, Au nom des membres du Comité de Rédaction.Je ne sais si vous comprenez à quel point je puis être anxieux et troublé, quand je regarde l\u2019assistance devant laquelle on m\u2019a demandé de parler.Je vois ici trois générations de la médecine canadienne- française réunies pour fêter un jubilé de l\u2019esprit, pour rendre hommage à celui qui, depuis plus de trente ans, dirige les destinées du journal médical francais le plus important de l\u2019Amérique du Nord.Je me rassure cependant a penser que nous sommes aussi a une féte de famille, où c\u2019est l\u2019habitude que l\u2019un des benjamins vienne «ire son compliment.Sur la première page du numéro spécial de l\u2019Union Médicale trois mots sont à l'honneur devoir, régularité, constance.La fin du dix-neuvième siècle marque une ère importante de lu médecine au Canada français.C\u2019est à cette époque que le médecin canadien- français prend conscience de toutes ses responsabilités, défend ses droits de culture médicale, rattachés à ceux de la langue et de la foi.La médecine ne prit vraiment son ampleur sociale chez nous.qu\u2019avec la génération des fondateurs de l\u2019Union Médicale.La tenacité de ceux qui suivirent, leur dévouement, leur enthousiasme, maintinrent les droits acquis, et l\u2019Union Médicale est aujourd\u2019hui l\u2019indicateur de l\u2019œuvre accomplie.Ces fondateurs et leurs successeurs ont droit à l\u2019admiration de la génération qui monte.Cette génération, née avec le vingtième siècle, n\u2019oublie pas les sacrifices que se sont imposés ces pionniers de la science médicale française au Canada.Elle ne dédaigne pas, quoi qu\u2019on dise, ce groupe de professeurs vénérés qui, par des rémunérations dérisoires, avec des moyens réduits, au milieu de leurs multiples occupations et de la lutte pour L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 567 l\u2019existence ont, pendant plusieurs décades, transmis à leurs élèves le culte de la curiosité, le culte du souvenir.Oh certes, on peut douter quelquefois d\u2019une jeunesse qui est impatiente, et veut voir se réaliser rapidement les réformes, les espoirs et l\u2019idéal dont son cœur est rempli.Que les défauts de cette jeunesse impatiente soit excusés par cette pensée que toute génération est animée d\u2019un désir de mieux faire.N\u2019est-ce pas l\u2019un de nos ancêtres qui disait \u201cL\u2019enfant qui n\u2019est pas plus fin que son pére .Cee Cee .Notre génération, Messieurs les ainés, pratique comme vous, la religion du passé, cette religion, dit Firmin Roz, qui est la plus grande idée des hommes après celle qui les rattache à Dieu.Nous gardons le souvenir de ceux qui nous ont précédés à la tâche, comme certaines familles conservent jalousement leurs titres de noblesse.Ces titres sont nos antécédents, notre raison d\u2019être, ce sont les conditions mêmes de notre avenir et de notre succès.Ce qui caractérise donc l\u2019œuvre de l\u2019Union Médicale de 1872 jusqu\u2019à nos jours, c\u2019est le devoir, la régularité et la constance.La jeune génération voit dans ce numéro du soixantenaire, un symbole.Ce fascicule nous apparaît comme une flèche placée à l\u2019entrée de ces chemins de montagne, difficiles et sur laquelle est écrit: sens unique.C\u2019est la flèche qui indiquera à tous la route qu\u2019il faut prendre pour atteindre le sommet.Mon cher maître, vous avez compris toute l\u2019importance de la collaboration.Dans ce numéro souvenir vous avez fait appel à toutes nos institutions médicales et l\u2019étranger verra dans cette manifestation l\u2019idée d\u2019une collaboration magnifique où ne sauraient entrer la parti- sannerie et la mesquinerie.Tout homme est capable de faire du bien à son prochain, mais c\u2019est mériter des dieux que de servir et faire prospérer toute une société.Depuis quatre ans vous vous êtes entouré de rédacteurs qui ont essayé de rendre plus large, plus féconde l\u2019œuvre commencée il y a soixante ans.Derrière le geste que font les rédacteurs, ce soir, en vous offrant l\u2019œuvre de l\u2019un de nos artistes canadiens, il y a notre gratitude pour l\u2019un des aînés qui nous a le mieux compris, toute notre admiration pour un idéaliste, semeur d\u2019idées.Veuillez agréer, mon cher Maître ce témoignage d\u2019estime et d\u2019admiration, des membres du comité de rédaction.C\u2019est une jeune fille, déjà sérieuse, pensive, qui se souvient.Je vois là d\u2019un côté, le symbole du devoir accompli, de l\u2019autre, celui de la reconnaissance et du souvenir. 568 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA M.NICHOLLS, Redacteur en chef du Canadian Medical Association Journal.M.le Président; Messieurs: Veuillez d\u2019abord me permettre de vous exprimer mes remerciements les plus sincères pour m\u2019avoir fait l\u2019honneur de me demander de représenter le Canadian Medical Association Journal en une occasion aussi importante que celle qui nous réunit ce soir.Je me rends très bien compte de n\u2019être pas parfaitement préparé pour ce rôle.Je ne parle pas, malheureusement, votre langue magnifique avec l\u2019aisance qu\u2019elle mérite.Vous vous souvenez, sans doute, de la religieuse que mentionne notre grand poète anglais \u2014 Chaucer \u2014 dans ses Contes de Can- torbéry.Elle connaissait, dit-il, le français qu\u2019on parle à l\u2019école de Stratford at Bowe car le français des français lui était absolument inconnu.Je suis un peu comme cette religieuse, et mon français ne ressemble, sans doute, guère au vôtre; c\u2019est celui de Stratford at Bowe.Mais vous connaissez le vieux proverbe \u2014 \u201c\u201cAide-toi, le ciel t\u2019aidera.\u201d Je vais faire de mon mieux et j'espère que vous m\u2019accorderez pour le reste votre bienveillante assistance.Soixante années comptent dans la vie d\u2019un homme ; elles comptent tout autant dans le développement d\u2019un journal scientifique.Soixante années de succès signalé et ininterrompu font indubitablement ranger aujourd\u2019hui l\u2019Union Médicale du Canada parmi les meilleures publications de notre pays.Elle est-devenue célèbre par la qualité insigne, la haute valeur et la solidité de ses articles.Les médecins de langue française ont toujours été des premiers à exposer leurs opinions et leur idéal.N\u2019oublions pas que c\u2019est à un médecin de cette langue, au Dr Xavier Tessier de la ville de Québec \u2014 hommage à lui \u2014 qu\u2019est due la fondation du premier journal médical publié au Canada, le Journal de Médecine de Québec, en l\u2019année 1826.(il était publié dans les deux langues).Depuis cette date d\u2019ailleurs les publications médicales ont pullulé, dans les deux langues.Nous célébrons ce soir le soixantième anniversaire de la fondation de l\u2019Union Médicale du Canada.Or, je viens de découvrir que, \u201cÀ ma propre surprise, par une curieuse coïncidence, le Canadian Medical Association Journal a précisément le même âge.Il est vrai que l\u2019histoire de votre revue présente une remarquable continuité, alors que le nôtre a changé trois fois de nom au cours de son existence mouvementée.En effet, si le Canadian Medical Association Journal \u2014 organe officiel de la Canadian Medical Association \u2014 date de 1911 eV L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 569 seulement, sa naissance n\u2019est que le résultat du mariage du Montreal Medical Journal et du Maritime Medical News; l\u2019enfant se montra robuste bien que sa mère, et son père aussi, alent succombé dans l\u2019opération.Or, le Montreal Medical Journal était le rejeton du Canada Medical and Surgical Journal qui se trouve ainsi être le grand-père de notre publication actuelle et qui lui avait été fondé précisément en 1872.Ainsi, nos deux grands périodiques, français et anglais, se trouvent avoir été, pour ainsi dire, compagnons d\u2019armes dès leur berceau.C\u2019est là pour moi un fait d\u2019excellent augure.Nous sommes unis non seulement par le désir de faire progresser la science de la médecine et de fournir un moyen d\u2019expression aux recherches médicales canadiennes mais aussi par la volonté sincère d\u2019accentuer encore ce rapprochement cordial et cette bonne entente qui doivent exister et existent déjà entre les deux races de notre pays.Travaillons donc, messieurs, la main dans la main, et efforçons-nous d\u2019atteindre ensemble ces nobles buts.De notre part, nous avons déjà inclus dans le bureau de rédaction du Canadian Medical Association Journal deux médecins de langue française \u2014 le Dr Simard, de Montréal, et le Dr Da- gneau, de Québec.Nous serions heureux si des échanges de matières littéraires, d\u2019articles, de comptes-rendus et de nouvelles pouvaient amener entre les deux grandes publications médicales un contact plus étroit encore et une plus complète collaboration.Pour finir, messieurs, aux noms de mes confrères de la rédaction du Canadian Medical Association Journal, et en mon nom personnel comme rédacteur en chef, j'ai I\u2019honneur et le grand plaisir de vous présenter ici nos meilleurs vœux de prospérité et de succès.Votre journal et le notre sont frères.Floreant ambo.x sk x Le Docteur DESROCHERS : Monsieur le président, messieurs : Au nom de la presse Médicale Canadienne française, l\u2019Action Médicale comme tous les autres, est appelée à célébrer avec vous le Soixantième anniversaire de L\u2019Union Médicale.Laissez-moi d\u2019abord vous exprimer toute mon admiration pour la justice et le talent que l\u2019on a déployés, tant par la parole que par les écrits, à satisfaire à la dette de reconnaissance que le journal actuel doit aux devanciers, aux pionniers de la science médicale française en cette province.Tout ce que l\u2019on a fait a été de telle sorte que je crains réellement d\u2019ajouter Ct © L\u2019UNIGN MÉDICALE DU CANADA quoi que ce soit aux éloges qui ont été si éloquemment écrits, de peur d\u2019affaiblir l\u2019impression qui vous est restée du mérite et du caractère des hommes si clairvoyants qui ont présidé au développement de l\u2019Union Médicale.D?\u2019ailleurs, l\u2019histoire ne saurait être mieux faite et d\u2019une façon plus vibrante que par ceux-là qui ont été en contact intime avec les créateurs mêmes de l\u2019histoire.Les écrits, les œuvres peuvent s\u2019analyser, mais personne mieux qu\u2019eux ne pourra peindre les luttes, les angoisses et les anxiétés au creuset desquelles s\u2019est affirmée la beauté des caractères de ces hommes qui ont été des héros.Ils ont été des créateurs, des fondateurs, ne marchandant pas avec leur devoir.Ils ont eu confiance en l\u2019avenir et leur vie n\u2019a été qu\u2019un long acte de foi.L\u2019amour mène et l\u2019art seconde, dit un refrain d\u2019un poète de Provence.Les pionniers ont fondé une œuvre plus nourrie par l\u2019amour que secondée par l\u2019art, mais, comme dit Maurras en parlant d\u2019Auguste Comte, qui avait puisé dans sa sensibilité tous les éléments de ses fortes œuvres et un système qui lui commandait de grands actes, pour affirmer la vertu et pour donner au courage l\u2019aile de la victoire, rien ne vaut le spectacle d\u2019un tel effort.Quelqu\u2019un disait un jour qu\u2019au Canada une seule chose est plus banale que la naissance d\u2019une revue, c\u2019est la mort d\u2019une revue.Eh bien! messieurs, L\u2019Union Médicale a eu pour présider à son développement des hommes, toute une catégorie, toute une série d\u2019hommes éclairés et dévoués, qui ont bien servi l\u2019art médical et l\u2019ont fait progresser, mais ils ont cru qu\u2019ils devaient limiter leurs efforts uniquement à cette tâche.A des temps nouveaux, des devoirs nouveaux.Les exigences matérielles ont pris de telles proportions que pour les satisfaire il faut des revenus proportionnés.Il y a donc là un problème d\u2019adaptation à la crise actuelle, puisque tout le monde admet dans le corps médical qu\u2019il y a une crise.Le corps médical est à un tournant de son histoire; tout le monde sait que nous sommes dans la mêlée des différents intérêts de classes qui assaillent de toutes parts notre profession, et bien dépourvu de cœur et d\u2019intelligence serait celui qui voudrait diminuer l\u2019importance des intérêts professionnels, car il s\u2019agit de maintenir notre prestige social et d\u2019envisager la question de savoir si nous ne tomberons pas dans la considération publique et jusqu\u2019à quel point.Mais j'ose espérer que non, et que, au contraire, animés d\u2019une généreuse ardeur pour le prestige de notre profession et chacun travaillant dans la sphère qui lui est assigné, nous nous efforcerons de faire disparaître entre nous les causes de méfiance et travaillerons à continuer l\u2019œuvre des pionniers de l\u2019Union Médicale.\u2014 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 571 Honneur done, messieurs, aux ouvriers de la première heure.Honneur à cette phalange de jeunes qui continuent si vaillamment la tradition des maîtres, afin de transmettre à la génération future le flambeau de l\u2019Union Médicale française au Canada.* * Xk Le Professeur A.A.FOUCHER: Monsieur le Président, messieurs: J\u2019ai souvent entendu dire que les noyés avant de mourir voyaient repasser dans leur esprit comme une revue synoptique de toute leur vie passée.Je ne sais pas si au point de vue scientifique la chose est aussi exacte qu\u2019on semble le croire, mais aux symptômes que j'ai éprouvés depuis quelques années, je crois que cela est vrai.En trois ou quatre circonstances différentes, j'ai vu repasser dans mon esprit les différentes activités de ma vie passée: cinquante ans de pratique médicale, cinquante ans de professorat à l\u2019université et cinquante ans de pratique médicale à l\u2019Hôpital Notre-Dame, et enfin, ce soir, au-delà de cinquante ans de collaboration active et constante à mon cher journal L'Union Médicale.Lorsque je fus reçu médecin en 1879, avant de partir pour l\u2019Europe, j'allais rendre visite au rédacteur de l\u2019Union Médicale, parce que je désirais m\u2019assurer le service du journal là où j'irais étudier à Paris.En même temps qu\u2019il me donnait mon reçu, il me donna un petit papier m\u2019autorisant à agir comme correspondant pendant mon séjour en Europe.Ce papier je le déposai précieusement sur mon sein comme une relique, et je partis pensant bien qu\u2019il m\u2019ouvrirait bien des portes que je ne pourrais pas ouvrir autrement.Il en fut ainsi.Rendu à Paris, j\u2019eus l\u2019occasion de rencontrer plusieurs jeunes gens avec qui je me liai d\u2019amitié; entre autres, un Italien, un très gentil garçon du nom de Valdese.Ce monsieur Valdese avait des relations avec le professeur Galezowski, avec de Waeker, et même au collège de France.Alors, je me disais que cette amitié était précieuse.Chez Galezowski mes entrées étaient libres.Valdese étant Italien, et de plus ayant épousé la fille du grand ténor Tamberlick, il s\u2019ensuivait que les Italiens qui étaient de passage à Paris étaient toujours les bienvenus chez Galezowski.Et comme les amis de nos amis sont nos amis, je profitais de bien des choses par les relations de Valdese.Je dois dire en passant que le Docteur Valdese avait, par une opération rendu la vue à la fille de Tamberlick, qui était venue au monde avec la cataracte, et pour sa récompense il avait eu sa main. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Comme je l\u2019ai dit, les relations de mon ami Valdese s\u2019étendaient au collège de France.Il connaissait très bien le Dr Paul Bert qui était alors agrégé en sciences naturelles au collège de France, et faisait des expériences sur les yeux de grenouilles et sur les cornées de lapins pour connaître la marche de la filtration des liquides dans la cornée.L\u2019autorisation nous fut accordée d\u2019assister à ces expériences, et là nous eûmes l\u2019occasion de faire la connaissance de Paul Bert.Paul Bert à ce moment-là se proposait de faire des expériences sur l\u2019anesthésie au chloroforme, donné à haute pression, à la pression de deux atmosphères.Le petit papier m\u2019obtint l\u2019autorisation d\u2019assister à l\u2019expérience.Il s\u2019agissait pour l\u2019occasion de construire une cloche en métal, parfaitement étanche, de la grandeur nécessaire pour y loger un lit et trois ou quatre personnes.Naturellement, la cloche ne pouvait pas contenir un grand nombre de personnes, parce que l\u2019atmosphère n\u2019aurait pas permis d\u2019y vivre longtemps.Paul Bert, ses deux assistants et moi-même, nous entrâmes sous la cloche.Je croyais qu\u2019il n\u2019y avait aucun danger; je me disais: D\u2019ailleurs, s\u2019il y a du danger pour moi, il y en a autant pour les autres.Alors, j'entrai en toute confiance dans la cloche en question et l\u2019opération commença.Mais j'avais oublié une chose importante: c\u2019est que j'avais contracté un rhume quelques jours auparavant et j'avais une trompé d\u2019Eustache qui ne fonctionnait pas bien.À peine l\u2019opération avait-elle commencé que je ressentis des bourdonnements d\u2019oreilles, des vertiges, et je m\u2019affaissai sur le parquet.Les messieurs qui étaient là étaient trop occupés à leur opération pour s\u2019occuper de moi.Je pensai que la syncope pouvait être mortelle; elle ne le fut pas, heureusement.Je.revins graduellement à moi, et en reprenant ma connaissance je me disais, comme Jonas dans la baleine: Mon Dieu, je voudrais bien m\u2019en aller.Quel que fût mon désir, je dus attendre que la pression se rétablisse à la normale, et alors je vous assure qe je ne fus pas le dernier à sortir.Jamais plus de ma vie je ne revis Paul Bert.J\u2019aurais dû, ponr remplir mon mandat de correspondant de L\u2019Union Médicale, rendre compte de cette grande expérience, qui aurait certainement intéressé le public canadien; seulement, je n\u2019y avais rien vu et rien entendu non plus.Et je tremble encore en songeant à ce qui aurait pu arriver.En effet, si ma syncope eut été mortelle, Paul Bert aurait été obligé de me prendre dans ses bras pour tâcher de me ramener à la vie, et si j'étais mort dans ses bras je ne sais pas comment je serais arrivé de l\u2019autre côté.Paul Bert, si vous vous en rappelez, n\u2019avait pas dans le temps une réputation très enviable au point de vue religieux.Ses démêlés avec les Jésuites et sa polémique avec Monseigneur Freppel L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 573 ne le rendaient pas apte à me donner un aide bien efficace pour forcer les portes du Paradis.Même avec la haute pression qu\u2019il avait développée dans la cloche, je pense bien qu\u2019il n\u2019aurait pu en forcer les portes.D\u2019un autre côté, comme j\u2019étais professeur à l\u2019Université Catholique de Montréal, j'aurais peut-être eu des chances.Heureusement, messieurs, il n\u2019en fut rien.Autrement, si j'étais mort entre les bras de Paul Bert, vous auriez probablement une troisième statue ici, parce que je serais bien mort héros pour l\u2019Union Médicale.Messieurs, si jamais vous allez en France et que vous trouviez quelque part, dans un musée, la cloche de Paul Bert, ayez, s\u2019il vous plait, un souvenir pour moi.Je ne suis pas mort, heureusement, et cela a peut-être été un brevet de longue vie, puisque vous me voyez assister au Soixantième anniversairé de L'Union Médicale.Je suis heureux d\u2019avoir survéeu, ne serait-ce que pour avoir l\u2019occasion de féliciter mon ami LeSage du beau travail qu\u2019il a fait à la rédaction pour mettre L\u2019Union Médicale sur un aussi haut pied d\u2019efficacité.x kk M.Edouard CARTERON, Consul général de France: Monsieur le Président, messieurs: \u2018Ce soir, je suis allé de découvertes en émerveillements.Le professeur Dubé, quand il a eu la bonté de m\u2019inviter à me joindre à vous, m\u2019a dit: \u201cVous y rencontrerez quelques médecins que vous connaissez et qui sont dans mon genre\u201d.C\u2019était l\u2019invitation la plus engageante.Je vous assure que mes espérances ce soir sont dépassées, puisque vous êtes tous des médecins dans le genre de monsieur le Docteur Dubé, c\u2019est-à-dire de bons médecins.La fête de ce soir dans ses découvertes m\u2019a encore appris que vous saviez unir votre reconnaissance à votre dévouement, vous, jeune génération aux générations passées.Il ne faut jamais oublier ceux qui ont semé, et quand je vois que les benjamins ont couronné les maîtres de la première heure, je les félicite.Il y avait en France un grand homme que l\u2019on félicitait pour ses travaux, et dans son émotion il ne put dire qu\u2019une seule parole: \u201cC\u2019était tout naturel, messieurs, j'ai eu de si bons maîtres\u201d.Messieurs, en votre présence, je remercie tous les bons maîtres qui vous entourent et que vous avez placés si haut parmi vous.Je les connais depuis longtemps, grâce à la Revue que j'ai été invité à lire 574 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA depuis que je suis parmi vous.Je reçois beaucoup de revues au Consulat.Ne croyez pas qu\u2019elles aillent au panier; les revues passent, soit devant les yeux de mes collaborateurs, soit devant mes yeux, et je me suis attaché beaucoup à cette revue de L\u2019Union Médicale, depuis que j\u2019y ai vu un article de monsieur le rédacteur en chef sur un médecin qui m'était très cher, parce que je l\u2019avais bien connu, le Docteur Oscar Mercier.Après sa mort vous avez eu des paroles touchantes sur sa mémoire, mon cher Docteur LeSage, et je vous remercie d\u2019avoir su faire revivre longtemps l\u2019un des vôtres.Un autre émerveillement, ou plutôt une autre découverte, a été ce soir devant ces drapeaux qui couvraient ces deux bustes.Je voyais bien sous le tricolore un peu de bleu et je me disais: C\u2019est un pan du ciel, ce doit être pour Saint-Albert.Et puis un pan de rouge, et je me disais: Ce doit être en souvenir d\u2019Albert le roi-soldat.Il appartenait au Canada de fixer sur le bronze la Sagesse dans le buste d\u2019Albert LeSage.Messieurs, une autre découverte a été celle que m\u2019a donnée le discours du Docteur Nichols.On nous a enseigné que les lignes parallèles sont des lignes qui en se prolongeant indéfiniment ne se rencontrent pas.Ce soir, il nous a prouvé le contraire.Parties en même temps, la Canadian Medical Association et L\u2019Union Médicale, dans des limites parallèles, se retrouvent au rendez-vous de l\u2019amitié et des commémorations.Il est agréable de saluer ces deux connaissances parallèles, ces deux connaissances qui ont célébré pendant soixante ans les chercheurs.Parce que, messieurs, si vous permettez à un Philistin égaré parmi les savants de venir porter un témoignage, c\u2019est celui que je vous rendais tout à l\u2019heure: Vous êtes de bons médecins.Pourquoi?vous êtes de bons médecins parce que, votre journée achevée, vous ne vous contentez pas d\u2019avoir \u2018vu des malades; comme dans toutes les autres professions, vous creusez les cas que vous avez rencontrés pendant la journée.Certes, il y a des médecins, beaucoup de médecins, \u2014 vous y avez fait allusion tout à l\u2019heure, \u2014 qui continuent pendant toute leur vie, tous les jours, la médiocrité quotidienne de leur savoir, mais il y en a d\u2019autres, et vous en êtes, qui ne se contentent pas d\u2019avoir donné la guérison, ou d\u2019avoir donné un médicament, mais qui rencontrent sur leur chemin des cas qui leur paraissent particuliers et méritent une étude spéciale.Eh bien, cette étude spéciale, vous la rencontrez le soir, sous la lampe, dans les livres, vous la rencontrez dans vos recettes.Vous êtes des découvreurs.Les autres professions ont également la sagesse de l\u2019étude quotidienne, et un avocat a aussi besoin de la paix, de la paix chez soi, pour retrouver ses idées, les mettre ensemble, et ajouter de temps en temps aux L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 575 livres anciens un livre nouveau.Vous, pour faire prospérer votre art, vous ne pouvez que faire état de vos constatations personnelles et faire état des constatations des autres.Tout ce qui est guérison existe en soi, mais c\u2019est à vous à le découvrir; vous ne pouvez pas l\u2019inventer autrement que par une longue patience au chevet des malades ou bien par de longues recherches dans les laboratoires.Vous êtes, messieurs, les bons médecins, qui ne croyez pas qu\u2019en rentrant chez vous votre journée est terminée.Je sous salue et je vous remercie.Vous avez travaillé d\u2019une façon constante et travaillé en collaboration avee L\u2019Union Médicale.Vous avez cherché les uns et les autres la science du voisin et vous avez versé également dans vos articles votre science propre.Vous avez dit tout à lheure, mon cher Docteur LeSage, que vous aimez les musées et que dans un musée vous aviez remarqué un jour une statue, une statue méditative.J\u2019ai également un souvenir de statue.C\u2019est une statue d\u2019un sculpteur célèbre, aussi célèbre en France que mon cher ami Hébert l\u2019est au Canada, c\u2019est le sculpteur Rodin.Rodin avait fait une statue de \u201cL\u2019homme qui marche\u201d, une statue très belle par son mouvement, une statue dynamique, \u2014 mais une statue, \u2014 comment dirais-je?une statue un peu décapitée, et dans son milieu un peu mutilée.Et un combat s\u2019est engagé entre Rodin et l\u2019ambassadeur de France à Rome.Rodin voulait que sa statue fût placée dans le palais Farnèse et l\u2019ambassadeur de France à Rome, M.Barère ,s\u2019y opposait.L'artiste fut assez puissant pour y faire placer sa statue.C\u2019est alors que Monseigneur Duchesne, un homme très savant, un homme plein de sens, qui, sous son masque, qui ressemblait au masque de Voltaire, avait beaucoup l\u2019esprit de celui-ci, dit: \u201cMon Dieu, cette statue fait très mal dans un musée, parce qu\u2019elle n\u2019a ni queue ni tête\u201d.Eh bien, messieurs, je crois qu\u2019une statue doit avoir une tête.Je crois qu\u2019une statue doit réfléchir la pensée.Je crois que celle qu\u2019on vous a donnée réfléchit tout ce que soixante ans d\u2019union médicale peuvent vous donner de valeur, à vous Canadiens-français, dans votre art médical.Vous avez dit tout à l\u2019heure que les études classiques ont donné au corps médical du Canada certaines vertus, comme l\u2019amour, le dévouement, le don de soi-même.J\u2019y ajouterai une autre vertu que vous avez c\u2019est la persévérance dans le travail.C\u2019est cela que je glorifiais tout à l\u2019heure en vous, les chercheurs.Monsieur le doyen Harwood a dit quelque chose tout à l\u2019heure contre quoi je proteste.Il a dit qu\u2019une revue qui a trente ans d\u2019exis- 576 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA tence, qui a soixante ans d\u2019existence, est une chose rare au Canada, où rien ne dure.Et bien ! messieurs, je proteste de toute mon énergie contre cette parole.S\u2019il y a un pays où quelque chose dure, c\u2019est bien le Canada français.Je rappellerai, messieurs, pour finir, cette admirable image du cher Docteur Simard: le chemin de montagne.J\u2019ai été en Suisse et jen ail vu souvent.Des autobus rapides essaient de s\u2019insérer dans les lacets du chemin de montagne, jusqu\u2019au sommet.Les autobus vont vite et ils ont droit de préférence sur tout autre véhicule, parce qu\u2019il y a des dangers sur les chemins de montagne; d\u2019un côté il y le vide et de l\u2019autre, le mont.Il semble que quand ces gros automobiles sont lancés à toute vitesse, ils représentent ce que la science a de mieux pour arriver au sommet.Vous avez suivi les mêmes chemins.les mêmes chemins de montagne, prenant garde aux précipices qui étaient à gauche et vous agrippant à la montagne qui vous soutenait.Je vous félicite et je vous remercie, messieurs, collaborateurs et médecins de L\u2019Union Médicale du Canada, d\u2019être montés si gaillardement à l\u2019assaut du sommet, à l\u2019assaut du succès, d\u2019avoir tout le long de ce chemin de montagne entonné une chanson de bonne humeur et de l\u2019avoir fait en français.Le Docteur HARWOOD : Monsieur le Consul: Je suis flatté que vous ayez pu retenir quelque chose de ce que j'ai dit; seulement, à cause probablement de la voix enroute que j'ai ce soir, je tiens à mettre les choses au point.Je n\u2019ai pas dit que c\u2019est une chose extraordinaire qu\u2019une revue ait duré soixante ans dans notre pays, j'ai simplement dit que c\u2019est un fait à souligner qu\u2019un homme ait été pendant trente-deux ans de suite le rédacteur-en-chef d\u2019une revue.C\u2019est un record que l\u2019on rencontre rarement ailleurs et qui est particulièrement remarquable dans notre jeune pays.Je tiens à corriger, parce que vos paroles ont été sténographiéos et je redoute la publicité.LE PRESIDENT: Avant de lever la séance, vous me perm:t- trez bien, en ma qualité de président, d\u2019ajouter un mot de remerciement, en premier lieu, aux directeurs du Cercle Universitaire pour l\u2019effort qu\u2019ils ont fait en organisant la préparation de ce banquet d\u2019une façon si parfaite.Et ensuite, permettez-moi de remercier, en L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA - 577 votre nom comme au mien, monsieur le secrétaire-général Vidal, Monsieur le secrétaire Léon Gérin-Lajoie et l\u2019assistant secrétaire Marion.Ils ont travaillé énormément.Je faisais partie, en qualité de président, du comité d\u2019organisation, mais avant qu\u2019ils ne le disent\u2019 je tiens à confesser que je n\u2019ai rien fait dans l\u2019organisation de ce banquet, tout l\u2019honneur leur revient.Maintenant, si vous le vouliez, nous pourrions faire une chose, qui n\u2019est pas habituelle, mais le sujet le mérite.Formons une docte faculté: appelons-la, si vous voulez, la faculté de médecine de L\u2019Union Médicale, et sur ma proposition, simplement faite, je propose que nous nommions Docteur en médecine, honoris causa, notre brave et distingué administrateur, M.Théophile Valiquette.