L'union médicale du Canada, 1 septembre 1932, Septembre
[" Tome LXI No 89 Septembre 1932 MEMOIRES DU TRAITEMENT RADIOTHERAPIQUE DU GRANULOME PYCGENIQUE Par Albéric MARIN, Chef du service de dermato-syphiligraphie à l'hôpital Notre-Dame.Le granulome pyogénique (ou botryomycome) se présente his- tologiquement comme le bourgeon charnu et cliniquement sous forme d\u2019une petite tumeur de volume variable.Cette production inflammatoire est due à des pyocoques.Elle surgit le plus habituellement à la suite d\u2019une piqûre ou d\u2019une légère excoriation qui a quelque peu suppuré.Un bourgeonnement s\u2019observe qui grossit peu a peu.À la période d\u2019état, c\u2019est une élevure mollasse, facilement saignottante, croûtelleuse ou d\u2019une rouge vif.Sa surface, non recouverte d\u2019épiderme, est parfois lisse, parfois granuleuse comme celle d\u2019une framboise.La base en est étranglée ou pédiculée.Sa taille peut être d\u2019un pois ou atteindre celle d\u2019une cerise.Cette tumeur survient à tout âge, chez les deux sexes et peut se rencontrer sur différents points de la peau ou des muqueuses.Elle peut persister fort longtemps et causer des ennuis multiples.Chez des gens d\u2019un certain âge qui ont la hantise du cancer elle suscite des craintes sérieuses, particulièrement lorsqu\u2019elle siège aux lèvres ou à la muqueuse buccale.Divers traitements ont été préconisés: procédés chirurgicaux, physiothérapiques, médicamenteux, jusqu\u2019à des injections intraveineuses de Novar.(Pouzin) Passons-les brièvement en revue.Les caustiques chimiques (Pâte de Vienne, acides forts, etc,) obtiennent une nécrose des assises superficielles seules, obligent à des applications multiples et douloureuses, abiment la peau saine avoisinante, laissant une large cicatrice. 990 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Le curellage seul est d\u2019ordinaire inopérant sil n\u2019est immédiatement suivi d\u2019autres mesures: cautérisations chimique ou physique.irradiation.l'exérèse chirurgicale exige une ablation assez large et profonde afin de ne pas exciser en territoire infecté.En dépit de cette précaution la réunion est rarement de première intention ou une récidive survient qui conduit à une nouvelle intervention dont les résultats ne sont parfois pas plus heureux que ceux de la précédente.Et il su»- sistera une cicatrice des plus marqués.La galvano ou thermocautérisation est passible des mêmes reproches que la cautérisation chimique: séances multiples, douloureuses.cicatrice apparente.L\u2019électro-desswcation (Andrews) ou mieux l\u2019électro-coagulation si elle est faite massivement peut détruire le granulome en une seule- séance.Mais la guérison en est lente et souvent la cicatrice est exubérante.Les rayons ultra-violets (Civate et Charpy) ont bien peu de pénétration pour agir sur cette tumeur dont la base d\u2019implantation 1 tout de même certaine profondeur.Cette méthode exige plusieurs séances avec des résultats aléatoires.Nous en avons traité 3 cas avec la lampe Kromayer (compresseur de quartz, séances de 10 minutes), sans guérison.Les Rayons X (Dubreuil, MacKee) et le Radium donnent ici les meilleurs résultats.Aux endroits facilement accessibles (peau et orifices) nous utilisons les rayons X, réservant le radium aux cavités.naturelles.Pour les rayons, nos constantes sont: transformateur industriel, contact tournant, tube Coolidge.Tension: 100 kilovolts.Intensité: 2?milliampères.Distance: anticathode-peau: 20 centimètres.Pas de filtre.Temps 3 minutes et 45 secondes donnent 5 H.Dose :de 15 à 20 H nus.Nous avons quelquefois utilisé le radium en radium puncture: aiguille de 5 milligrammes, paroi de 14 millimètre d\u2019acier chromé (laissant passer environ 17% de rayons bêta).L\u2019aiguille est laissée en place de % à 5 heures selon les dimensions de la lésion.Nous avons le plus souvent fait nos applications en surface avec - une plaque de 10 milligrammes. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 991 * Si la tumeur est de faible volume.la plaque, recouverte de caout- choue, est mise en contact durant 2 heures.Si la néoplasie est de forte taille (fraise, cerise) nous filtrons avec 2 millimètres de cuivre enveloppé de caoutchouc et laissons en ccntact 15 heures.Là où il est possible (peau et orifices) le pédicule du granulome est étroitement encerclé de plomb par deux feuilles, présentant chacune une encoche semi-lunaire, qui par leur rapprochement en étranglent la base et laissent la tumeur débordante et exposée.De cette façon le granulome et son pédicule sont irradiés seuls ct la peau saine avoisinante n\u2019offre jamais de réactions consécutives.Après l\u2019irradiation (par rayons N où par radium) les pansements secs avec nettoyages quotidiens au sérum physiologique sont prescrits.Nous les recommandons sans trop croire à leur nécessité depuis que nous avons observé cinq cas d\u2019une malpropreté notoire guérir tout aussi rapidement que ceux qui furent d\u2019une méticulosité extrême.Chez tous nos malades après environ une semaine de silence nous avons vu la tumeur se ratatiner peu à peu, se déssécher, s\u2019aplatir pour enfin se résorber dans environ 4 ou 6 semaines.Il ne subsiste qu\u2019une cicatrice punctiforme au lieu d\u2019implantation du pédicule.Ce point cicatriciel, blanchâtre et plan, n\u2019est que fort peu apparent, beaucoup moins visible que les traces que peuvent laisser les autres procédés.Cette considération esthétique a son importance lorsque la lésion siège aux parties découvertes.Nous n\u2019avons jamais été tenus de répéter la dose, n'ayant nulle part enregistré d\u2019échee,ni observé de récidive avec la technique et la dose utilisées.Nous n\u2019avons noté aucune différence entre les rayons X et le radium quant à la rapidité de la guérison et à la cicatrice consécutive.Nous donnons le résumé sommaire de 15 observations de porteurs de granulome pyogénique que nous avons eu l\u2019occasion de traiter depuis mai 1928.Les dix premiers cas proviennent de la Clinique Dermato-Syphiligraphique de l\u2019hôpital Notre-Dame de Montréal.Obs.I.\u2014 H.F., 12 ans, 7 mai 1928.Dossier 58 de la Clinique Dermato-Syphiligraphique.Granulome pyogénique de la face palmaire du pouce gauche, évoluant depuis 5 mois.Volume d\u2019une fraise.Rayons X: 20 H.nus Guérison en 5 semaines. GO LUNTON MÉDICALE DU CANADA Obs.II.\u2014 D.R., 29 ans, 25 septembre 1928.Dossier 409.Gr.py\u2026, face interne du poignet droit, évoluant depuis 3 mois.Volume d'une cerise.Galvanocautérisation.Récidive.Novembre 1928.Rayons X: 20 II.nus.Guérison en 6 semaines.Cicatrice large comme une pièce de 10 sous, à cause de la cautérisation.Obs.III.\u2014 G.P., 45 ans, 24 décembre 1928.Dossier 680.Gr.py., face latérale de l'annulaire droit, ¢voluant depuis 2 mois.Volume d\u2019un gros pois.4 séances de Kromayer sans amélioration.Rayons X: 15IT.nus.Guérison en 4 semaines.Obs.IV.\u2014 L.M., 24 ans, 20 mars 1929.Dossier 859.Gr.py., joue droite, près de la commissure labiale, évoluant depuis 3 semaines.Volume d\u2019une fève.Rayons NX: 15H.nus.Guérison en 4 semaines.Obs.V.\u2014 II.T., 16 ans, 6 mars 1930.Dossier 1710.Gr.py., pouce gauche, extrémité distale, face palmaire, évoluant depuis 2 mois.Volume d\u2019une fève.5 séances de KKromayer sans amélioration.Rayons X: 15H.nus.Guérison en 5 semaines.Obs.VI.\u2014 D.A.14 ans, 17 avril 1930.Dossier 1798.Gr.py., face interne de la lèvre inférieure, évoluant depuis 3 mois.Volume d\u2019un petit pois.Electro-dessication profonde.Guérison en 5 semaines, avec cicatrice légèrement saillante de la dimension d\u2019une fève.Obs.VII.\u2014 D.L., 15 ans, 19 décembre 1930.Dossier 2403.Gr.py-, face interne de la joue droite, juxta-commissurale, évoluant depuis un mois.Volume d\u2019une grosse cerise.Electro-coagulation.Récidive, en 3 semaines, du volume d'une féve.Radium en surface: 10 mgrs,, filtré sur caoutchouc; 2 heures.Guérison en 5 semaines.Cicatrice assez large à cause de l\u2019électro-coagulation.Obs.VIII.\u2014 St-O.L., 19 ans, 12 février 1931.Dossier 2550.Gr.py-, lèvre inférieure en son bord libre, évoluant depuis 2 mois.Volume d\u2019une cerise.Traité en ville sans résultat par étincelage de haute fréquence.Rayons X: 20H.nus.Guérison en 6 semaines.Obs.IX.\u2014 R.S., 11 ans, 4 août 1931.Dossier 3234.Gr.py., face palmaire de la main droite, évoluant depuis 2 mois.Volume d'une grosse cerise.4 séances de Kromayer sans amélioration.Rayons X: 20H.nus.Guérison en 6 semaines.Obs.X.\u2014 R.L., 37 ans, août 1927.Gr.p., lèvre inférieure, évoluant depuis 3 mois.Volume d\u2019une fraise.Subit de nombreuses applications caustiques.Radium puncture: 5 mgrs.durant 5 heures.Guérison en ~ 5 semaines.Obs.XI.\u2014 Dr De S., 40 ans, septembre 1929.Gr.py., racine du pouce droit, évoluant depuis 3 semaines.Volume d\u2019un pois.Rayons X: 15H.nus.Guérison en 4 semaines. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 993 Obs.XII.\u2014 A.L., 18 ans, octobre 1929.Gr.py., rebord interne de la lèvre supérieure, évoluant depuis un mois.Volume d'une féve.Radium en surface: 10 mers, filtré sur caoutchouc, durant 3 heures.Guérison en 5 semaines.Obs.XIII.\u2014 A.B., 20 ans, février 1930.Gr.py., rebord inférieur du pavillon de l'oreille droite, évoluant depuis 2 mois.Volume d'une cerise.Radium en surface: 10 mgrs., filtré sur 2 m.m.de cuivre durant 15 heures.Guérison en 6 semaines.Obs.XIV.\u2014 L.P., 47 ans, novembre 1930.Gr.py., pointe du menton, évoluant depuis 6 mois.Volume d'une grosse fève.Subit plusieurs gal- vanocautérisations superficielles.Rayons X: 20H, nus.Guérison en » semaines.Obs.XV.\u2014 O.F., 30 ans, mars 1931.Gr.py., angle commissural droit, évoluant depuis 4 mois.Volume d\u2019une fraise.Radium en surface: 10 mgrs., filtré sur 2 m.m, cuivre, durant 15 heures.Guérison en 5 semaines.En résumé, les 14 granulomes que nous avons irradiés ont rétrocédé devant une seule irradiation massive; ceux qui ne subirent pas d\u2019autres interventions préalables ne laissèrent qu\u2019un point cicatriciel à peine visible.L\u2019intervention est indolore, ne donne suite à aucune séquelle désagréable, et donne guérison en 6 semaines et moins.Nous croyons que la radiothérapie par rayons X ou par radium constitue le traitement de choix du granulome pyogénique. LES KYSTES ET LES TUMEURS DU MÉSENTÈRE Par L.Blagdon, F.R.C.S.