L'union médicale du Canada, 1 décembre 1934, Décembre
[" Tome LXIII No 12 Décembre 1934 MÉMOIRES LES EFFETS DES SPASMES VASCULAIRES DANS L\u2019EPILEPSIE® Par Wilder PENFIELD, Directeur du Neurological Institute of Montreal.La pathogénie et le traitement de l\u2019épilepsie ont toujours présenté pour le praticien un problème excessivement sérieux.Lez lésions du cerveau les plus variées peuvent donner naissance à cles convulsions épileptiques.Voilà un axiome admis de tous, mais le but de cette communication consiste à démontrer que l\u2019invers2 est également vrai, c\u2019est-à-dire que les convulsions épileptiques peuvent à leur tour déterminer des lésions cérébrales, lésions soit généralisées, soit strictement en foyer.Plusieurs médecins ici présents ont probablement eu le privilège d\u2019assister à la réunion neurologique internationale de Paris il y a deux ans où furent discutés en détail les divers aspects de l\u2019épilepsie.On y analysa attentivement tous les côtés de la question, notamment l\u2019influence des spasmes vasculaires.Cette dernière notion fut surtout soulignée par Etienne, Lauwers et Daniélopolu.Il est maintenant démontré que les vaisseaux sanguins de la pie-mére et du cerveau sont pourvus de nerfs, tout comme les vaisseaux des autres organes.J\u2019ai pu colorer au sein du cerveau des minuscules fibres nerveuses vasculaires, et même les arborisations terminales de ces fibres.Bien plus, je puis affirmer qu\u2019il existe un contrôle sympathique et parasympathique efficace de la motricité de ces vaisseaux.Mais les modifications vasculaires dont je veux vous entretenir n\u2019ont jamais été vues en physiologie et n\u2019ont jamais été reproduites expérimentalement; seule l\u2019exploration du cerveau d\u2019anciens épileptiques peut révéler ces changements vasculaires.(1) Travail présenté au Congrès de Québec, août 1934. 1276 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Au cours d\u2019une longue série de craniotomies pratiquées sous anesthésie locale chez des épileptiques, j'ai eu l\u2019occasion d\u2019observer les changements vasculaires associés aux convulsions épileptiques.Dans plusieurs cas, les convulsions furent déclanchées par la stimulation électrique.Durant une crise convulsive, l\u2019arrêt de toute pulsation visible au ntveau des artères cérébrales est un phénomène à peu près constant.Cet arrêt des pulsations artérielles est tantôt généralisé, tantôt localisé au niveau de foyers cérébraux circonscrits.Fig.1.\u2014 Zones d\u2019anémie corticale au cours d\u2019une crise d\u2019épilepsie jacksonienne.Ce sont les séquelles vasculaires, les changements qui se produisent au niveau des vaisseaux, qui occasionnent probablement la souffrance cérébrale.La séquelle la plus fréquente des convulsions est l\u2019apparition d\u2019une zone circonscrite d\u2019anémie cérébrale.Sur le dessin (Fig.1), il s\u2019agit d\u2019un jeune garçon souffrant d\u2019épilepsie jacksonienne bien localisée.La stimulation au niveau de la croix a déclanché une crise en tout comparable à ses crises épileptiques habituelles.Cette crise fut suivie par apparition d\u2019une zone L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1277 d\u2019anémie corticale, ainsi qu\u2019il est indiqué par le dessinateur.Un peu plus tard, le malade fit encore d\u2019autres petites crises, espacées de quelques minutes, et nous vîmes apparaître une nouvelle zone d\u2019anémie corticale ainsi qu\u2019il appert dans le cartouche de ce dessin.Tout pres Jand drawn up 5 A Taste (5 Milliamps 3.Twifchine of mout x.Aîtack Induced (9 M \u2014 Îles HH # 75770.RVH.Op.7 LL Fig.2.\u2014 Cas de gliôme du lobe frontal droit chez une jeune fille de 14 ans.Ablation.Guérison depuis trois ans.de cette plage anémique, on peut voir une.contraction marquée de l\u2019artère indiquée par le signe A-1.Jai vu de semblables contractions artérielles survenir dans des cas dont l\u2019épilepsie était due à une tumeur, comme chez une jeune fille, porteuse d\u2019un gliôme du lobe frontal droit (Fig.2).Avant 1278 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA de procéder à l\u2019ablation de la tumeur, j'ai stimulé le cortex et jai déterminé une crise qui fut suivie par Papparition d'une contraction étendue d\u2019une artère voisine.On voit souvent ces contractions artérielles comme séquelles des convulsions dans les cas d\u2019épilepsie dite essentielle.Le cas suivant nous le démontre.La stimulation de l\u2019hémisphère près de la ligne médiane déclencha une crise qui fut suivie par l\u2019apparition de contractions progressives des artères.Ces contractions suffirent à bloquer le courant sanguin à ce niveau, car il était manifeste, par ailleurs, que les pulsations existaient de chaque côté de la striction mais qu\u2019elles étaient absentes entre les deux zones de contraction.En observant le cerveau d\u2019un malade atteint d\u2019épilepsie jack- sonienne, immédiatement après une crise convulsive, j'ai noté des plages d\u2019anémie d\u2019un type différent.Il s\u2019agit d\u2019un jeune homme chez qui on ne put relever aucune histoire de traumatisme ou de blessure cérébrale.La crise fut reproduite par stimulation faradique.Elle fut tout à fait comparable aux crises qu\u2019il avait habituelle- lement, et il m\u2019avertit dès le début que sa crise allait commencer, Après que celles-ci furent terminées, je vis apparaître des plages d\u2019un blanc éclatant à la surface du cerveau, au niveau des circonvolutions adjacentes au point de stimulation.Ces circonvolutions étaient irriguées par une artère provenant de la scissure de Sylvius.Cette artère fut ligaturée et le malade n\u2019a pas eu d\u2019autres crises depuis quatre ans.On a longtemps cru que les paralysies qui survenaient après les convulsions épileptiques étaient dues à ce que l\u2019on a improprement appelé l\u2019épuisement.Il semble plus probable que les paralysies dépendent de l\u2019anoxémie.Nous allons maintenant voir dans le film qui va suivre deux crises d\u2019épilepsie et nous allons observer le cerveau pendant ces crises.FILM La figure (3) comprend deux clichés qui proviennent du film que vous venez de voir.À la partie inférieure, le cerveau est vu avant une crise, tandis qu\u2019à la partie supérieure, il est vu après la crise.En procédant par comparaison, il est évident que la partie antérieure du cortex est plus pâle après la crise.J\u2019ai souvent vu des cas où ces changements étaient encore beaucoup plus marqués.Laissons les considérations théoriques et passons maintenant aux preuves cliniques.A cause du peu de temps dont je dispose, je L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1279 ne rapporterai qu'un cas et j'essaierai de vous démontrer que l\u2019anémie post-convulsive peut produire des destructions cérébrales en foyer.Je dois, du reste, publier bientôt, en collaboration avec le Dr Georges Chorobski, une étude beaucoup plus détaillée de cette question.Il s\u2019agit d\u2019un jeune homme de dix-huit ans qui me fut adressé de Victoria, Colombie anglaise, avec l\u2019étiquette: épilepsie.Voici son histoire: sept ans auparavant, il eut un accident de bicyclette où il se frappai la tête à la région occipitale.Il s\u2019ensuivit une amnésie Fig.3.\u2014 Cliché extrait du film.En haut: aprés la crise.En bas: avant la crise.rétrograde de l'accident.Trois ans plus tard, il eut sa première crise épileptique et depuis, de nouvelles crises se répétèrent à intervalles de plus en plus rapprochés.Ces crises étaient annoncées par une aura visuelle consistant en l\u2019apparition de lumières blanches et en l'impression de percevoir une ombre foncée passant devant son champ visuel gauche.Cette aura était suivie 1280 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA de mouvements toniques de la main gauche.Tantôt, la crise était généralisée et le malade perdait connaissance; tantôt elle ne dépassait pas les phénomènes visuels.Le malade attira lui-même mon attention sur l'important symptôme suivant: il avait remarqué qu'un obscurcissement permanent de son champ visuel gauche était survenu pour la première fois après une forte crise, et que, depuis, cette amblyopie augmentait après chaque crise; toutefois, depuis les dix-hu't mois qui ont précédé son admission, l\u2019état de sa vision semble stationnaire.rats | Corel vis\u2014 ; oe Crete.5 M.CURE Les champs visuels, schématisés à Victoria par le Dr Scott-Moncrief six mois avant que le malade me fût adressé, présentaient une hémianopsie homonyme incomplète, comme l\u2019on peut voir sur ce dessin (fig.4).A l'admission du malade à l'hôpital, le Dr John MacMillan nota que l\u2019hémi- anopsie homonyme était devenue complète, mais que la vision maculaire était CF 213.34 Lopr-Ége CF 213.34 Regt Epo & À ?7 + daw likey lo 20° > Vedat Frit faut 20° Person Sparen, né JAM Yo ts Ti L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1281 respectée (fig.5).Un encéphalogramme montrait que la corne postérieure du ventricule droit était énormément agrandie et qu\u2019elle se prolongeait en arrière dans un kyste au niveau du pôle du lobe occipital droit, pour atteindre la périphérie du lobe.Cet agrandissement de la cavité ventriculaire indique l\u2019atrophie du cerveau adjacent.Il s'agissait donc d\u2019épilepsie localisée dont le foyer épileptogène était situé au niveau du pôle occipital droit.Ce pôle fut amputé sous anesthésie locale, ainsi que vous pouvez voir sur ce dessin (fig.6).Il y avait de solides adhérences cicatricielles entre le pôle occipital et la tente du cervelet.La région striée du lobe occipital avait disparu et était remplacée par le kyste liquide que vous venez de voir.Le malade guérit sans complications et paraît, du moins actuellement, débarrassé de ses crises.Fig.6.\u2014 Amputation du lobe occipital droit, incluant la cicatrice cérébrale.Cas d\u2019épilepsie jacksonienne.En somme, voici comment peut être résumée l\u2019histoire de ce cas: traumatisme cranien à la région occipitale sept ans avant l\u2019admission à l\u2019hôpital.(Ce traumatisme produisit une cicatrice superficielle entre le pôle occipital et la dure-mère.) Trois ans plus tard, apparition de convulsions épileptiques déterminées par cette même cicatrice qui devint un foyer épileptogène.Après chaque crise, il s\u2019ensuivait 1282 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA une vaso-constriction spasmodique du contingent artériel nourricier du pôle occipital.L\u2019anoxémie ainsi produite détermina la destruec- tion progressive du pôle occipital; celle-ci à son tour rendit compte de l\u2019augmentation en tache d\u2019huile de l\u2019hémianopsie homonyme.Lorsque l\u2019on considère les lésions cérébrales en foyer qui déterminent l\u2019épilepsie jacksonienne, deux éléments doivent être envisagés: premièrement, le foyer épileptogène primitif, qui peut être une petite cicatrice, une anomalie vasculaire ou toute autre lésion, et deuxièmement, l\u2019atrophie du cerveau adjacent, résultant de l\u2019anoxémie consécutive aux crises.Cette atrophie n\u2019est pas la conséquence des crises, mais est déterminée par la vaso-constriction artérielle qui accompagne les crises dans certains cas.Le spasme artériel survient surtout dans le voisinage du foyer épileptogéne mais il peut cependant irradier loin de ce foyer.Il est arrivé que dans quelques cas il ne se produise pas, et ceci explique pourquoi, dans certains cas d\u2019épilepsie dite essentielle, la dégénérescence cérébrale progressive est en rapport avec le spasme artériel surajouté, tandis que dans d\u2019autres cas, où il n\u2019existe que peu ou pas de lésion progressive du cerveau, l\u2019épilepsie peut se rencontrer chez des sujets brillants.Disons pour conclure, que certaines lésions cérébrales causent l\u2019épilepsie.D\u2019autres lésions cérébrales résultent de changements vaseu- laires qui sont en rapport avec l\u2019épilepsie.Une thérapeutique intelligente doit être dirigée vers la cause épileptogène primitive, que l\u2019on doit distinguer des lésions secondaires.En terminant, je tiens à remercier avec plaisir le docteur Jean Saucier qui m\u2019a aidé dans la préparation de cette communication. UN NOUVEAU SIGNE POUR LE DIAGNOSTIC DES PHLEGMONS PÉRINÉPHRITIQUES, DES PÉRINÉPHRITES, DU CHARBON RÉNAL ET DE L\u2019ABCÉS CORTICAL DU REIN\u201c\u2019 Par Charles-Pierre MATHE, M.D., F.A.C.S., San Francisco, Californie, Directeur du Service des Voies Urinaires de l\u2019Hôpital St.Mary et de l'Hôpital Général des Chemins de Fer \u2018Southern Pacific\u201d, San Francisco, Californie.Bien qu\u2019on puisse, en général, arriver à reconnaître la présence d\u2019un abcès ou phlegmon périnéphritique, d\u2019une périnéphrite non suppurée, du charbon rénal et d\u2019un abcès cortical du rein par les signes connus aujourd\u2019hui, en urologie, il y a certains cas chez lesquels le diagnostic est difficile et reste douteux.L\u2019intérêt spécial que je porte, depuis seize ans, à la question du rein mobile m\u2019a conduit à faire une pyélographie attentive, en position verticale, de tous les cas qui se sont présentés à moi.En étudiant, par la radiographie, les différents aspects de la mobilité rénale, j'ai observé que l\u2019absence de mobilité rénale existait simultanément dans les cas de lésions suppurées du cortex rénal et dans les périnéphrites suppurées et non suppurées.Une observation de ce phénomène fut rapportée dans une note sur le rein mobile, que nous avons publiée en 1925.Partant de ce point, nous avons cherché ce signe dans tous les cas où nous étions en lieu de soupçonner un état cortical ou périrénal suppuré.Nous avons été amené, ainsi, à observer que ce signe est constant et que, en regard des faits de l\u2019histoire clinique et autres constatations positives, l\u2019on peut considérer ce signe comme étant pathognomonique.Nos observations ont été corroborées invariablement à l\u2019opération et à l\u2019autopsie.L\u2019absence de mobilité rénale, que l\u2019on peut découvrir en prenant une pyélographie en position verticale, est d\u2019un secours précieux dans le diagnostic de l\u2019abcès périnéphritique, de la périnéphrite, du charbon rénal et de l\u2019abcès cortical du rein.(1) Présenté au Ve Congrès de l\u2019Association Médicale Panaméricaine, Maracay, Vénézuéla, le 18 mars 1934. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Technique radiologique spéciale pour la recherche du signe de l\u2019auteur En prenant une pyélographie dans les cas suspects, il est important de prendre les films en Trendelenberg, en positions horizontale et verticale.La bande de compression du \u201cPotter-Buckey\u201d doit être tendue pendant que le malade est en station verticale.On néglige parfois ce point important, d\u2019où il s\u2019ensuit que le rein reste en position haute au lieu de descendre \u2014 ce qui risque de conduire à une conclusion erronée.Pour éliminer cette possibilité, le malade se tient debout et nous le soutenons avec une seconde bande qui est rattachée à la partie supérieure de la table, de manière à soutenir le malade par la poitrine.Il faut être sûr que le patient soit bien en position verticale parfaite, qu\u2019il ne soit pas incliné, comme cela pourrait arriver en se servant de tables cystoscopiques courantes.Nous ne nous servons que de tables qui peuvent être ajustées, afin que le malade soit dans la bonne position; il nous a même fallu apporter des modifications spéciales à certaines de nos tables.Dès que le malade a été amené en position verticale, il est nécessaire de le faire respirer profondément plusieurs fois, afin de permettre au rein de descendre, s\u2019il n\u2019est pas adhérent.On prend le film en expiration profonde.C\u2019est notre habitude de nous assurer de la position du rein, en comparant les positions respectives du calice inférieur et du calice supérieur par rapport à un point déterminé sur la vertèbre adjacente.Dans les cas de phlegmon périnéphritique, de périnéphrite, de charbon rénal et d\u2019abcès cortical, le rein se trouve placé sur un certain plan ; et cette position ne varie pas, ni en position de Tren- delenberg, ni en position verticale, ni au cours de la respiration.Le calice majeur reste sur le même plan, par rapport à un point donné de la vertèbre adjacente, en quelque position que soit pris le film, Trendelenberg ou horizontale.Si la technique est soigneusement suivie, le signe de la fixation rénale est constant et de grande valeur pour établir un diagnostic exact.Cependant, il faut admettre que ce signe, comme tous les autres signes, n\u2019a de valeur que lorsqu\u2019il est tenu compte de l\u2019histoire clinique du malade et des autres découvertes urologiques générales et spéciales.Afin de clarifier le diagnostic, il est bon de passer en revue les autres découvertes positives ; néanmoins, notre signe, invariablement, viendra corroborer le diagnostic de l\u2019abcès périnéphritique, de la périnéphrite suppurée ou de l\u2019abcès cortical du rein. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1285 Abcès et phlegmon périnéphritiques Dans la grande majorité des cas, l\u2019urologiste habile n\u2019a pas grande difficulté a en faire le diagnostic.Une infection préalable de la peau, de la fièvre, de la leucocytose, la tuméfaction du flanc et de la région lombaire auxquels viennent s'ajouter une douleur sourde et une grande sensibilité de ces localisations avec contracture musculaire lombaire, sont autant de signes qui font présumer qu\u2019il y a du pus dans la loge rénale.D\u2019autre part, cependant, l\u2019urine provenant du rein affecté n'offre guère à l\u2019examen que la présence \u2014 et cela pas toujours \u2014 de staphylocoques qui sont alors d\u2019une signification positive.Ensuite, nous avons les résultats des rayons X: un obscurcissement de la bordure latérale du muscle psoas, des côtes inférieures, des vertèbres et du rein même.On observe aussi que la courbure de la colonne lombaire tend à exagérer sa convexité antérieure; il y a également un déplacement antéro-latéral de l\u2019uretère.Tous ces signes locaux sont extrêmement précieux, mais ils sont variables et non constants.Avec la formation d\u2019un abcès, le rein perd sa mobilité normale, peu à peu se fixe, et cette absence de mobilité peut être découverte en prenant des pyélographies rétrogrades ou intraveinzuses en expiration et en position debout.La rapidité avec laquelle ces adhérences rénales se produisent a été observée par nous tout récemment.Grâce à la courtoisie du Dr W.Frey, je fus appelé à examiner une fillette âgée de neuf ans, souffrant de fièvre, éprouvant des douleurs dans la région lombaire gauche et donnant des signes d\u2019extrême sensibilité à ce niveau.Dix jours auparavant, la fillette avait eu un furoncle à la main.Il y avait hyperleucocytose et l'examen de l\u2019urine était négatif, sauf la présence de quelques staphylocoques.L\u2019examen urologique révéla une tuméfaction d'une grande sensibilité, avec contracture musculaire de la région lombaire.L\u2019examen cystoscopique était entièrement négatif, à l\u2019exception d'un rein gauche ayant perdu sa mobilité, facilement décelable par une pyélographie prise debout.Le rein droit était norma'ement mobile.On procéda à une lombotomie et à notre surprise on ne trouva pas de pus.Cependant, les tissus périrénaux étaient fortement congestionnés et œdéma- teux.Un drain fut laissé en place.Quelques jours plus tard, le drain laissait passer du pus et la fièvre tombait immédiatement, tandis que disparaissaient les autres symptômes.L'intervention avait eu lieu assez tôt, avant l\u2019apparition de la suppuration du tissu périrénal.Néanmoins, le rein était très adhérent à la loge périrénale; ce qui venait confirmer opératoirement notre signe radio ogique personnel. 1286 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Quand le malade ne peut supporter un examen cystoscopique, on peut toujours avoir recours, avec un degré égal de sécurité, à la pyélographie intraveineuse, qui permettra de découvrir également l\u2019absence de mobilité rénale.FrG.2,\u2014Pyélographie du même cas prise dans la position verticale montrant le nouveau signe positif, la fixation du rein à un certain plan.Notez l\u2019immobilité du rein du côté malade (droit).Mobilité normale du rein sain du côté gauche qui présente une descente normale.Périnéphrite non suppurée Ici, nous avons affaire à un cas des plus obscurs, offrant de grandes difficultés diagnostiques et dans lequel notre signe est tout spécialement précieux pour en arriver a un diagnostic exact. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1287 Les symptômes sont peu précis.Il y a douleur au rein, parfois accompagnée d\u2019hématurie, mais rarement de tuméfaction.Il y a parfois de la néphrite interstitielle, à des degrés variés, résultat de l\u2019étranglement et de la congestion du rein.La découverte d\u2019albumine, de sang et do cylindres dans l\u2019urine embrouille aspect clinique du cas.Il n\u2019y a ni fièvre, ni leucocytose, ni signes urinaires quelconques à l\u2019exclusion de ceux de néphrite.On se rend compte, dans ces cas, de la valeur appréciable de la recherche et de la découverte de notre signe par la pyélographie prise en position verticale.Notre expérience clinique, vieille de neuf ans, prouve et justifie pleinement la valeur de ce signe dans ces cas particulièrement obscurs.Le charbon rénal et l\u2019abcès cortical du rein Le diagnostic des cas de suppuration limitée au cortex du rein est plus difficile que celui de l\u2019abcès périnéphritique, mais moins que celui de la périnéphrite non suppurée.Il est vrai que nous pouvons nous appuyer sur le signe préalable d\u2019une infection de la peau, qu\u2019il y a les signes locaux, de la fièvre, de la leucocytose, de la sensibilité au toucher, de la douleur au niveau du reif affecté, de la contracture des muscles de la région lombaire.Dans la majorité de ces cas, l\u2019analyse de l\u2019urine provenant du rein atteint est négative, sauf qu\u2019on y découvre parfois des staphylocoques.Ces staphylocoques sont présents en proportion directe de la proximité de l\u2019abcès du bassinet.Lorsque la suppuration a commencé et s\u2019est propagée dans le bassinet, on découvre des leucocytes dans l\u2019urine.Un simple cliché fera ressortir les changements survenus dans les contours du rein, causés par les collections purulentcs sous-capsulaires ou par les lésions du charbon rénal.Il se produit parfois un allongement du calice, causé par la pression du phlegmon ou par un abcès volumineux.Ceci fut observé chez un malade souffrant d'un gros phlegmon qui s\u2019était développé à la suite de furonculose de la nuque.(Cas décrit en 1924).Dans les cas d\u2019abcès miliaires, de petits phlegmons, ou d\u2019abcès isolés, on n\u2019a pas observé de changement, soit en étudiant le cliché simple, soit en examinant la pyélographie.Dans ccs cas, 11 n\u2019y a pas d\u2019obscurcissement de la bordure du muscle psoas, aucun changement dans la courbure de la colonne vertébrale, aucun déplacement de l\u2019uretère, ni aucun changement dans le contour du bassinet. 1288 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Dans ces cas également, notre signe peut être observé sur une pyélographie prise en position verticale; il est d\u2019une grande valeur diagnostique.Frc.1\u2014Pyélographie prise dans la position horizontale d\u2019un homme âgé de 40 ans qui présentait les symptômes classiques d\u2019abcès périnéphritique droit.Conclusion En présentant ces quelques notes, nous désirons souligner tout spécialement l\u2019importance du signe de l\u2019immobilisation rénale, \u2014 que l\u2019on peut observer en faisant une pyélographie rétrograde ou intraveineuse, en position verticale, et après que le malade a respiré L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1289 profondément.Signe extrêmement précieux pour le diagnostic de l\u2019abcès périnéphritique, de la périnéphrite, du charbon rénal et de l\u2019abcès cortical du rein.Lorsque la technique de cette recherche radiologique est soigneusement suivie, on découvre invariablement notre signe, qui sert grandément à étayer le diagnostie, surtout lorsque celui-ci est ardu et voilé.BIBLIOGRAPHIE* MATHE, C.P.: Carbuncle of the Kidney.Calif.and West.Med., 1924, XXII, 601.Movable Kidney.Surg., Gynec.and Obst., 1925, XL, 605.The Roentgenological Diagnosis -of Diseases of the Genito- Urinary Tract.Oxford Surgery, 1933, I, 746.Cortical Abscess of the Kidney.Amer.Med.Ass\u2019n., 1929, 1929, XCIII, 1862.Perinephritis \u2014 Suppurative and Non suppurative.Calif.and West.Med., 1933, XXXVIII, 149.® * Cette bibliographie ne contient que des articles publiés par l\u2019auteur et conduisant à la découverte de notre signe et à la preuve de son authenticité. RECUEIL DE FAITS UN CAS DE FAVUS DU CUIR CHEVELU, TRAITÉ ET GUÉRI PAR LA RADIOTHÉRAPIE Par Albert COMTOIS, Radiologiste de l'hôpital Sainte-Justine.L\u2019affection dont nous rapportons un exemple typique tire son intérêt, non seulement des symptômes qui la caractérisent, mais aussi Fig.I.\u2014 Avant le traitement.de sa rareté, de sa longue durée et de l\u2019efficacité du traitement radiothérapique. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1291 Le favus reconnaît comme cause un parasite dont la découverte est due à Schoenlein, de Zurich, et que Remak appela \u201cachorion\u201d.On le rencontre d\u2019abord dans l\u2019épiderme ; puis il envahit les follicules pileux et les poils.Au début, le favus donne l\u2019impression d\u2019une pustule renfermant un amas de matière blanche.Cet amas s\u2019accroît, se dessèche, se Fig.II.\u2014 Trois semaines après le traitement.déprime en son centre, devient jaune, friable et répand une odeur de souris.Cette lésion élémentaire ressemble à un godet.Le favus est très contagieux, n\u2019a pas de tendance à la guérison; au contraire, il peut persister durant toute la vie et se perpétuer, dans certaines familles.Observation.\u2014 Madame D., âgée de 32 ans, à l\u2019occasion d\u2019un traitement pour une de ses petites filles souffrant de la teigne, nous consulte à l\u2019hôpital Sainte-Justine en avril 1933. 