(Applaudissements) Monsieur Valiquette, nous nous engageons à faire fabriquer quelque part ce qu\u2019il faut sur la tête ainsi que la toge, afin que dans le public on sache que quand vous passez, c\u2019est un docteur en médecine de la faculté de médecine de L\u2019Union Médicale qu\u2019ils ont devant les yeux. MÉMOIRES TRAITEMENT DES BRONCHOPNEUMONIES DE L'ENFANT \u201c Par G.PAISSEAU, Médecin de l'Hôpital Trousseau, à Paris.On doit distinguer dans le traitement des bronchopneumonies un traitement prophylactique qui se propose de prévenir l\u2019apparition de cette complication, un traitement symptomatique qui se borne à atténuer certains symptômes et à maintenir l\u2019état général et un traitement dit curatif dont l\u2019ambition serait de modifier l\u2019évolution de la maladie en agissant directement sur sa cause.Prophylaxie.Il est possible de prévenir dans une certaine mesure apparition des complications bronchopneumoniques au cours des maladies infce- tieuses de l\u2019enfance dont elles sont l\u2019accident le plus redoutable et ont elles règlent le pronostic.On peut poser en principe que la prophylaxie des bronchopneu- monies est essentiellement d\u2019ordre hygiénique et qu\u2019aucune sérothérapie ni vaccination préventive n\u2019a fourni, jusqu\u2019à présent la preuve de son efficacité.Les enfants atteints de rougeole, de diphtérie, de coqueluche et de grippe devront être isolés aussi strictement que possible, l\u2019isolement en boxes individuels bien surveillé et bien réglé, par un personnel exercé et suffisamment nombreux est, pour les milieux hospitaliers, le procédé de choix dont l\u2019efficacité n\u2019est plus à démontrer.Les malades seront maintenus au lit, dans un local bien éclairé et bien aéré, à la température optima de 17° environ; l\u2019alimentation, pendant la période fébrile sera semi-liquide.Il n\u2019est pas inutile de maintenir en permanence dans la chambre un récipient d\u2019eau en ébullition additionné de une ou deux feuilles d\u2019eucalyptus.(1) Ce mémoire a été écrit spécialement pour l\u2019Union Médicale du Canada, à la demande de notre collègue et ami, le docteur Paul Letondal, actuellement à Paris.Nous adressons à l\u2019éminent pédiatre nos sincères remerciements.\u2014 N.D.L.R. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 579 On s\u2019efforcera de maintenir en état de propreté rigoureuse la peau et les muqueuses et de désinfecter soigneusement toutes les suppurations cutanéo-muqueuses qui constituent autant de foyers d\u2019infection aptes à se propager à l\u2019arbre respiratoire à l\u2019occasion de ces maladies infectieuses.Traitement symptomatique.On associe l\u2019hydrothérapie à quelques médications, surtout toniques, mais l\u2019hydrothérapie en est le moyen essentiel, aucun autre traitement curatif n\u2019autorise à s\u2019en dispenser, d\u2019autant qu\u2019elle est, chez l\u2019enfant, d\u2019application facile, utilisable dans tous les milieux; on peut la régler de la façon suivante : Toutes les trois heures ou toutes les 4 heures, selon la gravité du cas et tant que la température atteindra 39 ou 38, 5 on fera régulièrement un enveloppement humide du thorax et du tronc, toutefois un enveloppement pourra être sauté la nuit, si l\u2019enfant dort calmement.On.procédera de la façon suivante : On peut employer soit une serviette ordinaire disposée de façon que, enroulée autour du corps elle l\u2019entoure depuis la clavicule jusqu\u2019à Pombilic, soit de la tarlatane avec laquelle on prépare une bande de 12 à 16 épaisseurs ayant une hauteur et une longueur suffisante pour envelopper tout le tronc et se croisant sur la poitrine; on la coud à grands points et on la fait bouillir pour enlever l\u2019apprêt.Sur une table ou un lit on dispose, les uns sur les autres et dans l\u2019ordre : Une bande de flanelle de dimensions convenables ou une serviette pliée ; une couche d\u2019ouate ordinaire, épaisse de un ou deux centimètres, un taffetas imperméable débordant d\u2019ouate; on prépare quelques épingles de nourrice et deux bandes de toile qui servent d\u2019épaulettes.On déshabille l\u2019enfant et on l\u2019enveloppe tout nu dans une couverture.On trempe la serviette ou la tarlatane dans de l\u2019eau à 20 ou 25 degrés, on l\u2019exprime de manière qu\u2019il ne se produise pas de suintement et on l\u2019étend sur le taffetas chiffon.Le petit malade est couché sur le linge humide ; on ramène et on croise sur sa poitrine successivement ce dernier puis le taffetas, l\u2019ouate et la bande de flanelle.On fixe celle-ci avec des épingles et, au besoin on place les épaulettes.Le tout doit être tenu suffisamment serré pour empêcher les déplacements, sans toutefois gêner la respiration.Le malade est enveloppé dans une robe de flanelle ou dans une couverture et couché.L\u2019opération doit être menée rapidenient. MÉDICALE DU CANADA L\u2019UNION Certains médecins laissent l\u2019enveloppement en place jusqu\u2019au suivant, mais cette pratique a l\u2019inconvénient de macérer la peau et de l\u2019exposer aux infections pour peu que la maladie soit de longue durée.nous préférons le retirer au bout d\u2019une demi-heure ou d\u2019une heure lorsqu\u2019il a pris la température du corps et n\u2019a plus pour cette raison d\u2019efficacité.On peut associer le maillot humide au bain chaud, soit en remplaçant, une ou deux fois par jour, l\u2019enveloppement par un bain à 37° d\u2019une durée de dix minutes soit en associant le maillot au bain dont il prolonge l\u2019action.Dans ce cas on place l\u2019enfant dans le maillot au sortir de la couverture chaude où on l\u2019a séché au sortir du bain.Les enveloppements chauds sinapisés sont aussi très employés, ils rendent des services dans les bronchites simples ou dans les catarrhes suffocants, mais, dans les bronchopneumonies de longue durée ils ont l\u2019inconvénient d\u2019irriter la peau ce qui, joint à la macération peut provoquer des infections qui pourraient mettre obstacle à l\u2019emploi des enveloppements.Dans ce cas ou lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un malade atteint d\u2019une infection de la peau on peut faire les enveloppements avec du sérum physiologique.Ce mode de traitement a une action antithermique, révulsive et décongestionnante ; il n\u2019est pas rare de voir un enfant agité et suffocant se calmer et s\u2019endormir au bout de peu de temps dans son maillot humide.À titre d\u2019adjuvant on fera prendre, par cuillerées administrées toutes les deux ou trois heures une potion stimulante à l\u2019acétate d\u2019ammoniaque (0 gr 50 par année d\u2019âge) et, en cas de dépression, tendance à l\u2019algidité, on aura recours aux injections d\u2019huile camphrée au dixième ou de camphre hydrosoluble (de 1/2 a 1 cme.deux a trois fois par jour, selon l\u2019âge), ou encore a la strychnine: Sulfate de strychnine un centigramme Sirop de sucre 100 gr.Une cuillerée à café \u2014 un demi-milligramme (Un milligramme à partir de 3 ans, deux milligrammes jusqu\u2019à dix ans).En cas de dyspnée et de cyanose les inhalations d\u2019oxygène peuvent rendre des services à condition d\u2019être administrées dans une chambre d\u2019oxygénation ou avec un appareil à masque mais l\u2019efficacité des inhalations avec le ballon d\u2019oxygène est des plus réduites et celle des injections sous-cutanées discutables.Traitement curatif.On peut compter trois méthodes qui se proposent d\u2019agir sur le processus infectieux, cause de la bronchopneumonie: la sérothérapie, L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 581 la vaccinothérapie, la colloïdothérapie; aucune de ces méthodes ne s\u2019est imposée de façon suffisamment indiscutable non seulement pour dispenser des autres procédés de traitement, surtout de l\u2019hydrothérapie, qui reste le fondement de la thérapeutique des bronchopneumo- nies, mais même pour aboutir à une méthode généralement adoptée ; les statistiques, fondées sur des cas non comparables entre eux en raison des variations épidémiques et saisonnières de la gravité des bron- chopneumonies, de la difficulté de définir même la bronchopneumonie, ne permettent auçune conclusion précise ; aussi les pratiques sont-elles \u2018fondées sur des impressions purement cliniques et personnelles.Nous exposerons donc les différentes méthodes en indiquant celle à laquelle nous nous sommes personnellement arrêté.Sérothérapie.On emploie le sérum antipneumococcique polyvalent, le sérum an- tistreptococcique et le sérum antidiphtérique mais les résultats obtenus sont si peu démonstratifs que ces sérums ne sont employés qu\u2019à titre d\u2019adjuvants, associés à d\u2019autres procédés, notamment à la vaccinothérapie.Vaccinothérapie.Elles est d\u2019un emploi courant, depuis les travaux de M.Minet et de M.Dufourt, et son innocuité a contribué à en généraliser l\u2019emploi dans une affection où le médecin est si désarmé.Les vaccins le plus communément employés sont des stocks\u2014 vaccins polyvalents renfermant principalement des pneumocoques, streptocoques, entérocoques, staphylocoques et accessoirement des bacilles de Pfeiffer, de Friedlander, du pyocyanique ete.Les vaccins les plus employés sont ceux de Minet, antipneumonique, de Weill et Dufourt (Pneumocoques, entérocoques, staphylocoques, tétragènes) le pneumo- vaccin Clin, pulmonaire de Ronchése, broncho-Vaclydun (lysats-vac- cins) de Duchon, ete.Les injections se font sous la peau, tous les jours ou tous les deux jours, en commençant par une dose de 1/4 ou 1/2 em.c.en augmentant de la même dose jusqu\u2019à la dose limite de un ou deux cm.c.selon les vaccins.Il est recommandé de poursuivre le traitement jusque l\u2019apy- rexie mais il semble plus prudent d\u2019interrompre cette médication au bout de 6 à 8 injections si aucun résultat appréciable n\u2019a été obtenu.Certains auteurs associent la sérothérapie à la vaccinothérapie, on peut par exemple, comme le conseille M.D\u2019Oelsnitz faire, pendant deux ou trois jours avant de commencer les injections de vaccin, des 582 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA injections de sérum antipneumococcique et antistreptococcique.M.Duchon admet que le bacille dipthérique joue un rôle très important dans les bronchopneumonies, il injecte pendant trois jours du sérum antidiphtérique et commence ensuite le traitement par son lysat-vaccin.Il semble bien, en effet, que dans les milieux hospitaliers ou en période d\u2019épidémicité diphtérique l\u2019action du bacille de Læffler ne soit pas négligeable et nous croyons que l\u2019on peut conseiller cette pratique lorsqu\u2019il existe un corps purulent ou lorsque l\u2019ensemencement permet de constater la présence dans la gorge ou dans les fosses nasales de bacille diphtérique long ou moyen.Colloidothérapre.Les injections de collargol sont depuis longtemps employées dans le traitement des bronchopneumonies, mais la voie endo-veineuse ne peut être d\u2019un emploi courant chez l\u2019enfant et l\u2019efficacité par voie intramusculaire est plus incertaine; personnellement nous donnons la préférence à la colloidothérapie et nous utilisons les préparations d\u2019or colloïidal par voie intramusculaire a fortes doses: injections d\u2019une et ensuite de deux ampoules, tous les deux jours.C\u2019est le seul traitement qui nous ait paru doué d\u2019une action certaine sur la courbe thermique dans un assez grand nombre de cas.Nous associons la colloidothérapie à la sérothérapie diphtérique lorsque nous en trouvons les indications que nous avons signalées ci- dessus.Dans certaines formes prolongées il nous a semblé qu\u2019à la phase tardive des bronchopneumonies, lorsque les injections de métaux colloidaux ne donnent plus de résultat, une série d\u2019injections de vaccin semblait parfois d\u2019une certaine efficacité.Enfin, dans les cas très graves on doit poser la question de l\u2019abcès de fixation.Les inconvénients de ces abcès ne sont pas niables aussi ne doit-on les considérer que comme un procédé d\u2019exception réservé aux cas désespérés, mais ils nous ont paru, parfois, d\u2019une efficacité non douteuse.D'ailleurs certaines précautions les atténuant notablement, l\u2019injection sous-cutanée de 1/2 à un cent.c.d\u2019essence de térébenthine doit être rigoureusement sous-cutanée, faite avec une aiguille non souillée par l\u2019essence qui aura été puisée avec une autre aiguille et suivie de l\u2019injection de quelques bulles d\u2019air pour bien purger l\u2019aiguille de l\u2019essence au moment de l\u2019extraction; on évite ainsi la pénétration de l\u2019essence dans le derme qui est la cause du sphacèle de la peau, le principal inconvénient de l\u2019abcès de fixation.L\u2019abcès, s\u2019il se collecte, doit être incisé vers le sixième jour. RECUEIL DE FAITS UN CAS DE PLEURO-PNEUMONIE GUÉRIE PAR UNE INJECTION INTRA-FOCALE D'AUTO-FILTRAT Par Paul DESAIVE.Le 12 juin 1930, à la soirée, entre à l\u2019Hôpital l\u2019enfant M.Joseph, âgé de 16 mois, né à terme et sans antécédents pathologiques, héréditaires ou personnels.L\u2019affection qui motive l\u2019hospitalisation de cet enfant a débuté, vers la mi-Mai par une pneumonie de la base droite; celle-ci après avoir évolué assez normalement jusqu\u2019à la fin Mai, s\u2019est compliquée d\u2019une otite moyenne double qui a dû être opérée; après une amélioration passagère, la fièvre se rallume au début de Juin et prend rapidement une allure hectique et c\u2019est avec le diagnostic de pleurésie purulente métapneumonique droite que l\u2019enfant nous est adressé par le Dr.Demoulin.L\u2019examen clinique nous donne les éléments suivants: enfant pâle, amaigri, secoué de petites quintes de toux; dyspnée, tachycardie, température: 38°.\u2014 matité à la base droite s\u2019étendant en haut jusqu\u2019à la 7ème côte; à ce même endroit, atténuation du murmure vésiculaire, menus frottements, diminution légère de la perception manuelle du cri.Une ponction exploratrice, faite entre la 7ème et la 8ème côte, ramène un peu de pus épais et verdâtre, à pneumocoques.Ainsi se confirme le diagnostic initial de pleurésie purulente.La longue période de pyrexie qu\u2019a traversée l\u2019enfant, l\u2019atteinte profonda de son état général, la connaissance de la bénignité relative des interventions chirurgicales curatives de l\u2019empyème à pneumocoques, nous autorisent à pratiquer immédiatement le drainage chirurgical de la plèvre: sous anesthésie générale au protoxyde d\u2019Azote, résection partielle des 9ème et 10ème côtes dans la ligne axillaire postérieure, incision de la plévre pariétale, écoulement de 40 cm3 de pus environ \u2014 gros drain unique au ras de \u2018a plèvre, fermeture.\u2014 La faible quantité de pus écoulé ne laisse pas de nous étonner: mais l\u2019état grave de l\u2019opéré nous oblige à surseoir à toute exploration complémentaire.Le 13 Juin, la température se maintient au dessus de 39° (voir courbe, fig.1) et atteint 39°8 le 14 Juin au matin; la matité persiste sous la 7ème côte et le drain donne à peine quelques gouttes de pus; dès lors, il nous paraît évident que notre intervention n\u2019a vidé qu\u2019une partie de la collection 584 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA purulente et pour nous éclairer, nous demandons une radiographie du thorax.Celle-ci (voir figure 2.) montre: 1) un hémithorax gauche pratiquement normal.2) un hémithorax droit présentant : a) une zône supérieure claire.b) une zône inférieure obscure, répondant aux lobes inférieur et moyen et parcourue par une bande claire, la grosse bronche droite.L\u2019ombre du drain se dessine à la partie droite de cette région.= Nous pensons à un foyer de pneumonie lobaire droite, sous jacent à un ¢panchement pleural vraisemblablement cloisonné et nous instituons un traitement d\u2019attente (ventouses, pansements chauds, boissons abondantes, régime riche en proteïnes et légumes verts, bains généraux et rayons ultra-violets, potion calmante et expectorante, irrigations au liquide de Dakin de la poche purulente ouverte).Malgré ce traitement, la situation reste inchangée, ce qui nous amène à pratiquer le 19 Juin en plein foyer de matité à 3 em.environ au dessus de l\u2019orifice de costotomie, une nouvelle ponction qui ramène 10 cm3 de pus verdâtre et est suivie le lendemain d\u2019une rémission passagère de la tem- Fig.I.\u2014 Courbe de température établie du 12 Juin au 15 août 1930.À noter la brusque stabilisation au voisinage de la normale immédiatement après l\u2019injection d\u2019autro-filtrat le 31 Juillet.pérature.Celle-ci remonte à 39°8 le 21 au matin, ce qui nous oblige à procéder à l'ouverture de la collection reconnue par la ponction, au moyen d\u2019une pince de Kocher introduite par l\u2019orifice de drainage et conduite verticalement en haut, parallèlement à la paroi thoracique interne; un petit drain est glissé dans la loge, probablement pleuro-pulmonaire, de l\u2019abcès.\u2014 Cette manoeuvre provoque une chute importante de la température, malheureusement transitoire car dès le soir du 23 Juin, la fièvre reprend son allure hectique; les signes cliniques se modifient à peine (on perçoit sous l\u2019épine de l\u2019omoplate quelques râles muqueux mêlés aux frottements du début) et un deuxième cliché ne nous apprend rien de neuf.A la fin de Juin la situation s\u2019aggrave: l\u2019amaigrissement s\u2019accentue, les vomissements sont fréquents, la température dépasse par deux fois 40° \u2014 mais sans frisson.Une injection intra-fessiére de lait bouilli (2 em3) ne provoque aucune réaction notable.- w\u2014 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA .585 A partir du 4 Juillet, nous observons une légère diminution des maxima thermiques, mais aussi une altération rapidement progressive de l\u2019état général en rapport avec l\u2019anorexie et même l\u2019intolérance digestive.La maigreur est considérable, l\u2019anémie importante (2.560.000 globules rouges \u2014 15% d\u2019hémoglobine) et la réaction leucocytaire, pratiquement nulle (8.100 globules blancs seulement).L\u2019irrégularité de la température et l\u2019absence de frissons nous font écarter le diagnostic de septicémie.Fig.II.\u2014 Etat des poumons, le 14 Juin 1930, deux jours après la cos- totomie.Transparence parfaite du champ pulmonaire gauche.L\u2019hyper- pneumocolie met en évidence la silhouette de la rate et le bord inférieur du foie.La base du poumon gauche présente une obscurité non homogène parcourue de haut en bas par l\u2019image claire brenchique.Le drain est visible à la partie inférieure du cliché.Deux nouveaux clichés, faits à 6 jours d\u2019intervalle, montrent de légères modifications dans le foyer obseur de la base droite: la condensation semble se concentrer dans la région para-hilaire, alors que la région basilaire s\u2019éclaircit plutôt.Les signes cliniques subissent la même concentration et cependant plusieurs ponctions faites en cette région para-hilaire ne ramènent 586 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA qu\u2019une goutte de liquide louche, dont la culture a permis de mettre en évidence un diplocoque (probablement pneumocoque) et de fabriquer, selon la méthode de Monsieur BESREDKA, un auto-filtrat.Le 13 Juillet, le gros drain inférieur est supprimé, mais nous continuons les irrigations de Dakin dans le petit drain fin qui centre le fover para-hilaire.Le 17 Juillet, la température remonte à nouveau, une radiographie de profil ne montre rien d\u2019autre qu\u2019une infiltration diffuse de la base.Du 16 au 18 Juillet, nous injectons quotidiennement sous la peau un 1/2 cm3 de vaccin anti-pneumonique de Weil et Dufourt: la température ne se modifie pas, mais une défaillance cardiaque passagère nous oblige à interrompre deux jours le traitement et à prescrire du camphre soluble en injection et deux gouttes par jour de digitaline à 1/1000.Le 28 et le 29 Juillet, nous introduisons dans la fistule pleurale persistante, 10 em3 d\u2019auto-filtrat.Le 30, cette fistule est pratiquement fermée.Les examens clinique et radiologique ne nous apprennent rien de neuf.À signaler seulement la persistance d\u2019un très léger souffle à la base, dans la ligne axillaire postérieure droite.Mais l\u2019état général de l\u2019enfant est Ia- mentable: la température subit de brusques sursauts, le pouls plafonne à 140 \u2014 160 \u2014 la faiblesse est extrême, les accès de toux avec cyanose sont fréquents, la terminaison fatale paraît inévitable.Nous pensons avoir affaire à un processus subaigu de suppuration pleurale en rapport avec la dissémination corticale (dans les deux lobes inférieurs droits) de nombreux foyers abcèdés de broncho-pneumonie.Le 31 Juillet, décidés à essayer, chez notre petit malade la méthode signalée par Nobécourt, de l'injection intra-pulmonaire de sérum ou de vaccin spécifique et frappés d\u2019autre part par l\u2019action particulièrement favorable qu\u2019a eue, sur le tarissement de la fistule pleurale, l\u2019application d\u2019auto- filtrat, nous injectons en pleine zône inflammatoire, dans la ligne axillaire postérieure et à 3 cm.environ de profondeur, 6 cm3 d'auto-filtrat.L\u2019injec tion est poussée très lentement et en dehors de tout vaisseau.Un quart d\u2019heure après, réaction extrêmement violente: quintes de toux très rapprochées, extrémités froides et cyanosées, pouls incomptable, respiration saccadée, température à 35°5.Sous l'influence de l\u2019oxygène, de l\u2019héxatone, de la suprarénine et des bains chauds sinapisés, l\u2019enfant se calme et se recolore peu à peu.Vers 13 heures, il est remis au lit et y demeure prostré toute la journée.Dans la soirée du 31 Juillet, la température se maintient aux environs de 37°.Le pouls et la respiration sont meilleurs.Du ler.au 3 août, l\u2019état général s\u2019améliore sensiblement: l\u2019appétit renaît.Le souffle disparaît le 3 août; il persiste des râles muqueux mais le murmure vésiculaire réapparaît le 5 août.Après une hausse inexpliquée à 38° le 4 août (réaction anaphylactique?) la température tombe définitivement le 5 août.Le 9 août, un cliché (voir figure 3) montre uniquement une région hilaire droite chargée de ganglions. .L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA 587 Le 10 août, l\u2019examen de sang donne: 3.140.000 globules rouges \u2014 20% d'hémoglobine \u2014 13.200 globules blancs.Nous instituons dès lors une cure de foie (hépatrol) et de rayons U.V.et à la mi-septembre la guérison est complète (4.000.000 de globules rouges et 35% d\u2019hémoglobine.) Fig.III.intra-focale d\u2019auto-filtrat.Le champ pulmonaire droit s\u2019est éclairci: il persiste une ombre ganglionnaire assez volumineuse dans la région hilaire.