(Canada), Professeur agrégé de l'Université de Montréal, Chirurgien de l'Hôpital Notre-Dame.Certains auteurs placent sous la même rubrique ces deux affections et les distinguent tout simplement par la dénomination de tumeurs liquides et de tumeurs solides.Je crois que cette terminologie n\u2019est pas très exacte, car un kyste n\u2019est pas une tumeur, mais plutôt une tuméfaction \u201cproduite par une accumulation de liquides dans wie cavité dilatée d\u2019une glande\u201d, (professeur P.Masson), ou encore par un épanchement bien circonserit, encapsulé et limité par une paroi conjonctive.Tandis que \u201cles tumeurs sont des édifices purement tissulaires ou cellulaires dont le mécanisme essentiel est la prolifération des cellules d\u2019une région déterminée.\u201d (Idem.) Mais parmi les kystes et les tumeurs du mésentère, il y en a des vrais et des faux, ou si l\u2019on veut, des primitifs et des secondaires.Nous ne parlerons dans cet article que des types vrais ou primitifs, laissant de côté les métastases mésentèriques et les kystes d\u2019un organe voisin, qui adhèrent parfcis si intimement au mésentère qu\u2019on s\u2019expose à les confonde avec les kystes vrais.Bien que les kystes et les tumeurs du mésentère soient des rare- rés chirurgicales (il y en a moins de 300 cas rapportés dans la littérature), ils sont cependant connus depuis longtemps.Rokitansky les signale dès 1842 et Tillaux, le premier, je crois, enleva une tumeur du mésentère vers 1880.Classification.Tout récemment, Rankin et Major de la Clinique Mayo, ont publié 22 observations dans lesquelles ils classifient leurs cas en tumeurs liquides ou kystiques: kystes chyleux, séreux, Lématiques; et en tumeurs solides : lipomes, fibromes et sarcomes.Moyniham d\u2019autre part, divise les kystes du mésentère en kystes séreux, chyleux, hydatiques, hématiques, dermoïdes et en sarcomes kystiques, tandis que Lecène et Leriche en font deux classes, l\u2019une comprenant les kystes dermoides, hydatiques, entéroïdes juxta-intestinaux, l\u2019autre les kystes d\u2019origine lymphatique: chyleux et séreux (lym- phangiômes kystiques).Enfin Desgouttes et Ricard de Lyon n\u2019admet- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 995 vent.comme Vrais kvstes du mésentère, que les kystes séreux et chy- leux.Ils excluent les autres variétés sous prétexte \u201cqu\u2019elles ne revêtent dans le mésentère aucun caractère différent de celui qu\u2019elles présentent dans une autre région de l\u2019organisme.\u201d Quant à Porter, Higgins, Loyd, Dowd et d\u2019autres, ils classent ces affections avec des viriantes qu\u2019il serait trop long et pour le moins superflu d\u2019énumérer ici, Si la classification des kystes diffère autant, cela provient de ta \u201ctifficulté que nous avons à prouver leur origine.Etiologie.Plusieurs théories sont invoquées, hypothétiques pour Ja plupart.Les principales, en résumé, sont les suivantes A) Théorie lymphatique: les partisans de cette théorie soutien nent que les kystes chvleux et séreux proviennent soit de vaisseaux Ivmphatiques pathologiquement dilatés (Fumagalll), soit d\u2019un pro- cossus néoplasique d\u2019origine ganglionnaire ou lymphatique.B) La théorie congénitale, défendue par Desgouttes et Ricard er d\u2019autres, explique l\u2019origine des kystes entéroides par exemple, par inclusion de fragments d\u2019intestins entre les feuillets du mésentère pendant la vie foetale, (dans certains cas, véritables diverticules, qui, détachés de l\u2019intestin, demeurent emprisonnés dans le mézentère).T\u2019après cette théorie, les kystes rétro-péritonlaux ou méso-coliques auraient comme point de départ, des débris de la glande génitale, des vestiges wolfiens.C) La théorie hématique prétend démontrer que les kystes sanguins et séreux sont dus soit à une hémorragie ancienne localisée dans ip mésentère.sans participation active des lymphatiques (Rankin et Major), soit a une hémorragie produite dans un kyste préexistant.Bien que la théorie congénitale ait le plus grand nombre d\u2019adeptes, les autres me paraissent défendables et peuvent méme coexister, chacune s'appliquant à un cas différent.L\u2019étiologie des tumeurs est moins obscure.Les plus fréquentes ei les plus bénignes heureusement, sont les lipomes.Cependant, dans la statistique de la Clinique Mayo, mentionnée plus aut, les scrcomes sont plus nombreux que les autres variétés.Les fibromes scralent très rares.d\u2019après Lecène et Leriche.Les auteurs sont à peu près d\u2019accord pour attribuer une origine wolfienne aux tumeurs de l\u2019espace rétro-péritonéal.La transformation kystique des tu- Leurs malignes (les sarcomes entre autres) se rencontre fréquem- nient.Topographie.Tous les kystes, quel que soit leur contenu et «u\u2019ils soient unis ou mult'-loculaires, peuvent se trouver dans n\u2019im- 956 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA porte quelle région du mésentère et du petit intestin, dans les méso - colons ou en arrière du péritoine postérieur.Ceux qui sont situé- dans ces deux derniers endroits ne sont pas considérés comme étant des kystes vrais du mésentère, par certains chirurgiens (surtout par ceux de l\u2019école française).Quant aux tumeurs, elles habitent plu- souvent la région iléo-cœcale.Symptomatologie.Les symptômes sont variés ct il n\u2019existe pas de signe pathognomonique nous permettant d\u2019affirmer la présence d\u2019un kyste ou d\u2019une tumeur du mésentère.Le diagnostic est donc toujours difficile et souvent impossible.Parfois.l\u2019intervention d\u2019urgence est jugée nécessaire parce qu\u2019il existe des symptômes de volvulus et d\u2019obstruction intestinale, comme dans l\u2019observation personnelle que je rapporte ci-après.Dans certains cas, où aucune masse n\u2019était perceptible on a pu croire à une appendicite chronique où à une appendicite aiguë avec ou sans péritonite; ces diagnostics erronés ont été faits par quelques chirurgiens.Pendant longtemps les kystes ne présentent aucun inconvénient en dchors d\u2019une sensation de tiraillement ou de pesanteur, accompagnée ou non de douleur.Mais on sera justifiable de penser à un kyste du mésentère chaque fois qu\u2019on rencontrera une masse volumineuse, à évolution chronique, très mobile, surtout dans le sens transversal, fluctuante, pointant vers l\u2019ombilic et entourée d\u2019une zone de sonorité.Il ne faudra pas la confondre avec un kyste de l\u2019ovaire.Les tumeurs sont tout aussi difficiles à diagnostiquer et, suivant leur localisation, elles pourront simuler un cancer du cœcum on d\u2019une portion quelconque du colon.Les tumeurs rétro-péritonéales sont généralement fixes.Dans plusieurs circonstances, le lavement Laryté nous fournira de précieux renseignements en déterminant si la tumeur est extra-intestinale ou non.Traitement.Evidemment chirurgical, il diffèrera suivant les cas.La méthode idéale est sans aucun doute l\u2019extirpation complè- ie, mais celle-ci n\u2019est pas toujours possible car l\u2019intervention est très délicate et très laborieuse.Les adhérences intestinales sont toujours très résistantes et parfois si intimes qu\u2019elles nous obligent à faire une résection de la portion de l\u2019intestin en cause.Un autre ennui, et non le moindre, nous vient des vaisseaux mésentériques dijatés qui risquent d\u2019être lésés au cours des manœuvres opératoires.Cet accident peut entraîner une gangrène de l\u2019intestin avec toutes ses conséquences.La marsupialisation, suivie d\u2019un tamponnement à la Mikulicz.est une autre méthode fort utile à employer, dans les cas où l\u2019énu- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 997 cléation est impossible, et quelques chirurgiens la pratiquent d\u2019em- biée.Elle présente l\u2019Imconvénient d\u2019une convalescence longue, pénible, suivie d\u2019adhérences douloureuses, de fistules et parfois de ré- ciGive, sans mentionner l\u2019éventration presqu\u2019inévitable qui en résulte.Pronostic opératoire.Je me contenterai de citer Desgouttes et Ricard qui nous fournissent les renseignements et commentaires suivants: \u201cLes chiffres de mortalité.dans l\u2019extirpation, oscillent en effet entre 25% et 40%.Nous avons l\u2019impression qu\u2019à lheure actuelle ils ont diminué, mais il n\u2019existe pas de statistique d\u2019ensem- Me récente.Celle de Brismade, en 1908, donne encore 33% de morts, alors que la marsupialisation n\u2019en impliquerait que 4%.à opposer aux 9% d\u2019Arekion et aux 7% de Goggans.Mais celle vi expose non seulement à la fistule, mais encore à l\u2019éventration.Aussi, connaissant exactement la topographie de la région, averti des da - gers que l\u2019on va rencontrer et sachant où l\u2019on doit s\u2019y heurter, faut- il toujours choisir l\u2019extirpation, seule thérapeutique.\u201d Le pronostic est généralement mauvais dans les cas de tumeurs inopérables; ia radiothérapie les influence parfois favorablement et elle est conseillée par quelques chirurgiens.OBSERVATION, J'ai eu l\u2019occasion d'opérer un kyste rétro-péritonéal il y a quatre ans et l'observation ci-dessous me paraît assez intéressante pour être ajoutée à la liste des cas relativement peu nombreux publiés juqu'ici.Madame O.M, âgée de 33 ans, présentant depuis deux jours des symp- tomes d'occlusion intestinale partielle et se plaignant d'une masse dans son abdomen, fut admise à l'hôpital Notre-Dame, le 17 septembre 1928.Le début de ses malaises remontait à un an et l'apparition de cette masse s'était manifestée par des douleurs dans la fosse iliaque et le flanc gauches, avec sensation de pesanteur lombaire.Ces troubles.augmentèrent graduellement en même temps que la tuméfaction.Deux jours avant son entrée, la malade fut prise subitement de crampes abdominales, accompagnées de vomissements.Un lavement donné la veille n'avait pas été effectif; constipation absolue mais sans arrêt des gaz.Antécédents familiaux: rien d'intéressant à noter.Antécédents personnels: hystérectomie sub-totale pour métrite et kystes ovariens, en 1923; soit quatre ans avant la crise actuelle.Examen.Présence d'une tuméfaction volumineuse, matte.rénitente, lisse, entourée.d'une zone de sonorité, remplissant presque toute la fosse iliaque gauche et remontant jusqu'au niveau de l'ombilie.Cette tuméfaction est fixe et nous donne l'impression de contenir des liquides; elle ressemble à un 998 L'UNION MÉDICALE DU CANADA kyste de l'ovaire.Le toucher vaginal nous permet de constater que le col utérin est