L'union médicale du Canada, 1 mars 1934, Mars
[" Tome LXIII No 3 Mars 1934 BULLETIN EN MARGE DES ARTICLES DE MICHEL SERVAN L\u2019exploitation de la profession médicale Le Journal Le Canada accordait tout récemment Phospitalité de ses colonnes à Michel Servan, médecin qui a pris ce pseudonyme pour des raisons fort judicieuses.S\u2019il avait signé ses articles, on aurait pu l\u2019accuser de travailler contre tel ou tel hôpital.En gardant l\u2019anonymat, il avait ses franches coudées.Il voulait servir la cause des médecins, \u2018ces gentilshommes pauvres\u201d: il a préféré rester dans l\u2019ombre et nul ne saurait lui en vouloir.On m\u2019a attribué la paternité de ces articles.A plusieurs reprises, dans des conversations privées et dans des articles de l\u2019Action Médicale, j'ai protesté contre l\u2019abus des dispensaires et j'ai cité des cas savoureux où le médecin praticien et le chirurgien étaient plumés, volés, tondus; il n\u2019en fallait pas davantage pour que l\u2019on me crût l\u2019auteur du pamphlet de Michel Servan.Je tiens à dire publiquement que ce dernier m\u2019a fait l\u2019amitié de me dévoiler son identité; je suis donc absolument étranger aux \u201cpapiers\u201d qui furent publiés par un confrère que j\u2019estime et que j'aime beaucoup plus depuis la lecture de ces articles courageux où il a attaqué, dans sa racine, un mal qui menace l\u2019existence même du médecin praticien et du médecin en général.Car, à quoi bon le cacher, le mal dont souffre la profession médicale est un cancer presque incurable et il faudra découvrir des rayons nouveaux, si l\u2019on veut véritablement permettre à un corps professionnel noble entre tous d\u2019échapper à une mort lente peut-être, mais certaine.De mon cabinet de travail, j'entends ceux qui ne sont pas au courant de la question : \u201cAllons, mon pauvre docteur, vous exagérez ! Le médecin souffre de la crise comme les autres, comme tout le monde! Vous êtes médecin, il est donc tout naturel que vous vous 218 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA apitoyiez sur la détresse de vos confrères, mais les docteurs ne sont pas plus à plaindre que les autres!\u201d Et l\u2019objection pourrait continuer sur ce ton jusqu\u2019à demain! Mais pardon, la crise actuelle n\u2019a fait qu\u2019accentuer une situation déjà triste, pénible, grave, depuis plusieurs années.Les avocats ne travaillent pas pour rien.\u201cN\u2019existe-t-il pas d\u2019avocats, dit Michel Servan, capables de prendre gracieusement la part de la veuve et de l\u2019orphelin?Les notaires ne pourraient-ils pas à titre gratuit rendre service à tous les propriétaires actuellement dans le pétrin?Essayez donc de vous marier ou de vous faire enterrer sans bourse délier !\u201d En effet, nul ne travaille pour rien, mais le médecin, dût-il crever de faim, doit servir! Et pourquoi ?Tout dernièrement, un vieux médecin qui pratique dans un quartier excentrique est appelé chez un client qui lui doit 150.TI est deux heures du matin.La femme attend un bébé incessamment.Malgré ses souffrances, la patiente dit au docteur: \u201cC\u2019est bien triste de vous déranger dans la nuit, quand on vous doit tant d\u2019argent !\u201d Le médecin n\u2019a pas eu le temps de répondre, car le mari rétorqua : \u201cLaisse donc faire, ma vieille, le docteur est obligé de venir quand on l\u2019appelle, c\u2019est son devoir!\u201d Voilà la vérité laide, cynique, brutale, Cela prouve deux choses: d\u2019abord que les femmes ont souvent plus d\u2019esprit et de cœur que certains hommes, ensuite que le médecin est un être dont on abuse et que le dévouement en ces circonstances est presque de la sainteté.Ce qui corse l\u2019histoire qui est rigoureusement exacte, c\u2019est que le mari a de grosses épargnes à la banque.Le médecin a servi, mais il a décidé de poursuivre un client si peu scrupuleux.Comme le dit Michel Servan: \u201cIl n\u2019est pas un médecin digne de ce nom, même s\u2019il est dans la misère, qui refusera son secours pour aider le pauvre, le vrai pauvre.De tous les temps il a su ou se trouvait son devoir et n\u2019a jamais flanché devant lui\u201d.C\u2019est exact, mais parmi les professionnels, pourquoi, je vous le demande, le médecin est-il le seul à servir gratuitement ceux qui raisonnablement pourraient le payer et qui ne le font pas \u201cparce que le médecin est obligé de venir quand on l\u2019appelle\u201d, pourquoi?Je défie qui que ce soit de répondre à ma question ?Evidemment, la souffrance humaine est une femme qui a besoin d\u2019un consolateur, d\u2019un homme qui se penche sur elle, qui la soulage ; L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 219 le médecin est là, toujours prêt à toutes les heures du jour et de la nuit, mais si on exige de lui ces sacrifices, n\u2019a-t-il pas le droit de s\u2019attendre à recevoir au moins sa subsistance et celle de sa famille ?Avant la crise, le médecin était le dernier payé, maintenant on ne le paie plus du tout.Est-ce juste, est-ce logique, est-ce humain ?Des gens qui pourraient payer leur médecin se retranchent derrière le paravent de la crise; d\u2019autres le paient au compte-gouttes, mais le pauvre docteur, lui, est obligé de payer ce qu\u2019il doit et quand, par la force des choses, il retarde un peu à s\u2019acquitter d\u2019une dette, on lui en fait voir de toutes les couleurs ! Il y a là une situation révoltante et à l\u2019heure actuelle certains médecins gagnent leur paradis sur terre, ils cachent leur noble misère sous des vêtements usés jusqu\u2019à la corde et pieusement raccommodés par des mains dévouées ! On paie l\u2019épicier, le boucher, la modiste, la couturière, le tailleur, on paie tout le monde, mais la reconnaissance qu\u2019on doit au médecin, on la paie en monnaie de singe.Payer le médecin pour les services rendus est devenu un luxe dont on peut se passer ! Et pendant ce temps, ce fidèle serviteur de l\u2019humanité qui continue quand même à soulager la souffrance, se demande tous les matins comment il va arriver à boucler un budget dont il a soigneusement \u2014 et pour cause \u2014 comprimé tous les item! Cet homme qui à sacrifié des années au collège et à l\u2019université pour acquérir un diplôme de docteur en médecine, souffre dans le silence d\u2019une misère invraisemblable parce que les clients sont injustes et parce que peu à peu on a volé au médecin toutes ses prérogatives, on a marché sur tous ses droits, on lui a enlevé presque toutes les possibilités qu\u2019il avait de gagner sa vie ! Michel Servan a stigmatisé les abus criants des dispensaires.Il a absolument raison.Il me permettra bien de lui dire que, bien avant lui, jai dénoncé ces abus dans un journal dévoué aux intérêts médicaux : L\u2019Action Médicale.Cela ne lui enlève rien de son mérite.En portant notre cause devant l\u2019opinion publique, qui donc songerait à lui en vouloir.Il joue le beau rôle d\u2019éveilleur d\u2019idées.Bravo ! Qu\u2019il permette à un confrère qui, comme lui, ne souffre pas trop de la crise et qui, lui aussi, n\u2019a pas froid aux yeux, de lui tendre une main fraternelle.Quand on se bat pour la santé publique, cela ne nous empéche pas de constater des faits qui crévent les yeux de tous ceux qui veulent voir clair ! 220 T\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Il faut défendre l\u2019entrée de l\u2019hôpital à tous ceux qui ne prennent même plus la peine de se déguiser en pauvres ! Est-il juste, équitable, raisonnable d\u2019accueillir au dispensaire des gens qui gagnent $100, $125 et $150 par mois?Poser le problème, c\u2019est le résoudre et il faudra le résoudre coûte que coûte, il faudra nettoyer les écuries d\u2019Augias, à moins que.décidément, on ne veuille la mort du médecin praticien, à moins qu\u2019on ne veuille fermer la Faculté de médecine ! Le problème devient aigu, pressant et commande une solution urgente, quand des médecins \u2014 et je n\u2019en veux pas dire le nombre \u2014 doivent avoir recours aux secours directs et quand certains confrères S\u2019éclairent à la bougie en 1934 ! Si c\u2019est la mort du médecin praticien qu\u2019on cherche, qu\u2019on le dise ! Sinon, qu\u2019on trouve des remèdes à ce mal angoissant qui menace toute une catégorie de citoyens utiles à la société.Adrien PLOUFFE.(> (or. MÉMOIRES QUELQUES MANIFESTATIONS DE L\u2019ANAPHYLAXIE AU SÉRUM DE CHEVAL Par J.-H.CHARBONNEAU, Surintendant de l'hôpital Pasteur.Ce n\u2019est pas mon intention de rechercher les causes de l\u2019anaphylaxie, non plus que les théories physiologiques diverses qui ont été émises pour en expliquer le mécanisme.Qu\u2019il nous suffise simplement d\u2019en revoir les manifestations cliniques les plus fréquentes qui peuvent survenir au cours ou après une injection d\u2019un sérum thérapeutique quelconque.Ces manifestations pourraient être divisées de trois façons différentes, \u2014 1° les manifestations précoces, et même je dirais quasi-immédiates, \u2014 2° manifestations tardives; ou encore la division pourrait comporter: \u201cSyndrome violent ou suraigu\u201d: Syndrome bénin ou plus simplement suivant la manifestation clinique sous laquelle le résultat de l\u2019anaphylaxie se présente.\u2014 3° Nous considérons d\u2019abord ce que l\u2019on pourrait appeler syndrome violent.Ce syndrome, ou choc anaphylactique proprement dit peut survenir de façon presque immédiate.On le voit même apparaître quelquefois durant l\u2019injection de sérum chevalin : c\u2019est là la manifestation la plus tragique de l\u2019anaphylaxie sérique et le tableau clinique en est émouvant.Le malade, s\u2019il est assez âgé, se plaint d\u2019une constriction à la gorge et d\u2019une chaleur excessive à la tête, il croit que la tête va lui éclater.La peau est rouge, vultueuse, le pouls tombe à 20 et aussi, paraît-il, la P.A.(mais là je vous avouerai que je n\u2019ai jamais eu le sang froid nécessaire pour prendre la P.A.d\u2019un malade en un pareil moment.) Et puis le malade devient tout à coup d\u2019une pâleur livide et presque instantanément c\u2019est la syncope terminale, à moins qu\u2019on intervienne à temps.Parfois mais rarement, un vomissement ou un frisson violent surviennent de façon précoce.Ce syndrome peut aussi se manifester de façon un peu plus tardive, de vingt minutes à une heure après l\u2019injection ; il se traduit 222 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA .alors par des vomissements, diarrhée profuse, frisson violent, température qui peut atteindre un niveau très élevé (nous avons vu personnellement un malade monter jusqu\u2019à 108°34 après une injection intraveineuse de sérum anti-diphtérique).Ces accidents heureusement comportent un pronostic plus favorable que les premiers et cèdent en général très rapidement sous l\u2019influence d\u2019un traitement approprié.Il y a \u201cgalement un autre syndrome violent qui peut survenir plus tardivement encore et c\u2019est le syndrome méningé.Permettez-moi de décrite ici, un cas personnel.Marthe L., 4 ans entre à l\u2019hôpital St-Paul pour une scarlatine de forme maligne avec température à 105°.Nous lui injectons 6,000 unités de Sérum Anti-Scarlatin.Au bout de 4 jours la température est revenue à la normale, l\u2019enfant va mieux, et nous nous réjouissons croyant la malade à l\u2019abri des complications.Le l2ième jour la température remonte et oscille entre 101 et 104° avec des symptômes méningés évidents: raideur de la nuque, raie méningée, position en chien de fusil, vomissements, constipation, Koernig.Nous cherchons d\u2019abord du côté des oreilles où tout est normal.Le L.C.R.analysé est normal.Nous voilà done en face d\u2019un syndrome méningé dont nous ne pouvons trouver la cause.Nous pensons alors, faute de mieux, à une manifestation d\u2019anaphylaxie sérique et instituons un traitement en conséquence.Le 4ième jour le tableau change et vient nous troubler davantage: des douleurs se localisent aux membres et à l\u2019abdomen avec des taches purpuriques au niveau de la peau; nous hésitons alors entre un purpura rhumatoïde et une réaction sérique, jusqu\u2019à ce qu\u2019à la peau survienne un érythème caractéristique qui vient signer par sa présence le diagnostic.Nous avion donc eu affaire du commencement à la fin à une manifestation d\u2019anaphylaxie sérique.Syndrome fébrile.Parfois le seul symptôme est une élévation de la température qui peut durer de quelques heures à quelques jours.Ce syndrome peut être précoce et se manifester dans les quelques heures qui suivent l\u2019injection.(serait-il dû alors à la simple réaction qui accompagne toute proteinothéraphie un tant soit peu intensive, ou rattachable véritablement à l\u2019anaphylaxie sérique, nous l\u2019ignorons).D\u2019autres fois il est tardif et peut survenir plusieurs jours après la clernière injection.Ce symptôme est tout à fait bénin bien entendu et ne comporte aucune thérapeutique spéciale.Le syndrome articulaire: est aussi une manifestation très fréquente.Il ressemble au rhumatisme poly-articulaire aigu, ou encore au pseudo rhumatisme scarlatin, ce qui parfois en rend le diagnostic très difficile.Il est accompagné généralement d\u2019une réaction fébrile et parfois des manifestations cutanées habituelles que nous verrons tout à l\u2019heure.-\u2014 A> L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 223 Syndrome paralylique: Plus rarement avons-nous eu l\u2019oceasion de constater cette manifestation qui d\u2019ordinaire est monoplégique et dans tous les cas rétrocède très rapidement, même sans traitement.Syndrome cutané: C\u2019est là le plus fréquemment observé; il peut être localisé ou généralisé, précoce (quelques heures) ou tardif (8 à 30 ou même 40 jours).Il nous est même arrivé dans certain cas que le malade fasse de ces réactions même après son congédiement de l\u2019hôpital ce qui peut être très ennuyeux.L\u2019Erythème sérique (manifestation cutanle de Panaphylaxie) peut aller du simple urticaire avec plaque ortiée plus ou moins caractéristique et plus ou moins généralisée avec prurit parfois très intense, au point qu\u2019il en vienne intolérable, du simple urticaire, dis-je, jusqu\u2019à l\u2019érythème mobillifor- me, scarlatiniforme, polymorphe ou l\u2019ædème de Quincke; mais dans tous les cas le diagnostic en est en général assez facile vu l\u2019absence habituelle de I\u2019énanthéme.Cependant il est des cas ou il devient difficile d\u2019éliminer les fièvres éruptives, surtout la rubéole.Ces symptômes cutanés peuvent durer de quelques heures a quelques jours avec une durée moyenne de 24 à 36 heures.Il nous reste encore une manifestation de l\u2019anaphylaxie sérique ct c'est le syndrome abdominal que l\u2019on pourrait peut-être rattacher au syndrome articulaire, comme on peut rattacher quelquefois certains syndromes adbominaux au rhumatisme poly-articulaire aigu.C\u2019est à un certain point de vue le syndrome le plus ennuyeux parce qu\u2019il vous expose à des erreurs de diagnostic qui peuvent avoir des conséquences fâcheuses.Permettez-moi de citer deux cas personnels qui sont trés démonstratifs.Enfant A.J, 3 ans, arrivé à l\u2019hôpital St-Paul avec une scarlatine de forme maligne.Le traitement sérothérapique est institué, l\u2019enfant s'améliore et ne présente au bout de 5 jours qu\u2019une température de 100°.Le 10ième jour la température remonte à 104°, l\u2019enfant est dyspnéique, vomit et se plaint de douleurs abdominales.La palpation de lI'abdomen surtout à l\u2019épigastre réveille des cris stridents, et la douleur s\u2019irradie vers l\u2019ombilic et vers l\u2019hypocondre droit et gauche.Nous pensons à une pneumonie, mais aucun symptôme à l\u2019auscultation ne venant confirmer cette hypothèse, nous en fâmes réduits à une thérapeutique d\u2019attente.Le lendemain toujours la même douleur, le même dyspnée, la même température.Le troisième jour enfin surviennent des accidents articulaires qui nous mettent sur la piste d\u2019un accident sérique, et le 4ième jour nous constatons avec soulagement des manifestations cutanées d\u2019érythème.Malade A.D, 13 ans.Diphtérie bénigne; nous lui injectons 20,000 unités de sérum anti-diphtérie; tout rentre dans l\u2019ordre, la membrane est disparue en 2 jours et il n'y a plus de température.Le 10ième jour la malade vomit, 224 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA fait 100°2/5 de température et se plaint d\u2019une douleur à la fosse iliaque droite.A la palpation: douleur au point de MacBurney, mais avec irradiation vers le haut, défense musculaire, pas de constipation.Nous hésitons entre un diagnostic d\u2019appendicite aigu et un syndrome abdominal d\u2019anaphylaxie sérique.Cependant, vu l\u2019absence de constipation et l\u2019irradiation de la douleur, nous décidons de temporiser avec de la glace à la fosse iliaque.Le lendemain la douleur au point de MacBurney est encore la même, et s\u2019irradie d\u2019avantage jusqu\u2019à l\u2019épigastre et vers la loge renale.Ce n\u2019est qu\u2019au bout de 4 jours que les douleurs cèdent et font place à l\u2019érythème.J\u2019ai cru qu\u2019il serait intéressant de rapporter ces manifestations de l\u2019anaphylaxie sérieque, et, pour terminer, permettez-moi d\u2019ajouter (bien que le point de vue thérapeutique n\u2019entre pas dans le cadre de ce travail) que la désensibilisation du malade au moyen de doses de sérum administrées avant la dose totale, si elle est d\u2019une efficacité contrôlée contre le choc anaphylactique véritable, semble n\u2019avoir donné aucun résultat contre les manifestations tardives qui deviennent dès = lors difficiles à éviter.Permettez-moi également d\u2019ajouter au point de vue du choc, qu\u2019il survient très rarement chez l\u2019enfant de moins de 10 ans, même s\u2019il y a déjà eu sensibilisation.Chez l\u2019adulte au contraire il faut être d\u2019une prudence extrême dans l\u2019administration thérapeutique d\u2019un sérum chevalin principalement si l\u2019on sait qu\u2019il y a eu sensibilisation antérieure, ou si le malade est un asthmatique ou sujet à la fièvre des foins, à l\u2019urticaire ou autres manifestations anaphylactiques quelconques.Si l\u2019on a des craintes on pourra tenter l\u2019épidermo-réaction ou l\u2019ophtalmo-réaction et puis commencer l\u2019injection de sérum par quelques gouttes diluées dans du sérum physiologique.Mais dans aucun cas n\u2019est-il permis d\u2019administrer du sérum chevalin en inj.i.v.sans désensibiliser le malade auparavant.L\u2019administration d\u2019un sérum thérapeutique ne peut être si pressée que nous n\u2019ayons pas le temps d\u2019opérer cette désensibilisation, sauf peut-être pour ce qui est de l\u2019hé- moplastine au cours d\u2019une hémorragie violente, mais encore pouvons- nous alors nous adresser à un substitut si le malade est sensibilisé.N.D.L.R.\u2014 Ce travail a été adressé à l\u2019Union Médicale alors que l\u2019auteur était attaché à l\u2019Hôpital St-Paul.Les cas observés ont d\u2019ailleurs été recueillis dans cette institution. L\u2019OCCLUSION INTESTINALE POST-OPÉRATOIRE DE L\u2019APPENDICITE.OBSERVATIONS CLINIQUES.RÉFLEXIONS\" Par Pierre SMITH, et Bernard LAURIN, chirurgien interne de l'hôpital Saint-Luc.Au nombre des complications graves qui peuvent rapidement compromettre les jours des malades, jeunes ou adultes, opérés pour appendicite aiguë ou chronique, l\u2019ocelusion intestinale se place au premier plan.Un diagnostic et une réintervention décisifs et précoces peuvent encore sauver ces malades.Les deux observations personnelles suivantes.observées dans la même année.aideront à confirmer ces assertions.Observations cliniques Observation I.Dossiers Nos 6450 et 6634, Hôpital Saint-Luc.Madame T.B., âgée de 32 ans, entre dans le service de chirurgie, (département privé), le 26 août 1932; les commémoratifs, l\u2019examen physique, et les recherches de laboratoire, révèlent nettement et exclusivement l\u2019existence d'une appendice chronique avec épisodes aigus.Elle vient consulter à la suite d\u2019une crise plus douloureuse, de date récente.Préalablement vaccinée au \u201cPropidon\u201d, nous opérons la malade en période d\u2019accalmie relative, le 30 août 1932, par une incision de Jalaguier.L\u2019appendice enflammé, bas situé en position latéro-cœcale interne de calibre irrégulier et hypertrophié, est fixé par sa pointe renflée, au niveau du croisement de l'uretère et des vaisseaux iliaques.lin dégageant sa pointe, on ouvre à ce niveau un petit abcès de la grosseur d\u2019une noix; appendicectomic avec enfouissement du moignon.Drainage: deux mè- ches cigarettes (gaze entourée de cellophane) de grosseur moyenne, sont placées côte à côte; l'une d\u2019elles est introduite jusqu\u2019au fond du Douglas; l\u2019autre, par une de ses extrémités est mise au contact de l\u2019abcès préalablement bien asséché aux tampons; fermeture de la paroi en trois plans.Le drain du Douglas est enlevé le 2ième jour, celui placé au contact de l'abcès, le 6Gième jour.Les suites opératoires prochaines n'\u2019offrent rien de bien inquiétant, si ce n\u2019est la température qui oscille entre 100° ct 1029 pour atteindre définitivement la normale vers le 9iéme jour.(1) Travail du service du professeur P.-Z.Rhéaume. 226 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Cependant, à y regarder de plus près, la convalescence n'était peut- être pas tellement satisfaisante; un ventre trop souvent ballonné avec émission difficile de gaz et des matières alvines, quelques légères douleurs abdominales inusitées, des traits tirés et fatigués, nuits de longues insomnies, un vômissement le 4ième et S5ième jour après l\u2019opération et plusieurs jours consécutifs sans selle spontanée.Et puis, les jours suivants, des signes le plus en plus expressifs, mais aussi plus alarmants: les crises douloureuses de colique intestinale sont plus rapprochées et se terminent par un bruit sonore de gargouillement ou de barborygmes suivi d\u2019émissions gazeuses ou diarrhéiques, qui soulagent immédiatement la douleur.Toujours des nausées et quelquefois un vomissement à caractère maintenant nettement fécaloïde.Sous la paroi abdominale souple et météorisée à la région péri-ombilicale, on percoit nettement la contraction du grêle entre la fosse iliaque droite et la région ombilicale, sous forme d\u2019ondes anti-péristaltiques.C\u2019est la reptation intestinale sous pariétale, visible, douloureuse et sonore; c\u2019est \u201cle serpent déroulant ses orbes\u201d sous la paroi, toujours dans le même rythme ct le même sens; en déprimant brusquement la paroi on provoque au niveau de l\u2019ombilie, dans cette anse dilatée, un bruit de clapotement très net.Le syndrome de Koenig est complet, révélateur d\u2019une occlusion du grêle; il commande une réintervention sans plus de retard.D\u2019autant plus que la malade est très amaigrie, déshydratée et que l\u2019état général est nettement mauvais.Laparatomie à l\u2019anesthésie rachidienne, le 15ième jour après la première opération.Incision médiane ombilicopubienne.Exploration: plusieurs anses grêles rouges et très dilatées; leur dilatation commence concentriquement un peu plus bas que l\u2019angle iléo-cœcal à l\u2019endroit de l\u2019abcès constaté lors de la première intervention.Les anses remontent ensuite parallèlement et libres sur leur parcours, en haut, vers l\u2019hypochondre gauche.Profondément, dans la fosse iliaque droite, à l\u2019origine ect entre ces anses dilatées, on aperçoit des anses grêles vides ct aplaties, \u201cintestin de poulet\u201d.Pas de bride isolée étranglant de grêle, le cœcum ou le côlon ascendant.Pas de pus visible.L\u2019occlusion est due à une agglomération adhérente.compacte du gréle, au niveau de la cavité de l\u2019abcès.Sans s\u2019attarder à libérer cette agglomération intestinale on pratique une dérivation interne par anastomose iléo-iléale latéro-latérale, entre une anse dilatée et une anse aplatie.aux points de Cushing, de Lembert et de Connell.Pas d\u2019iléostomie ou de jéjunostomie de drainage.Petit drain de cellophane à l'extrémité inférieure de l\u2019incision.Le soir même la malade a une débâcle diarrhéique soudaine ct spontanée, extrêmement abondante.Les vomissements, le météorisme et les contractions anti-péristaltiques ne réapparaissent plus.Quelques ascensions thermiques post-opératoires.Le mieux-être est précoce et définitif.Lever le 16ième jour; au départ, le 24ième jour, l\u2019état local et général sont excellents; la malade, revue quelques mois plus tard, a engraissé; mais elle ressent parfois quelques crampes intestinales légères et transitoires.Observation II: Dossier No 9699, Hôpital Saint-Luc.Enfant Jean D., âgé de 7 ans, entre dans le service de chirurgie le 2 juin 1933, pour appendicite aiguë avec phénomènes de réaction péritonéale marqués.Intervention chirurgicale immédiate, sous anesthésie géné- A \u2014 \u2014 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 227 rale au balsoforme.Incision de Jalaguier.A l\u2019ouverture du péritoine, issue d\u2019un pus fétide assez abondant.L\u2019appendice, masqué par un gâteau épiploique, est du volume du petit doigt et plonge dans le bassin.Perforé à sa base et à sa pointe; il existe du pus libre dans son\u2019 voisinage.Appendicectomie sans enfouissement; absorption du pus à la compresse.Drainage: trois mèches cigarettes de grosseur moyenne; l\u2019une dans le fond du Douglas, les deux autres au foyer appendiculaire.Fermeture de la paroi en trois plans.Les suites opératoires immédiates sont satisfaisantes.On enlève un drain du foyer appendiculaire après 24 heures, le deuxième, le quatrième jour.et la suppuration paraissant tarie, le drain du Douglas est enlevé le 5ième jour.Température normale le 3ième jour; pas de vomissements, selle spontanée le ième jour.Au 26ième jour, le petit malade se plaignit de douleurs abdominales assez intenses.Le lendemain et les jours suivants, les crises douloureuses se rapprochent, accompagnées de vomissements.L\u2019enfant n\u2019avait pas eu de selles depuis quelques jours; l\u2019abdomen, à présent, est un peu ballonné et un peu plus bombé dans la région ombilicale.Les douleurs deviennent de plus en plus fréquentes et extrêmement intenses.L\u2019enfant hurle littéralement sa douleur, qui est soulagée lorsqu\u2019il se produit un bruit abdominal de gargouillement, un bruit que l'enfant appelle \u201cglou-glou\u201d.Les vomissements sont maintenant fécaloïdes.En surveillant le ventre attentivement, on voit se dessiner très légèrement, sous la paroi, des ondes d\u2019antipéristal- tisme qui se précisent de plus en plus.Nous n\u2019avons pas noté de diarrhée après les périodes douloureuses.Ici encore on porte le diagnostic d\u2019occlusion du grêle, malgré que le syndrome de Kœnig soit moins complet que chez notre première malade.Réintervention le 10 juillet 1933.Anesthésie générale au balsoforme.Incision médiane sous-ombilicale.Des anses grêles très distendues, très rouges, présentent à leur surface des dépôts fibrineux, non encore organisés.La dilatation de ces anses commence ici à l\u2019angle iléocæcal.De leur point de conglomération, elles se dirigent vers l\u2019ombilie.A l\u2019angle iléo-ceecal, on voit dans la profondeur, entre les anses dilatées, des anses grêles aplaties.On pratique une anastomose iléo-iléale latéro-latérale aux points de Cushing, Lembert et de Connell, sans iléostomie ou jujénostomie de dérivation.Fermeture en trois plans; drainage avec une petite mèche cigarette à l\u2019extrémité inférieure de l'incision.Les suites opératoires sont sans incident si ce n\u2019est l\u2019apparition, quelques jours plus tard, d\u2019une parotidite gauche, banale, sans suppuration, qui régresse rapidement.L\u2019enfant ne vomit plus, n\u2019a plus de coliques et ses évacuations alvines sont normales.Revu plus de deux mois après sa deuxième opération, l\u2019état local et général sont excellents et il ne ressent plus aucune douleur abdominale.Réflexions L\u2019occlusion intestinale post-appendiculaire survient dans une proportion de 0.4 pour 100 (Peters, Vienne) à 2 pour 200 (Korte).Cette complication apparaîtrait sans doute plus fréquente si tous les cas étaient publiés. 