L'union médicale du Canada, 1 juillet 1934, Juillet
[" L'Union Médicale du Canada Fondée en 1872 Comité de Direction MM.Benoit, Boucher (R.), Boulet, Bousquet, Bourgeois, Bruneau, Comtois, De Cotret, Desloges, Dubé, Gérin-Lajoie (Léon), | Harwood, Leduc, LeSage, Marien, Marin (Albéric), Marion (D.), Masson (D.), Mercier, Mousseau (J.-A.), Parizeau, Rhéaume, Roy, Saint-Jacques, Vidal.CL Président: | L.de L.Harwood; | Vice Président: B.-G.Bourgeois; Secrétaire-Trésorier: J.-A.Vidal.Membre d\u2019honneur: Professeur Pierre Masson.Ce Comité de Rédaction MM.Amyot, Roma; Badeaux, Francois; Bellerose, Antonio; Bertrand, Albert; Brault, Jules; Deguise, Albert; Desloges, Alfred; Doré, Réal; Dubé, Edmond; Fauteux, Mercier; Fontaine, Rosario; Lapierre, Gaston; Legrand, Emile; Letondal, Paul; Magnan, Arthur; Mathieu, Emile; Pepin, Roméo; Rivard, Jos.; Saucier, Jean; Simard, Charles; Trottier, Ernest.Président: A.LeSage; Vice-président: J.-A.Vidal; Secrétaire: Léon Gérin-Lajoie; Secrétaire-adjoint: Donatien Marion.Cr A 2100 ONT COLLABORE AU VOLUME DE 1933:5*i ~ - = \u2014 \u2014 © == 56 = = - = a = \u2014 = s= 0 + ~~ = \u2014\u2014 5 ~~ So \u2014~ = = = a z \u2014_ \u2014_ \u2014 CS Ÿ = \u2014 \u2014 \u2014 CQ \u2014 r= EA \u2014 171¢ A de côté avec élévation de température, ete.Bref, une pleurésie purulente bilatérale à streptocoques s'installe et nécessite une pleuro-costectomie \u2018le 24 octobre (Dr Ricard).La mort survient quatre jours plus tard.soit environ 214 mois après la gastro-entérostomie que nous avions pratiquée. 664 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Autopsie 936 (résumé) pratiquée une heure après la mort.Plaie de pleuro-costotomie droite postérieure.Pleurite suppurée double.Péricardite suppurée.Gastro-entérostomie perméable.Cicatrice étoilée du duodénum juxta-pylorique, adhérente au pancréas.Examen histologique: (figures 1 et 2) Fic.2\u2014 Moyen grossissement du centre de la fig.1.En surface, la muqueuse avec glandes duodénales, reposant sur une mince couche musculaire.semblable à la muscularis mucosæ.Au centre, le tissu conjonctif jeune de la cicatrice.En bas, le pancréas. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 665 Une tranche parallèle à l\u2019axe de l'estomac et l\u2019intestin a été prélevée, intéressant l\u2019estomac dans sa dernière portion, le pylore, le duodénum et en- dessous, le pancréas.A un centimètre de l\u2019anneau pylorique, existe dans le duodénum une plage cicatricielle longue d'un centimètre et demi environ et haute de 4 millimètres en moyenne.\u2014 Cette c'catrice est constituée par du tissu conjonctif jeune, un peu œdémateux, contenant ca et 1a de petits vaisseaux capil'aires.Les fibres élastiques v sont très rares, représentées par quelques fibrilles disposées sans ordre autour des vaisseaux.La cicatrice est recouverte en surface par une mince couche musecu\u2019aire analogue à la muscularis mucosæ, sur laquelle repose une muqueuse amincie.En profondeur, les couches musculeuses du duodénum ont disparu et le tissu cicatriciel empiète sur le pancréas.La mince couche musculaire située sous la muqueuse se continue de part et d\u2019autre de la cicatrice avec la muscularis mucosæ et les muculeuses externes.Juste en bordure de la cicatrice, en effet, les fibres des musculeuses s'accolent aux fibres de la museularis mucosæ, par disparition progressive de la sous-muqueuse.Il n\u2019y a done aucun doute sur la rézénération d'une imusculeuse, comperehle à la museularis mucosæ, au-dessus de la cicatrice; il est vraisemblable que la muscularis mucosæ et les musculeuses normales entourant la cicatrice prennent part à la régénération de cette muscu'euse, mais il est impossible de préciser le rôle de chacune d\u2019elles.La muqueuse recouvrant la cicatrice est mince.Elle est constituée en surface par un épithélium cylindrique simple reposant sur quelques groupes glandulaires de type duodénal.OBSERVATION 2.\u2014 J.M., journalier, âgé de 53 ans, est admis d'urgence à l\u2019hôpital Notre-Dame, le 19 novemhre 1933, pour une hématémèse abondante accomparnée de douleurs abdominales intenses.Tl nous raconte qu'il souffre de l\u2019estomac depuis huit ans.T1 éprouve presque continuellement des sensations de brûlure avec douleurs épigastriques marquées, apparaissant peu de temps après les repas, dou'eurs qui ne sont ca\u2019mées que par un vomissement.Il vomit du sang de temps à autre.Ses habitudes ont toujours été irrégulières: fumeur modéré mais buveur de bière à ses heures, il n\u2019a jamais suivi de régime ni pris beaucoup de médicaments.TI a consulté un médecin, ii y a quelques années, qui l\u2019aurait traité pour un ulcère d\u2019estomac.Il tousse continuellement et expectore beaucoup.Il a maigri de plusieurs livres depuis quelques mois.Environ douze heures avant son entrée à l\u2019hôpital.il fut pris de douleurs très vives, en coup de poignard, au creux épigastrique, accompagnées d\u2019une hématémèse inquiétante.Examen clinique.Etat général médiocre; pouls à 116, assez bien frappé cependant.Température à 97°.Poumons: signes de tuberculose en évolution aux deux sommets.Abdomen: ventre de bois; dou'eur et défense muculaire généralisée.surtout marquées au creux épigastrique; météorisme; disparition de la matité hépatique; matité dans les deux flancs.Le toucher rectal révèle la présence d\u2019un épanchement dans le bassin.Diagnostic clinique.Ulcère perforé de l\u2019estomac à la douzième heure. 666 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Opération d\u2019urgence (Drs Blagdon et L.-R.Dionne).Incision médiane sus-ombilicale.Inondation péritonéale par un liquide inodore, de coloration mare de café.L\u2019estomac est très dilaté et flasque.Il existe un petit ulcère = calleux perforé à l\u2019emporte-pièce en péritoine libre et situé sur la petite ) 1eme cas.oon.(Deuxiè Li epip en bas, la première partie du duo- t de l\u2019é iel recouvert de la muqueuse à gauche.1\u20ac ; ic tr ion pylorique issu cica , o eg au centre, le t > A droite, îlots de tissu adipeux provenan Fig.3.\u2014En haut, la r dénum courbure dans la région pré-pylorique.Le pourlour de l'u\u2019eére est induré sur une zone large de deux pouces environ.le pylore est épaissi.mais perméable.Péri-viscérite intense.L'appendice, la vés\u2018eu'e biliaire, le cholédoque et le pancréas sont d'apparence normale.Vu l'état critique du malade, nous nous contentons d\u2019enfouir l'ulcère au catgut chromique, par un double surget en bourse, après avoir excisé ses bords et aspiré le contenu de l\u2019estomae.- Age Ce. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 667 Epiploplastie aux dépens de l'épiploon gastro-hépatique.Drainage du Dour'as par une petite incision (stab wound), dans la fosse iliaque droite.Nuites post-opératoires.Aucun ennui du côté de l'estomac.Le patient n'a vomi qu'une seule fois après son opération et il a bien suppo:té la diète Fi, 4\u2014 Moyen grossissement de lai fig.3.En haut, la muqueuse avec glandes dilatées; en Las, la cicatrice contenant des Îlots adipeux; sous la muqueuse, la couche museculeuse semblable à la muscu'aris-mucosæ.de Sippy mitigée, avec potion de Todd et jus de viande.Par contre, les lésions de tuberculose pulmonaire, dont il était porteur avant son entrée à l'hôpital, évoluèrent assez rapidement sous une forme aiguë.L'examen des 668 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA crachats a révélé la présence du bacille de Koch et les radiographies du poumon ont confirmé le diagnostic clinique.Le Wassermann a toujours été positif.Après avoir présenté des symptômes de néphrite azotémique, le malade mourut le 57ième jour après son opération.Autopsie (65 (résumé) pratiquée 115 heure après la mort.Tuberculose cavitaire des sommets des poumons.Dissémination de tubercules dans les deux poumons.Dilatation du cœur droit.Cicatrice rétractile de l\u2019estomac.juxta-pylorique.Rétrécissement du pylore.Examen histologique: (figures 2 et 3) La coupe intéresse la dernière partie de l'estomac, le pylore et une partie du duodénum.Près de l\u2019anneau pylorique, dans l\u2019estomac, existe une plage cicatricielle recouverte par une couche musculaire très mince et d\u2019une muqueuse.Les couches musculaires externes de l\u2019estomac n\u2019existent plus.L\u2019étage profond de la cicatrice est intimement réuni à des îlots de tissu adipeux dans lequel apparaissent des granulomes de corps étrangers (fragments de catgut).Ici encore, au-dessus de la cicatrice s\u2019est effectuée une régénération d\u2019une musculeuse identique à celle du cas précédent.Lai muqueuse est très mince et renferme des glandes dilatées reposant sur quelques formations glandulaires de tvpe pylorique.Commentaires Bien que les complications pulmonaires soient assez fréquentes à la suite d\u2019opérations sur le tube digestif, nous ne croyons pas qu\u2019il v ait intérêt à discuter ici s\u2019il existe des relations de cause à effet entre les interventions que nous avons pratiquées et la mort de nos deux patients.On pourrait peut-être répondre par l\u2019affirmative, dans le cas du malade de l\u2019observation 1, quoique la mort ne soit survenue que 21/, mois après l\u2019opération.Cependant, l\u2019absence à l\u2019autopsie de toute trace d\u2019infection au niveau de l\u2019ulcère alors cicatrisé, ainsi qu\u2019à la bouche d\u2019anastomose, l\u2019apparition soudaine ct tardive de signes de 2 o pleurésie purulente et de péricardite suppurée, sont autant de faits qui nous permettent d\u2019exonérer la gastro-entérostomie de tout blame sérieux.Quant au malade de l\u2019observation No 2, il était porteur d\u2019une tuberculose pulmonaire avancée qui a continué à évoluer et qui l\u2019a finalement emporté, deux mois après l\u2019intervention chirurgicale.Au point de vue thérapeutique, l\u2019observation No 1 nous fournit un résultat de plus à l\u2019actif de la gastro-entérostomie, opération certainement plus bénigne que la résection.La cicatrisation rapide de l\u2019ulcère, la résorption de la masse inflammatoire qui accompagnait celui-ci et la disposition de la sténose pylorique concomitante, dé- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 669 montrent une fois de plus Pefficacité de ce procédé comme méthode de dérivation dans le tas d\u2019uleères du duodénum.Si l\u2019isolement et le repos de l\u2019uleère compliqué sont suffisants pour le guérir complètement et rapidement, à plus forte raison doit-il en être ainsi pour les ulcères simples.T\u2019observation No 2 semble donner raison à ceux qui se contentent de suturer l\u2019ulcère gastrique perforé, sans faire de gastro-entérostomie complémentaire ni de résection.En effet notre patient était atteint d\u2019un ulcère calleux perforé de la petite courbure.qui s\u2019est complètement cicatrisé en moins de deux mois après une simple suture en bourse avec épiplooplastie.Il n\u2019en est pas moins vrai que la gastro- entérostomie complémentaire reste indiquée, si l\u2019état du malade le permet, bien entendu, dans les cas où la perforation siégeant au pylore, la sténose paraît inévitable.L\u2019étude des micro-photographies que nous reproduisons plus haut, nous confirme davantage dans notre opinion que la plupart des ulcères gastro-duodénaux (sauf les 5% de ceux qui sont cancérisés).ne demandent qu\u2019à guérir.En résumé, voilà deux ulcères compliqués.l\u2019un stomacal, l\u2019autre duodénal.diagnostiqués par la clinique et la laparotomie et qui, prélevés deux mois environ après l\u2019intervention.ont fait place à une régénération de la muqueuse et d\u2019une partie des mu-culeuses, Un tel ensemble de faits paraît au moins exceptionnel, sinon unique.d\u2019après la bibliographie consultée.Les cicatrices de l\u2019estomac.appelées cicatrices d\u2019ulcères, sont le plus souvent des trouvailles d\u2019autopsie (voir Hitzenberger).et ce n\u2019est que par déduction que los auteurs attribuent à l\u2019ulcère la formation de ces cicatrices.Dans la plupart des cas d\u2019ulcères de l\u2019estomace ou du duodénum examinés par le médecin ou le chirurgien, ou bien le patient guérit et est perdu de vue, ou bien il meurt et la mort survient trop rapidement pour laisser à l\u2019estomac le temps de se cicatriser.Nos deux cas, avec leur histoire complète.nous ont paru assez intéressants pour être versés au chapitre des ulcères anatomiquement guéris.BIBLIOGRAPHIE HTITZENBERGER, K.\u2014 \u201cUler die Ulkusnarbe am Magen\u201d, Virchows Archiv.f.pathol.Anat.u.Physiol.Bd.242, S.424, 1923.HAUSER, G.\u2014 \u201cDie peptischen Schadigungen des Magens\u201d, in Henke und Lubarseh, Verlag Von Julius Springer.Berlin.1926. CHIRURGIE DE LA DOULEUR.INJECTIONS PARA-VERTÉBRALES LOMBAIRES Par Urgel GARIEPY, F.R.C.S.(c).Chirurgien de l'Hôpital Notre-Dame, Professeur agrégé de la Faculté de Médecine à l'Université de Montréal.Sicut dolor meus.Jusqu\u2019à ces dernières années, on croyait le sympathique composé de fibres efférentes seulement et par conséquent il ne devrait pas comporter de fibres afférentes.Kuntz, Ranson et plus récemment Hein- becquer ont découvert le passage de grosses fibres à myéline dans les nerfs somatiques, fibres sensitives apparemment afférentes.Les preuves cliniques abondent pour démontrer la présence de fibres douloureuses dans les nerfs sympathiques.Ceux qui s\u2019objectent au cheminement de voies douloureuses à travers le sympathique expliquent les phénomènes cliniques par différentes considérations techniques ct ils s\u2019appuient souvent sur des épreuves expérimentales pour justifier leurs conclusions.Ils avancent que le système autonome charrie des fibres afférentes viscérales, qui ne sont pas de nature sympathique à l\u2019origine mais qui accompagnent les fibres sympathiques.(Flotow).Une autre explication (Davis) réclame que la stimulation du système sympathique produit un métabolite qui fait que le stimulus douloureux est transporté par les sentiers somatiques et que le soulagement de la douleur n\u2019est pas causé par la section des fibres douloureuses mais est plutôt le résultat de la cessation du stimulus ch\u2018mique causant la douleur.Telle peut être la vérité mais l\u2019explication n\u2019est pas valable dans l\u2019atténuation de ces cas où persiste la douleur après la section de toutes les connexions somatiques et ne disparaît que quand les voies sympathiques ont été interrompues (Flotow).L\u2019anatomie du sympathique a été poussée beaucoup plus loin que sa physiologie, terrain de discussion sur lequel nous ne voulons pas nous engager, parce que trop brûlant.Quelques-unes des conclusions des physiologistes, cependant, sont généralement acceptées, entre autres, celles qui regardent le tonus vaso-moteur.Toute excitation du système involontaire amène un retentissement sur la circulation, i.e.soit une vaso-constriction, soit une vaso-dilatation.Un choc trauma- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Gil tique se traduit toujours par une vaso-dilatation avec lhyperhémie, œdème, douleurs et secondairement par une vaso-constriction qui donnera une ischémie consécutive, eyanose, douleurs et troubles trophiques.Une lésion tissulaire produira une vaso-dilatation avec stase d\u2019où compression sur les terminaisons nerveuses ct douleurs.Nous savons que le tonus vaso-constricteur est régenté par le sympathique dont on a pu mettre en vue les fibres qui le composent tandis qu\u2019on n\u2019a jamais pu isoler les fibres vaso-dilatatrices.On ne peut inférer de l\u2019insuccès d\u2019une sympathectomie péri-artérielle ou ganglionnaire que toutes les fibres vaso-constrictrices n\u2019ont pas été coupées parce que.même après la section, complète, à première vue, de ces fibres, et c\u2019est là que tend le consensus chirurgical, il peut persister, avec toute vraisemblance, des fibres intra-murales inaccessibles qui portent l\u2019influx nerveux vers les centres sensitifs.Mais, comme le dit Leriche, après des sympathectomies péri-artérielles, si le tonus vasculaire semble se restaurer, c\u2019est qu\u2019il peut avoir régénération des fibres sympathiques mais elle n\u2019est pas ordonnée; elle est irrégulière, anarchique, comme le prouvent de nombreuses analyses histologiques qu\u2019il a fait faire.Dans les différentes affections qui frappent une région de l\u2019organisme, il faut accorder une prédominance marquée aux réactions de vaso-constriction ou de vaso-dilatation.Tout est subordonné à l\u2019hyperhémie ou à l\u2019ischémie qui peuvent être engendrées par le resserrement ou l\u2019amplification du vaisseau, commandés eux-mêmes par la régie sympathique.Il ne faut jamais oublier qu\u2019une diminution du calibre vasculaire compliquée par un spasme.comme il arrive toujours dans l\u2019artérite chronique, et prolongée longtemps, provoquera une dénutrition de la paroi et créera une lésion murale là où il n\u2019y avait primitivement qu\u2019une contraction ou une contracture par le mécanisme de la striction et de l\u2019oblitération des vasa-vasorum.Dans les maladies des tissus, telles que le cancer, il y a alternative de constrie- tion et de dilatation des vaisseaux par stimulation outrée de la masse proliférante et arrive un moment où les terminaisons nerveuses sympathiques ou para-sympathiques sont enserrées et étouffées par infiltration d\u2019où ces douleurs atroces allant s\u2019irradiant partout et qui, rapportées au centre cérébral de la sensibilité, revêtent une acuité désar- çonnante pour le thérapeute, car, chacun souffre avee sa perception mentale involontaire de la douleur.Dans la plupart des cas, que ce soit une vaso-constriction ou une vaso-dilatation, il y a le plus souvent douleur et ce que le malade désire ou comprend, c\u2019est l\u2019annihilation de ses souffrances. 672 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Nous vous présentons, aujourd\u2019hui, quatre observations de types douloureux dont deux ont été soulagés par les injections para-verté- brales de néocaïne-alcool ; un troisième avec résultat incertain à cause d\u2019un élément psychique et un quatrième qui ajouta à sa maladie une complication d\u2019abcès périnéphrétique qui le tua.Observations I.Mme Pierre M.29 ans, admise à l'hôpital le 7 septembre 1932.Epithélioma du rectum.Violentes névralgies sciatiques du membre droit.Constipation tenace.Diarrhée sanglante.Rectalgies persistantes s\u2019irradiant au vagin.Dysurie.Oligurie.Pollakyuwrie.Mictions lentes avec brûlures.Biopsie positive.25 octobre 1932.Anus iliaque gauche définitif.Sciatique augmente.Flexion permanente des jambes sur cuisses et cuisses sur bassin: irréductible.Douleurs fortes aux tentatives de mobilisation.Oedème des pieds.21 novembre: injection épidurale de 45 c.c.de sérum novocaïné à 4%.Anesthésie cutanée remonte jusqu\u2019aux crêtes iliaques (Dr l'aul Ricard).10 décembre.Devant les douleurs continues, nous tentons un bloquage des ganglions sympathiques lombaires droits ler, 2e et 3e.Anesthésie de la face externe de la jambe.Sensation de chaleur dans le rectum et le flanc gauche.Disparition de la douleur dans le membre inférieur droit et le rectum.Hyperthermie du membre correspondant.Disparition de la sudation.Nous faisons alors 2 ec.d\u2019alcool à 95% dans chaque aiguille.La malade accuse alors une brûlure dans le rectum et tout l\u2019abdomen.Dès le lendemain, la patiente peut remuer et étendre les deux membres inférieurs et tout particulièrement le droit, jusqu'à ce jour le plus douloureux à manipuler.La douleur a cédé complètement et dans la jambe et dans le rectum.Tous les phénomènes douloureux n\u2019ont pas reparu jusqu\u2019à sa mort qui arriva le 15 décembre par cachexie.Observation II.Diogène P., 37 ans, admis le ler septembre 1932.Epithélioma du rectum,, confirmé par biopsie.A la suite d\u2019examens antérieurs, on fait un anus iliaque gauche permanent le 2 septembre.Souffrances continues malgré l'intervention.