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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Janvier
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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L'union médicale du Canada, 1934-01, Collections de BAnQ.

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[" Tome LXIII No 1 Janvier 1934 BULLETIN SUPPLIQUE AU GOUVERNEMENT DE LA TROISIÈME RÉPUBLIQUE Livres et Instruments français Le Canada a 13 millions d'habitants, et les Canadiens d\u2019origine française résidant au Canada ne sont qu\u2019environ 3,500,000.C\u2019est dire qu\u2019ils sont une minorité et que par conséquent malgré l\u2019énergie qu\u2019ils mettent à défendre leurs droits, ils sont quelquefois un peu négligés.Or, il n\u2019est pas besoin d\u2019insister sur toutes les raisons qui militent pour que la France les aide à rester eux-mêmes.Mais comme ils sont avant tout \u2014 et avec raison \u2014 Canadiens, ils ont quelque pudeur à mettre le reste du monde au courant de leurs difficultés intérieures.C\u2019est pourquoi il n\u2019est peut-être pas mauvais d\u2019attirer si possible l\u2019attention du Gouvernement français sur la situation particulière qui est faite aux médecins canadiens-français par le régime tarifaire actuel.Jusqu\u2019à ces derniers temps, les livres scientifiques, les instruments de chirurgie, les appareils à rayons X, les films radiologiques, les microscopes venant de France et destinés aux médecins et aux hôpitaux entraient en franchise.En 1932, le traité de commerce franco-canadien fut dénoncé, puis à la suite de la conférence impériale d\u2019Ottawa, lors de la discussion du budget canadien, fin 1932, l\u2019article 476 du tarif fut modifié: une taxe de 10% grevait ces objets de toute provenance alors que l\u2019importation britannique continuait à jouir de la franchise complète.La France n\u2019ayant pas d\u2019accord en ce moment et tombant sous le tarif général, cette mesure lui était appliquée immédiatement.Une réaction canadienne très vive se produisit; sir Eugène Fiset, député de Kamouraska, et monsieur Bourassa, également député, dans une charge à fond à la Chambre des Communes, dénonçaient cette inégalité de traitement des Canadiens français vis-à-vis de» leurs compatriotes anglais.Les hôpitaux, par leur association officielle, faisaient essortir que cette innovation ne rimait a rien puisqu\u2019elle leur apportait un2 charge nouvelle alors que leurs finances déjà branlantes les mettaient cn presque totalité à la charge de l\u2019État. wo L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA La presse locale canadienne-française démontrait combien ce régime d\u2019exception pour cette partie ethnique de la population était injuste, puisque le jeune médecin qui étudie dans des universités canadiennes-françaises, similaires aux universités françaises, lit revues et traités, utilise produits pharmaceutiques et appareils dans l\u2019application de méthodes françaises que souvent il a appris à connaître à Paris même ou en France.Devant cette levée de boucliers, le ministre des Finances a admis que cet argument avait une très grande valeur et qu\u2019il ferait son possible pour donner satisfaction aux Canadiens français.C\u2019est à ce moment que se discutait le nouveau traité franco- canadien qui devait remplacer celui qui était arrivé à échéance au mois de juin 1932.Le 10 juin 1933, le nouveau traité est signé.Il admet en principe l\u2019égalité de traitement pour tout ce qui touche directement à la culture française, mais par une.naiveté des négociateurs français il est accepté que la suppression des droits sera appliquée après la promulgation d\u2019un \u201cordre en Conseil\u201d, sans qu\u2019il soit spécifié une date ou un délai pour cette promulgation.Le 15 du mois d\u2019août 1933, un arrêté en conseil exonérait, à partir de ce moment, les instruments de chirurgie et les livres médicaux et d\u2019enseignement.C\u2019est un premier point acquis.Malheureusement, cet arrêté néglige la suite de l\u2019article 476, c\u2019est-à-dire les appareils de rayons X, leurs accessoires, les films radiologiques, le matériel d\u2019électrothérapie et les microscopes.Il faut savoir que le matériel d\u2019électro-radiologie, entre autres, est sous sa conception française inconnu sur ce continent en dehors de la province de Québec.Fin novembre 1933, aucun ordre en conseil n\u2019a été signé pour que cette injustice cesse.Les autorités françaises (Ministre de France à Ottawa, Attaché commercial de France à Montréal) font des démarches qui restent infructueuses.Le Ministre des Douanes, consulté, se déclare incompétent: c\u2019est le Sous-Secrétariat aux Affaires Etrangères qui seul peut provoquer cet ordre en conseil.Or, dans une lettre récente adressée à un importateur de Montréal, il déclare que cet ordre en conseil tardera probablement encore, et qu\u2019en tous cas, pour le moment \u201cil n\u2019est pas prâtique\u201d qu\u2019il soit signé.Du côté canadien-français, on fait pression pour obtenir justice, mais tout le monde est d\u2019accord pour accuser le Gouvernement français de faiblesse.Il doit non seulement exiger un terme, mais aussi savoir pourquoi cette solution tarde.Les difficultés proviennent-elles d\u2019Ottawa, de Londres ou encore d\u2019ailleurs? L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 3 En tous cas, le Gouvernement français a, s\u2019il le voulait, de nombreux moyens de faire pression pour obtenir la réalisation d\u2019une promesse signée.Le côté financier est sans importance; d\u2019une part actuellement, le change empêche toute commande en France et les achats se limitent forcément aux accessoires indispensables à l\u2019entretien des installations d\u2019origine française existant déjà dans la province de Québec; d\u2019autre part, les appareils radiographiques ou les microscopes nécessaires à une population de 3 millions 500,000 ne seront jamais d\u2019une importance assez considérable pour que les droits de douane les concernant forment un facteur notable dans les finances du pays.Aussi, aux yeux du Canadien français, l\u2019importance de ce débat est tout autre: l\u2019industrie anglaise n\u2019est pas un concurrent sérieux pour celle des Etats-Unis en ce qui concerne la radiologie.Forcer les gens de la province de Québec à ne pas acheter en France, c\u2019est les forcer à acheter des Américains.Or, si le Canadien français est Francais par sa culture, il est un très loyal sujet du roi d\u2019Angleterre.Toute américanisation lui répugne (et lui répugne plus peut- être qu\u2019au Canadien anglais).Et puis, et surtout, ce Canadien français qui a lutté par tous les moyens et même par les armes pour se garder lui-même en conservant sa pensée française, considère que dans la mesure actuelle il y à un retour en arrière.Jusqu\u2019ici il était sur le même pied que le Canadien anglais: 1l prenait ses moyens de travail intellectue! sans payer de droits à ce qu\u2019il considérait comme le berceau de sa mentalité.I! est très heureux, alors que l\u2019Anglais reçoit un Shakespeare sans rien acquitter à la douane, de pouvoir recevoir un Molière de la même façon, mais pour l\u2019électroradiologie ou le microscope il considère qu\u2019l.n\u2019est plus à égalité avec l\u2019Anglais.Il voudrait ne pas laisser établir un précédent qui lui semble une atteinte à ses droits à l\u2019individualité.C\u2019est là une susceptibilité qui semble tout à fait légitime.Aussi le présent article a été écrit non pour venir en aide au commerce français \u2014 qui dans les circonstances actuelles est nul et que la franchise douanière ne saurait améliorer \u2014 mais pour inciter le Gouvernement français à prendre les mesures utiles afin de satisfaire les aspirations des Canadiens français.Mettant toujours en pratique leur devise \u201cJe me souviens\u201d, ils tiennent à conserver le droit d\u2019avoir une science inspirée de leur patrie d\u2019origine et de posséder les instruments scientifiques inspirés par cette science.A.LAQUERRIERE, Electro-radiologiste en chef à l'hôpital Notre-Dame. MÉMOIRES LE RHUMATISME TUBERCULEUX® La doctrine \u2014 Les faits.Par Albert LeSAGE, Professeur de Clinique Médicale, Médecin de l'Hôpital Notre-Dame, F.R.C.P.& S.(Canada).Nore.\u2014 Ce mémoire comprend trois chapitres.Le premier est consacré à la question de doctrine, exposée par son auteur, le professeur Poncet, de Lyon, en 1908, à la Société Médicale des Hôpitaux de Paris.Nous avons fait de larges emprunts à son mémoire, afin de lui conserver toute son originalité, son mérite et son sens prophétique.Cette première partie est surtout une revue analytique ou textuelle.Elle mentionne aussi les opinions les plus accréditées sur le rôle du virus filtrant.Le second chapitre réunit les observations types, dont l\u2019une personnelle, les autres publiées par quelques auteurs dans des communications anciennes ou récentes ct accompagnées de vignettes démonstratives.Le dernier chapitre comprend quelques commentaires sur cette forme de rhumatisme ; deux synopsis-clef, résumant succinctement la question, et les conclusions générales identiques à celles des auteurs précédents.* x X Depuis les beaux travaux de l\u2019Ecole Lyonnaise il y a plus de trente ans, nous savons que le rhumatisme tuberculeux existe, mais nous sommes surpris que l\u2019on en fasse mention si peu souvent ou qu\u2019on le confonde volontiers avec le rhumatisme goutteux, syphilitique ou gonococcique.Malgré certains points de ressemblance, la patho- (1) Communication à la \u201cCanadian Medical Association\u201d, congrès du 29 juin 1933, à Saint-Jean, Nouveau-Brunswick.ol esti.el [ERTS Seen L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 5 génie, le pronostic et le traitement différent a ce point que nous devons nous efforcer de le reconnaître et de l\u2019identifier dans chaque cas.Notre but, en ce moment, est d\u2019en démontrer une fois de plus l\u2019existence indéniable non seulement du point de vue clinique, \u2014 moins évident et toujours discutable à cause de la lenteur de son évolution \u2014 mais du point de vue expérimental par la présence du bacille de Koch dans le liquide articulaire: signature véritable de la nature et de l\u2019origine de la maladie.I.Les preuves de son existence Du moment que toutes les maladies infectieuses prennent l\u2019allure fluxionnaire et créent un rhumatisme, la tuberculose, maladie infectieuse et fluxionnaire au premier chef, doit rentrer dans la règle commune.(Poncet.) A.Preuves cliniques: De toutes les lois qui régissent la clinique, la plus importante et la plus féconde est incontestablement la loi de coïncidence d\u2019après laquelle les phénomènes pathologiques multiples relevés chez un même malade, chez un même infecté, dépendent de la même infection causale, en tenant compte, bien entendu, des exceptions, plutôt rares.Donc, de même que, chez un blennorrhagique indemne de toute autre infection, une manifestation articulaire spontanée quelconque doit être considérée, a priori, comme de nature blennorrhagique, de même une arthrite survenant, sans raison, chez un tuberculeux, doit être rapportée à la tuberculose, avant tout.Nous devons donc procéder envers la tuberculose comme envers toute autre maladie infectieuse.Nous avons le droit et le devoir, du point de vue clinique, de faire une telle déduction, car elle est logique.Il est logique, de par la clinique, que le rhumatisme apparaisse comme primitif si le foyer Initial se cache et n\u2019est décelable que par des procédés de laboratoire.On sait, en effet, combien souvent, chez des sujets n\u2019ayant pas succombé à la tuberculose, on relève, dans les ganglions thoraciques ou abdominaux, la moelle osseuse, ete, des bacilles de Koch latents.Nous savons, d\u2019autre part, que les moyens de diagnostic expérimentaux sont révélateurs de l\u2019infection bacillaire plutôt que des lésions tuberculeuses palpables.Une malade peut réagir à la tuberculinc et ne montrer, à l\u2019autopsie, aucune lésion macroscopique ou microscopique de tuberculose. 6 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA La partie pratique de ces considérations sommaires nous permet de croire qu\u2019un rhumatisme banal puisse être l\u2019unique manifestation anatomo-clinique d\u2019une infection tuberculeuse, que les seuls procédés expérimentaux mettent en évidence.La typho-bacillose \u2014 de Lan- douzy \u2014 en est un autre exemple.À ces considérations théoriques, d\u2019après Poncet, se rattachent des faits d\u2019observation : 1) Il est possible de voir succéder à une arthrite purement inflammatoire, d\u2019apparence rhumatismale, des fongosités caractéristiques.On nous a appris, dit-il, à nous méfier des rhumatismes traînants qui se révèlent un jour tumeurs blanches caractéristiques.TI s'agirait, dans ce cas, d\u2019un processus tuberculeux dès la première heure évoluant vers la tumeur blanche à la suite d\u2019une augmentation locale de virulence.Nous devons écarter l\u2019opinion d\u2019un croisement de diathèses- d\u2019un métissage : une infection faisant son lit à la suivante, un microbe chassant l\u2019autre.La pathologie générale nous enseigne qu\u2019il est commun de voir se changer la morphologie d\u2019une même maladie.Tl vaut mieux, croyons, admettre, pour expliquer un processus fluxion- naire, l\u2019infection évoluant sous nos yeux, qu\u2019une autre de nature inconnue, Du point de vue clinique, considérons comme fonction de tuberculose la fluxion rhumatismale qui, petit à petit, se transforme en tumeur blanche.2) Il est des cas où le balancement de lésions franchement tuberculeuses et des localisations rhumatismales est tel qu\u2019on ne peut parler d\u2019autre chose que d\u2019une infection à type métastatique.Nous pouvons citer le cas d\u2019un pulmonaire caverneux dont on supprime brusquement la toux, un jour, à l\u2019aide d\u2019un sirop complexe.Immédiatement après, il est pris de douleurs violentes dans la hanche droite qui l\u2019obligent à garder le lit; les jambes, les chevilles, les petites articulations des pieds sont successivement frappées de fluxions rhumatismales aiguës.Evidemment, l\u2019administration intempestive de bro- moforme à hautes doses, en supprimant un émonctoire, avait favorisé la résorption des sécrétions bacillaires que le malade rejetait régulièrement auparavant.Ce rhumatisme erratique mit deux mois et demi à disparaître.(Poncet.) Chez plusieurs malades, cet auteur a vu les localisations bacillaires se chasser une l\u2019autre: le poumon allant bien quand les articulations étaient prises, et inversement.Nous avons vu, u njour, dit-il, une arthrite rhumatismale disparaître brusquement au moment où le malade prenait une hémoptysie. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 7 Ce sont là des faits observés maintes fois par nous-même.Le malade qui fait le sujet de notre observation a vu son iritis disparaître après l\u2019envahissement fluxionnaire des deux articulations du cou-de-pied.Tout cela s\u2019enchaîne trop logiquement, trop simplement, pour prêter a la discussion.L\u2019hypothèse d\u2019une infection secondaire n\u2019est guère vraisemblable puisque toutes les recherches bactériologiques sont relatives en pareil cas.Ces faits suffisent, joints à ceux que nous connaissons tous, pour justifier la clinique de croire à l\u2019existence du rhumatisme tuberculeux, \u2014 sachons y penser afin de le reconnaître.B.Preuves expérimentales: La clinique nous fournit des exemples qui ont toute la précision d\u2019une expérience de laboratoire.On a publié, déjà, des observations d\u2019arthralgie, de synovites aiguës après des injections sous-cutanées de lymphe de Koch.Dans un cas il s\u2019agit d\u2019un enfant atteint de lupus chez qui apparaissent des phénomènes rhumatismaux généralisés après une troisième injection de tuberculine.Des auteurs ont rapporté certains faits importants à retenir: dans un premier cas, il s\u2019agit d\u2019un malade convalescent d\u2019une astra- galectomie pour ostéo-arthrite fongueuse, suppurée, tibio-tarsienne, ayant présenté, en plus d\u2019une conjonctivite intense, des douleurs.rhumatoïdes erratiques à la suite d\u2019une oculo-réaction, méthode abandonnée aujourd\u2019hui.Chez un autre malade à qui on fait une injection de tuberculine dans un but de diagnostic on observe une réaction locale au niveau des articulations rhumatisantes: douleurs au niveau des jointures, indolores la veille, enflures, hydarthroses.Du point de vue strictement expérimental, notre collègue et ami, le professeur Courmont, de Lyon, a vu des injections intra-veineuses de tuberculose cutanée, faites à des lapins, donner naissance à des arthrites fongueuses, à des synovites à grains riziformes ou à des épanchements articulaires purement séreux.Nous savons, d\u2019autre part, qu\u2019à l\u2019autopsie de lapins vaccinés contre l'infection tuberculeuse par des injections répétées de cultures homogènes.le professeur Arloing, notre éminent collègue et ami, de Lyon, a trouvé, une fois, une arthrite fongueuse bénigne, et une autre fois des synovites hydropiques sans la moindre trace de lésions spécifiques. 8 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Ces faits, joints à d\u2019autres, personnels ou autres, suffisent pour démontrer l\u2019existence du rhumatisme tuberculeux par la preuve expérimentale confirmant la preuve clinique.C.Preuve anatomo-pathologique et bactériologique.Ce chapitre est probablement le plus intéressant, à cause de la variété des types observés aux différentes étapes de la maladie, et de- discussions qu\u2019ils ont provoquées.| On peut classer les observations de rhumatisme tubereuleux sous trois chefs.(Poncet.) 1) RHUMATISNE TUBERCULEUX avec RÉACTION SPÉCIFIQUE.Il s\u2019agit, dans ces cas rares, d\u2019une éruption granulique des synoviales associée quelquefois à l\u2019arthrite fongueuse ou à la pyarthrose tuberculeuse.Elle est connue de longue date grâce à l\u2019observation rapportée jadis par Laveran d\u2019un jeune soldat mort à la suite d\u2019une attaque de rhumatisme articulaire aigu portant sur le genou droit, et à l\u2019autopsie duquel on trouva sur la synoviale une éruption granulique.2) RHUMATISME TUBERCULEUX sans SPÉCIFICITÉ ANATOMO-PATHO- LOGIQUE, mais avec SPÉCIFICITÉ BACTÉRIOLOGIQUE.Dans le plus grand nombre des cas, les articulations frappées de lésions rhumatismales tuberculeuses n\u2019offrent aucune lésion caractéristique de cette affection : follicule, cellule géante, bacille de Koch \u2014 que l\u2019on n\u2019a presque jamais retrouvée soit par un examen direct, soit en cultures.Les recherches que nous avons poursuivies dans notre abservation le démontrent.Elles ont été constamment négatives.Mais dans ces cas l\u2019inoculation a, maintes fois, donné des résultats probants.Nous en fournirons la preuve dans un instant.Lorsque l\u2019examen bactériologique a été négatif, nous pouvons réussir à tuberculiser des cobayes par injections sous-cutanées ou intrapéritonéales de liquides articulaires.Nous en avons fait nous-même la démonstration dans le cas relaté ici.3) RHUMATISME TUBERCULEUX NE FAISANT LA PREUVE DE LEUR ORIGINE ni par l\u2019ANATOMIE PATHOLOGIQUE ni par la BACTÉ- RTOLOGIE.C\u2019est le cas habituel, seule la clinique peut nous guider pourvu qu\u2019on en suive l\u2019évolution.Il s\u2019agit, dans ce cas, de lésions très atténuées protéiformes, ayant l\u2019aspect d\u2019un rhumatisme banal où l\u2019on L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 9 voit succéder la tumeur blanche à l\u2019arthrite rhumatismale, ou bien ces jointures réagir vivement à la suite d\u2019une injection de tuberculine.C\u2019est de là qu\u2019est née la conception de la tuberculose inflammatoire, spécifique, prônée par le Maître de Lyon, sorte de paratuberculose n\u2019engendrant que des réactions banales des tissus.Cette doctrine, contrôlée par l\u2019expérimentation, n\u2019est plus contestée aujourd\u2019hui.La tuberculose \u2014 selon Poncet \u2014 ne peut plus tenir dans l\u2019étroite formule du passé.Nous ne pouvons plus admettre, de nos jours, dit-il, la notion st longtemps classique de la spécifité du follicule luberculeux.D\u2019autres agents, animés ou inanimés, peuvent le produire et le bacille de Koch peut provoquer, par sa présence, les processus inflammatoires.Nous savons, grâce à des publications nombreuses, que certains organes tels que le pancréas, le rein, l\u2019endocarde, réagissent contre l\u2019invasion tuberculeuse par des lésions de sclérose diffuse banale.Le follicule ne serait que \u201cl\u2019expression la plus haute, la plus différenciée mais nullement exclusive de réactions dues au bacille de Koch\u201d.Dans certains cas, on peut suivre toutes les figures de transition entre les f{ollicules les plus typiques et les lésions inflammatoires les plus banales d\u2019aspect.Il y a done, selon l\u2019auteur, des lésions non folliculaires de la tuberculose ne différant en rien de celles produites par d\u2019autres infections et produisant : a) des réactions vasculaires du type congestif le plus banal comme dans certains érythèmes noueux, dont nous avons observé un cas dans notre service à l'hôpital Notre-Dame, il y a quelques mois; b) des réactions du tissu conjonchif : infiltration embryonnaire dans le tissu conjonctif diffus; exsudations séro-fibrineuses dans les séreuses ; hyperplasie simple dans le tissu adénoïde sans caractéristique anatomique; succession hiérarchique des lésions dans certaines recherches expérimentales, depuis l\u2019exsudat inflammatoire banal à la suite de l\u2019inoculation bacillaire, jusqu\u2019à l\u2019agglomération cellulaire qui constitueront plus tard le follicule tuberculeux.Ces constatations ont pu être faites dans certains cas de tuberculose rhumatismale.Le bacille de Koch peut donc s\u2019accompagner dans les séreuses de réactions purement inflammatoires et banales au début.(Poncet.) * k* *% Un dernier point de doctrine sur cette question se rapporte à son déterminisme exact.Le rhumatisme tuberculeux relevant d\u2019une toxi- infection par le bacille de Koch, comment agit ce dernier pour en produire les différentes modalités ? 10 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Selon Poncet, quatre hypothèses se présentent à l\u2019esprit : 1° Action des toxines diffusibles ; 2° Action des poisons adhérents; 3° Action directe du bacille ; 4° Le virus filtrant.I.Les TOXINES DIFFUSIBLES peuvent-elles engendrer des lésions inflammatoires semblables à celles que l\u2019on rencontre dans le rhumatisme tuberculeux ?On l\u2019a cru durant longtemps, parce que l\u2019on refusait d\u2019admettre que le bacille de Koch pût évoluer dans les tissus sans y traduire sa présence par des lésions anatomiquement définies.En voici la conception : des toxines seraient sécrétées par le bacille en un point quelconque de l\u2019organisme, puis lancées dans la circulation.Elles viendraient se fixer sur certaines articulations pour y produire des lésions auxquelles manque la signature habituelle du bacille mais qui n\u2019en sont pas moins une manifestation certaine de l\u2019intoxication bacillaire.Cette opinion est discutable, surtout depuis les travaux de Fontes, de Rio-de-Janeiro, et de Sergent, de Paris, sur le virus filtrant.Nous y reviendrons.Les toxines sécrétées à distance sont tenues pour incapables de produire une irritation suffisante des tissus pour engendrer des lésions dites spécifiques par les anatomo-pathologistes parce que leur action serait très faible et limitée.IT.Les POISONS ADHÉRENTS, isolés par Auclair, sont les attributs principaux du bacille de Koch.Extraits du bacille et injectés dans les tissus, ils produisent les altérations anatomiques de la tube:- culose.L\u2019extrait éthéré est caséifiant; l\u2019extrait chloroformé est sclérosant.Celui-ci a peu de tendance à évoluer; il peut engendrer de la sclérose avec cellules géantes, mais il y aurait des degrés et on aurait de la peine, parfois, à mettre en évidence l\u2019élément caractéristique.Selon cette hypothèse, le rhumatisme tuberculeux serait un rhumatisme toxinien, le bacille, dont la présence est nécessaire, agissant non point par ses produits solubles, mais par ses poisons adhérents.Mais on objecte avec raison que les poisons adhérents ne sont pas toute la tuberculose et que les faits ne s\u2019harmonisent pas toujours avec cette théorie.Le bacille de Koch possède.sans doute, d\u2019autres poisons.Dans le rhumatisme tuberculeux, comme dans certaines manifestations de la tuberculose inflammatoire, le bacille n\u2019a été que très rarement L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA XIII ANTHEMA SERUM SERIQUE ANTI-HEMORRAGIQUE des Docteurs Dufour et Le Hello INDICATIONS: HEMORRAGIE, ETATS HEMORRAGIQUES HEMOPHILIE, PURPURA 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rencontré.(Ce n\u2019est qu\u2019exceptionnellement que les exsudats retirés des articulations ont tuberculisé le cobaye, et l\u2019infection ne se réalise qu\u2019au bout de deux à trois mois après l\u2019inoculation.Cette hypothèse ne satisfait pas davantage.IIT.l\u2019ACTION DIRECTE DU BACILLE semble, de plus en plus, rencontrer l\u2019opinion générale.Il s\u2019agirait, dans le rhumatisme tuberculeux sclérosant, d\u2019un bacille dont la virulence est très atténuée.Mon éminent collègue et ami le professeur Arloing, de Lyon, a pu obtenir des bacilles humains peu virulents pour le cobaye cet le lapin, et virulents pour le veau, grâce à des cultures sur pommes de terre et dans du bouillon glycériné.Après inoculation, il provoque dans les viscères des formations tissulaires dont la disposition rappelle les lésions microscopiques débutantes.Cet auteur émettait alors l\u2019opinion que le rhumatisme tuberculeux était peut-être un type clinique de cette variété de tuberculose, obtenue expérimentalement.Il y aurait bacillémie passagère avec arrêt et colonisation dans certains points où il peut engendrer la banale inflammation sans trace de réaction spécifique.le rhumatisme tuberculeux serait un rhumatisme macrobien.C\u2019est l\u2019opinion que nous soutenons avec preuves à l\u2019appul.Le rhumatisme tuberculeux rentrerait dans le cadre des lésions non folliculaires de la tuberculose, c\u2019est-à-dire tuberculose inflamma- towre causée par une dissémination des bacilles dans les tissus.Ceux- ci s\u2019y trouveraient isolés, répartis et disposés à l\u2019état d\u2019unités.IV.LE VIRUS FILTRANT TUBERCULEUX vient, en dernier lieu, renforcer cette opinion.Dans un livre récent intitulé \u201cLes réveils de la tuberculose pulmonaire chez l\u2019adulte\u201d, notre éminent collègue et ami Sergent, de Paris.nous annonce comment, en 1924, il à réussi, dans son laboratoire de la Charité, avec son collaborateur Durand, « isoler le virus tnberculeux du produit de broyuge fillré de qunglions trachéo-bronchiques tuberculeux humains.A la suite d\u2019une série de travaux tres importants sur ce sujet où il constate la présence du virus dans les exsudats et les liquides articulaires, il discute le polymorphisme du bacille de Koch en marge de la phase antébacillaire et de la dualité du virus et du bacille tuberculeux.l\u2019un n\u2019exclut pas | autre, dit-il.La constatation du seul virus dans un exsudat chez l'homme n\u2019exclut, sous aucun prétexte, la présence de formes bacillaires.Il affirme qu\u2019 \u201con peut, dès maintenant, hardiment considérer comme d\u2019authentiquez tuberculoses \u2014 au sens infectieux du mot \u2014 des états dont on soupçonnait certes la relation avee la maladie, mais qui 12 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA étaient conçus comme préparatoires, alors qu\u2019ils la traduisent déjà\u201d.C\u2019est ce que Sergent appelle la période antébacillaire au sens clinique mais non au sens biologique.En effet, les accidents de cette période ne doivent pas être attribués à la seule présence du virus.Celut-cu n'exclut pas, nous le répétons, la présence de bacille tuberculeux, mais à cette phase ils sont très rares et ne s\u2019extériorisent pas.Le contrôle clinique, ajoute-t-il, nous a maintes fois révélé l\u2019association intime du bacille et du virus chez les tuberculeux.La tuberculose \u2014 rhumatismale ou autre \u2014 est causée par un agent infectieux polymorphe qui peut exister sous des états différents dont deux au moins sont connus chez l\u2019homme: le virus filtrant et les formes acido-résistantes.Ta pénétration dans l\u2019organisme, héréditaire et transplacentaire, ou acquise.sa diffusion plus ou moins rapides\u2019accompagnent d\u2019accidents variés dont l\u2019évolution dépend de la souche et du terrain.Le rhumatisme bacillaire appartient à cette catégorie d\u2019accidents dus au virus dont la mutation vers le stage bacille évolue très lentement sans créer de signes cliniques évidents.Les lésion: spécifiques apparaîtront plus tard à la période adulte et de sortie des bacilles.Nous pourrions done admettre, pour le rhumatisme tuberculeux, que virus et bacille sont associés, créant tour à tour des lésions primitives inflammatoires dont l\u2019évolution révèle l\u2019origine et la nature de l\u2019agent causal.Peut-être pourrions-nous, bientôt, grâce à la méthode très sensible du milieu de Lowenstein, déceler plus facilement la présence des bacilles de Koch dans le sang et prévoir la nature dès leur apparition, de ces fluxions articulaires à la suite de décharges plus ou moins longues et virulentes des \u201cbacilles de sortie\u201d qui ne sont pas complètement éliminés par les émonctoires naturels.(Sergent.) La doctrine de Poncet et de son Ecole, que nous faisons revivre, est donc pleinement d\u2019accord avec la doctrine actuelle représentée par Sergent et ses élèves.Le Maitre de Lyon a innové a unc ¢poque encore incertaine.Il a eu une étincelle de génie, comme autrefois Trousseau et d\u2019autres grands cliniciens.k kx Xk II.Les observations Permettez-moi, à l\u2019appui ces opinions, de vous rapporter une observation originale, clinique, accompagnée du contrôle expérimental, Jointe à trois autres publiées récemment en Europe.Je laisse de L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 13 côté d\u2019autres observations cliniques pures, personnelles ou autres, toujours discutables malgré leur impressionnante évolution, pour n\u2019en Fig.I g- Les deux genoux.Une ponction a été faite au genou droit pour inoculation.citer qu\u2019une seule qui se rapproche de la mienne.mais qui date de plusieurs années. 14 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Observation.A., 35 ans, peintre en bâtiments, entre à l\u2019hôpital le 21 juillet 1932, pour des douleurs aux membres, à la nuque et aux mâchoires, dont le début remonte à neuf années, soit en 1923.Antécédents personnels: Maladies éruptives en Las âge; blennorrhagie à 20 ans.Colonne vertébrale: En 1923, début par des douleurs vagues dans la colonne vertébrale avec irradiations plus ou moins tenaces dans le thorax et les membres.Les mouvements de la tête sont lents et douloureux.Pied droit: Vers la même époque, une fluxion se déclare à l\u2019articulation tibio-tarsienne du pied droit.Les mouvements sont limités; bientôt l\u2019ankylose apparaît pour devenir presque complète.1924: Pied gauche: Le pied gauche, présente à son tour, au bout de quelques mois, le même aspect que le pied droit.1925: L\u2019articulation temporo-maæillaire gauche est tuméfiée, les mouvements de mastication sont douloureux.Le malade ouvre la bouche avec difficulté.La mobilisation devient de plus en plus difficile.L\u2019alimentation liquide seule est possible.Vers la même époque apparaît une névrite orbitaire gauche.L'évolution continue, lentement progressive dans toutes ces articulations.Aucun signe de rétrocession.1926: La maladie progresse à la colonne vertébrale.La région cervico- dorsale se soude peu à peu.La tête et le cou semblent empalés, le malade pivote sur le bassin pour regarder à gauche ou à droite.