228 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Si mon relevé est précis, jai opéré, depuis le mois de septembre 1981, 126 appendicites aiguës ou chroniques, ce qui, jusqu\u2019à date, nous donnerait globalement un pourcentage personnel d\u2019occlusion post-appendiculaire de moins de 2 pour 100.Il nous semble donc qu\u2019il faille tenir compte de cette complication fâcheuse qui compor- ferait, d\u2019après Lenormant, une mortalité de 50 pour cent.Sans doute, dans l\u2019application de ces chiffres, faudrait-il faire le départ entre les occlusions reconnues et opérées très tôt et celles identifiées et traitées trop tard; d\u2019ailleurs, si l\u2019occlusion se révèle comme complication post-opératoire, elle existe parfois en puissance dès le début de la maladie.Chez nos deux malades, nous avons attendu l\u2019apparition de vomissements fécaloïdes pour ré-intervenir.Cette trop longue attente, justifiée peut-être par notre désir d\u2019une plus grande certitude de diagnostic, aurait pu devenir meurtrière, surtout chez notre première malade, opérée dans un état de déchéance générale fort avancée.On pourrait diviser les occlusions intestinales post-appendicu- laires, quant à leur moment d\u2019apparition, en précoces et tardives ; les précoces survenant dans les 30 jours post-opératoires et les tardives se révélant après le premier mois.Nos deux cas seraient donc deux oeclusions précoces.T7occlusion précoce est due généralement soit à une coudure adhérente par agglutination des anses intestinales, soit à une parésie d\u2019ordre toxi-infectieux (iléus paralytique).Pour les occlusions tardives ne survenant parfois que plusieurs années plus tard, elles reconnaissent une bride adhérentielle serrée, étranglant l\u2019intestin.Nos deux occlusions étant précoces, c\u2019est-à-dire avant le 30e jour, nous devions done penser soit à une agglutination par adhérence, soit A un iléus paralytique toxi-infectieux.Cette différenciation est nécessaire car le traitement comporte des directives opposées; dans le premier cas, une intervention chirurgicale; dans le second, un traitement médical.Nous reviendrone, dans un instant, sur ces notions essentielles.Au nombre des causes favorisant l\u2019occlusion, citons notamment : les abcès résiduels, les drains, surtout les drains rigides longtemps en place, les mèches de gaze, le Mikulicz, le contact de l\u2019intestin avec lu peau iodée ou avec des champs opératoires trop rugueux, l\u2019exposition irop prolongée de l\u2019intestin à l\u2019air et le lavage de l\u2019intestin à l\u2019éther (Henri Godard).\u2014 Ne ge me rn ie à \u2014 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 229 Nous n\u2019avons drainé qu\u2019avec des drains de cellophane (drains cigarette), la cellophane seule en contact avec l\u2019intestin ; ces drains furent enlevés très tôt, avant le 7ème jour.Mais notre première malade présentait une petite loge abcédée à, la pointe de l\u2019appendice et détergée au moment de l\u2019intervention ; le deuxième malade avait un foyer infecté dans le voisinage de l\u2019appendice perforé; l\u2019occlusion, dans les deux cas, doit sans doute reconnaître comme facteur causal ces deux états pathologiques.La traduction clinique de l\u2019occlusion du grêle est le plus souvent clairement révélatrice, mais il faudrait schématiquement individualiser trois formes cliniques d\u2019occlusion post-appendiculaire ; l\u2019occlusion par brides ne se différencie pas de la sténose par agglutination ou par coudure.L\u2019anamnèse nous révélera une intervention chirurgicale antérieure, parfois fort lointaine, et à l\u2019exploration du ventre, ré- ouvert, on trouvera la bride fibreuse fautrice de désordres tardifs.T?occlusion par agglutination et l\u2019iléus paralytique surviennent plus tôt.Dans l\u2019occlusion mécanique par agglutination, apparaissent précocement des douleurs abdominales sous forme de coliques de plus cn plus rapprochées et de plus en plus intenses, localisées dans la région sous-ombilicale et ombilicale; le ballonnement médian, péri- ombilical, accompagné d\u2019ondes péristaltiques, symptôme le plus visible mais aussi le plus alarmant, traduisant la lutte de l\u2019intestin contre lobstacle.Très souvent on peut entendre les bruits musicaux révélateurs du passage forcé du contenu intestinal au delà de l\u2019obstacle, suivi d\u2019émissions gazeuses ou alvines.Ces signes existaient chez nos deux malades, à l\u2019exception de débâcles diarrhéiques que nous n\u2019avons pas notées chez l\u2019enfant, objet de la 2ème observation.Dans nos deux cas, il n\u2019y avait pas à songer à la dilatation aiguë gastro-duodénale, qui survient habituellement très tôt et ne s\u2019accompagne jamais de vomissements fécaloïdes.Pas plus qu\u2019à l\u2019occlusion du gros intestin, où les ondes péristaltiques suivent le cadre colique, où le clapotement cest moins net, les bruits musicaux absents.L\u2019iléus paralytique s\u2019installe insidieusement, sans fracas, sans douleur ; l\u2019abdomen se ballonne, mais l\u2019état général reste bon malgré l\u2019absence persistante de gaz et de selle, malgré un pouls plus rapide et un peu de fièvre.Ues distinctions cliniques sont de haute importance, car si l\u2019occlusion mécanique comporte un traitement chirurgical, l\u2019occlusion par iléus guérira par une thérapeutique active strictement médicale.Cette thérapeutique médicale, dans l\u2019occlusion toxi-infectieuse, comportera notamment l\u2019emploi de pituitrine sous-cutanée, les toni- 230 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA cardiaques, le sérum physiologique sous-cutané, les injections de sérum salé hypertonique intraveineux et intrarectal, fréquemment répétées.Le 5ème ou 6ème jour, on pourra administrer une purgation.Si toutefois, avec et malgré ce traitement soutenu, le pouls, la température et l\u2019état général s\u2019aggravent, on devra exceptionnellement pratiquer une fistule intestinale.Le traitement chirurgical par brides est simple.La section de ces brides d\u2019étranglement suffit généralement à amener la guérison.Les opinions varient quant au traitement des occlusions par agglutination : désagglutination des anses, anus cæcal, anus iléal, près du cæcum, dérivation interne par antéro-anastomose.L\u2019anus iléai peut être mal supporté s\u2019il est haut situé et nécessite une fermeture ultérieure, c\u2019est-à-dire, chez le même malade, une troisième intervention.la cæcostomie pourra être réalisée facilement si le cæcum se présente à la paroi, mais si l\u2019obstruction siège en amont, cette cæcostomie ne donnera que des déboires.La désagglutination des anses a rallié plusiurs adeptes en raison de la simplicité de sa technique ; mais nous ne savons pas quels dégâts on peut provoquer en voulant libérer des adhérences peut-être compactes et favoriser encore ainsi de nouvelles adhérences.La dérivation interne par antéro-anostomose a fourni déjà un dossier heureusement chargé, auquel viennent s\u2019ajouter nos deux observations.Nous n\u2019avons pas réalisé cette anostomose sur le côlon ascendant ou sur le sygmoïde, quoique ces deux anostomoses puissent fournir une plus grande certitude de perméabilité du nouveau transit ainsi créé.Nous avons préféré l\u2019anastomose iléo-iléale, latéro-latérale, entre une anse dilatée en amont de la coudure et une anse aplatie en aval.Certes, dans nos deux cas, il aurait bien pu exister d\u2019autres obstacles sur les anses aplaties en aval de l\u2019anastomose, mais cette possibilité nous semblait tellement minime que nous n\u2019en avons pas tenu compte.La guérison de nos deux malades a confirmé péremptoirement notre manière de voir et d\u2019agir en l\u2019occurrence.Tm ep RECUEIL DE FAITS PROTHÉSES DENTAIRES RETIRÉES DE L\u2019ŒSOPHAGE AVEC L\u2019ŒSOPHAGOSCOPE Par J.-N.ROY, F.A.C.S., Professeur à l\u2019Université de Montréal, Médecin de l'hôpital Notre-Dame, Lauréat de l\u2019Académie de Médecine de Paris.Observation.\u2014 Le 25 décembre 1933.M.C.R., âgé de 26 ans, se présente à mon bureau pour un corps étranger de l\u2019æsophage.Il raconte que travaillant la nuit, il s\u2019était couché le matin même vers 7 heures.A midi, une douleur très vive à la région cervicale le réveilla.Il s\u2019apercut alors que son dentier n\u2019était plus dans sa bouche.Cette prothèse, nous dit-il, contient deux dents qui, d\u2019après notre contrôle, remp'acent l\u2019incisive centrale droite, et l\u2019incisive latérale gauche de son maxillaire supérieur.Elle n\u2019a pas de crochets.A Texamen du pharynx nous ne constatons rien d\u2019anormal.Le miroir laryngé ne laisse voir aucune érosion de la muqueuse de l\u2019hypopharynx.Pas de difficulté respiratoire.Le malade se plaint d\u2019une douleur continue à la partie inférieure du cou, accentuée surtout à la déglutition.Les liquides passent à peine.En présence de ces faits, nous dirigeons le patient à l\u2019hôpital Notre- Dame pour un examen avec rayons X.La radioscopie permet de voir le corps étranger à la région inter-claviculaire, et les dents sont dirigées en bas.Après avoir expliqué au malade que le seul moyen logique d\u2019en faire l\u2019ablation, était de recourir à l\u2019æsophagoscopie, il accepte avec empressement.Comme la prothèse n\u2019avait pas de crochets, nous ne jugeons pas nécessaire d\u2019endormir le patient.Intervention.\u2014 L\u2019anesthésie locale à la cocaïne étant pratiquée, nous introduisons un large tube, et à deux pouces environ de la bouche œsopha- gienne, le dentier apparaît.Avec une solide pince, nous tentons de l\u2019enlever.Toutefois, ayant senti de la résistance, et ne voulant pas nous exposer à déchirer la muqueuse, nous dégageons dans l\u2019œsophage un de ses angles pour lui faire subir une certaine rotation.La manœuvre est complétée en pratiquant, en même temps, une contre-pression latérale, sur la paroi œsopha- gienne, avec l\u2019extrémité du tube, du côté où se trouve l\u2019enclavement.Malgré cette technique, nous éprouvons encore de la difficulté, car les griffes de l\u2019instrument, appuyées sur un caoutchoue vulcanisé très mince à l\u2019endroit de la prise, ont une tendance à glisser.Enfin un dernier essai nous permet d\u2019en faire l\u2019extraction.Ce dentier mesure un pouce de hauteur, un pouce de largeur, et posé sur une surface plane, accuse un relief d\u2019un demi pouce, Si les 232 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA dents n\u2019offraient aucun danger pour la muqueuse, en retour le caoutchouc présentait, du côté droit, trois pointes dont la plus grande avait repoussé la paroi œsophagienne, et s\u2019y était enclavée.Aussi dans ce cas, une traction un peu trop forte ou rapide, lors de l\u2019ablation, aurait sûrement amené une déchirure, avec ses très sérieuses complications.Les suites de l\u2019intervention se passent d\u2019une manière normale, et au bout de quelques jours, le malade avait déjà oublié ce malencontreux accident.Puisque nous sommes à exposer l\u2019enlèvement des prothèses dentaires localisées à l\u2019æsophage, nous résumerons, avant d\u2019amplifier ce sujet, une autre observation, à peu près semblable à celle-ci, que nous avons rapportée dans un travail antérieur.(1) Un homme de 52 ans vient nous consulter en 1917, pour une obstruction de l\u2019æœsophage.En mangeant du pain et du jambon, il a dégluti sa prothèse dentaire.Une vive douleur à la région cervicale est ressentie immédiatement après.Un médecin consulté lui passe d\u2019abord une sonde œsophagienne, et essaye ensuite de saisir à l\u2019aveugle le corps étranger, au moyen d\u2019une pince.Ces manœuvres ne produisent naturellement aucun résultat, et le docteur l\u2019assure que le dentier est descendu dans l\u2019estomac.Sentant la douleur augmenter, le malade se décide, quelques heures plus tard, à venir nous voir.À l\u2019examen du pharynx nous observons une irritation généralisée de la muqueuse.Le miroir laryngé décèle la présence de nombreuses cechymoses dans l\u2019hypopharynx.La racio-copie loca\u2019is+ le dentier dans l'œsophage vis-à- vis les clavicules.Intervention.\u2014 Comme le malade avait manifesté le désir d\u2019être anesthésié, il est mis sous l\u2019influence du chloroforme.En introduisant le tube nous constatons que la muqueuse de la bouche œsophagienne a été lésée.Après l\u2019avoir descendu un peu plus, nous apercevons une masse grisâtre entourée de sécrétions.Nous préparant à éponger, le malade vomit, entr\u2019autres choses, un gros morceau de jambon.Lorsqu\u2019il fut endormi de nouveau, nous faisons une seconde œsophagoscopie, qui nous permet de voir de suite la partie antérieure de son dentier, et l\u2019unique dent qu\u2019il possédait.Ce corps étranger siège à deux pouces environ de l\u2019entrée de l\u2019æsophage.Vu qu\u2019il n\u2019avait pas de crochets, son ablation avec une pince à griffes se pratique assez aisément, en même temps que nous retirons le tube.Rien de particulier à noter pour les suites opératoires, si ce n\u2019est qu'un peu de douleur cervicale due surtout à l\u2019irritation produite par les premières tentatives d\u2019extraction faites à l\u2019aveugle avec la pince.Toutefois les douleurs disparaissent rapidement dans les jours qui suivent.Ce dentier mesure un pouce et demi de haut, un pouce et quart de large, et placé sur une surface plane, donne un relief de trois-quarts de pouce.Les prothèses dentaires, localisées accidentellement à l\u2019æsophage, offrent toujours un problème délicat à résoudre, et avant d\u2019intervenir, (1) J.N.Roy.\u2014 De la nécessité de l\u2019æsophagoscopie pour le diagnostic et le traitement des affections de l\u2019æsophage.L\u2019Union Médicale du Canada, fév.1919. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 233 l\u2019endoscopiste doit s\u2019entourer de toutes les précautions nécessaires.Après s\u2019être renseigné, auprès du malade, de la forme du dentier, du nombre de dents qu\u2019il contient, et surtout de la présence ou de l\u2019absence de crochets, il doit demander une radioscopie.Cet examen lui permet de se rendre compte de la position et de l\u2019endroit que le corps étranger occupe dans le canal œsophagien.Lorsqu\u2019il existe des crochets en contact avec la muqueuse, l\u2019opération devient généralement beaucoup plus difficile, et parfois dangereuse.Dans certaines circonstances, inspirées par les rayons X, ou les manœuvres endoscopiques, on doit faire subir à la prothèse, avant de procéder à son extraction, un peu de rotation pour la dégager, et c\u2019est alors qu\u2019une contre-pres- sion latérale sur la paroi de l\u2019æsophage, avec l\u2019extrémité du tube, rend de réels services.Si la radioscopie montre que le dentier est bien enclavé, \u2014 ou s\u2019il renferme des crochets \u2014 l\u2019anesthésie générale est alors conseillée pour son ablation.Il est reconnu que ce genre d\u2019anesthésie a pour propriété d\u2019amener un certain relâchement de l\u2019æsophage, effet qui ne peut être obtenu même avec une forte solution de cocaïne-adré- raline.Il faut aussi se servir d\u2019un tube ayant le plus large diamètre possible suivant l\u2019âge du malade.En présence d\u2019un cas où les manœuvres endoscopiques deviennent très laborieuses, et où l\u2019opérateur est impuissant à parvenir à son but, il est alors conseillé de couper la prothèse en deux morceaux, avec une pince spéciale, avant d\u2019en faire l\u2019ablation (Killian).Et si, pour des raisons particulières, qui dépendent surtout du tempérament du chirurgien, l\u2019intervention par les voies naturelles semble être dangereuse, en suivant la technique que nous venons de décrire, on doit en dernier lieu avoir recours à l\u2019æsophagotomie externe.Toutefois Chevalier Jackson, dont nous avons en maintes circonstances cité les travaux, est d\u2019opinion que tous les corps étrangers de l\u2019æsophage peuvent être enlevés par la méthode endoscopique.Nous devons ajouter tout de même que ses succès doivent être attribués à sa grande expérience, et à son incomparable habileté.S\u2019il nous est permis de faire une légère digression sur deux autres variétés de corps étrangers, dont l\u2019extraction est particulièrement difficile et dangereuse nous mentionnerons les os cffilés, ct les épingles de sûreté ouvertes pointe en haut dans le tube œsophagien.A propos des premiers nous dirons que les extrémités osseuses sont toujours enfoncées dans la paroi, et qu\u2019avant de pratiquer l\u2019ablation, si l\u2019opérateur 234 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA ne parvient pas à dégager un des bouts avec l\u2019extrémité de l\u2019æsopha- goscope, il déchirera sûrement la muqueuse.Une æsophagite se déclarera tout probablement ensuite, suivie d\u2019une médiastinite suppurée toujours mortelle.Dans certaines circonstances on doit même recourir à l\u2019ostéoclasie.Pour les seconds, il ne faut jamais tirer sur la branche pointue de l\u2019épingle sans l\u2019avoir dégagée, car elle est invariablement enfoncée dans la muqueuse, par les spasmes de l\u2019æsophage.Si l\u2019on ne se préoccupe pas de cet important détail, la paroi est sans aucun doute lacérée., et le malade exposé à de très graves dangers.On doit donc emprisonner la pointe dans l\u2019intérieur du tube, avce une pince, avant de faire l\u2019ablation, ou bien recourir à une des nombreuses méthodes préconisées par Chevalier Jackson.Pour aucune considération il ne faut descendre délibérément une épingle de sûreté ouverte dans l\u2019estomac, avec l\u2019espoir problématique que la nature se chargera de l\u2019expulser spontanément par les voies naturelles.Pour résumer nous dirons que les prothèses dentaires, \u2014 surtout munies de crochets \u2014 ainsi que les os effilés, et les épingles de sûreté ouvertes pointe en haut dans l\u2019æsophage, offrent presque toujours à l\u2019endoscopiste de sérieuses complications, et que leur ablation expose souvent la vie des malades.Dans ces cas le chirurgien doit être particulièrement prudent, et ne pas oublier\u2019 sa responsabilité.Nous ne parlerons pas d\u2019une extraction à l\u2019aveugle, au moyen d\u2019instruments quelconques introduits dans le canal œsophagien, car ceux-ci doivent être invariablement bannis de nos moyens thérapeutiques, \u2014 même pour les pièces de monnaie.Chevalier Jackson va jusqu\u2019à dire que cette technique est \u201cpresque criminelle\u201d.En finissant nous rappellerons un renvoi d\u2019une de nos publications dans lequel il est mentionné que: \u201cLors d\u2019un séjour de trois mois en France, nous avions vu pratiquer, dans un des plus grands services de rhino-laryngologie de Paris, quatre œsophagotomies externes, pour ablation de corps étrangers de l\u2019æsophage, chez des malades où la méthode endoscopique avait été employée sans succès, \u2014 ce qui prouve que le traitement de ces corps étrangers ne doit pas être considéré comme une quantité négligeable.\u201d \u2014_\u2014 \u2014 cafe ree me - DEUX CAS DE LOBE ACCESSOIRE DE LA VEINE AZYGOS Par L.GAGNIER, Jr, et L.RANGER, Radiologiste Phtisiologue à à l'hôpital Sainte-Jeanne-d'Arc.Dans une communication donnée et traitée par Wrisberg en 1778 à Gottengen, intitulée \u201cObservalio anatomica de vena azygo duplici alüsque hujusvenae varietatibus\u201d, il décrivit le premier cas d\u2019un poumon droit à quatre lobes et d\u2019un poumon gauche à trois lobes.Nous l\u2019appellerons lobe et non pas lobule comme le voudrait Devé, pour la simple raison qu\u2019un lobule est et doit toujours rester un des petits segments constitutifs des poumons.Nous devons admirer l\u2019esprit observateur de ce maître Wrisberg qui put et sut découvrir ce fameux lobe dont tant d\u2019autres, après lui, voulurent s\u2019attribuer la glorieuse découverte.La première communication faite sur ce sujet eut le mérite de nous prouver que ces anomalies vénales pouvaient exister tant bien à droite qu\u2019à gauche.Pigeaux, en 1833, donnait à la Société d\u2019Anatomie de Paris une jolie étude sur les anomalies des lobes pulmonaires.Aucune observation ne fut faite de 1833 jusqu\u2019en 1861, alors que Rokytensky dans son traité d\u2019Anatomie Pathologique décrivait un \u2018repli pleural au sommet droit\u201d.Neuf autres années passèrent sans communication médicale jusqu\u2019en 1869, alors que Chienne faisait mention qu\u2019il avait trouvé à l\u2019autopsie un quatrième lobe droit.Bouchaud, Cléland et Grubert font mention de ce même quatrième lobe pulmonaire en 1870.Collins en 1874, Marcondés en 1881, Allen en 1882, Ménard en 1885, Nicole en 1887, Motti en 1893, Mathews en 1899, Dionis en 1904, Geddès en 1920 et nombre d\u2019autres ont depuis décrit et fait l\u2019étude des lobes pulmonaires anormaux qu\u2019ils ont trouvés sur le trajet de la grande veine azygos.Néanmoins, permettez-nous de vous rappeler que leurs études furent faites sur les anomalies trouvées surtout chez les enfants.11 ue nous a été permis de lire que quarante-deux intéressantes observations sur cette anomalie si particulière du lobe azygos normal. 236 L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA Au point de vue radiologique, Wessler et Jackes dans \u201cClinical Rentgenology of Diseases of the Chest\u201d (1923), paraissent être les premiers à signaler le lobe azygos.Ils émirent l\u2019opinion qu\u2019il était dû à quelque anomalie congénitale.Après eux, Welde, en 1927, un Allemand, pensa que ce pourrait être l\u2019aspect d\u2019une scissure anormale délimitant le lobe supérieur droit du lobe accessoire.Son opinion fut secondée par Hjelme et Hulten dans \u201cActa Radiologica\u201d en 1928.Ce n\u2019est que Bendick et Wessler dans American Journal of Radiology en 1928, qui eurent la bonne fortune de pouvoir faire l\u2019autopsie de deux sujets chez qui les clichés avaient décelé l\u2019image en question.Ils donnèrent la preuve que cette ligne capillaire représentait une scissure séparant un lobe supplémentaire du lobe supérieur droit et contenant dans sa partie déclive la veine azygos en situation anormale; la partie du poumon isolée par cette scissure n\u2019est autre que l\u2019image radiologique du lobe azygos.Frick et Leiser (1929), Brulé et Lièvre en 1931, obtinrent aussi une confirmation nécropsique.Comme nous le voyons, les publications radiologiques consacrées à l\u2019étude du lobe de la veine azygos sont de clates relativement récentes.Nous devons surtout à Devé ces études de localisation de la scissure, des dimensions du lobe et du trajet de la veine azygos.Normalement, d\u2019après Tustut, \u201cAnatomie humaine\u201d, tome IT, la veine azygos pénètre dans le thorax par le même orifice diaphragmatique qui livre passage au grand sympathique droit et longe ensuite de bas en haut la partie latérale droite du corps des vertèbres jusqu\u2019à la hauteur du troisième espace intercostal.Là, elle s\u2019infléchit en avant en décrivant un crochet (crosse de l\u2019azygos) dont la concavité, dirigée en bas, embrasse la bronche droite et vient s\u2019ouvrir à la partie postérieure de la veine cave supérieure au moment où ce trone veineux va s\u2019engager dans le péricarde (fig.1).Or, dans des cas où le lobe existe, l\u2019azygos, au lieu de faire la crosse dans le médiastin, sous la plèvre médiastinale, tourne latéralement en demi-cercle, à convexité supérieure latérale, passe à travers le parenchyme du lobe supérieur du poumon droit situé, comme l\u2019intestin dans son mésentère, dans le bord libre d\u2019un repli de la plèvre pariétale (méso azygos) et s\u2019ouvre dans la veine cave supérieure du côté latéral.Le repli pleural dont le bord libre contient la veine azygos prend son origine sur la paroi postérieure, latéro-supérieure et antérieure de la cavité pleurale droite, s\u2019enfonce dans le poumon et donne naissance à la scissure, détachant la partie médiane du lobe supérieur en forme oD ce -2 I> UNION MÉDICALE DU CANADA d\u2019une poire aplatice ou d\u2019une languette portant le nom de lobe de la veine azygos (fig.II et fig.III).D\u2019après Stibbe, ses points d\u2019implantation se présentent sous trois types de méso-azygos: type À, s\u2019il siège en dehors de l\u2019apex; type B, s\u2019il siège à l\u2019apex ; type C, s\u2019il siège entre l\u2019apex et le hile (fig.IV).L\u2019image radiologique d\u2019un \u201clobe azygos normal\u201d présente divers aspects : triangle pariétal, fine ligne capillaire, opacité parahilaire.Sur 31 clichés, d\u2019après Le Bourdellès et Jalet, le triangle pariétal fut trouvé 24 fois ; il peut être caché ou par l\u2019ombre d\u2019une côte ou par de la pathologie parenchymateuse.Ses formes sont diverses.Il représente la coupe optique d\u2019un bourrelet de tissu conjonctif remplissant l\u2019angle suivant lequel s\u2019insère le pli de la plèvre pariétale.L\u2019épaisseur ordinaire de la ligne capillaire paraît être celle d\u2019un cheveu et dès qu\u2019elle change d\u2019épaisseur, elle devient pathologique.Mais que représente en effet cette ligne capillaire?C\u2019est l\u2019adossement de quatre épaisseurs de plèvres et la présence de quelques éléments de 238 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA tissu conjonctif dans le pli de la plèvre pariétale, rendant la scissure azygos beaucoup plus épaisse qu\u2019une scissure ordinaire.L\u2019importance de l\u2019opacité supra-hilaire est sa présence sous l\u2019écran radioscopique à cause de sa forme typique, de sa densité et de ses contours si nettement dessinés.Sa situation cst variable, mais elle est plus souvent en projection du cinquième espace intercostal postérieur, suivant l\u2019endroit où la veine azygos rencontre la veine cave supérieure.Les Américains l\u2019appellent \u201cthe comma-shape shadow\u201d \u2014 la virgule renversée, \u2014 Le Bourdellès et Jalet l\u2019appellent l\u2019image en larme ou en raquette.Les anomalies de la veine azygos peuvent donc nous représenter diverses images.Le diagnostic différentiel n\u2019est pas très difficile à faire; rappe- lons-nous d\u2019abord qu\u2019aucun autre aspect identique ne peut nous être donné par une autre chose.1° Une bride pleurale ne peut jamais - 2e im L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 239 donner une ligne aussi fine, aussi déliée, aussi nette que l\u2019azygos.2° Dans la scissure supérieure du poumon droit en position normale ou pathologiquement dévié, la convexité sera supérieure et interne sans opacité supra-hilaire.3° Dans le cas d\u2019une cicatrice linéaire d\u2019une lésion parenchymateuse, partant de la paroi et en connexion avec un nodule calcifié, nous n\u2019aurons jamais l\u2019aspect classique de cette ligne capillaire avec opacité supra-hilaire.Comme fréquence, Bénédick et Wessler font mention de 50 cas en 15 ans avec 3 autopsies; Zamadusky, 17 sur 5,000 examens; Mau- sert, 17 sur 1,600 autopsies; Litten, 8 cas sur 8,000; Hjelm et Hulten, 11 cas sur 3,000, et Gianturco, 9 cas sur 2,700.D\u2019aprés ces différents auteurs, le lobe azygos est plus fréquemment trouvé chez les enfants males et dans la méme proportion sur les quelques cas trouvés chez les adultes mâles. 240 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA La moyenne de la loi des séries énumérées plus haut est donc de 5 cas sur 1,000.L\u2019hérédité des malformations ne doit pas être , 9° .\u2019 .x cubliée s\u2019il existe une anomalie dans l\u2019évolution du système azygos cave.ll n\u2019y a aucune impossibilité qu\u2019un lobe azygos gauche puisse exister.Ière Observation :\u2014 Monsieur E.P., né à Montréal, le 27 août 1899.Antécédents.\u2014 Familiaux: Rien d\u2019important à noter; aucun antécédent tuberculeux; antécédents médicaux et chirurgicaux: n\u2019a jamais consulté un médecin jusqu\u2019à date.Grippe légère 1933.Fracture du fémur droit à l\u2019âge de 7 ans à la suite d\u2019une chute.~ Histoire de travail: Commissionnaire 8 mois durant, à l\u2019âge de 15 ans, aide-électricien de 16 ans à 20 ans, aide-fermier durant un été, sans trayail.depuis 12 ans.Symptômes: Toux légère sans expectoration, plutôt périodique depuis 2 ans, légère dyspnée à l\u2019effort.Aucune autre plainte.Examen physique: Taille, 5 pieds, 9 pouces.Poids maximum: 165 en 1932.Poids depuis les 3 dernières années a varié entre 150 et 165.Poids minimum: 140 en février 1933.Foids actuel: 142.Système glandulaire négatif.Appareil respiratoire supérieur négatif.Pupilles égales, régulières, réagissent bien à la lumière et à l\u2019accomo- dation.Langue normale.Dentition médiocre.Abdomen apparemment négatif.Appétit médiocre.Intestins réguliers.Pression artérielle: 110/72.Pression moyenne: 9.Examen pulmonaire: Ne révèle aucune pathologie ni à la palpation, ni à l\u2019inspection, ni à l\u2019auscultation.Examen radioscopique: révèle une ombre supra-hilaire de forme elliptique.Une mince ligne est visible en O.A.D.Examen radiographique: montre une ligne fine opaque partant de la région apicale où elle repose sur une petite base triangulaire, type B de Stibbe et se termine vers le bas par une masse renflée opaque.(Fig.V).Wassermann négatif, examen de crachat négatif pour bacille de Koch, numération globulaire et formule leucôcytaire normales.ITième observation :\u2014 Madame V.B., née à Budapest, le 25 août 1908.Antécédents familiaux: Rien d\u2019important à noter; aucun antécédent tuberculeux; aucun antécédent médical ou chirurgical.Menstruée à 14 ans, régulière par la suite.Mariée à 19 ans, elle met à terme deux enfants vivants et en bonne santé actuellement. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 241 Aucune fausse couche.Symptômes: Toux légère, expectoration très peu prononcée, elle eut quelques crachats rouillés, dit-elle, causés par des paroxysmes de toux sèche.Rien autre chose à noter.Taille: 5 pieds, 4 pouces.Poids maximum: 135 en 1931.Poids depuis les 3 dernières années a varié entre 122 et 135 livres.Poids minimum: 116 livres en mars 1933.Poids actuel: 118 livres.Système glandulaire négatif.Appareil respiratoire supérieur: amygdalite légère.Pupilles égales, régulières, réagissant bien à la lumière et à l\u2019accomo- dation.Langue normale.Dentition excellente.Appétit médiocre.Intestins réguliers.Pression artérielle: 112/86.Pression moyenne: 917.Examen pulmonaire: Poumon droit: respiration rude.Aucun signe adventice ne peut être entendu aujourd\u2019hui.Poumon gauche: négatif.Inspection et palpation négatives.Examen radioscopique révèle comme dans le cas précédent une ombre supra-hilaire suspecte qu\u2019il nous faut contrôler par la radiographie.Examen radiographique: montre que le mésoazygos du type B, est ici beaucoup moins large et moins opaque que le cas précédent.Seul le triangle pariétal est plus prononcé.