L'union médicale du Canada, 1 août 1936, Août
[" fagnon Av nan ri rene ét re eA AEA yr) 2A tog Eee gy ager rm.seme ri = ET rap rd pois Je se ra are 4, pages ae fie pS rome méga rem J ns a ror MTA a ig - 2 fe + | 3 ~ TE yg ww ew -= fisc das a nei wry Ie Co 5: ~ - Kt 1.) os vn À 04 pe date [8 peru EEA PRIN hen Re I.a hy PRAT rit + lon Pr pet PE aii pes parier ave.CSUN - EAS Am J eget o ep A5 - A pa - - pape PS pe tent ca EE CA J AE + gi 2 jo > : ow 25 oi arth 29 A ee eg rs SE J ont ¥ mea rx sn de + Q F3 y (J .I oF On QO) nN op | ty Hn il i \\ _ In i | ' J) ) ) Fhe, 1 | | 0 ( =A \\ iil Vs.- dee a ve LAUR FEE yr hy \u2014_ BIBLIOTHEQVE robe R & LJ 1) OP @: 1914 1684 - = SAINT-SVLP ICE MONIRFAL en = 20 rte A \"à m Congrès des M.L.F.A.N., à Montréal, 7-8-9-10 septembre 1936 TOME LXV AOÛT 1936 Lo No 8 L'Union Médicale du Canada REVUE MENSUELLE Fondée en 1872 \u2018 \u201cBULLETIN Le secours médical aux chômeurs \u2018assistés .Léon GERIN-LAJOIE .717 ] Cero MEMOIRES De quelques dermatoses inesthétiques .Albéric MARIN .719 Mémoire sur le blépharo-chalazis.A propos de 51 cas dans une même famille .+ + + Philippe PANNETON .725 RECUEIL DE FAITS Mélano-sarcome du lobe temporo-occi- pital droit.Atrophie musculaire du membre supérieur gauche.Problème de l\u2019amyotrophie précoce dans les lésions du lobe pariétal .Roma AMYOT .750 Pseudo-appendicite \u2014 Cancer du caecum \u2014 Hémicolectomie .Charles BOHEMIER .759 MOUVEMENT MÉDICAL Test de l\u2019histamine dans l\u2019hyperthyroïdie Réal DORE .765 REVUE GÉNÉRALE Valeur comparative des tests de la fonction hépatique .Georges-H.BARIL .771 FORMULAIRE .Vulvite \u2014 Leucorrhée .Léon GERIN-LAJOIE .782 LIVRES NOUVEAUX Disability Evaluation \u2014 Heart diseases and Tuberculosis \u2014 Les abcès du foie \u2014 Thérapeutique chirurgicale de la Lithiase biliaire .783 ANALYSES Voir détails page .2 X SOCIETES Société de Phtisiologie de Montréal .Omer MANSEAU .811 CONGRÈS XIVe Congrès de l\u2019Association à Montréal les 7-8-9-10 sept.1936 .816 (Suite du sommaire à la page X) BUREAU DE RÉDACTION Rédacteur en chef Albert LeSAGE Secrétaire de la rédaction Léon GÉRIN-LAJOIE Membres: Jean SAUCIER, Édouard DESJARDINS, Roma AMYOT Administrateur: T.VALIQUETTE, Bureau: 418 est, rue Sherbrooke.Téléphone: MArquette 7334. KONDREMUL L\u2019émulsion d\u2019huile minérale et de Mousse d'Irlande Voici quelques-unes des raisons pour lesquelles vous pouvez recommander cette préparation en toute confiance: 1° L'équilibre scientifique de l\u2019huile \u2014 55% d'huile minérale de la plus haute qualité \u2014 favorise l\u2019émulsion avec les fèces.2° L'huile est en suspension sous forme de gouttelettes \u2014 les globules sont maintenus fermement dans une enveloppe émulsive.3° Pas de fuite \u2014 ne trouble ni l\u2019assimilation ni la digestion.4° Donne des selles abondantes, molles, de consistance mastic.5° Ne contient pas d'alcool.6° Ne contient pas d'alcali.7° Ne contient pas de sucre.Peut être prise par les personnes soumises à un régime sans sucre.8° Ne contient pas d\u2019hydrates de carbone digestibles.9° Un simple régulateur \u2014 ne cause pas d'accoutumance.10° Crémeuse et agréable à prendre \u2014 aucun goût huileux.11° Les grandes variations dans la température n'ont aucun effet [4 - P sur cette émulsion.12° Elle se verse facilement.13° Elle se mélange rapidement à l'eau chaude \u20ac ou froide, à du lait ou du cacao.14° Le contrôle de laboratoire assure l\u2019uniformité du produit.15° Simple ou avec de la Phénolphtaléine (2.2 grains par cuillerée a bouche).Bouteilles de 16 onces Charles &.Frost & Co.PHARMACIENS-FABRICANTS DEPUIS 1899 MONTREAL | RICHMOND CANADA VIRGINIE \u201c | 4 \\ L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA I SPARTOVAL ISOVALERIANATE NEUTRE DE SPARTEINE SEDATIF CARDIO-VASCULAIRE ANTISPASMODIQUE \u2018 TRAITEMENT: des algies et troubles fonctionnels des affections cardiaques \u2014 Angors \u2014 Tachycardies \u2014 Palpitations.Dragées de Spartoval (dosées à O gr, 05) 2 à 6 par jour.SPARTO-CAMPHRE CAMPHO-SULFONATE DE SPARTÉINE & CAMPHO-SULFONATE DE SODIUM VÉRITABLE SYNERGIE CARDIOTONIQUE TRAITEMENT D'URGENCE: du collapsus cardiaque, des états adyna- miques au cours des maladies infectieuses.© Diurétique et Cardiotonique d'Entretien © Ampoules de Sparto-camphre: de 2 et 5 cc.(injections sous-cutanées ou intramusculaires).Dragées de Sparto-camphre: 2 à 6 par jour.| GENISTENAL ÉTHYLPHÉNYLBARBITURATE NEUTRE DE SPARTÉINE NEURO-SÉDATIF & HYPNOGÈNE « ÉQUILIBRANT » du Système nerveux végétatif TRAITEMENT: de l'épilepsie; chorée; convulsions; anxiétés; délire; insomnies; angine de poitrine.Dragées de Génisténal (0,035 d'éthylphénylmalonylurée et 0,015 de spartéine).Adultes: 1 à 6 dragées par jour.Enfants: 12a 4 \u201c \" LABORATOIRES CLIN, COMAR & CIE, PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTRÉAL U \u201cL'UNION MÉDICALE DU CANADA\u201d est éditée par l\u2019Union Médicale du Canada (Incorporée), et imprimée par Librairie Beauchemin Limitée, 430, rue Saint-Gabriel, Montréal. 11 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA POSTES DE MEDECINS POSTE DE MEDECIN Angle Church et Verdun, bon local et très central offert à bas prix.S\u2019adresser au Dr Pigeon.Tél.: YOrk 3031.INTERNES DEMANDES INTERNES DEMANDES Rémunération raisonnable.S\u2019adresser au surintendant médical, hôpital Pasteur, 3095, Sherbrooke est.Tél.: FRontenac 1174.GARDES-MALADES \u2014 STENO BILINGUE GARDE-MALADE DIPLOMEE Garde-malade diplômée; 2 ans d\u2019expérience chez médecin pratiquant; compétente pour travail de bureau, de laboratoire; anglais, français; peut remplir ordonnances médicales.Références: Mlle Jeanne Mercier, 3704, rue Saint-Denis, LAncaster 2966.HOPITAL PRIVE SAINTE-AGATHE-DES-MONTS L'\u2019Hôpital du Christ-Roi reçoit des convalescents et des tuberculeux au premier degré.\u2014 Conditions faciles.HOSPITALISATION Médecin au choix du patient et à ses frais, ainsi que les médicaments.CONDITIONS D\u2019ADMISSION Salles: $1.50 par jour.\u2014 Chambres privées: $2.00 et plus par jour.Pension payable une semaine à l\u2019avance.Heures de visite: Tous les jours de 2 à 4 h.et tous les soirs de 7 h.30 à 8 h.30.L'ASSOCIATION DES GARDES-MALADES DIPLOMEES DE L'HOPITAL NOTRE-DAME Registre pour Gardes-Malades, service privé.Bureau ouvert jour et nuit.Hôpital Notre-Dame, CHerrier 1157. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA | La diète du Diabétique ALIMENTS DEPOURVUS D\u2019AMIDON .La farine caséinée de Listers est entièrement dépourvue d'amidon.Sa pâte lève bien et sert à la confection de plats agréables.Une liste de recettes est fournie avec chaque boîte.Grande boîte pour 30 cuissons Petite boîte pour 15 cuissons $4.85 $2.75 En vente chez tous les pharmaciens ou directement chez LISTERS Limited Huntingdon, Quebec CANADA PAVERAL reste toujours un médicament de choix pour le traitement scientifique de la COQUELUCHE Le Pavéral est journellement prescrit avec succés pour les cas de coqueluche et des toux Coqueluchoides.Ne cause ni intolérance, ni complication.Littérature sur demande Agents : CANADA DRUG COMPANY Pharmaciens en Gros 857, rue Saint-Maurice, - - - MONTREAL IV L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA LE MAPHARSEN \u201cLE RAFFINEMENT DE LA THÉRAPEUTIQUE : ARSENICALE.\u201d La Compagnie Parke, Davis présente à la profession médicale une nouvelle préparation arsenicale antisyphilitique: le Mapharsen.C'est le résultat d'actives recherches menées en collaboration dans les laboratoires de deux grandes Universités et le département des recherches de Parke, Davis et Cie.Différentes épreuves de laboratoire ainsi que de multiples observations cliniques ont prouvé que le Ma- pharsen, (oxyde de méta, amino, para, hydroxy, phény- larsine), est un spirochéticide de première valeur.Il n'a jamais provoqué de ces réactions graves observées à la suite d'injections des autres arsenicaux employés actuellement.Les laboratoires de recherches de Parke, Davis et Cie ont soumis le Mapharsen à des épreuves sévères tant au point de vue chimique, pharmacologique que biologique.Le Mapharsen constitue un agent thérapeutique de tout premier ordre comparativement à d'autres produits du même genre dans le traitement de la try- ponimiase et de la syphilis.Le Mapharsen est approuvé par le Comité de Pharmacie et de Chimie de l'American Medical Association.PARKE, DAVIS & COMPANY - MONTREAL L'Union Médicale du Canada Fondée en 1872 + Prix de l'abonnement pour 1936 Canada et Etats-Unis .\u2026.\u2026.\u2026.crrereensersensene sec sre nee neue $3.00 Etranger (pays faisant partie de l'Union Postale) .\u2026\u2026\u2026\u2026 4.00 Etudiants \u2026\u2026.\u2026\u2026ereererresmersenrerece ressens serres senc acte nc 00e 1.50 Prix dU NUMÉFO \u2026.rccssorerererec seen seccceses senc ssecen see 0.50 Autorisé par le Ministère des Postes, Ottawa, comme matière de seconde classe.Conditions de Publication L'Union Médicale du Canada paraît tous les mois par fascicules de 164 pages.Chaque numéro contient des mémoires originaux, des faits cliniques, une revue générale, un mouvement médical, des notes de pharmacologie, des analyses et des nouvelles médicales.Le Comité de Rédaction accepte les travaux de tout médecin, à condition qu\u2019ils n'aient pas déjà paru dans un autre journal.Les Mémoires Originaux ne doivent pas excéder 15 pages; les Faits Cliniques auront un maximum de 5 pages et les Revues Générales comprendront au plus 10 pages.Tout ce qui concerne la rédaction et l'administration doit être adressé franco aux bureaux de l'Union Médicale du Canada, 418 est, rue Sherbrooke.Téléphone: MArquette 7334. VI L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Efficacité \u2014 Sécurité LANTOL Solution de Rhodium Colloïdal à grains offrant le maximum de finesse et d\u2019égalité.Isotonique - Non Toxique - Indolore Injections intraveincuses, intramusculaires ou hypodermiques 1 & 4 ampoules de 3 c.c.par jour Pneumonies - Typhoides - Grippes infectieuses - Fièvres puerpérales - Septicémies LABORATOIRES COUTURIEUX 18 Ave.Hoche, PARIS.J.EDDÉ, Limitée, Agent Général.- Montréal.Elixir complexe » Pancrinol Tonique neuro-organique associant l'opothérapie et la chimiothérapie _ - on one Tm I / \u2019 .he D HEA.8 il ~ aa 4 A 7 D by ARERR | X 7 we Te pa i ; A6 71A 1 f Pa F ANOREXIE DEFICIENCES ORGANIQUES .Agent Général J.EDDE Ltée MONTRÉAL ~ L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA VII NUPERCAINAL \u201cCIBA\u201d Onguent analgésique et antiprurigineux contenant 1% de Nupercaïne.+ Le Nupercainal, pommade onctueuse et douce, met à la disposition du médecin un moyen maniable d'analgésie par applications externes des lésions douloureuses ou prurigineuses de la peau et des muqueuses.INDICATIONS : Brûlures, coup de soleil, eczéma, macérations de la peau, décubitus, gerçures, crevasses des seins, ulcères, prurit anal et vulvaire, fissures anales, hémorroides.MODE D'EMPLOI: L'endroit douloureux est enduit de Nupercainal, puis, si nécessaire, recouvert d'un léger pansement.\u2014 Dans les affections étendues il est recommandé de ne pas employer plus que le contenu d'un tube par 24 heures.- EN TUBES D'UNE ONCE AVEC CANULE RECTALE.COMPAGNIE CIBA LIMITEE - MONTREAL RE a VIII T\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada.EXAMENS POUR LE DIPLÔME DE « FELLOW » (membre actif) 1936 Examens écrits: Les 1, 2 et 3 octobre.Seront tenus en méme temps dans les centres suivants: Halifax, Montréal, Toronto, Winnipeg, Saskatoon, Edmonton et Vancouver.Examens oraux et cliniques: Les 26 et 27 octobre à Toronto.Assemblée annuelle du Collège: Le 31 octobre à Ottawa.Les sujets de l'examen primaire sont: 1.Anatomie, y compris l\u2019histologie et l'embryologie.2.Physiologie, y compris la biochimie.Les sujets de l'examen final sont: (a) Pour les candidats en médecine: 1.Les principes et la pratique de la médecine, y compris la thérapeutique, et la médecine préventive et légale.2.La pathologie, y compris la bactériologie. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA IX (b) Pour les candidats en chirurgie : 1.Les principes et la pratique chirurgicale, y compris la chirurgie opératoire et l'anatomie pathologique.2.La pathologie, y compris la bactériologie.Les candidats gradués en 1930, ou antérieurement, d'une École de Médecine ou d'une Université approuvées par le Conseil, ne seront pas obligés de passer l'examen primaire, mais devront, dans l'examen final, faire preuve d'une connaissance générale et pratique de l\u2019application clinique de l'anatomie et de la physiologie.Cet examen spécial final se fera sous la direction de cliniciens, et les sujets seront les suivants: (a) Pour les candidats en médecine: 1.L'anatomie et la physiologie en application clinique.2.Les sujets de l'examen final régulier.(b) Pour les candidats en chirurgie: 1.L\u2019anatomie et la physiologie en application clinique.2.Les sujets de l'examen final régulier.Contributions: Examen primaire .$25.00 Examen final .50.00 Examen final spécial .75.00 Admission comme sociétaire ou \u201c\u2018Fellow\u2019 .150.00 (Membre actif) Pour renseignements s\u2019adresser a WARREN S.LYMAN, M.D.Secrétaire Honoraire 292, rue Somerset, Ottawa, Canada Des renseignements supplémentaires apparaitront dans chaque numéro de ce journal. \\ L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA | Sanatorium du Lac Edouard LAC EDOUARD, P.Q.Pour le traitement de la TUBERCULOSE PULMONAIRE Situé au sommet des Laurentides, le Sanatorium du Lac Edouard offre tous les avantages scientifiques et climatiques de la cure hygiéno-diététique.Seuls, les patients susceptibles d'amélioration sont admis.Excellente cuisine.Personnel expérimenté et sympathique.Ambiance gaie.T'aux modérés.Service direct de Montréal et de Québec par le réseau du Canadien National.Pour tout renseignement, s'adresser à Docteur J.A.COUILLARD, B.A.L.Ph.Surintendant médical L'Union Médicale du Canada Fondée en 1872 Bureau de Direction MM.Benoit, Boucher, Bourgeois, Bousquet, Bruneau, Comtois, De Cotret, Desloges, Dubé, Gérin-Lajoie, Leduc, LeSage, Marien, Marin, Marion, Masson, Mercier, Mousseau, Parizeau, Roy, Saint-Jacques, Vidal.Président: T.Parizeau; Vice-Président: E.St-Jacques; Secrétaire- Trésorier: J.-A.Vidal.Membre d\u2019honneur: Prof.Pierre Masson.Bureau de Collaboration MM.Amyot, R.; Archambault, P.-R.; Baril, H.; Barry, G.; Bellerose, A.; Bertrand, A.; Bertrand, A.; Bourgeois, P.; Brault, J.; Desforges, A.; Desjardins, Ed.; Doré, R.; Dubé, Ed.; Fauteux, M.; Favreau, C.; Fontaine, R.; Fortier, L.; Gagnier, L.-A.; Gariépy, L.-H.; Gatien, R.; Gélinas, H.; Jutras, A.; Lafresniere, G.; Lapierre, G.; Lefebvre, R.: Legrand, E.; LeSage, J.; Letondal, P.; Magnan, A.; Manseau, A.; Mathieu, E.; Morin, P.; Paquette, J.-P.; Poirier, P.; Riopel, J.-L.; Saucier, J.; Simard, L.-C.; Smith, Pierre.BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef Albert LeSAGE Secrétaire de la rédaction Léon GERIN-LAJOIE ; Membres: Jean SAUCIER, Edouard DESJARDINS, Roma AMYOT \u2014_\u2014\u2014\u2014 ONT COLLABORE AU VOLUME DE 1935: Amyot (R.), Archambault (P.-R.), Barry (G.), Baril (H.), Bernard (L.-C.), Bertrand (A.), Bertrand (A.), Blagdon (L.), Boucher (R.), Bourgeois (B.-G.), Bourgeois (P.), Bridges (Mme K.M.B.), Cantero (A.), Champeau (J.), Charbonneau (J.-H.), Charron (E.), Comtois (A.), Coutu (L.), Couturier (A.), d\u2019Argen- court (G.), DeMartigny (F.), Desforges (A.), Desjardins (Ed.), Doré (R.), Dubé (Edm.), Dubé (J.-E.), Dufresne (E.), Dufresne (O.), Dumontier (A.), Facquet (J.) Fauteux (M.) Favreau (J.- C.), Ferron (M.), Fontaine (R.), Fortier (L.), Gagnier (L.-A.fils), Gariépy (L.-H.), Gariépy (U.), Gelinas (H.), Gendreau (J.-E.), Gérin-Lajoie (L.), Gibeault (H.), Graton (A.), Guilbault (A.), Hé- bert (G.), Heineck (A.-P.), Ju- tras (A.), Lafresniere (G.), Lambert (J.-A.), Lamoureux (L.), Lapierre (G.), Laquerriere (A.), Laricheliere (R.), Laurin (B.), Lefebvre (P.), Lefrançois (C.), Legault (J.-P.), Léonard (D.), LeSage (A.), LeSage (J.), Le- tondal (P.), Lian (C.), Magnan (L.-A.), Major (W.), Manseau (J.-A.), Manseau (O.), Marin (Albéric), Martel (J.-A.), Martin (P.), Mathieu (C.-T.), Mathieu (E.), Millet (J.), Morin (G.), Morin (P.), Mousseau (J.- A.), Panet-Raymond (J.), Panneton (P.), Paquette (J.-P.), Paré (L.), Parizeau (T.), Pilon (A.), Poirier (P.), Patoine (L.), Ricard (P.-M.), Riopelle (J.-L.), Riopel (P.), Roux (R.), Roy (J.-N.), Samson (J.-E.), Sansre- regret (E.), Saucier (J.) , Si- mard (L.-C.), Smth (P.), Saint- Germain (J.-P.), Saint-Jacques (E.), Tétreault (A.), Trépanier (F.), Vidal (J.-A.). BEE TPN 3 SUITE DU SOMMAIRE BIBLIOGRAPHIE Manuel pratique d\u2019anesthésie chirurgicale \u2014 La goutte larvée .819 ANALYSES MÉDECINE Les injections intraveineuses de solutions glucosées hypertoniques.Leur action et leur emploi chez les brightiques hypertendus (p.784).Les complications névritiques méningées et médullaires de la maladie de Bouillaud (p.785).Maladie de Hodgkins.Localisation primitive de la glande thyroïde et simulant un kyste (p.786).GASTRO-ENTÉROLOGIE L\u2019extrait splénique dans les ulcères gastro- duodénaux (p.786).Traitement médical des ulcères gastriques et duodénaux (p.787).Gastrites aiguës.Ulcère et cancer (p.787).ENDOCRINOLOGIE L'usage thérapeutique des substances oestrogènes (p.787).CARDIOLOGIE Les injections intraveineuses d\u2019ouabaïne quotidiennes et prolongées (p.790).PHTISIOLOGIE Le diagnostic de l\u2019atélectasie pulmonaire (p.791).NUTRITION Glycémie et glycosurie; leurs rapports.Le diabète rénal (p.792).HYGIÈNE I.La lutte simultanée contre la diphtérie et la scarlatine, par la vaccination préventive, avec les toxines formolées.II.L\u2019efficacité de la réaction de Molo- ney dans la vaccination contre la diphtérie (p.793).La grippe épidémique, maladie a virus (p.794).L\u2019anatoxine staphylococcique dans le traitement des infections staphylococciques (p.795).NEURO-PSYCHIATRIE Sur un cas de radiculo-névrite avec hyper- albuminose du liquide céphalo-rachidien sans réaction cellulaire.Guérison complète, mais persistance de l\u2019abolition des réflexes tendineux; ses conséquences pour les diagnostics d\u2019avenir (p.795).Quelques remarques sur notre «Syndrome de Radiculo-névrite avec hyperalbuminose du liquide céphalo- rachidien sans réaction cellulaire » (p.795).CHIRURGIE Tuberculoses chirurgicales (p.796).La thérapeutique chirurgicale des oblitérations artérielles organiques des membres inférieurs (p.797).Le syndrome d\u2019appendicite aiguë (p.797).La Pan- créatectomie gauche (p.798).Les étapes génitales de la lithiase biliaire chez la femme (p.799).UROLOGIE Le problème de la symphyse rénale (p.800).Caculs de la vessie en nombre inusité (p.801).OBSTÉTRIQUE Glucosuries et diabètes en pratique obstétricale (p.801).Complications chirurgicales de la grossesse (p.805).GYNÉCOLOGIE Grossesse tubaire: études et statistiques basées sur 309 cas (p.805).Grossesse extra-utérine: études cliniques de 500 cas (p.806).PÉDIATRIE Quelques bases et règles de l\u2019alimentation du nourrisson après le sixième mois (p.806).DERMATO-SYPHILIGRAPHIE Le test palpébral (p.808).Lichen plan gastrique (p.808).Résorption des colorants par les lésions cutanées inflammatoires (p.809).ELECTRO-RADIOLOGIE Abcès appendiculaire.Considérations radiologiques se rapportant surtout aux difficultés diagnostiquées et au diagnostic différentiel (p.809).- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA XI Compagnie Générale de Radiologie, autrefois Gaifre, Gallot & Pilon et Ropiquet, Hazard & Roycourt Installations ultra-modernes pour Hôpitaux, Cabinets médicaux, Protection Anti-X Sécurité électrique intégrale absolue DIATHERMIE ELECTROLOGIE SOCIETE GALLOIS & CIE, LYON LAMPES ASCIATIQUES POUR SALLES D\u2019OPERATIONS ET DISPENSAIRES Ultra-Violets \u2014 Electrodes de Quartz \u2014 Infra-Rouges ETABLISSEMENTS G.BOULITTE, PARIS ELECTROCARDIOGRAPHIE, PRESSION ARTERIELLE, METABOLISME BASAL Tous appareils de précision médicale pour hôpitaux et médecins ETABLISSEMENTS R.LEQUEUX, PARIS STERILISATION \u2014 DÉSINFECTION pour Hôpitaux, Dispensaires et Cabinets médicaux COLLIN & CIE, PARIS L'INSTRUMENTATION CHIRURGICALE PAR EXCELLENCE PAUL CARDINAUX Docteur es-Sciences \u201cPRECISION FRANÇAISE\u201d 428, CHERRIER Catalogues, Devis, Renseignements sur demande.Phone MONTRÉAL Service d\u2019un Ingénieur électro-radiologiste.HArbour 2357 XII ea 00 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Une triple action: anesthésique, analgésique, antiseptique, ainsi qu'une application simple et facile fait de I ONGUENT PICRATE BUTESINE le traitement idéal pour les brûlures de tous degrés et de tous genres.Dans les brûlures même les plus graves, la douleur aiguë trouve un rapide soulagement .Toute cause d'infection est efficacement combattue.La granulation et la reconstitution des cellules épitheliales sont stimulées.L'Onguent au Picrate de Butésine donne des résultats particulièrement précieux dans le traitement des brûlures étendues dues aux insolations.Conditionnement, tubes de 1 oz.et de 2 oz., pots de 1 1b.et de 5 lbs.LABORATOIRES ABBOTT LIMITEE .MONTREAL Tome LXV No 8 Août 1936 BULLETIN LE SECOURS MÉDICAL AUX CHÔMEURS ASSISTÉS La profession médicale de la ville de Montréal a recu une rémunération satisfaisante, croyons-nous, pour les soins accordés aux chômeurs, assistés au cours du mois de juin.Les médecins ont gardé une juste mesure dans le nombre de visites à domicile et de consultations au bureau.Seul un petit nombre, exactement 24 sur 769, ont voulu éventrer ce qu\u2019ils croyaient être la poule aux œufs d\u2019or: le Comité médical a pris soin de ces cas particuliers, et c\u2019est grâce à des coupures sévères et impitoyables que l\u2019on a réussi à diminuer à un montant raisonnable le total des notes d\u2019honoraires.Nous avions confiance dans l\u2019honnêteté et la gentilhommerie de la profession.Nous n\u2019avons pas été déçus.Nous ne saurions toutefois passer sous silence le fait que quantité de médecins ont prescrit de façon désordonnée et que les pharmaciens qui avaient signé un engagement pour remplir les ordonnances de chômeurs ont récusé leur contrat.Il y a eu de ce côté des abus criants.Le Comité médical se verra forcé de modifier son mode actuel de distribution des fonds accordés aux pharmaciens, si ces abus persistent.Il ne serait pas impossible qu\u2019il soit forcé d\u2019accorder le plein montant de 24 sous par chômeur, aux médecins, et de déduire de chacun des comptes des médecins le montant de produits pharmaceutiques accordés par eux aux chômeurs sur les blancs d\u2019ordonnance.Nous serions au regret d\u2019avoir à agir ainsi.La profession médicale m\u2019a toujours paru assez apathique à tont ce qui regarde la littérature qu\u2019elle reçoit.Nous avions espéré que la lecture des documents concernant le nouveau plan de secours médical avec rémunération aux médecins leur aurait paru suffisamment intéressante pour qu\u2019elle en prît au moins connaissance.Détrompez-vous : à voir la manière inconsidérée, incomplète, simpliste parfois, dont les permis médicaux et les comptes sont remplis, c\u2019est à croire que nous avons remis toute la paperasse entre les mains d\u2019enfants qui commencent a tenir une plume, souvent.un crayon.Nous avons di au Comité médical faire l\u2019ouvrage des médecins, additionner, compter, remplir certains espaces blancs, voire même faire les comptes en entier, un certain nombre ne s\u2019étant même pas donné la peine, probablement, d\u2019ouvrir l\u2019enveloppe contenant les documents nécessaires à l\u2019envoi 718 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA de leur note.Nous espérons que le mois prochain nous ne verrons plus de ces rapports par trop incomplets; ce serait au détriment des médecins qui verraient leur note impitoyablement coupée du fait de négligences répétées.Nous n\u2019avons pas eu toute la coopération des hôpitaux, dispensaires, ete.Nous aurions espéré davantage de ces institutions, qui se sont plaintes que leur budget était grevé par les dispensaires ; plusieurs hôpitaux ont ouvert largement leurs portes aux chômeurs refusés dans d\u2019autres institutions.Nous comprenons mal cette attitude et l\u2019apathie des médecins de ces institutions qui n\u2019ont pas fait la lutte pour obtenir que les dispensaires ferment leurs portes aux chômeurs.Nous entendons par là leur dispensaire général de médecine et de chirurgie en particulier, car pour ce qui regarde les spécialités, dermatologie, diabète, etc, nous croyons qu\u2019il faudra les réouvrir dans un avenir prochain.Les malades souffrant d\u2019affections chroniques ou longues à traiter ne peuvent véritablement tomber sous le coup du système actuellement en vigueur: ce sont des secours qui sont donnés, et secours implique pratiquement le mot urgence, en lui-même.Il faut comprendre que seules les affections aiguës et faciles à guérir à domicile doivent être entreprises par le médecin, Les diagnostics sont par trop imprécis, il semblerait que certains médecins ont oublié leurs termes techniques, sauf ceux des organes atteints: les termes estomac, poumons, oreilles, intestins, cœur, etc., sous la légende diagnostic, sont trop vagues pour que les membres du Comité puissent juger de la gravité du cas, surtout s\u2019il y a eu plusieurs consultations.Trop de médecins oublient de faire signer leurs clients chaque fois que ceux-ci viennent les consulter.Nous n\u2019avons voulu ici, dans l\u2019espace restreint qui nous est alloué, que signaler quelques faits qui sont venus à l\u2019attention du Comité médical.Celui-ci a fermé les yeux sur bien des lacunes pour le premier mois; il tient à rappeler à la profession médicale qu\u2019il exigera dans l\u2019avenir que les dossiers soient complètement et correctement remplis pour que les médecins reçoivent leur chèque mensuellement.Nous avons confiance que les sanctions appliquées au début du fonctionnement de ce plan auront l\u2019effet que nous en attendons: épuration de la profession des quelques resquilleurs et aventuriers qui veulent enlever à leurs collègues le petit morceau de pain que des batailleurs ont réussi à arracher à nos dirigeants.Léon GERIN-LAJOIE, Président du Comité médical du Chômage.ao tt M Pme.ES. MÉMOIRES DE QUELQUES DERMATOSES INESTHÉTIQUES Par Albéric MARIN, Chef du service de Dermato-Syphiligraphie à l'hôpital Notre-Dame, Professeur agrégé à l'Université de Montréal.Plusieurs maladies cutanées, congénitales ou acquises, sans être la cause ni le résultat d\u2019un désordre interne, même léger, sont néanmoins la source d\u2019ennuis prononcés, Etant en quelque sorte indépendantes de l\u2019économie générale, ne modifiant pas son activité physiologique, elles empoisonnent quand même l'existence.Situées aux parties découvertes (face, bras, épaules, dos, poitrine), planes ou saillantes, étendues plus ou moins, mais apparentes parce qu\u2019elles tranchent vivement par leur coloration et leur texture, ces dermatoses rendent le porteur timide, inquiet, honteux.Il se croit observé.Il n\u2019ose paraître en public, ni agir.Chez quelqu\u2019un dont le caractère n\u2019est pas naturellement trempé, les résultats peuvent devenir désastreux.Tel qui aurait une existence normale, se sent amoindri parce qu\u2019il présente à la joue une tache de vin qui le fait le point de mire, le gêne et paralyse ses efforts.Tel autre dont l\u2019intellect est brillant n\u2019ose se mêler à ses semblables parce qu\u2019il exhale une odeur désagréable provenant d\u2019une transpiration abondante, axillaire ou plantaire.Nous pourrions multiplier les exemples, mais qu\u2019il nous suffise de passer très brièvement en revue quelques affections seulement dont les victimes deviennent timorées et pusillanimes.Celles-ci se croient des objets de dérision, traînent une existence diminuée, sont exposés à sombrer dans un marasme mental.Cependant ces anomalies derma- tologiques sont pour la plupart curables.Elles sont souvent guéries, atténuées presque toujours.La liste de ces dermatoses inesthétiques est très longue.Arbitrairement nous n\u2019en examinerons que quelques- unes.x kk Nævi.Ce sont des malformations d\u2019origine congénitale, larges ou discrètes, planes cu saillantes, pigmentées fortement ou légèrement, parfois pileuses, parfois verruqueuses.Elles se rencontrent un peu \"20 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA partout.