1292 L\u2019UNTON MÉDICALE DU CANADA L'examen objectif montre que presque toute la tête est recouverte de croûtes jaunâtres adhérentes au cuir chevelu, et d\u2019une odeur de souris.Les cheveux sont très clairsemés sur la voûte cranienne et les parois latérales.L\u2019enlèvement de quelques-unes de ces croûtes laisse voir de petites dépressions en cupule de couleur rouge vif.Au centre de la cupule pointe un cheveu petit, cédant facilement à la traction de la pince.a D'après Madame D., l\u2019affection aurait débuté à l\u2019âge de deux ans, par de petites lésions croûteuses sur le cuir chevelu.Extension de la lésion primitive et envahissement de presque toute la tête à l\u2019âge de neuf ans.Fig.III.\u2014 Quatre mois après le traitement.Depuis lors jusqu\u2019à la fin de l\u2019année 1932, divers traitements ont été appliqués: huile d\u2019olive, teinture d\u2019iode, pommades, ete.La patiente nous dit avoir suivi dans un hôpital de Montréal un traitement quotidien radio- thérapique durant une période de six mois.Cette assertion n\u2019a pas été contrôlée.Depuis longtemps les démangeaisons sont intolérables et le port d\u2019une perruque, \u2018obligatoire. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1293 Nous lui proposons une application radiothérapique, que la malade accepte.Traitement.\u2014 Pansements humides, disparition des croûtes.Radiothérapie, 100 kilovolts, 5 ma, 20 c.de distance, 1 min.45 see, appliquée suivant la méthode de Kienbock pour le traitement de la teigne.Fig.IV.\u2014 Vue latérale.Résultat.\u2014 An bout de 3 semaines, chute des cheveux, repousse au bout de 2 mois.Comme on le voit sur la photographie No 3, les cheveux = sont clairsemés à la voûte.L\u2019alopécie, sous l\u2019influence du favus, était en train de devenir totale.Nous avons revu Madame D.en octobre 1934, et la guérison persiste.Demme GOITRE.ERREUR DE DIAGNOSTIC., Par Réal DORE, Chirurgien à l'hôpital Saint-Luc.Observation.\u2014 Madame A.J., 44 ans, consulte, le 27 juin 1934, pour une tuméfaction de la gorge dont le début remonte à l\u2019âge de 12 ans.Les antécédents héréditaires ne présentent aucun intérêt.Il n\u2019y a pas de goitre familial décelable.Cette patiente est née dans une région de la province de Québec, région qu\u2019elle a habitée pendant 14 ans, où le goitre existe presque à l\u2019état endémique.Menstruée à 16 ans, elle a toujours été très régulière.Pendant les premières années qui ont suivi la puberté, les périodes menstruelles duraient 5 jours environ.Depuis 4 ans, elles se prolongent jusqu\u2019à 9 jours.Leur abondance est telle que 12 garnis par 24 heures sont nécessaires.Mariée à l\u2019âge de 25 ans, elle a eu 4 grossesses normales, une fausse couche et un enfant mort à la naissance.A chaque période menstruelle depuis son mariage le volume de la tumeur a augmenté graduellement, et au niveau de celle-ci le palper réveille de la douleur locale.Traitée pour cette affection depuis 2 ans, l\u2019iode et l\u2019extrait thyroïdien n'ont donné aucun résultat appréciable.La compression probable exercée par la tumeur en cause génait, en ces derniers temps, considérablement la respiration et nécessitait, la nuit, le décubitus dorsal.Le poids de cette malade n\u2019a pas varié depuis nombre d\u2019années (129 livres).Examen clinique: Poids: 129 livres.PA: 135/90.MB: + 3%.Glande thyroide: lobe droit: tumeur du volume d'un pamplemousse, surface lisse, peu mobile; lobe gauche: nil.Larynx: dévié à gauche au niveau du paquet vasculo-nerveux.Cœur: nil à tout point de vue.Abdomen et examen gynécologique: rien d\u2019anormal à noter.Syndromes hyperthyroidien et hypersympathicotonique négatifs.Électrocardiogramme: normal.Thyroïdectomie pratiquée en septembre dernier.PR a Ur SR L\u2019UNION - MÉDICALE DU CANADA 1295 Examen macroscopique : Lobe droit: présence d\u2019un colloïde du volume d\u2019un pamplemousse, circonscrit intraglandulaire recouvert par une mince couche de tissu, thyroïdien; lobe gauche: d\u2019un volume normal, mais contenant de nombreux petits adénomes.Examen anatomo-pathologique : Goitre colloide circonserit intraglandulaire.Quelques commentaires La dysovarie dont cette malade souffrait surtout depuis 4 ans, le lieu de sa naissanee et son séjour prolongé dans une région ou le goitre est une maladie plutôt endémique, l\u2019aspeet clinique de sa glande thyroïde comportaient le diagnostic de goitre parenchymateux compensateur et contre-indiquaient toute intervention chirurgicale ou physique.Seul le traitement médical était indiqué.Le passé a prouvé qu\u2019une thyroïdectomie pratiquée sur cette forme clinique est une intervention presque inutile puisque la récidive est beaucoup à craindre.Cette malade présentait tout de même un fait sérieux à considérer: une compression marquée exercée sur la trachée et sur la vascularisation du cou.Pour cette raison majeure.intervention chirurgicale fut jugée opportune.quitte à réintervenir plus tard, le cas échéant.Celle-ci a prouvé que nous étions en face d\u2019une tumeur encapsulée, affection au sujet de laquelle le traitement médical ou physique est nul.Dans les circonstances, une thyroïdectomie subtotale, non limitée exclusivement à la tumeur encapsulée, prévient touts récidive.Conclusion pratique : le palper d\u2019une tumeur lisse ne permet pas toujours de localiser une lésion encapsulée de la glande thyroïde.Ce fait est malheureux puisque souvent, non seulement le diagnostic est faussé, le pronostic est décevant à notre insu et une thérapeutique inadéquate est susceptible d\u2019être prescrite.\u2014_\u2014 (fe \u2014\u2014 MÉLANO-SARCOME DE LA CHOROÏDE Par Jules BRAULT, Professeur agrégé de l'Université de Montréal, Médecin à l'Hôpital Notre-Dame.Madame J.D.L.âgée de 32 ans, accuse à son réveil, le 15 février dernier, une perte de la vision de l\u2019œil gauche.Elle accourt immédiatement chez un confrère oculiste qui l\u2019examine et fait le diagnostic de décollement rétinien.Ce dernier nous le réfère pour confirmation de diagnostic et pour intervention, si possible.La malade se présente à mon bureau le 3 mars et me répète qu\u2019elle a perdu soudainement la vision de son œil gauche à la date ci-haut mentionnée, et qu\u2019elle n\u2019apercoit plus maintenant, de cet œil, que les mouvements de la main.En réponse à mes questions elle m\u2019avoue que cet œil l\u2019a ennuyée quelque peu depuis environ un an.Il lui arrivait parfois de voir moins de cet œil, qui devenait le siège d\u2019obnubilation et d\u2019obscuration.Ele avait alors l\u2019impression de voir comme à travers un voile ou une atmosphère remplie de fumée.Pour ce qui était de l\u2019œil droit, il avait toujours assez bien vu, mais peut-être pas tout à fait aussi bien depuis quelques mois.À l'inspection les segments antérieurs des deux globes nous apparaissent normaux, avec une pupille gauche en légère mydriase.L\u2019exploration des milieux et du fond de l\u2019œil droit ne révèle rien d\u2019anormal.Il n\u2019en est pas de même au niveau de l\u2019œil gauche; l\u2019ophtalmoscope laisse voir une membrane blanchâtre, flottant dans le vitré, et tapissé de vaisseaux.Nous sommes en présence d\u2019un décollement rétinien qui intéresse toute la partie inférieure, temporale et nasale du globe.Un examen p'us approfondi permet de préciser davantage ce décollement; ce dernier est constitué par deux voussures séparées en plein centre par une région où la rétine est p'us adhérente à la choroïde, où elle ne flotte pas, et où el'e recouvre une lésion d'aspect brun- jaunâtre.La vision de l\u2019æil droit est égale à 8/10, légèrement inférieure à la normale, tandis que celle de l\u2019æil gauche est voisine de zéro; la malade n\u2019aper- coit les mouvements de la main qu\u2019à la partie inférieure du champ visuel.La tension oculaire prise aux doigts donne le résultat suivant: O.D.Tension élevée.O.G.Tension normale.Le tonomètre McKlean confirme notre impression.O.D.Tension 40?O.G.Tension 28\u2019 A la diaphanoscopie et à l\u2019éclairage de contact la pupille gauche s\u2019éclaire moins bien que la droite.Ceci nous porte à croire que l\u2019œil gauche est le siège d\u2019une lésion opaque des enveloppes oculaires.Que conclure en présence de tous ces symptômes subjectifs et objectifs ?Pour ce qui est de l\u2019oeil droit, 1l est sûrement en état d\u2019hypertension et de glaucome.Quant à l\u2019oeil gauche, il est le siège d\u2019un vaste décollement rétinien qui semble être venu brusquement TE EEE EE EE [UNION MEDICALE DU CANADA 1297 compliquer une lésion choroïdienne.Cette lésion prend l\u2019aspect d\u2019une néoformation, opaque aux rayons lumineux.Il s\u2019agit donc d\u2019une tumeur de la choroïde ou peut-être d\u2019un épanchement sanguin organisé comme on peut en rencontrer dans le glaucome hémorragique.Aussi, le diagnostic posé avec quasi-certitude fut celui de sarcome de la choroïde.Nous conseillons à notre malade l\u2019ablation du globe ct, aprés consultation avec notre chef de service, le professeur J.-N.Roy, l\u2019oeil fut énucléé.Le laboratoire ne devait pas tarder à confirmer notre diagnostic clinique.Le docteur L.-C.Simard, après examen histologique de la pièce prélevée, nous remit le rapport suivant: EXAMEN MICROSCOPIQUE : \u2014 Oeil : \u201cMélanome pigmenté de l\u2019æil envahissant la sclérotique, siégeant à la partie inférieure et recouvrant la moitié interne de la chambre postérieure.\u201d Ce cas est des plus intéressants.Il met en évidence l\u2019importance de faire le diagnostic différentiel entre un décollement rétinien idiopathique et un décollement symptomatique.Ce diagnostic différentiel est, dans la plupart des cas, assez facile à poser, à la condition, bien entendu, que l\u2019on s\u2019entoure des moyens et des ressources que nous offre la clinique.Cette observation nous rappelle que le décollement rétinien dans le sarcome de la choroïde n\u2019est pas toujours plat, avec adhérence à toute l\u2019étendue du néoplasme.Tout à fait au debut de la lésion le décollement est le plus souvent plat, mais il devient presque toujours flottant et de nature à induire en erreur le clinicien.Le soulèvement de la rétine occasionné par une tumeur de la choroïde s\u2019accompagne le plus souvent d\u2019hypertens.on du globe.Dans le cas qui nous occupe, cette action hypertonisante du néoplasme n\u2019était pas apparente dans l\u2019oeil malade au moment de nos examens ; elle s\u2019était cependant manifestée dans cet oeil précédemment sous forme d\u2019obnubilation et d\u2019obscurcissement accusés par notre malade à maintes reprises, troubles qui n\u2019étaient que des phénomènes d\u2019élévation du tonus oculaire.Cet oeil avait done fait des poussées de glaucome, l\u2019histoire de notre malade le démontre.Le fait le plus intéressant à retenir de ce recueil de faits est sans contredit l\u2019action sympathique de l\u2019oeil malade sur l\u2019oeil sain.L\u2019ophtalmie sympathique existe: à mon avis, le glaucome sympathique existe également.Cette observation n\u2019en est-elle pas une preuve évidente ?En effet, à l\u2019examen, l\u2019oeil droit était en état de glaucome avec une vision sensiblement diminuée.L\u2019oeil malade est à peine enlevé que la tens.on du globe retombe à la normale, et ce qui est encore plus heureux, l\u2019acuité visuelle redevient normale. REVUE GÉNÉRALE DES SOINS POST-PUERPÉRAUX Par Jacques FORTIER, Assistant à la clinique obstétricale de l'Université de Montréal et à l'hôpital Notre-Dame.Les progrès de la gynécologie et la précision des diagnostics qui en découlent, ont mis en évidence que près de la moitié des troubles gynécologiques peuvent être attribués à des difficultés survenues da- rant le travail de l\u2019accouchement, ou à des ennuis durant les jours qui suivent.C\u2019est d\u2019ailleurs l\u2019expérience des accoucheurs que bien des malades qu\u2019ils perdent de vue, peu de temps après l\u2019accouchement, auraient pu, en se rapportant à la consultation dans les quelques semaines qui suivent la délivrance, faire constater des troubles qui passent inaperçus dans les premiers jours, et s\u2019éviter des ennuis.Depuis quelques années, nombre de maternités, conscientes de leur responsabilité après la période puerpérale, installent des cliniques post-natales.Le but de ces cliniques est de tenir sous .observation les malades pendant la période des suites de couche.On peut ainsi traiter, dès le début, sinon toujours prévenir, des désordres, qui, trop souvent, s\u2019installent insidieusement.Cette hygiène préventive et cette thérapeutique post-puerpérale ont pour but et pour résultat de rendre à la malade la santé qu\u2019elle avait avant son accouchement.Les soins que les malades reçoivent à ces consultations sont le complément des soins prénataux, et forment partie intégrale de tout travail obstétrical complet.Déjà, nombre de ces cliniques sont bien organisées, et fonctionnent de façon régulière et méthodique, non seulement pour ce qui concerne le diagnostic et la prophylaxie, mais aussi pour le traitement des troubles déjà établis.Il y a des jours d\u2019examens et des jours de traitements.C\u2019est en général entre la sixième et la huitième semaine après leur accouchement, que les malades sont invitées à se présenter à la consultation.L\u2019examen comprend généralement trois parties: L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1299 D\u2019abord, l\u2019étude de la condition du bassin et des organes utérins ; Ensuite, l\u2019_étude des symptômes extra-génitaux ; Et enfin, l\u2019étude de la santé générale de la malade.Cette dernière partie est d\u2019une grande importance dans tous les cas; elle l\u2019est surtout chez les personnes qui ont fait de la toxémie pendant la grossesse.Etat des organes du bassin L'accoucheur de la clinique doit se rendre compte: 1° De l\u2019involution utérine ; 20 De la position de l\u2019utérus ; 3° Des lésions qui peuvent être passées inaperçues.La durée de l\u2019involution varie avec les difficultés de l\u2019accouchement, avec l\u2019absence ou la présence d\u2019infection, et avec l\u2019état général de la santé.I.involution normale se fait généralement dans l\u2019espace de six semaines.Un utérus que l\u2019on peut encore sentir au-dessus du pubis après la troisième semaine est un utérus qui se rétracte mal.Les pertes hémorragiques excessives ou irrégulières indiquent généralement que l\u2019involution utérine se fait d'une manière défectueuse, soit à cause d\u2019une infection, soit à cause d\u2019une rétroversion, soit à cause d\u2019une faiblesse générale.L\u2019examen de l\u2019utérus permet en général de constater la cause et d\u2019y apporter un traitement, qui, souvent, doit être un traitement local : réparations de lésions, injections chaudes.Généralement, à ce traitement on ajoute l\u2019administration d\u2019ergot, ou encore de quinine ; et puis.la prolongation du repos.On se renseigne ensuite sur la position de l'utérus.Souvent, chez les personnes qui ont des lacérations, ou bien encore chez celles qui se sont levées trop vite ou se sont remises trop tôt à des travaux fatigants, on rencontre des prolapsus de l\u2019utérus ou encore des rétroversions utérines.Dans lez cas de prolapsus, il est important de réparer les lésions périnéales qui n\u2019ont pu être réparées au moment de l\u2019accouchement.T\u2019expérience démontre que les prolapsus laissés sans traitement adéquat, finissent toujours par s\u2019aggraver, entraînant le prolapsus de la vessie ou du rectum, et transforment tôt ou tard les malades en infirmes ou en invalides chroniques.Des douches vaginales froides, un traitement tonique aident à donner de la force à la musculature de l\u2019utérus et de la vessie. 1300 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Une autre malposition de l\u2019utérus que l\u2019on rencontre vers la cinquième ou la sixième semaine après l\u2019accouchement, surtout chez les personnes qui ont fait de l\u2019infection, ou encore quand l\u2019utérus a été surdistendu par une grossesse gémellaire: c\u2019est la rétroversion ; on peut parfois soupçonner ce trouble lorsque les lochies, qui avaient cessé, réapparaissent prématurément.Si au moment de l\u2019examen l\u2019infection n\u2019existe plus, l\u2019accoucheur doit chercher à replacer l\u2019utérus, puis tenir la malade au repos.Dans certaines cliniques, on prescrit à la malade de rester sur le ventre, pendant une vingtaine de minutes, au moins trois fois par jour.On ne doit jamais négliger un cas de rétroversion.Outre la douleur et les troubles intestinaux qu\u2019elle produit, la rétroversion qui n\u2019est pas réduite est souvent, dans les grossesses subséquentes, une cause d\u2019avortement ou de troubles graves.À l\u2019époque de cet examen du deuxième mois, on doit surtout rechercher avec soin s\u2019il n\u2019y a pas, chez la malade, quelques lésions utérines ou vaginales qui aient pu, au moment de l'accouchement, passer inaperçues.Cet examen doit être fait avec d\u2019autant plus de soin que la malade se plaint de douleurs abdominales ou lombaires, de pertes sanguines irrégulières ou excessives, ou encore de leucorrhée.Le professeur Salomon, que nous avons eu le privilège de suivre à la Rotunda Maternity Hospital, de Dublin, disait que sur 569 primipares qui avaient eu des accouchements normaux, sans aucune intervention, et qu\u2019il avait examinées pendant la troisième semaine après leur accouchement, selon la règle suivie à cet hôpital, il avait trouvé des cols lacérés, à des degrés différents, dans au delà de 60% des cas.Un écoulement vaginal jaunâtre est souvent l\u2019indice d\u2019une infection du col; et parfois la leucorrhée cervicale est profuse, bien que la malade n\u2019ait présenté aucun signe clinique d\u2019infection.L\u2019examen du col révélera, dans un certain nombre de cas, une déchirure bien nette.Une déchirure peut survenir après une délivrance spontanée aussi bien qu\u2019après une intervention.Si la déchirure est profonde, elle doit être réparée le plus tôt possible: ces déchirures profondes sont non seulement un foyer permanent d\u2019infection, mais elles deviennent la cause d\u2019avortements répétés, à une période parfois avancée de la grossesse.Trop souvent, on attribue à la syphilis des avortements qui ont pour cause des déchirures profondes. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 1301 Si, pour une raison ou pour une autre, la déchirure ne peut être réparée immédiatement, on doit, en attendant, la traiter comme on traite les petites lacérations et les érosions.Le but que l\u2019on doit alors chercher à obtenir, c\u2019est de faire cesser l\u2019écoulement et de favoriser la formation de tissu cicatriciel.Toute déchirure qui suinte ou qui saigne entretient une infection, soit dans les tissus utérins, soit dans les tissus péri-utérins.Les lacérations non traitées du col utérin sont la cause la plus fréquente du cancer de cet organe.Si l\u2019on traite une déchirure cervicale immédiatement pendant la période post-puerpérale, on obtient presque toujours la formation d\u2019un tissu cicatriciel protecteur.oo Les douches quotidienncs au bichlorure de mercure 1-5000, les insufflations de dermatol sur le col et sur les parois vaginales, le repos, contribuent beaucoup à la cicatrisation.Les applications de nitrate d\u2019argent, ou encore le thermocautère, viennent à bout des cas les plus obstinés.On n\u2019obtient pas toutefois, par ces procédés, l\u2019accolement des lèvres de la plaie, et tôt ou tard, si la déchirure est profonde et provoque des avortements par son étendue, il faudra avoir recours à la suture et à la réparation complète du col.Symptômes extra-génitaux Parmi les symptômes extra-génitaux, les plus fréquents sont les douleurs, les troubles de la miction et les troubles intestinaux.La douleur est probablement le symptôme que les malades accusent le plus souvent.Certaines malades se plaignent de douleurs nettement abdominales; d\u2019autres, de douleurs plutôt lombaires.Les douleurs abdominales sont souvent causées par une involution tardive ou par un prolapsus précoce de l\u2019utérus ou des parois vaginales.En général, le repos raisonnable, les douches froides ou un traitement tonique sont indiqués.Parfois, la douleur est entretenue par des infiltrations inflammatoires dans les tissus péri-utérins.Un traitement précoce et suivi par des douches chaudes, par des applications vaginales de tampons iodés ou ichtyolés, une attention à l\u2019état du col, préviendront souvent l\u2019éclosion d\u2019une cellulite chronique.Les douleurs lombaires surviennent généralement quand la malade commence à se lever, à marcher.Souvent, elles reconnaissent 1302 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA la même cause que les douleurs abdominales: une phlegmasie dans le bassin.D\u2019autres fois, elles dépendent d\u2019un trouble dans les articulations des os du bassin, Chez certaines personnes, les accouchements répétés finissent par transformer les symphyses en véritables articulations mobiles.Au niveau de l\u2019articulation ilio-sacrée, la grossesse et l\u2019accouchement produisent parfois, non seulement de la tension, mais de petites déchirures des ligaments, qui peuvent expliquer ces douleurs lombaires ou sacrées qui persistent.Cette tension des ligaments articulaires des vertèbres peut être entretenue après l\u2019accouchement par un abdomen resté proéminent, à cause de la flaccidité des parois, ou encore par l\u2019usage, si commun de nos jours, de chaussures à talons très élevés.Les malades doivent être -prévenues de cette dernière possibilité.Souvent, un traitement purement orthopédique, le port d\u2019une chaussure convenable, d\u2019un support abdominal, d\u2019une ceinture élastique donnent des résultats surprenants.Une cause de douleurs lombaires que le médecin doit avoir à l\u2019esprit, surtout si la douleur est intense et si elle ne siège que d\u2019un côté, c\u2019est la pyélite.Les pyélites chroniques sont loin d\u2019être rares, non seulement chez les malades qui ont fait de l\u2019infection puerpérale, mais surtout chez celles qui ont souffert de paresse intestinale pendant la grossesse.C\u2019est le devoir du médecin de les dépister et de les traiter le plus tôt possible.Les troubles de la miction sont fréquents pendant la période post-puerpérale.Ils sont non seulement fréquents, mais surtout variés.Parfois, ce sont des mictions répétées; parfois, de l\u2019incontinence partielle ou même totale; d\u2019autres fois, au contraire, les malades font de la rétention urinaire.Ces troubles peuvent être produits par des contusions, des érosions, ou même de petites déchirures de la muqueuse de la vessie ou de l\u2019urètre, pendant un travail difficile ou trop rapide ; ils peuvent être produits par de l\u2019infection de la vessie ou du rein.L\u2019expérience, nous l\u2019avons dit, démontre que les pyélites sont fréquentes après la grossesse, surtout chez les personnes qui font de l\u2019infection intestinale.Ils peuvent être causés encore par un début de prolapsus, bien qu\u2019il n\u2019y ait pas de cystocèle définie.Un rein mobile est une cause fréquente de douleurs lombaires, de pollakiurie et de symptômes d\u2019entérocolite.Dans les cas d\u2019incontinence, ou même de contrôle insuffisant de la miction, \u2014 après échec des toniques \u2014 une cautérisation du méat urétral, sous analgésie locale, donne souvent les meilleurs résultats. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1303 Les troubles intestinaux sont fréquents après une grossesse.L\u2019intestin, longtemps comprimé, a perdu sa force de contraction.Nombreuses sont les malades qui, à cette époque, font de la constipation intense, et s\u2019habituent a l\u2019usage habituel des laxatifs ou des lavements.C\u2019est au médecin de voir à ce que la malade fasse une rééducation rationnelle de son intestin et ne devienne pas la victime des drogues purgatives.Etat général L\u2019état général doit être l\u2019objet d\u2019une attention particulière.Chez les malades qui, pendant leur grossesse, ont fait une toxémie quelconque, il y a toute nécessité de faire, à cette consultation de la huitième semaine, et de répéter souvent, pendant longtemps, les analyses d\u2019urine ou, au besoin, du sang, et d\u2019instituer dès lors un traitement convenable.Si on néglige ce point essentiel, on expose la malade à courir les mêmes risques de toxémie à une grossesse subséquente.Combien de néphrites chroniques l\u2019accoucheur ne pourrait-il pas prévenir, en conseillant, dès cette époque, à ces malades de se faire traiter régulièrement, soit à la consultation, soit, lorsque les circonstances le permettent, par leur médecin de famille.Souvent, après une hémorragie de placenta.prævia, une hémorragie post-partum, ou encore simplement après une grossesse difficile, une femme reste dans un état de faiblesse ou d\u2019anémie grave.Une simple numération globulaire, un dosage de l\u2019hémoglobine, faits à cette époque, permettront au médecin de faire à cette malade un traitement qui lui rendra ses forces d'autrefois : air, alimentation, tonique.| \u201cChez les mères qui allaitent leur enfant, le calcium est parfois \u2018aussi utile que \u2018le fer.Que de névroses se développent après des grossesses ou des accouchements pénibles! Dcs jeunes femmes, qui étaient tout au plus nerveuses, peuvent alors devenir névropathes et neurasthéniques.ST Les malades restent avec une tendance à l\u2019anxiété, à la tristesse.Chez un bon nombre, on constate une augmentation anormale de l\u2019auto-observation.Vues dès lors, ces malades peuvent, avec un bon traitement et une bonne direction mentale, revenir peu à peu à leur état normal.Le rôle de l\u2019accoucheur ne finit pas avec l\u2019accouchement.Le médecin doit avoir l'ambition que sa malade redevienne, après son accouchement, aussi bien portante qu\u2019elle l\u2019était avant sa grossesse.