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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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L'union médicale du Canada, 1932-12, Collections de BAnQ.

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[" Tome LXI No 12 Décembre 1932 IN MEMORIAM Ceux qui se rendirent à l\u2019Hôtel-Dieu.le vingt-cinq octobre dernier, garderont longtemps le souvenir d\u2019une cérémonie toute simple en elle-même mais combien grandiose par la leçon qui s\u2019en dégageait.Le geste de l\u2019International Anaesthesia Research Society, en plaçant une plaque commémorative là où le docteur Larocque dépensa sa vie, honore et grandit les membres de cette société.Aux révérendes Religieuse Hospitalières de l\u2019Tôtel-Dieu qui rendirent possible cette démonmetration du souvenir va toute notre reconnalssante gratitude.Il nous semblait à tous assister à la décoration posthume d\u2019un brave mort au champ d'honneur.Son Excellence Monseigneur Des- champs, la Supérieure de l\u2019Hôtel-Dieu, le docteur Harwood, doven de la faculté de médecine, le docteur Baril, président du Bureau médical, le docteur MeMechan, de Toledo, le docteur Léo Pariseau, le docteur Dogliotti, de l\u2019université de Turin, le docteur Wesley Bourne, président de la Montreal Society of Anaesthetists, les représentants de tous les hôpitaux de Montréal formaient l\u2019état major, qui, à l\u2019attention, écoutèrent en silence la proclamation suivante graver sur bronze : \u201cPOUR HONORER LA MEMOIRE DE CHARLES LAROCQUE, MEDECIN DE I\u2019HOTEL-DIEU, ET POUR RAPPELER SA MAITRISE DANS LA SCIENCE ET L\u2019ART D\u2019'ANESTHESIER.SES COLLE- GUES DE LA INTERNATIONAL RESEARCH SOCIETY, OCTOBER 1932.\u201d Ce bronze continuera donc de rappeler a ceux qui furent ses colle- gues le souvenir ému du regretté Larocque.A ceux de demain, il apprendra tout le dévouement et toute la compétence de celui qui pendant vingt-cinq ans fut le collaborateur précieux des chirurgiens de l\u2019Hôtel-Dieu.À tous il enseignera la beauté du rôle de celui qui, à chaque heure du jour ou de la nuit toujours et sans compter, contribua au soulagement des maux qui: affligent notre pauve humanité.Joseph F.HOULL.Anesthésiste en chef à l'Hôpital Notre-Dame. 1280 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA nous permettaient pas de réaliser aussitôt ce plan.Nous continuâmes, au Canada, les conversations engagées en France, chaque fois que des délégués à nos congrès venaient prendre part à nos délibérations.Au Congrès de 1930, présidé par le Professeur Rhéaume, le Professeur Roussy, de Paris, chef de la mission, en inaugurant la nouvelle Université de Montréal, exprima le même vœu dans son discours officiel comme représentant de la Faculté de Médecine du gouvernement français.À l\u2019occasion du congrès d\u2019Ottawa, l\u2019idée fut reprise par mon collègue Dubé, à titre de Président de 'A.D.R.M.I échangea avec M.Taschereau, Premier Ministre de Québec, le Ministre Français à Ottawa, la Faculté de Médecine de Paris, notre Ministre à Paris, l\u2019Honorable Ph.Roy, et quelques autres personnages importants, une correspondance très précise à ce sujet que nous avons publiée en août, et il reçut de tous des adhésions très importantes.Durant l\u2019été dernier, notre Ministre à Paris convoqua les médecins français qui avaient déjà fait un séjour au Canada, avec le Dr Paquet, le président actuel de l\u2019Association des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord, de passage à Paris à cette date.Celui-ci plaida très fortement la cause que nous avions soutenue auparavant, et tous furent d\u2019avis que le moment était arrivé de réaliser ce projet maintenant mûri.Le congrès d\u2019Ottawa, en septembre 1932, par une résolution unanime, émit le vœu que l\u2019Association Française veuille bien voter le siège du prochain congrès à Québec.Cette résolution, transmise par les voies diplomatiques ordinaires, fut votée à l\u2019unanimité au dernier congrès de Paris.Je n\u2019ajoute pas d\u2019autres commentaires à ce sujet, car nous aurons l\u2019occasion d\u2019en parler plus longuement; mais il importe que nous commencions dès maintenant l\u2019organisation de ce congrès de 1934.Nous tenons à signaler particulièrement l\u2019attitude très sympathique de notre aimi, le Dr Desfosses, de la Presse Médicale de Paris, dont les articles à ce sujet, publiés au bon moment, contribuèrent à former l\u2019opinion publique médicale en France au moment où allait s\u2019ouvrir le Congrès de médecine de Paris.Albert LeSAGE. MÉMOIRES DONNÉES BIOLOGIQUES ET THÉRAPEUTIQUES DE L\u2019'HORMONE OVARIENNE DANS LA MENOPAUSE POST-OPERATOIRE™ Par Léon GERIN-LAJOIE, F.R.C.S.(C).Professeur agrégé à la Faculté de Médecine de l'Université de Montréal Gynécologue à l'Hôpital Notre-Dame.Les troubles occasionnés par l\u2019ablation des ovaires sont toujours un aléa auquel il faut constamment songer avant de préconiser une thérapeutique aussi radicale.Evidemment les indications formelles et urgentes de cette intervention priment sur tous les ennuis consécutifs susceptibles d\u2019apparaître après une période plus ou moins prolongée.Dans ces cas c\u2019est la vie de la malade qui est en jeu et qui commande Pintervention: l\u2019acte opératoire devient une thérapeutique d\u2019urgence.Les conséquences éloignées sont négligées pour ne pas laisser échapper une chance de survie à un être qui se confie à nous.Bien différente doit être l\u2019attitude du chirurgien-gynécologue devant des lésions qui existent, qui causent de graves ennuis à la malade, sans cependant mettre la vie de celle-ci en danger.Il est nécessaire d\u2019essayer à se rendre compte des troubles ménopausiques qui apparaîtront tôt ou tard.Malheureusement il est pratiquement impossible de s\u2019assurer avant l\u2019intervention quels seront ces troubles; chez tel sujet où nous redoutions une forme psychique ou mentale nous n\u2019observons que de légères chaleurs; chez tel autre, au contraire, les maux de tête, les vertiges, la tachycardie, surviennent qui sont plus ennuyeux que les douleurs périodiques menstruelles qui avaient commandé l\u2019ablation des organes génitaux.D'ailleurs tous les médecins connaissent le désarroi qu\u2019occasionne chez leurs malades la crainte de l\u2019approche de la ménopause physiologique.La ménopause post-opératoire semble fournir une crainte (1) Communication faite au Congrès de l\u2019A.M.L.F.à Ottawa.\u2014 sept.1932, 1282 L\u2019UNION VÉDICALE DU CANADA plus compréhensible par son installation toujours subite.Les femmes jeunes, en bas de 35 ans, sont toujours plus fortement éprouvées par les effets de l\u2019arrêt de la fonction ovarienne.\u2018Ceci n\u2019implique pas toutefois que les femmes plus âgées en soient indemnes.Elles aussi subissent l\u2019atteinte néfaste du déséquilibre endocrinien, mais généralement les effets en sont mieux supportés.La relation des glandes endocrines entr\u2019elles n\u2019est pas théorie nouvelle.Il est facile de comprendre le désordre que peut amener l\u2019ablation subit de l\u2019une d\u2019elles; les autres cherchent, mais en vain, à suppléer la déficience de la glande enlevée.Elles ne peuvent y réussir: chacune d\u2019elle possède une sécrétion qui lui est propre qu\u2019elle déverse dans l\u2019économie.La plupart fonctionnent de façon permanente: leur sécrétion et leur excrétion sont un système en lui- même qui s\u2019installe à la naissance et ne s\u2019arrête qu\u2019à la mort.L\u2019ovaire agit de façon quelque peu différente.A la naissance il contient un grand nombre de follicules possédant eux-mêmes un ovule.Pendant l\u2019enfance quelques-uns de ces follicules se développent, mais régressent avant d\u2019atteindre leur volume maximum.A la puberté, les follicules ne régressent pas; ils atteignent leur plein développement, ils se rupturent et forment le corps jaune.Celui- ci possède également une sécrétion interne propre qu\u2019il déverse dans la circulation jusqu\u2019à ce que les menstruations s\u2019installent.Au contraire, s\u2019il y a fécondation, le corps jaune maintient sa sécrétion durant tout le temps de la grossesse.L\u2019étude du mécanisme endocrinien de la menstruation conduit naturellement à l\u2019étude des fonctions du système endocr'nien de toute l\u2019économie.Nous n\u2019avons ni Pintention, ni le temps d\u2019aborder toute la complexité de ce probléme.Il est toutefois nécessaire de connaître la relation intime de la glande pituitaire et de la glande ovarienne.La fonction stimulante sur la fibre lisse de la sécrétion du lobe postérieur de la pituitaire, est bien connue.Elle nous intéresse peu dans le travail que nous poursuivons.Toute différente est celle du lobe antérieur.Cette sécrétion qui a fait l\u2019objet d\u2019études particulières depuis quelques années a été bien mise en valeur par les travaux de Aschein et Zondek en particulier. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1285 Certains auteurs reconnaissent deux hormones au lobe antérieur de l\u2019hypophyse: une hormone de développement et une hormone dite sexuelle.D\u2019autres auteurs attribuent les deux effets à une seule hormone.Nous n\u2019essayerons pas de résoudre le problème.Contentons- nous de reconnaître que durant l\u2019adolescence, l\u2019hormone de développement de la pituitaire antérieure est dans son plein fonctionnement.Par un processus encore inconnu il semble qu\u2019elle garde sous son contrôle absolu l\u2019hormone sexuelle, ou qu\u2019elle l'empêche tout au moins d\u2019exercer ses effets les plus caractéristiques.A tout événement, durant ce temps, l\u2019hormone sexuelle n\u2019est pas suffisamment produite pour initier la menstruation.ÀA la puberté et jusqu\u2019à la ménopause, les follicules qui grossissent, continuent leur développement, atteignent leur pleine maturité, se rupturent, laissant échapper l\u2019ovule, et le corps jaune se forme dans les follicules libérés de leur ovule.Or, quelle influence apparaît donc à la puberté pour amener ce changement dans les follicules de DeGraaf?De nouvelles découvertes dans le champ de l\u2019endocrinologie nous porte à croire que la stimulation de la glande pituitaire favorise le sécrétion de l\u2019hormone sexuelle à laquelle nous devons cette transformation.Des expériences concluantes ont été faites démontrant que l\u2019injection de lobe antérieur de la pituitaire à des rates impubères font apparaître en deux à quatre jours les signes caractéristiques du cycle œstrien, épaississement de la muqueuse du vagin, modification de la constitution cellulaire de la sécrétion vaginale, hyperhémie des annexes, et des cornes utérines, augmentation du volume de l\u2019utérus.Les chercheurs ont découvert qu\u2019une telle action pouvait être déclanchée par l\u2019injection d\u2019extrait de placenta humain, de liquide aimniotique, de sérum sanguin des femmes enceintes et même de l\u2019urine des femmes enceintes, comme d\u2019ailleurs par les extraits de corps jaune ou d\u2019ovaire total.Uhlmann écrit: \u201cSi l\u2019on parcourt la littérature publiée depuis une vingtaine d\u2019année sur le sujet qui nous occupe, on y constate une confusion considérable, en même temps que l\u2019expression d\u2019un grand nombre d\u2019opinions contradictoires.Il faut sans doute attribuer en grande partie ce fait à ce que chaque auteur a préparé à sa manière l\u2019extrait dont il s\u2019est servi, de telle sorte que les résultats obtenus ne sont pas comparables.Il faut ajouter aussi que l\u2019on ne possédait pas de méthode de titrage exactes.En ce qui concerne l\u2019influence des hormones ovariennes sur les organes génitaux et les fonctions sexuelles, il faut se demander, tout d\u2019abord, si les deux substances lipoïdiques et protéidiques agissent de 1284 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA lu même façon sur tous les caractères sexuels, ou il existe ce que nous pourrions appeler une \u201caction organotrope\u201d.En dépit de nombreuses contradictions, il semble cependant certain qu\u2019il faut considérer ces deux substances comme agissant d\u2019une façon antagoniste vis-à-vis de l\u2019autre.C\u2019est ainsi que l\u2019hormone lipoïdique isolée du corps jaune, des follicules, de Povaire (dont on a éliminé les follicules), de l\u2019œuf et du placenta déterminerait : a) La stimulation de la croissance des caractères sexuels primaires et secondaires, caractérisée par une augmentation du volume de l\u2019utérus, des trompes de F'allope, du vagin, de la vulve, des mamelles, ete.\u2026.b) Le déclanchement des mod/fications organiques de l\u2019appareil génital et de l\u2019activité sexuelle telles qu\u2019elles se manifestent chez l\u2019animal par l\u2019apparition du rut ; ce) L\u2019inhibition de la menstruation.D\u2019autre part le principe hydrosoluble de l\u2019ovaire déterminerait : a) L\u2019hyperthémie des organes sexuels; b) La stimulation ou le déclanchement de la menstruation: ec) L\u2019augmentation de la sécrétion lactée, ete.Les effets attribuables au principe hydrosoluble ont été étudiés a plusieurs reprises, mais cette étude a rarement été faite avec des substances pures.La plupart du temps on s\u2019est servi de simples extraits de corps jaune, d\u2019ovaire total, de placenta, d\u2019utérus ou de fœtus.Dans ces conditions, il n\u2019est pas étonnant qu\u2019à côté des manifestations typiques de la substance hydrosoluble, on ait obtenu d\u2019autres effets ressortissant à la substance lipoïdique.Cette confusion n\u2019existe plus si l\u2019on se sert de préparations purifiées et débarrassées de lipoides.Les connaissances que nous possédons aujourd\u2019hui nous permettent de dissocier dans l\u2019hormone ovarienne totale deux substances, dont l\u2019une est un lopoïde et l\u2019autre un protéile, avec lesquelles il est possible de déterminer tous les effets que nous venons d\u2019énumérer.L\u2019étude des procédés d\u2019isolement de ces corps nous entraînerait hors du cadre de se travail.Disons seulement que plusieurs auteurs sont arrivés, indépendamment les uns des autres, à obtenir, en ce qui concerne l\u2019hormone lipoïdique, des substances apparemment identiques.Le principe hydrosoluble, par contre, a, jusqu\u2019ici été peu étudié au point de vue chimique.\u201d #x* x *% L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1285 Pour ce qui concerne le titrage.certains auteurs préconisent l\u2019uni- té-rat, qui veut dire, la quantité minima.d\u2019hormone nécessaire pour amener chez une rate de 30 jours, prise dans une colonie dont la maturité sexuelle apparaît à 50 ou 60 jours, et ce dans un espace de 96 à 100 heures, la formation d\u2019un ou plusieurs corps jaunes critérium certain de la naturité sexuelle de l\u2019animal.C\u2019est la méthode d\u2019Allen et Doisy.Uhlmann reconnait à la méthode américaine une très grande valeur, mais \u201cconsidère que la méthode de croissance est plus sûre et doit inspirer plus de confiance\u201d, c\u2019est-à-dire, en se basant sur le poids de l\u2019animal.Nous abandons dans ces idées.La pratique semble nous donner raison.Le traitement des troubles endocriniens bien caractérisés, mais parfois difficiles à étiqueter, par des extraits pluri-glandulaires, sous prétexte de frapper la ou les glandes en causes, est une bien grave erreur, croyons-nous.L\u2019opothérapie doit être fréquemment associée; elle ne doit pas l\u2019être systématiquement.Il faut s\u2019attacher à rechercher exactement l\u2019endocrine déficiente afin d\u2019obtenir les résultats désirés.Mais il n\u2019y a pas que le fait d\u2019injecter ou de prescrire tel ou tel médicament indifféremment et d\u2019attendre les effets.qui seront souvent déconcertants.Il faut connaître la valeur des médicaments employés, leur mode de préparation et en particulier leur dosage.Après quoi s'attacher à peser les malades et suivant leur poids varier la quantité du médicament.x x Dans la ménopause post-opératoire, les troubles apparaissent généralement vers la 15ième journée après l\u2019ablation des ovaires.Nous commençons la médication à cette époque et nous la continuons pendant une semaine ou dix jours suivant le médicament employé.Nous ne le reprenons dans la suite qu\u2019une fois par mois, généralement dans les huit ou dix jours qui précèdent l\u2019_époque présumée des règles.Il est extrêmement important de suivre cette technique.En donnant aux malades 2 unités-rats par livre de poids du corps, nous avons une moyenne qui nous a donné satisfaction.Ainsi, une malade pesant 120 livres, recevrait 240 unités-rats en commen- cant par 20 unités la 1ère journée, 30 unités la Zième journée, 50 unités la 3ième journée, 60 unités la 5ième journée, 80 unités la Tième journée.Depuis un an et demi, nous avons eu l\u2019occasion de traiter 39 malades de cette façon et nous avons eu: Abolition totale des ennuis de la ménopause de 6 a 15 mois apres le début du traitement, 7, soit 17% environ; 1286 L UNION YEDICALE DU CANADA Amélioration considérable des troubles (chaleurs, adiposité, vertiges, ete.25, soit 66% : Amélioration légère, 4.soit 10% ; Echec complet: aucune amélioration notable, 3, soit 7% ; Certains auteurs ont publié des statistiques intéressantes que viennent corroborer les chiffres plus haut cités.Cependant, je n\u2019ai pas noté chez ceux que j'ai consulté, la relation du poids de la malade, avec la quantité d\u2019unités administrées.x Xk * En conclusion: .La ménopause artificielle hénéficie d\u2019un traitement opothérapique approprié ; .Il n\u2019est pas nécessaire que ce traitement se poursuive tout le mois; .Les préparations possédant le titrage unité-rat semblent être elles qui donnent les meilleurs résultats ; .Ceux-ci sont obtenus en ayant soin de donner la quantité d\u2019unités suivant le poids de la malade.BIBLIOGRAPHIE .Fr.UHLMANN.\u2014 Etude critique des méthodes de titrage de l\u2019hormone ovarienne.\u2014 La Gynécologie, fév.1927.ALLEN et DOISY.\u2014 An ovarian hormone.Preliminary report on its localization, extraction and partial purification, and action in test animals.\u2014 J.of the Am.Med.Ass., vol LXXXI, No 10, 1923.G.SCHICKELE.\u2014 Etude de la fonction des ovaires.\u2014 Gyn.& Obst., nos 2-3, 1921, No 6, 1922, l\u2019état actuel de l\u2019organothérapie en gynécologie, ses bases scientifiques et ses résultats, \u2014 La Gynécologie, mai 1925.COURRIER.\u2014 Les hormones ovariennes.\u2014 Revue franc.d\u2019endocrinologie, mai 1925.TRIFFAUD.\u2014 La menstruation est-elle d\u2019origine endocrinienne ou anaphylactique.\u2014 Revue franc.de Gynécologie et d'Obstétrique, 10 juillet 1925.À VIGNES.\u2014 Sécrétion interne de l\u2019ovaire et opothérapie ovarienne.\u2014 Revue franç.d\u2019endocrinologie, déc.1925.CAMPBELL et COLLIE.\u2014 British Med.J., 1930, 2:1081.Can.Med.Ass.J.1931, 25:9.8.COLLIP, THOMSON, McPHAIL & WILLIAMSON.\u2014 Can.Med.Ass.J.1931, 24:201.9.YOUNG, British Med.J.1931, 2:555.10.A.S.McQUILLAN.\u2014 Ovarian Dysfunction, indications and treatment.\u2014 Medical Journal and Record, July 15, 1931.11.G.SRAGNELL.\u2014 Clinical Use of Female Sex Hormone.\u2014 Clinical Medecine and Surgery, Feb.1932.12.C.MAZER & A.J.ZISERMAN.\u2014 La thérapeutique actuelle, à l\u2019aide des Hormones Seœuelles de la femme.\u2014 Medical Journal and Research, 6 janv.1952. RECUEIL DE FAITS UN CAS DE MALADIE DE MILROY Par Roméo BOUCHER, Professeur agrégé à l'Université de Montréal, Médecin-en-chef de l'Hôpital Saint-Luc.Nous avons eu l\u2019occasion d\u2019observer dans notre service un cas typique d\u2019une maladie assez rare, décrite jadis par Osler, puis par Meige, enfin par Milroy.Ce dernier en a présenté une statistique imposante, où il a montré l\u2019influence indiscutable de l\u2019hérédité dans l\u2019étiologie de cette affection.Georges R., 30 ans, chauffeur d\u2019automobile, entre dans notre service, le 18 juillet 1932, pour un œdème considérable des jambes, localisé entre le genou et le cou-de-pied, œdème qui s\u2019atténue légèrement au repos et qui augmente sensiblement à la marche.Deux fois déjà, le malade a été hospitalisé pour la même cause, 35 jours en 1928 et 120 jours en 1929.Comme antécédents personmels, on note la grippe en 1918, une blen- norrhagie en 1930 et un chancre induré en 1931.Sa puberté n\u2019a semblé n\u2019avoir aucun rapport avec sa maladie actuelle.Son hérédité n\u2019est pas trop chargée.Son père est vivant, mais souffre de rhumatisme chronique; sa mère est morte d\u2019une affection cardiaque.Il a trois frères vivants, en bonne santé, et n\u2019a jamais eu de sœur.Toutefois il est intéressant de noter que deux tantes maternelles ont eu les \u201cjambes grosses\u201d, selon son expression, toute leur vie, ce qui ne les a pas empêchées de vivre à un âge assez avancé.La maladie actuelle, au dire du malade, \u2014 et nous verrons plus loin ce qu\u2019il faut en penser, \u2014 semble avoir débuté en 1917, après une blessure au pied gauche, faite en se baignant.Mais en l\u2019interrogeant plus à fond, il est assez facile de mettre en évidence qu\u2019à ce moment, \u2014 le malade avait 17 ans! \u2014 la blessure du pied s\u2019est légèrement infectée, il a dû s\u2019aliter et soigner sa plaie.C\u2019est alors seulement qu\u2019il a constaté qu\u2019il avait les jambes un peu plus grosses que normalement.Pourtant, la blessure n\u2019intéressait qu\u2019un seul pied.Petit à petit, le volume des jambres a augmenté, ne lui causant, comme dans le cas rapporté par Harvey Jennett, dans le \u201cJournal Missouri Med.Ass\u201d, décembre 1931, qu\u2019un peu de gêne, à la marche surtout prolongée, par pesanteur.En 1925, le malade eut une crise douloureuse de la jambe droite, consistant en un gonflement segmentaire, avec 1288 1\u2019UNION YÉDICALE DU CANADA hypervascularisation, chaleur et augmentation locales de l'œdème.A ce moment l\u2019appétit diminue, la température a de légères oscillations fébriles, 99°.99°.2; tout mouvement devient pénible, arrachant même des cris au malade.Depuis son entrée à l\u2019hôpital, nous venons d\u2019assister à une crise semblable, se présentant, selon le malade, dans les mêmes conditions qu\u2019en 1925.Cette crise est en voie de disparition et n\u2019a paru affecter en rien l\u2019état général.L\u2019examen clinique n'apporte que peu de précisions organiques pouvant se rapporter à la maladie que nous étudions.Facies: bon, un peu semi-lunaire, légèrement asymétrique.Yeuæ: pupilles un peu irrégulières, réagissant bien à la lumière.Pas de subictère des conjonctives.Bouche: denture médiocre.Langue normale.Pas de plaques muqueuses.Gorge: rien à noter.Cou: corps thyroïde normal.Petits ganglions cervicaux bilatéraux.Thorax: Poumons: rien à noter.Coeur: normal.P.A.: 120/82.Pouls à 72, bien frappé et régulier.Abdomen: non douloureux, sans zône de défense.Petits ganglions inguinaux, durs, roulant sous le doigt, indolores.Pas de raie blanche.Foie: la matité ne déborde pas les fausses côtes.T'as douloureux.Rate: non percutable.Membres: supérieurs: au point de vue dynamométrique sont normaux, Réflexes un peu vifs.Ganglions épithrochléens.inférieurs: réflexes normaux.Babinski en flexion.Pas de Romberg.Seul, est présent un œdème considérable des jambes, localisé entre l\u2019articulation du genou et celle du pied.Cet œdème est dur, sans godet, donnant à la peau un aspect plutôt lisse et luisant où courent de multiples vaisseaux superficiels.Sa couleur est rosée, tendant à s\u2019accentuer après la marche, pour aller vers le rouge sombre et, par placards, vers le rouge violacé.Les mesures, prises avant et après la marche sont les suivantes : avant la marche après la marche Droite Gauche Droite Gauche sous la rotule: 3814 38 37 39 5 au mollet : 4714 44 4714 45 au-dessus de la cheville: 3015 28% 32 29 Comme on le voit, la jambe droite est plus volumineuse que la gauche à peu près dans tous les diamètres, mais après une marche de trente minutes, on constate, en somme, que l\u2019ædème frappe davantage le membre moins gros, en l\u2019occurrence le gauche.Il m\u2019existe aucun trouble de la sensibilité. L\u2019UNION WÉDICALE DU CANADA Examens de laboratoire : Bordet-Wassermann, fortement positif.Métabolisme basal: \u2014 7.Urines: pas d\u2019albumine, ni de sucre.Cytologie sanguine: Date 20 juillet 1932 20 août 1952 Hémoglobine 80% 75% Globules rouges 4,625,000 4,300,000 G.obules blancs 5,312 7,185 Valeur globulaire .83 87 Polyn.neutrophiles 65% 7% Lymphocytes (petits et moy.mononuc) 28% 20% Grands mononuclé.6% 29, Polynucl.