À la face, elles donneront des taches grisâtres, à peau grenue, poilue (tache de souris), d\u2019une esthétique déplorable.Elles s\u2019enlèvent facilement par l\u2019électrolyse, l\u2019électro-dessication, la neige carbonique, l\u2019exérèse chirurgicale, selon les cas.Les cicatrices consécutives sont minimes et, de toute façon, plus belles que les nævi eux-mêmes.Angiomes.Les angiomes plans (taches de vin), localisés le plus souvent à la face, apparaissent d\u2019ordinaire dans les quelques jours qui suivent la naissance, sous forme d\u2019une petite tache qui s\u2019étale et finit par recouvrir toute la région.Une erreur trop répandue, c\u2019est Photo 1 Photo II d\u2019attendre avant d\u2019intervenir.Or il y a des chances de guérison, sinon parfaite du moins satisfaisante, précisément si l\u2019on n\u2019attend pas, si le traitement est entrepris dès la 1ère année.Les rayons X et le radium sont ici fort peu efficaces.La neige carbonique obtient au contraire de beaux résultats.Les photos I et II sont celles d\u2019un bébé où le traitement par la neige carbonique a été commencé à l\u2019âge de 6 mois et qui fut débarrassé de son angiome en un an environ.La peau est amincie à ce niveau, mais finira au cours de l\u2019enfance par retrouver une texture quasi normale. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 721 Les angiomes tubéreux disparaissent fort bien avec le radium.Sous forme de radiumpunceture, celui-ci offre des résultats surprenants.La tubérosité fond rapidement et sans laisser de traces.L\u2019on procède par petites doses, répétées aussi souvent qu\u2019il est nécessaire.Les photos III et IV sont celles d\u2019un enfant qui présentait un angiome tubéreux, à la paupière supérieure, du volume d\u2019une grosse olive.Trois radiumpunctures en 15 mois firent disparaître cette masse, laissant la paupière et l\u2019œæil normaux.Photo INT Photo IV Chéloïdes.Certaines cicatrices très saillantes, dures, gaufrées, dont l\u2019apparence est disgracieuse, se réduisent en une cicatrice plane, blanche et souple qui n\u2019attire pas l\u2019attention.Le traitement en est parfois ardu.De beaux résultats sont obtenus par le radium, les rayons X, la neige carbonique.Acné.Lorsque cette maladie de la glande sébacée est très prononcée, elle donne au visage un aspect repoussant.Elle fait le désespoir de l\u2019adolescent et de l\u2019adulte.L\u2019existence leur devient intolérable.Ils s\u2019exaspèrent de voir ces pustules sans cesse renaissantes, qui s\u2019éternisent et laissent des cicatrices indélébiles. 722 1.UNION MEDICALE DU CANADA 5 ci Pr nef ps wr Pi va # cs a i EE i Ha i { A 3 RY CE A A % 9 5 5% a 2 3 ye % 2: A Photo Photo VI a a RR 2 EE zs = 5 2 * Photo VII Photo VIII L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 23 ee 5 ELA yr: 555 A 5 M % >, = 3 es 5 iE Gr % a Photo IX Photo S Rav 5 Ey i 35 cz i 80 se = 5% Su a 2 9 A A HS 2 i 5 i 2 7% os 42 2 7 7% i Go 2 vs ey LE os i 5 ce 5 2 Ra a io 7 se i Ge 7 ¥ 7 2 57 a GR EE 322 Le 2 2 ic: 23 Photo XI Photo XII -3 oy He L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA Les régimes les plus sévères et les plus assidûment suivis, les topiques les plus divers, les vaccins, etc, n\u2019en viennent pas à bout, même en plusieurs années.Et cependant ces formes rebelles sont facilement curables en 3 ou 4 mois par les rayons X.Ceux-ci, à doses convenables, guérissent l\u2019acné à coup sûr et n\u2019exposent le sujet à aucun danger.Il est faux de dire que la radiothérapie est dangereuse, Entre des mains expérimentées elle n\u2019a jamais causé d\u2019accident.Les photos V et VI, VII et VIII sont de deux acnéiques, souffrant de cette affection depuis des années et chez qui tous les traitements avaient échoué.La radiothérapie les en a débarrassés en quelques mois.Rhinophyma (Acné hypertrophique).Cette affection de l\u2019âge mûr est des plus laides.Le bout du nez, couvert de pustules, grossit, devient globuleux.Son hypertrophie atteint quelquefois un volume extraordinaire.Le malade en est des plus honteux.Une opération simple et rapide (la décortication), suivie de radiothérapie, réduit ce nez à des proportions normales.Les photos IX et X sont assez démonstratives à ce sujet.Sycosis.Ces folliculites de la face, dans plusieurs cas, traînent des mois, des années.Elles causent des ennuis de toutes sortes, surtout moraux.La figure, pustuleuse et croûteuse, est rouge, douloureuse, gonflée.Le malade n\u2019a qu\u2019une idée fixe: c\u2019est de surveiller tous les matins au miroir l\u2019éclosion de nouveaux éléments, de les pressurer, d\u2019arracher des poils, ete.La radiothérapie, dans environ les trois quarts des cas, en obtient une guérison dans 2\u20143 mois.Voir les photos XI et XII.* x + Nous ne voulons pas allonger indéfiniment la liste des affections cutanées qui peuvent être guéries ou améliorées.Ceci nous entraînerait trop loin.Nous désirons seulement souligner que nombre de malades, porteurs de lésions dermatologiques inesthétiques diverses, souffrent surtout mentalement de ces troubles cutanés.Mais il est des répercussions mentales qu\u2019il ne faut pas mésestimer.Telle défectuosité, si minime soit-elle, finit par de l\u2019obsession.Une tache cutanée donnera une tare morale.Les faire disparaître, les atténuer, c\u2019est faire de la prophylaxie mentale. MÉMOIRE SUR LE BLÉPHARO-CHALAZIS.A propos de 51 cas dans une même famille Par Philippe PANNETON, Médecin de l'hôpital Notre-Dame.Le blépharo-chalazis est classé parmi les maladies d\u2019une rareté relative.Il porte d\u2019ailleurs des noms variables et les dermatologistes l\u2019appellent plutôt élasto-rhexis.C\u2019est là une maladie assez mal connue et dont les cas nets se rencontreraient rarement.La définition s\u2019en trouve dans tous les manuels soit d\u2019ophtalmologie, soit de dermatologie.L\u2019étiologie en semblerait assez obscure puisque partout je n\u2019ai relevé à ce sujet que des hypothèses.C\u2019est justement là ce qui rend le cas actuel extrêmement intéressant.Pour tous les auteurs, en effet, le blépharo-chalazis serait un état acquis pathologique, et dans à peu près aucun cas de ceux que j\u2019ai relevés, on ne fait mention de la possibilité d\u2019une transmission par hérédité.Or, au mois d\u2019avril 1933 je tombais sur un cas de blépharo- chalazis où la recherche des antécédents \u2014 assez difficile, je l\u2019avoue \u2014 m\u2019a permis de retracer soixante-dix-neuf individus de la même famille dont tous ceux sur lesquels j'ai pu avoir des détails sont porteurs de la même lésion, bien qu\u2019à un degré variable.Il n\u2019est aucun individu qui semble avoir échappé à cette hérédité.Ce nombre remarquable s\u2019échelonne sur trois générations au delà desquelles il m\u2019a été impossible de remonter, tant à cause du temps où cela nous reporte qu\u2019à cause de l\u2019absence de documents photographiques et du fait que les individus de cette famille se trouvent aujourd\u2019hui considérablement dispersés.Je n\u2019ai pu, par conséquent, examiner personnellement que quatre membres de cette famille.J\u2019ai pu vérifier la présence de la lésion sur des photographies suffisamment nettes dans le cas d\u2019une vingtaine.Pour ce qui est des autres, j\u2019ai dû me fier à la mémoire.Ce qui rendait la connaissance de leur état un peu plus difficile, c\u2019est que, par un effet bien naturel de l\u2019habitude, la lésion avait été moins remarquée par les membres de la famille, jusqu\u2019à ce que l\u2019exagération de ce caractère chez ma malade et surtout l\u2019insistance que j'ai mise à ma recherche, les aient forcés à préciser leurs souvenirs et à renouveler des images à demi effacées. 726 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Voici le cas: Le 20 avril 1933, se présente à mon cabinet une jeune fille de vingt et un ans, Mlle C.S.Dès son entrée, je suis frappé par l\u2019aspect particulier de son visage et je crois me trouver en présence d\u2019un cas de double ptosis congénital.Les yeux sont en effet voilés par la paupière pendante et cela lui donne l\u2019aspect endormi des porteurs de ptosis.Un examen plus attentif fait aussitôt changer le diagnostic.Il ne peut en effet s\u2019agir de ptosis puisque les mouvements palpébraux sont absolument normaux dans l\u2019élévation ou l\u2019abaissement.La peau a un aspect particulier, réellement scrotal, couverte de mille petits plis disposés de façon irrégulière.La teinte générale de la peau est brune, mais cette région des paupières a une teinte plus rougeâtre que le reste.Cette peau semble en outre avoir perdu toute adhérence avec la profondeur; s\u2019il existe du tissu cellulaire sous-cutané, il est certainement et considérablement lâche.Cette peau a visiblement perdu toute élasticité.On y voit enfin un lacis de petits vaisseaux visibles par transparence.Pour bien y voir, la malade doit rejeter la tête en arrière et faire agir son muscle peaucier du front malgré que la paupière ait parfait son relèvement normal.Pour ce faire, la paupière en bloc a glissé sous le rideau de la peau.Cette modification de la peau s\u2019étend en hauteur dans tout l\u2019espace qui sépare le pli palpébral de la région voisine du sourcil.Dans cette région haute il y a environ huit millimètres de peau apparemment saine.A partir du bord palpébral jusqu\u2019au pli de passage, la peau n\u2019est pas rigoureusement normale.Elle y est légèrement plissée de petits plis de direction variée; elle n\u2019a point cet aspect lisse, bien moulé sur la convexité du globe oculaire, que l\u2019on trouve chez les sujets normaux.L'aspect n\u2019est cependant pas scrotal; ni la couleur ni la vascularisation ne sont anormales.Toutefois, la distance entre le bord orbitaire et le pli de passage qui serait normalement, d\u2019aprés les auteurs, de un centimétre en moyenne, est loin de ce chiffre; c\u2019est à peine s\u2019il est ici de six millimètres.Il est difficile de le savoir exactement, car le pli de passage n\u2019a pas du tout ici la netteté habituelle; il ne forme pas le demi-cercle linéaire très net que l\u2019on trouve d\u2019ordinaire; il est irrégulier.Visiblement les adhérences avec la profondeur sont anormales.De même, dans le relèvement de la paupière la peau de cette région n\u2019est pas fortement tirée en arrière par le releveur de la paupière, comme cela est la règle.Cette anomalie du pli de passage est surtout marquée à gauche.À la palpation on ne trouve dans les paupières ni hernie de la glande lacrymale, ni de ces petits nodules comme en ont trouvé plusieurs auteurs dans des cas semblables.« On trouve parfois chez les blépharo-chalaziques une anomalie à laquelle les auteurs allemands ont donné une importance capitale en relation avec le blépharo-chalazis.Il s\u2019agit de cette plicature de la lèvre supérieure que ces auteurs appellent \u201cDoppe-lippe\u201d et qui apparaît surtout dans le sourire.Ce caractère, que l\u2019on voit assez souvent chez des individus par ailleurs normaux, est très peu apparent dans notre cas.Nous sommes loin de ces cas extrêmes où cela constituait une véritable infirmité; j'ai même souvenance d\u2019une jeune fille qu\u2019il fallut opérer tant cette double lèvre était disgracieuse.La glande thyroïde n\u2019est ni apparente ni palpable.I] n\u2019y a pas de tremblement L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA NN des mains, et le pouls est de 80.Il n\u2019y a pas frilosité anormale.Notre malade n\u2019est pas une nerveuse.Ses réflexes sont normaux sans vivacité remarquable.Il n\u2019y a pas d\u2019histoire d\u2019allergie.Jamais d\u2019éternuements, jamais d'urticaire.Elle nous déclare n'avoir jamais eu d\u2019œdèmes même fugaces du côté des yeux.Tout ce que le questionnaire le plus serré nous apprend, c'est que deux ou trois fois par année il lui arrive d\u2019avoir au niveau des paupières des démangeaisons.Par ailleurs elle a parfois la sensation que ses paupières sont collées, ce qui la pousse à se frotter les yeux; mais rien de tout cela n\u2019est exagéré.Elle n\u2019a pas dans la peau ablominale de vergetures qui indiqueraient une rupture facile du tissu élastique bien qu\u2019elle ait déjà été plus grasse qu'aujourd'hui.La poitrine est d\u2019une fermeté normale.Le système pileux est normal.Le cheveu, châtain, est plutôt fort.Elle a été réglée à l\u2019âge de treize ans et souffre rarement au moment de ses époques.Sa taille est de cinq pieds et quatre pouces, ce qui me paraît légèrement au-dessus de la moyenne chez les Canadiennes.Son poids est de cent seize livres, ce qui est un peu faible.Elle n'a jamais eu d\u2019enflure aux pieds, et lorsqu\u2019il lui est arrivé d\u2019avoir à faire faire des analyses d'urine, ces examens ont toujours été négatifs.Bref, elle semble en santé parfaite.Il n\u2019y a de particulier dans son histoire que l\u2019excision, l\u2019an dernier, d'une petite masse de tissu à l\u2019intérieur de la lèvre inférieure, masse de la grosseur d\u2019une cerise, rouge, sessile, qui existait à la suite d\u2019une mauvaise cicatrisation après morsure par un chien, dans son enfance.Je disais tout à l\u2019heure qu\u2019elle n\u2019avait jamais présenté d\u2019ædème des paupières.À la vérité elle déclare qu\u2019il lui est arrivé au moment des règles de voir ses paupières très légèrement gonflées.Il me semble que, dans ce cas, il ne pouvait s'agir d\u2019une œdème véritable puisque, étant donné la laxité des adhérences avec le plan profond, cet œdème lui eût donné un aspect tel qu\u2019elle eût immédiatement demandé une intervention qui la libérât de son infirmité.Le diagnostic évident est celui de: Blépharo-chalazis.Son blépharo-chalazis est-il congénital?En tout cas, il était très peu apparent dans le bas âge.T1 s\u2019est développé surtout à l\u2019époque de la croissance et de la puberté, et a continué à s\u2019accroître depuis.Je lui demande alors, par habitude, si elle a connaissance que quelque membre de sa famille soit porteur d\u2019une chose de ce genre.et C\u2019est alors que j'apprends les faits suivants : Mlle C.S.a neuf frères.Tous ont plus ou moins le même défaut physique quoique pas un n\u2019en soit porteur à un degré aussi nuisible qu\u2019elle.Ils tiennent cela, dit-elle, de leur mère, dont les yeux ont le même aspect.Dans la même génération elle a, d\u2019un frère de sa mère, six cousines dont les quatre qu\u2019elle connaît ont toutes le même défaut.D'une sœur de sa mère, trois cousines et deux cousins; sur ces cinq elle n\u2019en connaît que trois, et tous les trois sont porteurs de blépharo-chalazis.Un autre frère de sa mère a eu neuf enfants dont elle ne connaît aussi que trois, mais porteurs du même 728 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA défaut.Elle n'en connaît aucun qui ne l\u2019ait pas.Elle sait avoir, en plus, seize cousins au second degré sur lesquels il nous est impossible de rien trouver.Nous avons donc de cette génération quarante-six individus de même souche; nous en connaissons vingt-deux qui portent tous le stigmate familial.Nous avons examiné la mère: elle est en excellente santé.Agée de cinquante-deux ans, elle a un aspect plutôt floride, sans lésions thyroïdiennes, sans plicature des lèvres, sans œdème.Du côté des yeux, la laxité des paupières s\u2019est naturellement exagérée avec la maturité.La patte d\u2019oie est beaucoup plus prononcée qu\u2019il ne serait normal à son âge.Il ne manque pour avoir l\u2019aspect typique du blépharo- chalazis que l'hypervascularisation.Les autres particularités sont présentes, soit la paupière en rideau et l\u2019aspect scrotal de la peau.= Un fils, Fr, âgé de dix-huit ans, a des paupières en Llouse à un point extrême.Dans le regard en face, la peau vient reposer sur les cils.Dans l\u2019abaissement du regard, on aperçoit bien les plis horizontaux que forme la peau lâche, et si l\u2019on tire cette peau on y voit mille petits plis aux directions variées.Il y a peut-être une légère différence de teinte entre cette région et la voisine.Chez ce dernier malade, la plicature de la lèvre existe à un faible degré.Tout ce que l\u2019examen a révélé par ailleurs est la présence de traces d\u2019albumine dans l\u2019urine.Il n\u2019y a aucun signe de thyroïdisme.L'observation du second frère ne fait que répéter la précédente, avec en moins l\u2019albuminurie.Par la mère, nous passons à la génération précédente; la mère a trois sœurs et sept frères.Elle se souvient parfaitement que huit avaient des paupières suffisamment anormales pour que, maintenant que j\u2019attire son attention, elle puisse se rappeler qu\u2019ils étaient porteurs de blépharo-ohalazis.Elle se souvient mal des deux autres qu'elle a perdus de vue depuis très longtemps.Dans la même lignée, la mère a, du frère de son père, trois cousins et deux cousines tous marqués; d\u2019un autre oncle, huit cousins également anormaux.Enfin, un autre cousin au même degré a la même chose.Ainsi donc, dans cette génération, il s\u2019agit de vinot-cinq individus; elle se souvient de dix-huit et tous portent le même caractère.À la troisième génération, celle du grand-père de notre malade, nous trouvons à ce grand-père sept frères dont cinq sont reconnus comme anormaux, tandis que pour deux d\u2019entre eux elle ne peut rien avancer.Donc, et pour résumer, nous avons en tout soixante-dix-neuf individus; nous avons des détails sur quarante-sept d\u2019entre eux, et ces quarante-sept personnes, s\u2019échelonnant sur trois générations, ont toutes la même laxité des paupières, chose que j'ai pu vérifier sur les photographies qui ont été en ma possession.Cela est amplement suffisant, croyons-nous, pour permettre d\u2019affirmer que, dans le cas actuel du moins, le blépharo-chalazis a été nettement héréditaire.Nous revien- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 729 » drons tout a lheure sur cette question quand nous parlerons de l\u2019histologie du blépharo-chalazis.Voici d\u2019ailleurs l\u2019arbre généalogique de la famille M.qui est la famille maternelle de notre cliente.Nous avons indiqué par un cercle ceux qui seraient porteurs de blépharo-chalazis: et par un point d\u2019interrogation ceux sur lesquels nous n\u2019avons pas de détails et dont nous ne savons pas s\u2019ils sont normaux ou anormaux.Nous nous sommes contentés en outre d\u2019indiquer le sexe des individus en ajoutant une ligne transversale pour les femmes.Disons tout de suite que les mariages des membres de la famille M.ne se sont jamais faits à des individus de sans différent présentant la même anomalie.BLEPHARO-CHALAZIS FAMILLE M I homme è porteur de blépharo-chalazis p femme ?ignoré Sete cas total: 51/79 TT TTT CLP LILI] TTI [TITIIZTT 1] TA OUT ETE FAI Avant d\u2019entrer dans les considérations très intéressantes que suscite cet arbre généalogique, nous donnerons la définition du blé- pharo-chalazis telle que nous la trouvons dans le manuel classique de Fuchs, auquel il faut toujours recourir: \u201c.La peau de la paupière supérieure est devenue si mince qu\u2019elle se prend en de très nombreux plis minces et ressemble à du papier de soie froissé ; par l\u2019élargissement du calibre des nombreuses petites veines superficielles, elle gagne un aspect rougeâtre.En raison de sa flaccidité et de sa faible adhérence, elle pend comme une poche; mais le bord de la paupière est à sa hauteur normale.