L'union médicale du Canada, 1 mai 1937, Mai
[" TOME LXVI MONTRÉAL, MAI 1937 No 5 L'Union Médicale du Canada REVUE MENSUELLE Fondée en 1872 BULLETIN Où l\u2019union professionnelle devient un devoir .GERIN-LAJOIE .MEMOIRE Le traitement physiothérapique des impotents par raideur, suite de lésions f ha des parties molles ou d\u2019arthrite .LAQUERRIERE .fio Jor RECUEIL DE FAITS Fil Guérison de la syphilis et réinfection .ST-JACQUES + PETITE CLINIQUE Est-ce du scorbut?.LeSAGE MOUVEMENT MEDICAL Aa\" La pyrétothérapie .MARIN .\\ Se \\Zpz F3 = a 7.ACTUALITÉS Nid\u201d Clinique et laboratoire .BERTRAND .PS4 VARIÉTÉS Le professeur Laquerrière .L.Petite histoire du journalisme médical au Canada Français.SAUCIER.521 La chirurgie chez les Indiens du Nord- Amérique .«.« « + « +.GARIEPY.526 MEDECINE PRATIQUE Diagnostic des cardiopathies congénitales de la première enfance .LETONDAL .535 REVUE DES LIVRES A New Theory on the Etiology, Patho- genesis, Treatment and Prevention of Cancer .+ + LeSAGE .538 Manuel des questions et réponses d\u2019examens des gardes-malades .LeSAGE .543 La diététique .12424 4 ee 2.544 Traité de biocolloïdologie .+.LAQUERRIERE.545 (Suite du sommaire à la page X) BUREAU DE RÉDACTION Rédacteur en chef Albert LeSAGE Secrétaire de la rédaction Secrétaire-Trésorier Léon GÉRIN-LAJOIE J.-A.VIDAL Membres: Roma AMYOT, Edouard DESJARDINS, Jean SAUCIER.Administrateur: T.VALIQUETTE, Bureau: 418 est, rue Sherbrooke.Téléphone: MArquette 7334. LJ 0 mr rae KONDREMUL L\u2019émulsion d\u2019hulle minérale et de Mousse d'Irlande Voici quelques-unes des raisons pour lesquelles vous pouvez recommander cette préparation en toute confiance: 1° L'équilibre scientifique de l'huile \u2014 55% d'huile minérale de la plus haute qualité \u2014 favorise I'émulsion avec les faces.2° L'huile est en suspension sous forme de gouttelettes \u2014 les globules sont maintenus fermement dans une enveloppe émulsive.3° Pas de fuite \u2014 ne trouble ni l'assimilation ni la digestion.4° Donne des selles abondantes, molles, de consistance mastic.5° Ne contient pas d'alcool.6° Ne contient pas d\u2019alcali.7° Ne contient pas de sucre.Peut être prise par les personnes soumises à un régime sans sucre.8° Ne contient pas d\u2019hydrates de carbone digestibles.9° Un simple régulateur \u2014 ne cause pas d'accoutumance.10° Crémeuse et agréable à prendre \u2014 aucun goût huileux.11° Les grandes variations dans la température n\u2019ont aucun effet sur cette émulsion.12° Elle se verse facilement.13° Elle se mélange rapidement à l'eau chaude ou froide, à du lait ou du cacao.14° Le contrôle de laboratoire assure l'uniformité du produit.15° Simple ou avec de la Phénolphtaléine (2.2 grains par cuillerée à bouche).Bouteilles de 16 onces Charles &.Frost & Co.PHARMACIENS-FABRICANTS DEPUIS 1899 MONTREAL RICHMOND CANADA VIRGINIE NX L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 I SERUM CLIN ANTICOLIBACILLAIRE préparé suivant la méthode du Professeur H.VINCENT désalbuminé et purifié par électro-osmose s'emploie en injections sous-cutanées, intramusculaires et intraveineuses.Colibacilloses, formes septicémiques A Appendicites gangréneuses avec 80 à 100 ce.par jour (adultes) pp 1.20 à 40 cc.\u2014 (enfants) péritonites Colibacilloses aiguës \u2014 Pyélonéphrites 1 40 & 60 cc.par jour (adultes) suppurées fj S a 30 cc.\u2014 (enfants) Colibacilloses chroniques 20 à 40 cc.par jour (adultes) Injections intestinales colibacillaires 5a 20 cc.\u2014 (enfants) Dans les formes graves, associer la voie intraveineuse & la voie sous-cutanée.Dans les formes chroniques, associer à la voie sous-cutanée la prise du sérum en ingestion (20 cc.par jour, le matin, à jeun, dans un demi-verre d'eau froide).SERUM CLIN ANTISTREPTOCOCCIQUE préparé suivant la méthode du Professeur H.VINCENT désalbuminé et purifié par électro-osmose s'emploie en injections sous-cutanées, intramusculaires et intraveineuses.100 cc.par jour (adultes) Septicémies streptococciques| (répétés tant que la température demeure > élevée, puis descendre progressivement: Infections puerpérales f 80, 60, 50 et 40 cc.) 80 & 100 cc.par jour (enfants) Ca .40 & 60 cc.par jour (adultes et Erysipeéles, lymphangites, enfants) Infections streptococciques localisées ne cesser les injections (20 cc.) que trois jours après l'apyrexie.Dans les formes graves, associer la voie intraveineuse à la voie sous-cutanée.Les SÉRUMS CLIN, préparés suivant la méthode du Professeur H.VINCENT, sont délivrés en ampoules de 10 cc.| LABORATOIRES CLIN, COMAR & CIE, 2° rue des FossésStlacques Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTREAL \u201cL\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA\u201d est éditée par l\u2019Union Médicale du Canada (Incorporée), et imprimée par Librairie Beauchemin Limitée, 430, rue Saint-Gabriel, Montréal. Il L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal.mai 1937 INCORPORE SANATORIUM PREVOST x ETABLISSEMENT DE PSYCHOTHERAPIE Magnifique situation au bord de la Rivière-des-Prairies, à proximité de Montréal.Parc de 600,000 pieds carrés.Tennis, billard, etc.Chambres pourvues de tout le confort moderne.TRAITEMENT INDIVIDUEL DES AFFECTIONS DU SYSTEME NERVEUX par trois médecins spécialistes et un personnel expérimenté.Cure de repos.Régimes.Electrothérapie.Rayons U.V.Hydrothérapie.Traitements spéciaux des toxicomanies (alcool, morphine, cocaïne).Malariathérapie et toutes pyrétothéra- pies.Prospectus sur demande.Personnel médical: Dr Edgar Langlois, médecin-directeur; Dr Jean Saucier; Dr Roma Amyot; Dr Charles A.Langlois (électro-radiologie).4455 Boulevard Gouin ouest, Téléphone, BYwater 1240 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 III & 0m Le RESYL Asséchant bronchique, désinfectant de la muqueuse, agit directement sur la lésion et en modifie l'évolution.Diminue la toux, réduit l'expectoration, relève l'état général.Ampoules - Comprimés La CORAMINE tonicardiaque et eupnéique, relève la pression sanguine, raffermit le pouls, rend la respiration plus aisée et plus profonde.Diminue la dyspnée, tonifie le coeur, maintient le potentiel nerveux.Ampoules - Gouttes ® COMPAGNIE CIBA LIMITEE - MONTREAL IV L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 Le MAPHARSEN \u201cLE RAFFINEMENT DE LA THERAPEUTIQUE ARSENICALE.\u201d La Compagnie Parke, Davis présente a la profession médicale une nouvelle préparation arsenicale antisyphilitique: le Mapharsen.C'est le résultat d'actives recherches menées en collaboration dans les laboratoires de deux grandes Universités et le département des recherches de Parke, Davis et Cie.Différentes épreuves de laboratoire ainsi que de multiples observations cliniques ont prouvé que le Ma- pharsen, (oxyde de méta, amino, para, hydroxy, phény- larsine), est un spirochéticide de première valeur.Il n'a jamais provoqué de ces réactions graves observées à la suite d'injections des autres arsenicaux employés actuellement.Les laboratoires de recherches de Parke, Davis et Cie ont soumis le Mapharsen à des épreuves sévères tant au point de vue chimique, pharmacologique que biologique.Le Mapharsen constitue un agent thérapeutique de tout premier ordre comparativement à d'autres produits du même genre dans le traitement de la try- ponimiase et de-la syphilis.Le Mapharsen est approuvé par le Comité de Pharmacie et de Chimie de l'American Medical Association.PARKE, DAVIS & COMPANY - MONTREAL L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 eee Le Spherix \u201cSIEMENS\u201d Appareil pour Rayons X entierement nouveau.Complètement à l'abri de la haute tension et des rayonnements.Livrable en trois modèles: 1.Transportable.2.Sur colonne mobile.3.Sur colonne mobile simplifiée et démontable.Pour graphies et scopies.L'idéal pour le cabinet du médecin, les radiographies au domicile du patient et le redressement des fractures.SIEMENS-REINIGER (Canada) LIMITED Dominion Square Building MONTREAL Vi 1 UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 193 TAXOL LE REEDUCATEUR TYPE DE L'INTESTIN SANS Laboratoires LOBICA PARIS ACCOUTUMANCE J.EDDE, Ltee Agents ECZEMAS Agent Général J.EDDE Ltée MONTREAL ULCERES BRULURES \u2014 a SS CS \u2014 = Ce > > _ > nn [ ec p> = S \u2014-.= RES \u2014 a Lésions et | il a a Srey Irritations \u2014 BS 34e ere See SS Sema Fr.\"N-OT-Y4 | | te as | A Lo \u2014e {[ ps À UT Dr DEBA _\u2014 - Yel N AS sys de la Peau fi &\u2014\u2014 al pau 7 À Py ù : -.oe [HOT L'Union Médicale du Canada Fondée en 1872 + Prix de l'abonnement pour 1937 Canada et Etats-Unis ooo ieee $3.00 Etranger (pays faisant partie de I'Union Postale) .4.00 Etudiants \u2026.\u2026.srersreseresserrerer serrer ce nées ene nec n rene 0s 1.50 Prix dU NUMÉFO .\u2026.ucssccssccss ee nsr asser sera nr rene c ere rca 0.50 Autorisé par le Ministère des Postes, Ottawa, comme matière de seconde classe.Conditions de Publication L'Union Médicale du Canada paraît tous les mois par fascicules de 164 pages.Chaque numéro contient des mémoires originaux, des faits cliniques, une revue générale, un mouvement médical, des notes de pharmacologie, des analyses et des nouvelles médicales.Le Comité de Rédaction accepte les travaux de tout médecin, à condition qu'ils n\u2019aient pas déjà paru dans un autre journal.Les Mémoires Originaux ne doivent pas excéder 15 pages; les Faits Cliniques auront un maximum de 5 pages et les Revues Générales comprendront au plus 10 pages.Tout ce qui concerne la rédaction et l'administration doit être adressé franco aux bureaux de l'Union Médicale du Canada, 418 est, rue Sherbrooke.Téléphone: MArquette 7334. VIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 BUREAUX À LOUER POUR MÉDECINS Salles d\u2019attente, service de téléphone et gardes-malades.S'adresser à: Papineau-Couture, Notaire, 418 est, rue Sherbrooke, MArquette 7334.GARDES-MALADES \u2014 STENO BILINGUE GARDE-MALADE DIPLOMEE Garde-malade diplômée; 2 ans d\u2019expérience chez médecin pratiquant; compétente pour travail de bureau, de laboratoire; anglais, français: peut remplir ordonnances médicales.Références: Mille Jeanne Mercier, 3704, rue Saint-Denis, LAncaster 2966.A\\ HOPITAL PRIVE SAINTE-AGATHE-DES-MONTS L'Hôpital du Christ-Roi reçoit des convalescents et des tuberculeux au premier degré.\u2014 Conditions faciles.HOSPITALISATION Médecin au choix du patient et à ses frais, ainsi que les médicaments.CONDITIONS D\u2019ADMISSION Salles: $1.50 par jour.\u2014 Chambres privées: $2.00 et plus par jour.Pension payable une semaine à l\u2019avance.Heures de visite: Tous les jours de 2 à 4 h.et tous les soirs de 7 h.30 à 8 h.30.REGISTRE VILLE-MARIE DE L\u2019A.C.I.C.Les infirmières diplômées des hôpitaux de langue française faisant partie du Registre Ville-Marie de l\u2019A.C.I.C.offrent leurs services professionnels.Pour tarif et renseignements, appeler ATlantic 2862; 59 chemin Bellingham, Montréal, P.Q. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 IX G | Y C 0 B Y L LITHIASE BILIAIRE ANGIOCHOLITES et Cholasogue toi CHOLÉCYSTITES Antiseptique du foie ] Laxatif INSUFFISANCE HÉPATIQUE dragées \u2014 granulés DYSPEPSIES INTESTINALES SÉDATIF DES G E N ES E R | N E TROUBLES SYMPATHIQUES Polonovski et Nitzberg HYPO-ACIDITÉ granules \u2014 dragées \u2014 gouttes ampoules.TACHYCARDIE GENATROPINE SÉDATIF DU VAGUE HYPERCHLORHYDRIE i i r - Polonovski et Nitzberg SPASMES DIGESTIFS granules \u2014 goultes \u2014 ampoules.VOMISSEMENTS GEN 0 S CO p 0 | A M | N F ANESTHESIE CHIRURGICALE J PARKINSONISME Polonovski et Nitzberg les \u2014 ttes \u2014 ampoules SYNDROMES granules gouttes poules.POSTENCEPHALITIQUES GENOSTHENIQUES | Polonovski et Nitzberg SURMENAGES granules \u2014 gouttes \u2014 ampoules.CONVALESCENCE Laboratoires AMIDO, A.Beaugonin, Pharmacien, PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTRÉAL X L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 Un nouvel appareil \u201cMcINTOSH\u201d à ondes courtes construit de façon à vous donner ENTIÈRE SATISFACTION HOGAN BREVATHERM Modèle «Standard » Électrodes pour orifices de McIntosh, rend plus facile la technique par électrodes orificielles, soit vaginales, soit prosta- ' 4 \u2019 ' \u2019 \u2019 \u2019 , / .: Le « micro-réglage », une caractéristique exclusive ; Demandez à votre représentant de passer 1 : : \u2019 \u2019 ' tiques, qu'on peut obtenir sur demande.! 1 ' \u2018 1 L'appareil idéal à diathermie à ondes courtes doit joindre à la haute qualité et à l'efficacité de sa construction scientifique, une technique de manipulation assez commode pour amener facilement les meilleurs résultats.Le dernier venu dans l'assortiment complet des appareils Mcintosh est le Hogan Brevatherm « Modèle Standard », appareil d'un dessin soigné et qui comblera à coup sûr tous vos desiderata, quels qu'ils soient.Possibilité de réchauffement en profondeur des tissus \u2014 construction « anti-choc » \u2014 facilité et simplicité de | maniement \u2014 inductance au point zéro et micro-réglage, \u2014 cet appareil ultra-moderne possède toutes ces caractéristiques.De plus, le prix en est relativement si modique.Le No 8787 « STANDARD » BREVATHERM vous offre coussins \u2014 manchettes \u2014 câbles \u2014 chirurgie électrique.Si vous désirez un appareil à ondes courtes susceptible de | répondre à toute exigence diathermothérapique, voyez quels avantages vous offre celui-là: constatez que rien n\u2018y manque.Puisqu'il est généralement reconnu que les résultats en thérapie à ondes courtes sont en raison directe de la pénétration de la chaleur dans la profondeur des tissus, il est donc très! important qu'un appareil de ce genre soit complet.Les techniques et électrodes variées accompagnant cet appareil sont un facteur désirable.Avant de faire l'achat d'un appareil à ondes courtes, considérez bien le McIntosh numéro 8787 avec coussin condensateur et ses électrodes à manchettes dont il est régulièrement pourvu: de plus, la partie intégrante de l'appareil est la possibilité de l'employer en chirurgie électrique ou à câble d'induction.On peut se procurer à un coût très modéré une électrode à câble, des instruments d'électrochirurgie, etc.Messieurs, 1 | 1 + : , Co : Veuillez me dire comment je puis me procurer le Hogan Brevatherm modèle « Standard » : à ondes courtes.: \u2018 + * \u2018 1 1 me voir.Cloutier © (Cloutier (Pie, Ltée PHYSIOTHÉRAPIE ET RAYONS X \u2014 INSTRUMENTS DE CHIRURGIE MOBILIER D'HÔPITAL \u2014 STÉRILISATEURS BElair 1616 MONTRÉAL, Can.4338, rue St-Denis L'Union Médicale du Canada Fondée en 1872 Bureau de Direction MM.Benoit, Boucher, Bourgeois, Bousquet, Bruneau, Comtois, | De Cotret, | Desloges, Dubé, Gérin-Lajoie, Leduc, LeSage, Marin, Marion, Masson, Mercier, Mousseau, Parizeau, Roy, Saint-Jacques, Vidal.Président: E.St-Jacques; Vice-Président: J.-A.Mousseau; Secrétaire- Trésorier: J.-A.Vidal.Membre d\u2019honneur: Prof.Pierre Masson.Bureau de Collaboration MM.Amyot, R.; Archambault, P.-R.; Baril, H.; Barry, G.; Bellerose, A; Bertrand, A.; Bertrand, A.; Bourgeois, P.; Brault, J.; Desforges, A.; Desjardins, Ed.; Doré, R.; Dubé, Ed.; Fauteux, M.; Favreau, C.; Fontaine, R.; Fortier, L.; Gagnier, L.-A.; Gariépy, L.-H.; Gatien, R.; Gélinas, H.; Jutras, A.; Lafresniere, G.; Lapierre, G.; Lefebvre, R: Legrand, E.; LeSage, J.; Letondal, P.; Magnan, A.; Manseau, A.; Mathieu, E.; Morin, P.; Paquette, J.-P.; Poirier, P.; Riopel, J.-L.; Saucier, J.; Simard, L.-C.; Smith, Pierre.BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef Albert LeSAGE Secrétaire de la rédaction Léon GÉRIN-LAJOIE Secrétaire-Trésorier J.-A.VIDAL Membres : Roma AMYOT, Édouard DESJARDINS, Jean SAUCIER.\u2014 ONT COLLABORE AU VOLUME DE 1936: Agricola, Dr., Amyot (R.), Ar- chambault (P.-R.), Autotte (E.), Barbeau (A.), Baril (G.), Baril (H.), Barry (G.), Bellerose (A.), Bergeron (L.), Bernier (A.), Bertrand (A.), Bertrand (Albert), Binet (E.), Blagdon (L.), Bohe- mier (C.), Boucher (R.), Boulais (F.-L.), Bourgeois (B.-G.), Bourgeois (P.), Brault (J.), Cantero (A.), Cantin (Marie-E.), Com- tois (A.), Cone (W.), Coutu (L.), Décarie (R.), DeGuise (A.), Delorme (L.-N.), DeMon- tigny (G.), Deshaies (G.), Desjardins (Ed.), Desloges (A.), Desrosiers (Saint-Jean), Dionne (L.-R.), Doré (R.), Dubé (J.-E.), Dufresne (O.), Duhamel (G.-H.), Dussault (G.), Ethier (A.), Fau- teux (M.), Favreau (J.-C.), Fer- ron (M.), Fortier (J.), Fortier (L.), Fortier (L.-E.), Fournier (N.), Franpier (A.), Gagnier (L.), Gariépy (L.-H.), Gariépy (U.), Gélinas (H.), Gé'inas (L.), Gendreau (J.-E.), Gérin-Lajoie (L.), Gratton (A.), Grignon C.- E.), Guilbau\u2019t (A.), Hébert (G.), Hoen (T.-1.), Jarry (J.-A.), Joan- nette (A.), Jutras (A.), Laberge (J.-E.), Lafresniere (G.), Lapier- re (G.), Laquerriere (A.), Lari- cheliere (R.), Laroche (A.), Lau- zer (R.), Lebel (A.-B.), Lefebvre (R.), Lefrançois (C.), Léger (A.), LeSage (A.), LeSage (J.), Letondal (P.) Léveillé (J.-A.), Magnan (A.), Major (W.), Manseau (J.-A.), Manseau (O.), Marin (A.), Marion (D.), Martel (J.-A.), Martin (P.), Mercier (0.), Millet (J.-A.), Morin (P.), Mousseau (J.-A.), Negre (L.), Panet (E.de B.), Panet-Raymond (J.), Panneton (P.), Paquette (J.-P.), Pare (L.), Patoine (L.), Pilon (A.), Poirier (P.), Pouliot (G.-E.), Prévost (J.), Provencher (G.), Ricard (J.-P.-M.), Riopelle (J.-L.), Robillard (E.), Roch (S.), Rolland (R.), Roux (R.), Roy (G.), Roy (J.-N.), Samson (J.-E.), Saucier (J.), St-Germain (J.-P.), St-Jacques (E.), Simard (L.-C.), Smith (P.), Tessier (L.-J.), Tétreault (H.-1.), Té- treault (Julien), Tremblay (J.), Vidal (J.-A.), Valiquette (Hugo). SUITE DU SOMMAIRE LIVRES REÇUS Traité de chirurgie orthopédique.\u2014 Les gastropathies des syphilitiques.\u2014 L\u2019anné thérapeutique.\u2014 Pression solaire.\u2014 Faisceau et Biologie .545 SOCIÉTÉS Cinquantième assemblée scientifique de l\u2019hôpital Saint-Luc .Charles LEFRANÇOIS 567 Rapport de l\u2019assemblée scientifique de l\u2019Hôpital Général de Verdun .Réal DORE 572 Réunion scientifique de l\u2019hôpital Notre- Dame Paul BOURGEOIS 572 BIBLIOGRAPHIE L'année thérapeutique.Médicaments et procédés nouveaux .589 Les gastropathies des syphilitiques .589 SUPPLEMENT Memento thérapeutique 590 ANALYSES MEDECINE Nouvelle méthode de traitement dans les cas d\u2019hémophilie (p.546).Le thymus (p.546).Produits glandulaires commerciaux (p.547).PHTISIOLOGIE L\u2019action de la phrénicectomie sur les sécrétions broncho-pulmonaires et son mécanisme (p.550).NUTRITION L\u2019exercice dans le diabete sucre (p.551).NEURO-PSICHIATRIE Sur le diagnostic et le traitement des traumatismes cérébraux (p.552).HYGIENE Le problème médico-social de I\u2019enfant de- linquant (p.554).Ventilation (p.555).Epidémiologie de la diphtérie (p.556).Immunisation anti-diphtérique par une dose unique de \u2018\u2018\u2019Toxoid\u2019\u2019\u201d diphtérique précipitée par l\u2019alun (p.557).Les inconvénients du lait de vache cru dans Palimentation de: jeux-s erfants (p.558).Facteurs alimenta.\u2026.1r\u2018imençant la régénération de l\u2019hémoziloo.ne.j'arine de blé entier, farine blanche, son préparé et farine d\u2019avoine (p.558).CHIRURGIE La polypose multiple du côlon: maladie familiale (p.559).Le traitement de l\u2019ulcère peptique par l\u2019histidine (p.559).La résistance du sphincter d\u2019Oddi chez l\u2019homme (p.560).Simples réflexions sur la constitution et le fonctionnement des \u201c\u2018blocs opératoires\u201d (p.560).PÉDIÂTRIE Valeur pratique de la sérothérapie pour le traitement de la maladie de Heine Medin (p.562).DERMATO-SYPHILIGRAPHIE Radiographie pulmonaire de 29 cas de lupus érythémateux (p.563).ÉLECTRO-RADIOLOGIE La radiographie des tissus mous (p.564).LABORATOIRE Spirochaeta Haemophilus (p.566). L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 PAUL CARDINAUX Docteur es-Sciences \u201cPRECISION FRANÇAISE\u201d annonce à sa clientèle que par suite des accords intervenus entre la COMPAGNIE GENERALE DE RADIOLOGIE, Paris et N.V.PHILIPS GLOEILAMPENFABRIKEN, Eindhoven, (Hollande), la représentation et le service de la Cie Générale de Radiologie seront dans un proche avenir assurés par CANADIAN METALIX COMPANY LTD., 531, rue Sherbrooke est, Montréal.Téléphone: PLateau 1555.Compagnie Générale de Radiologie, PARIS Protection Anti-X é ité é i Sntégale + RA YONS es DIATHERMIE ELECTROLOGIE TUBES \u201cSHOCKPROOF\u201d PHILIPS Monsieur Roland Bureau, I.C., ingénieur-radiologiste très connu de la clientèle, passera au service de la Canadian Metalix Company, Ltd.et continuera à assurer, comme autrefois, le service commercial et technique.Notre clientèle est priée de lui réserver, ainsi qu'à cette nouvelle organisation, l'accueil le plus favorable.CATALOGUES, DEVIS, RENSEIGNEMENTS SUR DEMANDE XII! L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal.mai 1937 NEMBUTAL PRODUIT L'EFFET DÉSIRÉ AVEC LA MOITIÉ DE LA DOSE REQUISE DE CERTAINS AUTRES BARBITURATES.Le Nembutal est cliniquement le barbiturate offrant la sécurité maxima par sa dose thérapeutique minime et la courte durée de son effet hypnotique.Ceci est d'un grand avantage non seulement en chirurgie ou il faut un effet rapide, de petites doses et une action hypnotique brève, mais aussi en médecine générale pour les cas d'insomnie, d'épilepsie, les convulsions causées par la strychnine ou d'autres poisons, l'éclampsie, le delirium tremens, l'hystérie et les nausées.Le Nembutal complète l'action de la morphine dans le contrôle de la douleur du cancer et amplifie l'action des narcotiques, réduisant la dose minima d'efficacité de ces derniers dans toutes leurs indications.L'élimination du Nembutal par l'organisme se fait dans un temps minimum, sans entraîner les inconvénients qui résultent en général de l'emploi des barbiturates.Littérature et échantillon médical sur demande.LABORATOIRES ABBOTT 388 ouest, rue St-Paul - - MONTREAL Tome LXVI No 5 BULLETIN OÙ L\u2019UNION PROFESSION \\ ELLE DEVIENT UN DEVOIR insolentes, de la part de certains individus qui ont mis en doute l\u2019honorabilité de ceux qui font partie de ce corps professionnel.Certains journaux, en mal de publicité, ont déversé dans le public, à grands renforts de manchettes suggestives, une littérature fausse er toute fictive sur les délibérations du Comité d\u2019Enquête de la Commission du Chômage, créant chez leurs lecteurs l\u2019impression que les médecins étaient des fourvoyeurs, des voleurs, des êtres indignes qui usurpaient les biens publics et se les partageaient en des manigances plus ou moins honnêtes, au détriment de ces pauvres chômeurs qu\u2019ils soignaient très mal en leur fournissant des médicaments de qualité inférieure.Tout le branle-bas origina au sein du Comité d\u2019Enquête sur les agissements de la Commission du Chômage.On s\u2019en prit d\u2019abord aux membres du Comité Médical du Chômage, qui ne voient jamais la couleur de l\u2019argent qui est voté pour les secours médicaux, et qui n\u2019agissent en somme qu\u2019à titre modérateur et consultatif pour réprimer les abus et servir de trait d\u2019union entre la Commission et les médecins.Quand il fut prouvé que les membres de ce Comité Médical ne pouvaient en aucune façon opérer des détournements de fonds, on se rabattit sur la profession en général en l\u2019associant à des combines et à des agencements plus ou moins enviables pour des médecins.Ce n\u2019est pas sans ennui, et non sans maintes comparutions, que le président du Comité Médical obtint, des membres de la Commission, l\u2019assurance que rien de ce qui avait été écrit dans certains journaux, pouvant créer dans le public une impression erronée et mettre en doute l\u2019honorabilité des membres du Comité Médical et de la profession, que le président de la Commission d\u2019enquête dis-je, rendit un témoignage non équivoque de la pleine et entière confiance qu\u2019elle manifestait à l\u2019égard du personnel du Comité Médical et de la très grande majorité des médecins.Le conflit surgit du fait, qu\u2019en janvier dernier, les pharmaciens ayant proposé aux médecins un arrangement inacceptable pour ces derniers, se retirèrent du plan et laissèrent à ceux-ci le soin de fournir 494 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 aux chômeurs, avec leurs consultations, les médicaments dont ceux-ci pouvaient avoir besoin.Je n\u2019insiste pas davantage, sauf qu\u2019il est juste de dire ici que les chômeurs semblent se satisfaire beaucoup plus de l\u2019arrangement actuel, le nombre de plaintes de leur part étant réduit à presque rien, à comparer aux griefs antérieurs dont l\u2019étude faisait l\u2019objet d\u2019une bonne partie du temps des séances du Comité.