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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Juillet
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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L'union médicale du Canada, 1932-07, Collections de BAnQ.

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[" L'Union Médicale du Canada La plus ancienne Revue de Médecine et de Chirurgie Française au Canada.FONDEE EN 1872 Rédacteur en chef \u201c Professeur Albert LeSAGE Secrétaire Assistant-Secrétaire Léon GERIN-LAJOIE Donatien MARION Administrateur Théophile VALIQUETTE Amyot, (R.), Archambault, (P.-R.), Barbeau, (A.), Baudouin, (J.-A.), Baugh, (F.H.C.), Bazin, (A.-T.), Bellerose, (A.), Benoit, (E.-P.), Bernard, (L.), Bertrand, (A.), Blag- don, (L.), Blanc, (M.), Boucher, (R.), Boulais, (F.-L.), Bourdeau, (L.-A.), Bourgeois, (B.-G.), Bousquet, (P.-E.), Brisebois, (M.), Cailloux, (H.), Cardis, (F.), Carteron, (E.), Caumartin, (A.), Champeau, (J.), Cholette, (A.-M.), Com- tois, (A.), D\u2019Anna, (A.), de Bellefeuille, (G.), de Guise, (A.), de Martigny, (F.), Desaive, (P.), Desfosses, (P.), Des- loges, (A.-H.), Desloges, (A.), Desrochers, (J.-E.), Doré, (R.), Doucet, (J.-C.), Dubé, (E.), Dubé, (J.-E.), Dubé, (P.), Dufresne, (E.), Dumas, (B.), Dumontier, (A.), Dutilly, (A.), Facquet, (J.), Fauteux, (M.), Favreau, (C.), Fontaine, (R.), Fortier, (J.), Fortier, (L.-E.), Fortier, (L.), Foucher, (A.-A.), Gagnier, (L.), Gagnon, (O.-A.), Gagnon, (P.-A.), Gariépy, (J.-A.), Gariépy (L.-H.), Gauthier, (S.), Gauvreau, (J.), Gratton, (A.), Gérin-Lajoie, (L.), Grondin, (R.) Har- wood, (L.de L.), Houle, (J.-F.), Joannette, (A.), Jutras, (A.), Lafresnière, (G.), Langevin, (S.), Lapierre, (G.), Lapointe, (J.-A.), Laquerrière, (A.), Léger, (A.), Léonard, (D.), Le Roy, (A.), LeSage, (A.), LeSage, (J.), Letondal, (P.), Lian, (C.), Lord, (W.), Louste, (P.), Magnan, (L.-A.), Manseau, (J.-A.), Marin, (A.), Marion, (D.), Masson, (D.), Masson, (P.), Mathieu, (E.), Ménard, (E.), Melillo, (C.), Mercier, (O.), Monguio, (J.), Morin, (P.), Mousseau, (J.-A.), Noël, (O.), Nicholls, (G.-A.), Paisseau, (G.), Panneton, (J.-E.), Panneton, (P.), Paquette, (J.-P.), Parizeau, (T.), Pépin, (J.-R.), Poirier, (P.), Ranger, (J.-A.), Rhéaume (P.-Z.), Ricard, (A.), Rivard, (J.-H.), Roussel, (J.-M.), Roy, (J.-N.), St-Jacques, (E.), Samson, (J.-E.), Saucier, (J.), Sénécal, (L.-P.), Sergent, (E.), Simard, (L.-C.), Smith, (P.), Tétreault, (A.), Trottier, (E.-E.),.Verschelden, (L.), Vidal, (J.-A.), Vignal, (W2}, Weiss LA:G.} \" ! 2 - « .0\" 08.6 \u2018a° .ese.ve - 6 19,0 1 * vo» te LI .4e.\u201c5 \u201cve.» Comité de Direction MM.Benoit, Boucher (R.), Boulet, Bousquet, Bourgeois, Bru- neau, Comtois, DeCotret, Desloges, Dubé, Gérin-Lajoie (Léon), Harwood, Leduc, LeSage, Marien, Marin (Albé- ric), Marion (D.), Masson (D)., Mercier, Mousseau J.A., Parizeau, Rhéaume, Roy, Saint-Jacques, Vidal.Président: J.E.Dubé; Secrétaire-trésorier: J.A.Vidal Membre d'honneur: Professeur Pierre Masson.Comité de Rédaction MM.Amyot, Roma; Badeaux, Francois; Bellerose, Antonio; Bertrand, Albert; Boucher, Roméo; Brault, Jules; Com- tois, Albert; DeGuise, Albert; Desloges, Alfred: Doré, Réal; Dubé, Edmond; Dutilly, Arthème; Fauteux, Mercier; Fontaine, Rosario; Gérin-Lajoie, Léon; Lapierre, Gaston; Legrand, Emile; Letondal, Paul; Magnan, Arthur; Marin, Albéric; Marion, Donatien; Mathieu, Emile: Mercier, Oscar; Mousseau, J.Alfred; Pépin, Roméo: Rivard, Jos; Saucier, Jean; Simard, Charles; Trottier, Ernest; Vidal, J.Avila.Président: A.LeSage; Vice-président: J.A.Vidal; Secrétaire: Léon Gérin-Lajoie: Assistant-secrétaire: Donatien Marion.Prix de l\u2019abonnement pour 1932 Canada et Etats-Unis .coo.ver Les Lens veu ee Les Lu $3.00 Etranger (pays faisant partie de l'Union Postale) \u2026.\u2026.4.00 Etudiants \u2026.\u2026.coos cies vase viet coer ee ee ee vas ct ee Le 1.50 Prix du numéro .vus vers Les es eee Guen an Vans ee 0.50 Conditions de Publication L'Union Médicale du Canada paraît tous les mois par fascicules de 160 pages.Chaque numéro contient des mémoires originaux, des faits cliniques, une revue générale, un mouvement médical, des notes de pharmacologie, des analyses et des nouvelles médicales.Le Comité de Rédaction accepte des articles de tous les médecins à condition que ceux-ci n'aient pas déjà été publiés dans un autre journal.Les Mémoires Originaux ne doivent pas excéder 15 pages; les Faits Cliniques auront un maximum de 5 pages et les Revues Générales comprendront au plus 10 pages.Tout ce qui concerne la rédaction doit être adressé franco, au rédacteur en chef, Dr Albert LeSage, 260, Square Saint-Louis, ou au secrétaire, Dr Léon Gérin-Lajoie, 1414, rue Drummond, Montréal, Téléphone: Harbour 8444.Tout ce qui concerne l'administration doit être adressé franco à M.T.Valiquette, administrateur, 3705 rue St-André, Frontenac 5931, ou Boite Postale 3026.2\u201d ou e .\u2026.\u2026.; - quê* 45 \u20ac a - Je + = Ld re © oo .#.\u2026 .} = we rer +\u201d .203 7 ws ; - te 12 5 *- ser +0 6 ee vo o's we 2\u2019 8 uve °o.ve \u2018Ye?° ve « es ., ee wv .*, id ° v* .- \u20ac \u2018 : oo a ar .ee - * ee».+ .- - i « .- ee\u201d 08 «0° ve = se.0 ¢ .< \u201c00 - L'Union Médicale du Canada Fondée en 1872 Comité de Direction MM.Benoit, Boucher, (R.), Boulet, Bousquet, Bourgeois, Bru- neau, DeCotret, Desloges, Dubé, Gérin-Lajoie (Léon), Harwood, Leduc, LeSage, Marien, Marin (Albéric), Marion (D.), Masson (D.), Mercier, Parizeau, Rhéaume, Roy, Saint-Jacques, Vidal.Président: J.E.Dubé; Secrétaire-trésorier: J.A.Vidal.Membre d\u2019henneur: Professeur Pierre Masson.Comité de Rédaction MM.Amyot, Roma; Badeaux, François; Bellerose, Antonio; Bertrand, Albert: Boucher, Roméo; Brault, Jules; Com- tois, Albert; DeGuise, Albert; Desloges, Alfred; Doré, Réal: Dubé, Edmond; Dutilly, Arthème; Fauteux, Mercier: Fontaine, Rosario; Gérin-Lajoie, Léon; Lapierre, Gaston; Legrand, Emile; Letondal, Paul; Magnan, Arthur; Marin, Albéric; Marion, Donatien; Mathieu, Emile; Mercier, Oscar; Mousseau, J.Alfred; Pépin, Roméo; Rivard, Jos; Saucier, Jean; Simard, Charles; Trottier, Ernest; Vidal, J.Avila.Président: A.LeSage; Vice-président: J.A.Vidal; Secrétaire: Léon Gérin-Lajoie; Assistant-secrétaire: Donatien Marion.Prix de l\u2019abonnement pour 1932 Canada et Etats-Unis .\u2026.\u2026.cu vive vee veer voue eee anes $3.00 Etranger (pays faisant partie de l'Union Postale) \u2026.\u2026.4.00 Etudiants coo.cove vive vier ours vane ven vuen vnnu en00 earn earn een eens 1.50 Prix du numéro Conditions de Publication L'Union Médicale du Canada paraît tous les mois par fascicules de - 60 pages.Chaque numéro contient des mémoires originaux, des faits cliniques, une revue générale, un mouvement médical, des notes de pharmacologie, des analyses et des nouvelles médicales.Le Comité de Rédaction accepte des articles de tous les médecins à condition que ceux-ci n'aient pas déjà été publiés dans un autre journal.Les Mémoires Originaux ne doivent pas excéder 15 pages; les Faits Cliniques auront un maximum de 5 pages et les Revues Générales comprendront au plus 10 pages.Tout ce qui concerne la rédaction doit étre adressé franco, au rédacteur en chef, Dr Albert LeSage, 260, Square Saint-Louis, ou au secrétaire, Dr Léon Gérin-Lajoie, 1414, rue Drummond, Montréal, Téléphone: Harbour 8444.Tout ce qui concerne l'administration doit être adressé franco à M.T.Valiquette, administrateur, 3705 rue St-André, ou Boîte Postale 3026.91790 SUITE DU SOMMAIRE ANALYSES MEDECINE Quelques formes douloureuses atypiques de l\u2019ulcère gastro-duodénal (p.891).Les indications opératoires dans le traitement des pleurésies purulentes aiguës de la grande cavité (p.891).Pression artérielle moyenne (p.892).Remarques sur l\u2019évolution de l\u2019angine de poitrine d\u2019origine artérielle (p.893).La cymarine (p.893).Action de la prostigmine sur le péristaltisme intestinal (p 894).CHIRURGIE Le vissage ligamento-pubien dans la cure radicale de la hernie crurale (p.894).Goitre scolaire (p.895).Fistules intestinales (p.896).Le traitement des varices par injections (p.897).Sur l\u2019importance clinique de la stase de la vésicule biliaire et sur les troubles dys- kinétiques dans les vois biliaires (p.897).GYNECOLOGIE Quelques réflexions sur l\u2019insanite de la ménopause et la toxémie bactérienne (p.897).OBSTETRIQUE Etiologie du placenta praevia (p.898).DERMATO \u2014 SYPHILIGRAPHIE La curiethérapie des épithéliomes cutanés (p.899).CHIRURGIE INFANTILE ET ORTHOPEDIE.La scoliose (p.899).Le spina bifida (p.899).NEURO-PSYCHIATRIE.Traumatismes craniens et cérébraux.Leurs séquelles (p.900). Tome LXI No K Juillet 1932 BULLETIN PCUR L\u2019UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL \u201cCommencez votre effort el fuites confiance à lu Providence\u201d, (Taschereau).Depuis quelques mois, la presse quotidienne et le publie cana- dien-francaix se sont ingéniés à publier ou répandre toutes sortes d\u2019insinuations et de rumeurs contre l'Université de Montréal, surtout depuis qu\u2019elle subit l\u2019épreuve inévitable de la crise économique et financière qui ébranle le monde entier.Nos journaux, plutôt discrets habituellement à son sujet, dans le passé, lorsqu\u2019elle vivait sans bruit mais non sans mérites, ont tout- à-coup publié les nouvelles tendancieuses les plus fantaisistes à côté de renseignements inquiétants et plus ou moins exacts, accompagnés de commentaires peu élogieux pour ses professeurs et ses admini=- trateurs.La Faculté de médecine surtout a subi Passaut d\u2019une eri- tique souvent injuste à laquelle, d\u2019ailleurs.le professeur Benoit a répondu avee sobriété et précision, dans la lettre que nous publions ic.même.\u201cPartout l'air vibre et rend des sons\u201d.La critique est facile.l\u2019art est difficile.Lorsque tous nos thaumaturges nous auront expliqué: pourquoi nos institutions sont si souvent décriles par nos propres compatrio- tex; pourquoi nos Canadiens riches ne dotent jamais ou si rarement nos universités et nos hôpitaux; pourquoi, après avoir souscrit librement et publiquement certaines sommes, ils négligent ou refusent, et sous le moindre prétexte trop souvent, de les verser; pourquoi.parvenus à la direction des grandes industries, ls dilfèrent fréquemment leur appui indispensable si l\u2019on veut favoriser son expansion et sa stabilité; pourquoi ceux qui gouvernent, à tous les degrés de l\u2019échelle sociale, sont si vivement et si injustement dénoncés, quelque- lois, malgré leur activité et leur désintéressement ; pourquoi nous som- Mes sans cesse divisés dans toutes les questions où il agit de la 2 LI co C L'UNION MÉDICALE DU CANADA primauté de la race: pourquoi nous manquons de confiance dans nos compatriotes: pourquoi, au lieu de les apaiser en les éclairant.comme ont tenté de le faire Maintes fois les autorités.les ameute-t-on contre l\u2019Université laquelle n\u2019a pourtant rien à envier à une foule de corporations anémiées, conçues et administrées par des financiers peu prévoyvants.où trop ambitieux.Lorsque.dis-je.Pon nous aura éclairés sur toutes ces questions, hous pourrons peut-être admettre, d\u2019un commun accord, que l\u2019Université.malgré tout.a grandi avec vigueur et a rempli noblement sa mission: que nous lui devons tout, parce qu\u2019elle nous à sauvés de nous-mêmes.et que notre devoir.\u2014 s1 nous sommes une race digne de survivre \u2014 et de lu secourir pautôt que de la critiquer où de Paffaiblir.Depuis que l\u2019Université de Montréal essaie de se mettre sur le pied des grandes Institutions du genre, on lui fait grise mine à telles enseignes: on calomnie ses administrateurs.on médit de ses professeurs, on lance des accusations sans fondement contre ceux qui la servent avec un dévouement et un désintéressement admirables.Quels sont donc ses détracteurs?.Des Canadiens-Français.hélas! Qui donc a dit que nous sommes une race supérieure?Qu'est-ce qu'une race supérieure?Voici quelques énigmes à l\u2019adresse des augures qui rendent leurs oracles dans la grande presse.Nous n\u2019avons appris qu\u2019à servir \u2014 nous les universitaires \u2014 que nos juges nous apprennent à penser en nous éclairant sur tous ces points obscurs! Mais.tandis qu\u2019ils délibèrent!.notre éminent Chancelier, lArchevêque de Montréal, agit.T1 se tourne vers les véritables amis et sauveurs de la race: nos collèges, nos couvents, nos fabriques, nos prêtres.Tous, à son appel et sans hésitation.consentent.malgré leurs déficits évidents, à garantir le remboursement de sommes importantes qui assureront le maintien de notre Université en attendant le rapport définitif de la Commission centrale.En même temps, tous les professeurs, tous les employés de PUni- versité consentent.spontanément, un rabais de 10% sur leurs émoluments.lesquels ne sont bien souvent que dex pitances si Pon tient compte des responsabilités qu\u2019ils assument et de Peffort accompli.Tn professeur a même consenti.d\u2019emblée, un rabais de $1,000.00, pour L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 833 une année.sur son traitement.sans être nullement tenu d'agir ainsi en vertu d\u2019un contrat spécial.Tous ces gestes magnifiques.silencieux.dignes, sourlants même \u2014 pour notre Université \u2014 valent-ils mieux qu'un discours, autant qu\u2019un congrès.moins qu\u2019un article éditorial dans la presse quotidienne?.J'emprunte à M.Jules Camhon répondant au général Wevgand.un mot approprié aux circonstances \u201cAu-milieu du trouble (de la société) (1).dans les moments même où la nature humaine est le plus incapable d\u2019avoir du désintéressement.peut-on lui demander d\u2019être juste ?\u201d Je pose la question à nos lecteurs.Albert LeSage.N.D.L.R.\u2014 Nous nous faisons un devoir de publier la note du professeur Benoît.insérée dans la presse quotidienne de Montréal, car c\u2019est un document pour Phistoire.que nous conserverons dans nos archives.LETTRE DU PROFESSEUR BENOIT \u201d Pour faire suite à l\u2019article de M.Asselin paru dans le \u201cCanada\u201d du ler juin courant et intitulé \u201cNotre Faculté de Médecine\u201d, voulez-vous avoir la bonté, en toute justice pour la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal, puisque c\u2019est elle dont il est question.de publier les quelques renseignements complémentaires suivants: 1°.\u2014 Le nombre exact des médecins faisant de l'enseignement à la Faculté actuellement \u2014 déduction faite des professeurs émérites, honoraires, ou en non activité \u2014 est de 103.2°,\u2014 Le personnel enseignant de la Faculté est divisé de la facon suivante: Les professeurs titulaires .2.27 Les professeurs agrégés .11 22 .22 .46 Les assistants ou démonstrateurs .30 Les derniers \u2014 assistants ou démonstrateurs \u2014 n\u2019ont réellement pas droit au titre de professeur, mais apportent tout de même une contribution nécessaire à l'enseignement médical, et font partie du personnel enseignant.3°.\u2014 L'enseignement médical pratique doit être aussi individuel que possible et devient, pour certaines branches de la médecine de plus en plus technique.C'est pourquoi, dans les hôpitaux et dans les laboratoires, où l\u2019enseignement pratique se donne, les professeurs titulaires sont assistés par des agrégés, des assistants et des démonstrateurs.ce qui assure aux élèves de la Faculté.l\u2019enseignement par groupe dont ils ont un besoin absolu.(1) Canon écrit \u201c de la guerre\u201d.(2) Cette lettre a été publiée dans la presse de Montréal. S5+4 L'UNION MÉDICALE DU CANADA 4°.\u2014 Ce mode d'enseigner la médecine est le mode actuel où moderne suivi dans toutes les facultés de médecine d'Europe ou d'Amérique, et c'est parce qu'elle le suit que notre Faculté de médecine est maintenant placée dans la première classe.alors qu'auparavant elle n'était pas reconnus en dehors de la province.C'est pour la même raison que l'Institut Rockfeller nous accorde une allocation annuelle de $25,000.et que nous refusons chaque année, faute de place.environ 200 étudiants étrangers qui voudraient s'inscrire chez nous.5°, \u2014 Enfin,pour assurer cet enseignement moderne et efficace.il faut le même personnel et le même matériel pour 200 élèves ou 400 élèves, Le personne] peut augmenter un peu quand le nombre des élèves est très grand et le matériel aussi, mais lex éléments nécessaires où fondamentaux demeurant les mêmes.6°.\u2014 L'âge des jeunes, à la Faculté - agrégés où assistants varie de 25 à 40 ans.On ne peut pas dire que ce sont des enfants ambitieux et gâtés, car sur les 76 jeunes qui composent ce groupe travailleur et dévoué, 48 n'ont jamais recu un sou d\u2019émoluments et le plus gros salaire s'élève à $700.00: la plupart recoivent $300.00.7°.\u2014- Nous avons à la Faculté deux enseignements de spécialités \u2014 la radiologie et lurologie \u2014 qui ne relèvent d'aucun budget scolaire et ne recoivent.aucune allocation de l'Université, ainsi que l'établit le rapport du directeur des études à la commission d'enquête.8°.\u2014 Les règlements de notre Faculté de Médecine ne permettent pas les carrières météoriques ou rapides, car tout candidat à l\u2019enseignement \u2014 hour- sier où non \u2014 doit faire deux années de bénévolat et trois années d\u2019assistance régulière avant d'être admissible au concours d'agrégation qui seul lui donnera le titre de professeur.Des mérites exceptionnels peuvent justifier la Faculté de Médecine de raccourcir le temps d\u2019épreuve ou d\u2019admissibilité, dans quelques cas, mais très limités.ÿ°,\u2014 Les honoraires accordés aux professeurs de notre Faculté de Médecine n'ont jamais été exorbitants ou exagérés.À ce point de vue, on distingue chez nous trois groupes: (a) les professeurs de cours théoriques recoivent 35.00 par leçon inscrite ou donnée: (b)les plus anciens professeurs titulaires de clinique dans les hôpitaux ont atteint le salaire maximum de $1,200.00 par année; (c) dans le laboratoire, les professeurs titulaires à temps complet \u2014 n'exerçant pas la médecine \u2014 recoivent des émoluments plus élevés, ils n\u2019ont pas d'autre moven de gagner leur vie et sont tenus par contrat à donner tout leur temps à l\u2019Université.Me serait-il permis d'ajouter pour terminer, que pas plus tard que le 31 mai dernier.l\u2019Exécutif de la Faculté de Médecine a décidé de proposer au Conseil une réduction des honoraires d'enseignement qui s'élèvera dans certains cas, jusqu'à 20 ou 25%, et de réduire les demandes budgétaires pour l'année prochaine au plus strict nécessaire.Ce sera la contribution volontaire des professeurs actuels au règlement de la crise que nous traversons et que nous ne sommes pas les seuls à supporter.Vous remerciant de votre hospitalité, je me souseris, cher Monsieur.Votre hien dévoué, Docteur 1£.1°.BENOIT, Professeur à l\u2019Université de Montréal \u2014 Secrétaire de la Faculté de médecine.Montréal, le 6 juin 1932. MÉMOIRES CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR LA MALADIE DE RECKLINGHAUSEN Par Roméo BOUCHER, Professeur agrégé à l\u2019Université de Montréal.Médecin-en-chef de l'Hôpital Saint-Luc Médecin de l'Hôpital Notre-Dame.Test assez rare que les symptômes de la maladie de Reckling- hausen, du moins à son début ou dans les formes frustes.conduisent chez le médecin.La plupart du temps.ce syndrome n\u2019est qu\u2019une trouvaille d\u2019examen clinique, provoqué par une toute autre cause.Les troubles organiques ne surviennent que tardivement et les malades prêtent peu d\u2019attention à un état qui n\u2019entrave aucunement leur vie courante, Surtout dans les formes où lun des éléments principaux vient à manquer, il se peut très bien que la maladie passe même inaperçue.Telle n\u2019est pas cependant l\u2019histoire de notre malade.entré dans notre service de l'Hôpital Saint-Luc, pour des sensations douloureuses, se rattachant directement au syndrome de Recklinghausen.Nous avons cru utile de rapporter tout au long cette observation pour nous permettre de faire certaines considérations sur lesquelles nous croyons devoir insister.tant pour les problèmes pathogéniques qu\u2019elles soulèvent qu\u2019à cause des opinions diverses qu\u2019elles ont suscitées.la maladie de Recklinghausen n\u2019est pas.en somme.une maladie aussi rare qu\u2019on serait tenté de croire.Sa fréquence permet même de lui rattacher tout un groupe de manifestations pathologiques, à étiquettes multiples.avec lesquelles elle serait en relation très intime.Mais nous étudierons ce point de ue plus loin.Voyons Phistoire de notre malade Cyril B., 27 ans.marin anglais, se présente dans notre service, (dossier: 3515).le 8 août dernier, pour de nombreuses petites tuméfactions douloureuxes.