\u201d Depuis cette époque nous n\u2019avons véritablement rien acquis.Fuchs ajoute en effet: \u201cCette altération se développe dans le cas 730 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA où les œdèmes de la paupière se sont fréquemment succédé, par exemple, après des œdèmes nerveux récidivants où la peau s\u2019est distendue et a perdu son élasticité\u201d (p.628).Cette dernière affirmation du vieux maître allemand est à tout le moins sujette à controverse.Et si les auteurs assez souvent ont fait appel à cette explication, cela n\u2019a jamais été dans leur esprit, apparemment, qu\u2019une hypothèse cachant le fait que nous ignorons tout de la genèse de cette curieuse affection.Pour revenir à notre cas, ou plus exactement à notre arbre généalogique, notons les faits suivants, qui nous paraissent d\u2019importance primordiale : 1° Le sexe semble n\u2019avoir aucune importance.Nous trouvons en effet dans la famille en cause treize individus femmes et cinquante et un individus hommes.2° La transmission \u2014 puisque transmission il semble y avoir \u2014 a lieu indifféremment par la mère ou par le père.Ces constatations entraînent immédiatement les précisions suivantes : a) La tendance héréditaire au blépharo-chalazis ne présente aucune particularité dans la transmission, au contraire de certaines autres maladies transmissibles, comme l\u2019hémophilie, qui, on le sait, est léguée par les femmes.b) Cette hérédité ne semble pas suivre les lois mendéliennes.Nous disons: ne semble pas suivre, sans pouvoir en avoir la certitude puisque nous ne saurions remonter jusqu\u2019à la source.Il est possible, évidemment, qu\u2019il s\u2019agisse là d\u2019un caractère dit dominant, sans que nous ne puissions rien affirmer.Mais il est pour nous une constatation de valeur absolument majeure qui découle de cette série de cas.L\u2019opinion générale verrait dans le blépharo-chalazis, ou plus exactement le relâchement de la peau des paupières, une suite mécanique d\u2019ædèmes récidivants.Cette explication ne saurait jouer dans le cas actuel à moins que, remontant plus loin, nous ne considérions cet œdème lui-même que comme un effet dont la cause se trouverait une tare héritée.Ainsi nous devons, nous semble-t-il, définitivement écarter l\u2019hypothèse soit d\u2019œædèmes dus à des maladies rénales, soit d\u2019æœdèmes dus à une maladie infectieuse ou autre.Bien que le peu d\u2019évidence du symptôme dans l\u2019enfance ne nous permette point d\u2019être catégorique, il semble bien, d\u2019après les L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 731 témoignages des parents des malades, que même dès la naissance les nouveau-nés de cette famille étaient porteurs d\u2019une tendance au blépharo-chalazis qui allait s\u2019accentuant à mesure qu\u2019ils avançaient en âge, pour subir une aggravation plus évidente à ce moment que l\u2019on peut considérer à son gré comme celui de la puberté ou celui de la croissance maxima.Cette dernière réserve me paraît avoir une importance particulière.On conçoit très bien, en effet, que le seul fait de joindre l\u2019accroissement du blépharo-chalazis à la puberté laisse croire qu\u2019on a dans l\u2019esprit une relation entre la lésion et les glandes endocrines sexuelles dont l\u2019importance à cette époque est évidemment extrêmement grande et domine peut-être toute l\u2019évolution corporelle.Que si, au contraire, on parle de l\u2019époque de la croissance, c\u2019est aux organes qui régissent le développement général du corps qu\u2019il faudrait s\u2019adresser, soit à la pituitaire et aux autres glandes dont le rôle est moins bien connu.Il semblerait que nous devions écarter comme agent le thymus, puisque dans le cas de Mlle C.S.la lésion a continué d\u2019augmenter alors que cet organe avait depuis longtemps cessé d\u2019avoir de l\u2019importance.Cependant, nous ne saurions être trop affirmatif sur ceci.Il est possible qu\u2019une fois abolie l\u2019élasticité des fibres normales de la paupière, cette extension ait continué à se faire sans que le ou les agents qui auraient déclanché le syndrome continuassent nécessairement à agir.Toutes ces questions d\u2019hérédité humaine sont d\u2019ailleurs infiniment complexes et nous sont rendues telles par la longueur du temps qui sépare les différentes générations.L\u2019étude de l\u2019hérédité chez l\u2019homme est à peine esquissée ; elle ne saurait être assez précise pour permettre d\u2019établir dans le détail une théorie de l\u2019hérédité des caractères humains.Au lieu qu\u2019elles sont basées sur des individus aux générations rapprochées, comme le poids dans le règne végétal, ou la drosophile dans le règne animal.Nous savons d\u2019ailleurs que les lois de Mendel au sujet de la transmission héréditaire des caractères chez les espèces animales et végétales n\u2019ont pas l\u2019absolu qu\u2019on leur avait attribué autrefois.Le Dantec a démontré que ces lois ne sauraient s\u2019appliquer qu\u2019à des caractères surtout ornementaux, tels que la couleur des yeux ou des plumes, la forme florale ou foliale, tandis que les détails de construction profonde semblent y échapper relativement.Or, dans toutes les histoires de cas de ce genre que nous avons relevées dans la littérature, il est un fait remarquable : c\u2019est qu\u2019il n\u2019est 732 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA presque jamais question de parents.Il serait peu scientifique de supposer, parce qu\u2019il est venu à notre connaissance une série de cas où l\u2019hérédité est nettement visible, de supposer, disons-nous, que l\u2019hérédité puisse être mise en cause dans tous les cas de blépharo- chalazis.Nous n\u2019affirmons pas que le blépharo-chalazis soit une maladie héréditaire, mais ce que nous pouvons affirmer, c\u2019est que dans le cas de Mlle C.S.et des siens la tendance au blépharo-chalazis était nettement héritée.En tout cas, cela nous pousse à souhaiter que les auteurs rapportant un de ces cas fassent plus souvent porter leur investigation du côté des antécédents familiaux.Cela est indispensable si jamais nous voulons faire la lumière sur le mystère qui entoure cette anomalie.Tandis que rien de ce que nous révèlent ou le cas présent ou les cas rapportés par les auteurs, ne nous permet d\u2019ajouter un argument pour ou contre l\u2019hypothèse d\u2019une intervention des glandes endocrines, à moins qu\u2019on n\u2019admette qu\u2019il se soit agi d\u2019une anomalie de ces mêmes glandes transmises par hérédité.Il est entendu que les cinquante-neuf individus mentionnés dans l\u2019arbre généalogique ne sont pas tous atteints au même degré.D\u2019après les renseignements qui nous ont été donnés, il en est peu qui seraient porteurs du blépharo-chalazis classique extrême.Il semble s\u2019être agi pour la plupart d\u2019une distension anormale de la paupière supérieure, dont les plis retombent sur les cils.Cependant, pour la mère et la fille et deux fils que nous avons examinés, nous avons bel et bien retrouvé l\u2019aspect scrotal de la peau et le fin lacis vasculaire typique des cas extrêmes.Et ceci nous amène à un point qui est pour nous d\u2019une importance majeure.Les auteurs ne s\u2019entendent pas tous sur la définition du blépharo- chalazis.Leur opinion se résume à ce qu\u2019en dit Morax: \u201cLe blépharo- chalazis (Fuchs) semble se rapprocher des lésions que les dermatologistes décrivent sous les noms de dermatolysis (Alibert), chalazo- dermie, géromorphisme cutané (Charcot et Souques).L\u2019affection débute assez souvent dans le jeune âge; son développement peut être progressif.La peau des paupières supérieures présente une teinte érythémateuse, puis forme un pli permanent qui en retombant peut recouvrir les cils, la fente palpébrale et même la paupière inférieure.Lorsque le repli est constitué, la peau peut être normale ou rosée ; le plus souvent on note une forte dilatation des veines superficielles et une gêne fonctionnelle légère.\u201d On remarquera que Morax dit: \u201cLe plus souvent il y a une forte (listension des veines superficielles.\u201d Dans son esprit il semble bien PIES AANA ee = sn L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 733 que ce symptôme ne soit pas indispensable.De même, dans les trois cas de blépharo-chalazis rapportés par Benedict, il semble bien, d\u2019après les photographies, que ces trois cas présentent un simple relâchement, bien que très abondant, de la peau des paupières supérieures.Disons tout de suite qu\u2019il nous semble que l\u2019étude du blépharo- chalazis eût fait un grand pas en avant si on avait songé à une relation possible entre cette affection, atteinte extrême, et une anomalie très fréquente des paupières supérieures, ce qu\u2019on appelle communément l\u2019œil poché (baggy eyelids).Nous donnerons plus tard les considérations anatomiques qui nous font pencher vers un rapprochement entre deux états dont le premier ne serait que l\u2019exagération du second.À l\u2019appui de cette façon de voir on apporterait, nous semble-t-il, une preuve importante si l\u2019on citait des cas intermédiaires et si, dans une famille où l\u2019on trouverait la simple blouse des paupières supérieures chez un grand nombre de sujets, on en trouvait dont la peau se serait relâchée, en même temps qu\u2019elle présenterait l\u2019ébauche d\u2019un réseau vasculaire apparent.Or ce cas nous l\u2019avons trouvé, et c\u2019est précisément l\u2019auteur.L\u2019auteur de cet article appartient à une famille qui a hérité, du côté paternel, cette distension des paupières supérieures que l\u2019on retrouve chez tous les membres.Nous n\u2019avons pas cru devoir, dans ce cas, encombrer notre mémoire d\u2019un second arbre généalogique, le premier suffisant amplement à notre démonstration, et ayant en outre l\u2019avantage de comporter trois cas au moins de blépharo-chalazis rigoureusement classique dont tous les symptômes sont apparents à l\u2019extrême.Les photographies de l\u2019auteur lui-même n\u2019apporteraient qu\u2019un document bien inutile, les lésions, à part le relachement en rideau, étant si peu marquées qu\u2019elles ne peuvent être constatées que sous un éclairage puissant.* * + Quels sont les caractères qui permettent de reconnuître le blépharo-chalazis ?Si l\u2019on ne tient compte que des définitions données par les auteurs, la réponse semblerait facile.On pourrait se contenter de recourir à la plus vieille définition que nous ayons, celle de Sichel (1844) : \u201cLe ptosis atonique, qu\u2019il soit complet ou incomplet, se reconnaît aux caractères suivants: la peau de la paupière supérieure est flasque, 734 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA ridée, parfois même plissée transversalement: elle peut quelquefois pendre au-devant du tarse, en forme de pli transversal qui descend au-dessous de son bord libre.Lorsqu\u2019on l\u2019a pincée entre deux doigts pour y former un pli, celui-ci ne s\u2019efface que lentement, souvent même seulement après que la paupière a été entr\u2019ouverte et refermée à plusieurs reprises.Cette affection est tantôt congénitale, tantôt acquise à la suite d\u2019ædèmes chroniques des paupières, de l\u2019emploi prolongé des émollients, ete., ou de causes inconnues.\u201d Il en va bien autrement si l\u2019on fait le relevé des cas publiés à date.Nous nous sommes donné la peine d\u2019étudier tous ceux dont nous avons pu nous procurer la description.Disons en passant que nous en avons profité pour donner une bibliographie du blépharo- chalazis la plus complète qu\u2019il nous a été possible.Cette bibliographie n\u2019existait jusqu\u2019ici que fragmentaire.On trouve parmi les cas cités une grande variété.Un grand nombre, bien entendu, présentent tous les caractères du blépharo- chalazis qui sont ceux que décrit Sichel, à quoi il faut ajouter la vascularisation anormale.Mais à côté de ceux-là nombre de cas rapportés par les auteurs sont bien plutôt des cas de \u201cpaupière en blouse\u201d.Nous aurions pu être tenté de distinguer entièrement entre ces derniers cas et le blépharo-chalazis typique, si la série de cas que nous possédons aujour- d\u2019hui ne nous forcait à établir une relation très nette entre deux états par ailleurs voisins.C\u2019est pourquoi nous envisagerons la classification des anomalies de l\u2019élasticité de la peau des paupières de la façon suivante : Premier degré.Paupières en blouse.Dans ces cas toute la peau située au-dessous du pli de passage est gonflée.Elle est lisse, de coloration à peu près normale.La perte d\u2019élasticité en est faible.La blouse ainsi formée peut contenir de petits nodules de graisse et peut aussi recéler une glande laerymale ptosée.Juste au-dessous du pli de passage, la peau forme cependant un ou plusieurs replis de profondeur anormale, replis qui persistent dans l\u2019occlusion des paupières.tandis que sur une paupière normale la peau s\u2019étale sur la convexité du globe oculaire.L\u2019aspect scrotal, s\u2019il existe.est à peine esquissé.Faits importants pour nous, le pli tarsal ou de passage est bas situé, à moins de sept millimètres au-dessus du bord ciliaire.Dans le regard en face la convexité de la blouse vient porter sur les cils. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA (30 Deuxième degré.Dans les anomalies du deuxième degré, on retrouve les caractères ci-dessus signalés.Cependant l\u2019étirement plus marqué de la peau palpébrale entraîne, en outre, d\u2019abord la formation de plusieurs replis horizontaux parallèles, ensuite la formation d\u2019un réseau de petites rides entremêlées qui donnent à la peau un aspect scrotal en méme temps qu\u2019une coloration un peu plus foncée.Troisième degré.Le troisième degré est le véritable blépharo- chalazis.C\u2019est cet état dont Fuchs donne la définition connue : \u201cDans le blépharo-chalazis (yxkæctç, relâchement), la peau de la paupière est devenue si mince qu\u2019elle se prend en de nombreux plis minces et ressemble à du papier de soie froissé; par l\u2019élargissement du calibre des nombreuses petites veines superficielles, elle gagne un aspect rougeâtre.En raison de sa flaccidité et de sa faible adhérence, elle pend comme une poche ; mais le bord de la paupière est à sa hauteur normale.\u201d En plus des caractères attribués aux deux variétés précédentes, on trouve ici quelque chose de très particulier: cette vascularisation superficielle qui donne à la peau un aspect sur lequel il est impossible de se méprendre.L\u2019intérêt de cette division est à nos yeux double.Elle permet de faire le départ entre les différents degrés de ce qui est pour nous un même état.Elle établirait en outre une relation qui, disons-le tout de suite, est pour nous certaine, entre des lésions que l\u2019on n\u2019a pas songé jusqu\u2019ici à rapprocher.Nous voulons parler de la paupière en blouse, état en général héréditaire, extrêmement fréquent, et le blépharo-chalazis.C\u2019est de cette classification que nous nous servirons pour la liste comparative des cas publiés jusqu\u2019ici.Si nous faisons volontiers ce rapprochement, c\u2019est que nous pouvons rencontrer tous les cas intermédiaires entre le blépharo- chalazis du troisième degré et l\u2019état normal.Chez les cas de la famille M., la peau des paupières présente plutôt en général l\u2019aspect du blépharo-chalazis du deuxième degré.# * *» Des cas parus jusqu\u2019ici \u2014 nous en avons relevé 93 \u2014 tous malheureusement ne sont pas suffisamment détaillés.Il en est même dont nous avons trouvé la mention sans savoir exactement où l\u2019auteur qui le citait l\u2019avait prise.Enfin, certains cas publiés n\u2019ont pu être lus par nous malgré tous nos efforts pour en obtenir le texte. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Dans le tableau suivant nous indiquons pour chaque cas, si possible, le nom de l\u2019auteur, le sexe du malade, son âge au moment de l\u2019examen, l\u2019âge où la maladie a été remarquée pour la première fois, le degré selon la classification que nous avons exposée plus haut, un résumé des constatations histologiques le cas échéant, enfin, ce que son histoire pourrait avoir d\u2019intéressant par ailleurs.Si nous nous sommes imposé un pareil travail, c\u2019est qu\u2019il nous paraît utile pour lutter contre certaines opinions comme, par exemple, celle qui veut que presque tous les individus atteints soient du sexe féminin, ou celle qui veut à toute force voir une relation constante entre la glande thyroïde et le blépharo-chalazis.Etio- Auteur Age Sexe Début Degré Particularités logie Alibert 17 5-7 Andrieux ?Angelucei ?Ascher 16 p.enf.\u2014 42 ?Ayres 25 Bach 6 Black ?Bedell 16 Behrens 26 \u2014 37 \u2014 44 Benedict Goitre.Thyroïde.Goitre, doppellippe.Thyroïde.Paupière inférieure.\u2014 Ptose œil droit.\u2014 Ptose.Endocrinien.Allergie.Allergie.Allergie.19 NS co co de | - wo DD \u2026 | Bes eo OB Endocrinien.Bettman Biondo Black Boyd Bulfill Chiarini Sénilité.Œil droit seul.Ptosis.(Edéme.Ptose.fd fd Héréditaire?Ptose de la glande lacrymale.\u2014 Coppez Cavaniglia Cronsdet Dalen De Berardinis Eigel Feig Ferh.Friedenwald Fuchs Galezowski Gaucher et Gougerot 24 Ginestous 22 Glifford 12 Haab et Terson 26 \u2014 30 Hambresin 17 Hartman 12 Jamais d\u2019œdème.Angio-neu.Doppellippe.Thyroïde.\u2014 Angio-neu.M ?F M F ?F M F F F M ?M F F F ?F ?M M F M F F M F M DO NO Go 19 19 + me DO C5 0 19 me SD C9 +5 DO DO 0 + + © vs | 5 = (Œdèmes.Œil gauche seul.Urticaire.Congénital.= Graisse molle.Doppellippe.Goitre.Exophtalmie B.C.Od.Surtout glande lacrymale.\u2014 Angio-neu.tas 0 M2 Hi] 9 5 09 ID +0 WW eo Heckel 19 Hersberg 15 Jenison 13 Lafon et Villemonte 43 + df SW La [w= Auteur Age Sexe Lodato 20 F \u2014 20 F Loeser 13 M Margerin et Plique ?F Miglieta 51 F \u2014 62 F \u2014 30 F \u2014 25 F Oré 23 M.Paltracca ?1?Pick 15\u2019 M Proust 21 M \u2014 17 F Randolph 15 F Rohmer 25 F \u2014 16 F \u2014_\u2014 11 F \u2014 62 F Rollet et Grenet 15 M Rosenstein 16 F Schmidt- Rimpler 19 F Sepheson 7 2 Shoemaker 19 F Schreiber 50 F Sichel 50 F Schimeni ?Scrini 18 M Sichel 50 F Stall 25 F Stein 40 M \u2014 38 M Stieren 19 F \u2014 14 F Stock ?M \u2014 ?M \u2014 ?M \u2014 ?M \u2014_\u2014 9 F \u2014 9 F -\u2014 ?F \u2014 ?F Terson 18 F \u2014 20 M Towbin et Adamik 16 M \u2014 19 M \u2014 17 M \u2014 21 M \u2014 18 F Van-Lint 8 M Verloff et Friedenwald 20 ?Wagenman 5 ?Weidler 16 F \u2014 14 F Weve 27 M Wirth ?L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Début Degré 8 13 enf.naiss.?10 Pub.18 enf, +3 +5 +9 3 q.années av, l4 18 1 11.ë > HS 3 90 =D 0 eo IN es QOD 00 so = CODD CODD 3 2 1 DO DN DOD C2 = 20 DD DOD C9 +5 +5 +5 +0 +5 +5 +5 9 DD W Ww LOND +0 WW ea GS +9 +5 +9 +0 +0 D\u2026+\u2026NNEN Particularités Ptose œil droit.Jamais œdème.Héréditaire.Ptose glande lacrymale.Héréditaire.Ptosis.Examen histologique.Jamais d\u2019œdème.Démangeaison.taire.Glande lacrymale.Graisse.Graisse orbitaire.Hernie graisse orbitaire.Hernie graisse orbitaire.Doppellippe.Hernie graisse orbitaire.Ptose glande lacrymale.Glande lacrymale; paupière inférieure.Monoculaire.Glande lacrymale; paupière inférieure.Glande lacrymale; paupière inférieure.Droit plus que le gauche.Doppellippe.Doppellippe.Doppellippe.Doppellippe.Doppellippe.Doppellippe.Doppellippe.Doppellippe.(il gauche seulement.Œdèmes.Doppellippe.Goitre.Héréditaire.Hernie glande lacrymale.Doppellippe.Goitre.Héréditaire.Graisse orbi- 737 Etio- logie Amincie.Amincie.Thyroïdien.Angio-neu.Angio-neu.Thyroïde.Thyroïde.Thyroïde.Thyroïde.Histologie | 1 ||] wma wal 11111 A HA un L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Ce tableau pourrait paraître bien long; il contient en effet la mention complète, selon que nous avons pu la relever, des quatre- vingt-treize cas publiés à date, auxquels nous n\u2019avons pas cru devoir pour le moment ajouter les nôtres.L\u2019utilité d\u2019un pareil tableau est dans le fait qu\u2019il nous permet d\u2019établir différentes modalités en nous basant sur la statistique.De ces modalités, les principales sont, à notre avis, les suivantes: le sexe du sujet, l\u2019âge où la lésion a été remarquée pour la première fois, le degré (selon la classification que nous avons établie plus haut), enfin les différentes lésions concomitantes ainsi que diverses particularités.Sexe.Tous les auteurs semblent être sous l\u2019impression que le sexe féminin est particulièrement touché par le blépharo-chalazis.Or, notre tableau montre que sur quatre-vingt-treize cas, trente-quatre sont des hommes, quarante-cinq des femmes, tandis que nous n\u2019avons pu connaître le sexe dans quatorze cas.Dans 79 cas où le sexe est déterminé, 43% sont donc masculins et 57% des cas, féminins.Devant ces chiffres, nous ne croyons pas devoir parler de prépondérance marquée en faveur des femmes ! Degré.Sur quatre-vingt-treize cas, en autant que nous avons pu comprendre par les descriptions données par les auteurs, nous avons eru devoir en classer sept parmi les cas du premier degré, trente du deuxième degré, et 25 du troisième.Il reste trente et un cas dont la description insuffisante ne nous a pas permis classement.Pour nous, les cas du premier degré ne sont pas des cas de blépharo-chalazis typique.Il n\u2019est pas impossible que nous soyons là à un stade de début.D\u2019autre part, il s\u2019agit apparemment de simples cas d\u2019yeux pochés, tel qu\u2019on en rencontre journellement dans la rue.Les cas du deuxième degré correspondent à la définition qu\u2019avait donnée Sichel du ptosis atonique.En se reportant à notre classification on verra qu\u2019il y manque pour correspondre à la définition de Fuchs la dilatation du réseau vasculaire palpébral superficiel.Si l\u2019on cherchait bien, on trouverait une multitude de ces cas; tout cela est une question de degré, et l\u2019on peut trouver facilement tous les stages intermédiaires entre l\u2019état normal et le blépharo-chalazis du deuxième degré si nous devons lui conserver le terme de blépharo-chalazis.Pour nous, seuls les cas du troisième degré sont des cas de blépharo-chalazis typique.Comme nous le disons plus haut, on y trouve tous les caractères communs aux deux premières catégories avec en plus la dilatation du réseau vasculaire. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 739 De sorte que nous restons avec vingt-cinq ans de blépharo- chalazis complet et typique.ANATOMIE Dans l\u2019étude des cas de blépharo-chalazis publiés jusqu\u2019ici, on s\u2019est occupé des lésions anatomo-pathologiques, on a examiné les glandes endocrires, on a cherché dans les commémoratifs les causes originelles possibles.Le passé et le présent des malades ont été fouillés.Il n\u2019y a que deux points qui me semblent avoir été négligés : l\u2019étude des ascendants et l\u2019étude de l\u2019anatomie normale de la région.Et pourtant cette dernière étude me paraît devoir nous éclairer singulièrement sur la genèse du blépharo-chalazis.Comme on le verra plus loin, on trouve dans la région un certain nombre de particularités anatomiques dont l\u2019absence ou les anomalies sembleraient devoir faciliter singulièrement l\u2019apparition d\u2019une telle lésion.Bien entendu, cette étude doit porter sur la région même, extrêmement limitée, où se produit le phénomène: soit autour et au- dessus du sillon palpébral.L'étude de l\u2019anatomie de la région nous apprend ce qui suit.On y verra nombre de faits extrêmement intéressants.Nous laissons de côté, bien entendu, la région sourcillière, de même que celle du bord libre des paupières.Il serait inutile aussi de nous intéresser à ce qui se trouve en arrière du tarse, puisque rien de ce côté ne paraît se passer dans le blépharo-chalazis.D\u2019arrière en avant à partir du tarse, nous avons les plans suivants : 1° Un plan fibro-musculeux comprenant au-dessus du sillon palpébral supérieur, l\u2019orbiculaire des paupières, et au-dessous de ce sillon les fibres d\u2019insertion cutanées du releveur de la paupière supérieure.Dans ce même plan on trouve juste au-dessus du tendon d\u2019insertion un prolongement palpébral du septum orbitaire.2° Une couche de tissu cellulaire lâche où s\u2019entremêlent un certain nombre de fibres élastiques sans disposition très précise \u2014 nous en reparlerons \u2014 mais dont beaucoup unissent la face profonde de la peau avec les plans voisins.3° La peau. 740 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1° a) Le muscle releveur de la paupière Les insertions antérieures de ce muscle sont cutanée et tarsale.Cette insertion cutanée, très étendue chez l\u2019homme et de beaucoun plus importante chez lui, se fait à la peau de la paupière supérieure sur une étendue variable qui va du bord libre de la paupière jusqu\u2019à un ou deux millimètres au-dessous du sillon palpébral supérieur.Les anatomistes donnent comme hauteur à cette insertion une moyenne de un centimètre (8 à 12 millimètres, pour préciser).En réalité il nous paraît que cette hauteur varie de façon plus marquée; sur 100 individus que nous avons examinés, nous avons trouvé comme minimum 5 millimètres de hauteur et comme maximum 14.Les fibres d\u2019attache du releveur s\u2019insinuent à travers les faisceaux de l\u2019orbiculaire.On conçoit que ces fibres soient plus obliques vers le bas, dans la région du bord libre; tandis qu\u2019elles tendent de plus en plus vers l\u2019horizontale à mesure que l\u2019on se rapproche du sillon palpébral.Il va aussi de soi que la traction exercée par ces fibres sera d\u2019autant plus forte et précise que ces fibres elles-mêmes seront plus horizontales, que l\u2019on se rapprochera plus du sommet de l\u2019insertion.Cette traction tend à accoler la peau de la paupière au plan profond.Action du releveur Ce muscle, on le sait, relève la paupière abaissée, Pour ce faire, non seulement il tire vers le haut la paupière, mais encore il l\u2019attire en arrière et la peau avec elle.Dans ce mouvement se forme un» gouttière profonde dont le fond est le sillon palpébral, tandis que les parois sont en haut la portion supérieure et en bas la portion pré- tarsale de la paupière.Tout cela justifie I\u2019opinion de Merkel, que le muscle releveur de la paupicre est avant tout un muscle peaucier.b) L\u2019orbiculaire des paupières Ce muscle circulaire est en méme temps un sphincter et un peaucter.11 est formé de faisceaux musculaires striés et réparti par les anatomistes en deux anneaux séparés par une zone où les faisceaux musculaires sont diminués en volume et en nombre: l\u2019anneau périphérique qui, dans la paupière supérieure, s\u2019étend de la région du L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 741 sourcil jusqu\u2019à deux ou trois millimètres au-dessus du sillon palpébral et qui est formé de faisceaux plus nombreux, plus gros, et d\u2019une teinte plus foncée que ceux de l\u2019anneau central; et ce dernier qui, lui, occupe toute la région pré-tarsale de la paupière.En effet, c\u2019est au niveau des deux sillons palpébraux supérieur et inférieur que ce muscle atteint sa plus grande minceur et sa plus petite densité.2° Couche cellulo-conjonctivale Cette couche n\u2019a, du côté de l\u2019œil, à peu près rien de particulier.On n\u2019y trouve à peu près pas de graisse.On y rencontre là comme ailleurs des fibres élastiques en nombre variable.