À signaler la position particulièrement élevée du diaphragme gauche, sans doute en relation avec l\u2019aérocolie.Etat des poumons le 14 août, quinze jours après l\u2019injection On ne peut mettre en doute l\u2019action remarquablement rapide de l\u2019injection intra-focale d\u2019auto-filtrat, car cette thérapeutique a été suivie brusquement de modifications très favorables dans l\u2019état local et général, mais comment expliquer le revirement si rapide et si complet? L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Est-ce par un choc protéinique direct analogue à celui provoqué par l\u2019injection intra-veineuse de peptone, préconisée par Nolf dans les états septicémiques?C\u2019est peu probable, car: l\u2019injection n\u2019a certainement pas été intraveineuse, la crise n\u2019est survenue que plus d\u2019un quart d\u2019heure après la piqûre, la toux violente et quinteuse qui accompagnait la crise semblait témoigner d\u2019une participation intense de l\u2019appareil pulmonaire.S\u2019agit-il plutôt d\u2019une action essentiellement spécifique de l\u2019auto- filtrat, porté directement à l\u2019endroit malade?Divers auteurs ont obtenu de réels succès par la sérothérapie ou la vaccinothérapie intrapul- monaire dans des cas de pneumonie ou de broncho-pneumonie; dernièrement encore le Docteur NIHOUL (1) relatait un cas de broncho- pneumonie grave dans lequel la sérothérapie antipneumococcique intrapulmonaire avait déterminé en 24 heures une marche rapide vers la guérison.Mais nulle part nous n\u2019avons vu signaler d\u2019action aussi rapide et aussi dramatique que celle de l\u2019auto-filtrat dans le cas de mon petit malade.Peut-être y a-t-il eu chez lui une association singulière de divers phénomènes; l\u2019antivirus, introduit brusquement et en quantité suffisante dans le foyer infecté a diffusé par les espaces lymphatiques pulmonaires (ce qui explique la réaction respiratoire précoce de l\u2019enfant) puis a réalisé vis-à-vis des cellules pulmonaires réceptives Au virus l\u2019opération complexe de la désensibilisation ; le virus cessant d\u2019être fixé a fusé dans la circulation générale un chimiotactisme leucocytaire positif s\u2019est établi et les perturbations générales provoquées dans le milieu par ces deux phénomènes concomittants peuvent expliquer l\u2019intense réaction constatée.Cette explication basée sur les théories de Monsieur Besredka est à notre avis la seule acceptable dans l\u2019état actuel de nos connaissances.(1) Liège Médical \u2014 6 Avril 1930. LA CHORÉE ET SON TRAITEMENT Par Gabriel LAFRESNIERE, Médecin de l'Hôpital Saint-Luc.Jusqu\u2019à l\u2019époque de sa description par Sydenham, en 1688, la chorée était appelée danse de Saint-Guy, parce que sévissant au XIVe siècle, sous forme épidémique, en Hollande et en Allemagne, ceux qui en étaient atteints, se rendaient en pèlerinage à Dresselhousen, en Souade, à la chapelle de saint Vitus ou saint Guy qui avait la réputation de guérir cette maladie.Elle frappe surtout les enfants, entre six et quinze ans et de préférence les filles.Sa pathogénie, à l\u2019heure actuelle, est très imparfaitement établie et on peut grouper ainsi les différentes opinions: une théorie rhumatismale qui la considère comme le rhumatisme du système cérébro-spinal, une théorie nerveuse qui en fait une névrose cérébro-spinale et une troisième théorie, celle qui réunit le plus de partisans et qui lui attribue une cause infectieuse avec en tête l\u2019encéphalite épidémique.Les troubles moteurs qui caractérisent cette affection consistent en mouvements anormaux, débutant ordinairement par le membre supérieur gauche puis envahissant progressivement un côté de la face, le membre inférieur correspondant, le tronc et enfin les membres du côté opposé.Ils sont assez souvent plus prononcés d\u2019un côté et localisés à la moitié du corps, constituant ainsi l\u2019hémichorée.Ce sont des contractions musculaires involontaires, spontanées, illogiques, désordonnées, imprévues, brusques, rapides, violentes et continuellement variables, augmentant par les émotions, le travail intellectuel et la fatigue et calmées par le sommeil naturel ou provoqué.Le diagnostic différentiel doit éliminer les affections caractérisées par des mouvements non choréiques, telles que l\u2019athétose, les myoclo- nies, les tics nerveux et la maladie de Friedreich, les tremblements causés par l\u2019alcoolisme, l\u2019hydrargyrisme, la maladie de Parksinson et la sclérose en plaques, et les affections au cours desquelles on observe des mouvements choréiques comme l\u2019hémichorée des hémiplégiques, la paralysie infantile, les polynévrites et la chorée hystérique.Bien qu\u2019il ne soit nullement spécifique l\u2019arsenic reste toujours le médicament classique et celui qui donne généralement les meilleurs résultats. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA L\u2019arsénite de potasse, sous forme de liqueur de Fowler, se donne à la dose de IT gouttes par jour et par année d\u2019âge, en augmentant chaque jour, d\u2019une goutte, jusqu\u2019à atteindre XX gouttes, pour redescendre graduellement au zéro.La solution aqueuse d\u2019acide arsénieux à 1 pour 1000, comme sous le nom de liqueur de Boudin est administrée à doses progressivement croissantes, en commençant par quatre grammes par jour, en dilution dans une potion, et en augmentant de 2 grammes par jour, de façon à atteindre la dose moyenne et généralement suffisante, de vingt-cinq grammes, puis on diminue de deux grammes pro die.Le novarsénobenzol une fois par semaine et le sulfarsénol tous les cinq jours, employés à doses progressives, comme pour le traitement de la syphilis et le cacodylate de soude ont donné des résultats inconstants et très discutables.Pour que ces fortes doses d\u2019arsénic soient bien tolérées, il faut adjoindre le régime lacté absolu, le repos au lit et l\u2019isolement mais malgré ces précautions, on observe très souvent des accidents d\u2019intoxication, en général peu graves, mais tout de même assez sérieux: nausées, vomissements, diarrhée, inappétence, amaigrissement, etc.D\u2019autre part, incorporé à un corps gras, spécialement le beurre, selon la méthode du professeur Weill, l\u2019acide arsénieux ne provoque aucun accident toxique et est en même temps très facilement accepté par les enfants.Cinq milligrammes au départ, avec augmentation de cinq milligrammes par jour, jusqu\u2019à un chiffre maximum de quarante milligrammes; cette dernière dose peut être maintenue pendant quelques Jours, puis on réduit de cinq milligrammes par jour jusqu\u2019au Zéro.Chaque dose d\u2019acide arsénieux est incorporée à dix grammes de beurre bien étalé sur du pain.Cette tartine au beurre arsénical doit être mangée une fois par jour, au milieu ou à la fin du repas, mais jamais à jeun.C\u2019est la méthode de choix.L\u2019antipyrine à la dose de trois à six grammes par jour, agit rapidement en huit à quinze jours; dans certains cas mais après trois semaines, il est inutile de continuer la médication, s\u2019il n\u2019y a pas d\u2019amélioration notable.Le gardénal, préconisé par certains auteurs, s'emploie à dose fractionnée, par comprimés d\u2019un centigramme, toutes les deux heures, jusqu\u2019à huit par jour.Dans les cas graves, on peut associer à la médication arsénicale, un traitement anti-spasmodique énergique sous forme d\u2019injections sous-cutanées de bromhydrate d\u2019hyoscine à la dose de 1/10e à 3/10es de millgr.par jour.(Babinsky et Dormay). L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 591 En Allemagne, on a fait grand état d\u2019un médicament appelé nir- vanol (phényl-éthyl-hydantoin) et dont la formule chimique est voisine de celle de phéno-barbital.(B.Seichtentritt, W.Langsfeld and M.Selberberg) (Jahrb f.Kindirh, 122: 12) 1928.Il agit non pas par son action hypnotique mais par la réaction spécifique qu\u2019il produit après huit à quinze jours d\u2019administration et qu\u2019on appelle maladie du nirvanol, caractérisée par une éruption morbilliforme et de la fièvre.L\u2019observation de cette dernière particularité permet d\u2019affirmer l\u2019hypothèse que cette thérapeutique constitue tout probablement une pyréto- thérapie et c\u2019est ce qui a incité un auteur américain (L.P.Sutton Journal of American Association, ler août, 1931.) à traiter la chorée par l\u2019hyperthermie provoquée.Chez vingt-quatre enfants choréiques traités par des injections intra-veineuses journalières de petites doses de vaccin anti-typhique combiné (T.A.B.) les résultats ont été excellents, la durée de la maladie après le début du traitement n\u2019ayant été que de huit jours.Voici les observations résumées de quatre cas de chorée que nous avons eu l\u2019occasion de suivre, en même temps, dans notre service.Obs.I.Dossier 4509.Lucien A., 16 ans, écolier, entré le 30 novembre 1931.Antécédents personnels: croup, rougeole et scarlatine en bas âge, bronchite aiguë en mars 1931.Quinze jours avant son entrée à l\u2019hôpital, changement dans le caractère: irascibilité, émotivité, etc.Mouvements choréiques, déviation de la bouche, tremblement de la langue, parole embarrassée.À l\u2019examen objectif, rien de particulier, si ce n\u2019est l\u2019hypertrophie des amygdales.Tension artérielle: gauche 96/60, droite 90/50.B.W.négatif, analyse d\u2019urine normale.Les mouvements sont plus marqués du côté droit.Traité pendant deux semaines à la liqueur de Fowler sans résultats appréciables.Depuis le 14 décembre 1931, beurre arsénical.Le 19 décembre 1931, complications pulmonaires: submatité du tiers inférieur du poumon droit et râles sous-crépitants, zone de respiration soufflante près du bord inférieur de l\u2019omoplate.Le 22 décembre 1931, submatité à gauche, mais moins étendue qu\u2019à droite et présence de râles sous-crépitants.Le 12 janvier 1932, rien aux poumons.Disparition à peu près complète des mouvements et parole facile constatées le 26 janvier 1932.Amélioration continue. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Obs.II.Dossier 4685.Yvette T., 15 ans, entrée le 13 décembre 1931.Antécédents héréditaires: père mort de tuberculose à 30 ans, mère vivante, en bonne santé.Deux sœurs vivantes, dont l\u2019une a déjà fait de la poliomyélite et l\u2019autre est tuberculeuse.Trois frères morts en bas âge et un vivant, nerveux (chorée?) Antécédents personnels: rougeole, scarlatine, diphtérie, varicelle.À déjà été traitée à l\u2019Institut Bruchési.Menstruée à 15 ans, cet été, ne l\u2019a été qu\u2019une seule fois depuis, le 27 septembre 1931, avec accompagnement de céphalée, nausées et vomissements.C\u2019est un mois après, que ses troubles commencèrent: nervosité, caprices, puis mouvements brusques incoordonnés, débutant à l'épaule droite et au bras droit pour prendre successivement tous les membres.Tension artérielle: 100/65.Poids 8014 lb.B.W.négatif, analyse d\u2019urine normale.À l\u2019examen objectif, rien de particulier, si ce n\u2019est un souffle systolique à la pointe du coeur et une légère scoliose à concavité gauche.Deux séries de beurre arsénical amenèrent la disparition des mouvements, constatée le ler février 1932.Le souffle systolique a disparu, mais les deux bruits sont claqués à la pointe.Obs.III.Dossier 4724.J.A.D., 15 ans, écolier, entré le 29 décembre 1931.Antécédents personnels: rougeole, variole.Amygdalectomisé et hernio- tomisé.Première atteinte de chorée, il y a six ans, se répètant depuis, chaque année.La crise qui l\u2019amène a débuté, il y a 15 jours.Mouvements involontaires, spontanés et brusques de tous les membres et des muscles de la face.Tuméfactions indolores aux tibias, micropolyo- dermie à la région convicale, incontinence d\u2019urine diurne et nocturne.Pression artérielle: 115/80.B.W.négatif.Hémoculture négative après quarante-huit heures.Petit souffle systolique à la pointe.Traitement au beurre arsénical.Le 12 janvier 1932: mouvements légèrement diminués, disparition du petit souffle.Le 26 janvier 1932: mouvements nettement atténués et très légères contractures de la face.Le deuxième bruit à la pointe est un peu dur.A date, le malade s\u2019améliore de plus en plus.Obs.IV.Dossier 4762.L.M., 6 ans, entré le 8 janvier 1932.Antécédents héréditaires: père et mère en bonne santé, deux sœurs et un frère.Dix frères et sœurs morts en bas Âge. l\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 293 Première atteinte de chorée, il y a un mois.Mouvements brusques, désordonnés, involontaires des membres et de la figure, ressemblant presque à des convulsions, parole difficile et cris répétés.Tension artérielle: 108/46.B.W.négatif.Cœur: dédoublement constant du premier temps et claquement du second temps à la pointe.Chez ce malade nous avons voulu faire de la pyrétothérapie, mais incapable de nous procurer le vaccin T.A.B.nous avons employé le phylacogène anti-typhique, qui d\u2019ailleurs n\u2019a produit aucune élévation thermique et partant n'a donné aucun résultat.Au bout d\u2019une semaine, nous avons recouru au beurre arsénical.Le 20 janvier 1932, les mouvements sont beaucoup moins prononcés et la parole est plus facile.Le patient continue à s\u2019améliorer.En définitive, le traitement de la chorée est purement empirique et tous les auteurs sont d\u2019accord pour donner la préférence à la médication arsénicale, en particulier à l\u2019acide arsénieux.Ce dernier administré, selon la méthode de Weill, sous la forme de beurre arsénical est, croyons-nous, la médication idéale parce que la plus simple, la plus facile est en même temps la seule qui soit dénuée de toute toxicité.(1) (1) Travail du service de médecine de l'hôpital Saint-Luc. ADHÉRENCE ET RÉSISTANCE ANORMALES DES MEMBRANES Par Jean CHAMPEAU de la clinique obstétricale de l'hôpital général de la Miséricorde.La rupture précoce artificielle des membranes peut-être indiquée comme traitement à différents temps au cours de la période de dilatation.Mademoiselle X.21 ans, primipare, est hospitalisée le 6 novembre.Elle entre à la salle d\u2019attente à 10 heures de l\u2019avant-midi.Le travail débute.Elle ressent des douleurs dans le bas-ventre à toutes les 20 minutes.Antécédents héréditaires: Stigmates de rachitisme de l'enfance.Rougeole en bas-âge.Rhumatisme articulaire avec étape fébrile vers l\u2019âge de la puberté.Spécifité depuis cette dernière grossesse.Carie dentaire prononcée.Gestation actuelle: Son état général est satisfaisant.Dernières mens truations du 20 au 26 mars.Au 2e mois de sa grossesse apparaissent quelques troubles sympathiques.Elle souffre de son estomac.Des nausées et vomissements matitudinaux durent un mois.Sa figure est pile et pigmentée.Sa taille est plutôt petite.L\u2019utérus gravide gêne son intestin et cause de la stase fécale.Cette patiente est intéressante pat sa longue période de dilatation.Les douleurs prolongées exposent à l\u2019hémorrhagie, à l\u2019infection, à la mort du foetus in utéro.Dès son entrée à la salle, on examine cette primigeste.Elle est de huit mois à peu près.Les diamètres externes du bassin sont normaux.Le promonto-sous-pubien mesure 11e.Le sacrum est normal.La présentation est longitudinale, en position occipito-iliaque gauche.Le coeur foetal est entendu 120 fois à la minute.Ses battements sont perçus à mi-chemin sur la ligne qui réunit l\u2019épine iliaque antérieure et supérieure a l'ombilic.Des glaires teintées de sang s'écoulent du vagin sur la vulve.Le 7 novembre a 4% heures: On pratique le premier toucher.La vulve est celle d'une primipare,, l\u2019hymen à moitié disparue, les parois vaginales sont normales.Le col presqu\u2019effacé, présente une dilatation de dix sous.La poche des eaux est intacte.La température est a 982/ la pulsation a 100.Le T novembre à 20 heures: La patiente souffre depuis 20 heures.Un nouvel examen montre un col effacé, dilaté de 50 sous.La tête est engagée et basse.La poche des eaux est plate et tendue.Le 8 novembre à 24 heures: Après 284 heures de douleurs, un autre examen n\u2019indique aucun changement dans la dilatation depuis les huit dernières heures.Le col est effacé, dilaté de 50 sous.La poche des eaux intacte. L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA 595 Ce retard de dilatation mérite notre attention.Cette patiente devrait être accouchée depuis dix heures et n\u2019a qu\u2019une dilatation de 50 sous.La patiente souffre beaucoup et gémit.Le médecin de service pratique un nouvel examen et constate que la dilatation a quelque peu progressé.On vérifie de nouveau que le bassin est normal, on ne trouve pas de tumeur praevia, ni d\u2019anomalie du foetus qui est en sommet gauche antérieur.Les douleurs durent depuis 36 heures.Seule la poche des eaux tient bon et présente une résistance anormale.Flle donne au toucher digital la sensation du parchemin.Elle est tendue paraît épaisse et résiste fortement.En pareil cas d\u2019anomalie de dilatation du col, nous incriminons la résistance et l\u2019adhérence anormales des membranes sur les parois internes du segment inférieur.En plus de la fatigue de la mère, l\u2019enfant souffre, son coeur irrégulier bat à 150.Comme traitement; nous sommes justifiables de rompre précocement et artificiellement la poche des eaux.* Nous présumons que l\u2019accouchement se terminera rapidement.En effet, après la rupture de la poche des eaux, la marche de la dila: tation s\u2019accélére.Les douleurs changent de caractère, le travail se pré\u201d cipite.La tête foetale franchit le col, vient appuyer sur le plancher périnéal, apparaît à la vulve.En deux heures elle complète sa dilatation termine l'expulsion.Elle accouche d\u2019un hérédo-spécifique de 515 livres, apparemment bien constitué, en axphyxie bleue.Le repos physiologique se prolonge au delà de 40 minutes.La période de délivrance dure une heure.Aucun incident ne trouble cette phase d'inertie utérine.Durant les suites de couches, la courbe thermique varie de 99 à 101 degrés du 3e au 6e jour.Cette température est due à l\u2019infection utérine causée peut-être par les touchers répétés, nécessités par la surveillance de cet accouchement prolongé.Nous concluons que cette période de dilatation fut beaucoup trop prolongée.Nous aurions pu éviter 20 heures de douleurs et de dépression à cette parturiente.Il s'agissait de rompre plus précocement cette poche des eaux.Nous notons tout de même qu\u2019un utérus qui contient un œuf ouvert est voué à l\u2019infection, s\u2019il ne se vide pas assez rapidement.C\u2019est ce risque d\u2019infection probable qui nous rend hésitant à ouvrir les membranes avant la dilatation complète.Selon J.Kreis, professeur agrégé de la clinique de gynécologie et d\u2019obstétrique de Strasbourg ce cas confirme la valeur d\u2019une méthode médicale qui facilite l\u2019évolution de l\u2019accouchement et qui élimine des variétés d\u2019obstacles à la dilatation. A PROPOS D'UN CAS DE DYSTOCIE FOETALE Par Alc.RICARD.Médecin de la Miséricorde.L\u2019excès de volume du fœtus, est une cause plutôt rare de dystocie.Il nous est cependant donné d\u2019en observer quelques cas isolés, un sur trois mille accouchements environ.Le seul fait de se rappeler l\u2019existence de cette anomalie peut rendre à l\u2019occasion de grands services.L\u2019augmentation du volume de l\u2019abdomen fœtal peut être attribuée a trois causes différentes: 1/ La présence d\u2019ascite.2/ La rétention d\u2019urine.3/ La dégénérescence polykystique des reins.Quelles sont les causes de ces troubles congénitaux ?1/ L\u2019ascite est rare, et souvent apparenté avec la syphilis.Dans d\u2019autres cas la syphilis n\u2019existe pas, et l\u2019ascite coïncide avec des lésions du foie, de la rate, des reins ou encore avec des malformations cär- diaques.La quantité de liquide peut varier de 100 grammes à deux litres.2/ La rétention d\u2019urine est due en général à une malformation congénitale de l\u2019urètre.Parfois il s\u2019agit d\u2019un simple accolement des parois urétrales.La vessie peut contenir un à deux litres d\u2019urines.3/ La dégénérescence polykystique des reins est une affection rare.Le rein est transformé en une tumeur solide, brunâtre, plus ou moins farci de kystes de dimensions diverses.Le liquide des kystes est transparent et jaunâtre.Le poids total des deux reins peut atteindre jusqu\u2019à 1000 grammes.Il va sans dire que le diagnostic de ces causes de dystocie fœtale est impossible a faire durant la grossesse.Pendant le travail, le diagnostic ne se pose qu\u2019au moment ou une difficulté surgit après l\u2019extraction de la tête ou du siege.Le toucher manuel profond seul permet de reconnaître cette anomalie congénitale de la grossesse. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA | 597 Conduite à tenir en pareille occurence ?Ponctionner ou éviscérer selon le cas.Il m\u2019a été donné au cours de la pratique obstétricale d\u2019observer une de ces dystocies, espérant être utile à quelques confrères j\u2019en fais mention : Madame D., 35 ans, mère de trois enfants, en bonne santé, fait une grossesse normale.Le travail de l\u2019accouchement se déclanche et progresse normalement.Après dilatation complète son médecin constatant l\u2019arrêt de la progression du travail bien que les douleurs soient intenses et que la tête foetale ne soit pas disproportionnée aux diamètres du détroit supérieur, donne un Lie.ce.d\u2019extrait hypophysaire.Les douleurs redoublent, n\u2019amenant aucune progression du travail.Après une heure d\u2019attente, il réinjecte lc.c.d\u2019extrait hypophysaire et obtient le même résultat.Une applications de forceps est alors tenté, efforts vains.A ce moment, nous fûmes demandés en consultation.L'histoire du cas raconté par le confrère, et surtout le souvenir d\u2019un cas semblable raconté par le Professeur DeCotret il y a quelque dix ans me fit penser à la possibilité de cette dystocie.Nous fîimes un examen de l\u2019état physique du foetus après introduction de toute la main dans les voies vaginales.Il nous fût alors facile de constater qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un cas d\u2019ascite foetale, une ponction faite tout simplement par l\u2019introduction d\u2019une longue aiguille de gros calibre dans la ligne médiane de l\u2019abdomen juste en dessous du diaphragme laissa s\u2019écouler 1500c.c.d\u2019un liquide jaune citrin.Les douleurs permirent après, l\u2019expulsion d\u2019un foetus mort.REFLEXIONS: 1° La tétanisation utérine, la rupture de ce même organe ne sont-elles pas souvent occasionnées par l\u2019administration intempestive le l\u2019extrait hypophysaire ?2° L\u2019enfant n\u2019est-il pas mort par la même cause ?3° La notion de cette anomalie ne sera-t-elle pas utile à l\u2019occasion. PETITE CLINIQUE PURPURA HÉMORRHAGIQUE ET RHUMATOIDE POST-ARSENOBENZOLIQUE Par Alberic MARIN.- Chef du service de dermato-syphiligraphie à l'hôpital Notre-Dame.\u201cVoici un jeune homme de 26 ans qui s\u2019est présenté à notre Service, le \u201c5 décembre 1930, en pleine éclosion clinique de syphilis secondaire: mi- \u201ccropolyadénopathie, plaques muqueuses, roséole, vestiges de chancre pr¢- \u201cputial; son Wasserman était positif total.Il est mis au traitement par \u201cle Novar qui ne lui cause aucune réaction.En mars 1931 son Wasser- \u201cmann est devenu négatif.Peu aprés il recoit des injections bi-hebdoma- \u201cdaires de Bismuth qu\u2019il supporte fort bien.En décembre 1931 (son Wasser- \u201cmann étant toujours négatif) il est soumis a des injections de Sulfarseno! \u201cintra-musculaires.Aprés cinq piqures (0.12ctg, 0.18, 0.24, 0.30, 0.48) \u201cdonnées une fois la semaine il revient à la Clinique le 19 janvier 1932 avec \u201cune éruption de petites taches purpuriques disséminées à presque tout le \u201ctégument, mais réparties beaucoup plus abondamment aux membres, sur- \u201ctout aux inférieurs.Deux jours après il est pris de saignements de nez, \u201cdes gencives, en même temps que se montrent de petites hémorragies sous- \u201cconjonctivales.\u201cDe plus les grandes articulations (coup de pied, genoux, coudes, épau- \u2018\u201cles) sont devenues douloureuses, soit spontanément, soit à l\u2019occasion d\u2019un \u201cmouvement.On n\u2019y decèle aucun onflement.Cet état nécessite son \u201chospitalisation.\u201cIl est pâle, ses muqueuses sont décolorées.L\u2019hémorragie des mu- \u2018\u201cqueuses persiste sans arrêt durant 48 heures, puis cessant par intervalles \u201cet diminuant d\u2019intensité, s\u2019arrête tout à fait au bout de cinq jours.Sa \u201cformule leucocytaire n\u2019indique alors que 3, millions de globules rouges.\u201cDurant la phase hémorragique le temps de saignement est de 30 mi- \u201cnutes et le temps de coagulation considérablement augmenté.\u201cLes arthralgies vont décroissant peu à peu.Les taches de purpura \u201cs\u2019éffacent graduellement; en une quinzaine le malade peut sortir du ser- \u2018vice complètement remis.Le traitement consiste en repos au lit, chlorure \u201cde calcium et hémoplastine.\u201d x ko ok Les arsénobenzènes, administrés à quelque dose que ce soit peuvent donner lieu à divers accidents immédiats ou éloignés. ema ape L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 599 La crise nitritoide, qui survient en cours d\u2019injection ou immédiatement après est parfois dramatique.Dans les cas intenses, le malade présente une injection rouge vif des conjonctives, une fluxion de la face avec bouffissures des paupières et des lèvres, du gonflement de la langue.Il peut à peine parler, sa respiration est difficile.Puis il est pris de vomissements, coliques, diarrhée.Cette crise est néanmoins facilement jugulée par l\u2019injection sous-cutanée immédiate d\u2019un centimètre cube d\u2019adrénaline au 1000e.La crise nitritoïde intense se présente assez rarement.Durant l\u2019année 1933 sur 12000 injections arsénicales données dans notre service de l\u2019hôpital Notre-Dame nous n\u2019avons enregistré que cinq crises nitritoïdes qui furent toutes aisément controlées.L\u2019apoplexie séreuse survient 2 ou 3 jours après l\u2019injection.C\u2019est un accident le plus habituellement fatal.Le malade souffre d\u2019abord de contractures du cou, se met à délirer, peut faire des convulsions puis sombre peu à peu dans le coma et meurt.Des ponctions lombaires répétées et des injections nombreuses d\u2019adrénaline auraient déjà sauvé quelques malades.C\u2019est un accident des plus rare.Il nous a été donné de n\u2019en observer qu\u2019un seul cas.L\u2019ictère post-thérapeutique s\u2019observe parfois.Il se présente au cours d\u2019une série d\u2019injections novarsénicales.C\u2019est une contre-indication formelle à la poursuite du traitement.Il ne faut pas le confondre avec l\u2019ictère syphilitique lequel traduit une hépatite syphilitique et survient chez des malades insuffisamment traités environ deux mois après la dernière piqûre.La reprise du traitement amène la rétrocession rapide de cet ictère syphilitique.La grande érythrodermie œdemato-vésiculeuse est une autre grave complication post-thérapeutique.Elle survient tout aussi bien chez ceux qui ont reçu quelques petites doses de novar que chez ceux qui sont traités intensément depuis longtemps.Elle est donc attribuable à une intolérance d\u2019emblée ou acquise plutôt qu\u2019à une intoxication.Le malade devient rouge de la tête aux pieds avec œdèmes locaux (paupières, lèvres, jambes) en même temps que se montrent une vésiculation et un suintement qui durent environ 3 ou 4 semaines.Puis une large desquamation lamelleuse s\u2019installe qui devient peu à peu furfuracée.L\u2019évolution dure de 2 a 3 mois.Plusieurs cas de morts lui sont imputables.Eventualité, somme toute, assez rare, puisqu\u2019en 1931 sur 12000 injections de 914 nous n\u2019avons enregistré que cinq grandes érythrodermies qui toutes se terminèrent par la guérison. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Plusieurs autres éruptions peuvent survenir en cours de traitement: urticariennes, eczématoïdes, psoriasiformes, pityriasiformes.Nous avons eu l\u2019occasion d\u2019observer 7 ou 8 cas de pityriasis rosé de Gibert survenant en cours de traitement arsénobenzolique.Il s\u2019agissait de pityriasis rosé caractéristique avec sa plaque initiale et ses médaillons typiques.Cette éruption était sans doute due à une réaction biotropique.Nous avons pu observer chez deux femmes après 2 ou 3 séries de 914 l\u2019apparition de multiples petits angiomes tubéreux (points rubis) disséminés en assez grande abondance çà et là.C\u2019est un fait dont nous n\u2019avons pu retrouver aucune observation dans la littérature.Enfin le purpura peut apparaître, purpura simplex ou purpura rhumatoïde ou purpura hémorragique ou encore comme chez notre malade rhumatoïde et hémorragique.Ces diverses complications tout en présentant de graves inconvénients n\u2019ont que rarement un dénouement fatal.D\u2019autre part elles présentent l\u2019indication formelle de cesser toute thérapeutique ar- sénobenzolique.Et ces tréponémiques perdront les avantages extraordinaires que donnent cette médication l\u2019une des grandes découvertes de ce siècle. MOUVEMENT MÉDICAL LE SEPTIÈME CONGRÈS DES PÉDIATRES DE LANGUE FRANÇAISE (Strasbourg, 5, 6 et 7 octobre 1931) (suite et fin) (1) Par Paul LETONDAL, Médecin de l'hôpital Ste-Justine, Professeur agrégé de Pédiatrie à l'Université de Montréal.La connaissance des avitaminoses est de date relativement récente.C\u2019est en effet en 1897 que Eykmann montre que le béribéri est dû à l\u2019emploi exclusif du riz décortiqué et c\u2019est en 1912 que Funk essaye d\u2019isoler le principe actif contenu dans les cuticules des céréales et crée le terme de vitamine.Depuis ce moment le cadre des avitaminoses s\u2019est élargi: un certain nombre de syndromes cliniques, par exemple le scorbut, le béribéri, la xérophtalmie, et pour une part le rachitisme en font partie.Ce sont là des maladies classées, avec des symptômes bien définis et un tableau clinique complet.Les avitaminoses ne diffèrent pas des autres maladies de la nutrition : elles ne se constituent pas d\u2019emblée, mais par une lente progression vers le stade définitif.A un premier degré aucun des symptômes habituels qui marquent la carence n\u2019est apparu: c\u2019est une période de troubles de la nutrition et de la croissance.C\u2019est le stade latent de Hess, ou stade de précarence de Weill et Mouriquand.A une phase plus avancée, les signes n\u2019apparaissent qu\u2019ébauchés, ou bien un symp- \u2018tôme accessoire, ordinairement de second plan, domine à lui seul la scène clinique.Ce sont les formes frustes des avitaminoses, qui lorsque les conditions que nous allons maintenant énumérer se trouvent réunies pourront aboutir aux formes complètes.\u2014\u2014 (1) Voir L\u2019Union Médicale du Canada, Nos de janvier et mars. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Des conditions nécessaires pour aboutir à un état d\u2019avitaminose au stade complet.Au début de la connaissance des avitaminoses, celles-ci étaient apparues comme différentes des autres troubles nutritifs déjà étudiés.La suppression de la vitamine devait déterminer l\u2019apparition des troubles spécifiques.Les études très nombreuses qui ont été faites depuis 1912 ont montré que les phénomènes ne se passaient pas d\u2019une façon aussi simple: il y a toute une série de conditions nécessaires à l\u2019apparition de l\u2019avitaminose.Elles tiennent soit à la vitamine elle-même, soit à l\u2019organisme sur lequel elle agit, et de la combinaison de ces divers facteurs sont faites la date d\u2019apparition des troubles par carence, leur intensité et leur variété.1° La quantité de vitamines.\u2014 Au début cette notion de quantité semblait ne pas devoir intervenir.Hopkins qui, le premier, montra l\u2019importance de ces substances minimales, leur attribuait une action catalytique ou stimulante et considérait la quantité de ces substances comme négligeable.En réalité, il faut pour éviter l\u2019avitaminose une quantité déterminée de vitamines.Si elles restent au dessous du chiffre normal, on voit apparaître ce que Weill et Mouriquand ont appelé les carences partielles.La.plus connue de toutes est le scorbut chronique expérimental dans lequel les signes de certitude n\u2019apparaissent qu\u2019au 80e jour, alors que dans le scorbut expérimental aigu, ils apparaissent au 12e jour.Cette prolongation du stade latent est due à ce que le régime alimentaire du scorbut chronique contient une quantité de vitamines C égale seulement au quart de la dose suffisante.On peut comparer d\u2019une façon absolue ces résultats à ceux que fournit la clinique.Les formes frustes et latentes de l\u2019avitaminose C sont le résultat de carences partielles : 2° La notion du terrain.\u2014 Il ne suffit pas pour avoir une nutrition normale de fournir à l\u2019organisme une certaine quantité de vitamines.Des recherches ont montré que cette quantité fût-elle suffisante l\u2019organisme qui la reçoit peut l\u2019utiliser d\u2019une façon défectueuse, lorsqu\u2019interviennent différentes causes qu\u2019il convient d\u2019étudier séparément.a) Age.\u2014 Plus l\u2019organisme est jeune, plus il réclame une quantité importante de vitamines.Pour éviter le scorbut, il faut chez le jeune sujet des quantités proportionnellement plus considérables de jus de citron que chez l\u2019adulte.C\u2019est ce qui ressort des recherches de Mouriquand, Michel et Bernheim.À cette règle, il y a une exception, L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 603 pour les premicres semaines de la vie.Les premiers auteurs ont montré que chez le nouveau-né, le syndrome de carence apparaissait plus tardivement que dans les semaines suivantes, comme si l\u2019organisme jeune arrivait au monde avec une réserve de vitamines à lui léguée par la mère.Ainsi serait expliqué la très grande rareté du scorbut au cours des premiers mois.b) L\u2019état de la nutrition.\u2014 La quantité de vitamines nécessaires est réglée également par l\u2019activité de la croissance; plus celle-ci est intense, plus grande doit être la quantité fournie.C\u2019est pour cette raison que le nourrisson présente des avitaminoses plus facilement que l\u2019adulte, car dans le premier âge le métabolisme est plus actif que par la suite.Il faut un apport calorique suffisant pour la mise en évidence des symptômes caractéristiques des avitaminoses.Dans le scorbut, pour prendre un exemple, plus le nombre de calories est grand par rapport à la quantité de vitamines C, plus les symptômes de la maladie se manifestent.L\u2019écart calories-vitamines joue de façon précise; un large écart (régime large) entraînant l\u2019apparition du scorbut, un faible écart (régime restreint) ne permettant pas son apparition (Mouriquand).c) Les infections.\u2014 Les rapports qui existent entre les infections et les avitaminoses peuvent être considérés de deux points de vue différents.Ou bien on peut étudier l\u2019évolution des infections sur un terrain carencé, ou bien on peut chercher à savoir quelle est l\u2019influence des infections sur l\u2019apparition de l\u2019avitaminose.Il est un fait certain, c\u2019est qu\u2019en clinique une infection marque souvent le moment d'apparition des signes manifestes de la carence.Les exemples sont nombreux et le rapporteur en expose quelques uns parmi les plus caractéristiques.Bien que les faits expérimentaux aient donné des résultats différents de ceux qu\u2019on observe en clinique et qui montrent la complexité du problème, les observations recueillies chez le nourrisson laissent à penser que les infections concourent à la formation d\u2019un terrain sensible à la carence.On peut en dire autant des intox1- cations qui agissent dans le même sens.tude clinique des avitaminoses.Tout le monde reconnait comme maladies dues a des avitaminoses le scorbut, le béribéri, la xérophtalmie et le rachitisme.Leur rapport avec la carence en vitamines A.B.C.D.a été établi cliniquement et biologiquement.L\u2019intérêt de l\u2019étude de ces maladies réside done principalement dans leur forme fruste et aussi dans la période plus ou moins longue qui précède l\u2019apparition des symptômes caractéristiques et qui constitue le stade latent. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Avitaminose C.Le prescorbut.\u2014 Afin d\u2019éviter toute équivoque dans la description des formes frustes et latentes du scorbut, il importe de définir exactement leur limites c\u2019est-à-dire de préciser les signes du scorbut confirmé.Ce qui fait la caractéristique du scorbut et en permet le diagnostic en dehors de toute autre constatation, c\u2019est l\u2019hémorragie ostéo- périostée.En même temps que les hémorragies ostéo-périostées ou indépendantes d\u2019elles, on voit un autre signe: les hémorragies gingivales.Chez le nourrisson ce symptôme est inconstant, car il dépend de l\u2019apparition des dents et il ne se produit pas si celles-ci n\u2019existent pas.En dehors de ces deux symptômes, il n\u2019existe pas de signes caractéristiques du scorbut confirmé.Fréquence et durée du prescorbut.\u2014 Si l\u2019on s\u2019en tenait aux cas publiés, il semblerait que les scorbuts frustes et latents soient des raretés.Il n\u2019en est rien et ce n\u2019est qu\u2019une apparence due à ce que ces états ne sont ni connus ni diagnostiqués.Quant à la durée et à la date d\u2019apparition, elles sont essentiellement variables suivant les conditions de terrain et d\u2019apport de vitamine C.On sait cependant que le scorbut typique n\u2019apparait chez les nourrissons guère avant le sixième mois, et le cas le plus précoce observé par Hess l\u2019a été à 4 mois et demi.C\u2019est donc dans le courant des six premiers mois que l\u2019on doit observer le plus fréquemment le scorbut latent et aux approches du sixième mois les signes du scorbut fruste.Description générale du préscorbut.\u2014 Avant d\u2019entreprendre l\u2019étude détaillée des signes du préscorbut, il nous paraît utile de donner une idée générale de la façon dont se présente en clinique la période préparatoire du scorbut.Aux environs de six mois, le nourrisson cesse de prospérer, de prendre du poids, de respirer la santé et d\u2019avoir de l\u2019appétit.Il est pâle, a souvent un léger œdème des paupières supérieures.L\u2019enfant est irritable et criard.Les gencives montrent une certaine lividité ou un rebord cramoisi.Les papilles de la pointe de la langue sont particulièrement congestives et on peut voir une tache pétéchiale sur le frein.Il y a de la flaccidité des membres inférieurs, de l\u2019oligurie.Ce tableau constitue le fond commun sur lequel vont évoluer les signes que nous allons maintenant étudier en détail.Les différents symptômes qui, par leur apparition précoce, constituent les formes monosymptômatiques du scorbut, peuvent se grouper en deux catégories.La première comprend ceux qui rappellent la dominante symptomatique du scorbut, les hémorragies et les anémies; ce sont les véritables formes frustes; la deuxième est constituée par L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 605 des troubles organiques ou des altérations de la nutrition générale qui ne rappellent en rien le scorbut: ce sont les formes latentes.a) Les hémorragies.\u2014 Les plus fréquentes sont les hémorragies cutanées.Elles apparaissent sous forme de pétéchies petites, de la grosseur d\u2019une tête d\u2019épingle.On les trouve souvent localisées au visage, sur le cou, aux environs de l\u2019épaule, souvent sur la peau du tronc, plus rarement au bras.Les extrémités inférieures n\u2019en ont pas.Celles des muqueuses se voient sur le palais, à l\u2019intérieur de la lèvre inférieure, à la pointe de la langue, aux plis de la langue, sur la conjonctive.Mais l\u2019hémorragie muqueuse la plus importante est l\u2019érythrocyturie signalée depuis longtemps par Comby comme un des premiers signes du scorbut.Il existe des manifestations plus rares: la pleurésie hémorragique, l\u2019eczéma sanguinolent, certaines formes hémorragiques des fièvres éruptives, etc.b) Les anémies.\u2014 L\u2019anémie est un symptôme très fréquent dans le scorbut, ainsi que l\u2019ont montré les recherches hématologiques chez l\u2019homme et chez l\u2019animal.D\u2019après Mouriquand, on trouve au moment de l\u2019installation du scorbut expérimental la formule suivante : 2.500.000 globules rouges avec 50 à 60 p.100 d\u2019hémoglobine.La carence en facteur antiscorbutique peut-elle produire une anémie sans provoquer en même temps des signes typiques de scorbut?C\u2019est l\u2019opinion du rapporteur, et il avance que certaines anémies dites idiopathiques peuvent être un symptôme de carence fruste.Elles peuvent également apparaître à la période de précarence: c\u2019est le cas le plus fréquent.Ces anémies de la période de précarence ne diffèrent des anémies d\u2019autres causes par aucun symptôme particulier, mais uniquement par leur réaction à la thérapeutique.c) Les œdèmes.\u2014 Au cours du scorbut confirmé, on peut voir au niveau des épiphyses présentant des hématomes sous-périostés un œdème de la peau qui est une réaction locale en rapport avec l\u2019hémorragie sous-périostée.Mais il existe au cours du scorbut un autre œdème, qui peut se voir au stade latent.Dans ces conditions, il se présente comme un turgor anormal, qui masque la perte de poids due à l\u2019évolution de la dystrophie scorbutique.Puis, il se localise et on constate une légère bouffissure des paupières, du visage, du dos de la main et du pied.À ce stade initial, il est rénitent et ne donne pas de godet par la pression du doigt.Plus tard, il se montre avec des symptômes caractéristiques sur la face libre du tibia.A l\u2019instar de tous les symptômes du scorbut, il disparaît par l\u2019emploi du jus de citron. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA d) Les troubles cutanés.\u2014 La peau peut être touchée par l\u2019avitaminose C.Gyorgy signale que dans le scorbut manifeste et aussi dans le scorbut latent on peut voir de I\u2019hyperkératose, une peau ra- peuse, \u201cen peau d\u2019oie\u201d, surtout des poussées d\u2019eczéma.Wiltshire a noté le rapport de celui-ci avec le scorbut et la possibilité de sa guérison par le jus d\u2019orange.Hess en a observé également plusieurs cas.À cet égard, il convient de rappeler que la diathèse exsudative (inter- trigo, eczéma, asthme) est fréquemment associée au scorbut, que les enfants qui en sont atteints y sont particulièrement sensibles et le constituent plus rapidement que les autres.e) Les troubles digestifs.\u2014 Ils se présentent habituellement sous la forme diarrhée ou même de dysenterie avec selles sanglantes.Ces troubles sont rebelles à la thérapeutique habituelle et persistent de longues semaines jusqu\u2019au jour où on fait le véritable diagnostic, celui de scorbut fruste; On peut rapprocher de ces faits les observations publiées par M.Rohmer sur les bons effets de la vitamine C.dans la maladie cœliaque.L\u2019avitaminose ne serait pas la cause de cette affection, mais les troubles digestifs qui l\u2019accompagnent produiraient une perte considérable de vitamines et réaliseraient un certain état de carence.f) Les douleurs.\u2014 C\u2019est un symptôme qui marque la fin de la période du préscorbut et son passage au scorbut typique.Mais elles peuvent exister fort longtemps avant l\u2019apparition de la maladie, et c\u2019est à ce titre qu\u2019elles font partie du scorbut fruste.Elles sont en rapport avec le mouvement et le contact.Elles siègent au niveau des épiphyses, mais surtout à la cage thoracique.Hess a signalé depuis longtemps la sensibilité du sternum comme un symptôme très précoce noté par la mère.g) Les troubles de la croissance et les dystrophies.\u2014 Tous les signes que nous venons d\u2019énumérer peuvent entrer dans la symptomatologie du scorbut fruste.Mais avant la constatation de ces signes, il existe des modifications de l\u2019état général, n\u2019ayant aucun caractère spécifique, qui sont cependant bien dûs à l\u2019avitaminose, puisqu\u2019elles disparaissent en même temps que celui-ci.C\u2019est là véritablement le stade latent du scorbut.Cette période commence par l\u2019anorexie, bientôt associée à la pâleur, à la faiblesse, à la modification du caractère de l\u2019enfant, et surtout à un arrêt dans la croissance staturale et pondérale.Lorsque ces troubles de croissance existent, ils débutent ordinairement de 1 à 3 mois avant l\u2019apparition du scorbut typique. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 607 h) La diminution de résistance aux infections.\u2014 Nous avons vu que celles-ci font apparaître l\u2019avitaminose.Inversement, il existe une dysergie surtout à l\u2019égard des infections banales: colibacillose, staphylococcie, phlegmons, pyélites, diphtérie, grippe; on a pu ainsi dresser un index infectiosus qui se montre chargé.Cette notion de l\u2019infection au cours du scorbut latent et confirmé nous amène à dire un mot de la fièvre scorbutique et préscorbutique.Il s\u2019agit d\u2019une fièvre élevée, irrégulière, désordonnée, sans troubles digestifs concomitants, sauf l\u2019anorexie.Elle est due vraiment à la carence elle-même et les observations montrent qu\u2019elle ne peut être rapportée ni à la résorption des épanchements sanguins, ni à une infection concomitante.Kléments de diagnostic des scorbuts frustes et latents.\u2014 En présence de symptômes aussi variés que ceux que nous venons d\u2019énumérer ôn comprend combien il est difficile de retrouver la trace du scorbut.Il en est cependant quelques-uns qui, par leur nature même, mettent sur la voie du diagnostic: ce sont ceux qui appartiennent à l\u2019angio- dystrophie scorbutique, les hémorragies diverses et même les douleurs qui sont la première manifestation des troubles ostéo-hémorragiques.Mais à côté de ceux-là il en est d\u2019autres que rien ne rattache au scorbut.Tels sont les troubles cutanés, les troubles de croissance, la moindre résistance aux infections.Nous ne pouvons les rattacher à leur cause que par leur évolution vers le scorbut typique ou par comparaison avec des cas similaires.Il est donc intéressant à leur sujet de se demander s\u2019il n\u2019existe pas des tests qui permettent de les identifier.Le test chimique n\u2019a donné jusqu\u2019ici aucun résultat.Il en est de même des tests cliniques.Plus importants sont les tests radiologiques qui permettent de constater les signes suivants: a) Ligne épiphysaire bien calcifiée, irrégulière, accrue deux à trois fois dans sa largeur (Fraenkel); b) Petit éperon latéral de la ligne épiphysaire ; c) Bande d\u2019opacité diminuée derrière la ligne épiphysaire; d) Corticale très mince, ligne blanche étroite; e) diaphyse transparente comme du verre par disparition des trabécules; f) ombres circulaires bordant les noyaux des os longs (Wimberger).L\u2019association de deux ou trois de ces signes est pathognomique du scorbut; ils sont précoces, apparaissant avant la douleur à la pression.Notions étiologiques.\u2014 Le premier fait à mettre en évidence, est la très grande rareté des scorbuts chez les enfants nourris au sein.Par contre, les enfants nourris avec des laits non humains sont ceux qui fournissent le plus grand nombre de cas de scorbut infantile.Les laits les plus scorbutigènes: le lait homogénéisé, le lait stérilisé et le 608 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA lait condensé non sucré.Mais n\u2019oublions pas de rappeler à propos de la valeur antiscorbutique des différents laits que \u201cl\u2019avitaminose n\u2019est pas tout, et que la question de terrain est très importante\u201d (Lesné et Vaglianos).Epreuve thérapeutique.\u2014 L'épreuve thérapeutique constitue une excellente méthode de diagnostic.Pour obtenir un résultat, il faut donner la substance antiscorbutique en quantité suffisante et pendant un temps prolongé.Les meilleures substances anti-scorbutiques sont le jus de fruits, de citron, d\u2019orange, de tomates, de framboises.Si l\u2019on veut simplement prévenir le scorbut, il suffit de donner une ou deux cuillerées à café de jus de citron, d\u2019orange ou de tomate; après 4 ou 5 mois, on pourra ajouter à l\u2019alimentation des épinards, des carottes ou des pommes de terre.Pour guérir le scorbut, il faut utiliser des doses considérables allant de 200 à 500 c.c.de jus de fruits par jour.Avitaminose A.Pratiquement il faut savoir que le beurre, l\u2019huile de foie de morue, le foie, le jaune d\u2019œuf, l\u2019épinard et la carotte, de même que le lait non écrémé, sont des sources très importantes de facteur A.Le seul accident qui permette d\u2019affirmer chez le nourrisson le diagnostic d\u2019avitaminose À.est la kératomalacie.On voit la cornée s\u2019opacifier progressivement et prendre une coloration blanc jaunâtre.Sa surface est sèche.Puis, il se produit une ulcération suivant le grand axe transversal de la cornée.Elle se perfore, l\u2019iris fait prolapsus.L\u2019évolution se produit en quelques jours, quelquefois même en quelques heures: Si une thérapeutique spécifique n\u2019est pas instituée, la mort survient avec ou sans phénomènes infectieux surajoutés.Au contraire, si on donne précocement de l\u2019huile de foie de morue, la mort ne survient pas et suivant le moment où on est intervenu, les lésions oculaires se guérissent avec ou sans leucome.Les formes frustes et latentes de l\u2019avitaminose A.sont constituées par des accidents qui n\u2019ont aucun caractère spécifique, mais qui n\u2019en sont pas moins dus à la carence et qui guérissent à l\u2019aide d\u2019une thérapeutique appropriée.Troubles digestifs à prédominance de diarrhée, anémies et troubles sanguins, dystrophies, prédisposition aux infections, troubles oculaires autres que la xérophtalmie, (tels que conjonctivites, etc.) sont des manifestations bien étudiées par le rapporteur ; le clinicien ne pourra souvent en comprendre la signification que s\u2019il remonte à la véritable cause, c\u2019est-à-dire au déséquilibre alimentaire. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 609 Comme dans l\u2019avitaminose C.c\u2019est surtout l\u2019allaitement artificiel qui est responsable de la carence.A ce point de vue les laits varient suivant leur préparation.Les laits écrémés ou stérilisés d\u2019une façon intense et prolongée, l\u2019emploi exclusif des farines sont d'ordinaire responsables de la plupart des états de carence en vitamine À.La thérapeutique se résume à l\u2019emploi du lait complet, de l\u2019huile cle foie de morue et du foic.Aviltaminose B.A Pheure présente, il ne faut plus parler de la vitamine B.mais les vitamines B hydrosolubles qu\u2019on peut classer: a) en vitamine B antinévritique abondante dans les enveloppes péricarpiques et les embryons\u2019 des graminées, le lait, la levure de bière; b) en vitamine B d\u2019utilisation nutritive et d\u2019entretien; c) en vitamine B hydrosoluble dite d\u2019utilisation cellulaire ou de croissance des micro-organismes ; «) enfin, en vitamine B anti-pellagreuse, abondante dans la viande et le lait.En réalité, de ces quatre vitamines B actuellement isolées, les deux premières surtout nous intéressent en médecine infantile: la vitamine antinévritique et la vitamine de croissance.On ne rencontre le béribéri que chez les nourrissons allaités par leur mère, recevant une alimentation carencée.Les symptômes initiaux apparaissent dès le deuxième mois et comprennent: la perte de l\u2019appétit et les vomissements.La constipation est fréquente.L\u2019enfant crie faiblement, devient pâle, urine peu, l\u2019amaigrissement est rapide, les troubles cardio-vasculaires apparaissent, enfin surviennent les paralysies.Les signes initiaux de l\u2019avitaminose B dans expérimentation sont : la perte de l\u2019appétit, la diarrhée, l\u2019amaigrissement, la faiblesse générale.Ribadeau-Dumas a isolé un syndrome fruste de l\u2019avitaminose B chez le nourrisson constitué par un arrêt dans la croissance pondérale, de l\u2019anorexie, de la constipation et des troubles nerveux.Il est intéressant de savoir si l\u2019alimentation habituelle du nourrisson comprenant du lait et des farines, contient de ce facteur B une quantité suffisante.Les farines employées chez le nourrisson sont ordinairement carencées en facteur B.Le lait, que ce soit le lait de femme ou le lait de vache, est pauvre en vitamines B.Par contre, le facteur B existe en quantité considérable dans les germes de céréales et la levure de bière.Lorsque les notions étiologiques et le tableau clinique feront penser à une avitaminose B, il faudra donner large- 610 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA ment de ces substances.La reprise de la croissance et la disparition des symptômes que nous avons énumérés seront souvent les seuls moyens d\u2019établir un diagnostic.Vailamine D.La question est plus complexe pour la vitamine D que pour les vitamines A.B.C.la maladie qui est considérée comme produite par sa carence est le rachitisme, mais on doit se demander s\u2019il satisfait complètement à la définition des avitaminoses.Le rachitisme est bien guéri par l\u2019apport de vitamines D, mais est-il produit par la carence en facteur D?Cette carence entre seulement pour une part dans la constitution du rachitisme humain ; les causes en sont multiples et on ne peut encore savoir quelle importance il faut lui attribuer.On ne saurait donc comparer les rapports de la vitamine D et du rachitisme, avec ceux par exemple de la vitamine C et du scorbut.Avec les réserves que nous venons d\u2019indiquer, on peut considérer comme des formes frustes de l\u2019avitaminose D les premiers stades du rachitisme du nourrisson.Bien avant que n\u2019apparaissent les signes cliniques, la radiographie montre les lésions de la région dia-épiphy- saire des os longs qui sont le premier stade de la maladie.Mais avant même l\u2019apparition de ces signes radiologiques, il existe des troubles du métabolisme du phosphore et du calcium qui constituent vraiment un stade latent de l\u2019avitaminose D.Conception d'ensemble des avilaminoses frustes et latentes.Nous venons de passer en revue pour chaque vitamine les différents symptômes attribués à la carence de chacune d\u2019elles, Schématiquement, on peut diviser les faits observés en deux groupes.Le premier comprend ceux dont on peut faire le diagnostic cliniquement: ce sont les formes frustes.Il en est ainsi des hémorragies diverses de Pavitaminose C et des signes oculaires de l\u2019avitaminose A.Ces faits ne sont pas discutables.Mais il y a un deuxième groupe dans lequel aucun signe ne rappelle l\u2019avitaminose typique.Les tableaux cliniques ne font que reproduire quelques-uns des grands syndromes de la pathologie du nourrisson.Les anémies, les troubles digestifs sont de ce groupe.Mais ce qui caractérise les avitaminoses lalentes, ce sont les troubles de croissance staturale et pondérale.Ceux-ci quelle que soit la vitamine déficiente, sont identiques et ne se distinguent pas d\u2019autres L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 611 troubles de croissance produits par des fautes d\u2019hygiène ou des erreurs alimentaires, telles une ration insuffisante en albumines ou en sels.Toutefois, les avitaminoses les produisent avec une telle fréquence qu\u2019on n\u2019a pas le droit de ne pas y penser, en présence d\u2019un enfant dont la croissance s\u2019est ralentie ou arrêtée sans cause apparente.Ce que l\u2019on doit retenir de ces faits, c\u2019est la fréquence certaine des avitaminoses dans la production de ces grands syndromes.Jusqu'à l\u2019heure actuelle il ne semble pas qu\u2019on leur ait accordé une importance suffisante.On avait jugé les avitaminoses par leurs tableaux cliniques typiques qui sont très rares dans les conditions actuelles.11 decoule de ces notions des règles de thérapeutique et de prophylaxie.Le régime du jeune enfant exclusivement composé de lait et de farine peut n\u2019être pas suffisant.Dans ces conditions, il ne faut pas hésiter à y ajouter, de très bonne heure, des jus de fruit, des légumes, de l\u2019huile de foie de morue, qui le complèteront en vitamines.H faut tendre chez le nourrisson à une très grande variété alimentaire.