(lisséminées sur le thorax.dans le dos, sur les avant-bras, les cuisses ot los Jambes.Antécédents personnels: dans son enfance, coqueluche et rougeole.Pas de syphilis, ni de blennorrhagie.Aucune autre maladie infectieuse.Antécédents Léréditaires: père mort à 35 ans d\u2019azotémie: mère aveugle depuis Tage de 18 ans, a la suite d'une scarlatine.Elle n'a Jamais fait de fausse-couche.Six frères et sœurs, dont trois morts en has-Age.On ne note 8:36 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA dans les antécédents directs où collatéraux aucun trouble identique à celui que le malade présente.Maladie actueïte: Ulle à débuté il y a quatre a cing ans, insidicusement.Mais, depuis un an environ, les petites tuméfactions sont devenues douloureusss dans le décubitus dorsal, dans les mouvements d'élévation des bras et au moment des profondes inspirations.Au dire du malade, elles paraissent n'avoir pas augmenté de volume.ni s'être multipliées, ni avoir causé de prurit, Cependant il faut dire qu'en même temps que les tuméfactions sont apparu et se sont développés des taches nomhreuses de pigmentation et quelques mol- luseums pendulosums.sans troubles subjectifs appréciables.D'autre part.le malade se plaint d\u2019insomnie, de gêne respiratoire, de constipation, d'asthénie et de lumbago.Tes troubles digestifs sont nuls.Pas de troubles urinaires, si ce n\u2019est une anurie partielle.survenue, il y a quelques années.et qui disparit à la suite d'un traitement arsénical .Fxamen du malade.Facies: plutôt rosé, sans expressions anxieuse, ni angoissée ; n\u2019est pas amaigri.ni ictérique.Cheveux: pas de calvitie, ni canitie, ni alopécie.Yeuæ: Réflexe photomoteur normal; accomodation normale, cousensuel normal; pas d'irrégularité pupillaire, pas d'inégalité.Forte myopie.Vez: perméabilité bonne, malgré une légère déviation de la cloison.Langue: légèrement saburrale, un peu grosse, pas de lésions muqueuses, ni plicatures.Bouche: muqueuse saine, légèrement pigmentée.Dents cariées.forge: normale.Amygdales non augmentées de volume.Réflexe pharyngé normal.Cou: corps thyroïde normal.Pas de gangliors cervicaux, ni sous-maxillaires Point phrénique droit, douloureux.Thorax: conformation normale.À l'inspection.on note de nombreuses zônes de pigmentation, surtout marquées près des creux axillaires.Molluscums pendulosums nombreux (10) à prédilection postérieure.Sueurs abondantes par le seul fait de lexamen clinique.Dermo- graphisme marqué.Poumons: rien d\u2019anormal.Coeur: normal.Le pouls bat à S0 au moment de l'examen, la pression artérielle est de 120/68 (Baummanomètre).Abdomen: souple, douloureux à la palpation superficielle.A jour frisant, on constate plusieurs petites tumeurs.Au pincement, elles sont très sensibles, plutôt molles et mobiles.Raie blanche de Sergent.Foie: La matité hépatique dépasse d'un travers de doigt les fausses-côtes.Signe de Murphy, légèrement positif, avec un peu de défense museu- laire au point vésiculaire.Rate: percutable sur 8 cent.de long et 5 cent.de large.Système génito-urinaire: frigidité sexuelle a peu prés complète.N\u2019a jamais eu de rapport sexuel et n\u2019a eu, à intervalles éloignés.que de rares et incomplètes érections.Pas de cicatrice de chancre.Dans laine, de nombreux petits ganglions.de la grosseur d'un pois à peu près.durs et roulant sous le doigt. > -> L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Système digestif: rien à noter.Pas d'hémorroïdes.léfleres: tendineux vifs, achilléens normaux, plantaire en flexion.Système musculaire: normal.Dynamomètre: main droite: 155, main gauche.150.Membres: vien à dénoter dans la démarche ou daus les mouvements volon- Les creux poplités présentent des petites rodosités de même II n'y a pas taires.consistance et de même sensibilité que sur l'abdomen.de différence.ou presque pas, dans les mensurations des membres, a gauche et à droite.Examen neurologique (Dr J.A.Lussier): Douleurs spontanées à la région frontale, occipitale, dans le dos, aux bras, aux avant-bras et aux mains épargnant les membres inférieurs et survenant par accès durant deux à trois heures, d'intensité progressive, à intervalles irré- guliers et à différents moments de la journée.au moindre attouchement des tumeurs, Psychisme : tration soutenue de son attention.Fœumen des yeux (Dr À.H.Desloges ) : fatigabilité cérébrale.aptitude relative à fla Fonds de l'œil négatif.Douleurs provoquées Forte mvopie.Limitation des mouvements oculaires, sans signification précise.l'xamens de laboratoire.Urines: 10 août: rien de particulier.20 août: rien de particulier, 24 août: présence d\u2019urobiline.Nang: Bordet-Wassermann, négatif à deux reprises.Azotémie: 0.35 0/00.Glyeémie: 1.50 gr.0/00.Cholestérinémie: 0.50 0/00.Thiémie: ler.60 0/00.tétractilité du caillot: 1 hire.40 min.Temps de saignement: 18 minutes, Numération globulaire: | 10/8/31 18/8/3 22/9/31 Globules Dlancs: 13,437 8,750 9,682 Globules rouges: 1.825.000 5.150,000 4.500.000 Témoglohine : 78% so 82% Valeur globulaire : 68 .68 .89 Polvnue.neutro.185% 70% 72% Lymphocytes: 20% 28% 18% Grands mono.1% 1% No, Fosinophiles.1% 1% 1% Métabolisme basal: \u2014 T.Lidq.céphalo-vachidien: Bordet Wassermann: + +++ ++++ (avec 0.8 et 0.4) Benjoin et or colloïdal: négatifs.Cytologie: Lymphocytes: 23 éléments par mm3 Albumine: 6.22 0/00.Glveorachie: 0.72 0/00.concen- y 7a L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Biopsie (16 sept.1931): Le prélèvement est constitué par un lobule adipeux.de dimensions massives.formant un petit lipôme.\u2018 .a , .x ., ., Ce lipéme présente, dissémindes dans sa masse, dex régions dépourvues de graisse et formées exclusivement par des bouquets de capillaires SENgUINs.Pas de nerfs, ni de formations provenant des nerfs.Hl s\u2019agit en somme.d'un petit angio-lipôme, lésion fréquemment a+ sociée aux proliférations purement nerveuses où fibro-nerveuses dans la maladie de Recklinghausen (Pr.Pierre Mas-on).Radiologie: Aucune déformation squelettique nettement appréciable.lodeikon (intraveineux): vésicule normale.Etat général: honne constitution physique.Le malade ne fait pas de température, pèse TIS livres et a une hauteur de 5 pieds 41/2 pouces, (Vest en 1882 que Recklinghausen publia le premier mémoire sur cette affection qui a gardé son nom.Mais, peu après.la thèse de Boudet.les travaux de Pierre Marie.de Landowski.de Chauffard.les thèses de Feindel.de Oriot.de Tehl.vinrent modifier quelque pen le tableau de l\u2019auteur allemand.let, plus tard.les excellentes monographies de Crouzon (1922).de Litaud (1922).d\u2019Achard (1923) et de G.Ifeuver (1927) mirent au point cette question qui souleva et soulève encore tant de problèmes sur son étiologie.sur sa pathogénie et sur ses relations cliniques avec d\u2019autres maladies.La biblto- graphie que nous offrons démontre assez quel intérêt les auteurs ont porté à cette affection (1).ETIOLOUTK.La véritable cause de fa maladie de Recklinghausen est inconnue.On peut cependant affirmer avec certitude que Uhiérédile vo joue un grand rôle.Tous les auteurs insistent sur ce point.Plusieurs d\u2019entre eux ont même pu suivre sa transmission directe pendant trois (Iere- zel.Bruns, Czernv.Spillmann et Etienne) générations et même quatre générations (Geert).autres ont pu voir presque tous les membres d\u2019une même famille atteint du syndrome (Guinon et Loeper).plus où moins [ruste peut-être(2).mais indiscutable.Parfois.la maladie.se manifeste de l'açon inusitée, tant dans ses localisations que (1) Pour la bibliographie antérieure à 1923.nous renvoyons à l'article du Professeur Achard, dans son volume \u201cClinique médicale de l'Hôpital Beau- jon\u201d, publié en 1923, (2) M.Artona et P.Fornara.Un cas de maladie de Recklinghausen + avee manifestations familiales incomplètes, Dermosyphilig.\u2019\u201d, mai 1927. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 839 dans son aspect clinique(1).Quoi qu\u2019il en soit.l\u2019hérédité de la maladie de Recklinghausen a été étudiée dans trop de cas(2) pour qu\u2019il soit possible de ne pas la signaler comme cause étiologique.Certains auteurs se sont même contentés de Plétudier d\u2019un point de vue très restreint.du point de vue ophtalmique(3), par exemple.Dans le cas que nous rapportons.le malade minutieusement interrogé, affirme qu\u2019il est le seul membre de sa famille à présenter les signes de cette affection et.de façon catégorique.en fixe le début à quatre ou cinq ans.au plus Comme on le voit, hérédité et congé- nitalité n\u2019expliquent pas tous les cas de Recklinghausen, lesquels sont pour quelques-uns, des signes de dégénérescence(+).Restent les causes occasionnelles, telles que la grossesse (5) (Fein- del).le traumatisme (Klippel et Maillard, Feindel et Oppenheim), le froid, les intoxications et les infections.Parmi ces dernières la tuberculose a été fréquemment suspectée (Poncet, Massé, Touché, Mauclaire, Legris) sans qu\u2019on puisse de façon irréfutable en démontrer le rôle.Quant aux partisans de l\u2019hérédo-syphilis 1ls sont plus nombreux et.depuis les travaux de Chiray et Coryllis, d\u2019Oulmont, (1) Beatty et Gregor.Un cas de maladies de Recklinghausen familiale avec manifestations inusitées, J.Ind.M.Ass\u201d, février 1931.(2) P.(i.Castellino.La maladie de Recklinghausen, maladie familiale: contribution étiologique et pathogénique, \u201cUrol.& Cut.Rev\u201d, juin 1930, \u2014 F.Ntrivce et J.Steuer.Occurrence familiale de la maladie de Reck- linghausen, *Ztschr.f.d.ges.Neur.u.Psyeh.\u201d, pp.748-790.1930, \u2014 P.Gerla, la maladie de Recklinghausen, maladie familiale, \u201cClin.med.ital.\u201d, janv.1931.\u2014 Fries (G.P.) Aspect héréditaire de cinq cas de maladie de Reckling- hausen, *Venereo.i.dermat.\u201d, déc.1928.\u2014 (.O.Ssutuff.Etiologie et patha- génie de la maladie de Recklinghausen.\u201cVenereo.i.dermat.\u201d, 14 juil, 1927.\u2014 H.W.Liemens.Etiologie et dermatologie de la maladie de Reckling- hausen, \u201cVirch.Arch.f.path.Anat.pp.932, 1926.\u2014 J.EK.W.Brocher et E.Frommel.Périartérite moueuse associée à une maladie de Recklinghausen familiale, \u201cAnn.de Méd.\u201d.mars 1928.\u2014 H.Schneidermann.Etiologie de la maladie de Recklinghausen, \u201cArch.Dermat.& Syph.\u201d, octobre 1925.\u2014 CG.fuillain.La maladie de Recklinghausen, maladie familiale, \u201cBull.et Mém.Soc.méd.hôp.Paris\u201d, 10 novembre 1932.(3) FE.Achermann.T'hérédité considérée du point de vue ophtalmique, dans la maladie de Recklinghauser, \u201cZtschr.f.augeub.\u201d, février 1929.(4) =.Tanhauser.La maladie de Recklinghausen, phénomène de dégénérescence\u201d.Klin Achuschi, 21 mai 1926.(5) N.Nishizaki.Influence des toxémies de la grossesse sur les pigmentations cutanées et influence de la grossesse sur la maladie de Reckling- hausen, \u201cJap.J.Obst & CGynee.\u201d, décembre 1928, S40 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA de TTaller, nombreuses ont été les observations(1) où Phérédo-syphilis paraissait avoir quelques influence.Notre observation même pourrait ajouter à celles qui ont déjà été publiées.Elle s\u2019en rapproche d\u2019assez près à certains égards.Car.outre une réaction de Wassermann positive dans le liquide céphalo- rachidien et négative dans le sang, notre malade avait des stigmates indiseutables de syphilis héréditaire: dents avec éroxsions et sillons le la couronne, avec, sur certaines, des cupules.microdontisme.amor- phisme dentaire.avmétrie faciale (très Icgère).voûte palatine ogivale.Si cela nous eût été possible.11 aurait été tres Intéressant de rechercher dans ses antécédents quelque stigmate se rapportant et à la syphilis et à la maladie de Recklinghausen.A moins de considérer celle-ct comme une manifestation tardive de la syphilis héréditaire, nous sommes forcés à cause de l\u2019époque précise à laquelle la maladie à débuté de conclure à une simple coïneidence.Certes, nous ne perdons pas de vue que P\u2019hérédo-syphilis, dans ses manifestations tar- (lives, frappe avec prédilection la peau et les os, que les dvstrophies qu\u2019elle produit sont nombreuses et variées et qu\u2019elle se déclare rarement après Page de vingt-huit ans (J.Nicolas).Mais sommies-nous en droit de vonclure dans le cas particulier qui nous oceupe, en face de l\u2019intégrité osseuse comme signe négatif, des dystrophie destaires et des lésions cutances comme signes positifs, à une relation de cause à effet?Nous ne le croyons pas.Du reste, nous avons cherché vaiîne- ment dans la littérature médicale des observations où la maladie de Recklinghausen avait été envisagée comme manifestation tardive de Phérédo-syphilis.SYMPTOMATOLOGIF.On a lhabitude de décrire à la maladie de Recklinghausen une triade symptomatique capitale.sur laquelle viennent se greffer divers troubles dus.pour les uns, à des associations morbides.les autres n\u2019étant que des épiphénomènes, très difficiles à expliquer.Ce qui frappe d\u2019abord ce sont les fumeurs, tumeurs cutan(es où molluxeums pendulosums et tumeurs sous-cutanées, lipomes ou tumeurs des nerls périphériques.Les lumeurs culanées sont variables quant à leur nombre et à (1) J M.Maceia et I.Pereyra.Formes incomplètes de maladie de Recklinghausen d'origine hérédo-syphilitique, \u201cArch, Argent.de Pediat.\u201d.juillet 1930.\u2014 (@.A.Fischer.La maladie de Recklinghausen et I'héredo- svphilis, \u201cArch.Dermat.uw.Syph.\u201d, 611-616, 1926.\u2014 I.Behdjet.Relations possibles de la maladie de Recklinghausen avee la syphilis.\u201cDermat.Wehnschr.\u201d, 22 janv.1927.A.Nicoli.Maladie de Recklinghausen ot syphilis, \u201cRiv.di.med.\u201d, 15 mars 1930. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA S41 leur volume.Certains sujets en portent quelques-unes, 5 a 10 par exemple.d\u2019autres des milliers, d\u2019autres enfin une grosse tumeur unique pouvant atteindre le volume de la tête d\u2019un enfant.peser 8 kilos (Moutet et Planteau, Crouzon), ou bien une grosse tumeur accompagnée d\u2019une infinité de tumeurs plus petites de la grosseur d\u2019un grain de mil à celle d\u2019une noisette.Elles portent le nom de molluscums pendulosums, tumeurs pédiculées, donnant au palper selon l\u2019expression d\u2019Achard \u2018la sensation d\u2019un grain de raisin vidé\u201d.Plus grosses, elles manquent de pédicule, ont une base plus élargie, et prennent tous les aspects depuis celui de la masse pseudo-fluctuante jusqu\u2019au névrome plexiforme.Chez notre malade, les molluseums pendulums n\u2019étaient pas nombreux, une vingtaine à peine.les plus grox pouvant atteindre la grosseur d\u2019une fève.De plus, à Pabdomen, au thorax.sur les avant- bras, aux creux poplités, existaient des petites tumeurs sous-cutanées, douloureuses au pincement et même au simple palper, de consistance plutôt mollasse, à forme oblongue, et se chiffrant à approximativement au total de 38 a 40.C\u2019est une de ces tumeurs que l\u2019on a enlevé par biopsie et qui a donné le rapport de lipome.Nous les avons trouvées aux endroits de localisation classique et l'examen des mains et des pieds n\u2019en a révélé aucune.Mais les localisations de ces tumeurs sont variées et les auteurs ne se font pas faute d\u2019en décrire à presque toutes les parties du corps.Rien n\u2019a été épargné; ni la tête(1), ni le cuir chevelu, ni la face interne des joues, ni la gorge(2), ni le larynx, ni les veux(3), ni le (1) Acromégalie légère et énorme tumeur de la région occipitale dans la maladie de Recklinghausen, \u201cRiv.dipeth.nerv.\u201d.janvier 1930.\u2014 Darkers- tort.Maladie de Recklinghausen et microcéphalie.\u201cNeder.Tijdsche u.Geneseek, 30 juillet 1927.(2) Relation du fibrome rétro-pharyngé avec la maladie de Reckling- hausen, E.Loesner, \u201cZtschr.f.Laryng\u201d.mai 1930.(3) GG.RR.Callender et ©.A.Thighper.Deux localisations de neuro- fibromatose dans un seul œil.\u201cAm.J.Opht.\u201d.fév.1930.\u2014 W.Nitsch.Deux cas de neurofibromatose de l'œil, \u201cZtschr.f.Augeuh.\u201d.sept.1929, \u2014 F.Terrien.PP.Veil ct JJ.Braum.Neurofilromatose de la paupière.\u201cBull.Soc.Opht.pa» \u2014 10 _ ., .Paris,\u201d mars 1928.\u2014 Tancea.Névrome plexiforme orbito-palpébral associé à une forme légère de maladie de Recklinghausen, \u201cArch.Opht.\u201d.mai 1927.\u2014 F.Terrien.Deux cas de névrome plexiforme de la paupière, \u201cProgrès Médical\u201d, 3 dée.1927.\u2014 J.Mararee.Fléphantiasis de la paupière d'origine neuro- fibromateuse et associée à des anomalies congénitales de Pœil, \u201cTJ.A.M.Ass\u201d, 23 août 1924.\u2014 À.Wiener, Un cas de neurofibromatose avec buphtalmie \u201cArch.Opht.\u201d.sept.1925.\u2014 M.Holnstrôm.2 cas d'exxophtalimie de l'œil droit par maladie de Recklinghausen, \u201cActa opht.\u201d.pp.403-407.1928.P.Veil.Neurefibromatose camouflée sous la forme d'une hypertrophie de la paupière gauche supérieure, \u201cBull.Soc.d\u2019opht.de Paris,\u201d octobre 1927. 542 L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA tronc.ni lex membres qui peuvent présenter.soit des monoplégies(1).soit des paraplégies(2), combinées ou non à des troubles de la colonne vertébrale.des paralysies sciatiques(3) ou des développements anormaux(+).La colonne vertébrale est aussi souvent touchée par la maladie(5).Signalons enfin que Rogers a cité le cas d\u2019un enfant chez lequel la maladie s\u2019est traduite par une macrodactylie, (Brit.J.Surg.avril 1929.) Et puisque nous en sommes au chapitre des localisations disons immédiatement que les viscères paient aussi leur tribut.Kiembolz (Wiem.méd.Wehnschr., 12 oct.1929) parle de la possibilité de diagnostiquer par les ravons N certaines localisations intra-thora- ciques de neurofibromes et Lestocquoy(6) a déjà présenté un cas d\u2019aceident pleuro-pulmonaire due à la maladie de Recklinghausen.Le cœur et les vaisseaux ne seraient pas exempts(7).Les localisations du tractus digestif sont cependant à Pheure actuelle celles que Pon semble le mieux connaître.IToey n\u2019a-t-il pas rapporté dernièrement l\u2019observation d\u2019une neurofibromatose associée à un fibrome de Pappen- dice (Brit.Méd.J.15 sept.1929) 7 Mais bien avant lui, Beauerjee et Christeller avaient déjà fait une revue d\u2019ensemble sur ce sujet(8) et depuis plusieurs auteurs ont repris la question.Quand aux localisations spéciales sur l\u2019estomac on en a signalé plusieurs cas(9).de (1) Babonneix, Touraine et Pollet.Atrophie monoplégique de la jambe droite et tuberculose pulmonaire dans un cas de maladie de Recklinghausen, \u201cBull.et Mém.Soc, méd.Hôp.Paris\u201d, 4 déc, 1925.(2) Draganescu, Dimitrin et Vessiliu.Paraplégie au cours d'une scoliose ceexistant avec la maladie de Recklinghausen.(3) Laroyenne et Bouysset.Paralysie sciatique par neurofibrosar- comatose.\u201cLyon Médical\u201d, 23 oct.1927.(4) F.Hartel.Développement éléphantiasique d'un bras comme manifestation locale de neurofibromatose, \u201cDeutche, Ztsehr.f.Chir.\u201d.pp.423-424, 1928.\u2014 Dechaume.Maladie de Recklinghausen et hypertrophie de la gauche, \u201cParis médical, 8 janv.1927.(5) Eusière, Lamarque et al.Complications et séquelles de la maladie de Recklinghausen: xyphoscoliose et paraplégie, \u201cArch.Soc.Se.méd.et biol.de Montpellier\u201d, juillet 1920.(6) \u201cAnnales de Médecine\u201d, juillet 1925.(7) QG.F.Clark et E.G.Wakefield.Les affections cardio-vasculaires et les complications de la neurofibromatose généralisée, \u201cArch.Dermat.& svph.\u201d, juin 1926.(8) \u201cVireh.Arch.f.path.Anat.\u201d, pp.50-67, 1926.\u2014 \u201cMed.Klin\u201d, 20 juil.1926.(9) H.Hartman.\u201cSurge.Gynec.Obst.\u201d, mars 1927.\u2014 FE.Shouldier.J.Canad.Med.Ass., janvier 1925. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA S43 même que sur le système génito-urinaire(1).Quant aux tumeurs des troncs périphériques.ils ne sont pas facilement accessibles parce qu\u2019on ne les perçoit \u2014 ct pas toujours! qu\u2019au niveau des troncs superficiels.Ovoïdes, elles ont leur grand axe parallèle à celui du nerf et sont mobiles dans le sens transversal, à moins que le nerf tendu ne les immobilise, et immobiles dans le sens longitudinal.La peau sus-jacente ne les intéresse en aucun point.Elles semblent se grouper et l\u2019une d\u2019elles est toujours plus volumineuse que les autres.Du reste, il est assez facile de les confondre avec les tumeurs sous-eutanées, car leur consistance n\u2019est pas toujours, comme on serait porté à le croire, plus dures que pour celles-ci.Ce sont ces tumeurs qui constituent les principales localisations viscérales de la maladie de Recklinghausen que nous venons de «écrire plus en détail.Le deuxième symptôme de la triade est constitué par la pigmentation cutanée.Ce phénomène peut revêtir de multiples aspects.Parfois est une mélanodermie diffuse comme celle des addisonniens : d\u2019autres fois ce sont des taches punctiformes, mais le plus souvent ces taches sont irrégulières, plus ou moins disséminées, de couleur jaune clair ou brun foncé, se localisant de préférence sur le trone et à la racine des membres.Leurs dimensions sont variables: de la tête d\u2019une (pingle à des placards de la largeur de la main, parfois symétriques.mais pouvant couvrir toute une partie du corps (pigmentation en caleçon de bain, décrite par Howard Fox, Lapeyre et Labhé, Fran- chet.Crouzon, Bouttier et Mathieu).Elles prennent même quelquefois la forme de ce qu\u2019on appelle le \u201cnœvus à disposition métamérique\u201d, auquel viennent fréquemment s\u2019associer le nœvus vasculaire et le nœvus pileux.Les muqueuses sont presque toujours indemnes de cette pigmentation et ce n\u2019est que par exception qu\u2019on a pu en signaler quelques cas.ce qui serait en faveur de la théorie qui veut que la pigmentation n\u2019ait aucun rapport avec les tumeurs, l\u2019une pouvant exister sans les autres et celles-ci se localisant à des endroits où la pigmentation ne se localise jamais.