\u2014 7 novembre: Injection épidurale de 40 ce.de sérum novocaïné à 49.Rectalgies et douleurs du flanc ganche.Peu de soulagement.20 décembre: Bloquage des ganglions sympathiques gauches 12e dorsal, ler, 2e et 3e lombaires.Trois ce.de néocaïne à 2%.Vaso-dilatation avec hyperthermie croissante dans le pied gauche.Nous faisons alors 3 cc.d\u2019alcool à 95%.Vers 11 heures, en plus de l\u2019hyperthermie, nettement accusée.existe une bande d\u2019anesthésie du genou s'étendant aux faces interne, antérieure et externe de la cuisse, remontant jusqu'à Paine.A 1 heure p.m.névralgies paroxysmales des régions lombaires.26 décembre: les douleurs sont disparues et ne réapparaissent qu'à la défécation.Le malade déclare souffrir beaucoup dans les régions sacrées et coccygiennes.27 décembre: Bloquage à la néocaïne-alcool des deux plexus sacrés à travers les trous sacrés.Anesthésie complète des organes génitaux, de la partie interne des cuisses, du sillon interfessier, des fesses jusqu\u2019aux trochanters. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 673 31 décembre: la température du pied et de la jambe gauches est de toute évidence supérieure à celle de l'autre côté.Toucher rectal absolument indolore.5 janvier 1933.Le malade se plaint de vives douleurs dans la région lombaire gauche causées par un abcès périnéphritique d\u2019origine cancéro-rectale pour lequel il refuse l'opération et il succombe le 19 janvier courant à des phénomènes de septicémie aiguë.Observation III.Mme Louis B., 63 ans, admise le 6 novembre 1933.Epithélioma du rectum; biopsie positive.Anus artificiel définitif.Malgré l'intervention, les rectalgies et les cystalgies continuent avec ténacité.13 mars 1934: Bloquage des ganglions sympathiques lombaires gauches 1-2-3-4.Deux c.e.de néocaïne à 2% dans chaque aiguille.Ascension ther- nique supérieure de la jambe gauche sur la droite.Sécheresse du pied.2 c.c.d'alcool à 95% dans les aiguilles, Fic.1.\u2014 Montre les aiguilles en place dans la région lombaire.14 mars: parésie du membre inférieur gauche.Anesthésie de l\u2019aîne gauche et de la face antéro-interne de tout le membre.Analgésie de la paroi abdominale.Rétention d'urine.15 mars: retour de la motricité vésicale.Parésie des extenseurs mais fléchisseurs normaux.Douleurs ont cessé dans le rectum et la vessie.26 au 30 mars: domaine du crural anesthési¢.Hyperesthisie dans le territoire de l\u2019obturateur, du crural et du fémoro-eutané, Aucune douleur rectale ou vésicale.Hyperthermie du membre se maintient.Arthralgie du genou.30 mars: début de la névrite alcoolique post-injectionnelle.2 avril au 7 avril: les rectalgies et cystalgies disparaissent après être revenues durant cing jours. LE 6/4 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA © avril au 7 mai: aucune rectalgie.Cystalgie très modérée.Arthralgie du genou encore forte.12 mai: congé.Mêmes conditions de mieux être.Observation IV.Mme Roch B.\u2026.65 ans.Diabète, goître toxique.artérite mixte: diabétique et sénile compliquée de plaie plantaire droite.Fortes douleurs dans le pied et la jambe.Antérieurement le 16 mars 1933.nous lui avions fait un bloquage périphérique alcoolique du tibial antérieur et postérieur avec résultats incertains à cause d\u2019un élément psychique indéniable.16 mars 1934: Bloquage des ganglions lombaires sympathiques droits 1-2-3 et 4.Pas d\u2019hyperthermie.Evolution: dans l'après-midi de ce jour, température périphérique du membre plus élevée à gauche.Aucune modification des grosses douleurs dont se plaint la patiente.20 mars: névrite alcoolique post-injectionnelle.Aucune parésie ou paralysie motrice.17 avril: parésie intestinale.Constipation assez opiniâtre.L'oscillométrie faite en ces jours montre une ascension différentielle considérable avec celle prise avant le bloquage.La névrite alcoolique continue.Congé le 14 mai 1934.Dans ces quatre observations, inégales comme valeur, nous relevons certains faits disparates a priori mais qui s\u2019élucident à la réflexion.Dans la première, c\u2019est une cancéreuse du rectum avec compression du sciatique et flexion de la jambe en accommodation.Aucune manœuvre d\u2019extension n\u2019était possible à cause des douleurs.Et ces douleurs, à la suite de l\u2019injection para-vertébrale, n\u2019ont plus reparu jusqu\u2019à sa mort.Dans la deuxième : le bloquage para-vertébral a semblé améliorer la condition pathologique pour quelques jours, mais il à fallu intéresser les plexus sacrés par infiltration de néocaine-alcool qui amena une anesthésie absolue des territoires bloqués.Cependant le phlegmon périnéphritique a tout gâté et a masqué les résultats qui deviennent alors impossibles à interpréter.Dans l\u2019observation no 3 nous avons obtenu un succès réel, puisque deux mois après l\u2019injeec- tion para-vertébrale lombaire.la malade voit ses souffrances réduites à quelques douleurs vésicales seulement.Mais nous avons eu un désagrément un peu sérieux, la paralysie du crural.Et nous l\u2019expliquerons par l\u2019épaisseur des tissus que nous avons eux à traverser.Nonobstant la longueur de nos aiguilles de 100 X 0.9 millimètres, nous sommes forcément resté un peu distant de la chaîne ganglionnaire et l\u2019alcool a dû toucher le crural plus qu\u2019il n\u2019est l\u2019habitude.Dans ce cas-ci, 11 importe peu, parce que cette malade est condamnée à l\u2019alitement continu.Dans l\u2019observation IV, un bloquage périphérique à la néocaïne-alcool n\u2019ayant produit qu\u2019un effet transitoire, nous avions espéré par une injection para-vertébrale complète influencer les ganglions régisseurs de la tonicité.Nous n\u2019avons pas arrêté la dou- SR \u201d L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 675 leur mais nous avons eu, dans les jours suivants.une vaso-dilatation notable, prouvée par l\u2019oscillomètre et la température locale plus élevée, gain qui n\u2019est pas à dédaigner, puisqu\u2019il assurait une irrigation sanguine très désirable des tissus en déficience.Dans toutes ces injections para-vertébrales, le gros ennui est la névrite alcoolique post-injectionnelle dont les patients, en général, s\u2019accommodent assez bien, pourvu qu\u2019ils soient débarrassés de leurs douleurs principales.Quand ces névrites se manifestent.il y a lieu de faire des agents physiques: chaleur, diathermie ou donner des sédatifs.Ces névrites peuvent durer plusieurs semaines jusqu\u2019a six parfois.Certains sujets en sont fort ennuvés tandis que d\u2019autres les tolèrent parfaitement.Néanmoins elles finissent toujours par céder car elles ne sont jamais définitives.Nous aimerions à préciser quelques points de technique dans l\u2019injection diagnostic para-vertébrale des membres.Le malade doit être installé sur la table, en position ventrale, le thorax ou les lombes soulevés par un ou plusieurs coussins afin de faire saillir les vertèbres davantage.Si l\u2019on tente cette injection-diagnostic, le sujet devra\u2019 avoir les membres, que l\u2019on veut vérifier, bien exposés à l\u2019air dans une chambre à 60 ou 65° F.durant au moins une demi-heure afin d\u2019abaisser la température périphérique et de mieux saisir les différences thermo- génétiques des deux membres.Si l\u2019on se sert d\u2019un appareil de préei- sion dans l\u2019appréciation de la chaleur locale, on commencera à prendre, dans la chambre froide, la température sur les extrémités des orteils, sur le dos du pied et au niveau de la tibio-tarsienne, au milieu de la jambe et de la cuisse: aux mains ; bout des doigts, base des doigts dos de la main et du poignet, au milieu de l\u2019avant-bras et du bras.La température buccale est alors prise à ce moment.Sitôt l\u2019injecton para-vertébrale accomplie, il faut prendre la température périphérique toutes les cinq minutes pendant vingt minutes, en comparant toujours avec l\u2019autre membre non injecté comme contrôle.Nous croyons qu\u2019une élévation d\u2019au moins 5° C.est nécessaire pour indiquer une opération dans une insuffisance vasculaire telle que les maladies de Buerger ou de Raynaud.Morton et Scott nous ont donné un niveau de vaso-dilatation minima à 31° C.qui est très important.Naturellement, si la température de la salle d\u2019injeec- tion est très haute et que le membre présente déjà de la vaso-dilata- tion avant le bloquage.il peut y avoir une faible réponse dans la thermie cutanée et l\u2019on devra faire une déduction pour la température de la salle.Si la douleur en cause disparaît et que l\u2019appareil prouve une augmentation de 5 à 10 degrés dans la température du membre, on peut alors.avec certitude de succès, ou faire une alcoolisation ou pratiquer une sympathectemie ganglionnaire. UN CAS DE SEPTICÉMIE À STAPHYLOCOQUES Par Emile MATHIEU, Chef de service à l\u2019hôpital du Sacré-Coeur.Le staphylocoque est un hôte normal de la peau et des muqueuses.Au cours des lésions inflammatoires des téguments, par exemple du furoncle, de l\u2019anthrax, des panaris, des abeès de l\u2019aisselle, de la gale infectée, des éruptions ou excoriations superficielles, ou bien au cours des angines, des phlegmons amygdaliens, des abcès dentaires, des rhinites, des otites, des infections des voies urinaires, des métrites puerpérales, etc, le passage dans le sang du staphylocoque produit des septicémies actuellement bien étudiées.Ces lésions locales ont plus fréquemment qu\u2019on pourrait le croire un retentissement important sur l\u2019état général.(\u201cest qu\u2019il se produit à leur niveau des décharges bactériennes que le sang recoit d\u2019nne facon continue (septicémie) ou transitoire.Dans le premier eas.la culture en boîtes de Petri du sang mélangé à de la gélosc sera positive; dans le second, la fièvre en sera souvent le seul symptôme avec la présence du microbe dans l\u2019urine ou dans des abcès métasta- tiques à distance.Il existe tous les intermédiaires entre la hacté- riémie transitoire et la septicémie vraie.Comment peut-on reconnaître cliniquement la staphylococcémie 7 La notion du point de départ est primordiale, c\u2019est-à-dire que.au cours des lésions ci-dessus mentionnées, on observera les symptômes suivants: aggravation locale de la lésion.fièvre, céphalée, frissons.sub- délire, sécheresse de la langue, diarrhée, ete, réalisant suivant la virulence microbienne ou l\u2019aptitude défensive du malade.un état d\u2019intoxication banale, typhoïde ou infectieux suraigu.Au cours de ces différents états toxi-infectieux, on retrouvera fréquemment des symptômes traduisant l\u2019atteinte de la cellule hépatique (1ctère).des poumons (congestions), de la peau (purpura), du système circulatoire (endocardite et infarctus), des os (ostéo-myélite).[examen du sang montrera une hyperleucocytose avee polynueléose neutrophile.Dans certains cas.la fièvre et Phémoculture positive constitueront les seuls movens de diagnostic.Le staphylocoque est le microbe le plus apte à donner des métastases suppurées.95% d'après Lenhartz.On peut même observer PE SEE SHY mtn en L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 677 des métastases successives, si les décharges microbiennes se font à des intervalles séparés.Ces complications rendent le pronostic très sévère.Dans les cas très aigus, la mortalité est habituelle et rapide; quant aux formes lentes, le malade sera toujours à la merci d\u2019une localisation secondaire même après une accalmie où l\u2019état général semblait très amélioré.Nous avons eu l\u2019occasion d\u2019observer, il y a 18 mois, un cas de septicémie à staphylocoques dorés.La malade a guéri sans aucune complication apparente.Mlle X., 24 ans, se présente à l'hôpital pour ankvlose du genou droit.Antécédents héréditaires: rien à noter.Antécédents personnels: Rougeole à 4 ans.Angines répétées et amygdalectomie à 6 ans.À l'âge de 9 ans, elle fait une chute sur les genoux d\u2019une hauteur de trois marches d'escalier.Elle se relève et peut vaquer à ses occupations comme à l\u2019ordinaire.Quinze jours après, apparaissent du gonflement et de la douleur au niveau du genou- droit.Admise dans un hôpital, elle est opérée pour une arthrite suppurée.La suppuration dure 2 mois.Elle est guérie après 4 mois.En septembre 1932, elle est de nouveau admise à l'hôpital.Elle est âgée de 24 ans.Le genou est en flexion à 90°.Diagnostic: Ankylose de l\u2019articulation tibio-fémorale secondaire à une ostéo-myélite probable de l\u2019extrémité inférieure du fémur.L'état général est excellent.La malade est opérée et son genou immobilisé en bonne position.Hématome infecté.Drainage.Fièvre vespérale à 1008; 99° le matin jusqu\u2019au 11 novembre.A ce moment on note des frissons répétés, de la fièvre à 104°, des douleurs au niveau de l'articulation, de la suppuration.Cet état infectieux dure 6 semaines et s\u2019accompagne de pâleur, d\u2019anorexie.L'examen des viscères ne montre rien d\u2019anormal, sauf une rate qui est augmentée de volume.L\u2019auscultation est négative et le pouls en rapport avec la température.Résultat des examens de laboratoire.16 novembre: Sero-diagnostic négatif et 17 novembre: Hémoculture positive \u2014 Présence de staphylocoques, dorés.28 novembre: L'hémoculture montre encore la présence de staphylocoques dorés.Examens du sang.22 octobre 1932 21 décembre 1932 Globules rouges 3,800,000 2,900.000 Globules blancs 5.930 5,900 Folynucléaires 54% 76% Lymphocytes 38% 16% Hémoglobine 95% 70% Le 22 décembre, la malade accuse des douleurs dans la région lombaire, surtout marquées à gauche, nous pensons à un infarctus rénal qui confirmerait notre soupçon d\u2019une endocardite cliniquement impossible à affirmer.L\u2019examen des urines est plusieurs fois négatif.D'\u2019ailleurs la douleur n\u2019avait rien de caractéristique et disparut bientôt. 678 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Après le 10 janvier, la température et le pouls reviennent à la normale.L\u2019état général s\u2019améliore graduellement.Le genou reste douloureux et suppure légèrement.Guérison en mars 1933.En résumé, il s\u2019agit d\u2019un fover d\u2019ostéo-myélite apparemment guéri depuis 14 ans qui, à l\u2019occasion d\u2019un traumatisme chirurgical, se rallume pour donner une suppuration locale et une senticémie apparemment pure, sans aucune des complications particulières à cette redoutable maladie.I.état septicémique évolua sous la forme de fièvre ondulante.Comme agent anti-infectieux, avee le traitement symptomatique habituel.on employa l\u2019électrargol.(ere. REVUE GÉNÉRALE INTRODUCTION D\u2019'UNE SUBSTANCE GAZEUSE DANS LES VENTRICULES CÉRÉBRAUX ET LES ESPACES SOUS-ARACHNOÏDIENS INTRA-CRANIENS.VENTRICULOGRAPHIE-ENCEPHALOGRAPHIE.Méthode de diagnostic.Par Roma AMYOT, Médecin de l'hôpital Notre-Dame.Nous n\u2019avons nullement l\u2019intention de relater tout ce qui concerne la ventriculographie et l\u2019encéphalographie: historique, indications et contre-indications, descriptions des aspects radiographiques variés selon l\u2019étendue, la nature et la localisation des lésions encéphaliques, la statistique regardant la valeur localisatrice exacte de ces lésions et la fréquence des complications éventuelles de l\u2019insufflation intra-cra- nienne.Ce serait fastidieux et déplacé.Nous n\u2019avons qu\u2019un but en écrivant sur ce sujet: renseigner le clinicien et le praticien sur les notions principales d\u2019une très intéressante et très utile méthode de diagnostic dont se servent, couramment maintenant, les neurologistes et les neuro-chirurgiens des principaux services de neuro-pathologie.Si les circonstances ne portent pas tous les médecins à recourir à un tel procédé, tous doivent savoir ce en quoi il consiste et ce qu\u2019il peut livrer à celui qui interroge par lui.T\u2019injection d\u2019une substance gazeuse dans les ventricules cérébraux est faite dans le but de rendre visibles ces derniers sur le cliché radiographique du crâne.C\u2019est à Dandy que nous devons cette méthode d\u2019investigation, une des plus objectives de la neuro-pathologie.On y a recours depuis 1918.La déformation, l\u2019agrandissement, la diminution de capacité, le déplacement et enfin l\u2019effacement d\u2019un ou des ventricules, d\u2019une partie ou de la totalité du ventricule renseignent indirectement et assez précisément sur la présence et la localisation d\u2019une lésion intra-cranienne. 680 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Ces anomalies d\u2019aspect ventriculaire existent à condition, il va de que la lésion soit assez importante pour refouler ou attirer le tissu nerveux qui entoure les ventricules, pour remplir ces derniers, pour interrompre la libre communication inter- ventriculaire ou encore pour entraver la circulation du liquide céphalo- rachidien \u2018intra et extraventriculaire.CLICHÉ 1\u2014Radio de face.Occiput sur plaque.Cornes frontales éclairées, bien symétriques de forme, de dimension et de position.Aspect normal en \u2018\u2018ailes de papillon\u201d.Il faut se rappeler que ces modifications d\u2019aspect, correspondant à des mutations morphologiques, intéressent aussi bien le troisième et le quatrième ventricule que les ventricules latéraux.r\u2014\u2014 i peste.Gp. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 681 Habituellement, cependant, les renseignements sont de préférence fournis par l\u2019étude de la projection radiographique des ventricules latéraux et du tro'sième.Pour bien comprendre les clichés normaux et anormaux des ventricules aérés, il faut recourir à l\u2019évocation de certains souvenirs d\u2019anatomie cérébrale.4 0 CLICHE 2\u2014Radio de face.Front sur plaque.Cornes occipitales éclairées et normales.Elles prennent l\u2019aspect connu sous la dénomination de \u201ccornes de taureau renversées\u201d.' Les ventricules latéraux constituent deux cavités siégeant au sein de chaque hémisphère.Chaque cavité, symétrique de forme et dimension ainsi que de situation avec celle du côté opposé, est normalement remplie de liquide céphalo-rachidien; celui-ci s\u2019y trouve à une tension à peu près égale à la pression atmosphérique. 682 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Chaque ventricule latéral comprend un corps, une corne frontale, une corne occipale et une corne temporale, chacune d\u2019elles occupant le centre des lobes correspondants.Le liquide céphalo-rachidien (présentant à peu près la même résistance au passage des rayons X que le tissu nerveux, ce qui fait que normalement les ventricules n\u2019apparaissent pas sur les clichés) est sécrété dans les ventricules par les plexus choroïdes.CLICHÉ 3\u2014Radio de face.Malade assise.Corps ventriculaires éclairés, symétriques de forme, de dimension et de position: normaux.Ce liquide passe du ventricule latéral de chaque côté dans le troisième ventricule, par le trou de Monroe, ce qui fait que les deux ventricules latéraux communiquent entre eux par le troisième situé à la partie médiane et à un niveau inférieur.De ce dernier, le liquide se dirige vers le quatrième ventricule par l\u2019intermédiaire de l\u2019aqueduc de Sylvius.Enfin, il se répand dans les lacs de la base du cerveau, ma ci tes L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 683 après être sorti par les trous de Magendie et de Luscka du toit du quatrième ventricule.Le liquide se dirige ensuite, pour 10% de sa quantité, vers les espaces sous-arachnoïdiens spinaux, pour 90%, de la base du cerveau vers la vallée de Sylvius et vers la convexité.