* x Ce préambule ne sert encore à démontrer, non plus l\u2019utilité, mais la nécessité et le devoir pour les médecins de se tenir unis, de présenter un ensemble commun devant les corps publics.Il ne faut pas qu\u2019il y ait plusieurs fronts.Si les membres du Comité Médical ont été nommés par les diverses Sociétés Médicales de la Ville, il nous semble que l\u2019appui d\u2019un corps représentatif unique, le corps professionnel légalement constitué pour défendre nos intérêts, en l\u2019occurrence le Collège des Médecins et Chirurgiens, par son délégué officiel, ou préférablement par son Président, aurait encore eu plus de poids vis-à-vis les Commissaires.Les Pharmaciens n\u2019étaient-ils pas représentés par le Président de l\u2019Association Pharmaceutique de la province de Québec?N\u2019y aurait-il pas lieu de constituer cet organisme unique pour la défense de nos intérêts professionnels en particulier ?Nous avons bien eu l\u2019appui de toutes les Associations qui nous avaient placé sur le Comité Médical pour les représenter, non seulement par des résolutions, mais également par une délégation imposante qui est venue nous rencontrer, entre deux opérations, à l\u2019hôpital, pour nous assurer de leur soutien, moral et personnel, ainsi que de leur appui financier au cas où il serait jugé nécessaire d\u2019utiliser les services d\u2019un avocat pour la défense de nos droits et de nos prérogatives.La décision et la confiance manifestées par ces délégués ont servi à relever le moral de ceux qui cherchaient à vous défendre et au nom des membres du Comité Médical je tiens à les en remercier ici publiquement.Mais est-il vrai qu\u2019il faudra ainsi toujours compter sur l\u2019appui de ces bonnes volontés individuelles pour mener à bien nos entreprises ?Allons, qu\u2019elle sera notre prochain geste ?Attendrons-nous encore la prochaine alerte ?Ne préviendrons-nous pas la prochaine attaque ?Il faut s\u2019unir, ce n\u2019est plus une nécessité, c\u2019est un DEVOIR.LÉoON GÉRIN-LAJOIE, M.D., F.R.C.8.(C.), Président du Comité Médical du Chômage. MÉMOIRE LE TRAITEMENT PHYSIOTHÉRAPIQUE DES IMPOTENCES PAR RAIDEUR, SUITES DE LÉSIONS DES PARTIES MOLLES OU D\u2019ARTHRITEWY Par le Prof.LAQUERRIERE.Electro-radiologiste de I'hépital Notre-Dame.I Les lésions des parties molles, plaies, brûlures, suppurations, etc., peuvent laisser à leur suite des scléroses et des rétractions qui sont capables de créer de grandes impotences définitives.Evidemment, il est des cas, brûlures profondes par exemple, où les tissus sont détruits, où il n\u2019y a plus de muscles ni de nerf, qui sont au-dessus des ressources de toute thérapeutique.Par contre, en nombre de cas, une grande impotence résulte simplement de la rétraction de la peau, ou de quelques lésions de sclérose siégeant seulement sur certaines parties de certains muscles.Ces impotences sont tout à fait justiciables de la physiothérapie.On utilise surtout l\u2019ionisation de l\u2019iodure de potassium, de façon à imprégner les tissus malades de l\u2019ion iode qui est un excellent, destructeur des tissus sclérosés.Mon ami Bourguignon a montré durant la guerre sur de multiples blessés que non seulement ce traitement rendait une souplesse normale aux différents plans de la région malade, mais qu\u2019il faisait de plus disparaître les névrites causées par l\u2019enclavement dans les parties sclérosées des filets ou du tronc nerveux.L\u2019ionisation iodurée a été largement utilisée durant la guerre et depuis; pour ma part, je m\u2019en suis largement servi et je pourrais citer nombre de cas où elle a permis une récupération fonctionnelle parfaite chez des sujets qui paraissaient condamnés à une sérieuse infirmité.En particulier, j'ai pu très souvent rendre leur action à des doigts dont les tendons fléchisseurs étaient immobilisés en flexion dans des cicatrices de la face antérieure du poignet.(1) Communication à la Société d\u2019Electroradiologie Canadienne-fran- caise, 30 janvier 1937. 496 L\u2019U~x10N MEDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 Mais Bourguignon vient d\u2019aller plus loin.Il a appliqué l\u2019ionisation iodurée a la contracture ischémique de Volkman ®, maladie qui fait le désespoir de toutes les thérapeutiques.T1 fait prendre au patient une à deux heures avant la séance, soit 0 gr.50 d\u2019iodure, soit 30 gouttes (chez l\u2019adulte) de teinture d\u2019iode dans du lait.Les applications avec une solution d\u2019iodure à 1 pour cent durent une demi-heure, 10 milliampères, et sont répétées tous les jours durant 6 jours, puis 3 fois par semaine jusqu\u2019à 15 séances en tout ; nouvelle série semblable après quelques semaines.Il a traité 11 cas et a constaté : 1° une diminution remarquable de l\u2019induration ligneuse des muscles, le réchauffement de la main, la disparition de l\u2019aspect violacé, résultats très analogues à ceux de la sympathectomie.Il n\u2019est pas encore arrivé à la récupération complète de l\u2019extension du poignet.2° La régénération des nerfs, ce que ne donne pas la sympathectomie.Pour lui, l\u2019ancienneté de la lésion n\u2019est pas une contre-indication.Il conclut que c\u2019est par la collaboration électrochirurgicale qu\u2019on obtiendra les résultats les plus complets.À côté des scléroses cicatricielles, il faut placer les cicatrices chéloïdiennes, qui, non seulement causent des impotences par rétractions, mais sont souvent d\u2019un effet antiesthétique désastreux.Le traitement le plus efficace est alors la radiothérapie; mais l\u2019ionisation iodurée y est cependant utile.Aussi, dans les cas graves, je suis d\u2019avis d\u2019associer les deux méthodes par cures successives, par exemple: 100 R en un mois sous 3 millimetres d\u2019aluminium avec 150 K.V., repos de quelques jours; série de 15 séances d\u2019ionisation iodurée.On obtient par ces procédés des améliorations considérables.Je citerai seulement l\u2019exemple suivant de l\u2019efficacité des seuis rayons X: trois matelots, au cours d\u2019un incendie à bord, subirent, en jetant à l\u2019eau des bidons de pétrole enflammés, des brûlures profondes des mains et en différentes autres régions.Quand ils furent cicatrisés, l\u2019impotence des doigts et des poignets était totale et l\u2019infirmité était évaluée a 100 pour 100.Or, la Commission des Accidents du travail voulut bien leur faire faire un séjour d\u2019un mois (un mois seulement !) à Montréal.Je leur appliquais durant ce temps 1000 I sur chaque porte d\u2019entrée, et bien que j\u2019aie considéré ce traitement comme tout à fait incomplet, l\u2019amélioration durant les semaines suivantes fut telle que l\u2019un fut réglé avec 35 pour cent, le deuxième avec 25 pour cent, et le troisième avec moins encore.(2) Bourguignon: Revue d\u2019Orthopédie, septembre 1935 (dans le rapport de R.Massard à la réunion annuelle de la Société Française d\u2019Orthopédie). L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 497 IT Une autre cause de raideur peut résulter d\u2019un autre état pathologique du muscle : Les ostéomes musculaires se produisent à la suite de contusion violente d\u2019un muscle ; ils sont surtout fréquents au quadriceps fémoral, frappé par coup de pied de cheval, et aux muscles antérieurs du bras (biceps et brachial antérieur) serrés dans une machine ou par une mâchoire de cheval.Ils ont un aspect radio!ogique spécial; on voit d\u2019abord de vagues traînées qui semblent indiquer les interstices des fibres musculaires, puis le dessin se fait plus précis et on a l\u2019aspect d\u2019un muscle retiré de son aponévrose.Les choses peuvent en rester là, mais il arrive aussi que les traînées s\u2019unissent en divers points et forment une ou plusieurs taches de taille variable.L\u2019impotence du muscle est plus ou moins considérable et si on n\u2019intervient pas il peut se constituer une infirmité très importante.La radiothérapie est alors un précieux secours; j'ai utilisé diverses techniques, mais celle à laquelle je m\u2019étais arrêté à mon départ de France (car, depuis que je suis au Canada, je n\u2019ai plus eu l\u2019occasion de voir d\u2019ostéome) est la suivante : tension 150 à 200 K.V., filtre 5 millimètres d\u2019aluminium, 125 R par séance, séances assez rapprochées jusqu\u2019à 1,500 R en 4 à 5 séances, et peut-être quelquefois 2,000 R, mais alors en espaçant davantage.Sous l\u2019influence de ce traitement, les traînées se résorbent et l\u2019impotence diminue; quant aux taches, quand elles existent, e'les peuvent disparaître, et on arrive, grâce aux seuls rayons, à une guérison complète ; mais le plus souvent elles ne font que diminuer de taille en devenant plus foncées, et finalement il ne reste qu\u2019un ou plusieurs corps étrangers.S\u2019ils ne causent pas une gêne notable, il n\u2019y à qu\u2019à les laisser; si, au contraire, ils déterminent de la douleur ou une limitation des mouvements, ils seront facilement extirpés chirur- gicalement.H est d\u2019ailleurs de première importance de ne pas confondre ces ostéomes musculaires qui siègent dans le corps charny, avec les débris osseux, les débris de périostes arrachés et ossifiés, les ossifications tendineuses que l\u2019on peut trouver autour des articulations traumatisées, en particulier au coude.La radiothérapie peut être encore utile en arrêtant le développement des tissus en voie de formation, mais elle ne fait pas alors régresser les néoformations.La mobilisation, surtout s\u2019il s\u2019agit d\u2019ostéomes, est tout à fait funeste et fait croître les néoformations et l\u2019impotence.III Enfin, la raideur peut siéger dans l\u2019articulation elle-même.Ici, la radiographie préalable est indispensable: s\u2019il existe un pont èsseux 498 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 qui explique la raideur, il est évident que nous ne possédons aucun moyen physiothérapique de la faire disparaître.De même si les surfaces osseuses de l\u2019articulation sont presque en contact, ce qui indique la disparition des cartilages, il est certain que même si nous arrivions à un certain degré de mobilisation, nous ne rendrions pas service au malade, car les mouvements seraient douloureux, la douleur serait la cause d\u2019une immobilisation réflexe qui conduirait rapidement à une nouvelle raideur.De même aussi, si le traumatisme a déformé d\u2019une façon trop considérable les surfaces articulaires, nous ne pouvons espérer obtenir une mobilisation de ces surfaces qui soit utile au sujet.Si au contraire nous pouvons conclure de nos clichés qu\u2019il s\u2019agit surtout de scléroses des parties molles, de périarthrite, nous pourrons en nombre de cas obtenir des améliorations importantes ou une guérison.Le traitement consistera en courant continu, avec ionisation salicylée si les symptômes douloureux dominent, et avec ionisation lodurée dans tous les autres cas, mais on lui associera la diathermie ou les ondes courtes, ou les infrarouges (par exemple, séances quotidiennes: un jour, 30 minutes d\u2019ionisation, le lendemain haute fréquence ou radiations), la douche d\u2019eau chaude, le massage.Trés rapidement il y aura lieu d\u2019ajouter la mobilisation douce, soit par manœuvres manuelles, soit par un appareil satisfaisant de mécanothérapie passive.S\u2019il y a lieu on refera la musculature atrophiée au moyen de la faradisation des muscles déficients.Enfin, dans certains cas de grosses scléroses périarticulaires, quelques séances de radiothérapie, de temps à autres, permettent d\u2019activer la résolution.Je voudrais insister sur le rôle de la mobilisation, soit manuelle, soit par mécanothérapie.Cette mobilisation, à mon avis, doit être douce et progressive.Je ne nie pas que la mobilisation forcée, sous chloroforme, soit capable de guérir parfois très rapidement le malade ; mais j'ai vu nombre de cas où elle réveillait des douleurs telles que le sujet évitait tout mouvement, et au bout de quelques jours était aussi raide qu\u2019auparavant, et j'ai vu quelquefois une telle manœuvre produire une poussée d\u2019arthrite.Mon opinion est donc que dans les raideurs articulaires, la séance doit tout au plus être un peu pénible, mais ne causer de vraie douleur ni pendant ni après.C\u2019est par la patience, et non par la brutalité, qu\u2019on doit remodeler les surfaces cartilagineuses et étirer progressivement les scléroses périarticulaires.C\u2019est alors que l\u2019on peut dire: Chi va piano va sano.Comme on le voit, bon nombre de raideurs, suites de traumatismes, sont justiciables de la physiothérapie. RECUEIL DE FAITS GUÉRISON DE LA SYPHILIS ET RÉINFECTION Par Eugène ST-JACQUES, de l'hôpital Sainte-Jeanne-d\u2019Arc.Nos lectures nous mettaient récemment sous les yeux certaines observations de syphiligraphie qui ne sont pas sans intérêt général.D'ailleurs un chirurgien a-t-il le droit d\u2019ignorer la pathologie générale.Il ne doit pas être réduit, croyons-nous, sous prétexte de spéeialité, à être un simple mécanicien d\u2019opération.Touraine et Renault, à la Société de Dermatologie et Syphiligraphie de Paris, signalaient à l\u2019attention de leurs collègues trois cas de réinfection syphilitique.Il s\u2019agissait de trois prostituées, syphilitiques depuis ® à 6 ans, sur lesquelles apparut un chancre syphilitique nouveau, dont la nature fut vérifiée par le laboratoire.La première avait reçu une série régulière d\u2019injections de Bismuth \u2014 et 11 jours après la dernière injection, se montrait un chancre nouveau.Le seconde venait de terminer une série d\u2019injections d\u2019huile grise \u2014 et 16 jours plus tard, apparaissait un chancre primitif.La troisième enfin présenta une nouveau chancre syphilitique au cours même d\u2019un traitement mixto arséno-bismuthique.Les cas de réinfection syphilitique ne sont pas rares.Nous-même en relations jadis quelques cas dans l\u2019Union Médicale du Canada, (août 1908).Ajoutons-y celui-ci.Il y a quelques années, un monsieur âgé vient nous voir pour une ulcération de la grandeur d\u2019une pièce de 25 sous sur le gland.Par son peu de sécrétion, l\u2019absence de réaction inflammatoire de voisinage, sa dureté de base, cette ulcération avait tous les caractères d\u2019un chancre syphilitique.Nous connaissions trop bien le malade pour lui poser des questions précises. 500 L'UNION MÉDICALE DV CANADA \u2014 Montréal.mai 1937 D'ailleurs, s\u2019il n'avait pas assez confiance en nous pour nous renseigner entièrement, nous n'avions qu\u2019à attendre, en lui prescrivant différents topiques locaux, qui naturellement n\u2019avancèrent pas la guérison.Peu de t-mps après, il se plaignit de douleur intense à Veil.Nous lo dirigeâmes vers un de nos confrères spécialistes pour son iritis aiguë en lui mentionnant notre diagnostic de probabilité.Notre confrère nous fit part alors qu\u2019il avait déjà traité le malade pour des lésions spécifiques et l'avait soumis au traitement approprié qui avait été alors effectif.Il y avait donc ici réinfection spécifique.Une première infection ne conférerait donc pas l\u2019immunité?On donne des explications à cette réinfection.Dans un article paru déjà dans Le Monde Médical, on expliquait la possibilité de cette réinfection par une stérilisation, au moins \u2018temporaire, de Pinfection, et les cas que voici sembleraient confirmer l\u2019explication.1) Jeune homme contracte la syphilis.Reçoit une série de 6 injections de Novarsénobenzol.Wassermann devient négatif.Un mois plus.tard, il revient avec un nouveau chancre confirmé par l\u2019ultra-microscope.2) Un jeune officier prend la syphilis pendant la guerre, et reçoit 10 injections de Novar.Wassermann devient négatif.T1 retourne voir la même femme qui est en syphilis active.Il se réinfecte à nouveau et cette fois le fourreau pénien présente un chancre syphilitique.3) Un jeune homme prend la syphilis avec un chancre au fourreau de la verge.Immédiatement il recoit 10 injections de Novar.Wassermann devient négatif.Au bout de que'ques mois, il revient avec un nouveau chancre amygdalien farci de tréponèmes.4) Une jeune femme hérédo-syphilitique présente des manifestations syphilitiques \u2014 avec un Wassermann trouvé trois fois positif.Elle recoit 10 injections de Novar.Un an plus tard, elle manifeste un chancre primitif mamelonnaire provenant d'un jeune homme avec des plaques muqueuses portant des tréponèmes.5) Un jeune homme hérédo-syphilitique a un Wassermann deux fois positif.Recoit, un an durant, un traitement anti-spécifique.Wassermann devient négatif.Bientôt il présente un chancre syphilitique du sillon balano- préputial.6e cas (particulièrement intéressant).TITomme 45 ans, pré-tabétique, reçoit, quatre ans durant, plus de 100 injections de Novar.Wassermann négatif.T1 présente tout à coup un chancre syphilitique de la langue, et le Prof.Jeanselme confirme le diagnostic.Comment expliquer ces accidents de réinfection ?Serait-ce que, le Wassermann étant devenu négatif, la résistance humorale à la réinfection fût diminuée ou supprimée ?Ces cas ne sont pas rares, disions-nous.Poirier à la Société de Dermatologie rapportait deux cas de réinfection syphilitique. = L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 501 Pinard et Le Beau, à la même Société (avril 1935) rapportaient un cas de surinfection syphilitique chez un homme de 42 ans qui eut son premier chancre en 1922.Traité, tous les examens sérologiques devinrent négatifs, sauf ceux du liquide céphalo-rachidien.Contact douteux.Nouveau chancre à la verge en 1934 et brusquement les réactions biologiques deviennent actives, le tréponème faisant défaut.On arrive à préciser que c\u2019était une manifestation tertiaire.Ft les observateurs concluent en disant: « Un syphilitique non guéri, qui contracte un nouvel accident, présente non un chancre primaire, mais une lésion tertiaire.» Truppi de Padoue disait au Congrès de Dermatologie et Syphiligraphie à Copenhague que l\u2019immunité conférée par une première infection syphi'itique n\u2019est pas complète.On ne peut nier la réin- fection et il signalait qu\u2019elle est plus fréquente depuis la thérapeutique arsénicale.Serait-ce que le traitement arsénico-bismuthique stérilise f£empo- ravrement l\u2019individu et ouvre ainsi la porte à une réinfection nouvelle.Nous avons pensé que l\u2019évocation de ces cas cliniques mettrait en garde contre des surprises, autrement inexplicables, et auxquelles il faut toujours penser, en face d\u2019un chancre induré, \u2014 sans réaction inflammatoire de voisinage, \u2014 avec peu de sécrétion et accompagné des micros-ganglions satellites durs et indolores, chez un ancien syphilitique à Wassermann devenu négatif.PIP © PETITE CLINIQUE EST-CE DU SCORBUT ?\u201c\u2019 Par Albert LeSAGE Professeur à la Faculté de Médecine.Chef de Clinique à l\u2019hôpital Notre-Dame.et L.MILOT, interne.Il s\u2019agit d\u2019un homme de 58 ans, robuste, admis dans mon service pour des placards ecchymotiques à la face et à l\u2019œil droit, accompagnés d\u2019une hémorragie sous-conjonctivale et de quelques pétéchies dessimi- nées sur les membres supérieurs.Le début remonte à quelques semaines à la suite d\u2019une grippe contractée dans le cours du mois de janvier.C\u2019est un journalier, grand fumeur et ancien alcoolique.L\u2019examen général révèle les particularités suivantes : On aperçoit, à la face, des placards ecchymotiques siégeant surtout à la paupière inférieure droite et à la face du même côté.La peau est sèche, infiltrée, indolore, d\u2019une teinte brun rouge au centre et jaune verdâtre sur le pourtour.Rien à noter aux autres membres.L\u2019examen général ne révèle rien d\u2019important si ce n\u2019est une rate a peine percutable.Mais le sommet du poumon droit est anormal : submatité et pluie de râles fins disséminés dans le lobe supérieur, pas de souffle.Le malade jouit habituellement d\u2019une bonne santé à part un accident il y a très longtemps et la grippe en décembre.La bouche offre un intérêt tout particulier.Les gencives sont tuméfiées, on y aperçoit des bourgeons charnus, épais, tuméfiés, saignants, fongueux dont quelques-uns sont décollés.Les dents sont en très mauvais état: cariées, déchaussées, plus ou moins mobiles; il y a des signes évidents de pyorrhée surtout à la gencive inférieure.Les amygdales sont grosses et saignantes.De chaque côté, sur les piliers, (1) Service de médecine de lhôpital Notre-Dame. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 503 on aperçoit des petits placards ecchymotiques avec traînées de nombreux caillots filiformes ressemblant à des arborisations veineuses.Le malade expectore des crachats visqueux et sanguinolents.Température normale.Pouls 75-80.Cœur normal.P.À.150/98.Reins.Urines: traces d\u2019albumine.Poumons.Radiographie : taches, marbrures, aucune lésion parenchymateuse.Râles fins au sommet droit, en arrière.Examens spéciaux : Le prélèvement gingival révèle la présence du fuso-spirillaire de Vincent.Crachats: Koch négatif.Le sang.Temps de saignement: 3 minutes, normal.Temps de coagulation: 4 minutes: type plasmatique.Rétractilité du caillot: inconnue.Le signe du lacet est négatif.G.R.: 4,500.000.G.B.: 5,000.Hémoglobine : 70%. \u2014- 504 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal.mai 1937 Globulins: 90,000 puis 120,000 au lieu de 250,000.Valeur globulaire: 0.7.Polynucléaires neutrophiles: 53%.Grands mononucléaires: 49%.Lymphocytes: 40%.Polynucléaires éosinophiles: 39%.Une deuxième analyse de globulins faite le + avril donne: globulins: 120,000.B.W.: ++ 4+ + + \u2014 + + + +.Un dosage de l\u2019acide ascorbique demandé le 31 mars ne fut fait que le 5 avril.Le rapport revient: Acide ascorbique: 0,52 mer.%.N.B.\u2014I1 faut noter qu\u2019à ce moment le patient prenait déjà des citrons et des oranges depuis cinq jours.Diagnostic À quel diagnostic devons-nous nous arrêter en présence d\u2019un tel syndrome ?19 Hémophilie?C\u2019est une tendance aux hémorragies graves et provoquées, mais démesurées par rapport à la cause, souvent minime.(a) Familiale: de cause inconnue, elle se transmet par les femmes, presque uniquement aux garçons.Les hémorragies apparaissent tôt après la naissance.L\u2019examen du sang démontre : 1) Un temps de saignement normal.2) Un retard du temps de coagulation : 45 minutes au lieu de 5 à 10, surtout à type plasmatique.(b) Sporadique: symptôme plus discret pouvant apparaître au cours de diverses infections: syphilis, tuberculose, septicémies.Chez notre malade, seule la coagulation à type plasmatique pourrait nous faire songer à l\u2019hémophilie, mais cela est insuffisant.D\u2019ailleurs pourquoi cette maladie \u2014 surtout héréditaire \u2014 aurait-elle attendu si longtemps avant de se révéler sous cette forme?2° Hémogénie?C\u2019est une hémorragie sponlunée, quelquefois héréditaire, frappant surtout les femmes et se cantonnant à la lignée maternelle.L'examen du sang montre: 1) l\u2019augmentation du temps de saignement, 2) l\u2019irrétractilité du caillot, 3) la diminution du chiffre des globulins ou plaquettes sanguines, 4) le signe du lacet est positif.À part la diminution des globulins (90,000 à 120,000) notre malade ne réunit pas les signes que l\u2019on rencontre habituellement dans lhémogénie. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 505 3° Purpura?Syndrome assez fréquent caractérisé par: 1) des taches hémorragiques cutanées ou muqueuses se produisant spontanément et ne disparaissant pas à la pression : pétéchies, vibices linéaires, ecchymoses en placards, 2) prolongation du temps de saignement au delà de 3 à à minutes, 3) temps de coagulation normal (5 à 10 minutes), 4) rétractilité du caillot, 5) diminution du nombre des globulins (hématoblastes).6) signe du lacet positif (constriction du bras par un lien qui fait apparaître un piqueté hémorragique au-dessous).Nous ne constatons aucun de ces signes chez notre malade excepté les globulins, dont le nombre a beaucoup diminué.4° La stomatite ulcéro-membraneuse dite de Vincent?Elle s\u2019observe chez des sujets débilités.Elle est caractérisée par : tuméfaction et ulcération des gencives, déchaussement des dents, ulcérations de la face interne des joues, de la langue, du voile du palais et des amygdales, présence du bacille fuso-spirillaire, douleurs vives, haleine fétide, salive abondante, ganglions sous-maxillaires douloureux, pâleur, fièvre.Tous ces signes disparaissent par l\u2019emploi du bleu de méthylène en badigeonnage ou le novarsan.Notre malade présente quelques-uns de ces signes énumérés plus haut, mais il y a ni douleur, ni ganglions, ni pâleur, ni fièvre.D\u2019autre part, il a guéri d\u2019une autre façon ?5° Le Scorbut?En clinique, il est caractérisé par la congestion, l\u2019ædème, le saignement des gencives, la chute des dents, des troubles vasculaires et des hémorragies accompagnées d\u2019un état dycrasique du sang dû à une ou plusieurs infections secondaires anciennes et compliquées de lésions articulaires ou viscérales, avec une diminution ou une disparition de la vitamine C.Nous avons, réuni chez notre malade, les principaux symptômes qui caractérisent la maladie scorbutique: l\u2019aspect des gencives, des dents, des amygdales et du pharynx, la crase sanguine, le purpura et la carence alimentaire.Le fuso-spirillaire exerce une action directe sur un tel terrain mais il ne constitue pas, à lui seul, la maladie actuelle.Il y a peut-être un métissage discret de plusieurs symptômes, c\u2019est fréquent en médecine.Chez lui, en ce moment, c\u2019est le scorbui qui, selon nous, mène le bal sur un terrain « avarié ».I1 n\u2019y a pas de lésions articulaires, mais nous avons une lésion viscérale au poumon.Cela suffit.Si nos déductions sont justes, attendons avec confiance le résultat du traitement anti-scorbutique, exclusivement. 506 L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 C\u2019est ce que nous avons fait.La recherche de l\u2019acide ascorbique ou vitamine C n\u2019a pu être faite que quatre jours après son entrée.Or, depuis son hospitalisation nous lui avions institué le traitement classique des jus de fruits et de citron surtout, du lait frais ou évaporé, et les soins habituels de la bouche en pareil cas, en procédant à quelques extractions dentaires.Rapidement, le malade s\u2019est amélioré et il a quitté Phôpital en voie de guérison.Quant au syndrome pulmonaire, nous avons pensé, d\u2019abord, à une lobite supérieure, mais bientôt nous avons songé à un syndrome hémorragipare semblable aux ecchymoses de la peau et de la conjone- tive, car tout est rentré peu à peu dans l\u2019ordre avec le traitement anti-scorbutique.Traitement Lavage de la bouche, extraction de quelques dents, jus de citron et d\u2019orange, lait frais ou évaporé, eau et eau de Vichy.Nous lui avons injecté chaque jour une ampoule de 2 c.c.de « Laroscorbine » contenant 0.10 cent.gr.d\u2019acide ascorbique durant trois jours.La guérison a été rapide et complète.Sera-t-elle définitive ?Cela dépendra de la diète et de l\u2019état local.Nous lui avons donné quelques conseils utiles.Les suivra-t-on ?e(0h»e © MOUVEMENT MÉDICAL LA PYRÉTOTHÉRAPIE Modalités \u2014 Réactions \u2014 Résultats Par Albéric MARIN, Professeur agrégé de Dermatologie et de Syphiligraphie à l'Université de Montréal.Cette méthode relativement nouvelle de soulager ou de guérir a été consacrée officiellement par la réunion du ler Congrès International de Pyrétothérapie, tenu à New-York, en mars dernier.Après avoir rencontré une résistance prudente, opiniâtre ou apathique selon les milieux, cette thérapeutique a définitivement acquis un rang important à cause de ses applications multiples et de ses résultats excellents.Des travaux soumis aux séances d\u2019études par les divers rapporteurs européens et américains il ressort des enseignements nombreux dont nous essaierons de dégager la substance.La fièvre thérapeutique est donnée par des modalités distinctes.Des corps chimiques (nucléinate de soude, soufre) provoquent des réactions thermiques plus ou moins vives, se répétant à chaque injection du médicament.Des produits de nature protéique (peptone, lait, vaccins) suscitent des phénomènes de choc avec ascension de la température, dont le sommet diffère selon les malades.Des infections délibérement transmises parce que facilement contrôlables, (fièvre récurrente, malaria) s\u2019accompagnent d\u2019hyperthermie plus ou moins prononcée.Des moyens physiques nombreux sont aussi de mise pour provoquer la fièvre: la diathermie à longues ondes, (délaissée à cause du danger de brûlures) les boîtes chauffantes à lampes d\u2019infra-rouges, l\u2019appareil de Kettering à atmosphère humide chauffante, l\u2019appareil Eneciator à vapeur d\u2019eau très chaude, et enfin la radiothermie à 508 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal.mai 1937 ondes courtes qui donne une élévation thermique (désignée sous le nom d\u2019électropyrexie) dont on règle à volonté l\u2019intensité et la durée, comme du reste les autres procédés d\u2019ordre physique.Donc substances chimiques, protéiques, infections, agents physiques sont les différents modes de la pyrétothérapie.Tout naturellement, il est logique de penser que la pyrexie joue un rôle prépondérant : les résultats sont d\u2019autant plus évidents que la température a été plus intense.Cependant de nombreux faits indiquent que ce n\u2019est pas la seule hyperthermie qui agit.En effet, pour la malariathérapie, par exemple, il a été constaté à plusieurs reprises chez des paralytiques généraux que des impaludations à température modérée ou quasi apyrétiques donnaient parfois d\u2019aussi bons résultats.Il existerait donc (pas dans toutes les maladies où la pyrétothérapie est indiquée) un facteur curatif libéré soit par le choc protéinique, soit par la fièvre.La guérison serait obtenue par des réactions biologiques très complexes, encore mal élucidées, associées à la fièvre artificielle comme aux phénomènes de choc et dues à des modifications importantes de l\u2019état fonctionnel du système neuro-végétatif (Abrami).Quel que soit son mécanisme thérapeutique, les effets sont indéniables.l£t il est indiffé- rent que la base théorique d\u2019une méthode soit fausse si le résultat thérapeutique est appréciable.Lorsque des faits nouveaux le commandent, l\u2019on change la théorie tout en conservant le procédé.La thérapeutique est toujours empirique (Wagner von Jauregg).Mais depuis quelques années les idées ont évolué.On admettait autrefois qu\u2019une hyperthermie modérée et brève pouvait être utilisée.De nos jours on exige: 1° qu\u2019elle soit d\u2019au moins 105° F.; 2° qu\u2019elle soit soutenue pendant plusieurs heures.C\u2019est désormais ce que l\u2019on considère de la véritable pyrétothérapie.N\u2019oublions pas que la physiologie de l\u2019homme à 105° est différente de celle de l\u2019homme à 98° (Richet fils).Des modifications profondes s\u2019accomplissent, s\u2019accompagnant de phénomènes divers.Observons ce qui se passe durant la fièvre passive, obtenue par des moyens physiques où l\u2019organisme ne fait aucun effort pour élever sa température, mais ne s\u2019efforce que de se refroidir (Richet).La respiration est accélérée (30 - 40).Le pouls est rapide (140 - 160).La pression artérielle diminue, particulièrement la minima.La peau est très rouge et la transpiration abondante.Il y a des troubles digestifs: nausées, vomissements, diarrhée ou constipation.De l\u2019excitation psychique s\u2019observe.Des contractures musculaires sont fréquentes.La perméabilité méningée s\u2019accroît (Desjardins, Targowla).pr rar EE L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal.mai 1937 XIII (Solution Visqueuse) HUILE VÉGÉTALE IODÉE À 40% Pour l'exploration radiologique des diverses cavités de l'organisme : bronches, trachée, canal rachidien, etc.Le NÉO-HYDRIOL est parfaitement toléré par les tissus et s\u2019injecte sans douleur ni inconvénient d'aucune sorte ; il peut être employé pour les recherches radiologiques les plus délicates.+ + Offert à un prix modique \u2014 cn flacons de 20 c.c.+ + Littérature détaillée sur demande.\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_ LABORATOIRES POULENC FRÈRES du Canada, Limitée 35), rue le Moyne - - Montréal XIV L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 100 \u2018ce.me PYRIDIUN \u201crt Hing lax.Als: Hvar ; es a BOL Memoire 1 « tein a, 19% eins a : Capa ; a ; tL er D ENE ce ey poo rt BR ra wi in a stalls seh olay Ee war Tai ane\u201d Ten -PYRIDIUM- SPEED REO x EIN Up ES SELLE « PYELITE » L\u2019ingestion de PYRIDIUM soulage rapidement les symptômes RC Cn ay 0 angoissants de la pyélite et, très souvent, en raccourcit le traitement.Le PYRIDIUM n\u2019est ni toxique, ni irritant à dose thérapeutique.La solution de PYRIDIUM pour les lavages du rein peut s'employer avec efficacité en même temps que les comprimés en ingestion.PYRIDIUM Marque de fabrique LITTERATURE ENVOYEE SUR DEMANDE MERCK & CO.LTD.Fabricants de produits chimiques MONTREAL L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 509 Du côté du sang il n\u2019y a guère de modifications dans le nombre des hématies mais on constate de la polynucléose (Biancani).Les urines sont rares (Hartman).I\u2019intensité et la durée de la transpiration amènent une déshydratation marquée des tissus et une diminution du volume sanguin.Lorsque chez certains individus la sécrétion sudorale est très abondante, amenant une réduction brusque du volume sanguin, on est forcé de recourir à l\u2019administration intraveineuse de sérum artificiel pour en opérer la restauration rapide (Gibson).La déperdition de liquide par la peau, les poumons et l\u2019urine déclenche certains changements dans l\u2019équilibre acide-alcalin du sang dont elle détermine une alcalinité prononcée (Pijoan).L'équilibre des chlorures est aussi compromis.L\u2019élimination de sel s\u2019accomplit avec la sueur par les glandes sudoripares (Evans).Le déficit de sel s\u2019annonce par des nausées et vomissements et parfois par une diminution ou un arrêt de la transpiration (Warren).La glycémie peut aussi s\u2019abaisser notablement (Kopp).Certains auteurs dans le but de prévenir des incidents ou accidents dus au déficit de sel et de glucose recommandent l\u2019administration préalable de sérum physiologique glucosé (Dowdy, Hartman).A part ces phénomènes principaux observés chez l\u2019homme fébrile il est d\u2019autres réactions, impondérables encore, qui nous échappent.Le mécanisme intime nous est inconnu.Mais des résultats thérapeutiques nous sont acquis et c\u2019est, après tout, ce qui importe.Si le mode d\u2019action de la chaleur élevée est encore mal élucidé, il semble toutefois généralement admis qu\u2019elle ne crée pas des moyens nouveaux de guérison, mais exalte les fonctions naturelles de défense, l\u2019organisme fébrile vivant de façon intense (Richet).À ceci il faut ajouter que dans certaines infections la chaleur fragilise et même détruit le germe pathogène.Ainsi après la malariathérapie le tréponème serait diminué de vitalité, les méninges plus perméables et la médication arsénicale consécutive atteindrait plus facilement un virus atténué.Mais la malaria a perdu la place unique qu\u2019elle occupait.La pyrétothérapie physique qui permet d\u2019isoler le facteur commun à toutes les fièvres (l\u2019hyperthermie), de le régler dans sa durée, son intensité et sa fréquence, d\u2019éliminer le choc (ce qui est peut-être moins bien) et l\u2019infection, d\u2019y associer la chimiothérapie, est désormais considérée comme le parfait agent pyrétogène (Halphen, Auclair, Neyman) quelles qu\u2019en soient les modalités: électropyrexie, Kettering, Eneciator.* 5 * 510 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal.mai 1937 Nous ne passerons en revue que les principales applications de la pyrétothérapie physique et ses résultats.De multiples travaux ont été lus à New-York qu\u2019il serait trop long de commenter ici.Qu\u2019il nous suffise de souligner les faits saillants.La pédiatrie a apporté une importante contribution avee les recherches sur la chorée de Sydenham.Osborne et Blatt ont traité 25 enfants (de 4 à 16 ans) atteints de chorée d\u2019intensité variable.Les mouvements choréiques disparurent en quatre séances dans 88% des cas.La moyenne d\u2019hospitalisation fut de 16 jours.Barnacle, Ewalt, Ebaugh ont traité 45 enfants dont 42% présentaient des lésions cardiaques.Celles-ci, loin d\u2019être une contre- indication à l\u2019hyperthermie, furent améliorées dans une forte proportion.Sutton et Dodge chez 50 choréiques avec cardiopathie guérissent la chorée et améliorent la condition cardiaque.Simmons et Dunn sont d\u2019avis que les rhumatismes articulaires, d\u2019allure subaigué et d\u2019évolution traînante sont justiciables de la chaleur élevée.Hambresin, McGavic ont montré que certaines lésions oculaires (Viritis et la kératite parenchymateuse d\u2019origine luétique) en bénéficient grandement.Menagh a trouvé des améliorations manifestes dans 10 cas d\u2019atrophie optique chez des tabétiques; chez plusieurs autres il a noté un arrêt de l\u2019atrophie.Mais les travaux les plus impressionnants sont ceux qui ont trait à la syphilis nerveuse et à la gonococcie.La pyrétothérapie physique associée à la chimiothérapie arséno- benzolique et bismuthique a donné des proportions de rémissions com - plètes ou partielles plus fortes qu\u2019avec la ma'aria.Ceci est dû à plusieurs facteurs: intensité plus grande et plus durable de l\u2019accès thermique réglable à volonté, répétition des accès déterminée par les indications thérapeutiques et non par les caprices de l\u2019hématozoaire, et surtout association simultanée de la tryparsamide et de la pyrexie qui ne peut être réalisée avec la malaria.De plus la mortalité post- pyrexique serait plus basse que la post-malarique, et la convalescence plus rapide.Bessemans a trouvé chez le lapin et chez l\u2019homme des diminutions considérables dans la virulence du tréponème après des séances de pyrexie artificielle.Gougerot et Durel ont présenté un rapport où sont relatées des opinions et observations de nombreux auteurs établissant les Or ra L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA -\u2014 Montréal, mai 1937 511 excellents effets de la pyrétothérapie (malarique ou physique) dans la syphilis ancienne à Wassermann irréductible, sans atteinte nerveuse.Ces effets seront meilleurs si la chimiothérapie lui est associée ultérieurement.Simpson et Kendell ont obtenu des résultats plus rapides chez 34 cas de syphilis récente traités par la chimio-pyrétothérapie qu\u2019avec le traitement médicamenteux seul.De plus en associant la pyrexie aux arsénobenzènes ou au bismuth il est possible de donner des quantités moindres de médicament et pendant moins longtemps que dans le cas de traitement médicamenteux seul.La pyrétothérapie seule, non associée au traitement chimique, ne donne pas de guérisons, qu\u2019il s\u2019agisse de syphilis récente, ancienne ou nerveuse.Hinsie et Blalock ont traité 326 paralytiques généraux de 1923 à 1936.Le groupe de malades ayant le plus bénéficié du traitement fut celui soumis à la chimiopyrétothérapie.Les autres groupes soumis à la tryparsamide seule, à la malaria, à l\u2019électropyrexie seule ont donné une proportion plus faible de succès.Menagh chez 99 syphilitiques avec lésions nerveuses a obtenu 54% d\u2019améliorations avec la chimio-pyrétothérapie.Chez les tabétiques les crises gastriques, les douleurs fulgurantes et même l\u2019atrophie optique sont arrêtées.Ceci serait d\u2019un immense appoint lorsque l\u2019on connaît le caractère rebelle de ces manifestations tabétiques qui ne cèdent que difficilement on pas du tout au traitement médicamenteux.Neymann dans un tableau comparatif a indiqué les avantages de Pélectropyrétothérapie et chimiothérapie conjuguées sur la malaria- thérapie.Avec d\u2019autres il attribue la supériorité de cette nouvelle méthode au fait que la médication arsenicale est donnée au moment même ou est provoqué l\u2019accès fébrile: l\u2019action curatrice croît par la fièvre qui elle-même possède une certaine action thérapeutique.De p'us.nous le répétons, l\u2019élévation thermique est plus accentuée avec les movens physiques qu\u2019avec la malaria et moins anémiante.le taux de mortalité avec la fièvre artificielle est plus bas qu\u2019avec l\u2019impaludation.T\u2019infection gonococcique avec ses diverses localisations a été l\u2019objet de nombreux rapports.Là.plus peut-être que dans la syphilix nerveuse et la chorée, les résultats de la fièvre artificielle sont réellement étonnants.Chez la femme particulièrement, cette thérapeutique donne une forte proportion de guérisons cliniques et bactériologiques.Les échecs semblent relativement plus fréquents chez l\u2019homme que chez la femme. 512 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 Carpenter et Bok ont étudié l\u2019action bactéricide de la chaleur sur le gonocoque in vitro.Dans 250 souches ils ont trouvé qu\u2019il est détruit à une température de 106.7° F.durant en moyenne 16 heures.Dans la gonococcie donc le mécanisme de guérison serait moins complexe que dans les autres maladies: la haute chaleur seule serait l\u2019agent curateur.Des faits analogues d\u2019observation ancienne sont bien connus.Des blennorragiques ont vu disparaître définitivement ou décroître notablement leur infection à la suite d\u2019une orchite avec grosse fièvre ou d\u2019une autre maladie fébrile intercurrente.Janet et Dreyfus préconisent la fièvre artificielle dans les cas rebelles, tout en soulignant qu\u2019il est utile chez l\u2019homme d\u2019y associer le traitement ordinaire dont la durée sera tout de même considérablement raccourcie.Warren a traité 100 sujets atteints d\u2019infection gonococcique avec 87% de guérisons.Valerio donne 92 guérisons chez 119 malades (82 hommes \u2014 37 femmes).Bierman et Horowitz se sont spécialement attaqués aux affections gynécologiques de nature gonococcique.Ils ont imaginé de non seulement faire monter la température générale à 106.7°, comme il est fait d\u2019habitude, mais de plus par l\u2019utilisation d\u2019une électrode vaginale de réaliser une température pelvienne de 109°.Belt et Folkenberg, chez 64 gonococciques obtiennent 92% de guérisons.Chez l\u2019homme il est à noter que ce traitement ne semble pas donner une proportion aussi grande de succès que chez la femme mais tout de même plus forte qu\u2019avee les moyens ordinaires.À ce sujet Parsons, Bownan et Plumer ont fait une étude comparative parmi des soldats de l\u2019armée américaine.Là où les autres méthodes avaient échoué, comme dans de vieilles prostatites, ils ont obtenu un nombre élevé de guérisons cliniques et bactériologiques.Krusen, Randall, Stuhler donnent des statistiques personnelles à peu près superposables.Troutman, Stroupe, Devlin, après un recul de 215 ans, ayant traité 430 malades atteints de gonococcie par 2,600 séances de fièvre artificielle (5 heures à 107°) ont obtenu des résultats presque aussi bons chez les chroniques que chez les aigus.Schnabel et Fetter ont traité 93 arthrites gonococciques.Les cas récents furent rapidement guéris dans 50%.Les anciens répondent moins bien.La méningite cérébro-spinale dont l\u2019agent causal a plusieurs traits de ressemblance avec le gonocoque semble vouloir obéir aux mêmes lois.Bennett, Person, Simmons ont traité deux méningitiquez avec guérison. XVII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 == = = = \u2014 H EPAT \u201cyy % Z WN 2,7 % yg D po H i \u20ac Gun 6 n= % So =.Za 7 CAES Fe 5 2% A 457 7%, w F3 CE 7 ; = Zw Le a 2 (2 4 7 \u201c2 Wik 77.7 LU ke i À 7, io \u201ci 7 Hs in, rf fs Ge RE 4 CS 358 5% ih Vitis E xtrait concentré hydrosoluble de foie de veau Forme ampoule-forme sirop SYNDROMES ANEMIOUES serresentant ROUGIER.350.RUE LEMOINE MONTREAL (CANADA DESCHIENS.6.nuE PAUL SAUDEV PANIS Cou\u201c) né j ry p > XVIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 i ; 39 AAT 01:4 Docteur en Phorm: Rue de Rome .PA lid Pour vos \u201c VÉSICULAIRES Pour vos OPOBYL associe L'OPOTHERAPIE BILIAIRE ET HEPATIQUE A LA MEDICATION VEGETALE HABITUELLE Hépatites et Cirrhoses Cholécystites et Ictères Troubles digestifs et Constipation Hépatisme latent © Laboratoires A.BAILLY, 15, Rue de Rome, PARIS-8° HEPATIQUES [§ a FO Ry ; RB \u201cek, I ry .- RE Er ne n CE + a PRIT EEE AVIRA MR SN Je.LRA \u201cwu Agents exclusifs: ROUGIER FRERES, .(uc Le Moyne, Montreal. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal.mai 1937 513 Nous ne voudrions pas allonger outre mesure cette revue générale.Nous n\u2019avons fait qu\u2019esquisser à grands traits les modalités de la pyrétothérapie, les réactions qu\u2019elle suscite, les résultats qu\u2019elle offre.Il ne faudrait pas comme à la naissance de toute méthode nouvelle croire à l\u2019avènement d\u2019une panacée.Elle est sûrement d\u2019un grand appoint dans la thérapeutique moderne, mais nous n\u2019en sommes encore qu\u2019à la période des tâtonnements.Avec une expérience plus large, un recul plus éloigné des précisions se dégageront, les indications et contre-indications seront mieux connues.En attendant, une observation minutieuse des faits impose.Un engouement irréfléchi fait plus de tort à une excellente thérapeutique qu\u2019une critique sévère. ACTUALITÉS CLINIQUE ET LABORATOIRE Par Albert BERTRAND, Professeur agrégé à l'Université de Montréal, Chef-adjoint au laboratoire de l'hôpital Notre-Dame.Un article récent de Pasteur Valléry-Radot intitulé : « Clinique ou Laboratoire », publié dans « Revue des Deux Mondes », 15 février 1937, nous remet en mémoire un autre article: « The correlation of laboratory findings with the clinical aspects of disease » du docteur G.-H.Baril, paru dans « The Canadian Medical Association Journal », avril 1931.Il est intéressant de comparer ces deux expressions d\u2019opinion, émises à six années d\u2019intervalle, l\u2019une, par un clinicien français de renom, élève de Widal, l\u2019autre, par un spécialiste de chez nous, professeur à l\u2019Université de Montréal.Présentées sous des formes différentes, ces deux thèses peuvent se superposer parfaitement.Toutes deux s\u2019inspirent de cette phrase de Chs Richet, connue de tous mais non toujours mise en pratique: « Ceux qui veulent opposer le laboratoire à la clinique ou la clinique au laboratoire n\u2019ont rien compris ni au laboratoire ni à la clinique ».Pour appuyer son exposé, Valléry-Radot signale que: « l\u2019homme est un microcosme où les processus les plus étonnants d\u2019une physique, d\u2019une chimie et d\u2019une physiologie que nous connaissons à peine entrent constamment en jeu, sous l\u2019influence de causes qui, le plus souvent, nous échappent, » « que la vie est en état de dynamisme perpétuel, » « qu\u2019il est des recherches biologiques extrêmement difficiles, » « que pour certaines.les meilleurs techniciens ne sont pas d\u2019accord sur les chiffres que l\u2019on doit obtenir à l\u2019état normal,» «que d\u2019autres enfin, vu leur complexité ou leur incertitude dans les résultats, ne peuvent être utilisées pour le diagnostie d\u2019un état morbide.» Valléry-Radot est loin, cependant, de nier toute valeur aux examens de laboratoire.« I] n\u2019est pas de médecine sans laboratoire », dit-il; plus loin il ajoute: « que de problèmes il résout auxquels la L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 515 clinique seule ne peut répondre » ; et finalement il conclut: «il serait aussi faux de faire table rase de la clinique qu\u2019il serait absurde de nier le laboratoire ».C\u2019est du Richet sous une autre forme.Le docteur Baril de son côté, en 1931, a posé franchement la question.