À ces fibres élastiques communes à tout le corps s\u2019ajoutent ici les fibres d\u2019insertion tendineuses du releveur de la paupière qui unissent étroitement la partie profonde du derme avec les plans sous-jacents.Terson a vu un certain nombre de fibres musculaires lisses reliant le derme à la profondeur.Pour d\u2019autres ce seraient là simplement de fines fibres striées, expansions cutanées de l\u2019orbiculaire.Comme attache de la peau à la profondeur, on trouve en outre dans ce plan d\u2019abord l\u2019expansion terminale du septum orbitaire ; ensuite une espèce de ligament reliant la peau au fascia antérieur de l\u2019orbiculaire.Disons tout de suite que d\u2019après Charpy \u201cc\u2019est le relâchement de ce ligament qui permettrait la formation du pli tarsal\u201d qui apparaît soit lors d\u2019un fort amaigrissement, soit surtout dans la vieillesse.C\u2019est la présence de ce ligament qui détermine la formation du pli palpébral supérieur.Nous avons done dans ce plan deux étages séparés par le sillon cutané, au dehors; et séparés à l\u2019intérieur de la paupière par le ligament du sillon auquel vient s\u2019ajouter l\u2019expansion terminale du septum orbitaire.3° La peau Au point de vue constitution la peau de la paupière ne présente rien de particulier.En profondeur il ne nous semble y avoir de remarquable que l\u2019absence de plis dermiques au niveau du sillon palpébral supérieur.Par ailleurs les follicules pileux ainsi que les glandes sébacées et sudoripares ne sont pas très fréquents.Cette peau est nettement divisée en deux parties par le sillon.La portion inférieure à ce sillon est lisse et fermement adhérente - 712 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA à la profondeur grâce apparemment surtout à la traction qu\u2019exercent sur elle les fibres d\u2019insertion cutanées du releveur de la paupière.La portion supérieure est de beaucoup plus lâche.C\u2019est de ce côté que se font si facilement soit des œdèmes de diverses origines, soit dans les cas de traumatismes, des épanchements sanguins.Les adhérences y sont si faibles que préparant pour la coupe histologique une paupière supérieure normale, nous n\u2019avons pu éviter le décollement de la portion située au-dessus du sillon, quelque attention que nous ayons portée; tandis que la portion inférieure gardait ses adhérences.Dans la vieillesse, c\u2019est cette partie située au-dessus du sillon qui se plisse abondamment, prend à l\u2019occasion un aspect véritablement scrotal et forme en particulier ce pli appelé vulgairement \u201cla patte d\u2019oie\u201d.Ce sillon orbito-palpébral supérieur (Sappey) ou sillon palpébral supérieur (Charpy) nous paraît d\u2019autant plus intéressant que c\u2019est lui qui sépare de la portion moins adhérente la portion inférieure très adhérente de la peau palpébrale.Or, de même, c\u2019est au-dessus de ce sillon que se produisent et les rides de la vieillesse et le pochage des paupières et le blépharo-chalazis.Le premier et le dernier de ces phénomènes ont leur maximum à un ou deux millimètres au-dessus du sillon.En parlant tout à l\u2019heure du muscle releveur de la paupière, nous avons indiqué que la hauteur de ses insertions cutanées est variable, mais se trouve régulièrement à 1 ou ?millimètres au-dessous du sillon palpébral supérieur.Or, il est un fait remarquable pour nous, et sur lequel nous reviendrons plus loin ; dans tous les cas de blépharo-chalazis que nous avons connus, par photographie ou autrement, de même que dans tous les cas d\u2019yeux pochés, ce sillon nous a paru situé anormalement has sur la paupière.Le sillon disparaît d\u2019ailleurs presque entièrement en apparence du moment que cesse la traction du releveur sur la peau, preuve que ce pli est bien déterminé surtout par l\u2019action du releveur.Aussi bien, chez presque tous les individus, lors du relèvement partiel de la paupière il se forme juste au-dessus du sillon un ou deux longs replis demi-circulaires, au long des deux tiers de la paupière supérieure, et où l\u2019on peut voir une ébauche de petits plis; si bien qu\u2019on les peut considérer comme une minuscule esquisse de blépharo- chalazis.Tous ces différents plans, les tendons, les septums, n\u2019ont pas autant de netteté, ne sont pas aussi individualisés que pourrait le A RIP ESS \u2014 5 EEE L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 743 laisser croire une sèche description.Dans tout cela les fibres museu- laires, élastiques, collagènes, sont disposées de façon apparemment très irrégulière.Mais nous avons résumé ci-dessus l\u2019opinion des anatomistes ; les points mentionnés sont bien suffisamment établis.Nous venons de résumer là les particularités courantes touchant l\u2019anatomie normale de la région qui nous intéresse ; c\u2019est-à-dire de cette région où se passent les phénomènes du blépharo-chalazis.Notons cependant que: 1° Nous différons d\u2019opinion touchant les fibres élastiques de la paupière supérieure, où les auteurs s\u2019accordent en effet à déclarer que dans la région de la paupière supérieure le réseau élastique ne présente aucune disposition particulière ni aucune ordonnance.Des coupes pratiquées sur une paupière normale et examinées au laboratoire d\u2019anatomo-pathologie de l\u2019hôpital Notre-Dame, avec l\u2019aide du Dr Simard, nous ont montré des fibres élastiques affectant une disposition assez nette, surtout dans une coupe longitudinale légèrement oblique.Les fibres élastiques seraient disposées de la façon suivante: dans la partie haute, au-dessus du pli palpébral, elles seraient assez nettement verticales.Nous avons là, en effet, des fibres élastiques fortes et longues réunies en faisceaux et dont très peu seraient disposées sur le plan horizontal.Dans la partie basse de la paupière, au-dessous du pli de passage, ces fibres s\u2019entremêlent pour venir prendre des adhérences soit au niveau des papilles dermiques, soit avec les manchons élastiques qui entourent les bulbes pileux.2° Les papilles du derme se rencontrent normalement dans la région cutanée de la paupière.Elles y sont, en nombre et en profondeur, égales à celles du reste du corps.Il est un point, cependant, où elles paraissent s\u2019aplatir singulièrement jusqu\u2019à disparaître ou à peu près, et ce point ou plutôt cette région est celle du pli de passage et un peu au-dessus.Le mécanisme anatomo-pathologique par lequel nous proposons d\u2019expliquer l\u2019apparition du blépharo-chalazis ne serait pas unique dans l\u2019organisme humain.C\u2019est particulièrement cet étirement de la peau par rupture d\u2019adhérence conjonctivo-élastique avec les plans profonds que l\u2019on retrouve dans une autre partie de l\u2019économie.Là aussi les résultats sont la formation d\u2019une large poche occasionnelle dont la 744 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA seule différence avec le blépharo-chalazis est que ce sac reste pratiquement rempli par une masse grave et qui, le distendant, empêche la formation des plis que nous trouvons à la paupière pathologique ; qui empêche, par conséquent, ce sac de prendre visiblement l\u2019aspect scrotal.: : Nous voulons parler du sein, dont on connaît la tendance à la flaccidité.Le mécanisme de cette chute dans un organe normalement horizontal, ou presque, est connu.On sait que sa peau a avec la profondeur des adhérences solides qui sont des travées fibreuses conjonctivales qu\u2019on appelle crêtes de Duret.Dans l\u2019examen de la peau du sein tombé, on trouve les mêmes ruptures des fibres élastiques que différents auteurs ont trouvées au niveau des paupières atteintes de blépharo-chalazis.Là aussi, ainsi qu\u2019il est normal, les fibres élastiques rompues se disposent en fins réseaux qui présentent l\u2019aspect spiralé ou en vortex.Comme nous venons de le dire, il y a entre le sein et la paupière blépharo-chalazique une différence capitale; car dans le premier cas le sac contiendra toujours la glande mammaire ainsi qu\u2019une quantité plus ou moins grande de tissu adipeux qui distend le sac et étend la peau ; tandis que dans le second cas, le sac est vide.Toute cette longue étude servirait à peu de chose si elle ne devait apporter aucune lumière sur le problème du blépharo-chalazis.Il nous a semblé cependant que nous pouvions nous en servir pour soumettre trois propositions qui sont les suivantes: 1° L\u2019hérédité peut avoir et a probablement dans l\u2019étiologie du blépharo-chalazis une part que l\u2019on n\u2019a pas encore suffisamment admise jusqu\u2019iet; 2° D\u2019après nous, il y aurait un rapport certain entre la difformité minime des paupières qu\u2019est la paupière en blouse et le blépharo- chalazis proprement dit.Il s'agirait là d\u2019une question purement de degré; 3° C\u2019est du côté de l'anatomie de la paupière qu'il faudrail chercher la cause originelle de l\u2019établissement du blépharo-chalazis chez les individus.Pour nous, il pourrait fort bien s'agir d\u2019une disposition anormale des éléments reliant la peau au plan profond; cette disposition pouvant facilement être héréditaire, comme, en d\u2019autres cas, elle peut être fortuite.Il ne nous semble pas que les deux premiers points aient besoin de plus ample démonstration.On trouvera les preuves de ces avancés tout au long de notre travail.=>\" RME + rm L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 745 Quant au troisième, il est bon de donner quelques détails : Pour expliquer l\u2019apparition et l\u2019expansion progressive du blépharo- chalazis chez un individu, il semble que l\u2019admission d\u2019anomalies anatomiques dans la région du sillon palpébral puisse être d\u2019un puissant secours.S1 l\u2019on admet, comme nous l\u2019avons constaté, que dans les cas de blépharo-chalazis le sillon palpébral est abaissé, il s\u2019ensuivrait, selon nous, les anomalies anatomiques suivantes : a) Une insertion anormalement basse des fibres du releveur de la paupière.Cette insertion basse implique l\u2019absence des fibres d\u2019insertion supérieure qui sont naturellement les plus horizontales.À cause de cette horizontalité, ce sont évidemment celles-là qui agissent le plus sur la peau de la paupière pour l\u2019entraîner vers le fond du cul-de-sac formé lors du relèvement de la paupière supérieure.b) L\u2019extension de la plage palpébrale située au-dessus rend plus facile la formation d\u2019une blouse.En effet, c\u2019est dans la plage inférieure que se trouvent les attaches de la paupière avec le plan profond, tandis que dans la région supérieure ces attaches, nous le savons, sont extrêmement lâches.c) Les fibres d\u2019insertion musculaire ne sont pas les seules intéressées par cette répartition différente.Si l\u2019on admet que les fibres élastiques sont plus enchevêtrées dans la portion au-dessous du pli, on comprendra que le fait pour ce pli d\u2019être abaissé diminue encore la hauteur de la portion adhérente de la peau au plan profond.d) Enfin, ce même mécanisme comporte une extension de l\u2019hiatus entre les deux anneaux de l\u2019orbiculaire.Cet hiatus normal où les- fibres sont plus écartées, plus minces et moins fortes, est normalement assez étroit.Il y aurait évidemment élargissement de cet hiatus et augmentation de la déficience de solidité par l\u2019abaissement du pli de passage.Si l\u2019on admet tout ceci, il devient plus facile de comprendre comment la peau de la région située immédiatement au-dessus du pli puisse à la moindre occasion prendre une distension anormale et former le fin réseau variqueux que l\u2019on trouve dans les cas extrêmes.On comprendrait aussi par quel mécanisme la glande lacrymale on la graisse orbitaire peut venir faire issue à travers un barrage qui n\u2019a pas sa solidité habituelle.Quoi qu\u2019il en soit de toutes ces opinions nôtres, elles ne sauraient évidemment donner une solution définitive du problème.Mais outre la nouveauté et l\u2019intérêt que présente cette observation familiale, nous avons cru que nos remarques pouvaient aider à jeter quelque lumière sur un des plus curieux problèmes de la pathologie oculaire. 746 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA BIBLIOGRAPHIE [Quoique très longue, cette bibliographie est publiée parce qu\u2019elle est, croyons-nous, la première bibliographie complète qui soit sur le blépharo- chalazis.] ALIBERT.\u2014 Monographie des dermatoses, tome II, p.719.1835.ANDRIEUX.\u2014 Un cas curieux d\u2019ædème primitif ou essentiel des paupières.Gazette Médicale de Picardie, 1885.ANGELUCCI.\u2014 Un cas de Blépharo-chalazis.Ann.Di.Ophtal., 1905, vol.34.ASCHER.\u2014 Blepharo-chalazis mit struma und Doppellippe.Klin.Monatsbl.F.Augen, 65, 86-96, 1920.AYRES.\u2014 Blepharo-chalazis.Lancet Clinic, 1913.BACH.\u2014 Blepharo-chalazis (7).Arch.I'.Augenh, Liv.73, 1906.BEDELL.\u2014 Blepharo-chalazis: 1 cas.J.A.M.A., vol.LXI, p.1133.BEHRENS.\u2014 Blepharo-chalazis.J.A.M.A., 20 nov.1926.BENEDICT.\u2014 Report of 3 cases.J.A.M.A., 20 nov, vol.87, 1926, p.1735.BERARDINIS.\u2014 Blefaro-calasis.Ann.diottal.Pavia, 1905, XXXIV, 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RECUEIL DE FAITS MÉLANO-SARCOME DU LOBE TEMPORO- OCCIPITAL DROIT.ATROPHIE MUSCULAIRE DU MEMBRE SUPÉRIEUR GAUCHE.PROBLÈME DE L\u2019AMYOTROPHIE PRÉCOCE DANS LES LÉSIONS DU LOBE PARIÉTAL.Par Roma AMYOT, Médecin de l'hôpital Notre-Dame.A la Société Neurologique de Philadelphie, en 1930, Alexander Silverstein attira l\u2019attention sur l\u2019apparition d\u2019une atrophie musculaire précoce et segmentaire au cours de certaines lésions du lobe pariétal du cerveau.Ses constatations étaient basées sur les observations de huit cas de tumeurs situées dans cette région de l\u2019encéphale.En France, Guillain, Petit-Dutaillis et Rouquès signalèrent les constats de Silverstein et, à l\u2019appui, rapportèrent un cas de gliome du lobe pariétal chez lequel les muscles du membre supérieur hétéro- latéral, surtout de la main, étaient considérablement atrophiés.Cette observation des auteurs français tendaient à confirmer l\u2019authenticité de ces phénomènes amyotrophiques observés par l\u2019auteur américain.Tout dernièrement, un travail du service de Guillain, fait par Pitha, contenait trois observations dans lesquelles les mêmes phénomènes amyotrophiques étaient associés à des tumeurs du lobe pariétal.Ces travaux inclinent à attribuer à l\u2019atrophie musculaire précoce, dans le cas de lésion cérébrale, une valeur localisatrice du processus au sein du lobe pariétal.C\u2019est d\u2019ailleurs l\u2019avis qu\u2019émettaient Silverstein et ses collègues américains, Fay et Winkelman, qui commentèrent sa communication.Cette amyotrophie, dans la majorité des cas, siège presque exclusivement au membre supérieur et intéresserait tout particulièrement, dans plusieurs observations, les petits muscles de la main.En plus, elle apparaît de préférence quand la lésion pariétale est tumorale.Elle s\u2019associe aux autres symptômes du lobe pariétal : troubles subjectifs et objectifs des sensibilités; épilepsie jacksonienne L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 751 sensitive ou sensitivo-motrice; hémianopsie; troubles sympathiques sudoraux et vaso-moteurs; et des manifestations pyramidales plus ou moins profondes et précoces dues, soit a des perturbations anatomiques de voisinage, soit à l\u2019extension de la lésion vers le lobe frontal.Le malade dont nous présentons l\u2019observation avait une tumeur temporo-occipitale de l\u2019hémisphère droit.Cette tumeur était infiltrante, comme il fut constaté à l\u2019intervention chirurgicale.Quoique nous ne puissions pas fournir la preuve anatomique péremptoire, nous sommes certain, soit qu\u2019elle comprimait, soit qu\u2019elle infiltrait le lobe pariétal.Notre conviction, à ce sujet, découle directement des signes cliniques évidents et de l\u2019évolution du syndrome neurologique.Aussi, notre observation possède toute la valeur séméiologique que l\u2019on assigne classiquement aux lésions du lobe pariétal du cerveau.Le symptôme, signalé par Silverstein et que notre malade présentait, conserve donc ici son importance démonstrative.Observation.Joseph D., âgé de 45 ans, entre à l'hôpital Notre-Dame le 16 juillet 1932, pour céphalée et douleur au membre supérieur gauche.L\u2019interrogatoire nous fournit plusieurs autres symptômes des plus importants.Ainsi, la douleur au membre supérieur gauche devient parfois into'érable, elle se diffuse jusqu\u2019au cou et détermine de violentes sensations de tiraillement ou de courant électrique parcourant le membre de la racine aux doigts.La douleur se propage, moins violente cependant, jusqu\u2019au membre inférieur du même côté.Elle dure depuis bientôt trois ans.La: céphalées est apparue à une date plus récente.À proprement parler, elle n\u2019ennuie réellement le malade que depuis deux mois et demi.Elle est généralisée à tout le crâne et elle s\u2019intensifie progressivement depuis quelque temps.Depuis environ deux mois, la vision a baissé, la mémoire a peut-être diminué et le malade a été l\u2019objet de 3 crises convu'sives généralisées avec perte de conscience.Depuis un mois, les membres gauches ont perdu de leur vigueur, le membre supérieur étant actuellement pratiquement impotent.Le malade subit, par intervalles, au membre supérieur gauche, des secousses musculaires qui l\u2019agitent brusquement et qui Cép'acent subitement la tête vers l\u2019épaule gauche.L'histoire familiale et personnelle du ma'ade n\u2019offre aucune particularité importante.Aucun membre de sa famille n\u2019est ou n\u2019a été l\u2019objet d\u2019une maladie nerveuse.Fxamen du malade.Tête.\u2014 Légère déviation des traits de la face vers la droite; ils sont d'ailleurs plus accentués du côté droit.Lorsque le malade parle, les lèvres remuent plus activement du côté droit.Fermeture de l\u2019œil gauche plus lente que celle de l\u2019œil droit. 752 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA = Fente palpébrale plus grande à gauche.Réflexes naso-palpébral et de McCarthy symétriques.Quand le malade gonfle les joues, la joue gauche est plus proéminente.Réflexe cornéen moins énergique à gauche.Les sensibilités thermique et tactile sont diminuées sur l\u2019hémiface gauche.Œdème papillaire et péripapillaire bilatéral.Hémianopsie homonyme latérale gauche.Membres supérieurs.\u2014 Droit: normal, sauf pyodermite de l\u2019avant-bras.Gauche: Lésions pyodermiques sur l\u2019avant-bras et le bras, œdème de la main.Fig.1.\u2014 Radio de face.Malade assis.Dilatation appréciable du ventricule latéral gauche.Le ventricule droit est rapetissé, refoulé vers la gauche; il y paraît abaisse. L'UNION MÉDICALE DU CANADA -2 Or co Hypotonie musculaire, hyperextensibilité du triceps.Atrophie musculaire et parésie accentuées.L\u2019hypotonie et l\u2019atrophie intéressent surtout l\u2019épaule et le bras.Pas d\u2019arthrite de l\u2019épaule, qui est très libre.Les réflexes ostéo-périostés et tendineux sont abolis.Sensibilités superficielles et profondes (stéréognosie, sens des attitudes et pallesthésie) très diminuées.Ecartement des cercles de Weber à la main.Main plus froide que la droite.Réflexes abdominaux et crémastérien abolis à gauche.Membres inférieurs.\u2014 Droit: normal.Gauche: Hypotonie.Hyperextensibilité du quadriceps.Parésie marquée.Réflexes tendineux non exagérés.Signes de Babinski, de Gordon, Schaeffer, Oppenheim.Diminution des sensibilités profondes et superficielles.Pied et moitié inférieure de la jambe plus froids qu\u2019à droite.Il est impossible, vu la parésie, de rechercher la coordination des mouvements.Pas d\u2019aphasie ni d\u2019apraxie.Pas de troubles mentaux manifestes.Peut difficilement marcher seul.Ponction lombaire.\u2014 Pression (malade couché) : 32 centimètres (Claude).: Liquide céphalo-rachidien: Albuminose, 0.15 centig.Cytologie, 1.60.Gomme, négative.B.W., négatif.Benjoin colloïdal, nés.Or colloïdal, négatif.Pandy, positif.B.W.du sang, négatif.Glycémie, 1 gramme 56.Urine: normale.Encéphalographie.\u2014 Douze centimètres cubes injectés par voie lombaire.Grosse asymétrie ventriculaire apparaissant sur le cliché; incidence antéro-postérieure, nuque-plaque, malade assis.(Fig.1.) Août 1932, intervention chirurgicale.\u2014 Craniotomie droite pratiquée par le Dr Wilder Penfield à l\u2019hôpital Royal Victoria.Ab'ation sub-totale d\u2019une tumeur infiltrante de la région temporo-occipitale droite.Cette tumeur était un mélano-sarcome.Le malade sortit de l\u2019hôpital 15 jours après l\u2019opération.Subséquemment, il reçut, jusqu\u2019en juillet 1933, trois séries de traitement radiothérapique sur le crane.Il est mort au début de l\u2019année 1934, par récidive locale de la tumeur.Dans l\u2019intervalle nous l\u2019avons examiné plusieurs fois et il est intéressant de noter certaines particularités dans l\u2019évolution de la maladie, après l'opération. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA La craniotomie avec brèche osseuse décompressive et ablation partielle de la tumeur avait amélioré grandement l\u2019état du malade.Cette amélioration fut passagère et la récidive était prévue.Ainsi, le 28 novembre 1932 (trois mois après l\u2019opération), nous constatâmes que l\u2019hémiplégie gauche avait grandement rétrocédé.Le malade pouvait marcher pratiquement sans claudication.Les troubles objectifs des sensibilités du côté gauche étaient disparus.La stase papillaire était pratiquement inappa- rente.Mais le malade ressentait encore des douleurs au membre supérieur gauche et au cou.Il avait eu une crise épileptique généralisée, en octobre.Il était surtout sujet maintenant à des crises convulsives des membres et de l\u2019hémiface gauches, avec rotation de la tête vers la gauche et obnubilation intellectuelle importante.30 mai 1933.\u2014 Depuis un mois, deux crises convulsives généralisées avec urination et défécation involontaires.Clonies intermittentes du membre inférieur gauche durant la nuit, persistant pendant 5 minutes environ et éveillant le malade.Les crises jacksoniennes et généra'isées débutent toujours par un engourdissement à la main gauche.La vue baisse, la céphalée est - réapparue il y a trois semaines.Courant électrique dans le membre sup.gauche, du pli du coude au cou et a la téte.L\u2019examen neurologique révèle que l\u2019atrophie musculaire s\u2019accentue au bras gauche.Les muscles des membres gauches sont hypotoniques.Les réflexes tendineux gauches sont faibles, sauf le rotulien qui est plus fort que le droit.Pas de Babinski.La force segmentaire demeure améliorée et le malade marche bien.7 octobre 1933.\u2014 Le malade a toujours des crises convulsives localisées aux membres gauches, surtout le supérieur, et à la face avec obnubilation intellectuelle.Très grosse atrophie musculaire du bras gauche.Tiraillements violents, intolérables, ressentis au membre sup.gauche et au cou accompagnés de secousses musculaires.Céphalée continue à droite.La démarche se fait plus difficile.Les réflexes sont devenus plus vifs au membre inférieur gauche avec signe de Babinski.Ils sont très peu apparents au membre gauche supérieur.Sensibilités grandement diminuées aux membres gauches.Hémiplégie gauche.Brèche osseuse temporale droite bombée et tendue.Papille floue et pâle des deux côtés.Irritabilité, instabilité du caractère.Résumé.Si on résume l\u2019observation aux données les plus importantes, on reconnaît que le malade a d\u2019abord été l\u2019objet d\u2019une douleur tenace siégeant au membre supérieur gauche; que, plus tard, il fut incom- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 755 modé par de la céphalée, par une baisse de la vue et par un amoindrissement de la mémoire.Puis, il eut trois crises épileptiques généralisées; ses membres gauches s\u2019affaiblirent et, enfin, il remarqua des secousses musculaires involontaires se montrant au membre supérieur gauche.L\u2019examen neurologique révéla une double stase papillaire, un liquide céphalo-rachidien hypertendu à la ponction lombaire, une hémiplégie gauche, avec atrophie musculaire au membre supérieur gauche, associée à de gros troubles des sensibilités, et une hémianopsie latérale homonyme gauche.Une encéphalographie confirma le diagnostic clinique de tumeur de l\u2019hémisphère droit du cerveau, probablement du lobe pariétal.On enleva partiellement un mélano-sarcome infiltrant du lobe temporo-occipital droit.La condition du malade s\u2019améliora durant 8 mois environ.Il mourut 18 à 20 mois après l\u2019intervention, de récidive locale.Commentaires.1) En étudiant l\u2019ordre chronologique des symptômes présentés par le malade, on peut, en quelque sorte, assister à l\u2019expansion de sa tumeur.D\u2019abord se manifeste la douleur au membre supérieur ; puis apparaissent beaucoup plus tard la céphalée, la baisse de la vue et les crises convulsives généralisées: la tumeur, avant de déclencher l\u2019hypertension intracranienne et les phénomènes qui en furent les effets (céphalée, baisse de la vue, peut-être les crises épileptiques), avait causé des accidents purement sensitifs et secondaires aux lésions du lobe pariétal.Plus tard, le lobe frontal fut affecté et les membres gauches s\u2019affaiblirent.Ces derniers phénomènes d\u2019inhibition motrice furent d\u2019ailleurs accompagnés, comme il arrive souvent, par des signes d\u2019irritation motrice, c\u2019est-à-dire par des clonies musculaires localisées et intermittentes.2) Les sarcomes cérébraux sont très rares.Il est plus que probable qu\u2019ils prennent naissance des lepto-méninges (Bailey).Cushing, sur 2,000 tumeurs endocraniennes vérifiées histologique- ment, n\u2019a trouvé que 14 sarcomes, soit un pourcentage de 0.7%.La nature de cette tumeur infiltrante et mélanifère, l\u2019incomplétude de l\u2019exérèse étaient bien propres à causer la mort du malade à brève échéance après l\u2019opération.On peut affirmer que l\u2019intervention a prolongé d\u2019à peu près un an la vie du malade. 