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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Juin
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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L'union médicale du Canada, 1937-06, Collections de BAnQ.

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[" TOME LXVI MONTREAL, JUIN 1937 No 6 L'Union Médicale du Canada _ REVUE MENSUELLE Fondée en 1872 | NECROLOGIE | Joseph-M.Raphaél Trudeau .Léon GERIN-LAJOIE .MÉMOIRES L\u2019appendicite chronique avec \u2018brides a forme latente .Jean LeSAGE .Un procédé de cure radicale de hernie inguinale .Pierre SMITH .Ÿ RECUEIL DE FAITS Est-ce la granulie ?12 4 4 1 4 1 4 14 6 Albert LeSAGE Manie aiguë.Traitement par le gluco- nate de calcium intraveineux .Roma AMYOT .629 PETITE CLINIQUE L\u2019érytheme du 9e jour .Albéric MARIN .636 MOUVEMENT MEDICAL Diagnostic de la typhoide et des para- typhoides par la méthode de Welsh et Stuart .Albert BERTRAND .639 MEDECINE PRATIQUE Infarctus du myocarde.Traitement par le chlorure de sodium.RAVINA ., 643 REVUE DES LIVRES ' Interprétation du fonctionnement du systeme nerveux par la notion .subordination, subordination et posture.\u2014 Maladies infectieuses.\u2014 Chirurgie des glandes parathyroides.\u2014 Le chirurgien devant l\u2019état puerpéral.\u2014 Les hémorragies utérines avant et apres la ménopause.\u2014 L\u2019année Médicale Pratique XVIe année, édition 1937.\u2014Traité de chirurgie orthopédique.\u2014 Traité de thérapeutique clinique \u2014 Les révélations du visage \u2014 Physiologie générale des articulations à l\u2019état normal et pathologique .645 (Suite du sommaire à la page X) BUREAU DE RÉDACTION Rédacteur en chef Albert LeSAGE Secrétaire de la rédaction Secrétaire-Trésorier Léon GÉRIN-LA JOIE J.-A.VIDAL Membres: Roma AMYOT, Edouard DESJARDINS, Jean SAUCIER.Administrateur: T.VALIQUETTE, Bureau: 418 est, rue Sherbrooke.Téléphone: MArquette 7334. ve SP: F KONDREMUL L\u2019émulsion d\u2019huile minérale et de Mousse d\u2019Irlande Voici quelques-unes des raisons pour lesquelles vous pouvez recommander cette préparation en toute confiance: 1° L'équilibre scientifique de l'huile \u2014 55% d'huile minérale de la plus haute qualité \u2014 favorise l'émulsion avec les fèces.2° L'huile est en suspension sous forme de gouttelettes \u2014 les globules sont maintenus fermement dans une enveloppe émulsive.3° Pas de fuite \u2014 ne trouble ni l'assimilation ni la digestion.4° Donne des selles abondantes, molles, de consistance mastic.5° Ne contient pas d'alcool.6° Ne contient pas d'alcali.7° Ne contient pas de sucre.Peut être prise par les personnes soumises à un régime sans sucre.8° Ne contient pas d\u2019hydrates de carbone digestibles.9° Un simple régulateur \u2014 ne cause pas d'accoutumance.10° Crémeuse et agréable à prendre \u2014 aucun goût huileux.11° Les grandes variations dans la température n'ont aucun effet sur cette émulsion.12° Elle se verse facilement.13° Elle se mélange rapidement à l\u2019eau chaude ou froide, à du lait ou du cacao.14° Le contrôle de laboratoire assure l\u2019uniformité du produit.15° Simple ou avec de la Phénolphtaléine (2.2 grains par cuillerée a bouche).Bouteilles de 16 onces Charles &.roast & Co.PHARMACIENS-FABRICANTS DEPUIS 1899 MONTREAL RICHMOND CANADA VIRGINIE NX L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 I ARSAMINOL MEDICATION ARSENICALE RIGOUREUSEMENT INDOLORE LA PLUS ACTIVE \u2014 LA PLUS CONCENTREE En solution injectable par les voies sous-cutanée et intramusculaire.Sécurité d'emploi aux doses élevées actives.Formes: Boîte de 6 ampoules de 3 c.c.(Ogr.15 d'As) \" 5 c.c.(0gr.25 d'As) SYPHILIS HEREDO-SYPHILIS LABORATOIRES CLIN, COMAR &Æ CIE, PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTRÉAL.INJECTIONS CLIN STRYCHNO-PHOSPHARSINEES permettent la triple médication phosphorée arsenicale strychnique Formules I.N° 596 0 II.N° 796 | II.N° 740 IV.N° 940 - Î Cacodylate de Soude .0 gr.05 0 gr.05 | 0 gr.10 0 ar.25 Glycérophosphate de Soude .| Ogr.10 0 gr.10 ; Ogr.20 0 gr.10 Sulfate de Strychnine .12 mar.Ogr.001 | Ogr.001 0 gr.001 Amp.de 1 cc.Amp.de 1 c.c.Amp.de 2 c.c.Amp.de 5 c.c | LES GOUTTES CLIN STRYCHNO-PHOSPHARSINÉES réalisent la A , 1 ' .v \u2018 même médication par voie digestive.NEURASTHENIE DEPRESSION NERVEUSE CONVALESCENCE LABORATOIRES CLIN, COMAR & CIE, PARIS | Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTRÉAL \u2018\u201cL\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA\u201d est éditée par l\u2019Union Médicale du Canada (Incorporée), et imprimée par Librairie Beauchemin Limitée, 430, rue Saint-Gabriel, Montréal. a + 11 L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Montréal.juin 1937 SANATORIUM PREVOST INCORPORE ETABLISSEMENT DE PSYCHOTHERAPIE Magnifique situation au bord de la Rivière-des-Prairies, à proximité de Montréal.Parc de 600,000 pieds carrés.Tennis, billard, etc.Chambres pourvues de tout le confort moderne.TRAITEMENT INDIVIDUEL DES AFFECTIONS DU SYSTEME NERVEUX par trois médecins spécialistes et un personnel expérimenté.Cure de repos.Régimes.Electrothérapie.Rayons U.V.Hydrothérapie.Traitements spéciaux des toxicomanies (alcool, morphine, cocaïne).Malariathérapie et toutes pyrétothéra- pies.Prospectus sur demande.\u2014 Personnel médical: Dr Edgar Langlois, médecin-directeur; Dr Jean Saucier; Dr Roma Amyot; Dr Charles A.Langlois (électro-radiologie).4455 Boulevard Gouin ouest, Téléphone, BYwater 1240 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 III TRASENTINE \u201cCIBA\u201d (Chlorhydrate hydrosoluble de l'ester diéthylaminoëthylique de l'acide diphénylacétique).ANTISPASMODIQUE agissant aussi bien sur la fibre nerveuse comme l'atropine, que la musculature lisse, comme la papavérine.Tolérance parfaite.Utilisable par voie orale et parentérale.te ve SUPPRIME LES SPASMES DE L'APPAREIL GASTROINTESTINAL, DU SYSTEME UROGENITAL ET DES AUTRES ORGANES A MUSCULATURE LISSE.POSOLOGIE: Par voie orale: Avaler, sans les croquer, 1 à © dragées 2 à 3 fois par jour avec un liquide quelconque.Par voie parentérale: 1 à 9 ampoules par jour.PRÉSENTATION: Dragées en flacons de 90 et 100, et ampoules en boîtes de 5 et 90 à 0.075 grm.(1 dragée=1 ampoule) COMPAGNIE CIBA LIMITEE - MONTREAL L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 \u201c¥ LE MAPHARSEN \u201cLE RAFFINEMENT DE LA THERAPEUTIQUE ARSENICALE.\u201d La Compagnie Parke, Davis présente a la profession médicale une nouvelle préparation arsenicale antisyphilitique: le Mapharsen.C'est le résultat d'actives recherches menées en collaboration dans les laboratoires de deux grandes Universités et le département des recherches de Parke, Davis et Cie.Différentes épreuves de laboratoire ainsi que de multiples observations cliniques ont prouvé que le Ma- pharsen, (oxyde de méta, amino, para, hydroxy, phény- larsine), est un spirochéticide de première valeur.Il n'a jamais provoqué de ces réactions graves observées à la suite d'injections des autres arsenicaux employés actuellement.Les laboratoires de recherches de Parke, Davis et Cie ont soumis le Mapharsen à des épreuves sévères tant au point de vue chimique, pharmacologique que bio logique.Le Mapharsen constitue un agent thérapeutique de tout premier ordre comparativement à d'autres produits du même genre dans le traitement de la try- ponimiase et de la syphilis.Le Mapharsen est approuvé par le Comité de Pharmacie et de Chimie de l'American Medical Association.MONTREAL PARKE, DAVIS & COMPANY L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal.juin 1937 Le Spherix \u201cSIEMENS\u201d Appareil pour Rayons X entièrement nouveau.Complètement à l'abri de la haute tension et des rayonnements.Livrable en trois modèles: 1.Transportable.2.Sur colonne mobile.3.Sur colonne mobile simplifiée et démontable.Pour graphies et scopies.L'idéal pour le cabinet du médecin, les radiographies au domicile du patient et le redressement des fractures.SIEMENS-REINIGER (Canada) LIMITED Dominion Square Building MONTREAL VI L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 REEDUCATEUR TYPE DE L'INTESTIN S A N S Laboratoires LOBICA PARIS ACCO UTU MAN CE I.EDDE, Ltée, Agents Elixir complexe + Pancrinol Tonique neuro-organique associant l'opothérapie et la chimiothérapie ASTHENIES ANOREXIE DEFICIENCES ORGANIQUES .- Agent Général J.EDDÉ Ltée MONTRÉAL \u2014 - 4 0 ; L'Union Médicale du Canada Fondée en 1872 + Prix de l'abonnement pour 1937 Canada et Etats-Unis .\u2026.esersssrrenese sn ere nen nana neue $3.00 Etranger (pays faisant partie de I'Union Postale) .4.00 EtUdIaNts «eee serrer anses are nee ree sean nes sacre 1.50 Prix dU NUMÉFO covet 0.50 Autorisé par le Ministère des Postes, Ottawa, comme matière de seconde classe.Conditions de Publication L'Union Médicale du Canada paraît tous les mois par fascicules de 164 pages.Chaque numéro contient des mémoires originaux, des faits cliniques, une revue générale, un mouvement médical, des notes de pharmacologie, des analyses et des nouvelles médicales.Le Comité de Rédaction accepte les travaux de tout médecin, a condition qu\u2019ils n'aient pas déjà paru dans un autre journal.Les Mémoires Originaux ne doivent pas excéder 15 pages; les Faits Cliniques auront un maximum de 5 pages et les Revues Générales comprendront au plus 10 pages.Tout ce qui concerne la rédaction et l'administration doit être adressé franco aux bureaux de l'Union Médicale du Canada, 418 est, rue Sherbrooke.Téléphone: MArquette 7334. VIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 AMbherst 8900-3733 MONTY, GAGNON & MONTY Ambulances de luxe, chauffées Transport des malades à la ville et à la campagne.i Service prompt et sûr.Pompes funèbres Salons mortuaires | :.\u2026.1926, rue Plessis Salons mortuaires: 4156, rue Adam.Ambulanciers de l'Hôpital Notre-Dame GARDES-MALADES \u2014 STENO BILINGUE CARDE-MALADE DIPLOMEE Garde-malade diplômée; 2 ans d\u2019expérience chez médecin pratiquant; compétente pour travail de bureau, de laboratoire; anglais, français; peut remplir ordonnances médicales.Références: Mlle Jeanne Mercier, 3704, rue Saint-Denis, LAncaster 2966.HOPITAL PRIVE SAINTE-AGATHE-DES-MONTS L\u2019Hôpital du Christ-Roi reçoit des convalescents et des tuberculeux au premier degré.\u2014 Conditions faciles.HOSPITALISATION Médecin au choix du patient et à ses frais, ainsi que les médicaments.CONDITIONS D\u2019ADMISSION Salles: $1.50 par jour.\u2014 Chambres privées: $2.00 et plus par jour.Pension payable une semaine à l\u2019avance.Heures de visite: Tous les jours de 2 à 4 h.et tous les soirs de 7 h.30 à 8 h.30.REGISTRE VILLE-MARIE DE L\u2019A.C.I.C.Les infirmières diplômées des hôpitaux de langue française faisant partie du Registre Ville-Marie de l\u2019A.C.|.C.offrent leurs services professionnels.Pour tarif et renseignements, appeler ATlantic 2862; 59 chemin Bellingham, Montréal, P.Q. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 IX NEUROTROPHOL BYLA Tonique Nervin à base d'acide nucléinique, d'hormones orchitiques et de alycéro-phospharsinate disodique SURMENAGE \u2014 EPUISEMENT \u2014 NEURASTHENIE Le NEUROTROPHOL se révèle un merveilleux agent d'équilibration du système génital Neuro-Endocrinien.SPLENARMONE BYLA Reconstituant général, à base d'hormones hépatique et splénique, d'extrait de muqueuse gastrique et d'extrait surrénal.ANEMIES \u2014 CONVALESCENCE (AMPOULES et SIROP) LES ÉTABLISSEMENTS BYLA, - - PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTRÉAL GÉLOGASTRINE = LICARDY * ' 2 Th MGR GE, 1cuillerée à bouche avant choque repos OU Gu moment des crises 2 tablettes ovont chaque repos LABORATOIRES LICARDY.38.B\"9 Bourdon NEUILLY-PARIS Agents pour le Canada: VINANT Limitée - 533, Rue Bonsecours, MONTREAL X L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 (ROUE ITU PERSO IT L'APPAREIL \u201cMcINTOSH\u201d à ONDES COURTES OCCUPE ENCORE LA PREMIERE PLACE POUVOIR CONSIDERABLE POUR L\u2019ECHAUFFEMENT DES TISSUS.PUISSANCE DE 750 WATTS SANS SURCHARGE COURANTS CHIRURGICAUX SOUS CONTROLE SÉCURITÉ \u2014ÉCONOMIE\u2014 SIMPLICITÉ GARANTIE DE 1000 HEURES SUR LES TUBES Support à électrodes \u2018\u201cMcIntosh\u201d à ondes courtes On peut employer, avec ce support à électrodes, soit les coussins ou les électrodes à disques.Les électrodes utilisables avec ce support peuvent être employées en contact ou à distance.Réduit l'effet de la sensibilité à la peau.ÉCONOMISE VOTRE TEMPS \u2014 ÉLIMINE LA TRANSPIRATION ÉVITE LES-BRÛLURES \u2014 ASSURE UNE PLUS GRANDE TOLERANCE PERMET PLUS DE CHALEUR LONGUEUR D'ONDES 6 OU 18 MÈTRES.Cloutier © (Cloutier (Pie, Ltée PHYSIOTHERAPIE ET RAYONS X \u2014 INSTRUMENTS DE CHIRURGIE MOBILIER D\u2019HOPITAL \u2014 STERILISATEURS 4338, rue Saint-Denis BElair 1616 MONTREAL, Qué.EEE EGER EE EEL C11 sms a L'EST BINED BIH IIHT HIER HET L'Union Médicale du Canada Fondée en 1872 Bureau de Direction MM.Benoit, Boucher, Bourgeois, Bousquet, Bruneau, Comtois, | De Cotret, | Desloges, Dubé, Gérin-Lajoie, Leduc, LeSage, Marin, Marion, Masson, Mercier, Mousseau, Parizeau, Roy, Saint-Jacques, Vidal.Président: E.St-Jacques; Vice-Président: J.-A.Mousseau; Secrétaire- Trésorier: J.-A.Vidal.Membre d\u2019honneur: Prof.Pierre Masson.Bureau de Collaboration Amyot, R.; Archambault, P.-R.; Baril, H.; Barry, G.; Bellerose, A.; Bertrand, A.; Bertrand, A.; Bourgeois, P.; Brault, J.; Desforges, A.; Desjardins, Ed.; Doré, R.; Dubé, Ed.; Fauteux, M.; Favreau, C.; Fontaine, R.; Fortier, L.; Gagnier, L.-A.; Gariépy, L.-H.; Gatien, R.; Gélinas, H.; Jutras, A.; Lafresniere, G.; Lapierre, G.; Lefebvre, R.: Legrand, E.; LeSage, J.; Letondal, P.; Magnan, A.; Manseau, A.; Mathieu, E.; Morin, P.; Paquette, J.-P.; Poirier, P.; Riopel, J.-L.; Saucier, J.; Simard, L.-C.; Smith, Pierre.BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef Albert LeSAGE Secrétaire de la rédaction Léon GERIN-LAJOIE Secrétaire-Trésorier J.-A.VIDAL Membres: Roma AMYOT, Edouard DESJARDINS, Jean SAUCIER.\u2014\u2014\u2014 ONT COLLABORE AU VOLUME DE 1936: Agricola, Dr., Amyot (R.), Ar- chambault (P.-R.), Autotte (E.), Barbeau (A.), Baril (G.), Baril (H.), Barry (G.), Bellerose (A.), Bergeron (L.), Bernier (A.), Bertrand (A.), Bertrand (Albert), Binet (E.), Blagdon (L.), Bohé- mier (C.), Boucher (R.), Boulais (F.-L.), Bourgeois (B.-G.), Bourgeois (P.), Brault (J.), Cantero (A.), Cantin (Marie-E.), Com- tois (A.), Cone (W.), Coutu (L.), Décarie (R.), DeGuise (A.), Delorme (L.-N.), DeMon- tigny (G.), Deshaies (G.), Desjardins (Ed.), Desloges (A.), Desrosiers (Saint-Jean), Dionne (L.-R.), Doré (R.), Dubé (J.-E.), Dufresne (O.), Duhamel (G.-H.), Dussault (G.), Ethier (A.), Fau- teux (M.), Favreau (J.-C.), Fer- ron (M.), Fortier (J.), Fortier (L.), Fortier (L.-E.), Fournier (N.), Frappier (A.), Gagnier (L.), Gariépy (L.-H.), Gariépy (U.), Gélinas (H.), Gélinas (L.), Gendreau (J.-E.), Gérin-Lajoie (L.), Gratton (A.), Grignon C.- E.), Guilbau't (A.), Hébert (G.), Hoen (T.-I.), Jarry (J.-A.), Joan- nette (A.), Jutras (A.), Laberge (J.-E.), Lafresniere (G.), Lapier- re (G.), Laquerriere (A.), Lari- cheliere (R.), Laroche (A.), Lau- zer (R.), Lebel (A.-B.), Lefebvre (R.), Lefrançois (C.), Léger (A.), LeSage (A.), LeSage (J.), Letondal (P.) Léveillé (J.-A.), Magnan (A.), Major (W.), Manseau (J.-A.), Manseau (O.), Marin (A.), Marion (D.), Martel (J.-A.), Martin (P.), Mercier (O.), Millet (J.-A.), Morin (P.), Mousseau (J.-A.), Nègre (L.), Panet (E.de B.), Panet-Raymond (J.), Panneton (P.), Paquette (J.-P.), Paré (L.), Patoine (L.), Pilon (A.), Poirier (P.), Pouliot (G.-E.), Prévost (J.), Provencher (G.), Ricard (J.-P.-M.), Riopelle (J.-L.), Robillard (E.), Roch (S.), Rolland (R.), Roux (R.), Roy (G.), Roy (J.-N.), Samson (J.-E.), Saucier (J.), St-Germain (J.-P.), St-Jacques (E.), Simard (L.-C.), Smith (P.), Tessier (L.-J.), Tétreault (H.-1.), Té- treault (Julien), Tremblay (J.), Vidal (J.-A.), Valiquette (Hugo).pr SUITE DU SOMMAIRE SOCIÉTÉS Réunion scientifique de l\u2019hôpital Notre-Dame .Rapport de la première séance de la Société Médicale de Montréal.690 La Société de Chirurgie de Montreal NOUVELLES Beau geste de la Maison Casgrain et Charbonneau, Jules LABARRE XVIe Réunion Neurologique Internationale annuelle ANALYSES PHTISIOLOGIE mentaires dans la première année de la vie (p.665).Neuf ans de traitement Les crachats valides de bacilles tubercu- préventif de la syphilis par le bismuth leux (p.658).Examen radiologique à Lodz (p.667).Le pouvoir filtrant du des poumons en position couchée (p.nez humain (p.667).La technique de 658).l\u2019enfouissement de l\u2019ulcère perforé du duodénum (p.667).Facteurs d\u2019impor- NUTRITION tance dans le pronostic du cancer de l\u2019estomac (p.667).Mortalité et diabète Signes et symptômes du diabète sucré (p.chirurgical (p.668).659).UROLOGIE NEURO-PSYCHIATRIE Diagnostic et traitement des traumatismes Traitement rationnel du delirium tremens du rein (p.669).(p.660).Le traitement médical du syndrome de Menière (p.661).Sur le diag- PÉDIATRIE nostic et le traitement des traumatismes cérébraux (p.662).L\u2019hypertrophie cardiaque essentielle du nourrisson (p.670).RADIOLOGIE HYGIÈNE L\u2019anémie des femmes dans la classe pau- .vre (p.664).Chimioprophylaxie de la Tumeurs malignes non obstruantes du pe- poliomyélite (p.664).Les besoins ali- tit intestin (p.671). = ST Ce \u2014\u2014 a L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 XI PAUL CARDINAUX Docteur es-Sciences \u201cPRECISION FRANÇAISE\u201d annonce à sa clientèle que par suite des accords intervenus entre la COMPAGNIE GENERALE DE RADIOLOGIE, Paris et N.V.PHILIPS GLOEILAMPENFABRIKEN, Eindhoven, (Hollande), la représentation et le service de la Cie Générale de Radiologie seront dans un proche avenir assurés par CANADIAN METALIX COMPANY LTD., 531, rue Sherbrooke est, Montréal.Téléphone: PLateau 1555.Compagnie Générale de Radiologie, PARIS Protection Anti-X écurité électri mencégrate RAYQOQNS X Secure slecerique DIATHERMIE ELECTROLOGIE TUBES \u201cSHOCKPROOF\u201d PHILIPS Monsieur Roland Bureau, I.C., ingénieur-radiologiste trés connu de la clientèle, passera au service de la Canadian Metalix Company, Ltd.et continuera à assurer, comme autrefois, le service commercial et technique.Notre clientèle est priée de lui réserver, ainsi qu'à cette nouvelle organisation, l'accueil le plus favorable.CATALOGUES, DEVIS, RENSEIGNEMENTS SUR DEMANDE # - XI] L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal.mai 1937 NEMBUTAL PRODUIT L'EFFET DÉSIRÉ AVEC LA MOITIÉ DE LA DOSE REQUISE DE CERTAINS AUTRES BARBITURATES.Le Nembutal est cliniquement le barbiturate offrant la sécurité maxima par sa dose thérapeutique minime et la courte durée de son effet hypnotique.Ceci est d'un grand avantage non seulement en chirurgie où il faut un effet rapide, de petites doses et une action hypnotique brève, mais aussi en médecine générale pour les cas d'insomnie, d'épilepsie, les convulsions causées par la strychnine ou d'autres poisons, l'éclampsie, le delirium tremens, l'hystérie et les nausées.Le Nembutal complète l'action de la morphine dans le contrôle de la douleur du cancer et amplifie l'action des narcotiques, réduisant la dose minima d'efficacité de ces derniers dans toutes leurs indications.L'élimination du Nembutal par l'organisme se fait dans un temps minimum, sans entraîner les inconvénients qui résultent en général de l'emploi des barbiturates.Littérature et échantillon médical sur demande.LABORATOIRES ABBOTT 388 ouest, rue St-Paul - - MONTREAL Tome LXVI No 6 Juin 1937 NECROLOGIE JOSEPH-M.RAPHAËL TRUDEAU Ceux-là seuls sont les morts.qui na sont pas aimés! TRESSERRE.Une autre figure médicale bien connue vient de disparaître en la personne de mon regretté maître et ami Raphaël Trudeau.Au soir du samedi, 1er mai, vers les 10 heures, il s\u2019est éteint comme il l\u2019avait voulu et comme il l\u2019avait prévu, en l\u2019espace de quelques minutes.Tl venait à peine de rentrer chez lui d\u2019une visite qu\u2019il avait faite à son frère, le Docteur Hector, alors qu\u2019ensemble ils avaient projeté, pour le lendemain, un voyage à St-Louis de Gonzague, à la maison paternelle, où il aimait tant se rendre en fin de semaine.C\u2019est là qu\u2019il naquit le 14 juin 1868; élevé sur la terre, il avait conservé à celle-ci un attachement profond ; il visitait fréquemment son frère et sa sœur qui ont hérité du domaine familial avec sa maison, sa ferme, ses vergers et tout ce qui constitue la propriété de nos cultivateurs à l\u2019aise.Il était là chez lui, se reposant du brouhaha de la ville et des soucis de la clientèle.Après de fortes humanités au Collège de Montréal, il entreprit sa médecine à l\u2019Université Laval de Montréal.Peu fortuné, il obtient de séjourner à l\u2019ancien hôpital Notre-Dame tout en faisant office d\u2019interne dès sa première année d\u2019étudiant.Pour subvenir à ses besoins, il faisait la lecture, à l\u2019heure des repas, aux Messieurs de Saint-Sulpice.Un caractère forgé dans des conditions difficiles reste toujours d\u2019une trempe très solide.Celui de Trudeau ne s\u2019est jamais démenti et sa probité scientifique, son honnêteté professionnelle étaient devenues proverbiales.Après avoir été diplômé avec grande distinction, il séjourna encore quelque temps à l\u2019hôpital Notre-Dame puis s\u2019installa dans le faubourg Saint-Joseph, où il exerça sa profession comme praticien général.Il se plaisait souvent à nous raconter quelques anecdotes de 596 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 z\u2014_\u2014_\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014 cette vie dure, difficile, très peu rémunératrice dans un quartier relativement pauvre, où il sut acquérir l\u2019expérience d\u2019une pratique générale nécessaire avant l\u2019entrée dans un domaine spécialisé.En 1904 il traversa en Europe pour se perfectionner en gynécologie, cette branche de la médecine lui plaisant particulièrement.À JOSEPH-M.RAPHAEL TRUDEAU son retour, le Professeur Harwood, de regrettée mémoire, le prit comme assistant.Il occupa ce poste jusqu\u2019à la mort de son chef, alors qu\u2019il devint professeur adjoint au service de gynécologie de l\u2019Hopital Notre-Dame. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 597 Il était l\u2019aîné des professeurs agrégés de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal.En outre de faire partie des diverses sociétés savantes de la métropole et de la Province il était Fellow du Collège Roval des Chirurgiens du Canada.Jamais à ma connaissance ne se départit-il de ce titre de gynécologue qu\u2019il affectionnait énormément, refusant des offres alléchantes pour pratiquer des interventions dont nous le savions capable, mais qui n\u2019étaient pas dans son domaine.Cette conviction en sa spécialité, je pourrais dire cet entétement, est la garantie de ce que j\u2019énoncais plus haut dans son honnêteté scientifique et particuliérement diagnostique.Nous l\u2019avons suivi tous les jours depuis 1922, et nous n\u2019avons pas souvenir qu\u2019il ait décidé une intervention, soit mineure, soit majeure, sans avoir approfondi et discuté son diagnostic différentiel et sans avoir assis ce diagnostic sur des bases tellement solides qu\u2019il en devenait inébranlable.Il ne se contentait pas d\u2019un examen unique ; il revoyait la même malade plusieurs fois avant l\u2019intervention à pratiquer.Ainsi dans l\u2019appréciation d\u2019une variété tumorale difficile, considérable, pouvant donner le change pour un kyste de l\u2019ovaire, un fibrome, une lésion annexielle, jamais il n\u2019intervenait sans avoir au préalable étiquetté de facon définitive l\u2019affection en cause, et jamais je ne lui ai entendu dire, ce que parfois nous pensons ou nous disons inconsidérément : « c\u2019est peut-être un kyste, c\u2019est peut-être un fibrome, d\u2019une manière ou d\u2019une autre il faut intervenir.» Cette précision qu\u2019il apportait dans la recherche du diagnostic, il la continuait au moment de l\u2019intervention et dans les soins postopératoires.Trudeau était profondément conservateur.Chez les jeunes filles et les femmes jeunes, lorsque les lésions commandaient de grandes ablations, il mettait tout en œuvre pour laisser en place un fragment ou une parcelle d\u2019ovaire.Il avait le souci des répercussions de l\u2019intervention sur l\u2019état général et se refusait fréquemment à intervenir dans les cas douteux ou susceptibles de bénéficier d\u2019un délai, son seul but étant l\u2019utilisation des organes sur l\u2019économie toute entière jusqu\u2019à une période aussi rapprochée que possible de la ménopause.Mais c\u2019est dans les soins post-opératoires, que le cœur et l\u2019âÂme de Trudeau se sont révélés.Nous l\u2019avons vu revenir fréquemment à 598 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 \u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 lhôpital le soir, dans les cas graves, visiter les opérées du matin.Ce n\u2019était pas une visite hâtive ; il s\u2019asseyait au lit des malades, (et je parle ici des malades indigents, ceux qui sont pensionnaires de l\u2019Assistance Publique) prenait le pouls, lisait attentivement les notes des infirmières, feuilletait à nouveau les rapports des laboratoires, faisait lui-même les pansements, discutait les traitements avec ses assistants, les internes, et ne quittait jamais sa patiente sans l\u2019avoir encouragée d\u2019un bon mot ou d\u2019une parole réconfortante.Ainsi tous les jours, il voyait toutes les malades, et celles-ci n\u2019avaient pour lui que des éloges et des remerciements.Il aimait sa médecine, il aimait ses malades et les traitait toutes avec une science et un dévouement uniformes.En août 1935, il me mit au courant de sa décision de demander un congé de six mois au Conseil Médical.Hélas ce congé devait être définitif.Un collègue, qu\u2019il avait consulté, l\u2019obligeait à se reposer.C\u2019est avec une certaine émotion que je rappelle ici le souvenir de ce dernier avant-midi passé ensemble à faire le tour des salles ; cet entretien, presque confidentiel qu\u2019il me fit, de cette douleur précordiale constante, poignante, crispante, continue, me disait-il.« Peu importe, je partirai tout d\u2019un coup.je m\u2019y attends.je suis toujours prêt.» Et ce dernier retour à sa maison avec lui, le midi, une fois l\u2019ouvrage terminé.Depuis tout le temps, je le ramenais ainsi, dans mon auto; il se disait incapable et \u201ctrop vieux\u201d pour conduire sa propre voiture.Déjà depuis plusieurs mois, je pourrais dire depuis presque deux ans, les longues interventions en station debout, le fatiguaient et je travaillais seul avec l\u2019interne.Toutefois en costume réglementaire, stérilisé de pied en cap, il assistait, à l\u2019intervention, assis, regardant d\u2019un œil attentif, quelque peu mêlé de mélancolie les mouvements techniques que je m\u2019efforçais de reproduire aussi exactement que possible, pour qu\u2019il puisse se dire: « C\u2019est ainsi que je procéderais.» Au contraire, il insistait pour faire lui-même les interventions sur la voie basse alors qu\u2019il pouvait s\u2019asseoir et opérer.Mais la chaleur de la salle d\u2019opération l\u2019accablait, il était obligé de se faire éponger le front à maintes reprises.Son point au cœur le harcelait.Puis ce fut sa dernière opération, privée celle-là où il me dit: « Fonctionnez, je vous assisterai.» Cinq minutes à peine s\u2019était écoulé, la pièce était enlevée, je ligaturais les moignons.« Bien, finissez.Vous n\u2019oublierez pas l\u2019appendice,» me dit-il.Et il alla s\u2019asseoir près de la fenêtre, dans le coin de la salle d\u2019opération no 2, celle où il aimait à opérer.Son L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 599 _\u2014\"\u2014\u2014 regard portait sur la montagne, la main gauche reposait sur son cœur.Je l\u2019observai quelques instants: de profil, il paraissait triste, pensif, morose.Ce fut son dernier acte opératoire.Après l\u2019intervention il me confia son opérée, me présenta à la famille et m\u2019institua le médecin traitant.Quelques instants plus tard nous nous quittions et notre collaboration avait cessé.Je m\u2019efforçais de la croire temporaire ; hélas, j\u2019entrevoyais la possibilité qu\u2019elle fut définitive, et j'avais le cœur bouleversé par cette séparation.Je perdais celui qui m\u2019avait guidé dans ma pratique, qui m\u2019avait soutenu dans mes déboires, qui avait été un père et un frère, tout en même temps, bien que la différence d\u2019âge fut grande pour ce dernier titre que je lui attribue.Dans ce laps de temps depuis octobre 1935 et le ler mai 1987, nous le revimes souvent.Nous le rencontrions chez lui, chez des amis.Il s\u2019intéressait profondément à son hôpital et particulièrement au service de gynécologie.T1 s\u2019'informait du nom des religieuses, des internes, des gardes-malades du service; il s\u2019enquerrait des potins, des mouvements nouveaux, des faits et gestes des confrères en général.Toujours je lui parlais de son retour parmi nous, de la reprise de son service, de l\u2019espoir que tous formulaient pour qu\u2019il mette encore la main à la phte.et il souriait aimablement en acquiescant de la tête avec un: « Oui, oui.mais pas maintenant »\u2026 très peu convaincu.Cette inactivité l\u2019ennuyait beaucoup, mais il s\u2019apercevait vite qu\u2019il ne pouvait guère maintenir son pas à celui de la marche des événements.Il recevait chez lui quelques malades pour consultation; il nous les adressait, en général, lorsqu\u2019une intervention s\u2019imposait.L\u2019après-midi de sa mort, une dernière cliente vint le consulter ; puis il partit pour sa maison de campagne à Boucherville, où il donna des ordres et surveilla la mise en place d\u2019arbustes et de fleurs, en son jardin qu\u2019il aimait beaucoup.Le soir après souper il partait pour son dernier grand voyage pour un monde meilleur où les fleurs abondent et où sont récompensés ceux qui ont bien servi.Grand, nerveux, ferme, parlant peu, mais d\u2019une douceur exquise, profondément humain et connaissant bien le cœur de l\u2019homme, il a conservé jusqu\u2019à la fin ce stoïcisme et ce courage qui font des héros.Il ne craignait pas la mort.Il craignait déranger, donner des soucis, causer de l\u2019embarras, par une maladie prolongée.Jusqu\u2019à la fin 1l se tint debout. 600 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 Les remarques que l\u2019on fit de lui ont toutes été des éloges: « Il était bon.Je l\u2019aimais bien.Il n\u2019a jamais détourné des malades à des confrères.On pouvait compter sur lui.Il était profondément honnête.» Ce sont là des témoignages spontanés, sincères, que j\u2019ai recueillis et combien d\u2019autres encore, de la bouche de confrères à qui j\u2019annonçais la pénible nouvelle.La présence aux funérailles d\u2019une foule nombreuse recueillie, en tête de laquelle les membres du Conseil de la Faculté de Médecine, puis ses collègues de l\u2019hôpital Notre-Dame, la cavalcade de trente autos qui firent le trajet jusqu\u2019à St-Louis de Gonzague, l\u2019église remplie jusqu\u2019à la fin du service, et encore à sa dernière demeure, pour un Libera, sont le plus beau témoignage de sa haute personnalité et de l\u2019estime dans laquelle le tenait tous ceux qui le connaissaient.Nous avons perdu un collègue, un maître, un ami; notre consolation est grande de penser qu\u2019il fut aimé comme il l\u2019a été.Il n\u2019est pas mort, tant que sa mémoire persistera dans nos cœurs.Ceux-là seuls sont les morts qui ne sont pas ames.À sa fille, Madame DeGuise, et à son gendre ; à son frère Hector, notre collègue ; et à tous les membres de sa famille, nous offrons avec les profondes condoléances de tous les lecteurs de l\u2019Union Médicale l\u2019expression de notre très vive sympathie.Léon GÉRIN-LAJOIE, M.D., F.R.C.3.(C.).- MÉMOIRES L\u2019APPENDICITE CHRONIQUE AVE A FORME LATENTE $ < Lt A Syndrômes nerveux et artériels assboiéy\u2019 #4 We @ Par Jean LeSAGE Médecin de l'hôpital Saint-Luc, Chef de clinique en gastro-entérologie.À côté des appendicites aiguës à reprises plus ou moins atténuées ; ou espacées, il existe des appendicites à rechutes et des appendicites chroniques consécutives à une appendicite aiguë.« Le diagnostic en est évident, dit Oury, et le traitement chirurgical précoce s\u2019impose.» Plus intéressante , parce que plus complexe et délicate d\u2019interprétation, l\u2019appendicite chronique d\u2019emblée se présente comme un syn- drôme qui évolue «indépendamment de tout passé d\u2019appendicite aiguë ».T1 n\u2019est quelquefois rien de plus difficile que de trouver si nous avons affaire à une appendicite chronique à rechutes ou à une appendicite chronique d\u2019emblée.Dans le premier cas, nous aurions tendance à recommander une intervention, et dans le second, à préférer l\u2019épreuve plus au moins prolongée du traitement médical, avant d\u2019avoir recours à une intervention.Règle générale, si rien ne presse, nous avons tout avantage à faire bénéficier le malade d\u2019un traitement médical préalable.C\u2019est ce dernier problème qui s\u2019est imposé à notre attention chez le malade dont l\u2019observation suit.En l\u2019occurrence, il semble s\u2019être agi d\u2019une appendicite peut-être subaiguë, de vieille date, ignorée du malade jusqu\u2019au moment où un interrogatoire serré lui a rappelé un épisode passé, appendicite subaiguë s\u2019étant à la longue organisée pour créer une lésion chronique et sans doute des lésions de voisinage.Aussi, ne sera-t-il pas question, dans cet exposé, de l\u2019appendicite chronique d\u2019emblée. HD ja) «o L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 Nous verrons comment, intriguée parmi les syndrômes nerveux et artériels accusés par le malade, cette même lésion chronique perturbait le fonctionnement normal du transit digestif et déséquilibrait le système neuro-végétatif.Nous espérons pouvoir relater plus tard, en collaboration, quelques douzaines d\u2019observations à peu près superposables, que nous tenons sur cette importante question non encore mise au point de la pathologie digestive.Observation Monsieur E.P., se présente à notre cabinet le ler octobre 1936 pour des crises d\u2019asthénie, vieilles en réalité de dix ans, crises, accompagnées de somnolence, d\u2019amnésie, crises, se traduisant par de l\u2019aérophagie, des éructations gazeuses, du ballonnement, ces derniers, soulagés par une purgation.Ces accès, plus prononcés après les repas, et variant selon le degré de stase, deviennent de plus en plus fréquents.Nous avons de la difficulté à faire définir au malade le nombre et la fréquence exacte de ces épisodes.Il raconte, en outre, des accès caractérisés par un vertige, des transpirations et une chute par terre avec morsure de la langue, sans incontinence urinaire, sans aura.À cet effet, on lui a administré avec succès du gardénal, voire des « alophen ».Dans ces antécédents personnels, aucune maladie notable.Il s\u2019agit d\u2019un homme, fort mangeur, grand travailleur, quelque peu surmené, grand fumeur de cigares.Sa mère était une femme débile.Une sœur à lui est en excellente santé; un de ses fils souffre aussi de débilité générale.Après de multiples hésitations, il se rappelle avoir présenté vers l\u2019âge de 15 ans, une série d\u2019indigestions aiguës avec coliques.Traités par la glace, et c\u2019est tout.L'examen clinique offre les traits suivants: Homme de cinquante- huit ans.Pâleur, traits tombés, l\u2019air déprimé.Bradypsychie, parole lente.Dents artificielles.Poumons et cœur: rien à noter, si ce n\u2019est un pouls à 65 et une pression artérielle au Hg de 130/70.L\u2019abdomen est ballonné dans sa généralité avec une prédominance dans la région pré-hépatique, où la matité est masquée.Impression d\u2019une ligne blanche cutanée de Sergent.Petite hernie ombilicale. T\u2019UNiOoN MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 603 Aucun point douloureux précis.Ces constatations nous amènent à soulever l\u2019hypothèse d\u2019une stase intestinale par anomalie côlique (dolicho) en première ligne et en deuxième lieu à incriminer une insuffisance pluriglandulaire vraisemblablement par intoxication intestinale, à prédominance surréna- henne.Notre malade est soumis à l\u2019adrénaline au millième (15 gouttes matin et soir) per os et à des mucilages combinés à du lait de magnésie, etc.Je conserve en réserve le gluconate de calcium.Revu le 5 octobre il se plaint d\u2019une persistance de la constipation aveu aérocolie.Je lui fais prendre de l\u2019extrait fluide de cascara et lui suggère un lavement baryté, qui est différé.Le 8 octobre notre malade revient avec un état général peu amélioré.Il se plaint d\u2019une faiblesse générale, de tremblements.Mais l\u2019intestin est régularisé: Il reçoit quelaues injections de pitressin dont il dit grand bien 7 jours plus tard.Un examen neurologique du docteur Jean Panet-Raymond ne démontre rien de particulier, sauf une myasthénie assez avancée aux membres inférieurs.Tous les réflexes, en effet, sont normaux, quoique lents à la détente.Le 4 novembre, prise de sang.Le B.W.reviendra négatif.Un hémogramme (Docteur À.Frappier) montre une formule normale.Ajoutons, que depuis le début, notre malade \u2014 fait important \u2014 se plaint d\u2019un douleur à l\u2019aîne gauche irradiant dans toute la jambe, aussi bien antérieure que postérieure.Quelques séances de diathermie à ondes courtes atténuent grandement cette douleur.Le 20 novembre, il aura reçu une douzaine d\u2019ampoules de gluco- nate de calcium.L\u2019appétit est très amélioré mais, \u2014 fait nouveau \u2014 il présente maintenant des nausées à table, dès les premières bouchées.Je lui prescris de l\u2019hépathémo et des extraits biliaires.Te 2 décembre, il se dit amélioré.Toniques.Le 9 décembre, meilleur état général, mais douleur à la jambe droite au lieu de la jambe gauche et sensation d\u2019engourdissements variables d\u2019apparition.Examen à l\u2019oscillomètre Boulitte : jambe droite jambe gauche maxima 160 140 minima 110 100 604 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 Ceci au-dessus du genou et aux chevilles.Pression artérielle au bras 110/60, done, pression abaissée.À la suite de quelques injections d\u2019acécoline, il se dit très amélioré de sa jambe, en date du 20 décembre.Dans ses urines, par deux fois, présence de glycose disparu à une troisième séance.Il accepte pour le 23 décembre 1936 un examen de tube digestif qui se trouve pratiqué par M.Albert Jutras.En voici le procès verbal : Intestin par voie basse.Le lavement opaque pénètre aisément dans les différents segments côliques jusqu\u2019à la valvule iléo-cæcale.Sigmoide allongé faisant une petite boucle montant au niveau des crêtes iliaques.Pas de défaut à signaler sur le reste du côlon si ce n\u2019est la région cæcale qui est coudée vers la ligne médiane avec bas-fond cæcal cônique et appendice rectiligne, vertical, fixé par sa pointe.Le relief muqueux sur le cliché d\u2019évacuation ne présente pas de lésion caractéristique.Vésicule: Nil.Estomac.L\u2019examen de l\u2019æsophage, de l\u2019estomac et du duodénum n\u2019a rien révélé d\u2019anormal de même que la cholécystographie.Conclusion : grande probabilité de pérityphlite avec appendice rétro-cæcal fixé.x Le 22 décembre 1936, notre malade est opéré par le docteur Lefrançois.Anesthésie à l\u2019éther.Voici le procès verbal de cette opération dictée par le docteur Lefrançois: Sujet très gras.Bas-fond du cæcum adhérent à la paroi externe par une bride qu\u2019on sectionne.Appendice rétro-cæcal adhérent (crise antérieure à peu près certaine que le patient cependant avoue à grand\u2019peine).Libération très laborieuse.Section sans enfouissement.Par l\u2019ouverture, on passe le doigt autour de l\u2019orifice de la hernie ombilicale.L\u2019épiploon y est trouvé adhérent.L\u2019épiploon est d\u2019ailleurs adhérent sur la ligne médiane antérieure jusqu\u2019à la vessie.Libération de l\u2019épiploon.Suture. \u201d a, L\u2019UNION M « D ICALE DU CANADA \u2014 a Montréal, juin 19 605 TN = NE = 0 se .= = .= >.a HS se x a wo 2 3%: + = 55 Er Iie.: - 1 \u2014 Radiographie de la rég'on iléo-cæcale 24 heures apres repas .barvt e .~ app:ndice rectiligne, à direction oblique en haut ct en dehors et « * a fixé « e > deux extrémités (Dr A.Jutras). 606 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 Fig.2 \u2014 Radiographie de la région iléo-cæcale peu après évacuation du lavement opaque: l\u2019appendice se présente avec les mêmes caractères que précédemment; en outre, on voit très bien l\u2019angulation du cæco-ascendant, l\u2019encoche du bord externe et le bas-fond cæcal en pointe.(M.A.Jutras). L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 607 Fermeture sans drainage.Nous arrêtons ici l\u2019exposé du procès-verbal qui a trait à la correction de la hernie.Examen anatomo-pathologique (M.T.Farmer) Appendicite chronique et hernie ombilicale Appendice morceau de tissu On à reçu un appendice rose grisûâtre qui mesure 6 cms.de longuèur et 0.7 cm.de diamètre.On trouve du liquide rouge épais dans la lumière.On a reçu aussi un morceau de tissu qui mesure 8 x 5 x 2.5 cms.Sur un côté, on trouve de la peau, sur l'autre côté, on trouve du tissu graisseux, jaunâtre, mou.Pas de coupes.Examen histologique Dans ces coupes, on voit dans la sous-muqueuse de l\u2019appendice une prolifération de tissu de granulation qui intéresse aussi la muqueuse.Dans la sous-muqueuse, se trouvent aussi des gros foyers de surcharge graisseuse.Diagnastic pathologique: Appendicite productive.Le docteur Farmer n\u2019a pas jugé à propos de pratiquer des colorations spéciales afin de mettre en évidence les légions neurogènes de l\u2019appendice, qu\u2019il croit d\u2019ailleurs absentes de cet appendice.Revu le 8 janvier 1937 très amélioré de son état intestinal mais se plaignant d\u2019un état asthénique persistant.Nous reprenons la pression artérielle des membres au Boulitte : au bras droit et gauche la maxima est de 130 et la mn.de 100.jambe droite jambe gauche mx160 (bas) mx 160 (bas) 130 130 100 100 La pression des jambes n\u2019est donc pas sensiblement modifiée par l\u2019opération.Le 31 janvier 1937, notre malade revient, se plaignant d\u2019asthénie et de somnolence après les repas, d\u2019engourdissements, de paresthésie des jambes.Grande amélioration de l\u2019état général.Nous le soumettons à une cure hépatique combinée à une série d\u2019acécoline et le 21 avril 1937, nous le revoyons très amélioré, quoique encore asthénique s\u2019il retombe dans le vieux péché du tabagisme.Commentaires On voit par la lecture de cette observation qu\u2019il a fallu plusieurs séances avant d\u2019en arriver à incriminer au moins partiellement la 608 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 lésion appendiculaire.À la première consultation, notre malade se plaint surtout de crises d\u2019asthénie vieilles de dix ans.avec dyspepsie secondaire: aérophagie, éructations gazeuses, et ballonnements post-prandiaux.Déjà, on devine que la constipation, la stase intestinale jouent dans ce déséquilibre un rôle de premier plan: ces crises sont soulagées par une purgation forte, voire même légère ; elles reprennent avec plus d\u2019intensité dès que le malade néglige de la corriger.- Ces crises s\u2019accompagnent de vertiges, de transpirations abondantes, de chutes par terre avec morsure de la langue, mais sans incontinence des urines.Il n\u2019existe pas d\u2019aura.Les malonylurées obtiennent leur effet.S'agit-il, dans ces moments, de crises épileptiques larvées ou de crises épileptiformes dues a une épine côlitique ou appendiculaire?On ne peut encore le définir, mais il afflue à la mémoire d\u2019innombrables observations racontant des faits semblables, où l\u2019appendice, la côlite, une fois corrigées, tous ces malaises et tous ces épisodes s\u2019étaient entièrement amendés.On s\u2019arrête, à ce stade, au diagnostic de stase intestinale droite, et on ne sait encore s\u2019il faut attribuer ce syndrome épileptiforme, cet état quasi permanent d\u2019asthénie à cette même stase et à l\u2019intoxication générale qui s\u2019ensuit, ou s\u2019il ne faut pas plutôt dissocier ces deux syndrômes l\u2019un de l\u2019autre.À la suite de divers traitements, notre sujet passe par des alternances d\u2019amélioration et de rechutes.Puis, un jour, il croit se rappeler qu\u2019en effet, vers l\u2019âge de quinze ans il avait présenté un syndrome douloureux abdominal qui s\u2019était arrangé avec le repos, la diète et le sac de glace, ceci après une fête, un repas trop copieux.Ces alternances révélaient quand même chez ce malade cet état cyclothymique, si particulier aux sujets atteints d\u2019une affection côli- tique.Il nous faut attendre plusieurs mois avant d\u2019obtenir de notre malade qu\u2019il se ssumette à un examen radiologique.À la fin décembre, il accepte, et nous suggérons un lavement baryté, d\u2019après nous, très supérieur à l\u2019étude du transit intestinal pour déceler non seulement la morphologie des côlons, mais surtout pour mettre en évidence celle, plus sournoise, des lésions de l\u2019appendice et de ses alliances de voisinage.Les résultats en font foi, et l\u2019examen pratiqué par M.Albert Jutras démontre qu\u2019il s\u2019agit avec grande probabilité d\u2019une périthy- phlite avec appendice rétro-cæcale fixé.De là à l\u2019intervention, il n\u2019y avait qu\u2019un pas et peu après, notre malade est opéré par M.Charles Lefrançois.