éosinoph.1% 1% Azotémie: 0.35%.Glycémie: 0.70%.Cholestérinémie: 1.50% Calcémie: 17 milligrammes.sérine 8.2 Rapport \u2014\u2014 et un peu plus tard globuline Radiologies : Poumons: normaux.Selle turcique: normale.Squelette: normal.DIAGNOSTIC: MALADIE DE MILROY.Cette observation est assez intéressante en ce qu\u2019elle s\u2019éloigne quelque peu du sentier symptomatique tracé par les auteurs.On sait que Milroy en a décrit les principales caractéristiques : 1° C\u2019est une maladie à prédisposition familiale.Les auteurs insistent beaucoup sur ce point, particulièrement Harvey Jennett, Johnson McGuire et Milroy.Dans beaucoup de cas, l\u2019hérédité directe est soulignée; dans le nôtre, en autant que nous avons pu le mettre en évidence par un interrogatoire serré, seules deux tantes maternelles étaient atteintes de cette affection.2° Les garçons et les filles sont également atteints.3° Le début de la maladie remonte à la naissance.Nous avons vu que notre malade ne s\u2019était aperçu de l\u2019augmentation de ses jambes qu\u2019à l\u2019occasion d\u2019un petit accident de baignade, mais rien ne nous dit que ce fut le début de la maladie.Bien au contraire, un seul pied fut malade et pourtant les deux jambes furent trouvées augmentées de volume. 1290 UNION MEDICALE DU CANADA 4° Les jambes seules sont prises; nous en fournissons un exemple typ que.5° Il n\u2019existe pas d\u2019obstruction locale, ni de cause habituelle d\u2019cedéme.Nous ne sommes pas pour passer en revue les œdèmes qui peuvent survenir au cours d\u2019états les plus divers.Le Calvé en a déjà fait une magnifique description dans son livre.Mais qu\u2019il nous soit cependant permis de dire que l\u2019æœdème de la maladie de Milroy Fig.1.ne ressemble en rien à celui de la phlegmasie, par exemple, ou à celui de la néphrite chlorurémique où le godet s\u2019imprime et reste avec tant de facilité.Au contraire, cet œdème est dur, lisse, un.peu coloré, et dans l\u2019histologie de la peau et des tissus sous-jacents, faite par McGuire et Zeek (J.A.M.A., 12 mars 1932), on ne note qu\u2019une accumulation, mit côte L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1291 pour ainsi dire, du tissu conjonetif.Au reste.la persistance de l\u2019ædème est caractéristique car rien jusqu\u2019à date n\u2019a pu le faire franchement régresser.Le plus souvent il est progressif.Chez notre malade cependant, un séjour au lit de deux semaines et des compresses humides à l\u2019eau de Goulard ont fait résorber quelque peu cet œdème, surtout celui de la jambe gauche.sans que cette résorption ait pu résister à l\u2019épreuve de la marche.Fig.II.6° A la maladie de Milroy, il n\u2019existe pas de cause connue.Aussi a-t-on invoqué toutes les pathogénies pour l\u2019expliquer.Meige, dans le temps.l\u2019attribuait à des troubles trophiques des cordons régissant le développement du tissu cellulaire, tandis que Rapin mettait de l\u2019avant une dyscrasie embryonnaire du mésoblaste.Puis, 1292 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA tour à tour, les troubles endocrinologiques divers (Spitter).le renversement de la formule sérineglobuline (Rietti), les troubles des cellules nerveuses présidant à la régulation des vaisseaux Iymphati- ques (Valobra), furent sans succès mises de l\u2019avant.Aujourd\u2019hui, les auteurs, et Milroy aussi est de cet avis, s\u2019accordent à lui attribuer une origine vaso-motrice, sans qu\u2019on soit parvenu à démontrer exactement la nature de ces troubles vaso-moteurs.RO i° Les signes objectifs sont rares, comme dans notre observation d\u2019ailleurs.II est vrai qu\u2019elle comporte une spécificité avérée et prouvée sérologiquement, mais celle-ci n\u2019a rien à faire avec le développement de l\u2019ædème puisqu\u2019elle fut acquise en 1930 et que ce dernier date de beaucoup plus loin.Nous avons déjà dit ce que nous pensions de la blessure au pied survenue en 1917.8° C\u2019est une maladie indolore ne donnant, en somme, comme gêne qu\u2019une sensation de pesanteur, laquelle va s\u2019accentuant à mesure que les jambes augmentent de volume.Mais ici nous différons quelque peu d\u2019opinion avec les auteurs américains.Notre malade a présenté très nettement des crises douloureuses, asymétriques, non simultanées et bien localisées.Dans notre service nous avons pu assister à l\u2019une d\u2019elles et le malade nous a affirmé que c\u2019était la troisième poussée qu\u2019il présentait depuis sept ans à peu près.Voici comment la dernière s\u2019est traduite.Brusquement sans aucun prodrome, il se forme une zone d\u2019hyperhémie avec rougeur et chaleur locales.La peau devient luisante et tendue.Il n\u2019existe a la palpation ni fluctuation, ni rénittence, mais une sensation de plénitude.Le moindre attouchement devient pénible et l\u2019insomnie s\u2019installe par suite des douleurs spontanées.Pas de réaction générale.Cette crise dure une semaine, deux semaines, puis s\u2019atténue graduellement sans que le traitement paraisse y avoir été pour quelque chose.9° Quant au traitement, il n'est que très aléatoire.Sans doute, nous avons réussi au moment de la crise douloureuse à en diminuer la durée et à réduire quelque peu le volume de la jambe par des pansements à l\u2019acétate de plomb.Mais nous restons sceptiques sur ces résultat, le malade ayant été au repos depuis trois semaines et nous affirmant la constance de cette régression par le séjour au lit.La moindre marche fait vite réapparaître l\u2019ædème.Certains auteurs ont tenté certaines opérations, comme Kondo- léon, par exemple, qui a cherché en enlevant un faisceau du fascia lata a créer des anastomoses entre les lymphatiques superficiels et les lymphatiques profonds.Nous savons cette opération courante L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1297 en certain milieu, mais nous ne connaissons qu\u2019une observation américaine où cette intervention ait été tentée, sans que les résultats en aient été publiés, du moins à notre connaissance.Reste la sympathectomie péri-artérielle.Que pourrait-elle donner dans ce cas?Les r(sultats en sont la plupart du temps tellement paradoxaux que nous hésitons quelque peu a la pratiquer ici.Voilà les quelques points particuliers que peut soulever cette observation de maladie de Milroy.Il semble utile d\u2019ajouter que cette affection n\u2019est pas incompatible avec une longue vie, mais qu\u2019elle reste, en raison des problèmes pathogéniques qu\u2019elle souiève, une affection curieuse que l\u2019anatomie pathologique et l\u2019observation clinique pourront éclairer et, à cause de la symptomatologie objective, une maladie inélégante.BIBLIOGRAPHIE J, H, JENNETT.\u2014 Oedème persistant des jambes (maladie de Milroy).J.Miss.Med.Ass.28: 601-605, ler déc.1931.E.PETRAICZ.\u2014 La maladie héréditaire de Meige-Milroy.Ceska dermat.12: 285-291, 1931.G.R.BURKE.\u2014 La maladie de Milroy.M.J.Rec.135: 107-109, 3 fév.1932.J.McGUIRE et P.ZEEK.\u2014 Pathogénie de l\u2019oedème chronique et héréditaire des jambes (maladie de Milroy).Journ.A M.A.98: 870-873, 12 mars 1932.A.E.STRAUSS.\u2014 La maladie de Milroy.J.Miss.Med.Ass.26: 242-247, mai 1929.G.MELLI.\u2014 Oedème héréditaire et maladie de Quincke dans leurs rapports avec le trophoedème chronique de Meige.Observation.Minerva med.I: 723-737, 5 mai 1930. PHLÉBITE PENDANT LA GROSSESSE Par Jacques FORTIER Assistant à la clinique obstétricale de l'hôpital Notre-Dame.Le 18 mai 1932, entrait à l\u2019hôpital Notre-Dame, une jeune femme de 22 ans, enceinte de 8 mois.Elle se présentait pour une phlébite de la jambe gauche, qui la faisait souffrir depuis cinq jours.L'examen pratiqué par le professeur de Cotret démontra qu'il s'agissait bien d\u2019une phlébite; la jambe était oedematiée et on sentait un cordon dur sur le trajet de la saphène.La malade faisait une fièvre plutôt légère; 99F à 100F, son pouls se maintint toujours à 100-110.Sept jours après l\u2019admission de la malade, la jambe droite fut prise à son tour: il s\u2019y manifesta un oedème douloureux, avec sensation de cordon au niveau de la saphène.Cette poussée du côté droit dura peu, à peine 10 jours.La pression artérielle donnait toujours 130/80.L\u2019état général était bon.Dans l\u2019interrogatoire de la malade on ne trouve aucun indice de cause qui ait pu produire une phlébite.La grossesse a été normale; la patiente n\u2019a pas eu de pertes leucorrhéiques, ni purulentes; elle n\u2019a pas eu de douleurs ovariennes, ni utérines.Les intestins ont toujours bien fonctionné, la quantité d\u2019urine est normale (contient des traces d\u2019albumine), au microscope on y décele quelques globules rouges et des leucocytes peu nombreux.Rien n\u2019indique un état pathologique du rein ou de la vessie; le B.W.est négatif.Jusqu\u2019au 16 juin, la malade fut tenue dans une immobilisation complète, on lui tint de la glace sur le bas-ventre, on appliqua des sangsues au niveau des saphènes.Elle fut soumise à une diète lacto-végétarienne.Tous les jours, on lui donna: lo.Laxatifs salins: sulfate de magnésie.20.Diurétiques: Théobromine, 0 gr.20, 3 fois par jour.Le 16 juin, après un travail plutôt long (15 1/2 heures) la malade accoucha d\u2019un gros bébé, en parfaite santé; l\u2019accouchement et les suites de couches on été normales.En présence de ce cas, nous nous sommes posé plusieurs questions: lo Quelle est la fréquence des phlébites pendant la grossesse ?20 Ont-elles des caractères particuliers ?30 Quelle est leur cause?40 Quelle en est la gravité?Nous avons consulté plusieurs auteurs, mais c\u2019est dans Brin- deau que nous avons trouvé les réponses les plus précises. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 95 La phlébite des veines non variqueuses, dit cet auteur, survient plus souvent qu\u2019on ne le pense, généralement au cours de la grossesse, en particulier pendant les deux derniers mois.On lobserve souvent à cette époque à la suite d\u2019une légère atteinte de grippe, ou encore à la suite des hémorragies qui accompagnent l\u2019insertion basse du placenta.Parfois la phlébite apparaît sans cause apparente.Chez notre malade la cause paraît avoir été la grippe; elle dit, en effet, avoir fait des poussées de toux, accompagnées de température élevée et de frissons pendant les quelques semaines qui ont précédé son admission à l\u2019hôpital.Ce qui caractérise ces cas, dit Brindeau (qui en rapporte sept observations), c\u2019est que, en général, les phénomènes du début sont peu marqués; souvent ils sont réduits à une légère accélération du \u2018pouls.Presque toujours ces phlébites prennent la forme de phlébites à bascule, c\u2019est-à-dire que l\u2019infection frappe une jambe, puis l\u2019autre.L\u2019évolution de ces phlegmatia a toujours été très prolongée.C\u2019est bien de cette façon insidieuse que notre cas a débuté et évolué, il a pris cette forme de phlébite à bascule, mais la durée n\u2019a pas été aussi prolongée ; la phlébite droite n\u2019a duré que 10 jours, la gauche a duré 28 jours.Quelle est la gravité de ces cas?Ces phlébites, dit encore Brindeau, donnent rarement naissance à des embolies.Quelquefois cependant les autopsies démontrent que certains cas de mort subite chez la femme enceinte, sont dues parfois à des phlébites des veines mésentériques ou rénales ayant provoqué des embolies.Ces phlébites sont de longue durée; elles ne se terminent généralement qu\u2019avec l\u2019état puerpéral et souvent elles laissent à la jambe malade des œdèmes qui ne disparaissent qu\u2019avec les années, le repos et la compression.Le professeur Brindeau insiste encore sur ce fait, que les femmes qui ont fait de la phlébite pendant la grossesse, ne sont pas sujettes aux embolies pendant le travail et qu\u2019elles présentent rarement une phlegmatia alba dolens dans les suites de couches. SCEPTICÉMIE PUERPÉRALE Par Jean CHAMPEAU Médecin de l'hôpital général de la Miséricorde.Service d'obstétrique du Dr S.Langevin.Outre la prophylaxie et l\u2019antiseptie, le traitement et le pronostic des infections puerpérales se sont-ils modifiés durant ces dernières années\u201d L\u2019observation 31,601 de cette fille mère qui, au neuvième jour de ses suites de couches, présente tous les signes d\u2019un état infectieux grave, nous fournit un exemple d\u2019un des traitements qui nous donnent le plus de résultat actuellement.ANTECEDENTS PATHOLOGIQUES: Il s\u2019agit d\u2019une primipare âgée de vingt-deux ans dont le passé antérieur n\u2019offre rien d\u2019intéressant.ANTECEDENTS PHYSIOLOGIQUES: Menstruée à quatorze ans, elle souffre durant deux jours.Ses règles sont régulières et durent cinq jours.GESTATION ACTUELLE: Elle fut menstruée pour la dernière fois à la fin d\u2019avril 1931.Durant les trois derniers mois de sa grossesse elle a présenté une leucorrhée verdâtre, abondante et fétide, accompagnée de pollakyurie et de dysurie.Le 5 janvier, elle est admise à la salle d\u2019attente des futures accouchées.Elle a des douleurs dans le bas-ventre.On l\u2019examine AU PALPER, l'enfant est trouvé en position longitudinale, en sommet gauche engagé.L\u2019OCCULTATION FOETALE EST POSITIVE à gauche.LE TOUCITER révèle une poche des eaux intacte, un col mince dilaté à pièce française.Au cours de la période de dilatation, elle souffre au creux épigastrique, elle a beaucoup de nausées et de vomissements.Malgré une grande fatigue la patiente accouche spontanément après quinze heures de travail.A la fin de la période de délivrance la température est à 100 degrés.Durant les couches immédiates cette température continue à osciller aux environs de 100 degrés.Au huitième jour l\u2019état général est bon, mais on est d\u2019emblée frappé par deux faits: PREMIEREMENT.\u2014 Une accélération constante du pouls se maintient aux environs de cent pulsations à la minute.DEUXIEMEMENT.\u2014 L\u2019utérus est gros, présente \u201cne très mauvaise involution, laisse écouler par le vagin des lochies fétides. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1297 Malgré un examen quotidien on ne découvre aucune anomalie, aucune cause à cette sub-involution utérine.Nous attribuons comme étiologie à cette infection la leucorrhée antérieure, traitée par les douches vaginales, existant durant les derniers mois de la grossesse.Immédiatement après l\u2019accouchement nous avons traité cette malade, par l\u2019application de vessies de glace sur l\u2019abdomen, par l\u2019administration de douches vaginales bi-quotidienne au KMnO4.Par voie buccale nous lui donnons l\u2019extrait fluide d\u2019ergot à la dose d\u2019une cuillérée à thé trois fois pas jour.Malgré ces premiers traitements au neuvième jour à quatorze heures on assiste brusquement au tableau suivant: L\u2019état sub-fébrile se confirme, la malade.fait un grand frisson, une ascension thermique à cent quatre degrés, son pouls frappe à cent vingt.Son facies est devenu anxieux, sa langue est saburrale, elle vomit.La malade accuse des douleurs dans le bas-ventre, plus prononcées dans la fosse iliaque droite.Les lochies sont odorantes.Localement l\u2019abdomen est assez souple.Au toucher on constate son utérus volumineux présentant de la sensibilité dans toute sa corne droite.Le col utérin présente une déchirure latérale gauche et laisse facilement pénétrer un doigt.Les lochies recueillies sur les doigts de gant sont de couleur brunâtre et sanieuse.Le rapport d\u2019une lochio- culture donne du pus, de l\u2019entérocosue.L\u2019hémoculture revient négative.La première cytologie est peu encourageante : L\u2019hémoglobine est diminué de 50%.Les globules rouges sont inférieurs à 3,500,000.Les globules blancs, surtout les polynuc!éaires, présentent à peine une augmentation de quelques milliers.Diverses thérapeutiques sont mises en oeuvre.Durant les premiers jours on prescrit de la glace en permanence sur l\u2019abdomen.Les douches vaginales sont continuées.Ie coeur est soutenu par des tonicardiaques, tels spartéine, digitaline.La malade est à la diète généreuse.Du neuvième au onzième jour de ses suites de couches, la malade reçoit en injection intraveineuse cinq ampoules de septicémine qui ne modifient guère son infection.L\u2019état de la malade s\u2019aggrave, les frissons se répètent, s\u2019accompagnent à chaque fois de l\u2019élévation thermique à 104 degrés.Le 21 janvier, une deuxième hémoculture est négative après quarante- huit heures.La coagubilité sanguine est de cinq minutes.Une deuxième cytologic donne encore une défense bien peu marquée.Les globules rouges se sont abaissés à 3,300,000.L\u2019hémoglobine marque 45%.Les globules blancs sont à 9,587.Les polynucléaires neutrophiles sont de 86%.L\u2019état clinique de cette malade est donc sérieux: elle est gravement infectée, elle s\u2019anémie, se défend très peu.L\u2019utérus que l\u2019on palpe quotidiennement reste gros, mou, sensible.Comme traitement curatif nous employons deux méthodes qui ont pour but d\u2019agir sur le processus infectieux. 1298 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA D'abord, nous lui injections dix seutimètres cubes de sérum antistreptococ- cique polyvalent.Puis les jours suivants nous complétons et nous continuons avec du vaccin de même nature.Cette première thérapeutique semble améliorer la malade car deux jours ««près la courbe thermique fléchit quelque peu.Cependant tous les jours de petits frissons se répètent.Nous recomptons de nouveau les globules de son sang.L'abaissement progressif des globules blancs rend le pronostic plus réservé encore.Le 23 janvier, nous pratiquons un abcès de fixation.L\u2019injection sous-cutanée de deux centimètres cubes d\u2019essence de térébenthine est pratiquée dans le flanc gauche.Vingt-quatre heures plus tard apparaît au voisinage de l'injection un placard érisypélateux caractéristique.L\u2019abcès est en voie de formation.Les oscillations thermiques sont moins prononcées mais se continuent.Le soir du vingt-deuxième jour se produisit une dernière poussée thermique à 104 degrés, après laquelle s\u2019installe une défervescence rézulière et parallèle du pouls et de la température.A ce temps-là l\u2019abcès de fixation est incisé.Son évolution s'est effectuée du seiziéme au vingt-deuxiéme jour des suites de couches.Une dernière cytologie nous donne à ce moment 3,750,000 globules rouges.Hémoglobine 55%.Les globules blancs 6,450.La malade est presque apyrétique.La température dorénavant reste 2a la normale ou ne dépassera plus 99 degrés.L\u2019améloration de l\u2019état général est rapide.La malade prend des toniques généraux.La cicatrisaton de son abcès se comp'ète durant sa convalescence.En conclusion, nous avons assisté à une transformation du pronostic de cette septicémie.La sérothérapie suivie de la vaccinothérapie ont beaucoup amélioré, sans toutefois conduire à la défervescence définitive.Heureusement dans le dernier stade, l\u2019organisme le cette malade a présenté une réaction de défense plus marquée dont l\u2019évolution de l\u2019abcès \u2018constitue le meilleur critère.A l\u2019immunité acquise par le sérum et les vaccins, l\u2019abcès a continué et accentué la phagocytose.L\u2019emploi des sérums et des vaccins, la pratique des abcès de fixation sont les meilleurs procédés capables d\u2019exalter les moyens de défense de l\u2019organisme.L\u2019ahcès de fixation pratiqué avec une bonne technique évite la pénétration d\u2019essence de térébenthine dans le derme et supprime la cause du sphacèle de la peau.; Pour l\u2019usage de la colloïdothérapie, sous forme d\u2019électrargol de lantol, de septicémie, il faut que la patiente présente continuellement une bonne défense, que son infection soit légère et localisée.Dans ces maladies pyogènes il n\u2019existe pas encore de traitement spé- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1299 cifique.La guérison peut-être obtenue que par des pratiques très diverses.Nous pratiquons donc et nous conseillons à tous ces traitements.Leur innocuité a contribué à en généraliser leur emploi dans une affection où le médecin est si désarmé.Nous n\u2019avons pas mis en oeuvre la transfusion sanguine qui agit très bien et entre autres avantages corrige l\u2019infection hémolytique.Peut-être même le sang transfusé apporte-t-il diverses hormones que nous ne connaissons pas actuellement mais que l\u2019amélioration clinique parfois surprenante nous permet de soupçonner.Chez cette malade, le système lymphatique était devenu la principale voie de transmission de l\u2019infection.Nous avons discuté entre autre traitement, l\u2019hystérectomie qui ne fut pas pratiquée.Reste la douche intra-utérine que nous n\u2019avons pas voulu pratiquer.Insuffisante par elle-méme, dans ce cas elle aurait nui a la patiente.Durant toute cette maladie nous avons noté que l\u2019hémoculture est continuellement restée négative.Ces rapports négatifs étaient-ils de nature à améliorer le pronostic.On sait qu\u2019il y a des états infectieux à hémoculture négative d\u2019évolution souvent fatale et que inversement certaines septicémies à hémoculture positive peuvent évoluer vers la guérison. REVUE GÉNÉRALE LA STASE DUODÉNALE CHRONIQUE (suite) Lésions pathologiques Par Pierre SMITH Ancien assistant étranger des Hôpitaux de Paris.(Service du Professeur Pierre Delbet) Chirurgien de l'Hôpital St-Luc.Au cours des interventions chirurgicales on observe, à quelques variantes près, les lésions suivantes : 1° Une dilatation du duodénum, conséquence anatomo-pathologique de l\u2019occlusion chronique.2o L\u2019agent d\u2019occlusion en amont duquel s\u2019est produite la dilatation, et en aval duquel, brusquement l\u2019organe reprend son calibre normal.L\u2019agent d\u2019occlusion est en général facilement localisé à l\u2019endroit où se termine la dilatation duodénale.Dans certains cas la dilatation porte sur le duodénum entier ou à peu près: elle s\u2019étend du pylore jusqu\u2019à la troisième portion du duodénum, incidemment jusqu\u2019à l\u2019angle duodéno-jéjunal.Ces dilatations totales ne sont pas régulières.La paroi duodénale se laisse distendre plus volontiers en deux points: au niveau de la première portion et au niveau de l\u2019angle qui unit les deuxième et troisième portions.Le duodénum distendu prend alors l\u2019aspect d\u2019un \u201csablier\u201d.Dans une autre série de cas, la dilatation ne porte que sur une partie de l\u2019organe.Ces dilatations partielles ont deux sièges d\u2019élection.Soit la région susmésocolique, et dans ce cas le bulbe est la partie la plus dilatée.Soit la région sous-mésocolique: ici, la distension porte surtout sur l\u2019angle qui unit les deuxième et troisième portions du duodénum (genou inférieur).Parfois, l\u2019obstacle est constitué par la première branche de la mésentérique supérieure, la \u201ccolica media\u201d.La colica media, dans sa situation normale, au moment où elle double le bord supérieur du duodénum, à droite de l\u2019insertion du mésentère, se dirige en avant, L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA parfois même en haut et en avant, si l\u2019angle colique droit est élevé ; mais il est facile de concevoir que, si l\u2019angle colique droit occupe une situation basse permanente.ou anormalement mobile, descend très bas dans la station, la colica media demeure oblique en bas et en avant; elle peut même devenir parallèle à son trone d\u2019origine, la mésentérique supérieure, et comme elle, devenir un agent de compression.Mais le plus souvent, c\u2019est le pédicule mésentérique (notamment l\u2019artère mésentérique supérieure) qui comprime anormalement le duodénum; soit que le pédicule mésentérique présente congénitale- ment une brièveté particulière, soit qu\u2019il existe une mobilité anormale du côlon droit (fig.5), soit qu\u2019il y ait une insuffisance de la Fig.5.\u2014 Les différentes situations du mésocôlon tranverse dans les différents stades d'arrêt du processus d\u2019accolement mésocolique.(d\u2019après Duval).paroi abdom'nale, soit encore la présence d\u2019une ptose rénale, toutes causes pouvant fermer le compas mésentérique et retenir tôt ou tard sur l\u2019évacuation duodénale.Tantôt le pédicule mésentérique, indemne de \u2018toute réaction inflammatoire, est mince, souple, facilement mobilisable, par le doigt qui le soulève.D\u2019autres fois, au contraire, il est infiltré, rigide, transformé en une corde, adhérente au duodénum, où il est impossible d\u2019individualiser les éléments anatomiques et sans laquelle le doigt peut à peine s\u2019engager ; les vaisseaux mésentériques sont novés dans une gangue inffammatoire contenant des ganglions hypertrophiés, toutes transformations manifestement révélatrices de lésions infectieuses traînantes, locales ou avoisinantes, ou bien plutôt à distance et apportées par les lymphatiques des viscères abdominaux cités tout à l\u2019heure, au chapitre \u201canatomie\u201d. 1302 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA La colica media et le pédicule mésentérique ne sont pas les uniques facteurs de compression duodénale, sous-mésocolique; puis- qu\u2019aussi bien voit-on la dilatation s\u2019étendre jusqu\u2019au niveau de l\u2019angle duodéno-jéjunal, c\u2019est-à-dire en aval de l\u2019insertion du mésentère, comme le prouve d\u2019ailleurs souvent l\u2019arrêt de la substance opaque à ce niveau.Lorsque c\u2019est l\u2019angle duodéno-jéjunal qui est en cause, il faut incriminer comme agent de compression un muscle de Treitz anormalement développé ou une bride, s\u2019étendant du versant jéjunal de l\u2019angle à la face inférieure du méso-côlon transverse, et appelé bride ou membrane méso-colo-jéjunal de Mayo, (Fig.6).Fig.6.