\u2014 tt LOX PETITE CLINIQUE ÉMOTIVITÉ ET ÉMOTION HYPERÉMOTIVITÉ NÉVROSE HYPERÉMOTIVE Par Jean SAUCIER, Assistant à la clinique neurologique de l'Hôpital Notre-Dame.Cet article ne m\u2019est pas uniquement inspiré par le goût de la psychiâtrie.Il m\u2019est avant tout suggéré par l\u2019abus que l\u2019on fait de la terminologie psychiâtrique, et plus précisément, par les absurdités que l\u2019on dit, \u2014 et ce qui pis est, \u2014 que l\u2019on écrit, lorsqu\u2019on est invité à exprimer une opinion au sujet des dérèglements émotifs.Je ne veux évidemment pas railler les naïves déclarations des salonnards ni les définitives décisions de la demoiselle qui a écouté les leçons de Monsieur Maritain.Leur importance est toute relative.Je veux, au contraire, essayer de mettre fin à l\u2019embarras des confrères, \u2014 et cet embarras fut le mien il n\u2019y a pas encore si longtemps, \u2014 lorsque ceux-ci doivent témoigner en cour et appuyer leurs postulats sur de solides et claires définitions, sur des faits intelligemment observés, et éclairer le magistrat qui n\u2019est pas forcément au courant du langage psychiâtrique.* * Xk Et d\u2019abord, pour bien nous comprendre, il est indispensable de bien nous entendre sur les mots.Il ne faut pas, par exemple, confondre sensibilité avec émotivité.La sensibilité est la faculté d\u2019éprouver des impressions physiques ou morales.On dit: sensible au froid, sensible à la musique, etc, tandis que l\u2019émotivité est une disposition innée de l\u2019homme, inégalement répartie, de réagir, dans un but habituel de protection (Delmas & Boll).On comprend déjà qu\u2019il existe des individus qui réagissent très fortement, et pathologique- NA L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1305 ment: ce sont les kyperémotifs, candidats tout choisis à la névrose hyperémotive et à la névrose d\u2019angoisse.On imagine facilement la contre-partie de cet état, des individus qui réagissent très peu ou à peu près pas: ce sont les impassibles, individus très spéciaux que rien ne parvient à émouvoir.Mais entendons-nous bien : ces variations de la réactivité ne veulent pas dire que les impassibles soient tous méchants et les hyperémotifs tous bons ! L\u2019émotivité et la bonté sont deux dispositions tout à fait distinctes l\u2019une de l\u2019autre.Elles peuvent aussi bien s\u2019accoupler que s\u2019exclure.Quant à l\u2019émotion, c\u2019est, à propos d\u2019une sollicitation particulière venue du -monde extérieur, une de ces réactions, disais-je, dans un but habituel de protection.Vous comprenez dès à présent la différence qui existe entre l\u2019émotivité et l\u2019émotion.La premiere est une disposition affective et la seconde est une réaction affective.On décrit habituellement quatre sortes d\u2019émotions: la Joie, la peine, la colère et la peur.La névrose enfin, est un terme employé par atténuation pour désigner les formes légères des maladies mentales, maladies d\u2019ailleurs où les lésions cérébrales ne sont pas décelables (D.& B.).La mévrose hyperémotive est caractérisée par des crises nerveuses, des obsessions, des phobies, de l'anxiété et même de l\u2019angoisse (D.& B.).* x x Ces notions étant admises, voyons maintenant comment se présentent les faits.Il est incontestable que de fortes émotions, la peur et la peine en particulier, plus rarement la joie et la colère, puissent déclencher des états névropathiques sérieux.Il est également incontestable que des émotions excessivement violentes et répétées ne déclenchent parfois aucun phénomène névropathique.Pourquoi alors cette réaction différente des individus en présence des mêmes causes ?Pourquoi cette jeune fille fera-t-elle ce que l\u2019on est convenu d\u2019appeler une crise de nerfs avec larmes, cris, état syncopal, etc, en apprenant une mauvaise nouvelle, et pourquoi ce fantassin a-t-il pu subir plusieurs bombardements, voir ses camarades fauchés à ses côtés, assister aux pires atrocités, vivre enfin, dans un milieu fait de tapage et de surprises de tous les instants sans broncher ?Chez les deux, la disposition à réagir aux stimulations existe bien, mais à des degrés différents.La première est une hyperémotive, et c\u2019est parmi les sujets comme elle que se recruteront les névropathes, les véritables malades de l\u2019émoti- 1306 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA vité, Chez le second, au contraire, la disposition à réagir est différente, moins sensible à la stimulation extérieure, plus parfaitement adaptée à la défense logique et immédiate.La première se réfugie dans la névrose, \u2014 selon l\u2019expression consacrés, \u2014 ou dans un état voisin de la névrose, abri évidemment mal choisi, mais défense commandée par ses tendances constitutionnelles et par une hérédité très probablement névropathique.Le second se défend contre la peur qu\u2019il éprouve, sûrement à un degré moindre, par une défense bien adaptée, évitant tout ce qui peut nuire, et se façonnant automatiquement un état d'âme particulier, fait de confiance et de sérénité, défense éminemment bien choisie, réflétant très probablement une saine hérédité.À quoi reconnaître les individus qui ne supporteront pas les fortes émotions et qui verseront dans la névrose à l\u2019occasion d\u2019un chagrin ou d\u2019une peur considérable ?Je laisse la parole à Maurice de Fleury qui va vous décrire, comme il sait si bien le faire, le portrait de l\u2019émotif : \u201cUn malade entre dans notre cabinet.Il vient à nous amaigri, les traits ravagés, l'air inquiet, les mains tremblantes, le pouls variable et rapide; son visage passe en une minute, d\u2019une extrême pâleur à une rougeur en bouffée; sa Voix frémit et sa parole s\u2019embarrasse, cependant que son front se couvre de sueur.Au bout d\u2019un moment, à propos d\u2019une question qu\u2019on lui pose avec sympathie, il fond en larmes et il a peine à s\u2019exprimer, tant les sanglots l\u2019étouffent.Les réflexes sont amples et brusques: il arrive qu\u2019un coup de notre léger marteau percuteur sur le tendon rotulien provoque des secousses de tout le membre, voire de tout le corps.Né d\u2019une mère fort impressionnable et sujette aux petites crises nerveuses, il s\u2019est montré, dès son enfance, timide, timoré; une querelle dans la rue, la vue d\u2019un peu de sang répandu, le spectacle d\u2019un accident, la seule lecture d\u2019un fait divers tragique lui communiquent un émoi difficilement supportable.Pourtant, à force de bon vouloir, il était parvenu à s\u2019entraîner, à s\u2019adapter, tant bien que mal, à la vie commune.Mais une grande secousse est venue détruire ce qu\u2019avait recréé son effort: il a perdu un être cher, sa femme l\u2019a quitté; un notaire infidèle a causé sa ruine; il est sorti d\u2019un accident d\u2019automobile ou de chemin de fer indemne, mais évidemment ébranlé par le choc émotif.Et depuis lors, il vit en énervement continuel, oscillant presque incessamment des larmes à l\u2019impatience.Le moindre bruit le fait tressaillir; sa poitrine est comme opprimée et sa gorge, comme étranglée.Se met-il à table, un spasme de l\u2019æsophage empêche littéralement les aliments de passer; il dort mal, reste éveillé deux ou trois heures, en proie à toutes les alarmes et, aussitôt qu\u2019il s\u2019assoupit, son sommeil est hanté de cauchemars cruels.Son être entier s\u2019agite d\u2019une sorte de vibration qui ne cesse presque jamais; dans sa chambre, il va et vient en proie à une agitation incoercible et qui l\u2019épuise.De temps à autre une bouffée d\u2019angoisse le terrifie, ou bien se cristallisent et grandissent en lui les idées obsédantes.\u201d L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1307 Vous avez là, magis:ralement exposés, le tableau du prédisposé constitutionnel, la notion du choc émotif et la névrose qui s\u2019ensuit.Il s\u2019agit ici de débordements affectifs surgissant sur fonds constitutionnel d\u2019hyperémotivité.À titre plus rare, des états similaires peuvent survenir à la suite d\u2019hyperémotivité acquaise.Ce syndrôme psychique apparaît chez des individus auparavant calmes et bien équilibrés, à la suite de commotion cérébrale, de blessures, chez les trépanés du crâne, enfin, chez les sujets souffrant de maladies organiques au moment où survient Pémotion-choc.J\u2019emprunte à la thèse de mon ami Brousseau sur la \u201cPeur aux Armé:s\u201d deux exemples de ces déclenchements névropathiques à la suite d\u2019hyperémotivité acquise.Le premier a trait à un commotionné : \u201cLe 8 avril 1917, penZant la préparation de l\u2019attaque de Aisne, Pabri léger où déjefnent huit officiers est pris sous un tir de contre-batterie.Personne n\u2019ose prendre l initiative de parler de danger; plus d\u2019une heure se passe très gaiement, bien qu\u2019un 150 vienne de démolir la cuisine à huit mêtr.s de là; enfin un obus éclate en bordure de la fenêtre; l\u2019un des convives, atteint au crâne par un morceau de bois, tombe à terre, évanoui.La perte de connaissance ne dure que quelques minutes.On décide a'ors d\u2019évacuer le cantonnement, mais pour ne pas déterminer lai panique chez les hommes, nous partons au pas, à découvert sous les obus.Au bout de cinquante mètres, le commotionné ne peut plus résister à une impuls'on qui l\u2019envahit: pour ne pas fuir, il est obligé de prier le lieutenant P.de lui saisir le poignet, et, grâce à ce secours efficace et discret, parvient à sortir sans honte de la ligne dangereuse.Donc, pendant que'ques minutes, une peur intense a dominé comp'ètement un médecin à qui, en 32 mois de front déjà, les occasions n\u2019avaient pas manqué.Cela a été possible grâce à l\u2019inhibition momentanée due à l\u2019état commotionnel.\u201d Le second exemple est une crise de terreur-panique à la suite d\u2019une blessure : \u201cEn Argonne, aux attaques d\u2019avril 1915 sur la côte 263, notre poste de secours se trouva rapidement envahi Ce blessés.L'un d\u2019eux, le sergent KK.venait de donner des preuves éclatantes d\u2019énergie: chargé d\u2019allumer un fourneau de mène à 15 mètres de l'ennemi, il avait accompli sai mission dans une tranchée évacuée et terriblement marmitée; puis, voulant vérifier l\u2019amorçage de la mine voisine qui sauta un peu en retard, il eut la main arrachée et les yeux cribés détain.Jusqu'au poste de secours, il fut assez calme; mais à ce moment, nous fâmes pris sous un barrage de 105; à cinq minutes d'interval.e, deux projectiles éclatèrent dans la toiture de l\u2019abri, éteignant tout et Lous brisant des rondins sur la tête.Aucun dommage.La terreur le prit pourtant; il se mit à crier et tous l\u2019imitèrent.Ce fut un chœur de hurlements indicibles, M fallut crier p'us fort encore pour le faire taire.\u201d 1308 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Ces névroses hyperémotives acquises sont rares par rapport à celles qui surviennent à la faveur d\u2019un terrain déjà préparé.Il fallait un concours de circonstances comme la guerre pour créer cette variété de névropathes, et l\u2019on peut dire qu\u2019en temps de paix, il n\u2019y a pratiquement pas de dérèglements acquis de \u2019émotivité et des émotions.* * + La névrose hyperémotive, encore appelée maladie de Dupré, du nom du psychiâtre français qui l\u2019a décrite si magistralement, est-elle la seule névrose consécutive aux fortes émotions ?Elle est la seule entité clinique où le choc émotif intervient indubitablement comme agent déclenchant.Quant aux accès maniaco-dépressifs, la relation de cause à effet entre l\u2019accès et le choc émotif est trop douteuse pour que nous puissions accorder à l\u2019ébranlement émotif une valeur étiologique véritable.Voyons encore, à titre de corollaire, c2 qu\u2019il faut penser de l\u2019hystérie.Les manifestations hystériques ne font pas partie intégrante et nécessaire du syndrôme de l\u2019émotion.Elles s\u2019observent assez fréquemment au cours des grandes émotions, mais elles peuvent naître en dehors d\u2019elles En réalité, elles ne sont qu\u2019un accessoire, un enjolivement de la névrose hyperémotive.L\u2019accessoire est souvent bruyant et peut paraître primordial, mais pour qui a un peu l'habitude des névropathes, la crise d\u2019hystérie, imitation grossière de la crise épileptique, apparaît, quand on en recherche la source, uniquement causée par le besoin d\u2019étonner, de provoquer l'admiration, d\u2019attendrir les témoins, ou par la volonté de se tirer de quelque mauvaise affaire.De nos jours, elle fait fréquemment partie des symptômes que nous rencontrons chez les accidentés du travail.l'a crise de nerfs émotive, au contraire, est discrète, presque honteuse.Le malad: cherche la solitude et lutte pour dominer la surcharge nerveuse.Cest comme à regret qu\u2019il cède à l\u2019explosion de larmes qui parfois le délivre momentanément.Jai omis volontairement la névrose d'angoisse dans l\u2019énumération des états post-émotionne:s.Celle-ci, en effet, est le superlatif de la névrose hyperémotive.Elle est dominée par l'anriété que nous pouvons définir avec Logre: \u201cun état de douleur morale et d\u2019incertitude, avec sensation fréquente de constriction physique.(Cett- sensation physique de resserrement constitue l\u2019angoisse.\u201d Le suicid> n\u2019est rien d\u2019autre que le point culminant de l\u2019angoisse, laquelle.à un certain L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1309 degré, devient vraiment la souffrance suprême, celle que l\u2019ims humaine ne peut plus supporter.x Xk 3k Quels sont enfin les éléments de la médecine légale des malades de l\u2019émotivité ?Doit-on les assimiler aux sinistrosés et aux hystériques et ne pas les aider à obtenir une indemnité dans le cas où la névrose survient après un choc émotif ou commotionnel dû à leur travail ?Sûrement non.C\u2019est alors qu\u2019il faudra savoir rechercher la note dominante de la sinistrose qui est la revendication absurde, et la signature de l\u2019hystérie qui est la tendance maladive au mensonge, tant verbal que plastique.Pour reconnaître les hyperémotifs on se guidera sur les signes énumérés plus haut et que je résume: les phénomènes névropathiques spontanés, honnêtes, que nulle persuasion n\u2019améliore et que le malade cherche en vain à dominer, dont il a honte, et qu\u2019il voudrait pouvoir cacher; les états spasmodiques sincères ; les sensations d\u2019étranglement, de tremblement généralisé ; les sanglots suivis d\u2019abondantes émissions d\u2019urines claires.Sans doute,.il existe des artistes de la simulation, assez émotifs pour bien connaître comment se manifeste la nervosité sincère, et assez menteurs pour en jouer avec art.Pour les dépister il suffit de les observer un certain temps, de préférence à leur insu.L\u2019hystérique \u201cet le revendicateur se détendent rapidement, oublient leurs troubles et se contredisent, alors que le véritable hyperémotif ne change pas.* kk Tels sont les méfaits des violentes émotions lorsqu\u2019elles surviennent chez des prédisposés.Je le redis en terminant, les émotions ne sont vraiment pathogènes que si elles font l\u2019assaut d\u2019un organisme déjà préparé ou bien fragilisé par des causes spéciales, comme par exemple, celles que la guerre a provoquées.Q MOUVEMENT MÉDICAL I LES ACIDES AMINÉS II LES POLYPEPTIDES La chimie biologique est cn train de révolutionner la thérapeutique au fur et à mesure que se précisent nos connaissances des besoins alimentaires en azote et le rôle des matières protéiques dans la ration d\u2019entretien, que l\u2019on estime à trois grammes par jour pour un individu adulte: quantité suffisante, dit-on, pour assurer la réparation et l\u2019usure des cellules.I.Les acides aminés La digestion des albumines s\u2019accompagne d'une série d\u2019opérations chimiques \u2014 hydrolyses \u2014 mettant en liberté des acides aminés directement assimilables.Ceux-ci sont détruits par l\u2019organisme pour ses besoins énergétiques en formant de l\u2019urée, de l\u2019acide carbonique et de l\u2019eau.Enumérons-en quelques-uns: 1° Les glycoformateurs pour le métabo'isme des hydrates de carbone.tels que le glycocolle; 29 Les céto-formateurs pour le métabolisme des matières grasses, tels que la leusine et lai thyrosine; 3° Certains acides indispensables à la croissance, tels que le tryptophane, la lysime et l\u2019histidine, la cystine et l\u2019arginine.La quantité.D\u2019autre part, nous savons que l\u2019ingestion de ces protéines entraîne la production de calories.Mais on a remarqué qu\u2019un individu qui absorbe une quantité de protéines suffisante pour développer 100 calories en produit en réalité 130, recueillies au calorimètre.Il y aurait donc production d\u2019extra-chaleur que l\u2019on appelle: action dynamique spécifique des albumines (Rübner).Cette notion est importante, car elle a permis de démontrer la transformation par l\u2019organisme d\u2019une protéine en une autre protéine.Ce fait est mis en évidence par les saumons qui remontent les rivières inate te SN Neon Me.NS ar EL A L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1311 pour la ponte.Bien qu\u2019ils soient astreints à un jeûne total durant des mois, le poids des ovaires passe de 0.4 à 27% du poids du corps malgré la fonte des muscles du tronc dont les albumines sont transformées en albumines ovariennes.La qualité.-Un autre fait non moins important se rapporte à la qualité de l\u2019azote requis par l\u2019organisme, car toutes les albumines alimentaires n\u2019ont pas la même valeur d\u2019utilisation ; 1 gramme d\u2019azote du corps ne peut être remplacé indifféremment par 1 gramme d\u2019azote soustrait à n\u2019importe quelle substance albuminoide.Cela tient à ce que les diverses albumines ont une teneur variable en acides aminés, dont quelques-uns sont indispensables à la vie.Des faits expérimentaux le démontrent: des souris adultes, nourries uniquement avec le maïs, ne peuvent se maintenir en équilibre azoté parce que l\u2019albumine qu\u2019il contient est déficiente.Il suffit d\u2019y ajouter du tryptophane pour faire disparaître les troubles de croissance et rétablir l\u2019équilibre azoté.Certains expérimentateurs ont pu, à la suite de ces recherches, démontrer : 1° Que le tryptophane est absolument indispensable au maintien du poids de l\u2019adulte ; 20 Que la lysine et la cystine sont indispensables à la croissance ; 39 Que l\u2019arginine et l\u2019histidine lui sont utiles.Or, c2s acides aminés ne peuvent être synthétisés par l\u2019organisme ; seule l\u2019alimentation peut les lui fournir.Le rôle fonctionnel des acides aminés devient de plus en plus important.Ainsi, nous savons que l\u2019arginine et l\u2019histidine jouent un rôle primordial sur la contraction musculaire et sur la sécrétion gastrique.L\u2019histidine donne naissance à l\u2019hystamine, dont on sait l\u2019importance.La cystine joue également un rôle dans l\u2019oxydation cellulaire.Un autre acide aminé, la thyrosine, sous forme de ditodothy- rosine, est utilisé avec succes en thérapeutique dans les dysthyroidies.Dans mon cours de pathologie médicale a la Faculté de médecine), en 1914, j\u2019avais longuement insisté sur les agents comatigénes qui passent dans le plasma a la suite des états défectueux dans le métabolisme des hydro-carbonés et des albuminoides.Déja, a cette époque, nous connaissions cette question, mais nous ignorions comment traiter ces accidents lorsqu\u2019ils surviennent soit chez les diabétiques, soit chez les malades ayant subi des opérations chirurgicales très graves.Voici (1) Voir Union Médicale, 1914, p.238. 1312 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA comment nous résumions laquestion.J\u2019énumérais de la façon suivante ces principes toxiques : \u201c1° L\u2019indosé.2° Polypeptides: dérivés de la destruction anormale des protéides.3° Amino-acides: produits intermédiaires de la dégradation des protéides.4° Azoturie: témoignant de la désintégration des albuminoides.La présence de ces agents toxiques indique que les troubles de la nutrition portent sur les albuminoïdes.5° La déshydratation aiguë:voici quel est le tableau sommaire de ce syndrome clinique: yeux caves, haleine odeur de pomme reinette, faciès pseudo-péritonitique ou cholérique; creusement des traits, flaccidité de la peau, hypotonie oculaire, crampes musculaires, voix cassée, oligurie, hypotension artérielle et hyperviscosité du sang.\u201d Nous pourrions ajouter aujourd\u2019hui, comme nous le savions en ce temps-là, l\u2019état acidosique avec présence d\u2019acétone.Telles sont les notions trés sommaires concernant les acides aminés.Malgré nos connaissances rudimentaires sur ce chapitre, on en a fait des essais expérimentaux et thérapeutiques très intéressants.Nous allons en passer quelques-uns en revue: 1° Traitement des anémies et des déficiences organiques par les injections de tryptophane et d\u2019histidine Deux auteurs ont été des précurseurs, à ce point de vue: MM.Fontès et Thivolle.On sait que l\u2019hémoglobine contient l\u2019hématine et la globine.T\u2019hématine, outre la présence de fer, renferme 4 noyaux azotés de pyrrol.D\u2019autre part, la globine contient de l\u2019histidine avec noyaux azotés dans la proportion de 10%.Donc, lorsque l\u2019organisme fabrique de l\u2019hémoglobine, il a besoin, outre le fer, de deux noyaux non synthétisables: le noyau pyrrol, provenant du tryptophane, et le noyau inidozol, provenant de Phis- tidine.Nous pouvons donc conclure que le tryptophane et histidine jouent un rôle constructeur dans l\u2019hématopoïèse.Tel est, au point de vue des acides aminés, le principe scientifique qui découle des recherches précédentes.Les deux auteurs précités, poursuivant leurs recherches sur les anémies expérimentales, ont pu démontrer l\u2019influence heureuse de ces deux acides aminés sur la régénération sanguine.La carence en tryptophane et en histidine est suivie d\u2019une anémie considérable chez les animaux, tandis que les injections de ce mélange des deux acides aminés produisent des résultats surprenants dans la lutte contre l\u2019anémie.L\u2019auteur du travail que nous analysons, le professeur Aron, de l\u2019Ecole de Médecine de Tours, a rapporté quatre cas d\u2019anémies graves guéries par cette méthode, en juin 1933.Il s\u2019agissait d\u2019anémies L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1315 pernicieuses type Biermer, avec anémie splénique et hématemèse.L\u2019injection de tryptophane et d\u2019histidine aurait déclenché une régénération globulaire supérieure à celle que l\u2019on obtient avec l\u2019hépato- thérapie classique.Il importe, néanmoins, d\u2019adjoindre à ces deux acides aminés deux éléments minéraux: le fer et le cuivre.Nous devons done, velon ces principes nouveaux, traiter l'anémie en fournissant à l\u2019organisme les quatre facteurs connus de l\u2019hématopoïèse : le fer, le cuivre, le tryptophane et Uhistidine.Cette thérapeutique donnerait des résultats supérieurs à la méthode de Whipple.Des malades ne réagissant plus au foie de veau ont vu, en 10 semaines, leur sang monter de 2.000,000 a 4,500,000 globules et l\u2019hémoglobine de 32% à 65%, avee une augmentation de poids de 12 livres.Ajoutons, cependant, que ces formes d\u2019anémie pernicieusz résistent quelquefois à l\u2019une ou à lautre de ces thérapeutiques.Il faut alors orienter le traitement selon les recherches de Castle, qui a réussi à isoler l\u2019hormone spéciale du suc gastrique.2\u2019 Traitement des ulcères duodénaux par l\u2019histidine.LPhistidine, d\u2019après les professeurs Aron et Weiss, exercerait une action efficace sur l\u2019évolution des ulcères gastro-duodénaux.Nous savons que deux expérimentateurs, MM.Mann et Williamson, ont pu provoquer un u'cère peptique expérimental chez le chien, en dérivant les sues alcalins duodénaux de leur cours normal.Cette.dérivation empêche, en aucun cas, la digestion des albumines.L'animal, privé de l\u2019apport alimentaire des acides aminés, se trouve dans des conditions favorables pour développer un ulcère gastro- duodénal évoluant en trois semain°s vers la perforation.Dans ces cas, st nous tnjectons l\u2019histidine, nous empêchons radicalement, chez le chien, l'apparition de l\u2019ulcère expérimental après la dérivation des sucs duodénaux dans l\u2019iléon.Cet ulcère serait done dû à une carence en histidine et son évolution est à coup sûr entravée par la supplémentation de cet acide aminé.Ces conclusions s\u2019appuient sur des constatations anatomo- pathologiques.; Du point de vue clinique, un certain nombre de malades atteints d\u2019ulcères gastro-duodénaux en évolution ont pu guérir grâce à des injections intramuseulaires d\u2019histidine.\u201cl\u2019action antalgique de l\u2019injection d'histidine est le fait dominant du traitement.Les douleurs cessent régulièrement après la troisième ou la sixième piqûre et, une fois disparues, ne reparaissent plus.les troubles 1314 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA associés: vomissements, nausées, brûlures gastriques, samendent rapidement et la grande tolérance de l\u2019estomac permet une alimentation abondante et variée, sans aucune médication adjuvante.L\u2019action de l\u2019histidine sur le métabolisme général ajoute son effet à cette amélioration locale.L\u2019appétit devient exigeant et il s'ensuit une reprise de poids souvent considérable.Parallèlement à cette rapide guérison clinique, on assiste à une rétrocession des signes radiologiques qui s\u2019estompent dans les ulcères récents.