(1.Consulter à ce sujet Particle du Docteur R.Boucher. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 609 Et que trouve le chirurgien?Sans doute une hernie ombilicale avec un épiploon adhérent, qui est libéré sur le champ, mais surtout un bas-fond cæcal adhérent à la paroi externe par une bride qui est sectionnée et un appendice rétro-cæcal adhérent par des membranes jusqu\u2019à sa pointe au bord interne du cæcum.En tous points, les lésions anatomiques viennent se superposer aux signes radiologiques trouvés antérieurement.De même, l\u2019examen anatomo-pathologique (M.T.Farmer) souligne la présence dans l\u2019appendice de lésions dites productives et exsudatives chroniques, stigmates arrêtés de lésions subaiguës anciennes.Là, nous regrettons que des colorations spéciales n\u2019aient pu être pratiquées, visant à rechercher les lésions neurogènes de l\u2019appendice, telles que si admirablement mises en évidence par le Prof.P.Masson.Et le malade, revu par intervalles, ne nous fait pas regretter cette intervention : l\u2019état général est très amélioré, le transit intestinal est redevenu normal, il ne présente plus de syndromes épileptiformes.Toutefois, il reste avec un certain degré d\u2019asthénie et de somnolence après les repas.De plus, les troubles paresthésiques des jambes persistent, ou à peu près, et l\u2019examen des deux jambes et des bras à l\u2019oscillomètre Boulitte n\u2019a pas sensiblement varié dans ses résultats: les chiffres se montrent les mêmes aux différents points étudiés.Il n\u2019existe aucun doute à ce sujet sur l\u2019influence pernicieuse d\u2019un tabagisme (cigares) assez avancé, permettant d\u2019expliquer le syndrôme de déséquilibre artériel et jusqu\u2019à un certain point l\u2019état d\u2019asthénie.Et là encore, il nous faut abandonner l\u2019hypothèse de l\u2019épine viscérale appendiculaire seule pour expliquer tout l\u2019ensemble du déséquilibre neuro-végétatif présenté par ce malade.x x + En présentant cette observation, nous n'avons pas voulu soulever toute l'immense question de l\u2019appendicite chronique considérée isolément, mais plutôt démontrer jusqu\u2019à quel point la lésion appendicu- lavre est associée a des lésions de voisinage qui lui confèrent son tableau symptômatologique; en deuxième lieu, nous avons pensé faire ressortir avec l\u2019aide d\u2019un examen complet, l\u2019importance des lésions associées et distantes qui n\u2019ont rien à voir avec l\u2019appendice chronique. 610 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 Il serait peut-être intéressant d\u2019exposer dès maintenant quelques- unes des opinions américaines et anglaises, voire italiennes et canadiennes sur la question de l\u2019appendicite chronique et de les comparer aux opinions françaises actuelles.Nous pourrons ainsi mieux définir et limiter ce problème.1.Comment parvenir au diagnostic exact d\u2019appendicite chronique ?2.Comment la définir ?3.Quels en sont les résultats opératoires ?4.Que vaut l\u2019examen complet, en particulier l\u2019examen radiologique ?Voilà les questions auxquelles nous allons essayer de répondre brièvement, à la lumière de certains travaux étrangers et canadiens.F.B.Block présente 100 cas de sa statistique et attribue la faillite des résultats obtenus à un diagnostic quelquefois inexact.L\u2019examen complet de tout le tube digestif est pour lui de première nécessité.Cependant, si 81/100 de ces malades ont de 11 à 30 ans, 70% sont améliorés.H.C.Saltztein cherche à différencier deux types d\u2019appendicite chronique: 1° celui où apparaissent des crises répétées à la suite d\u2019une crise aiguë.2° le type présenté par le sujet se plaignant de douleurs plus ou moins sourdes mais persistantes de la fosse iliaque droite.Crohn y voit quatre groupes de malades : 1° celui des jeunes adultes offrant un pylorospasme.2° un deuxième, où la constipation est très accentuée et entretient un état de pyrosis avec haleine fétide, sans qu\u2019il y ait douleur.Ici, danger d\u2019appendicite gangréneuse.3° celui des malades à douleurs vagues de la fosse iliaque droite avec point vésiculaire net.4° le groupe des diarrhéiques avec nausées sans douleurs.Dans tous ces cas, Boas et Rehfuss suggèrent d\u2019intervenir pour fixer le diagnostic.En général, les auteurs américains auraient une tendance à se montrer non-interventionistes s\u2019il n\u2019y a pas eu de crise aiguë antérieure.Il faut toujours tenir compte de l\u2019état mental et nerveux du malade.En somme, le diagnostic de l\u2019A.C.en est un d\u2019élimination.On s\u2019assurera, qu\u2019il s\u2019agit ni d\u2019une salpingite ni d\u2019un caleul urétral ou L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 Gil biliaire, ni d\u2019un phénomène d\u2019anaphylaxie, encore moins de tuberculose ou de cancer cæcal.Les frontières entre l\u2019état pathologique et l\u2019état physiologique n\u2019étant pas encore bien définies, c\u2019est l\u2019examen pré-opératoire qui permettra de préjuger des résultats post-opératoires.D\u2019après Saltztein, les cas où l\u2019examen A.P.démontre une oblitération de la lumière appendiculaire sont ceux qui apportent les meilleurs résultats post-opératoires.Ailleurs, A.E.Hertzler se pose d\u2019abord la question de savoir ce qu\u2019il faut entendre par un appendice normal.Normal, il l\u2019est dans le jeune âge puis il évolue.D\u2019après lui, les appendicites aiguës amènent la formation sur place de cicatrices s\u2019il y a guérison clinique, tandis que l\u2019appendicite chronique demeure un processus évolutif.Il cite les travaux de Ribbert.Au début, ce dernier faisait de l\u2019oblitération de la lumière appendiculaire un processus d\u2019involution et ne trouvait de l\u2019inflammation que dans six cas sur 450 de sa statistique.Il révisa plus tard ses opinions et démontra que l\u2019oblitération de cette lumière était due à une intoxication bactérienne, produisant à son tour une irritation de la muqueuse, puis une inflammation chronique.Keith, auteur anglais, compulsant une statistique, trouvait que sur 1000 Européens, 500 conservaient à travers la vie un appendice intact et 500, vérifiés, n\u2019offraient à l\u2019âge adulte que les lésions atro- phiques de leur âge.Aschoff attribuait les changements anatomiques de l\u2019appendice à la résultante d\u2019une inflammation antérieure.Oberdorfer a prétendu que les adultes vieux ne présentent plus d\u2019appendices normaux.Beuttner, dépouillant les observations de 1400 cas d\u2019opération gynécologique ne relève que 216 appendices normaux et cependant 1l condemne l\u2019appendicectomie de routine parce que.en général.l\u2019histoire d\u2019appendicite n\u2019est pas antérieure à l\u2019histoire gynécologique.Il existe une différence sensible entre les résultats des examens microscopiques, ces derniers démontrant des phénomènes lésionnels dans 63% des cas.En conclusion, d\u2019après Hertzler, il nous faut régler la question dans le champ de la clinique et en second lieu faire l\u2019accord sur la terminologie de cette maladie.D\u2019après lui l\u2019appendicite chronique est le stade terminal d\u2019une maladie procédant par petites crises aigués. 612 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 D\u2019après Watkins (1932) l\u2019appendicite chronique précède l\u2019apparition des crises d\u2019appendicite aigu.Ce qui l\u2019inquiète, avec un grand nombre d\u2019auteurs, c\u2019est l\u2019accroissement de la mortalité.D\u2019après Mc Clure, cette mortalité doit se mettre sur le compte du retard apporté par les médecins et chirurgiens à intervenir.Un appendice doit s\u2019opérer durant le stade chronique et malheureusement le diagnostic est alors difficile à poser.Il admet l\u2019opinion d\u2019Aschoff : à savoir que ce sont des crises aiguës et répétées d\u2019appendicite qui créent l\u2019appendicite chronique.Il recommande l\u2019opération dans ces derniers cas, car l\u2019examen À.P.revient alors presque toujours avee le diagnostic d\u2019appendicite chronique.On n\u2019examinera jamais trop à fond les autres appareils avant d\u2019affirmer l\u2019A.C.En 1933, Critchlow se pose la question suivante: l\u2019appendice est-il l\u2019objet d\u2019une inflammation chronique engendrée par des crises d\u2019appendicite aiguë ou non?Et l\u2019appendicite chronique est-elle associé ou non à d\u2019autres affections intra-abdominales?Il admet que les deux hypothèses se relèvent dans la plupart des cas.Reprenant les différentes formes déjà citées par Crohn, il en ajoute trois autres: 1° la dyspepsie appendiculaire de Longuet.?° les cas à douleurs provoquées dans la fosse iliaque droite.3\" les cas avec intoxication générale.Il constate avec Mc Clure l\u2019extrême rareté de l\u2019appendicite chronique aux Indes et en Arabie, et rappelle une étude faite sur 40,000 paysans roumains où on n\u2019avait pas relevé un seul cas d\u2019appendicite chronique.Il compare ses statistiques à celles d\u2019Europe où la fréquence de l\u2019A C.devient grandissante.Au point de vue anatomo-pathologique, l\u2019injection prononcée des vaisseaux superficiels de l\u2019appendice, la présence en abondance des lymphocytes extravasés autour des vaisseaux, sont des signes d\u2019appendicite chronique.En 1934, Crisp English publie une étude sur ce problème, et affirme que, primitive ou secondaire, l\u2019A.C.demeure une lésion que nous devons considérer tout comme une cholécystite chronique ou une amvgdalite chronique.Il croit à l\u2019existence de crises aiguës antérieures.Soulignons, en passant, une étude bactériologique «de Collins sur l\u2019A.P.où, sur 209 cas, 34 présentaient des cultures positives.et 47% des cultures positives appartenaient à des A.C.Benedetto Schiassi, dans un article du «Il Policlinico » se demande si l\u2019A.C.n\u2019est pas un mythe.D\u2019après lui, même si l\u2019on a éliminé les lésions des autres appareils, on n\u2019en reste pas moins avec un syndrome cæcal comme premier stade, avant l\u2019apparition de toute L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 613 A.C.Selon Ruffini, ce sont les formes cliniques qui établissent les règles d\u2019une maladie, qui lui confèrent sa physiologie.Le cæcum, d\u2019après Schiassi, est le premier organe atteint et l\u2019appendice ne participe que secondairement à ses perturbations.Aussi, souvent on y trouve associé la côlite droite, quelquefois le cœcum mobile; en d\u2019autres temps, la typhlatonie avec ou sans ptose.Toutes ces lésions de la muqueuse ou de la fibre lisse amènent un retard d\u2019élimination du réservoir cæcal et leurs séquelles de fermentations, de putréfactions, une formation anormale d'acides organiques.Le traitement sera, avant tout médical et l\u2019échec de cette épreuve posera une indication opératoire.Mais encore faudrait-il: 1° Epargner la zône de défécation ou zône jejunale du cæco- ascendant, puis procéder à une plicature régionale.2° Corriger l\u2019atonie, la stase par de longs traitements diététiques et hygiéniques.3° Les phénomènes de dislocation.A la suite de Senn, Brun, Letulle, Jalaguier, le professeur P.Duval et Jean Gatellier et leur École sont d\u2019avis que les lésions de l\u2019appendicite chronique précèdent celles de l\u2019appendicite aiguë ; elles sont toujours consécutives à l\u2019appendicite aiguë.Macroscopiquement, l\u2019appendice peut ne présenter aucune lésion, mais «il peut être épaissi, vascularisé, flanqué d\u2019un gros ganglion et adhérent.Il peut être fléchi, coudé, incurvé en S, bridé par une adhérence, par son méso épaissi », il peut être tordu ou déformé de différentes façons.Dans nombre de cas, l\u2019épiploon lui adhère et l\u2019épiploïte chronique (Walther) s\u2019y retrouve constamment.« La muqueuse appendiculaire présente toujours des altérations, des infiltrations hémorragiques et la lumière appendiculaire » est plus ou moins oblitérée.Letulle a décrit trois types principaux de lésions histologiques dont la folliculite chronique forme la lésion basale : 1.L\u2019appendicite hypertrophique.2.L\u2019appendicite hyperplasique.3.L\u2019appendicite atrophique.La péritonite adhésive est fréquemment associée à l\u2019appendicite chronique.Les membranes, les brides, nous le savons, peuvent envelopper une grande partie du cæcum et du côlon ascendant.Pour ces auteurs, l\u2019intervention dans l\u2019appendicite chronique est très discutable et la décision ne sera prise qu\u2019après une surveillance et un traitement médical prolongés. 614 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 À Montréal, quelques travaux ont paru en langue française, exposant précisément les difficultés que présentent l\u2019appréciation des problèmes de l\u2019appendicite chronique.M.J.A.Mousseau, en mars 1932, publie dans cette Revue une observation complète d\u2019une malade ayant présenté un syndrome douloureux de la fosse iliaque droite avec troubles côlitiques, qu\u2019un examen radiologique était venu attribuer à une stase côlique et à une ptôse des angles plutôt qu\u2019à une lésion appendiculaire proprement dite, et cette constatation, maintes fois notée, rend l\u2019auteur sceptique sur la fréquence des appendicites chroniques chez ces malades venant nous raconter une histoire de douleurs abdominales droites basses.En octobre 1932, le professeur B.G.Bourgeois publie dans l\u2019U.Méd.du C.une étude critique fort intéressante à propos d\u2019une statistique personnelle de 230 malades opérés d\u2019appendicectomie pour appendicite chronique, dont 109 avaient répondu à l\u2019enquête.L\u2019auteur divise ces derniers en quatre groupes: Le groupe A, malades guéris cliniquement, soit 3914%.Le groupe B malades opérés, considérablement améliorés, mais présentant encore des ennuis intermittents, soit 13.7% Le groupe C, ou malades soulagés à des degrés divers, soit 24.8%.Enfin le groupe D, comprenant les malades non améliorés ou même aggravés soit 22%.En reprenant cette statistique, on relève que 83.7% des malades du groupe À, présentaient des lésions microscopiques ou histologiques de l\u2019appendice; dans le groupe B, 60% ; dans le groupe C, 74% et dans le groupe D, 62.5%, et l\u2019auteur conclut, à ce sujet, que «la proportion considérable de lésion indéniables démontre que l\u2019échec tient moins souvent à l\u2019erreur absolue du diagnostic qu\u2019à un diagnostic incomplet, et que la lésion de l\u2019appendice n\u2019est alors qu\u2019un épiphénomène de ce qui existe dans les organes voisins.» Il ne conseille en définitive l\u2019intervention que dans les cas où par des examens complets du tractus digestif et des appareils de voisinage, on sera parvenu par élimination à incriminer l\u2019appendicite chronique isolément.Il déplore le nombre croissant d\u2019interventions pratiquées en pure perte et au détriment de l\u2019avenir du malade.ES LS 5% Sur le plan radiologique, les auteurs anglais et américains sont = en général assez explicites et s\u2019accordent à peu près à réclamer les signes suivants, tels que résumés, dès 1980, par Mr.W.Walton: L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 615 A) Signes directs: 1° Opacification de l\u2019appendice douloureux au palper.2° Résidu appendiculaire 48 ou 72 heures après l\u2019évacuation de cæcum.3° Présence d\u2019un appendice en battant de cloche.4° Appendice tordu ou anguleux.5° Brides appendiculaires plus ou moins étendues.6° Présence de concrétions, et d\u2019un remplissage segmentaire.b) Signes imdirects: 1° Stase cæcale et iléale.2° Atonie et spasmes de cæcum.3° Stase cæcale, le reste du colon étant vidé.4\u2019 Spasmes pyloriques.Comme on le voit, ces derniers signes se superposent tout à fait à ceux décrits vers le même temps par MM.Jacquet et Gally à Paris.« Presse Médicale ».* * Nous ne sommes pas prêt à rejeter au second plan la valeur de l\u2019examen radiologique dans le but de mettre en évidence une lésion appendiculaire.C\u2019est au contraire cet examen, pratiqué par des mains expertes et comprenant l\u2019étude aussi bien des côlons que des appareils de voisinage qui nous permettra de savoir jusqu\u2019à quel point l\u2019apen- dicite est en jeu ou ne se présente qu\u2019à titre d\u2019épiphénomene.A cet effet, nous accordons notre préférence, après nombre de radiologistes, à l\u2019examen par lavement baryté.De toute façon, ce sera par une étude critique et comparative des signes cliniques recherchés chez le malade et des signes radiologiques trouvés ensuite, ce sera à la suite d\u2019une étude prolongée pendant deux ou trois mois des malades soumis à un traitement diététique et médicamenteux, mais renouvelé et adapté à l\u2019évolution, que nous parviendrons, à notre avis, à reconnaître soit l\u2019appendicite chronique comme cause principale des troubles et que nous pourrons envisager une intervention, soit au contraire, à éliminer, à la fin de cette épreuve cette lésion parce que notre malade se sera trouvé grandement amélioré des traitements auxquels il aura voulu se soumettre. 616 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 BIBLIOGRAPHIE WALTON, Henry J.and WEINSTEIN, Samuel.\u2014 The Retgen Diagnosis of Chronic Appendicitis, The American Journal of Rœntgenology and Ra- dium-Therapy, 24:631-633 (December) 1930.JACQUET, Paul and GALLY, Léon.\u2014 The Rœntgen Diagnosis of Chronic Appendicitis, Bull.et mem.Soc.med.de hop.de Par, 55:129 (February 2) 1931 et « Presse Médicale » (1931).FRIEDENWALD, Julius and MORRISON, Théodore H.\u2014 The Clinical Significance of so-called Chronic Appendicitis, Annals of Internal Medicine, 5:1-8 (July) 1931.McCLURE, Roy D.\u2014 Appendicitis Chronic, Annals of Surgery, 94:203-212, August 1931.BLOCK, Frank Benton.\u2014 Chronic Appendicitis.À Study of End Results, Medical Journal and Record, 134:448-450 (November) 1931.HERTZLER, Arthur E.\u2014 Present Concept of Chronic Appendicitis, The Journal of the Missouri State Medical Association, 28:571-574 (December) 1931.LEWIS, George V.\u2014 Chronic 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Chronic Appendicitis, Annals of Surgery, 103:870 (June) 1936.BOUCHER, Roméo.\u2014 Remarques sur quelques cas d\u2019appendicite chronique.(Un.Méd.du C.) février 1937. UN PROCÉDÉ DE CURE RADICALE DE HERNIE INGUINALE \u201c\u2018\u201d A propos de 98 cas personnels Par Pierre SMITH, Chirurgien à l'Hôpital Saint-Luc.Tout chirurgien dont la pratique hospitalière est quelque peu active opère chaque année un nombre impressionnant de hernies inguinales.L\u2019intervention, non mutilante, non choquante, paraît en général simple.Les suites opératoires immédiates sont également rassurantes et le plus souvent sans aucun incident ; mais les suites lointaines, c\u2019est une tout autre histoire.Et cette intervention qualifiée de cure radicale, ne mériterait que le nom plus modeste de cure opératoire, si on en juge par le grand nombre de hernies inguinales récidivées.L\u2019opéré lui-même, sait la récidive possible et fréquente.Aussi s\u2019enquiert-il de cette éventualité, auprès de chirurgien, qui l\u2019encourage de son mieux.La récidive réalisée, si l\u2019opéré n\u2019en est pas surpris outre mesure, il n\u2019en est pas moins ennuyé; de même que son chirurgien.Cependant, certains auteurs, depuis nombre d\u2019années, ont compris la difficulté réelle d\u2019opérer sans récidive les hernies inguinales: c\u2019est Lucas-Championnière qui disait il y a déjà longtemps: « Beaucoup de chirurgiens considèrent la cure radicale de la hernie comme une opération bénigne, facile, à la portée de tous.Dans ces conditions on pratique.sans danger, une opération sans valeur.C\u2019est une opération bien autrement difficile que l\u2019extraction de la cataracte ».Lucas-Championnière a donc dit et écrit ce que bien d\u2019autres chirurgiens ont pensé et pu constater par eux-mêmes, en considérant les suites opératoires lointaines de leurs herniotomisés.Et pour cause; à l'heure actuelle, avec les différents procédés classiques, avec les suggestions diverses et récentes, on compte encore suivant les cas et les procédés utilisés de 3 à 15 pour 100 de récidives.Plusieurs chirurgiens, ennuyés sans doute aussi, par leurs opérations récidivantes, préconisèrent tel procédé de préférence à tel autre; (15 Ce travai\u2019.prés-nté à la Société de Chirurgie de Mont-é 1 (=Sance du 27 nov mbr> 1°36), ét it a ors Tass sur 75 cas personnels.Depuis Tors, HOUS avons opdté 23 antres cas de hornies incune os.- hh TP pee pve TE 613 L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 les uns le Bassini; d\u2019autres le procédé préfuniculaire, qui dit-on « consolide efficacement la partie haute, externe du trajet, en regard de l\u2019orifice profond du canal inguinal.On a discuté la valeur des différents procédés autoplastiques qui empruntent aux parties anatomiques voisines, les éléments de reconstitution de la paroi inguinale déficiente; utilisation d\u2019une bandelette du grand oblique d\u2019après la méthode de Mac-Arthur.Emploi d\u2019un lambeau aponévrotique détaché du feuillet antérieur de la gaine du droit; lambeau musculaire du pectiné; lambeau périostique ou ostéo- périostique ; lambeau aponévrotique du fasci-lata d\u2019après le procédé de Galli, et que sais-je encore.D\u2019autres ont cru résoudre le problème dans l\u2019utilisation du matériel de suture.Catgut chromé, fils de kangourou, lin, soie, crins perdus, fibres aponévrotiques fraîches ou conservées; que de préférences individuelles ! D\u2019autres, comme Lucas-Championnière, Holsteadt, Forgbe, Au- dard, Jean, Huard, considèrent la résection insuffisante du sac, comme un facteur important de récidive.L\u2019excision doit être poussée au delà du collet, le plus haut possible, disent-ils avec raison ; sinon il en résulte que l\u2019infundibulum n\u2019est pas détruit.Ft le péritoine, au lieu de se terminer par une cicatrice plane haute, non excavée, va finir, par une diverticule en entonnoir à parois lisses et glissantes où les viscères vont immédiatement s\u2019engager et devenir la cause d\u2019une nouvelle hernie.L\u2019idéal opératoire à réaliser est donc de détruire l\u2019infundibulum jusqu\u2019à son abouchement dans le grand péritoine.