(Fig.VI).Wassermann négatif.Numération globulaire et formule leucocytaire négatives.Les examens de crachat ne révèlent aucun bacille de Koch.Conclusions 19 Cette anomalie passe inaperçue ou n\u2019est pas reconnue parce que le plus souvent elle n\u2019est pas recherchée attentivement.20 Il est de la plus haute importance de pouvoir trouver radio- logiquement cette image particulière en raison des aspects particuliers qu\u2019elle détermine, soit sous forme d\u2019image pseudo-cavitaire, de lobite, soit encore sous forme d\u2019adhérence apicale, dans le pneumothorax.39 Autant il est facile maintenant que nous connaissons les moyens de découvrir ces images de lobe surnuméraire de l\u2019apex droit, autant cela est difficile quand ces images se perdent au milieu de formations pathologiques.40 Nous espérons, dans un avenir prochain, pouvoir vous montrer des lobes azygos pathologiques. DU TRAITEMENT DES ENTORSES PAR LA FARADISATION ET DE QUELQUES PRÉCAUTIONS INDISPENSABLES AU COURS DE CE TRAITEMENT\u201c Par A.LAQUERRIERE, =\u201c Electro-radiologiste à l'hôpital Notre-Dame.Le traitement des entorses par la faradisation est connu «depuis longtemps, car mon maître Apostoli, qui me l\u2019a enseigné en 1896, le tenait, je crois, de son maître Tripier.Le traitement consiste à faire traverser l\u2019articulation malade par un courant faradique tétanisant grâce à des électrodes bien appliquées (ce qui n\u2019est pas toujours facile à réaliser sur une région très douloureuse, surtout quand cette région, ce qui est le cas pour la cheville, a une configuration extérieure assez accidentée).On fait des séances de 10 minutes environ, a raison de 2 ou 3 le premier jour, de 2 ou 3 je deuxiéme suivant \u2019amélioration, de 1 ou 2 le troisiéme et de 1 par jour ensuite si besoin (on peut alors aller à 15 ou 20 minutes).Deux conditions sont indispensables pour que cette méthode donne ses pleins effets: 1° Ll\u2019examen radiographique ne doit révéler aucune lésion osseuse; on peut, comme j'en montrerai un exemple tout à l'heure, obtenir un soulagement, mais obligatoirement le traitement doit être alors dirigé par un chirurgien.La guérison symptomatique rapide, comme j'en ai vu bien des exemples sous l\u2019influence du massage.durant la guerre, peut être en effet funeste, car elle risque de donner des séquelles ; 20 Le traitement n\u2019est vraiment intéressant que s\u2019il est commencé très tôt, dès les premières heures, si possible.J\u2019ai cité bien souvent des résultats obtenus en Europe.Qu'il me soit permis aujourd\u2019hui de prendre un exemple canadien : (1) Communication à la séance scientifique du Bureau médical de l'hôpital Notre-Dame (février 1934).re A A iain: oe be \u2014- + RE\u201d L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 243 Observation I.\u2014 Entorse sérieuse, traitée normalement, guérison en 2 jours.D., 20 ans, infirmier à l\u2019hôpital Notre-Dame, se fait le 2 décembre une entorse de la cheville droite durant son travail.La radiograpie, le 3, montre qu\u2019il n\u2019y a pas de lésion osseuse.Le 4, on me confie le malade: 2 séances.Après la 2ême, le malade, qui était venu avec des béquilles, ne pouvant poser le pied à terre, est si soulagé qu\u2019il reporte ses béquilles à l\u2019administration.Il n\u2019est plus gêné que par des tiraillements musculaires violents dans le mollet (peut-être le traumatisme a-t-il causé de minimes arrachements musculaires).Le 5, 2 séances, marche à peu près normalement.Le 6, il se déclare guéri; on lui fait par prudence une 5e séance.Il est probable que ce b'essé, traité par les procédés classiques, aurait dû garder le lit 15 ou 20 jours et aurait ensuite marché difficilement durant quelques jours.Traité par la faradisation, il à interrompu son travail 7 jours en tout.Encore déclare-t-il que le 6 décembre il était capable de travailler, ei, faut-il d\u2019autre part remarquer que son entorse ayant eu lieu le 2, la première séance n\u2019a été faite que le 4.Mais si la faradisation est un procédé excellent, elle ne dispense pas de quelques précautions indispensables; et c\u2019est pour cela que je désire présenter deux autres observations.Observation II.\u2014 Entorse avec arrachements osseuæ importants, guérison par la faradisation, SANS SEJOUR AU LIT, impotence tardive.Femme de 33 ans, se présente au dispensaire le 9 décembre pour une entorse de la cheville gauche, extrêmement douloureuse, empêchant totale- mnent de poser le pied à terre \u2014 vaste ecchymose du côté interne.La radiographie montre des arranchements osseux multiples de l\u2019angle inféro-externe de l\u2019astragale avec probablement un peu d\u2019écrasement.Devant cette lésion je demande que la malade soit hospitalisée; comme il n\u2019y a pas de lit vacant on me promet de la recevoir incessamment et je commence le traitement.Le soulagement est si net que la malade, à laquelle j'avais conseillé d\u2019attendre son entrée à l\u2019hôpital, revient 2 jours après en taxi.Le traitement est continué à raison de 2 séances à 2 heures d\u2019intervalle tous les deux jours.Non seulement la patiente fait les déplacements pour venir se faire soigner, mais elle vaque tant bien que mal aux soins de son ménage.Le 22 décembre, elle a quitté ses béquilles, marche à peu près correctement, mais souffre encore.Il ne paraît plus être utile de l\u2019hospitaliser.Le résultat pourrait _ à ce moment paraître très brillant puisque, malgré des lésions osseuses notables, la malade semble à peu près guérie le 14e jour.Malheureusement, comme je le craignais, car je répétais sans cesse aux chirurgiens auxquels je la montrais qu\u2019elle était soignée \u201cen dépit du bon sens\u201d \u2014 ce n\u2019était qu\u2019une illusion.En effet, le pied se mit à tourner en marchant, ce qui causait de vives douleurs.C\u2019est seulement en janvier que la malade entra à l'hôpital; on lui mit alors un plâtre amovible que l\u2019on retirait pour 244 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA continuer les séances; mais malgré l\u2019appareil et malgré le traitement, la déviation du pied, dès que la malade appuie sur lui, s\u2019accentue et, le 15 janvier, on décide de la laisser dans un plâtre inamovible.On a donc, malgré le bon résultat du début, été obligé de finir par où on aurait dû commencer: l\u2019immobilisation.Observation III.\u2014 Entorse sans lésion osseuse visible, manque de résultat causé par mobilisation intempestive.Homme de 26 ans, se présente le 28 décembre avec une entorse qu\u2019il vient de se faire en glissant dans la rue.La radiographie ne révèle pas de lésion osseuse.Le blessé prend une chambre à l\u2019hôpital et je lui fais le jour même trois séances, qui donnent un soulagement immédiat, mais, à ma grande surprise, aucun résultat durable.J\u2019en ai l\u2019explication le lendemain : ayant eu de multiples occasions de monter à l\u2019étage où est sa chambre, je le rencontre chaque fois se précipitant vers le téléphone, à cloche-pied, c\u2019est-à- dire en envoyant à chaque saut une véritable ruade avec son membre malade.Il m\u2019explique qu\u2019il est très occupé et ne peut manquer ses multiples correspondants.Même traitement, même résultat, mais le soir il se décide sur mes instances à prendre une chambre avec téléphone.Les séances du 30 le soulagent au point qu\u2019il quitte l\u2019hôpital le soir.Le lendemain, 31 décembre (dimanche), je lui fais 2 séances; il va de mieux en mieux, et refuse de venir le ler janvier.Le 2 janvier, il vient faire une séance, mais il a dû se fatiguer, car l'amélioration, quoique ayant progressé, ne l\u2019a pas fait avec la célérité à laquelle je suis habitué.Comme il est très occupé, il déclare qu\u2019il ne reviendra que s\u2019il souffre encore notablement.Je ne lai pas revu, je lui ai écrit pour lui demander de ses nouvelles et il ne m\u2019a pas répondu.Tout ce que je puis dire, c\u2019est que le 5e jour le blessé, quoique amélioré, n\u2019était pas guéri, alors que dans un cas semblable il aurait dû l\u2019être, sinon totalement, du moins presque complètement.Ces deux observations me suggèrent les réflexions suivantes: Mon expérience me permet de dire qu\u2019il n\u2019y a aucun inconvénient à ce qu\u2019un blessé marche dès que le soulagement est suffisant pour que la marche soit correcte.Mais les mouvements brutaux et désordonnés qui se produisent du côté malade, quand le sujet saute sur l\u2019autre pied, n\u2019ont rien à voir avec la marche, et tant qu\u2019un malade ne peut marcher correctement il doit rester couché.La marche n\u2019est admissible que s\u2019il n\u2019y a pas de lésion osseuse ; quand il y en a une il est indispensable, quel que soit le soulagement obtenu, que soit observée la même immobilisation que dans toute fracture, sans quoi l\u2019on risque des accidents tardifs, comme ceux constatés dans la première observation.Toit AE sn L\u2019UNION MÉDICALE DU* CANADA 245 Discussion : Dr DEMERS: Je tiens, pour confirmer les bons résultats obtenus dans l\u2019entorse par la faradisation, à vous rapporter l\u2019observation suivante que j'ai recueillie moi-même : Mlle B., 23 ans, garde-malade à Notre-Dame, se fait le ler février une entorse de la cheville gauche.Douleur spontanée très intense et sensibilité très vive à la palpation, à la malléole externe seulement; rien au côté interne.Envoyée au département de physiothérapie: peut poser le pied à terre, mais ne peut s\u2019appuyer sur lui et à plus forte raison ne peut marcher.lère séance de 10 minutes: soulagement très important, mais on n\u2019autorise pas encore la malade à marcher; l\u2019après-midi, 2ème séance: après laquelle la malade dit ne plus avoir de douleur spontanée.Le 2 février, 1 séance le matin, 1 séance le soir.Pour cette dernière séance la malade se présente avec des chaussures à très hauts talons afin de faire constater que non seulement elle ne souffre plus mais qu\u2019elle marche tout à fait correctement.Reprend son service le 3, sans aucune gêne.En somme, interruption du travail 2 jours seulement.© COMPRESSION MÉDULLAIRE PAR UN FIBRO- GLIOME MÉNINGO-RADICULAIRE SOUS-DURAL.OPÉRATION EFFECTIVE.TYPE FRUSTE DE LA MALADIE DE VON RECKLINGHAUSEN Par Roma AMYOT, Médecin de l'hôpital Notre-Dame.Nous publions cette observation pour plusieurs raisons.Nous en donnerons immédiatement quelques-unes; nous réserverons pour les commentaires celles qui ont une portée plus instructive.La maladie qui en constitue l\u2019objet offrait une sémiologie classique du syndrome de compression progressive de la moelle (paraplégie ou quadriplégie).Cette compression était créée par une tumeur intra- rachidienne et sous-durale dont les caractères anatomo-pathologiques et la situation présentaient les conditions idéales de réussite chirurgicale.Aussi, vu la nature de l\u2019agent de compression, l\u2019observation devient non seulement une leçon clinique, mais aussi une exposition thérapeutique effective de cette affection.Elle présente en plus un aspect anatomo-pathologique fort intéressant.On peut y étudier les signes qui conduisent au diagnostic de compression médullaire.Ces signes nous sont offerts par l\u2019évolution progressive de la maladie, par l\u2019aspect particulier du syndrome neurologique où dominent la spasmodicité et les phénomènes d\u2019automatisme médullaire, l\u2019anesthésie cutanée avec niveau d\u2019arrêt très précis; ils nous sont mis en lumière aussi par l\u2019étude de la composition et de la circulation du liquide céphalo-rachidien, enfin par la radioscopie et la radiographie qui nous permettent d\u2019observer la progression et l\u2019arrêt fortuit du lipiodol injecté dans les espaces sous-arachnoïdiens spinaux.Encore une fois notre observation se singularise par la complétude du syndrome.Elle ne manque pas cependant d\u2019illustrer une conception lumineuse embrassant synthétiquement le développement des tumeurs au sein des tissus nerveux périphériques et centraux. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 247 Observation : Mademoiselle Aldéa L., 19 ans, a été hospitalisée dans le service de neurologie de l\u2019hôpital Notre-Dame, le 13 octobre 1933, parce qu\u2019elle était complètement paralysée des quatre membres.À l\u2019interrogatoire, elle ne nous donna aucun renseignement important en ce qui concerne ses antécédents héréditaires et familiaux.D\u2019autant moins, qu\u2019elle a quitté sa famille alors qu\u2019elle n\u2019était âgée que de 9 ans.Elle s\u2019emploie comme bonne dans les familles.Elle a eu la rougeole, la diphtérie durant son enfance et ultérieurement, à de multiples reprises, elle a été l\u2019objet d\u2019état infectieux qu\u2019elle croit être de la grippe.C\u2019est au cours d\u2019un de ces épisodes infectieux que, il y a deux ans, la maladie actuelle semble s\u2019être manifestée pour la première fois.Car, trois jours après le début de cette grippe, elle nota une faiblesse du membre supérieur gauche, qui cependant disparut.Mais depuis cette époque, la malade se le rappelle maintenant, persistèrent un malaise et une raideur localisée au cou, du côté gauche, ressentis surtout durant la nuit, et qu\u2019elle croyait être uu simple torticolis.Les véritables troubles se montrèrent d'une facon incontestable, il y a un an environ: la malade fut prise d\u2019engourdissements à la main et au poignet gauches, de douleurs violentes (sensations de tiraillements) du même côté à l\u2019épaule et au cou, puis tout le membre supérieur gauche s\u2019affaiblit.Trois mois plus tard, des douleurs intenses, continues, s\u2019installèrent au genou et au pied gauches; les 2 membres inférieurs perdirent considérablement de leur force musculaire, au point d\u2019occasionner des chutes fréquentes par dérobement brusque; enfin le membre supérieur droit s\u2019affaiblit à son tour.La malade a été obligée de garder le lit depuis quatre mois et c\u2019est à peu près à cette époque que les réservoirs vésicaux et rectaux devinrent troub!és dans leur fonctionnement.Durant cette période de deux ans, la malade a consulté plusieurs médecins et fut pendant 2\u20143 mois sous les soins d\u2019un chiropraticien.L'examen neurologique pratiqué le lendemain de l\u2019hospitalisation décela ce qui suit: : Malade dans un bon état général.Pas particulièrement amaigrie.Tous les appareils, sauf le système nerveux, ne montrent aucun signe pathologique.Il y a cependant à noter des amygdales hypertrophiées et des ganglions cervicaux perceptibles.La température (buccale) a tendance à se maintenir au-dessus de la normale, allant de 98 à 100 2/5 Far, comme nous l'avons constaté les jours suivants.La pression artérielle est de 112/75.La malade souille régulièrement son lit, ne se rendant nullement compte de l\u2019évacuation de sa vessie ct de son rectum et n\u2019éprouvant aucun besoin de libération de leur contenu.Constipation.Te segment céphalique ne présente aucun signe neurologique.Il existe une quadrip'égie complète, spasmodique avec lypertonie spas- tique des quatre membres et hyperextension des membres inférieurs.Aux 248 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA membres supérieurs, il n\u2019y a pas de fibrillations musculaires apparentes, mais les muscles de la loge postérieure des deux avant-bras et des éminences thénar et hypothénar, aux deux mains, sont manifestement diminués de volume.Les membres inférieurs présentent ces mouvements d'automatisme médullaire (triple flexion) que l\u2019on peut provoquer, soit par la manœuvre de Marie-Foix (flexion énergique et passive des orteils), soit par le pincement ou la piqûre appliqués sur les téguments des membres inférieurs.Ceux-ci se maintiennent de préférence en extension spasmodique avec varo-équinisme accentué des pieds.Cependant, en certaines circonstances, en apparence spontanément, les membres se placent en flexion hypertonique qu\u2019il est très difficile de vaincre.Quand on mobilise les membres inférieurs, on peut remarquer des mouvements involontaires des membres supérieurs, globaux et lents se faisant plutôt dans le sens de celui que l\u2019on imprime aux membres inférieurs.Des excitations un peu vives (piqûre, froid) exercées sur la partie haute du thorax provoquent le plus souvent une contracture en extension et pronation du membre supérieur gauche avee flexion intermittente de l\u2019avant-bras droit.Les réflexes achilléens et rotuliens sont très vifs et trépidants.Il y a clonus bilatéral de la rotule et du pied.Signe de Babinski bilatéral.Abolition des réflexes cutanés-abdominaux.Aux membres supérieurs, les réflexes radio-fléchisseurs sont faibles et celui de droite s'accompagne d'une flexion des doigts.Les cubito-pronateurs sont plus marqués alors que les tricipitaux sont franchement exagérés.La sensibilité tactile est abolie totalement de bas en haut jusqu\u2019à C4 (c'est-à-dire jusqu'aux clavicules); les sensibilités à la température sont abolies à gauche jusqu'à C4, à droite elles sont fortement diminuées; la sensibilité à la douleur est fortement diminuée jusqu'à C4, surtout à gauche; elle est cependant perçue dans certaines zones du trone et des membres inférieurs.Les régions périnéale et péri-anale ont une sensibilité pratiquement normale.Une ponction lombaire permit l'écoulement d'un liquide limpide dont la tension était de 10 cent.(Claude) la malade étant couchée.La compression des jugulaires ne provoqua aucune ascension de la tension, alors que la compression abdominale la fit monter à 20 cent.Le liquide céphalo-rachidien contenait 2 grammes 10 d\u2019albumine au litre (normal: 0.22\u20140.30 centig.) et 3.8 lymphocytes (normal: de 0 à 3).La réaction colloïdale à la gomme d'épinette fut trouvée négative.Le B.W.fut négatif.Azotémie: 0.42 centig.Glycémie: 1 gramme 21.Urines normales.17 octobre 1933.Nous fîmes une injections intra-rachidienne, par voie lombaire, de 2 eme.de Lipiodol.Nous fîmes transporter la malade sur la table radiozraphique baseulante.Avec la collaboration aimable et ingénieuse L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 249 du docteur Léonard, radiologiste de l\u2019hôpital Notre-Dame, nous pûâmes suivre avec précision, sur l\u2019écran radioscopique, le transit de la bille lipiodolée de la région lombaire jusqu\u2019à la région cervicale, la malade étant installée de façon à ce que la tête fût en position déclive à une angulation de 75 degrés Fig.I.\u2014 Bille Lipiodolée sous arachnoïdienne arrêtée, dans sa progression vers le trou occipitale, au niveau de la 4ième vertèbre cervicale.environ.Ie lipiodol progressa lentement, ralentissant sa course au niveau de la région lombaire supérieure, jusqu\u2019à la moitié supérieure de la colonne cervicale où elle s\u2019arrêta et s\u2019étala transversalement.Une radiographie fut ye 250 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA alors prise qui montra que cet arrêt s'était fait au niveau de la 4ième vertèbre cervicale (Fig.1).La malade fut dirigée immédiatement vers le service du docteur Penfield, neuro-chirurgien de l'hôpital Royal Victoria, qui l\u2019accepta avec son empressement habituel et que nous remercions bien sincèrement.28 octobre 1933.Intervention chirurgicale faite par le docteur W.F\u2019enfield et dont voice le protocole opératoire: Anesthésie locale et injection intra-rectale d\u2019Avertine.Laminectomie portant sur les Zième, 3ième, 4dième, 5ième et Gième vertèbres cervicales.Ouverture de la dure-mère.sulée, rouge sombre, attachée à la dure-mère sur une large base à gauche et en avant, refoulant et comprimant la moelle vers la droite.La tumeur était directement située au-dessous des lames des Zième et 3ième arcs.A ce niveau la moelle était réduite à un diamètre transversal de 5 millimètres, alors qu\u2019au-dessous, ce dernier était de un centimètre et 34.MEIRICH 2 3 \u2018 _ 5) ë 71 8 S Fig.IT.\u2014 À gauche, tumeur principale séparée en 5 fragments: à droite, nodule tumoral qui était attaché à une racine postérieure.La tumeur était séparée en trois parties distinctes, les 2 supérieures étant divisées par les fibres du ligament dentelé.L\u2019adhérence à la dure- mère était continue.Au pôle inférieur, il fut apercu un nodule blanc attaché à ce qui pourrait être une racine postérieure.Adhérences, arachnoïdo-dure-mériennes jusqu\u2019au-dessous de la tumeur.Exérèse de cette dernière, en partie par le cautère, en partie par see- tion avec les scisseaux.Ablation de la dure-mère adjacente.Exérèse du nodule séparé de la tumeur principale.La troisième racine antérieure ne put être identifiée.On aperçoit une volumineuse tumeur encap- 110 SUTTER \u2014\u2014\u2014 py ee L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 251 La compression des jugulaires effectuée à ce moment montra que l\u2019interruption de la circulation du liquide céphalo-rachidien n\u2019existait plus.Suture de la dure-mère sauf au niveau de la situation tumorale.Suture musculaire en trois plans.Suture de la peau.Il est intéressant de noter que, pendant toute l\u2019opération, la respiration se fit tout-à-fait normalement.Et pourtant la tumeur était située, et les manipulations s'effectuèrent au voisinage intime du centre médullaire du nerf phrénique (4ième segment cervical).D'\u2019ailleurs, avant l\u2019opération, la malade ne présentait aucun signe de paralysie du diaphragme.La pièce anatomique enlevée pesait 8 grammes 50 (Fig.II).Son examen histologique démontra qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un neuro-fibrome présentant les caractères fibrillaires et cellulaires des schwannomes de la maladie de Von Recklinghausen.Nous remercions encore une fois le docteur W.Penfield qui nous a très aimablement fourni un rapport détaillé du protocole opératoire, de l\u2019examen histologique de la tumeur et la reproduction photographique de celle- ci.Le lendemain de l\u2019opération, le niveau de l\u2019anesthésie s\u2019était abaissé à D6.Deux jours plus tard, la malade pouvait remuer les orteils du pied gauche et esquisser des mouvements d\u2019extension de la jambe gauche.Une semaine après l\u2019intervention, elle pouvait mouvoir ses 2 mains, sa jambe gauche et ses orteils.Il existait alors une hyperesthésie sur tout le côté gauche.Vingt jours après l\u2019opération, la malade quittait l\u2019hôpital Royal Victoria; elle remuait ses quatre membres, elle sessentait très bien toutes les excitations portées sur les téguments, sauf à la jambe droite où la perception était plus obtuse.Elle fut hospitalisée de nouveau dans le service de neurologie de l\u2019hôpital Notre-Dame.Le 18 janvier 1934, c\u2019est-à-dire 2 mois et demi après l\u2019ablation de la tumeur, la malade se tenait sur ses membres inférieurs en position verticale, elle pouvait marcher avec l\u2019aide d\u2019une autre personne, elle urinait normalement (depuis plusieurs semaines déjà), elle mangeait seule, elle percevait normalement toutes les excitations portées sur le revêtement cutané.Nous croyons que son état s\u2019améliorera encore grandement, mais nous ne pouvons préciser jusqu\u2019à quel point.L\u2019iniative thérapeutique se limita, depuis l\u2019intervention, à des massages quotidiens des muscles et à l\u2019application d\u2019un appareil amovible, durant le premier mois du second séjour à l\u2019hôpital Notre-Dame, dans le but de redresser les pieds et de corriger l\u2019équinisme spasmodique qui subsistait.Actuellement, il reste, comme séquelle de l\u2019opération, une anesthésie cutanée dans les aires de C3 ct C4 à gauche, et un syndrome de Claude Jernard-Horner de Pail gauche.En résumé, 11 s\u2019agit d\u2019une jeune fille de 19 ans chez laquelle, depuis ?ans, se manifestait le syndrome d\u2019une compression médullaire cervicale.Cette compression créa une quadriplégie hyperspasmodique 252 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA avec phénomènes d\u2019automatisme médullaire, anesthésie à limite supérieure précise et avec signes liquidiens et lipiodolé de blocage sous-arachnoidien total.Il s\u2019gissait d\u2019une compression médullaire par un fibro-gliome du type Von Recklinghausen.On cnleva cette tumeur.La malade est actuellement en bonne voie de récupération fonctionnelle motrice et sensitive.Commentaires ll est malheureux que les nombreux médecins qui ont examiné cette malade n\u2019aient pas soupçonné le mécanisme, sans préjuger de la cause précise, de cette quadriplégie.Car, s\u2019il en avait été autrement.elle pourrait maintenant marcher, travailler et jouir de la vice comme il y a trois ans.En regard de cela, malgré l\u2019amélioration surprenante et constante qui s\u2019est manifestée depuis l\u2019acte opératoire, il se peut fort bien qu\u2019elle demeure partiellement impotente, au point de ne pouvoir de nouveau gagner ses moyens d\u2019existence.L\u2019aplatissement de la moelle jusqu\u2019à un diamètre transversal de 5 millimètres n\u2019a pas été effectué sans qu\u2019il s\u2019y produisit des destructions fibrillaires des faisceaux moteurs et des dégénérescences secondaires qui sont de nature à entraver la reprise intégrale des fonctions motrices.La tumeur se manifesta au tout début par la création d\u2019algies ressenties au cou, à l\u2019épaule et au membre supérieur du côté où elle existait.Il n\u2019y a rien que de très ordinaire à cela; comme habituellement au cours de l\u2019installation d\u2019un agent de compression radiculo- médullaire, il s\u2019agissait d\u2019algies à type radiculaire conséquentes à la pression exercée par la tumeur sur les racines sensitives du voisinage.Plus tard, la malade ressentit de violentes douleurs au membre inférieur gauche.Cela nous paraît plus bizarre, et ne peut être rangé que dans le domaine des douleurs cordonnales sur lesquelles a insisté Barré, en 1923.Il faut présumer que ces douleurs localisées au membre inférieur gauche étaient provoquées par une irritation de nature mécanique exercée par la tumeur sur les cordons sensitifs latéraux de la moelle situés du côté opposé, c\u2019est-à-dire à droite.Les mouvements dits d\u2019automatisme médullaire font partie de la symptomatologie classique du syndrome de compression médullaire.Ils sont interprétés actuellement comme étant une conséquence de la libération des fonctions automatiques et réflexes du segment de moelle intégralement conservé et situé au-dessous de la tumeur.Cette libération naît du fait que l\u2019agent de compression interrompt le passage L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA 253 de influx nerveux, done toute relation fonctionnelle entre les centres supérieurs et le segment médullaire sous-jâcent à cet agent.L\u2019automatisme médullaire, en rapport direct avec la fonction de réflectivité des segments de la moelle épinière, dont la synergie d'activité est assurée par les faisceaux spino-spinaux d\u2019association inter-segmentaire.est connu depuis 1784, à la suite des travaux expérimentaux de Prochaska.Sherrington, éminent physiologiste anglais, en démontra magistralement toute la complexité et ses rapports, du moins chez les animaux, avec les mouvements coordonnés normaux des membres effectués en vue du déplacement et de la translation de tout l\u2019être.Brown-Séquard et Vulpian avaient observé ces phénomènes d\u2019automatisme médullaire chez les malades à tumeurs comprimant la moelle.Duchenne de Boulogne avait même remarqué que le niveau d\u2019arrêt de l\u2019excitation cutanée qui les déclanche correspondait avec le niveau inférieur de la tumeur.Mais c\u2019est surtout Babinski qui, à partir de 1910, démontra tout l\u2019intérêt clinique de ses phénomènes de l\u2019automatisme médullaire dans le cas de compression médullaire (triple retrait involontaire des membres inférieurs à la suite d\u2019une excitation cutanée par le froid, la piqûre, le pincement, le courant électrique).Il fit comprendre clairement que le pôle inférieur de la tumeur pouvait être précisément limité, en regard des segments médullaires, par la recherche de la limite supérieure de la zone cutanée sur le tronc, dont l\u2019excitation fait apparaître des mouvements de triple retrait.Le liquide céphalo-rachidien de notre malade offrait une partieu- larité d\u2019une grande importance quant au diagnostic d\u2019un blocage de sa circulation.La lymphocytose était en effet normale, alors que l\u2019albu- minose était de 2?grammes 10.Il y avait présence de ce signe qu\u2019on dénomme.dissociation albumino-cytologique, en d\u2019autres termes, quantité anormalement augmentée de l\u2019albumine du liquide par rapport au nombre de lymphocytes, soit riormal, soit légèrement augmenté comme ici.C\u2019est Nonne en 1908 qui le premier observa ce désaccord albumino-cytologique au cours des blocages sous-arachnoïdiens, mais ce sont surtout Sicard et Foix qui en firent, en 1910, un signe important de compression médullaire et lui donnèrent l\u2019appellation de dissociation albumino-cytologique.Un indice important qui nous convainquit d\u2019un blocage sous- arachnoidien et d\u2019une interruption de la circulation cérébro-spinale nous fut fourni, lorsqu\u2019après ponction lombaire et au cours de la 254 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA prise de tension du liquide céphalo-rachidien, nous constatâmes que la tension du liquide n\u2019augmentait pas sous l\u2019effet de la compression énergique des deux veines jugulaires.I\u2019hypertension intracranienne que cette manœuvre provoque, par congestion veineuse encéphalique, doit se transmettre