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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Juillet
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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L'union médicale du Canada, 1937-07, Collections de BAnQ.

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[" Qe ° TOME LXVI © MONTREAL, JUILLET 1937 Ne 7 TC ~ + ; L'Union Médicale du Can ° REVUE MENSUELLE Fondée en 1872 BULLETIN \u2018 Une médaille au Prof.Emile Sergent .Le Rédacteur en chef Sy > MÉMOIRE Tentative d\u2019explication des paralysies faciales périphériques improprement appelées \u201ca frigore» .Philippe PANNETON.RECUEIL DE FAITS - \u2018 La tuberculose est-elle contagieuse?.Albert LeSAGE .718 Ostéo-synthèse de la colonne vertébrale Eugéne SAINT-JACQUES 721 Clou de tapissier dans la bronche droite.Ablation .cess esses J-NROY.724 La longue évolution d\u2019une rupture de l\u2019urêtre méconnue .Paul BOURGEOIS .728 Exophtalmie sans goitre .Réal DORE .731 Ulcère et cancer gastriques .Albert JUTRAS et Ant.CANTERO .733 Menstruation et tuberculose .J.-A.MILLET .739 PETITE CLINIQUE Psychopolynévrite de Korsakoff .Jean SAUCIER .742 REVUE DES LIVRES Traité élémentaire d\u2019exploration clinique médicale, par Emile Sergent .L.747 Traité de chirurgie orthopédique .Eugène SAINT-JACQUES 752 MEDECINE PRATIQUE reuses .ses 2 aes .: Eh sve .:LebAGF +5 + + + + + 5 0 755 rod fog soinmaire d'la: page\u2019 X) BUREAU DE RÉDACTION Rédacteur en chef Albert LeSAGE A ge Secrétaire de la rédaction Secrétaire-Trésorier Léon GÉRIN-LAJOIE J.-A.VIDAL Membres: Roma AMYOT, Edouard DESJARDINS, Jean SAUCIER.Administrateur: T.VALIQUETTE, Bureau: 418 est, rue Sherbrooke.Téléphone: MArquette 7334. \u201cFos KONDREMUL L\u2019émulsion d\u2019hulle minérale et de Mousse d\u2019Irlande Voici quelques-unes des raisons pour lesquelles vous pouvez recommander cette préparation en toute confiance: 1° L'équilibre scientifique de l\u2019huile \u2014 55% d'huile minérale de la plus haute qualité \u2014 favorise l\u2019émulsion avec les fèces.2° L'huile est en suspension sous forme de gouttelettes \u2014 les globules sont maintenus fermement dans une enveloppe émulsive.3° Pas de fuite \u2014 ne trouble ni l'assimilation.ni la digestion.4° Donne des selles abondantes, molles, de consistance mastic.5° Ne contient pas d'alcool.6° Ne contient pas d'\u2019alcali.7° Ne contient pas de sucre.Peut être prise par les personnes soumises à un régime sans sucre.8° Ne contient pas d\u2019hydrates de carbone digestibles.9° Un simple régulateur \u2014 ne cause pas d'accoutumance.10° Crémeuse et agréable à prendre \u2014 aucun goût huileux.11° Les grandes variations dans la température n\u2019ont aucun effet sur cette émulsion.12° Elle se verse facilement.13° Elle se mélange rapidement à l'eau chaude ou froide, à du lait ou du cacao.14° Le contrôle de laboratoire assure I'uniformité du produit.15° Simple ou avec dé.ja Prenclpridiéirié (ZR grains par cuillerée à bouche).-.: \"- BOttelilos 6-36 ences TRESS Charles &.Frost & Co, PHARMACIENS-FABRICANTS DEPUIS 1899 MONTREAL RICHMOND CANADA VIRGINIE TTT \\\\ a L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 I SÉDATIF DES G E N E S E R | N E TROUBLES SYMPATHIQUES Polonovski et Nitzberg HYPO-ACIDITÉ granules \u2014 dragées \u2014 goutles ampoules.TACHYCARDIE GEN ATROPIN F SÉDATIF DU VAGUE HYPERCHLORHYDRIE Polonovski et Nitzberg SPASMES DIGESTIFS granules -_ gouttes -\u2014 ampoules.VOMISSEMENTS GENOSCOPOLAMINE ANESTHESIE CHIRURGICALE J PARKINSONISME Polonovski et Nitzberg les \u2014 gouttes \u2014 ampoules SYNDROMES sranutes 8 poutes.POSTENCÉPHALITIQUES GENOSTHENIQUES \"7\" Polonovski et Nitzberg SURMENAGES granules \u2014 gouttes \u2014 ampoules.CONVALESCENCE A M | D A | ENTÉRITES Amidon paraffiné ENTÉROCOLITES poudre \u2014 cachets \u2014 comprimés | dragées.DIARRHEES Laboratoires AMIDO, A.Beaugonin, Pharmacien, PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTREAL \u201cL'UNION MÉDICALE DU CANADA\u201d est éditée par l\u2019Union Médicale du Canada (Incorporée), et imprimée par Librairie Beauchemin Limitée, 430, rue Saint-Gabriel, Montréal. II L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 ATORIUM PRÉVOST INCORPORE ETABLISSEMENT DE PSYCHOTHERAPIE Magnifique situation au bord de la Rivière-des-Prairies, à proximité de Montréal.Parc de 600,000 pieds carrés.Tennis, billard, etc.Chambres pourvues de tout le confort moderne.TRAITEMENT INDIVIDUEL DES AFFECTIONS DU SYSTEME NERVEUX par trois médecins spécialistes et un personnel expérimenté.Cure de repos.Régimes.Electrothérapie.Rayons U.V.Hydrothérapie.Traitements spéciaux des toxicomanies (alcool, morphine, cocaïne).Malariathérapie et toutes pyrétothéra- pies.Prospectus sur demande.Personnel médical: Dr Edgar Langlois, médecin-directeur; Dr Jean Saucier; Dr Roma Amyot; Dr Charles A.Langlois (électro-radiologie).4455 Boulevard Gouin ouest, Téléphone, BYwater 1240 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 III (Chlorhydrate hydrosoluble de I'ester diéthylaminoéthylique de l'acide diphénylacétique).ANTISPASMODIQUE agissant aussi bien sur la fibre nerveuse comme l'atropine, que la musculature lisse, comme la papavérine.Tolérance parfaite.Utilisable par voie orale et parentérale.SUPPRIME LES SPASMES DE L'APPAREIL GASTROINTESTINAL, DU SYSTEME UROGENITAL ET DES AUTRES ORGANES A MUSCULATURE LISSE.POSOLOGIE: Avaler, sans les croquer, 1 à © dragées 2 à 3 fois par jour avec un liquide quelconque.Par voie parentérale: 1 à 2 ampoules par jour.Par voie orale : PRÉSENTATION: Dragées en flacons de 90 et 100, et ampoules en boîtes de 5 et 20 à,0.075 grm.(1 dragée =1 ampoule) COMPAGNIE CIBA LIMITÉE - MONTRÉAL TRASENTINE \u201cCIBA\u201d IV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 ÿ Le MAPHARSEN \u201cLE RAFFINEMENT DE LA THÉRAPEUTIQUE ARSENICALE.\u201d La Compagnie Parke, Davis présente à la profession médicale une nouvelle préparation arsenicale antisyphilitique: le Mapharsen.C'est le résultat d'actives recherches menées en collaboration dans les laboratoires de deux grandes Universités et le département des recherches de Parke, Davis et Cie.Différentes épreuves de laboratoire ainsi que de multiples observations cliniques ont prouvé que le Ma- pharsen, (oxyde de méta, amino, para, hydroxy, phény- larsine), est un spirochéticide de première valeur.Il n'a jamais provoqué de ces réactions graves observées à la suite d'injections des autres arsenicaux employés actuellement.Les laboratoires de recherches de Parke, Davis et Cie ont soumis le Mapharsen à des épreuves sévères tant au point de vue chimique, pharmacologique que biologique.Le Mapharsen constitue un agent thérapeutique de tout premier ordre comparativement à d'autres produits du même genre dans le traitement de la try- ponimiase et de la syphilis.Le Mapharsen est approuvé par le Comité de Pharmacie et de Chimie de l'American Medical Association.PARKE, DAVIS & COMPANY - MONTREAL °F L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 + 7 V Le Sphérix \u201cSIEMENS\u201d Appareil pour Rayons X entiérement nouveau.Complètement à l'abri de la haute tension et des rayonnements.Livrable en trois modèles: 1.Transportable.2.Sur colonne mobile.3.Sur colonne mobile simplifiée et démontable.Pour graphies et scopies.L'idéal pour le cabinet du médecin, les radiographies au domicile du patient et le redressement des fractures.SIEMENS-REINIGER (Canada) LIMITED Dominion Square Building MONTREAL VI L\u2019UxI0N MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 TAXOL LE REEDUCATEUR TYPE DE L'INTESTIN SANS Laboratoires LOBICA PARIS ACCO UTU MAN CE J.EDDE, Ltée, Agents 5 \u2019 , 2 ECZEMAS PEDDÉ Liée MONTRÉAL ULCÈRES - BRÛLURES Lésions et Irritations de la Peau .[NOT J.Eddé, Limitée, New Birks Bldg., Montréal, Agent général pour le Canada. L'Union Médicale du Canada Fondée en 1872 + Prix de l'abonnement pour 1937 Canada et Etats-Unis .\u2026.\u2026.cerrerscrres nc ane nanas na nne une $3.00 Etranger (pays faisant partie de I'Union Postale) .4.00 EtUdIBNTS «nian aanennenrenna nan ne asc e 1.50 Prix dU NUMÉFO ere ces cra cars anrr nn enar rene ne ner rase anna 0.50 Autorisé par le Ministère des Postes, Ottawa, comme matière de seconde classe.Conditions de Publication L'Union Médicale du Canada paraît tous les mois par fascicules de 164 pages.Chaque numéro contient des mémoires originaux, des faits cliniques, une revue générale, un mouvement médical, des notes de pharmacologie, des analyses et des nouvelles médicales.Le Comité de Rédaction accepte les travaux de tout médecin, à condition qu\u2019ils n'aient pas déjà paru dans un autre journal.Les Mémoires Originaux ne doivent pas excéder 15 pages; les Faits Cliniques auront un maximum de 5 pages et les Revues Générales comprendront au plus 10 pages.Tout ce qui concerne la rédaction et l'administration doit être adressé franco aux bureaux de l'Union Médicale du Canada, 418 est, rue Sherbrooke.Téléphone: MArquette 7334.203302 VIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 AMherst 8900-3733 MONTY, GAGNON & MONTY Ambulances de luxe, chauffées Transport des malades à la ville et à la campagne.Service prompt et sûr.Pompes funèbres Salons mortuaires 1926, rue Plessis 4156, rue Adam.Ambulanciers de l'Hôpital Notre-Dame Salons mortuaires: GARDES-MALADES \u2014 STENO BILINGUE GARDE-MALADE DIPLOMEE Garde-malade diplômée; 2 ans d'expérience chez médecin pratiquant; compétente pour travail de bureau, de laboratoire; anglais, français: peut remplir ordonnances médicales.Références: Mlle Jeanne Mercier, 3704, rue Saint-Denis, LAncaster 2966.HOPITAL PRIVE SAINTE-AGATHE-DES-MONTS - L\u2019Hôpital du Christ-Roi reçoit des convalescents et des tuberculeux au premier degré.\u2014 Conditions faciles.HOSPITALISATION Médecin au choix du patient et à ses frais, ainsi que les médicaments.CONDITIONS D\u2019ADMISSION Salles: $1.50 par jour.\u2014 Chambres privées: $2.00 et plus par jour.Pension payable une semaine à l\u2019avance.Heures de visite: Tous les jours de 2 à 4 h.et tous les soirs de 7 h.30 à 8 h.30.REGISTRE VILLE-MARIE DE L\u2019A.C.I.C.Les infirmières diplômées des hôpitaux de langue française faisant partie du Registre Ville-Marie de l\u2019A.C.I.C.offrent leurs services professionnels.Pour tarif et renseignements, appeler ATlantic 2862; 59 chemin Bellingham, Montréal, P.Q. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 IX ELECTRARGOL Argent colloidal électrique à petits grains, stérile et stable Constitue la base de la MÉDICATION ANTI-INFECTIEUSE GÉNÉRALE ET LOCALE Médecine: Pleurésies, Méningites, Phlébites.Gynécologie: Métrites, Vaginites.Chirurgie: Plaies, Suppurations, Fractures Ouvertes, Abcès Superficiels, Phlegmons, Panaris, Abcès du sein, Anthrax.Ampoules de 5 et 10 cc.Collyre Electrargol en ampoules conipte-gouttes stérilisées de 25 c.c., permettant l'instillation nasale ou oculaire dans les meilleures conditions d'asepsie.SOLUTION de Salicylate de Soude du Docteur CLIN Sel cristallisé blanc, d'une pureté chimique absolue, assure l'efficacité du traitement salicylé, par voie buccale ou par voie veineuse, sans jamais produire \u201cDE PHÉNOMÈNES D'INTOLÉRANCE\".Dosage rigoureux (2 gr.par cuillerée à soupe).RHUMATISME ARTHRITISME SCIATIQUE LABORATOIRES CLIN, COMAR & CIE, PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTRÉAL X L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 OL LEO RON COCO sn L'APPAREIL \u201cMcINTOSH\u201d a ONDES COURTES OCCUPE ENCORE LA PREMIERE PLACE POUVOIR CONSIDERABLE POUR L'ÉCHAUFFEMENT DES TISSUS.PUISSANCE DE 750 WATTS SANS SURCHARGE COURANTS CHIRURGICAUX SOUS CONTRÔLE SÉCURITÉ \u2014ÉCONOMIE-\u2014 SIMPLICITÉ GARANTIE DE 1000 HEURES SUR LES TUBES Support à électrodes \u2018\u2019McIntosh\u201d à ondes courtes On peut employer, avec ce support à électrodes, soit les coussins ou les électrodes à disques.Les électrodes utilisables avec ce support peuvent être employées en contact ou à distance.Réduit l'effet de la sensibilité à la peau._ ÉCONOMISE VOTRE TEMPS \u2014 ÉLIMINE LA TRANSPIRATION EVITE LES-BRULURES \u2014 ASSURE UNE PLUS GRANDE TOLERANCE PERMET PLUS DE CHALEUR LONGUEUR D'ONDES 6 OU 18 MÈTRES.Cloutier © (Cloutier (Pie, Ltée PHYSIOTHÉRAPIE ET RAYONS XV \u2014 INSTRUMENTS DE CHIRURGIE MOBILIER D\u2019HÔPITAL \u2014 STÉRILISATEURS 4338, rue Saint-Denis BElair 1616 MONTRÉAL, Qué.eal al a Oa am am am NE SE Ne NS L'Union Médicale du Canada Fondée en 1872 Bureau de Direction MM.Benoit, Boucher, Bourgeois, Bousquet, Bruneau, Comtois, De Cotret, | Desloges, Dubé, Gérin-Lajoie, Leduc, LeSage, Marin, Marion, Masson, Mercier, Mousseau, Parizeau, Roy, Saint-Jacques, Vidal.Président: E.St-Jacques; Vice-Président: J.-A.Mousseau; Secrétaire- Trésorier: J.-A.Vidal.Membre d\u2019honneur: Prof.Pierre Masson.Bureau de Collaboration MM.Amyot, R.; Archambault, P.-R.; Baril, H.; Barry, G.; Bellerose, A.; Bertrand, A.; Bertrand, A.; Bourgeois, P.; Brault, J.; Desforges, A.; Desjardins, Ed.; Doré, R.; Dubé, Ed.; Fauteux, M.; Favreau, C.; Fontaine, R.; Fortier, L.; Gagnier, L.-A.; Gariépy, L.-H.; Gatien, R.; Gélinas, H.; Jutras, A.; Lafresniere, G.; Lapierre, G.; Lefebvre, R.Legrand, E.; LeSage, J.; Letondal, P.; Magnan, A.; Manseau, A.; Mathieu, E.; Morin, P.; Paquette, J.-P.; Poirier, P.; Riopel, J.-L.; Saucier, J.; Simard, L.-C.; Smith, Pierre.BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef Albert LeSAGE Secrétaire de la rédaction Léon GERIN-LAJOIE Secrétaire-Trésorier J.-A.VIDAL Membres: Roma AMYOT, Edouard DESJARDINS, Jean SAUCIER.ONT COLLABORE AU VOLUME DE 1936: Agricola, Dr., Amyot (R.), Ar- chambault (P.-R.), Autotte (E.), Barbeau (A.), Baril (G.), Baril (H.), Barry (G.), Bellerose (A.), Bergeron (L.), Bernier (A.), Bertrand (A.), Bertrand (Albert), Binet (E.), Blagdon (L.), Bohé- mier (C.), Boucher (R.), Boulais (F.-L.), Bourgeois (B.-G.), Bourgeois (P.), Brault (J.), Cantero (A.), Cantin (Marie-E.), Com- tois (A.), Cone (W.), Coutu (L.), Décarie (R.), DeGuise (A.), Delorme (L.-N.), DeMon- tigny (G.), Deshaies (G.), Desjardins (Ed.), Desloges (A.), Desrosiers (Saint-Jean), Dionne (L.-R.), Doré (R.), Dubé (J.-E.), Dufresne (O.), Duhamel (G.-H.), Dussault (G.), Ethier (A.), Fau- teux (M.), Favreau (J.-C.), Fer- ron (M.), Fortier (J.), Fortier (L.), Fortier (L.-E.), Fournier (N.), Franpier (A.), Gagnier (L.), Gariépy (L.-H.).Gariépy (U.), Gélinas (H.), Gélinas (L.), Gendreau (J.-E.), Gérin-Lajoie (L.), Gratton (A.), Grignon C.- E.), Guilbault (A.), Hébert (G.), Hoen (T.-I.), Jarry (J.-A.), Joan- nette (A.), Jutras (A.), Laberge (J.-E.), Lafresniere (G.), Lapier- re (G.), Laquerriere (A.), Lari- cheliere (R.), Laroche (A.), Lau- zer (R.), Lebel (A.-B.), Lefebvre (R.), Lefrançois (C.), Léger (A.), LeSage (A.), LeSage (J.), Letondal (P.) Léveillé (J.-A.), Magnan (A.), Major (W.), Manseau (J.-A.), Manseau (O.), Marin (A.), Marion (D.), Martel (J.-A.), Martin (P.), Mercier (O.), Millet (J.-A.), Morin (P.), Mousseau (J.-A.), Nègre (L.), Panet (E.de B.), Panet-Raymond (J.), Panneton (P.), Paquette (J.-P.), Paré (L.), Patoine (L.), Pilon (A.), Poirier (P.), Pouliot (G.-E.), Prévost (J.), Provencher (G.), Ricard (J.-P.-M.), Riopelle (J.-L.), Robillard (E.), Roch (S.), Rolland (R.), Roux (R.), Roy (G.), Roy (J.-N.), Samson (J.-E.), Saucier (J.), St-Germain (J.-P.), St-Jacques (E.), Simard (L.-C.), Smith (P.), Tessier (L.-J.), Tétreault (H.-I.), Té- treault (Julien), Tremblay (J.), Vidal (J.-A.), Valiquette (Hugo). SUITE DU SOMMAIRE SOCIÉTÉS Réunion scientifique de l\u2019hôpital Notre-Dame .762 Société de gastro-entérologie de Montréal .780 57e assemblée scientifique de \u2019hopital Saint-Luc .788 Rapport de la deuxième séance de Ja Société médicale de Montréal 789 NOUVELLES Le Docteur T.E.McKenty .L.G-L.792 Sympathies au Docteur J.-A.Vidal .793 Prix Casgrain & Charbonneau .224244444124 46 793 Thérapeutique auxiliaire de l\u2019arthrite Ce ee ee ee eee 793 La semaine gastro-entérologie 424444414214 49 793 Le Congres de Psychiatrie .794 Nomination a la Faculté de Médecine .795 Congrès international de l\u2019insuffisance hépatique .795 Bibliographie .2.242 4 4 044 6 4 4 4 4 4 4 4 0 4 2 12 140 796 Livres reçus .2 2 24 4 4 4 4 2 © LL LL 4 1 2 4 1 LL 1 46 800 ANALYSES PHTISIOLOGIE L\u2019admission aux fonctions publiques des tuberculeux guéris (p.756).NUTRITION Hypoglycémie avec courbe de tolérance paradoxale simulant l\u2019ulcère peptique (756).NEURO-PSYCHIATRIE Les syndromes psycho-anémiques (p.757).Considération sur la benzédrine (p.758).Méningite à streptocoque hémolytique (p.759).Les facteurs héréditaires dans l\u2019épilepsie.UROLOGIE A propos de pyurie amicrobienne (p.760).De l\u2019insuffisance du sphincter Ide l\u2019urêtre chez la femme et de sa reconstitution (p.760).CHIRURGIE INFANTILE ET ORTHOPEDIE \u2018Le décollement obstétrical de l\u2019épiphyse supérieure de l\u2019humérus (p.761). L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 PAUL CARDINAUX Docteur es-Sciences \u201cPRECISION FRANÇAISE\u201d annonce à sa clientèle que par suite des accords intervenus entre la COMPAGNIE GENERALE DE RADIOLOGIE, Paris et N.V.PHILIPS GLOEILAMPENFABRIKEN, Eindhoven, (Hollande), la représentation et le service de la Cie Générale de Radiologie seront dans un proche avenir assurés par CANADIAN METALIX COMPANY LTD., 531, rue Sherbrooke est, Montréal.Téléphone: PLateau 1555.Compagnie Générale de Radiologie, PARIS Protection Anti-X écurité électri \"5\"\" RAYONS X \u201cit sean DIATHERMIE ELECTROLOGIE TUBES \u201cSHOCKPROOF\u201d PHILIPS Monsieur Roland Bureau, I.C., ingénieur-radiologiste très connu de la clientèle, passera au service de la Canadian Metalix Company, Ltd.et continuera à assurer, comme autrefois, le service commercial et technique.Notre clientèle est priée de lui réserver, ainsi qu'à cette nouvelle organisation, l'accueil le plus favorable.CATALOGUES, DEVIS, RENSEIGNEMENTS SUR DEMANDE XII L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 UN AGENT SPÉCIFIQUE POUR COMBATTRE LES INFECTIONS DUES AU STREPTOCOQUE Le traitement efficace des infections streptococciques avec des agents chimiothérapeutiques spécifiques, fut récemment l\u2019objet de nombreuses études cliniques.Au début, le traitement ne fut appliqué qu'aux souris \u2014 puis, ensuite, poursuivi efficacement sur les humains.Bien que certains dérivés du para-amino-benzène-sulfonamide furent employés au début des recherches, l\u2019on constata bientôt que la drogue de base était essentiellement responsable des effets thérapeutiques.Le docteur G.W.Raiziss et ses collaborateurs des Laboratoires de Recherches Dermatologiques de Philadelphie, après deux années d'études suivies, présentent le para-amino-benzène- sulfonamide a la profession médicale sous le nom de Sulfamidyl.INDICATIONS: Le Sulfamidyl est indiqué dans le traitement de l\u2019érysipèle, septicémie puerpérale, septicémie en général; l\u2019amygdalite et pharyngite streptococciques, arthrite purulente, otite moyenne, mastoïdite, fièvre scarlatine, péritonite streptococcique, endocardite aiguë, ainsi que dans nombre d\u2019autres conditions infectieuses dues au streptocoque hémolytique et méningocoque.De plus amples informations vous seront envoyées sur demande.Les comprimés de Sulfamidyl Abbott sont présentés en flacons de 25 et 100 comprimés de 5 grs.LABORATOIRES ABBOTT LIMITÉE 388 ouest, rue Saint-Paul - Montréal, Qué. Tome LXVI No 7 BULLETIN UNE MÉDAILLE AU PROFESSEUR ÉMILE SERGENT \\ Nous nous empressons de porter à la connaissanss.\u2018 les amis du Professeur Sergent la nouvelle suivante vient de nous adresser: « Les élèves et les amis du Professeur Émile Sergent, membre de l'Académie de Médecine, médecin de l'hôpital Broussais-La Charité ont décidé, en témoignage de leur affection et de leur reconnaissance, de lui offrir une Médaille dont l'exécution a été confiée au maître graveur Dropsy.» On nous apprend que notre excellent ami Sergent, atteint par la limite d'âge, quitte son enseignement et le service hospitalier de Paris au mois de novembre.C'est pourquoi ses élèves et ses amis veulent, en cette occasion, lui exprimer leur amitié et leur admiration pour les services rendus à l'enseignement français et par la propagande française faite à l'étranger au cours des nombreuses missions qu'il a remplies dans l\u2018Amérique du Nord, en particulier au Canada, dans l'Europe Centrale, en Italie, en Espagne, au Portugal et dans l'Amérique du Sud.Ses fréquentes et substantielles publications scientifiques, ses traités, ses monographies ont depuis longtemps consacré sa réputation au point de vue scientifique.Sa fidélité à ses amis, sa haute valeur morale et le prestige dont il jouit, tant en France qu'à l'étranger, en font un des Maitres les plus réputés des temps actuels.Son dévouement envers les médecins canadiens et leurs Universités a marqué une date heureuse dans l'influence que nous avons exercée auprès de l'École Française.Nous faisons appel à tous ses amis Canadiens Français pour se joindre à ses amis Français et lui apporter le témoignage de notre gratitude et de notre vive reconnaissance pour sa grande bienveillance et son inlassable dévouement à notre égard en toutes occasions, (1) Pour 1'« Union Médicale du Canada » Le Rédacteur en chef.(1) Tout souscripteur de 100 francs recevra une reproduction de la Médaille.Prière d'envoyer les souscriptions par chèque, chèque postal (Paris 599) ou mandat au Trésorier M.Georges Masson, 120, boulevard Saint-Germain, Paris VIe. MÉMOIRE TENTATIVE D\u2019EXPLICATION DES PARALYSIES FACIALES PERIPHERIQUES IMPROPREMENT APPELKES \u201c A FRIGORE\u201d A propos de deux cas de paralysie d\u2019origine dentaire Par Philippe PANNETON, Médecin de I'\u2019hépital Notre-Dame, Professeur agrégé à la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal.En quelques mois, le hasard m\u2019apportait deux cas de paralysie faciale du type périphérique consécutives à des extractions dentaires ; des dommages étant réclamés dans chaque cas, j'étais poussé à chercher une explication satisfaisante et, par conséquent, à remettre en question tout le problème des paralysies faciales du type périphérique à étiologie inconnue dites habituellement «a frigore ».La littérature médicale nous rapporte au moins un de ces cas chaque année.À la suite soit d\u2019une extraction dentaire sous anesthésie locale, soit d\u2019une amygdalectomie dans les mêmes conditions, il s\u2019agit chaque fois de l\u2019apparition, dans les quelques heures qui suivent l\u2019intervention bénigne, d\u2019une paralysie le plus souvent rapidement complète.L\u2019un de mes deux cas n\u2019a jamais rétrocédé ; le second après s\u2019être amélioré de moitié, est resté stationnaire depuis un an.Fait remarquable, la dent enlevée se trouvait être dans un cas une prémolaire supérieure, dans l\u2019autre une prémolaire inférieure.Or comment, par quel mécanisme, par quelle voie, l\u2019avulsion d\u2019une dent avec injection préalable de novocaïne pouvait-elle entraîner la paralysie ?Ou, en d\u2019autres termes: Quelle relation existe-t-il entre le facial dans son trajet à travers l\u2019aqueduc de Fallope, d\u2019une part, et, d\u2019autre part, les deux régions prémolaires du même côté, la supérieure et l\u2019inférieure. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 705 Trouver la réponse à cette question était pour moi toucher la solution de tout le problème.Anatomiquement, une telle relation pouvait être: a) de pur voisinage; b) vasculaire; c) lymphatique; d) nerveuse.Relation de voisinage?L\u2019idée d\u2019une propagation toxique, infectieuse ou œdémateuse de proche en proche ne saurait nous arrêter longtemps.En effet, si la distance entre les dents et les branches terminales du facial au niveau des muscles de la face n\u2019est pas très grande, en ligne droite au moins, il n\u2019y a pourtant entre ces deux objets aucune relation de continuité.D'ailleurs, une telle relation existerait-elle qu\u2019elle ne saurait expliquer que des paralysies partielles, limitées, circonscrites au territoire de quelques-unes des branches terminales de l\u2019arbre facial.Or, ces paralysies ne se rencontrent jamais en fait.Du moins ne les ai-je jamais vues signalées.Cette première explication doit donc, à mon avis, être mise de côté.Relation vasculaire ?Un rapide examen de l\u2019angéiologie des régions intéressées suffit a faire écarter cette seconde hypothèse.La région où s\u2019étalent les terminaisons du facial est irriguée par l\u2019artère du même nom.Le tronc du nerf, lui, est nourri par des vasa nervorum issus de la stylo-mastoïdienne, par en bas, de l\u2019auditive interne, par en haut.Les régions dentaires, elles, sont nourries par la maxillaire interne, pour le maxillaire supérieur et la mandibule.La transmission de l\u2019état pathologique à la VITe paire ne peut donc emprunter cette vole.Relation lymphatique ?On connaît assez bien, très bien même, les lymphatiques de la région buccale.On connaît moins les lymphatiques maxillaires et surtout dentaires; pour ces derniers, leur existence même est encore à démontrer.Touchant les lymphatiques des régions gingivales, nos connaissances sont un peu plus précises.Nous avons appris, en effet, par les \"06 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 travaux de Schweitzer et ceux de Bartels, à quoi il faut ajouter la thèse de Pierre Sassier, que les lymphatiques de ces régions se jettent dans les ganglions sous-maxillaires.Nous voilà rendus assez loin du facial! Ajoutons à cela que la propagation lymphatique est toujours relativement lente.Et dans les cas qui nous intéressent, personne n\u2019a relevé cet engorgement ganglionnaire témoin habituel de l\u2019infection lymphatique.Il semble donc que la voie de transmission lymphatique doive aussi être mise de côté.Relation nerveuse ?La seule hypothèse restante nous paraît devoir être d\u2019une relation nerveuse.Disons tout de suite que, pour moi, c\u2019est bien par la voie nerveuse que les lésions, opératoires ou autres, déclencheraient l\u2019apparition d\u2019une paralysie faciale périphérique précoce.Voici donc notre première proposition : I.Le pont de transmission se trouve au niveau des deux nerfs pétreux superficiels, grand et pelit, qui tous deux viennent se jeter dans le ganglion géniculé, au contact du facial.Entre le nerf facial et les deux régions prémolaires, supérieure et inférieure, entre l\u2019aquedue de Fallope et le massif facial, voilà le seul lien anatomique et physiologique; lien ténu, il est vrai, mais suffisant pour peu que l\u2019on songe à l\u2019importance de l\u2019équilibre neuro- végétatif et surtout à la commande que possède le réseau neuro- végétatif sur l\u2019équilibre vasculaire.L.facryma fe n \u2019 evie Vv \"Sen Anatomie: Point n\u2019est besoin de s\u2019étendre sur la description anatomique.Le schéma ci-après, partout admis dans ses grandes lignes, suffira à établir les points utiles : L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 707 Ainsi donc, et par simple élimination, nous avons été conduits à considérer la voie nerveuse sympathique (para-sympathique compris) comme la seule logique, et la plus simple, sûrement, permettant d\u2019expliquer l\u2019atteinte du nerf facial dans son canal osseux à la suite de lésions inflammatoires ou toxiques des régions dentaires.Il resterait à exposer de quelle façon une lésion des régions dentaires pourrait, par l\u2019intermédiaire des pétreux et du ganglion géniculé, entraîner une paralysie faciale.Nous y reviendrons plus loin.Auparavant, nous voulons voir comment notre hypothèse nous apporte une explication désormais plausible non seulement des paralysies d\u2019origine dentaire, mais même de la plupart des paralysies faciales dites « a frigore ».Cela s\u2019exprimerait par les deux nouvelles propositions que voici: IT.Un grand nombre, et peut-être la plupart des paralysies faciales du type périphérique, appelées généralement «a frigore », sont d'origine sympathique.ITT.Ces paralysies sont, à mon avis, sous la dépendance de lésions profondes, temporaires ou permanentes, du massif facial.