À cet effet, il faut dissocier plus haut en dehors les fibres du petit oblique et du transverse, ouvrir le péritoine, attirer par cette ouverture supplémentaire le sac et le lier à cet endroit.Les récidives ont-elles disparu par l\u2019utilisation de ce temps supplémentaire.Nous l\u2019ignorons encore.Procédés, méthode, variantes, temps additionnels, matériels de suture, abondent.J\u2019ignore encore si un chirurgien consciencieux peut se targuer de pouvoir à l\u2019heure actuelle conjurer à coup sûr les récidives de hernies inguinales.; Depuis semptembre 1931 jusqu\u2019à aujourd\u2019hui, nous avons opéré personnellement, 138 malades porteurs de hernies inguinales ou ingui- no-crostales; 18 présentaient des hernies bilatérales; ce qui réalise le total de hernies opérées à 147, dont 6 directes, 11 étranglées.Nous avons utilisé pour les 49 premiers cas, tantôt le procédé bien connu de Bassini, tantôt le procédé préfuniculaire ; en employant d\u2019abord comme matériel le catgut chromé pour les deux plans; et plus L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 619 tard pour le plan profond le catgut chromé et pour le grand oblique, le crin perdu.Sur ces 49 cas, nous avons eu, à notre connaissance, 3 récidives ; soit plus de 6%.Avec le procédé que je décrirai tout à l\u2019heure, nous avons opéré depuis novembre 1934, 98 hernies inguinales, sans récidive aucune, du moins à notre connaissance.Rappelons d\u2019abord, ce que tous, nous avons constaté : Lorsqu\u2019il s\u2019agit de refaire le plan profond, le tendon conjoint cède rarement, si toutefois on prend la précaution de mordre avec l\u2019aiguille, dans les fibres conjonctives, ou suffisamment dans le tissu musculaire : sans doute, quelque fois le tendon conjoint est lui aussi fragile, mais c\u2019est plutôt rare.Au contraire, c\u2019est toujours l\u2019arcade crurale qui cède, qui déchire.L\u2019aiguille ou le fil ont beau être ténus, leur passage dans les tissus délicatement réalisé, le trou créé par le matériel, aiguille et fil, devient une petite fente qui sous la traction, même légère et lentement progressive, s\u2019élargit et s\u2019allonge ; les orifices de passage des fils se sont étendus et rejoints dans le sens transversal, en d\u2019autres termes, l'arcade déchire, s\u2019effiloche à l\u2019endroit des perforations et des tractions, même à son point le plus résistant, à la bandelette ilio-pubienne de Thompson ; de sorte que parfois sitôt l\u2019opération terminée, la hernie est en puissance de récidive, en raison des fibres de l\u2019arcade qui cèdent déjà ou cèderont tôt ou tard.L\u2019arcade crurale, n\u2019est donc pas, «la base solide de la région ».Nous aurons toujours l\u2019heureuse possibilité d\u2019être excusé ou excusable d\u2019une récidive, surtout en plaidant la fragilité tissulaire congénitale ou acquise de l\u2019opéré.Cela peut exonérer de tout blâme, mais ne prévient ou ne répare en rien les choses.Il faut donc trouver, pour le conjoint, un point d\u2019attache aussi résistant, sinon plus fort qu\u2019il ne l\u2019est lui-même.Nous trouverons toujours ce point d\u2019attache dans le ligament de Cooper, ligament très puissant et très solide fortement adhérent à los.À son extrémité interne, il est d\u2019atteinte facile, puisqu\u2019il remonte vers l\u2019épine du pubis; mais plus en dehors il s\u2019enfonce vite et profondément au fur et à mesure qu\u2019il se rapproche de l\u2019anneau crural.Mais il ne nous a jamais semblé inaccessible lorsque l\u2019on sait utiliser les instruments appropriés, et avec le concours d\u2019assistants avertis qui patiemment savent maintenir les écarteurs comme il sied.Il faut donc traiter la hernie inguinale comme une hernie crurale, 620 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 c\u2019est-à-dire fixer le tendon conjoint, élément de résistance de la paroi postéro-supérieure, à un point inférieur ne cédant pas à la traction continue, et non pas à la bandelette fibreuse d\u2019épaisseur névlixeable quest le bord postérieur de larcade.Ce point inférieur résistant, cest le ligament de Cooper.Technique a) Incision cutanée habituelle.bh) Longue incision de l\u2019aponévrose du grand oblique.c) Isolement du cordon.d) Ouverture, résection, ligature du sac, au delà du collet le plus haut possible, manœuvre de Barker.e) Récliner le cordon.f) De la pointe des ciseaux courbes mousses suivre la face supérieure du ligament de Cooper.L\u2019isoler en veillant à ne pas déchirer les véinules qui se trouvent à son contact.(L\u2019anastomose épigastrique- obturatrice, doit exister que bien rarement, nous ne l\u2019avons pas encore rencontrée).g) Les ciseaux courbes mousses, maintenus pour l\u2019aide, protègent le péritoine; a l\u2019aide d\u2019une aiguille de Reverdin courbe, ou de l\u2019aiguille pour hernie crurale de Pouliquin, ou d\u2019une aiguille ordinaire très courbe et très forte montée sur porte-aiguille courbe, passer successivement deux, trois ou quatre crins couplés iodés dans le Cooper.(Il est plus facile en effet de passer les fils en commencant vers l\u2019épine du pubis).h) Passer de haut en bas les chefs supérieurs des fils dans la portion fibreuse du tendon conjoint.1) Nouer.En nouant on voit nettement le tendon s\u2019abaisser pro- fonlément et arriver au contact du Cooper.On peut maintenant passer plus en dehors deux ou trois fils unissant la bandelette ilio-pubienne du conjoint, sans risquer de voir l\u2019arcade se déchirer sous la traction de ce tendon solidement amarré au Cooper.J) Laisser le cordon reprendre sa place et suturer les deux lèvres de l\u2019aponévrose du grand oblique par des crins simples iodés perdus, nœuds profonds.k) Quelques points séparés au catgut 00 sur le tissu cellulo- gralsseux.1) Peau et tissu cellulaire.erins simples.Telle ext la technique que nous avons systématiquement emplovée depuis le 12 novembre 1934.Nous l\u2019avons utilisée a instar d\u2019André TPE L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 621 Folliasson, de C.Léonte de Bucarest, de Cadenat qui utilise un procédé à peu près analogue pour la cure des hernies crurales; de Lotheissen et de Dujarier qui dès 1912 se demandait s\u2019il n\u2019y aurait pas, par cette manœuvre un procédé de guérison efficace surtout dans certains cas de hernie inguinale chez des malades opérés plusieurs fois avec distension plus ou moins complète de l\u2019arcade de Fallope.Nous avons donc ainsi opéré personnellement 98 hernies inguinales sans avoir noté jusqu\u2019à présent de récidive.Sur ces 98 opérés, nous avons eu à enlever des crins perdus du grand oblique chez trois malades.Chez deux d\u2019entre eux, ces crins perdus entretenaient une petite suppuration bien localisée ; l\u2019ablation fut d\u2019ailleurs bien facile, à l\u2019anesthésie locale dans un cas, sans anesthésie dans l\u2019autre.Chez le troisième malade nous avons dû réinter- venir plusieurs mois plus tard pour enlever à la rachianesthésie tous les crins perdus du grand oblique en raison d\u2019une suppuration persistante assez ennuveuse ; dans ce cas non plus, pas de recidive.Deux malades âgés présentaient des varicosités jambières ont fait une phlébite du côté correspondant à la lésion, phlébites guéries sans incident.L\u2019emploi des crins perdus a pu ennuyer certains chirurgiens au point de leur faire rejeter complètement l\u2019emploi des crins perdus pour la réfection des parois.Mais Okinezye, nous a rappelé récemment, que pour les réparations des parois faibles, éventrations, hernies, il croit l\u2019usage des fils non résorbables indispensable, mais à condition de n\u2019en user que pour les plans profonds, loin de la peau et du tissu cellulaire.Nous n\u2019avons employé que des crins blancs, baignant dans la teinture d\u2019iode, à partir du début de l\u2019opération jusqu\u2019au moment précis de leur emploi, pour éviter plus sûrement la contamination par l\u2019air et les poussières des salles d\u2019opération.Peut-être aurions-nous eu quelques déboires, si nous avions utilisé des crins colorés, non pas peut-être au bleu de méthylène, mais aux couleurs d\u2019aniline qui peuvent paraît-il provoquer plus facilement des suppurations, voire des ulcérations.Nous avons pu revoir 31 de nos opérés à des périodes plus ou moins éloignées du jour de l\u2019opération soit : 7, plus de huit mois après l\u2019opération, 5, un mois et demi après l\u2019opération, 3.cinq mois après l\u2019opération, 622 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 5, quatre mois après l\u2019opération, +, trois mois et demi après l\u2019opération, 2, trois mois après l\u2019opération, 5, un mois et demi après l\u2019opération.Nous n\u2019avons pas revu systématiquement tous nos opérés, en raison du temps limité que nous laisse notre travail hospitalier.Mais en général un malade opéré et récidivé ne tarde pas à prévenir le chirurgien de la récidive survenue.Nos résultats semblent donc heureux ; aussi continuerons-nous à utiliser le même procédé avec le même matériel de suture pour la cure radicale de nos hernies inguinales. RECUEIL DE FAITS EST-CE LA GRANULIE ?Par Albert LeSAGE, Professeur de clinique à l'Université de Montréal, Médecin de l'Hôpital Notre-Dame, Le 5 avril.on transporte à l\u2019hôpital Notre-Dame, dans le service de chirurgie, un jeune homme âgé de 16 ans accusant, depuis huit jours, des douleurs vagues à l\u2019abdomen, siégeant surtout à gauche et a\u201ccompagnées d\u2019épistaxis.Depuis un mois, il ressent aussi des douleurs dans le dos avec sueurs profuses.L\u2019aspect général est mauvais: asthénique, pâle et fiévreux: température 102 F., pouls 85.A l\u2019examen on ne trouve pas de ganglions.Aux poumons, la respiration est rude aux deux bases; ; matité médiastinale.Cœur: rien à noter, ni aux autres organes.Seule persiste une faible tension abdominale dans la fosse iliaque gauche.On songe à une typhlo-colite ou à une appendicite, puis, un peu plus tard, à une tvphoide.On lui donne de la Coramine, 250 c.c.de sérum glucosé et salé isotonique, et un sac de glace sur le ventre.La cytologie du sang nous donne 3,200,000 globules rouges \u2014 6.000 globules blancs.Hémoglobine 75%, polyniicléaires 68%.Urines normales.Séro-diagnostic et hémoculture négatifs.Koch négatif.Le malade, traité comme un typhique, est tenu sous observation dans le service de chirurgie!\u2026 La température atteint 104, mais le pouls ne dépasse pas 96.La dissociation est évidente.La chirurgie y perdant son latin, on fait une requête et on le transporte en médecine sur l\u2019avis de mon assistant, M.Hébert, qui prononce le mot de tvpho-bacillose posible.(1) Communication à la Société de Phtisiologie, séance du 14 mai a l'Institut Bruchési. 624 L'UNION MÉDICALE DU CANAL\u2014A \u2014 Montréal, Juin 1937 Bref, le malade entre chez-nous le 12, je le vois le lendemain.Même aspect que précédemment, mais les symptômes généraux sont agravés: la température oscille de 101 à 104 F.le pouls marche à une vive allure, de 96 à 120, 130, 140.sans dicrotisme.La respiration monte de 20 à 30, 40, 45.Ni toux ni expectoration.Poumons: Le 13, respiration est soufflante aux sommets et rude aux bases.Aucun râle si ce n\u2019est quelques sibilances et des signes d\u2019emphysème.Le 15, sub-matité aux deux bases, disparition complète du murmure vésiculaire.Respiration rude et saccadée.Abdomen: Douleurs à la pression, pas de taches.constipation. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 625 Rate à peine percutable.Tous les examens de laboratoire sont négatifs: Koch, sang, cra- chets, Eberth dans les selles.L\u2019examen cytologique n\u2019a pas varié.Von Pirquet négatif: anergie complète.l\u2019évolution se précipite.En présence de tous ces symptômes: fièvre, tachycardie, paleur, asthénie, douleurs thoraciques, respiration rude, toux sans expectoration, mauvais état général, avec lucidité et dissémination des signes, evamens négatifs pour Koch et Eberth, accélération et modification de la respiration, matité progressive, nous posons le diagnostic de septicémie tuberculeuse ou granule.Nous pratiquons alors une inoculation des selles, du sang, des crachats, et une radiographie en inscrivant, préalablement, le diagnostic clinique, selon notre habitude: la clinique en premier lieu, le laboratoire ensuite, car le médecin doit posséder un cerveau et une certaine érudition s\u2019il vit loin du laboratoire.Nous attendons les résultats définitifs de l\u2019inoculation.D\u2019autre part, la radiographie nous fait parvenir la pellicule que voici: « Dans toute l\u2019étendue des deux plages, des clavicules aux bases, il v a un aspect picté fin ressemblant à ce que l\u2019on observe dans la granulie ».(Laquerrière).Evolution Du 15 au 21 le mal évolue rapidement.Les râles sous-crépitants, comme une pluie, envahissent le champ respiratoire, des bases vers les sommets et d\u2019arrière en avant.Le pouls atteint 140, pas d\u2019expecto- toration.L\u2019hématose est de plus en plus laborieuse et insuffisante.Le teint est plombé, les lèvres et les extrémités des membres, bleuâtres ; l\u2019asphyxie accomplit son œuvre, le malade succombe en apnée le 19 avril.Durant tout le cours de sa maladie il a conservé sa parfaite lucidité.Entouré de ses parents, qui veillent dans un morne silence, il lex regarde à tour de rôle, leur parle sans amertume.Il voit plus loin \u2026\u2026 ou plus haut! Voici le protocole de l\u2019autopsie : « Tous les organes sont criblés de granulations tuberculeuses depuis la forme miliaire jusqu\u2019à la granulation grise d\u2019Empis; granulations sur les séreuses pleurales et péritonéales.Il n\u2019existe pas d\u2019ulcéra- _ tions a l\u2019intestin. 626 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 « Un ganglion trachéo-bronchique gauche, du volume d\u2019une olive, est transformé en masse caséeuse : tuberculose caséeuse d\u2019un ganglion du hile du poumon gauche.Granulie.« Iléus paralytique ».(SIMARD) Discussion 1.Grippe?C\u2019est un mot commode et bon enfant.Elle ressemble à sa sœur, la neurasthénie.On en use pour masquer nos hésitations ou notre ignorance aux heures de doute ou de lassitude.C\u2019est, en effet, une pyrexie à forme toxi-infectieuse accompagnée d\u2019une catarrhe des voies respiratoires supérieures: enchifrènement, trachéite avec toux quinteuse, bronchite, même, broncho-alvéolite à crachats hémoptoï- ques.L\u2019auscultation révèle la présence de râles sous crépitants fins, inspiratoires, surtout aux bases.La douleur est vive, souvent associée à une névralgie costale qui gêne la respiration.La fièvre s\u2019élève soudainement pour retomber bientôt à la normale.Le pouls est accéléré.La céphalée est intense, gravative.La figure est plutôt vultueuse.Bref, il s\u2019agit d\u2019une crise subite apparaissant en pleine santé, une flambée survenant habituellement au cours d\u2019une pandémie semblable à celle que nous avons connue au cours de l\u2019hiver dernier.Notre malade a-t-il fait quelque chose de semblable au début?C\u2019est possible, mais rien de tel ne subsiste à son entrée dans notre service.Doit-on incriminer la grippe, qui aurait sonné le réveil d\u2019une ancienne lésion sommeillant dans ce ganglion médiastinal?Nous pourrions, logiquement, l\u2019admettre.Mais, en ce moment, nous avons brulé l\u2019étape.La grippe n\u2019est pas en cause.II.Typhoide?Possible.Mais une enquête très précise n\u2019en révèle aucun cas dans son entourage.Il n\u2019a pas quitté la ville.D\u2019autre part, cette maladie n\u2019existe plus guère à Montréal grâce aux mesures de protection rigoureuses du Bureau d\u2019Hygiène.Il y a, néanmoins, une certaine analogie entre celle-ci et l\u2019autre, chez notre malade.Aspect général: pâleur, cyanose, traits affinés de la déshydratation et de l\u2019hyperthermie, céphalée, hyperesthésie douloureuse du thorax et de l\u2019abdomen.Mais, ici, on ne peut déceler aucun foyer de contamination : eau, lait ou porteur de bacilles.D\u2019autre part, le typhique est plutôt indifférent, négatif même \u2014 j\u2019en sais quelque chose.\u2014 Il y a de la somnolence et une légère obnubilation, l\u2019œil est atone, le ventre est ballonné, on provoque une douleur périombilicale L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 627 à la pression, on aperçoit des taches rosées, on note une hypertrophie de la rate, il y a souvent de la diarrhée.Le séro-diagnostic est positif, mais on ne doit pas compter sur ce signe, car le laboratoire est constamment en retard sur la clinique.Les bases pulmonaires sont, chaque fois, congestionnées par hypostase, le pouls est dicrote, il y a des épistaxis, quelquefois du melœna.Nous comptons quelques-uns de ces signes chez notre malade, mais l\u2019impression générale diffère sensiblement de celle du typhique.Nous écartons ce diagnostic.III.Endocardite infectieuse ?Aucun signe d\u2019auscultation ne pouvait justifier un tel diagnostic.Le cœur, en pareil cas, subit l\u2019infection plutôt qu\u2019il ne la provoque ou la dissémine.IV.Granulie?La marche de la température qui se maintient haute et presque sans rémission, la tachycardie qui l\u2019accompagne, le rythme de la respiration, de plus en plus accéléré sous la marée montante de la lobulite et périlobulite, la pluie de râles fins, la fonte rapide des tissus, le signe du trapèze, la mydriase sans inégalité pupillaire, l\u2019intégrité des bruits du cœur, l\u2019anémie, les sueurs profuses, la diversité et la diffusion rapide des signes, graves mais flous, l\u2019anergie complète, nous incitent à faire la diagnostic de septicémie tuberculeuse.Ce qui, malheureusement, fut confirmé par la nécropsie.Voici quelques pièces démonstratives, voyez vous-mêmes (pièces conservées dans l\u2019amide fixateur).Commentaires V.L'intérêt de cette observation?T1 est, dans la confusion du début, bien excusable en vérité.Mais si on évoquait plus souvent toutes les péripéties du drame granulique, on le dépisterait plus tôt.On pourrait en dire autant, en passant, de l\u2019endocardite infectieuse, trop souvent méconnue à cause de son évolution discrète et septicémique.On doit la rechercher avec attention et persévérance, sinon elle passe inaperçue pour se révéler à l\u2019autopsie.Nous y avons songé ici.N\u2019oublions pas, en effet, que la granulie rappelle, par son allure clinique.celle d\u2019une septicémie, sans qu\u2019il y ait nécessairement présence constante de bacilles de Koch dans les crachats et le sang circulant.(Sergent.) L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 Le traitement?celui que vous pensez.On a préconisé les sels d\u2019or au début, qu\u2019en pensez-vous \u201d Un autre point de vue, c\u2019est le suivant.Existe-t-il, chez ses frères et sœurs des lésions discrètes semblables à celles que nous avons constatées chez notre jeune malade et qui puissent, un jour, évoluer de la même manière ?Nous avons fait cette enquête, voici les pellicules radiographiques.Conclusion: Un mort, trois candidats futurs; que faire pour eux, en attendant la construction de sanatoriums?.Les diriger à l\u2019Institut Bruchési qui les avisera sagement pour éviter d\u2019autres drames semblables.L.B., 31 ans, frère.Graphie: Exagération de la visibilité des petits éléments de la trame, s\u2019étendant jusque sur les sommets et de dessin précis, sauf aux bases où il existe un très léger flou.Vaguz voile de la partie interne du sommet droit.Petites calcifications du hile gauche.En somme, séquelles probables de primo- infection, pas de signe net de lésions actuellement évolutives.LAQUERRIERE B.B., âgée de 28 ans, sœur.Graphie: Thorax manquant de luminosité en raison de l\u2019obésité du sujet.Exagération légère de la visibilité des petits éléments de la trame.Peut-être début de petites calcifications dans les hiles.En résumé, pas de signes nets d\u2019ancienne infection, pas d'images évolutives actuelles.LAQUERRIERE R.B., frère.Graphie: Léger voile aux deux sommets.Aux deux plages, exagération de la visibilité de la trame avec éléments flous dont quelques-uns ont une tendance à l'aspect granité.Les hiles sont gris et contiennent de rares taches calcifiées.Le cœur est un peu gros.Il n\u2019y a pas de déformation thoracique visible.LEONARD Tel est le bilan de cette famille.I1 y en a tant d\u2019autres! MANIE AIGUE.TRAITEMENT PAR LE GLUCONATE DE CALCIUM INTRAVEINEUX Par Roma AMYOT, Médecin à l'hôpital Notre-Dame.Le syndrome maniaque est intimement lié à une exaltation plus ou moins profonde des fonctions psychiques, psycho-affectives et psycho-motrices du cerveau.Le maniaque est le jouet d\u2019une excitation psychique.Il manifeste avec une luxuriance intellectuelle qui diffère selon son niveau d\u2019intelligence et son bagage culturel, un automatisme idéique et idéo-verbal d\u2019un mécanisme à prédominance associative.Les réminiscences, les images se bousculent les unes les autres dans l\u2019esprit du malade.Par association, elles s\u2019engendrent réciproquement ; elles naissent aussi par induction exagérée de l\u2019ambiance.Ce qui détermine ce phénomène de la «fuite des idées », constant dans la manie, et surtout l\u2019incomplétude de leur élaboration.Elles passent trop rapidement dans le champ de la conscience, comme la projection vertigineuse sur l\u2019écran cinématographique d\u2019un film à déroulement exagérément accéléré, pour que l\u2019esprit puisse les approfondir, les choisir et en apprécier hiérarchiquement la valeur.L\u2019excitation psycho-verbale impose au malade l\u2019expression parlée, écrite ou mimique instantanée de ces images et de ces idées qui se poursuivent ainsi.Il en découle que, ce qui dans l\u2019esprit du maniaque ne manque pas de logique, est traduit à l\u2019extérieur par une incohérence parfois déconcertante.Le tonus musculaire est décuplé, les attitudes sont fermes et vigoureuses, très expressives, souvent théâtrales ou extatiques.Le malade éprouve un besoin incoercible de mouvement qu\u2019il ne faut pas, d\u2019ailleurs, entraver outre mesure, et sans danger.L\u2019exaltation maniaque s\u2019accompagne d\u2019un sentiment de puissance mentale et physique.L\u2019initiative s\u2019accroît, l\u2019activité déborde et les entreprises les plus difficiles paraissent accessibles.L\u2019audace anéantit les obstacles matériels et moraux, les conventions et les convenances. 630 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 L\u2019instabilité mentale, d\u2019autre part, rend improductive la suractivité du sujet.Il ne fait qu\u2019effleurer l\u2019exécution de ses multiples projets plus ou moins puérils, incongrus et saugrenus dont son esprit est peuplé.Rien n\u2019est exécuté à fond.Et il est malheureux qu\u2019une telle énergie mentale, inventive bien souvent, soit dépensée en pure perte.L\u2019affectivité est toujours considérablement perturbée par l\u2019automatisme maniaque.Le plus souvent, le sentiment de puissance et la suractivité intellectuelle donnent naissance à un état d\u2019euphorie, de bonheur intérieur dont jouit ineffablement le malade, et d\u2019enjouement qu\u2019il manifeste à l\u2019extérieur.Cependant, la constitution innée du sujet peut colorer fortement l\u2019état affectif.Aussi, l\u2019accès maniaque exagère-t-il le relief d\u2019une tendance paranoïaque, d\u2019une inclination perverse, d\u2019un appoint mytho- maniaque.Il se revêtira donc de caractères affectifs divers, dans l\u2019extériorisation et la thématisation de l\u2019excitation psychique fondamentale, de l\u2019agitation motrice secondaire.