\u2014 membrane mésocolo-jéjunal de W.Mayo.(d\u2019après Duval).Ou bien encore des ligaments qui circonserivent la fossette duodénale.(Fig.7).Fig.7.\u2014 Sténose de l\u2019angle duodéno-jéjunal par les ligaments qui circonscrivent la fossette duodénale.(ligaments de Duval).Les deux orifices pour la duodéno-jéjunostomie.(d\u2019après Duval) (AL Suivre). OLIGURIE RELATIVE OU PHENOMENE DE BLUM?Par Maxime BRISEBOIS, Urologiste à l'Hôpital Général de Verdun.Il s\u2019agit de deux théories bien différentes, l\u2019une intitulée: Azotémie par manque de sel, émise par M.Blum; l\u2019autre: Azotémie par oligurie relative, émise par MM.Legueu et Ambard, dont nous partageons l\u2019opinion.Nous exposerons tout d\u2019abord devant vous la question de l\u2019oligurie relative et nous verrons ultérieurement si elle ne doit pas se substituer à la théorie de l\u2019azotémie par manque de sel.Qu\u2019entend-on par oligurie relative?T1 y a oligurie relative lorsque le malade présente une diurèse en dessous de la diurèse normale, permettant d\u2019éliminer en totalité l\u2019urée élaborée dans l\u2019organisme.Mais dans l\u2019urine émise par le malade qui fait de l\u2019azotémie, que devons- nous spécialement rechercher?Nous devons tout spécialement porter notre attention sur le volume des urines des 24 heures, et sur la concentration de l\u2019urée dans l\u2019urine, qui nous dira jusqu\u2019à quel point le pouvoir de concentration de l\u2019urée dans l\u2019urine est abaissé.Comment définir la concentration uréique urinaire?Nous la définirons, la quantité d\u2019urée secrétée dans l\u2019urine, à une plus ou moins forte concentration.Mais jusqu\u2019à quel point le rein peut-il concentrer l\u2019urée dans 1,000 c.c.d\u2019urine?A environ 50 grammes d\u2019urée, par 1,000 c.c.d\u2019urine.Nous appellerons cette concentration, la concentration maxima.Quelle est la quantité d\u2019urée éliminée normalement dans les 24 heures?Environ 25 grammes par litre d\u2019urine.Vous voyez que si le rein sain était soumis à une dure épreuve pour éliminer une plus grande quantité d\u2019urée, fabriquée dans l\u2019organisme, il aurait une latitude de 25 grammes entre son rythme normal de concentration, soit 25 grammes d\u2019urée dans l\u2019urine, et le maximum de sa possibilité de concentration soit 50 grammes d\u2019urée au litre d\u2019urine.Supposons que ce malade, pour une cause quelconque, ne présente qu\u2019une diurèse de 500cc.Si ce rein n\u2019a subi antérieurement aucun assaut d\u2019aucune maladie quelconque, il portera son taux de concentration à sa concentration maxima, soit 50 grammes d\u2019urée par litre d\u2019urine, et il pourra ainsi éliminer en totalité l\u2019urée élaborée dans l\u2019organisme.Mais, si la diurèse tombe en dessous de 500 c.c., quoique le rein travaille à plein rendement, et qu\u2019il ait atteint sa concentration maxima, une partie de l\u2019urée restera dans l\u2019organisme et comme conséquence, l\u2019azotémie de ce malade s\u2019éloignera de la normale.J'espère que cet exposé est clair et que vous avez tous compris le mécanisme de la concentration uérique urinaire. 1304 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Il est donc bien évident que si un malade présente une faible diurèse, et en plus qu\u2019il a un faible pouvoir de concentrer l\u2019urée dans l\u2019urine, ce malade devient un azotémique.Pouvons-nous isoler une azotémie par manque de sel, comme le veut la théorie de M.BLUM, comme maladie autonome, ayant son mécanisme propre et ses lois?Nous répondons par la négative.Dans la théor:e sur l\u2019azotémie par manque de sel, M.Blum et ses adeptes tiennent-i:s compte de l'oligurie relative et de la concentration de l\u2019urée dans l\u2019urine?Non, toutes les observations qui tendent à prouver la théorie de M.Blum omettent les renseignements sur l\u2019oligurie relative et sur la concentration de l\u2019urée dans l\u2019urine, qui prouveraient une déficience de la fone- tion sécrétrice et de concentration du rein.Sur quoi M.Blum base-t-il sa théorie?Nous allons vous exposer un résumé de l\u2019article de M.Blum publié en janvier 1929, p.34-42, Annales de Médecine, T.25, No 1, et qui la résume entièrement.L\u2019explication qu\u2019en donne M.Blum est la suivante: \u2014 Blum élimine le mécanisme d\u2019une néphrite (c\u2019est-à-dire d\u2019une aceumula- tion d\u2019urée par insuffisance d\u2019élimination de cette substance par le rein) en invoquant l\u2019absence de concordance entre les symptômes anatomiques et urinaires d\u2019une néphrite et le développement de l\u2019hyperazotémie.Autrement dit, Blum, ne trouvant pas de parallélisme net entre divers symptômes urinaires tels que cylindrurie, albuminurie, etc.(dont certains, comme la cylindrurie, sont à bon droit considérés comme l\u2019indice de modifications anatomiques des reins), autrement dit, d\u2019une néphrite au sens anatomique du mot, et l\u2019hyperazotémie qu\u2019il étudie, refuse à cette dernière, une origine rénale.Comme on le voit, quand Blum parle de néphrite, il-entend toujours (tout au moins dans le sujet qui nous occupe) ce mot, sous son sens anatomique.En effet, les seuls tests invoqués par Blum, pour nier ou pour affirmer qu\u2019il y ait néphrite sont des tests d\u2019ordre anatomique (cylindrurie, ete.) Nulle part, il ne fait appel à des tests directement significatifs de l\u2019état fonctionnel des reins.La chose n\u2019aurait aucune importance en soi, s\u2019il y avait nécessairement parallélisme entre l\u2019anatomique et le fonctionnel, et tel que de l\u2019existence d\u2019une altération figurée déterminée, on puisse déduire à coup sûr, l\u2019état de la fonction rénale.Au surpius, la nécessité de tests d\u2019ordre fonctionnel apparaît comme d\u2019autant plus impérieuse, dans la question, actuellement étudiée, que l\u2019intervention du rein ne peut être, en l\u2019espèce, envisagée que sous l\u2019ang'e d\u2019une modification de sa fonction.Or, nous le répétons, Blum nie l\u2019intervention du rein au nom de tests uniquement anatomiques, et sans apporter le moindre document qui permit, à notre sens, de connaître de la fonction rénale, nous voulons dire, la valeur des concentrations urinaires d\u2019urée concomitantes de la poussée d\u2019azotémie.Rejetant l\u2019idée d\u2019une modification de l\u2019élimination rénale de l\u2019urée comme cause directe de la rétention de l\u2019urée dans l\u2019organisme, Blum imagine, pour expliquer cette dernière, le mécanisme suivant, totalement indépendant du I UNION MEDICALE DU CANADA 1305 rein: il voit, dans l\u2019hyperazotémie, tout à fait spéciale à ses yeux, qui s\u2019établit de manière aiguë chez certains sujets privés de sel, \u201cun moyen compensateur auquel l\u2019organisme a recours pour rétablir la concentration moléculaire\u201d du milieu intérieur diminuée par la déperdition du sel.Sans contester, le moins du monde, que le fait d\u2019une semblable hyper- azotémie ne soit susceptible de comporter de graves inconvénients, Blum y voit donc, physiologiquement parlant, une sorte de réaction de défense.Le texte qui suit, où Blum anime en quelque sorte \u201cl\u2019organisme\u201d, ne laisse aucun doute à cet égard: \u201cCette azotémie par manque de sel apparaît comme une réaction de défense de l\u2019organisme contre l\u2019abaissement de la concentration moléculaire due au manque de sel.De ces propositions, deux choses ressortent clairement: 1.) que Blum considère que la forme spéciale d\u2019hyperazotémie aiguë, qu\u2019il étudie, est indépendante de l\u2019élimination rénale de l\u2019urée, et 2.) qu\u2019elle est déterminée par un mécanisme extra-rénal, correspondant, physiologiquement parlant, à la compensation de l\u2019abaissement de la concentration moléculaire du sang, du fait de son appauvrissement en chlore.Blum admet donc une sorte de réflexe, si l\u2019on peut dire, dont 1.) le point de départ serait l\u2019abaissement de la concentration moléculaire du sang, et 2.) l\u2019aboutissant, la rétention de l\u2019urée dans l\u2019organisme par un mécanisme indépendant du rein.Quel est donc l\u2019élément impressionné par l\u2019abaissement de la concentration moléculaire du sang?Quel est en définitive le mécanisme direct de la rétention de l\u2019urée?Sur ces points essentiels, Blum n\u2019apporte aucune précision.On ne peut donc, nous semble-t-il, que s\u2019étonner qu\u2019en choisissant l\u2019urée, pour contrebalancer la dilution du milieu intérieur, l\u2019organisme\u201d\u2019 se montre à la fois aussi ingénieux que maladro:t.Le point qui importe, et que Blum croit pouvoir isoler, pathogénique- ment parlant, est une variété de poussée aiguë d'hyperazotémie dont le mécanisme direct serait indépendant, dans son essence, de toute participation rénale.Autrement dit, il y aurait, pour B:um, une variété d\u2019hyperazotémie aiguë, liée à la déchloruration de l\u2019organisme, qui, au lieu de relever d\u2019une rupture de l\u2019équilibre, entre l\u2019élimination d\u2019urée par le rein et la production de l\u2019urée dans l\u2019organisme (déséquilibre résu tant pour nous de la mise en jeu du mécanisme appelé obligurie relative, que nous avons avancé être à la base de toute poussée aiguë d\u2019azotémie), serait déterminée par des phénomènes totalement indépendants de cet équilibre.Contrairement à notre opinion, que nous avons énoncée à plusieurs reprises dans ce qui précède, il faudrait, en effet, admettre que, dans certains cas, une poussée aiguë d'azotémie est susceptible de se développer, indépendamment des modifications de l'élimination rénale, par oligurie relative.Pour en décider, il fallait rechercher si, au cours du phénomène de Blum, il existait ou non, un état d\u2019oligurie relative, lors de l\u2019instauration de l\u2019hyperazotémie qui le caractérise, et si, inversement, l\u2019atténuation de l'hy- perazotémie coincidait ou non avec la disparition d\u2019un semblable état. 1306 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Il était évident que si, tant lors de l'apparition, que lors de la disparition de l\u2019hyperazotémie, l\u2019intervention de la notion d\u2019oligurie relative était prouvée, la conception de M.Blum, cessera d\u2019être nécessaire.Or, devant cette pauvreté de faits, précédemment énumérés, une étude complète fut faite par MM.Legueu et Lelu, qui apportèrent un certain nombre d'observations pour démontrer nettement que l\u2019hyperazotémie était bien due à l\u2019oligurie relative et non au manque de sel ,théorie que M.Blum avait tenté de substituer à celle de l\u2019oligurie relative.Nous conciuons avec MM.Legueu et Ambard: que l\u2019azotémie par manque de sel n\u2019existe pas.que l\u2019azotémie par manque de sel est basée sur des tests anatomiques qui ne sont pas à l\u2019origine de l\u2019azotémie, puisque celle-ci relève, d\u2019une part, d\u2019un trouble de la fonction de diurèse rénale et d\u2019autre part de la concentration de l\u2019urée dans l\u2019urine.que M.Blum, dans sa théorie, cherche à passer sous silence, dans ses observations, la fonction de diurèse rénale et de concentration de l\u2019urée dans l\u2019urine, qu\u2019il aurait dû d\u2019abord rechercher comme explication à l\u2019azotémie plutôt que d\u2019aller chercher pour l\u2019expliquer, une cause extra-rénale, comme l\u2019abaissement du chlore plasmatique dont il ne donne aucune explication pour nous montrer par quel mécanisme se fait l\u2019élévation de l\u2019azotémie.que l\u2019azotémie sanguine revient à la normale, grâce au rétablissement de fonction de diurèse et de concentration de l\u2019urée dans l\u2019urine.Que nous admettrons la théorie de l\u2019azotémie par manque de sel, le jour où l\u2019on pourra nous présenter une observation bien contrôlée d\u2019un malade dont l\u2019azotémie et le chlore plasmatique seront revenus à la normale, par l\u2019administration du chlorure de sodium, sans qu\u2019on ait pu noter aucun changement, avant comme après le traitement, dans la fonction rénale de l\u2019élimination et de la concentration de l\u2019urée dans l\u2019urine. MOUVEMENT MÉDICAL LES TENDANCES NCSCGRAPHIQUES ACTUELLES ET LA NOTION DE SPÉCIFICITÉ\" Par Jean LeSAGE M.le Professeur Bezançon rappelle tout d\u2019abord dans quelle période difficile de notre vie économique s\u2019ouvre le XXTII° Congrès et en remercie d\u2019autant plus ceux qui comme le Ministre de la Santé publique, la Municipalité parisienne et le Conseil général de la Seine ont permis la réalisation pratique du Congrès, tous les médecins français et étrangers, en particulier les nombreux membres du Corps enseignant de province qui ont répondu à son appel.Il évoque le souvenir de quatre Membres du Conseil d\u2019Administration de l\u2019Associat:on de Médecine de langue française disparus depuis la dernière réunion du Congrès à Liège: Vedel, Bard, Teissier, Henrijean.Suivant la tradition qui veut que le président du Congrès fasse une mise au point d\u2019une des grandes questions de pathologie qui préoccupe l\u2019opinion médicale du moment, il a donné comme thème: \u201cLes tendances nosographiques actuelles et la notion de spécificité\u201d.Il montre le spectacle un peu troublant qui est donné par la thérapeutique contemporaine où l\u2019on voit les médications les plus variées et les plus disparates proposées pour un même cas, où l\u2019on voit en particulier la même médication telle la protéinothérapie servir à la fois contre la furonculose, l\u2019urticaire et l\u2019asthme, la pyréto- thérapie utilisée contre la paralysie générale et l\u2019asthme, la chryso- thérapie utilisée contre la tuberculose, la syphilis, les infections à streptocoque, le rhumatisme chronique.\u201cSi dit-il, des esprits malveillants ne voient volontiers dans cette polymédication qu\u2019incohérence, cela tient à la conception erronée que nous nous sommes fait de la notion de spécificité et d\u2019une façon plus générale de la notion de maladie\u201d.(1) Le professeur Bezançon, président du Congrès de Médecine de Paris en octobre 1932, a prononcé un important discours inaugural sur le sujet, dont nous recevons le résumé succinet de la part du Docteur Jean LeSage, délégué officiel de notre Revue.Nous l\u2019en remercions.N.D.L.R. 1308 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA À la suite des découvertes pastoriennes la notion de spécificité domina la pathologie toute entière \u2014 ce fut l\u2019ère de l\u2019étiologie, et de l\u2019étiologie spécifique.Ce fut l\u2019ère de la thérapeutique spécifique.La découverte de l\u2019anaphylaxie ancra tout d\u2019abord dans les esprits l\u2019importance de la notion de spécificité, mais l\u2019introduction de la notion d\u2019anaphylaxie dans la pathologie ne tarda pas a montrer la profonde différence qui existe entre l\u2019anaphylaxie expérimentale et l\u2019anaphylaxie en clinique humaine \u2014 elle eut pour effet non seulement d\u2019éclairer la pathologie de maladies telles que l\u2019asthme, l\u2019urticaire, l\u2019eczéma, mails encore de modifier singulièrement notre concept'on de la maladie infectieuse.Aux préoccupations étiologiques d\u2019autrefois ont succédé des préoccupations de mécanisme physiologique et de pathogénie; nous pouvons nous faire une représentation exacte de la maladie, nous pouvons la traiter spécifiquement alors que nous en ignorons la cause.Nous nous habituons à concevoir que l\u2019organisme puisse réagir de la même façon à des agents relativement différents et que pour une maladie due à un germe spécifique les modalités réactionnelles puissent être différentes au fur et à mesure que la réceptivité de l\u2019organisme se modifie.Au lieu de penser maladie splcifique, nous pensons modalités réactionnelles spécifiques.Dans notre conception des maladies infectieuses des premiers temps de la bactériologie on n\u2019envisageait guère comme facteur de la maladie, que la notion de spécificité, de nombre, de races, de virulence microbienne, on ne connaissait pas l\u2019importance du facteur de \u201c\u201cterrain microbiologique\u201d, c\u2019est-à-dire de modifications apportées dans les réactions de l\u2019organisme par la primo infection.Ce sont les découvertes successives du phénomène de Koch de réaction à la tuberculine, de l\u2019anaphylaxie et de la doctrine générale de l\u2019allergie qui ont cristallisé les faits cliniques épars et permis de comprendre que des méthodes thérapeutiques différentes de celles qui étaient indiquées lors du premier état puissent devenir nécessaires.Le professeur Bezançon montre ensuite ce que fut la grande découverte de Von Pirket, c\u2019est la notion de l\u2019allergie cutanée démontrée tout d\u2019abord pour l\u2019infection tuberculeuse, puis étendue à un grand nombre d\u2019états morbides infectieux ou non.Les travaux récents de dermatologie ont étendu récemment le champ des observations premiéres.L\u2019existence sur un point de l\u2019organisme d\u2019un foyer primaire, d\u2019un foyer secondaire qui pourra revêtir un aspect différent, sera amicrobe et guérira si l\u2019on traite le L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1309 foyer primaire ou si l\u2019on désensibilise l\u2019organisme par des injections répétées d\u2019extrait de pychophyton ou de levure.La présence d\u2019un foyer primaire ne constituera pas d\u2019ailleurs une allergiè exclusivement spécifique mais un état de sensibilisation à des substances différentes, la peau d\u2019un tuberculeux peut répondre par antipositive à des extraits de bouillon glycériné, à des extraits de culture de bacilles coli, comme le tuberculeux peut réagir par de la fièvre non seulement à la tuberculine mais à toute une série de substances ou de causes physiques, telles que la fatigue et les radiations lumineuses.A côté de l\u2019importance de la spécificité du germe qui demeure, comme par le passé, ce qu\u2019il faut relever, c\u2019est l\u2019importance du type lésionnel.contre lequel il y aura lieu d\u2019instituer une thérapeutique, non plus parasitotrope, mais nosotrope comme l\u2019est l\u2019iodure contre la gomme que celle-ci soit syphilitique ou sporothrycosique.Si une même médication peut être utilisée dans des états en apparence aussi éloignés que l\u2019asthme, l\u2019urticaire, la furonculose, le chancre mou, c\u2019est qu\u2019il existe entre ces états des points de rapprochement que les recherches sur l\u2019anaphylaxie et l\u2019allergie, sur le choc peptonique, sur la maladie du sérum ont bien mis en évidence.Dans l\u2019étude des maladies de sensibilisation on est d\u2019ailleurs passé par les mêmes phases que pour les maladies infectieuses; alors qu\u2019au début les préoccupations étaient toutes d\u2019étiologie et de spéei- ficité, on ne tarda pas à se rendre compte, du moins en France, qu\u2019on avait abusé de la théorie des allergènes et que très rapidement un organisme sensibilisé, devenait sensible aux causes les plus diverses et que d\u2019autre part ne se sensibilise pas qui veut; par conséquent qui au lieu de faire de la désensibilisation spécifique 1l était préférable le plus souvent de faire de la désensibilisation aspécifique, de la désensibilisation peptonique, de la désensibilisation au choc ou même de modifier complètement le terrain réceptif.Le Prof.Bezançon conclut: Ainsi si au lieu de ne voir dans les maladies infectieuses comme dans les états de sensibilisation qu\u2019un rôle d\u2019entité mystique, ayant une spécificité étroite et comportant par suite une thérapeutique spécifique, on le considère comme une modalité réact'onnelle, ou plutôt comme une succession de modalités réactionnelles, ayant mis en jeu des systèmes tissulaires presque toujours les mêmes, on comprend qu\u2019en thérapeutique il y ait rarement place pour des médications spécifiques, mais pour de grandes médications n\u2019ayant pas une action directe sur le parasite, mais qui réalisent les réactions naturelles de l\u2019organisme, en particulier celles du tissu mésenchymateux et du système réticulo-endothélial. LA CÉPHALÉE EN NEURO-PSYCHIATRIE (suite) Par Roma AMYOT Médecin de l'hôpital Notre-Dame Procédons par ordre et voyons d\u2019abord quelle est l\u2019existence du liquide céphalo-rachidien.Necherchons où il naît, quelles sont ses destinées et où il disparaît.Il ressort des constats histologiques, histophysiologiques, expérimentaux et thérapeutiques que le liquide a sa source au niveau des plexus choroïdes.Les seules expériences de Dandy et les faits thérapeutiques de Cushing seraient suffisants pour le prouver.Dandy enlève à des chiens les plexus choroïdes; il note que les ventricules se collabent et que le liquide ne s\u2019écoule plus ou à peine par un cathéter passé dans l\u2019aquedue de Sylvius.Cushing a pu observer, chez un homme, que la ligature des plexus choroïdes était suivie de la cessation immédiate de la sécrétion du liquide.Celui-ci vient donc des plexus choroides.Ces derniers, si vous vous rappelez bien vos souvenirs anatomiques, sont situés sur le plancher des ventricules latéraux, au toit du troisième et accessoirement au toit du quatrième.Ils sont constitués par des replis vasculaires excessivement nombreux, recouverts d\u2019une couche de cellules épithéliales cu- boïdes ; ils sont inclus, en quelque sorte, dans la toile choroïdienne, prolongement intraventriculaire de la pie-mère.Des deux ventricules latéraux, le liquide sécrété passe par le trou de Monro, pénètre dans le troisième ventricule, il passe ensuite par l\u2019aquedue de Sylvius pour aboutir au quatrième ventricule.Il sort de ce dernier par trois trous situés dans l\u2019épaisseur du toit du quatrième ventricule, le trou de Magendie et les trous de Luschka.A ce stade de sa circulation, le liquide se trouve en dehors du cerveau et parvenu dans la grande citerne cérébelleuse de la base.De là, il se dirige en très grande partie d\u2019arrière en avant, en parcourant ce qu\u2019on appelle les lacs de la base, pour arriver à la vallée de Sylvius, a la scissure de Sylvius et atteindre les nappes hémisphériques des espaces sous-archnoïdiens de la périphérie.Une partie infime prend la direction spinale.Comme le croyaient Key et Retzius (1875 - 1876) et comme le démontra brillamment Weed dans des travaux récents (1914-23), le liquide, après avoir parcouru ce trajet, est résorbé au L UNION MEDICALE DU CANADA 1311 niveau des sinus veineux endocraniens.Il pénètre dans ces sinus, grâce à la supériorité de sa tension sur celle du sang veineux, par les villosités arachnoïdiennes, véritables hernies de l\u2019arachnoïde dans les sinus.Après ce bref rappel anatomo-physiologique de l\u2019évolution du liquide céphalo-rachidien, il sera facile de comprendre que tout facteur, toute lésion capable d\u2019entraver sa circulation et sa résorption normales sera susceptible de déclancher de l\u2019hypertension intracra- nienne, donc de la céphalée.Voyons quels sont ces principaux facteurs.Chaque fois que vous serez en présence d\u2019un malade qui se plaint de céphalée violente, tenace, lancinante ou expulsive, ne relevant pas d\u2019une cause éloignée, même si elle ne s\u2019accompagne pas de signes neurologiques, à plus forte raison si elle en est accompagnée, il vous sera obligatoire de penser à la possibilité d\u2019une tumeur endocranienne.Vous devrez recourir a l\u2019examen du fond de l\u2019œæil et à la ponction lombaire.S\u2019il y a tumeur, vous aurez toutes les chances de constater une stase papillaire (œdème de la papille) et une tension du liquide, au manomêtre de Claude, le malade étant couché, supérieure à 25 cent.Le liquide retiré ne contiendra pas de lymphocytes, ses réactions colloïdales, des globulines et de Bordet-Wasserman seront négatives.Cependant, très souvent il présentera un taux d\u2019albumine supérieur à la normale (plus que 0.30 centig.au litre); vous serez alors en présence de la dissociation albumino-cytologique de Sicard et Foix (hyperalbuminose sans hyperlymphocytose), signe de grande présomption en faveur de la tumeur intracranienne.Si vous constatez ces signes objectifs en plus des signes subjectifs que vous offrira le malade, croyez à la présence d\u2019une tumeur endo- cranienne et envoyez le sujet à un neuro-chirurgien.L\u2019apparition d\u2019une tumeur à l\u2019intérieur du crâne ne déclanche cependant pas toujours l\u2019hypertension intracranienne.Ainsi, certal- nes tumeurs de la base évoluent très longtemps, sans provoquer ce dernier phénomène.Par contre, les localisations tumorales dans la fosse postérieure crée invariablement une hypertension précoce.Tout dépend de la localisation de la tumeur, de l\u2019action de cette dernière sur la circulation du liquide céphalo-rachidien.Si elle obstrue certains orifices par lesquels il doit passer (trous de Monro, de Luschka, de Magendie), si elle entrave sa progression par l\u2019aqueduc de Sylvius, par la vallée de Sylvius, ou sa