L'union médicale du Canada, 1 juin 1932, Juin
[" Tome LXI No 6 Juin 1932 NÉCROLOGIE LE DOCTEUR A.BRETON La Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal, déjà =i cruellement éprouvée depuis le début de l\u2019année scolaire 1931-1932.vient d\u2019être de nouveau plongée dans le deuil par la mort du Dr A.Breton.Bien que jeune.le docteur Breton avait su s\u2019attirer la sympathie et la confiance du Conseil de la Faculté, qui le nommait, il y n quelques année: à peine, chargé de cours en bactériologie.pour succéder au Dr Bernier.titulaire décédé.Le Docteur Breton était bien préparé pour assumer cette lourde responsabilité.L\u2019exercice de sa profession dans sa ville natale d\u2019abord, puis un stage dans les laboratoires provinciaux d'hygiène, sous la direction du Dr Bernier, et enfin, un séjour prolongé à l\u2019Institut Pasteur de Paris.lui avaient permis d\u2019acquérir la science nécessaire à qui veut enseigner.Personne ne fut donc surpris de le voir succéder à son maître le docteur Bernier.Il se mit imméd'atement à la tâche, organisa les cours théoriques et pratiques, se dépensa largement pour continuer l\u2019œuvre de son pré- lécesseur et contribuer à l\u2019avancement de la science chez nous.Là ne se borna pas son activité; il voulut faire plus.La lutte contre la tuberculose chez le nouveau-né présentait pour lui un intérêt tout particulier.Préparé par ses études sous la direction du professeur Calmette.il n\u2019hésita pas à dépenser la meilleure partie de lui-même, son énergie.sa santé, afin que les tout petits puissent bénéficier de la vaccination préventive contre cette terrible maladie. \u201c60 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \"En Si l\u2019œuvre du Docteur Breton a été obscure et est peu connue, elle n\u2019en est pas moins belle et moins utile pour cela.L\u2019enseignement universitaire n\u2019est pas toujours apprécié à sa juste valeur, et la tâche de former des élèves comporte souvent des responsabilités très lourdes à porter.Le Docteur Breton faisait partie du groupe de ceux qui travaillent dans l\u2019ombre, souvent au détriment de leur santé, toujours dans des conditions matérielles et financières déplorables, afin que la génération des jeunes qui montent soit plus éclairée et fasse honneur à notre race.N\u2019il n\u2019a pu donner toute sa mesure, il faut en accuser une santé précaire qui l\u2019a trahi au moment où il espérait voir se réaliser un rêve cher à tous: l\u2019installation de notre université sur le flane du Mont- Royal.Comme beaucoup d\u2019autres, le docteur Breton est mort trop tôt.mais il vivra toujours dans la mémoire de ceux qu\u2019il a bien servis.Albert BERTRAND. MÉMOIRES ABCES METASTATIQUE EPIDURAL DE LA MOELLE EPINIERE Par A.BELLEROSE Roma AMYOT Chirurgien à l'Hôpital Notre-Dame Neurologiste à l'Hôpital Notre-Dame Si l\u2019on s\u2019en rapporte à la littérature médicale, les abcès métasta- tiques épiduraux de la moelle épinière sont plutôt des raretés; plus restreint encore est le nombre des interventions pratiquées pour enlever la compression qu\u2019ils engendrent.C\u2019est heureux, car la mortalité est très élevée.Des quinze cas publiés jusqu\u2019à date dans le monde entier, treize sont morts, des quatre qui ont pu être opérés, deux seulement ont survécu.Le pourcentage très élevé de la mortalité s\u2019explique par la localisation de l\u2019infection dans une cavité étendue et cloisonnée, qui se draine mal, et par le peu de résistance des sujets, qui en sont atteints.Peut-être aussi, en trouve-t-on une explication dans le fait que l\u2019opération est faite trop tard, dans la majorité des cas.L\u2019abcès métastatique épidural est dû la plupart du temps à une staphylococcie ayant pour cause la furonculose.Nous avons l\u2019honneur aujourd\u2019hui d\u2019en présenter un nouveau cas qui vient grossir la liste de ceux déjà publiés.Observation: \u2014 Mme J.H., canadienne-française, âgée de 39 ans, est dirigée le 14 novembre 1931, par son médecin de famille pour anthrax de la nuque, à l\u2019un d\u2019entre nous.La maladie a débuté, il y a trois semaines, par l\u2019apparition de multiples furoncles dans la région cervicale postérieure.L\u2019infection continue depuis, malgré de nombreuses incisions et l\u2019injection de la série complète du Bouillon- Vaccin de Delbet. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA À l'examen, on constate une plaie des téguments, de la largeur de la main, s'étendant de la tubérosité occipitale jusqu\u2019à la sixième vertèbre cervicale.Le fond de la plaie est recouvert d\u2019un liquide purulent au milieu duquel nagent des lambeaux de tissus sphacelés.Le pourtour est rouge.oedematié, percé de nombreux pertuis d\u2019où la pression fait sourdre autant de gouttelettes de pus.Etant donné l'état général de la malade qui laisse à désirer, nous décidons d\u2019intervenir immédiatement.Le foyer d\u2019infection est circonscrit au moyen de pointes de feu, les placards de sphacèle sont excisés et l\u2019ouverture béante laissée par le galvano-cautère est comblée par des compresses imbibées de solution Dakin, Les examens de laboratoire indiquent une azotémie et une glycémie normales, seules les urines présentent de fortes traces d\u2019albumine.Jusqu'au 22 novembre, les suites opératoires répondent à nos espérances.l\u2019ædème disparaît, la plaie se déterge et la température se maintient au niveau de la normale.Le 22 novembre, la malade est prise subitement d'un frisson qui dure vingt minutes, et à la visite, elle se plaint de douleurs dans la partie antérieure et inférieure de l\u2019hémi-thorax droit.Malgré l\u2019absence de signes pulmonaires, nous prescrivons un enveloppement humide chaud renouvellé toutes les trois heures.De normale qu\u2019elle était auparavant, la température monte à 102°.5 dans la soirée.Le 23 novembre, la fièvre persiste de même que la douleur thoracique.bien qu\u2019il n\u2019y ait encore aucun signe stéthoscopique.Le 24 novembre, la température décrit une courbe descendante ct ne se relève audessus de ln normale que le 27 novembre.A partir de ce jour, elle oscille entre 99° et 101° et le point douloureux de l\u2019hémi-thorax présente des périodes de rémission et d\u2019exacerbation; cependant le poumon est toujours muet.Croyant avoir affaire à une température causée par l\u2019anthrax avec névralgie intercostale d\u2019origine toxique, nous permettons le lever pour aller à la toilette.Le ler décembre, notre patiente se plaint de troubles de la miction et de douleurs généralisées à tout l\u2019abdomen, c\u2019est à peine si elle ressent de la gêne dans l\u2019hémi-thorax droit.La palpation révéle qu\u2019il s\u2019agit d\u2019hyperesthésie cutanée, la vessie est distendue et le cathétérisme ramène 600ce d\u2019urines.Un toucher vaginal montre des organes génitaux à peu près normaux.Les intestins se vident d\u2019une facon spontanée.Le jour suivant, elle peut encore se rendre seule à la toilette.Le 3 décembre, elle déclare ne plus pouvoir se tenir sur ses deux jambes.Un examen neurologique sommaire permet de reconnaître une diminution notable de la sensibilité superficielle à la douleur, dans tout le territoire des membres inférieurs et une parésie motrice des muscles des régions fessières et des cuisses.Les mouvements d\u2019extension et de flexion des genoux et des pieds sont conservés.La percussion du rachis détermine de la douleur au niveau de la 4ième et 5ième vertèbre dorsale; à droite de celles-ci il y a une petite tumeur difficilement perceptible de la grosseur d\u2019un jaune d\u2019oeuf.Nous pensons immédiatement à l\u2019ostéite avec compression de la moelle, et une radiographie est demandée. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 763 La ponction lombaire faite au point d\u2019élection met en évidence un syndrome de Froin franc: le liquide céphalo-rachidien jaune citrin coule sans pression et coagule en masse.Voici le rapport du laboratoire: \u2014 Rares lymphocytes.\u2014 Examen bactériologique négatif.\u2014 Albumine 3.20.\u2014 Gomme négative.\u2014 L\u2019examen du pus retiré de la petite tumeur nous apprend qu\u2019il contient du staphylocoque.Contrairement à notre attente, la radiographie de la colonne vertébrale est négative.En face de ces faits, le 5 décembre un confrère neurologue, le Docteur R.Amvot est appelé en consultation.Voici le rapport de son examen: \u2014 Les deux membres inférieurs présentent une paralysie totale et flasque de leurs muscles.Les réflexes rotuliens sont faibles et symétriques, les achilléens sont également symétriques et sont peut-être plus vigoureux que les rotuliens.Le réflexe plantaire se fait en flexion plantaire des deux côtés.Le signe de Rossolimo est peut-être positif à droite.Les réflexes cutanés-abdo- minaux ne peuvent être obtenus.Le grattage de la face plantaire du pied provoque des deux côtés de légers phénomènes d\u2019automatisme médullaire, les adducteurs se contractent au cours de cette excitation.La recherche des sensibilités superficielles et profondes manifestent une anesthésie à tous les modes jusqu\u2019à D7.En somme, il s\u2019agit d\u2019une paraplégie par interruption fonctionnelle des faisceaux de conduction médullaire.Cette interruption semble avoir sa limite supérieure au niveau du 7ième segment dorsal; elle équivaut, par son intensité.à une section physiologique de la moelle.La conservation des réflexes rotuliens permet de conclure que l\u2019agent de cette interruption possède une limite inférieure qui n\u2019atteint pas les 2ième et 3ième segments lombaires.Il est plus que probable, et le syndrome de Froin du liquide céphalo-rachidien retiré, constitue l\u2019argument le plus convainquant, que l\u2019on a affaire à une compression médullaire.Au cours de cette consultation, le diagnostic d\u2019abcès métastatique épi- dural de la moelle épinière est posé.Nous décidons de faire une laminectomie.L\u2019opération est pratiquée sous anesthésie générale.Après incision de tissus mous, nous enlevons les apophyses épineuses et les lames de la 4ième et 5ième vertèbres dorsales.Cette ouverture du canal rachidien permet l'évacuation d\u2019une collection de pus épais, située entre les méninges et la paroi du canal; le pus sort sous pression aux deux extrémités de la brèche osseuse.Les méninges sont saines, bien nourries, on y voit des battements.Celles-ci sont asséchées et la plaie opératoire est partiellement suturée au moyen de crins de Florence.Deux drains-cigarettes sont laissés en contact avec les méninges de façon à permettre la sortie des liquides purulents qui pourraient se former dans la suite.L\u2019examen du pus recueilli dans une éprouvette stérilisée montre du staphylocoque albus.Nous commencons immédiatement une série d\u2019injections d\u2019Immunogène de Parke Davis.Dans les jours qui suivent, l\u2019infection semble diminuer en même temps que s\u2019améliore l\u2019état général de la malade.L\u2019écoulement de pus est de moins en moins abondant, la température se maintient au voisinage de la normale, et quelques troubles neurologiques semblent rétrocéder. {64 L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA Voici le résultat d'un examen neurologique fait le 10 décembre.\u2014 La paralysie persiste aussi profonde.Les réflexes rotuliens et achilléens sont toujours très faibles.Les phénomènes d'automatisme médullaire apparaissent plus globaux que lors du premier examen neurologique et sont déclancées assez facilement par la manœuvre de Marie-Foix.D\u2019autre part, les troubles sensitifs sont moins étendus, la limite supérieure s\u2019étant abaissée, à gauche.jusqu\u2019à LI, à droite.jusqu\u2019à DIT.Le 16 décembre, une nouvelle ponction lombaire révèle qu\u2019il n\u2019existe plus de compression sur la moelle épinière.La tension au manomêtre de Claude est, la malade étant couchée, de 18 cent.La compression des jugulaires fait monter cette tension initiale très facilement et cette dernière s\u2019abaisse rapidement, aussitôt qu\u2019on n\u2019appuie plus sur les veines du cou.Le liquide est limpide; il contient 0.60 centig.d'albumine au litre et environ 35 lymphocytes à la cellule de Nageotte.Le 17 décembre, au moment même où les chances de succès nous paraissaient les plus grandes il se fait une nouvelle poussée d\u2019infection et nous assistons plus tard à la formation de deux nouveaux abcès métastatiques, l\u2019un dans les muscles de l\u2019épaule, l\u2019autre à la région lombaire.Ceci nous L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 760 oblige à une nouvelle intervention au cours de laquelle nous ouvrons des collections purulentes assez abondantes.A partir de cette date, l\u2019état général de la malade, loin de s'améliorer, s'aggrave de jour en jour.Elle souffre d\u2019un syndrome d\u2019anémie progressive qui ne cède ni aux extraits de foie, ni aux transfusions sanguines.I\u2019hémo-culture faite à la fin de janvier 1932 est encore négative, cependant le nombre de globules rouges diminue toujours.La derniére numération globulaire indique qu\u2019il n\u2019existe à peine que 2,224,000 globules rouges par millimètre cube contenant tout juste 29% d\u2019hémoglobine.Finalement, nous essayons Un auto-vacein qui ne donne aucun résultat.La malade meurt le 26 février 1932 de toxémie.La plaie cervicale est presque épidermisée, mais les abcès métastatiques continuent de suinter un liquide purulent, malgré toute la kyrielle des antiseptiques et des vaccins.Malheureusement pour des raisons incontrôlables, l\u2019autopsie n\u2019a pu être faite et nous n\u2019avans pu connaître l\u2019étendue exacte de l\u2019abcès épidural, ni l\u2019état de la moelle épinière.En résumé, il s\u2019agit d\u2019une malade à la nuque de laquelle apparurent plusieurs furoncles constituant ultérieurement un anthrax étendu.Un mois et demi environ après l\u2019installation de cette infection staphylococcique et concomittamment à la réapparition de l\u2019hyperthermie qui était disparue, la malade fut prise brusquement de douleurs vives aux parties moyenne et inférieure de l\u2019hémi-thorax droit.puis la vessie manifesta de la rétention, les douleurs s\u2019étendirent à l\u2019abdomen et finalement, 12 jours après la manifestation des phénomènes douloureux, la malade fut réduite à l\u2019impotence par paralysie des membres inférieurs.Un syndrome de Froin du liquide céphalo- rachidien fut trouvé.On conclut à une compression médullaire par un abcès épidural métastatique.Une laminectomie faite sur les tième et Sième vertèbres dorsales, effectivement, fit découvrir une collection purulente située en dehors des méninges.Malgré l\u2019intervention, malgré la disparition de la compression et du blocage sous- arachnoïdien, la paraplégie ne régressa pas et la malade mourut de toxémie un mois et demi après l\u2019opération, deux mois après les premières manifestations neurologiques.L\u2019évolution du syndrome neurologique n\u2019a rien d\u2019exceptionnel.Comme il a été observé au cours d\u2019affections semblables rapportées dans la littérature médicale (7 sur 15 cas), la radiculalgie fut, chez notre malade, le symptôme initial, le symptôme témoin de l\u2019envahissement de l\u2019espace épidural par le processus infectieux.Celui-ci s\u2019y développa et lorsque la collection purulente fut assez considérable et sous tension suffisante, pour exercer une compression effective sur la moelle ou encore.après que cette dernière eut été le 766 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA siège de lésions myclitiques secondaires, la paraplégie sensitivomotrice apparut.Cette paraplégie fut et demeura flasque; les réflexes tendineux étaient très affaiblis et le signe de Babinski ne se montra pas.Aucune excitation, de quelque nature qu\u2019elle fût et sur quelque zone qu\u2019elle fut portée, des téguments des membres inférieurs et du tronc jusqu\u2019à D7, n\u2019était perçue.On ne pourra donc contester l\u2019intensité du processus, compression où myélite secondaire, ou plutôt les deux à la fois, qui provoqua l\u2019interruption des fonctions médullaires.Elle équivalait à une véritable section physiologique de la moelle.Guillain et Barré, à la suite de leurs études sur les blessés de guerre, ont constaté que, sur 16 cas de section anatomique totale de la moelle, le réflexe plantaire était 17 fois en flexion, alors que l\u2019extension du gros orteil accompagnait toujours les cas de section 11complete.Aussi, conclurent-ils que le réflexe plantaire en flexion, dans les cas de paraplégie traumatique, était un signe important de section anatomique ou physiologique totale de la moelle.Leur opinion 1ut contestée par Lhermitte, par Roussy, mais leurs constatations, presque constantes demeurent, quand même importantes et peuvent difficilement être catégoriquement rejetées.Nous ne pouvons affirmer péremptoirement que la paraplégie de notre malade était due exclusivement à la compression par l\u2019ahcès.Sans doute, le syndrome de Froin démontra le blocage sous-rachnoïdien, mais ce blocage n\u2019existait pas lors de la seconde ponction lombaire (liquide limpide et épreuve de Queckenstedt positive).Et pourtant.malgré l\u2019absence de blocage, done de compression, le syndrome neurologique ne se modifia pratiquement pas.Cette immobilité doit- elle être rattachée à la dégénérescence secondaire des faisceaux à la suite de la compression du début?C\u2019est notre impression qu\u2019une compression, ne s\u2019étant exercée que durant 4 jours (du 3 décembre-para- plégie au 7 décembre-opération), n\u2019a pu provoquer seule une paraplégie aussi profonde et surtout intégralement persistante durant un mois et demi.[histoire des compressions médullaires par tumeurs intra-rachi- diennes opérées nous aide à garder cette impression.Nous crovons plutôt qu\u2019une myélite s\u2019est constituée secondairement au processus staphylococcique épidural et que cette myélite a réglé l\u2019avenir fone- tionnel de la moelle.Et puis encore, on peut très bien soupçonner que la réaction lymphocytaire du liquide céphalo-rachidien de la seconde ponction lombaire (35 lymphocytes avee une albuminose de 0.60 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 707 centig.) fut précisément le témoin de l\u2019inflammation des lepto-mé- ninges et de la moelle.Il va sans dire que nous ne croyons pas que toutes les paraplégies par abcès épidural sont la signature d\u2019un processus myélitique et quelle que soit la cause immédiate des troubles médullaires (compression ou myélite) l\u2019impotence doit persister.Un cas d\u2019abcès épidural métastatique opéré et rapporté par Pulvirenti a vu sa paraplégie régresser, au point de permettre la marche 5 mois après l\u2019opération.Le cas rapporté par Winchell Mek.Craig et John B.Doyle put marcher, 5 mois après l\u2019opération.Cette dernière consiste à faire une laminectomie sur un certain nombre de vertèbres et à un niveau indiqué par la limite supérieure des troubles objectifs de la sensibilité, par l\u2019arrêt de Lipiodol sous-arach- noidien.Elle a pour effet de provoquer l\u2019évacuation de l\u2019abcès sous tension et plus ou moins étendue, de supprimer la compression existante et d\u2019éviter, en autant qu\u2019il est possible, l\u2019infection secondaire de la moelle.Elle constitue l\u2019acte principal du traitement.Les malades en cause font presqu\u2019inévitablement d\u2019autres abcès à distance ou dans le voisinage du foyer primitif.Celui-ci est presque toujours un furoncle ou un anthrax.La résistance générale amoindrie, Pinstallation de l\u2019infection au sein d\u2019une cavité comme l\u2019espace épidural, la paraplégie qui s\u2019en suit et qui devient l\u2019occasion de la formation d\u2019escarres et de troubles sphinctériens, ne sont pas de nature à atténuer la diffusion de l\u2019infection et la multiplication des localisations purulentes.