(Fin). REVUE GÉNÉRALE L\u2019ULCÈRE PEPTIQUE POST-OPÉRATOIRE \u201c PATHOGÉNIE Pierre SMITH.L\u2019ulcère peptique post-opératoire est essentiellement une maladie \u2018des anastomoses faites sur des estomacs hyperacides.Du point de vue philosophique, on pourraît dire qu\u2019il est la plus belle démonstration qui ait jamais été donnée aux chirurgiens qu\u2019on ne peut pas violenter impunément, même avec des visées thérapeutiques très légitimes, la physiologie normale: la nature ne connaît pas la doctrine de l\u2019intention.Du point de vue chirurgical, cette complication du traitement chirurgical des ulcères gastro-duodénaux soulève une série de problèmes auxquels il est encore impossible de donner une solution.Pendant longtemps, tant que l\u2019ulcère jéjunal post-opératoire paraissait rare, on a pu légitimement supposer qu\u2019il tenait à une faute de technique, mauvaise hémostase, mauvaise suture, emploi de fils non résorbables, emploi de boutons anastomotiques, excision de muqueuse redondante, emploi de clamps offensants, infection ou hématome au contact de l\u2019anastomose.Nous savons aujourd\u2019hui la fréquence de l\u2019U.P., (P.-0.), nous devons compter avec lui et le concevoir comme une suite, une récidive de la maladie.Les thérapeutiques dirigées contre l\u2019U., ne sont jamais pathogéniques.Elles sont symptomatiques comme la gastro-entéros- tomie, anotomiques comme l\u2019excision, à visée physiologique comme la (1) Résumé de l\u2019Autoréfère d\u2019un Rapport présenté au XLe Congrès francais de Chirurgie, Paris, 5-10 Octobre 1931.Journal de Chirurgie.\u2014 Tome XXXVIII, No.4.Octobre 1931.\u2014 L\u2019article original, est scindé en deux chapitres; 1° Pathogénie de l\u2019Ulcère Peptique ( P.-0.) par René Leri- che.2° \"Traitement de l\u2019Ulcère Peptique (P.-0.) par M.A.Gosset.Le texte de ces auteurs à la fois concis et complet a été reproduit littéralement en maints passages.Travail présenté à la réunion du Bureau Médical de l\u2019Hôpital St-Lue (Janvier 1932) L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 613 gastro-pylorectomie.Il semble normal qu\u2019après l\u2019opération la maladie continue.\u2018Si un nouvel ulcère apparaît, il a la même cause que le premier.La pathogénie le l\u2019U.(P.-O.), se confond donc avec celle de l\u2019U.gastro-duodénal.Si nous connaissions celle-ci, nous connaîtrions l\u2019autre à coup sûr.L\u2019auteur agrandissant le thème proposé, étudie dans une première partie la pathogénie de l\u2019ulcère spontanée; dans une seconde, celle de l\u2019U.(P.-O.), en se basant sur des recherches faites à sa clinique de 1928 à 1931.Pathogénie de l\u2019Ulcère spontané gastro-duodénal.1°.L?ulcère du point de vue anatomique; son étude n\u2019apprend rien sur l\u2019origine de l\u2019ulcère.2°.L\u2019ulcère du point de vue bactériologique; il n\u2019est pas prouvé que l\u2019ulcère soit d\u2019origine microbienne.3°.L\u2019ulcère du point de vue expérimental; l\u2019expérimentation a produit des ulcères de toutes sortes de façons et les plus contradictoires, mais aucun des ulcères obtenus n\u2019évolue avec le cortège fonctionnel qui accompagne la maladie humaine et lui donne sa physionomie propre.L\u2019expérimentation a réalisé la lésion anatomique, elle n\u2019a pas réalisé la maladie.Le problème de la pathogénie de l\u2019Ulcère ne sera résolu que quand nous saurons par quel mécanisme une section antrale suivie de suture ou une gastro-entérostomie arrive à déclancher les modifications histologiques et fonctionnelles qui conduisent à la formation d\u2019un ulcère, et quand nous pourrons superposer ces modifications à celles qu\u2019on trouve chez l\u2019homme qui fait un ulcère pour une cause encore inconnue.Si nous arrivions à déterminer cela, la mise en équation de la pathogénie de l\u2019ulcère deviendrait simple, ou toucherait au but: Mais, de ces modifications post-opératoires des conditions de la vie de l\u2019estomac, nous ne savons rien.Elles doivent être d\u2019un sens très élémentaire comme le sont toutes les réactions post-opératoires.On remarquera ce paradoxe qu\u2019elles guérissent la maladie quand elle existe déjà, qu\u2019elles la produisent quand elle n\u2019existe pas. 614 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 4°.L\u2019Ulcère du point de vue des particularités anatomo-cliniques de son évolution : a) Souvent, l\u2019ulcère guérit facilement, par le régime, par la gas- tro-entérostomie, par le simple enfouissement (ulcères perforés).b) Par contre, il y a des ulcères résistant au traitement médical, qui récidivent après n\u2019importe quelle opération, même après la réaction.Il y a donc des conditions qui créent des ulcères récidivants.ec) L\u2019Ulcère soit gastrique, soit duodénal évolue pratiquement toujours avec hypersécrétion et hyperchlorydrie.d) On dit couramment que certains ulcères creusent dans les organes voisins, dans le foie ou le pancréas.Il n\u2019y a là qu\u2019une simple apparence: l\u2019ulcère à fond pancréatique ou hépatique n\u2019est pas réellement intra-pancréatique ou intra-hépatique.Sa cavité n\u2019est pas limitée par des travées pancréatiques ou hépatiques mises à nu.Il y a toujours un fond de granulations sur la base d\u2019un tissu scléreux prépanceré- atique ou préhépatique.\u2018Cependant, dans les ulcères postopératoires, on voit souvent se faire une communication gastro- colique.Comment et sous quelle action cela se fait-il?Il y a là un problème non résolu et qui n\u2019est pas simple.e) Les bords d\u2019un ulcère, même calleux, sont aptes à la réparation et à la soudure, sans avivement et sans excision.Topographie des ulcères.Nous avons tort de parler toujours d\u2019ulcère de l\u2019estomac et d\u2019ulcère du duodénum.L\u2019ulcère ne se voit pratiquement que sur la petite courbure, sur l\u2019antre, les versants pyloriques, la première portion du duodénum avec prédilection pour te bulbe.Cette zone des ulcères est caractérisée par la présence d\u2019un type de glandes spéciales, des glandes contournées à mucus, glandes de type intestinal, qui d\u2019un côté du pylore prennent le nom de glandes pyloriques, et de l\u2019autre côté celui de glandes de Brunner, pour disparaître généralement au delà du bulbe.La zone des ulcères est donc celle d\u2019un type de glandes spéciales ; il faut donc se demander ce qu\u2019il y a de particulier dans cette zone de glandes à mucus et ce qui lui donne ce singulier privilège d\u2019être la zone des ulcères.Leriche envisageant le mucus gastrique, ses propriétés, son rôle, la topographie de la zone d\u2019élaboration de l\u2019acide et de Pacidité gastrique, émet l\u2019hypothèse de l\u2019origine de l\u2019ulcère par modification L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 615 du mucus antral; et croit à la nécessité d\u2019une étude générale du mucus et de ses conditions de production qui conduira peut-être à une thérapeutique nouvelle et à une chirurgie de glandes à mucus.L\u2019auteur établit ainsi la chronologie des lésions qui conduisent à l\u2019ulcère: troubles de la sécrétion ou de l\u2019excrétion du mucus de surface dans la région petite courbure, antre-pylore, bulbe duodénal, sous des causes à peine pathologiques, probablement circulatoires ; gastrite inflammatoire; gastrite atrophique; métaplasie; régression mucoïde de l\u2019épithélium différenciée pour la production du mucus de protection ; attaque corrosive ou peptique d\u2019une muqueuse mal protégée ; ulcère.En fin de compte, l\u2019ulcère spontané paraît être un ulcère peptique développé sur une muqueuse alcaline, dont le mucus spécialisé, normalement dissous et non précipité, a été modifié par une hyperémie préalable et par l\u2019hyperacidité, l\u2019action peptique étant le fait d\u2019une excito-sécrétion du fundus créée par les lésions antrales.On est alors conduit à se demander: Qu\u2019est-ce qui gouverne la sécrétion et l\u2019excrétion du mucus! Qu\u2019est-ce que le mucus?C\u2019est à ces questions qu\u2019il faut désormais chercher une solution, si nous voulons comprendre ce que c\u2019est que l\u2019ulcère gastrique.Le temps est fini où l\u2019on pouvait se contenter de réaliser des ulcères expérimentaux.II.Pathogénie de l\u2019Ulcère post-opératoire.L\u2019ulcère post-opératoire est, dans l\u2019esprit général, -un ulcère apparaissant sur un segment du tube digestif, opératoirement abouché dans l\u2019estomac, (ulcère gastro-jéjunal ou jéjunal).Le jéjunum n\u2019est pas accoutumé à recevoir une bouillie acido- peptique.Il n\u2019a pas pour se protéger, cet abondant mucus alcalin qui tapisse la région antro-duodénale.Il n\u2019est pas étonnant, dans ces conditions, que les anastomoses gastro-jéjunales faites pour guérir un ulcère soient suivies de temps en temps, de l\u2019apparition d\u2019un ulcère jéjunal.En tout cas cet ulcère est un véritable ulcère expérimental.Particularités des ulcères post-opératoires.a) Ils apparaissent à des dates très variables après l\u2019opération pour ulcère (de quelques jours après l\u2019opération à Ÿ ou 8 ans après). L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA 616 b) Ces ulcères siègent le plus souvent sur le bout efférent de Panse jéjunale anastomosée.e) L\u2019ulcère est habituellement unique.d) L\u2019état inflammatoire de l\u2019intestin porteur d\u2019un ulcère.Conditions d\u2019apparition de l\u2019ulcère post-opératoire.Ulcère après gastro-entérostomie; fréquence de 1 à 6 p.100 des cas, la fréquence augmente après la jéjuno-jéjunostomie jointe à la gastro-entérostomie et aussi après la gastro-entérostomie en Y.Le bouton, les champs, les anastomoses à anses longues ne sont que des détails de technique qui importent peu.Ce qui importe le plus, c\u2019est que la gastro-entérostomie ne laisse pas persister certaines conditions physiologiques accompagnant l\u2019ulcère primitif et en premier lieu: la stase.Peut-être, est-ce là, la cause des si grandes divergences d\u2019opinion qui existent touchant la fréquence de l\u2019ulcère peptique après la gastro-entéros- tomie suivant les chirurgiens: les uns font habituellement des anastomoses qui suppriment tout résidu, et d\u2019autres habituellement des bouches qui en laissent persister un, cliniquement peu important, physiologiquement très fâcheux.Les premiers ne voient pas d\u2019ulcère peptique, les autres en observent.2°.Ulcère après exclusion par section ou ligature.L\u2019exclusion an- trale ou pylorique est le plus sûr procédé que l\u2019on connaisse pour produire chez l\u2019homme un ulcère post-opératoire.3°, Ulcère anrès excision ou brûlure et gastro-entérostomie: Balfour.Judd, disent qu\u2019après excision et gastro-entérostomie, l\u2019ulcère post-opératoire est presque inconnu.4°.Ulcère après résection pour exclusion (Finsterer).La résection pour exclusion n\u2019est pas suivie d\u2019ulcère peptique, quand elle a rendu l\u2019estomac achlorydrique; elle atteint ce résultat habituellement; mais non toujours, et au prix d\u2019un sacrifice énorme qui dépasse la mesure.Sa supériorité n\u2019est pas assez évidente sur la simple gastro-entérostomie, et, quoi qu\u2019on en dise, elle est sûrement plus grave.5°.Ulcère après pyloro-gastrectomie.Supprimant la gastrite et diminuant l\u2019acidité, la gastrectomie paraissait l\u2019opération définitive, destinée à supplanter la gastro- entérostomie surtout.La résection étendue est de toutes les opérations gastriques dirigées contre l\u2019ulcère celle qui est le moins L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 617 souvent suivie d\u2019ulcère secondaire: Leriche n\u2019en tire pas la conclusion que, par conséquent, c\u2019est elle qui doit avoir la première place dans la thérapeutique.L\u2019U P.-O., n\u2019est pas la seule cause des troubles qui survivent à une opération pour ulcère.Il y a bien d\u2019autres causes de résultats défectueux, même après la gastrectomie.Ce qui importe, c\u2019est tout d\u2019abord qu\u2019il n\u2019y ait pas de stase, c\u2019est surtout et presque uniquement, que l\u2019estomac ne soit plus acide après la résection.Le Polya est le procédé qui assure la meilleure évacuation gastrique.Mais il reste acquis, pour l\u2019heure présente, qu\u2019aucune gastrectomie ne peut mettre à coup sûr à l\u2019abri de l\u2019ulcère post-opératoire.Toute gastrectomie qui laisse persister un fragment d\u2019estomac, peut laisser persister l\u2019acidité et être suivie d\u2019ulcère secondaire.(à suwre). VARIÉTÉS Par le Docteur Joseph Gauvreau LE COLLÈGE DES MÉDECINS ET CHIRURGIENS DE LA PROVINCE DE QUÉBEC son évolution depuis la cession jusqu\u2019à nos jours.MÉDECINS LICENCIÉS PAR LE BUREAU MÉDICAL DE QUÉBEC, (1788 à 1847), ET PAR LE BUREAU MÉDICAL DE MONTRÉAL, (1839 à 1847), qui exerçaient leur profession dans le Bas-Canada, en 1847, à l\u2019époque de la GRANDE CHARTE (suite, NOM RESIDENCE Date de Licence J.Jardine, William A.Jenks, Otis .Co Jessup, Hamilton Dible .Jameson, John .Jackson, Alfred .Jones, Richard .Jacques, Edward .Jacques, Isaac .Jacques, Isaac .Jameson, Benjamin R.Johnstone, John LI.K.Kimbert, M.D.Keegan, Thomas G.Kirkwood, Edward .Keefer, Charles H.Johnston, James Bell, M.D.Jones, Thomas Walter, M.D.Trois-Riviéres .Montréal .Laprairie.Août Fév.Oct.Janv.Oct.Fév.Oct.Sept.Juin Mai Juin Juillet Mai Avril Juin 5, 1847 11, 1829 24, 1830 13, 1831 16, 1832 30, 1833 19, 1834 14, 1835 18, 1839 7, 1845 9, 1846 27, 1846 22, 1811 17, 1828 13, 1836 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA G19 NOM RESIDENCE Date de Licence L.Leodel, Henry .Montréal .Nov.24, 1788 Labrie, Jacques .St-Eustache Août 12, 1808 Lebourdais, Jean Baptiste Montréal .Juin 12, 1811 Laterrière, M.P.de S.Eboulements .Avril 23, 1812 Lyonais, J.F.B.Chambly .Mars 31, 1813 Leduc, J.Vaudreuil .- Oct.9, 1818 Larue, George .St-André .Mai 19, 1819 Lusignan, Alexander Montréal .Déc.4, 1819 Lamoureux, E.P.Chateau Richer Août 1, 1820 Larue, William .Québec.Sept.2, 1822 Leslie, Samuel W.H.Montréal .Nov.10, 1825 Leslie, Hamilton Québec.Mars 14, 1826 Lavaux, Joseph .Québec.: Mars 15, 1828 Laffin, Uriah .Caldwell\u2019s Manor .Mai 4, 1829 Lull, James .Août, 26, 1830 Lyons, William .Fév.2, 1830 Lyons, William, M.D.half - pay .Mai 25, 1831 Lacroix, André.Oct.26, 1831 Lloyd, Thomas, M.R.C.s.L.Janv.18, 1832 Leitch, John .Juillet, 22, 1832 Liddell, William Janv.15, 1834 Lord, Emanuel .\u2026 Avril 30, 1834 Latour, Théophile H.Avril 30, 1834 Lachaine, Joseph .Mai 20, 1835 - T.abrecque, Louis Oct.14, 1835 Lafontaine, Isidore Stanislaus Janv.5, 1837 Lachance, Gabriel .Oct.4, 1837 Lachapelle, Léon Janv.12, 1839 Larocque, Bazile ce Juillet 10, 1839 Leprohon, Bernard Henri, M.D.Oct.15, 1839 Landry, Louis E.Nov.11, 1839 Landry, Jean .i Juillet 15, 1840 Logan, David D., M.D Août 16, 1842 Liddle, William Août 16, 1842 Laurier, Ovide .Fév.9, 1843 Lespérance, Joseph .Juillet 13, 1843 Lusignan, Joseph, M.D.Oct.6, 1843 Larocque, Eusèbe Avril 4, 1844 Laurier, Louis .\u2026 Juillet 12, 1844 Larue, F.X.Praxede .Sept.20, 1844 Lawrence, John .Mai 17, 1845 Lemieux, Louis .Juin 7, 1845 107 620 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA NOM RESIDENCE Leprohon, Jean Lucien, M.D.Long, Alexander, M.D.LeTourneux, Gabriel .Larochelle, Pierre .Lloyd, Andrew C.Latour, Charles Huguet .M.Munro, Henry .Montréal .May, Calvin .Missisquoi Bay .Morley, John Boucherville .Morrin, Joseph .Québec.M\u2019 Kerman .Ce ee ee ee a Mount, Henry .Montréal .Munchel, Ernest .Aubert Gallion Mackay, Pierre .St-Michel .M\u2019Donald, Dugald Co Macculloch, Michael, M.D.Murray, Francis .Meilleur, Jean Bte, M.D.Murray, Bernard .Mulholland, Michael .Martin, Francois J.May, Horatio N.Martin, Henry J.M\u2019Dowall, Henry .M\u2019Nabb, John .Moreau, Edouard .Marsden, William, M.D.Menard, Edouard .Manning, James Mills, Samuel B.Martin, Vincent Miller, James .cee Michaud, Alexis Thomas Masson, Luce Hyacinthe Munro, Pierre E.C.McMillon, John .McNaughton, Patrick, M.D.Merriman, Lewis .Molloy, Patrick E.Minckler, Ezechiel .Morin, Prisque .La Baie du Febvre Montréal .Montréal .Ste-Anne .Henryville .Trois-Rivières.Ste-Rose .Cedats .St-Laurent 108 Date de Licence Déc.Mai Juin Août Nov.Août Août Fév.Janv.Juillet Juillet Août Janv.Nov.Mai Sept.Sept.Avril Nov.Janv.Mai Juillet Sept.Sept.Déc.Mai Avril Oct.Janv.Juillet Oct.Janv.Avril Juin Avril Mai Mai Oct.Janv.Août Oct.1845 1846 1846 1846 1846 1847 1795 1811 1813 1815 1817 1818 1819 1819 1823 1823 1825 1826 1826 1827 1827 1827 1827 1827 1827 1828 1830 1831 1832 1832 1832 1833 1833 1833 1834 1835 1835 1835 1836 1836 1836 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 621 NOM RESIDENCE Date de Licence McKenzie, Robert .- Oct.26, 1836 Macnider, William, M.D.Avril 5, 1837 MacKay, Alexander, M.D.Juin 21, 1837 Maimette, Joseph .Juillet 17, 1839 Moll, Louis Joseph Mai 29, 1840 Malhiot, Adolphe .Mai 29, 1840 Morehead, Robert George Fév.20, 1941 Moreau, Mayse .RI Juin 16, 1841 McMurray, Samuel, M.D.Déc.9, 1841 Mesnard, Félix .AR Avril 20, 1842 Mayrand, Francois Xavier Avril 20, 1842 Marquis, Solyme Avril 20, 1842 Mignault, G.B.Déc .2, 1842 Mignault, Pierre E.Déc.23, 1842 MeMahon Mai 26, 1843 McDonald, Stephen Oct.13, 1843 Mignault, Joseph Auspice Août 23, 1845 Masse, Pierre Vinceslas Nov.22, 1845 M\u2019Kay, James Angus .Mai 23, 1846 M\u2019Callum, Duncan oo Juin 27, 1846 Macdonell, Robert L., M.D.Oct.3, 1846 Moffatt, Peter, M.D.Nov 14, 1846 Malhiot, Alfred, M.D.Nov 21, 1846 MeDonald, Edmund Nov.28, 1846 Morin, Joseph Olivier .Avril 17, 1846 Montgomery, John W.Mai 24, 1847 N.Nelson, Wolfred Montréal .Fév.13, 1811 Newcomb, Samuel .Oct.10, 1812 Nelson, Robert .Cee ee Avril 15, 1814 Nicholas, Joseph Boucherville .Avril 27, 1825 Noel, Jean Bte Juillet 3, 1828 Nowland, Charles J.Août 7, 1829 Nault.Jean Zépherin Janv.21, 1835 Nelson, Horace, M.D.Sept.15, 1843 Newton, John Thompson .Mai 24, 1847 0.\u2019Leary, James .Rivière Ouelle.Août 9, 1822 O\u2019Dogherty, C.G., M.D.Montréal .Nov.21, 1826 O'Callaghan, E.B., M.D .Québec.Oct.15, 1827 Ouellet, Pierre .Mai 17, 1845 109 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA RESIDENCE Date de Licence P.Porter, Henry .«+e «+ «+ «.| Quinzechien .}| Juin Painchaud, Joseph, M D.| Québec.| Janv.Pardey, William, M.D.| Montréal .| Oct.Perreault, C.N.,, M.D.| Québec.| Juillet Parent, Joseph .| Québec.| Août Pellisson .| Québec.| Fév.Panet, Thomas Alfred .| St-Thomas .| Juin Parker, John .| .| Août Pratte, Joseph .| .24 24 2e 2 20 Avril Parmelu, Rotus .| .| Juillet Pearson, Michael .| .] Avril Pike, John, M.D.| .| Juillet Perrault, Joseph Adolphe .| .| Avril Foulin, François Xaxier .| .| Oct.Pillet, Francis .| .| Août Pominville, Joseph .| .| Now Poulin, J.A., .| .| Mars Paquin, Jean-Marie .| .| Juin Pinquet, Jean C.| .| Juillet Painchaud, Charles Francois .| .| Juillet Papineau, J.B.Lactance .| .Août Proulx, Philéas .| .] Aoft Provost, Michel .| .| Sept.Pominville, Théodule .| .| Mai Poisson, Urgel Médérie .| .| Nov.Peltier, Hector, M.D.ce ee 44 ++ +.+.| Déc.Purvis, George A.| .| Mai Poisson, Edouard N.| .! Mai Picton, Thomas .| .| Nov.Paradis, Henry, M.D.cv ev vv ev vu 4.Nov.Painchaud, Joseph .| .| Now Q.Quesnel, Timoléon .| IL\u2019Acadie .Quesnel, C.| Bécancourt.R.Rice, Abner .| St-Andrews Rogers, Henry V.| .Robertson, Wm., M.D.| Montréal .110 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 623 NOM RESIDENCE Date de Licence Rowley, John .| Québec.| Juin 14, 1819 Rousseau, L.| Yamaska .| Oct.5, 1822 Roberts, George .| Québec.| Mars 29, 1823 Roe, John Hill .| Henryville.Sept.11, 1823 Rees, William .| Québec.| Sept.15, 1823 Roe, Archibald .| St-Andrews .| Janv.17, 1824 Rankin, George C.| -« «.| Août 5, 1824 Ransom, Eliska J.| + .| Juillet, 25, 1825 Robinson, A.W.| St-Vincent de Paul Fév.27, 1826 Rankin, John Ed.| .| Mai 1, 1828 Rousseau, Edouvard .| .| Juillet 21, 1830 Rousseau, Ovide .| «.«.| Mars 9, 1831 Robertson, James, M.D.| .| Oect.26, 1831 Racey, John, M.D.| ++ 00 00 Le 04 Oct.17, 1832 Robitaille, James .| -.| Juillet 31, 1834 Rice, Ira W.| ««v «i «.4e 2e +.Août 6, 1834 Richelieu, John J.| .2e + Mai 20, 1835 Robinson, Thomas Slade .] .| Juillet 12, 1837 Robitaille, Olivier .ve ol se ee ev ee 0e + Juillet 11, 1838 Robertson, William, C.S.L.ooo ch ee 44 4e 4e +.Août 21, 1839 Rollin, Alexis .El A Août 21, 1841 Rosenstein, John George +22 2) I.Voi 11 11, 1845 Russel, Robert Henry, M.D.| .+.Nov.25, 1843 Robineau, Francois N.| .| Aoit 31, 1841 Roy de Lussier, Louis Joseph .| .| Nov.16, 1844 Rowand, Alexander, M.D.2-5 22, 1845 Roy, J.Hercules .| .| Mars 8, 1845 Rousseau, Louis R.ce ee we 44 2e 1 Août 23, 1845 Rinfret dit Malouin, Remi Fred.ce ee vv ve vv oo} Oct.4, 1845 Robichaud, Joseph Emmanuel .| .| Nov.15, 1845 Russel, Trueman .dg o-oo.oo .Nov.28, 1846 Russell, John Partington, M.D.ce «+.+.+.+.| Nov.28, 1846 Robillard, Edmond .Ce ee ee Janv.30, 1847 Roy, Saluste .co oil ee vv vo 4e 2e | Mars 13, 1847 Richardson, James Henry 15 ee ee ee 0e 2e 12 Juillet 31, 1847 S.Stephenson, John, M.D .| Montréal .| Oct.19, 1821 Séguin, François HI.| Québec.| Sept.18, 1822 Steiger, Rodolphe .| Tongueil .| Avril 12, 1825 Sims, Lindsay .| .| Juin 12, 1826 Sterns, Truman .| L\u2019Assomption.| Nov.13, 1827 111 1UNION MÉDICALE DU CANADA RESIDENCE Date de Licence Spooner, John R.Stubinger, Henry .Selby, Geo.Montréal .St-Hyacinthe .Montréal .Shirriff, Francis Walker Sewell, James Arthur, M.D.Smallwood, Charles ce Sewell, Stephen Charles, M.D.Sewell, Edward Quincy, M.D.Smith, William Primerose Scott, Montague .Sabourin, Charles .Scott, Alexander AR Sanche, Joseph Flavier T.Scott, William E., M.D.Sherman, Pliny Co Stansfield, Robert W.Sparham, Emmanuel B.Sarois, Chrysogone Sauvé, H.H.T.Thurber, William .Montréal .Taché, Etienne P.St-Thomas.Tresler, John B.C., M.D.Montréal .Thurber, William .Tremblay, Laurent .Turcotte, Laurent .Tavernier, Louis Francois Tourangeau, Pierre Guillet, M.D.Turcot, Magloire .Trudelle, Joseph E.Turdelle, Eugéne H.Tasché, Charles .Thizfault, J.M.Tremblay, Louis Tétu, Ludger Tassé, Zephérin .Thibault, Michel Trudel, Charles .V.Von Iffland, A., M.D.Vallée, Wm.J., M.D.Yamaska .Montréal .112 Mai 9, 1823 Juin 14, 1828 Mbre du B.Méd.Oct.23, 1833 Fév.19, 1834 Juillet 31, 1834 Oct.7, 1835 Oct.7, 1835 Oct.28, 1835 Janv.13, 1830 Juin 22, 1836 Juillet 12, 1837 Nov.11, 1839 Août 16, 1842 Déc.23, 1842 Fév.23, 1844 Août 16, 1845 Mars 28, 1846 Août 14, 1847 Juillet 13, 1815 Mars 18, 1819 Déc.20, 1822 Mai 30, 1832 Nov.12, 1834 Oct.15, 1839 Janv.15, 1841 Nov.15, 1841 Avril 13, 1845 Déc.15, 1843 Août 31, 1844 Nov.16, 1844 Juin 7, 1845 Juin 28, 1845 Nov.22, 1845 Déc.13, 1845 Nov.21, 1846 Mars Juillet 25, 1818 Juillet 10, 1824 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 625 NOM RESIDENCE Date de Licence Valois, Michel F.| Pointe Claire.| Mai 10, 1826 Voyer, Antoine Toussant .| .Avril, 15, 1830 Viger, Séraphin .| .14 LA Le Avril 11, 1832 Van Courtland, Edward 202 © ce ve ev we +.+.Déc.21, 1832 Vallée, Benjamin O.221440 21 42 22 .| Juin 16, 1841 Vincent, Ferdinand .| .+ Oct.\u201c6, 1843 Verchères de Boucherville, P.ce ee ee ee 22 22 Fév.22, 1845 Varin, Joseph .| .| Mai 17, 1845 Valiquet, Jean- Baptiste ce ee oo ev we oo oo oo 22 Nov.15, 1845 W.Weston, John .| Hatley .| Juillet 28, 1814 Weilbrenner, R.C.| Boucherville .| Mai 5, 1825 Walker, John .| Montréal .| Juin 25, 1825 Whitelow, John .| Trois Saumons .| Juin 21, 1826 Waller, Samuel .| Montréal .| Aoft 14, 1828 Weilbrenner, Joseph .| .| Mars 5, 1829 Walmsley, RM.G.| Lacadie .| Avril 24, 1829 Wight, Robert H.| .| Oct.29, 1834 Watson, Henry .EOP Janv.21, 1835 Workman, Joseph, M.D.ce ce wv ve 2.+.| Juillet 15, 1835 Worthington, Edward D, M.D| .-.| Août 11, 1843 Weeks, Henry .| .| Fév.15, 1845 Wallace, Thomas .| .- 11 Août 15, 1846 Watt, John, M.D.ol ee o.oo.| Nov.28, 1846 Wilsecam, John Wilbred, M.D.cl ee ee vv oo 12 2 Janv.2, 1847 Weels, Philippe .| .| Mars 6, 1847 Y.Yeomans, David P.| .Mai 24, 1847 Il ressort de ce tableau que, à l\u2019époque de la Grande Charte, en 1847, cinq cent quarante (540) médecins exercaient dans le Bas Canada.Quatre cent quarante et un n\u2019étaient que des Cleres licenciés.Quatre-vingt-dix-neuf étaient des diplômés universitaires.Le total se composait de 286 médecins d\u2019origine anglaise, et 254 médecins d\u2019origine Canadienne-française.Les quatre-vingt-dix-neuf diplômés comprenaient 73 médecins d\u2019origine anglaise, et 26 d\u2019origine Canadienne-française.Il est facile de retracer les uns et les autres en relisant le tableau ci-dessus.113 626 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Voici, par ordre de séniorité, la liste des vingt-six diplômés universitaires Canadiens-francais qui exercaient au Bas-Canada, eg 1847.La date qui précède le nom est celle de la licence obtenue sans examen, à la faveur du diplôme de docteur en médecine d\u2019une Université reconnue.1811 Joseph Painchaud 1818 C.N.Perreault 1823 Benj.Berthelet 1824 W.J.Vallée 1826, O.F.Bruneau 1826 O.F.Meilleur 1828 Pierre Beaubien 1829 Chs.J.Frémont 1636 A.H.David 1836 Ls.H.Gauvreau 1839 Benoni Guay 1839 Hendy Cartier 1839 Sévérin Belleau 1839 1840 1840 1841 1842 1842 1843 1843 ,1843 1843 1845 1846 1846 Henri Leprohoin F.Denis Blanchet Geo.M.Déchesne P.G.Tourangeau G.Bibaud Chs.Dansereau Horace Nelson Cléophas Pernard Joseph Tusignan Chs.de Boucherville Jean Lucien Leprohon Hector Peltier Henry Paradis.Nous verrons, dans le chapitre suivant, que sur les 540, 180 médecins seulement, 81 Anglais et 99 Canadiens-français, consentirent à se faire pétitionnaires de la Grande Charte.Nous donnerons leurs noms.114 CHRONIQUE SOIXANTENAIRE L'Union Médicale du Canada a célébré magistralement ses noces de diamants par l'édition d\u2019un fascicule spécial, véritable volume couvrant près de 500 pages de texte historique et scientifique.C'est le digne couronnement de \u2018\u2018l\u2019accomplissement d\u2019un devoir\u201d.Nous laissons à d'autres le soin de juger si nous avons eu raison de nous glorifier d'avoir maintenu l\u2019existence de ce journal de médecine, le plus ancien du Canada, actuellement \" .r ., \u201d.encore vivant et bien vivant, \u2018oeuvre de régularité et de constance .Mais nul anniversaire de cette importance n\u2019eut été complet s'il à moins d'être célébré par un banquet auquel toute la grande famille de l'Union Médicale fut convoquée.Aussi le lundi, 7 mars dernier, dans la vaste salle à manger du Cercle Universitaire de Montréal, aménagée pour la circonstance d\u2019un parterre de verdure d'où surgissaient palmes et fougères, autour d\u2019une seule table, une table d'honneur, un U immense, avaient pris place 110 collaborateurs assidus, directeurs, rédacteurs, annonceurs, tous travailleurs, quelques-uns de la première heure, d'autres de la onzième, la plupart ayant connu des jours difficiles et pénibles pour la Revue, en particulier durant l\u2019époque sombre de la Grande Guerre où nombre de nos énergies et de nos talents médicaux avaient abandonné leur plume scientifique pour manier le bistouri et les pinces aux heures mêmes où en d'autres circonstances elle était consacrée au recueillement et aux observations.C'était une seule table d'honneur et si au trait d'union des deux branches du U on avait placé le président, M.J.