À tout événement, le maniaque, qui, d\u2019une part, peut être gai et enjoué, se montre d\u2019autre part habituellement impatient, irritable, et ses sentiments affectifs sont modifiés, parfois complètement inversés.L\u2019hypertrophie passagère de la personnalité affaiblit les sentiments normaux d\u2019affections, alors que la conviction de puissance développe souvent un altruisme artificiel et à substratum égocentrique.L\u2019entrave continue que les parents, les intimes et les conseillers imposent à la réalisation des projets saugrenus et délirants, est en grande partie la cause des réactions coléreuses et violentes.Le sens sexuel est excité ; il conduit à l\u2019érotisme actif et entreprenant, même chez les sujets les plus naturellement réservés.Le mysticisme outré, par contre-partie, peut se montrer chez des malades les moins religieux dans la vie courante.Enfin, la manie est la plus intéressante des maladies mentales, la plus pittoresque.En de nombreuses circonstances, elle est la plus amusante, non seulement pour le malade, mais pour le médecin.J\u2019ai vu des maniaques intelligents et cultivés dont l\u2019activité intellectuelle assez coordonnée animait la conversation d\u2019un feu crépitant de fines et spirituelles réparties.Leur vivacité d\u2019esprit, la spontanéité de leurs remarques, la souplesse qu\u2019ils montraient au jeu de l\u2019humour et de la fine ironie constituaient un vrai régal de la pensée inter- communiquée.À cet égard, le syndrome maniaque de moyenne intensité, opérant sur des sujets moralement doués, devient une expérience L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 (Xncienne dénomination: \u201cPR hodistine?) Solution aqueuse et stérile d\u2019Histidine à 4% POUR LE TRAITEMENT DES ULCÈRES GASTRIQUES ET DUODÉNAUX Des résultats favorables ont été rapportés à la suite de l'emploi de la STELLIDINE dans les affections suivantes: 1.Ulcères d'estomac, quelle que soit leur localisation: 2.Ulcéres duodénaux.est un produit d'une pureté absolue, préparé dans nos Laboratoires, La offre toutes les garanties possibles STELLIDINE( de tolérance parfaite et d'efficacité thérapeutique, \u201c POULENC est vendue à un prix modique, en boîtes de 6 et de 50 ampoules de 5 c.c.LABORATOIRES POULENC FRÈRES du Canada, Limitée | 350, rue Le Moyne - - Montréal XIII XIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal.juin 1937 Da NS I'OBSCURITE.On dit que: **La nuit, tous les chats sont gris .Toutes les émulsions d'huile minérale, si on les examine superficiellement, peuvent paraître semblables.Mais observez Agarol d'une façon approfondie et vous le trouvez unique dans sa catégorie.Aucune autre émulsion d'huile minérale ne surpasse Agarol en efficacité.Aucun autre produit ne peut lui être comparé quant à la saveur et à l'absence de goût huileux.Les soins minutieux apportés à la préparation de l'Agarol\u2014les ingrédients de qualité exceptionnelle qui entrent dans sa composition, le caractérisent vraiment comme un produit unique.Si vous avez observé les désappointements » 4 >, ° 4 - .causés, par l'usage d\u2019émulsions d'huile minérale de qualité incertaine, dans le traitement de la constipation, nous croyons que vous serez intéressés à mieux connaître le principe fondamental qui a su faire distin- guer l\u2019Agarol des autres produits similaires.® Nous serions heureux de vous fournir l'occasion L'AGAROL est présenté en bouteilles de d'essayer l\u2019Agarol.Ecrivez pour demander un échan- 6.10 et 16 onces.La dose moyenne pour , adultes est une cuillerée a soupe.tillon généreux d essai.WILLIAM R.WARNER & CO., LTD., 727 King St.W., Toronto, Ontario. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 631 spontanée de vivante psychologie.Il démontre, en fonction, la richesse infinie et la subtilité des associations d\u2019images et d\u2019idées du processus de la pensée, qui correspondent à l\u2019extrême complexité du fin réseau fibrillaire associatif du cortex cérébral que nous montre l\u2019histologie nerveuse.Le syndrome maniaque apparaît sous l\u2019effet de nombreuses causes.Les infections, les intoxications aiguës et chroniques peuvent déclan- cher l\u2019accès maniaque.La paralysie générale débute souvent par une excitation psychique qui a tout de l\u2019hypomanie, en plus des caractères particuliers qu\u2019elle lui imprime.La ménopause, l\u2019involution sénile, certaines lésions cérébrales en fovers qui bouleversent les circulations sanguine ou céphalo- rachidienne sont capables de causer la manie.Il n\u2019en reste pas moins vrai qu\u2019elle est le plus souvent partie intégrante de la maniaco-dépressive de Kraepelin, encore appelée psychose périodique, ou folie intermittente, correspondant à la folie circulaire et à double forme de Fabret et Baillarger.La maniaco-dépressive, classée dans la catégorie des vésanies, est une maladie mentale habituellement héréditaire, dont on ignore le substratum anatomique et la cause biologique exacte.Elle se produit par des accès, soit maniaques, soit mélancoliques, habituellement intermittents et séparés par des intervalles de complète normalité mentale ayant une durée de plusieurs mois ou même d\u2019années.Ces accès peuvent être à forme unique ou encore à forme alternée.Le traitement des accès de la maniaco-dépressive est symptomatique.Au cours de la manie, on tente de calmer l\u2019exaltation psychomotrice, par l\u2019isolement et le calme.par l\u2019hydrothérapie prolongée, par des sédatifs médicamenteux.Il semble que la pyrothérapie possède une action efficace et abrège l\u2019évolution de l\u2019accès maniaque.L\u2019insomnie doit être combattue, afin d\u2019amener le repos du corps et de l\u2019esprit.La dépense d\u2019énergie qu\u2019entraîne l\u2019agitation maniaque doit, de toute nécessité, incliner le médecin à provoquer le sommeil de son malade.Elle doit aussi le forcer à recourir, dans certaines circonstances, au gavage par le tube introduit, par une des fosses nasales.dans l\u2019æsophage.Autrement, l\u2019insomnie, le jeûne morbide, l\u2019agitation incessante entraîneraient le malade vers l\u2019épuisement.la défaillance du cœur, l\u2019acidose et la mort.C\u2019est le problème auquel j'ai eu récemment à faire face et que j'ai heureusement et très rapidement résolu par une médication qui 632 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 n\u2019est pas nouvelle, mais non employée dans la manie.Ce résultat très favorable m\u2019a porté à rapporter l\u2019observation de la malade et à communiquer l\u2019effet radical d\u2019une thérapeutique facilement utilisable.Observation (29 mars 1937).L.V., 19 ans, est depuis 2 jours en état d'\u2019excitation psychique et l'agitation motrice incessantes et prononcées.Elle n'a pas dormi depuis 2 nuits; elle a, à peine, mangé.Ses parents sont bouleversés par le comportement étrange de leur enfant.Ils sont constamment sur le qui-vive, afin d'éviter des actes de violence et des esclandres à l\u2019extérieur.On m'a demandé, afin d\u2019améliorer l\u2019état de la malade et la situation de la famille.Au premier examen, je note: jeune fille amaigrie, au regard brillant, aux pommettes rouges, aux paupières bistrées et au facies animé.Paroles sans arrêt.Fuite des idées.Induction par ambiance.Grossièreté.Désaffection à l'égard des parents.Violences.Refus de nourriture.Insoruie totale.Emphase déclamatoire, Projets nombreux et variés.Attitude théâtrales.Réminiscences diverses.Chants.Cris.Attention instable.Propes amoureux, sans érotisme.Pas de perversité ni méchanceté.Je conseillai à la famille de conduire la malade dans une maison de santé où elle pourra être plus facilement traitée et surtout isolée.Ce qui fut fait, le 30 mars.L\u2019agitation persista pendant 14 jours, constante, avec chants, cris et logorrhée continuelle.La voix devint rauque.La malad: s\u2019alimenta très insuffis:umment et se dénourrit.Pendant 10 jours environ (du 5 au 15 avril) la température rectale oscilla entre la normale et 104 Far.On fut obligé de recourir au gavage pendant 5 jours et au cathétérisme vésical pendant le même laps de temps.L\u2019agitation fut partiellement calmée au début par des sédatifs; le Dial, en injection intramusculaire, fut particulièrement actif, à cet effet, à la dose de 2 ampoules par 24 heures.Mais bientôt l\u2019action des calmants s'épuisa et l\u2019agitation, même, augmenta.A tout événement, vers le 13 avril, l\u2019état de la malade devint alarmant.La température rectale se maintenait alors entre 101 et 103° Far.les lévres étaient tuméfiées à la suite de morsures répétées et l\u2019agitation incessante de la malade sur son lit avait occasionné, par usure de la peau, de larges plaies aux membres et aux parties saillantes du bassin et du siège.Constatant ue les sédatifs habituels, en particulier les barbituriques et les opiacés, n\u2019agissaient plus aux doses moyennes, mais au contraire semblaient exalter l\u2019agitation, ne voulant pas, d\u2019autre part, recourir à des doses héroïques qui auraient augmenté l\u2019intoxication et pouvaient, agissant sur un organisme épuisé, provoquer une inhibition excessive et dangereuse, je décidai de me servir du gluconate de calcium en intraveineuse.Le soir du 13 avril, j\u2019injectai 20 c.c.de gluconate de calcium a 10%; la nuit fut meilleure que les précédentes.Le lendemain matin, une dose de 10 c.c.fut injectée; la malade eut une journée beaucoup plus calme, elle demeura méme assise dans un fauteuil pendant une heure.Pendant de longs moments, elle causa sensément avec son infirmière. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 633 Les 15 et 16, lu même médication fut renouvelée aux mêmes doses.Les nuits furant bonnes, la malade dormant environ pendant 5 ou 6 heures.Le 17 avril, la malade était calme, très lucide, elle reçut ses parents, mangeait seule; elle était physiquement abattue et légèrement déprimée.Le 19 avril, légère agitation pendant quelques heures; la nuit du 19 au 20 avril fut moins bonne.Depuis le 17 avril, la malade ne recevait plus que 10 cc.de calcium, le matin et le soir.A partir du 19 avril, on lui administra 20 c.c.de calcium dans les veines, chaque soir vers 8 heures.La convalescence s\u2019installa définitivement.Les injections furent cessées la 23 avril et la malade retourna cliez elle après un mois d\u2019hospitalisation, mais après 10 jours seulement de médication calcique.Cette malade a encore ses parents, qui sont en bonne santé.Une sœur et un frère vivent et sont dans un bon état de santé.Elle a eu la rougeole, la coqueluche et la varicelle.Elle est normalement menstruée.Il y a quatre ans, elle a eu une dépression nerveuse qui a duré quelques semaines.Elle est d'un tempérament très impressionnable, s'inquiète constamment de la conduite de son père et de sa sœur; elle s\u2019occupe aussi outre mesure des activités du ménage.Flle souffre de courtes périodes de dépression (quelques jours) pendant lesquelles elle demeure couchée et n\u2019a aucun goût ni appétence pour les distractions et les occupations de la vie courante.Aucune maladie mentale avouée dans la famille, aussi bien du côté paternel que maternel.La malade n\u2019a jamais eu d\u2019accès maniaque.Cependant, vu les antécédents dépressifs, il y a tout lieu de mettre son accès maniaque actuel sur le compte d\u2019une maniaco-dépressive.Commentaires Je ne tirerai aucune conclusion doctrinale de cette observation.Je connais trop les caprices de l\u2019évolution des accès mélancoliques et maniaques de la folie intermittente, leur début dramatique et leur terminaison parfois si subite, pour me prononcer catégoriquement sur l\u2019effet apparemment si radical de la médication calcique sur cette malade.D'autre part, il y eut coïncidence exacte entre le début de l\u2019administration des injections intraveineuses de calcium et le changement complet du comportement psycho-moteur.En effet, au moment où la maladie prenait une allure alarmante, où la médication sédative classique n\u2019était d\u2019aucune utilité et paraissait même aggraver le syndrome, la mise en œuvre de la thérapeutique au calcium intraveineux amena le calme, le sommeil et la lucidité.Et je fus le premier à m\u2019étonner de ce changement; jamais je n\u2019avais espéré obtenir.par le calcium que j\u2019essayais en dernier ressort, un arrêt aussi soudain dans l\u2019évolution de la maladie.Même, si j\u2019admettais 634 L'UNIoN MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 l\u2019efficience thérapeutique du calcium auprès de cette malade, je ne pourrais me prononcer sur le mécanisme intime de son action.On connaît bien la propriété sédative du calcium, et j'ai constaté que certains malades avaient une période de sommeil après l\u2019injection intraveineuse d\u2019un gramme de calcium.S\u2019est-il agi d\u2019une action purement sédative et symptomatique ?Ou bien le calcium a-t-il corrigé certain déséquilibre du métabolisme minéral qui contribuait à entretenir la manie de ma malade?Je ne puis, encore une fois, me prononcer.Ce travail n\u2019a que ce but: faire connaître l\u2019évolution du syndrome maniaque d\u2019une malade traitée \u2018par le gluconate de calcium en injection intraveineuse.Je demanderais aux confrères qui ont l\u2019occasion de traiter fréquemment des malades semblables d\u2019essayer cette médication, afin de pouvoir en apprécier la valeur curative réelle dans la manie.S\u2019agit-il d\u2019un résultat isolé, dû au hasard ou à un autre facteur plus défini, mais non identifié ?S\u2019agit-il d\u2019une thérapeutique vraiment efficace?Il serait utile de le savoir, car, dans la dernière alternative, le calcium pourrait, dans la manie, rendre des services appréciables.Ce traitement est complètement inoffensif.Nous avons une certaine expérience du calcium administré par voie veineuse.Jamais nous n\u2019avons observé la moindre réaction dangereuse.Il arrive, parfois, que l\u2019injection soit accompagnée d\u2019une céphalée qui régresse, par ailleurs, assez rapidement.Presque toujours, elle est marquée par une sensation de chaleur qui parcourt tout l\u2019organisme, mais est particulièrement forte à la tête, par une saveur de craie perçue dans la bouche.Bien faite dans la veine, l\u2019injection n\u2019est pas douloureuse.Quoi qu\u2019il en soit, je puis assurer que le calcium intraveineux est un sédatif appréciable qui peut rendre des services; auprès d\u2019in- somniques, par exemple, qu\u2019on ne désire pas soumettre à un traitement barbiturique; aux petits anxieux et peut-être aux grands, qu\u2019il peut calmer sans abattre ni intoxiquer.Il reste à prouver si les maniaques et hypomaniaques peuvent retirer un bénéfice aussi rapide et intégral que chez ma malade.Avant de terminer ces considérations, je veux attirer l\u2019attention sur l\u2019hyperthermie de ma malade, qui eut une durée d\u2019une dizaine de jours.Cette hyperthermie n\u2019était pas causée par une infection.Elle était plutôt la conséquence de l\u2019intoxication produite par l\u2019agita- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 63: er tion constante, la veille prolongée, et peut-être aussi par la rétention intestinale et rénale.Une glycosurie abondante, au début de sa maladie, démontra la viciation de son métabolisme.Par ailleurs, ne doit-on pas lui attribuer la cure rapide du syndrome maniaque?Car la pvrétothérapie possède sûrement une action heureuse sur la manie, au moins de moyenne intensité; beaucoup plus que sur l\u2019accès mélancolique.Et à ce propos j'ai le souvenir d\u2019une guérison rapide d\u2019une hypomaniaque qui avait été soumise à un traitement gardénalique.Elle présenta de l\u2019intolérance à ce médicament, eut un rash scarlatiniforme généralisé avec une hyperthermie suivie de la disparition instantanée de son agitation.H est possible que ma malade ait été influencée heureusement par son hyperthermie.Il est peu probable qu\u2019elle ait été guérie par elle.Cette impression est basée sur la coïncidence, encore une fois, trop chronologiquement étroite entre l\u2019administration du calcium et l\u2019amélioration impressionnante de son état psycho-moteur. PETITE CLINIQUE L\u2019'ÉRYTHÈME DU 9e JOUR Par Albéric MARIN Chef du Service de Dermato-Syphiligraphie à l'hôpital Notre-Dame.Voici un homme, âgé de 38 ans, qui se présente avec une rougeur vive et généralisée à presque tout le tégument.Cet érythéme, rouge vif, recouvre avec plus d\u2019intensité le tronc, la partie supérieure des membres, la face.Il se compose de taches nummulaires ou plus petites qui en certains endroits, par coalescence, forment des placards.Entre ces éléments se montrent des espaces de peau saine.La face et les paupières sont œdématiées.Il v a une conjonctivite légère.La muqueuse buccale est rouge.La température s\u2019élève à 100°.Au sillon balano-préputial, il existe une petite exulcération arrondie, à bords bien délimités et non décollés, à fond plat et lisse, de couleur chair musculaire, Aux aines, l\u2019on note la présence de petits ganglions mobiles, non douloureux, non empatés.ar, CS x Son histoire est la suivante: Il y a environ trois semaines ce malade s\u2019aperçoit de l\u2019existence d\u2019une petite érosion indolore sous son prépuce qu\u2019il se contente de nettoyer quelque peu avec de l\u2019eau oxygénée.Au bout d\u2019une dizaine de jours il consulta un médecin qui après avoir fait faire une recherche à l\u2019ultra-microscope lui révéla qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un chancre syphilitique.Il reçoit alors une injection intraveineuse de novarsénobenzol, suivie d\u2019une seconde cinq jours plus tard.Ces deux injections donnèrent lieu à aucun incident immédiat.Mais le lendemain de la deuxième piqûre, cet homme éprouva quelques malaises généraux, un peu de céphalée, de vagues douleurs articulaires, eut des nausées, avec une fièvre qui monta à 103°.Cet état fébrile dura trois jours et après une dernière nuit plus agitée que les précédentes, il vit apparaître hier matin cefte rougeur qui s\u2019accentua en se généralisant et qui aujourd'hui a une apparence morbiliforme.En somme voici un individu qui dix jours après l\u2019apparition d\u2019un chancre syphilitique reçoit une injection de 914 et qui 9 jours après celle-ci fait une éruption érythémateuse morbilliforme, avec état général fébrile.# #% % De quoi s\u2019agit-il ?En dépit de son aspect, on ne peut croire à de la rougeole, vu l\u2019absence du catarrhe oculo-nasal et du signe de Koplick. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 637 Il ne peut non plus s\u2019agir de la roséole syphilitique qui se présente sous forme de petites taches rosées lenticulaires, siégeant aux flancs, au tronc, mais épargnant la face.De plus, l\u2019explosion secondaire se montre environ 6 semaines après le début du chancre.Nous n\u2019envisageons l\u2019érythrodermie œdémato-vésiculeuse post- arsénobenzolique que pour l\u2019exclure.Celle-ci survient d\u2019ordinaire vers la fin de la première série d\u2019injections et s\u2019accompagne d\u2019un suintement intense.Elle dure de quatre à six mois.Nous assistons ici à l\u2019explosion d\u2019un érythème du 9e jour, incident survenant parfois chez des malades recevant de l\u2019arsénobenzol, du bismuth, du mercure, de l\u2019or (plus fréquemment avec le 914 qu\u2019avec les autres médicaments).#* x % Cet érythème du 9e jour (que par abréviation nous désignerons désormais par le signe: E.9 est une réaction biotropique.Le Biotropisme peut se définir: le réveil de microbisme latent dans un organisme vivant.(Milian).Le biotropisme est direct lorsque le médicament administré augmente ou multiplie les lésions contre lesquelles il est dirigé.La virulence du micro-organisme causal en est exaltée.La réaction d\u2019Herxhei- mer en est le meilleur exemple.Celle-ci s\u2019observe bien chez un syphilitique porteur d\u2019accidents secondaires qui reçoit une injection de 914.S\u2019il existe aux flancs une roséole discrète, composée de quelques éléments on verra 12 - 24 heures après la piqûre non pas une atténuation mais une dissémination de cette éruption.De nouveaux éléments apparaissent brusquement cà et là en nombre très considérable.S\u2019il existe de la céphalée, celle-ci s\u2019aggrave.S\u2019il y a des vestiges de chancre, celui-ci devient plus turgescent.Bref, le médicament n\u2019a pas atténué la virulence de l\u2019agent morbide mais il en a momentanément exalté les efforts.Le bdiotropisme est indirect quand les virus latents dont nous sommes porteurs et qui nous habitent sans donner de signes de leur présence sont stimulés par l\u2019administration d\u2019un médicament « donné pour une autre maladie », (arsénobenzol ou autres).Ainsi un malade recevant du 914 pourra à la suite d\u2019une piqûre faire un zona, de l\u2019herpès, du pityriasis rosé (que plusieurs croient être d\u2019origine microbienne) ou encore de l\u2019E.9.Il est bien entendu qu\u2019il n\u2019est pas nécessaire que le malade soit syphilitique pour présenter ces relations biotropiques.Ainsi nous avons observé dernièrement un cas typique d\u2019E.9.chez un malade non syphilitique souffrant d\u2019angine de Vincent et qu\u2019on avait traité par du 914. 