\u2018 (1) H.Heidier.Neurofibromatose de la vessie, \u201cZentralbl.f.Gynek.\u201d, 25 fév, 1928.\u2014 FE.Steden.Maladie de Recklinghausen intéressant la vessie.\u201cDeutsche.Ztschr.f.Chir.\u201d, pp.137-142, 1923.\u2014 Cleuet, Ingeltrans.\u201cEtude clinique et anatomo-pathologique d'un cas de maladie de Recklinghausen avec tumeur du scrotum, \u201cRev.neurol.\u201d, décemhre 1923. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 11 arrive cependant que cette pigmentation dégénère en complication (1) ou viennent se greffer sur des mélanodermies déjà existantes, comme dans le cas rapporté par Laignel-Lavastine et Dauptain.(Bullet Mém.Soc.Méd.ITôp.de Paris, 18 juillet 1924).Dans notre observation, le malade a des taches caractéristiques de plgmentation, sans anomalie spéciale.Leur localisation est nettement thoracique et abdominale, avec accentuation aux plis de flexion.Reste enfin le troisième élément de la triade, les troubles de dé- ÿénérescence.Is consistent en troubles psychiques et en troubles physiques.Les troubles psychiques sont les premiers en date dans la des- cription de la maladie.Dépression, torpeur, apathie.insouclance.phases d\u2019excitation alternant avec des phases de dépression, autant de signes indiquant une psychose périodique.D\u2019une manière wénérale, ces troubles qu\u2019on rencontre dans près des deux tiers des cas.selon J.Charpentier \u2014 ce qui nous paraît une proportion un peu forte, si l\u2019on en juge par le nombre des observations qui ont été publiées \u2014 se manifestent par une diminution des facultés intellectuelles.tel le syndrome [ruste décelé chez notre malade.Par contre, ce dernier avait une [rigidité sexuelle à peu près complète (50% des cas.d\u2019après Feindel).Chez d\u2019autres, ce sont des perversions morales qui s\u2019accentuent avec la maladie, et lesquelles viennent se greffer, à la fin.Phé- bétude le la face et la perte plus ou moins complète de la mémoire qui mettent le malade dans un marasme presque absolu.Les troubles physiques se divisent en troubles squelettiques, en troubles endocriniens et en anomalies de développement.Les premiers consistent en une sorte d\u2019ostéomalacie du thorax et en des lésions diverses de la colonne vertébrale(2).Ce sont ces lésions qui ont donné lieu à ces thorax décrits sous le nom de \u201cthorax en entonnoir\u201d (Thibault) et à tous ces troubles(3) qu\u2019on rencontre (1) J.S.Galant.Dystrophie pigmentaire dans la maladie de Reck- linghausen, \u201cMed.Klin.\u201d, 18 fév.1927.(2) ÆKurière, Lamarque ct al.Complications et séquelles de la maladie de Recklinghausen: xyplhoscoliose et paraplégie, \u201cArch.Soc.Méd.et biol.de Montpellier\u201d, juillet 1929.(3) VW.Gorlitzer.Neurofibromatore grave et déformations du squelettes, \u201cArch.f.Dermat.Syph.\u201d, pp.510-522, 1930.\u2014 F.P.Lehman.La maladie de Recklinghausen et le squelette, \u201cArch.f.Dermat.\u201d.août 1926.\u2014- Ad.Puech.Les lésions osseuses dans la maladie de Recklinghau en.Paris | médical\u201d, 12 dée, 1925, \u2014 FE.Stalmle.Les changements osseux dans la maladie de Recklinghausen.\u201cDeutsche.Ztschr.f.Chir.\u201d.janvier 1922, \u2014 Heine.La maladie de Recklinghausen et quelques rares déformations, \u2018Munchen. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA S45 aux os du squelette pour qu\u2019on en fasse la recherche minutieuse.Nous n\u2019avons pas à signaler pareilles lésions dans notre observation et le système osseux nous a paru intègre.Quant au crâne, il paraît le plus touché et en plus de changements qu\u2019on peut trouver dans la consistance osseuse et dans l\u2019image radiographique(1) on a rapporté la destruction de la selle turcique (Cornil, Kissel el Beau, \u201cRev\u201d, Neur\u201d mars 1930).la déformation de Porbite (Iline ef Wyall, Brit.J.Opht.\u201d, oct.1928) et de nombreuses autres anomaliex(2).Du côté dex os longs.on a même attribué certaines fractures spontanées A la maladie de Recklinghausen (3).Les troubles endocriniens(4) sont aussi trés [réquents, particulièrement ceux de la surrénale (Russum et Bary.\u201cNeb.Med.J.\u201d, juin 1930) laquelle peut présenter un syndrome france d\u2019insulfisance ou un syndrome fruste.Mais toutes les glandes peuvent être affectées, ensemble ou séparément.C\u2019est pourquoi on peut avoir ou bien de Phy- perthyroidie, ou hien du myxedéme (5), de Pacromégalie(6).du viri- Med.Welhnsehr.\u201d, 11 févr.1927.\u2014 A./.Dombrosky.Dégénérescences des os dans la maladie de Recklinghausen, *Vestnik.Rôente.i.Radiol.\u201d, pp.293 et suiv.1928.\u2014 FE.Brooks.Changements osseux dans la maladie de Reck- linghausen, \u201cSurg.Gynec.Obst\u201d, mai 1924 \u2014 O.F.Liegel.Lésions osseuses dans la maladie de Recglinghausen, \u201cDeutsche.Ztschr.f.Chir.\u201d, pp.359-365.1925.\u2014 J.Heine.Rares déformations dans la maladie de Reeklinghausen.\u201cDeitr.z.pth.Ant.u.z.aleg.Path.\u201d, 12 août 1927.(1) A.Winkelbauer.Changements craniens à la radiographie.\u201cFortschr.a.d.Geb.d.Rontgentstrohlen™, nov.1927.(2) Fraugenheim.Changements dans les os du crâne au cours de la maladie de Recklinghausen, \u201cDeutsch.Ztschr.f.Chir\u201d, 373-377, 1930.(3) [L.P.Ashton.Fractures spontanées dans la maladie de Reckling- hausen.\u2018Bris.Med.Clin.\u201d, pp.219-224, 1930.(4) If.Freud.Troubles endocriniens et maladie de Recklinghausen.\u201cArch.f.Dermat.u.Syph.\u201d, pp.128-143, 1929, \u2014 F.W.Wosbaeher, Troubles pluriglandulaires et maladie de Recklinghausen, \u201cArch.f.Psyeh.\u201d, pp.S8-163, 1929.\u2014 B.FR.Tucker.La maladie de Recklinghausen considérée dans ses rapports avec les fonctions endocriniennes, \u201cArch.Neurol.& Psych\u201d\u201d, mars 1924, \u2014 E.Mailan.Maladie de Recklinghausen et troubles de la sécrétion interne.\u201cBrit.J.Dermat., juillet 1922.\u2014 H.Starck.Maladie do Reckling- hausen et troubles pluriglandulaires, \u201cDeutche.Arch.f.Klin.Med.\u201d, pp.68-107.1928.\u2014 Nzond, Kenedy et Miskalezy.Rapport de la maladie de Reckling- hausen et du système endocrine; étude clinique et histologique de la neuro- fibromatose, \u201cArch.f.Dermat.u.Syph.\u201d, pp.519-533, 1925.(5) M.B.Gordon.Un cas de Recklinghausen associé au _myxædème chez l'enfant, \u2018\u201cEndocrinology\u201d, déc.1929.(6) F.Vizioli.Transformation sarcomateuse d'un cas de neurofihro- matose avec acromégalie légère, \u201cRiv.di.Neurol\u201d, février 1930.\u2014 F.Sisto.Aspect clinique de l\u2019acromégalie et de la neurofibromatose, \u201cMinerva Med\u201d.20 janvier 1929.- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA es A Cu lisme(1).des troubles divers des glandes génitales(2).du manisme.du gigantisme, ete.Enfin, en dernier lieu, les anomalies de développement, qu\u2019 chard a énumérées dans son travail: malformation dn cœur (Segueira).anomalies de l\u2019œil (Jeanselme), syndactilie (Benakv), arrêt du développement du cerveau, absence du côlon descendant, déformation ogivale du palais.atrophie du deltoide gauche avec difforniité congénitale du pied gauche (Luiz), rétraction de l\u2019aponévrose pa.maire.tuxation de l\u2019épaule, hernie pulmonaire (2 bis) (Kliv;el et Maillard).paramyoclonus multiplex, épilepsie(3) (de La Prade).maladie de Dercum.facies faunica (Minerbi et Tedeschi), troubles gastriques divers.ete.Il nous parait mutile d\u2019ajouter que ces états engendrent a leur tour des troubles sensitifs (crampes, douleurs, ete) et des troubles sub- jJectifs donnant à la maladie une symptomatologie complexe et fort éloignée du svndrome original.FORMES.Elles sont nombreuses.Les plus classiques sont celles que Chauffard a jadis décrites: a) la neurofibromatose pigmentaire et bh) la dermatofilromatose, selon que les tumeurs sont à point de départ exclusivement cutané ou non.D\u2019autre part divers auteurs ont attiré l\u2019attention sur les formes incomplètes (4) ou les formes frustes, appelées ainsi parce que certains symptômes manquent ou n\u2019existent qu\u2019à l\u2019état fruste.formes sur lesquelles Achard a beaucoup insisté en montrant (1) 1.Nehiff.Un cas de maladie congénitale et familiale de maladie de Recklinghausen avee virilisme, \u201cBull.et Mém.Soc.méd.Hôp.de Paris\u201d.17 juil.1925.(2) 1.Moreira.La maladie de Recklinghausen et la fonction de génération, \u201cMed.contemp.\u201d, 20 juin 1930.-\u2014 H.F.de Vries.Puberté précoce due à une tumeur de la pituitaire et à la maladie de Recklinghausen, \u201cNederl.Tijdschr.v.geneesk\u201d, 19 avril 1930.(2 bis) Ntutling el Reyer.La neurofibromateuse des poumons dans la maladie de Recklinghausen, \u201cRoentgenpraxis\u201d, 1 nov.1929.(3) Fleming et Cookson.Un cas de neurofibromatose multiple associée avec un véritable angionévrofibrome du nerf acoustique.épilepsie jackson- nienne et ostéoporose, \u201cJ.Neurol.& Psychopath.\u201d, août 1925.(8) M.F.Blanco.Forme incomplete de la maladie de Recklinghausen.\u201cSem.Méd.\u201d 3 oct, 1929.\u2014 J.M.Jorge et Brachetto-Briar.\u201cSe.Mcdd.\u201d, 21 janv.1926; Bull.de l\u2019Ass.fr.pour l\u2019étude du cancer, fév.1927.\u2014 J.J.Eller.\u201cArch.Dermat.& Syph., mai 1928.\u2014 F.Terrien, J.Maras et P.Veil.\u201cArch.Opht.\u201d.nov.1927. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 8+7 lu fréquence de leurs relations avec des maladies en apparence lort (isparates et ne pouvant être rattachées au syndrome de Recklinghau- sen que par une évolution parfois tardive.Ce sont.du reste.les plus fréquentes et celles qui peuvent le plus facilement induire un clini- clen, même averti, en erreur.Ainsi, par exemple, Achard n\u2019hésite pas à rattacher à la neurofibromatose une de ses malades atteinte d\u2019hémiplégie et de fracture du col fémoral, mais chez qui 11 avait relevé en outre une ancienne cyphose, des taches pigmentaires symétriques sur les jambes, les cuisses et abdomen, une pigmentation diffuse, surtout accentuée aux mamelons, et un petit papillome pigmenté sous le sein droit.On le voit, les éléments nécessaires pour composer un diagnostic de Recklinghausen sont parfois très frustes.D\u2019autre formes existent aussi.telles la forme centrale de Christin, et Naville \u201coù les tumeurs nerveuses portent sur le svstème nerveux central avec ou sans névromes des nerfs périphériques\u201d: et la forme surcomaleuse de Cestan, primitive ou secondaire.Sur les transformations malignes de la maladie on a beaucoup publié(1).ces dernières années.Lortat-Jacob a décrit de façon détaillée (Bull.Soc.fr.Dermat.Syph.\u201d.nov.1929) les caractères histologiques d\u2019une tumeur pseudo-sarcomateuse d\u2019origine congénitale et Bérard, Patie et Ileitz (\u201cLyon Chir.\u201d, Ÿ août 1930) ont étudié les métatstases survenues au cours d\u2019une de ces transformations.La même année (ltev, Neurol.juillet 1930) Bertrand et Bernard avaient publié leur cas de dégénérescence maligne d\u2019un schawnnome du nerf radial au cours de la maladie de Recklinghausen et d\u2019Antona (Riv.d.pat.nerv.janv.1930) un cas de neurofibromatose avec spongioblastomatose cérébrale et tendance à l\u2019envahissement méningée.Il y a quelques années \"Tauber avait noté Passociation de la maladie avee les myomes (Wien.Klin.Wehnsehr, 1 nov.1923).Quant aux névromes pleviformes (Verneuil) qui se présentent \u201ccomme un sac renfermant des nodosités et des cordons qui donnent au toucher la sensation d\u2019un paquet de ficelle\u201d, Heuyer les divisent en : a) molluscum éléphantiasique, localisé au tronc et rarement aux membres ; b) pachydermulocèle, localisé surtout à lépaule (pélérine), aux fesses et au cuir chevelu ; 6) éléphantiasis congénilal, localisé aux membres.(1) #.Feriz,.Un cas de neurofibromatose et de sa\u201ccome, \u201cNederl.Tijidsehr.u.Geneseek.\u201d, 11 avril 1925.\u2014 P.©.Potter et J.E.MeWharter.Un cas de neurofibromatose avec dégénérescence sarcorateuse d'un fhrome profond, \u201cAnn.Surg\u201d.sept.1929.\u2014 K.Hasai.Nevrofihromatose multip'e en rapport étroit avec une transformation maligne\u201d, \u201cArch.Sure.fév.1931. L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA D\u2019après Crouzon, il faudrait admettre que cette forme soit =vinp- tomatique de la maladie de Recklinghausen a cause de sa fréquence abord et parce que dans les cas où elle ne dépend pas directement d\u2019elle elle cœxiste avec elle dans la même famille.EVOLUTION ET PRONOSTIC.La maladie n\u2019a pas de limites définies quant à sa durée et varie dans sa marche comme dans son intensité.Elle peut apparaître dès la naissance et n\u2019apporter aucune entrave au développement physique et mental du patient, qui peut vivre jusqu\u2019à un âge très avancé.On en a Vu mourir à plus de quatre-vingts ans (Ilitchcok).D\u2019un autre côté, elle peut procéder par poussées aiguës, soit qu\u2019elle se généralise, en très peu de temps, avec cachexie eu mort, soit que d\u2019autres états morbides viennent se superposer à elle amenant ainsi les associations les plus inattendues: fièvre typhoïde, néphrite chronique azotémique.syphilis.soit qu\u2019elle s'associe à d\u2019autres syndromes relevant de troubles nerveux, troplhiques ou endocriniens, soit qu\u2019elle subisse une transfor- mation sarcomateuse.Ordinairement, la maladie est lente, de progression inconstante.sans ordre déterminé dans l\u2019apparition des symptômes.lesquels.nous l\u2019avons déjà dit, peuvent n\u2019être que fort peu accusés.Ils apparais- sent dans l\u2019enfance, dans l\u2019adolescence, mais on en a vu survenir fort tard.DIAGNOSTIC.Il n\u2019est pas toujours facile et.à moins de faire un examen attentif et méticuleux du malade, il peut se camoufler sous le masque d\u2019une autre affection, surajoutée ou concomitante.Ainsi les tumeurs peu- vent être cliniquement confondues avec le molluseum généralisé mul- tiple.avec la maladie de Dercum dans sa forme nodulaire, avec le naevo-carcinome, avec la sarcomatose cutanée généralisée, avec les gommes syphilitiques ou tuberculeuses.Dans la maladie de Modgkin et dans la ladrerie cutanée, c\u2019est la biopsie qui tranche le diagnostic quand 11 devient par trop délicat.Quant à la lipomatose.généralisce ou non, symétrique ou non, il vaut mieux, selon Achard.la faire ren- trer dans le cadre de la neurofibromatose, si on v décèle la moindre présence d\u2019un molluscum ou Ia moindre pigmentation. \u2018 \u2018 \u2018 L'UNION MÉDICALE DU CANADA 849 TRAITEMENT.Il est nul.Radiothérapie, radiumthérapie (M.J.Young, \u201cKentucky, M.J.déc.1924), opothérapie ont été essayées sans succès (V.Rehovacher D.Valentova, \u2018\u201c\u201cCeska dermat.\u201d, pp.134-139, 1929), et la chimie minérale comme organique est inefficace.Quant à la chirur- cie (AM.Walthard, \u201cDeutsche.Ztschr.\u20ac Nerv.?, pp.124146.1924).on ne l\u2019a employée que pour l\u2019ablation de certaines tumeurs génantes ou douloureuses, pour réparer une plastique disgracieuse ou pour certaines complications exceptionnelles (K.A.Morris\u201d J.D.Corida M.An.\u201d, pp.420-422, 1931).BIBLIOGRAPHIE GENERALE.1922.FLORAND (A), NICAUD (P), et FROMENT 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RECUEIL DE FAITS FECALOME RECTAL Par J.E.DUBE, Professeur de Clinique Médicale à l'Université de Montréal, Médecin de l'Hôtel-Dieu.J'ai eu Poccasion, depuis quelque temps, d\u2019observer deux malades âgées qui m\u2019ont causé de l\u2019inquiétude au cours de leur longue maladie.Tous deux souffraient de lésions cérébrales avec hémiparésie puis hémiplégie droite au fur et à mesure que l\u2019endartérite faisait du progrès.F Le premier, âgé de 68 ans, fut alité pendant plus d'une année.se levant a peine chaque jour dans les premiers mois pour permettre de faire son lit.Honume d'affaire de grande envergure il avait été toute sa vie d\u2019une activité infatigable, ne prenant jamais d\u2019exercices physiques.Gros mangeur et sédentaire, grand fumeur sans alcoolisme cependant.Il ne cessa son travail que deux ans après les premières manifestations d'artérite cérébrale.Il eut d'abord un petit ictus sans perte de connaissance, et qui se concrétisa par un peu de gêne dans les mouvements de la jambe et du bras droits.Sa démarche était quelque peu embarrassée et il ne pouvait plus écrire qu'avec difficulté.La maladie progressa lentement mais sûrement par de petits ictus suhsé- quents; il fut enfin définitivement alité tout près d\u2019une année avant sa mort.Ce malade avait toujours jouit d'une santé parfaite antérieurement.Tous res organes étaient en excellente condition et sa tension artérielle n\u2019avait jamais dépassé 170-100 pendant ces quatre dernières années.Son cerveau toujours très lucide s\u2019obscureit surtout pendant les derniers six mois en même temps qu'il devenait gâteux.L\u2019infirmiére qui en prenait soin constata un Jour qu\u2019il paraissait souffrir dans son bas-ventre et que les selles, abondantes, étaient cependant liquides avec un suintement anal presque continuel.La constipation devint plus marquée par la suite; l'écoulement anal continuant quand même.Un toucher rectal permit de constater la présence d'une grosse masse en forme de boule assez régulière et assez dure, prenant cependant l\u2019empreinte du doigt.11 s'agissait évidemment d'une tumeur fécale formée peu à peu de la rétention rectale d\u2019une partie des selles de chaque jour que le rectum, à musculaire affaihlie, ne réussissait pas à expulser.Il fallut alors procéder à l\u2019évidement de l\u2019ampoule rectale au moyen de lavements glyeerinés répétés et désagrégation de la masse L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 855 avee le doigt et une petite cuillère.Une surveillance de chaque jour empêcha cette ennuveuse complication de se répéter.1L J'ai actuellement sous mes soins une malade âgée de 72 ans, alitée de puis plusieurs mois, avec lésions cardio-artérielles très graves.Elle eut pendant sa jeunesse un rhumatisme articulaire aigu compliqué d\u2019une double lésion mitrale qui ne l'empêcha pas, cependant, de se marier et d\u2019élever une nombreuse famille sans trop d'inconvénients.Ce n'est que depuis trois ans qu\u2019elle est au repos chez-elle et depuis près de six mois qu'elle ne quitte pas son lit.Elle dut cesser les logs voyages d'abord et les sorties de chaque jour ensuite pour enfin prendre le lit après une poussée d'œdème aigu pulmonaire qui faillit l'emporter.Sa tension artérielle presque normale pendant longtemps monta au cours de ces dernières années, même jusqu\u2019à 220-120.Tout allait Lien cependant grâce au repos, aux toni-cardiaques et au régime alimentaire convenant à son état, Elle contracta une trachéo-bronchite au cours de l'épidémie de Grippe de l'hiver dernier; elle toussa beaucoup, bien que les poumons ne présentaient alors que peu de chose à l\u2019examen.C\u2019est à la suite de cette dernière maladie que ma ma'ade eut un ictus qui entraîna une légère hémiplégie droite avec aphasie presque totale.Son état assez grave pendant quelques semaines s'améliora tout de même assez vite au point qu'elle reprit parole et devint peu à peu capable de faire des mouvements de son bras et de sa jambe gauchd paralysés.L\u2019infirmière m'annonçca un jour que la malade avait depuis quelque tenips des selles moins abondantes et qu\u2019elle paraissait souffrir de son ventre.Souvent sa figure exprimait la douleur tandis qu\u2019elle portait la main sur son abdomen.L'infirmière constata que les muscles abdominaux se contractaient en méme temps; elle observa également qu'il s\u2019échappait continuellement par l'anus une sécrétion assez abondante.J'eus moi-même l'occasion d'assister à une crise de douleur avec contraction de tout l\u2019abdomen qui paraissait douloureux au palper, surtout à sa partie inférieure.Un toucher rectal permit de constater, comme chez mon autre malade, la présence d'uve tumeur fécale volumineuse qui expliqua aussitôt tous les symptômes présentés par la malade: douleur avec contraction des muscles abdominaux comme dans un effort de défécation et sécrétion persistante par l'anus.expulsion de cette tumeur fécale fut obtenue par Pemploi répété de lavements glycerinés, et son morcellement avec le doigt et une petite cuillère fut suivi d\u2019un soulagement complet à la grande joie de la malade et de son entourage.Une surveillance de chaque jour par l\u2019infirmière empêcha la formation d\u2019une nouvelle tumeur fécale qui avait tendance à se renouveler.Je crois qu\u2019il faut conclure de Phistoire clinique de ces malades, souffrant tous deux d'artérite cérébrale chronique avec hémiplégie droite consécutive ct long séjour au lit.qu\u2019il est absolument néces- 856 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA saire de surveiller attentivement le fonétionnement de Pintestin dans tous les cas semblables, Il faut =e rappeler.en effet, que ces malades affaiblis, souvent devenus Moins conscients peuvent nous tromper en donnant l\u2019impression qu\u2019ils ont une selle quotidienne, alors quil ne s\u2019agit que d\u2019un écoulement anal provenant du rectum irrité par une tumeur fécale, tout comme chez mes deux malades.Si m'était permis de faire un parallèle je comparerais ces malades à des prostatiques avec rétention.Il arrive, en effet.que ces derniers sont parfois mal compris de leur médecin: trop souvent.malheureusement, on oublie que chez les prostatiques à mictions fréquentes un certain nombre sont des rétentionnistes qui pissent par regorgement.Pourquoi pas dire alors que les paralvtiques et autres cacheeti- ques, alités depuis longtemps, peuvent parfois devenir des rétention- nistes du rectum, malgré la présence de petites selles liquides quoti- Miennes, puisque dans ces cas le rectum est distendu par une tumeur fécale parfois considérable 7 UN CAS DE FRACTURE DE MONTEGGIA Par Antonio BELLEROSE, F.R.C.S.