* LE Certes, il faut que la force de l\u2019habitude soit bien grande, même chez ceux-là que leur occupation ou leur entraînement quotidien sembleraient devoir porter à plus de circonspection, pour que le terme et l\u2019idée de paralysie faciale « a frigore » soient encore courants.Que l\u2019on n\u2019ait pas jusqu\u2019ici fourni d\u2019explication satisfaisante de ce phénomène pathologique ne me paraît même pas une justification.Il est toutefois un certain nombre pour qui le pas est fait; sans plus attendre, ils ont rayé ce terme de leur vocabulaire médical.Ils n\u2019ont aucune objection à admettre notre ignorance de la pathogénie de ces paralysies; en outre, il leur semble que la seule acceptation d\u2019une expression impliquant une étiologie de fantaisie ne peut que nuire à la recherche sérieuse d\u2019une solution satisfaisante.Car cette recherche se fait.Dès 1895, Neumann rejetait sans hésitation l\u2019hypothèse du froid.Ce n\u2019était encore là qu\u2019une opinion.Mais en 1907, Ramsay Hunt arrachait au «froid » un certain nombre de paralysies faciales.Il expliquait et prouvait, à la satisfaction générale, qu\u2019elles étaient des paralysies dues à une maladie herpétique du ganglion géniculé.Démonstration que l\u2019avenir devait confirmer 708 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 en nous laissant le syndrome herpétique du ganglion géniculé ou syndrome de Hunt d\u2019occurrence fréquente.En 1909, Waterman, analysant une statistique de 450 cas de paralysie faciale typiquement « a frigore », exclusion faite de ceux où examen avait révélé une atteinte infectieuse de l\u2019oreille moyenne ou toute autre lésion patente, montre leur occurrence au moins aussi grande en été qu\u2019en hiver! Cette statistique vaut qu\u2019on la reproduise ici : Janvier .41 Mai .29 Septembre .48 Février .35 Juin .47 Octobre .38 Mars .34 Juillet .38 Novembre .41 Avril .34 Août .31 Décembre .36 Il fait ressortir, en outre, le fait que les paralysies survenues pendant la canicule ont été les plus graves et les plus tenaces ! Une telle statistique eût dû, ce me semble, suffire à porter le coup de grâce à l\u2019appellation.À moins que d\u2019autres statistiques, plus nombreuses, ne fussent venues à l\u2019encontre ; ce qui n\u2019a pas été.Claude déclarait que l\u2019influence du froid n\u2019était étayée par aucune preuve valable.(Racoveano.) Pour Bérard, il était impossible au froid de causer, par une action directe, un œdème du névrilème.(Id.) Verger, Radovici et Nobécourt attribuent à la poliomyélite antérieure touchant soit le ganglion géniculé, soit le noyau moteur du facial, nombre de paralysies classées « a frigore ».(Id.) Jumentié, Kron, Barré, Leriche, Causse, Rodier, Worms, ete, sont cru que l\u2019irritation du trijumeau pouvait à elle seule entraîner la paralysie du facial.Quelques-uns ont même suggéré que l\u2019on pourrait songer à des troubles de la vascularisation dans le trone du facial, avec ou sans l\u2019intervention du sympathique.(Id.) Racoveano lui-même écrit: « Jusqu\u2019à présent, on n\u2019a jamais apporté aucune preuve scientifique précise, clinique, expérimentale ou anatomique-pathologique pour soutenir l\u2019étiologie «a frigore » et, au contraire, ce domaine étiologique est considérablement diminué, successivement, en faveur d\u2019autres domaines étiologiques (zonas géni- culés, paralysies syphilitiques, paralysies polio-encéphaliques, paralysies d\u2019origine oto-mastoïdienne, etc.) \u2026 » Pour Findley, l\u2019infection dentaire ou amygdalienne peut reproduire le syndrome du ganglion géniculé de Hunt, soit la paralysie faciale, en entrainant non plus un zona, mais une inflammation toxique a ce niveau. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 309 Des cas de paralysie faciale du type périphérique ont été rapportés par Guébel, Worms, Fronteau, Dechaume, Friedrichowsky, Weissblatt.Whitaker, Bercher et Horpeit, Maumary, Bonheim, Ur- bantschitsch, Subirana et Monteys-Vinamata, etc, à la suite d\u2019avulsion dentaire; par Forchner, Mercandino, Urbantschitsch, Gerlings, à la suite de tonsillectomie.Dernièrement, Audibert, Paganelli et Mattei exposaient une hypothèse suivant laquelle «la paralysie faciale périphérique dite «a frigore » serait fonction d\u2019une atteinte artérielle des vasa-ner- VOTUM.» J\u2019ajouterai à cela les considérations suivantes : S\u2019il s\u2019agissait de paralysies par action directe du froid sur les terminaisons nerveuses périphériques du nerf facial, comment ne ren- contrerions-nous jamais de paralysies partielles, purement terminales, limitées à un groupe restreint et variable de muscles faciaux ?Comment expliquer les paralysies après extraction dentaire ou extirpation amygdalienne sous anesthésie locale ?Comment expliquer l\u2019apparition de paralysies faciales «a {ri- gore » chez les nourrissons des Crèches, où l\u2019exposition au froid est rigoureusement inexistante?J\u2019en ai rencontré trois cas, l\u2019an dernier, à la Crèche d\u2019Youville.Or ces enfants sont tenus à une température constante de 70 degrés (F.).Le Canada, et tout particulièrement notre province de Québec, possède un climat extrême.Le thermomètre descend facilement, même à Montréal, à 30 degrés sous zéro (F.).Il semblerait que dans ces conditions la paralysie faciale «a frigore » y dût être infiniment plus fréquente que dans le midi des Etats-Unis, par exemple ; particulièrement chez les terrassiers et les ouvriers du bâtiment.Or, il n\u2019en est rien.L\u2019automobilisme, chez nous, apporte une preuve négative du même genre.La conduite étant à gauche, et nombre de chauffeurs conduisant, même en hiver, glace baissée, nous devrions avoir une différence énorme de fréquence entre les paralysies faciales « a frigore » du côté gauche et celles du côté droit.Il n\u2019en est rien.Dans notre pays, il est bien peu de gens à qui il ne soit arrivé, au cours de leur vie, de se geler une joue «à blanc».Or, quelque insistance que j'aie mise à m\u2019informer, je n\u2019ai pu connaître qu\u2019un seul cas (Roy) de paralysie faciale consécutive à ces congélations temporaires.Il est enfin une catégorie de travailleurs qui, chez nous, comme dans tous les pays nordiques, réalisent une véritable expérimentation 710 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 permanente.Ils passeront sept à huit heures consécutives avec une joue exposée à un vent glacial et violent, tandis que l\u2019autre est fortement chauffée.Je veux parler des mécaniciens et chauffeurs de locomotive qui en hiver, pendant leurs longs trajets, sont souvent penchés à l\u2019extérieur et présentent ainsi, mécaniciens, la joue droite, chauffeurs, la joue gauche, à un froid extrêmement rigoureux.Je le répète : ce sont là des conditions d\u2019expérience véritablement idéales, pour la provocation des paralysies « a frigore », si elles existaient.Or, le médecin-chef de l\u2019un de nos grands réseaux ferroviaires m\u2019affirme catégoriquement que la paralysie faciale, 1° n\u2019est pas plus fréquente dans cette catégorie d\u2019employés que dans les autres et dans le reste du public; 2° que dans les très rares cas où il l\u2019a rencontrée, sa latéralisation ne paraissait aucunement influencée par l\u2019occupation du malade.De telles preuves logiques pourraient être multipliées à l\u2019infini.Devant ces constatations accessibles à tout médecin et à tout physiologiste, comment l\u2019idée même d\u2019attribuer au froid ces paralysies peut-elle encore avoir cours; bien plus, apparaître dans les revues scientifiques sous les signatures les plus respectables.Pour la commodité?Pourquoi ne pas intituler: « Paralysie faciale du type périphérique » ; ce qui eût au moins poussé chacun à chercher une étiologie moins fantaisiste.Pour ma part, c\u2019est la répudiation d\u2019une théorie inadmissible qui m\u2019a poussé à chercher un mécanisme différent et logique et m\u2019a conduit à une explication qui me paraît rejoindre, en la dépassant, la théorie d\u2019Audibert.* % ck Pour être acceptable, une hypothèse anatomique explicative de paralysies faciales périphériques, devrait, à mon sens, répondre aux conditions suivantes: @) Etre basée sur une relation: 1° constante; 2° commune aux deux régions dentaires intéressées dans mes deux cas: et, en outre, aux régions comme l\u2019amygdalienne, puisque nous connaissons aussi des cas de paralysie consécutive à une amygdalectomie.b) Permettre de suivre la transmission physiologique entre le point de départ (infection, injection) et le tronc du facial dans l\u2019aqueduc.c) S\u2019appuyer sur des faits d\u2019expérience.d) Pouvoir se rapprocher de faits relevés ailleurs dans l\u2019économie.Or, c\u2019est à tous ees critères que me paraît répondre mon hypothèse d\u2019une détermihation nerveuse extra-faciale des paralysies du L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 711 facial.L\u2019idée d\u2019une relation, d\u2019un lien, entre le massif du facial et la VIIe paire dans son trajet intra-mastoïdien est assurément raisonnable.En effet : a) Elle est basée sur une relation anatomo-physiologique: 1° constante; 2° commune aux deux maxillaires de même qu\u2019à la région tonsillaire.b) Par les ganglions otique et sphéno-palatin, par les deux pétreux, le ganglion géniculé puis le facial au niveau de son coude, elle présente un lien ininterrompu.c) Outre les cas du genre de nos deux cas d\u2019origine dentaire, on sait que la section rétro-gassérienne de la Ve paire entraîne parfois des paralysies faciales que les neuro-chirurgiens attribuent à la blessure d\u2019un pétreux superficiel.d) On connaît depuis longtemps les paralysies, souvent avec atrophie consécutive, du nerf optique, paralysies que l\u2019on attribuait autrefois à des embolies, alors que nous savons aujourd\u2019hui qu\u2019il s\u2019agit de spasmes artériels\u2018dus sans aucun doute à une action transmise par le sympathique.* Quel serait donc maintenant le mécanisme de la paralysie du facial par l\u2019intermédiaire du sympathique?Rappelons tout d\u2019abord le principe de physiologie bien connu depuis Claude Bernard: l\u2019irritation du sympathique entraîne une vaso-constriction ; la section, physiologique ou matérielle, du sympathique amène une vaso-dilatation.Nous rencontrons ici, en partie du moins, l\u2019intéressante hypothèse émise par Audibert, Paganelli et Mattei pour qui «la paralysie faciale dite ca frigore » est fonction d\u2019une atteinte artérielle des vasa-nervorum ».Où cependant je ne saurais être d\u2019accord avec eux, c\u2019est lorsqu\u2019ils suggèrent d\u2019expliquer la paralysie par «une thrombose, un blocage soudain dans la circulation artérielle.» Et surtout lorsqu\u2019ils ajoutent : «.pas d\u2019autre étiologie possible.» Leur hypothèse me paraît présenter, à côté de points logiques communs à leur théorie et à la mienne, des difficultés d\u2019explication telles que je me vois forcé de préférer, et sans hésitation, la voie sympathique comme premier moteur.Car, ne l\u2019oublions pas, il n\u2019y a pas qu\u2019une thrombose, ou plus exactement une embolie, qui puisse effectuer un blocage soudain de la circulation sanguine à l\u2019intérieur 712 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 du nerf.L\u2019irritation du sympathique (ou peut-être la section physiologique, l\u2019inhibition du para-sympathique) peut causer une anémie semblable, tout aussi brusque et tout aussi complète, comme cela se passe sous nos yeux dans le spasme de l\u2019artère centrale de la rétine.Je reprocherais à la seconde partie de leur hypothèse de ne pas tenir compte des faits suivants: a) Comme je le disais plus haut, il n\u2019y a pas de relation directe, ininterrompue, entre le facial et les régions lésées, lorsque la paralysie est la conséquence évidente d\u2019une lésion constatable comme dans les cas d\u2019extraction dentaire.b) Chose étonnante et bien difficile à admettre, cette thrombose des vasa-nervorum serait l\u2019apanage du seul nerf facial.Pourtant, comment cette thrombose, qui pour eux ne serait que la manifestation locale de l\u2019artério-sclérose, de l\u2019hypertension, de l\u2019hypotension, tous états pathologiques généralisés, comment cette thrombose ne se pro- durait-elle jamais ailleurs?Pourquoi la VIIe paire, et celle-là seule ?Car nous mettons de côté, bien entendu, les causes intracraniennes de paralysie.c) En realité, il me paraît loin d\u2019être démontré que la paralysie faciale périphérique, comme ils l\u2019affirment, se rencontre toujours, ou presque toujours, chez des sujets atteints des lésions ci-haut mentionnées de l\u2019arbre vassculaire.L\u2019âge est à peu près indifférent.Les vieillards ne sont apparemment pas plus souvent touchés que les adultes; au contraire, peut-être.Et comment, de cette façon, expliqueraient-ils les paralysies faciales du type «a frigore », sans lésion de l\u2019oreille moyenne, ni syphilis, bien entendu, et que l\u2019on rencontre chez les nourrissons.d) Il existe quelques protocoles d\u2019autopsies pratiquées sur des porteurs de paralysie faciale du type qui nous intéresse ici.Ce sont ceux de Minkowski, Déjérine et Theorari, Myer, Mirallié, Alexander, André Thomas.Or dans tous les cas la même constatation a été faite, à savoir: une dégénérescence descendante des fibres du facial, à partir du ganglion gémiculé.Rien autre.Or, dans cette région, il n\u2019existe plus de vaisseaux nettement individualisés.Ils se sont fragmentés en le lacis intérieur de capillaires que sont les vasa-nervorum.e) La théorie de la thrombose ne saurait comprendre ni les paralysies huntiennes, ni celles qui sont consécutives aux interventions sur les dents ou les amygdales.Et encore moins les paralysies consécutives a la gassérectomie. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 #13 Comment en effet une thrombose irait-elle se faire, après une avulsion dentaire, dans un territoire vasculaire qui n\u2019a avec la région traumatisée aucune communication proprement vasculaire ?Si je discute un peu longuement la théorie de Audibert et de ses collaborateurs, c\u2019est que, Hunt mis à part, ils sont apparemment les premiers qui aient cherché à expliquer de façon rationnelle, par autre chose que le fantaisiste «coup de froid », des paralysies jusqu\u2019ici mystérieuses ; et ce n\u2019est certes pas là un petit mérite.Déjà cependant, en 1931, Worms et Chams avaient tenté un audacieux rapprochement; ils avaient signalé les angiospasmes en particulier dans la paralysie faciale «a frigore ».Malheureusement, ils se contentèrent de constater, sans tenter une explication qui, ce me semble, se présentait presque sous la plume.Car à quel élément physiologique un tel spasme pouvait-il se rattacher, sinon au sympathique.* Me voici donc conduit à ma quatrième proposition.qui résume, en les complétant.les trois premières : IV.Les paralysies faciales périphériques sont la plupart du temps, sinon toujours, la conséquence d\u2019un trouble circulatoire dans les vasa-nervorum de la VITe paire, particulièrement dans la région du ganglion géniculé, au niveau du premier coude du facial; et ce, à la suite d'une lésion physiologique du sympathique céphalique transmise audit ganglion soit par les filets sensitifs de la conque (paralysie de Hunt), soit par l\u2019intermédiaire des deux nerfs pétreux superficiels qui le relient au massif facial (paralysies après injection dentaire, amygdalienne; paralysie avec herpès de la moitié du voile [un cas personnel] ).Les faits qui me paraissent militer en faveur de cette explication sont nombreux.En voici un certain nombre dont quelques-uns ont été mentionnés plus haut: 1° Elle permet de faire entrer dans le cadre général des paralysies faciales périphériques les paralysies de Hunt qui viennent l\u2019appuyer.2° Elle est parfaitement d\u2019accord avec les autopsies publiées jusqu\u2019ici.3° Elle rejoint indirectement, en la modifiant et la complétant, l\u2019hypothèse de Audibert.4° Elle explique les constatations de Worms et Chams.de Elle s\u2019appuie sur les travaux indiscutés de Claude Bernard. 714 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 6° Elle repose sur des bases anatomiques et physiologiques universellement admises.vo Elle permet de concevoir l\u2019apparition de paralysies faciales à tout âge, même chez le nourrisson.8° Le mécanisme en est superposable de facon qui me paraît saisissante, à celui des atrophies optiques parfois temporaires, parfois définitives, elles aussi, à la suite de spasmes constatables de visu et où le sympathique intervient certainement.9° Elle explique les paralysies faciales après gassérectomie.10° Elle rend compte du symptôme, si fréquent lors de l\u2019apparition des paralysies faciales à étiologie invisible, du symptôme douleur mastoïdienne profonde.Cette douleur, Hunt l\u2019avait déjà relevée.Il l\u2019avait interprétée, justement, croyons-nous, comme traduisant la souffrance profonde du ganglion géniculé; dans les cas où, bien entendu, l\u2019oreille moyenne n\u2019était pas en cause.On ne compte plus en effet le nombre de trépanations mastoïdiennes pratiquées pour paralysie faciale et où l\u2019opérateur, trompé par cette douleur, est tombé sur une mastoïde parfaitement saine.11° Il est évident que dans les algies dentaires étendues, il existe une souffrance qui dépasse le nerf dentaire.La douleur est, au début, localisée à la dent.Puis tout le massif facial se prend ; cette douleur devient profonde, massive.Pour moi, qui la connais personnellement, cette douleur exprime la souffrance du sympathique, et j\u2019en crois trouver deux preuves: a) La névralgie dentaire suraiguë s\u2019accompagne presque toujours, sinon toujours, de larmoiement.Or, il s\u2019agit là d\u2019un phénomène dont nous savons qu\u2019il est régi par le sympathique.b) La névralgie dentaire suraiguë s\u2019accompagne souvent, très souvent, d\u2019un trouble de la tonicité des muscles de la face.La seule anesthésie dentaire étendue peut même entraîner cette flaccidité.(Cf.Froment, Nouv.Traité de Méd., fase.XX, p.332, Masson, éditeur, Paris, 1935.) 12° Tous les dentistes connaissent la fréquence des hémorragies sous-cutanées ou sous-muqueuses étendues, progressives, tardives, à la suite d\u2019une injection de toxique dans les régions dentaires.C\u2019est là un phénomène d\u2019extravasation qui pourrait s\u2019expliquer par un trouble de l\u2019équilibre vasculaire périphérique d\u2019origine nerveuse sympathique.13° Le tic douloureux de la face s\u2019expliquerait fort bien, lui aussi, par un mécanisme du genre de celui que je propose.Nous trouvons L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 715 au niveau du premier coude de l\u2019aqueduc de Fallope le point de jonction de l\u2019élément sensitif : intermédiaire de Wrisberg et branches efférentes du ganglion géniculé (pétreux), avec l\u2019élément moteur: facial.Le tout dans un aqueduc osseux inextensible.14° Un cas personnel de paralysie faciale présentait du zona de la moitié du palais mou.Or, il présentait en même temps des crises vertigineuses marquées.Il existe justement deux branches anastomotiques qui vont du ganglion géniculé a la VIIIe paire.* > Il resterait à expliquer comment une altération fonctionnelle du sympathique entraînerait une paralysie faciale: soit ce qui se passe exactement au niveau des vasa nervorum du tronc nerveux.Mais nous manquons de documents; cela se passe dans une région inaccessible à l\u2019exploration.Et il n\u2019existe pas, que je sache, de protocole d\u2019autopsie faite sur un paralysé récent.Ici encore, cependant, nous pouvons nous appuyer sur la logique.Qu\u2019il s\u2019agisse de toxémie par infection ou par injection, l\u2019action du sympathique peut se manifester de deux façons : Soit par une vaso-dilatation avec œdème consécutif et prolongé, \u201c déclenché par une inhibition des fibres sympathiques.Les hémorragies sous-muqueuses des dentistes viendraient à l\u2019appui de cette hypothèse ; Soit une vaso-constriction avec suppression de la nutrition des fibres nerveuses par irritation des fibres sympathiques.Phénomène identique à ce qui se passe dans le spasme de l\u2019artère centrale de la rétine.Dans les deux cas, il est facile de comprendre le trouble de fonctionnement qui se produirait dans le tronc du nerf qui nous intéresse aujourd\u2019hui.Un œdème aigu survenant au niveau du ganglion géniculé, dans sa loge osseuse étroite tout juste suffisante pour les éléments normaux, amènerait des dégâts importants; temporaires, si l\u2019ædème est de courte durée; permanents, pour peu que la compression et la dissociation par l\u2019ædème soient prolongées.De même, l\u2019interruption de l\u2019apport sanguin par un spasme vasculaire aurait sur le nerf facial le même effet que sur le nerf optique: la perte temporaire ou définitive, partielle ou totale de la fonction. 716 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 Il est un élément important dont on pourrait me reprocher de n\u2019avoir pas suffisamment tenu compte: le para-sympathique.Malheureusement, nous sommes beaucoup moins renseignés sur le para-sympathique que sur le sympathique proprement dit.D\u2019ailleurs, les deux systèmes ne sont pas nettement individualisés; ils sont mêlés l\u2019un à l\u2019autre de façon quasi inextricable.(Vest pour cela que, au cours de ce travail, je n\u2019ai pas tenté de séparer ces deux réseaux qui, anatomiquement, semblent n\u2019en faire qu\u2019un ; et c\u2019est consciemment que j'ai parlé du sympathique, et non du para, lorsque j'ai mentionné, par exemple, des phénomènes du côté des glandes lacrymales.Nous savons pourtant déjà que «c\u2019est le facial, par les pétreux, qui assure la plupart des filets lacrymaux et apporte ainsi à la glande une innervation para-sympathique » (Bailliart).Toutefois, «le sympathique intervient lui aussi, à n\u2019en pas douter » (id.).Peut-être aurais-je dû me contenter du terme plus vague: fibres nerveuses organiques, au lieu d\u2019employer constamment le terme: sympathique.Je m\u2019en suis abstenu, peut-être a tort, pour plus de clarté.Quoi qu\u2019il en soit, j'ai cru que le fait d\u2019établir, avec une probabilité qui me paraît suffisante, comment une lésion distante pouvait entraîner une paralysie faciale, était une justification de ce travail; et que ce serait faire faire un grand pas à la question que d\u2019établir enfin une hypothèse plus acceptable que celle du froid.Résumé Les quatre propositions suivantes résumeront ce me semble l'exposé précédent : .I.Dans les cas de paralysie faciale d\u2019origine dentaire, le pont de transmission se trouve au niveau des deux nerfs pétreux superficiels, grand et petit, qui tous deux viennent se jeter dans le ganglion géni- culé, au contact du facial.II.Un grand nombre, et peut-être la plupart des paralysies faciales du type périphérique, appelées généralement «a frigore », sont d\u2019origine sympathique.HI.Ces paralysies seraient sous la dépendance de lésions profondes du massif facial.IV.Les paralysies faciales périphériques sont la plupart du temps, sinon toujours, la conséquence d\u2019un trouble circulatoire dans les vasa nervorum de la VIIe paire, particulièrement dans la région du ganglion géniculé; et ce à la suite d\u2019une lésion physiologique du sympathique céphalique. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 *17 BIBLIOGRAPHIE : ALEXANDER.\u2014 Archv.F.Physy., 1902, p.778.AUDIBERT, PAGANELLI et MATTEL.\u2014 La Presse Médicale, 27 juin 1936, No 52.BAILEY.\u2014 Jowrn.of Nerv.and Mental.Dis.73: 180, 1931.BAILLIART.\u2014 Rapp.Soc.Franc.d'Ophtalm.1927.BARTELS.\u2014 Das.Lymphgefassystem, Iéna, 1909.BERCHER et HORPEIT.\u2014 Rev.de Stomat.31, 867, 1929.BONHEIM.Deutsch Monatsh.f.Zahn, 45, 355, 1927.DECHAUNE.Bull.et Mém.Soc.Méd., de Paris, 139: 123, 1935.DEJERINE et THEOARI.\u2014 Semaine Médicale, 1897, p.453.FINDLEY.\u2014 Med.Journ., Australia, février 1933.FORSCHNER & LOOS.\u2014 Monats, f.Ohrn, 61: 231, 1937.FRIDRICHOWSKY.\u2014 Bratisl.Lek, List, 12: 189, 1932.FRONTEAU.\u2014 Arch.Méd.d\u2019Angers, 39, 84, 1935.GERLINGS.\u2014 Acta Oto-Lar, 17, 420, 1932.GRINKER.\u2014 Neurology (Thomas ed.).HUNT.\u2014 Journ.Nervous and Mental Dis.1907.HUNT.\u2014 Amer.Journ.Med.Science 1908, 136, 226.MAUMARY.\u2014 Soc.de Chirug.de Paris 20: 531, 1928.MERCANDINO.\u2014 Dia Medica 3: 447, 1930.MIRALLIE.\u2014 Revue Neurologique, 1906, juillet.MINKOWSKI.\u2014 Archv, F.Phych., 1890, p.367.MYER.\u2014 Journ.Exp.Med., 1897, p.607.NEWMANN.\u2014 Neurolog.Centrablb., 1895, p.859.RACOVEANO.\u2014 Rapp.2e Congres Interbalkanique oct.1933.ROY.\u2014 Annales de O.-R.-Lar.I, 745, juillet 1931.SASSIER.\u2014 Thèse.Legrand, éd., Paris 1927.SUBIRANA et-MONTEYS - VINAMATA.\u2014 Rev.d\u2019oto-Neur.Ocul 14: 757, 1936.SCHWEITZER.\u2014 Arch.f.Mikrose.Anat.63: 807, 1907.THOMAS.\u2014 Revue Neurologique, 1907, p.1273.URBANTSCHITSCH.\u2014 Wien, Med.Wchn, 81: 1600, 1931.WEISSBLATT.\u2014 Deutsch, Monat, F.Zahn, 49: 1003, 1931.WITAKER.