atrophié, mobile, et que les culs-de-sac sont libres.Le corps de l\u2019utérus est absent.L'état général est bon, malgré un pouls un peu rapide.La température est normale ainsi que la formule sanguine.L'exp'oration racdiographique par lavement baryté n\u2019a pu être faite, La malade souffre beaucoup et accepte l\u2019intervention d'urgence, que nous lui conseillons parce que nous craignons une occlusion intestinale dans les heures qui vont suivre.Opération: anesthésie à l'éther.Incision médiane sous-ombilicale, dans l\u2019ancienne cicatrice.Enucléation laborieuse d\u2019un énorme kyste hématique à parois très minces.Le colon descendant et le sigmoide lui adhèrent latéralement et il existe un rétrécissement d\u2019origine inflammatoire à ce niveau: une sigmoïdite qui explique les phénomènes d\u2019obstruction relatés plus haut.De l'autre côté de la masse, à son pôle supérieur, près de la ligne médiane, nous éprouvons beaucoup de difficulté à libérer deux anses grêles fortement adhérentes aussi.La base du kyste est en contact intime avec le méso-colon d'un côté, le mésentère de l\u2019autre, et en arrière avec le péritoine pariétal postérieur.De gros vaisseaux dilatés la sillonnent, et au moment de terminer l\u2019extériorisation.nous avons beaucoup d\u2019ennui à arrêter une hémorragie veineuse assez importante.Finalement, le kyste est enlevé en totalité et un petit Mikulicz est laissé en place à cause d\u2019un suintement sanguin qui persiste.Rapport du laboratoire, fait par le Professeur P.Masson: \u201cKyste du mésentère, dont la cavité est remplie de détritus amorphes et dont la paroi est formée par une lame fibro-adipeuse répondant à du péritoine légèrement sclérosé.En Lbordure de cette lame on observe une importante prolifération de cellules épithéliales péritonéales qui pénètrent dans la masse détritique et donnent naissance à des couches de péritonite plastique, Il n\u2019existe pas de tissu ovarien reconnaissable.\u201d Suites post-opératoires: elles furent mouvementées et inquiétantes pendant quatre ou cinq jours.Le ballonnement abdominal et la parésie intestinale ne cédèrent qu\u2019avec la disparition du Mikulicz, au sixiéme jour.La plaie suppura les jours suivants pour se cicatriser complètement le 8 octobre.La patiente sortit guérie 21 jours après son admission.Je l\u2019ai revue nombre de fois depuis et tout dernièrement encore elle me dit n\u2019avoir plus jamais ressenti de malaise du côté de son abdomen.Conclusion.T\u2019étiologie des tumeurs et des kystes du mésentère est encore obscure et l\u2019examen anatomo-pathologique n\u2019est pas toujours concluant.Le diavnostic est souvent difficile à faire.À moins de eantre- indication, ie lavement baryté nous rendra service.Dans l\u2019observation ci-hau: décrite, le cas était plutôt facile à diagnostiquer, vu la présence de la masse, sa renitence, son évolution et aussi en raison de lPabsence des ovaires, dont les lésions auraient pn nous induire en erreur.L'intervention d\u2019urgence est souvent indiquée et eli: \u2018lait Cire aussi radicale que possible.Malgré les difficultés que comporte l\u2019o- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 999 pération, le pronostic n\u2019est pas toujours aussi sombre qu\u2019on serait porté à le croire, surtout s\u2019il s\u2019agit de kystes; les tumeurs malignes par contre, récidivent assez souvent sur place ou produisent des métastases.Enfin, \u201ccertaines tumeurs inopérables réagiront favorablement à la radiothérapie\u201d.(A.Westman).BIBLIOGRAPHIE.NEY and WILKINSON.\u2014 Annals of Surgery.\u2014 115.\u2014 1911.PROF.P.MASSON.\u2014 Tumeurs \u2014 Diagnostics histologiques, p.6; Maloine, Paris, 1923.BARTLETT EDWIN, I.\u2014 Surg.Clin.N.Am., 3-811-821, june, 1923.WESTMAN, A.A.\u2014 Acta.Chir.Scand.\u2014 59:34-19 (march 21) 1925.LECENE et LERICHE.\u2014 Tome 3-204-207 \u2014 Thérapeutique Chirurgicale.\u2014 1926.POLCENIGO Piero.\u2014 1I, Policlinico (Prac.Sect.); 33:937-939.\u2014 July 5, 1926.I'UMAGALLI, C.R.\u2014 L\u2019Ospedale Maggiore; 15:473-480.\u2014 dcée.31, 1927.DESGOUTTES et RICARD A.(de Lyon) \u2014 Journal de Chirurgie, T.xxx 11.No 3, \u2014 1928.ALESEN L.A.\u2014 California and Western Medicine; 30:261-262.\u2014 (april) 1929.WEICHERT, MAX.\u2014 Brun\u2019s Beitage zur Klinischen Chirurgie; 145:599- 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LE BRÛLEMENT DE LA LANGUE, PETIT SIGNE D'ULCUS Par Roméo BOUCHER, Professeur agrégé à l'Université de Montréal, Médecin de l'Hôpital Notre-Dame, Médecin-en-chef de l'Hôpital Saint-Luc.ll y a déjà beau temps que les auteurs ont attiré l\u2019attention suc l\u2019état de la langue dans les maladies du tube digestif.Entre le fameux aphorisme : \u201cla langue est le miroir de l\u2019estomac\u201d et la né- cation de toute valeur aux divers aspects de la langue, il existe toute une marge sur laquelle des noms connus vinrent s'inscrire à tour da rôle.Lasègue, Bouveret, Robin, Hayem, Lion sont ceux qui étudièrent le plus à fond la pathologie linguale.À vrai dire, ils y attachèrent vraiment trop d\u2019importance.Mais petit à petit survint le dé- 1àäembrement de leurs observations, si bien que l\u2019étude clinique de la langue, excepté dans certaines maladies bien déterminées, perdit beaucoup de l\u2019importance qu\u2019on lui avait attribuée et sombra dans l\u2019oubli.Cependant, depuis quelques années, du moins en ce qui concerne le tube digestif, on semble revenir un peu sur cette indifférence.les auteurs signalent la participation symptomatique de la langue dans ce qu\u2019on appelle aujourd\u2019hui communément la \u201cma- ludie de l\u2019ulcus\u201d.Comme il n\u2019est pas rare de rencontrer dans les maladies de l\u2019estomac, à sécrétion acide particulièrement, l\u2019excitation par voie réflexe des glandes salivaires et la sialorrhée, le milieu buccal se trouve par ce fait même changé et certaines modifications de la langue peuvent survenir.D\u2019autres.comme Glaessner, faisant intervenir l\u2019action des régurgitations acides et des vomissements sur l\u2019épithélium lingual dans l\u2019uleus gastrique et duodénal ont noté de nombreuses lésions.Et ce dernier en décrit une qu\u2019il considère comme typique dans l\u2019uleus.\u201cCe sont de singulières défectuosités de la langue que l\u2019on \u201ctrouve dans les cas d\u2019ulcus gastrique et duodénal, et qui semblent \u201cfort intéressantes pour certains cas de cette maladie.Il s\u2019agit de \u201cl\u2019apparition de simples ou multiples défectuosités de l\u2019épithélium \u201csituées plus souvent dans l\u2019arrière-partie de la langue, soit dans L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1001 \u201cla ligne médiane ou devant les grandes papilles, souvent aussi \u201csymétriquement ou unilatéralement qui mettent le corium de la \u2018langue à nu.Elles sont de formes ovale, ronde, parfois oblongues, \u201ctout à fait superficielles, non douloureuses et font l\u2019effet d\u2019un ul- \u201ccus superficiel: elles apparaissent le plus fréquemment à côté de \u201cla ligne médiane de la langue, ont de 2 a 8 millimetres de gran- \u201cdeur, pas de bords relevés et donnent a la langue un aspect carac- \u201ctéristique.Ce qui est intéressant dans ces altérations, c\u2019est qu\u2019elles \u201cne se présentent que dans des cas d\u2019ulcérations digestives, qu\u2019elles \u201cexistent aussi longtemps que les ulcérations et disparaissent pa- \u201crallélement, l\u2019épithélium normal se réorganisant en couvrant la \u201c(éfectuosité.\u201d (Paris Médical, 12 mars, 1932.).Selon cet auteur, on ne rencontrerait ces lésions que dans les cas d\u2019ulcus simplex, mais parfois aussi dans certains cas d\u2019ulcus cancérisé, comme il a pu le vérifier chez deux opérés.À l\u2019heure ac- ruelle, il en a observé plus de soixante cas .Comme on le voit, la langue peut présenter dans les cas d\u2019ul- cus des signes objectifs fort intéressants.Il existe d\u2019autre part des signes subjectifs non moins dignes d\u2019attention, au nombre desquels nous citerons plus particulièrement le brûlement de la langue.L\u2019ulcus et parfois le cancer sont lu cause éventuelle de certaines irradiations douloureuses pouvant Laudanum Sydenham .% aa 10 grammes Extrait Thébaïque .Extrait belladone .) Extrait jusquiame .co0.> aa 20 grammes Baume tranquille .) Menthol .cei 0 0 00 000000 0 gr.10 centig.Chloroforme .20000000 00000000 + Ether sulfurique .aa 30 grammes Alcool éthylique .Lotions ou compresses: Urticaire.ASTHME (crises) Chloroforme .civ v iii iii, | cc.7412010) AAA A A A 8 c.c.Sirop morphine .cco iii, 50 c.c.Eau distillée q.s.p.000000000000 00 150 c.c.Une cuillerée à table (soupe) toutes les V, heures.VOMISSEMENTS DITS INCOERCIBLES Potion no I.Bicarbonate de potasse .2 grammes Sirop de sucre .0.15 grammes Eau .ee ee 50 grammes Potion no IL Acide citrique .ite + 2 grammes Sirop limons .15 grammes Eau .Lea ea Le a ane ee en ea eee 50 grammes Prendre successivement et sansintervalle | à 2 cuillerées de potion no Î et T à 2 cuillerées de la potion no II.L. ANALYSES CHIRURGIE COFFEY R.C.\u2014 Cancer du rectum et recto-sigmoide.\u2014 The American Journal of Surgery, vol.XIV, no |, p.161-274.L'A., après avoir rappelé l\u2019évolution anatomique des cancers du rectum, la disposition des vaisseaux lymphatiques et leurs connexions avec le péritoine pelvien, considère indispensable d\u2019extirper le péritoine pelvien en même temps que le néoplasme rectal et de faire une abdomino-périnale.Etudiant ensuite les résultats opératoires, il conclut qu'ils varient suivant l\u2019expérience de l\u2019opérateur et suivant son audace: les chirurgiens les moins craintifs auraient les statistiques les plus chargées.Mercier FAUTEUX.LORIE F.L.\u2014 Du rôle de l\u2019hémorragie dans les plaies abdominales par armes à feu.\u2014 Annals of Surgery, vol.XCVI, no.2, août 1932.Les plaies abdominales par armes à feu constituent l'un des plus redoutables problèmes de la chirurgie d\u2019urgence.Les statistiques de l'hôpital New Orleans Charity montrent que dans une période de 32 ans, 1,29) cas furent traités avec une mortalité de 62.3%.Le facteur le plus important à considérer dans ces blessures est l\u2019hémorragie.La quantité de sang épanchée paraît influencer, plus que toute autre cause, le pronostic.La transfusion serait d\u2019un grand aide dans ces cas, mais c'est encore à l'intervention rapide, précoce, que l\u2019on doit les plus grands succès.Mercier FAUTEUX.PEDIATRIE G.MOURIQUAND, A.LEULIER, M.BERNHEIM et Mlle WEILL.