(c) Professeur agrégé à la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal.Chirurgien de l'Hôpital Notre-Dame, Après la discussion qu\u2019a suscité, à la Société Nationale de Chirurgie de Paris, le traitement de la fracture de Morteggia, j'ai cru qu\u2019il serait Intéressant de vous rapporter d\u2019une facon sommaire l\u2019histoire d\u2019un malade atteint de cette affection que j\u2019eus l\u2019occasion de traiter il y a quelques jours.la fracture de Monteggia est un complexe constitué par une fracture du 1/3 supérieur du cubitus et une luxation de la tête radiale.Fig.I Fig.IT C\u2019est une fracture plutôt rare, difficile à réduire, du moins chez les adultes, dont le pronostic doit être réservé au point de vue de l'amplitude des mouvements du coude et de la prono-supination : même s\u2019il y a reposition parfaite de la tête radiale dans sa cavité articulaire. NAS L'UNION MEDICALE DU CANADA Si vous regardez la figure HIT vous avez devant vois une radiographic qui moncre le résadats une chute faite sur Pavant- Fig.TIT Avant réduction.La réduction est obtenue bras dro't par un homme de 70 ans.Au cours de cet accident.il s\u2019est produit une fracture au 1/3 supérieur du cubitus et une luxation de la tête du radius. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 859 La réduction est obtenue par des manoeuvres externes sous anesthésie générale.Voici notre façon de procéder: lavant-bras ctant fléchi à angle droit nous exercons au moyen d\u2019aides, des trac- Fig.= Après réduction.IV tions en trois points différents.Une traction sur la main dans l'axe du membre, une en dehors et dans le sens transversal.sur Pex- &60 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA trémité supérieure de l\u2019avant-bras, enfin une troisième traction également en dehors et dans le sens transversal.sur l\u2019extrémité inférieure.du bras.Le membre lésé est immobilisé en flexion par une gouttière platrée antérieure allant depuis le pli digito-palmaire jusqu\u2019au-dessus du pli du coude.A la troisième journée.une section de l\u2019extrémité supérieure de la gouttière nous permet de commencer la mobilisation passive du coude, nous comprimons le fragment supérieur du cubitus qui est projeté en arrière par un enroulement de tarlatane empesée.Voici quelques-unes de nos conclusions: 1° La fracture de Monteggila doit être réduite le plus tôt possible dans les premières heures qui suivent l\u2019accident.2° 11 faut toujours tenter la réduction par des manœuvres externes même lorsqu\u2019elle existe déjà depuis plusieurs jours.3° Dans les cas récents.si les manoeuvres externes échouent, co qui est l\u2019exception.on fait la réduction sanglante de la tête radiale.1n fracture ceubitale se réduisant d\u2019elle-même.4° Dans les cas anciens.où il v a consolidation osseuse de la fracture cubitale malgré la persistance de la luxation radiale, il faut réséauer la tête du radius «i celle-ci occastionne une impotence fonctionnelle notable.Lorsqu\u2019il n\u2019y a pas de consolidat'on osseuse du cubitus, et que les manoeuvres externes échouent, on pratique la réduction sanglante de la tête radiale et la plupart du temps la fracture du eubitus se réduit sans qu\u2019il soit nécessaire de pratiquer une deuxième opération.PS CINQ CAS DE LITHIASE CHOLÉDOCIENNE Par Mercier FAUTEUX Assistant à la Clinique chirurgicale de l'Hôtel-Dieu.La lithiase cholédocienne à pour origine habituelle des caleuls migrateurs provenant de la vésicule; elle apparait donc comme un accident au cours de la lithiase biliaire.Le caleul émigre de la vésiecule vers le cholédoque, se bloque tantôt haut, tantôt bas, cesse de progresser et réalise un syndrôme bien connu: l\u2019ictère par rétention infecté.Nous avons, depuis un an, l\u2019occasion d\u2019observer cinq malades atteints de cette complication de la lithiase biliaire.| Ces cinq malades étaient tous des femmes, dont l\u2019âge variait de 35 à 31 ans et dont Phistoire démontrait un passé biliaire plus ou moins net.Chez deux, le début avait été brusque: colique hépatique tvpique, arrêt brusque de la douleur, apparition d\u2019ictère persistant : chez les trois autres, les symptômes s\u2019installèrent beaucoup plus insidieusement: troubles dyspeptiques légers, pendant longtemps, espacés d'intervalles silencieux.avant amené.à la fin graduellement et sans crise douloureuse, un ictère progressif et durable.À leur admission à lhôpital, il s\u2019ag:ssait done de cinq 1ctériques dont le diagnostic était à faire.Le diagnostic de la lithiase cholédocienne est généralement assez facile: l\u2019ictère par rétention, variable, douloureux, fébrile, illumine suffisamment le problème et ne laisse guère de doute sur sa nature.T\u2019ictère lithiasique est variable: le caleul n\u2019oblitère pas hermétiquement le canal; la bile peut encore passer.L\u2019ictère lithiasique est douloureux: la mobilité plus ou moins marquée du caleul, le degré d\u2019inflammation de la voie principale l\u2019expliquent.L\u2019ictère lithias!- que est fébrile: sa pathogénie est facile à comprendre ; tout lithiasique est un Infecté, présentant à la fois de la choléeystite, de l\u2019angiocholite dont lex caractères infectieux peuvent être facilement reconnus par l\u2019examen bactériologique, de la bile, des parois vésiculaires, des calculs mêmes, et par l\u2019allure clinique de Paffection, toujours émail- Ice d\u2019incidents nettement inflammatoires. 862 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Toutes ce malades présentaient les caractères de cet ietère particulier.A Pexamen physique.les renseignements étaient beaucoups moins importants.[inspection ne révélait rien: la palpation.chez deux malades seulement, déterminant un peu de douleur au niveau de de zône pancréatico-cholédocienne.ln aucun cas la vésicule rut sentie.le foie.et nous tenons à le souligner.fut toujours trou augmenté de volume \u20ac.légrement douloureux.Le temps de saignement était chez tontes augmenté et le temps de coagulation diminué.En plus d\u2019être des infectées, ces malades étaient des patie ques.Le traitement de la lithiase de la voie principale biliaire pr- sente des Indications médico-chirurgicales.La question des indications chirurgicales est nette.La présence d\u2019un caleul dans le cholédoque, vu les graves complications qu\u2019il permet d\u2019entrevoir et redouter.doit faire envisager Purgence dune intervention.La question des indications médicales est trop souvent oublié Ces malades sont des infectées et surtout des hépatiques.Il est absolument nécessaire.avant de s\u2019aventurer à opérer ces malades.de les préparer médicalement.Ce sont des infectées.il faut leur prescrire des vaccins ou encore mieux des sérums dans le but d\u2019augmenter leurs forces de défense.ce sont des hépatiques, il faut craindre les complications hémorragiques et acidosiques, les hémostatiques.lu coagulen Ciba tout particuïièrement est indiqué, le sérum glucosé intra-veineux à hautes doses devra être donné avant et surtout après l\u2019intervent'on.La question des indications chirurgicales est nette, avons-nous dit, mais encore faut-il préciser et savoir quelles interventions doivent être pratiquées dans ces cas.Les interventions indiquées dans cette affection sont: le drainags du cholédoque, la suture primitive de ce dernier après ablation du calcul.la cholédocho-duodénostomie.Le drainage du cholédoque par les tubes en T de Kehr a > indications très limitées et ne doit pas être employé d\u2019une facon systématique.Dans notre série de cinq malades.nous n\u2019avons pas en beso/n de recourir à ce procédé.La cholédocho-duodénostomie.qui con-iste à établir une nouvelle voie de communication encre le duodénum et le cholédoque.n\u2019est indiquée que lorsque nous ne sommes pas capables de rétablir la voie de communication normale. LD CS: Co L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA La suture primitive, qui fut faite chez nos cinq malades avec succès est l\u2019opération la plus indiquée, parce qu\u2019elle permet de rétablir en peu de temps les conditions physiologiques normales et qu\u2019elle abrège et rend moins pénible la période post-opératoire.BIBLIOGRAPHIE WEGLOWSKI R.\u2014 Les interventions opératoires sur le cholédoque.\u2014 Fresse Méd., 4 septembre 1926.DELBET PIERRE.\u2014- Diagnostic des caleuls du cholédoque.\u2014 Revue Méca.Francaise.1929.FAUTEUX MERCIER.\u2014 Les lithiasiques des infectés ct des hépatiques; déductions thérapeutiques.Union Méd.T.LVIT.128, p.94-100.MATHIEU PAUL.\u2014 La lithiase de l'Hépatique et du cholédoque.\u2014 La Médecine.oct.1924.9 REVUE GÉNÉRALE BRÈVE REVUE DES DONNÉES LES PLUS RÉCENTES SUR LA PHYSIOPATHOLOGIE RÉNALE Gabriel LAFRESNIERE, Médecin de l'Hôpital Saint-Luc.On peut dire, que dans ces dernières années, les notions apparemment, les mieux établies de la physiopathologie des reins, même acceptées à l\u2019égal de dogmes, ont été tellement remaniées et parfois si emphatiquement niées que les chercheurs les plus sérieux et les spé- clalistes les plus avertis, restent absolument désorientés et même très perplexes en face de la glorieuse incertitude de la médecine, du moins en ce qui touche la question rénale.Après avoir glané, ici et là, dans des articles d\u2019Ambard et ses élèves.de Strasbourg.de Mever et Jourdain, de Bruxelles et de quelques auteurs allemands et américains, les notions les plus modernes sur le sujet.nous avons cru intéressant d\u2019offrir, dans ce court résumé.une mise-au-point de la question telle qu\u2019elle est envisagée aujourdhui.l\u2019école allemande, suivie par un grand nombre d'auteurs anglo- saxons.à proposé, il y a quelques années, une nouvelle classification des allections rénales, en néphroses ou affections dégénératives des tubes urinifères et en glomérulo-néphrites on affections des glomérules.Cliniquement les néphroses sont caractérisées par l\u2019albuminurie, ct les œdèmes, sans rétention d\u2019urée et sans hypertension ou rétinite.La constante d\u2019Ambard et lélimimation de la phenolsulfone-phtaléine sont normales.Cette forme d\u2019affection rénale ne conduit jamais à l\u2019urémie ou a l'insuffisance.Dans les glomérulo-néphrites, au contraire, la constante d\u2019Am- bard et le P.S.l°.sont mauvais, l\u2019azotémie est élevée et 11 v a de Phy- pertension et de la neuro-rétinite.Plus tard s\u2019installent Pinsuffsance rénale.par suite de la destruction progressive des glomérules et enfin L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA S65 l\u2019urémie.Mais les formes bien individualisées de néphroses et de glo- mérulo-néphrites sont plutôt rares et on rencontre plus fréquemment les formes associées ou mixtes.\u2019armi les variétés de néphroses: nécrotique, graisseuse.amy- loïde, cette dernière surtout, mérite une mention particulière, Se présentant cliniquement comme les autres néphroses, c\u2019est-à-dire avec œdèmes et albuminurie, elle est caractérisée humoralement par de l\u2019hypercholestérinémie et de l\u2019hypoprotéinémie.constituant une inversion du rapport sérine-globuline.De plus il y a, dans les urines, présence de corps bi-réfringents.Epstein, se basant sur la baisse du métabolisme basal dans cette affection.prétend qu\u2019elle relève d\u2019un facteur étiologique extra-rénal, en l\u2019oceurrence, la glande thyroïde, pathogénie vivement discutée et rien moins que prouvée.En France, Ambard et ses collaborateurs, ont démontré que l\u2019hypochloruration apparaissant au cours des néphrites sèches, avec anurie ou avec oligurie, évoluait en deux phases successives, Dans la phase de début, 11 v a hypochlorémie due à un déplacement du chlore plasmatique qui se fixe au niveau des tissus, c\u2019est la chloropexie.La seconde phase est caractérisée par une hvpochlorémie plus marquée, une véritable déchloruration, accompagnée de chloropénie.Selon Ambard, Phypochlorémie qui s\u2019accompagne, dans un premier stade, de chloropexie, puis ensuite de chloropénie est un phénomène constant dans les néphrites anuriques, et il l\u2019a appelée de ce fait, hypochlorémie anurique.On doit lutter contre la chloropénie et l\u2019azotémie par manque de sel qui en est la conséquence, par une réchloruration énergique, acquisition thérapeutique toute nouvelle et des plus intéressantes.En définitive, à part cette question importante et pratique de la déchloruration et de son traitement, le remaniement de la classification des affections rénales, ne constitue en somme, qu\u2019un changement d\u2019appellations.Néphrite hydropigène et néphrite urémigène.avant succédé à néphrite parenchymateuse et néphrite interstitielle sont mamtenant supplantées à leur tour par néphrose et glomérulo-néphrite.ce qui ne rend pas, en fin de compte, plus plaisant ou plus encourageant le sort du malheureux brightique.-\u2014\u2014\u2014\u2014Ox0o LA PLEURÉSIE SÉRO-FIBRINEUSE Par André DUMONTIER, Médecin à l'Institut Bruchési Bien avant la découverte du bacille tuberculeux par Koch (1882).Laennec en 1819, c\u2019est-à-dire 63 ans plus tôt, avec son traité de l\u2019Auseultation Médiate.apporte des données mieux définies à la pleurésie séro-fibrineuse.Jusqu\u2019alors, l\u2019on désignait sous le nom d\u201chydropisie des cavités de la plèvre\u201d, tous les épanchements pleuraux, soit d\u2019origine mécanique, soit d\u2019origine inflammatoire.Laennec.après avoir très bien décrit ce type morbide spécial qu\u2019est la pleurésie séro-fibrineuse, écrit: \u201cdans le plus grand nombre des cas, les tubercules sont latents pendant un certain temps.et ne produisent aueune altération apparente dans la santé, la pleurésie n\u2019est que la première manifestation des tubercules, souvent même l\u2019effet de la présence des tubercules, ou tout au plus une complication qui hâte le développement des tubercules déjà existants\u201d.L\u2019écho confirmant les conceptions de Laennce se fait entendre 50 années plus tard, dans la remarquable et non moins célèbre thèse de Landouzy (1884).Celui-ci démontre que toute pleurésie aver épanchement séro-fibrineux, jusque-là considérée comme produite par \u201cTout le froid est une manifestation de la tuberculose pleurale.individu, dit-il, chez qui, on ne trouve à invoquer comme cause du son épanchement.ni une infection, ni une dyscrasie, (tel le rhumatisme).ni un trauma, cet individu est un tuberculeux, fit-il vigoureux.jeune, gros et gras.se déclara-t-il bien portant et indemne d\u2019antécédents phymateux, héréditaires ou personnels.La pleurésie, dite à frigore.est fonction ou monnaie de tuberculose.\u201d Les preuves cliniques, telles qu\u2019apportées par Laennee, Landou- ;v.et d\u2019autres consistaient dans la fréquence relative de tuberculose, dans les antécédents héréditaires ou personnels et surtout dans l\u2019avenir des pleurétiques, dont un grand nombre deviennent utltérieure- ment tuberculeux, soit 40% d\u2019après Landouzy.Les preuves anatomo-cliniques, quoiqu\u2019elles soient extrêmement rares, précisément parce que la pleurésie a frigore guérit presque toujours.confirment les données cliniques.Les autopsies de Laennee, anatomo-pathologiste émérite autant que clinicien judicieux.attirent Pattention de Kelsch et Vaillard qui. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 867 en 1886.démontrent l\u2019existence indiscutable de lésions tuberculeuses de la plèvre, chez des malades morts au cours d\u2019une pleurésie a \u201cfri- gore\u201d.Puis Péron.en 1897, confirme ce qu\u2019avalent vu Laennee, Landouzy, Kelsch et Vaillard, ses prédécesseurs en anatomie-patho- logique.Il reproduit chez l\u2019animal toute une série de lésions pleurales qu\u2019on retrouve chez l\u2019homme et que la recherche du nodule tuberculeux et du bacille tuberculeux permettent de bien identifier.Partant des méthodes inoculatoires de Villemin (1865), Chauf- jard et Gomhault, en 1884, ouvrent la voie des preuves expérimentales et bactériologiques.Ils inoculent le liquide pleural au cobaye et reproduisent la tuberculose chez l\u2019animal, dans bien des cas.Dans la suite, dans les mains d\u2019autres expérimentateurs, les résultats deviennent de plus en plus nombreux.Le NXe siècle marque une ère nouvelle et non moins féconde.Le perfectionnement de méthodes déjà connues ou la mise au jour de uouvelles, des recherches mieux poursuivies, des constatations mieux étudiées, des observations plus complètes, des statistiques compilées et comparées, de nouvelles découvertes, obligent le clinicien d\u2019aujour- d\u2019hui à refaire le cadre nosologique de cette affection peu ou mal connue.Ce sont les Grancher, les Dieulafoy, les Kuss, lex Rist.les Ameuil- le.les Léon Bernard, Les Ramon, les Paraf, les Bezançon.les Cour- coux, les Sergent.qui nous apprennent, à reconnaître cliniquement un épanchement pleural, à lui donner une signification pathologique, à le traiter convenablement.Des anatomo- pathologistes.telx des [etulle.des Tripier.des Rénon, des Géraudel.des Bezançon, des Braun.des Brodiez, des Sa- lomon, des Durand.des Masson.des Huguenin.des Rouvière.viennent de leurs apports nécropsiques aider le clinicien à édifier la voie pathogénique.Enfin des bactériologistes.des histologistes.des micro-biologis- tes complètent les preuves cliniques et anatomo-pathologiques.Nous voyons alors Bezançon et Griffon cultiver le bacille tuberculeux en partant du liquide pleural.A l\u2019heure actuelle, l\u2019ensemencement des exsudats, suivant les procédés de Vetter (d\u2019Amsterdam), de Pétroff (New-York), de Lowenstein, ou mieux encore de Buc.donnent un résultat positif 9 fois sur 10 et d\u2019une valeur incontestable.Les inoculations au cobave de nouveau mise en expérimentation.et faites.en conformité avec des connaissances mieux définies de la fréquence et de la virulence du bacille de Koch dans les épan- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA chements, révèlent cet agent pathogène, dans 93% des cas pour 1x Damany, 85% pour Jousset, Bezancon, 95% pour Buc, 69 a 85% pour Lord.Il y à encore les microscopistes qui, à Pexamen direct, soit après centrifugation.