\u2014 U.8.Vet.Bur.JM.Bull.6: 811, 1930., WORMS.\u2014 Revue de Stomat.38: 7, 10, 1936.WORMS et CHAMS.\u2014 Soc.d\u2019Ophtalm.de Paris, 21: février 1931.12\u2014 «= =o @ pO RECUEIL DE FAITS LA TUBERCULOSE EST-ELLE CONTAGIEUSE?Par Albert LeSAGE.Je n\u2019ai pas l\u2019intention, par un seul fait, de résoudre cette brûlante question, si vivement débattue, depuis quelques mois, par le professeur Emile Sergent et Auguste Lumière, de Lyon.Mais le hasard nous éclaire, quelquefois, sur certains points litigieux de doctrine.En voici un, tout récent, qui m\u2019a vivement impressionné, à cause des péripéties douloureuses de ce petit drame intime.Il s\u2019agit d\u2019un jeune homme de 24 ans, commis de bureau depuis cinq ans dans une grande maison de commerce, où il a, comme compagnon de travail, un jeune homme de 22 ans.Celui-ci est pâle, tousse et crache.Ils ont des conversations fréquentes, ils font usage, à tour de rôle, d\u2019un seul et même appareil de téléphone.Bref, celui-ci, allant de mal en pis, est obligé de quitter son emploi pour aller faire une cure d\u2019air et de repos.Il succombe à la tuberculose au bout de douze mois.Durant cette époque, notre jeune ami lui fait de fréquentes visites.En mai 1937, il vient à mon cabinet consulter au sujet de de douleurs dans le dos et à la cage thoracique, de fatigue, etc.À l\u2019examen, nous sommes en présence d\u2019un jeune homme qui a bonne mine: peau, tissu cellulo-adipeux, muscles, etc., mais la région thoracique gauche est affaissée tandis qu\u2019une voussure énorme fait saillir le thorax et l\u2019épaule à droite.À l\u2019auscultation du poumon on n\u2019entend aucun râle, mais une respiration rude et saccadée à la base gauche et en arrière.Ni toux, ni fièvre, l\u2019appétit est bon.Ces malaises datent de quelques mois.Il y a des signes évidents de décalcification.En présence de ces signes nous songeons d\u2019abord à un affaissement de la colonne vertébrale par raréfaction osseuse: hypocalcémie.Mais cette longue fréquentation, jointe aux petits signes pulmonaires, nous incita à La es core me L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 719 compléter notre examen clinique par une radiographie.Voici le rapport : Colonne vertébrale: Spina bifida de la lère sacrée.Scoliose de la colonne vertébrale commencant à la dernière lombaire, qui est inclinée vers la gauche, se poursuivant à LI et DI12 qui sont inclinées vers la droite et à D7 où commence une nouvelle inclinaison vers la gauche.Cette scoliose paraît une scoliose de croissance sans signe en aucun point de maladie osseuse.Poumons: Scopie normale.Graphie: Déformation de la partie supérieure du thorax avee voile du tiers supérieur au poumon.À la partie inférieure du poumon droit, péri- lobulite et tramite de dessin précis.A gauche, calcification au-dessus du hile, un peu de flou à la partie moyenne du poumon.Sur le reste du champ pulmonaire, tramite à dessin précis.En résumé, le voile et la déformation de la partie supérieure du poumon droit paraissent le résultat de la scoliose.Pour le reste, il existe probablement de légères traces d\u2019une primo-infection.\u2014 A.LAQUERRIERE. ¢ 790 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 Conclusion : Tuberculose fibreuse du poumon ; fléchissement de la colonne vertébrale dont la cause, au point de vue clinique, n\u2019est pas douteuse.Que faire?Demander un congé et se résoudre à séjourner dans les montagnes où une cure d\u2019altitude, de repos, de soleil et de récal- cification pourrait, seule, fortifier et redresser cette colonne qui s\u2019affaisse, tandis que le poumon retrouvera sa souplesse et sa vigueur.C\u2019est ce que nous lui avons conseillé, en présence de ses parents.surpris et attristés.Quelle sera l\u2019évolution de cette maladie ?Que deviendra ce jeune homme?La tuberculose est-elle contagieuse ?(*) Communiqué à la Société de Plhtisiologie, mai 1937. OSTEO-SYNTHESE DE LA COLONNE VERTEBRALE Par Eugene SAINT-JACQUES, Chirurgien en Chef de I'hépital Ste-Jeanne-d Arc.On est parfois amené à faire l\u2019ostéo-synthèse de la colonne vertébrale.Le plus généralement il s\u2019agit alors d\u2019aider à la consolidation d\u2019un Mal de Pott qui coudait la colonne.Naturellement on ne doit procéder à l\u2019ostéo-synthèse qu\u2019après avoir corrigé l\u2019angulation vertébrale.Il y a aussi un autre état pathologique de la colonne qui peut bénéficier de l\u2019ostéo-synthèse.Ce sont ces ostétites vertébrales de nature mal définie, avec bavure ostéo-phytique et accompagnées de douleurs dorsales, qui vont s\u2019accentuant avec la courbure croissante de la colonne.Les douleurs peuvent s\u2019étendre aux bras, comme nous l\u2019avons vu chez un de nos malades.Le premier malade, où nous fîmes ultérieurement l\u2019ostéo-synthèse vertébrale \u2014 arriva à l\u2019hôpital avec une gibbosité pottique, causant une paraplégie.Après un redressement graduel de la colonne et disparition lente de la gibbosité, nous vîmes la paraplégie rétrocéder un peu \u2014 jusqu\u2019à ce qu\u2019enfin le malade pût se tenir debout et marcher.La marche était difficile parce que les deux hanches étaient touchées par un processus d\u2019arthrite qui se rapprochait plutôt du type « déformant » \u2014 que du type coxalgique.Quand le processus vertébral fût apparemment éteint \u2014 nous crimes le moment venu d\u2019aider à la consolidation de la colonne par l\u2019ostéo-synthèse.Quel procédé emploierions-nous?\u2014 Le plus en vogue, le seul presque employé est celui d\u2019Albee, par lequel nous allons prendre le greffon osseux sur la crête du tibia.Pour ce faire, il faut une instrumentation spéciale \u2014 celle d\u2019Albee.Quoi qu\u2019on dise, la position opératoire n\u2019est pas commode.Sans oublier que le changement des deux champs opératoires \u2014 de la jambe à la colonne vertébrale \u2014 expose à l\u2019infection du greffon ou d\u2019une des plaies opératoires.Évidemment on peut faire cette intervention à deux équipes. 79299 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 Pouvions-nous faire aussi bien \u2014 et plus simplement?L\u2019idée nous vint d\u2019aller chercher le greffon tout au voisinage du champ opératoire vertébral \u2014 et de nous servir d\u2019une côte.Les manipulations sont d\u2019une grande simplicité.Procédé opératoire.\u2014 Le malade est couché à plat ventre.Un coussin rond et étroit est placé sous les clavicules \u2014 un autre sous les crêtes illaques \u2014 de la sorte la poitrine est dégagée pour l\u2019anesthésie.Le dos et le côté thoracique, où l\u2019on prendra le greffon sont stérilisés à la Tr.Tode, qui continue à nous donner entière satisfaction, sans chercher midi à quatorze heures des procédés plus compliqués.Une incision de 5 à 6 pouces est faite sur la 7 ou 8e côte.Puis on incise le périoste costal, en prenant soin de laisser adhérente à la côte une étroite lisière de périoste de un demi-centimètre \u2014 et l\u2019on dénude le reste de la côte, avant et arrière, sur une longueur de 4 à 6 pouces.Naturellement on prendra soin de ne pas ouvrir la plèvre, ce qui est facile avec un peu d\u2019attention.Sectionnez le greffon costal et mettez-le dans un bassin d\u2019eau stérilisée ou de sérum physiologique.Puis, le malade étant déjà dans la position favorable pour atteindre facilement la colonne vertébrale \u2014 on fait sur celle-ci à l\u2019endroit voulu une incision elliptique de bas en haut \u2014 de telle sorte que la suture de la peau ne portera pas ultérieurement sur les apophyses postérieures.On isole les apophyses épineuses \u2014 puis au ciseau et maillet on fait avec douceur sur ces dernières l\u2019encoche qui recevra le greffon qui s\u2019étendra ainsi de 4 à 6 vertèbres.On termine en rapprochant simplement les tissus aponévrotiques et musculaires avec du catgut chromé \u2014 la suture de la peau et un plâtre de maintien \u2014 le malade se trouvant réjà en bonne position à cette effet \u2014 position de lordose accentuée.Les résultats furent d\u2019une simplicité absolue.Pas de choc opératoire, malgré une sérieuse lésion cardiaque.Les deux plaies guérirent rapidement par première intention.Et le greffon n\u2019a depuis lors causé le moindre inconvénient \u2014 bien au contraire.Le second cas ainsi opéré fut celui d\u2019un jeune homme qui vit sa colonne vertébrale graduellement se raidir et se fléchir, surtout à la région cervicale, avec apparition de douleurs aux épaules et aux bras. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 XIII UNE MÉTHODE DE TRAITEMENT EFFICACE des INFECTIONS AIGUES par les injections intraveineuses de (CARBONACTYL) Carbone animal en suspension aqueuse \\ a deux pour cent + + Pneumococcémies et affections pulmonaires Abcès \u2014 Phlegmons \u2014 Arthrites \u2014 Epididymites Erysipèle \u2014 Zona \u2014 Etc.Présenté en boîtes de 6 et 12 ampoules de 5 c.c., aussi en flacons de 10 c.c.Laboratoires POULENC FRÈRES du Canada, Ltée 350, rue Le Moyne - - Montréal XIV CAL-BIS-MA- CAL-BIS-MA- CAL-BIS-MA- CAL-BIS- QCAL-BI S-M\\Ae CAÏ-B)S-MA- CAL BIS-MA- CAL-BIS-MA- CAL-BIS-MA- CAL BIS L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 Hyperacidité gastrique La rapidité de l\u2019action est essentielle pour assurer le soulagement de l\u2019hyperacidité gastrique \u2014 et c\u2019est là une qualité que possède Cal-Bis-Ma.L\u2019effet neutralisant doit en outre se prolonger afin d\u2019éviter un retour de la poussée d\u2019acidité\u2014 et ici aussi Cal-Bis-Ma produit le résultat voulu.La muqueuse gastrique irritée doit être calmée et protégée contre toute irritation ultérieure \u2014 et c\u2019est là encore l\u2019une des missions importantes de Cal-Bis-Ma.Demandez un paquet d\u2019essai et les imprimés descriptifs.CAL-BIS-M A WILLIAM R.WARNER & CO., Limited 727-733 King Street West, Toronto, Ontario Cal-Bis-Ma (en poudre) est présenté en boîtes métalliques (avec étiquette amovible) cor.tenant 184 et 4 onces et une livre.Aussi en tablettes, 110 dans une bouteille.L-BIS-MA-CAIL-BIS-MA-CAI-BIS -MA-CALBIS E-IVD-VW-SIE-TVD-VW-SIETVID-VW-SIE-TVD-VW-SIE-TVS-VW-SI0IVI VWSI \u201c oo 5 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 723 Chez lui nous crûmes à propos de faire de même l\u2019ostéo-synthèse de sa colonne par le même procédé, plaçant le greffon de la 5e cervicale en descendant.Et le résultat?aussi simple que chez le premier opéré.En 15 jours ses douleurs aux épaules et aux bras étaient disparues : le malade depuis lors peut les remuer sans difficulté ni douleurs.Ce procédé d\u2019ostéo-synthèse est-il nouveau?En tout cas nous avons cru vous le soumettre à cause des excellents résultats qu\u2019il a fournis \u2014 de sa simplicité d\u2019exécution \u2014 et pour le fait qu\u2019il ne nécessite aucune instrumentation nouvelle ou spéciale et pour cet avantage que les deux foyers opératoires étant voisins \u2014 l\u2019opérateur est moins exposé à transmettre l\u2019infection \u2014 et que la prise du greffon costal est certes plus simple et rapide.eo» CLOU DE TAPISSIER DANS LA BRONCHE DROITE.ABLATION,.\u201c Par J.-N.ROY, F.A.C.S., Professeur à l'Université de Montréal, Chef de service à l'hôpital Notre-Dame, Lauréat de l'Académie de Médecine de Paris.Les clous de tapissier à pointe aiguë dans les bronches, présentent quelquefois un problème assez difficile à résoudre, et avant de les extraire, l\u2019endoscopiste doit considérer la position exacte que ces corps étrangers occupent dans la cavité.Si la pointe, qui est généralement en haut, se trouve dans l\u2019axe du tube, il est alors facile d\u2019en faire l\u2019ablation.Mais si, au contraire, elle a une direction plus ou moins transversale à l\u2019extrémité du bronchoscope, les manœuvres peuvent devenir beaucoup plus laborieuses.Chevalier Jackson dit avoir observé de nombreux malades morts d\u2019emphysème du médiastin, ou de pneumothorax, à la suite de la rupture d\u2019une bronche, lors de tentatives d\u2019extraction de clous de tapissier par des endoscopistes insuffisamment expérimentés.En présence d\u2019un clou qui se trouve avoir une position oblique à l\u2019embouchure du bronchoscope, il faut le saisir le plus près possible de sa pointe, de préférence avec une pince à courbure latérale, et le repousser légèrement vers la profondeur.Après cette première manœuvre, la pointe est attirée à l\u2019intérieur du tube, et la tête du corps étranger doit être bien maintenue en contact avec l\u2019extrémité du bronchoscope.De la sorte, l\u2019opérateur peut faire l\u2019extraction sans danger pour la région glottique.On peut encore prendre le clou, et pour faciliter l\u2019introduction de sa pointe dans l\u2019instrument, lui faire subir une certaine rotation.Nous rappellerons qu\u2019il est particulièrement important, \u2014 comme nous l\u2019avons déjà dit dans un travail antérieur,(2) \u2014 d\u2019attirer le corps étranger pour que, autant que possible, sa partie inférieure touche le bout du tube.Le tout peut être ainsi enlevé ensemble sans (1° Communication faite à Ia « Société de Broncho-Uisophagoscopie de Langue Francaise », Paris, 29 mai, 1937.(2) J.-N.Roy.\u2014 «Prothèse dentaire dans la bronche gauche: bronchoscopie, ablation.» Bronchoscopie, Wsophagoscopie et Gustioscopie, Lars, juillet-sept.1936. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 725 complications du côté de la glotte.En effet, s\u2019il existe un espace entre l\u2019extrémité de l\u2019instrument, et le corps étranger retenu par la pince, deux complications sont susceptibles alors de survenir.Lorsque le bronchoscope est retiré du larynx, il se produit naturellement un spasme dse cordes vocales, et si le corps étranger n\u2019est pas solidement maintenu, ce spasme peut le faire glisser de la pince, et le faire retourner dans les voies respiratoires.Dans ce cas, il vaut mieux demander une autre radiographie, pour le localiser de nouveau, avant de reprendre la bronchoscopie.Ou encore le corps étranger, traversant la région glottique fermée, peut produire à cet endroit une lésion plus ou moins considérable qui, dans certaines circonstances, se termine par un œdème, et oblige l\u2019opérateur à pratiquer une trachéotomie pour empêcher le malade d\u2019étouffer.Les corps étrangers très minces, qui peuvent pénétrer à l\u2019intérieur du bronchoscope, doivent être enlevés d\u2019abord avec la pince, avant de retirer l\u2019instrument.En présence d\u2019un clou de tapissier dont la tête se trouve en haut, il est généralement facile d\u2019en faire l\u2019extraction.Cependant, l\u2019endoscopiste est quelquefois obligé de se servir d\u2019un crochet pour mobiliser cette tête hémisphérique, afin de permettre une meilleure prise à la pince.L\u2019observation qui fait le sujet de cette communication est la suivante.Observation.L\u2019enfant E.R., âgé de 15 ans, admis à l\u2019hôpital Notre-Dame, le 21 août 1936, raconte que la veille il était à travailler, penché sur un parquet, avec un clou de tapissier dans la bouche.S\u2019étant levé brusquement, il aspira ce corps étranger.Après un spasme du larynx, il eut une légère toux, sans gêne respiratoire consécutive.A l\u2019examen du pharynx, nous observons un peu d\u2019hyperémie.Le larynx, sans érosion, est à peine congestionné.Rien d\u2019intéressant à voir à la région nasale.Nous demandons alors une radiographie qui localise un clou de tapissier dans la bronche droite.(Voir photographie).L\u2019examen des poumons, pratiqué par le Dr G.Barry, permet de faire les constatations suivantes: « Légère sensibilité à la pression, de la zone d\u2019alarme droite.Rares petits frottements pleuraux au tiers postérieur droit.Aucun autre signe à noter pour le moment.» La température est de 38° C.Le jour suivant, elle monte jusqu\u2019à 40° C., et descend ensuite graduellement. v26 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 Le malade se plaint d\u2019un léger malaise au thorax du côté droit, accompagné d\u2019une toux passagère.Pour des raisons incontrôlables, l\u2019ablation de ce corps étranger ne peut être pratiquée que le 25 août.Opération.Comme toujours dans ces cas, nous faisons l\u2019anesthésie locale du pharynx et du larynx, au moyen d\u2019un pulvérisateur, avec une solution de cocaïne au dixième.Anesthésie de la trachée à la cocaïne à 3% avec une seringue intratrachéale.Le petit malade étant couché, nous renversons sa tête fortement en arrière sur l\u2019appui- tête de Haslinger.L\u2019instrumentation de Chevalier Jackson, que Aspect radiographique du corps étranger.nous considérons comme la meilleure, est alors employée.Ayant découvert le larynx avec le laryngoscope, nous passons un bronchoscope de 40 cm.de longueur sur 7 mm.de diamètre.Cet instrument, descendu dans la bifurcation de la bronche droite principale, permet d\u2019observer du pus qui est enlevé avec l\u2019aspirateur.Nous voyons ensuite le clou de tapissier, localisé à 4 em.environ de l\u2019éperon bronchique, en position oblique quant à l\u2019axe du tube.Après avoir saisi la pointe avec une pince à courbure latérale, nous lui faisons subir une rotation de 50° approximativement, et l\u2019introduisons dans le bronchoscope.Le clou est finalement attiré jusqu\u2019à ce que sa tête hémisphérique touche l\u2019extrémité de l\u2019instrument, et nous retirons ensuite le tout ensemble très doucement.L\u2019intervention a duré envi- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 127 ron cinq minutes.Comme il était peu probable qu\u2019il y eût lésion de la glotte, lors du passage du corps étranger dans cette région, nous ne jugeons pas opportun de faire une laryngoscopie directe consécutive.Les suites opératoires sont normales, et la température disparait le jour suivant, ainsi que le malaise a la poitrine.Le clou mesure 18 mm.de longueur avec une téte hémisphérique de 8 mm.de largeur.Le malade se rétablit rapidement, et laisse l\u2019hôpital, en parfait état de santé, quelques jours après son admission. LA LONGUE EVOLUTION D'UNE RUPTURE DE L\u2019URÊTRE MECONNUE Par Paul BOURGEOIS, Chargé du service d'Urologie à l'hôpital Notre-Dame.H.G., 23 ans, journalier, au cours d\u2019un accident d\u2019automobile.le 12 septembre 1935, subit une fracture du bassin qui nécessite son hospitalisation dans un hôpital de province.On lui fait immédiatement un appareil platré.Il accuse tout de suite des troubles urinaires intenses caractérisés par de l\u2019urétrorragie et de l\u2019hématurie; les mictions sont excessivement douloureuses et ne se font qu\u2019au prix d\u2019efforts pénibles.Dans les jours qui suivent, les douleurs diminuent peu à peu, et finalement le malade réussit à uriner sans trop de douleurs.Le plâtre est enlevé le 21 novembre 1935 ; le malade constate une grosse tuméfaction au périnée qui dans les jours qui suivent devient rouge, très douloureuse et s\u2019accompagne de mictions goutte à goutte plus que laborieuse.Au début de décembre, il vient consulter un chirurgien qui le fait immédiatement entrer à Notre-Dame et lui fait d\u2019urgence une péri- néotomie.La poche urineuse se vide, le malade est dilaté et le cours des mictions se rétablit avec la persistance d\u2019une fistulette intermittente sur le raphé scrotal.Nous voyons alors le malade et nous lui proposons une intervention dans le but de réparer cette fistulette et de le guérir définitivement.Le malade, fatigué, refuse pour le moment et décide de retourner chez lui pour quelque temps; nous sommes forcés de nous rendre à sa demande et nous lui proposons de se rapporter aussi tôt que possible.Il nous revient le 25 juin 1936 ; depuis quelques jours les troubles se sont aggravés; il urine difficilement; par l\u2019orifice fistuleux s\u2019écoule du pus mélangé à de l\u2019urine; un globe vésical est constaté.Le cathétérisme est impossible.Le malade est préparé soigneusement pendant quelques jours, et le 2 juillet, sous anesthésie générale, une cystostomie est faite comme premier temps; le malade est alors mis en position de la taille et une périnéotomie large est alors faite.Une dissection laborieuse nous permet d\u2019enlever des tissus fibreux excessivement durs qui L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 799 enserrent l\u2019urètre et rendent difficile la libération.La fracture des deux branches du pubis vicieusement consolidée nous empêche de réussir le cathétérisme rétrograde.De plus, l\u2019état général du malade nous oblige à en rester là pour le moment.La plaie est laissée largement ouverte et un tamponnement est fait pour contrôler le suintement sanguin très marqué.A la suite de cette intervention, l\u2019état général du malade se remonte rapidement.Le 21 août 1936, sous anesthésie générale, nous faisons une nouvelle périnéotomie, et cette fois avec une urétrotomie externe nous installons une sonde à demeure dans la vessie.Du 21 août au 2 septembre nous changeons la sonde à demeure tous les deux jours, sous anesthésie générale, car l\u2019urètre du malade est excessivement sensible et réagit fortement.Un abcès se forme à l\u2019angle pénoscrotal, si bien que nous avons une nouvelle perte de substance sur le plancher de notre urètre.Le 8 octobre, la fistule périnéale est fermée, l\u2019orifice de cystos- tomie est fermé, le malade urine facilement, le canal admet facilement un béniqué 59.Il ne reste plus que la fistule de l\u2019urètre pénien, que nous refermerons plus tard quand toute infiltration sera disparue, et le malade retourne chez lui pour revenir dans 4 ou 5 mois.Le 3 avril 1937, il nous revient considérablement engraissé ; il urine facilement; son urètre est toujours à 60 béniqué; il a été entretenu par son médecin.La fistule de l\u2019angle pénoscrotal est souple et le malade est en excellente condition pour ce que nous espérons tous deux: le dernier stade opératoire.Le 7 avril 1937, sous anesthésie au cyclopropane, nous refaisons une cystostomie et une urétroplastie à lambeaux selon le procédé de Duplay modifié par Marion.Les suites opératoires sont normales, et le 8 mai 1937 nous laissons partir le malade.Depuis 10 jours tout est en ordre: il urine facilement, son urètre est souple, ses urines sont claires.Nous avons tenu à rapporter cette observation, en réduisant au minimum les détails, pour démontrer en quelque sorte tous les ennuis que peut causer une rupture de l\u2019urètre méconnue.Ce malade a subi entre nos mains cinq interventions, dix-neuf anesthésies, et nous avons dû travailler un an et demi pour arriver à le guérir. \"30 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 Tout malade qui est victime d\u2019un accident devrait subir un examen sérieux: les hématuries ou urétrorragies seraient rattachées à leur propre cause; autrement, on s\u2019expose à des troubles qui non seulement mettent en danger la vie du blessé, mais lui réservent un avenir souvent peu enviable.La constatation de cette rupture immédiatement aurait pu conduire à une simple cystostomie d\u2019urgence et peut-être que tout se serait arrangé par la suite, ou même, au pis aller, à une résection circulaire de l\u2019urètre faite dans des conditions de santé infiniment meilleures. EXOPHTALMIE SANS GOITRE Par Réal DORÉ, Chirurgien à l'Hôpital Général du Christ-Roi, Verdun.Une femme de 47 ans (HG de V, dossier 9190) m\u2019est dirigée avec un diagnostic de goitre exophtalmique.De ses antécédents héréditaires il n\u2019y a rien à noter.Pas de goitre familial chez les siens.On relève ce qui suit de ses antécédents personnels: menstruations régulières jusqu\u2019à l\u2019époque de la ménopause apparue il y a deux ans, mariée à 21 ans, neuf grossesses, quatre fausses couches.Depuis trois mois la patiente accuse ce qui suit: nervosité, inap- pétence, insomnie, étourdissements, palpitations, digestion pénible, polyurie diurne (une fois par heure), pollakiurie (cinq fois).À 35 ans cette patiente pesait 117 livres, 101 livres à 40 ans et 87 livres depuis deux ans.Examen clinique.Exophtalmie marquée.Aspect général déshydraté.Dentition défectueuse.Rhino-pharingite chronique (Dr G.-E.Pouliot).La glande thyroïde est normale de volume et de consistance.L\u2019abdomen est flasque et très déshydraté.L\u2019utérus est en rétroflexion et le col est celui d\u2019une multipare.Pas d\u2019œdème des membres inférieurs.Les réflexes sont normaux et la peau est moiîte.Électrocardiogramme: tracé normal sauf manque d\u2019amplitude d\u2019où myocardite chronique.(Dr L.-P.Pelletier).À l\u2019auscultation du cœur il y a un souffle d\u2019insuffisance mitrale.Le pouls est lent et régulier.Urines: traces d\u2019albumine, aspect trouble.Sang: formule normale, BW négatif, azotémie 0.50, glycémie 1.60, chlorurémie 2.25, MB moins 2%.Quelques commentaires.Chez cette patiente il n\u2019y a ni goitre ni hyperthyroïdie.Le syndrome hyperthyroïdien est absent (pas de tachycardie ni d\u2019éréthisme du cœur ; la glande thyroïde est normale de volume et de consistance ; le métabolisme basal est normal; même poids depuis deux ans).Il s\u2019agit d\u2019une hypersympathicotonique, syndrome qui se manifeste par de l\u2019exophtalmie, des palpitations, une peau moite, etc. 732 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 L\u2019état actuel de cette patiente suffit amplement pour surexciter son système sympathique (présence du syndrome cardiorénal, ptose de l\u2019estomac d\u2019où traction du plexus solaire; cette traction, à elle seule, est susceptible d\u2019être l\u2019épine irritative du sympathique; par l\u2019action du stimulus morbide transmis à distance l\u2019œil est exophtal- mié.La ménopause est aussi de nature à altérer sa santé).Morale: l\u2019exophtalmie n\u2019est pas la signature de la présence de la maladie de Basedow; dans différents états pathologiques, autres que celui du Basedow, ce symptôme peut être observé.Différentes causes de l\u2019exophtalmie.Excès de tissu graisseux de l\u2019orbite.Dilatation des veines du fond de l\u2019œil.Ligature et thrombose veineuses expérimentales.Excitation expérimentale, chez le chien, du sympathique cervical.M.Labbé: l\u2019éphédrine, chez le chien, cause de l\u2019exophtalmie.Contraction du muscle de Muller.