756 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 3) Le repérage ventriculaire fait sur ce malade fut un des premiers que nous tentâmes.Malgré l\u2019hypertension intracranienne.nous injectâmes 12 c.c.d\u2019air par voie lombaire; ils furent très bien supportés.On peut constater, par le cliché reproduit, les grands services diagnostiques que peut rendre cette épreuve complémentaire simple, très objective et, si employée avec discrétion, non dangereuse.4) L\u2019hémianopsie était sans doute due à l\u2019atteinte des radiations de Gratiolet, au cours de leur parcours dans les lobes temporal et occipital vers le pôle occipital.Elle fut probablement un des premiers symptômes à se montrer, mais le malade ne s\u2019en rendit pas compte.5) Enfin, la paralysie d\u2019origine centrale, par lésion pyramidale.ne s\u2019est jamais accompagnée d\u2019hypertonie des membres hémiplégiques, ni d\u2019exagération des réflexes tendineux.Les muscles du membre supérieur gauche étaient atrophiés, les muscles du bras surtout.Contrairement à ce que les auteurs constatèrent chez leurs malades, l\u2019atrophie n\u2019atteignit pas, ou très peu, les muscles de la main.Les muscles de l\u2019avant-bras étaient plus légèrement touchés.Nous n\u2019insisterons pas sur les hypothèses invoquées quant à la pathogénie de cette amyotrophie par lésion du lobe pariétal.Mais nous ne pouvons manquer d\u2019insister sur une particularité clinique de notre malade : l\u2019hypotonie musculaire et l\u2019absence d\u2019hyper- réflectivité tendineuse aux membres gauches, dépassant, en étendue, de beaucoup le territoire de l\u2019atrophie.Et il nous apparaît comme si le mécanisme de l\u2019atrophie jouait aussi dans la production de ces phénomènes et intervenait de cette façon à l\u2019égard des membres de tout le côté gauche.Le malade de Guillain et ses collaborateurs, deux malades de Pitha présentèrent ainsi de l\u2019hypotonie de leurs membres hémiplégiques.Silverstein mentionne le fait au cours de son exposé.Ces constats doivent être d\u2019autre part couplés avec le problème de la flaccidité permanente de certaines hémiplégies.On ne doit peut-être pas ignorer que Babinski (1908) observa qu\u2019on rencontre ces hémiplégies flasques dans certains cas de tumeurs de la corticalité motrice, dans lesquels la tumeur ne détruirait pas, mais comprimerait l\u2019aire motrice.Par ailleurs, en ce qui concerne le problème de l\u2019atrophie pariétale, malgré le peu d\u2019importance que semblent y attacher les auteurs, il ne faudrait pas, il nous semble, rejeter complètement l\u2019importance patho- génique possible de l\u2019association des lésions des neurones centraux moteur et sensitif. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 757 Les atrophies dont nous nous occupons ne sont pas des atrophies tardives.Nous sommes tout à fait d\u2019accord avee Garcin, lorsqu\u2019il affirme qu\u2019elles dépendent de tout autre facteur que ceux qui, à plus ou moins longue échéance, produisent l\u2019émaciation musculaire habituelle des membres paralysés des hémiplégiques.Très souvent accentuées dès le début des troubles, elles n\u2019ont habituellement aucun rapport d\u2019importance avec les symptômes pyramidaux qui sont alors frustes.Elles intensifient la paralysie, l\u2019hypotonie et l\u2019hypo-réflectivité tendineuse.Et il est à noter que le syndrome pyramidal concomitant n\u2019amene pas systématiquement l\u2019exagération des réflexes tendineux et presque jamais l\u2019hypertonie musculaire.L\u2019absence de ces phénomènes réactionnels, habituels dans les syndromes pyramidaux, ne peut pas être mise sur le compte de l\u2019atrophie préexistante: cette dernière, le plus souvent, n\u2019a pas une intensité à ce point effective, l\u2019exemple seul du syndrome de la sclérose latérale amyotrophique rejetterait cette explication et l\u2019hypothèse des lésions ou de l\u2019inhibition secondaires des cellules des cornes antérieures de la moelle.On a plutôt l\u2019impression que le processus central crée l\u2019atrophie et inhibe le facteur hypertonigène du système pyramidal, ou encore Gue certains groupes de neurones moteurs, dont l\u2019altération déclencherait l\u2019hypertonus, n\u2019ont pas été atteints par la lésion cérébrale.Cela nous reporte aux travaux de Fulton sur les fonctions de l\u2019aire dite pré-motrice du cortex, c\u2019est-à-dire d\u2019une zone du lobe frontal située immédiatement en avant de la circonvolution frontale ascendante.Ce physiologiste américain, à la suite d\u2019expériences faites sur le singe, croit que la spasmodicité et l\u2019hyperréflectivité tendineuse du syndrome pyramidal sont directement liées aux lésions de l\u2019aire pré-motrice, alors que le signe de Babinski et l\u2019hémiplégie flasque seraient la conséquence d\u2019une lésion exclusivement limitée à l\u2019aire motrice de la frontale ascendante.Ces séduisantes conclusions de l\u2019auteur américain ne sont pas encore acceptées, surtout dans leur application intégrale à la physiologie et à la physio-pathologie du cerveau de l\u2019homme.Walshe, entre autres, en conteste énergiquement l\u2019authenticité.Quoi qu\u2019il en soit, si elles étaient conformes à la réalité, elles seraient susceptibles de fournir une explication pathogénique élégante de l\u2019hypotonie des hémiplégiques par lésion du lobe pariétal.L\u2019hémiplégie flasque pourrait être interprétée comme étant la conséquence d\u2019un trouble fonctionnel de l\u2019aire motrice par une lésion L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA -3 Qu CA postérieure à la région rolandique, L\u2019aire pré-motrice, plus antérieure et épargnée par un processus tumoral éloigné et lentement progressif.ne donnerait pas lieu aux phénomènes spastiques qui accompagnent systématiquement les grands délabrements capsulaires ou corticaux au cours desquels les neurones de l\u2019aire pré-motrice sont lésés.À tout événement, le problème des amvotrophies précoces chez les hémip!égiques demeure encore obscur.11 nous paraît important qu\u2019on devrait, à leur concerne, faire une enquête sérieuse sur la fréquence de l\u2019hypotonie, sur le comportement des réflexes tendineux et la présence des troubles objectifs des sensibilités.Au seul point de vue séméiologique, elles possèdent une certaine valeur: elles sont de nature à faire présumer que la lésion est pariétale et que même elle est constituée par un processus tumoral.6) Dans plusieurs observations rapportées, il existe des troubles vaso-moteurs et trophiques situés à la main du membre atrophié.Ta peau y apparaît luisante, lisse, humide et chaude.La main paralysée de notre malade était plus froide que la main saine, sans autre anomalie.Cette particularité circulatoire rapproche notre malade plutôt de ceux observés par Pitha, et comme l\u2019affirme judicieusement cet auteur, siégeant au segment distal d\u2019un membre paralysé, elle n\u2019offre sûrement pas une valeur physio-pathologique appréciable.BIBLIOGRAPHIE Alexander SILVERSTEIN.\u2014 Atrophy of the limbs as a sign in involvement of the parietal lobe.Archives of Neurology and Psychiatry, vol.26, n° 1, p.237 (juillet) 1931.Georges GUILLAIN, PETIT-DUTAILLIS et L.ROUQUES.\u2014 Gliome kystique pariétal opéré et guéri.Valeur séméiologique de l\u2019atrophie musculaire dans les lésions pariétales.Revue Neurologique, t.I, n° 3, p.485, (mars) 1932.M.V.PITHA.\u2014 Les atrophies musculaires au cours des lésions du lobe pariétal.Revue Neurologique, t.65, n° 4, p.756, (avril) 1936.F.J.FULTON et M.A.KENNARD.\u2014 Upper motor neurone lesions: an analysis of the syndrome of the motor and premotor areas.Jour.Am.Med.Ass., vol.104, n° 4, p.357, (2 février) 1935.F.M.R.WALSHE.\u2014 On the \u201cSyndrome of the Premotor cortex\u201d (Fulton), ete.Bratn, vol.LVIII, Part I, p.49, (mars) 1935.Pr Og FAUSSE APPENDICITE \u2014 CANCER DU CÆCUM\u2014 HÉMICOLECTOMIE\u201c Par Charles BOHÉMIER, Chirurgien de l'hôpital Sainte-Jeanne-d'Arc- Dans les premiers jours de septembre 1935, j'étais appelé auprès d\u2019une petite patiente parce qu\u2019elle maigrissait, perdait ses forces ct craignait de « tourner comme sa sœur aînée », atteinte d\u2019une maladie consomptive dont la nature n\u2019était pas encore connue des médecins qui la soignaient cu l\u2019avaient soignée.Observation.\u2014 Mlle B.L., 26 ans, est une petite femme aux cheveux noirs, pâlotte; elle est délicate, marche et parle avec langueur.Élle ne paraît pas souffrir et ne tousse pas.Elle mange sans appétit, digère avec lenteur, va à la selle tous les jours, mais se p'aint de douleurs vagues, indéfinissables dans l\u2019abdomen, localisées p'utôt dans le côté droit de l\u2019abdomen.Aucun trouble menstruel, ni urinaire.Elle jouit d\u2019une bonne santé jusqu'à l\u2019âge de 20 ans, ayant alors un poids de 120 livres.Dès ce moment, sans maladie aiguë, sans cause apparente, insidieusement, elle commence à perdre du poids et des forces.De guerre lasse, elle s\u2019adresse à un dispensaire de gastro-entérologie, où on lui prescrit des granules à prendre le matin à jeun.Cette médication lui cause de la diarrhée et augmente ses douleurs.Ce qui la décide à m'appeler en consultation.Dans ses antécédents héréditaires, un frère a souffert d\u2019uleus duodénal durant deux ans et à subi une opération.Sa sœur aînée, 31 ans, est présentement à l\u2019hôpital, dans un service de médecine.Notre attention est attirée du côté de l\u2019abdomen, et l\u2019examen montre une légère défense à la fosse iliaque droite, et un plastron de faible étendue.La température est de 99°, le pouls n\u2019est pas rapide, et l\u2019auscultation révèle des borborygmes.Le toucher rectal permet d\u2019éliminer une affection gynécologique et rectale.L\u2019exploration de la tête, du cou, du thorax et des organes ci-inclus ne montre rien de pathologique.L'absorption d\u2019un repas opaque, sous le contrôle radioscopique, ne montre pas de lésion œsophagienne.La baryte met en évidence un estomac orthotonique dont les contours sont réguliers et le péristaltisme assez actif.Mobilité excellente.Bulbe duodénal normal.Le contrôle d\u2019évacuation ne montre pas de résidu gastrique.(1) Communication présentée à la Société de Gastro-entérologie, séance du Z7 mars 1936. 760 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA L'examen du gros intestin par lavement opaque montre la présence de nombreuses images lacunaires au niveau du \u2018æcum, probablement dues à un envahissement néoplasique.Il ne m'en faut pas davantage pour poser le diagnostic d'appendicite chronique avec petit épisode aigu en voie de refroidissement, et je conseille ' a la famille hospitalisation de la ma'ade en vue de l\u2019ablation de l\u2019appendice.; Comme il n\u2019y a rien d\u2019urgent, je prescris de la glace, laissant la famille ; prendre une décision; la malade doit aussi présenter ses menstruations.Je revois la malade quelques jours plus tard, et aucun fait nouveau ne s'ajoute à mon premier examen.Opération le 12 septembre.Anesthésie à l\u2019éther.La malade étant en résolution musculaire complète, la fosse iliaque me paraît plus empâtée qu\u2019elle ne m'avait paru lors des examens précédents.Prévoyant des difficultés : opératoires, pour aborder cet appendice, je fais l\u2019incision de Walter, ie.sur le tendon coinjoint des petits oblique et traverse en dehors de la gaine du grand droit.Le péritoine ouvert, je trouve un plastron épiploïque qui coiffe : le cecum; ce plastron est réséqué.Apparence des côlons après lavement baryté pratiqué deux semaines après l\u2019opération.Le cæcum ne s\u2019extériorise pas et la palpation montre qu'il est le siège d\u2019une tumeur de la grosseur d'un jaune d'œuf; l\u2019appendice mesure environ 149 pouce de longueur, faisant corps avec un méso court, scléro-lipomateux, Le processus tumoral du cecum domine la scène, et une exérèse s'impose.Partielle?(j'entends une résection du cæcum) opération moins bien réglée que l\u2019hémicolectomie droite.J\u2019opte pour l'hémicolectomie, que j'exécute en un temps, et je rétablis la continuité de l'intestin par une anastomose iléo-transverse avec anus soupape par l'extrémité proximale du côlon.Le jour de l'opération, la malade est assez shockée, mais les moyens habituels pour combattre le shock se montrent efficaces; les jours qui suivent ne nons inspirent aucune crainte.Après 2-3 jours, on entend des borborygmes, L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 361 et une évacuation brunâtre a lieu à la suite d\u2019un petit lavement hyper- tonique qui est répété chaque jour.Vers le 7e jour, la malade paraît se ballonner; nous ouvrons alors le côlon ligaturé et extériorisé, qui d\u2019ailleurs est en train de se sphacéler.Gaz et matières s\u2019écoulent, et la malade se sent soulagée, tandis que le ballonnement diminue.Au début, les matières s\u2019écoulent abondamment par l\u2019anus soupape.On peut même irriguer le côlon restant en faisant un lavement par l\u2019anus.La fistule, assez grande au début, se rétrécit petit à petit, aidée par des cautérisations au nitrate d\u2019argent.Il reste encore un tout petit pertuis donnant de temps en temps, et qui serait fermé depuis assez longtemps si je l\u2019avais suivi de plus près; la condition financière du père ne lui permettant pas des visites rapprochées, alors j'étais appelé à leur jugé.L\u2019examen histologique de la pièce, fait par le Dr Pearson, contrôlé par le Prof.Masson, a révélé qu\u2019il s'agissait d\u2019un épithélioma typique du caecum.Un rapport verbal de la consultation du Dr Pearson avec le Prof.Masson est: Examen anatomo-pathologique: A la jonction iléo-cæcale, il y a une masse du volume du poing; l\u2019appendice est gros mais de longueur moyenne.Examen histologique n° 552: Au microscope nous voyons des tubes glandulaires néoplasiques désordonnés; ces tubes ont traversé la muscularis mucosæ, Régions nécrotiques nombreuses.Diagnostic histologique: Epithélioma cylindrique glandulaire de l\u2019intestin.Cette fausse appendicite \u2014 cette appendicite surprise \u2014 « transformée » en cancer du cæcum, m\u2019a paru intéressante à plusieurs points de vue.Les fausses appendicites, d\u2019abord, sont assez nombreuses.De Martel et Antoine, en 1922, ont publié un petit bouquin où ils exposent les affections que l\u2019on peut confondre avec l\u2019appendicite chronique.Je cite pour mémoire: 1° Cæco-ascendant anormalement mobile; Re Périviscérite du carrefour inférieur: cæcum ptosé et fixé: 3° Ptoses du côlon droit ; 4° Membranes de Jackson; 5° Périviscérite du carrefour supérieur; péricôlites de Dangle droit ; 6° Accolements en canons de fusil.Mais puisqu\u2019il s\u2019est agi ici de cancer, si vous voulez me suivre nous ferons une petite incursion dans le domaine des cancers du côlon en général et particulièrement du cæcum. 762 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Etiologie.La nature du cancer étant inconnue, on se contente d\u2019apporter les facteurs qui peuvent jouer un rôle dans l\u2019apparition de cette affection.Siège.Ce sont les segments terminaux du côlon cæcum et sigmoïde, qui sont le plus fréquemment envahis.Judd, rapportant une série de cancers des côlons, trouve pour sa série : Cæcum et ascendant: .159 Angle hépatique .2.29 Angle splénique .24 Colon descendant .46 Colon transverse .© 75 Colon sigmoide .292 (Rectum exclus, qui forme une entité à part: les cancers du rectum.) Pour le côlon droit, selon Rankin, ce serait le cæcum qui serait le plus souvent atteint.Sur 150 cas d\u2019hémicolectomie, il y aurait 10% cas atteignant le cecum.La valvule iléo-cæcale serait rarement envahie, à moins que le cancer ne soit très avancé, ce qui expliquerait l'absence d\u2019occlusion ou le retard de son apparition.Sexe et âge.Comme dans toute statistique, d\u2019ailleurs, selon le nombre des cas colligés et l\u2019importance des centres où ces patients sont reçus, la valeur de l\u2019opérateur, ces statistiques varient pour ce qui est du sexe le plus atteint.Pour Duval et Gatellier, les femmes seraient les plus exposées.Pour Nothangel, il y aurait très peu de différence entre les deux sexes, tandis qu\u2019à la clinique Mayo, la proportion serait de deux hommes pour une femme.Le cancer du côlon peut se trouver à tous les âges de la vie.Char en a trouvé chez un garçon de 3 ans.Parkinson, chez un de 5 ans; Zuppinger, chez une fillette de 12 ans; moi-même ai eu, en clientèle générale, un cas de 17 ans, sans opération, toutefois, pour le confirmer.Mais c\u2019est dans la cinquième et sixième décade qu\u2019on les rencontre le plus souvent.Rankin note cependant qu\u2019il n\u2019est pas rare d\u2019en trouver entre la vingtième et la trentième année, et qu\u2019il est fréquent d\u2019avoir un ou plusieurs patients de moins de trente ans atteints de cette affection, dans leur clinique.Devant cette fréquence relative (au lieu de sa présumée rareté), l\u2019âge ne doit pas nous faire éliminer le cancer, à moins que des examens radiologiques répétés ne nous aient montré l\u2019intégrité du tractus digestif.aan CEE.\u2014.= cs yg L'UNION MEDICALE DU CANADA IT] ARE FR T4 31] => n°.2.À og EIN 2 aad Rt ES 4 GK LR Sate er RNS A pe [3% Hi J Li NAS Es se LS Ed Sr Ate yt i _ OR + = : PARTS id Ww SF £1 À 738 5 + er; a 3 2 es acts # Py .Par conséquent, elles doivent être faites en série; être l\u2019objet d\u2019observations cliniques soignées, et confrontécs, toutes les fois que la chose est possible, avec les constatations des interventions chirurgicales jugées nécessaires, ou avee les données de examen post-mortem lorsque les cas traités ont, malh~urcusement, une issue fatale.C'est à ces conditions seules qu\u2019un clinicien peut porter jugement en connaissance de cause sur \u20acla valeur réelle des tests de la fonction hépatique ». FORMULAIRE VULVITE \u2014 LEUCORRHÉE La période estivale amène souvent une recrudescence d\u2019une leucorrhée passagère avec une vulvite banale, souvent causée par le manque de soins des parties génitales externes et l'absence de douches, surtout chez les malades qui vont à la campagne et qui n\u2019apportent pas le matériel nécessaire à la toilette intime.Dans ces cas il est bon de conseiller : Antisepsie de la vulve et du vagin: Lavage à la créoline à 5 ou 15 pour 1,000, au permanganate de potasse a | ou 2 pour 1,000, à l'eau oxygénée à 12 volumes coupée de moitié, eau bouillie ou eau boriquée.L'on peut également faire introduire dans le vagin des tampons de coton hydrophile imbibés de glycérine à l'iodoforme à 10 ou 20% dans les cas plus tenaces ou rebelles au simple lavage.En cas d\u2019érythème de la vulve et de la partie supérieure des cuisses: Poudrer matin et soir les parties malades avec: Oxyde de zinc .10 gr Tannoforme .10 gr.Talc de Venise .80 gr.(Herzen) Des oactions avec de la vaseline boriquée produisent de bons effets.Période aigue: Faire mettre sur la vulve des compresses trempées dans une infusion de guimauve boriquée ou imbibées d\u2019acétate de plomb à 10%: Alun .2 + 4 2 +++ 0 | gr.Acétate de plomb, .- = 10 gr.Eau bouillie .200 ec.Léon GERIN-LAJOIE.A LIVRES NOUVEAUX EN JUILLET 1936 Disability Evaluation \u2014 Principles of Treatment of Compensable Injuries.Par Earl D.McBRIDE, B.S., M.D., F.A.C.S.Volume de 623 pages.En vente chez J.B.Lippincott Co., 525, Confederation Bldg., Montréal.Prix, $9.00.Heart disease and Tuberculosis, par S.Adolphus KNOPF, M.D.(New York University and Paris), New-York.Volume de 105 pages.En vente chez Livingston Press, Livingston, Columbia County, New-York, $1.25.Les abces du foie, par P.HUARD, Professeur agrégé à l'Ecole d'application du Service de Santé des troupes coloniales, Chargé du cours d'Anatomie à l'Ecole de Médecine de Hanoï, et J.MEYER-MAY, Chargé de cours de clinique chirurgicale à l'Ecole de Médecine de Hanoi.Un volume de 590 pages avec 98 figures: 65 fr.Masson et Cie, éditeurs, libraires de l\u2019Académie de Médecine, 120, blvd Saint-Ger- main, Paris.Ce livre est à la fois une revue générale de ce qui a paru sur la question, en France et à l\u2019étranger, depuis quarante ans, et l'exposé de conceptions personnelles basées sur plus de 150 observations dans les pays où cette affection est fréquente.Thérapeutique chirurgicale de la Lithiase biliaire, par le Dr Paul BANZET, chirurgien des hôpitaux de Paris.\u2014 | volume grand in-8 de 32 pages: 9 francs.(Collection « Les Thérapeutiques Nouvelles », publiées sous la direction du Prof.Rathery.\u2014 J.-B.Baillière et Fils, éditeurs, 19, rue Hautefeuille, Paris, 6e.) Cette affection pose des problèmes thérapeutiques dont la solution est loin d\u2019être toujours simple; elle englobe, sous une étiologie commune, des manifestations très différentes quant à leur morphologie clinique, quant aux lésions anatomiques qui sont à leurs bases et qui sont justiciables de thérapeutiques chirurgicales très variées.Par ailleurs, on peut dire que la question est d\u2019actualité puisque les problèmes thérapeutiques posés par la lithiase biliaire sont loin d\u2019être tous élucidés; et l\u2019accord n\u2019est pas toujours réalisé quant aux méthodes à employer.L\u2019auteur étudie dans un premier chapitre les cholécystites chroniques puis les cholécystites aiguës.Il envisage ensuite les accidents d\u2019obstruction soit du canal cholédoque.Il termine enfin par les complications plus rares de la lithiase biliaire: les pancréatites chroniques et aiguës, l\u2019iléus biliaire et les fistules biliaires.En vente à la Maison J.Eddé, Limitée, New Birks Building, Montréal. ANALYSES MEDECINE M.ROCH, Eric MARTIN et François SCICLOUNOFF.\u2014 Les injections intraveineuses de solutions glucosées hypertoniques.Leur action et leur emploi chez les brightiques hypertendus.Clinique médicale de Genève, dans « Annales de Médecine », mars 1936.Les auteurs injectent une solution glucosée à 20% en se servant d\u2019un flacon Thermos.L\u2019injection de 300 à 400 c.c.de cette solution se fait à l\u2019aide d\u2019un goutte-à-goutte et dure de 50 à 80 minutes.Le liquide est maintenu à la température de 37° centigrades.La méthode ne présente pas de dangers.Deux fois seulement, au cours de 3,000 épreuves, le patient a pu présenter une crise de dyspnée paroxystique éphémère et sans gravité.Cependant, une demi-heure à une heure après l\u2019injection, le malade peut se plaindre d\u2019un malaise général, sueurs, palpitations, faim douloureuse, etc.Ces manifestations sont en rapport avec une crise d\u2019hypoglycémie réactionnelle quasi constante.Les résultats ont été bons pour 20 malades (sur 34) azotémiques hypertendus en décompensation cardiaque.L\u2019état général est amélioré avec gain de poids, réveil de l\u2019appétit, disparition des crampes, atténuation de la céphalée.Forcément, ces résultats sont purement temporaires, tout en prolongeant de facon appréciable la vie de ces malades, et cela: dans des circonstances où le pronostic paraissait fatal à très brève échéance.L\u2019azotémie est peu influencée, si elle est fixée aux environs de 2 grammes au litre.Ceci n\u2019empêche pas un bon résultat.Les auteurs sont disposés à admettre alors une action désintoxicante du glucose qui neutraliserait des substances autres que l\u2019urée responsables des phénomènes cliniques de l\u2019urémie.Cela peut-être par son action sur le foie.Le glucose agit favorablement sur l\u2019a'buminurie, la eylindrurie, la diurèse et l\u2019hypertension artérielle.Quel est le mode d\u2019action du sérum glucosé ?1° L\u2019apnort alimentaire de 80 grammes de sucre n\u2019est pas négligeahle en plus de son action anticétooéne; 2° Le foie.enrichi en glvcorène.peut exercer sa fmnct'on antitoxique à l\u2019égard des a'déhydes saturés.les phénols, cétones et amin°s a\"omatiques: 3° L\u2019action osmotique du glucose active les échanges entre les liquides interstitiels et le sang; 4° Le sérum glucosé enrichit le cœur en glycogène.à même une dilatation du réseau coronaire du cœur et des capillaires périphériques.L'action hvyper- tensive du début de l'infection est fuoitive, peu importante, suivie d\u2019une baisse appréciable de la pression artérielle : 5° Le pancréas est stimulé, Phypoglveémie réactionnelle en est une preuve.Elle peut atteindre 0 gr.5 o/oo.Cette stimulation du pancréas est L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA XXXIII OPOTHÉRAPIE SÉRIQUE DÉCHÉANCES ORGANIQUES, CONVALESCENCES, ANÉMIES, O08 SERUM HEMOPOIETIQUE FRAIS de CHEVAL A.(Sirop) .Agent de Régénération Hématique, de Leucopoïèse et de Phagocytose, 2 à 4 cuillerées à potage par jour.LANCOSME, 19, rue Alain Chartier, PARIS (XVe) Littérature et Echantillons: ROUGIER & FRERES, 350, rue Le Moyne, Montréal.TONIQUE RECONSTITUTIF PAR EXCELLENCE L'ELIXIR DUCRO s'adresse particulièrement aux malades affaiblis et sans appétit.Son goût très agréable (dû aux écorces d\u2019oranges amères) le fait toujours accepter, quelle que soit la répugnance pour les aliments.Il est facilement digéré par les estomacs les plus rebelles.Il procure, dès l\u2019absorption, une sensation de bien-être qui redonne courage et confiance au malade.IL EST PRESCRIT: Dans l'ASTHENIE, l\u2019anorexie, les convalescences, à la dose d\u2019une cuillerée à soupe avant ou après les repas, selon les cas; Dans la GRIPPE et la PNEUMONIE, où il remplace avantageusement la potion de Todd.Son emploi peut accompagner le traitement médical institué pour chaque cas.DURIFZ, Successeur de Ducro & Cie Dépôt Général pour le Canada: ROUGIER FRERES, à MONTREAL. XXX L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 < CE 0 0 CEA ACA NLS =S i ceo A AE 0TH ERT Tl AA A AL PEPTONE IODEE SPECIALE LA PLUS RICHE EN IODE ORGANIQUE, ASSIMILABLE, UTILISABLE Podogénol Bain GOÛT TOUTES LES INDICATIONS DE L'IODE TOLERANCE AGREABLE ET DES IODURES METALLIQUES PARFAITE Bien supérieur aux Sirops et Vins Iodés ou Iodotanniques.PRESCRIRE AUX ENFANTS : 10 à 30 gouttes par jour.