=oit apres homogénéisation, nous rapportent des résultats de plus en plus constants.D\u2019autres méthodes.telles l\u2019homogénéisation du caillot par Philibert.linoscopie par Jousset.permettent la concentration bacillaire, d\u2019où la recherche microscopique, Mais sujette à caution, donne une réponse positive, dans bien des cas.Je ne crois pas qu\u2019il faille passer sous silence l\u2019essai de quelques sérologistes, P.Courmont étudie la séro-agglutination de la tuberculose et en arrive à une conclusion dans 81% des pleurésies, Rieux perfectionne la méthode précitée et en déduit la signification d\u2019une activité bacillaire, cachée et post-pleurétique.puisqu\u2019il trouve une agelutination positive, 26 fois sur 100 chez des patients guéris de leur pleurésie depuis ?mois.et 15 fois sur 100 chez ceux qui ont résorbé leur épanchement depuis 3 à © mois, Que dire.au sujet d\u2019une cuti-réaction tuberculinique plus où moins intense.telle que préconisée par Grasset.sinon qu\u2019elle n\u2019est pas exempte d\u2019inconvénients.et ne saurait, dans l\u2019état actuel de nos connaissances, être d\u2019une signification pathologique certaine.La découverte toute récente de Fontès (1910) semble aujour- d\u2019hui bouleverser toute Phistoire de la tuberculose, Je cite.à titre de référence.lex travaux de Vaudremer.Valtis, Calmette.Boquet et Nègre.Les recherches de Sergent, Durand.Kourilsky, =ur la présence du virus filtrant dans les exsudats pleuraux, nous amènent à conclure avec ce dernier que \u201cles formes filtrantes sont bien près de nous donner la clef des formes anatomo-cliniques de la tuberculose.11 se pourrait fort bien que le virus filtrant soit à la base de la hacil- lose fermée.\u201d (forme abortive de Bard).Après cet exposé historique, douterons-nous encore.de la nature tuberculeuse des pleurésies \u201ca frigore\u201d, quand les preuves cliniques sont positives dans 30 à 50%, les constatations anatomo-pathologi- ques, dans une proportion de 25 à 30% ct les essais bactériologiques pour 80 à 95% des cas.x * * La pleurésie a frigore est un type de pleurite.caractériste par la formation d\u2019un exsudat séro-fibrineux dans la cavité pleurale.Suivant les temps et suivant les auteurs, la pleurésie séro-fibrineuse est L'UNION MÉDICALE DU CANADA 369 écrite sous différentes dénominations.On Pappelle: pleurésie franche, ou a frigore, où prim'tive.ou idiopathique.ou pleuro-tubercu- lose, ou tuberculose primitive de la plèvre, ou pleurite exsudative.Au point de vue clinique et pathogénique, autant de noms qui faussent nos conceptions actuelles, puisque l\u2019infection de la cavité pleurale, comme celle de tous les autres organes internes, n\u2019est possible, seulement si des agents pathogènes pénètrent dans Porgan:s- me, par une porte d\u2019entrée et s\u2019attaquent à la plèvre par la voie hé- matogène ou lvmphogène, à la suite d\u2019une cause favorisante.Encore faut-il contiguïté et plus con inui.é de la plèvre et de l\u2019organe qui héberge le bacille tuberculeux.J'ai dit un agent pathogène: en l\u2019occurence, Cest le bacille de Koch.La porte d\u2019entrée: ce n\u2019est pas mon intention de discuter.l\u2019invraisemblance de quelques rares cas de pleurésie séro-fibrineuse d\u2019origine exogène: disons alors que la pleurite exsudative est une infection endogène.La voie d\u2019introduction est-elle hématogène ou lymphogéne?Le système circulatoire peut très bien véhieuler le bacille tuberculeux; mais pourquoi ne pas réserver la vole sanguine aux infections alguë: ez généralisées, telles la granulie, la phtisie avérée.Actuellement le système lymphatique semble la voie la plus probable et non la moins vraisemblable.D'ailleurs, C\u2019est la voie que préconisent, comme la plus fréquemment employée, les phtisiologues français: Léon Bernard, Sergent et leurs élèves: \u201cLes bacilles de Koch, disent-ils, partis d\u2019un foyer décelable ou non, en activité ou lorpide, ou même paraissant guéri.cheminent par la voie lymphatique.Ils peuvent d\u2019emblée aller frapper la plèvre ; cet organe, véritable sac Ivmphatique, arrête le bacille de réinfection comme le ganglion arrête le bacille de primo-infection.\u201d De méme que pour la tramite (Be- zancon), de méme que pour la périlobulite (Sergent), l\u2019infection bacillaire endogène.laquelle évolue insidieusement, de longue main, n\u2019aurait pas de voie d\u2019introduction plus vraisemblable que le système lymphatique.Le point de départ de l\u2019infection tuberculeuse de la plèvre.peut êire le poumon.un ganglion ,une amygdale.en un mot, tout organe qui héberge le bacille de Koch.Nous croyons donc avec Bezançon.Sergent.Calmette.Léon Bernard ct d\u2019autres.que non seulement la pleurésie séro-fibrineuse est une manifestation tuberculeuse, mais encore qu\u2019elle est toujours secondaire.en Téalité.à une lésion tuberculeuse antérieure, quelque minime et discrète que cette lésion apparasse à l\u2019examen physique. si L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA fonctionnel ou radiographique.Tout plremptoire qu: paraisse cet avancé.pour les incrédules, rappelons que list.Kindherg et Rolland reproduisent le phénomène de Koch, appliqué aux séreuses.Ainsi en injectant des bacilles dans le péritoine d\u2019un cobaye.préalablement tüberculisé sous la peau quelques semaines auparavant, au lieu d\u2019une péritonite tuberculeuse Ébro-casécuse comme chez le cobaye neuf il se produit en quelques heures.un exsudat séro-fibrineux tres abondant.C\u2019est encore Paterson qui renouvelle le même phénomène.mais sur la plèvre.Il injecte des bacilles de Koch dans la plèvre d\u2019un cobave.préalablemen .tubereulisé sous la peau et là pénétration du bacille dans la plèvre de co cobave tubereulisé préalablement.détermine en quelques heures, un exsudat séro-fibrineux abordant.une véritable pleurésie.Rieux va même de l\u2019avant: 11 considère la pleur te exsudative comme une modalité sous laquelle se révèle la réactivation.la reviviscence bacillaire.Ainsi chez 100 jeunes gens de 20 à 25 ans, observés au Val-de-Grâce, l\u2019incident révélateur d\u2019une bavcillese existante.aurait été l'hémoptysie dans 14 cas, la pleurésie exsulative dans 11 cas.Iei.à Plnstitut Bruchési, j'ai fait le relvé d- 145 tuberculeux, dont le diagnostic a été confirmé par le laboratoire en 1931, Chez ceux-ci.lindice révélateur de leur tuberculose serait: la pleuréste dans 12,4% ; Phimoptysie, dans 16.5% des cas.La pleurésie séro-fibrineuse est non seulement une manifestation tuberculeuse secondaire, mais encore et souvent, un indice, je dirais aussi important que l\u2019'hémoptysie, puisque 40% des pleurétiques développent une tuberculose pulmonaire ultérieure très sévere.De même que pour la tuberculose pulmonaire, la pénétration du bacille de Koch dans la plèvre, ne semble pas une condition suffisante pour que l\u2019exsudat se produise, Il faut des conditions particulié- rex de Pétat allergique.Parmi les causes qui peuvent changer l\u2019état allergique de notre sujet, mentionnons: le traumatisme avec Instrument ou objet contondant; une maladie intercurrente ou anergisante.selle le rhumatisme articulaire aigu, la rougeole.la typhotile, ln crip- pe.la syphilis; le surmenage physique.intellectuel où moral: un bruxque refroidissement.Longtemps le refroidissement a été considéré comme la cause.la plus puissante, presqu\u2019unique.de la pleurésie séro-fibrineuse.dé- pommée pour cette raison \u201ca frigore\u201d (Bonnafox-Demalet.1804).Actuellement, avec Bezançon.nous pouvons dire que le rôle du froid n'est nullement démontré: si le froid Joue un rôle dans certaines Le ORE L'UNION MEDICALE DU CANADA S71 observations.c\u2019est à titre d\u2019agent provocateur dans le déclanchement d\u2019un état de tuberculose latente en voie de réveil depuis quelque temps.Les expérimentations de Rist, Kindberg et Rolland, puis de Paterson.nous obligent à admettre Pexistence préalable d\u2019un complexe primaire.En second lieu, la localisation des bacilles dans la plèvre étant provoquée par une série de causes dont certaînes paraissent connues.mais qui.pour la plupart nous échappent, à l\u2019heure actuelle.nous invoquons comme telles, toutes les réactions humorales qui font d\u2019un tuberculeux, un phtisique.x x % La pleurite exsudative =observe à tous les âges: si elle est exceptionnelle chez le nourrisson (Hutinel) et beaucoup plus rare chez le vieillard.par contre, elle est d\u2019un pronostic très sombre.Chez les enfants.elle se rencontre à partir de l\u2019âge de G ans.Sa véritable fréquence est de 1 à 28 ans, c\u2019est-à-dire l\u2019âge des réveils de la tuberculose contractée dans l\u2019enfance, alors qu\u2019il n\u2019existe pas encore de véritable phtisie.Elle se rencontre souvent chez des jeunes gens transplantés de la campagne à la ville.Chez le véritable phtisique.elle est rare.d\u2019après M.P.Weil et d\u2019autres.Cordier en rapporte 3 cas sur 4610.Pour résumer ce que nous avons déjà vu, la pleurésie séro-fibri- neuse qui est une infection tuberculeuse secondaire, de la plèvre, dont la voile d\u2019introduction semble lymphogène, se révèle chez un tuberculeux en état anergique, se caractérise par un épanchement séro-fibri- neux et par des signes que nous allons maintenant étudier.Par son début très variable, la pleurite exsudative se présente sous différentes formes cliniques : Dans certains cas, ce sont les cas de la pratique journalière, le médecin est appelé presque d\u2019urgence, près d\u2019un patient qui se plaint d\u2019une douleur thoracique très vive.qui fait de la fièvre, qui aceuse un malaise général.indéfinissable et une petite toux sèche, quinteuse.Plus souvent c\u2019est le pleurétique de dispensaire ou de bureau: le patient vient vous consulter parce que, depuis quelques jours, quelques semaines.il n\u2019a plus d\u2019appétit, il maigrit, 11 est toujours ou l'acilement fatigué, il fait un peu de fièvre le soir.il accuse des douleurs thoraciques plus ou moins intenses qu\u2019il ressent depuis un temps Tlus où moins long. wr -> [4 UNION MEDICALE DU CANADA À l\u2019inspection.nous constatons une mydriase pupillaire du côté suspect.une dilatation de Phémithorax atteint.une diminution de l'amplitude respiratoire, peut-être un peu d\u2019oudème thoracique.La palpation nous révèle une diminution où une aholition des Vibrations là où il y a épanchement.(1) La pression du bouton d'alarme (Sergent) est douloureuxe.Au palper.les muscles spi- Haux sont élargis, plus tendus, plus élastiques (Mamon).La percussion nous est d\u2019un secours incommensurable.soit dans li recherche du liquide, soit dans la détermination de la quantité de liquide, Ainsi une matité de bois, résistante sous les doigts.dénommée matité hydrique par Piorry, est caractéristique d\u2019un épanchement.St Phémithorax n\u2019est pas complètement rempli.NOUS percutons un son skodique vers le sommet.Nous pouvons ainsi délimiter la ligne de niveau du liquide, laquelle est horizontals dans les petits cpanchements et devient oblique en haut et en dehors dans les épanchements importants.Est-il besoin de recourir au signe de Pitres.qui consiste à percuter notre malade dans différentes positions.Grocco Hous décrit un triangle, apposé à la colonne vertébrale mais opposé ut côté atteint.La matité de ce triangle, d\u2019après l\u2019auteur.serait un signe pathognomonique d\u2019une sérosité pleurale.Disons de suite que la disparition de la sonorité de l\u2019espace de Traude, dans une pleurésie gauche est un signe de grande valeur.A l'auscultation, revient souvent Phonneur de changer notre présomption en certitude.Par ce procédé, nous entendons peu ou pas le murmure vésiculaire.Notre oreille perçoit une respiration bronchique lointaine, voilée, dont le son est de plus en plus aigu à mesure que nous remontons près de la ligne de niveau du liquide.Faisons parler notre patient: le retentissement de la voix transmettra à notre sens auditif un son tremblotant, chevretant.nasillard : cest légophonie de Laennec.Demandons encore au sujet que nous examinonx, de compter tout bas, et nous entendrons un chuchotement, teftement articulé: c\u2019est la pectoriloquie aphone.Pour ce qui est de ces deux derniers phénomènes, l\u2019auscultation directe mieux que Paus- cultation médiate (stéthoscope), nous permet de constater leur existence.Il est un autre signe, dénommé signe du sou ou du coin.qui peut nous aider à déterminer si oui ou non il v a du liquide dans la (1) Pour la recherche des vibrations chez des gens qui vibrent peu ou pas.(lex femmes en particulier), le Pr.Edmond Dubé demande au patient de grogner au lieu de compter; de cette manière les vibrations sont mieux perçues. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 873 cavité pleurale.Cette méthode est une combinaison de l\u2019auseulta- tion et de la percussion.Supposons qu\u2019un aide place une pièce de monnaie sur la poitrine de Pexaminé, il frappe avec un sou cette dernière bien appliquée à la peau, alors le clinicien, l\u2019oreille collée au dos du patient, entendra, soit un son argentin, il v a ¢panchement.soit un son de bois (son mort) s\u2019il n\u2019y a pas de liquide.Il ne faudrait pas négliger de rechercher le déplacement des organes voisins, tels le coeur.le médiastin.le foie.(Pest la percussion qui, ici, nous aidera à solutionner ce dernier problème, et mieux encore le radioscopie sur laquelle je vous dirai quelques mots dans la suite.x kx Xk Le diagnostic clinique de la pleurésie séro-fibrineuse est peut- être le plus difficile de la pathologie: le clinicien le plus avisé peut méconnaître un épanchement.En effet, il n\u2019est pas toujours facile d\u2019éliminer la pneumonie, surtout dans les premières 48 heures.II ne faut pas conclure trop vite à une pleurite exsudative sans songer a la spléno-pneumonie de Grancher.a la maladie de Woillez, a un ¢paississement de Ja plévre, a un hydro ou pyothorax, a une péricar- dite exsudative, a un kyste hydratique ou a un cancer pulmonaire.Certains signes différentiels, physiques, ionctionnels ou généraux nous aideront à faire la part à chaque entité morbide ei-haut mentionnée.Un élément différentiel qui a pris une grande importance en ces (lernières années, c\u2019est la pneumo-séreuse: nous en reparlerons.Depuis la découverte de Roentgen (1894-95) et son application aux affections pulmonaires, chaque fois que la chose est possible, il faut utiliser la radioscopie ou radiographie.Aujourd\u2019hui les exa- riens radiologiques sont devenus indispensables pour la confirmation le notre diagnostie clinique.Que nous révèle donc les Rayons-N ans l\u2019affection qui nous intéresse ?A l\u2019examen radioscopique ou radiographique.nous constatons une opacité spécifique, plus ou moins homogène, un niveau supérieur à trajectoire (Damoiseau), une immobilité du diaphragme, le sinus (Haphragmatique ne s\u2019éclaire pas.Par ce procédé, nous pouvons aussi juger facilement du déplacement des organes: poumons, trachée, médiastin.coeur, foie.Une dernière preuve de toute importance, c\u2019est la ponction exploratrice.Dans tout cas certain et douteux d\u2019épanchement.pone- iionnons done.cest un devoir de conscience: rappelons qu\u2019un seul Sid L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA essal suivi d\u2019un échec, ne doit pas nous tranquilliser au point de vue professionnel.Si notre diagnostic de présomption est bien fondé.nous nous devons à nous-nrêmes et à notre malade de ponctionner autant de fois que nous faisons de ponctions \u201cblanches\u201d.Le liquide que nous retirons dans une pleurésie séro-fibrineuse sera de couleur jaune citrin ou ambrée, de consistance visqueuse, collante.Quelques essais nous fixeront sur la nature de ce liquide.Nous prenons donc un verre à pied plein d\u2019eau dans lequel nous ajoutons quelques gouttes d\u2019acide acétique, puis nous y déposons cdéli- catement une goutte de la sérosité pleurale.Si la goutte en gagnant le fond du verre, laisse des trainées blanches opaques.\u2014 comparables aux trainées de fumée d\u2019une cigarette, \u2014 ext un exsudat: (Rivalta positif) .Un autre essai sera de doser Valbumine: la quantité d\u2019albumine contenue dans un exsudat séro-fibrineux oscille autour de 50 grammes au litre.Demandons encore au laboratoire de rechercher les éléments hix- tologiques de ce liquide, cest le cyto-diagnostic (Vidal et Ravaut).Peut-être la réponse nous révèlera-t-elle une polynucléose, surtout si la ponction a été faite au début de l\u2019affeetion, par contre une lymphocytose prédominante et persistante est caractéristique d\u2019une tubereu- lose pleurale.(Malloizel et Loiseleur).A propos des cultures que nous pouvons faire.quel que soit le résultat.disons avec Netter, Vaillard.Lemoine que \u201ctoute pleurésie séro-fibrineuse dont Pensemencement reste stérile.doit être tenue à priori pour suspecte de tuberculose.\u201d De Pinoculation au cobaye.une seule considération doit nous retenir: un résultat positif est d\u2019une valeur absolue, une réponse né- cative est d\u2019une signification relative.x x + (à suivre) MOUVEMENT MÉDICAL LE ROLE DE LA CLINIQUE DANS LES SCIENCES BIOLOGIQUES Conférence faite à l'Hôpital de la Charité, le mercredi 9 rnars 1932.Par M.le Pr Emile SERGENT.Qu\u2019est-ce que la Clinique?La Clinique, xi on s\u2019en tient au sens strictement étymologique, est l\u2019examen médical pratiqué cau lit» du malade.Dans un sens plus large.la clinique est la recherche de tous les signes et symptômes qui traduisent et révèlent les troubles apportés par un état pathologique au fonctionnement normal des organes et des appareils, ces signes et ces symptômes étant enregistrés par la mise en œuvres de tous les moyens et procédés d\u2019exploration actuellement connus.aussi bien au lit du malade que dans les laboratoires, Qu\u2019est-ce que les Sciences Biologiques?Au sens strictement étymologique, la Biologie est l\u2019étude et la description des phénomènes de la vie; lex sciences biologiques ont donc pour objet d\u2019étudier les formes et les fonctions des êtres vivants; si bien qu\u2019elles comportent nécessairement l\u2019étude des modifications apportées à ces formes et à ces fonctions par la maladie; si bien que.dans le domaine de la Biologie, une place doit être réservée à la Biologie pathologique, cette biologie pathologique comprenant aussi bien la Biologie végétale que la Biologie animale, dont relève la Biologie humaine.On arrive ainsi à se demander pourquoi la Clinique serait exclue du domaine des sciences biologiques et pourquoi l\u2019étude des phénomènes de la vie.chez l\u2019homme malade aussi bien que chez l\u2019homme normal, ne ferait pas partie des sciences biologiques, puisque la biologie humaine a l\u2019état pathologique c\u2019est.précisément, je le répète, la Clinique.Charles Rrcrrr, dans son «© Apologie de la biologie » (1), n°hésite pas à parler des Sciences médicales, donnant ainsi a la médecine, ot par conséquent à la clinique, droit de cité dans la Science.(1) Collection de l\u2019Apologie des Sciences (G.Doin, édit, Parts). S76 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Cependant.la médecine est encore trop souvent jugée avec quelque dédain par les savants: ceux qui veulent bien lui accorder quelques égards.la regardent comme un art.Charles RICHET nous rappelle que, «qusqu\u2019à Claude Bernard » la physiologie fut -«traitée assez dédaigneusement ».elle aussi.et considérée comme «la servante de Panatomie ».Qui songerait au- jourd'hui à porter un pareil jugement Pour la majorité des savants de laboratoire et des gens du monde.le médecin est un soigneur.un guérisseur; cest l\u2019homme qui doit arriver, avec des movens plus ou moins.empiriques, à vous soulager quand vous êtes malades.voire même, sil le peut.à vous Æuérir.La principale raison du dédain, voilé de courtoisie, que professèrent longtemps les savants à l\u2019égard de la médecine réside dans Pabsence le tout esprit et de toute méthode scientifiques qui caractérisa, jusqu\u2019au siècle dernier, la pratique commune de la médecine.Lorsque LAPLACE voulut faire une place aux médecins dans la section des Sciences de l\u2019Institut de France, il trouva une opposition très marquée auprès de ses collègues.« Pourquoi introduire des médecins à l\u2019Académie des Sciences, alors que la médecine n\u2019est pas une selence ».\u2014 « C\u2019est afin, répondit LAPLACE, qu\u2019ils se trouvent avec des savants! » Je suis bien certain qu\u2019aujourd\u201dhui les membres de l\u2019Académie des Sciences ne professent plus le même dédain a Pégard de ceux de leurs collègues qui représentent la Médecine et ln Clinique françaises sous la Coupole.On peut se demander pourquoi on chercherait à établir une sorte de hiérarchie dans les Necrences.Pourquoi serait-il plus scientifique d\u2019étudier la vie du limaçon.la vie d\u2019une plante quelconque, la vie d\u2019un quadrupède quelconque, que la vie de Phomme.que la vie du bipède humain ?Pourquoi serait-il plus scientifique d\u2019étudier la biologie do l\u2019homme normal que celle de Phomme malade\u201d Pourquoi serait-il plus scientifique d\u2019étudier la Physiologie que la Clinique.C'est-à-dire la physiologie pathologique humaine?N\u2019est-il pas aussi digne d\u2019intérêt, aussi digne de respect, aussi scientifique, d\u2019étudier les phénomènes de la vie à Pétat pathologique chez l\u2019homme que d\u2019étudier les phénomènes de la vie à l\u2019état pathologique chez le limaçon ou chez un insecte quelconque ?