(Pemberton et Wilder, clinique Mayo, n\u2019admettent pas cette théorie.Le muscle de Muller, peu développé, est à l\u2019état embryonnaire).L\u2019injection expérimentale, chez le chien, d\u2019extrait antéhypophy- saire est suivie d\u2019exophtalmie.Rynearson (Clinique Mayo) cite un cas d\u2019exophtalmie apparue chez une thyroïdectomisée devenue par la suite myxcedémateuse.Code et Essex: la contraction de la gaine conique de l\u2019orbite crée une propulsion du globe oculaire.La pathogénie de l\u2019exophtalmie est encore obscure.Un système sympathique surexité semble, plus que tout autre, être la cause de l\u2019exophtalmie. ULCÈRE ET CANCER GASTRIQUES Par Albert JUTRAS et Ant.CANTERO.L\u2019observation suivante prouve combien il est imprudent de ne pas surveiller, par la radiographie et la gastroscopie, un ulcère d\u2019estomac soumis au traitement médical.Madame B., 51 ans, novembre 1935, se présente pour des troubles digestifs qui datent de sept ans et pour un amaigrissement de quinze livres en deux mois (162-147).La maladie ayant débuté par des indigestions et du subictère, avait été mise sur le compte de la lithiase biliaire et traitée comme telle par les médecins consultés à l\u2019époque.Depuis deux ans les symptômes se caractérisent par leur horaire postprandial et leur périodicité: douleurs vives à l\u2019épigastre et sensations de ballonnement deux heures après les repas; accalmies spontanées durant quelques semaines.Les malaises sont nettement soulagés par la prise d\u2019aliments et de poudres alcalines.Quelques vomissements alimentaires, mais jamais d\u2019hématémèse ni de melæna.Signes physiques.Malgré sa perte de poids, la malade reste grasse.Les chairs sont un peu molles et pâles, mais l\u2019état général n\u2019inspire aucune inquiétude.Epigastre légèrement sensible et contracturé; le reste de l\u2019abdomen se montre souple, indolent, sans tumeur perceptible.Creux sus-claviculaires, axillaires et inguinaux sans adénopathie.Autres appareils: normaux.Tubage gastrique.2 Epreuve à l\u2019histamime: HCL: absence à jeun.HCL: absence après la 1ère heure.Acidité totale à jeun: traces.Acidité totale après 1 heure: 1.38%.Acide lactique: présence.Examen microscopique: Cellules épithéliales et mucine abondante.Résumé du protocole radiologique (11 nov.1935).Estomac vide à jeun.Organe normotonique et normosthénique conformément au type architectural du sujet.Pas d\u2019anomalie de situation.Rien à signaler au fornix et dans la région haute du corps.Les difficultés d\u2019analyse commencent à l\u2019incisure angulaire dont l\u2019épaisseur est augmentée (214 à 3 em.).Le péristaltisme est nettement interrompu à ce niveau; la palpation elle-même modifie à peine l\u2019élargissement de l\u2019incisure et provoque, à cet endroit précis, une douleur vive dont le siège et les caractères correspondent aux malaises spontanément ressentis et indiqués par la patiente.Le pivotement 734 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 derrière le fluoroscope met en évidence une petite image diverticulaire sur le versant postérieur de la petite courbure.Les radiograph:es prises en oblique antérieure droite et en décubitus ventral montrent cette niche (fig.1) se projetant en dehors du contour stomacal.Elle est de forme conique; elle mesure environ l em.de diamètre à sa base et 1 cm.de profondeur.Fig.1.\u2014 La flèche pointe vers la niche conique sur le milieu de la petite courbure.L\u2019accord des signes cliniques et des signes radiologiques impose le diagnostic d\u2019uleus profond dans la portion moyenne de la petite courbure gastrique.Le repos au lit, la diète, les antispasmodiques et le chlorhydrate d\u2019histidine suppriment rapidement les symptômes subjectifs et ramènent le poids à son chiffre ancien (163 lbs).Ravie d\u2019une telle amélioration, la patiente sollicite son congé d\u2019hôpital; mais, malgré ses promesses, elle néglige le contrôle périodique de sa guérison apparente.Quinze mois se passent! Aucune nouvelle.Silence.Quand nous Ja revoyons, elle a maigri de vingt-deux livres; son teint est jaune et sa mine, fatiguée.Elle dit mal digérer et manquer totalement d\u2019appétit.Elle ne vomit pas, cependant.Les douleurs d\u2019autrefois ne sont pas revenues.Au palper abdominal, nous constatons une certaine défense musculaire autour de l\u2019ombilic, mais rien de bien défini.Le cœur est arythmique (extrasystoles) et donne 95 pulsations a la minute.Pression art.: 110-45.Fxamen du sang.Hémoglobine 67%; globules rouges 2,920,000; globules blancs 8,000; polynucléaires 61.5% ; lymphocytes 28% ; grands mononucléaires 9% ; éosinophiles 1.5%.Anémie secondaire hypochromique; lymphocytose et monocytose légères.Le tubage gastrique révèle 10 c.c.d\u2019un liquide trouble, grisâtre, plein de débris et anacide.L\u2019épreuve à l\u2019histamine accuse aussi une absence totale de Hel.Microscopie: cellules épithéliales nombreuses, pus, globules rouges, mucine. L'UNION MépICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 735 Un nouvel examen radiologique (7 avril 1937) se résume comme suit: Rétrécissement annulaire de l\u2019antre stomacal avec incontinence pylorique (fig.2).Le péristaltisme s\u2019arréte dans la portion moyenne de la petite Fig.2.\u2014 Rétrécissement en virole de la région prépylorique.La zone de rigidité sur les courbures remonte jusqu\u2019aux points indiqués par les flèches.courbure qui reste rigide dans tout le segment inférieur.Sur la grande courbure, les contractions s\u2019immobilisent au voisinage d\u2019une encoche permanente à 5 ou 6 cm.du pylore.En outre, les clichés en couche mince décèlent à l\u2019angle de la petite courbure une grosse niche encerclée de clair (ménisque) et vers laquelle les plis muqueux convergent (fig.3).La base du bulbe duodénal est aplatie.Fig.3 \u2014 L'\u2019opacification en couche mince révèle un cratère rempli de substance opaque.Une bordure claire traduisant un bourrelet d\u2019infiltration et des plis muqueux convergeant vers l\u2019ulcération.La portion pré- pylorique n\u2019est pas opacifiée. 736 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 Gastroscopie (10 avril 1937) : le*mauvais état général de la malade rend l\u2019examen pénible et nous oblige à l\u2019écourter.Nous avons tout de même le temps d\u2019apercevoir, dans la région de l\u2019angulus, un très gros cratère à fond sanieux, bourgeonnant et entouré d\u2019une muqueuse tendue, infiltrée, et décolorée.Les plis de la muqueuse saine convergent vers la lésion ; ils s\u2019arrêtent au bourrelet péri-ulcéreux.Cette fois, d\u2019après les données de la radio et de la gastroscopie, nous concluons ferme à un cancer ulcéré affectant la moitié inférieure de l\u2019estomac.Nous envisageons une tentative de gastrectomie (Dr Fauteux); mais la mort survient prématurément à la suite de la rachianesthésie.L\u2019ablation partielle post-mortem de l\u2019estomac permet les constatations anatomo-patho- logiques suivantes : Examen anatomo-pathologique (Dr W.H.Chase) : + Macroscopie (fig.4): à l\u2019ouverture de la pièce on trouve, sur une distance de 8 cm., la muqueuse transformée en un épaississement dur et Fig.4.\u2014 Photographie du spécimen post-mortem (Dr Chase).gris pâle.Celui-ci est à cheval sur la petite courbure et envahit chacune des faces sur une longueur de 6 cm.; de la sorte, il circonscrit la lumière gastrique sauf un intervalle de 2 cm.à la grande courbure.À l\u2019extrémité L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 737 céphalique de la tumeur, existe une cavité mesurant 2 cm.de diamètre et dont le fond se constitue de petits bourgeons gris et de consistance ferme.Microscopie (fig.5): la coupe montre une infiltration considérable de toutes les couches gastriques par un épithélium glandulaire embryonnaire.Fig.5.\u2014 Microphotographie (Dr Chase).Entre les îlots néoplasiques se trouve un stroma lâche constitué de tissu fibreux et de nombreux leucocytes; les cellules tumorales remplissent plusieurs vaisseaux lymphatiques et envahissent quelques veines dilatées.La muqueuse adjacente à l\u2019épithélioma manifeste une hyperplasie marquée.Conclusion: adéno-carcinome ulcéré de l\u2019estomac.Commentaires Cette observation nous remet en face d\u2019une possibilité encore très controversée : la transformation de l\u2019ulcère en cancer.Certains auteurs prétendent, avec Aschoff, que l\u2019ulcus ne subit jamais la dégé- Tiérescence maligne; d\u2019autres partagent avec Zender l\u2019avis que l\u2019épi- 738 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 thélioma gastrique ne saurait exister sans ulcère préalable.Sans doute, la vérité se trouve entre ces deux extrêmes.Avec Gutmann, nous croyons que l\u2019ulcère peut se cancériser ; le cancer, s\u2019ulcérer; l\u2019ulcère et le cancer, coexister en toute indépendance d\u2019origine.Que s\u2019est-il passé chez notre malade ?Qui pourrait nous reprocher, d\u2019après l\u2019histoire clinique et les premières radiographies, d\u2019avoir pensé, en novembre 1935, que la lésion était bénigne ?Fausse ou juste, cette interprétation n\u2019eût peut-être pas abouti aux mêmes conséquences, si nous eussions pu observer, à des intervalles réguliers et à l\u2019aide des rayons X et du gastroscope, l\u2019action véritable du traitement.Un ulcère bénin n\u2019augmente jamais de volume.Une niche qui grandit indique toujours une ulcération maligne.Ces deux notions sont capitales.Elles mettent à l\u2019abri de l\u2019erreur quiconque accepte la vérification périodique des dimensions du cratère.Un contrôle hebdomadaire ou bi-mensuel assure la sécurité.Une niche, qui n\u2019a pas manifestement rétrocédé en un mois de traitement, doit être considérée comme suspecte.Aucune impression clinique d\u2019amélioration ne peut soustraire le patient ou son médecin à ces règles de prudence.© MENSTRUATION ET TUBERCULOSE © Par J.-A.MILLET, Médecin à l'hôpital du Sacré-Cœur Les troubles de la menstruation, chez la tuberculeuse, ont depuis toujours retenu l\u2019attention du clinicien, qui a eu le choix de penser avec Daremberg, Sabourin, Bezançon, que la dysménorrhée et l\u2019aménorrhée entraînaient sa patiente vers une fin prématurée ou d\u2019accepter l\u2019opinion de Granzow et d\u2019autres, que ces épiphénomènes signaient la présence d\u2019une heureuse réaction de l\u2019organisme.Hypothèses contradictoires, qui ont donné lieu à de nombreuses recherches dans les domaines de l\u2019anatomo-pathologie, de la physiologie et de l\u2019endocrinologie.Il est certain qu\u2019à l\u2019autopsie on a réconnu des lésions tuberculeuses de la trompe, de l\u2019utérus et très rarement de l\u2019ovaire, suivant Louise de Jong, qui, sur vingt autopsies de tuberculeuses cachectiques, observa seulement une hypoplasie de la glande interstitielle et une absence du corps jaune.Cependant, des lésions annexielles, caséeuses ou non, pourraient-elles expliquer la modalité des aménorrhées alternantes et des règles, redevenues définitivement régulières, non douloureuses et normales dans la durée?Il ne semble pas, si l\u2019on considère combien rares sont de telles lésions génitales en regard de la fréquence des anomalies menstruelles.De même, comment pourrait-on soutenir que l\u2019aménorrhée soit le résultat d\u2019une septicémie grave par embolie sanguine ou lymphatique, quand on voit une menstruation chez tant de malades profondément intoxiquées.Edwin Jameson, de Saranac Lake, dans The American Journal of Obstetrics and Gynecology, janvier 1936, étudiant l\u2019heureuse influence de la collapsothérapie en tuberculose sur la physiologie des menstruations, ajoutait dans ses conclusions qu\u2019il faut rejeter cette théorie de septicémie pour traiter ces dysménorrhées et aménorrhées de la même façon que les dystocies endocriniennes non tuberculeuses.Aussi, la connaissance, de plus en plus grande, de l\u2019endocrinologie a jeté un peu de lumière sur ce problème.Jean Paraf et Pierre Delié, dans une expérimentation, parue en juillet 1932, conclurent à l\u2019absence du prolan et à la présence de la folliculine dans (1) Travail fait dans le service du Dr J.-A.Vidal. 740 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 les urines des aménorrhéiques.Ils ont mis en évidence le rôle de la folliculine, qui continue d\u2019être sécrétée bien que l\u2019évolution menstruelle soit arrêtée par l\u2019action modératrice du corps jaune; et ils ont interprété cette action frénatrice, une véritable réaction de défense inopérante chez certaines tuberculeuses, à menstruations accidentées, ce qui expliquerait les troubles de ces périodes.D\u2019autre part, J.Caussimon, dans un article de la Presse Médicale du 30 novembre 1929, établit une classification de l\u2019aménorrhée, qui devrait briser la divergence des auteurs.Il distingue l\u2019aménorrhée active et l\u2019aménorrhée passive, dite silencieuse.Cette dernière s\u2019installe sans aucune fièvre ni aucun trouble secondaire nerveux et psychique.L\u2019auteur conseille de ne pas traiter cette aménorrhée, au cours de laquelle l\u2019état général se relève très souvent.Au contraire, dans l\u2019aménorrhée active, un cortège de symptômes bruyants: pyrexie, vertiges, insomnies, céphalées, bouffées de chaleur, douleurs lombaires irradiant dans le bas-ventre, troubles digestifs et psychiques, accompagnent l\u2019absence du flux menstruel, et alors une thérapeutique appropriée sera mise en œuvre.Depuis un an, dans le service du Dr Vidal, nous avons eu l\u2019occasion de traiter ainsi plusieurs malades, dans l\u2019espoir d\u2019équilibrer leur état général et partant aider à leur amélioration pulmonaire.Nous avons employé une hormone hydrosoluble, l\u2019agomensine, hormone folliculaire, et la sistomensine, hormone liposoluble, hormone lutéinique, avec les résultats que voici : R.L., 25 ans, polysérite T.B.Dysménorrhée et aménorrhée actives, insomnie, fièvre, anorexie, douleurs lombaires.Régression des signes subjectifs après traitement, et augmentation de l\u2019appétit et du poids.M.S., 24 ans, T.B.caséeuse bilatérale.Dysménorrhée aggravante, règles irrégulières et prolongées, douleurs irradiant dans le bas-ventre.Amélioration complète de l\u2019état local et général.L.A, 19 ans, T.B.ulcéro-caséeuse droite.Dysménorrhée aggravante, fièvre, céphalées, nausées et rares vomissements.Régression de tous ces symptômes.M.J., 22 ans, T.B.cortico-pleurale gauche.Dysménorrhée aggravante, troubles digestifs, urticaire, pyrexie, douleurs lombaires.Amélioration de l\u2019état local et général.W.D., 44 ans, T.B.fibro-caséeuse apicale gauche.Aménorrhée active, symptômes de la ménopause, céphalées, vertiges, nausées, troubles visuels et cireulatoires.S\u2019est facilement améliorée sous l\u2019effet du traitement endocrinien. L\u2019UnIoN MépiCALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 METHODE DE WHIPPLE =P yo yn gon 4.9% 9% NS DESC HIEN > Ah 7, od ABN 7 LEE SAW oo = GE EE Extrait concentré hydrosoluble de foie de veau Forme ampoule-Forme sirop SYNDROMES ANÉMIQUES DESCHIENS.©.nue Paus CAUSES - PARIS vised axprcsentaut , ROUGIER.550.ut LANGUES MONTREAL (CANAGR XVII Sy à He XVIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 > Pour vos Yi 5 VÉSICULAIRES : Pour vos HÉPATIQUES OPOBYL associe L'OPOTHÉRAPIE BILIAIRE ET HEPATIQUE A LA MÉDICATION VÉGÉTALE HABITUELLE e Hépatites et Cirrhoses Cholécystites et Ictères Troubles digestifs et Constipation Hépatisme latent e Laboratoires A.BAILLY, 15, Rue de Rome, PARIS-8 Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTREAL. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 741 En tout, une vingtaine de patientes ont bénéficié de cette thérapeutique, qui nous a permis de reconnaître le grand intérêt de traiter les dysménorrhées aggravantes et les aménorrhées actives, puisque en tuberculose pulmonaire nos moyens de lutte n\u2019ont encore rien de spécifique.BIBLIOGRAPHIE : 1.Edwin W.JAMESON, Saranac Lake.The influence of collapsotherapy in the treatment of pulmonary tuberculosis on menstrual physiology in The American Jour.of obst.and gynecology, jan.1936.Vol.31, page 30.2.Jean PARAF et Pierre DELIE.Aménorrhée chez les tuberculeuses pulmonaires, Etude endocrinolo- gique.Revue de la Tuberculose.Tome XIII, 7 juillet 1932.3.J.CAUSSIMON.Les fièvres menstruelles.La Presse Médicale, 30 nov.1929.: PETITE CLINIQUE PSYCHOPOLYNÉVRITE DE KORSAKOFF Par Jean SAUCIER.La malade que nous allons examiner ensemble est de toute évidence une paraplégique.Elle est incapable de s\u2019asseoir, encore moins de se tenir debout.Elle remue ses membres inférieurs avec une extrême difficulté.Elle ne souffre pas beaucoup spontanément, mais la moindre pression un peu véhémente de ses masses musculaires, notamment aux régions distales des quatre membres, déclenche de vives douleurs.Elle est dans cet état depuis trois semaines.Déjà la surface cutanée de sa région sacrée est en voie d\u2019escarrification.Cette malade fut admise hier soir et on ne sait rien de son histoire.Le mode de progression de ce syndrome n\u2019est pas connu.La malade elle-même n\u2019est pas un bon témoin.Elle est à la fois distraite et logorrhéique.Elle parle sans cesse.Elle ne peut répondre exactement à des questions précises.Ceux qui l\u2019ont amenée ont dit qu\u2019elle était impotente depuis environ trois semaines.Ce maigre détail évolutif nous permet cependant de déduire qu\u2019il ne s\u2019agit pas d\u2019une impotence subite, mais que le processus a pour le moins un recul de trois à quatre semaines.La logorrhée plus ou moins cohérente que vous écoutez va nous aider plus que nous ne pouvions le croire dès l\u2019abord, surtout lorsque après avoir recherché les symptômes objectifs nous ferons la synthèse de tous les éléments du diagnostic.Nous ne nous précipiterons pas aveuglément sur l\u2019étiquette noso- logique.Jusqu\u2019à présent nos chances d\u2019errer sont encore grandes.Procédons lentement et aussi logiquement que possible avec les renseignements qui sont à notre disposition, même avant d\u2019entreprendre l\u2019enquête objective.A défaut d\u2019histoire détaillée, nous avons au moins la malade à notre disposition, et elle ne se fait pas prier pour parler.Elle parle L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 743 même beaucoup trop.N\u2019est-ce pas là un élément symptomatique qui pourrait devenir une des clés maîtresses de notre problème?On connaît l\u2019éloquence des mutismes catatoniques, stuporeux, aphasiques, etc.; pourquoi les déluges de mots et les salades verbales ne seraient-ils pas aussi éloquents?Si la quantité des mots est ici relativement négligeable, il est possible que la qualité du mot utilisé devienne singulièrement révélatrice.Voyons un peu ce que nous pouvons tirer de ce flot verbal : Q.\u2014 Où êtes-vous en ce moment, Madame?R.\u2014 Je suis chez vous, rue Saint-Denis, Q.\u2014 En quelle année sommes-nous ?R.\u2014 En 1930.Q.\u2014 En quel mois?R.\u2014 En janvier.Q.\u2014 Qu'est-ce que vous pensez de votre état?R.\u2014 Ca va bien, mais jai soif et mes jambes me font souffrir.Q.\u2014 Depuis quand êtes-vous malade?R.\u2014 Depuis trois ou quatre jours.Q.\u2014 Qu'est-ce qui vous ferait plaisir en ce moment?R.\u2014 Un verre de gin.Q.\u2014 Votre plaie vous fait-elle souffrir ?R.\u2014 Je n\u2019ai pas de plaie.Que pouvons-nous observer dans ces réponses?On peut, certes, observer plusieurs choses.Retenons, notamment, leur spontanéité, les alternatives de fausseté et de bien-fondé, l\u2019amnésie, la teinte hypo- maniaque, pour ne signaler que les remarques les plus importantes.La spontanéité est indubitable.Elle est paradoxale chez cette malade si peu attentive.Aussitôt la question posée, la réponse surgit comme un réflexe.Or, cette spontanéité dans la réponse n\u2019a rien de commun avec celle que l\u2019on observe chez les collégiens au cours des concertations ; elle est pathologique.La réponse rapide et inévitable comble ici de grossières lacunes mnésiques.Cette malade fabule.Elle invente les réponses au gré de son imagination et de ses souvenirs épars.Nous verrons bientôt le gros élément de diagnostic que cette particularité comporte.Cette malade a cependant quelques souvenirs assez précis, et lorsqu\u2019elle demande un verre de gin, ce désir pourrait bien être fondé sur des habitudes éthyliques authentiques.La bonne humeur et la facétie sont assez nettement démontrées; par ailleurs, les remarques spontanées, qui s\u2019alimentent largement de ce qu\u2019elle voit et entend, ne font pas douter de l\u2019état hypomaniaque concomitant. 744 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 Avant d\u2019aller plus loin, à quoi pouvons-nous penser si nous ajoutons les renseignements suivants que m\u2019apporte la garde-malade : malade de 44 ans, mariée, mère de 4 enfants, séparée de son mari depuis longtemps, éthylisme considérable ?Nous sommes en présence d\u2019une malade de 44 ans, paraplégique, dont la maladie remonte apparemment à 3 ou 4 semaines.Nous savons que l\u2019alcool a probablement contribué à l\u2019éclosion de ces troubles.Le tableau mental comporte de l\u2019amnésie avee fabulation compensatrice, de l\u2019aprosexie, de l\u2019enjouement morbide.Songez un peu aux éventualités diagnostiques tandis que nous allons procéder à l\u2019examen objectif.Nous avons déjà dit que la malade est alitée.La force segmen- taire est très diminuée, plus aux extrémités distales qu\u2019aux extrémités proximales, plus aux membres inférieurs qu\u2019aux membres supérieurs.Les manœuvres que nous faisons pour tester la force musculaire arrachent à la malade des cris de douleur.L\u2019aspect général des membres n\u2019est pas modifié.Il n\u2019y a pas d\u2019atrophie musculaire ni de fibrillations.En manœuvrant les membres supérieurs on note un léger tremblement manuel ; ce tremblement se retrouve aux lèvres et, à un degré moindre, à la langue.La sensibilité objective est excessivement diminuée aux régions ectroméliques, plus particulièrement aux membres inférieurs.Tous les modes sont également compromis.\u2019Tous les réflexes tendineux sont abolis aux membres inférieurs.Aux membres supérieurs, les stvlo-radiaux et les cubito-pronateurs sont abolis; les bicipitaux et les olécräniens sont respectés.Les réflexes cutanés sont normaux.Les épreuves cérébelleuses s\u2019effectuent relativement bien en dépit du tremblement déjà noté.Les nerfs craniens n\u2019offrent rien de saillant, à moins que nous retenions l\u2019enrouement de la malade, enrouement facilement explicable par l\u2019abus de la parole.L\u2019examen somatique général n\u2019ajoute rien aux rense:gnements dont nous disposons: le cœur et les poumons sont normaux.La tension artérielle est de 130/80.Le foie n\u2019est pas douloureux ni hypertrophié.Les fonctions uro-génitales ne sont pas perturbées.Les organes des sens sont indemnes.Il est intéressant de noter ici l\u2019absence de phénomènes psycho-sensoriels de la sphère optique.On s\u2019attendrait à entendre une histoire de zoopsie, de cauchemars avec visions terrifiantes.Il n\u2019en est rien.Les choses se passent comme si les nerfs périphériques avaient absorbé en presque totalité la charge toxique, en collaboration partielle avec le cortex cérébral.Notons encore ici, au passage, l\u2019électivité très spéciale de la participation cérébra'e: alors L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 XIX Hématique Totale SIROP de UNE DESCHIENS VITALISÉ DU SANG nes Renferme intactes les Substances Minimales du Sang total Médication rationnelle des SYNDROMES ANÉMIQUES et des DÉCHÉANCES ORGANIQUES Une cuillerée à potage à chaque repas- \u2014 DESCHIENS, D' en Ph*, 9, Rue Paul-Baudry, Paris (8°) Représentant: ROUGIER, 350, Rue Lemoine - MONTREAL (Canada) diel] ps as 8 yy Mix, D & = @ pe & US es © \u201c ANTI-URIQUE TYPE\u201d LABORATOIRES DE LA PIPERAZINE MIDY ; 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L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 745 qu\u2019habituellement les psychoses alcooliques affectionnent de s\u2019extérioriser par des hallucinations visuelles, nous avons chez cette malade, non plus des hallucinations, mais de l\u2019amnésie avec fabulation et un état hypomaniaque.° + * + Le mode très inusité dont nous avons obtenu nos renseigne- m'ents \u2014 au cours de l\u2019examen \u2014 m'ont fait procéder de façon assez peu orthodoxe.Je vous ai donné tous les éléments du diagnostic et vous pouvez dès maintenant classer notre ma'ade.Nous n\u2019avons pas posé la question du diagnostic différentiel, et elle se pose très sûrement, car l\u2019alcool n\u2019est pas le seul agent qui puisse causer ce syndrome, du moins, produire certains éléments de ce syndrome.Il existe des états hypomaniaques en dehors de l\u2019alcoolisme; l\u2019aleool n\u2019a pas le monopole des paraplégies ; que faisons-nous de la syphilis dans l\u2019explication de ce syndrome psycho-neurologique, car cette malade a certainement des signes de la série tabétique et des signes de la série pégétique; enfin les manifestations pellagreuses de la carence en vitamine B sont à éliminer.En faisant ces restrictions je me réintègre dans la clinique classique.Je ne pouvais vous faire cette injure.Nous terminerons rapidement en éliminant facilement les pseudo-objections que me dictait la procédure traditionnelle.Il existe évidemment des états hypomaniaques en dehors de l\u2019alcoolisme et l\u2019alcool n\u2019a pas le monopole des paraplégies, mais lorsque l\u2019état hypomaniaque suspect s'accompagne d\u2019amnésie avec fabulation et que la paraplégie est l\u2019expression d\u2019une polynévrite tout à fait typique, il est des rapprochements qui s'imposent et que vous avez déjà très probablement faits.La paraplégie est bien sous la dépendance de l\u2019atteinte poly- névritique: les douleurs à la pression des masses musculaires, la prédominance ectromélique des hypoesthésies, l\u2019absence de participation pyramidale et de distribution radiculaire des troubles sensitifs signent abondamment la polynévrite.La syphilis est certainement possible, et si nous ne possédions pas les notions anamnestiques de bacchanales copieuses et répétées, c\u2019est surtout à elle qu\u2019il faudrait songer.Le sérum sanguin de la malade est à l\u2019étude et avant que vous arriviez j'ai fait la ponction lombaire.Nous serons bientôt fixés sur ces éventualités.Il est cependant plus que probable que la réaction de Wassermann sera négative.Quoi qu\u2019il en soit, sa positivité ne changerait rien à notre diagnostic. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 746 Dans ce cas, la syphilis serait un épiphénomène, un ennui de plus pour notre misérable bacchante.Disons pour les friands de renseignements complets que la tension rachidienne est normale et que l\u2019aspect du 1.c.r.est classiquement «eau de roche ».Les signes de la série tabétique sont les aréflexies tendineuses.Nous savons maintenant que ces aréflexies sont en rapport avec l\u2019élément polynévritique de notre syndrome.L\u2019hilarité, l\u2019euphorie et l\u2019effervescence affective ne doivent plus être rattachées à la maladie de Bayle, mais au second élément du syndrome que nous voulons établir, car il est de règle que dans la psychopolynévrite de Korsako!f la fabulation s'accompagne d\u2019un petit état maniaque de contentement, de.fierté de soi un peu bébête.En somme, ces malades sont contents d\u2019eux a cause de l\u2019étonnement de l\u2019interlocuteur qui obtient immédiatement et inévitablement réponse à toutes ses questions.En définitive, l\u2019équation : polynévrite alcoolique, plus fabulation amnésique égalent psychopolynévrite de Korsakoff est pleinement réalisée.Une avitaminose B primitive ne peut pas être considérée longtemps ; du reste, notre malade ne présente aucun signe de pellagre.Cette notion de diagnostic différentiel va cependant nous venir en aide lorsque nous instituerons le traitement, car on connaît, depuis les travaux américains sur les avitaminoses l\u2019importance de la vitamine B dans le traitement et la prévention des polynévrites.On sait.notamment, que son emploi prophylactique empêche le développement de la polynévrite chez les animaux soumis à l\u2019alcool.Nous allons donner à notre malade une ampoule d\u2019extrait de vitamine Ben injection intramusculaire tous les jours et cette médication constituera la base de son traitement.Plus tard, lorsque les douleurs seront moins vives nous aurons recours à la mobilisation passive et à la stimulation musculaire par les courants galvaniques et faradiques.Cet état durera assez longtemps, mais il y a tout lieu de croire que nous obtiendrons une guérison à peu près parfaite.Un long séjour à l\u2019hôpital aura d\u2019autre part une excellente influence sur l\u2019habitude alcoolique.Mais nous voilà de nouveau sur le terrain des probabilités.Mieux vaut nous en tenir aux certitudes \u2014 elles sont tellement rares en médecine : notre malade guérira parce que nous pouvons contrôler l\u2019étiologie durant son séjour à l\u2019hôpital et parce que l\u2019extrait de vitamine B a déjà fait ses preuves en pareils cas.Le soin des escarres est affaire de patience et de diligence de la part des gardes-malades. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 XXI PYYVYYVYVYPYYPYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYVVYYYYYVYYVYYYVYYY LABORATOIRE NATIVELLE 27, Rue de la Procession - PARIS 15 OUABAINE ARNAUD INDICATIONS | FORMES VYYVYYYYVYYYYVYYVYVYVVYOY HS Insuffisance ventriculaire gauche.Solution à 2/100.Myocardites diverses à cœur Ampoules au 1/4 de mg.pour régulier.injections intraveineuses.Toutes cardiopathies décompen- Ampoules au 1/2 mg.pour injec- sées.tions intramusculaires.Dépôt général pour le Canada : MM.ROUGIER Frères, 350, rue Le Moyne, MONTRÉAL.AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAANY Draeger - | AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAL AVVYVVYYVYVYVVYVYVVYYY se AAAARAAAAAAAAAAAAAAAS ARMAND MERCIER E.-E.DION FOURRURES DE HAUTE QUALITE Manteaux.Spécialité : Renards argentés.Fourrures exclusives Parures de cou.pour le médecin et Réparations.sa famille.Remodelage.Entreposage.MERCIER & DION 2117 est, Ave Mont-Royal près Delorimier Tél.: FR.2711 XXII L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 Les CELLULES oui RÉGÉNERENT PRISES ISOLÉMENT ou GROUPÉES DANS LE TISSU CELLULAIRE, réagissent favorablement à l'influence de la chaleur et des propriétés thérapeutiques de |\u2019 Antiphlogistine Leur activité, de même qu'une circulation plus intense dans le réseau capillaire, sont les facteurs fondamentaux de toute guérison.Echantillon et littérature Phases du déve oppement ac cellules Folymorphor ucl \u2018aires et mononucléaires moi trant les c:llul.s du tissu conjonctif au début.L\u2019Antiphlogistine est fabriquée au Canada.THE DENVER CHEMICAL MANUFACTURING COMPANY 153, Lagauchetière ouest, MONTRÉAL REVUE DES LIVRES Traité élémentaire d\u2019Exploration clinique médicale (technique et séméiologie) , publié par Emile SERGENT, professeur à la Faculté de Médecine de Paris, membre de l\u2019Académie de Médecine, avec la collaboration de MM.Francis BORDET, Paul GEORGE, Clément LAUNAY, Camille LIAN, René MIGNOT, Pierre OURY, Pierre PRUVOST, L.RIBADEAU-DUMAS.Deuxième édition.Masson et Cie, éditeurs, libraires de l\u2019Académie de Médecine, 120, blvd Saint-Germain, Paris, 6e.NOTE: En annonçant la nouvelle édition de ce beau livre, nous ne saurions mieux faire que de reproduire en entier la préface de l\u2019auteur où nous lisons avec le plus vif intérêt un exposé de doctrine digne du Maître dont le savoir et l\u2019expérience en la matière sont insurpassables.C livre, à lui seul, vaut une bibliothèque que les médecins de tout âge, de tous lieux et de toute catégorie pourront consulter avec profit.LeSAGE.Il y a vingt-trois ans, en 1913, paraissait la première édition du Précis de Technique clinique, médicale et de Séméiologie élémentaires, dans lequel, mes premiers collaborateurs et moi, nous avions réuni l\u2019ensemble des données didactiques qui constituent les bases fondamentales de l\u2019examen clinique.Ce précis était, en fait, l\u2019expression écrite des conférences du « Cours de technique clinique médicale élémentaire, exclusivement consacré à l\u2019étude des méthodes usuelles d\u2019examen des principaux appareils et d\u2019explorations des principales fonctions », cours d\u2019enseignement libre que j'avais organisé pour combler une lacune de l\u2019enseignement officiel à cette époque, et dont j'indiquerai plus loin les principes directeurs et l\u2019origine.Ce cours était le complément d\u2019un cours plus restreint, que j'avais fait antérieurement et qui portait uniquement sur la technique des procédés usuels employés pour l'exploration de l\u2019appareil respiratoire.Le cours, ainsi complété, fut suivi chaque année par un très grand nombre de jeunes « bénévoles », et la « Technique clinique » connut un succès qui sembla bien justifier son opportunité.Malgré les années de la grande guerre, la cinquième édition paraissait en 1921, au moment même où la Faculté de Médecine me faisait l'honneur de m\u2019ouvrir ses portes.C\u2019est à l\u2019enseignement libre que j'avais organisé et dont la « Technique » synthétisait le but et le programme que je dois cet honneur si précieux: l\u2019enseignement clinique élémentaire a reçu l\u2019estampille et la consécration officielles.Qu\u2019il me soit permis d\u2019évoquer ici le souvenir d\u2019un maître dont les encouragements et les conseils furent les plus sûrs soutiens de mon eftort 748 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 de redressement après un échec à l'agrégation, qui devait, selon toute évidence, m\u2019écarter à tout jamais de l\u2019enseignement officiel.«Ne vous laissez pas décourager par cet échec; je l\u2019ai éprouvé moi-même; point n\u2019est besoin d\u2019un titre pour jouer un rôle; faites comme moi; vous êtes médecin des hôpitaux: l\u2019hôpital est le meilleur, le vrai fôyer pour l\u2019enseignement clinique; enseignez en liberté.» Voilà pourquoi, si nombreuses que pussent être les éditions de la «Technique », j'ai décidé que la Lettre-Préface de Lucas- Championnière, écrite pour la première édition, les présenterait toujours au lecteur; voilà pourquoi cette lettre-préface garde sa place dans le « Traité élémentaire d\u2019Exploration clinique médicale », qui remplace l\u2019ancien Précis de «Technique clinique médicale et de Séméiologie élémentaire ».Si la dénomination de l\u2019ouvrage a changé quelque peu, l\u2019esprit demeure le même; si la forme extérieure s\u2019est amplement modifiée, si le Précis a grandi et est devenu un Traité, c\u2019est parce que les limites de l\u2019enseignement dit célémentaire» s\u2019élargissent constamment par l\u2019apport de notions fondamentales qui constituent des bases nouvelles pour l\u2019exploration clinique.Le lecteur qui comparera la première édition de la « Technique » au « Traité d'exploration clinique » pourra constater l\u2019agrandissement des cadres anciens et l\u2019adjonction de cadres nouveaux, dans lesquels ont pris place certains procédés d\u2019exploration et certdines données séméiologiques, \u2018actuellement si classiques que l\u2019enseignement des éléments de l\u2019exploration clinique ne saurait plus les omettre.La présentation matérielle de l\u2019ouvrage a été considérablement améliorée; un grand nombre des figures ont été refaites; de nombreuses radiographies ont remplacé les anciennes ou se sont ajoutées à elles.Quelles sont donc les raisons qui m\u2019ont conduit à organiser, dans mon service, l\u2019enseignement clinique médical élémentaire?Quels sont les principes directeurs auxquels cet enseignement doit être méthodiquement et rigoureusement soumis?Nous abordons là l\u2019un des plus gros problèmes de l\u2019enseignement médical.Il n\u2019est point possible, à une époque où s\u2019accumulent les acquisitions de nos connaissances scientifiques, théoriques et pratiques, de se désintéresser de ce problème.C\u2019est un devoir, pour ceux qui ont mission de former les futurs médecins, de chercher, en toute équité, avec sagesse et bon sens, la solution de ce problème.Personnellement, depuis le début de mes études médicales, j'ai compris \u2014 pour avoir éprouvé moi-même, lors de mes premières semaines de stage hospitalier, un sentiment de malaise et de crainte \u2014 qu\u2019il fallait procéder avec méthode, avec logique, éclairer, comme je le répète constamment, les enrridors obscurs dans lesquels se perd le jeune étudiant qui s\u2019aventure sans guide dans les profondeurs insondables des secrets de la clinique.« Lorqu\u2019un étudiant, qui veut travailler et en cherche les moyens \u2014 celui- là seul nous intéresse \u2014 s\u2019enrôle bénévolement dans un service hospitalier, il risque fort, s\u2019il n\u2019est attiré ni guidé par un ami plus ancien, par un externe, par l\u2019interne, de ne rien comprendre aux choses qu\u2019il voit et qu\u2019il entend; le moindre mal est qu\u2019il n\u2019apprenne rien et perde simplement son temps; heureux quand il ne meuble pas sa mémoire d\u2019idées fausses, résultant d\u2019une interprétation défectueuse des discussions qui s\u2019élèvent en sa présence sur les problèmes clinique soulevés par les «cas » réunis dans le service.Et.en effet, ce débutant que peut-il faire dans ces salles d\u2019hôpital, au milieu de ces anciens déjà 0 I | L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 XXIII OE, S 0 2 I) 7 Z : Véronal pur Thm; PRINCIPES ACTIFS: Extrait de Passiflora FORMES : Solution - Comprimés \"os: Antispasmodique Hypnotique Société Générale d'Applications Thérapeutiques \u201cTHÉRAPLIX\u201d TS Distributeurs: ROUGIER FRÈRES MONTRÉAL Heat \u20ac \u2014z É 7 SEDOBROL \u201cROCHE\u201d calme dyspepsies gastro-intestinales Médication bromurée idéale.hyperexcitabilité Les malades l'aiment.Le bouillon de SÉDOBRKOL \u2018ROCHE\u2019 est très savoureux.Echantillons à messieurs les médecins HOFFMANN-LA ROCHE Limitée 3 ost ns oo | neurasthénie | XXIV L'UNioN MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 -.ese iN ga oF J ra an 7 Nr HRs DRE 3 dE + x; SANATORIUM DE BLOIS 23, Avenue Laviolette, TROIS-RIVIERES, Qué.Fondé en 1896 Maison de repos, de régimes et de convalescence Affections nerveuses en général Maladies de I\u2019estomac et de l\u2019intestin ; surmenage, troubles de la nutrition.Neurasthénie, rhumatisme, artério-sclérose, intoxications, morphine, alcool, etc.Psychotérapie, hydrothérapie, électrothérapie, - se rayons ultra-violets, etc.DEUX MEDECINS RESIDENTS PRIX MODERES Pour prospectus illustré, s'adresser au Directeur, DR C.DE BLOIS Trois-Rivières, P.Q.Téléphone, 932 Les alténés et les contagieux ne sont pas admis. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 749 formés \u2014 mal formés d\u2019ailleurs, quelquefois \u2014 pour lesquels parle le chef?» Voici ce que j\u2019écrivais au début de l\u2019Introduction de la première édition de ma « Technique clinique » en 1913.Le bénévole de cette époque est devenu maintenant le stagiaire de première année.Il est moins perdu, moins noyé moins isolé, parce que, précisément, la Faculté l'a pris administrativement et obligatoirement en tutelle et a organisé officiellement le programme de l\u2019enseignement clinique initial, dans des conditions qui peuvent être considérées comme satisfaisantes et qui dans leur esprit général, correspondent aux principes directeurs qui m\u2019ont guidé dans le rôle d\u2019enseigneur libre que je m\u2019étais volontairement assigné, alors que l\u2019enseignement élémentair- officiel, méthodiquement réglé, n\u2019existait pas encore.Si cet enseignement élémentaire existe aujourd\u2019hui, réjouissons-nous, mais n\u2019oublions pas que nous, professeurs de clinique, qui avons mission de le distribuer officiellement aux anciens bénévoles devenus stagiaires de première année, nous devons nous conformer aux principes directeurs qui ont pour but de régler rationnellement et méthodiquement notre programme.Là encore, je ne puis que maintenir ce que j\u2019écrivais en 1913, pour montrer l\u2019incohérence, à cette époque, de la soi-disant formation du jeune débutant, pénétrant dans nos services hospitaliers.«Ici, arrêt bien long certes, au lit d'un typhique: discussion passionnée «sur l\u2019origine hydrique ou la contagiosité directe de la fièvre typhoïde; pas «un mot sur les symptômes! \u2014 Plus loin, station prolongée en face d\u2019une « jaunisse et aperçus fort documentés sur l\u2019hémolyse et les hémolysines; silence «complet sur les éléments du diagnostic différentiel des ictères! \u2014 En face.«reprise d\u2019une polémique quotidienne, entretenue par le chef et l\u2019interne.par- «tisans intransigeants de deux doctrines adverses sur la pathogénie du « diabète; aucune allusion à l\u2019évolution clinique! \u2014 Dans la salle des femmes.« causerie fort élégante, à propos d\u2019une syphilis secondaire, sur la réglemen- «tation de la prostitution; mais, où sont done ces papules, cette roséole, ces « plaques muqueuses que ce jeune pourrait si facilement apprendre à recon- «naître si on les lui montrait! \u2014 Au lit voisin, paroles douces et consolatrices, promesses formelles de prompte et complète guérison: c\u2019est une phtisi- «que qui va mourir! «Demain les jours suivants, même promenade péripatéticienne, entre cles rangées de lits, chef en tête, bénévole en queue! « Dans un mois, ce bénévole, s\u2019il est intelligent, s'apercevra qu\u2019il trouve «dans ses livres, très clairement exposées, les idées qu'il entend discuter « hativement, primesautiérement.chaque matin, au lit des malades.Consta- «tant, s\u2019il pleut ou s\u2019il gèle, qu\u2019il est mieux au coin du feu, et, s\u2019il fait beau, « qu\u2019il est aussi bien sous les arbres du Luxembourg, pour faire de la théorie, «il oubliera le chemin de l\u2019hôpital, préparera ses examens dans ses livres et, «dépourvu de toute éducation clinique, restera, sa vie durant, le plus dan- « gereux des médecins.«Ce bénévole, cet apprenti, plein de bonne volonté, n\u2019a pas reçu la «direction qu'il venait chercher; aucun maître ne lui a appris à reconnaître «ses outils ni enseigné la manière de s\u2019en servir.Il n\u2019a ni méthode de travail, «ni technique.« C\u2019est là le gros défaut de notre enseignement clinique: il ne sait pas se « différencier suffisamment de la pathologie et il ne comporte pas une part «assez large pour l'enseignement élémentaire.T1 oublie que la pathologie 750 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 «trouve sa place dans les livres, que l\u2019hôpital se réserve la clinique, c\u2019est-a- «dire l'étude des applications pratiques de la pathologie, et qu\u2019à l\u2019hôpital «il y a deux catégories d\u2019élèves, ou d\u2019auditeurs, les anciens et les débutants.«Or, l'hôpital fournit le plus beau matériel d\u2019enseignement qu\u2019il soit possible «de souhaiter; et ce matériel, s\u2019il est utilisé convenablement, se prête à «merveille à l\u2019instruction de ces deux catégories d\u2019élèves.« Aux anciens, il livre l\u2019inépuisable mine des «cas rares», des faits «longuement et rigoureusement observés, parmi lesquels ils trouveront.sous «la direction lu chef, la matière de recherches personnelles, C\u2019est dans cette «même mine que puisera également le chef pour y trouver la substance des « cliniques qu\u2019il fera sur les sujets qu\u2019il étudie spécialement; ainsi pourra-t-il, «s'il en a le goût, organiser dans son service, même s\u2019il ne fait pas partie du «corps de Faculté, une sorte d\u2019enseignement clinique supérieur, ou, si l\u2019on « préfère, spécialisé, qui s\u2019adressera non seulement aux élèves, mais même aux « médecins, attirés par la notoriété qu\u2019il aura su acquérir dans telle ou telle « branche de la médecine.Cet enseignement supérieur ou spécialisé est le seul « qui semble, jusqu\u2019ici, avoir été envisagé et il n\u2019est pas exagéré de dire que «l\u2019ancienne renommée de la clinique française lui doit ses succès, aujourd\u2019hui encore vivaces et justement mérités.« Mais, si cet enseignement clinique supérieur peut être considéré comme « suffisamment organisé et représenté, il est loin d\u2019en être de même de l\u2019en- « seignement clinique élémentaire, c\u2019est-à-dire de celui qui s\u2019adresse aux «jeunes, aux débutants, et, partant, à l\u2019auditoire le plus intéressant en «même temps que le plus nombreux.Cet enseignement élémentaire est géné- Cralement négligé; très rares sont les services dans lesquels il n\u2019est pas «complètement inconnu; on peut dire qu\u2019il est absolument insuffisant et dé- « fectueux et, cela, par cette raison même qu\u2019il n\u2019est pas organisé avec méthode cet qu\u2019il ne s'adapte pas à l\u2019état d\u2019esprit dans lequel le débutant aborde ses «études médicales.Celui-lci ignore tout ou à peu près tout; et pourtant « d\u2019emblée, il est autorisé à suivre la visite, à ausculter, à percuter, à palper, «tant et si bien qu\u2019il s\u2019égare dans l\u2019erreur ou, bientôt, s\u2019éloigne désabusé, «alors que, au contraire, son ignorance, c\u2019est-à-dire, en réalité.sa non- « déformation par une méthode vicieuse, le rendait merveilleusement apte à « bénéficier d\u2019un enseignement méthodiquement progressif et logiquement con- « duit.« L'enseignement clinique élémentaire, tel que je le comprends et tel que «je me suis efforcé de le réaliser dans mon service, comporte deux parties.« D'abord.l\u2019enseignement de la technique, c\u2019est-à-dire des procécdés « d\u2019examen dont l\u2019ensemble constitue ce qu'on pourrait appeler l\u2019arsenal de « l'exploration clinique.tant au lit du malade qu\u2019au laboratoire.«Ensuite.l\u2019enseignement de la séméiologie, c\u2019est-à-dire de la significa- «tion des signes et des symptômes morbides observés au lit du malade et des « constatations faites au laboratoire.«Tl doit viser.en un mot, non pas l\u2019étude descriptive des maladies, «réservée à la pathologie, mais l\u2019étude des procédés d\u2019exploration qui per- « mettent d\u2019en rechercher et d\u2019en constater les signes et les symptômes.« Mon esprit, évidemment très simpliste.s\u2019est toujours refusé à concevoir « qu\u2019il soit possible de ne pas commencer par le commencement: je n\u2019aperçois « pas.même au travers d\u2019un rêve, un apprenti menuisier s\u2019essayant à cons- «truire une armoire.s\u2019il n'a jamais vu une scie, un rabot, un marteau, un eu: co \u2014 L\u2019UxioN MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 ANS l\u2019inflammation aiguë de la vessie, de l\u2019urètre postérieur et de l\u2019appareil génito-urinaire \u2014 lorsqu'il existe de la douleur, du ténesme et de la pollakiurie \u2014 l\u2019un des meilleurs adjuvants médicaux par voie interne, c\u2019est le principe actif de l\u2019essence de Santal \u2014 le \u201c\u201cSANTALOL\"\u201d.ACTION ANTISEPTIQUE prolongée sur PAPPAREKIL URINAIRE En chargeant l\u2019urine de Santalol, toute la muqueuse de la vessie et de l\u2019urètre postérieur se trouve continuellement lavée par un liquide antiseptique, modificateur et cicatrisant.C\u2019est exactement ce qui arrive quand votre malade prend I\u2019 ARHÉOL (Astier) Car l\u2019Arhéol (Astier) est le principe actif purifié de l\u2019essence de santal, ne contenant jamais moins de 98% de santalol.|| ne contient pas de substances thérapeutiquement inertes mais irritantes, décelées dans l\u2019essence de santal ordinaire.Dans la période aiguë de la gonor- rhée, l\u2019Arhéol (Astier) soulage la douleur, réduit l\u2019inflammation, atténue la gêne de l\u2019urètre postérieur et diminue la fréquence des mictions.Lorsqu'il y a indications du traitement local, il agit comme adjuvant utile aux antiseptiques et aux astringents locaux.Il peut être employé, avec avantage, dans la Cystite, le Catarrhe vésical, la Prostatite, l\u2019Urétrite postérieure.Dans la Pyélite, grâce à ses propriétés antiseptiques, l\u2019Arhéol (Astier) constitue une aide précieuse pour vaincre l\u2019infection dans le rein et le bassinet.Pour renseignements et échantillons, écrivez aux Dépositaires canadiens pour les produits des LABORATOIRES DU D\" 350, rue Le Moyne Montréal.P.ASTIER 36-48 Caledonia Road Toronto. XXVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA -\u2014 Montrési, juilit 1937 SEDLITZ CHANTEAUD N Granulé et Déshydraté / Laxatif \u2014 Purgatif FOIE \u2014 INTESTIN Sulfate de Magnésie pur.Dose lazative: 1 cuillerée à café Dose purgative : 1 à 3 cuil.à Tartrate de Soude.?9 matin à jeun.@ fsoupe STENOL CHANTEAUD Tonique \u2014 Diurétique - FAIBLESSE \u2014 SURMENAGE \u2014 NEURASTHENIE Par cuillerée à café Dose: 1 à 2 cuillerées à café Caféine .O gr.10 ¥ ar jour.Théobromine .Ogr.10 par Dépot général pour le Canada: ROUGIER Fréres, 350, rue Le Moyne, MONTREAL i EEE UT CSTE CE EE CRE IE ES au, CRG 0 Deva : ROUGIER FRERES.Montréal \u2018 Dépôt général pour le Canada: ROUGIER Frères, 350, rue Le Moyne, à Montréal. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 751 «mètre, une équerre\u2026 et si personne ne lui a montré la manière de tenir en « main ces outils et de les manoeuvrer; je m\u2019étonne qu\u2019on puisse imaginer un «apprenti médecin faisant le diagnostic d\u2019une plevrésie, s\u2019il n\u2019a jamais appris «la technique de la percussion, de la palpation, de l\u2019auscultation, de la « ponction exploratrice, de l\u2019examen cytologique, non plus que la significa- «tion des renseignements que fournissent ces procédés d\u2019examen, comparati- « vement employés sur un sujet sain et sur un pleurétique.«J\u2019estime, en un mot que l\u2019éducation de l\u2019étudiant, pour être métho- « diquement conduite, exige deux conditions.« Tout d\u2019abord, avant de lui parler de organe malade, il faut lui parler «de l\u2019organe sain.afin de mettre en garde le futur médecin contre l\u2019erreur, «si fréquente hélas! qui consiste à prendre pour un signe de maladie ce qui «n\u2019est qu\u2019un effet de fonctionnement physiologique.« En second lieu, avant de faire devant lui des dissertations savantes et « documentées sur les particularités des Ccas intéressants» qui défilent dans «une salle d\u2019hôpital, il faut lui enseigner le maniement des moyens d\u2019inves- «tigation grâce auxquels il pourra constater les signes de ces maladies et «apprendre à les reconnaître.N\u2019est-ce pas ainsi que l\u2019on procède lorsqu\u2019on « veut former un histologiste ou un bactériologiste?Ne commence-t-on pas, «dans les laboratoires, par enseigner la technique?Il est étrange que cette «règle de pur bon sens soit trop souvent méconnue lorsqu\u2019il s\u2019agit de former «un clinicien.«Je voudrais aussi que l\u2019entrée des salles d\u2019hôpital soit interdite à «tout étudiant qui n\u2019aurait pas suivi un cours préparatoire de technique, « précédé, pour chaque appareil ou pour chaque organe, de notions pratiques « d\u2019anatomie et de physiologie.Comment comprendre la pathologie d\u2019un orga- «ne, c\u2019est-à-dire l\u2019ensemble des troubles fonctionnels qui traduisent les « souffrances de cet organe, si on ne connaît point les signes révélateurs de «son fonctionnement normal?La pathologie n\u2019est-elle pas la physiologie de « l\u2019organe malade?A ce desideratum j\u2019en ajouterai un autre, dont l\u2019opportunité «m\u2019est apparue dans le contact plus prolongé que j\u2019ai pris avec les élèves.«Jai été frappé, depuis que les vieilles humanités» de notre jeunesse ont «disparu de l\u2019enseignement secondaire, par l\u2019insuffisance de l\u2019instruction « générale de nos débutants.À cette insuffisance je crois qu\u2019on pourrait «suppléer en les dirigeant dans le choix de lectures capables de donner à «leur esprit une formation philosophique qui leur fait en général défaut.« À cet égard.je ne connais pas, pour un futur médecin, de plus utile lec- «ture que celle de l\u2019Introduction à l\u2019étude de la Médecine expérimentale.Je « voudrais que l\u2019étudiant en médecine, avant d\u2019aborder les études cliniques, «soit imprégné des préceptes que Claude Bernard a si magistralement con- « densés en ces pages immortelles.Il y puiserait les principes de la méthode « qui doit être celle de tout médecin pour qui la médecine est autre chose qu\u2019un «vague empirisme.Il y trouverait au paragraphe X de la 2e partie la « meilleure définition qu\u2019on puisse donner du rôle de l\u2019hôpital dans la recher- «che médicale scientifique.« Ainsi compris, l\u2019enseignement clinique élémentaire ne peut être donné «qu\u2019à l\u2019hôpital; là, il est aisé de grouper les malades, les instruments, les «appareils, de telle façon que, par une série de démonstrations successives, «on puisse faire défiler sous les yeux et les oreilles des élèves, si j'ose dire, «les symptômes morbides des divers organes et les procédés qu\u2019il convient « d\u2019employer pour les constater.» 159 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 Je n\u2019ai rien à changer à ces quelques extraits de mon Introduction à la première édition de mon ancienne « Technique»; j'ai tenu à les reproduire ici parce qu\u2019ils contiennent les idées essentielles que je n\u2019ai cessé de professer sur les principes directeurs de l\u2019enseignement clinique.