-E.Dubé, la répartition des convives sur sa droite et sur sa gauche a été difficile tant les valeurs, l'âge et le dévouement se mêlaient à chaque nom mentionné.Il appartenait à monsieur Edouard Carteron, Consul général de France, qu'il fût à l'honneur en cette fête de langue et de médazcine françaises.Il devait à cause de son rang, occuper le fauteuil placé à la droite du Président.Monsieur le doyen Louis de Lotbinière Harwood de la Faculté de Médecine de l'Université de Montréal méritait les seconds honneurs et se trouvait à la gauche du Président, puis se succédaient alternativement à la droite et à la gauche MM.A.-À.Foucher, l\u2019un des jubilaires d'hier à la Faculté de Médecine et à l'Hôpital Notre-Dame, Arthur Terroux, un ami et un bienfaiteur insigne de la profession médicale, Albert LeSage, rédacteur en chef depuis 32 ans, A.-G.Nicholls, représentant le Canadian National Association Journal, le Colonel Arthur Dubuc, le distingué commandant du 22ème régiment et beau-frère du Docteur LeSage, L.-E.Fortier, professeur 628 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA de thérapeutique, le Dr.Edmond LeSage, ancien député au fédéral, frère du docteur Albert LeSage, etc, etc.Il serait trop long de les énumérer, il faudrait les nommer tous.Quelques absences cependant furent remarquées et nous ne saurions passer sous silence l'impossibilité dans laquelle se trouvaient Le Bulletin Médical de Québec que l'on avait désigné à cause de son âge, pour répondre à la santé de la Presse Médicale cana- dienne-française, et la Faculté de Médecine de l\u2019Université Laval de ne pouvoir être représentés.Mais à ce banquet délicieux où les mets fins et apprêtés avec un art consommé étaient arrosés de vins d\u2019un fumet exquis, se détachait une figure vers laquelle se tournaient les yeux des convives.Il semblait presque que ce fut sa fête; devant son couvert une corbeille de roses avait été placée, douce pensée féminine \u2014 sa belle-mère \u2014 qui se joignait à nous.Oui, c'était bien un hôte que nous fêtions en même temps que les 69 ans d'existence de la Revue.Albert LeSage, toujours jeune, parce .9 .A , .A « * qu'il s\u2019est toujours mêlé aux jeunes, comme il se plait à le dire, et qu'il évolue avec eux, recevait des Directeurs son buste, oeuvre magistrale de M.Henri Hébert, tandis que les Rédacteurs, qu'il avait primitivement choisis et triés, lui présentaient sur une base d'ébène où étaient inscrits leurs noms sur plaque de cuivre, un bronze, une tête de femme, - .» - * 66 .»» Jeune, souriante, méditative et personnifiant le souvenir, Je me souviens de M.Suzor Côté.Ailleurs, dans ce numéro, vous pourrez lire les discours qui ont été prononcés: ils se passent de commentaire.Tous furent brillants, profondément émotionnants.Pour les jeunes, ce fut un exemple admirable de volonté et de persévérance; pour les aînés un jour d'orgueil et de gloire.L'organisation de ce diner mérite une mention toute spéciale à l\u2019adresse de MM.Vidal, Marion, Lajoie et Valiquette, pour la sobriété et le bon goût qui ont accompagné cette belle démonstration.L'Union Médicale du Canada a vécu soixante ans, elle vivra toujours! LE SECRETAIRE DE LA REDACTION.PR fs FORMULAIRE Contre migraine: Pyramidon .«ee wee woo 0g.30 centigrammes.Phenacatine \u2026.\u2026.coer .\u2026.\u2026.og 20 \u201d Caféine .cc weve wees wee eee OZ.05 * Deux à trois durant un jour.Répéter au besoin.Sirop Codéine Sirop belladone } aa 20 cc.Fau Laurier-cerise .ec.see sees eres eee D grammes.Eau de tilleul \u2026.\u2026.coer veer vere wee Q.8S.P.90 c.c.Une cuillerée a thé 3 a 4 fois par jour.Contre toux émétisante: Menthol \u2026.\u2026.eee veer veer wee OZ 10 centigrammes.Eau chloroformée .30 grammes.Chlohydrate de cocaine .deux centigrammes.Julep gommeux .cee cere weer oe.QoS.Po 60 cic.A prendre en 24 heures avant les repas.Pour stimuler l\u2019appétit: Tr.noix vomique .+ eer cere eae .4 grammes.Tr.colombo .cee weet +.weve wee.10 grammes.Tr.quassia amara .ee.eee .\u2026.10 grammes.XX gouttes dans un peu d\u2019eau avant le repas.Poudre Ferrier.(recalcification.) Carbonate de chaux 50 centigrammes Phosphate de chaux .og.20 Magnésie calcinée .og.05 Trois fois par jour aux repas. REVUE DES LIVRES Le Journal de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.\u2014 No.1.Janvier-février 1932.\u201cAllez et bonne chance!! nous aussi nous vous le disons et de tout coeur.Nous sommes sûrs également que vous réussirez! Le Journal de l\u2019Hôtel-Dieu nous est arrivé bien rédigé, intéressant, prometteur de succès et de longue vie.Dès sa première page, nous sen tons l\u2019énergie, la conviction, la décision de paraître pour exister et vivre sa vie en faisant sa marque.Bravo! Médecins de l\u2019Hôtel-Dieu, l\u2019Union Médicale vous félicite.N\u2019avez-vous pas sept directeurs et 7 rédacteurs parmi nous?Notre Président même est un des vôtres.Votre initiative recevra l'accueil que vous méritez; soyez assurés de notre plus entière sympathie et de notre sincère encouragement.Cinq travaux scientifiques font les frais de ce numéro un et les sujets sont aussi intéressants que variés traitant chacun de questions dont le praticien, à qui s'adresse cette revue devrait faire son profit.Elle est entre les mains de plus de 2000 médecins de langue française; vous tous qui me lisez avez dû la recevoir; l\u2019espace m\u2019empêche d\u2019en faire des analyses même détail lées, mais je ne puis passer sous silence l\u2019article de M.Georges H.Baril \u201cLaboratoire et Examen clinique du médecin\u201d, que j\u2019incite tous et chacun à approfondir et à conserver en mémoire, lorsqu\u2019un malade se présentera devant eux.En demandant au laboratoire ce qu\u2019il peut faire pour vous aider à poser un diagnostic, n\u2019oublions pas que la clinique est avant tout la pierre d\u2019achoppement qui nous permettra d\u2019étiqueter un malade, sans demander à ce même laboratoire de faire le diagnostic sans avoir vu le patient.C\u2019est la collaboration du biologiste, du pathologiste, du bactériologiste, du radiologiste avec le clinicien qui servira la cause du patient qui se confie à nous pour améliorer sa santé.Ce n\u2019est pas moi qui le dis, c\u2019est un homme de laboratoire qui sait et dont l\u2019expérience est considérable.En parcourant les autres numéros qui paraîtront tous les deux mois, M.Léo Pariseau nous promet un banquet fait de \u201cMiettes Médicales de l\u2019Histoire du Canada\u201d servi avec l\u2019élégance et le piquant que nous lui connaissons.Ce premier numéro qui devrait être un numéro de réjouissance est malheureusement assombri par l\u2019éloge funèbre de deux collègues disparus le même jour, tous deux médecins distingués et dévoués.Il semble toutefois que de leur tombe à peine fermée ils apportent leur collaboration à cette revue de \u201cchez eux\u201d qu\u2019ils ont servi avec science et désintéressement.L.G.L. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA NÉCROLOGIE Le docteur A.D.BLACKADER Le Canadian Medical Association Journal vient de perdre son rédacteur en chef \u201cemeritus\u201d; l\u2019Union Médicale du Canada ne peut laisser passer sous silence cette disparition d'une figure remarquable de la profession médicale de la Province de Québec et du Canada tout entier.La vie de Blackader fut d\u2019une activité débordante.Professeur de Pédiatrie à la Faculté de Médecine die l\u2019Université MeGill, membre de nombreuses Associations, mêlé à quantité de mouvements professionnels, il avait été appelé à la direction du Canadian Medical Association Journal, et lorsque la maladie l'obligea à abandonner cette ocuvre qu\u2019il avait à coeur, il fut nommé rédacteur en chef \u201cemeritus\u201d, honneur bien accordé s'il en fût.Lors de la réunion du British Medical Association tenue à Winnipeg en 1930, le docteur Blackader à qui l\u2019on devait conférer un titre honorifique avait tenu à être présent, malgré la maladie qui le gardait au lit presque constamment.Il n\u2019hésita pas un seu! instant toutefois à faire ce voyage long, monotone, fatigant, même pour un homme en santé: durant le trajet il reste dans son compartiment, on lui sert ses repas au lit et dès son arrivée à l\u2019hôte?il s\u2019alite pour ne se lever que quelques heures, deux jours plus tard pour prendre part à la cérémonie des remises honorifiques.Nous l'accompagnions à son retour à Montréal, toujours au lit, dans sd chambrette, heureux d'avoir accompli son devoir, confiant dans l'avenir, en quête de plans à résoudre, de suggestions intéressantes pour améliorer la condition du Journal de langue anglaise dont la facture et la teneur des articles peut rivaliser avec tout autre du pays ou de l'étranger.L\u2019Union Médicale du Canada tient à offrir au Canadian Medical Association Journal et à la famille du regretté défunt l\u2019expression de ses plus sincères condoléances.L.GERIN-LAJOIE. 632 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA NOTICE NÉCROLOGIQUE SUR LE PROFESSEUR GUSTAVE ARCHAMBAULT Par le Dr.LOUSTE Chef de Dermatologie à l'Hôpital St.Louis de Paris.Lorsqu\u2019un câblogramme nous apprit le décès du professeur Gustave ARCHAMBAULT, de Montréal, la veille d'une de nos réunions, je vous lai annoncé, nous remettions à plus tard l\u2019agréable devoir d\u2019évoquer devant vous celui que tant de liens attachent à l\u2019Ecole de Saint-Louis et à la France.Beaucoup d\u2019entre nous l\u2019ont connu en 1906 à l\u2019Hôpital Saint-Louis suivant un des premiers cours de perfectionnement; c'était le premier Canadien Francais que nous recevions.Jeune, \u2014 il avait 25 ans, \u2014 d\u2019apparence réservée, un peu timide, timidité en contradiction avee l\u2019ardeur et l\u2019intelligence qui brillaient dans son regard.Il suivit le cours avec un enthousiasme remarquable oceupant ses matinées dans les différents services de Saint-Louis.Il appréciait particulièrement l\u2019accueil sympathique des maîtres de l\u2019époque, avide d'apprendre, curieux de comprendre et on sentait déjà le travail intérieur qui devait faire de lui une personnalité.Ce premier voyage d'étude, qui fut suivi de beaucoup d'autres, avait marqué chez lui une empreinte d\u2019autant plus forte qu\u2019il retrouvait dans la clarté, dans la précision d\u2019examen ,dans le jugement médical, les qualités de race ue se.ancêtres avaient emportées et conservées, de la culture Francaise.Membre de notre Société depuis cette époque, il ne manqua jamais de nous voir à chacun de ses voyages, venant en quelque sorte faire le pont de la dermatologie auprès de chacun de nous.R Membre fondateur de l\u2019Association internationale de dermatologie et syphy- ly 3raphie de \u2018anzue Française ,nous le voyons à Paris en 1920, à Strasbourg, OX sa parole chaude et vibrante évoque les souvenirs vécus dans les années pénibles.Il participe au Congrès de Bruxelles et de nouveau au Congrès de Paris, prenant une part active à tous nos travaux.Au moment de nos épreuves nationales, en 1914, Gustave ARCHAM- BAULT s'installait un des premiers en France pour apporter son talent, son expérience et son coeur à nos ambulances.Il abandonna\u2018t sa famille, parents, amis, une situation p'eine de promesses, pour les risques d\u2019une aventure périlleuse, et peut-être le risque de sa vie, pour un principe et au nom d'une race, dit dans son éloge le Professeur JeSage (de Montréal) qui veut, elle aussi, lutter pour le \u201cdroit\u201d contre la \u201cforce\u201d.Ce geste ne surprend pas ceux qui ont connu l'homme Le L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 633 d'action cu'il était, enthousiaste de sa profession, répondant à l'appel de toutes les souffrances, soucieux beaucoup plus d\u2019accomplir un devoir que de réaliser un gain.Fils de médecin, étudiant en médecine, interne, élève à l'hôpital Saint- Louis, plus tard chef de service à Montréal, agrégé, professeur titulaire de la clinique dermato-syphilygraphique, secrétaire de Conseil Médical de l\u2019Hôpital de Notre-Dame, Médecin de l\u2019Institut Bruchési de Saint-Jean-de-Dieu Membre du Conseil supérieur d\u2019Hygiène provincial, Secrétaire Trésorier de l\u2019Union Médicale du Canada, ancien Secrétaire Général de l\u2019Association de Médecine de Langue Francaise de l\u2019Amérique du Nord au Congrès de Montréal en 1920, ancien Président de la Société Médicale de Montréal, Membre de la Société Française de Dermatologie et syphilygraphie, ancien président de la \u201cCanadian Dermatological Association\u201d partout il déploie son activité scientifique, organisatrice et féconde dans les 25 années qui ont suivi son premier passage parmi nous.Il devait ses succès à ses qualités d'intelligence, de finesse, de méthode.et à cette ténacité suivie d'une décision rapide, clairvoyante et constructive.11 publia de nombreux travaux dermatologiques seul, et en collaboration avec son élève Albérie MARIN qu\u2019il avait envoyé pendant deux années .à Saint-Louis et que nous nous honorions de compter parmi nous.Quelques uns ont été publiés en France, en Belgique, mais le plus grand nombra dans l'Union Médicale du Canada dont il était le Secrétaire.« Il tenait avant tout à la culture médicale Française et après avoir envoyé auprès de nous Aibéric MARIN qui devenait, l\u2019an dernier, son agrégé, et actuellement le remplace, nous voyons venir en France Jules AR- CHAMBAULT son cousin, GARCEAU, DESFORGES, GAUMOND, ROBERT, qu'il dirigeait de loin et qui, sur ses conseils, travaillèrent à Lyon, Strasbourg avant de revenir à Saint-Louis, créant ainsi une filiation directe entre l\u2019KEcole Française et l\u2019Ecole Canadienne dont nous pouvons être fiers.Officier d'Académie, Chevalier de la Légion d'Honneur, décoré de la médaille du Roi et des alliés, il portait dignement ces hommages rendus pour services à la France.Au nom de la Société Francaise de Dermatologie et de syphilygraphie, j'apporte un témoignage de gratitude et d\u2019estime sincère au Professeur Gustave ARCHAMBAULT, enlevé prématurément aux amis qui le regrettent, aux élèves qu'il abandonne; aux malades qu'il savait, comme chez nous, si bien guérir, soulager et consoler.Sa vie est un exemple à méditer et ses élèves, ses fils spirituels savent qu'ils trouveront toujours, parmi nous, l\u2019accueil, la sympathie et le dévouement que nous avait inspiré le premier des Canadiens Francais qui leur a montré le chemin de l\u2019Ecole Saint-Louis et de la France.Note.\u2014Cette notice a été prononcée à la Société de Dermatologie et de syphilygraphie de Paris le 13 mars, et elle nous est transmise par le docteur Aimé Desforges, élève du Dr Louste à Saint-Louis, à Paris- ANALYSES MEDECINE RENE A.GUTMAN, J.LOVAL et C.H.SCHLUMBERGER.\u2014 Hé- morrhagies digestives chez un angiomateux.Bull.et Mém.Soc.Méd.des Hop.de Paris.Séance du 29 janvier 1932.Les auteurs rapportent une histoire clinique intéressante, où il est question d\u2019un malade âgé de 45 ans, présentant des hémorrhagies digestives abondantes, accompagnées de meloena, réparties sur un espace de temps de 7 à 8 ans.Ce syndrome hémorrhagique n\u2019est accompagné, durant cette longue période d\u2019aucune douleur épigastrique ou abdominale.Les investigations cliniques et radiologiques, ne peuvent fournir de renseingnements satisfaisants sur le lieu des hémorrhagies successives.On intervient chirurgicalement.Une gastro-entérostomie, pratiquée à cause d\u2019une petite marque d\u2019aspect cicatricial sur le bulbe, n\u2019en prévient pas moins de nouvelles hémorrhagies.Le diagnostie d\u2019ulcère gastrique ou duodénal et celui d\u2019hémorrhagie d\u2019origine hépatique étant écartés un confrère consulté à ce sujet, suggère le diagnostic \u2018\u201cd\u2019hémorrhagies d\u2019origine angiomateuse\u201d, s'appuyant sur une symptomatologie particulière présentée par le malade: sur la moitié droite de la partie supérieure du voile du palais, une large tache angiomateuse ; énorme angiome de la moitié droite de la face; sur le thorax, une douzaine de naevi disséminés; des hémorrhagies spontanées des gencives; et à la suite de l\u2019opération d\u2019un varicocèle, formation d\u2019une hématôme important.Un examen du sang concluait: petite hémophilo-hémogénie.Pour toutes ces raisons, les auteurs prétendent qu\u2019on doit ranger ce malade dans le groupe encore un peu mystérieux des hémorrhagies chez les porteurs d\u2019angiomes, par suite d\u2019une dyscrasie capillaire et hématique, subs- tration de l\u2019état hémorrhagique.J., Alfred MOUSSEAU.CHIRURGIE DESPLAS et RONCHESE.\u2014 La vaccination Pré et Post-Opératoire des opérés.(La Presse Médicale, Paris 17 fév.1932.) Ce qui se fait habituellement.a/ Préparation des malades à opérer: Ou bien par une série d\u2019injections d\u2019un vaccin généralement polymi- crobien ; Ou bien par l\u2019administration per os pendant plusieurs jours d\u2019un vaccin buccal. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 635 b/ En cas d'infection post-opératoire : Reprise de la vaccinothérapie seule, ou combinée avec toute autre médication anti-infectieuse, l\u2019opéré étant laissé sans secours dans les premières journées post-opératoires au moment de sa défaillance.De l\u2019avis des auteurs, la méthode la plus complète de vaccination pour les opérés paraît être la suivante: a/ Préparation des malades à opérer: Trois à quatre injections à deux jours d\u2019intervalle d'un vaccin polymi- crobien à base de lysats et de germes entiers tués.b/ Protection des opérés après l\u2019intervention et pendant quatre à six jours par l'administration per os, ou par lavement, ou dans un goutte à goutte, d'un vaccin à ingérer également polymicrobien à base de lysats et de germes entiers tués.Cette méthode a donné les meilleurs résultats aux auteurs qui l\u2019emploient depuis quelques mois.E.TROTTIER.GYNECOLOGIE M.A.BRANDAO-FILHO.\u2014 Hernie de Putgeus gravide de cinq mois à travers l\u2019anus.(Bull.et Mem.de la Soc.Nat.de Chirurgie, Paris.No.5, Février 1932.) B.-F.rapporte un cas extraordinaire d\u2019une Brésilienne de 25 ans.Après un retard menstruel de 4 mois, à la suite d\u2019un effort pour évacuer, la malade éprouva une violente douleur et constata l\u2019apparition d\u2019une tumeur anale de la grosseur d\u2019une tête d\u2019enfant.En effet l'examen montra qu\u2019il s'agissait d\u2019un prolapsus du rectum contenant un utérus gravide.L\u2019opération consista à rompre la poche des eaux et à faire l\u2019avortement pendant qu\u2019un aide exercait une légère pression sur la tumeur.Le prolapsus du rectum et de l\u2019utérus fut alors aisément réduit.Pour maintenir cette réduction il fallut faire le cerclage de l\u2019anus.Le 26ème jour la malade quitta l'hôpital.A.MAGNAN.PEDIATRIE Dr ANDRE FINOT.\u2014 L\u2019Amygdale foyer d\u2019infection.(Revue thérapeutique des alcaloïdes, octobre 1931.) L'\u2019amygdale est considérée comme une cause fréquente de troubles locaux: angines, phlegmons, adénites, toux, gêne respiratoire, asthme, etc.On avait pu observer aussi que l\u2019amygdalite aiguë marquait souvent le premier temps d\u2019affections générales ou a distance, telles que rhumatismes, néphrites, appendicites, etc.La théorie américaine de \u2018focal infection\u201d englobant pratiquement toute affection ne faisant pas sa preuve étiologique, tend à s\u2019imposer tout au moins À l\u2019attention générale.MM.Worms et LeMée ont institué un referendum étendu à l\u2019Europe et à l'Amérique.Leurs principales conclusions sont intéressantes. 630 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA A quoi servent les amygdales?\u2014 De toutes les théories avancées à leur sujet, il ne subsisterait que celle-ci: elles possèdent à un très haut degré les propriétés générales du tissu lymphatique; plongées dans ce milieu essentiellement septique que constitue la cavité bucco-pharyngée, elles sont constamment sollicitées à réagir contre une agression également permanente.Résultats du referendum.\u2014 Les amygdales peuvent-elles constituer une porte d\u2019entrée et un foyer d'infections secondaires?La presque unanimité des réponses est affirmative et la théorie semble done solidement établie.Parmi les foyers reconnus d\u2019infection secondaire (amygdales, dents, oreilles, sinus, vésicules, prostate) 60% des réponses donnent la première place aux amygdales.Un certain nombre (18%) réservent aux dents l'action prédominante.Quelles sont les infections secondaires à point de départ amydalien?-\u2014 Les septicémies, les fièvres passagères des enfants, la fièvre ganglionnaire, les rhumatismes, l\u2019appareil circulatoire (myocardites, 99% des réponses affirmatives), l\u2019appareil urinaire, l\u2019appareil digestif (troubles gastro-intestinaux, surtout chez l\u2019enfant: 60%), l\u2019appareil respiratoire, le système nerveux (70% des réponses admettent l\u2019origine amydalienne de l\u2019encéphalite épidémique et de la poliomyélite antérieure aiguë), le système osseux, la tuberculose (35% seulement l\u2019admettent pour la tuberculose ganglionnaire et 15% pour la tuberculose pulmonaire).Comment reconnaître l\u2019amygdale foyer d\u2019infection?\u2014 Par des moyens purement cliniques; issue de pus ou de muco-pus, hypertrophie des ganglions cervicaux, poussées répétées d\u2019amygdalites aiguës, rougeur oedémateuse du pilier antérieur, hypertrophie rouge de l\u2019amygdale, présence du caseum dans les cryptes, cicatrices à la surface de l\u2019amygdale, certaines pyrexies, vespérales et traînantes, surtout chez les jeunes filles, toutes les manifestations auriculaires chez l\u2019enfant.Par la bactériologie: il faut la ponction profonde avee la pipette de Pasteur; on trouve surtout le streptocoque hémolytique.Par le test amygdalien: on fait d\u2019abord la numération des leucocytes sanguins, puis après massage ou ventousage de l\u2019amygdale par instruments spéciaux, si un nouvel examen du sang montre une hyperleucocytose, on doit conclure qu\u2019il y a amygdale infectée et infectante.même si les autres épreuves sont négatives.S\u2019il n\u2019y a pas hyperleucocytose, l'amygdale n\u2019est pas pathogène.Doit-on enlever les amygdales?\u2014 A l\u2019heure actuelle, la grande majorité (76%) des auteurs estime que l\u2019exérèse des amygdales, même saines, n\u2019entraîne aucun trouble.20% signalent des troubles généralement légers: hypertrophie compensatrice du tissu lymphatique pharyngé (surtout si l\u2019on opère avant 2 ans; donc opérer toujours après cet âge), tendance aux laryn- go-trachéites, voire à l\u2019asthme et à l\u2019emphysème, modification du timbre de la voie, exceptionnellement tendance à l\u2019obésité.Quoiqu\u2019il en soit, devant la gravité possible de la \u201cfocal infection\u201d amygdalienne, il n\u2019y a pas à hésiter: toute amygdale malade doit être extirpée.Quant à l\u2019amygdalectomie systématique, préconisée par certains auteurs américains, elle n\u2019est pas à envisager et se présente, au contraire, comme \u201cune pratique regrettable.\u201d Gaston LAPIERRE. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 637 CHIRURGIE INFANTILE ET ORTHOPEDIE P.MATHIEU.\u2014 La résection arthroplastique de la hanche.(Journal de chirurgie, No.34, 1931.) L'auteur passe en revue les différents procédés d\u2019arthroplastie de la hanche, qui presque tous consistent à réséquer la tête du fémur, à remodeler la portion du col qui demeure pour faciliter son introduction dans la cavité cotyloïde et à abaisser le grand trochanter.L\u2019intervention a pour but de faire disparaître les douleurs de la hanche et à conserver les mouvements articulaires et rencontre des indications dans les luxations anciennes traumatiques, dans les fractures non-consolidées du col et dans les cas d\u2019arthrite avec ankylose.L\u2019auteur préconise des modifications à la technique courante qui peuvent se résumer à six points importants: a) incision spéciale pour rendre l\u2019accès de l\u2019articulation plus facile; b) résection du grand trochanter et des insertions musculaires; c) ouverture de l\u2019articulation et résection de la tête fémorale; d) remodelage de la tête et implantation dans la cavite coty- loïde; d) fixation du grand trochanter sur la diaphyse à l\u2019aide d\u2019une vis; e) fermeture, et application d\u2019un grand appareil plâtré, la jambe en abdue- tion et en rotation interne.Après dix jours d\u2019immobilisation, l\u2019appareil platré peut être fénétré ou bien la jambe peut être placée en extension continue, en ayant soin toutefois de conserver la position primitive.S'il s\u2019agit d\u2019une lésion d\u2019ankylose ancienne il peut être indiqué de faire la transplantation d\u2019une portion du fascialata pour faciliter le glissement de la nouvelle tête fémorale, mais même dans ce cas, l\u2019ankylose secondair® peut survenir et l\u2019auteur estime que cette intervention est surtout indiquée pour les fractures non consolidées du col.Edmond DUBF.DERMATO-SYPHILIGRAPHIE SEZARY.