normalement dans les espaces sous-arachnoïdiens spinaux au sein du liquide.L\u2019absence de cette augmentation de tension du liquide spinal est un signe d\u2019obstacle, de blocage et de compression possible de la moelle à un niveau supérieur à celui où est faite la ponction sous-arachnoïdienne.Signe précieux, d\u2019une réalisation et d\u2019une constatation faciles, dû aux observations de Queckenstedt (1916) et aux résultats de son application répétée par Stookey (1925) sur les nombreux malades d\u2019Elsberg.Enfin, un dernier symptôme de compression médullaire, celui-là d\u2019une objectivité incontestable, nous fut donné par l\u2019arrêt du lipiodol intrarachidien au niveau de la moelle cervicale, constaté radioscopique- ment et radiographiquement.Cet arrêt du lipiodol progressant de la région lombaire à la région cervicale nous indiquait la situation du pôle inférieur de l\u2019agent de compression.C\u2019est Sicard, en 1923, qui appliqua l\u2019utilisation de son lipiodol à l\u2019investigation de la libre continuité des espaces sous-arachnoïdiens spinaux.Il conseilla l\u2019injection de l\u2019huile lipiodolée, soit par ponction sous-occipitale (méthode d\u2019Ayer), soit par ponction lombaire et, dans cette dernière alternative, si on emploie un lipiodol lourd, le malade étant placé ultérieurement sur une table basculante de façon à ce que la tête soit en position déclive.Le lipiodol, plus lourd que le liquide céphalo-rachidien, gagne le point déclive par les espaces sous-arach- noïdiens jusqu\u2019à la limite physiologique, c\u2019est-à-dire le cul-de-sac méningé vis-à-vis la seconde vertèbre sacrée ou les lacs de la base du crâne.Ou encore, comme dans notre cas, il vient buter sur l\u2019obstacle pathologique qu\u2019il trouve sur son passage.Le niveau d\u2019arrêt du lipiodol est facilement perçu à l\u2019écran radioscopique ou sur le film radiographique du fait que la forte concentration en iode de l\u2019huile 1odée la rend opaque aux rayons X.La recherche de la sensibilité cutanée de notre malade nous a permis d\u2019observer, en plus de certaines plages de moindre insensibilité sur le trone à droite, que les territoires périanal et périnéal étaient pratiquement exempts d\u2019insensibilité.Fait d\u2019une constatation très fréquente dans le cas de lésion médullaire transverse et surtout de compression sur lequel Head d\u2019abord et Babinski, en 1910, ont attiré l\u2019attention des neurologistes.Cela démontre une interruption incomplète de l\u2019influx sensitif à l\u2019endroit de la compression, les fibres tg 20 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 255 les plus internes des faisceaux (probablement des cordons postérieurs) étant, de par leur situation plus résistantes à l\u2019effet de la compression, les seules des fibres sensitives demeurées indemnes.Le retour très précoce des mouvements des membres, au début ébauchés et rapidement de plus en plus élaborés, prouve qu\u2019au moment de l\u2019opération, la compression agissait bien plus par inhibition fonctionnelle de la plupart des fibres pyramidales que par leur destruction.Il n\u2019a fallu que la levée de la compression pour qu\u2019immédiatement elles pussent reprendre leur rôle de conduction motrice.Nous avons déjà insisté sur ce phénomène intéressant de reprise au moins partielle des fonctions motrices après l\u2019abolition de la compression médullaire.C\u2019était à propos d\u2019une compression par abcès épidural.L\u2019évacuation du pus, après laminectomie, avait incontestablement fait disparaître l\u2019agent de la compression; l\u2019épreuve de Queckenstedt normale nous avait renseigné à ce sujet après l\u2019opération.Et pourtant, il ne se produisit aucune amélioration du syndrome de paraplégie totale que la malade présentait, et cela à partir de l\u2019époque où l\u2019opération fut effectuée jusqu\u2019à sa mort, c\u2019est-à-dire pendant une période d\u2019une durée de un mois et demi.Nous disions, à ce propos, qu\u2019il y avait dans la genèse de cette paralysie des membres inférieurs, en plus de l\u2019action mécanique, sûrement un processus de myélite transverse.D\u2019autant plus, que la libération de la compression avait été opérée quelques jours seulement après l\u2019apparition du syndrome paraplégique.I\u2019examen histologique de la tumeur démontra qu\u2019elle était constituée d\u2019éléments cellulaires et fibrillaires dont l\u2019agencement et l\u2019aspect offraient les caractères du gliome périphérique, du neurinome, ou encore du schwannome, pour employer la dénomination préférée du prof.P.Masson.En réalité, il semble, macroscopiquement, que des deux tumeurs, l\u2019une se soit développée aux dépens d\u2019une racine sensitive et que l\u2019autre ait pris naissance sur les méninges molles.Et cela devient d\u2019autant plus intéressant que la tendance actuelle d\u2019histo- pathologistes distingués (Masson, Oberling, Roussy) les porte à croire que les méninges molles, aussi bien que les nerfs périphériques et les centres nerveux, naissent du feuillet ectodermique.De cette conception, il découle que les cellules névrogiques (d\u2019où naissent les gliomes), les cellules de Schwann des nerfs périphériques (qui donnent naissance aux schwannomes) et les méningoblastes des méninges molles (au détriment desquels se développent les méningiomes ou 256 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA méningoblastomes) ne représentent qu\u2019un seul élément à site et à aspect différents.Il est d\u2019importance médiocre d\u2019identifier l\u2019origine exacte des deux tumeurs contiguës dont il s\u2019agit.Il est d\u2019autant moins facile de le faire, par le simple examen histologique, que les tumeurs se développant aux dépens des méningoblastes aussi bien que celles qui poussent sur les nerfs et les racines, par hyperplasie des cellules de Schwann, offrent la même structure histologique.La présence de ces deux gliomes intrarachidiens sous-duraux élargit considérablement le cadre nosologique dans lequel on doit inclure l\u2019affection de notre malade.Nous sommes, en effet, autorisés de dire qu\u2019elle était porteuse d\u2019une maladie de Von Recklinghausen.Elle n\u2019était pas, il est vrai, investie de tous les grands attributs classiques de cette maladie : taches pigmentaires de la peau, nombreuses petites tumeurs sous-cutanées, \u201cmollusceum\u201d pédiculés, tumeur royale énorme, névrome plexiforme de Verneuil ; il n\u2019en reste pas moins que la simple présence d\u2019un seul schwannome, à plus forte raison de deux ou de multiples, nous incline à admettre une telle conclusion.Après qu\u2019on eût identifié la nature histologique de la tumeur, nous nous empressâmes à examiner attentivement les téguments de notre malade et nous eûmes l\u2019occasion de découvrir, particulièrement sur la peau du cou et de la figure, d\u2019assez nombreux \u201cnævi\u201d pigmentaires.C\u2018ette dernière constatation ne poouvait que renforcer notre opinion.Nous ne nous étendrons pas a développer les conceptions histo- pathologiques actuelles concernant la maladie de Von Recklinghausen.On pourra lire dans la Presse Médicale un article récent de Cornil qui en donne un aperçu synthétique.Qu\u2019il nous suffise de mentionner que des anatomo-pathologistes éminents, dont le prof.P.Masson, ont la conviction précise que toutes les tumeurs du système nerveux se développant aux dépens de l\u2019élément névroglique (névroglie des centres, méningoblastes des méninges molles, cellules de Schwann des racines et des nerfs périphériques), à partir du nævus pigmentaire et s\u2019étendant jusqu\u2019au gliome cncéphalique, doivent être intégrées dans une grande classe histo-pathologique, et nous dirons même embryogénique, dont la maladie de Von Reckling- hausen représenterait le cadre nosologique très élargi.Notre malade en présenterait un type fruste, dissocié par le développement de ses deux gliomes sous-duraux et des taches pigmentaires cutanées. oO Ut = L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA BIBLIOGRAPHIE J.BABINSKI, A.BARRE et J.JARKOWSKI.\u2014 Remarques sur la persistance de zones sensibles à topographie radiculaire dans les paraplégies médullaires avec anesthésie.(Revue Neurol.; février 1910; p.241).J.BABINSKI et J.JARKOWSKI.\u2014 Sur la possibilité de déterminer la hauteur de la lésion dans des paraplégies d\u2019origine spinale, par certaines perturbations des réflexes.(Revue Neurol.; mai 1910; p.666).J.A.SICARD et FOIX.\u2014 Réaction du liquide céphalo-rachidien au cours des pachyméningites rachidiennes.(Revue Neurol.; mai 1910; p.665).QUECKENSTEDT.\u2014 Zur Diagnose der Ruckenmarckskompression.(Deut- sche Zeitschrift für Nervench.(Leipzig); novembre 1916; p.325).A.BARRE.\u2014 Les différentes douleurs de compression médullaire.(Presse Médicale; 19 mai 1923).B.STOOKEY.\u2014Etude manométrique du liquide céphalo-rachidien au cours des tumeurs médullaires soupçconnées.(Surg.Gyn.and Obst.; octobre 1925; T.XLI; no 4; p.429).J.A.SICARD et L.LAPLANE.Le syndrome du lumbago xantho-chronique par neuro-gliome radiculaire.Radiodiagnostic lipiodolé.(Revue Neu- rol.; juillet 1923; p.49).Antonio BELLEROSE et Roma AMYOT.\u2014 Abcès métastatique épidural de la moelle épinière.(Union Médicale du Canada; juin 1932; p.761).L.CORNIL, P.KISSEL, A.BEAU et J.ALLIEZ.\u2014 Les formes généralisées et dissociées de la maladie de Von Recklinghausen.(Presse Médicale; 22 décembre 1933). EMPLOI DE L\u2019ARTÉRIOGRAPHIE RÉNALE COMME MOYEN DE DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL.Observation clinique Par Maxime BRISEBOIS, De la Faculté de Paris.Le diagnostic différentiel entre les tumeurs du rein et celles des organes avoisinants n\u2019est pas toujours facile à faire.Il arrive parfois qu\u2019on soit en présence de malades où Pexamen subjectif, combiné à l\u2019examen objectif et aux épreuves de laboratoire, reste impuissant à poser un diagnostic.C\u2019est ainsi que, en face d\u2019un cas particulier.le questionnaire le mieux conduit, le palper bimanuel, la pyélographie intraveineuse ou rétrograde, les analyses du sang, la division des urines, la pyéloscopie et le P.S.P.ne peuvent résoudre le dilemme qui se dresse devant nous; et l\u2019urologiste est obligé de recourir cn dernier ressort à un nouveau procédé d\u2019exploration qu\u2019on appelle l\u2019artériographie.l\u2019artériographie rénale est une méthode toute récente d\u2019exploration, puisqu\u2019elle date de trois ans à peine.C\u2019est à M.le docteur Renaldo Santos, de Lisbonne, que revient l'honneur d\u2019avoir découvert ce procédé d\u2019exploration.Cette méthode a donné à son auteur des renseignements qu\u2019aucune autre méthode n\u2019avait pu lui fournir; elle renseigne l\u2019urologiste tant au point de vue anatomique que fonctionnel.Au point de vue anatomique, le cliché obtenu, s\u2019il est parfait, nous révèle d\u2019une part l\u2019arbre artériel avec ses anomalies, et d\u2019autre part, le siège, la forme, la grosseur de certains organes, comme le rein ct la rate.Au point de vue fonctionnel, il-nous démontre qu\u2019un rein dont la valeur fonctionnelle est diminuée, n\u2019élimine et ne concentre pas suffisamment parce qu\u2019il est comprimé par un organe du voisinage.Quelle en est l\u2019indication / On utilisera cette méthode lorsqu\u2019après avoir eu recours aux modes courants d\u2019exploration, l\u2019urologiste n\u2019a pu poser un diagnostic certain.\u2014-\u2014em\u2014 er \u2014-=\u2014 \u2014\u2014 A tp L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 259 Quelle en est la technique?l\u2019artériographie rénale s\u2019obtient en injectant dans l\u2019aorte abdominale, en un point déterminé, un liquide opaque qui peut nous révéler sur le cliché, non seulement les artères rénales, mais aussi le trone cæliaque, la grande et la petite mésentérique.Pour le cas actuel, nous verrons ultérieurement sur quelle artère nous nous baserons pour dire que la tumeur que nous voyons sur le cliché n\u2019appartient pas au rein.Quel est le liquide opaque employé ?L\u2019auteur de la méthode d\u2019exploration emploie de l\u2019iodure de sodium à 10%, chimiquement pure.Voici en résumé les renseignements que l\u2019artériographie rénale, employée en dernier lieu dans certains cas, a pu donner à son auteur: 1 Deux cas diagnostiqués comme néoplasie rénale \u2014 et où la cystoscopie était impossible \u2014 étaient : le premier, un cas de néphrite hématurique, et le second, un cas de pyonéphrose.2.Dans un autre cas où il y avait présence de Koch dans les urines, une cystoscopie fut tentée; mais devant les lésions multiples de la vessie rendant impossible le cathétérisme de l\u2019uretère, l\u2019artériographie rénale a démontré que c\u2019était un rein tuberculeux unique, avec absence du rein de l\u2019autre côté.3.Dans une tumeur du flanc gauche, dont le diagnostic de tumeur rénale se basait sur la mauvaise illumination de ce côté, la tumeur a été reconnue à l\u2019artériographie comme une tumeur de la rate.Au point de vue résultats, l\u2019auteur a pu pratiquer plusieurs fois l\u2019artériographie, sans dangers ni complications.M.le professeur Legueu, chef du service des maladies des voies génito-urinaires à l\u2019hôpital Necker, expérimenta ce procédé dans son service.Nous avons eu la bonne fortune, durant notre séjour à Paris, (\u2018en prendre connaissance.Derniérement un cas particulier se présenta, dans notre service d\u2019urologie à Verdun, où nous avons été obligé d\u2019y recourir.\u2018Voici l\u2019observation de notre malade.Madame J.L., âgée de 45 ans, entre dans notre service le 8 avril 1933, accusant une douleur dans la région lombaire gauche.La malade nous dit qu\u2019elle souffre depuis le mois de septembre 1930.Au cours du même mois, elle fut hospitalisée dans un hôpital de Montréal.Elle y fut laparotomisée.Le chirurgien palpa une masse sous la coupole diaphragmatique gauche et pensant qu'il s'agissait soit d'une tumeur du rein, soit d\u2019une tumeur de la rate, il jugea plus prudent, comme ligne de conduite à suivre devant le problème qui se posait devant lui, de refermer le ventre de la malade au lieu de s'aventurer à vouloir enlever cette masse.Deux mois après son 260 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA opération, la malade quittait cet hôpital, non améliorée.La douleur n\u2019avait pas disparu, et la malade continua à ressentir une sensation de tiraillements, de pesanteur dans la région lombaire gauche.Deux ans plus tard, au cours du mois de septembre 1932, elle entra dans un autre hôpital où le diagnostic de troubles annexie!s fut fait; et la malade eut les annexes des deux côtés de l'utérus et l'appendice enlevés.Après cette opération, la malade continua quand même à ressentir les mêmes douleurs et le 8 avril 1933, un confrère nous dirigeait cette malade et nous demandait de bien vouloir faire l\u2019impossible pour la soulager.A.EXAMEN CLINIQUE: I.Examen subjectif lo Antécédents familiauæ : Père mort à 79 ans: angine de poitrine.Mère morte à 34 ans: hémorragie de la délivrance.3 frères: 1] mort de coup de soleil, 2 vivants en bonne santé; 2 sœurs vivantes, en bonne santé.20 Antécédents personnels : 1.Maladies infectieuses: rougeole à 15 ans.2.Appareil respiratoire: grippe et pneumonie à 32 ans.3.Appareil circulatoire: Dyspnée en montant les escaliers.depuis environ 7 ans, avec un peu de tachycardie.4.Appareil digestif: a souffert du foie et a déjà gardé le lit à la suite de troubles hépatiques; pas de constipation.Appendice enlevé.5.Appareil urinaire: à trente-cinq ans, lors de son dernier accouchement, a fait une pyélonéphrite du côté gauche avec cystite.6.Système nerveux: manque de sommeil depuis environ 3 ans.T.Appareil génital: menstruée à 13 ans \u2014 règles régulières, durée trois à quatre jours, douleurs une journée avant les règles.Mariée à 16 ans.Six enfants à terme, deux fausses couches.Utérus et annexes des deux côtés enlevés.Il.Examen objectif lo Appareil circulatoire: 1.Cœur: bruits un peu assourdis.2.Pression artérielle: Maxima 115 / Minima 75.3.Rate: non perceptible au palper bimanuel et à la percussion.20 Appareil respiratoire: Poumons normaux.30 Appareil digestif: rien à noter.4o Appareil génital: rien à noter.50 Appareil urinaire: 1.Urètre: perméable, non douloureux.2.Vessie: à la cystoscopie, vessie normale avec orifices urétéraux normaux.3.Reins: côté gauche: au palper bimanuel, rein non perceptible au palper, mais douleurs à la pression dans l\u2019angle costo-musculaire gauche.Côté droit: rien à noter.pt | L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 261 6o Système nerveux: les réflexes suivants sont normaux: Argyl-Robertson, Romberg, réflexe rotulien, réflexe achilléen.To Système visuel: vue faible \u2014 porte des lunettes depuis deux ans.So Système oto-rhino-laryngologique: bonne audition, bon odorat, voix normale.B.EPREUVES DU LABORATOIRE : lo Analyse du sang (5 juin 1933): a) Constante d\u2019Ambard: Durée, 60 minutes; quantité d\u2019urine récoltée, 20 ce.Urée: 0 gr.35 \u2014 Constante: 0.157 \u2014 Concentration: 13 grs .75 \u2014 Débit: 18 grs.b) Formule sanguine: I.Numération globulaire: Hémoglobine: 75% à 100%).Globules rouges: 5 millions (4,500,000 à 5 millions).Globules blancs: 5,400 (6,000 à 9,000).Valeur globulaire: 0.6 (tend a l\u2019unité).2.Formule leucocytaire: Polynucléaire neutrophiles: 55% (65 à 70%) lymphocytes (petits et moyens) 40% (25 à 28%) Grands mononucléaires 2% (2 à 6%) Polynucléaires éosinophiles 3% (1a 2%) 3.Formule d\u2019Arneth: Noyaux I II III IV Vv Normale 5% 35% 41% 17% 2% Cas actuel 4% 24% 38% 29% 5% c) Wassermann: négatif.d) Glycémie: 1 gr.40.e) Coagulation: 6 minutes, 35 secondes.20 Analyses des urines (25 juillet 1933) : a) Urine vésicale: réaction acide (acide).densité 1010 (1014-1028).albumine: absence.glucose: absence.b) Division des urines: Avec P.S.P.; temps de recueil: 1 h.10 min.I.Rein droit: Urine recueillie: 36 ce.Concentration: 12 grs.Quantité réelle: 0.432.P.S.P.: 35%.Epithélium: présence.IT.Rein gauche: Urine recueillie: 49 ce.Concentration: 11 grs .50.Quantité réelle: 0.563.P.S.P.: 44%.Cylindre granuleux, leucocytes et bactéries rares. 262 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA C.PYELOGRAPHIE RETROGRADE: La pyélographie nous a démontré sur le cliché un gros rein très abaissé, dont le bassinet et l\u2019uretère étaient accolés à la colonne vertébrale.Au pôle supérieur du rein gauche, la pyélographie nous a montré une masse qui semblait faire corps avec le rein.La radiographie fut prise avec une intensité de 84 kilovolts, 10 milliampères, un temps de pose de 5 secondes et une distance de 25 pouces.D.PYELOSCOPIE L\u2019injection, faite à la sonde bouchon, fut lentement poussée dans l\u2019uretère.Le bassinet fut rempli avec une solution d\u2019iodure de sodium à 20%, et put recevoir une quantité de 10 ce.Nous avons pu distinguer successivement l\u2019uretère, le bassinet et les calices.La malade n\u2019accusa aucune douleur pendant l\u2019injection du liquide, mais le rein fut douloureux au palper bi- manuel, et il ne fut pas possible de remonter le rein.Comme la pyélographie rétrograde combinée à la pyéloscopie et aux autres épreuves du laboratoire ne nous permettait pas de poser un diagnostic certain, nous avons donc eu recours à l\u2019artériographie rénale.On distingue bien la masse située au pôle supérieur du rein gauche, ainsi que le rein lui-même.On voit la longue aiguille de 8 pouces dont nous nous sommes servis pour faire l\u2019injection dans l\u2019aorte.Mais le point capital de cette exploration, c\u2019est le tronc cæliaque avec ses trois branches: artère hépatique, coronaire stomachique et splénique, cette dernière nous démontrant clairement que c\u2019est bien la rate qui est en cause puisqu\u2019à à son hile on voit le liquide opaque qui n\u2019a pas encore tout pénétré dans la rate.Nous aurions pu obtenir un cliché beaucoup plus facile à interpréter, et plus démonstratif, si nous avions pu injecter la quantité totale d\u2019iodure de sodium à 100%, soit 20 ce, au lieu de n\u2019en injecter que 5 ce.La raison pour laquelle nous n\u2019avons pu le faire, c\u2019est que notre malade, une grande nerveuse, donna beaucoup de mal à l\u2019anesthésiste.Elle présenta une très longue période d\u2019excitation.Alors que nous n\u2019avions injecté que 5 ce, elle fit un spasme de la glotte et cessa brusquement de respirer.Devant le danger, nous avons aussitôt retiré l\u2019aiguille, craignant que la malade, en recommençant à respirer, pût faire déplacer la pointe de notre aiguille en dehors de l\u2019aorte et nous exposer ainsi à injecter en dehors de cette dernière le liquide opaque, très caustique, qui aurait pu causer chez elle de la nécrose de la paroi de l\u2019aorte, avec danger d\u2019hémorragie ou d\u2019infection secondaire.Toutefois, notre cliché démontre que le liquide que nous avons injecté le fut entièrement dans l\u2019aorte, puisque au bout de la pointe de notre aiguille nous ne voyons pas de tache blanche sur le cliché.Conclusions Nous concluons en disant : lo Que dans le cas actuel, l\u2019artériographie nous démontre que la masse située au pôle supérieur du rein est la rate et non une tumeur du rein.=.med\" tte \u2014 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 263 20 Que la douleur que la malade ressent est probablement due à des tiraillements du côté des nerfs qui l\u2019innervent et à la compression que fait la rate située à son pôle supérieur.30 Que l\u2019artériographie nous a donné la clef du diagnostic, alors que dans le cas actuel, toutes les autres méthodes étaient restées impuissantes à le faire.4o Que l\u2019artériographie ne doit pas supplanter la pyélographie et la pyéloscopie, mais les compléter.5o Que, dans notre humble opinion, la néphropexie pourrait, sinon guérir la malade, du moins la soulager.60 Que l\u2019artériographie rénale est un procédé d\u2019exploration à la portée de tout urologiste, qui dans les cas douteux doit se faire un devoir d\u2019y recourir parce que c\u2019est un procédé qui, bien fait, ne présente aucun danger et évite aux malades une lombotomie exploratrice ou une laparotomie qui sont deux opérations beaucoup plus choquantes pour les malades.© REVUE GÉNÉRALE HELMINTHIASE INTESTINALE CHEZ L\u2019ENFANT Par Willie MAJOR, Assistant bénévole à la clinique médicale infantile de l'hôpital Sainte-Justine.I\u2019helminthiase dénote un état morbide causé par les vers intestinaux ou leurs larves dans les tissus du corps humain.La présence de ces vers, qui est une chose fréquente, surtout chez l\u2019enfant, cause des troubles locaux et généraux.Quels sont les vers que l\u2019on rencontre le plus souvent chez l'enfant?Comment ceux-ci parviennent-ils à l\u2019intestin?Comment peut-on les différencier?Quels sont les signes cliniques de leur présence?Quels sont les moyens employés pour les expulser?Tels sont les principaux points que nous aborderons dans cette étude.Les vers rencontrés le plus fréquemment chez l\u2019enfant appartiennent au groupe des némathelminthes et au groupe des plathel- minthes.1° Les némathelminthes (vers cylindriques) se divisent comme suit: a) Ascaris lombricoide, b) Oxyure vermiculaire, ec) Tricocéphale.2° Les plathelminthes (vers plats) se divisent comme suit: a) Tenia solium, b) Tenia saginata, c) Tenia bothricocephalus.Ascaris lombricoide Ce ver habite l\u2019intestin sans se fixer sur ses parois.Aspect général: C\u2019est un ver lisse et cylindrique comme le ver de terre, mais il en diffère par sa couleur qui est d\u2019un blanc jaunâtre. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 265 Son extrémité antérieure est pointue.Le mâle a 25 centimètres de longueur et son extrémité postérieure est pliée en forme de crochet.La femelle mesure environ 40 centimètres, son extrémité postérieure est droite et son utérus peut contenir plusieurs millions d\u2019œufs.Evolution dans l\u2019organisme: T\u2019œuf de l\u2019ascaris parvient à l\u2019intestin par l\u2019absorption d\u2019eaux impures, de laitue ou d\u2019autres légumes qui trop souvent en sont infestés.L\u2019œuf absorbé se dissout dans l\u2019estomac et la larve se développe rapidement.Devenu adulte, le ver peut être évacué par l\u2019intestinË, ou remontant dans l\u2019estomac être rejeté par la bouche.Il peut aussi passer soit par les bronches et causer de l\u2019asphyxie ou de la gangrène pulmonaire, soit par la gorge et se rendre dans le nez et dans les oreilles.De l\u2019intestin, il passe dans les voics biliaires et cause de l\u2019ictère.On cite quelques cas où, perforant l\u2019intestin, il est tombé dans la cavité péritonéale.L\u2019ascaris secrète apparemment une substance toxique qui cause des troubles nerveux.Bien qu\u2019ordinairement il n\u2019y ait qu\u2019un ou deux de ces vers dans l\u2019intestin, les cas ne sont pas rares où l\u2019on en trouve un grand nombre.La professeur Lapierre a eu dans son service, il y a quelques mois, une fillette de deux ans et demi qui en a rejeté 81 en deux jours.On cite même le cas d\u2019un enfant qui rendit 600 vers dans la même journée.Signes cliniques: Ces signes peuvent être nuls, mais le plus souvent a l\u2019examen on remarque du nervosisme : ce sont des nausées, des grincements de dents, des picotements, des démangeaisons du nez, de l\u2019oreille, de la paupière et de l\u2019anus, des convulsions même.Souvent il y a des troubles digestifs et, quelquefois, une toux nerveuse et rebelle.Diagnostic: S\u2019aidant des signes cliniques, on s\u2019assurera de la présence du ver par constatation directe de l\u2019ascaris après expulsion rectale ou buccale, par l\u2019examen du sang (éosinophilie) et par les examens macroscopique et microscopique des selles (recherche des œufs).Traitement : 1° Régime hydrique et lacté pendant 24 heures.Puis donner un vermifuge, soit : a) .0 gramme 01 par année d\u2019âge B Santonine Calomel | Sucre de lactose .0 gramme 25 Sig: Prendre un paquet le matin à jeun deux jours de suite. 266 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA b) Semen-contra.Ne le donner aux enfants qu\u2019à partir de deux ans: 1 gramme par année d\u2019âge.1} Semen-contra pulvérisé .2 grammes Mousse de Corse .2 és Valériane en poudre 1 gramme Calomel 0 \u201c 20 Pour deux paquets.Sig: Prendre un paquet le matin deux jours de suite (Comby).¢) luile de Chenopodium Anthelminticum.C\u2019est un vermifuge excellent contre les lombrics.Il doit être exactement dosé : 4 gouttes, en 2 fois, pour les enfants de 2 ans.15 gouttes, en 2 fois, pour les enfants de 6 à 10 ans.30 gouttes.en 2 fois, pour les enfants de 11 à 15 ans.Pour les jeunes enfants, on administre le médicament dans un peu d\u2019eau sucrée ou dans du sucre en poudre.On fera suivre d\u2019un peu de lait chaud afin de couvrir le goût et l\u2019odeur de l\u2019essence.Après la deuxième dose, donner un purgatif tel que l\u2019huile de ricin.Cette plante doit ses propriétés à son essence dont le principe actif est l\u2019ascaridol.C\u2019est un médicament très efficace mais assez dangereux; on ne l\u2019emploiera que si les autres ont échoué.Oxyure vermiculaire I\u2019oxyure vermiculaire est, avec l\u2019ascaris lombricoïde, le parasite que l\u2019on rencontre le plus fréquemment dans la première et la seconde enfance.Aspect général: C\u2019est un très petit ver avec extrémités pointues.Le mâle mesure de 3 à 5 mm.et la femelle de 10 à 15 mm.C\u2019est un hôte du côlon où ses piqûres nombreuses produisent une réaction inflammatoire qui se traduit au pourtour de l\u2019anus par un prurit intense.On cite de nombreux cas d\u2019oxyurose appendiculaire, c\u2019est-à- dire des cas d\u2019appendicite causés par l\u2019intrusion du parasite dans l\u2019appendice.Cecil et Buckley, dans Jour.Exp.Med., 1912, en rapporte 17 cas sur un total de 129 d\u2019appendicite (t.e., 1 sur 7).A l\u2019hôpital Sainte-Justine, dans notre service de chirurgie, nous en avons relevé 147 cas sur un total de 1180 (i.e., 1 sur 8).Evolution dans l\u2019organisme: C\u2019est en mangeant des aliments contaminés par les œufs d\u2019oxyures, apportés souvent par les mouches, les poussières et autres souillures, que l\u2019enfant est envahi par le a I~ N\u2014\u2014r L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 267 parasite.Il arrive assez fréquemment que l\u2019enfant porteur d\u2019oxyures se réinfecte.En se grattant l\u2019anus, il prend des œufs sous ses ongles et distraitement les porte à sa bouche.Signes cliniques : À l\u2019examen on remarque des troubles nerveux.l\u2019enfant est parfois mélancolique, se plaint de vertiges et a souvent des convulsions; sujet aux érections nocturnes, il pratique fréquemment l\u2019onanisme.Il présente quelquefois une toux quinteuse et souffre de prurit anal, accentué surtout le soir.Diagnostic: Comme pour l\u2019ascaride, c\u2019est en s\u2019aidant des signes cliniques qu\u2019on s\u2019assurera de la présence des oxyures que l\u2019on rencontrera surtout au pourtour de l\u2019anus et de la vulve où ils déterminent des démangeaisons.On remarquera parfois des troubles cutanés, des lésions suintantes à la région périnéale et génito-anale.Traitement: Les traitements sont nombreux et la plupart sont bons.1ère enfance: 1° Soins locaux de propreté.Tenir les ongles de l\u2019enfant coupés ras et l\u2019empêcher de se porter les doigts à la bouche.