«Le but de la médecine est de guérir les malades ou, tout au moins, de «les soulager.Ce but ne peut être atteint que si le siège et 'a nature de la « maladie sont connus.C\u2019est le diagnostic qui indique à la thérapeutique la «voie qu\u2019elle doit suivre.Or, le diagnostic ne peut être que le résultat de la «mise en oeuvres de tous les moyens et procédés d\u2019exploration dont dispose «la clinique.Pour qu\u2019il puisse prétendre à l\u2019exactitude, il faut done que ces «moyens d\u2019exploration soit bien utilisés et que la valeur des constatations « qu\u2019ils apportent soit bien interprétée.Les principales sources des.erreurs «du diagnostic ont pour origine l\u2019application mal réglée des techniques d\u2019ex- « ploration et la connaissance insuffisante de la signification des résultats « qu\u2019elles donnent.« À la base des études et des recherches cliniques, à la base de la for- «mation du médecin, doit donc se dresser, à la première place, l\u2019enseignement «des éléments fondamentaux.L\u2019enseignement clinique élémentaire n\u2019est «nullement d\u2019une classe inférieure, par comparaison avec l\u2019enseignement dit «supérieur »; celui-ci porte sur les domaines spécialisés des connaissances « cliniques et s\u2019adresse à des hommes qui ont déjà reçu la solide formation « générale de base; celui-là s\u2019étend sur tout le vaste territoire des études «cliniques et a pour but de poser sur un sol solide les fondations de cette «formation générale de base.« L\u2019enseignement clinique élémentaire, ou.plutôt, l'enseignement des « données fondamentales de l\u2019examen clinique, est l\u2019un des plus difficiles et des « plus nécessaires; de la rigueur et de la solidité de ses méthodes dépendent la «formation et l\u2019avenir de celui qui le reçoit et l\u2019efficacité de l\u2019action de celui « qui le donne.» C\u2019est dans cet esprit que nous nous sommes efforcés, mes collaborateurs et moi, de réunir dans ce volume les notions pratiques et théoriques dont l\u2019ensemble constitue la base des connaissances élémentaires sans lesquelles l\u2019enseignement clinique est impossible.Nous avons voulu faire un Traité élémentaire de technique et de séméiologie et non point un Précis de pathologie.Nous avons voulu donner à l\u2019élève, qui suit la visite dans un service de médecine générale, un guide qui lui permette de comprendre l\u2019intérêt des cas qui défilent sous ses yeux et d\u2019apprendre à les étudier.Nous serons récompensés si ce guide éclaire les pas de quelques débutants sur le chemin que nous avons trouvé si sombre et si obscur au début de nos études.Emile SERGENT.Traité de Chirurgie orthopédique, publié par MM.L.OMBREDANNE et Pierre MATHIEU.MM.L.Onbredanne et Pierre Mathieu, assistés d\u2019une cohorte de collaborateurs dintingués, parmi lesquels nous relevons les noms de MM.Sorrel-Huc-Braine, Calvé, Coste, Leriche et Fontaine de Strasbourg, Fredet, L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 753 Huet, Longuet, Moulonguet, Mouchet, Petit-Dutaillis, Policard de Lyon, Ricard de Berck, Rocher de Bordeaux, Tavernier et Wertheimmer de Lyon, ete.tout un aréopage distingué, viennent de nous gratifier d\u2019un nouveau Traité d\u2019Orthopédie.Il succède à son temps à ceux de Broca et Kirmisson et prend place à côté de celui de Robert Jones de Liverpool.Nous y retrouvons toute la clarté et l\u2019exposition logiquement déroulée de la pathologie des lésions osseuses les plus variées.C\u2019est un plaisir de lire ces pages d\u2019une si belle exposition, où la clarté de pensées s\u2019allie à l\u2019élégance du style et à la valeur scientifique foncière d\u2019un tel traité.Quel constraste dans la présentation avec trop de traités d\u2019orthopédie où le fouilli du texte laisse à peine percer la pensée.C\u2019est bien vraiment un « Livre Français », comme il est signalé dans la préface, \u2014 toutes les Ecoles de France y étant représentées par des collaborateurs locaux; \u2014 c\u2019est donc bien une œuvre représentative de l\u2019Ecole Française d\u2019Orthopédie.Elle en a toute la personnalité: mais il y a davantage.Les idées et données de la Chirurgie Orthopédique Internationale y sont présentées et discutées par les Maîtres français: ce qui ajoute à la valeur de l\u2019œuvre et lui confère jusqu\u2019à un certain point un cachet d\u2019internationalisme.L\u2019ouvrage édité par Masson, est présenté en cinq beaux volumes bien reliés et illustrés à profusion, qui font honneur tant à l\u2019art qu\u2019à l\u2019industrie françaises.Le Vol.I.parle des malformations congénitales des membres.Ombredanne y a écrit un chapitre plein de renseignements.T1 étudie la « Maladie Ammotique », qui conduit aux malformations congénitales.II expose d\u2019abord l\u2019évolution de nos idées sur le sujet: Adhérences et brides amniotiques au début \u2014 lésion nerveuse centrale \u2014 puis la théorie mécanique des brides qui réapparaît et qu\u2019il rejette comme inadmissible.Pour Omdredanne, il s\u2019agît d\u2019une « Ma'adie Ulcéreuse », très précoce chez le fœtus, et cause de la plupart des malformations congénitales des membres.Il reconnaît que la cause de cette maladie ulcéreuse nous échappe; maladie qui conduit aux amputations, à la syndactylie, aux cicatrices et aux états aplasiques variés.Jacques Leveuf étudie les Ostéo-Myélites Aiguës de l'adolescence et revenant sur la question du temps le plus propice à l\u2019intervention \u2014 déjà abordée récemment à La Soc.de Chirurgie de Paris \u2014 il signale qu\u2019il ne faut pas faire de résection osseuse diaphysaire précoce, se contentant d\u2019inciser le périoste et de donner issue au pus.Faut-il trépaner l\u2019os ?Les avis sur ce point sont partagés.Et quelques semaines plus tard, il conviendra d\u2019enlever le séquestre diaphysaire, laissant au périoste de refaire los nouveau.La nature s\u2019en charge généralement.Sorrel traite avec la maîtrise que nous lui connaissons et sa large expérience de Berck, des « Ostéites Tuberculeuses ».Fève y donne plusieurs chapitres sur les Ex-Ostoses, l\u2019Ostéo-Malacie, les Kystes des os.Moulonguet étudie les Tumeurs Malignes des os. 754 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 Dans le Vol.II, défilent les Paralysies spastiques et flasques par Rocher et Nove-Josserand; la Maladie de Buerger par Fontaine de Strasbourg, les Appareils plâtrés par Ducroquet.Les affections tuberculeuses vertébrales par Sorrel, qui y traite aussi des Arthrites vertébrales.Les Spina Bifida par Leveuf.Les déformations vertébrales encore par Huc \u2014 chapitres des plus intéressants où la SCOLIOSE est étudiée en détails et les traitements modernes indiqués avec figures nombreuses.Huet approfondit les ARTHRITES GONOCOCCIQUES si généralement ankylosantes.Si quelques-unes sont fugaces, un trop grand nombre évoluent vers l\u2019ankylose.À moins d\u2019une attention sérieuse, on est porté à les confondre avec le Rhum.Articul.Aigu et à donner au malade force Salicylate inutilement.Huet n\u2019est pas encourageant sur les effets des traitements variés proposés: vaccins, sérums.Si quelques-uns de ces malades guérissent apparemment, spontanément, il n\u2019est pas rare de voir ces malades continuer une forme bâtarde de rhumatisme chronique à tendance incapacitante.Notons qu\u2019il ignore les parfaits résultats qu\u2019à donné dans ces cas le Carbone Intra-Veineux non seulement dans nos mains mais encore dans celle de collègues étrangers, désespérés des résultats généralement nuls des autres traitements.Mais nous y reviendrons ailleurs.Enfin, Moulonguet étudie les ARTHRITES DEFORMANTES et s\u2019il n\u2019en éclaircit pas la cause la reconnaissant multiple, il signale ce que la chirurgie peut offrir, mais ne signale pas de médication interne effective.Et cependant, elle existe pour un bon nombre de ces cas, croyons-nous.Un fait à noter dans ce traité, c\u2019est son cachet vraiment international, ou toutes les propositions étrangères sont rappelées, comparées et analysées.Tout en étant national français, ce traité est vraiment international dans ses aperçus, et tous ceux qui s\u2019intéressent à la Chirurgie Orthopédique ne manqueront pas de consulter avec profit cet ouvrage vraiment international.Eugène ST-JACQUES, s Chirurgien à l\u2019Hôp.Ste-Jeanne d\u2019Arc.olor MÉDECINE PRATIQUE LES HÉMORRAGIES _GASTRO-INTESTINALES ULCEREUSES Elles se révèlent par des hématémèses profuses; c'est une abondante saignée, à la suite de laquelle le malade est anémié, pâle.Il n\u2019y \u2018a pas de douleurs, habituellement, au moment de la crise, mais una sensation d\u2019anéantissement, avec vertiges, pâleur, sueurs frontales.Les nausées avec crampes et gonflement épigastrique sont bientôt suivies de vomissement sanguinolent.Traitement.Repos, allongé, tête abaissée.Ni alimentation, ni stimulant, car l\u2019hémostase arrive grâce à la baisse vertigineuse de la pression artérielle.Glace au creux épigastrique pour faire contracter les vaisseaux.Morphine, pour immobiliser l\u2019estomac et les intestins, durant quelques heures.À répéter au besoin.Ni visites, ni conversation.Au bout de douze heures, on peut commencer le traitement si rien n'est survenu dans l\u2019intervalle.lo Faire boire le malade: un peu d\u2019eau froide par gorgées, lentement, puis un peu de lait et crème à parties égales, car cet estomac renferme souvent un excès d\u2019acide chlorhydrique qu\u2019il importe de neutraliser.20 On peut y ajouter certains médicaments bien connus, tels que le bismuth, le kaolin, la craie, bien mélangés, ad: une à deux cuillerées à thé toutes les deux ou trois heures.30 Injection des coagulants tels que Hémostyl en ampoules, ou bien Hémoplastine à la dose de 5 c.c., etc, qu\u2019on peut répéter durant quelques Jours; l\u2019Anthema, sérum de lapin.40 Un petit lavement concentré: huile d\u2019olive, 3 ce.à soupe; glycérine, l c.à soupe; eau bouillie 150.Lentement.50 Le troisième jour, si tout va bien, on peut faire absorber au malade du sérum isotonique salé et glucosé par le goutte-à-goutte, 500 c.c.par jour, qu\u2019on peut appliquer à la campagne comme à la ville en réglant le débit du réservoir réuni au tube rectal et en faisant un nœud plus ou moins serré selon le rythme de 60 gouttes à la minute environ.60 Au bout de quelques jours, on augmente peu à peu les prises d'aliments en y associant les piqûres d\u2019Histidine: acides aminés qui neutralisent les sécrétions acides: une chaque jour durant 21 jours.70 Aussitôt que possible et opportun, on pratiquera des radiographies afin da situer le siège de l\u2019ulcère et d\u2019en suivre l\u2019évolution.Habituellement, \u2018tout rentre dans l\u2019ordre.80 Ne pas commettre la grave erreur de pratiquer une opération chirurgicale en vue d\u2019 arrêter l\u2019hémorragie.C\u2019est la mort, chaque fois.LeSAGE. ANALYSES PHTISIOLOGIE E.RIST.\u2014 L\u2019admission aux fonctions publiques des tuberculeux guéris.« La Presse Médicale », 5 mai 1936, p.681, n° 36.En France, de par la loi, les fonctionnaires ont droit à un congé prolongé, s\u2019ils deviennent tuberculeux.L'Etat prend, cependant, toutes les mesures possibles pour éviter l\u2019emploi des sujets tuberculosés.Une formule rigide veut que le candidat fonctionnaire soit «exempt de toute tuberculose.» M.Rist trouve la formule trop rigoureuse.Suivie à la lettre, elle ferme les carrières administratives à 75% de la population, puisque les peuples civilisés sont tuberculisés dans cette même proportion.Par ailleurs, la loi est illogique.Elle permet la réadmission au service de l\u2019Etat, du fonctionnaire devenu tuberculeux et déclaré guéri, mais elle en ferme catégoriquement les cadres au tuberculeux guéri qui cherche un emploi.Pour M.Rist, la décision en cette matière devrait être laissée à des phtysiologues compétents.A eux d\u2019évincer les sujets malades, à eux de permettre l\u2019entrée en fonctions aux tuberculeux réellement guéris, ou la réintégration des anciens fonctionnaires guéris.Un temps de probation devrait être légalisé, durant lequel le fone- tionnaire n\u2019aurait pas droit au congé de cinq ans avec solde en cas de tuberculose.Tous les fonctionnaires devraient être examinés périodiquement.Les anciens malades, à intervalles plus rapprochés.Ces examens doivent être très sévères dans l\u2019intérêt des malades et aussi pour prévenir la dilapidation des fonds publics.Ce travail, s\u2019il intéresse surtout la France, est rempli de suggestions pour les pays où la législation antituberculeuse est à venir.Jean-Philippe PAQUETTE.NUTRITION A.R.PESKIN.\u2014 Hypoglycémie avec courbe de tolérance paradoxale, simulant l\u2019ulcère peptique.« The Journ.of Amer.Med.Ass.», 108: 1601, 8 ma 11937.Peskin rapporte l\u2019observation détaillée de trois malades ayant présenté un syndrome clinique complet d\u2019ulcère gastrique sans lésion décelable à la radiographie.Dans chaque cas, les douleurs survenaient tardivement après les repas et durant la nuit, et étaient calmées par l\u2019ingestion de nourriture, [UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 XXVII Anemies SÉRUM HÉMOPOIETIQUE FRAIS: CHEVAL ar À Ade eri Flacons-ampoules JB) zz, cote amprt; de 10\u201c de Serum pur du férum de Cheval HÉMORRACIES (PE Weil) PANSEMENTS(R.Petit) SiropouComprimés BNEMIES de sang hémopaictique CONVALESCENCES total TUBERCULOSE etc.97, RUE DE VAUGIRARD \u2014 Paris.J.Eddé, Limitée, New Birks Bldg., Montréal, Agent général pour le Canada. NXVIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 || D'ABORD VOUS ÉCOUTEZ\u2014 || PUIS Vous PARLEZ! || QUAND VOUS VOULEZI - ANGLAIS - ESPAGNOL ITALIEN ALLEMAND ou toute autre langue SANS EFFORT CHEZ VOUS PAR LA NOUVELLE ET FACILE MÉTHODE LINGUAPHONE habituer vos enfants à bien prononcer et à bien parler leur langue: DEMANDEZ lol AVIS AUX PARENTS \u2014 Essayez notre cours FRANCAIS pour t | OFFRE SPECIALE .___ Pour vous faire connaître et apprécier la méthode de $3.50, une série complète de manuels en n'importe quelle langue avec disque correspondant pour les deux premières leçons (valeur régulière $5.25).Si vous achetez plus tard un cours complet, ce montant de $3.50 sera déduit du prix régulier.| Librairie BEAUCHEMIN Limitée, .Linguaphone, nous vous expédierons, sur réception \u201c430, rue Saint-Gabriel, | u | Montréal | AUJOURD'HUI | Veuillez m'envoyer plus amples renseignements sur la | NOTRE BROCHURE | méthode Linguaphone.| | NOM.| GRATUITE Adresse.icnsicessse eus sara anna casa era cena anse canne | | Ville.secs seen een era eue Prov.wor] | L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 757 quelle qu\u2019en soit la qualité, les mets irritants, acides ou épicés faisant disparaître la douleur aussi bien que le lait.La médication alcaline, au contraire, se montrait inopérante.Une étude du chimisme gastrique de ces malades démontra une diminution marquée de l\u2019acide chlorhydrique libre et la courbe de la glycémie après l\u2019ingestion de glucose était inversée: l\u2019ingestion de sucre produisait une chute de la glycémie et déclenchait l\u2019apparition des malaises gastriques qui furent attribués à des manifestations hypogly- cémiques.Sans pouvoir expliquer le mécanisme de ces troubles P.les rattache à une forme d\u2019hyperinsulinisme.Un régime hypergraisseux, prescrit dans le but de diminuer la stimulation du pancréas endocrine, fut suivi de la disparition des douleurs qui duraient dans chaque cas depuis plusieurs années.Les malades présentant un syndrome d\u2019ulcère gastrique sans signes radiologiques devraient être examinés au point de vue de la nutrition.L.-Henri GARIEPY.NEURO-PSYCHIATRIE G.DE MORSIER.\u2014 Les syndromes psycho-anémiques.« Annales mé- dico-psychologiques », t.1, n° 2, p.177, février 1937.A l\u2019occasion de deux observations personnelles d\u2019anémie pernicieuse, accompagnée dans un cas de psychose hallucinatoire ou plus précisément d\u2019un syndrome d\u2019automatisme mental (de de Clérambault), dans l\u2019autre, d\u2019une psychose maniaco-dépressive, l\u2019auteur présente une intéressante revue générale des troubles mentaux au cours des anémies, surtout de l\u2019anémie pernicieuse.On connaît bien maintenant le syndrome neuro-anémique, fait, d\u2019une part, de la composante «anémie le plus souvent du type pernicieux »; d\u2019autre part, de troubles neurologiques, tels que: engourdissements, picotements des extrémités, tôt escortés par des manifestations d\u2019une myélite combinée, comme des signes pyramidaux et des altérations de la sensibilité profonde.Les troubles mentaux qui s\u2019associent assez fréquemment à l\u2019anémie sont moins connus, sont surtout moins observés parce qu\u2019ils sont peut-être moins \u2018apparents et que les médecins y portent moins systématiquement leur attention.: Selon Woltman, de la « Mayo Clinic », sur 1478 malades atteints d\u2019anémie pernicieuse, traités dans ce centre hospitalier, 49% présentaient une psychose véritable, 35% des troubles mentaux légers.Goldhamer, sur 401 malades, trouva que 64% étaient atteints de troubles psychiques.Les syndromes psycho-anémiques peuvent se revêtir de toutes les formes mentales: psychose maniaque dépressive, agitation maniaque, mélancolie, tonfusion mentale, psychose interprétative, délire paranoïde, psychose de Korsakoff, schyzophrénie.Il semble que la dépression mélancolique, le délire à thème de persécution et à mécanisme interprétatif, que l\u2019agitation maniaque accompagnée d\u2019hallucinations visuelles et auditives, soient particulièrement fréquents.Comme pour les symptômes neurologiques, il peut se faire que les troubles mentaux précèdent l\u2019anémie; ils peuvent aussi persister malgré la réunion complète du syndrome sanguin ou bien s\u2019atténuer et disparaître momentanément sans thérapeutique efficiente. \"58 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 Les syndromes psycho-anémiques sont causés par des lésions cérébrales.Ces dernières ne semblent pas être dues à l\u2019anémie; elles sont plutôt la conséquence d'un facteur (achylie; avitaminose; lésion nerveuse primitive, facteur génétique héréditaire), commun qui déclanche l\u2019anémie et les syndromes neurologiques et psychiques qui l\u2019accompagnent.Roma AMYOT.Erich GUTTMAN et William SARGANT.\u2014 Considérations sur la benzé- drine.« British Medical Journal », p.1013, 15 mai 1937.Prinzmetal et Bloomberg, en 1935, furent les premiers à se servir de la benzédrine comme agent médicamenteux.Ils l\u2019utilisèrent contre la narcolepsie, la trouvant plus active encore que l\u2019éphédrine.L\u2019action pharmaco-dynamique de cette substance sur l\u2019homme, commença donc à être connue à partir des essais de ces auteurs.La benzédrine (B.phenyliso propylamine), est une substance qui possède une activité pharmaco-dynamique sur le système neuro-végétatif, semblable à celle de l\u2019adrénaline.Elle paralyse les fonctions intestinales, élève la pression artérielle, et agit sur les vaso-moteurs.En inhalation, elle produit la contraction des vaisseaux sanguins de la muqueuse pituiaire.Elle entrave le sommeil et produit des phénomènes psychologiques.Elle ne modifie pas la glycémie ni le métabolisme basal.Par ailleurs, elle peut augmenter le nombre des hématies et inhiber le fonctionnement des sphincters de la vessie et de l\u2019anus.Les auteurs ont administré la benzédrine en comprimés à prendre par la bouche.Les doses furent de 10 à 30 milligrammes.Ces doses, plutôt petites, n\u2019ont pas modifié grandement la pression artérielle de leurs malades (250).Cependant, de ces derniers, les instables de lai vaso-motricité ont ressenti des vertiges, des palpitations, du tremblement, de l\u2019anorexie et du frissonnement.La benzédrine provoque une stimulation psychologique.L'initiative est accrue, la confiance est plus marquée et il apparaît un besoin d\u2019activité plus ou moins agréable selon l\u2019état des sujets et qui peut créer de l\u2019euphorie.L\u2019idéation est accélérée sans altérations de la concentration, de l'attention ou du jugement.L\u2019indécision, la lenteur et la mollesse, la dépression de moyenne intensité, paraissent particulièrement être améliorées par la benzé- drine.Le sommeil est parfois diminué, écourté, mais la période d\u2019insomnie n\u2019est pas nécessairement désagréable.Au contraire, il peut arriver, que, après une nuit sans sommeil, l\u2019action du médicament persistant, le lever soit accompagné d\u2019un état d\u2019alacrité et d\u2019un besoin d\u2019activité.Les psychasténiques et les déprimés de faible intensité, bénéficient surtout de la benzédrine.En on comprend qu\u2019il en soit ainsi, quant on sait l\u2019action de cette substance sur l\u2019état psychologique.On ne devra pas la conseiller aux malades qui ont de l\u2019anxiété.Il est bien vrai que la narcolepsie bénéficie grandement de la benzé- drine.On doit donc employer la benzédrine à des doses quotidiennes variant de 10 à 30 milligrammes.Des doses plus fortes causeront des signes d\u2019excitation neuro-végétative, désagréables et même dangereuses, tremblement, palpi- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 XXJIX CONVALESCENCE Après une maladie ou une opération chirurgicale survient une période critique où la vitalité du patient revient lentement.Si le système digestif n\u2019est pas affecté, ce sera chose simple de refaire la force et la vigueur.Malheureusement, l'appétit du patient pour les aliments fortifiants est sujet à accuser des faiblesses et des fléchissements.L\u2019Ovaltine a, depuis de nombreuses années, révélé sa valeur en pareils cas et elle est en grand usage dans les hôpitaux et les maisons de santé, avec l'approbation des médecins de par le monde entier.OVALTINE Aliment - Tonique - Liquide ELIXIR DUCRO | ANTIANOREXIQUE * EUPEPTIQUE nd {| @ soutient et augmente les forces du malade, stimule l'énergie musculaire.@ produit chez les malades une sensation de défatigue, de réfection, de bien- être général, d'exaltation des forces physiques.@ réveille l'appétit, soutient l'organisme, même à défaut de nourriture.© est d'un goût agréable et d'une tolérance parfaite.ASTHENIE © ANOREXIE © CONVALESCENCE © GRIPPE © FAIBLESSE LANGUEUR PHYSIOLOGIQUE © ASTHÉNIE POST-GRIPPALE ++ ++ ] DURIEZ, successeur de DUCRO & Cie \u2014 Paris, 20, Place des Vosges Dépôt Général pour le Canada: ROUGIER FRÈRES \u2014 Montréal, P.Q. XXX L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 Nouvelle Médication du Salicylate de Soude.SODIOSAL Granulé effervescent a base de Salicylate de Sodium naissant et d'lode organique.LABORATOIRE NADEAU LIMITEE 100 ouest, rue SAINT-PAUL MONTREAL BISMUTHOIDOL® Bismuth colloidal a grains fins, solution aqueuse Procédé spécial aux Laboratoires ROBIN Injections sous-cutanées, intra-musculaires ou intra-veineuses Immédiatement absorbable \u2014 Facilement injectable COMPLETENMENT INDOLORE 1 ampoule de 2 cmo.tous les 2 ou 8 Jours.R.C.321839 LABORATOIRES ROBIN, 13, Rue de Poissy, PARIS J.Eddé, Limitée, New Birks Bldg., Montréal, Agent général pour le Canada. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 759 tations, vertiges, hypertension artérielle.On devra administrer le médicament durant l\u2019avant-midi, afin de respecter le sommeil de la nuit.Son action apparaît une heure environ après l\u2019ingestion et dure cinq heures.L\u2019exaltation psychologique, d\u2019autre part, peut s\u2019épuiser chez certains malades.En conséquence de l\u2019euphorie créée, il faudra surviller l\u2019ordonnance du médicament et éviter l\u2019installation d\u2019une habitude toujours possible, Roma AMYOT.Edward ANDERSON.\u2014 Méningite à streptocoque hémolytique (Hemo- lytic streptococcus meningitis, report of case with recovery after the use of prontosil and sulfanilamide) .« J.A.M.A.», 8 mai 1937.La littérature médicale rapporte peu de guérisons de méningite à streptocoque hémolytique, à tel point qu\u2019en 1935 Gray crut qu\u2019elle était fatale dans 97% des cas; mais depuis ce temps, neuf cas de guérison ont été rapportés.La plupart du temps, la méningite est d\u2019origine otitique et subséquente à une mastoïdectomie.Le nouveau traitement qui semble donner des résultats excellents, serait le prontosil, qui aurait une action élective sur le streptocoque hémolytique.C\u2019est un médicament non toxique pour une dose ordinaire.Son mécanisme n\u2019est pas encore bien connu.On a commencé par donner le prontosil I.V., mais aujourd\u2019hui, on ne l\u2019injecte que I.M,, en solution 2.5%, 5 c.c.deux fois par jour, série de huit jours, de pair avec le Sulfanilamide 0.3 gm.deux comprimés 3 fois par jour, durant huit jours également.Selon l\u2019auteur, la guérison est complète et rapide en moins de dix jours, ce qui serait merveilleux en effet.Cette médication vaut donc la peine d\u2019être tentée dans chaque cas pour baisser le décourageant taux de 97% de mortalité.Alcide PILON.Harry PASKIND et Meyer BROWN.\u2014 Les facteurs héréditaires dans Pépilepsie (Hereditary factors in epilepsy).« J.A.M.A.», 8 mai Très souvent, il nous est demandé si l\u2019épilepsie est héréditaire.La plupart des auteurs qui ont écrit sur ce sujet sont des médecins qui sont en contact avec des épileptiques ayant une détérioration mentale ou une autre psychose, alors que ce genre de patient ne forme que la minorité des épileptiques.Les auteurs de cette communication veulent donc parler des facteurs héréditaires chez les épileptiques non arriérés, non psychotiques, non détériorés.Que les facteurs héréditaires jouent un rôle important dans l\u2019étiologie de l\u2019épilepsie, cela a été reconnu par de nombreux auteurs, pour les épileptiques avec détérioration mentale ou psychose, mais pour les épileptiques qui peuvent circuler dans le monde extérieur le rôle de l\u2019hérédité est peu - Important; on n\u2019est même pas sûr qu\u2019il existe.Nous sommes parfaitement d\u2019accord avec les auteurs de cet article.Alcide PILON. 760 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 UROLOGIE WILDBOLZ.\u2014 A propos de pyurie amicrobienne (On amicrobic pyuria) .