À ce moment, les douleurs apparaissent dans la région lombaire de chaque côté, accompagnées d'une tuméfaction douloureuse limitant les mouvements de flexion et d\u2019extension.La maladie ne rétrocède nulle part.Elle envahit lentement, progressivement, toutes les articulations, en procédant toujours de la même facon.Un traitement par la radiothérapie et l\u2019é'ectrothérapie atténue légèrement la douleur mais n'apporte aucune amélioration réelle.1929, Aucun changement dans l\u2019état général, très chétif, et l'état local stationnaire ou aggravé.1930.Une tuméfaction apparaît au genou gauche, lequel devient gros et douloureux.La circonférence en est augmentée, les téguments présentant à la surface une légère circulation collatérale, avec choc rotulien.Fait important à signaler: chacune des poussées dans une nouvelle articulation s'accompagne d\u2019une légère fluxion dans les autres.1951.Névrite orbitaire gauche.ulcère cornéen.amaurose uni'atérale.1932.Te genou droit se prend À son tour en évoluant de la même facon que le gauche.1933.Depuis quelques mois des signes d'arthrite ankvlosante apparaissent aur deux épaules, surtout à droite.Tes mains sont indemnes.1935.Etat actuel: Ankylose presque complète des articulations tibio-tarsiennes et temporo- maxillaires: mobilité partielle de l'articulation coxo-fémorale droite.Mobilisation relative des deux genoux, craquements.Nous sentons le choc rotulien L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 15 au genou droit.L'appareil ligamenteux est relâché, les loges antérieures des deux cuisses sont très atrophiées.On ne trouve pas d\u2019adénite.Radiographie: Pincement des interlignes articulaires, flou des extrémités osseuses, altération des contours épiphysaires, avec présence d\u2019ostéophytes, décalcification de l'ensemble des extrémités osseuses.Du service d'électro-radiologie (prof.Laquerrière) nous vient le rapport suivant: Fig.TI Ankylose partielle et bi-latérale de l'articulation temporo-maxillaire.Pied droit \u2014Silhouette générale du squelette conservée, mais disparition complète des interlignes articulaires entre les métatarsiens et le tarse, et entre les différents os du tarse.On distingue seulement la partie postérieure de l\u2019interligne astragalo- calcanéen.Exostose sous-calcanéenne, exostose à la partie antéro-supérieure de l\u2019astragale.Os trigone volumineux soudé à l\u2019astragale.Diminution considérable, presque disparition, de l'articulation tibio- tarsienne.Pied gauche \u2014Présente le même aspect, mais les interlignes articulaires ne sont pas complètement disparus.On devine la plupart d'entre eux sur la plus grande partie de leur trajet.Genou gauche \u2014Raréfaction osseuse globale de l\u2019extrémité du tibia et de l\u2019extrémité du fémur. 16 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Diminution considérable de l\u2019interligne articulaire, qui, du côté externe, est devenu sensiblement nul, les surfaces osseuses étant en contact.Très légères irrégularités (ostéophytes légers) des bords articulaires de l\u2019os.Raréfaction osseuse très marquée de la rotule, dont les bords sont légèrement irréguliers.Crêtes osseuses à la face postérieure de l\u2018extrémité inférieure de la diaphyse fémorale.Opacification marquée du tendon rotulien.Les poumons.\u2014Course respiratoire diminuée, zone d'alarme douloureuse.Inspiration rude et saccadée, expiration prolongée.La radiothérapie révèle des taches ganglionnaires avee sc'érose péri- hilaire dense et ossification des cartilages costaux.Sclérose pulmonairz évidente.La colonne vertébra'e présente évidemment des signes de spondylose rhizomélique.PREIS NOE PEER SRE, ares EE L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 17 IIT.Le Diagnostic En présence d\u2019une polyarthrite aussi tenace et envahissante, nous avons songé à la syphalis.à la gonococcie &t à la tuberculose.(a) LA SYPHILIS: aucune lésion cicatricielle ancienne ou récente ne nous justifiait d\u2019y songer.B.W.\u2014\u2014, (b) LA GONOCOCCTE pouvait exister à l\u2019origine de cette affection, à cause de sa blennorrhagie à 20 ans, mais le rhumatisme gonococcique n\u2019évolue pas ainsi.Le processus aigu se refroidit peu à peu avec ou sans suppuration pour se terminer par une guérison ou une ankylose souvent unique.Là s\u2019arrête son évolution.D'ailleurs, un examen très méticuleux des sérosités et de l\u2019appareil génital pratiqué par le professeur Fournier nous autorise à éliminer complètement cette infection.(e) LA TUBERCULOSE : nous avons bientôt rattaché à la tuberculose ce rhumatisme ankylosant progressif, à cause de son aspect, des signes cliniques et de son évoiution.Si, du point de vue clinique pur, il revêt des formes apparemment variées, nous devons admettre, en tenant compte de ce que nous avons dit, qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une seule et même forme de rhumatisme chronique observé à des époques différentes de son évolution avec les caractères anatomo-pathologiques qui le distinguent.Qu\u2019il s\u2019agisse de polyarthrite déformante, de poly- synovites sèches, plastiques, exsudatives, fongueuses ou à grains rizi- formes, de coxalgie, de rhumatisme ankylosant progressif, une seule étiologie est en cause: la tuberculose.Durant de longs mois, chez notre malade, nous avons attendu l\u2019occasion d\u2019identifier le bacille que nous cherchions en vain.Bref, durant une poussée fluxionnaire du genou droit, nous avons réussi, un jour, à relirer une certaine quantité de liquide articulaire que nous avons inoculé au cobaye le ?décembre 1932.Le résultat, consigné dans le rapport du docteur Albert Bertrand, chef adjoint de laboratoire, se lit comme suit : Inoculation le 2 décembre 1932.Autopsie le 7 mars 1933.Chancre d\u2019inoculation à la peau du ventre avec présence de bacilles de Koch.: Adénite inguinale de chaque côté avec présence du bacille de Koch.Adénite des ganglions mésentériques.Splénomégalie avec granulations miliaires.Granulations miliaires au niveau du foie: présence de nombreux bacilles. 18 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Le résultat de la preuve expérimentale démontrait l\u2019évidence de l\u2019origine tuberculeuse de ce rhumatisme, comme nous l\u2019avions affirmé huit mois auparavant en nous basant exclusivement sur l\u2019aspeet clinique et l\u2019évolution.x x IV.Les observations antérieures Depuis cette époque, Laignel-Lavastine a publié trois observations (18 avril 1983), dont le début remonte: l\u2019une à 1916, une autre à 1919, une troisième à 1930, et une quatrième concernant un malade qui devint complètement ankylosé avant de succomber, en 1914, soit 23 ans après le début de son rhumatisme en 1891.La première de ces trois observations concerne une femme de 61 ans dont le début de la maladie remonte à 1916 par des anthralgies aux pieds.Deuxième poussée en 1926, aux membres supérieurs, caractérisée par des fluxions articulaires qui durent cinq mois.En 1929, mêmes processus au genou gauche, qui reprennent en 1930 et nécessitent son entrée à l\u2019hôpital.IL m\u2019existe aucune mention de tuberculose chez elle ou dans son entourage.Après les examens radiographiques et autres, et une cuti-réaction a la tuberculine positive, on se décide à pratiquer une ponction du genou.Inoculation sous la peau d\u2019un cobaye: adénite inguinale, frottis négatif.Une hémoculture suivant la technique de Lowenstein donne des colonies de bacilles de Koch virulents au bout de trois semaines: preuve bactériologique.La seconde observation concerne une femme de 53 ans vue en 1931 pour du rhumatisme sub-aigu.Pleurésie à 20 ans.De 1916 à 1919, rhumatisme au genou gauche qui développe une tumeur blanche suivie de résection.En 1920, poussée au genou droit.De 1924 à 1931, toutes les articu'ations sont atteintes de fluxions plus ou moins aiguës suivies d\u2019amaigrissement.Hémoculture négative, mais l\u2019épreuve à la tubereuline \u2014 cuti-réaction \u2014 est fortement positive, accompagnée d\u2019arthralgie des articulations les plus récemment touchées, avec réactivation d\u2019une scarification pratiquée deux mois auparavant pour une cuti-réaction à la tuberculine: preuve biologique signalée plus tard.Une troisième observation concerne une femme de 67 ans dont la maladie rhumat'smale évolue depuis 1930.Elle est calquée sur les deux précédentes.D\u2019après \"ces observations, et la nôtre, nous constatons un fait important au point de vue clinique, et qui semble plus particulier au rhumatisme tuberculeux: c\u2019est l\u2019existence des poussées, séparées par L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 19 des rémissions de plus ou moins longue durée, et la ténacité des récidives locales.Une dernière observation (Menard) est impressionnante au point de vue de l\u2019évolution.Fig.IV Ankylose généralisée.Rigidité cadavérique.Il s\u2019agit d\u2019un homme de 38 ans, chez qui les premières douleurs articulaires apparaissent en 1891, à 20 ans.Les poussées articulaires évoluent a successivement en passant d\u2019une articulation à une autre, suivies de raideur ou d\u2019ankylose.Ce rhumatisme a mis 22 ans à évoluer.En 1913 \u2014 il a succombé en 1914 \u2014 ce malade est tout entier figé dans une rigidité cadavérique telle qu\u2019on peut le soulever d\u2019un bloc par la tête.et que, pour le changer, l\u2019infirmier le prend dans ses bras, et le met sur une table comme on ferait d\u2019un morceau de bois.Les pieds du même malade.Il a présenté tous les aspects du rhumatisme tuberculeux depuis la simple fluxion purement inflammatoire jusqu\u2019à la suppuration froide, les fongosités et la fistulisation, la tumeur blanche, l\u2019ankylose et la spondylose.La preuve bacillaire manque ici, mais le tableau est suffisamment complet. 20 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Nous voudrions ajouter à cette liste importante deux autres formes cliniques de rhumatisme tuberculeux que l\u2019on néglige trop souvent d\u2019identifier.1° Arthrite chronique \u2014 Kyste à grains riziformes \u2014 Rélraclion de l'aponévrose palmaire (cas rapporté par Renther).T1 s\u2019agit d'un homme de 43 ans souffrant depuis trois ans d'un gonflement au dos du poignet droit avec des signes d\u2019arthrite déformante d'une des articulations du médius du même côté.Cette fluxion a donné naissance à une déformation très marquée reproduite sur cette photographie.C\u2019est un kyste du poignet à grains rizifotmes siégeant sur la gaine des extenseurs avec une arthrite déformant phalango-phalangienne du médius.Cette 1ésion rhumatigmale chronique s'accompagne d'une double rétraction de l\u2019aponévrose palmaire qui date de.Tenfance.Fig.VI Kyste à grains riziformes.Chacune de ces manifestations est le plus souvent d\u2019origine tuberculeuse.Ce sont des cas types de la tuberculose inflammatoire, où les lésions sont dépourvues de tout caractère spécifique.Cette main me - L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 21 droite est comme la synthèse d\u2019un double processus lhydropique et scléreux, sous la dépendance d\u2019une même infection causale.l\u2019infection tuberculeuse.2° Erythème noueuæ.En 1913, le professeur Landouzy publiait un cas d\u2019érythème typique avec arthralgies et endocardite probable chez une femme de 27 ans, domestique, suspecte de tuberculose.Une biopsie de l'un des uodules, pratiquée à ce moment, révéla l'existence de lésions inflammatoires aiguës, de type banal, sans aucune formation nodulaire, sans cellules ¢pithélioides ni cellules géantes.Fig.VII Erythème noueux.Coupe du nodule cutané.Présence au centre d'une artère d\u2019un bacille de Koch authentique.(Landouzy.) Or l'examen bactériologique d\u2019une coupe pratiquée au voisinage d\u2019un des vaisseaux révéla, dans la lumière de l\u2019un d'eux, la présence d\u2019un bacille de Koch typique.L\u2019inoculation de la seconde moitié de ce nodule biopsié à un cobaye, sacrifié le 70ème jour, donna le résultat suivant: chancre au point inoculé fourmillant de bacilles de Koch: tubercules et granulations dans la rate, le foie et les poumons. 22 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Ce résultat est tout à fait superposable au nôtre.Nous en avons observé un cas dans notre service à Notre-Dame ; mais il manque la preuve expérimentale.Voici donc quelques faits qui nous obligent à méditer plus longuement sur le grand nombre des rhumatisants qui défilent sous nos yeux.Nous oublions trop souvent la tuberculose.V.Les conclusions Ce sont celles des auteurs précédents : 1.\u2014 L'existence du rhumatisme tuberculeux est démontrée par la clinique où l\u2019on voit souvent succéder a une arthrite purement inflammatoire des fongosités et des tumeurs blanches caractéristiques, révélant un processus tuberculeux.D\u2019autre part, le balancement des lésions tuberculeuses et des localisations rhumatismales est comme la signature d\u2019une infection unique, à type métastatique: le poumon allant bien quand les articulations sont prises, et inversement.R.\u2014 Le laboratoire démontre que des injections de tuberculine de Koch peuvent provoquer des synovites, des douleurs rhumatoïdez, des hydarthroses, des arthrites fongueuses, des synovites à grains riziformes, ou réveiller d\u2019anciens foyers apparemment éteints, qui continuent d\u2019évoluer ultérieurement.3.\u2014 L\u2019anatomie pathologique révèle : soit des lésions spécifiques, soit des lésions inflammatoires pures sans spécificité anatomique mais avec spécificité bactériologique, à la suite d\u2019inoculations péritonéales de liquides articulaires; soit des réactions banales des tissus sans spécificité anatomo-pathologique, ni bactériologique.Il s\u2019agirait d\u2019une sorte de paratuberculose, que nous désignons sous le nom de luber- culose inflammatoire, s\u2019accompagnant de réactions vasculaires du type congestif banal et d\u2019infiltration embryonnaire du tissu conjonctif.4.\u2014 Le déterminisme exact de toutes ces lésions aux différents stages reposerait sur quatre hypothèses : l\u2019action respective des toxines diffusibles et des poisons adhérents; l\u2019action directe du bacille et du virus filtrant.Nous nous rattachons à cette dernière hypothèse.Les lésions de tuberculose inflammatoire (période antébacillaire) 1elèveraient du virus filtrant, tandis que les lésions spécifiques seraient engendrées par le bacille de Koch.La tuberculose inflammatoire est une tuberculose authentique évoluant grâce à l\u2019extériorisation du bacille de Koch.Le rhumatisme tuberculeux est causé par un agent infectieux polymorphe, dont l\u2019existence se manifeste actuellement sous deux formes: le virus filtrant et les bacilles acido-résistants.ET L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 23 Son évolution dépend de la souche et du terrain, et ses formes si variées, décrites dans les manuels, ne sont autres que des aspects différents de l\u2019évolution d\u2019une seule et même maladie dont la cause unique est le bacille de Koch, soit à l\u2019état de virus filtrant, soit à l\u2019état adulte.Les observations qui accompagnent le texte de ce travail, personnelle et autres, démontrent, croyons-nous, la vérité de nos AU SYNOPTIQUE Rhumatisme tuberculeux assertions.TABLE Loi générale: a) b) Fréquence I\u2014Preuves cliniques : 1) 1I1\u2014Preuves expérimentales : Identité de nature des lésions chez un sujet atteint d\u2019une infection déterminée ; Etat protéiforme des lésions pour une même infection, à cause de quantité et qualité des poisons et du terrain.(Le bacille de Koch pouvant aller du saprophytisme le plus pur a la plus grande virulence.) 17% à 20% des tuberculeux.Coïncidence.Alternatives pathologiques \u2014 Koch (Ganglions post-mortem).Arthrite fongueuse succédant à une arthrite inflammatoire.Rhumatismes traînants qui se terminent par une tumeur blanche.Balancement des lésions tuberculeuses et des localisations rhumatismales.Apparitions de douleurs articulaires avee phénomènes inflammatoires à la suite d'une injeec- tion de tuberculine ou ophthalmo-réaction.Sy- novite granulique confluente dans rhumatisme apparemment aigu.(Laveran.) Chez les animaux.\u2014 Arthrite fongueuse à la suite d\u2019injections S.C.de tuberculoses cutanées ou de cultures tuberculeuses homogènes.* 24 I\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA III\u2014Preuves anatomo- Type congestif dans réactions vasculaires : pathologiques: (érythème noueux).Tissu conjonctif \u2014 infiltration embryonnaire.Ebauche vers la spécificité dans rhumatisme tuberculeux.L\u2019inoculation bacillaire est un phénomène inflammatoire.L'agglomération de cellules irritées constituera le follicule.Variétés : Rhumatisme tuberculeuæx avec réaction spécifique: éruption granulique confluente.29 Rhumatisme tuberculeux sans réaction anatomique, mais avec spécificité bactériologique (Koch \u2014 inoculation du liquide articulaire dans le péritoine avec tuberculose lente).3° Rhumatisme tuberculeuæ sans spécificité anatomique ni bactériologique (tumeur blanche sue- cédant à une infection rhumatismale simple en apparence).Conclusion: Il y a une tuberculose inflammatoire sans lésion spécifique; le follicule est l'expression la plus laute, la plus différenciée, mais non exclusive de la tuberculose.Ta tuberculose inflammatoire, le rhumatisme tuberculeux sont fonction du virus tuberculeux.Le bacille de Koch peut engendrer dans les tissus la Dbanale inflammation cans trace de réaction spécifique.Ce tableau synoptique résume suceinctement lez formes cliniques {volutives de ce rhumatisme.FORMES CLINIQUES 1° Irthralgies: Articulations.Colonne vertébrale.2° Aiguë ou Plus.art\u2018culations \u2014 fièvre \u2014 avec restitutio ad integrum sub-aiguë : ou non \u2014 ou évolution vers arthrite fongueuse ou tumeur LI.3° Chronique: Polvaithrite déformante: Fluxion articulaire.Laxité articulaire, rétraction tendons et aponévrose palmaire. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 25 Polysynovites: Sèches.Plastiques.Exsudatives.Fongueuses.Grains riziformes.Arthrite sèche de la hanche (Coxalgie).Rhumatisme tuberculeux Variable dans son aspect et son ankylosant : évolution.A la colonne vertébrale.Spondylose rhizomélique mono- articu'aire ankylose.4° Ab-articulaire: Endocardite \u2014 péricardite \u2014 symplivse \u2014 névralgies \u2014 camptodactvlie \u2014 (rétraction aponévrose palmaire).PONCET.\u2014 Pathogénie du rhumatisme tuberculeux.Société médicale des hopitaux de Paris, juillet 1908.PONCET et LERICHE.\u2014 Le rhumatisme tuberculeux.1 vol., 1908.BERARD et DESTAT.\u2014 Poly arthrite tuberculeuse déformante.Conf.de chir., 1897.BERARD et MAILLARD.\u2014 Rlumatisme tuberculeux ankvlosant.Société de Médecine de Lyon 1900 et Gazette Hebdomadaire 1900.LESFT.\u2014 Thèse de Lyon.Le rhumatisme tuberculenx ankylosant, 1902- 1903.MONTET.\u2014 Thèse de Lyon.1903-1904.GUERSGACHER.\u2014 Contribution à la spondylose rhizomélique d\u2019origine tuberculeuse, Thèse de Lyon 1903.MARTIN.\u2014 Transformation d\u2019arthrites rhumatismales en tumeurs blanches.Thèse de Lyon 1906.MENARD.\u2014 Rhumatisme ankylosant généralisé, d\u2019origine tuberculeuse.Gazette des hôpitaux de Paris, juin 1913.RENTHER.\u2014 Tuberculose inflammatoire; un cas de rhumatisme tuberculeux articulaire et ab-articulaire.Lyon médical.1908.PONCET.\u2014 La tuberculose inflammatoire.Société de Chirurgie, Paris juillet 1908.PONCET.\u2014 Tistoire du rhumatisme tuberculeux et de la tuberculose inflammatoire.Société de médecine.Frogrés médical, juillet 1907.LANDOUZY.\u2014 Erythème noueux et septicémie à bacilles de Koch.La Presse Médicale, 19 novembre 1913.GRENET.\u2014 Maladie rhumatismale et infection tuberculeuse.Gazette des Hôpitaux, 2 novembre 1932.SERGENT.\u2014 Les réveils de la tuberculose chez l\u2019adulte.1 vol, 1933.LAIGNEL-LAVASTINE.\u2014 Trois cas de rhumatisme chronique tuberculeux.Méthodes biologiques de diagnostic, Paris Médical.S avril 1933.N.B.Cette bibliographie est incomplète, mais elle est suffisante pour obtenir les renseignements les plus importants sur cette question. RECUEIL DE FAITS CONSIDERATIONS SUR UN CAS D\u2019HEMORRAGIE GASTRIQUE PROFUSE Par Mercier FAUTEUX, Chirurgien en chef de I'hépital Général de Verdun.Tout récemment, le 12 novembre dernier, on admettait dans mon Service de l\u2019Hôpital Général de Verdun, un homme âgé de 50 ans qui, le matin même brusquement, sans aucun prodrome, avait vomi une très grande quantité de sang.Lorsque je le vis pour la première fois, il venait d\u2019avoir un second vomissement important de sang rouge; la face était angoissée, anxieuse, d\u2019une extrême pâleur; les extrémités étaient refroidies; le pouls, rapide; la tension artérielle, basse; la température, au-dessous de la normale.Un interrogatoire rapide, afin de ne pas fatiguer davantage un malade déjà profondément touché, montra qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un alcoolique avéré, ayant un passé gastrique patent, qui, deux jours auparavant, s\u2019était livré à des libations excessives.D\u2019autres semblables abus antérieurs n\u2019avaient jamais entraîné de telle conséquence; c\u2019était la première fois qu\u2019il vomissait du sang bien que déjà, à différentes reprises, il avait remarqué que ses selles étaient noires et poisseuses.Nous étions en présence d\u2019un sujet trapu, obèse, à peau flasque, à ventre de batracien.L\u2019abdomen indolore n\u2019était pas sillonné de réseaux veineux superficiels, ne présentait pas de signes d\u2019ascite; le foie et la rate n\u2019étaient pas hypertrophiés.Etant donné le passé gastrique, les périodes de melœna, l\u2019idée de rattacher cette hématémèse abondante à un uleus semblait justifiable, mais comme l\u2019alcoolisme est une cause fréquente de cirrhose et que l\u2019hémorragie profuse en est souvent le signe révélateur et la manière non la moins rare de mourir du cirrhotique, il y avait lieu d\u2019hésiter.D\u2019autre part, le foie n\u2019était ni hypertrophié, ni atrophié, n\u2019ayant pas de grosse rate, pas d\u2019ascite, aucun signe d\u2019hypertension portale, nous nous sommes crus en droit de maintenir notre première impression, qui devait être légitimée d'ailleurs, quelques jours plus tard, par la radiographie.Il s'agissait bien d\u2019un uleus duodéno-pylorique.Ce malade fut traité par des moyens médicaux; il est actuellement hors de danger, en pleine convalescence.xk * 3k [UTR SENS pr ot CAM Sa L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 27 Cette observation ne présente guére d\u2019intérét par elle-méme.TI s\u2019agit, en somme, d\u2019un cas d\u2019hémorragie gastrique profuse typique dont le tableau clinique a été maintes et maintes fois décrit et sur lequel il n\u2019y a pas lieu d\u2019insister.Toutefois, il me semble qu\u2019elle nous autorise à étudier quelle conduite on doit tenir en présence de «es hémorragies dramatiques qui ne sont pas sans rendre le médecin, ct avec raison, très perplexe et parfois fort embarrassé.Comme l\u2019écrit Bevalot, comment savoir à quel point en est cette hémorragie?\u201d Le lieu exact en est inconnu ; inconnus aussi les facteurs qui pourraient dicter une ligne de conduite : l\u2019abondance, la rapidité, la continuation ou l\u2019arrêt de l\u2019écoulement sanguin.Sans doute on peut supposer qu\u2019une hémorragie est faible ou abondante d\u2019après la quantité de sang rejetée.Mais bien souvent on n\u2019a pas assisté à son début ; l\u2019entourage au malade, toujours impressionné par la vue du sang, a tendance à exagérer l\u2019importance de cette perte sanguine.De plus, une certaine quantité de sang peut stagner dans l\u2019intestin ; des caillots peuvent se former momentanément, puis l\u2019hémorragie reprendre ensuite, alors qu\u2019on espérait qu\u2019elle était arrêtée.Il est donc impossible de trouver dans les signes cliniques ou de laboratoire une indication sûre pour pronostiquer l\u2019évolution.Doit-on prendre une chance, traiter médicalement, espérer l\u2019arrêt spontané de l\u2019hémorragie, surveiller attentivement le malade et le diriger vers le chirurgien, s\u2019il ne s\u2019améliore pas?Doit-on opérer immédiatement, c\u2019est-à-dire à un moment où toutes les sources d\u2019énergie et de vitalité ne sont pas encore entièrement disparues?Ces questions troublantes ne sont pas nouvelles; à maintes reprises, au cours de ce dernier demi-siècle, des voix nombreuses se sont élevées pour y répondre ; ces réponses malheureusement n\u2019ont pas été toutes dans le même sens et manquent, pour la plupart, de conviction et d\u2019assurance absolue.Tout dernièrement, en octobre, ce sujet faisait l\u2019objet d\u2019un rapport important au Congrès de Chirurgie de Paris; enfin l\u2019entente allait- elle être réalisée?Ce ne fut que l\u2019occasion du réveil du débat et, dès le mois suivant, en novembre, un article, basé sur une expérience très vaste et signé de Finsterer, paraissait dans le Journal de Chirurgis de Paris; les conclusions ne sont pas celles généralement admises et elles laissent le problème toujours profond et elles portent à se demander si nous sommes plus avancés dans cette question que l\u2019étaient nos prédécesseurs d\u2019il y a une soixantaine d\u2019années.C\u2019est ce que je me propose d\u2019étudier en guise de commentaires sur l\u2019observation que je viens de présenter. 28 L\u2019UNION MÉDICALE DUT CANADA Tout d\u2019abord, reconnaissons que si, dans le passé.l\u2019on avait toujours jugulé ces hémorragies par un traitement médical.Pidée de tenter un traitement chirurgical.chez ces malades toujours très affaissés et mauvais risques opératoires, ne serait venue à personne.C\u2019est done que Pon s\u2019est parfaitement rendu compte que les moyens médicaux n\u2019étaient pas toujours très efficaces.TI importe de rappeler dès le début cette notion banale.Tes premières tentatives chirurgicales remontent à 1880 of 1882.Cest un Allemand, von Eiselberg, qui.le premier, essava l\u2019hémostase d\u2019un ulcère calleux de la petite courbure.Ce fut un échee complet.Deux ans plus tard.van Kleef obtint.dans une tentative identique.un succès, Il était difficile à cette époque.en se basmmt sur quelques faits isolés.de déterminer la valeur exacte des procédés chirurgicaux: C\u2019autres cas suivirent.des statistiques furent publiées.des opinions furent émises.Ainsi, quinze ans après l\u2019intervention heureuse de van Kleek, Leuhe et Mikuliez.au Congrès allemand de Chirurgie de 1897, émettaient la proposition suivante que l\u2019hémorragie aiguë de l\u2019estomac peut être traitée uniquement par des moyens médicaux.tandis que l\u2019hémorragie récidivante.chronique.avec anémie secondaire, était une indication absolue de l\u2019opération.En 1906, Kronlein cerit que le risque du traitement médical et du renvoi de l\u2018intervention au moment où le malade s\u2019est rétabli, est moins grand que celui de l\u2019opération immédiate.En 1920, Gosset dit qu\u2019un fait est aujourd\u2019hui admis: la grande hémorragie guérit le plus souvent par les moyens médicaux; au contraire, les résultats opératoires sont pen brillants.quelle que soit d\u2019ailleurs l\u2019opération tentée.Depuis, cette manière de voir a été admise de la plupart des médecins et chirurgiens au monde entier.Cependant, dès 1918.Finsterer n\u2019admettait pas ces conclusions, qu\u2019il qualifiait basées plus sur des apparences que sur des réalités, et se faisait le champion autorisé de l\u2019intervention chirurgicale précoce, attitude qu\u2019il occupe encore aujourd\u2019hui avec autant de foi et de sincérité et forte de quinze ans d\u2019observation impartiale ct minu- ticuse.Sa doctrine se fonde avant tout sur une critique serrée des résultats du traitement médical.Il s\u2019est attaché à démontrer que les statistiques médicales restent toujours très au-dessous de la mortalité réelle, que les statistiques chirurgicales ne peuvent pas renseigner exactement sur la valeur de l\u2019intervention, vu qu\u2019elles portent sur des cas opérés la plupart du temps en désespoir de cause, lorsque le L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 29 traitement médical avait échoué.Les résultats du traitement médical et du traitement chirurgical ne peuvent être comparés, dit-il, que si, d\u2019une part, le médecin seul traite ses cas jusqu\u2019à la fin et sans envoyer aucun de ses malades à l\u2019opération, même si elle s\u2019impose et si, d\u2019autre part, le chirurgien reçoit tous les cas pour opération sans avoir perdu un temps précieux avec un traitement médical.Il reconnaît que ces conditions ne sont guère réalisables mais affirme que pour former un Jugement sûr, nous devons exiger qu\u2019au moins dans les cas traités chirurgicalement, seuls soient considérés ceux qui ont été opérés immédiatement, sans traitement médical préalable, c\u2019est-à-dire les résultats de l\u2019opération immédiate.Envisagées de cette facon, les statistiques montreraient que le traitement chirurgical donne des résultats bien meilleurs que les meilleures statistiques médicales n\u2019en montrent jusqu\u2019à présent.Cette manière de voir, opposée à l\u2019opinion généralement admise jusqu\u2019ici, mérite notre attention.Est-il vraiment certain que les statistiques médicales restent très au-dessous de la mortalité réelle ?Hurst affirme que la mort est très rare, et il base ce jugement sur le fait qu\u2019il n\u2019en a jamais vu et que, d\u2019après les recherches de (Conybeare, sur 6,302 autopsies pratiquées au Guy\u2019s Hospital, il n\u2019y a pas plus que 0.37 p.100 de mortalité en l\u2019absence de cirrhose hépatique.Ramond, Jacquelin et Chêne disent que la mort est une éventualité en somme exceptionnelle.Bulmer, se basant sur les statistiques du General Hospital de Birmingham de 1902 à 19831, trouve une mortalité de 15 p.100.Chiesman indique une mortalité de 25 p.100.Ces statistiques sont loin de concorder; elles mettent bien en évidence leur valeur très relative et montrent qu\u2019il ne faut pas s\u2019empresser de porter un jugement en se basant uniquement sur les chiffres qu\u2019elles donnent.D\u2019ailleurs, elles ne portent que sur des cas - chservés dans les hôpitaux; ceux observés en clientèle, traités à domicile, sont, de l\u2019avis général, beaucoup plus nombreux.Qu\u2019advient- il de ces cas?Comme nous l\u2019ignorons et que les statistiques d\u2019hôpitaux donnent une mortalité variant de 15 à 25 p.100, il semble exagéré de proclamer que la plupart du temps les grandes hémorragies gastriques guérissent d\u2019elles-mêmes et il est plus que probable que la mortalité réelle est beaucoup plus élevée que tentent de le prouver les chiffres.Est-il exact que les statistiques chirurgicales ne peuvent pas renseigner sur la valeur de l\u2019intervention vu qu\u2019elles portent sur des cas opérés, la plupart du temps, en désespoir de cause ? 