À consulter sur le sujet, les deux travaux suivants qui donneront la bibliographie complète jusqu\u2019à date.BIBLIOGRAPHIE DAXDY, W.E.\u2014 Alcess and inflammatory tumors in the spinal epidural space (So called pachymeningitis extra).Arch.Surg, vol.XIII, pp.477-494, October 1926.WINCHELL Meck.CRAIG and JOHN B.DOYLE.\u2014 Métastatic epidural abcess of the spinal cord and recovery after operation.Annals of Surgery, vol.NCV, no.1 p., 58, January 1932. RECUEIL DE FAITS UN CAS D\u2019INVAGINATION ILÉO-CÆCALE TRAITE ET GUERI PAR LA RESECTION Par Mercier FAUTEUX L.A.BOURDEAU Chirurgien en chef Assistant chirurgien de l'Hôpital général de Verdun de l'Hôpital général de Verdun Nous avons eu récemment l\u2019occasion d\u2019admettre d\u2019urgence, dans le Service de Chirurgie de l\u2019Hôpital Général de Verdun, un enfant de 10 ans, présentant un syndrome d\u2019occlusion intestinale aiguë.Interrogé, l\u2019enfant nous apprit que le midi il avait mangé comme d'habitude, et qu\u2019une heure après, il se mit à présenter des douleurs abdominales suivies rapidement de vomissements et de diarrhée et qu'\u2019enfin depuis la fin de l\u2019après-midi, il ne peut plus aller à la selle ou passer de gaz et que son ventre se ballonne.Bien que le début de ces accidents remonte à dix heures, l\u2019état géne- ral semble peu touché: le facies est relativement bon, la température est normale et le pouls bat à 100.L\u2019examen de l\u2019abdomen montre un ventre météorisé et presque uniformément douloureux, avec un maximum d\u2019intensité tout de même au niveau de la fosse iliaque gauche, où l\u2019on reconnaît aisément à la palpation même superficielle, une masse bosselée, presqu'en forme de boudin, très douloureuse.Par contre, la fosse iliaque droite se déprime facilement et semble être vide.Le toucher rectal ne ramène pas de sang et se montre négatif.Le diagnostic d\u2019invagination intestinale fut porté.Déjà, la constatation d\u2019un syndrome d\u2019occlusion chez un enfant, devait y faire penser; par la suite, la présence d\u2019une tumeur en forme de boudin dans la fosse iliaque gauche, ayant présenté à deux examens espacés de véritables mouvements de reptation et la dépressibilité toute spéciale de la fosse iliaque droite le confirmait.Une intervention chirurgicale fut immédiatement pratiquée.Par une incision médiane sous-ombilicale l'on abordait la masse, vite reconnue comme étant du grêle invaginé dans le caeco-ascendant sur une longueur d'au moins douze pouces.La désinvagination d'abord tentée par des manoeuvres L\u2019UNION MÉ\u2018'ICALE DU CANADA 769 douces d'expression se montrant impossible, l\u2019on pratiqua une résection en masse de tout le segment invaginé pour terminer par une anastomose.Fermeture de l'abdomen en trois plans sans drainage.Suites opératoires normales.Guérison sans incident.L\u2019invagination intestinale aiguë est une affection pouvant se rencontrer chez l\u2019adulte comme chez l\u2019enfant; mais, elle est surtout une affection de l\u2019enfance, touchant de préférence le nourrissons du sexe masculin.x x 3k Snellmann, relevant les statistiques d\u2019occlusion.intestinale aiguë de l\u2019Hôpital Sainte-Marie d\u2019Helsingfors, trouve 16 cas d\u2019invagination intestinale de 1902 à 1924, soit 64 pour cent.Sur ce nombre, 6 concernant des nourrissons, tous garçons, au-dessous de 1 an; des 10 autres, 5 concernent des enfants, garçons, au-dessous de 10 ans et à adultes de 30 à 67 ans.Nous avons pensé rapporter ici cette observation parce qu\u2019elle démontre bien à la suite d\u2019ailleurs de beaucoup d\u2019autres déjà publiées par différents auteurs, que si l\u2019invagination intestinale aiguë est une affection particulièrement grave; traitée à temps et convenablement, elle comporte plutôt un pronostie favorable. COEXISTENCE D\u2019EPITHELIOMAS BASO ET SPINO-CELLULAIRE CHEZ UN MEME SUJET Par Albéric MARIN, M.Ed.F., âgé de 69 ans, (dossier 4269) vient consulter à la Clinique de Dermato-Syphiligraphie de l\u2019Hôpital Notre-Dame, le 18 mars 1932, pour deux ulcérations, siègeant l\u2019une à la lèvre inférieure, l'autre à la tempe droite.À la lèvre inférieure, en sa moitié gauche l\u2019on voit une tumeur du volume d\u2019une cerise, de forme ovoïde, enchassée dans la lèvre mais légèrement saillante.La surface en est érodée, bourgeonnante et saignotte facilement.Les bords sont bien marqués par un léger renflement. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA -2 -2 + La palpation en indique la dureté spéciale, sa délimitation et provoque de la douleur.Les ganglions sous-mentonniers, sous-maxillaires et cervicaux ne sont pas cliniquement engorgés.Cette tumeur aurait débuté il y a 3 mois.La biopsie confirme le diagnostic clinique d\u2019épithélioma spino-cellulaire.À la région temporale droite, près du canthus externe, on observe une ulcération cicatricielle, en nappe ovalaire d'environ 3 x 2 centimètres.Sur un fonds déprimé, blanchâtre et atrophique l\u2019on voit de petits nodules ulcérés de la taille d\u2019un pois.Tout près de la queue du sourcil, existe un nodule non encore ulcéré.Il est grisâtre et vaguement translucide.C\u2019est une perle épithéliomateuse typique. -2 -2 oY L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA Cette lésion évoluant depuis quelques années est lentement extensive.Il n'y a pas d\u2019adénopathie angulo-maxillaire.Il s\u2019agit d\u2019un épithélioma baso-cellulaire de type clinique \u201cplan ulcéro-cicatriciel\u201d, diagnostic confirmé par l\u2019examen anatomo-pathologique.Nous avons pratiqué la radiumpuncture du cancer de la lèvre inférieure: 4 aiguilles de ?milligrammes de Radium, à paroi de 3} millimètre de platine, laissées en place durant 6 jours.La lèvre est actuellement presque totalement cicatrisée.Nous avons fait l\u2019électro-dessication du cancer de la région temporale.Le tégument est ici complètement réparé.Bien que n\u2019étant pas d\u2019exceptionnelle rareté les cas présentant simultanément deux épithéliomas de nature histologique différente ne sont pas tellement fréquents et méritent d\u2019être rapportés. = EE SCLÉROSE EN PLAQUES AIGUE À FORME TRIPLEGIQUE.RÉTENTION URINAIRE PROGRESSIVE.HYPERLYMPHOCYTOSE et HYPERALBUMINOSE RACHIDIENNES Par Jean SAUCIER (Service de Neurologie de l'Hôpital Notre-Dame.) Le malade dont l\u2019observation suit représente un aspect très inusité de la sclérose en plaques.Il mérite que nous n\u2019attendions pas le recul chronologique habituel, et nous le livrons immédiatement à la réflexion de nos lecteurs dans sa complexité initiale, quitte à revenir plus tard sur les particularités évolutives, s\u2019il y a lieu.Nous sommes en présence d\u2019un malade qui n\u2019en est pas à sa manifestation initiale de sclérose en plaques.Dès l\u2019an dernier, les engourdissements qu\u2019il éprouva au membre supérieur droit établissaient déjà une signature nosologique et devaient faire présager une nouvelle poussée évolutive.Le syndrome triplégique que nous venons de décrire réalise cette nouvelle poussée, et constitue la seconde phase d\u2019un état qui sera essentiellement intermittent.Obs.Armand M., 14 ans, sentit subitement le 24 avril dernier, alors qu\u2019il assistait à la messe, des engourdissements et des fourmillements au niveau de son membre inférieur gauche, et il s\u2019aperçut presque simultanément qu'il ne pouvait plus remuer son membre.Il vint consulter au Dispensaire Neurologique de l\u2019Hôpital Notre-Dame le 3 mai et il entra dans le service le même jour.A ce moment il marchait relativement bien sur sa jambe droite et il réussissait à progresser d'une facon satisfaisante en s'aidant d\u2019une canne.Le 4 mai, nous lui fimes une ponction lombaire, et le même jour, le membre inférieur droit était inerte, en même temps que \u2018\u20ac membre supérieur droit devenait le siège d\u2019engourdissements pénibles.Le 8 mai, le membre supérieur droit était très fortement parésié.Actuellement, l\u2019aspect moteur ne s\u2019est pas modifié.Depuis le début monoplégique du 24 avril, le malade remarqua que ses mictions étaient plus laborieuses.Il devait attendre 5 puis 10 minutes avant de pouvoir uriner.Depuis son entrée à l\u2019hôpital, il est en complète rétention et nous avons dû lui faire appliquer la sonde à demeure.Il est à noter que ce syndrome s\u2019est installé subitement, mais sans ictus, et que le malade s\u2019était toujours parfaitement porté auparavant.Son passé médical serait complétement vierge, n'était l\u2019apparition, il y a un an, d\u2019engourdissements au niveau du membre supérieur droit, L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA durant deux semaines, et ayant disparu sans laisser de traces apparentes.L\u2019anamnèse, familiale et héréditaire, n'apporte rien d'utile au dossier.A l\u2019examen, le 9 mai 1932, le petit malade est dans l\u2019impossibilité de remuer ses membres inférieurs et il n\u2019effectue qu'avec difficulté quelques mouvements élémentaires de son membre supérieur droit.Le membre supérieur gauche a conservé son fonctionnement intégral.Aux membres atteints, les réflexes tendineux sont vifs mais non polycinétiques.1l n\u2019existe pas de clonus podalique ou rotulien.Les réflexes cutanés plantaires sont en extension bilatérale.Les abdominaux et les crémastériens sont abolis Les sensibilités superficielles sont à peu près abolies au membre inférieur gauche, le premier paralysé; elles sont émoussées au membre inférieur droit.Les sensibilités profondes sont intactes aux deux membres inférieurs.Aux membres supérieurs, les sensibilités sont normales.Le malade est en complète rétention urinaire depuis le 4 mai.Les épreuves cérébelleuses cinétiques sont difficiles à interpréter en raison de la parésie du membre supérieur droit.Par ailleurs, le malade effectue les divers tests de dysmétrie parfaitement avec son membre supérieur gauche.On peut noter déjà une légère scansion de la parole.Les nerfs craniens sont respectés; notamment, le fond d\u2019œil n\u2019offre rien de pathologique et le réflexe du voile est présent.Les épreuves labyrinthiques instrumentales n\u2019ont pas été faites à date, mais il existe actuellement du nystagmus spontané dans le regard horizontal des deux côtés.Pendant toute la durée de cette courte évolution, aucun phénomène méningé clinique n\u2019est apparu.La température s\u2019est maintenue à la normale jusqu\u2019au 9 mai, et l\u2019ascension thermique actuelle est nettement imputable à de la cystite, qui serait vraisemblablement consécutive aux nombreux cathétérismes; du reste, les urines troubles viennent encore attester J'infection vésicale.La ponction lombaire pratiquée le 4 mai en position couchée, a donné les résultats suivants: Tension initiale 15 Compression des jugulaires: ad 40 Ascension et chute rapides Retrait de 12 ce.de liquide clair Tension terminale 8 Albuminose 0.40 gm.au litre Lymphocytose 68 par mme.B-Wassermann: négatif Réactions colloïdales: négatives Globulines: réaction négative.En somme, triplégie rapidement progressive.Rétention urinaire progressive.Passé de paresthésies.Troubles de la sensibilité objective.Troubles cérébelleux discrets.Anomalies liquidiennes.Il est devenu classique d\u2019admettre, depuis le rapport remarquable de Guillain en 1924, que les paresthésies représentent le signe clinique initial le plus fréquent de toutes les scléroses en plaques, et notre malade est un exemple caractéristique de cette manifestation. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 745 Le syndrome triplégique n\u2019est pas habituel, mais a autant sa raison d\u2019être qu\u2019une paraplégie ou une hémiplégie isolées.Tl n\u2019y a pas lieu de discuter cette coïncidence.Les troubles de la sensibilité objective sont plus rares mais non exceptionnels.Ils présentent ici une systématisation assez inusitée, puisque les sensibilités profondes sont respectées au détriment des sensibilités superficielles.Pourquoi en est-il ainsi?Il faudrait la's- ser la parole aux anatomo-pathologistes.Nous consignons simplement le document clinique; a son heure, la solution nous sera peut- être donnée.Les troubles urinaires sont fréquents chez ces malades, mais si la difficulté et la lenteur des mictions furent souvent signalées, la rétention complète a rarement été observée.L\u2019hyperlymphocytose et l\u2019hyperalbuminose du liquide céphalo- rachidien sont rares.Habituellement, la lymphocytose ne dépasse pas 10, et l\u2019albuminose est au voisinage de 0.22 gm.au litre.IJ explication du phénomène que nous avons observé tient sans doute au fait que nous avons exploré son liquide au cours d\u2019une poussée aiguë.Il est probable que lors d\u2019une prochaine ponction, les chiffres seront, comme dans les cas classiques, voisins de la normale.Nous savons les aspects protéiformes de la sclérose en plaques, et ce tableau n\u2019est pas fait pour étonner les esprits avertis.La syphilis peut cependant reproduire un pareil ensemble symptômatique : nous l\u2019avons éliminée par les résultats de l\u2019enquête sérologique.Certaines formes, dites \u201cbasses\u201d de l\u2019encéphalite épidémique peuvent jusqu\u2019a un certain point se rapprocher du tableau que présente notre malade: la seule anamnèse, notamment l\u2019absence de passé oculo- léthargique, algique ou myoclonique l\u2019excluent.Il ne saurait être question de compression médullaire devant les résultats négatifs de l\u2019épreuve manométrique.La myélite nécrotique subaiguë de Foix et Alajouanine s\u2019apparente davantage à l\u2019affection dont souffre notre malade.I existe des similitudes svmptômatologiques saisissantes dans les deux cas, mais l\u2019évolution est un peu différente.Notre malade n\u2019a pas présenté la paraplégie amyotrophique à marche progressive des myéliti- ques de Foix et Alajouanine, et, au surplus, il n\u2019a pas la dissociation albumino-evtologique qui caractérise le liquide céphalo-rachidien de ces malades.André-Thomas, Sézary et Jumentié ont présenté des scléroses en plaques à évolution terminale rapide par myélite ascendante.Il faut songer à cette éventualité chez notre malade puisque le syndrome L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA évolue singulièrement selon un mode de progression qui envahirait l\u2019axe médullaire de bas en haut, mais ici encore, il est difficile d\u2019admettre un processus évolutif ascendant puisque l\u2019anamnèse signale l\u2019atteinte, il y a un an, des segments médullaires supérieurs, (paresthésies au niveau du membre supérieur droit).I s\u2019agirait d\u2019un réveil de foyer ancien et non pas d\u2019un envahissement évolutif inédit.Les deux thèses sont soutenables, mais il paraît plus logique d\u2019admettre un retour offensif d\u2019une ancienne lésion, comme c\u2019est la règle que la progression, exceptionnelle, vers l\u2019envahissement à marche ascendante.Cette observation soulève une multitude de questions d\u2019interprétation délicate et démontre combien parfois il est difficile d\u2019obtenir la certitude.Les critères les plus péremptoires nous sont fournis par l\u2019anamnèse et par l\u2019évolution capricieuse de la maladie.Les paresthésies du début ne se montrent à peu près nulle part ailleurs que dans la sclérose en plaques.surtout lorsque la syphilis peut être éliminée.L\u2019évolution bizarre, apparemment illogique, traduit bien la multiplicité des foyers, et malgré son allure déroutante, consolide encore le bien-fondé de l\u2019étiquette nosologique apposée à cette maladie si justement, précisément à cause des lésions histologiques \u201cen îlots\u201d qui la signent.de sclérose en plaques ou sclérose disséminée. LE PNEUMOTHORAX\" Par Paul-René ARCHAMBAULT, Médecin des Hôpitaux Saint-Luc et Notre-Dame.Deux malades souffrant de pneumothorax spontané sont dernièrement arrivés dans le service de médecine de l\u2019Hôpital Saint-Luc.C\u2019est pourquoi la pensée nous est venue d\u2019en causer au cours d\u2019une réunion médicale du même hôpital.Je vous en donne un court résumé.Le pneumothorax en général est un épanchement de gaz ou d\u2019air qui se fait dans la cavité pleurale.Il y a deux sortes de pneumothorax; le pneumothorax par fermentation gazeuse ou sans effraction causé par des pleurésies putrides, ce qui est très rare.Mais ce que l\u2019on rencontre le plus souvent ce sont des pneumothorax par effraction ou secondaires à une perforation d\u2019un des feuillets de la plèvre viscérale ou pariétale.Les principales causes du pneumothorax sont des plus nombreuses.On rencontre les traumatismes, la tuberculose pulmonaire, l\u2019effort, la gangrène pulmonaire, les abcès du poumon, l\u2019emphysème pulmonaire, la dilatation des bronches, la suppuration des ganglions bronchiques, les maladies des voies digestives, les kystes hydatiques du poumon.Le pneumothorax survient le plus fréquemment entre vingt et trente ans et le sexe ne semble pas y avoir d\u2019influence.La symptomatologie est riche.Le début est ordinairement brusque et solennel.On a la sensation que la poitrine se déchire ; la douleur est pongitive et siège dans le côté atteint.La douleur est atroce et les mouvements l\u2019exaspèrent.Le malade devient immobile.La dyspnée se surajoute au point de côté, ce qui fait que le malade suffoque.Les yeux sont anxieux.La poitrine semble serrée comme dans un étau.Il y a battement des ailes du nez, cyanose de la face et des sueurs froides couvrent le corps.La voix est presque éteinte.La respiration est rapide, brève; la température a tendance à monter.À l\u2019inspection, le malade est couché sur le côté du pneumothorax afin de permettre au côté sain de respirer librement.Le thorax du côté atteint est immobile et d\u2019une façon per- (1) Travail lu à l\u2019assemblée scientifique du Bureau médical de l\u2019Hôpital Saint-Luc, le 12 mai 1932. 8 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA manente.ll y a du tympanisme mettant aussi en évidence la présence de la congestion gazeuse.Les vibrations vocales sont abolies.le murmure vésiculaire est aussi aboli, c\u2019est un des signes le plus constant, si l\u2019on entend en certains endroits de la respiration des râles cela indique que des adhérences retiennent à la paroi du parenchyme pulmonaire.Le tintement métallique est d\u2019une grande utilité lorsqu\u2019il est présent.Laënnee le décrit comme suit: \u201cc\u2019est un bruit parfaitement semblable à celui que rend une coupe de métal, de verre ou de porcelaine, que l\u2019on frappe avec une épingle ou dans laquelle on laisse tomber un grain de sable.Il se fait entendre lorsque le malade respire, parle ou tousse.