résorption au niveau des sinus veineux, elle détermine forcément de la stase en amont 1312 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA et de l\u2019hypertension intracranienne.D\u2019autant plus que le volume plus ou moins considérable de la tumeur et que la compression vasculaire qu\u2019elle peut déclancher, avec œdème consécutif, ajoute au processus de la stase.Le syndrome d\u2019hypertension intracranienne, je le répète, qui est ainsi créé a, pour signe subjectif principal, la céphalée, et pour signes objectifs élémentaires, l\u2019ædème papillaire et la tension du liquide trouvée augmentée, lors de la ponction lombaire.L'apparition d\u2019une tumeur intracranienne peut se faire à tous les âges.Son ablation chirurgicale en est le seul traitement vraiment efficace; elle est souvent possible.La neuro-chirurgie, entre des mains habiles et expérimentées, ne connaît pas, de nos jours, une mortalité opératoire élevée.Malheureusement, elle ne peut s\u2019attaquer à toutes les tumeurs ou plutôt à toutes les localisations tumorales, et elle voit certaines récidives assombrir le pronostic lointain de plusieurs de ses interventions.L\u2019abcès endocranien, métastatique ou par propagation à l\u2019encéphale d\u2019une infection du voisinage (otite, sinusite), par le même processus que la tumeur, crée l\u2019hypertension et la céphalée.Tl engendre donc une symptomatologie presqu\u2019identique.Cependant la présence d\u2019une hyperthermie même légère, la notion de l\u2019infection, l\u2019anamnèse d\u2019otite ou de sinusite, la découverte d\u2019une hyperleucocytose sanguine et certaines modifications du liquide céphalorachidien (hyperlym- phocytose sans bactéries-réaction des protéines positive-hyperalbu- minose ) permettent de.pouvoir différencier.Le chirurgien doit s\u2019efforcer d\u2019évacuer la collection purulente et de drainer la cavité.Il arrive qu\u2019un abcès puisse être toléré pendant des années au sein de l\u2019encéphale; malheureusement, souvent, la méningite secondaire, habituellement mortelle, est le stade ultime de l\u2019évolution.Les méningites, aiguës et chroniques, créent un ensemble d\u2019accidents dont la céphalée est le signe le plus constant.Les lésions inflammatoires, les exudats, les obstructions et les adhérences qui en découlent entravent, il est facile de comprendre, la libre circulation et la résorption normale du liquide céphalo-rachidien.Cependant, si le diagnostic des méningites aigu n\u2019offre habituellement pas de difficulté de par l\u2019ampleur de leurs signes cliniques, il n\u2019en est pas de même des méningites tuberculeuse et syphilitique.Le processus tuberculeux à localisation méningée, surtout chez l\u2019adulte, évolue souvent d\u2019une façon insidieuse et atypique.Ici, ce 1313 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA sont des troubles mentaux qui dominent la scène ; là, ce sont des phénomènes neurologiques discrets, comme certaines paralysies parcellaires des nerfs craniens, qui attirent l\u2019attention sur des lésions basales.La céphalée manque rarement au syndrome même le plus discret.Sa tenacité, sa constance et son intensité inclineront à l\u2019examen du liquide céphalo-rachidien.Celui-ci permettra de constater, par l\u2019exagération de sa tension, par son hyperalbuminose et son hyper- lymphocytose, par la découverte du bacille de Koch très souvent décelé, lors de l\u2019examen microscopique, ou à la suite d\u2019une inoculation au cobaye, qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une affection microbienne des méninges et que l\u2019étiologie est tuberculeuse.Malheureusement, un pronostie sombre sera porté.Il ne doit pas constituer toutefois systématiquement un arrêt de mort.L\u2019expérience de certains auteurs, de Jousset en particulier, leur permet de déclarer qu\u2019une méningite tuberculeuse n\u2019amène pas nécessairement la mort.Certains cas bien observés et contrôlés objectivement par les examens du laboratoire, dont les observations ont été rapportées dans la littérature médicale, auraient guéris de leur méningite.Cette constatation, si elle est véridique, éclairei- rait légèrement le sombre pronostic de cette terrible affection.La syphilis peut infecter les méninges.L\u2019encéphalalgie, à exacerbation nocturne, de la période secondaire, décrite par Fournier, en est la manifestation subjective la plus tapageuse.Les patientes recherches de Ravaut, portant sur les modifications précoces du liquide céphalo-rachidien des syphilitiques, montrent que le système nerveux peut être infecté par le spirochète, à une phase très précoce, parfois même à la période du chancre.Il découle de cela que certaines céphalées, apparemment inexplicables, reconnaissent l\u2019étiologie syphilitique.Elles manifestent, très souvent d\u2019une façon exclusive, l\u2019infection méningée, possible à toutes les périodes de la maladie et surtout durant les quatre premières années de son évolution.Elles accompagnent des réactions sérologiques (B.W.\u2014 épreuves colloïdales), cytologiques et protéiques (hyperlymphocytose et hyperalbu- minose) du liquide céphalo-rachidien positives, avec modification de sa tension.La ponction lombaire sera donc alors d\u2019un précieux secours pour étayer fermement l\u2019origine de la céphalée et pour établir une thérapeutique radicale.La méningite séreuse a été observée d\u2019abord par Quincke (1893) et par Merle (1910); Claude, en France, en fit une étude méticuleuse .Elle constitue une véritable hydrocéphalie acquise, circonserite ou généralisée dont le syndrome d\u2019hypertension intracranienne est 1314 L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA la conséquence directe et la céphalée le signe clinique le plus manifeste.Cette affection ne s'accompagne généralement d\u2019aucune modification du liquide céphalo-rachidien, sauf l\u2019hypertension constatée lors de la ponction lombaire.Elle est liée tantôt à des lésions cérébro- méningées peu profondes, mais diffuses, qui empêchent la circulation et la résorption normales du liquide ou, peut-être encore, qui en stimulent la sécrétion, tantôt à des lésions kystiques circonscrites qui font office de véritable tumeur endo-cranienne dans le mécanisme des troubles créés.On peut découvrir habituellement, dans le passé des malades qui souffrent de méningite séreuse, soit un traumatisme cra- nien, des accidents auriculaires ou oculaires, soit des manifestations tuberculeuses, syphilitiques ou même alcooliques.Cette affection, par la composition normale du liquide, est facilement distinguée de l\u2019abcès cérébral, des processus infectieux méningitiques aigus et chroniques.Le diagnostie de tumeur endocranienne est plus difficile à éliminer et cela d\u2019autant plus que la tumeur souvent ne s'accompagne d\u2019aucun signe de localisation encéphalique ou de signes très discrets, et que les signes généraux, le syndrome d\u2019hypertension, sont identiques dans les deux affections.Toutefois l\u2019évolution peu progressive, à tendance même régressive, l\u2019installation plus rapide des symptômes et la notion d\u2019un passé particulier, signalé plus haut, constituent des éléments qui peuvent aiguiller vers le diag- nostie de méningite séreuse.- La ponction lombaire répétée pour soulager de l\u2019hypertension, la radiothérapie cranienne qui, selon Mar- burg, ralentit la sécrétion du liquide et peut agir sur les lésions inflammatoires diffuses, la craniectomie décompressive, sont les facteurs thérapeutiques principaux dont on peut user assez efficacement contre la méningite séreuse.Certains traumatismes du crâne, avec ou sans fracture, sont suivis, pendant une période plus ou moins longue, isolément ou associé à d\u2019autres troubles, d\u2019un ensemble de symptômes subjectifs que Pierre Marie a dénommé, en 1916, \u201cle syndrome subjectif des traumatisés du crâne\u201d.La céphalée constitue élément le plus constant de cet ensemble symptomatique.Cette céphalée, dans certains cas, dépend d\u2019une hypertension du liquide, mais plus habituellement, et ici je donne l\u2019opinion des rapporteurs au dernier Congrès des Soc, franc.d\u2019oto-neuro- ophtalmologie (1932), qui traitaient \u201cDu syndrome commotionnel tardif dans les traumatismes du crâne\u201d, elle semble se rapporter à un état de congestion méningo-encéphalique constante ou à un état d\u2019instabilité vaso-motrice des vaisseaux pie-mériens.Logre et Bout- tier avaient d\u2019ailleurs mentionné ce dernier phénomène. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1315 Le traitement du syndrome subjectif et de la céphalée qui y est rattachée repose sur l\u2019isolement, le repos et le sommeil imposés au malade, sur la sédation de son système nerveux par de petites doses de gardénal associé à la belladone ou l\u2019adrénaline, sur l\u2019atténuation de l\u2019hypertension intracranienne par des ponctions lombaires répétées et l\u2019emploi de solutions hypertoniques en ingestion ou en injection intraveineuse (sérum glycosé ou salé 10-20% -\u2014 10 a 40 c.c.en injection répétée tous les jours, si nécessaire), sur l\u2019atténuation de hypotension du liquide par l\u2019injection intraveineuse d\u2019eau distillée (30-50 c.c.).Penfield, Boyd Clovis Vincent conseillent de lutter contre ces accidents subjectifs persistants par l\u2019insufflation d\u2019air à l\u2019intérieur (lu crâne par l\u2019intermédiaire de la voie lombaire.Je mentionne rapidement que l\u2019hémorragie méningée et les encéphalites, tout particulièrement l\u2019encéphalite épidémique, même durant la phase chronique des séquelles, provoquent de la céphalée.L\u2019évolution dramatique de la première affection, les séquelles classiques de la seconde, en particulier le syndrome parkinsonien, aideront à trouver l\u2019identification et la cause de la céphalée.Et nous en venons à la migraine.Les singularités capricieuses de la céphalée migraineuse ne sont pas inconnues.Qui n\u2019a pas eu sa petite crise de migraine ?On n\u2019ignore pas qu\u2019elle débute rapidement, qu\u2019elle occupe le plus souvent un seul côté du crâne, intéressant le globe oculaire, qu\u2019elle se termine subitement, qu\u2019elle s\u2019accompagne de nausées et même de vomissements.On sait aussi que cette céphalée est violente, pongitive, lancinante, qu\u2019elle rend insupportable tout contact avee le bruit et la lumière, qu\u2019elle est associée très souvent à des réactions vaso-mo- trices des téguments du segment céphalique, et qu\u2019elle est susceptible de provoquer l\u2019apparition de scotomes.La migraine appartient pour une très grande part, au sexe féminin ; elle se manifeste presqu\u2019exclusivement durant la période d\u2019activité génitale.Par ailleurs, on doit se rappeler qu\u2019elle peut faire apparaître des accidents franchement neurologiques comme de l\u2019hémianopsie, des paralysies oculaires, des engourdissements et des parésies des membres du côté opposé au siège de l\u2019hémicranie migraineuse, de l\u2019aphasie même, lorsque la migraine siège à gauche chez les droitiers.Ces accidents ne durent que le temps de la crise migraineuse.Associés à cette dernière, ils constituent ce que Charcot appelait la migraine 1316 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA accompagnée.Quoique pouvant dériver de la migraine ordinaire, leur présence ou encore des phénomènes épileptiques en association avec la migraine, doivent porter à croire que des lésions cérébro- méningées (tumeur-méningite-lésions vasculaires spécifiques, athéro- mateuses, diabétiques) sont la cause probable de cette dernière et des phénomènes qui l\u2019escortent.La crise migraineuse ordinaire découle d\u2019un brusque déséquilibre du système neuro-végétatif.Elle dépend immédiatement d\u2019un trouble vaso-moteur méningé par excitation sympathique.Cette excitation sympathique peut se faire directement (émotion-troubles diges- tifs-variation brusque de température) ou indirectement par colloï- doclasie ou anaphylaxie.D\u2019autre part, le sympathique peut être prédisposé à l\u2019excitation, soit héréditairement (instabilité neuro-végétative), soit par une épine extracérébrale, soit par dysendocrinie (trouble thyroïdien-ovarien).J\u2019ai donné lopinion qu\u2019émettait Pas- teur-Valéry-Radot dans son rapport à la Réunion Neurologique internationale de la Société Neurologique de Paris, en 1923.La thérapeutique de la migraine est celle de la crise.Elle comporte l\u2019usage de nombreuses préparations analgésiques et de médications vaso-motrices.Elle est aussi celle du terrain.Elle comprend l\u2019emploi de substances désensibilisatrices (peptone pré-prandiale ou en injection, hyposulfite de soude et de magnésie, chlorure de calcium.ete.), de médications neuro-végétatives (tartrate d\u2019ergotamine).d\u2019extraits thy- roidien et ovarien, le drainage médical de la vesicule biliaire, l\u2019hygiene de l\u2019alimentation et de la vie quotidienne.Certaines crises rebelles de migraine ont cédé rapidement à la ponction lombaire.Nous en arrivons maintenant à ces sensations bizarres, parfois indéfinissables, sensations d\u2019encerclement du crâne, de froid, de chaud ou de pesanteur sur le crâne, de bruit de moteur à l\u2019intérieur du crâne, de présence de liquide autour du cerveau, de sécheresse du cerveau, ete.que certains déprimés ou hyperémotifs insomniques nous décrivent avec découragement ou avec effroi, que certains psychas- théniques hypocondriaques nous détaillent avec précision.Ces malaises et ces sensations bien différentes de la véritable céphalée peuvent être, dans certains cas, la conséquence de troubles circulatoires endocraniens, le plus souvent ils doivent être rangés dans la catégorie des cénestopathies et sont rattachables à la souffrance même des éléments cellulaires des centres nerveux.L\u2019abolition de l\u2019insomnie tenace sera, dans de multiples cas, suffisante pour amener la disparition de la sensation désagréable et dé- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1517 primante.Ailleurs, le traitement le plus méthodique: tonique, sédatif, anti-spasmodique, hygiénique et psychothérapique ne pourra que très lentement atténuer les malaises.La psycho-névrose anxieuse constitue l\u2019affection dont les acei- dents subjectifs paraissent les moins tenaces.La dépression mélancolique, que l\u2019on prend habituellement pour de la neurasthénie, semble trop souvent évoluer pour son propre compte, quelle que soit la thérapeutique mise en œuvre.Les psychasthé- niques obsédés, phobiques et hypocondriaques constituent, de ces malades à sensations endocraniennes, le groupe le plus résistant au déploiement thérapeutique.Il faut s\u2019efforcer de reconnaître ces \u201cpetits mentaux\u201d, afin de pouvoir attribuer aux perturbations psychiques et neuro-végétatives primitives les malaises physiques qu\u2019ils ont tendance à déclarer d\u2019emblée.Leur identification évite de s\u2019émouvoir en face de ces derniers phénomènes et de faire des erreurs diagnostiques et thérapeutiques.Elle permet, en plus, d\u2019agir directement sur les troubles principaux dont l\u2019insomnie et l\u2019anxiété sont les plus puissants dans la production des accidents physiques secondaires.9 REVUE DES LIVRES ET THÈSES Les spondylolisthésis; par Marc-Antonin Azima.Dans une thèse récente de 150 pages éditée chez Jouve & Cie de Paris, le docteur Mare-Antonin Azima expose, avec des détails captivants et les précisions scientifiques qui lui font beaucoup d'honneur, l\u2019intéressante question du spondylolisthésis, affection caractérisée par le glissement en avant de la cinquième vertèbre lombaire sur le sacrum.Pendant de nombreuses années, nous dit l\u2019auteur, cette affection ne fut connue que des seuls accoucheurs à cause des troubles de dystocie qu\u2019elle provoquait.Aussi croyait-on à son extrême rareté et à la prédisposition du sexe féminin.C\u2019est Neugebauer qui, en 1892, fixa de façon définitive l\u2019anatomie pathologique et la description clinique du spondylolisthésis.Il faut ensuite attendre la période de ces quelques dernières années avec ses progrès radiographiques pour voir se renouveler l\u2019intérêt porté à cette affection.La statistique de Mayo passe de un en 1920 a 46 en 1931.D\u2019autre part, les travaux modernes modifient l\u2019ancienne opinion de la plus grande fréquence chez la femme.L\u2019homme est plus souvent atteint parce qu\u2019il est plus exposé que la femme aux efforts violents et aux traumatismes graves.De là, un intérêt nouveau à la vieille discussion sur la double étiologie congénitale et traumatique du spondylolisthésis et l\u2019importance de l\u2019évaluation de l\u2019un ou l\u2019autre de ces facteurs en présence d\u2019un cas paraissant relever d\u2019un accident du travail ou d\u2019un accident de rue.Comment se produit ce glissement en avant de la cinquième lombaire sur le sacrum?D\u2019après les classiques, la lésion est due à une dislocation transversale de la cinquième lombaire en avant des apophyses articulaires qui l\u2019accrochent au sacrum.Donc, séparation de la vertèbre en deux segments au niveau des pédicules, et glissement en avant du segment antérieur avec tout ce qu\u2019il supporte.Cette description schématique est insuffisante mais elle permet de comprendre ce qui va se passer si l\u2019attache postérieure au sacrum vient à manquer à la suite d\u2019une élongation ou d\u2019une solution de continuité.Dans un deuxième et troisième chapitres, l\u2019auteur étudie avec minutie l\u2019anatomie et la physio-pathologie de la région lombo-sacré.Dans la station debout, la face supérieure du sacrum fait avec l\u2019horizontal un angle qui est très variable avec les individus et peut atteindre 70 degrés.Et cette angula- tion siège en meilleure partie au-dessus du sacrum; c\u2019est-à-dire dans les articulations lombaires et lombo-sacrées déterminant la lordose physiologique.Cette inclinaison normale en avant fournit donc des surfaces inclinées très propices au glissement et le spondylolisthésis serait presque constant si les moyens de fixation n\u2019étaient très puissants.Ils sont de deux sortes: osseux (apophyses articulaires, isthme); ligamentaires (le disque fibro-cartilagi- neux, ligaments jaunes, ligaments inter sus-épineux, les apophyses d\u2019insertion des muscles spino-lombaires, enfin le solide ligament iléo-lombaire.) L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1319 L'importance de l'angle lombo-sacré a toujours frappé tous ceux qui traitèrent la question spondylolisthésis, et ils firent à juste titre, du plan incliné, la principale cause du glissement.Mais l\u2019auteur explique que la pesanteur ne peut exercer son action qu\u2019après déficience du verrouage postérieur, que son rôle dans la production même de ce déverrouage est des moins probables, et c(u'enfin le malade, atteint de spondylolisthésis, présente une attitude de défense destinée à diminuer l'influence de la pesanteur.Quoi- qu'il en soit.l'affection une fois déclarée a toujours tendance à s\u2019aggraver plus ou moins.L'examen de nombreuses pièces anatomiques permit à l\u2019auteur de considérer comme spondylolisthésis le glissement en avant du corps de la cinquième lombaire primitivement non attirée;- glissement rendu possible par la rupture de ses attaches postérieures et en particulier par la lésion caractéristique de l'isthme: dislocation ou élongation.Au point de vue étiologique, il convient de retenir que l'affection frappe deux fois plus souvent l\u2019homme que la femme, que l\u2019âge de prédisposition est de 20 à 35 ans et que les prédisposés sont les ouvriers exposés aux accidents et aux traumatismes violents.Les signes cliniques importants apparaissent le plus souvent longtemps après l\u2019aceident ou le début de la lésion.Le premier et le plus constant de ces signes est la douleur, elle apparaît lentement et insidieusement même lorsque le traumatisme a été grave.Les douleurs sont accentuées par la station debout et calmée par le décubitus dorsal avec un pelochon sous les genoux.Quelques signes nerveux sont aussi à noter: troubles de la sensibilité objective, parésie, exagération des réflexes tendineux, troubles sphinctériens, contractures musculaires.A la période d\u2019état, le sujet prend une aptitude ou une démarche spéciale à cause de la diminution de la hauteur de la colonne lombaire.La déformation en baïonnette de la colonne lombaire, et la dépression au niveau de la quatrième lombaire sont deux signes pathognomoniques.L'auteub nous avertit de ne pas confondre la dépression avec une lordose pathologique.Les signes radiographiques sont reconnus à l\u2019importance, mais il importe d\u2019apporter certaines précautions dans la technique.(Centrage du rayon normal sur L5, lavement évacuateur des matières et des gaz, mise du malade en position de Trendelenburg pour la vue de face, usage de rayons très pénétrants pour la vue de profil).Dans l\u2019interprétation des clichés, il faut donner la première place à l\u2019image de profil.Elle permettra de constater : 1° Le glissement en avant de L5 sur le sacrum; 2° L\u2019allongement du trou de conjugaison lombo-sacrée; 3° Parfois l\u2019écartement des deux articulaires; 4° La saillie en arrière de l\u2019épineuse L5; 5° La présence d\u2019ostéophytes ou de lésions.De nombreuses théories ont essayé d\u2019expliquer la pathogénie du spon- dylolisthésis.Les unes, basées sur des apparences, ne sauraient être retenues.Parmi les autres, certaines ne s\u2019appliquent qu\u2019à des cas particuliers ou nécessitent l\u2019appui d\u2019autres hypothèses.Aucune ne saurait s\u2019appliquer à la généralité des cas.Il convient cependant de retenir que dans la grande majorité des cas, il existe un facteur congénital, (défaut d\u2019ossification de l\u2019arc postérieur) et un facteur acquis (traumatisme) qui actionne l\u2019autre. 1320 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA À la suite de cette étude de pathogénie.l'auteur ajoute l'intéressante considération sur le spondylolisthésis et la médecine légale.La découverte de plus en plus fréquente d'un spondylolisthésis à la suite d\u2019un accident du travail ou de la voie publique rend nécessaire la discrimination des responsabilités respectives supportées d\u2019un côté par l\u2019agent traumatique, de l\u2019autre par une prédisposition passible de l\u2019accidenté.Dans tous les cas où le traumatisme a été d\u2019une certaine importance, il faut lui attribuer l\u2019entière responsabilité des troubles fonctionnels.Dans les cas de traumatismes plutôt minimes il faudra\u2019 procéder par degré.En faisant la part exacte des signes cliniques et radiographiques ci- haut mentionnés, le diagnostic de l\u2019affection devient relativement facile.En présence d\u2019un tel syndrome, il faut éliminer le lumbago chronique ,les spon- dylites (mal vertébral postérieur, mal de Pott, les rhumatismes infectieux, spondylites chroniques ou spondylose); les traumatismes (entorse vertébrale ou \u201clow back pain\u201d des Américains, les fractures, le syndrome Kummel-Ver- neuil) ; et surtout les lordoses douloureuses.Le traitement idéal du spondylolisthésis sera évidemment celui qui non content de faire cesser les douleurs et d\u2019arrêter l\u2019évolution du glissement rétablirait l\u2019intégrité anatomique du joint lombo-sacré.Or il faut avouer, nous dit l\u2019auteur, que cette dernière condition dépasse nos possibilités actuelles.Les remaniements osseux ont toujours fixé la déformation.Tout à fait au début, le traitement orthopédique pourrait peut-être ramener en arrière une cinquième lombaire légèrement décalée, mais il ne suffit pas de réduire, il faut aussi fixer pour assurer l\u2019avenir.La création de remaniement osseux, assez intense pour suppléer à l\u2019insuffisance de la fixation anatomique, peut donc seule assurer la guérison.Cette nouvelle fixation osseuse peut se produire naturellement mais avec une lenteur extrême et dans des conditions bien ennuyeuses à réaliser.C\u2019est le rôle du traitement orthopédique pur par extension continue, apparei!s plâtrés, corsets ou ceintures de divers types.Tous les auteurs donnent aujourd\u2019hui leur préférence au traitement chirurgical qui permet de créer les remaniements nécessaires en des points judicieusement déterminés et en une période infiniment plus brève.Le traitement orthopédique reste un adjuvant précieux pour la période préopératoire et pour les malades refusant ou ne pouvant supporter l'intervention.La greffe osseuse (fusion des apophyses ép'neuses de L3 à SI ou fusion des apophyses costiformes de T.4, L5 à la crête iliaque) a donc conquis la presque unanimité des suffrages.La fusion bilatérale des costiformes appa- rait comme un moyen de fixation plus rationnel et plus sûr que la greffe des épineuses.C.FAVREAU.N.B.Le docteur Marc-Antonin Azima est un jeune assistant du Service d\u2019Orthopédie dirigé par le docteur Hue a I\u2019hépital Saint-Joseph de Paris.Sa thèse est une œuvre remarquable qui fait honneur à ses maîtres et qui lui assure les plus sincères félicitations du corps médical canadien-français.C.F. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 1321 J.CATHALA.\u2014 La diarrhée cholériforme et le syndrome toxique dans la première enfance.\u2014 (Extrait du volume \u2018Problèmes Actuels de Pathologie Médicale\u201d.Deuxième série, Masson & Cie, 1932).L'état toxique cholériforme occupe une place éminente dans la pathologie du premier âge; c\u2019est en effet l\u2019un des problèmes centraux de la Pédiatrie.Aussi son étude présente-t-elle un réel intérêt.L'auteur consacre la partie la plus importante de son travail à la physiologie pathologique du syndrome toxique, mais il a cru indispensable d\u2019en exposer au préalable la séméiologie et l\u2019étiologie.Quelle qu\u2019en soit la cause, le syndrome toxique se compose toujours des mêmes éléments; troubles digestifs intenses, déshydratation profonde, atteinte générale de la nutrition se traduisant par la défaillance de toutes les grandes fonctions.Essayer d\u2019interpréter chacun de ces éléments, de fixer leur hiérarchie et leur lien de subordination réciproque, tel est le problème physio- pathologique.Il est d\u2019autant plus difficile à résoudre que les auteurs font jouer le rôle principal, tantôt à la déshydratation, tantôt à l\u2019entérite ou à l'intoxication.1.\u2014 Les troubles digestifs.\u2014 Cliniquement, la diarrhée cholériforme primitive est provoquée par une toxi-infection d\u2019origine lactée, et il est assez facile d\u2019imaginer comment apparaissent les troub:es digestifs et ensuite les accidents généraux.Mais, au point de vue scientifique, le virus de la diarrhée cholériforme n\u2019étant pas encore identifié, il est impossible d\u2019en préciser le mécanisme.Si donc l\u2019on refuse d\u2019admettre l\u2019hypothèse d\u2019une infection entérique exogène, force est d\u2019admettre à l\u2019origine un trouble purement dyspeptique de l'élaboration gastro-intestinale des aliments ne se distinguant des diarrhées communes que par son intensité et son retentissement sur l\u2019état général.On a incriminé une dyspepsie élective de chacun des constituants du lait.En réalité, tous ces processus anormaux sont étroitement intriqués, et toute théorie de l\u2019intoxication alimentaire qui ne tiendrait compte que de la dyspepsie élective de tel ou tel constituant négligerait de nombreux éléments de la question.La théorie de la dyspepsie élective de tel ou tel constituant du lait ayant échoué, on en vint à considérer que, dans l\u2019élaboration défectueuse des aliments, la part principale revient au développement anormal de la flore digestive.Les auteurs allemands ont avancé que, dans les diarrhées graves à type cholériforme, la flore digestive subissait une modification telle que les segments supérieurs du tube digestif ,duodéno-jéjunum, normalement stériles, étaient envahis par des germes abondants du type colibacille.On conçoit les conséquences de cette flore anormale.L\u2019attaque prématurée des hydrates de carbone entraîne la production, dans l\u2019intestin, d\u2019acides de fermentation; d\u2019où irritation de la muqueuse, péristaltisme excessif, hypersécrétion; éventuellement, lésion troublant sa perméabilité, résorption de produits toxiques.D'autre part, l\u2019influence prépondérante des hydrates de carbone n\u2019est pas exclusive, les graisses et les albumines favorisant dans une certaine mesure la végétation du colibacille avec des conséquences identiques: irritation de la muqueuse, hypersécrétion, etc. 1322 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Telle est !a théorie de l\u2019auto-infection digestive.de la \u201ccoli-invasion\u201d, très en faveur en Allemagne.Le professeur Marfan conteste son bien fondé.11 estime que l'ascension de la flore du gros intestin dans le segment supérieur du tractus digestif est un phénomène secondaire, terminal, agonique, et non le fait initial qui transforme une diarrhée commune en diarrhée grave avec retentissement marqué sur l\u2019état général.2.\u2014 La déshydratation aiguë est un des éléments cardinaux du syn- (rome toxique, comme le démontrent les signes cliniques et biologiques, plus particulièrement la brusque chute du poids et les données numériques sur l\u2019hyperconcentration du sang.Du point de vue physio-pathologique, il convient de différencier le syndrome de déshydratation pure et le syndrome de déshydratation toxique.Le syndrome de déshydratation pure s'observe lorsque les nourrissons sont soumis à un régime de restriction hydrique.Le syndrome de déshydratation toxique est réalisé, par contre, sans que l\u2019enfant ait été privé de liquide et dans les circonstances que nous avons énumérées en parlant de l\u2019étiologie (ingestion de lait souillé, infection parentérale grave).Mais la différence manifeste qui sépare le choléra infantile des accidents des régimes concentrés est que, dans le syndrome de déshydratation pure, l\u2019organisme soumis à des conditions anormales récupère son équilibre dès que celles-ci ne sont plus artificiellement maintenues.Quand on rend de l\u2019eau au sujet qui en a été temporairement privé, tous les symptômes disparaissent rapidement et d\u2019emblée l\u2019organisme est capable d\u2019utiliser le liquide qui lui est fourni.Dans le syndrome de déshydratation toxique, il en va tout autrement.Sous l\u2019influence d\u2019une toxi-infection grave, l\u2019organisme subit des pertes excessives (diarrhée, vomissements, exagération de la perspiration pulmonaire) et la nutrition générale devient à ce point troublée que les tissus ne savent plus retenir et fixer l\u2019eau qui leur est apportée.Il va de soi que le pronostic en pareil cas est bien différent que dans le syndrome de déshydratation pure.La déshydratation n\u2019en est pas moins un des éléments principaux du syndrome toxique.Sa prolongation crée un véritable cercle vicieux qui ajoute de nouvelles conséquences et accroît le danger de l\u2019auto-iritoxication.3.\u2014 L\u2019intoæxication.\u2014 En présence de la variabilité des formes cliniques du choléra infantile, de la diversité des agents infectieux susceptibles de le provoquer, on en arriva à penser que ce qui imprime au tableau clinique ses traits si particuliers ce n\u2019est pas la qualité d\u2019un germe causal ou de sa toxine, mais bien la qualité du terrain.En d\u2019autres termes, l\u2019état cholériforme n\u2019est pas le fait d\u2019infections spéciales particulièrement communes dans la première enfance, et exceptionnelles à d\u2019autres âges, il est l\u2019expression clinique, propre à cette période de la vie, du trouble apporté à la nutrition, tout à la fois particulièrement active et singulièrement vulnérable et apte à se déséquilibrer.Le problème n\u2019est done pas d\u2019ordre microbiologique ou toxiro- logique, il est d\u2019ordre métabolique.De ce déséquilibre de la nutrition nous ne connaissons guère que le retentissement sur les humeurs et particulièrement le sang.* Il existe presque toujours à un stade avancé une acidose marquée comme en témoigne la diminution de la réserve alcaline.L\u2019hypérazotémie peut L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1323 s'observer dans la moitié des cas.L\u2019équilibre chloré est profondément troublé et a fait l'objet d\u2019importantes recherches de Ribadeau-Dumas et de son élève J.Fleury.Il faut étudier non seulement le chlore p'asmatique, mais aussi le chlore globulaire et le rapport érythroplasmatique proposé par Ambard.Une intoxication métabolique qui retentit à ce point sur les humeurs relève à coup sûr de troubles fonctionnels importants des grands systèmes viscéraux.En dépit de nombreux travaux, on ne sait rien de très précis à ce sujet.Néanmoins, du point de vue pathogénique, deux grandes hypothèses ont été invoquées: 1.Celle de Marfan qui défend une théorie générale des syndromes cholériformes fondé sur l\u2019énergie de l\u2019épithélium intestinal, c\u2019est-à-dire la défaillance fonctionnelle de cet épithélium en temps que barrière s\u2019opposant à la pénétration des produits toxiques dans le milieu intérieur; 2.Celle de Finkelstein faisant jouer le rôle principal à la défaillance fonctionnelle du foie en tant qu\u2019organe régulateur du métabolisme et en tant qu\u2019organe à fonction antitoxique.Conclusion.\u2014 Quelle conception d'ensemble peut-on dégager de ces différentes données pathogéniques ?Le syndrome toxique, si fréquemment rencontré en clinique du premier âge, relève d\u2019étiologies diverses et du point de vue nosologique il importe de continuer le travail de dissociation du choléra infantile en formes étiologiques, correspondant à des espèces cliniques, pathogéniques et pronostiques distinctes.Mais entre toutes ces variétés étiologiques, il y a quelque chose de commun tant au point de vue symptomatique qu\u2019au point de vue physio- pathologique.Le propre de l\u2019organisme sain est de maintenir à un niveau constant un certain nombre de variables physiologiques, de rétablir des équilibres biologiques, que le jeu même des activités vitales modifie à chaque instant.Tels sont l\u2019équilibre acide-base des humeurs et des tissus, l\u2019hydratation des proto- plasmas, la température centrale.Si la régulation de ces équilibres n\u2019est plus assurée, il se produit un désordre général affectant tous les tissus, toutes les fonctions se traduisant cliniquement par ce qu\u2019on appelle l\u2019état toxique.Chez le jeune enfant, la fonction de régulation de ces équilibres est particulièrement labile, surtout lorsqu\u2019il s\u2019agit de débiles ou d\u2019hypothrep- siques.Dans ces conditions, il suffit de causes banales sans spécificité choléri- gène pour que l\u2019organisme soit en perdition.Mais, fort heureusement, dans ces cas, l\u2019état toxique résulte plus souvent d\u2019un désiquélibre fonctionnel que d\u2019une lésion viscérale profonde et irrémédiable.En neutralisant le déséquilibre par une action thérapeutique exactement adaptée à la nature du désordre, on peut obtenir les plus beaux résultats.Ainsi donc, la va'eur de l'action thérapeutique est tout entière fonction de l\u2019exactitude de nos connaissances physio-pathologiques., On voit, malgré ses difficultées, tout l\u2019intérêt pratique d\u2019une pareille étude.Il y a plus.Il ne s\u2019agit pas seulement d\u2019un des problèmes fondamentaux de la pédiatrie, mais d\u2019une des questions les plus complexes et les plus passionnantes de la biologie.Paul LETONDAL. FORMULAIRE Ulcère du duodénum Pendant la période de crise: a) Prendre trois fois par jour un des paquets suivants: Carbonate de Bismuth Magnésie lourde AA | aa gramme 50 b) A 10 heures et à 5 heures, prendre le paquet suivant: Codéine cing milligrammes.Carbonate de chaux 2: aa | gramme.Carbonate de asie 8 c) Essentiellement: repos complet; lait à boire.Appendicite chronique (traitement hygiénique).1) Sulfatz de soude ââ Citrate de soude j 0 gramme 50 Lactose | gramme Pour ! paquet No.15 à prendre chaque matin dans un verre d'eau de Vichy chaude au lever.2) A la fin des repas, prendre pendant 12 jours une des pilules suivantes: Poudre de belladonne Extrait de belladonne Pour | pilule No: 48.} aa un centigramme.3) Sirop d= fleurs d\u2019oranger.Prendre deux cuillerées à thé chaque soir avant le coucher.Excellent calmant de la douleur gastrique.Ulcus gastrique, \u2018\u2018dyspepsie nerveuse\u201d.Prendre une demi-heure avant chaque repas, une cuillerée à dessert de la solution suivante: Bromure de sodium | Salicylate de soud= aa 10 grammes.Benzoate de soude Sirop d\u2019écorce d'oranges amères, 50 grammes.Ju'ep gommeux Q.S.pour 300 cm.Jean LeSAGE.Montréal, 22/11/32. ANALYSES MEDECINE M.CHIRAY, J.PAVEL et Jean LeSAGE.\u2014 Diabète et Cholécystite.Presse Médicale, 7 sept.1932.Pour expliquer les rapports qui peuvent exister, selon certains auteurs, anciens et modernes, entre le diabète et la lithiase, les auteurs de cet important mémoire ont envisagé les trois questions suivantes: 1°.La fréquence des affections vésiculaires chez les diabétiques et les glycosuriques simples.2°.La fréquence du diabète et des glycosuries chez les malades atteints d\u2019affections vésiculaires.3°.La fréquence et la nature des atteintes pancréatiques au cours des cholécystites.A.Sur le premier point on a réuni les statistiques de 14 auteurs.Sur 7,645 cas de diabète on en a trouvé 690 qui présentaient des signes de cholécystite, soit un pourcentage de 11.08 p.100.En rapportant, après avoir cité des chiffres publiés par plusieurs auteurs, une statistique générale de l\u2019hôpital John Hopkins ils constatent la fréquence de la cholécystite chez les diabétiques dans 24% des cas chez les hommes, de plus de 40 ans, et 12 à 50% chez les femmes de plus de 30 ans.Ils concluent, sur ce premier point, \u201cqu\u2019il y a peut-être un peu plus d\u2019affections vésiculaires chez les diabétiques, mais que la différence n\u2019est pas très \u201cconsidérable\u201d.B.Sur le deuxième point: la fréquence du diabète dans les cholécystites, ils ont procédé de la même facon.En recueillant les statistiques de huit auteurs ils arrivent à un chiffre total de 9,226 cas de cholécystite avec un nombre de 223 diabétiques, soit 41.3 p.100.D\u2019après l\u2019un d\u2019entre eux, Rabinowitch, de Montréal, \u2018\u201c\u2018on constate souvent dans les cholécystites une tolérance diminuée aux hydrates de carbone\u201d.Après avoir cité la statistique de Joslin, qui a rencontré la lithiase biliaire chez 1,400 de ses diabétiques, ils concluent qu\u2019elle joue un rôle important comme facteur étiologique du diabète.Ces auteurs concluent néanmoins que l'apparition du diabète est plutôt rare au cours des cholécystites.C.Sur la fréquence des lésions pancréatiques, au cours des cholécystites, ils semblent d\u2019accord avec les autres auteurs.Si l\u2019on rencontre souvent la pancréatite scléreuse, par contre, on constate le plus souvent l\u2019intégrité des îlots de Langerhans.Ceci proviendrait, sui- 1326 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u20ac vant eux, de ce que \u201cle siège des pancréatites chroniques compliquant les cho- lécystopathies est le plus souvent localisé à la tête de la glande, tandis que le pancréas insulaire seul intéressant au point de vue du diabète, se trouve surtout dans le corps et la queue de l\u2019organe\u201d.Ils citent Rabinowitch qui a trouvé de l\u2019hyperglycémie dans un grand nombre d\u2019affections vésiculaires à la période aiguë, disparaissant avec elle ou à la suite de l\u2019ablation de la vésicule infectée.À ce propos ils posent la question des rapports de la glysosurie avec les infections générales.Après avoir fait la critique de certaines observations incomplètes l\u2019un d\u2019eux en cite une, personnelle, d\u2019un cancer de la tête du pancréas avec respect des ilôts.De l\u2019étude qui précède, les auteurs concluent, à cause de la coincidence familiale fréquente entre la cholécystite caleuleuse et le diabète, \u201cqu\u2019il n\u2019existe pas une filiation entre la première et la seconde de ces affections, mais qu\u2019elles constituent des maladies du même groupe\u201d.Ils ne croient pas que l\u2019on puisse démontrer des rapports certains entre le diabète et les cholécysto- pathies calculeuses ou non calculeuses.Ils considèrent ces deux maladies comme des aspects divers d\u2019un trouble de la nutrition dû à une dysfonction de la cellule hépatique.Cette étude les conduit à poser le problème de la cholécystectomie systématique dans toutes les cholécystites, soit pour prévenir le diabète, soit pour le guérir lorsqu\u2019il existe des choléeystites infectieuses chez les diabétiques.S\u2019ils se montrent partisans de la dernière méthode, ils font les plus expresses réserves sur l\u2019ablation des cholécystites non calculeuses.LeSAGE.S.DYKE.\u2014 Le régime hypersucré dans le traitement du diabéte.\u2014 (The Lancet, tome CCXXII, No 5671, 7 mai, 1932).Il était de règle autrefois, et plusieurs médecins ont conservé cette coutume même de nos jours, de supprimer de la diête d'un diabétique tout aliment hydrocarboné.L\u2019insuline est venue par la suite s\u2019ajouter à ce régime hypo-hydrocarboné.D.prétend que cette pratique est malheureuse, car elle est désagréable aux malades, favorise l'acidose et expose aux accidents d'hypoglycémie.En Amérique et en Angleterre, le régime hypersucré est de plus en plus employé.On permet aux diabétiques de prendre des doses de 300 à 350 grammes d\u2019hydrates de carbone par jour.On y ajoute, évidemment, une dose d\u2019insuline suffisante pour oxyder cette forte quantité de sucre, mais à notre grande surprise, cette \u2018dose est beaucoup moindre qu\u2019on ne pourrait le croire de prime abord, et même dans certains cas, une ou deux injections d\u2019insuline par jour sont suffisantes.Ce régime hypersueré est trés avantageux pour le diabétique car en plus de favoriser dans son organisme la production de l\u2019insuline, il lui assure une alimentation normale énergétique et lui permet de mener une vie normale.Enfin, cette diète, grâce à sa faible teneur en graisses, non seulement diminue l\u2019acidose mais aussi évite l\u2019hypercholestérinémie, facteur possible d\u2019athérome.Armand GRATTON. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA CHIRURGIE H.VELTI.\u2014 Les résultats de la thyroïdectomie pour maladie de Base- dow.La Presse Médicale, No 56, 1932, page 1098.\u201cGrâce aux acquisitions de la chirurgie contemporaine, dit-il, les interventions chirurgicales dans la maladie de Basedow sont plutôt bénignes et donnent des résultats splendides\u201d.D'une série de 87 goitres exophtalmiques, chez lesquels 124 interventions ont été pratiquées, un seul cas est mort d\u2019hyperthyroïdie; celui-ci étant dirigé à l\u2019hôpital dans un état grave de cachexie.Velti affirme que la solution de lugol ne suffit pas pour éviter les désastres d\u2019autrefois.Le repos au lit est l\u2019élément principal de la préparation, viennent ensuite les toni-cardiaques puis les sédatifs.Les opérations graduées sont une nécessité dans les cas graves.Ici, il commente avantageusement la manière de procéder de Crile.La ma'adie de Basedow présente trois formes cliniques: 1) Forme légère nécessite une seule intervention.2) Forme de gravité moyenne dont l'intervention se fait en deux temps, à trois mois d\u2019intervalle.3) Forme sévère dont le premier temps opératoire consiste en une ligature artérielle.Après avoir énuméré tous les symptômes qui constituent la forme sévère, Velti dit beaucoup de bien de l\u2019anesthésie locale.Il termine en démontrant l\u2019importance de la précocité de toute intervention sur la glande thyroïde.-*- Réal DORE.J.K.McGREGOR.\u2014 The differential diagnostis in \u201cborderline\u201d cases of hyperthyroidism.\u2014 (Diagnostic différentiel; pseudo-hyperthy- roïdie).Canadian Medical Association Journal, août 1932.McGregor présente l'observation d'un homme de 23 ans accusant des symptômes d\u2019hyperthyroïdie: tachycardie, nervosité, métabolisme élevé (en série) plus 85, plus 61, mais dont le poids n\u2019est pas diminué depuis le début de la maladie.Un diagnostic de goitre toxique s\u2019impose quoique la glande thyroïde soit d'un volume normal.Après avoir soumis ce patient au traitement iodé, le métabolisme en série n\u2019étant pas influencé par la solution de lugol non plus que l\u2019état nerveux, et constatant que la perte de poids n\u2019est pas en rapport avec le degré d\u2019intoxication manifesté par le métabolisme en série, McGregor élimine toute existence de goitre et pense à une évolution tumorale d\u2019une autre glande à sécrétion interne, l\u2019examen clinique n\u2019ayant révélé rien de précis.L\u2019autopsie montre la présence d\u2019un carcinome malin, de 6cm de diamètre, de la glande surrénale droite.Cette observation réaffirme son opinion antérieure concernant les pseudo- hyperthyroïdiens. 1328 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Si le syndrome hyperthyroidien n'est pas influencé par l\u2019iodothérapie il ne doit plus être question d\u2019hyperthyroïdie.MeGregor attache de l\u2019importance à la perte de poids que présentent presque toujours les hyperthyroïdiens vrais, fait qu\u2019il n\u2019a pas constaté chez son patient dont le poids n\u2019était pas du tout en rapport avec un état d\u2019hyperthyroïdie marqué de prime abord.Réal DORE.SHIPLEY, A.M., BAILEY Hugh, A.\u2014 Le traitement des péritonites appendiculaires.Annals of Surgery, vol.XCVI, oct.1932, pp.537- 550.En dehors de la hernie étranglée, la péritonite est sans aucun doute la cause principale de l\u2019occlusion intestinale.D\u2019après les A.cependant l\u2019on doit incriminer beaucoup plus le matériel de drainage utilisé au cours des péritonites que l\u2019infection elle-même comme facteur d\u2019occlusion.Les drains détermineraient à eux seuls dans la plupart des cas la formation d\u2019adhérences intestinales pouvant aboutir à cette complication si grave.Il ne faudrait tout de même pas conclure de ces considérations qu\u2019il ne faut pas drainer la cavité abdominale au cours de la péritonite; mais les faits rapportés sembleraient démontrer que l\u2019on peut se dispenser du drainage sans augmenter les risques lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019une péritonite au début.Mercier FAUTEUX.WHITE William, A., COONEY Edward, A.\u2014 Un traitement non chirurgical de anthrax.The New England Journal of Medecine, vol.207, No.9, sept.1932, pp.398-402.Les A.analysent plus de 500 cas d\u2019anthrax traités au Boston City Hospital durant une période de quatre ans.Sur ce nombre, 208 cas présentent une observation complète permettant une étude précise.Les A.divisent ces derniers cas en trois groupes: un premier, comprenant les malades traités uniquement par l\u2019acte opératoire; un second, comprenant ceux qui furent traités simultanément par la chirurgie et un traitement protéinothérapique; un troisième, ne groupant que ceux qui furent guéris par cette dernière méthode.Il ressort de cette étude intéressante que le traitement de choix ne serait pas le traitement chirurgical puisque le traitement par des injections de lait uniquement amènerait un arrêt rapide du processus infectieux, la disparition en deux ou huit heures de la douleur et une guérison définitive en un temps beaucoup moins long.Mercier FAUTEUX.BEVAN, Dean Arthur.\u2014 Les incisions abdominales et leur fermeture.Annals of Surgery, vol.XCVI, No 4, octobre 1932, pp.555-574.L\u2019un des chapitres les plus importants en chirurgie abdominale est sans contredit l\u2019incision et la fermeture de la paroi.L\u2019incision doit donner un jour suffisant sur le champ opératoire, elle doit aussi traumatiser le moins possible l\u2019innervation, la vascularisation et la fonction musculaire. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1329 La fermeture, d'autre part, doit être faite avec grand soin de façon à éviter les hernies post-opératoires.Après avoir émis ces principes généraux, l\u2019A.décrit toute une série d'in- -cisions abdominales et différents procédés de fermeture, montrant leurs avantages et leurs ennuis.Cette étude s'accompagne en plus de maintes figures instructives et de commentaires très pratiques.Mercier FAUTEUX.Paul MARCHILDON.\u2014 La transfusion sanguine et l\u2019emploi du sang pur.Le Journal de l\u2019Hôtel-Dieu, Montréal, juillet-août, 1932.La transfusion sanguine, nous dit l\u2019auteur, constitue un agent thérapeutique précieux; tant à cause des éléments contenus dans le sang, et qui sont autant de moyens curatifs actifs, qu\u2019à cause de ses multiples indications et de son application rapide et facile.L\u2019auteur énumère ensuite les principales indications de la transfusion au point de vue chirurgical: 1°.L\u2019anémie post-hémorragique aiguë.i Après une hémorragie grave il y a toujours indication de faire une transfusion afin de fournir au coeur le volume normal de sang auquel il est habitué de se contracter.Pour être effective la transfusion doit être de cinq cents grammes ou plus.2°.Le Choc.Par sa nature et ses symptômes le choc ressemble à l\u2019hémorragie, il peut donc se réclamer du même traitement.3°.Soins pré-opératoires.Surtout chez les malades où il y a lieu de craindre une intervention longue et mutilante.4°.Soins post-opératoires.Ici les indications de la transfusion sont multiples et donnent toujours des résultats excellents.5°.Infections chirurgicales.Dans ces cas le sang est un des meilleurs agents thérapeutiques puis- qu\u2019il fournit à l\u2019organisme les meilleurs moyens de défense.Faut-il employer le sang citraté ou le sang pur?L\u2019auteur apres une critique des deux méthodes conclut à la supériorité de l\u2019emploi du sang pur.E.TROTTIER.OBSTETRIQUE HAMANT et CUENOT.\u2014 Etat actuel de la Médecine anti-conception- nelle en U.R.S.S.