\u2014 Recherches sur les fixateurs du calcium.Uviosensibilité et uvioré- sistance.(Bulletin de l\u2019Académie de Médecine de Paris, Tome CVIT, No 22, séance du 7 juin, page 797).L'observation clinique montre que tous les rachitismes ne réagissent pas également à l\u2019action des fixateurs de calcinm (rayons ultra-violets, ergosté- rine irradiée, huile de foie de morue).Les uns, les rachitismes florides, sont uviosensibles, c'est-à-dire sont très rapidement améliorés par les fixateurs de calcium; ils ont une tendance naturelle à la récalcification et à la guérison spontanée. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1079 Les autres, les rachitismes hypotrophiques, s\u2019accompagnant d'une croissance stationnaire ou retardée, sont au contraire uviorésistants ; seul un traitement prolongé, intensif, amorce plus ou moins nettement la fixation du calcium.Jusqu\u2019ici, seule la reproduction expérimontale du rachitisme floride semblait avoir été systématiquement réalisée.En raison de l\u2019intérêt que présente le rachitisme hypotrophique, M.Mouriquand et ses collaborateurs ont cru devoir étudier les conditions de sa réalisation expérimentale.Ce rachitisme peut être obtenu soit par l\u2019adjonction de strontium, soit par l'adjonction de magnésium ou de calcium au régime 85 de Pappenheimer.Le rachitisme hypotrophique réalisé par l\u2019adjonction de calcium se comporte comme le rachitisme floride et guérit facilement avec l\u2019huile de foie de morue.Bien plus, on observe en pareil cas un véritable état de surcalcifi- cation osseuse, confirmé par la radiographie et le dosage des cendres osseuses.Par contre, le rachitisme hypotrophique obtenu par l\u2019adjonction de 2 p.100 de carbonate de strontium au régime 85 résiste à l\u2019action du même fixateur calcique (les doses d\u2019huile de foie de morue étant les mêmes dans les deux cas).Il existe donc expérimentalement des rachitismes uviosensibles et des rachitismes uviorésistants, dont le type est le rachitisme hypotrophique lié à l\u2019adjonction de strontium au régime rachitigène de Pappenheimer.Ces recherches semblent appelées à éclairer le problème encore très obscur de l'uviosensibilité et de l\u2019uviorésistance des rachitismes \u201ccliniques\u201d.Paul LETONDAL.E.LESNE, ZIZINE et S.B.BRISKAS.\u2014 Contribution à l'étude du métabolisme du phosphore au cours des angines diphtériques.( Bulletins de la Société de Pédiatrie de Paris, No 2, séance du 16 février 1932, p.113).Les auteurs dans cette note apportent les résultats de leurs recherches sur les variations du phosphore salin (phosphore inorganique) dans les angines diphtériques.Ils ont constaté une diminution manifeste du taux du phosphore au cours des angines diphtériques malignes.Dans les angines diphtériques communes, les variations du phosphore inorganique ne s\u2019écartent pas sensiblement de la normale.Ces recherches sont basées sur 73 observations se rapportant à 30 cas d\u2019angines diphtériques malignes et 43 cas, les uns d\u2019angines diphtériques simples et d\u2019autres d\u2019angines locales graves évoluant soit vers la forme maligne, soit vers la forme simple.Les dosages ont été effectués plusieurs fois au cours de la maladie, de facon à suivre aussi exactement que possible les variations de la phosphatémie.C\u2019est ainsi que chez les 73 malades observés, 350 dosages ont été pratiqués, soit près de 5 examens de sang par sujet.Les prises de sang ont été faites le matin à jeun, autant que possible par ponction veineuse, et, en cas d\u2019impossibilité, par ventouses scarifiées.Le dosage du phosphore a été fait sur le sérum ou le plasma, séparé aussi précocement que possible des globules.La méthode employée a été celle de 1080 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Denigès qui permet d'opérer avec 2 eme.de sérum.On en trouvera ici un exposé technique suffisamment détaillé, comprenant les formules des réactifs nécessaires et le mode de dosage.À quoi attribuer cette diminution du taux du phosphore sanguin au cours des angines diphtériques malignes?S\u2019agit-il d\u2019une simple destruction du phosphore salin ou d\u2019une transformation de ce phosphore salin en une autre forme?Faut-il penser à un déséquilibre du métabolisme du phosphore par suite de troubles des fonctions nerveuses ou endocriniennes ?Les auteurs se proposent de répondre à ces questions par des travaux actuellement en cours.Mais, dès maintenant, ils ont voulu souligner un fait qui leur paraît indiscutable la diminution du phosphore inorganique du sang au cours des angines diphtériques malignes.Paul LETONDAT.A.-B.MARFAN.\u2014 L\u2019hypophosphatémie est-elle le stigmate sanguin essentiel du rachitisme ?(Le Nourrisson, No 4, juillet 1932, p.214).1.\u2014 Le phosphore inorganique dans le sang des rachitiques.\u2014 C\u2019est en 1919, que deux médecins danois Iversen et Lenstrup, avancèrent que, dans le rachitisme, le sang renferme moins de phosphore inorganique qu'à l\u2019état normal.Par la suite, les auteurs américains, Alfred F.Hess en particulier, confirmèrent ces premières recherches.Mais ils allèrent beaucoup plus loin dans leurs assertions que les auteurs danois.Non seulement ils admirent que l'hypophosphatémie est la règle dans le rachitisme, mais ils avancèrent qu\u2019elle précède les déformations osseuses, qu\u2019elle augmente pendant les poussées évolutives de la maladie, qu\u2019elle diminue dans leur intervalle et qu'elle est d'autant plus prononcée que le rachitisme est plus accusé.A la suite de ces premiers travaux, on conclut que la diminution du phosphore inorganique est le stigmate essentiel du rachitisme et que c\u2019est elle qui détermine les altérations osseuses de cet état.On soutint que le calcium ne se fixe sur l\u2019os qu\u2019à l\u2019aide de l\u2019ion phosphore.Si celui-ci fait défaut dans le sang, l'os ne se calcifie pas.On rechercha alors quelle pouvait être l\u2019origine de cette hypophosphaté- mie que l\u2019on considérait comme la condition essentielle des altérations osseuses du rachitisme.On accusa soit, avec les Américains et les Allemanda, le séjour prolongé dans l\u2019obscurité, la carence des rayons solaires.soit, avec Léon Blum et Leenhardt en France, un état d\u2019acidose.Pour juger la valeur do ces théories, il faut en examiner le fondement, c'est-à-dire les assertions suivantes: l\u2019hypophosphatémie est constante dans le rachitisme: elle précède l\u2019apparition des altérations osseuses: elle est d\u2019autant plus marquée qu'elles sont plus actives, et qu\u2019elles ont atteint un plus haut degré.Or, toute une série de recherches sont venues ébranler ce fondement.Les Américains eux-mêmes ont observé les premiers des cas de rachitisme sans hypophosphatémie.En 1923 et en 1924, Marfan et ses collaborateurs Dor- lencourt et Mlle Spanien, dosant le phosphore et le calcium dans le sang d\u2019un assez grand nombre de rachitiques, ont pu constater que le phosphore inorganique y cest assez souvent diminué, mais que parfois, il est normal.An L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1081 début, cette diminution fait en général défaut ou elle est peu accusée; c\u2019est surtout dans le rachitisme un peu ancien qu\u2019elle s\u2019observe.Ils n\u2019ont pas trouvé de rapport entre le degré de l\u2019hypophosphatémie et la gravité du rachitisme.À ce propos, ils firent remarquer que, s\u2019il est vrai que le rachitisme évolue par poussées séparées par des périodes de repos, il est parfois très difficile de définir où commencent et où finissent les phases de son activité.Cette opinion fut confirmée par d\u2019autres auteurs, notamment en Angleterre par Anderson.En 1930, Alfred F.Hess en Amérique revenant sur ses assertions antérieures, publia des résultats qui concordaient avec ceux du professeur Marfan.A Pheure présente, on peut conclure de ces recherches que, dans le rachitisme, le taux du phosphore inorganique du sang est souvent abaissé.Mais cette diminution peut faire défaut.Au début, l\u2019abaissement de la quantité du phosphore sanguin manque ou il est très léger.Le degré de l\u2019hypophosphatémie n'est nullement proportionnel à celui des déformations osseuses.On ne peut done plus considérer l\u2019hypophosphatémie comme le stigmate essentiel du rachitisme.On ne saurait lui faire jouer le rôle primordial dans la pathogénie des lésions osseuses.L\u2019hypophosphatémie apparaît comme la conséquence ou le témoin de ces lésions et non comme leur cause.Mais, ceci établi, deux questions se posent encore.L\u2019hypophosphatémie du rachitisme est-elle en relation avec un état d\u2019acidose?Pourquoi, lorsque le rachitisme se complique de tétanie, l\u2019hypophosphatémie disparaît-elle et est-elle souvent remplacée par de l\u2019hyperphosphatémie ?II.\u2014 Phosphatémie et acidose.\u2014 C\u2019est une question bien controversée.Les uns.se basant sur l\u2019examen des urines, soutiennent qu\u2019elles renferment-en général un excès d'acides et de NH.D'autres, se fondant sur l'examen du sang, déclarent que la réserve alcaline est presque toujours abaissée, Pour Marfan, il n\u2019y aurait pas toujours concordance, dans les travaux publiés à ce sujet, entre les résultats de l\u2019analyse des urines et ceux de la réserve alcaline du sang.Au surplus, même si on fonde le diagnostic d\u2019acidose uniquement sur la réserve alcaline, sur cent cas de rachitisme avec hypophosphatémie cette réserve alcaline a été trouvée normale trente fois.Il y a done des hypophosphatémies sans acidose comme il y a des acidoses sans hypophosphatémie.Ajoutons que, dans le rachitisme des animaux, certains auteurs n\u2019ont pu constater d\u2019acidose.Bien plus, on a prétendu pouvoir provoquer le rachitisme chez de jeunes chiens en les soumettant à une alimentation suralcalinisante et guérir ces animaux en leur administrant de l\u2019acide chlorhydrique.Concluons.A Theure présente, il est au moins prématuré d\u2019affirmer que l\u2019hypophosphatémie du rachitisme est toujours en rapport avec un état d\u2019acidose.IIT.\u2014 Hyperphosphatémie dans le rachitisme compliqué de tétanie.