- Il est absorbé en grande partie par les corpuscules de Pacchioni qui sont noy(s dans le sinus longitudinal supérieur.CLICHÉ 4\u2014Radio de profil.Malade assise.Corps ventricu'aires symétriques, superposés, Normaux.Les tumeurs endocraniennes, les abcès, les volumineux fovers d\u2019hémorragie cérébrale, les contusions cérébrales, les atrophies et les scléroses plus ou moins étendues du cerveau sont susceptibles d\u2019être objectivés par la radiographie du crâne après introduction d\u2019une substance gazeuse, soit dans les ventricules seulement, soit dans les ventricules et les espaces sous-arachnoïdiens craniens. 684 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Et ceci nous amène à vous dire qu i existe deux procédés d\u2019introduction de cette substance.Et d\u2019abord cette dernière peut être du gaz carbonique.de l\u2019oxygène ou simplement de l\u2019air stérilisé.En général.on se sért d\u2019oxygène ou d\u2019air stérilisé.On peut donc introduire, disons l\u2019air, dans les ventricules, soit directement après trépano-ponction de la voûté\u2018lu crâne, soit indiree- tement par voie rachidienne.CLICHÉ 5\u2014Radio de face.Malade assise.Dilatation énorme du ventricule latéral gauche.Le ventricule droit est rapetissé, refou.é vers le côté gauche et abaissé.On trépane le plus souvent los occipital en un point de repère bien identifié et on insuffle les ventricules par voie de la corne ocepitale.L\u2019air se localise exclusivement dans les ventricules; ceux-ci seuls sont visibles à la radiographie.Il s\u2019agit d\u2019une pneumo-ventriculographie. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 685 La quantité d\u2019air injectée varie selon surtout les cas et les circonstances plus que selon les opérateurs.Parfois, on va jusqu\u2019à assécher les ventricules, y remplaçant graduellement le liquide soutiré par de Pair (jusqu\u2019à 80 à 125 ce.) ; ailleurs, on n\u2019injecte qu\u2019une quantitée partielle de gaz en retour d\u2019un volume égal de liquide soustrait.CLICHÉ 6\u2014Radio de profil.Côté gauche de la tête du malade sur la plaque.Une partie de l'air a passé dans le ventricule droit, petit et abaissé.L\u2019autre partie est demeurée dans le gauche dont on peut apercevoir l\u2019image très agrandie et estompée.Il ne faut jamais atteindre, par l\u2019air injecté, une pression supérieure à celle qui existait avant toute exploration.Lorsque le gaz est dirigé par ponction rachidienne, le plus souvent par voie lombaire.le malade étant assis, il pénètre dans les espaces sous-arachnoïdiens spinaux, il monte et arrive dans la grande citerne cérébelleu-e de la base; en grande partie, poursuivant une direction inverse a celle de la progression normale du liquide céphalo- 686 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA rachidien, il s\u2019introduit par les trous de Magendie et de Luscka dans le quatrième ventricule et se rend jusqu\u2019aux ventricules latéraux.L'autre partie se diffuse dans les lacs de la base et monte dans les espaces sous-arachnoïdiens de la convexité du cerveau.CLICHÉ 7\u2014Radio de face.Malade assise.Les ventricules latéraux n'apparaissent pas à leur place.À la partie médiane, bulle d\u2019air occupant, soit le troisième ventricule couché.soit une corne frontale très abaissée.Dans cette dernière occurrence, il s\u2019agit d\u2019une pneumo-encéphalo- graphie, puisque le cliché radiograph'que rend visibles non seulement les ventricules aérés, mais également les lacs de la base et les espaces sous-arachnoïdiens pénétrés par air.TJ exploration s\u2019y trouve RE EE EE L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 687 plus étendue et c\u2019est la raison pour laquelle le vocable qui la désigne a une signification moins restrictive.Cette méthode est contre-indiquée lorsqu\u2019il existe une hypertension intracranienne, car elle est beaucoup plus susceptible de provoquer subitement une augmentation de la tension et un coincement du bulbe par les amygdales cérébelleuses engagées dans le trou occipital; ce qui constitue une complication des plus graves.CLICHÉ 8\u2014Radio de face.Ma'ade assis.Ventrieul* gauche di atée et 3 .n\u2019ayant pas sa forme nomrale.Ventricule droite de dimension excessivement réduite, mais en position norma\u2019e.Asymétrie trés considéiable.5 .« L\u2019insufflation par voie rachidienne se fait graduellement à mesure que l\u2019on soustrait du liquide à la quantitée de 5 à 10 ce.à la fois.En se servant du manomètre, adapté.soit à son aiguille propre G88 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA introduite à un niveau plus haut par une seconde ponction, soit à l\u2019aiguille même qui sert à l\u2019introduction de l\u2019air.on peut et on doit conserver, durant le cours de l\u2019opération.la même tension intra- rachidienne.Selon les circonstances et selon les opérateurs, les ventricules et les espaces sous-arachnoïdiens peuvent être en quelque sorte asséchés ct remplis d\u2019air à une quantité se chiffrant en moyenne autour de Fr sx EE Lo 9 PA CLICHÉ 9\u2014Radio de profil: Malade assis La même asymétrie apparaît.Grand ventricule gauche et petit ventricule droit superposés.100 ce, ou bien on ne fait pénétrer que des quantitées inférieures allant jusqu\u2019à un minimum de 5 à 10 cc.L\u2019insufflation des ventricules et des espaces sous-arachnoïdiens (directement ou indirectement) déterminent des incidents, créant des malaises, des douleurs et des réactions neuro-végétatives.Ainsi, le sujet ressent, au moment de l\u2019injection, de la céphalée sur le dessus de la tête, il transpire, il a souvent la nausée et vomit parfois.Dans d\u2019autres circonstances, il se sent faiblir, son pouls et sa respiration se ralentissent et, au cours d\u2019insufflations plus massives, il peut manifester une tendance au collapsus.a» L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 689 Si l\u2019investigation se fait par voie rachidienne, de la rachialgie peut apparaître.Souvent, une réaction thermique de 100 Far.environ est remarquée le jour même de l\u2019insufflation.CLICHÉ 10\u2014 Radio de face.Malade assis.Dilatation du ventricule droit.Ventricule gauche normal.Chez quelques malades, toujours à la suite d\u2019injection de grosses quantitées d\u2019air, on a pu assister à des crises de contracture ou de convulsions. 690 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Chez un sujet qui n\u2019est pas porteur de léslons encéphaliques grossières et susceptibles d\u2019entraver les circulations céphal!o-rachidienne et sanguine, comme des tumeurs et des abcès volumineux, ou des lésions d\u2019origine vasculaire, comme Phémorragie et le ramollissement céré- CLICHÉ 11\u2014Radio de profil.Malade assis.Les d:ux vent icu'es apparaissent superposés, le droit dilaté et en sombre, le gauche de d\u2018mension normale et en plus c'air.braux, la pneumo-encéphalographic ou la ventriculographie.on peut l\u2019affirmeer, ne sont pas dangereuses.Elles sont désagréables à subir (et encore), mais elles n\u2019amènent pas d\u2019accidents sérieux. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA G91 Par ailleurs, chez les sujets à lésions sus-mentionnées, elle peut aller jusqu\u2019à amener la mort, si un neuro-chirurgien n\u2019est pas préparé à intervenir immédiatement, et cela particulièrement, lorsqu\u2019on introduit de fortes quantitées d\u2019air.Ainsi, la mortalité sur environ 1,000 insufflations faites par différents neurologistes et neuro-chirurgiens s\u2019élèverait À une moyenne de 6 à 8% non seulement à la suite d\u2019insufflations massives, mais surtout chez des malades porteurs de lésions profondes et étendues de leur encéphale, comme de volumineuses tumeurs très souvent inopérables, des hydrocéphalies énormes, des hémorragies et des ramollissements cérébraux.I1 va sans dire que plus la quantitée de substance gazeuse insufflée sera considérable, plus complètement et objectivement se profilera l\u2019image des ventricules dans toutes leurs parties et celle des sentiers de la base et de la convexité par lesquels circule le liquide céphalo- rachidien ; plus clairement aussi seront indiqués les déformations, les déplacements, les dilatations, les effacements et les asymétries de ces ventricules; en conséquence, plus facilement et précisément pourra être localisée et appréciée, quant à son volume et presque à sa forme, la lésion qui modifie l\u2019aspect des cavités ventriculaires et des espaces sous-arachnoïdiens.Il s\u2019agira d\u2019un véritable moulage ventriculaire, lorsque l\u2019air remplira la totalité des parties des ventricules qui pourront être vues au même moment sur le même cliché.On peut obtenir des renseignements très précieux en introduisant des quantités beaucoup moins abondantes d\u2019air, en n\u2019insufflant que 5 à 15 ce.de gaz par exemple.Mais alors, pour arriver à cette fin de rendre visibles toutes les parties des ventricules latéraux et le troisième, il faut recourir à un procédée très simple qui consiste à radiographier le crâne alors que la tête est placée dans des positions différentes, de manière à illuminer les segments ventriculaires qui sont à un niveau supérieur et où va se loger la bulle d\u2019air ou de gaz plus légère que le liquide.Ainsi, si on place l\u2019occiput du sujet sur la plaque radiographique, l\u2019air monte dans les cornes frontales et la radiographie fait apparaître ces dernières.Si inversement, le front est appliqué sur la plaque.la pneumoventriculographie fait voir les cornes occipitales.Si le sujet demeure dans la position verticale, le corps ventriculaire devient particulièrement apparent.Un ventricule sera plus visible selon que l\u2019on recommandera au malade de placer sur la plaque, soit le côté 692 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA gauche, soit le côté droit de sa tête, le ventricule du côté opposé étant partiellement éclairé.Laruelle nomme cette méthode des petites doses injectées par voie rachidienne: le repérage ventriculaire.Depuis environ deux ans, nous avons eu l\u2019occasion de faire 14 insufflations encéphaliques par de l\u2019air stérilisé (air recueilli dans une seringue à travers une flamme).Nous n\u2019avons injecté que des quantités très restreintes, soit de 10 à 25cc.et par voie lombaire.Deux malades présentaient de volumineuses tumeurs.Chez une de ces malades, l\u2019encéphalographie confirma très objectivement la simple présomption que nous avions de la présence d\u2019une néoformation.Un malade était porteur d\u2019un abcès frontal.Trois malades, dont un avec fracture du crâne, offraient le syndrome dit subject:f des traumatisés du crâne, et dans les trois cas l\u2019encéphalographie aida à affirmer l\u2019organicité des troubles invoqués.Un autre malade, épileptique et céphalalgique, avait une hémiplégie gauche progressive.À l\u2019opération, faite par le docteur Penfield, on trouva une arachnoïdite séreuse de la convexité du cerveau, à droite.L\u2019encéphalographie avait été négative.Les autres malades se plaignaient de céphalée sans autre symptôme clinique et sans cause apparente (5), ou étaient épileptiques (2).Chez ces 7 malades, l\u2019image encéphalographique fut trouvée normale.Aucun accident sérieux ne suivit l\u2019insufflation, même chez les ?malades porteurs de tumeur et chez celui qui avait un abcès; par ailleurs, elle nous a servi.Tout particulièrement dans un cas, elle nous a décidé à faire opérer une malade souffrant de céphalée depuis 15 ans et qui ne présentait pas de signes de localisation et que de très légers signes généraux de tumeur intra-cranienne.Le repérage ventriculaire que nous avons effectué sur elle, nous n\u2019aurions d\u2019ailleurs jamais osé injecter des doses considérables d\u2019air, ne nous a pas livré le secret de la loca?isation tumorale précise, mais, par l\u2019anormalité de l\u2019encéphalographie, il nous a fourni le signe le plus objectif, chez cette malade, d\u2019une tumeur intracranienne.C\u2019était inestimable, car, pour notre part du moins, un diagnostic qui doit conduire vers une opération délicate et dangereuse doit s\u2019étayer sur des signes de- certitude ou, pour le moins, de très forte présomption.Dans les trois cas de traumatisme cranien, l\u2019encéphalographie, par bonheur, nous a enlevé le doute portant sur l\u2019authenticité et la vé- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 693 racité des plaintes de ces traumatisés.Elle aurait pu les soulager de leur céphalée comme il a été observé qu\u2019elle l\u2019avait fait, chez des malades semblables, par certains neuro-chirurgiens (Penfield, Clovis Vincent ete.).Les encéphalographies négatives chez nos céphalalgiques et nos deux épileptiques nous ont indqué qu\u2019il ne s\u2019agissait sûrement pas de lésions grossières.Evidemment, à leur concerne, un moulage ventriculaire et un remplissage complet des espaces arachnoïdiens permettraient peut-être d\u2019y constater des lésions corticales: des lacunes de la convexité, des anomalies d\u2019aspect des voies de passage du liqude céphalo-rachidien à la base du cerveau.Mais, cela est du domaine du neuro-chirurgien; un neurologiste seul ne peut encourir les risques d\u2019une insufflation plus massive.Il doit se limiter au simple repérage ventriculaire, au simple dépistage des lésions grossières qui affectent la morphologie ventriculaire.En conclusion, l\u2019encéphalographie par l\u2019intermédiaire de petites quantitées d\u2019air peut rendre de grands services au neurologiste.Elle ne doit cependant être mise en œuvre que comme facteur auxillaire de la clinique, confirmant, suppléant et parfois infirmant les renseignements fournis par cette dernière.Dans le but de rendre ces notions élémentaires plus démonstratives, nous nous permettons de reproduire quelques clichés de malades étudiés par nous à l\u2019hôpital Notre-Dame et dont nous résumons tres brièvement les observations.; Nous avons tenu à présenter une série de clichés normaux qui font voir ce que donne cette méthode des petites quantitées d\u2019air, le repérage ventriculaire, associée à des prises de radiographie du crâne sous différentes incidences et positions de la tête.On pourra constater les aspects des différents segments des ventricules latéraux: on pourra surtout, par comparaison, s\u2019apercevoir facilement de l\u2019anormalité des autres qui suivent.Nous aurions pu en montrer un nombre considérable, mais dans le but de ne pas surcharger notre travail, nous nous sommes limité à quelques-uns des plus intéressants et des plus objectifs.Clichés 1-2-3-4 Célibataire, f., 29 ans.Vertiges depuis l\u2019âge de 15 ans.Depuis quelques mois, crises convulsives violentes en trois circonstances.Aucun signe clinique.Ponction lombaire, le 11 décembre, tension 20 cent.; liquide céphalo-rachidien aux réactions normales.Injection de 10 cc.d\u2019air stérilisé.Céphalée de 694 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA légère intensité.Température vespérale du même jour: 99 1/5 F.B.W.du sang négatif.Clichés 5-6 Homme, 45 ans.Céphalée, hémiplégie et hémianesthésie gauches.ITémi- anopsie gauche.Crises convulsives généralisées avec perte de conscience.Stase papillaire.Tension du liquide céphalo-rachidien 32 cent.(malade couché).L.C.R.normal, sauf réactions de la globuline +.Crises algiques au membre supérieur gauche.Amyotrophie à la racine de ce membre.B.W.du sang négatif.Injection de 12 c.c.d\u2019air stérilisé par voie lombaire le 22 juillet 1932.Pas de réaction thermique.Céphalée augmentée en intensité pendant 2 jours.Opération par le docteur Wilder Penfield de l\u2019hôpital Royal Victoria.en \u2018août 1932.Exérèse d\u2019un volumineux mélano-sarcome pariéto-occipital droit.Suites opératoires excellentes.Récidive certaine, vu la nature de la tumeur.Survie d\u2019un an et demi.Cliché T Femme.35 ans.Céphalée depuis 15 ans.Très légère stase papillaire.Vision OGD 10/10, rétrécissement du champ visuel pour le blanc et les couleurs surtout dans les champs temporaux.Agrandissement de la tache aveugle.Troubles de l'humeur, du caractère et du comportement à type pithiatique.Réflexes tendineux et périostés plus vifs au membre supérieur gauche.Réflexes abdominaux gauches moins apparents qu\u2019à droite.B.W.du sang négatif.Ponction lombaire, le 16 mai 1933.Tension du liquide 35 cent.(couchée).Toutes les réactions biologiques négatives.Injection de 10 c.c.d\u2019air stérilisé.Température vespérale du même jour 99 1/5 F.Vomissements alimentaires et céphalée plus intense pendant 8 jours après cette injection.Opération par le docteur W.Cone de l\u2019hôpital Royal Victoria, le ler juin 1933.Exérèse d\u2019une volumineuse tumeur en forme de sablier, développée bilatéralement dans les lobes frontaux, s\u2019implantant par deux pédicules sur la faux du cerveau.Méningiome.Suites opératoires excellentes.Cure radicale.Une ventriculographie plus complète faite à l\u2019hôpital Victoria avait décelé un abaissement des deux cornes frontales.Clichés 8-9 Homme, 24 ans.Accident d\u2019automobile en avril 1932.Fracture du frontal et du temporal gauches, probablement fracture de la base.Sang dans le liquide céphalo-rachidien.Coma durant 4 jours.Confusion mentale durant 12 jours avec agitation motrice.Depuis, céphalée intermittente, fatigabilité, tendance dépressive, méfiance, inappétence, pusillanimité, hyperémotivité, incurie, indécision.Tremblement de la lévre supérieure gauche, congestion papillaire.Ponction lombaire le 7 décembre 1933.Tension du liquide (couché) 18 cent.Liquide normal, sauf albuminose de 0.55 centig.B.W.du sang négatif. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 695 Injection de 20 c.c.d\u2019air stérilisé.Pas de réaction thermique.Céphalée durant 2 jours nécessitant de la morphine pendant la nuit qui suivit le jour où l\u2019injection fut faite._ Clichés 10-11 Homme, 36 ans.Céphalée depuis accident survenu le 25 novembre 1932, où une pierre de 15 livres fut projetée de 25 pieds de hauteur sur le pariétal droit de la tête du malade.Pas de fracture du crâne.pas de perte de conscience.Mauvais sommeil, asthénie, fatigabilité, bouffées de chaleur à la tête, céphalée surtout à droite.Ponction lombaire, le 25 juillet 1933.Tension du liquide 60 cm.(malade assis).Toutes les réactions du liquide étant normales, sauf l\u2019albuminose qui fut de 0.40 centig.B.W.sanguin négatif.Injection de 30 c.c., par voie lombaire, d\u2019air stérilisé.Lendemain matin, température a 100° F.Céphalée légèrement intensifiée.{0e © PETITE CLINIQUE OSTÉOMYÉLITE RÉCIDIVANTE CHEZ UN ENFANT DE 10 ANS Par J.-Edmond DUBE, Chirurgien de l'Hôpital Sainte-Justine L\u2019observation qu\u2019il m\u2019est agréable de présenter est celle d\u2019un enfant de dix ans qui souffre actuellement d\u2019une ostéomyélite chronique récidivante de l\u2019avant-bras gauche, intéressant l\u2019extrémité inférieure du radius.Cette fillette a été hospitalisée en décembre 1933, pour tuméfaction localisée à la partie inférieure de l\u2019avant-bras et comme nous l\u2019avions déjà traitée il v a trois ans pour une infection identique, nous avions aussitôt pensé à un réveil de sa lésion.Cependant, le diagnostic au début ne put être posé d\u2019une façon certaine car.deux radiographies furent négatives.Malgré tout, il a fallu ouvrir la tuméfaction et drainer un abcès considérable; au cours de l\u2019opération aucune atteinte périostique ou osseuse ne put être décelée.Après l\u2019intervention, la lésion loin de s\u2019améliorer, continuait à évoluer avec une température persistante, un état général médiocre et un état local faisant toujours croire à une infection plus profonde.En présence de ce résultat négatif malgré le traitement précoce, nous avons demandé une nouvelle radiographie qui nous révéla alors une atteinte considérable osseuse, indiquant à coup sûr une récidive d\u2019ostéomyélite.L\u2019ostéomyélite peut être considérée comme une affection fréquente caractérisée par l\u2019inflammation de la moelle osseuse avec des répercussions plus ou moins étendues vers l\u2019os et le périoste, à tel point qu\u2019il est souvent difficile à une certaine période de la maladie, de différencier nettement l\u2019ostéite avec l\u2019ostéomyélite.L\u2019évolution de cette infection est très variable; le début, en dehors de la variété fracturaire qu\u2019il faudrait étudier à part, est presque toujours spontané et souvent difficile à préciser.On peut rencontrer l\u2019ostéomyélite indifféremment chez les garçons ou chez les filles entre 10 et 15 ans, rarement entre trois et 9 ans; elle s\u2019observe également chez les nourrissons de 6 mois à 1 an.ES L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 697 L\u2019infection est presque toujours due à une inoculation microbienne, dont les voies d\u2019entrée sont multiples et dont la propagation se fait par voie sanguine.Une plaie cutanée, une infection des fosses nasales ou des amygdales une infection dentaire peuvent être Fig.1.