30 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA La plupart des auteurs, croyant à la mortalité plutôt rare des grandes hémorragies gastriques, devaient, pour être logiques avec eux- mêmes, admettre par déduction que le traitement de choix doit être médical ; ils n\u2019ont pas manqué de le faire et de le recommander; qu\u2019il en soit résulté un acquiescement quasi universel ne doit pas nous surprendre ; ces hémorragies sont d\u2019abord traitées par la médecine.Dans quelles conditions se trouve alors la chirurgie?Elles sont plutôt lamentables! Haberer adopte la ligne de conduite suivante: recourir au traitement médical comme premier temps et n\u2019adopter le traitement chirurgical que si les hémorragies se répètent, se renouvellent à intervalles de quelques heures ou de quelques jours et ne cèdent pas aux moyens médicaux.C\u2019est la ligne de conduite la plus répandue.II ne faut donc pas être surpris de constater que le matériel sur lequel portent les statistiques chirurgicales est plutôt un matériel de moribonds qui grève fortement de mortalité les résultats opératoires.Avons-nous le droit, en présence de telles constatations, de déclarer que la méthode chirurgicale est inférieure à la méthode médicale ?Ou plutôt doit-on reconnaître, comme Finsterer, que ces statistiques sont suspectes, n\u2019ont aucune valeur et déforment la vérité ?Conclusions 1° La mortalité, dans les hémorragies gastriques profuses, est certainement plus élevée qu\u2019on l\u2019admet généralement.2° L\u2019on ne doit pas juger de la valeur du traitement chirurgical en se basant sur des statistiques d\u2019opérés en désespoir de cause.3° En réalité, la thérapeutique médicale et la thérapeutique chirurgicale ont leurs indications respectives.Dans les grandes hématémèses d\u2019origine extra-gastrique, le traitement médical conserve toute sa valeur dans la plupart des cas; dans les gastrorragies dues à un ulcus gastrique ou duodénal \u2014 et 9 fois sur 10 tel serait le cas, d\u2019après Pauchet \u2014 il y a lieu de discuter les avantages d\u2019une intervention immédiate.N\u2019il s\u2019agit d\u2019un obèse, d\u2019un hépato-rénal ou d\u2019un cardiaque, mieux courir la chance d\u2019une hémastase spontanée que le risque d\u2019une intervention; si au contraire le malade est jeune et présente un cœur et des reins normaux, l\u2019intervention précoce trouve une indication et donnera des résultats heureux en autant qu\u2019elle soit pratiquée, comme l\u2019écrivent Papin et Wilmoth, par un chirurgien possédant l\u2019union d\u2019un sens clinique avisé et d\u2019une technique certaine.EE ETRE SERA é L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 31 BIBLIOGRAPITIE BEVALOT, Jean.La transfusion sanguine dans les lémorragies du tube digestif.\u2014 Thèse du Doctorat, Paris, 1931, 68 pages.BULMER, E.La mortalité des hématémèses.The Lancet, vol.CCXNIIT, no 5692, octobre 1932, p.720-722.CHIESMAN, W.E.La mortalité dans les grandes hémorragies des ulcères.The Lancet, vol.COXXXIIL no.5692, p.722-723.FINSTERER, H.\u2014 Traitement chirurgical de Phémorragie profuse aiguë de l\u2019estomac.Journal de Chirurgie de Paris, t.NLIT, no 5, novembre 1933, p.673-088, avec 2 figures.HURST, À.F.Le traitement des hémorragies graves gastriques et duodénales.\u2014 The Lancet, vol.CCVI, no 5257, mai 1924, p.1095-1099.PAPIN et WILMOTH.\u2014 Le traitement chirurgical des grandes hémorragies gastro-duodénales d\u2019origine ulcéreuse.Les indications c'iniques.\u2014 Rapport présenté au XLITe Congrès français de Chirurgie, Paris, 9-14 octobre 1933.PAUCHET, Victor.\u2014 Traitement des gastrorragies profuses.\u2014 Bull, et Mém.de la Soc.des Chirurgiens de Paris, t.XIX, No 16, décembre 1927.RAMOND, JACQUELIN et CHENE.\u2014 Hémorragies digestives solitaires sans uleus.Observation et commentaires.Communicat.à la Soc.de Gastro- Entérologie de Paris, séance du 7 juillet 1930, (voir Arch.Mal.App.Digest., t.XX, no 8, octobre 1930, p.958-963.) © LES SUPPURATIONS PULMONAIRES.LEUR TRAITEMENT PAR LES INJECTIONS INTRAVEINEUSES D\u2019ALCOOL\u201c Par Paul-René ARCHAMBAULT, de l'hôpital Saint-Luc.Cette méthode des injections intraveineuses d\u2019alcool à 33% nous vient de Thursz, qui l\u2019employa d\u2019abord contre le cancer, puis, il y a plus de cinq ans, contre les infections générales telles que la fièvre puehpérale, l\u2019endocardite à streptocoques, et sans succès probants.Mais là où les résultats sont meilleurs, c\u2019est dans les complications purulentes des voies respiratoires.On explique cette réaction favorable par le fait que le tissu réticulo-endothélial des poumons possède des propriétés phagocytaires.L?alcool injecté par la voie veineuse est retenu par ce tissu avant de passer à travers la glande hépatique ; ainsi l\u2019alcool ne subit pas de modifications cliniques et agit de façon directe sur le foyer lésé.M.Virenque (Le Progrès Médical du 7 octobre dernier) nous parle de ses propriétés lymphagogues, favorables dans la lutte contre l\u2019infection.Cette action exalterait les moyens de défense de l\u2019organisme par l\u2019apparition d\u2019anticorps dans le sérum.Le pneumotropisme de l\u2019alcool développerait ainsi une action bactéricide, peut-être même directe, sur les microbes.Fejgin, dans la Presse Médicale du 11 avril 1931, nous avertit que nous ne connaissons pas encore très bien tous les secrets de cette médication; il en est encore ainsi aujourd\u2019hui.Son hypothèse est celle-ci: l\u2019alcool serait retenu par les cellules du système réticulo- endothélial du poumon et agirait in situ sur la cause de l\u2019infection en diminuant la virulence des microbes d\u2019une part, en excitant l\u2019activité de la production des anticorps par le tissu réticulo-endo- thélial, d\u2019autre part.Il est à noter l\u2019effet bienfaisant qu\u2019a l\u2019alcoo! sur le système circulatoire et sur l\u2019état général de nos malades, traités par cette méthode.Les forces reviennent rapidement, une sensation (1) Travail du service de médecine de l'hôpital Saint-Lue: Prof.R.Boucher.EV EO VE l\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 33 (euphoric survient peu de temps après chaque injection, le pouls ralentit, l\u2019odeur fétide disparaît rapidement, l\u2019expectoration diminue de même.pour complètement se tarir.Le poids augmente ; la température descend à la normale; enfin le malade devient un sujet regaillardi, trop rapidement pour croire à une simple coïncidence.À part l\u2019état général.l\u2019état local.cela va de soi, subit la même tranformation, confirmée d\u2019ailleurs par les méthodes auscultatoires et radiographiques.Au cours d\u2019une discussion rapportée dans les \u201cBulletins et Mémoires des Hopitaux de Paris\u201d, ler juillet 1932, le professeur Sergent nous met en garde: \u201cLa guérison radicale, dit-il.des suppurations pulmonaires collectées (aiguës, à pyogènes putrides chroniques) ne peut être admise que si un long délai s\u2019est écoulé sans qu\u2019aucune rechute ne soit survenue.Des périodes d\u2019accalmie et de réactivation, ajoute-t-il, peuvent survenir, accalmies trompeuses ; d\u2019autre part, parmi ces abcès, nombreux sont ceux qui guérissent spontanément (surtout au début)\u201d.C\u2019est pourquoi il nous conseille de ne pas considérer la pneumectomie ou pneumotomie comme un épouvantail, car il y a danger de faire perdre un temps précieux.{nfin, Sergent conclut comme suit: \u201cSans rejeter systématiquement les divers modes de traitement qui ont été préconisés contre les abcès du poumon, nous pensons que ces tentatives ne doivent pas faire différer le recours à l\u2019action chirurgicale directe, si les signes évidents d\u2019une guérison radicale (clinique et radiologique) ne peuvent être constatés après un délai de six semaines à deux mois, à dater du début; passé ce délai l\u2019intervention sera d\u2019autant plus délicate et dangereuse que le temps écoulé sera plus grand, parce que le processus de broncho-pneumonie chronique ulcéro-nécrosante qui se développe progressivement autour du foyer primitif, sera d\u2019autant plus étendu\u201d.Au point de vue posologique, on injectait autrefois, en une seule injection, de 150 à 200 ce.de la solution alcoolique.Aujourd\u2019hui, on fait quotidiennement ou tous les jours des injections de 15 a 20 cc.de la solution à 33 pour 100, et cela aussi longtemps que l\u2019état pulmonaire ne s\u2019est pas amélioré.Nous avons eu l\u2019avantage de traiter, dans notre service de l\u2019hôpital Saint-Luc, quatre cas d\u2019abcès pulmonaire et cela avec guérison évidente.Premier cas: M.L.T., 33 ans, chauffeur d\u2019auto, se présente à notre consultation externe des affections pulmonaires.Depuis plus d\u2019un mois, le malade se plaint d'une expectoration nauséabonde, surtout le soir, avec quintes de toux fréquentes.La fétidité de l\u2019haleine est telle que tout le monde le fuit; le malade maîgrit rapidement malgré son appétit conservé.Poussées de fièvre fré- 34 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA quentes et transpiration profuse la nuit.Les doigts sont en baguettes de tambour.A gauche, le tiers moyen du poumon est mat et on y entend de petits craguements.Les examens radiologiques nous montrent une image hydroaérique du poumon gauche au 1/3 moyen avec niveau de liquide.On fait hospitaliser le malade et, huit jours après son entrée on commence les injections quotidiennes d\u2019alcool à 33%.Rapidement la température baisse, l\u2019état général s'améliore, et, surtout, l\u2019expectoration fétide disparaît.Radiographie des poumons avant le traitement.Elle appartient à notre premier cas.Deuxième cas: J.L., 50 ans.C\u2019est un malade qui se présente pour céphalée presque continuelle depuis un coup de soleil recu il y a six mois.Il ajoute que depuis ce temps il tousse et expectore beaucoup des crachats à odeur fétide.L\u2019examen pulmonaire nous donne une matité de la moitié postéro-inférieure droite avec petits craquements intermittents et murmure vésiculaire diminué.Ces signes se modifient beaucoup par la suite, mais les radiographies prises en série, nous donnent d\u2019abord une obscurité floue de la base droite, puis plus tard on voit une image hydro-aérique de la base droite (vers la 9e côte) avec réaction en pourtour.Au début, on lui donne de l\u2019émétine et toutes tree ets permet ER EE Ce Ct L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA les médications usuelles.Le malade va de plus en plus mal, même il fait des hémoptysies graves.Koch en série est négatif, mais il y a présence de pneumocoques et de staphylocoques.Or, le trente-huitiéme jour on injecte de l'alcool durant 24 jours consécutifs à 33%.On arrête durant douze jours et on lui en introduit durant six autres jours après ce repos.Le malade va mieux.Nous étions à la veille de lui donner son congé lorsqu\u2019il commence à faire deux hémoptysies (150 c.c.et 250 ce.) Quarante-lhuit jours après ces hémoptysies le malade part guéri.Les examens radiologiques confirment la clinique.ll ne tousse plus ni ne crache; l\u2019expectoration et l\u2019haleine fétide sont disparues depuis plusieurs jours.Devant les échecs des autres médications cette thérapeutique a été la cause d'une véritable résurrection.Radiographie des poumons après le traitement.Troisième cas: C.B., 49 ans.Depuis l\u2019extraction de huit dents, il y a un mois, le malade tousse et expectore des crachats qui goûtent mauvais.Il perd l\u2019appétit à tel point qu'il a maîgri de 15 livres depuis un mois.La radiographie nous montre une petite image hydroaérique de la partie moyenne droite.On lui fait sept injections d'alcool.Quinze jours après son entrée, le rapport de la radiographie se lit comme suit: disparition complète de l\u2019image hydroaérique.11 va sans dire que les signes cliniques, la toux, l\u2019expectoration fétide, l\u2019inap- pétence, la faiblesse, sons aussi disparus. 36 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Quatrième cas: H.C., 40 ans.Deux mois avant sa réadmission notre malade est opéré pour uleus gastrique.Douze jours après sa première réadmission il part guéri.Mais 20 jours plus tard il ressent une douleur autour de la région cicatricielle; il consulte le chirurgien qui l\u2019a opéré; celui-ci ouvre un abcès qui venait compliquer l\u2019intervention pour gastrectom: partielle.Une semaine après l'ouverture de cet abcès, le malade ressent une douleur vive, subite, à l\u2019hémithorax droit.Le patient tousse et crache abondamment.Les crachats présentent une odeur fétide.Nous trouvons aux poumons une matité franche de la base droite, une abolition des vibrations, un souffle plutôt expiratoire.La radiographie nous indique que le tiers inférieur du poumon droit est obscurci par une ombre homogène à limite supérieure horizontale: niveau liquide.En face de cet état, nous tentons le traitement à l\u2019alcool.Le malade part guéri.Y a-t-il des dangers à donner l\u2019alcool en injections intraveinenses ?l\u2019our notre part, nous n\u2019avons jamais eu le moindre accident.Au contraire, même parfois au cours de l\u2019injection.les malades ressentent \"n bien-être qui s\u2019accentue de jour en jour.Le seul ennui, cest la sclérose des veincs, et encore sa plus ou moins rapide apparition varie suivant les sujets.Notre deuxième malade en a reeu 30 et on aurait pu lui en injeeter davantage si on l\u2019avait jugé nécessaire.Deux autres malades souffrant d\u2019abcès pulmonaire sont morts parce que leurs veines, sclérosées d\u2019avance, n\u2019ont pu en permettre l\u2019injection.Devant des résultats si encourageants, nous ne pouvons que vanter les effets merveilleux de cette médication.enregistrés par nos nombreux devanciers.Notre premier cas est sorti depuis 15 mois.Il se présente régulièrement à notre consultation externe des affections pulmonaires et il jouit d\u2019une parfaite santé.Il travaille très fort et personne ne le fuit à cause de l\u2019odeur nauséabonde qu\u2019il exhalait autrefois.Nadio- graphie ct radioscopie montrent une image normale.Il a été hospitalisé 40 jours.Il a reçu 22 injections intraveineuses d\u2019alcool à 33%, à la dose de 25 ce.à la fois.Notre deuxième cas était un sujet désespéré, même trop avancé pour recourir aux ressources chirurgicales, Aneune médication n\u2019avait produit la moindre amélioration après trois mois d\u2019hospitalisation.Sorti de lhôpital au bout de six mois, nous revoyons notre malade en bonne santé un an après.Il a reçu 30 injections intraveineuses d\u2019alcool à 33%.Notre troisième malade se porte à merveille après onze mois de congé.Avant son traitement, a cause de son état pulmonaire, il était L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 37 porté à la neurasthénie.Aujourd\u2019hui, il se sent un homme nouveau.mn Hospitalisé durant 18 jours, il a recu 7 injections d\u2019alcool a 33%.p : C ; Notre quatrième est plus récent.Il est sorti guéri depuis trois mois seulement.Nous le suivons et la guérison se maintient.Hospitalisé 45 jours, il a reçu, en tout, 14 injections quotidiennes d\u2019alcool, dont les 4 premières à 25% et les 10 autres à 20%.La dose de chaque injection était de 20 cc.Nous avons eu les mêmes résultats avec la même rapidité.Seulement les veines semblent se scléroser moins vite quand l\u2019alcool est plus dilué.Chez tous nous avons pu suivre, au moyen de radiographies et de radioscopies, le nettoyage des plages pulmonaires, en même temps que s\u2019amendaient les signes cliniques.Nous nous en voudrions de terminer cette courte étude sans rapporter les conclusions d\u2019un travail de MM.Landau, Fejgin et Bauer, travail publié dans la Presse Médicale d\u2019avril 1931.Ils concluent comme suit: \u201cEn observant la résurrection pour ainsi dire merveilleure des malades qu\u2019on considérait à peu près comme perdus, en constatan: cette rapidité d\u2019amélioration croissant après chaque injection, il est difficile de résister à l\u2019impression qu\u2019il y a là quelque chose de plus qu\u2019une coïncidence.Nous ne voulons pas et nous ne pouvons pas affirmer que l\u2019alcoo! est un agent thérapeutique efficace dans la totalité des cas pour tous les effections purulentes graves et gangréneuses des poumons, puisque l\u2019issue définitive de la maladie peut dépendre de beaucoup de facteurs accessoires, parmi lesquels la précocité de la période d\u2019application joue un grand rôle: bis dat qui cita dat.Selon nous, toutefois, il faut, dans ces cas, administrer l\u2019alcool le plus tôt possible, sans attendre.Nous le faisons avec d\u2019autant plus d\u2019audace que nous n\u2019avons jamais enregistré d\u2019échec sur un matériel de plus en plus riche et nous avons maintes fois pu constater les grands et réels bienfaits de cette méthode thérapeutique.\u201d BIBLIOGRAPHIE I.AZERAD et Gilbert DREYFUSS.\u2014 Le traitement des pneumopathies aiguës par les injections d'alcool.\u201cL\u2019Hôpital\u201d, mars 1933.A.LANDAU, M.FEJGIN et J.BAUER.\u2014 Sur le traitement efficace des processus purulents pulmonaire à l'aide d'injections intraveineuses d'alcool à 33 pour cent.\u201cLa Presse Médicale\u201d, décembre 1931.M.VIRENQUE.\u2014 Suppurations pulmonaires et injections intraveineuses d'alccol.\u201cLe Progrès Médical\u201d, octobre 1933. 38 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA M.FEJGIN.\u2014 Observations ultérieures sur l'application d'injections intraveineuses d\u2019alcool.\u201cLa Presse Médicale\u201d, 11 avril 1931.LANDAU et KAMINECK.\u2014 Sur le traitement des affections purulentes par des injections intraveineuses d'alcool.\u201cLa Presse Médicale\u201d, 10 août 1932.Les injections d\u2019alcool dans les suppurations pulmonaires.\u2014 Bulletins at Mémoires de la Société des Hôpitaux de Paris, ler juillet 1932.LAIGNEL-LAVASTINE et Paul GEORGE.intraveineuses d'alcool dans les suppurations pulmonaires.Rapport du Congrès de Médecine, Paris 1932, p.213.M.FEJGIN.\u2014 Autres observations sur le traitement des suppurations pulmonaires par les injections d'alcool.\u201cLa Presse Médicale\u201d, 30 décembre 1931.Action favorable des injections tn. UN CAS DE PÉRICARDITE PURULENTE, SIMULANT UNE AFFECTION ABDOMINALE\" Par PAUL MORIN, Médecin de l'hôpital Saint-Luc.Il n\u2019est pas rare de rencontrer au cours d\u2019affections thoraciques un svndrome abdominal assez net pour masquer la lésion causale et même induire en erreur, si l\u2019on se contente d\u2019un examen superficiel.Cette erreur est assez coûteuse, puisqu\u2019elle entraîne assez souvent une intervention inutile et même dangereuse pour le malade.Qui n\u2019a entendu parler des cas de pneumonie, surtout chez les enfants, des infarctus, du myocarde, ete., qui ont été opérés pour une supposée lésion abdominale.Nous rapportions dernièrement un cas de péricardite purulente à l\u2019assemblée scientifique à l\u2019hôpital Saint-Lue.Les douleurs abdominales étaient tellement marquées que nous nous demandions si nous ne devions pas pratiquer une laparotomie.À ln suite de cette communication, le docteur H.Charbonneau rapporta deux cas semblables et le docteur Rhéaume, un autre, qu\u2019ils avaient failli faire opérer pour affection abdominale.En présnce de ces cas.j'ai pensé qu\u2019il serait bon de rapporter notre observation, qui, je crois, en plus d\u2019être intéressante.nous rappellera qu\u2019il est prudent de faire un examen assez complet d\u2019un malade avant de se prononcer.surtout s\u2019il s\u2019agit d'intervention.Paul R., âgé de 18 ans, se présente à l'hôpital pour des douleurs précordiales et abdominales, de la dyspnée et des vomissements, qui ont commencé cinq jours avant son arrivée à l\u2019hôpital.Il nous raconte qu\u2019il ne pouvait se coucher et qu\u2019il a dû passer la nuit dans une chaise.Il se plaint d\u2019une dysphagie assez marquée, d'une toux sèche et de hoquet.Les selles sont normales.Antécédents héréditaires: Père âgé de 39 ans en bonne santé.Mère âgée de 39 ans en bonne santé.Un frère et trois sœurs en bonne santé.Antécédents personnels: Aucune maladie antérieure.Pas d'abus de boissons.A l\u2019examen, nous sommes en présence d\u2019un ma\u2019ade dyspnéique et cyanosé, présentant une dilatation excessive des jugu'aires, et un poulx paradoxal de Kusmaul manifeste.La température est à 103.Le pouls à 100.La pression digitale exagère la douleur qu\u2019il ressent au niveau du mamelon gauche.L\u2019examen des poumons ne révèle rien d\u2019anormal, si ce n'est quelques frottements fugaces à la partie antéro-externe et inférieure du poumon gauche.(1) Travail du service de médecine de l\u2019hôpital Sant-Luc. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Au cœur, la matité cardiaque est très agrandie; on entend les bruits nettement au-dessus de la pointe trouvée par la percussion.Les bruits sont assourdis et rapides, mais il n'existe ni souffle, ni frottement péricardique.La palpation de l\u2019abdomen réveille une douleur extrêmement vive au niveau du creux épigastrique de l\u2019hypocondre droit et du flanc droit; mais il n'existe pas de défense musculaire et la douleur semble diffuse sans maximum d'intensité, Il n\u2019y à pas non plus de facies péritonéal.A l\u2019orthodiagramme, le cœur est dilaté selon tous ses diamètres et les battements sont invisibles.Les poumons paraissent normaux à la radioscopie ; l\u2019hémidiaphragme gauche est immobile.A l\u2019électrocardiogramme, il existe un onde coronarienne de Pardee manifeste.Cytologie du sang: Hémoglobine .80% Globules rouges .4,800,000 Globules blanes .19,632 Valeur globulaire .0.83 Polynucléaires.Neutrophiles et basophiles Ce ee ee ee ee ee 75% Lymphoeytes .«oo.o.oo.ue 23% Grands mononucléaires .1% Polynucléaires éosinophiles .oe 1% Toutes les autres analyses, l\u2019analyse des urines, la glycémie, l\u2019azotémie, le Bordet-Wassermann et l\u2019hémoculture étaient normales.En présence de ces symptômes, nous avons cru tout d\u2019abord à une affection abdominale ou pleurale ; étions-nous justifié de penser ainsi?C\u2019est ce que nous allons discuter.Les douleurs abdominales intenses, exagérées par la palpation et les vomissements dirigent d\u2019emblée notre attention vers un diagnostic de péritonite, complication probable d\u2019appendicite ou d\u2019abcès sous- hépatique.Par contre, il n\u2019existe pas de maximum de douleur, ni au niveau de l\u2019appendice, ni au niveau du rebord hépatique; la douleur est diffuse.L\u2019absence de défense musculaire et du facies péritonéal, jointe au fait que le malade a des selles normales et qu\u2019enfin ce diagnostic est loin d\u2019expliquer tous les symptômes, nous fait conclure qu\u2019une affection abdominale semble peu probable.Les frottements et le point de côté au niveau du mamelon gauche, la toux sèche et l\u2019immobilité de l\u2019hémidiaphragme gauche à la radioscopie plaident en faveur d\u2019une pleurite gauche.Cette affection peut expliquer par voie réflexe les douleurs abdominales, mais pourtant les signes pulmonaires nous semblent insuffisants pour rendre compte de l\u2019état général du patient et particulièrement de l\u2019état de son cœur.Les frottements sont légers et très fugaces ; il n\u2019existe aucune matité, pas de râles à l\u2019auscultation et aux rayons X, la clarté pulmonaire est normale.Au contraire, nous avons plusieurs raisons de penser à de la péri- cardite avec épanchement.D\u2019abord le début de la maladie; les dou- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 41 leurs précordiales violentes qui l\u2019empêchent de se coucher et l\u2019obligent à rester assis.Le pouls paradoxal de Kusmaul, les bruits du cœur assourdis et entendus nettement au-dessus de la matité cardiaque trouvée par la percussion.La compression des veines caves et de l\u2019oreillette droite expliquant la dilatation excessive des jugulaires et les douleurs abdominales par congestion viscérale passive.La dys- phagie, les vomissements et le hoquet dus à la compression de l\u2019œsophage et du phrénique.L\u2019orthodiagramme révèle un cœur très dilaté chez un patient qui n\u2019a pas eu de passé cardiaque et une absence complète des battements.Et enfin, l\u2019électrocardiogramme montre une onde coronarienne, qu\u2019on rencontre le plus souvent au cours de l\u2019infarctus du myocarde, mais parfois aussi au cours de l\u2019épanchement péricardique.En raison de son âge, on élimine naturellement l\u2019infarctus.Nous nous croyons autorisé à tenter une ponction du péricarde.surtout que le patient se cyanosait de plus en plus et était très dyspnéique.Ia ponction épigastrique retire 300 ce.d\u2019un liquid» sanguinolent et soulage grandement le malade.À l\u2019analyse, on trouve du staphylocoque, du pus et 100% de polynucléaires.L\u2019état du malade empirant, nous suggérons une péricardotomie.Le docteur Bernard fait l\u2019opération.À l\u2019ouverture du péricarde, il sort un liquide sanguinolent peu abondant, qui par la suite devint franchement purulent et très abondant.Le péricarde est très adhérent et le myocarde, bosselé.Malgré l\u2019intervention, le patient se cachectise de plus en plus et fait une asystolie irréductible avec épanchement séro-purulent dans les cavités pleurale et abdominale.la maladie avait duré deux mois et demi.Nous n\u2019avons pu trouver ni par la clinique, ni à l\u2019autopsie l\u2019origine de cette péricardite.Bien qu\u2019elle soit exceptionnelle, il semble que nous ayons affaire ici à un cas de péricardite à frigore.Les auteurs ne partagent pas le même avis sur ce sujet, mais voici ce qu\u2019en dit Laubry: \u201cLe froid est un facteur banal des infections.Après en avoir exagéré l\u2019importance, on en a nié l\u2019importance d\u2019une façon trop absolue.Il n\u2019est pas douteux cependant qu\u2019il exerce sur les séreuses en général une action égale au moins à celle du traumatisme.En sous-entendant que le froid intervient à titre de cause adjuvante, la péricardite à frigore mérite d\u2019être mentionnée.\u201d Il semble que le froid a favorisé l\u2019atteinte de la séreuse péri- cardique par le staphylocoque, et qu\u2019il faille attribuer aux infections buccales (amygdales, dents) ou à des lésions cutanées ou autres, dont il n\u2019existe souvent aucune manifestation, l\u2019origine de cette maladie. LES ANGIOMES ET LA RADIOTHÉRAPIE Résultats éloignés.Par le Dr J.E.PANNETON, Professeur de radiologie à l'Université de Montréal.Ancien radiologiste de l'Hôpital Notre-Dame.Dans le numéro du mois d\u2019août de l\u2019Union Médicale nous vous avons présenté un cas d\u2019angiome cutané veineux du nez d\u2019une enfant de trois mois, à croissance extrêmement rapide, qui avait fait disparaître complètement la forme de cet organe, qui en avait détruit toute la peau et qui menaçait d\u2019envahir rapidement toute la figure.Cette petite malade avait été amenée au Dr Bourgeois pour le seul traitement connu alors: l\u2019exérèse chirurgicale ou la cautérisation.En face de l\u2019étendue de cette lésion le Dr Bourgeois se récusa naturellement et nous confia la petite patiente pour un traitement électrique ou radiothérapique.Ceci se passait en 1912 à une époque où la radiothérapie commençait à donner des preuves sérieuses de ce qu\u2019elle était susceptible de faire dans les cas où elle était indiquée.Nous vous référons aux photographies que nous avons publiées le mois dernier, montrant l\u2019état de notre petite malade au début de son traitement, vers le milieu de ce traitement ct aux âges de 7 ans et de 20 ans.Ces vignettes sont plus éloquentes que des paroles pour démontrer l'efficacité de la radiothérapie ct ses effets durables.Encouragé par ce beau résultat, notre regretté collègue, feu le Dr O.-F.Mercier, en octobre 1913, nous confiait une petite cliente, Marie-Jeanne I.âgée de 7 mois, à qui il avait fait subir six séances d\u2019électro\u2019yse qui était le traitement recommandé alors, mais sans aucun résultat.Au contraire cet angiôme semblait augmenter dans l\u2019intervalle des séances.Il s'agissait dans ce cas d'un gros angiôme sous-cutané de la paupière inférieure droite ayant atteint le volume d'un bon jaune d\u2019œuf.En dehors des cicatrices causées par l'aiguille ayant servi à faire l\u2019électrolyse, la peau était saine.Elle avait une coloration bleuâtre empruntée à la lésion vasculaire vue par transparence en raison de sa minceur.L'action curative de la radiothérapie fut dans ce cas-ci moins rapide que dans celui que nous présentions le mois dernier, mais elle fut graduelle et constante jusque vers le milieu du mois de juin suivant.Comme il persistait alors un léger soulèvement de la paupière nous fîimes une application d\u2019électrolyse, p\u2018utôt comme traitement de consolidation afin de prévenir toute récidive possible.Les photographies, que nous vous présentons, vous permettent de constater une fois de plus les résultats brillants et durables de la radiothérapie dans les angiomes, et de vous étonner que dans des ouvrages de chirurgie de L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 43 date assez récente on n\u2019y mentionne pas ce mervilleux moyen curatif, esthétique et surtout indolore, ce qui a une grande importance chez les tout jeunes enfants.Nous venons de vous présenter deux formes différentes d\u2019angiomes veineux: l\u2019un cutané ayant complètement démoli ce tégument, l\u2019autre sous-cutané n\u2019intéressant nullement la peau, \u2014 guéris tous deux par les rayons X, le premier avec régénération intégrale d\u2019une peau de texture macroscopiquement normale.Nous avons traité avec un égal succès un grand nombre d\u2019an- î Lt FC .Hail Marie-Jeanne L., à l\u2019âge de 7 mois.Marie-Jeanne L., à l\u2019âge de 18 mois.giomes artériels, de coloration rouge vif, saillants, durs, d\u2019aspect un peu rugueux, quelquefois lisses et siégeant le plus souvent sur le cuir chevelu, quelquefois sur la peau de la figure, plus rarement sur la peau du dos ou de la poitrine, quelquefois aussi sur les membres.Ces petits angiomes artériels débutent en général par un petit point rouge vif (angiome ponctiforme), visible dès la naissance, ou quelques jours après.Le petit point peut rester stationnaire et disparaître spontanément, mais en général il s'agrandit plus ou moins rapidement et il acquiert les dimensions d\u2019une pièce de cinq sous, de vingt-cinq sous, de cinquante sous, ou plus.Il peut s\u2019ulcérer, présenter des croûtes, s\u2019infecter.Nous en avons cu dans toutes ces conditions et chaque fois la radiothérapie en a eu raison.Quelques années plus tard nous avons eu l\u2019heureuse surprise de voir que les cheveux avaient poussé sur le site d\u2019anciens angiomes artériels ainsi guéris. REVUE GÉNÉRALE LA CLASSIFICATICN DE RANKE\u201c Par Albert JOANNETTE, Service Provincial d'Hygiène.La nécessité de classer, nécessaire à toutes sciences, l\u2019est aussi a la phtisiologic.A peine Robert Koch eut-il identifié le bacille de ia tuberculose ct solidement étayé la thèse de l\u2019Unicisme soutenue par Laënnec que, devant la multiplicité des manifestations morbides dues au microorganisme récemment découvert, l\u2019on se sentit désorienté ct, le premier, Turban subdivisa cette maladie en trois périodes: la première, comprenant les lésions limitées à un lobe; la seconde, à celles ne dépassant pas deux lobes ; la troisième, embrassant les formes plus étendues.Trop vague pour l\u2019esprit observateur et précis, cette subdivision donne une importance exagérée à l\u2019extension apparente des lésions et pas du tout à leur allure clinique.Cette tentative méritoire ne satisfit pas longtemps ia profession médicale et, dès 1898, Bard exposa cette belle classification que l\u2019on retrouve encore, plus ou moins modifiée, au moins dans presque tous les milieux phtisiologiques tenant de l\u2019école francaise.Depuis une quinzaine d\u2019années, elle présente cependant l\u2019important désavantage d\u2019avoir été conçue et réalisée avant l\u2019ère radiologique.Le nier, ce serait nier les données d\u2019une précision indiscutable que nous apporte la pratique courante des Nayons-X en tuberculose.Puis ce fut celle proposée par Aschoff, plus ou moins liée au phénomène de l\u2019allergie, après laquelle on ne parla plus, dans l\u2019école allemande et ses adeptes nombreux, que des formes productive et exsudative.Le reproche fait à Bard, d\u2019une part de beaucoup trop forte faite à la clinique, devint pour Aschoff celui d\u2019une base trop exclusivement anatomique.Il apparut bien vite d\u2019ailleurs que si les mots avaient changé, le fonds restait identique: les deux grandes formes parenchymateuse et interstitielle correspondant, à peu de chose près, aux formes exsudative et productive, celles-ci se rapprochant des tuberculoses infiltrée et folliculaire de Laënnec.C\u2019est subséquemment que l\u2019on parle de la classification de Ranke.Pathologiste et biologiste, celui-ci crut qu\u2019il fallait chercher ailleurs que dans la clinique et la pathologie pures les éléments d\u2019une classi- (1) Aperçu présenté à la Société de Phtisiologie de Montréal. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 45 fication capable de rallier le suffrage général, et c\u2019est à la biologie qu\u2019il s\u2019adressa.Von Pirquet avait constaté qu\u2019un organisme déjà sensibilisé réagit différemment à la tuberculine qu\u2019un organisme vierge.Ranke reprit donc l\u2019étude des variations humorales en rapport avec l\u2019évolution des lésions, c\u2019est-à-dire la réaction de la lutte initiale locale sur l\u2019organisme entier et, par retour, celle de l\u2019organisme devenu sensibilisé sur l\u2019organe malade.Ce fait observé par Pirquet lui permit encore de rapprocher la tuberculose, maladie infectieuse de longue durée, d\u2019autres maladies, des fièvres éruptives par exemple, à évolution aiguë, où également l\u2019organisme réagit différemment après une première atteinte.Ici, après une incubation d\u2019une latence parfaite, la sensibilité à l\u2019infection se manifeste par les signes de l\u2019invasion, puis elle augmente, atteint son paroxysme à la période d\u2019état, en l\u2019occurrence l\u2019éruption, pour s\u2019atténuer à la période de convalescence et faire place à une immunité plus ou moins complète.Cette succession ordonnée de phénomènes réactionnels se précipite en quelques jours, dans la rougeole, pour un exemple, tandis que dans la tuberculose, ces étapes ne se suivent qu\u2019à de longs intervalles, s\u2019échelonnant sur toute une vie.Le point de vue particulier à Ranke est précisément d\u2019élargir la conception de la tuberculose et de \u201cla considérer comme une maladie cyclique dont l\u2019évolution est fonction de l\u2019état humoral et de son degré d\u2019immunité vis-à-vis le virus tuberculeux\u201d.Il en vint ainsi à subdiviser l\u2019évolution générale de la tuberculose en trois phases, chacune avec son état humoral, facteur en quelque sorte du mode de propagation, et son type de lésion : Phase de primo-infection dominée par la formation du complexe primaire et l\u2019apparition de la sensibilité de l\u2019organisme à l\u2019infection tuberculeuse ; Phase seconduire d\u2019hypersensibilité et de généralisation par voie rasculaire, dominée par les lésions inflammatoires banales péri- lésionnelles ; Phase tertiaire d\u2019immunité relative et de propagation par voie endobronchique, dominée par le caractère local de l\u2019évolution.l\u2019importance du contage \u2014 soit en virulence, soit en quantité \u2014 déterminera la durée de l\u2019ineubation variant jusqu\u2019à trois mois environ : à noter, sa latence absolue.Il n\u2019y a aucun signe clinique ou radiologique, aucune réaction biologique témoin, aucune lésion visible à l\u2019autopsie.Ce mutisme ne signifie pas inactivité, il marque au contraire une activité bien grande du processus tuberculeux.\u201cQuelle cue soit la voie d\u2019introduction du bacille, il se fait une dissémination 46 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA précoce et rapide à tout l\u2019organisme avant toute apparition de lésion.\u201d Debré a nommé cette période \u201canté-allergique\u201d.Sa durée correspondrait donc à celle de la formation de l\u2019allergie.Dès l\u2019existence de cette dernière, apparaissent le chancre d\u2019inoculation, le ganglion satellite, et naturellement la cuti-réaction à la tuberculine.Jusqu\u2019à ce moment il peut se former plusieyrs chancres d\u2019inoculation ; après, évidemment, point; le chancre multiple étant le témoin d\u2019infections simultanées ou précocement successives.Au poumon, le chancre débute par un petit foyer lobulaire de pneumonie miliaire, donc exsudatif, lequel s\u2019entoure d\u2019une capsule de tissu tuberculeux, donc productive, avec tendance à la caséification.ll peut se localiser n\u2019importe où, mais plutôt.dans les régions qui respirent fortement, les couches sous-pleurales périphériques lobaires.La caséification du ganglion ou de la chaîne ganglionnaire est presque simultanée, n\u2019intéressant qu\u2019une portion de l\u2019organe.C\u2019est là la formation du complexe primaire, répondant à la vieille loi de Parrot: Il n\u2019y a pas d\u2019adénopathie médiastine sans nodule pulmonaire d\u2019inoculation.L?ombre que donne cette lésion primaire à la radiologie est unique, à contours flous, habituellement isolée de celle de la lésion ganglionnaire médiastine.Elle se résorbe complètement à moins de calcification ou d\u2019ossification.Chez le jeune adulte, lorsque la réaction lymphatique est faible ou imperceptible, le chancre d\u2019inoculation ressemble, à s\u2019y méprendre, à l\u2019infiltrat précoce de Redeker, propre au début du stade tertiaire.C\u2019est alors l\u2019évolution qui permettra la différentiation clinique: apparition d\u2019expectoration bacillifère, extension par voie endobronchique, caractère de la cuti-réaction, etc.La plupart du temps, là s\u2019arrêterait l\u2019infection, bien que l\u2019organisme en demeure comme imprégné pour toujours, tel que le démontre le pourcentage de cuti-réactions positives à la tuberculine.augmentant avec l\u2019âge jusqu\u2019aux environs de 95%, dans nos pays.Sinon, l\u2019évolution continue avee la période secondaire.C\u2018ette étape, qui présente des lésions essentiellement résolutives d\u2019une part.est d\u2019autre part celle de la possibilité constamment menaçante de généralisation granulique.C\u2019est la période des états congestifs locaux d\u2019une ampleur extrême autour d\u2019un foyer peu important.L\u2019intradermo-réaction elle-même s\u2019amplifie et devient d\u2019une intensité telle que mon maître Morin la qualifiait parfois de féroce.Grace à la radiologie, c\u2019est aux poumons que nous pourrons suivre un type de cette réaction propre au deuxième stade de Ranke.A L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 47 cause de son importance clinique, arrétons-nous y quelque peu.L\u2019ombre apparaît comme pulmonaire ou hilo-pulmonaire.La première se présente sous l\u2019aspect d\u2019un obscurcissement étendu à tout un hémithorax ou à un lobe; sous la figure d\u2019une large bande, voire d\u2019un triangle, et la seconde sous l\u2019aspect d\u2019une ombre dense hilaire s\u2019estompant dans le champ pulmonaire formant autour d\u2019un ganglion ou d\u2019un foyer parenchymateux à projection hilaire.Sachons que dans la grande majorité des cas, ces lésions passent inaperçues, tant les symptômes sont frustes et vagues et les signes de l\u2019examen thoracique inconstants.Comme question de fait, le film ou l\u2019écran révèlent les images les plus inattendues correspondant bien peu aux modifications de la résonance et de la respiration, quand il y en a.Pour un grand nombre cependant, elles sont marquées par des signes d\u2019allure banale et bien souvent seule la pratique de la cuti permet de les rapporter à la tuberculose.En somme, c\u2019est à l\u2019examen radiologique qu\u2019il faut se rapporter pour des renseignements de certitude.Ces lésions régressent lentement de la périphérie vers le hile; elles sont essentiellement résolutives, relevant du traitement général de la tuber- eulose.\u201cC\u2019est ce caractère dominant de l\u2019infiltration circumlésionnelle qui donne le type du stade que Ranke a nommé anaphylactique en raison de la grosse réaction banale pour une lésion spécifique minime.\u201d C\u2019est durant ce stade que surviennent donc les métastases par voie vasculaire, et pour Ranke, toutes les localisations non-pulmonaires: la pleurésie secondaire, la péricardite, la péritonite, le méningite, l\u2019adénite secondaire, la granulie, l\u2019_érythème noueux, le lupus, la néphrite, Postéite, l\u2019essaimage pouvant se faire à tous les organes; ces métastases évoluent conjointement ou successivement.Ces lésions du type secondaire se rencontrent jusqu\u2019à la fin de la seconde enfance : c\u2019est la raison de leur fréquente appellation \u201cforme ou tuberculose de l\u2019enfance\u201d.En ce sens aussi, qu\u2019au point de vue thérapeutique on enseigne : \u201cChez l\u2019enfant pas de collapsothérapie\u201d.Elle est ici inutile, puisque cette forme est essentiellement résolutive.Des cliniciens prétendent que le pneumothorax, par exemple, peut même favoriser l\u2019apparition de foyers dans d\u2019autres organes, comme si cette thérapeutique déplaçait seulement la localisation de la lutte entre la maladie et l\u2019organisme.Au point de vue anatomo-pathologique, il s\u2019agirait d\u2019une infiltration inflammatoire sans caractère spécifique avec forte hyperhémie, riche en cellules petites et en lymphocytes.Cette phase secondaire est donc une période de généralisation et surtout d\u2019hypersensibilité toxique que l\u2019on pourrait dénommer anaphylactique par opposition au stade tertiaire qui serait immunitaire. 48 1\u2019UNION MEDICALE DU CANADA wy.- N cover + AM Jur ni [3 F pes Eo .BL ak ad = ES - \u2014 x AE \u2026\u2026 ao E = we or wat?- z= ~ + i -_ - eu -e Tig.1 Fig.4 \u201cec AS \u2026\u2026 ND \\! 2 y RSS : * \".eo\u201d a oct M ~~ x ===.-epeurem® - Lo- \u2014 mo das Lane \u2014- \u201cew m'a 2 == 52 0 == Fig.2 Fig J Le esr ane crac.soute see gent® 2% ; .e.ce Le.-_ =.Lo.tr æ = = \u2014 ue recul dd Fi g 3 Fig.6 Ces figures montrent schématiquement l\u2019apparence des lésions d\u2019infiltra- tnon inflammatoire propre au stade secondaire.A remarquer: l\u2019ombre dense s\u2019estompant à mesure qu\u2019elle gagne la périphérie de l\u2019organe, et régressant, en bloc, de périphérie vers le hile. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 49 Celui-ci survient après un laps de temps assez prolongé: cinq, dix, quinze ans.C\u2019est la tuberculose localisée, pulmonaire chronique, la plus connue, pain quotidien de nos dispensaires et de nos sanatoriums.Le réveil se fait le plus souvent dans l\u2019un des lobes supérieurs.La propagation s\u2019effectue par voie endobronchique sans plus de métastases * yo\u2019 ITE a .ue.Fig.10 0009 == Fig.9 sanguines à partir de la lésion pulmonaire, même dans les formes les plus graves et bien que l\u2019on puisse mettre en évidence la présence de bacilles dans le courant circulatoire.T/évolution est lente, sans adénopathie de la chaîne ganglionnaire dont le territoire lésé est 50 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA tributaire.Il y a beaucoup moins de tendance à la régression spontanée ainsi qu\u2019au restitutio ad integrum.Enfin il v a des bacilles dans les sécrétions; et ceci est un caractère à noter.En effet.l\u2019absence constante de bacilles dans une expectoration de provenance pulmonaire, chez une malade que l\u2019on a toutes raisons de considérer en activité, doit nous inciter à revérifier le diagnostie de tuberculose pulmonaire.A cette période il semble que ce soit à la lésion pulmonaire que l'agent infectant doive vaincre ou disparaître; là que se livre la lutte de tout l\u2019organisme.Si celui-ci l\u2019emporte, c\u2019est la guérison, non pas seulement la guérison locale, mais la guérison complète, comme si là se trouvait le dernier retranchement de la morbidité.Il est vrai, nous le soulignons encore, que l\u2019individu restera tuberculisé, mais il ne sera plus tuberculeux, et théoriquement en sortira plus immunisé qu\u2019avant sa maladie.T?\u2019immunité, relative toujours, et non superposable à celle de la diphtérie par exemple, se manifeste par cette absence de phénomènes congestifs périlésionnels et l\u2019incapacité à former d\u2019autres foyers métastatiques par voie sanguine.A l\u2019hypersensibilité focale et locale de la période secondaire s\u2019oppose ici l\u2019hvper- sensibilité générale de l\u2019organisme, témoin de troubles toxiques: fièvre, tachycardie, asthénie, sudation.A ce moment il est intéressant de noter que l\u2019injection de tuberculine reproduit fidèlement le même ensemble symptomatique, et cela à dose minime.Expérimentalement, chez le cobaye préalablement tuberculisé, une dose même forte de bacilles intra-abdominale ne déterminera aucune lésion du péritoine, mais une réaction générale intense, un réveil ou une poussée dans les foyers anciens.En fait, ce que je viens de décrire comme caractères propres à chaque stade n\u2019est pas toujours aussi précisément classé en clinique.Les formes de transition abondent.Entre autres le stade secondaire peut être à son paroxysme et le chancre d\u2019inoculation encore en pleine activité de transformation.Ll\u2019organisme peut brûler les étapes, un bébé peut mourir phtisique comme, par opposition, des adultes ayant toujours vécu dans des agglomérations urbaines présenter une forme particulière à l\u2019enfance: ce qui n\u2019est ni pour surprendre, ni pour désorienter des médecins habitués à la variabilité des manifestations pathologiques selon les individus.Pour résumer, le bacille de Koch, pénétrant dans un organisme vierge, y détermine une maladie à évolution type cyclique et, parallèlement à elle, la formation de propriétés humorales nouvelles se modifiant elles-mêmes au cours de la lutte, dans le sens immunitaire.Cette 2 -_ m2 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 51 évolution peut se subdiviser en trois périodes ayant chacune des caractères propres ; la troisième étant le réveil tardif de lésions ayant évolué antérieurement.l\u2019économie en demeure comme imprégnée pour la vie entière, après la guérison.Cette notion permet d\u2019isoler certains types cliniques et de tracer des directives thérapeutiques que l\u2019on peut résumer ainsi: \u2018forme et évolution généralisées demandent traitement général ; forme et évolution localisées demandent traitement local\u201d.Et voilà ce qu\u2019est la classification de Ranke ramassant des faits jusque là épars et les groupant par un lien logique.Dans l\u2019ensemble, ces idées sont tout à fait séduisantes.Cette synthèse lumineuse de faits cliniques divers rapportés à un processus unique éclaire d\u2019un jour nouveau nos notions générales sur la tuberculose, en soulignant la succession des phases bien différentes de la maladie, depuis la contamination jusqu\u2019à ses réveils tardifs et les séquelles de sa guérison.Elle n\u2019est cependant pas reconnue par tous comme reposant sur une base inattaquable.Elle ne rend pas non plus compte de tous les jaits cliniques en tuberculose.Comme exemple.la granulie terminant.une phtisie pulmonaire typique du stade tertiaire que Ranke explique par une hypersensibilité toxique paradoxale dans un état d\u2019hyper- immunité anormale.Certains auteurs dénomment stade quatrième cette forme secondaire terminant parfois une tuberculose pulmonaire commune.On peut surtout lui reprocher de ne proposer aucune classification de la tuberculose pulmonaire chronique, même s\u2019il isole quelques types intéressants, et c\u2019est ce que réclament les cliniciens.Comme nous y faisions allusion il y a un instant, les stades un et deux chevauchent souvent l\u2019un sur l\u2019autre, le complexe primaire continuant son évolution pendant la période secondaire, à ce point qu\u2019il est difficile d\u2019affirmer à quel moment précis finit le premier ou commence le second.Lévesque, dans son livre, les unit cet divise l\u2019évolution de la tuberculose en deux phases seulement : \u201cLa première, commencant à la contamination, se continue avec le chancre et se termine avee la cessation de la tendance à la généralisation : c\u2019est la période de primo-infection; la deuxième, dans laquelle ne se voient que des épisodes à tendance locale, pulmonaires ou périphériques qui caractérisent la phase de réinfection tuberculeuse\u201d.Ce qui nous amène à parler de la conception de Ranke qui tend à définir le stade secondaire par la voie de propagation vasculaire.Elle n\u2019est pas acceptée par tous.Liebermeister, entre autres, rappelle que le bacille peut circuler dans le sang à toutes les périodes de la maladie; c\u2019est 52 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA aussi ce qui existe dans la syphilis.Aussi caractérise-t-il la période secondaire par l\u2019évolution des lésions.\u201cLa généralisation hématogène a essaimé dans tous les organes des bacilles contre lesquels l\u2019organisme se défend diversement selon son état immunitaire: s\u2019agit-il du stade troisième, cette défense se traduira par un apport leucocytaire, la formation de tissu tuberculeux, et la caséification.Si, au contraire, l\u2019organisme est en état d\u2019hypersensibilité, la réaction spécifique sera minime ou nulle et prendra dans sa majeure partie le type histologique de l\u2019ædème inflammatoire.La limite entre ces deux formes telle que l\u2019établit Liebermeister est non pas seulement la voie hémato- gène, mais la caséification.Si une lésion hématogène d\u2019un viscère quelconque évolue vers la caséification et localise dans cet organe la lutte contre la tuberculose, il n\u2019y a aucune raison de ne pas la classer dans le stade tertiaire.\u201d Cette thèse donne une explication plausible de ce fait que si peu de tuberculeux pulmonaires présentent subséquemment des métastases non pulmonaires, et encore tant de tuberculeux porteurs d\u2019ostéites multiples, d\u2019abcès froids interminables, ne présentant jamais de localisation pulmonaire.Il serait intéressant de savoir si dans ces formes tertiaires non pulmonaires de Liebermeister la granulie survient aussi rarement que dans les formes pulmonaires chroniques.Comme on le voit par ces quelques critiques et beaucoup d\u2019autres encore que renferme la littérature, la classification de Ranke ne doit pas être présentée comme parfaite, mais le nombre et la valeur des hommes remarquables qui la considèrent comme un pas en avant dans nos connaissances, nous font un devoir de n\u2019en pas ignorer au moins les données fondamentales.N.B.Les données de cet aperçu sur la classification de Ranke ont été puisées largement, pour ne pas dire complètement, dans les enseignements et les écrits de mes deux maîtres de Leysin, MM.Jean Morin et Fernand Cardis.Je leur conserve la vive admiration reconnaissante d\u2019un disciple qu\u2019ils honorent de leur amitié. PETITE CLINIQUE LE BOTRYOMYCOME DE LA BOUCHE Par Albéric MARIN, Chef du Service de Dermato-syphiligraphie à l'hôpital Notre-Dame, Professeur agrégé de Dermato-syphiligraphie.Ce granulome pyogénique peut parfois susciter certaines difficultés de diagnostic et provoquer de graves inquiétudes a celui qui en est porteur.Chez des gens d\u2019un certain âge et qui ont la hantise du cancer, il suscitera des craintes sérieuses, particulièrement lorsqu\u2019il siège aux lèvres ou à la langue.Et cependant cette néoplasie bénigne, reconnue à temps et convenablement traitée, ne causera aucun des multiples ennuis qu\u2019entraîne l\u2019épithélioma.Elle survient à tout âge, chez les deux sexes et se rencontre sur différents points de la peau ou des muqueuses.A la peau, nous l\u2019observons plus communément aux mains, aux doigts où se produisent de ces petites plaies infectées qui en sont le point d\u2019éclosion.Son apparition habituelle survient à la suite d\u2019une légère excoriation ou d\u2019une piqûre qui a quelque peu suppuré.Aux muqueuses buccale et labiale, il est fréquent d\u2019en observer à la suite de mordillements par dents cariées.Le botryomycome est de nature inflammatoire et due à des pyocoques.Il se présente histologiquement comme le bourgeon charnu et cliniquement sous forme d\u2019une petite tumeur de volume variable, d\u2019un pois à une cerise.Un bourgeonnement s\u2019observe d\u2019abord, qui grossit peu à peu.En une quinzaine de jours, à sa période d\u2019état, c\u2019est une élevure mollasse, facilement saignotante, croûtelleuse ou d\u2019un rouge vif.Sa surface, non recouverte d\u2019épiderme, est parfois lisse, parfois granuleuse comme celle d\u2019une framboise.L'aspect mûriforme est plus caractérisé à la peau sous la croûtelle qui le recouvre, tandis qu\u2019aux muqueuses il est plus net (à cause des 54 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA sécrétions qui le détergent) et moins grenu (à cause de la compression qu\u2019il endure).Mais quelle que soit sa localisation (muqueuse ou cutanée) ct l\u2019aspect qu\u2019il présente (lisse ou framboisiforme, nette ou croûtelleuse) cette croissance offre à l\u2019examen un signe caratcéristique du côté de son implantation.Sa base est en effet étranglée, parfois franchement pédiculée.Cette masse ne repose pas directement sous le tissu sous- jacent mais v est comme reliée par l\u2019intermédiaire d\u2019une tige. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 55 Ce pédicule n\u2019est pas toujours très apparent d\u2019emblée.La tumeur peut être aplatie par frottement, pansement, compression.ou défigurés par des cautérisations.Mais la pointe d\u2019un stylet introduite sous le granulome permet de mettre en évidence cet étranglement de son assise.L\u2019aspect non pédiculé, sessile s\u2019observe plus souvent à la bouche qu'ailleurs (à cause du tassement continu), mais il est facile par le stylet de découvrir le pédicule. 56 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA À la bouche, cette tumeur peut se localiser un peu partout.Nous l\u2019avons déjà trouvée, mais plus rarement, au palais dur et à la partie antérieure de la muqueuse jugale.Le plus souvent elle se rencontre à la lèvre inférieure, au tiers antérieur de la langue, sur ses côtés ou à sa surface dorsale.A la lèvre inférieure, il sera facile de ne pas confondre le botryomycome avec le cancer.Celui-ci offre à examen une tumeur dure, à la fois plongeante ct saillante, en pastille, avec bords cornés bien marqués.À la langue, il sera aussi facile d\u2019éviter pareille méprise.Du reste, l\u2019épithélioma spino-cellulaire de ces régions, outre son aspect bien caractéristique, débute et évolue de façon différente.Il s\u2019agit dans la vaste majorité des cas de malades relativement âgés et porteurs depuis longtemps de lésions leucoplasiques.La leucoplasie, dont le siège habituel est le segment antérieur de la face dorsale de la langue, la face interne et le bord libre de la lèvre L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 57 inférieure et la portion juxta-commissurale de la face interne des joues, la leucoplasie s\u2019installe peu à peu par un état lisse de la muqueuse (effacement des papilles et des sillons) qui s\u2019accompagne d\u2019une coloration blanchâtre.Elle évolue durant des années, en îlots ou placards irréguliers dont certains donneront un enduit corné considérable avec -érosions, crevasses, fissures qui deviendront le point de départ d\u2019un épithélioma à surface érodée, bourgeonnante, masse sessile à bourrelet périphérique kératosique.* * Xk Divers traitements ont été préconisés: chirurgicaux, physio- ihérapiques, médicamenteux.Les caustiques chimiques obtiennent une nécrose des assises superficielles seules, obligent à des applications multiples et douloureuses.lèsent la peau saine avoisinante, laissent une large cicatrice.Le curettage seul est d\u2019ordinaire inopérant s\u2019il n\u2019est immédiatement suivi d\u2019autres mesures: cautérisations chimique, physique, irradiation.L\u2019exérèse chirurgicale exige une ablation assez large et profonde afin de ne pas exciser en territoire infecté.In dépit de cette précaution la réunion est rarement de première intention ou bien une récidive survient qui conduit à une nouvelle intervention dont les résultats ne seront pas plus heureux.Et il subsistera une cicatrice des plus marquées.La galvano- ou thermo-cautérisation est passible des mêmes reproches que la cautérisation chimique: séances multiples, douloureuses, cicatrice apparente.L\u2019électro-dessication ou mieux l\u2019électro-coagulation, si elle est faite massivement, peut détruire le granulome en une seule séance.Mais la guérison en est lente et souvent la cicatrice, exubérante.Les rayons ultra-violets ont bien peu de pénétration pour agir sur cette tumeur dont la base d\u2019implantation a quelque peu de profondeur.Cette méthode exige plusieurs séances avec des résultats aléatoires.Les rayons X et le radium donnent ici des effets supérieurs aux autres procédés.Aux endroits facilement accessibles (peau et orifices) nous utilisons les rayons X, réservant le radium aux cavités naturelles.Dans le cas d\u2019une lésion siégeant au bord libre de la lèvre :nférieure une dose de 15 à 20 H nus, d\u2019un rayonnement modérément pénétrant, est couramment utilisé. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA À l\u2019intérieur de la bouche nous pratiquons la radiumpuneture : aiguille de 5 milligrammes, paroi de 14 mm.d\u2019acier chromé, laissant passer environ 17% de rayons bêta.L\u2019aiguille, transifixant le pédicule, et laissée en place de 5 à 10 heures.Nous avons aussi fait des applications de radium en surface avec une plaque de 10 milligrammes (filtration de 2 mm.de cuivre) laissée en contact une quinzaine d\u2019heures.Chez tous nos malades, après environ une semaine de silence nous avons vu la tumeur se ratatiner peu à peu, se dessécher, s\u2019aplatir, pour enfin se résorber dans environ 4 ou 6 semaines.I ne subsiste qu\u2019une cicatrice punctiforme.Ce point cicatriciel, blanchâtre et plan, n\u2019est que fort peu apparent, beaucoup moins visible que les traces laissées par les autres procédés.- Cette considération esthétique a son importance lorsque la lésion siège aux parties découvertes.Nous n\u2019avons jamais été tenu de répéter la dose, n\u2019ayant nulle part enregistré d\u2019échee, ni observé la récidive.Nous n\u2019avons noté aucune différence entre les rayons X et le radium quant à la rapidité de la guérison et à la qualité de la cicatrice consécutive.Nous annexons à cet article quelques photographies de malades que le hasard de la clinique nous a récemment donné d\u2019observer. MOUVEMENT MÉDICAL TEST STANDARDISÉ POUR ÉVALUER LES VARIATIONS DE LA TENSION ARTÉRIELLE: SA SIGNIFICATION COMME INDICE DE LA PÉRIODE PRÉ-HYPERTENSIVE\u201c Par Edgar A.HINES, Jr, M.D., et George E.BROWN, M.D., F.R.C.P., Rochester, Min.I1 existe, à l\u2019état de santé.un équilibre entre les diverses parties du système nerveux autonome qui varie suivant les besoins plivsio- logiques normaux.I est probable que des facteurs phylogénétiques ct anatomiques, ainsi que les besoins fonctionnels des organes.aient déterminé certains degrés permanents d\u2019activité dans le centrôle sympathique des différents organes.La persistance des battenionts du cœur aux environs de 70 à la minute, le contrôle de la température du corps dans des limites connues, l\u2019activité fonctionnelle des zlandes sudoripares-et le contrôle de la tension artérielle démontrent cet équilibre physiologique.La suractivité des éléments constituants du système nerveux sympathique et parasympathique autonome produit fréquemment des symptômes ou syndromes si caractéristiques qu\u2019on peut leur reconnaître des entités cliniques telles que: éréthisme cardiaque ou syndrome d\u2019effort ; ou lorsqu\u2019elle affecte les vaso-moteurs des vaisseaux périphériques en les contractant ou les dijatant elle produit d\u2019autres troubles fonctionnels cliniques bien connus.\u2018Fonte perturbation dans le fonctionnement des glandes sudoripares se manifeste par de hypo ou de l\u2019hyperhydrose.Si l\u2019instabilité du système vaso-moteur affecte une étendue assez considérable du réseau périphérique il peut survenir des modifications de la tension artérielle dans tous les systèmes de l\u2019économie.(1) \u201cA Standard Test for measuring the variability of blood pressure: its significance as an index of the prehypertensive state\u201d.(Travail présente devant les membres de l\u2019American College of Physicians à leur réunion tenue à Montréal en février 1933, et publié dans \u201cAnnals of Internal Medicine\u201d, août 1933.) Traduction faite par le Dr J.E.Dubé, avec l'autorisation des auteurs et du Dr Maurice C.Pincoffs, éditeur de \u201cAnnals of Internal Medicine\u201d. 60 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA L\u2019hypotension orthostatique représente une perturbation du système nerveux sympathique exprimée par la tension artérielle et causée probablement par des lésions des branches terminales du sympathique.On peut expliquer l\u2019hypertension essentielle par un manque d\u2019équilibre dans le système vaso-moteur, déterminant une vasoconstriction à un degré anormal.Le principe qui préside aux activités des différentes parties du système nerveux autonome est inconnu ; il peut être de nature constitutionnelle ou biologique.On rencontre par exemple un manque d\u2019équilibre dans le fonctionnement du système sympathique déterminant des névroses viscérales chez des individus de constitution anormale.Des troubles psychiques, des émotions d\u2019origine traumatique peuvent en être le point de départ.la thyroïde et les surrénales, par leurs hormones, exercent une influence sur le sympathique et peuvent provoquer de l\u2019hypertonicité artérielle.Les personnes souffrant d\u2019hypertension essentielle sont d\u2019habitude des sujets de constitution adéquate présentant une grande irritabilité psychique, avec une augmentation évidente de l\u2019influence du système nerveux sympathique beaucoup plus considérable que celle du système nerveux parasympathique.Le problème à résoudre dans la pathogénie de l\u2019hypertension essentielle consiste à savoir si la cause relève d\u2019un mécanisme central ou périphérique.Existe-t-il un centre vaso-moteur hypersensitif, ou la cause efficiente se trouve-t-elle dans les nerfs sympathiques, le système circulatoire ou dans le système endocrinien?Monakow et d\u2019autres auteurs prétendent que les centres vaso-moteurs sont plus irritables et d\u2019une sensibilité très élevée.Les centres régulateurs de la température présentent des perturbations analogues au cours des maladies fébriles avec troubles nerveux.Les expériences plus récentes de Raab apportent des éclaircissements sur cette question.Il a constaté que l\u2019inhalation de sous-oxyde de carbone par des hypertendus essentiels provoquait une hypertension artérielle beaucoup plus considérable que chez les personnes à tension artérielle normale.Il est intéressant de noter que le sous-oxyde de carbone augmentait normalement la tension artérielle chez les néphritiques nypertendus.Causes de l\u2019hypertension Premièrement, il existe une cause première ou principale de l\u2019hypertension consistant en un mécanisme d\u2019hyperactivité du système sympathique vaso-moteur, dépendant d\u2019un état constitutionnel anormal ou manque d\u2019équilibre.- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 61 Deuxièmement, un facteur auxiliaire de fatigue ou de surmenage provoqué par les événements quotidiens de la vie, qui modifie ou exagère ou réactive le facteur constitutionnel (tableau 1).TI est possible que ce mécanisme d\u2019hyperactivité s\u2019acquière.Tableau I Etiologie de l'Hypertension Essentielle 1.Facteurs constitutionnels ou facteurs inconnus, tels que: Hypersensibilité du centre vaso-moteur Mécanisme de réaction anormale Paroi artérielle Terminaison des nerfs sympathiques Les endocrines.2.Causes auxiliaires ou accélératrices d'usure et de fatigue L\u2019entourage Les effets d'intoxication ou d'infection.Te noir primitif de l\u2019Afrique ne souffre pas d\u2019hypertension.Cette affection, cependant, est très commune dans la première et deuxième générations des noirs transplantés dans d\u2019autres pays, et parfois à un degré beaucoup plus élevé que chez les blancs avec qui ils sont en contact.S\u2019il existe un état biologique capable de déterminer plus tard une augmentation de la tension artérielle, il devrait être théoriquement possible de reconnaître chez l\u2019individu cette anormalité dans les premières années de la vie ou à l\u2019époque de la puberté, plusieurs années avant l\u2019apparition des premiers signes cliniques de l\u2019hypertension.Pour prouver cet avancé il est nécessaire de trouver un moyen siandardisé capable de déterminer le mode de réaction du système vaso-moteur.Le test de stimulation par le froid Pour employer le test du froid le sujet examiné doit être au repos et couché pendant 15 minutes au moins, c\u2019est-à-dire jusqu\u2019à ce que la tension artérielle ait atteint son niveau réel ou basal.TI faut attendre au moins +5 minutes chez les hvpertendus avant de procéder à l\u2019examen.Pendant qu\u2019une main du malade cst plongée dans de l\u2019eau glacée à 4 ou 5 degrés centigrades, la tension artérielle est prise sur le bras opposé après 30 secondes et de nouveau après 60 secondes.la main est ensuite retirée de l\u2019eau glacée et la tension artérielle est prise toutes \u2018les deux minutes jusqu\u2019à son retour au chiffre basal normal.le chiffre de la tension artérielle trouvé le plus élevé durant cette 62 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA expérience représente le degré de réaction propre à chaque sujet examiné.Le chiffre de la tension artérielle ainsi obtenu pendant le test du froid retombe dans l\u2019espace de deux minutes au chiffre de la tension trouvé avant le test, sauf dans quelques cas d\u2019hypertension.Cette réaction n\u2019est nullement influencée par les modifications du pouls.La réaction influence les deux pressions, systolique et diastolique, mais un peu moins et d\u2019une façon plus variée la pression drastolique.Le principe de la réaction au test du froid.Il est possible que la réponse du test du froid ne soit qu\u2019un réflexe nerveux à cause de la rapidité de la réaction qui est trop hâtive pour que l\u2019on puisse songer à l\u2019intervention d\u2019un facteur hormonal ou chimique.Un tourniquet produisant de la stase sanguine dans le bras plongé dans l\u2019eau glacée n\u2019empêche pas la réaction de se produire.Résultats expérimentaux.Sur 230 personnes examinées il y en avait 69 normales ; 41 atteintes de maladies n\u2019intéressant nullement le cœur et les vaisseaux; 26 porteurs de lésions bien caractérisées du système cardio-vasculaire; 76 souffrant d\u2019hypertension, et 18 sans hypertension, paraissant bien portantes et qui donnèrent cependant des réactions anormales.Parmi les sujets examinés il y en avait un nombre à peu près égal des deux sexes.Les hypertendus furent groupés (suivant qu\u2019ils présentaient ou non des lésions organiques évidentes des artérioles rétiniennes) de facon à démontrer l\u2019existence des types organiques ou préorganiques de la maladie.Le tableau 2 est un résumé des résultats obtenus Tableau IT Réactions de la tension artérielle au test du froid Sujets Moyenne d'é'évation de tension Types Nombre Age Svstoli-,ue Diastolique Normal .69 15-55 8.62 + 0.181 8.14 + 0.182 Hypersensibles; \u201cnormal\u201d .18 17-40 29.33 + 1.21 23.331+ 1.05 Hypertension organique .49 24-64 36.68% 1.27 24.38% 0.978 préorganique .21 24-64 37.15 + 2.07 25.04 + 1.52 Artério-selérose avee hypertension 6 68-91 35.00 + 4.99 20.08 + 0.735 Affections diverses sauf affections vasculaires .41 18-45 8.15 + 0.277 7.27 x 0.192 Affections vasculaires sans hyper- _ tension .11 1 1.26 22.82 9774+ 0477 8.47 + 0.353 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 63 d\u2019après l\u2019examen des personnes sous observation.Conformément au résultat obtenu sur la tension artérielle par le test du froid, deux groupes bien définis furent établis: le groupe 1 représenté par les sujets avec une réaction moins marquée au test du froid; et le groupe ?comprenant les sujets avec une réaction deux fois plus forte ou davantage à ce même test.Le premier groupe comprend les sujets normaux et ceux souffrant de toute autre maladie que l\u2019hypertension.Chez ces sujets l\u2019élévation de la tension artérielle systolique fut en moyenne de 8.8 mm.hg., et de 7.93 mm.hg.pour la tension artérielle systolique.Les chiffres obtenus pour la tension artérielle variaient de 5 à 15 mm.hg.pour la tension artérielle svstolique, et de 5 à 12 mm.hg.pour la tension artérielle diastolique.Ceux parmi ces sujets dont l\u2019élévation de la tension artérielle atteignit jusqu\u2019à 15 mm.h.furent considérés arbitrairement comme donnant le chiffre maximum de la tension artérielle normale.Le groupe ?comprend 210 200 |- © S i 160 d pressure = ed oC oo 3 Oo OO i [IE x Arteriosclerosis Hypertension with hypertension of mn |) I Normals Hyper-reactive Arteriosclerosis normals Systale blo = DGA o oOo a O, [0 LI co © Réaction de la tension artérielle au test du froid Fig.1.Réaction de la tension systolique au test du froid.tous les sujets dont la réaction au test du froid fut assez élevée pour qu\u2019on puisse les considérer comme atteints d\u2019hypertension essentielle et les 18 jeunes sujets des deux sexes en bonne santé avec tension artérielle normale, et sans aucun autre symptôme pouvant faire soupçonner l\u2019hypertension essentielle, mais dont la réaction au test du froid était anormale.La moyenne des réactions au test du froid dans ce groupe fut de 34.5 mm.hg.pour la tension artérielle systolique, et de 23.2 mm.hg.pour la tension artérielle diastolique.Les chiffres obtenus variaient de 20 à 90 mm.hg.pour la tension systolique, et de 15 à 65 mm.hg.pour la tension diatolique (fig.1).97 pour cent des 64 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA sujets atteints d\u2019hypertension donnèrent une réaction minimale pour la tension artérielle systolique et diastolique plus élevée que la réaction maximale obtenue chez l\u2019un ou l\u2019autre des sujets normaux du groupe 1.la réaction obtenue dans le groupe 2 fut trouvée deux fois et davantage plus forte que dans le groupe 1, à l\u2019exception de deux cas chez lesquels existait cependant la tension artérielle très élevée de l\u2019hyperten-ion maligne.Les chiffres de la tension artérielle normale ne furent pas atteints.La réaction au test du froid était à peu près la même dans toutes les formes organiques et préorganiques de l\u2019hypertension.Dans le groupe des hypertendus existait une corrélation significative entre les chiffres de leur tension basale et les chiffres tres élevés obtenus par le test du froid pour la tension systolique et la tension diastolique.Constance de la réaction.La répétition de ce test, à des intervalles rapprochés et éloignés, donna toujours les mêmes résultats chez les mêmes individus examinés dans des conditions semblables.Les effets de l\u2019âge.Nous n\u2019avons pas encore de données suffisantes pour pouvoir démontrer les effets de l\u2019âge sur les réactions du froid.Chez les sujets âgés avec légère hypertension d\u2019origine artérioscléreuse, les réactions furent exagérées.De plus amples recherches sur les effets de l\u2019âge, en particulier chez les enfants et les vicillards, levraient être continuées.Résultats obtenus par le repos.L\u2019étude de la tension artérielle, faite d\u2019heure en heure, a démontré que le repos mental et physique sous contrôle, produit un abaissement dans les hautes variations et dans le niveau moyen des tensions systolique ct.diastolique chez les hypertendus essentiels.De courtes périodes de repos (24 à 48 heures) n\u2019ont eu aucun effet signalé sur la réaction de la tension artérielle au test du froid.De longues périodes de repos (une à deux semaines) pourraient diminuer manifestement la réaction des vaso-moteurs.Avec la reprise des activités la réaction revient à son degré antérieur.Lffet des médicaments.l«s médicaments de la série barbiturique diminuent la réaction au test du froid.Le \u201csodium amytal\u201d, aux doses de 3 à G grains (0.2 à 0.4 grammes) diminue le degré de la réaction de 50 à 100 pour cent, et cette réduction persiste de 3 à 12 heures.l/effet produit sur la tension artérielle pourrait s\u2019obtenir sans qu\u2019il se produise un ralentissement apparent des réactions PE vi tb ms L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 65 psychiques (fig.2).Les bromures furent beaucoup moins effectifs.Le sous-nitrate de bismuth, donné aux doses de 30 grains (2 grammes) tous les jours pendant une période de 15 jours même, restèrent sans effet sur la réaction.Le chlorure de calcium en injections intra- veincuses aux doses de 714, grains (0.50 centigrammes) produisit une \u2026ss N ww oO Q QQ ] Ï Hypertension a Oo oO | Alcohol = ma us Oo = Oo 6 o i | Ï Amytal Anesthesia 5 BR Normals Fever Fig.2.Effets des différents agents sur la réaction de la tension artérielle au test du froid.Systolic blood pressure us oO = ee Qo réaction plus vive au test du froid, et un retard marqué (30 a 60 minutes) dans le retour de la pression artérielle a la normale.L\u2019alcool éthylique, bu aux doses de 0.5 ce.pour chaque kilogramme de poids, diminua la réaction au test du froid ; la réduction moyenne tut de 40 pour cent, et la durée de la diminution fut de 2 a 12 heures.L\u2019effet réductif de l\u2019alcool fut démontré également sur les niveaux moyens des tensions systolique et diastolique.Effet de Uanesthésie.T\u2019anesthésie générale entraîna un manque absolu de réaction.La rachi-anesthésie produisit une réaction moindre à peu près en rapport avec la hauteur de l\u2019anesthésie, et le niveau de la tension artérielle systémique.Avec la rachi-anesthésie au niveau de la ligne mamelonnaire la réaction des vaso-moteurs fut plus faible que la normale.En abaissant graduellement la hauteur de la rachianesthésie la réaction vaso-motrice s\u2019acerut en intensité jusqu\u2019au niveau pré-anesthésique (fig.3).Effet de la résection quantitative du système merveux sympa- ihique.La réaction des ganglions sympathiques thoraciques ou lombaires ou des deux à la fois chez l\u2019homme avec tension artérielle normale ne modifie pas la réaction vaso-motrice au test du froid.La réaction au froid chez deux sujets avec tension artérielle élevée transi- CDI21-Male > S oS § 200; SEP, v % 3993 TQ i.$1) RS y § Syse> SR 58 \u2014 L i ~~ = 8 Jol Systolic I yf 3 Si ses SE Sy IN Soul one?SAT SE § TR NE & À &3 © 150} § SF 898232 ww FEI} \\ \u2014 .§ uo & PEE SE FS S 98 *o 130k SE § $ $ gs S Diastolic $S X $ 5 A 120 SF, 5 A 88 &ç 0e 8 pe [ § & Lo = 3 A ~\u2014 8 I Q $ ° SOX RY 80 S S Boars QQ gue0 NS wf A ea 5S ir.» ET $ re Ia 20-09 8 3 $ SG « 607 Pulse rate 4 A J & Ÿ §® July 26 21 Septl0 25 Nov 15 Jan.21 June 9 Juil.26 27 Sept.10 23 Nov.13 Jan.21 Juin 9 66 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA tolrement, fut augmentée temporairement pour plusieurs semaines après l\u2019opération.2 3 3 V 3 $ = S U Q oN L on 53 = 3 260 |- SY J 5 3 = 250 = Q = wv 240 » ss 5 x N & 220 1 ER 3 3 < 1\" V 210H I 5 y L Q IN 190 + SN © Ÿ Rr 3 1801 RS 3 RY = À Lens 170} \u2018 © 160} A 2 8 AY ?R K 150} 06 be < 3 S be = 140} Control 9 Ve aps S 130K (ld test: S Fr Cold Control 2 120F before = Cold test, Cold.test a oO I (m) \u2014 Variation de la tension au test du froid.OO \u2014 Variations pour une période de 24 heures.Fig.5.Corrélation des effets sur la pression artérielle causés par les stimulants de l'entourage et la stimulation par le froid.affections du cœur ct des reins avaient été ajoutées.et (2) au moins 98% des malades atteints d\u2019hypertension essentielle présentaient une forte réaction au test du froid.Ce n\u2019est qu\u2019après plusieurs années d'observation suivie de ces sujets qu\u2019il sera possible de fournir la preuve définitive de ces avancés.On peut se demander si les sujets hypersensibles réagissent aussi fortement à d\u2019autres stimulants qu\u2019à l\u2019application locale du froid.TI existe entre ces derniers un parallélisme assez étroit, tel que démontré par la fig.5.Tl est probable que tous les stimulants sensoriels et psychiques donnent lieu a des réactions excessives chez les hypersensibles.On n\u2019a pu en trouver aucun de plus sensible que l\u2019application locale du froid.Nous n\u2019avons pu découvrir d\u2019autres maladies que l\u2019hiypertension essentielle où existaient des réactions excessives, L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 69 exception faite de l\u2019hyperthyroïdisme.On peut constater des réactions diminuées chez les sujets atteints de maladies fébriles.La réaction fut trouvée normale dans deux cas de maladie d\u2019Addison.Des réactions normales furent constatées chez huit sujets présentant de l\u2019hypertension systolique intermittente, accompagnée de tachycardie consécutive à des efforts.Des réactions normales furent trouvées dans deux cas d\u2019insuffisance aortique avec une forme secondaire d\u2019hypertension systolique.Les réactions furent normales dans deux cas de néphrite avec hypertension secondaire.Nous croyons que les hyper-réactions de la tension artérielle systémique sont d\u2019une grande importance dans la détermination de la longévité artérielle.Il existe, au cours de la période ascendante de la vie, une intermittence excessive dans la tonicité des artérioles, associée à une tension et à un effort anormal et intermittent du système circulatoire interne.On peut présumer qu\u2019il en résulte l\u2019usure pathologique des tissus vasculaires.Le premier effet de ce travail exagéré de la musculature des artérioles est semblable à celui qui survient au cœur, c\u2019est-à-dire l\u2019hypertrophie, conséquence physiologique.Par suite de l\u2019hypertrophie de leur tunique moyenne les artérioles présentent une réelle diminution de leur calibre.On peut s\u2019attendre à une élévation croissante des niveaux des tensions systolique et diastolique comme conséquence de cette diminution organique du calibre des artérioles périphériques.Il s\u2019agit, à ce moment, d\u2019hypertension clinique probablement irréductible, comme le prouve les échecs qui accompagnent tous les efforts thérapeutiques.Il est hors de doute qu\u2019il est très important de pouvoir diagnostiquer l\u2019hypertension dans sa période fonctionnelle ou préorganique.Pour que les moyens thérapeutiques soient utiles ils doivent être employés avant l\u2019apparition de la dégénérescence organique.Nous croyons que les \u2018réactions intenses\u201d sont des signes précurseurs et ont une signification étiologique en mettant en évidence l\u2019état d\u2019hypertension.Ni cette présomption est admise, la thérapeutique en devient alors pius simple.Les facteurs d\u2019usure et de fatigue prennent alors une grande signification, et l\u2019effet produit par la diminution des réactions vaso-motrices deviendrait salutaire.la régularité dans le travail et les plaisirs est importante.Un vaste champ de thérapeutique expérimentale est ouvert aux savants.Notre travail n\u2019a fait que toucher cette partie intéressante du sujet; cependant, les résultats obtenus sont suffisants pour permettre d\u2019espérer que des moyens adéquats de contrôle, soit médicaux, soit chirurgicaux, de l\u2019hyper- excitabilité des vaso-moteurs soient proposés à l\u2019avenir. 70 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Conclusions ll semble assez évident que certains individus ont une anormalité constitutionnelle ou biologique qui conduit au développement de l'hypertension essentielle.Il devrait être possible de faire, théoriquement, la preuve de cet état potentiel plusieurs années avant l\u2019éclosion Ges signes cliniques de l\u2019hypertension artérielle.Les individus peuvent être groupés suivant que leur tension artérielle réagit légèrement ou fortement aux excitants sensoriels ct psychiques.Une épreuve ou test standard a été imaginée qui permet d\u2019indiquer ces réactions.Il existe de fortes preuves que les individus soi-disant normaux chez qui Pon constate cette hyperexcitabilité souffriront éventuellement d\u2019hypertension, à moins qu\u2019ils ne soient déjà arrivés à cet état.Au moins 98% de tous les sujets souffrant d\u2019hypertension dans sa forme essentielle présentent une réaction très forte à l\u2019application locale du froid.Les individus atteints de maladies diverses ont des réactions normales ou légères.\u2018 le test du froid est utile pour déterminer l\u2019efficacité des moyens thérapeutiques dans le contrôle de l\u2019irritabilité vaso-motrice.BIBLIOGRAPHIE CRAIG, W.M,, and BROWN, G.E.: Experiments on the control of blood pressure by operation om the sympathetic nervous system, Proc.Staff Meet.Mayo Clinie, 1932.vii, 61-64.DONNISON, (.P.: Blood pressure in the African native; its bearing upon etiology of hyperpiesia and arteriosclerosis, Lancet, 1929, i, 6-7.Von MONAKOW, P.: Blutdrucksteigerung und Niere, Deutsch, Arch.f.klin.Med, 1920, exxxiii, 129-152.MUELLER, S.C., and BROWN G.E.: Hourly rhythms in blood pressure in , persons with normal and elevated pressures, Ann.Int.Med., 1930, iii, 1190-1200.PATEK, A, and WEISS, S.: The tonus of the autonomic nervous system in arterial hypertension, New Eng.Jr, Med.1931, cev, 330-334.RAAB, W.: Funktionsprufung des zentraeln Vasomotorenapparates in ver- schiedennen Lebensaltern, Ztschr.f.klin.Med.1931, exviii, 618-629.SCHWAB, E.IT, and Schulze, V.E.: The incidence of heart disease and of the etiological types in a southern dispensary, Am.Heart Jr, 1931, vii, 223-234.(1) Briggs et Oerting (Minnesota Med.1933, xvi, 481-486) ont con- fiimé nos recherches sur le test du froid.Ils ont constaté des réactions hypertensives chez 8 sujets atteints de lésions spécifiques du système nerveux central.Leur travail d'observation est important et demande une étude subséquente.- \u2014 \u2019 ee \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 MOUVEMENT THÉRAPEUTIQUE NOUVEAUX ANTIDOTISMES.BARBITURIQUES \u2014 STRYCHNINE.La Coramine.Par Jean SAUCIER, Service de neurologie de l'hôpital Notre-Dame.Lin cherchant expérimentalement chez le chien et le rat un contrepoison a la strychnine, les Américains Haggard et Greenberg eurent l\u2019idée d\u2019administrer du phénobarbital soluble avant que les convulsions n\u2019aient déclanché les phénomènes asphyxiques ct hémorragiques.Leurs expériences démontrèrent que les doses cinq fois mortelles de strychnine pouvaient être neutralisées par une dose de phénobarbital ne représentant que le tiers de la dose mortelle.Nen- versant l\u2019expérience.ils découvrirent que des doses mortelles de phénobarbital étaient neutralisées par des doses sumplement mortelles de strychnine.(1) Dans les conclusions de leur travail original.les originateurs de cet antidotisme s\u2019expriment a peu pres identiquement : \u201cPhenobarbital sodium controls strychnine convulsions an rats and dogs.Recovery follows the administration of five times the lethal dose of strychnine.Rats and dogs that have received amounts of phenobarbital as high as three times the lethal dose may be saved by the administration of amounts of strychnine which by themselves would be fatal.(2) T1 semble toutefois y avoir une certaine contradiction en ce qui concerne la dose de strychnine à employer contre la dose minima mortelle de phénobarbital, puisque les mêmes auteurs disent ailleurs.1.[de.Antidotisme gardénal-stryechnine.Gazette Médicale de France ler juin 1933.2.Tfaggard et Greenberg.J.A.MLA.2 avril 1933, L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA dans le même article, que pour neutraliser une dose minima mortelle de phénobarbital on doit administrer 4 à 5 fois la dose mortelle de strychnine.La contradiction n\u2019est qu\u2019apparente car lorsque les auteurs parlent de quantités simplement mortelles de strychnine, ils ne mentionnent pas de chiffres.Ils pèchent peut-être là par imprécision.ii est évident de par le contexte que ces doses doivent être mortelles 4 ou 5 fois.Nous entendons, en effet, avec Harvier (3) qu\u2019il ressort des expériences des auteurs américains, qu\u2019une seule dose mortelle de barbiturique est neutralisée par une dose 3 à 5 fois mortelle de strychnine, et que pour neutraliser des doses considérables de strychnine, il faut avoir recours d\u2019emblée à 2 fois la dose mortelle de phénobarbital.* xk Les toxicologues distinguent la dose minima mortelle qui peut luer, mais qui ne tue pas nécessairement, et la dose toujours mortelle fatalement irrémédiable.Pour Ide (1), les minima mortelles en pathologie humaine sont les suivantes: strychnine, 3 centigrammes; phénobarbital (gardénal), 1.5 gramme ; barbital (véronal), 3 grammes.L\u2019écart entre la minima mortelle et la fatale est très variable.11 existe des susceptibilités spéciales qui abaissent le seuil fatal, comme des tolérances excessives qui élèvent considérablement ce même seuil.Ces susceptibilités et tolérances peuvent être naturelles ou acquises.lécemment, IMarvier (3) a pu injecter d\u2019emblée chez des alcooliques 4 centigrammes de strychnine sans noter la moindre réaction.Il s\u2019agissait ici d\u2019une tolérance bien connue chez les éthyliques, dont on sait, depuis les travaux de Chauffard, la remarquable impassibilité devant la strychnine.Pour le phénobarbital (gardénal) la dose de 80 centigrammes peut être donnée sans aucun danger.Quant au barbital (véronal) la marge qui sépare la minima mortelle de la fatale est très large.Quinze grammes n\u2019ont pas toujours tué! En pratique médicale, les intoxications, soit par la strychnine, soit par les barbituriques sont volontaires ou accidentelles.Les premières constituent la très grande majorité.Le médecin est le plus souvent appelé auprès d\u2019un mélancolique qui à fait une tentative 3.Harvier et Antonelli.Note sur le trait.par la Strych.des intoxications barbituriques.Bull.ct Mém.de la S.M.des M.de P.6 nov.1933. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 73 de suicide.La facilité avec laquelle on peut se procurer dans les pharmacies des doses mortelles de barbituriques n\u2019est pas faite pour atténuer ce mode si simple de s\u2019enlever la vie ! Tant que des lois ne réglementeront pas la vente de ces produits les désespérés de la vie ne sont pas à l\u2019abri de leurs néfastes impulsions.: Habituellement, le svicident à choisi les barbituriques et il n\u2019a pas avalé la dose sûrement mortelle.Le tube ou le flacon révélateurs renseignent les enquêteurs et quand le médvem es: avisé suffisamment tôt il est aisé de sauver la vie de ces malades.Sil est trop tard pour tenter les vomitifs et les lavages de l\u2019estomac, on se guidera sur la dose présumée que le sujet a dû avaler.Dans les cas ou les 2 ou 3 grammes ne sont pas dépassés, la strychnine sera administrée à lu dose de un centigramme toutes les heures en injections ~ous-cutanées jusqu\u2019à effet, comme le recommande Ide; dans les cas on Pon ne connaît pas la dose ingérée et où le coma est profond, il faudra administrer le double et même le triple des doses indiquées par Ide, soit ® à 3 centigrammes toutes les heures ou demi-heures jusqu\u2019à effet.Tout dernièrement, Mme Bertrand-l'ontaine et A.Class (4) ont obtenu le réveil chez une jeune femme intoxiquée par l\u2019énorme dose de 17 grammes de véronal en injectant en piqûres Intraveineuses 39 centigrammes de strychnine en 64 heures.Le cas Inverse d\u2019une intoxication par la strychnine est moins fréquent.l\u2019antidotisme est icl tout aussi manifeste.On rapporte partout la série des onze cas d\u2019Indianapoiis (5), tous très graves mais amenés dès la première heure et guéris par Pamytal, dont les doses et les effets sont les mêmes que ceux du phénobarbital.Chez ces malades, huit avaient pris plus de 10 centigrammes de strychnine ; deux avaient dépassé les 3U centigrammes.les doses d\u2019amytai Intraveilleux ont varié entre 50 centigrammes et à grammes.Ide prévoit les excellents effets de Pemplol des barbituriques dans eux autres états convulsifs aigus: l\u2019éclampsie gravidique et le tétanos.dl avertit le praticien de ne pas se laisser leurrer par l\u2019abus théorique des doses énormies de sérum antitétanique et par les essais de thérapie dite pathogénique de l\u2019éclampsie.ll s'agit de syndromes convulsifs; or, le danger constant contre lequel il importe de lutter avant tout {+ Mme Bertrand-Fontaine et A.Class.Intoxication par une dose massive de véronal.Traitement strychnique intensif.Guérison.Bull.et Mémoires de la S.M.des H.de P.6 nov.1933.5.Kempf, MacCallum et Zerfas, J.A.M.A., 25 fév.1933. 74 L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA est l\u2019asphyxie, et l\u2019on sait maintenant l\u2019influence quasi-miraculeuse des barbituriques sur les phénomènes spasmodiques.Ide conseille de ne pas dépasser 20 cc.de sérum antitétanique par jour; cette dose sera diminuée graduellement tandis que les convulsions seront combattues par les barbituriques.Dans l\u2019éclampsie ceux-ci devraient constituer la médication de base de la crise convulsive.La preuve de l\u2019antidotisme strychnine-barbiturique est faite.Nous en verrons d\u2019ici peu de nouvelles applications.Peut-être les narcoses par inhalations seront-elles supprimées ?* * % Des travaux récents poursuivis en Allemagne sur la coramine, il ressort que ce produit injecté à la dose de 1 à 2 cc.intraveineux diminue considérablement le sommeil des malades endormis à l\u2019avertine et qu\u2019il lutte avantageusement contre les accidents de collapsus cardio-respiratoire qu\u2019il prévient le plus souvent.(6) Dans quelques cas d\u2019intoxication grave à la suite d\u2019anesthésies à l\u2019avertine, les malades ont pu être réveillés par l'injection intraveineuse de 5 à 15 ce.de coramine.Les effets de la coramine sont presque immédiats, mais ils sont fugaces ; il est bon d\u2019en renforcer l\u2019action par l\u2019injection concomitante de 5 à 10 ce.dans les muscles.Ces faits démontrent admirablement les bons offices de la coramine vis-à-vis de l\u2019avertine.S'agit-il d\u2019effets de stimulation cardio-respiratoire intense ou d\u2019antidotisme véritable au sens pharmacodynamique du mot?Nous n\u2019avons pas autorité pour trancher la question.Les auteurs allemands affirment que l\u2019emploi de la coramine a été suivi de véritables résurrections dans des intoxications par le luminal, la morphine et le véronal.Un malade d\u2019Altmann a été guéri après avoir ingéré l\u2019énorme dose de 270 grains de véronal.Ludwig et Hortnagel rapportent une autre guérison par la coramine chez un sujet qui avait bu 20 grammes de teinture d\u2019opium.Killian (7) corrobore ces faits et il souligne en outre nombre d\u2019autres indications de l\u2019emploi des propriétés antitoxiques de la coramine.Sur 25 cas d\u2019empoisonnement par l\u2019oxyde de carbone, 21 6.Paul M.Wood.Coramine in denarcotization and resuscitation.The Am., Jour.of Surgery, Oct.1933.7.H.Killian.Klin.Woch.4 fév.1933 n.192.MA a iain roel datée rai EES EL AN pW 2 SME L\u2019UNTON MÉDICALE DU CANADA ~3 Qt ont été guéris par les injections intraveineuses de coramine.Des malades intoxiqués par la scopolamine, par le lusoforme, par le chloral, par le nembutal, par le phanodorn ont été sauvés par de fortes doses de coramine.Dans le coma diabétique, dans l\u2019éclampsie, dans l\u2019intoxication alcoolique, des succès ont été rapportés.La toxicité de la coramine étant très faible, on a pu injecter jusqu\u2019à 28 ce.en 16 heures.Il ne s\u2019agit plus ici d\u2019un antidotisme aussi clairement démontré que pour la strychnine et les barbituriques.Les doses mortelles de ce médicament ne sont pas bien établies.Il semble que cet agent doive être temporairement classé, d\u2019abord, comme un stimulant énergique, et secondairement, comme un antitoxique polyvalent agissant, agissant indubitablement à la manière d\u2019un antidote, mais dont le mode d\u2019action n\u2019est pas encore connu.ll n\u2019en reste pas moins acquis que la coramine paraît très maniable, et que selon toute vraisemblance, ses propriétés antitoxiques seront utilisées dans de nouveaux domaines.\u2014_\u2014\u2014 eee LE TRAITEMENT DU STRABISME CHEZ LES ENFANTS PAR LE MÉDECIN DE FAMILLE Par J.-A.DARCHE et Lionel DARCHE, - Sherbr oke.Le médecin de famille aperçoit au cours de ses visites à domicile, des enfants qui louchent depuis peu Bon Samaritain dans le soulagement de tant de misères de l\u2019enfant, ne semble-t-il pas passer trop souvent devant celle-là sans la voir?Ces petits sont pourtant en train de perdre un œil et de développer une disgracieuse infirmité.Nous croyons être d\u2019accord avec nos collègues de l\u2019ophthalmologie en faisant appel à la coopération des médecins de famille pour sauver de nombreux enfants de cette misère évitable qu\u2019est le strabisme convergent concomitant.Car cette perte de la vue, souvent complète d\u2019un côté et partielle de l\u2019autre, ralntit le développement normal de l'intelligence et le progrès à l\u2019école.Et ces victimes ont un sentiment d\u2019infériorité et de timidité qui met souvent obstacle au plein succès de leur carrière.Beaucoup d\u2019enfants de 7 à 8 ans, louchant depuis l\u2019âge de 2 À 4 ans, sont conduits chez l\u2019oculiste avec l\u2019espoir que des lunettes ou une opération guérira tout le mal.C\u2019est une erreur trop répandue, hélas ! Tout ce que l\u2019oculiste peut faire à cet âge, c\u2019est d\u2019ajuster le meilleur verre possible au bon œil.La chirurgie redresse bien l\u2019œi! dévié, mais elle est impuissante à le rétablir dans sa fonction.Les exercices pour recouvrer la vision simple et binoculaire sont trop longs à cet âge, pour la courte patience des enfants et les frais trop lourds pour la bourse dégarnie des parents.L\u2019amblyopie est ancienne.La mauvais œil s\u2019est habitué, depuis assez longtemps, à supprimer les sensations visuelles et c\u2019est la reprise de la fusion des images qui constitue la grosse difficulté.Il en aurait été autrement si le médecin de famille avait commencé à mettre dans le meilleur œil, des gouttes d\u2019atropine à 1% tous les deux jours, peu après l\u2019apparition des premiers symptômes de cette infirmité.Au cours de ses visites, il aperçoit ces cas, quelquefois avant l\u2019âge de deux ans, mais au moins avant 5 ans, alors qu\u2019il est encore temps de sauver le mauvais œil et de le protéger contre l\u2019habitude de la suppression permanente des sensations visuelles.Le L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 77 médecin de famille est plus près de ces malades.Il lui est facile de faire l\u2019éducation des parents, de commencer lui-même le traitement et de le poursuivre sans relâche, avec le concours de l\u2019oculiste, jusqu\u2019au retour de la vue normale binoculaire simple.Ce traitement consiste à obliger l\u2019enfant à ne plus dépendre que de son œil le plus faible pour voir, soit en couvrant l\u2019autre, ou mieux, en mettant dans le meilleur des gouttes d\u2019atropine, tous les deux jours.ll n'y a pas d\u2019inconvénient pour le bon œil de rester au repos physiologique, pendant plusieurs mois.Mais il est de la plus haute importance pour lc plus faible d\u2019être forcé à reprendre le travail de son évolution anatomique et physiologique.Læœil en travaillant a tendance à se débarrasser de ses imperfections physiques.La fonction développe l\u2019organe s\u2019il ne le crée pas.La salution d\u2019atropine est la suivante : Sulphate d'atropine .2 grains Eau bouillie .