\u201d (Aron.) Après ce dernier paragraphe, nous pouvons done conclure qu\u2019il y a, dans ces faits, des constatations expérimentales intéressantes, une innovation thérapeutique impressionnante et un processus d\u2019amélioration et de guérison surprenant.Il importe de connaître et de tenter ce traitement par les acides aminés, dans les crises douloureuses de l\u2019ulcère gastro-duodénal, dont les paroxysmes récidivants inquiètent le malade et déconcertent le médecin.Sans doute, le temps saura nous fixer sur son efficacité réelle, mais des cures d\u2019entretien, tous les cinq mois, permettront d\u2019éviter la réapparition des crises périodiques.C\u2019est ainsi que l\u2019organothérapie pourra, grâce à la présence des acides aminés, produire des effets thérapeutiques inespérés.Nous pourrions rapporter d\u2019autres faits concernant la dystrophie musculaire améliorée par la cure de glycocolle, mals nous croyons devoir nous limiter à ceux que nous avons cités ci-dessus, car le sujet est trop nouveau pour nous.Nous suivrons avec attention les recherches nouvelles sur les acides aminés, ainsi que les applications thérapeutiques qui en découlent; le sujet en vaut la peine, d\u2019après cs que nous avons lu.Le rôle fonctionnel des acides aniinés nous apparaît plein de promesses.II.Les polypeptides Dans une communication à la Société de Chirurgie, le 22 novembre 1933, Lambret met en évidence combien le seul dosage de l\u2019urée est un moyen grossier ct imparfait d\u2019apprécier les troubles du métabolisme azoté.ll attire l\u2019attention sur la mesure de la poly- peptidénie, qui donne des résultats plus intéressants.Dans une leçon magistrale, à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, le professeur Pierre Duval æ longuement insisté sur le rôle toxique des polypeptides après des opérations majeures.Nous assistons quelquefois à des complications soudaines accompagnées d\u2019une asthénie profonde, d\u2019une déshydratation intense et d\u2019un état toxique souvent inexplicable, que seuls engendrent les polypeptides qui pénètrent dans (1) Professeur à la Faculté de Toulouse. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1315 la masse sanguine et inhibent les fonctions d\u2019élimination des principaux organes, jetant le désordre dans le métabolisme des matières protéiques.On observe aussi, dans ces cas, un trouble du métabolisme des chlorures: baisse du taux des chlorures globulaires (ions-ch!ores des globules rouges) et, d\u2019autre' part, baisse des chlorures plasmatiques (ions-chlores du plasma sanguin).Le taux normal du chlore globulaire est de 1.80.Le taux normal du chlore plasmatique est de 3.60.chlore globulaire 1.80 Le rapport \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 est donc de = 0.50.chlore plasmatique 3.60 C\u2019est ce que nous appelons l\u2019hypo-chlorémie post-opératoire.1° Signes chimiques: baisse des taux du chlore g'obulaire et du chlore plasmatique ; Re Signes cliniques : 24 à 48 heures après l\u2019opération, le malade présente des signes de pseudo-occlusion intestinale aiguë; ou bien ces signes apparaissent tardivement: 8 ou 10 jours après l\u2019opération, accompagnés de malaise général, langue sèche, oligurie, nausées, vomissements, météorisme, asthénie.Traitement : Le diagnostic doit être posé rapidement et, en cas de polypeptidénie, le seul traitement qui s\u2019impose contre de pareils accidents, c'est la rechloruration d\u2019après la méthode suivante: Injections intraveineuses de sérum salé à 10%, à la dose de 10, 20 et 30 grammes de sel par 24 heures.La réaction est rapide.Elle s\u2019annonce par une diminution du taux de l\u2019azote sanguin, qui monte à mesure que les chlorures baissent.Et l\u2019auteur conclut ainsi : chlore globulaire \u201cDi c\u2019est simplement le rapport \u2014\u2014\u2014\u2014 qui est trouvé chlore plasmatique (devenant supérieur à 0.50), le taux total du chlore sanguin restant normal, on fera 10 gr.de Na Cl par le même procédé; On agira de même si, le chlore sanguin restant normal en valeur absolue et relative, le chlore urinaire descend au-dessous de 1 gr.par litre (en Na CI) .\u201d x x Xk Tels sont les faits nouveaux que nous voulions porter à la connaissance de nos lecteurs et qui offrent à la fois un intérêt scientifique et pratique\u201c!).Albert LESAGE.(1) Voir Gazette Médicale de France et des Pays de Langue Française, Nos 1 et 15 octobre 1934. REVUE DES LIVRES Traité de Médecine des Enfants, Tome V, par P.NOBECOURT et L.BABONNEIX.Neurologie.Thérapeutique infantile.Table alphabétique générale des matières des cinq volumes.Un volume de 900 pages avec nombreuses figures.Paris, 1934 (Masson et Cie, éditeurs).Voici le cinquième et dernier volume du Traité de Nobécourt et Babon- neix.Il est consacré à la neurologie et à la thérapeutique.Il se termine par une table alphabétique générale des matières contenues dans les 5 volumes.Les affections du cerveau sont étudiées par Jean Lhermite.Dans une première partie, l\u2019auteur passe en revue les grands syndromes neurologiques de l\u2019enfant: les troubles du langage et de l\u2019action, les paralysies cérébrales, les syndromes hypercinétiques (athétose, chorées), les troubles du sommeil.Dans une deuxième partie, il expose les maladies du cerveau proprement dites: les troubles circulatoires, les tumeurs cérébrales, les encéphalopathies de l\u2019enfance, l'hydrocéphalie, les abcès de l\u2019encéphale, les traumatismes obstétricaux et leurs conséquences, la myasthénie bulbo-spinale.La valeur de Jean Lhermite comme neuro-psychiâtre, son talent d\u2019exposition donnent À ce chapitre un intérêt particulier.Jusqu'ici, dans la plupart des traités de pédiatrie, la paralysie infantile était étudiée avec les affections de la moelle épinière, car on la considérait comme une poliomyélite.Depuis que les travaux récents ont montré que cette maladie était en réalité une encéphalo-méningo-myélite, elle est maintenant classée parmi les infections à virus neurotrope à côté des encéphalites aiguës, des chorées, de la rage et de la syphilis.Aussi L.Babonneix et P.-R.Bize en traitant des affections de la moelle se bornent à exposer les myélites aiguës, les compressions de la moelle, les syndromes vasculaires (hémato- myélie, myélomalacie), la sclérose en plaques, la syringomyélie et la sclérose latérale amyotrophique.C\u2019est à un pédiatre de la Suisse Romande qu\u2019a été confié le soin de rédiger le très important chapitre des affections méningées.Le professeur J.Taillens (de Lausanne) s\u2019en est acquitté avec l\u2019autorité et le sens pratique que tous lui reconnaissent.Après des considérations générales sur les maladies des méninges, la ponction lombaire et le liquide céphalo-rachidien, l\u2019auteur décrit successivement les hémorragies méningées du nouveau-né et de l\u2019enfant plus âgé, le méningisme, la méningite séreuse aiguë, la méningite tuberculeuse, la méningite cérébro-spinale à méningocoques et les autres méningites.Parmi les affections des nerfs, L.Babonneix et P.-R.Bize étudient les radiculites et polynévrites, les paralysies congénitales, les paralysies obstétricales, les paralysies relevant d\u2019autres causes, les trophonévroses (hémia- trophie, hémihypertrophie faciale) et certains troubles réflexes (phénomènes L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1317 de Marcus-Gunn) ; ils laissent de côté certaines affections familiales, telles que la névrite interstitielle de Déjerine-Sottas, le ptosis familial, qui sont décrites plus loin.L.Babonneix et P.-R.Bize exposent ensuite brièvement les affections muscu'aires \u2018suivantes: hématome congénital du sterno-cléido-mastoidien, brièveté congénitale des muscles, myosites inflammatoires et torticolis; ils s\u2019étendent plus longuement sur la myosite ossifiante progressive, les myatonies et amyotrophies de l\u2019enfance (maladie d\u2019Oppenheim plus spécialement) qui ont fait l\u2019objet dans ces dernières années de si intéressants travaux.Sous le titre d\u2019infections à virus neurotrope, L.Babonneix et Maurice Lévy abordent des problèmes difficiles parmi lesquels celui de la paralysie infantile retient de facon particulière leur attention; ils accordent presque autant d'intérêt aux encéphalites aiguës, aux chorées, à la syphilis et aux kystes hydatiques; ils passent rapidement sur la rage, la tuberculose primitive de la moelle et du cerveau.Les maladies familiales du système nerveux ont des caractères bien définis qui en font un groupe à part; elles méritent d\u2019occuper une place non négligeable dans un Traité de Pédiatrie.L.Babonneix et A.Thévenard, modifiant légèrement la classification d\u2019O.Crouzon, distinguent: 1° Des maladies à prédominance encéphalique (diplégies cérébrales infantiles familiales) ; 2° L\u2019atrophie Charcot-Marie; 3° Des maladies à prédominance cérébelleuse (maladie de Friedreich, hérédo-ataxie, paraplégie spasmodique familiale); 4° Les myopathies, dans lesquelles ils font rentrer la myotonie congénitale; 5° Des maladies à prédominance strio-pallidale (maladie de Wilson, paralysie agitante juvénile, pseudo-sclérose de Westphall-Strumpell, spasme de torsion); 6° La névrite interstitielle; 7° Les affections oculaires familiales.S\u2019il est permis de considérer, du point de vue clinique, la tétanie infantile comme une affection nerveuse, il est difficile d\u2019admettre que l\u2019acrodynie, la maladie de Raynaud, la sclérodermie, l\u2019acrocyanose et la migraine rentrent dans le cadre de la neurologie proprement dite.Sans doute le système nerveux intervient pour beauçoup dans la pathogénie de ces affections, et c\u2019est ce qui légitime leur place dans un volume comme celui-ci.Elles font en réalité partie de la Médecine générale des Enfants.Aussi les articles qui leur sont consacrés sont-ils signés par deux pédiatres.Le premier, le professeur Mouriquand (de Lyon) est trop connu de nos confrères pour que nous ayons à faire son éloge.Le second, le docteur Edouard Pichon, peut être considéré comme l\u2019un des chefs de la jeune génération des médecins parisiens.Un Traité de Médecine des Enfants ne saurait être complet sans une importante partie consacrée à la thérapeutique.Celle-ci \u2014 on le sait \u2014 est devenue fort variée et comprend, outre les médicaments, la climatothérapie et la crénothérapie, la physiothérapie, la rééducation respiratoire et les médications biologiques.L.Babonneix et R.Fabre ont adopté l\u2019ordre alphabétique dans l\u2019exposé des médicaments usités en médecine infantile.Ils les étudient au triple point de vue: a) des caractères; b) des propriétés, indications et contre-indications; c) de la posologie et du mode d\u2019emploi.Ils font suivre ce petit 1318 I UNION MEDICALE DU CANADA dictionnaire pharmacologique de considérations sur l\u2019art de prescrire et la posologie générale chez l\u2019enfant, où l\u2019on trouvera des conseils fort judicieux.Nul n\u2019ignore que la France est un pays très riche en stations climatiques et hydro-minérales et que ces stations y ont été très étudiées.Le professeur Maurice Villaret et François Saint-Girons passent tout d\u2019abord en revue les différents climats et les diverses sources que la France met à la disposition du pédiatre; ils précisent ensuite le mode d\u2019emploi et les indications de cette thérapeutique spéciale chez les enfants.Il est certain que ce chapitre présentera peu d\u2019intérêt pratique pour le médecin canadien.Mais s\u2019il a la curiosité de le lire, il pensera comme nous, sans doute, qu\u2019il est bien regrettable que la climatothérapie et le crénothérapie, si précieuses pour certaines catégories de malades, soient si peu développées dans notre pays; il formulera peut-être le vœu que nos facultés de médecine dans un avenir rapproché prennent les initiatives nécessaires pour combler chez nous cette lacune.On sait l\u2019importance prise par les agents physiques dans le traitement des maladies des enfants depuis quelques années.On ne discute plus actuellement les bienfaits de la physiothérapie dans la paralysie infantile, dans l\u2019hypertrophie du thymus, dans le rachitisme et la tétanie, pour ne citer que quelques exemples bien connus.P.Duhem, électro-radio'ogiste de l\u2019Hôpital des Enfants-Malades de Paris, après avoir précisé les différentes techniques de l\u2019électrothérapie, de la radiothérapie et de l\u2019actinothérapie, indique la conduite du traitement physiothérapique dans quelques affections particulières de l\u2019enfance: la paralysie infantile, les paralysies radiculaires, les polynévrites et les paralysies faciales.Il faut louer l\u2019auteur de mettre le praticien en garde contre les dangers des interventions intempestives de la physiothérapie dont les conséquences sont souvent plus redoutables chez l\u2019enfant que chez l\u2019adulte \u2018en raison de l\u2019activité kariokynétique incessante des cellules vivantes\u201d des organismes en voie de développement.Sous le nom d\u2019insuffisance respiratoire, E.Du Pasquier comprend \u201cla déficience de la fonction respiratoire elle-même et non la déficience de l\u2019organe poumon.\u201d \u201cDans l\u2019insuffisance respiratoire, en principe, le poumon est sain, ou en tout cas atteint de lésions trop minimes pour retentir par elles-mêmes sur la fonction respiratoire.C\u2019est le sujet qui utilise mal un organe susceptible physiologiquement de fournir un bon rendement.\u201d L\u2019auteur rappelle la physiologie de la respiration, les caractères de la respiration physiologique et présente une étude clinique très complète du syndrome en insistant sur son traitement: la rééducation respiratoire par la kinésithérapie.Enfin, un chapitre sur les médications biologiques par P.Harvier, comportant trois grandes méthodes thérapeutiques: la sérothérapie, la vaccinothérapie et la colloïdothérapie.Leur but est \u201cde provoquer dans l\u2019organisme des phénomènes défensifs comparables à ceux qu\u2019on observe dans l\u2019immunité naturelle\u201d.La sérothérapie, les sérums de convalescents et d\u2019anciens malades, les immuno-transfusions, les vaccinations préventives, la vaccinothérapie microbienne, la bactériothérapie antagoniste, la bactériophagothérapie, la protéinothérapie, la médication par le choc et la pyothérapie sont tour à tour exposés avec une clarté, une connaissance de la biologie et une sûreté de jugement qui expliquént le grand succès de P.Harvier comme professeur agrégé de thérapeutique à la Faculté de médecine de Paris. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1319 Ce chapitre sur les médications biologiques est suivi d\u2019une table alphabétique des matières qui termine le Traité.Nous avons dit à plusieurs reprises tout le bien que nous pensions de cet ouvrage qui fait le plus grand honneur à la Pédiatrie française.Nous sera-t-il permis néanmoins de regretter que dans la partie consacrée à la Thérapeutique, à côté des médicaments et des diverses thérapies, un chapitre spécial n\u2019ait été réservé à la Diététique.L\u2019alimentation des nourrissons est tellement importante dans la pratique.Espérons que, lors de la seconde édition du Traité de Médecine des Enfants qui \u2014 nous en sommes sûrs \u2014 ne se fera pas attendre bien longtemps, cet oubli sera réparé.L\u2019Ecole française de Pédiatrie, qui a tant fait pour faire progresser nos connaissances en Diététique, se doit à elle-même dans un ouvrage comme celui-ci, si complet par ailleurs, d\u2019accorder à l'alimentation des jeunes enfants la place de choix qui lui revient.Paul LETONDAL.Origine thyroïdienne des algies et Ieur traitement radical, par le Dr Zénope BEUREKDJIAN, ancien élève de l\u2019Institut Pasteur de Paris.(Librairie Le François, 91, boulevard Saint-Germain, Paris.) ) Au cours de nos recherches de ces dernières années, ayant observé que les algies, quelles qu\u2019elles soient, semblaient avoir toutes la même origine, la thyroïde, nous avons choisi, pour cette démonstration, la radiothérapie thyroïdienne.Comme on le verra, nos espérances ont été largement réalisées, car la méthode employée nous a donné des résultats vraiment surprenants; il découle, en effet, de tous ces essais, que toutes les algies (2) (céphalée, migraine, douleurs glaucomateuses, angine de poitrine, coliques hépatiques et néphritiques, douleurs rhumatismales, lumbago, algies tuberculeuses, sciatiques, claudication intermittente, etc.) ont toujours la thyroïde comme origine.Il résulte également de la nature même de la méthode employée (irradiation semi-pénétrante de la glande par les R.X.) que ce trouble est du genre hyper: toutes les fois que nous parlerons de la fonction thyroidienne dans ce travail, il s\u2019agira donc d\u2019hyperthyroidie, & moins de spécification contraire.Tout ce que nous rapportons dans cette étude résulte strictement d\u2019expériences cliniques; si nous nous sommes permis quelques déductions théoriques, c\u2019est uniquement en suivant la voie tracée par ces multiples essais.I1 nous faut également dire que, lors de ces investigations, notre but n\u2019a pas été d\u2019étudier le mécanisme de la douleur même: c\u2019est là un point de vue tout différent, et qui est hors de notre ressort.Notre ambition est plus modeste: ce travail apporte seulement un peu de lumière à la solution de ce grand problème de la pathologie.(1) Nous extrayons de la préface publiée par l\u2019auteur ces renseignements utiles, dans le but de faciliter la tâche au lecteur.(2) Sauf celles du cancer, pour lesquelles nous n\u2019avons aucune expérience. 1320 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Ayant traité par la radiothérapie plus de 500 thyroïdes, nous avons en outre acquis la certitude que ce mode de traitement est absolument inoffensif, à la condition, bien entendu, d\u2019être appliqué, comme toujours en médecine, selon les règles de la science, au même titre que l\u2019emploi journalier des médicaments toxiques (morphine, strychnine, digitaline, etc.).La crainte du myxœdème est absolument chimérique, surtout quand il s\u2019agit d\u2019une thyroïde sans goitre, ce qui est le cas le plus fréquent dans les algies.Nous dirons même mieux: loin de provoquer un myxœdème, nous croyons impossible d\u2019obtenir la moindre hypothyroïdie par la radiothérapie telle que nous l\u2019employons.On a déjà beaucoup de peine à réduire une hyperthyroïdie pathologique; nous avons remarqué qu\u2019une fois ce résultat obtenu, la réduction de l\u2019hyperthyroïdie physiologique (celle qui ne cause aucun trouble) était chose presque impossible.Quant aux brûlures, elles ne sont que la conséquence de fautes graves de la part des manipulateurs; avec les appareils de dosage en usage aujour- d\u2019hui, elles sont parfaitement évitables.Ainsi comprise, la radiothérapie thyroïdienne pourra être à la portée de tous les praticiens, pour le plus grand bien des légions de malades réputés incurables.Avec un peu d\u2019habitude, une séance de radiothérapie est plus facile et moins dangereuse à réaliser qu\u2019une injection intraveineuse.\u2014\u2014\u2014\u2014\u20140ÂoÛpo\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 LIVRES REÇUS Technique des Bandages et Pansements de pratique courante, par le Dr Adrien BESSON, professeur à la faculté libre de Médecine de Lille.Volume broché d\u2019environ 160 pages, avec 96 figures.René Giard, éditeur, 2, rue Royale, Lille, France.The Wellcome Research Institution (Exhibits at the Chicago Exhibition).Volume relié d'environ 90 pages, avec nombreuses illustrations. FORMULAIRE VAGINITE DES PETITES FILLES Repos au lit.Régime : Supprimer les épices, le café, le thé.Régime lacto-végétarien et de viandes blanches.Sirop iodotonique phosphaté (Deux cuillerées à soupe par jour) Huile de foie de morue (Une cuillerée à soupe le matin) Traitement local : Lavages fréquents avec : Permanganate de potasse \u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.0 gr.25 Eau bouillie .\u2026.\u2026.\u2026.rerrererrerserrncences | litre (A la température de 40°) ou : Sublimé .creeceereses crererens cevecnsenese 0 gr.25 Eau bouillie .sscouvee sassnossssensencn000 | litre ou : Cyanure de mercure \u2026\u2026.eecrerees \u2026 0 gr.25 Borate de soude .ssssocsccs veeeee 0 gr.50 Chromate neutre de potasse .0 gr.10 Eau bouillie \u2026.\u2026.ereerreersecce sous.| litre Poudrer ensuite les lèvres avec du salol, les séparer par un tampon d'ouate.Lavages vaginaux sous faible pression, à l\u2019aide d\u2019une poire en caoutchouc et d\u2019une canule fine, avec les mêmes solutions.Rechercher les oxyures et, si l\u2019on en trouve, essayer des lavements avec : Glycérine .sevsosec ses ses se0000e 50 à 100 grammes Eau bouillie ee.20 \u2014 ou : Chlorure de sodium .20 grammes Eau bouillie .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026.100 \u2014 Ou une décoction de mousse de Corse à 5 p.100 Faire appliquer, le soir, en se couchant, un suppositoire avec : Calomel .\u2026.\u2026\u2026crevrrcncrercens 0 gr.25 Beurre de cacao .q.s.p.3 grammes ou avec : Onguent napolitain .vee 0 gr.05 à O gr.10 Beurre de cacao .q.s.p.3 grammes Faire le traitement pendant une à deux semaines.L.-A.MAGNAN. ANALYSES MEDECINE F.MAIGNON.\u2014 Les diastases tissulaires.Facteur opothérapique.La Presse Médicale, 24 février 1934.Les différents organes de l\u2019économie contiennent à côté des constituants de leur protoplasme et des hormones, d\u2019autres substances agissant comme catalyseurs dans les différents phénomènes de la nutrition.Ces substances sont done des diastases et on connaît mieux celles qui président aux actions de catabo!isme, mais il est logique de croire que les phénomènes d\u2019anabolisme (ou de synthèse) s\u2019accomplissent grâce à la présence de substances semblables.On peut donc espérer que l\u2019administration de ces dernières favoriserait lai formation des tissus nouveaux ou la réparation des tissus usés.L'auteur rapporte la technique d\u2019extraction qui lui a permis d\u2019obtenir des diastases de différents organes: thyroïde, pancréas, ovaire, hypophyse, surrénale, foie, rein, estomac, intestin, testicule, poumon.L\u2019essai de ces substances chez l\u2019animal permet de conclure qu\u2019elles sont douées d\u2019une très grande activité spécifique; que leur action de stimulation est hors de proportion avec la dose administrée; que cette action est nulle sur l\u2019organe sain, ce qui les différencie des hormones dont l\u2019action se surajoute toujours à celle de la glande, que celle-ci soit suffisante ou insuffisante.Des extraits diastaisiques de rein injectés à des chiens porteurs de néphrite chronique avec urée sanguine très élevée ont ramené le taux de cette substance à la normale.Chez les chiens avec insuffisance hépatique des extraits tissulaires de foie ramenèrent à la normale les rapports azotémique et azoturique.Le même extrait produisit à trois reprises la disparition de lésions d\u2019eezéma chroniques chez une chienne.L\u2019adjonction d\u2019extrait diastasique de thyroïde assura la permanence du résultat.L\u2019expérimentation chez l\u2019homme a été faite à la clinique médicale de l\u2019Hôtel-Dieu de Lyon avec des résultats très encourageants.Ces substances administrées par la bouche manifesteraient la même activité que par la voie sous-cutanée.Etant donné que les diastases tissulaires ainsi préparées agissent par stimulation spécifique des organes en cause et que d\u2019autre part, leur action est nulle sur l\u2019organe sain, le champ de leur emploi en médecine est immense et elles ne font pas double emploi avec l\u2019hormonothérapie dont le mode d\u2019action est tout différent.L.-Henri GARIEPY. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1323 URECHIA et DRAGOMIR.\u2014 Intoxication barbiturique, traitée par injections intraveineuses d\u2019alcool.Paris Médical, 8 septembre 1934.Les auteurs affirment que l\u2019Académie de Médecine, dans sa séance du 15 mai, et la Société de Biologie de Lille ont parlé de l\u2019action favorable de I\u2019alcool dans les intoxications barbituriques.Des malheureux ayant absorbé 1 gr.50 à 2 grammes de gardénal furent traités par Urechia et Dragomir avec succès.Ils injectèrent 20 cc.d\u2019alcool éthylique à 30%, puis deux heures après, ils firent une seconde injection.Une heure plus tard, autre injection.Sept heures après le début du traitement, le patient est mieux, il parle, marche.Le 3e jour, tous les symptômes ont disparu.Cette nouvelle application serait donc à employer dans les cas d\u2019intoxication massive.Serait-elle aussi pratique et efficace que le traitement par la strychnine?Il nous faudrait plusieurs cas traités pour en venir à une conclusion.Alcide PILON.Ch.ACHARD, Jeanne LEVY et N.GEORGIAKAKIS.\u2014 Le Cholestérol des aliments.(Arch.des Mal.de l\u2019App.dig.et des mal.de la nutrition, octobre 1934.) Les À.présentent une revue illustrant le rôle important du cholestérol en pathologie.Il semble que celui-ci augmente dans l\u2019organisme quand l\u2019alimentation est riche en cholestérol, mais qu\u2019il existe, par ailleurs, une régulation cholestérolémique due à un phénomène \u2018\u201cphysico-chimique indépendant de la synthèse et de la destruction du cholestérol dans l\u2019organisme\u201d.On admet qu\u2019il est, la plupart du temps, d\u2019origine exogène.Il y aurait, dans la nature, un cycle selon lequel le cholestérol végétal se transformerait en phytostérol pour devenir cholestérol animal après ingestion par ceux-ci.Il est ensuite éliminé sous forme de coprostérol.Les À.distinguent l\u2019hypercholestérolémie alimentaire et digestive.Cette dernière est alimentaire et tardive.Le siège de la formation synthétique est inconnu.Il ressort de ceci que les régimes riches en cholestérol doivent être interdits aux malades souffrant de cholestérolémie.Les À.présentent une nouvelle méthode de dosage du cholestérol et des lipides des aliments.Parmi les aliments contenant en proportions plus élevées le cholestérol, nous relevons les suivants: le lait, beurre de table (0,760 pour 1000), l\u2019huile d\u2019olive, la crème fraîche, le fromage à la crème, la plupart des fromages, les rognons de veau, de mouton, le foie de veau (19.), le jaune d\u2019œuf de poules (17.540), les crevettes, les huîtres, la brioche, les pois chiches et secs, les marrons frais, les noix fraîches, les amandes et le chocolat.Jean LeSAGE. 1324 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA CHIRURGIE Frederic A.BESLEY.