\u2018On fera bien de lui en tremper le bout dans une solution amère telle que la teinture de quassia amara.Commencer le traitement médicamenteux par un purgatif.2° a) Lavements d\u2019eau sucrée (environ 60 ce.d\u2019eau tiède très sucrée) que l\u2019on continuera pendant quelques jours.b) Lavements d\u2019eau salée.Suivant l\u2019âge, on fera dissoudre une cuillerée à thé, à dessert ou à soupe de sel marin dans une tasse d\u2019eau bouillie.Très efficace, mais ne doit pas être continué longtemps à cause de l\u2019irritation qui peut en résulter.c) Lavements à la glycérine ou à l\u2019huile de foie de morue.Très bon, mais moins rapide.d) Lavements à l\u2019eau savonneuse.39 Après évacuation, enduire Porifice de l\u2019anus avec: Onguent napolitain .1 partie Vaseline .2 parties 21ème enfance: 1° Soins locaux de propreté comme précédemment.2° Aux lavements précités, on ajoutera les lavements à l\u2019ail et les lavements au vinaigre. 268 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 3e Médicaments vermiluges : a) J} Santonine \\ + Calomel âà .0.01 ctg.par année d\u2019âge Lactose .0.50 ctg.Pour un paquet No 3.Sig: Prendre un paquet à jeun dans du lait pendant 3 jours de suite.Régime lacté absolu.b) Thymol .0 gramme 25 Pour une prise.Suivant l'âge, de 0.25 ctg.à 3 grammes par jour pendant 3 jours.L\u2019enfant devra éviter l\u2019ingestion d\u2019huile.de glycérine, d\u2019alcool, d\u2019eau chloroformée qui dissolvent le thymol ct peuvent provoquer de l\u2019intoxication.e) .Poudre de semen-contra 2.1222222222 12 0 gramme 50 Pour une prise.Enfant de 2 à 5 ans .1 & 2 grammes Enfant de 5 à 10 ans .2 à 5 grammes Donner la prise dans une cuillerée à thé de miel ou de confiture.d) I; Carbonate de bismuth .2 4 4 grammes Sirop de framboises .30 grammes Julep gommeux .11 2411 12e 90 grammes Préconisé par Loeper, ce médicament se donne à la dose de 4 grammes par jour chez un enfant de 7 ans.On diminuera suivant l\u2019âge.Ce remède est inoffensif et très efficace.Tricocéphale (Whip-worm des Anglais) On le rencontre plus rarement que l\u2019ascaris et l\u2019oxvure.On le trouve dans le cæcum, l\u2019appendice et le côlon ascendant.Aspect général: C\u2019est un ver dont la partie antérieure est fine comme un cheveu et pliée comme un fouet.La partie postérieure est cylindrique et un peu plus grosse que la partie antérieure.Le mâle a 40 à 50 centimètre de longueur et la femelle peut atteindre 50 centimètres.Evolution dans l'organisme: T1 est absorbé avec les boissons contaminées et les légumes souillés.Parvenu à l\u2019intestin, il en perfore la muqueuse et, ouvrant la voie à l\u2019inoculation des agents bactériens, il serait cause, d\u2019après Metchnikoff et Guiart, de certains cas d\u2019appendicite.Signes cliniques: Pas de symptômes ou parfois une légère anémie et quelques troubles intestinaux.Traitement: Thymol, 0 gramme 25.Pour une prise.Voir formule ci-haut mentionnée.\u2014_ mere a\u2014\u2014 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 269 LES TÆNIAS Le tænia est un ver rubanné, plat, sans bouche ni intestin.Il est composé d\u2019une tête qu\u2019on appelle scolex et d\u2019un corps formé de nombreux anneaux nommés cucurbutins qui augmentent de dimension à mesure qu\u2019ils s\u2019éloignent du scolex.La tête, qui n\u2019est pas plus grosse qu\u2019une tête d\u2019épingle, est munie soit de ventouses, soit de crochets, soit des deux ensemble qui permettent au tænia de se fixer à l\u2019intestin.Chaque anneau renferme les organes mâle et femelle.Les pores génitaux sont au bord des anneaux ou au centre.Chaque segment constitue donc un individu distinct.Le tænia n\u2019a pas d\u2019organes respiratoires ni d\u2019organes des sens.On ne sait pas s\u2019il possède un système nerveux.Il secrète une substance toxique.Injectés aux cobayes, les extraits de tænia causent des troubles nerveux, amènent une diminution des globules rouges et une production de leucocytes éosinophiles.Il y a trois sortes de tænias : 1° Le tænia solium (ou armé), 20 Le tenia saginata (ou inerme), 3° Ie tenia bothriocéphalus.Tenia solium Le tenia solium vit à l\u2019état de cystercerque dans les muscles du porc: c\u2019est la ladrerie.C\u2019est en mangeant la chair insuffisamment cuite d\u2019un: pore ladre que l\u2019enfant prend le tænia qui se développe aussitôt après avoir été ingéré.Deux ou trois mois plus tard l\u2019enfant rejette avec ses matières fécales des anneaux mûrs.Le tænia solium possède une tête globuleuse marquée latéralement de 4 ventouses saillantes et surmontée d\u2019un rostre entouré à sa base de deux couronnes concentriques de 20 à 30 crochets.Les segments contiennent des diverticules utérins en assez grand nombre.Sa longueur est de 2 4 3 metres.Il habite le petit intestin et la durée de sa vie est estimée à dix ans.Tænia saginata La larve du tænia saginata vit dans les muscles du bœuf.Elle est ingérée par l\u2019enfant lorsqu\u2019il mange la viande insuffisamment cuite de cet animal.Le ver parvenu à l\u2019intestin devient adulte en deux ou trois mois. 230 UNION MÉDICALE DU CANADA Sa tête est cubique, saus rostre ni crochet, marquée seulement de [ ventouses pigmentées de noir.Contrairement à ceux du tænia solinm, les anneaux mûrs sont très mobiles ct forcent le sphineter anal à leur livrer passage.On les trouve dans le lit et dans les vêtements.Aussi Pexistence de ce ver est-elle facilement dépistée.Contrairement à ceux du tænia solium.ses -egments sont caractérisés par peu de diverticules latéraux.Sa longueur movenne est de 4 à 10 metres.toenia solium toenia saginata anneaux toenia bothriocéphale Tænia bothriocéphale Ce ver passe sa vie larvaire dans les muscles et surtout dans les viscères des poissons d\u2019eau douce (brochet, perche.truite, ete.).Sa tête est allongée, ovoïde, en forme de cuillère, avec ?ventouses longitudinales et latérales, mais elle ne possède pas de crochets Ses cnneaux, environ trois fois plus larges que longs.sont marqués d\u2019une L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 271 tache au centre.Les pores génitaux sont situés sur la ligne médiane verticale tandis que ceux des tænias précédents le sont sur les côtés.La larve cest avalée par l\u2019enfant lorsqu\u2019il mange de la chair de poisson.Parvenue dans l\u2019intestin, elle met de cinq à six semaines avant de devenir un ver adulte.Sa longueur peut atteindre plusieurs mètres.11 «st formé d\u2019une très grande quantité de segments plus longs que larges (2,000 à 3,000 environ).Ce ver est presque toujours solitaire ; cependant on en a déjà compté 70 chez le même individu.Troubles causés par les taenias (signes cliniques): les vers rubannés, chez l\u2019enfant, causent des troubles pathologiques parfois inoffensifs mais souvent très développés.Ce sont d\u2019abord des troubles gastro-intestinaux: nausées, vomissements, boulimie ou au contraire enorexie, éructations, débâcles dysentériformes.On observe aussi des troubles nerveux: crises convulsives, épileptiformes ou choréiques, céphalée, méningisme ; des troubles de la vue, ete.Le bothriocéphale causera chez l\u2019enfant qui l\u2019héberge une anémie particulière avec pâleur et faiblesse extrêmes.Pour Tallquist, ces troubles sont dus à un lipoïde hémolysant et à une substance protéique cacheetisante contenus dans les anneaux du ver.Diagnostic: Comme les symptômes de l\u2019helminthiase infantile sont nombreux et variés, il est difficile de diagnostiquer au début la présence du tænia.Pour s\u2019en assurer il faudra faire l\u2019examen macroscopique et microscopique des selles ainsi que l\u2019examen du sang qui montrera une éosinophilie importante.Tratement : 19 Prophylactique: S\u2019assurer de la cuisson parfaite des viandes et des poissons.2° Curatif: Engourdir d\u2019abord le ver par une médication appropriée et puis l\u2019expulser par une purgation.Ordonner à l\u2019enfant, quel que soit le vermifuge employé, d\u2019aller à la selle sur un vase rempli à sa capacité d\u2019eau chaude afin que le ver, gêné par le milieu intestinal toxique, soit tenté de se réfugier dans le nouveau milieu qui lui sera plus favorable.De plus la densité de l\u2019eau étant plus élevée que celle de l\u2019air il y aura moins de chance que le ver se brise et que la tête reste dans l\u2019intestin.T\u2019enfant ne devra pas se relever du vase avant l\u2019expulsion totale du ver. 272 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Médicaments : 19 Semences de courges: C\u2019est un médicament assez peu actif mais qu\u2019on devra essayer chez le jeune enfant.Donner d\u2019abord un laxatif et une diète lactée.Le lendemain faire ingérer une pâte faite avec 30 à 60 grammes de semences de courge non décortiquées, du lait et du sucre.Répéter le lendemain et le surlendemain.Une couple d\u2019heures après la dernière dose, donner une forte dose d\u2019huile de ricin.20 Extrait éthéré de fougère mâle: À partir de deux ans et lorsque les semences de courge auront échoué, donner la prescription suivante : Extrait éthéré de fougère mâle .0 gramme 30 par année d\u2019age Calomel .0 gramme 10 à 0 gramme 25 Eau distillée Sucre en poudre a 15 grammes Gélatine .Q.S.pour faire une gelée Sig: A prendre en deux fois à jeun.Diète la veille comme pour les autres tænifuges.Il existe dans le commerce des capsules d\u2019extrait éthéré de fougère mâle dosé 4 0 gramme 50 (capsules de Créquy, capsules de Duhourcau), mais elles ont l\u2019inconvénient d\u2019être difficilement avalées par les jeunes enfants.Voici comment on devra les employer: a) la veille ne prendre que du lait; 2) le lendemain matin faire prendre à jeun une capsule de cinq minutes en cinq minutes jusqu\u2019à ce que la dose requise soit absorbée.Chez les enfants assez grands donner une capsule par année d\u2019age.Deux heures après l\u2019unique dose ou la dernière dose, s\u2019il n\u2019y a pas eu d\u2019expulsion donner 50 à 100 grammes de sirop d\u2019éther suivi immédiatement d\u2019un purgatif salin.Ne pas donner d\u2019huile de ricin.3° Ecorce de grenadier: On n\u2019y recourra qu\u2019en désespoir de cause.La première journée donner un grand lavement et une diète lactée.Le lendemain, à jeun, prescrire de l\u2019écorce de grenadier aux (loses suivantes : 5 à 10 grammes pour enfant de 15 mois à 3 ans; 10 à 20 grammes pour enfant de 3 ans à 5 ans; 20 à 30 grammes pour enfant de 5 à 10 ans. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 273 N\u2019employer que des écorces fraîches qu\u2019il faudra faire macérer pendant vingt-quatre heures ; ensuite faire bouillir dans 600 grammes d\u2019eau jusqu\u2019à réduction au tiers.Enfin y ajouter 20 grammes de sirop de menthe ou de sirop d\u2019éther.4° Kousso: Employer la poudre a la dose de 5 a 15 grammes selon l\u2019âge de l\u2019enfant.Faire une infusion avec un quart de litre d\u2019eau bouillante, pendant un quart d\u2019heure.Faire prendre le mélange sans le passer.C\u2019est un médicament d\u2019un goût très désagréable.5o Chloroforme: Chez les enfants nerveux et anémiés, chez qui on préférera ne pas donner l\u2019extrait de fougère, on donnera, après une diète lactée d\u2019une journée Chloroforme .4 grammes Sirop de sucre .30 \u201c Eau bouillie .20 \u201c (Bosc).Donner Sig: A prendre à jeun en quatre fois, de demi-heure en demi-heure.un purgatif drastique entre la deuxième et la quatrième dose, tel que Scammonée 0 gramme 05 par année d\u2019âge.Anneaux Tête Utérus D .sg \u2018que fois plus longs Tête globuleuse.Arborescent.\"== .8= : a Rostre muni de cro- 6 à 13 branches de £5 Reams canette hets ob de | chaque coté de excréments.ventouses.la ligne médiane.Trois fois plus longs Tête cubique.que larges.ad Pas de rostre.20 a 30 branches SE Pas de crochet.parallèles de cha- = & Se détachant isolé- que coté de la a ment en dehors de Munie de 4 ven- ligne médiane.la défécation.touses.Tænia bothriocéphale Trois fois plus larges que longs.Expu:sés par fragments de chaînes.Tête ovalaire munie de 2 ventouses longitudinales.En forme de rosace. MOUVEMENT MÉDICAL CLAQUEMENTS PÉRICARDIQUES.(Le claquement mésosystolique pleuro-péricardique) ¢*\u2019 Par C.LIAN, G.FACQUET, Professeur agrégé à la Faculté et Interne de Médecine de Paris.des hôpitaux de Paris.Dans les maladies du péricarde, les seuls signes d\u2019auscultation bien connus sont les frottements péricardiques.En dehors d\u2019eux, on signale le bruit de moulin, de constatation exceptionnelle.Dans une série de publications, C.Lian décrit trois bruits très différents des précédents et qui sont des claquements péricardiques, à savoir: Le claquement mésosystolique pleuro-péricardique ; La vibrance péricardique protodiastolique ; Le claquement métallique mésosystolique de l\u2019hydro-pneumo- péricarde.Nous étudierons ici le claquement mésosystolique pleuro-péri- cardique.I.Définition.\u2014 Le claquement mésosystolique pleuro-péricardique est constitué par un bruit sec, vibrant, se produisant entre le premier et le deuxième bruit du cœur, soit à égale distance de ces deux bruits, soit plus près du deuxième bruit.Il réalise ainsi un rythme à trois temps.Ce claquement mésosystolique traduit l\u2019existence d\u2019une bride pleuro-péricardique.Ce phénomène, signalé et étudié par Gallavardin (1), est décrit par C.Lian et Deparis (2), d\u2019après 50 observations personnelles qui sont rapportées dans la thése de leur éléve Gartenlaub.(1) Gallavardin, Lyon méd., 14 sept 1913, et Pratique méd.frang., janvier 1932 (A).\u2014 (2) C.Lian, Traité des maladies du cœur, t.IV du Traité de pathol.méd.Sergent, 1re édit.1921, édit.Maloine.\u2014 C.Lian et Deparis, Soc.méd.hôp., 24 avril 1933.\u2014 (3) Gartenlaub, Thèse Paris, 1933.e _e L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 275 II.Description clinique.\u2014 Le claquement systolique pleuro-péri- cardique est un bruit sec, bref, éclatant, qui semble se produire près de l\u2019oreille On peut dire qu\u2019il est superficiel.On le perçoit dans la région qui va de la pointe à l\u2019appendice xiphoïde, c\u2019est-à-dire à la fois dans la région apexienne et la région mésocardiaque.Ce n\u2019est qu\u2019exceptionnellement qu\u2019il est perçu plus haut, à la base du cœur, ou plus bas, dans l\u2019espace de Traube, où il est moins fort.Ce claquement se place entre le premier et le deuxième bruit du cœur.Dans la majorité des cas, il est plus près du deuxième bruit (claquement télésystolique) ; assez souvent, il est à peu près à égale distance des deux bruits (claquement mésosystolique) ; tout exceptionnellement, il cst plus près du premier bruit (claquement proto- systolique).Ce bruit est perçu à tous les examens des malades.Dans la piupart des cas, 1l existe à toutes les révolutions cardiaques.Cependant, il peut présenter quelques variations liées aux mouvements respiratoires ou à l\u2019attitude du sujet.Chez cinq malades, un fait intéressant a été noté: par moments, on observait un souffle qui faisait immédiatement suite au claquement ct empiétait sur le début de la diastole, se superposant au deuxième bruit et même se prolongeant un peu après lui.Ce souffle était donc télésystolique et protodiastolique.Le moment d\u2019apparition si particulier de ce souffle, le fait qu\u2019il se produit immédiatement après le claquement télésystolique qu\u2019il semble prolonger, conduisent à penser que ce souffle dépend de la même lésion que le claquement, c\u2019est-à-dire d\u2019une adhérence pluro-péricardique.Le claquement méso ou télésystolique, accompagné ou non d\u2019un souffle télésystolique ct protodiastolique, est en général le seul phénomène anormal perçu à l\u2019auseultation du cœur.Dans les cas observés, le phonocardiogramme, pratiqué dans un but de contrôle, a permis d\u2019inserire le siège exact du c'aquement par rapport aux bruits normaux du cœur.III.Troubles fonctionnels \u2014 ln dehors de divers troubles fonctionnels qui n\u2019ont rien de caractéristique: dyspnée d\u2019effort, palpitations, lypothymies, il y à lieu de noter certains signes qui semblent en correspondance avec les signes stéthacoustiques.Dans près de la moitié des cas (20 fois sur 50).les malades se plaignent de douleurs précordiales.Ce'les-ci sont constituées en 276 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA général par une douleur sourde siégeant au sein gauche ou dans son voisinage immédiat.Sur cette douleur se greffent fréquemment des exacerbations paroxystiques très pénibles.Dans quatre observations, la douleur irradiait dans le bras gauche et, dans un de ces quatre cas, le caractère angoissant des crises douloureuses avait fait porter le diagnostic d\u2019angor névrosique.IV.Diagnostic.\u2014 Jusqu\u2019à présent, le claquement méso ou télé- gystolique, étant mal connu ou ignoré, était bien souvent laissé sans interprétation ou bien considéré à tort comme un signe d\u2019affection cardiaque.L\u2019erreur habituelle est de le prendre pour le dédoublement du deuxième bruit du rétrécissement mitral.Ce diagnostie est un peu délicat quand le dédoublement du deuxième bruit constitue le seul signe du rétrécissement mitral.Cependant, du seul point de vue clinique, le dédoublement du rétrécissement mitral a son maximum habituel non dans la région de la pointe, mais à l\u2019extrémité interne des troisième, quatrième et cinquième espaces intercostaux gauches.On pourra noter encore que, dans le rétrécissement mitral, c\u2019est la deuxième partie du la ta qui est ia plus intense, alors que, dans le claquement télésystolique, c\u2019est la première partie du ta ta qui a un timbre particulier, vibrant, alors que sa deuxième partie est le deuxième bruit normal du cœur.l\u2019examen radiologique enfin apporte un élément de différenciation : il montre une dilatation de l\u2019oreillette gauche dans le rétrécissement mitral, alors que le claquement méso ou télésystolique ne donne lieu à aucun signe radiologique spécial, sauf parfois des adhérences pleurales gauches ou pleuro-péricardiques.Le bruit de galop protodiastolique, le frottement pleural, un bruit de glouglou gastrique prêtent beaucoup moins à confusion.V.Constatations anatomiques.\u2014 Gallavardin a pratiqué quatre autopsies de malades ayant présenté un claquement mésosystolique ou télésystolique.Il a noté l\u2019absence complète de lésion cardiaque ct la présence d\u2019adhérences d\u2019aspect très variable, unissant le péricarde avec la plèvre et le poumon gauches.VI.Valeur séméiologique.\u2014 Ie claquement méso ou télésystolique traduit l\u2019existence de brides pleuro-péricardiques. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 277 Cette interprétation est en harmonie complète avec la description clinique de ce claquement et les troubles fonctionnels qui l\u2019accompagnent.On conçoit aisément, en effet, qu\u2019une bride, en se tendant au cours de la systole, puisse donner naissance à un bruit see, éclatant, méso ou télésystolique, entendu à la pointe du cœur et dans son voisinage.On s\u2019explique que, parfois, la traction brusque du parenchyme pulmonaire puisse donner naissance à un souffle cardio- pulmonaire se produisant au moment où la bride se tend.De même on comprend la fréquence des douleurs précordiales chez des malades avant des adhérences pleuro-péricardiques.Enfin, les constatations anatomiques de Gallavardin montrent le bien-fondé de cette interprétation.Tout concourt à faire considérer que le claquement méso ou télé- systolique, accompagné ou non d\u2019un souffle télésystolique et protodias- tolique, traduit l\u2019existence d\u2019adhérences pleuro-péricardiques.Il cst même permis de penser que le curieux souffle télésystolique et proto- diastolique, parfois musical, puisse à lui seul faire envisager l\u2019existence d\u2019adhérences pleuro-péricardiques.Cet article paraîtra dans \u201cL\u2019année Médicale pratique\u201d 13ème année, tené Lepine, éditeur.39 rue Armsterdarm, Paris. FORMULAIRE Diurétiques: 1) Urée: 10 grammes par jour chez les hépatiques.2) Acétate de potasse: 2 à 5 grammes par jour en potion.3) Citrate de potasse: | à 5 grammes par jour.4) Tartrate neutre de potasse: | à 5 grammes.5) Nitrate de potasse: 4 grammes pour un litre d\u2019eau.6) Scille (contre-indiquée dans les néphrites) : Extrait de scille .veer 0.05 à 30 centigr.Teinture veer een a 3 grammes Oxymel scillitique .\u2026.\u2026.\u2026.ween .\u2026\u2026.\u201c Vin diurétique de la Charité: Digitale .«ooo eer veus secs vous veus 100 5 grammes Scille «cc.ih cir cir 2000 ie ee see 0 10 5 Baie de geniévre .«evi vier cere vers vero 75 Acétate de potasse .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.50 \u2018 Vin blanc .vere ere ave 0000 ees .900 tt Alcool à 60° .\u2026.\u2026.2.0 veer een ene 100 8 Dose: 30 à 50 grammes par jour.Anémie simple: Lactate de fer Poudre de rhubarbe ç AA oot eee eee 0 gr.25 centigr.Poudre de sucre ) Pour un paquet.Deux fois par jour, aux repas.Coqueluche: Sirop de tolu \u2026.\u2026.\u2026.cer ier nen eee 60 grammes Sirop diacode .cee cere veer cere ven «+.20 \u201c Antipyrine 1 Aa 2 .Brom.potassium J Sirop fleur oranger, q.s.p.\u2026.\u2026.120 cc.A donner aux enfants qui ont la coqueluche a la dose de deux a quatre cuillerées à café selon I'age.ou bien Sirop polygala AA ier cree veer eee ae 60 grammes Sirop tolu | Sirop Eucalyptus Quatre à huit cuillerées à café par jour.(l) (1) Extrait du Formulaire de pratique courante par Chiray et Salomon, chez Vigot frères, éditeurs, 23.rue de l'Ecole de Médecine, à Paris, 1934. ACTUALITÉS LE SERVICE MEDICAL DU CHOMEUR ASSISTE® Malgré l\u2019insuccès des différentes organisations à obtenir du Gouvernement Provincial une aide pécuniaire pour les médecins qui traitent les chômeurs assistés, le sujet n\u2019en reste pas moins un d\u2019actualité.En se reportant aux articles antérieurs publiés ici même, ct dont nous donnons la liste au bas de cette page, nous nous trouvions au 21 octobre 1933, date à laquelle nous faisions parvenir à l\u2019Honorable Premier Ministre, M.Alexandre 'Taschereau, copie des pétitions et comptes rendus des démarches faites à Ottawa, auprès de l\u2019Honorable Premier Ministre du Canada, M.R.B.Bennett.Cet envoi resta sans réponse, et pour cause, Monsieur Bennett n\u2019avait pas encore écrit aux Premiers Ministres Provinciaux tel qu\u2019il l\u2019avait promis lors de l\u2019entrevue que nous avions eue avec lui le 6 octobre.Mais le 15 décembre 1933 nous recevions du docteur T.C.Routley les lettres suivantes : CANADIAN MEDICAL ASSOCIATION 184, College Street, Toronto 2, Dec 14th, 1933.Doctor Léon Gérin-La joie, 1414 Drummond Street, Montreal, Que.Dear Doctor Gérin-La joie, For your information as Secretary of the Province of Quebec Medical Association, I am enclosing a copy of a letter and enclosure received today from the Frime Minister of Canada, the Right Honourable R.PB.Bennett.Yours faithfully, (signé) T.C.Routley, General Secretary.OFFICE OF THE PRIME MINISTER.Ottawa, December 12, 1933.Dr.T.C.Routley, General Secretary, Canadian Medical Association, 184, College Street, Toronto 2, Canada.(1) Voir l\u2019Union Médicale du Canada, Tome LXIT, juin et novembre 1933, pages 525 à 527, et 1148 à 1156. 280 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Dear Sir, I enclose you herewith a copy of a letter which I have sent to the Prime Ministers of the Provinces.I regret the long delay.It was occasioned by the necessity of clearing up a possible misunderstanding with one of the Provinces.Yours faithfully, (signed) R.B.Bennett.Ottawa, December 12th, 1933.Dear Premier Henry, A delegation representing the Canadian Medical Association met me some weeks ago and urged the desirability of the Federal Government providing a portion of the cost of medical aid for those receiving relief in the various Provinces.It was pointed out to me that many of the Provinces had expressed their willingness to provide for medical services for those on relief, but they alleged that the Dominion Government prevented them from doing so.It is rather difficult to understand such a statement being made.The responsibility of the Provinces in caring for the sick, by methods which they have themselves determined, cannot be made a Federal obligation.We have contributed to relief, but we have not set up a Federal Relief Commission as some of the Provinces are unwilling to surrender their constitutional rights in that regard.I pointed out to the delegation that I assumed the Provinces would continue to discharge their obligations to their citizens, but if, from time to time, representations were made in respect to individual communities where it was found that the burden was unduly onerous, the Federal Government would sympathetically consider each case upon its merits and determine whether or not, on the facts stated, it would be warranted in making a contribution to assist the Provinces to discharge their normal responsibilities regarding medical and hospital care and treatment.I intimated to the delegation that I would communicate with each of the Provinces in the sense above indicated.Yours faithfully, (Signed) R.B.Bennett.Nous nous sommes alors immédiatement mis en communication avec l\u2019Honorable Alexandre Taschereau lui signifiant que nous avions reeu copie de la correspondance de Monsieur Bennett et lui demandant quelle attitude il comptait tenir vis-à-vis ces énoncés.Nous lui suggérions également de le rencontrer en comité comme nous l\u2019avions déjà fait auparavant pour discuter cette question.L\u2019avant-veille du Jour de l\u2019An nous recevions la lettre suivante : L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA .281 CABINET DU PREMIER MINISTRE Province de Québec.Québec, le 29 décembre 1933.Dr Léon Gérin-Lajoie, 1414 rue Drummond, suite 701, Montréal.Mon cher docteur, Re Assistance médicale aux chômeurs.,JJe reçois votre lettre du 20 décembre.% Comme je serai à Montréal mardi prochain, le 2 janvier, il me fera plaisir de vous rencontrer, tel que vous le suggérez.Sincèrement à vous, (signé) L.-A.Taschereau.À la date fixée et à l\u2019heure convenue avec son secrétaire, le Comité nommé par l\u2019Exécutif de l\u2019Association Médicale de la Province de Québec, composé des docteurs Albert LeSage, A.T.Bazin, E.Trottier et L.Gérin-Lajoie, se rendit au bureau de l\u2019Honorable Premier Ministre à Montréal, sauf monsieur le docteur LeSage retenu au chevet de sa mère.Nous fâmes les premiers à être reçus par M.Taschereau .avec qui nous efimes une entrevue de près de trois-quarts d\u2019heure.La situation financière des médecins, le fardeau des soins médicaux, la responsabilité de la Province et des Municipalités envers les citoyens nécessiteux, en santé, et surtout malades, le dévouement et le désintéressement des médecins des villes et des campagnes, l\u2019allègement possible des dépenses de l\u2019Assistance Publique, la décongestion des dispensaires, l\u2019utilité des traitements précoces, la nécessité du maintien de la santé du peuple, etc, etc, furent l\u2019objet de l\u2019entretien.Il nous a semblé que l\u2019Honorable Premier Ministre comprend très bien et sait la détresse et presque l\u2019illogisme de laisser la charge des soins médicaux aux médecins.Il ne peut trouver une solution au problème.La lettre qu\u2019il nous adressait le surlendemain est assez explicite.Nous lui avions demandé de conférer avee le Chef de l\u2019Exécutif de la Ville, afin de faire autoriser la Commission du Chômage à divertir une partie des fonds pour les frais médicaux.Nous voulions une autorisation officielle pour une Municipalité, afin d\u2019atteindre ensuite toutes les autres, grandes et petites.Le Gouvernement Fédéral ne vien- drait-il pas à la rescousse au cas où la charge serait trop onéreuse ?Voici ce que nous écrivait M.Taschereau : 282 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA CABINET DU PREMIER MINISTRE.Province de Québec.Québec, le 4 janvier 1934.Docteur Léon Gérin-La joie, 1414, rue Drummond, Mon cher docteur, A la suite de la conférence que j'ai eue avec vous et deux de vos collègues, j'ai rencontré M.Gabias, le Chef de l\u2019Exécutif, et je lui ai exposé votre projet.M.Gabias est d\u2019accord avec moi qu\u2019il n\u2019est pas possible d\u2019ajouter au fardeau qui pèse en ce moment sur Montréal.Il ne croit pas non plus qu\u2019il soit possible de déduire les frais médicaux de l\u2019allocation journalière qui est accordée aux chômeurs.Ceux-ci prétendent en avoir à peine pour vivre et le problème deviendra beaucoup plus aigu si les secours sont diminués.A tout événement, je ne perds pas de vue ce que vous m\u2019avez dit, et nous allons voir s\u2019il sera possible de trouver une autre solution.Sincèrement à vous, (signé) L.-A.Taschereau.Je m\u2019empressais alors de répondre à l\u2019Honorable Premier Ministre dans les termes suivants: ASSOCIATION MEDICALE DE LA PROVINCE DE QUEBEC Montréal, ce 4 janvier 1934.Honorable L.-A.Taschereau, Premier Ministre de la Province de Québce, Hôtel du Gouvernement, Québec.Cher Monsieur Taschereau, Je recois la votre du 4 janvier dans laquelle vous me parlez de Ventrevue que vous avez cue avec M.Gabias, au sujet de la possibilité d\u2019accorder des soins médicaux aux chomeurs.Je vous remercie des démarches que vous avez faites, et surtout de la promesse de ne pas perdre de vue cette question afin d\u2019y trouver une sclution, si possible.Me permettrez-vous de revenir à la charge, si toutefois d\u2019autres suggestions nous sont faites afin de solutionner ce prohlème?Agréez, je vous prie, cher Monsieur, avec tous nos hommages, l\u2019expression de notre très vive reconnaissance.