>.4 drachmes Sig: Une goutte dans le bon œil tous les deux jours jusqu\u2019à cu que l\u2019autre soit devenu le meilleur et ait pris l\u2019habitude de fixer les objets.Alors il faut changer d\u2019œil et pendant un mois, mettre les gouttes dans celui qui n\u2019en avait pas encore reçu et changer ainsi alternativement tous les mois.Au cours de ce traitement, aussitôt que les parents peuvent être persuadés de conduire l\u2019enfant chez l'oculiste pour ajustage de verres, il faut recourir à ce chemin de raccourci vers la guérison.C\u2019est, chez les enfants, à l\u2019âge de trois ans que la plupart des défectuosités oculaires peuvent être ajustées, approximativement d\u2019abord, puis plus parfaitement dès que l\u2019œil aura développé une meilleure acuité visuelle.Pendant la semaine qui précède la visit eà l\u2019oculiste, l\u2019enfant devra recevoir quotidiennement une goutte d\u2019atropine dans chaque œil.Ceci assurera une correction plus complète de l\u2019hypermétropie, et en réprimant tout l\u2019effort accommodatif possible, diminuera d\u2019autant la convergence inutile.Les verres, il est bien entendu, devront être portés constamment.Ensuite, l\u2019emploi des gouttes d\u2019atropine sous la surveillance du médecin de famille devra se continuer jusqu\u2019à ce que les yeux solent devenus normaux.Cela prend un temps variable, suivant que l\u2019enfant se développe plus ou moins rapidement.Le succès de ce traitement est retardé ou empêché par un mauvais état de santé ou des conditions hygiéniques défavorables.Tout ce qui peut se corriger a ce point dv vue doit l\u2019être dès le début du traitement. 78 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Le strabisme vient d\u2019un retard dans le développement du sens de la fusion.Ce retard est souvent dû à l\u2019hypermétropie plus prononcée d\u2019un côté.L'enfant naît hypermétrope.L\u2019axe antéro-postérieur de ses yeux est trop court.Si pendant les premières années de sa vie, le crâne ou les yeux n\u2019ont pas eu un développement normal et symétrique, l\u2019hypermétropie, la difformité d\u2019un œil reste plus prononcée.La vision s\u2019y développe plus lentement.L\u2019impression des images extérieures, ce vif stimulant des mouvements coordonnés des yeux, fait défaut.Et alors la répugnante vue double fait accepter le malheureux remède de la suppression des images dans l\u2019œil faible.Tout frein à la convergence exagérée disparaît, l\u2019œil faible dévie.Le strabisme convergent concomitant unilatéral s\u2019est développé.Le sens de la fusion a cessé d\u2019évoluer.Le bon œil est seul à travailler.L\u2019autre devient de moins en moins sensible aux images extérieures.C\u2019est à cette tendance de l\u2019œil faible à supprimer les impressions visuelles qu\u2019il faut résister, en forçant l\u2019autre au repos jusqu\u2019à ce que l\u2019œil faible devienne aussi fort que l\u2019autre.Il s\u2019agit de gagner du temps afin que l\u2019innervation arrive à la solution d\u2019un équilibre qui permette l\u2019usage des deux yeux restaurés à temps pour réaliser la vue simple.Cet apprentissage prend plus ou moins de temps, mais finit bien souvent par se faire.Dans le plus grand nombre des cas, l\u2019œil faible stimulé par la fonction devient plus normal, mêm dans sa forme, à cet âge de croissance active, et devient celui qui fixe les objets.C\u2019est à ce moment que les gouttes doivent être mises dans l\u2019autre œil.C\u2019est aussi à ce point que l\u2019amblyoscope de Worth trouv esa place pour l\u2019apprentissage rapide de la fusion, quand les conditions s\u2019y prêtent.C\u2019est bien le plus pratique et le plus simple de tous les instrumer ts pour abréger l\u2019apprentissagz de la fusion ; mais avec de la persistancz, le médecin de famille obtient souvent, sans y avoir recours, la gu(rison du strabisme convergent concomitant.np ACTUALITÉS CONFÉRENCES DES DOCTEURS CHEVALIER JACKSON Le 21 novembre dernier, la Société Médicale de Montréal\u201c) recevait les docteurs Chevalier Jackson, père et fils.Grâce à l\u2019heureuse initiative du professeur J.-N.Roy, qui avait invité ces deux confé renciers, nous avons eu le plaisir de passer une soirée intéressante et captivante, en écoutant ces deux maîtres de la broncho-œsophagoscopie nous parler, le premier de la gastroscopie, et le second, des obstructions bronchiques d\u2019origine néoplasique.Dans la nombreuse assistance nous avons remarqué la présence de plusieurs confrères anglais.La séance était sous la présidence du docteur O.-A.Gagnon, dont voici l\u2019allocution d\u2019ouverture : \u201cMessieurs, \u201cEn ouvrant cette séance extraordinaire de votre société, il m\u2019appartient, à titre de président, de remercier les membres et leurs amis d\u2019être venus, ce soir, en aussi grand nombre, entendre nos invités d\u2019honneur, les docteurs Chevalier Jackson, qui par leurs travaux scientifiques sont universellement connus et dont la réputation n\u2019a pas manqué d\u2019arriver jusqu\u2019à nous.\u201cLes autorités de l\u2019Université de Montréal ont droit à notre gratitude pour avoir mis comme toujours à notre disposition ses murs et ses salles, hospitalité d\u2019autant plus gracieuse qu\u2019elle vient d\u2019une institution dans le besoin.\u201cNous devons, encore une fois, à l\u2019un de nos anciens présidents, le docteur J.-N, Roy, ce régal; il a été le grand organisateur de cette séance.Nous l\u2019en remercions en votre nom.Il a bien voulu accepter, de plus, l\u2019agréable tâche de présenter nos invités qu\u2019il vous tarde de connaître.\u201d Le docteur Gagnon ajouta quelques mots en anglais: \u201cGentlemen : \u201cIt is my duty and privilege, as president of \u201cLa Société Médicale de Montréal\u201d, to welcome at this extraordinary meeting, the members of the \u201cMedico-Chirurgical Society\u201d who have responded in such a number to our invitation.(1) Séance de la Société Médicale de Montréal du 21 novembre 1933. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u201cI am sure you will enjoy the two scientific lectures from the two scientific and universally known men.I have named Dr.Chevalier Jackson and his son.\u201d Le professeur J.-N.Roy nous présenta ensuite ses invités dans les termes suivants: \u2018Messieurs, \u201cVous m'avez demandé, monsieur le Président, de vouloir bien présenter à cet auditoire les deux hôtes très distingués que nous aurons le grand plaisir d'entendre ce soir.Si j'ai accepté avec empressement, je me suis toutefois rendu compte que ma tâche serait plutôt honorifique, car la réputation internationale du professeur Chevalier Jackson \u2014 réputation que vous connaissez tous \u2014 le précède toujours dans les différents endroits où il peut se trouver, ct par le fait même me prive de l\u2019occasion que j'aurais eue de vous dire plus amplement tout le bien que je pense de lui.En effet, le Dr Chevalier Jackson est sans aucun doute le maître incontesté de la broncho-æsophagos- copie, aussi bien en Europe qu\u2019en Amérique.Les méthodes personnelles qu\u2019il à décrites avec précision, dans de très nombreux articles ct monographies.sont des plus intéressantes et instructives.Son livre, \u201cBronchoscopie-Ocso- phagoscopie\u201d, préparé avec tant de soin et de science, peut être considéré comme étant la bible à l'usage des médecins qui désirent se spécialiser en thérapeutique pérorale.Fnfin, l\u2019instrumentation de Chevalier Jackson a auteint un degré de perfection telle qu\u2019elle est maintenant adopté+ dans les p'incipales cliniques européennes.\u201cDepuis une dizaine d\u2019années environ, sur invitation spéciale de la Faculté de Médecine de Paris, le Dr Chevalier Jackson donne des cours tous les étés, non seulement aux Français, mais aussi à un nombre considérable d'étrangers qui viennent d\u2019un peu partout pour recueillir son enseignement.Ses lecons sont tellement prisées que pour avoir l\u2019avantage de les suivre, il faut s'inscrire deux ou trois ans d'avance.Je puis dire aussi que lorsqu\u2019un auteur de toute nationalité écrit un article sérieux sur un sujet de broncho- «ésophagoscopie, il lui est pratiquement impossible de ne pas citer l\u2019opinion de notre éminent collègue de Philadelphie, \u201cLe Dr Chevalier Lawrence Jackson, que je suis heureux de saluer ici ce soir, marche dignement sur les traces de son père.Quoique jeune encore.il jouit d\u2019une réputation d\u2019endoscopiste fort enviable, et ses travaux lui mnéritent déjà l\u2019admiration de ses lecteurs.\u201cMessieurs, comme je sais que nos hôtes non seulement comprennent.mais parlent bien le français, j'ai eru devoir m\u2019exprimer en cette langue De plus je présumais que nos confrères anglais, qui ont bien voulu accepter l\u2019invitation de la Société Médicale de Montréal, pourraient également me comprendre.En agissant ainsi, j'avais cependant une arriére-pensée: je voulais profiter de cette occasion pour rendre hommage à la mémoire de Jean Morange, ancêtre français de MM.Chevalier Jackson, qui s\u2019embarqua à Bordeaux, en 1805, pour aller s'établir définitivement aux Etats-Unis.\u201cComme je suis certain, Messieurs, que vous êtes tous anxieux d\u2019entendre nos conférenciers, je prierai monsieur le professeur Chevalier Jackson de prendre immédiatement la parole.\u201d L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA S1 Le docteur Chevalier Jackson, après quelques mots de remerciement à l\u2019adresse des docteurs O.-A.Gagnon et J.-N.Roy, commenca sa conférence en nous parlant de la gastroscopie.Illustrant sa causerie à l\u2019aide de projections à l\u2019écran, le docteur Chevalier Jackson nous parla de l\u2019exploration pérorale de l\u2019estomac.La gastroscopie trouve son utilité et surtout son indication dans la recherche des corps étrangers de l\u2019estomac et dans l\u2019extraction de ces derniers.C\u2019est ainsi que par ce procédé d\u2019examen il fut possible de déceler à l\u2019intérieur de ce viscère des corps étrangers produisant des troubles organiques, et qui y avaient séjourné depuis quelquefois au delà d\u2019un an et même deux ans, et dont la présence n\u2019avait pu être reconnue par les autres moyens d\u2019exploration.De même, la gastroscopie trouvera une indication nette et précise chaque fois que l\u2019on aura diagnostiqué par les rayons X la présence d\u2019un corps étranger dans l\u2019estomac.Plutôt que de recourir à la gastrotomie, opération toujours ennuyeuse et pouvant être suivie de complications, comme toute intervention légère du reste, il faudra dans ces cas tenter l\u2019extraction du corps étranger par voie pérorale.On n\u2019aura recours à l\u2019ouverture de l\u2019estomac que dans les cas exceptionnels.Dans certaines maladies de l\u2019estomac: spasmes, ulcères ou néoplasmes, la gastroscopie pourra être utile comme moyen adjuvant et de contrôle, alors que les examens cliniques et radiologiques ne seront pas suffisants pour permettre au médecin de poser un diagnostic précis.Mais ce mode d\u2019exploration de l\u2019estomac, nous dit Chevalier Jackson, ne peut en aucune façons se substituer à l\u2019examen clinique et radiologique.Du reste, bien que le maître ne le dise pas d\u2019une façon explicite, la gastroscopie, dans l\u2019étude des lésions organiques de l\u2019estomac, est un mode d\u2019examen très récent, encore très peu expé- 1imenté et qu\u2019il est difficile d\u2019apprécier à sa juste valeur.Le docteur Chevalier Lawrence Jackson fit la seconde partie de la conférence ; il nous parla de la bronchoscopie en rapport avec les obstructions bronchiques.Les obstructions bronchiques sont occasionnées tantôt par un corps étranger, ou par une lésion inflammatoire, ou encore par un tissu de néoformation.La conférencier nous a entretenus surtout des occlusions bronchiques par néoformations.Tous polypes à implantation pédiculée ou sessile, papillomes ou fibromes, néoplasmes malins.en particulier épithéliomas, peuvent par leur développement déter 82 L\u2019ENION MÉDICALE DU CANADA miner une obstruction partielle ou compiète d\u2019une bronche.et de cv lait, produire des symptômes cliniques pulmonaires qui sont en corrélation avec le genre obstruction.i .; .Comme nous l\u2019expliqua Chevalier Lawrence Jackson, avec grande clarté, et ce, grâce à ses magnifiques projections à l\u2019écran, les tissus de néoformation au niveau des bronches, lorsqu\u2019ils n\u2019obstruent ces dernières que partiellement ou qu\u2019à un seul temps de la respiration.agissent à la façon d\u2019un clapet.Cest-à-dire d\u2019une soupape.Ce clapet.formé par le tissu de néoformation.agira différemment suivant la direction de développement de ce tissu, particulièrement si Cest un polype.Il obstruera la bronche soit au moment de l\u2019inspiration et produira une atélectasie en rapport avee la bronche obstruée.soit au moment de l\u2019expiration et déterminera ainsi de l\u2019emphysème pulmonaire.S1 le néoplasme a une implantation sessile ou annulaire, il diminucra graduellement la lumière bronchique pour en arriver a une obstruction complète et à une atélectasie pulmonaire correspondante.Nous ne chercherons pas à expliquer plus longuement les différents genres d\u2019obstructions bronchiques et leurs relations ave: les symptômes pulmonaires qu\u2019ils produisent.Rappelons-nous seulement que les néoplasmes, malins ou bénins, localisés aux bronches peuvent, par l\u2019obstruction mécanique qu\u2019ils provoquent, déterminer de l\u2019atélectasie ou de l\u2019emplhysème pulmonaire, ou encore une simple diminution de l\u2019inspiration et de l\u2019expiration, ou des deux à la fois.Le docteur Chevalier Lawrence Jackson nous démontra comment la bronchoscopie peut venir en aide aux médecins dans le diagnostic de la nature des obstructions bronchiques, en permettant d\u2019examiner la lésion de visu et de faire une biopsie au besoin.Le bronchoscopiste fera dans bien des cas plus qu\u2019un diagnostic et un pronostic; il pourra souvent, ct ce dans des obstructions bronchiques par néoplasme bénin, faire l\u2019ablation de ce dernier et guérir son malade.Le docteur Chevalier Lawrence Jackson termina cette causerie en faisant défiler devant nous un films cinématographique qui nous transporta dans la clinique de Philade:phie de nos savants conférenciers et nous permit d\u2019assister à une exploration bronchoscopique pratiquée par eux-mêmes sur une jeune fille de 16 ans.La bronchoscopie nous parut dès lors chose des plus simples, tant ils l\u2019avaient habilement pratiquée.se a EE PES Eo pe Lee L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 83 Le professeur G.E.Hodge, chef du service d\u2019oto-rhino-laryngologie de l\u2019Hôpital Général de Montréal, ancien élève du docteur Chevalier Jackson, remercia les conférenciers au nom des médecins anglais présents.Il rappela l\u2019excellent souvenir qu\u2019il avait gardé de son séjour à la clinique de bronchoscopie de Philadelphie, et l\u2019enseignement si pratique qu\u2019il avait puisé auprès du maître incomparable qu\u2019est le docteur Chevalier Jackson.Il eut aussi des mots fort aimables à l\u2019adresse du docteur Chevalier Lawrence Jackson.Le professeur B.Bourgeois, parlant au nom de ses collègues canadiens-français, félicita les docteurs Chevalier Jackson, père et fils, de leur jolie conférence et de leur contribution à l\u2019avancement de la science, spécialement en broncho-œsophagoscopie.Il émit des vœux pour que l\u2019étude de la gastroscopie soit poussée plus à fond et qu\u2019elle puisse dans un avenir rapproché prêter main-forte aux médecins et aux chirurgiens dans le diagnostic et le traitement des maladies de l\u2019estomac.Le professeur Bourgeois, se faisant l\u2019interprète de tous, eut des paroles émues à la pensée d\u2019un cher disparu, Edmond Aucoin; il exprima toute sa gratitude envers le maître qui avait donné le meilleur de sa science et de son savoir à l\u2019un des nôtres.Tous les auditeurs furent intéressés et charmés par les conférenciers, tant oto-rhino-laryngologistes, que médecins et chirurgiens.Et à vrai dire plusieurs médecins, en écoutant cette conférence, sentirent un appel vers l\u2019étude de la broncho-æsophagoscopie, mais il était maintenant trop tard pour la plupart d\u2019entre eux pour y songer.Et tous regrettèrent alors, plus vivement que jamais, la fin tragique et prématurée de notre confrère et ami Edmond Aucoin, devenu maître dans l\u2019art de la broncho-asophagoscopie, après un séjour de cinq années chez Chevalier Jackson.Aucoin, en effet, est mort au moment où il allait récolter le fruit de ses laborieuses années de travail et au moment où il allait rendre d\u2019innombrables services à nos hôpitaux et à ses concitoyens.Espérons que la conférence des docteurs Chevalier Jackson portera des fruits, qu\u2019elle fera naître des vocations et que l\u2019un des nôtres, sinon quelques-uns d\u2019entre nous, ira chez ces maîtres étudier leur science.Jules BRAULT.® REVUE DES LIVRES Le Traitement des Névralgies Sciatiques.Essai d'indications thérapeutiques, par le Dr Pierre MOLLARET, ancien chef de clinique a la Salpétrière.| vol.gr.in-8 de 72 pages: 8 fr.Collection Les Thérapeutiques Nouvelles.\u2014 J-B.Baillière et Fils, éditeurs, 19, rue Hautefeuille, Paris, 6e.L'auteur est Lref sur les éléments bien connus du diagnostic positif et sur l'examen habituel d'un ma\u2019ade suspect de névralgie sciatique.Mais au contraire il discute longuement sur les éléments qui fondent le diagnostic différentiel et le diagnostic étiologique.La banalité des névralgies sciatiques recèle en effet un danger pratique, celui de se contenter de l\u2019étiquette trop simpliste de névralgie essentielle, à laquelle ferait suite la prescription quasi automatique d\u2019un traitement également banal.Or s\u2019il est permis au malade de se satisfaire de cette étiquette, le médecin doit au contraire s\u2019en méfier à l\u2019extrême, car dans ce domaine une erreur ou une insuffisance d\u2019examen pourrait avoir des conséquences graves.Et se placant à ce point de vue.l'auteur distingue trois étapes successives à franchir dans l\u2019établissemen* d'un traitement précis, cliaeune tendant un piège particulier à la patience ct à la sagacité du médecin.Dans un premier chapitre il rappel'e rapidement les erreurs de diagnostie proprement dites, elles constituent le groupe des fausses n\u201cvralgies sciatiques.Un second chapitre beaucoup plus important est consacré aux insuffisances de diagnostic.T1 réunit les types de p'us en p'us nombreux de névralgies sciatiques svmptomatiques avee les indications thérapeutiques correspon- antes.Le dernier chapitre tente de définir les limites actuelles du d'agnostic et soulève le problème, tonjours pos\u201d.des névraloies s\u2018iatiques dites essentielles.C\u2019est à leur propos que sont indiquérs les diverses modalités du traitement symptomatique.le seu! qui puisse leur être ordinairement appliouc.Le Traitement de l\u2019Asphyxie, par le Professeur Léon BINET, professeur à la Faculté de Médecine de Paris.1 vol.in-8 de 44 pages, avec 8 figures: 6 fr.(franco: France, 7 fr; E\u2018ranger, 8 fr.53).Collection Les Thérapeutiques Nouvelles.\u2014 J.-B.Baillière et Fils, éditeurs, 19, rue Hautefeuille, Paris, 6e.Autant par la fréquence avee laquelle elle s'observe en clinique, que par les prob'èmes capitaux qu'elle pose en thérapeutique, l'asphyx'e est une question d'extrême urgence, qui touche à toutes les branches de la médecine. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 85 L'état d'un asphyxié demande des soins immédiats et appropriés; faute de décision, faute de savoir-faire de la part de l'entourage, la partie est perdue, Quelle est donc l'attitude que doit avoir le médecin pour lutter avec des chances de succès contre les états asphyxiques?Tel est l'objet d'étude de cette monographie.L'auteur y envisage successivement : 1° Les causes de l\u2019asphyxie; 2° Les données générales sur l\u2019asphyxie (aperçu expérimental) ; 3° Le traitement de l\u2019asphyxié qui conserve une respiration spontanée.Etude de l\u2019oxygérothérapie, de la carbogénothérapie, des agents pharmacologiques broncho-dilatateurs, de la saignée.Considérations sur l\u2019intoxication oxycarbonée; 4° Le traitement de l\u2019asphyxié qui n\u2019a plus de respiration spontanée.La respiration artificielle (manœuvres et appareils).L\u2019excitation réflexe du centre respiratoire; 5° Les agents pharmacologiques capables d\u2019exciter le centre respiratoire (la réanimation du centre respiratoire).La Collection \u201cLes Thérapeutiques Nouvelles\u201d comprend les volumes suivants: Les Régimes chlorurés et déchlorurés, par le Professeur Rathery .8 fr.Le traitement des Ulcères digestifs, par le Dr Froment, assistant.de clinique médicale de la Pitié Le traitement des .\\sphyxies, par le Professeur Binet .6 fr.Le traitement de UAsthme, par le Dr Dérot .6 fr.Le traitement des Colites, par le Dr Maurice Rudolf .6 fr.Le traitement des Périviscérites, par le Dr E.Boltanski, chef de clinique, 6 fr.Les Stérols irradiés en thérapeutique, par le Dr Germaine Dreyfus-Sée, chef de clinique .Le 6 fr.Le traitement des Abcès du poumon, par le Dr Kourilsky, chef de clinique 6 fr.La Chrysothérapie de la tuberculose pulmonaire, par le Dr Julien Marie.chef de clinique .i a ea aa a a ae ae 6 fr.Le traitement de la Paralysie générale, par le Dr Mollaret, ch.de clinique,8 fr.Le traitement des Albuminuries juvéniles, par le Professeur F.Rathery 6 fr.Les traitements médicaux des Goitres exophtalmiques, par le Dr Sainton 6 fr.Le traitement des Rhumatismes chroniques, par le Dr J.Forestier.Le traitement des Anémies, par le Dr Aubertin.Le traitement chirurgical du Goitre exophtalmique, par le Dr Velti.Le traitement des Sciatiques, par le Dr Mollaret .8 fr.Le Sucre, agent thérapeutique.par le Dr Sigwald .6 fr.Les Cho'agogues.par le Dr Chabrol.Le Choc en thérapeutique, par le Dr Harvier.le traitement de la Syphilis 1énale, par le Dr Slzary .6G fr. 86 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Le Traitement des Cardiopathies par l\u2019Association sucre-insuline, par le Dr N.KISTHINIOS, lauréat de l\u2019Académie de Médecine de Paris.Préface de M.le Professeur VAQUEZ, membre de l\u2019Académie de Médecine, | vol.in-16 de 103 pages avec 6 figures: 12 fr.(franco: France, 13 fr, Etranger, 14 fr.), \u2014 J.-B.Baillière et Fils, éditeurs: 19, rue Hautefeuille, Paris, 6e.La méthode thérapeutique qu\u2019étudie l'auteur sort du laboratoire.Certes on n\u2019ignore pas que le sucre est un puissant reconstituant des organismes défaillants et qu\u2019il est sous diverses formes d\u2019un usage courant, au moins comme médication d\u2019appoint.Son emploi dans le traitement du cœur est plus récent.Les travaux multiples et concordants ont montré le rôle primordial du glucose dans le fonctionnement du cœur, et aussi que la consommation du sucre par cet organe est sous la dépendance de certaines glandes endocrines, le pancréas notamment, représenté par son extrait: l\u2019insuline.Mais, comme il arrive toujours, dans les circonstances semblables, l\u2019annonce d'un fait nouveau suscite autant de sceptiques que d\u2019adeptes.Pour douter ou pour nier, les premiers ont la partie belle; il leur suffit, puisque la méthode doit, dit-on, guérir l\u2019insuffisance cardiaque, de l\u2019appliquer indistinctement à tous les cas et de constater, ce à quoi il faut s'attendre, qu\u2019elle échoue parfois, pour conclure à son inefficacité totale.Aussi M.Kisthinios s'est-il appliqué à spécifier les cas où l'association sucre-insuline devra être et sera en effet inactive, ceux dans lesquels il sera logique d\u2019avoir recours à elle et les bénéfices souvent incaleulables que l'on en obtiendra.La lecture de ce petit ouvrage est recommandée à tous les médecins: elle leur procurera le plaisir d\u2019acquérir à peu de frais, en raison de la clarté de l'exposition, des notions très complètes sur un sujet neuf ou, dans la pratique, d'obtenir des succès là où d\u2019autres auront peut-être échoné.@ ANALYSES MEDECINE Frank A.HARTMAN (Buffalo, N.Y.).\u2014 Etudes sur les fonctions et les applications cliniques de la cortine.On possède de nouvelles preuves que la cortine est une hormone de tissu en général.Des expériences de Lockwood Hartman et Hartman, indiquent que la cortine joue un rôle dans l'utilisation des vitamines anti-scor- butiques, vitamines \u201cC\u201d.Les cobayes privés de cette vitamine, résistent p'us longtemps au rachitisme.s'ils recoivent de la cortine.Les animaux qui recoivent cette vitamine en quantité insuffisante, résistent au rachitisme beaucoup mieux, si on les injecte avec la cortine.La richesse en adrénaline de la vitamine \u201cC\u201d, chez les animaux normaux et les changements qui se produisent dans le rachitisme, indiquent bien quel est le rôle de ces glandes dans l'utilisation de la vitamine \u201cC\u201d.Comme la cortine est une substance essentielle à la vie, porduite par la substance \u2018\u2018adrénalinique\u201d, l\u2019auteur a recherché quelles relations pou- aient exister entre ces deux substances.La cortine est retirée de la vita- \u201cC\u201d?par l'extraction à l\u2019éther, laquelle est insoluble.Entre autres fonctions, la cortine semble jouer un rôle dans le trans- mine port des humeurs, si esentiel dans les réactions aux fièvres élevées ou 1 hémorragie.Sans cortine, le passage de l\u2019eau des espaces lacunaires au sang ct finalement aux régions d'évaporisation, qui abaisse la température, peut être à tel point réduit que la température du corps devient dangereusement haute, quand il est exposé à la chaleur.La cortine semble souveraine dans la prévention des faiblesses ou asthénie des systèmes nerveux, musculaire et circulatoire.Parmi ceux-ci l\u2019action sur le système nerveux, à cause de son pouvoir de commande, est de première importance.Par conséquent il n'est pas surprenant de constater que parmi les premiers symptômes précoces d'insuffisance \u201ccortinique\u201d, nous trouvions des troubles fonctionnels du système nerveux.Jean LeSAGI-.Geo.Morris PIERSON (Philadelphie, Pa.).\u2014 La valeur du test au galactose dans le diagnostic et le pronostic de l\u2019ictère par obstruction des voies hépatiques.Le test consiste à faire ingérer le galactose à la dose de 40 grammes.Le principe est le suivant: si ce sucre n\u2019est pas utilisé par suite de l'insuifi- sance du foie à l\u2019assimiler, il est excrété dans les urines et peut y être decelé.Une excrétion de 2 grammes est considérée comme normale; une excrétion de 2 à 3 grammes devient anormale et une excrétion de plus de 3 grammes est considérée comme franchement patho'ozique. &8 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA L'épreuve fut pratiquée dans 18 cas d'ictère par obstruction duns 5.57% des cas; dans 23 cas d'ictère catarrhal elle a été positive, 78.3% et dans 13 cas d\u2019hépatite toxique (inflammation aiguë du foie) elle s\u2019est montrée positive dans 54% des cas.On n'a pas trouvé de relation entre les degrés d\u2019ictères et la quantité du sucre excrété.On a pu trouver une atteinte diffuse du foie et obtenir une épreuve négative dans 54% des cas.On n'a pas trouvé de relation entre les degrés d\u2019ictè- fonctions hépatiques.D'autre part on a trouvé l'épreuve positive là où le foie avait conservé une grande partie de ses fonctions.L'auteur insiste sur la nécessité de faire appel à plusieurs épreuves pour évaluer la capacité fonctionnelle du foie.Jean LeSAGE.Wallace M.YATER et Laurence S.OTELL (Washington, D.C.).\u2014 Diagnostic différentiel des maladies du foie et de la rate au moyen de la radiographie après injection intraveineuse de thorotraste (solution de bioxyde de thorium).Voici une nouvelle méthode d\u2019opacité du foie et de la rate à la lumière d\u2019études tentées à la suite des expériences de Radt, Oka et Kadrinka.Elle consiste à pratiquer une injection intra-veineuse de bioxyde de thorium, qui imprégne toutes les cellules réticulo-endothéliales du corps humain.C\u2019est une épreuve de laboratoire ct elle ne doit pas supplanter les méthodes cliniques de diagnostic; elle semble inoffensive; les contre-indications sont sans importance.Les réactions sont rares et sans gravité.Cette épreuve nous permet de reconnaître différents points: 1° \u2014 L'augmentation du volume du foie et de la rate.2° \u2014 On peut trancher le diagnostic à propos d\u2019une masse dans la partie supérieure de l\u2019abdomen, en faveur du foie, de la rate ou autres organes.3° \u2014 La présence de métastase dans le foie.49 \u2014 La présence d\u2019une tumeur, d'un kvste ou d'un abcès dans le foie.p > 3 5° \u2014 En bien des cas la nature et l'étendue de maladies du foie, telles Gue, hépatite subaigué ou sclérose diffuse du foie par la syphilis.6° \u2014 L'évolution de ces maladies dans le foie.\u2014 (9 \u2014 La présence d\u2019ascite dans l\u2019abdomen.8° \u2014 L\u2019existence dans la rate de lésions telles que tumeur, infarctus, abcès, sclérose et peut-être leucémie et xanthomatose, ou la maladie de Gaucher.9° \u2014 L'existence d\u2019une rupture du foie ou de la rate.Cette nouvelle méthode de diagnostic marque un grand progrès et est d\u2019une valeur incontestable.Avec le temps l\u2019expérience nous apprendra la valeur réelle.les finesses, les limites de cette méthode.Jean LeSAGE. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA SY Lea A.RIELY (Oklahoma City, Okla.).\u2014 Les complications du diabète.Sir William Cull, médecin de la reine Victoria, disait: \u201cQuel crime l\u2019avie, OU son père avant lui, a-t-11 comiis pour etre conaaniné i passer sa vie à la recherche de la guérison dune ma.adie incurabe\u2018\u201d.C'était sans doute une al.usion au diabète, ec maintenant nos clabétiques survivent, et grâce à l'insuline teur survie s'est pro.ongée;s nous sauvons les enfants de mort subite, tout en les condamnant à vivre vieux et diabétiques.Le surmenage nerveux et la suralimentation sont des apports étiologiques importants du diabète, à tel point quoi éva.us à un million les diabétiques habitant aux Etats-Unis, la mortalité s'étant Cievée dans l'ordre des maladies de la 20ème à la 10ème classe, Mais le coma a été supplanté par les complications indirectes du diabète, à cause mêm: de la prolongation de la survie.Les tissus du diabétique ont moins de résistance à l'infection générale et sont plus facilement producteurs de dé,énérescence artérielle.l'immunité clle- même disparaissant, les complications appara ssent en pius grand nombre.Le diabète a de multip'es aboutissants et demande à être traité par quelqu'un constamment préoccupé de la conduite toute spécia'e du traitement.Le spécialiste en cette matière ne doit être considéré que comme un consultant; c'est au chef de tout service médical qu\u2019incomb» le soin de traiter ces malades.: Il semble que le diabète soit plus néfaste à la grossesse que lu grossesse au diabète.L\u2019oculiste ne peut améliorer les troubles oculaires d'un d'abétique sans traiter le diabétique.Le chirurgien a besoin de lu conpération du médecin «t les liens qui rattachent le spécialiste au diabète ne ressemblent-ils pas à ce que John C.Saxe nous disait dans son poème des sept aveugles de l\u2019Hin- doustan, qui \u201csages a l\u2019excès, furent allés voir l\u2019éléphant, alors qu'aucun d\u2019eux n'avait la vue\u201d; sans avoir pu concevoir l\u2019é'éphant, n\u2019en avaient-ils pas la perception?Ainsi la conception du diabète doit être considérée par le praticien général qui envisage le corps comme un ensemble harmonieux et noa pas comme un faisceau de rouages indépendants.C\u2019est en somme en quoi consiste le nœud du problème dans la conduite du traitement des complications chez un diabétique.Jean LeSAGE.C.H.BEST (Toronto, Ont,).\u2014 Du métabolisme des hydrates de carbone et des corps gras.Ces expériences furent conduites sur des chiens, les animaux mêmes qui ont servi à l'étude originale sur l'insuline.L'auteur a trouvé que l'insuline stimule la formation du glycogène dans tout le corps et prévient la transformation des protéines en hydrates de carbone.Le foie riche en glycogène est mieux protéeé contre une infiltration graisseuse ; cette infiltration paralyse ses fonctions et le rend moins résist- aux infections.Le Dr Best a aussi trouvé que l'insuline aide le métabolisme des muscles «n faisant la synthèse du glycogène dans les tissus; ils sont par consé uent beaucoup plus aptes à remplir leur fonction normale. 