\u2014 Les problèmes \u2018du traitement des fractures ouvertes.Surg, Gyn.and Obst., vol.LIX, No 3, sept.1934, p.354-357.Lorsqu\u2019il est possible, on doit toujours immédiatement après le traumatisme immobiliser le membre fracturé dans un appareil provisoire avant de transporter le blessé à l\u2019hôpital.La première indication thérapeutique est le traitement du choc traumatique: morphine, goutte à goutte rectal, boules chaudes, transfusion si nécessaire.Pour nettoyer la plaie, il ne faut pas compter sur la supposée valeur des nombreux antiseptiques mis sur le marché, mais sur le débridement large et minutieux des tissus contus.Les nerfs et tendons sectionnés doivent être suturés.On doit s\u2019assurer d\u2019une hémostase parfaite.Il n\u2019y a pas lieu de drainer.Contre le tétanos et la gangrêne gazeuse toujours à craindre, sérothérapie systématiquement.Les appareils de suspension sont préférables aux appareils plâtrés.Merçier FAUTEUX.Jean BAUMANN.\u2014 Considérations physio-pathologiques sur les hémo- péritoines.La Presse Médicale, an.XLII, No 77, p.1502-1503, avec deux figures.Les trois problèmes essentiels que posent les hémopéritoines spontanés ou traumatiques sont: les modifications subies par le sang épanché, les réactions générales et les réactions pariétales.Dans le but de les résoudre, l\u2019A.confronte des faits cliniques et des faits expérimentaux; ces derniers ont été acquis grâce à deux procédés d\u2019auto et d\u2019homo-transfusion dans lesquels le sang ne quitte jamais le contact d\u2019un endothélium; procédés personnels de l\u2019Auteur.1: le sort du sang épanché: il coagu'e de deux facons, tantôt par microcoagulation, tantôt par coagulation massive; il se résorbe très rapidement; 2: les réactions générales: on a souvent insisté sur la discordance entre les signes généraux et l'importance de l\u2019anémie.Dans certains cas il y a des signes généraux discrets et l\u2019épanchement est abondant; dans d\u2019autres, où l\u2019épanchement est peu marqué, les signes généraux sont graves.Cette discordance, d\u2019après l\u2019A., n\u2019est peut-être pas aussi fréquente en réalité qu\u2019elle l\u2019est en apparence, car, lors d\u2019une laparotomie, on apprécie que le résidu de l\u2019hémorragie; 3: les réactions pariétales: il n\u2019y a, le plus souvent, pas de contracture dans les hémopéritoines humains, il n'y en a jamais dans les hémopéritoines expérimentaux.La contracture, lorsqu\u2019elle existe, paraît due non à l\u2019hémorragie ni à la qualité du sang épanché mais à l\u2019éclatement viscéral original.Au point de vue clinique, une hémorragie intrapéritonéale doit être diagnostiquée en l\u2019absence de contracture, parfois malgré sa présence.Les réactions électives de la fosse iliaque droite, pouvant faire penser à une appendicite, ne sont que le résultat d\u2019un réflexe viscéro-moteur.Mercier FAUTEUX. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1325 P.BROCQ et R.DULOT.\u2014 Comment réaliser facilement et sans erreur possible l\u2019enchevillement des fractures du col du fémur' sans arthro- tomie.La Presse Médicale, an.XLII, No 79, 3 octobre 1934, p.1532-1533, avec une figure.Les A.ont inventé un procédé permettant l\u2019enchevillement des fractures du col fémoral sans arthrotomie.Grâce au dispositif de leur appareil, je perforateur aboutit toujours au centre de la tête.Avec les appareils actuellement connus, deux conditions sont difficiles à réa'iser: a) \"la réduction de la rotation dans la fracture ne peut être contrôlée avec exactitude; b) cette réduction, si elle semble complète n\u2019est obtenue, assez souvent, qu\u2019en mettant le pied en rotation interne.L\u2019appareil que décrivent les A., s\u2019il ne solutionne pas la ouest\u2018on de la réduction, réalise et permet de guider la prothèse sûrement quelle que soit la position du pied nécessaire pour obtenir la réduction.Ils décrivent, dans cet article cet appareil nouveau pour en montrer le principe, considérant qu\u2019il sera très prochainement perfectionné dans ses détails; enfin, ils donnent la technique qu\u2019ils utilisent.Mercier FAUTEUX.MIXTER, BLUMGART et BERLIN.\u2014 L\u2019ablation totale de la thyroïde dans l\u2019angine de poitrine et l\u2019insuffisance cardiaque congestive: résultats d\u2019une expérience de dix-huit mcis.Annals of Surgery, vol.100, No 4, octobre 1934, p.570-577.Les A., au début de leur travail, commencent par rappeler que l\u2019ablation totale de la thyroïde dans l\u2019angine de poitrine et l\u2019insuffisance congestive cardiaque n\u2019a pas pour but de guérir ces affections ou de corriger les lésions cardiaques qui les accompagnent.Cette intervention n\u2019a qu\u2019une action indirecte; elle diminue ou fait disparaître certains symptômes.Depuis que cette nouvelle méthode thérapeutique a été préconisée, c\u2019est-à-dire depuis environ dix-huit mois, les auteurs ont traité 75 malades par la thyroïdectomie totale.Ces malades souffraient soit d\u2019angine de poitrine soit de décompensation cardiaque.Les résultats obtenus sont étroitement liés à la coopération entre le chirurgien et le médecin, la sélection judicieuse des malades, la préparation adéauate pré-opératoire, enfin le choix de l\u2019anesthésie.Un métabolisme basal \u201415 ou \u201420 est une contre-indication opératoire absolue; il en est de même de ces malades angineux qui graduellement deviennent de plus en plus sujets à des crises répétées.Les auteurs présentent sous forme de tableaux leur statistique et leurs résultats.Ils n\u2019eurent que six morts postopératoires.Ces décès survinrent tous chez des sujets présentant une insuffisance cardiaque congestive au moment de l\u2019intervention.Il est tout de même intéressant de noter que ces six décès font tous partis de la première série des malades opérés \u2014 soit 28 \u2014 ; dans la seconde série \u2014 22 \u2014 il n\u2019y eut aucun décès quoique les malades présentaient des troubles d\u2019une gravité identique à ceux des malades de la première série.Les auteurs attribuent ces derniers résultats heureux au fait d\u2019une plus grande expérience technique, à l\u2019usage de l\u2019anesthésie locale de préférence à l\u2019anesthésie générale, à la collaboration plus intime du médecin et du chirurgien.Mercier FAUTEUX. 1326 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA E.L.YOUNG et G.A.MARKS.\u2014 Préparation pré-opératoire du péritoine en chirurgie colique.Surg., Gyn.and Obstetrics, vol.LIX, No 4, octobre 1934, p.610-615.Le facteur le plus impressionnant de mortalité opératoire à la suite des interventions portant sur le gros intestin est sans contredit l\u2019infeetion du péritoine.Cette infection relève généralement d\u2019une des trois causes suivantes: ai) la souillure du péritoine au cours de l\u2019intervention par une erreur de technique; b) la souillure ultérieure du péritoine à la suite d\u2019une suture qui a lâché; c) un manque d\u2019immunité du péritoine contre une infection même légère.Les A., au cours de leur travail, étudient plus particulièrement cette dernière cause.Le fait que le péritoine réagit au contact de diverses substances stériles est connu bien qu\u2019il soit, dans son mécanisme, encore peu compris et qu\u2019il ait été le sujet de rares recherches.En 1929, Rankin et Bargen publièrent les résultats de leurs tentatives d\u2019immunisation péritonéale par l'emploi de vaccins préparés avec des streptocoques et des colis de sujets ayant guéri de péritonite.Ces résultats se montrèrent satisfaisants.Etant donné le mécanisme assez obscur du processus que l\u2019on appelle immunité, il semble que les résultats obtenus par Rankin et Bargen peuvent être attribués aussi bien à une réaction péritonéale en présence d\u2019une protéine étrangère qua une immunisation spécifique.En 1927 et en 1929, Johnson et Warren publièrent les résultats qu\u2019ils obtinrent par l\u2019emploi de liquide amniotique au niveau de la cavité péritonéale après les interventions.Comme cette substance a été démontrée inoffensive, les A.l\u2019employèrent simultanément chez l\u2019homme et chez l\u2019animal.Ils donnent leurs résultats cliniques et leurs conclusions des recherches expérimentales qu\u2019ils avaient entreprises.Chez l\u2019homme, ils se sont servis d\u2019injections de liquide amniotique concentré, données avant l\u2019intervention; 49 malades ont été ainsi traités et dans la grande majorité de ces cas, l\u2019intervention portait sur le gros intestin.Chez les premiers 10 ou 12 cas, ils employèrent une quantité de liquide amniotique variant de 50 à 200 ce, donnée la veille, deux jours ou trois jours avant l'intervention.Chez les derniers 35 cas, profitant de certains faits mis en lumière par leurs recherches expérimentales, la quantité donnée fut la même que dans la première série, mais fut administrée 5 à 8 heures avant l'opération.Sur les 49 cas ainsi traités, ils n\u2019enregistrèrent que trois morts.Dans le premier cas, il s\u2019agissait d\u2019une pneumonie post-opératoire contrôlée à l\u2019autopsie; il n\u2019y avait pas de péritonite.Dans le second cas, l\u2019autopsie révéla une perforation intestinale due à une erreur de technique.Fnfin dans le troisième cas, il y avait réellement tous les indices d\u2019une péritonite en évolution.Ils considèrent donc que l\u2019usage de ce stimulant péritonéal non- spécifique contribue largement à assurer la sécurité des interventions abdominales et surtout celles portant sur le gros intestin.Enfin, leurs recherches expérimentales tendent à confirmer cette manière de voir.Mercier FAUTEUX. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1327 PEDIATRIE J.TAILLENS (de Lausanne).\u2014 Le diagnostic et le traitement précoces de la paralysie infantile.(\u201cRevue Médicale de la Suisse Romande\u201d, No 3, mars 1934, p.401-415.) La paralysie infantile, beaucoup plus rare autrefois qu\u2019aujourd\u2019hui, ne sévissait dans le passé que sous forme sporadique et ne donnait lieu qu\u2019à quelques apparitions simultanées.Au siècle dernier, quelques auteurs nous citent plusieurs épidémies de paralysie infantile.Aujourd\u2019hui, cette maladie en plus de revêtir une forme nouvelle nous apparaît fortement épidémique.Rappelons brièvement ses caractères distinctifs: 1° Prédispositions: a) de race: la race anglo-saxonne; b) de climat: été et automne; c) sexe: garçons; d) âge: de 2 à 3 ans.Actuellement, il semblerait qu\u2019un déplacement de cette fréquence relative s\u2019effectuerait au profit des grands enfants et des adolescents.2° Ses différentes formes: Autrefois, la paralysie infantile, de par la description des anciens auteurs, revétait une forme clinique presque toujours la même: période initiale caractérisée par de la fièvre, des vomissements, des convulsions, de l\u2019abattement, le tout suivi après 2 à 5 jours, de paralysie.La forme méningée, si fréquente aujourd\u2019hui, passait le plus souvent inaperçue, étant donné l\u2019absence de ponction lombaire à cette époque.Aujourd\u2019hui, les formes évolutives varient beaucoup.On constate: 1° la forme foudroyante, à symptômes bulbaires, qui tue en quelques heures sans même arriver à la paralysie; 2° la forme grave, qui n\u2019est qu\u2019une atténuation de la précédente; 3° la forme haute, caractérisée par des signes cérébraux, méningés et parfois bulbaires; 4° la forme méningée, assez fréquente; elle est caractérisée par les symptômes suivants: vomissements, raideur de la nuque, Kernig, raie de Trousseau, état semi-comateux.C\u2019est après ce début que la paralysie fait son apparition et qu\u2019on voit rétrocéder et disparaître les signes méningés.Ce qui prouve bien que la paralysie infantile n\u2019est pas une maladie qui se confine à la moelle épinière.Elle est en réalité, non une myélite, une polio-myélite, mais bien plus une encéphalo-méningo-myélite; selon que le virus prédomine sur tel ou tel point du système nerveux, elle prendra telle ou telle forme clinique; 5° en dernier lieu, nous avons la forme fruste, fréquente en temps d\u2019épidémie, qui n\u2019arrive jamais au stade de paralysie.Quoi qu\u2019il en soit, les symptômes du début demandent à être bien connus, en raison de l\u2019importance, de jour en jour plus grande, que prend le traitement sérique précoce.Quels sont ces symptômes ?1° La fièvre qui est peu élevée dans les cas moyens; 2° la raideur de la nusue qui fait rarement défaut; 3° la disparition des réflexes tendineux; 1328 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 4° l'astasie-abasie; 5° l\u2019examen du liquide céphalo-rachidien dont les caractères sont: pression augmentée, pression parfaite, cellules blanches augmentées en nombre.Les chlorures restent normaux (dans la méningite tuberculeuse les chlorures sont diminués).Ainsi done, on peut dire que dans la paralysie infantile au début, la ponction lombaire se justifie doublement: en permettant d\u2019établir le diagnostic, en rendant possible la sérothérapie intra- rachidienne.Traitement: Le traitement curatif de la paralysie infantile pour avoir quelque effet doit être précoce, appliqué avant la période des paralysies.De quelle façon doit-on procéder?La dose doit être en tout cas de 20 c.c.dans le rachis, et autant dans le muscle.On répétera cette intervention 18 à 24 heures plus tard, et de nouveau, chaque jour, pendant 4 à 6 jours consécutifs.Robert LACHANCE.PHTISIOLOGIE Marcel LABBE, Raoul BOULIN, Justin BESANCON et J.-E.THIERY.\u2014 Résultats de la collapsothérapie appliquée au traitement de la tuberculose des diabétiques.Etude statistique.Bull.et Mém.de la Société Médicale des Hôp.de Paris, 9 février 1934.On a déjà rapporté des succès encourageants au cours du pneumothorax thérapeutique comme traitement de la tuberculose des diabétiques concurremment à l\u2019insulinothérapie.Maintenant, le pronostic n\u2019est pas toujours aussi fatal si on a soin de se servir de ces deux thérapeutiques.On rapporte conséquemment une statistique portant sur 45 cas de tuberculose chez des diabétiques traités par la collapsothérapie.Sur 94 diabétiques tuberculeux soignés depuis cinq ans dans le service de M.le professeur Labbé, 45 cas, soit 47.87 pour 100, ont été jugés dignes de la collapsothérapie.Les décès se chiffrent à 30, soit 66.6 pour cent, et la survie compte 15 sujets, soit 33.3 pour cent.Tous les décès sont imputables à la tuberculose.La survie (deux, trois, quatre ans) est à retenir puisque l\u2019on sait que les tuberculeux diabétiques non traités par le pneumothorax sont voués à la mort en deux mois ou tout au plus en deça d\u2019un an et demi.Les sujets jeunes semblent réagir mieux que les sujets âgés à la thérapeutique.Les hommes se défendent mieux que les femmes.L\u2019épanchement qui vient compliquer le pneumo ne paraît pas nuire ici au succès de ce double traitement.Les pachypleurites rétractiles secondaires au pneumo sont d\u2019un bon pronostic.La collapsothérapie, complétée au besoin par une phrénicectomie, est le seul traitement susceptible d\u2019améliorer la T.B.du diabétique, ma'gré qu\u2019il soit difficile d\u2019amorcer le pneumo, parce qu\u2019alors les lésions sont souvent étendues, bilatérales et rapidement évolutives.Paul-René ARCHAMBAULT. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1329 DERMATO-SYPHILIGRAPHIE J.et Michel GATE.\u2014 Des principes et de la méthode qui doivent présider à la conduite rationnelle du diagnostic d\u2019une ulcération génitale.Le Monde Médical, 15 septembre 1934.Le diagnostic des ulcérations génitales est à coup sûr un problème particulièrement complexe.Aussi, il est absolument impossible de se priver même en pratique couramte des tests de laboratoire, soit de bactériologie, soit de biologie.C\u2019est.là évidemment une notion que nous n\u2019aurons jamais assez d\u2019occasions de faire connaître.Par ailleurs, la simplicité même des méthodes de laboratoire dont il s\u2019agit, leur rapidité d\u2019exécution et la facilité de leur lecture, font qu\u2019on n\u2019a plus le droit de les ignorer et qu\u2019elles représentent des gestes de pratique quotidienne avec lesquels il est de plus en plus utile sinon indispensable d\u2019être familiarisé.Car en effet il arrive des cas trop fréquents où l\u2019on se trouve en présence d\u2019ulcérations modifiées par des thérapeutiques locales, voire même générales, instituées hâtivement avant tout diagnostic précis.Herpès, chancre mou, chancre syphilitique, accident initial de la maladie de Nicolas, autant de diagnostics qui, selon le contexte clinique, peuvent traverser l\u2019esprit sans qu\u2019il soit, le plus souvent, possible de conclure.Devant de tels faits, il importe de ne pas vouloir à tout prix faire un diagnostio rapide.Il faut connaître la conduite à tenir devant ces différentes éventualités et préciser les principes et la méthode qui doivent présider à la conduite rationnelle du diagnostic.Le principe fondamental est ici de savoir attendre et de ne vouloir en ce domaine apporter aucune hâte.On n\u2019a pas le droit d\u2019affirmer un diagnostic de syphilis, fût-il cliniquement le plus certain, sans l\u2019étayer de la mise en évidence selon l\u2019époque des tréponèmes ou de réactions sérologiques nettement positives à cause de la fréquence soit de cas atypiques, mixtes, paradoxaux comme de certains herpès ulcérés, ou du début herpétiforme de certains accidents primitifs.Recherches diverses En ce qui concerne la syphilis : 1° L\u2019imprégnation du tréponème par la technique de Fontana-Tribondeau est classique.2° La recherche du tréponème à l\u2019aide de l\u2019ultra-microscope (la plus simple).3° La ponction ganglionnaire pour la recherche du bacille.4° Les enquêtes séro'ogiques; la réaction de Kahn, celle de Wassermann et de Hecht.En ce qui concerne l\u2019infection chancrelleuse : 1° La recherche directe du bacil'e de Ducrey (cocco-bacille en navette).2° Intradermo-réaction d'Tto-Rienstierna (avee le vaccin de Nicolle et Durand).3° Epidermo-inoculation (du pus prélevé de la lésion).En ce qui concerne la maladie de Nicolas Favre: ¢ L\u2019intradermo-réaction de Frei, dont la spécificité semble bien établie.Paul POIRIER.t 1330 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA CHIRURGIE INFANTILE ET ORTHOPEDIE William T.GREEN.\u2014 Les infections pyogènes des os et des articulations du nourrisson (Pyogenic infections of bones and joints in infancy).The New England Journal of Medicine, juillet 1934.Au cours d\u2019une infection aiguë du nourrisson, il est sage d\u2019examiner les articulations du malade; rechercher le spasme des muscles, la douleur à la palpation et le gonflement.Dans une infection aiguë qui se prolonge, il arrive souvent qu\u2019on trouve ces signes.Dans l\u2019arthrite infectieuse, la douleur est vive et précoce, de même que la contracture, la flexion du membre et la difficulté de mobiliser; la numération globulaire aidera au diagnostic.La présence de liquide dans l\u2019articu\u2019ation peut être due à une ostéomyélite du voisinage; la limitation des mouvements est moindre, de même que la douleur.Il est difficile de préciser le point exact de la lésion.Pour préciser le diagnostic, l\u2019auteur conseille de ponctionner l'articulation.De plus, il fait le diagnostic différentiel entre l\u2019ostéomyélite, la cellulite, la tuberculose, l\u2019arthrite rhumatismale, l\u2019arthrite proliférante, le scorbut avec une infection concomittante, la syphilis congénitale ainsi que la paralysie infantile.Il conseille les radiographies, qui renseignent sur la distension de lai capsule.Une fois le diagnostic fait, le drainage est indispensable; les principaux microbes sont: le streptocoque hémolytique, le staphylocoque doré, le méningocoque, le gonocoque.L'ostéomyélite peut être aiguë ou suraiguë amenant la mort en 48 heures.Le traitement est le drainage, les pansements ne doivent pas être renouve!és trop souvent.C\u2019est la coutume de l\u2019auteur de remplir la plaie de gaze vaselinée, d\u2019immobiliser le membre et de répéter les pansements à une semaine d\u2019intervalle.J.-H.RIVARD.OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE George Morrison COATES.\u2014 Les indications générales de la cure radicale de la sinusite.Eastern Section of the American Laryngo- logical, Rhinological and Otological Society, Boston, 6 jan.1933.L\u2019auteur commence par définir le terme de cure radicale de la sinusite, soit-elle maxillaire, frontale, ethmoïdale ou sphénoïdale, par opposition aux interventions conservatrices dans la sinusite.Il entend par opérations radicales de la sinusite, toutes-les interventions qui atteignent le sinus par voie externe pour en extraire la muqueuse interne et en retirer tous les tissus malades; et de même toutes les opérations intra- nasales visant au même but. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1331 ~ L'opération conservatrice au contraire, tend à guérir le sinus en lui restituant sa fonction physiologique par un simple drainage et une meilleure aération, mais sans rien enlever de sa paroi osseuse ou muqueuse.Les indications de la cure radicale de la sinusite peuvent être absolues ou relatives.Toutes les fois qu\u2019il n\u2019y aura pas urgence d'intervenir, on aura recours à la cure radicale de la sinusite seulement lorsque l\u2019on aura épuisé les moyens thérapeutiques et les procédés chirurgicaux conservateurs.! Les indications absolues de la cure radicale peuvent se rencontrer dans les cas chroniques ou aigus, quoique dans les cas aigus, le traitement conservateur soit toujours le meilleur et celui qui offre le moins de danger.L\u2019indication la plus urgente et la plus absolue de la cure radicale est sans contredit l\u2019extension intra-cranienne de l\u2019infection comme dans les cas d\u2019abcès du cerveau, intra-dural ou extra- dural, et de méningite, associés à une sinusite aiguë ou chronique.L\u2019ostéite et l\u2019ostéomyélite des parois sinusiennes, les néoplasies bénignes ou malignes, certains kystes paradentaires, les mucocèles des sinus frontal 5 ou etlimoïdal, sont encore autant de motifs qui forcent a main du chirurgien à L recourir à la cure radicale.\u2018 t | La cellulite orbitaire qui résiste au traitement conservateur et se transforme en phlegmon suppuré requiert également une action rap'de et énergique.On peut faire entrer dans le cadre des indications relatives de la cure radicale, certains siznes et symptômes qui dès leur apparition ne semblaient pas suffisants pour soumettre le patient à une intervention chirurgicale, mais qui ont résisté à un traitement conservateur et qui se sont aggravés dans bien des cas.La céphalée est sans contredit la raison cui amène 'e plus grand nombre de patients chez l\u2019oto-rhino-laryngologiste.Chaque fois qu\u2019il cera possible de rattacher ce symptôme à une lésion sinusienne, à l\u2019exclusion de toute autre cause possible, le chirurgien après avoir tenté les traitéments conservateurs sera justifié de recourir au moyen radical, mais en prenant garde de trop promettre à son patient.De même la douleur en point fixe diagnostiquée d\u2019origine sinusienne suggéreia la même conduite.L'écoulement nasal purulent antérieur et postérieur qui s\u2019accompagne souvent d\u2019une odeur nauséabonde, qui rend lai vie difficile et malheureuse au malade et à son entourage, devient, lorsqu\u2019il résiste à tous les moyens conservateurs, une indication très nette de cure radicale.ds La sinusite, par les troubles oculaires qu\u2019el'e occasionne fréquemment, nécessite dans bien des cas le traitement radical.Enfin la sinusite, par les troubles qu\u2019elle engendre sur l\u2019état général, néphrite, arthrite, endocardite, entérite, etc, etc., ou qu\u2019elle peut engendrer dans un avenir plus ou moins rapproché, demande toujours à être traitée, et ce aux moyens de procédés radicaux chaque fois que les traitements conser- vateurs ont échoué.Jules BRAULT. 1332 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA NEURO-PSYCHIATRIE Waltman WALTERS, Russell M.WILDER, Edwin J.KEPLER.\u2014 Le syndrome cortico-surrénalien.Présentation de 10 cas.Annals of Surgery, octobre 1934, p.670.Rappelons-nous que la corticale de la surrénale a la même origine embryologique que l\u2019ovaire et le testicule et nous comprendrons plus facilement les modifications hétéro-sexuelles que crée le syndrome cortico-surrénalien.D'ailleurs, Gallais lui attribuait la dénomination de \u201csyndrome génito- surrénalien\u201d et Krabbe, celle de \u201chirsutisme surrénalien\u201d.Mais quels sont les éléments cliniques du syndrome étudié par les auteurs?Ce dernier est généralement constitué par de l\u2019hirsutisme, de l\u2019aménorrhée, de l\u2019hypertension artérielle, de l\u2019hyperglycémie, de l\u2019adipose à la face, au tronc et aux membres.Des éruptions d\u2019aspect acnéique, des infections cutanées et de l\u2019ostéoporose peuvent faire partie du syndrome.Il est déclenché soit par un adénome de lai corticale d\u2019une des surrénales, soit par une hyperplasie diffuse de celles-là.Deux malades qui avaient une tumeur adénomateuse de la corticale d'une surrénale ont été libérées totalement de leurs symptômes, 4 mois environ après l\u2019ablation chirurgicale de cette tumeur.D'autre part, la réduction opératoire de la masse corticale, dans le cas d'hyperplasie bilatérale, semble atténuer ou abolir le syndrome, comme il arrive aux troubles liés à l\u2019hyperthyroïdie, lorsque l\u2019acte opératoire a amputé partiellement .une glande thyroïde à parenchyme généralement hyperplasié.Les dix observations des auteurs se rapportent à des sujets féminins.Quatre avaient un adénome cortical d\u2019une surrénale, qui fut enlevé chirurgicalement.De deux qui guérirent, l\u2019un présenta une récidive.Un troisième semble s\u2019améliorer.Le quatrième mourut à la suite de l\u2019intervention.Un cinquième sujet, opéré, mourut à domicile 6 semaines après l\u2019opération; l\u2019autopsie révéla la présence d\u2019un carcinome de la tête du pancréas.L\u2019examen histologique de la corticale surrénalienne enlevée à l\u2019opération montra des figures d\u2019adénome probable.L'opinion des auteurs, cependant, quant au classement histologique de ce cas, n\u2019est pas catégorique.De deux cas d\u2019hyperplasie bilatérale opérés, l\u2019un mourut après l\u2019opération, l\u2019autre semble s\u2019améliorer.Par ailleurs, une troisième malade au même syndrome ne fut pas opérée, mais l\u2019autopsie démontra la présence d\u2019une double hyperplasie.Deux autres malades furent explorées chirurgicalement, mais on n\u2019y trouva ni adénome, ni hyperplasie.L\u2019une mourut et l\u2019examen nécropsique fit découvrir un adénome basophile de la pituitaire.L\u2019autre, encore vivante, a une selle turcique qui apparaît, à l\u2019examen radiographique, agrandie avec érosion des clinoïdes postérieures.Cushing, durant ces trois dernières années, a réuni un groupe de 14 malades qui offraient un tableau clinique à peu près identique à celui des malades étudiées par les auteurs du présent travail.Dix des malades de Cushing étaient porteurs d\u2019adénome basophile de la glande pituitaire.Les autres avaient une tumeur de la même glande, mais dont l\u2019aspect histo-pathologique ne permettait pas le classement définitif. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1333 D\u2019autre part, parmi les dix malades observées par les auteurs, l\u2019examen histo'ogique révéla, chez tro:s, l\u2019absence d\u2019adénome hypophysaire, la clinique, chez cinq, ne démontra aucun signe d\u2019une lésion hypophysaire.Enfin, une malade avait un adénome basophile de l\u2019hypophyse et une dernière offrait un agrandissement de la selle turcique.Il devient troublant de constater que les lésions parenchymateuses de deux glandes endocrines dont l\u2019aspect histo-pathologique fait soupçonner l\u2019hyperfonctionnement (adénome basophile de la glande hypophyse; adénome et hyperplasie bilatérale de la cortico-surrénale), puissent iso'ément créer le même syndrome.En tout cas, l'action pathogène identique de ces deux glandes lésées démontre peut-être l\u2019interdépendance fonctionnelle qui existe entre elles.Quant à la prépondérance de l\u2019action immédiate de l\u2019une ou l\u2019autre glande sur l\u2019apparition des troubles, qu\u2019il y ait présence d\u2019un adénome basophile de l\u2019hypophyse ou d'adénome de !a corticale d\u2019une surrénale ou encore d\u2019hyperplasie diffuse des deux corticales surrénaliennes, les auteurs sont d\u2019avis qu\u2019on ne peut actuellement se prononcer.Seule la production expérimentale du syndrome par l\u2019usage d\u2019extraits bien isolés, soit de l\u2019hypophyse, soit de la corticale surrénalienne, pourrait nous renseigner à ce sujet.Les dix observations sont rapportées en détail.Bibliographie abondante.Roma AMYOT.Henri ROGER et M.AUDIER.\u2014 Syndrome de Raynaud et hypophyse.Gazette des Hôpitaux, 19 septembre 1934, p.1325 Les auteurs résument une observation d\u2019un malade de 33 ans qui présentait un syndrome acromégalique avec diabète sucré et une selle turcique apparaissant considérablement agrandie et creusée, sur le cliché radiogra- phique, associé à des phénomènes de syncope locale des extrémités survenant particulièrement durant l\u2019hiver.Ils rapportent en détail une autre observation d\u2019une malade âgée de 49 ans, chez laquelle ils ont étudié l\u2019évo'ution d\u2019un diabète insipide associé à un syndrome de Raynaud.Ces troubles étaient la conséquence d\u2019une lésion infun- dibulo-tubérienne de nature hérédo-syphilitique.Le B.W.a été trouvé positif dans le sang, après réactivation.Te traitement par l\u2019extrait de la post-hypophyse a fait disparaître les crises syncopales des extrémités.Ces deux observations s\u2019ajoutent à d\u2019autres qui démontrent l\u2019influence occasionnelle d\u2019un trouble fonctionnel hypophyso-tubérien se trouvant à l\u2019origine de certains syndromes de Raynaud.Aussi est-il indispensable de rechercher la pathogénie endocrinienne possible de tout syndrome de Raynaud.Dans cet ordre de recherches, il ne faut pas négliger l\u2019hypophyse dont le rôle, moins précis que celui Cu corps thyroïde ou de l\u2019ovaire, n\u2019en est pas moins important.On devra toujours tenter un traitement opothérapique hypophysaire isolé ou associé aux extraits thyroïdiens et ovariens.Ce traitement opothérapique sera de nature à régulariser un certain degré de déséquilibre endocrino- sympathique, cause du syndrome de Raynaud.Roma AMYOT. 1334 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Prof.agrégé BINET.\u2014 Morphologie féminine, point de vue psychique.Esprit médical, 20 octobre 1934.Il y aurait cinq types: l) muscu'aire ou régulier; 2) respiratoire ou thoracique, 3) cérébral ou cranien, 4) digestif ou abdominal, 5) génital.Le type abdominal appartient au type végétatif, vagotonique.Cette femme serait habituellement une hyperaffective, cordiale, sociable, douée d\u2019une nature ouverte, expansive.C\u2019est une cycloïde ou cyclothymique, mais qui peut prendre le type pycknique quand elle apparaît sous une forme réjouie, un peu courtaude et de bonne fille.Le type thoracique est, comme son physique, opposé au type abdominal.C\u2019est une sympathicotonique, une schizoïde ou schyzothymique, le plus souvent ; c\u2019est-à-dire une égoïste, fanatique, despote, calculatrice à froid.Ceci avec de l\u2019autisme qui tarit la source des sentiments affectifs.Le type cérébral: produit de la civilisation.Rencontré surtout dans les grandes villes, devrait-il être considéré comme un indice de progrès ou de déchéance?L\u2019on sait seulement que, du point de vue morphologique pur, l\u2019intellectuelle laisse souvent à désirer, mais en revanche elle rachète, par sa spiritualité, certaines de ses imperfections physiques.Voilà donc, au prime abord, les quelques idées directives qui doivent nous guider, selon que nous avons affaire à l\u2019un des types précités, quitte à changer cette première impression si l\u2019évolution de l\u2019histoire de cas nous oriente vers d\u2019autres horizons.Alcide PILON.Lévi VALENSI.\u2014 Coup d\u2019œil sur le terrain en psychopathologie.Leçon faite à la clinique Sainte-Anne, 16 mai 1934.L'auteur veut faire ressortir que la science médicale doit amener plus de précision dans l\u2019utilisation de son vocabulaire.Les mots constitution, tempérament, par exemple, sont employés, par beaucoup, dans le même sens et indifféremment.Le dictionnaire médical donne le nom de constitution à la structure du corps et agencement respectif de ses parties, déterminés par les influences héréditaires.Le tempérament serait le mode de fonctionnement propre à une constitution donnée.Parler de constitution, c\u2019est donc employer un langage morphologique et c\u2019est parler physiologiquement que faire inter- \u201cvenir le tempérament.La constitution est statique, le tempérament dynamique.De l'union de la constitution et du tempérament résulte le terrain.Il y aurait 4 types calqués sur les tempéraments des anciens.1) Type anabolique: c\u2019est un type dilaté, rond, souvent petit: Phlegma- tique ou Lymphatique.2) Type anabolique: plus allongé: Sanguin.3) Type catabolique: la fonction catabolique prédomine a ors sur l\u2019ana- bolique: Biliaire.4) Catabolique rétracté, allongé: Atrabilaire.Le P\u2019ycknique a une taille moyenne, un poids proportionné, des cavités vo'umineuses: tête, tronc, ventre.Son diamètre antéro-post.du tronc est L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1335 important, si bien que le thorax forme un tronc de cône appuyé par sa base sur l\u2019abdomen qui est adipeux.Le cou est enfoncé, les membres peu longs.La calvitie est précoce, en boule de billard.C\u2019est le type sanguin des anciens.C\u2019est un cyclothyme normal ou cycloïde ou à psychose périodique.Le Leptosome ou type asthénique de Stiller.Il a une taille moyenne; il est maigre, élancé.Tout chez lui est rétratcé: muscles, squelette, peau.Le thorax est décharné, le ventre est plat.Le visage, sans menton.C\u2019est le schizothyme: normal, schizoïde ou schizophrène.Ceci serait donc ce qu\u2019il faut employer de nos jours.Les mots constitution et tempérament étant laissés à l\u2019ombre.Alcide PILON.ELECTRO-RADIOLOGIE BOURGUIGNON et HUMBERT.\u2014 Traitement de la sciatique par la diélectrolyse de calcium (avec ou sans ingestion).Journal de Radiologie et d\u2019Electrologie, 6 octobre 1934.Le mot diélectrolyse (électrolyse à travers les tissus) remplace dorénavant le mot ionisation.Il s'entend de l\u2019ensemble des phénomènes qui accompagnent l\u2019introduction et la fixation d\u2019ions dans l\u2019organisme par le courant continu.Il y a plusieurs années, Bourguignon avait remarqué la sédation des phénomènes d\u2019irritation du système moteur, dans les cas d\u2019hémiplégie, par l\u2019utilisation de la diélectrolyse transcérébrale du calcium, et eut l\u2019idée d\u2019utiliser cette méthode dans le traitement des phénomènes sensitifs qui constituent les névralgies.Les auteurs présentent, dans cet article, le résultat de 13 années d\u2019expérience.La technique du traitement se résume ainsi: intensités faibles, séances de 30 minutes, localisation rigoureuse du courant au foyer de la lésion, série de séances espacées, pour éviter l\u2019irritation et l\u2019accoutumance (série de 15 séances en quatre semaines, séparée par un repos de trois semaines).Les séances sont quotidiennes la première semaine, puis à tous les deux jours.Pour localiser le courant, il faut déterminer le siège et la cause de la sciatique.Les sciatiques sont dites rhumatismales et siègent dans les trous de conjugaison, \u2014 radiculaires et dont la cause est intrarachidienne \u2014 tronculaires et dont la cause est le plus souvent une compression siégeant après l\u2019échancrure sciatique.Les plus fréquentes sont les sciatiques rhumatismales ou funiculaires; les plus rares sont les tronculaires.a) Sciatiques funiculaires.Leur traitement consiste à appliquer vis-à-vis les trous de conjugaison une électrode de deux à trois centimètres de largeur et allant depuis la Ze sacrée jusqu\u2019à la 3e, ou quelquefois jusqu\u2019à la lère lombaire, dans les cas où tout le plexus est intéressé.L\u2019autre électrode est placée dans le triangle de Scarpa.L\u2019électrode positive est imbibée d\u2019une solution de chlorure de calcium: c\u2019est l\u2019électrode lombo-sacrée.L\u2019intensité du courant est de 4 à 7 milliampères. 1336 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA b) Sciatiques radiculaires.La technique employée est la même que pour les affections médullaires, c\u2019est-à-dire qu\u2019il faut user de la voie transcérébro- médullaire.Il s\u2019agit de placer une double électrode sur les yeux et de faire passer une intensité très faible, 2 à 4 millis.La seconde électrode lombo-sacrée occupe la même position que pour le traitement des sciatiques funiculaires.¢) Sciatiques tronculaires.Dans ces cas, il faut déterminer exactement la partie lésée du nerf et appliquer un courant transversal au moyen d\u2019une électrode placée sur le trajet du nerf lésé et l\u2019autre sur la face opposée du membre.L\u2019intensité ne dépassera jamais 10 millis.Pour favoriser la concentration du sang en ions calciques et favoriser leur fixation au sein des tissus sur le trajet des lignes de force, on peut faire ingérer du chlorure de calcium à la dose de 1 gramme, au moins deux heures avant la séance.Les résultats obtenus après une à trois séries de séances sont généralement bons et durables, surtout dans les sciatiques funiculaires et radiculaires, où il n\u2019existe pas de lésion organique entretenant l\u2019irritation du plexus sacré.D\u2019après les auteurs, là où cette méthode est impuissante à amener une guérison, les autres le sont également.En revanche, elle se montrerait souvent supérieure aux autres méthodes tant médicamenteuses que physio- thérapiques.Albert COMTOIS. SOCIÉTÉS ASSOCIATION MEDICALE DE LA PROVINCE DE QUEBEC Rapport du Secrétaire pour l\u2019année 1933 L'année 1933 a marqué une épo;ue particulièrement difficile au point de vue économique, et la profession médicale en a souffert comme toutes les autres classes de la société.Le travail entrepris pour venir au secours de la profession, afin que les médecins soient rémunérés pour les soins donnés aux chômeurs assistés, a occupé la plus grande partie de l\u2019ouvrage du Secrétariat.En 1933, le Conseil s\u2019est réuni deux fois, l\u2019Exécutif six fois, le Comité pour l\u2019étude des assurances sociales deux fois, et le Conseil de la Section des Hôpitaux une fois.|.Assemblée annuelle de 1933.Cette réunion fut l\u2019une des plus imposantes que l\u2019Association ait jamais tenue, tant pour le nombre des membres inscrits que pour les travaux scientifiques présentés, et la part importante qu\u2019ai jouée le côté social.Les organisateurs, en occurrence la Société Médicale du district des Trois-Rivières, méritent certes que l\u2019on fasse ici une mention spéciale pour les efforts qu\u2019ils ont faits afin d\u2019assurer le succès de cette journée clinique.Nous prions les organisateurs, les collaborateurs et collaboratrices dévoués, les annonceurs, et les généreux donateurs de prix, de bien vouloir accepter les sincères remerciements du Conseil de l\u2019A.M.P.Q.A cette réunion annuelle, une innovation dans la création d\u2019un tournoi de golf, a suscité un vif intérêt parmi les adeptes de ce sport.2.Comité pour l\u2019étude des assurances sociales.Le Comité nommé pour compléter l\u2019étude entreprise l\u2019année précédente a terminé son œuvre en l\u2019année 1933 et, après de nouvelles représentations vis à vis le très honorable Premier Ministre de la province de Québec, la Commission Royale nommée par le Gouvernement, a finalement déposé son rapport, et pour le moment le Comité qui est devenu un Comité permanent suit avee intérêt les mouvements sociaux qui s\u2019opèrent ailleurs dans le domaine qui l\u2019intéressent particulièrement.3.Comité de Liaison.Le Comité Exécutif s\u2019est chargé de faire les démarches, afin de créer un Comité de Liaison entre la profession médicale et la Commission des Accidents du Travail.Ce Comité a été constitué et reconnu par Messieurs les Commissaires, puis sa direction en fut transférée à la Section des Hôpitaux.Ce Comité n\u2019a pas eu énormément à faire, les frictions entre la profession médicale et la Commission étant sensiblement disparues par la connaissance plus approfondie de la loi. 1338 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 4.L\u2019Impôt sur le Revenu.La C.M.A, en collaboration avec les Commissaires de l\u2019Impôt sur le Revenu, ont réussi à obtenir pour la profession médicale un certain nombre d\u2019items dont les déboursés peuvent être applicables à la déduction accordée sur l\u2019Impôt sur le Revenu.Des cireulaires bilingues ont été adressés du Gouvernement fédéral à cet effet, à toute la profession médicale.5.Nursing Committee.Les docteurs A.-T.Bazin et E.-P.Benoit ont été nommés sur un Comité provincial qui collaborera avec le Comité fédéral qui s\u2019occupe de cette question.6.La Loi des Narcotiques.Un plébiscite a été fait à travers le Canada pour connaître l\u2019attitude des médecins sur l\u2019abolition possible de lai diacétylmorphine (héroïne), afin de permettre au docteur Sharman de connaître l\u2019opinion de lai profession médicale du Canada avant de témoigner devant la Société des Nations.Un dossier considérable a été complété par le Secrétaire, approuvant les décisions prises par lai Société des Nations afin de limiter de façon tout à fait exclusive, la fabrication et l\u2019emploi de l\u2019héroïne.7.Amendement au Règlement.Un certain nombre de Sociétés Médicales, se croyant ignorées du fait qu\u2019elles n\u2019avaient pas de représentants sur le Conseil de l\u2019A, M.P.Q., ont manifesté le désir de faire élargir les cadres de ce Conseil, et l\u2019Exécutif, en étudiant un projet pour que toutes les Sociétés Médicales soient représentées, a suggéré à l\u2019assemblée annuelle de 1933 un projet de loi qui a suscité un vif débat.L\u2019assemblée générale, ayant réélu l\u2019Exécutif de l\u2019année précédente, a laissé à celui-ci le soin de continuer l\u2019œuvre entreprise, et l\u2019Exécutif dans sa première assemblée qui a suivi l\u2019assemblée annuelle a adopté les modifications nécessaires pour permettre l\u2019élargissement des cadres du Conseil.En conséquence, les Sociétés Médicales Régionales, telles que constituées, auront droit en plus de leur représentant et de leur secrétaire sur le Conseil de l\u2019Association, d\u2019un représentant pour 10 membres en règle avec l\u2019Association M.P.Q.; d\u2019un représentant supplémentaire pour chaque Société qui aurait de 10 à 25 membres en règle avec l\u2019Association; d'un représentant supplémentaire pour chaque Société qui aurait de 25 à 50 membres en règle avec l\u2019Association; d\u2019un représentant additionnel pour chaque 50 membres au-dessus de 50 qui seraient en règle avec l\u2019Association.Certaines Sociétés ont manifestement refusé de participer à ce mouvement, d\u2019autres ont paru indifférentes, tandis que la majorité ont manifesté le désir d\u2019être représentées.8.La Loi des Accidents du Travail.Un nouveau tarif a été établi par la Commission malgré les efforts concertés des Associations et Sociétés Médicales de la Province, afin que cette diminution au tarif établi, ne soit pas imposée.Il semble que la Commission est toute-puissante et que, quelques démarches que l\u2019on fasse, elle impose sa volonté. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1339 9.Comité du Bien-Etre Maternel.Le Docteur Stephen Langevin a été nommé Président de ce Comité avec pouvoir de s\u2019adjoindre.Il rapporte progrès.10.Assistance Publique.Cette question mise à l\u2019étude à la dernière réunion annuelle, en assemblée générale, est reportée par le Comité Exécutif de séance en séance sans qu\u2019on puisse de façon encore précise déterminer le moment propice pour aborder cette question.11.Secours direct Certainement de toutes les questions étudiées par le Comité Exécutif, celle du secours direct a tenu en éveil toutes les énergies, et nous n\u2019avons malheureusement pas pu obtenir que les médecins qui traitent les chômeurs assistés, fussent rémunérés.Après des démarches auprès du Premier Ministre du Canada, auprès du Premier Ministre de la province de Québec et auprès des Autorités Municipales, la profession en est encore au point de départ, à savoir qu\u2019aucun argent ne semble être à la disponibilité des Commissions de secours pour obtenir une rémunération quelconque pour les médecins.Malgré l\u2019insuccès, le Secrétariat a été tenu en éveil et il semblerait que les municipalités veuillent faire quelque chose dans ce sens bientôt.; D'ailleurs, un certain nombre d\u2019entre elles ont déjà imposé un nombre de médecins pour traiter leurs indigents, mais l\u2019A.M.P.Q., comme la profession en général, est d\u2019avis que le libre choix du médecin par le patient est une chose nécessaire qui doit exister; et que l\u2019on n\u2019a pas le droit d\u2019imposer à quiconque, fusse-t-il indigent, un médecin dans lequel il pourrait ne pas avoir confiance.Bien que cette question semble de plus en plus relever des Sociétés Médicales régionales et locales, pour qu\u2019elle traite directement avec les municipalités intéressées, l\u2019A.M.P.Q.ne doit pas rester indifférente et continuera de faire les démarches nécessaires afin d\u2019obtenir une loi, ou un ordre en conseil, pour que le médecin soit rémunéré.12.Bulletin de l\u2019A.M.P.Q.Les démarches faites pour obtenir des maisons de produits pharmaceutiques et autres, un montant pour permettre la publication du bulletin n\u2019ont pas matérialisé; il nous a été impossible.de pouvoir procéder cette année.dans cette publication.13.Gazoline Tax.Il a été suggéré par la C.M.A., que des démarches soient faites auprès du Gouvernement Provincial, afin d\u2019abolir la taxe sur la gazoline pour les médecins.L\u2019Exécutif n\u2019a pas jugé à propos d\u2019abonder dans ce sens.Le tout humblement soumis, Léon GERIN-LAJOIE, M.D, Secrétaire général de l\u2019A.M.P.Q. 1340 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA LA SOCIETE MEDICALE DE MONTREAL Procès-verbal de la dixième séance, Tenue à l\u2019Hôpital de Verdun, le 2 octobre 1934 Présidence de M.Eugène DUFRESNE 1.Lecture et adoption des minutes de la dernière séance.2.Election de membres: MM.A.BOHEMIER, L.COUTURIER, Paul DECARY, Gaston LOI- GNON sont élus membres à l\u2019unanimité.3.Nomination de membres: M.Calixte FAVREAU demande son admission à la Société Médicale.4.Travaux scientifiques: a) La fracture dite de Malcaigne.\u2014 M.Roland DUPUIS.C\u2019est la fracture transversale supra-condynienne de l\u2019extrémité de l\u2019humérus chez l\u2019enfant.La réduction s\u2019obtient facilement par traction sur l\u2019avant-bras.Un aide assurant la contre-extension au moyen d\u2019une cravate passée sous l\u2019aisselle.Les deux pouces de l\u2019opérateur maintiennent la réduction du fragment.Il faut alors faire la flexion à angle aigu de l\u2019avant- bras sur le bras.Cette position est maintenue par immobilisation plâtrée ou à l\u2019aide de diachylon pour une période d\u2019au moins 20 jours; les mouvements actifs et le massage sont alors commencés.Le Dr Dupuis présente alors deux histoires de cas illustrés de radiographies, qui font ressortir l\u2019efficacité de la manœuvre de réduction et les bons résultats fonctionnels obtenus par la suite.En discussion : M.Albert JUTRAS suggère l\u2019emploi de la radiothérapie pour empêcher la production d\u2019exostoses post-traumatiques.M.DUFRESNE souligne le fait que l\u2019on doit réserver le pronostic au point de vue fonctionnel dans les fractures du coude.b) Présentation d\u2019un cas de plaie pénétrante du globe oculaire.\u2014 M.L.de G.JOUBERT.Il s\u2019agit d\u2019un jeune homme de 14 ans qui, étant occupé à couper un morceau de bois dur en sens inverse, avec son canif, produisit une échappée dont l\u2019extrémité pointue lui pénétra dans l\u2019œil gauche.L\u2019examen, pratiqué une heure plus tard, révéla l\u2019existence d\u2019une plaie contuse d\u2019environ 5 millimètres, dont les lèvres présentaient une coloration noirâtre et par où l\u2019on voyait sourdre quelques gouttelettes de vitré.La chambre antérieure de l\u2019œil est effacée et présente un hyphéma caractéristique d\u2019hémorragie intra-ocu- laire.L\u2019iris était attiré vers la plaie, ce qui donnait à la pupille l\u2019aspect d\u2019une massue.A titre de traitement, le rapporteur a employé le néosilvol à 10% et des instillations fréquentes d\u2019atropine à 1% afin d\u2019obtenir une dilatation de L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1341 la pupille.Le patient est alors anesthésié et un point de suture est pratiqué afin de rapprocher les bords de la plaie de la sclérotique et de la conjonctive bulbaire sous-jacente.Suites opératoires: aucun signe d'infection.La vision: œil droit: 15/20; œil gauche: 15/50.Conclusions: le Dr Joubert a tenu à rapporter ce cas pour les raisons suivantes: l° pour démontrer qu\u2019avee une intervention rapide et appropriée, l\u2019on peut conserver un g'obe oculaire moyennement lésé, À condition qu\u2019il y ait absence d\u2019infection; 2° par instillation d\u2019atropine aussi précoce que possible, le médecin praticien et le spécialiste peuvent empêcher certains enclavements de l\u2019iris dans la plaie et remonter le tonus de l\u2019œil; 3° que la phobie de l\u2019ophtalmie sympathique ne doit pas hanter l\u2019opérateur au point de faire perdre toutes les chances que le malade peut avoir de conserver soit une vision même restreinte, soit un globe quelque peu endommagé qu\u2019une pièce prothétique, si belle fût-elle, ne saurait remplacer avec autant de bonheur.En discussion : M.Philippe PANNETON, après avoir constaté le succès opératoire, félicite le rapporteur de sa prompte intervention.c) Existe-t-il une endocardite foetale?\u2014 M.Paul LETONDAL.Le rapporteur fait une mise au point d\u2019une question fort intéressante.T1 étudie, devant les membres de la Société, les cardiopathies congénitales.Il énumère les principales malformations cardiaques possibles et passe à un deuxième chapitre peu connu: les inflammations cardiaques fœtales.À l\u2019aide de l\u2019étude complète d\u2019un cas et de la présentation de pièces macroscopiques et de coupes histologiques, le rapporteur apporte sa contribution à l\u2019étude de la cardite fœtale, car l\u2019inflammation ne se limite pas à l\u2019endocarde.Au chapitre étiologie, le Dr Letondal insiste sur les états infectieux existant chez la mère et, dans le cas présenté, il souligne le fait que la mère souffrait d\u2019une infection des voies aériennes supérieures.MM.FORTIN et THIBAULT prirent part à la discussion.d) A propos de la rachianesthésie.\u2014 M.Adrien BONIN.Pour faire suite à un travail présenté au récent congrès de Québec, M.Bonin fait une communication sur la rachianesthésie.A l\u2019hôpital de Verdun, cette méthode a été employée sur 242 cas depuis environ 15 mois, avec deux échecs relatifs (moins de 1%) et sans aucun accident ou incident.Depuis six mois, la rachianesthésie est pratiquée dans toutes les interventions sur les voies biliaires et l\u2019estomac, et dans 75 pour cent des interventions gynécologiques abdominales.Le rapporteur emploie la novocaine et pratique toujours son injection à la troisième lombaire.Il insiste sur la préparation du malade, à l\u2019aide de scopolamine et morphine.Il préconise aussi l\u2019emploi de l\u2019éphédrine à titre d\u2019hypertenseur.Il ne croit pas que cette méthode d\u2019anesthésie présente de danger, si la technique est connue et suivie. 1342 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA En discussion: M.Paul BOURGEOIS demande si la nupercaine a été employée par le rapporteur.Il a lui-même employé cet analgésique avec succès dans des cas de prostatectomie, même avec l\u2019existence d\u2019une légère hypotension.M.Eugène DUFRESNE a vu pratiquer la rachianesthésie à la stovaïne par Tuffier, en 1904.Il a déjà assisté à un cas de paraplégie à la suite de rachianesthésie.Durée de six mois.En réponse, M.BONIN dit avoir employé la novocaïne sur des cas dont la tension maxima n\u2019était que de 100.Les accidents rapportés peuvent être imputables à des erreurs d\u2019indication, de technique ou de doses, plutôt qu\u2019à la méthode elle-même.e) Cancer du caecum; hémicolectomie; guérison opératoire.