L'union médicale du Canada, 1 octobre 1932, Octobre
[" Tome LXI No 10 Octobre 1932 SILHOUETTE UNE PERSONNALITÉ FRANÇAISE Le Docteur de GAUDART-D\u2019ALLAINES Professeur agrégé à la Faculté de Paris.Chirurgien des hôpitaux.\u201cJen quittant Montréal, j\u2019emporte le souvenir d\u2019auditoires sympathiques qui ont rapidement dissipé l\u2019angoisse du début de mes cours car.en vous abordant, je savais la réputation des savants qui nm\u2019avaient précédé, moi, inconnu de la plupart d\u2019entre vous.Depuis, j\u2019ai senti la force des liens qui unissent nos deux Universités, et je comprends que je devrai, à l\u2019avenir \u2014 avec quel empressement! \u2014 ici ou là-bas, faire tout ce que je pourrai pour servir ces deux institutions-sœurs\u201d.C\u2019est par ces paroles empreintes de sincérité, et pour répondre à l\u2019éloquent adieu de M.le Dr St-Jacques, que le docteur de Gaudart d\u2019Allaines, conférencier de l\u2019Institut scientifique Franco-Canadien, nous quittait pour rentrer à Paris après nous avoir donné des cliniques et des cours très suivis et savamment construits.De taille moyenne et élégante, le teint chaud, l\u2019æil noir, doux, bienveillant, presque méditatif à certains moments, le sourire discret, le verbe haut et facile orné d\u2019un vocabulaire riche et souvent imagé, un débit simple mais plein de surprises, un geste sobre et mesuré, il va, dans une attitude dénuée de toute ostentation, vers son nouvel auditoire comme vers un ami très cher a qui on veut faire bon accueil ou rendre un service en attendant l\u2019heure des confidences.Malgré sa vaste érudition et sa grande expérience acquise auprès des maîtres les plus réputés de Paris dont il fut, durant plusieurs années, l\u2019interne et le chef de clinique.il ose à peine s\u2019en parer avant d\u2019exprimer une opinion malgré la sûreté de son diagnostic, qu\u2019il pose avee une maîtrise impressionnante.Sa technique, précise, simple et rapide, lu! permet d\u2019accomplir sans risques les opérations les plus difficiles, Na main.longue, fine, = = 7 5 7 5 Sh a 7 a 2; a 2: £4 2% 2 0 F vs 3 ZZ 5 7% 2 EE A Lu A = cs es 5 or J: 3 0% ce 52 i A CE > 2 Æ & GE 5 > 2 # BF.5 A Es = x st ZA 2 = Docteur de Gaudart d\u2019Allaines. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1101 aristocratique, devient l\u2019instrument docile d\u2019un esprit clair, aimable, ingénieux.Elle s\u2019insinue sans heurt dans les mailles épaiss:es des tissus inflammés; elle saisit avec douceur les organes qui souffrent ou qui fuient, en les réparant avec une grande habilité; elle les fixe, les contourne, les hypnotise et les enlève prestement avant qu\u2019une pince intempestive ait eu le temps de les mordre profondément ou de les meurtrir.Il accomplit tout cela sans précipitation ni témérité, sachant le prix d\u2019une vie, en présence des étudiants, des médecins, des professeurs qui suivent avec le plus vif intérêt, silencieusement, les péripéties du drame dans le rythme synchronisé de l\u2019acte opératoire.Ici, le malade survivra, guéri.À ces mots la joie éclate dans sa figure.Il est plus fort que la mort! Là, la maladie récidivra et l\u2019implacable destinée poursuivra son destin.Aussitôt ses traits s\u2019affaissent; un voile passe devant ses yeux, il esquisse un geste de lassitude.apres l\u2019inutile effort.quand même!.\u201cMais bientôt les heures du travail s\u2019achèvent ; les heures sociales arrivent et réclament leur tour.Notre hôte s\u2019y prête avec plaisir et bienveillance.Il n\u2019est jamais a bout.d\u2019Allaines.pardon!.Ayant beaucoup voyagé, il a beaucoup vu et retenu.Ses souvenirs sur les pays, les hommes, leurs œuvres, s\u2019enchaînent ou se déroulent dans un ordre parfait et dans un langage très séduisant, car le sourire n\u2019abandonne jamais son maître.Les heures passent, le temps oublie ses hôtes.il y a des \u201cpassants\u201d qui savent en retarder la marche.Le docteur de Gaudart d\u2019Allaines \u2014 baron, si j\u2019en crois mes yeux \u2014 est un agrégé qui fait honneur à la chirurgie française.Ses qualités d'homme du meilleur monde accompli donnent de la saveur à sa personnalité scientifique.Il ira loin.Reviendra-t-il?.Albert LeSAGE. - BULLETIN LE CONGRES MEDICAL D'OTTAWA-HULL SEPTEMBRE 1932.[est superfln, de notre part, après les témoignages unanimes de tous les médecins qui ont assisté au Congrès d'Ottawa, d'affirmer publiquement le magnifique succès de cette démonstration seientifique.Le président, M.Valin, le secrétaire, M.Lapointe, le trésorier, M.Gau- lin.et tous les membres qui ont participé activement à l'organisation de ce congrès méritent qu'on les en félicite.La splendeur de l'édifice où eurent lieu les séances et les démonstrations sociales, la beauté du site et la coquette propreté d'Ottawa entourée de ses parcs, de ses jardins, ont intéressé et charmé tous les congressistes.La belle architecture du palais du Gouvérne- ment ajoutait à la grandeur du paysage et à l'importance de nos délibérations.Ce Congrès marque une innovation, croyons-nous; nous tenons à le signaler.Jusqu'ici nous avions surtout mis à l\u2019étude certaines questions qui avaient fait l'objet de rapports très documentés dont les conclusions étaient sujettes à la discussion.Durant ce congrès, nous avons assisté surtout à une véritable polyelinique où les membres, à tour de rôle, venaient communiquer.dans des travaux suffisamment documentés, bien rédigés et souvent illustrés de transparents, des recucils de faits observés soit dans les hôpitaux, soit dans leur cabinet.Les auditoires nombreux et attentifs qui assistaient à ces séances nous ont.permis de constater un intérêt nouveau suscité non seulement par le fait ciinijue lui-même, mais par la personnalité de l'auteur, et c\u2019est avee un plaisir réel que nous avons vu défiler tour à tour les Francais de France et du Canada dans des travaux importants bien rédigés ct scientifiquement observés.Cest un progrès sensible.Nous constatons avec joie que les générations plus jeunes, qui comptent déjà un certain nombre d'années d'observation et de travail méthodique, prennent rang avec honneur parmi les aînés et qu\u2019ils soutiendront la bonne réputation de nos universités et de nos hôpitaux.Une nation jeune progresse lentement; la formation d'un esprit est le fruit non seulement de l\u2019étude mais de l'expérience et du temps.Continuons ces nobles efforts, ouvrons largement les avenues aux jeunes talents qui s\u2019affirment et nous verrons bientôt un groupe important de médecins instruits créer un mouvement qui ne se ralentira pas.Nous ne pouvons en quelques lignes analyser les travaux qui ont été lus dans les séances générales du Congrès.Nous en commencerons dès maintenant la publication en attendant la distribution officielle du rapport général.tl L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1103 Nous avons pu noter que partout, durant ce congrès, l'on tenait compte du temps, soit dans les communications scientifiques, soit dans les démons: trations sociales: pas de lecons démesurément longues ou ennuyeuses, pas de discours fastidieux remplis de lieux communs, mais des idées, des faits, quelques souvenirs et un programme substantiel.La délégation Française, dirigée par le Professeur Clerc, un savant de grande réputation et un ami sûr, a brillé partout, soit au Congrès où nous avons entendu ses leçons magistrales en cardiologie, celles de Chavassu en urologie, de d\u2019Allaines en chirurgie et de Ducroquet en orthopédie, soit dans les hôpitaux d'Otawa et de Montréal dont les journées cliniques ont été suivies avec tant d'intérêt.Notons, en passant, que le Conseil de l\u2019Association a fait un travail sérieux en vue d'établir sur des bases permanentes une Association telle que l'avait conçue le professeur Rhéaume ,président du Congrès de Montréal en 1930.Un fait mérite d'être signalé: la présence du Ministre de la santé publi- \u201cus du Canada, à l\u2019ouverture du Congrès, Le Dr.MacLaren.Nous avons cu le plaisir délicat et rare d'entendre un Ministre de la Couronne, anglais, prononcer, dans un français châtié, un discours d\u2019une rare élévation d\u2019idées où la largeur d'esprit se manifeste dans un espoir: \u201cque tous les Canadiens- anglais apprennent et comprennent le français, afin de faciliter le rapprochement entre les deux grandes races qui règnent dans ce pays.\u201d.Souhaitons que cet espoir devienne bientôt une réalité et que nos gouvernements, nos ministres et nos administrations s\u2019imprègnent de cette idée contenue dans le travail magnifique du docteur MacLaren.Enfin, nous tenons à attirer l\u2019attention de tous sur le voeu unanime de l\u2019Association des M.L.I\u2019.A.N.qu\u2019une invitation soit faite à \u201cL\u2019Association des Médecins de langue française\u201d dont le prochain Congrès aura lieu à Paris, au mois d'octobre, sous la présidence du Professeur Berancon, de tenir son prochain Congrès à Québec, conjointement avec notre Association.Cette date coïciderait avec le 400ème anniversaire de l\u2019arrivée de Jacques Cartier à Gaspé, et le 300ème anniversaire de la fondation de Trois-Rivières par Laviolette.Nous espérons que notre Association aînée acceptera cette invitation et que nous aurons l'honneur et le plaisir de lui souhaiter la bienvenue au Canada en 1934.Nous félicitons donc nos confrères d\u2019Ottawa dont l\u2019intelligence, l'activité et le gracieux accueil ont charmé tous les congressistes.Ajoutons, en terminant, l'importance de l\u2019exposition des instruments, des livres et des médicaments.Toutes les maisons importantes francaises, anglaises et canadiennes y étaient représentées, et,en parcourant les comptoirs, les médecins pouvaient recueillir les renseignements les plus précieux de la part de ces messieurs dont l\u2019'empressement égalait la parfaite urbanité.Que nos collègues d\u2019Ottawa veuillent bien accepter l\u2019expression de notre gratitude pour le magnifique résultat qu\u2019ils viennent d\u2019obtenir et qui rejaillit sur l\u2019Association et sur la profession médicale canadienne-française toute entière.Albert LeSAGE, 1104 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA EN MARGE DU XIIEME CONGRES DE L'ASSOCIATION DES MEDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DE L'AMERIQUE DU NORD.Le XIIème Congrès de l\u2019A.M.L.F.A.N., tenu les 6-7-8 septembre dernier, a remporté un succès comparable aux Congrès précédents.Siégeant en bordure des deux grandes Provinces-Soeurs, Québec et Ontario, le Congrès Ottawa-Hull avait réuni quelques centaines de Médecins, attirés par un programme d\u2019Actualité Médicales du plus haut intérêt.Les Délégués Français, Messieurs A.Clere, M.Chevassu, G.D'Allaines et R.Ducroquet surent conquérir la sympathie des Congressistes tant par le charme de leur personnalité que par l\u2019étendue de leur savoir.Il serait superflu de revenir sur le programme scientifique déjà publié.Ces trois mémorables journées se terminèrent par un magnifique banquet au Château Laurier sous la présidence du Docteur R.E.Valin.A ses côtés, on remarquait le Ministre du Canada, l\u2019Honorable Maurice Dupré, le Ministre de France au Canada, Monsieur Charles-Arsène Henry, le représentant de la Province de Québec, le Docteur J.P.Décarie, Messieurs les Délégués.À l\u2019issue de la séance du jeudi après-midi, les Membres de l\u2019Association -~ réunis en Assemblée Générale adoptèrent à l\u2019unanimité les résolutions suivantes : 1l.\u2014Proposée par le Professeur Albert LeSage (Montréal), secondée par le docteur W.Lord (Granby) : Que le siège du prochain Congrès soit à Québec en 1934.Que l\u2019Exécutif du XIIIème Congrès soit composé des Membres suivants: Président: Professeur Albert Paquet, Québec.Premier Vice-Président: Professeur L.de L.Harwood, Montréal.Deuxième Vice-Président: Docteur C.DeBlois, Trois-Rivières.Troisième Vice-Président: Docteur N.E.Chaput, Holyoke, Mass.Secrétaire du Congrès: Docteur J.Vaillancourt, Québec.Secrétaire-Archiviste: Docteur Donatien Marion, Montréal.Trésorier: Docteur Paul Garneau, Québec. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1105 2\u2014Proposée par le Professeur J.FE.Dubé (Montréal).Secondée par le Docteur J.H.Lapointe (Ottawa) : \u201cLe Conseil de l\u2019Association propose, à l\u2019Assemblée Générale, le voeu suivant: Qu\u2019une invitation officielle soit envoyée à l\u2019Associat'on des Médecins de Langue Française d\u2019Europe pour tenir son Congrès de 1934 à Québec, conjointement avec l\u2019Association des Médecins de Langue Francaise de l\u2019Amérique du Nord et qu\u2019une copie de cette résolution soit transmise à son Excellence Monsieur Charles-Arsène Henry, ministre de France au Canada en le priant de bien vouloir transmettre cette invitation au Gouvernement Français et à Monsieur le Professeur Bezancon, Président\u201d.3.\u2014Proposée par le Professeur Albert Paquet (Québec), Sccondée par le Docteur J.Vaillancourt (Québec) : \u201cConsidérant la nécessité et l'urgence d\u2019assurer à notre Association des bases solides, le Conseil suggère à l\u2019Assemblée Générale de constituer un Comité Permanent.En conséquence, l\u2019Assemblée Général donne à l\u2019Exécutif pleins pouvoirs dans l\u2019organisation de ce Comité Permanent.\u201d En terminant qu\u2019il nous soit permis de remercier les Médecins de Hull et d'Ottawa sans exception pour l\u2019accueil hospitalier qu\u2019ils ont fait aux Congressistes.Docteur Donatien MARION Secrétaire-Archiviste. MÉMOIRES CEUX QUI DIGERENT MAL Par J.E.DUBE, Professeur de clinique à l'Université de Montréal, Médecin de l'Hôtel-Dieu Parmi ceux qui digérent mal il v en a dont les troubles rel ven: d\u2019une lésion propre à l\u2019estomac, et un plus grand nombre peut-êtr ont des digestions pénibles à la suite de lésions extra-stomacales.Chez les premiers l\u2019ulcus gastrique et pyloro-duodénal et le cancer sont en cause le plus souvent, alors que chez les autres il faut songer a la lithiase biliaire ou rénale, à la constipation opiniâtre entrai- nant l\u2019abus des médicaments laxatifs, et plus souvent qu\u2019on ne le croit aux périviscérites d\u2019origine inflammatoire consécutives à la cholécystite à répétition, à l\u2019appendicite aiguë non opérée, enfin aux adhérences post-opératoires.Le traitement primitif du cancer n'est pas connu et le sera-t-il Jamais?Est-il possible de prévenir l\u2019ulcère?Certains auteurs lv croient et nous enseignent de combattre la pyorrhée et la carie dentaire dont les microbes déglutis avec les aliments ont une prédilection pour la muqueuse gastrique.Les recherches faites à ce sujet par tosenov de la clinique Mayo tendent à le prouver.La syphilis serait, pour d\u2019autres auteurs, la cause principale de l\u2019ulcère gastro-duodenal.Peut-être que l\u2019alcool.les abus médicamenteux et alimentaires etc.jouent également un certain rôle dans la genèse de cette grave maladiv.Tout cela pour dire qu\u2019il est peut-être possible de prévenir l\u2019uleus gastro-duodenal qui est beaucoup lus fréquent qu\u2019on ne le croyait autrefois.Jusqu\u2019à ce que nous soyons bien familiarisés avec la prophylaxie de l\u2019uleus hâtons-nous d\u2019apprendre sa symptomatologie eli- nique afin d\u2019en faire le diagnostic précoce et les malades s\u2019en trouveront mieux.Il existe encore trop de ces malheureux, atteints d\u2019ulcère d\u2019estomac, traités pour dyspepsie nerveuse.pour hyperchlorhydrie.etc L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1107 Si nous nous adressions plus souvent au laboratoire d\u2019analyses et peut- étre mieux encore chez le radiographe l\u2019uleus gastrique serait souvent reconnu dès son début.Te me hâte d\u2019ajouter que l\u2019examen clinique, subjectif et objectif, ne doit pas s\u2019effacer complètement devant l\u2019examen radiographique et autres, Non pas.Chez certains malades le diagnostic est vite fait par le clinicien et confirmé aussitôt par le radiographe.D\u2019un autre côté.le diagnostie radiographique est plus significatif que l\u2019examen clinique resté douteux.Mais il y en a malheureusement d\u2019autres chez qui ces deux examens restent incertains.C\u2019est surtout dans ces derniers cas que le clinicien doit prendre la direction dans la recherche du diagnostic puisqu\u2019il possède l\u2019histoire complète de son malade, et qu\u2019il lui est possible de l\u2019observer soigneusement.J\u2019ai toujours constaté qu'un diagnostic certain en radiographie abdominale confirmait Ges signes cliniques classiques, qu\u2019il s'agisse d\u2019ulcère gastrique, de cholécystite, de périviscérite ou enfin d\u2019adhérences.Ce sont les cas douteux qui demandent la collaboration du médecin.du radiographe et du chirurgien.C\u2019est même souvent ce dernier qui tranchera la question, en allant voir, chez les malades chez qui l\u2019intervention est nécessaire.Lorsque l\u2019examen clinique est incertain.comme d\u2019ailleurs l\u2019examen radiographique, que le malade très souffrant perd ses forces et qu\u2019il est voué à une mort certaine, il convient en effet de pas hésiter et de demander au chirurgien d\u2019intervenir au plus tôt.La périviscérite et les adhérences post-opératoires sont souvent mises en cause chez les malades qui viennent nous consulter pour mauvaise digestion avec ou sans douleurs abdominales.Je crois même qu\u2019il faut y songer chaque fois que l'examen clinique et la radiographie ne sont pas concluants soit en faveur du cancer, d\u2019uleus, de lithia- ve billaire, ete.Bien plus encore faut-il songer aux adhérences lorsqu'il s'agit de malades déjà opérés pour cholécystite, appendicite ou pour lésions annexielles.La radiographie est d\u2019une grande valeur dans les cas d\u2019adhérences post-opérateires.- Voici quelques observations de malades avec troubles digestifs, présentant un certain intérêt : CANCER D'ESTOMAC.Observation 1.\u2014 M.G., 34 ans, sous mes soins depuis 1920 pour trou bles dyspeptiques avec pyrosis, aérophagie et faiblesse générale, ganglions cervicaux ete.Etat général beaucoup mieux fin décembre 1920; augmentation de poids et de forces.Tout alla assez bien jusqu'en 1929 alors qu'il 1108 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA me consulta pour faiblesse générale \u2014 poids 142.\u2014 Tension artérielle 115/70 \u2014 pouls 80.Assez bon appétt.A l'examen: rien aux poumons, coeur, foie, estomac.-\u2014\u2014 Le 27 novembre 1929: un peu p:us fort, appétit meilleur, troubles digestifs, constipation.Poids 144.Tension artérielle 120/70, pouls 72.A l\u2019examen de l'abdomen douleur résion coecale.Le ler mars 1932: Poids 141; tension artérielle 110/70, pouls 80.Inappétence, digère mal, aérophagie, constipation.Le 6 avril 1932: Poids 131; tension artérielle 90/55, pouls 80.Inappétence, digère très mal, lézer pyrosis, vomissements acides assez fréquents depuis février.Depuis quelque temps vomit des aliments ingérés quatre à cinq jours auparavant.Mauvaise apparence générale, très amaigri.Fstomac dilaté contenant beaucoup de liquide.Au palper on sent comme un bourre!et à la région pyloro-duodénale.11 y avait évidemment à ce moment sténose pylorique avec rétention stomacale; résultat d'un ulcus ancien cicatrisé où à un nésplasme en évo'ution.Il entra immédiatement à l'Hôtel-Dieu pour radiographie et examen chirurgical.Opéré par le Dr.P.Z.Rhéaume après préparation.Le Dr.Rhéaume pratiqua la gastrectomie après avoir constaté la présence d'une tumeur assez considérable siégeant au pylore.Aucun gang'ion dans le voisinage.Les suites opératoires furent normales et le malade est actuellement en excellente condition; il mange un peu de tout et digère bien, il a pris douze livres de poids depuis sa sortie de l'liôpital; sa tension artérielle est de 120/80.La pièce fut examinée par M.Pierre Masson qui fit rapport qu\u2019il s'agissait d\u2019un -épithélioma.Cette observation présente un intérêt tout particulier puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un cancer d\u2019estomac chez un malade âgé de 34 ans seulement.S\u2019agit-il d\u2019un cancer greffé sur un uleus?Les troubles digestifs dont 11 se plaignait depuis plusieurs années, avec des alternatives de digestion assez bonne, plaideraient en faveur de cette hypothèse.On ne peut nier, cependant, que l\u2019avenir de ce malade soit assombri par la possibilité d\u2019une récidive locale ou dans un autre organe.Il n\u2019en est pas moins vrai que nous l\u2019avons empêché de mourir d\u2019inanition.ULCERE PYLORIQUE Observation: \u2014 M.P., âgé de 34 ans au moment où il vint me consulter pour troubles gastriques, douleurs, pyrosis et vomissements qui duraient depuis quelques mois.Amaigri et très faible ce malade avait à deux reprises vomi du sang.Il en était à sa deuxième récidive d'ulcères, précédée de plusieurs mois d\u2019accalmie.M s\u2019agissait très probablement d\u2019un ulecus an- c'en.Je conseillai l\u2019opération immédiate après une autre hématèmèse très abondante.Nous n\u2019avions pas alors la radiographie pour nous aider puis- qu'il s\u2019agit d\u2019un malade entré à l\u2019Hôtel-Dieu en 1898.Mon collègue Marien confirma le diagnostic d'uletre et pratiqua la première gastro-entérostomie faite à l\u2019Hôtel-Dieu, assisté du Dr.Rhéaume.Le malace véeut plusieurs années encore avant de mourir de ses reins. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1109 Nous vîmes vers la même époque, Marien et moi, un autre malade âgé de 35 ans qui présentait des troubles dyspeptiques graves.Très anémié et très affaibli il se plaignait assez souvent de diarrhée infecte.Le laboratoire démontra la présence de sang dans ses selles.Ce signe clinique, joint à la douleur exquise constatée par le palper au foyer pyloro-duodénal, nous permit de diagnostiquer un ulcus grave avec hémorragie.L'intervention fut refusée par le ma'ade qui mourut quelque temps après.STENOSE PYLORIQUE D\u2019ORIGINE ULCEREUSE AVEC RETENTION STOMACALE Voici quatre malades, opérés par le Dr.Bourgeois, en pleine rétention gastrique avec sténose pylorique consécutive à un ulcère.L\u2019histoire clinique de chacun de ces malades indiquait clairement qu\u2019ils avaient eu plusieurs crises gastriques antérieures assez prolongées, séparées par des périodes d\u2019assez bonne digestion.Chez les quatre, en effet, on trouvait qu\u2019ils avaient présenté la même symptomatologie clinique: mauvaise digestion avec douleur au creux épigastrique avec parfois irridiation dans le dos, pyrosis et régurgitations acides d\u2019abord, puis vomissements.Ces signes ne survenaient que quelques heures après les repas et la nuit.De l\u2019eau chaude avec bicarbonate de soude, du lait ou un biscuit les soulageait pour quelque temps.Le premier M.B., épicier, âgé de 45 ans, était très malade depuis longtemps lorsque je le fis entrer à l\u2019Hôtel-Dieu sous observation.La grande dilatation gastrique avec clapotage le matin à jeun, les vomissements alimentaires et son histoire antérieure étaient pourtant assez claire pour que son médecin cessa de le traiter avec forces médicaments impuissants à le soulager.La gastro-entérostomie le remit rapidement sur pied.Le deuxième malade, M.J., manufacturier très actif, âgé de 50 ans, était dyspeptique depuis plusieurs années avec des crises gastriques aiguës prolongées, séparées par des périodes d\u2019accalmie et de bonne digestion.Son estomac très dilaté était en pleine rétention au moment de mon examen.Un lavage d\u2019estomac le soulagea tellement qu\u2019il remit l\u2019opération à plus tard.préférant le tube stomacal tous les matins au réveil que de courir les risques d\u2019une intervention chirurgicale.Lorsqu'il se décida enfin à rentrer à l\u2019Hôtel-Dieu il était dans un tel état de faiblesse que le Dr.Bourgeois hésita quelque peu à l\u2019opérer craignant qu\u2019il ne pourrait pas supporter le choc opératoire.Tout alla bien cependant et le malade est encore vivant après plusieurs années de vie assez active.Le troisième cas, Madame T., âgée de 42 ans, souffrait, disait-on, de troubles de la ménopause avec mauvaise digestion.Toute son histoire clinique passée tournait cependant autour de son estomac et indiquait assez clairement un uleus stomacal avec récidives répétées.A l\u2019examen clinique je trouvai son estomac très dilaté et en rétention.Il se vidait à demi de temps à autre par des vomissements alimentaires.Le Dr.Bourgeois pratiqua une gastro-entérostomie avec plein succès. 1110 UNION MEDICALE DU CANADA Chez ces trois malades la radiographie confirma également le diagnostic de sténose pylorique et dilatation de l\u2019estomac.Ces malades auraient dû faire connaissance avec le chirurgien plusieurs années avant s\u2019ils avaient eu la bonne fortune de rencontrer un clinicien averti; ils auraient ainsi évité bien des souffrances et combien d\u2019ennuis.Observation 4.