\u201d Le souffle amphorique cst parfois absent.La radioscopie montre un espace clair là où il y a présence do gaz; de plus elle fait voir le déplacement des organes avoisinants.Si après la rupture, le poumon se met à saigner, on obtient ainsi un hémopneumothorax.A remarquer cependant qu\u2019à la base il v a une matité et pas de succussion hippocratique tant que le caillôt ne s\u2019est pas formé pour en exprimer le sérum, tandis que les signes d\u2019épanchement viennent plus rapidement si celui-ci est séreux, complication qui survient très souvent au cours du pneumothorax; on obtient ainsi une matité qui se déplace avec le liquide.A un stade plus avancé, sous l\u2019influence de microbes virulents ce liquide séreux peut s\u2019infecter et produire un pyopneumothorax.Cependant la maladie n\u2019a pas toujours la forme clinique aussi brusque, aussi dramatique.Il y a en particulier des formes latentes et des formes muettes.Dans le pneumothorax latent on a une absence de signes fonctionnels c\u2019est-à-dire absence de douleur, de dyspnée, Cette forme appartient à la phase de début, elle exige une absence d\u2019adhérences, un côté pulmonaire indemne et une entrée lente de l\u2019air dans la cavité pleurale.Pour ce qui est du pneumothorax muet, il y a absence signes physiques; il appartient à la période d\u2019état.C\u2019est souvent la radiologie qui le découvre.Cette absence de signes physiques est explicable par le degré de tension de l\u2019air et par un rapport spécial des quantités d\u2019air et de liquide.C\u2019est ce que l\u2019on veut obtenir au cours d\u2019un pneumothorax artificiel ou thérapeutique.La forme suffocante est mortelle pour plus de la moitié des cas dans les huit premiers jours.Le pronostic est grave s\u2019il y a des complications: bilatéralité des lésions, pyopneumathorax, emphysème sous cutané et du médiastin. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 749 Si la plèvre s\u2019infecte, le liquide apparaît, alors le pronostic est moins bon.Enfin un pneumothorax spontané au cours d\u2019une tuberculose a habituellement une mauvaise influence, cependant le pneumothorax artificiel a pris naissance après que des observateurs eussent remarqué, qu\u2019à l\u2019autopsie, des lésions tuberculeuses sont guéries chez des tuberculeux porteurs de pneumothorax spontané.C\u2019est la doctrine du pneumothorax favorable.Depuis 1895 les idées de Forlanini initiateur de cet agent thérapeutique en tuberculose ont bien évolué.Ces lésions bilatérales, la grossesse, les cardiopathies ne sont plus des contre-indications.Même la collapsothérapie bilatérale est réalisable bien qu\u2019à première vue cette méthode semble devoir amener la cessation de la respiration.De nos jours cette méthode est réalisable.Lorsqu\u2019il s\u2019agit de tenter un pneumothorax, il faut d\u2019abord étudier le caractère évolutif et l\u2019étendue des lésions.Les lésions ulcéreuses localisées sont des plus favorables tandis que les 1ésions nodulaires diffuses, les infiltrations étendues sont les plus redoutables.Il faut aussi envisager l\u2019état général et les capacités réactionnelles du sujet.On a déjà dit que \u2018l\u2019on fait courir infiniment moins de risques aux malades en instituant un pneumothorax dans les conditions requises qu\u2019en les abandonnant à leur malheureux sort.\u2026.Enfin Léon Kind- berg a écrit: \u201cIl n\u2019y a pas de formule générale qui puisse nous obliger à préférer une aventure périlleuse où à nous résigner à l\u2019issue fatale.Le pneumothorax artificiel a fait ses preuves.La prolongation et même la guérison ont été obtenues.\u201d BIBLIOGRAPHIE Nouveau Traité de Médecine et de Thérapeutique.Traité de Pathologie Médicale et de Thérapeutique appliquée.Les Grands Syndrômes Respiratoires.Paris Médical 2 janvier 1932.Le Monde Médical Mars 1931.Pratique Médicale française Mars 1922. UN CAS D\u2019'HYDROCÉPHALIE\u201c Par Jacques FORTIER Assistant au service d\u2019obstétrique de l'hôpital Notre-Dame.Nous avons eu dans le service, un cas d\u2019hydrocéphalie dont voici l\u2019observation clinique, à laquelle nous ajoutons quelques commen- taires : La malade âgée de 40 ans, se présente à l'hôpital Notre-Dame au terme de sa grossesse: Elle accuse quelques douleurs, assez fréquentes, mais pen intenses.La grossesse a été normale, sans aucune manifestation pathologique : les examens de laboratoire n\u2019ont rien révélé.La pression artérielle, prise à l\u2019arrivée, est de 128 /50.Cette malade vient à l\u2019hôpital parce qu\u2019elle a été suivie au dispensaire; le Professeur de Cotret a fait dès le 6e mois, par les moyens cliniques ordinaires, le diagnostic d'hydrocéphalie foetale.Le bassin a les dimensions normales, mais l\u2019enfant se présente par le siège.;\u2018 L'histoire de cette patiente est très intéressante au point de vue cli- nique.Mariée à l\u2019âge de 21 ans, la malade en est rendue à sa Se grossesse et aucun de ses accouchements n\u2019a été normal.le.août 1920, \u2014 accouchement à terme d\u2019un enfant du sexe maseulin, on applique le forceps au détroit inférieur, l\u2019enfant est en bonne santé.2e.octobre 1921, \u2014 accouchement prématuré à 7 mois, présentatio\" du siège, enfant anencéphale, mort-né.Je.novembre 1922, \u2014 accouchement à terme d\u2019un enfant bien portant.huit jours après la délivrance la malade fait une phlébite, qui dure 30 jours.de.novembre 1923, \u2014 fausse couche à 7 mois; présentation du siège.enfant anencéphale, mort-né.5e.octobre 1924, \u2014 avortement à 315 mois.6e.décembre 1925, \u2014 accouchement à terme par l\u2019opération césarienne : cette opération fut décidée après que l\u2019on eut fait par les procédés cliniques et par la radiographie, le diagnostie d\u2019hydrocéphalie: L\u2019enfant du sexe féminin vécut jusqu\u2019à 315 mois et mourut avec les symptômes de méningite.Te.avril 1928, \u2014 accouchement à terme d\u2019une fille, qui sans faire d'hydrocéphalie, avait néanmoins une tête plus grosse qu\u2019à l\u2019ordinaire dans tous ses diamètres.Elle mourut de convulsions, dans les 24 heures, qui suivirent sa naissance.(1) Service du Professeur E.A.René de Cotret. i L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA 7831 Se.décembre 1931, \u2014 accouchement à terme par opération césarienne haute pratiquée par le professeur agrégé Gérin-Lajoie.Cette opération fut pratiquée parce que le professeur de Cotret avait fait le diagnostie d\u2019hydrocéphalie et que ce diagnostic, comme pour le sixième accouchement, avait été confirmé par la radiographie, L\u2019opération donna naissance à un gros enfant hydrocéphale qui présentait en plus, un spina bifida au niveau des vertèbres dorsales.Cet enfant bien portant à sa naissance ne vécut que six jours.Nous avons pris quelques-unes des dimensions de ce foetus, que nous donnons ici: Diamètre du fœtus mégalocéphale (hydrocéphale.) Oce.front .44 4e ee ee 17 ctm.Sous-occ-front .12 .15 66 Sous-oce-bregmatique .16 \u20186 Oce-ment .15 66 Sous-oce-ment .42 22 22 22 LLL.LLL.LLL.18 66 Ment-bregmatique .155 $ Sous-ment-bregmatique .14 \u201c Bi-pariétal .24 21 1 14 1 12 12 145 ¢ Bi-tenporal .0 22 2e 4e 4e 12 \u201c A grande .525 4 tête { petite .495 © Circonférences Leu 4e cc | thorax { en inspiration .32 en expiration .8315 \u201c Longueur du fetus .0.0.0 oo.52 és Dans ce cas nous avons à remarquer: 1°.le nombre de monstres auxquels cette patiente a donné naissance, 2°.la coexistence chez le dernier enfant d\u2019un spina bifida 3°.le diagnostic par le palper 4°.l\u2019accouchement par l\u2019opération césarienne 1°.Sur 7 enfants d\u2019âge viable, cette femme a donné naissance à 4 monstres.Il y a là évidemment plus qu\u2019un accident, il doit y avoir une tare chez l\u2019un des procréateurs.On accuse aussi parfois la consanguinité.Y a-t-il une tare?Les principales que l\u2019on incrimine sont la syphilis, l\u2019alcoolisme, le crétinisme.Nous avons recherché d\u2019abord la syphilis; rien n\u2019indiquait sa présence ni chez le père ni chez la mère; \u2014 la réaction B.W.était négative chez les deux.Chez la mère, on fit l\u2019analyse du liquide céphalo-rachidien ; résultat négatif.La malade, par mesure de prudence, a suivi un traitement antisyphilitique depuis plus d\u2019un an, elle était en traitement depuis plusieurs mois au début de sa grossesse. 782 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA I\u2019alcoolisme doit aussi être éliminé, ni chez l\u2019un, ni chez l\u2019autre des parents, on ne trouve de traces de cette cause toxique; chez les grands parents pas davantage.| On ne trouve aucun signe de crétinisme chez les conjoints.Pas de consanguinité.Brindeau fait remarquer que certaines femmes mettent au monde des séries d\u2019enfants hydrocéphales.On pourrait peut-être incriminer la tuberculose, \u2014 La mère est née d\u2019un père tuberculeux, mort à 41 ans, et elle a perdu deux sœurs de tuberculose pulmonaire; Du côté paternel on ne relève rien.2°.La cœxistence chez l\u2019enfant d\u2019un spina bifida; Le spina bifida est une des complication les plus fréquentes de l\u2019hydrocéphalie.Brindeau a rencontré 4 cas de spina sur 16 hydrocéphales.Quelques auteurs pttribuent même l\u2019hydrocéphalie aux troubles de circulation du liquide céphalo-rachidien, occasionnés par l\u2019obstruction des membranes au niveau du spina bifida.3°.Le diagnostic a été fait par le Dr de Cotret, au moyen des procédés cliniques ordinaires, palper, ete, avant qu\u2019il ne puisse être fait par le procédé plus récent et plus simple de la radiographie.Cela s\u2019explique, les os du crâne mal ossifiés sont souvent minces et parcheminés, souvent la majeure partie de la voûte cranienne devient membraneuse et se laisse traverser par les rayons-X sans donner d\u2019ombres.4°.Comment faut-il faire l\u2019accouchement dans les cas d\u2019hydrocéphalie, lorsque la tête est trop grosse pour permettre l\u2019accouchement de se faire normalement?\u2014 On peut faire l\u2019accouchement par les voies naturelles et dans les centres hospitaliers, par la césarienne.Certains auteurs, entre autres Brindeau de la clinique Tarnier, et Salomon de la Rotunda, ete, conseillent de faire la version.Il arrive parfois que la poche hydrocéphalique se rompe, ou que le contenu s\u2019écoule par le spina bifida, quand il existe.On ne doit jamais faire de tractions trop fortes; il y.aurait danger de séparer la tête du trone et de laisser la tête dans l\u2019utérus, ce qui pourrait amener de graves complications.On doit faire la ponction de la poche hydrocéphalique.Si l\u2019enfant est mort on introduit un catheter, dans le canal rachidien, au niveau des vertèbres cervicales si possible, sinon au niveau des ver- tebres dorsales et on le pousse jusque dans la boîte cranienne: l\u2019évacuation du liquide se fait par le catheter et l\u2019accouchement se fait simplement.Le professeur de Cotret est d\u2019une opinion contraire: \u2019 L\u2019UNTON MEDICALE DU CANADA 753 Le pronostie d\u2019hydrocéphalie est toujours grave pour la mère, quand on laisse la femme livrée à elle-même; et le danger c\u2019est la rupture utérine.Mais cette rupture peut se faire également par les manœuvres de l\u2019accoucheur.Les versions sont extrêmement laborieuses dans l\u2019hydrocéphalie : et les manipulations dans ces cas, sont par elles-mêmes, une cause de danger.Il est préférable d\u2019attendre et d\u2019observer; Pourvu que la tête soit suffisamment malléable, elle peut s\u2019étirer, se laminer et venir sortir au niveau des organes génitaux (osiandes).Quand on constate que l\u2019accouchement naturel est impossible.il faut faire soit la rupture de la poche cranienne, soit l\u2019opération césarienne.Dans notre cas le Dr de Cotret a choisi l\u2019opération césarienne.1°.On pouvait la faire avec peu de risques.Il considère que dans ce cas le risque est moins sérieux pour la mère que l\u2019accouchement forcé et les traumatismes qu\u2019il produit.2° La deuxième raison qui a milité en faveur de l\u2019opération césarienne est que l\u2019enfant était vivant et qu\u2019il fallait lui donner toutes les chances possibles de survie.Un enfant hydrocéphale, quand la tête n\u2019est pas trop volumineuse, peut, non seulement naître vivant, mais vivre plusieurs mois et encore plus longtemps.Dans notre cas l\u2019enfant véeut six jours. PETITE CLINIQUE LES HÉMOPTYSIES NON TUBERCULEUSES \u2018! Par Antonino D\u2019ANNA, Assistant bénévole au service externe de médecine de l'hôpital Saint-Luc.Diplômé de l'Université de Bologne.L\u2019observation que nous rapporterons n\u2019a que la prétention de nous rappeler à nous, médecins, que la prudence clinique doit toujours guider notre diagnostic.F.D., 55 ans, entre à l\u2019hôpital Saint-Luc, dans le service du docteur Boucher, le 5 mars 1932, avec le diagnostic de pleuro-pneumonie de la base gauche avec bronchite généralisée.La maladie a débuté deux jours auparavant par de la céphalalgie, des frissons prolongés, une température élevée et de la douleur dans la région de l\u2019hypocondre gauche.Le patient nie toute maladie familiale ou héréditaire digne d'attention et affirme avoir toujours été en bonne santé depuis l\u2019Âge de 9 ans, âge d'un rhumatisme polyarticulaire aigu.Il travaille depuis 25 ans comme mineur et terrassier; il fume et boit très peu.Examen clinique: Facies: Myasthénique, sénile, légèrement cyanosé.Yeux: Pupilles inégales et irrégulières, réagissant lentement à la lumière, subictère des conjonctives.Bouche: Denture mauvaise, langue saburrale et portant de petites plaques muqueuses.Thorax: tien à noter à l'exception d'une discrète immobilisation respiratoire de l\u2019hémithorax gauche.Poumons: En arrière, les zones d\u2019alarme sont négatives, de méme que la réaction des trapèzes.Pas de signe de Concato, ni de Boéri.A gauche: matité de la partie moyenne et inférieure avec obscurité marquée de la respiration.Les vibrations sont légèrement augmentées.Le stéthoscope révèle une série de frottements p'euraux sur la ligne axillaire entre le 7ème et le 9ème espace intercostal.A droite: submatité du sommet et respiration de suppléance, franchement voilée par de nombreux roncus et des sibilances généralisées s'étendant partout en avant.- (1) Travail du service de médecine de l'hôpital Saint-Luc. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Les bruits sont assourdis et difficiles à percevoir en raison des bruits adventices respiratoires mais il n'existe aucun bruit de souffle.Le pouls est bien frappé, les artères sont souples, la pression artérielle est de 120/80.Foie: Rien à noter.Rate: Percutable sur deux à trois travers de doigt.Abdomen : Souple.non ballonné, pas de gargouillements.Système nerveux: Rien d'autre qu'un peu de subdélire.Réflexes normaux.Examens de laboratoire: B.W.: négatif.Cytologie du sang: augmentation des globules blancs à tendance nettement polynucléosique.Azotémie: 0.90 0/00; glycémie: Ter.64 0/00.Recherches du bacille de Koch dans les crachats négative (3 fois).Examen des urines: traces d\u2019albumine.Température: 1030.Le 7 mars, troisième jour d'hospitalisation et cinquième jour de maladie, la température tombe brusquement aux environs de la normale et le malade présente un excellent état général.Le 10 mars.au cours d'un accès de toux.le malade fait subitement une hémoptysie de 20 \u20ac.ce, à peu près, ayant tous les caractères d'une provenance pulmonaire.Frappé de la discordance évidente entre l\u2019état pulmonaire et l\u2019état général du malade nous faisons une radiographie, laquelle donne, selon le rapport, une opacité des deux tiers inférieurs du poumon gauche et des taches miliaires multiples du poumon droit et du lobe supérieur gauche.En observant le cliché radiographique.détaché de l\u2019importance qu\u2019on pourrait donner à l\u2019anamnèse et aux faits cliniques d\u2019origine pulmonaire.on pourrait effectivement penser à une caséification aiguë du lobe inférieur gauche chez un tuberculeux faisant de la granulie.Il n\u2019est pas rare.en effet.de rencontrer des pneumonies caséeuscs avec début aigu.frisson.point de côté.température élevée.polypnée, dyspnée.ete.Mais à l\u2019examen, on trouve dans ces cas de multiples râles, dus à la confluence des nodules caséifiés.dès les premiers jours de la maladie, et il existe.d\u2019autre part, un contraste frappant entre la matité pulmonaire et l\u2019absence de tout souffle.Au reste.la fièvre n\u2019est pas continue, ne descend pas brusquement après quelques jours et l\u2019expectoration est considérable.Dans notre cas, au contraire, en analysant de très près l\u2019ensemble de la maladie, les antécédents personnels, le métier spécialement de notre malade, on a nettement l\u2019impression d\u2019une congestion pulmonaire (pneumonie abortive de Oertner) chez un sujet faisant de la pnheumoconiose.Et nous nous rappelons avoir lu tout dernièrement 786 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA l\u2019histoire d\u2019un malade dont les hémoptysies cessèrent à la suite de Pexpulsion dans les crachats de nombreuses concrétions calcaires.Pour soutenir notre diagnostic, nous pouvons invoquer la chute subite de la température, le peu d\u2019abondance de l\u2019expectoration, la présence après la crise d\u2019un double souffle pulmonaire, ayant les caractères de celui qu\u2019on entend en fin de pneumonie, avec petite zône de crépitants de retour.En réalité, cette hémoptysie à laquelle on voulait de prime abord donner une origine tuberculeuse par le mécanisme classique d\u2019une érosion d\u2019un petit vaisseau pulmonaire ou de la rupture d\u2019un anévryeme de Ilassmussen siégeant dans la paroi d\u2019une petite caverne, doit beaucoup plus logiquement provenir de la rupture de quelque vaisseau de néoformation environnant un nodule chalicosique ou an- thracosique siégeant dans le territoire de la congestion pulmonaire.I\u2019hyperhémie congestive trouvant un locus minoris resistantiæ détermine la rupture vasculaire et l\u2019hémorragie.L\u2019état cardiaque du sujet étant assez bon, on peut éliminer l\u2019hémoptysie due à l\u2019hyperhémie pulmonaire par insuffisance ventriculaire gauche, accident fréquent dans les myocardites.A plus forte raison devient-il aussi facile d\u2019éliminer le crachement de sang, dû à l\u2019infaretus pulmonaire, complication fréquente des endocardites vé- gétantes, des phlébites, des rétrécissements mitraux où l\u2019idée de tuberculose s\u2019impose aisément en raison de la pluie de petits râles sous- crépitants qui accompagnent presque toujours l\u2019atélectasie du lobe supérieur gauche dans la dilatation de Voreillette gauche.Quant à l\u2019hémoptysie due à l\u2019artério-sclérose des vaisseaux intra-pulmo- naires (maladie d\u2019Ayersa) elle est presque impossible à diagnostiquer sans la table d\u2019autopsie.Comme notre malade était exempt de toute altération de son aorte excluons aussi l\u2019hémoptysie par congestion bronchique passive due à un anévrysme aortique adjacent ou par bronchorragie fissuraire a travers des adhérences trachéo-anévrysmales.Pour appuyer notre interprétation d\u2019hémoptysie non tuberculeuse, nous nous basons dans ce cas.1°): sur l\u2019eramen clinique de notre malade, pratiqué un mois après son départ de l\u2019hôpital.Il a léjà gagné douze livres.L\u2019examen pulmonaire donne les signes positifs suivants: légère diminution des vibrations au sommet gauche, frottements pleuraux à la partie moyenne et inférieure du poumon gauche, légère diminution du murmure vésiculaire.À droite respiration un peu rude, sans bruits adventices; 2°): sur examen radio- graphique qui montre la disparition de l\u2019ombre à la base gauche et la persistance de granulations typiques, diffuses et bilatérales: 3°) : sur l\u2019eramen des crachats qui est toujours négatif. LD\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 187 La première chose à faire en face d\u2019une hémoptysie est d\u2019éliminer toute cause extra-pulmonaire (bouche, nez, pharynx, larynx) puis d\u2019écarter de facon raisonnée, toute idée d\u2019hématémèse.Et même à ce moment il faut encore résister à la pensée qu\u2019une hémoptysie soit toujours svnonvme de tuberculose.