638 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 Nous avons déjà vu un grave zona intercostal apparaître à la suite d\u2019une piqûre de Crisalbine dans un cas de lupus érythémateux.De multiples observations ont relaté des faits analogues par l\u2019administration de bismuth ou de mercure.Pour en revenir à l\u2019E.9 celui-ci peut être morbilliforme, ou scarlatiniforme ou rubéoliforme ou encore simuler l\u2019érythème polymorphe.Les choses se passent d'habitude de la façon suivante: environ 6 jours après la première piqûre de 914, le sujet éprouve du malaise, des courbatures, de la céphalée, des nausées; une fièvre s\u2019installe qui donne des montées vespérales de 101° et 103°.Puis brusquement après 2 - 3 jours de cet état général, c\u2019est-à-dire vers le 9e jour après l\u2019injection éclate une éruption érythémateuse (morbilliforme \u2014 scarlatini- forme \u2014 rubéoliforme \u2014 polymorphe) qui se généralise rapidement.Les signes généraux disparaissent en 3 - 4 jours.L\u2019éruption dure environ 8 - 10 jours et la desquamation consécutive environ en trois semaines, sans laisser de séquelles.L\u2019E.9 n\u2019est pas un accident d\u2019intoxication.Il survient, en effet, d\u2019emblée chez un sujet neuf, dès la première administration du médicament, si minime soit-elle.L\u2019E.9 ne peut non plus, être assimilé aux autres réactions d\u2019intolérance comme la crise nitritoide.Celle-ci survient chez un individu avec parfois de petites doses il est vrai, mais se répète à chaque dose nouvelle, s\u2019aggrave même, peut devenir mortelle.L\u2019E.9, réaction biotropique, est dû à un autre mécanisme.Le novarsénobenzol n\u2019en est pas la cause, il n\u2019en est que l\u2019occasion.En dépit de la tyrannie des apparences, l\u2019E.9 qui nous le répe- tons n\u2019a rien à voir avec l\u2019intoxication ou l\u2019intolérance ne constitue pas une contre-indication à l\u2019arsénothérapie.Rien ne s\u2019oppose à poursuivre le traitement par le même médicament à la posologie habituelle.Cette réaction biotropique étant passée, l\u2019on voit ces malades recevoir par la suite des doses multiples et fortes sans aucun inconvénient.Et cette notion est de la plus haute importance puisqu\u2019elle permet de pouvoir continuer l\u2019utilisation d\u2019un puissant anti-luétique alors que par pusillanimité on serait tenté de l\u2019abandonner. MOUVEMENT MÉDICAL DIAGNOSTIC DE LA TYPHOÏDE ET DES PARA-TYPHOÏDES PAR LA MÉTHODE DE WELCH ET STUART Par Albert BERTRAND, Professeur agrégé à l'Université de Montréal, Chef-adjoint au laboratoire de l'hôpital Notre-Dame.Le diagnostic sérologique de la typhoïde est demeuré longtemps, à peu de modifications près, tel que Widal l\u2019avait établi.Ainsi conçue, la méthode a rendu des services indiscutables bien qu\u2019il soit également admis qu\u2019elle n\u2019a pas toujours correspondu à la réalité des faits cliniques.Maints « séros », en effet, sont demeurés négatifs alors qu\u2019il s\u2019agissait de typhoïde authentique.L\u2019explication de cette dissociation nous est fournie par les travaux de Smith et Reagh, ceux de Weil et Félix et ceux d\u2019Arkwright.En étudiant l\u2019agglutinabilité du bacille du choléra des porcs, Smith et Reagh ont constaté que la forme bacillaire normale, mobile, flagellée n\u2019agglutinait pas de la même manière que la variété immobile du même micro-organisme.Après de multiples recherches, Smith et Reagh ont conclu que le bacille normal, mobile, possédait deux types d\u2019antigènes, l\u2019un contenu dans les flagelles, l\u2019autre fixé sur le corps bacillaire.D\u2019autre part, Weil et Félix, partant d\u2019une variété de proteus isolé d\u2019un patient souffrant de typhus, ont noté que le bacille normal, flagellé, poussait rapidement sur gélose et donnait naissance à une culture en couche mince couvrant tout le milieu.Ils ont désigné cette forme bacillaire par la lettre « H».La variété immobile de ce proteus donnait au contraire, sur le même milieu, des colonies isolées.Weil et Félix ont identifié cette dernière variété par la lettre « O ». 640 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 Enfin Arkwright a constaté dans le groupe typhique, para-ty- phique, dysentérique, des modifications marquées dans l\u2019aspect et la forme des colonies microbiennes : des colonies lisses, dites « smooth » ou «S»; et des colonies rugueuses, appelées, « rough» ou «Ro».Arkwright a remarqué en plus que ces modifications de la forme des colonies sont souvent accompagnées d\u2019une variation de la virulence du microbe et d\u2019un changement dans sa structure antigénique.Ainsi les formes normales, « S », sont agglutinées spécifiquement par leur sérum anti «S », alors que les formes modifiées, « R », sont agglutinées, non seulement par leur propre anti-sérum, mais en plus par d\u2019autres sérums préparés pour diverses espèces microbiennes à l\u2019état « R» et de parenté éloignée, au sens bactériologique.Il découle de toutes ces recherches que les bacilles du groupe typhique para-typhique possèdent au moins deux antigènes.L\u2019un, appelé antigène « O », est stable et fixé sur le corps microbien ; il caractérise le groupe.L\u2019autre, nommé antigène « II », est instable et porté par les flagelles; il détermine l\u2019espèce.L\u2019expérience montre en plus qu\u2019un individu inoculé avec des bacilles typhiques « mobiles » développe dans son organisme des agglu- tinines « H » et « O », alors que celui qui reçoit des bacilles « immobiles » de même espèce ne produit que des agglutinines « Ô ».Ces faits ont permis à Félix de préciser les points suivants : ! 1.La réaction de Widal résultant d\u2019une vaccination se différencie de celle consécutive à une infection intestinale par le caractère de l\u2019agglutination observée.2.La présence d\u2019agglutinines « H » permet d\u2019établir qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une typhoïde s\u2019il est possible d\u2019exclure une infection intestinale antérieure ou une vaccination prophylactique.3.La présence d\u2019agglutinines « H » pour la typhoide et les paratyphoïdes, et l\u2019absence totale d\u2019agglutinines « O » chez les personnes inoculées permet d\u2019écarter le diagnostic de typhoide.4.La présence d\u2019agglutinines « H » et « O » chez une personne inoculée indique une infection intestinale d\u2019origine indéterminée.(diagnostic basé sur la présence d\u2019agglutinines « Ô ».) S\u2019appuyant sur ces données, Welch et Stuart ont mis au point une technique qui mérite, croyons-nous, d\u2019être connue à cause de sa grande simplicité et de sa rapidité 2.1 Value of H and O agglutination technic in routine Widal examinations: Rosemary Bole, Jour.of Lab.and Med.Clin.March 1935 p.638.2.A rapid slide test for the serologic diagnostic of typhoid and para- thyphoid fevers.H.Welch and C.A.Stuart.J.Lab.and Med.Cl.Jan.1936 p.411. 1937 L'UNION MÉDICALE DT CANADA \u2014 Montréal, juin XVII =D = \u2014\u2014= = = EPA] HU 2 U 7 % Z 7 A 7 Hu 9 # om ' & 7 Za 4 w À GA lh Tr % 7 Dts 4 7 Yu 39.3.26-2-36 Azotémie 0.49; Glycémie 1.19.Radioscopie: Légère grisaille des deux sommets, aux deux plages, trai- née bien visible légèrement floue avec quelques éléments de sclérose.IHiles un peu denses, .28-2-36 Tentative de biopsie.10-3-36 Biopsie de petites tumeurs sat-Ilites de la grosse tumeur.| Examen histologique: Le ganglion est complètement transformé en une prolifération de cellules conjonctives, tantôt isolées, tantôt réunies en syn- cytium, séparées les unes des autres par de fines fibrilles collagènes.Les mitoses sont nombreuses, Reticulo-sarcome.La patiente a suivi des traitements de radiothérapie jusqu'en avril 1936.2e stage à l\u2019hôpital: Lai patiente revient à l\u2019hôpital à la fin de janvier de cette année, pour une tumeur qu\u2019elle s\u2019est découverte fortuitement sur le rebord gauche de la langue, à sa partie postérieure.Cette tumeur est de la grosseur d\u2019un œuf de pigeon et adhère au rebord de la langue, elle semble aussi empiéter sur la loge amygdalienne correspondante.Cette tumeur n\u2019a jamais causé de malaise à la patiente, peut-être parce qu\u2019elle suivait tous les mouvements de la langue et basculait avec elle.Macroscopiquement cette tumeur ressemble à une amygdale par ses saillies et ses sillons.elle en a aussi la couleur.Au niveau de l\u2019ancienne cicatrice opératoire gauche, on constats un petit nodule induré.Légère hypertrophie ganglionnaire sus-claviculaire bilatérale.; Examen de laboratoire: \u2014 Formules sanguines: 29-1-37 Gl.R.4,700,000; Gl.B.8,000; H.65; V.G.0.6; Poly.N.61; Ly.26; Gr.M.7, Eo.6.5-2-37 GL R.4.175,000; GI.B.6,000; H.65; V.G.0.6; Poly.N.67; Ly.20; Gr.M.7; Eo.6.Examen histologique: Une biopsie de la tumeur linguale a révélé un réticulo-sarcome en tout point semblable au précédent.Un des renseignements de cette observation à retenir est celui de l\u2019éosinophilie.Le taux des éosinophiles est en effet augmenté dans toutes les formules: aussi on a fait le diagnostic probable de Hodgkin, cz diagnostic nous le retrouvons sur les requêtes.peut-être cette éosinophilie a-t-elle influencé cz diagnostic.(Vest la première fois que nous la rencontrons accompagnant un réticulo-sarcome, elle ne saurait done être spécifique de la maladie de Hodgkin.En effet elle n\u2019est spécifique d'aucune maladie, elle n\u2019est qu\u2019un symptôme.Discussion: M.SIMARD: T1 y a un point que je voudrais signaler dans l\u2019observation.C'est l\u2019état général et local assez bien conservés.À l\u2019endroit de la biopsie que j'ai examinée, il y a un an, il ya bien quelques ganglions augmentés de volume, mais pas de tuméfactions visibles à l\u2019œil nu.Il est probable que la Radiothérapie a retardé l\u2019évolution de ce réticulo- sarcome. 6S 1 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 Un cas pour diagnostic.(Tumeur du genou).\u2014 R.DECARIE.Histoire de la malade: Depuis le début de janvier la malade remarque que son genou dioit augment: de volume.Cependant elle n'accuse qu'une légère douleur, plutôt une gêne à la marche et à la flexion du genou.Début insidieux sans traumatisme ni aucune autre cause pouvant expliquer cette lésion.Depuis une ponction exploratrice pratiquée le 20-2-37, la malade se dit soulagée, son genou serait moins gros et les mouvements plus faciles et moins dou'oureux.Histoire de famille: Antécédents héréditaires: rien à noter.Antécédents personnels: hospitalisée en novembre 1936, dans le Service d'urologie où l'on ne trouve rien du côté appareil urinaire.Transférée en gynécologie pour métrorragie et ulcération du col \u2014 curettage biopsie ct cautérisation du col.Congé pour le service externe où el'e est traitée pour bartholinite?Examen: Le 20-2-37 nous voyons cette malade au dispensaire de chirurgie.Le genou droit, augmenté de volum:, présente une tuméfaction flue- tuente, non douloureuse, sans chaleur locale, circonserivant la partie supérieure de la rotule.Le choc rotulien est facilement perçu.Les mouvements de flexion et d\u2019extension sont conservés et non doulourux.Une ponction exploratrice donne un liquide louche, séro-purulent.L'examen clinique des autres systèmes est négatif.- La boratoire et Rayons X: Rayons X , le 20-2-37 \u2014 Aucune lésion osseuss ou articulaire.Examen bactériologique du liquide: pus, pas de microbe; culture: négative.Examen histologique du culot: négatif re née.\u2014 B.W.\u2014 négatif.Diagnastic: Buisit» chronique de la bourse séreuse du quadriceps intéressant l'articulation du genou.Considérations : Nous présentons cette malade afin d'avoir l'opinion ds l'Assemblée.1° Sur l'étiologie de cette lésion.2° Sur la conduite à tenir dans le traitement: ponctions répétés, exérèse, etc.Discussion: M.BLAGDON: Je suis sous l'impression qu'il s'agit d'une synovite à évolution chronique de cause indéterminée.Quant au traitement, je crois qu\u2019après avoir observé la malade pendant un certain temps, une synovectomie s\u2019imposera, si les ponctions et l'immobilisation n\u2019ont pas donné de résultat.M.DECARIE: C'est bien mon intention de continuer à étudier cette malade.Si l\u2019on trouve un foyer infectieux quelque part et qu'il n'y a pas d\u2019amélioration nous ferons l'opération, soit une « synovectomie ».Hémangio-endothéliome de l\u2019orbite opéré.(Guérison apparente remontant à 22 mois.) \u2014 J.N.ROY., Histoire du malade: C: malade agé de 57 ans, raconte quil a remarqué, il y a 8 ans, de la rougeur ct de P'eedéme du cul-de-sac de la paupiere L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal.juin 1937 LVII \u201cIL FALLAIT QUE TU TOMBES DANS LA BOUE JUSTE AVANT QUE L'INSPECTEUR BORDEN ARRIVE!\u201d POUR EN ARRIVER AUX FAITS .les vaches de Borden mènent une vie si pure qu\u2019elle n\u2019offre absolument rien d\u2019émouvant.Plus que cela\u2014la santé de tous les fermiers et de tous les garçons de ferme est surveillée de près.C\u2019est la règle dans toutes les fermes approuvées pour le Lait Evaporé Borden\u2019s\u2014et il y en a des milliers! Cela peu paraître beaucoup d\u2019embarras \u2014 mais seul un soin comme celui-ci peut assurer un lait meilleur et plus sûr\u2014le genre de lait que vous obtenez dans chaque boîte de Lait Borden\u2019s St.Charles Evaporé Irradié.Le médecin qui écrit \u201cBORDEN'S\u201d.,.sur une formule demandant du lait évaporé irradié, s\u2019assure que la marque de lait employée satisfait à toutes les exigences de la profession médicale.Si vous ne connaissez pas le Lait Borden's St.Charles Evaporé Irradié, non sucré, écrivez à : The Borden Company Limited, Yardley House, Toronto, Ontario, pour recevoir des échantillons et de la documentation professionnelle. LVIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal.juin 1937 La diète du Diabétique ALIMENTS DEPOURVUS D\u2019AMIDON i La farine caséinée de Listers est entièrement dépourvue d amidon.Sa pâte lève bien et sert à la confection de plate agréables.Une liste de recettes est fournie avec chaque boîte.Grande boîte pour 30 cuissons Petite boîte pour 15 cuissons $4.85 $2.75 En vente chez tous les pharmaciens ou directement chez LISTERS Limited Huntingdon, Quebec CANADA da PAVELRAL reste toujours un médicament de choix pour le traitement scientifique de la COQUELUCHE Le Pavéral est journellement prescrit avec succès pour les cas de coqueluche et des toux Coqueluchoïdes.Ne cause ni intolérance, ni complication.Littérature sur demande Agents : CANADA DRUG COMPANY Pharmaciens en Gros MONTREAL 857, rue Saint-Maurice, - - . L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 685 inférieure de l'œil gauche.Dans la suite l'infiltration s'est développée graduellement.Comme il existait une tumeur sur le plancher de l\u2019orbite qui repoussait cette paupière inférieure, deux oculistes lui pratiquèrent chacun une biopsie.Le rapport anatomo-pathologique fut: « Nævo-carcinome pigmenté».En présence de ce néoplasme, le patient fut dirigé à l\u2019Institut du Radium.En août 1930, il reçut un traitement par radium-surface, et en octobre de la ménie année, un autre par radium puncture.Ces deux applications firent diminuer la tumeur de moitié.En mai 1932, augmentation du néoplasme.Autre radium puncture qui eut pour effet do le stabiliser pendant quelque temps.En mai 1933, nouveau développement de la tumeur.Traitement: radium en surface.L'état stationnaire se maintint pendant près de deux ans.Fn avril 1935, forte exophtalmie, ce qui engagea les médecins de l\u2019Institut du Radium à nous adresser le malade pour un traitement chirurgical.Histoire de famille: Dans la famille du patient il n\u2019y a pas de tuberculose ni de cancer.Examen: A l'examen nous constatons, à la paupière inférieure gauche, une tumeur pulsatile développée sur toute son étendue, et envahissant la région interne de l\u2019os malaire et le plancher de l\u2019orbite.À l\u2019auscultation du néoplasme nous entendons des bruits de souffle isochrones aux pulsations cardiaques.Paupière inférieure rougeâtre avec vaisseaux télangiectasiques.Fxophtalmie très prononcée.Le peau qui recouvre la tumeur n\u2019est pas adhérente, excepté à l\u2019endroit des biopsies.infiltration considérable de la conjonctive bulbaire, lardacée sur les deux tiers inférieurs du globe oculaire.Infiltration de la cornée.Tension de l\u2019œil normale.La vision est réduite à la perception des mouvements de la main.Oeil droit normal.A la diaphanoscopie les sinus maxillaires sont transparents.Pas de métastase aux organes divers.Radiographie: Rien d\u2019intéressant à noter aux rayons X.Diagnostic: Le diagnostic clinique ne peut être qu\u2019hypothétique.Traitement chirurgical: Sous chloroforme, exentération de l\u2019orbite, en respectant la peau de la paupière inférieure.Nous prenons un soin particulier À enlever tout le tissu tumoral et le périoste du plancher de cette cavité.Comme les pulsations du néoplasme avaient usé la paroi inter- sinuso-orbitaire, nous ouvrons le sinus maxillaire qui n\u2019est pas envahi.Suites opératoires absolument normales.Laboratoire: L\u2019examen anatomo-pathologique de la tumeur révèle un hémangio-endothéliome de l\u2019orbite.C'onsidérations : Cette variété de néoplasme, qui est particulièrement rare, récidive de temps à autre.Notre malade opéré maintenant depuis près de deux ans, semble être définitivement guéri, d\u2019après l\u2019apparence de sa cavité orbitaire.Discussion : M.A.LE SAGE: Je demanderai à M.J.-N.Roy quel est suivant lui, le traitement autoplastique le meilleur auquel il faut recourir dans son cas. 686 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 M.L-C.SIMARD: Au début de l\u2019observation de M.J.-N.Roy.il est mentionné qu\u2019on a fait une première biopsie avec diagnostic anatomo- pathologique de nævo-carcinome pigmenté.Je tiens à dire que je suis l\u2019auteur de ce premier rapport.La pièce avait été fortement traumatisée par l\u2019oculiste qui avait pratiqué le prélèvement et, par le Fontana.J\u2019avais eru voir un peu de pigment.M.P.PANNETON: Est-ce que la paupière supérieure a été relevée?Il est fait mention d\u2019un deuxième rapport anatomopathologique de la tumeur enlevée par le docteur Roy.Qui l\u2019a signé?M.L.-C.SIMARD: L\u2019auteur de ce rapport est M.Pierre Masson.M.J.-N.ROY: L'auteur dit qu\u2019il a déjà présenté son malade apparemment guéri à l'Assemblée scientifique du Bureau Médical d- l\u2019Hôpital Notre- Dame le 13 décembre 1935, sept mois après l\u2019ablation du néoplasme.À cette réunion un anatomopathologiste émit l\u2019opinion qu\u2019il y aurait récidive de la tumeur dans le courant de l\u2019année suivante, puisque le microscope avait permis de diagnostiquer un endothéliome.M.Roy fut d\u2019avis contraire se basant sur le fait qu\u2019il avait non seulement enlevé le néoplasme en totalité, mais aussi tout le périoste qui était à son contact.Comme les pulsations tumorales avaient usé la paroi intersinuso-orbitaire, l\u2019antre de Heigmore fut ouvert pour se renseigner sur son envahissement possible.Il était normal.A M.Le Sage, l\u2019auteur répond qu\u2019il est en ce moment trop tôt pour faire une plastique orbitaire.Lorsque la nature aura fini son travaii d'épi- dermisation spontanée, s\u2019il reste encore un tissu granuleux, il recourra à la greffe de Thiersch.Il est peu probable qu\u2019il soit possible de mobiliser les paupières dans le but de faire porter à son malade un œil artifici-] dans l\u2019avenir.Et enfin M.Roy dit à M.Panneton que la paupière supérieure n'avait aucun contact avec la tumeur, tel qu\u2019on a pu la voir sur ses photographies.En conséquence, elle n\u2019a pas été touchée.Le néoplasme, développé d'abord sur le plancher de l\u2019orbite, s\u2019était ensuite infiltré seulement dans les parties profondes de la paupière inférieure et dans la région interne de l'os malaire.Lymphosarcome du médiastin.\u2014 A.LeSAGE.Histoire du malade: M.P.33 ans, marié.Admission dans le service de médecine en mai 1935 pour des palpitations, de la dyspnée d\u2019effort et des troubles de la circulation évidente, surtout à la région thoracique, où l\u2019on aperçoit des arborisations veineuses dans toute l\u2019étendue du thorax, À la région antérieure, accompagnées d\u2019Un œdèm: des deux membres supérieurs, plus accentué à droite qu'à gauche.La face est cyanosée, les lèvres bleuâtres, éversées.Le malade tousse, il expectore un liquide plutôt muqueux, sans caractère clinique précis.Il s\u2019agit évidemment d\u2019un trouble de compression, situé dans le thorax, vraisemblablement au niveau du médiastin.Examen: Voies respiratoires: on note une matité croissante de haut en bas, avec abolition de la respiration, accompagnée de râles, surtout accusés à l'inspiration profonde.Au coté gauche, on trouve une respiration supplémentaire au deux tiers supérieur avec râles sous-crépitants à la base; vraisemblablement des râles d\u2019œdème.Tous les autres signes thoraciques et abdominaux découlent des constatations que nous venons d'énumérer.Il y L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal.juin 1937 LIX = 7 \u2014\u2014 MARIE YVONNE - CECILE ANNETTE L'Anniversaire des Petites Reines Copyright-NEA UN AUTRE anniversaire de naissance approche pour les fameuses Quintuplettes Dionne.Ces bébés, venus au monde avec bien peu de chance de vivre, sont maintenant des fillettes fortes et bien portantes.À l\u2019âge de six mois, elles furent mises à une formule de Lait Carnation, et le Lait Carnation Irradié est le lait évaporé qu\u2019elles prennent aujourd\u2019hui.ECRIVEZ pour demander le livret intitulé: «dlimentation Simplifiée pour Bébés» qui est publié tout particulièrement pour les médecins.Carnation Company Limited, 57 Star Bldg., Toronto, Ont.UN PRODUIT CANADIEN ARNATION MILK IRRADIE «PROVENANT DE VACHES BIEN NOURRIES » LX L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal.juin 1937 - Bouffées de chaleur Emotivité Insomnie Les symptômes généraux de la ménopause, naturelle ou artificielle, cèdent très promptement à un traitement adéquat contenant une substance estrogénique telle que l\u2019Amniotin.Le premier rapport clinique publié en ce pays du traitement de la ménopause avec une préparation estrogénique physiologiquement standardisée fut base sur l\u2019emploi de l\u2019Amniotin.L'Amniotin est une préparation soigneusement purifiée, offrant diverses formes de dosage et pouvant s\u2019administrer par voie hypodermique, buccale ou intravaginale.Elle est aussi en grand usage dans le traitement de la vaginite gonorrhéique chez les 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épanchement que d\u2019une hépatisation complète du poumon, car nous n\u2019avons retiré, en deux circonstances, qu\u2019une très minime quantité de sang.Etant donné la dyspnée, les troubles de circulation, la vascularisation intense de la cage thoracique et l\u2019ædème des membres nous ont permis de conclure, en tenant compte des signes d\u2019auscultation, à un trouble de compression d\u2019origine médiastinale, et fort de l\u2019expérience antérieure provenant da cas semblables, que nous avons observés dans notre service, nous avons conclu qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un cas de lymphosarcome du médiastin.Rayons X: En vue de préciser le diagnostie, nous avons demandé une radiographie.Le rapport indique que «la plage pulmonaire est très dense, accompagnée d\u2019une forte réaction parenchymateuse à gauche.Il y a, à cet endroit, une masse empiétant sur le médiastin.T1 paraît probable qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une néoplasie.» Nous avons soumis ce malade à un traitement par la radiothérapie profonde Il a été suivi à cette époque, dans le service, par M Léger.Ce traitement a peu à peu fait rétrocéder les lésions.Ia masse primitive a diminué de volume et de densité.Les troubles de la circulation ont peu à peu disparu ou diminué d\u2019intensité et le 23 août 1935, l\u2018examen radiographique décelait ce qui suit: « La base droite s\u2019est considérablement éclairée.Il reste vers le hile et entre le hile et la clavicule un voile, avec des marbrures, qui peut être formé aussi bien par des lésions non disparues que par de la sclérose.» Le 9 octobre 1935, une nouvelle radiographie révèle que l\u2019état est stationnaire.L\u2019examen microscopique du liquide retiré de la ponction lombaire révèle la présence de lymphocytes et l\u2019absence de cellules néoplasiques.Le 18 novembre 1936, le malade demande de nouveau son admission dans le service.Nous nous trouvons en présence des mêmes signes notés l\u2019année précédente, mais aggravés.Une ponction exploratrice démontre la présence dans le liquide retiré du sang dans lequel existent de grandes cellules vacuolaires non lymphoïdes et du pigment vraisemblablement ferrugineux.Nous ne trouvons pas de cellules à caractères néoplasiques.Nous soumettons le malade au même traitement radiographique.Il se produit une amélioration légère sur les principaux symptômes notés à l'examen, mais bientôt la radiothérapie se montre impuissante, et nous sommes forcés de suspendre ce traitement.Le malade se calme, puis, bientôt des troubles de la circulation, de l\u2019arythmie, de la gêne respiratoire intense, apparaissent successivement et le malade succombe à l\u2019asphyxie progressive.L\u2019autopsie pratiquée par M.Bernier a révélé les faits suivants: (A.1758).Le poumon droit et le médiastin de même que le cœur sont intimement soudés ensemble et forment un bloc à peu près carré ayant 18 ems de long.Seuls les ventricules excèdent de 6 cms par 12 cms de largeur, et 10 d\u2019épaisseur.Le lobe supérieur du poumon droit est recouvert par une épaisse membrane lardacée, b'anchâtre, adhérente au parenchyme pulmonaire. 