(signé) Léon Gérin-Lajoie, M.D., secrétaire-général de VA.M.P.Q.Et voilà où nous en sommes.Guère plus avancés qu\u2019auparavant, mais nous ne lâchons pas.Nos efforts ne resteront pas vains, espé- rons-le.Léon GERIN - LAJOIE, secrétaire général de l\u2019A.M.P.Q.na ANALYSES MEDECINE Jean CATHALA, Raymond GARCIN, P.GABRIEL et R.LAPLANE.\u2014Réitération spontanée de la paralysie post-sérothérapique.La Presse Médicale, No 4, 13 janvier 1934.On connait bien aujourd\u2019hui les accidents tant urticariens que nerveux qui compliquent la sérothérapie, ainsi que la reproduction des mêmes phénomènes d\u2019urticaire dans les semaines consécutives à leur apparition première, sans nouvelle injection.Il ne semble pas cependant qu\u2019il ait été rapporté de cas de rechutes paralytiques contemporaines de nouvelles poussées d\u2019urticaire sérique.Les auteurs en donnent le premier exemple.Il s\u2019agit d\u2019une jeune fille de 25 ans qui reçoit, le 3 avril 1932, 60 emc de sérum antiscarlatineux.Evolution normale de sa scarlatine.Le 17 avril, apparaît une urticaire généralisée suivie de douleurs violentes spontanées, d\u2019hyperesthésie très marquée des muscles et des trous nerveux et des paralysies amyotrophiques dans les membres supérieurs droit et gauche, et inférieur droit.Traitement par ionisation selon la méthode de Bourguignon et amélioration nettement dessinée, quand, le 27 mai 1932, c\u2019est-à-dire 54 jours après l'injection unique de sérum, réapparaît spontanément l\u2019urticaire généralisée suivie, 3 jours après, des mêmes phénomènes sensitifs et moteurs.Evolution lente et amélioration progressive par le même traitement.Le 15 juin, soit 62 jours après les premiers accidents sériques, apparaissent une 3e éruption urticarienne et des douleurs cervico-brachiales, cette fois-ci sans épisode moteur.Ce n\u2019est qu\u2019en septembre 1933 que l\u2019em- plitude des mouvements des membres atteints redevient normale, quoique leur force reste très diminuée.Les auteurs posent certaines hypothèses sur la phathogénie tant discutée des paralysies post-sérothérapiques.La liaison physio-pathologique des phénomènes cutanés et nerveux leur fait croire à une urticaire profonde lésant les racines et funicules étranglés dans leur gaîne ct écarter l\u2019idée d\u2019un phénomène séro-toxique.Mais en l\u2019absence de constatation anatomique, il reste difficile de préciser la topographie exacte et la nature des lésions.L\u2019intensité et la ténacité de la paralysie sérothérapique évoquent l\u2019idée de lésions organiques sévères.On peut avancer que la crise ortiée peut par le fait de la vaso-dilatation, déterminer de petites thromboses, de petites hmorrargies multiples, disséminées et comme éruptives, soit dans les racines, soit dans la moelle, soit dans les cornes antérieures, au cours des troubles de la crase sanguine (hypercoagubilité et raptus vasculaire) qui accompagnent la crise urticarienne. 284 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Quant à la topographie, elle est encore imprécise.La paralysie a l\u2019allure d\u2019une paralysie pluri-radiculaire, mais la note névritique est trop importante pour être négligée.Comme enseignement pratique, les auteurs notent que les accidents de la sérothérapie font que son usage doit être une affaire de discernement et de sens clinique, surtout dans la scarlatine où dans les cas moyens, elle n\u2019est nullement indispensable à la guérison.Emile MATHIEU.A.ORTICONI.\u2014 À propos de l\u2019action du venin de cobra dans le traitement des algies et des tumeurs.(La Presse Médicale, 20 janvier 1934).Après avoir signalé l\u2019impression très vive causée dans le monde scientifique par cette nouvelle médication, l\u2019auteur constate que les faits expérimentaux rapportés par MM.Laignel-Lavastine et Koressios, dans une communication faite à la Société des Hôpitaux de Paris, le 24 février 1933, ont permis À ces auteurs de conclure: 1° \u2014 Que le venin de cobra possède un pouvoir analgésique très puissant ; qu\u2019il permet de supprimer la morphine chez les cancéreux inopérables; que son action est plus durable que celle de la morphine; qu\u2019il suffit d\u2019une injection tous les huit à dix jours pour maintenir le malade sans douleur.29 \u2014 Que le venin de cobra employé aux doses de 1/10 de milligramme provoque, dans la plupart des cas, des phénomènes de réactivation passagère de la douleur suivie de sédation, cette réactivation témoignant de l\u2019excellence du produit thérapeutique.Quelques jours plus tard, à la Séance de l\u2019Académie de Médecine du 14 mars 1933, Monsieur le Professeur Gosset présentait une note de MM.Monaelesser (New-York) et Taguet (Paris) rapportant des recherches et des résultats qui portaient sur plus de 115 cas; leurs faits cliniques sont tout à fait impressionnants à l'actif de l\u2019action calmante des venins de cobra sur les algies organiques provoquées par les tumeurs cancéreuses.Le rôle thérapeutique des venins de cobra consiste en leur action anal- gésiante qui se manifeste par une sédation, une amélioration, voire une guérison des algies rebelles, comme étaient considérées, jusqu\u2019ici, celles causées par des tumeurs inopérables.Cette action n\u2019est pas douteuse; elle ressort d\u2019observations cliniques dont le nombre augmente chaque jour.A côté de cette action analgésiante, on observe également, chez des malades traités, une amélioration de l\u2019état général et un retard de l\u2019évolution cancéreuse vers la cachexie, qui permettent de se demander s\u2019il ne se produit pas une sorte d\u2019arrêt et même une régression dans l\u2019état des tumeurs qui causent les algies constatées.Il est difficile d\u2019établir le mécanisme d\u2019action qui intervient pour expliquer la thérapeutique analgésique des algies par les venins, mais le Professeur Calmette admet qu\u2019on peut \u201csupposer que le venin de cobra, au contact de la cellule nerveuse et à doses non mortelles, entre en combinaison avec les phosphatides de cette cellule, sans nuire à la conductibilité motrice\u201d.Les injections sont pratiquées par la voie hypodermique et sont indolores.Il n\u2019est pas, à la connaissance de l\u2019auteur, d\u2019autres algies que celles des cancéreux inopérables où l\u2019action du venin de cobra ait été utilisée, mais il L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 285 admet que d\u2019autres algies ou névralgies, par exemple certaines sciatiques tenaces, pourront sans doute bénéficier de cette action analgésiante des venins et, en particulier, des venins de cobra.Contentons-nous, pour le moment, nous dit l'auteur, d\u2019enregistrer que les venins de cobra utilisés par la voie hypodermique permettent de guérir, ou, au moins de soulager les algies terribles provoquées par les tumeurs inopérables et qu\u2019ils constituent de merveilleux agents thérapeutiques ou prophylactiques de la cachexie cancéreuse.Paul-A.GAGNON.CHIRURGIE Serge JUDINE.\u2014 De quelques difficultés de la gastrectomie large et des moyens de les surmonter.La Presse Médicale, Paris, an.XLI, no 102, déc.1933, p.2079-2081, avec 10 figures.Trois éventualités peuvent se présenter lors de l\u2019opération: il reste assez d\u2019étoffe gastrique, pas assez, ou pas du tout.S\u2019il reste un moignon gastrique suffisamment étoffé, on commence par ménager la place de l\u2019anastomose, au bas de la tranche gastrique, vers la grande courbure.Au-dessus de la future bouche, suture de la tranche gastrique en reconstituant une nouvelle petite courbure.D\u2019abord surjet total remontant jusqu\u2019au bord droit de l\u2019æsophage ; par-dessus, plan séro-séreux à la Lambert, à points séparés, commencé en bas, juste au-dessus de l\u2019orifice conservé pour l\u2019anastomose.À mesure que l\u2019on remonte, les fils sont tirés de facon à extérioriser progressivement ce qui reste à péritoniser.Arrivé près du cardia, enfouissement du cardia et de l\u2019œso- phage, grâce à l\u2019étoffe fournie suffisamment par les deux faces du fond de l\u2019estomac.S\u2019il n\u2019y a pas asez d\u2019étoffe \u2014 deuxième éventualité \u2014 même suture totale de bas en haut.Les difficultés commencent avec le plan séro-séreux.Arrivé en haut, tout à été utilisé de la face antérieure et postérieure de l\u2019estomac et cependant il reste encore une surface à péritoniser.Que faire?Deux fils sont passés l\u2019un sur la face antérieure, l\u2019autre sur la face postérieure, prenant chacun un peu de l\u2019æsophage et descendant prendre de l\u2019estomac, un peu plus bas que le dernier point séro-séreux.En nouant les deux fils, le cardia dépéritonisé s\u2019invagine dans le moignon gastrique.Deux ou trois points superficiels assurent l\u2019étanchéité de la suture.S\u2019il n\u2019y a plus d\u2019étoffe gastrique, le chef supérieur du surjet total qui a fermé la petite courbure est conservé; ensuite le plan séro-séreux est fait par points séparés, en commençant par le bas et en remontant tant qu\u2019il y a de l\u2019étoffe.Alors une pince courbe à bouts pointus est enfoncée dans l\u2019estomac pour sortir à l\u2019angle supérieure de la suture, au-dessus du nœud qui termine le surjet.La pince, étant ouverte, le fil du chef supérieur du surjet total qui a été conservé est attiré en bas dans l\u2019estomac, puis au dehors.En tirant bien, tout ce qui reste visible et dépéritonisé du surjet total se trouve invaginé.Par un point cette invagination est fixée et l\u2019on termine par la péritonisation du cardia.Mercier FAUTEUX. 286 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Lucien ROUQUES.\u2014 Les ulcères digestifs expérimentaux.La Presse Médicale, Paris, an.XLII, no 2, janvier 1934, p.20-25, avec 5 figures.Les méthodes de dérivation ont constitué un progrés considérable dans l'étude expérimentale des ulcères et certaines permettent d\u2019obtenir le pourcentage de 100 pour 100 d\u2019ulcères vrais.Malheureusement, il est encore difficile de tirer ces faits des applications certaines à l\u2019ulcère spontané de l\u2019homme.L\u2019A., après avoir rappelé ces notions, décrit les différents modes de dérivation utilisés chez le chien et les résultats obtenus.L\u2019interprétation de ces résultats n\u2019a pas encore abouti à des conclusions pathogéniques indiscutables; il n\u2019en reste pas moins vrai que de ces recherches expérimentales bien des points obscurs ont été expliqués permettant d\u2019orienter différemment les procédés thérapeutiques.Mercier FAUTEUX.W.Priestley WALTERS, J.T.\u2014 Chirurgie de la veine cave inférieure.Annals of Surgery, vol.XCIX, no.1, janvier 1934, p.167-177, avec 7 figures.Bien que la veine cave n\u2019est pas souvent blessée au cours d\u2019interventions chirurgicales, il peut arriver qu\u2019elle soit lésée et alors il est nécessaire qu\u2019une hémostase satisfaisante soit réalisée.C\u2019est au cours d\u2019interventions portant sur le rein droit que se rencontre le plus souvent cet accident.Il arrive aussi qu\u2019intentionnellement le chirurgien ligature ce vaisseau, par exemple, dans certains néoplasmes rénaux.L\u2019expérience semble démontrer que la ligature de la veine cave inférieure, pourvu qu\u2019elle soit pratiquée plus bas que le point où se jette la veine rénale gauche, n\u2019est pas suivie d\u2019effets désastreux, grâce à une circulation collatérale suffisante.L\u2019A.rappelle les différentes techniques employées dans le but de réparer une lésion du vaisseau et rapporte trois observations personnelles de chirurgie de la veine cave avec succès, Mercier FAUTEUX.Ralph COLP.\u2014 Eventrations post-opératoires.Annals of Surgery, vol.XCIX, no.1, janvier 1934, p.14-27.L\u2019A., étudiant une série de 2,750 laparotomies pratiquées au Mount Sinai Hospital de New-York, arrive aux conclusions suivantes.Cette complication est survenue dans 9 pour cent des cas.Les hommes sont plus souvent touchés que les femmes.L\u2019âge, l\u2019anesthésie, le type de l\u2019incision, l\u2019importance de l\u2019intervention, la technique de la fermeture de la paroi, le drainage ou l\u2019infection de la plaie opératoire, semblent avoir peu ou pas de valeur comme causes.Le manque de vitalité des tissus lui apparaît comme l\u2019élément le plus important des facteurs pouvant entraîner cette complication sérieuse qui a donné dans sa statistique une mortalité de 28 pour cent.Mercier FAUTEUX.some = +\u2014 L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA 287 Daniel H.LEVINTHAL.\u2014 Fractures du tiers inférieur des deux os de l\u2019avant-bras chez l\u2019enfant.Surgery, Gyn., and Obstetrics, vol.LVIT, no.6, décembre 1933, p.790-799, avec 17 figures.Les fractures des deux os de l\u2019avant-bras au tiers inférieur avec décalage est une variété de fractures assez fréquente chez l\u2019enfant.Elle représente dans la série de l\u2019A., 14.6 p.100.Il décrit la technique qu\u2019il emploie pour réduire ces fractures.En supposant qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019une fracture siégeant du côté gauche, le chirurgien se tient du côté gauche de la table orthopédique.Le blessé est couché tout à fait au bord droit de la table afin qu\u2019il ne soit pas nécessaire de le déplacer si l\u2019on désire un examen au fluoroscope.Le coude est fléchi à angle droit et un assistant, de ses deux mains, encercle le bras.Durant toute la manipulation, l\u2019avant-bras est maintenu en complète pronation.Le chirurgien place son pouce gauche sur le dos du fragment distal du radius, ses doigts étreignant la main sur l\u2019éminence thénar.Avec sa main droite il saisit l\u2019avant-bras au niveau de l\u2019extrémité distale du fragment radial proximal, le pouce étant placé sur le pouce gauche.Exerçant une pression continue avec les deux pouces, l\u2019angulation est exagérée en même temps que la traction est faite.Cette traction étant maintenue, doucement l\u2019angulation est corrigée jusqu\u2019à ce que l\u2019on obtienne la sensation que les deux fragments soient bien en apposition.Une radio de contrôle est alors prise.Le membre est immobilisé par un appareil plâtré.Il est avantageux de commencer rapidement les mouvements des doigts, du poignet et du coude.Mercier FAUTEUX.OBSTETRIQUE RANDALL, L.M.& MURRAY, S.E.\u2014 La vessie dans les suites de couches.(The Journal of the A.M.A.Dec.23, 1933.) Ces auteurs se basant sur ce principe qu\u2019une surdistension de la vessie et la présence d\u2019un résidu favorisent l\u2019infection des voies urinaires, nous rapportent la conduite qu\u2019ils ont suivie dans les suites de couches, et ce, durant plusieurs années.D\u2019après leurs expériences ces auteurs ont été obligés de cathétériser environ 15% de leurs patientes, bien qu\u2019elles avaient été cathétérisées au moment de leur accouchement, et que par conséquent elles étaient retournées dans leur chambre la vessie vide.Ils constatèrent souvent qu\u2019une patiente se sentant la vessie pleine se trouvait dans l\u2019impossibilité d\u2019uriner, même après avoir employé tous les moyens mis à leur disposition, ces auteurs ont pris pour ligne de conduite de cathétériser toute personne qui n\u2019avait pas uriné 8 à 12 heures après leur accouchement.Subséquemment, ils leur donnent l\u2019opportunité pour uriner, mais si la patiente ne réussit pas, de nouveau ils emploient le cathéter à toutes les 8 heures réglièrement.Après que la personne a uriné spontanément, ces auteurs cathétérisent de nouveau pour voir s\u2019il y a présence de résidu.Quant à ces patientes qui urinent spontanément, mais fréquemment et une petite quantité à la fois, ces auteurs les cathétérisent apres une 288 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA de leurs mictions et fréquemment ils trouvent un résidu.Ces personnes sont cathétérisées après chaque miction jusqu\u2019à ce que la quantité du résidu soit moins de 50 ce; ayant soin d\u2019instiller au moyen du cathéter quelques ce.d\u2019une solution de nitrate d\u2019argent à 1% après chaque drainage, dans le but de désinfecter et de stimuler la vessie.Après ces diverses expériences ils en viennent à la conclusion que le pourcentage des patientes qui ne peuvent uriner seules est en relation directe avec la durée du travail ceci semblant bien prouver que le facteur fatigue y est pour quelque chose.Ils ajoutent que ces patientes dont le travail est prolongé, de fait, ont plus d\u2019analgésique durant le travail et plus d\u2019anesthésique durant l\u2019accouchement que ceux dont le travail fut de courte durée?.Ces facteurs ont sans aucun doute empêché la facilité de la miction.On a remarqué que les patientes qui avaient un bassin rétréci, faisaient de la rétention de deux pour un par rapport aux bassins normaux.Les facteurs suivants ne contribuaient pas à la rétention d\u2019urine à savoir: Rotation spontanée dans les O.P., dilatation manuelle du col, incision du col, rupture prématurée de la poche des eaux.En conclusion les primipares sur lesquelles une épisiotomie a été faite sont plus enclines à la rétention.Un travail prolongé, extraction par forceps, et les bassins retrécis, y contribuent pour beaucoup.C\u2019est pourquoi le cathétérisme fait d\u2019une façon systématique paraît être le moyen le plus sûr de prévenir une infection de la vessie et la rétention résiduelle d\u2019urine.H.GIBEAULT, M.D.GYNECOLOGIE Raymond BONNEAU.\u2014 Le grand drainage par voie vaginale après hystérectomie abdominale totale.(La Gynécologie, fév.1933).Malgré la vogue du Mickulicz, B.est resté partisan du drainage vaginal.On reproche à ce dernier d\u2019utiliser le vagin infecté comme tube de sortie.L\u2019hystérectomie vaginale prouve combien innocente et efficace est la voie basse.Le Mickuliez abdominal prête lui aussi à des critiques: pansements douloureux et prolongés, adhérences, occlusions tardives, éventrations.Dans le drainage vaginal, l\u2019exclusion du reste du ventre se trouve mieux réalisée.Cependant, il importe toujours de laisser un tube abdominal.La toilette du vagin est évidemment nécessaire comme dans toutes les opérations d\u2019hystérectomie.Il est même prudent, lorsque l\u2019on se sert de la rachianes- hésie, de garnir la vulve avant l\u2019opération.La mise en place du \u201cMickulicz vaginal\u201d doit être faite dans une ouverture assez large du vagin.Si les ligatures utérines et vaginales ont plissé ou rétréci la section du vagin, il vaut mieux se donner un plus grand jour par une colpotomie médiane postérieure descendant même jusqu\u2019au Douglas afin de ne pas risquer de tirailler les ligatures vasculaires.La durée du drainage varie de 6 à 10 jours.Pendant ce temps, le pansement sent mauvais; les gaz sont rendus du deuxième au quatrième jour.Vers le sixième jour on enlève le drain.Les mèches suivront, une ou deux à la fois, à quelques jours d'intervalle.Lorsque le drainage est enlevé, on commence aussitôt les injections à vulve bien ouverte.La cicatrisation du fond de la plaie sera complète en 5 à 6 semaines. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 289 L\u2019A., partisan du drainage par en bas, emploie cependant quelquefois le \u201cMickuliez abdominal\u201d.Ainsi lorsqu\u2019il existe de vieilles lésions annexielles avec adhérences en feutrage épais et vasculaire, des scléroses des ligaments larges, ou bien lorsqu\u2019on opère des femmes à Lassin profond ou encore des malades qui poussent, on arrive parfois tout juste a faire une sub-totale ordinaire ou avec évidement du col.Dans ces cas, le drainage abdominal fait terminer l\u2019opération rapidement et évite de grandes difficultés.L.-Arthur MAGNAN.M.DOUAY.\u2014 Curiethérapie intra-abdominale post-opératoire.(La Gynécologie, fév.1933).Depuis 1920 l\u2019A.a fait des applications de radium par voie trans-abdo- minale pour traiter des lésions cancéreuses dépassant les possibilités de la chirurgie.La première malade traitée est actuellement en bonne santé.Dans 10 observations publiées, l\u2019A.a 3 succès.La méthode met au contact des zones cancérisées des tubes de caoutchouc contenant du radium.Pour diminuer l\u2019intensité du foyer d\u2019irradiation, D.se sert du pansement à la Mickuliez.Les tissus situés à un centimètre du foyer reçoivent une dose qui suffit à détruire les cellules néoplasiques.A 3 centimètres, la dose est au moins 9 fois moindre, donc insuffisante.Il importe donc de distribuer dans le petit bassin une irradiation aussi homogène que possible capable de détruire les cellules néoplasiques sans détruire les cellules saines environnantes.C\u2019est donc la roentgenthérapie ou la curiéthérapie à grande distance qui semblent donner les meilleurs résultats.L.-Arthur MAGNAN.POPTATRE Dr J.MacKENZIE \u2014 L'interprétation des découvertes dans le liquide céphalo-rachidien.(National Health Review, nov.1933).Le liquide céphalo-rachidien est clair, limpide et incolore.Au repos il ne doit pas former de caillot.T1 contient quelques cellules, surtout des lymphocytes, du glucose, des protéines sous forme de globuline et de sérum-al!bu- mine, de l\u2019urée et 0.75% de chlorure de potassium et de sodium combinés.La réaction est faiblement alcaline.Conditions pathologiques : a) Normalement le nombre des cellules varie de 1 à 5; de 5 à 10 il doit être considéré comme douteux ct au-dessus de 10 strictement pathologique.Cette augmentation se rencontre dans les méningites tubereuleuses.purulentes, dans la Syphilis et la poliomyélite.b) L\u2019augmentation de la protéine au-dessus de 0.03 est suspecte.Dans les méningites tuberculeuses elle peut atteindre 0.20%.ec) Le sucre 0.05% est généralement augmenté dans le diabète, les encéphalites et les infections en général.Dans la Syphilis nerveuse on peut trouver le Treponème pâle, dans la tuberculose le bacille de Koch.Il en est de même des autres infections à pneumocoques, à méningocoques, etc. UNION MEDICALE DU CANADA Dans la poliomyélite antérieure on trouve au stade pré-paralytique une augmentation de la pression avec un nombre de cellules variant de 25 à 150 par mme.Après quelques heures il se forme généralement un caillot: le sucre | est normal (ce qui différencie cette infection dela tuberculose).Dans l'encéphalite léthargique il y a généralement une légère augmentation de la pression, des cellules, et de la globuline.Le sucre est tantôt normal, tantôt augmenté.J.-A.LEVEILLE.Dr J.MacKENZIE.\u2014 Phenolphtalein as a \u201cPatent Medecine\u201d.The Public Health Menace of Self-administered Candy Cathartics.(National Health Review, nov.1933).Le Bureau de Renseignements du Département de l'Agriculture des Etats-Unis démontre les inconvénients de la vente de la \u201cphenolphtaléine\u201d sous forme de bonbons.Inoffensive en elle-même, son emploi sans discernement peut devenir un grave danger.Son action est souvent variable: à + petites doses on obtient parfois un effet marqué tandis que d\u2019autres fois à plus fortes doses elle est inefficace.En outre d\u2019une purgation elle provoque des coliques, un pouls rapide, de la dyspnée et même du collapse.On a aussi observé des troubles gastriques, de l\u2019hématurie, de l\u2019urticaire, ete.On rapporte un cas d\u2019albuminurie, un autre d\u2019empoisonnement chez une femme qui avait absorbé 9 grains de \u201cphénolphtaléine\u201d.Un enfant de 10 ans qui était en parfaite santé est mort après avoir mangé par erreur une boîte de tablettes \u201cEx-Lax\u201d.Certes un médicament pris en excès peut avoir des résultats désastreux; mais c\u2019est une erreur de permettre aux exploiteurs de \u2018\u201cmédicaments patentés\u201d d\u2019enrober des remèdes actifs sous une forme agréable, tel que bonbons, gomme à mâcher, et de les annoncer dans les journaux ou à la radio pour les vendre au public qui s'en sert sans discernement.J.-A.LEVEILLE.Cats sn 2 - EDITORIAL.\u2014 Les syndromes d\u2019inassimilation chez l'enfant.(\u201cLe consultant du praticien.\u201d Octobre 1933).Ce problème est de première importance pour le praticien, qui est fréquemment appelé à l\u2019observer.Comment reconnaître l\u2019inassimilation?Mou- riquand l\u2019a défini ainsi: \u2014 \u201cTout enfant qui reçoit une alimentation normale (en quantité et qualité), qui la digère bien et ne prend pas de poids ou en perd, ou qui ne fixe pas ou ne retient pas telle ou telle substance, présente des troubles d\u2019inassimilation\u201d.(Jour.Med.Lyon, 5 sept.1933).I \u2014 l\u2019aspect clinique.Il est simple.On amène l\u2019enfant parce qu\u2019il \u201cne profite pas\u201d.L'histoire ne revèle pas d\u2019intoxication ou d\u2019infection ni de facteur alimentaire ou digestif; on reste en face du facteur d\u2019inassimilation dont le tableau clinique nous portera à distinguer les syndromes suivants: a) Le syndrome des petits hépatiques inassimilateurs.L'interrogatoire nous révèle une intolérance portant sur Je lait, œufs, et chocolat; les selles sont fétides.À l\u2019examen, légère hypertrophie du foie, et \u201creflets cholémiques\u201d de la peau. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 291 Certains enfants sensibles aux intempéries sont des \u201cpetits hépatiques\u201d, ainsi que les \u201c\u201cinadaptés urbains\u201d de Mouriquand; un séjour à la campagne améliore l\u2019état de ces derniers.Chez tous, dit l\u2019auteur, on rencontre une courbe pondérale stagnante, sans cause bien définie.Cependant le role bienfaisant des médicaments hépatiques nous montre bien l\u2019étio'ogie du syndrome.b) Le syndrome athrepsie pure.Le médecin est consulté pour maigreur et cachexie chez un nourrisson hypoalimenté.La suralimentation est sans effet et l\u2019enfant, en passant par les stades de l\u2019hypothrepsie, aboutit à l\u2019athrepsie de Parrot.\u2019 c) Syndrome d\u2019inassimilation calcique et phosphoré.En plus de porter sur les éléments nutritifs, l\u2019inassimilation peut porter exclusivement sur le calcium et le phospliore.Le type parfait est le rachitisme floride où le système osseux ne s\u2019alimente pas en proportion avec le reste.II \u2014 Quelques facteurs d\u2019assimilation.Déductions thérapeutiques.Chez les petits hépatiques, la suppression des aliments non-tolérés améliorera le facteur alimentaire d\u2019une part.D\u2019autre part, un séjour passé à la campagne suffit à atténuer l\u2019état de ces enfants, et ainsi disparaît le facteur climatique.Si l\u2019enfant ne s\u2019améliore pas, on peut tenter une légère cure de Vichy.L\u2019insuline à faible dose viendra en aide aux fonctions hépato-pancréa- tiques.Les cas rebelles attireront notre attention vers la tuberculose ou l\u2019hérédo-syphilis possibles.L\u2019athrepsique devra son salut à une alimentation bien équilibrée, et le rachitique aux vitamines \u2018D\u2019.Avec Mouriquand, l\u2019auteur rappelle que les facteurs \u2018\u2018équilibre alimentaire et atmosphérique\u201d dominent la santé de l\u2019homme.Le problème de l\u2019assimilation se résume donc dans la formule \u201céquilibre alimentaire plus grand air et soleil.\u201d Paul-Emile BOUCHER.DERMATO-SYPHILIGRAPHIE Gustave ROUSSY.\u2014 Cancers cutanés et curiéthérapie.Le Monde Médical, 15 décembre 1933.On parle toujours de plus en plus de cancers cutanés et de radium et les rapports entre ceux-ci se font toujours de plus en plus étroits.Faut-il aussi ne pas s\u2019en surprendre.L\u2019auteur, professeur d'anatomie pathologique à la Faculté de Médecine de Paris, insiste dans le présent article sur la radiosensibilité des cancers cutanés.D\u2019après Bergonie et Tribondeau plus une cellule se différencie morphologiquement et physiologiquement en vue de fonctions spéciales (nutrition, sécrétion, contraction) plus la fonction multiplicatrice est reléguée à l\u2019arrière plan et moins la cellule est sensible\u201d.Il est certain que les épithéliomas baso-cellulaires formés de cellules toutes semblables peu différenciées présentent une meilleure radiosensibilité que les spino-cellulaires dont les éléments sont plus évolués.Cependant, on guérit aussi facilement les épithélio- mas spino-cellulaires que les baso-cellulaires, à la condition de leur appliquer 292 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA des règles de traitement plus strictes, à cause de leur plus grande malignité.Du point de vue de leur radio-sensibilité, les épithéliomas sébacés réagissent comme les baso-cellulaires.Par contre, les épithéliomas sudoripares qui comprennent des cellules sécrétrices ou excrétrices, présentent une moins bonne sensibilité.Quant aux mélanomes malins, dit l'auteur, ce sont des tumeurs essentiellement radio-résistantes, et qui ne doivent pas, dans l\u2019état actuel de nos connaissances, tout au moins être traitées par les radiations.L\u2019électrolyse et l\u2019électro-coagulation sont les seuls traitements qui appliqués précocement, paraissent convenir à la destruction des éléments néoplasiques, provoquent une barrière scléreuse qui s\u2019oppose à leur dissémination dans l'organisme.C\u2019est sans doute à ce mécanisme, encore mal déterminé d\u2019ailleurs, qu\u2019il faut attribuer les succès, parfois inespérés qu\u2019on peut attendre de ces procédés de traitement.Quand un de ces nævi pigmentaires lenticulaires, plans ou légèrement infiltrés, qu\u2019on appelle lentigo, vulgairement grains de beauté, ou quand un de ces nævi cellulaires appelés verrues molles, signes, se met à grossir assez rapidement, devient turgescent, s\u2019entoure d\u2019une aréole rosée, cause de la démangeaison ou de la douleur au palper le danger est imminent.En 1914, Pierre Delbet et ses collaborateurs ont noté, pour la première fois, que les cellules cancéreuses, après avoir été heureusement influencées par le radium, sont \u201cvaccinées\u201d contre les radiations qui demeurent sans effet.La vaccination des cellules néoplasiques contre le rayonnement a été également bien observée par Regaud et Nogier qui ont noté la décroissance de la radiosensibilité de tumeurs malignes et leur \u201cradio-immunisation\u201d vis- à-vis des doses successives et espacées de rayons X.Parmi les 84 malades atteints de cancer siégeant au voisinage de l\u2019œil qui se sont présentés à l\u2019observation de l\u2019auteur depuis dix ans, et dont 56 ont été traités par le radium, la disparition des lésions épithéliomateuses a été obtenue 52 fois.Paul POTRIER.CHIRURGIE INFANTILE ET ORTHOPEDIE F.SATTA.