(Gynécologie et Obstétrique, octobre 1932).Les A.se sont intéressés à l\u2019étude des dispensaires prophylactiques de la grossesse et des avortariums en Russie Soviétique.A Moscou, lorsqu'une femme désire l'interruption de sa grossesse, elle fait une demande écrite à la consultation de son quartier; si cette requête est agréée par une commission spéciale, la femme recoit son admission dans l\u2019un des treize avortariums où l\u2019on pratique l\u2019évidement de l\u2019utérus. 1330 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Les difficultés rencontrées au cours de l\u2019intervention chirurgicale sont peu nombreuses puisque dans une proportion de plus de 95% des cas, tout se passe sans incidents.Dans une cinquantaine de consultations sont enseignées les méthodes prophylactiques de la grossesse.On conçoit les ravages réels que cette institution officielle en Russie a déjà produit et produira dans l\u2019avenir.D\u2019après la statistique officielle, 74,757 avortements ont été provoqués en 1929, soit 55.6% par rapport au total des grossesses.La natalité de 34 pour 1000 habitants qu\u2019elle était en 1925 tombe à 17% en 1929.Parmi les conséquences funestes de cette législation, citons: les troubles génitaux et endocriniens, les risques de contaminations vénériennes, la stérilité secondaire, l\u2019augmentation des hérédo-syphilitiques.Donatien MARION.PEDIATRIE R.STANKIEWICZ.\u2014 Pleurésie purulente aseptique au cours des pneumonie et broncho-pneumonie chez les enfants.Revue française de Pédiatrie, Tome VII, No 5.La pleurésie purulente est une complication plus fréquente qu'on ne le croit dans la pneumonie et la broncho-pneumonie des enfants: on la rencontrerait dans un quart des cas.Chez les nourrissons et jusqu\u2019à l\u2019âge de trois ans, la pleurésie purulente est très fréquente et même d\u2019après Sehkarin, chez les nourrissons morts de broncho-pneumonie, on trouve toujours à la mort des lésions inflammatoires de la plèvre.; L\u2019installation de la maladie, son évolution ainsi que la propagation des agents infectieux se fait par voie bronchique, sanguine et lymphatique.La pleurésie purulente comme maladie essentielle primitive est extrêmement rare.La morphologie des épanchements purulents n\u2019est pas uniforme, mais l\u2019examen bactériologique ne décèle pas de microbe, donc l\u2019épanchement est aseptique.Les cultures sont négatives et les épanchements démontrent la prédominance de polynucléaires neutrophiles intacts, des lymphocytes des éosinophiles: la formule cytologique est parfois mixte.Il est rare que l\u2019épanchement aseptique devienne septique.La pathogénie des pleurésies aseptiques n\u2019est pas bien claire aujour- d\u2019hui.L\u2019opinion générale serait qu\u2019elles se formeraient a la suite de réaction pleurale à la congestion pulmonaire ou qu\u2019elles seraient la résultante d\u2019une \u201cinflammation collatérale\u201d qui se forme tout près du foyer congestif: cette conception est identique à la \u201ccongestion périfocale\u201d.La quantité du liquide dans la plèvre est minime, ce qui rend le diagnostic de ces épanchements difficile ou même empêche de le poser.C\u2019est la percussion qui renseigne le mieux: quelquefois la ponction exploratrice amène la guérison définitive.La localisation n\u2019a pas de préférence.Conclusions: 1 \u2014 dans les congestions pulmonaires chez les enfants jusqu\u2019à l\u2019âge de trois ans, la plèvre prend part à l\u2019affection.2 \u2014 dans 90% des cas, on rencontre des épanchements limités, purulents, aseptiques non tuberculeux.3 \u2014 ces épanchements non tuberculeux se rencontrent dans la pneumonie aussi bien que dans la bronco- pneumonie chez les enfants. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1331 \u2014 Ces épanchements ont une formule cytologique ca- ractéristique.5 \u2014 dans la plupart des cas, ces épanchements sont petits, bénins et passagers.6 \u2014 la connaissance de ces exudats est importante au point de vue pronostic et traitement.A.DUTILLY.\u201cLe Monde Gilbert ROBIN.\u2014 La fatigue intellectuelle chez l\u2019enfant.Médical, septembre 1932\u201d.Pour tous les auteurs, la fatigue est conséquence d\u2019un travail, d\u2019un effort: elle n'est pas spontanée ou inhérente à l'individu, mais elle a des rapports avec l\u2019extérieur.Le surmenage: L'\u2019enfant surmené se présente comme un épuisé: il n\u2019a de goût pour rien et le rendement intellectuel se tarit tout à fait.Asthénique et apathique, il est parfois en proie à l\u2019excitation psychique et à l\u2019agitation motrice.L\u2019inanition est le premier signe du surmenage: toutes les atteintes à la santé de l\u2019enfant sont des causes d\u2019empêchement d\u2019une scolarité normale, mais l\u2019école n\u2019est qu\u2019un facteur aggravant.Les asthénies et leurs facteurs intellectuels : L\u2019asthénie l\u2019adynamie traduisent l\u2019un et l\u2019autre le manque de forces.L'enfant est né fatigué et sa devise est de ne rien faire, mais sans aucun mauvais vouloir, il répète sans cesse.\u201cJe ne peux pas, je suis fatigué\u201d, et il dit vrai.Cette asthénie idiopathique constitutionnelle doit demeurer dans les cadres de la neuro-psychiatrie infantile.Asthénie et insuffisance surrénale : Constatation des signes légers de l\u2019insuffisance de la surrénale glande de l'énergie.Asthénie et insuffisance hépatique : Délicate à dépister, inappétance, teint terreux ou sub-ictérique, alternative de constipation et diarrhée, dépression psychique nervosité, tristesse.ASTHENIE ET ONANISME: L\u2019onanisme est suivi d\u2019un épuisement, qui se fait sentir dans le travail intellectuel, la mémoire, l\u2019intérêt.Diminution de l'attention, amoindrissement de la force dynamométrique, somnolence.FATIGUE ET FATIGABILITE: Il faut distinguer entre le fatigué et le fatigable, physiquement et intellectuellement: tous les deux au repos n\u2019éprouvent pas de fatigue, mais le fatigué ressent la fatigue pour un travail minime, insignifiant.La fatigabilité intellectuelle est surtout l\u2019apanage des insuffisances respiratoires, lautes ou basses et frappe d\u2019une manière spéciale les enfants présentant des séquelles psychiques de l\u2019encéphalite épidémique.Avant toute autre manifestation, le fléchissement du rendement scolaire trahit la fatigabilité de l\u2019ensemble des processus intellectuels.L'intelligence n\u2019est pas diminuée, mais l\u2019effort l\u2019épuise.Ces défaillances surviennent surtout chez des enfants nerveux, bien doués, précoces, trop ardents au travail, les premiers de classe, les prix d\u2019excellence.Tous les chemins mènent à la démence précoce, même celui de l\u2019inattention.A.DUTILLY. + 1332 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA H.CREDET.\u2014 Diphtérie maligne.Clinique et Laboratoire, février I Deux formes: a) maligne d\u2019emblée, à évolution rapide ou se terminant par le dyndrome malin secondaire ; b) maligne secondairement après un traitement tardif insuffisant.I \u2014 L\u2019angine diphtérique maligne: signes fonctionnels particuliers; douleurs pharyngées; aspect particulier de la gorge, fausses membranes, gri- sûâtres, verdâtres, fétidité extrême de l\u2019haleine.Autres signes particuliers; jetage nasal, adénopathie énorme, bilatérale, signes généraux.Température variable, pâleur, albuminurie, foie hyperthro- phié, vomissement.Et l\u2019enfant meurt en 2 à 6 jours, subcoma, délire, convulsions, syncope.À côté de cette forme, on peut se trouver en face d\u2019autres aspects cliniques: a) des fausses membranes hémorragiques, b) des formes pseudo-phlegmoneuses.Les examens spéciaux fixeront encore les caractères de malignité: a) anémie sanguine, b) albuminurie massive, c) rétention uréique, d) hyperglycémie.II \u2014 Diphtérie avec syndrome malin secondaire.Méme tableau au début d\u2019angine grave, mais à la suite, il a pu se produire une ébauche d\u2019amélioration: gorge nettoyée, température abaissée.Néanmoins des signes de pronostic grave ont persisté et l\u2019enfant meurt de syncope le huitième ou le dixième jour.IIT \u2014 Diphtérie avec paralysies tardives et mort: Il s\u2019agit de diphtérie toxique plus ou moins grave et l\u2019on voit s\u2019installer des paralysies locales qui se généralisent, atteignent le diaphragme, des troubles cardiaques apparaissent et l'enfant succombe.Des accidents sont toujours à craindre s\u2019il persiste quelques signes d\u2019intoxication et cela jusqu\u2019au cinquantième jour de maladie.Les principales causes de malignité diphtérique sont: la virulence du bacille, la streptodiphtérie, le rôle du pneumocoque, l\u2019association à la typhoîde ou à la rougeole ou à la scarlatine.Les lésions pouvant expliquer cette malignité sont surtout celles du cœur, des surrénales, des reins et du système nerveux.Le traitement devra toujours être énefgiquement institué, la sérothérapie d\u2019abord, vite, fort, longtemps, les toni-cardiaques, digitaline ete.A.DUTILLY. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1333 GYNECOLOGIE Max CUTLER, M.D., Chicago.\u2014 Le traitement du cancer du col avec de petites quantités de radium.\u2014 (Surgery, Gynecology and Obst.Oct.1932).Le but de cet article est de formuler les principes du traitement du cancer du col par le radium et d\u2019illustrer la technique qui est employée a l\u2019Institut Currie à Paris, i.e.celle qui emploie de petites quantités de Radium.L\u2019emploi de petites quantités de Radium dans une période de temps prolongée ou une grosse quantité dans un temps plus court présente un intérêt médical et économique.Ainsi, on peut employer une dose de 8,000 milligrammes hrs avec 60 milligrammes en 133 heures avec autant d\u2019efficacité cité que 333 milligrammes en 24 heures.Dans le premier cas, il faut $4,200 de Radium; dans le second $23,000.L'Ecole Française enseigne que le meilleur temps pour l\u2019application est la période de mitose.Dans le cancer du col la lésion est irradiée pendant 5 jours; dans le cancer de la langue pendant 7 jours; dans le cancer du larynx ou du pharynx de 12 & 21 jours.Regaud est d\u2019opinion qu\u2019il existe un temps où les irradiations ont un effet plus considérable.Cependant, cette opinion est discutée d\u2019autant plus qu\u2019il est difficile de déterminer quelle est cette période.Il est un fait certain, c\u2019est que les tissus normaux peuvent soutenir plus facilement la même dose de radium dans un temps prolongé que dans une période courte.Cette raison semble faire prévaloir la méthode prolongée, étant donné que la même dose est donnée.Le diagnostic clinique des cas avancés n\u2019offre aucune difficulté.Dans les cas au début la biopsie est indispensable.Les différentes variétés histologiques ont leur importance.A peu près 97% des épithéliomas du col sont d\u2019origine épidermoïde, et seulement 3% sont des adéno-carcinomes.Ces derniers sont radio-résistants.Les cancers épidermoïdes sont, suivant leurs variétés, plus ou moins radio-sensibles.L\u2019adéno-carcinome du fond utérin peut évoluer vers le col, entraînant ainsi un diagnostic clinique de cancer du col.La biopsie établit alors l\u2019origine du cancer.Le Comité du Cancer de la Ligue des Nations a proposé la classification suivante du cancer du col.Groupe I: Lésions limitées au col.Pas d\u2019envahissement des paramètres.Mobilité absolu du col.Groupe II: Invasion vaginale, léger envahissement du paramètre.Groupe III: Envahissement marqué du paramètre et fixation utérine.Groupe IV: Envahissement des organes voisins et métastases.Dans les conditions où la radiothérapie est possible, l\u2019hystérectomie a été mise de côté.Cependant le stade du cancer et la précision dans la technique conditionnent les succès de la radiumthérapie.Dans le Groupe I, les radiations intra-utérines et vaginales sont préférables aux irradiations externes.Dans les groupes II et III, l\u2019irradiation externe et vaginale doit laisser place à l\u2019irradiation externe. 1334 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Dans les groupes III et IV, l\u2019irradiation externe doit être combinée à l\u2019irradiation vaginale.L'\u2019irradiation intra-utérine doit être omise ou remise.Avant toute irradiation il est important de faire disparaître toute infection locale et de ne commencer le traitement que lorsque la température est normale.Dans les infections secondaires il est préférable de faire des irradiations externes.Comme il est impossible de déterminer le degré d\u2019envahissement, il est préférable de donner la dose maxima.Dans les applications internes l\u2019anesthésie générale n\u2019est pas nécessaire.Cependant, il faut suivre les règles de l\u2019aseptie et de l\u2019antiseptie.L\u2019application de radium doit durer 5 jours pour une dose de 7,000 à 8,000 milligrammes hrs.Dans les formes suivantes, l\u2019irradiation externe est préférable.1°.Dans les lésions avancées où il est difficile de localiser le canal cervical.2°.Dans les formes végétantes qui remplissent tout le vagin.3°.Chez les malades très faibles et très anémiées.Les complications qui résultent de l\u2019application du radium sont ordinairement infectieuses.Les hémorragies sont rares.L.-Arthur MAGNAN.CHIRURGIE INFANTILE ET ORTHOPEDIE CORRET P.\u2014 Les accidents nerveux de la réduction de la luxation congénitale de la hanche.Revue d'Orthopédie, No 39, 1932.Au cours des manœuvres de la réduction de la luxation congénitale de la hanche, les accidents nerveux les plus fréquemment rencontrés sont les lésions de sciatique et du crural.Ces complications sont surtout à craindre lorsque la luxation est ancienne, alors qu\u2019il y a raccourcissement du membre et forcément des troncs nerveux.Lorenz a constaté une paralysie du sciatique 23 fois sur 755 malades et une lésion du crural 9 fois sur 50 opérés, presque toujours chez des enfants entre les âges de cinq et neuf ans et qui = présentaient un raccourcissement de plus de 5 centimètres.La paralysie peut être précoce et tardive et se manifeste par une absence de sensibilité au niveau des orteils et par une impotence fonctionnelle du pied et de la jambe.Si la lésion continue à évoluer elle peut donner lieu à des troubles trophiques.La paralysie est rarement justifiable d\u2019une intervention chirurgicale.Fle persiste rarement plus d\u2019une année et disparaît d\u2019ordinaire au bout de deux à trois mois spontanément.Parfois, il sera indiqué de corriger la position du membre ou d\u2019enlever une section de l\u2019appareil, particulièrement au niveau du genou.Les troubles d\u2019origine centrale sont beaucoup moins fréquents mais sont possibles et se caractérisent surtout par des convulsions, qui disparaissent d\u2019ordinaire à la suite d\u2019un repos prolongé.Edmond DUBE. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1335 H.L.ROCHER et G.ROUDIL.\u2014 Fractures de l\u2019olécrane chez l\u2019enfant.\u2014 (Archives franco-belges de Chirurgie, avril 1932).Cette affection traumatique de l\u2019enfant est rare, soit isolée, soit associde.M.Mouchet dans une étude approfondie des lésions du coude chez l\u2019enfant n\u2019a rapporté que 23 cas dans 318 traumatismes du coude chez l\u2019enfant.Les auteurs en rapporte quatre cas: Le premier, c\u2019est un garçon de 14 ans qui est tombé sur le coude en courant.On constate de la douleur, du gonflement et une ecchymose au niveau de l\u2019olécrane.Les mouvements sont assez bien conservés.La radiographie montre une fracture incomplète de l\u2019olécrane.Comme traitement immobilisation dans une gouttière en demi-flexion pour une semaine, suivie de massages et de douches d\u2019air chaud; guérison au bout de trois semaines.Garçon de huit ans qui tombe sur le coude gauche.Ecchymose, gonflement, douleur au niveau de l\u2019olécrane.Limitation de l\u2019extension et de la flexion.La radio montre une fracture complète sans déplacement de l\u2019olé- crane à sa base.Hémarthrose.Evacuation du sang par arthrotomie; immobilisation pendant dix jours, guérison.Le troisième cas est celui d\u2019un garçon de dix ans qui est tombé sur le coude droit.Beaucoup de gonflement mais peu de douleur.Il y a limitation des mouvements d\u2019extension et de flexion.La radiographie révèle une fracture de la portion moyenne de l\u2019olécrane sans déplacement.Ponction de l\u2019hémarthrose et immobilisation, guérison.Comme quatrième cas, une enfant de dix ans a fait une chute sur le coude droit.Le coude est gonflé et douloureux.La pronation et la supination sont impossibles.A\u2019 la radiographie, en plus d\u2019une fracture de l\u2019olécrane, on constate une fracture de la tête du radius qui est déplacée latéralement.Sous anesthésie, la tête radiale est remise en place et immobilisée au moyen d\u2019une aiguille durant six jours.Un mois plus tard l\u2019enfant est en voie de guérison En résumé le traitement a consisté à immobiliser la région après évacuation de l\u2019hémarthrose quand il fut nécessaire.Dans le cas de fracture de la tête du radius, l\u2019immobilisation par l\u2019aiguille n\u2019a duré que six jours.Les .guérisons furent satisfaisantes.\u2018 Joseph-H.RIVARD.DERMATO-SYPHILIGRAPHIE WALLACE, M.E.\u2014 Volumineuse tumeur de la joue et des lèvres \u2014 Curiéthérapie \u2014 Guérison.\u2014 Bulletin de la Société Française de Dermatologie et de Syphiligraphie, 6 juin 1932.Le malade âgé de 61 ans, se présente à la Salpêtrière le 20 février 1952.La lésion a débuté en août 1931 par un bourgeon saignant à la face interne de la joue gauche.Les dimensions de la tumeur mesurées sur la surface cutanée sont de 9 centimètres sur 7 centimètres.L\u2019épaisseur variable suivant les points, atteint 4 centimètres.Des ganglions occupent les deux creux sous-maxillaires.Plus volumineux à gauche, ils atteignent la dimension d\u2019une amande, 1336 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA La Liopsie montre l\u2019existence d'un épithélioma lobulé à globes épidermiques avec kératinisation intense, nombreuses mitoses et atypies nucléo- protoplasmiques.L\u2019état général est mauvais, résultat de la gêne profonde de l\u2019alimentation et de la cachexie cancéreuse.Le traitement fut fait du 25 février au 11 mars 1932.Application de Radium-en-surface.Surface radiante: 4 centimètres carrés.Distance focale : 4 centimètres.5.Dose : 277 med.(2.5 par centimètres carrés) Temps d\u2019irradiation: 15 jours.Le 6 avril 1932.Cicatrisation complète de la peau et des muqueuses.Etat général \u2014 excellent.Ganglions ont diminué de volume.Paul POIRIER.MONTE, L.-R.\u2014 Traitement de la Chancrelle par la vaccination locale au Dmelcos.\u2014 Biologie médicale, septembre 1932.Sous le titre général de l\u2019Evolution thérapeutique l\u2019auteur rapporte cinq cas de chancrelles (présence de Ducrey) qu\u2019il a guéris par une technique particulière, là où les autres moyens ordinaires avaient failli.Selon lui, le vaccin antichancrelleux de Nicolle (ou Dmelcos) qui donne d\u2019excellents résultats en injections intraveineuses dans le traitement du bubon chancrelleux, est presque sans action contre les ulcérations chancrelleuses elles-mémes.Dans les cinq cas, cités, le vaccin antichancrelleux en injections intraveineuses donné pendant un mois, n\u2019avait donné aucun résultat.C\u2019est pourquoi l\u2019auteur a eu l\u2019idée d\u2019utiliser ce même vaccin Dmelcos en injections locales en pleins tissus, sous l\u2019ulcération chancrelleuse elle-même, et les résultats obtenus ont été excellents.Les injections locales comme les injections intraveineuses doivent être progressives.Elles sont indolores et ne donnent lieu à aucune complication.L\u2019amélioration commence le lendemain de la première injection, l\u2019ulcération se déterge, s\u2019épidermise et guérit en quelques jours.Paul POIRIER.SWARTZ, J.H.et TOLMAN Maurice.\u2014Bursopathie syphilitique de Ver- neuil.\u2014 Archives of Dermatology and Syphilology, September 1932.Les auteurs rapportent deux cas personnels de bursites syphilitiques du genou: ils sont d\u2019autant plus intéressants qu\u2019il n\u2019en existe que trent-huit en tout, dans toute la bibliographie médicale.Le premier qui en a parlé est A.Verneuil en 1868 et c\u2019est pourquoi on leur a donné son nom.Le plus souvent on les rencontre aux genoux, moins fréquemment au coude, à l\u2019acromion ou aux extenseurs des doigts.Elles peuvent être unies ou bilatérales. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1337 Elles se présentent sous forme de syphilis tartiaire nodosité avec uicé- ration irrégulière taillée à pic et à fond déchiqueté.L'os n\u2019est pas touché.Dans les deux cas cités les éléments confirmant le diagnostie étaient: a) Caractères cliniques des lésions.b) B.W.et KAHN positif.ce) Histoire de fausses-couches.d) Guérison sous le coup du traitement spécifique.Paul POIRIER.NEURO-PSYCHIATRIE TELFORD E.D.\u2014 The present position of sympathectomy.\u2014 (Etat actuel de la question des sympathectomies.).The Lancet, No.XV.Vol.II, page 771.Les remarques de l\u2019auteur sont basées sur l\u2019observation de quarante malades sympathectomisés.Il exprime dès le début le regret de voir la chirurgie du sympathique s\u2019engager dans une voie uniquement destructrice, (sections), et il émet le vœu que des recherches soient entreprises dans un sens plus conservateur, (anastomoses avec le système de la vie de relation).Reprenant une à une les actions physiologiques du système autonome, T.envisage d\u2019abord les résultats obtenus dans les troubles cardio-vasculaires.Les sections sympathiques ont ici pour effet, ou du moins se proposent d\u2019abolir la vasoconstriction, de diminuer le vasospasme et d\u2019obtenir l\u2019augmentation permanente du calibre d\u2019un vaisseau pour intensifier l\u2019apport sanguin.Dans la maladie de Raynaud, dans la thrombo-angéite oblitérante et dans les cas de côtes cervicales, il s\u2019agit de vaincre le spasme qui est à l\u2019origine de la thrombose ultérieure.Il faut opérer au tout début.Dans la pratique on opère trop tard.Contre les spasmes coronaires qui provoqueraient le thrombose de ces vaisseaux, puis l\u2019angine de poitrine, T.exprime la plus grande réserve sur les chances de succès de la sympathectomie.Dans les ulcères chroniques, dans la kératite neuroparalytique, contre la cyanose des membres paralysés des poliomyélitiques, dans la sclérodermie, dans certaines arthrites chroniques, les résultats sont parfois assez bons.Contre les spasmes expira- toires de l\u2019asthme, la sympathectonie a peu ou pas de valeur.Son action sur les sécrétions glandulaires est nulle dans l\u2019hyperthyroïdisme; elle est parfois remarquable contre la sudation extrême de certains cas de syndromes de Raynaud et de côtes cervicales.Les opérations sur le sympathique qui innerve les muscles lisses ont donné des bons résultats dans le mégacôlon, dans la constipation et dans certaines rétentions urinaires.Dans les cas de douleurs viscérales, la sympathectomie agit bien.Son action ne doit pas être attribuée à la section d\u2019un filet nerveux conducteur de la douleur mais au fait qu\u2019une meilleure circulation sanguine favorise l\u2019élimination des déchets de la contraction musculaire, véritables irritants et provocateurs de la douleur.La résection du nerf présacré si en vogue dans les malaises du bassin n\u2019enthousiasme pas l\u2019auteur qui est plutôt sceptique à l\u2019égard de 1338 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA sa réelle valeur.Contre la spasticité des paralytiques la sympathectomie n\u2019a rien donné.Dans tous les cas où on se propose de faire une sympathectomie, des tests sympathiques devraient être effectués au préalable, en vue de connaître d'avance exactement les résultats attendus.À cette fin, l\u2019auteur provoque des états hyperthermiques ou bien il supprime momentanément l\u2019influx nerveux par rachianesthésie.L'auteur est opposé aux dénudations périartérielles qui lui ont donné ou bien des accidents, ou bien des résultats incomplets.Il donne la préférence aux ramisections et mieux encore à l\u2019enlèvement étendu de la chaîne ganglionnaire.L\u2019auteur déplore que les résultats obtenus sont parfois fort fugaces et il essaie d\u2019expliquer le fait par les grandes variations anatomiques du sympathique.Il a remarqué que les sympathectomies lombaires donnent souvent des soulagements permanents: à ce niveau les variations anatomiques sont assez rares.Par contre, les rami-sections du ganglion étoilé et du ganglion cervical inférieur sont trop souvent suivies d\u2019améliorations incomplètes.Il est d\u2019avis que les opérations soient faites largement et qu\u2019il est préférable de couper plus de rameaux que pas assez.Il croit que les succès de l\u2019avenir seront obtenus au prix de vastes ganglionectomies.Jean SAUCIER.Harvey CUSHING.