\u2014 Faut-il traiter indéfiniment les syphilitiques.Le Monde Médical, décembre 1931.L\u2019auteur, qui est un syphiligraphe réputé apporte une contribution importante à la solution de ce problème.Les syphiligraphes ne sont pas toujours d\u2019accord, sur les méthodes de traitement, de l\u2019infection tréponémique.Une des questions les plus ag! tées actuellement concerne la durée du traitement.Nicolas de Gougerot et beaucoup d\u2019autres veulent faire un traitement chronique très long, 25 ans, pour ne pas dire indéfiniment prolongé.Vernes veut faire un traitement minimum, basé sur les réactions biologiques des malades et suivi d\u2019une période d\u2019observation indéfinie.Ravaut comme l\u2019auteur de l\u2019article, préconise un traitement assez long, dont la durée dépend des données cliniques et biologiques, mais auquel il met un terme, après qu\u2019un résultat satisfaisant a été obtenu et suffisamment consolidé. 638 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA D\u2019abord, un traitement longtemps ou mieux indéfinitivement prolongé peut décourager les meilleures volontés; certains n\u2019ont pas le temps, d\u2019autres ne peuvent en faire les frais, beaucoup préfèrent les risques d\u2019une complication.Aussi un traitement indéfiniment prolongé n\u2019est pas toujours inoffensif.Il faut compter aussi avec des lésions viscérales du foie, des reins, des nerfs périphériques qui peuvent survenir à la longue.A vrai dire, les altérations de nature toxique des organes, sont assez rares au cours des traitements anti-syphilitiques.Mais il arrive que ce traitement, qu\u2019elle que soit son intensité et sa durée, peut se montrer parfaitement impuissant.L'auteur a rapporté sept cas à la Société Médicale des Hôpitaux, en 1930-31.Il s\u2019agissait d\u2019anciens syphilitiques qui avaient été traités d\u2019une facon intensive, mais tardivement pendant de nombreuses années, et qui n'avaient pas moins eu des complications nerveuses graves.Photinos, de son côté a rapporté le cas d\u2019une syphilitique héréditaire de 17 ans, pesant 45 kilogrammes, qui de 1922 à 1929, recut 230 injections de 914 dont 190 de 0.90 centigrammes, sans que la réaction de Wasserman ait été négative.Sans doute tous les malades ont été insuffisamment traités au début de leur infection mais on avait espéré rattraper le temps perdu en prolongeant et en intensifiant le traitement.Or, il n\u2019en a rien été.Dans chaque cas il y a des indications particulières qui tiennent à l\u2019âge de la maladie, à la localisation du tréponème, à l\u2019organisme du malade.L'auteur est convaincu qu\u2019un traitement indéfiniment prolongé, est complètement inutile chez beaucoup de syphilitiques.Si le malade se présente à la fin de la période primaire, ou dans les premières semaines de la période secondaire, un traitement de quatre années en tout, peut être suffisant, sous la réserve que ses effets sont contrôlés par l\u2019étude du liquide céphalo-rachidien et par un examen complet de l\u2019aorte et alors nous pouvons parler de la guérison de la syphilis.La durée du traitement peut aussi être abrégée, si le malade a été traité dès les premiers jours du chancre, c\u2019est-à-dire avant que la réaction du Wassermann soit devenue positive.Paul POIRIER.G.MILLAN, \u2014 Le traitement de l\u2019acné.Clinique et Laboratoire, 29 février 1932.L\u2019auteur ne parle ici que de l\u2019acné juvénile.A côté de la théorie classique de l\u2019infection staphylococcique, des follicules pilosébacées des visage: huileux, il émet la théorie que l\u2019acné se développerait surtout chez des sujets ayant les attributs de la pré-tuberculose, se basant sur le fait que Ramel de Lauzanne a pu tuberculiser des cobayes avec des formations acnéiques de sujets jeunes.En plus du traitement ordinaire par des lotions alcooliques et soufrées et dans les cas plus rebelles par les agents physiques, l\u2019A.insiste sur le traitement général: la marche au grand air, les sports à la campagne, le som- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 639 meil la fenêtre ouverte, le régime alimentaire, la désinfection intestinale et un reconstituant à base d\u2019arsenic ou d\u2019acide phosphorique.Notes: Parlant des Rayons NX l\u2019Auteur propose une dose de 5H une fois par mois durant quatre mois.Nous croyons que c\u2019est là une dose susceptible de causer des radiodermites.Il voudrait sans doute mieux s\u2019en tenir aux doses fractionnées; technique que nous employons avec beaucoup de satisfaction à la clinique de Dermatologie de l\u2019Hôpital Notre-Dame.F.L.BOULAIS.UROLOGIE JONA J.L.\u2014 Pyeloscopy; A Further Contribution to the Experimental Study of the Contractions of the Kidney Pelvis.(La pyéloscopie; une autre contribution a l'étude expérimentale des contractions du bassinet.) Surgery, Gynecology and Obstetrics, 1931, no.53, p.644.L'auteur commence son article, en exposant le mécanisme de la contractilité musculaire des calices et du bassinet.Il la compare avec celle du coeur dont nous connaissons la systole et la diastole.Lorsque les calices sont remplis de l\u2019urine qui vient des tubes droits, ils se contractent.A ce moment, le bassinet se relâche et recoit l\u2019urine des calices.Quand il a atteint sa replétion, il entre en contraction; cette contraction ferme le canal, qui fait communiquer les calices avec la cavité pyélique.En résumé, pendant la systole calicale, le bassinet est en diastole et alternativement, Il suffit qu\u2019il y ait un spasme dans un ou plusieurs calices pour amener une sorte d\u2019arythismie urinaire, dont la suite est l\u2019apparition d\u2019une douleur.Après ces considérations, Jona rapporte les observations qu\u2019il a faites sur des chiens en regard à l\u2019effet de différents médicaments sur la contractilité du bassinet.La quinine produit une chute de la pression artérielle et un relâchement de la contractilité musculaire du bassinet avec diminution de l\u2019intervalle qui existe entre les phases de contraction.L\u2019aspirine diminue légèrement la pression artérielle, augmente l\u2019amplitude des contractions rythmiques du bassinet.La caféine élève légèrement la tension artérielle, et produit une sorte de contracture de la paroi pyélique avec amplitude de ses contractions.Le citrate de soude cause une vasodilatation dont la conséquence.est la chute de la pression artérielle et a le méme effet que la caféine sur la paroi du bassinet.Le pituitrine fait contracter la paroi pyélique et augmente le rythme de ses contractions.L\u2019ésérine possède une action identique.L\u2019atropine enlève le contrôle du nerf vague, dont l\u2019action serait indubi- trice sur la contractilité pyélique.L\u2019adrénaline amène une contraction soutenue de la paroi du bassinet, qui apparaît avant l\u2019élévation de la pression artérielle. 640 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA L\u2019hyoscine produit une chute de la pression artérielle associée à une constriction des vaisseaux du rein et un relâchement de la contraction pyélique.L\u2019acriflavine et le mercurochrome ont une action identique à l\u2019hyoscine.Pour terminer, l\u2019auteur tire des conclusions pratiques.Il se demande si l\u2019action diurétique du citrate de soude et de la caféine dépendrait de l\u2019effet direct de ces médicaments sur la musculature pyélique.De plus, l\u2019emploi de l\u2019hyoscine, de l\u2019acriflavine et du mercurochrome devrait être recherché dans les cas où il existe une stase urinaire pyélique.Oscar MERCIER.NEURO-PSYCHIATRIE TH.ALAJOUANINE et AD.HOROWITZ.\u2014 Traitement des crises gastriques du tabes par les injections intra-veineuses de sulfate d\u2019atropine.(Bull.et Mém.de la Soc.Méd.de Hop.de Paris, 15 février 1932, p.178.) Les auteurs ont employé cette thérapeutique, depuis 1928, chez 30 cas de crises gastriques tabétiques.A l\u2019exception de 2 cas (il s\u2019agissait de tabétiques morphinomanes de longue date) le succès a été constant.Ils ont pris l\u2019habitude d\u2019injecter d\u2019abord 4 milligramme d\u2019atropine, afin d\u2019explorer la susceptibilité du sujet, puis, quelques heures plus tard, 1 milligramme, 1 millg.14 et même 2 milligrammes (en sol.dans 1 ce.d\u2019eau distillée).Quand il était nécessaire, ils administrèrent 1 millig.44 ou 2 millg.une ou deux fois par jour, selon les besoins, pendant quelques jours.Habituellement, la crise fut jugulée, sinon la première journée du traitement, du moins après quelques jours.Innocuité remarquable de cette thérapeutique.Il serait prudent, cependant, de ne pas user de cette médication chez les malades à insuffisance cardiaque accentuée avec arythmie.Les auteurs ont essayé leur thérapeutique auprès de tabétiques ayant des crises de douleurs fulgurantes.Ils ont obtenu souvent des succès remarquables, d\u2019une façon moins constante cependant qu\u2019à l\u2019égard des crises gastriques.Ils se proposent d\u2019ailleurs de poursuivre cette application de leur médication d\u2019une façon plus prolongée et chez de plus nombreux cas de crises douloureuses, afin de se former une opinion plus précise.Roma AMYOT. SOGIÉTÉS LA SOCIETE MEDICALE DE MONTREAL Séance du 15 décembre.Président: M.J.A.JARRY.a) Un cas de sarcôme primitif de l\u2019intestin grêle opéré.\u2014 M.MERCIER FAUTEUX rapporte une observation très intéressante.Il s\u2019agit d\u2019une patiente qui s\u2019est présentée à la consultation pour masse abdominale plutôt embarrassante que douloureuse.Cette patiente présentait un amaigrissement marqué et une anémie assez avancée.Après l\u2019examen clinique complet et examen radiologique, le diagnostic de néoplasie intestinale fut posé.À l\u2019opération l\u2019on trouva une masse au petit intestin et un peu de métastase ganglionnaire.L\u2019examen histo-pathologique en a révélé la nature sarcomateuse.M.Fauteux présente alors la pièce pathologique aux membres de la Société.M.J.-A.JARRY croit que l\u2019on doit considérer le diagnostic comme ayant été fait pécocement en ce cas et l\u2019intervention opportune étant donné les résultats.M.R.DORE préconise la laparatomie exploratrice plus fréquente dans les cas de ce genre.M.L.-C.SIMARD mentionne un cas opéré par le Docteur Urgel Gariépy qui présentait un sarcôme du petit intestin.Ce malade opéré il y a quelques années est actuellement en bonne santé.M.L.GERIN-LAJOIE dit qu\u2019un examen radiologique négatif ne doit pas faire éliminer l\u2019idée du diagnostic d\u2019une néoplasie digestive.M.DUFRESNE félicite M.FAUTEUX pour le succès opératoire et préconise lui aussi l\u2019intervention précoce.b) Goitre toxique sans modification du métabolisme.\u2014 MM.REAL DORE et L.-C, SIMARD.M.DORE présente l\u2019observation d\u2019un goitre cliniquement toxique, mais dont le métabolisme était normal.Tl a fait une thyroïdectomie sub-totale avec résultats satisfaisants.M.DORE discute les raisons de cette anomalie du métabolisme, Il mentionne tout spécialement le traitement antérieur médical ou radiologique.M.SIMARD donne une description de l\u2019image histologique du cas opéré par M.DORE.Il fait des considérations générales sur l\u2019aspect histologique des goitres toxiques, et insiste sur le fait qu\u2019actuellement le Laboratoire est dans l\u2019impossibilité d\u2019affirmer si un goitre est en évolution ou en résolution.M.SIMARD mentionne le fait que l\u2019examen microscopique se fait sur des sections de glande totale. 642 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA M.L.-H.GARIEPY offre des explications au phénomène observé, c\u2019est- à-dire au métabolisme peu élevé dans des cas de goitre toxique.Il y a deux choses à considérer: 1° l\u2019hypersécrétion de thyroxine qui augmente les échanges respiratoires; 2° les symptômes d\u2019excitation du sympathique.L'iode agirait sur cette thyroxine, et ainsi diminuerait les échanges respiratoires, d\u2019où métabolisme abaissé, mais sans action immédiate sur l\u2019hyperexcitation sympathique.M.GARIEPY au moyen d\u2019un schéma fait ressortir le fait de la variabilité du métabolisme basal chez les personnes normales.Il croit que cette épreuve doit faire partie d\u2019un syndrôme à titre de symptôme.M.BARBEAU fait ressortir le fait de la classification moderne des tempéraments basée sur l\u2019équilibre endocrinien.M.LOUIS FORTIER demande au Docteur DORE quelle est la fréquence des accidents toxiques aigus à la suite de l\u2019intervention.M.DORE en réponse, dit que certains cliniciens américains portent peu attention au métabolisme pour décider de l\u2019intervention.Dans le cas rapporté cette malade avait été médicalement traitée durant quatre ans, sans succès notable.M.DORE a observé des phénomènes d\u2019hyperexcitation à la suite de l\u2019intervention.Louis FORTIER, M.D.Secrétaire des Séances.Séance du 19 janvier 1932.Président: M.L.VERSCHELDEN.a) Un cas d\u2019épispadias total chez une jeune femme.\u2014 M.MERCIER discute les différentes techniques opératoires employées dans ces cas.et il décrit une technique opératoire personnelle qui consiste à former un canal uréthral au moyen d\u2019un lambeau vaginal et à compléter un sphincter par périnéeorraphie antérieure.Cette opération pratiquée chez la patiente de M.MERCIER a donné un succès complet avec continence urinaire.M.A.LAROCHE félicite M.MERCIER pour sa belle démonstration de chirurgie plastique.M.LANGEVIN demande si les organes voisins étaient anormaux.M.MERCIER dit que la radiographie n\u2019a pas démontré d\u2019écartement de la symphyse pelvienne ni autre anomalie.M.VERSCHELDEN dit que l\u2019obtention de la continence dans ce cas est certainement un résultat à admirer.b) Un cas de carotinémie.\u2014 M.ALBERIC MARIN.Il s\u2019agit d\u2019un jeune homme de vingt ans qui présente depuis environ deux mois une coloration jaune serin des paumes et des plantes.Ces régions sont uniformément colorées, cette teinte s\u2019estompe à la bordure et s\u2019émiette irregulière- ment.Rien d\u2019autre à remarquer sur le reste des téguments ou muqueuses.Il nous apprend que depuis environ un an et demi sur l\u2019avis d\u2019un médecin, il s\u2019est soumis à un régime végétarien composé en majeure partie de carottes.L\u2019examen de son sérum montre une coloration ambrée bien différente de celle d\u2019un sérum normal.De plus la réaction du plâtre de Paris éther L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 643 permet d\u2019en précipiter le carotène.Ce cas de carotinémie n\u2019est pas associé à l\u2019hyperglycémie ou au diabète comme la plupart des cas rapportés à date.Le carotène est un lipochrome, une vitamine À contenu en abondance dans les carottes et dans beaucoup de légumes verts: tels que laitue, épinards, céleri, etc.Il peut s\u2019il est mal éliminé, colorer le sang puis se fixer dans certains tissus, régions palméo-plantaires, la face, le thorax.La cessation du régime alimentaire riche en carotène fait disparaître cette teinte jaune M.BARBEAU demande si l\u2019on doit associer la teinte jaune des cancé reux à la présence de carotène dans le sang.M.MARIN dit que le carotène est facile à rechercher dans ces cas.M.LEGER dit que la carotinémie survient chez les diabétiques parce qu\u2019ils mangent trop de carottes.Le teint des cancéreux serait plutôt dû à lhémolyse.M.MARIN dit que cet état se rencontre souvent quand la cholestérine du sang augmente, ainsi dans le diabète et dans le xanthôme.c) Un cas de tuberculose génital \u2014 M.GERIN-LAJOIE rapporte un cas de tuberculose génitale qui avait été étiquetée primitivement annexite double d\u2019origine tuberculeuse et gonococcique.L'auteur souligne la difficulté qu\u2019il y a parfois à classifier bactériologiquement les infections génitales, et insiste sur la prudence qu\u2019on doit apporter dans la variété microbienne en cause.Le cas particulier rapporté avait envahi en plus des trompes et des ovaires, la muqueuse utérine, forme rare de tuberculose génitale.M.LANGEVIN demande pourquoi l\u2019on a insufflé les trompes chez cette malade.M.GERIN-LAJOIE: Parce que ces trompes ne paraissaient pas perméables.M.LANGEVIN: le lipiodol est-il considéré comme antiseptique ?M.GERIN-LAJOIE dit que sur certains cas de lipiodol on a observé deux petites réactions.M.PRUD\u2019HOMME demande pourquoi l\u2019opération de cette malade n\u2019a pas été faite d\u2019emblée.M.GERIN-LAJOIE donne alors des détails de son cas.Cette malade s\u2019était présentée pour cause de stérilité, les trompes semblaient oblitérées.C\u2019est alors que le lipiodol a été conseillé.Plus tard une infection secondaire s\u2019est déclarée non imputable au lipiodol et alors l\u2019intervention a été faite.M.MIGNAULT demande si M.GERIN-LAJOIE aurait opéré s\u2019il avait su que c\u2019était de nature tuberculeuse.Il note la présence de fistules après Popération sur des cas de ce genre.M.GERIN-LAJOIE dit qu\u2019il vaut toujours mieux enlever les organes intra-abdominaux qui peuvent être atteints de bacillose.Louis FORTIER, M.-D.Secrétaire des Séances. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA LA SOCIETE DE CHIRURGIE DE MONTREAL Mercredi, le 13 janvier, le Président de la Société de Chirurgie, M.Rhé- aume, recevait à dîner les membres de la Société au Cercle Universitaire.Après le dîner, les officiers présentèrent leurs rapports.Rapport du Secrétaire: Durant l'année 1931 nous avons eu sept séances.Le nombre des présents s'élève à 80, soit une moyenne de 12 par séance, sur 20 membres actifs.De plus, au cours de cette année, 30 membres se sont fait excuser.Durant l\u2019année, nous avons eu 17 communications tant de chirurgie générale, d'urologie et de gynécologie, les membres prirent part aux discussions T0 fois; nous avons eu deux présentations de malades et 7 présentations de pièces avec l'histoire clinique s\u2019y rapportant.En janvier, M.De Martigny a présenté un malade blessé par un éclat d'obus, M.Dufresne a présenté un cas d\u2019onychogryphose.M.C.E.Hébert comme travail d'admission nous présentait un cas de hernie crurale habitée par un diverticule de Meckel.A la fin de la séance M.Gérin-Lajoie présentait une pièce de salpingite.M.Bourgeois présentait un rein rupturé à la suite d\u2019un traumatisme.En février, Monsieur le Doyen Ilarwood nous lisait un travail du Dr.Magnan sur les obturations tubaires, leurs causes, le diagnostic et le traitement.Monsieur Gérin-Lajoie présentait une pièce de l'utérus dans- lequel l'oeuf était très visible à travers l\u2019amnios, cette pièce provenait d\u2019une femme morte d\u2019une hémorragie cérébrale.M.Rhéaume nous présentait un travail sur la cholédocotomie trans-duodénale.En fin de séance M.Dubé amorçait la discussion sur l\u2019étiologie des pieds bots.En mars, M.Belle- rose nous parlait du traitement de l\u2019ulcère perforé de l'estomac.M.Mercier nous rapportait un cas d\u2019abcès pelvien ouvert dans la vessie chez la femme.À cette séance assistait notre confrère Aucoin que nous avons eu le malheur de perdre durant l\u2019année.La séance d\u2019avril fut sous la présidence de M.Trottier.A cette séance il fut proposé l\u2019admission de cinq nouveaux membres.La séance de mai nous donnait le travail de M.Doré sur le basedow opéré.Cette communication fut lue par M.Gagnon.M.Gérin-Lajoie nous communiquait un cas d\u2019hydronéphrose énorme simulant un kyste de l\u2019ovaire.En fin de séance M.Gérin-Lajoie présentait une pièce de grossesse extra-utérine non rupturée.La séance d'octobre fui remplie par Messsieurs Trottier, Mercier et Gagnon.M.Trottier nous donnait les résultats de deux cas de fractures du col chirurgical de l\u2019humérus.M.Mercier nous parlait des fistules vési- co-vaginales.M.Gagnon nous donnait quelques considérations sur la maladie osseuse de Paget.En décembre, Monsieur Crépault présentait l\u2019histoire d\u2019un cas de kyste de l\u2019ovaire à pédicule tordu chez une fillette de sept ans.M.Bellerose présentait un appareil Thomas modifié pour fracture de l\u2019'humérus.M.Mercier Fauteux clôturait la série des travaux par quelques notes sur un cas L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 645 de sarcome primitif de l\u2019intestin grêle.La dernière présentation d\u2019une pièce fut faite par M.Gagnon; c\u2019était un rein farci de granulations tuberculeuses.Voici le résultat des élections pour 1932.M.Rhéaume, Président.M.Ethier, Vice-Président.M.Gérin-Lajoie, Secrétaire Général ; M.Trottier, trésorier ; M.Rivard, secrétaire ; M.Sénécal, Bibliothécaire-archiviste.Discours du Président sortant de charge.M.BOURGEOIS.Avant de quitter le fauteuil où m\u2019ont placé votre sympathie et votre bonne amitité, je veux vous en exprimer à nouveau toute ma gratitude.J'ai apprécié à sa valeur l\u2019honneur que vous m'avez fait, et j'ai essayé de réaliser les responsabilités qu\u2019il comportait.Aussi bien le programme élaboré dans mes quelques remarques de l\u2019an dernier signalait-il, entre autres choses, la nécessité pour votre exécutif de bien comprendre le rôle que s\u2019est imposé votre Société.Calquée sur un modèle dont la réputation s\u2019est étendue aux quatre coins du monde, chargée d\u2019un nom prétentieux peut-être qui peut évoquer par analogie ou similitude tout ce qui se rattache de grand et de bon à celui de la Société de Chirurgie de Paris, notre Société de Chirurgie de Montréal s\u2019est attribuée de très lourdes responsabilités.Pouvons-nous ce soir après un rapide examen de nos activités nous rendre le témoignage du devoir accompli! Sans doute nous avons tenu des réunions assez régulièrement.Quelques membres dévoués, souvent les mêmes, se sont imposés l\u2019agréable tâche de s\u2019instruire en instruisant les autres.Mais, en somme, la Société représentant la totalité de ses membres, doit-elle être satisfaite de l\u2019oeuvre accomplie?Je laisse à chacun d\u2019entre vous, qui êtes ici présents, le soin de juger et je demande à tous, à vous qui êtes réunis autour de cette table comme à ceux que des engagements sérieux ont empêché de nous joindre, de faire en son intérieur l\u2019examen de conscience qui puisse établir le rapport entre le travail de cette année et celui prescrit par nos statuts et nos règlements.Il se peut, et j'en ai l\u2019espoir, que ce court examen nous fasse voir l'écart qui peut exister entre ce que nous avons fait et ce que nous devions faire.La liste de nos membres n\u2019est pas grande mais elle contient à peu près tous ceux qui, par leur situation tant à l\u2019Université que dans les Hôpitaux ont à leur disposition un matériel abondant pour alimenter le programme de nos séances.Malheureusement que d'observations intéressantes prennent le chemin des archives sans que les membres de notre Société en puissent faire leur profit.Que de pièces rares ou tout au moins instructives sont enfouies dans les bocaux de nos laboratoires et qui cependant pourraient faire ici le sujet de discussions intéressantes et avantageuses. 646 1IJUNION MEDICALE DU CANADA Les petites causes produisent souvent de grands effets.Et les faits les plus ordinaires, ceux de tous les jours, peuvent présenter des points dont une analyse judicieuse peut tirer les plus heureuses déductions.Puisque donc nous avons le matériel nous pouvons et devons l'utiliser.Et c\u2019est alors que s\u2019impose à l\u2019esprit la nécessité d\u2019une collaboration générale, la plus générale possible.Que tous, dans l\u2019exécution de notre travail quotidien, nous pensions plus souvent à la Société de Chirurgie et mettions en réserve pour la réunion prochaine, ce qui peut être utile.Je vois ainsi des programmes chargés, intéressants et des assemblées nombreuses et intéressées.Oh! je sais et je le sais par une longue expérience personnelle, que l\u2019existence du chirurgien ne laisse pas beaucoup de loisirs! Les exigences du service d\u2019hôpital, l\u2019enseignement, les nécessités de la clientèle, le soin de la famille demandent souvent plus que les heures dont un homme peut raisonnablement disposer chaque jour.Mais je n'oublie pas non plus que le médecin ou le chirurgien, par tradition comme par entraînement a des ressources incroyables d\u2019endurance et d\u2019esprit social, et je sais qu\u2019il n\u2019hésite pas à allonger ses heures de travail et ses veilles pour apporter sa contribution aux bons mouvements à l\u2019effort général.La Société de Chirurgie est de ceux-ci! C\u2019est pourquoi malgré tout, j'ai confiance dans l\u2019avenir de la Société de Chirurgie! Et cette confiance se réconforte, Messieurs, à l\u2019idée que nous aurons pour la diriger l\u2019an prochain mon excellent ami le Dr.Rhéaume.Le Dr.Rhéaume est un homme d\u2019action que nous avons vu à l\u2019oeuvre en plusieurs occasions et je suis convaineu qu\u2019il saura utiliser le dévouement inlassable de l\u2019exécutif et en particulier celui de notre excellent secrétaire pour mettre au développement de notre Société toute l'activité et l'initiative que nous lui connaissons.Discours du nouveau Président: M.Rhéaume remercie les membres de la Société de l'honneur qu\u2019on lui a fait en le nommant au poste de Président.M.le Président ne croit pas que nous puissions faire ici tout ce que la Société de Chirurgie de Paris peut faire, étant donné le milieu où se trouve celle-ci.Il nous faut être modeste, en nous comparant avec d\u2019autres pays, tel la Belgique par exemple, il n\u2019est pas surprenant de voir que le nombre de nos membres soit plutôt restreint.Il ne faut pas que la Société de Chirurgie soit une Société trop fermée.Il faudrait penser à d\u2019autres spécialités qui pourraient faire partie de notre Société.Il faut encourager les jeunes à en faire partie, étant donné que toutes les qualifications soient remplies.J.-H.RIVARD. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 647 ASSOCIATION POUR LE DEVELOPPEMENT DES RELATIONS MEDICALES.(A.D.R.M.) (Section canadienne).2e Séance: 19 février 1932.Présidence du Professeur J.E.DUBE L'assemblée est convoquée au Cercle Universitaire de Montréal.Sont présents: Les professeurs Foucher, Dubé et Benoît, les Docteurs Laquerrière, Vignal, Dalbis, Valin (Ottawa), Lapointe (Ottawa), DeBlois (Trois-Rivières), Trottier, Prince, Dutilly, ainsi que M.Paul Cardinaux.M.Carteron, consul général de France, le Dr.Martin, doyen de la Faculté de Médecine de l\u2019Université McGill, le prof.LeSage et le Dr.Bertrand, de Sherbrooke, s\u2019excusent de ne pouvoir être présents.Le procès-verbal de la séance de fondation (17 avril 1931) est lu et adopté.Le rapport financier pour l\u2019année 1931 est également lu et adopté.I.\u2014 Publicité par l\u2019A.D.R.M.