\u2014 Etat de la lésion au début.le point de départ de l\u2019ostéomyélite, mais parfois il est impossible de trouver la véritable cause.Dans presque tous les cas, l\u2019examen du pus révèle la présence du staphylocoque doré quelquefois du streptocoque et parfois de bacille d\u2019Eberth.L\u2019ostéomyélite peut se localiser sur tous les os même sur les vertèbres et sur le crâne, mais on le rencontre de préférence dans les 698 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA os longs, le fémur, le tibia, l\u2019humérus et presque toujours au niveau des épiphyses fertilessalors que se développant dans le bulbe de Pos, il peut faire des ravages considérables, souvent en peu de temps; Fig.2.\u2014 Amélioration au cours du traitement.chez le nourrisson, l\u2019infection se localise surtout à la tête du fémur et évolue avec une grande gravité.Nous avons fréquemment observé des malades chez qui l\u2019infection ostéomyélitique avait progressé dans l\u2019espace de quelques jours et souvent avec des symptômes très sérieux, pouvant amener une intoxication profonde de l\u2019organisme et compromettre l\u2019existence.Les ostéomyélites évoluent presque toujours avec les mêmes symptômes; le début est brusque, la douleur parfois est très forte et L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 699 localisée au membre sans point fixe, la température est élevée et méme a cette période, l\u2019état général est atteint; la radiographie reste souvent négative pendant un temps assez long et sans cet aide précieux, le diagnostic exact est difficile à poser.Si l\u2019infection est suraiguë, les symptômes sont beaucoup plus accentués, surtout en ce qui concerne l\u2019état général alors que le malade est très agité et le membre intéressé complètement impotent.Dans cette variété, l\u2019infection peut se propager rapidement sans localisation précise et très souvent, le malade meurt de septicémie.Dans les formes subaiguës et chroniques d\u2019emblée, les symptômes sont moins marqués et parfois même l\u2019infection peut disparaître dans l\u2019espace de quelques jours, à la suite de pansements simples.En général cependant, la suppuration s\u2019établit au niveau d\u2019un point fixe et dès que le pus s\u2019est collecté, l\u2019état général s\u2019améliore rapidement.En présence d\u2019une infection d\u2019ostéomyélite, que faut-il faire?Nous présumons bien entendu, que le dagnostic est bien établi et qu\u2019il ne reste qu\u2019à choisir un traitement, parmi les nombreux qui existent.Un point semble acquis; s\u2019il y a collection purulente, il faut intervenir par une trépanation et un curettage soigné de la région et nous émettons cet avis, malgré les quelques heureux résultats que le bactériophage et les vaccins aient pu donner.Plusieurs traitement complémentaires ont été préconisés.La méthode d\u2019Orr qui consiste à déposer de la vaseline stérilisée dans la cavité osseuse et à immobiliser le membre dans un appareil plâtré, a trouvé de nombreux adeptes et il est indéniable que cette technique a donné de beaux résultats, mais l\u2019évolution déjà très longue de la maladie a été peu ou pas influencée.On pourrait tirer les mêmes conclusions pour la méthode d\u2019Albee qui recommande de panser la plaie avec une préparation de vaseline paraffinée, au milieu de laquelle on laisse des ouvertures pour permettre de passer et de fixer des cathétères, dans l\u2019intérieur desquels on dépose à des intervalles réguliers, des solutions de bactériophage.Depuis quelque temps, on a traité ces lésions osseuses avec des solutions d\u2019acide picrique et de carbonate de chaux, mais c\u2019est une thérapeutique nouvelle qui n\u2019a pas encore fait ses preuves.Il nous reste une autre méthode de traitement, qui croyons-nous, mérite toute notre considération.Il s\u2019agit de la méthode de Baer, \u2014 l\u2019application des larves de mouches dans les cavités osseuses, préalablement préparées par un curettage.Cette technique que nous employons depuis déjà plusieurs années nous a donné des résultats hes satisfaisants et sans être une panacée, contribue d\u2019une façon très appréciable à raccourcir la durée de l\u2019évolution de d\u2019ostéomyélite chronique et assure dans une très forte proportion des cas, une guérison définitive.{ 1 LC > VA GOITRE.FAITS DIVERS Par Réal DORE, « Chirurgien à l'Hôpital Notre-Dame.On ne doit pas conclure à l\u2019absence de goitre quand la glande thyroïde n\u2019est pas ou à peu près pas augmentée de volume.Il arrive souvent qu\u2019un basedowien hypertoxique ait une glande normale au palper.L'état pathologique d\u2019un goitreux n\u2019influence pas toujours d\u2019une façon systématique son métabolisme basal.La plupart des goitreux toxiques présentent un métabolisme basal qui indique un degré de toxicité tout à fait en rapport avee la symptomatologie clinique du patient.Il y en a d\u2019autres qui sont toxiques cliniquement mais dont la recherche du métabolisme, à notre grande surprise si nous ne sommes pas prévenus, donne un chiffre normal ou à peu près.Ces goitreux n\u2019en sont pas moins des hyperthyroïdiens, ou encore des dwsthvroïdiens.Il nous faut ignorer chez ceux-ci cet examen de l.boratoire au cours du traitement institué.Devons-nous toujours tenir compte du chiffre fourni par l\u2019examen du métabolisme basal chez l\u2019hyperthyroïdien et non le dysthyroïdien ?La pratique du métabolisme est une opération délicate qui exige non seulement des connaissances techniques mais aussi une compétence clinique de la pathologie de la grande thyroïde.Le chiffre fourni par l*xamen du métabolisme n\u2019aura de la valeur pour le médecin traitant que si le goitreux en cause est entre des mains expertes.Différentes formes cliniques du goitre se présentent au clinicien.Je laisse de côté le cas classique du goitreux toxique, basedowien ou non, tel que décrit dans les nombreux auteurs.Je m\u2019en tiens aux cas que la pratique journalière nous donne l\u2019occasion de rencontrer.Nombreuses sont les clientes, puisque ce sont presque toujours des femmes, qui consultent avec l\u2019idée bien arrêtée qu\u2019elles souffrent du goitre.De prime abord le médecin consulté a aussi cette impression.Il existe une catégorie de malades qui ont du goitre à peu près tous les symptômes, mais qui sont loin d\u2019être des goitreux.Il s\u2019agit des hypersympathicotoniques.(rile, de Cleveland, donne a cette affection l¢ mom de \u201casthénie neuro-circulatoire\u201d.Il attribue cet état a ul \u2018hyperfonctionnement des capsules surrénales, maladie pour laquelle il propose intervention suivante: Denervation of the supra- renal glands.(Pour plus amples détails voir Union Médicale, mai 1934.page 479.) L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 701 Ces malades présentent presque tous les symptômes du goitre toxique; nervosité, tremblement, insomnie, tachycardie, bouffées de chaleur, peau moite, éréthisme cardiaque, ete.L\u2019absence de trois symptômes de l\u2019hyperthyroïdie doit mettre la puce à l\u2019oreille du clinicien : la glande thyroïde n\u2019est pas augmentée de volume, le métabolisme basal n\u2019est pas influencé par cette surexcitation du sympathique, l\u2019amaigrissement, fait constaté chez tous les hyperthyroïdiens, n\u2019existe pas ou encore est insignifiant par rapport à l\u2019état nerveux du patient en cause.Ces malades ne sont pas des goitreux.Inutile de parler des résultats néfastes qui suivraient une thérapeutique chirurgicale ou physique pratiquée sur la glande thyroïde.Crile dit: \u201cCa n\u2019est que le jour où le temps aura justifié la vulgarisation de la chirurgie du sympathique surrénalien que nous aurons raison de conseiller une intervention chirurgicale à ces malades\u201d.En attendant ce jour seul le médecin doit suivre et traiter les hypersympathicotoniques.Que faire chez une femme enceinte porteuse d\u2019un goitre dont l\u2019hyperthyroïdie, au cours de la grossesse, s'aggrave d\u2019une façon Inquiétante quel que soit le traitement institué ?Lors du congrès de l\u2019American Association for the study of Goitre, tenu à Hamilton, il y a deux ans, après lecture et discussion de nombreuses observations on en est venu à la conclusion que la période la plus propice pour intervenir est celle qui s\u2019écoule entre le troisième et le cinquième mois de grossesse.Il va sans dire qu\u2019il cest indiqué d\u2019intervenir à la condition que la malade n\u2019ait pas répondu d\u2019une facon satisfaisante au traitement médical antérieur.Au cours de ces deux mois le risque de provoquer l\u2019avortement n\u2019existe pratiquement pas.Les mères de famille consultent en très grand nombre pour une tuméfaction de leur glande thyroïde, tuméfaction qui s\u2019aggrave à chaque grossesse ou encore au cours de la période de la lactation.Ces goitreuses sont rarement toxiques et le traitement médical seul est indiqué.Il s\u2019agit toujours en l\u2019occurrence d\u2019une défic:etice alimentaire ou de l\u2019absence de vitamines.Il est convenu de dire qu\u2019il y a chez elles hypertrophie compensatrice de la glande thyroïde.Si la sécrétion thyroïdienne devient toxique il y a lieu d\u2019euvisager une thérapeutique chirurgicale ou physique.Avant la vingtaine, une jeune fille \u2014 il en est ainsi d\u2019un enfant d\u2019âge scolaire, présentant un goitre parenchymateux simple ou toxique \u2014 ne doit pas être opérée ni irradiée.La thyroïdectomie précoce, ou la radiothérapie pour ceux qui y croient, est indiquée chez tous les basedowiens quel que soit l\u2019âge. 702 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Il a été maintes fois prouvé par l\u2019expérimentation que l\u2019administration d\u2019extrait thyroïdien fait d\u2019un individu en santé un hyper- thyroïdien.A plus forte raison en est-il ainsi de celui qui souffre déja d\u2019hyperthyroidie.A l\u2019hyperthyroïdien il ne doit pas être prescrit d\u2019extrait thyroidien.Et chez le goitreux simple il faut v aller prudemment avec ce médicament qui peut devenir la caus: de la transformation toxique de la sécrétion thyroïdienne.Il en est de même de l\u2019administration de l\u2019iode.Conibien de goitreux, et ils sont nombreux, absorbent-ils de l\u2019iode, sou: une forme quelconque, et dont la toxicité thyroïdienne s\u2019aggrave au cours de l\u2019iodothérapie?Nombreuses sont les observations que nous pourrions tous citer à ce sujet.Pour se convaincre de ce fait il faut lire dans l\u2019Union Médicale de septembre et octobre 1930, ce qu\u2019écrivait, grâce à ses nombreuses expériences scientifiques et personnelles, un de nos distingués maîtres de l\u2019Université de Montréal.L\u2019iode rend service aux goïitreux mais pas à tous les goitreux.Quand l\u2019effet attendu de ce métalloïde n\u2019est pas satisfaisant.persister plus longtemps à le prescrire c\u2019est faire courir aux goitreux un risque impardonnable d\u2019aggravation.Pouvons-nous expliquer l\u2019existence de résultats peu favorables qui font suite quelquefois à la thyroïdectomie?ou encore certaine récidive?Assez souvent, oul.I n\u2019y a aucun doute que la technique suivie par le chirurgien a beaucoup d\u2019importance pour l\u2019avenir du goitreux opéré.Il ne faut pas craindre de pratiquer une ablation large des lobes thyroid:ens.La technique de Sébileau sera donc très très rarement mise en pratique.Il est plus facile chez un thyroïdectomisé de lutter contre un léger myxœdème, la plupart du temps temporaire, qu\u2019il ne l\u2019est contre un état hyperthyroïdien.Chez l\u2019adénomateux toxique le chirurgien ne doit pas se contenter d\u2019énucléer la tumeur encapsulée à la manière d\u2019un noyau de prune.Une thyroïdectomie sub-totale est nécessaire, de peur que le tissu thyroïdien environnant ne soit le siège d\u2019une hyperplasie thyroïdienne en évolution.; La thyroïdectomie totale comporte le risque de la section du nerf récurrent.Tout de même il ne faut pas craindre d\u2019y avoir recours quand l\u2019évolution de l\u2019hyperplasie de toute la glande est très active.Ici une dissection minutieuse est indispensable si l\u2019on veut récliner sous un écarteur le nerf récurrent que l\u2019on ne doit pas risquer de couper. REVUE DES LIVRES Questions cliniques d\u2019actualité, 4e srie, (leçons professées à la charité service du professeur Sergent), par MM.P.-F.Armand DELILLE, F.DIEUDONNE, N.FIESSINGER, M.ISELIN, H.JANET, L.LAN- GERON, CI.LAUNAY, C.LIAN, P.MAURIAC, R.MIGNOT, M.MOUQUIN, D.PAULIAN, J.PIGNOT, J.QUENU, L.RIBADEAU- DUMAS, E.SERGENT, J.TROISIER, R.TURPIN.Le professeur Sergent continue la série de ses publications sur les \u201cQuestions cliniques d\u2019actualité\u201d.La première série, parue en 1929, est épuisée; la seconde, en 1930, la troisième en 1932.Aujourd\u2019hui paraît la quatrième série, en un volume de 280 pages, illustré de plusieurs figures intéressantes, en particulier les hernies diaphragmatiques.Il est difficile d\u2019analyser succinctement un livre où les sujets les plus variés sont réunis en un seul volume.La seule facon logique d\u2019y intéresser le praticien est d\u2019en publier la: liste complete: Les principales formes de début et le diagnostic de la tuberculose pulmonaire chez l\u2019enfant, par P.-F.ARMAND-DELILLE.Le pneumothorax dans diverses formes cliniques de la tuberculose pulmonaire, selon les tempéraments, par F.DIEUDONNE.La forme pseudo-lithiasique du cancer de l\u2019ampoule de Vater, par Noël FIESSINGER.Techniques nouvelles d\u2019intervention dans les suppurations pulmonaires, par Marc ISELIN, Les hypothyroïdies à symptômes dissociés dans l\u2019enfance, par H.JANET.Sur le traitement des oblitérations artérielles des membres, par L.LANGERON.Les purpuras infectieux aigus primitifs, par Clément LAUNAY.La pression artérielle moyenne et son importance séméiologique, par Camille LIAN.Du danger des explications simplistes en biologie et en médecine, par Pierre MAURIAC.Sur un cas de granulomatose avec syndrome médiastinal, par René MIGNOT.Périartérite noueuse, par M.MOUQUIN.Etudes anatomo-cliniques de la sclérose en plaques, par D.PAULIAN.La bactériophagie.Principes généraux de thérapeutique par le bactériophage, par Jean PIGNOT.Les hernies diaphragmatiques, par Jean QUENU.L\u2019hyperthermie et la fièvre du nourrisson, par L.RIBADEAU-DUMAS. 704 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Quelques constatations cliniques sur le nerf phrénique, par Emile SERGENT, La spirochétose méningée, par Jean TROISIER.L\u2019avenir des caractères acquis, par R.TURPIN.* + + Le praticien y trouvera tous les renseignements nouveaux et pratiques, au sujet des questions traitées par des médecins compétents.Ce livre sera utile à consulter en maintes circonstances.et nous croyons que les praticiens en retireront le plus grand bénéfice dans la pratique de la médecine usuelle.(1) LESAGE.L\u2019Exploration clinique médicale.Technique et Séméiologie.\u2014 Publié sous la direction du professeur Emile SERGENT, avec la collaboration de MM.BORDET, GEORGE, HAZARD, D\u2019HEUCQUEVILLE, LIAN, MIGNOT, OURY, PRUVOST et BADEAU-DUMAS.Depuis quelques années, nous attendions une nouvelle édition du livre tant désiré du professeur Emile Sergent.Nous venons de recevoir cet important ouvrage, sous la forme de deux forts volumes de près de 600 pages chacun.Revu, augmenté et adapté à la pratique actuelle de la médecine, cet important ouvrage rendra les plus grands services au médecin et à l'élève.Il constitue une véritable introduction à l\u2019étude de la médecine pratique en nous initiant à la séméiologie et, par conséquent, aux moyens les plus sûrs d\u2019arriver à un diagnostic aussi précis que possible.Certains chapitres sont abondamment illustrés afin de préciser la topographie de certaines lésions et leur aspect anatomo-clinique.Il nous faudrait, pour rendre justice à notre éminent collègue Sergent et à ses collaborateurs, publier une étude détaillée sur chacun des chapitres de cette importante publication.Tous les organes y sont étudiés, en s\u2019aidant des méthodes de laboratoire, de la radioscopie, de la radiographie et de toutes les méthodes de recherches qui ont pour but de déccler, soit un trouble fonctionnel, soit un trouble pathologique.Ces deux volumes, je le répète, sont abondamment illustrés.On y trouve même des dessins coloriés concernant les différentes réactions du laboratoire.Cette nouvelle édition vient à son heure pour renseigner, à la fois, et le médecin et l\u2019élève.Nous ne saurions mieux faire que de citer textuellement la préface que le professeur Sergent a écrite, au moment de la publication du premier volume: \u201cCe n\u2019est pas sans émotion, écrit-il, que j'ai relu la Lettre-Préface du regretté Maître Lucas-Championnière, ainsi que l\u2019introduction que j'avais (1) On peut se procurer ce livre en s\u2019adressant à Masson & Cie, éditeurs, 120, boulevard Saint-Germain, Paris, et à la Maison Eddé & Cie, New Birks Dldg., à Montréal. > © st L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA écrite moi-même, en 1913, il y a vingt ans, pour présenter la première édition de mon précis: T'echnique clinique médicale et séméiologie élémentaires.\u201cCes deux documents évoquent pour moi le souvenir d\u2019un passé qui eut ses heures de déceptions et de joies et qui restera toujours gravé dans ma mémoire et dans mon cœur.Ils ne sauraient disparaître; il est juste et nécessaire qu\u2019ils figurent à la première place, dans la première édition du Traité élémentaire d\u2019Exploration clinique Médicale, qui va remplacer l\u2019ancienne \u201cTechnique clinique\u201d.\u201cAprès un brillant début, marqué par la succession rapide de cinq éditions, ma \u201cTechnique clinique\u201d a cessé brusquement de paraître.Elle ressuscite aujourd\u2019hui sous un nom quelque peu différent.Le \u201cTraité élémentaire d\u2019Eæploration clinique\u201d procède, en effet, du même esprit.\u201cAu moment où paraissait la cinquième édition de la \u201cTechnique\u201d, les portes de la Faculté de Médecine s\u2019ouvraient devant moi.C\u2019est à l\u2019enseignement libre que j'avais organisé, et dont la \u201cTechnique\u201d synthétisait le but et le programme, que je dois cet honneur: mon enseignement a reçu l\u2019estampille et la consécration officielle Dans la leçon inaugurale de la Chaire de Clinique Médicale Propédeutique, publiée par la Presse Médicale le 4 février 1922, j'ai complété les idées qui sont exposées dans l\u2019introduction de la \u201cTechnique\u201d sur l\u2019enseignement élémentaire et l\u2019enseignement supérieur et spécialisé.Combien je regrette que des circonstances fortuites, étrangères à toute préoccupation didactique et professorale, aient, au même moment, interrompu la succession rapide des éditions de la \u201cTechnique\u201d! Combien je suis heureux de voir renaître aujourd\u2019hui le souvenir d\u2019un passé qui m\u2019est cher! \u201cLes années ont passé; les connaissances nouvelles, accumulées par elles, se sont multipliées.La \u201cTechnique\u201d a dû changer son nom et sa forme extérieure; elle a grandi; elle a dû élargir son cadre et faire une place à certains procédés d'exploration et à certaines données séméio!ogiques actuellement si bien classées que l\u2019enseignement élémentaire ne peut plus les omettre.