\u2014 AUX ADULTES : 40 à 60 gouttes par jour.Échantillons sur demande Laboratoires PEPIN & LEBOUCQ, & MM.les Docteurs.COURBEVOIE \u2014 PARIS Dépôt général pour le Canada: J.Eddé, Limitée, New Birks Bldg., Montréal. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 785 peut-être la cause de la diminution de la pression artérielle, vérifiée si fréquemment ; 6° La sécrétion de l'estomac est activée par l\u2019hypoglycémie réactionnelle, ce qui peut provoquer une faim impérieuse chez ces malades trop souvent anorexiques.L\u2019action de l'injection de glucose sur les constituants du sang et de l\u2019urine est peu appréciable.Henri GELINAS.L.BOUCHUT, Roger FROMENT, médecins des hôpitaux, et G.ROU- ZIER.\u2014 Les complications névritiques méningées et médullaires de la maladie de Bouillaud.« Journal de Médecine de Lyon», 5 mai 1936.La chorée rhumatismale et le rhumatisme cérébral sont des syndromes bien connus.D\u2019autres complications nerveuses existent cependant, difficiles d'interprétation peut-être, ce qui explique le silence des auteurs classiques à ce sujet.Les auteurs ont vu leur attention attiré: à ce sujet par l'observation d\u2019un cas de polynévrite rapporté ailleurs.Une femme de 44 ans, non éthylique, est atteinte en mai-juin 1933 d'un syndrome polynévritique avec impotence des membres inférieurs, atrophie, abolition des réflexes tendineux et enfin paralysie récurrentielle gauche.Evoluent parallèlement sans symptômes articulaires, des signes cardiaques, arythmie complète, insuffisance mitrale, péricardite, pleurésie séro-fibrineuse à liquide non bacillifère (3 inoculations au cobaye négatives).Les auteurs ont pu retrouver 4 autres observations analogues dans la littérature.En dehors de ces faits, il peut exister des névrites ou névralgies \u2014 localisées \u2014 paralysies faciales \u2014 de l\u2019hypoglosse \u2014 du plexus brachial \u2014 du circonflexe \u2014 du récurrent \u2014 névralgie sciatique (10 observations retrouvées dans la littérature).Les auteurs croient que les nerfs sympathiques peuvent également être atteints par la maladie rhumatismale.Ils relatent l\u2019observation de Paviot Chevallier, Guichard et Damez.C\u2019est celle d'un ancien rhumatisant souffrant d\u2019une algie sympathique cranio-faciale à type migraineux avec dilatation des artères temporales au cours d'un rhumatisme cardiaque solitaire.Bons résultats du traitement salicylé.La maladie de Raynaud, les névroses tachycardiques pourraient-e'les être parfois d\u2019origine rhumatismale?Simp'e hypothèse qui serait à vérifier.On a pu observer des méningites nettement rhumatismales, soit hémorragiques (3 observations, 1 mort).soit lymphocytaire (1 observation).Ce dernier cas fut particulièrement démonstratif.A.Dufour a pu suivre, chez un enfant de 7 ans, l\u2019apparition successive d\u2019une méningite lymphocytaire avec fièvre à 104°, d\u2019une chorée typique, d\u2019une péricardite et d\u2019une insuffisance mitrale.Les observations de myélite rhumatismale avec paraplégie ou mono- plégie brachiale surajoutée sont rares et remontent à une époque ancienne.El'es ne sont pas à l'abri de toute critique, tout en paraissant bien probablement authentiques.La médication salicylée explique peut-être la rareté actuelle de ces faits.Les auteurs émettent Phypothèse de l'origine rhumatismale possible de certains cas de sclérose en plaques. 786 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA La maladie de Bouillaud peut également être cause de syndromes médullaires chroniques plus ou moins localisés, plus ou moins complexes.Se rapproche de ces faits celui relaté par J.Froment, R.Froment et J.Brun d'un syndrome bulbo-protubérantiel d\u2019origine rhumatismale.Quand nous aurons un critère biologique certain pour dépister le rhumatisme articulaire aigu, il sera plus facile de classer et de reconnaître ces cas difficiles d\u2019interprétation.Henri GELINAS.Jose A.Presno BASTIONY.\u2014 Maladie de Hodgkins.Localisation primitive de la glande thyroïde et simulant un kyste.(Efermidad de Hodgkins de Localizacion Primitiva en la Region Tiroidea simulando un Bocio).« Revista de Medicina y Cirurgia de la Habana », 30 avril 1936, n° 4, t.21.L'auteur fait noter que le premier cas rapporté en 1929 par Vila Sanz et R.Bizzozéra présentait une adénopathie marquée et un processus de granulomatose affectant le tissu thyroïdien.Le cas actuel se distingue par le manque de symptomatologie typique de Hodgkins et par les signes d\u2019une tuméfaction affectant le lobe droit de la glande thyroïde.L'examen post-opératoire de la pièce révèle un tissu vasculaire tres riche en cellu'es de Sternberg.Il n\u2019a cependant aucun signe de tissu thyroïdien.Quelques mois plus tard, l\u2019on note dans la région supra-claviculaire droite quelques petits ganglions mobiles.La radiographie, à ce stage, révèle une opacité complète du médiastin postérieur.Il recoit de la radiothérapie profonde.La condition s\u2019améliore.Un an plus tard apparaît un ganglion dans la région infra-claviculaire gauche.De nouveau, traitement radiothérapique et curiethérapique.Régression de l\u2019adénopathie et amélioration de la condition générale.L\u2019auteur termine en faisant noter dans le cas rapporté l\u2019absence en tout temps d\u2019une splénomégalie, et l\u2019apparition de température, signe si important dans la maladie de Hodgkins, longtemps après l'intervention pour tuméfaction du lobe droit de la glande thyroïde.A.CANTERO.GASTRO-ENTEROLOGIE Moya MARIANO.\u2014 L\u2019extrait splénique dans les ulcères gastro-duodé- naux (El extrato espliniéo en las ulceras gastro duodenales).« Re- vista Espanola de Aparato Digestivo y de la Nutricion », Madrid, mai 1935.Bozelli et autres ont montré l\u2019action de l\u2019extrait splénique sur l\u2019activité peptique et la sécrétion gastrique par la production d\u2019une substance spéciale.Schliepare et Krausalin ont déduit de leurs expériences que l\u2019extrait splénique ramène le suc gastrique à la normale dans le cas d\u2019hyperacidité ou d\u2019anacidité.Douze cas traités par l\u2019auteur, au moyen de l\u2019extrait splénique; il note un changement marqué dans le chimisme gastrique après le traitement.Disparition de la douleur et des vomissements.L'auteur n'apporte aucun contrôle radiologique de ses guérisons.A.CANTERO. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA XXXV PAR LA | | METHODE DU D! 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XXXVI L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Une formule nouvelle PHOSPHO-STRYCHNAL groupe en un seul produit La médication strychnique La médication phosphorée La médication polyphosphatée Gouttes 20 à 40 par jour.Asthénie - Anorexie - Convalescence Laboratoires Longuet J.Eddé Limitée, Agent Général Paris Montréal Une Médication fidèle OCREINE GREMY Principe actif du Corps jaune de l'ovaire Traitement des troubles menstruels par insuffisance ovarienne 2 à 5 Pilules pendant les huit jours qui précèdent les règles et pendant leur durée Laboratoires Gremy J.Eddé Limitée, Agent Général Paris Montréal LIN $s did] ul, GOUTTES ELIXIR ANEMIE - CHLOROSE DEBILITE .LABORATOIRES ROBIN, 13, Rue de Poissy, PARIS J.Eddé, Limitée, New Birks Bldg., Montréal, Agent général pour le Canada. \\ L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 787 Alfredo Vidal TAYLOR.\u2014 Traitement médical des ulcères gastriques et duodénaux (Traitamientos medicos de los ulceras Gastricas y Duodenales).« Revista de Medicina y Cirurgia de la Habana », 30 avril 1936, n° 4, t.4, p.254.L'auteur classifie le traitement médical en méthodes: 1) méthodes avec base pathogénique; 2) méthodes sans base pathogénique.De ce premier groupe, peu connu par les praticiens, il faut noter: @) la protéinothérapie, b) les alcalins par voie intraveineuse, c) linsulino- thérapie, d) la pepsinothérapie, e) l\u2019opothérapie, f) les vitamines, g) la mucine, h) Pamino-acidothérapie, i) la diathermie et ondes courtes.Le deuxième groupe comprend toutes ces méthodes qui tendent à établir deux conditions: a) permettre une alimentation suffisante; b) favoriser la cicatrisation de l\u2019ulcère par les manières suivantes: 1) diminuer ou supprimer le travail gastrique; 2) modifier l\u2019hyperchlorhydrie; 3) diminuer l\u2019hyper- kinésie (hypertonicité, hypercontractilité, et spasme).À ceci tendent la méthode de Sypy, Escudero, l\u2019alimentation duodénale ou jéjunale.L\u2019auteur fait la revue de ces différentes méthodes.A.CANTERO.ASCOFF.\u2014 Gastrites aiguës.Ulcère et cancer.« Presse Médicale », juin 1936, p.109.L\u2019auteur considère que la gastrite simple est le premier pas vers I'ulcus et qu\u2019ici le suc gastrique joue le premier rôle.Les ulcères se localisent de préférence en dehors du lieu de production du suc gastrique, non au corps de l\u2019estomac, mais vers le pylore et la petite courbure.Tout agent qui active la sécrétion du suc gastrique, comme l\u2019alcool, l'histamine, l\u2019inanition, peuvent conduire à la gastrite et partant à l\u2019ulcus.L\u2019irrégularité des repas serait de même un autre facteur.o L\u2019ulcère du duodénum est plus fréquent chez l\u2019homme, l\u2019ulcère gastrique chez la femme.Eugène SAINT-JACQUES.ENDOCRINOLOGIE Emil NOVAK.\u2014 L\u2019usage thérapeutique des substances oestrogènes.«J.A.M.A.»: 104; 20; 1815-1821; 18 mai 1935.Répétons-le: les substances oestrogènes sont celles qui produisent directement l\u2019oestrus.Et, afin que l\u2019on puisse comprendre les indications thérapeutiques de ces substances, il est très pertinent de résumer brièvement les principales notions physiologiques de leur action.A) La substance oestrogène, physiologiquement active durant la vie génitale de la femme, est un principe formé au sein du follicule de de Graaf en croissance de l\u2019ovaire.Il se trouve aussi dans le placenta, dans le liquide amniotique et dans l\u2019urine de grossesse. 788 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA B) Cette substance détermine l\u2019épaississement et l\u2019hyperémie de l'épithélium de l\u2019utérus.L\u2019épithé!ium hyperplasié ne possède cependant pas d\u2019activité sécrétoire.C) Le corps jaune, qui est la résultante de la rupture du follicule de de Graaf (au milieu de la période inter-menstruelle), continue à produire une certaine quantité de substance oestrogène, mais il forme surtout une autre substance que l\u2019on nomme la « progestine ».Cette progestine fait naître l\u2019activité sécrétoire de l\u2019épithélium utérin antérieurement gonflé par l\u2019action de la substance oestrogène.L\u2019épithélium est ainsi préparé à la nidification de l\u2019œuf, ou encore il va donner lieu à la menstruation.D) L\u2019écoulenient sanguin de la menstruation est dû, semble-t-il, à la cessation subite de la sécrétion de la substance oestrogène.Il s\u2019ensuit la destruction et la desquamation de l\u2019endomètre.E) Certaines hémorragies utérines non menstruelles peuvent résulter de la chute intempestive du taux de concentration de la substance oestrogène dans le sang.F) Le mûrissement du follicule de de Graaf, la production de la substance oestrogène ovarienne (hormone folliculaire), la formation du corps jaune et la sécrétion de la progestine sont sous la dépendance de l\u2019activité des principes gonadotropes de l\u2019hypophyse antérieure.G) La substance oestrogène ne stimule pas la fonction ovarienne.Bien plus, longtemps administrée, elle tendrait plutôt à inhiber l\u2019activité gonadotrope de l\u2019hypophyse.H) Il semble que la substance oestrogène pourvoit à la contractilité rythmique de l\u2019utérus, alors que la progestine exercerait sur elle une action inhibitrice.Extraits commerciaux efficaces.Aucun n\u2019a encore été accepté par le Conseil de Pharmacie et de Chimie des Etats-Unis d\u2019Amérique.L\u2019auteur ne mentionne que des extraits préparés par des firmes allemandes ou américaines.Administration par voie buccale : Theelol (Parke-Davis), capsule contenant 50 unités-rat de theeline.Amniotine (Squibb), capsule contenant 1,000 unités internationales.Progynon (Schering), comprimé contenant 45 unités-rat.Administration par voie hypodermique: Theeline (Parke-Davis), 1 c.c.d\u2019une solution aqueuse dans une ampoule contenant 167 unités internationales.Theeline (Parke-Davis), 1 e.c.d\u2019une solution huileuse dans une ampoule contenant 1,000 unités internationales.Amniotine (Squibb), 1 c.c.d'une solution huileuse dans une ampoule contenant 2,000 ou 8,000 unités internationales.Progynon (Schering), 1 cc.d\u2019une solution aqueuse dans une ampoule contenant 25 unités-rat.Progynon B (Schering), 1 c.c.d'une solution huileuse dans une ampoule contenant 10,000 ou 50,000 unités internationales.4% L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA XLIII S, IN _\u2014_ 4 \u201cQu'adviendrait-il si le canot chavirait?\u201d \u201cEh bien! nous perdrions environ 50 Sweet Caporals 17?CIGARETTES SWEET CAPORAL \u201cLa forme la plus pure sous laquelle le tabac peut étre fumé \u201d\u2014 Lancet . XLIV L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA ¢ Bliminé par les Brenches, ele \u201c Lacto-Creosote Famel® « détermine un processus inflame matoire simjile, qui fait réagir cet MATIN, MID} «& SOIR e organe contre le catarrhe cronique.s une cuillerée à soupe de FERRAND.pi of pau ALL | I Echantillons gratuits sur simt \u2018> demande adressée à P.FAMEL, Fabricants de Produits Pharmaceuhqus, PARIS (20°), 20-23, Rue des Orteaux Dépôt général pour le Canada: ROUGIER Frères, 350, rue Le Moyne, à Montréal.4} Dernière Création de la Prothèse Prodige de la mécanique moderne.Une jambe artificielle en métal, presque \u2018\u201cnaturelle\u2019\u2019 grâce à son articulation sur billes du genou et de la cheville.Plus solide et plus légère que les appareils de prothèse en bois, fibre ou cuir.iH mn Lun UN Cuissard et molletière parfaitement moulés \u2014 1 Pièces de rechange uniformes \u2014 Pas de rivets DUCKETT criards \u2014 Forme gracieuse ; fini spécial qui élimine = erred {i la peinture et protege le 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certainement p:us applicable.Elle possède moins d\u2019efficacité immédiate et de précision dans le dosage de la substance absorbée.L\u2019administration par voie vaginale (ovules) et nasale (vaporisation) ne peut être sérieusement recommandée.Indications.1) Aménorrhée.C\u2019est contre l\u2019aménorrhée que l'on emploie probablement le plus les substances oestrogénes,.et, pourtant, elles ne sont passibles d'aucune action qui puisse déclencher l\u2019écoulement menstruel véritable.Elles ne produisent pas les modifications histo!ogiques suffisantes au sein de l\u2019endomètre, qui conduisent à la menstruation, inhérentes à la sécrétion du corps jaune (proges- tine) ; elles n\u2019exercent non plus aucune stimulation sur les fonctions ovariennes ni hypophysaires.A propos d\u2019aménorrhée, on ne doit pas oublier que très souvent l\u2019absence de l\u2019écoulement cataménial dépend d\u2019une cause soit constitutionnelle, soit locale, qui n\u2019a rien à voir primitivement avec l\u2019élément endocrinien; que certaines aménorrhées sont rattachables à une insuffisance hypophysaire ou ovarienne; qu\u2019enfin l\u2019aménorrhée, par elle-même, ne présente aucune gravité, et qu\u2019il faut en convaincre non seulement les malades, mais aussi bon nombre de médecins.: Le seul traitement logique endocrinien de l\u2019aménorrhée devrait comprendre de très fortes doses de substances oestrogènes (qui encourent une dépense quasi prohibitive d\u2019argent), suivies de l\u2019usage de progestine (qui n\u2019est pas encore sur le marché du commerce pharmaceutique).C\u2019est dire que ce traitement endocrinien idéal et vraiment physiologique est actuellement irréalisable par le médecin.Par ailleurs, certaines aménorrhées sembleraient bénéficier de l'emploi du principe gonadotrope extrait de l\u2019urine de grossesse et qu'on associe à l\u2019usage de la substance oestrogène.A tout événement, le traitement de l\u2019aménorrhée par insuffisance endocrinienne est encore bien insuffisant.2) Métrorrhagie fonctionnelle.D\u2019après l\u2019auteur, l'emploi des substances oestrogénes n\u2019est pas adéquat et ne donnerait pas de résultats satisfaisants.Elle bénéficierait bien plus de l\u2019administration du principe gonadotrope de l'urine de grossesse.3) Troubles vaso-moteurs de la ménopause.La plupart des femmes n\u2019ont besoin d\u2019aucune médication endocrinienne à leur ménopause, même si e:les éprouvent quelques légers troubles vasomoteurs. 790 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Quoi qu\u2019il en soit, il semble bien qu\u2019ici l\u2019emploi des substances oestrogènes est bien indiqué et qu\u2019en général l\u2019administration par voie orale soit suffisante (100 à 200 unités-rat par jour).Au cours de certains accès vaso-moteurs plus violents, la voie hypodermique devient indiquée momentanément, la dose de 50 unités-rat d\u2019une préparation aqueuse ou huileuse étant conseillée.4) Vaginite blennorrhagique des petites filles.Du principe que les substances oestrogènes déterminent, chez les animaux impubères, la prolifération de la muqueuse vaginale, suivie de sa desquamation dès qu\u2019on cesse l\u2019administration, Lewis en a conclu que leur emploi pourrait servir de traitement efficace.Le postulat amena des résultats heureux.Le traitement de cette vaginite, si tenace et si rebelle aux autres thérapeutiques, s\u2019est montré rapidement efficace.En vingt et un jours la guérison serait en général complète.Lewis recommande l\u2019injection quotidienne de 50 unités-rat jusqu'à l'administration totale de 2,100 unités-rat.Le traitement local ne serait pas nécessaire.5) Hémophilie.Birch, en 1931, avait préconisé l\u2019emploi des extraits ovariens contre cette maladie du sang, postulant l\u2019absence des principes oestrogènes dans l\u2019urine des hémophiliques.Des travaux subséquents ont infirmé ceux de Birch.6) Autres indications.Certaines dysménorrhées par hypoplasie utérine seraient améliorées par les substances oestrogènes administrées après la menstruation et au milieu de l\u2019intervalle inter-menstruel.La stérilité endocrinienne y gagnerait très peu, pour ne pas dire nullement.Le kraurosis de la vulve en bénéficierait très peu également.Les «seins douloureuæ », d\u2019après Lewis, Geschickter et Hartman, relèveraient d\u2019un excès de substance oestrogène dans le sang.La thérapeutique de eette affection ne devrait pas, en conséquence, comprendre l\u2019emploi des substances oestrogènes.Roma AMYOT.CARDIOLOGIE Ed.BENHAMOU.\u2014 Les injections intraveineuses d\u2019ouabaïne quotidiennes et prolongées.« Paris Médical », 2 mai 1936.B.rappelle d\u2019abord que plusieurs auteurs ont préconisé depuis 1922 l'emploi des cures prolongées d\u2019ouabaïne en injections intraveineuses.Entre autres, il cite Clerc et Bascourret qui, dans un article récent, considéraient l\u2019ouabaïne comme «un aliment thérapeutique journalier et essentiel» pour les cardiaques évoluant vers l\u2019insuffisance ventriculaire gauche.Ces cardio- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA XLV ANTISEPTIQUE URINAIRE ET BILIAIRE par excellence Diathèse Urique Arthritisme dissout et chasse l\u2019acide urique GRANULE entièrement soluble dans l'eau 0.60 centigr.de matière active par cuillerée à café Hexam | Bepzoates et son citrate : he or DOSE: 2 a 6 cuillerées Diéthylenimine dh a café par jour.Se méfier des similitudes de noms Stimulant de l\u2019activité hépatique et de l\u2019activité rénale INDICATIONS: Pyélites \u2014 Pyélo-néphrites \u2014 '\u2018Bactériuries \u2014 Cystites \u2014 Pros- tatites \u2014 Urétrites \u2014 Pyuries \u2014 Blennorrhagies \u2014 Abcès urineux \u2014 Phosphaturie \u2014 Catarrhe de la Vessie \u2014 Goutte \u2014 Gravelle \u2014 Coliques hépatiques et néphrétiques \u2014 Rhumatismes \u2014 Calculs \u2014 Sables, etc., etc.Echantillon et Littérature: HENRY ROGIER, Pharmacien, Ancien interne des Hôpitaux de Paris.56, Boulevard PEREIRE, PARIS Dépôt général pour le Canada: ROUGIER Frères, 350, rue Le Moyne, à Montréal.COMPRIMÉS LAXATIFS DÉCONGESTIFS, CHOLAGOGUES à base de Lactose, Sels biliaires, Phénol-phtaléine, Agar-agar.Traitement Biologique De LA CONSTIPATION, ne ENTÉRITE pes AFFECTIONS ou FOIE ANTISEPSIE GASTRO-INTESTINALE | DOSE : 1 à 3 Comprimés le soir au Coucher.L.asoratoires Biorociques ANDRE PARIS Pharmacien de tr Classe, Ancien Interne et Chef de Laboratoire des Hôpitaux de Paris, Membre de la Sociélé chimique de France.%, Rue de La Motte-Picquet, PARIS (France).Echantillons et Dépôt Général : ROUGIER Frères, Montréal. pe ei 2 .4 XLVI L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA SNEURINASE NN SSmorce le sommeil naturel, \u20ac Em S OQERREREP Ech*& Littérature LABORATOIRES GÉNÉVRIER Trou bles nerveux 2 Rue du Débarcadere PARIS J.Eddé, Limitée, New Birks Bldg., Montréal, Agent général pour le Canada.A VOTRE DISPOSITION Votre banque n'est pas seulement votre caissière et la dépositaire de vos capitaux d'épargne.Elle est en état de vous rendre d\u2019autres services.Vos occupations et vos préoccupations d'ordre professionnel ne vous laissent guère le loisir de vous documenter au jour le jour sur les questions d\u2019affaires.Vous n\u2019en êtes pas moins tenu, à l\u2019occasion, de résoudre certains problèmes financiers qui mettent en jeu vos intérêts.Recourez donc avec confiance au gérant de votre banque dont les avis désintéressés vous seront souvent utiles.BANQUE CANADIENNE NATIONALE Toutes opérations de banque et de placement 553 bureaux au Canada Filiale à Paris Banque Canadienne Nationale (France) 37, rue de Caumartin L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 701 logues ont déjà publié l'observation d'un malade qui reçut 400 injections consécutives d'ouabaïne intraveineuse.L'auteur lui-même rapporte le cas d'un cardiaque chez lequel il pratiqua 540 injections semblables.Dans cet article bien ordonné, il passe en revue les indications et les contre-indications de ces injections quotidiennes et répétées d'ouabaïne, en insistant sur le fait que les malades qui évoluent vers l\u2019insuffisance ventriculaire droite bénéficient largement aussi de cette thérapeutique énergique.Indications : 1.Dans l\u2019arythmie complète des artérioscléreux ; .Dans les myocardites et myocoronarites chroniques ; .Dans les séquelles de l\u2019infarctus du myocarde ; .Dans les cardiopathies des hypertendus et des aortiques; .Dans les cardiopathies des scléreux pulmonaires et des malades atteints de malformations thoraciques ; Où HR WN 6.Dans les cardiopathies valvulaires réagissant mal ou ne réagissant plus à l\u2019action de la digitale.Contre-indications : 1.Lorsque existe une lésion rénale avancée; 2.Lorsque la dilatation du cœur se complique de bigéminisme, d'extrasystoles polymorphes, d\u2019anarchie ventriculaire ; 3.Lorsque au cours d\u2019un infarctus du myocarde à forme asystolique, la période critique des 15 premiers jours n\u2019est pas terminée (période où peuvent se produire des embolies et la mort subite par rupture du cœur) ; 4.Lorsqu\u2019une endocardite infectieuse maligne, une thrombose cardiaque viennent compliquer une cardiopathie ancienne.On ne doit pas dépasser la dose d\u2019un quart de milligramme par injection ; l\u2019on ne doit la répéter qu'après 24 heures et exceptionnellement apres 12 heures.Dans les cas où des difficultés techniques ou d\u2019autres considérations empêchent la prolongation des injections intraveineuses, il devient utile de s\u2019adresser à l\u2019ouabaïne à hautes doses par la voie bucca'e (solution d'ouabaïne Arnaud à 4 pour 1,000 \u2014 50 à 100 gouttes par jour.Solution d\u2019ouabaine Arnaud a 2 pour 100 \u2014 25 à 75 gouttes par jour).Rodrigue LEFEBVRE.PHTISIOLOGIE SERGENT, DURAND, KOURILSKY, RACINE et TURIAF.\u2014 Le diagnostic de l\u2019atélectasie pulmonaire.« Journal de Médecine et de Chirurgie pratiques », art.31487, p.313, t.CVII, 10 mai 1936.Brève communication faite à la Société Médicale des Hôpitaux de Paris, en attendant une étude plus complète, dans les Archives Médico-chirurgicales.L\u2019exposé a porté surtout sur les données pathogéniques, radiologiques et nécropsiques de la question.Les À.ont rapporté trois observations où ils ont bien établi le diagnostic différentiel.Il s\u2019agissait 1° d\u2019un fibrothorax, 2° d'une atélectasie lobaire vraie, 3° d\u2019une atélectasie pulmonaire associée 792 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA à un processus de sclérose interstitielle diffuse, et consécutive à une sténose cancéreuse de la bronche souche.L\u2019atélectasie, c\u2019est l\u2019état fœtal du poumon.A cause de la pression intrapleurale, basse, il y a congestion des capillaires.Le poumon est alors une masse rouge.C\u2019est l\u2019inverse du collapsus, où la pression intrapleurale a chassé l\u2019air des alvéoles et comprimé le réseau capillaire.Le collapsus est pâle.L\u2019atélectasie est totale ou partielle, aiguë ou éphémère par obstruction bronchique (corps étranger, bouchon muqueux, caillot); elle peut être aussi lente, et durable, lorsque liée à un état pathologique lent (tumeurs du médiastin ou des bronches).Le diagnostic différentiel se fait par la comparaison des clichés radiologiques et des images radioscopiques.Dans la sclérose rétractile, le thorax est affaissé, les côtes en oblique, les espaces intercostaux affaissés, le diaphragme est relevé et festonné, le médiastin est attiré d\u2019un côté, la trachée curviligne attirée du côté le plus malade.Dans l\u2019atélectasie vraie, il n\u2019y aura que l\u2019opacification d\u2019un secteur des plages pulmonaires.Le diagnostic sera précisé par la bronchoscopie ou le lipiodol.En conclusion, pour faire un bon diagnostic il faut recourir a tous les éléments cliniques qui peuvent aider ou corroborer celui que peut donner la radiologie.Jean-Philippe PAQUETTE.NUTRITION ROCH, MARTIN et SCICLOUNOFF (Genève).