688 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 Unz coupe longitudinale de tout le poumon droit laisse voir des dilatations bronchiques entourées d\u2019un liséré blanchâtre d'aspect caséeux, mastic.Cette coupe permet aussi de voir des soudures intimes des différents lobes.Tout le reste du parenchyme présente un aspect marbré à fond grisûtre parsemé de nombreux îlots anthracosiques.ll est absolument impossible de détacher l: cœur et le médiastin du poumon tant par la face antérieure que par la face postérieure de la pièce.On a done fait 9 tranches transversales incomplètes pour étudier cette masse solide et non dépressible.La plus haute, à environ 4 ems du sommet pulmonaire, laisse voir à la face postérieure une trachée béant: et un œsophage à lumière virtuelle.Ces deux organes sont englobés tout entiers, à l\u2019exception toutefois de la face postérieure de l'œsophage dans un: masse blanchâtre, dure, qui contient un îlot anthracosique en son centre.cette masse renferme aussi les gros vaisseaux qui montent ou descendent du cou.On distingue la tumeur du poumon par l'aspect anthracosique de ce dérnier.Toutefois cette masse blanchâtre néoplasique pousse les prolongements dans le tissu pulmonaire surtout vers sa face antérieure.Les tranches suivantes présentent le même aspect blanchâtre et anthra- cosique et encerclent au fur et à mesure que nous descendons vers le pédicule cardiaqua les gros vaisseaux qui le composent, et le masse néoplasique se dirige alors à droite et refoule l\u2019aorte et l\u2019artère pulmonaire à gauche.Au niveau des oreillettes la masse ne laisse plus qu\u2019une fente de 14 cm au niveau de l\u2019oreillette droit qui prend l\u2019aspect d\u2019un croissant.L\u2019oreillette gauche est aussi réduite de calibre, par le massif cancéreux qui remplace maintenant la paroi interauriculaire, continue jusqu\u2019au niveau des valvules mitrale et tricuspide, mais se termine bientôt par un nodule en coin, paroi interven- triculaire, et par un autre nodule pédiculé sur la paroi droite.À noter que depuis que le néoplasme envahit les oreillettes il ne dépasse pas le péricarde et n\u2019infiltre pas le tissu pulmonaire environnant.Il se glisse vers le bas guidé par le myocarde.L\u2019examen histologique n\u2019est pas encore terminé à cause des techniques spéciales, Nemarques: J'ajoute comme première remarque que ce malade travaille dans une fabrique où l\u2019on manipule le goudron.Il en respire les vapeurs, et une première enquête sommaire révèle que plus de 21 ouvriers, employés dans la même fabrique ont dû quitter l\u2019établissement, souffrants de troubles variés et auxquels plusieurs ont déjà succombé.Nous nous proposons de pousser cette enquête plus loin, afin de savoir s\u2019il ne serait pas opportun d\u2019attirer l\u2019attention des pouvoirs publics sur les dangers auxquels sont exposés ces ouvriers, tous jeunes, dans de telles circonstances.Cette première partie de l\u2019observation est surtout clinique.Elle sera suivie ultérieurement d\u2019une étude plus précise au point de vue anatomo- pathologique et au point de vue social où, sans doute, vous serez appelés à formuler des conclusions qui devront déborder le cadre de ces réunions scientifiques, et qui en démontreront l\u2019utilité.Discussion : M.BERNIER: Le titre de l'observation « Lympho-sarcome » se rapporte sans doute, exclusivement au diagnostic clinique.Car le diagnostic histologi- qua n\u2019est pas encore fait. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal.juin 1937 LXI (litige WI LE LAIT GELATINE TIENT LA TETE DANS LES EPREUVES DE NOURRITURE POUR ENFANTS Une première étude, dans le Département de Pédiatrie d\u2019une importante Université de l'Est, fut faite sur trois groupes d'enfants (50 bébés par groupe).L'épreuve était destinée à reconnaître les cas types ordinaires, tels que rencontrés par le médecin praticien: vomissements, constipation et autres troubles du tube digestif.Il s'agissait de déterminer la différence entre le lait de vache, le lait acidifié et le lait gélatiné.Les résultats, tels que rapportés dans « Archives of Pediatrics » janvier-février 1937, furent les suivants: 1.Les enfants nourris au lait gélatiné semblèrent être moins sensibles aux infections, surtout aux infections respiratoires supérieures, que ceux nourris au lait acidifié ou au lait de vache.2.La diarrhée fut moins fréquente chez les groupes nourris au lait gélatiné et acidifié que chez le groupe nourri au lait ordinaire.3.Le groupe d'enfants nourris au lait gélatiné eut un meilleur taux d\u2019augmentation que les groupes nourris au lait acidifié ou au lait de vache ordinaire.4.Les vomissements et l\u2019inappétence, chez les enfants nourris au lait gélatiné, furent guéris ou améliorés, contrairement aux résultats obtenus chez les autres groupes où l\u2019on remarqua bien peu de changement.5.Les enfants du groupe du lait gélatiné eurent des résultats plus favorables que ceux des groupes du lait acidifié ou du lait de vache en ce qui concerne la constipation.* ) Un ou deux pour cent de Gélatine Knox fut ajouté à la » ration d\u2019eau bouillie et refroidie.La gélatine fut détrempée pendant 10 minutes avant d\u2019être ajoutée au lait de M la formule.GELATINE MOUSSEUSE DE KNOX KNOX CELATINE LABORATORIES, 472 Knox Avenue, Johnstown, New York.Veuillez m'envoyer ure copie du rapport ci-dessus mentionné, ainsi qu'un échantillon d'essai de Célatine Knox. LXII L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 EXEL EX EL EX FX EX EX EX EX EXE XE EEX I.O.G.) DIA - TOSAN LE MEILLEUR ET EFFICACE TRAITEMENT DU DIABETE PAR VOIE BUCCALE.Ce produit n'a été mis à la disposition .2 çÇ .du Corps Médical Français qu'après 9al2 comprimes par Jour en 3 fois.trois années de travaux de laboratoire au début des repas.de la Faculté de Médecine de Paris.Agent général pour le Canada: L.BOUDOT, 8955, rue Routhier, Montréal, P.Q.ARR AR RETR TR TR TR TTR oh A L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 689 M.LeSAGE: Il est exact de dire que « Lympho-sarcome » est ici le résultat d'un examen clinique.En voici la raison: nous avons eu antérieurement trois cas dont deux déja publiés: lympho-sarcome confirmé par l\u2019anatomie pathologique étant donné la radiographie et'le diagnostic clinique.Nous ne pouvions pas faire autrement que d: diagnostiquer «Ivmpho-sarcome » à l\u2019égard de ce nouveau cas.L'examen pathologique de la pièce est encore à l\u2019étude et il semble que ce soit une pièce assez rare puisque mon confrère Masson est encore hésitant sur la nature de cette tumeur.L\u2019autre aspect, à mon point de vue, le plus important est celui-ci :\u2014 Cet ouvrier travaille dans une fabrique de goudron.C\u2019est un jeune homme.Una première enquête démontre que près de vingt-et-un employés de la même fabrique l'ont quittée pour des accidents équivalents.Il y aura là une enquête très sérieuse, et des enquêtes au Bureau de Santé, en vue de protéger ces ouvriers.T1 sera peut-être nécessaire de leur appliquer des masques pour le travail qu\u2019ils font.Un autre patient, actuellement dans mon service, manie les teintures avec ce qu\u2019on appelle un «fusil».Il présente des traces évidentes de bronchite.La radiographie a démontré une plage pulmonaire marquée de tra- mite chez un jeune homme.Il y a là une question sociale en plus de la question médicale.Dans la Z2ième partie de cette observation que nous présenterons, nous pourrons ajouter quelques suggestions au point de vue social, en nous appuyant sur l\u2019autorité.M.PANNETON: L\u2019enquête est-elle continuée ?M.LeSAGE: Après enquête faite, le chiffre de 12 est ensuite monté à 20.M.BERNIER: C\u2019est à propos de l\u2019enquête.Si parmi ces 21 employés, il y a eu des nécropsies, il serait intéressant de retracer les pièces et de les étudier pour voir s\u2019il n\u2019y a pas d\u2019analogies entre les lésions anatomo- pathologiques.Mal perforant plantaire.\u2014 Drs MARIN et BOULAIS.- F.P.45 ans, ouvrier italien.A la face plantaire du gros orteil droit, ulcération profonde, cratériforme, arrondie, à fond grisâtre, non douloureuse, avec bourrelet périphérique hyperkératosique.Le début remonte à 8 ou 10 mois.Spécificité ancienne datant d\u2019au moins douze ans, traitée irrégulièrement et insuffisamment.L\u2019examen clinique nous donne: ébauche de Romberg, Argyll Robertson, abolition des réflexes tendineux achilliens et rotuliens.Il y a de plus, quelques douleurs intercostales droites et articulaires aux membres inférieurs.Ce tabétique vu récemment n'a pas encore subi de ponction lombaire. 690 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014- Montréal, juin 1937 Discussion : M.AMYOT: 11 faut retenir cett: observation que les maux perforants plantaires sont très souvent causés par le tabès.En présence d\u2019un mal perforant plantaire, il faut penser au tabès.Tl faut aussi penser à la syringomyélite et au diabéte.Ce trouble trophique est la conséquence d\u2019une mauvaise circulation sanguine et d\u2019un défaut de nutrition locale des tissus.Les lésions tabétiques peuvent atteindre les filets vaso-moteurs du sympathique tégumentaire et par là modifier considérablement la circulation périphérique.Je crois qu\u2019une imprégnation novocaïnée du sympathique lom- Lbaire aiderait grandement la cicatrisation de l\u2019ulcère, si elle tardait à se faire par le traitement anti-syphilitique.M.BOULAIS: Le malade a été vu pour la première fois vendredi.Les ¢xamens ne sont pas tout à fait finis.Avec les quelques jours de repos, le mal perforant s\u2019est un peu amélioré.Nous allons instituer un traitement et nous aurons recours au chirurgien.Nous envisagerons la nécessité d\u2019une sympathectomie, si la lésion se montre réfractaire, tant au traitement spécifique qu\u2019À la médication symptomatique externe.M.RICARD: Nous avons opéré quelques cas et nous y avons trouvé ordinairement des lésions d\u2019ostéite qui nécessitent le curettage, même l\u2019exérèse de l\u2019os.De sorte qu\u2019un certain nombre de ces cas sont justifiables d\u2019intervention chirurgicale.RAPPORT DE LA PREMIÈRE SÉANCE DE LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL tenue à l'Hôtel-Dieu le 28 janvier 1937.Travaux scientifiques a) Pancréatité aiguë au cours d\u2019un syndrome d\u2019hypertension compliquée d\u2019urémie.\u2014 M.R.PEPIN.M.Pepin rapporte l'histoire d'un malade urémique, hypertendu à 248/126, qui fut pris subitement d\u2019une douleur atroce dans l'abdomen, état de schock prononcé, vomissements fréquents et faciles, selles sanguinolentes, chute de la pression à 124/96, mort dans les 48 heures.Le diagnostic différentiel n\u2019est pas à faire avec l'appendicite aiguë, ni avec la colique néphrétique, mais avec la trombose mésentérique.On doit se baser dans l\u2019occurrence sur la douleur symptôme signal avec ses irradiations.et aussi sur la glyecosurie en réponse à l\u2019épreuve de l'hyperglycémie provo.uée.L\u2019autopsie montra une pancréatite nécrosante avec stéato-nécrose et des signes nets de néphrite chronique.Discussion: M.Prud'homme demande si des taches cvanotiques ont été répérées chez le malade.R.Non. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 LXIIL AGOCHOLINE Médication rationnelle pour le drainage des voies biliaires.Cholécystites chroniques, Congestion du Foie Lithiase biliaire, Ictère et Cholémie Forme: Granulé soluble agréablement aromatisé.Présentation: Boîtes de 120 grammes.cc 250 cc LABORATOIRES du Dr ZIZINE, rue de Fécamp, PARIS Agents généraux: MILLET, ROUX & CIE, Limitée 1215, rue Saint-Denis - - MONTREAL LXIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 La Pharmacie d\u2019Ordonnances ARTHUR HIRBOUR se spécialise depuis 35 ans dans l'exécution des ordonnances de MM.les Médecins et n'emploie que les produits chimiques supérieurs.angle Saint-Denis et De Montigny MONTRÉAL Tél.LA.7356 nd Er] \"= VE NE ne NN a a a a a a TPE RS SE FE SE SI SES SI ee ee ey Nucléinate de soude Cacodylate de soude Glycerophosphate de soude Sulphate de strychnine.EAU DE MER ISOTONIQUE Boîtes de 10 et 50 ampoules NEURASTHENIE \u2014 DEFICIENCES CELLULAIRES \u2014 ATONIES -e ++ Distributeurs: Herdt & Charton Inc, 2027, avenue McGill College MONTREAL L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 691 b) Analyse des urines et acidose.\u2014 M.G.BARIL.M.Baril débute en disant que dans bien des cas une analyse des urines bien faite et correctement interprétée, prélevée dans les 24 heures, est supérieure à une analyse du sang parce qu'elle donne une « moyenne », tandis que celle-ci donne un résultat qui peut ne représenter qu\u2019un état passager.Tant qu\u2019au diagnostic de l\u2019acidose par les urines, il est déterminé par l\u2019étude du PH, le dosage de l\u2019urée, du sucre, de l\u2019albumine, de l'acétone et de l'acide acétique, et surtout sur la détermination de l\u2019acidité totale qui ne doit pas dépasser 900, le cœfficient de Maillard devant être de 5.L\u2019intérêt de la recherche de l\u2019acidité totale et de l\u2019urée dans tous les deux dans les urines est de savoir s\u2019il s\u2019agit soit de l\u2019exagération d'alimentation azotée, soit d'un véritable état pathologique acidosique.En discussion: M.Doré demande si la recherche de l\u2019acétone et de l\u2019acide acétique est suffisante dans les cas d\u2019acidose post-opératoire.M.Baril répond que non.c) Cytologie sanguine et mastoidites.\u2014 Par M.P.P.GAUTHIER.Selon l\u2019avis du rapporteur, le diagnostic des troubles auditifs et des cas de mastoidites aiguës et l\u2019opportunité de l\u2019intervention chirurgicale sont grandement aidés par la recherche de la leucocytose et de la polynucléose sanguine.Dans 5 cas de mastoidites, M.Gauthier remarque augmentation marquée de ces deux états, un fait qui doit commander l\u2019intervention.En discussion: M.F.Badeaux déclare que la cytologie lui a été aussi d\u2019un grand secours dans un cas de thrombo-phlébite du sinus latéral.d) Considérations cliniques.\u2014 Par M.A.BRUNET.M.Brunet rapporte l\u2019histoire de quatre sœurs qui ont été atteintes toutes les quatre de méningite tuberculeuse; l\u2019une est morte et l\u2019autre est mourante.Il remarque que ces malades offrent peu de résistance aux infections, et particulièrement aux maladies infectieuses de l\u2019enfance, qu\u2019elles sont exposées à toutes les contagions, et surtout aux atteintes bacillaires.En discussion: M.Gérin-Lajoie demande s\u2019il y avait aménorrhée.R: Dans un cas seulement.M.Chs.Bertrand est tout à fait d\u2019accord avec M.Brunet et note l\u2019influence de la rougeole sur le terrain tuberculeux.e) Iridodialyse traumatique.\u2014 Par M.F.BADEAUX.C\u2019est la désinsertion de l\u2019iris à la suite de traumatisme.M.Badeaux fait la description du traitement opératoire, qui consiste dans la fixation de l\u2019iris en avant de la.chambre antérieure.Résultats post-opératoires excellents.M.St.J.Desrosiers rapporte un cas où M.Badeaux a intervenu avec succès chez un malade dont la vue avait été condamnée par des confrères américains éminents, et il l\u2019en félicite.f) Dermatologie: présentation de malades.\u2014 Par M.P.Poirier.M.Poirier montre trois cas intéressants, le premier de corne cutané, le second d\u2019urticaire pigmentaire et le troisième de cancer baso-cellulaire de la peau.Il fait les diagnostics différentiels et la thérapeutique à suivre dans chaque cas. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 En discussion: MM.Marin, Jutras, sur les mérites respectifs et les in- convénients de la radiumthérapie et l\u2019électro-coagulation.g) Le problème de la radioscopie en salle éclairée.\u2014 Par M.L.PARISEAU.M.Pariseau, à la suite de travaux d\u2019auteurs francais (Ledoux-Lebars), croit qu\u2019il sera possible dins un avenir rapproché de faire de la radioscopie dans une salle suffisamment éclairée pour permettre certaines interventions telles que le réduction de fraccures, l'ablation de corps étrangers, etc.Il suffit pour cela d'obtenir un éclairage par une lumière monochromatique, da laquelle seraient exclues ces parties du spectre pour lesquelles l'œil est hvper- sensibilisé, et cette lumière idéale corre pondrait 4 'a bande orangse du spectre L\u2019auteur dit qu'il est en voie d\u2019expérimenter en vue d'obtenir la solution idéale à ce problème.Puis, il nous fait voir.h) Un film inédit démontrant les derniers développements en radiocinématographie vraie.C'est la reproduction sur un écran d'images rad'oscopiques animées, sur lequel il est permis de voir les différentes parties du s;uelette en mouvement, et les conditions physiologiques et pathologiques des organes du corps à l'état de fonctionnement.M.Pariseau remarque que de tels documents, vivants pour ainsi dire, constitueraient un adjuvant précieux à l\u2019enseignement.En diseussion: M.Jutras félicite vivement M.Pariseau de ses travaux.et voit en lui l'une des gloires de l\u2019Flectro-Radiologie chez nous.Albéric MARIN, M.D.G.-A.SEGUIN, M.D.Président Secrétaire-trésorier général.LA SOCIÉTÉ DE CHIRURGIE DE MONTRÉAL Séance du 7 avril 1937 Sous la Présidence de M.Eugène St-Jacques, vice-président COMMUNICATION Une méthode personnelle utilisée pour la réduction des fractures de la colonne vertébrale.\u2014 par M.A.COUTURIER.Le rapport>ur présente une méthode personnelle de suspension utilisée dans le traitement des fractures de la colonne vertébrale.Cette méthode con- siste à suspendre le patient avec des courroies fixées aux jambes et à la partie j supérieure du thorax.Ve Les radiographies de plusieurs malades ont montré les qualités de la } réduction obtenue et leur maintizn jusqu\u2019à consolidation.Flle permet de donner au corps vertébral sa hauteur normale.Le nucleus pulposus reprend sa place et le poids du corps est reporté sur la partie NX L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 LXV LACTOGEN LAIT DE DILVÉ FEMME La composition analytique est bonne, professeur, c'est tout comme du lait de femme \u2014 mais n\u2019y a-t-il pas un peu trop de protéine?Tout juste, Henri, c\u2019est pour compenser l\u2019infériorité biologique de la protéine du lait de vache, et c\u2019est pour cela que \u2018 LACTOGEN répond aux \u2014\u2014 Pe données reconnues de nutrition scientifique.Gras Carbo.Prot.Cend.LACTOGEN compense amplement l'infériorité biologique de la PROTEINE DU LAIT DE VACHE 2e 3-4e 5-7e 2e 3-4e 2e 3e 4e Se Jour Jour Jour Sem.Sem.Mois Mois Mois Mois COURBE DE LA PROPORTION DE PROTEINE DANS LES FORMULES LACTOGEN ___\u2014 COURBE DE LA PROPORTION DE PROTÉINE DANS L'ALIMENTATION AU SEIN (um (Hlustrant la proportion de protéine par livre du poids du corps) proportion de protéine dans l'alimentation Lactogen appropriée n'est jamais (sauf les cinq premiers jours de vie) aussi faible que la proportion de protéine dans le lait de femme.Durant la période de croissance rapide premier au cinquième mois), la proportion est de 1.6 à 1.75 gramme par livre du poids du corps.Le chiffre ralement accepté pour la proportion de protéine de lait de vache dont l'enfant a besoin est de 15 gramme par .Lactogen satisfait amplement à cette exigence.Pour matière descriptive et échantillons de LACTOGEN, veuillez adresser E votre formule professionnelle à NESTLÉ\u2019S MILK PRODUCTS canans) LTD TORONTO \u2014 METROPOLITAN BLDG.\u2014 CANADA ENVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal.juin 1937 FIGSGGSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSS FISSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSS SOS SSSSSSSSSSSSSSSSSSSS GO, G > NON ON ONE PS Le Collège Kopal des Médecins et Chirurgiens du Canada EXAMENS POUR LE DIPLÔME DE « FELLOW » (membre actif) 1937 Nous attirons l\u2019attention sur le changement de dates, antérieurement annoncées comme suit: Les examens écrits, sur tous les sujets des examens primaires et finals, auront lieu à Halifax, Québec, Montréal, Toronto, Winnipeg, Saskatoon, Edmonton et Vancouver (au choix du candidat) les JEUDI, 23 SEPT.\u2014 VENDREDI, 24 SEPT.\u2014 SAMEDI, 25 SEPT.Les examens oraux et cliniques, sur tous les sujets, auront lieu Montréal, le lundi, 25 octobre et les jours suivants.| Les candidats, gradués en 1930, ou antérieurement, d\u2019une École | de Médecine ou d\u2019une Université approuvées par le Conseil, ne seront pas obligés de passer l\u2019examen primaire, mais devront, à l\u2019examen final, faire preuve d\u2019une connaissance générale et pratique de l\u2019application clinique de l\u2019anatomie et de la physiologie.Ce privilège prendra fin en décembre 1940.Des cours de révision en anatomie et en physiologie seront donnés à l\u2019Université McGill et à l\u2019Université de Toronto, à partir de jeudi, le 26 août, au mercredi, le 22 septembre inclusivement.