(Montréal) avec la collaboration de la section américaine (Chicago).Les annonces publiées dans six grandes revues de médecine américaines ont eu comme résultat le séjour à Paris de 27 médecins américains inscrite à dix cours différents.Ce nombre peu considérable est dû, tout le monde s\u2019en rend compte, à la crise financière actuelle qui empêche les médecins de voyager.Le même fait s\u2019est produit dans tous les autres centres européens.Ainsi Vienne, par exemple, qui reçoit habituellement chaque année environ six cents médecins étrangers, n\u2019en a recu en 1931 que soixante quinze.Les membres de la section canadienne sont néanmoins d'avis que la publicité doit continuer si l\u2019on ne veut pas perdre le bénéfice.de celle commencée l\u2019année dernière.La campagne de publicité devra s'étendre aux journaux de médecine canadiens, particulièrement ceux de langue anglaise, en vue de la réunion au mois de juin 1932 à Londres de la Canadian Medical Association.L'assemblée adopte unanimement les propositions suivantes : 1°.Que la publicité de l\u2019A.D.R.M.touche la clientèle anglo-cana- dienne en même temps que la clientèle américaine.2°.Que l\u2019A.D.R.M.de Paris invite à venir en France la délégation - médicale canadienne qui se rendra nombreuse à Londres en juin 1932.3°.Que les cours anglais et les intentions de la clinique française dans l'avenir soient connus de l\u2019A.D.KR.M.(section canadienne et américaine) au moins avant le Ier janvier de chaque année afin que des mesures puissent être prises pour la direction de la publicité avant le ler janvier.La liste des membres à date des sections canadiennes et américaines est communiquée à l\u2019assemblée. L\u2019UNION \u2018MÉDICALE DU CANADA II.\u2014 Collaboration de l\u2019Institut Scientifique Franco-Canadien.L\u2019A.D.R.M.désire que l'Institut leur signale ceux de ses conféren- ciers-médecins qui viennent au Canada pour une période relativement longue.II serait possible, à l'occasion de leur séjour à Montréal, par exemple, de consacrer une semaine à un enseignement et à des cliniques en langue anglaise que l\u2019A.D.R.M.(section canadienne et américaine) ferait connaître aux Etats-Unis en liaison intime avec l'organisation de M.le prof.Dalbis.Cette publicité supplémentaire aurait l\u2019avantage: a) de faire connaître de plus en plus l\u2019Institut Scientifique Franco- Canadien ; b) d\u2019attirer l\u2019attention des médecins américains sur les Facultés de Médecine canadiennes-françaises de Montréal et de Québec, ce qui est un but de l\u2019A.D.R.M; ec) de donner à de nombreux médecins américains qui ne peuvent se rendre à Paris ou en France, l\u2019occasion d\u2019entendre ces médecins réputés sur terre américaine.Il serait très facile à Montréal et à Québec de trouver les interprètes voulus dans le cas où le conférencier ne parlerait pas lui-même couramment l\u2019anglais.Le président de l\u2019Institut Scientifique Franco-Canadien, M.Dalbis, est favorable à ce projet.Il signale seulement que les conférenciers médecins que l\u2019Institut fait venir au Canada sont les hôtes des facultés de médecine de Québec et de Montréal et qu\u2019il faudrait s\u2019entendre avec elles.Les officiers de la section canadienne sont autorisés à se mettre en rapport avec les Facultés à ce sujet.III.\u2014 Recommandations à l\u2019A.D.R.M.de Paris.La section canadienne émet le voeu que tous ses membres lui signalent leur départ pour la France et celui de médecins \u2014 leurs amis ou connaissances \u2014 afin d\u2019obtenir du bureau des lettres d\u2019introduction auprès du président de la section de Paris et des chefs de service que ces médecins veulent visiter ou entendre.IV.\u2014 Le Congrès Français de Médecine de 1934 au Canada.Le 4e centenaire de la découverte du Canada par Jacques Cartier (1534-1934) doit donner lieu dans la province de Québec à de grandes fêtes qui seront tenues à Québec et à Gaspé.Cette même année, la ville de Trois- Rivières fêtera son tricentenaire et élevera un monument au fondateur de la ville, M.Laviolette.A l\u2019occasion de ces fêtes de 1934, la section canadienne de l'A.D.R.M.émet le voeu: \u201cQue le Congrès des Médecins de langue française de l\u2019Europe soit invité à tenir ses assises en 1934 au Canada simultanément avec le Congrès des Médecins de langue.française de l\u2019Amérique du Nord et décide de trans- mettre ce voeu; 1° Au conseil de l\u2019Association des médecins de langue française de l\u2019Amérique du Nord; L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 649 2° au gouvernement de la province de Québec; 3° au président du Congrès des médecins de langue française d\u2019Europe qui se tient à Paris en octobre prochain.Le bureau de l\u2019A.D.R.M.du Canada se tient à la disposition des intéressés pour faire, si on le juge utile, les démarche nécessaires.V.\u2014 Collaboration d\u2019Ottawa et de Québec.Le président demande de la part des vice-présidents et secrétaires d'Ottawa et de Québec, des comptes-rendus périodiques sur leurs activités et le recrutement de membres dans leurs centres d\u2019influence respectifs.VI.\u2014 Proposition de moratoire.Certains médecins du dehors ayant suggéré que l\u2019A.D.R.M, à cause de la crise actuelle, ajourne ses activités, l\u2019assemblée est unanime à se prononcer contre cette idée.Elle suggère, suivant la proposition du prof.Smitheris de Chicago, que le prof.Hartmann invite les médecins américains à visiter régulièrement leurs collègues des lôpitaux français et les cliniques françaises.L\u2019A.D.R.M.canadienne juge indispensable, si l\u2019on veut arriver à un résultat définitif, de poursuivre inlassablement l\u2019oeuvre commencée, qui ne peut atteindre sa plénitude qu'au bout de plusieurs années de propagande.Elle insiste donc pour que les cours de langue anglaise soient continués en 1932, même si par suite de la crise mondiale on ne peut faire que peu de propagande, même si on ne devrait avoir cette année aucun élève.Elle es* time qu'aucune interruption ne doit être encouragée.VII.\u2014 P'ublication du procès-verbal.L'assemblée demande qu\u2019un compte-rendu de la séance et des voeux exprimés soit envoyé à l\u2019A.D.R.M.de Paris, au prof.Smitheirs, ainsi qu\u2019aux journaux médicaux officiels de la province de Québec (Union Médicale du Canada, Bulletin Médical de Québec).VIII.\u2014 Suggestion et félicitations.L'assemblée suggère que les voeux exprimés par elle soient transmis à M.Carteron, consul général de France à Montréal.L'assemblée félicite le bureau du travail accompli durant l\u2019année 1931.Puis la séance est levée.E.P.BENOIT, Secrétaire. NOUVELLES CONGRES INTERNATIONAL DE LA LITHIASE BILIAIRE Les rapports suivants seront exposés en séances publiques, toutes sections réunies, au Congrès International de la Lithiase Biliaire qui se tiendra à Vichy, du 19 au 22 Septembre 1932, sous le Haut Patronage de Monsieur le Ministre de la Santé Publique et où trente huit pays seront représentés.1°) LES SEQUELLES DE LA CHOLECYSTECTOMIE.A\u2014Etude pathogénique des Séquelles de la cholécystectomie Dr.Victor DONNET New-York.B\u2014Etude clinique des séquelles de la cholécystectomie Pr.Mariano CASTEX Buenos-Aires.C\u2014Les Phénomènes douloureux consécutifs à la cholécystectomie Pr.CASTAIGNE Clermont-Ferrand.D\u2014Indications chirurgicales Pr.GOSSET et Dr.PETIT-DUTAILLIS Paris.E\u2014Thérapeutique Médicale et Hydrologique Pr.GIRAUD Montpellier.F\u2014Diagnostie Radiologique Dr.H.BECLERE Paris.2°) LE TRAITEMENT MEDICAL ET HYDROMINERAL DU CHOLE- CYSTE DANS LA LITHIASE BILIAIRE.A\u2014Les indications principales du drainage vésiculaire médical dans la lithiase Dbiliaire Pr.Agrégé CHIRAY, Paris et Dr.PAVEL, Bucarest.B\u2014Indications et contre-indications des cholérétiques dans la lithiase vésiculaire.Pr.Agrégé CHABROL Paris. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA C\u2014La thérapeutique des infections du cholécyste.Pr.Agrégé ABRAMI, Paris D\u2014Thérapeutique protectrice du parenchyme du foie des opérés.Pr.UMBER Berlin.E\u2014Action des eaux minérales sur le milieu vésiculaire.Pr.PIERY Lyon.F\u2014La physiothérapie sédative dans les affections vésiculaires.Dr.DELHERM et Dr.DAUSSET Paris.3° LE FOIE LITHIASIQUE, A\u2014Le rôle du foie dans la pathogénie de la lithiase biliaire.Pr.Noël FIESSINGER Paris.B\u2014L\u2019ictère dans la lithiase de la voie biliaire principale.Pr.Agrégé BRULE Paris.C\u2014TLes lésions du foie dans les ictères lithiasiques.Pr.Agrégé HARVIER Paris.D\u2014Méthodes d\u2019exploration du foie dans l\u2019ictère lithiasique : a) méthodes chimiques Dr.DIERYCK, Louvain b) méthodes radiologiques Dr.GILBERT, Genève.E\u2014Déductions chirurgicales dans l\u2019ictère lithiasique.Pr.Agrégé GATELLIER Paris.BUREAU DU CONGRES.\u2014 M.le Professeur Paul CARNOT, Président; MM.les Professeurs: Maurice LOEPER, Président de la Section de Médecine Pierre DUVAL, Président de la Section de Chirurgie \u2014 Maurice VILLARET, Président de la Section de Thérapeutique et Hydrologie \u2014 MM.les Docteurs J.BELOT, Président de la Section d\u2019Electro-Radiologie et Physiothérapie: J.AIMARD, Secrétaire Général et R.GLENARD, Secré- taire-Adjoint.Les adhésions et les demandes de renseignements doivent être adressées au Secrétariat Général du Congrès, 24 Boulevard des Capucines, PARIS, (9e). 652 UNION MÉDICALE DU CANADA Réunion Internationale de prophylaxie et d\u2019hygiène mentale.du 21 septembre 1931.Une réunion Internationale de Prophylaxie et d'ITygiène mentale s\u2019est réunie à Paris, à l\u2019Hôpital ITenri Rousselle, le 21 septembre 1931, sous la présidence de M.Justin Godart, Sénateur, ancien Ministre de PIlygiène.La Conférence sur la proposition du Dr Toulouse ct après un échange de vues auquel prennent part rotamment M.ITubert Bond, M.Daniel Ross, M.Ley, M.Repond, M.Pappenheim adopte les voeux suivants: \u2014 Que l\u2019Hygiène et la Prophylaxie mentales soient étudiées par tous les organismes psychiatriques et d\u2019hygiène mentale dans leurs bases scientifiques à l\u2019aide des méthodes objectives, et surtout biologique ; \u2014 Que la Prophylaxie menta'e soit organisée intensivement à l\u2019exemple de la lutte contre les autres fléaux sociaux, tuberculose, syphilis, cancer.\u2014 Qu'elle vise toutes les formes de psychopathies et notamment la psychopathie infantile; \u2014 Que la prophylaxie du crime soit rattachée à la prophylaxie mentale: \u2014 Que les formations de prophylaxie mentale exercent leur action dans le domaine sexologique en vue de diminuer le nombre des individus tarés neuro-biologiquement ; \u2014 Que Phôpital psychiatrique ouvert soit TForganïsme essentiel de l'assistance psychiatrique; \u2014 Que l\u2019asile d\u2019aliénés soit transformé en hôpital psychiatrique ouvert comprenant une section fermée ; \u2014 Que les régimes concernant l'internement.le maintien et la sortie des aliénés soient unifiés autant que possible dans les divers pays ,en donnant au médecin le rôle prédominant, et que la mesure de l\u2019internement soit réservée aux seuls malades dangereux: \u2014 Que toutes les formations psychiatriques et d\u2019hvgiène mentale soient fusionnées dans des Unions nationales, groupées en une Fédération Internationale ; \u2014 Que les gouvernements soient sollicités de poursuivre le création d\u2019un organisme de Prophylaxie mentale à la Société des Nations.Il a ensuite été décidé de faire figurer à l\u2019ordre du jour de la Réunion internationale de 1932 les questions suivantes: I.\u2014 Les services psychiatriques ouverts (Rapporteur: Dr Toulouse).IX.\u2014 Eugénique et Prophylaxie mentale (Rapporteur; Pr Rudin).IIT.\u2014 Unification des statistiques psychiatriques (Rapporteur; Dr Bersot).Enfin la Commission d\u2019organisation des futures Réunions internationales annuelles a été constituée comme suit: MM.Pond, Genil-Perrin, Lex.Repond, Sommer, Toulouse, Weygandt.L\u2019impression d\u2019ensemble qui se dégage de la Réunion Internationale de 1931 est celle d'une grande cordialité et de la plus grande communauté de vues.Evidemment, les problèmes de l\u2019Hygiène et de la Prophylaxie men- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 653 tales se posent de la façon un peu différente suivant les pays.Mais les principes ne sont pas en cause.Ce qui diffère ce sont les possibilités pratiques, naturellement soumises aux contingences législatives et administratives propres à chaque peuple.La coopération internationale s\u2019efforcera d'ailleurs de réduire ces différences au minimum inévitable.Par ailleurs, la situation de ces Réunions annuelles par rapport aux Congrès Internationaux s'est bien précisée: Le but de ces réunions restreintes est plus spécialement scientifique et technique.Mais, pratiquement, 1l y aura lieu de profiter de ces prises de contact périodiques pour coopérer à la préparation des futurs Congrès Internationaux.American Academy of Ophthalmology and Otolaryngology.La prochaine réunion de l\u2019American Academy of Ophthalmology and Otolaryngology sera tenue à Montréal du 19 au 23 septembre 1932, les Quartiers Généraux étant à l\u2019Hôtel Mont-Royal.L\u2019American Board of OTOLARYNGOLOGY fera passer des examens le samedi 17 septembre à l\u2019Hôpital Royal Victoria.Les candidats désireux de participer à ces examens pourront s\u2019adresser au Secrétaire, le Docteur W.-P.Wherry, 1500 Medical Arts Building, Omaha, Nebraska, afin d\u2019obtenir les renseignements sur le sujet et des blancs d\u2019application., Cette réunion annuelle sera sous la présidence du Docteur Hanford McKee de Montréal.MISE AU POINT.L'on nous écrit au sujet de l\u2019article du Docteur J.-E.Dubé dans le numéro souvenir: \u201cNos Hôpitaux\u201d qu\u2019il y a eu oubli en ce qui reyarde les médecins de l\u2019Hôpital Ste-Justine.En effet à la page 184, on lit au 3ème paragraphe, 3ème ligne, \u201cLes Docteurs Lapierre, Dutilly et Letondal sont en charge de la médecine,\u201d On devrait lire: \u201cLe service de Médecine est sous la direction des Docteurs Gaston Lapierre et Ilenri Baril avec comme assistants les Docteurs J.-À.Lafleur, Paul Letondal, A.Dutilly, J.-O0.Hame! et L.Coutu.\u201d.NOMINATION.Monsieur le docteur B.G.Bourgeois, chirurgien en chef de l\u2019Hôpital Notre-Dame, a été nommé Président de la Canadian Association of Clinical Surgeons, lors de sa derniére réunion.Nos félicitations à notre Directeur pour cet honneur bien mérité. IUNION MEDICALE DU CANADA LE PROCES DE LUBECK.\u201cDans ses attendus, le Tribunal de Lubeck, qui a condamné le professeur Deycke, chef du laboratoire municipal de Lubeck, accusé principal dans l\u2019affaire des vaccins, à deux ans de prison, et le docteur Altstaedt du Service national d\u2019hygiéne, à un an et trois mois de lu même peine, déc'are que la tragédie de Lubeck n\u2019a pas été provoquée par un retour à la virulence du B.C.G.Le Tribunal estime que la souche de B.C.G.qui provenait de l\u2019Institut Pasteur a été souillée au laboratoire de Lubeck, ou Lien il y a eu confusion avec une souche de bacilles humains cultivés aussi dans le laboratoire du professeur Deycke.IL s\u2019agit, déclare le Tribunal, de méprise reconnue.11 faut reprocher au professeur Deycke et au docteur Altstaedt d\u2019avoir fait utiliser pour des êtres humains un vaccin qui avait été préparé dans un laboratoire nullement approprié.Le professeur Deycke aurait dû compter avec la possibilité d\u2019une souillure des cultures et il n\u2019aurait pas dû délivrer ce vaccin.Le chef du laboratoire s\u2019est rendu coupable d\u2019homicide par imprudence dans 68 cas et de blessures par imprudence dans 131 cas.Le docteur Altstaedt est coupable, lui aussi.Il a omis de, faire vérifier sur des animaux l\u2019innocuité d\u2019un vaccin dont il devait être fait usage sur des enfants.\u201d (Havas).L'Institut Pasteur communique à ce propos la note suivante: \u201cLes débats du procès de Lubeck, qui vient enfin de s'achever le 6 février après 76 séances, ont définitivement établi que le vaccin B.C.G.ne peut, en aucune manière, être rendu responsable des nombreux décès d\u2019enfants qui se sont produits dans cette ville pendant les premiers mois de 1930.Le jugement du Tribunal et les rapports des experts du gouvernement allemand ont démontré que ces décès sont dus à ce que le laboratoire de l'hôpital de Lubeck a distribué aux médecins et aux sages-femmes, au lieu de vaccin B.C.G., une émulsion contenant des bacilles virulents d\u2019origine humaine, dont les cultures étaient utilisées pour d\u2019autres usages dans le même laboratoire et par le même personnel.En conséquence, il importe que, dans tous les pays où la vaccination B.C.G.a été mise en pratique, soit à titre d\u2019expérience, soit comme mesure générale de prophylaxie antituberculeuse, le publie médical ct les familles soient informés et rassurés.Le B.C.G., préparé conformément aux prescriptions des auteurs de la méthode, est parfaitement inoffensif.\u201d BUREAU À LOUER Bureau à louer à des conditions avantageuses.S\u2019adresser au Dr.R.Doré, 320, Carré St.Louis.Lancaster 9698.DEPLACEMENT.Le docteur Albéric Marin, déménagera ses bureaux, vers le premier mai à 1414, rue Drummond, Drummond Medical Building. Abbott Laboratories Ltd, (Haliver Oil) .Angier Chemical Company, (Emulsion Angier).Anglo-French Drug Cie, phage) .Ayerst, McKenna & Harrison, Limited, Bailly, A., Spécialités, .AR .Boulet R.& Brault Jules, (Maladies \u20ac des yeux, ete.) Breitenbach Co., M.J., (Gude\u2019s Pepto-Mangan) .British Drug Houses (Canada), Ltd, The, (Radio-Malt).Bristol-Myers Co., (Sal Hepatica) .Canada Drug Company, (Paveral) .(Le Laboratoire du Bactério- (Alphamettes) Canada Pond Tampon Co., (Les Tampons Pond) .Cardinaux, Paul, (Gaiffe, Gallot & Pilon et Ropiquet, Hazard & Roycourt).Diathermie, Fagons X, Electrologie .Casgrain & Charbonneau Ltée, (to ormocrine \u201cF\u201d-C.& C.) (Ovacrine C.& C.) .ce ee Chapman Ltée, La Cie J.H., (Instruments de Chirurgie) (Phytine \u201cCriba\u201d) Colman-Keen (Canada) Limited, (Le Bain de Pieds à la Ciba, Compagnie Limitée, Moutarde) .Denver Chemical Manufacturing Co, \u201c(Antiphlogistine) de Passillé, H.B., (Bronchodermine) .de Passillé, H.B., (Charbon Tissot) .de Passillé, H.B., (Sirop Guilliermond) .Code Passillé, H.B., (\u201cYs\u201d) .de Passillé, H.B., (Ludin) : de Passillé, H.B., (Seroma Rey) .Duckett J.A., (Orthopédie) .Eddé, J., Limitée, (Dwathése Urique) .Eddé, J., Limitée, (Piperazine Midy) .TABLE ALPHABETIQUE DES ANNONCES XXXII LIX 1 XLVIII XI LX LIX VII XXXIX IX XXVIII XXVIII XXVIII XXVIII XXX VII XXX VII XLIV IV IV 656 IUNION MEDICALE DU CANADA Eddé, J., Limitée, (lodogénol Pépin) .XIX Eddé, J., Limitée, (Hémostyl) .XXIX Eddé, J., Limitée, (Neurinase) .NXXIII Eddé, J., Limitée, (Nucléarsitol Robin) .XXXIV Eddé, J., Limitée, (\u201cRadio-Magnésium\u201d) .NLIX Eddé, J., Limitée, (Peptonate de Fer Robin) .LI Fellows Medical Mfg, Co, (Sirop Fellows) .NNNXIII Frosst, Charles E.& Co.(Urosine) Deuxième page intérieure de la couverture.Harris, J.A, (Philogyne) .XVI Harris, J.A., (Nausicide) .XVI Harris, J.A., (lelonarsine) .XVI Harris, J.A, (Peptone iodée Lery) .LII Harris, J.A., (Tussiva) .LVIIL Harris, J.A., (Hypocardine) .LVIII Herdt & Charton, Inc., (Serodausse) .XLIX Herdt & Charton, Inc., (Tricalcine) .LI Hoffmann-La Roche Limitée, (Sirop Roche) .XLII Horner, Frank W., Limitée, (Sérobactérine composée) Mulford contre l\u2019Influenza) .Vv Horner, Frank W., Limitée, (Maltlevol) .LVII John Wyeth & Brother, Inc., (Suppositoire Wyeth) .III Joubert, J.J., Limitée, (Santéine) .V Jouot, C., (Æthone) .«LL.LIN Laboratoire du Bismol, (Bismol) .VI Laboratoires du Dr Débat, (Pancrinol) .ce ee ee Le XXXVI La Cie Canadienne des Agences Modernes, ( Les Lithinés du Dr Gustiim) .L La Cie Canadienne des Agences Modernes, (Magnésie du Dr Gustin) .22 22 44 La ee ie ee en L Lejeune, A, (Laboratoire)- (Indhameline Lejeune) .LIT Listers Limited, (Listers) .[I Lyman Agencies, Limited, (Pinecoleum) .XXXII Merck & Co.Limited, (Pyridium) .LIIT Millet, Roux & Lafon, Ltée, (Iodaseptine) .XXX Millet, Roux & Lafon, Ltée, (Septicemine) .XXX L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Millet, Roux & Lafon, Ltée, (Opocalcium) ce Millet, Roux & Lafon, Ltée, (Codoforme Bottu) .Millet, Roux & Lafon, Ltée, (Arhemapectol) Millet, Roux & Lafon, Ltée, (Digibaïne) .Millet, Roux & Lafon, Ltée, (Solucamphre Delalande) .Old Chum (Tabac) .Ouimet J.Alfred, (Vittel) .Ouimet, J.Alfred, (H cudebert) .Panneton, J.E.Dr, (Electricité Médicale, Rayons X) 657 LIl LXII LXII LXII LXTI XLIII IT XLII Troisième page intérieure de la couverture.Parke, Davis & Cie, (/Taliver Oil) Quatrième page de la couverture.Rougier Frères, (l\u2019Acétylarsan) .44 .XIII Rougier Frères, (Cardyl) .XII1T Rougier Frères, (Hepathemo) XVIT Rougier Frères, (Spectrol) .XXI Rougier Fréres, (Nalibaïne) .XXI Rougier Frères, (Néotonine) XXIII Rougier Frères, (Soneryl) .NXIV Rougier Frères, ( Le \u201cLaurtogil\u201d) .XXV Rougier Fréres, (Rami) .XXVTY Rougier Fréres, (Te Colitique) .XXVIT Rougier Frères, (La Stalusine) .XXVIT Rougier Frères, (émoalohine Deschiens) XXXT Rougier Frères, (Carnine Lefranca) XXXTV Rougier Frères, (Dragées Gelinean) .XXXV Rougier Frères, (Vin d\u2019Anduran) XXXV Rougier Frères, (Zlivir Duero) .XXXV Rougier Frères, (Chlora] Bromure du Dr Dubois) .XXXV Rougier Fréres, (Quinoid) .Cee ee ee Le XXXV Rougier Fréres, (Seidlitz Chanteaud) .XLI Rougier Frères, (Stenol Chanteaud) .XLI Rougier Fréres, (Ureol Chanteaud) .XLI Rougier Frères, (Sulphydral Chanteaud) .XLI Rougier Frères, (Granules Antinausiques Chanteaud) .XLI 658 Rougier Frères, Rougier Frères, Rougier Frères, Rougier Frères, Rougier Frères, L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA (Lipiodol Radiologique) (Sirop Famel) (Uraseptine Rogier) .(Lactolaxine Fydau) (Hémotonine) .XLI XLIV XLV XLV LIV Rougier Frères, (Chloramine Freyssinge) .LIV Rougier Freres, (Capsules Dartois) .LIV Rougier Fréres, (Névrosthenine Freyssinge) .LIV Rougier Fréres, (Icdalose Galbrun) .LVII Rougier Freres, (Prosthénase) .LVII Sanatorium de Blois .VIII Sanatorium da Lac Edouard .X Sanatorium Prévost .XIV Sanatorium Prévest .Ce ee ee ee XV Schering (Canada), Ltd, (Niaz) .ce ee vo.XXXVIII Sorignet, Aug.(Iodure de Caféine) .Ce La La a Le Le XXX Sorignet, Aug, (L\u2019eau précieuse) .XXX Vinant Limitée, (Sirychno-Phospharsinées), .XII Vinant Limitée, (Panglandulaire Byla) .XII Wander, A., Limited, (Ovaltine) .XX Warner, William, R, & Co.Inc., (Suppositoires Anusol) LXI Waterbury Chemical Company of f Canada, Limited, Waterbury\u2019s Compound) .Ce ee ee ee ee ee XXVI Western Distributors Ltd, .XLVII Winthrop Chemical Company, Inc, (A res-Luman) XLVII L'Union Médicale du Canada Fondée en 1872 Comité de Direction MM.Benoit, Boucher, (R.), Boulet, Bousquet, Bourgeois, Bru- neau, DeCotret, Desloges, Dubé, Gérin-Lajoie (Léon), Harwood, Leduc, LeSage, Marien, Marin (Albéric), Marion (D.), Masson (D.), Mercier, Parizeau, Rhéaume, Roy, Saint-Jacques, Vidal.Président: J.E.Dubé; Secrétaire-trésorier: J.A.Vidal Membre d'honneur: Professeur Pierre Masson.Comité de Rédaction MM.Amyot, Roma; Badeaux, François; Bellerose, Antonio; Bertrand, Albert; Boucher, Roméo; Brault, Jules; Com- tois, Albert; DeGuise, Albert; Desloges, Alfred; Doré, Réal; Dubé, Edmond; Dutilly, Arthème; Fauteux, Mercier; Fontaine, Rosario; Gérin-Lajoie, Léon; Lapierre, Gaston; Legrand, Emile; Letondal, Paul; Magnan, Arthur; Marin, Albéric; Marion, Donatien; Mathieu, Emile; Mercier, Oscar; Mousseau, J.Alfred; Pépin, Roméo; Rivard, Jos; Saucier, Jean; Simard, Charles; Trottier, Ernest; Vidal, J.Avila.Président: A.LeSage; Vice-président: J.A.Vidal; Secrétaire: Léon Gérin-Lajoie; Assistant-secrétaire: Donatien Marion.Prix de l\u2019abonnement pour 1932 Canada et Etats-Unis .ccc.coer cern vine vier cine eee een oe, $3.00 Etranger (pays faisant partie de I'Union Postale) .4.00 Etudiants .cece vier aus vier veer veer een ane cere eee eres eee anes 1.50 Prix du numéro .cio cer veus veus soon coon seve seve save sees Conditions de Publication L'Union Médicale du Canada paraît tous les mois par fascicules de 60 pages.Chaque numéro contient des mémoires originaux, des faits cliniques, une revue générale, un mouvement médical, des notes de pharmacologie, des analyses et des nouvelles médicales.Le Comité de Rédaction accepte des articles de tous les médecins à condition que ceux-ci n'aient pas déjà été publiés dans un autre journal.Les Mémoires Originaux ne doivent pas excéder 15 pages; les Faits Cliniques auront un maximum de 5 pages et les Revues Générales comprendront au plus 10 pages.Tout ce qui concerne la rédaction doit étre adressé franco, au rédacteur en chef, Dr Albert LeSage, 260, Square Saint-Louis, ou au secrétaire, Dr Léon Gérin-Lajoie, 1414, rue Drummond, Montréal, Téléphone: Harbour 8444.Tout ce qui concerne l'administration doit être adressé franco à M.T.Valiquette, administrateur, 3705 rue St-André, ou Boîte Postale 3026. SOMMAIRE SU REVUE DES LIVRES ET DES JOURNAUX Précis de pratique médical.P.Savy .Albert LeSAGE .719 Gazette médicale de France et des Pays de langue francaise .Albert LeSAGE .720 Formulaire thérapeutique odonto-stoma- tologique.R.Boissier et A.Bouland .0 LL La dentition chez les enfants .CASSOUETTE 722 L\u2019année médicale pratique .ccc.coer cir tier cere cere eer seen eeee ees 723 FORMULAIRE Traitement de l\u2019asthme bronchique \u2026.Roméo BOUCHER .725 ANALYSES Voir détails page .coo cree secs eee ses secs ease xX SOCIETES La Société Médicale de Montréal .Louis FORTIER .744 La Société de Chirurgie de Montréal .Jos.H.RIVARD .746 A.P.L Me eee ees Léon GERIN-LAJOIE 750 NECROLOGIE Le docteur À.Brassard .L.G.-L.0 oo Le 752 NOUVELLES Rectification.Bureau a louer .ccc.coi cin cin tien tien sans ones 0000 753 Voyage médical au Canada et aux Etats-Unis .0 0 us 753 Déplacement, Bureau à louer .0 cnc dn en en 754 ANALYSES MEDECINE Traitement médico-chirurgical du dolicho- colon-pelvien (p.726).Signification des aspects radiologiques de l\u2019ulcère duodénal (p.728).L'action sucre-insu- line en thérapeutique cardiaque (p.729).Traitements des broncho-pneumonies aiguës par créosote de hêtre (p.730).Traitement des oxyures chez l\u2019adulte (p.731).Considérations cliniques et thérapeutiques sur l\u2019angine de poitrine (p.731).CHIRURGIE Goitre toxique (p.732).UROLOGIE Etude du pyridium comme antiseptique urinaire particulierement au point de vue de son elimination par les reins (p.733).GYNECOLOGIE La gynécologie en 1931 (p.735).PEDIATRIE Rôle de l\u2019hérédo-syphilis dans le déterminisme des encéphalopathies infantiles (p.736).Tétanie (p.737).CHIRURGIE INFANTILE ET ORTHOPEDIE L\u2019aspiration dans les épanchements articulaires (p.738).ELECTRO-RADIOLOGIE A propos de l\u2019ulcère duodénal de face.(p.738).DERMATO \u2014 SYPHILIGRAPHIE Physico-thérapie en 739).dermatologie (bo.PHTISIOLOGIE.Etat actuel des méthodes collapsothérapi- ques.(p.740).NEURO-PSYCHIATRIE.La constitution épileptoide (p.741).Effet de la diète au cerveau sur la dégénérescence combinée sub-aiguë de la moélle (p.742).Traitement de la dégénérescence combinée de la moélle par l\u2019administration de doses massives de fer (p.742).LABORATOIRE Réaction de précipitation microscopique dans la syphilis (p.743).\u2014 Le En Er rau Cy Ci nan Pree CY ~ x (Tue toi ue are pan ea este ae pe rey So YN er ri A rt CE ion Fous En eat tedatei x fg FE # 5 $ w ete AL, a rn 5 .hod Sr cs .À =f, 3 2» = » Ë : Pp 0 id re) "]
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