\u201cPuisse le \u201cTraité élémentaire d\u2019Exploration c'inique\u201d connaître les succès de la Technique clinique, être, comme elle, traduit en espagnol, en italien, en roumain, et ne jamais rencontrer l\u2019obstacle qui forca son aînée à interrompre sa brillante envolée! \u201cTel est le souhait que j\u2019offre à mes colllaborateurs, anciens et nouveaux, et à nos éditeurs, MM.Masson et Cie, qui ont accepté de terminer et de publier l\u2019édition qui paraît aujourd\u2019hui.Je leur exprime mes bien sincères remerciements.Emile SERGENT.\u201d * kk Nous félicitons le professeur Sergent de sa nouvelle contribution à l\u2019étude de la médecine clinique, où les renseignements techniques s\u2019allient à une observation rigoureuse, recueillie au cours d\u2019une pratique ho-p'talière très active, et avec la collaboration de ses élèves, dont le groupe important fait grand honneur à la médecine française.LESAGE. 706 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Le Barbiturisme aigu et les Antidotismes gardénal: Strychnine, Cora- mine, Alcool.(Recherches expérimentales\u2019), par G.CARRIERE, Claude HURIEZ et P.WILLOQUET.\u2014 Travail de la Clinique Médicale de l'Hôpital St-Sauveur a Lille.Imprimerie A.Durant, 43, rue d'Artois, Lille.Voici un livre très important à une époque d- su-menag> intellectue\u2019, et que nous pourrons consulter avec profit.Tous les surmenés souffrent d'insomnie.On cherche le calme, le repos.le sommeil, l'oubli, en absorbant des quantités énormes de stupéfiants et d'hypnotiques de toutes sortes, sans discernement.11 faut se souvenir que toutes ces préparations nouvelles sont toxiques.En consu'tant ce livre on sera renseigné.Les auteurs, d'ailleurs, nous indiquent la conduite à suivre et le danger auquel on s'expose; de plus, ils nous donnent des conseils appropriés contre les intoxications accidentelles survenues par l'usage des barbiturates.Nous citons une partie de l'introduction, qui nous fera toucher du doigt les idées foudamenta\u2019es exposées par ces auteurs: \u201cCe travail se divise logiquement en deux parties.Dans la première, nous brossons un état actuel du Parb'turisme aigu: sans nous attarder à la question purement chimique des sels de la malonylurée et an diagnostic toxicologique, qui ne sont pas de nos connaissances, nous voulons surtout rappeler le tableau clinique de cette intoxication aiguë devenue si fré uente et insister plus particulièrement sur l'allure et la pathogénie de ses manifestations majeures: le Coma, la Fièvre, l'hématologie, les lésions cutanées et les diverses séquelles du Barbiturisme aieu.Mais nous tentons surtout.ensuite, d'utiliser les matériaux fournis par quatre mois d\u2019expérimentation sur vingt animaux de laboratoire.Nous essayons d'abord de préciser les effets nocifs de ces uréides sur les divers parenchymes, en demandant aux examens anatomo-pathologiques des précisions sur les connaissances, par trop embryonnaires, des lésions du barbiturisme aigu.Puis avant d'exposer les résu'tats obtenus par l'introduction récente en thérapeutique de l\u2019antidotisme de la strvelnine et de ses dérivés de la ma'onvlurée, nous reprenons les expériences de Maggard et Greenberg et nous indiquons tout de suite que l\u2019antavonisme gardénal-strychnine ne nous apparaît pas, chez l\u2019animal, aussi constant.régulier et réversible que ne l'avait proclamé l'introducteur en Europe de la méthode, le professeur Ide, de Louvain.Nous précisons ensuite, grâce à l'é'ectrocardiozraph'e, l'action sur le cœur des barbituriques aux doses toxiques.et nous recherc)ons si la strvehnothérapie intensive n'est pas sans troubler le fonctionnement du mvo- arde et du tissu de conduction au cours de semblables intoxications.Nous envisageons alors application thérapeutique de cet antidotisme en dressant un tableau objectif et impartial! des résultats obtenus en e.inique par les divers auteurs et nous-même dans le traitement du barbiturisme aigu par une strvehnotlérapie intensive.Une opinion sincère ne pourra se déraver sng) IARI A L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 107 que de la comparaison des résultats antérieurs et postérieurs à l\u2019utilisation de la strychnine au cours de ces comas.Nous vérifions ensuite, sur l'animal, l\u2019antagonisme très net des uréides et de la coramine.A la suite de constatations cliniques empiriques, nous avons été amené à étudier un troisième antidotisme, gardénal-alcool, et nos recherches nous permettent d\u2019avancer que le coma barbiturique expérimental est tout aussi bien jugulé par des injections intraveineuses d\u2019alcool à 30% que par la coramine ou la strychnine.Nous ne franchissons pas encore le pas qui sépare l\u2019expérimentation de l\u2019application thérapeutique, mais nous croyons apporter à ce sujet des données nouvelles et valables.Après exposé et discussion de toutes ces acquisitions récentes, nous exposerons quelle est, à notre sens, la conduite à tenir devant un barbiturisme aigu, en tenant compte seulement des faits bien établis et sans nous laisser emporter par l'enthousiasme dangereux qui a pu faire proclamer \u201cque depuis 1932, il ne devrait plus y avoir de morts par véronal ou gardénal.\u201d LESAGE.Problèmes actuels de Pathologie médicale, par A.CLERC et Ch.AUBERTIN, H.BENARD, M.BRULE, J.CATHALA, Et.CHABROL, P.CHEVALLIER, E.DONZELOT, Guy LAROCHE, C.LIAN, R.MOREAU et Pasteur VALLERY-RADOT.(Masson et Cie éditeurs aris.) La 3e série des \u201cProblèmes actuels de Pathologie médicale\u201d vient de paraître, sous la direction du professeur A.CLERC et de ses assistants, dont les noms bien connus apparaissent en titre de cette page.La médecine évolue rapidement et nous sommes heureux de constater que les auteurs évoluent aussi, grâce, sans doute, aux conseils des éditeurs, qui savent la fuveur avec laquelle le public médical accueille certaines publications.Les didactiques traités ont sans doute une très grande importance, mais le travail de compilation que cela exige en retarde tellement la publication que le premier volume est déjà en retard sur certaines questions lorsque le dernier volume de la série vient de paraître, quelques années plus tard.Nos maîtres français, pour n\u2019en signaler que deux: MM.Sergent et Clere \u2014 et il y en a d\u2019autres \u2014 ont inauguré un nouveau mode de publication: ce sont des conférences faites par des professeurs ou des agrégés, connaissant mieux certaines questions qu\u2019ils s\u2019empressent de mettre au point et qu'ils réunissent, plus tard, en un volume dont la lecture est facile et très utile pour les praticiens.Chaque jour, on peut lire, sans effort, un chapitre qui nous intéresse tout particulièrement et qui se rapporte à des malades qui sont venus nous consulter dans notre cabinet particulier, ou que l'on a eu l'avantage d'observer dans les hôpitaux.Après une lecture d\u2019une 708 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2019 petite demi-heure, nous possédons la question et, au besoin.nous pouvons, _ i l'aide d\u2019une bibliographie précise, consulter les travanx antérieurs publiés sur cette question.Nous trouvons, pour notre part, que cette facon de faire est plus utile qu'aucune autre, à cause de la variété des sujets qui y sont traités et du soin que l'on a pris de les rédiger clairement et succinctement.Le livre que vient de publier le professeur Clerc, avec la collaboration de ses élèves, mérite d'être signalé à l'attention de nos lecteurs: médecins ou élèves, Voici les sujets qui y sont traités: 1.Enquête sur les troubles cardiaques au cours du diabète sucré (A, CLERC).2.Les troubles du rythme dans la myocardite infectieuse aiguë (Ch.AUBERTIN).3.Le sinus carotidien (H.BENARD).+ Le polymorphisme des colopathies à trichocéphales et à lamblias (M.BRULE).5.La syphilis héréditaire larvée (J.CATITALA).6.Les hématémèses d'origine splénique (E.CHABROL).7.Les purpuras inflammatoires bénins primitifs (P.CHEVALLIER).8.Les formes 1ralignes de l\u2019arythmie complète (Fd.DONZELOT).9.La syphilis gastrique (Guy LAROCHE).10.Les rythmes cardiaques à trois temps (C.LIAN).11.Les complications pulmonaires de la grippe (R.MOREAU).12.Hépatonéphrites aiguës (Pasteur VALLERY-RADOT).\u201cCes conférences ont été instituées pour les futurs médecins à la veille de terminer leurs études ct pour les praticiens désireux de se tenir au courant des progrès de nos connaissances, Elles visent les sujets les plus variés.Elles sont traitées, chacune, par un spécialiste reconnu et elles représentent bien l\u2019aspect actuel de la pathologie médicale.\u201d Nous adressons au professeur Clere et à ses distingués collaborateurs notre gratitude pour le soin qu'ils ont pris de nous initier ainsi à tous les secrets de la pathogénie et du diagnostic.LESAGE.-_ -0:(0 00 \u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014 FORMULAIRE LES SUPPURATIONS PULMONAIRES (d'après Francis Bordet) |\u2014 Traitement chimiothérapique: 1° Eucalyptus, gaiacol, goménol (injections hypodermiques 10 c.c.à 10%) (tous les deux jours), lavements, suppositoires, injections intratrachéales.2° Alcool en injection intraveineuse diluée au quart, 20 a 30 c.c., tous les jours, pendant 10 jours.3° Emétine (amibiase).4° Novarsénobenzol.1l\u2014Traitement biothérapique: 1° Sérothérapie antigangréneuse (inconstante).2° Vaccinothérapie (moins active).II-\u2014 Traitement mécanique: 1° Drainage postural (souvent incommode).2° Cure de soif (abandonnée) 3° Pneumothorax artificiel.4° Cures thermales et climatiques (pour les formes torpides).IV\u2014Traitement chirurgical: Beaux résultats quand les indications sont posées avec précision.Roméo BOUCHER.ee eo 2.0 LES ARTÉRITES JUVÉNILES (d'après Paul Halbron) Repos au lit prolongé.2° Pas de tabac.3° Diurétiques et tisanes.4° Injections salines hypertoniques intraveineuses.5° Insuline contre les douleurs.6° Acétylcholine.7° Tr.antisyphilitique (succès parfois).8° Protéinothérapie.9° Vaccin antityphique intraveineux.10° Gymnastique.11° Infra-rouges et air surchauffé.12° Diathermie.13° Radiothérapie des surrénaules.14° Sympathitectomie périartériell: (résultats passagers).15° Surrénalectomie gauche.16° Amputation (quand il y a gangrène).Roméo BOUCHER. ANALYSES MEDECINE F.MEERSSEMAN.\u2014 La question des porteurs valides de bacilles de Koch.Porteurs valides ou porteurs sains.Paris Médical, 6 janvier 1934.Des cracheurs de bacilles de Koch, des porteurs de lésions parfois graves peuvent sembler posséder une excellente santé.Une alvéolite bacillaire peut demeurer longtemps silencieuse chez l\u2019adulte.Chez le vicillard, la T.B.prend souvent la forme d\u2019un catarrhe banal.C\u2019est alors qu\u2019il y a danger de contamination.Ce sont d\u2019après Cordier des \u201cporteurs valides\u201d de bacilles de Koch.Des crachats contenant des bacilles de Koch peuvent-ils venir de sujets indemnes de toute lésion pulmonaire cliniquement et radiologiquement appréciable ?Par exemple, un malade fait une cortico-pleurite gauche avec épanchement rapidement résolutif.La convalescence est rapide.Dix mois après, ses crachats tuberculisent un cobaye.Les poumons de ce sujet sont cependant cliniquement et radiologiquement normaux.D'autres exemples permettent de conclure que chez des sujets porteurs de lésions pulmonaires de nature tuberculeuse, l\u2019émission bacillaire peut dé¢border en deci, soit au delà la phase des accidents cliniques et radiologiques.Aussi des tuberculeux sans lésions pulmonaires cliniquement et radiologiquement appréciables peuvent avoir des crachats avec présence de bacilles de Koch.Des observations ont même démontré que cette même éventualité peut s\u2019observer chez des sujets sains.Ainsi, sur 84 étudiants en médecine jugés sains, un étudiant a présenté des crachats qui, inoculés au cobaye ont tué l\u2019animal en cinq mois; les lésions tuberculeuses étaient du type chronique.Sur 80 soldats indemnes d\u2019antécédents familiaux et personnels, un soldat a présenté une inoculation positive.Ces bacilles viendraient donc de lésions pulmonaires inaccessibles à nos moyens d\u2019investigation cliniques et radiologiques.C\u2019est l'hypothèse de la \u2018\u2018micro-lésion\u201d, et pour expliquer la question des porteurs sains, le bacille de Koch ne pourrait-il pas traverser l\u2019épithélium alvéolaire sans causer de lésions, comme cela se produit au niveau d\u2019autres organes comme le rein, la glande mammaire?Paul-René ARCHAMBAULT.GAUSS, SINGERMAN et BLACK.\u2014 Diagnostic différentiel de la Tuberculose intestinale.Am.Rev.of T.B., nov.33.Ces auteurs ont étudié cent vingt-cinq cas, pendant quelques années, au National Jewish Hospital, de Denver, Colorado.Ils reconnaissent qu\u2019il n'y a pas de symptôme pathognomonique.La présence du bacille de Koch dans les selles n\u2019implique même pas l\u2019existence \u2018Nusselman en 1923 aurait trouvé le bacille de de l\u2019entérite tubercnuleuse. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA ll Koch chez cent dix (110) malades sur cent vingt (120).Et cependant six (6) seulement sur ce nombre souffraient d\u2019entérite tuberculeuse.La tuberculose intestinale est une entérocolite ulcérative avec hyper- motilité et irritabilité, le symptôme diarrhée étant la conséquence immédiate de ces troubles fonctionnels.L\u2019irritation péritonéale fait suite a l\u2019ulcération intestinale, en produisant les symptômes: sensibilité, douleur et défense musculaire au quadrant inférieur droit de l\u2019abdomen.Hyperthermie, hyper- leucocytose, nausées, anorexie, douleur, constipation ou diarrhée constituent les symptômes généraux acolytes.Le mauvais état général d\u2019un patient dont la lésion pulmonaire est inactive ou semble s\u2019améliorer constitue aussi un indice de grande valeur.Enfin le complexe symptomatique est très variable: le symptôme dominant chez l\u2019un pouvant fort Lien ne pas exister chez l\u2019autre.La radioscopie et la radiographie sont des aides très importantes.Elles permettent de déceler l\u2019hypermotilité, le temps du transit baryté; elles indiquent parfois l\u2019ulcération et souvent les vides spasmodiques (spastic filling defects) des côlons.Cependant le diagnostic peut être très difficile car il faut penser ou ne pas oublier que le tuberculeux pulmonaire n\u2019est pas exempt des maladies non tuberculeuses de l\u2019intestin.Suivent trois tableaux.Dans le premier les troubles gastro-intestinaux trouvés chez 125 patients sont classifiés sous 27 titres différents; l\u2019entérite tuberculeuse y compte 29 cas soit 23.2 pour cent.Le deuxième fait la comparaison des diagnostics de la clinique et de ceux de l\u2019autopsie sur un petit nombre de cas.Le troisième montre la fréquence de la la tuberculose intestinale à un taux très élevé chez les cas avancés de tubercu!'ose pulmonaire, et en même temps, l'incidence très fréquente de troubles intestinaux divers non tuber- euleux, chez les pulmonaires de tous les stages.J.-P.PAQUETTE.Harrison William GROCE, jr.\u2014 Cerebrospinal fluid pressure and venous pressure in cardiac failure.Après l\u2019étude comparative de cas normaux et de cas d\u2019insuffisance cardiaque avec augmentation de la pression veineuse, l\u2019auteur constate qu\u2019il existe un rapport constant d\u2019environ 1.6 entre la pression veineuse et la pression du L.C.R.Lorsque la pression veineuse s\u2019élève ou s\u2019abaisse au cours de l'insuffisance avec congestion, la pression du L.C.R.la suit parallèlement et le rapport reste le même.La soustraction du L.C.R.a fait baisser la pression veineuse dans huit cas d'insuffisance cardiaque sur 13, mais dans aucun cas la pression veineuse ne s\u2019est abaissée autant que la pression du L.C.R.et le rapport entre cès deux pressions cesse d\u2019exister.L\u2019abaissement de la pression du L.C.R.a produit chez la plupart des patients, même chez ceux dont la pression veineuse n\u2019avait pas été abaissée par cette manœuvre, une.respiration beaucoup plus facile, même en position couchée. 112 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA La respiration en position assise est plus facile, pour cette raison que dans cette position la pression du L.C.R.se trouve abaissée au niveau de la citerne, et elle est augmentée au contraire à la région lombaire.La pression intracranienne se trouve done diminuée.L'auteur termine en discutant la relation qui existe entre la respiration de Chevnes-Stokes et l'augmentation de la pression intracranienne.Paul MORTN.CHIRURGIE Walter Estell LEE et Russel FLOYD.\u2014 Tuberculose du sein.Annals of Surgery, vol.99, no.5, mai 1934, p.753-759, avec 2 figures.Au début de son travail l'A.nous rappelle qu'avant les observations de sir Astley Cooper, en 1829, la tuberculose semb'alit incapable d'atteindre le sein: ce ne serait d\u2019ailleurs qu\u2019après les études histo'oviques de Dubar, en 1881.que tous les doutes et discuss'ons sur le sujet cessèrent.On admettait la tuberculose du sein.Il n\u2019en reste pas moins vrai, cependant, que cette affection est plutôt rare.Sur 2,297 cas d\u2019affections de la glande mammaire, Mallory ne trouve que 0.6 pour 100 de tuberculose.De 1904 à 1914, Deaver n\u2019a observé que 74 cas.L'on ne semble pas s'entendre encore sur la façon dont se localise cette infection.Les malades sont généralement groupés suivant qu\u2019on les considère atteints d'une tuberculose primitive ou d\u2019une tuberculose secondaire.Sur les 399 cas observés par les A.234 furent classés comme atteints de tuberculose primitive du sein, vu qu'aucun autre organe ne fut trouvé tuberculeux.L\u2019affection est généralement unilatérale.Tls classifient leurs cas: 1) mastite tuberculeuse miliaire aiguë; 2) mastite tuberculeuse nodulaire: 3) mastite tuberculeuse sclérosante; 4) mastite tuberculeuse oblitérante; 5) mastites tuberculeuses à formes atypiques.La première variété se rencontre dans la tuberculose généralisée et n\u2019a aucun intérêt chirurgical.La forme nodulaire est la plus fréquente.La forme sclérosante présente une évolution très lente et se rencontre de préférence chez les vieillards.Le sein est augmenté de volume et le mamelon est rétracté.Dans la tuberculose oblitérante, les lésions semblent se localiser de préférence autour des canaux galactophores, détruisant le revêtement épithélial d\u2019abord et oblitérant complètement la lumière du canal ensuite.Comme symptômes, il faut savoir que la p'upart des malades se présentent pour une masse dans le sein qui n'est pas douloureuse.A l\u2019examen objectif, ce qui est observé est en rapport avec le stage d\u2019évolution ofl se rouve la lésion.Dans cerains cas, il ne sera observé qu\u2019une masse au niveau du sein: dans d'autres, il y aura rétraction du mamelon: on pourra aussi avoir l\u2019aspeet de peau d\u2019orange que l\u2019on rencontre au cours du cancer.Le diagnostic se fait d\u2019après l'histoire d\u2019une tumeur non douloureuse du sein, évoluant très lentement, pouvant avoir formé des abcès dont parfois de vieux trajets fistuleux seront la signature.La lésion est la plupart du temps unilatérale.Si une tuberculose active est diagnostiquée, le diagnostic de tuberculose du sein sera presque établi.Lorsqu'il n\u2019y a qu'une masse solitaire dans le sein, la imastite chronique Kkystique, le fibrome.l\u2019adénome, la gomme syphilitique, le sarcome et l\u2019épithélioma peuvent être éliminés.Les tumeurs fibro-épithéliales L'UNION MÉDICALE DU CANADA 413 et les kystes simples ne seront pas généralement pris pour une lésion tuberculeuse.Les gommes syphilitiques donnent un Wassermann positif ou encore sont grandement influencées par le traitement spécifique.Le sarcome est rare au niveau du sein et évolue rapidement.I\u2019épithélioma peut donner de grandes difficultés de diagnostic: tout de même, nous savons que la tuberculose s'établit chez des sujets plutôt jeunes et présente une évolution beaucoup plus rapide que le cancer.Le traitement de la tuberculose du sein est chirurgical: il faut enlever les tissus malades.M n\u2019y a pas de cas rapporté où cette affection a présenté une régression spontanée.Mercier FAUTEUX.Charles CLAVEL et Pierre COLSON.