\u2014 Contribution: $25.00.Pour renseignements, s\u2019adresser à Des renseignements supplémentaires apparaîtront dans chaque numéro de ce journal.Warren S.Lyman, M.D., Secrétaire Honoraire, 292, rue Somerset, Ottawa, Canada.GOGSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSS FFSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSS ESS SSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSGAAGÉS SSH L\u2019UNIoN MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 postérieure de la colonne qui est formée de tissu compact et résistant.\u2018 La réduction peut être faite la journée même de l\u2019accident et le patient peut marcher le lendemain de la réduction; il quitte l\u2019hôpital le Siéme ou 6ième jour.Les avantages de la méthode sont: a) la suppression de la douleur pour le patient; b) la grande facilité pour l'anesthésiste de donner la narcose; c) la possibilité d\u2019un contrôle radiologique avant la pose d'un appareil plâtré: d) l\u2019exactitude de la réduction qu\u2019il est possible d'obtenir; e) la grande facilité de poser un appareil plâtré, tel que nous le désirons.Lorsque le patient a fait des exercices da gymnastique et de la marche tout le temps du traitement, à l\u2019ablation du plâtre qu\u2019il a gardé pendant trois mois, nous constatons que le malade a une bonne musculature et les radiographies preuvent que la réduction s\u2019est bien maintenue et que les os ne sont pas décalcifiés.Le port d\u2019un corset en cuir ou en celluloïd est une erreur.Cette méthode ambulatoire pour les fractures de la colonne vertébrale est utilisée par M.Couturier av:e succès depuis 1933: mais cette méthode Ae suspension pour obtenir la réduction, sous anesthésie générale est utilisée seulement depuis juillet 1936.Les quatr: observations de malades traités montrent la qualité de la réduction et les résultats que l\u2019on put obtenir.guérison apparente.Un cas de sciatique avec scoliose; opération; par M.L.BLAGDON.Il s'agit d'un employé de Banque.âgé de 21 ans, qui fut admis dans le Service de Chirurgie de l\u2019Hôpital Notre-Dame, le 27 février 1935, souffrant d\u2019une sciatique droite avec scoliose concomitante et présentant des manifestations de la maladie de Buerger.Les premiers symptômes remontent à l\u2019été de 1934.Ses douleurs ont toujours été plus prononcées à la hance\u2019 et dans le creux poplité et leur intensité progressive a provoqué une position vicieuse permanente, due à une scoliose symptomatique.Une sympathectomie lombaire fut praticué» en mars 1735, dans le double but d\u2019obtenir une amélioration du côté des troubles circulatoires et peut-être aussi au point de vue de la sciatique.Le patient quitta l\u2019hôpital apparemment en voie de guérison mais il dût être réadmis six mois p'us tard, accusant à peu près les mêmes symptômes dou'oureux avec en plus un> tuméfaction dans le creux poplité.Une exploration de cette dernière région n\u2019a rien révélé d\u2019anormal.Des injections épidurales et un traitement 1adiothérapique intensif n'ont pu amélioré la condition de notre malade.Durant son séjour à l\u2019hôpital, diverses analyses des urines et du sang n'ont jamais rien révélé d\u2019anormal.Des radiographies de la co'onne vearté- brale ont toujours été névatives.sauf pour la sco'iose dorso-lombaire.Antécédents personnels: fièvre scarlatine et fièvre typhoïde dans l\u2019enfance.Antécédents frmiliaux: rien à noter.En février 1936, nous instituons un traitement de repos absolu et appliquons des corsets plitrés de redressement de la colonne vertébrale jus- 694 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 qu\u2019en novembre, soit pendant neuf mois.l\u2019endant cette période d'immobilisation le malade ne souffre pas, mais dès que nous enlevons son appareil plâtré la marche devient aussitôt douloureuse et même impossible.Après consultation avec un Neurologne, le Dr Roma Amyotè nous décidons de faire une greffe osseuse dans le but de maintenir le redressement d» la colonne et un verrouillage lombo-sacré est pratiqué vers la mi-novembre.le malade étant opéré dans son plâtre.Suites opératoires simples.L\u2019immobilisation est maintenue encore trois mois, puis le malade marche avec un appareil métallique lombaire de soutien.TH marche très bien et sans douleur.Nous le présentons aux membres de la Société de Chirurgie pour leur faire constater le résultat opératoire immédiat et aussi parce que nous avons l\u2019intention de le ramèner de nouveau devant eux dans six ou huit mois de cette dato.Eventration diaphragmatique; thoraco-laparotomie; réfection du diaphragme; guérison.\u2014 par M.Mercier FAUTEUX.Il s'agit d'une femme de 51 ans qui s'était présentée à l'hôpital avec un diagnostic probable d'uleus duodénal.A la radio, cependant, la lésion observée était une éventration diaphragmatique importante: l\u2019estomae, le côlon transverse, des anses grêles et la rate occupaient la cavité thoracique jusqu\u2019au niveau de la deuxième côte.Le cœur était fortement dévié vers la droite ct le poumon gauche très comprimé à la partie toute supérieure de la cavité pleurale.Etant donné les symptômes graves que présentait cette femme: dyspnée, syndrôme angineux et troubles gastriques une intervention chirurgicale est décidée.Dans un premier temps, une phrénicectomie gauche est faite sous anesthésie locale.Dans un s\u201ccond temps.par une thoraco-laparotomie, les organes abdominaux cctopiés sont remis en place et le diaphragme est fixé et plicaturé.Les résultats opératoires furent normaux et une radiographie prise ultérieurement a montré que le diaphragme était maintenant en position normale et que les organes abdominaux occupaient leur position normale.En terminant, le rapporteur présente une série de radiographies et montre à l'éeran ourlaurs clichés pour il'lustrer, la position à donner au malade lorsque l\u2019on doit intervenir sur l\u2019hémidiaphragme gauche, le champ opératoire obtenu par l\u2019incision qui fut utilisée et enfin le genre de sutures que l'on peut faire sur le muscle dans le but de le plicaturer.Le Seerétaire annuel, Mercier FAUTEUX NOUVELLES A L'UNIVERSITE BEAU GESTE DE LA MAISON CASGRAIN ET CHARBONNEAU Elle pourvoit à la publication des travaux primés du concours qu\u2019elle a institué.[NorE.Nous recevons de M.Labarre la note suivante que nous nous empressons de publier intégralement.Nous comptons que l\u2019exemple de M.Char- bonneau sera suivi par d\u2019autres financiers qui auraient l\u2019ambition d\u2019encoura- 2 ger les travaux d: recherches à l\u2019Université de Montréal, où nous avons actuel- lemient, un groupe import:nt d'agrégés et d'anciens boursiers dans les laboratoires et hôpitaux qui travaillent en silence mais avec intérêt, Tls seraient heureux de pouvoir ainsi publier leurs travaux si l\u2019Université pouvait les secourir.Mais elle ne saurait satisfaire de pareilles demandes malgré son vif désir.C\u2019est regrettable.En voici une preuve tangible.Si d\u2019autres voulaient, en attendant?.pour une race\u2026 tant aimée!\u2026 tant décriée!\u2026 mais quand - méme.] M.Jules Labarre, professeur à l\u2019École de Pharmacie et secrétaire du jury pour le concours Casgrain-Charbonneau, réunissait hier soir un groupe de journalistes au Cercle universitaire pour faire connaître de façon précise l\u2019objet et le but du concours Casgrain- Charbonneau dont on a annoncé récemment les bénéficiaires.La maison Casgrain-Charbonneau a offert cette année pour $1.700 de prix aux diplômés de l\u2019Université de Montréal qui poursuivent des recherches scientifiques et qui ont soumis au jurv du concours des travaux d\u2019intérêt.On ne saurait trop signaler, a déclaré M.Labarre, la portée du geste des directeurs de cette maison.De tels concours stimulent le zèle de nos chercheurs et permettent l\u2019éclosion de travaux, qui sans aide financière, resteraient inédits ou incomplets.Il est souhaitable qu\u2019un tel exemple soit suivi par nos mécènes et nos philanthropes au profit de la médecine comme de la science.M.Labarre ajouta que si les travaux primés sont de première valeur, ia plupart des nombreux mémoires soumis témoignent par leur tenue d\u2019une activité scientifique remarquable chez nos chercheurs, diplômés de l\u2019Université de Montréal et d\u2019un effort extrêmement sérieux et encourageant pour l\u2019avenir des recherches médicales dans le Québec. 636 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 Le jury du concours comprend sept membres chargés d\u2019examiner les travaux soumis à un point de vue.Cette année, ils ont dû en examiner près d\u2019une trentaine.On a particulièrement étudié la sorte d\u2019expérimentation, la présentation méthodique et l\u2019aspect pratique des travaux, ainsi que la tenue générale du travail.On sait que le prix annuel de $500.offert à l\u2019Université de Montréal par M.Charbonneau, pour le meilleur travail scientifique se rapportant à la médecine ou aux sciences connexes, a été attribué cette année au mémoire soumis par MM.Armand Frappier et Victorien Fredette.Le premier, est médecin et Licencié és Sciences, assistant en Bactériologie et directeur du Laboratoire du BCG à la Faculté de Médecine, chef de laboratoire à l\u2019Hôpital St-Lue; le second, pharmacien et maître ès Sciences, chargé du cours spécial de bactériologie pour les élèves des Sciences et de Pharmacie, et collaborateur du Dr Frappier au département de bactériologie de la Faculté.Dans un premier concours (prix $500), «le montant est attribué chaque année au meilleur travail, recherche ou amélioration scientifique, se rapportant à la médecine, à la pharmacie, à la dentisterie, à la chimie ou à la biochimie.Cela comprend toute découverte médicale ou pharmaceutique, toute amélioration importante de traitement, médical ou d\u2019opération, toute découverte scientifique d\u2019ordre médical, » Les sujets de travaux sont libres Les concurrents soumettent des travaux de leur choix, et il a jamais été question pour eux d\u2019entreprendre des recherches sur un sujet imposé par le jury; mais, pour être considérés, ces mémoires coi- vent être inédits et porter sur le domaine médical.Le jury juge de leur importance, en se basant sur des considérations bien définies, de sorte que.dans l\u2019élimination, justice est faite à chacun.En plus de ces prix.la maison Casgrain et Charbonneau met à la disposition des chercheurs une somme de $1,000.Il s\u2019agit d\u2019encourager les travailleurs qui, dans les domaines scientifiques et médicaux ci-haut mentionnés, ont obtenu déjà des résultats probants, mais dont les ressources insuffisantes entravent les recherches.La distribution le ces allocations se fera sous peu.Les lauréats ont d\u2019ailleurs été proclamé officiellement par le recteur de l\u2019Université le jour de la collation des grades, au théâtre St-Denis, le 28 mai. L'UNION MÉDICALE DUT CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 G97 Prix supplémentaires Cette année, M.Charbonneau désireux d\u2019encourager au maximum les concurrents les plus méritants, a offert un second prix de $100.Ce montant a été décerné à MM.J.-L.Riopelle et P.Martin.médecins et assistants du professeur Pierre Masson, au laboratoire d\u2019anatomie pathologique de la Faculté de médecine et aux laboratoires de l\u2019Hôtel-Dieu et de Ste-Justine.Enfin, une somme supplémentaire de $100 a été ajoutée au prix de 4500 afin de faciliter à MM.Frappier et Fredette la publication et la diffusion de leur mémoire.Jules LABARRE XVIe REUNION NEUROLOGIQUE INTERNATIONALE ANNUELLE 8 - 14 JUILLET 1937 La XVIe Réunion Neurologique Internationale se tiendra à Paris du jeudi 8 juillet au mercredi 13 juillet 1937 inclus.La séance d ouverture aura lieu le jeudi 8 juillet à 14 h.30, a l'Exposition Internationale.Les séances ultérieures se tiendront à la Salpêtrière, 47 Boulevard de l'Hôpital (Amphithéâtre de l'École des Infirmières).Les séances auront lieu le matin de 9 h.à 12 h.et l'après-midi de 15 h.à 18 h.La question suivante a été mise à l'étude: LA DOULEUR EN NEUROLOGIE CADEAU DU « COURONNEMENT » Une semaine de salaire aux employés d\u2019Ovaltine.Les employés de A.Wander Limited, Elmwood Park, Peterborough, fabricants de 1\u2019Ovaltine, le fameux aliment tonique liquide, furent agréable- metn surpris aujourd\u2019hui de recevoir la gratification d'une semaine de salaire, en souvenir du couronnement de Leurs Majestés, le Roi Georges VI et la teine Elizabeth.Sir Harry Hague, Directeur-Gérant de la compagnie, dont le bureau-chef est à Londres, envoya un mot concernant la part prise en Ancvle- terre par la compagnie en commémoration de cet événement historique.La fabrique d'Ovaltine, à Peterborough, Ont, est une des succursales mondiales qui encerclent l'univers, comprenant les principaux pays d'Europe, aussi bien que le Canada et les Etats-Unis. SUPPLÉMENT Mémento thérapeutique Anémies.Hémostyl.Peptonate de fer.Pancrinol.Constipation.Sal-Hépatica.Active le mouvement de la bile.Voies urinaires.Pipérazine.Agréable à prendre, favorise l'élimination de l'acide urique.L'uroprazine agit de la même manière.Pyridium.Antiseptique.Bronchite.Très actif à la période d'expectoration.Sirop Famel et gouttes Rami.Maladies infectieuses.Injections intra-veineuses de Lantol et de Septi- cémine.Ulcère d\u2019estomac.Biskamoil et Bismol, deux préparations qui agissent comme pansement.Plus tard on les remplace par la Lavastidine et Histidin-Ifah.Une ampoule par jour, durant 2! jours.Surmenage, insomnie.Elixir Gabail.À base de valériane sans odeur, la dose d\u2019une cuillerée à thé ou plus.Stérilisation.Tout médecin ici ou à la campagne peut stériliser ses instruments avec le stérilisateur Castle portatif.Epilepsie.Alepsal à doses croissantes sans danger d'intoxication.Arythmie.Cardiosédine.Combinaison de quinine et d'aubépine.Nutrition.L'ovaltine, riche en phosphates, mélangée au lait stimule les fonctions glandulaires.Cholécystites.Agocholine à la dose d'une cuillerée à thé dans un demi- verre d\u2019eau tiède à jeun, 10 jours.Colibacillurie.Sérum anti-colibacillaira à la dose de 80 à 100 cc.par jour.Leucorrhée.Employez Lorate à la dose d'une ou deux cuillerées à thé dans un litre d\u2019eau.Insuffisance cardiaque.La digitaline Adrian. TABLE ALPHABÉTIQUE DES ANNONCES Abbott Laboratories Ltd, (Nembutal) .Anglo-French Drug Cie, (Elixir Gabail) Antiphlogistine, (Circulation dans les capillaires) .Ayerst, McKenna & Harrison, Limited, (Sulphanila- mide) .Banque Canadienne Nationale, (à votre disposition) .Borden Company Limited, The, (Lai! Borden\u2019s St.Charles, Evaporé) .ce : Boudot, L., (Dia- T'osan) AL ee ee ee Bromo-Seltzer Ltd.,, (Acetanilid) .Canada Drug Company, (Paveral) .ce Cardinaux, Paul, (Diathermie, Rayons x, Electrologie) Carling Breweries Limited, (Invalid Stout) .Carnation Company Limited, (Lait Carnation Irradié) \u2026.Casgrain & Charbonneas, Ltée, ( Tha yoacrine No 10 Cc & 0) .Casgrain & Charbonneau, Ltée, (N euvocrine N 05 0 \u20ac c ) Casgrain & Charbonneau, Ltée, (Diacrine No 6 C & C) Casgrain & Charbonneau, Ltée, (Stérilisateur \u201cCastle\u201d ) Casgrain & Charbonneau, Ltée, (Ray.X Westinghouse) Ciba, Compagnie, Limitée, (7'rasentine \u201cCiba\u201d) .Cloutier & Cloutier Cie Ltée, (L'appareil \u201cMeIntosh\u201d) .Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, Denver Chemical Manufacturing Co, (Antiphlogistine) Duckett J.À., (Dernière Création de la Prothèse) .Eddé, J., Limitée, Eddé, J., Limitée, Eddé, J., Limitée, Eddé, J., Limitée, Eddé, J., Limitée, Eddé, J., Limitée, (Taxol) .(Elizir complexe de Pancrinol) (Pommade Midy) .ce (Hémostyl) .(Nucléarsitol Robin) cee (Phospho-Strychnal) .XII XLIX XXII XX XLVI LVII LXII LXVIII LVIII XI LIX XXXVI XXXVI XXXVI XLVIII XLVIII III A LAVI XXII LIV VI VI XIX XXVII XXX XXXIII a 700 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 Eddé, J., Limitée, (Ocréine Grémy) .\u2026.XXXIII Eddé, J., Limitée, (Peptonate de Fer Robin) .XXXIII Eddé, J., Limitée, (Iodogénol Pépin) .\u2026.XXXIV Eddé, J., Limitée, (Neurinase) .XLVI Etablissements Byla, Les, (Newrotrophol Byla) .IX Etablissements Byla, Les, (Splenarmone Bylu) .IX Fellows Medical Mfg.Co., Ltd, (Sirop Fellows) .XXXV Frosst, Charles E.& Co.(Kondremul) Deuxième page intérieure de la couverture.Herdt & Charton, Inc., (Uroprazine) .LV Herdt & Charton, Inc., (Thalussol Chomedy) LL.LXIV Hirbour, Arthur, (Pharmacie d\u2019Ordonnances) .LXIV Horner Limited, Frank W., (Malllevol) .L \u201cIfah\u201d, Pharm.Products, (Histidin-Ifah) .LI Imperial Tobacco Co.of Canada, (Sweet Caporal) .LIII Importations Européennes Limitée, (Cardiosédine) .XLV Joubert, J.J., Limitée, (Santéine) .LII Kellogg, (Kellogg's AI Bran) .Troisième page de la couverture.Knox Gelatine Laboratories, (Le lait gélatiné tient la tête dans les épreuves de nourriture pour les enfants) .LXT Laboratoires Licardy, ((\u2018élogastrine Licardy) .IX Laboratoires A.Bailly, (Pulmo-Bailly) .XVIII Laboratoires A.Guerbet & Cie, (Sympthyl) .NLVII Laboratoire du Bismol, (Agobyl) Quatrième page de la couverture.Laboratoires Clin, Comar & Cie, (Arsaminol) .I Laboratoires Clin, Comar & Cie, (Strychno-Phospharsinées) 1 Laboratoires Lobica, (Zazol) .VI Laboratoire Nadeau Limitée, (Sodiosal) .XXX Laboratoires Poulenc Frères du Canada, Ltée, (S/ellidine) XIII Laboratoires du Dr P.Astier, (Riodine Astier) .XXV Laboratoires Soudan de Paris, (Dia-Tosan) .LX Laboratoires Midy, (Pommade Midy) .XIX Librairie Beauchemin Limitée, (Linguaphone) .XXVIII La Cie Canadienne des Agences Modernes, (Les Lithinés du Dr Gustin) .LII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juin 1937 101 La Cie Canadienne des Agences Modernes, (Magnésie du Dr Gustin) rater eee terres LII .Listers Limited, (Listers) .Ce ee ee ee ee ee 46 LVIII Mercier & Dion, (Fourrures) .ce ee ee 46 XXI Millet, Roux & Cie, Ltée, ( Agocholine) ce.LXIII Nestlé\u2019s Milk Products (Canada) Ltd.(Protéine au lait de vache) .Cee LXV Parke, Davis & Cie, (Le Mapharsen) .ARS IV Ranniger, W.-E., (Histidin-Ifal) .LI Rougier Frères, (Hepathemo) .RS XVII Rougier Frères, (Hémoglobine Deschens) ce © XIX Rougier Fréres, (Digitaline Nativelle) .ce ee XXI Rougier Frères, (Sedol) LL.XXI Rougier Frères, (Spectrol) cee Cee ee ee XXIII Rougier Frères, (Sedlitz Chanteaud) .RS XXVI Rougier Frères, (Sténol Chanteaud) Ce ee ee ee ee XXVI Rougier Frères, (Ram) .a LA Le ee ee ee Le XXVI Rougier Frères, (Elixir Duero) .Ce ee ee ee 4e XXIX Rougier Frères, (Névrosthénine Freyssinge) ce Lee XXXV Rougier Fréres, (Chloramine Freyssinge) .XXXV Rougier Fréres, (Capsules Dartois) .XXXV * Rougier Frères, (Urasepiine Rogier) .XLV Rougier Fréres, (Siurop Famel) .LIV Rougier Fréres, (Iodalose Galbrun) .LY Rougier Fréres, (Prosthénase) .LV Sanatorium de Blois .XXIV Sanatorium Prévost .II Siemens-Reiniger ( Canada) Limited, a e s, Pp ne rix \u201cSremens\u201d) .Vv Squibb & Sons of Canada, Ltd, E R, (Amniotin) LX Vinant Ltée, (Arsaminol) .1 Vinant Ltée, (Strychno-Phospharsinées) .I Vinant Ltée, (Neurotrophol Byla) .IX Vinant Ltée, (Splenarmone Byla) .IX Vinant Ltée, (Sympthyl) .XLVII Vinant Ltée, (Lipiodol) .XLVII Vinant Ltée, (Pulmo-Bwilly) .XVIII Wander, A., Limited, (Ovaltine) .Ce ee ee ee XXIX Warner, R.William (uns l'obscurité) ., \u2026.XIV Waterbury Chemical Co.of Canada, Ltd, (Lorate) .LIX - \u2014\u2014 6er UXVIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal juin 1937 Tableau blanc pour ACETANILID! AUCUN cas d\u2019empoisonnement dans un rapport de 7 années de la ville de New-York.Les rapports annuels de statistiques d'empoisonnements fatals, pour sept années (1929- 1935 incl), de l'Examinateur Médical en Chef de la ville de New-York, ne mentionnent aucun cas d'empoisonnement fatal par l'aceta- nilid, comparés à un total de 2,028 cas par autres drogues \u201c.Lorsqu'on étudie attentivement ce rapport statistique il est évident de constater la non-toxicité de l'acetanilid.Des rapports semblables, ou tout aussi favorables, viennent d'autres villes.L'acetanilid, comme analgésique, a la préférence de la profession médicale, non seulement pour sa sûreté, mais aussi pour son efficacité rapide à soulager toute douleur d'origine nerveuse.* Un extrait en anglais de ce rapport statistique de l'Examinateur Médical en Chef de la ville de New-York, sur les poisons (couvrant les années de 1929 à 1935) vous sera adressé sur demande.BROMO-SELTZER \u2014 Dans le Bromo- Seltzer l'acetanilid et l'acetphenitidin sont associées à la caféine et aux bromures pour le maximum d'analgésie dans un dosage minimum.Les citrates y ont été ajoutés pour augmenter la réserve alcaline et neutraliser l'acidité qui accompagne souvent les maux de tête, la névralgie, etc.Bromo-Seltzer fait un breuvage efter- vescent savoureux.Votre ordonnance de ce sédatif économique sera acceptée avec plaisir par vos patients.Des échantillons de Bromo-Seltzer et de la littérature sont adressés à la profession médicale sur demande.BROMO-SELTZER LTD.Toronto, Canada ~ \u2014 Halboggs ALL-BRAN .contenant l\u2019importante vitamine B | Deux cuillerées a soupe (14 gram- | mes) contiennent environ autant de vitamine B que dans ces aliments ordinaires.Une carotte (85 grammes) LES autorités en nutrition reconnaissent l\u2019importance de la vitamine B dans le rythme normal du muscle intestinal.Kellogg\u2019s ALL-BRAN fournit une large part de vitamine B nécessaire au régime quotidien.Cette céréale est en outre riche en fer générateur du sang et, elle fournit à l\u2019intestin le \u2018\u2018volume alimentaire\u201d nécessaire pour une bonne élimination.Une tomate (54 grammes) Ou une grosse portion de laitue (59 grammes) ALL-BRAN, introduit dans l\u2019organisme, absorbe deux fois son volume d\u2019eau et nettoie le système.Cette nourriture laxative naturelle peut être servie comme céréale avec du lait ou de la crème, ou être employée dans la préparation d\u2019appétissants muffins, pains, etc.En vente chez tous les épiciers.Fabriqué par Kellogg, London, Ontario. 66ième année, Vol.66 MONTRÉAL Juin 1937 bou : a ® 111 * ( Brno\" ) su vik ° ©.\"oun Form os Sul) onan penn?Fie pot » a e aa ant \u201c ow 1 h = à i 2 DESENSIBILISATEUR DES ÉTATS HÉPATIQUES Le Laboratoire du Gismot 945 rue Apécialites- Thérapeutiques M \u201cL\u2019UNION MEDICALE DU CANADA\u201d est éditée par l\u2019Union Médicale-du Canada (Incorporée), et imprimée par Librairie Beauchemin Limitée, 430, rue Saint-Gabriel, Montréal."]
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