\u2014 Glycémie et glycosurie; leurs rapports.Le diabète rénal.Les auteurs étudient les facteurs qui font varier la glycosurie, évaluée par le dosage du sucre éliminé par les urines au cours de leurs expériences.Le seuil rénal des individus est d\u2019abord établi.Puis par des doses de glycose variables ou plus concentrées ou injectées plus lentement, ils établissent les variations du seuil rénal.Toutes ces conditions étant égales d\u2019ailleurs, le seuil d\u2019apparition et de disparition de la glycosurie reste stable chez le même individu.Par ailleurs, en face d\u2019une glycosurie, il ne convient pas de poser immédiatement le diagnostic de diabète.N\u2019oublions pas que les individus qui ont subi un choc cérébral accidentel peuvent faire une glycosurie passagère.Nous l\u2019avons plus d\u2019une fois remarqué.Tel autre de nos malades qui devait être opéré pour une hernie, manifeste une glycosurie inquiétante au premier abord.Mais ni polydipsie ni polyurie, aucun signe de diabète.Nous le questionnons de près et il nous dit que depuis 15 jours il est « au sucre », s\u2019occupant de son érablière.En quelques jours de repos, le sucre a complètement disparu des urines.C\u2019était un faux diabétique.Et encore il ne faut pas oublier le diabète dit rénal, dont Ramon et d\u2019autres ont si bien parlé.Rappelons les signes cardinaux du diabète rénal: 1) glycosurie présente; 2) glycémie normale: 1.25 à 1.75 grammes; 3) absence de troubles du mécanisme glyco-régulateur; 4) hyperméabilité rénale au glucose.Le seuil rénal chez cet individu étant fort abaissé. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA XLVII AMINO-SEL BYLA Remplace le Sel Régimes Achloruré et Déchlorure INDICATIONS: Affections circulatoires, hépatiques \u2014 Albuminurie \u2014 Néphrites aiguës \u2014 Scarlatine.ee ++ Pelletierine Tanret TŒNIA 98 EXPULSIONS SUR 100 TENTATIVES La Pelletierine est le principe actif alcaloïde de l'écorce de grenadier, découvert par Tanret en 1878.La Pelletierine Tanret est le vermifuge le plus sûr et le plus facile à prendre.La Pelletierine ne doit pas être donnée aux épileptiques.TENEBRYL GUERBET (Di-iodo-méthane sulfonate de sodium) (686% d'iode) Moyen de contraste pour Urographie Intraveineuse UTIQUE ANTALGIQUE TRAITEMENT IODÉ RADIODIAGNOSTIC THÉRAPE LAB'?* A GUERBETaCie OU S 540 MILLIGr d'IODE par CC.CANSULES ZED ANDY LES ETABLISSEMENTS BYLA, - - PARIS LABORATOIRES A.GUERBET & CIE - PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTREAL XLVIII L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA STERILISATION EFFICACE AUTOMATIQUE ECONOMIQUE POUR MEDECINS ET HOPITAUX ~ > « Les Stérilisateurs CASTLE vous assurent une stérilisation parfaite sans qu\u2019il vous soit nécessaire de les surveiller constamment.Installez un CASTLE \u201cFull Automatic\u201d entièrement automatique.Ils ne sont jamais en bas du point bouillant.Ils maintiendront le degré de stérilisation sans qu\u2019il soit nécessaire de tourner aucune clef.Vous ne pouvez endommager le Stérilisateur par négligence.La bouilloire est en bronze coulé d\u2019un seul morceau.WILMOT CASTLE COMPANY Rochester, N.Y.\u201cCASTLE?\u201d CASGRAIN & CHARBONNEAU LIMITEE, MONTREAL Représentants Exclusifs Permettez-nous de vous tenir au courant des améliorations apportées à la stérilisation moderne.\u2014_ Appareillage a Rayons-X et d\u2019Electricité Médicale de WESTINGHOUSE X-RAY CO.INC.e/0)-e 040): ® Générateurs à Thérapie Profonde 200-400 K.V.Générateurs Combinés ( Diagnostique - Thérapie ) Générateurs à Diagnostique (Haut Milliampérage) Générateur à Diagnostique (Condensateurs) Générateurs à Diagnostique pour Praticien Tables à Rayons-X (modèles de tous genres) Fluoroscopes verticaux.Stéréoscope Civiere Radiographique Spéciale Appareils à Haute-Fréquence Escamoteurs de Cassettes Ampoules à Rayons-X Electro-Cardiographe Accessoires.\u2014\u2014\u2014o(0)o-\u2014 Littérature descriptive gracieusement fournie [ASGRAIN & [HARBONNEAU Représentants Exclusifs LAncaster 3292 MONTREAL 30 est, rue St-Paul L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 793 Cette glycosurie existe même à jeun et est indépendante de l\u2019alimentation, signale Ramon.La glycémie est ici normale, l\u2019état général est excellent, les signes pathologiques cliniques font défaut: ce n\u2019est qu\u2019un faux diabétique.Et Ramon conseille, avec la campagne et un repos relatif, un régime de table normal, peut-être un peu d\u2019iode \u2014 sol.de Lugol \u2014 pour agir sur le système endocrinien-sympathique.Eugène SAINT-JACQUES.HYGIENE J.TURU et I.RUSSI.\u2014 IL La lutte simultanée contre la diphtérie et la scarlatine, par la vaccination préventive, avec les toxines formolées.Il.L\u2019efficacité de la réaction de Moloney dans la vaccination contre la diphtérie.« Office International d\u2019Hygiéne Publique », XXXVII, p.2020, avril 1936.Les vaccinations contre la diphtérie et la scarlatine, avec les toxines formolées, ont été appliquées en 1934 dans la ville roumaine de Turda, foyer intense de diphtérie et de scarlatine (morbidité annuelle de la période 1910- 1934: 143.2 pour 100,000 personnes pour la diphtérie, et 279.6 pour la scarlatine.Les sujets réceptifs ont d\u2019abord été recherchés au moyen des réactions de Sehick et de Dick; on a trouvé 27 p.100 pour la diphtérie, 19 p.100 pour la scarlatine.Puis, les sujets à réaction positive ont été vaccinés respectivement contre la diphtérie ou la scarlatine; chez ceux qui étaient réceptifs aux deux infections, on à employé la vaccination associée, suivant l\u2019exemple de Veldee, de Farquarson.Au-dessous de 10 ans, on a injecté des doses complètes; au-dessus de 10 ans on a employé des doses fractionnées, d\u2019après les résultats de l\u2019épreuve de Moloney.Cinq mois après la vaccination avec une seule toxine formolée, on a trouvé des pourcentages de 82.6 de réactions de Schick négatives et de 92.3 de réactions de Dick négatives.Après la vaccination associée, les pourcentages étaient de 89.5 pour le Schick, et de 98.9 pour le Dick.La vaccination associée augmente aussi la tolérance pour la toxine de Dick.Dans l\u2019année suivante, il n\u2019y a eu ni diphtérie chez les sujets à réaction de Schick négative ou comp'ètement vaccinés (1930), ni scarlatine chez les sujets à Dick négatifs ou vaccinés (1914).Chez les non vaccinés ou incomplètement vaccinés (respectivement 1,343 et 1,359), il y a eu 12 cas de diphtérie et 21 cas de scarlatine.L\u2019épreuve de Moloney permet de fixer le dosage à employer chez les sujets qui sont sensibles aux toxines diphtériques ou de Dick formolées.Les doses fractionnées ne provoquent de réactions post-vaccinales que chez 1 p.100 de ces sujets.Les auteurs ont trouvé, à l\u2019aide de l\u2019épreuve de Moloney, chez les enfants de 10 à 14 ans, 4.2 p.100 sensibles à la toxine de Dick, 28.1 p.100 sensibles à l\u2019anatoxine diphtérique; de 15 à 20 ans, les pourcentages correspondants ont été: 8.7 et 38.8; pour les deux toxines associées, 33.5 de 10 à 14 ans, 33.4 de 15 à 20 ans.Après vaccination à doses fractionnées, on obtient 76.5 p.100 de réactions de Schick négatives et 92.8 p.100 de réactions de Dick négatives.Sylvio ROCH. 794 l\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA LAIDLAW.\u2014 La grippe épidémique, maladie à virus.« Office International d'Hygiène Publique », XXVII) p.2019, avril 1936.La découverte faite en 1933 par Smith, Andrewes et Laidlaw d'un virus filtrant, isolé de la gorge de malades atteints de grippe, donnerait la maladie expérimentalement au furet.La démonstration dans le sang de l\u2019homme et du furet convalescents d\u2019anticorps spécifiques fut suivie de la découverte de la réceptivité de la souris au virus et de la possibilité de préparer un antisérum spécifique de cheval.En 1934, faute d\u2019épidémie importante de grippe à Londres, les auteurs ne purent disposer de matériel, mais la seule souche qui fut isolée présenta des caractères identiques à celle de 1933.Dans l'hiver 1934-35, 8 nouvelles souches, dont 6 isolées dans une épidémie à Shorneliffe et 2 dans la région de Londres, paraissent, bien que leur étude ne soit pas complètement terminée, identiques aux précédentes.D\u2019autre part, en Amérique, T.Francis, à l\u2019Institut Rockefeller, a isolé 2 souches de virus grippal, l\u2019une à Porto-Rico et l\u2019autre à Philadelphie en 1935, qui toutes deux sont neutralisées par le sérum spécifique et présentent les caractères du virus filtrant.Rappelant les constatations de Shope sur le virus filtrant de la grippe du pore qui, inoculé au furet, lui donna une maladie comparable à celle donnée par le virus découvert par Smith, Andrewes et Laidlaw, mais ne peut donner la grippe au porc que s\u2019il est associé au germe hémophile (Hemophilus influenzæ), l\u2019auteur émet l\u2019hypothèse qu\u2019il en est peut-être de même chez l\u2019homme.Chez lui, le virus filtrant seul ne serait-il pas en cause dans les cas bénins de grippe simple, tandis que, dans les cas compliqués de sinusites, de bronchite purulente ou de broncho-pneumonie, il y aurait association de ce virus avec des bacilles hémophiles?La présence de divers germes associés pourrait expliquer les constatations bactériologiques faites dans des épidémies de grippe.D'autre part, Elkeles aurait réussi avec le seul virus de la grippe de l\u2019homme à infecter le jeune pore.Il y aurait donc 2 virus d\u2019origines différentes, pouvant donner la même maladie au furet, à la souris et au porc.Ces virus ayant des constituants antigéniques similaires et d\u2019autres différents, on peut admettre leur parenté.L\u2019auteur croit que le virus de la grippe du pore est réellement le virus de la grande pandémie de 1918 adapté au pore et ayant persisté depuis chez cet animal.S\u2019il en est ainsi, le virus de 1918 était peut-être légèrement différent du virus que l\u2019on trouve couramment maintenant dans la grippe humaine, mais en est très voisin.Cette différence même entre les deux races de virus donnerait une explication de la pandémie; elle se serait produite à un moment où, en un endroit, une variante du virus habituel aurait déterminé une épidémie dans une population résistante à ce virus habituel.Peut- être toutes: les pandémies sont-elles dues à l\u2019action de variantes d'un tvpe de virus initial.Cette hypothèse ne pourra être confirmée que par des études approfondies des virus de diverses épidémies et pandémies.Peut-être les recherches en cours faites par l\u2019auteur et ses collaborateurs sur le contenu en anticorps du sérum humain vis-à-vis des races humaine et porcine du virus, éclaireront-elles le problème.Sylvio ROCH. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA XLIX AGOCHOLINE DU D\u201d ZIZINE © GRANULE SOLUBLE (avec ou sans menthe) Peptone sèche purifiée + Sulfate de magnésie anhydre Cholécystites chroniques, Congestion du Foie Lithiase biliaire, Ictère et Cholémie Dyspepsies réflexes - Constipation ! d'origine Migraines, Vertiges, Eczéma, Prurit hépato-biliaire Posologie : | à 3 cuillerées à café le matin à jeun, dans un demi-verre d'eau chaude LABORATOIRES du Dr ZIZINE, 24, rue de Fécamp, Paris (12e) Dépositaires exclusifs pour le Canada: MILLET, ROUX & CIE, Limitée 1215, rue Saint-Denis - - MONTREAL m2 ry AR % \u201cÀ v 7 \u201c4 pas, 2 / + % % % \u2014 = % % 4, A = SH 4 4 > = =v À 4 7 A 354 est, rue Sainte-Catherine ps a \u201c0 & 4, ¢ 7 \u2014 x 4 y @ dp % pg / Jr 74 A 7 ta 4 74 es 4 % 044 % S 24 Uy, 2e 4 S es A OÙ > rec SES LS @ VY À I, N NM S S L'UNION MEDICALE DU CANADA Représentants exclusifs pour le Canada + œ XxX lo.0%, N A 7 JR Po (; Sea NP Littératures à la disposition de Messieurs les Docteurs 4 \u201c4 % Fs > X: 4 ANGLO-FRENCH DRUG CIE 4 © 7 4 \u201c 2 4 oy pil gi MONTREAL |} L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 795 G.RAMON.\u2014 L\u2019anatoxine staphylococcique dans le traitement des infections staphylococciques.« Presse Médicale », 44, pp.185-188, ler février 1936.L\u2019auteur rapporte le résultat du traitement de 500 patients souffrant de lésions staphylococciques; il conclut que quand l\u2019anatoxine possède un fort pouvoir antigénique, il est un agent puissant de lutte contre les infections staphylococciques.Svlvio ROCH.NEURO-PSYCHIATRIE Georges GUILLAIN.\u2014 Sur un cas de radiculo-névrite avec hyperalbumi- nose du liquide céphalo-rachidien sans réaction cellulaire.Guérison complète, mais persistance de I'abolition des réflexes tendineux; ses conséquences pour les diagnostics d\u2019avenir.« Revue Neurologique », avril 1936.Le cas cité par le Prof.Guillain est un syndrome de radiculo-névrite avec dissociation albumino-cytologique.La persistance des réflexes tendineux abolis serait exceptionnelle après plusieurs années de guérison.L\u2019auteur met en garde ceux qui sont appelés à traiter des patientes de ce genre; il faudra se méfier de prendre ces cas pour du tabes, car une médication antisyphilitique donnera des résultats nocifs.Avec 2 grammes 40 d\u2019albumine et trois lymphocytes clans le L.C.Run benjoin colloïdal de 22222 22222 20009 et un Wassermann négatif, un pronostic favorable avait été porté il y a c'nq ans, et, en effet, la malade à guéri et se maintient normale sauf cette abolition des réflexes tendineux.Ceux qui rencontreront des malades de ce genre, cas exceptionnels, il est juste de le dire, ne devront donc pas les classifier comme des syphilitiques, ni créer de désastre familial.Alcide PILON.GUILLAIN et BARRE.\u2014 Quelques remarques sur notre \u201cSyndrome de Radiculo-névrite avec hyperalbuminose du liquide céphalo-rachidien sans réaction cellulaire\u201d.\u201cRevue Neuro.\u201d, mars 1936.A la suite de quelques publications récentes, les auteurs se voient obligés de préciser les limites du syndrome sur lequel i's avaient a\u2019t\u2018ré l\u2019attention en 1916.C\u2019est un syndrome caractérisé pr des treubles moteurs.l'abolition des réflexes tendineux avec conservation des réflexes cutonés, des paresthésies avec troubles légers de la sensibilité objectivé, des dou'\u2018eurs à la pression des masses musculaires et une dissociation albumino-cytologique.Il y aurait atteinte concomitante des racines rachidiennes, des nerfs et des muscles, et ceci de nature infectieuse ou toxique.Le pronostic serait favorable.La dissoc:ation albumino-cytologique jusqu\u2019en 1916 n\u2019avait été rencontrée que dans les compressions médullaires, le mal de Pott et certains cas de syphilis du névraxe; de là, l\u2019intérêt du syndrome. 796 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Comme Alajouanine, Thurel, Hornet, Boudin ont rapporté une observation intitulée \u201cLa polyradiculo-névrite aiguë généralisée avec diplégie faciale et paralysie terminale des muscles respiratoires et avec dissociation albumino-cytologique\u201d.Guillain et Barré se refusent à laisser englober leur syndrome par la vaste synthèse d\u2019Alajouanine sur leur cas de maladie avec méningite fibrineuse évoluant vers la mort en 12 jours et qui pourrait être interprétée comme un de ces syndromes de Landry dits polynévritiques.Cette synthèse, disent-ils, peut faire illusion à tous ceux qui ne connaissent pas la multiplicité des infections du névraxe et des nerfs, les septinévrites à ultra- virus neurotrope, suivant l\u2019expression de S.Nicolan; elle ne serait justifiée que si MM.Alajouanine, Thurel, Hornet, Boudin avaient identifié, dans leur cas mortel en huit jours et dans les cas curables de Guillain et Barré, un même virus.À défaut de cette constatation biologique, l\u2019assimilation de ce cas mortel et l\u2019assimilation des infections suraiguës consécutives aux fièvres éruptives avec les cas curables de Guillain et Barré resterait une pure hypothèse.Les auteurs ne semblent pas très contents parce que M.Boudin, dans la thèse qui lui fut inspirée par M.Alajouanine, leur conseille la lecture concernant les radiculo-névrites avec dissociation albumino-cytologique, comme si leur contribution dans la description de leur propre syndrome était oubliée.Puis, il y a des protestations contre les conclusions de la thèse de Boudin et rectification des erreurs qui auraient défiguré les travaux personnels des auteurs.De plus, ils ne peuvent s\u2019expliquer comment on a pu donner comme exemple typique de leur syndrome des cas d\u2019encéphalites épidémiques, des cas de radiculites avee hyperlymphocytose ou hyperpolynucléose, des cas de syphilis du névraxe avec réaction de Wasserman positive.D'ailleurs quand M.Boudin reprend l'étude d\u2019ensemble des polyradiculo-névrites avec dissociation albumino-cytologique, il reproduirait la description initiale du syndrome Guillain et Barré, et ce qu\u2019il ajouterait, ce n\u2019est que deux cas mortels que les auteurs se refusent à insérer dans leur syndrome.Comme conclusion, nous croyons avec CI.Vincent que ce syndrome, décrit il y a 30 ans, reste encore une entité morbide, tant qu\u2019il ne sera pas prouvé que le même élément pathogène peut produire le syndrome de Guillain et Barré et certains syndromes radiculo-méningés d\u2019aspect voisin.Alcide PILON.CHIRURGIE Carlos Robertson LAVALLE.\u2014 Tuberculoses chirurgicales.« La Semana Médica », n° 34, 1934, Buenos-Aires.Pour l\u2019auteur, il existe dans toutes les formes d\u2019ostéo-arthrite tuberculeuse des foyers tuberculeux hyperémiques étranglés, et ceux-ci peuvent être mis facilement en évidence au moyen de radiographies faites selon une technique spéciale.Pour mobiliser la sérosité pleine de bacilles de Koch atténués que contiennent ces foyers étranglés, l'auteur préconise la mise en place dans le foyer même de greffons osseux auto-plastiques au moyen de perforations.Ces greffons lentement résorbables aspirent la sérosité à la facon de la mèche - d\u2019une lampe à pétrole. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 797 Les avantages de cette méthode de traitement sont: la disposition rapide les phénomènes d\u2019intoxication tuberculeuse, la tendance plus prononcée à la cicatrisation des lésions tuberculeuses locales et éloignées.Viennent ensuite des explications de technique opératoire à suivre dans les différentes localisations d\u2019arthrite tuberculeuse, plus particulièrement dans le mal de Pott, où l\u2019on obtient des succès dans 85% des cas.A.BELLEROSE.Charles MAYER.\u2014 La thérapeutique chirurgicale des oblitérations artérielles organiques des membres inférieurs.« Bruxelles Médical\u201d, 17 mai 1936.Après une étude sommaire de la pathogénie et de la physio-pathologie des oblitérations artérielles chroniques, l'auteur fait une étude critique des différents traitements chirurgicaux préconisés depuis 20 ans.1° La sympathectomie périartérielle donne des résultats éphémères et irréguliers.2° La sympathectomie lombaire.Cette méthode donne d\u2019excellents résultats dans 50% des cas; il reste 50% d\u2019échecs.3° L\u2019artériectomie, c\u2019est-à-dire la résection du segment artériel oblitéré, est un complément à la sympathectomie lombaire; les deux opérations donnent des résultats à peu près identiques, il s\u2019agit de déterminer quand il faut employer l\u2019une de préférence à l\u2019autre.Trois méthodes permettent de reconnaître si une sympathectomie lombaire ou une artériectomie ont des chances de succès; ce sont: l'épreuve de Morton et Scott, l\u2019épreuve de Adson et Brown et le test de Denk.A.BELLEROSE.Marcel ARNAUD.\u2014 Le syndrome d\u2019appendicite aiguë « La Presse Médicale », 40, p.804, 16 mai 1936.Qui de nous n\u2019a rencontré de ces cas \u2014 particulièrement chez les enfants jusqu\u2019à 12 ou 15 ans \u2014 où une douleur abdominale au flanc droit, accompagnée de température, nous a fait porter le diagnostic d\u2019appendicite aiguë, alors qu\u2019à l\u2019opération l\u2019appendice n\u2019apparaissait que normal ou à peine congestionné.Et le soir ou le lendemain, apparaissait une toux qui attirait l\u2019attention au thorax.On peut s\u2019y faire prendre une première fois, mais, l\u2019œil ouvert, on est sur ses gardes, surtout chez les enfants, comme je l\u2019ai dit plus haut.Ce sont là de fausses appendicites.Au fond, il s\u2019agit d\u2019un foyer pulmonaire, souvent apical, autant à gauche qu'à droite, qui mascarade sous un dehors appendiculaire.Marcel Arnaud le signalait dernièrement dans une note de la Presse Médicale du 16 mai 1936.TI attirait l\u2019attention sur le fait que presque tous les signes d'appendicite aiguë étaient présents: douleur au MeBurney, défense musculaire.vomissement, température.T1 ne manque qu'une masse appendiculaire, et pour cause puisque l\u2019appendice n\u2019est pas touché ici.Ft voilà que quelques heures après l\u2019apparition de la douleur abdominale, apparaissent à leur tour des signes pulmonaires: toux, malaise doulou- 798 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA reux localisé au thorax, respiration plus rapide, et l\u2019auseultation montre un foyer congestif en évolution ou une pneumonie commencante.Ayons donc l\u2019æil au guet, surtout chez les enfants, et en face d'un syndrome abdominal peut-être tapageur, examinons la poitrine avant de prendre une décision et donner le conseil opératoire.C\u2019est ce que nous avons rencontré également chez plus d\u2019un de nos jeunes malades, entre autres chez le jeune Emile M.obs.8343, si typique de ce que nous relations.Arnaud signale des cas rencontrés chez des adultes \u2014 femme de 21 ans.hommes de 32 et de 40 ans \u2014 où la fausse appendicite ne cachait ni plus ni moins qu\u2019une «pneumonie typique du sommet droit», 48 heures après les premiers signes abdominaux chez la femme; une pneumonie lobaire gauche chez l\u2019homme de 32 ans au bout de 48 heures; et une pneumonie basale gauche chez celui de 40 ans.Donc, si la pseudo-appendicite pneumique, comme quelsues uns l\u2019ont dénommée, se rencontre surtout chez l\u2019enfant, n\u2019oublions pas que nous pouvons la trouver parfois aussi chez les adultes.Quelle explication donner à cette fausse symptomatologie ?Blais et Garreau, dans leurs thèses, l\u2019expliquent par un réflexe douloureux irradié par la branche perforante antérieure du 12e nerf intercostal.Arnaud rejette cette explication.T1 veut que l\u2019appendice fasse une congestion première légère qui donne l\u2019éveil douloureux \u2014 et serait dûe à l\u2019infection par le pneumocoque.Laissons la discussion ouverte: ni l'une ni l\u2019autre des deux hypothèses ne donne satisfaction.Retenons le fait que la douleur abdominale aiguë à la fosse iliaque chez les jeunes peut être le signe premier d\u2019une pneumonie qui commence ou d'un état pu\u2019monaire congestif.Rappelons-nous la possibilité de ce fait pour éviter une erreur de diagnostic, et partant d'une thérapeutique opératoire mal venue parce que non nécessaire ici.Eugène SAINT-JACQUES.Pierre MALLET-GUY (Lyon).\u2014 La Pancréatectomie gauche.« Journal de Chirurgie », t.47, vol.5, mai 1936, p.771-791 (12 fig.).Dans cet article, l\u2019A.étudie l\u2019hémipancréatectomie gauche ou pancréa- tectomie gauche qui s\u2019oppose aux pancréatectomies céphaliques, aux duodéno- pancréatectomies, aux résections segmentaires du corps du pancréas, et aux interventions atypiques d\u2019exérèse.L'article est divisé en trois chapitres: I.Conditions opératoires; 2.Indications; 3.Technique.1.Conditions opératoires (conditions anatomiques et physiologiques).L\u2019A.rappelle les rapports anatomiques plus ou moins variables du pancréas avec les organes voisins, et les modalités des vaisseaux sp'éniques, Du point de vue physiologique, «le principe de réduction opératoire du L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA LI (WIELD 4 Injections intramusculaire et intraveineuse Solution de gluconate de calcium et lévu- linate de calcium Pour toutes indicat'ons de la thérapie au calcium.Calcium-lfah se distingue par son heureuse formule qui lui permet d'être in'ecté dans les veines sans danger.Présentation: 10 ampoules de 5 cm\u2019 5 \u201c \u201c 10 cm\u2019 20 ce \u201ce 10 cm?Calcium-Ifah granulé boîte de 100 grs.© \u201cIFAH\u201d, G.m.b.H.Hamburg 21 ° © | Allemagne Renseignements fournis sur demande: \u201cIFAH \u201d, PHARM.PRODUCTS (W.E.Ranniger) MArquette 9824 1231 ouest, rue Ste-Catherine, - Montréal, Qué. 