\u2014 A propos de la cure opératoire des éventrations post-appendiculaires.Contribution à la Technique.Journal de Chirurgie, tome XLIII, no.5, mai 134, p.677-693, avec 9 figures.Avant d'aborder la question de technique opératoire, les A.jugent nécessaire de rappeler les caractéristiques des différentes variétés d'éventrations.Celles-ci répondent à deux types qui s\u2019opposent par les conditions de leur apparition, par leur structure anatomique et par leur évolution clinique.Le premier type: succède aux appendicites graves drainées, est le plus fréquent et apparaît rapidement.A la suite d\u2019efforts (quintes de toux, vomissements).le cæcum glisse et son adhérence aux lèvres du péritoine pariétal se réalise.Les éléments museulo-aponévrotiques de la paroi restent à distance sur.toute la longueur de l\u2019incision et la brèche qui les sépare se comble uniquement par du tissu conjonctif de bourgeonnement.Dès le lever du malade, ces lésions entrent en progression.Sous la poussée du cecum, le tissu cicatriciel jeune se laisse distendre, les éléments museulo-aponévro- tiques s\u2019écartent davantage, le péritoine glisse et forme un sac incomplet à l\u2019intérieur duquel pourront ultérieurement se loger des anses grêles et l\u2019épiploon.Les différents éléments de la paroi ne sont pas détruits mais simplement écartés mécaniquemcent.Le sac, souvent incomplet, contient habituellement le cæcum adhérent à la cicatrice.Le second type: apparaît à la suite d\u2019appendicites bénignes où l\u2019on a refermé la paroi en laissant seulement à la partie inférieure de l\u2019incision un drain dé sécurité ou une petite mèche hémostatique, s\u2019établit insidieusement et tardivement, après plusieurs mois ou plusieurs années.En opposition avec le type précédent.il faut retenir les caraetéristiques suivantes: 1) la paroi résistante ne possède qu\u2019un orifice petit, généralement arrondi, épaissi en collet par fusion des différents éléments pariétaux; 2) le sac, complet, de volume plus ou moins considérable est complètement libre au milieu du tissu cellulaire sous- cutanée.En résumé, le premier type représente une éviscération chronique.le second, une hernie ventrale.Le problème de la cure opératoire doit être considéré sous deux aspects: c'est une brèche à fermer (problème orthopédique); les tissus sont en état d'infection latente (problème biologique).Le procédé opératoire que les A.préconisent est celui de Goullioud qu'ils décrivent avec illustrations très explicatives.TI va sans dire qu'étant donné l\u2019infection latente de ces tissus.l'intervention ne sera pas tentée avant 714 UNION MÉDICALE DU CANADA un délai raisonnable, en moyenne 6 mois.La nature et la gravité de l appendicite initiale est un élément de la plus haute importance dans le problème du temps opportun de la cure.On pourra opérer rapidement l\u2019appendicite à froid dont la suture a partiellement lâché.On attendra longtemps si l'éventration suit une appendicite gangreneuse.Mercier FAUTEUX.S.KADRNKA et P.BARDET.\u2014 Les périduodénites d\u2019origine appendiculaire; diagnostic clinique et radiologique.Arch.Mal.App.Digestif, tôme XXIV, no.4, avril 1934, p.354-391, avec 12 figures.Il s'agit d'un travail très complet et détaillé de cette question, illustré de cinq observations typiques avec radiographies et comptes rendus opératoires.Faisant tout d\u2019abord l'historique de ces périduodénites d\u2019origine appendiculaire, les A.rappellent qu\u2019elles furent étudiées dès 1920, par Enriquez.Mais c\u2019est à Basset, en 1925, que revient le mérite d'avoir synthétisé les divers travaux et démontré l\u2019importance de cette pathogénie dans l\u2019étude des périduodénites.Ce qui fait qu\u2019actuellement l\u2019origine appendiculaire de cértaines inflammations duodénales n\u2019est plus à démontrer.La propagation de l\u2019affection appendiculaire vers la région pyloro-duodénale peut se faire de quatre manières: 1) de proche en proche, par réaction péritonéale dont l\u2019extension dépend soit de l\u2019importance de l\u2019infection, soit de la virulence des agents pathogènes, soit d\u2019une certaine prédisposition constitutionnelle, soit enfin de rapports topographiques particuliers entre les deux carrefours; 2) les lésions inflammatoires peuvent être réparties en deux foyers séparés, un foyer autour de l\u2019appendice malade, et à distance de celui-ci, sans continuité directe, un autre foyer d\u2019adhérences autour du duodénum.Ces deux foyers sent reliés entre eux soit par les lymphatiques du grand épiploon, soit par les lymphatiques efférents propres de l\u2019appendice aboutissant aux divers groupes ganglionnaires périduodéno-pancréatiques, sus ou sous-mésocoliques; 4) la propagation au duodénum peut être favorisée par la situation sous-hépatique de l\u2019appendice.Au point de vue clinique, cette forme de duodénite ne présente pas un tableau bien défini.En pratique elle se présente sous deux aspects distincts suivant que la dyspepsie qu\u2019elle détermine s\u2019accompagne ou non d\u2019un syndrome appendiculaire.Le diagnostie clinique n\u2019en demeure pas moins difficile et il est nécessaire d\u2019avoir recours à la radiographie afin d\u2019établir fermement cette affection.Les A.alors décrivent la technique qu\u2019ils emploient et donnent les caractères radiologiques des périduodénites appendiculaires.lls n\u2019abordent pas la question du traitement qui a été discuté par Basset, mais ils terminent leur très intéressant travail en disant que la connaissance des répercussions multiples de l\u2019appendicite, de ses rapports intimes avec les périduodénites, les cholécystites, l\u2019ulcère même, incite à ne pas retarder l\u2019appendicectomie chez l'enfant ou chez l\u2019adulte, dès la première crise d\u2019appendicite, franche ou larvée.Il ne faut pas attendre la production des rechutes, des lésions à distance et des troubles réflexes pour poser l\u2019indication opératoire.Il vaut mieux risquer l\u2019extirpation d\u2019un appendice apparemment sain plutôt que de s\u2019exposer à voir survenir, si l\u2019on temporise, les nombreuses complications, précoces ou tardives, complications dont la périduodénite ne constitue qu'un des aspects particuliers.Mercier FAUTEUX.retiens tt EE ater L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 115 George M.DORRANCE.\u2014 Ligature des gros vaisseaux du cou.Annals of Surgery, vol.99, no.5, mai 1934, p.721-742, avec 4 figures.Les symptômes cérébraux consécutifs à la ligature des vaisseaux caro- tidiens et en particulier de la carotide interne sont dus à des modifications de la tension artérielle.Cependant un pourcentage moyen de ces symptômes est en rapport avec la diminution de l\u2019irrigation sanguine du cerveau.Ces symptômes peuvent être considérablement réduits par: 1) la ligature de l'artère primitive avec secondairement la ligature des branches de l'artère carotide externe; 2) l\u2019observation minutieuse de la tension artérielle au cours de la ligature, et si la tension Laisse notablement donner de l\u2019adrénaline, du sérum ou encore une transfusion sanguine; 3) éviter la compression du vaisseau avant la ligature, l\u2019usage de pinces hémostatiques, les ligatures doubles.En ayant soin de suivre ces indications, la ligature de la carotide interne est exempte de dangers; il en est ainsi aussi de la ligature de la carotide primitive.Mercier FAUTEUX.OBSTETRIQUE William F.MENGERT.\u2014 Le rapport entre le métabolisme de la mère et le poids du bébé à la naissance.Surgery, Gynecology and Obstetrics, Juin 1933.Les facteurs qui influencent le poids du fœtus à la naissance restent obseurs malgré qu\u2019ils aient été l\u2019objet de maintes études.Le poids et la diète de la mère durant la grossesse ont semblé tout d'abord être la cause la plus probable des variations de poids chez l\u2019enfant, mais il n\u2019en est rien.L'opinion actuelle est que le fœtus se développe sans considération de l\u2019organisme maternel et comme un parasite prend ce qui est nécessaire à sa formation.S'il ne peut trouver les matériaux nécessaires à son développement il en résultera une maladie, voire la mort.mais sans changement appréciable au poids du fetus.D\u2019autres facteurs maternels ont été étudiés: l\u2019âge, le rang social, les grands fléaux (la guerre), la parité, la durée de la grossesse, lez saisons, la durée des menstruations.On a incriminé la santé du père, on a même eru trouver la cause dans le placenta.Le seul facteur qui semble influencer le poids du fœtus est la durée des menstruations.(Matarèse, Szenes, Mondré).L'A., croyant que le rapport entre la durée des menstruations et le poids du bébé pouvait être dû à un état d\u2019hyperthyroïdisme chez ces patientes, a fait des métabolismes basals chez 212 femmes enceintes bien portantes.Les résultats ne permettent pas de conclure qu\u2019il y a relation entre le métabolisme maternel et le poids du bébé.Alfred Le ROY. 2 \u201d 16 L'UNION MEDICALE DU CANADA Steward H.CLIFFORD, M.D., \u2014 La détermination du poids et de l\u2019âge du foetus in utero par les Rayons X.Surgery, gynecology and obstetrics, juin 34 page 959.Grâce à la mensuration du diamètre occipito-frontal de la tête du fœtus in utero par lès rayons X, l\u2019auteur nous donne les moyens pratiques pour connaître l\u2019âge et le poids du fœtus.Après avoir poursuivi son expérience sur 479 nouveau-nés, l'auteur conclut qu'il y a une relation intime entre le diamètre occipito-frontal et le poids du nouveau-né.De plus le fœtus in utero augmente environ de 5 à 6 onces par semaine durant les Te et Se mois lunaires, et pendant tout ce temps la pesanteur du fœtus augmente d'un peu plus d\u2019une livre jusqu\u2019à 4 livres.Pendant les deux derniers mois de la grossesse le poids du fetus augmente bien plus rapidement tandis que son squelette reste relativement le même, ceci étant dû à l'accumulation d\u2019eau et de graisse qui se dépose sous la paroi cutanée et aussi au développement toujours croissant des muscles du fœtus.L'auteur conclut donc: Tous les nouveau-nés avec un diamètre de moins de 10 em.pèsent moins de 4 livres.Ceux dont le diamètre se trouve entre 8 et 9 em.pèsent moins de 3 livres.Ceux au-dessous de 8 em.ne sont pas viables.Durant les deux derniers mois de la grossesse, le poids varie d\u2019une manière telle qu\u2019il est possible de donner une pesanteur minima pour tout diamètre occipito-frontal connu.Ainsi un diamètre occipito-frontal de 10.5 em.nous asurerait d\u2019un enfant pesant au moins 4 livres.Un diamètre plus grand que 11 em.donnerait un enfant de 5 livres au moins.Cette méthode peut orienter la ligne de conduite à tenir dans certains cas de toxémie ou d\u2019hémorragie et nous empêcher d\u2019exposer la mère et le fœtus aux dangers d\u2019une plus longue durée de la grossesse connaissant la mensuration adéquate grâce aux rayons X.H.GIBEAULT.PEDIATRIE M.H.ESCHBACH.\u2014 Mort par tuberculose d\u2019un enfant de dix-huit mois vacciné au B.C.G.Bull et Mém.de la Soc.Méd.des Hop.de Paris, 27 avril 1934.Un enfant vacciné au BCG à sai naissance est mort dix-huit mois après d\u2019une fièvre de tuberculinasation.On a eu l\u2019avantage de le suivre pas à pas.Or une tuberculose miliaire des poumons a été confirmée par une radiographie, par la présence de bacilles dans les selles et par une inoculation positive au cobaye.Le père et la mère étaient bien portants et soigneux.Un grand-père prétendu \u201ccatarrheux\u201d a été cependant en contact avec lui; il n\u2019en résulte pas moins que la vaccination à la naissance se serait montrée inefficace.Enfin, on peut invoquer, comme dans toute vaccination, un certain pourcentage d\u2019insuccès.Paul-René ARCHAMBAULT.FSCO PO L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA {17 M.A.RAVINA.\u2014 Manifestations tuberculeuses multiples chez un enfant vacciné à la naissance par le B.C.G.Décès à l\u2019âge de vingt- deux mois par méningite.Bull.et Mém.Soc.Méd.des Hôp.de Paris, 27 avril 1934.Une femme fait un épisode pulmonaire aigu étiqueté d\u2019abord pneumonie puis plus tard pneumonie tuberculeuse.Il y a dans les crachats présence de bacilles de Koch.A la radiographie, on voit une plage droite atteinte.Cette femme avait un enfant de dix-huit mois vacciné à sa naissance par le BCG et qui se portait à merveille.Durant les quatre derniers mois, à cause de la mauvaise santé de la mère, l\u2019enfant ai été pris en soin par d\u2019autres mains.Cet enfant est très beau, et ne tousse pas.Un examen radioscopique permet de constater qu\u2019il présente au hile droit une opacité très prononcée ayant l'aspect d\u2019une grosse adénopathie médiastinale.Enfin, plusieurs foyers de taches fines confluentes existant dans le champ pulmonaire.Plus tard, ces signes s\u2019accentuent et l\u2019enfant se met à tousser.Or un petit bouton qui ne guérit pas apparaît au milieu de la paume de la maïn droite; c\u2019est une tuberculose cutanée.Au poignet gauche apparaît un foyer analogue.En deux mois, une quinzaine de gommes sous-cutanées dures, indolores, mobiles se développent à tous les membres.Enfin l\u2019enfant succombe à une affection méningée ayant tous les caractères d\u2019une méningite tuberculeuse.La confirmation bactériologique n\u2019a pu malheureusement être faite, mais la présence de tuberculoses cutanées viennent confirmer le diagnostic.L\u2019enfant a été vacciné au BCG les deuxième, troisième et quatrième jours et il n\u2019a pas vomi durant ces journées.Cette vaccination a été faite comme mesure prophylactique, parce que à cette époque la mère n\u2019était nullement suspecte; au contraire, elle jouissait d\u2019une excellente santé.Elle n\u2019a pas allaité son enfant.Enfin la possibilité d\u2019une contamination antérieure à l\u2019établissement de l\u2019immunité ne paraît pas non plus correspondre à l\u2019histoire clinique.Tl semble done que la vaccination n\u2019ai entraîné dans ce cas aucune prémunition.Paul-René ARCHAMBAULT.DERMATO-SYPHILIGRAPHIE René VINCENT.\u2014 Etude pathogénique de la stomatite bismuthique.Bulletin de la Société Francaise de Dermatologie et de Syphiligraphie.Mars 1934.L'auteur affirme que la pathogénie de la stomatite bismuthique, forme clinique des stomatites ulcéro-membraneuses, telle que nous la présentent les traités classiques, est complexe, obscure et en contradiction à peu près constante avec l\u2019observation clinique.Le rôle des dents, de la salive, de particularités physiologiques réservées À la bouche, sembleraient à retrancher de la genèse de la stomatite bismuthique. 718 L'UNION MEDICALE DU CANADA Azoulay a confirmé la venue du bismuth à la gencive par voie sanguine.Azoulay a montré que le bismuth est présent dans l'urine sous forme d\u2019indoxylsulfate invisible et que souvent par suite de \u201cfermentations microbiennes\u201d il précipite sur les parois du vase au bout d'un temps variable, du sulfure de bismuth.offrant l\u2019aspeet d\u2019un dépôt de grains noirs.T1 a semblé à l\u2019auteur de l'article qu'un rapprochement s'imposait entre cette précipitation dans l\u2019urine et celle que nous constatons dans le sang de la gencive.Aussi a-t-il pensé que cette sulfuration sanguine au niveau des capillaires terminaux était le point névralgique de l'explication pathogénique de la stomatite.On peut voir des accidents analogues à ceux de la stomatite bismuthique ailleurs que dans la bouche.Clément Simon a en effet déjà fait une communication des plus intéressantes à la Société de Dermato-Syphiligraphie, le 12 janvier 1933, se rapportant à un cas de cervico-vaginite nlcéro-membraneuse bismuthique observé chez un malade présentant par ailleurs une stomatite bismuthique.Les lésions minutieusement décrites par cet auteur, abso'ument comparables à celles de la bouche, ne laissaient aucun doute sur leur nature bismuthique.Paul POTRIER.LOUSTE, RABUT.\u2014 L\u2019acétate de Thallium dans le traitement des teignes a Pécole Lallier.Bulletin de la Société Francaise de Dermatologie et de Syphiligraphie, mai 1934.Au cours des années juin 1931 à juin 1933, les auteurs ont largement expérimenté le traitement des teignes par l\u2019acétate de Thallium en pratiquant 135 cures.Les doses employées étaient de 7 et de 8 milligrammes par kilogramme du poids du malade, se servant des produits de différentes maisons, de Poulenc, de Kalboum et de Merck.Contrairement à ce qui fut écrit, il a semblé que la chute ne présente aucune prédilection pour les cheveux malades.La chute, beaucoup moins franche qu'avec des rayons X, ne s\u2019est jamais faite spontanément pour les cheveux malades.Il n\u2019y eut pas d\u2019accidents sérieux mais plusieurs légers.Mais dans l\u2019ensemble les résultats ont été médiocres puisqu\u2019ils ont donné 53% d\u2019échecs.Paul POIRIER.E.RAMEL.\u2014 Du traitement biologique de certaines tuberculoses cutanées par un extrait glycériné total de sang de mouton.Bulletin de la Société Française de Dermatologie et de Syphiligraphie, mai 1934.L\u2019auteur, professeur à la Clinique dermatologique universitaire de Lausanne, apporte le fruit de son expérience des essais thérapeutiques qu\u2019il a pratiqués depuis deux ans. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 19 La composition chimique de la solution mère destinée au traitement externe est la suivante : Plasma de mouton hémolysé, préparé .0.79 Solution isotonique de chlorure de sodium .1.70 Chlorure de magnésium 00000000 ee ee tee ee eee es 0.003 Fluorure de sodium .inn 0.004 Phosphate monopotassique .0.003 Glycérine neutre chimiquement pure .2.50 (Elle est connue dans le commerce sous le nom de Diatergol.) Les succès obtenus ont été des plus encourageants.Paul POTRIER.PHTISIOLOGIE CHOWN, BRUCE, MEDOVY.