«Ceux qui voient quelque contradietion entre la Clinique et la Physiologie, n\u2019ont rien compris ni à la Clinique, ni à la Physiologie », nous «it encore Charles RICIHET. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 877 Done, nous admettrons qu\u2019il n\u2019y a pas de hiérarchie dans les Sciences, qu\u2019aucune n\u2019est supérieure à l\u2019autre, que chacune a son domaine propre et mérite la même estime de la part de ceux qui s\u2019intéressent aux découvertes et aux recherches scientifiques.Mais qu\u2019est-ce, alors, que cette Clinique.pour laquelle nous sommes quelques-uns à professer tant de respect?Et pourquoi consi- dérons-nous quelle mérite largement sa place, sinon une place d\u2019honneur, dans le cadre des sciences biologiques ?Nous considérons que la Clinique est l'une des sciences les plus difficiles, parce que l\u2019une des plus complexes.C\u2019est parce que la science clinique est extrêmement complexe qu\u2019elle a progressé avec une aussi grande lenteur; et Cest précisement à cause de cette lenteur qu\u2019elle a été considérée pendant si longtemps comme un vague empl- risme et non pas comme une science, ni même comme un art.Comment est-elle parvenue à s\u2019élever lentement, patiemment.au rang de science?Souvenez-vous que, depuis Hippocrate, les médecins se sont attachés, pendant des siècles et des siècles, à enregistrer les signes révélateurs du trouble apporté par la maladie au fonctionnement normal de lorganisme et à donner à chacun d\u2019eux son sens et sa valeur diagnostique, et vous comprendrez pourquoi la clinique a si lentement et si difficilement progressé.Iist-ce que, pour une même maladie, les réactions individuelles ne sont pas variables?Est-ce que, chez le même sujet et dans le même temps, des associtlions morbides ne peuvent pas exister ?D\u2019où il résulte que les signes et les symptômes d\u2019une maladie ne se présentent pas toujours avec le même caractère, avee les mêmes particularités absolues, et qu\u2019on peut hésiter, lorsqu\u2019il s\u2019agit de donner à un signe ou à un symptôme sa valeur diagnostique réelle.D\u2019où il résulte également qu\u2019au cas d\u2019associations morbides on a peine à distinguer les signes qui appartiennent en propre à chacune des maladies.Ainsi vous comprenez combien il a été difficile d\u2019arriver à construire, au travers des siècles, cet édifice, aujourd\u2019hui solide, de la Clinique.Laissez-moi évoquer, dans cette maison où 11 a achevé sa courte et si féconde carrière, le nom de LAENNEc.Laissez-moi vous rappeler que le fondateur de la méthode anutomo-clinique, nous a enseigné que hous devions toujours nous défier des impressions premières et en chercher le contrôle dans l\u2019observation mutintes et maintes fois répétée.Ici, je me permets de faire une comparaison entre les méthodes auxquelles les vieux peuples sont restés fidèles et celles qui ont aujour- d'hui la préférence de certains peuples jeunes.Ici, obéissant au UNION MEDICALE DU CANADA principe de Lan , NOUS observons nous-mêmes, nous fais observations We nous les répétons nous-mêmes, et, qua nous apportons un travail qui porte sur dix ou douze observations.ce ne sont.il est vrai, que dix ou douze observations, mais ce sont dix où douze observations vues par nous-mêmes, de bout en bout, et auxquelles, par conséquent, nous avons le droit de donner une valeur Au contraire, dans certains établissements modernes, munis d\u2019un vaste fichier central, un statisticien peut réunir des centaines et des milliers d'observations, dont 1 n\u2019a parfois suivi personnellement aucune: al peat construire une description schématic ique, qui impressionne par le nombre, mais qui, bien souvent.repose sur des bases fragiles et plus où moins théoriques et qui n\u2019a de clinique que le nom.La Clinique est une véritable erpérience spontanée.Jemploie le mot volontairement.Comment avons-nous construit la Clinique?Nous avons construit la Clinique en observant des faits pathologiques: ces faits.nous ne les avons pas provoqués, nous ne les avons pas créés; ils se sont présentés à notre observation.Tout cas pathologic que, qui se présente à notre observation, est l\u2019équivalent du trouble qu\u2019un physiologiste où qu\u2019un pathologiste expérimental crée, en provoquant une lésion.Ce savant de laboratoire a créé une cause dont il n\u2019a plus qu\u2019à observer les effets: el, Cest l\u2019erpérience provoquée.Tout autre est le rôle du elinicien.11 observe les effets d\u2019une cause qu\u2019il ignore, Aujourd'hui, nous avons des bases.nous possédons des notions suffisamment nombi reuses pour parvenir à dépister cette cause: notre rôle est relativement simplifié, Mais, songez à ce que fut la tâche de nos prédécesseurs, au cours de ces siècles où on ignorait à peu près l\u2019anatomie et la physiologie: ils constataient des troubles: il< ne savaient pas ce que ces troubles signifiaient ; ils ignoraient quel était Porgane et qu\u2019elle était la fonction normale de Por- gane, Vous comprenez ainsi comment la Clinique n\u2019a pu progresser qu'avec une lenteur qui étonne ceux qui ne se rendent pas compte de la difficulté et de la complexité de son incessant labeur.Comment la Clinique est-elle arrivée à progresser\u201d Comment maleré ses lenteurs, est-elle parvenue à conquérir le droit d\u2019être inscrite.comme Pa dit RicHET, parmi les Sciences, sous le nom de « Science médicale » 7 Parce qu\u2019elle s\u2019est engagée, sur les conseils de Clare BERNARD, dans la voie qui devait l\u2019amener vers la clarté, parce qu\u2019elle a introduit, dans ses procédés, et dans ses techniques, la méthode et la rigueur des autres sciences expérimentales, L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA S79 Sila Médecine a dû.avec quelles difficultés.creuser son chemin au milieu des obstacles et des embûches, elle avait cependant un avantage: le champ de son expérience, de son exploration.était un être qui parlait: la Clinique humaine avait ce privilège de pouvoir se renseigner auprès de l\u2019être malade qui venait faire appel à elle, en Pin- terrogeant.Et.ainsi, elle a pu ajouter à la constatation des signes objectifs la riche acquisition des signes subjectifs.La Clinique vétérinaire ne jouit pas de ce privilège, et Cest pourquoi je reconnais à nos collègues vétérinaires une sorte de supériorité, puisqu\u2019ils sont arrivés à (chafauder merveilleusement toute la pathologie et la clinique vétérinaires en se passant des signes subjectifs, Si vous savez pousser votre interrogatoire avec méthode.avec rigueur, avec impartialité.vous saurez que le malade qui est devant vous a commencé sa maladie tel jour.de telle façon.par tel signe, par tels symptômes: vous l\u2019interrogerez sur son passé personnel, sur celui de sa famille, et, ainsi, vous aurez plus de facilité que le vétérinaire pour vous rendre compte des caractères héréditaires possibles, du type évolutif de la maladiv.des caractères de chacun des troubles subjectifs éprouvés par ce malade.Voilà, certes.un gros avantage sur la clinique vétérinaire et aussi sur la pathologie expérimentale; en effet, lorsque mon ami Noël FIEs- SINGER, qui est ici, en face de moi, aura coupé un nerf quelconque chez un lapin, chez un cochon.chez une grenouille, il ne pourra pas demander à ce lapin.à ce cochon, à cette grenouille ce qu\u2019ils éprouvent: 1l constatera seulement des signes objectifs.Par contre, il a un avantage sur nous: Cest qu\u2019il peut à volonté sacrifier des grenouilles, des cochons d\u2019Inde et des lapins, tandig que nous.nous ne pouvons pas sacrifier des êtres humains! Nous sommes obligés d\u2019attendre que les faits se présentent à notre observation.sans que nous puissions les créer.Avantage ct désavantage.Complexité de la Clinique.Quand on se rend compte des difficultés de la Clinique, on la salue aver respect, on s'incline devant elle, on la considère comme la plus respectable des Sciences.x x Quelles ont été les élupes successives de l\u2019édification de lu CU- nique?Je vous ai parlé tout à l\u2019heure d\u2019Hippocrate, le premier médecin qui ait cherché à grouper les signes ct les symptômes indiquant l\u2019existence des maladies.Depuis I/ippocrate, à travers les siècles. MÉDICALE DU CANADA S80 1UNTON à mesure que les cas se présentaient à leur observation, les médecin ont cherché à compléter la séméiologie.Puis.ils sont arrivés, au prix de quelles difficultés, à édifier la pathologie, C'est-à-dire la description des maladies prises en particulier.Non seulement, ils ont décrit la svmptomatologie de chacune des maladies: mais, peu à peu.ils ont aussi défini les conditions dans lesquelles les maladies surviennent: ils ont ouvert le vaste chapitre de l\u2019étiologie, qui les a conduit- aux principes fhérapeutiques et de prophylaxie, dont le but est de guérir ou d\u2019éviter les maladies.Il ne suffisait pas de décrire les symptômes et.par uné conception plus ou moins rationnelle, de leur donner une signification; il fallait fournir la preuve palpable, tangible, de leur signification.C\u2019est ici que surgit LAENNEC, qui a montré que la Clinique devait s'attacher à contrôler la valeur des signes et des symptômes par la constatation des lésions observées à l\u2019autopsie: la méthode anatomu- clinique, pendant plus d\u2019un demi-siècle, a été le seul test, si jose dir.de la signification de la valeur séméiologique des signes et symptôme- enregistrés pendant la vie.La méthode anatomo-clinique! Mais, c\u2019est encore celle qui reste la moins discutable, la plus sûre, la moins fragile, la plus objective, la plus évidente.Comment LAENNEC a-t-il construit, avec tant de précision, tout le vaste chapitre de l\u2019auscultation en pathologie respiratoire?Est-ce que, à mesure que LAENNEC constatait un signe, il n\u2019en cherchait pas la démonstration dans la constatation des lésions qu\u2019il trouvait à l\u2019autopsie?Est-ce qu\u2019il y a quelque chose à changer à cv qu\u2019a fait LAENNEC?Peu de chose.Ajouter.oui, changer.non.Pourquoi?Parce qu\u2019il avait une bonne méthode: parce qu\u2019il a introduit, dans l\u2019observation médicale, dans la médecine de l\u2019époque, les procédés de rigueur scientifique qui appartiennent aux autres sciences.parce qu\u2019en un mot il à fondé la Clinique.Ce n\u2019est pas tout.Il a fallu ensuite aller plus loin et chercher l\u2019explication, l\u2019interprétation des lésions et cest ici qu\u2019arrive Claude BERNARD, qui nous enseigne qu\u2019il vous faut chercher dans Pexpérimen- tation la preuve des interprétations que nous donnons aux signes, aux symptômes et aux évolutions pathologiques.Puis, enfin.ne pas s\u2019en tenir là, mais aller au delà, et chercher quelles peuvent être les causes de- maladies: et voici qu\u2019un quatrième nom surgit devant nous: le nom de PASTEUR, le grand savant qui a ouvert aux investigations cliniques la porte des laboratoires et inauguré l\u2019ère des innombrables découverte= que la médecine clinique doit à la mise en œuvre de toutes les techniques microbiologiques, cytologiques, chimiques, humorales.= 00e\u201c, L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA S31 La Clinique a franchi d\u2019innombrables obstacles.Elle a procéde par étapes successives: elle est arrivée à la période où les jeunes peu- cent l\u2019admirer sans se rendre compte des efforts et de Pinlassable labeur de ceux qui les ont précédés.Non seulement la Clinique a progressé pour elle-même, mais là Clinique a fait progresser les autres Sciences biologiques: elle a souvent ouvert lu voie.Combien de découvertes cliniques.combien de constatations cliniques ont été les inspiratrices des recherches de la physiologie et de la pathologie expérimentale?En voici un exemple.que j'ai déjà eu Poccasion de vous citer dernièrement et que rappelle Claude BERNARD: celui de ce jeune chasseur canadien qui recoit un coup de fusil dans l\u2019abdomen ; il ne succombe pas; il survit, gardant une fistule: le Dr W.BEATMONT, simple praticien qui raconte.en 1834, cette observation.est frappé par ce fait que cette fistule « donne», comme disent les profanes, à certains moments qui correspondent à certaines phases de la digestion: si on avait voulu réaliser l\u2019expérience, on n\u2019aurait pas mieux fait; cétait l\u2019expérience spontanée: c\u2019était la fistule que Pon crée expérimentalement aujourdhui pour étudier la sécrétion de suc gastrique.Un autre exemple, que nous emprunterons à l\u2019endocrinologie et que, bien souvent déjà.j'ai évoqué.En 1855.lex anatomistes connaissaient à peine les capsules surrénales: c\u2019étalent de petits organes qui avaient la forme d\u2019un petit bonnet phrygien, qui pesaient 2 gr.50 à 3 gr.et qui coiffaient le pôle supérieur de chaque rein; voilà tout ce qu\u2019en disaient et tout ce qu\u2019en savaient les anatomistes; les physiologistes n\u2019en parlaient même pas.ADDISON, cette année-là, publie son travail sur la maladie qui porte aujourd'hui son nom: il montre que, chez des sujets qui meurent en état d\u2019asthénie, avec une mélanodermie profonde, après avoir souvent, à la fin de leur existence, présenté un syndrome qui rappelait le syndrome cholériforme, avec les vomissements et la diarrhée, on trouve à l\u2019autopsie une destruction complète des deux glandes surrénales.C\u2019est seulement l\u2019année sut- vante.en 1856.que BROWN-SEQUARD, frappé par ces constatations cliniques, commence la série des recherches qui vont se poursuivre jusqu\u2019à nos jours sur la physiologie des capsules surrénales: frappé.dis-je.par la constatation faite par AbDpIsON il enlève les capsules surrénales et voit succomber rapidement les animaux; d\u2019où, il conclut que «les capsules surrCnales sont des organes indispensables à la vie ». L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Ne croyez pas.cependant.que, chaque fois que vous ferez une constatation clinique, vous aurez le droit de lui donner tout de suit- une interprétation définitive.Une constatation clinique peut susciter une hypothèse légitime.C\u2019est l\u2019hypothèse rationnelle, telle que l\u2019a décrite Claude BERNARD: elle est rationnelle, parce qu\u2019elle est fondéu sur des faits.Vous constatez un fait.Vous avez le droit de penser: « Le fait que je constate peut avoir telle origine.telle cause.» Vous avez le devoir de chercher la démonstration de votre hypothèse.décide par avance à abandonner votre idée si le contrôle expérimental la dément, heureux ultérieurement si vous constatez.par les résultat- de ce contrôle expérimental, que votre hypothèse rationnelle était réellement juste.Je vous rappelle la conférence que j'ai faite, il y a trois semaines.ici, sur le nerf phrénique, et dans laquelle je me suis permis de poser aux physiologisteset aux pathologistes expérimentaux quelques questions, en leur soumettant des constatations cliniques.Je n\u2019y reviens pas aujourd\u2019hui; vous les avez entendues et vous les retrouverez prochainement, car elles seront publiées (1).Certaines de ces constatations cliniques m\u2019ont porté à me demander =i les cliniciens qui nous ont précédés ne se sont pas trompés en décrivant la névralgie phrénique.D\u2019autres constatations cliniques me portent à me demander si.réellement, le muscle diaphragme est le grand muscle respiratoire.puisque la section des deux phréniques est parfaitement compatible avee l\u2019existence (2).(1) Emile Sergent.Quelques constatations cliniques sur le nerf phrénique.(Semaine des Hôpitauæ de Paris, 29 février 1932.) (2) Dans une deuxième partie le professeur Sergent envisagera le but de la Clinique et de la Médecine. PETITE CLINIQUE LA CÉPHALÉE ET SON MYSTÈRE Par Roma AMYOT, Service de neurologie de l'Hôpital Notre-Dame.Joseph St-J., 35 ans, manœuvre, se présenta à moi le 6 février 1932, parce qu'il éprouvait une céphalée continue depuis une quinzaine d'années.Les antécédents tant héréditaires, familiaux, que personnels du malade n\u2019offraient aucune particularité; il était marié et père de 5 enfants vivants et en bonne santé, n'en ayant perdu aucun.Cette céphalée tenace lui était devenue intolérable; elle lui rendait l'existence pénible à supporter.Continue, elle était aussi marquée le matin que le soir et ne semblait être influencée par aucune cause extérieure.La douleur était manifestement ressentie à la racine du nez et aux régions correspondant aux arcades sus-orbitaires et à la partie inférieure du front.Sur le conseil d'un médecin.il avait porté des verres, mais jamais il n'avait constaté, de cet usage, la moindre amélioration évidente de sa céphalée.D'aileurs, il ne pouvait affirmer que sa vue était défectueuse ou qu\u2019il voyait moins bien qu\u2019auparavant.Cette céphalée n'a jamais manifesté des exacerbations intermittentes ni occasionné des nausées ou des vomissements.Le malade n\u2019a pas soulfert non plus de vertiges, n\u2019est pas sujet particulièrement aux corizas et n'a pas remarqué qu\u2019il mouchait plus abondamment que normalement.T1 n'a pas souvenance d\u2019avoir souffert des oreilles et il nous assura que l\u2019une ou l'autre n'a jamais été le siège d'aucun écoulement.Son sommeil est bon; son humeur, son caractère et son comportement n'ont pas présenté de changement manifeste.Evidemment il est pertinemment agacé par cette céphalée qui empoisonne sa vie, mais en dehors de cette impatience bien congrue il n\u2019offre aucune modification de son affectivité.Je conseillai à ce malade de venir passer quelque jours à l'hôpital.afin que je pusse lui faire subir un examen complet.Je me méfie toujours des céphalées rebelles ou tenaces, La douleur de tête est un symptôme qui porte er lui-même un mystère.Elle signifie heau- coup ou rien.ll ne fant jamais la traiter à la légère; elle conduit trop souvent soit vers la méningite, soit vers la tumeur endocranienne, et elle prend alors l\u2019aspect d\u2019un spectre terrible.Elle manifeste souvent aussi la souffrance d\u2019un sinus, d'une denture défectueuse, d\u2019un nez ou des organes de S8+4 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA la vision: nous lui savons gré alors, à cette douleur, qui houleversait l'existence de s'évanouir, de laisser après elle l\u2019'apaisement du calme, aussitôt que la lésion, très souvent ridiculement insignifiante, est identifiée et détruite.A tout événement, j'examinai soigneusement mon malade à l'hôpital Notre-Dame.où il se trouvait hospitalisé.Il n\u2019offrit, lors de cet examen.aucun symptôme neurologique; tous ses organes et viscères me parurent sains.Le liquide céphalo-rachidien avait une tension et uns composition normales: ses réactions étaient toutes négatives.Le B.W.du sang était névatif.L'azotémie était de 0.40 et la glvcémie de 1.33.La pression artérielle était normale.La fadiographie du crâne, faite de face et de protil, ne décela aucune image pathologique.L'acuité visuelle, le champ visuel et la réfraction des milieux de l'œil, le fond de l'ail furent trouvés normaux.La denture dn malade ne présentait aucune particularité.En présence de ce vide symptomatique.j'éprouvai ce que malheureusement on éprouve trop souvent: l\u2019emlarras et une légére irritation.Mon malade souffrait toujours.mais il avait confiance en mes démarches, alors que j'en étais au même point qu'avant toute initiative: ignorant et impuissant.A toute éventualité, malgré la normalité de tension du liquide céphalo- rachidien, je preserivis quelques injections quotidiennes de sérum sucré hyper- tonique dans les veines et à la dose de 20ce.dans le but d'abaisser la tension intra-cranienne.Cette thérapeutique, empirique en l\u2019oceurrence, n\u2019amena au- «un soulagement.En dernier ressort, je demandai aux oto-rhino-laryngologistes de me venir en aide et d'examiner le nez de mon malade.Ils trouvèrent de gros cornets, mie hypertrophie de la c'oison et la trans- lumination fit constater une opacité du sinus frontal droit.La radiographie demandée démontra un sinus frontal gauche très grand et bien aéré, une absence de sinus frontal droit et un aspect de déviation de la cloison du nez.Les autres sinus apparaissaient normaux.A la suite de ces constatations, le malade.pendant quelques jours, fut soumis à un traitement fait d\u2019instillations nasales au néo-sylvol, d\u2019inha'ations mentholées.Ce traitement le soulagea grandement.Puis, le 19 février, le docteur Lucien Gélinas, du service d\u2019ophtalmo-oto-rhino-laryngologie de Vhô- pital Notre-Dame, fit une sous-muqueuse avec ablation des cornets.Cette opération fit disparaître complètement la cépha'ée et ramena la joie perdue jadis sur le sentier de la douleur.La malade quitta le service, quelques jours plus tard.débarrassé, pour la première fois depuis une quinzaine d'années, du mal qui le hantait.Voilà! Histoire banale d'une lésion banale engendrant un trouble banal.Cependant, cette histoire démontre que des causes parfois insignifiantes par leur gravité peuvent engendrer des effets, en patholegie, des symptômes, qui risquent d'entraver tout effort et de persister fort longtemps.Il suffit d\u2019interveuir pertinemment sur ces causes par des moyens souvent très restreints, pour éliminer, comme par enchantement, les troubles qu'on avait combattus vainement jusque là par une thérapeutique compliquée, sinon dé- labrante, et empirique.av A I\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA SSS La céphalée, je l\u2019ai dit précédemment, est souvent un mystère.