« Pourquoi la clinique est-elle de plus en plus sous la dépendance du laboratoire alors qu\u2019un abus dans ce sens conduit inévitablement à un affaiblissement du sens clinique de l\u2019homme qui, petit à petit, s\u2019habitue à laisser aux autres toute la responsabilité de son diagnostic, et place le médecin dans un état d\u2019infériorité relative lorsqu\u2019il se trouve subitement privé du secours du laboratoire ?Est-ce que par hasard les résultats fournis par le laboratoire seraient plus précis?Ne serait-ce pas plutôt l\u2019attraction de méthodes qui, par leur apparente simplicité, tendent à diminuer l\u2019effort intellectuel et à troubler le bon jugement du médecin ?Serait-ce simple indolence ou crainte de la difficulté à surmonter?» Toutes ces causes sont plausibles bien qu\u2019il soit difficile de déterminer celles qui entrent en jeu à un moment donné.Il ne faut pas voir, toutefois, dans cette interrogation, une condamnation «a priori » de tout ce qui est examen chimique ou bactériologique.M.Baril, au contraire, suggère comme solution idéale: «de faire du laboratoire un sixième sens donné au médecin en vue d\u2019un diagnostic meilleur; de considérer les résultats des analyses comme des signes qui s'ajoutent aux symptômes cliniques et qui ont leur valeur dans la recherche de la vérité ».Valléry-Radot et Baril sont done parfaitement d\u2019accord, le pre- nuer, pour affirmer que le clinicien doit connaître la valeur des épreuves de laboratoire et savoir les interpréter, le second, pour conseiller la prudence dans l\u2019interprétation d\u2019un rapport et le discernement dans le choix de l\u2019analyse.Telles sont, en résumé, les qualités maîtresses que doit posséder tout médecin qui sollicite le concours du laboratoire.Pour augmenter cette prudence, pour affiner ce jugement, 1l existe, d\u2019après nous, un moyen bien simple, à la portée de tous: un contact plus intime entre la clinique et le laboratoire.Dans certaines cliniques françaises que nous connaissons pour y avoir vécu, chez Widal à Cochin, chez Weil à Tenon, une fois la visite des salles terminée, c\u2019est dans le laboratoire que le maître discutait les problèmes souvent complexes des diagnostics à poser.Maintes fois nous avons vu Widal surveillant tel dosage qui l\u2019inté- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 o16 ressait particulièrement; tous les jours nous avons surpris \\Veil, penché sur le microscope, cherchant la cellule qui caractérise la leucémie.Pourquoi n\u2019en serait-il pas de même chez nous?Le clinicien s\u2019initlerait ainsi aux secrets du niicroscope ou aux mystères de lu cornue ; le spécialiste ne jurerait plus uniquement par les molécules ou les bactéries ; l\u2019un et l\u2019autre, sans parler du patient, y trouveraient leur profit.I ne faudrait pas, dans ce court exposé, oublier le côté « enseignement ».S\u2019il existe à l\u2019Université des chaires de pathologie interne, externe, générale, c\u2019est au lit du malade que l\u2019étudiant interroge, palpe, ausculte, percute; c\u2019est à l\u2019hôpital qu\u2019il développe et forme son jugement.Il se donne à la faculté des cours de chimie et de bactériologie, tant théoriques que pratiques.N\u2019y aurait-il pas avantage, toutefois, à ce que l\u2019élève, précédé de son maître, prenne plus souvent le chemin du laboratoire de hôpital?Maîtres et élèves sont- ils moins savants depuis qu\u2019ils fréquentent les salles d\u2019autopsie / Pourquoi, alors, ne pas étendre ce mouvement ?Ainsi conçu le laboratoire deviendrait ce qu\u2019il doit être, un complément indispensable de la clinique, un centre précieux d\u2019enseignement, un merveilleux instrument de diagnostic.Certains médecins l\u2019ont compris depuis longtemps; souhaitons que cette notion se généralise de plus en plus. VARIÉTÉS LE PROFESSEUR LAQUERRIÉRE\u201c\u2019 [NorE.Nous sommes heureux de publier ces notes, si élégamment rédigées, à propos de la splendide conférence du professeur Laquerrière sur Le rôle des évêques dans l\u2019évolution de la mentalité du peuple français ; elles nous font mieux connaître la haute personnalité de notre collègue.\u2014 L.] Je ne suis pas de ceux qu\u2019agite la fureur du panégyrique.Si j'ai accepté de vous présenter l\u2019orateur de ce soir, c\u2019est que le Dr Laquerrière par l\u2019étendue de sa culture, l\u2019autorité de son enseignement, la dignité de sa vie, l\u2019estime générale dont il jouit se suffit à lui-même.Il n\u2019a que faire du bruit élogieux qui peut retentir à ses oreilles.Parce qu\u2019il n\u2019a pas besoin qu\u2019on sonne ses cloches, 1l m\u2019écoutera avec sérénité.Formé dès l\u2019enfance à de strictes disciplines, il possède cette qualité première, et qui de ce monde assoiffé de publicité se retire chaque jour davantage, l\u2019humilité, l\u2019humilité du savant qui n\u2019est elle-même que l\u2019expression de la modestie de l\u2019homme privé.Science sans conscience, disait Rabelais il y a quelque quatre cents ans, est la ruine de l\u2019ime.Nous sommes tranquilles, Laquer- rière est peut-être alors le plus riche de nous tous.Ce riche est au surplus un sage qui se contente de son savoir et le dispense généreusement à l\u2019entour.Profondément inhabile dans l\u2019art de se pousser, sa science et sa culture lui suffisent.Il n\u2019est pas, comme on dit aujourd\u2019hui, spectaculaire.Il est la rondeur, la bonhomie, la simplicité même.Il ne joue pas au personnage.En dehors de son enseignement et de sa pratique, il ne parle que lorsqu\u2019il y est convié.Je lui dois ce soir de nombreux hommages.Celui auquel j\u2019attacherais le plus de prix est la considération affectueuse que lui témoignent tout d\u2019abord ses compatriotes en terre canadienne.Il fait partie de nos comités, de nos groupements, de nos conseils.Sa voix y est toujours écoutée avec respect et profit.Laquerrière nous est cher parce qu\u2019il est, tout court, un homme de savoir.Je veux dire qu\u2019il méprise le savoir-faire et plus encore le faire-savoir.Il possède ce sens du devoir et de l\u2019abnégation, ce don de so qui du fond des siècles traduit toujours l\u2019âme française.Mis- (1) Présentation par M.René Turck, consul général de France, au Cercle Universitaire de Montréal, le 17 avril 1937. 518 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 sionnaires de l\u2019esprit ou de la foi, les hommes qu\u2019elle à trempés ne font parler d\u2019eux que lorsque la besogne est faite.C\u2019est, vous allez en juger, le cas de notre ami.* % # Petit-fils d\u2019un robuste paysan normand qui eut douze enfants dont il porta courageusement le faix «tels, disais-je récemment dans une autre enceinte, ces pommiers que l\u2019automne comble mais accable(1) »: fils d\u2019un vétérinaire militaire, évadé de Metz, blessé à l\u2019armée de La Loire, vous êtes, mon cher Laquerrière, né à Orléans- ville en Algérie, exactement le 28 février 18.\u2026., mais vous suivant de très peu dans le millésime et connaissant mon âge je ne me risquerais pas à citer le vôtre.Coquetterie pure qui ne trompe personne ; elle rappelle celle de ces femmes impénitentes, je veux dire de beauté impénitente, dont on dit par charité qu\u2019elles sont d\u2019un certain âge alors que leur entourage est pertinemment assuré qu\u2019elles sont hélas! d\u2019un âge certain.Mais je poursuis la marche de votre destin.Il est si riche, si chargé de labeurs et de titres que je m\u2019étonne que quelque haut cénacle ne se les soit pas encore appropriés en vous attachant à lui.Par un jeu inoffensif de l\u2019esprit et que vous me pardonnerez je m\u2019imagine réparant cet oubli et vous recevant sous la Coupole.À supposer, \u2014 c\u2019est le tour habituel des discours académiques \u2014 que vous ne connussiez rien de votre propre vie, ni de vos études, ni de vos travaux, voici à peu près ce que je vous dirais: Vous fîtes, Monsieur, vos études classiques à Paris, d\u2019abord au lycée Louis-le-Grand, l\u2019ancien collège de Clermont où fut élevé le grand Condé, puis au lycée Saint-Louis dont les origines sont au moins aussi anciennes.Vous commençâtes vos études médicales à Paris en 1892.Très rapidement vous devîntes le secrétaire puis le chef de clinique du Dr Apostoli, le grand électrothérapeute de l\u2019époque.Après vous être acquitté, comme chaque Français se le doit, de vos obligations militaires, vous passätes en 1900 votre thèse de doctorat en médecine.Quel en était le sujet?la douce compagne qui veille à vos travaux comme à votre confort a oublié de m\u2019en informer.La même année votre chef mourait et vous laissait le soin de publier son œuvre restée sur le chantier et de continuer son enseignement.Ce début était un présage ; vous étiez en effet bien jeune, vous veniez juste de dépasser vos cinq premiers lustres.En 1912 vous fûtes au concours nommé électroradiologiste des hôpitaux de Paris.En 1913 vous étiez l\u2019un des (1) L\u2019image est, je crois, de Georges Duhamel. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 519 fondateurs de l\u2019enseignement officiel d\u2019électroradiologie des hôpitaux de Paris.De combien de sociétés électrothérapiques ou radiologiques n\u2019avez-vous pas été le président ?j'en ai compté jusqu\u2019à cinq\u2018).Tant de curiosité intellectuelle, tant d\u2019amour de la recherche devaient trouver leur récompense: vous fûtes lauréat de l\u2019Académie des Sciences et plusieurs fois de celle de Médecine.Arrive la Grande Guerre.Vous créez dès le début le Service central de radiologie et de physiothérapie de la dixième région, celle de Rennes.Ce service qui comptait à la création à peine cent lits s\u2019étendit et finit par comprendre en 1915 deux mille cinq cents lits et près de deux mille lits de convalescents en dehors de la capitale bretonne.En 1916-1917 vous fûtes nommé médecin chef de l\u2019équipage radiologique 61 aux armées.La fin de 1917 vous voit à la tête du Service central de radiologie et de physiothérapie de la 4ème région du Mans.Parfois meurtrière, vous avez à la science payé un dur tribut.Atteint de radiodernite chronique \u2014 vous aviez fait vos premières armes de radiographie en 1898 en un temps où l\u2019on ignorait les dangers des rayons X \u2014 vous avez été amputé d\u2019un doigt en 1933 et dû subir une nouvelle opération en 1938.Enfin, couronnement de carrière, après avoir fait partie en 1930 du congrès des médecins de langue française à Montréal, vous deviez pour notre dilection revenir au Canada, appelé que vous fâtes au Service de radiologie par le conseil d\u2019administration de l\u2019hôpital Notre-Dame à Montréal.Je ne saurais, Monsieur, assez vous remercier de votre attention que j\u2019ai sentie quelque peu narquoise et aussi de l\u2019étonnement courtois avec lesquels vous avez bien voulu apprendre de votre destin les événements marquants qui, quelle que soit votre bonne volonté de les avoir oubliés pour me plaire, ne peuvent pas ne pas vous être restés familiers.Les amis qui s\u2019empressent ce soir autour de vous ont, eux, compris que c\u2019était surtout pour eux que je parlais.Cette modestie en effet que nous aimons tant en vous, je devais pour leur édification la mettre chez vous à l\u2019épreuve.S1 j'ai pris pour parler de vous et de vos travaux parfois le ton léger, c\u2019était à dessein, sachant que le sage et le chrétien que vous êtes n\u2019accordent tout juste et de rigueur aux satisfactions de la renommée et à ce que Vauvenargues appelait (1) Ancien président de la Société française d\u2019électrothérapie et de radiologie; ancien président de la Société de radiologie médicale de France: ancien président de la section d\u2019électricité médicale de l\u2019Association fran- caise pour l\u2019avancement des sciences; ancien président du syndicat général des médecins français électroradiologistes; ancien président du syndicat des électroradiologistes des hôpitaux de Paris. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 520 les premiers feux de la gloire que la considération qu\u2019ils méritent.Dépouillé d\u2019illusion, vous savez mieux que quiconque que cette considération est elle-même le plus souvent mesurée à la durée infime de notre existence et se perd rapidement avec le bruit que nous avons pu faire dans le monde.Mais pour transitoire que soit la gloire, il ne nous est pas léfendu de la saluer au passage et de nous réjouir par exemple de la reconnaissance que vous ont value vos mérites.Je pense à cette rosette de la Légion d\u2019Honneur qu\u2019est venue, aux applaudissements de tous, vous apporter l\u2019automne dernier M.le Ministre de France au Canada.Tandis qu\u2019il accrochait l\u2019insigne \u2018sur votre poitrine, je lisais la fierté sur votre figure.Vous n\u2019êtes donc pas absolument parfait, mon cher ami.Pour une fois la sensibilité a triomphé chez vous de l\u2019intelligence; pour une fois I\u2019émotion a eu le dessus de la sérénité; pour une fois l\u2019orgueil fut plus fort que l\u2019humilité.Ne vous en défendez pas.Nous savons pour le reste que le sage que vous êtes a su sans impatience, sans passion, sans acrimonie, attendre son heure, se rappelant que si, comme on l\u2019a dit, Homère n\u2019était pas bachelier, son héros, cet Ulysse, dont nous parlait récemment un académicien de France à propes de Cavelier de La Salle, n\u2019était pas même décoré.Mais je nm'\u2019attarde.Nos convives sont impatients d\u2019entendre le conférencier averti que vous êtes.C\u2019est donc avec plaisir que je vous invite à nous entretenir de cette époque singulièrement attachante de notre histoire et qui cependant n\u2019est pas connue comme elle mérite d» l\u2019être: «l\u2019évolution de la race française à partir de introduction en France du catholicisme et le rôle que joua dans cette évolution l\u2019épiscopat français ».René TURCK. PETITE HISTOIRE DU JOURNALISME MÉDICAL AU CANADA FRANÇAIS Par Jean SAUCIER.Nous faisions paraître sous ce titre en novembre dernier une nomenclature de nos périodiques médicaux.Au moment où nous écrivions nous avons cru que notre liste était relativement complète.Nous avons appris dans la suite que notre texte était incomplet, et parfois inexact , Afin d\u2019éviter la lecture d\u2019une édition corrigée et augmentée du premier travail, nous nous contenterons aujourd\u2019hui de signaler les erreurs commises et d\u2019énumérer les ouvrages omis.De très brefs commentaires accompagneront notre texte toutes les fois où des explications complémentaires seront jugées utiles, ou nécessitées par certaines situations.De cette façon, plus tard, le bibliophile nanti de nos deux articles pourra retracer rapidement les journaux qu\u2019il lui plaira de consulter, et, \u2014 s\u2019il se sent le courage de dresser le cata- lcgue des travaux médicaux canadiens-français, \u2014 trouver la liste complète des périodiques qui abritent ces précieux documents.Tout d\u2019abord, voici les erreurs, ou plus précisément la correction des renseignements incomplets ou inexacts \u2018?: Le Journal Médical de Québec (1826-27) a pour véritable titre : le Journal de Médecine de Québec.On lit en sous-titre dès les pre- raiers numéros The Quebec Medical Journal.La première année (1826) comporte 4 numéros: janvier, avril, juillet et octobre.La seconde et dernière année (1827) n\u2019en réunit que 3: janvier, avril, puis juillet et octobre en un seul fascicule.Au frontispice du dernier numéro, le titre français a disparu et l\u2019on n\u2019y retrouve plus que The Quebec Medical Journal.On ne retrouve le titre français qu\u2019à la première page de la revue.Voici maintenant quelques détails additionnels sur la Luncetle Canadienne, inexactement nommée par nous en novembre dernier: (1) Nous devons à l\u2019obligeance du Dr E.-P.Chagnon, qui a mis, depuis.sa bibliothèque à notre disposition, de compléter aujourd\u2019hui nos lacunes et de corriger nos involontaires erreurs.Nous le remercions bien cordialement.(2) Les bibliophiles de vieille date, comme le Dr Chagnon, attachent une grande importance au détail précis.Ils ont raison, car il n'est pas d\u2019étude historique sérieuse sans ce souci de l\u2019exactitude.(Voir lère partie.nov.1936.) 522 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 Lanceite Médicale.Le British American Journal du ler février 1847 annonce la naissance de la Lanceite Canadienne, périodique bimensuel, publié par Lovell & Gibson et imprimé sur « half-sheet of double-crown paper ».Prix de l\u2019abonnement $4.par an.Dans son numéro du ler mars 1847 le même British American Journal annonce que la dernière livraison de la Lancette avait 16 pages au lieu de 4, et dans celui de juillet il informe ses lecteurs que la Lancette Canadienne a cessé de paraître après 6 mois d\u2019existence.La Gazette Médicale des hôpitaux et d'hygiène dont nous ne pouvions affirmer l\u2019existence a paru en septembre 1874.Il n\u2019y eut de cette Gazette qu\u2019un seul et unique numéro de 4 pages.Suivent maintenant quelques précisions d\u2019ordre chronologique à propos des dates de naissance et de décès de quelques journaux: ie premier numéro de l\u2019Abeille Médicale parut en janvier 1879 et le dernier en janvier 1882.Le premier numéro du Journal d\u2019hygiene populaire date du 15 mai 1884, et le dernier, comprenant les fascicules de mars et avril, fut publié en avril 1895.Le Bulletin Sanitaire parut pour la première fois en janvier 1901.Il a survéeu jusqu\u2019à nos jours.La Gazette Médicale de Montréal publia son premier numéro en février 1887 et son dernier date de décembre 1892.Le premier numéro de la Clinique parut en juillet 1894 et le dernier en novembre 1900.Une nouvelle série de la Clinique débuta en avril 1910 pour s\u2019éteindre en mars 1923.Les dates de début et de terminaison de la Revue Médicale sont: juillet 1897 et novembre 1904.En mars 1898 parut le premier numéro de la Revue générale de médecine, de pharmacie et d'hygiène pratiques, et en avril 1900 le dernier.Le Montréal-Médical débuta en mars 1901 et prit fin en juin 1920.La Canada-Médicai, continuateur de ce dernier, parut le 25 novembre 1920; le dernier numéro, en date du 31 octobre 1922, n\u2019aurait pas été livré.Le premier numéro du Journal de médecine et de chirurgie parut en janvier 1906 et le dernier en janvier 1916, et non pas en 1910 comme nous l\u2019avions cru.Après cette série de rectifications et de rappels chronologiques, il sera plus intéressant de connaître les journaux que nous avons oubliés.À notre surprise il en existait dix-sept.Les voici suivant leur ordre de parution : L\u2019Antivaccinateur canadien-français, publié par le Dr FE.Coderre, ne parut que trois fois: décembre 1885, janvier et février 1886.Le but de cette publication se comprend aisément à la seule lecture de son nom.Son rédacteur précise davantage: « Ce journal, dit-il, est publié dans l\u2019intérêt de la santé publique et privée; il fera connaître les L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 XIX Totale C3 SIROP de Tir a MINS DESCHIENS i : {LLIN : « > y pH SANG: 3 I'Hémoglobine vivante Renferme intactes les Substances Minimales du Sang total Médication rationnelle des SYNDROMES ANÉMIQUES ef des DÉCHÉANCES ORGANIQUES Une cuillerée à potage à chaque repas.\u2014 DESCHIENS, D' en Ph'*, 9, Rue Paul-Baudry.Paris (8°) Représentant: ROUGIER, 350, Rue Lemoine - MONTRÉAL (Canada) QUE NUUODf De \\& - @ A Ne & & LE 4 S ) A )) pe É ox DY él) Rio AIO, \u201cRÉGULATEUR DE LA sg CIRCULATION VEINEUSE je TROUBLES de la PUBERTÉ et de la MÉNOPAUSE WEL GS E & = .= S LABORATOIRES DE LA PIPERAZINE MIDY New Birks Bldg.MONTREAL 2 à 4 comprimés par jour.oH & -ABORATOIRES MIDY, 67 Avenue de Wagram, Paris, 17e.J.EDDE, Ltée, Montréal, Agent. XX L\u2019UnioN MEDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 infections a streptocoques hémolytiques TRAITEMENT \u201cPER OS\u201d EFFICACE SULPHANILAMIDE (para-amino-benzène-sulfamide) 777 La valeur du para-amino-benzéne-sulfamide dans la prévention et le traitement des infections streptococciques a été démontrée dans de nombreuses observations dans lesquelles les chercheurs em- ployerent des streptocoques hémolytiques de différentes souches.Les résultats encourageants de travaux cliniques et de laboratoire * rendent possible la présentation de ce produit au corps médical.\u201c Quoique l'on doive encore poursuivre des recherches pour découvrir toutes les propriétés et les limites de ces médicaments, il est du devoir du médecin de les employer non seulement dans le traitement de l'infection puerpérale, mais aussi dans d'autres cas graves d'infections streptococciques.\u2018 (\u201cLancet\u2019, 5 déc.1936).Sous le nom de \" Sulphanilamide \", nous présentons au corps médical des comprimés de para- amino-benzène-sulfamide dosés à 7% grains (0 gramme 5).En bouteilles de 25 et 100.* Bibliographie partielle \u2014 Colebrook, L.& Kenny, M., \u201cLancet\u201d, 1: 1279 (6 juin) 1936.Colebrook, L., Buttle, G.A.H.& O'Meara, R.A.Q., \u201cLancet\u201d, 2: 1323 (5 déc.) 1936.\u201cLancet\u201d 2: 1339 (5 déc.) 1936.Trefouel, J., Nitti, F.& Bovet D., \u201cC.R.Soc.Biol.Paris\u201d, 120: 756, 1935.oO AYERST, McKENNA & HARRISON, Limitée Biologistes et Pharmaciens MONTRÉAL CANADA 65 | D ee rer pe L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 523 résultats de la vaccination sans déguisement des faits quelle qu\u2019en soit la conséquence pour le Bureau de santé et les vaccinateurs.Les médecins désireux de faire connaître la vérité sur l\u2019action protectrice de la vaccine ne peuvent recommander cette pratique sans commettre l\u2019erreur la plus grave, et être d\u2019une ignorance impardonnable sur les résultats désastreux de la vaccination.» Il s\u2019agit d\u2019un mouvement réactionnaire passionné, \u2014 de courte durée parce que passionné, \u2014 et forcément éphémère à cause de l\u2019acceptation universelle de la vaccination antivariolique dans les années qui suivirent.En 1890, le Dr Séverin Lachapelle fit paraître La Mère et l'Enfant, revue de pédiatrie et de puériculture fondée dans le but de « diminuer le chiffre de la mortalité infantile, en enseignant à la jeune mère les choses nécessaires à la sauté et en la guidant auprés de son enfant malade ».Le premier numéro parut en mai 1890 et le dernier, \u2014 le dernier que nous avons vu, \u2014 en octobre 1891.La Dosimétrie au Canada, revue mensuelle de médecine et de thérapeutique parut en juillet 1899.Elle eut pour rédacteur le Dr J.-L.Lemieux et ses principaux collaborateurs furent les Drs A.-D.Aubry, E.-M.Desaulniers, J.-H.Brossard, A.-O.Gervais et A.Lefeb- vre.Cette revue publiait des chroniques médicales correspondant a nos mouvements médicaux actuels, des faits cliniques, des notes thérapeutiques et quelques rares analyses des travaux étrangers.Son dernier numéro aurait paru en mai 1901.La Revue Scientifique, consacrée à l\u2019hygiène, à l\u2019économie sociale et politique et à la pédagogie, parut quatre fois: mai à août 1901.Son directeur, le Dr Pierre Bédard se proposait de répandre parmi le peuple des principes d\u2019hygiène et d\u2019ordre économique.Le peuple n\u2019était pas prêt ou n\u2019a pas entendu.