\u2014 Dans la première enfance, la tétanie coïncide presque toujours avec le rachitisme.Depuis le début de ce siècle, une série de travaux a montré que dans la tétanie, le taux du calcium sanguin est diminué.Mais dans la tétanie, en même temps que le taux du calcium s\u2019abaisse, celui du phosphore inorganique se relève, atteint et souvent dépasse le chiffre normal.Par contre, le taux du phosphore organique reste à peu près normal. 1082 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Cette notion, que la tétanie apparaît chez les rachitiques dont le sang est pauvre en calcium et renferme une proportion presque toujours excessive de phosphore inorganique, a été confirmée par de nombreuses recherches et la plupart des auteurs sont d\u2019accord sur ce point.Toutefois, on n'a pu jusqu'ici trouver l\u2019explication de ce fait actuellement bien établi.Conclusions: 1° L\u2019hypophosphatémie n\u2019est pas le stigmate sanguin essentiel du rachitisme; 2° elle n\u2019est pas toujours en relations avec un état d'acidose; 3° lorsque le rachitisme se complique de tétanie, l\u2019hypophospha- témie est remplacée par de l\u2019hyperphosphatémie et s'accompagne d\u2019hypocal- cémie, mais nous ignorons la signification et la cause de cette hyperphospha- témie.Paul LETONDAT.CHIRURGIE INFANTILE ET ORTHOPEDIE BERARD, F.\u2014 Arthrodèse de la hanche dans la coxalgie.\u2014 Bulletins et Mémoires de la Société Nationale de Chirurgie.No.Lvu.1931.L'auteur passe en revue et en détail quinze cas de coxaigie opérés de 1929 à 1931, chez les enfants et chez les adultes, pour des lésions complètement cicatrisées chez quelques malades, en évolution active chez d\u2019autres (adultes), et à la période terminale dans deux cas, alors que la cicatrisation retardait.L\u2019auteur eut recours à trois variétés d\u2019interventions; l\u2019arthrodèse para- articulaire, l\u2019arthrodèse juxta-articulaire et l\u2019arthrodèse intra-articulaire, en utilisant des greffons prélevés au niveau de l\u2019articulation elle-même ou sur le tibia.La technique a une importance capitale et les greffons doivent être appliqués avec un soin particulier.Avant d\u2019intervenir, il faut s\u2019assurer que le temps de la coagulation sanguine est normale.L\u2019anesthésie générale ou rachidienne peuvent être utilisées.Dès que l\u2019opération est terminée, le membre inférieur est immobilisé dans un appareil plâtré, qui prend le bassin, la cuisse et le pied; au qua- trieme mois, ce grand appareil est remplacé par un petit qui s\u2019étend jusqu'au mollet, et au sixième mois, la marche est permise.Cependant, même À cette période, le bassin doit être immobilisé, pour protéger autant que possible le greffon.L\u2019ankylose complète est la règle et s\u2019obtient d\u2019ordinaire au bout de douze à treize mois; la pseudarthrose est possible mais rare (deux fois sur quinze malades).Chaque cas demande une attention spéciale, et le choix de l\u2019intervention relève de l\u2019état local et de l\u2019évolution de la lésion.L'auteur préfère l\u2019ar- throdèse juxta-articulaire, suivant la technique de Mathieu et Wilmoth, qui lui à toujours donné les meilleurs résultats.Chez l\u2019enfant qui présente une coxalgie en évolution, l\u2019intervention est rarement indiquée; elle peut souvent être complètement inutile pour une lésion qui aurait guéri par des moyens conservateurs, et le danger d\u2019infection est toujours considérable.Si la pseudarthrose est à craindre, l\u2019arthro- dèse doit être pratiquée.Chez l\u2019adulte, les indications opératoires sont beaucoup plus fréquentes et les résultats toujours plus encourageants.Edmond DUBE. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1083 MEDECINE LEGALE Ch.GERNEZ, HOUCKE et CUVELIER (de Lille).\u2014 Sept cas d'argyrie généralisée.Ann.de Méd.Lég.avril 1932.L\u2019emploi de l'argent colloidal, dans le traitement des tuberculeux pulmonaires peut donner lieu à une complication peu grave, il est Vrai, mais.qui mérite d\u2019être signalée.Les auteurs soulignent les caratéristiques de l\u2019intoxication par l\u2019argent colloïdal chez sept malades traités par une médication à base de Collargol.Les doses absorbées ont été particulièrement élevées: la moyenne est.d\u2019environ 250 gms de Collargol, pour une période de 2 ans.La symptomatologie est la suivante: Pigmentation cutanée, de coloration bleutée et d\u2019intensité variable avec prédominance au niveau des parties découvertes.Troubles digestifs presque constants: nausées, vomissements, anorexie, douleurs abdominales avec diarrhée incoercible.Les signes urinaires sont nuls.Il est difficile de mettre l\u2019argent en évidence; la recherche dans le sang et les urines a donné des résultats négatifs.Par contre l\u2019analyse spectrographique de la bile donne les raies caractéristiques de l\u2019argent.Retenons les considérations terminales.Il existe de grandes différences de susceptibilité individuelle à l\u2019égard de- l\u2019argent.La coloration des téguments s\u2019est toujours manifestée après une période de latence d\u2019une année environ, il existe donc une véritable imprégnation de l'organisme par le métal.La pigmentation argyrique est indélibile.Jean-M.ROUSSEL.MARCEL LABBE.\u2014 Traumatisme et maladie de Basedow.Annales de- Médecine Légale, janvier 1932.La question de l\u2019origine traumatique de la maladie de Basedow se pose assez souvent dans les cas d\u2019accidents du travail, ou d\u2019accidents d\u2019automobile.La relation de cause à effet, entre le traumatisme et l\u2019apparition d\u2019ur Basedow est très discutée et l\u2019opinion des auteurs est partagée sur ce point.Marcel Labbé rapporte l\u2019observation d\u2019une femme de 40 ans qui, victime d\u2019un accident d\u2019automobile lui ayant occasionné des plaies de la face et des.contusions, vit se constituer chez elle, deux mois après, une maladie de Ba- sedow typique avec métabolisme basal de + 97.Elle paraît maintenant en voie de guérison et quinze mois après le début de la maladie le métabolisme n\u2019est plus que + 35.Il s\u2019agirait là peut-être d\u2019une simple coïncidence, et pour imposer la relation entre le traumatisme et la maladie de Basedow, il faudrait plusieurs exemples de ce genre. 1084 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Car suivant Marcel Labbé les syndrômes basedowiformes que l'on observe souvent à la suite des traumatismes ou des émotions ne sont pas de véritables maladies de Basedow.Il s\u2019agirait simplement de troubles du système nerveux végétatif, qui font partie de la maladie de Basedow, mais qui ne s\u2019accompagnent pas d\u2019hyperthyroïdie.Enfin, dit-il, aucune observation n'a montré la transformation de ce syndrôme nerveux basedowiforme et un syndrome basedowien complet.Et la question n'est pas encore tranchée.Jean-M.ROUSSEL NEURO-PSYCHIATRIE CHARLES WARD ELLIS.\u2014 Le tic douloureux a-t-il une étiologie définie ?Archives of Otolaryngology, vol.15; no.2, fév.1932, p.218.L\u2019auteur rapporte brièvement les jobservations de 8 malades souffrant de névralgie dite essentielle du trijumeau.Ces malades avaient des accès d\u2019algies dont l\u2019allure, les caractères et l\u2019évolution étaient bien ceux de cette terrible et mystérieuse affection.Chez les 8 malades, il fut constaté une dégénérescence polypoïde de la muqueuse du sinus du maxillaire supérieur correspondant au côté de la névralgie, bien que l\u2019examen intra- rasal, la transillumination et l\u2019examen radiologique fussent négatifs.L\u2019opération de Caldwell-Luc a amené la disparition de la névralgie dans 6 cas.Toutefois, il ne peut être certifié que cette disparition demeurera permanente.L\u2019auteur croit que l\u2019étude de ces 8 malades présentant le même mal et la même lésion, c\u2019est-à-dire une névralgie du trijumeau à allure essentielle associée à une sinusite asymptomatique du maxillaire supérieur correspondant à une dégénérescence polypoïde de la muqueuse de ce sinus, doit conduire à l\u2019examen du sinus maxillaire chez tous les malades à tic douloureux.Par ailleurs, il émet cette hypothèse que la douleur est peut- être causée soit par une action toxique, soit par la pression sur le nerf maxillaire supérieur en contact anormalement immédiat avec la muqueuse malade, par l\u2019effet d'une déhiscence osseuse.Roma AMYOT.VULLIET H.\u2014 Le traitement préventif de la méningite dans les fractures du crâne.\u2014 Presse Médicale, (29 juin 1932).L\u2019observation de 230 fracturés du crâne, soignés de 1923 à 1931 permet à l\u2019auteur d\u2019affirmer que la contusion cérébrale est la cause de mort la plus fréquente chez ces malades: 55.4%.En second lieu vient la méningite: avant 1927, 15%.L\u2019auteur admet son impuissance devant la contusion et la méningite déclarée, mais ses recherches bactériologiques chez les fracturés du crâne l\u2019ont dirigé vers l\u2019emploi systématique de la sérothérapie antistreptococcique et antipneumococci- que.En effet, le streptocoque et le pneumocoque sont les agents habituels de l\u2019infection chez les fracturés du crâne.Le staphylocoque et le méningocoque sont très rarement en cause.La valeur de cette méthode, archisimple, s\u2019appuie sur la statistique suivante: depuis 1927, c\u2019est-à-dire, depuis la sérothérapie systématique, sur 188 Fe. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1085 cas l\u2019auteur n'eut aucun décès.Outre l'injection classique de sérum antitétanique, il injecte 10 cc.de chacun des sérums antistreptococcique et anti- pneumococcique de l'I.P.chez tous les fracturés du crâne où il n\u2019existe pas de méningite déclarée.Ce traitement préventif est d\u2019application simple et il est facile d\u2019en vérifier les bons effets.Son importance doit être soulignée plus particulièrement auprès des confrères qui exercent loin des centres urbains.Jean SAUCIER.LABORATOIRE Dr Georges FRANCK.\u2014 Blennorragie gonococcique et non- gonococcique.(Expérimentation bactériologique).