(est le malaise, le symptôme excessivement fréquent de troubles de nature et de localisation très variées.Elle manifeste, dans certains cas, l\u2019intoxication exogène comme par l\u2019oxyde de carbone, ou endo- ène comme l\u2019urémie.Elle est parfois le signal de perturbations dans la composition sanguine (anémie) ou de la circulation sanguine (livpertension-hypotension).Ici, c\u2019est l\u2019anaphylaxie et les perturbations endocriniennes avec la migraine; là, ce sont les troubles gas- iro-intestinaux et l\u2019insuffisance hépatique.Bien souvent, le clinicieu verra un malade consulter qui se plaint de maux de tête bizarres et qui craint de perdre la raison, mais qui est Pobjet d\u2019une dépression nerveuse avec perte du sommeil depuis un certain laps de temps.Trop souvent, hélas! ln céphalée intolérable sera la manifestation tapageuse de l\u2019hypertension intra-cranienne par méningite syphilitique (à toutes les périodes de l\u2019infect:on), tuberculeuse ou autre étiologie, par abcès cérébral ou cérebelleux (à la suite de sinusite frontale ou d\u2019otite tout particulièrement).par tumeur endo- cranienne.Mais commie le disait Barré, lors du Il Congrès des Sociétés Françaises d\u2019oto-neuro-ophtalmologie de 1929, 11 est possible de \u2018aire des céphalées une classification étiologico-clinique en s'inspirant de cette notion \u201cque la cause s\u2019inscrit dans le svmptôme.que toute cause particulière donne licu à un symptôme de forme un peu spé- clale\u201d.Ainsi, \u201cle symptôme céphatée doit être étudié dans ses moindres détails et très souvent le clinicien est conduit d\u2019emblée, pendant cette crape initiale, à la cause particulière qui a donné naissance à la céphalée.\u201d Aussi le clinicien doit-il s\u2019efforcer de connaître l\u2019aspect partieu- lier des différentes formes de la céphalée, selon les causes qui la déterminent.Il lui faut savoir que l\u2019inflammation des sinus, les troubles oculaires (affections de l\u2019orbite, inflammation du globe ocu- aire.hypertension intra-oculaire aiguë.altérations des voies sensi- vives de l\u2019appareil visuel, vices de réfraction), que les infections dentaires et les lésions nasales peuvent créer la céphalée et la créant avec des particularités diverses qui deviennent des critères de chaque série de causes indépendamment des autres.Mais, puisqu\u2019il agit de mon malade, les céphalées d\u2019origine nasale sont bien connues et ont été décrites depuis longtemps.Il est connu que l\u2019obstruetion du canal naso-frontal associée à la compres- 886 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA sion de la région du cornet moyen et causée par des facteurs multiples (hypertrophie du tubercule de la cloison, déviation haute de la cloison, cornet bulleux, myxômes, polypes ete.) déclanche une céphalée antérieure.La douleur est située particulièrement dans l\u2019angle interne de l\u2019oeil, le plancher orbitaire, la bosse frontale et la région sus-orbitaire.Cette céphalée augmente lors d\u2019un travail exagérant la vision de près.La palpation externe montre que le point \u2019liwing, situé dans l\u2019angle supéro-interne de l\u2019orbite, est nettement douloureux.C\u2019est là la symptomatologie que présentait à peu près le malade que j'ai fait opérer.Evidemment son affection relevait bien plus de la rhinologie que de la neurologie; on s\u2019étonnera peut-être et trouvera étrange qu\u2019un neurologiste s\u2019appesantisse à la description de la céphalée d\u2019origine nasale.Par ailleurs, la douleur conduit le malade, selon la localisation de cette dernière, à tous les spécialistes, à tous les cliniciens, quand ce n\u2019est pas au radiologiste \u201cpour se faire passer aux Rayons X\u201d, La céphalée, la douleur de tête, quelle que soit sa cause dont le malade n\u2019a d\u2019ailleurs cure, l\u2019amène très souvent chez le neurologiste.Celui-ci, comme aussi le practicien, doit connaître et enseigner au besoin, les particularités étiologico-cliniques des céphalées, afin d\u2019en discriminer les causes et d\u2019appliquer ou faire appliquer le traitement spécifique et efficace.\u2014\u20140 #o\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 REVUE DES LIVRES UN LIVRE DU PROFESSEUR RHEAUME La littérature médicale canadienne-française s'est enrichie d'une œuvre fort remarquable.Le récent volume du Pr.Rhéaume: \u201cTechnique Chirurgicale \u2014 Estomac et Duodénum\u201d, (Masson & Cie, Paris, Editeurs), peut figurer avec avantage parmi les meilleurs travaux de ce genre.Tous connaissent la carrière chirurgicale de M.Rhéaume, travailleur infatigable et consciencieux; nous trouvons dans son livre le reflet de sa personnalité.Cet ouvrage, il l\u2019a conçu et réalisé à l\u2019Hôtel-Dieu; ce fut son chant du cygne avant de nous quitter pour l\u2019Hôpital Saint-Luc dont il est devenu Yani- mateur.Nul doute que, dans son nouveau milieu il trouvera l'inspiration nécessaire à l\u2019éclosion du second volume dont il annonce la venue dans son avant-propos.\u201cTechnique Chirurgicale, Estomac et Duodénum\u201d se présente suivant un plan méthodique et précis.Le livre commence par un exposé de \u201cl\u2019évolution des techniques fondamentales de la chirurgie gastrique.\u201d C'est l\u2019historique de la chirurgie gastro-intestinale débutant, à une époque très ancienne, avec ses sutures de fortune pour évoluer ensuite à l\u2019aide des différents genres d'anastomoses et en arriver jusqu'aux derniers perfectionnements modernes.Les chapitres suivants sont consacrés à l\u2019anesthésie.à la salle d\u2019opération, à l'anatomie topographique de l\u2019estomac et à la préparation opératoire des malades.Les considérations générales sur l'anesthésie sont de la plume du regretté docteur Charles LaRocque.Les anesthésistes peuvent y puiser de précieux renseignements sur les différentes méthodes de rarcose et sur l'emploi de certains appareils.Ceux qui, comme nous, ont connu Charles LaRoque, ne liront pas sans émotions ces lignes imprégnées de science, de sagesse et d'humanité.Dans \u201cMise en scène pour une opération gastrique\u201d, nous assistons à la répétition d'un film illustrant le travail d'une équipe de chirurgiens de l\u2019Hôtel- Dieu.Au chapitre \u201cLa préparation du malade\u201d le lecteur trouvera un ensel- gnement de la plus haute valeur pour mener une opération à bonne fin.Etant dans l\u2019impossibilité de commenter chaque chapitre en particulier, je me contenterai d'en indiquer quelques-uns tels que: Gastrostomie, Duodé- nostomie.Cholédocotomie trans-duodénale, etc où, en plus de nombreux procédés opératoires, nous trouvons des techniques personnelles à l\u2019auteur, ce qui ajoute à l'intérêt et à la valeur de l\u2019ouvrage.Cette bien pâle analyse, que je m\u2019excuse de n\u2019avoir pu faire plus complète.montre tout de même la haute valeur scientifique de ce livre renfermant de nombreuses données que l\u2019on ne saurait trouver nulle part ailleurs. 888 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA D'une apparence sobre mais élégante, pourvu d'une abondante bibliographie, illustré de centaines de belles figures qui complètent le texte, ce volume devrait se trouver dans la bibliothèque de tout chirurgien, et de tout médecin soucieux de se tenir au courant des progrès de son art.Le Professeur Rhéaume a droit à nos plus sincères félicitations, que je le prie de bien vouloir accepter au nom du comité de rédaction de l\u2019Union Médicale.E.TROTTIER.ACADEMIE DE MEDECINE.Séance du 24 mai 1932.Professeur J.L.Faure.Le professeur P.Rhéaume, de l\u2019Université de Montréal, m\u2019a prié de déposer sur le bureau de l\u2019Académie le beau livre sur la \u201cChirurgie de l\u2019estomac et du duodénum\u201d, qu\u2019il vient de faire éditer chez Masson, touchante attention d\u2019un Canadien francais qui donne une marque de piété filiale à la vieille mère patrie.C\u2019est un ouvrage excellent, où l\u2019auteur passe en revue toute la chirurgie gastro- duodénale, qui a fait tant de progrès depuis un quart de siècle.L\u2019illustration en est très riche, car il n\u2019y a pas moins de 234 figures.L\u2019historique, l\u2019anatomie, la technique si variée de ces opérations, tout est étudié, clairement, sobrement, avec les remarques critiques d\u2019un chirurgien de haute valeur, qui a pu juger par lui-même de ce dont il parle.Et je ne connais pas d\u2019ouvrage commentant en si peu de pages tant de documents sur la chirurgie de l\u2019estomac et duodénum.Dr J.SHELTON HORSLEY.\u2014 (Auteur d\u2019un volume de technique chirurgicale classique en Amérique).June 8, 1932.Dear Dr.Rheaume: Your monograph on \u201cSurgical operations of the Stomach and Duodenum\u201d came a few days ago.I appreciate very much indeed your sending me an autographed copy, which TI shall always value very highly.TI have looked through the book, and am greatly pleased with it.You have gone very thoroughly into this subject, and have clearly described not only the operations on the stomach and duodenum, but the chapters on the history of gastric surgery, on anesthesia and the preparation of the patient are admirable.May I particularly commend your attitude about simplifying the apparatus, arrangement of the instruments and the general procedures in the operating room?I am deeply grateful to your, too, for the prominence that your kindness and generosity have made you give my own work.With my best wishes, I am Very sincerely yours, (Sig) J.Shelton Horsley.Dr P.Z.Rheaume 5735 Avenue Durocher Outremont Montreal.\u2014 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 889 MAYO CLINIC, Rochester Minnesota.Ductor Fierre Z.Rhéaume Hospital St.Lue Montréal, Canada.My dear Doctor Rhéaume, I have just received the copy of \u201cTechnique Chirurgicale; Estomac et Duodénum\u201d, which you so kindly sent to me.I appreciate very much your courtesy in presenting an autographed copy and am delighted to have it as a valuable addition to my private library.You have certainly presented a complete review of the various technics and are to be congratulated upon this contribution to the literature.Whenever you are in this part of the country I hope you will include a visit to Rochester and that vou will let me know when you are to be here Thanking vou again for your kindness, I am sincerely yours, Donald C.Balfour Director Surgical Section.Les Arythmies dans la pratique journalière, par les Docteurs Maurice Perrin, professeur à la Faculté de Médecine de Nancy, et Gabriel Richard, médecin consultant à Roya.t Deuxième édition.Un volume in-16 de 150 pages, avec 46 figures: 15 fr.(Librairie J.-B.Bailliére et Fils, 19, rue Hautefeuille, Paris 6e).La co\u2018istatation d\u2019une arythmie, c'est-à-dire d'une anomalie du rythme du cœur.ne manque jamais d'attirer l'attention du praticien; mais celui-ci est souvent einbarrassé ou hésitant quand il s'agit d\u2019interpréter le trouble constaté du rythme cardiaque.Les auteurs ont pensé faire œuvre utile en résumant ici les conclusions essentielles des importants travaux publiés sur la question dans ces dernières années et en exposant les méthodes les plus simples et les plus utilisables d\u2019examen et de diagnostic.Après un chapitre consacré aux méthodes d\u2019examen, un autre donne une classification des arythmies et chacune de ces dernières est étudiée dans son diagnostie, ses formes cliniques et complétée par le traitement.Ce petit livre aidera le praticien, forcément économe de son temps et le fera bénéficier des travaux publiés sur ce sujet par les principaux cardiologues francais et étrangers. MÉDECINE PRATIQUE COMA DIABÉTIQUE.| \u2014INSULINOTHERAPIE.L'insuline est administrée à la dose de 20 unités cliniques toutes les 20 minutes.Au moment où se produit une amélioration générale (reprise de conscience, dyspnée moins accentuée, renforcement du pouls) \u2014 phénomènes que l\u2019on observe, suivant les cas, au bout de trois a cinq heures, la dose de l'insuline est réduite à 40 unités par heure.Les corps cétoniques sont-ils à peine marqués et la réserve alcaline remontée au-dessus de cinquante volumes de CO7, on réduit l'insuline à 30 unités par heure.Dans la plupart des cas, le malade sort de son coma dans les 24 heures; la glycosurie est à peu près nulle et l'acidose a disparu.Pour parer au retour offensif des accidents, continuer l'insuline à raison de 120 à 150 unités par jour, administrant une piqûre toute les trois heures.\u201c Réduire progressivement la dose de manière que, au bout de 4 à 5 jours, 60 à 80 unités, représente la dose utile pour les 24 heures.2.\u2014REGIME.a) GLUCIDES: On prescrira ceux-ci sous forme de jus d'oranges ou de fruits.Dans la majorité des cas, 60 a 80 grammes de glucide nous paraissent une dose suffisante.+ b) LIQUIDES: Le coma diabétique entraîne une spoliation aqueuse considérable.Le médecin assurera l\u2019apport de 3 à 4 litres de liquide dans les 24 heures.Si le suiet ne peut pas boire, on pratiquera des injections intra-veineuses de sérum glucosé insotonique, ou encore le goutte à goutte glucosé à 47 /1000 15 cent grammes par 24 heures, par V5 litre.Les boissons seront données chaudes.3 \u2014MEDICATION TONI-CARDIAQUE.Les toni-cardiaques sont d'une importance capitale.On prescrira de la digitale, de la spartéine ou de la caféine.4 \u2014Si l\u2019on recourt a la médication bicarbonatée, donner la bicarbonate de soude par dose de 2 à 3 grammes, au total, pas plus de 20 à 25 grammes par 24 heures.5 \u2014Entourer le malad=: de boules chaudes.J.Roméo PEPIN.- ANALYSES MEDECINE L.BOUCHAT et ROGER FROMENT.\u2014 Quelques formes douloureuses atypiques de l\u2019ulcère gastro-duodénal.Arch.Med.App.Digestif et Med.e la Nutrition, Avril 1932.L\u2019ulcère gastro-duodénal, en clinique, ne se présente pas toujours avec sa symptomatologie classique.Dans certains cas, il semble que le point terminal des irradiations douloureuses vers un organe de voisinage (corps vertébraire, cœur, appendice) ne puisse se rattacher à l\u2019organe primitivement atteint et muet: l\u2019estomac.T1 arrive que le malade soit incapable de localiser exactement l\u2019endroit de sa douleur ou d\u2019en préciser l\u2019horaire; ou que le médecin néglige d\u2019interroger le malade sous la facon dont s\u2019élaborent ses digestions.ILe diagnostic d\u2019ulcère reste alors très souvent insoupconné.I\u2019ulcére peut aussi, pendant un certain temps, ne fournir aucun signe fonctionnel gastrique.C\u2019est alors qu les douleurs éprouvées par les malades peuvent revêtir soit la forme douloureuse dorsale ,soit la forme douloureuse à type d\u2019angor, soit encore la forme douloureuse pseudo-appendiculaire; exposant ainsi à de graves erreurs de diagnostic.Le médecin, en présence de tels phénomènes douloureux atypiques qui ne font pas leurs preuves devra songer à l\u2019ulcère gastrique ou duodénal, dont le diagnostic sera souvent confirmé, soit par la radiographie, soit par un interrogatoire bien conduit du côté des voies digestives en appuyant davantage sur l'horaire assez fixé des douleurs, leur apparition cyclique, comme sur leur disparition presque subite, par l\u2019emploi d\u2019une thérapeutique alcaline ct antispasmodique.J, Alfred MOUSSEAU.JEAN QUENU et RENE MIGNOT.\u2014 Les indications opératoires dans le traitement des pleurésies purulentes aiguës de la grande cavité.Journal de Médecine et de Chirurgie pratiques, 10 mars, 1932.Avant l\u2019épidémie de grippe 1918-1919 la conduite était simple devant une pleurésie purulente aiguë de la grande cavité: la pleurotomie large et précoce était urgente et nécessaire.Frappé par le grand taux de la mortalité (jusqu\u2019a 84 pour cent) une réaction se produisit et on utilisa les soins médicaux; on pratiqua des ponctions évacuatrices suivies ou non de liquide modificateur. 892 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Maintenant il existe deux groupes: ceux qui interviennent immédiatement ute fois le diagnostic posé et ceux qui attendent que le pus soit collecté.Voici la ligne de conduite conseillée: 1) Un examen clinique sérieux afin de s'enquérir des antécédents.Observer les signes fonctionnels et généraux, rechercher les signes physiques au niveau du thorax.2) Un examen radiologique qui n'a cependant pas toujours une valeur absolue.3) Une ponction exploratrice qui est essentielle parce qu'elle donne les caractères du pus, son aspect et son odeur.\u2014 & ac diagnostic une fois posé, faut-il opérer et quand La sérothérapie, la vaceinothérapie, les ponctions évacuatrices suivies ou non d\u2019injections modificatrices ont des succès mais il faut admettre qu'en principe toute pleurésie purulente doit être opérée.2) Le moment de l\u2019intervention est encore très discuté.Deux éléments léterminent sa nécessité: la nature bactériologique de l\u2019épanchement et l\u2019état du poumon sous-jacent.Si l\u2019on est en présence d\u2019une pleurésie putride ou gangréneuse consé- eutive à un gangrène pulmonaire ou à des lésions Droncho-pulmonaires hana- les, l\u2019intervention doit être immédiate.Quant à l'état du poumon jacent, il est très difficile à déterminer.On recherchera les signes de congestion d\u2019hépatisation parenchymateuse ceexistant avec le syndrome liquidien.On surveillera le facies, l'état général et les caractères de la fièvre.Enfin les auteurs concluent comme suit: pour Dien soigner une pleurésie purulente, le médecin a besoin du chirurgien et le chirurgien du médecin.\u201d Paul-René ARCITAMBAULT.CAMILLE LIAN et J.FACQUET.\u2014 Pression artérielle moyenne.Journal de Médecine et de Chirurgie pratiques, 10 mai 1932.Les auteurs rappellent en quelques mots ce qu\u2019est la tension moyenne et les moyens de la prendre.Ses limites normales sont comprises entre 814- 10.Les variations de la My ne sont pas parallèles aux variations du débit cardiaque: ainsi la My et le débit cardiaque s\u2019élèvent chez le sujet sain après l\u2019effort, tandis qu'au cours de l\u2019insuffisance cardiaque la valeur de la My s'élève et le débit cardiaque diminue.Contrairement à ce que prétendent Vaquez et ses élèves, la My n\u2019est pas une constante physiologique: elle varie sous diverses influences.Etudiant les variations des diverses tensions, Mx, Mv et Mu sur 400 malades, ils constatent l\u2019écart considérable entre la Mx et la My et au contraire l\u2019état solitaire de la My avec la Mu qui ne diffèrent à l'état normal et pathologique que d\u2019environ 3 cm.Pour cette raison, disent-ils, Ta My doit remplacer la Mu de mesure difficile et imprécise, aussi ne devrait-on considérer comme tension différentielle que l\u2019écart entre la Mx et la My.L'hypertension My solitaire est probablement dans la plupart des cas, une hypertension My et Mu solitaire, qu\u2019ils dénomment hypertension artérielle basale.pour l'opposer à l\u2019hypertension maximale où seule la Mx s\u2019élève.Paul MORIN. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 893 CAMILLE LIAN.