\u2014 La tuberculose du poignet.La revue d\u2019orthopédie No.39 La tuberculose du poignet évolue presque toujours avee un pronostic grave; en effet, la lésion a une tendance à envahir le voisinage en propageant l\u2019infection aux os du poignet, et même si la guérison est obtenue, elle laisse une cicatrice rétractile toujours gênante.De plus, il existe souvent en même temps une tuberculose pulmonaire.Le traitement doit rechercher à conserver les mouvements des doigts tout en favorisant l\u2019ankylose de l\u2019articulation.ct les interventions sanglantes sont rarement indiquées.L'héliothérapie présente une valeur incontestable et peut être associée à la radiothérapie, mais l\u2019avant-bras et une partie de la main devra être immobilisée dans une gouttière plâtrée de préférence, pour prévenir les malformations.Une surveillance attentive doit présider aux mouvements des doigts, car l\u2019ankylose est toujours à craindre.Si les lésions sont considérables et datent de longtemps, il faut alors opérer et faire une résection du carpe assez étendue et parfois les résultats sont satisfaisants.Edmond DUBE.mme 00e 00e 2 atm ee cm are tte \u2014 \u2014\u2014 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 293 C.BENOISTE-PILLOIRE.\u2014 Un nouveau cas d\u2019ostéochondrite vertébrale infantile.Bulletins et Mémoire de la Société des Chirurgiens de Paris.No.25, 1933.L\u2019auteur rapporte l\u2019observation d\u2019un enfant de quatre ans, chez qui l\u2019examen radiologique révéla des signes d\u2019ostéochondrite vertébrale dès le début de la maladie; cet enfant avait présenté des signes caractéristiques de douleur dans la région dorsale, qui avait fait penser à une lésion possible de mal de Pott.Avec un état général satisfaisant et une croissance normale, le seul symptôme de valeur était la douleur; parfois on observait une température de 100° F.associée à une hyperesthésie des extrémités.La lésion était localisée à la cinquième vertèbre lombaire qui présentait un aplatissement et une décalcification intenses, sans aucun signe d\u2019abcès.Par la suite, la vertèbre reprit un peu sa forme normale.L\u2019auteur estime que l\u2019ostéomyélite doit être considérée comme la cause probable de cette lésion.Edmond DUBE.PHTISIOLOGIE G.VITRY.\u2014 Rôle des médecins-inspecteurs des écoles dans la lutte anti-tuberculeuse.Revue de phtisiologie, No.6, 1933.La lutte anti-tuberculeuse doit se faire à tous les âges de la vie.L\u2019infection tuberculeuse de l\u2019organisme au cours de l\u2019âge scolaire se produit très fréquemment : la cuti-réaction révèle qu\u2019à l\u2019âge de 4 ans, 28% des petits Farisiens sont tuberculinisés et qu\u2019à l\u2019âge de 15 ans, 68% des écoliers ont une cuti positive.Done 40% des enfants de Paris font leur \u201cprimo-infection\u201d pendant leur vie scolaire.La source contaminante peut être l\u2019instituteur.L\u2019examen d\u2019entrée dans les écoles normales d\u2019instituteurs devrait donc être fait avec la plus grande rigueur et avec le concours d\u2019un médecin phtisiologue spécialisé.En plus, sachant que la tuberculose peut évoluer chez un sujet en apparence sain à son entrée à l\u2019Ecole normale, il faudrait organiser des examens clinico-radio- logiques périodiques des maîtres (Arnould): le tuberculeux contagieux qui s\u2019ignore est loin d\u2019être une exception.Il faut protéger l\u2019écolier non seulement contre son maître tuberculeux mais encore il faut le mettre en état de résister à l\u2019infection qu\u2019il a pu et peut contracter au dehors: famille, rue, entourage scolaire.Le médecin-visiteur général contrôle done l\u2019état général de l\u2019écolier et au moindre doute le dirige au dispensaire anti-tuberculeux où sera fait le diagnostic précoce de la tuberculose chez l\u2019écolier.La correspondance et la coopération du médecin-visiteur et du médecin de dispensaire doit être très étroite et bien suivie afin qu\u2019ils se signalent et surveillent les enfants diagnostiqués.Conclusions : Le médecin-inspecteur des écoles peut et doit jouer un rôle considérable dans la lutte anti-tuberculeuse.Il défend l\u2019école contre le bacille de Koch, qu\u2019il provienne des écoliers ou des maîtres atteints de tuberculose ouverte. 294 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1] facilite l\u2019examen complet des enfants suspects en se maintenant en liaison avec le dispensaire anti-tuberculeux.Il s\u2019efforce par la surveillance générale de l\u2019école et de l'écolier, de maintenir des conditions hygiéniques aussi parfaites qu'il est possible: ainsi l\u2019organisme de l\u2019écolier sera plus en mesure de résister a infection menacante.André DUMONTIER.E.ARNOULD.\u2014 Contagion de la tuberculose à l\u2019école.Revue de Phtisiologie 1933, No 2.Méry, Génevrier, Dufestel se sont amusés à démontrer par des exemples, qu'un certain nombre de maîtres d\u2019écoles sont atteints de tuberculose pulmonaire ouverte.L\u2019auteur rapporte 15 observations de tuberculose ct signale les ravages faits par la \u201cpeste blanche\u201d tant chez les écoliers que chez les maîtres.Imaginons l\u2019avenir immédiat et tardif de cette société scolaire, si un semeur de bacilles se trouve parmi des enfants non tuberculinisés ou en période anergique.La cuti-réaction nous renseigne de facon pratiquement très convenable, sinon toujours certaine, sur la présence du bacille tuberculeux dans l\u2019organisme humain: par cette méthode, l\u2019infection non toujours bruyante est déterminée.Ainsi Léon Bernard et Vitry (France) trouvent que 407 des enfants de Paris font leur \u201cprimo-infection\u201d pendant la période scolaire; Kalle et Ickert (Allemagne) l\u2019ont admis chez 379 et croient qu\u2019il en est un nombre encore plus considérable.De cette étude, E.Arnould conclut que la contagion de la tuberculose à l\u2019école est chose indiscutable; bien plus, la tuberculose est susceptible de donner lieu à des bouffées endémiques et épidémiques.Certains écoliers réagissent à la tuberculine: d\u2019autres donnent des signes cliniques et radiologiques d\u2019infection: dès lors si l\u2019on cherche, on trouve un tuberculeux contagieux.Un pourcentage élevé de cuti-réactions positives dans une même classe ou école, nous incite à rechercher le maître ou l\u2019élève contagieux, par des examens cliniques et radiologiques des pensionnaires de la classe et de l\u2019école envisagée.Il faut organiser des examens clinico-radiologiques périodiques des instituteurs; l\u2019examen clinico-radiologique d\u2019un maître au début de sa carrière ou sur demande n\u2019est pas suffisant.L\u2019éclosion de la tuberculose peut survenir à une époque quelconque de la vie sans que le moindre signe ait permis de prévoir cette éventualité.Bien plus, le tuberculeux contagieux, qui s\u2019ignore est loin d\u2019être une exception: le médecin-phtisiologue du dispensaire peut prouver amplement cet avancé.Telles sont les mesures qui s\u2019imposent économiquement et socialement en vué de diminuer la morbidité et la mortalité par tuberculose.André DUMONTIER. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 295 A.G.HAHN.\u2014 Les ongles trahissent le progrès de la tuberculose.Les ongles sont la manifestation extériorisée des victoires et des défaites de l\u2019organisme dans sa lutte contre la tuberculose d\u2019après les observations récentes du Dr A.G.Hahn (Sanatorium Trudeau, près du Lac Saranac).L\u2019auteur trouva des ongles à indentations dans chacun des 50 cas de tuberculose en activité, tandis que 50 ex-malades et sujets normaux présentèrent des ongles lisses.Un troisième groupe, comprenant 50 cas de tuberculose inactive n\u2019avait que trois cas d\u2019ongles à indentations.Les ongles bombés \u201cen verre de montre\u201d sont un autre signe de lésion pulmonaire quoiqu\u2019ils n\u2019en indiquent pas le progrès avec autant de précision: 76% des malades, atteints de tuberculose en activité, présentaient des ongles bombés en verre de montre, ainsi que la moitié des cas de tuberculose inactive.Chez 30% des ex-malades, les ongles avaient conservé cette forme après la guérison, mais aucun du groupe normal n\u2019offrait cette particularité.La teinte bleuâtre prononcée des ongles est un autre signe du progrès de la tuberculose.Aujourd\u2019hui il est généralement admis que, plus les ongles sont bleus, plus la maladie est avancée; ici à la gêne circulatoire pulmonaire s\u2019ajoute l\u2019élément cardiaque qui est en déficit.Hippocrate fut le premier à se douter de cette relation frappante entre l\u2019apparence des ongles et l\u2019état des poumons; avec les méthodes des sciences modernes on est parvenu à contrôler exactement son opinion.André DUMONTIER.NEURO-PSYCHIATRIE Thomas HUN.\u2014 Bilious migraine.Its treatment with bile salt preparations.(Migraine à type biliaire.Son traitement par les préparations de sels biliaires.) (The Lancet; 5 août 1933; p.279.) L\u2019autur a étudié 60 cas de migraine dont 40 présentaient le type biliaire (prépondérance, lors des crises, des nausées et des vomissements).L'épreuve de Meltzer-Lyon ou du drainage des voies biliaires et l\u2019épreuve de la choléeys- tographie après ingestion de tétraïodo-phénolphtaléine sodique ont manifesté des signes de désordre des fonctions vésiculaires ou hépatiques chez 17 cas de 27 malades examinés.Il y avait stase vésiculaire, chez 7 de ces 27 migraineux, décelée par l\u2019épreuve du drainage.D\u2019autre part, des 6 malades cholécystectomisés, 5 ne ressentirent aucune amélioration de leur syndrome migraineux.L\u2019auteur en arrive à cette conclusion que les troubles fonctionnels de la vésicule ne sont pas la cause de la migraine, qu\u2019ils sont plutôt la conséquence des nombreuses crises migraineuses et l\u2019effet de celles-ci sur la tonicité et la motilité de la vésicule.Il croit que la migraine de type biliaire est en définitive la conséquence, soit d\u2019un trouble hépatique primitif, soit d\u2019une disposition constitutionnelle. 296 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA En tout cas il est d\u2019avis qu\u2019un vice de fonction hépatique est à la genèse de l\u2019affection paroxystique.Depuis très longtemps, on avait tendance à attribuer la migraine, soit À des troubles fonctionnels digestifs, assez obscurément interprétés d'ailleurs, soit à un état anormal de la bile.De nos jours, à la lumière de travaux importants concernant cette affection, on a adopté une doctrine plus précise.On admet généralement que la migraine (de type biliaire surtout) dépend, soit de la stase biliaire dans la vésicule biliaire Chiray: (Gaston Lyon), ou dans les conduits biliaires (Friedlander), soit de perturbations fonctionnelles du foie (MeLure et Hunt- singer; Diamond).L\u2019auteur, à la suite de ses recherches, partagerait cette dernière doctrine.Il a traité 22 malades par des préparations contenant des sels biliaires (glycocholate de soude; la spécialité \u201cDecholin\u201d) avec des résultats favorables dans 19 cas.Par ailleurs, il constata que l\u2019adrenaline, introduite par voie sous-cutanée, était de nature à faire avorter un très grand nombre d\u2019accès de migraine.Roma AMYOT.OPHTALMOLOGIE S.H.McKEE.\u2014 Observation du fond de P\u2019oeil dans le diabète sucré.The Canadian Medical Association Journal, Nov.1933 \u2014 29-52.Les lésions de l\u2019œil sont fréquentes au cours du diabéte.L\u2019hyperglycémie portant sur les milieux oculaires entraîne des modifications physico- chimiques de ces milieux et de l\u2019appareil optique.La viciation de la nutrition peut également donner naissance à des produits toxiques pour les différents éléments anatomiques de l\u2019œil.Comme le diabète est habituellement l\u2019apanage de l\u2019âgeemûr beaucoup des lésions constatées dans le fond de l\u2019œil et attribuées au diabète relèveraient de l\u2019artério-sclérose pour une bonne part.D\u2019après les caractères des lésions constatées, il serait cependant possible de reconnaître celles qui sont directement attribuables au diabète de celles qui dépendent de la sclérose vasculo-rénale.or D\u2019après une série d\u2019observations de Rabinovitch la rétinite dite diabétique présente avec la gangrène un caractère commun; ni l\u2019une ni l\u2019autre ne sont en rapport avec la gravité du diabète mais plutôt avec le temps pendant lequel la maladie n\u2019a pas été contrôlée.Ces deux complications se rencontrent également plus souvent chez: les malades chez qui le diabète s\u2019est déclaré à un âge avancé, c\u2019est-à-dire déjà artérioscléreux.Depuis le traitement par l'insuline le coma est pratiquement disparu comme cause de mort dans le diabète; les complications cardio-vasculaires ont cependant conservé la même fréquence.On améliorera donc le taux de la mortalité en dépistant l\u2019artério-sclérose pour en établir précocement le traitement.Or, les artères du fond de l\u2019œil présentent souvent des signes de sclérose avant que les divers examens de la clinique et du laboratoire puissent la déceler dans les autres appareils, ce qui indique l\u2019importance de l\u2019observation du fond de'l\u2019œil chez tous les diabétiques.L.Henri GARIEPY.EE N © -2 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA LABORATOIRE E.M.LEVINE et M.I.FINK.\u2014 Les formes involutives du gonocoque.Annales des maladies vénériennes, déc.1933, p.890.Depuis les travaux de Asch la morphologie du gonocoque est très discutée non seulement par les bactériologistes mais même par les médecins véné- réologues.L'idée typique qu'on se faisait du gonocoque, basée sur les caractères biologiques du microbe: forme, coloration, groupement, etc, se modifient notablement, et actuellement la notion des formes atypiques, involutives prend de plus en plus d\u2019ampleur.Divers auteurs, Janet, Asch, LeSoudier ct Verge, Wolff, cte., admettent avoir rencontré des modifications du gonocoque portant sur la forme, le groupement, la coloration, modifications apparaissant soit au cours de l\u2019infection néisserienne elle-même, soit dans les cultures.Les auteurs se sont proposé d\u2019étudier, 1° les formes atypiques involutives dans les cultures pures de gonocoque à mesure que celles-ci vieillissent ; 2° l\u2019apparition des formes involutives dans une série de cultures de secrétion uréthrales de malades atteints de gonorrhée aiguë ou chronique; 3° l\u2019influence de l'anti-virus sur l'apparition des formes involutives; 4° l\u2019examen et le traitement investigateur des malades atteints de gonorrhée aiguë ou chronique ayant en vuc les formes involutives.Dans les cultures pures, dès la troisième journée les auteurs ont noté l\u2019apparition de formes atypiques dont le nombre et la variété de formes va en augmentant à mesure que les cultures vieillissent, avec prédominence de microgonocoques, de macrogonocoques, de formes sphériques, et perte du type fondamental.L\u2019ensemencement des sécrétions uréthrales chez l\u2019homme a fourni des cultures dans lesquelles prédominent surtout des microgonocoques, quelques formes sphériques et des formes de zéro.| Dans les cultures mixtes les formes involutives se rencontrent plus fréquemment.L\u2019addition d'antivirus à des cultures de gonocoque modifie profondément la morphologie du microbe qui prend une forme très éloignée du type classique.Sur les cultures anciennes l\u2019action de l\u2019antivirus semble avoir pour effet de provoquer un phénomène voisin de l\u2019agglutination sans modification sensible de la forme du microbe.Chez les hommes traités ou chez les chroniques, les formes atypiques du gonocoque semblent être en relation avec la durée du traitement ou la chronicité de l'infection, les formes les plus éloignées du type classique augmentant à mesure que la durée de l\u2019infetcion se pro'onge.Il semble donc intéressant de connaître ces formes atypiques du gonocoque qui apparaissent dès le troisième jour dans les cultures mais qui se manifestent de plus en plus par vieillissement.Les auteurs ont noté des miecro- gonocoques, des macrogonocoques.des tétrades, des formes sphériques, en zéro, semi-lunaires, en chaînettes, en sabliers, en matras, même en bâtons.\u201cLe diagnostic bactériologique moderne de la gonorrhée doit être basé sur les formes typiques aussi bien que sur les formes involutives du type de Janet-Asch.\u201d A.BERTRAND. SOCIÉTÉS LA SOCIETE MEDICALE DE MONTREAL Quinzième séance de la Société Médicale de Montréal, tenue à L'UNIVERSITE DE MONTREAL Le 19 décembre 1933 Présidence de M.O.-A.GAGNON Nomination de membres: MM.Albert Jutras, J.-E.Prévost et Laurenzo Sinotte demandent leur admission à la Société.Election de membres: MM.Moïse Clermont ect Jean Champeau sont élus membres de la Société à l\u2019unanimité.Travaux scientifiques: 1) La radiothérapie des cancers de l\u2019amygdale.\u2014 M.Albert JUTRAS.\u2014 M.Jutras expose d\u2019une façon claire et précise cette question très intéressante.Le rapporteur débute en donnant une description anatomique et histologique de l\u2019amygdale.Il s\u2019agit d\u2019une formation Iymphoïde située à la! base du palais.La charpente de l\u2019organe est représentée par du tissu conjonctif de soutien.Un épithélium pavimenteux stratifié, qui est la continuation des muqueuses du voisinage, recouvre l\u2019amygdale et y pousse des prolongements cylindriques qu\u2019on appelle les cryptes.Les tumeurs malignes de l\u2019amygdale peuvent donc être des lymphosarcomes, des épithéliomas et des tumeurs mixtes.Le Dr Jutras explique alors la variété des traitements que l\u2019on doit employer dans ces différentes néoplasies.En discussion : MM.FH.Lacharité et De Martigny firent quelques remarques.2) Deux cas de lobes accessoires de la veine azygos.\u2014 MM.RANGER et Leglius GAGNER.M.Ranger fait un historique très complet de cette question, qui a su intéresser en premier lieu les anatomistes et, depuis quelques années, les radiologistes.Ce n\u2019est qu\u2019en 1928 que Bendick et Wessler eurent la bonne fortune de pouvoir pratiquer l\u2019autopsie de deux sujets sur lesquels les clichés avaient décelé une image particulière.Ils donnèrent la preuve que la ligne capillaire représentait une scissure réprésentant un lobe supérieur droit, contenant dans sa partie déclive la veine azygos en situation normale.La partie du poumon isolée par cette scissure n\u2019est autre que l\u2019image radiologique du lobe azygos.Les rapporteurs présentent alors deux cas pour illustrer leur conférence.Ils insistent sur l\u2019importance de pouvoir différencier radiologiquement cette image, qui peut facilement entraîner à des erreurs de diagnostie.En discussion : M.JUTRAS mentionne le fait qu\u2019une bacillose localisée au lobe azygos a déjà été signalée.M.LACHARITE demande s\u2019il existe quelque symptôme clinique lié à la présence d\u2019un lobe anormal. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 299 M.LAQUERRIERE: La scissure est visible à cause de la présence de quatre feuillets pleuraux.Une scissure visible n\u2019est pas toujours pathologique.3) Le lever précoce en chirurgie abdominale.\u2014 M.Pierre SMITH.Le rapporteur présente le résultat de son expérience récente dans le service de chirurgie de l\u2019Hôpital Saint-Luc.Cette méthode a déjà été et est encore employée dans plusieurs centres chirurgicaux.A sa connaissance, plus de 3,500 observations ont été publiées.Par lever précoce, on entend lever jusqu\u2019au cinquième jour après l\u2019opération.Après le cinquième jour, le lever ne mérite plus d\u2019être appelé précoce.Sur 88 malades opérés du ventre depuis 6 mois, 40 se sont levés précocement; 17 appendicites chroniques ou subaiguës; 15 opérations gynécologiques majeures; 5 hernies dont deux étranglées; 1 cas de gastro-entérostomie pour ulcus duodénal; 1 cas de péritonite traumatique et 1 cas de cholécystectomie et myomec- tomie.Sur ces 40 cas, 2 décès, dont l\u2019un (le cas de péritonite traumatique) mort de gastrorragie profuse, le 4e jour, la péritonite étant en voie de guérison; l\u2019autre (le cas de cholécystectomie) mort de péritonite le 5e jour.Les 38 autres cas n\u2019ont présenté aucun accident immédiat ou tardif; aucune éventration.Les principaux avantages de cette méthode seraient les suivants: 1°.Evite les complications post-opératoires de congestion passive ou active; 2°.donne aux opérés les avantages de stimuler par le mouvement les fonctions de la vie organique; 3°.prévient les embolies post-opératoires en activant le mouvement circulatoire des extrémités et des organes abdo- minaux-pelviens; 4°.préviendrait, dans une certaine mesure, les adhérences post-opératôires; 5°.conserve aux malades, pour ne pas avoir à en refaire l\u2019éducation, le sens de l\u2019équilibre et le jeu de leurs muscles.M.Smith insiste sur les précautions à prendre dans l'application de cette méthode: (a) Bien connaître le malade avant l\u2019opération, tant au point de vue psychique que physique; (b) parois serupuleusement reconstruites avec des fils de résorbtion lente, plan par plan et point par point.M.Smith discute alors les contre-indications; celles-ci existent surtout chez les grands infectés et les malades souffrant d\u2019affections pouvant retarder la cicatrisation.M.Smith a l\u2019intention de continuer l\u2019étude de cette méthode, qui présente de grands avantages à l\u2019opéré.En discussion : M.De MARTIGNY a pratiqué en plusieurs occasions le lever précoce avec des résultats variables.MM.L.GERIN-LAJOIE, O.-A.GAGNON et BOHEMIER se déclarent partisans de la temporisation.Discours du Président sortant de charge: M.O.-A.GAGNON résume le travail accompli durant son terme à la présidence et formule des vœux pour le progrès de la société.PROMOTION DES OFFICIERS POUR 1934: M.Eugène Dufresne Président M.Guy Hamel Vice-président M.L.Gérin-Lajoie Sec.-Trésorier général M.Louis Fortier Secrétaire des séances.Louis FORTIER.Secrétaire. 300 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Première séance de la Session 1934 tenue à L'UNIVERSITE DE MONTREAL le 16 janvier 1934 Présdence de M.Eugène DUFRESNE Rapport du Secrétaire-trésorier général, secondé par M.Hamel et approuvé à l'unanimité.Election de membres: MM.Albert Jutras, J.-E.Prévost et Laurenzo Sinotte sont élus membres de la Société à l'unanimité.Discours du Président élu: Le nouveau Frésident passe en revue les diverses phases par lesquelles est passée la Société Médicale depuis sa fondation à nos jours.Il fait ressortir l\u2019esprit scientifique qui animait les premiers médecins membres de la Société.Travauæ scientifiques : I) Un cas d\u2019anomalie rénale.\u2014 M.Paul BOURGEOIS.Voici un résumé du cas rapporté, qui est une contribution à l\u2019étude de l\u2019incontinence d\u2019urine et des anomalies rénales.Il s\u2019agit d\u2019une jeune fille qui fait de l\u2019incontinence d\u2019urine depuis son enfance.Traitée par un grand nombre de médecins, sans résultats.Une étude approfondie, clinique et radiologique, démontre l\u2019existence d\u2019un rein gauche à deux uretères, dont l\u2019un s\u2019ouvre à la vulve.Une héminéphrectomie gauche est pratiquée et la malade guérit radicalement.Le docteur Paul Bourgeois présente alors des radiographies et termine en prouvant qu\u2019avec de la patience on peut arriver bien des fois à sortir du cadre trop large de l'incontinence essentielle des cas facilement curables par la chirurgie.Aucune discussion.2) A propos de ré-impaludation.\u2014 M.Antonio BARBEAU.Le rapporteur présente 17 cas qui subirent un total de 37 réimpaluda- tions.Les uns ayant été ré-impaludés jusqu\u2019à 6 fois avant que se produise une rémission.Sur les 17 cas observés le Dr Barbeau a obtenu 3 rémissions complètes, 4 partielles et 10 non améliorées.Le rapporteur croit qu\u2019il n\u2019y a pas de rapport proportionné entre l\u2019intensité de la réaction biologique et l\u2019amélioration de l\u2019état psychique.En discussion: MM.BOULAIS et JUTRAS firent quelques remarques.3) Quelques considérations sur le traitement du cancer de la langue.Histoire de cas et projections.\u2014 M.H.LACHARITE.Au point de vue anatomo-clinique les cancers épithéliaux des régions linguales et sub-linguales se divisent d\u2019après leur localisation: 1°.Epithé- liomas infra-linguaux; 2°.Epithéliomas dorso-linguaux antérieurs; 3°.Epithéliomas dorso-linguaux postérieurs.Ces épithéliomas sont généralement d\u2019origine épidermique à évolution épidermoïde, avec envahissement ganglionnai- oi RNS.Ns + A RE L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 301 res précoces.Au point de vue thérapeutique, il y a lieu de considérer la localisation primaire et l\u2019adénopathie.Le dégré de l\u2019opérabilité est une question pratiquement sans intérêt par le fait de la supériorité de la curiethérapie sur l'exérése chirurgicale.Selon la localisation et extension de la lésion, la curiethérapie est indiquée seule ou en combinaison avec la radiothérapie.Sur cinq malades traités depuis 1 an jusqu\u2019à 5 ans et demi, trois sont actuellement indemnes de toute trace de cancer.Un 4ème a eu sa lésion primaire guérie avec échec ganglionnaire.Le 5ème, dont la lésion était très étendue et appartenait à la localisation dorso-linguale postérieure, a été un échec quant à sa lésion primaire et à ses ganglions.En conclusion, le rapporteur dit que la guérison de la localisation primaire par curiethérapie est une chose assez facile.Il a l\u2019intention de présenter une nouvelle communication sur la thérapeutique des métastases ganglionnaires.MM.O.DUFRESNE, GRENIER, JUTRAS et P.SMITH prirent part à la discussion.Louis FORTIER.Secrétaire.Deuxieme séance de la Session 1934 tenue a L\u2019HOPITAL SAINTE-JEANNE-D\u2019ARC Le 6 février 1934 Présidence de M.Eugéne DUFRESNE Présidence de M.Fug.Dufresne.Présence: 84 membres.En témoignage de sympathie au docteur G.L.de Bellefeuille, ancien président, à l\u2019occasion du décès de madame de Bellefeuille, il est proposé par M.de Martigny, secondé par le docteur Gérin-Lajoie, que la séance soit levée durant quelques minutes.ADOFTE.Nomination de membres: MM.René MAJOR et Yvon DUPUIS demandent leur admission à la Société.Travaux scientifiques: 1°) La gastroscopie.\u2014 M.Saint-Jean DES ROSIERS.\u2014 Le docteur Des- Rosiers démontre les avantages considérables qui s\u2019obtiennent par l\u2019emploi de cette méthode d\u2019examen endoscopique.Il fait l\u2019historique de la question, donne une description des différents gastroscopes à vision directe et à vision indirecte.Il donne en résumé le résultat d\u2019un examen gastrique: 1°.D'un estomac normal; 2°.d\u2019un estomac pathologique: spasmes, gastrites, tumeurs, ulcères, variations accidentelles de la forme de l\u2019estomac par sutûres ou gastro-entérostomies et corps étrangers.Le Dr DesRosiers fait suivre son étude théorique d\u2019une démonstration de l\u2019emploi du gastros- cope de Schindler sur un malade gastro-entérostomisé. 302 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 2°) Etude des cancers pulmonaires.Présentation de malade.\u2014 M: Lucien RANGER.\u2014 Le Dr Ranger fait un exposé très complet de cette question à manifestations cliniques variables.Il insiste sur les symptômes de compression médiastinale du système vasculaire et du système nerveux.Il présente un cas qui fait ressortir très clairement les signes de compression cave supérieure.Ce monsieur avait présenté, pendant plusieurs années, des symptômes asthmatiques.Le Dr Ranger croit que l\u2019on doit attacher beaucoup d\u2019importance à une pneumo-coniose antérieure.3°) Présentation de malades.\u2014 M.François DE MARTIGNY.\u2014 Le rapporteur présente trois malades: 1°.Greffe italienne d\u2019une partie de la face palmaire et du poignet.2°.Greffe totale des parties molles du pouce.3°.Fracture ancienne de la colonne cervicale.Les membres présents purent examiner ces trois malades chez lesquels l'intervention chirurgicale donna d\u2019excellents résultats.4°) Résultat de 75 gastro-suspensions.\u2014 Prof.Eugène ST-JACQUES.\u2014 Le Dr Saint-Jacques rapporte le fruit de son expérience par l\u2019emploi de la méthode de Lambret modifiée.Il insiste surtout sur l\u2019amélioration générale très rapide et prononcée chez les opérés.Au moyen de quelques radiographies, le professeur Saint-Jacques démontre la réalité de l\u2019élévation stomacale post-opératoire.En discussion : M.B.