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L\u2019anesthésie, la position du malade, les incisions, l\u2019exploration, la dissection et l\u2019exérèse, le traitement du moignon et du lit pancréatique, la péritonisation, le drainage, les incidents et les soins post-opératoires sont bien expliqués et clairement commentés.Bien faite, l\u2019opération ne présente pas plus de danger que celle pratiquée dans la chirurgie de l\u2019ulcère gastrique.Cependant, les résultats obtenus jusqu\u2019ici ne sont pas encore assez éloignés ni assez nombreux pour fixer la valeur de l\u2019intervention, pas plus dans le traitement des tumeurs ou des états d\u2019hyperinsulinisme.Les observations recueillies laissent, néanmoins, entrevoir son efficacité, si bien qu\u2019il serait permis de dire qu\u2019un diabète, évoluant sous la dépendance d\u2019une inflammation chronique localisée du pancréas, serait heureusement influençable par l'exérèse du segment malade de la glande.Pierre SMITH.Richard JAHIEL.\u2014 Les étapes génitales de la lithiase biliaire chez la femme.« La Presse Médicale », Paris, ler juillet 1936.Il s\u2019agit ici d\u2019un travail de la clinique chirurgicale du professeur Gosset.La lithiase biliaire n\u2019est pas uniquement due, comme on l\u2019a longtemps ecru, à l\u2019hypercholestérinémie, et de nombreux travaux ont rappelé les différents mécanismes de formation des calculs.Les petits signes de la lithiase sont inconstants, et celle-ci né se révèle le plus souvent que par ses complications.Ces incidents sont d\u2019abord ceux qui résultent de l\u2019évolution in situ de la lithiase et ceux qui sont d\u2019origines plus générales; ainsi, chez la femme, ils subissent «les fluctuations de sa vie endocrinienne ».Les troubles dus à l\u2019évolution in situ de la maladie lithiasique sont classiques.Le calcul se déplace.Il peut alors irriter les parois de la vésicule qui va s\u2019hypertrophier ou se scléroser; cette irritation prolongée engendre aisément l\u2019infection, et la cholécystite s\u2019installe, subaiguë, aiguë ou purulente.Mais l\u2019infection peut s\u2019étendre au cholédoque, au parenclyme hépatique ou au pancréas.Ces complications appellent l\u2019acte chirurgical, aussi précoce que possible.Les complications du second ordre s\u2019adressent aux formes évolutives de la lithiase particulière à la femme, en rapport avec sa vie endocrinienne.La lithiase se présente parfois avant la puberté, mais elle ne s\u2019attaque alors qu\u2019à un terrain spécial: malades à migraines fréquentes, à crises diarrhéiques sans cause apparente.malades souffrant d\u2019asthme infantile ou d'urticaire. S00 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Il s'agit dans ces cas de phénomènes de sensibilisation, et très souvent on note les mêmes symptômes chez la mère de l\u2019enfant.L\u2019A., partant de ce principe, a pu, grâce à la désensibilisation par le sang maternel, réussir à supprimer, dans certains cas, les coliques hépatiques récidivantes, et il en donne une belle observation.Au moment de la ménopause et après celle-ci, la lithiase se caractérise par des signes sévères: état général atteint, fièvre élevée, signes abdominaux importants.Contraste frappant entre la bénignité relative des crises avant la ménopause et la gravité de celles-ci après le retour d'âge.Entre la puberté et la ménopause, les signes évolutifs de la lithiase varient avec le cycle menstruel.La grossesse déclenche les premières crises, et celles-ci sont parfois causées par les règles et répondent alors à des phénomènes d\u2019auto-sensibilisation à celles-ci.L\u2019A.utilise, depuis quatre ans, dans le service de M.Gosset, une thérapeutique anti-anaphylactique à partir du sang menstruel de la malade, et il dit en avoir obtenu d\u2019excellents résultats, qu\u2019il doit d\u2019ailleurs publier prochainement.il termine son travail par un bref résumé.Les incidents évolutifs de la lithiase peuvent se grouper en deux classes: a) l\u2019une qui comprend les accidents mécaniques ou infectieux, et b) l\u2019autre qui est particulière à la femme et qui réunit des phénomènes dépendant de sa vie endocrinienne, se manifestant ou à la puberté, ou à la ménopause, ou pendant la période d\u2019activité ovarienne.L\u2019A.a utilisé comme thérapeutique complémentaire à l\u2019acte chirurgical : @) les injections subintrantes de sang maternel à faibles doses contre les accidents d\u2019anaphylaxie passive héréditaire de la puberté, et b) la désensibilisation par les produits de la menstruation contre les «crises de foie» menstruelles.Edouard DESJARDINS.UROLOGIE William E.LOWER.\u2014 Le probléme de la symphyse rénale (The problem of the fused kidney).« The Journal of Urology », juin 1936.Les anomalies congénitales du tractus urogénital considérées dans leur ensemble ne sont plus trés rares, car les hypospadias, les extrophies vésicales, les ectopies testiculaires sont faciles à diagnostiquer et partant plus aisément reconnues.Si l\u2019on sépare de cette classification les anomalies portant seulement sur les reins, la fréquence diminue, car les moyens mis à notre disposition pour les reconnaître ne sont pas mis en pratique par tout le monde.Cependant, avec le développement des explorations endoscopiques et surtout le nombre sans cesse croissant des pyé'ographies pratiquées tous les jours, les trouvailles anatomiques des salles d\u2019autopsie deviennent des faits cliniques demandant leur classification.Selon l\u2019auteur, le rein en fer à cheval et le dédoublement des uretères sont les plus fréquentes des anomalies rénales.Le rein en fer à cheval est une symphyse rénale où les deux reins s\u2019unissent par leurs pôles similaires.Gutierez les classe en symétriques et en asymétriques.PV L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 801 Cette entité pathologique se rencontre plus fréquemment chez les hommes.Les seuls troubles que l\u2019on constate dans les cas où le rein en fer à cheval ne présente pas de modifications pathologiques de ses tissus, sont le mal de dos et les douleurs abdominales dues vraisemblablement à la compression de l\u2019isthme par la colonne vertébrale et à l\u2019enserrement des vaisseaux, des plexus, du sympathique en arrière.Le rein en fer à cheval qui devient malade peut donner des signes qui peuvent orienter le diagnostic: douleurs ombilicales ou épigastriques irradiant vers la région lombaire, troubles urinaires variés.Un grand nombre de symptômes portant sur le tractus intestinal devront être étudiés attentivement pour éliminer l\u2019appendicite aiguë, la cholécystite calculeuse, les ulcères gastriques ou duodénaux, ete.Une tumeur médiane avec douleur en arrière à l\u2019extension de la co'onne vertébrale, devra faire penser à la possibilité d\u2019une symphyse rénale.Le véritable signe pathognomonique sera donné par la pyélographie.Les bassinets regarderont en dedans et les uretères seront en dehors.- La pyélo-néphrite sera traitée par le drainage urétéral par sonde à demeure; les calculs seront enlevés si possible par pyélotomie.Si indications une néphrectomie pourra être exécutée.Le véritable traitement des douleurs du dos consistera dans la division de l\u2019isthme avec ou sans néphropexie.| L\u2019A.rapporte ensuite un cas où un troisième rein réunissait les deux autres; la néphrectomie sur le rein surnuméraire a amené la guérison.Paul BOURGEOIS.Arthur COLLINS.\u2014 Calculs de la vessie en nombre inusité.« Urologic & Cutaneous Review », juin 1936.Les calculs de la vessie ont été rencontrés en nombre variant d\u2019un seul À un millier; l\u2019auteur rapporte l\u2019observation d\u2019un malade atteint d\u2019hypertrophie prostatique accompagnée de lithiase vésicale chez lequel au cours de la cystostomie il a enlevé une quantité considérable de caleuls remplissant une mesure de 5 onces de volume; leur volume variant d\u2019un petit marbre .à un petit plomb.Il arrivera assez souvent que ces malades constateront qu\u2019ils passent de la «fine gravelle ».Paul BOURGEOIS.OBSTETRIQUE Pierre HENRIET (Avignon), ancien chef de clinique obstétricale à la Faculté de Médecine de Montpellier.\u2014 Glucosuries et diabètes en pratique obstétricale.« Revue Française de Gynécologie et d\u2019Obstétrique », février 1936.L'auteur, après avoir passé en revue les modifications physiologiques de la glyco-régulation pendant la grossesse, étudie successivement : a); Les fausses giucosuries gravidiques ; b) Les glycosuries par abaissement du seuil rénal; c) Les glycosuries gravidiques bénignes ; 802 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA d) Le diabète gravidique transitoire ; e) La grossesse chez la diabétique habituelle; f ) Diabète insipide et grossesse.Les modifications gravidiques physiologiques de la glyco-régulation.La glycémie diminue légèrement.Le seuil rénal du glucose s\u2019abaisse.La glycosurie provoquée est plus facile.L\u2019épreuve de l\u2019hyperglycémie provoquée est plus forte et plus durable pendant la gestation.Les besoins en hydrates de carbone augmentent nettement pendant la gestation.Pour expliquer ces modifications physiologiques de la glyco-régulation, il faut incriminer: I.Les modifications gravidiques des glandes endocrines: l\u2019hyperactivité du pancréas, de la glande thyroïde, des glandes surrénales, l\u2019hypophyse, les parathyroïdes, les ovaires.- IT.L'existence du placenta.II.L'existence du fœtus.Les fausses glucosuries.L\u2019analyse par le Fehling peut révéler qu'il s\u2019agit de sucre réducteur, mais aussi de substances réductrices banales.Il faut faire la recherche à la phénylhydrazine pour différencier le lactose du glucose.La lactosurie n\u2019a aucune signification pathologique.Les glucosuries par abaissement du seuil rénal.Ici la glycémie reste normale ou inférieure à la normale.C\u2019est la glucosurie gravidique sans hyperglycémie.Ici l\u2019insulinothérapie est inutile et dangereuse.Le régime n\u2019aide pas.Les glucosuries gravidiques bénignes.Elles sont intermittentes et alimentaires.La glycémie à jeun est normale.Elle augmente par l\u2019ingestion du sucre plus qu\u2019à l\u2019état normal, mais moins que dans le diabète vrai.On peut en faire un signe d\u2019insuffisance hépatique.Le régime est utile.L\u2019insuline, parfaitement inutile.Le diabète gravidique transitoire.La grossesse, sous son influence humorale perturbatrice, peut faire apparaître un diabète véritable qui n\u2019est que transitoire et disparaît après laccouchement.Trois causes paraissent possibles: une intoxication d\u2019origine placentaire se développant sur un organisme à glyco-régulation déficiente, ou le surmenage gravidique du pancréas, ou encore la sécrétion surabondante de l\u2019hormone anti-hypophysaire hyperglycémiante «anti-insuline ». L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 803 Ici les symptômes sont les symptômes habituels du diabète.Mais son évolution est habituellement très rapide.Le coma diabétique s\u2019installe brusquement au 7e mois et entraîne la mort malgré l\u2019insuline.Ce diabète tend essentiellement à produire un gros œuf.Le placenta est aussi volumineux.Il y a hydramnios exceptionnellement aigu.Le fœtus est atteint dans sa vitalité.La gestation s\u2019interrompt fréquemment par avortement.Plus tardivement le fœtus meurt, est retenu in utero quelques jours et est expulsé macéré, ce qui entraîne parfois le diagnostic erroné de syphilis La mort du fœtus in utero peut entraîner des troubles toxiques graves chez la femme par l\u2019arrêt de l\u2019utilisation des produits hydro-carbonés par le fœtus et peut-être par l\u2019arrêt de son activité pancréatique.L'accouchement, souvent dystocique, est assombri par le risque majeur du coma acidosique.Le diabète disparaît cinq ou six jours après l\u2019accouchement.En cas de nouvelle grossesse, le diabète réapparaît plus précoce et plus grave.Le pronostie immédiat est sérieux pour la mère et plus mauvais pour le fœtus.Le diabète gravidique est moins grave que le diabète chronique compliqué de grossesse.Traitement.Examen périodique systématique des urines.Régime établi en tenant compte du besoin supplémentaire journalier de 50 grammes d\u2019hydrate de carbone.Recourir au besoin à l\u2019insulinothérapie avec contrôle glycémique.Si l\u2019expectante est en même temps syphilitique, le traitement spécifique atténuera la glycosurie.Pendant l\u2019accouchement redoubler l\u2019assistance médicale.Le traitement obstétrical consiste à surveiller la vitalité du fœtus et surtout à évaluer ses dimensions.Après l\u2019accouchement, il est préférable d\u2019éviter l\u2019allaitement.Systématiquement, pendant un an, analyser tous les mois les urines de la femme qui a présenté un diabète gravidique.; La grossesse chez la diabétique habituelle.L\u2019insulinothérapie prolongée corrige les hypoménorrhées et les aménorrhées, rétablit l\u2019ovulation et favorise la fécondation.La grossesse peut ne pas influencer le diabète, peut l\u2019améliorer peut-être par l\u2019hyperfolliculinémie; la folliculine congestionne le pancréas maternel et augmenterait sa sécrétion.Mais sept fois sur dix la grossesse aggrave le diabète.La grossesse et l\u2019accouchement sont influencés par le diabète habituel au même titre que par le diabète gravidique.Depuis l\u2019insulinothérapie, le pronostic est moins sombre ct les statistiques considérablement améliorées.Le pronostic est assombri par la fréquence de la toxine gravidique surajoutée, de la tuberculose et des infections puerpérales.Le traitement médical est ici le même que pour le diabète gravidique.Mais il est plus délicat chez la diabétique avérée déjà traitée par l\u2019insuline, 804 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA car les besoins de l'organisme en insuline vont se trouver modifiés pour plusieurs raisons dont: l\u2019augmentation du régime alimentaire nécessitée par la gestation ; l\u2019abaissement de la tolérance hydrocarbonée fera augmenter l\u2019insuline ; l\u2019amélioration du diabète fera diminuer l'insuline.ete, ete.Donc, surveillance médicale plus minutieuse et dosages plus fréquents du sucre urinaire et sanguin.Les précautions médicales au cours du travail sont analogues à celles prises au cas de diabète gravidique.Une attention doit être donnée à la chute brusque de la glycémie pendant les 6 ou 8 jours qui suivent l\u2019accouchement, ce qui diminue le besoin pour l\u2019insuline.La période des suites de couches est celle où la patiente est particulièrement exposée aux accidents de coma acidosique et de coma, hypoglycémique.La surveillance obstétricale reste la même que dans le diabète gravidique transitoire.Diabète insipide et grossesse.Se rencontre très rarement en pratique obstétricale.L\u2019on distingue: le diabète insipide gravidique transitoire ; le diabète insipide préalable aggravé par la grossesse ; le diabète insipide préalable amélioré par la grossesse.L\u2019apparition transitoire d\u2019un diabète insipide pendant la grossesse semble l\u2019éventualité la moins rare.La grossesse peut aggraver un diabète insipide de même qu\u2019inversement la grossesse le fait disparaître.Comme thérapeutique, il ne faut pas craindre d\u2019employer les extraits post-hypophysaires dont l\u2019action anti-diurétique est aussi heureuse qu\u2019en tout autre temps.Loin de déclencher le travail, ces extraits favorisent la continuation de la grossesse.Il est prudent de commencer par des doses minimes de 2 unités.Etude physiopathologique.\u2014 À titre hypothétique, l\u2019auteur propose ce schéma : Le métabo!'isme de l\u2019eau est conditionné par l\u2019équilibre entre les deux puissances hormonales suivantes : A) Hormones diminuant la diurèse : 1) Hormone post-hypophysaire ; 2) Hormone folliculaire.B) Hormones augmentant la diurèse : 1) Hormone anti-hypophysaire d\u2019origine pituitaire ou placentaire; 2) Hormones thyroïdiennes.| L\u2019équilibre hormonal physiologique peut se fausser et, suivant la prédominance de l\u2019une ou de l\u2019autre de ces puissances hormonales régu'atrices de la diurèse, nous verrons apparaître des troubles pathologiques produisant le diabète insipide ou à l\u2019opposé l\u2019æœdème gravidique.J.-A, MANSEAU. 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cependant, dans les cas de grossesse tubaire non rupturée la douleur prend surtout le caractère de crampes abdominales.On a remarqué également que dans la plupart des cas il y avait des métrorragies.Chez un tiers des malades il n\u2019y avait eu aucun retard dans les périodes menstruelles.Dans 18% des cas il y a eu choc très grave avec collapsus, tandis que dans 25% des cas il y a eu de petites crises de lipothymie.La température était au-dessus de la normale dans la moitié des cas, et la palpation des fausses iliaques était extrêmement douloureuse chez les trois quarts des malades.Le taux de la mortalité a été de 7.8 pour cent.Suivant les auteurs, la transfusion sanguine est le meilleur traitement du collapsus qu'engendre la grossesse extra-utérine.A.MAGNAN.PEDIATRIE Edmond LESNE.\u2014 Quelques bases et règles de l\u2019alimentation du nourrisson après le sixième mois.« La Médecine Infantile », avril 1936, n° 4, p.1.Il est exceptionnel de trouver des enfants sains nourris exclusivement au lait de vache jusqu\u2019à l\u2019âge de 12 à 15 mois.La pauvreté du lait en fer et en cuivre, sa faible teneur en sels assimilables, en vitamines, en ferments et en diastase n\u2019apportent pas les éléments indispensables au parfait développement d\u2019un nourrisson de plus de six mois qui a ou va avoir ses premières dents.Alors s\u2019impose l\u2019établissement d\u2019un régime complet, varié, équilibré, non carencé, régime d\u2019omnivore, en rapport avec les sécrétions digestives et l'apparition des dents.L\u2019équilibre de la ration sera composé de protéines dans la proportion de 13 à 15% du total des calories; de graisses 15 à 20%; d\u2019hydrates de carbone 60 à 70%.1° Les hydrates de carbone, aliment énergétique par excellence, amélioreront le métabo!isme des graisses, des protides et aideront à la fixation de l\u2019eau sur les tissus.La vitamine B est absolument nécessaire à l\u2019utilisation des hydrates de carbone.La levure de bière, le malt, le son et les germes des graminées sont très riches en cette vitamine, et celle-ci devra augmenter proportionnellement à celle des hydrates de carbone ingérés.Vers le sixième mois, il faut donner 5 à 15 gr.par jour d'une farine riche en hydrates de carbone, telle l'arrow-root, le tapioca, la crème de riz. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 807 2° Les protéines, peu énergétiques, sont des éléments d\u2019entretien, de construction cellulaire.Il faut donner 3 gr.par kilo et par jour.La supériorité des albumines d\u2019origine animale sur les albumines d\u2019origine végétale pour assurer la croissance a été mise en évidence expérimentalement par Terroine.Les protéines des céréales sont supérieures aux protéines des légumineuses, mais il y a intérêt à varier les farines, car les albumines ne sont pas également riches en acides aminés.Les déficiences sont corrigées en les incorporant au lait.C\u2019est pourquoi les albumines végétales sont utilisées avec le lait vers le sixième mois.Vers 10 mois, on prescrit un œuf, dont la valeur est de 80 à 95 calories.Vers le dixième mois, il y a intérêt à donner du bouillon ou des jus de viande pour en venir à donner 20 à 25 grammes de viande vers le quinzième mois.3° Les graisses constituent un potentiel énergétique de premier ordre servant aux combustions, et une partie d\u2019entre elles seront conservées à titre de réserve.Elles aident à l'assimilation des hydrates de carbone et elles apportent à l\u2019organisme beaucoup de vitamines À.4° L\u2019eau doit se donner à la dose de 150 gr.par kilo et par jour.Cette quantité est augmentée en cas de fièvre.Les régimes trop concentrés déterminent, avant 5 mois, des fièvres alimentaires, tandis que des régimes trop dilués amènent des estomacs distendus.5° Le chlorure de sodium joue un rôle essentiel dans les échanges cellulaires.Le fer est indispensable après le sixième mois.Le calcium, le phosphore sont également nécessaires à la croissance; s\u2019il y a carence de ces sels minéraux, toutes les fonctions de l\u2019économie en souffrent.6° Les vitamines sont des facteurs essentiels de nutrition.a) La vitamine À est un facteur de croissance; se trouve dans certaines graisses animales, l\u2019huile de foie de morue, les carottes, les épinards, les tomates, les germes de blé; b) La vitamine B comprend un facteur antinévritique et un facteur indispensable à l\u2019utilisation des hydrates de carbone.Cette vitamine existe dans la levure de bière, les légumes, les fruits, le jaune d\u2019œuf, le lait, la viande, le foie, le germe et cuticule des graines, son de blé; c) La carence de vitamine C conduit au scorbut.Cette vitamine se trouve dans les fruits et les légumes crus, citron, tomates, et ce, de façon variable avec les saisons.La dose protectrice quotidienne d\u2019acide ascorbutique est de 25 mgr.chez l'enfant et 50 mgr.chez \u2019adulte; d) La vitamine D existe dans T'huile de foie de morue, l\u2019œuf, le lait.La carence de cette vitamine associée à la carence solaire conduit au rachitisme.L\u2019enfant, dès qu\u2019il a ses dents, est un omnivore, et on ne saurait trop souligner la nécessité d\u2019une alimentation variée et équilibrée, et de fonctions digestives normales pour éviter les carences d\u2019apports et aussi d'absorption et d\u2019assimilation.Les étapes du sevrage seront basées sur l\u2019évolution dentaire.Première étape, six à sept mois, «à l'apparition des incisives », remplacer une tétée ou un biberon par un bouillon de légumes épaissi et additionné d\u2019une farine très cuite.A huit mois un second biberon sera remplacé par une bouillie au lait.À dix mois le bouillon de légumes se transformera en purée de légumes, puis de fruits crus écrasés. 808 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Deuxième étape, douze à quinze mois, «évolution des molaires », 4 repas.Deux légumes ou un bouillon de viande épaissi, 2 de lait, dont une bouillie.Troisième étape, évolution des canines, seize à vingt-quatre mois.Au repas dui midi, 20 à 40 gr.de viande pour alterner avec l\u2019œuf tous les deux jours.Jamais de lait comme boisson aux repas.Quatrième étape, vingt-quatrième au trentième mois.Même régime en augmentant les quantités d\u2019aliments suivant l\u2019appétit de l\u2019enfant.On donnera donc progressivement une alimentation complète mais variée, équilibrée, celle d\u2019un omnivore, en éliminant les régimes restreints ou carencés.Henri BARIL.DERMATO-SYPHILIGRAPHIE RABEAU et UKRAINCZYK.\u2014 Le test palpébral.« Bull.Soc.Fr.Derm.et Syph.», mars 1936.On fait actuellement tellement de tests cutanés pour rechercher l'intolérance que souvent se présentent des résultats douteux.Les A.ont cru voir dans la paupière supérieure une région plus sensible.La peau y est d\u2019une souplesse, d\u2019une minceur remarquables et répond souvent par une infiltration.Leur technique est simple.Le sujet ferme les yeux; à l\u2019aide d\u2019une baguette de verre, on laisse échapper une goutte d\u2019une solution à examiner de manière à ce qu\u2019elle mouille le pli formé en relevant la paupière supérieure.Le patient n\u2019y accorde plus aucune attention, mais s\u2019il ressent un peu de cuisson ou de prurit après quelques heures, il doit alors nettoyer sa paupière avec de l\u2019eau bouillie froide.La lecture se fait après 28 et 48 heures.Le test palpébral serait toujours plus sensible que le test ordinaire, la réaction variant entre un œdème discret et un gonflement recouvert de vésicules.Sur quelques centaines d\u2019essais, les A.n\u2019ont jamais eu le moindre accident.Ils recommandent cette méthode dans les cas où le test ordinaire donnerait des résultats douteux.Maurice FERRON.MILIAN et PERIN.\u2014 Lichen plan gastrique.« Bull.Soc.Fr.Dermato- Syphiligraphie », mars 1936.Une patiente âgée de 33 ans vient consulter pour des lésions buccales datant de plusieurs années qui furent d\u2019abord indolentes, mais devinrent très douloureuses dans les trois derniers mois.L'examen montre sur la langue et sur les joues de nombreuses taches blanches et les arborisations typiques du lichen plan.Une biopsie confirmant ce diagnostic, la malade est soumise au traitement par des sels d\u2019or.Après un mois de traitement, les lésions linguales sont améliorées, mais sur les lésions de la joue apparaissent des petites érosions, de même que sur le voile du palais.En même temps, elle se plaint de fortes douleurs stomacales donnant l\u2019inrpression de brûlures. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA LXI IODALOSE8GALBRUN I0DE PHYSIOLOGIQUE, SOLUBLE, ASSIMILABLE L'IODALOSE EsT LA SEULE SOLUTION TITRÉE pu PEPTONIODE Combinaison directe et entièrement stable de l'Iode avec ia Peptone DECOUVERTE EN 4896 PAR E.GALBRUN, DOCTEUR EN PHARMACIE Communication au X!II* Congrès international de Médecine, Paris 1900.Remplace Iode et Iodures dans toutes leurs applications, § sans Iodisme.5 Vingt gouttes IODALOSE agissent comme un gramme Iodure alcalin.Doszs MOYENNEs : cinq à vingt gouttes pour Enfants; dix à cinquante gouttes pour Arultes.Demander Brochure sur l'Iodothérapie physiologique var /e Peptoniode.LABORATOIRE GALBRUN, 8 et 10 r.du Petit-Musc, Paris Dépôt général pour le Canada: ROUGIER Frères, 350, rue Le Moyne, à Montréal.ee TION ORGANIQUE TITREE DE FER ET DE MANGANÉSE Combinés à la Peptone & entièrement assimilables NE DONNE PAS DE CONSTIPATION ANÉMIE:\u2014 CHLOROSE \u2014 DÉBILITÉ \u2014 CONVALESCENCE DOSES QUOTIDIENNES : 5 à 20 gouttes pour les enfants ; 20 à
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