À peine née, cette revue de belle philanthropie disparut sans bruit.En mars 1906 parut le premier numéro du Journal pour tous, petite feuille sans grande importance, publiée par le Dr Villecourt, et pompeusement qualifiée d\u2019organe de la famille, de la santé, de la médecine, des sciences générales, etc.Malgré la grande abondance des thèmes à développer, le Journal pour tous devint le journal pour personne car il ne parut plus après le 27 décembre de la même année.Cette formule pseudo-encyclopédique n\u2019a pas eu l\u2019heur de plaire aux lecteurs de 1906, déjà assez éclairés, ou encore pas assez gobeurs.Les Rayons X, l\u2019Electricité médicale et la Physicothérapie.Sous ce signe polyvalent naquit en février 1910 une revue de vulgarisation pour les médecins.Son frontispice, rappelant certaines gravures compliquées de Durer est un avertissement au confrère lecteur que le 524 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 texte doit en être assez complexe.L\u2019article-programme est plus rns- surant: « C\u2019est le désir de cette revue, écrit son directeur, le Dr II.Lasnier, de grouper les électrothérapeutes de cette province, des deux langues, et en mettant sous les yeux de la profession les bases scientifiques de leur spécialité, lui apprendre à discerner leur cause de celle des empiriques et des charlatans».A notre connaissance, la revue parut 8 fois: de février à août 1910 (n° 1 à 7 inclusivement), puis en janvier 1911, le n° 8 qui semble être le dernier de la courte série.Les principaux collaborateurs furent, outre le Dr Lasnier, les Drs K.Asselin, Belot, deBlois et Léo Pariseau.Nous retrouvons le 11 décembre 1912 le nom du Dr H.Lasnier à la direction du journal le Culturiste, organe de son institut de physiothérapie.Nous n\u2019avons pas vu d\u2019autre exemplaire de cette feuille.N\u2019aurait-elle paru qu\u2019une fois?Cela semble bien le cas.Nous ne pouvons expliquer ces échecs successifs du Dr Lasnier.Nous les constatons avec pitié laissant à ses contemporains le soin de les commenter.Le Bulletin sanitaire du Bureau municipal d'hygiène et de statistique de la cité de Montréal parut en novembre 1914.A partir dn mois de mars 1915, le titre comporta en plus, la mention Bulletin mensuel et depuis décembre 1916, cette revue est connue sous le nom de Bulletin d'hygiène de la cité de Montréal.Son titre indique la nature de son texte et la provenance de ses collaborateurs, pour la plupart médecins des services de santé de la cité.Le Courrier Médical: premier numéro en janvier 1919 et dernier numéro en octobre 1919, est un journal d\u2019anecdotes et de réclame, abritant parfois quelques articles de vulgarisation médicale.Cette publication de la maison Casgrain & Charbonneau fut reprise sous une autre forme en 1922 alors qu\u2019en octobre de cette année, la même maison publia en fascicules mensuels intitulés Le Docteur une séric de bibliographies médicales de nos plus éminents médecins.La série se termina avec la livraison de janvier-février 1926.Tuberculosa, publication débutant en février 1925 est plutôt une suite de feuillets qu\u2019un journal proprement dit.Le Dr Eugène Grenier, auteur de ces feuillets publia onze articles sur la sémiologie et le traitement de la tuberculose jusqu\u2019en février 1926.Nous relevons encore, à titre documentaire, la Presse Médicale Conadienne, revue des sciences médicales ; organe officiel de l\u2019Association canadienne d\u2019électrophysiothérapie.Cette revue publiée à Montréal par les soins du Dr J.-N.Chaussé ne parut qu\u2019une seule fois, en avril 1927.La Semaine médicale, organe du groupe médical des déjeuners hebdomadaires parut en 1927.Nous ignorons s\u2019il fut publié L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 525 plusieurs fois.Le seul exemplaire que nous possédons porte le numéro de série 9 et est en date du 19 avril 1927.Il exprime un programme d\u2019union.En 1928, parut la Garde-Malade canadienne-française, organe des infirmières de langue française du Canada.Cette publication mensuelle n\u2019a cessé de progresser et elle continue encore ses bons offices.On y trouve fréquemment de bons articles de vulgarisation médicale.Afin de ne rien oublier, nous signalons encore la Revue des Cliniques, journal des étudiants en médecine de l\u2019Université de Montréal, publié grâce à la générosité d\u2019une maison de produits pharmaceutiques.Cette publication parut épisodiquement de 1930 à 1935.Mentionnons encore une revue défunte: le Bien-être mental et physique, revue trimestrielle d\u2019hygiène publiée à Hull et dont nous ne connaissons qu\u2019un seul numéro, le premier, celui que ses éditeurs ont désigné sans indiquer le mois, mais de la seule mention : automne 1931.Nous terminons par la mention du très récent journal L\u2019Hôpital dont le premier numéro parut en décembre dernier.Cette revue, d\u2019une très belle tenue typographique et iconographique, est publiée en collaboration et dirigée par le Dr Roméo Boucher.Elle offre à ses lecteurs des articles médicaux soignés et des à-côtes paramédicaux utiles et intéressants.Nous la connaissons encore trop peu pour la commenter avec exactitude.En attendant, le mieux que nous puissions formuler à son égard est qu\u2019elle dure, afin qu\u2019un jour, on ne finisse par citer avec pitié, sinon avec mépris, la polyléthalité de nos journaux médicaux.Nous nous excusons auprès de nos lecteurs de leur avoir servi ce froid « documentaire ».L\u2019intérêt immédiat en est, certes, plutôt médiocre, mais ceux qui viendront après nous trouveront cette nomenclature assez utile si elle leur épargne de longues heures de recherches bibliographiques.Nous avons déjà dit en novembre dernier que notre travail était une besogne d\u2019assemblage.Nous soulignons qu\u2019il n\u2019a pas d\u2019autre ambition que celle d\u2019aider le bibliophile et l\u2019historien futur, car nous nous sommes rendu compte en écrivant cette seconde partie que nous n\u2019avions nüllement le feu sacré de l\u2019historien ni le courage patient de dépouiller les vieux tomes.À chacun sa mission! Nous ne dédaignons pas le travail de l\u2019archiviste mais il ne correspond pas à nos tendances.Il appartient à un autre de faire de cette petite lus- toire une œuvre vivante et dynamique.Cet autre qu\u2019une monographie de ce genre passionnerait, a maintenant les éléments d\u2019un volume bien documenté. LA CHIRURGIE CHEZ LES INDIENS DU NORD- AMERIQUE © Par Urgel GARIEPY, F.R.C.S.(C).Chirurgien de l'hôpital Notre-Dame.«\u2019Tis strange but true; for truth is always strange.» LorD BYRON.Si l\u2019on interrogeait la plupart des médecins sur les pratiques médicales des Indiens Américains, ils parleraient vaguement de cérémonies, d\u2019incantations et de marmottements.Ces rites représentent certainement des faces de la médecine américaine mais un approfondissement du sujet révèle une somme étonnante de traitements réalistes pour ceux des états pathologiques qui étaient bien connus des Indiens dont l\u2019incapacité totale à manier le problème des épidémies, leurs terreurs et leurs recours aux absurdités ont créé, il y a un siècle, l\u2019opinion générale que la médecine indigène était inexistante.Ce n\u2019est que récemment que les archéologistes et les ethno- logistes ont mis en lumière non seulement le faste mais aussi le caractère rationnel de la médecine aborigène.La pompe pittoresque servait ou d\u2019accessoire psychothérapique ou était utilisée en face de désordres graves, habituellement du domaine de la médecine interne où les processus pathologiques dépassaient de beaucoup la portée du pouvoir diagnostique des Indiens dont les œuvres capitales médicales couvraient surtout le territoire de la chirurgie en ce qui concerne le soin des blessures, des fractures et des luxations.Ceci ne doit pas nous surprendre puisque la chasse et la guerre constituaient les éléments importants de vie qui les assujettissaient le plus étroitement et les exposaient le plus à ces accidents.Pendant que la moyenne des Indiens possédaient des connaissances anatomiques infiniment supérieures à un grand nombre de Blancs, l\u2019homme-médecine indien en savait beaucoup moins que son frèr- européen.Mais ce n\u2019était ni la base exiguë d\u2019anatomie ni l\u2019ignorance de la septicité et de l\u2019antisepsie qui limitaient considérablement l\u2019exercice de la chirurgie générale chez l\u2019homme-rouge car les envahisseurs n\u2019en étaient guère plus instruits.(1) D\u2019après le Dr Eric Stone in Medicine among the American Indians.Paul B.Hoeber Inc., éditeur, 1932. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 La raison ultime retardant le progrès chirurgical résidait dans la sujétion de l\u2019indigène aux instruments que lui procurait l\u2019état- nature de son ambiance.Tous ses outils de travail étaient tirés de la pierre, de l\u2019écaille, de la corne, du bois, des roseaux, des herbes et des parties animales.L\u2019extension de la chirurgie à un point inappréciable était due au développement des instruments, surtout tranchants.L\u2019abrasion et l\u2019aiguisement des fragments de silex donnaient aux Indiens des outils à taillants les plus fins, ce qui bornait nécessairement les possibilités de leur chirurgie.Ceci, croit-on, eut une importance de beaucoup plus grande que Pabsence de méthode d\u2019induction dans le domaine de la pensée.COINS\u201d Iie.1.\u2014 À.Couteau de silex; B.Silex à phlébotomies et scarificateurs; C.Aiguille d\u2019os; D.Tube en os pour aspirations rituelles et pour souffler les poudres sur les plaies;; E.Tamponneur fait de carbonate de chaux.\u2018(Ces instruments ont été dessinés par le Dr Fric Stone.) La culture matérielle des Indiens appartenait à l\u2019âge de pierre: elle contrastait curieusement avec leur idéalisme et leur sens artistique si élevés.Ils n\u2019avaient pas de forceps, ni pinces hémostatiques ni aucun instrument chirurgical essentiel.Néanmoins, ils obtenaient des résultats dignes d\u2019attention avec leur outillage primitif tels que le silex, l\u2019épine, le tendon, le cautère de charbon ardent, la tige d\u2019arbre et la lanière de cuir.Trois siècles de contact avec les envahisseurs leur inculqua bien peu de la culture étrangère si ce n\u2019est l\u2019emprunt ou le vol des armes 528 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 offensives des Blancs.Si l\u2019on révise les rapports généraux des deux races, l\u2019Indien n\u2019avait pas grand\u2019chose à envier ou à admirer chez l\u2019autre.À l\u2019heure actuelle, la civilisation européenne est poussée de force dans la gorge des derniers aborigènes qui résistent, ce qui ne les empêche pas de se cramponner à leurs traditions dans beaucoup d\u2019étapes de leur vie.Quoique quelques 600 Indiens, gradués d\u2019Ecoles autorisées de médecine, exercent avec un diplôme orthodoxe, la majorité des hommes-médecine ou sorciers sont les fidèles suiveurs du prototype d\u2019il y a 300 ans.Aux temps pré-colombiens, certaines tribus du Sud-Ouest, sous l\u2019influence des civilisations mexicaine et centrale américaine avancées, pratiquaient la trépanation.Les indications opératoires ne ressemblaient probablement pas à celles d\u2019aujourd\u2019hui car, autant qu\u2019on peut le savoir, la procédure s\u2019accomplissait sur ceux qui étaient possédés de l\u2019esprit malin et l\u2019objet de la décompression visait à la délivrance de cette puissance mauvaise.Fre.2.\u2014 Trépanation du crâne d\u2019après la technique indiznne.(Documents Eric Stone.) Mais on ne peut douter, au point de vue pratique, de l\u2019efficacité de cette thérapeutique vu que les malades, souffrant d\u2019hyperpression intracränienne, présentent des symptômes qui durent apparaître aux Indiens comme dénotant une emprise démoniaque.La restauration osseuse trouvée sur beaucoup de crânes indique qu\u2019il y avait un haut pourcentage de survivants.L\u2019on sait de plus que les rescapés de l\u2019in- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 529 tervention devenaient sacrés et recevaient la prêtrise.Cependant cet art était disparu à l\u2019époque de la conquête espagnole et l\u2019on ne connaît plus rien de la technique et des instruments utilisés dans cette opération.L\u2019incision et le drainage thoracique dans les cas d\u2019empyème fut peut-être l\u2019opération la plus intéressante qui ait été faite sur le continent à la période de sa découverte.Cette intervention fut assez souvent exécutée par les Indiens des Grands Lacs qui étaient particulièrement sujets à la pleurésie purulente.On ne reséquait pas de côtes mais ce traitement produisait un drainage très convenable et une proportion élevée de guérisons en un temps où cette technique était rarement ou jamais employée en Europe.Sur les phases plus régulières de la chirurgie on a peu de renseignements.Tous les indigènes pouvaient amputer des doigts mais non les bras et les jambes.On ouvrait les furoncles et les abcès et l\u2019on drainait avec des mèches faites de lambeaux d\u2019écorces ou de roseaux.On comprenait l\u2019indication de la phlébotomie dont on usait largement.Les Indiens de la Caroline du Nord furent les seuls à saisir l\u2019utilité de la ligature dont la connaissance permettait une opération curieuse sur les esclaves.Pour prévenir l\u2019évasion de leurs infortunés prisonniers leurs maîtres leur mutilaient les pieds.On faisait une incision sur le dos du pied à la base des orteils et que l\u2019on remontait vers la tête des métatarsiens où l\u2019amputation était complétée.L\u2019hémostase était assurée par des ligatures de tendons (une amélioration sur la ligature de fil ou de métal alors en vogue en Europe).Le lambeau était retourné en bas sur les surfaces articulaires découvertes et restitué à la plante du pied par des filaments de tendons.Ceci prenait figure d\u2019une opération majeure surtout aux yeux de l\u2019esclave parce que les instruments consistaient en bistouris façonnés avec du silex aiguisé et en aiguilles fabriquées avec des épines végétales.Une démonstration plus moderne prouve, chez les Indiens, la connaissance des hypnotiques et nous fait voir la chirurgie telle que pratiquée par eux à travers les âges.En 1902, Naiuchi, fameux sorcier de la vieille école Züni, ouvrit un abcès du sein.On fit boire à la patiente un bol d\u2019infusion d\u2019herbes de Datura stramonium qui, en quelques minutes, la jeta dans un sommeil calme et profond.L\u2019abcès fut ensuite incisé largement avec un fragment de silex et le doigt non lavé et non ganté de l\u2019opérateur évacua une grande quantité de pus en ouvrant les diverticules.Des mèches de yucca furent posées 530 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 et la plaie pansée avec un cataplasme de graines de citrouilles moulues.Durant toute l\u2019opération, la malade dormit profondément.ne fit aucun mouvement, pas même une grimace.Les Indiens avaient lieu, à juste titre, d\u2019être fiers de leurs résultats dans le traitement des blessures qui constituait pour eux un terrain familier et dont les principes directeurs parlent en faveur de leur observation pénétrante et de leur compréhension claire des problèmes à élucider.Ils saisirent Pimportance du débridement, de l\u2019immobilisation, du drainage, de la suture des blessures, de la différence entre la guérison per primam et après suppuration des plaies qu\u2019ils savaient laisser grand\u2019ouvertes pour en assurer efficacement la cure par granulation.Les Tuscaroras, les Dakotas et les Winnebagos suturaient les larges blessures avec du tendon enfilé dans des aiguilles d\u2019os et retiraient ce matériel de la sirième à la huitième journée.Ils insistaient sur la guérison des plaies de la profondeur vers la superficie et quand ils faisaient des sutures ils inséraient, avant de poser leurs points.une fine membrane d\u2019écorce entre les lèvres de la coupure.Quelques Indiens, notamment les Apaches-Mescaleros, employaient des cor- ldonnets de fibres ou d\u2019étoffes comme mèches de drainage.La plupart cles tribus se contentaient d\u2019enlever les corps étrangers ou les esquilles osseuses les plus superficielles mais les Tuscaroras prouvaient leur habileté par le débridement ou l\u2019extraction de balles ou de pointes de flèches même profondément enfoncées, habileté dont notre époque eût été orgueilleuse.Ils pansaient les blessures tous les jours et n\u2019utilisaient que les médicaments qui poussaient au drainage ou dont l\u2019action osmotique amenait un écoulement externe du sérum ou d\u2019autres sécrétions.Pendant le processus de guérison ils n\u2019appliquaient jamais, dans les plaies, de pommades ou d\u2019onguents qui tendraient à les sceller.Ils tiraient avantage des lavages, des poudres, des cataplasmes et des paquetages.Nous savons aujourd\u2019hui que quelques-uns de leurs remèdes avaient des propriétés antiseptiques et que d\u2019autres agissaient comme stimulants de la granulation tissulaire.\u201c On faisait une dépense considérable de nicotine; le tabac était mâché et pressé comme tampon ou moulu et poudré dans la plaie.La nicotine est fortement antiseptique et attire les liquides des surfaces cruentées.En 1912, un touriste entreprend, avec un guide indien, un voyage en canot.Un jour, en se baignant, il se déchire la cuisse droite A aa mme fli L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 XXI AYVYYYOLPYYYYLPYYYOLPYOYLPYOIOLPPOYILPYVOLPVOOLLOYO E > \u20ac > LABORATOIRE NATIVELLE ; 3 27, Rue de la Procession - PARIS 15 : > > ** < > \u20ac > \u20ac > \u20ac > \u20ac > < > + > + > < > A R N A U D : > \u20ac > \u20ac > INDICATIONS FORMES $ > Insuffisance ventriculaire gauche.Solution à 2/100.\u20ac 3 Myocardites diverses à cœur Ampoules au 1/4 de mg.pour 3 > régulier.injections intraveineuses.< 3 Toutes cardiopathies décompen- Ampoules au 1/2 mg.pour injec- : > sées.tions intramusculaires.< > Dépôt général pour le Canada : $ 4 MM.ROUGIER Freres, 350, rue Le Moyne, MONTREAL.$ > < > Draeger $ FAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAL | RAAAMAAAAAAAAAAAAAAAAAY ARMAND MERCIER E.-E.DION FOURRURES DE HAUTE QUALITE Manteaux.Spécialité : Renards argentés.Fourrures exclusives Parures de cou.pour le médecin et Réparations.sa famille.Remodelage.Entreposage.MERCIER & DION 2117 est, Ave Mont-Royal près Delorimier Tél.: FR.2711 NXII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 \u201cL'EST est l'EST et l'OUEST 2,879! est OUEST\u201d mais les médecins de partout connaissent les qualités souveraines de I\u2019 Hntiphlogistine En stimulant la circulation dans les capillaires et le tissu cellulaire et favorisant, par cela même, le processus fondamental de la guérison, l\u2019Antiphlogistine constitue la thérapeutique de choix sous tous les climats et en toutes saisons.On trouve l\u2019'ANTIPHLOGISTINE dans tous les pays.Echantillon et littérature: THE DENVER CHEMICAL MANUFACTURING COMPANY 153, Lagauchetière ouest, MONTRÉAL L'Antiphlogistine est fabriquée au Canada. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 531 du genou jusqu\u2019à deux pouces du triangle de Scarpa et à une profondeur suffisante pour mettre à nu la veine saphène.Le guide paqueta cette blessure avec du tabac, blessure qui guérit per primam avec récupération fonctionnelle complète en deux semaines.Un mois plus tard, il ne restait plus qu\u2019une fine cicatrice linéaire.Une autre pratique largement répandue, surtout dans les fractures ouvertes, c\u2019était l\u2019irrigation presque continue de la blessure avec l\u2019eau froide.Les tribus de la Nouvelle-Angleterre utilisaient la térébenthine, extraite par ébullition du pin blanc ou en appliquaient comme cataplasme l\u2019écorce réduite en pulpe.Ils se servaient aussi d\u2019écorce d\u2019aune comme cataplasme ou faisaient des pansements humides avec des décoctions d\u2019écorce de salsepareille ou des infusions d\u2019hellébore.Des rätissures de racines de nénuphar étaient posées sur les granulations des plaies pour en hâter la régénération.Dans la zone de la mi-Atlantique, le pétrole, écumé des marais, servait comme pansement humide.Dans le Sud-Ouest, des cataplasmes chauds de melon d\u2019eau broyé ou des semences de citrouille se voyaient souvent.Les Indiens du Sud faisaient des applications humides avec des décoctions de racines d\u2019hydrocotyle (vulgairement appelée écuelle d\u2019eau) qu\u2019ils mélangeaient avec un antiseptique et une gomme astringente et qu\u2019ils obtenaient en bouillant la racine du liquidambar ou gomme arabique.Des feuilles de dent-de-lion ou pissenlit étaient triturées fin et poudrées sur les plaies, puis on plaçait une feuille entière comme pansement de couverture.Les Indiens de la région des Grands Lacs et de la rivière Missouri fabriquaient des tentes ou des cataplasmes aveu l\u2019orme fauve (émollient) ou l\u2019aune commune.Les blessures ouvertes étaient poudrées avec une excroissance de l\u2019écorce du rosier sauvage que l\u2019on y râclait et que l\u2019on carbonisait.En résumé, non seulement les Indiens savaient quels effets 1ls pouvaient attendre de leurs traitements mais ils avaient découvert quelles herbes ambiantes amèneraient ces résultats.Ces constatations n\u2019ont pas lieu de nous étonner.Les Indiens, doués d\u2019un sens surprenant d\u2019observation apprirent leurs rudiments de médecine en remarquant les plantes que recherchaient les animaux souffrant de blessures, de fièvre et de troubles digestifs.Ils virent que les oiseaux et les animaux semblent connaître exactement quelles herbes guériront leurs maladies.En surveillant les ours manger les racines de fougère; en notant comme la dinde sauvage, durant un temps pluvieux, force ses petits à manger les feuilles du benjoin ; en voyant un loup, mordu par un crotale, mâcher avec assurance les 532 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal.mai 1937 racines du serpentaire; en regardant le chat happer Pherbe des champs; en un mot, de leur étude attentive des us et habitus des bêtes, ils en déduisirent des indications pour leur thérapeutique qu\u2019ils appliquèrent à leurs maux, blessures ou souffrances qui leur donna des résultats merveilleux.Tel que décrit plus haut, une tribu au moins connaissait l\u2019usage de la ligature pour contrôler les hémorragies des blessures.Un grand nombre de peuplades comprenait l\u2019emploi du cautère pour arrêter le sang et employait à cet effet des charbons ardents ou des tisons brûlants.Contre le suintement, le Mescalero, par exemple, tamponnait la lésion avec du duvet d\u2019aigle.Les Haidahs se servaient de toiles d'araignées et les Indiens de la rivière Missouri les vesces-de-'oup, les deux avec action coagulante efficace.Là où le sumac doux poussait à l\u2019état indigène, ses propriétés hémostatiques étaient bien connues.Toutes les tribus savaient appliquer le tourniquet.Cette méthode ressemble relativement à la médecine moderne et devient encore plus impressionnante si on la compare aux pratiques des B'anes contemporains.Les Indiens patronnaient ces procédés rationnels du soin des blessures à une époque aussi reculée que celle où les médecins européens avaient perdu assez confiance dans le cautère et lhuile bouillante pour recourir à des extrémités telles que les pansements à la graisse de petit chien préconisés par Paré et recourir à l\u2019onguent- défense que Paracelse s\u2019efforçait de remettre à la mode.Les succès bizarres des Indiens dans le traitement des b'essures est abondamment certifié par une nuée de témoins tels tous les observateurs, médicaux et militaires, qui ont noté les suites des systèmes indigènes de thérapeutique, extraordinaires quand on les met en opposition avec celles des Blancs.11 semble que les lommes-rouges ont récupéré de blessures qui auralent été fatales à des civilisés.Les plaies de la vessie par coups de fusil, invariablement néfastes au pionnier, étaient bien supportées par l\u2019aborigène.Loskiel a examiné un homme dont la face avait été déchirée dans une rencontre avec un ours.les membres lacérés, la cage thoracique écrasée et l\u2019abdomen éventré.Le blessé avait rampé quatre milles vers son village et avait guéri complètement moins les cicatrices hideuses.Bourque rapporte les cas de deux Indiens sévèrement blessés qu\u2019un hôpital militaire avait congédiés in extremis pour leur permettre de mourir parmi leurs parents.Mais il se trouva qu\u2019un mois plus tard ils avaient totalement retrouvé la santé par les soins de leurs propres sorciers.On pourrait multipl\u2018er L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 533 indéfiniment de tels records et comme les Blancs étaient vivement impressionnés par lhabileté des Indiens à survivre à de terribles blessures, ils en ont décrit des centaines de cas.Le contrôle nerveux qu\u2019ils exerçaient sur eux-mêmes, leur stoicis- me, la domination de leurs sentiments, leur résistance naturelle par la vie au grand air, leurs pratiques de chasse et de guerre ont sûrement réalisé chez eux un conditionnement de leur potentialité somato- sympathique qui amoindrissait nécessairement la violence du choc traumatique, ce qui leur permettait de traverser avec impunité de: situations pathologiques inaccoutumées et qui eussent été inéluctable ment fatales aux Blancs.Les Indiens étaient aussi familiers avee les fractures et les dislocations qu\u2019avec les blessures: le traitement en était aussi heu reux.Ces connaissances n\u2019étaient pas confinées à l\u2019homme-médecine parce que l\u2019Indien profane y était aussi versé que son frère professionnel.Comme résultat, on