\u201cAvant d\u2019incriminer le bacille de Koch\u201d, dit Sergent, \u201cil faut d\u2019abord rechercher s\u2019il est présent, il faut ensuite l\u2019entourer de multiples garanties, recourir à tous les procéilés d\u2019exploration, multiplier les auscultations et les examens radiologiques, fouiller attentivement les antécédents du sujet.Si tous ces examens ne donnent que des résultats négatifs, on est en droit de rejeter complètement l\u2019hypothèse de la tuberculose.\u201d Résoudre le problème de la cause déterminante de certaines hémoptysies n\u2019est pas toujours des plus aisés, car le même organisme peut porter en lui-même plus d\u2019une cause morbide capable de la provoquer.Le seul et véritable procédé clinique consiste à savoir rapprocher des phénomènes sans relation en apparence, et premièrement concevoir par intuition, alors voir, et enfin démontrer existants, coordonnés et interdépendants les rapports, invisibles parce que lointains, qui les unissent.Encore faut-il user de beaucoup de discernement dans ses conclusions.N\u2019oublions pas, par exemple, que les bronchites de la syphilis secondaire et les infiltrations gommeuses peuvent provoquer, rarement il est vrai, des hémoptysies, mais que celles-ci sont plus fréquentes dans les broncho-pneumonies grippales, les pneumonies, la bronchiectasie, la gangrène pulmonaire et les septicémies (par altérations toxiques des vaisseaux pulmonaires).Encore pourrions-nous mentionner en passant les cas plus rares au Canada, de charbon (maladie des chiffonniers), de morve, de malaria, d\u2019aphte épizootique.de psittacose (Etats-Unis, 1931) et çertaines maladies exotiques, telles que la lépre, la peste, la spirochétose ictéro-hémorragique, la distomatose, l\u2019oidiose tropicalis, la monoliase (découverte par Castel- lani à Ceylan en 1905) due quelquefois à la dégustation du thé et signalée maintenant en Europe.Les hémoptysies se rencontrent aussi dans les maladies du sang telles que l\u2019anémie pernicieuse, le purpura, le scorbut, la maladie de Werlhof (hémogénie de Weil) et principalement la leucémie où le bacille de Koch peut facilement être incriminé quand la compression sur les bronches de glandes tuméfiées détermine un certain degré de catarrhe bronchique.persistant et circonscrit.On peut aussi avoir des hémoptysies dans les néoplasies (attention à l\u2019état général, à l\u2019âge du patient, à l\u2019aspect du crachat \u201c gélatine \"88 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA de framboises\u201c) et dans la maladie de Hodgkin où le manque de tuméfactions glandulaires visibles, la pâleur, l\u2019asthénie, une température opiniâtre peuvent facilement faire penser à la tuberculose.Toutefois, un examen attentif de la courbe fébrile, de l\u2019éosinophilie associée à la lymphocytose, les manifestations cutanées, la biopsie (cellules de Sternberg), la splénomégalie et une bonne interprétation radiologique suffisent à mettre sur la piste.l\u2019actynomycose peut se présenter aussi comme une bronchite généralisée fébrile avec hémoptysies assez fréquentes.D\u2019autres fois elle revêt l\u2019aspect d\u2019une pleuro-pneumonie.On pourrait en dire autant de la sporotrichose.Paillard (Journ.méd.Frang.févr., 1932) rapporte le cas d\u2019une jeune fille qui depuis trois ans présentait une légère élévation de température, de l\u2019anorexie, une expectoration sanglante, un état gè- néral médiocre.L\u2019examen des crachats, toujours négatif au point de vue du bacille de Koch, révéla un beau jour la présence de spirochètes.On se trouvait en présence d\u2019une bronchite sanglante de Cas- tellani.Chez les gaveurs de pigeons il est possible de rencontrer.de même que chez les peigneurs de cheveux, des hémoptysies causées par l\u2019aspergillus fumigatus, ou nidulans, ou flavascens (pseudo-tuber- culose aspergillaire).Mentionnons aussi le kyste hydatique, et les longues suppurations pulmonaires.N\u2019a-t-on pas rapporté aussi l\u2019histoire de certains crachats colorés par l\u2019innocent bacillus prodigiosus ou par quelqu\u2019autre microganisme chromogène ?Signalons enfin les hémoptysies dues à un rapide vide- ment d\u2019un abondant épanchement endopleurique (aspiratis ex vacuo).aux variations de la pression atmosphérique, aviateurs, scaphandriers et celles, non moins typiques, de ces hystériques ou mélancoliques qui font, en réalité, de l\u2019hémosialémèse (Josserand) et dont la perte de poids, l\u2019anorexie et les sueurs concomitantes pourraient nous faire penser à la tuberculose.Restent certains crachements de sang qu\u2019on rencontre chez les lhypertendus, les basedowiens, les néphritiques avec azotémie très élevée, les uricémiques avec poussées fluxionnaires dans la cholécystite calculeuse, dans la cirrhose de Laënnec, dans certaines intoxications par inhalation pulmonaire (gaz, etc.).Des malades peuvent méme longtemps aprés un traumatisme présenter des manifestations hémoptysiques sans que le traumatisme y soit pour quelque cause.Ces faits ont été bien mis en évidence par Sergent et ses collaborateurs.'Tantôt elles apparaissent sans cause appréciable, tantôt à Poc- 789 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA casion d\u2019une poussée pulmonaire ou de la période cataméniale chez les femmes.Et, a ce propos, citons Ventura (Gazz.degliosped.No 129,1907) qui a déjà présenté l\u2019observation de toute une famille, in- demme de tuberculose, de syphilis, d\u2019hémophilie et de cardiopathie, où les femmes eurent suppléance des règles par des hémoptysies, pendant trois générations.De leur côté, Ewald, Kuttner mettent bien en garde de ne pas confondre ces hémoptysies avec certaines gastror- ragies vicariantes pouvant aussi remplacer les règles.Pour terminer, nous ne résistons pas à l\u2019envie de citer ce cas de Armand-Delille et Soulas (Bull, et Mém.Hôp.de Paris, 22 fév.1932) où de nombreuses hémoptysies ne trouvèrent leur explication ni dans les examens cliniques, ni dans les recherches bactériologiques, ni dans les études radiologiques.Il fallut une bronchoscopie pour révéler un polype du type angiomateux, de la grosseur d\u2019une petite cerise, sur l\u2019éperon trachéal.En face d\u2019une hymoptysie, il ne faut donc pas accuser systématiquement le bacille de Koch.Il vaut mieux avant de se prononcer faire une éture attentive et raisonnée du cas qui se présente à notre observation et ne pas oublier qu\u2019il n\u2019y a pas que la tuberculose qui puisse se servir de ce rutilant messager. MOUVEMENT MÉDICAL LE CONGRES FRANCAIS DE MÉDECINE A QUEBEC EN 1934.Par J.E.DUBE, Professeur de clinique à l\u2019Université de Montréal, Médecin de l'Hôtel-Dieu Président À.D.R.M.(Section canadienne).Ce que nous considérions comme un rêve il y a quelques années est bien près de se réaliser.Les plus anciens parmi nous, ceux-là mêmes qui ont tant fait pour augmenter l\u2019influence de la médecine française au Canada ont souvent manifesté le désir de voir ses sociétés savantes venir de temps à autre chez nous pour leurs réunions annuelles.Pourquoi pas?N\u2019avons-nous pas vu, en effet, la British Medical Association se rendre tantôt en Australie.en Nouvelle-Zélande et même venir au Canada, comme en 1930.Il faut avouer que ces congrès de langue anglaise où se rencontrent des représentants de l\u2019Empire Britannique servent en même temps lès intérêts de l\u2019Angleterre et de ses colonies.Pourquoi alors les associations médicales de France, qui se réunissent déjà en Belgique, en Suisse romane ne viendraient-elles pas également au Canada-français En 1930, au congrès des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord, le professeur Gustave Roussy, membre de la délé- vation française, s\u2019exprimait de la façon suivante dans son discours à l\u2019Université de Montréal: \u201cQu'il me soit permis, en terminant, de rappeler ici le voeu que je for- mu'ais au banquet d'adieu offert à la Délégation française par nos collègues de la Faculté de Médecine de Québec: celui de voir un jour les dirigeants de notre \u2018Association des Médecins de langue française\u201d prendre l'heureuse initiative de réunir au Canada.en un Congres, les \u201cMédecins de langue fran- caise d'Europe et d'Amérique\u201d.En suivant ainsi l'exemple de nos collègues anglais de la \u201cBritish Medical Association\u201d qui, cette année, viennent de se rendre en très grand nombre à Winnipeg.nous servirions une cause qui est la nôtre.Nous sommes nombreux à savoir qu'une telle manifestation serait accueillie avec enthousiasme par tous les Médecins de langue française d'Amérique\u201d. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 791 l?idée a depuis fait son chemin ! Le professeur Roussy, de retour en France, présenta avec succès son projet à ses collègues de la Faculté de Médecine et de l\u2019A.D.RR.M.Lors de mon passage à Paris, en septembre dernier, il m\u2019affirma que le temps était venu pour la profession médicale canadienne de faire en France les démarches nécessaires auprès des membres de l\u2019Association des Médecins de Langue Française pour les engager à choisir Québec pour leur Congrès de 1934.Il ajouta que le président actuel, le professeur Fernand Besançon, était favorable à l\u2019idée.C\u2019est alors que la section canadienne de l\u2019A.D.R.M, fondée à Montréal en 1931, s\u2019occupa activement du projet et considéra que 1934, à cause des fêtes du quadricentenaire de l\u2019arrivée de Jacques Cartier au Canada, était tout indiqué pour recevoir la grande association médicale française.Comme chaque congrès français de médecine groupe les prinei- paux membres de cette associations, 1l convenait donc, d\u2019abord, de demander aux membres du Congrès d\u2019octobre prochain à Paris de choisir la ville de Québec pour la réunion de 1934.- Les professeurs Roussy, Hartmann, Sergent continuent une propagande très active auprès de la Faculté de Médecine et de l\u2019A.D.h.M.qui comptent parmi leurs membres tous les délégués aux divers Congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord, depuis sa fondation, ainsi que les conférenciers de l\u2019Institut Scientifique Franco-Canadien.Qu\u2019on nous permette d\u2019en nommer ici quelques-uns: MM.les docteurs Achard, Arloing, Ameuille, Ambard, Pernard, Bélot, Boez, Bordet, Charpentier, Clere, Courmont, Cabannes, Desmarest, Desfosses, Dioclès, Dejardin, Denneville, Armand-Delisle; Faure, Forestier, Gougerot, Gastou, Guisez, Gaulthdet, Hartmann, d\u2019Herelle, Joltrain, Jenneney, Javillier, Jacquerod, Jeannin, Labbé, Lemerre, Lereboullet.Lépine, Logzre, Loir, Maingot, Masson, Moulonguet, Mouriquand, Ombredanne, Pautrier, Pinard, Perron, Poligear, Pettit, Portmann, Ribadeau-Dumas, Roussy, Rist, Regaud, Ribaud, Sergent, Sabatier, Therrien, Vaquez, Weiss et quelques autres.La sect on canadienne de A.D.R.M.a adressé la lettre suivante aux membres de l\u2019Association des Médecins de Langue Française de France, de Belgique, de la Suisse romane, ainsi qu\u2019à ceux de la Roumanie.de la Pologne, à toutes les Universités et aux journaux médicaux de France et de tous ces pays à culture française: \u2014 \u201cMon cher confrère, Depuis le commencement de ce sièele, le Canada français æ recu régulièrement, a l'occasion de congrès médicaux, \u2018des déléxués représentant les différents groupements de la médecine française.Nous devons aussi à 92 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA l'Institut Scientifique Franco-Canadien la venue au pays de conférenciers très appréciés.Ces rares déplacements dévoilent notre Canada à quelques Fran- cais trop peu nombreux.Par contre, un grand nombre de médecins canadiens vont en france pour s\u2019y perfectionner, et depuis plusieurs années lu phalange de nos étudiants s'accroit constamment.L'ambition de tout médecin canadien est de pouvoir, un jour, faire le pélerinage de France.C'est done au tour des médecins français et de langue française d'Europe de faire la connaissance de notre pays en rendant à leurs collègues d'outremer une visite collective.Le Congrès des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord qui se tiendra probablement à Québec en septembre 1934 leur en fournit une occasion d'autant plus indiquée que cette ville fêtera au même moment la 4ème Centenaire de l'arrivée de Jacques Cartier en \u201cNouvelle France\u201d et le 3ème Centenaire de fondation de la ville des Trois-Rivières par le Sieur Laviolette.Aussi demandons-nous que le Congrès Français de Médecine prévu pour l\u2019année 1934 soit tenu à Québec.Le temps presse puisque c'est en octobre prochain que le comité de diree- tion de ces congrès déterminera le lieu et la date des réunions futures.Nous tenons à ce que le comité actuel soit acquis à cette idée, Nous nous adressons ensuite aux trop rares médecins français qui ont fait le voyage du Canada et connaissent notre pays.nos institutions universitaires et hospi- talidres, nos aspirations et nos efforts, et nous sollicitons le concours de toute la presse médicale française dont les directeurs sont pour la plupart venus au Canada.Nous leur demandons d\u2019encourager leurs lecteurs à s'inscrire nombreux pour ce voyage.Nous chargeons toutes les sociétés et associations médicales de France et des pays de eulture française de renseigner leurs membres et d\u2019activer les inscriptions.Nous désirons que les quelques +0,000 de nos collègues de France et des pays amis soient dès à présent au courant de notre plus ardent désir et qu'ils répondent finalement à notre appel.\u201d Très amicalement vôtre.J.E.DUBE, Président A.D.R.M.(section canadienne) Presque en même temps j\u2019eus, à ce sujet, une entrevue avec l\u2019honorable L.A.Taschereau, premier ministre de la province de Québec.qui me reçut aimablement et promit son concours, comme le prouve la correspondance suivante: Montréal, 28 février, 1932.1.Honorable T.A.Taschereau, Premier Ministre de la Province de Québec, Hotel du Gouvernement.Québec.Monsieur le Premier Ministre, \u201cLes membres de la section canadienne de l'Association pour le Développement des Relations Médicales entre la France et les Pays Amis (A, D.KR.M.).à leur réunion annuelle tenue à Montréal le 19 février.ont pris en L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 793 sérieuse considération la suggestion faite par le Professeur G.Roussy de Paris, d'inviter l'Association des Médecins de Langue Francaise d\u2019Europe à tenir le Congrès Français de Médecine à Québec en 1934.Le Professeur Emile Sergent, et le Professeur I'ernand Besancon, président du Congrès Français de Médecine qui se tiendra à Paris du 10 au 12 octobre prochain, sont très en faveur de ce projet qui amènerait sûrement à Québec un très grand nombre de médecins de France, de Suisse et de Belgique.Les fêtes du 4ème centenaire de l\u2019arrivée de Jacques Cartier au Canada ajouteraient encore plus d\u2019intérét pour les congressistes.Comme le choix de l'endroit où se tiendra le Congrès de 1934 doit se faire à la réunion d'octobre prochain à Paris, il nous faut dès maintenant entrer en communication officielle avec M.le professeur Fernand Besançon et lui demander de proposer, an congrès d'octobre prochain, Québec comme endroit de réunion pour 1934.Je sais formellement que cette proposition sela favorisée par le président du congrès, M.le Professeur Besançon, les professeurs Roussy, Sergent, Martmann et tous les savants distingués qui nous ont déjà visités.Pouvons-nous espérer, M.le Premier Ministre, que votre Gouvernement invitera officiellement la plus puissante organisation médicale française du monde entier à venir tenir ses assises de 1934 à Québec?Les invitations faites par nos Universités, nos associations médicales et la ville de Québec qui devront accompagner la vôtre auraient peu de chance de réussir sans votre appui.La visite chez-nous de la grande association médicale française ferait pendant à la venue au Canada de la British Medical Association qui s\u2019est réunie à Winnipez en 1930.et elle aiderait considérablement à augmenter notre influence auprès de nos concitoyens de langue anglaise.Veuillez.je vous prie, Monsieur le Premier Ministre, agréer l\u2019expression de mes sentiments les plus distingués.J.E.DUBE, Président A.D.R.M.(Section canadienne).\u201cCABINET DU PREMIER MINISTRE\u201d Province de Québec.Docteur J.E.Dubé.Président, Québec, le 10 mars, 1932.A.D.R.M.(section canadienne) 454 rue Sherbrooke Est, Montréal.Mon cher docteur, J'ai reçu votre lettre en date du 28 février, concernant un congrès fran- cais de médecine à être tenu à Québec en 1934.Comme je me propose d'être à Montréal mardi prochain, 15 du courant, je vous serais reconnaissant si vous vouliez bien venir en causer avec moi.\u201d Sincèrement à vous.L.A.Taschereau. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA CABINET DU PREMTER MINISTRE\" Province de Québec.Docteur J.1£.Dubé, Québec.le UT mars 1932.454 rue Sherbrooke Est, Montréal.Mon cher docteur, \u201cJe recois votre lettre du 15 mars.Conformément à l'entente intervenue entre nous, je vais écrire au ministre de France, M.Menry, et vous ferai part de la réponse qu\u2019il m\u2019adressera\u201d.Sincérement à vous, L.A.Taschereau.P.NS.Je vous envoie ci-inclus copie de la lettre que J'ai adressée au- jourd'hui à M.Henry.\u201cCABINET DU PREMIER MINISTRE\u201d Province de Québec.Son Excellence M.C.A.Henry, Québec, le 17 mars 1952.Ministre de France, Ottawa.Monsieur le Ministre, \u201cPai l'honneur de vous envoyer ci-inclus une lettre adressée par le président de l'Association pour le Développement des Relations Médicales entre la France et les Pays amis, M.le professeur J.FE.Dubé, de Montréal.Comme cette lettre vous le fera voir, un congrès médical se tiendra à Paris, en octobre prochain.Nos médecins canadiens croient que si, lors de ce congrès, les médecins qui y prendront part étaient invités à tenir leur prochain congrès dans l'Amérique du Nord, à Québec, en septembre 1934.cette invitation serait acceptée.Me serait-il permis de vous demander d'être notre intermédiaire auprès des congressistes français pour leur faire part du désir que nous avons de les voir tenir leur congrès à Québec, et combien nous apprécierions l'honneur qu'on nous ferait en se réunissant dans notre ville.Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de ma haute consi- lération\u201d.L.A.Taschereau.\u201cCABINET DU PREMIER MINISTRE\u201d Province de Québec.Docteur J.EE.Dubé, 454 rue Sherbrooke lst, Québec, le 28 mars, 1932.Montréal.Mon cher docteur, \u201cJe vous envoie ci-inelus la réponse que je reçois dv la Légation Francaise en réponse à la lettre que j'ai écrite ces jours derniers à M.Henry relativement au Congrès de l'année prochaine.Je ne savais pas que M.Henry était en France lorsque je lui ai écrit.\u201d Sincèrement à vous.L.A.Taschereau. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 733 LEGATION de la REPUBLIQUE FRANCAISE AU CANADA.Ottawa.le 24 mars, 1932.No.Monsieur le Premier Ministre, \u201cEn l\u2019absence de M.Charles Arsène Henry, actuellement en France, c'est à moi que revient l\u2019honneur de vous accuser réception de la lettre par laquelle, le 17 de ce mois, vous avez bien voulu me transmettre l\u2019invitation de M.le Professeur J.E.Dubé, de Montréal, adressée à ses confrères du monde médical français.Cette aimable invitation ne manquera pas d\u2019être communiquée aux intéressés; vous pouvez être assuré qu'elle sera hautement appréciée et, Je l\u2019espère, acceptée par un grand nombre de congressistes.En vous priant de bien vouloir, à l\u2019occasion, remercier de leur bonne pensée le Dr.Dubé et l\u2019Association pour le Développement des Relations Médicales entre la France et les Pays Amis, je vous prie d\u2019agréer, Monsieur le Premier Ministre, l\u2019expression de notre gratitude pour votre intervention personnelle à ce sujet, avec celle de ma haute considération.