\u2014 Ulcères peptiques et diencéphales.Surgery, Gynecology and Obstetrics; July 1932; p.I.L'auteur pose comme postulat à sa démonstration qu\u2019il y a un rapport de cause à effet entre la tension nerveuse que déclanche la frénésie de la vie moderne et l\u2019accroissement, en nombre, des malades souffrant d\u2019ulcère peptique, en particulier d\u2019ulcère du duodénum.La répercussion de l\u2019émotion sur les centres végétatifs supérieure, qui sont ceux des systèmes vague et sympathique, est en mesure de donner une explication logique du mécanisme physio-pathologique de cette hypothèse.Voici comment l\u2019auteur établit sa preuve.Trois cas de tumeur endocranienne à localisation cérébelleuse ont présenté une perforation aiguë de la partie supérieure du canal alimentaire, peu de temps après l\u2019entreprise chirurgicale heureuse d\u2019ablation de ces tumeurs.Par ailleurs, à la suite d\u2019ablation de deux autres tumeurs endocranienne, il fut trouvé, à l\u2019autopsie, des érosions de la muqueuse gastrique; l\u2019auteur donne les raisons pour lesquelles il ne peut produire un nombre plus considérable d\u2019exemples semblables.Deux cas d\u2019hypertension artérielle maligne, avec œdème de la papille, présentèrent, à l\u2019autopsie, le premier, plusieurs ulcères gastriques d\u2019apparition récente, le second, une perforation de l\u2019estomac.Ceci amène l\u2019auteur a rappeler deux autres cas de perforation de l\u2019æsophage et de l\u2019estomac, après une opération effectuée en vue de l\u2019extirpation d\u2019une tumeur cérébello-pontine, chez l\u2019un, et, chez l\u2019autre, d\u2019un hypernéphrome, et à conclure que chez ces malades une perturbation de leur système végétatif a modifié les conditions 1339 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA physiologoquies normales de l'estomac, a déterminé une lhypersécrétion gastrique, une digestion des parois de ce viscère qui normalement sont protégées contre l\u2019action digestive du suc stomacal.Puis l\u2019auteur donne deux exemples de tumeur endocranienne, à localisation au troisième ventricule et au cerve:et, accompagnée de troubles gastro-intestinaux et d'ulcération duodénale, à évolution chronique et à tendance à la cicatrisation comme se présente habituellement le processus de l\u2019ulcère peptique.Chez l\u2019un de ces malades, le traitement radiothérapique efficace, dirigé contre la tumeur du troisième ventricuie, a amené, à deux reprises, la disparition des signes encéphaliques et simultanément des symp- tômes de l\u2019ulcère.L\u2019auteur croit que les ulcérations, les perforations aiguës, les érosions hémorragiques des malades dont il rapporte les observations ont une origine neurogène.Cette origine, d\u2019ailleurs, avait été invoquée dès 1841-46, Rokitansky.Il est convancu que très souvent un processus d\u2019ulcération gastro-duodénal accompagne l\u2019évolution d\u2019une tumeur endocranienne.La littérature mé- dicale- ne contient-t-elle pas de nombreux exemples de désordre intracra- nien accompagné du processus d\u2019ulcération gastro-duodénal ?Ce même processus est fréquemment observé chez les enfants et il est remarquable de constater qu\u2019il se trouve habituellement associé à des lésions endocranienne comme des hémorragies, de l\u2019hydrocéphalie ou de la méningite.Bien plus, il est prouvé que des expériences faites sur des animaux (surtout les lapins), portant sur les nerfs du système neuro-végétatif (IXeppich), portant sur ses centres et ses voies encéphaliques du diencéphale et du mésencéphale (Schiff; Brown-Séquard; Wilhem Ebstein; v.I'reuschen et I'omonski; Mogil- witzki et Burdenko; Keller) ont réussi à déclancher l'apparition du processus d\u2019ulcération de l\u2019estomac ou du duodénum.D\u2019autre part, Von Bergman affirma que l\u2019ulcération gastrique était une conséquence de l\u2019hypervagotonie.Son assistant, Karl Westphal, injecta de la pilocarpine et de la physostigmine (subst, vagotoniques) à doses toxiques dans l\u2019hypoderme de lapins; il observa des zônes ischémiques sur la muqueuse gastrique évoluant vers l\u2019érosion sous l\u2019action du suc gastrique.Light, Bishop et Kendall purent également provoquer des érosions sur la muqueuse stomacale du lapin par injection intraventriculaire de petites doses de pilocarpine et pituitrine.Tout cela, selon l\u2019auteur, et en plus les expériences de Beattie qui produit de l\u2019hypersécrétion, de l\u2019hyperkinésie gastriques et en définitive, des petites ulcérations hémorragiques de l\u2019estomac par excitation électrique des centres tubériens, ces phénomènes ne se produisant pas, si les nerfs vagues sont sectionnés, amène à croire que l\u2019excitation des centres encéphaliques, remontant jusqu\u2019au diencéphale, détermine des phénomènes d\u2019hypervagotonie dont une des conséquences est constituée par l\u2019apparition d\u2019ulcération du système digestif supérieur.Aussi, à la fin de son long travail si abondamment documenté l\u2019auteur conclut que la théorie neurogène de Rokitanski s\u2019explique par l\u2019effet de l\u2019émotion, de l'inquiétude et de l\u2019appréhension contenues, par l\u2019effet des préoceu- 1340 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA pations constantes chez des vagotoniques, qui produisent une excitation sur les centres parasympathiques diencéphaliques.Ces centres sont ceux des émotions primitives, instinctives sous le contrôle de la sphère psychique supérieure, corticale.Leur excitation déclanche l\u2019hypermotilité, l'hypertoni- cité et l'hypersécrétion gastriques, de l\u2019ischémie ou des petits infarctus en aire de la muqueuse de l\u2019estomac, par spasme des petits vaisseaux; cette dernière se trouve ainsi exposée à l\u2019action digestive du suc gastrique.Cette lhypervagotonie par mécanisme psycho-affectivogénétique engendre ces effets concomittamment à d\u2019autres causes occasionnelles comme l\u2019irrégularité des repas, l\u2019usage excessif du tabac etc.Elle peut provoquer l\u2019installation d\u2019accidents à évolution chronique ou aiguë comme l\u2019hypervagatonie expérimentale ou comme les déséquilibres neuro-végétatifs secondaires aux désordres encéphaliques observés et rapportées par l\u2019auteur.Travail excessivement intéressant, fortement documenté et charpenté, objectif et scientifique, parce que partant de l\u2019observation de faits cliniques, riche en aperçus pathogéniques d\u2019un processus morbide dont on cherche encore le mécanisme véritable Bibliographie abondante.Roma AMYOT. SOCIÉTÉS LA SOCIETE MEDICALE DE MONTREAL.Séance du ler mars.HOPITAL NOTRE-DAME.Président: M.L.VERSCHELDEN.Cette séance de la Société fut la première séance clinique de l\u2019année.Présentations cliniques: \u2014 M.C.-E.HEBERT, un cas d\u2019adamantinome du maxillaire inférieur traité avec succès par la radiothérapie.M.H.GELINAS, un cas de dilatation des bronches avec le lipiodol négatif.M.J.SAUCIER, un cas de lombarthrie traité par l\u2019ionisation.M.P.CAUMARTIN, deux cas de phlegmons des gaines digitales, technique opératoire.M.L.-C.SIMARD, étude anatomo- pathologique des appendices examinés à l\u2019hôpital Notre-Dame en 1928.M.À.MARIN, quelques cas d\u2019acné indurée et kystique, technique actinothéra- pique.M.A.BELLEROSE, un cas de fracture de Monteggio, fracture du cubitus et luxation de la téte du radius, technique chirurgicale.M.J.-A.ROULEAU, un cas de spécificité pulmonaire.M.A.MAGNAN, le diagnostic radiologique d\u2019un hydrosalpinx double chez une obèse.Confirmation opératoire.M.L.BLAGDON, cancer du sein à évolution rapide, récidive précoce.Traitement chirurgical et radiologique.M.A.BERTRAND, importance des examens ultra-microscopiques dans les ulcérations génitales.M.A.LEGER, azotémie par manque de sels.Traitement chloruré.M.O.-A.GAGNON, ostéite traumatique du calcanéum.M.F.-P.BENOIT, lymphocytose dans les méningites.Un cas d\u2019abcès cervical.M.B.-G.BOURGEOIS, chirurgie intestinale, présentation d\u2019un malade et de radiographies.M.D.LEONARD, 1°.radiographies, cancers stomacaux; 2°.radiographies, lavements barytés.M.J.-A.LAQUERRIERE, quelques détails de technique moderne des examens de l\u2019estomac, permettant d\u2019étudier radiographiquement les altérations de la muqueuse gastrique.M.N.FOURNIER, présentation d\u2019un cas de rhumatisme gonococcique du type rhumatoide ou type ankylosant.Prirent part aux différentes discussions: MM.Rhéaume, Laquerrière, C.Bertrand, Bourgeois, Marin, Lacharité, G.Mignault, Simard, L.-P.Lebeau et L.Gérin-Lajoie.M.le Président remercie alors Hopital au nom de la Société.Election de membres: MM.E.Ménard, J.-P.Paquette, J.Pesant et Panet Prendergast sont élus membres titulaires de la Société.Louis FORTIER, M.D.Secrétaire des Séances. 1342 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA LA SOCIETE MEDICALE DE MONTREAL Séance du 15 mars.Président: M.L.VERSCHELDEN.a) M.le docteur Oscar MERCIER, demandé d'urgence, prie la Société de l\u2019excuser.b) L\u2019aurothérapie en tuberculose.\u2014 M.J.-A.JARRY fait observer que le nombre insuffisant de malades à Montréal ne permet pas de faire des observations pour établir des règles sur la chrysothérapie.Il parle de la question selon les données de MM.Dumarest, Mollard et Pavie.Depuis 1924.les sels d\u2019or sont employés dans de nombreux pays et les observations favorables rapportées sont nombreuses.Le docteur JARRY parle des différents sels d\u2019or, des données expérimentales, de la technique et des différentes précautions à prendre pour éviter des réactions.Ces accidents portent surtout sur le tube digestif et sur la peau.La posologie est variable car l\u2019aurotolérance varie selon les malades.L\u2019on ne doit pas dépasser dix grammes; les indications sont nombreuses.L\u2019on peut associer l\u2019aurothérapie à d\u2019autres traitements, tels que le pneumothorax artificiel, la phrénicectomie.M.JARRY termine sa communication en présentant les histoires cliniques et de nombreuses radiographies d\u2019un cas traité par l\u2019aurothérapie et il fait constater des améliorations indiscutables.M.ROLLAND demande si le traitement se fait par voie intraveineuse.M.MARIN insiste sur le fait que les sels d\u2019or agissent très bien dans les tuberculides et dans le lupus érythémateux.Mais ces sels d\u2019or donnent quel- fois des érythrodermies.M.GAGNON demande si le traitement par les sels d\u2019or est dispendieux.M.MIGNAULT traite actuellement trente malades aux sels d\u2019or.Il se demande si la réactivation du bacille tuberculeux peut être causée par ce traitement.M.SABETTA emploie la chrysalbine à petites doses dans les lésions cutanées avec de bons résultats.M.BERTRAND croit que l\u2019aurothérapie ne peut être qu\u2019un adjuvant à la collapsothérapie.M.VERSCHELDEN remercie alors le docteur JARRY.c) Deux cas d\u2019ostéomyélite chronique.\u2014 M.Edmond DUBE présente deux cas d\u2019ostéomyélite chronique opérés il y a 6 et 8 ans pour la première fois et dont plusieurs interventions depuis n'ont pu donner de guérison définitive.Le rapporteur se demande s\u2019il n\u2019y aurait pas lieu de songer à d\u2019autre thérapeutique pour le traitement de ces lésions et après avoir considéré les résections osseuses totales, qui présentent des inconvénients sérieux, croit qu\u2019il y aurait lieu d\u2019utiliser l\u2019application des larves stérilisées dans le traitement de ces affections.A date, deux cas soumis à cette nouvelle thérapeutique ont semblé donner de bons résultats.M.BERTRAND demande si l\u2019on doit trépaner l'os dans tous les cas d\u2019ostéomyélite. 1343 UNION MEDICALE DU CANADA M.DUBE: L'on se base sur la radiographie pour connaître l\u2019étendue de la lésion.M.MIGNAULT: Une gomme spécifique peut-elle se développer et faire penser à l\u2019ostéomyélite.M.DUBE: La spécificité est généralement bilatérale.d) L'\u2019oligurie relative ou phénomène de Blum.\u2014 M.Maxime BRI- SEBOIS commence par définir l\u2019oligurie relative, c\u2019est-à-dire lorsqu\u2019un malade présente une diurèse en dessous de la diurèse normale permettant d\u2019éliminer en totalité l\u2019urée élaborée dans l\u2019organisme.La concentration urique urinaire c\u2019est la quantité d\u2019urée dans l'urine à une plus ou moins grande concentration.La concentration maxima est de 50 grammes d\u2019urée pour 1000 ce.d\u2019urine.En 24 heures il y a 25 grammes d\u2019urée par litre.Il est donc bien évident que si un malade présente une faible diurèse et en plus qu\u2019il a un faible pouvoir de concentrer l'urée dans l\u2019urine, ce malade devient un azoté- mique.M.Blum dans sa théorie isole une azotémie par manque de sels comme une maladie autonome n\u2019ayant pour base une néphrite.M.BLUM pour éliminer la néphrite ne se sert pas de tests fonctionnels du rein.M.BLUM et ses adeptes ne tiennent pas compte de l\u2019oligurie relative et de la concentration de l\u2019urée dans l\u2019urine.Le rapporteur dit que l\u2019azotémie par manque de sels n\u2019existe pas; que l\u2019azotémie sanguine revient à la normale grâce au rétablissement des fonctions de diurèse et de concentration de l\u2019urée dans l\u2019urine; que la théorie de M.BLUM ne pourra l\u2019admettre que le jour où l\u2019azotémie chez un malade et le chlore plasmatique seront revenus à la normale par l\u2019administration de chlorure de sodium sans que l\u2019on puisse noter de changement avant et après le traitement dans la fonction rénale d\u2019élimination et de concentration.M.TOUPIN fait ressortir que:ques faits cliniques concernant l\u2019emploi \u2018du sérum glucosé dans les azotémies, et termine en félicitant M.BRISEBOIS de son intéressant travail.Election de membres: MM.R.Gatien, A.Gratton, P.-E.Hébert, W.Vignal sont élus membres titulaires de la Société.Louis FORTIER, M.D.Secrétaire des Séances.LA SOCIETE MEDICALE DE MONTREAL SEANCE CLINIQUE Session 1932, Hôpital du Sacré-Coeur, (Carterville) 15 novembre 1932.a) Paraplégie spasmodique et tuberculose de la colonne vertébrale.M.Emile MATHIEU h) Adénite cervicale et tuberculose pulmonaire.M.Fernand HEBERT c) Dilatation bronchique.M.Yvon LAURIER 1344 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA d) Traitement de la tuberculose de la hanche.M.J.-E.SAMSON e) Pneumonie massive tuberculeuse.M.J.-E.PAQUETTE f) Spléno-pneumonie tuberculeuse chez l\u2019enfant.M.C.O.MILOT g) Les méfaits de la pleurésie séro-fibrineuse.M.J.-A.VIDAL h) Pneumothorax artificiel: quelques causes d\u2019insucces.M.Louis VERSCHELDEN i) Phrénicectomie: éventualités post-opératoires.M.A.DUMONTIER j) La thoracop'astie devant le praticien.M.G.-E.MIGNAULT HOPITAL SAINTE-JUSTINE SEANCE D'ETUDE AVEC PRESENTATIONS DE MALADES Samedi, le 12 novembre 1932, à 10 heures a.m.PROGRAMME I.\u2014M.A.FERRON: Luxation congénitale de la hanche.II.\u2014 M.P.LETONDAL: Diagnostic des cardiopathies congénitales.IIL.\u2014 M.A.COMTOIS: L\u2019asthme infantile.IV.\u2014 M.A.-Z.CREF'AULT: Les abcès périnéphritiques.V.-\u2014 M.J.-E.ST-ONGE: Les laryngites chroniques.VI.\u2014M.J.-A.LUSSIER: L\u2019épilepsie.N.B.La présentation de chaque travail sera limitée a 15 minutes.Une demi-heure sera réservée à la discussion. NOUVELLES CONGRES INTERNATIONAL DE LA LITHIASE BILIAIRE A VICHY.19-22 Septembre 1932.Nous voudrions, à titre de représentant de l\u2019Union Médicale du Canada à ce congrès, rappeler ici la délicate attention pour nous de M.le Président, le Professeur Carnot, et du Dr Aimard, secrétaire-général, qui insistèrent, le soir de l\u2019ouverture, pour nous entendre dire quelques mots au nom de notre journal.Ils n\u2019ont cessé depuis de susciter notre intérêt à toutes les séances scientifiques et sociales.Nous vous prions, M.le Rédacteur, de leur associer dans notre sentiment de vive gratitude, la Compagnie Fermière, de Vichy, qui s\u2019est montrée d\u2019une hospitalité sans bornes.Nous voudrions enfin signaler l\u2019intérêt que porte à notre journal la Presse Médicale de France et celle des pays étrangers, dont les représentants furent un soir réunis par M.le Dr DesCamps, président du Comité de la Presse.L\u2019espace restreint ne permet de donner qu\u2019un résumé incomplet des travaux et discussions qui eurent lieu au premier Congrés International de la Lithiase Biliaire.Le Congrès International de la Lithiase Biliaire s\u2019est déroulé à Vichy, sous la présidence du Professeur Paul Carnot, avec un succès éclatant.Le nombre des congressistes qui a dépassé 1,400, montre les proportions grandioses que prit cette admirable manifestation.À la séance inaugurale, présidée par son Excellence le Ministre de la Santé Fublique, M.Justin Godart, le Professeur Carnot eut le premier la parole et avec une é'oquence sincère et chaleureuse, il fit ressortir tous les concours auxquels le congrès devait son succès.Il termina en exposant le programme des travaux.Après lui, le Dr Durand-Fardel, au nom de la Société des Médecins de Vichy, dit comment naquit l\u2019idée de ces réunions internationales, montra les titres de la station dans l\u2019histoire thermale et nous fit assister au développement de son essor merveilleux.Puis les délégués officiels, au nom de chaque nation qu'ils représentaient, prirent la parole pour exprimer leurs vœux de prospérité à la France et au Congrès. 1346 L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA Trois questions ont été surtout mises a l'étude: 1°.\u2014 Les séquelles de la cholécystectomie.M.Donnet, de New-York, dans un rapport très documenté, énumère les conséquences de l\u2019ablation expérimentale de la vésicule biliaire.Il décrit successivement la dilatation de la voie principale et du moignon du cystique, les conséquences histologiques de cette ectasie, les troubles dans la kinésie des voies biliaires, surtout au point de vue de l\u2019excrétion de la bile, provoquant un trouble dans le métabolisme des graisses et des subtances azotées.Il résulte de l\u2019ensemble de ces travaux de médecine expérimentale, qu\u2019une cholé- cystectomie est suivie d\u2019une augmentation de la virulence de la flore microbienne intestinale.Conséquemment, l\u2019ablation de la vésicule m'est justifiable que dans le cas où son état physiologique est profondément modifié dans sa fonction.Le Professeur Wilkie, d\u2019Edimbourg, étudie les résultats de la cholécys- tectomie, d\u2019après une statistique personnelle de 652 cas, avec mortalité de 0.5%, pour les cinq dernières années.Les résultats opératoires sont bons dans les cas d\u2019obstruction aiguë.Dans les cas d\u2019obstruction accompagnée de troubles dyspeptiques, les résultats sont satisfaisants, mais des troubles dans le métabolisme des graisses persistent dans un bon nombre de cas.Dans une autre série remarquable, la cholécystectomie aurait fait disparaître des complications toxi-infectieuses, d\u2019origine biliaire: myocardite, rhumatisme, névrite.MM.Gosset et Petit-Dutaillis, s\u2019élevèrent contre l\u2019importance que l\u2019on attache aux sequelles de la cholécystectomie.Ils croient que les syndromes post-opératoires en rapport avec le foie, les voies biliaires et les douleurs dans les hypocondres, sont liés beaucoup plus à des adhérences duodénales qu\u2019à des lésions résiduelles siégeant au foie ou au pancréas.Ils étudient les indications opératoires qui découlent des séquelles véritables: les récidives de coliques hépatiques, les fistules biliaires, les péri- duodénites.Il ressort de ce travail que les suites post-opératoires sont excellentes dans la plupart des cholécystites calculeuses ou suppurées, dans la cholécystite hydropique dans les cholécystites calculeuses du cystique, dans les cas où il existe une vésicule fraise typique, mais pour ce qui est des cholé- cystectasies chroniques non lithiasiques, les résultats sont médiocres.Selon ces deux auteurs, la cholécystostomie est indiquée quand le contenu biliaire paraît contaminé, secondairement à une infection générale, telle que la grippe, érysipèle, staphylococcie.Pour tous les autres cas, ils maintiennent l\u2019indication exclusive de la cholécystectomie.M.Giraud, de Montpellier, exprime l\u2019avis qu\u2019aucune thérapeutique hydrologique ne doit accompagner immédiatement le traitement post-opératoire de la cholécystectomie, parce que l\u2019opéré conserve le même fonds dyscrasique humoral, une fragilité hépatique, une infection glandulaire latente et une irritabilité du système végétatif qui le prédisposent aux séquelles habituelles de cette affection.Il conclut qu\u2019il ne faut pas attendre pour le mettre en œuvre, les manifestations post-opératoires; il conseille d\u2019instituer un traitement préventif des séquelles de la cholécystectomie.EE L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1347 M.Beclère, de Paris, fait une communication sur le radio-diagnostic des séquelles de la cholécystectomie.En combinant l\u2019injection de lait baryté dilué, la radiographie nous donne des renseignements très utiles sur la topographie et la cause des fistules biliaires post-opératoires et nous permet de révéler la présence de calculs cholédociants oubliés.Le radiologue plus souvent ne fait que préciser la situation et l\u2019importance des alhérences hépato- duodéno-coliques consécutives à la cholécystite.Il signale en passant le fait qu\u2019il n\u2019y a pas toujours correspondance entre les signes fonctionnels du duodénum et les déformations radiologiques observées.MM.Bérard et Mallet-Guy font une étude physiologique et chirurgicale des séquelles de la choléeystectomie.Ils montrent que le tubage duodénal en permet l\u2019analyse physiologique.Pratiqué chez des malades bien guéris, il .indique le type normal de l\u2019excrétion et ce fait le caractérise.Dans les suites patho!ogiques post-opératoires, le tubage duodénal démontre une stase biliaire correspondant à la dilatation progressive de la voie principale et à l\u2019exaltation de la flore microbienne.Dans ces cas, le traitement médical par le tubage duodénal et la cure hydro-minérale, suffisent le plus souvent à atténuer ces troubles fonctionnels sans opération subséquente.M.Lambret, de Lille, divise les séquelles post-opératoires, en deux classes: 1°.\u2014 Les fausses séquelles qui dépendent de lésions résiduelles du foie ou de maladie associée, telle que la ptose gastrique; 2°.\u2014 Les vraies séquelles, les unes graves, telles que lésions sténosantes du cholédoque ou du pylore, moins fréquentes depuis que les techniques sont perfectionnées; les autres séquelles, plus légères, dépendent de la suppression du réservoir vésiculaire et de la production d\u2019adhérence.Les premières durent assez longtemps, malgré un traitement hydro-minéral intense.Les autres disparaissent plus rapidement.La cholécystectomie, selon cet auteur, est une bonne opération, pourvu qu\u2019on s\u2019occupe de faire des cures régulières à Vichy; mais malgré cela leur situation est transformée par l\u2019opération.Il est facile de s\u2019en rendre compte en les comparant avec l\u2019état antérieur.I1°.