trouvait rarement une difformité consécutive à une fracture.Dans presque toutes les tribus, les os brisés étaient immédiatement réduits et des attelles appliquées.Les éclisses étaient habituellement faites de minces pièces de bois taillées dans de Jeunes arbres ou de forts roseaux d\u2019une longueur suffisante pour immobiliser les articulations voisines.Les éclisses étaient attachées l\u2019une à l\u2019autre par des lanières qui couraient en surjet de façon à garder une distance de deux pouces entre chaque tour pour s'attacher finalement aux deux bouts.Une telle disposition donnait une contention très efficace et laissait un espace suffisant à l\u2019application de lotions sédatives ou de cataplasmes et au traitement des fractures ouvertes.Quelques tribus imaginaient des attelles absolument parfaites.Les Shoshones faisaient un appareil d\u2019une peau crue qu\u2019ils saturaient d\u2019eau jusqu\u2019à assouplissement et qu\u2019ils moulaient sur le membre après la réduction de la fracture.La dessication créait un appareil aussi accompli que celui produit par l\u2019actuel plâtre de Paris.Les Winne- bagos et les Dakotas avaient eu la même idée sinon, qu\u2019ils utilisaient des lames d\u2019écorces.Dans les deux modèles, on découpait des fenêtres au niveau des blessures.Après formation du cal, les membres étaient massés adroitement, exposés au soleil ou traités avec des pierres chauffées et l\u2019on faisait des mouvements actifs et passifs pour rétablir la fonction.Leur traitement des luxations était également bon.Quelques-unes des tribus ne s\u2019entendaient pas à la réduction de la hanche mais toutes 534 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 connaissaient les manœuvres à faire pour réparer les dislocations des épaules et des doigts.Les Ottawas et les Chippewas réalisaient l\u2019importance du relâchement musculaire et, comme ils avaient remarqué que la nausée y conduisait, ils l\u2019amenaient par l\u2019administration d\u2019un émétique avant d\u2019essayer la réduction.Il advint à Loskiel de rencontrer un trappeur isolé qui venait de se remettre une luxation de la hanche.L\u2019Indien avait ceinturé le pied de son membre blessé à un arbre dont il se repoussait de ses bras et de sa jambe saine et par des rotations appropriées de son bassin il avait replacé la tête du fémur.Les guérisons réellement remarquables des blessures et des lésions corporelles peuvent ne pas être entièrement dues à la conduite expérimentée du cas.Les Indiens peuvent avoir développé des renforts biologiques à travers des siècles d\u2019exposition à de tels accidents qui luttaient contre le choc, \u2019hémorragie et la suppuration, tout comme l\u2019homme civilisé avait fabriqué une immunité raciale relative à beaucoup de maladies infectieuses.Et l\u2019on pense de suite aux possibilités d\u2019une activation adrénalique ou de quelque autre adaptation endocrinienne.Qui plus est, chaque patient était soigné séparément dans son propre tepee et n\u2019était pas atteint de cette gangréne d\u2019hopital qui aun 18e et au 19e siècle a produit tant de ravages parmi les soldats, blesses de la même façon et en même temps.Si l\u2019on tient compte de ces avantages d\u2019un côté et de la limitation de son équipement de l\u2019autre, on doit concéder que l\u2019Américain, même à l\u2019époque de sa découverte, avait poussé certains côtés de l\u2019art chirurgical à un degré remarquable de perfection. MÉDECINE PRATIQUE DIAGNOSTIC DES CARDIOPATHIES CONGÉNITALES DE LA PREMIÈRE ENFANCE Il n\u2019y a pas très longtemps, pour la plupart des médecins, les cardiopathies congénitales de la première enfance se réduisaient à la cyanose ou maladie bleue, qui «recevait de la mystérieuse perméabilité d\u2019un trou de Botal complaisant l\u2019unique et facile explication » (Vaquez) (1).Aujourd\u2019hui, on n\u2019admet guère qu\u2019il soit possible durant la vie d'affirmer avec certitude qu\u2019il existe une persistance du trou de Botal, et la pathogénie de la cyanose nous apparaît beaucoup plus complexe.Dans ces dernières années, d\u2019importants travaux ont été consacrés aux maladies congénitales du cœur et aux souffles anorganiques de la région précordiale dans la première enfance.Le médecin ne peut, à l\u2019heure présente, se désintéresser des problèmes pratiques que pose l\u2019examen du cœur des tout petits.Du point de vue clinique, on peut dire que le diagnostic des cardiopathies congénitales de la première enfance repose essentiellement sur une bonne séméiologie de la cyanose et sur l\u2019auscultation du cœur.Dans certains cas, on peut n\u2019observer qu\u2019un syndrome cardio-hépatique (gros cœur, gros foie), sans cyanose, ni souffle à l\u2019auscultation, et pourtant avoir affaire quand même à une cardiopathie congénitale authentique.Il s\u2019agit là de faits exceptionnels.On sait que la cyanose est caractérisée par la coloration bleuâtre de la peau et des muqueuses.Elle peut être généralisée ou partielle, permanente ou intermittente.Lorsqu\u2019elle est généralisée et permanente, elle traduit presque toujours une malformation cardiaque.Partielle ou intermittente, elle est d\u2019interprétation plus délicate; en pareil cas, ce n\u2019est que par un examen complet du malade qu'on arrive à en discerner la cause.S\u2019il existe des souffles qui traduisent des cardiopathies congénitales, il en est d\u2019autres qui sont en rapport avec des cardiopathies acquises, une endocardite par exemple; d\u2019autres enfin, n\u2019ont rien à voir avec une maladie de cœur: ce sont des souffles anorganiques.Les souffles anorganiques de la région précordiale ont été longtemps ignorés ou mis en doute dans la première enfance.Ils ont les mêmes caractères généraux négatifs que chez l\u2019adulte.Il s\u2019agit de souffles qui n\u2019ont pas leur maximum d\u2019intensité à un foyer d\u2019auscultation, qui ne se propagent pas dans une direction donnée, et qui ne sont pas constants.Dans le doute, le le médecin doit demander à revoir l\u2019enfant; de toute façon, il ne doit jamais poser le diagnostic de cardiopathie sans avoir des signes de certitude, afin de ne pas alarmer inutilement les familles.(1) Ch.LAUBRY et C.PEZZI.\u2014 Traité des maladies congénitales du cœur.Préface de M.le professeur Vaquez.Paris, Baillière.1921.p.VTT. 536 L'UNION MÉDICALE DV CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 Nous proposons de diviser, pour la pratique.les cardiopathies congénitale de la première enfance en deux grandes classes: lo les malformations congénitales; 20 les cardites congénitales.I.Les malformations congénitales (1), On peut, du point de vue clinique.distinguer: ]0 des malformations sans cyanose; 20 des malformations avec cyanose.lo Les malformations sans cyanose sont presque toujours des malformations simples, uniques, isolées.Le type de beaucoup le plus fréquent en est lu maladie de Roger ou communication interventriculaire.Elle s\u2019accompagne exceptionnellement de cyanose.Elle ne peut être reconnue que par un examen systématique du cœur: «c\u2019est une trouvaille d\u2019auseultation ».Flle se traduit par un souffle holosystolique, en jet de vapeur, ayant son maximum d'intensité au niveau du 3e espace intercostal, sur le hord gauche du sternum.se propageant transversalement, à gauche jusqu'au mamelon, à droite un peu au delà du bord droit du sternum.On l\u2019entend quelquefois dans le dos.à la pointe de l\u2019omoplate, comme le souffle de l\u2019insuffisance mitrale avec lequel on le confond parfois.Ie retrécissement de l\u2019artère pulmonaire qui peut également exister à l\u2019état isolé, donne lieu à un souffle systolique, très rude, ayant son maximum d\u2019intensité au niveau du 2e espace intercostal, sur le bord gauche du sternum.Il se propage vers la clavicule du même côté jusqu'au moignon de l\u2019épaule.D\u2019une façon générale, les enfants porteurs d'une malformation isolée.sans cyanose, ont un avenir moins sombre que ceux qui sont atteints de maladie bleue; mais ils sont habituellement pâles et se développent lentement.Fait important à souligner, ils présentent une vulnérabilité particulière pour les infections des voies respiratoires.plus spécialement pour la hroncho-pneumonie.20 Les malformations avec cyanose sont le plus souvent complexes, multiples, associées.Elles réalisent ce qu\u2019on appelle communément la maladie bleue.Anatomiquement, elles répondent dans la majorité des cas à lu tétrade de Fallot qui comprend: (1) la communication interventriculaire; (2) le rétrécissement de l\u2019artère pulmonaire; (3) l\u2019implantation partielle de l\u2019aorte dans le ventricule droit; (4) l\u2019hypertrophie du ventricule droit.Cliniquement, ces malformations complexes se traduisent par une cyanose généralisée et permanente, et par un souffle de la région précordiale, ayant tantôt les caractères de la communication interventriculaire, tantôt celui du rétrécissement de l\u2019artère pulmonaire, mais n'ayant jamais la rudesse ou * l\u2019intensité du souffle de l\u2019une ou l\u2019autre de ces malformations à l'état isolé.Les enfants atteints de maladie bleue ont un avenir des plus sombres.Ils mènent presque toujours une existence misérable et succombent.dans plus d\u2019un tiers des cas, à la broncho-pneumonie pendant la première année.(1) A.-B.MARFAN.\u2014 Les malformations congénitales du cœur in Clinique des maladies de la première enfance, Paris, Masson, 1926.p.564-578.\u2014 H.LEMAIRE et G.BLECHMANN.\u2014 Les cardiopathies congénitales (symptômes, diagnostic et traitement).Le Nowrrisson, 1924, pp.182-195. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 I.Les cardites congénitales.Bien que les observations publiées en soient peu nombreuses, leur existence est indéniable, comme il nous a été permis de le vérifier.Elles sont de nature inflammatoire, et sont causées par une infection de la mère transmise au fœtus par la voie placentaire.Elles se manifestent cliniquement, chez le nouveau-né, par une cyanose généralisée, mais intermittente, et par un souffle inconstant de la région précordiale.Au surplus, dans les cas de pancardite (endo-myo-péricardite), existe un syndrome cardio-hépatique.À l\u2019autopsie, on trouve des lésions nettement inflammatoires de l\u2019endocarde, associées ou non à des lésions du myocarde et du péricarde, et à des phénomènes de grande insuffisance cardiaque (gros cœur, gros foie, rate cyanotique, etc.).Le pronostic des cardites congénitales, particulièrement lorsqu'il s\u2019agit de pancardite, est très grave.La plupart des enfants qui en sont atteints meurent, dans les premiers jours ou les premières semaines, d\u2019insuffisance cardiaque progressive (1), PAUL LETONDAL, Professeur agrégé à l\u2019Université de Montréal, Chef de service à la Crèche de la Miséricorde.(1) Nous ne pouvons terminer cet article sans ajouter quelques brèves considérations sur la radiographie dans les cardiopathies congénitales de la memière enfance.Chez le nourrisson, il est matériellement impossible de faire un ortho- diagramme précis; il faut se contenter d\u2019une téléoradiographie instantanée.Schématiquement, on peut dire que, dans la maladie de Roger, le cœur est globuleux, c\u2019est-à-dire élargi des deux côtés de la ligne médiane; la pointe un peu mousse est légèrement surélevée, et séparée du diaphragme par un intervalle appréciable.Dans le rétrécissement de l\u2019artère pulmonaire, l'augmentation de volume du ventricule droit et la dilatation de l\u2019artère pulmonaire donnent au cœur un aspect dit «en sabot ».Dans la maladie bleue, il existe «une extension notable de l'aire ventriculaire droite, avec allongement des diamètres DG\u2019 et D'G.une augmentation à peine sensible du contour du ventricule gauche et une exagération marquée de l\u2019are moyen tant en position frontale qu\u2019en position oblique antérieure droite ».(Lemaire et Blechmann). REVUE DES LIVRES A New Theory on the Etiology, Pathogenesis, Treatment and Prevention of Cancer, by D.CASCIO, clinical assist.at the Endocrine Clinic, Gouverneur Hospital, New York.\u2014 | vol., 235 pages.Chez F.S.Vanni, Inc., éditeur, New-York, 1936.L'auteur, dans cette mystérieuse question du cancer, attache une très grande importance au métabolisme cellulaire en vue de rechercher quel est le miliu le plus favorable à la prolifération de la cellule cancéreuse et quels sont les moyens les plus efficaces de lutter contre son envahissement rapide par une diète appropriée et une médication adéquate.Ce livre débute par une étude da biochimie sur la nutrition cellulaire en attribuant un rôle prépondérant aux hormones endocriniennes et au système nerveux autonome dont elles dépendent.Le professeur Pende, de Rome, et son école, ont cu raison de leur attribuer une act'on élective sur les importantes fonctions du sympathique et du parasympathique.Nul doute que la cellule est soumise à toutes\u2019 ces inf uences durant les nombreuses étapes de son évolution, et qu\u2019elle peut, ainsi, subir des arrêts ou des activités incompatibles avec sa constitution chimique, si variable selon ses attributions.Le tableau de classification des hormones, pp.28-29, offre un grand intérêt.Pouvons-nous, cependant, appuyer cette thèse sur une telle conception: hormones «excito-catabolic» et hormones cexcito anabolie» provenant de tel'es ou telles glandes ?Il y a peut-être, dans cet apercu, beaucoup plus de théorie que de réalité biochimique.Je me méfie un peu des déductions trop positives dans un domaine aussi peu exploré, malgré tout; j'en trouve la preuve dans la moindre différenciation qui existe entre la cellule normale et la cellule cancér*use, malgré qu\u2019elles soient soumises aux mêmes lois (pp.60-61).Nous citons l\u2019auteur lui-même afin de préciser sa pensée: «What characterizes the cancer cell, according to the author, is its unbalanced metabolism, namely the deficient catabolism and the increased anabolism.As a consequence of such a conception the malignancy of a cell is a function of the reduction in the number of catabolic phases in its metabolism or, in other words, the greater is the reduction of the catabolic phases, the more intense is the power of growth and the more conspicuous is the lack of differentiation in such a cell.The fact that, in cancer cells, the oxidation of glucose is reduced while its synthesis into nucleinic acid (main constituent element of chromosomes) is increased, proves that they lack catabolism and have increased anabolism.This explains also the accumulation of glycogen and lactic acid in them.Always according to the author, thrce elements are concurrent in the determinism of a cancer cell: L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 NXIIE RAITEMENT DE LA BLENNORRAGIE par le ACCIN DEMONCHY Vaccin mono-microbien polyvalent a haute concentration 25 milliards de germes au centimètre-cube Raccoureit la période aiguë \u2014 Écourte la durée totale du raitement.Renseignements plus complets sur demande 0) THE RAPLIX MM.ROUGIER FRERES, Montréal Distributeurs ; SOMNIFÈNE 5), A : \u201cROCHE\u201d a 3) calme et endort § » J soulverainement h f \\ _ ai : \u2019 per os 20 a 40 gouttes et plus ef ?à chacun sa dose 6-6 ++ En flacons de 12 cc.et 100 gm.En boîtes de G et 50 ampoules [IOFFMANN-LA ROCHE LIMITÉE - MONTRÉAL XXIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 SAN ATORIUM DE BLOIS 23, Avenue Laviolette, TROIS-RIVIERES, Qué.Fondé en 1896 Maison de repos, de régimes et de convalescence Affections nerveuses en général Maladies de l\u2019estomac et de Pintestin ; surmenage, troubles de la nutrition.Neurasthénie, rhumatisme, artério-sclérose, intoxications, morphine, alcool, etc.Psychotérapie, hydrothérapie, électrothérapie, rayons ultra-violets, etc.DEUX MEDECINS RESIDENTS PRIX MODERES Pour prospectus illustré, s'adresser au Directeur, DR C.DE BLOIS Trois-Rivières, P.Q.Téléphone, 932 Les aliénés et les contagieux ne sont pas admis. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 539 1) The presence, in the locality where primary cancer is to grow, of any type of cell differentiated or not.2) Regenerative processes induced by physiologie causes (renewal of tissues): or pathologic causes (trauma, inflammation, processes duc to bacteria, protozoa, virus, parasites, chemicals, chronic irritation ete.).All this stimulates the cells to grow.3) Reduction of excito-catabolic stimulation inducing in the growing cell a metabolism which is unbalanced to such an extent that uncatabolized material must constantly accumulate in these cells.This accumulation is permanent and is not influenced by those factors which, in similar tissues, induces an oxidation of the same uncatabolized material.This reduction of catabolic phases is due to one or more of the following causes: a) Considerable reduction of excito-catabolic hormones.b) Considerable insufficiency of the central centers of the sympathetic nervous system (Hypothalamus, spinal cord) or of the peripherical centers represented by the latero-vertebral, pre-visceral, intravisceral ganglia, due to endogenous toxic substances (products of deranged metabolism as those derived from cholesterol, female sex hormones ete.) or to exogenous toxic elements such as virus, bacteria, protozoa, chemicals, or to inflammation, chronic irritation, traumas, ete.or, finally, to a physiological insufficient function of the sympathetic nervous system for aging.¢) Considerable interruption in the sympathetic centrifugal pathway (centrifugal fibers as far as the terminal reticulum) due to trauma of any kind, toxins, bacteria, chemicals, virus, inflammation ete.).All these three determining factors which constitute the tripod of Cascio \u201cin the pathogenesis of cancer, must be present at the same time and in the same locality where the cancer cell is to grow.If one of them is absent, cancer will not originate.At the moment the first cancer cell originates in the above described way, the anatomical and physiological connections with the endocrine-autonomous system are lost and the cancer cell becomes only an independent biological unit that lives a physico-chemical life dependent only on the proteins, carbohydrates, fats, salts, water etc.available in the blood stream of the host.» Cette théorie est très impressionnante.Le rôle de l'oxygène dans la respiration cellu'aire, l'alternance du calcium et du potassium, celui-ci prédominant, l'accumulation des produits de désintégration, toutes ces opérations jouent certainement un rôle de premier plan dans ce nouveau métabolisme du cancer.L'auteur mentionne, aussi, certains autres produits tels que arsenic, l\u2019histidine, le goudron et ses dérivés dont nous avons observé la fréquence dans la maladie cancéreuse, enfin le traumatisme.Le chapitre de l\u2019étiologie pose un problème qui appelle l\u2019attention.L\u2019hérédité du cancer chez les souris cancéreuses de même souche est un fait expérimental suggestif.mais rien de caractéristique n\u2019a surgi de ces expériences qui soit applicable à l\u2019homme.T1 n'y a aucun doute que la croisement contribue à faire dévier cette prédisposition héréditaire au cancer.L'auteur énumère quelques-unes des causes indirectes dans les pages 102, 540 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 108, 104 et 105 de son livre en faisant une large part à l\u2019action exercée par les enzymes, et en s'appuyant toujours sur l\u2019équilibre, si instable, du grand système endocrino-sympathiqua et parasympathique.La lecture de ce livre m'a vivement impressionné.Si l'on tient compte cles conditions actuelles de lexistence, de la tension nerveusa que l\u2019on nous impose, des vices d\u2019alimentation que l\u2019on pratique, des privations et des intoxications qui nous atteignent indistinetement, on admet volontiers que les réactions tissulaires subissent «des temps actuels les irréparables outrages ».Si j'avais pu explorer, comme l\u2019auteur l'a fait, ce vaste et mystérieux domaine de la biochimie, je partagerais sans doute son avis en anticipant ses espoirs.Traitement.Cela nous conduit au traitement, d'après sa conception.Il s'agit de supprimer les effets par la cause en créant un milieu impropre à la vie et à la prolifération de la cellule cancéreuse.L'auteur étudie l'action excitante du potassium, dont il propose de réduire la consommation à un strict minimum à cause de son faible pouvoir d\u2019irradiation si on le compare au radium; puis les acides aminés, que l\u2019on rencontre dans toutes les tumeurs cancéreuses, associés à plusieurs autres produits similaires de désintégration cellulaire et à l'acide lactique en excès.Si bien que l\u2019état de santé reposerait entièrement sur le pouvoir de combustion.Dans le chapitre suivant, l\u2019auteur recherche, dans les variations du PII, quels sont les facteurs les plus fréquents qui peuvent en modifier la formule.Il a constaté que la réaction alcaline de la cellule cancéreuse coïncide avec un PH plus élevé, soit 7.43 et 7.37, et un ion positif.C\u2019est une réaction que l'on rencontre dans le cancer seulement: d'autre part, l\u2019immersion d\u2019un carcinome du rat dans une solution dont le PH est 8.0, provoqua une réaction moindre que si le PH est 6.0.On a remarqué que la croissance de ces tumeurs est arrêtée si on les plonge durant 24 heures dans des solutions où le PH est à 6.0 ou 6.5 ou bien 9.0, c\u2019est-à-dire très acide ou très alcalin.Si bien qu'en vue d'arrêter la prolifération de la cellule cancéreuse, il faut modifier strictement le milieu intra ou extra-cellu'aire en soumettant le malade à una diète pauvre en potassium, arginine, cystine, lysine, lécithine, et riche en calcium, en sulfate de cuivre, ete.L\u2019auteur croit que le PH exerce une action importante sur la cellule cancéreuse.La réaction, alcaline, devient acide, tandis que le volume des acides aminés diminue de plus en plus, en même temps que l\u2019oxygène, à cause des colloïdes électro-négatifs en suspension.Un tel milieu favorise l\u2019autolyse physiologique de la cellule cancéreuse.Bref, l\u2019auteur préconise une méthode de traitement destinée à activer les combustions.Nous trouvons ces directives dans les synopsis publiés aux pages 136 et 137 où il fait un parallèle entre le calcium et le potassium.Je ne puis que l\u2019indiquer au lecteur, car tout ce chapitre est d\u2019un haut intérêt.R.X: Selon Cascio et d'autres auteurs, l\u2019action des R.X est due à une augmentation du calcium et à une diminution du potassium dans l'organisme.Il cite des expériences très concluantes.du moins chez les animaux.Le Radium est doué de réelles propriétés anti-cancéreuses, grâce à ses rayons Beta négatifs et Gamma, semblables aux R.X.Comme la cellule cancéreuse est positive, on emploie surtout les rayons négatifs, c\u2019est-à-dire Beta; on utilise les rayons Gamma pour l\u2019ionisation. L'U~xior MEDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 XXV ARHÉOI, de ANS l\u2019inflammation aiguë de la vessie, de l\u2019urètre postérieur et de l\u2019appareil génito-urinaire \u2014 lorsqu\u2019il existe de la douleur, du ténesme et de la pollakiurie \u2014 l\u2019un des meilleurs adjuvants médicaux par voie interne, c\u2019est le principe actif de l\u2019essence de Santal \u2014 le \u2018\u201cSANTALOL\u201d.ACTION ANTISEPTIQUE prolongée sur PAPPAREIL URINAIRE En chargeant l\u2019urine de Santalol, toute la muqueuse de la vessie et de l\u2019urètre postérieur se trouve continuellement lavée par un liquide antiseptique, modificateur et cicatrisant.C\u2019est exactement ce qui arrive quand votre malade prend I\u2019 ARHÉOL (Astier) Car l\u2019Arhéol (Astier) est le principe actif purifié de l\u2019essence de santal, ne contenant jamais moins de 98% de santalol.