\u2014 Voici encore l\u2019histoire d\u2019un rétentionniste stomacal avec sténose pylorique causée par un ulcère ancien.Traité depuis assez longtemps pour dyspepsie nerveuse il avait absorbé beaucoup de médicaments sans soulagement, naturellement.M, T., autrichien, âgé de 42 ans, vint me consulter le 9 avril 1921 pour troubles digestifs, douleurs épigastriques et vomissements.Gros mangeur ct grand buveur de bière.Poids 128 \u2014 a pesé 160 déjà.Tension artérielle 140/90, pouls 68.Rien aux poumons, coeur, foie.Estomac très dilaté, liquide et clapotage, douleur au palper à gauche et au dessus de l\u2019ombilic.Mêmes symptômes douloureux avee vomissements il y a sept et neuf ans tous les automnes et tous les printemps depuis cette époque.Dernière crise il y o huit jours débutant, après un gros repas, par douleur épigastrique intense suivie de vomissements acides répétés qui durent encore au moment de mon examen.Il a perdu 32 livres depuis cinq ans et 12 livres depuis deux semaines.Une radiographie fut faite montrant un estomac dilaté indemne, rétention avec obstruction pylorique presque totale.Opéré en mai 1921 par le Dr.Bourgeois avec succes: l\u2019estomac fut trouvé dilaté avec présence au pylore de traces d'ulcère ancien.Le malade retourna à son travail quelque temps après.Je constate très souvent que les malades qui consultent pour mauvaise digestion sont examinés trop rapidement et que l\u2019on s\u2019en débarrasse le plus vite possible en prescrivant des alcalins ou autres médicaments tels que pepsine sans compter les purgatifs.On oublic presque toujours de déshabiller le patient et d\u2019examiner soigneusement son abdomen en position couchée.La recherche des foyers douloureux et le palper de l\u2019estomae et de l'intestin fait avec soin éviteraient bien des erreurs.Le diagnostic des maladies de l\u2019estomac et des autres organes de l\u2019abdomen, pour si difficile qu\u2019il soit, est encore assez facile pour le médecin qui examine bien son malade.ADHERENCES PERITONEALES POST-OPERATOIRES Un chirurgien me disait un jour qu\u2019il y aurait beaucoup moins de malades souffrant d\u2019adhérences abdominales si les chirurgiens opéraient moins souvent.Il affirmait qu\u2019il ne fallait pas, sans absolue nécessité, ouvrir le ventre de tous ceux qui se plaignent de douleurs abdominales et de mauvaise digestion.Trop souvent, disait-il, ces mêmes malades souffraient tout autant et même davantage après l\u2019intervention qui aurait dû les guérir pour toujours \u2014Et que faites-vous L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1111 de ceux qui ont tout de même été opérés et qui présentent ensuite des adhérences très douloureuses?\u2014Je les opère le moins possible puisque la plupart du temps il se formera de nouvelles adhérences après la nouvelle opération.Je n\u2019opère que dans les cas absolument nécessaires, quand les malades souffrent trop ou qu\u2019ils présentent des troubles graves gastriques ou intestinaux causés par des brides cicatricielles ou des adhérences constatées à la radiographie.Voiei quatre observations de malades dont deux opérées une première fois pour appendicite aiguë et les deux autres pour lésions annexielles.Une de ces malades fut réopérée une fois pour adhérences ct troubles gastro-intestinaux graves, et deux autres furent réopérées deux fois pour les mêmes raisons.La quatrième fut réopérée trois fois, toujours pour adhérences.Chez l\u2019une de ces malades les résultats ent été excellents et sans récidives depuis six ans.Une autre se porte assez bien depuis la dernière opération faite il y a un an.Les deux dernières ont été opérées ily a deux mois à peine.Observation 1.\u2014 Mme.T., 38 ans, opérée en 1911 à l\u2019âge de 17 ans pour douleurs dans le Lbas-ventre accompagnées de troubles digestifs et constipation; on crut à de la tuberculose péritonéale ou annexielle.On ne trouva ni épanchement ni péritonite tuberculeuse.L\u2019appendice malade et les deux ovaires polykystiques furent enlevés.Suites opératoires normales.Les douleurs abdominales du bas-ventre réapparurent quelques années après et devinrent très graves en 1923.Les crises de douleurs avec tympanisme devinrent de plus en plus fréquentes.Une radiographie montra l'existence d\u2019adhérences péri-coecales avec brides formant coudure.L\u2019intervention chirurgicale fut décidée avec d\u2019excellents résultats opératoires.Tous les symptômes disparurent et la malade prit du poids.En 1926 les douleurs abdominales réapparurent de nouveau avec constipation et crises de ballonnement.Une radiographie montra l\u2019existence de nouvelles adhérences avec cou- dures, région coecale.La malade refusa l\u2019intervention pendant plusieurs mois malgré les souffrances de plus en plus fortes accompagnées de troubles gastriques et d'amaigrissement.Ni régime ni médicaments ne purent améliorer son état.En décembre 1926 forte crise d\u2019occlusion intestinale qui décida la malade à se faire opérer de nouveau.De nouvelles adhérences furent détruites et les suites opératoires furent excellentes; elle est actuellement bien portante, jamais plus de constipation ni douleur, elle a repris 25 livres de poids et s\u2019est mariée depuis.Le Dr.P.Z.Rhéaume pratiqua les trois interventions.Observation 2.\u2014 Mlle M.B., 36 ans.cuisinière.Cette malade est sous- mes soins depuis janvier 1920 tantôt pour des rhumes, tantôt pour des troubles digestifs.En 1922 et 1923 elle commenca à se plaindre de douleurs dans la région de l\u2019appendice et de l\u2019ovaire droit qui persistèrent même après correction d'une constipation habituelle.Le 26 décembre 1923 elle fut opérée à I'Hotel-Dieu par le Dr.Marien pour appendicite et lésions tuberculeuses des annexes.Son état s\u2019améliora considérablement par la suite.De 1925 1112 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA à 1929 elle se plaignit de sa digestion, nausées, régurgitations acides de temps à autre, parfois vomissements bilieux et selles glaireuses avec fortes douleurs région coecale.En mai 1929 entre à l\u2019Hôtel-Dieu sous observation.Radiographie, signes d'adhérences région coecale.Opérée avec excellent, résultat, immédiats.En septembre 1929 \u2014 réapparition des douleurs abdominales sans troubles digestifs ni constipation.Soulagée par diathermie.Février 1930.\u2014 Troubles digestifs accompagnés de vomissements; traces de sang.Septembre 1930.\u2014 Douleurs abdominales.Janvier 1931.\u2014 Douleurs généralisées dans tout l\u2019abdomen; nouvelles adhérences probables.Septembre 1931.\u2014 Le repos et le régime alimentaire ne réussirent pas à améliorer la digestion et à calmer les douleurs abdominales.Entra a l\u2019Hôtel-Dieu en décembre sous observation.Pas améliorée par le repos absolu au lit.Vomissements fréquents et douleurs région pyloro-duodénale accompagnées de pyrosis et autres symptômes qui firent penser à la possibilité d\u2019un uleus pyloro-duodénal.La radiographie montra un estomac en état de rétention légère et déformation de la région pyloro-duodénale.L\u2019intervention chirurgicale fut acceptée par la malade et pratiquée en février 1932 par le Dr.Prud\u2019homme qui se contenta de défaire les adhérences multiples qui emprisonnaient le pylore et le duodenum et génaient leur fonctionnement conséeutif normal.Les résultats furent excellents.La malade reprit ses forces peu à peu au cours des mois suivants et elle est actuellement en assez bonne santé avec bon appétit, bonne digestion et intestins réguliers.Observation 3.\u2014 Mlle L.M, âgée de 25 ans, vint me consulter le 12 avril 1932 pour troubles digestifs avec vomissements après chaque repas.Perte de poids, faiblesse générale.Hospitalisée à l\u2019hôpital Notre-Dame en décembre 1930 pour troubles digestifs, une radiographie montra un estomac normal, se vidant bien avec colon ascendant dilaté.La malade continua à souffrir dans tout son ventre avec grande sensibilité au palper dans la région hypogastrique.Leucorrhée abondante, dysurie.En janvier 1931 une lapa- ratomie exploratrice permit de constater: un estomac normal se vidant bien.Rien au duodenum et aux voies biliaires, annexes normales, colon ascendant gros et dilaté, allongé, sans lésions précises.La malade se rétablit assez lentement et sortit de l\u2019hôpital avec digestion assez bonne et a pu reprendre ses fonctions d\u2019institutrice quelque temps après.Jusqu\u2019en février 1932 assez bonne santé et très peu de troubles digestifs, alors qu\u2019apparurent les premiers troubles digestifs qui ne tardèrent pas à s\u2019aggraver au point qu\u2019elle dut cesser son travail.À mon premier examen elle pesait 140 livres (son poids était de 162 en 1929), tension artérielle 110/70, pouls 70 reflexes bons, apparence générale encore excellente.Elle se plaignait de douleurs épigastriques avec pyrosis survenant une demi-heure après les repas accompagnées de vomissements.Les douleurs et le pyrosis n\u2019étaient pas soulagés par la prise d\u2019aliments contrairement à ce qui se passe dans l\u2019ulcère pyloro-duodenal.Le palper provoquait de la douleur dans la région coecale et l\u2019estomac.Je crus sentir au palper comme un cordon allant de l\u2019estomac à la fosse iliaque droite comme s\u2019il s\u2019agissait d\u2019une bride cicatricielle attirant l\u2019estomac en bas et à droite.La radiographie montra l\u2019estomac déplacé vers la droite et en bas, déterminant une coudure au pylore et rétention stomacale.Le Dr Paré qui opéra la malade trouva des adhérences de la grande courbure avec la L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1113 paroi abdominale au niveau de l\u2019incision pratiquée pour la laparatomie exploratrice l\u2019année précédente.Les suites opératoires furent normales, la malade est actuellement en bonne santé avec bon appétit ct digestion satisfaisante.Observation 4.\u2014 Mme I.S., 35 ans, vint me consulter en janvier 1932 pour troubles digestifs graves.Il lui était impossible de garder ses aliments et aucun régime ne pouvait l'améliorer.Elle avait élé opérée à l\u2019âge de 20 ans alors qu\u2019on lui enleva les deux ovaires.Une deuxième intervention fut faite quelques années après pour des adhérences.En 1931 séjour dans un hôpital où une troisième intervention fut décidée.L'exploration de la région de l\u2019estomac et des voies Dbiliaires permit de défaire d'autres adhérences.En somme cette malade a toujours souffert de son abdomen depuis l'âge de 20 ans, époque de la première intervention chirurgicale.Entrée à l\u2019Hôtel-Dieu en janvier 1932, elle fut soumise à un examen radiographique de l\u2019estomac et de l'intestin.L\u2019estomac paraissait attiré vers la partie inférieure de l\u2019abdomen et se vidait mal.Comme la malade ne pouva\u2018t pas manger sans avoir aussitôt des vomissements et qu\u2019elle avait perdu une dizaine de livres, l'intervention chirurgicale fut conseillée à la malade qui l\u2019accepta.Le Dr.Paré fit l\u2019incision d'une large bride cicatricielle qui faisait traction sur la grande courbure de l\u2019estomac.L'opération donna des résultats extraordinaires; les vomissements cessèrent aussitôt et après quelques jours la malade quitta l'hôpital en Lonne condition.Son état de santé est depuis resté excellent.CONCLUSIONS En terminant je conseille d\u2019étudier avee som: \u2014 l\u2019remière- ment l'histoire antérieure ct personnelle de tous les dyspeptiques en apportant une attention toute spéciale au passé gastrique.C\u2019est ainsi que l\u2019on trouve assez souvent que le malade a en au cours de sa vie une ou deux et même trois crises gastriques absolument semblables à celle qui l\u2019amène encore chez son médecin.Cette constatation est très importante lorsque ces crises gastriques sont séparées par des périodes de bonne digestion avec excellente santé et que la durée de chaque crise se prolonge à mesure qu\u2019elles se répètent, diminuant par le fait même la longueur des intervalles de calme avec bonne digestion.Ces récidives répétées peuvent avoir lieu dans l\u2019espace de deux ou trois ans, comme elles peuvent être réparties dâns l\u2019espace de dix, quinze ou vingt ans, mais elles ont toujours une grande importance dans le diagnostic d\u2019ulcère gastrique ou pyloro-duodenal.Deuxièmement : \u2014 I faut apporter beaucoup de soin dans l\u2019étude des signes cliniques, subjectifs et objectifs, constatés chez tous ceux qui digèrent mal, tels que: présence de pvrosis avec régurgitations acides et parfois vomissements, sanguins ou non, douleur au creux épigastrique avec ou sans irradiation dorsale, douleur vive avce 1114 L'UNION MÉDICALE DU CANADA sensation de \u201cfringale\u201d, le tout apparaissant de une heure à quatre heures après chaque repas et souvent la nuit.Voilà une symptomatologie qu: doit faire songer sérieusement à l\u2019ulcère gastrique, surtout si l\u2019absorption d\u2019alcalins ou d\u2019aliments tels que lait ou biscuits calment les douleurs assez rapidement et pendant un certain temps seulement.Si en plus le palper provoque dans la région gastrique ou pyloro-duodenale une douleur vive le diagnostic d'ulcère est assez généralement certain.Troisièmement: \u2014 D\u2019autres maladies telles que l\u2019appendicite, la cholécystite, le cancer peuvent simuler l\u2019ulcère d\u2019estomac.A l\u2019exa- ment l\u2019appendicite, en règle générale, donne des signes cliniques, subjectifs et objectifs, assez évidents siégeant dans la fosse iliaque droite.La cholécystite donne lieu à une douleur beaucoup plus aiguë que celle de l\u2019ulcère gastrique et pluôt localisée dans l\u2019hypocondre droit.D\u2019ailleurs ces deux maladies ne présentent pas les mêmes caractères, entre autres le moment de l\u2019apparition des douleurs en rapport avec les repas.Ni l\u2019une ni l\u2019autre de ces maladies ne présentent, comme l\u2019ulcère d\u2019estomac, des récidives antérieures ou subséquentes séparées par des périodes de digestion presque parfaite.Le cancer d'estomac est parfois difficile à différencier de l\u2019ulcère simple.Cependant l\u2019âge avancé du malade, l\u2019inappétence et le dégoût pour la viande doivent faire songer au cancer à son début avant même l\u2019apparition de la tumeur qui le fait reconnaître assez facilement.Certains névropathes présentent parfois des douleurs gastriques assez aiguës qui peuvent faire songer à l\u2019ulcère, mais une étude attentive des signes cliniques, tels qu\u2019énumérés ci-dessus, joints à l'examen radiographique permettra de faire avec plus de précision le diagnostic différentiel entre une névrose, un ulcère ou un cancer d\u2019estomac, et à éclaicir les doutes au sujet de la cholécystite et de l\u2019appendicite.Quatrièmement: \u2014 Il faut absolument soumettre chaque malade à l\u2019examen radiographique et si possible à l\u2019analyse chimique du suc gastrique et des selles afin de confirmer l\u2019examen clinique.le temps est passé où le médecin doit se contenter de son seul examen clinique dans le diagnostic des affections gastro-intestinales.Il doit consciencieusement faire bénéficier les malades qui l\u2019honorent de leur confiance des moyens modernes d\u2019examens tels que la radiographie et les analyses de laboratoire.Il doit également éviter de prolonger inutilement le traitement par le régime et la médication des malades qui digèrent mal avant de demander une consultation avec un chirurgien. A PROPOS D\u2019APPENDICITE CHRONIQUE Par B.C.BOURGEOIS, F.R.C.S.(C.) F.A.C.S., Chirurgien en chef de l'Hôpital Notre-Dame, Montréal.La question de l\u2019appendicite chronique constitue un problème sérieux qui mérite, croyons-nous, qu\u2019on le rappelle à l\u2019attention de la profession, en des circonstances comme celle qui nous réunit aujour- d\u2019hut.Certes, le problème n\u2019est pas nouveau: il a fait le sujet de polémiques acerbes depuis au delà de vingt-cinq années et il a.dans le temps, inspiré au promulgateur du traitement chirurgical de l\u2019appendicite, l\u2019illustre PROFESSEUR DIEULAFOY, son fameux article : \u201cLES BALAFRES DE PLOMBIERES\u201d.Depuis, et jusqu\u2019à ce jour, l\u2019encre a coulé à flots: l\u2019on a écrit d\u2019innombrables articles, des volumes même, qui ont conclu: les uns, trop catégoriques sans doute, à l\u2019inexistence de l\u2019appendicite chronique comme entité pathologique; les autres, peut-être trop enthousiastes, à son extrême fréquence.Ne voyons-nous pas ASCHOFF (1) déclarer que ses observations lui ont permis de constater des lésions d\u2019inflammation chronique de l\u2019appendice chez les trois-quarts des individus, âgés de plus de soixante ans, qu\u2019il a autopsiés.Entre ces positions extrêmes, nous pensons qu\u2019il y a place pour la modération.Nous sommes d\u2019avis que l\u2019existence de l'appendicrte chronique ne peut être mise en doute; il n\u2019y a pas de raisons sérieuses pour qu\u2019il en soit autrement.De plus les sentences du laboratoire et la guérison indiscutable d\u2019un grand nombre de malades, par l'appendicectomie, le prouvent assurément.Mais il est non moins évident qu\u2019elle n\u2019est pas aussi commune qu\u2019on le prétend en certains milieux et nous sentons le besoin de dénoncer l\u2019engouement de trop nombreux \u201centhousiastes\u201d qui voient de l\u2019appendicite partout et qui opèrent tous les malades qui ont.\u201cla colique\u201d.Nous avons été frappés, depuis longtemps, par le grand nombre de malades qui, tant en clientèle que dans notre service de l'HOPITAL NOTRE-DAME, consultent pour \u201cappendicite chronique\u201d; le nombre parait s\u2019en accroitre sans cesse et il y a lieu de se demander si ce pseudo-diagnostic n\u2019est pas souvent un prétexte pour orienter ailleurs des patients souvent ennuyeux à traiter et parfois difficiles à satisfaire.(1) Communication au Congrès d\u2019Ottawa-Hull. 1116 UNION MÉDICALE DU CANADA Un bon nombre de ces malades nous arrivent tout \u201cétiquetés\u201d davance et réclament l\u2019appendicectomie qu\u2019on leur a conseillée.Quelques autres nous apportent l\u2019interrogation posée par leur médecin ou par quelqu\u2019un de l\u2019entourage ct nous demandent d\u2019y répondre: Y a-t-il appendicite chronique?Faut-il enlever Pappendice?.Une troisième catégorie de ces cas, la plus désespérante, à la fois, pour le médeein comme pour le patient lui-même, c\u2019est celle des malades qui ont déjà Ctés opérés; c\u2019est la \u201ccaravane des Balafrés\u201d\u201d que DIEU- LAFOY a vu assembler, un jour, autour des \u201cSOURCES DE PLOMBIERES\u201d et qui marche depuis, à travers le monde, grossissant ses effectifs de tous ceux que l\u2019appendicectomie n\u2019a pas guéris ou.qu\u2019elle a parfois rendus malades.La première et la dernière catégorie du ces patients sont, très souvent, difficiles à conseiller: celle-là, en effet, ne consulte pas sur la nature de son mal, elle apporte une ordonnance: l\u2019appendicectomie.Très surprise que l\u2019on puisse douter de la réalité ou même de l\u2019urgence cles indications, ou, encore, que l\u2019on exige le contrôle d\u2019un diagnostic.\u201ctrop à la mode pour qu\u2019il puisse être erroné\u201d, elle ira quelquefois se fadre enlever par un chirurgien, plus convaineu ou plus complaisant.ce vilain appendice qu\u2019il y aurait pourtant souvent avantage à exoné- \u201d est tout autant palpitante de sympathie que difficile à convaincre.Trop profondément engagée dans les \u201cvoies chirurgicales\u201d pour en sortir, ayant déjà subi l\u2019appendicectomie, puis une ou deux laparatomies complémentaires, elle > rer.La catégorie des \u201cBalafrés\u2019 s\u2019obstine à compléter.le cycle et à vider complètement ce pauvre abdomen dans lequel il ne reste plus que des.adhérences ct qui.malgré tout, fait encore tant souffrir.C\u2019est vous dire que, si le problème de l\u2019appendicite chronique est difficile en lui-même, la difficulté s\u2019augmente encore de la fantaisie, souvent mal dirigée, de certains malades; las de souffrir, ils rapportent tous les maux qui les affligent à leur appendice, dont on parle tant.dans les \u201cGRANDS QUOTIDIENS\u201d.dans la SOCIETE, et quelquefois aussi chez le MEDECIN ; et ils réclament la disparition de cet organe que ni les potions ni les pilules n\u2019ont pu guérir.Il faut aux chirurgiens beaucoup de désintéressement pour refuser les cachets que ces malades consentiraient.avec reconnaissance ! À l\u2019effet de savoir quels sont les résultats éloignés de l\u2019appendicectomie chez les malades que l\u2019on croit atteints d\u2019appendicite, nous avons eu la curiosité de faire enquête chez les opérés de notre service pendant les années 1927-28-29-30. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1117 Nous devons déclarer, d\u2019abord, que nous sommes loin d\u2019opérer tous les malades qui se présentent.Au contraire, nous refusous l\u2019opération à tous ceux chez lesquels un examen sérieux n\u2019a pas entraîné notre conviction qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une appendicite probable, en éliminant les affections.génitales,.urinaires,.gastro-intestinales,.ou autres, susceptibles de donner des symptômes plus ou moins superposables à ceux déterminés par l\u2019appendice.Notre enquête a porté sur 230 malades dont 109 nous ont fait rapport.Nous avons reparti ceux-ci en quatre groupes: Groupe A: 43 opérés ont été guéris .soit 39 3% Groupe B: 15 opérés ont été très fortement soula gés mais présentent encore des ennuis intermittents .00000000 000000 soit 13.7% Groupe C: 27% opérés soulagés à des degrés divers soit 24.8% Groupe D: 24 opérés non améliorés ou aggravés soit 22% Pour donner à l\u2019appendicectomie tout le crédit que nous sommes disposé à lui accorder, nous ajoutons, à ceux qui ont été guéris (groupe A), les opérés qui ont été très notablement améliorés (groupe B) et nous arrivons à un total de 58 malades sur 109 opérés qui ont véritablement bénéficié de leur traitement, soit 53%.Ces résultats, peu satisfaisants en somme, se rapprochent sensiblement de ceux obtenus par quelques auteurs : Geo.V.LEWIS (2), sur une statistique de 100 cas, constate 33% d\u2019échecs complets et 67% de guérisons ou d\u2019améliorations.Frank Benton BLOCK (3), sur une série de 81 cas, rapporte 11% d\u2019échecs complets et 69% de guérisons.Il insiste sur la nécessité d\u2019un diagnostic par élimination et signale le fait que plus de la moitié des malades, qui entrent dans son service pour appendicite chronique, ne sont pas opérés.À quoi peut-il tenir que, chez une série de malades dont on s\u2019est appliqué à établir le diagnostic avee un soin tout particulier, l\u2019appendicectomie ait manqué d\u2019apporter la guérison dans plus de la moitié des cas?Deux raisons principales nous paraissent découler de l\u2019analyse des dossiers qui ont fait le sujet de notre enquête: la première résulte des erreurs de diagnostic, la seconde tient au fait que, très fréquemment, la lésion de l\u2019appendice fait partie d\u2019un complexe pathologique qui s\u2019étend à plusieurs organes de l\u2019abdomen.notamment l\u2019intestin.Conséquemment la disparition de cet appendice ne peut apporter de soulagement qu\u2019en raison directe du rôle que joue celui-ci dans la genèse du syndrome dont se plaignent les malades. 1115 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA En effet, malgré le soin que l\u2019on peut apporter à Pédification du diagnostic, il reste acquis que les erreurs sont fréquentes puisque, chez 26.% de nos opérés, aucune lésion, soit macroscopique soit histologique, n\u2019a été constatée.Il est intéressant de noter, toutefois, que cette absence de lésions a été rencontrée chez les trois groupes de nos malades:.38% chez les malades du groupe D,.26% chez ceux du groupe C,.22% chez les opérés qui ont guéri.Nous ne pouvons refuser une pensée reconnaissante.à la complaisance de ces 13 malades des groupes A et B qui nous ont fait confiance au - - 29 - 30 L'enquête a porté sur 230 malades opérés durant les années 1927 28 dans le service de chirurgie de l'Hopital Notre-Dame : les renseignements ont été obtenus de 109 malades.Histoire de orise aigues Etat de l'appendice Ponotions SEXE.caraoférisées par: el e 2 8 intestinale + # Ga TS \u2014a ro i 5 opens.SI RARE (Py fT à 13 8 [28 LEaEofAongfafleh Bada inhi 814 td Hd [odeaeadeides BRllEcagacigl 8 |2 BS 189 12°Roicouicoss ESS SEE S GROUPE \"A\".77 43 opérés guéris, 16 4 [29 |14ff 36 - 6|7|| 27 8 16 (27 \u2014 m1 preg 1 39.44 % K 51X/138%|67.83.7% L39% 164] 62.7% GROUPE \"BY 3 3| 3 3 j12 j3} 9 - 4ji6i/ 13 8 2 14 15 opérés très notablement améliorés.Pp 2 < lass 00 4 £ so 5|T08 4 25% (25% {25% [25% 80 60 66 %1 86.6 13.76 % F GROUPE \"gr | «| 6] 6 6 J20 |7ÿ 20} of 77] 21 26 2 | 27 opérés soulagés à'| _ des degrés divers 20% 30 |zss lass md mx 5.5.9 264] 77.75 74 8Xi268| 77.7 24.77 % _QRQUPE B11) 6 6118 j6ÿ 16 9 |3 [off 29 17 4 20 #4 opérés non soulne \u2014\u2014 \u2014 S ou aggravés 277% 8.5 5 [333 53/3 76 À 62.53 2.5% 79% 22,01 - point de guérir complètement d\u2019une lésion.matériellement inexistante.Par contre, il ne faudrait pas croire que les 24 malades du groupe D, auxquels l\u2019appendicectomie n\u2019a apporté aucune amélioration, représentent tous des erreurs de diagnostic.Bien au contraire.62% de ceux-ci avaient des lésions appendiculaires d\u2019ordre divers et le microscope a pu établir la présence de lésions histologiques indiscutables chez 38%.A ce même point de vue, l\u2019étude conjointe des groupes C et D nous montre sensiblement les mêmes proportions: 68.6% de lésions macroscopiques et 33.3% de lésions histologiques. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1119 Cette proportion considérable de lésions indéniables démontre, croyons-nous, que l\u2019échec tient toutefois moins souvent a erreur absolue du diagnostic qu\u2019à un diagnostic incomplet et que la lésion de l\u2019appendice n\u2019est alors qu\u2019un épiphénomène de ce qui existe dans les organes Voisins.Un fait confirme encore le bien-fondé de cette prétention: le docteur Pierre MASSON, professeur d\u2019anatomie pathologique à l\u2019Université de MONTREAL et pathologiste à l'Hôpital NOTRE-DAME, a mis en lumière, il y a quelques années, un type de lésions histologiques de l\u2019appendice qu\u2019il a baptisées \u201cl\u2019appendicite Neurogène\u201d et dont vous parlera, tout à l\u2019heure, notre collègue SIMARD.Or ce type histologique a été retrouvé chez 20 des malades de notre série et nous constatons qu\u2019ils se repartissent dans les trois groupes de la façon suivante: 10 malades ont guéri et 10 n\u2019ont pas guéri; de ces derniers, 7 ont été soulagés (groupe C) et 3 n\u2019ont aucunement profité de l\u2019opération.Comment expliquer des résultats aussi différents pour une même affection, vérifiée scientifiquement et soumise au même traitement ?Tout simplement par l\u2019hypothèse que, chez les opérés qui ont guéri, la lésion se limitait à l\u2019appendice, tandis que, chez les autres, elle s\u2019étendait au delà des limites de cet organe, peut-être à plusieurs segments du tube digestif, etc.Il nous paraît résulter de tout ceci, que le point important, celui autour duquel tourne toute la question de l\u2019appendicite chronique, c\u2019est la justesse du diagnostic; c\u2019est lui qui porte la responsabilité des succès comme celle des insuccès.Et cette responsabilité ne s\u2019arrête pas aux indications ou aux contre-indications de l\u2019appendicectomie ; elle S'étend, en plus, à l\u2019obligation de bien situer\u2018\u201cle Mal\u201d et de le circonscrire, pour en dresser les indications thérapeutiques, quelles qu\u2019elles puissent être.Commie il n\u2019existe pas de symptomatologie véritablement caractéristique de l\u2019appendicite chronique, ce diagnostic devra procéder par une élimination soigneuse des systèmes et organes susceptibles d\u2019être en \u201ccause\u201d.Il faudra donc éviter ces décisions hätives et faciles qui s\u2019appuient sur le seul symptôme \u201cDOULEUR et SENSIBILITE\u201d à la fosse iliaque droite et en font un signe presque pathognomonique ; les chances sont d\u2019ailleurs que ces douleurs soient occasionnées, non par l\u2019appendice, mais par l\u2019un des nombreux organes situés dans le voisinage. 1120 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA En effet, outre qu\u2019il est toujours possible de palper la fosse iliaque droite assez brutalement pour y déterminer de la sensibilité, même chez les gens en bonne santé, une foule de conditions pathologiques de l\u2019abdomen et du thorax peuvent exprimer leurs plaintes au niveau de celle-ci.Tout le monde connaît le symptôme abdominal du début de certaines affections pulmonaires, chez les enfants surtout, mais aussi chez l\u2019adulte.Nous avons souvenance d\u2019une jeune femme qui nous a présenté les signes d\u2019une appendicite aiguë: température, douleur wiaque intense, sensibilité à la palpation ; Vabsence de la \u201cdéfense musculaire\u201d et des \u201ctroubles digestifs\u201d ordinaires (vomissements, constipation, arrêt des gaz) nous fit différer l\u2019intervention.Sous l\u2019action du traitement institué pour attendre la précision du diagnostic, les signes locaux s\u2019amendèrent immédiatement pour faire place à des phénomènes thoraciques qui emportèrent la malade, de tuberculose aiguë, en l\u2019espace de quelques mois.Chez une autre malade, la thoracentèse, en évacuant un gros épanchement de la plèvre droite, fit disparaître les symptômes douloureux de la fosse iliaque pour lesquels on nous avait appelé.Il y a bien peu de vieux \u201cconstipés\u201d qui ne finissent pas par souffrir de la fosse iliaque droite.Ces individus, dont le côlon est toujours bourré, ressentent la poussée des gaz qui sont refoulés dans le cœcum où ils s'arrêtent sous tension et y déterminent ces états spasmodiques qui donnent les \u201ctumeurs fantômes\u201d, très douloureuses et se déplaçant sur le parcours du côlon.Le lavement baryté établira, la plupart du temps chez ces malades, un \u201cdolichocôlon\u201d formidable, avec très souvent une insuffisance de la valvule iléo-caecale qui permet le reflux de la baryte dans le grêle.Or WEISS, de Strasbourg, a démontré que ce reflux est douloureux et donne des coliques, la muqueuse de l\u2019intestin grèle n\u2019étant pas habituée au contact des substances, plus irritantes, qui reviennent du côlon après y avoir subi le brassage qui les a asséchées.Nous avons actuellement sous traitement un homme de 33 ans, à qui nous avons fait, il y a deux mois, une amputation du rectum pour épithélioma sténosant.Or ce malade avait subi, quatre semaines auparavant, une appendicectomie qui n\u2019avait soulagé ni sa constipation ni ses douleurs iliaques; elle avait tout au plus dispensé d\u2019une ma- nœuvre désagréable peut-étre \u201cle toucher rectal\u201d mais qui eut immédiatement fait reconnaître la lésion grave dont il importait de débarrasser le malade au plus tôt. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1121 CHIRAY, LOMON et AMY (4) ont même décrit les manifes tations douloureuses du flane droit dans le \u201cdolichocôlon gauche.Il l'ont état de lallongement et de la dilatation de \u2019anse sigmoide dans 1 genèse de douleurs qui ressemblent à celles de l\u2019appendicite.Ils y volent deux mécanismes : 1°.Douleur indirecte, due à la poussée des gaz et des matières sur le caecum.2°.Douleur directe, dans les cas où un côlon sigmoïde, très agrandi, vient se loger jusque dans la fosse iliaque droite.Quelques auteurs attachent beaucoup d\u2019importance diagnostique aux \u201cCRISES AIGUES\u201d: LAHEY, de Boston, dit en substance: Le traitement chirurgical sera presque toujours une laparatomie exploratrice, en dehors des cas où la maladie a débuté subitement chez un malade jusque-là en bonne santé; si, depuis une crise initiale assez caractéristique, il persiste des douleurs intermittentes à la fosse illaque, des poussées d\u2019exacerbation et des troubles de la digestion, l\u2019on pourra porter le diagnostic d\u2019appendicite.J.W.DOWDEN (5) croit que la \u201ccrise aiguë constitue le principal élément de diagnostic de l\u2019appendicite chronique; les symptômes, toutefois, devront présenter un certain ordre chronologique : D\u2019abord, une douleur diffuse, donnant l\u2019impression d\u2019une barre au creux épigastrique ou se manifestant aux alentours de l\u2019ombilic, puis quelques nausées ou vomissements, finalement une localisation de la douleur à la fosse illaque avec une sensibililé qui persiste pendant quelques jours.ASCHOFF ne veut pas admettre la possibilité de lésions inflammatoires chroniques qui n\u2019aient eu leur origine dans une \u201ccrise aiguë\u201d; il n\u2019infère pas, cependant, que ces poussées aiguës aient toujours été assez fortes pour éveiller la conscience du malade.J.B.DEAVER (6), au contraire, ne voit nullement la nécessité des \u201ccrises aiguës\u201d.Les phénomènes infectieux qui assaillent l\u2019intestin et l\u2019appendice au cours de la vie, lui paraissent suffisants pour v déterminer les modifications histologiques qu\u2019il a trouvées chez la plupart des gens âgés.Quoi qu\u2019il en soit de tout ceci, nous trouvons qu\u2019il y a eu des \u201ccrises aiguës dans les trois groupes de malades de notre série: 70% dans le groupe A et B; 74% dans le groupe C: 75% dans le groupe D.Conséquemment la fréquence de ces crises a été insensiblement plus 1122 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA grande chez les malades qui n\u2019ont pas guéri.Toutefois si l\u2019on s\u2019arrête à étudier les caractères des crises, l\u2019on voit qu\u2019elles ont été plus franches chez les patients du ler groupe, avec de la douleur, de la température, et des vomissements, tandis qu\u2019un bon nombre de celles, rapportées par les opérés des groupes C et D, se sont très souvent limitées aux phénomènes douloureux, dont on a vu ce qu\u2019il en fallait penser.Les \u201caffections du lube digestif\u201d (FOIE, ESTOMAC.INTESTIN) sont assez communes pour que l\u2019on n\u2019oublie pas d\u2019y penser chaque fois qu\u2019il y a lieu d\u2019établir un diagnostic d\u2019appendicite.Il existe entre ces organes et l\u2019appendice une solidarité physiologique et anatomique qui expose à la confusion et aux erreurs.Au cours de ces derniers mois, nous avons eu l\u2019occasion d\u2019enlever deux calculs de l\u2019uretère et un calcul du rein chez trois malades qui nous avaient été présentés pour appendicite chronique.L\u2019an dernier, nous avons dû faire une néphro-lithotomie gauche chez un patient que l\u2019appendicectomie n\u2019avait pas débarrassé de ses troubles digestifs ni des douleurs qu\u2019il endurait, depuis longtemps, dans l\u2019abdomen.Nous avons souvenance d\u2019une jeune fille à qui, il y a quelques années, nous avions enlevé son appendice sans résultat et qui a continué de souffrir jusqu\u2019au jour où, à la suite d\u2019une douleur plus forte, elle nous apporta le petit calcul qu\u2019elle avait uriné.Nous n\u2019oublions pas non plus ce jeune homme qu\u2019on nous amena, un soir, pour appendicite aiguë très évidente avec douleur, température, sensibilité locale et surtout défense musculaire de toute la région iliaque.Nous lui enlevâmes un appendice sain pour découvrir, apres l\u2019opération, une orchi- épididymite aiguë qu\u2019il nous avait cachée et à laquelle nous n\u2019avions pas pensé.Ces quelques faits illustrent bien le soin extrême que l\u2019on doit mettre à éliminer le système GENITO-URINAIRE.Dans les cas douteux, l\u2019examen clinique seul et les recherches de laboratoire sont insuffisants; il faut leur adjoindre la cystoscopie et la pyélographie.Que de \u201ctrouvailles\u201d, ainsi faites, expliquent des phénomènes douloureux que l\u2019appendicectomie n\u2019a jamais guéris: REINS MOBILES, PETITES HYDRONEPHROSES, CALCULS ou COUDURES DE \u2019URETERE, TUMEURS de la VESSIE, ETC.Affections souvent insoupçonnées, à signes cliniques équivoques, chez des malades qui s\u2019observent mal et dont il est difficile d\u2019obtenir un concours intelligent qui aide le diagnostic.Chez la femme et en particulier chez la jeune fille, l\u2019idée du SYS- TEME GENITAL doit se présenter à l\u2019esprit en même temps que > L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1123 celle de l\u2019appendice.Chez la plupart de ces malades, l\u2019examen local est difficile pour des raisons que vous savez; de plus la co-existence si fréquente de troubles de ce système est en harmonie avec ceux présentés par les organes du territoire sympathique qui en l\u2019occurrence n\u2019est sympathique que de nom.C\u2019est ici que la sagacité, je pourrais peut-être dire l\u2019honnêteté du médecin est mise à l\u2019épreuve.Ces jeunes femmes nerveuses, lasses de souffrir, sont des victimes faciles; elles acceptent avec joie une intervention qui sera, la plupart du temps, la première d\u2019une série de mutilations criminelles, parce que, inutiles.Je pourrais citer toute une caravane de ces mutilées; je n\u2019en veux rapporter qu\u2019un exemple pitoyable: \u201cJe revoyais, après cinq années, une fille de vingt-cinq ans à qui j'avais déconseillé l\u2019appendicectomie: (ptose abdominale totale, digestions pénibles, flatulence, constipation opiniâtre traitée par des laxatifs quotidiens, selles glaireuses et naturellement des douleurs avec prédominance à la fosse iliaque droite).Elle avait subi, dans l\u2019intervalle, trois laparatomies; tout y avait passé: l\u2019appendice, les ovaires, l\u2019utérus, on avait terminé par une gastro-entérostomie.Elle nous était envoyée pour une quatrième intervention qui devait la débarrasser de ses dernières adhérences.Notre refus de partager ses vues précipitèrent une crise de mélancolie qui obligea de l\u2019hospitaliser.Un long séjour à l\u2019hôpital avec repos au lit et régime approprié, le port d\u2019une bande abdominale, s\u2019ils ne la guérirent pas, la soulagèrent davantage que toutes les.opérations qu\u2019elle avait subies.En dehors des troubles purement fonctionnels que nous venons de signaler, les affections génitales de la femme sont toutefois, entre toutes, celles qui peuvent donner le change pour une appendicite, et il est très important de les éliminer par les moyens à notre disposition.Les KYSTES à PEDICULE TORDU, les LESIONS INFLAMMATOIRES, surtout celles de l\u2019annexe droite, les TUMEURS ENCLA- VEES, les MAL-POSITIONS avec adhérences, etc., sont des affections très communes qui demandent un tout autre traitement que celui de l\u2019appendicectomie.L\u2019EXPLORATION RADIOLOGIQUE est souvent employée pour supplémenter les données insuffisantes de la CLINIQUE.Nous avons l\u2019impression qu\u2019elle en fait malheureusement quelquefois \u201ctable rase\u201d et nous avons tendance à croire que, dans des mains insuffisamment expertes, elle peut devenir abusive et fantaisiste dans ses pré- 1124 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA tentions.Le rapport radiologique est trop souvent la seule \u201cpièce à conviction\u201d dont on se préoccupe et nous n\u2019hésitons pas à déclarer qu\u2019il s\u2019attribue une autorité que ne justifie pas la clinique et que démentent les faits opératoires.L\u2019utilité de cette exploration peut être appréciable, à la condition de lui appliquer une discipline sévère qui procède tout autant par élimination que par conclusions directes.En effet, il n\u2019existe pas, que nous sachions, de signes radiologiques absolument positifs de l\u2019appendicite chronique et c\u2019est plutôt en établissant l\u2019intégrité des organes de l\u2019abdomen et du squelette qu\u2019elle peut orienter le diagnostic vers l\u2019appendice.Son rôle de collaboratrice sera précieux, s\u2019il lui arrive de pouvoir établir: la sensibilité directe de l\u2019organe mis en évidence par la bouillie barytée, des vices de positions comme des coudures, des ombres entrecoupées qui figurent des corps étrangers, une fixité qui fait prévoir des adhérences.Ces constatations ne sont probablement pas un critérium par elles-mêmes, mais elles peuvent prendre une valeur concluante si elles s\u2019appuient sur un tableau clinique qu\u2019elles corroborent.CONCLUSIONS: L\u2019analyse à laquelle nous venons de soumettre cette série de 109 cas nous autorise, croyons-nous, à formuler les conclus:ons suivantes : 1°\u2014L\u2019appendicite chronique est une entité pathologique indéniable; la preuve en est fournie par des lésions constatées histologiquement et confirmée par des cures opératoires nombreuses.Son traitement est chirurgical.2°\u2014 Très souvent, toutefois, les lésions de l\u2019appendice ne sont qu\u2019un épiphénomène de second plan, dans un processus pathologique complexe; ceci explique les nombreux échecs de \u201cPappendicectomie\u201d et devrait commander plus souvent \u201cPABSTENTION\u201d.3°\u2014 Dans tous les cas où il y a intervention, les succès de l\u2019acte chirurgical sont conditionnés par la \u201cprécision\u201d et la \u201cplénitude\u201d du diagnostic qui, seules, peuvent en dresser les indications comme aussi la nature et l\u2019étendue.4°\u2014Le diagnostic d\u2019appendicite chronique ne repose sur aucun signe positif; les symptomes les plus ordinaires tels que: douleur iliaque, les troubles digestifs, certaines \u201cpseudo- crises\u201d aiguës sont tout aussi souvent le résultat d\u2019affections L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1125 extra-appendiculaires plus ou moins distantes.Il en résulte des difficultés qui ne peuvent être solutionnées que par l\u2019élimination minutieuse de toutes les affections susceptibles de donner le changed°\u2014Il est raisonnable de croire qu\u2019actuellement un trop grand nombre d\u2019opérations pour appendicite chronique sont pratiquées sans indications suffisantes.Ces opérations inutiles sont à regretter parce que, en dehors des séquelles qu\u2019elles laissent trop souvent, le diagnostic superficiel et hâtif, qui les autorise, dispense de recherches plus approfondies qui pourraient mettre à jour des affections graves qui commandent souvent un traitement qu\u2019il est important de ne pas différer.BIBLIOGRAPHIE FRIEDENWALD, JULIUS et MORRISON.\u2014 The clinical significance of so-called chronic appendicitis.Annals of Internal medecine.July 1931.GEO.V.LEWIS.\u2014 Chronic appendicitis.Jour.of the Arkansas med.soc., dec.1931.FRANK BENTON BLOCK.\u2014 Chronic appendicitis, a study of end resuits.Med.jour.record, nov.1931.CHIRAY, LOMON, AMY.\u2014 Les manifestations douloureuses du flane droit dans le dolichocolon gauche.Cahiers de gas.ent.nov.1931.J.W.DOWDEN \u2014 Diagnostic difficulties in chronic appendicitis.Brit.med.journal dec.1931.J.B.DEAVER \u2014 Chronic appendicitis.Am.jour.of med.sciences.june 1929, 0 RECUEIL DE FAITS CONSIDERATIONS GENERALES SUR L\u2019ASTHME ET SON TRAITEMENT PAR L\u2019ANESTHESIE GENERALE® Par Paul-René ARCHAMBAULT, Médecin des Hépitaux Saint-Luc et Notre-Dame.L\u2019asthme n\u2019est pas une maladie des voies respiratoires; l\u2019asthme est un trouble fonctionnel respiratoire d\u2019un type spécial.C\u2019est an trouble caractérisé essentiellement par un état de spasme.(1) Merklen le définit \u201cAccès soudain et transitoire de dyspnée, avec immobilisation du thorax et des poumons en inspiration.\u201d L\u2019asthme est une affection morbide caractérisée par des crises paroxystiques de dyspnée spasmodique et d\u2019oppress:on, le plus souvent accompagnées de troubles d\u2019hypersécrétion des muqueuses des voies respiratoires, crises qui reparaissent à des époques plus ou moins régulières et rapprochées, et dans l\u2019intervalle desquelles les fonctions respiratoires reprennent ordinairement leur régularité accoutumée.(2) A Mont-Dore en France, le 4 et le 5 juin dernier, se tenait le premier congrès international de l\u2019asthme.Le professeur Abrami étant un des vingt-sept rapporteurs, a présenté une étude très intéressante sur le mécanisme de la crise d\u2019asthme au point de vue clinique et expérimental.(3) Nous nous proposons donc de donner ici un résumé de cette question complexe en nous inspirant de cette savante étude.Nous terminerons en donnant quelques bons résultats obtenus chez des asthmatiques par la méthode de la chlorofor- a) Travail du service de médecine de l\u2019hôpital Saint_Luc.(1) Les Grands Syndromes respiratoires (Tome 1) par Sergent, page 48.(2) Conférences de clinique médicale pratique (5 séries), par Louis Ramond, page 202.(3) L\u2019Asthme.\u2014 Rapports présentés au premier congrès international de l\u2019Asthme.Editeurs Masson et Cie., page 43 a 59. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1127 misation, méthode dont il n\u2019est pas fait mention au chapitre du traitement.On semble s\u2019accorder aujourd\u2019hui pour dire que la crise d\u2019asthme est la conséquence d\u2019un broncho-spasme provoquant une menace d\u2019asphyxie.Ce broncho-spasme occasionne à son tour de l\u2019hypertonie causant ainsi de la dyspnée à type expiratoire.Le nerf vague contient des filets vasodilatateurs et broncho-sécré- toires et des filets broncho-constricteurs et il produit comme symp- tomes dominant de la dyspnée à type expiratoire.L\u2019expiration est pénible, bruyante et très prolongée tandis que l\u2019inspiration est brève et soufflante.Les troubles vaso-sécrétoires annoncés par des quintes de toux d\u2019abord sèche et douloureuse pour devenir rapidement grasse, surviennent au déclin de la crise.Les crachats sont d\u2019abord perlés muqueux et contiennent des cellules bronchiques et des cellules éosinophiles.A l'examen du thorax il est dilaté en tonneau, globuleux et il reste immobile malgré l\u2019effort.Une sonorité exagérée, un son tympanique sont révélés par la percussion du stéthoscope, le murmure est diminué et l\u2019expiration est très prolongée.Les râles sonores, sibilants et ronflants sont nombreux.\u201cLa crise est done une crise d\u2019excitation du vague pulmonaire avec comme pivot, le broncho-spasme.\u201d (4) La théorie du broncho-spasme comprend aujourd\u2019hui deux raisons spécifiques selon l\u2019étude récente de M.le professeur Abrami: 1) La nature broncho-spasmodique de la crise d\u2019asthme par hyperexcitation vagale.2) Une origine réflexe périphérique ou centrale ou humorale de l\u2019excitation.La physiologie expérimentale a permis de produire du broncho- spasme en excitant le vague soit par voie réflexe, soit par voie directe (excitation mécanique ou pharmacodynamique pilocarpine).D\u2019autres excitations ont produit de la dilatation en faisant usage de substances antibronchospasmodiques (atropine).Ainsi se prouve la présence de fibres inhibitrices dans ce nerf vague.Une excitation réflexe (excitation des muqueuses nasale et trachéo- bronchique, ete.) peut aussi réaliser un broncho-spasme.(4) Mécanisme de la crise d\u2019Asthme.Etude clinique et expérimentale par le prof.Abrami, tirée de l\u2019Asthme.Editeurs Masson et Cie., page 45 à 56. 1128 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Ces théories sont à la base de la conception du broncho-spasme et M.le professeur Abrami dans son récent rapport sur le \u201cMécanisme de la crise d\u2019Asthme\u201d nous explique que la physiologie expérimentale est bien en accord avec les faits observés en clinique.Le premier signe de la venue d\u2019une crise d\u2019asthme n\u2019est pas la dyspnée mais plutôt une sensation de p'énitude thoracique et abdominale qui va en augmentant.La cage thoracique s\u2019élargit dans tous les diamètres, les épaules sont remontCes, l\u2019épigastre est tendu par le diaphragme qui est en inspiration forcée par conséquent aba\u2019ssé.Radioscopique- ment les espaces intercostaux sont élargis, les côtes horizontales et les mouvements sont restreints puis la clarté des champs respiratoires est exagérée.Ainsi la crise d\u2019asthme débute par une crise d\u2019emphysème pulmonaire aigu causée par l\u2019hypertonie du groupe des muscles inspirateurs, phénomène paradoxal en apparence.Au cours d\u2019une crise d\u2019emphysème le malade peut ne ressentir qu\u2019une gêne qui variera comme durée de quinze à vingt minutes pour ne pas aller plus loin chez un asthme au début.On n\u2019entend aussi aucun râle mais des bruits prolongés.Le broncho-spasme semble être un paradoxe en observant les signes cliniques d\u2019emphysème.Il y a contracture au niveau des rameaux capillaires des bronches et c\u2019est justement ce qui forme la plus grande partie du parenchyme pulmonaire; bien entendu, il ne peut y avoir contracture au niveau des bronches rendues rigides par les cartilages.C\u2019est pourquoi le poumon en état de spasme devrait se rétracter au lieu de s\u2019amplifier.Le rapport sur le mécanisme de la crise d\u2019asthme nous fait aussi observer que le broncho-spasme initial est trop insuffisant pour produire sensiblement de l\u2019obstruction respiratoire: c\u2019est à ce moment que survient un \u2018\u201c\u2018mécanisme compensateur\u201d qui met en branle les centres inspirateurs pour dilater les organes de la respiration: \u201cc\u2019est la réponse automatique des centres inspirateurs a la menace de collapsus pulmonaire que réalise le broncho-spasme\u201d.Le début d\u2019une crise d\u2019asthme est sous la \u201cdépendance de deux processus antagonistes : l\u2019un broncho-spasmodique qui tend a rétrécir les bronches et à affaisser le poumon ; l\u2019autre d\u2019hypertonie des inspirateurs qui tend au contraire à dilater les bronches et à provoquer l\u2019emphysème.\u201d Le professeur Abrami ajoute que la dyspnée créée par l\u2019augmentation rapide du broncho-spasme emmène de l\u2019obstruction des voies bronchiques et produit la grande soif d\u2019air; c\u2019est à ce moment que l\u2019on entend des sibilances, des piaulements.Lies filets vasodilatateurs et sécrétoires du para sympathique excités, les phénomènes catarrhaux L'UNION MÉDICALE DU CANADA 1129 se produisent au niveau de la muqueuse respiratoire, et ils sont ordinairement le signe de la fin d\u2019une crise d\u2019asthme.Ces crises n\u2019ont pas toutes la même allure parce qu\u2019une excitation au niveau des filets broncho-moteurs, vasodilatateurs et sécrétoires peut bien ne toucher qu\u2019un des filets nerveux et non pas tous simultanément.Voila pourquoi on peut voir des crises d\u2019astlime sec qui se traduisent par l\u2019absence de modification respiratoire et sans expectoration.C\u2019est le contraire qui se produit dans l\u2019asthme humide qui occasionne de la toux spasmodique avec présence de nombreux râles et de nombreux crachats; mais il y a absence de dyspnée en raison du broncho-spasme qui est absent.La durée de ces crises varie beaucoup et les récidives sont nombreuses.Après cette courte analyse du rapport de M.le professeur Abrami sur le mécanisme de la crise d\u2019asthme, il nous reste à faire remarquer qu\u2019au chapitre des traitements, on ne fait aucunement mention du traitement de l\u2019asthme par l\u2019anesthésie générale.Dans le service de médecine de l\u2019hôpital Saint-Luc nous avons employé plusieurs fois cette méthode avec succès et d\u2019une façon durable.M.le professeur LeSage dans son service à l\u2019hôpital Notre-Dame nous dit l\u2019avoir employée avec d\u2019heureux résultats.Le docteur Maurice Giansi dans un récent ouvrage (5) en parle avec détail; en voici la teneure: les traitements de l\u2019asthme qui réussissent le mieux sont d\u2019ordre physique.La résection du sympathique unie ou bilatérale avec ou sans résection du ganglion étoilé, la résection du vague droit ont certes donné des résultats mais peu durables.L\u2019anesthésie générale supprime les chocs anaphylactiques en paralysant les réactions du système nerveux végétatif, or l\u2019asthme est causé par un choc anaphylactique : \u2018 ainsi le cercle vicieux par où une crise en prépare une autre est rompue et la cause déchaînante des crises étant écartée, l\u2019organisme se déshabitue et se vaccine.Quant au choix de l\u2019anesthésique, tous sont bons pourvu que l\u2019action de l\u2019anesthésie soit d\u2019ordre physique.L\u2019anesthésie poussée Jusqu\u2019à la période chirurgicale doit durer environ trois quarts d\u2019heure.Quant à nous, nous avons employé le chloroforme et la période anesthésique a durée de 20 à 30 minutes.Voici deux cas que nous avons pu suivre jusqu\u2019à maintenant.