\u2014 M.Mercier FAUTEUX.Le rapporteur nous donne l\u2019observation d\u2019un malade, âgé de 34 ans, qui fut admis dans son service de l\u2019hôpital Général de Verdun au début de mai 1934, se plaignant de constipation opiniâtre, de douleurs abdominales évoluant sous forme de crises et d\u2019un amaigrissement de 40 livres, survenu en l\u2019espace d\u2019un mois.Le début des troubles intestinaux remontait à octobre 1933.Avant cette époque, l\u2019intestin fonctionnait régulièrement tous les jours, sans l\u2019aide de laxatifs, et cet homme vigoureux, n\u2019ayant jamais été malade, jouissait d\u2019une bonne santé.En octobre 1933, une première crise de douleurs abdominales survint, l\u2019obligeant à s\u2019aliter durant 24 heures; par après, à différents intervalles, qui devenaient de moins en moins espacés, d\u2019autres crises apparurent, toujours identiques à la première.En même temps, s\u2019installait une constipation de plus en plus opiniâtre; enfin, au cours d\u2019avril 1934, un amaigrissement rapide et important décida le malade à venir consulter.L\u2019examen objectif, à part l\u2019examen abdominal, ne révèle aucune particularité.L\u2019abdomen est ballonné légèrement, non douloureux au palper, sans défense musculaire.Au niveau de la fosse iliaque droite, à la palpation profonde, on sent très aisément une tuméfaction, en forme de boudin, dure, ne disparaissant pas à la pression.Le Wassermann est négatif.Les urines sont normales.L\u2019urée sanguine est: 0 gr.32.Il n\u2019y a pas de sang dans les selles.La numération globulaire montre une légère diminution des globules rouges et une augmentation des globules blancs.La température est normale.La radiographie du côlon est nettement en faveur d\u2019une tumeur cæcale.Sur l\u2019ensemble de ces constatations, et bien que plusieurs signes soient en faveur d\u2019un néo, il est impossible de faire un diagnostic différentiel entre un néoplasme et une tuberculose cæcale.Comme dans l\u2019un et l\u2019autre cas, il y avait indication opératoire, une laparotomie fut pratiquée.Dans ce premier temps opératoire, exclusion unilatérale.Suites opératoires normales.Le malade regagne graduellement ses forces, l\u2019hyperleucocytose disparaît, l'intestin fonctionne chaque jour ect le poids augmente.Un mois après, hémicolectomie droite.Suites opératoires normales.Le douzième jour, le malade se lève.Au départ de l'hôpital, le poids avait augmenté de plus de quarante livres et l\u2019état de santé était normal.La pièce opératoire examinée histologiquement, montra qu\u2019il s'agissait d\u2019un adéno-carcinome. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1343 M.FAUTEUX, en terminant, insiste sur les que'ques points suivants: 1° Le cancer du côlon n\u2019est pas l\u2019apanage des malades ayant dépassé la quarantaine.2° Une constipation qui s\u2019installe brusquement chez un individu antérieurement non constipé, même s\u2019il est jeune, doit faire songer sérieusement à la possibilité d\u2019un néoplasme et commande un examen radiologique du tube gastro-intestinal.3° Au point de vue technique, la colectomie en deux temps, telle que préconisée par Jean Gosset, offre le maximum de sécurité et permet d\u2019espérer de bons résultats non seulement immédiats, mais éloignés.En discussion : M.FORTIN: Quelle survie peut-on espérer à la suite de cette intervention ?M.Eug.DUFRESNE insiste sur les grandes difficultés de la chirurgie intestinale, étant donnée la septicité facile.En réponse, le Dr FAUTEUX donne lai statistique la plus récente du service du professeur Gosset, de Paris, statistique qui démontre que nous sommes en droit d\u2019espérer des survies de 10, 14 ans, pour ne pas dire des guérisons définitives.Aucune affaire nouvelle n\u2019étant au programme, le séance est levée à 11.20 hrs.Le Secrétaire des séances, Louis FORTIER.Procès-verbal de la onzième séance Tenue à l\u2019Université de Montréal, le mardi, 16 octobre 1934 Présidence du Docteur DUFRESNE 1.Lecture et adoption des minutes de la dernière assemblée.2.Election de membres: Le Dr Calixte FAVREAU est élu membre a l\u2019unanimité.3.Travaux scientifiques : a) Arthrites et arthroses.\u2014 M.Albert JUTRAS.Se basant sur les travaux de Coste, Lacapère et Forestier, le rapporteur fait une étude très complète des rhumatismes des jointures qui, en raison de leurs dissemblances étiologiques, pathogéniques, bio'ogiques, cliniques, radiologiques et thérapeutiques, peuvent se dissocier en deux catégories: a) les arthrites, et b) les arthroses.Au moyen d\u2019une étude schématique et de nombreuses images radio- graphiques, le Dr Jutras attire l\u2019attention des membres d\u2019une manière très intéressante sur une question complexe.La publication de cette communication sera faite in extenso dans un prochain numéro de l'Union Médicale. 1344 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA En discussion: M.LAQUERRIERE: Sans doute, l\u2019arthrose et l\u2019arthrite sont des maladies définies, mais il faut se rendre à l'évidence que les états intermédiaires sont très fréquents.b) Essai thérapeutique sur la vulvo-vaginite des petites filles.\u2014 M.J.-H.CHARBONNEAU.Le rapporteur commence par étudier la contagiosité extrême de cette maladie, qui, d\u2019après lui, devrait être classée dans le domaine des maladies contagieuses.Il en prend pour preuve l\u2019éclosion fréquente dans les hôpitaux d'enfants, les crèches et les orphelinats.Après avoir distingué cette infection de celle que l\u2019on rencontre au cours de la grippe, la scarlatine, la rougeole, il énumère les différents traitements qui ont été essayés jusqu'à date pour en reconnaître l\u2019inefficacité habituelle.Le vaccin thérapeutique, en injection, n\u2019a pas non plus donné de résultats tangibles.Il propose l\u2019application locale de bouillons-vaccins avec la technique suivante: après une toilette locale soigneuse, il introduit dans l\u2019urètre Y c.c.d\u2019un bouillon- vaccin mixte (mais principalement à base de gonocoque) et puis 3 c.c.dans le vagin, en utilisant une seringue avec sonde molle ou un tube avec embout mousse.ll faut avoir bien soin de rapprocher immédiatement les jambes de la petite malade.À l'appui de cette thérapeutique, il apporte une statistique de quarante- six malades traités de cette manière avec le résultat suivant: disparition des écoulements après une période de traitement variant de 5 à 15 jours; avec guérison tant clinique que bactériologique après 8 jours, pour 8 malades, et 15 jours pour les autres.Il ne nie pas la possibilité de récidives, mais cependant, 4 de ces malades sont guéries depuis un an, 4 depuis neuf mois, et deux autres ont fait une scarlatine depuis leur guérison, sans présenter de nouvelles rechutes.11 conclut done à un avantage très marqué de cette thérapeutique sur toutes celles qui ont été employées jusqu\u2019à date.En discussion : M.L.FORTIER: Quelle est la durée de la vulvo-vaginite, dont la thérapeutique a été limitée aux antiseptiques ?M.J.FORTIER: Dans infection neisserrienne de la petite fille, le gonocoque peut-il prendre la voie ascendante et provoquer des métrites et salpyngites ?M.GERIN-LAJOIE est impressionné des résultats favorables obtenus par l\u2019emploi de cette méthode.Il a l\u2019intention de l\u2019expérimenter.En réponse, le Dr CHARBONNEAU: a) Dans la majorité des cas, si l\u2019on n\u2019emploie que les antiseptiques, le traitement est très long et d\u2019au moins plusieurs mois; b) Il a constaté des cas de cervicite, de métrite, de cystite, à la suite de ces infections; c) Le séjour au lit est un facteur important dans l\u2019efficacité du traitement.c) Les épiphysites vertébrales.\u2014 M.LAQUERRIERE.Par la présentation de clichés radiographiques, l\u2019A.démontre la réalité de l\u2019existence des épiphyses vertébrales et fait la description des troubles qui peuvent se produire à l\u2019occasion de leur développement. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1345 Il insiste sur le diagnostic différentiel entre l\u2019épiphysite et le mal de Pott.Dans l\u2019épiphysite, l\u2019interligne intervertébral sur la radiographie de profil, est parfaitement conservé.Au début, on constate des irrégularités des bords inférieurs et supérieurs du corps vertébral, mais il n\u2019y a pas de troubles trophiques de ce corps.Dans le mal de Pott, l\u2019interligne est le premier atteint et, quand il y a des lésions osseuses, les troubles trophiques du corps sont marqués.A une période plus avancée, le corps, dans l\u2019épiphy- site, se plisse et s\u2019allonge d\u2019avant en arrière; dans le mal de Pott, il s\u2019écrase.D'ailleurs, à cette période, dans l\u2019épiphysite, on voit des troubles de multiples vertèbres, tandis que la tuberculose se localise avec deux vertèbres circonscrivant l\u2019articulation la première atteinte.Enfin, au stade des déformations constituées, le Pott donne une angulation, et l\u2019épiphysite, une courbure à grand rayon.Cette communication forme un chapitre d\u2019un mémoire qui paraîtra prochainement dans l\u2019Union Médicale.En discussion: M.Albert JUTRAS: Peut-on, par la radiologie seule, poser les limites du normal et du pathologique?M.Louis FORTIER: Quelle est la lésion de la spondylose rhyzomélique?En réponse: 1° Il est impossible de délimiter le normal du pathologique d\u2019une façon absolue.Une modification peut être considérée pathologique si elle est associée à d\u2019autres symptômes cliniques, tels que douleurs, etc.2° La spondylose rhyzomélique est une affection périvertébrale.Aucune affaire nouvelle n\u2019étant au programme, la séance est levée vers dix heures et cinquante.Le Secrétaire des séances, Louis FORTIER.Procès-verbal de la douzième séance Tenue à l\u2019hôpital de la Miséricorde, le mardi, 6 novembre 1934.Présidence de M.le Dr HAMEL.1.La lecture des minutes de la précédente assemblée est remise.Aucune correspondance.Aucune nomination de membres.2.Travaux scientifiques: a) Est-il possible de limiter physiologiquement la fécondation?\u2014 M.Stephen LANGEVIN.Le rapporteur aborde, devant les membres de notre Société, une question du plus haut intérêt, tant au point de vue physiologique que social.Il débute en rappelant à la mémoire de ses auditeurs la théorie ancienne de la fécondité d\u2019une période d\u2019environ huit jours pré-menstruelle et d\u2019une période d\u2019environ huit jours post-menstruelle.Il en démontre l\u2019erreur en rappelant que l\u2019ovulation et la menstruation ne correspondent pas. 1346 L\u2019UNTON MEDICALE DU CANADA I1 discute a'ors les théories les plus récentes émises à la suite de travaux expérimentaux: 1° celle d\u2019Ogino, celle de Knaus, qui, se basant sur le fait d'une ovulation se produisant dans la période moyenne de la phase inter- menstruelle, croit que seule cette période est une période de fécondité; 2° la théorie d\u2019Anderson qui, tout en admettant la base de la théorie d\u2019Ogino, insiste sur la variabilité de ovulation chez les différentes femmes et sur Pimportance d'étudier certains signes cliniques qui pourraient aider à fixer la date de cette ovulation.En discussion : MM.RODIER, PRUD'HOMME et BARBEAU prirent part à une discussion intéressante citant des cas cliniques et des travaux d\u2018expérimentation.M.Barbeau est alors invité à présenter une étude physiologique de ce sujet à la prochaine réunion théorique.b) Décalcification gravidique.\u2014 M.Hector SANCHE.C\u2019est une étude complète que présente le rapporteur, une synthèse de nombreuses lectures scientifiques et d\u2019expériences personnelles.Tout enfant, en naissant, apporte dans son organisme chacun des éléments que l\u2019on trouve chez l\u2019adulte.Il a donc, pendant son développement in utero puisé dans le sang de sa mère \u2014 car c\u2019est là sa seule source d'approvisionnement \u2014 tous les matériaux nécessaires à l\u2019édification de son organisme.Il y a donc eu, chez celle-ci, une déperdition de chacun de ces éléments constituants.La grossesse crée donc, chez la femme, une fonction nouvelle et elle s\u2019y adaptera plus ou moins facilement.Sans vouloir parler des troubles du métabolisme des diverses substances dans l\u2019organisme, le rapporteur se limite à l\u2019étude des phénomènes que peut produire la mobilisation du calcium dans l\u2019organisme, pendant la gravidité.Il insiste sur le fait que la femme enceinte fait une déperdition considérable de calcium, à laquelle elle doit suppléer, soit par ses réserves, soit par un apport de l\u2019extérieur; sinon, elle sera victime de troubles de décalcification.Comme manifestation de cette décalcification, le Dr Sanche donne une description des modifications osseuses de la colonne vertébrale, du bassin, des os longs et des dents.Il attire l\u2019attention sur le syndrome d\u2019hypocalcémie qui peut apparaître au cours de la grossesse et se manifester par des crises tétaniques.À titre de traitement, il faut d\u2019abord conseiller une diète récalcifiante : a) choux, laitue, épinards, fruits frais, œufs \u2014 surtout le jaune \u2014 le lait en abondance; b) l\u2019air et le soleil; ¢) à titre de médication, l\u2019emploi des sels de calcium (chlorure et gluconate\u2018, des vitamines D et des rayons ultra- violets.c) Kyste de l\u2019ovaire et grossesse.\u2014 M.A.-Z.CREPEAULT.Le rapporteur présente des considérations concernant le pronostic et la conduite à tenir dans les cas de grossesse compliquée de kyste de l\u2019ovaire.Aujourd\u2019hui, l\u2019on peut dire que tout kyste de l\u2019ovaire reconnu doit présenter une évolution favorable pour la malade, à condition, cependant, qu\u2019il soit L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1347 opéré de bonne heure.Si le kyste de l\u2019ovaire est concomitant avec une grossesse, le pronostic est plus grave, mais ici encore, si l\u2019intervention est précoce la guérison est pratiquement assurée.Les accidents liés à la présence d\u2019un kyste ovarien deviennent plus fréquents dans l\u2019état de gravidité.Ainsi, l\u2019accroissement du kyste est plus rapide.Lai rupture du kyste est favorisée par la grossesse.La suppuration du kyste est à redouter, surtout dans les suites de couches.La torsion du pédicule est l\u2019accident le plus favorisé par le développement d\u2019un utérus gravide.Ces accidents de torsion sont surtout fréquents du deuxième au cinquième mois.Les kystes abdominaux sont surtout influencés par la gravidité, tandis que les kystes pelviens restent souvent silencieux pendant cette période et ne donnent lieu à des troubles qu\u2019au moment du travail.L\u2019influence d\u2019un kyste sur l\u2019évolution de la grossesse est moins à redouter que celle de la grossesse sur le kyste.Conduite à tenir: Il est des cas où la conduite à tenir ne souffre pas de discussion: ainsi, dans le kyste avec complication, il faut intervenir, mais, en général, les statistiques justifient les règles suivantes: tout kyste de l\u2019ovaire, diagnostiqué pendant la première moitié de la grossesse, doit être opéré le plus tôt possible en évitant d\u2019exciter l\u2019utérus au cours de l\u2019intervention.Tout kyste de l\u2019ovaire, diagnostiqué dans la deuxième moitié de la grossesse, ne nécessite pas toujours une opération immédiate, mais la malade doit être surveillée et placée dans des conditions favorables pour une intervention d\u2019urgence, si celle-ci devenait nécessaire.Depuis cinq ans, le 11 rapporteur a eu l\u2019occasion d\u2019opérer huit cas de kyste de l\u2019ovaire concomitant avec une grossesse.De ce nombre, quatre ovariectomies ont été faites dans la première moitié de la grossesse, avec suites opératoires normales concernant la mère et l\u2019enfant.Un cas de salpingo-ovariectomie, suivi d\u2019avortement.Trois laparotomies d\u2019urgence, faites dans la seconde moitié de la grossesse pour kyste de l\u2019ovaire tordu sur le pédicule, ont donné une suite opératoire normale dans deux cas, et un accouchement prématuré.Aucune discussion.TE d) De l\u2019époque du lever dans les suites de couches.\u2014 M.Albert BERTRAND.Chez 230 accouchées ayant séjourné en moyenne 14 jours au lit, l'examen \u2018 pratiqué à 14 à 35 jours après l\u2019accouchement a révélé ceci au rapporteur: : utérus normaux: 56%; utérus sub-involués: 13%; utérus rétrofléchis ou { rétroversés, ou présentant les deux variétés à la fois: 26%; utérus anté- , fléchis ou antéversés, ou présentant les deux variétés en même temps: 5%.Le rapporteur n\u2019a pas eu l\u2019occasion de traiter des femmes souffrant d\u2019antéversion ou d\u2019antéflexion.Toutes celles traitées pour rétroversion, ou flexion, furent guéries ou grandement améliorées, les douleurs sacrées et lombaires disparurent, de même que les signes vésicaux, de pollakyurie et de dysurie.ain ile 20 Le traitement avait pour base les évacuations intestinales régulières et la position ventrale prolongée.Ce traitement suffit dans la plupart des cas EE \u2014_\u2014 1348 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA à rectifier la situation utérine et a faire se continuer l\u2019involution momentanément empêchée par un vice de position.Le rapporteur termine en insistant sur l\u2019importance de l'examen de la forme, du volume et de la position de l\u2019utérus dès le début du lever des accouchées, car souvent des suites de couches normales en apparence coïncident avec des positions utérines vicieuses qui sont, à cette période, faciles à traiter.En discussion : M.GERIN-LAJOTE souligne l\u2019importance d\u2019observer les malades dès leur lever, car ceci peut éviter un grand nombre de redressements chirurgicaux de l\u2019utérus.M.LANGEVIN souligne l\u2019amélioration d\u2019une malade présentant un utérus fléchi, à la suite d\u2019une grossesse subséquente.Il insiste sur les moyens physiothérapiques.e) Placenta praevia.Statistiques.\u2014 M.Jean CHAMPEAU.Le rapporteur discute du traitement chirurgical ou obstétrical des hémorragies causées par l'insertion du placentai sur le segment inférieur.Il présente une histoire de cas et projette alors sur l\u2019éeran une série de schémas faisant voir un résumé des traitements obstétricaux et chirurgicaux des hémorragies par insertion du placenta sur le segment inférieur et sur le col.Les statistiques présentées par le rapporteur démontrent les traitements préconisés dans les différents centres européens et américains.Le Dr Champeau insiste sur le traitement général de ces malades qui ont saigné abondamment et préconise la transfusion.En discussion: M.MARION souligne la difficulté de l\u2019interprétation d\u2019une statistique.M.Pacifique GAUTHIER n\u2019emploie pas la pituitrine sur un placenta décollé avec hémorragie.Il préfère la délivrance immédiate.M.Léon GERIN-LAJOIE insiste, lui aussi, sur l\u2019importance de la transfusion.M.Jacques FORTIER croit que, malheureusement, il n\u2019est pas toujours facile d\u2019obtenir un donneur pour transfusion.M.GUILBEAULT a aussi pris part à la discussion.Le Dr CHAMPEAU, en réponse au Dr Gauthier, déclare qu\u2019il emploie surtout un produit avec lequel il n\u2019a pas eu d\u2019accidents ou constaté d\u2019inconvénients.Il fait usage de pitocin.- Aucune affaire nouvelle n\u2019étant au programme, la séance est levée vers 11.20 hrs.Louis FORTIER, Secrétaire des séances.\u2014\u2014\u2014\u2014oou\u2014\u2014\u2014\u2014 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1349 LA SOCIETE DE CHIRURGIE DE MONTREAL Séance du 6 juin 1934 Présidence de M.Eug.DUFRESNE, président.Procès-verbal : La rédaction du procés-verbal de la précédente séance est mise aux voix et adoptée.Vote de félicitation : M, François de MARTIGNY, secondé par M.A.FERRON, propose que la Société passe un vote de félicitation à messieurs Télesphore Parizeau et B.-G.Bourgeois, à l\u2019occasion de leurs récentes nominations: M.Parizeau, comme doyen de la Faculté de Médecine, M.B.-G.Bourgeois, comme vice- doyen.1 Cette proposition est adoptée à l\u2019unanimité.Communications : a) Les fistules intestinales post-opératoires à l\u2019appendicite aiguë.Observations personnelles.Réflexions.\u2014 M.Pierre SMITH.Les fistules intestinales post-opératoires de l\u2019appendicite aiguë ne sont ni exceptionnelles, ni inattendues.Nombre d\u2019entre elles guérissent spontanément; certaines nécessitent des interventions itératives et un long séjour dans les services hospitaliers; d\u2019autres, au contraire, sinon traitées avec à-propos et suffisante diligence, peuvent entraîner la mort par dénutrition et cachexie, à une date plus ou moins prochaine.Je rapporte quatre observations personnelles de fistules intestino-cutanées post-opératoires; les deux premières concernent des fistules guéries spontanément; la troisième est celle d\u2019un jeune malade hospitalisé pendant 414 jours pour une large fistule ourlée, qui ne fut guérie qu\u2019après deux essais de fermeture; la quatrième observation relate l\u2019histoire dun malade qui, pour des raisons indépendantes de la volonté du chirurgien, ne put être opéré pour sa fistule et qui mourut de cachexie quarante jours après l\u2019appendicectomie.Ces fistules apparaissent généralement à la suite d\u2019appendicites aiguës, suppurées, perforées et gangréneuses et se produisent le plus souvent par sphacèle de la paroi cæcale.Beaucoup de ces fistules se referment spontanément, notamment celles constituées par un trajet pathologique étroit et non tapissé de muqueuse intestinale (obs.I, II).Lorsqu\u2019un abcès siège dans le voisinage ou sur le trajet de la fistule (fistule pyo-stercorale), on devra d\u2019abord débrider ce trajet pyo-stercoral et il y aura alors possibilité de guérison spontanée, si la fistule n\u2019est pas trop grande et si elle n\u2019est ni ourlée ou labiée, c\u2019est-à-dire s\u2019il n\u2019y a pas de continuité entre la muqueuse intestinale et la peau.Les fistules ourlées seront traitées soit par la création d'une collerette péri-orificielle externe, qui sera suturée et repoussée 1350 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA dans le conduit intestinal et recouverte d\u2019une suture intestinale extra- péritonéale non perforante; soit par la fermeture en bourse de l'orifice intestinal disséqué et libéré.Si les procédés extra-péritonéaux susmentionnés échouent, il faut pratiquer la suture directe intra-péritonéale de la fistule, après extériorisation du segment intestinal fistulisé, et ouverture du péritoine, soit par une incision sur le pourtour de la fistule, soit par une incision verticale médiane (obs.III).Par cette incision médiane, distante du foyer contaminé, on peut sous un jour meilleur réaliser plus facilement lai libération et la mobilisation du segment intestinal fistulisé et la suture de la fistule.Cette suture sera ensuite tenue isolée des incisions opératoires et des drains.Il va sans dire qu\u2019ici, les précautions d\u2019asepsie doivent être d\u2019une minutie extrême.Il reste entendu que les procédés précédents ne sont applicables que si l\u2019on a affaire à des fistules sans éperon.S'il existe un éperon de barrage, il devra absolument être détruit à l\u2019entérotome, avant tout essai de fermeture de la fistule.Si la récidive se produit encore, il faudra enfin pratiquer soit la résection immédiate du segment intestinal fistulisé, suivi du rétablissement de la continuité du conduit intestinal, soit, ce qui est moins meurtrier, une entéro-anastomose avec exclusion uni ou bilatérale du segment fistulisé et résection ultérieure de ce même segment intestinal.| M.B.-G.BOURGEOIS: Cette question des fistules est excessivement importante pour les chirurgiens.Ce qui conditionne avant tout le pronostic, ce sont les conditions locales.Toute fistule située dans des tissus infectés a peu de chance de guérir.Les fistules cæcales ont une tendance à guérir spontanément généralement si elles sont étroites et si elles sont cautérisées.Les malades porteurs de fistules ne devraient pas mourir lorsqu'il n\u2019y a pas de lésions de voisinage.Par contre, si la fistule siège sur le grêle, les choses sont tout à fait différentes: selles liquides irritantes, digestion de la peau, infection et dénutrition graduelle qui entraîne la mort.Ces fistules ne guérissent pas seules.Leur traitement diffère s\u2019il y a infection ou pas.L'on ne doit pas entreprendre une intervention réparatrice en tissus infectés ; peu importe le matériel, peu importe la technique, cette fermeture cédera.Il faut attendre ou intervenir à distance: iléo-sigmoïdostomie ou iléo- transversotomie.Immédiatement les choses se transforment.L\u2019étanchéité de la fistule s\u2019obtient, l\u2019infection disparaît.M.François de MARTIGNY: Je trouve la mortalité opératoire à la suite d\u2019appendicectomie pour appendicite aiguë assez élevée dans la statistique de M.Smith, et je ne crois pas que la fistule soit une complication aussi fréquente qu\u2019il le prétend à la suite d\u2019appendicite aiguë.Pour éviter cette complication, au cours de l\u2019appendicectomie, je crois qu\u2019il est important de faire l\u2019enfouissement du moignon.Dans les cas d\u2019appendicite suppurée, Jemploie la méthode de Carrel: grands lavages du gros intestin et dans son voisinage.Je purge les malades pendant une journée ou deux et je les tiens constipés ensuite par l\u2019opium.Jamais je n\u2019ai été obligé d\u2019intervenir dans les fistules cæcales pour obtenir une guérison.Dans les fistules du gréle, ce qui est important ce n\u2019est pas le matériel, c\u2019est le tour de main. a BRE\" L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1351 M.Pierre SMITH: Je suis entièrement de l\u2019avis de M.Bourgeois en ce qui concerne les fistules du grêle et sur l\u2019importance de la désinfection du voisinage dans les fistules pyo-stercorales.Je ne puis pas encore donner une statistique complète de mes appendicectomies, mais je crois qu\u2019elle serait comparable à celles d\u2019ailleurs.Pour ce qui est de l\u2019enfouissement dans l\u2019appendicite aiguë, je n\u2019enfouis dans aucun cas, craignant une perforation sur un cæcum mince, friable et distendu.b) Rupture d\u2019utérus consécutive à des césariennes multiples; un cas P rapporté.