|| ne contient pas de substances thérapeutiquement inertes mais irritantes, décelées dans l\u2019essence de santal ordinaire.Dans la période aiguë de la gonor- rhée, l\u2019Arhéol (Astier) soulage la douleur, réduit l\u2019inflammation, atténue la gêne de l\u2019urètre postérieur et diminue la fréquence des mictions.Lorsqu'il y a indications du traitement local, il agit comme adjuvant utile aux antiseptiques et aux astringents locaux.Il peut être employé, avec avantage, dans la Cystite, le Catarrhe vésical, la Prostatite, l\u2019Urétrite postérieure.Dans la Pyélite, grâce à ses propriétés antiseptiques, l\u2019Arhéol (Astier) constitue une aide précieuse pour vaincre l\u2019infection dans le rein et le bassinet.Pour renseignements et échantillons, écrivez aux Dépositaires canadiens pour les produits des LABORATOIRES DU D\" P.ASTIER 350, rue Le Moyne Montréal.36-48 Caledonia Road Toronto. XXVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 SEDLITZ CHANTEAUD N Granulé et Déshydraté / Laxatif \u2014 Purgatif FOIE \u2014 INTESTIN Dose larative: 1 cuillerée à café i Dose purgative : 1 à 8 cuil.à soupe T'artrate de Soude.le matin à jeun.STÉNOL CHANTEAUD Tonique \u2014 Diurétique Sulfate de M agnésie pur.FAIBLESSE \u2014 SURMENAGE \u2014 NEURASTHENIE Pa ate / Dose: 1 à 2 cuillerées à café C'aféine Lee ee 0 gr.10 par jour.Théobromie .O gr.10 Dépôt général pour le Canada: ROUGIER Frères, 350, rue Le Moyne, MONTRÉAL E u bron tx GL Dépot : ROUGIER FRERES.Montréal nh Dépôt général pour le Canada: ROUGIER Frères, 350, rue Le Moyne, à Montréal. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 541 En tenant compte de ces notions bien connues, les colloïdes organiques intracellulaires à pôle positif seront coagulés directement par les rayons Beta, ou indirectement par les rayons Gamma à pôle négatif, tandis que les colloïdes à pôle négatif devront être stabilisés par des rayons à pôle négatif.I auteur cite l'opinion de Colwell sur l\u2019action intracellulaire de ces rayons et sur le rôle attribué à l'H ou à l'O.Je renvoie le lecteur à ce passage intéressant, car la question est loin d'être résolue.Cascio passe en revue, dans le chapitre suivant, les résultats obtenus par l\u2019emp'oi de certains sels minéraux tels que le fer, le sélénium, 12 soufre, le plomb, le cuivre, le magnésium, le manganèce et le calcium.11 y a des faits contradictoires malgré certains succès apparents; puis il aborde la question des filtrats et des sérums sans apporter de faits nouveaux qui en justifient l'emploi: ce sont des essais.Il ajoute quelques renseignements concernant le pyrrol, le bleu de méthylène, les enzymes et l\u2019organothérapie.Dans le chapitre suivant, l\u2019auteur s\u2019occupe de la prévention.Il recommande de faire l\u2019éducation du public et il préconise le diagnostic précoce, en précisant, autant que possible, la nature de toute lésion inflammatoire: eutanée ou organique.Il faut, de plus, par une diète appropriée, réduire les sels de potassium et certains produits toxiques pour les remplacer par le calcium, la tyrosine, le triptophane et autres acides aminés, énumérés à la page 174 de ce vo'ume, en vue de créer, autant qu: possible, un milieu défavorable à la prolifération de la cellule cancéreuse; nous le citons textuellement : «The question arises as to how this can be corrected.The remarkable progress which has been achieved in recent years, in the fields of biochemistry, endocrinology, and the chemistiy of food and nutrition, enables us today to direct our energy with greater hopes of success, against some of the natural deviations from the normal, in the human constitution.« Properly combined treatment aimed at a harmonic action of hormones with the autonomous nervous system with reticulo-endothelial syst:m and with the food and intracellular enzymatic processes, together with.the resulting processes of oxidation-reduction enables us to obtain striking results \u2014 results that were unbelievable a few years ago.« Better results in the correction of the human constitution will be obtainable when, in years to come, proper.social laws will compel psycho- physical examinations of those who are to be parents.Under such a plan, a proper treatment applied to the mother will correct any possible transferable stigmata in the product of conception before birth.For example, the product of conception of definite hypo-thyroid parents will be a hypo-thyroid offspring or with a hyperfunctioninz thyroid if parents were affected from hyperthyroidism at the moment of the conception; thus, if during the period of pregnancy, we supply the expectant mother with thyroid or antithyroid hormones, (accordingly) prop>r food and hygienic advice in addition to strict medical supervision, we can influence the constitution of the new-born infant in the manner which we desire.(It is understood that among these extreme possibilities we lave many other different clinical pictures of endocrinopathies which also could be treated in the same manner.) This is especially significant when one considers that pre-natal influence is far more 542 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 effective in molding the organism than those same influences and agents applied post-natally.This is obvious, since a growing embryo itself undergoes an automatic molding process.« A few cases in which such method have been applied by this author in the last few years have shown the most striking results, demonstrating that the above mentioned method of human improvement is deserving of serious consideration on the part of constitutionalist physicians, socio'ogists, biologists, biotypologists, and all those interested in the improvement of the social and psycho-physical welfare of the human race.«So far as the prevention of cancer in those who are engaged in work envolving arsenie, cobalt, nickel, chrome, tar, tar derivatives, radium, radioactive substances, is concerned, proper measures and hygienic devices must be adjusted.This is important in order to protect workers from the poisonous affects of those elements.» Le dernier chapitre est consacré aux observations, au nombre de cinq, où la diète et une médication appropriées ont amélioré, ou guéri, dirait-on, des lésions cancéreuses du cardia, du médiastin, de la vessie et de l\u2019aisselle.En terminant, l\u2019auteur admet qu'il n\u2019a pas la prétention d'avoir trouvé le moyen infai'lible de guérir le cancer.Il espère que ses recherches et ses réflexions pourront contribuer à élucider cet inquiétant problème.Le traitement qu\u2019il préconise est une déduction logique de sa théorie sur l\u2019étiologie et la pathogénie du cancer.Il a pour but de créer un milieu impropre à la vie et à la prolifération de la cellule cancéreuse, et son emploi, chez un bon nombre de malades, a donné des résultats très encourageants sur lesquels nous pouvons fonder de grandes espérances.Les vues exprimées par le Docteur Cascio concordent avec celles qui ont été envisagées au Congrès International de Bruxelles; les voici: Prophylaxie et traitement médical du cancer.On doit admettre après tant d'échecs que «le cancer est la manifestation épithéliale d'une perturbation générale de l\u2019organisme.» L'observation incline à penser que le cancer est une diathèse.Si l'on veut traiter un cancéreux, même après une opération, il faut modifier le terrain, «véritable milieu de culture pour la cellule en mal de reproduction anarchique.» Ces idées concordent avec celles du Docteur Cascio.Parmi les causes énumérées dans son livre, il y aurait celle des corps cancérisants qui peuvent provoquer le cancer sur place et à distance, t-Is que le goudron, la folliculine, le cholestéro!, qui possèdent un même noyau anthracénique.Le greffon, chez la souris, se comporte comme un germe virulent poussé sur son bouillon de culture qui lui convenait.M n\u2019y a pas de métastase.l\u2019animal meurt de cachexie ou d\u2019infection.On peut donc admettre, avec l'autsur.que le cancer évolue en deux phases: la première correspond à l\u2019évolution locale de la maladie; tandis que la seconde est constituée par les modifications physico-chimiques provoquées par la ma'adie cancéreuse et qui retentissent sur l\u2019état général, surtout le système réticulo-endothélial.L\u2019auteur nie que le cancer soit une maladie constitutionnelle tout en admettant le rôle important de certaines maladies constitutionnelles et L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 XXVII Anemies ES i Hemorragres SÉRUM HÉMOPOIÉTIQUE FRAIS o: CHEVAL (2 ) Z Z 7 Ze , 7 dy ANEMIES (Carnot) Buy autre emploi HEMORRAGIES ( PE Weill) PANSEMENTS (R.Petit) Siropou Camprimés PNEMIES Facons-ampoules de 10\u201c de Serum pur Ne de sang hémopoïétique CONVALESCENCES total TUBERCULOSE etc.97, RUE DE VAUGIRARD \u2014 Paris.J.Eddé, Limitée, New Birks Bldg., Montréal, Agent général pour le Canada XXVIII L\u2019UnNioN MEDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 = | | Montréal AUJOURD'H Ul | Veuillez m'envoyer plus amples renseignements sur la | méthode Linguaphone.NOTRE BROCHURE | I NOM.cee | GRATUITE | Adresse.eraaea area era nan nana na aa ra ee aa annee 1 Ville caca rs ec essence Prov.| D'ABORD VOUS ÉCOUTEZ \u2014 PUIS VOUS PARLEZ! ANGLAIS ESPAGNOL ITALIEN ALLEMAND ou toute autre langue SANS EFFORT | CHEZ VOUS QUAND VOUS VOULEZ ! PAR LA NOUVELLE ET FACILE MÉTHODE LINGUAPHONE AVIS AUX PARENTS \u2014 Essayez notre cours FRANCAIS pour habituer vos enfants à bien prononcer et à bien parler leur langue.OFFRE SPECIALE \u2014 Pour vous faire connaître et apprécier la méthode Linguaphone, nous vous expédierons, sur réception de $3.50, une série complète de manuels en n'importe quelle langue avec disque correspondant pour les deux premières leçons (valeur régulière $5.25).Si vous achetez plus tard un cours complet, ce montant de $3.50 sera déduit du prix régulier.l Librairie BEAUCHEMIN Limitée, QT 1 430, rue Saint-Gabriel, DEMANDEZ \u2014 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 543 d\u2019abus tels que: mauvaise diète, alcoolisme, tabac etc, ces habitudes, si répandues dans le monde civilisé, contribuent sans doute à en augmenter la plus grande fréquence.L\u2019opinion de l\u2019auteur peut être associée à celle de Delore, de Lyon.affirmant que le cancer est une maladie de la civilisation, en voie de progression due à «des fautes et erreurs de l\u2019individu vis-à-vis des lois et équilibres biologiques.» Et plus loin le même auteur ajoute: «Il y a là un aspect philosophique du problème où la science, l\u2019hygiène classique, l\u2019hygiène morale se rejoignent; aspect sympathique de prescrire une hygiène anticancéreuse rationnelle.Or, celle-ci est beaucoup trop négligé.» C\u2019est précisément la thèse soutenue dans le livre remarquable de notre confrère italo- américain, le docteur Cascio.Je le félicite de son consciencieux et scientifique effort en formulant le vœu que ses recherches le conduisent au but tant désiré.NOTE: Dans son édition du ler avril 1937, p.1344, le Journal of the American Medical Association, commente très favorablement les résultats obtenus par C.Voagtlin et J.W.Thompson, dans une série de recherches poursuivies au « National Institute of Health », à Washington.Ils ont étudié l\u2019évolution du cancer spontané de la glande mammaire chez des souries soumises a a une diéte sans lysine ni cystine.Ces recherches, inspirées des travaux du Dr Cascio, tendent à démontrer le rôle important de ces acides aminés dont la présence semble activer la prolifération de la cellule cancéreuse tandis que leur absence coïncide avee un arrêt dans son évolution.Nous avons cru opportun de signaler ce fait venant à l\u2019appui de la thèse soutenue par notre collègue italo-américain.ALBERT LESAGE.Manuel des Questions et Réponses d\u2019examens des Gardes-Malades.Par Charlotte TASSE, directrice de « La Garde-Malade Canadienne-Fran- çaise ».Volume de 450 pages.Garde Charlotte Tassé vient de publier un manuel de 450 pages destiné aux gardes-malades.On y trouve, réunies, une série de questions et de réponses dont la sommation constitue un véritable bréviaire médico-social que les médecins pourraient iconsulter ajvec profit.C\u2019est ce que nous avons fait nous-même, Nous ne saurions mieux faire que de publier l\u2019avant-propos où l\u2019auteur nous parle de son livre et du but qu\u2019elle s\u2019est proposé d\u2019attesndre en le publiant : «La génèse de ce livre se devine aisément: nous l\u2019avons offert à la profession parce que la demande d\u2019anciens numéros de « La Garde-Malade » dans lesquels paraissaient ces questions et réponses, devenait sans cesse croissante et vraiment impossible à satisfaire.Nous avons pensé qu\u2019un recueil de ce genre apaiserait la juste curiosité des élèves.«Nous soulignons ici que cet ouvrage est constitué par les questions d\u2019examens des deux universités, de Montréal et de Laval de Québec, et également de l\u2019Association des gardes-malades enregistrées de la Province.Les réponses nous ont été fournies par les directrices des écoles canadiennes- françaises.À ces dévouées collaboratrices nous offrons nos plus sincères remerciements.«La tâche considérable de coordonner ces textes, de les classer, de les corriger et de les augmenter fut confiée à la révérende Sœur Madeleine, de la communauté des religieuses de la Providence.On imagine facilement le nombre 544 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 d'heures qu\u2019il a fallu pour mener à bonne fin une entreprise de ce genre.Le profond attachement que sœur Madeleine a conservé à ses élèves fut le stimulant qui entretint son enthousiasme; sa haute compétence, ses sentiments charitables et son goût du travail ont accompli le reste.Au nom des éducatrices à qui ce volume servira d\u2019aide-mémoire et au nom des étudiantes, je remercie sœur Madeleine du plus profond de mon cœur.« Nous souhaitons que ce volume soit utile non seulement aux élèves, à qui il aidera à bien exposer les sujets parfois arides qu\u2019elles doivent étudier, mais encore aux infirmières diplômées, qui veulent rafraîchir leur mémoire.« Nous nous faisons un devoir de rappeler ici que cet ouvrage, comme, du reste, la Revue ne comporte aucune ambition d\u2019ordre pécuniaire.Nous avons voulu tout simplement être utile à nos étudiantes, qui entreront bientôt dans l\u2019exercice de leur profession à un moment où la lutte pour l\u2019existence devient de plus en plus dpre.On demande toujours plus à l\u2019infirmière; la somme des connaissances obligatoires est devenue énorme; des problèmes nouveaux surgissent constamment; la crise est à peine terminée, et pourtant, il va falloir se créer une situation dans un monde toujours plus exigeant.En conséquence la garde-malade accédera d\u2019autant plus facilement au succès que sa formation sera plus solide et son érudition plus vaste et variée.En d\u2019autres termes, la garde-malade moderne doit redoubler ses efforts de diligence el d\u2019application pour lutter avantageusement et ne pas craindre la compétition.Nous lui apportons dans ce petit volume le modeste tribut de notre aide désintéressée.Votre succès, chères étudiantes, sera notre récompense.«Comme par le passé je me propose de donner le meilleur de moi-même à l\u2019institution que je dirige depuis bientôt dix-huit ans et à qui j'ai voué toutes mes années de jeunesse, Je tiens aussi à rendre hommage à son fondateur pour qui j'ai eu tant d\u2019admiration et dont je garde le plus profond souvenir.A mes chères élèves et par l\u2019intermédiaire de la Revue à toutes les élèves des écoles d'expression française, j'espère inculquer le goût et le désir de servir les malades dans l\u2019esprit du plus entier dévouement.«Si le succès couronne cette innovation et si nos collaboratrices nous continue leur généreuse assistance \u2014 ce dont nous ne pouvons douter \u2014 nous pourrons sûrement, vers 1940, offrir à la profession une nouvelle édition considérablement augmentée.» Nous félicitons l\u2019auteur dont le talent et l\u2019expérience lui ont enseigné tant d: choses utiles à connaître et à retenir, et qu'elle s\u2019ingénie à répandre dans la communauté.médico-sociale.Albert TeSAGE.La Diététique.Par Religieuses Hospitalières de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.Ce livre, écrit sur la demande des infirmières diplômées et des Ecoles de gardes-malades, leur fut tout d\u2019abord uniquement destiné.Ma:s la collaboration que nous avons sollicitée de plusieurs de nos médecins en a notablement élargi le cadre.De ce fait, il s\u2019adresse aussi aux étudiants en médecine qui y trouveront des éléments de chimie physiologique avant d\u2019aborder l\u2019étude des régimes.Cette dernière partie recommande spécialement «La Diététique» aux praticiens qui y trouveront, condensées, les théories des auteurs modernes.Le livre, actuellement sous presse, sera en vente à la fin de mai, à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, au «Devoir» et chez Déom. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 XXIX NUTRITION POUR PATIENTS NERVEUX Très souvent un état de tension nerveuse entrave la digestion et les médecins estiment que la principale chose à faire, en pareils cas, est de diminuer la tension, de rendre l\u2019appétit et de nourrir les nerfs.L\u2019Ovaltine accomplit toutes ces fonctions.Prise dans du lait chaud, elle soulage les malaises que cause une mauvaise digestion, retire l'excès de sang du cerveau, refait l'énergie nerveuse et la force physique.En usage dans les hôpitaux et les sanatoriums de par le monde entier.OVALTINE | Aliment - Tonique - Liquide \"ELIXIR DUCRO | ANTIANOREXIQUE ¢ EUPEPTIQUE WI @ soutient et augmente les forces du malade, stimule l'énergie musculaire.@ produit chez les malades une sensation de défatigue, de réfection, de bien- être général, d'exaltation des forces physiques.@ réveille l'appétit, soutient l'organisme, même à défaut de nourriture.@ est d'un goût agréable et d'une tolérance parfaite.ee ++ ASTHÉNIE © ANOREXIE © CONVALESCENCE © GRIPPE © FAIBLESSE LANGUEUR PHYSIOLOGIQUE © ASTHÉNIE POST-GRIPPALE DURIEZ, successeur de DUCRO & Cie \u2014 Paris, 20, Place des Vosges Dépôt Général pour le Canada: ROUGIER FRÈRES \u2014 Montréal, P.Q. NNN L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal.mai 1937 Nouvelle Médication du Salicylate de Soude.SODIOSAL Granulé effervescent a base de Salicylate de Sodium naissant et d'lode organique.LABORATOIRE NADEAU LIMITÉE 100 ouest, rue SAINT-PAUL MONTRÉAL BISMUTHOIDOI® Bismuth colloïdal à grains fins, solution aqueuse Procédé spécial aux Laboratoires ROBIN Injections sous-cutanées, intra-musculaires ou intra-veineuses Immédiatement absorbable Facilement injectable COMPLÉÈÉTEMENT INDOLORE 1 ampoule de 2 cmo.tous les 2 ou 3 jours.R.C.221839 LABORATOIRES ROBIN, 13, Rue de Poissy, PARIS J.Eddé, Limitée, New Birks Bldg., Montréal, Agent général pour le Canada. 545 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 Cet ouvrage est suivi d\u2019un historique sur « L\u2019Evolution de la diététique à PHôtel-Dieu de Montréal depuis Jeanne Mance jusqu\u2019à nos jours ».Il ne serait pas sans intérêt de noter que l\u2019ouvrage donne plusieurs modèles de régimes calculés et autres.Prix du volume: $2.50.Traité de Biocolloïdologie.Par W.Kopaczewski.(Tome IV: Etat colloïdal et Biologie), Fascicule VI: Narcose, (un fascicule de 162 pages, Paris, Librairie Gauthier Villars).L\u2019étude du rôle des substances coTloïdales en biologie devait conduire l\u2019auteur à rechercher si une réaction de ces substances pouvait expliquer les effets des narcotiques sur les êtres vivants.Après avoir exposé les généralités, les propriétés des agents narcotiques et les actions des narcotiques sur l\u2019organisme, Kopaczewski passe à la discussion des théories diverses qui ont été proposées; après en avoir fait la critique, il conclut par cette citation de Henderson: « Le chapitre final de la théorie de la narcose est encore à écrire; ni la conception d\u2019absorption, ni celle de la liposolubilité ne sont capables d\u2019expliquer le phénomène de la narcose.» Signalons que chaque chapitre se termine par une bibliographie extrêmement abondante et très précise.En somme ouvrage qui, bien que se terminant par la constatation de notre ignorance, est une œuvre extrêmement savante faite pour inciter les méditations des biologistes.A.LAQUERRIERE.LIVRES REÇUS EN AVRIL Traité de Chirurgie orthopédique, en 5 volumes.Publié sous la\u2018 direction de MM.les Professeurs L.OMBREDANNE et P.MATHIEU.Tome ! reçu: 902 pages, 433 figures.Relié: 300 frs; broché: 270 frs.En vente chez Masson et Cie, éditeurs, 120 blvd S.-Germain, Paris, France.Les Gastropathies des Syphilitiques.Par B.UDAONDO.Préface du Pr.Emile SERGENT.Volume de 216 pages, avec 19 figures: 32 frs.En vente chez Masson et Cie, éditeurs, Paris, France.L\u2019Année Thérapeu:.jue, par A.RAVINA.Année 1936.Un volume de 175 pages.En vente chez Masson et Cie, Paris: 20 frs.Pression solaire.Faisceau énergétique et Biologie.Par le Dr G.FROIN.Volume de 322 pages.En vente à la Librairie Girardot et Cie, 27, Quai des Grands-Augustins, Paris: 30 frs. ANALYSES MÉDECINE W.A.TIMPERLEY, A.E.NAISH et G.A.CLARKE.\u2014 Nouvelle méthode de traitement dans les cas d\u2019hémophilie.« Lancet 231 », 14 novembre 1936.Les auteurs décrivent la préparation d\u2019une substance tirée du blanc d\u2019œuf qui, donnée en injection intraveineuse ou intramusculaire, réduit le temps de coagulation du sang et contrôle l\u2019hémorragie dans l'hémophilie.Jusqu\u2019à date ils ont deux modes de préparation qu\u2019ils décrivent.L\u2019un et l\u2019autre donnent aucune réaction protéinique.Le premier ne garde son efficacité que quatre jours; le second plus élaboré, mais plus stable a été adopté.Cette substance injectée dans la veine ou le muscle a donné jusqu\u2019à présent aucun malaise, aucune réaction locale ou signe de coagulation intra- vasculaire, quelle que soit la quantité injectée.Relativement pour chaque cas, une dose de cette substance préviendra une hémarthrose, pour une durée de quatre jours à quatre semaines, mais ne contrôlera une hémorragie externe que pour quatre à vingt-quatre heures.La dose, bien entendue, variera suivant l\u2019état du patient et surtout suivant le temps de coagulation avant et après une première injection d\u2019essai.Pour une série de cas injectée (hémarthroses), il a été possible, après une dose convenable, de prévoir le prochain épanchement sanguin, en prenant le temps de coagulation à différentes reprises.Après une baisse initiale, la courbe des différents temps de coagulation, monte lentement, puis rapidement.Chez quelques patients il semble y avoir peu de relation entre le temps de coagulation et la tendance à l\u2019hémorragie.Dans le cas contraire, les doses peuvent être répétées plus souvent, en se basant toujours sur des tests répétés.Jusqu\u2019à date les auteurs n\u2019ont eu que de bons résultats, surtout quand ils ont pu soumettre les patients à un traitement de longue durée et qu\u2019ils ont pu faire avant durant et après le traitement les tests nécessaires.Ils admettent que la méthode demande à être étudiée davantage, lls n\u2019ont pas la prétention de guérir l\u2019hémophilie, mais pensent, au moyen de cette substance, contrôler l\u2019hémorragie des hémophiliques, améliorer l\u2019état général de ces patients et les préparer, au besoin, à de petites interventions chirurgicales.Saétan BARRY.ENDOCRINOLOGIE L.G.ROWNTREE.\u2014 Le thymus.« Journ.Am.Med.Ass.»: 105; 8; p.592; 24 août 1935.On discute encore sur la fonction endocrinienne du thymus; bien plus, sur l\u2019existence de cette fonction.Certains auteurs prétendent même que le thymus est un organe lymphoïde, qu\u2019il ne possède pas la constitution histologique d\u2019une glande à sécrétion interne.Le thymus, comme les parathyroides, naît du troisième et parfois du quatrième are branchial.Il est formé d'une corticale et d\u2019une médullaire où se trouvent les corpusecules de Hassall.Son L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 NX XXIII Une formule nouvelle PHOSPHO-STRYCHNAL groupe en un seul produit La médication strychnique La médication phosphorée La médication polyphosphatée Gouttes 20 à 40 par jour.Asthénie - Anorexie - Convalescence Laboratoires Longuet J.Eddé Limitée, Agent Général Paris Montréal Une Médication fidèle OCREINE GREMY Principe actif du Corps jaune de l'ovaire Traitement des troubles menstruels par insuffisance ovarienne 2 à 5 Pilules pendant les huit jours qui précèdent les règles et pendant leur durée Laboratoires Gremy J.Eddé Limitée, Agent Général Paris Montréal IODONESROBIN GOUTTES INJECTABLE rca ARTHRITISME - ARTERIO-SCLEROSE ASTHME, EMPHYSÈME / RHUMATISME, GOUTTE LABORATOIRES ROBIN, 13, Rue de Poissy, PARIS J.Eddé, Limitée, New Birks Bldg., Montréal, Agent général pour le Canada. XIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 IE SE ANA HE LEE mA AA ) | = A ô 2 Z 7 er Em A cS a Ee = 3 p= - a) Py a ph hyd aa Thoth LA NY SAA eet a ou ~ NR J \\Ÿ \\ \\ Su ANN AL sd A © = PEPTONE IODEE SPECIALE LA PLUS RICHE À IODE ORGANIQUE, OP UTILISABLE GOÛT odogenol DE L'IODE Giri TOLERANCE AGRE ABLE ET DES IODURES METALLIQUES PARFAITE Bien supérieur aux Sirops et Vins lodés ou lodotanniques.PRESCRIRE | AUX ENFANTS : 10 à 30 gouttes par jour.