« The Journal of Urology », mai 1937.De temps en temps, des faits cliniques non encore observés, sont rapportés comme des modifications pathologiques survenues dans l\u2019organisme.Afin de classifier ces nouvelles affections, il est important de savoir si on peut les observer dans toutes les régions du globe.En 1909, Faltin, au cours d\u2019un rapport fait à un congrès, annonça qu\u2019il avait rencontré plusieurs cas de pyuries où il lui avait été absolument impossible de trouver d\u2019agent microbien, soit par examen microscopique, soit par culture.Depuis un grand nombre d\u2019observations ont été présentés et il semble que cette affection soit plus commune en Europe qu\u2019aux Etats- Unis.; Des études subséquentes ont démontré qu\u2019il existe deux variétés de pyurie amicrobienne: 1° le stade terminal d\u2019une infection urinaire primitivement causée par le streptocoque, la colibacille, ete.; 2° Une pyurie amicrobienne primitive.Il est absolument important de connaître l\u2019existence de ces pyuries.On a enlevé plusieurs reins sous l\u2019hypothèse de tuberculose alors que ces malades auraient pu être guéris médicalement.En 1933, l\u2019Auteur a présenté plusieurs observations de malades complètement guéris par une ou deux injections d\u2019arsénobenzol.A la suite d\u2019un injection de 0.15 centigramme, les symptômes régressent rapidement et il arrive bien rarement qu\u2019une seconde injection soit nécessaire.Paul BOURGEOIS.MARION.\u2014 De l'insuffisance du sphincter de l\u2019urètre chez la femme et de sa reconstitution.« Journal d\u2019Urologie », mars 1937.L\u2019Auteur se permet de revenir sur un sujet sur lequel il a déjà fortement insisté par le passé; cette affection est très fréquente et bien peu de chirurgiens généraux semblent l\u2019observer assez souvent.Cette insuffisance du sphincter se manifeste par la perte des urines dans la position debout; elle est bien souvent l\u2019apanage des mères de familles nombreuses.Pour un homme averti elle est assez facile à dépister.Il faudra éliminer la possibilité d\u2019une fistule vésico-vaginale par les moyens ordinaires, la présence d\u2019une lésion de la mœlle par un examen soigneux des réflexes, ete.De plus, il faudra se rappeler que cette affection ne se présente jamais chez les vierges.Un grand nombre de procédés ont été imaginés pour parer aux inconvénients de cette affection; l\u2019Auteur décrit celui qu\u2019il emploie depuis 27 ans avec un résultat absolu dans 90% des cas.Une incision vaginale permet de libérer la vagin de la paroi urétrale; on Va ensuite à la recherche des tissus périurétraux que l\u2019on suture soigneusement par des points séparés en avant de l\u2019urètre; on peut aussi faire une suture antérieure des releveurs. L\u2019UnioN MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 XXXIII Une formule nouvelle PHOSPHO-STRYCHNAL groupe en un seul produit La médication strychnique La médication phosphorée La médication polyphosphatée Gouttes 20 à 40 par jour.Asthénie - Anorexie - Convalescence Laboratoires Longuet J.Eddé Limitée, Agent Général Paris Montréal Une Médication fidèle OCREINE GREMY Principe actit du Corps jaune de l'ovaire Traitement des troubles menstruels par insuffisance ovarienne 2 à 5 Pilules pendant les huit jours qui précèdent les règles et pendant leur durée Laboratoires Gremy J.Eddé Limitée, Agent Général Paris Montréal JODONE$ROBIN GOUTTES INJECTABLE rca | ARTHRITISME - ARTERIO-SCLEROSE ASTHME, EMPHYSEME, RHUMATISME, GOUTTE LABORATOIRES ROBIN, 13, Rue de Poissy, PARIS J.Eddé, Limitée, New Birks Bldg., Montréal, Agent général pour le Canada. XXXIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 =] i ERA \\ uy ALN RRA AACA 4 Sy eT À [cee IEE = LU a game Atos PEPTONE IODÉE SPÉCIALE LA PLUS RICHE À IODE ORGANIQUE, ASSIMILABLE, UTILISABLE GOÛT lodogeine INDICATIONS DE L'IODE TOLERANCE AGRE ABLE ET DES IODURES METALLIQUES PARFAITE Bien supérieur aux Sirops et Vins Iodés ou Iodotanniques.PRESCRIRE AUX ENFANTS : 10 à 30 gouttes par jour.\u2014 AUX ADULTES : 40 à 60 gouttes par jour.Échantillons sur demande Laboratoires PÉPIN & ue | à MM.les Docteurs.COURBEVOIE \u2014 PARIS Dépôt général pour le Canada: J.Eddé, Limitée, New Birks Bldg., Montréal.JER L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 \u201c61 Cette opération en plus d\u2019être d'une exécution facile présente le grand avantage de ne présenter aucun risque pour la malade.La sonde à demeure est retirée au 12ème jour.L\u2019Auteur insiste sur la nécessité d\u2019employer des fils de lin pour le plan profond.Paul BOURGEOIS.CHIRURGIE INFANTILE ET ORTHOPEDIE Lucien MICHEL.\u2014 Le décollement obstétrical de l\u2019épiphyse supérieure de l\u2019humérus.« Revue d\u2019Orthopédie », mai-juin 1937.Longtemps ignorée par la plupart des auteurs et même niée par Jorge, Broca et Ombredanne, l\u2019existence du décollement épiphysaire supérieur de l\u2019humérus est définitivement prouvée par la radiographie à la suite de travaux de l\u2019Italien Poli, à l\u2019Institut de Galeazzi.Cette lésion est rare et elle coïncide en général avee la paralysie obstétricale.Les deux points essentiels de sa formation sont d\u2019une part, la fixation de la ceinture scapu'aire fœtale dans la ceinture pelvienne maternelle, l\u2019em- péchants de suivre les mouvements de l\u2019humérus; d\u2019autre part, la constitution intrinsèque du bloc épiphysaire qui est à la naissance, purement cartilagineux jusqu\u2019au col chirurgical.Les conditions pathogéniques sont réalisées par diverses dystocies dont les plus fréquentes sont la version podalique, le prolapsus d\u2019un membre supérieur et l\u2019accrochage axillaire d\u2019un bras pour l\u2019abaissement de ce bras après expulsion de la tête et rétention du tronc.Cliniquement, la lésion est caractérisée par l\u2019inertie du bras qui pend en rotation interne.On peut remarquer au niveau de l\u2019épaule, du gonflement avec ecchymose et à la mobilisation une fine crépitation avec absence et transmission des mouvements du bras à l\u2019épaule.Dans les cas du décollement incomplet et sous-périosté, on n\u2019observe que des signes d\u2019impotence et il faut recourir à la radiographie.Les sequelles sont l\u2019atrophie et le raccourcissement du membre avec attitude vicieuse et paralysie flasque.La complication la plus à craindre, est l\u2019infection ostéomyélitique au niveau du foyer de décollement.Il importe de faire le diagnostic entre la fracture diaphysaire haute, la distorsion ou contusion simp'e de l\u2019épaule, les épiphysites infectieuses, la pseudo-paralysie de Parrot.Traitement: a) Si le diagnostic est fait dans les premiers jours: réduire en portant le bras en rotation externe et abduction à 90°; le coude étant également fléchi à angle droit ( «attitude du salut militaire» ).Fixer ensuite dans une gouttiére « en baïonnette.» b) Après la lère semaine, réduction douce et progressive par traction aux poids (200, 500 grammes).Après 15 jours de traction, si le bras a atteint 90°: gouttière en baïonnette.¢) A la phase de séquelle tardive, ostéotomie de dérotation humérale, dont le lieu d\u2019élection doit être aussi près que possible de la lésion dans le 1/3 supérieur de la diaphyse.Léonard-F, BELANGER. SOCIÉTÉS REUNION SCIENTIFIQUE DE L\u2019HOPITAL NOTRE-DAME Le jeudi 8 avril 1937 Ictère grave.\u2014 Jules PREVOST et Alph.BERNIER.Léo T., 45 ans, journalier, entre à l\u2019hôpital le 31 décembre 1936 à la suite de deux hématémèses qui l\u2019ont profondément anémié.Il est en état d\u2019ébriété à la suite d\u2019ingestion d\u2019alcool frelaté dont il est un buveur avéré.Parmi ses antécédents personnels, on note qu\u2019il a dejà souffert de blennorragie, que, depuis deux ans, il est traité ici pour syphilis et qu\u2019il a été gastro-entérostomisé à cet hôpital en 1933 pour ulcère du duodénum avec périduodénite.Ces hématémèses survenues chez un ancien ulcéreux qui présentait encore, depuis quelques temps, des troubles digestifs (pyrosis, douleurs post-pran- diales calmées par l\u2019ingestion d\u2019alcalins, selles noires) font penser à la possibilité d\u2019un ulcère peptique.A son admission, on institue le traitement d'urgence des hématémèses : sérums hémostatiques, transfusion.Huit semaines plus tard, le malade présente un ictère jaune rougeâtre grave évoluant peu à peu vers le coma.La mort survient treize jours plus tard.Nous le voyons pour la première fois le 7 mars: état ataxo-adynamique.La torpeur est profonde et s\u2019accompagne de confusion mentale.Cette prostration est entrecoupée de crises d\u2019agitation.Hypothermie.Ictère iranc.L\u2019atrophie du foie n\u2019est pas décelable à l\u2019examen physique.La rate est percu- table.Hypotension et asthénie cardiaque.Quelques râles congestifs aux bases.Les réflexes sont exagérés et il y a de la raideur de la nuque.SANG : À l'entrée.2mois plus tard.Gl.R.1.000,000 Poly 78% 4,500,000 61% Gl.B 6,000 G.M.3% 9,000 11% H.35% Lymp.17% 58% 27% V.G.+1 Fosin.0 0.7 1% Azotémie 0.33 Glycémie 1.16 Azotémie 0.31 Glycémie 1.00 Cholestérine .1 gr 67 Van den Berg .18.32 (dîner) 1932 1937 B.W.(Sang) ++++ +++ + \u2014 L.C.R.Lympho.1 4 Gomme \u2014 +++ + \u2014 XXXV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 OPOTHÉRAPIE SÉRIQUE DÉCHÉANCES ORGANIQUES, CONVALESCENCES, ANÉMIES.LE SÉRUM HÉMOPOIÉTIQUE FRAIS de CHEVAL \\ (Sirop) A gent de Régénération Hématique, de Leucopoiése et de Phagocytose, 2 à 4 cuillerées à potage par jour.LANCOSME, 19, rue Alain Chartier, PARIS (XVe) Littérature et Echantillons: ROUGIER & FRERES, 350, rue Le Moyne, Montréal.Tout Déprimé » Surmené Tout Cérébral » Intellectuel Tout Convalescent » Neurasthénique est justiciable N EVR OSTH E \\ | N E 23 EYSSI NGE 6, Rue Abel | Gouttes de glycéro i t > phosphates alcalins (0.40 par XX gouttes).PARIS (12°) XV à XX gouttes à chaque repas.- Nt sucre, nt eut.(CAPSULES DARTOIS 0,05 Créosote titrée en Galacol, 1 à 3 à chaque repes.* CATARRHES ot BRONCHITES CHACINIQUES GR Parte GHLORAMINE FREYSSINGE Pi.giut.titrées à 0.06 - 1 à 3 à chaq.repas - §,R.Abel,Parle DÉSINFECTION INTESTINALE PORTEURS DE GERMES { Dépôt général pour le Canada: ROUGIER Freres, 350, rue Le Moyne, 2 Montréal XXXVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 J ULTFOCIDES « PARA-AMINO-BENZENE-SULFAMIDE » x a l\u2019usage exclusif du médecin.INFECTIONS STREPTOCOCCIQUES & GONOCOCCIQUES Infections puerpérales Scarlatine Septicémie Erysipèle Arthrites suppurées Amygdalite aiguë Impetigo chronique Méningite Otite moyenne Gonorrhée + + Littérature et échant 1llons sur demande.+ + CONDITIONNEMENT : En bouteilles de 25 tabs \u2018 « 100 \" ' \" 500 \u201c ' \u201d 1000 \" + + .de 5 grs.- doz.4.80 « # # - ch.1.25 «ou # - ch.5.75 # «# \" - ch.11.00 CASGRAIN & CHARBONNEAU LIMITÉE MONTRÉAL J 14 / L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 763 Urines: présence d\u2019urobiline et de pigments biliaires.Absence de sels biliaires.\u2019 Radio: La bouche de gastro-entérostomie fonctionne normalement.Hémorragies, ictère franc et symptômes nerveux où dominent la prostration et l\u2019adynamie.Atrophie jaune aiguë chez un syphilitique alcoolique.Protocole d\u2019autopsie: Cadavre d\u2019un homme d\u2019âge moyen, bien constitué, présentant un ictère marqué.À l\u2019ouverture de l\u2019abdomen on retire 200 ce.d\u2019un liquide jaune citron.Les deux cavités pleurales contiennent chacune 50 cc.de liquide de même couleur que le liquide abdominal.Cœur: Légère adipose de l\u2019épicarde.Myocardz pâle et flasque.Pas de lésions valvulaires.Nombreuses ecchymoses et pétéchies sur l\u2019endocarde et l\u2019épicarde.Poumons: Les grosses bronches sont remplies d\u2019un œdème rougeâtre.Le poumon droit ne s\u2019affaisse pas, il est fortement œdémateux.La région centrale des lobes est asphyxique, noire, présente l\u2019aspect de sang cuit, le pourtour de ces régions est rouge.Le poumon gauche présente les mêmes particularités.Œdème aigu et infacissement probablement post-hémorragique des deux poumons.Intestins: Tout ie long de l\u2019insertion mésentéro-intestinale, on note de nombreuses petites ecchymoses semblables à celles rencontrées sur l\u2019endo et épicarde.On en retrouve également sous la séreuse de l\u2019intestin.Estomac et duodénum: À 5 centimètres du pylore, sur la grande courbure, on retrouve une ouverture de gastro-entérostomis bien conservée, indemne de toute ulcération à son pourtour.Nulle part ailleurs aussi bien dans l\u2019estomac que l\u2019æsophage que dans le duodénum on na trouve d\u2019ulcération récente.A deux centimètres du pylore on note un rétrécissement du duodénum formé par un anneau scléreux.Entre cet anneau et le pylore, le duodénum forme un diverticule sacciforme assez volumineux.Cet anneau scléreux est probablement la conséquence d\u2019un ancien ulcère duodénal cicatrisé.De fait, on ne note rien sur la muqueuse, si ce n\u2019est une légère dépression, à la palpation on sent un petit nodule induré qui s\u2019enfonce dans la tête du pancréas, qui englobe toute la paroi intestinale à ce niveau.Les Voies biliaires sont perméables et contiennent une bile épaisse, filante.Foie: Le foie est très atrophié, il ne pèse plus que le tiers de son poids normal, 500 grammes.Sa surface est plissée et présente l\u2019aspect d\u2019une sangsue.Ce plissement est dû à la grande diminution du parenchyme hépatique et au maintien de la capsule de Glisson dans son intégrité.À la coupe, qui est déjà difficile à cause de la sclérose commencée et du peu de fermeté du parenchyme, on note de nombreux ilots jaunitres de toutes grandeurs, alternant avec des îlots rougeâtres.Les premiers sont des îlots d\u2019atrophie jaune et les seconds des îlots d\u2019atrophie rouge, des auteurs allemands.Ces derniers ne sont que la résultante des premiers.Les flots jaunes, une fois la dét:rsion commencée, se voient envahis par le sang qui leur donne leur teinte rouge. \"64 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 Atrophie jaune suraiguë du foie.Le foie ne présente plus de lobulation reconnaissable.Tout ce qui reste c\u2019est armature conjonctive englobant, çà et là, un espace porte où.l\u2019on reconnaît encore la veine, les artères, les canaux biliaires.Ceux-ci sont en excessive néoprolifération.Les travées épithéliales ne forment plus qu\u2019un amas flou, informe ou parfois on pourra encore distinguer les silhouettes de travées.Çà et là des masses pigmentées par de la bile.Nécrose massive du parenchyme hépatique.L\u2019intérêt de ce cas réside dans la donnée étiologique certaine.L'alcool et souvent un alcool frelaté est ici le grand responsable de tous les dégâts.L\u2019insuffisance hépatique qu\u2019il a déclanchée explique bien le syndrome hémorragique qu\u2019a présenté le malade.L\u2019alcool peut agir différemment sur le foie, ou bien il amène une cirrhose qui n\u2019est en dernière analyse qu\u2019une hépatite chronique, ou bien brusque les étapes et produit d\u2019emblée une hépatite suraiguë ou plutôt une hépato-toxicose, ce qui est en réalité l\u2019atrophie jaune aiguë.Maladie d\u2019Osgood-Schlatter.\u2014 Paul-M.RICARD.M.J.St-P., 15 ans, m\u2019est adressé pour douleur et tuméfaction à la partie supérieure du tibia.L\u2019histoire de la maladie révèla que le malade souffre depuis 4 ans d\u2019une petite tuméfaction plus ou moins douloureuse suivant les circonstances.Il prétend avoir fait une chute sur le genou et il n\u2019y eut ni plaie de la jambe, ni ecchymose.La position à genoux est très pénible.Depuis deux ans la douleur survient aussi à la flexion.Il a fait une chute récente sur son genou, le 2 mars 1937.Ant.personnels : Rougeole; vient de faire oreillons avec orchite.Ant.héréditaires: Père en B.S.Mère souffre d\u2019une lésion fistulisée de la hanche et de la colonne, probablement d\u2019origine tuberculeuse osseuse.2 Sœurs et un frère en B.S.1 frère mort à la naissance.Examen clinique: Malade 5 pieds 5, poids 157 livres, donc obèse.Présence d\u2019une tuméfaction au niveau de l\u2019apophyse antérieure du tibia droit légèrement sensible, sans aucune réaction de la peau.Le genou est normal, par ailleurs.Les mouvements en sont amples, mais la flexion forcée devient douloureuse.Boiterie.La radiographie montre une différence de constitution entre les deux apophyses antérieures des tibias, celle qui est malade semble s\u2019être arrêtée dans la soudure complète de ses noyaux d\u2019ossification, et il existe dans le bec osseux dirigé vers le bas une couple de petites géodes.Traitement: Nous avions conseillé les ondes courtes ou l\u2019ionisation mais sa maladie récente: oreillons \u2014 ne nous a pas permis de commencer le traitement.\u2014 Repos.Pathogénie ct évolution: Ostéochondrose \u2014 apophysite tibiale.i L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 XLV ANTISEPTIQUE URINAIRE ET BILIAIRE par excellence Diathèse Urique Arthritisme dissout et chasse l\u2019acide urique GRANULE entièrement soluble dans l'eau 0.60 centigr.de matière active par cuillerée à café Hexam 8 A i \u201cBenzoates ot som citrate W de Soude « DOSE: 2 à 6 cuillerées Diethylénimine ete.à café par jour.Se méfier des similitudes de noms Stimulant de l\u2019activité hépatique et de l\u2019activité rénale INDICATIONS: Pyélites \u2014 Pyélo-néphrites \u2014 Bactériuries \u2014 Cystites \u2014 Pros- tatites \u2014 Urétrites \u2014 Pyuries \u2014 Blennorrhagies \u2014 Abcès urineux \u2014 Phosphaturie \u2014 Catarrhe de la Vessie \u2014 Goutte _\u2014 Gravelle \u2014 Coliques hépatiques et néphrétiques \u2014 Rhumatismes \u2014 Calculs \u2014 Sables, etc, etc.Echantillon et Littérature: HENRY ROGIER, Pharmacien, Ancien interne des Hôpitaux de Paris.~ 56, Boulevard PEREIRE, PARIS Dépôt général pour le Canada: ROUGIER Frères, 350, rue Le Moyne, à Montréal.MODÉRATEUR CARDIAQUE SÉDATIF NERVEUX ANTI-SPASMODIQUE CARDIOSEDINE Action combinée de l'Aubépine, du Saule Blanc et de l'Isovalérianate de Quinine jointe à celle du Phényl-éthyl-malonylurée.INDICATIONS : Arythmie, instabilité cardiaque, extrasystoles, troubles dus aux spasmes vasculaires de l'hypertension, angine de poitrine, etc.ÉCHANTILLONS ET LITTÉRATURE Importations Européennes Ltée 637, rue Craig ouest MONTRÉAL Tél.LA.0315 XLVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 simple sûr sans danger Echantillons & Littérature ~ABORATDIRES GÉNÉVRIER 2 Rue du Débarcadère PARIS.J.Edde, Limitée, New Birks Bldg., Montréal, Agent général pour le Canada.A VOTRE DISPOSITION Votre banque n'est pas seulement votre caissière et la dépositaire de vos capitaux d'épargne.Elle est en état de vous rendre d'autres services.Vos occupations et vos préoccupations d\u2019ordre professionnel ne vous laissent guère le loisir de vous documenter au jour le jour sur les questions d\u2019affaires.Vous n\u2019en êtes pas moins tenu, à l'occasion, de résoudre certains problèmes financiers qui mettent en jeu vos intérêts.Recourez donc avec confiance au gérant de votre banque dont les avis désintéressés vous seront souvent utiles.BANQUE GANADIENNE NATIONALE Toutes opérations de banque et de placement 553 bureaux au Canada Filiale à Paris Banque Canadienne Nationale (France) 37, rue de Caumartin at éternité pee CEE L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 765 Hypertension artérielle surrénalienne ?\u2014 Georges HEBERT.Mademoiselle D.L., 32 ans, modiste, est hospitalisée le 9 mars 1937.Le 23 février, à 3 heures du matin elle est réveillée par une très violente céphalés.Environ une heure plus tard, elle présente un engourdissement et une extrême faiblesse de son membre inférieur droit.Cette sensation ne dure que quelques secondes, mais se répète peu après au membre supérieur droit, puis, elle a l'impression que la moitié droite de sa figure est engourdie en même temps qu\u2019elle ne peut trouver le sens des mots pour s\u2019exprimer.A cinq heures, elle vomit.Sa céphalée diminue.Toute la journée, cependant, elle vomit ce qu\u2019elle ingère.La nuit du 24 et du 25 sont analogues à celle du 23.À partir du 26, et pendant la semaine qui suit, la malade est encore réveillée la nuit par une céphalée intens: mais ses engourdissements ne réapparaissent pas.Pendant le jour, pas de céphalée.Antécédents personnels: Dans les antécédents personnels de cette ma- lada on note une rougeole et une diphtérie en bas Âge ainsi que des suppurations osseuses multiples à 18 mois.Il y a trois ans, sa tension artérielle, étant prise par hasard, on lui dit qu\u2019elle est à 200.Ne ressentant aucun malaise, elle n\u2019y prête pas attention; mais, un an plus tard, elle accuse des céphalées subites, à répétion, qui ne durent jamais plus de 15 minutes, et qui sont souvent suivies de vomissements.Ces crises durent de dix à quinze jours.Puis tout rentre dans l\u2019ordre pour plusieurs semaines et quelquefois plusieurs mois.Depuis un an, crises analogues mais plus longues.Antécédents héréditaires: Rien, sauf que son père est mort de tuberculose.Au point de vue gynécologique: Règles normales depuis sa puberté à 14 ans.Examen objectif: Léger œdème des paupières, Irrégularité pupillaire, pyorrhéz alvéolo-dentaire, amygdales erytiques.Cœur: Tachycardie régulière.Choc violent de la pointe.Pointe dans le 5e espace.Pas de souffle aortique.Poumons et abdomen: nil.Membres: Pas d\u2019œdème des malléoles.Réflexes normaux.La tension artérielle est à 278 (elle variera entre ce chiffre et 250 152 150) Examens de laboratoire: Urines: traces d\u2019albumine; Dosages quotidiens : entre 1100 ce.et 1700 cc.Sang: Glucose: 1 gramme 08 (le 12-3-37).Urée: 0 gramme 41 (?\u201d \u201d 7), 0 » 26 (\u201d 19-3-37).0 » 27 (\u201d 22-3-37).B.W.: négatif.Constante d\u2019Ambard .0.129.PS P.60% (par voie intra-veineuse) après 70 minutes.(1) Service du Professeur LeSage. \"66 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 Remarques: L'histoire de cette malade ressemble beaucoup à celle des hypertensions d\u2019origine surrénalienne.Au début, l'hypertension se caractérise par des paroxysmes de courte durée; elle devient ensuite permanente, s\u2019accompagnant de quelques poussées, d\u2019où spasmes cérébraux.Elle détermine secondairement des lésions rénales.Quel traitement devons-nous donner à cette malade ?Jusqu\u2019ici elle a été au repos et elle a reçu quelques séances de radiothérapie; elle n\u2019est pas améliorée.Splanchnicotomie ?Surrénalectomie ?Ulcère de la petite courbure.Résection en selle.Guérison.L.BLAGDON.Histoire du malade: G.B., âgé de 34 ans, est admis dans le service de Chirurgie de H.N.D.le 21 novembre 1936, souffrant de son estomac.Depuis 11 ans il se plaint de brûlements et de douleurs vives 1.30 heure à 2 heures après les repas.Ces crises étaient en grande partie soulagées par l\u2019ingestion d\u2019aliments ou de bicarbonate de soude.Depuis 3 ans les douleurs ont augmenté en intensité et en fréquence et il vomit souvent au moment des attaques.Ces vomissements le calment.Il à maigri ce dernier mois, Il n\u2019a jamais suivi de traitenient médical prolongé.Assez bon mangeur, il est très friand de pâtisseries.Grand buveur de boissons -gazeuses (surtout le Coca-Cola) et d\u2019alcool frelaté.Histoire de famille: Rien à noter.\u201c Examen: Azotémie, glycémie, etc, sont normales.Légère diminution des globules rouges.Urines normales.La pression révèle une douleur au creux épigastrique, en plein centre.L\u2019examen de l\u2019abdomen ne fournit aucun autre renseignement important.Les organes thoraciques sont normaux.Radiographie: Présence d\u2019une niche permanente sur la petite courbure, il existe une zone douloureuse à cet endroit.Le pylore et le duodénum paraissent normaux.L\u2019estomace se vide plutôt lentement.Diagnostic clinique, basé sur la radiographie: ulcère de la petite courbure.Traitement: Comme le malade refuse de suivre un traitement médical prolongé, nous décidons de l\u2019opérer.Préparation habituelle: sérums, vaceins, ete.Intervention le 28 novembre.Anesthésie locale et cyclopropane.Incision paramédiane.On trouve facilement un ulcère calleux avec réaction inflammatoire, à trois travers de doigt au-dessus du pylore.Comme le pylore et le duodénum sont d'apparence normale, nous nous contentons de réséquer en selle (technique de Pauchet) l\u2019ulcère ci-dessus mentionné, sans gastro-entéros- tomie.L\u2019exploration du foie et des voies biliaires ne présente rien de pathologique.Fermeture de la paroi sans drainage.La pièce est envoyée au laboratoire.SUSU SPUN SUPORTE CE lh ATTA = i a Tt A L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 SÉDATIF DU SYSTÈME NEURO - VÉGÉTATIF PASSIFLORE JUSQUIAME CRATAEGUS \u201cASSOCIATION SYNERGIQUE : HYPERACTIVE nT ABORATOIRES LICARDY 38 8° BOURDON _ NEUILLY- PARIS NEN gents pour le Canada: VINANT Limitée - 533, Rue Bonsecours, MONTREAL THERAPEUTIQUE ANTALGIQUE TRAITEMENT IODÉ HUILE IODEE A 40% 540 MILLIGr d'IODE par CC.\"® À GUERBETaCie LAFAY 22.RUE DU LANDY STOUEN _ PARIS TENEBRYL GUERBET (Di-iodo-méthane sulfonate de sodium) (68,6% d'iode) Moyen de contraste pour Urographie Intraveineuse LABORATOIRES A.GUERBET & CIE - PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTREAL. XLVIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 STERILISATION EFFICACE AUTOMATIQUE ECONOMIQUE POUR MEDECINS ET HOPITAUX « Les Stérilisateurs CASTLE vous assurent I une stérilisation parfaite sans qu\u2019il vous soit nécessaire de les surveiller constamment.Installez un CASTLE \u201cFull Automatic\u201d entièrement automatique.Ils ne sont jamais en bas du point bouillant.Ils maintiendront le degré de stérilisation sans qu\u2019il soit nécessaire de tourner av- cune clef.Vous ne pouvez endommager le Stérilisateur par négligence.La bouilloire est en bronze coulé d'un seul morceau.WILMOT CASTLE COMPANY Rochester, N.Y.\u201cCASTLE\u201d CASGRAIN & CHARBONNEAU LIMITEE, MONTREAL Représentants Exclusifs Permettez-nous de vous tenir au courant des améliorations apportées a la stérilisation moderne.Appareillage a Rayons-X et d\u2019Electricité Médicale de WESTINGHOUSE X-RAY CO.INC.80) se ore Générateurs a Thérapie Profonde 200-400 K.V.Générateurs Combinés ( Diagnostique - Thérapie ) Générateurs à Diagnostique (Haut Milliampérage) Générateur à Diagnostique (Condensateurs) Générateurs à Diagnostique pour Praticien Tables à Rayons-X (modèles de tous genres) Fluoroscopes verticaux.Stéréoscope Civiere Radiographique Spéciale Appareils à Haute-Fréquence Escamoteurs de Cassettes Ampoules à Rayons-X Electro-Cardiographe Accessoires.\u2014\u2014o(0e-\u2014\u2014 WwW Westinghouse X-Ray Littérature descriptive gracieusement fournie [ASGRAIN & [HARBONNEAU Représentants Exclusifs LAncaster 3292 MONTREAL 30 est, rue St-Paul L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 #67 Suites post-opératoires sans incidents sérieux.Le patient quitte l\u2019hôpital un mois après son admission.Nous l'avons revu dernièrement, il ne souffre plus et il mange et digère bien.Laboratoire: Le Docteur Simard a fait le rapport suivant au sujet de la pièce enlevée.