\u2014 M.Léon GERIN-LAJOIE.Le 29 avril 1934, je pratique d\u2019urgence une césarienne chez une femme qui en était à sa quatrième.L\u2019abdomen ouvert, au niveau de l\u2019ancienne cicatrice, du sang libre s\u2019échappe.Je dissocie des adhérences pour mettre en évidence l\u2019utérus qui est complètement déchiré et vide du fetus que je retrouve dans sa poche amniotique sous le rebord costal droit.L\u2019enfant ne vit plus.Hystérectomie rapide.Fermeture sans drainage.Guérison.Tout l'intérêt de cette observation réside dans le fait que cette malade en était À sa quatrième césarienne.Doit-on pratiquer, sans danger, plusieurs césariennes?Certains auteurs recommandent l\u2019hystérectomie après la troisième.Je ne crois pas que ce soit le moment de discuter ces indications opératoires.M.L.-A.MAGNAN: Il y a à ce sujet un conflit entre les principes religieux et les principes scientifiques.Cependant la césarienne basse, que j'ai eu l\u2019occasion de faire chez plusieurs cas, présente une technique différente, un peu plus compliquée que la césarienne haute, mais elle permet d\u2019éviter plus aisément les dangers ultérieurs de perforation.Et même je crois que ces dangers sont avec cette opération pratiquement nuls.M.E.PRUD\u2019HOMME: Après la troisième césarienne, je n\u2019ai aucune objection à enlever un utérus qui, d\u2019une façon presque certaine, ne pourra pas mener à terme une grossesse normale.M.B.-G.BOURGEOIS: Dans quelle proportion trouvez-vous de perforations utérines à la suite de césariennes itératives ?M.L.GERIN-LAJOIE: Personnellement, c\u2019est la première fois que j\u2019en vois une: mais je comprends assez facilement qu\u2019elles peuvent se produire sur ces utérus à parois très amincies.Je crois, comme le disait il y a un instant le docteur Prud\u2019homme, que l\u2019on peut enlever un utérus malade, mais que nous n\u2019avons pas le droit de stériliser une femme.Si ces femmes venaient quelque temps avant la fin de la grossesse, il y aurait probablement facilité de faire une césarienne sans entraîner de perforation.La prochaine séance de la Société aura lieu le 3 octobre prochain, au Cercle Universitaire.Le secrétaire annuel, Mercier FAUTEUX. NOUVELLES LE PROFESSEUR SERGENT VICTIME D\u2019UN ACCIDENT A PARIS Notre excellent et fidèle ami Sergent a été victime d\u2019un accident d\u2019auto, à Paris, il y a dix jours.En revenant d\u2019une séance à l\u2019Académie de Médecine, un auto le renversa en lui infligeant un grave traumatisme à la poitrine.Reconduit à domicile d\u2019urgence, on constate heureusement qu\u2019il n\u2019a aucune fracture de côtes; mais il est forcé de garder le lit car il a beaucoup souffert.Nous espérons qu\u2019il en sortira bientôt indemne!.Nous lui adressons nos vœux.LE DECES DU PROFESSEUR LEON BERNARD Le professeur Léon Bernard vient de succomber à une maladie aiguë alors que rien ne pouvait faire prévoir sa fin prématurée.Né en 1872, il était nommé interne en 1895, puis rapidement, médecin des hôpitaux, agrégé, professeur, membre de l\u2019Académie de Médecine.Sa carrière hospitalière se déroula à l\u2019hôpital Laennec où il se spécialisa: dans l\u2019étude de la tuberculose.Professeur d\u2019hygiène, puis chargé d\u2019une chaire de clinique de la tuberculose, il s\u2019attacha à la lutte antituberculeuse, à la création de dispensaires, de sanatoriums et de préventoriums.Son activité, sa clarté d\u2019esprit, son autorité l\u2019amenèrent à la présidence du Conseil supérieur d\u2019hygiène publique.Au point de vue particulier de l\u2019A.D.R.M., la mort de Léon Bernard constitue une véritable perte, car c\u2019est un de ceux qui propageaient les idées françaises à l\u2019étranger, se plaçant au premier rang dans toutes les discussions ayant trait à l\u2019hygiène et faisant partout connaître ce qui se faisait en France.e{0)-e oo) DEPLACEMENT Nous sommes heureux d\u2019annoncer que le docteur Albert Joannette, qui à fait un stage de quatre ans à Legsin, chez MM.Cordis & Morin, et jusqu\u2019à ces dernières semaines, en charge de l\u2019Unité Sanitaire de Saint-Maurice, vient d\u2019ouvrir un bureau à Sainte-Agathe-des-Monts.Nous souhaitons bonne chance à notre confrère dans sa clientèle, et nous espérons qu\u2019il continuera de collaborer à notre Revue ,comme il a fait dans le passé.ELECTIONS AU COLLEGE DES MEDECINS ET CHIRURGIENS DE LA PROVINCE DE QUEBEC Après les élections des gouverneurs, et la proclamation des élus par acclamation, les gouverneurs procédèrent à l\u2019élection de l\u2019Exécutif, qui donna le résultat suivant: Dr P.-C.DAGNEAU, président, Dr J.-P.LAPORTE, vice-président, Dr G.HUME, vice-président, Dr M.LAROCHE, vice-président, Dr J.-E.LABERGE, registraire.Nos félicitations aux nouveaux élus. ae L'Union Médicale du Canada La plus ancienne revue française de Médecine et de Chirurgie au Canada FONDEE EN 1872 Rédacteur en chef Professeur Albert LeSAGE Secrétaire Secrétaire-trésorier Secrétaire adjoint Léon GERIN-LAJOIE J.-A.VIDAL Donatien MARION Administrateur T.VALIQUETTE (Tome 63ième) ONT COLLABORE A CE VOLUME: Amyot (R.), Archambault (P.-R.), Asselin (E.-G.), Badeaux (Frs), Barbeau (Ant.), Baril (G.), Benoît (E.-P.), Berger (L.), Bertrand (A.), Blagdon (L.), Boulais (F.-L.), Boucher (P.-E.), Boucher (R.), Bourbeau (L.-A.), Bourgeois (P.), Brassard (V.), Brault (J.), Bridges (Mme K.M.Banham), Brisebois (M.), Brodeur (P.), Brown (G.-E.), Cabrol (D.), Charbonneau (J.-H.), Comtois (A.), Darche (J.-A.et L.), De Bellefeuille (G.-Lefébure), Décarie (R.), Décary (P.), Delorme, (A.), Desloges (A.-H.), Desrosiers (Saint- Jean), Doré (R.), Doré (V.), Dubé (Edmond), Dubé (J.-E.), Dufresne (Eug.), Dumontier (A.), Dupuis (R.), Facquet (G.), Fauteux (M.), Fortier (L.), Fortier (J.), Gagnier (L.), Gagnon (P.-A.), Gariépy (L.-H.), Gariépy (J.-U.), Gérin-Lajoie (L.), Gibeault (H.), Greene (R.-A.), Hines (G.-E.), Jarry (J.-A.), Joan- nette (A.), Jutras (A.), Lachance (R.), Lafresnière (G.), Lapierre (G.), Laquerrière (A.), Larivière (P.), Laurin (B.), Leclair (MR.-B.), Legrand (E.), LeRoy (A.), LeSage (A.), LeSage (J.), Letondal (P.), Léveillé (J.-A.), Lian (C.), Loignon (G.), Magnan (L.-A.), Major (W.), Manseau (0.), Marcotte (A.), Marin (Albé- ric), Martel (J.-A.), Martin (E.), Mathé (C.-P.), Mathieu (C.-T.), Mathieu (E.), Miller (J.-C.), Morin (P.), Morin (G.), Moulonguet (P.), Mousseau (J.-A.), Panet-Raymond (J.), Panneton (J.-E.), Panneton (P.), Paquette (J.-P.), Pelletier (A.), Penfield (W.), Pilon (A.), Plouffe (A.), Plouffe (D.), Poirier (P.), Ranger (L.), Richard (R.), Riopel (P.), Rivard (J.-H.), Robinson (H.), Roch (S.), Roy (Mgr Camille), Roy (J.-N.), Saint-Germain (J.-P.), Saint-Jacques (E.), Samson (J.-E.), Saucier (J.), Sciclounoff (F.), Simard (L.-C.), Smith (P.), Tellier (H.), Trottier (E.), Vallée (A.), Verge (W.). \"Union Médicale du Canada Fondée en 1872 Comité de Direction MM.Benoit, Boucher (R.), Boulet, Bousquet, Bourgeois, Bru- neau, Comtois, DeCotret, Desloges, Dubé, Gérin-Lajoie (Léon), | Harwood ©] Leduc, LeSage, Marien, Marin (Albéric), Marion (D.), Masson (D.), Mercier, Mousseau (J.-A.), Parizeau, Rhéaume, Roy, Saint-Jacques, Vidal.Président: L.de L.Harwood a).Vice-président: B.-G.Bourgeois; Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal.Membre d'honneur: Professeur Pierre Masson.Comité de Rédaction MM.Amyot, Roma; Badeaux, François; Bellerose, Antonio; Bertrand, Albert; Brault, Jules; Deguise, Albert; Desloges, Alfred; Doré, Réal; Dubé, Edmond; Fauteux, Mercier; Fontaine, Rosario; Lapierre, Gaston: Legrand, Emile; Letondal, Paul; Magnan, Arthur; Mathieu, Emile; Pepin, Roméo; Rivard, Jos.; Saucier, Jean; Simard, Charles; Trottier, Ernest.Président: A.LeSage; Vice-président: J.-A.Vidal; Secrétaire: Léon Gérin-Lajoie; Secrétaire adjoint: Donatien Marion.Prix de l\u2019abonnement pour 1934 Canada et Etats-Unis .\u2026.\u2026.rerrrrreensensensenser sacre ennan seen $3.00 Etranger (pays faisant partie de l'Union Postale) .4.00 Etudiants .\u2026.\u2026.\u2026crerrererreenerrenernrenee nee ne areas nre nan ne na scene 1.50 Prix dU numéro \u2026.\u2026.\u2026.csecscrrerrenre eee 0.50 Conditions de Publication L'Union Médicale du Canada paraît tous les mois par fascicules de 164 pages.Chaque numéro contient des mémoires originaux, des faits cliniques, une revue générale, un mouvement médical, des notes de pharmacologie, des analyses et des nouvelles médicales.Le Comité de Rédaction accepte des articles de tous les médecins à condition que ceux-ci n\u2019aient pas déjà été publiés dans un autre journal.Les Mémoires Originaux ne doivent pas excéder 15 pages; les Faits Cliniques auront un maximum de 5 pages et les Revues Générales comprendront au plus 10 pages.Tout ce qui concerne la rédaction et l'administration doit être adressé franco au bureau de l\u2019Union Médicale du Canada, 418 est, rue Sherbrooke, Montréal.Téléphone: MArquette 7334.(1) Décédé en mai 1934.rem em AR TABLE DES MATIÈRES\" Abcès cérébral consécutif d\u2019origine nasale.Volumineux ostéome orbito-cra- NEN .ooverererrenes vavascesceucs veers Abceés cortical du rein.Un nouveau signe pour le diagnostic des phlegmons peri- néphritiques, des périne- phrites, du charbon rénal et de Poirier Abcés du poumon.Conduite à tenir devant I' .ceeee Abcès primitif du foie a staphylocoques.Grand .Abdomen.Le jugement chirurgical dans les cas aigus de I\u2019 .srscsnesssesenseuss ee Abdominale.Le grand drainage par voie vaginale, après hystérectomie, totale .soncessssussenseenc0s ceneces Ablation totale de la thyroide dans l\u2019angine de poitrine et l'insuffisance cardiaque congestive; résultats d'une expérience de 18 mois .Accouchement dirigé.L\u2019 Acétate de Thallium dans le traitement des teignes a l\u2019école Lallier .ccovvvenrnvenennn.Acides aminés.Les .Acide monoiodoacétique.Note préliminaire sur l\u2019action de l\u2019, sur la glycolyse du sang IN VItFO .0occeccroreencerses Acidothérapie aminée dans l\u2019angor pectoris.Quelques réflections sur l'action de histidine .\u2026.\u2026.crcrcrvrere Acrodynie.Essai de traitement physiothérapique .Activité du lobe postérieur de la pituitaire étudiée d\u2019un point de vue anatomique Adhérences pleurales.Diagnostic d\u2019, au moyen de procédés radiokymographi- ques .varssesesencsc000 vsvcscence 141 1283 90 1032 188 288 1325 1263 718 1310 1193 476 1148 602 600 Adulte.La sacro-coxalgie chez l\u2019 .\u2026.\u2026.\u2026.ccreres vacrassenecs Affection abdominale.Un cas de péricardite purulente simulant une .cnrasensssensence Age du foetus in utero.La détermination du poids et de l', par les Rayons X Age.L\u2019, et les émotions \u2026.Aigu.Problème de la clinique du rhumatisme .Aigué.Conduite a tenir en présence d\u2019une occlusion intestinale .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.Aigué.L'opération utilisant un lambeau de clapet dans le traitement de la pleurésie purulente .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.Aigué.Nécrose oedémateuse, de la vésicule biliaire.Thrombose des vaisseaux cystiques .sessenscasss0e0 00 Aiguë Traitement chirurgical de l\u2019'hémorragie profuse, de l'estomac.Aigus.Le jugement chirurgical dans les cas, de l\u2019abdomen .eerene vressacrevecces .Alcalose dans le traitement de I'ulcére peptique.La signification de I\" .couvuenenen.\u2026\u2026.Alcool.Intoxication barbiturique traitée par injections intraveineuses d\u2019 \u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026.Alcool.Les suppurations pulmonaires.Leur traitement par les injections intraveineuses d\u2019 .Alcool octylique.Sur le traitement de l'hypertension artérielle par injections intraveineuses d\u2019 Alcool.Teinture d'iode ou, sur le champ opératoire .Alcoolique.Le problème de Alcoolisme.Tuberculose et (1) Les titres en caractères gras indiquent les articles originaux.594 39 716 878 1142 157 385 484 94 188 1257 1323 32 91 1262 787 497 1355 Algies.A propos de l'action du venin de cobra dans le traitement des, et des tumeurs .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.cacuouves vancassrencee Aliments.Le cholestérol des.Allergine.Traitement par I\u2019.Méningite tuberculeuse apy- rétique de l'adolescence avec inversion du rythme du sommeil.Guérison Amibiase.Manifestations tardives de I\u2019, .\u2026.\u2026.cccorrerres Aminés.Les acides .Amniotique.La composition chimique du liquide, .Amygdales.Tuberculose et .Amygdaliens.'Radiothérapie des néoplasmes .anonncs Anal, le prurit.Son étiologie; son traitement .au sérum de Quelques mani- Anaphylaxie cheval.festations de I\u2019 .00000 .Anascétique.La péritonite tuberculeuse a forme, .Anatomique.Activité du lobe postérieur de la pituitaire étudiée d\u2019un point de VUE, Lueccccssscrevereercecree su Anatoxine diphtérique.Les progrès récents dans la vaccination par l .Anesthésie du nerf sus-sca- pulaire au cours des thoracoplasties.L'\u2019 Anévrisme de l'aorte et cancer du poumon.Valeur de l'exploration lipiodolée dans le diagnostic différen- occoucenconceunsa tiel de I\u2019 .ceereensensensonsen Angéite.Thrombo-, oblité- rante .\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.s.0.eensesess sevsauocs Angines de poitrine.Chirurgie de la douleur .Angine de poitrine.L'ablation totale de la thyroïde dans !\u2019, et l'insuffisance cardiaque congestive; résultats d'une expérience de dix-huit mois Angiomes.Les, et la radiothérapie.Résultats éloignés Angiomes.Les méfaits de l'attente dans le traitement des sescntenttentencacace\u2026tocessenn00u0e Angiomes tubéreux.La ra- diumpuncture des .284 1323 195 1034 1310 95 497 352 187 221 578 602 603 186 395 483 1063 1325 42 193 169 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Angor pectoris.Quelques réflexions sur l'acidothéra- pie aminée dans l\u2019.Action de l\u2019histidine .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.Anneau de Bandl.Contraction de I ricer Antérieure.Poliomyélite \u2026\u2026.Antidotismes.Nouveaux,.Barbituriques.Strychnine.Co- ramine .vassescensecneneecsns ve Aorte.Valeur de l'exploration lipiodolée dans le diagnostic différentiel entre anévrisme de I\u2019, et cancer du poumon .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.0.Aphasie sensorio-motrice.Hémiplégie droite et.Proble- me étiologique Appendicectomie; perforation d'ulcus gastrique post-opé- ratoire; mort par hémorragie Appendicite.L\u2019occlusion intestinale post-opératoire de I\u2019.Observations cliniques.Réflexions .ccccececieverecnsenns covconeterco0n0c0 0.062000 0s02000 secs Appendicite à chaud.Formes cliniques et traitement des occlusions intestinales consécutives aux opérations d\u2019, Appendicite au cours de la grossesse.L', .\u2026.\u2026\u2026ecversse Appendiculaire.Périduodé- nites d'origine.Diagnostic clinique et radiologique .Applications cliniques de la cortine.Etudes sur les fonctions et les .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.Applications récentes du tubage duodénal en médecine interne.Les .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026ecse A propos d\u2019eugénisme: pour une race meilleure A propos de réimpaludations Apyrétique.Méningite tuberculeuse, de l'adolescence avec inversion du rythme du sommeil et paralysie verticale du regard.Traitement par l'Allergine.Guérison Arme blanche.Blessures du Coeur Par .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.rsrenerese Arriération intellectuelle chez l\u2019enfant.Le milieu familial facteur de déséquilibre affectif et d\u2019 .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026c0scc0es 476 1263 95 71 395 1105 385 225 185 594 714 87 1256 1240 332 195 383 883 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Arsenicale.La chimiothérapie, de la syphilis .1018, 1115 Arsénobenzènes.Les ictères des syphilitiques traités par les L.\u2026.ceserocresconcrseessossencsss 99 Arsphenamine dermatitis.In- tradermal tests in relation VO L.cscccencrancersersesssensrve0ce \u2026 598 Artérielle.Comment se ré- vele hypertension .318 Artérielle.Test standardisé pour évaluer les variations de la tension.Sa signification comme indice de la période pré-hypertensive .59 Artérielles.Traitement chirurgical des hypertensions .1260 Artériographie rénale comme ° moyen de diagnostic différentiel.Emploi de I\u2019 .258 Arthrodèse de la hanche dans les lésions tuberculeuses chez les enfants.L\u2019 390 Arthroplastie.Quelques considérations sur I\u2019 .637 Arthrotomie.Comment réaliser facilement et sans erreur possible l\u2019enchevillement des fractures du col du fémur, sans .consssses vessracsanses0n0u00 1325 Articulations.Infections pyogènes des os et des, du MOUTFISSON .cccccccsenseccsso0ss 1330 Bacilles de Koch.La question des porteurs valides de.Porteurs valides ou porteurs sains .\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.710 Balle de plomb.Intoxication saturnine par une .479 Barbiturique.Intoxication strychnique grave guérie par l'administration intraveineuse, à dose massive, d'un .\u2026.erecccscecserecesse 195 Barbiturique.Intoxication, traitée par injections intraveineuses d\u2019alcool .\u2026 1323 Barbituriques.Strychnine.Co- ramine.Nouveaux antido- Tismes Luu.cccsescsressensesecseccs 71 Basedow.L'association de l'électrothérapie et de la radiothérapie dans le traitement de la maladie de .477 Articulaires.Le traitement des fractures es Artificiel.Les bilatéralisa- tions précoces au cours du pneumothorax .\u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026.Ascites cirrhotiques.Les .Aseptique.La cavité péritonéale.Fausse appellation Aspects cliniques des fistules branchiales .c.cocvevvnvninenens Association des médecins de langue française de l\u2019Amérique du Nord (voir Sociétés et congrès) .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.secses Asthénie neuro-circulatoire.Dénervation des glandes surrénales pour .Atrophiante.Dermatite chronique, généralisée à la quasi-totalité des téguments, sauf etc.eecereenrenns Attente.Les méfaits de I, dans le traitement des angiomes \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.ssousasessaseccouse Auto-mutilation et corps Étrangers .\u2026resscsonsenss .Avant-bras.Fractures du tiers inférieur des deux os de l'avant-bras chez l'enfant .\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.vecsessocss sessssso00 Avortement thérapeutique dans la tuberculose pul- MONAIFE .cccccccoeee vecssccescess Bases anatomo-physiologiques, cliniques et étiologiques de l\u2019hygiène mentale de l\u2019enfant.Valeur diagnostique et pronostique des convulsions infantiles .B.C.G.Manifestations tuberculeuses chez un enfant vacciné a la naissance par.Décés a vingt-deux mois par méningite ses B.C.G.Mort par tuberculose d'un enfant de dix-huit MOIS VACCINE AU .\u2026.\u2026c0000ss B.C.G.sur le .ceeenseres \u2026\u2026.Bilatéralisations précoces au cours du pneumothorax artificiel.Les secs Bile salt préparations.Bilious migraine.Its treatment 1357 98 101 1254 187 391 479 98 193 1099 287 388 794 717 \u2014 Vion 101 295 1353 Biliaire.La calculose de la vésicule Biliaire.Maladies chirurgicales du tractus a.sesssscsassane cess Bilious migraine.Its treatment with bile salt preparations Biologie humaine.La place d\u2019une technique eugénique en.Stérilisation des inap- TES.oovossonosanscnvssa000nso0us00 Biologique.Traitement, de certaines tuberculoses cutanées par un extrait glycériné total de sang de mouton .Calcanéum.Traitement chirurgical des fractures sous- thalamiques du .Calculs biliaires.Les faux, en coprologie .cssscessecnesec0ces Calculeuse.Cholécystite, et diabète.Opération.Re- sultats .\u2026.\u2026\u2026.scscrccscorsoss eee Calculeuses.Les hémoptysies Calculose de la vésicule biliaire.La \u2026\u2026.\u2026.veusrcune veresenee Calculs urétro-vésicaux multiples .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026cererercre sausvusr Camphres dits solubles dans l\u2019eau.Huile camphrée et Cancer.Note préliminaire sur un cas d\u2019évidement partiel de l\u2019endo-larynx pour, après laryngo-fissure.Roentgenthérapie consécutive .cccsoovooscocrnccsencssensece Cancer du côlon droit.Traitement du +.orsevcouc00 Cancer de l\u2019estomac.Le diagnostic radiologique du, au début Cancer du poumon.Valeur de l'exploration lipiodolée dans le diagnostic différentiel entre anévrisme de l\u2019aorte et Cancer du poumon (Chirurgie de la douleur).Cancer du rectum.La question de l'opérabilité du .Cancer primitif du poumon.Le 383 1038 295 811 718 485 103 434 988 383 1102 1144 953 384 490 395 554 1261 1004 1.UNION MEDICALE DU CANADA Bismuthique.Etude pathogé- nique de la stomatite Les .Blessures du coeur par arme blanche .ccvveviiiernnnens ceerenenres Botryomycome.Le, de la bouche Bouche.Le botryomicome de a Blessures du coeur.secoue necnusoetuuoncnecuanencsace0 .esssssscsccscssscones eesenssecosenne .Bronchiectasies de l'enfant.Dans les .\u2026.\u2026.\u2026.crseressessss Bronchiectasies de l'enfant.Le facteur congénital dans les covvereeenes sessacouss ansnsrcsesene \u201cBralés par les rayons\u2019 .Cancers cutanés et curiéthé- TAPIE sesccssrrccocrecs +.000 \u2026.Cancer du sein.Quelques observations de .\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.I.Cancer de l'utérus.Méthodes pour éviter des complica- cations d'infection dans le traitement radiologique du Cancers endo-laryngés.Considérations sur le traitement des, par les Rayons X .Capharnaüm nerveux péri- cardiaque.Le.Chirurgie de la douleur .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.Caractères du Quelques .\u2026.\u2026.\u2026.vouvcce Carbone animal.Sur le traitement des infections variées par les injections intraveineuses de .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.cereereees Cardiaque.Le capharnaim nerveux péri-, .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.Cardiac failure.Cerebrospi- nal fluid and venous pressure in Cardiopathie au cours de la grossesse.Deux cas de .Cardiopathies syphilitiques.Le traitement des .c.Cas de favus du cuir chevelu traité et guéri par la radiothérapie .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.crere Cas de grossesse ectopique arrêtée dans son évolution.Deux .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.ensessearances .Cas obscurs de médecine.Importance de la syphilis non reconnue dans le diagnostic différentiel des .\u2026.cer 717 480 383 53 53 486 1142 1225 291 134 395 962 1169 929 127 1169 711 438 1040 1290 153 1147 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Cataracte.Complications de l'opération de la .\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.Causes d\u2019erreur dans le diagnostic du chancre syphilitique.De quelques Cave.Chirurgie de la veine, inférieure e+v0cecocvonna000utes se.Caverneux.Thrombo-phlébi- te du sinus, avec septicémie staphylococcique consécutive a un furoncle du nez Cavité péritonéale aseptique, La.Fausse appellation .Céphalalgiques.Etudes portant sur le champ visuel au cours des accès, d'origine hypophysaire .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026cccrssers Céphalo-rachidien.L\u2019inter- tation des découvertes dans le liquide .veevreneearasenes Cérébral.Abces consécutif - d\u2019origine nasale.Volumineux osteome orbito-cra- nien .anvrvsenasces seccsucsess .Cérébrales.Maladies mentales et lésions .erreraeraennnnn Cerebrospinal fluid pressure and venous pressure in cardiac failure Cérébro-spinale.Sur le traitement de la méningite .Cervico-utérins.Sur ['histogé- nése et la classification des épithéliomas .coevereenenennnns Chambre postérieure.Kyste épithélial de la .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026.Chancre syphilitique.De quelques causes d\u2019erreur dans le diagnostic du .cee Charbon rénal.Un nouveau signe pour le diagnostic des phlegmons périnéphritiques, des périnéphrites, du, et de l\u2019abcès cortical du rein .Cheval.Quelques manifestations de l\u2019anaphylaxie au sérum de .Cerereressrarsnnnrnecns Chevalier Jackson (Conférences des Drs.) .covevenns eens Chimiothérapie arsénicale de la syphilis.La .1018, Chirurgical.A propos du traitement, des fractures sous- thalamiques du calcanéum Chirurgical.Le jugement, dans les cas aigus de l'abdomen .cossuces sovus vores 394 1188 286 1143 187 601 289 141 807 711 191 395 394 1188 1283 221 79 1115 485 188 Chirurgical.Traitement, de I\u2019hémorragie profuse aiguë de I'estomac .ssssnosennencc00e00 Chirurgical.Traitement, dans les affections vésiculaires .Chirurgical.Traitement, des hypertensions artérielles Chirurgical.Le traitement, de l'épilepsie .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026essveserese Chirurgical.Valeur respective du traitement, et des injections sclérosantes dans les hémorroides internes .Chirurgicales.Maladies, du tractus biliaire .ceceveeees Chirurgie.Ulceres de l\u2019estomac et du duodénum guéris par la Chirurgie colique.Préparation pré-opératoire du péritoine en \"eve soeouceu0en .Chirurgie de la douleur : a) b) Via Dolorosa .Injection.Diagnostic para-vertébral.Crises Tabétiques Gastriques.Cancer du poumon \u2026.c) d) Injections para-verté- grales lombaires .Les périphéries vasculaires des extrémites .e) Angines de poitrine .f) Le capharnaum nerveux péri-cardiaque .Chirurgie de la veine cave inférieure .\u2026.\u2026.\u2026\u2026vesssorssessensence Chlorure de calcium.Traitement des épanchements pleureux au cours du pneumothorax thérapeutique par le .\u2026\u2026\u2026.osscesesesressencrcnsers Cholecystite calculeuse et diabète.Opération.Résultats Cholestérol des aliments.Le Choroïde.Melano-sarcome de Ja L.c.s.csccccsccsersacererrencensrrsrese Chronique.Darmatite, atro- phiante (maladie de Pick Herxheimer) généralisée à la quasi-totalité des téguments, sauf.etc.Chrysothérapie de la tuberculose pulmonaire.Troisiéme statistique de la .\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.1359 94 484 1260 1036 592 1038 661 1326 427 554 670 968 1063 1169 286 1045 434 1323 1296 1360 Cicatrisation d\u2019un ulcère peptique.La niche, considérée comme critère de Circulatoire.Dénervation des glandes surrénales pour asthénie neuro-
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