\u201d (Signé) Jean de Lagrèze, Chargé d\u2019Affaires de France.L'Honorable Louis Alexandre Taschereau, Premier Ministre de la Province de Québec, Palais du Parlement, Québec, P.Q.\u201cCABINET DU PREMIER MINISTRE\u201d Province de Québec.Québec, le 11 mai 1932.Docteur J.E.Dubé, 454 rue Sherbrooke Est, Montréal.Mon cher docteur, \u201cJe reçois votre lettre du 8 mai pour laquelle je vous remercie.Je suis très heureux d\u2019apprendre que votre appel a été si bien entendu en France\u201d.Sincèrement à vous.L.A.Taschereau.M.Edouard Carteron, le si distingué Consul Général de France au Canada, se montra également enchanté du projet, et nous accorda son appui avec empressement. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA M.Paul Cardinaux, un des membres des plus dévoués de I>A D.R.M.canadienne, est actuellement à Paris où il déploie une activité considérable pour gagner à notre cause les membres dirigeants de cette grande association.Le professeur Fernand Besançon, président du prochain congrès français de médecine qui aura lieu à Paris, en octobre prochain, est depuis longtemps favorable aux propositions du professeur Roussy, Nous sommes particulièrement reconnaissants à Honorable Philippe Roy, ministre plénipotentiaire du Canada en France, qui.jeudi le 14 avril dernier, recevait à un diner intime les personnes suivantes: Les professeurs: Henry Hartmann, président de l'A.D.R.M, Emile Sergent, Professeur de clinique médicale, médecin de la Charité.G.Roussy, professeur d'anatomie patholozique, directeur de l'Institut du Cancer à Villejuif, Paris.F, Arloing, professeur à la faculté de médecine de Lyon.Sec.-Général de l\u2019Ass\u2019n.des Med.de Langue Francaise, P.Desfosses, Sec.de la rédaction de la \u201cPresse Médicale\u201d de Paris.F.Besançon, professeur de clinique médicale, président de l\u2019Ass\u2019n.des Médecins de Langue Française.Noël Fiessinger, Médecin des Hôpitaux.Marcel Labbé, Médecin des Hôpitaux.Abrami, professeur agrégé, médecin des Hôpitaux.M.Marx, chef du Service des Oeuvres Francaises à l\u2019Etranger au Ministère des Affaires Etrangères.M.Talamon, Directeur de la Librairie Masson, à Paris.Dr.A.Grondin, représentant a Paris du Gouvernement de Québec.Dr.Albert Paquet, de Québec.Dr.Eugène St-Jacques, de Montréal.M.Paul Cardinaux.membre de la section canadienne de l'A.D.R.M.Tous écoutèrent avec enthousiasme les discours de l\u2019Hon.P.Rov et du Dr Albert Paquet, (dont nous donnons un résumé ci-dessous) et il fut unanimement décidé de faire les démarches nécessaires pour qu\u2019au congrès français de médecine d\u2019octobre prochain a Paris, Québec soit choisie pour la réunon de 1934.Paris, 14 avril.1932.\u201cEn arrivant à Paris, il y a quelques semaines.je trouvais une lettre de mon collègue, le professeur Dubé de Montréal, le Président de la section canadienne de l\u2019A.D.R.M.T1 m'exposait que, par une résolution récente. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA (97 le comité canadien de cette association \u2014 d'entente avec le Président de l\u2019Association des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord \u2014 avait émis le voeu que se tienne à Québec, en septembre 1934, le congrès de médecine prévu pour cette année.Sans tarder, le professeur Dubé demandait et obtenait l\u2019appui du Gouvernement de la province de Québec; l\u2019Hon.Premier Ministre Alexandre Taschereau, transmettait cette invitation formelle à son Excellence M.le Ministre de France à Ottawa.Le professeur Dubé me chargeait par ailleurs de gagner à cette idée les principaux représentants de la Médecine Francaise et plus particulièrement les Membres du Comité de Direction du prochain Congrès de Médecine.J'acceptais de grand coeur cette participation qui m\u2019était demandée.Son Excellence, le Ministre du Canada à Paris s\u2019offrit spontanément de me faciliter, cette tâche en réunissant à sa table les médecins \u2014 ses collègues \u2014 qui connaissent le mieux notre situation et nos besoins canadiens.L\u2019idée de réunir, en terre canadienne, le Congrès de Médecine et toutes les manifestations médicales françaises de 1934, était dans l\u2019air depuis quelques années.C\u2019est le professeur Roussy qui lui donna plus de corps lorsqu\u2019en 1930, à l\u2019occasion de son dernier voyage au Canada, il voyait la British Medical Association s\u2019en aller jusqu'au coeur de notre pays, à Winnipeg, sur l\u2019invitation de l'association soeur: La Canadian Medical Association.Nous avons admiré ce beau geste des médecins anglais vis-à- vis de leurs collègues tout en sentant grandir en nous le désir de recevoir un jour nos confrères de France.Je ne vous dirai pas combien la réalisation de ce voeu nous est cher et combien cette réunion des médecins de France et de leurs collègues français de l\u2019Amérique du Nord sera utile au développement des relations médicales qui nous unissent déjà.Il faut relire souvent la cireulaire que le Professeur Dubé envoie ces jours-ci aux médecins \u2014 trop rares hélas \u2014 qui nous connaissent chez-nous.Cette invitation est aussi adressée aux Facultés de Médecine de France et des pays de langue française, aux sociétés médicales régionales et spécialisées, À la Presse Médicale de France et des pays latins pour que 40,000 médecins soient touchés à temps et acceptent : QUEBEC.\u2019SEPTEMBRE 1934, comme lieu de ralliement.En cette année, le Canada fêtera le 4ème centenaire de l\u2019arrivée de Jacques Cartier en NOUVELLE FRANCE et le 3ème centenaire de la Fondation de la ville des Trois-Rivières par le Seigneur Laviolette.Le 13ème Congrès de Médecine de Langue Française qui se tiendra à Québec fournira donc aux médecins de France et de l\u2019Europe de formation francaise une occasion unique qu'il ne faut pas ignorer.Il faut aussi savoir que les médecins canadiens viennent en France dans des porportions considérables: il serait juste que leurs confrères de France fassent une fois le pélerinage du Canada.Les différentes visites qu\u2019il m\u2019a été possible de faire à Paris comblent mes espérances.L'accueil enthousiaste que j\u2019ai remarqué partout m\u2019incite à encourager le Professeur Dubé dans ses efforts.Je suis convaincu maintenant que vous répondrez à cet appel et que cette manifestation franco- canadienne de la médecine française au Canada contribuera non seulement à 798 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA nous mieux connaitre et estimer, mais à porter plus haut le prestige de cette science française que nous représentons en terre d\u2019Amérique.Aidez-nous, par F une participation nombreuse, à continuer dignement cette noble mission\u201d.a Docteur Albert Paquet.A à Notre collègue, le Dr Arthur Rousseau, doyen de la Faculté de è Médecine de Laval à Québec, est enchanté d\u2019apporter ses concours à ü l\u2019A.D.R.M.canadienne.comme le prouve les lettres suivantes :\u2014 Docteur J.E.Dubé, Québec, 15 mars 1932.Montréal.Mon cher ami, \u201cJe suis tout à fait favorable au projet de réunir à Québec l\u2019Association des Médecins de Langue Française.Quand je dis Québec je parle de la province.Je ne m'opposerais nullement a ce que la réunion se fasse à Montréal.Peut-être, cependant, à côté de désavantages évidents, y aurait-il intérêt particulier à faire le choix de Québec.La lettre que tu as écrite au Premier Ministre formule en termes excellents les raisons que nous pouvons avoir de nous intéresser à la réunion projetée.Voudrais-tu me dire, lorsque tu auras eu une réponse du Premier Ministre, ce que je puis faire pour aider à la réalisation du projet.De toute façon je suis à ta disposition pour travailler à assurer le succès de ton entreprise.\u201d Mes meilleurs amitiés, Bien cordialement à toi, Arthur lousseanur.Québec.25 mars 1932.Dr.J.E.Dubé, Montréal.Mon cher ami, \u201cJe vais écrire à notre ami Sergent au sujet du Congrès.Je sais, d\u2019ailleurs, pour lui en avoir parlé, l\u2019été dernier, au sujet de l\u2019idée que Roussy avait déjà exprimée, qu\u2019il est très favorable au projet.La démarche du Premier Ministre nous assure la participation du Gou- vernement Provincial.Je crois que le succès est acquis.ll ne me parait y avoir qu'une question à déterminer: celle des conditions de transport.Je crois que les circonstances actuelles vont favoriser un règlement heu- reux de ces conditions.En somme ton idée fait du chemin.Mes amitiés.Bien cordialement à toi, Arthur Rousseau. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 799 Il nous faut maintenant joindre nos efforts à ceux du comité spécial de l\u2019A.D.R.M., présidé par le professeur Hartmann, qui vient d\u2019être formé à Paris, avec mission de faire la propagande nécessaire auprès de la profession médicale française.Ce comité se propose d\u2019intéresser à cé mouvement les principales sociétés savantes de France et de les inviter à tenir à Québec leur congrès de 1934.C\u2019est évidemment une idée excellente, puisqu\u2019elle pourrait amener un nombre plus considérable de congressistes à venir au Canada en même temps.M.Paul Cardinaux qui est en pourparlers avec les compagnies ferroviaires est certain d\u2019obtenir des conditions de voyage exceptionnelles, capables de décider nos collègues de France à entreprendre ce beau voyage au Canada francais avec excursion aux Etats-Unis et retour par New-York.Il a ouvert un bureau a Paris, au No 34.Boulevard de Vaugirard, où tous les renseignements sont fournis aux intéressés.Nous estimons, enfin, que la publicité donnée à cet événement par nos journaux de médecine et nos grands quotidiens facilitera le travail des organisateurs.Nous obtiendrons, j\u2019en suis convaincu, le concours de nos Universités ainsi que la coopération des maires de Québec, des Trois-Rivières et de Montréal.Qu\u2019on me permette, en terminant, de donner quelques-unes des lettres reçues en réponse à la lettre adressée par la section canadienne de PA.D.R.M.:\u2014 Lettre de M.Philippe Roy, du 5 avril, 1932 a M.Cardinaux.Cher Monsieur, \u201cJ'ai l\u2019honneur de vous accuser réception de votre lettre du 3 courant.J\u2019ai vu le Dr.Paquet hier.Il a dû vous rendre compte de sa visite à la Légation.Je vous attends tous les deux pour préparer une réunion chez- moi des personnes spécialement intéressées à l\u2019organisation du prochain Congrès.Je souhaite que ce projet se réalise.Je sais que le Canada et les Canadiens feraient le meilleur accueil à leurs cousins de France.Veuillez, cher monsieur, agréer l\u2019assurance de mes sentiments dévoués et les meilleurs.\u201d (Signé) PHILIPPE ROY.0 È ETI SE L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA UNIVERSITE DE PARIS \u2014 FACULTE DE MEDECINE Paris, le 12 avril, 1932.Professeur Dubé, Mon Cher Confrère, \u201cVous pouvez être assuré que je ferai tout ce qui dépendra de moi pour que vous ayez.au Congrès de Québec de 1934.toute la satisfaction que vous désirez et dont vous voulez bien me communiquer l'exposé par votre lettre du 15 mars.Veuillez agréer, mon cher confrère, mon plus cordial souvenir.\u201d (Signé) Léon BERNARD.63, Avenue de Villiers, 63, Avenue de Villiers, Paris, le 14 avril, 1932.Docteur J.E.Dubé, Montréal.Mon cher ami, \u201cJe viens de recevoir votre lettre et suis entièrement d'accord avec vous pour tenter une fois de plus de multiplier les contacts entre médecins canadiens et francais.Vous savez quel souvenir je garde de l'accueil que j'ai reçu a Montréal, à Québec, et mon plus c'ier désir, si les circonstances s\u2019y prétaient, comme à serait de retourner dans votre cher pays.Vous savez d'ailleurs quelles relations d'amitié j'ai toujours conservé avec tous ceux de vos élèves qui sont venus dans le service de mon excellent maître WIDAL.J\u2019ai songé à ce sujet que pour votre prochain congrès, vous pourriez peut-être faire un appel à ses principaux é'èves comme l\u2019ont fait les Belges dans un autre sens, en consacrant l\u2019année dernière la Ile session de leurs Journées Médicales à sa mémoire et en l'honneur de son oeuvre.Vous allez d\u2019ailleurs recevoir prochainement les comptes rendus de cette session ainsi que le livre les travaux du Patron et sa médaille.Votre idée de tenir à Québec le prochain Congrès de Mé:lecine de langue française \u2014 cette ville fétant au même moment le 4e centenaire de l'arrivée de Jacques CARTIER en Nouvelle France \u2014 me parait des plus heureuse, et je ferai mon possible pour m'y rendre avee Madame JOLTRAIN; j'engagerai également le plus de médecins francais possible à aller au Canada.Je suis Membre du Comité du Congrès de Médecine, et n'ai pas besoin de vous dire que j'appuierai de tous mes efforts votre demande de venir la même année et au même moment à Québec du Congrès Francais de Médecine.J'en parlerai également, pour ma part, en insistant pour ce choix, à BEZAN- CON, qui est, vous le savez, le Président du prochain.J'espère que lorsque vous viendrez à Paris cette année, Vous nous ferez le plaisir de venir déjeuner ou dîner à la maison, nous reparlerons de tous ces excellents projets.Croyez, mon cher ami, à mes sentiments affectueux et dévoués, (Signé) Docteur JOLTRAIN.tout Flan traty ey donh Mon J J is V iy Heng\u201d L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 801 (Section canadienne) Montréal.CONGRES des médecins ALIENISTES & NEUROLOGISTES DE FRANCE \u2018et des Pays de langue française Secrétariat Permanent : Dr.René CHARPENTIER.le 15 avril, 1932.119, rue Perronnet, Neuilly-sur-Seine (Seine) A Monsieur le Professeur Dubé, Président de l\u2019A.D.R.M.Mon cher Président, \u201cJe reçois votre circulaire concernant l\u2019éventualité de tenir à Québec en 1934, le Congrès Français de Médecine, en même temps que le Congrès des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord, à l\u2019occasion des fêtes organisées en l\u2019honneur du 4ème centenaire de l\u2019arrivée de Jacques Cartier en \u201cNouvelle France\u201d.Je n\u2019ai pas besoin de vous dire combien je me réjouirais personnellement de voir vos efforts couronnés de succes, et combien j\u2019applaudis à votre projet.Acceptez, je vous prie, mon cher Président, l\u2019assurance de mes sentiments les plus amicalement dévoués.\u201d (Signé) René CHARPENTIER.Dr.E.P.Benoît, Sec.A.D.R.M.26.Avenue de Messine, Paris.(section canadienne, ) 24 avril, 1932.Montréal.Mon cher collègue et ami, \u201cPai recu votre lettre circulaire ainsi que celle de Dubé, relatives à l'A, D.R.M.et au projet du Congrès de 1934.Pour ce qui est de l\u2019A.D.R.M., vous pouvez être d\u2019autant plus assuré de ma collaboration que je suis ler Vice-Président de l\u2019A.D.R.M.francaise.Pour ce qui est du projet du Congrès de 1934, inutile de vous dire qu: tout ce qui peut rendre plus étroits les liens qui unissent le Canada à la France aura mon adhésion.Je souliaite simplement que ces larges démonstrations, surtout constituées par l\u2019importance du nombre des participants, n'entrainent pas des dépenses qui auraiënt pour conséquence de diminuer le nombre des professeurs d\u2019échange désignés par l\u2019Institut Franco-Canadien.non plus que le nombre des boursiers canadiens en France.Je pense, en effet, que ces deux moyens de propagande et d\u2019union sont plus riches de conséquences fructueuses que de tournées touristiques.Voulez-vous communiquer cette réponse à l\u2019ami Dubé et partager avec lui, mon cher collègue et ami, l\u2019assurance de mon meilleur et fidèle attachement\u201d.(Signé) Emile SERGENT. 802 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA PROFESSOR Dr.TITU VASILIU Directorul Inst.de Anat.Patologica Universitatea Cluj.Minerva 7 Tel.1270 Cluj.le 16 IV.1932.Dr.J.E.Dubé, Montréal.Cher Confrère, \u201cRecevant votre invitation pour le Congrès de Québee, de 1934, je vous remercie infiniment.La Roumanie, étant un pays de culture française, prend part volontiers aux manifestations françaises, surtout dans le domaine de la médecine.Je ferai paraître vos adresses dans notre journal, pour inscrire un plu- grand nombre de participants.Moi personnellement, je m'inscris parmi les désireux, pour remplir mon plus grand désir de visiter votre pays.Recevez mes meilleurs sentiments\u201d.(Signé) Titu VASILIC.REVUE MEDICALE DE L'EST.Dr.J.E.Dubé, .Nancy, le 6 V, 1938.Montréal.Mon cher collègue, J'ai bien reçu votre lettre.Je vais faire à la Revue un appel pour votre Congrès auquel je souhaite de tout coeur le plus grand succès, Votre oeuvre est superbe et touchante.Veuillez agréer, je vous prie.avec le meilleur souvenir de ma femme.l'expression de mes meilleurs sentiments.(Signé) G.Etienne.FACULTE DE MEDECINE DE LYON Le Doyen.Lyon, 11 Avril, 1932.Dr.J.E.Dubé, Montréal.Mon cher Collègue, \u201cJ'ai bien reçu votre lettre relative au Congrès Français de Médecine pour l'année 1934.Je n\u2018ai pas besoin de vous dire combien je désire qu'il puisse vous être donné satisfaction et combien je m'efforcerai pour ma part d'y contribuer.Je souhaite un plein succès à cette réalisation et vous prie de me croire votre bien cordialement dévoué.\u201d \u2018 (Signé) Jean LEPINE. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 803 ASSOCIATION DES MEDECINS DE LANGUE FRANCAISE Fondée en 1911.Secrétaire Général : Professeur F.Arloing 6, Rue du Plat, Lyon.Lyon, le 20 avril 1932.M.le Professeur J.E.Dubé, Président A.D.R.M.Monsieur le Président et très honoré Collegue, Je suis heureux de vous faire savoir que l\u2019idée que vous nous soumettiez au nom de l\u2019A.D.R.M.Canadienne de réunir en 1934 à QUEBEC, à l\u2019occasion des fêtes de Jacques Cartier, le XXIIIe Congrès Français de Médecine, simultanément avec le Congrès des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord, a subi un commencement d'exécution.Jeudi dernier, 14 avril Monsieur Philippe ROY, Ministre du Canada à Paris, me faisait l\u2019honneur de me convoquer et de me réunir à diverses personnalités médicales Françaises ou Canadiennes pour envisager la réalisation de cette manifestation d'union médicale entre la France et la Nouvelle France.Le principe en a été admis avec enthousiasme, et un Comité d'organisation a été créé, groupant, à côté de M.le Professeur Hartmann et de ses Collègues de l\u2019A.D.R.M.Monsieur le Professeur Besançon et ses collaborateurs du XXIIe Congrès Français de Médecine qui se tiendra à Paris en Octobre prochain, ainsi que moi-même comme Secrétaire général de l\u2019Association des Médecins de Langue Française (A.M.L.F.).Je ne puis vous indiquer ici les premiers détails de la préparation du Congrès projeté.Il y aura lieu, bien entendu, de soumettre à l'acceptation et à l\u2019approbation de notre Assemblée générale qui se tiendra à Paris le 12 Octobre prochain la proposition que vous avez bien voulu nous faire.Soyez certain que nous userons de notre inflluence pour entraîner cette décision.Dès maintenant, vos amis Parisiens et Lyonnais adhèrent avec joie et une très vive sympathie à une manifestation destinée à resserrer nos liens naturels et à témoigner leur estime pour leurs Collègues Canadiens de Langue Française.Bien des points seront examinés par le futur Comité d'organisation.Fn particulier, je vous signale qu\u2019il lui semb\u2019e opportun pour réunir au Canada, malgré la distance et les difficultés matérielles présentes un nombre important de médecins Français, de songer à convoquer à Québec, non seulement le Congrès Français de Médecins interne, mais des groupes de spécialistes (Pédiatrie, neurologie, anatomie, physiologie, dermatologie, etc.), ainsi que des Chirurgiens (chirurgie générale et spécialités diverses).M.le Professeur Paquet qui nous a adressé votre invitation dont l\u2019intérêt médical et national ne nous a point échappé a approuvé cet élargissement des sections médicales ou chirurgicales qui pourront se réunir à Québec.Si des Congrès, moins souples dans leurs règlements que le Congrès de Médecine de notre Association croyaient ne pas pouvoir quitter pour aller à Québec leur lieu de réunion habituel (Paris le plus souvent), il y aurait peut-être lieu de leur suggérer une formule administrative purement fictive 804 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA qui consisterait à appeler \u201csession extraordinaire\u201d la réunion de Québec, et à laisser persister sous le nom de Congrès régulier la réunion classique de la même année 1934.Il est bien entendu que, le moment venu, le Congrès Français de Médecine s'organiserait à Québec suivant nos habitudes et notre règlement, indépendamment des autres réunions.11 devra comporter un bureau local de Nationalité Canadienne, ainsi que cela a lieu pour nos Congrès tenus en Belgique ou en Suisse Romane.Il est règlementaire que ce bureau soit constitué lors du vote éventuel qui désignera Québee en Octobre 1932.Monsieur le Professeur Lesage qui fait partie de notre Comité Directeur connaît le mécanisme de notre Association et contribuera certainement par ses avis à la mise sur pied locale du Congrès.Veuillez agréer, Monsieur le Président et très honoré Collègue, avec la nouvelle expression du plaisir que j\u2019éprouve à m'attacher avee vous à la réalisation du Congrès Français de Médecine de Québec en 1934, l'assurance de mes sentiments distingués et tout dévoués.ARLOING.