\u2014 Annales des Maladies Vénériennes, (janvier 1932, p.16).Dans le présent article qui fait suite à deux autres publiés dans les Annales des Maladies Vénériennes, l\u2019auteur expose ses recherches sur les infections dites non-blennorragiques.Chez l\u2019homme on rencontre souvent de nombreux microbes en diplocoques analogues au gonocoque mais gram positifs.L\u2019injection de vaccin a quelque fois modifié la coloration de ces microbes qui sont devenus gram négatifs; cette modification s\u2019est même produite spontanément.On rencontre également chez l\u2019homme des microbes d\u2019infection secondaire dennant une coloration douteuse.Enfin il peut se présenter des écoulements sans microbe, Chez la femme on retrouve le même tableau que chez l\u2019homme mais plus varié; les microbes d\u2019infection secondaire; diplocoques, chaînettes, streptobacilles microgonocoques et macrogonocoques de Asch gram positifs et gram négatifs sont toujours très nombreux.Des cultures ont été faites sur des milieux différents: gélose sanglante de Besançon et Goiffon modifiée par Pfeiffer, gélose sérum de Marmoceck.Des ensemencements ont été pratiqués sur ces milieux avant et après l\u2019injection de vaccin et les résultats ont été notés.Dans certains cas ou l\u2019examen et la culture n\u2019avaient donné que des microbes gram positifs, l\u2019injection de vaccin a modifié la coloration et un nouvel examen a donné des microbes gram négatifs présentant les caractères du gonocoque.Bien plus après l\u2019injection de vaccin l\u2019auteur a retrouvé plusieurs fois du gonocoque alors que l\u2019examen et la culture antérieurs avaient été négatifs.La culture a donné dans les cas classiques des résultats positifs dans 10% des cas chez la femme et 13% chez l\u2019homme.La blennorragie aiguë à gonocoque s\u2019est montrée plus rare chez la femme que chez l\u2019homme; par contre on rencontre plus fréquemment la blennorragie non-gonococcique chez la femme.Pour l\u2019auteur, il existe des gonocosues gram négatifs, positifs, douteux.Ces deux dernières variétés étant des gonocoques dégénérés mais pouvant revenir au type classique et vice-versa.En résumé, la discussion est encore ouverte entre bactériologistes, d\u2019une part, qui s\u2019en tiennent au type classique du gonocoque décrit dans les manuels et les cliniciens qui ont observé des modifications de forme et de coloration du gonocoque au cours du traitement.Seule la collaboration intime de la clinique et du laboratoire pourra résoudre le problème.A.BERTRAND. BULLETIN LE CONGRÉS MÉDICAL D\u2019OTTAWA-HULL Nous publions le programme définitif du Congrès d'Ottawa.Les organisateurs ont voulu consacrer tous leurs efforts en vue de répondre aux désirs des médecins au double point de vue scientifique et professionnel.Le programme scientifique devra susciter beaucoup d'intérêt à cause des questions mises à l'étude et de l'importance de la délégation française.Le programme professionnel appelle aussi l'attention de tous les médecins à cause d'une question d'actualité qui les intéresse au plus haut degré: les assurances sociales.L'Association Médicale provinciale a mis cette question à l'étude.Un rapport y sera présenté et discuté par tous les membres présents, et des résolutions seront sans doute adoptées en vue d\u2019ubtenir une opinion majoritaire sinon unanime sur le chapitre si important de l\u2019assurance-maladie, qui seule nous concerne.Il importe que la profession médicale s'unisse afin de protéger ses droits tant en apportant son concours à l\u2019élaboration de lois dites sociales destinées à secourir surtout les indigents ou les nécessiteux.i , a La Commission spéciale d'enquête nommée par le gouvernement recevra sans doute nos suggestions avec empressement pourvu que l'opinion médicale soit unanime sur les points principaux.Encore une fois, le Congrès d'Ottawa mérite les encouragements de tous les médecins.Il y sera question aussi, du Congrès de 1934 à Québec.Il s\u2019agit de décider si nous allons inviter l'Association des Médecins de langue française (de France) de tenir son prochain Congrès à Québec.L'idée en est lancée; nous croyons dans l'opportunité et le succès d'une telle entreprise surtout avec l\u2019appui du Gouvernement.Notre Association devrait appuyer l'A.D.R.M.et son président M.Dubé dont les activités dans ce sens sont aussi généreuses que profitables.Voilà donc un programme intéressant qui devrait attirer tous nos médecins, nous les y invitons.Albert LeSAGE. NOUVELLES ASSOCIATION DES MEDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DE L\u2019AMERIQUE DU NORD XIIe Congrès Ottawa-Hull, 6 - 7-8 septembre 1932 Adresse: Casier postal 833, Ottawa Le ler août 1932.Monsieur et très honoré confrère, Nos circulaires antérieures et les journaux vous ont déjà appris que le NIIe Congrès de notre Association s\u2019ouvrira dans quelques semaines.L\u2019importance des questions mises à l\u2019étude et la grande valeur des savants inscrits à ce programme seraient déjà des raisons suffisantes pour que tous les médecins conscients de leur devoir professionnel et désireux de se tenir au courant des méthodes de traitement et des procédés opératoires les plus récents saisissent avec empressement cette occasion unique de perfectionner leur technique ou de rafraîchir leurs connaissances théoriques.Mais, à côté de ces arguments d\u2019ordre professionnel, la fierté nationale et la fidélité à notre langue et à la science françaises sont mises en jeu d\u2019une façon plus particulière cette année.Le Congrès ayant lieu à Ottawa, capitale du pays, située sur les confins de l\u2019Ontario, château-fort de la science et de l\u2019esprit anglo-saxons au Canada, nos délibérations et nos travaux seront suivis attentivement par une délégation nombreuse de nos confrères les plus distingués de langue anglaise, qui ont mis très gracieusement à la disposition du Congrès toute l\u2019organisation splendide de l\u2019Hôpital Civique d\u2019Ottawa, l\u2019un des mieux outillés et des plus modernes du continent.Ce Congrès est le vôtre, sa réussite et son succès sont entre vos mains.Le rêve audacieux de tenir en terre ontarienne un congrès de langue fran- caise, dont nos confrères anglais seront en même temps les témoins et les juges, deviendra sous peu une réalité.Cette réalité sera glorieuse dans la mesure que les membres de l\u2019Association nous donneront leur coopération par leur adhésion et leur concours.Parce qu'il sait pouvoir compter sur votre participation active et sur la solidarité de tous ses confrères, l\u2019Exécutif réitère son appel à tous ceux qui n\u2019ont pas encore donné leur adhésion et les prie instamment de remplir la formule de chèque ci-jointe et de l\u2019adresser à son trésorier.Cependant, si la question pécuniaire a son importance, elle n\u2019est pas la plus grande, nous voulons surtout votre présence à Ottawa et votre participation active au Congrès.Nous lançons encore une fois le cri de ralliement: Ottawa-Hull et le XIIe Congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue française de l\u2019Amérique du Nord.LE COMITE EXECUTIF. 1038 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Renseignements généraux SIEGE DU CONGRES Le Comité Exécutif a réservé les salles du Château Laurier pour toutes les activités scientifiques et sociales du Congrès.SECRETARIAT Le Secrétariat aura son bureau dans la grande salle de bal du Château Laurier, qui servira en même temps de salle d\u2019exposition des produits pharmaceutiques et des appareils médicaux et chirurgicaux.Dès leur arrivée, les Congressistes voudront bien s'inscrire, ainsi que les membres de leur famille qui les accompagnent.Des personnes compétentes se tiendront en permanence au Secrétariat pour répondre à toutes les demandes de renseignements.Au moment de leur inscription, il sera remis aux Congressistes une pochette contenant leur insigne, un collant portant la Croix verte et qui servira de marque d\u2019identification pour leur voiture, le programme-souvenir du Congrès et divers autres renseignements utiles.COMITE DES DAMES Un Comité s\u2019oceupera spécialement des Dames accompagnant les Congressistes et inscrites régulièrement.Des réceptions, des visites au Parlement, aux Archives et aux autres endroits pouvant particulièrement intéresser les dames seront organisées.Tous les renseignements à ce sujet seront fournis au Secrétariat.EXPOSITIONS Dans la salle de bal du Château Laurier, il y aura une exposition de produits pharmaceutiques et d\u2019instruments et d\u2019appareils médicaux et chirurgicaux des plus intéressantes.Aux Archives Canadiennes, le docteur Léo Pariseau exposera sa magnifique collection de livres anciens et d\u2019ouvrages sur l\u2019histoire de la médecine à travers les âges.On ne devra pas oublier la visite de cette superbe exposition et du véritable musée que sont les Archives canadiennes.FILMS Le Comité exécutif s\u2019est procuré toute une série de films cinématographiques parlants sur des sujets médicaux, para-médicaux et panoramiques qui seront déroulés à plusieurs reprises durant le Congrès.AMUSEMENTS Le Comité exécutif s\u2019est entendu avec plusieurs clubs de golf situés à proximité d\u2019Ottawa qui admettront les Congressistes, moyennant la contribution ordinaire, sur présentation de la carte de membre de notre association.Concert, visites intéressantes, banquet. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1089 PRIX REDUITS SUR LES CHEMINS DE FERA l'occasion du Congrès, les Compagnies de transport ont consenti un rabais sur le prix de passage de retour.Pour bénéficier de cette réduction, il faut payer le prix complet du billet d\u2019aller et se munir d\u2019un certificat de congrès (Convention Certificate) qui sera fourni par l\u2019agent au point de départ.Le certificat devra ensuite être présenté au Secrétariat du Congrès où un représentant des Compagnies de transport l\u2019endossera, permettant ainsi d'obtenir le taux réduit pour le retour.AUTOMOBILES Nos visiteurs, ayant leur voiture, pourront obtenir une marque d\u2019identification au Secrétariat, ce qui leur donnera droit à des privilèges \u2018spéciaux quant au stationnement et à une plus grande considération de la part des Agents du Trafic.Le GARAGE CENTRAL (M.Landreville, propriétaire), 85, rue Slater, à cinq minutes de marche du Château Laurier, a consenti un prix de faveur de 75e.par jour pour le remisage des voitures des Congressistes.PRINCIPAUX HOTELS PLAN EUROPEEN Chambre simple Chambre double Sans Avec Sans Avec « bain bain bain bain Ottawa Chateau Laurier (prix minimum) .$3.00 $4.50 $5.00 $7.00 Alexandra .8250 $3.00 $4.50 $5.50 King Edward .$200 $3.00 $3.00 $4.00 Hull Chez Henri .$200 $250 $3.50 $5.00 Standish Hall .$3.00 $3.50 $4.00 $5.00 Windsor .1.14 44 2 1 .