\u2014 Remarques sur l\u2019évolution de l\u2019angine de poitrine d\u2019origine artérielle.Journal de Médecine et de Chirurgie pratique, 10 mai 1932.L\u2019angine survient ordinairement au delà de 40 ans; dans 1/5 des cas, elle est due à l\u2019infarctus du myocarde et dans le reste, elle est d\u2019origine cardio-artérielle.Prenant 630 observations de cette dernière forme d\u2019angine, il constate que chez un grand nombre de malades, l\u2019évolution se fait par poussées successives, chacune étant suivie d\u2019une amélioration plus ou moins nette, parfois même d\u2019une rémission complète.Somme toute, l\u2019angine est soumise aux mêmes variations des processus artéritiques qui se produisent dans les autres territoires artériels.Le syndrome angineux tend à subir une évolution progressive: les crises deviennent moins intenses, mais plus fréquentes et le malade devient un véritable infirme dont le moindre effort réveille sa crise.Quelquefois, il y a des phases de rémission plus ou moins longues entre les crises qui font croire, souvent à tort, à une guérison complète.Chez 43 malades, il a observé 43 rémissions durant de 14 à 25 ans.La mort survient en général dans une syncope, soit après une crise anormalement intense, faisant croire à un infarctus, soit après une crise de même intensité que les précédentes ou moindre.L\u2019angineux peut mourir d\u2019une maladie intercurrente, mais 82% meurent du cœur.4% seulement meurent au cours de la lère année, 22% après 4 ans et 55% des cas après 8 ans.Il conclut que dans la forme commune des angors cardio-artériels, la durée totale de l\u2019évolution est donc relativement longue dans la majorité des cas.Paul MORIN.H.VAQUEZ, M.MOUQUIN et BALAPCEANU.\u2014La cyma- rine.La Presse Médicale, 18 mai 1932.Principe actif de l\u2019apocynum, la cymarine est placée par M.Cohen qui en a fait tout récemment l\u2019objet d\u2019une thèse entre la digitale et l\u2019ouabaïne au point de vue de sa solubilité et de sa toxicité.Intéressés par ces propriétés pharmacologiques, les auteurs se sont demandés si, en pratique, la cymarine ne pourrait pas être considérée comme une (ressource nouvelle pour la médication cardio-tonique.La cymarine se donne à la dose moyenne de % milligr.par jour, pendant cinq ou six jours de suite, en injection intraveineuse (la cymarine sous-cutanée ou intra-musculaire occasionnent une très vive douleur).Ce produit a plusieurs actions dont la plus remarquable se fait sentir sur les œdèmes et la diurèse.Elle est plus rapidement diurétique que l\u2019ouabaïne mais son action est moins soutenue que celle de la digitale.Dans l\u2019insuffisance du cœur droit, les auteurs ont obtenu en même temps que la diurèse et la diminution des œdèmes, un ralentissement du pouls que l\u2019on ne constate guère avec l\u2019ouabaïne Dans les insuffisances du cœur gauche, les effets sont supérieurs aussi à ceux de l\u2019ouabaïne tandis que dans les insuffisances cardiaques avec conservation de la régularité du pouls, elle s\u2019est montrée supérieure à la digitale. SIM L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA En résumé, la cymarine peut être considérée comme une médication cardio-tonique très efficace.mais dont l\u2019action est plutôt éphémère.Son indication principale est l\u2019insuffisance du cœur droit avec gros œdème et oligurie.surtout quand la digitale a perdu son action thérapeutique.A ce titre elle mérite une place dans l'arsénal thérapeutique des cardiopathies, entre la digitale et le strophantus.Gabriel LAFRESNIERE.TOURNEAUX, PETEL et GOUZI.\u2014 Action de la prostigmine sur le peristaltisme intestinal.La Presse Médicale, 1931.39e année, No.99, p.1838.Tourneaux.Petel et Gouzi.après avoir rappelé les petits accidents dus a la \u201ccrise des gaz\u201d que l'on observe fréquemment chez les opérés, communiquent les résultats qu'ils ont obtenus en utilisant la Prostigmine, médicament synthétique destiné au traitement de la parésie intestinale post-chi- rurgicale, qui, par sa constitution chimique, se rapproche de l\u2019ésérine (alcaloïde extrait de la fève de Calabar).En injectant systématiquement le lendemain de l'intervention.à tous les opérés, 1 eme de cette solution, ils ont constaté daus les heures qui suivirent l'injection sous-cutanée une augmentation très nette du péristalisme intestinal aboutissant rapidement à l\u2019émission spontanée de gaz: l'évacuation des matières fécales s\u2019est effectuée le deuxième ou le troisième jour, sans qu'il ait été besoin de la faciliter par l\u2019adjonction d'un Jlavement.Les observations portent actuellement sur une trentaine de cas, sans que l'on ait eu à constater d'échec: il semble donc, par suite, que la Prostigmine, dont l\u2019action péristaltique indéniable ne s'accompagne d\u2019aucun effet sur l'activité cardiaque et sur la pression sanguine, et dont le mode d'emp'oi présente de grands avantages sur celui du sérum hypertonique, est appelé à jouer un rôle important dans la thérapeutique post-opératoire.F.G.CHIRURGIE PAUL LERAT.\u2014 Le vissage ligamento-pubien dans la cure radicale de la Hernie crurale.(La Presse Médicale, Paris 4 mai 1932).Lerat décrit un procédé original, et qui Ini est personnel.de la cure radicale de la hernie crurale.Ce procédé a pour but de supprimer l\u2019anneau crural en appliquant l\u2019arcade de Fallope contre le pubis et en Py maintes nant par une vis au centre d\u2019une rondelle métallique.L'auteur rapporte 506 cas opérés par ce procédé sans aucune récidive.Voici sa technique: Après ligature haute et résection du sac dont on repousserait le moignon dans la profondeur s'il était demeuré à l\u2019anneau crural, l'aide se munit d'une pince de Kocher portant la rondelle métallique qu'elle tient dans le sens de son ravon en laissant parfaitement libre l\u2019orifice central.face excavée vers le hant. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 895 Il déprime ainsi l\u2019arcade et l\u2019amène au contact du pubis.Le chirurgien introduit alors la vis, serrée dans le porte-vis monté sur le perforateur, dans l'orifice de la plaquette, lui fait traverser l\u2019arcade de Fallope et rencontre bientôt la branche horizontale du pubis; en exerçant un léger déplacement vertical il reconnait facilement l\u2019endroit où l\u2019os présente son maximum de convexité et d\u2019épaisseur.Il y fait mordre la vis mais sans engager celle-ci à fond afin de pouvoir facilement en dégager porte-vis et perforateur.La vis est ensuite poussée plus à fond, jusqu\u2019à la rencontre de l\u2019arcade et de l\u2019os, mais sans atteindre un véritable blocage qui risquerait un écrasement.La peau est ensuite suturée.E.TROTTIER.ROBERT S.DINSMORE, Cleveland Clinic.\u2014 Goiters in children.( goitre scolaire).The 1927 Proceedings of the Inter-State Post Graduate Medical Assembly of North America.Cliniquement les goitres scolaires se divisent en trois groupes.1) le goitre simple.2) le crétinisme.3) le goitre exophtalmique.1) Le goitre simple est un goitre médical et l\u2019iodothérapie, à raison de .010 mill.par semaine, et ce au cours de nombreux mois consécutifs, est la thérapeutique de choix.Quelquefois dès le début d\u2019un goitre simple des symptômes très peu toxiques (tachycardie, nervosité) peuvent apparaître.S\u2019il ne s\u2019agit pas de goitre exophtalmique ou de crétinisme, nous avons affaire à un goitre simple dont les symptômes légèrement toxiques sont appelés à disparaître, à brève échéance, dès le début du traitement iodé.Pendant les quatre premières semaines il est indiqué de prescrire des doses d\u2019iode un peu plus élevées mais par la suite de revenir à des doses minimes et prolongées.Les récidives chez les goitreux scolaires se sont produites quand l\u2019iode était ingéré par dose massive et pendant de courts intervalles de temps.Une mère goitreuse doit pendant toute sa grossesse prendre de l\u2019iode à raison de .020 mill.par semaine; c\u2019est le seul moyen sûr de prévenir le goitre chez les enfants.L\u2019iode agit bien chez ceux-ci; il y a peu de goitreux qui guérissent à la faveur de ce médicament après la 25ième année.C\u2019est surtout à l\u2019âge de la puberté que le goitre scolaire fait son apparition ou encore que le goitre préexistant se manifeste par des symptômes toxiques.Il faut alors redoubler de prudence vers cette époque de la vie au cours de laquelle la médication iodée doit être prescrite régulièrement.Quelle qu\u2019en soit la raison les enfants traités à l\u2019iode pendant de longues périodes ne présentent jamais de symptômes toxiques comme la chose se produit chez I\u2019adulte.Cette maniére de procéder a donné de bons résultats dans la région de Cleveland et en Suisse.2) Le crétinisme, affection rare ici mais fréquent en Suisse, est une maladie qui se manifeste par un arrét de développement physique et mental. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Cette affection présente deux formes cliniques.a) le crétinisme avec goitre.bh) le erétinisme sans goitre.La première peut exister sans symptôme toxique.Non pronostie est plus favorable que ne l\u2019est la deuxième forme.Le traitement consiste à pratiquer une thyroïdectomie puis à grelffvr du tissu thyroïdien normal.Les extraits thyroïdiens sont susceptibles de rendre des services à de tels malades.De Quervain, de Berne.aurait réussi plusieurs de ces greffes.Dins- more, pas une seule.Le crétin goitreux après une intervention peut guérir de son crétinisme et de son hyperthyroïdie.Chez ces malades l\u2019idéal serait de prescrire dès le tout jeune âge un traitement ad hoc (extrait thyroïdien, iode) Malheureusement ce traitement précoce n'est que rarement institué, les intére sés ne se présentant qu'à l'âge de 5 ou 6 ans à l'examen, Quant à la deuxième forme clinique, le crétinisme sans goitre, à date.aucun traitement malheureusement n\u2019a donné de résultat satisfaisant.3) Le goitre exophtalmique.Le nombre de celui-ci va en augmentant de nos jours et se rencontre plus souvent chez les filles que chez les garcons.La mère est quelquefois goitreuse ou encore une scarlatine ou une amyg- dalite en sont la cause.Dès le début ces petits malades présentent de la nervosité exagérce, symptôme remarqué par les parents ou l\u2019instituteur, puis il apparaît une augmentation du volume de la glande thyroïde.Malheureusement ces petits goitreux ont absorbé de fortes doses d'iode jusqu'au jour où il est question d\u2019intervenir.Ils perdent de ce fait tout le bénéfice que nous sommes en droit d\u2019attendre de l\u2019iodothérapie pré-opératoire.En général ces cas ne sont pas de bons risques opératoires, Souvent seule là ligature des thyroïdiennes peut rendre le pronostie meilleur .L\u2019expérience a prouvé que la ligature donne des résultats temporaires supérieurs chez l\u2019enfant qu\u2019elle n\u2019en donne chez l\u2019adulte.Après une thyroïdectomie l\u2019adulte qui fait de l\u2019hypothyroïdie doit prendre de l\u2019extrait thyroïdien à raison de 30 grains par année; il n\u2019en est pas de même chez l'enfant qui présente le même ennui; aucune médication n\u2019est nécessaire chez celui-ci en état d\u2019hypothyroïdie, tout rendre dans l'ordre avec le temps.Réal Dore.POTTER EUGENE B.\u2014 Fistules intestinales.Annals of Surgery, vol.XCV No.5, p.700-703.Les différents ennuis que causent les fistules intestinales sont: La déshydratation du malade et l\u2019action du contenu intestinal sur la peau et la paroi abdominale.L\u2019A reconnaît que les pansements quels qu\u2019ils soient sont loin d\u2019être satisfaisants.Les pansements gras, en particulier, ne sont généralement d\u2019aucune valeur.L\u2019A, recommande d\u2019une facon particulière la méthode de Bradford qui dans ces cas donnerait un résultat plus que satisfaisant.Mercier FAUTEUX. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 897 LEWIS, KENNETH M.\u2014 Le traitement des varices par injections.Annals of Surgery, vol.XCV.No.5, p.727-733.L\u2019A.rapporte 848 malades traités par des injections sclérosantes.Une solution de quinine et d\u2019uréthane a été employée, et a donné d'excellents résultats, en autant que ces solutions ont été administrées en petites quantités.Jamais ces cas traités n\u2019ont été obligés de revenir pour traitement après ces injections.Mercier FAUTEUX.TALMAN I.M.\u2014 Sur l\u2019importance clinique de la stase de la vésicule biliaire et sur les troubles dyskinétiques dans les voies biliaires.Arch.f.Klin.Chir., t.CLXVI, f.3, 5 sept.1931, pp.425-474.La Stase d\u2019une vésicule Diliaire est dificilement diagnostiquée d\u2019après l\u2019ensemble clinique.Ceci tient à ce que les symptômes sont généralement très vagues.c\u2019est pourquoi, dans ces cas ce n\u2019est qu\u2019après l\u2019intervention chirurgicale, que l'on pourra établir un diagnostie positif.Mercier FAUTEUX.GYNECOLOGIE T.GILLMAN MOORHEAD.\u2014 Quelques réflexions sur l\u2019insanité de la ménopause et la toxémie bactérienne.British Medical Journal, 21 mai 1932.Lorsqu\u2019en 1930, lors de la Convention de la British Medical Association à Winnipeg, la Section des Maladies Mentales et de la Neurologie étudia les troubles qui affectent les femmes à la période critique du retour de l\u2019âge, seul le déséquilibre endocrinien fut couvert par les rapporteurs et par ceux qui prirent part à la discussion.Le facteur infectieux ne fut pas invoqué.P'our- tant à la réunion de la même Association à Fdimbourg, en 1927, William Hunter avait présenté une communication sur les foyers septiques comme cause importante des troubles mentaux en général, et de ceux survenant à la ménopause en particulier.La discussion fut très vive et aucun accord ne fut atteint.L\u2019auteur cite un cas qu\u2019il a eu l\u2019occasion de suivre de très près pendant plusieurs mois et pour lequel il dut avoir plusieurs consultations avec des gynécologues et des neurologistes et aliénistes.C\u2019est celui d\u2019une femme qui subit un curettage vers l\u2019âge de 48 ans pour des hémorragies qui s\u2019arrétèrent après cette intervention.Cependant deux ans plus tard elle dut consulter à nouveau, cette fois pour une leucorrhée abondante.On conseilla une intervention radicale, l\u2019hystérectomie totale, qui ne fut pas acceptée par la patiente.Quelques mois plus tard à la suite d\u2019une très vive émotion (mauvaise nouvelle apprise par téléphone) ,la malade fait une série de troubles psychiques d\u2019abord, puis mentaux qui la conduisent dans une maison de santé © SONS L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA où elle est condamnée par plusieurs spécialistes: ele maierit d'ailleurs.ne dort pas, mange peu et son état mental s'aggrave de jour en jour.elle devient gâteuse.L'on note alors une lencorrhée ahondante et fétide.L'intervention est décidée d'emblée.L'hystérectomie totale est conduite facilement.Les suites opératoires furent normales.L'endomètre était enflammé d'une co'oration - grise-verdâtre.sa\u2019e.L'inflammation avait dépassé la muqueuse et envahi la musculature.La condition mentale de la malade s'amcliora rapidement après cette intervention.Au bout d'une semaine sa mémoire, disparue depuis plusieurs mois revenait, et elle reconnaissait les membres de sa famille.Trois semaines plus tard elle répondait intelligemment à toutes les questions et son facies hébété était disparu.(\u201cétait une transformation radica\u2019e.Cinq mois après l'intervention.au moment où l'article a été écrit, la patiente est complètement rétablie.Le docteur FitzGibbon qui a pratiqué l'opération et à qui l'auteur at- trihue la guérison de cette malade.est d\u2019avis que la plupart des ennuis mentaux de la ménopause pourrait être évités ou guéris par l'ablation de l'utérus.même si l'infection de l'organe n'existe pas.Il est d\u2019opinion que l'invo'u- tion sénile que subit l\u2019utérus est un processus permettant la production de produits toxiques dans l'organe affecté et que ceux-ci en grande partie sont la cause des troubles psychiques et mentaux.Ce serait en quelque sorte un empoisonement, sorte de septicémie toxique.Et allant plus loin.Fitz- Gibhon propose l\u2019hystérectomie à toutes les femmes, au moment de la ménopause, afin de prévenir la possibilité de ces ennuis; si toutefois l'utérus est considérablement augmenté de volume ou que les symptômes psychiques semblent vouloir s'aggraver.Léon GERIN-LAJOIE.OBSTETRIQUE SOLOMONS et CANTER.\u2014 Etiologie du placenta praevia.Surgery, Gynecology and Obstetrics, mai 1932.La mortalité par placenta praevia devrait être pratiquement nulle, à la suite d'un traitement approprié.- Pour éviter l'insertion vicieuse du placenta dans une grossesse future.les A.recommandent le curettage.D'après leur expérience, sur les animaux et sur l'utérus humain non- gravide, le p'acenta praevia serait dû à un défaut de développement de la caduque dans la partie supérieure de l'utérus.Les causes prédisposantes au non-développement normal de la déciduale seraient les infections et les grossesses répétées.Dans lPutérus normal la caduque se développant d'une facon wnriforme.l'œuf fécondé s'implante dans la partie supérieure de l'organe.Mais si cette caduque se développe mal, l'œuf cherche un meilleur endroit d'implantation afin d\u2019assurer sa nutrition: de là son insertion basse.Donatien MARION. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 899 DERMATO-SYPHILIGRAPHIE LASSUEUR AUG.\u2014 La Curiethérapie des épithéliomes cutanés.\u2014 Annales de Dermatologie et de Syphiligraphie.Janvier 1932.L\u2019auteur publie une série de tableaux qui représentent le résultat de son expérience personnelle pendant ces seize dernières années, et qui peuvent servir à d\u2019autres pour faire de la curiéthérapie avec toute la précision voulue.Les doses curatives sont fonction : 1) de la surface à traiter 2) de la puissance de l\u2019appareil 3) de la distance à la peau 4) de la filtration employée Les appareils employés par l\u2019auteur sont des \u201cplaques\u201d ou caches en plomb renfermant le sel, de sorte que le facteur distance ne varie pas.Il reste fidèle à la dénomination introduite par Regaud pour définir la dose curative.Etant donné qu\u2019une certaine quantité radioactive (facile à caleuler) est détruite pendant la durée de l\u2019application d\u2019un appareil, il est logique d\u2019exprimer la dose curative en millicuries détruits par centimètre carré de surface traitée.Il traite sans filtration tous les foyers de kératose précancéreuse et - les petits cancroides non ulcérés dont la surface a irradier ne dépasse pas 3 centimètres.Et la surface à irradier doit comprendre une zone périphérique de tissus en apparence sains de 3 à 5 millimètres de largeur.Il traite avec un filtre d\u2019aluminium de 1 millimetre d\u2019épaisseur les petits cancroïdes nodulaires, les épithéliomes plans cicatriciels, tous ceux qui progressent en surface plutôt qu\u2019en profondeur.La filtration avec un millimètre de plomb doublé d\u2019un millimètre d\u2019aluminium pour arrêter les rayons secondaires émis par le plomb s\u2019impose pour tous les épithéliomes ulcérés, les térébrants, les végétants, les récidives de cancroides post-opératoires ou après traitement aux rayons X, ainsi que pour tous ceux dont l\u2019examen histologique a démontré une malignité particulière.Il est à noter que la dose curative présente une certaine élasticité, c\u2019est-à-dire qu\u2019entre le temps d\u2019irradiation maximum et le temps d\u2019irradiation minimum déjà suffisant pour guérir, il y a un écart qui laisse une certaine marge dans l\u2019appréciation de la durée de l\u2019irradiation .Paul POIRIER.CHIRURGIE INFANTILE ET ORTHOPEDIE CAREY E.\u2014 La Scoliose.(Scoliosis).Journal of the American Medical Association.No.48, 1932).L'auteur démontre que l\u2019absence d\u2019équilibre musculaire, au niveau de la colonne vertébrale et des disques vertébraux joue un rôle important dans la production des différentes variétés de scolioses et peut très souvent favoriser la rotation des vertèbres intéressées.Dans toutes les scolioses, qu\u2019elles soient symptomatiques ou essentielles on peut trouver des causes pathologiques qui relèvent des systèmes digestif, circulatoire, respiratoire, osseux, articulaire et musculaire.La mauvaise 900 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA nutrition joue un rôle important, surtout chez les petites filles.alors qu'elle peut être la cause de 85% des scolioses rencontrées.Presque tous les muscles du thorax antérieur et postérieur sont intéressés lorsque la lésion est installée.Edmond DUBE.COUGHLIN T.\u2014 Le Spina Bifida.(Spina Bifida, Annals of Surgery No.94 1931).L'auteur rapporte les observations de douze cas de spina bifida opérés et décrit une technique personnelle qui lui a donné de bons résultats.Les âges de ses ma'ades variaient entre 16 heures et sept mois et l'intervention fut mieux supportée par les enfants dont l\u2019âge ne dépassait pas quatre jours.Des douze opérés, huit sont vivants, trois sont morts et un ne peut être retracé.Trois des malades présentaient des lésions de myelocéles.quatre des méningomyelocéles et trois des méingocéles.La paralysie des sphincters existait dans cinq cas et l\u2019opération fut sans aucun effet sur cette complication.ni sur la paraplégie qui fut rencontrée chez six malades.Sans présenter de conclusions pratiques, l\u2019auteur estime qu'il est sans utilité d\u2019intervenir lorsque les bébés présentent des lésions de paralysie totale des sphincters.
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