(Signé) INSTITUT BACTERIOLOGIQUX DE LYON.61.Rue Pasteur.Lyon, le 11 Mai, 1932.M.le Professeur Dubé, Président de l\u2019A.D.R.M.Section Canadienne, 481 ouest, rue Prince-Arthur, Montréal, Canada.Mon cher Collègue, \u201cPai bien reçu votre lettre du 15 mars, au sujet de l'organisation du Congrès des Médecins de langue française, en 1934.Je suis très touché que vous ayez pensé à moi comme à un des trop ares médecins français qui ont été deux fois vous vister au Canada et qui connaît et admire vos institutions scientifiques.Je ferai tout ce qui sera en mon pouvoir pour favoriser vos projets et j'adhère sous la forme que vous désirerez à votre organisation ou à votre comité.Je n'ai pas trouvé dans la lettre le bulletin d'adhésion.Je vous prie de considérer cette lettre comme une adhésion officielle à la Section Canadienne de l'A.D.R.M.et à vos comités d\u2019organisation.Veuillez agréer, mon cher Collègue et ami l'expression de mes sentiments cordialement dévoués.\u201d (Signé) P.COURMONT.P.S.\u2014 Veuillez communiquer cette lettre à M.le Dr.Benoît.votre secrétaire et me faire envoyer tous documents nécessaires pour adhésion et propagande à Lyon. on © Qu L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Le Professeur Gustave Roussy a publié dans \u201cLa Presse Médicale\u201d du 30 avril dernier, sous le titre de: \u201cUn projet de Congrès de Médecins Français au Canada\u201d, un article des plus élogieux sur la profession médicale canadienne-française.Ce savant distingué fut un des plus ardents protagonistes de l\u2019idée de réunir en Congrès au Canada les médecins de langue française d\u2019Europe et de l\u2019Amérique du Nord.Le Professeur Roussy termine son article de la façon suivante : À l\u2019appel de nos amis Canadiens francais il est impossible de rester indifférent.Comment ne pas répondre avec enthousiasme à l\u2019invitation de participer à la manifestation grandiose qui se prépare là-bas, sur l'autre rive de l\u2019Atlantique et au cours de laquelle le nom de la France sera acclamé et les souvenirs de son passé constamment évoqués!\u201d La lecture de ce qui précède convaincra sans doute nos lecteurs que nous aurons très probablement l\u2019avantage d\u2019avoir au Canada français en 1934 le Congrès Français de Médecine.Les quelques lettres que nous avons reproduites ci-dessus nous montrent jusqu\u2019à quel point nos collègues et amis de France ont gardé un bon souvenir de notre pays.Nous n\u2019en doutions pas, mais nous sommes particulièrement heureux de constater que tous partagent l\u2019opinion du professeur Roussy, et promettent d\u2019intéresser leurs amis et membres de l\u2019Association des Médecins de Langue Française à l\u2019idée de venir à Québec pour leur réunion de 1934.9 LES SELS D'OR DANS LE TRAITEMENT DE LA TUBERCULOSE PULMONAIRE Par J.A.VIDAL Professeur agrégé à la Faculté de Médecine de l'Université de Montréal.Médecin de l'Hôpital du Sacré-Coeur.Depuis quue Laënnec, Villemin et Robert Koch ont dévoilé au publie médical les secrets de la tuberculose pulmonaire, bien des formules antituberculeuses sont nées et sont mortes sans avoir connu un véritable succès.Les médications biologiques, sérologiques et chimiques se sont succédé sans pouvoir satisfaire les espoirs qu\u2019on avait fondés sur elles.Cependant, depuis environ un demi-siècle la thérapeutique antituberculeuse a fait trève à nos déboires en nous dotant de deux traitements d\u2019une valeur indiscutable: le premier fut la cure hygiéno-diététique ou sanatoriale et le second fut la collap- sothérapie, méthode préconisée par Forlanini.A ces deux grandes acquisitions, Mollgraad en préconise une troisième par les \u201cSels d\u2019Or\u201d.Cette nouvelle thérapeutique possède-t-elle une valeur réelle?Si oui, quelles en sont les indications, la posologie et les contre-indications.Dans une enquête faite par la \u201cVie médicale\u201d auprès d\u2019un grand nombre de phtisiologues français dont la valeur et la probité scientifiques sont indiscutables, une vingtaine d\u2019opinions furent émises sur la valeur de l\u2019aurothérapie.La divergence si marquée des opinions émises, tant sur les indications thérapeutiques que sur la posologie, indique bien que cette médication n\u2019est pas encore à point comme le dit si bien A Lumiere: \u201cLes vérités de la science ne sont jamais qu\u2019approchées et provisoires\u201d.Nous pouvons peut-être espérer que d\u2019une observation plus prolongée et mieux contrôlée naîtront une plus grande précision des indications thérapeutiques et une posologie plus adéquate aux diverses formes susceptibles d\u2019en bénéficier.L\u2019étude de cette nouvelle thérapeutique fut activement poursuivie en France surtout, et la plupart des phtisiologues accordent à cette thérapeutique une valeur réelle comme traitement adjuvant mais non comme traitement spécifique.Il ne semble pas prématuré L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 807 d\u2019accepter que les Sels d\u2019Or associés aux autres méthodes thérapeutiques peuvent dans certaines formes de tuberculose retarder grandement l\u2019évolution et même amener une cicatrisation rapide, radiogra- phiquement démontrée.(Ameuille).Il est difficile de donner rapidement crédit à de nouvelles méthodes thérapeutiques en tuberculose pulmonaire; parce qu\u2019il nous est si souvent donné de constater des régressions spontanées qu\u2019on attribuerait à tort à la médication.Sans porter, de parti pris, un doute irrationnel sur une thérapeutique nouvelle parce que tant d\u2019autres ont rapidement succombé à l\u2019épreuve, il ne faut pas non plus accepter avec trop d\u2019enthousiasme une médication parce qu\u2019elle est d\u2019usage facile, d\u2019un dosage mathématique qui simplifierait le problème si complexe de la tuberculose pulmonaire.L\u2019observation est le seul moyen véritablement scientifique de former une opinion sur la valeur d\u2019une méthode thérapeutique.Cette observation a subi l\u2019épreuve et tend à démontrer que dans certaines formes de tuberculose pulmonaire, les \u201cSels d\u2019Or\u201d donnent des résultats-inattendus et semblent posséder une valeur thérapeutique appréciable.Indications.Les observations ne sont pas suffisamment contrôlées pour préciser les indications de l\u2019aurothérapie.On s\u2019emble admettre que toutes les formes de tuberculose pulmonaire qui ne sont pas améliorées par la cure hygiéno-diétique ou de collapsothérapie peuvent être soumises à l\u2019action des Sels d\u2019Or.Mais parmi ces vagues indications ce sont les formes jeunes, exsudatives, pneumoniques-excavées qui semblent se laisser le plus facilement influencer quoique plusieurs observateurs rapportent qu\u2019il fut possible de stériliser de vieilles cavernes et même l\u2019en avoir vu disparaître.Il faut done courageusement admettre qu\u2019on ne connaît rien du mode de réaction de chaque malade vis-à-vis la médication aurique.Cependant, si actuellement les indications ne sont que bien vagues, les contre-indications semblent plus précises.Ainsi on est justifiable d\u2019abstention dans les albuminuries persistantes, les diarrhées réfractaires, les granulies et chez les malades trop avancés.IPâge sans être un motif suffisant d\u2019abstention doit nous inciter à une grande prudence. UNION MEDICALE DU CANADA Posologie.La question de dosage a fait et fera longtemps l\u2019objet de bien des discussions.Partant du principe qu\u2019on connaît très peu l\u2019effet des Sels d\u2019Or sur le bacille de Koch et sur les tissus pathologiques; il est difficile d\u2019en préciser la posologie.Les uns préconisent les petites doses d\u2019autres sont partisans des doses fortes.En réalité il est impossible de préciser à qui donner gain de cause, parce que nous ne traitons pas des maladies mais des malades dont chacun a sa manière de réagir.Chaque cas mérite une étude minutieuse.A lhôpital du Sacré-Cœur nous nous rallions à la posologie suivante.En face de lésions localisées et anciennes, d\u2019évolution lente, nous Instituons un traitement de prudence, c\u2019est-à-dire lent et progressif.Nous cm- ployons la crysalbine, par voie intraveineuse, à dose initiale de ogr.05, que nous répétons 3 à 4 fois à une semaine d\u2019intervalle.Si ces doses ne donnent aucune réaction fâcheuse nous passons à ogr.10 et nous progressons ainsi de la même manière pour atteindre environ ogr.30 à ogr.40 par semaine.À la veille de chaque injection nous pratiquons un examen complet des urines et souvent des selles.Sans tenir compte du montant total que certains observateurs ont fixé à 6 ou 8 grammes; si le patient réagit bien et bénéficie de ce traitement nous le continuons tant que se manifestent d\u2019heureux résultats.S\u2019agit-t-il de lésions aiguës ou suraiguës, à caractère menaçant, une initiative plus audacieuse peut être permise.Dans ces cas nous débutons toujours par des doses faibles (ogr.05) à intervalle plus rapproché, et si elles sont bien tolérées nous progressons plus rapidement.Notre expérience peu considérable à date semble nous démontrer que le rein tolère mieux de petites doses souvent répétées et fractionnées qu\u2019une seule dose hebdomadaire.De ce bref exposé naissent les conclusions suivantes: étant donné la pauvreté de notre arsénal thérapeutique antituberculeux le médecin a le droit sinon le devoir d\u2019expérimenter une nouvelle méthode de traitement dont l\u2019observation première a démontré une certaine valéur appréciable.Cependant, pour que cette observation ait une valeur scientifique réelle elle cloit reposer : 1° sur un diagnostic précis de l\u2019évolution, de l\u2019activité bacillaire et de la forme de tuberculose ce qui doit toujours être secondé par une récente radiographie. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA S09 2° sur étude minutieuse du mode réactionel de chaque individu a cette médication: avant toujours présent a esprit qu\u2019il y a des malades qui manifestent de l\u2019intolérance aux \u201cSels d\u2019Or\u201d et qu\u2019il faut bien connaître ces diverses manifestations pour parer à des complications dont la gravité est indiscutable.3° sur un contrôle absolu de l\u2019évolution de la maladie, ce contrôle naîtra non seulement de l\u2019amélioration des signes stéthacoustiques et généraux, mails aussi de l\u2019étude du cliché radiographique.Parce qu\u2019il ne suffit pas, pour donner crédit à cette méthode, de constater une amélioration clinique; mais cette amélioration doit se manifester sur le cliché en nous faisant apprécier un nettoyage des images radiographiques. REVUE GÉNÉRALE DONNÉES THÉORIQUES SUR L\u2019ANESTHÉSIE BASALE À L\u2019AVERTINE.\u201c Par J.C.DOUCET Anesthésiste à l'Hôpital Notre-Dame l\u2019intérêt toujours grandissant soulevé par la découverte de Duisberg et Willstaetter, nous fournit l\u2019occasion de vous exposer les ç données théoriques essentielles sur ce nouvel anesthésique de base: Pavertine.Les nombreuses recherches, faites actuellement dans tous les pays, démontrent sinon la supériorité, tout au moins l\u2019utilité de lPanesthésie par voie rectale.Dans l\u2019intérêt de nos malades nous devons connaître ces produits nouveaux, pour les employer quand les indications sont précises.L\u2019anesthésique idéal étant encore dans le domaine des possibilités, il nous faut utiliser les meilleures méthodes connues, qui toutes ont des avantages et des inconvénients.Dans ce court résumé, nous parlerons de la composition et des propriétés de l\u2019avertine, de la dose à employer, de la technique à suivre; nous nous efforcerons de préciser les avantages et les inconvénients de cette méthode, pour en mieux connaître les indications et les contre-indications.COMPOSITION ET PROPRIETES.L\u2019avertine, alcool éthylique tribromé ou tribrométhanol est une substance blanche, cristalline, soluble à 40C.Ce produit difficilement soluble dans Peau, est livré dans le commerce en solution dans de hydrate d\u2019amylène, contenant T gramme du produit par centimètre cube.Très rapidement absorbée par la muqueuse intestinale.Paver- tine est éliminée en presque totalité par les urines dans les 24 ou 48 heures.Tous les auteurs s\u2019accordent à dire que l\u2019avertine rend (1) Communication présentée à la Société d'Anesthésie. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 811 la respiration plus lente et plus superficielle et occasionne une chute de la pression artérielle.doiY l\u2019utilité de l\u2019injection d\u2019éphédrine que quelques-uns emploient systématiquement.Ce mode d\u2019anesthésie associé à une petite quantité de protoxyde d\u2019azote ou d\u2019éther, donne un relichement musculaire satisfaisant pour une heure à une heure et demie.DOSAGE.Nous savons actuellement que la dose de 6 à 10 centigrammes par kilo de poids, employée avec discernement, assure une sécurité suffisante.Il ne fant pas perdre de vue que l\u2019avertine est et doit être un anesthésique basal, conséquemment il est imprudent et méme dangereux de vouloir obtenir une anesthésie générale complète par ce seul moyen.Les accidents rapportés dans la littérature médicale, sont dus, pour la plupart, à la mauvaise préparation de la solution et surtout à des doses excessives.Le poids du malade ne peut donner qu\u2019une ligne de conduite générale; il est du devoir du médecin anesthésiste de bien examiner le patient et de fixer lui-même la dose pour chaque cas particulier.Les malades très déshydratés, dont le foie présente des signes d\u2019insuffisance fonctionnelle, les obèses, les gens âgés, les cachectiques doivent recevoir une dose d\u2019avertine inférieure à celle dictée par la normale.Au sujet du dosage, je me permets de vous citer quelques extraits d\u2019un article très intéressant, paru dans \u201cLa Presse Médicale\u201d du 17 février dernier, sur \u201cL?Anesthésie à l\u2019avertine et au protoxyde W\u2019azoteJoxygêne cambinés\u201d, par le Dr Desmarest, chirurgien de l\u2019hôpital Ambroise-Paré.\u201cToute la valeur de la méthode, dit-il, réside dans cette question capitale de la dose qui convient à chaque \u201copéré.L\u2019élément essentiel de succès dans notre méthode tient à \u201cce que.pour chaque malade, nous déterminons aussi exactement que \u201cpossible la dose qui doit être employée.Nous ne nous basons pas \u201cseulement sur le poids du malade.Pour nous, le poids, la taille, le \u201cdegré de maigreur et d\u2019obésité du sujet, la valeur de sa pression \u201csanguine sont autant de facteurs importants.Chez les malades adi- \u201cpeux il ne faut pas établir la dose sur le poids brut du malade, ce \u201cqui conduirait a donner des doses trop élevées.Il faut ramener \u201cle poids du malade a celui qui correspond a sa taille.\u201d TECHNIQUE.La veille de l\u2019opération, on aura soin de prescrire un lavement évacuateur et l\u2019ingestion d\u2019aliments ou de liquides sucrés: ceci dans le but d\u2019augmenter le glycogène hépatique. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Si nécessaire, au coucher, donner un léger hypnotique et ne ju- mais oublier d\u2019inscrire le poids du malade sur sa fiche.Le matin.une heure avant l\u2019opération, bon nombre d\u2019anesthésistes conseillent une injection de morphine ou de pantopon, dans le but d\u2019augmenter l\u2019effet de l\u2019avertine et de diminuer par le fait même la dose d\u2019anesthésique par inhalation.Ceux qui ne donnent pas cette injection pré- anesthésique affirment que l\u2019état général des malades dans ces cas est meilleur, les respirations sont moins superficielles et les patients sont rarement cyanosés.PREPARATION DEN SOLUTIONS.La préparation des solutions doit être essentiellement précise.La quantité d\u2019avertine fixée, on fait chauffer à 36 ou 38C.Peau distillée nécessaire pour avoir une solution à 2.5% ; il faut avoir soin de bien agiter le mélange pour obtenir une dissolution complète.11 est très important de ne pas chauffer la solution au delà de 40C., car à une température trop élevée, l\u2019avertine se décompose en libérant de l\u2019acide bromhydrique très irritant pour la muqueuse intestinale.Pour obvier à ce danger, il faut vérifier la solution avant son emploi: dans ce but 2 a 5ce.sont prélevés dans une éprouvette et additionnés d\u2019une goutte de rouge Congo; la solution doit être franchement orange, si elle a une tendance à virer au bleu, on doit la rejeter.La solution ainsi préparée est donnée au lit du malade sous forme d\u2019un lavement ordinaire, au moyen d\u2019un tube rectal et d\u2019un entonnoir; il est d\u2019importance majeure de verser cette solution très lentement.par doses fractionnées et sous basse pression.Cette injection ne doit jamais occasionner de douleurs.Le début de l\u2019anesthésie à l\u2019avertine est remarquable par son calme.On n\u2019observe aucune phase d\u2019irritation bronchique, pas d\u2019angoisse respiratoire, peu ou pas d\u2019excitation musculaire.On doit employer systématiquement la canule de Mayo pour assurer une bonne ventilation pulmonaire.Vingt-cinq à trente minutes sont nécessaires pour obtenir le sommeil, après quoi le malade est monté à la salle d\u2019opération.Il est avantageux de commencer l\u2019administration de l\u2019anesthésique complémentaire avant l\u2019incision de la peau.Si on emploie le protoxyde d\u2019azote, ce sera pour peu de temps et avec un pourcentage élevé d\u2019oxygène ; si c\u2019est l\u2019éther ou le chlorure d\u2019éthyle, la quantité sera très minime. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 813 AVANTAGES ET INCONVENIENTS.Il est indubitable que cette narcose à l\u2019avertine, bien que fort discutée, rende de réels services au malade et offre des avantages appréciables qu\u2019on peut résumer comme suit: 1) Elle supprime la phase d\u2019appréhension pré-anesthésique et la période d\u2019excitation du début.2) Elle prolonge l\u2019état analgésique post-opératoire et diminue de moitié les injections calmantes nécessaires chez tous les opérés.3) Elle est remarquable par l\u2019absence de vomissements et de complications post-anesthésiques.La majorité des patients qui ont expérimenté cette méthode agréable, en deviennent les plus ardents propagateurs.En marge de ces nombreux avantages, 11 y a aussi des inconvénients.Le plus grave est, sans contredit, cette dose unique, qui ne permet pas, en cas d\u2019accident, la suppression immédiate de l\u2019anesthésie comme on peut le faire avec les méthodes par inhalation.Cependant on attribue aujourd\u2019hui un effet merveilleux à l\u2019éphédrine par voie veineuse, le Dr Wesley Bourne a fait des expériences très intéressantes sur ce sujet.De plus, cette demi-heure de préparation fait perdre un temps précieux au, chirurgien et à l\u2019anesthésiste, conséquemment cette méthode ne peut être employée couramment dans un hôpital où plusieurs opérations se succèdent dans une même salle.Enfin, il reste la question du dosage à préciser pour chaque cas particulier.La pru- (lence exige que nous demeurions en deçà des limites pour assurer le maximum de sécurité au patient.INDICATIONS ET CONTRE-INDICATIONS.En terminant, résumons les principales indications et contre- indications de ce mode d\u2019anesthésie.L\u2019avertine est conseillée dans la chirurgie pulmonaire, chez les tousseurs, les gazés, les obèses pléthoriques à cou épais et facilement congestifs.Elle est appréciable dans la chirurgie du dos et du rachis, par suite de la position ventrale de l\u2019opéré; dans la chirurgie du crâne, de la face, du cou, où l\u2019anesthésiste devient une gène pour le chirurgien.L\u2019avertine sera employée avec succès chez les patients 814 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA qui ne peuvent supporter Panesthésie par inhalation: les déments et les anxieux; dans les cas de chirurgie osseuse: greffes.fractures compliquées, quand il y a intérêt à ce que le réveil de Popéré voit tardif et sans agitation.Comme contre-indications il faut noter: 1) toutes lésions du rectum ou du gros Intestin: rectites, incontinence du sphineter anal, prolapsus et retrécissement, colites et sigmoidites.2) les maladies graves du foie et du rein.3) les interventions de courte durée, les états de shock dus aux hémorragies graves, l\u2019acidose et les cachexies avancées, En définitive, si nous insistons sur le fait que pas un seul anesthésique n\u2019assure une sécurité absolue, nous pouvons conclure que l\u2019avertine, confiée à un anesthésiste expérimenté, est une acquisition pour la science et un confort sans égal pour nos malades, BIBLIOGRAPHIE J.DESMAREST.\u2014 L\u2019Anesthésie à l\u2019avertine et au protoxyde d\u2019azote- oxygène combinés.(Presse Médicale, février 1932.) ROBERT MONOD.\u2014 L\u2019anesthésie en pratique chirurgicale.J.GAUDY et R.QUINTART.\u2014 L\u2019avertine en urologie.D\u2019Urologie.An.IV, no I, février 1931).CHARLES S.WHITE, JOSEPH KREISCHMAN, \u2014 Tribromethyl Alcohol (Avertin) Anesthesia.(SURGERY, Gynecology and Obstetrics, sept.1930).JOSEPH R.GUTTMAN.\u2014 Rectal Narcosis with AVERTIN.Anesthesia and Analgesia Nov.Dec.1930.) WESLEY BOURNE and B.B.RAGINSKY.\u2014 On Several Phases of the Pharmacology of Avertin.(Current Res.Anesthesia and Analgesin Janv.1932.) (Journal helge {Current Res. i MEDECINE PRATIQUE LE RHUMATISME POLYARTICULAIRE AIGU.| \u2014 Repos au lit.2 \u2014 Enveloppements humides froids des articulations malades.3 \u2014 Tenir le membre dans la position semi fléchie afin de relâcher les tendons.4 \u2014 Dans certains cas, immobiliser le membre le plus atteint sur une attelle de bois rembourrée.5 \u2014 Prescrire une potion salycilée plutôt que des cachets: Salycilate de soude (1) 20 grammes.Bicarbonate de soude 40 grammes.Lactose 10 grammes.Sirop d'écorces d'or, amères 100 c.c.Eau distillée froide 200 c.c.Une cuilleréz à table ou à soupe renferme | gramme de saly.et 2 grammes de bic.Dose: Une cuillerée à soupe dans un demi verre d\u2019eau de Vichy, suivi de lait toutes les heures durant le jour, et trois fois durant la nuit.6 \u2014 Donner chque jour un lavement salé: une cuillerée à soupe dans un grand verre d\u2019eau.Très efficace contre le gonflement articulaire.7 \u2014 Contre hyperthermie, un sac de glace sur la région précordiale dans le but de prévenir l'endocardite.8 \u2014 Surveiller étroitement le coeur.Prévenir l'éréthisme par la digitaline: cinq gouttes par jour dans un peu d'eau a jeun durant dix jours.9 \u2014 Combattre l'insomnie.10 \u2014 Dans certains cas, la protéinothérapie produit un excellent effet: lait bouilli 5 c.c.en injection sous-cutanée tous les deux jours en augmentant à 10 c.c.les trois autres jours.Ne pas dépasser quatre doses.(1) Nous accordons la préférence au Poulenc.Clin ou Howard. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 11 \u2014 Diete liquide \u2014 jus de fruits.12 \u2014 Aération de la chambre.Héliothérapie si possible.13 \u2014 Continuer la médication salycilée durant les 15 jours qui suivent la défervescence en en diminuant graduellement les doses.14 \u2014 Reprendre la médication salycilée durant les trois mois suivants pour prévenir les récidives mais a une dose moindre.15 \u2014 Noter la pression artérielle et le débit urinaire afin de prévenir.une insuffisance cardiaque éventuelle.16 \u2014 Se méfier des bains de mer, ou douches froides.|7 \u2014 Eviter les excès alimentaires ou alcooliques.18 \u2014 Marcher modérément.19 \u2014 Songer au passé, c'est prévoir.20 \u2014 Les bains de soleil agissent comme préventifs.Albert LeSAGE. REVUE DES LIVRES JEAN LEREBOULLET, ancien interne lauréat des hôpitaux de Paris.\u2014 Les tumeurs du quatrième ventricule.\u2014 Un volume de 431 pages avec 30 figures et 21 planches hors texte.Edité à Paris chez Bail- lière.Prix: 65 francs.Les progrès récents de la neuro-chirurgie en permettant d'extirper avec succès de nombreux cas de tumeurs du quatrième ventricule, ont mis à l\u2019ordre du jour cette variété de tumeurs considérée jusqu\u2019alors comme une simple curiosité anatomique.On sait maintenant que ces tumeurs sont beaucoup plus fréquentes qu\u2019on ne le croyait autrefois, qu\u2019on peut les diagnostiquer et intervenir en temps opportun pour les traiter.Aussi leur intérêt clinique et chirurgical est-il considérable.Jusqu'ici toutefois les travaux consacrés à cette affection étaient restés épars dans la littérature et les traités classiques ne mentionnent les tumeurs du quatrième ventricule que de façon très sommaire.Le docteur Jean LEREBOULLET, ancien interne lauréat des hôpitaux de Paris et secrétaire de la rédaction de \u201cParis Médical\u201d, s\u2019est attaché à mettre au point cette question.L\u2019importante monographie qu\u2019il publie est basée sur un matériel anatomoclinique comportant vingt observations inédites et trois cent vingt observations recueillies dans la littérature.Ce nombre considérable de faits a permis à l\u2019auteur de faire une étude très complète des tumeurs du quatrième ventricule qu\u2019il divise en trois parties.La première précédée d\u2019un court rappel anatomique et embryologique est une étude analytique des divers symptômes qu\u2019on peut rencontrer dans une tumeur du quatrième ventricule quelle qu\u2019en soit la nature anatomique; l\u2019auteur discute la valeur de chacun de ces symptômes, en précise la signification clinique et en explique la pathogénie; il expose les diverses formes cliniques observées et en individualise une nouvelle, la forme du récessus latéral.La seconde partie est un essai du synthèse anatomoclinique des différents types histologiques de tumeurs.Elle comporte l\u2019étude détaillée de nombreux cas personnels, à l\u2019aide de techniques histologiques les plus modernes; une abondante illustration originale en facilite la compréhension.La troisième partie enfin est consacrée au diagnostic et à la thérapeutique chirurgicale de ces tumeurs.Cet ouvrage, dont l\u2019étude a été poursuivie, sous la direction du professeur GUILLAIN, à la clinique neurologique de la Salpétrière, sera indispensable à tous les neurologistes soucieux de connaître l\u2019état actuel de nos connaissances sur cette importante question.Il sera fort utile à tous les médecins, désireux de se tenir au courant des derniers progrès de la neuro-chirurgie. ANALYSES MEDECINE M.HAUTEFEUILLE (D'Amiens).\u2014 Cancer d\u2019estomac à forme oedémateuse.\u2014 Soc.de Gastro-Entérologie de Paris.\u2014 Séance 8 fév.1932.Le cancer d\u2019estomac, dans ses ultimes manifestations cliniques peut présenter, en outre des signes ordinaires: douleurs, vomissements hémorragies, certaines complications comme l\u2019oedème ou même l\u2019anasarque.Dans le cancer d\u2019estomac à \u201cforme oedémateuse\u201d, l'oedème et l'anasarque sont souvent les seules manifestations cliniques, par conséquent incapables d\u2019attirer par elles-mêmes l\u2019attention du côté de l\u2019estomac, bien que l\u2019anorexie et la cachexie rapide qui l\u2019accompagnent, soient présentes.Dans le cas rapporté par l\u2019auteur, l\u2019ascite, la cachexie, la diminution de l'appétit.avaient fait soupconner l\u2019existence possible d\u2019un néoplasme: l'examen radioscopique avait été ajourné à cause de la faiblesse graduelle du malade.Il est donc intéressant de savoir qu\u2019il y a une forme de cancer d\u2019estomae la \u201cforme oedémateuse\u201d qui ne présente cliniquement, aucune manifestation pathologique du côté de l\u2019estomac, et qu\u2019en présence d\u2019un malade oedémateux, sans troubles cardio-rénaux, il faut penser à cette forme particulière du néoplasme gastrique.J.Alfred MOUSSEAU.GASTON DURAND.\u2014 Résultats éloignés du traitement médico-chirur- gical des ulcères gastro-duodénaux.\u2014 Soc.de Gastro-Entérologie de Paris.\u2014 8 fév.1932.L'auteur fait un relevé de 156 observations de malades où le diagnos- tie clinique d\u2019ulcère ne peut être tenu pour suspect parce que vérifié par des radiographies.Ont été éliminées toutes les radiographies suspectes et non suffisamment convaincantes.Mettant en parallèle les résultats de ses traitements, tant médicaux que chirurgicaux, il constate que sur 55 malades traités médicalement ct suivis dont il a pu avoir des renseignements certains, il enregistre 38 échecs complets ou partiels soit une moyenne de 20% de succès seulement.Sur 83 malades appartenant à la section de chirurgie, il enregistre 2 cas médiocres ou mauvais, soit une moyenne de 70% de succès.Malgré la supériorité relative de la thérapeutique chirurgicale, l\u2019A.considère encore comme très élevée la somme d\u2019échecs opératoires. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 819 Si ces succès médicaux paraissent moindres il les attribue à une statistique sévère où ne sont étiquetés comme guéris que ceux dont l'amélioration est \u201ctotale\u201d.Quand on parle de guérison d\u2019ulcère, scientifiquement, ceci doit comporter la suppression de tous les signes cliniques de la maladie et la preuve de la cicatrisation de la lésion ulcéreuse, soit par la gastro-photographie, soit par des radiographics successives et confirmatives; de plus, la période d'accalmie complète doit se compter en années, après avoir été comptée en mois.L'ulcère gastro-duodénal, n'étant pas une maladie définie mais une \u201clésion à étiologie et à pathogénie diverses.\u201d L\u2019A.émet certaines considérations sur les cas d'ulcères observés: D'après la nature de la lésion ulcéreuse, l\u2019ulcère peut guérir spontanément; d\u2019autres guérissent médicalement à n\u2019en pas douter; il y a des ulcères\u2014en majorité\u2014 qui guérissent chirurgicalement; par contre, il y a des ulcères qui continuent à évoluer, malgré la gastro-entérostomie, et d'autres.qui ne guériront jamais, parce qu'ils constituent la \u201cmaladie ulcéreuse\u201d essentiellement récidivante.En second lieu, pour apprécier la valeur du traitement médical de l\u2019ulcère, on doit tenir compte des malades, \u201cil y a ceux qui peuvent se soigner.ceux qui ne peuvent pas, ceux qui ne veulent pas se soigner médicalement\u201d, d\u2019où, l\u2019observance du régime et l\u2019espoir de la guérison; où l\u2019abandon de toute prescription avec la prospective, non toujours assurée, du succès opératoire.L'auteur considère donc \u2018\u201c le traitement médical comme une \u201cépreuve\u201d dont les résultats doivent décider de l\u2019indication opératoire\u201d mais il n\u2019en reste pas moins convaineu que bien des ulcéreux pourraient guérir médicalement, indépendamment de la nature de leur lésion s\u2019ils étaient capables d\u2019une longue persévérance dans le traitement diététique et médicamenteux.J.Alfred MOUSSEATU.GYNECOLOGIE ARNOLD STURMDORF, M.D.F.A.C.S.New-York.\u2014 La douleur lombaire gynopathique.(Surgery, gynecology, Obstetric, aofit 1931.) L'auteur fait une étude de la nature et du mécanisme de cette douleur en attachant une attention spéciale à ses relations avec la rétroflexion utérine.Il amène les conclusions suivantes: La douleur lombaire d\u2019origine gynécologique est spasmodique: le facteur gynécologique entre dans les diverses causes des myospasmes de la région lombosacrée.Cette forme de myospasme est un phénomène de protection analogue à ceux que l'on observe dans d'autres régions musculaires où il existe des douleurs profondes.En plus ce myospasme protège les organes pelviens malades en faisant dévier la ligne de pression intra-abdominale et en limitant la mobilité du petit bassin. 820 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA La position de l'utérus est normale lorsque son axe correspond à l'axe du plan du détroit supérieur.Cet axe varie avec l'angle sacro-lombaire de chaque individu.La rétrotlexion devient pathologique lorsque ces deux axe- ne coïncident pas.L.Arthur MAGNAN.PETIT DUTAILLIS, P.\u2014 Démonstration radiologique après injection de lipiodol, des imperméabilités tubaires et des adhérence< péri-métro-salr/ngiennes.Ses précisions, ses incertitudes, ses limites.(Gynécologie, 1931, XXX, 5.) L'auteur présente une série de 41 radiographies pelviennes après injections de lipiodol qui démontrent les obstructions anatomiques et spasmodiques des trompes et des adhérences péritubaires et périutérines.Les ditfé- rentes conditions pathologiques sont: obturations à la corne utérine par fibrome.obturations des deux cornes par salpingites, obturation de la lumière de la trompe par spasme, salpingite kystique, hydrosa\u201dpinx, grossesse tubaire rupturée et adhérences.I\u2019obturation aux cornes par fibrome résiste à de hauts pressions: mais si l'obturation est due à un spasme, à une légère salpingite, à du mueus.à de la congestion, elle peut être vaincue.Si l\u2019obstruction est bilatérale et résiste à de haute pression, elle est déti- nitive.L\u2019obturation du pavillon est ordinairement attribuée à une réaction inflammatoire.L'obturation isthmique est spasmodique.Quelques-unes des adhérences dues à une infllammation du voisinage (appendicite) produit de- torsions et des difformités des trompes qui amènent des obstructions fonctionnel es.L.Arthur MAGNAN.PEDIATRIE Conclusions de la conférence d\u2019experts en matière d\u2019immunisation active contre la diphtérie.\u2014 Bulletin de l\u2019Institut Pasteur, no 2, 1932.Le Comité d'Hygiène de la Société des Nations s'est réuni au cours du mois de juin 1931 à Londres, pour étudier la question de Ja vaccination antidiphtérique, et voici la substance de ses conclusions: 1° \u2014 La vaccination contre la diphtérie provoque une diminution importante de la mortalité parmi les vaccinés, et partant de la mortalité.2° \u2014 Les réactions, observées parfois.ne sont pas redoutables, et ne doivent pas entraver la propagande en faveur de la vaccination.3° \u2014 En se plaçant sur le terrain clinique, il semble bien que l'efficacité de la vaccination puisse s\u2019appuver sur le virage de la réaction de Schick.+4 \u2014 L\u2019Anatoxine est le plus efficace de tous lex antigènes qui ont fait l'objet de notre étude comparative, à savoir: mélanges toxine-anti- toxine et anatoxine, et doit être recommandé à présent. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 82) 5° \u2014 Le pouvoir immunisant de l'anatoxine chez l\u2019homme paraît être en liaison avec la valeur antigénique mesurée par la floculation.On devrait s\u2019efforcer de trouver une base commune pour la standardisation et le contrôle de toutes espèces de vaccins prophylactiques contre la diphtérie.4° \u2014 La voie d\u2019introduction recommandée est la voie sous-eutanée.la voie cutanée n\u2019a pas donné de résultats favorables, 7° \u2014 La vaccination doit comprendre trois injections.s° \u2014 Les intervalles recommandés entre les injections sont de trois semaines entre la première et la deuxième injection, et au moins de deux semaines entre la deuxième et la troisième.9° \u2014 I1 n'est pas nécessaire de pratiquer de réaction de Schiek avant la vaccination! Toutefois, il y a intérêt à procéler à la réaction de Schick avant et après la vaccination chez un certain nombre de sujets pour contrôler la valeur de la méthode de vaccination employée.10° \u2014 La vaccination contre la diphtérie est recommandable dès la période préscolaire, à partir de la fin de la première année.11° \u2014 Lorsque les enfants n\u2019ont pas été vaccinés durant la période préscolaire, ils seront vaccinés dès la première année où ils fréquenteront l\u2019école.12° \u2014 La vaccination est recommandée pour les infirmières des hôpitaux.asiles, dispensaires, écoles, etc, ainsi que pour le personnel des hôpitaux.13° \u2014 La vaccination est recommandée même en période d\u2019épidémie, et aussi chez les enfants qui ont été en contact avec des malades, aucun document ne démontrant jusqu\u2019à présent l\u2019existence d\u2019une phase négative.14° \u2014 La vaccination antidiphtérique doit être l\u2019objet d\u2019une propagande active de la part des administrations d\u2019hygiène des différents pays pour éclairer le public sur les avantages de cette méthode de protection de la santé publique.Gaston LAPIERRE.MOURA RELVAS.\u2014 Hygiène intellectuelle scolaire.Surménage scolaire.(Bull.Intern.Protection de l'Enfance, janvier 1932.) En hygiène intellectuelle scolaire \u2014 conclut l\u2019auteur \u2014 les intérêts les enfants exigent qu\u2019on tienne compte en premier lieu de leur croissance.L\u2019alimentation doit être non seulement adoptée aux besoins de l\u2019équilibre nutritif, mais accrue des éléments nécessaires à la formation de nouveaux protoplasmes cellulaires.La nécessité de la vie au grand air s\u2019impose.L\u2019ignorance voulue ou non de ces faits implique l\u2019étiolement physique, le désintéressement et l\u2019indolence intellectuelle.L\u2019enseignement doit être suffisamment animé pour ne pas altérer, par suite d\u2019immobilité prolongée, de surménage, d\u2019encyclopédisme, de contact avec une atmosphère plus ou moins viciée, l\u2019évolution normale de la croissance. 