(5) Traitement de l\u2019asthme par l\u2019anesthésie générale, par le docteur Maurice Giami.Thèse de la Faculté de Médecine de Paris.(Jouve et Cie éditeurs, 1931). 1130 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Observation No.1.Melle Y.L Antécédents héréditaires: nul.\u2026 40 ans.Antécédents personnels: Congestion pulmonaire il y a 3 ans.Il y a 13 ans à la suite dun rhume contracté en automne, la malade est prise de crises dyspnéiques qui auzmentent de fréquence et d'intensité depuis ce temps.Auscultation: Tous les signes d'asthme sont présents.Analyses: Rien de particulier si ce n'est qu'une présence d'éosinophiles mais rates dans les crachats.L\u2019anesthésie au chloroform» est pratiquée et la malade nous quitte guérie après être entrée le 10 novembre 1931.Mais le 13 juin 1932 celle entre de nouveau pour une sous-muqueuse.Comme elle a eu quelquefois une très légère dypsnée sans râles importants, on l\u2019anesthésie une seconde fois ei.depuis, la malade n'a rien ressenti alors que depuis plus de dix ans elle souffra\u2018t de cette affection quotidiennement.\u2018Observation No 2 M.J.R.33 ans.Antécédents héréditaires: Rien à noter.Antécédents personnels; orcillons, varicelle.Vient à l\u2019Hôpital St-Lue pour de la dyspnée intense, en somme de vérit.t- bles crises d'asthme.La maladie remonte à plus de dix ans avec aggravation depuis que'ques années.L\u2019examen clinique révèle des sibilances dans l\u2019étendue des deux poumons.On remarque la présence d'éosinophiles dans les c¢rachats.Chloroformisa- tion de vingt minutes le 11 janvier 1932.Tie malade part guéri et il n\u2019a pas eu de crises depuis ce temps.Nous conseillons done Panesthésie générale dans tous les cas d\u2019asthme rebelle non compliqués d\u2019insuffisance cardiaque.Les bons résultats obtenus ici et ailleurs nous encouragent à tenter cette thérapeutique. L\u2019OBSTRUCTION CORONARIENNE AIGUË\u201c Par Paul MORIN de l'hôpital Saint-Luc.On confondait, il y a quelques années, dans le terme générique d\u2019angine de poitrine un syndrome dont la symptomatologie, l\u2019évolution et le pronostic en faisaient une maladie autonome: nous voulons parler de l\u2019obstruction coronarienne a\u2018guë ou encore de l\u2019infarctus du myocarde qui en est la conséquence.L\u2019obstruction d\u2019une coronaire amène une nécrose des t\u2018ssus privés de circulation et engendre des troubles divers selon l\u2019endroit et la brusquerie de l\u2019obstruction.Quatre signes fondamentaux caractérisent cette crise d\u2019obstrue- tion coronarienne: c\u2019est, d\u2019abord, la douleur d\u2019une violence terrible qui n\u2019est soulagée ni par le nitrate d\u2019amyle, ni par la trinitrine; la morphine même est peu efficace.Cette douleur dure des heures et des jours; le malade a la sensation que son thorax est broyé et il présente une angoisse extrême.Les irradiations sont diverses, mais se font particulièrement vers d\u2019abdomen : si elles s\u2019'accompagnent de nausées et de vomissements elles pourront faire croire à tort à une complication abdominale.Un autre signe important, c\u2019est le collapsus circulatoire complet: il se manifeste par l\u2019effondrement de, tensions, par la rapidité et la petitesse du pouls, par la pâleur et la cyanose du visage.La fièvre est un signe qui manque rarement; elle est due prinel- palement à la résorption des produits nécrosés et fait son apparition environ 24 heures après le début de l\u2019obstruction.La leucocytose est plus précoce et apparaît 2 heures après: elle oscille, en général, entre 15,000 et 20,000.Le frottement péricardique est un signe de grande valeur quand il existe, mais il est inconstant et demande à être recherché avec soin.Les signes secondaires de l\u2019obstruction coronarienne aiguë résultent soit de l\u2019insuffisance cardiaque par destruction des fibres myocar- diques, soit de lésions du tissu spécifique.Nous pourrons trouver dans le premier cas des modifications des bruits du cœur de l\u2019alternance, de la tachycardie, des troubles respiratoires, ete.Quant au flutter, a la fébrillation des oreillettes, au bloc auriculo-ventriculaire, ils relèvent probablement d\u2019une lésion du tissu spécifique.(1) Travail du service de médecine de lhôpita! Saint-Luc. 1132 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Le pronostic de cette affection est sombre: d\u2019après les plus récentes statistiques, plus de la moitié meurent au cours de la crise.Ceux qui la surmontent ne dépassent pas, en général, 3 ans et succombent le plus souvent à l\u2019insuffisance cardiaque progressive, parfois à une autre crise semblable, plus rarement à la rupture du cœur.Si nous analysons les tracés électriques de ces malades, nous pouvons y rencontrer les diverses sortes d\u2019arythmie, mais ce qu\u2019il y a de plus important, c\u2019est l'onde coronarienne de Pardee qui en est presque pathognomonique.Voici en quoi elle consiste: sur la branche descendante de l\u2019onde QRS se greffe un bombement formant parfois un véritable dôme qui se continue avec l\u2019onde 'T sans revenir à la ligne iso-électrique.Maintenant que nous avons fait une courte description de cette maladie, nous rapporterons un cas que nous avons rencontré ces jours derniers.Monsieur G., âgé de 44 ans, exerçant le métier de journalier, fait son entrée le 2 septembre dans le service de M.le docteur Boucher pour crise angineuse d\u2019une exrême violence, qui, à ce qu\u2019il dit, est la plus forte qu\u2019il n\u2019a jamais eue.Les médicaments sont sans action.Nous sommes en présence dun malade à visage plombé, qui est très agité et paraît très anxieux.À l\u2019auscultation du coeur, le rythme est peu accéléré et régulier, mais les bruits sont lointains et très sourds; nous n\u2019entendons ni bruit de galop, ni frottement péricardique.Nous prenons un électro-cardiogramme qui décèle surtout en lère dérivation une onde coronarienne de Pardee typique et quelques extrasystoles ventriculaires.À peine quelques minutes après la prise du tracé, le malade meurt subitement.Nous n\u2019avions pas eu le temps de faire l\u2019examen complet du malade, mais néanmoins il était suffisant pour nous faire conclure avec une quasi-cer- titude à une obstruction coronariennes aiguë, dont l\u2019onde de Pardee est un signe à peu près absolu.Nous en donnons, du reste, le tracé que nous avons recueilli. UN CAS TRES RARE DE TUMEURS KYSTIQUES SITUÉES AUX DEUX FESSES D'UN ENFANT NAISSANT\u201c\u201d Par Carlo MELILLO, Service d'obstétrique, \u2014 Hôpital Notre-Dame.Nous avons eu l\u2019occasion d\u2019observer dernièrement, dans le service d\u2019obstétrique du professeur E.A.René de Cotret, à l\u2019hôpital Notre-Dame, un cas très rare de tumeurs kystiques situées aux deux fesses d\u2019un fœtus naissant.Du côté gauche, la tumeur avait le volume d\u2019un gros citron, du côté droit, celui d\u2019une mandarine.A ma demande, monsieur le professeur de Cotret m\u2019a fortement encouragé à voir la littérature sur ce sujet, et à communiquer aux lecteurs de l\u2019Union Médicale le résultat de mes recherches, de même que les conclusions que je pourrais tirer d\u2019un cas aussi intéressant.=\u201c Quelques mots à propos des antécédents de la mère, de l\u2019histoire de la grossesse et de l\u2019accouchement.La femme, M.A., Roumaine, est âgée de 19 ans.Elle a suivi durant la grossesse le dispensaire de l'hôpital Notre-Dame, et, au terme, elle se présente pour accoucher.Rien à noter dans les antécédents héréditaires.Père : mort à 40 ans de maladie inconnue; mère : vivante, un peu souffrante d\u2019estomac; frère : 1, vivant et en bonne santé; sœurs : 2, vivantes et en bonne santé; mari : vivant, bonne santé.Dans les antécédents personnels, absolument rien à noter.La femme a eu, il y a trois ans, une autre grossesse suivie d\u2019accouchement spontané, à terme.Pas d\u2019avortement.A propos de la grossesse actuelle tout est encore normal.Dernières règles, 8 juin 1931.Quelques vomissements au commencement de la grossesse.Mouvements du fœtus à 4 mois et demi.Pas de nausées, pas de gastralgies, pas de bourdonnements d\u2019oreilles.Troubles de la vue, maux de tête absents.Pas de constipation.Pas de pertes blanches, miction normale.Enfin, rien de pathologique.A l\u2019examen clinique de la patiente, au début du travail, on trouve : nutrition générale bien conservée; pouls rythmique, régulier, 75 pulsations; tête - yeux, nez, bouche, rien de parti- eulier; cou - pas de glandes, pas de goitre, pas d\u2019hyperthyroïdisme; thorax - poumons, absolument normaux; cœur - normal, P.A.110-65; glandes mammaires et mamelons bien développés; abdomen - vergetures anciennes et récentes; utérus à l\u2019apophyse xiphoïde.(1) Clinique du professeur De Cotret. 1134 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Enfant en présentation du sommet, droite, antérieure.vivant.Membres - un peu d\u2019ædème aux jambes, pas de varices, réflexes normaux.Toucher - organes génitaux externes de secondi-pare.Périnée bien conservé.Co! utérin - effacement complet, mince, dilatation 50 sous.Poche des eaux - intacte.Présentation du sommet en droite, antérieure.Bassin normal.Examen de laboratoire : pas d\u2019albumine dans les urines.P.W.négatif. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1135 HISTOIRE DE L\u2019ACCOUCHEMENT Début du travail le 18 janvier 1932, à 6 hrs.am.et terminé le même jour à 2.30 hrs.p.m.Rupture de membranes, artificielle, après dilatation complète.Présentation du sommet en droite antérieure.Fait à noter, après le dégagement de la tête de l\u2019enfant, on a eu de la difficulté pour la sortie du corps, mais avec une traction sur la tête et une bonne compression sur l\u2019abdomen on arriva, après quelques minutes, à compléter l\u2019accouchement, et on a vu tout de suite la cause de la dystocie : une grande tuméfaction sur la fesse gauche.L\u2019enfant né en asphyxie, se ranime avec les moyens ordinaires adoptés dans ces cas : oxygène, respiration artificielle à la Sylvester, bain chaud avec stimulation d\u2019eau froide sur la poitrine.Aricune lésion se rencontre dans le placenta, le cordon même est normal.À l\u2019examen de l\u2019enfant, qui est une petite fille, on trouve un bon développement, bonne nutrition.Poids 9 lbs, 7 oz.Organes, membres : normaux.Rien à noter enfin, excepté les tumeurs déjà, nommées, lesquelles présentent les caractères suivants : Fesse gauche \u2014 INSPECTION \u2014 Tumeur qui s\u2019étend à toute la fesse et présente une forme ronde avec limites imprécises.Superficie, régulière.lisse.La peau est normale, avec quelques petits vaisseaux un peu dilatés.On note un petit angiome de la peau sur le sacrum.Pas de pulsations.PALPATION : On confirme l\u2019inspection, mais on trouve les limites bien précises, une consistance kystique, tendue.Pas de réduction avee la compression.Matité à la percussion.Rien à l\u2019auscultation.Il y a transparence à la lumière.Fesse droite \u2014 A L\u2019INSPECTION, tout semble normal, mais à la PALPATION profonde on trouve dans les muscles, près de la ligne médiane du sacrum, une petite tuméfaction, grande comme une petite orange, à limites précises, de consistance kystique.On ne peut pas trouver aucune malformation du côté de la colonne vertébrale.Examen de latoratoire.\u2014 Avec une seringue on aspire, au côté gauche, un liquide séro-sanglant (150 cc.) qui, au microscope, présentait de rares leucocytes et globules rouges.Pas d\u2019autres cellules caractéristiques.Après quelques jours la tumeur presque vidée, malgré un bandage compressif, augmente et arrive au volume primitif.La tumeur de la fesse droite ne se vidait pas avec l'aspiration faite au côté gauche.Elle était donc indépendante.A l\u2019examen radiologique, (voir figure) on a trouvé un bassin qui semblait asymétrique, comme si l\u2019aile iliaque gauche était légèrement subluxée en dedans.Rien de plus.Voilà pour la symptomatologie.Quel est le DIAGNOSTIC?DIAGNOSTIC On exclut facilement l\u2019hématome traumatique durant la grossesse, par l\u2019absence d\u2019un traumatisme, au dire de la femme; durant l\u2019accouchement, par la présentation du sommet, droite et non du siège, ras dans lequel on peut avoir un épanchement séro-sanglant par 1136 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA long travail.Ensuite la dystocie durant la sortie du corps de l\u2019en- fanl démontre que la tumeur était déjà constituée.Et encore, il ne faut pas oublier que les sacs kystiques sont deux et indépendants.et que l\u2019aspiration démontrait un liquide séro-sanglant et non du sang pur et aucun ca'llot.Il me semble difficile pour cela de pouvoir admettre un hématome traumatique.La tuberculose et la syphilis, toujours invoquées dans les diagnosties difficiles ne peuvent pas, cette fois.nous donner aucun secours, au moins.comme lésion spécifique clirecte, parce que il n\u2019y a pas absolument aucun symp- tome qui nous dirige vers ces diagnostics.Les antécédents de la patiente, les caractères des tuméfactions.les examens du laboratoir excluent une l(sion de tel genre.Peut être que la syphilis peut entrer en discussion comme une des causes des malformations congénitales auxquelles il faut penser, mais je peux anticiper que notre cas est de nature absolument différente.Du moment que le siège des tuméfactions décrites est sacro- coceygien, il est naturel de s\u2019arrêter seulement un peu au chapitre des \u2018tumeurs du sacrum\u201d, en laissant de côté, avec intention.toutes les autres tumeurs et malformations congénitales.lesquelles ne nous intéressent pas dans le cas présent.À, propos de tumeurs du sacrum, on sait que les plus fréquentes sont les tumeurs qui ont pour origine un obstacle à l\u2019union des com- Fosants des parties postérieures du tronc, comme : spina bifida avec méningocèle et toutes les variétés, ou occulta.fistules, kystes letmoïdes, et les tumeurs dues à la dislocation de tissu de la portion caudale de la \u201cSpina corda\u201d.Rares sont les tumeurs dues à la glande coccygienne.TH v a encore un autre groupe de tumeurs du sacrum, qui trouvent leur origine dans les rudiments embryonnaires, qui, en se développant donnent les \u201cteratomes\u201d.Maintenant, je crois que notre cas ne peut entrer dans aucun de ces groupes, et il n\u2019est pas difficile de s\u2019en convaincre.La spina bifida avec méningocèle est exclue par la radiographie, qui ne montre aucune lésion de la colonne vertébrale.En plus, le siège des tuméfactions, les caractères du contenu séro-san- glant du liquide, les deux cavités kystiques sont tous des symptômes contraires a un tel diagnostic.L\u2019examen de laboratoire exclut encore le kyste dermoïde dans lequel on trouve a examen microscopique un magma ressemblant au produit des glandes sébacées, et souvent des fragments de tissu dentaire, des poils, ete.On peut en dire autant des \u201ctératomes\u201d qui contiennent des tissus plus ou moins développés et différenciés, comme trace d\u2019intestin, des dents complètes, etc. UNION MEDICALE DU CANADA 1137 Les tumeurs de la glande coceygienne sont bien rares.En effet, dans la littérature, on n\u2019en trouve qu\u2019un seul cas, décrit par Buzzi, chez un enfant de 5 mois, et qu\u2019il avait, lui-même.en premier lieu, interprété comme un endothélioma du sacrum.Plus fréquentes sont, au contraire, les tumeurs d\u2019origine des fragments disloqués du tissu de la \u201cspina corda\u201d.In effet, la littérature en rapporte plusieurs cas.comme eslui de Virchow, qui a décrit une tumeur de la région de la l'esse d\u2019une petite fille Africaine, à la naissance.Il Pappela hygroma kystique, mais l\u2019examen microscopique démontra des fibres nerveuses, de la névroglie et cellules musculaires.Schermann rapporte un cas de tumeur du sacrum.congénitale qui, au microscope, démontrait de la névroglie et des celiules ganglionnaires.Kimpton encore a décrit deux cas semblables : le premier, où il s\u2019agissait d\u2019un enfant de 14 semaines avec une tuméfaction sacro-coccygienne qui, a l\u2019examen histologique, montrait être un gliôme kystique; le deuxième était une fille de 15 semaines qui avait une tumeur de la région sacrée qui, au microscope, apparaît être un gliôme kysto-ependimal.Plusieurs autres auteurs, comme Hermann, Depaul, Robin, Borst, rapportent des cas de tumeurs du sacrum et toujours l\u2019examen de laboratoire a montré du tissu nerveux.Notre cas, au contraire, montre seulement du liquide séro-sanglant avec quelques globules blancs, des globules rouges; donc pas d\u2019autres cellules caractéristiques.Il faut, pour cela, exclure, tous les quatre groupes de tumeurs congénitales dont on a parlé, et trouver d\u2019autres causes.Dans Von Reuss, \u201cThe diseases of the newborns\u201d on lit que chez les enfants nouveaux-nés on peut avoir des hémorragies sous- cutanées, parfois importantes, même de grands hématomes.Les sicges préférés sont le sacrum, l\u2019occiput, la poitrine, mais le symp- iôme caractéristique est le long temps de saignement, même pour une petite blessure.Les causes sont toxiques ou infectieuses.Il est bien évident que tel n\u2019est pas notre cas, pour deux raisons 1°.Il n\u2019y a pas de causes toxiques ou infectieuses.2°.Le contenu n\u2019est pas du sang pur comme dans l\u2019hématome.On est donc porté à penser aux autres tumeurs congénitales d\u2019origine des vaisseaux lymphatiques et sanguins.En effet, on sait qu\u2019il y a des tumeurs congénitales qui sont des \u201clvmphangiômes\u201d.Celles-ci peuvent être simples, caverneuses ou kystiques, et ont comme siège préféré le cou, les régions axillaires, les parties de flexion des membres.Les formes kystiques sont fré- 1138 UNION MÉDICALE DU CANADA quemment contenues dans une capsule qui comprend une ou plusieurs cavités, dont le volume peut arriver jusqu\u2019à une tête d\u2019enfant.Le volume peut augmenter beaucoup après la naissance, même en quelques jours seulement.Ie contenu est un liquide séro-sanglant.Tel est done, je crois, notre cas.On se rappelle que les deux tuméfactions décrites ont des limites bien précises.que le contenu est formé de liquide séro-sanglant et que, après l\u2019aspiration du contenu, le volume est augmenté malgré un bandage compressif : tous les symptômes classiques du lymphangiôme, enfin.Le siège, selon les auteurs, n\u2019est pas le sacrum, mais il y a tcujours des exceptions.En effet, en A.B.T.il est rapporté un cas de lymphangiôme congénital du dos.La subluxation de l\u2019aile iliaque gauche découverte par la radiographie du bassin de l\u2019enfant, peut s\u2019expliquer avec la compression subie au moment de l\u2019accouchement, durant la sortie du corps.Compression qui facilement a pu subluxer l\u2019aile du bassin pas encore ossifié.Le pronostic n\u2019est pas grave, je crois, si l\u2019on peut éviter l\u2019ulcération de la peau et l\u2019infection.Comme thérapeutique, il n\u2019y a que le traitement chirurgical \u2014 énucléation des kystes, chose pas très cifficile parce que la capsule en général n\u2019adhère pas aux tissus VOisins. REVUE GÉNÉRALE LA SYNCOPE ET SON TRAITEMENT Par Adélard TETREAULT Médecin de l'Hôpital Saint-Joseph, Les Trois-Rivières.Définition : La syncope est un svndrome caractérisé par l\u2019arrêt des battements cardiaques, la suspension des mouvements respiratoires ct la perte de connaissance.Cette définition, en dépit de sa précision, présente l\u2019inconvénient de restreindre la conception de ce syndrome.À côté de cet état transitoire de mort apparente, il y a lieu, en effet, de faire une place à des manifestations cliniquement vois:nes, mais dont les caractères symptomatiques sont plus ou moins ébauchés.Ce sont les lipothymies et, à un moindre degré encore, les absences qui alternent chez le même sujet avec les syncopes.L\u2019absence est une obnubilation passagère, ou un fléchissement, un amoindrissement soudain, mais sans durée, de la conscience intérieure et extérieure.(\u201cest en quelque sorte une éclipse plus ou moins totale, mais instantanée.La lipothymie est de plus longue durée; Pobnubilation n\u2019est pas complète; les fonctions vitales ne sont pas suspendues, mais seulement très ralenties.Dans certains cas, toutefois, la perte de connaissance et l\u2019insignifiance des mouvements respiratoires et cardiaques sont telles que la lipothymie simule à s\u2019y méprendre une svncope.Les syncopes prolongées, un quart d\u2019heure et plus, ne sont que des lipothymies.Traitement: Injection sous-cutanée d\u2019adrénaline \u2014 éther ou caféine.On placera le malade dans le décubitus horizontal, la tête p'u- basse que les pieds pour assurer mécaniquement une élévation de la pression cérébrale.On excitera la peau par la flagellation de la face.par sa réfrigération.par les compresses chaudes au devant du cœur. 1140 IUNION MEDICALE DU CANADA Si le malade est en état de collapsus comme dans la fièvre typhoïde ou autres maladies infectieuses, la pression artérielle étant presqu\u2019incomptable on donnera l\u2019adrénaline intraveineuse de la façon suivante: deux gouttes d\u2019adrénaline dans deux centimètres cubes de sérum physiologique.IJ adrénaline en grande quantité provoque des chocs énormes.Si on n\u2019a pas d\u2019amélioration, pratiquer la respiration artificielle.On auseultera le cœur et si les battements sont arrêtés après quatre minutes, réinjecter de l\u2019adrénaline dans la pointe du cœur; l\u2019aiguille introduite dans le quatrième espace intercostal gauche, à la partie inférieure de la côte et le long du sternum.Quand on sent une résistance, traverser le cœur et injecter un milligramme d\u2019adrénaline.Peu importe le siège de l\u2019injection (muscle ou cavité ventriculaire) l\u2019effet est très bon.Laisser l\u2019aiguille en place, si le cœur se remet à battre, on voit l\u2019aiguille remuer.S\u2019il n\u2019y a pas de battements après quatre minutes, répéter l\u2019injection d\u2019adrénaline.Si le malade est en état de mal syncopal dans la dissociation auriculo-ventriculaire: on donnera 1° du chlorure de baryum à la dose de trois centigrammes trois fois par jour en solution aqueuse.Le baryum augmente l\u2019excitabilité cardiaque.2° une injection intramusculaire d\u2019un milligramme d\u2019adrénaline trois à quatre fois dans les vingt-quatre heures, si nécessaire.3° instituer le traitement de fond pour éloigner les crises cardiaques.a) dans le pouls lent permanent: diminuer les tares de l\u2019organisme (foje-rcins-estomac).Si le malade présente de l\u2019insuffisance cardiaque donner digitaline ou ouabaïne.On donnera de l\u2019iode buccale ou intramuseulaire pour lutter contre l\u2019athérome.b) dans la bradycardie sinusale: on donnera du chlorure de baryum à la dose de trois centigrammes trois fois par jour ou atropine un demi-milligramme par la bouche trois fois par jour ou éphédrine par la bouche comprimé du commerce sanédrine, un demi-comprimé trois fois par jour.ec) dans les syncopes d\u2019origine digestive: on donnera du sous- nitrate de bismuth par la bouche à la dose de trois grammes trois quarts d\u2019heure avant chacun des repas.¢) dans la tachycardie paroxystique: on donnera du sulfate de quinidine à la dose d\u2019un comprimé trois fois par jour.BIBLIOGRAPHIE CITARLES LOUBY: \u2014 Nouveau traité de pathologie interne.CAMILLE LIAN: \u2014 Extraits des cliniques à l\u2019Hôpital Lemon, Paris. LA STASE DUODÉNALE CHRONIQUE\u201c Par Pierre SMITH Ancien assistant étranger des Hôpitaux de Paris.(Service du Professeur Pierre Delbet) Chirurgien de l'Hôpital St-Luc.I\u2019immense intérêt de la stase duodénale chronique vient de sa fréquence extrême et des conséquences pernicieuses qu\u2019elle entraîne.Des troubles d\u2019évacuation, de même degré, sont plus rapidement néfastes, lorsqu\u2019ils siègent sur le duodénum que s\u2019ils portent sur un autre segment du tractus digestif.Ils retentissent en effet sur l\u2019estomac, les voies biliaires, le pancréas, organes vitaux avec lesquels le duodénum forme un tout inséparable; le liquide duodénal en état de stase devient particulièrement toxique et affecte rapidement l\u2019état général.| Les occlusions du duodénum ont été d\u2019abord individualisées en tant qu\u2019accidents brutaux des occlusions aigués, (l\u2019occlusion postopératoire en particulier, appelée exclusivement jadis dilatation aigué de l\u2019estomac), caractérisées par des vomissements profus, bilieux, verdâtres, noirâtres ou sanglants, mais jamais fécaloïdes, par une dilatation aiguë et considérable du duodénum et de l\u2019estomac, un collapsus précoce (petitesse et accélération du pouls), une température qui ne dépasse pas la normale, une aggravation très rapide de l\u2019état général.Cette occlusion aiguë, de pathogénie encore incertaine, est curable, nous le savons, par les lavages d\u2019estomac répétés et pratiqués très précocement au début des accidents, par le décubitus ventral ou la position génu-pectorale.Divers observateurs découvrirent ultérieurement, l\u2019existence fréquente d\u2019occlusions traînantes, mais à une période tellement avancée de leur évolution, que leurs symptômes rappelaient alors ceux de l\u2019occlusion duodénale aiguë.Nos connaissances et nos moyens actuels d\u2019investigation nous permettent de déceler, et très souvent dès le début de leur genèse, ces troubles duodénaux chroniques, qu\u2019une thérapeutique appropriée peut modifier alors de façon salutaire.