$2.00 $3.00 $3.50 $5.00 IL EST DE LA PLUS HAUTE IMPORTANCE QUE LES ADHESIONS NOUS PARVIENNENT LE PLUS TOT POSSIBLE, AFIN DE NOUS PERMETTRE DE PROCURER AUX CONGRESSISTES LE MAXIMUM D\u2019AVANTAGES TANT POUR LEUR VOYAGE QUE POUR LEUR SEJOUR A OTTAWA.Programme définitif LUNDI SOIR, 5 Septembre.Inscription au Château Laurier.Visite de l'exposition d'appareils médicaux et de produits pharmaceutiques.Distribution des cartes pour les cliniques et les séances opératoires aux hôpitaux. 1030 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA MARDI, 6 Septembre.9 heures 2 11 h.A.M.Inscription au Château Laurier.Expositions: appareils médicaux et produits pharmaceuti,ues, au Châtean Laurier; section historique de l'Association, aux Archives.Distribution des cartes pour cliniques et séances opératoires.Cliniques opératoires et médicales aux hôpitaux: HOPITAL GENERAL: Cimique urologique par le docteur Maurice CHEVASSU, assisté par les due teurs Eugène GAULIN, Oscar MERCIER, William HUTCHINSON 11 h.A.M.AÆ-semblée du Conseil de l\u2019Association au Château Laurier.12 h.30 P.M.Déjeuner offert par la ville d'Ottawa, au Château Laurier.2 h.P.M.Ouverture solennelle du NlIe Congiès en séa:co plénière par le Très Iono- 1ab'e Premier Ministre du Canaca.Discours du Présidert.M.le docteur KR.FE.VALIN.Discours par le doyen de la profession médicale d'Ottawa, M.le dostenr Rodolphe CHEVRIER.M.le docteur Antonin CLERC, professeur à la Faculté de Médecine de Pari-, représentant officiel du gouvernement de France au Congrès: Formes cliniques de l\u2019infarctus myocardique.M.le docteur Georges BARIL, professeur à l\u2019Université de Montréal, médecin à l\u2019Hôtel-Dieu: Causes d\u2019erreurs dans la recherche du sucre urinaire.M.le docteur Albert CHARLEBOIS, pédiatre de l'Hôpital Général d\u2019Ottawa : Observations personnelles sur 200 cas de paralysie infantile.M.le docteur Robert DUCROQUET: Orthopédie corrective et curatrice des séquelles de la paralysie infantile.M.le docteur Roma AMYOT, neurologiste à l'hôpital Notre-Damè: La céphalée en neuro-psychiatrie.8 h.P.M.M.le docteur Charles VEZINA, professeur à l\u2019Université Laval de Qu\u201cbec.Des abcès pulmonaires.M.le docteur A.TETREAULT, Trois-Rivières: La pression moyenne.M.le docteur René CHARPENTIER, ancien chef de clinique à la Faculté de Médecine de Paris: Les constitutions psychopathiques (partie I).M.le docteur Albert LESAGE, professeur de la clinique médicale à l\u2019Université de Montréal et Médecin de l\u2019Hôpital Notre-Dame: Myocardite aigu\u201d, séquelle de la typhoide.M.le docteur Léo LALONDE, chirurgien à Hopital du Sacré-Coeur, Hu'l: Les Fractures en général. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1091 MERCREDI, 7 Septembre.8 h.à 10 h.AM.Cliniques opératoires et médicales aux hôpitaux: HOPITAL CIVIQUE : Clinique chirurgicale et opératoire par le docteur Gaudard D\u2019ALLAINES, chirurgien des hôpitaux de Paris, délégué de l\u2019Institut scientifique Franco-canadien, assisté par les docteurs Philippe BELANGER, C.- T.-FINK, William LEBEL, H.-P.MOFFATT, F.-P.QUINN, G.HOOPER.Clinique médicale par le professeur Antonin CLERC, assisté par les docteurs J.-H.LAPOINTE, W.-S.LYMAN, W.S.BARNHART, A.McNABB.HOPITAL GENERAL: Clinique orthopédique par le docteur Robert DUCROQUET, assisté par les docteurs J.-E.SAMSON, J.-M.MURRAY, C.-A.YOUNG, Wm.ARMSTRONG.Clinique neurologique par le docteur CHARPENTIER, assisté par les docteurs Jean SAUCIER, Roma AMYOT, Edgar LANGLOIS.10 h.A.M.Séance plénière.\u2014 Château Laurier.M.le docteur L.-P.MANTHA, médecin de l'Hôpital Général d'Ottawa, et chargé du service de Physiothérapie: Diagnostic différentiel entre le Coma diabétique et une réaction aiguë d\u2019hypoglycémie insulinique.M.le docteur Gaudard D\u2019ALLAINES, chirurgien des Hôpitaux de Paris, conférencier de l\u2019Institut scientifique Franco-Canadien: Indications et résultats de l\u2019hystérectomie conservatrice.M.le docteur Benjamin BOURGEOIS, chirurgien en chef de l\u2019Hôpital No- tre-Dame: A propos d\u2019appendicite chronique.M.le docteur J.-L.LAMY, chirurgien de l\u2019Hôpital Gnénéral d\u2019Ottawa: La Rachi-Anesthésie.M.le docteur Eugène GAULIN, chef du service d\u2019Urologie à l\u2019Hôpital Général d\u2019Ottawa: Observation personnelle de 100 prostatectomies.12 h.30 P.M.Déjeuner au Standish Hall, Hull, sous les auspices de l\u2019Association Médicale de la province de Québec et de l\u2019Association des Médecins de Langue Française.2 h.P.M.Séance plénière au Château Laurier.M.le docteur Stephen LANGEVIN, chef du service d\u2019obstétrique à la maternité de Montréal, professeur d\u2019obstétrique à l\u2019Université de Montréal: Les Hémorragies de la Délivrance. 1092 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA M.le docteur E.ARCHIBALD, professeur de chirurgie à l\u2019Université McGill, Montréal, chirurgien en chef de l'Hôpital Royal Victoria: Les Complications pulmonaires post-opératoires.M.le docteur Joseph VAILLANCOURT, professeur d\u2019oto-rhino-laryngologie à l\u2019Université Laval: Les Céphalées d\u2019origine nasale.M.le docteur E.PERRAS, radiologiste et chef du département de physiothérapie à l\u2019hôpital du Sacré-Coeur, Hull: La Cholécystographie.M.le docteur Maurice CHEVASSU, Urologiste de l\u2019hôpital Cochin: Diagnostic des pyuries.M.le docteur J.-C.WOODS, chirurgien de l\u2019Hôpital Général d'Ottawa: Les Occlusions intestinales.M.le docteur Charles SIMARD, assistant anatomo-pathologiste à l\u2019Hôpital Notre-Dame: Etude anatomo-pathologique post-opératoire de 500 appendices.Visite de l\u2019exposition d'appareils et de produits pharmaceutiques, films cinématographiques parlants.2 h.P.MA T\u2019hotel Standish Hall, a Hull.Réunion annuelle de l\u2019Association Médicale de la province de Québec, sous la présidence de M.le docteur J.-R.BELISLE, Hull.Conférenciers : M.le docteur René CHARPENTIER: Les constitutions psychopatiques (partie IT).M, le docteur E.GABY, de l\u2019Université de Toronto: Burns in general including Electrical Burns.M.le docteur R.PEPIN, professeur agrégé de l\u2019Université de Montréal, médecin de l\u2019Hôtel-Dieu: Les maladies de la nutrition.Rapport du Comité sur l\u2019Etude des Assurances Sociales: MM.A.T.Bazin, Albert LeSage.Représentation cinématographique de films parlants et silencieux.8 h.P.M.Assemblée plénière.M.le docteur Oscar MERCIER, professeur agrégé à la Faculté de médecine de l\u2019Université de Montréal, chef du service d'urologie à l\u2019Hôtel-Dieu: Les caculs de l\u2019urétère: considérations sur les cas traités dans le service d\u2019urologie de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, de 1927 à 1932.M.le docteur A.LAQUERRIERE, radiologiste à l\u2019Hôpital Notre-Dame de Montréal: Discussion de quelques méthodes de la radiothérapie (paralysie infantile, troubles circulatoires, périviscérites.) M.le professeur Antonin CLERC: Diagnostic et sémiologie des tachycardies.M.le docteur C.DAGNEAU, professeur de l\u2019Université Laval, Québec: Les Thoracoplasties dans le traitement de la tuberculose.M.le docteur Ernest PLANTE, oto-rhino-laryngologiste, de Sherbrooke, ancien assistant de Chevalier JACKSON: Application de la bronchoscopie aux maladies infectieuses des poumons. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1093 JEUDI, 8 Septembre.8 h.à 10 h.A.M.Cliniques opératoires et médicales aux hôpitaux.HOPITAL CIVIQUE: Clinique urologique par le docteur Maurice CHEVASSU, assisté par les docteurs Eugène GAULIN, Oscar MERCIER, William HUTCHINSON.Clinique orthopédique par le docteur Robert DUCROQUET, assisté par les docteurs J.-E.SAMSON, J.-M.MURRAY, C.-A.YOUNG, Wm.ARMSTRONG.HOPITAL GENERAL: Clinique chirurgicale et opératoire par le docteur Gaudard D'ALLAINES, assisté par les docteurs J.-L.LAMY, J.-C.WOODS, J.-E.DeHAITRE.Clinique médicale par le professeur Antonin CLERC, assisté par les docteurs J.-H.LAPOINTE, L.MANTHA, H.PILON.10 h.AM.Séance plénière au Château Laurier.M.le docteur François DEMARTIGNY, chirurgien en chef de l\u2019hôpital Sainte- Jeanne d\u2019Arc: Des indications de l\u2019hystérectomie vaginale.M.le docteur W.VIGNAL, médecin électro-radiologiste des hôpitaux de Paris, chef du service d\u2019électro-radiologie de l'Hôpital St-Lue, Montréal: Diagnostic radiologique des affections du duodénum.(En collaboration avec le docteur Grondin).M.le docteur P.-Z.RHEAUME, professeur de chirurgie opératoire à l\u2019Université de Montréal, directeur médical et chirurgien en chef de l\u2019Hôpital St-Luc: Diagnostic et traitement des affections chirurgicales de l\u2019estomac et du duodénum.M.le docteur A.MARIN, chef du service de dermatologie à l\u2019Hôpital Notre- Dame: Les Epithéliomas cutanés.12 h.30 P.M.Déjeuner au Chateau Laurier.2 h.P.M.M.le docteur Réal DORE, chirurgien de 1\u2019'Hopital Notre-Dame: Les Goitres.M.le docteur H.LACHARITE, radiologiste: La radiothérapie du goitre.M.le docteur Edouard TETREAULT, médecin cardiologiste de l\u2019Hôtel-Dieu : Diagnostic positif et différentiel des algies cardiaques.M le docteur Robert DUCROQUET: La Luxation congénitale de la hanche.M.le docteur Eugène ST-JACQUES, chirurgien de l\u2019Hôtel-Dieu, Montréal: Le traitement de la gastroptose par la gastro-suspension de Lambert et ses résultats.M.le docteur Léon GERIN-LAJOIE: Les données physiologiques et thérapeutiques sur l\u2019hormone ovarienne dans la ménopause post-opératoire.M.le docteur Gaudard D\u2019ALLAINES: Appendicite pelvienne: diagnostic et traitement.M.le docteur Maurice CHEVASSU: Les infections urinaires à colibacilles.Assemblée générale de l\u2019Association et élection des officiers.8 h.30 P.M.Banquet au Château Laurier, suivi d\u2019un bal dans la salle des Totems Indiens. 