-G.BOURGEOIS a déjà obtenu de bons résultats par la gastro- suspension, mais la permanence de l\u2019amélioration n\u2019est pas toujours à espérer.Il insiste sur l\u2019importance de radiographies périodiques post-opératoires.Le Dr JUTRAS: il est très fréquent de constater des estomacs longs, sans histoire de troubles dyspeptiques \u2018antérieurs, lors d\u2019un examen radiologique.-Le Dr de MARTIGNY: les résultats cliniques obtenus motivent l\u2019emploi de cette méthode.M.J.-A.MOUSSEAU demande quelle serait la proportion de guérison.M.DUFRESNE demande au rapporteur ce qu\u2019il pense du procédé de Corachian, de Barcelone.MM.LETONDAL et Jean LeSAGE croient à l\u2019importance de la collaboration médicale dans ces cas.M.Nove JOSSERAND a suivi, médicalement, plusieurs des cas opérés par le docteur Saint-Jacques.Il résume les indications de l\u2019emploi de la méthode dans: 1°.Retard dans l\u2019évacuation stomacale; 2°.Dislocation du duodénum; 3°.Angles hépatique et splénique trop prononcés.En réponse, le Dr Saint-Jacques emploie de préférence le procédé de Lambret.Il obtient environ 75% de succès.L\u2019on ne doit jamais pratiquer cette intervention sur des sujets névropathes.Louis FORTIER, secrétaire de séances. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 303 SOCIETE DE GASTRO-ENTEROLOGIE ET D\u2019ALIMENTATION Proces-verbal de la séance du 31 janvier 1934 Présidence: Dr J.-E.DUBE Lecture et adoption du procès-verbal de l\u2019assemblée précédente.Travaux scientifiques: 1) Séméiologie de la coprologie, par le Dr G.-H.BARIL.Le Dr Baril regrette de ne présenter qu\u2019une communication théorique, peut-être parce qu\u2019il ne se pratique pas suffisamment de coprologie dans les hôpitaux.Il y aurait des travaux intéressants à commencer dans ce domaine.Ainsi, devrions-nous étudier plus systématiquement l\u2019état de digestion des débris protéiques ou pratiquer la recherche du sang dans le but de confirmer l\u2019existence de lésions soit de l\u2019estomac, soit du duodénum (ulcères ou cancers).Le Dr B.préconise en particulier la réaction de Triboulet ou de fluorescence dans les cas d\u2019obstruction des voies biliaires.La fonction pancréatique peut donner d\u2019excellents renseignements si l\u2019on pratique, en plus de la recherche des graisses totales, des fibres musculaires ou des noyaux de Schmidt, le test du coefficient d\u2019utilisation des graisses.Ce test demande qu\u2019on se serve d\u2019un repas d\u2019épreuve, mais il permet de connaître également les déficiences de la fonction hépatique touchée \u2014 le coefficient d\u2019utilisation pouvant, dans ce cas, descendre de 95 à 53 ou 37% \u2014 et les déficiences de la fonction pancréatique \u2014 le cœfficient d\u2019utilisation pouvant alors descendre de 95 à 15 p.100.Ce test, malheureusement est long.Entre autres le Dr B.recommande l\u2019étude des travaux de Goiffon (Paris) sur la question.Il admet que la coprologie infantile est d\u2019une importance encore plus grande.Puis il pose les conditions de travail.On n\u2019arrive à des résultats nouveaux que par la collaboration étroite du clinicien et de l\u2019homme de laboratoire, travaillant en série et accumulant les observations.On doit souhaiter l'existence de services spécialisés en pathologie gastro-intestinale, seuls capables de réaliser ces recherches.En discussion : Le Dr Paul LETONDAL insiste sur la valeur de la coprologie infantile.T1 n\u2019est pas d\u2019accord avec Mariotte pour dire que l\u2019infection soit plus souvent en cause que la malnutrition, dans les états dyspeptiques infantiles.Le Dr J.-A.MOUSSEAU: La coprologie devrait se généraliser.Les examens en sont difficiles par suite de la longueur des techniques utilisables et, quelquefois par suite de la pauvreté de l\u2019outillage.Quand aurons-nous, dit-il, des services spécialisés en gastro-entérologie, où ces examens seront pratiqués en série?Le Dr BLAGDON demande au docteur Baril ce qu\u2019il pense de la recherche de la deuteroporphyrine dans les selles, afin de savoir si le malade continue de saigner. 30+ l\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Le Dr BARIL: Ne s\u2019agit-il pas là tout simplement d\u2019un dérivé de l\u2019hématoporphyrine, lequel serait dérivé, comme la stercobiline intestinale, du pigment sanguin?Le Prof.J.-E.DUBE propose qu\u2019on intéresse des jeunes, dans chaque laboratoire, à la coprologie.Le Prof.Albert LeSAGE: Promet de mettre à exécution un projet déjà ancien de fonder avec l\u2019aide des autorités une clinique spécialisée en gastro- entérologie.2) Ulcus juxta-pylorique guéri.Présentation de pièces anatomiques microscopiques.\u2014 Drs L.BLAGDON et L.-C.SIMARD.Comme préambule, à l\u2019exposé de leur observation, les Drs B.et S.reconnaissent qu\u2019il est difficile d\u2019affirmer des résultats permanents chaque fois que l\u2019on parle d\u2019ulcus gastrique ou duodénal.On peut à la rigueur diviser les ulcus: 1°.en récents (superficiels ou simples); 2° en ulcus calleux.1° Ces premiers guérissent-t-ils médicalement?On peut le croire quand, avec le temps \u2014 il en existe des observations \u2014 les signes n\u2019en réapparaissent plus.Le point important reste toujours de savoir si l\u2019uleus est guéri définitivement.Quels critères avons-nous ?La disparition de la niche ou de l\u2019image en trèfle?Mais celle-ci ne disparaît-elle pas après chaque poussée ?La constatation d\u2019un uleus cicatrisé?Comment l\u2019admettre autrement que par la constatation de cette cicatrice?Et même alors, celle-ci est-elle à l\u2019abri d\u2019une nouvelle récidive?C\u2019est possible.L\u2019existence d\u2019une gastrite évoluant en symbiose avec un uleus peut- elle nous avertir de la possibilité d\u2019une récidive?Voilà une question à l\u2019étude et la gastroscopie pourra sans doute jeter quelque lumière sur les lésions de gastrite.Reste la laparotomie, moyen héroïque mais sûr de le constater, servant = par ailleurs de premier temps à une anastomose ou à une gastrectomie.2° A la longue, certains uleus deviennent calleux et leurs poussées inflammatoires se répètent plus ou moins périodiquement.Ils deviennent souvent pénétrants et, en s\u2019extériorisant, forment les lésions définitives de la périviscérite.On les trouve fréquemment logées près du pylore.A ce moment le Dr B.présente la très belle observation d\u2019un cas opéré pour ulcus juxta-pylorique.Il s\u2019agit d\u2019un malade ayant présenté des douleurs tardives et une hématémèse abondante, à répétitions atteint par ailleurs, d\u2019une bronchite chronique.À l\u2019intervention, on trouve une masse - pylorique inflammatoire indurée, adhérente à la tête du pancréas.On pratique une gastro-entérostomie classique, c\u2019est-à-dire postérieure, \u2014 basse et transmésocolique.Après l\u2019opération, les troubles gastriques semblent s\u2019être amendés: plus de douleurs ni hématémèses, pas de nausées ni de vomissements, lorsqu'un mois après celle-ci, le malade est conduit en médecine pour une pleuro-pneumonie évoluant bientôt en une pleurésie purulente.Le malade meurt.L\u2019autopsie peut se résumer de la façon suivante: 1°.pleuro-péricardite purulente; 2°.Dégénérescence graisseuse du foie; 3°.Disparition complète de l'ulcus et de l\u2019inflammation du voisinage.Le Dr L.-C.Simard exhibe alors une pièce micro-photographique en couleurs, insistant sur les points L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 300 suivants: cette pièce démontre \u2014 ils en ont d\u2019autres exemples \u2014 que la nature \u201cpeut faire des miracles\u201d.L\u2019ulcus a entamé toute la muqueuse jusqu\u2019à la musculaire muqueuse, en laissant celle-ci intacte et en protégeant de la sorte la couche musculaire et les organes voisins.On n\u2019apercoit plus, sur la coupe, qu\u2019une dépression formée par l\u2019ancien ulcus.Ce phénomène s\u2019apparente à celui que l\u2019on découvre à l'examen des appendices chez des malades opérés pour appendicite d\u2019urgence.On ouvre, on draine, incapable de répérer l\u2019appendice.Plus tard, une deuxième intervention est nécessaire: on ouvre et on trouve un appendice, qu\u2019on sectionne.A l\u2019examen microscopique, celui-ci se montre sain.Dans les deux cas, les organes lésés se sont trouvés protégés par les tabliers péritonéaux ou les musculaires muqueuses, tous deux organes de protection.L\u2019auteur se défend de ne pouvoir apporter de longues statistiques.Un cas bien présenté ne devrait-il pas suffire à la démonstration ?En discussion : Le Prof.A.LeSAGE rapporte sommairement trois cas d'uleus guéris et promet d\u2019en relater prochainement les observations.Le Prof.J.-E.DUBE possède quelques cas de \u201ckissing ulcers\u201d qui se superposent à ceux-ci et que le docteur Simard demande qu\u2019on rapporte.Le Dr J.-A.MOUSSEAU rappelle les opinions actuellement admises dans plusieurs pays au sujet de la guérison d\u2019ulcères, à savoir: qu\u2019il faut compter avec le temps.Il rapporte, à l\u2019appui de tant d\u2019autres, un cas cité par le Dr Dioclès (Paris) présentant cliniquement toutes les apparences d\u2019une guérison, longtemps après une première poussée, et qui cependant laissait apercevoir, sur les radiographies en série, les signes d\u2019un bel uleus duodénal.Le cas présenté par les Drs B.et S.n\u2019aurait-il pas évolué dans le même sens, s\u2019il avait survéeu ?Le Dr SIMARD se demande alors comment il faut étiqueter le cas qu\u2019il a présenté avec le Dr Blagdon.Sans parler de guérison définitive, il croit que l\u2019on peut affirmer, dans des cas semblables, la guérison anatomique.Eclairant de nouveau la pièce, le Dr S.montre du doigt toute l\u2019étendue de la régénération à partir de l\u2019ectoderme dont la musculaire muqueuse est issue.On aperçoit en outre, dans le tissu de sclérose, deux fines artères oblitérées chacune par un thrombus.Tout ceci indique un processus d\u2019arrêt définitif.L\u2019ulcus est certainement guéri.Reste à savoir si la maladie ulcéreuse elle-même est guérie.Cela, les auteurs ne l\u2019affirment pas.Le Dr SMITH fait allusion à la persistance de colonies microbiennes susceptibles de créer et d\u2019entretenir l\u2019uleus.A ceci, le Dr SIMARD répond que dans ce cas la guérison semble plutôt mécanique et physiologique, par régénération.Il n\u2019y a pas de doute; que certains cas guérissent.On a le droit de dire qu\u2019un ulcère guérit anatomiquement, comme l\u2019indique la pièce présentée.Le Dr BLAGDON fait noter que, de toute facon, la mort du sujet en question ressort d\u2019une maladie non chirurgicale, n\u2019ayant aucune relation avec l\u2019uleus.Le Dr Jean LeSAGE: Si l\u2019on en juge d\u2019après les radiographies pratiquées en série chaque fois qu\u2019il se produit une nouvelle poussée d\u2019ulcus diagnostiqué cliniquement, on constate souvent que les signes radiographiques se retrouvent, dans les mêmes zônes anatomiques, sans que l\u2019on puisse affirmer 306 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA l'existence, par aucun signe clinique ou radiographique, d\u2019une maladie ulcéreuse concomitante.Quel critère nous reste-il donc?3) Le lavement électrique.\u2014 Prof.A.LAQUERRIERE (1).(Lu par le Dr Léonard).Après un court aperçu historique de la question, le Dr Laquerrière \u2014 que l\u2019on doit reconnaître comme un des protagonistes de ce procédé \u2014 définit la technique à employer.Il s'appuie sur Léjars pour déplorer que cette méthode ne soit pas utilisée plus têt chaque fois que l'on se trouve en présence des troubles intestinaux ou manifestations suivantes : L\u2019iléum paralytique des vieillards, La colique de plomb, Les obstructions intestinales, Le cancer de l\u2019intestin et des côlons, à condition que la réaction ait été pratiquée auparavant ou lorsque l\u2019obstruction n\u2019est pas complète.On évitera d\u2019employer ce procédé en présence d\u2019une collection inflammatoire intra-abdominale d\u2019un état aigu, ou s\u2019il y a hernie, péritonite.Ce magnifique travail est illustré de nombreuses observations et suggère l\u2019idée de généraliser davantage l'usage d\u2019un mode de traitement à certains moments héroïques.En discussion : Le Dr I.BLAGDON demande au Dr Léonard à quoi sont dus les échecs du lavement, même électrisue, dans l\u2019iléus parlytique post-opératoire.LE Dr LEONARD croit qu\u2019il peut y avoir là un élément de péritonite empêchant l\u2019action du lavement.Le prof.A.LeSAGE cite quelques cas de dolichocôlon avec crises d\u2019occlusion ayant cédé à l\u2019action du lavement électrique.Le Dr SMITH demande quelles sont les contre-indications du lavement électrique.Le Dr LEONARD cite quelques faits démontrant qu\u2019on ne doit pas employer ce mode de traitement chaque fois qu\u2019on se trouve en présence d\u2019une collection inflammatoire intra-abdominale ou en présence d\u2019un volvulus, ou d\u2019une péritonite.Le Dr SMITH: Ce lavement n\u2019agit-il pas plus parce que la solution est un sérum salé hypertonique, que parce que le lavement lui-même est électrique?Le Dr LEONARD admet que l\u2019on ignore l\u2019action du lavement électrique.On a souvent découvert que l\u2019inefficacité du lavement électrique dépendait d\u2019une péritonite indécelable cliniquement.Le Dr LETONDAL rappelle quelques cas cités par le Professeur Marfan, où celui-ci rapporte les succès obtenus par le Prof.Laquerrière, ayant déjà fait expulser des coprômes grâce au lavement électrique.Il cite certain cas personnel de coprôme chez des enfants, vraisemblablement évacués par une diète lactée intensive! Jean LeSAGE.(1) Nous renvoyons le lecteur à l\u2019article du docteur Laquerrière qui reproduira, in extenso, cette même communication dans le prochain numéro. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 307 SOCIETE DE PHTISIOLOCIE DE MONTREAL Tenue à l\u2019'INSTITUT BRUCHESI, le 13 décembre 1933 Présidence du Dr G.MIGNAULT.1) Diabète et Tuberculose pulmonaire \u2014 Par le Dr L.-H.GARIEPY, en charge du traitement des diabétiques à l'hôpital Notre-Dame.Le Dr Gariépy à l\u2019occasion du traitement de quelques hyperglycémiques tuberculeux a pu faire des constatations qui, en plus d\u2019être personnelles, nous seront d\u2019un grand secours au cas où nous aurions à traiter des malades de ce genre.Le Dr Gariépy fait avec nous une incursion chez les auteurs qui traitèrent du sujet il y a quelque trente ans.Ainsi Dieulafoy dans son traité de pathologie interne (Fdition de 1904) relève la fréquence de la tuberculose pulmonaire venant compliquer un diabète en cours.Pourquoi cette fréquence des deux maladies coexistant alors que aujourd\u2019hui le contraire justement nous saute aux yeux.Peut-être à l\u2019antagonisme des deux traitements: suralimentation chez les tuberculeux et privation des hydrocarbones avec cachexie menacante pour le hyperglycémiques.Heureusement l\u2019opposition qu\u2019avaient à concilier les médecins d\u2019alors nous est épargnée et la découverte du Dr Banting a mis dans nos mains le moyen de soulager les diabétiques tout en permettant une alimentation quasi normale.Les problèmes que doit se poser le médecin en prise avec un hypergly- cémique tuberculeux sont les suivants: doit-on s'attaquer au diabète d\u2019abord ou à la tuberculose, ou aux deux à la fois?Comment se comporte la tuberculose pulmonaire du diabétique?La tuberculose du diabétique débute toujours sans fracas, sans presque de signes stétacoustiques, les lésions sont d\u2019habitude logées en plein parenchyme, sous les clavicules, vers les bases, ou revêtent le type lobaire si adjacentes au hile.On trouve très rarement du Koch dans les expectorations.Après ce début incidieux les lésions progressent toujours rapidement vu la dénutrition du patient.Certains ont été frappés de la fréquence des hémoptysies chez ces malades, à tel point que l'apparition d\u2019une hémoptysie devrait, disent-ils, faire présumer à la concomitance possible d\u2019une hyperglycémie.Les diabétiques tuberculeux ont un faciès caractéristique qui n\u2019est pas celui du diabétique gros mangeur, joyeux drille, offrant toutes les apparences d\u2019une santé florissante, et pas d'avantage celui du tuberculeux moribond, c\u2019est en somme un honnête visage qui cache tant bien que mal sa déficience physiologique.Ces malades présentent souvent le fait particulier d\u2019une opposition flagrante entre glycosurie et glycémie, d\u2019où la difficulté évidente de trouver la juste dose d\u2019insuline à administrer.On a prétendu que cette divergence entre glycosurie et glycémie serait due à la présence des toxines tuberculeuses qui modifient l\u2019efficacité de l\u2019insuline.Dans la diète de ces malades il faut éviter la suralimentation et s\u2019attacher plutôt à un régime alimentaire où graisses, azote et hydro-carbones entrent en proportion normale.Insuline, juste ce qu\u2019il faut pour juguler l\u2019hypergli- 308 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA cémie.Le mode même d'administration de l\u2019insuline n\u2019est pas indifférent.Ainsi, vingt unités avant chaque repas laissent la glycémie à 2 grammes, alors que donnée à heures fixes 8-4-12 hrs la même dose laissera à l\u2019organisme juste ce qu\u2019il a besoin de sucre.Diminuer la dose d\u2019insuline sitôt que le diabétique s'améliore au point de vue tuberculose pulmonaire, ou s\u2019il tourne à la cachexie.Et le Dr Gariépy nous fait voir quelques graphies.La seconde communication à l\u2019étude ce soir est celle du Dr Mignault, directeur médical de l\u2019hôpital du Sacré-Cœur et président de cette Société.2) Rapports pulmonaires sur l\u2019observation de 100 cas de tuberculose pulmonaire, traités par les sels d\u2019or à l\u2019hôpital du Sacré-Coeur \u2014 Par le Dr MIGNAULT.Le Dr Mignault nous a jusqu\u2019ici habitués à des travaux d\u2019une tenue en rien nous décevoir.Outre l\u2019effort considérable et persévérant qu\u2019il représente, il nous est détaillé avec un enthousiasme tout juvénile qu\u2019il convient de souligner.T/esprit de travail, du travail créateur d\u2019opinions personnelles, l\u2019enthousiasme devant les horizons entrevus ou à reculer ne sont point de nos jours si communs qu\u2019il ne soit pas utile de les louanger.Après une revue scientifique et litéraire de tout premier choix et le travail de ce soir ne peut élaborée des panacées d\u2019autrefois le Dr Mignault évoque à vos yeux l\u2019entrée en liste de ce chevalier bardé d\u2019or, l\u2019aurothérapie.Le Dr Mignault, favorisé par sa situation de directeur d\u2019un grand hôpital anti-tuberculeux, choisit 100 patients, soigneusement classés, auxquels il décide d\u2019administrer les sels d\u2019or.Avant de commencer le traitement.il faut, dit le rapporteur, s\u2019assurer de l\u2019intégrité de l'appareil urinaire par la recherche en série de l\u2019albumine, dut sucre, de l\u2019urée, des cylindres et du sang.Seuls furent traités les tuberculeux cracheurs de bacilles.Les sels d\u2019or furent d\u2019abord administrés à petites doses.En principe il faut individualiser les doses, éviter, cela va de soi, les réactions fâcheuses, attendre leur disparition avant de reprendre l\u2019aurothérapie.Certains patients ont recu dans l\u2019année 6 à 8 grammes et d\u2019aucuns même 12 à 15 grammes sans complication.L\u2019aurothérapie n°: pas d\u2019effet bactéricide propre, mais agit plutôt en stimulant les défenses de l'organisme, déclanchant la formation de tissus d\u2019encapsulement des nodules on lésions tuberculeuses.Elle ne doit faire négliger ni le pneumo ni les autres méthodes de traitement, encore moins la cure usitée.Le Dr Mignault s\u2019est efforcé de choisir des cas où ni le pneumo ni les autres méthodes de collapsothérapie n\u2019avaient d\u2019indication formelle.Les cas les plus nombreux étaient des tuberculoses fibro-cavitaires, accompagnés de réaction péri-focale nouvelle chez des malades se défendant bien.La méthode est à recommander hautement dans les ensemencements survenus à la suite d\u2019une phréni ou d\u2019une thoracoplastie.Indiquée aussi dans tous les épiphénomènes secondaires au cours d\u2019infections tuberculeuses et qui n'ont pas regressé après deux à trois mois d'attente.Il serait pour le moins oiseux d\u2019administrer les sels d'or dans les spléno-pneumonies non tuberculeuses, les cas d\u2019infiltration profonde, les scléroses étendues, les vieilles tuberculoses torpides, fibreuses, aseptiques.dangereux ou maladroit d\u2019essayer l\u2019aurothérapie dans les cas déses- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 309 pérés qui ne peuvent tirer aucun bénéfice de son administration.Les faits qui ont davantage frappé le rapporteur furent la rapide modification des ° signes stétacoustiques et radiologiques (5 4 15 semaines) et par ailleurs la persistance des accidents secondaires (12 à 14 mois) ainsi que le taux élevé des accidents rénaux dans toutes les formes de tuberculoses, fréquence des accidents cutanéo muqueux dans les cas favorables et rareté de ces mêmes acei- dents dans les cas répondant peu ou prou au traitement, le grand nombre enfin des troubles intestinaux chez toutes les catégories de malades traités.Je regrette de ne pouvoir citer, au grand complet dans le cadre de ce rapport déjà trop long, les statistiques du Dr Mignault qui pour illustrer son travail fait défiler sous nos yeux une série de films.À l\u2019issue de cette communication deux sentiments demeurent: le premier, d\u2019admiration devant l\u2019importance de l\u2019effort tenté et des résultats déjà obtenus, le second d\u2019envie, qu\u2019il ait pu entreprendre ce que d\u2019aucuns parmi nous voudraient tant, sans grand espoir de jamais y parvenir, se trouver en mesure de tenter l\u2019effort qui élève, stimule les énergies, les aptitudes de l\u2019homme qui ose oser.Le Dr Mignault nous prévient qu\u2019il n\u2019estime pas la tâche achevée.Bon succès done et, à titre de revanche, imposons-lui l\u2019obligation douce pour nous sinon pour lui de nous tenir fidèlement au courant des résultats obtenus ou à obtenir.En discussion le Dr Jarry félicite le Dr Mignault et dit endosser les règles par lui imposées au traitement aurothérapique qui veut être effectif tant soit peu.Le Dr Archambault de l\u2019Hôpital St-Luc.Quelle voie d'administration le Dr Mignault a-t-il employée.Le Dr Bertrand félicite le Dr Mignault.A l\u2019Institut Bruchési il nous fut impossible de tenter l\u2019aurothérapie sur pareille échelle; toutefois il a traité à l\u2019allocrysine 55 cas à date avec des résultats sensiblement identiques à ceux obtenus par le rapporteur.Dr Bertrand de l\u2019hôpital Notre-Dame demande si le Dr Mignault a constaté l\u2019éclosion d\u2019un purpura hémorrhagique venant compliquer l\u2019administration des sels d\u2019or.Dr Cholette\u2019 félicite le Dr Mignault et demande s\u2019il a essayé comme moyen de prévenir les complications de l\u2019aurothérapie l\u2019hyposulfite de soude.Dr Léo BADOUCEUR, Secrétaire des séances. NOUVELLES UNE HEUREUSE INITIATIVE La maison J.Eddé, Ltée, vient de créer un dépôt de Livres de Médecine provenant des plus importants éditeurs de Paris.Les confrères y trouveront à côté des récentes éditions des grands Traités de Physiologie, de Médecine, de Chirurgie, de Dermatologie ou de Pédiatrie, les dernières nouveautés publiées par Baillière et Fils, Doin, Masson, Legrand, Expansion Scientifique Française, Gautier-Villars, Vigot Frères.Le IVe CONGRES INTERNATIONAL DE RADIOLOGIE aura lieu à ZURICH, du 24 au 31 juillet 1934.AIDES-MALADES Sont qualifiées, par l\u2019Association des Aides-malades (enregistrée), pour soins à donner dans les convalescences, dans tout cas de maladies bénignes ainsi que dans les accouchements.S\u2019adresser a Mme G.-W.Pacaud, 1469, rue Drummond.Tél: LAncaster 4887.STENOGRAPHE BILINGUE Steno-dactylo bilingue, ayant de l\u2019expérience en terminologie médicale, est en demeure de faire du travail à domicile.Traduction, rédaction ou copie de communications scientifiques, correspondance, tenue de livres, etc.Travail exécuté sans délai.Conditions très raisonnables.Passera au bureau ou prendra la dictée par téléphone, si désiré.S\u2019adresser, après 6 hrs p.m., à Charlotte Noël, 3524 rue Hutchison, App.26.Tél: MArquette 6623 ou, pendant le jour, à Tél: CHerrier 1151, local 245, pour rendez-vous. L'Union Médicale du Canada Fondée en 1872 Comité de Direction MM.Benoit, Boucher (R.), Boulet, Bousquet, Bourgeois, Bruneau, Comtois, MM.Amyot, (R.), Archambault, (P.-A.), De Cotret, Desloges, Dubé, Gérin-Lajoie (Léon), Harwood, Leduc, LeSage, Marien, Marin (Albéric), Marion (D.), Masson (D.), Mercier, Mousseau (J.-A.), Parizeau, Rhéaume, Roy, Saint-Jacques, Vidal.Président: L.de L.Harwood; Vice-Président: B.-G.Bourgeois; Secrétaire-Trésorier: J.-A.Vidal.Membre d\u2019honneur: Professeur Pierre Masson.Comité de Rédaction Amyot, Roma; Badeaux, François; Bellerose, Antonio; Bertrand, Albert; Brault, Jules; Deguise, Albert; Desloges, Alfred; Doré, Réal; Dubé, Edmond; Fauteux, Mercier; Fontaine, Rosario; Lapierre, Gaston; Legrand, Emile; Letondal, Paul; Magnan, Arthur; Mathieu, Emile; Pepin, Roméo; Rivard, Jos.; Saucier, Jean; Simard, Charles; Trottier, Ernest.Président: A.LeSage; Vice-président: J.-A.Vidal; Secrétaire: Léon Gérin-La joie; Secrétaire-adjoint: Donatien Marion.ONT COLLABORE AU VOLUME DE 1933: belle, (A.), Lacharité, (H.), La- Archambault, (P.-R.), Barbeau, freniere, (G.), Lapierre, (G.), (A.), Baril, (Geo.), Barry, (Gae- Lapointe, (J.), Laquerrière, (A.), tan), Baril, (H.), Bellerose, (A.), Legrand, (E.), Léonard, (D.), Bernier, (B.), Bertrand, (A.), LeRoy, (A.), LeSage, (A.), Le Blagdon, (L.), Boucher, (R.), Sage, (J.), Letondal, (P.), Lé- Bourgeois, (P.), Boutin, (P.), veillé, (J.-A.), Longpré, (D.), Brault, (J.), Brisebois, (M.), Magnan, (L.-A.), Mantha, (L.), Champeau, (J.), Cholette, (A.), Manseau, (J.-A.), Marin, (A.), Comtois, (A.), Corrigan, (J.-A.), Marion, (D.), Marsan, (G.-A.), D\u2019Allaines, (F.), D\u2019Anna, (A.), Masson, (P.), Mathieu, (E.), Deland, (Garde A.), Deguise, Mercier, (O.), Meyer, (W.), Mo- (A.), De Bellefeuille, (G.-L.), line, (R.), Morin, (P.), Morin, Desfosses, (P.), Desforges, (A.), Derome, (H.-R.), Doré, (R.), Dubé, (J.-E.), Dumontier, (A.), Dufresne, (E.), Fauteux, (M.), Favreau, (J.-C.), Fontaine, (R.), Fortier, (L.-E.), Fortier, (L.), Fortier, (J.), Gariepy, (U.), Ga- riépy, (L.-H.), Gélinas, (L.), Gé- linas, (H.), Gérin-Lajoie, (L.), Gi- beault, (A.), Gibeault, (H.), Godin, (A.), Gratton, (A.), Hoen, (T.-J.), Jarry, (J.-A.), Kennedy, (E.J.C.), Knopf, (S.A.), La- (J.-G.), Mousseau, (J.-A.), Ossen- dorf, (K.W.), Panneton, (J.-E.), Paquette, (J.-P.), Parizeau, (T.), Poirier, (P.), Rhéaume, (P.-Z.), Rivard, (J.-H.), Rosell, (J.-M.), Roussel, (J.-M.), Roy, (J.-N.), Saint-Jacques, (E.), Samson, (JE.), Saucier, (J.), Sheehan, (JE.), Simard, (L.-C.), Smith, (P.), Tétreault, (A.), Trottier, (E.), Vallée, (A.), Vidal, (J.-A.), Vi- gnal, (W.). SUITE DU SOMMAIRE REVUE DES LIVRES La puberté et ses accidents chez la femme .ol 412 Livres reçus .vive sacs vue veer eens Errata .cco.coir oii veus veer cee cee vane eee ANALYSES MEDECINE Hématome suppuré du pancréas (p.381).CHIRURGIE Phlegmon circonscrit de l\u2019estomac (p.382).Les diverticules de la première portion du duodénum (p.382).La calculose de la vésicule biliaire (p.383).Blessures du coeur par arme blanche (p.383).Le traitement du cancer du côlon droit (p.384).Appendicectomie; perforation d\u2019ulcus gastrique post-opératoire: mort par hémorragie (p.385).L'opération utilisant un lambeau cutané comme clapet dans le traitement de la pleurésie purulente aiguë (p.385).Méthode nouvelle et simplifiée de fixation des fragments au cours des réductions sanglantes (p.386).OBSTETRIQUE La période de conception chez la femme adulte normale (p.387).GYNECOLOGIE Rupture du corps jaune avec hémorragie abdominale grave (p.387).Avortement thérapeutique dans la tuberculose pulmonaire (p.388).PEDIATRIE L\u2019endocardite verruqueuse du nourrisson (p.388).L\u2019encéphalite aiguë dans la pneumonie infantile (p.389).~ DERMATO-SYPHILIGRAPHIE Le traitement du xanthélasma (p.389).Décollement rétinien (p.393).CHIRURGIE INFANTILE ET ORTHOPEDIE L\u2019arthrodèse de la hanche dans les lésions tuberculeuses chez les enfants; résultats éloignés chez trente-trois malades (p.390).Les aspects cliniques des fistules branchiales (p.391).NEURO - PSYCHIATRIE Myasthenia gravis.Les effets du traitement par l\u2019éphédrine et la glycine.Troisième rapport (p.391).Traitement de la myasthénie par l\u2019éphédrine (p.392).OPHTALMOLOGIE Présentation de cas de tumeurs orbitaires (p.393).Kératocône compliqué d\u2019ectasie subite de la cornée (p.393).Keratite bulleuse traitée et guérie aux Rayons X (p.393).Kyste épithélial de la chambre postérieure (p.394).Nodules tuberculeux de l\u2019épisclère et des paupières des deux yeux (p.394).Etude d\u2019une culture du sang dans l\u2019iritis (p.394).La signification clinique de la névrite rétrobulbaire et de la névrite optique (p.394).Complications de l\u2019opération de la cataracte (p.394).LABORATOIRE Valeur de l\u2019exploration lipiodolée dans le diagnostic différentiel entre anévrisme de l\u2019aorte et cancer du poumon (p.395).Méthode pour éviter des complications d\u2019infection pendant le traitement radiologique du cancer de l\u2019utérus (p.395).Sur l\u2019histogénèse et la classification des épithéliomas cervico-uté- rins (p.395)."]
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