- (1) Travail du service du Professeur PP.Z.Rhéaume. 1142 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Rappel anatomique.(1) lt d\u2019abord, le souvenir anatomique nous facilitera l\u2019intelligence les explications ultérieures.Le duodénum comprend quatre segments distincts: a) le bulbe duodénal, renflement régulier qui fait suite à la filière pylorique et dont la direction est légèrement oblique en haut, en arrière et à droite; bh) le duodénum descendant, presque vertical: c) le duodénum horizontal qui se porte transversalement de droite à gauche en avant de la quatrième vertèbre lombaire ; Fig.1.\u2014 Duodénum, vue antérieure dans ses rapports avec 1.le rein, 2.le côlon ascendant.3.les vaisseaux mésentériques.4.le méso-côlon tranverse.5.le mésontère.6.le pancréos.d) le duodénum ascendant, oblique en haut et a gauche, remonte jusqu\u2019à la racine du méso-côlon transverse.On désigne encore ces quatre segments sous les noms de première, deuxième, troisième et quatrième portions du duodénum.(Fig.1) (1) Ce chapitre est reproduit en partie, du récent et excellent mémoire du Professeur Fritz De Beule (Gand), intitulé \u201cLa Stase duodénale chronique\u201d et paru dans \u201cBruxelles-Médical\u201d, Janvier 1932, Nos 12, 13, 14.Nous avons aussi puisé généreusement dans le méme travail pour la rédaction de maints autres passages. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1143 La face interne de la deuxième portion est en rapport particulie- rement intime avec le pancréas.C\u2019est sur cette face que s\u2019ouvrent dans le duodénum par l\u2019ampoule de V'ater le canal pancréatique et le canal cholédoque.Entre le bulbe duodénal et le duodénum descendant se trouve un coude à angle droit, qu\u2019on appelle \u201cle genou supérieur\u201d ou \u201cgenu superius\u201d; le duodénum descendant et le duodénum horizontal sont reliés par un second coude désigné comme \u201cgenou inférieur\u201d ou \u201cgenu inferius\u201d; le duodénum ascendant se continue finalement avec le jéjunum par un coude à angle aigu, l\u2019angle duodéno-jéjunal.Normalement, le duodénum \u2014 son nom l\u2019indique \u2014 mesure une longueur d\u2019a peu près douze travers de doigt; deux pour le bulbe et la portion horizontale, cinq pour chacune des portions descendante et ascendante; son calibre admet à peine un pouce d\u2019adulte; il s\u2019élargit toutefois notablement au niveau du bulbe et des genoux.En cas de stase, la longueur du segment duodénal peut doubler et sa lumière se dilater au point de donner l\u2019image d\u2019un véritable sac, dans certains cas presqu\u2019aussi volumineux que le côlon ou la poche gastrique.Abstraction faite du bulbe, le duodénum est l\u2019unique segment fixe de l\u2019intestin.Cette fixité \u2014 encore relative, car le dogme de la fixité absolue du duodénum n\u2019est pas rigoureusement exact, (R.Grégoire) \u2014 est assurée d\u2019une part par le revêtement péritonéal qui l\u2019accole à la paroi postérieure, et d\u2019autre part par une série de ligaments qui sont : 1) le ligament duodéno-hépatique qui unit le bulbe au foie, à la vésicule biliaire et au canal cystique; 2) le ligament de la fossette duodéno-jéjunale qui va du sommet de l\u2019angle duodéno-jéjunal à la face inférieure du méso- côlon, circonscrivant ainsi en partie la fossette duodéno- jéjunale ; 3) le muscle de Treitz qui s\u2019insère par son pied en haut sur le pilier gauche du diaphragme, et s\u2019épanouissant en éventail, va s'attacher en bas sur l\u2019angle duodéno-jéjunal et le \u2018bord droit du duodénum ascendant.4) le ligament duodéno-rénal, constitué par un repli du péritoine postérieur et allant du bord droit du duodénum descendant à la face antérieure du rein droit.Le duodénum, ne l\u2019oublions pas, est barré transversalement par le méso-côlon transverse ct obliquement par la racine du mésentére avec l\u2019artère mésentérique supérieure, rapports doublement impor- 1144 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA tants, d\u2019abord parce qu\u2019ils contribuent à sa fixation.ensuite parce qu\u2019ils jouent un rôle considérable dans la production de la stase duodénale.l\u2019artère mésentérique supérieure est l\u2019élément principal du pé- dicule mésentérique.(est dans l\u2019éÉpaisseur du mésentère, novée dans une atmosphère de tissu cellulo-graisseux, que court l\u2019artère mésentérique supérieure flanquée de sa veine satellite.Cette artère.née de l\u2019aorte abdominale, émerge immédiatement entre le bord inférieur de l\u2019isthme pancréatique pour croiser verticalement la portion ascendante du duodénum.a Ed x A ¥ : ; \u2018 / { Chica Ith =e Fig.2.\u2014 Les artères préduodénales (3e position), la mésentèrique supérieure, la colica media.(d\u2019après Duval) À son émergence, elle fournit l\u2019artère colique médiane \u2014 appelée communément la \u201ccolica medica\u201d qui se dirige en avant et passe entre les deux feuillets du méso-côlon transverse pour aller s\u2019anastomoser avec les artères coliques droite et gauche.(Fig.2) Le duodénum ascendant, passe done dans une fourche artérielle \u201cfourche ou pince vasculaire aortico-mésentérique\u201d \u2014 le \u201ccompas artériel\u201d de Duval \u2014 dont la branche postérieure est formée par l\u2019aorte accolée à la convexité de la colonne vertébrale, et la branche antérieure eds) L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1145 par l\u2019artère mésentérique supérieure.(Fig.3) Il est d\u2019ores et déjà, facile de comprendre que dans certaines situations anormales des viscères abdominaux, l\u2019empreinte que forme l\u2019artère mésentérique sur le duodénum puisse s\u2019exagérer et produire une compression plus ou moins prononcée avec rétro-dilatation duodénale et stase.Dans le pédicule mésentérique, il existe aussi, et en nombre considérable des rameaux nerveux et des collecteurs lymphatiques plus ou moins unis entre eux et avec les vaisseaux mésentériques, par des tractus conjonctifs.Fig.3.\u2014 Le compas artériel périduodénal (3e portion); en arrière, l'aorte: en avant, la mésentérique supérieure.(d\u2019après Duval(.Les lymphatiques de la portion terminale de l\u2019iléon, de l\u2019appendice, du cœcum, du côlon droit, réunis en un tronc commun, remontent dans le mésentère, et ce tronc, après avoir reçu les émissaires des réseaux jéjunal, gastrique, épiploïque et pancréatico-duodénal, devient un confluent volumineux qui plonge entre l\u2019artère et la veine mésentériques supérieures pour aller se déverser dans la citerne de Pecquet.D\u2019autre part, en arrière du duodénum se groupent, en un second confluent qui se dégorge dans cette même citerne de Pecquet, les vaisseaux lymphatiques provenant des viscères pelviens.Ces deux confluents cheminent donc au contact immédiat de la paroi duodénal et se trouvent en communication directe avec le réseau périduodénal propre. 1146 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Au compas, ou à la \u201cpince artérielle\u201d classique de Duval, on pourrait done opposer une \u2018\u201c\u201cpince lymphatique\u201d dont le gros réseau se trouve en avant, et le petit, en arrière du duodénum.(Fig.4) On peut aussi comprendre facilement, que si une infection locale ou à distance, propagée ou diffusée par les lymphatiques, se répète ou se prolonge, il puisse se produire une réaction de défense sous forme Fig.4 \u2014 Trajet des tronc lymphatique pré et rétro-duodénaux.(d\u2019après De Vadder).de voiles, de membranes, ou de brides de tissu conjonctif.Ces éléments de réaction inflammatoire par compression progressive provoqueront ou aggraveront une stase duodénale.Nous reviendrons ultérieurement sur l\u2019importance de ces constatations.(1) (à sure) (1) Le présent travail comporte des répétitions intentionnelles ou obligatoires; il sera, de ce fait, plus intelligible. PETITE CLINIQUE SYCOSIS ET RAYONS X Par Albéric MARIN, Chef du service de Dermato-syphiligraphie à l'hôpital Notre-Dame.Le sycoxis staphylococcique de la barbe est une affection des plus tenace qui empoisonne l\u2019existence de celui qui en est porteur.Il débute assez souvent sous forme d\u2019impétigo de Bockhardt qui n\u2019est, somme toute, qu\u2019une folliculite superficielle, une infection de l\u2019entonnoir folliculaire: une ostio-folliculite.Le pyocoque au lieu de rester localisé à l\u2019ostium peut descendre le long de la gaine du folliecule et l\u2019infecter en entier.réalisant le syndrome sycosis.Celui-ci se reconnait à ses pustulettes centrées d\u2019un poil souvent cassé, d\u2019un volume variable, entourées d\u2019une zone congestive.La face montre une peau rouge, œdèmatiée, des papules follieu- laires, des pustulettes, des excoriations, des croûtelles.Les poils finissent par tomber d\u2019eux-mêmes.Si l\u2019on tente de les arracher ils viennent facilement, sans douleur, leur partie profonde entourée d\u2019une gaine purulente, contrairement à ce qui se passe lorsqu\u2019on arrache un poil sain ou planté dans un follicule dont le sommet seul est infecté.Il peut occuper toutes les parties de la face où sont les gros poils: lèvre supérieure, joues, menton, région sus-hyoïdienne.Les sourcils et les cils peuvent être pris.Les autres secteurs où ne pousse qu\u2019un duvet (front, nez et régions jugales avoisinantes) en sont d\u2019ordinaire indemnes.C\u2019est une affection des plus persistante, qui peut durer des années, entraînant une alopécie partielle parfois permanente.Son évolution présente des accalmies et des paroxysmes avec tension, ardeur.douleur.Le sycosis se propage de proche en proche, le rasoir lui aidant puissamment par son traumatisme folliculaire quotidien. J 145 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Ce GE A Ge a a #23 2 0 7 i 2 2 7 Ga 2 7 G5 2 5 es Ss 2 % zs 2 oo % 2 a à 2 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1145 Le siège profond de l\u2019infection explique assez bien son caractère rebelle.Les topiques si énergiques soieént-ils ne peuvent pénétrer jusqu\u2019à elle et l\u2019éteindre.Quelques rares sycosis de bonne volonté peuvent guérir par les lotions et pommades mais dans la vaste majorité des cas cette médication est inopérante.On en peut dire autant des radiations ultra-violettes, leur action, même en application, fortes étant trop superficielle.La thérapeutique intense (hygiène alimentaire, vaccins, auto-hémothérapie, etc) n\u2019a pas donné de résultats plus brillants.\u2018 Il faut s\u2019adresser à la radiothérapie, mais non pas nécessairement dans le but de dépiler.La dépilation n\u2019est pas obligatoire dans tous les cas.En effet, du point de vue thérapeutique, l\u2019on peut nettement diviser les cas de sycosis pyococcique en trois groupes bien que leur étiologie soit unique.Certains guérissent fort bien avec de faibles irradiations hebdomadaires.Ils n\u2019obligent pas de totaliser de fortes doses et ne requie- rent aucunement la chute du poil pour guérir.Il est classique d\u2019admettre \u2014 et nous l\u2019admettons \u2014 que les rayons X n\u2019ont aucune vertu antiseptique.Même à hautes doses ils ne stérilisent pas une culture de bactéries, de microsporons ou de tricophytons.Mais à faibles doses sur la peau ils en provoquent sans doute des réactions de défense puisque celle-ci peut se débarrasser de différentes pyodermites par suite de quelques irradiations légères.Les rayons X ne sont done pas mi- crobic'des \u201cin vitro\u201d mais vraiment antiseptiques \u201cin vivo\u201d ainsi qu\u2019en témoignent de multiples guérisons.Une deuxième catégorie, plus tenace, demande une dépilation temporaire pour voir s\u2019accomplir leur disparition.Ici de faibles doses ne suffisent pas.Elles ne peuvent sans doute provoquer chez certains sujets la réaction cutanée nécessa\u2018re à la cure.La chute des poils entraîne avec eux une grande partie du foyer infectieux et suscite en même temps cette défense.Les poils repousseront normaux et la malade n\u2019aura p'us aucune trace de staphylocorcie.Si le traitement est intervenu tardivement dans des formes intenses, il subs'stera des cicatrices et des plages, plus ou moins étendues, définitivement alopéciques.Ce sont là des sequelles du sycosis et non de la radiothérapie.Enfin une troisième variété exige une dépilation permanente pour en obtenir la guérison.Comme dans le second cas la dépilation temporaire a été faite et les poils ont repoussé dans les délais voulus.Mais sitôt la repousse accomplie, ou quelque temps après, des lésions Ld Wd 1150 L'UNION MÉDICALE DU CANADA iz CE 4.&Ë x 7 7% 7 i 6 oe = 15 55 5 Gi i 7% 2 7 % a 7 2 7 72 es Se i = 2 7 5 2 er L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1151 de sycosis reparaissent.Si une nouvelle dépilation temporaire est provoquée la récidive reparaît encore.Ces malades doivent subir la dépilation permanente sinon la maladie s\u2019éternise.Ils s\u2019y soumettent le plus habituellement.Ils préfèrent le sacrifice de leur barbe aux ennuis multiples du sycosis récidivant.Voici l\u2019observation succinte d\u2019un malade que nous avons d\u2019emblée dépilé de façon temporaire, à cause de l\u2019étendue, de la profusion, de la tenacité des lésions qu\u2019il présentait.\u201cOvide M.32 ans, (Dossier 4508, Clinique de Dermato-Syphiligraphic \u201cde I'Hopital Notre_Dame) vient consulter le 7 juin 1932 pour infection de \u201cla face, évoluant depuis une année.À l\u2019examen, l\u2019on note une peau rouge \u2018et tendue, douloureuse au toucher.De nombreuses lésions folliculaires sont \u201cprésentes aux joues, à la lèvre supérieure, au menton et descendent jusqu\u2019à \u201cla.région sus-hyoidienne.Ces lésions sont à différents stades de leur évo- \u201clution: Il y a des papules, des pustulettes, des croûtelles.Ca et là on \u2018perçoit des éléments centrés d\u2019un poil.Celui-ci vient facilement à la trac- \u201ction, sans douleur; la base est engainée d\u2019une matière blanchâtre.L\u2019on \u201cvoit aussi des excoriations et des pores dilatés d\u2019où la pression fait sourdre \u201cune gouttelette de pus.Il est quelques endroits glabres où une dépilation \u201cpathologique s\u2019est spontanément accomplie.Cet état aurait pris naissance \u201cprès d'une écorchure faite à la joue et se serait propagée à tout le visage.\u201cElle se continue par poussées subintrantes.Depuis un an il applique lo- \u201ctions et pommades multiples qui n\u2019empêchent pas l\u2019extension de la derma- \u201ctose.\u201cNous le soumettons immédiatement à la radiothérapie et provoquons \u2018la dépilation temporaire par la méthode de Kienbock-Adamson modifiée: 1 \u2018secteurs, 1H nu tous les 3 jours; Cinq séances.Les poils tombent quel- \u2018ques jours après la dernière application et la peau est apparemment débar- \u2018\u2018rassée de son infection.Si celle-ci reparaissait lors de la repousse des \u201cpoils, nous recourrons & la dépilation permanente.Le malade n\u2019a présenté \u201cpendant ou apres le traitement radiothérapique aucun soupçon d\u2019érythème\u201d. MOUVEMENT MÉDICAL L\u2019ASSOCIATION MEDICALE de la PROVINCE de QUEBEC.Rapport du Comité pour l\u2019Etude de l\u2019Assurance Sociale.(1) Par MM.A.T.BAZIN et Albert LeSAGE Le gouvernement provincial a projeté une étude de la question de l\u2019assurance sociale dans le dessein de légiférer pour application de la totalité ou d\u2019une partie des recommandations relatives à cette question.La commission chargée de cette étude a pour président M.Edouard Montpetit, qui, dans une conférence avec le comité exécutif de votre association, en décembre dernier, a conseillé aux membres de la profession médicale de la province de s\u2019entendre sur les grandes lignes d\u2019une assurance de cette nature et d\u2019être prêts à déposer devant la commission.Votre comité exécutif a alors institué un sous-comité autorisé à rédiger un rapport à soumettre au congrès annuel de l\u2019association, pour qu\u2019il y soit débattu, amendé ou adopté.Pour prendre connaissance de ce rapport et pour le débattre, il est manifestement nécessaire qu\u2019il n\u2019y ait qu\u2019une interprétation de la terminologie.Il y a donc lieu de définir certains termes.l\u2019assurance est un système en vertu duquel le paiement d\u2019une somme relativement minime, à intervalles réguliers (la prime) protège celui qui paie contre le hasard d\u2019une perte ou d\u2019un désastre qui serait écrasant.Tout le monde connaît les systèmes d\u2019assurance qui sont de pratique courante, comme les assurances sur la vie, contre les accidents, contre l\u2019incendie, sur l\u2019automobile, etc.Il est évident que ceux qui n\u2019ont nulle source de recettes ne peuvent pas acquitter la prime et ne sont par conséquent pas en mesure de bénéficier de l\u2019assurance.Il est aussi clair que le riche, ou la classe ayant un excédent constant de recettes, ne sont pas dans la nécessité de s\u2019assurer pour se protéger contre des pertes désastreuses.(1) Présenté à Hull, le mercredi, 7 septembre 1932. + L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1153 Mais même s\u2019ils sont capables de faire face aux dépenses courantes du train ordinaire de la vie, la plupart des individus composant une société se trouvent acculés aux embarras financiers ou à la ruine s\u2019il survient quelque désastre imprévu qui détruit la vie ou la propriété.cause des dépenses extraordinaires ou enraie le pouvoir d\u2019achat.Il est de même évident que la réussite d\u2019un système d\u2019assurance dépend de la participation d\u2019un grand nombre d\u2019assurés, car la masse des primes protège chaque police.La loi des moyennes de la mortalité, de l\u2019incendie, de l\u2019accident.ete, détermine le montant de la prime à payer.Cette loi des moven- nes est basée sur la participation de nombreux assurés, L\u2019assurance sociale est l\u2019application de ces principes: (1) aux pensions de vieillesse ; (2) à l\u2019assurance contre le chômage ; (3) aux indemnités de funérailles ; (4) à l\u2019assurance familiale ; (5) à l\u2019assurance contre la maladie (destinée à compenser les frais découlant de la maladie) ; (6) à l\u2019assurance contre l\u2019incapacité (pour dédommager du manque à gagner causé par maladie) ; (7) a l\u2019assurance maternelle.Comme citoyens et contribuables nous devons nous intéresser à l\u2019étude de ces problèmes, car si l'assurance sociale est recommandée et adoptée, l'Etat aura à puiser dans le trésor publie, auquel nous avons contribué.Mais cela va sans dire, comme membres de la profession médicale, ce qui nous intéresse le plus dans l\u2019assurance sociale, ce sont les points qui ont trait à la maladie, c\u2019est-à-dire l\u2019assurance contre la maladie, l\u2019assurance contre l\u2019incapaeité et l\u2019assurance maternelle.L\u2014L'Assurance contre lu maladie est une assurance contre les frais et pertes qu\u2019entraîne la maladie.Ce genre d\u2019assurance est déjà en usage dans les sociétés fraternelles.et dans le domaine des affaires.Dans les deux cas, elle est tout à fait facultative et ne protège qu\u2019une faible partie de la population.L'assurance obligatoire contre la maladie, appliquée suivant des règles précises, est en vigueur dans plusieurs pays européens.Elle ne l\u2019est à peu près pas dans d\u2019autres pays. 1154 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA La maladie de l\u2019individu n\u2019affecte pas seulement l\u2019individu, mais la société.Un cas dissimulé et non soigné (pour éviter les frais) de tuberculose, de rougeole, de petite vérole ou de quelque autre maladie contagieuse devient une menace et peut-être la source d\u2019une coûteuse épidémie.L\u2019assurance obligatoire pour cette classe corrigera ces maux.L\u2019individu devra acquitter sa prime, puis il se trouvera libre de consulter ou d\u2019appeler le médecin sans hésiter.Te médecin sera payé, de même que les autres frais fortuits.Au seul point de vue économique, la profession médicale devrait agréer un tel plan.Combien parmi nous sacrifient tout à fait ou en partie les honoraires qu\u2019ils ont gagnés honnêtement et inserits en toute confiance dans leurs livres de compte! Il est certain que ces honoraires sacrifiés constituent une proportion considérable de nos recettes totales.Et la classe aisée, elle ?En vertu de certaines plans, l\u2019assurance contre la maladie est obligatoire pour la classe moyenne et facultative pour la classe aisée.En d\u2019autres termes, ayant déterminé la limite de recettes annuelles au-dessous de laquelle l\u2019assurance devient obligatoire, l\u2019Etat laisse facultative la participation de ceux dont les recettes dépasse cette limite.Nous nous prononçons contre celte assurance facullative.Dans aucun des pays dotés de l\u2019assurance obligatoire contre la maladie l\u2019assuré ne pale la totalité du coût de l\u2019assurance.Ce coût retombe en partie sur l\u2019Etat, qui paie à même les impôts généraux, ou en partie sur les patrons.Nous sommes donc d\u2019opinion que la classe aisée ne devrait pas avoir la faculté de participer à un système d\u2019assurance d\u2019Etat contre la maladie et de tirer ainsi parti du trésor public, ou du produit d\u2019un impôt sur n\u2019importe quelle classe, ou des services de la profession médicale\u2014dont elle recevrait les soins à taux réduits probablement.Ce rapport n\u2019a pas pour objet de débattre ce qui constituera la limite maximum de recettes annuelles.Vraisemblablement cette limite variera selon que l\u2019assuré sera un citadin tirant sa subsistance uniquement de ses gages ou de son salaire, ou qu'il sera un habitant de la campagne tirant une bonne partie de sa subsistance du sol qu\u2019il cultive.Ce problème appartient aux économistes et aux statisticiens. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1155 Dans certains pays, seul le salarié est assuré contre le frais de la maladie.Dans d\u2019autres pays, ce type d\u2019assurance comprend aussi la famille dépendante.Lorsque le salarié est malade, aux frais de la maladie s\u2019ajoute la cessation des recettes.D\u2019autre part, les frais de la maladie de la mère, ou encore de quelques-uns ou même de l\u2019un des enfants, peuvent paralyser financièrement le salarié, quand même il continue à travailler.T1 y a aussi de fortes variations dans la protection que l\u2019assurance offre.Nous sommes d\u2019avis que la protection doit couvrir la totalité des frais de maladie.c\u2019est-à-dire, ceux qu\u2019entraînent les soins du médecin et de la garde-malade, l\u2019hospitalisation, l\u2019emploi des produits pharmaceutiques et les soins du dentiste.À quelles classes faut-il appliquer cette assurance?Répétons une assertion de la 1ére page: Il est évident que ceux qui n\u2019ont aucune source de revenu ne peuvent pas payer de prime et partant ne peuvent pas participer aux bénéfices de l\u2019assurance contre la maladie.Cette classe, que nous qualifierons \u201cindigente\u201d, est nécessairement un fardeau pour la charité ou pour l\u2019Etat.Dans la province de Québec, c\u2019est presque uniquement sur la charité que repose ce fardeau.Et certes, suivant ses traditions, la profession médicale continuera à fournir des soins à cette classe, non par contrainte, mais à titre de privilège et sans espoir de rémunération tangible.Mais la vaste classe dite \u201cmoyenne\u201d devra bénéficier de l\u2019assurance projetée.C\u2019est la classe qui, dans des conditions normales, est capable de payer les dépenses ordinaires de la vie et peut-être de faire quelques économies, de se réserver \u201cune poire pour la soif\u201d.Survient la maladie, visiteuse inattendue, et les maigres économies sont vite épuisées.On se procure ce qu\u2019il faut, on acquitte les comptes de l\u2019hôpital, on s\u2019assure les soins nécessaires, et on a recours aux emprunts, souvent à des taux d\u2019intérêt usuraire.Il s\u2019écoulera peut-être des années \u2014 et encore \u2014 avant que la famille ait éteint ses dettes.D'aucuns formuleront peut-être des arguments spécieux ct diront que ces gens devraient prévoir la maladie dans leur budget, de même qu\u2019ils prévoient indubitablement l\u2019achat de meubles, de radios, d\u2019automobiles ete.Ce qui touche l\u2019Etat et devrait toucher la profession médicale, ce n\u2019est pas ce que les gens devraient faire, mais ce qu\u2019ils font. 1156 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Les rapports des parties contractuntes.Dans un système d\u2019assurance obligatoire contre la maladie, il y à trois parties contractantes : (1) Etat, ou la commission que l\u2019Etat autorise à administrer le système ; (2) l'assuré; (3) la profession médicale, les hôpitaux, etc, qui fournissent leurs services à l\u2019assuré malade.