\u2014 AUX ADULTES : 40 à 60 gouttes ç ar jour.Échantillons sur demande Laboratoires PÉPIN & LEBOUCQ, à MM.les Docteurs.COURBEVOIE \u2014 PARIS Dépôt général pour le Canada: J.Eddé, Limitée, New Birks Bldg., Montréal.j J - L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal.mai 1937 547 volume maximum se montre durant la période la plus active de la croissance, Il commence à regresser à partir de la puberté.Certains travaux de physiologie ont bien démontré que des poulettes sans thymus pondaient des œufs sans coquille, que des tétards et des rats, nourris au thymus ou recevant des extraits de thymus, prenaient une taille excessive, mais on peut affirmer que les très nombreux travaux expérimentaux portant sur le thymus n\u2019ont pas encore défini exactement son rôle.D'autre part, la clinique a trouvé que le thymus s'accroît à l\u2019occasion du goitre exophtalmique, de la maladie d\u2019Addison, l\u2019acromégalie, l\u2019état thy- mico-lymphatique, au cours de certains cas de myasthénie et de rachitisme, après l'ablation de la pituitaire et des surrénales.Il persiste chez les eunuques et son involution est ralentie chez les castrés précocement.La notion de mort subite des nourrissons à gros thymus est classique.Elle fut reconnue d\u2019abord par Bichat.Cet accident survient surtout dans l\u2019état thymico-lymphatique caractérisé par l\u2019hyperplasie des organes lymphoïdes avec adipose et hypo- plasie cardio-vaseulaire.On tend à croire qu\u2019il est causé par un phénomène mécanique, peut-être aussi par action dépressive sur le cœur d\u2019un thymus à fonction exagérée.La mort se produit sous l\u2019effet de causes déclanchantes minimes: piqûre, plongée dans l\u2019eau froide, anesthésie.L\u2019auteur, injectant l\u2019extrait thymique préparé par Hanson, la « karkino- lysine », à des rats, a observé, dès la seconde génération, un développement physique très précoce et une croissance accrue du squelette.Le calcium sanguin de ces sujets, de même que le phosphore, étaient augmentés.Le thymus stimule la fertilité des sujets (rats) adultes.Le gigantisme n\u2019est pas produit.En conclusion, le thymus demeure encore un organe mystérieux dont on connaît très peu les fonctions physiologiques, l\u2019embryologie, l\u2019histologie, la biologie et la pathologie.Roma AMYOT.M.S.BISKIND.\u2014- Produits glandulaires commerciaux.« Journ.Am.Med.Ass.»: 105; 9; p.667; 31 août 1935.L\u2019organothérapie comprend à peu près tous les tissus de l\u2019organisme; elle est représentée d\u2019abord, en importance, par l\u2019hormonothérapie.Disons au tout début, qu\u2019à part certains extraits de glandes, comme l\u2019extrait thyroïdien, de foie, d\u2019estomac, de cortex surrénalien et certaines préparations oestrogènes, l\u2019administration par la bouche des produits endocriniens est reconnue comme étant en général inefficace.Les résultats obtenus de l\u2019hormonothérapie peuvent dépendre parfois bien plus de l\u2019action pharmacologique les impuretés entraînées au cours de l\u2019extraction que de l\u2019extrait de glande lui-même.La purification des produits est excessivement délicate et difficile; très peu d\u2019extraits peuvent être employés sous forme cristallisée.Le titrage constitue une autre difficulté aussi laborieuse.La majorité des extraits sont titrés biologiquement, ce qui peut entraîner, un cœfficient élevé d\u2019erreurs.Ajoutons que les tests de titrage sur les animaux provoquent des phénomènes tout autres que ceux que l\u2019on veut obtenir chez l\u2019être humain, que l\u2019action glandulaire est très souvent différente d\u2019une espèce à l\u2019autre et surtout de 548 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 l\u2019animal à l'homme.La détérioration des produits commerciaux après leur extraction et leur titrage, les variations dans le taux d\u2019absorption et d\u2019excrétion, le rôle des antihormones sont d\u2019autres facteurs importants qui entravent énormément le rendement désiré des produits glandulaires, même administrés par voie parentérale.La terminologie excessivement diverse des produits commerciaux selon les firmes qui les fabriquent complique leur usage quotidien par le médecin praticien.L\u2019auteur est totalement opposé à l\u2019emploi des produits pluriglandulaires ; il le considère comme illogique et antiscientifique.Voici la nomenclature des principaux produits glandulaires du marché pharmaceutique américain.I EE ES 1° PITUITAIRE ANTERIEURE: A) Hormone de croissance.Produits contenant d\u2019autres principes de la pituitaire antérieure.Usage clinique encore (en 1935) au stage expérimental.Extrait de pituitaire ant.de Squibb.Antuitrin G.de Parke-Davis.B) Principes gonadotropes.Gynantrin de G.D.Searle.Contiendrait les deux facteurs: lutéini- sant et folliculisant.Préphysim de Chappel.Contient surtout le facteur folliculisant.2° PRODUITS A ACTION SIMILAIRE A CELLES DE LA PITUITAIRE ANTERIEURE.Antophysin de Winthrop.Extrait, soit de l\u2019urine de grossesse ou du placenta, ou des deux.Antuitrin S.de Pawke-Davis.Extrait de l\u2019urine de grossesse.A.P.L.de Ayerst, McKenna et Harrison.Extrait du placenta.Follutein de Squibb.De urine de grossesse.3° PITUITAIRE POSTERIEURE, L\u2019extrait le plus employé est celui qui figure dans la Pharmacopée américaine.Mentionnons cependant: Pitocin de Parke-Davis.Action ocytocique.Pitressin de Parke-Dawis.Contenant le principe presseur et possédant l\u2019action diurétique \u2014 antidiurétique de l\u2019extrait de pituitaire postérieure.4° PREPARATIONS OESTROGENES.Aucun de ces produits ne provient de l\u2019ovaire et il est probable qu\u2019aucun ne contienne l\u2019hormone folliculaire.Souhaitons que toutes les firmes adoptent le titrage en unités internationales.Amniotin de Squibb.Extrait du liquide amniotique, de l\u2019urine de juments grosses.Ampoules, ovules, capsules.Emmenin de Ayerst, McKenna et Harrison.Extrait de placenta.Administration orale.Folliculine Menformon des Laboratoires Organon.De l\u2019urine de grossesse.Ampoules et comprimés. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 XXXV JUSQU\u2019À QUEL POINT LES SELS MINÉRAUX SONT-ILS IMPORTANTS DANS LE RÉGIME?lls sont absolument essentiels pour conserver un état de nutrition bien équilibré.Telle est la raison pour laquelle une carence modérée et latente de sels minéraux peut affaiblir le mécanisme défenseur de l\u2019organisme au point que la gestation, l\u2019infection, et tous les autres surmenages du même genre conduisent à une période de convalescence prolongée.Le Sirop Fellows ° aux Hypophosphites contient les sels minéraux qui manquent à l\u2019organisme.Echantillons sur demande FELLOWS MEDICAL MFG.CO., LTD.286 Rue St.Paul, Ouest, Montreal Tout Déprimé » Surmené Tout Cérébrai » Intellectuel Tout Convalescent » Neurasthénique =e RINE E ONS de la : Gouttes de glycéraphospbates alcalins (0 40 par XX gnuttes).6, Rue Abel PARIS (129) XV a XX gouttes a chaque repas.- Né sucre, ni alcool.\u2018CAPSULES DARTOIS 0,05 Créosote titrée en Gaïacol, } à 3à chaque repas, * CATARRHES et BRONCHITES CHRONIQUES,G,R.Abel Paris CHLORAMINE FREYSSINGE- Pil.glut.titrées à 0.05 - 4 à 3 à chaq.repas - 6,RAbel,Paris DÉSINFECTION INTESTINALE PORTEURS DE GERMES ES Dépôt général pour le Canada: ROUGIER Frères, 350, rue Le Moyne, à Montréal. LES NXXVI L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 THYVACRINE Nol0 C&C Chaque comprimé représente en glandes fraîches: Ovaire complet 10 grains, Thyroïde | grain.INDICATIONS: \u2014 Aménorrhée soit occasionnelle causée par émotion vive, froid aux pieds, fatigues, etc., ou générale telle que chloro-anémie, tuberculose, changement de vie, convalescences, etc.Troubles de la ménopause, etc.Ménorrhagie et dans les syndromes à prédominance ovarienne.NEUROCRINE No5 C&C Chaque comprimé représente: Teinture de Valériane 40 gouttes, Surrénale 1/2 grain, Substance Cérébrale 10 grains, Thymus 3 grains.INDICATIONS :\u2014 Neurasthénie, Perte ou sommeil agité cause nerveuse, Surrénalites aiguës ou chroniques, Névroses, Hystéries, Hyperexcitabilité psychique, Fatigues, Surmenage, Epuisement de l'énergie et tous autres troubles nerveux.DIACRINE No6 C&C Chaque comprimé représente en glandes fraîches: Ilots du pancréas 10 grains, Duodénum | grain, Amygdale 2 grains.INDICATIONS :\u2014 Insuffisance intestinale, Pancréatite chronique, Irritation du pancréas, Dyspepsies pancréatiques, Diabète.PRIX: \u2014 En bouteilles de 50 doz.$10.20 En bouteilles de 100 doz.$18.00 Echantillon sur demande.CASGRAIN & CHARBONNEAU LIMITEE Pharmaciens en Gros 28-30, rue St-Paul Est Instruments de Chirurgie Téléphone: MONTRÉAL Instruments pour Dentistes LAncaster *3292.Rayons-X et Physiothérapie L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 549 Progynon de Schering.Du placenta et de l'urine de grossesse.Ampoules et comprimés.Progynon B de Schering.Produit partiellement synthétique.Benzoate d\u2019hydroestrine sous forme cristallisée, Ampoules.Theelin de Parke-Davis.Hydroestrine sous forme cristallisée, obtenue de l\u2019urine de grossesse.Ampoules.Theelol de Parke-Davis.Trihydroestrine obtenue de l\u2019urine de grossesse.Capsules.5° CORPS JAUNE.Jusqu\u2019à tout récemment, il n'existait pas de préparations commerciales de corps jaune.Aussi, les applications cliniques ont-elles été infimes.Proluton de Schering.Ampoules.Corlutin de Reed et Carnick.(Depuis 1935, de nombreux produits de corps jaune ont été mis sur le marché.) 6° HORMONE TESTICULAIRE.Aucun produit n\u2019existe sur le marché américain (en 1935).Butenandt a établi la formule d\u2019une substance tirée de l'urine et qu\u2019il a nommée « androstérone ».Il apparaît comme si cette substance n\u2019était pas l\u2019équivalent de l\u2019hormone extraite du testicule même.7° THYROIDE.8° PARATHYROIDES.Les produits suivants sont fabriqués selon la méthode de Hanson: L\u2019extrait parathyroidien de Lilly.L\u2019extrait parathyroidien de Squibb.La Paroidin de Parke-Davis.9° SURRENALES.a) L\u2019extrait de la médullaire est inelus dans la pharmacopée américaine.b) IL\u2019extrait cortical.Tout est à préciser en ce qui concerne cet extrait.L\u2019« Eschatin» réalisée par Swingle et Pfiffner, la « Cortine » préparée par Hartman, l\u2019« Interrénaline » par Rogoff n\u2019ont pas été accréditées par le Conseil de Pharmacie et de Chimie des Etats-Unis.L'auteur croit même, avec plusieurs autres, que les produits commerciaux de cortex surrénalien ne contiennent à peu près rien du principe vital essentiellement inhérent à cette partie de la surrénale.D\u2019autre part, ils seraient accompagnés de substances toxiques comme la choline, l\u2019histamine, de la protéine, entraînées dans l\u2019extraction, 10° PANCREAS.Insuline et Pancréatine (extrait à action digestive).11° FOIE ET ESTOMAC.Action anti-anémique. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 1l existe de nombreux produits hépatiques en solution ou en poudre pour ingestion, en solution pour administration par voie parentérale (Lilly, Lederle, Parke-Davis, Chappel).Parke-Davis (Ventriculin), Fairchild (extrait soluble d'estomac) préparent des produits stomacaux.Lilly (Extralin) fabrique un produit à ingérer, contenant du foie et de l\u2019estomac.12° MOELLE JAUNE DES OS.Pour traitement de la granulocytopénie.Eaætrait concentré de moelle jaune d\u2019Armour.Solution huileuse dont chaque goutte représente 2 grammes de moelle fraîche on conseille 5 gouttes 3 fois par jour.13° THYMUS.Aucune préparation commerciale.14° PINEALE.Pas d\u2019extrait actif de cette glande dont les fonctions endocriniennes sont loin d\u2019être élucidées.15* PRINCIPES HYPOTENSEURS OU VASO-DILATATEURS.Extraits d\u2019urine, de pancréas, de foie, de rein et de muscle strié.Stage expérimental, quoique des préparations soient sur le marché.Roma AMYOT.N.B.\u2014\u2014Cette analyse clot une série de trente-deux autres que nous avons faites régulièrement, chaque mois, depuis novembre 1935.Nous avons résumé ce qui nous semblait l\u2019essentiel de ces trente-deux articles.Nous ne prétendons pas avoir tout énoncé par ces analyses relativement condensées.Les articles analysés furent écrits par des auteurs renommés, et publiés sous les auspices du Conseil Américain de Pharmacie et de Chimie.Ils ont été colligés et publiés par «The American Medical Association» en un ouvrage que l\u2019on peut actuellement se procurer.Ils constituent sûrement une excellente mise au point actuelle de l\u2019Endocrinologie.Espérons que nos patients lecteurs ont pu tirer profit de l\u2019effort que nous avons produit en analysant, pour eux, ces articles.PHTISIOLOGIE M.C.BIBICESCU et G.POLATOS.\u2014 L'action de la phrénicectomie sur les sécrétions broncho-pulmonaires et son mécanisme.« Presse Médicale », 6 février 1937.Les opinions sont très partagées au sujet de l\u2019action de la phrénicec- tomie.Pour plusieurs, ses effets sont mécaniques par la paralysie de l\u2019hémi- diaphragme et par la détente du poumon secondaire à l\u2019ascension de l\u2019hémidia- phragme correspondant.Certains auteurs ont constaté que par cette opération la circulation des vaisseaux sanguins et lymphatiques est modifiée.Plusieurs autres prétendent que les fibres sympathiques pleuro-pulmonaires qui empruntent le trajet du nerf phrénique seraient comme interrompues et occasionneraient les résultats obtenus par la phrénicectomie.Ces fibres sympathiques viennent du grand sympathique, des ganglions symphatiques et vont au plexus nerveux pulmonaire.Le phrénique a des anastomoses avec le spinal, avec le pneumogastrique, avec l\u2019hypoglosse et avec le plexus supra-pleural.Or, en arrachant le nerf phrénique, on extirpe ces fibres, il se produit alors des phénomènes acces- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 XLV ANTISEPTIQUE URINAIRE ET BILIAIRE par excellence Diathèse Urique Arthritisme dissout et chasse l\u2019acide urique GRANULE entièrement soluble dans l'eau 0.60 centigr.de matière active par cuillerée à café DOSE: 2 à 6 cuillerées à café par jour.Benzoates de Soude © et son citrate Diéthylénimine ete.Se méfier des similitudes de noms Stimulant de l\u2019activité hépatique et de l\u2019activité rénale INDICATIONS: Pyélites \u2014 Pyélo-néphrites \u2014 Bactériuries \u2014 Cystites \u2014 Pros- tatites \u2014 Urétrites \u2014 Pyuries \u2014 Blennorrhagies \u2014 Abcès urineux \u2014 Phosphaturie \u2014 Catarrhe de la Vessie \u2014 Goutte \u2014 Gravelle \u2014 Coliques hépatiques et néphrétiques \u2014 Rhumatismes \u2014 Calculs \u2014 Sables, etc, etc.Echantillon et Littérature: HENRY ROGIER, Pharmacien, Ancien interne des Hôpitaux de Paris.56, Boulevard PEREIRE, PARIS Dépôt général pour le Canada: ROUGIER Frères, 350, rue Le Moyne, à Montréal.MODÉRATEUR CARDIAQUE SÉDATIF NERVEUX ANTI-SPASMODIQUE CARDIOSÉDINE Action combinée de l'Aubépine, du Saule Blanc et de l'Isovalérianate de Quinine jointe à celle du Phényl-éthyl-malonylurée.INDICATIONS : Arythmie, instabilité cardiaque, extrasystoles, troubles dus aux spasmes vasculaires de l'hypertension, angine de poitrine, etc.ÉCHANTILLONS ET LITTÉRATURE Importations Européennes Ltée 637, rue Craig ouest MONTRÉAL Tel.LA.0315 NEVI J'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 simple sûr sans danger | Echantillons & Littérature LABORATOIRES GÉNÉVRIER 2 Rue du Debarcadére Paris.J.Eddé, Limitée, New Birks Bldg., Montréal, Agent général pour le Canada.A VOTRE DISPOSITION Votre banque n'est pas seulement votre caissiére et la dépositaire de vos capitaux d'épargne.Elle est en état de vous rendre d'autres services.Vos occupations et vos préoccupations d'ordre professionnel ne vous laissent guère le loisir de vous documenter au jour le jour sur les questions d'affaires.Vous n\u2019en êtes pas moins tenu, à l'occasion, de résoudre certains problèmes financiers qui mettent en jeu vos intérêts.Recourez donc avec confiance au gérant de votre banque dont les avis désintéressés vous seront souvent utiles.BANOUE CANADIENNE NATIONALE Toutes opérations de banque et de placement 553 bureaux au Canada Filiale à Paris Banque Canadienne Nationale (France) 37, rue de Caumartin L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 5351 soires au niveau du poumon; action circulatoire et vaso-motrice, trophique et surtout « inhibition des sécrétions pleuro-pulmonaires ».En somme cette sympathicectomie ou l\u2019extirpation de fibres sympathiques provenant du grand sympathique semblent produire les mêmes effets que la seule phrénicectomic; ainsi on a constaté des phénomènes d\u2019asséche- ment tels que la disparition des bruits surajoutés et spécialement la disparition des bruits broncho-pulmonaires.La seule phrénicectomie est loin d\u2019expliquer ces heureux résultats: l'immobilisation, l\u2019ascension du diaphragme ne sont pas en proportion des bons effets ainsi obtenus.Il faut donc penser que ces effets inhibiteurs par section du phrénique ne peuvent être attribués exclusivement à la résection des fibres sympathiques contenues dans le nerf phrénique.Les trois observations rapportées nous font connaître les faits suivants: Après la phrénicectomie d'une part.les sécrétions broncho-pulmonaires ont notablement et rapidement diminué; l'état général s\u2019est secondairement amélioré, Puis d\u2019autre part dans deux cas sur trois, le diaphragme n\u2019a fait aucune ascension parce que des adhérences préexistaient.En conclusion: «Il existe certainement une action inhibitrice de la phrénicectomie sur les sécrétions pleuro-pulmonaires, due à l\u2019extirpation de quelques fibres sympathiques qui empruntent le trajet du nerf phrénique.» Paul-René ARCHAMBAULT.NUTRITION A.MARBLE et R.M.SMITH.\u2014 L'exercice dans le diabète sucré.« Archives of internal Medicine »: 58; 577, octobre 1936.L\u2019exercice physique, \u2018dont l\u2019action favorable sur le métabolisme des sucres est souvent mise à profit dans le traitement du diabète ne peut être recommandé sans distinction, car il peut augmenter la glycémie, non seuie- ment dans le diabète grave ainsi qu'il est connu depuis longtemps, mais aussi dans les formes légères et de moyenne intensité dans certaines conditions que les auteurs ont pu déterminer en étudiant la courbe de la glycémie après des périodes d\u2019exercice contrôlé consistant en marche, course, rame et ascension d\u2019escaliers.Dans chaque cas une courbe de la glycémie fut exécutée: 1.Après des périodes d\u2019exercice exécuté à jeun, sans insuline.2.Après des périodes d\u2019exercice exécuté à jeun, mais précédé d\u2019insuline.Des courbes de contrôle furent faites chez les mêmes sujets: 1.Au repos au lit, sans insuline.2.Au repos au lit, avec insuline.L\u2019étude des courbes faites dans ces conditions démontre que chez le diabétique à jeun et n'ayant pas recu d\u2019insuline depuis quelques heures, l\u2019exercice produit une ascension dans la courbe de la glycémie.Si une dose d\u2019insuline a été administrée peu de temps avant l\u2019exercice, la glycémie s\u2019abaisse plus rapidement et plus bas qu\u2019après une même dose d\u2019insuline non suivie d\u2019exercice.Cet effet de l\u2019exercice est différent de celui qu'on observe chez le sujet non diabétique, dont la glycémie est peu modifiée par l\u2019exercice modéré.Les auteurs attribuent cette différence au fait que _ le sucre libéré du foie.par la glycogénolyse consécutive à l'exercice, ne peut être utilisé aussi 559 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mai 1937 rapidement par les muscles dans le diabète qu\u2019à l'état normal, ce qui entraîne une augmentation de sa concentration dans le sang.Cette utilisation du giucose par les muscles serait en définitive une fonction de l\u2019insuline.On peut dégager de cette étude des conclusions pratiques sur l'emploi de l'exercice dans le traitement du diabète: importance d\u2019un contrôle parfait et de quantités suffisantes d\u2019insuline; rôle utile de l\u2019exercice pour l\u2019augmentation de la tolérance à la condition que le sang contienne à ce moment suffisamment d\u2019insuline d\u2019où: insuline _, exercice _, repas plutôt que exercice \u2014, insuline \u2014, repas.L.-Henri GARIEPY.NEURO-PSYCHIÂTRIE Clovis VINCENT.\u2014 Sur le diagnostic et le traitement des traumatismes cérébraux.« Mémoires de l\u2019Académie de Chirurgie ».63: n° 8, pp.287-303, 3 mars 1937.Ce mémoire de V.comporte deux parties: diagnostic et traitement.Nous analysons aujourd\u2019hui le premier article.Nous verrons le prochain en mai.Quelles sont les bases anatomiques et physiologiques du traitement des traumatismes cérébraux?L\u2019idée est venue a V.d\u2019étudier cette pathogénie complexe des traumatismes cérébraux en observant attentivement les phénomènes qui suivent les opérations cérébrales, ces traumatismes indéniables de l\u2019encéphale.Les phénomènes consécutifs aux opérations cérébrales qui intéressent plus spécialement le chirurgien destiné aux services d\u2019accidents du travail, et notamment, aux traumatismes cérébraux sont l\u2019ædème cérébral, l\u2019hypertension artérielle avec vaso-dilatation cérébrale et œdème aigu du poumon.V.a fait deux constatations très fréquentes qu\u2019il résume dans les deux propositions suivantes: Il existe, le long des parois du 3ième ventricule, un appareil dont l\u2019excitation ou la paralysie détermine un œædème du cerveau, du lobe frontal, en particulier.Il existe, dans le bulbe, au voisinage du noyau de la Xe paire, un appareil dont la perturbation peut déterminer de l\u2019hypertension artérielle, une vasodilatation cérébrale intense, de \u2019ædème aigu du poumon.Des observations très minutieuses appuient le bien-fondé de ces deux propositions et font dire à V.que les altérations anatomiques et fonctionnelles déclanchées par le neuro-chirurgien sont les mêmes que celles qui peuvent être provoquées par un choc cérébral violent agissant sur le cerveau.Il croit pouvoir établir, par l\u2019observation de phénomènes relativement précis, l\u2019indication d\u2019opérer dans les traumatismes cranio-cérébraux.Quels phénomènes doit-on observer?D\u2019abord les diverses consciences : la conscience réfléchie, la conscience automatique, la conscience instinctive.Le coma profond abolit toutes les consciences.La conscience réfléchie est abolie quand le sujet n\u2019exécute pas les ordres et ne répond pas aux questions qu\u2019on lui pose.La conscience automatique ne se manifeste plus lorsque les membres soulevés retombent lourdement, lorsque le pincement ne détermine pas le retrait du membre.La conscience instinctive, enfin, est disparue lorsque \u2018 L'Usiox Méicare pu Cavapa \u2014 Montréal, mai 1987 XLVII AMINO-SEL BYLA Régimes Achloruré et Déchloruré : INDICA\u2019 TIONS: Affections circulatoires, hépatiques - ho Albuminurie \u2014 Néphrites algués \u2014 Scarlatine.VAGOTONINE Hormone régulatrice du Système Organo-Végétatif (Contrôlée et titrée physiclogiquement) Traitement de l'Hypertension Artérielle et des Déséquilibres Vago-Sympathiques.SEUTIQUE ANTALGIQUE TRAITEMENT IODÉ RADIODIAGNOSTIC THÉRA LAB?À GUERBETaCie 22.RUE DU LANDY N STOUEN - PARIS s : TENEBRYL GUERBET (Di-iodo-méthane sulfonate de sodium) (68,6% d'iode) Moyen de contraste pour Urographie Intraveineuse LES ÉTABLISSEMENTS BYLA, - = PARIS LABORATOIRES A.GUERBET & CIE - PARIS Agents pour le Cemada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTRÉAL. 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