90 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Comme corollaire à ses expériences, l'auteur a découvert que certaines substances préviennent ou renforcent le métabolisme des corps gras dans le corps humain.Ainsi une substance connue sous le nom de choline semble empêcher la formation des dépôts graisseux dans le foie, à tel point que les animaux soumis à un rézime riche en choline ne peuvent avoir le foie gras alors que toute addition de cholestérol.dans le même régime, produirait l'effet opposé.Jean LeSAGE.Geo.ROSENTHAL.\u2014 Conduite à tenir devant l\u2019abcès du poumon.Paris Médical, 26 août 1933.Au dernier Congrès de médecine (octobre 1932), désinfecter, aplatir sinon détruire\u201d, telle est la conduite que doit tenir le médecin en présence d\u2019un abcès du poumon.Pour mettre en œuvre ces axiomes, il faut passer en revue les différentes thérapeutiques: 1) Les injections intraveineuses d'alcool dilué.Guérison ou amné.ioration ont été obtenues.Méthode à tenter.2) Guérison par l'arsénobenzol (action antispirillaire).3) L\u2019émétine, toujours efficace dans les abcès amibiens.4) Pour aplatir, le pneumothorax artificiel est indi,ué dans les cas où il n\u2019y a pas d\u2019adhérences.Le siège de l\u2019abcès est aussi à considérer.5) La bronchoscopie et la trachéofistulisation sont des agents de désinfection.Une grande dilacération pulmonaire ne se comb'era pas par la trachéofistulisation même prolongée.Une coque conjonctive ne cédera pas À la bronchoscopie.Devant son innocuité, la bronchoscopie maniée par des mains habiles réserve d\u2019heureuses surprises, fût-ce à t:tre préparatoire.6) La méthode chirurgicale de Sauerbruck, Graham, Baumgartner, Robert, Tardennois, ete, soutenue et dirigée par la haute autorité d\u2019Emile Sergent, a sa place.Soule la chirurgie peut détruire le fover devenu chronique, surtout s'il est limité par une coque de pyosc'érose.THésitation facile à comprendre devant une mortalité opératoire de 20 à 50 pour cent.TI est hon cependant de tenter les autres méthodes auparavant.Désinfection soit par trachéofistulisation.soit par bronchoscopic.L\u2019aplatissement est essentiel pu'scne toute cavité même désinfectée mais non coValée est veués à la récidivité.Ta pyosclérose est du domaine chirurgieai exclusivement, tésumé de la conduite à tenir: A) Période médico-chirurgicale (d'attente de six semaines): Médications spécifiques, émétine, arsénoben7ol.vaccinations, injections d\u2019alcool.Puis hronchoscopie avec ou sans trachéofistulisation.Après six semaines.persévérer si l\u2019amélioration s\u2019accentue et s\u2019il n\u2019y a pas de pyosc'érose.B) Période chirurgicale: Ne doit jamais être mise en œuvre sans désinfection par voie trachéo-bronchicue effectuée par trachéofistulisation et bronchoscopie.La trachéofistulisation.méthode passive, convient aux grand- infectés.Paul-René ARCHAMBAULT. ~ ~ L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Il A.CLERC, J, STERNE et René PARIS.\u2014 Sur le traitement de l\u2019hypertension artérielle par les injections intraveineuses d\u2019alcool octylique.La Presse Médicale, 25 novembre 1933.Les auteurs se demandent si, en abaissant la tension superticielle du sang.ordinairement élevée dans les cas d\u2019hypertension, ils ne pourraient pas obtenir une réduction des chiffres sphygmomanométriques.Pour cela, ils se sont adressés aux injections intraveineuses d'alcool octylique ou oetonol primaire (CSH9OTH), en solution dans l\u2019eau distillée à 1/100,000.Dix-huit hypertendus furent soumis à ce traitement et contrôlés soigneusement.Chez dix de ces malades, l\u2019octonol primaire s'est montré, à très faible dose et sans causer de trouble réel, un réducteur progressif et parfois durable de l'hypertension, diurétique et générale sédative, propriétés que ne possède, réunies et à un pareil degré, aucun agent hypotensif.Le traitement reste symptomatique et doit être renouvelé à des intervalles plus ou moins distants.Les solutions doivent être rigoureusement purifiées et leur stabilité soigneusement surveillée.Paul MORIN.Victor PACHON et R.FABRE.\u2014 Exploration fonctionnelle cardio- vasculaire, 1933 (analyse de la pression artérielle).Doin, éditeurs.Les auteurs passent en revue les différentes méthodes sphygmomanomé- triques: la méthode palpatoire (Riva-Rocei), la méthode auseultatoire (Korotkow) et la méthode oscillométrique.Pour la détermination de la maxima, les deux premières méthodes sont défectueuses et sous-estiment sa valeur.Comme preuve, ils apportent l'épreuve cruciale (pression prise par ponction artérielle) et l\u2019épreuve de la capillaroscopie (observation directe de la circulation capillaire à l\u2019aide du microscope), qui confirment, disent-ils, la maxima donnée par l\u2019oscillométrie.Quant à la minima, les différences sont minimes, l\u2019oscillométrie donnant des chiffres légèrement inférieurs.La méthod2 oscillométrique, en plus de donner une pression maxima et minima exacte, permet aussi la détermination de la pression efficace (pression moyenne).qui correspond a la plus haute oscillation.L'oscillométrie constitue done la méthode de choix au point de vue sphygmomanométrique:., elle permet en outre l'étude du pouls, de l'impulsion cardiaque, de la perméabilité artérielle, des réactions vasomotrices, de l\u2019élasticité artérielle.Il est préférable de faire l\u2019exploration au poignet plutôt qu'au bras, ce cui réduit au minimum l'erreur due à la résistance élastique propre des tissus et d'obtenir des valeurs se rapprochant le plus possible des valeurs réelles de la pression artérielle.Par la technique du double brassard employé par Gallavardin, on obtient des valeurs analogues a celles obtenues par la méthode palpatoire ou auscul- tato\u2018re: elles sont donc inexactes.La valeur de la pression sanguine ne saurait en elle-même apporter un cC'ément suffisant d\u2019information clinique.Par exemple, dans l\u2019insuffisance aortique, la minima est inférieure à la normale, dans la néphrite chronique.la pression maxima et la pression minima sont supérieures à la normale. 92 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA C'est une bonne indication de l'état cardio-vascu'aire, mais qui ne suffit pas pour juger de son état de suffisance.Ce qui traduit un état de suffisance ou d'insuffisance cardiaque, c\u2019est bien exactement un débit circulatoire suffisant on insuffisant pour les besoins actuels ou éventuels de l\u2019organisme.La valeur du débit circulatoire est liée à celle de la pression efficace: riais Une même pression efficace ne donnera pas, dans des conditions différentes (mécaniques, physiques, chimiques) du liquide circulant un même débit circulatoire.Par exemple, une pression efficace de 11 traduira un débit suffisant, si la pression maxima et minima est de 16/7, mais au contraire un débit insuffisant si la maxima et minima est de 13/11.La considération exclusive de la pression efficace ne saurait donc se suffire pour juger, en toute éventualité, de l'état de suffisance ou d'insuffisance circulatoire, quo: qu\u2019en pensent certains auteurs.Nous avons établi deux lois qui, chez l\u2019homme, à l'état normal ou pathologique, permettent d\u2019apprécier la valeur relative du débit cireulatoire.c'est-à- dire de suffisance ou d\u2019insuffisance circulatoire.Première loi: .Lorsqu\u2019il existe, dans un rézime circulatoire donné, des troubles d\u2019origine périphérique (élasticité artérielle, calibre des vaisseaux, viscosité du sang, cte.), il faut, pour l'établissement d'un débit circu'atoire suffisant, que la réaction cardiaque soit telle que les pressions artérielles et la viscosité satisfassent à la relation suivante: Vv 65 Pe = Mn + (K X Mn X \u2014 X \u2014) 4 R Pe, Mn, V et R représentent la pression efficace.la minima.la viscosité et le nombre de pulsations par minnte.Le coefficient K, déterminé par la statistique chez les sujets normaux, est éval à environ 0.4.Deuxième loi: Lorsque, dans un révime c'reulatoire donné, se produisent des modifications d'origine cardiaque (rythme.puissance systolique), les éléments périphériques restant constants, il faut pour un débit cireulatoire suffisant que: Mn R Pe = Mn + ( xX \u2014) : K 65 K\u2019 \u2014 20.Dans la première loi (modification d'ordre périphérique) entrent la plupart des cas d\u2019hypertension: dans la deuxième loi entrent les cas de défaillance cardiaque sans modifications périphériques.Tl sera bon de pratiquer ces épreuves au repos et après exercices qui peuvent déceler parfois des insuffisances latentes.Les auteurs terminent cn proposant cette classification : Hypotendu (Mn \u2014) Fusystolique Pe suffisante Hyposystolique Pe insuffisante Entendu (Mn =) Eusystolique Pe suffisante Hyposystolique Pe insuffisante Hypertendu (Mn +) Eusystolique Pe suffisante Hyposystolique Pe insuffisante Paul MORIN.et vm abel pe a L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 93 CHIRURGIE L.DELOYERS.\u2014 Le traitement des ulcéres gastro-duodénaux humains.Arch.Mal.App.Digestif, t.XXIII, No 9, nov.1933, p.913-944.Les nombreuses hypothéses pathogéniques relatives à l\u2019ulcère gastro- duodénal, ont entraîné le chirurgien à accepter des traitements en réalité empiriques: les acquisitions récentes dans la pathogénie et la pliysio-patho- logie de cette question justifient, d'après l\u2019A., la révision du problème de la thérapeutique chirurgicale de cette affection.Considérant d'abord la patho- aénie de l'uleus, il eroit que nous ne devons pas rejeter intégralement toutes les hypothèses qui ont été émises et, qu'au contraire, il y a des indications précieuses à déduire des notions expérimentales accumulées, Les expériences de \u201cdérivation\u201d paraissent être valab'es parce que, reproduites un nombre considérable de fois par des expérimentateurs différents, elles ont donné des résultats positifs dans un pourcentage de cas remarquab'e et ont fait apparaître des états morbides très comparables à l'état ulcéreux rencontré chez l\u2019homme.On ne pourra conclure à l'identité parfaite du processus expérimental et du processus pathologique qu\u2019à partir du moment où l\u2019on aura établi de nouveaux points de comparaison qu'il faut chercher dans l'étude des caractéristiques humorales de l\u2019homme ulcéreux.Considérant ensuite les théories émises sur la pathogénie de l\u2019ulcère, l\u2019A constate qu'elles possèdent toutes une idée commune relative à l\u2019action corrodante des sues acido-pep- siques.Le problème de la thérapeutique actuelle est done toujours ramené à la définition de ou des moyens permettant de diminuer de facon permanente le taux de chlorhydrie gastrique.Quels sont les territoires qui élaborent l'acide chlorhydrique et par quels mécanismes se forme l\u2019acide chlorhydrique?L'acide chlorhydrique est élaboré uniquement au niveau du fondus par un mécanisme intime qui n\u2019est pas encore définitivement établi.Quelle valeur ont les interventions préconisées en thérapeutique de l\u2019uleus pour diminuer l\u2019acidité gastrique?Les conclusions de l\u2019A., après recherches personnelles, sont qu\u2019en matière de thérapeutique chirurgicale de l\u2019uleus gastro- duodénal il faut avoir recours à la résection, réduite à l'ablation de l\u2019ulcère et des régions atteintes par la gastrite.Il n\u2019y a aucun intérêt à ce qu\u2019elle soit exagérément étendue.Elle doit être complétée par une bouche large.Les interventions qui répondraient le mieux À ces désiderata sont la gastrectomie du type Billroth II à bouche large ou celle de Polya.L\u2019A.donnant sa préférence à cette seconde technique.Mercier FAUTEUX.T.G.ORR.\u2014 De l\u2019action de la morphine sur l\u2019intestin grêle et de ses applications cliniques dans le traitement de la péritonite et de l\u2019obstruction intestinale.Annals of Surg., vol.XCVIII, No 5, nov.1933, p.835-840.La morphine et les dérivés de l\u2019opium donnés en injection hypodermique stimulent le tonus, le rytlhime et les contractions de l\u2019intestin grêle.Afin de prévenir la dilatation intestinale, la morphine d\u2019après lA., est indiquée dans le traitement de la péritonite aiguë, l'obstruction intestinale et l\u2019iléus paralytique.Le maximum de son effet serait obtenu seulement si l\u2019on administre une dose suffisante pouvant produire un état de sommeil continu.Mercier FAUTEUX. 94 L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA H.FINSTERER.\u2014 Traitement chirurgical de l\u2019hémorragie profuse aiguë de l\u2019estomac.Journal de Chirurgie, Paris, t.XLII, No 5, novembre 1933, p.673-688.L\u2019A.rappelle d'abord qu'autrefois l'on admettait couramment qu'en face d'une hémorragie grave le risque du traitement médical était moins grand que celui de l'opération immédiate.Xn 1918, dans une communication a la Société des Médecins de Vienne, l\u2019A.déclarait, en s'appuyant sur une expérience de 18 cas, qu\u2019il faut opérer le plus tôt possible dans l\u2019hémorragie aiguë profuse d\u2019un ulcère, avant les symptômes graves de l\u2019anémie.Pauchet, en 1924, recommandait le traitement médical avec transfusion de sang; mais cinq ans plus tard, il écrivait qu\u2019il fallait opérer immédiatement ct dans tous les cas.Parmi les chirurgiens qui, par la suite, se sont ralliés au traitement opératoire, se trouvent Delore et Girardier.John.Pannett, Potot- schnig, ete.En 1927, Balfour se prononcait contre l'intervention précoce et immédiate qui donnerait des résultats encore p'us mauvais que ceux du traitement médical.D'après l\u2019A., les résultats du traitement médical et du traitement chirurgical ne peuvent être comparés que si, d\u2019une part, le médecin seul traite ses cas jusqu\u2019à la fin et sans envoyer aucun de ses ma'ades A l\u2019opération, même si elle s'impose et si, d'autre part, le chirurgien recoit tous les malades pour opérations sans avoir perdu un temps précieux avec un traitement médical.Malheureusement ces conditions ne sont guère réalisables.Tout de même, pour se former un jugement sûr, l\u2019on doit exiger qu\u2019au moins dans les cas traités chirurgicalement, seuls soient considérés ceux qui ont été opérés immédiatement sans traitement médical préalable.invisagées de cette facon les statistiques montrent, écrit-il.que le traitement chirurgical donne des résultats meilleurs que le traitement médical.L\u2019A.examine ensuite les raisons que l\u2019on a pu soutenir contre l\u2019intervention précoce.La mort par hémorragie est extrêmement rare, done qu'il vaut mieux attendre et ajourner l\u2019opération jusqu\u2019à ce que le malade soit remis de la perte de sang.Il n\u2019admet pas cette proposition et cite plusieurs cas qui la contredisent entièrement.Aussi, croit-il, qu'il faut opérer le plus tôt possible en cas d\u2019hémorragie d\u2019un ulcus.11 recommande la résection de I'ulcére qui saigne et la ligature du vaisseau qui donne dans le fond de l\u2019ulcère.Le succès de cette intervention dépend en première ligne de la durée de l\u2019hémorragie.Les résultats de l'opération immédiate sont les meilleurs.Il indique une mortalité de 2,5 p.100.Mercier FAUTEUX.OBSTETRIQUE V.LE LORIER.\u2014 Prophylaxie et traitement des colibacilloses de la puerpéralité.Revue française de gynécologie et d\u2019obstétrique, 1932, XXVII, 276.Il arrive souvent que la grossesse aggrave une infection à colibacille.ignorée, qui existait depuis l'enfance.La cause la plus fréquente d\u2019une telle infection chez l\u2019enfant est le lait infecté.Les parasites intestinaux en lésant la muqueuse de l\u2019intestin favorisent le passage du colibacil'e dans la circulation générale, d\u2019où s\u2019ensuivent des comp'ications génito-urinaires et biliaires.AR L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 95 La grossesse, mécaniquement, par compression sur l'intestin et l'appareil urinaire, aggrave les lésions préexistantes.Le colibacille pourra dans les suites de couches causer une phlébite ou une septicémie.Le traitement prophylactique consiste à favoriser l\u2019élimination rénale et intestinale et à augmenter la résistance de l'organisme contre le colibacille.Traitement curatif: Antiseptique urinaire (l'urotropine agit bien) vaccin anti-coli par la bouche ou en injection.S\u2019il y a infection du système urinaire, le traitement chirurgical ne devra être essayé qu'après échec du traitement médical.Alfred Le ROY.A.CANTAROW, Harry STUCKERT et Raymond C.DAVIS.\u2014 La composition chimique du liquide amniotique.Surgery, Gynecology and Obstetrics, LVII, 63.Il existe plusieurs hypothèses sur l\u2019origine du liquide amniotique-urine du fœtus, transudation du sérum maternel, sécrétion des cellules épithéliales de l\u2019amnios.Afin de jeter un peu de lumière sur la question les auteurs ont fait une étude comparative du liquide amniotique et du sang maternel \u2014 cette étude porte sur 36 cas et donne comme moyenne les chiffres suivants.Dans le sang Dans le liquide Protéine .6060.530.Azote non protéique .23.9 27.Acide urique .22 22e 3.05 4.54 Suere .24 LL 0 24 LL LLL.84.19.Caleium .LA A 9.82 5.46 Phosphore inorganique .4.3 3.1 Ces chiffres indiquent les milligrammes par 100 c.c.En étudiant ces données il semble que le liquide amniotique soit un produit de dyalise pour maintenir l\u2019équilibre des liquides de la mère et du fœtus; à la fin de la grossesse le liquide serait dilué par l\u2019urine du fœtus.Alfred Le ROY.PEDIATRIE Helen MacMURCHY, M.D.\u2014 Poliomyélite antérieure.La Revue de la Santé Nationale, Ottawa, janvier 1933.La poliomyélite antérieure d\u2019après les travaux de Landsteiner et Pepper en 1909, et de Flexner et ses collaborateurs immédiatement après, a été reconnue comme une infection du système nerveux causée par un virus filtrant spécifique qui a échappé jusqu'à nos jours à toute identification.La virulence de ce virus a été démontrée par le Dr.W.H.Park qui cite la présence de ce virus après un séjour de 125 jours dans le lait.On le retrouve dans les sécrétions du nez et de la gorge, de même que dans les fèces comme l\u2019a prouvé le Dr Toomey.Hurst et Fairbrother ont prouvé que la poliomyélite est une infection de tout le système nerveux, dont la propagation à la moelle épinière se fait par les cylindre-axes et suivant Hurst le liquide céphalo-rachidien servirait l'intermédiaire dans la dissémination du virus. 96 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Dans l'opinion du Dr.Draper, les enfants gras, potelés, bien développés, au front et au visage larges, sont plus aptes à contracter la paralysie infantile.D\u2019où il conclut que la constitution quant au pronostie, a plus de valeur que le virus lui-même.Diagnostic : Couché, l'enfant peut bien mouvoir son bras, alors qu\u2019il lui est impossible s\u2019il est assis, de même que pour les membres inférieurs.Le genou est en hypertension, le pied en rotation interne ou externe; tous signes de faiblesse ou paralysie musculaire.De tels cas ont déjà dépassé la période dite, pré-paralytique.Si la fièvre et la paralysie n\u2019existent pas depuis plus de 24 heures, le sérum doit être donné.Un ou plusieurs des symptômes suivants, doivent nous rappeler la poliomyélite Céphalée, rougeurs, soif, fièvre, prostration, perte d\u2019appétit, rhume, toux, coryza, mal de gorge, tachycardie, vomissements, ou convulsions, diarrhée du début, constipation, oligurie, même anurie.Caractère irritable maussade inquiet, anxieux, agité ou triste, maladroit, yeux ternes, demi-somnolent, sans diminution de l\u2019intelligence; myalgies et raideur de la nuque et du dos.L\u2019impossibilité de plier le menton sur le thorax ou la tête sur les genoux, a fait donner à ce signe le nom de \u201cSpine Sign\u201d.Pour s\u2019asseoir l\u2019enfant doit s'appuyer sur ses mains, (signe d\u2019Amos).On note une paleur et une sudation péri-buccale.\u2014 Sommeil agité, tremblements des mains, photophobie, diplopie.\u2014 C'est alors que le danger de paralysie est menaçant, les cellules des cornes ant, sont affectées mais non encore sérieusement endommagées.La période d\u2019incubation varie entre 5 à 8 jours \u2014 7 à 17 ou 6 à 20 jours.À ces signes d\u2019invasion des méninges, la ponction lombaire est indiquée d\u2019emblée.Le liquide est clair ou trouble, les cellules sont augmentées, la globuiine quelque peu augmentée, les chlorures non diminués.Traitement : Isoler l\u2019enfant afin de protéger les autres.Il est justifiable de donner le sérum des convalescents en dedans de 24 heures après l\u2019installation de la paralysie.Donné plus tard le sérum n'est d\u2019aucune utilité.Il est donc essentiel que le sérum des convalescents soit donné dans la période pré-para- lytique.L\u2019Obtention et la préparation du sérum cxigent une attention toute spéciale, comme il est cité par le docteur Macnamara, dans la sélection des donneurs; alors que sur cent personnes s\u2019offrant comme telles et prétendant avoir été atteintes de poliomyélite, environ quinze furent trouvées comme ayant souffert d\u2019autres maladies.Ceci doit nous prévenir contre l\u2019emploi de sérum dangereux.Macnamara et Morgan donnent une dose moyenne de 30 ce.(intra-rachi- dien) de sérum qui a été chauffé à 37° C., et donné lentement après avoir fait au préalable une ponction lombaire.Une deuxième ou troisième dose alors intra-veineuse peut-être donnée si nécessaire.Quand, comment et dans quels cas le sérum doit-il être donné?Les seules contre-indications sont: A) Le diagnostic précis d\u2019une autre maladie pouvant simuler ces symptômes.B) Une paralysie marquée avec une chute de température montrant qu\u2019il est déjà tard pour le sérum.pme L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 97 Mode d'administration : L\u2019injection intra-museculaire quoique très bonne présente ce désavantage suivant le Dr Macnamara, d\u2019être lente d'absorption et ainsi les cellules nerveuses peuvent mourir.Alors que l'avenir du patient dépend de la course entre le développement d\u2019une immunité passive et la mort des cellules nerveuses, il est done plus sage d'user de la voie intra-veineuse.Mais la voie intra-rachidienne nous paraît la meilleure, et devrait suivre immédiatement la ponction lombaire afin de donner tous les avantages possibles au patient.Dose: Comme le fait remarquer le Dr Macnamara, 30 ce.ne sont pas suffisants, on doit considérer non seulement le potentiel du sérum, mais aussi l'état épidémique, les symptômes, le patient et le type de maladie.La preuve d\u2019une dose adéquate nous est fournie lorsqu'il y a chute de température vers la normale en dedans de 18 à 24 heures, et que l\u2019état général s'est orandement amélioré.Quoique la dose varie, les moilleurs résultats obtenus en Australie, le furent avec des doses d\u2019environ 60 cc.La plus haute dose fut de 115 ce.Traitements subséquents: traitement orthopédique.La prévention d\u2019une invalidité en donnant aux muscles la chance de recouvrer leurs forces à l\u2019aide d\u2019un relâchement complet, d\u2019une immobilisation confortable et d\u2019un très long repos.Prophylaxie: On ne doit pas permettre aux enfants les jeux violents, ou de s\u2019exposer sous un so'eil ardent.Un enfant dès l\u2019apparition des premiers signes ci-haut mentionnés doit être mis au lit.La maladie est contagieuse durant trois semaines et véhiculée par les sécrétions nasales et buccales, mais les trois ou quatre premiers jours sont les plus dangereux.D\u2019où stérilisation des déjections, de tous les ustensiles, instruments, vêtements etc., au service du patient.De là l'importance de renscigner le public en général sur la nécessité de faire examiner l\u2019enfant par le médecin de famille chaque printemps s\u2019il y a lieu de soupconner de vagues symptômes de poliomyélite présents chez quelques membres de la famille, surtout chez les enfants en bas de 5 ans.J.Alcide MARTEL.CHIRURGIE INFANTILE ET ORTHOPEDIE E.L.ELIASON.\u2014 Les fractures pathologiques (Pathological Fractures).Surgery, Gynecology and Obs., No 6, 1933.Les fractures pathologiques reconnaissent des causes multiples; les tumeurs, telles que les carcinomes, les sarcomes, les kystes, les endotholiomes: les infections comme les ostéomyélites, la syphilis, la tuberculose, la maladie de Paget: les troubles de la nutrition, comme la rachitisme, l\u2019ostéomalacie, le scorbut et des causes diverses, comme l\u2019hyperthyroïdie, les atrophies, les empoisonnements peuvent assez fréquemment produire ces variétés de fractures. 93 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Ces lésions se rencontrent presque toujours sur les os longs et particulièrement sur le fémur.Toutes ces fractures doivent être traitées d\u2019une facon particulière, toujours en tenant compte de la cause.L\u2019immobilisation doit être rigoureuse : dans l'ostéomyélite, le curettage est souvent indiqué.Lorsque la syphilis et la tuberculose sont en cause, ces deux maladies doivent être traitées avec soin.Dans tous les cas, à l'exception des fractures consécutives à des tumeurs malignes, les résultats sont satisfaisants.L\u2019évo'ution est plus longue mais la consolidation est la règle.Edmond DUBE.COLP et MAGE.\u2014 Le traitement des fractures articulaires (The Treatment of Joint Fractures).Annals of Surgery, No 47, 1933.Les fractures articulaires sont beaucoup moins fréquentes que les fractures de la diaphyse, parce qu\u2019en général, l\u2019articulation est assez bien protégée par les masses musculaires; les extrémités sont plus exposées.Ces fractures doivent être réduites avec soin et toujours sous anesthésie; la réduction manuelle non sanglante est presque toujours suffisante.Les complications secondaires, tel qu\u2019un cal exubérant gênant l\u2019articulation.les épanchements extra-articulaires, sont possibles mais rares.Le déplacement est rarement important; la mobilisation active et passive doit être commencée le plus tôt possible mais la marche doit être différée tant que la consolidation ne sera pas solide.- Dans les fractures compliquées, dans les grands déplacements de fragments, il sera souvent nécessaire d\u2019intervenir pour obtenir une réduction suffisante; dans ces cas, l\u2019articulation sera nettoyée avec prudence.En conclusion, les auteurs sont d\u2019avis que chaque cas doit être envisagé séparément.car il est impossible de fixer une ligne de conduite déterminée.Edmond DUBE.DERMATO-SYPHILIGRAPHIE L.M.PAUTRIER.\u2014 Dermatite chronique atrophiante (maladie de Pick Herxheimer) généralisée à la quasi-totalité des téguments, sauf.etc.Bulletin de la Société Française de Dermatologie et de Syphiligraphie, juillet 1933.Cette affection que Civatte (1908) le premier a fait connaître en France.a été l\u2019objet d\u2019un remarquable travail de Pautrier en 1921.C\u2019est le 47e cas de dermatite chronique atrophiante que l\u2019auteur présente à la Société Francaise de Dermatologie.Ce cas est intéressant à plus d\u2019un titre.Tout d'abord de par la localisation des lésions: alors que les extrémités des membres sont à peu près toujours prises, ce sont, avec la face, les seules régions indemnes chez le malade; par contre, hors ces régions, tous les téguments du corps sont envahis.Le malade, qui est d\u2019une intelligence supérieure, déclare expressément que ce n\u2019est que depuis quelques années que L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA ; 99 na peau s'est progressivement atrophiée et est devenue érythémateuse, et que ce n'est guère que depuis un an \u201cqu'il voit des veines sur tout le corps\u201d.Auparavant, déclare-t-il avec beaucoup de netteté, sa peau était brunatre ou blanchâtre, dure, ne se laissant pas p:isser, le génait dans ses mouvements ct avait perdu presque tous ses poils.\u201d On ne saurait mieux faire la description d\u2019une sclérodermie.Dans la région du cou et la région sus-claviculaire et également au- dessous du mamelon on voit la peau amincie et atrophiée former par endroits de petits soulèvements blanchâtres; au palper existe à ce niveau la sensation de petites concrétions, qui roulent sous le doigt, «ui ne font pas partie du tableau de Pick-Herxheimer.mais bien de celui de la sclérodermie.L'examen histologique fut fait de l'une de ces concrétions sous-cutanées.C'est un bloc compact de callagènes avant certainement subi une modification considérable dans sa structure histo-chimique.Cet élément est très important puisqu'il vient à l'appui de l'opinion que défend l'auteur, à savoir que: sclérodermie et atrophie cutanée ne sont que les troubles du métabolisme du callagène et que les aspects cliniques sont oD réversibles de l'un dans l\u2019autre.A.SEZARY.\u2014 Les ictères des syphilitiques traités par les arséno- benzènes.La Presse Médicale, 25 octobre 1933.Cette question des ictères parathérapeutiques est loin d\u2019être élucidée.Néanmoins elle semble s'éclaireir de jour en jour.L'auteur, qui apporte à toutes les questions le sens pratique tiré de la lumière des faits, n\u2019a pas été le dernier à en tirer des conclusions pour le moins fort vraisemblables et tout près d'être scientifiiques.Quatre théories peuvent être mises en parallèle pour expliquer la cause de ces Jaunisses survenant au cours du traitement.1° La théorie toxique On ne peut facilement, selon l'auteur, accuser le médicament de produire l'ictère.D'abord, les accidents de ce genre sont rares en comparaison du nombre de traitements arsénicaux donnés.En plus, son apparition possible après des doses vraiment très faibles ne peut mettre en faute la médication.Le fait que l\u2019ictère peut ne débuter que quelques semaines après la fin d\u2019une série d'injections alors que le médicament est en grande partie éliminé.Le fait que le même accident arrive après les traitements bismuthiques ou mercuriels ne prouve pas que l\u2019arsenie soit plus toxique qu'un autre.2° Théorie de la réactivation syphilitique \\ Contre cette théorie, l\u2019auteur a constaté que dans les deux tiers des cas, la complication est survenue chez d'anciens syphilitiques, qui généralement avaient recu un traitement suffisant et dont les séro-réactions non seulement 100 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA étaient depuis longtemps négatives, mais encore ne sont pas redevenues positives après le début de l\u2019ictère.Ft chez les malades infectés plus récemment, celle survient après l'injection d'une quantité d'arsenie capable d'enrayer les lésions hépatiques discrètes qui pouvaient exister.Bien plus, un tel ictère s'observe chez des sujets non syphilitiques traités par les arséno-benzènes.Et la guérison est constante quand on supprime tout traitement spécifique.S'il s'agissait de syphilis, il faudrait déplorer sans doute plusieurs fois des accidents dus à la fâcheuse tendance qu\u2019ont des ictères syphilitiques d\u2019évoluer vers l\u2019ictère grave.3° Théorie allergique.Il ne semble pas que cette pathozénie puisse être applicable à l\u2019ictère.Tout d'abord, une réaction allergique survient en général au cours du traitement, en tout cas au plus tard une dizaine de jours après l\u2019action du produit nocif.Elle ne saurait expliquer les ictères qui surviennent plusieurs semaines après la fin de la série d\u2019injections.Et si cet ictère était allergique, la continuation des injections aggraverait les lésions hépatiques.Ft comment expliquer cette théorie, à savoir que, l\u2019ictère une fois guéri, on puisse impunément reprendre l\u2019arsénic?Le propre des réactions allergiques est de pouvoir récidiver quand l\u2019organisme est mis de nouveau au contact de la substance nocive.Et nous savons que si l\u2019on recommence plus tard le traitement, l\u2019ictère arsénobenzolique ne récidive pas plus que l\u2019ictère catarrhal.4° Théorie biotropique C\u2019est la théorie la plus vraisemblable, c\u2019est celle qui soulève le moins d\u2019objections et elle s\u2019appuie sur des constatations cliniques indiscutables.Ces ictères seraient dus à un germe dont la virulence s\u2019exalte sous l\u2019influence de l\u2019arsenic et provoque alors une hépatite.Tout d\u2019abord la fréquence des ictères thérapeutiques paraît suivre une courbe parallèle à celle des ictères catarrhaux dont on sait le caractère épidémique.La fréquence plus grande de l'ictère chez les sujets traités par l\u2019arsenic montre seule le rôle que joue la médication dans leur production.Sans cela on ne saurait plus parler de coïncidence.D'autre part, cette doctrine explique la variabilité de la date d'apparition de l\u2019ictère au cours du traitement arsénical dont aucune des autres théories ne saurait donner la raison.Elle s'accorde enfin avec les résultats de la thérapeutique.Que cette jaunisse guérisse par les moyens employés usuellement dans l'ictère catarrhal, ceci cadre parfaitement avec elle.Que cette même jaunisse supporte le plus souvent le traitement arsénical, \u2018ceci se comprend également, car l'atteinte hépatique est superficielle et l\u2019action toxique des arsénobenzènes n\u2019est pas très grande.Paul POIRIER. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 101 PHTISIOLOGIE BOULINS- \u2014 Pleurésie et tuberculose pulmonaire.Acta Medica Scan- dinavica, No 5-6, (Stockholm), 1933.L'auteur étudie 23 cas de pleurésie séro-fibrineuse pure, c'est-à-dire non compliquée d'autres infections.Ces pleurétiques furent traités et suivis de 1912 à 1921.De ce nombre, 36 pleurétiques n\u2019ont pu être retrouvés après vans.Des 194 cas étudiés, 23 (12%) sont décédés de TBP dans l\u2019intervalle, > (2.6%) de tuberculose extrapulmonaire.Parmi les décès dus à la tuberculose, 36% se sont produits dans les 3 années consécutives à la pleurésic et 55% dans les 5 années subséquentes.Des 142 survivants, 102 furent examinés: 5 sont traités pour tuberculose pulmonaire: 6 sont diagnostiqués tuberculeux pulmonaires et 21 révèlent à l'examen une affection tuberculeuse quelconque.La pleurésie séro-fibrineuse est responsable de la morbidité tuberculeuse pour 39.8%; les tuberculeux et les suspects post-plenrétiques fournissent À la \u201cpeste b'anche\u201d un contingent de 66%.Boulins en arrive done aux conclusions que nous avons déjà formulées dans l\u2019Union Médicale du Canada, No T-8.1932: \u201cDès qu\u2019un malade est diagnostiqué pleurétique, il doit être soumis à un examen clinique, Lactério- logique et radiologique: un résultat négatif n\u2019exclut pas une observation complète et périodique, poursuivie durant plusieurs années.\u201d .André DUMONTTER.GARIN, TREPPOZ et BOUQUIN (Lyon).\u2014 Les bilatéralisations précoces au cours du Pneumothorax artificiel.Presse Médicale» No 73, 1933.Parmi les complications graves du PNO artificiel, la plus fréquente et la plus mortelle est certainement la Dilatéralisation.Cette éventualitë problématique se produit 25 fois sur 100, d'après les statistiques piézo- thérapiques.La Dbilatéralisation est tardive ou précoce: 1° Tardive, la bilatéralisation se manifeste à un moment où le PNO avait donné son p'ein effet: a'ors rechute on poussée nouvelle, évoluant pour son propre compte.2° Précoce, la bilatéralisation survient immédiatement après l\u2019instauration du PNO: alors la même poussée évolutive semble se poursuivre de l\u2019un à l\u2019autre poumon.Cette dernière éventualité se rencontre surtout dans les formes nodulaires.Malgré la piézothérapie unilatérale, efficace en apparence, 9 fois sur 10, la tuberen'ose pulmonaire évolue et apparaît du côté opposé, en quelques mois.Cependant, il ne faut pas condamner le pneumothorax qui se révèle plus inefficace que nuisible, car ces lésions sont particulièrement sévères de par l'ur nature.Quelle conduite faut-il tenir dans ces cas de Dbilatéralisations précoces ?Au début: l'immobilisation au lit, la eure d'air et l'entretien du pneumo- 102 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA thorax sous faibles pressions; adjoindre la crysothérapie qui, dans ces cas de lésions jeunes, donne le maximum de succès.ll n\u2019y a pas lieu d\u2019instituer un pneumothorax bilatéral dans les cas de bilatéralisations précoces à lésions nodulaires: le PNO est non seulement inutile mais désastreux.Ces formes ne sont justifiables que de la crysothérapie.Beaucoup plus tard, si les lésions se fixent, en particulier s'il se forme une caverne localisée, le phtisiologue pourra instituer un pneumothorax bilatéral, qui reste, dans ces cas, une thérapeutique d\u2019urgence.André DUMONTIER.LABORATOIRE CHIRAY et ROBERT.\u2014 Les faux calculs biliaires en coprologie.La Presse Médicale, 18 novembre 1933, page 1846.La découverte de sable ou de concrétions calculeuses dans les matières est habituellement considérée comme un argument en faveur de la lithiase biliaire.Il faut se rappeler, cependant, qu\u2019il existe de faux caleuls biliaires et il importe de les distinguer des vrais.Le sable biliaire se différencie du sable intestinal par les points suivants: il est rendu À intervalles assez espacés et en quantité médiocre; il est de coloration jaunâtre et se présente sous forme d'agglomérats amorphes.Le sable intestinal, au contraire, est éliminé de facon presque continue et prolongée en grande quantité; il est de couleur grise et d\u2019aspect anguleux, presque cristallin.Il ne contient ni cholestérine, ni pigments biliaires, mais est composé de phosphates et de carbonates de chaux et de magnésie teintés par les substances colorantes des matières fécales.Le sable biliaire vrai doit encore se distinguer de certains débris végétants de fraises ou de framboises, graines de groseilles, de tomates ou de figues, spore de truffes, cellules pierreuses des poires.A côté du faux sable biliaire, il faut signaler également les faux calculs biliaires.Ce sont surtout les faux caleuls médicamenteux constitués par des médicaments peu ou pas solubles, tels le soufre, les sels de chaux, de magnésie, le benzonaphtol, le salol, administrés sous forme de cachets dont seule l\u2019enveloppe a été désagrégée.Le médicament lui-même reste congloméré et peut se retrouver dans les selles.L\u2019analyse chimique en détermine la nature.Il existe aussi des pseudo-caleuls produits par ingestion immodérée\u2019 d'huiles végétales ou de corps gras variés, pseudo-caleuls de couleur vert franc ou vert brunâtre de densité inférieure à celle de l\u2019eau, sur laquelle ils flottent.Il faut signaler enfin la présence d'entérolithes et de corps étrangers ajoutés accidentellement ou non aux fèces.Les calculs intestinaux véritables ne peuvent que rarement jouer le caleul biliaire, car ils sont éliminés en dehors de toute crise douloureuse.Ce sont des concrétions friables, irrégulières, dont le volume peut atteindre celui d\u2019un pois ou d'une noisette.Tls sont composés de sels de chaux ou de magnésie.La présence de stercobiline et l\u2019absence de cholestérine et de biliverdine les caractérisent chimiquement.A.BERTRAND. SOCIÉTÉS LA SOCIETE MEDICALE DE MONTREAL PROCES VERBAL DE LA DOUZIEME SEANCE Tenue à l\u2019Institut Bruchési, le 7 novembre 1933 Présidence de M.O.-AÀ.Gagnon Correspondance, 1° Lettre de M.Montpetit donnant des explications au sujet du récent congrès des entrepreneurs de funérailles.2° Lettre de l\u2019'ACFAS remerciant la Société Médicale pour sa participation aux dernières réunions.Travaux scientifiques.2° L\u2019influence du chlorure de calcium sur les épanchements.\u2014 MM.CHOLETTE et LAMARCHE.Les rapporteurs discutent des épanchements qui font suite à l\u2019institution d\u2019un pneumothorax.Cette réaction p'eurale serait de cause septique et se présenterait dans 40 p.100 des cas.A titre de traitement, les doses de chlorure de calcium employées sont les suivantes: 5 ce.d\u2019une solution à 5% chaque 2ème jour, en injection.Les rapporteurs suggèrent d\u2019employer cette méthode comme préventif.En discussion : Le professeur DUBE: Selon M.Blum, l'on doit supprimer le chlorure de sodium de la diète afin d\u2019augmenter l\u2019action du chlorure de calcium, M.LH.GARIEPY: Y a-t-il avantage à traiter tous les épanchements?Professeur LEGER: L'excès de soude auzmente l\u2019épanchement, le calcium augmente la diurèse.M.VERSCHELDEN croit qu\u2019il y a importance à différencier exsudat et transsudat.MM.JARRY et DUMONTIER prirent aussi part à la discussion.2° MM.BERTRAND et LENOIR présentent trois cas d\u2019abcès pulmonaire: le premier à la suite d'amygdalectomie, le second à la suite d\u2019extraction dentaire, et le troisième à la suite d\u2019une sinusite.M.BETHUNE, de l\u2019hôpital Victoria, complète cette présentation intéressante en donnant une description de la lobectomie, qui peut se pratiquer dans certains de ces cas. 104 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 3° Spécificité avec atteinte pulmonaire.\u2014 MM.BOULAIS et MOREAU.M.BOULAIS fait la lecture d\u2019une histoire de cas très intéressante: il s'agit d'une sc'érose pulmonaire dont l\u2019étiologie peut se discuter.Il y a à considérer la spécificité pulmonaire ou une bacillose évoluant sur un terrain spécifique.Le malade a présenté plusieurs hémoptysies sans que l'on puisse déceler le bacille de Koch.M.MOREAU donne une description des différentes lésions spécifiques broncho-pulmonaires et insiste sur le fait que l'on doit tout de même toujours rechercher la bacillose.En discussion : M.LENOIR suggère l'emploi de inoculation au cobaye d'une facon systématique.M.SAINT-JACQUES cite deux cas de guérison de spécificité pulmonaire, à la suite d\u2019un traitement approprié.M.JARRY: La spécificité pulmonaire doit être considérés comme une entité distincte de la bacillose.4° Diagnostic de la tuberculose chez les enfants.\u2014 MM.JARRY et CORRIGAN.Les rapporteurs font ressortir l'importance d'une classification uniforme dans le diagnostic de la tuberculose et suggèrent que les enfants venant à la consultation pour examen soient divisés en deux catégories: 1° les non contaminés, n\u2019ayant eu aucun contact et dont la réaction à la tuberculine est négative: 2° les contaminés, classe A: les enfants qui ne présentent pas de signes cliniques de lésions et dont la radiographie est négative, mais qui présentent une réaction positive à la tuberculine: c'asse B: ceux dont la radiographie démontre une impréznation trachéo-bronchique et dont la réaction à la tuberculine est positive; classe C: ceux dont les lésions pulmonaires sont manifestes et dont la radiographie démontre une imprégnation plus prononcée.Ces derniers présentent aussi une réaction à la tuberculine positive.Les classes À et DB doivent être examinés périodiquement et la classe C relève du sanatorium.5° MM.ROUX et BLAIS présentent un cas qui démontre très bien la possi bilité d\u2019une guérison rapide dans les affections suppuratives pulmonaires.Il s\u2019agit d'une guérison par vomique.MM, VIDAL et BERTRAND firent quelques remarques concernant ce cas.Motion: Il est proposé par M.A.Lézer, secondé par M.de Bellefeuille, que la Société Médicale appuie le Comité des professeurs qui s\u2019oceupent de la question universitaire.\u2014 Adopté à l\u2019unanimité.M.GAGNON remercie les autorités de l\u2019Institut Bruchési et la séance est levée à 11.20 hrs.Louis FORTIER.Secrétaire des séances. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 105 PROCES VERBAL DE LA TREIZIEME SEANCE Tenue à l\u2019Université de Montréal, le 21 novembre 1933 Présidence de M.O.-A.Gagnon La Société avait l'avantage, en séance extraordinaire, de recevoir MM.Chevalier Jackson, père et fils, qui, à la demande du professeur J.-N.Roy, avaient accepté de venir donner une causerie sur les indications de la bronchoscopie et de la gastroscopie.La séance était sous la présidence de M, O.-A.Gagnon et le nombre des membres et invités dépassait 300.M.CHEVALIER JACKSON, père, traita surtout de l\u2019emploi de la gastroscopie dans le traitement des corps étrangers intrastomacaux.M.Jackson illustra sa conférence par de nombreux schémas et projections radiographiques.M.CHEVALIER LAWRENCE JACKSON fit la seconde partie de la conférence.Tl parla de la bronchoscopie en rapport avec les obstructions bronchiques.Au moyen de dessins animés, il fit ressortir trés clairement le mécanisme de la production d\u2019emphysème ou d'atélectasie pulmonaire selon la variété d\u2019obstruction bronchique.M.le professeur G.-E.HODGES, de l\u2019Hôpital Général, ancien élève de M.Chevalier Jackson, remercia les conférenciers au nom des médecins de langue anglaise.M.le professeur B.-G.BOURGEOIS, se faisant l\u2019interprète des médecins de langue francaise, félicita MM.Chevalier Jackson de leur intéressante conférence.Une étude plus détaillée de cette conférence sera publiée par le Dr Jules BRAULT dans un prochain numéro de \u201cL\u2019Union Médicale\u201d.A Tissue de cette séance scientifique, un punch d'honneur fut servi, au Cerele Universitaire.Louis FORTIER, Secrétaire des séances.PROCES VERBAL DE LA QUATORZIEME SEANCE Tenue à l\u2019Hôtel-Dieu, le 5 décembre 1933.Présidence de M.O.-A.Gagnon Présence: 105 La lecture des minutes de la dernière séance est remise à la prochaine assemblée.Correspondance.Lettre de remerciement de M.Chevalier Jackson.Nomination de membres.MM.Jean Champeau et Moïse Clermont.Nomination du Comité de la Société Médicale pour 1954. 106 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Les membres suivants sont proposés: Président: M.Eugène Dufresne.Vice-président: M.Guy Hamel.Secrétaire-trésorier général: M.Léon Gérin-Lajoie.Secrétaire des séances: M.Louis Fortier.Travauæ scientifiques.1° Un cas de streptococcie à syndrome abdominal du début.\u2014 M.Charles NADEAU.Il s'agit d\u2019une malade qui présentait des signes d\u2019appendicite aiguë et fut opérée.Aucune lésion ne fut décelée.La température persistant, une anémie progressive s\u2019installa et des signes endocarditiques apparurent.Une hémoculture révéla la présence de streptocoques.M.Nadeau discute alors les possibilités de traitement de cette affection presque toujours fatale.En discussion : M.Charles BERTRAND demande s\u2019il y avait atteinte pulmonaire.M.LEGENDRE croit qu\u2019il serait intéressant de connaître l\u2019état du liquide céphalo-rachidien, M.Nove JOSSERAND souligne la présence fréquente de nodules d\u2019Osler dans cette affection.M.Jean LeSAGE cite un cas chez lequel le foyer initial était gingivo- dentaire.2° La chirurgie et l\u2019ulcère pyloro-duodénal.\u2014 M.Ernest PRUD'HOMME.M.Prudhomme donne une description de la duodéno-sphinetérectomie antérieure.Tl insiste sur l\u2019importance de la résection partielle du sphincter afin d'empêcher la persistance d\u2019un spasme post-opératoire.MM.Jean LeSAGE et Albert JUTRAS appuient sur l'importance de l'étude radiologique du fonctionnement pyloro-duodénal.3° Hémorragie profuse d\u2019origine stomacale.Intervention d\u2019urgence.\u2014 M.Armand PARE.Le cas présenté fait ressortir d'une façon peu discutable l'opportunité de l'intervention d'urgence dans l\u2019ulcère stomacal compliqué d\u2019hématémèse prolongée.En discussion : M.SATNT-TACQUES approuve les conclusions interventionnistes de M.Paré.4° Résection endo-urétrale du col de la vessie (prostate).\u2014 M.Oscar MERCIER.\u2018 Le rapporteur présente cuelques cas faisant ressortir les avantages de cette méthode à titre palliatif.Cette méthode n'est toutefois pas toujours sans danrer.L\u2019intervention se fait en vase clos et infection est facile.Le docteur Mercier donne alors une démonstration de l'instrumentation employée dans ce genre d'intervention. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 107 En discussion : M.Maxime BRISEBOIS: On ne peut que très rarement atteindre une cure définitive en employant la voie endo-urétrale.5° Cas de résection de la tête humérale.\u2014 MM.TROTTIER et MAR- CHILDON.Dans les fractures du col anatomique, on doit toujours tenter la conservation de la tête humérale, mais si la lésion est trop prononcée, il faut pratiquer la résection.Les rapporteurs présentent les radiographies d'un cas avant et après résection de la tête humérale.Tls insistent sur la mobilisation précoce afin de conserver la fonction de cette nouvelle articulation.M.Trottier répondit alors à quelques questions du professeur LeSAGE et de M.Gagnon.6° La polysérite.Présentation de malade.\u2014 Professeur DUBE.Le rapporteur fait ressortir la fréquence de l'atteinte des séreuses par le virus tuberculeux.Dans le cas particulier, il y avait atteinte des plèvres et du péritoine.M.Dubé fait ressortir l'importance de la cure hygiéno- diététique.En discussion: M.Albert JUTRAS: La radiothérapie profonde est indiquée dans les épanchements péritonéaux.M.Charles BERTRAND conseille l'introduction d'oxygène dans le péritoine.M.ROBICHAUD a vu des épanchements abdominaux se résorber complètement à la suite de quelques ponctions.M.DUMONTIER croit que la preuve bacillaire devrait toujours être faite dans ces cas.Aucune affaire nouvelle n\u2019étant au programme, la séance est levée ñ 11.30 heures.Louis FORTIER.Secrétaire des séances.RAPPORT ANNUEL DU SECRETAIRE DES SEANCES \u2014 1933 \u2014 Monsieur le Président.Messieurs, La Société Médicale de Montréal termine ce soir sa 37ème année d\u2019études scientifiques.On peut considérer 1933 comme une année de progrès, La Société Médicale, par l'intérêt des travaux présentés, a su attirer un nombre toujours croissant de confrères et la prochaine année s'annonce par d'excellents augures.Au cours du dernier terme, la Société a convoqué ses membres à 7 séances hospitalières et 8 séances universitaires, dont 2 extraordinaires. 108 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Voici un résumé des communications et des présentations cliniques: 1° Séances universitaires Le docteur Urgel Gariépy : Le docteur Antonio Barbeau : Le docteur Antonio Barbeau : Le docteur Gaston Lapierre: Le docteur Jean Saucier: Le docteur Réal Doré: Le docteur Hervé Lacharité : Le docteur Antonio Bellerose: Le professeur E.-G.Asselin : Le docteur Paul Letondal: Le docteur Maxime Brisebois: Le docteur Gérin-Lajoie: Le professeur Eugène Si-Jacques: Le docteur Pierre Smith : Les docteurs Paul Ranger et Léglius Gagnier : Sympathicotrophie de l\u2019avant-pied.Nouvelles considérations sur le traitement de la paralysie générale par la malaria.Données sommaires anatomiques, histologiques, physiologiques et chimiques de la thyroïde.Tétanie et parathyroïde.La thyroïde \u2014 Clinique et thérapeutique.Fhyroïde et parathyroïde au point de vue chirurgical.Radiothérapie des états thyroïdiens.Méthode personnelle d\u2019arthrodèse de la colonne vertébrale.Discussion anatomique et physiologique de la surrénale.Existe-t-il une chorée rhumatismale?L\u2019emploi de l'artériographie rénale comme moyen de diagnostic.Considérations sur un cas de sarcome utérin.De l\u2019emploi du carbone intraveineux dans les infections variées, Rapport de 90 malades.Le lever précoce en chirurgie abdominale, Deux cas de lobe accessoire de la veine azygos.Il y eut deux séances extraordinaires, la première en février : Le docteur Eastman Sheehan, professeur à l\u2019Univ.Columbus: La chirurgie plastique et restauratrice.La seconde, en novembre: MM.Chevalier Jackson, de Phi- Les indications de la gastroscopie et de la ladelphie: bronchoscopie.2° Séances cliniques 1° Séance: Hôpital de Verdun.Présence: 105.Présentations cliniques par Messieurs: H.LeBel, L.-A.Bourbeau, Yves Le- febvre, Eug.Thibault, Jules Lussier, Mercier Fauteux, Maxime Brisebois, MM.Daviault et Joubert. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 109 2° Séance: Hôpital de la Miséricorde.Présence: 95.Présentations cliniques par Messieurs: Hervé Lacharité, Hector Sanche, Pacifique Gauthier, Jcan Champeau, Stéphane Langevin et A.Bertrand.3° Séance: Hôpital Saint-Luc.Présence: environ 300 membres et invités.Présentations cliniques par Messieurs: Rupert Derome, Charles Lefrancois, P.-R.Archambault, T.I.Hoen, Jean LeSage, Roméo Boucher, A.Frappier et Gustave Lafreniére.4° Séance: Saint-Jean-de-Dieu.Présence: 72, Présentations cliniques par Messieurs: Paul Larivière, J.-C.Larose, G.Loi- gnon, Eugène Dufresne, Emile Le- grand, G.Ravenelle et M.de Bellc- feuille.5° Séance: Hôpital Notre-Dame.Présence: 110.Présentations cliniques par Messieurs: Henri Gélinas, Godin, A.Bertrand.Charles Simard, B.-G.Bourgeois, D.Marion, Albert LeSage, J.-N, Roy, J.- A.Mousseau, Doriva Léonard et L.-R.Dionne, 6° Séance: Institut Bruchési.Frésence: 62.Présentations cliniques par Messieurs: Cho'ette, Lamarche, Charles Bertrand, Lenoir, Boulais, Moreau, Jarry, Cor- rigan, Roux et Blais.7° Séance: Hôtel-Dieu.Présence: 105.Présentations cliniques par Messieurs: Charles Nadeau, Frnest Prud'homme, Oscar Mercier, Armand Paré.Trot- tier, Marchildon, J.-E.Dubé.Ainsi, pendant l\u2019année, 15 médecins ont présenté des communications aux séances théoriques, et 58 médecins prirent part aux séances c'iniques à titre de rapporteurs.49 médecins ont demandé leur admission dans la Société.Ces chiffres dénotent une augmentation dans l\u2019activité scientifique de notre profession canadienne-francaise à Montréal.Louis FORTIER, Secrétaire des séances.? NOUVELLES La Société Médicale de Montréal a élu pour le terme 1934 les officiers suivants: Président: M.Eugène DUFRESNE.Vice-président: M.Guy HAMEL Secrétaire-trésorier général: M.Léon GERIN-LAJOIE.Secrétaire des séances: M.Louis FORTIER.Nos félicitations aux nouveaux élus._\u2014 La Société de Chirurgie de Montréal a élu, à sa séance de terme, les officiers suivants pour le terme 1934: Président: M.Eugène DUFRESNE.Vice-président: M.Alphonse FERRON.Secrétaire général: M.Léon GERIN-LAJOIEK.Trésorier honoraire: M.J.-H.RIVARD.Secrétaire annuel: M.Mercier FAUTEUX.Bibliothécaire-archiriste: M.L.-P.SENECAL, Nos fé'icitations.BULLETIN DE L\u2019ACADEMIE DE MEDECINE Séance du 31 octobre 1933 MU.Emile Sergent: PRESENTATION D'UN OUVRAGE IMPRIME.J'ai lhonneur de présenter à l'Académie le livre que vient de publier sous le titre: \u201cLes médecins ou Canada français\u201d le docteur J.GAUVREAU, registraire du Collège des Médecins et Chirurgiens de la province de Québec.Ce livre constitue le vade-mecum de l\u2019étudiant en médecine et du jeune médecin.\u201cPar la haute portée de son enseignement moral, ainsi que l'écrit dans la préface notre collègue Rousseau, doyen de la Faculté de Médecine de Québee, le livre du docteur Gauvreau est une magnifique contribution à l'avenir de la médecine canadienne\u201d.Il a pour but essentiel en effet d\u2019améliorer la sélection médicale dans le vieux pays de Québec, si fidèle à la France ét à ses traditions intellectuelles.Le docteur Gauvreau, organisateur des hôpitaux canadiens volontaires installés en France au cours de la guerre, apôtre de toutes les œuvres sociales, honore la profession médicale.L'Académie ferait une bonne action en inscrivant ce livre sur la liste des prix qu\u2019elle décerne chaque année.BIBLIOGRAPHIE Rapport du Service de Santé de la Cité de Montréal, 1932, Dr S.Boucher, D.H.P., directeur.Nous accusons réception de ce volumineux et intéressant rapport, qui doit être conservé dans toutes les bibliothèques afin de le consulter chaque fois qu\u2019il sera question de l\u2019Unité Sanitaire et du mouvement démographique de la cité de Montréal.L. od TABLE ALPHABETIQUE DES ANNONCES Abbott Laboratories Ltd, (IH uile de foie de morue) .NII Angier Chemical Co., (L\u2019Emulsion Angier) .XLI Anglo-French Drug Cie., (Valerianate Gabail) .XXII Ayerst, McKenna & Harrison, Limited (Digitalis Folium ) NLVT Bilhuber-Knoll Corp, (Theocalcin) .2.NXXII Blanchette, Ernest, (Infirmier diplômé) .TI Boulet R.& Brault Jules, (Maladies des yeux, etc.) .L Breitenbach Co., M.J., (Gude\u2019s Pepto-Mangan) .I Bristol-Myers Co., (Sal Hepatica) .XXIV British Drug Houses (Canada), Ltd, The, (S.U.P.36) XLI Canada Drug Company, (Paveral) .I Canada Pond Tampon Co., (Les Tampons Pond) .XLVIII Cardinaux, Paul, (Gaiffe, Gallot & Pilon et Ropiquet, Hazard & Roycourt).Diathermie, Fayons X, Electrologie .XT Casgrain & Charbonneau, Ltée, (r Thyvacrine No 10 © & () .XX Casgrain & Charbonneau, Ltée, ( Neurocrine No5CKC .XX Casgrain & Charbonneau, Ltée, (/iucrine No 6 C& () XX Casgrain & Charbonneau, Ltée, (Les Stéralisuleurs \u201cCASTLE\u201d) .Troisième page de lu couverlure Casgrain & Charbonneau, Ltée, (A ppureilluge à Rayons N et d\u2019Electricité Médicale), Troisième page de lu couverture Chapman Ltée, La Cie J.H., (Instruments de Chirurgie) XXTV Ciba, Compagnie Limitée, (Prokliman \u201cCiba\u201d) .VII Denver Chemical Manufacturing Co, (Antiphlogistine) IX de Passillé, H.B., (Bronchodermine) .XXVIII de Passillé, H.B., (Charbon Tissot) .XXVIII de Passillé, H.B., (Sirop Guilliermond) .XXVIII de Passillé, H.B., (\u201cYs\u201d) .XXVIII 112 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA de Passillé, H.B., (Ludin) .XXXIII de Passillé, H.B., (Seroma Rey) .X XXIII Duckett J.A, (Derniére Création de la Prethése) .XLIV Eddé, J., Limitée, (Ocreine Gremy) .IV Eddé, J., Limitée, (Strychnal Longuet) .IV Eddé, J., Limitée, (Vulcase Brisson) .IV Eddé, J., Limitée, (Pipérazine Midy) .XIX Eddé, J., Limitée, (Hémostyl) .XXIX Eddé, J., Limitée, (Bismuthoidol) .XXXIV Eddé, J., Limitée, (Zodogénol Pépin) .XXXVI Eddé, J., Limitée, (Epilepsie Alepsal) .XLIT Eddé, J., Limitée, (Iodone Robin) .LI Fellows Medical Mfg, Co, (Sirop Fellows) .LI Francia, Enrg, (Peptone Todée Lery) .LIT Frosst, Charles E.& Co.(Nondremul) Deuxième page intérieure de la couverture.Gatine, Fernand, (Masseur Expert) .XLII Gravet, G.(Alphloine) .XXVII Gravet, G., (Pilules du Dr Moustier) .XXVII Herdt & Charton, Inc., (Calcoléol) .XXIV Herdt & Charton, Inc., (Anti-Coryza Chomedy) .XLIX Hoffmann-LaRoche, Ltd, ( Tonikum \u201cRoche\u201d) XLIX Horner, Frank W., Limitée, (Maltlevol) .LVIT Infirmières diplômées: Maladies nerveuses et mentales .L Imperial Tobacco Co.of Canada, (Sweet Caporal) .XLIII Joubert, J.J., Limitée, (Santéine) .XIX Laboratoires A.Bailly, (Opobyl) .XVIIT | Laboratoire du Bismol, (Bismix) .Vi Laboratoires du Dr Débat, (Pancrinol) .LVIII Laboratoires du Dr Moustier, (Pilules du Dr Moustier) XXVII Laboratoires Poulenc Fréres du Canada, Ltée, (Anthema) XII! Laboratoires P.Astier, (Arhéol Astier) .XXV La Cie Canadienne des Agences Modernes, (Les Lithinés du Dr Gustin) .L La Cie Canadienne des Agences Modernes, (Magnésie du Dr Gustin) .«.24 i oe oe.L TT EE _\u2014-\u2014\u2014 cc a L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 113 Lejeune, A, (Laboratoire)- (Indhameline Lejeune) .LIT Librairie Beauchemin Limitée, (Linguaphone) .LXX Listers Limited, (Listers) .22 24 22 42 0e 0 [I Lyman Agencies, Limited, (Pineoleum) .XXXII Merck & Co.Limited, (Theocalcium) .XXXII Merck & Co.Limited, (Pyridium) .RS LIT Millet, Roux & Lafon, Ltée, ( Codoforme Bottu) .XLVII Millet, Roux & Lafon, Ltée, (Archemapeclol) .XLVI Millet, Roux & Lafon, Ltée, (Digibaine) .XLVII Millet, Roux & Lafon, Ltée, (Solucamphre Delalande) .XLVII Millet, Roux & Lafon, Ltée, (Opocalcium) .LII Millet, Roux & Lafon, Ltée, (Septicémine) .LIX Parke, Davis & Cie, ( Ventriculin) .Quatrième page de la couverture Pineoleum Co., The., (Solutions huileuses) .XXXII Rougier Fréres, (Hepathemo) .XVI1 Rougier Frères, (Opobyl) .XVIII Rougier Fréres, (Spectrol) .XXI Rougier Frères, (Ouabaïne Arnaud) .XXI Rougier Frères, (Calcifixine Irradiée) .XXIII Rougier Fréres, (Arhéol Astier) .XXV Rougier Frères, (Seidlitz Chanteaud) .XXVI Rougier Frères, (Sténol Chanteaud) .XXVI Rougier Frères, (Rami) .RES ce ee ee a XXVI Rougier Fréres, (H émoglobine Doschiens) ce es XXXI Rougier Frères, (Carnine Lefrancq) .XXXIV Rougier Fréres, (Dragées Gélineaw) .XXXV Rougier Frères, (Le Sirop Gélineau) .XXXV Rougier Frères, (Elixir Ducro) .XXXV Rougier Frères, (Surop Famel) .XLIV Rougier Frères, (Uraseptine Rogier) .XLV Rougier Frères, (Lactolaxine Fydau) .\u2026.XLV Rougier Frères, (Nitiuvm Buisson) .LIV Rougier Frères, (Névrosthenine Freyssinge) .LIV Rougier Frères, (Chloramine Freyssinge) .LIV 114 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Rougier Frères, (Capsules Dartois) .LIV Rougier Frères, (Iodalose Galbrun) .LVII Rougier Fréres, (Prothénase) .LVII Sanatorium de Blois .VIII Sanatorium du Lac Edouward .x Sanatorium Prévest .XIV Schering (Canada), Ltd.,, (\u201cVedinal-Elizvr\u201d) .111 Squibb & Sons of Canada, Ltd., E.R., (/7wile de Foie de Morue Squibb) .V Trouette-Perret, (Aplloine) .XXVII Western Distributors Ltd., (Les Tampons Pond) .XVIII Westinghouse X-Ray Co., Inc., (A ppareillage a Rayons X et d'Klectricité Médicale).Troisième page de lu couverture Wilmot Castle Company, ( Les Stérilisateurs \u201cCASTLE\u201d) Troisième page de la couverture.Wingate Chemical Co.Ltd., (Emulsion Angier) .XLI Wyeth & Brother, Inc, John, (Wyanoids) .XXX \u20180 {00 \u2014\u2014- \u2014 DEMANDES D\u2019INTERNES On demande des Internes à l\u2019Hôpital Pasteur, pour le service des maladies contagieuses.S\u2019adresser au Docteur Pierre-Z.Rhéaume, Hôpital St-Luc, 1058, rue St-Denis. NOUVELLES La Société Médicale de Montréal a élu pour le terme 1934 les officiers suivants: Président: M.Eugène DUFRESNE.Vice-président: M.Guy HAMEL, Secrétaire-trésorier général: M.Léon GERIN-LAJOIE.Secrétaire des séances: M.Louis FORTIER.Nos félicitations aux nouveaux élus._\u2014 La Société de Chirurgie de Montréal a éiu, à sa séance de terme, les officiers suivants pour le terme 1934: Président: M.Fugène DUFRESNE.Vice-président: M.Alphonse FERRON.Secrétaire général: M.Léon GERIN-LAJOIE.Trésorier honoraire: M.J.-H.RIVARD.Secrétaire annuel: M.Mercier FAUTEUX.Bibliothécaire-archiviste: M.L.-P.SENECAL.Nos fé'icitations.BULLETIN DE L\u2019ACADEMIE DE MEDECINE Séance du 31 octobre 1933 JM.Emile Sergent: PRESENTATION D'UN OUVRAGE IMPRIME.J'ai l'honneur de présenter à l'Académie le livre que vient de publier sous le titre: \u201cLes médecins ou Canada français\u201d le docteur J.GAUVREAU, registraire du Collège des Médecins et Chirurgiens de la province de Québec.Ce livre constitue le vade-mecum de l'étudiant en médecine et du jeune médecin.\u2018Par la haute portée de son enseignement moral, ainsi que l\u2019écrit lans la préface notre collègue Rousseau, doyen de la Faculté de Médecine de Québee, le livre du docteur Gauvreau est une magnifique contribution a l'avenir de la médecine canadienne\u201d.Il a pour but essentiel en effet d\u2019améliorer la sélection médicale dans le vieux pays de Québec, si fidèle à la France et a ses traditions intellectuelles.Le docteur Gauvreau, organisateur des hôpitaux canadiens volontaires installés en France au cours de la guerre, apôtre de toutes les œuvres sociales, honore la profession médicale.L\u2019Académie ferait une bonne action en inscrivant ce livre sur la liste des prix qu\u2019elle décerne chaque année.BIBLIOGRAPHIE Rapport du Service de Santé de la Cité de Montréal, 1932, Dr S.Boucher, D.H.P., directeur.Nous aceusons réception de ce volumineux et intéressant rapport, qui (loit être conservé dans toutes les bibliothèques afin de le consulter chaque fois qu\u2019il sera question de l\u2019Unité Sanitaire et du mouvement démographique de la cité de Montréal.L.-e = ss = re SN = ve NS: Sov RE a = NN aR S = SE RN ay en = aR A RS RRS a a a > = Sn = + = = an SX S a wd NN N = ss I aN = EN WW = > SE - = S = = NW FR Sy = = = a = = = SE = N 4 a 3e .= Re 3% = Se SB and a = > S = SEE 0 se ss 3 S so fh 3 = hi ss = = en = = a = 3% 3 5 AN GS BIS 3 $ ONY = = SR a 1934 S 2% i ® se So > - a LE Se x 1871 bi: = = Es ee = es 2 ss = 3 ses EN = LE PROFESSEUR ARTHUR ROUSSEAU 2 S = xx Ss 35 SR = en => RE RY a > 5 ce = AN Shas SX ss 6 von 8 a SS SR a _ A - = \u2014\u2014 pu "]
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