À titre de membres de la profession médicale, nous avons un intérêt particulier à exiger que les rapports entre médecin et patient soient maintenus tels qu\u2019ils existent présentement concernant l\u2019éthique et le secret professionnel.qu\u2019on n\u2019y introduise rien qui sente le contrat ou le svstème de liste; que le patient reste libre de choisir son médecin ; que tout médecin soit libre d\u2019accorder ou de refuser ses services pour l\u2019assurance contre la maladie ; que le médecin soit rétribué, selon un tarif d'honoraires, pour les soins réellement donnés; que le médecin rende des comptes à l\u2019Etat (ou à la commis- mission ) et que celui-ci (ou celle-ci) paie les honoraires ; que les honoraires pour les soins à l\u2019assuré ne soient payés qu\u2019à des médecins dûment qualifiés pour la pratique de la médecine; que pour arbitrage de quelque question soulevée par les parties contractantes, par exemple la qualification du praticien, les honoraires, la durée de la maladie, ete., la profession médicale soit représentée par l\u2019Association des médecins de la province de Québec, soit directement, soit par un comité régulièrement institué.B \u2014 L'assurance contre l\u2019incapacité.C\u2019est une assurance contre la perte complète de recettes pour le salarié qui ne touche plus de salaire par suite de maladie.On peut soutenir que c\u2019est un nlan très dangereux et fertile en abus.On peut soutenir que la maladie sera feinte, que l\u2019incapacité sera indûment prolongée, et que l\u2019assurance contre l\u2019incapacité deviendra de la sorte une allocation de chômage.La protection contre ces abus se trouve: (a) dans Pintégrité ct Phonnêteté des membres de la profession médicale ; L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 115: (b) dans le paiement d'indemnités n\u2019équivalant qu\u2019à la moitié, ou moins encore, du salaire perdu.Car les indemnités d\u2019incapacité sont indubitablement nécessaires pour empêcher la souffrance, les privations, la sous-alimentation et la menace de maladies aggravées.(\u2018ar lorsque le salarié est malade, les dépenses du foyer continuent; il faut quand même se procurer la nourriture et le combustible, paver le loyer.lJ assurance contre la maladie manque une part considérable de son objectif si ou ne la joint pas à l\u2019assurance contre l\u2019incanacité.(L'assurance maternelle.L\u2019assurance maternelle n\u2019est pas.comme on pourrait le croire, une gratification pour la procréation des enfants! La procréation sans la conservation des enfants est pure perte et gaspillage.Les indemnités de maternité sont payées pour promouvoir la conservation de l\u2019enfant.Même la mère en bonne santé a besoin.avant comme après ses couches, d\u2019être soulagée en une certaine mesure des plus ardus de ses devoirs de ménagère.Cela lui permettra d\u2019engendrer des enfants plus robustes et de mieux nourrir ces enfants.Les indemnités de maternité\u2014une petite somme payée à la femme enceinte pour lui permettre d\u2019obtenir une aide ménagère est donc un précieux projet d'assurance sociale.Des indemnités de maternité sont en outre payées pour les soins, etc, consécutifs à l\u2019enfantement.Ce rapport est un examen sommaire de la question de l\u2019assurance sociale et a seulement pour but d'exposer en termes simples les grandes règles.Votre comité est d\u2019opinion que l\u2019inclusion de détails et de comparaisons entre les plans des différents pays obscurcirait Pessenticl.L\u2019expression \u201cmédecine d\u2019Etat\u201d a été soigneusement évitée, parce qu\u2019elle a donné lieu à de nombreuses interprétations fausses, allant de l\u2019idée d\u2019hôpitaux volontaires subventionnés par l\u2019état à celle de la transformation des médecins en fonetionnaires.Pour terminer, votre comité propose que les recommandations suivantes soient soumises au congrés annuel sous forme de résolutions: 1158 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1.Que l\u2019assurance contre les maladies, telle que décrite à grands traits dans ce rapport, et limitée à une classe ou a des classes de la population dont les recettes annuelles ne dépassent pas une somme à déterminer après plus ample étude, favoriserait la santé et le bien- être du peuple de la province de Québec.2.Que les indemnités d\u2019incapacité sont un point essentiel de tout système d\u2019assurance contre la maladie.3.Que l'assurance maternelle est désirable pour sauvegarder lu santé de la mère et celle de enfant.4, Qu\u2019un exemplaire de ce rapport soit envoyé aux sociétés de district et à toutes les autres sociétés médicales organisées dans la province, avec demande d\u2019étudier ou d\u2019amender les principes esquissés dans ces résolutions, ou d\u2019y adhérer et de faire promptement un rapport, avec recommandations, au comité exécutif de la Société provinciale.5.Que l'Association médicale de la province de Québec soit par les présentes constituée en corps autorisé à représenter la profession devant la commission et à y formuler comme déposition l\u2019opinion que la majorité aura exprimée par l\u2019intermédiaire des Sociétés.Respectueusement soumis.NOTE.\u2014 Ce rapport a été distribué à tous les membres du Congrès d'Ottawa-Hull.Le mercredi 7 septembre.après les leçons des maîtres fran- cais, vu l\u2019heure tardive, il y eut discussion seulement, mais on ne jugea pas opportun de prendre le vote.Néanmoins le Docteur lord suggéra d'adopter la clause 4.T\u2019Association provinciale a donc résolu, selon les conclusions du rapport de consulter toutes les Sociétés afin d'obtenir l\u2019expression d'opinion de la profession médica'e.Les rapporteurs ont exprimé très nettement l'opinion que \u201cce rapport est un examen sommaire de la question de l'assurance sociale.dans le but d\u2019en exposer en termes simples les grandes règles\u201d.Il est impossible d\u2019étudier les questions de détails qui relèveront d'un comité spécial nommé à cette fin pour débattre ce litive avee la commission en temps et lieu.La parole est aux médecins.L. IMPORTANCE DU DIAGNOSTIC PRÉCOCE DANS LA SYPHILIS CÉRÉBRALE Par F.H.C.BAUGH, B.A., M.D.C.M,, Sanatorium de Homewood, Guelph, Ontario.NOTE DE LA REDACTION.Nous invitons nos lecteurs à lire attentivement le travail que nous publions ici même.L'auteur s'attache à démontrer l'influence de la syphilis cérébrale sur les affaires publiques, l'action néfaste qu'elle exerce sur les individus et la société, enfin la splendide organisation que nous possédons depuis 1930 dans la province de Québec.H y signale tout particulièrement l'importance et l'efficacité du clergé contre les maladies vénériennes, grâce à la coopération active du clergé et de la profession médicale.\u201cPareille chose, dit-il, ne s'était jamais vue\u201d.Il se plaît à rendre hommage à ces deux pouvoirs ct il en donne le crédit très franchement au directeur de la division des maladies vénériennes pour la province de Québec, le Dr.Desloges, qui a organisé cette lutte sur des bases larges et solides.T1 cite cette organisation comme un modèle aux autres provinces auxquelles il veut enlever les masques et leur demander de regarder le travail splendide accompli dans la province de Québec afin d\u2019imiter notre courage et notre détermination.\u2018Les résultats qu'on a obtenus là, dit-il, nous montrent que lorsque des hommes sérieux et sincères présentent sans crainte la vérité non fardée au public, celui-ci leur accorde le respect, la confiance et la coopération\u201d.Nous tenons à signaler le fait afin qu\u2019il ne passe pas inaperçu, LeSAGE.x k *% La question de la syphilis cérébrale a été si bien étudiée à tous les points de vue, qu\u2019il me paraît opportun de donner quelque raison pour en dire ou en écrire davantage.Ma raison, la voici.C\u2019est qu\u2019il semble y avoir lieu d\u2019en étudier plus attentivement certains aspects.Je soumets done brièvement à votre considération les trois points suivants.Premièrement.l?influence que certains hommes haut placés, ayant la syphilis cérébrale, ont pu avoir sur les affaires de leur propre pays, ou même du monde entier.* Lu à la quatre-vinet-huitième réunion de \u201cThe American Psychiatrie Association\u201d tenue à Philadelphie, E.-U., le ler juin, 1932.Traduction de J.A.Ranger, M.D.Ass.-Directeur de la Division des maladies vénériennes. 1160 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Deuxièmement.Les misères, les dangers de mort et de perte de biens qui nous menacent aujourd\u2019hui; du fait que certains hommes, souffrant de syphilis cérébrale, occupent des positions de responsabilité et de confiance.T'roisièmement.Au Canada, dans la province de Québec, nous avons une population composée largement de Canadiens-français, appartenant à la religion catholique romaine.Depuis 1920.dans la lutte contre les maladies vénériennes, l\u2019Église catholique romaine a coopéré si effectivement avec la profession médicale, que pareille chose, je crois, ne s\u2019était jamais vue précédemment.TI me semble donc que l\u2019avenir se présente à nous sous un jour plus brillant.Pour revenir à notre premier point, on semble généralement aclmettre qu\u2019à la suite des voyages de Christophe Colomb.une épidémie de syphilis se répandit en Europe.Cette proposition admise, il est très possible que les contemporains de Henri VIIT, 1491-1541, exposés à la contagion, couraient un grand risque de contracter la maladie.Haggard dit (1) que Ilenri VIII souffrait indubitablement de la syphilis.(2) MacLaurin pense que non seulement Henri VIII était atteint de syphilis, mais même de syphilis cérébrale.Voici les raisons qu\u2019il donne a Pappui de son assertion.(1) Vers lage moyen, Henri VIII subit une dégénérescence physique.mentale et morale très marquée, lui, qui jusqu\u2019alors avait été intelligent et robuste.(2) Deux de ses femmes eurent plusieurs accouchements prématurés et donnèrent naissance à des enfants mort-nés.(3) Trois de ses enfants au moins étaient de santé très débile, savoir.Marie Tudor, Edouard VI et un fils illégitime.le due de Richmond.(+) Ilenri souffrait très probablement de périostite syphilitique et il mourut dans le coma, à l\u2019âge peu avancé de cinquante-cinq ans.Que le Pape aît jugé bon d\u2019accorder à Henri VIII le divorce d\u2019avec sa première femme, et probablement l\u2019Eglise d\u2019Angleterre 1\u2019eût pas pris naissance.Si son cerveau malade ne l\u2019eût conduit à répudier sa première femme et à la remplacer par la belle Anne de Bolen.il est tout probable qu\u2019il n\u2019v aurait jamais eu de reine Elisabeth.Les caprices de ce monarque cruel coûtèrent ln vie à un grand nombre de membres de la plus haute noblesse anglaise.MacLaurin (3) émet l\u2019opinion que Ivan le Terrible souffrait probablement de syphilis.Voici son argumentation. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 1161 (1) Dégénérescence mentale, morale et physique dans l\u2019âge moyen.; (2) Un jour, vers cette époque, sous prétexte de se trouver une femme, Ivan réunit deux mille filles.Au lieu de faire immédiatement son choix et de libérer les autres filles, il les retint captives durant plus d\u2019un an et les soumit aux plus durs traitements.Ivan (3) mourut très probablement de syphilis de l\u2019aorte.Ce qui précède ne s\u2019appuie peut-être que sur des probabilités.Cependant, c\u2019est un fait historique (+) que, à l\u2019âge de cinquante-quatre ans, alors que sa septième femme vivait encore, Ivan écrivit à la reine d\u2019Angleterre.Elisabeth, pour lui demander une épouse.Elisabeth choisit Lady Mary Hastings.Le père de cette dernière, ke comte de Huntingdon et un groupe d\u2019amis influents protestèrent si vigoureusement, que Elisabeth revint sur sa décision.Le docteur Caplescu Poenaru (5), professeur à l\u2019université de Bucarest, dans une conférence à \u201cThe Bucarest Ateneul Roman\u201d sur les maladies des personnages illustres, déclara que la syphilis et Palcoolisme sont le plus souvent la cause des maladies acquises ou héréditaires des grands personnages.On admet généralement que Pierre le Grand de Russie, contracta la syphilis en Hollande, et qu\u2019à son retour, il contamina sa femme.11 est assez difficile d\u2019affirmer qu\u2019il avait la syphilis cérébrale.À tout événement, il mourut à l\u2019Âge de cinquante-trois ans.Il est possible aussi que Catherine II de Russie souffrait de la même maladie.Apres qu\u2019elle eut répudié son mari, Pierre III, on dit qu\u2019elle mena une vie de débauche épouvantable.Son fils, Paul Petrovici, était un dégénéré et un épileptique.On rapporte que, jeune homme, encore au collège, Arthur Schopenhauer contracta la syphilis.Les énormes doses de mercure qu\u2019il dut prendre lui causèrent beaucoup d\u2019ennui.Et malgré tout ce traitement mercuriel, il donnait des signes évidents de syphilis cérébrale.Guy de Maupassant (6) avait une hérédité nerveuse.Pendant les quatre dernières années de sa vie, il manifesta tous les symptômes de la syphilis cérébrale.Un jour, 1l tenta de se suicider.Deux ans plus tard, il mourait dans de douloureuses circonstances.Voivenel et Lagriffe (3) ont traité des effets de sa maladie sur son génie.Heller (8) déclare que onze pour cent des Juifs instruits, qui, après quarante ans.avaient la syphilis, souffraient de paralysie générale.Il déclare aussi que trois et six dixièmes pour cent des acteurs 1162 P\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA célèbres, qui, après cinquante-sept ans, avaient la syphilis, étaient dans le même cas.Deurième point.Ceux qui s'occupent journellement des conditions mentales relevant de la syphilis doivent être bien frappés du fait que, faute d\u2019un diagnostic précoce, non seulement la vie d\u2019un malade est en jeu, mais qu\u2019il peut même se produire de véritables catastrophes.Parfois cette lacune peut vouloir dire la mort pour d\u2019autres individus ou des pertes d\u2019argent.Dans tous les cas, c\u2019est presque toujours une angoisse et une souffrance indicibles pour d\u2019innocentes victimes.Tout cela est inutilement désastreux, quand on se rappelle qu\u2019aujourd\u2019hui on a tout ce qu\u2019il faut pour diagnostiquer la syphilis et la traiter aussi bien, sinon mieux, que presque toute autre maladie.Dans chacun des cas cités plus loin, le malade avait donné des signes manifestes d\u2019une conduite anormale qui aurait dû attirer l\u2019attention.(Cas.I.Un homme de quarante ans conduit le petit garçon de sa maf- tresse de pension dans un endroit isolé sur les confins de la ville, se livre sur lui à un assaut indécent, le fait mourir en lui coupant la gorge, puis le laisse là, après l\u2019avoir recouvert de feuilles sèches.On arrête l\u2019individu, puis on l\u2019amène devant les tribunaux.L\u2019examen médical qu\u2019on lui fit subir révéla un sang et un liquide céphalo-rachidien fortement positifs.On découvrit que depuis quelque temps une toute petite quantité de liqueur d\u2019aucune sorte produisait chez cet homme un effet des plus marqués.On prouva de plus qu\u2019immédiatement avant son crime.il avait pris un peu de vin.Plus tard, on le condamna à l\u2019échafaud.Tl est à peu près sûr que les syphilitiques cérébraux ne supportent pas l\u2019alcool.Même une petite quantité peut être de nature à conduire un homme à tout, depuis un accident d\u2019auto jusqu\u2019à l'action la plus fantasque et la plus brutale, telle que celle qu\u2019on vient de relater.Quand un homme d'âge moyen, rangé jusque-là, commence tout À coup à boire plus que de raison, ou lorsqu'un buveur modéré commence à faire des excès, le médecin devrait toujours rechercher une syphilis possible du système nerveux.Cas IT.Un homme de cinquante-deux ans est un financier heureux depuis vingt-cinq ans.Tl est marié, père d\u2019une famille intelligente.Il est considéré dans la société comme le type de l\u2019homme honnête et intègre.Un jour.il présente au publie une proposition financière qui semble de tout premier ordre.Les gens ayant de l'argent à placer, rivalisent à qui aurait le privilège d'investir des fonds dans l\u2019entreprise.Quelques mois plus tard, des amis intimes remarquent qu'il emploie un langage nouveau pour lui.Ils sont étonnés d\u2019apprendre qu'il boit joliment et ils sont scandalisés d\u2019entendre dire qu\u2019il raconte des histoires malpropres et grivoises.On remarque aussi qu\u2019il tâche d'éviter ses amis et on le rencontre sur la rue, en une ou L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1163 deux circonstances, en compagnie de femmes de mauvaise réputation.Alors, deux ou trois des actionnaires consultent un médecin sur la manière d'agir de cet homme.Le médecin leur dit que la conduite de cet homme indique plutôt un dérangement cérébral, d\u2019origine syphilitique possible, et que son médecin de famille devrait faire en sorte de lui faire subir un examen médical complet.On parla de la chose a d\u2019autres actionnaires et le résultat fut que ces deux ou trois actionnaires plus haut mentionnés furent presque chassés de la ville pour avoir osé prendre une telle initiative.Fh bien! dans l\u2019espace de trois mois, les finances de la compagnie furent complètement dissipées.Subséquemment, le malade est mis sous arrêt pour conduite indécente en publie, et, un peu plus tard, il meurt de paralysie générale.Cas III.Un homme de cinquante ans, mécanicien de locomotive, fait une convulsion, tombe de son banc, roule près du foyer de la locomotive et se brûle sérieusement.On le transporte à l\u2019hôpital où il devient très agité, lojuace et incontrôlable.On doit l\u2019hospitaliser dans un hôpital pour les maladies mentales.L'examen du sang et du liquide céphalo-rachidien donne une réaction fortement positive et le malade meurt dans les six mois.Une enquête révéla qu'au cours des trois ou quatre derniers mois, les amis intimes du patient l'avaient trouvé plutôt étrange.Il était exalté, euphorique, 11 avait des idées de grandeur, il achetait des choses inutiles, il parlait avee enthousiasme de LÂtir de grands édifices, et il faisait de mauvais marchés, Il continua cependant son travail jusqu'à ce que cette quasi-catastrophe se produisit.Jimagine que tout le monde est d\u2019accord pour penser que la diree- tion d\u2019une locomotive moderne exige d\u2019un mécanicien qu\u2019il soit en possession «le toutes ses facultés.In effet, il se présente des cas d\u2019urgence où il faut décider instantanément ce qu\u2019il y a à faire.Le fait d\u2019avoir deux mécaniciens n\u2019obvie pas complètement au danger, puisque seul le mécanicien au contrôle a la direction de la locomotive.Qu\u2019arrivera-t-il alors si notre mécanicien, malade du système nerveux, à devant lui un problème qui exige une solution instantanée?Qu'il y ait hésitation dans l\u2019action, soudaine confusion dans les idées, ou qu\u2019une convulsion se produise au moment psychologique, et il peut arriver qu\u2019un convoi de chemin de fer soit voué au désastre.In plus, il faut tenir compte d\u2019une soudaine obsession de délire de grandeur produisant des troubles du jugement quant à la vitesse raisonnable et l\u2019obéissance aux ordres.Qui sait si quelques-unes des nombreuses tragédies de chemin de fer, restées sans solution, n\u2019ont pas été causées de cette façon.Dans l\u2019opération d\u2019un système ferroviaire, il y a plusieurs individus qui, peut-on dire.tiennent la vie de leurs semblables dans leurs 1164 l\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA mains.Il en est ainsi des expéditeurs de trains, des télégraphistes.des préposés aux signaux et de beaucoup d\u2019autres.Arrêtons-nous à penser aux vies qui sont exposées sur un convoi moderne si rapide de voyageurs; considérons la valeur de la propriété, les polices d\u2019assurance sur la vie et contre les accidents, et lon comprendra que tout cela est d\u2019une très grande importance.Et cependant, si je suis bien informé, peu de grandes compagnies de chemin de fer, d\u2019aviation ou autres, s\u2019il s\u2019en trouve même, à moins d\u2019indications bien apparentes, exigent la réaction de Wassermann de leurs employés soit au moment d\u2019entrer en service ou au cours d\u2019examens périodiques subséquents.Il me semble que des épreuves spécifiques bien faites mettraient à jour quelques cas de syphilis, surtout dans les examens périodiques de l\u2019employé de trente-cinq ans ou plus.Ceux d\u2019entre nous, qui, depuis des années, dans les hôpitaux généraux et de maladies mentales, avons régulièrement soumis les nouveaux patients à la réaction de Wassermann, devons admettre avoir été déjoués plus d\u2019une fois.Si des médecins d\u2019hôpitaux pour maladies mentales, hommes d\u2019expérience et à l\u2019affât pour la découverte de la syphilis, laissent, par-ci par-là, échapper quelques cas, il est bien plausible que même des médecins généralement bien renseignés, examinateurs pour les grandes compagnies, en laissent échapper autant sinon plus.La réaction de Wassermann, si négative, n\u2019est peut-être pas d\u2019une grande valeur, mais elle en acquiert beaucoup, si elle est positive.En plus de cela, les médecins viendraient en contact plus intime avec les employés et ils auraient ainsi l\u2019occasion de les instruire: Péducation en somme est d\u2019une très grande importance.Dans ces groupes d\u2019employés, se trouvent un grand nombre de jeunes gens sans expérience, qui gagnent un bon salaire, qui vivent bien, et qui ont du temps à lépenser dans les villes où ils ne soni que de passage; ces jeunes gens.je crois, retireraient un grand avantage d\u2019une Cducation sur la nature des maladies vénériennes et sur la prophylaxie médicamenteuse.Je pense aussi, qu\u2019après un accident de chemin de fer, ceux qui en sont probablement responsables et qui y ont survécu, devraient subir un examen médical approfondi, en vue d\u2019une syphilis cérébrale possible.S\u2019ils sont tués dans l\u2019accident, l\u2019Etat devrait exiger un examen postmortem sérieux.Je crois que tout individu qui à en mains la res- porisabilité de la vie et des biens des autres, doit à la =octété aussi bien qu\u2019à lui-même, d\u2019être indemne de cette maladie.L?Etat doit aussi fournir à chaque individu les moyens de se protéger contre ce péril. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1165 Troisième point.En Pannée 1917, Phonorable Athanase David, secrétaire de la province de Québec.parla publiquement des maladies vénériennes pour la première fois, je crois, dans l\u2019histoire de la législature.En 1920, dans un congrès d\u2019hygiène publique, tenu à Iiull, province de Québec, devant un large auditoire composé de membres du clergé, de médecins, de religieuses, de gardes-malades et de citoyens en général, il parla franchement et ouvertement du péril vénérien.Il demanda l\u2019appui et la coopération des membres du clergé et de la profession médicale pour l\u2019éducation du peuple.Il fit appel à la population et lui conseilla d\u2019employer les moyens de renseignement qu\u2019on mettait à sa disposition et de considérer les maladies vénériennes comme toute autre maladie: les personnes atteintes de ces maladies doivent être traitées comme des malades et non comme des parias.Il démontra que seule la coopération du public en général dans l\u2019éducation des hommes, des femmes et des jeunes gens, pouvait faire espérer l\u2019amoindrissement du péril vénérien.Pour qui connaît la province de Québec, celui-là sait qu\u2019il fallait du courage à un homme pour se lever dans cette assemblée et parler ainsi.Le clergé catholique romain répondit promptement et magnifiquement.Le clergé se renseigna à fond sur la question.On organisa des conférences.Des prêtres, des évêques et même des archevêques les présidèrent.Ces conférences furent faites par des médecins compétents.On y montra des vues animées et on y distribua de la.littérature.Durant les années suivantes, on établit des centres de traitement gratuit, si bien qu\u2019en 1931, quatre-vingts centres de traitement étaient en opération et près de cent soixante-quinze médecins bien formés y donnaient des traitements.De leur côté, les prêtres au confessionnal attirent l\u2019attention des pénitents qui avouent des irréguralités sexuelles, sur les dangers auxquels non seulement ils s\u2019exposent eux-mêmes mais en même temps leurs femmes, leurs maris et leurs enfants.Les confesseurs conseillent à leurs pénitents de voir un médecin compétent.S\u2019il y a lieu, on leur recommande les excellents centres de traitement où ils peuvent se faire soigner gratuitement.Ces centres de traitement, comme il arrive trop souvent, ne sont pas simplement des endroits où l\u2019on reçoit le traitement, mais on s\u2019y efforce de renseigner le malade.Aussi, au lieu de rester sans traitement ou d\u2019aller consulter des charlatans ou des médecins peu avisés, les malades sont dirigés vers des médecins capables non seulement de donner un traitement scientifique et suivi, mais en même temps des conseils sûrs.Je crois 1166 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA que nulle part ailleurs dans le monde entier, l\u2019Eglise catholique romaine, ou aucune autre Eglise d\u2019ailleurs, n\u2019a coopéré aussi totalement avec la profession médicale pour éclairer le peuple sur cette question vitale.On réalise que le travail du clergé a accompli et accomplit encore un bien durable.Il en est résulté une entente plus franche et plus intelligente entre la mère et la fille, le père et le fils, et entre les jeunes gens de la communauté.Dans la province de Québec, en 1930, quarante-huit mille trente hommes, femmes ct enfants furent soignés pour maladies vénériennes.En 1931, soixante-deux mille hommes, femmes et enfants reçurent le traitement.Il est clairement prouvé que l\u2019augmentation dans le nombre des traitements n\u2019est pas due au plus grand nombre d\u2019infections nouvelles, car grand nombre de malades ont admis librement que leur maladie durait depuis une ou deux années, I\u2019 augmentation dans le nombre des traitements est done le résultat direct de l\u2019éducation du public.Il est très encourageant de constater l\u2019intérêt croissant dans la sauvegarde de l\u2019enfance.En 1930, (9) deux mille quatre cent cinquante-neuf enfants, et en 1931, (10) six mille cent soixante-dix enfants, furent traités pour maladies vénériennes.Le docteur A.H.Desloges, Directeur de la Division des maladies vénériennes pour la province de Québec, et la profession médicale en général ont accompli un travail splendide.La presse française a beaucoup aidé au travail.En 1931, (11) sept mille cing cent quarante hommes et femmes se présentèrent d\u2019eux-mêmes pour avoir un examen complet.Quelques-uns d\u2019entre eux avaient eu une maladie vénérienne dans le passé et voulaient savoir s\u2019ils en étaient guéris.Tous d\u2019ailleurs voulaient s\u2019assurer, avant le mariage, qu\u2019ils étaient en lieu de procréer des enfants sains.Conclusions.Le travail splendide accompli dans la province de Québec devrait être un stimulant pour tous et devrait nous aider à regarder l\u2019avenir avec plus de courage et de détermination.Les résultats qu\u2019on a obtenus là nous montrent que lorsque des hommes sérieux et sincères présentent sans crainte la vérité non fardée au public, celui-ci leur accorde le respect, la confiance et la coopération.C\u2019est ainsi que dans la province de Québec, le laboureur et l\u2019ouvrier sont censés mieux connaître ce problème que ne le connaissent beaucoup de gens de sphère sociale plus élevée, ailleurs.Les meilleurs spécialistes et les laboratoires les mieux outillés du monde font peu de bien si le public n\u2019est pas renseigné sur les grands services qu\u2019ils peuvent rendre.Ces spécialistes sont presque inutiles, s\u2019il ne font que traiter les malades sans les instruire en même temps. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1167 Puisque l\u2019(ducation bien faite du public doit venir de la profession médicale, il est tout juste de demander aux écoles de médecine de donner un enseignement plus complet sur les maladies vénériennes.En plus de posséder ces notions cliniques plus complètes, l\u2019étudiant de lemain devra mieux comprendre les répercussions d\u2019ordre moral et social que produit le mal vénérien.Du fait que les instituteurs peuvent faire beaucoup par leur contact journalier avec les enfants de six ans et plus, les Ecoles supérieures, les Collèges et les Ecoles normales pourraient facilement donner un cours utile et faire naître chez ces instituteurs de demain, un intérêt et une connaissance qui leur permettraient de coopérer avec l\u2019officier médical de santé.Les officiers de santé devront être habiles non seulement en ce qui concerne les maladies vénériennes, mais aussi en matière d\u2019organisation.Ils devront être capables de travailler en coopération étroite avee les médecins des alentours, les gardes-malades, les visiteuses du service social, les instituteurs, les membres du clergé, les organisations le femmes, d\u2019hommes, de parents et instituteurs de scouts et autres organisations.Mon expérience est peut-être unique, mais je suis encore à rencontrer un scout ou un ex-scout qui souffre de maladie vénérienne.J\u2019ai demandé à un grand nombre de garçons où ils avaient puisé ce qu\u2019ils possédaient de connaissance en fait de matière et d\u2019hygiène sexuelles, surtout la première notion qu\u2019ils pouvaient se rappeler.Mes recherches m\u2019obligent à conclure que peu de parents, dans aucune sphère sociale, sont aptes à renseigner leurs enfants sur ce problème sérieux ou désirent le faire.ll en résulte que les jeunes gens ne sont pas renseignés, ou qu\u2019ils se renseignent dans la rue.Il me semble que dans une société bien constituée, l\u2019on pourrait facilement établir des cliniques où parents et enfants apprendraient ces choses, La formation de saines sociétés sportives dans tous les centres serait un bon placement pour promouvoir une santé morale et mentale.Il n\u2019y a pas de meilleur moyen d\u2019idéaliser l\u2019énergie de la jeunesse et même des adultes.La presse et la radio, si l\u2019on s\u2019en sert judicieusement, pourraient rendre de grands services.Je crois qu\u2019il faudra, quelque jour, étudier l\u2019opportunité de la prophylaxie médicamenteuse, surtout en l\u2019appliquant à des groupes choisis, tels que soldats, matelots et employés de chemin de fer.Dans 1168 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA ce cas, il serait sans doute possible d\u2019adopter un plan semblable à celui qu\u2019avaient adopté les forces expéditionnaires des Etats-Unis pendant la Grande Guerre.Lo = - .10.11.BIBLIOGRAPHIE HAGGARD, HOWARD W.\u2014 Devils, Drugs and Doctors, Pages 239, 244 MACLAURIN, C.\u2014 Mere Hortals, Page 53.- MACLAURIN, C.\u2014 Mere Mortals, Page 53.HUTCHINSON, WALTER.\u2014 History of the Nations, Vol.III, Page 1516.POENARU, CAPLESCU.\u2014 Diseases of Illustrious Persons.Foreign Letters, J.A.M.A.93: 1004-5, 1929.QUERIES AND MINOR NOTES.\u2014 The Paresis of Guy de Maupassant.J.A.M.A.69: 1555, 1927.VOIVENEL, P.et LAGRIFFE, L.\u2014 Paralysies\u2014Effets sur le génie de Guy de Maupassant, Chron.Méd.36: 141-144; 1929.IIELLER, J.\u2014 Kann die geringe Paralysesterblichkeit der Kkervorragen- den Buhnenkunstled Deutsenlands auch TKonstitutionall bedingt sein.Deutsche Med.Wehnschr, 54: 1029.1928.Sommaire du Rapport de la Division des maladies vénériennes, province de Québec, 1931.Rapport annuel du Dr Desloges \u2014 opérations de la, Division du service provincial d\u2019hygiène, province de Québec.Rapport du Dr Desloges à lhon.Athanase David, 29 février 1932. REVUE DES LIVRES F.BREMER, H.COPPEZ, G.HIGGUET, et P.MARTIN.\u2014 Le syndrome commotionnel tardif dans les traumatismes fermés du crane.Rapport présenté au VIe congrès d'Oto-neuro-ophtalmologie, à Montpellier.Revue d\u2019O.N.O., mars 1932.Les auteurs ont rédigé un rapport conjoint et se sont efforcés de mettre en relief les aspects objectif et organique du syndrome commotionnel résultant d\u2019anciens traumatismes fermés du crâne.La sémiologie subjective comprend les céphalées diffuses, exacerbées par les changements de position de la tête; les étourdissements, spontanés ou provoqués par les mouvements brusques de la tête, et caractérisés par la projection d'un voile devant les yeux ou d\u2019un brouillard parsemé d\u2019étincelles, ou encore par de l\u2019instabilité statique sans sensation de giration; la nervosité, représentée ici par l\u2019hyperesthésie visuelle et auditive, l\u2019hyperémotivité et l\u2019extrême sensibilité à l\u2019a'cool; l\u2019insomnie ; l\u2019asthénie mentale et la dysmnésie, celle-ci, surtout marquée pour les faits récents.A ces signes subjectifs généraux s'ajoutent des signes supjoctifs spéciaux: les signes ophtalmologiques et otologiques.Les troubles ophtalmo!ogiques subjectifs les plus fréquemment observés sont les troubles asthéniques et les troubles hypertensifs.Les premiers comprennent: l\u2019asthénie retinienne mise en évidence par une fatigabilité rapide et douloureuse à la lecture; le rétrécissement concentrique du champ visuel et la Laisse de acuité visuelle, d\u2019ailleurs variable d\u2019un jour à l\u2019autre.Les troubles otologiques subjectifs se réduisent aux bourdonnements d'oreilles et aux rertiges rrais.Ceux-là sont rares et s\u2019observent surtout à l\u2019occasion de lésions de l'organe périphérique; ceux-ci, plus fréquents, reproduisent l'ensemble des réactions obtenues au cours du vertige provoqué.La sémiologie objective tire son intérêt des symptômes neurologiques et somatiques généraux, des symptômes ophtalmologiques, otologiques, radiologiques, encéphalographiques et liquidiens.Les symptômes neurologiques et somatiques absolument certains n\u2019existent pas.On peut toutefois invoquer comme fréquents, la tachycardie, l'exagération de la réflectivité tendineuxe, le tremblement, l\u2019amaigrissement et l\u2019instabilité thermique.Parmi les symptômes ophtalmologiques, les signes tonoscopiques sont les plus importants.Dans 70% des cas, il existe de l\u2019hypertension artérielle rétinienne.Au delà de 60, le syndrome commotionnel devient très sérieux 11:0 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA l'hypertension du ler.n\u2019accompagne l\u2019hypertension artérielle que dans 9% des cas: il n\u2019y a par conséquent pas de parallélisme.La stase veineuse vraie n\u2019a jamais été rencontrée, mais il existe assez souvent des signes légers d'ædème papillaire.La tension de la veine centrale de la rétine est la même que celle du ler.Un moyen assez simple de déterminer l\u2019hypertonie ou l\u2019hypotonie veineuse consiste à observer le calibre de la veine au moment de l\u2019application du dynamonètre: dans le premier cas, la pulsation précède l'écrasement et dans le second, la veine s'écrase en une fois.Les troubles pupillaires n\u2019offrent rien de probant.Il en est de même des modifications du réflexe oculo-cardiaque.Le syndrome de Mann n'appartient pas en propre aux commotionnés.Les symptômes otologiques les plus précis sont fournis par l'examen vestibulaire.Ils peuvent exister seuls.Tls consistent surtout en des phé- nomènes déficitaires.Les vertiges et les signes d\u2019hyperexcitabilité disparaissent après un an s\u2019ils sont d\u2019origine labyrinthique.S\u2019ils persistent plus longtemps, on doit les considérer comme l\u2019expression de lésions centrales.Dans la plupart des cas la réaction calorique est diminuée.L\u2019hypæxcita- bilité porte surtout sur les canaux verticaux.Les épreuves galvanique et rotatoire décèlent moins souvent l\u2019hypæxcitabilité.Les épreuves rochléaires sont souvent paradoxales et ne mettent pas à l\u2019abri des simulateurs.Le symptôme de Muller, ou dilatation des petits vaisseaux du tympan dans sa partie haute se rencontrerait dans la moitié des blessés cranio-encéphaliques, mais sa valeur sémiologique est discutable.Les symptômes radiologiques lorsqu'ils sont précis, sont d\u2019une objectivité qui entraîne la conviction.Les traits de fracture sont difficiles d\u2019interprétation; seules les radios perpendicu!laires à la lésion permettent d'affirmer qu\u2019il y a une fracture.Les épreuves encéphalographiques rendent compte du remplissage des ventricules latéraux, de leur augmentation de volume ou de l\u2019agrandissement du ventricule latéral du côté où a porté la lésion.Dans ce dernier cas, la paroi externe du ventricule est très souvent attirée vers la paroi du crâne.IL\u2019épilepsie traumatique est souvent traduite radiologique- ment par l\u2019aceumulation considérable d\u2019air dans les espaces sous-arachnoïdiens.Les encéphalographies et ventriculographies ne sont pas dangereuses.L\u2019anatomie pathologique des commotionnés est très restreinte.On a dé- ecrit des kystes sous-duremériens, de l\u2019arachnoïdite circonscrite, des foyers microscopiques de contusion cérébrale, des adhérences cranio-méningées et des lésions péri-vasculaires diffuses.Par ailleurs les travaux expérimentaux sur la cicatrisation par prolifération conjonctivo-gliale ont permis de mettre em évidence les déviations ventriculaires qui objectivent si bien les substratums de l\u2019épilepsie et de certains signes autrefois classés comme purement subjectifs.Du côté de l\u2019appareil cochléo-vestibulaire, les lésions consistent essentiellement en hémorragies des espaces péri-lymphatiques qui s\u2019objectivent par des symp- tômes vestibulaires ordinairement fugaces.La pathogénie des syndromes commotionnels tardifs est obscure.Il est admis que l\u2019intégrité de la boîte cranienne rend l\u2019ébranlement vibratoire plus.intense et favorise les désordres vasculaires.Les troubles vasculaires déjà mis en évidence par l\u2019hypertension rétinienne qui est habituelle.rendent compte des bourdonnements d\u2019oreilles et des vertiges.Les désordres par L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1171 ¢branlement se compensent le plus souvent; par contre, les troubles dis a unc effraction vasculaire sont le plus souvent définitifs.La réalisation d\u2019un syndrome post-commotionnel doit faire envisager la possibilité des mécanismes suivants: lésions ganglio-névrogliques, adhérences, ramollissements focaux, l\u2019hyperhémie, les modifications dans la composition du l.c.r., \u2014 celles-ci ont été mises de côté, parce que vraiment exceptionnelles, \u2014 les réactions individuelles du sujet, (sinistrose).La thérapeutique préventive est trop connue pour qu\u2019il soit nécessaire de redire les procédés habituels.La thérapeutique du syndrome tardif sera symptomatique: repos, sédatifs, modificateurs de la tension liquidienne etc.Souvent l\u2019insufflation lombaire (25 à 100cc.d\u2019air) a donné d\u2019excellents résultats contre les céphalées.Dans certains cas une opération pour lésion focale pourra entraîner de véritables guérisons.Le pronostic que l\u2019on doit porter chez ces malades domine la question médico-légale de ces cas.T1 s\u2019agit d\u2019éliminer tout d\u2019abord la sinistrose et de rechercher les signes vraiment objectifs.Cependant un faisceau important de signes subjectifs doit également être considéré.Chez ceux-ci, commotionnés du premier degré, les rapporteurs accordent jusqu'à 50%: chez ceux-là, commotionnés du second degré.véritables impotents.l\u2019évaluation du dommage va jusqu'à 100%.Jean SAUCIER. MÉDECINE PRATIQUE LITHIASES URINAIRES Quelques formu.es | \u2014 Lithiase urique.Emploi des alcalins \u2014 soude ou lithine.It Carbonate de soude .\u2026.coer coer ver veus vues vers 6 grammes.Acide benzoique .\u2026.Lu Lane ever eer aan 2 grammes.Phosphate de soude .«cc.cov veus vase een vue 10 grammes.Elixir aromatique .wooo corr veer vase anne vue 30 cc.Eau distillée jusqu\u2019à .coer ir een van coer ee 250 cc.Sig:\u2014Une cuillerée à dessert dans un verre à vin d\u2019eau chaude trois fois par jour.Cure de 15 jours chaque mois.2 \u2014 Lithiase oxalique.Les alcalins sont inefficaces.Il faut employer des acides ou des diurétiques.KR Phosphate acide de soude \u2026.\u2026.ee.ve 15 grammes.Elixir simple \u2026.2.Leur cure Lane aus een van 30 cc.Infusion de buchu jusqu\u2019a .coc.coer cure vue 250 cc.Sig:\u2014Une cuillerée a dessert dans ur demi-verre d\u2019eau trois fois par jour.Cure de six semaines.3 \u2014 Lithiase urinaire alcaline.a) Essences et résines \u2014 buchu \u2014 térébenthine, etc.b) Substances anti-fermentescibles \u2014 salol-benzoate de soude \u2014 urotropine.R Benzoate de soude aa Salycilate de soude } 0.25 centgr.Pour un cachet.Sig\u2014Un cachet trois fois par jour pendant les repas.KR Urotropine \u2014 0 gr.25 centigrammes.Pour un cachet.Sig:\u2014Un cachet trois feis par jour.Ne pas oublier que les lithiases urinaires doivent être traitées par un régime approprié.La dérivation intestinale \u2014 les bains \u2014 les massages et l'exercice sont des moyens à employer.Louis FORTIER. ANALYSES MEDECINE PIERRE OURY et JEAN COTTET.\u2014 Valeur seméiologique des battements épigastriques de l\u2019aorte abdominale.Soc.de Gastro-Entéro- logie de Paris.Séance 14 mars 1932.En examinant un malade souffrant de son tube digestif, il arrive fréquemment de percevoir des battements épigastriques de l\u2019aorte abdominale.Ces battements épigastriques ont-ils une réelle valeur pour le diagnostic d'un trouble organique ou fonctionnel?C\u2019est la question que se posent les auteurs en dirigeant leurs recherches sur 30 malades, pris au hasard, à leur consultation de gastro-entérologie.Quelle en est la genèse et la signification?Trouble neuro-endocrinien, cardio-vaseulaire, leiasthénie, sympathoses, solarite?Autant de questions encore sans réponse définitive.Toutefois, sur les 30 malades examinés, 2 seulement ont présenté des lésions organiques (cholécystite chronique, et séquelle d'appendicectomie).Quant à la ptose, soupconnée génératrice des battements épigastriques, dans 14 cas il y avait ptose colique avec estomac normal dans 2 cas.Ni les réflexes oculo-cardiaque et solaire n\u2019ont pu fournir de conclusions précises parce que trop variables.Mais comme test appréciable, c\u2019est l\u2019étude de l'indice oseillométrique qui s\u2019est montré le plus important et chez des sujets souffrant ni d\u2019hypertension artérielle ni d'insuffisance aortique ou d\u2019hyperthyroïdie.Dans 22 cas, le rapport oscillométrique s'est montré supérieur (de trois divisions) à la normale.Les conclusions des auteurs seraient que les battements épigastriques de l'aorte abdominale ne traduiraient nullement l\u2019idée d\u2019une affection organique ou d'une ptose, mais serait plutôt l'écho d\u2019un\u2019 trouble neuro-végétatif général a prédominance sympathique.J.Alfred MOUSSEAT.CHIRURGIE CAVE HENRY W.\u2014 Les tumeurs de l\u2019intestin grêle.Annals of Surgery.Vol.XCVI, no.2, août 1932.Les tumeurs de l'intestin grêle sont plutôt rares.Elles peuvent survenir à toute âge.Dans la série rapportée par l\u2019A.l\u2019âge varie de quatre ans à soixante-et-onze ans.Le diagnostic précoce se base sur l\u2019étude de symptômes du début qui ne sont pas toujours négligés des malades lorsque l'on veut bien se donner la peine d\u2019un interrogatoire sérieux.La radiographie est vraiment un moyen utile pour localiser ces tumeurs. 1174 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Le traitement de choix est la résection immédiate de la tumeur et de la région lymphatique correspondante faite en un temps lorsqu'il n'y a pas d\u2019obstruction.4 des malades rapportés par l'A.sont morts en dedans le huit Jours après l\u2019opération, ayant présenté au moment de leur admission un syndrome d'obstruction complète ou partielle.Dans les tumeurs bénignes le pronostic serait bon tandis que dans les tumeurs malignes il serait plutôt défavorable.Mercier FAUTEUX.KLINGENSTEIN PERCY.\u2014 Résultats éloignés du traitement chirurgical dans le cancer du sein.Annals of Surgery, Vol.XCVI, no.2, août 1932.L'A.étudie 57 cas de cancer du sein opérés dans le service de chirurgie du Mount Sinai Hospital.Chez tous ces malades un examen histologique avait confirmé la nature exacte de la tumeur.2 malades sont morts des suites opératoires, l\u2019un d'infection, l\u2019autre d'un accident cérébral.Sur les 55 autres malades, 13 furent opérés il y a plus de 10 ans; 2 seulement sont encore vivants et un présente des métastases.7 furent opérés en 1923: 4 sont morts et les 3 autres ont été perdus de vue.Sur les 9 patients opérés en 1924, 2 sont vivants et en bonne santé; 1 a été perdu de vue et les 6 autres sont morts avee une survie post-opératoire d\u2019une moyenne de trois ans.En 1925 11 cas furent opérés: tous ces cas ont été suivis; 7 sont morts, 4 sont vivants et en bonne santé.En 1926 18 cas furent opérés; 4 furent perdus de vue; 9 sont morts et 5 sont vivants et en bonne santé.L\u2019A.conclut que les résultats éloignés dans le traitement du cancer du rein sont loin d\u2019Ître encourageants et croit que seul un diagnostic plus précoce peut laisser espérer des résultats meilleurs pour l\u2019avenir.Mercier FAUTEUX.OBSTETRIQUE JEAN DALSACE.\u2014 Observations d\u2019infections graves en rapport avec la puerpéralité, traitées par des transfusions de sang préparé.(Bulletin de la Société d\u2019Ostétrique et de Cynécologie de Paris, Juin 1932).L\u2019A.rapporte 54 cas de septicémies puerpérales traitées par l'immuno- transfusion.L'Immuno-transfusion consiste à donner à la malade le sa donneur vacciné contre le germe pathogène en cauxe.1 d'un La vaccination des donneurs.Le donneur peut être un convalescent récent, il peut être préparé avec le germe même du receveur, enfin il peut être vacciné par injections de stock-vaccins.Les deux premières manières de vaccination sont celles qui donnent le plus de résultat mais nous tous heurtons à deux difficultés.La convalescente d'une septicémie accepte difficilement de venir donner son sang à une autre malade.D'autre part l'isolement L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1175 du germe et la préparation d'un vaccin lorsque la culture est positive sont des opérations longues dont il ne faut pas attendre le résultat pour commencer la transfusion.Il faut done le plus souvent se servir de donneurs vaccinés avec des stock-vaccins.La tranfusion doit être une transfusion de sang pur, sans adjonction d'anti-coagulants.L\u2019auteur transfuse de 150 à 200 ce.à la fois et répète au besoin jusqu\u2019à chute de température.Aucun antiseptique n'est employé, seuls le vaccin et l\u2019abcès de fixation complètent le traitement.La mortalité sur les 54 cas a été de cinquante pour cent.L'A.accuse de cette mortalité élevée le retard dans la transfusion.Les malades n'étaient amenées qu\u2019après échec de toutes les autres thérapeutiques, avec des complications cardiaques, rénales, méningées ou péritonéales.Alfred Le ROY.GYNECOLOGIE F.H.A.MARSHALL.\u2014 Récentes recherches sur les hormones dites sexuelles et leur production cyclique.British Medical Journal, 6 août 1932.Après de nombreux chercheurs M.apporte sa contribution à l\u2019étude intéressante des effets des hormones sexuelles et de leur stimulation par l\u2019activation de la glande pituitaire antérieure.Les résultats qu'il a obtenus avec les extraits glandulaires, ovariens en particulier sont déconcertants et ce n\u2019est grâce qu'aux nouveaux produits dosés et titrés suivant la méthode Allen et Doisy qu'il a réussi à amener les phénomènes d\u2019induction du cycle oes- trien chez les animaux inférieurs et de la menstruation chez les grands mammifères.Comme point pratique M.croit qu\u2019il faut se limiter cliniquement aux indications bien précises où la production du cycle menstruel est recherchée avant d'employer ces médicaments.Léon GERIN-LAJOIE.ETIENNE MAY.\u2014 Les acroparesthésies de la ménopause.Gazette Médicale de France et des Pays de Langue Française, ler juillet 1932.Ce syndrome sensitif des extrémités caractérisé par des sensations anormales et mal définissables où dominent l\u2019eugourdissement et les fourmillements, bien qu\u2019il ne soit pas exclusif à la femme, ni même chez celle à l\u2019approche de la ménopause, q été rencontré le plus souvent chez ces dernières par M.qui veut qu\u2019il soit causé par un déséquilibre endocrinien.De fait, il le rattache plus particulièrement au grand syndrome vaso-moteur de la ménopause, dépendant de troubles congestifs ou ischémiques au niveau des vasa \u2018nervorum, si toutefois il n\u2019existe aucune lésion nerveuse organique, polynévrite, tabès, rhumatisme vertébral.Seule l'opothérapie ovarienne bien comprise semble avoir donné raison à l'auteur dans ces cas.Léon GERIN-LAJOIE. 1146 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA PEDIATRIE J.SOLAZAR de TOUZA.\u2014 La rachi-anesthésie chez les enfants.(Archives de Médecine des enfants, août 1932).ALL J.Solazar de Souza fut un des premiers a employer la rachianesthésie chez les adultes.Les premiers essais chez les enfants remontent au 11 octobre 1928, pour un opéré d\u2019astragalectomie, a qui il injecta Oce.10 de novocaïne adrénaline à 5 pour 100.Les céphalalgies, vomissements, courbatures, parésies de la vessie, ete.fréquentes après l\u2019opération, ne lui ont pas fait tenir cette anesthésie comme pratique courante se superposant à l\u2019anesthésie générale.Ses essais sur les enfants furent pour ainsi dire forcés: il se proposait de faire des études sur le calcium du liquide céphalo-rachidien et recherchait une large récolte de liquides à peu près normaux, ie.dans maladies nerveuses, pour passer ensuite à l'étude sur ces cas, et il décida de faire toutes les opérations compatibles avec la rachi-anesthésie, pour profiter des liquides.Toutes les complications consécutives, propres à l\u2019adulte, sont rares chez les enfants, et d\u2019autant plus qu\u2019ils sont plus jeunes.La possibilité d'une prédisposition aux réactions méningitiques, si fréquentes chez les enfants, pouvait constituer une contre-indication; mais la ponction répétée au bout d\u2019une semaine a permis de vérifier que le liquide était normal.A partir de ce moment la rachi-anesthésie a conquis le service du professeur J.Solazar de Souza.Forgue, ainsi que Cross (Prague) s\u2019opposent à cette pratique.II n\u2019est pas fait mention d\u2019aucun argument.Gosset écrivait en 1922: \u201cSi nous avons quelque répugnance à l\u2019eimployer chez les enfants qu\u2019elle peut impressionner, ete.\u201cL\u2019auteur ajoute: cest un critère absolument personnel, état l\u2019esprit humain, mais qui ne nous est pas imposé comme une contre-indication.tocher a proclamé l\u2019absence d\u2019arguments d\u2019ordre biologique ou technique à l\u2019encontre du procédé.La technique est la suivante: ponction sur la ligne médiane de la II à la IVe lombaire, solution 5 pour 100 novocaïne-adrénaline (minimum 0,025 jusqu'à 0,10 au maximum, selon l\u2019âge et l\u2019intervention).L'expérience du professeur J.Solazar de Souza porte sur 540 cas, opérés lepuis le 17 octobre 1928 jusqu\u2019au 29 février 1932.L\u2019âge des sujets: de 32 jours à 14 ans; 26 durant la première année.Comme chez les enfants la moelle descend plus bas, et la capacité du canal rachidien et la quantité de liquide sont moindres, ce:a fait que, par l\u2019anesthésie lombaire, \u2014 dit l\u2019auteur \u2014 nous avons un plus large champ d'action.Ainsi, ont été opérées des hernies ombilicales, appendicites, lapara- tomies différentes, gastrostomie, et même deux splénectomies.Les complications post-anesthésiques sont nulles \u2018chez les enfants au- dessous de quatre ans, et seulement au-dessus de cet âge, nous avons eu quelques cépha\u2019algies et de la torpeur; deux cas de parésie transitoire de la vessie (enfants de trois et sept ans).L\u2019auteur croit que les 156 cas rapportés par lui d\u2019enfants au-dessous de quatre ans rachi- anesthésiés, seront suffisants pour faire lever l\u2019anathème. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 114% Les vomissements, loin de représenter un excès de drogue, représentent des doses plutôt petites, insuffisantes pour annihiler les réflexes, et on les arrête en mettant transitoirement la tête de l\u2019enfant en position de Rose.Gaston LAPIERRE.H.ROUECHE.\u2014 Oto-rhino-laryngologie et Pédiatrie.(\u201cArchives de Médecine des enfants\u201d, août 1932).L\u2019auteur fait d'abord ressortir la nécessité de collaboration entre les pédiatres et les oto-rhino-laryngologistes.Amygda'es, végétations et tuberculose.\u2014 Ancienne question, déjà étudiée par Moure et Lermoyez.Une septicémie bacillaire ou une méningite tuberculeuse peuvent être consécutives à l\u2019ablation d\u2019amygdales ou au curettage du cavum, chez les sujets tuberculeux.De là, nécessité de la cuti-réaction à la tuberculine et abstention si elle est positive.De plus, l\u2019apparence générale de l'enfant peut donner lieu à quelques observations (chétivité, pâleur, maigreur, suppuration auriculaire douteuse).L\u2019étude du milieu peut aussi donner des indications précieuses.Amygdales et infections secondaires.\u2014 On ne pourrait fournir la preuve que les virus trouvent dans les amygdales une voie d\u2019élection.C\u2019est un \u2018abri favorable\u201d simp'ement.Cependant la grande majorité des otologistes conseillent d\u2019enlever les amygdales, dont la présence peut faire courir à l'organisme un danger constant.M.W.Moure, Dufourmentel et Maurice tenaud sont plus réticents.Amygdalectomie.\u2014 Pour un grand nombre d\u2019auteurs, les résultats de l\u2019amygdalectomie sont à peu près constamment favorables au point de vue local et général.Ils sont nettement supérieurs à ceux de l\u2019amygdalectomie partielle.Le streptocoque et les foyers infectieux peuvent sièger partout; done l\u2019ablation totale s\u2019impose.Les opérés doivent être hospitalisés, au moins pendant les heures qui suivent.Il est vraiment regrettable de voir que des enfants doivent regagner leur domicile dans l\u2019heure qui suit.Un vœu récent du Parti de la Santé publique en France réclame l\u2019hospita:isation de ces petits opérés.Tomissements habituels et sténoses de l\u2019oesophage.\u2014 A la base des vomissements fréquents au début de la vie, se trouvent souvent des atrésies congénitales des voies digestives et notamment de l\u2019æsophage.Ce sont des sténoses incomplètes sur lesquelles viennent se greffer des lésions inflammatoires.Le rejet de l\u2019aliment se produit sans nausée, ni effort, presque immédiatement après l'absorption; vomissement inodore et mucus abondant; périodes d\u2019accalmie et périodes de recrudescence; constipation fréquente; poids et taille déficitaires.L\u2019oesophagoscopie, qui doit toujours être pratiquée, montrera les modifications de la muqueuse et la présence du rétrécissement.Le cathétérisme progressif amène en général assez rapidement la guérison de ces sténoses.Otites et méningites lymphocytaires simulant la méningite tuberculeuse.\u2014\u2014 Méningites à allure souvent bénigne et traînante, qui simulent la méningite tuberculeuse, et qui connaissent pour cause une otite compliquée et qui sont guéries par un évidement pétro-mastoïdien. 1178 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Les sinusites chez les enfants.\u2014 A l'autopsie d'enfants ayant succomhé en quelques jours à la suite d\u2019infections méningées, on a été étonné de trouver les sinus frontaux remplis de pus, et en est en droit de demander si l'infection des sinus si difficile à déceler n\u2019a pas été le point de départ de la méningite.Il faut toujours faire un examen complet des oreilles et des sinus avec une radiographie complémentaire des sinus et des mastoïdes.Enfin la technique radiographique des mastoïdes et des sinus se précise de jour en jour et ne peut qu'apporter des indications utiles au diagnostic.Gaston LAPIERRE.CHIRURGIE INFANTILE ET ORTHOPEDIE TREVES A.\u2014 Fractures de Dupuytren vicieusement consolidées.Bulletins et Mémoires de la Société des Chirurgiens de Paris.No.33, 1931.L\u2019auteur rapporte l'observation d\u2019une malade qui se présenta pour un oedème considérable de la partie inférieure de la jambe, survenue à la suite d\u2019une fracture de Dupuytren ancienne.La radiographie démontra l'existence d'une consolidation osseuse mais avec déplacement externe marqué.la réduction sanglante suivie d\u2019une immobilisation plâtrée pendant deux mois donnèrent un excellent résultat.D'après l'auteur toutes les fractures avec déplacement devraient être réduites sous le contrôle de la radioscopie.Tl n'est pas nécessaire de procéder avec hâte et il est souvent utile d\u2019attendre cinq à six jours, surtout si l\u2019oedème est considérable.L\u2019immobilisation en hypercorrection est indispensable; l\u2019cstéosynthèse surtout avec les plaques métalliques est souvent nuisible.Si la fracture est haute, il sera souvent nécessaire de faire l\u2019astra- galectomie pour obtenir la correction suffisante.Au cours d'une discussion qui suivit le rapport de l\u2019auteur, Massart émit l\u2019opinion que la consolidation vicieuse est fréquente à la suite d\u2019une fracture de Dupuytren.Si le pied a été maintenu en valgus ou en équinisme, la marche est pénible et douloureuse, et le malade se présente trop tard, alors qu\u2019une ostéosynthèse est inutile.Si la fracture est ancienne, l\u2019astragalecto- mie, suivie de la correction de l\u2019axe du péroné est l\u2019intervention de choix.Le drainage est inutile, et le pied doit être maintenu en varus.D'ordinaire la marche, qui devient alors très satisfaisante, est possible après trois ou quatre mois.Edouard DUBE PHTISIOLOGIE A.BERNOU.\u2014 Regards sur une statistique ancienne de phrénicectomies.Journal Médical de Lysin, juillet 1932.2 L'auteur analyse une statistique, aprés un recul de un à cinq ans, sur un groupe de 52 tuberculeux opérés pour phrénicectomie, dont 48 en présentaient des lésions que dans un seul poumon ou ne présentaient du côté opposé que des lésions peu étendues et non évolutives.33 excellents résultats furent obtenus avec effacement radiologique important et stérilisation de l\u2019expectoration: soit donc une proportion de 63.4%. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1139 Après diverses considérations sur les indications qui ont motivé cette intervention, Bernou émet l'opinion qu'il faut être plus réservé quant aux indications de la phréniceetomie qui amène une paralysie diaphragmatique gauche: à cause des troubles cardiaques ou gastriques ou aérocoliques qui surviennent après cette intervention.\u2018 Comme conclusion: la meilleure indication de la phrénicectomie semble, pour l'auteur, être la caverne relativement fraîche, isolée dans un parenchyme sain.Les tuberculoses fibro-caséeuses ou ulcéro-caséeuses denses déjà fortement retractées, ne sont que des indications médiocres pour la phrénicectomie.L'auteur conseille simultanément une cure de repos prolongé en position déclive, et de cubitus latéral ou ventral selon la topographie de la lésion.La proportion très favorable des résultats obtenus n'est.due qu'au choix judicieux des indications.J.A.VIDAL MEDECINE LEGALE.L.TONELLI \u2014 Un nouveau signe précoce de la mort.\u201cIl Policlinico\u201d no.6, 1932.Reproduit dans le Siècle Médical et dans la Revue Internationale de Criminalistique, no.4, 1932.L'auteur nous propose un nouveau signe précoce de la mort, simple dans son application et dont la constance est appuyée par une statistique de 655 observations.Ce signe consiste dans la déformabilité pupillaire précoce.après la mort: la pupille cède à la pression exercée sur le globe oculaire et prend différentes formes suivant la multiplicité des points d\u2019application.On ne peut constater cette propriété chez l'homme vivant.En plus des 655 cas de mort avérée où le signe s\u2019est montré positif, l'A.nous rapporte 6 cas de mort apparente où la pupille résiste à la pression oculaire.L\u2019A.ne considère pas ce nouveau signe comme le signe absolu de la mort réelle mais il le croit plus com: tant et surtout plus simple que les autres signes proposés jusqu\u2019ici.Jean M.ROUSSEL.LEON CHABROL.\u2014 Sur un cas d\u2019intexication par teinture de chaussures.Le Centre Médical, mars 1932; dans Revue Internationale de Criminalistique, no.4, 1932.La gravité de l\u2019intoxication par l\u2019aniline est bien connue; moins conrue est sa pénétration dans l'organisme à travers la peau saine (en raison de son action dissolvante sur les lipoïdes),- par le port de bas ou de chaussures, teintes avec des teintures à base d\u2019aniline.Les femmes et les enfants sont plus sensibles à l\u2019action du toxique.L'A.rapporte l\u2019observation d\u2019une jeune femme de 21 ans, qui présenta tous les signes caractéristiques de l\u2019intoxication pour avoir porté pendant 2 heures, des chaussures teintes 12 heures auparavant. 1150 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Les symptômes furent les suivants: céphalée vague puis oppression: apparition de la teinte asphyxique spéciale, dite \u201ccyanose ardoi-ée\u201d le visage est a la fois livide et cyanotique, le teint plombé, les lèvres violettes, nausées, pouls filiforme et rapide, sueurs et refroidissement des extrémités.Cet état s'explique par l'effet toxique de l\u2019aniline sur le sang: transformation de l'hémoglobine en méthémoglobine,pigment de couleur brun chocolat, impropre à la respiration; il faut y joindre les effets sur le cœur et le système nerveux.La sensibilité vis-à-vis du toxique est toujours plus grande après une première intoxication et l\u2019into!érance se manifeste alors même avec des doses infimes.La malade en fournit la preuve quinze jours plus tard, alors qu'elle remit les bas qu\u2019elle portait le jour de sa première intoxication.Ces bas avaient été bien lavés, et apparemment débarrassés de la teinture: nécan- moins, après les avoir portés quelques heures, elle présenta des signes atténués d\u2019intoxication.Le traitement s\u2019est borné à une thérapeutique tonicardiaque.Jean M.ROUSSEL LABORATOIRE J.W.BRITTINGHAM et S.F.ROSEN, AUGUSTA, GA.\u2014 Effet de l\u2019ingestion d'alcool sur les réactions de B.Wassermann, Kahn et Hinton.(The effect of ingestion of alcohol on Wassermann, Kahn and Hinton tests.) The American Journal of Syphilis, Juillet 1932, page 403.Depuis le rapport de Craig et Nichels publié en 1911, la majorité des sé_ rologistes a cru que l'absorption d'alcool pouvait négativer la réaction de B.\\Vassermann dans un grand nombre de cas.Les auteurs avaient Lasé leur énoncé sur l'observation de 9 cas qui présentaient d\u2019abord un DB.W.et qui apres ingestion d\u2019alcool à des doses variant de 90 ce.à 240 ce.avaient présenté un B, W.négatif.Des constatations semblables avaient été faites par Tough dans 9 cas également.Le hasard ayant fourni à B.et R.l\u2019occasion d'observer quelques cas ou le B.W.n\u2019était pas modifié après absorption d'alcool, ces auteurs ont décidé de reprendre l'expérience sur une plus large échelle, soit 20 cas.18 cas de syphilis non traitée n\u2019ont pas présenté de modifications appréciables de leur B.W.après absorption d'alcool; un cas de syphilis traitée ayant: B.Wassermann; \u2014 \u2014 \u2014 \u2014; Kahn; + + + +; et Minton, \u2014 \u2014 \u2014 \u2014; a donné, une lecure après ingestion d'alcool: B.W.+ + ++; Kahn +; Hinton \u2014 \u2014 \u2014 \u2014.D'autres échantillons prélevés chez le même malade ont fourni des B.W.\u2014 \u2014 \u2014 et des Kahn + + + +.Un autre cas présentant: B.W.+; Kahn +++; Hinton douteux, a donné 715 et 9, heures après absorption d'alcool: BL W.\u2014 \u2014 \u2014 \u2014: Kahn.Deux fois le Kahn s\u2019est montré plus faible et deux fois il est devenu négatif après prise d\u2019alcool.Dans 5 cas, le Hinton n\u2019a été que peu modifié; dans 13 cas, il n'y a eu aucun changement. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1181 Quelques réactions ayant semblé augmenter après ingestion d'alcool, un patient traité antérieurement pour syphilis et présentant un B.W, \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 a été soumis au régime alcoolique et observé.Toutes les réactions sont demeurées \u2014 \u2014 \u2014 \u2014.Chaque patient à absorbé de 90 ce.à 450 ce.d'alcool dilué dans de l'eau; \u201cle sang a été prélevé d\u2019abord une lieure après absorption d'alcool, puis à plusieurs reprises pendant 2 à trois jours consécutifs.Des variations semblables à celles mentionnées plus haut ont été observées chez des patients non traités et non soumis au régime alcoolique lorsque leur B.W.a été fait tous les jours pendant 10 à 12 jours consécutifs.Craig a observé des réactions spontanées; ce que Stokes appelle les vagues des variations sérologiques.Le B.Wassermann utilisé était le B.W.modifié de Noguchi: le Kahn était le K.régulier et le Hinton était la deuxième réaction de l'auteur.En résumé, les effets de l\u2019alcool sur le B.Wassermann ont été surestimés.L'alcool semble n'avoir que peu d'effet sur les réactions sérologiques.Il s\u2019agirait plutôt d'une question de sensibilité dans les réactions.A.BERTRAND.PIRCHAN, AUG., and SIKL, H.\u2014 Cancer of the lung in the miners of Jachymov (Joachmstal).Am.J.Cancer 16: 681, 1932.Par l'examen clinique systématique et par des autopsies, les auteurs ont trouvé que le cancer du poumon est très fréquent parmi les mineurs de Ja- chimov.L\u2019autopsie fut pratiquée 13 fois sur 19 mineurs morts en 1929- 1930; 9 présentaient un cancer du poumon et de la plèvre.Au point de vue anatomique la forme circonscrite semble la plus fréquente.Les métastases et les généralisations se font par voie sanguine aussi bien que par voie lymphatique.Les auteurs n\u2019ont pu trouver d\u2019anthracose ou de silicose exagérées.Comme cause la plus vraisemblable des tumeurs, les auteurs indiquent les émanations de radium contenues dans l\u2019air des mines.L'article contient plusieurs photographies macroscopiques et microscopiques et une bibliographie assez étendue.L.C.SIMARD Q SOCIÉTÉS L\u2019ASSOCIATION MÉDICALE DE LA PROVINCE DE QUÉBEC.6-7 septembre 1932, à HULL.Durant le Congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue française de l'Amérique du Nord, l\u2019Association Médicale de la Province de Québec tint ses réunions d\u2019affaires et sa Journée Annuelle à Hull.Le 6, eurent lieu les réunions du Comité Exécutif suivies de celle du Conseil où furent étudiés et discutés les différents rapports, en particulier celui du secrétaire général dont on peut lire le compte rendu en une autre page, et qui couvre une partie des nombreuses activités de cette Association.Le Comité constitué pour étudier les Assurances Sociales a également apporté une contribution importante qui a suscité une vive discussion de la part des membres présents et qui témoigne du désintéressement qui présid2 à toute étude que poursuit quelque Comité dans l\u2019élaboration d\u2019une question qui lui est soumise.Ce Comité continue de fonctionner avec la collaboration des Sociétés Médicales Régionales et de toutes les Sociétés Médicales de la Province.De cette collaboration et du complément de cette étude découlera un deuxième rapport qui sera plus complet et qui embrassera une foule de détails dont les rapporteurs n'ont pas voulu surcharger le rapport préliminaire présenté dans le but d\u2019éveiller l\u2019esprit de la profession à cette importante question et lui présenter les prérogatives morales et les .grands principes qu'ils seront appelés à défendre devant la Commission chargée de faire rapport sur ce sujet.La partie scientifique avait été dévolue\u201d à monsieur le professeur Maurice Chevassu, de la Faculté de Médecine de Paris, qui parla de la Tuber- eulose Rénale, À monsieur le professeur R.E.Gaby.de l\u2019Université de Toronto qui traita de Burns in General including Electrical Burns, et de monsieur le professeur agrégé J.R.Pépin, de l\u2019Université de Montréal qui traita du Diabète. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1185 Les élections du Comité Exécutif et du Conseil donnèrent les résultats suivants: Comité Exécutif: _-.Président: C.N.DeBlois, Trois-Rivières, Vice-Présidents: L.Lane-Charpentier, Drummondville, H.S.Shaw, Outremont, J.E.Bergeron, Matane.Secrétaire général: Léon Gérin-Lajoie, Montréal, Trésorier: E.Trottier, Montréal.Membres: A.T.Bazin, Montréal, J.R.Pépin, Montréal, A.Thibaudeau, Saint-Eustache, Conseil: Tous les membres du Comité Exécutif et en plus: C.C.Birchard, Montréal, B.G.Bourgeois, Montréal, C.Dagneau, Québec, Demers, Farnham, .Dion, L\u2019Islet, F.Dubé, Notre-Dame-du-Lac, .LeSage, Montréal, A.McCabe, Sherbrooke, .Phénix, St-Jean, Stevenson, Québec, .Tremblay, Chicoutimi, A.Viger, St-Hyacinthe.HESOQHEFFT RON Il a été décidé de tenir la prochaine réunion en 1933, aux Trois-Rivières.RAPPORT DU SECRETAIRE POUR L\u2019ANNEE 1931.L'année 1931 n'a pas été moins active pour le secrétariat de 1'Association Médicale de la Province de Québec que les années précédentes.En effet, pas moins de 16,000 lettres sont parties du bureau et encore plus que par les années passées l\u2019on s\u2019est adressé à l\u2019Association pour avoir des renseignements d\u2019ordre divers concernant la profession.Votre Exécutif s\u2019est réuni quatre fois et le Conseil deux fois en 1931.1.Assemblée annuelle 1931.La réunion tenue à Québec obtint un franc succès, Un peu plus de 200 membres s'étant inscrits.Les médecins des Hôpitaux avaient élaboré un programme extrêmement intéressant et varié, et les auditeurs ont retiré des causeries et des démonstrations scientifiques de très grands bénéfices.Au déjeûner tenu au Château Frontenac les convives étaient nombreux et les rapports présentés furent unanimement adoptés. 1154 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA La section de Médecine Industrielle avait retenu par notre entremise le conférencier d'honneur, le Docteur Earnhart qui traita de la Loi des Accidents du Travail de la Province d'Ontario.Cette causerie fut extrêmement appréciée par tous les médecins présents, la nouvelle Loi des Accidents du Travail de la Province de Québec étant entrée en vizueur quelques jours auparavant.~ Les auditeurs sc sont ensuite transportés à la Faculté de Médecine de l'Université Laval où Messieurs les professeurs Sergent et Archibald traitèrent chacun dans leur spécialité des cancers pu.monaires.Le dîner, le soir, revêtit un cachet de distinction, et les dames rehaussèrent par leur présence cette manifestation sociale où le Professeur Sergent exposa dans son style si goûté, de la conception du médecin moderne en regard avec celui d\u2019autrefois.Bref, ce fut une des plus brillantes réunions annuelles dans les annales de Association Médicale de la Province de Québec.2.Législation au sujet de la pratique des spécialités dans la Province.Votre Exécutif a été saisi d'une demande de la Canadian Medical Association, au sujet de la pratique des spécialités dans notre Province.Malheureusement nous n'avons pas chez nous de législation réglementant la pratique des spécialités.Après une assez vive discussion les membres de votre Exécutif croient que cette question relève des attributions du Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec.Cependant rien n\u2019empêche qu'un comité soit constitué afin d'établir une définition exacte de ce que sont les spécialités, et cette question sera soumise à la prochaine réunion du Conseil.3.Le traitement des alcooliques dans la Province.Pour satisfaire les exigences de la C.M.A.à qui l'on s'adresse fréquemment au sujet d'institution pour le traitement des alcooliques, votre secrétaire s\u2019est mis en relation avec le directeur médical des hôpitaux d'\u2019aliénés, le Docteur A.H.Desloges, qui lui a fourni les renseignements sur cette question.Il semblerait qu\u2019il y aurait lieu de sugzérer la création d'institution particulière pour le traitement des alcooliques.4.Examen Périodique de Sante.Le Canadian Medical Institute a été créé à la suite des résultats obtenus par le Comité de l\u2019Examen Périodique de Santé de la C.M.A., qui, en 1931, s\u2019est complètement libérée de toute responsabilité vis-à-vis cet Institut.L\u2019Association Médicale de la Province de Québec qui avait contribué à aider au fonctionnement des examens périodiques de santé s\u2019est ainsi vu décharger également de toute responsabilité dans cette question. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1185 5.Victorian Order of Nurses.Encore cette année, le Docteur J.R.Bélisle de Hull a été votre représentant médical provincial sur le bureau des gouverneurs du Victorian Order of Nurses for Canada, et a continué à défendre les intérêts des médecins et des gardes-malades de notre Province.6.Département du Travail.Ottawa.Grâce aux rectifications apportées par votre secrétariat sur les associations médicales de la Province de Québec, nous pouvons maintenant voir inscrits de façon exacte les noms des grandes associations nationales provinciales et municipales de la Province dans le rapport annuel du sous-ministre du Travail.7.Section de la Médecine Industrielle.Jusqu'ici la section de Médecine Industrielle n\u2019avait pas fait de demande officielle à l\u2019Association Médicale de la Province de Québec pour son affiliation.Le 15 mai 1931 nous recevions du secrétaire de cette section, le Docteur R.Vance Ward, la lettre suivante: \u201cThe Industrial Medical Association of the Province of Quebec would like to make formal request to be admitted as a section of the Province of Quebec.The present Association is the outgrowth of the union of the Industrial Medical Association of the Province of Quebec and the Association Canadienne de Médecine Industrielle which took place in December 1928.The Society considers itself the official spokesman of physicians and surgeons engaged in industrial medical practice in the Province of Quebec, and as such appointed a Committee to meet with the Canadian Casualty Underwriters Association, the Canadian Manufacturers Association and the Montreal Hospital Association\u201d.Report of the activities of the Industrial Hygiene Section, Province of Quebec Medical Association, during the year, Septembre 1, 1931, to September 1, 1932, (1) Section Meeting, held at the Chateau Frontenac, Quebec, on Thursday, Septembre 10, 1931.Address by Doctor W.S.Barnhart, Medical Superintendent of the Lumbermen\u2019s Safety Association of the Province of Ontario, on the working of the Workmen\u2019s Compensation Act in Ontario.(2) Meeting held in Montreal on December 10, 1931, to discuss the new Workmen's Compensation Act.Discussion was led by Doctor Stevenson of Quebec and Doctor Tees of Montreal. 1186 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA (3) Annual Meeting, held in Montreal on February 4, 1932, for the election of officers.Address by Doctor Cunningham, of the Department of Industrial Hygiene of the Province of Ontario, on \u201cCompensation for Industrial Diseases in the Province of Ontario\u201d.Clinical evening, largely devoted to industrial surgery, at Montreal General Hospital, on March 22, 1932.Meeting held: in Montreal on May 3, 1932.Address by Doctor W.V.Cone, neuro-surgeon, Royal Victoria Hospital, Montreal, on \u201cThe Pathology and Treatment of Head Injuries\u201d.Voila donc une section extrémement importante de votre Association qui étudie des questions particulières.8.La Loi des Accidents du Travail.Avant l'application de la Loi des Accidents du Travail de 1931, l'on nous écrivait de la Saskatchewan, nous demandant certains détails au sujet du fonctionnement de cette loi chez nous.Nous avons répondu au secré- taire-trésorier général de la Saskatchewan Medical Association, les renseignements que nous fournissait très aimablement le Docteur Bélanger, lo médecin en chef de la Commission des Accidents du Travail.Nous avons d\u2019ailleurs tenu au courant dans la suite, le Docteur Young de Saskatoon, sur l\u2019établissement d\u2019une nouvelle loi qui devait être mise en vigueur le ler septembre 1931.9.Loi sur l\u2019Assistance Publique.Nous recevions encore de la Saskatchewan Medical Association une demande de renseignements sur le traitement des indigents dans la Province de Québec.Nous avons pu, grâce à la courtoisie du Docteur Lessard, le directeur du Bureau Provincial d\u2019Hygiène, fournir les renseignements demandés.10.French Medical Review.Cette revue médicale de France rédigée en langue anglaise, est sous la direction du Comte d\u2019Ornano, qui est également l\u2019instigateur du mouvement, afin de diffuser dans les pays de langue anglaise les théories et les découvertes médicales des pays francais.A titre de secrétaire de l\u2019Association Médicale de la Province de Québec, l\u2019on nous a demandé de répandre dans les provinces soeurs en particulier, et parmi les médecins de langue anglaise de notre Province, cette Revue qui mérite l\u2019encouragement pour les promoteurs de ce mouvements.Nous nous sommes mis en relations avec le Canadian Medical Association Journal qui analyse occasionnellement des articles qui paraissent dans cette Revue. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 118% 4 11.Voyage aux Stations Thermales et Climatiques de France.n 1931 le Directeur chargé par le Gouvernement Francais d'organiser le wvage des médecins américains et canadiens aux Statious Thermales ot Clintiques de France, s'est adressé à nous atin de recruter un certain nome de médecins pour participer à ce voyage d'études.Le succès n'a pas été
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.