\u2014 Le traitement médical et hydro-minéral du cholécyste, dans la lithiase biliaire.MM.Chiray et Pavel ont lu un important travail sur les indications du drainage médical dans le traitement de la lithiase biliaire.Ces messieurs affirment que le drainage médical, s\u2019il ne guérit pas la lithiase vésiculaire, provoque une amélioration remarquable des troubles dyspeptiques, d'origine biliaire, et de l\u2019état général des malades.Ce traitement serait particulièrement recommandable dans tous les cas de cholécystite lithiasique banale, si l\u2019intervention opératoire paraît être évitable.Il est plus difficile à appliquer et ses résultats sont moins évidents lorsque la vésicule est infectée.Ces malades affaiblis bénéficient néanmoins, dans certains cas, d\u2019amélioration passagère.Au cours de la lithiase du cholédoque, ils étudient les résultats de traitement de force préconisé par certains auteurs, à savoir, sulfate de magnésie, les extraits d\u2019hypophyse, histamine, et les dérivés athophaniques.Ils émettent un doute sur les résultats que l\u2019on puisse en obtenir; ils croient malgré tout, que le tubage médical conserve son indication essentiel'e dans 1348 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA le traitement pré-opératoire de la lithiase cholédosienne; il est capable de réduire les poussées de fièvre ictérique surajoutée.Ils croient également que le tubage peut exercer une action très heureuse sur les séquelles de la cholécys- tectomie en faisant disparaître les crises douloureuses et les troubles dyspeptiques résiduels.Ce travail est très important à consulter et mérite d\u2019être lu en entier dans le volume publié à l\u2019occasion de ce congrès.Nous savons avec quelle maîtrise M.Chiray aborde ces questions qu\u2019il connaît à fond.Puis suivent deux travaux très importants, l\u2019un par M.Chabrol, sur la médication cholérétique qu\u2019il prescrit surtout dans le traitement de la cholémie latente et lithiasique.11 préconise deux méthodes, l\u2019une intra-veineuse dans les lithiases infectées post-opératoires, l\u2019autre par voie buccale dans les lithiases légères et intermittentes.L'autre travail est fait par M.Abrami, sur la désinfection du cholécyste par Pantiseptie médicale.I auteur ne se fait nullement illusion sur les résultats de cette médication, car il étudie longuement le processus infectieux qui envahit le système entier, sanguin et viscéral.Ni la vaccino-thérapie, ni la séro-thérapie n\u2019ont aucune action bien sûre contre les germes du groupe coli-strepto habituellement en cause.L\u2019ionisation par alcalinisa- tion de la bile paraît théoriquement rendre de plus grands services, mais le praticien doit continuer d\u2019employer les moyens médicaux de désinfection biliaire qui semblent avoir fait leurs preuves, tels que l\u2019urotropine, mais il faut y joindre les traitements plus efficaces du drainage de la voie biliaire par le tubage et l\u2019emploi des cholérétiques.Le Professeur Umber, de Berlin, a fait en français une remarquable communication sur la thérapeutique protectrice du foie dans la lithiase biliaire.Il est le promoteur d\u2019une thérapeutique qui intéresse les injections combinées de sucre et d\u2019insuline pour lutter contre les lésions destructives du parenchyme hépathique.L\u2019étude approfondie del\u2019atrophie jaune aiguë primitive du foie lui a montré que les altérations cellulaires étaient le fait d\u2019une autolyse comparable à l\u2019autolyse cadavérique, que le déclanchement de ce processus provenait de la disparition du glycogène qui joue normalement un rôle protecteur à l\u2019égard des toxines, des poisons et à l\u2019égard même des propres ferments secrétés par la cellule hépatique.Pour lutter contre cette autodigestion, l\u2019auteur a entrepris de recharger par le moyen de l\u2019insuline la cellule hépatique en glycogène.De merveilleux succès, dont certains semblent avoir été de véritables résurrections, ont démontré la valeur de cette méthode.Or, dans la lithiase biliaire l\u2019infection et la stase associées réalisent de graves lésions dégénératrices parenchymateuses, et l\u2019auteur n\u2019hésite pas à dire que tout ictère prononcé est d\u2019origine hépato-cellulaire.Cette communication est une idée nouvelle qui mérite de retenir l\u2019attention.MM.Piery et Milhaud ont publié un travail sur l\u2019action des eauæ minérales sur le milieu vésiculaire.Ils essaient de démontrer que les eaux bicar- bonatées sodiques et les eaux bicarbonatées chlorurées magnésiennes ont une cholérétique.Les eaux chlorurées sodiques ont une action cholagogue; d\u2019autres eaux exercent un changement du pouvoir de concentration de la vésicule: eaux bicarbonatées sodiques, calciques, chlorurées sodiques, chlorurées sulfurées L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1349 sodiques, chlorurées bicarbonatées, sulfatées calciques et magnésiennes.C\u2019est dans cette série des eaux chlorurées et bicarbonatées qu\u2019il faut choisir si l\u2019on veut exercer une action sur la fluidification de la bile.III°.\u2014 Le foie lithiasique.Le Professeur Noël Fiessinger envisage le rôle du foie dans la pathogénie de la lithiase.Ce rôle, selon l\u2019auteur, réside dans l\u2019élaboration du noyau organique et pigmentaire d\u2019abord, puis dans la secrétion d\u2019une bile instable, soit en raison d\u2019une forte charge pigmentaire, soit en raison d\u2019une hypocholalo- génie entraînant la cristallisation de la cholestérine; la vésicule n\u2019intervient que secondairement en tant que facteur de stagnation concentrante et l\u2019infection pour les caleuls mixtes les plus fréquents favorise à leur surface la précipitation des sels de chaux.L\u2019auteur affirme que la lithiase vésiculaire est en même temps une maladie à point de départ et à retentissement hépatique.M.Brulé dans un travail sur Pictére dans la lithiase de la voie biliaire principale, ne croit pas que l\u2019hépatite joue un rôle primordial dans la genèse de l\u2019ictère au cours du caleul du cholédoque.Après avoir étudié les divers aspects cliniques de la lithiase cholédocienne et le polymorphisme des ictères, l\u2019auteur insiste sur l\u2019intérêt thérapeutique du tubage duodénal qui permet dans tous les cas, sinon d\u2019en expulser les calculs, du moins d\u2019opérer des malades déjaunis et sans fièvre.Enfin, MM.Harvier et Caroli ont étudié les lésions du foie dans les ictères lithiasiques.Il semble, d\u2019après eux, qu\u2019on rencontre assez fréquemment des lésions hépatiques dans les cas de calculs du cholédoque.Un médecin belge, de Louvain, Dieryek, recherche quelles sont les meilleures méthodes de technique permettant l\u2019exploration des lésions hépatiques.Cet exposé pratique l\u2019amène à donner la préférence à l\u2019épreuve de la galactosurie provoquée et il en montre la valeur pour le diagnostic différentiel des ictères par hépatite et des ictères mécaniques.Nous sommes obligés de passer sous silence les discussions intéressantes et nombreuses qui eurent lieu; mais ce résumé, malgré tout, est incomplet.Il peut néanmoins, donner une idée de l\u2019importance des travaux qui ont été discutés à ce congrès.Jean LeSAGE.Paris-oct.-1932.NOTE.\u2014 On peut se procurer le rapport complet du Congrès en s\u2019adressant aux éditeurs G.Douin & Cie., 8 Place de l\u2019Odéon, Paris.IIIème CONGRES DE CHIRURGIE REPARATRICE, FLASTIQUE ET ESTHETIQUE, tenu a la Faculté de Médecine de Paris, les 7 et 8 Octobre 1932, sous la Présidence d\u2019Honneur des Frs Sébileau de la Faculté de Paris, de Eastman Sheehan (New-York), Corachan (Barcelone), Ricardo Horno Alcorta (Saragosse), Manna (Rome), Jiano (Bucarest), Burian (Prague), et sous la présidence du Dr Dartigues (Paris). 1350 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA NÉCROLOGIE Le profeseur J.J.GUERIN L\u2019Union Médicale du Canada adresse a la famille du professeur Guerin ses plus vives condoléances à l\u2019occasion de sa mort survenue soudainement.Nous publierons son éloge dans le numéro du mois de janvier.Nous adressons nos plus vives condoléances au docteur Chevrier, de Saint-Lambert, à l\u2019occasion de la mort de madame Chevrier.RETOUR D\u2019EUROPE Le docteur Aimé Desforges, assistant étranger de la Faculté de Lyon, est de retour d\u2019Europe où il a séjourné durant trois années, consacrées entièrement à l\u2019étude de la syphiligraphie et de la dermatologie avec ses maîtres Nicolas, à Lyon, durant une année, Pautrier, à Strasbourg et Louste, à Saint- Louis, à Paris.T1 fait partie du personnel de l\u2019hôpital Saint-Luc où il dirige ces dispensaires.Il a ouvert, tout dernièrement, son bureau de consultation au No 3470 avenue Laval.Le docteur Eugène Garceau est aussi de retour d\u2019Europe, après un séjour de trois années consacrées à l\u2019étude de la syphiligraphie, de la vénéréologie et de la dermatologie.T1 fait aussi partie du personnel de l'hôpital Saint-Luc où il dirige ces dispensaires avec son confrère Desforges.Il a ouvert son bureau de consultation au No 3420 rue Hutchison.Le docteur Jules Henri Prévost est de retour d\u2019Europe après un séjour de deux années en médecine générale chez le Frofesseur Lemierre et Clerc, se consacrant ensuite surtout à l\u2019étude des maladies du poumon.Il a fait un stage prolongé à Leysin sous la directian du docteur Marin et Jacquerod chefs de service.Il fait partie du personnel de l'Hôpital Notre-Dame et de l\u2019Institut Bruchési.Le docteur Jean LeSage, assistant étranger de l\u2019Université de Lyon, est de retour d\u2019Europe où il a séjourné durant plus de trois années sous les Maîtres Pic.à Lyon, et Sergent, Clere, Chiray, Bensaude et Moutier, à Faris, se consacrant surtout à l\u2019étude de la gastro-entéro-hépatologie.1I a ouvert son cabinet au 418, rue Sherbrooke Est.Il fera partie du personnel de l'Hôpital Saint-Luc.Po 0 mesrine nti TABLE DES MATIÈRES \u201c Abcès aigu à pneumocoques du poumon terminé par la guérison .Abcès de la base gauche du poumon.Influence favorable des injections sous-cu- seve tanées d\u2019émétine et de la position déclive .Abcès du poumon.Sur le diagnostic radiologique des.Abcès épidural métastatique de la moélle .Abces métastatique épidural de la moëlle épinière Abdomen.À propos des erreurs de diagnostic des lésions du secteur droit de Abdomen.Sur un signe précoce de lésions viscérales dans les contusions et plaies Abdominales.leur fermeture Incisions, Abdominales.Les incisions, et leur fermeture Accidents nerveux de la réduction de la luxation congénitale de la hanche.Les Accduchements dystociques dus à une dégénérescence fibromateuse du corps, du segment inférieur ou du col de l\u2019utérus.Conduite à tenir dans les vier asus ees Accouchement.Un cas d'oé- dème aigu du poumon consécutif à L\u2019.Acide carbonique.Traitement de l'angine de poitrine par les injections intraveineuses iodés intensives et par les Injections sous-cutanées d\u2019.\u2026 (1h) 448 1253 1328 1334 446 Acide phénylquinoléine car- bolyxique.Les ictères de Acné.Le traitement de I.Acromégalie.À propos d\u2019un cas d\u2019.Considération d\u2019ordre thérapeutique.Acroparesthésies de la ménopause.Les Action combinée du thymus et du lobe postérieur de l'hypophyse dans les inerties utérines .Action de l\u2019aurothérapie suivant les formes anatomo- cliniques de la tuberculose pulmonaire Action de la prostigmine sur le péristaltisme intestinal Adhérence et résistance anormales des membranes Adhérences péri-utéro-salpin- giennes.Démonstration radiologique après injection de lipiodol, des imperméabilités tubaires et des.Ses précisions, ses incertitudes, ses limites Administrateur.A notre Adoverne, convallatoxine, cy- marine.Que faut-il penser des nouveaux médicaments cardiaques Adulte male.Un cas de tumeurs bilatérales des testicules avec quelques commentaires sur l'effet de la castration chez l\u2019 Adultes jeunes.Constipation gauche: L'importance de ses troubles chez les .Anthrax.Un traitement non chirurgical de I.1254 928 1328 Les titres en caractères gras indiquent les articles originaux. 1354 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Anti-conceptionnelle.Etat actuel de la médecine, en U.R.S.S.Antiseptique urinaire particulièrement au point de vue de son élimination par le rein.Etude sur le pyridi- um comme .Antivénérienne dans la province de Québec.Historique de la lutte .Anus.Hernie de I'utérus gravide de cing mois à travers Aorte abdomirale.Valeurs- séméiologiques des battements épigastriques de l\u2019\u2026.Aphasie de broca.Sur une malade qui parle difficilement et qui comprend mal, ou, un cas d\u2019.Appareil Thomas modifié pour fractures de l\u2019humé- FUS iin coer veer cere veus vers anes Appendicites neurogéenes.Considérations sur le nombre des globules du sang dans les Appendicite aigué.Quelques considérations sur I\u2019.Appendicite chronique.A propos d\u2019.Appendicite chronique et certaines affections du colon droit.L\u2019.Procédés classiques permettant d\u2019en établir le diagnostic différentiel .oo een en v0ve 0000 Appendiculaires.Le traitement des péritonites.Archambault.Notice sur le professeur Gustave Argyrie généralisée.Sept cas Armes à feu.Du rôle de l\u2019hémorragie dans les plaies abdominales par .Artères.Rôle étiologique de la syphilis dans les lésions des vee veer ees Artérites pulmonaires primitives (formes latentes) .Arthrodese de la hanche dans la coxalgie .eer oes Articulaires.L\u2019aspiration dans les épanchements .1329 733 225 635 1173 1050 263 260 1115 487 1328 632 1085 1078 689 694 1082 Atticulation coxo-fémorale.Le diagnostic et le traitement de l'ostéomyélite aiguë de la partie supérieure du fémur et de I'.Aspects radiologiques de l'ulcère duodénal.Signification des .Aspiration dans les épanchements articulaires L\u2019 Associations ou Sociétés.La Société Médicale de Montréal 67, 459, 539, 641, 1272, 1341, 1342, 1343.La Société de Chirurgie de 973 744, Montréal 70, 462, 542, 644, 746 L\u2019association pour le déve- Moppiement des relations médicales .«co one L\u2019association professionnelle internationale des médecins \u2026 euc0 vers sees ene L\u2019association médicale de la province de Québec 903, La .société médicale de l\u2019hôpital Notre-Dame 904, L\u2019association des médecins de langue française de l\u2019Amérique du nord 907, 977, Le bureau médical de l\u2019ho- pital Ste-Justine .Adulte.Traitement des oxyures chez I' .ios cn 00e Affections du colon droit.L\u2019appendicite chronique et certaines.Procédés classiques permettant d\u2019en établir le diagnostic différen- Alcool.Effet de l'ingestion d'\u2019, sur les réactions de Bordet- Wassermann, Kahn, et Hinton Algies crurales gauches.Arrêt du lipiodol.Tumeur de la queue de cheval.Ablation.Guérison .\u2026\u2026 Algies du membre supérieur gauche.Syringomyélie cer- vico-dorsale unilatérale.Début manifesté par des.750 1182 1273 1087 1344 731 487 1180 537 936 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Amniotique.Nature du liquide cer veer vine ae © reer aoe «eens Amputation du rectum cancéreux par voie abdomino- périnéale avec abaissement du colon au périnée.Technique opératoire de I' .Amygdale foyer d'infection.L\u2019 rh vir ie eer eee 00e ees Anal.Leucoplasie cutanée ulcérée consécutive a un prurit, ancien .e sous seen eens Anatoxine diphtérique purifiée et concentrée.Immunisation antidiphtérique des enfants par une injection unique d\u2019 .© reve sere eee Anesthésie basale à l\u2019avertine.Données théoriques sur l\u2019 Anesthésie générale.Considérations sur l\u2019asthme ct son traitement par I .Anesthésie locale dans la réduction des fractures et des luxations.L\u2019.Anesthésie locale dans le trai- ment des fractures, avec commentaires.L' .eens Angine de poitrine.Considérations cliniques et thérapeutiques sur I'.Angine de poitrine d'origine artérielle.Remarque sur l'évolution de l .Angine de poitrine et son traitement.L\u2019.Angine de poitrine.Traitement de I\u2019, par les injections sous-cutanées d'acide carbonique .Angiomateux.Hémorragies digestives chez un Basedow.Les résultats de la thyroïdectemie pour la maladie de.«eee eens Basedow.Traumatisme et maladie de .cco vere vere enn ee Baso et spino cellulaire chez un méme sujet.Coexistence d\u2019épithéliomas.coer eee Bassin plat.La césarienne basse dans un .een 451 457 810 276 453 731 893 491 446 634 1327 1083 770 479 Angines diphtériques.Contribution à l'étude du métabolisme du phosphore au cours des \u2026.\u2026.veer een vue Angiome chez I\u2019enfant.L\u2019 .Angiomes et la radiothérapie.Antidiphtérique.Immunisation, des enfants par une injection unique d'anatoxi- ne diphtérique purifiée et concentrée .Assurances sociales.Rapport du comité pour l\u2019étude des Asthme et son traitement par l\u2019anesthésie générale.Considérations générales sur Pau.veus ss Creer veer een veus ee Atropine.Traitement des crises gastriques du tabès par les injections intra-veineu- neuses de sulfate d\u2019 .Auto-filtrat.Un cas de pleu- ro-pneumonie guérie par une infection Entra-focale Automatisme ambulatoire co- mitial suivi d\u2019inertie psychomotrice prolongée; délire épileptique .Autopyovaccin dans le traitement des suppurations pulmonaires putrides.L'\u2019 Aurothérapie suivant les formes anatomo-clinique de la tuberculose pulmonaire.Action de I\u2019 Avertine.Données théoriques sur l\u2019anesthésie basale à Avian tuberculosis in normal and vaccinated rabbits Bassin.Notes de clinique radiologique.Diagnostic des images d\u2019aspect calculeux du .Bassinet.La pyéloscopie: une autre contribution à l'étude expérimentale des contractions du 5 vase ne Battements épigastriques de l'aorte abdominale.Valeurs séméiologiques des 1355 1079 432 940 457 1152 1126 640 583 369 445 525 810 65 397 639 1173 1356 Benoit.Lettre du professeur Bernheim.Trois cas de syndrome de .«eee veer een ee.Bifida.Le spina .Biliaires.Epithélioma des voies ce eer ees Biliaires.Sur I'importance clinique de la stase de la vésicule biliaire et sur les troubles dyskinétiques dans les voies co emer aren 00e Biologiques.Le role de la clinique dans les sciences 954.Biologiques et thérapeutiques.Données, de I'\u2019hormone ovarienne dans la ménopause post-opératoire.Biopsie.La .Bismuth liposoluble en syphiligraphie.Le esos sess Blackader.Le docteur A.D.Blennorragie gonoccoccique et non-gonococcique Blessures de la tête.Evaluation de l'évidence des Blum.Oligurie relative ou phénomene de Bordet-Wassermann, Kahn et Hinton.Effet de ['ingestion d'alcool sur les réactions de «oii Lans Lacs Las Brassard.Le docteur A.\u2026.\u2026.Calcium.Recherches sur les fixateurs du.Uviosensibi- lité et uviorésistance .Calcium sanguin, influence de la parathyroïdectomie sur le .cov cs een veus Cancer de l\u2019urètre chez l\u2019homme.Un cas de .Cancer d\u2019estomac a oedémateuse cee ane eae Cancer du col.Contribution a la curiethérapie du.Cancer du col.Le traitement du, avec de petites quantités de radium .Cancer du colon et du rectum.Le diagnostic et les principes de traitement du + 833 60 899 1253 875, 1281 971 455 631 1085 824 1303 1180 752 1078 818 1255 1333 61 UNION MEDICALE DU CANADA Breton.Le docteur A.Brightiques hypertendus.Les injections intraveineuses massives de solution glu- cosée hypertonique chez les coo vert vein veus ees eee a, Bronches.Septicémie coliba- cillaire post-abortum.Pyo- neumothorax putride fistu- lisé dans les.Guérison.Bronchiques.Les suppurations pulmonaires et, du jeune enfant et leur traitement Broncho-pneumonie chez les enfants.Pleurésie purulente aseptique au cours des pneumonie et.Broncho-pneumonie.Un cas de rhumatisme polyarticu- laire aigu compliqué de: Darsonvalisation .Broncho-pneumonies aiguës.Traitements des, par créosote de hêtre Broncho-pneumonies de l\u2019enfant.Traitement des Brûlements de la langue, petit signe d\u2019ulcus.Le .Bulbe.Compression brusque de la moëlle cervicale et probablement du \u2026.\u2026.\u2026.Bursopathie syphiliiique de erneuil.But et limitation de l\u2019endocri- nothérapie Sess co.sess sess cane Cancer du poumon chez les mineurs de Jachymov Cancer du rectum et recto- signoïde \u2026.\u2026.veer .\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026.Cancer du sein.Résultats éloignés du traitement chirur- cal dans le esas eo.ou.eo.sess Cancers ulcérés de la peau.L'action de l'insuline sur les Cancéreux.Technique opératoire de l'amiputation du rectum, par voie abdomi- no-périnéale avec abaissement du colon au périnée.Cardiaque.L'action sucre-in- suline en thérapeutique .759 1253 526 1258 1330 677 730 578 1000 1030 1336 524 1181 1078 1174 58 449 729 Cardiaques.Pronostic des dilatations, par l\u2019orthodiagra- phie en série Cardiaques.Que faut-il penser des nouveaux médicaments: adoverne, convalla- toxine, cymarine sess vecu 2.ence ssee sess 0.Castration chez l'adulte male.Un cas de tumeurs bilatérales des testicules avec quelques commentaires sur l'effet de la Céphalée en neuro-psychia- trie.La 1243, Céphalée et son mystère.La Céphalo-rachidien.Le diagnostic précoce de la syphilis nerveuse par l'analyse du liquide sues sees eves sess acc Cérébrale.Importance du diagnostic précoce dans la syphilis .Cérébrales.Classification et pronostic des tumeurs Cérébraux.Traumatismes cra- niens, et.Leurs séquelles.Césarienne basse dans un bassin plat.La .Cerveau.Effet de la diéte au, sur la dégénérescence combinée sub-aigué de la moél- le Cervicale.Compression brusque de la moélle, et probablement du bulbe .Cervico-dorsale unilatérale.Syringomyélie.Début manifesté par des algies du membre supérieur gauche.Ceux qui digerent mal .Le sees ec.voor cove vecu annee Chaleur du nourrisson.coup de Chancrelle.Traitement de la, par la vaccination locale au Dmelcos.\u2026.cee re we Chancre mou.Histoire d'un Chancre.Splénomégalie avant et pendant le Chaussures.Sur un cas d\u2019intoxication par teinture de Chirurgie de l'ectopie testiculaire.La a.secs vase sees vese L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1036 1251 1254 1310 883 1259 1159 682 900 479 742 1030 936 1106 1336 1260 455 1179 Chirurgie moderne.Quelle place faut-il conserver à l\u2019hytérectomie vaginale dans la .\u2026.\u2026.cern een sacs 0000 Chirurgie plastique du col interne .«co.eee ties een cee Cholécystite.Diabéte et.Cholécystograhie.L'élimination hépatique de la té- traiodophénol-phtaléine et ses rapports avec la .Cholédocienne.Cinq ans de lithiase Chorée et son traitement.La sess esse sess sees sees sense Chorée.Traitement de la, par l\u2019hyperthermie provoquée.Clavicule chez les enfants.Les fractures de la Clinique dans les sciences biologiques.Le rôle de la 875, Clinique radiologique.Notes de.Diagnostic des images d\u2019aspect calculeux du bassin.veer ees Col.Contribution a la curiethérapie du cancer du.Col de l\u2019utérus.Conduite à tenir dans les accouchements dvstociques dus à une dégénérescence fibromateuse du corps, du segment inférieur ou du.Colibacillaire post-abortum.Septicémie.Pyopneumotho- rax putride fistulisé dans les bronches.Guérison.Col interne.Chirurgie plastique du sess sess sess sess shes sve Col.Le traitement du cancer du, avec de petites quantités de radium.Col utérin.Fibro-myome in- terstitiel du .oo.Collapsothérapie bilatérale dans la tuberculose pulmonaire.La .\u2026\u2026.\u2026.coer eer ven Collapsothérapiques.Etat actuel des méthodes .College des médecins et chi- rurgiers pendant 60 ans: 1872 a 1932.L\u2019Union Médicale du Canada en liaison avec le cess sess eves sess asso 020.531 1325 445 861 589 824 359 954 397 1255 422 526 531 1333 305 1308 Colon au périnée.Technique opératoire de l'amputation du rectum cancéreux par voie abdomino-périnéale avec abaissement du Colon et du rectum.Le diagnostic et les principes de traitement du cancer du .Colon.L'hémangiome du sig- moide et du .Comité pour l\u2019étude des assurances sociales.Rapport du ve Complications nerveuses au cours de la rougeole.Les Compression brusque de la moëlle cervicale et probablement du bulbe.Conduite a tenir dans les accouchements dystociques dus à une dégénérescence fibromateuse du corps.Du segment inférieur ou du col de 'utérus .Congrès de Pédiatres de langue française, septième \u2026.Congrès de pédiatrie de Strasbourg.Discours au \u2026.\u2026.Congres d\u2019Ottawa-Hull.Le.Congres des pédiatres de langue francaise.Le septie- me esse sees En du Congres.XIIème eee Congres francais de médecins à Québec en 1934.Le Congrès International de la Lithiase Biliaire a Vichy .Congrès Médical d\u2019Ottawa- Hull.Le.Congrès Médical français à Québec en 1934.Le.Considérations générales sur l\u2019asthme et son traitement par l\u2019anesthésie générale.Considérations générales sur la maladie de Recklinghau- SEM .+.sees sess snes ass « sees Considérations générales sur les techniques et l\u2019arsenal chirurgicaux.Les salles d\u2019opérations, etc.Considérations sur l\u2019appendicite aiguë.Quelques \u2026.Considérations sur le nombre des globules blancs dans le sang dans les appendicites neurogenes.vs unes marge 449 61 62 422 29 4 1 1102 506, 601 1104 790 1345 1086 \u2026 1278 1126 835 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Constipation gauche: l\u2019importance de ces troubles chez les adultes jeunes . cde 1386 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Rougier Frères, (Lortocarboi) .\u2026 XXIII Rougier Freres, (Phagosthyl), (L Hémeo- -Phagosthyl) XXV Rougier Fréres, (Rami) .Cee 11.XXVI Rougier Fréres, (Le Oolitique) XXVII Rougier Frères, (La Stalysine) .XXVII Rougier Fréres, (Solution Pautauberge) XXX Rougier Frères, (Hémoglobine Deschiens) XXXI Rougier Frères, (Carnine Lefrancq) XXXIV Rougier Frères, (Dragées Gelineau) .XXXV Rougier Frères, (Vin d\u2019Anduran) XXXV Rougier Frères, (Ælixir Ducro) .XXXV Rougier Frères, (Chloral Bromure du Dr Dubois) .XXXV Rougier Frères, (Quinoïd) .Cee ee XXXV Rougier Frères, (Seidlitz Chanteaud) ce.XLI Rougier Frères, (Stenol Chanteaud) XLI Rougier Frères, (Ureol Chanteaud) Ce ee ee XLI Rougier Frères, (Sulphydral Chanteaud) .XLI Rougier Fréres, (Granules Antinausiques Chanteaud) XLI Rougier Frères, (Sirop Famel) XLIV Rougier Frères, (Uraseptine Rogier) .XLV Rougier Fréres, (Lactolaxine Fydau) .XLV Rougier Fréres, (Hémotonine) .LIV Rougier Fréres, (Névrosthenine Freyssinge) .LIV Rougier Frères, (Chloramine Freyssinge) LIV Rougier Frères, (Capsules Dartois) .LIV Rougier Fréres, (Icdalose Galbrun) .LVII Rougier Fréres, (Prosthénase) .LVII Sanatorium de Blois .VIII Sanatorium du Lac Edouard .x Sanatorium Prévost .XIV Sanatorium Prévost .Ce ee ee ee ee ee eee XV Schering (Canada), Ltd., (Arcanol) LVIII Wander, A., Limited, (Owvaltine) .Cee ee ee XX Waterbury Chemical Company of Canada, Limited.(Le Tonique .à la Mode) \u2014 Troisième page de la couverture.Western Distributors Ltd, (Flixiur de Luminal) III TI Wintrop Chemical Company, Inc, (Ælixir de Luminal) RÉCLAMATION Nous prions celui de nos lecteurs qui pourrait disposer du numéro du 26 octobre 1932 de la Presse Médicale, de bien vouloir le faire parvenir, à la Faculté de Médecine, qui le recevrait avec reconnaissance, ce numéro manquant à la collection de l'angée courante.,.es ; .\u2018 Ct : \u2019 \u201ce Thun\u2019 eed .- 10e 2! =; e .,* + .- .% « a + ca 6° 2° + + > 4 eo! >> "]
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