\u2014 Tuberculose pulmonaire de l\u2019enfance.The Canadian Medical Association Journal, octobre 1933.L\u2019enfant ou le nourrisson atteint de T.B.P.est communément bien portant, apyrétique, vicoureux et joyeux.Occasionnellement il tousse; cependant il n'expectors pas, ne transpire pas la nuit, ne crache pas le sanc.L'examen physique du thorax ne révèle habituellement rien: quelquefois de la submatité et une respiration diminuée.Pour le diagnostic de la tuberculose pulmonaire de l'enfant, il faut recourir nécessairement à la cuti-réaction et à la radiographie.La cuti-réaction prouve que la personne réagissant à la tubereuline héberge un foyer tuberculeux quelque part dans l\u2019organisme.Le fréquence avec laquelle les auteurs ont trouvé cette pépite pulmonaire incite a radiographier tout enfant à cuti-réaction positive et en plus demande examen soivneux de tous les contacts.Invariablement la radiographie pulmonaire d'un enfant à cuti-réaction positive, vivant au milieu de tuberculeux évolutifs, révélera la présence d\u2019une lésion pulmonaire.Par contre l\u2019évidence d\u2019une lésion récente ou cicatrisée sera découverte radiographiquement chez la moitié des enfants à cuti-réaction positive si aucun contage tuberculeux ne peut être lépisté dans l\u2019entourage de ces mêmes enfants.L\u2019enfant sans histoire de contage qui ne réagit pas à 0.01 milligramme de tubereuline intradermique (Mantoux) après 48 hrs peut être considéré non tuberculeux.La radiographie pulmonaire de l\u2019enfant est difficile à lire: l'erreur la plus fréquente est l'interprétation d\u2019ombres hilaires normales comme adénopathies hilaires.Les nodules lvmphatiques du poumon.et spécialement ceux dont nous parlons, sont rarement des nodules calcifiés faciles à diagnostiquer.Certains termes, trop fréquemment employés: réaction péri-bronchique, en chapelet, hiles chargés.n\u2019existent pas pathologiquement et doivent être considérés p'us souvent des variations techniques et non des états morbides.Les glandes tuberculeuses de l\u2019enfant seront diagnostiquées radiographiquement si elles bombent le contour médiastinal ou si elles contiennent du caleinm.C\u2019est particulièrement chez le nourrisson que le développement en masse des 720 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA glandes, soit d'un côté ou de l\u2019autre de la trachée, peut donner une image \u201cen chapelet\u201d en marge de l\u2019ombre médiastinale.L'ombre peut être méprise pour une hypertrophie du thymus; l'erreur technique de radiographier un enfant en expiration forcée fait apparaître un médiastin pathologiquement élargi alors qu\u2019il est normal.L\u2019adénopathie hypertrophique du hile en marge du médiastin est un élément de diagnostic: toutefois la preuve de la présence de glandes tuberculeuses réside dans la calcification.Les glandes, soit parenchymateuses, soit hilaires rarement se calcifient suffisamment pour projeter des ombres.Il faut rechercher les ombres pommelées produites par le nodule calcifié le long de la bronche-souche, à sa bifurcation.Souvent ces nodules ne seront visibles qu\u2019en position oblique.Les lésions pulmonaires peuvent conduire à certaines interprétations erronées et quelques types sont aisément exagérés.Les auteurs ne savent pas quand une lésion primaire peut être démontrée.Ils ont vu de petites lésions parenchymateuses de la grandeur d\u2019une pièce de 10 sous et qui ont régressé sous observation, laissant un léger dépôt de calcium: ils pensent que ceci correspond au type de légère infection.Plus communément, on voit une ombre \u201cen éventail\u201d enveloppant tout un lobe: ceci ressemble beaucoup au bloc pneumonique.L\u2019ombre est habituellement homogène et tranchée par ses bords; occasionnellement les bords sont plus diffus et se perdent dans les ombres pulmonaires normales: expérimentalement les lésions à bords tranchés se résolvent plus rapidement que les autres.Dans aucun cas ces lésions se résolvent en 9 à 24 mois.Malgré l\u2019apparence alarmante de quelques-unes de ces lésions à image cavitaire \u201cmangée par les mites\u201d, nous sommes surpris que tout disparaisse à mesure que la cicatrisation progresse.À la vérité, on est continuellement étonné de l\u2019étendue des lésions révélées par la radiographie et du nettoyage complet qui apparaît avec leur résolution.Quand ces lésions massives se sont nettoyées, que reste-t-il?Habituellement un léger nodule calcifié avec quelques ombres \u201cécailles de poisson\u201d ou \u201ctige de paille\u201d à départ hilaire; quelquefois une pachypleurite soit périphérique, soit interlobaire est évidente.Dans aucun cas.le résidu est sur- prenamment petit comparativement à la grosse lésion orginale.Le traitement consiste dans la prévention d\u2019une surinfection.De courts séjours au lit sont occasionnellement nécessaires à cause de la fièvre.Le repos, une nourriture substantielle et un sommeil normal, selon l\u2019âge de l\u2019enfant, le bon air, sont les conditions essentielles du traitement.Le pronostic de la tuberculose de primo-infection est excellent pourvu que rien ne soit laissé au hasard.Le film de réinfection tuberculeuse de l\u2019enfance ne diffère pas de celui de l\u2019adulte.Pour les lésions apicales du type adulte, diverses méthodes de repos et de collapsothérapie doivent être instituées précocement dans un hôpital-sanatorium et, même alors, le pronostic est grave.La collapsothérapie offre une chance: les auteurs tentent le pneumothorax à aucun âge s\u2019il est requis.En conclusion, les auteurs appuient fortement sur la part importante que joue la réinfection familiale déterminant une issue fatale chez des enfants tuberculeux dont le pronostic sera bon par ailleurs.André DUMONTIER._ SOCIÉTÉS Procès-verbal de la huitième séance de LA SOCIETE MEDICALE DE MONTREAL tenue à l\u2019Hôpital Saint-Jean-de-Dieu, le ler mai 1934, à neuf heures.Présidence de M.Eugène DUFRESNE.1\u201c L'état mental des parkinsonniens post-encéphalitiques, par le Dr Paul LARIVIERE.Après avoir donné un résumé des séquelles neurologiques de l'encéphalite épidémique, le rapporteur fait une étude de l'état mental de ces sujets; lo.Les symptômes classiques: troubles du caractère, perversion sexuelle, tentatives de suicide, bradypshychie; 20.Les symptômes connus, mais où une mise au point est nécessaire: ainsi, l\u2019affaiblissement intellectuel, souvent très léger, mais constant; affectivité visqueuse; crises oculogyres.30.Symptômes plus rares, plus récemment décrits; les états hallucinatoires: états oniriques à caractËre nocturne, anxiété fréquente, illusions de fausse hallucination ; les délires paranoïdes: symptômes comparables à la démence précoce paranoïde.Le rapporteur insiste sur l\u2019importance du datuwra stranonium dans le traitement de ces malades.En conclusion, M.Larivière insiste sur l'importance, pour le clinicien, de ne pas négliger les états confusionnels oniriques.symptômes fréquents d\u2019encéphalite; de bien examiner les troubles du caractère hystériforme avant de porter le diagnostic de pithiatisme; de traiter longuement et patiemment les parkinsonniens: L\u2019importance des symptômes psychiatriques dans les maladies infectieuses.La psychiatrie doit se rattacher à la pathologie générale.Discussion: M.de BELLEFEUILLE remercie le docteur Larivière pour l'étude de cette question et insiste sur le danger du suicide chez ces malades.2° Présentation de malades \u2014 réflexions, par M.Emile LEGRAND.M.Legrand présente et discute le cas d\u2019une jeune fille choréique qui souffre d'hallucinations lilliputiennes.Le rapporteur insiste sur cette forme hallucinatoire qui apparaît à la suite d\u2019états infectieux.Discussion: M.de BELLEFEUILLE a constaté plusieurs fois ce symptôme dans des psychoses survenant à la suite d\u2019infections et d\u2019intoxications.La réaction affective de ces malades est gaie. 722 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 3° Autoplastie pour cicatrice vicieuse, par M.Eugène DUFRESNE.M.Dufresne présente un malade qui a souffert de lupus pendant 15 ans, avec perte du nez, de la plus grande partie des oreilles, présente de nombreuses cicatrices dont une tient l\u2019épaule accollée à la mâchoire et détermine des électropions énormes, un allongement et une déviation de la bouche.Après avoir éliminé le diagnostic de lèpre (le malade a habité Tracadie pendant son enfance), le rapporteur a entrepris, le 7 septembre dernier, de corriger la déformation de l\u2019épaule.Une incision transversale.sur plus de la moitié de la circonférence du cou a créé une plaie énorme, qu\u2019il a comblée par une autoplastie prise dans le dos.Le quart (44) antérieur de l\u2019autoplastie s\u2019est sphacelé dans les quelques jours qui ont suivi l'opération.Les sutures qui restaient semblaient solides; elles avaient guéri par première intention, quand un mois et demi plus tard, à la suite d\u2019une crise de violence du malade, elles se sont presque toutes désunies, Il en résulte des plaies qui bourgeonnent lentement et ne sont pas guéries après six mois de traitement.En février, il a fait un érysipèle qui a mis ses jours en danger.Le pouvoir de cicatrisation semble tellement ralenti, chez ce malade.que l'auteur n\u2019a pas osé lui faire de greffe ou d\u2019autre autoplastie.En somme, le malade n\u2019a gagné, de son opération, que d'avoir les épaules sur le même plan, au prix de pansements quotidiens douloureux et ennuyeux, pendant un an, et un menton plus bridé qu'auparavant.Discussion: M.P.SMITH croit que, à tout considérer.le résultat obtenu est bon.Il fait des suggestions au sujet de la possibilité de nouvelles greffes.M.BOULAIS, après examen du malade, n\u2019a constaté aucune lésion de lupus en évolution, donc aucune réactivation.M.Léon GERIN-LAJOIE cite quelques cas de plastie de la face opérés par le docteur J.-N.ROY.Il suggère l\u2019emploi du nez de cadavre.4° Famille psychopathique avec réactions anti-sociales, par M.Omer NOEL.Le rapporteur présente à la considération des membres de la Société une étude très complète des membres d\u2019une famille dont le père et la mère eurent, récemment, le triste avantage d\u2019être cités dans la presse au sujet d\u2019une aceu- sation de mauvais traitements infligés à une de leurs fillettes.Le Dr Noël, en présentant les cas individuellement, fait ressortir l\u2019état de déficience mentale de chacun d\u2019eux et démontre qu\u2019il existe un très grave problème à considérer, c\u2019est-à-dire, la progéniture de ces déficients.Discussion: M.Léon GERIN-LAJOIE propose que la question de stérilisation des débiles mentaux soit étudiée à une séance ultérieure.M.Antonio BABEAU: la Société de Philosophie de l\u2019Université de Montréal est actuellement à étudier cette question et invite les membres de la Société Médicale à y assister.\u2019 M.E.DUFRESNE: Le côté moral de cette question est d\u2019une très grande importance.Il cite les exemples d\u2019hommes supérieurs issus de familles présentant de la déficience psychique.5° Puérilisme mental, par le professeur de BELLEFEUILLE.Il s\u2019agit d\u2019un syndrome mental signalé d\u2019abord par Dupré, puis décrit par René Charpentier, syndrome caractérisé par la mentalité, les réactions, les habitudes, le caractère et le langage d\u2019un enfant chez un adulte. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 123 Pathogénie: dans les premiers mois, l\u2019enfant est un être dont les mouvements sont déterminés par des réflexes.Il n\u2019y a, à ce moment, ni conscience, ni compréhension, ni volonté.Peu à peu, ces diverses facultés se développent et les mouvements deviennent, par degrés, conscients, volontaires ct adaptés à un but défini.Le développement intellectuel peut être représenté par un graphique ascendant, stationnaire et descendant.La démence est un état de régression des facultés intellectuelles qui amène le sujet au stade infantile, au point que certains travaux ont été faits sur l\u2019âge mental des déments, entre autres par le Dr Simon, avant pour collaborateur M.Paul Larivière.La démence pourra apparaître très tôt chez le dément précoce, vers 40 ans chez le paralytique général, ou après 60 ans, chez le dément sénile.Or, le puérilisme se rencontre chez l\u2019adulte arriéré, parce que son psychisme a été arrêté dans son développement à un âge mental d\u2019enfant: 5, 6 ou 8 ans.Donc, le puérilisme mental se rencontre également à l\u2019autre extrémité du clavier intellectuel, c\u2019est-à-dire chez l'adulte en démence.6° La mélancolie, par le Dr DECARIE.M.DECARTE fait une étude des manifestations de cette psychose.Pour illustrer sa communication, il présente plusieurs malades, 7° Corps étrangers de l\u2019estomac, par M.E.DUFRESNE.Le rapporteur présente un morceau de fer-blanc.plié de façon à avoir 24\" de long.un pouce de large et une ligne d'épaisseur.avec des angles pointus et coupants et un bord présentant des aspérités.Le corps étranger a fait la descente de l'œsophage en trois jours et fut enlevé par gastrotomie.Il n'a pu être tiré par œsophagoscopie parce qu\u2019une des aspérités regardait en haut et accrochait la muqueuse de l\u2019œsophage.M.DUFRESNE insiste: a) sur le fait étonnant qu'un objet de ce volume et de cette forme ait pu traverser l\u2019œsophage et séjourner quelques heures dans l\u2019estomac sans causer des dégâts sérieux; b) sur la facilité et la bénignité de la gastrotomie, opération courte et facile, non choquante et qui guérit en moins de dix jours.LA SEANCE EST LEVEE A 11.45 HRS.Louis FORTIER, M.D, Secrétaire des séances.\u2014\u2014\u2014\u2014oe_ 7\u2019 724 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA SOCIETE DE PHTISIOLOGIE Séance du 14 mars 1934 Présidence de M.JARRY Le premier travail à l\u2019étude est: \u2018ULCERE TUBERCULEUX DE LA MUQUEUSE JUGALE\u201d par le docteur Boulais.Présentation de malade, lequel fut guéri de son affection par les sels d'or.Le malade vit, son poids augmente de 116 à 137 livres, a repris son travail et-se porte à ravir.Deuxième malade, âgé de 30 ans, présente un ulcère tubereuleux du cou depuis dix-neuf ans, un autre, à l\u2019angle du nez, depuis trois ans.Diagnostic confirmé d\u2019ailleurs, comme chez le jeune malade, par la biopsie.\u201c Rien au poumon.Soumis à l\u2019aurothérapie n\u2019obtient qu\u2019un demi-succès, car on a dû suspendre tôt le traitement, vu l\u2019apparition d\u2019une stomatite louche à chaque nouvelle injection.Les cordes vocales restent suspectes.En discussion le docteur Mignault conseille d\u2019employer sur la dernière malade le Solgonal b; peut-être sera-t-il mieux toléré.Le second travail à l\u2019étude est: \u201cESSAI DE TRAITEMENT DE LA TUBERCULOSE PULMONAIRE PAR LA RADIOTHERAPIF\u201d.Interprétation radiographie par les docteurs Dufresne et Jutras de l\u2019Institut du Radium.Après une revue succincte des méthodes anciennes et nouvelles prônées dans le traitement de la tuberculose pulmonaire, le docteur Dufresne se demande honnêtement si Pélectricité, tant sous forme de diathermie, rayons ultraviolets ou même rayons X, ne pourrait pas être de quelque utilité dans le traitement de certaines formes de tuberculose.Déjà en 1923.le docteur Gendreau tentait, avec prudence, il va sans dire, de refroidir les lésions pulmonaires tuberculeuses par l'application de ravons NX.Depuis on a renouvelé, étendu l\u2019expérience, et déjà une cinquantaine de cas améliorés prouveraient en faveur de la méthode.On a chez tous ces cas combiné la diathermie pulmonaire à doses modérées avec l\u2019actinothérapie et les sels de chaux absorbés pendant les mois que dure le traitement, enfin radiothérapie prudente.On a jusqu'ici employé la lampe à arc, de préférence à la lampe à mercure, pour actinothérapie.Ces méthodes amèneraient, en même temps qu'une modification du P.H.sanguin, la formation plus rapide, plus étendue de tissus conjonctifs d'encopulement.On a même, dans quelques cas, eu recours à la stérilisation de tuberculeuses avec des effets fort intéressants sur les lésions pulmonaires.Suit l'histoire de quelques malades, avee indications abrégées des résultats obtenus.Puis le docteur Jutras.radiologiste à l\u2019Institut du Radium, fait L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 725 défiler sous nos yeux les radiographies correspondant à chacun des cas plus haut passés en revue.En discussion, le docteur Mignault félicite les rapporteurs.Le docteur Laurier: Avez-vous eu à déplorer comme conséquence des traitements p'us haut mentionnés, des hémoptysies mortelles ?Le docteur Cholette: Avez-vous traité res malades qui suivaient concurremment la cure de repos?Le docteur Bertrand se dit très intéressé sans plus.Il reste encore et toujours partisan de la collapso-thérapie chaque fois que le cas s\u2019y prête.Quant à la stérilisation, tentée chez certaines malades, il croit que c\u2019est une méthode de traitement condamnée tout à fait, et par l\u2019Eglise et par la nature, tout au moins chez les femmes jeunes encore.Le docteur Lasalle Laberge: Recommanderiez-vous la méthode, même chez les tubereuleux pulmonaires franchement évolutifs ?Le docteur Mignault: Quant à l\u2019action du calcium, pour hâter la cicatrisation des lésions tuberculeuses, il a voulu tirer la question au clair à l\u2019hôpital du Sacré-Cœur; il a choisi 120 malades, dont 60 ont absorbé des sels de chaux à haute dose avec exposition à la lampe à mercure.Les 60 autres agissaient comme témoins.Chez les cas traités par l\u2019Ergostérol et la lampe à mercure comme chez les autres, le taux du calcium sanguin a monté durant les mois d'été pour décroître en septembre, novembre et décembre.Cette augmentation du calcium sanguin serait done plus attribuable au soleil du bon Dieu et à la diète plus abondante en légumes verts dans ces mois, qu\u2019à l\u2019Ergostérol et à la lampe à Mercure.Les cas dont les radiographies nous furent montrées étaient tous des fibreux, chez lesquels les lésions étaient à peu près figées.Dans le cas de pleurésie que vous nous avez fait voir, s\u2019agissait-il bien d'une pleurésie tuberculeuse ?Les rapporteurs traitaient-ils aussi bien des cas avancés avec tendance hémoptoïque ?Le docteur Jutras: On n\u2019a traité jusqu\u2019ici que les tuberculeux torpides ne présentant aucun symptôme menaçant.Toutes les formes évolutives ulc'éro-caséeuses sont dirigées ailleurs.Les malades traités étaient tous des malades ambulants.On n\u2019a jamais eu à déplorer d\u2019hémoptysie grave.Le docteur Comtois félicite les rapporteurs: La: méthode telle qu\u2019employée à l\u2019Institut du Radium rend le partage au mérite difficile, sinon impossible.Est-ce la diathermie, l\u2019actinothérapie, qui agit?Sont-ce les rayons X?\u2014 Il croit que pour prouver l\u2019action des rayons X, il faudrait n\u2019employer que la radiothérapie.On a obtenu des résultats intéressants à l'hôpital Sainte- Justine, dans des cas d\u2019asthme, séquelles de pneumonie ou dans les pneumonies franches.Toutefois, il est bien d'opinion qu\u2019il ne faut employer que de très petites doses de rayons X, doses non résolutives, mais simplement stimulantes, et chez des cas très au début et encore.Le docteur Bertrand suggère qu\u2019on rapporte les cas de tuberculose en traitement ou qui se présentent au dispensaire pour traitement, au Service Social de l\u2019Institut Bruchési. 