522 WUNION MÉDICALE DU CANADA Les exercices physiques sous forme de jeux et travaux manuels sélectionnés, fournissent aux enfants le moyen de développer leurs facultés psychiques et en même temps corrigent les inconvénients inhérents à l'étude.Les jeux sportifs sont le complément logique de la gymnastique éducative.Ils resserrent aussi les liens de solidarité, développent et préparent la maîtrise de soi, l\u2019habitude du commandement.Enfin, les états pathologiques qui interviennent dans la vie mentale sont envisagés à un point de vue clinique, psychologique et psychiatrique supposant la nécessité d'un diagnostic exact et d\u2019une thérapeutique bien orientée qui souvent sauvera ces malheureux de la déchéance intellectuelle.Nous n\u2019avons pas parlé des conditions auxquelles doivent satisfaire les dortoirs, salles de classe, bureaux, ete, parce que le sujet peut être considéré comme épuisé, et n'exige pas d\u2019observations spéciales, Gaston LAPIERRE.ELECTRO - RADIOLOGIE.DELHERM L.et THOYER ROZAT U.\u2014 Du rôle social du radio-diagnostic dans le dépistage de la tuberculose pulmonaire.Journal de Radiologie et d'Electrologie, mars 1932.La lutte contre la tuberculose est un des plus graves problèmes dont se préoccupe le monde civilisé.Les résultats sont cependant insuffisants à date, si l'on en juge par le degré élevé de mortalité et par le nombre encore immense des malades, qui viennent consulter peur la première fois et chez qui l\u2019on découvre des lésions pulmonaires profondes.La solution de ce problème social réside dans le dépistage précoce de la tuberculose.Un des moyens les plus surs dont nous disposions c'est l\u2019examen radiologique étroitement associé à l\u2019examen clinique.Mais pour que cet examen clinico-radiologique puisse être efficace, il faut qu\u2019il soit systématique, faute de quoi de nombreux tuberculeux resteront ignorés.Les auteurs proposent donc que cet examen soit pratiqué chez l'enfant, chez l'adolescent et chez l\u2019adulte.1.\u2014Chez l\u2019enfant.La préservation de l\u2019enfance contre ce terrible fléau est à la base de la prospérité économique et sociale des peuples.Plusieurs centres de dépistage de la tuberculose précoce existent déjà mais le mouvement d'ensemble n\u2019a pas encore acquis tout l\u2019élan désirable.Il faut de plus que l\u2019examen clinico-radiologique soit renouvelé cheque année pendant la période scolaire.2.Chez l'adolescent.Parvenu à l\u2019adolescence, l\u2019enfant, grâce à ces mesures sévères, se sera bien défendu contre la maladie.Toutefois, il aura intérêt avant d\u2019embrasser un métier ou une profession, de recourir à un nouveau contrôle clinico-radiologique.Ces jeunes gens, avertis à temps de leur mal, pourront ainsi prendre les mesures nécessaires pour se traiter ou s'orienter dans une autre carrière.3.\u2014Chez l\u2019adulte.Les auteurs recommandent l\u2019examen radiologique à l'époque du service militaire.On a constaté, disent-ils, dans les contingents L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA S23 où le contrôle radiologique n'avait pas été fait, I'écloxion ultérieure de 15 cas de tuberculose contre un seul cas ans les cont'ngents où le dépistage radiologique avait été pratiqué.Cet examen devrait aussi être fait chez les jeunes femmes avant leur mariage.Les compagnies d'assurance devraient exiger Un certificat d\u2019examen radiologique du postulant et il devrait en être ainsi dans toutes les grandes entreprises industrielles ou les administrations.Que les pouvoirs Publics rendent cet examen obligatoire à différentes étapes de la vie et le problème de la tuberculose sera pratiquement résolu.A.COMTOIS.OBSTETRIQUE W.LAUBSCHER.\u2014 L'action combinée du thymus et du lobe postérieur de l\u2019hypophyse dans les inerties utérines \u2014 Gynécologie et Obstétrique, février 1932.La Thymophysine, association de thymus et de lobe postérieur de l'hypophyse, empêche la fatigue et le relachement de la musculature utérine: de plus, elle ne produit jamais de contractions tétaniques.A la Clinique Obstétricale de Bile, cette substance fut expérimentée en 1929 dans 129 cas d\u2019inertie, dont 80 cas d\u2019inertie primaire et 48 d\u2019inertie secondaire.La dose injectée dans le muscle fut de 1c.c.dans 70 cas.Dans quelques cas, cette dose fut répétée jusqu'à 5 fois sans dommage pour la mère et l'enfant.Quelques essais furent faits dans le but de diminuer la durée de l'accouchement en injectant de la Thymophysine tout au début du travail.Les contre-indications de son emploi ne doivent pas être ignorées: rupture utérine menaçante, distension prononcée de l\u2019utérus, présentation vicieuse de l'enfant, disproportion entre la tête fœtale et le bassin.Donatien MARION.E.HELD.\u2014 Pyélites gravidiques graves.\u2014 Gynécologie et Obstétrique, mars !932.Les causes qui favorisent le développement des pyélites gravidiques pa- vaissent fort complexes: compression des uretères, avec dilatation consécutive, voudure des uretères, changement de tonus de la musculature urétérale, coli- bacillémie par constipation, infections rénales antérieures (tbe.ou calcul).La survie des enfants est sérieusement compromise; 407 sont des prématurés et 1 sur 7 meurt à la naissance ou peu après.Lorsque le traitement médical échoue, on peut avoir recours aux lavages du bassinet ou au cathétérisme uretéral à demeure.Si, au contraire, les phénomènes pathologiques persistent, il faut interrompre la grossesse, Donatien MARION. L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA NEURO-PSYCHIATRIE LUCY PORTER SUTTON.\u2014 Traitement de la chorée par l\u2019hyperthermie provoquée.\u2014 (The Journ.of the American Med.Ass., vol.97, no.5, August 1932, p.299).L'auteur a observé, en mars 1929, à l'hôpital Bellevue de New-York, un enfant de 11 ans atteint d'une chorée très violente.On administra du gardénal a la dose de 0.03 centig.3 fois par jour.L\u2019enfant manifesta, par une éruption cutanée et de la fièvre, les signes d\u2019une intoxication barbiturique.Far erreur la cure gardénalique fut continuée et les signes d'intoxication s'accentuèrent au point de provoquer une fièvre de 106.4F.Heureusement, et sans qu'on s'y attende, le syndrome choréique s\u2019atténua au point que 9 jours après qu'on eût suspendu l\u2019administration du gardénal, la chorée était disparue.Cet incident amena P.à croire que l\u2019hyperthermie était de nature à combattre la chorce.Aussi s'employa-t-il systématiquement à traiter 24 cas de chorée de gravité différente, par l\u2019hyperthermie provoquée au nioyen d'injections, intraveineuses de vaccin antityphoïdique-paratyphoïdique.En général, il pratiqua une injection quotidienne pendant une semaine environ, en augmentant très prudemment et graduellement les doses de vaccin, afin de provoquer une hyperthermie de 102-104F.Dans la majorité des cas il ne fut indiqué de prolonger ce traitement plus d'une semaine.Chez ces 24 malades (chorée d'intensité variable) la durée moyenne de la chorée a été de 11 jours après le début du traitement, P.souligne l'intérêt qu\u2019il y a à comparer l\u2019effet produit dans la chorée par le \u201cNirvanol\u201d et les résultats obtenus par la pyrétothérapie par les vaccins.Les succès dus au \u201cNirvanol\u201d dépendent selon l\u2019auteur, dans une large mesure, de la fièvre produite par l'action de ce composé synthétique.Cependant il est d\u2019avis qu'il faille préférer pour plusieurs raisons, à la thérapeutique par l\u2019hyperthermie au moyen des vaccins.(Note personnelle) P.S.Il serait très intéressant de tenter cette thérapeutique dans les services qui recoivent de nombreux cas de chorée.On pourrait s\u2019y servir avec avantage du \u201cDmelcos\u201d, vaccin antichancrelleux dont s\u2019est servi Sicard dans le traitement de la P.G.Roma Amyot.FOSTER KENNEDY.\u2014 Evaluation de l\u2019évidence des blessures de la téte.(Head injuries: effects and their appraizal.Evaluation of evidence.) \u2014 Archives of Neurology and Psychiatry, avril 1932, p.811.Dans les cas de blessures de la tête, l'auteur affirme que nous avons actuellement à notre disposition deux ordres de critères qui nous pernrettent d'établir qu\u2019il existe dans un cas donné de véritables lésions cérébra'es.(erganic changes in \u2018the brain). L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 825 Les premiers entraînent la certitude absolue, (absolute criteria).Ce sont: l'évidence radiologique d'une fracture du crâne; la présence de sang dans le liquide céphalo-rachidien; l'hémorragie des orifices, dont surtout les oreilles et les paralysies cérébrales localisées.Tes seconds entraînent une certitude relative, (presumptive criteria).Ce sont.par ordre d'importance: les états convulsifs vraiment posttrauma- tiques: les déplacements ventriculaires vraiment posttraumatiques; l\u2019histoire d'inconscience prolongée ct la fréquence des vomissements ayant suivi un traumatisme authentique.Il est évident que l\u2019auteur s'entoure de toutes les précautions possibles.Ce souci de l'exactitude rend son article extrêmement profitable et instructif.Les critères absolus sont indiseutables.Parmi les critères relatifs, il donne peu d'importance à l'inconscience et aux vomissements dont il ne discute même pas la portée médico-légale.11 laisse entendre ainsi que ces signes n\u2019ont de valeur que s\u2019ils accompagnent d\u2019autres symptômes, relatifs ou absolus.Par contre, il est excessivement prudent quand il s\u2019agit d\u2019interpréter les états , convulsifs et les déplacements ventriculaires, signes généralement acceptés comme très probants.Il n'admet le critère-convulsions que s\u2019il y a eu lacération et formation cicatricielle au niveau du cerveau ou encore s\u2019il est démontré qu'il y a eu hémorragie dans les espaces sous-arachnoïdiens.Quant aux déplacements ventriculaires, aux ventriculogrammes pathologiques, l\u2019auteur attire l'attention du lecteur sur deux causes d\u2019erreur fréquentes, à savoir: les défauts de technique radiologique et l'occurence d'images ventrieulographiques normales chez des individus qui n\u2019ont jamais recu de traumatisme.En somme, pour tirer d'un ventriculogramme une conclusion adéquate, les anomalies que celui-ci peut présenter doivent être chronologiquement en rapport avec le traumatisme; doivent faire partie d'un ensemble symptomatique qui en étale la valeur, et enfin, doivent être rigoureusement en rapport avec une technique radiologique inpeccable.Jean SAUCIER.NOUVELLES FOSTE D\u2019ASSISTANT A L\u2019HOPITAL STE-JUSTINE.L'Iôpital Ste-Justine tient à faire savoir qu'il y a une place vacante au poste d'assistant dans le service de neuro-psychiâtrie.Pour toute application ou demande de renseignements a ce sujet, on ext prié de communiquer avee le Directeur Médical, M.le docteur Edmond Dubé, Hôpital Ste-Justine, 6055, rue St-Denis, Montréal. NOUVELLES 3ème VOYAGE ANNUEL AUX STATIONS THERMALES ET CLIMATIQUES DE FRANCE.Cette année encore le Gouvernement Français, par l'entremise de FONI- ce National du Tourisme, incite un groupe de médecins canadiens à visiter sous ses auspices les Stations Thermales et Climatiques de l\u2019rance.Le départ s\u2019effectuera de New-York le 15 juillet 1932 sur le \u201cLafayette\u201d arrivant au Havre le matin du samedi 23 juillet, aucunes formalités douanières ne seront requises des membres du groupe.Un train spécial amènera les congressistes à Paris et ceux-ci seront transportés à l\u2019Hôtel Continental.Le dimanche et le lundi, Z4 et 25 seront passés à Paris.Le départ s\u2019en effectuera le 26 à Lord d'un train spécial avec wagon-restaurant pour Strasbourg.Un train spécial sera à la disposition du groupe durant la tournée.Des voyages de jour seulement seront effectués et les repas servis en route.Entre le 26 juillet et le 20 août, les villes et les stations thermales et climatiques suivantes seront visitées: Strasbourg, Contrexeville, Vittel, Evian-les-Bains, Aix-les-Bains, Avignon, Nice.Grande Corniche, La Turbie, Menton, Monte Carlo, Monaco, Cap d'Ail, Beaulieu, Villefranche, Cagnes.Antibes, Cap d\u2019Antibes, Juan-les-Pins, Cannes, Marseille, Carcassonne, Lu- chon, Superbagnères, Biarritz, St-Jean de Luz, Dax, Hossegor, Vichy, Paris.L'arrivée dans la Capitale Française aura lieu dans la soirée du samedi 20 août et le départ se fera de cette dernière ville le mercredi 24 août de la gare St-Lazare pour le Hävre afin de s'embarquer à bord du \"Paris\u201d, pour atteindre New-York le mardi 30 août.Durant tout le trajet le groupe voyagera en lère classe, et tous seront logés au même hotel de luxe.Dans les villes où sont visitées des stations thermales, une réception officielle, des banquets, une conférence par un professeur de médecine, la soirée au théâtre, des voyages en automobile aux alentours, ete, auront lieu.Les représentants du Gouvernement Français verront à tous détails relatifs à ces voyages, réservation d'hôtel, repas, automobiles, bagages, ete.Un montant de $933.00 dollars américains doit être versé par chacun des membres du groupe: ceci représente le montant total à débourser pour ce qui concerne le congressiste.Les membres de la famille du médecin peuvent accompagner celui-ci dans les mêmes conditions.Les membres de la délégation désirant rester en France pour une période de temps prolongé, pourront le faire à leurs frais, mais le retour devra s\u2019effectuer sur un des paquebots de la Compagnie Générale Transatlantique.A titre de détail pratique, le bagage devrait se limiter autant que possible au strict nécessaire; le smoking est essentiel, mais non l'habit de soirée.Pour toute demande de renseignements, ou inscription à ce voyage, on est prié de s'adresser au Docteur Léon Gérin-Lajoie.1414.rue Drummond, Harbour 8444. TABLE ALPHABETIQUE DES ANNONCES Abbott Laboratories Ltd, (Halwer Oil) .Angier Chemical Company, (Emulsion Angier).Anglo-French Drug Cie.(Le Laboratoire du Bactériophage) .RAR Ayerst, McKenna & Harrison Limited, (Beminal Liquide) .ce Co Bailly, A., Spécialités, ce ee en .Boulet R.& Brault Jules, (Maladies à des yeux, ete.) Breitenbach Co, M.J., (Gude\u2019s Pepto-Mangan) .British Drug Houses (Canada), Ltd, The, (Butyrate de Manganese B.D.Il.) .Cee ee ee a Bristol-Myers Co., (Sal II epatiea) .Cal-Bis-Ma, (Fables Gastriques) .Canada Drug Company, (Paveral) .Canada Pond Tampon Co., (Les Tampons Pond) .Cardinaux, Paul, (Gaiffe, Gallot & Pilon et Ropiquet, Hazard & Roycourt).Diathermie, Rayons À, Electrologie .Casgrain & Charbonneau Ltée, (/Tormocrine \u201cF\u201d-C.& C.) (Ovacrine C.& C.).ce es Chapman Ltée, La Cie J.H,, (Instruments de Chirurgie) (Phytine \u201cCiba\u2019) Denver Chemical Manufacturing Co, (Antiphlogistine) de Passillé, H.B., (Bronchodermine) .de Passillé, H.B., (Charbon Tissot) .de Passillé, H.B., (Sirop Guilliermond) .de Passillé, H.B., (\u201cYse\u201d) .de Passillé, H.B., (Ludin) de Passillé, H.B., (Seroma Rey) .Duckett J.A., (Orthopédie) .Eddé, J., Limitée, (/\u2019roceinase Midy) Ciba, Compagnie Limitée, XII IV XXII NLVI XVIII L 1 NNNI! LIX LV I XLVIII XI LX LIX VII IX XXVIII XXVIII XXVIII XXVIIL XXXVII XXXVII XLIV IV 828 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Eddé, J., Limitée, (Todogénol Pépin) .XIX Eddé, J., Limitée, (Hémostyl) .XXIX Eddé, J., Limitée, (Neurinase) .XXXITI Eddé, J., Limitée, (Nucléarsitol Robin) .XXXIV Eddé, J., Limitée, (Pancrinol) .NLIN Eddé, J., Limitée, (Ocreine Gremy) .XXXVI Eddé, J., Limitée, (Strychnal Longuel) .XXXVI Eddé, J., Limitée, ( Vuwlcase Brisson) .XXXVI Eddé, J., Limitée, (Peplonale de Fer Robin) .LI Fellows Medical Mfg, Co., (Sirop Fellows) .XXXTII Frosst, Charles E.& Co.(Urosine) Deuxième page intérieure de la couverture.Harris, J.A., (Philogyne) .LVI Harris, J.A, (Nausicide) .LVL Harris, J.A., (llelonarsine) .LVI Harris, J.A., (Pepione todée Lery) .LII Harris, J.A., (Tussiva) .LVIII Harris, J.A, (Hypocardine) .LVIII Herdt & Charton, Inc., (Serodausse) .XLIX Herdt & Charton, Inc., (7ricalcine) .LI Hoffmann-La Roche Limitée, (Sirop Roche) .XLII Horner, Frank W., Limitée, (Sérobactérine composée) Mulford contre Ulnfluenza) .Vv Imperial Tobacco Co.of Canada, (Sweet Coporal) .XLIJI Horner, Frank W., Limitée, (Maltlevol) .LVII John Wyeth & Brother, Inc., (Wyanoids) .ITI Joubert, J.J., Limitée, (Santéine) .V Jouot, C., (Pansuline Fornet) .LIX Laboratoire du Bismol, (Bismol) .VI Laboratoires du Dr Débat, (Pancrinol) .XLIN La Cie Canadienne des Agences Modernes, (Les Lithinés du Dr Gustin) .24 44 .I.La Cie Canadienne des Agences Modernes, (Magnésie du Dr Gustin) .24 «0 oo Loo oe.L Lejeune, A., (Laboratoire)- (Indhameline Lejeune) .LIT Listers Limited, (Listers) .«co.[1 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Lyman Agencies, Limited, (Pineoleum) Merck & Co.Limited, (Pyridium) .Millet, Roux & Lafon, Ltée, (Iodaseptine) .Millet, Roux & Lafon, Ltée, (Septicemine) .Millet, Roux & Lafon, Ltée, (Codoforme Bottu) .Millet, Roux & Lafon, Ltée, (Archemapeclol) Millet, Roux & Lafon, Ltée, (Digibaïne) .Millet, Roux & Lafon, Ltée, (Solucamphre Delalande) \u2026.Millet, Roux & Lafon, Ltée, (Opocalcium) Ouimet J.Alfred, (Vittel) .Ouimet, J.Alfred, (H eudebert) .Panneton, J.E.Dr, (Electricité Médicale, Rayons X ) 829 XXXII LITT XLVII XLVII XLVII XLVII LI IT XLII Troisième page intérieure de la couverture, Parke, Davis & Cie., (Haliver Oil) Quatrième page de la couverture.Rougier Frères, (Novarsenobenzol) Rougier Frères, (Sulfarsenobenzol-Billon) Rougier Frères, (Stovarsol) .Rougier Fréres, (Spectrol) .Rougier Frères, (Ouabaine Arnaud) .Rougier Fréres, (Néotonine) .Rougier Fréres, (Gonacrine) Rougier Fréres, Rougier Frères, Rougier Frères, - Rougier Frères, Rougier Frères, (Neo-Dmegon) .(Calcifixine Irradiée) .(Rama) .(Le Colitique) .(La Stalysine) .Rougier Fréres, (Hémoglobine Deschiens) Rougier Frères, (Carnine Lefrancq) Rougier Frères, (Dragées Gelineau) .Rougier Frères, (Vin d\u2019Anduran) Rougier Frères, (Ælixir Ducro) .Rougier Frères, (Chloral Bromure à du Dr Dubois) .Rougier Frères, (Quinoïd) .Rougier Frères, (Seidlitz Chanteaud) Rougier Frères, (# Soni, Chdntéadds.¢ » .\u2026 + 03 ec oe + > .° .= ° °- >.> ev ov « XIII XII1 XIII XXI XX1 XXIII XXIV XXIV XXV XXVI XXVII XXVII XXXI XXXIV XXXV XXXV XXXV XXXV XXXV XLI XLI 830 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Rougier Frères, (Ureol Chanteaud) .XLI Rougier Frères, (Sulphydral Chanteaud) .XLI Rougier Freres, (Granules Antinausiques Chanteaud) .XLI Rougier Frères, \u2018Lipiodol Lafay) .XL] Rougier Frères, (Sirop Famel) .XLIV Rougier Fréres, (Uraseptine Rogier) .XLV Rougier Frères, (Lactolaxine Fydau) .XLV Rougier Fréres, (Sedol) .LIV Rougier Frères, (Névrosthenine Freyssinge) .LIV Rougier Fréres, (Chloramine Freyssinge) .LIV Rougier Fréres, (Capsules Dartots) .LIV Rougier Frères, (Iodalose Galbrun) .LVII Rougier Freres, (Prosthénase) .LVII Sanatorium de Blois .VIII Sanatorium du Lac Edovard .X Sanatorium Prévost .4 12 2 14 6 XIV Sanatorium Prévest .22 24 LL.XV Schering (Canada), Ltd., (Normacol) .XXXVIII Sorignet, Aug., (Iodure de Caféine) .XXX Sorignet, Aug, (L\u2019eau précieuse) .XXX Wander, A., Limited, (Ovaltine) .XX Warner, William R., Co.Ltd, ((\u2018ul-Bis-Ma) .LV Waterbury Chemical Company of Canada, Limited, (Waterbury\u2019s Compound) .22 44 12 24 44 000 XXVT Western Distributors Ltd., .NVI Wintrop Chemical Company, Inc, (Salyrgun) .XVI DEPLACEMENT.Le docteur Albéric Marin, a déménagé ses bureaux, à 1414, rue Drummond, Drummond Medical Building.BUREAU A LOUER Bureau de Médecin à louer \u2014 No.369, rue Sherbrooke, est.LAncaster 2814, Bureau à louer.-S:adresser.wu- De-R: Borg; SS, «Cherrier.Tél.LAn- ceo 2 22325 2° *e « «2% :» caster 9698.TE : yy - -\u2014 "]
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