1094 ILJUNION MEDICALE DU CANADA AVIS La division des maladies vénériennes du Service Provincial d\u2019Hygiène, 515 rue St-Gabriel, Montréal, continuera de fournir aux dispensaires anti- vénériens des hôpitaux de la province, les médicaments pour le traitement des indigents.Le Laboratoire Provincial, 89, rue Notre-Dame est, Montréal, est toujours à la disposition gratuite des institutions et de tous les médecins de la province.Sur demande, l\u2019on peut s\u2019y procurer gratuitement les né- Cessaires voulus pour l\u2019envoi des échantillons au laboratoire.Le rapport des examens et analyses est envoyé sans délai aux institutions, dispensaires et médecins.COURS DE PERFECTIONNEMENT A L\u2019HOPITAL ST-LUC Radio-diagnostic clinique médico-chirurgical Le Professeur Rhéaume nous communique le programme suivant en nous priant de le publier.Le docteur William Vignal médecin Electro Radiologiste des Hôpitaux de Paris, chef du service d\u2019Flectro-radiologie de l\u2019Hôpital St-Luc, et le docteur Roméo Grondin radiologiste-adjoint, commenceront le mercredi 14 septembre, à 4 heures 30 p.m.dans la radiothèque de l\u2019Hôpital St-Lue, et continueront les lundis, mercredis et vendredis suivants à la même heure, une série de lecons consacrées à l\u2019exposé des notions indispensables de radiodiagnostic clinique médico-chirurgical et d\u2019interprétation des clichés.Programme des leçons.Le 14 septembre \u2014 L'image radiologique, sa production.Comment on doit demander un examen radiologique, Notion générale d\u2019interprétation du squelette.Le 16 septembre \u2014 os et articulations Le 19 septembre \u2014 os et articulations Le 21 septembre \u2014 Appareil digestif Le 23 septembre \u2014 Appareil digestif Le 26 septembre \u2014 Appareil digestif Le 28 septembre \u2014 Foie, voie biliaire Le 30 septembre \u2014 Appareil respiratoire Le 3 octobre \u2014 Appareil respiratoire Le 5 octobre \u2014 Coeur et vaisseaux Le 7 octobre \u2014 Appareil urinaire Le 10 octobre \u2014 Appareil urinaire.Ces leçons seront accompagnées de présentations de clichés au négastos- cope et de projections.Les auditeurs seront à la suite de chacune d'elles exercés individuellement à l\u2019interprétation des radiogrammes.A cet enseignement destiné aux internes de l\u2019Hôpital St-Luc, les médecins désireux de perfectionner leurs notions pratiques d\u2019interprétations des images et des examens radiologiques sont cordialement invités. TABLE ALPHABFTIQUE DES ANNONCES Abbott Laboratories Ltd, (Haliver Oil) .Anglo-French Drug Cie.(Le Laboratoire du Bactériophage) .Ayerst, McKenna & Harrison, Limited, « «Caletum + 5 Bailly, A., Spécialités, .Boulet R.& Brault Jules, (Maladies « des yeux, ete.) Breitenbach Co., M.J., (Gudc\u2019s Peplo-Mangan) .Bristol-Myers Co., (Sal Hepatica) .Canada Drug Company, (Paveral) .Canada Pond Tampon Co., (Les Tampons Pond) .Cardinaux.Paul, (Gaiffe, Gallot & Pilon et Ropiquet Hazard & Roycourt).Diatliermie, Begans Y.Electrologie .Casgrain & Charbonneau !.tAa.( /ormocrine \u201cF\u201d-C.& C.), (Ovacrine C.& C.) .: Chapman Ltée, La Cie J.H., (In nstruments de Chirurgie) \u201cCiba\u201d).\u2026 (Antiphlogistine ) Ciba, Compagnie Limitée, (La Nupercaïne Denver Chemical Manufacturing Co., de Passillé, H.B., (Bronchodermine) .de Passillé, H.B., (Charbon Tassot) .de Passillé, H.B., (Sirop Guilliermond) .Co de Passillé, H.B., (\u201cYse\u201d) .oo.de Passillé, H.B., (Ludin) .de Passillé, H.B., (Seroma Rey) .Dow, ( Le Tonique idéal) .2112 12 44 44 24 240 Duckett J.A., (Orthopédie) .Eddé, J., Limitée, (Proveinase Midy) Eddé, J., Limitée, (Zodogénol Pépin) .Eddé, J., Limitée, (Hémostyl) .Eddé, J., Limitée, (Fpilepsie) .XII XXII NLVL XVIII L I XXIV [ XLVIII XI XVI XXIV VIT IX XXVTIIT XXVIII XXVIII XXVIIL NNXIIE NNXIIF NXVI XLIV IV XIX XXIX NXNII 1096 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Eddé, J., Limitée, (Bismuthoidol) .XXXIV Eddé, J., Limitée, (Ocreine Gremy) .XXXVI Eddé, J., Limitée, (Strychnal Longuet) .XXXVI Eddé, J., Limitée, (Vulcase Brisson) .XXXVI Eddé, J., Limitée, (\u201cLadio-Magnésium™) .XLIX Eddé, J., Limitée, (Iodone Robin) .LI Frosst, Charles E.& Co.(Urosine) Deuxième page intérieure de la couverture.Gatine, Fernand, (Wusseur Expert) .XLII Harris, J.A., (Pepione iodée Lery) .III Harris, J.A., (Tussiva) .Ce ee ee ee ee ee ee 4e LVIII Harris, J.A., (IIypocar ding) | Ce ee ee ee eee LVIII Herdt & Charton, Inc, (( olivnclydun) Ce NLL Herd: & Charton, Inc., ( V'halussol) 1.11 12 22 224 NLI Herdt & Charton, Inc, (Serodausse) .XLIX Herdt & Charton, Inc., (Peplalmine) .LI Hoffmann-La Roche Limitée, (Z'onikum Roche\u201d).XIII Horner, Frank W., Limitée, (Maltlevol) .LVII Imperial Tobacco Co.of Canada, (Swecel Cuporal) .XLITI John Wyeth & Brother,Inc., .TH Joubert, J.J., Limitée, (Santéine) .1V Jouot, C., (Punsuline Fornet .XXIV Laboratoire du Biemeo!, (Bismol) .VI Laboratoires Poulenc Frères du Canada, Ltée, (.\\Vovaurseno- zenzol Billon) .44 21 44 LA LL 2 0 Mlli Laboratoires Rhemda, (Radio-Magnésium™) .XLIX La Cie Canadienne des Agences Modernes, (Les Lithinés du Dr Gustin) .24 .I.La Cie Canadienne des Agences Modernes, (Maynésie du Dr Gustin) .21 44 24 24 La 24 Le ue L Lejeune, A, (Laboratoire)- (Indhameline Lejeune) .LIT Listers Limited, (Listers) .[I Lyman Agencies, Limited, (Pineoleum) .XXXII Merck & Co.Limited, (Pyridium) .LIIT Millet, Roux & Lafon, Ltée, (lodaseptine) .XXX Millet, Roux & Lafon, Ltée, (Septicemine) .XXX L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1097 Millet, Roux & Lafon, Ltée, (Codoforme Bottu) .XLVII Millet, Roux & Lafon, Ltée, (Archemapectol) .XLVIIL Millet, Roux & Lafon, Ltée, (Digibaine) .cee XLVII Millet, Roux & Lafon, Ltée, (Solucamphre Delalande) XLVII Millet, Roux & Lafon, Ltée, (Opocalcium) .LII Ouimet J.Alfred, (Vittel) .II Parke, Davis & Cie, (Haliver Oil) Quatrième page de la couverture.Rougier Fréres, (Hepathemo) .XVII Rougier Frères, (Spectrol) .XXI Rougier Frères, (Ouabaïne Arnaud) .XX1 Rougier Fréres, (Lortocarbol) .XXIII Rougier Freres, (le \u201cLaurtogil\u201d) .XXV Rougier Frères, (Ramt) .1 XXVI Rougier Frères, (Riodine) .XXVII Rougier Fréres, (Néo-Riodine) .XXVII Rougier Frères, (Hémoglobine Deschiens) .XXXI Rougier Frères, (Carnine Lefrancq) .XXXIV Rougier Frères, (Dragées Gelineau) .XXXV Rougier Frères, (Le Sirop Gelineau) .XXXV Rougier Frères, (Elixir Ducro) .Cee La a ce.XXXV Rougier Frères, (Chloral Bromure à du Dr Dubois) .XXXV Rougier Frères, (Quinoïd) .XXXV Rougier Fréres, (Seidlitz Chanteaud) .XLI Rougier Frères, (Stenol Chanteaud) .XLI Rougier Fréres, (Ureol Chanteaud) .X11 Rougier Frères, (Sulphydral Chanteaud) .XLI Rougier Fréres, .( Granules Antinausiques Chanteaud) .XII Rougier Frères, (Sirop Famel) .XLIV Rougier Fréres, (Uraseptine Rogier) .XLV Rougier Frères, (Lactolaxine Fydau) .XLV Rougier Frères, (Nitium Buisson) .LIV Rougier Frères, (Névrosthenine Freyssinge) .LIV Rougier Fréres, (Clloramine Freyssinge) .LIV Rougier Frères, (Capsules Dartots) .LIV 1098 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Rougier Frères, (Iodalose Galbrun) .LVII Rougier Frères, (Prosthénase) .22 12 .LVII Sanatorium de Blois .VIII Sanatorium du Lac Edoward .x Sanatorium Prévest .LL LL LL LL XIV Sanatorium Prévost .1 21 21 LL La La La La LA XV Schering (Canada), Ltd., (1 eramon) .Vv Sorignet, Aug., (Iodure de Caféine) .XXX Sorignet, Aug., (L\u2019cau précieuse) .XXX Wander, A., Limited, (Ovalline) .XX BUREAU DE MEDECIN A LOUER Bureau à louer à des conditions avantageuses.S\u2019adresser au Dr.R.Doré, 320, Carré St.Louis.Lancaster 9698. L'Union Médicale du Canada Fondée en 1872 Comité de Direction MM.Benoit, Boucher (R.), Boulet, Bousquet, Bourgeois, Bru- neau, Comtois, DeCotret, Desloges, Dubé, Gérin-Lajoie (Léon), Harwood, Leduc, LeSage, Marien, Marin (Albé- ric), Marion (D.), Masson (D)., Mercier, Mousseau J.A., Parizeau, Rhéaume, Roy, Saint-Jacques, Vidal.Président: J.E.Dubé; Secrétaire-trésorier: J.A.Vidal.Membre d'honneur: Professeur Pierre Masson.Comité de Rédaction MM.Amyot, Roma; Badeaux, François; Bellerose, Antonio; Bertrand, Albert; Boucher, Roméo; Brault, Jules; Com- tois, Albert; DeGuise, Albert; Desloges, Alfred; Doré, Réal; Dubé, Edmond; Dutilly, Arthème; Fauteux, Mercier: Fontaine, Rosario; Gérin-Lajoie, Léon; Lapierre, Gaston; Legrand, Emile; Letondal, Paul; Magnan, Arthur; Marin, Albéric; Marion, Donatien; Mathieu, Emile; Mercier, Oscar; Mousseau, J.Alfred; Pépin, Roméo; Rivard, Jos; Saucier, Jean; Simard, Charles; Trottier, Ernest; Vidal, J.Avila.Président: A.LeSage; Vice-président: J.A.Vidal; Secrétaire: Léon Gérin-Lajoie; Assistant-secrétaire: Donatien Marion.Prix de l\u2019abonnement pour 1932 Canada et Etats-Unis .«cc.coer coer veer veer veer ven ave oe $3.00 Etranger (pays faisant partie de I'Union Postale) .4.00 Etudiants .cee cee veer cer veer cine vous voue ouve vn00 vues seen ens 1.50 Prix du numéro .«cee cit vein tien vecu veer cee seen een 0000 0.50 Conditions de Publication L'Union Médicale du Canada paraît tous les mois par fascicules de 60 pages.Chaque numéro contient des mémoires originaux, des faits cliniques, une revue générale, un mouvement médical, des notes de pharmacologie, des analyses et des nouvelles médicales.Le Comité de Rédaction accepte des articles de tous les médecins a condition que ceux-ci n'aient pas déjà été publiés dans un autre journal.Les Mémoires Originaux ne doivent pas excéder 15 pages; les Faits Cliniques auront un maximum de 5 pages et les Revues Générales comprendront au plus 10 pages.Tout ce qui concerne la rédaction doit étre adressé franco, au rédacteur en chef, Dr Albert LeSage, 260, Square Saint-Louis, ou au secrétaire, Dr Léon Gérin-Lajoie, 1414, rue Drummond, Montréal, Téléphone: Harbour 8444.Tout ce qui concerne l'administration doit être adressé franco à M.T.Valiquette, administrateur, 3705 rue St-André, ou Boîte Postale 3026. SUITE DU SOMMAIRE SOCIETES L'Association Médicale de la Province de Québec .L.G.L.1182 IN MEMORIAM Le professeur A.A.Foucher .1191 NOUVELLES Les leçons cliniques de l\u2019Hôpital Notre-Dame .Institut Scientifique Franco-Canadien .Nominations .Rectifications, Déplacement .1192 1197 1197 1198 ANALYSES MEDECINE Valeur séméiologique des battements épigastriques de l\u2019aorte abdominale (p.1173).CHIRURGIE Les tumeurs de l\u2019intestin grêle (p.1173).Résultats éloignés du traitement chirurgical dans le cancer du sein (1174).OBSTETRIQUE Observations d\u2019infections graves en rapport avec la puerpéralité, traitées par des transfusions de sang préparé (p.1174).GYNECOLOGIE Récentes recherches sur les hormones dites sexuelles et leur production cyclique (p.1175).Les acroparesthésies de la ménopause (p.1175).PEDIATRIE La rachianesthésie chez les enfants (p.1176).Oto-rhino-laryngologie et pédiatrie (p.!177).CHIRURGIE INFANTILE ET ORTHOPEDIE Fractures de Dupuytren vicieusement consolidées (p.1178).PHTISIOLOGIE.Regards sur une statistique ancienne de phrénicectomies (p.1178).MEDECINE LEGALE Un nouveau signe précoce de la mort (p.1179).Sur un cas d\u2019intoxication par teinture de chaussures (p.1179).LABORATOIRE Effet de l\u2019ingestion d\u2019alcool sur les réactions de Bordet-Wassermann, Kahn et Hinton (p.1180).Cancer du poumon chez les mineurs de Jachymov (1181)."]
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