126 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Le docteur Dufresne répond au docteur Cholette: Nous n'hospitalisons pas les malades en traitement, nous recommandons, autant qu'il se peut, la cure à domicile.Au docteur Bertrand: N\u2019est pas du tout opposé à la collapsothérapie: au contraire, explique qu'ils ont affaire la plupart du temps à des malades ultra-pauvres qui résident dans le quartier, et pour lesquels on a voulu tenter quelque chose.Au docteur Mignault: Nous n\u2019avons fait aucune recherche spéciale à propos du calcium sanguin.Nous nous sommes fiés au travail fait ailleurs.Quant à la lampe employée, il croit que la lampe à are doit être préférée à la lampe à mercure.Les rayons courts de la lampe à mercure seraient, semble-t-il, abiotiques et contrecarreraient plutôt même l'absorption de calcium dans le sang.Au docteur Comtois: N'a employé que de très petites doses espacées de rayons X.Au docteur Lasalle Laberge: nous n'avons traité que des, cas peu évolutifs;.mais évolutifs tout de même.Les rayons N ne sont pas à craindre même chez les hémoptoïques étant donnés à petites doses.Le docteur Mignault mentionne le fait que l'intérêt du travail est surabondamment prouvé par les nombreuses questions posées.Il est proposé par le docteur Grenier que les Drs Dufresne et Jutras soient élus membres de cette société.Le docteur Jutras remercie.La séance est levée, à 11 hrs.Séance du 11 avril 1934 Présidence de M.JARRY La première communication à l\u2019étude est: \u201cTHORACOPLASTIE ET PHRENICECTOMIE\u201d, leur indication respective, par le docteur Archibald, de l'hôpital Royal-Victoria.ne Le docteur Mignault, en quelques phrases délicates, présente le conférencier.Les chirurgiens, dit en substance le docteur Archibald, ne doivent choisir, pour tenter une thoracoplastie, que les bons cas chroniques.Et sur quels signes doit se baser le chirurgien pour opérer le triage judicieux des malades?Rechercher d\u2019abord les cicatrices d\u2019anciennes lésions tuberculeuses avee déviation de la trachée et du médiastin, du cœur et même immobilisation relative des côtes.Deuxième catégorie: cas diseutables, sub-fébriles avec pouls rapide et nouvelle lésion du poumon sain jusque là.Troisième classe: mauvais cas chroniques qui glissent à la mort.Il faut sans hésiter écarter tous les cas qui n\u2019impriment sur la graphie aucune réaction fibreuse bien accentuée, car ce qui au début a donné de mauvais résultats à la thoracoplastie fut justement d'accepter de ces cas inappropriés.iar ok pa OS SO PAS TOES L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 127 Ne sont d\u2019ailleurs susceptibles d'une thoraco que les cas impropres au pneumo.Ne jamais entreprendre la thoraco sans connaître à fond l\u2019histoire du malade, sa résistance.De cette étude approfondie du cas dépend le succès ou la faillite de l'opération.Ainsi dans les cavités apicales, qui, après 6 mois, ne se sont pas fermées, alors que les autres lobes restent sains, la thoraco est à recommander, à moins qu'un Jacobéus soit possible.Pour les cavités de la base, ne pas se résoudre trop vite à une phréni.Dans les cavernes adjacentes à la paroi, avec cloison mince, craindre une perforation qui conduirait à l\u2019empyème intarissable.Mais l\u2019empyème constitué, si après plusieurs inspirations le pus récidive, l\u2019iléothorax même doit céder le pas à la thoraco.Dans l\u2019empyème encore où le pus s\u2019épaissit au point de ne pas être évacué, il faut sans hésiter recourir, et formellement, à la thoraco.Dans les empyèmes à infection associée, avec température en clocher, installer un drain à demeure et si après six mois, un an, les patients ont une bonne résistance, recourir sans hésiter à la thoraco pour tarir cet intarissab'e abcès.Même, dans ces cas, il est nécessaire d\u2019enlever la plèvre qui, épaissie, laisserait subsister, même après une thoraco, une cavité d\u2019importance.La phrénicectomie est une opération facile qu\u2019on a faite à tort et à travers comme préparation à la thoraco pour éprouver le poumon sain jusque la.Le docteur Archibald a à son actif 200 ou 300 phrénicectomies depuis 7 ou 8 ans et ce soir, il nous donne le résultat de son expérience.Dans le slésions de la base, non extensive ou du type non fibreux, la phrénicectomie est à recommander.Dans les lésions du sommet où la cavité ne dépasse pas 2 ce.en étendue, avec parois épaissies, la phrénicectomie peut à la rigueur donner un bon résultat: mais pour les vastes cavernes du sommet avec parois épaissies.la phréniceetomie serait parfaitement inutile et la thoracoplastie reste l'opération de choix.La thoracoplastie du type inférieur, pour des lésions limitées à la base, est en train de supplanter la phrénicectomie, et c\u2019est tant mieux.Après une phrénicectomie, si la cavité pour laquelle on l\u2019a faite s\u2019étend, recourez à la thoracoplastie, sinon vous aurez sur la conscience la mort d\u2019un patient.La phrénico d\u2019ailleurs n\u2019est pas sans danger.Il est arrivé d\u2019extirper un nerf autre que le phrénique.La phrénico amènerait par ailleurs en même temps que la paralysie du diaphragme des troubles stomacaux très embêtants et même la mort.Le reproche le plus marqué que l\u2019on pourrait faire à la phréni serait de ne pas donner les résultats attendus et de n'être souvent qu\u2019un préliminaire à la thoraco.Sur 24 cas de phréni, 16 cas n\u2019ont montré aucune amélioration sensible, 6 furent légèrement améliorés, 2 virent leur lésion s\u2019étendre.Dans la plupart des cas les cavités s'agrandirent.Souvent encore, après une amélioration passagère, l\u2019état du malade empira.Le docteur Archabald fait ensuite défiler sous nos yeux des films d\u2019un intérêt extraordinaire.En discussion le docteur Jarry félicite le docteur Archibald.11 demande à ce dernier s'il lui est advenu d'observer à la suite d'une phrénico des dégénérescences du diaphragme.avec hernie des organes abdominaux. 728 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Le docteur Bertrand remercie le docteur Archibald et mentionne que 130 phrénico ont été faites à date à l\u2019Institut.Docteur Vidal demande au docteur Archibald quelle est son expérience dans les phrénico, combinées avec le pneumo.Monsieur Mignault: Si le docteur Archibald estime que les cœurs infantiles soient une contreindication à la thoraco.Le docteur Archibald répond oui: au docteur Jarry, eut la chance à Toronto de voir les pièces montrant ces dégénérescences diaphragmatiques et ces hernies.Au docteur Vidal: La phréni en combinaison avec le pneumo paraît utile dans les cas d\u2019adhérences diaphragmatiques ou dans les \u2018cas où l\u2019on peut aider au pneumo ou espacer les séances de pneumo.Docteur Mignault: A l\u2019habitude de redouter les cœurs infantiles lorsqu\u2019il s\u2019agit de faire une thoraco.Ces malades font d\u2019habitude une convalescence plus longue.Le docteur Cholette, secrétaire général, vient ensuite présenter le rapport des activités de la Société depuis sa fondation.Suit le rapport du trésorier ; les finances de la Société sont prospères, mais à son avis les membres s\u2019y fient pour ne payer que très parcimonieusement leur contribution.On procède aux élections des officiers pour l\u2019année à venir.Le docteur Bertrand est élu président ow Vidal \u201c \u201c vice-président \u201coo Cholette \u201c\u201c \u201c secrétaire général \u201cow Dumontier \u201c \u201c trésorier \u201cow Ladouceur \u2018 \u201c secrétaire des séances.Le secrétaire: CHOLETTE. NOUVELLES FACULTE DE MEDECINE DE L\u2019UNIVERSITE DE MONTREAL ELECTIONS ANNUELLES Doyen: M.T.Parizeau.Vice-doyen: M.B.-G.Bourgeois.Secrétaire: M.E.-P.Benoît.Bureau exécutif: MM.Asselin, Dubé, LeSage et P.Masson.DIPLOMES DE 1934 Nous publions la liste des nouveaux médecins qui ont reçu le titre de \u201cDocteur en Médecine de l\u2019Université de Montréal\u201d en mai 1934, ainsi que le serment qu\u2019ils ont prêté en cette occasion, issu du serment d\u2019Hippocrate, que nous publions également.(I) DOCTEURS EN MEDECINE Archambault, Paul Archambault, Viateur Autotte, Edmond-Esdras Beaudoin, Lucien-Gaston Boucher, Paul-Emile Brassard, Vietor (Carle, Alfred Cartier, Paul-Henri Cartier, Georges-Etienne Cartier, Jacques Christin, Roland Cyr, Roméo.Delorme, Alexandre deSève, Alain Dubuc, Léopold Duhamel, Georges-Henri Dumas, Paul Farlev.Victor Flanz.Joseph Gauthier, Herman Gervais, Gérard Hébert, Gustave Julien, Fernand Labarre, Léon Lachance, Robert-Evariste Lacharité, Maurice Laporte, Louis-Philippe Legault, Jean-Paul Limoges, Joseph-Ernest Lynch, Maurice - Marchand, Claude-Arthur Martineau, Emile Martin, Paul Morin, J.-Gérard Poirier, Roger labinoviteh, Isaïe Rabinovitch, Samuel Séguin, Fernand Soucie, Guillaume Trépagnier, François-Basile Valiquette, Hugo 730 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Avec distinction (Cum laude) Bonnier, Maurice Grignon, Paul-Henri Charest, Gustave Lapointe, Roland-François Desnoyers.Marius-[rénée St-Germain.Jos.-Prud'homme Duval, Alfred Tittlev, Josaphat-Romain Aree grande distinction (Magna cum laude) Bertrand, Guy Robinson.Henri (IT) LAUREATS Médaille du Lieutenant-gouverneur de la Province .{[enri Robinson Prix Lachapelle .A LA LL A LA Le Alain DeSève Priæ Hingston .LL aa LL Henri Robinson Priæ des Laboratoires Nadeau : ler prix .1201 1224 LA ALL aa LL LL ae Guy Bertrand Zème prix .02 01020 L LL LL LL AA La Le Herman Gauthier Priz du Canadian Medical Institute .Maurice Bonnier Priz de Pédiatrie .4aLLa ea des LL a a LA Guy Bertrand Offert par l\u2019Hôpital Sainte-Justine pour 1932-33 Prix de la Banque d'Epargne (1932-33) .Henri Bobinson, Alain DeSéve Médaille du Gouvernement français (1932-33) par l'entremise de l'Institut Scientifique franco-canadien .Léopold Morissette PRESTATION DU SERMENT, par les docteurs en médecine.Conscient des devoirs et des responsabilités qui m\u2019échoient dans la carrière que j'ai embrassée, soucieux de faire honneur à l\u2019Université qui m\u2019a formé et au corps professionnel dont je serai désormais un membre, je promets et je jure solennellement d\u2019exercer mon art en toute conformité avec les règles de la plus stricte morale; je jure de garder le silence sur les secrets que pourrait m\u2019apprendre l\u2019exercice de ma profession; je promets de maintenir ma vie de médecin en accord parfait avec les règles de la dignité et de l\u2019étiquette professionnelles.Que Dieu me soit en aide. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 731 SERMENT D\u2019HIPPOCRATE \u201cJe jure par Apollon médecin, par Hygie et Panacée, par tous les dieux et par toutes les déesses que je prends ici a témoin, que de toutes mes forces et en pleine conscience, je tiendrai entiérement mon serment et les engagements suivants: que je respecteral mon maitre dans cet art, comme je respecte mes parents, que je partagerai avec luli mon avoir et lui donnerai tout ce dont il aura besoin, que je considérerai ses dascendants comme mes frères par le sang et, qu\u2019à mon tour, je leur enseignerai cet art sans rétribution ni condition aucune, que je donnerai libre accès aux connaissances et à l\u2019enseignement de toute la discipline à mes fils en premier, puis aux fils de mon maître, puis à tous ceux qui, par écrit et par serment suivant la loi médicale, se déclarent mes disciples, et à nul autre.En ce qui concerne la guérison des malades, je leur ordonnerai des diètes de mon mieux d\u2019après mon opinion, et je me tiendrai loin de tout mal et de toute injustice.Je ne me laisserai induire par la prière de qui que ce soit à administrer un poison ou à donner un conseil dans une circonstance semblable.Je ne mettrai à aucune femme d\u2019appareil dans le vagin pour empêcher la conception ou le développement d\u2019un enfant.Je considérerai comme sacrés ma vie et mon art.Je ne pratiquerai pas l\u2019opération de la taille, et quand j\u2019entrerai dans une maison, je n\u2019y entrerai que pour le bien des malades, je m\u2019abstiendrai de toute action injuste et je ne me souillerai, par lasciveté d\u2019aucun contact soit avec des femmes, soit avec des hommes libres, soit avec des affranchis, soit avec esclaves.Tout ce que j'aurai vu ou entendu au cours de la cure ou en dehors de la cure dans la vie courante, je le tairai, je le garderai toujours pour moi comme un secret, et il ne me sera pas permis de le dire.Si je tiens fidèlement, intégralement ce serment, que je puisse obtenir une vie heureuse et un avenir heureux dans l\u2019exercice de mon art et qu\u2019on me couvre toujours de louanges; mais, si je dois manquer à mon serment, ou jurer le faux, puissé-je avoir un sort contraire!\u201d Ce serment montre à quel degré de hauteur morale était déjà arrivée, à l\u2019époque des premières écoles médicales grecques, la conception qu\u2019on se faisait de l\u2019exercice de la médecine.\u2014_\u2014s 0 Jr. 732 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA LE CONGES DE LA COLIBACILLOSE, DES INFECTIONS ET DES INTOXICATIONS D\u2019ORIGINE INTESTINALE.CHATEL-GUYON, 23 et 24 septembre 1934.Nous rappelons que ce Congrès, organisé par la Société des Médecins de Châtel-Guyon et la Société des Faux, en collaboration avec les principaux groupements de la Station, aura lieu les dimanche 23 et lundi 24 sept.1934.Ces journées médicales ont été placées sous la présidence d\u2019honneur des professeurs ACHARD, LEGRY et H.VINCENT de l\u2019Académie de Médecine.Le professeur Paul CARNOT, membre de l\u2019Académie de Médecine, professeur de Clinique médicale à l\u2019Hôtel-Dieu de Paris, a bien voulu accepter la présidence générale du Congrès.Les différentes sections auront comme présidents: Section Médicale: professeur J.CASTAIGNE.Section Chirurgicale: professeur HETZ-BOYER.Section de Thérapeutique: professeur M.LOEPER.Section d\u2019Hydrologie: professeur VILLARET.Vice-présidents: MM.les professeurs d\u2019Hydrologie ct Directeurs des Instituts d\u2019Hydrologie des Facultés et Ecoles de Médecine de France.Rapporteurs : Professeur Heitz-Boyer (de Paris): Le Syndrome entéro-rénal.Professeur R.Debré (de Paris).Professeur Brulé et docteur Garban (de Paris): Rétention hépato-biliaire des affections intestinales.Professeur Chiray (de Paris) et professeur Lebon (d\u2019Alger): Les Intoxications d\u2019origine intestinale.Professeur Guy Laroche (de Paris): L\u2019indoxylurie au cours des affections intestinales.\u2018 Docteur Goiffon (de Paris): Renseignements fournis par le laboratoire \u2018dans les syndromes colibacillaires, Professeur Mouriquand (de Lyon) et Mlle Schen: Infections colibacil- laires chez l'enfant.Professeur Laporte et docteur Planque (de Toulouse): Les troubles nerveux des affections intestinales. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 733 Professeur Vaucher et docteur Kabacker (de Strasbourg) : Les septicémies colibacillaires.Professeurs Chauvin et Jean Piéri (de Marseille): Les localisations génitales du colibacille chez l\u2019homme.Professeur A.Guillemin (de Nancy): Colibacillose et gynécologie.Docteur Desgeorges (de Vichy): L\u2019évolution à longue échéance des infections colibacillaires chroniques.Professeur Damade (de Bordeaux): Thérapeutique médicale des Infections et des Intoxications intestinales.Professeur Duhot (de Lille): Thérapeutique hydrominérale des infections et des intoxications d\u2019origine intestinale et de leur retentissement sur l\u2019organisme.Inscriptions au Congrés.\u2014Le prix de la cotisation est fixé à 50 frs pour l'une et l\u2019autre catégorie de congressistes.Elle doit être envoyée en même temps que l'adhésion, au Secrétariat administratif du Congrès, M.Juin, Châtel-Guyon.Renseignements \u2014 Docteur D.BALME, secrétariat général du Congrès de Châtel-Guyon, Les Grands Thermes, Châtel-Guyon (Puy-de-Dôme).ole he 040 ho 34 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA SUPPLÉMENT L\u2019ANTIPHLOGISTINE DANS LE RHUMATISME Les affections inflammatoires ne sont pas particulières à l\u2019hiver non plus que le rhumatisme une maladie saisonnière ; par conséquent, quelle que soit la saison, l\u2019Antiphlogistine joue un rôle thérapeutique important dans le traitement du rhumatisme articulaire et de toute autre manifestation rhumatismale.Sa chaleur humide prolongée (de 12 à 24 heures), les propriétés d\u2019osmose et d\u2019exosmose de ses composants contribuent à améliorer le métabolisme local, à favoriser la résorption des états inflammatoires articulaires musculaires et à faciliter le retour des mouvements dans les articulations.D\u2019où soulagement et bien-être.MM.les Médecins trouveront donc dans l\u2019Antiphlogistine une aide précieuse contre tous les cas d\u2019inflammation interne ou externe.A.WANDER LIMITED, OUVRENT UN BUREAU A TORONTO.A.Wander Limited, manufacturiers d'Ovaltine, de Peterborough, Canada.ot London, Angleterre, annoncent qu\u2019ils ont ouvert un bureau à Toronto, 7 ouest, rue Adélaïde, suite 308.Téléphone: Flgin 9669.La compagnie Wander Limited a aussi des bureaux à Montréal, Winnipeg et Vancouver. L'Union Médicale du Canada Fondée en 1872 Comité de Direction MM.Benoit, Boucher (R.), Boulet, Bousquet, Bourgeois, Bruneau.Comtois, MM.Amyot, (R.), Archambault, (P.-A.), Archambault, De Cotret, Desloges, Dubé, Gérin-Lajoie (Léon), |Harwood, | Leduc, LeSage, Marien, Marin (Albéric), Marion (D.), Masson (D.), Mercier, Mousseau (J.-A.), Parizeau, Rhéaume, Roy, Saint-Jacques, Vidal.; Président: | L.de L.Harwood; | Vice-Président: B.-G.Bourgeois; Secrétaire-Trésorier: J.-A.Vidal.Pierre Masson.Comité de Rédaction Amyot, Roma; Badeaux, François; Bellerose, Antonio; Bertrand, Albert; Brault, Jules; Deguise, Albert; Desloges, Alfred; Doré, Réal; Dubé, Edmond; Fauteux, Mercier; Fontaine, Rosario; Lapierre, Gaston; Legrand, Emile; Letondal, Paul; Magnan, Arthur; Mathieu, Emile; Pepin, Roméo; Rivard, Jos.; Saucier, Jean; Simard, Charles; Trottier, Ernest.Membre d\u2019honneur: Professeur Président: A.LeSage; Vice-président: J.-A.Vidal; Secrétaire: Léon Gérin-Lajoie; Secrétaire-adjoint: Donatien Marion.ONT COLLABORE AU VOLUME DE 1933; belle, (A.), Lacharité, (H.), La- (P.-R.), Barbeau, frenière, (G.), Lapierre, (G.), (A.), Baril, (Geo.), Barry, (Gaé- tan), Baril, (H.), Bellerose, (A.), Bernier, (M.), Bertrand, (A.), Blagdon, (L.), Boucher, (R.), Bourgeois, (P.), Boutin, (P.), Brault, (J.), Brisebois, (M.), Champeau, (J.), Cholette, (A.), Comtois, (A.), Corrigan, (J.-A.), D\u2019Allaines, (F.), D\u2019Anna, (A.), Deland, (Garde A.), Deguise, (A.), De Bellefeuille, (G.-L.), Desfosses, (P.).Desforges, (A.), Derome, (H.-R.), Doré, (R.), Dubé, (J.-E.).Dumontier, (A.), Dufresne, (E.), Fauteux, (M.), Favreau, (J.-C.), Fontaine, (R.), Fortier, (L.-E.), Fortier, (L.), Fortier, (J.).Gariépy, (U.), Ga- riépy, (L.-H.).Gélinas, (L.), Gé- linas.(H.).Gérin-Laioie.(L.).Gi- beault, (A.).Gibeault.(H.), Godin, (A.), Gratton, (A.), Hoen, (T.-J.), Jarry, (J.-A.), Kennedy, (E.J.C.), Knopf, (S.A.), La- Lapointe, (J.), Laquerrière, (A.), Legrand, (E.), Léonard, (D.), LeRoy, (A.), LeSage, (A.), Le Sage, (J.), Letondal, (P.), Léveillé, (J.-A.), Longpré, (D.), Magnan, (L.-A.), Mantha, (L.), Manseau, (J.-A.), Marin, (A.) > Marion, (D.), Marsan, (G.-A.), Masson, (P.), Mathieu, (E.), Mercier, (O.), Meyer, (W.), Mo- line, (R.), Morin, (P.), Morin, (J.-G.), Mousseau, (J.-A.), Ossen- dorf, (K.W.).Panneton, (J.-E.), Paquette, (J.-P.), Parizeau, (T.), Poirier, (P.), Rhéaume, (P.-Z.), Rivard, (J.-H.), Rosell, (J.-M.), Roussel, (J.-M.).Roy, (J.-N.), Saint-Jacques, (E.), Samson, (JE.), Saucier, (J.), Sheehan, (JE.), Simard, (L.-C.), Smith, (P.), Tétreault, (A.), Trottier, (E.), Vallée, (A.), Vidal, (J.-A.), Vi- gnal, (W.).EE ray SUITE DU SOMMAIRE Quelques aspects du problème de l\u2019enseignement public considéré du point de vue du psychiatre .\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026ss Ramson A.GREENE .850 Position actuelle du problème de l\u2019hys- TÉrie .\u2026.uncscccerescrcrsranrsnsenrase sense nenc0e Paul LARIVIERE 862 L\u2019âge et les émotions ess Kath.M.Banham BRIDGES 878 Le milieu familial facteur de déséquilibre affectif et d\u2019arriération intellectuelle chez l\u2019enfant .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.Alexandre MARCOTTE .883 Délires secondaires à la malariathérapie Rodolphe RICHARD .890 Manifestations anti-sociales chez les enfants maltraités .\u2026.\u2026.ccercccncrnce Alph.PELLETIER .893 Manifestations de 'a syphilis héréditaire Gaston LOIGNON .898 Traitement des états maniaques .H.TELLIER ee 911 Quelques psychoses du sénile .Alcide PILON .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026 922 Quelques caracteres du \u201cMoron\u201d .M.-R.-B.LECLAIR .929 FORMULAIRE La paralysie infantile .L\u2019encéphalite épidémique .c.933 Roméo BOUCHER .934 Aphrodisiaques \u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026-\u2026\u2026serseseres 935 Traitement des sciatiques .NOUVELLES XIIIe Congrès de l\u2019Association des Médecins de langue française d> l\u2019Amérique du Nord .\u2026.\u2026.\u2026.vococesrecserrrsssenserenoe sen sessm sen scans 00000 937 XXIIIe Session de l\u2019Association des Médecins de langue française d'Europe .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.esvrsssrssersessorenencossorsncen son nersess asset Set ase nes mene0 000000 937 Livres rEÇUS .\u2026.\u2026.\u2026crsocsrocsesssrseransenersenersen sers see sers ten cen mass aces sen s0t0n 000 945 "]
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