«La paroi de l'estomac présente um ulcère calleux dont le fond atteint le plan profond des musculeuses.Les nerfs sont hyperplasiés et quelques artères présentent des lésions d\u2019endartérite oblitérante.La muqueuse gastrique de chaque côté de l\u2019ulcère est atrophique et en réaction inflammatoire chronique.» Considérations : La plupart des chirurgiens sont aujourd\u2019hui d\u2019accord sur un point concernant la chirurgie gastro-duodénale.C\u2019est qu\u2019il faut traiter les ulcères gastriques proprement dits par la résection (gastrectomie large de préférence) et réserver la simple gastro-entérostomie pour les ulcères compliqués du duodénum ou comme opération palliative dans les cancers inopérables.Nous n\u2019avons fait qu\u2019une simple résection partielle de la petite courbure dans la zone cont>nant l'ulcère, chez notre malade; le résultat immédiat est très bon mais nous réservons notre pronostic quant au résultat éloigné.Nous nous proposons du reste de suivre G.B.et de vous le présenter plus tard, si toutefois il vous intéresse.La gastrite qui accompagne l\u2019ulcère est-elle primaire ou secondaire ?Préparation des malades aux anesthésiques.\u2014 Rémus LAURENDEAU.Depuis quelques années l\u2019anesthésie a réalisé de très grands progrès; de nouveaux anesthésiques ont été découverts, des procédés plus efficaces d\u2019administration, employés.Les développements obtenus dans ce domaine ont nécessairement imposé une médication spéciale pour la préparation des malades à ces anesthésies variées.Des méthodes extrêmes ont été préconisées, expérimentées.Certains anesthésistes administraient des narcotiques, mais à doses très minimes, employant, immédiatement avant l\u2019intervention chirurgicale, la morphine à la dose de 1/8 ou 1/6 de grain.D'autres, au contraire, pendant les 24 ou 36 heures précédant l\u2019opération.administraient des doses massives de stupéfiants, dans le but d\u2019obtenir une narcose pré-anesthésique qui rendait le malade inconscient, somnolent et procurait cet état que Iles Américains appellent le «twilight sleep».Entre ces deux méthodes opposées de préparation, il y a celle courante aujourd\u2019hui, dont on doit sa servir dans la majorité des cas et qui consiste en une médication pré-anesthésique cfficace, suffisante.La médication que l\u2019on conseille pour les différents anesthésiques ne s'applique qu\u2019aux malades dont l\u2019état général est bon et ne comprend pas les cas particuliers qui peuvent nécessiter une préparation spéciale.Préparation générale.Le soir précédant l'opération, le malade doit passer une nuit calme et dormir.Un hypnotique est toujours recommandé: ortal, nembutal, soneryl, à des doses variant suivant la nervosité ou l\u2019émotivité du malade. 768 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 Le matin même de l'opération, deux heures avant l'intervention, il est fortement conseillé, pour le chloroforme excepté, d\u2019administrer un stimulant : sparto-camphre, caféine, strychnine, Préparation pour chaque anesthésique: Ether: Une demi-heure avant l'opération: Marphine 1/4 grain; Atropine 1/150 grain.Chloroforme: stimulant avant de monter à la salle d\u2019opération.Strychnine: 1/30 ou 1/60 grain.Chloroforme-éther: même préparation que pour le chloroforme.Protoæyde d\u2019azote: H.M.C.1/4 grain; Atropine 1/150 grain.Nous ajoutons l\u2019atropine, car souvent au protoxyde d'azote il faut associer l\u2019éther.Cyclo-propane: HM.C.1/4 orn.a » Rachidienne: Nupercaine à 1/1500.H.M.C.1/8.Sur la table d\u2019opération immédiatement avant l\u2019injection rachidienne, nous donnons 1 ce.d\u2019éphédrine, nous répétons l\u2019injection de la même quantité d\u2019éphédrine immédiatement après l\u2019injection rachidienne.Avertine: Aucun stupéfiant.Nous n\u2019employons l\u2019avertine que comme anesthésique basal et non comme anesthésique général.Nous la donnons à la dose de 80 milligrammes par kilogramme de poids du corps.Nous l\u2019associons toujours au protoxyde d\u2019arote, au cyclo-propane ou à l\u2019éther.Conclusion : Pour le confort des malades, avant et après l\u2019intervention, pour la simplification de la tâche du chirurgien pendant l\u2019intervention, une médication pré-anesthésique suffisante, adéquate est une des conditions essentielles à tout acte opératoire.Le jeudi 20 mai 1937 Réticulo-sarcome de la base de la langue.\u2014 Albéric MARIN.Madame J.B., 53 ans.Cette malade a été présentée à la réunion du mois dernier par le Docteur Bernier dans le but d'attirer l\u2019attention sur l\u2019intérêt anatomo-pathologique de la lésion.Nous rappelons brièvement son histoire: Tuméfactions ganglionnaires aux deux régions latéro-cervicales ayant débuté en octobre 1935.Curage ganglionnaire en mars 1936.T\u2019examen anatomo-pathologique y trouve un réticulo-sarcome.Radiothérapie profonde post-opératoire en mars ct en avril 1936.En janvier 1937, apparition à la base de la langue, du côté gauche, de végétations qui en quelques semaines atteignent le volume d\u2019une olive; lésion rouge, granuleuse qui donne l\u2019aspect d\u2019une amygdale.Une radiumpuncture fut faite le 22 février 1937: 3 aiguilles (à paroi de platine) de 2 milligrammes, de radium-élément, laissées en place cinq jours.La tumeur a presque totalement fondu en un mois, mais comme il subsiste quelques granulations suspectes du côté de la loge amygdalisnne, la a if Oise eter PE a ra L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 XLIX UAND les nerfs sont irrités, que le sommeil paraît impossible, calmez votre malade avec le sédatif proéminent, le tonique calmant, ELIXIR GABAIL.Ne contient pas de barbital.Son efficacité est due à l\u2019extrait de Valériane et à l\u2019acide valérianique combinés, auxquels on a enlevé l\u2019odeur et la saveur répugnante sans en affaiblir les propriétés curatives.ELIXIR GABAIL VALÉRO-BROMURÉ Littérature et échantillon de: L\u2019ANGLO-FRENCH DRUG CIE, 354 Sainte-Catherine Est, MONTREAL a 2 Er L L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 L'ULTRATHERM \u201cSIEMENS\u201d Appareil à ondes ultra-courtes de 6 mètres.Puissance garantie dans le circuit d'application de 350 Watts pour tous les modes de traitement.Traitements faciles avec bras porte-électrodes.Borne spéciale pour effectuer l'électro-chirurgie et la coagulation.Plus de 6,000 ULTRATHERM vendus depuis la découverte de la thérapie à ondes courtes.SIEMENS-REINIGER (Canada) LIMITED Dominion Square Building MONTREAL L'UNION MÉépIiCALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 769 malade est actuellement soumise à la radiothérapie profonde (porte d\u2019entrée angulo-maxillaire).: Cette malade est présentée pour montrer la haute radio-sensibilité de ce réticulo-sarcome.A propos de résection transurétrale.\u2014 Paul BOURGEOIS.1.D.L., 66 ans, entre dans le Service d\u2019Urologie, le ler décembre 1936, pour rétention d\u2019urine complète.Diagnostic: Hypertrophie de la prostate et calcul vésical énorme secondaire.11-12-36 Cystostomie, extraction du calcul.Dans les jours qui suivent, le malade nous fait une crise de lypothymie avec douleur thoracique très vive, que nous attribuons à une embolie septique.Le lendemain, le malade présente une phlébite de la jambe gauche.15-2-37 L\u2019état général du malade étant redevenu satisfaisant, sous anesthésie rachidienne à la Nupercaïne, nous pratiquons une résection transurétrale de la prostate; nous réussissons à creuser une tranchée qui nous semble satisfaisante malgré le volume de la prostate au toucher rectal.17-2-37 Le tube de cystostomie et la sonde urétrale sont enlevés.Le malade urine toute la journée.5-3-37 La rétention contrôlée depuis plusieurs jours est nulle.Le malade urine facilement.2.P.T., 80 ans, entre en chambre S.P., le 12-2-37, pour rétention complète.Diagnostic: Cancer de la prostate très dur, infiltrant une grande partie du bassin, sonde à demeure pendant les examens préliminaires.25-2-37 Résection transurétrale au protoxyde.Environ 15 grammes de tissu sont réséqués.27-2-37 La sonde urétrale est enlevée de 8 heures du matin à 4 heures de l\u2019après- midi.Le malade n'urine pas seul.Au bout de six jours nous décidons de ne plus mettre de sonde pour la nuit et le malade se met à uriner seul.Congé le 7 mars 1937.Le malade urine toutes les 3 ou 4 heures.3.C.B., 78 ans, en chambre S.P., le 9-3-37 pour rétention complète.Diagnostic: Cancer de la prostate envahissant presque tout le bassin.17-3-37 Résection transurétrale à la mixture.19-3-37 La sondz est enlevée, le malade urine toutes les 4 heures le jour, toutes les 3 heures la nuit. v0 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 La rétention contrôlée à plusieurs reprises est de 30 cc.Congé le 27 mars, 10 jours après la résection.Conclusion : 1° La résection transurétrale de la prostate est une intervention qui rend de grands services.2° Elle est la méthode de choix pour 12 cancer de la prostate.Le traitement palliatif devenant de plus en plus la règle et la résection ne peut se comparer comme confort avec la cystostomie définitive.3° C\u2019est une intervention qui ne semble pas du tout choquante.4° Bien qu\u2019elle soit souvent plus difficile à réaliser que la prostatectomie sus-pubienne, les résultats que nous avons obtenus à date nous satisfont grandement.5° Nous ne croyons pas que tous les cas d\u2019hypertrophie de la prostate relèvent de la résection; les cas les plus favorables sont les cancers, les hypertrophies de la lèvre postérieure et les lobes médians.6° Nous sommes convaineus que les malades doivent être bien préparés, au moins autant que pour une sus-pubienne.Ichtyose et kératose pilaires par hypothyroïdie.Amélioration par opothérapie thyroïdienne.\u2014 Emile MENARD.Monsieur T.W., 45 ans \u2014 gérant \u2014 67 3/4 pouces, 133 livres.Début il y a 4 ans.Prurit aux avant-bras, aux jambes.Peau sèche, desquamation sèche (Ichtyose).Même lésion à l\u2019abdomen et au bassin.Kératose pilaire aux cuisses et aux bras.Streptococcie cutanée à la face.Histoire du malade: Pneumonie à l\u2019âge de 16 ans, affection pulmonaire étiquetée « Bronchite » (2 mois alité).Influenza en 1918.Marié à 25 ans, femme vivante, anémiée \u2014 4 enfants vivants anémiés ayant peau normale.Un enfant mort à 10 ans de pneumonie.Malade durant 10 jours.Histoire de famille: Père mort à 85 ans.Mère morte à 83 ans.\u2014 4 frères vivants, bonne santé.Un frère mort en bas âge.Aucun des membres de la famille n\u2019a souffert des troubles présentés par ce malade.Examen: Cuir chevelu, peau sèche et légèrement squameuse.Mêmes troubles à la face.Céphalée améliorée par le port des verres.Petit goître, kystique à l\u2019isthme.Léger tremblement.Nérvosisme, irritabilité, bégaiement.Sommeil normal.Toux sèche la nuit et le matin; ne crache pas et ne transpire pas la nuit.Hypothermie.Poumons \u2014 Sommets mal ventilés mais pas de bruits adventices.T.À.90/60.Cœur: légèrement hypertrophié mais pas de souffle et pas de bruit de galop.Laboratoire et Rayons X: Image thoracique normale sauf que les sommets ne s\u2019éclairent pas bien à la toux.Graphie \u2014 Sommets gris avec taches.Rétraction costale inférieure de chaque côté.Exagération de la visibilité de la trame aux deux plages avec péribolulité et tramine floue.Taches calcifiées aux hiles.Aspect particulier du cœur.Urines: Normales.Métabolisme basal: 19.Crachats: absence de bacilles de Koch. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 HISTID Au point de vue thérapeutique les propriétés caractéristiques sont: 1° L'action analgésique de l'histidine, due à son affinité neurotrope.2° La retrogradation des déformations anatomiques des muqueuses atteintes, constatée à l\u2019aide des rayons X.L\u2019histidine semble donc jouer un rôle dans la régénération des tissus ne fonc- @ tionnant plus.Sous la désignation HISTIDIN - IFAH nous vendons une solution à 4% de chlorhydrate d\u2019histidine en ampoules de 5 cm\u2019 pour injections intramusculaires et intraveineuses.INDICATIONS: Ulcus ventriculi et duodeni, notamment dans les cas récents.Dans le cas d\u2019ulcères chroniques, récidivants, avec des adhésions péri- gastriques et périduodénales on constate une amélioration.DOSES: 5 cm\u2019 par jour par voie intramusculaire ou intraveineuse.En tout 18 à 25 injections.Il y a avantage à répéter les injections après 6 semaines ou trois mois, pour consolider la guérison.PRESENTATION: 5 et 20 ampoules à 5 cm\u2019.\u201c IFAH \", G.m.b.H.Hambourg 21 (Allemagne) 56 Humboldstrasse Renseignements fournis sur demande: \u201c IFAH \u201d, Pharm.Products \u2014 (W.E.Ranniger) MArquette 9824 1231 ouest, rue Ste-Catherine, - - - Montréal, Qué.LI LII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 Procurent économiquement une Les Lithines d Te D'G us Le L n et de régime Alcaline - Lithinée-Pétillante - Digestive Indications: ACIDE URIQUE, GOUTTE, MALADIES DU FOIE, VESSIE, PEAU, ESTOMAC, INTESTIN Une boîte de Lithinés contient 12 paquets suffisants pour 12 grosses bouteilles d\u2019un litre Magnésie du Dr Gustin MAGNÉSIE LOURDE, ASSIMILABLE Magnésie active calcinée.Ni goût, ni odeur, se dissout facilement dans l\u2019eau.Dose laxative: une cuillerée à thé.Dose purgative: une cuillerée à soupe.très bonne Eau de table PRODUITS FRANÇAIS LA CIE CANADIENNE DES AGENCES MODERNES 6614, DeLORIMIER DOllard 1355 MONTRÉAL LAIT DE BEURRE \u201cSANTÉINE\u201d Se recommande comme antiseptique dans les maladies de l\u2019intestin, particulièrement l\u2019entérite, à cause de sa richesse en ferments lactiques.Breuvage idéal comme article de consommation courante d\u2019une grande valeur tonique.Le secret d\u2019être heureuse, D'avosr bonne mine, Et de vivre vieuæ, (\"eat le lait \u2018\u201cBantéine\u201d.LIMITÉE L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 \"71 Diagnostic clinique: Hyperthyroïdie avec ichtyose \u2014 kératite pilaire et streptococcie cutanée.Traitement: Emplets d\u2019Extraits Thyroïdiens gr 1/2 - 3 fois par jour.Aucun topique.Amélioration de l\u2019état général et nettoyage complet de la peau qui reprend son aspect normal.Récidive dans les jours qui suivent la cessation du traitement.Syndrome de Kummel-Verneuil.\u2014 Jean TREMBLAY.Il y a quelques jours, Monsieur A.C., âgé de 37 ans, se présente à l\u2019hôpital pour douleurs lombaires.Il souffre depuis longtemps et depuis quelque temps il s\u2019apercoit que sa colonne vertébrale s\u2019infléchit; on lui a même proposé de lui faire un corset de redressement.L\u2019interrogatoire nous apprend que le patient a fait une chute d\u2019une trentaine de pieds de hauteur sur la région dorsale il y a 14 ans.À ce moment le patient a passé trois semaines au lit à l\u2019hôpital.Le patient a été bien durant quelque temps, il a travaillé puis il a recommencé à souffrir de son dos.Ces derniers temps, ses douleurs ont augmenté, il a dû cesser son travail et sa colonne vertébrale se courbe.A l\u2019examen, on note un redressement de la lordose lombaire avec douleur en un point fixe vers la lére lombaire.Rayons X: «La première lombaire de profil présente une diminution de sa hauteur à sa partie antérieure rappelant l\u2019aspect du Kummel-Verneuil.» Dr Laquarrière.Nous sommes en présenca d\u2019un syndrome de Kummel-Verneuil.p y C\u2019est un syndrome qui succède à des traumatismes du rachis.C\u2019est une spondylite traumatique.Il y à trois phases à considérer : 1° Le traumatisme du rachis plus ou moins important.2° Intervalle libre, bien-être relatif, quelquefois assez long.3° Difformité progressive et tardive du rachis, cyphose et scoliose avec réapparition des douleurs.L\u2019évolution en ces trois stades est caractérisque du Kummel-Verneuil.Les données de la pathogénie sont complexes, mais il semble établi qu\u2019il faut admettre une fracture initiale.Schorml a trouvé des fractures trabéculaires des corps vertébraux et des fractures étoilées de la corticale supérieure ainsi que des hémorragies intra-osseuses à des autopsies faites 15 jours après le traumatisme tandis que les R.X.ne montraient aucune lésion osseuse.Pour Schorml: «par suite du traumatisme sous l\u2019effet de la pression brusque du disque, la corticale du bord supérieur ou inférieur du corps vertébral se fissure: c\u2019est le premier stade de douleur; puis la corticale comprimée revient en place en raison de son élasticité: c\u2019est le stade d\u2019intervalle libre.Enfin, le disque et spécialement le nucléus pulposus du fait de sa tension tend à faire hernie dans l\u2019os spongieux.Au contact de cette masse cartilagineuse l\u2019os se raréfie; le processus de destruction osseuse ne s\u2019arrête 772 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 que lorsque l\u2019organisme peut édifier autour des hernies cartilagineuses une barrière fibreuse de défense.» Pour Leriche, la Maladie de Kummel n\u2019est qu\u2019un cas particulier des ostéoporoses post-traumatiques par hyperémie.Tout traumatisme au point de vue histologique s\u2019inscrit habituellement dans le sens de la vaso-dilatation active.« Toute vaso-dilatation active, en même temps qu\u2019elle modifie notamment la nutrition et l\u2019état du tissu conjonctif à son niveau produit de la raréfaction osseuse.» Après la résorption osseuse causée par l\u2019hyperémie il se produit une mutation calcique et l\u2019ossification succède à la raréfaction osseuse, ossification plus ou moins rapide, suivant l\u2019état du tissu conjonctif voisin.Au rachis où le tissu conjonctif est dense et les conditions circulatoires défectueuses, la formation d\u2019os est lente.Froelich et Mouchet concluent que la lésion primitive est une fracture anatomique ou histologique d\u2019une ou plusieurs vertèbres, que le mécanisme du ramollissement consiste dans une décalcification de l\u2019os; qu\u2019il est provoqué par une irritation du col et par des troubles trophiques dus à l\u2019absence d\u2019immobilisation.Au point de vue anatomo-pathologique, la vertèbre s\u2019affaisse en coin antérieur et Froelich et Mouchet disent: «il ressort de tout ce que l\u2019anatomie pathologique vraie ou radiographique nous a enseigné, que la maladie de Kummel est toujours une conséquence d\u2019une fracture évidente ou méconnue, corticale ou seulement spongieuse du corps vertébral.» Traitement: Au début de l\u2019affection on avait l\u2019habitude de faire porter des corsets plâtrés renouvelés tous les 4 mois durant 2 ans.Mais après ce laps de temps, le patient habitué à être soutenu demandait des corsets en celluloid pour accomplir des travaux pénibles et se croyait invalide.Les chirurgiens allemands et suisses ont modifié ce traitement.Tout traumatisme un peu important de la colonne vertébrale est radiographié et le blessé est confié au lit avec des rouleaux et des sangles sous le rachis pour prévenir les déformations.Le malade se lève au bout de 8 à 9 semaines sans corset.Le malade se livre à un certain travail.Tous les mois: radiographie.Lorsque l\u2019on constate que la densité du corps vertébral lésé est revenue À sa normale ou que des ossifications périphériques de soutien se sont formées, le blessé est considéré comme consolidé et sa pension est liquidée.En agissant ainsi, on a obtenu des guérisons complètes dans 80 p.100 des cas, mais seulement après 2, 5 et 9 ans.Certains auteurs préconisent la greffe osseuse même à la période de début Mixter et Wilson, Tavernier, Leriche.A la troisième période de la maladie comme chez notre malade, il n\u2019y a que la greffe osseuse à envisager.Dans les premiers stades de la maladie on doit tenter le repos au lit, les corsets; si ces traitements sont employés au début, il est probable que la maladie se produirait rarement.Hernie inguinale étranglée à contenu tubo-ovarien.\u2014 Paul CAUMARTIN.Histoire de la malade: Fillette âgée de 15 ans, réglée à 13 ans.Règles régulières \u2014 non douloureuses, dit avoir une petite tumeur dans la région inguinale depuis l\u2019enfance.Le 6 mars, la tumeur a triplé de volume, est L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 LIII \u201c\u201cCertaines gens croient que tu es presque humain\u2014\" \u201cSi je l\u2019étais, je fumerais à l\u2019instant même une Sweet Caporal !\u201d\u201d CIGARETTES SWEET CAPORAL \u201cLa forme la plus pure sous laquelle le tabac peut étre fumé\u201d\u2014 Lancet LIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 Of UA LUEEX e Bliminé par les Brenches, ele \u201c Lacto-Crrosote Famel* e détermine un processus inflame matoire saimjile, qui fait réagir cet MATIN, MIDI «& SOIR e organe conte Le catarrhe cronique.» une cuillerée à soupe de FERRAND.LL fd \u2014\u2014 ee =\u2014 = I Echantillons gratuits sur simf'* demande adressée à P.FAMEL, fabricants de Produits Pharmaceuhiqu s, PARIS (20°), 20-22, Rue des Orteaux Dépôt général pour le Canada: ROUGIER Frères, 350, rue Le Moyne, à Montréal.Dernière Création de la Prothèse Prodige de la mécanique moderne.Une jambe artificielle en métal, presque \u2018\u2018naturelle\u2019\u2019 grâce à son articulation sur billes du genou et de la cheville.Plus solide et plus légère que les appareils de prothèse en bois, fibre ou cuir.: .TI Cuissard et molletiére parfaitement moulés \u2014 1 IN Pièces de rechange uniformes \u2014 Pas de rivets DUCKETT criards \u2014 Forme gracieuse ; 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l\u2019autre est une trompe à paroi très fortement œdémateuse avec stase lymphatique.: Diagnostic: Hernie étranglée, avec épiplocèle probable.Considérations : Opération: Incision ilio-inguinale; ouverture du sac qui contient un peu de liquide sanguinolent et une masse noirâtre, sphérique, du volume d\u2019une mandarine; tumeur fluctuante, tenant à un pédicule très vascularisé qui plongeait dans l\u2019abdomen sur la paroi du bassin.A côté de la masse noirâtre l\u2019on découvre une masse charnue plutôt rouge \u2014 œdématiée avec un pavillon frangé.\u2014 En tirant sur le pédicule le fond du cœcum apparaît dans l\u2019ouverture avec l\u2019appendice, gros, rouge, légèrement tendu.Ablation de l\u2019appendice \u2014 au thermocautère.Enfouissement de la base de l\u2019appendice.Ligature du pédicule tubo-ovarien \u2014 ablation de la trompe et de l\u2019ovaire \u2014 fermeture de la paroi.Syndrome neuro-anémique.\u2014 Jean SAUCIER.Anamnèse résumée: Malade âgée de 51 ans; 10 enfants vivants en b.s.; pas de f.e.; dernières règles en octobre 1936.Antécédents personnels, par ailleurs, sans intérêt.Rien à noter de saillant chez les ascendants.Maladie actuelle: La maladie actuelle remonte en réalité à février 1935 alors que la malade se fit traiter par le Dr Ernest Gariépy qui lui fit prendre du foie de veau per os.À ce moment, la malade n\u2019avait aucun signe d\u2019atteinte nerveuse.Elle était simplement fatiguée et anémiée.Elle s\u2019améliora rapidement sous l\u2019influence de la thérapeutique hépatique, puis, elle cessa de se faire traiter.L\u2019épisode neurologique débuta en octobre dernier par l\u2019installation progressive d\u2019engourdissements au niveau des membres inférieurs, puis de faiblesse progressive de ces mêmes membres allant jusqu\u2019à l\u2019impossibilité de marcher et de se tenir debout.(Fin janvier).Nous ne la vîmes qu'au début de mars.La malade nous redit alors la marche des évènements et ajouta qu\u2019elle ne se plaignit jamais d\u2019ennuis similaires aux membres supérieurs et qu\u2019elle n\u2019eût jamais de douleurs.Les troubles sphinctériens furent à peu près nuls: un peu de rétention urinaire, un seul jour, lors de son arrivée à l'hôpital.Subjectivement, enfin, le membre inférieur droit est plus faible que le gauche.4 l\u2019examen: Notre examen se résuma aux signes positifs relevés aux membres inférieurs, attendu que les membres supérieurs sont normaux à tous égards.Il en est de même des nerfs crâniens.La force musculaire \u2018est fort réduite bilatéralement, plus cependant à droite qu\u2019à gauche.Les réflexes vy4 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 tendineux sont vifs et le réflexe cutané plantaire est en extension bilatérale.Le sens des attitudes segmentaires est aboli aux orteils et aux chevilles; la sensibilité vibratoire est fortement émoussée aux deux pieds.La ponction lombaire n\u2019a rien ajouté au tableau; les épreuves manométriques sont normales.Le premier examen hématologique donnait 2,450,000 G.R., et le second en date du 19 mars: 3,450,000 G.R.L\u2019hémoglobine qui était de 45% la première fois fut de 75% la seconde.La répartition des leucocytes est normale.Il ne fut pas trouvé de G.R.nuclées, non plus d\u2019anisocytose et de poiokilocytose.° Considérations : L\u2019anamnèse, l\u2019examen clinique et hématologique orientent aisément le diagnostic.L\u2019atteinte combinée des faisceaux latéraux et postérieurs de la moëlle se rencontre très fréquemment, et les paresthésies initiales sont presque la règle.Il n\u2019y a vraiment pas d\u2019autres diagnostics à discuter.La thérapie est plus intéressante: chez cette malade nous avons mis en œuvre l\u2019extrait de foie injectable et le fer à hautes doses; nous alternons des cures de foie avec celles d\u2019extrait de muqueuse stomacale par la bouche.Nous avons montré cette malade parce qu\u2019elle représente la forme la plus usitée des syndromes neuro-anémiques, et parce que, peut-être, le praticien ne songe pas assez souvent À ces présentations assez spéciales des complications de l\u2019anémie à type pernicieux.Epithélioma du repli pharyngo-épiglottique traité par les radiations.Guérison apparente remontant à vingt-deux mois.\u2014 J.-N.ROY.Histoire du malade: Monsieur P.G., 68 ans, vient nous consulter au dispensaire de l\u2019hôpital Notre-Dame en mai 1935, pour une douleur spontanée à la gorge localisée à gauche et un peu de dysphagie.Antérieurement, il n\u2019a jamais souffert de cette région.Histoire de famille: Ce malade dit qu\u2019une de ses sœurs est morte de tuberculose.Rien autre chose à noter au point de vue héréditaire.Examen: Le rhino-pharynx est normal.À l\u2019examen de l\u2019exo-pharynx, nous observons une masse néoplasique semblant avoir eu, comme point de départ, le repli pharyngo-épliglottique, avec envahissement secondaire du sinus piriforme, du repli arythéno-épiglottique, et enfin de la vallécule du côté gauche.À certains endroits, la tumeur est ulcérée.L\u2019épiglotte est refoulée à droite.Bien que l\u2019arythénoïde gauche soit infiltré, il n\u2019existe pas de paralysie de la corde vocale, et l\u2019endo-larynx est absolument normal.Les ganglions sous-maxillaires et cervicaux ne sont pas hypertrophiés.En présence de cette tumeur nous faisons sous laryngoscopie directe une biopsie sur le repli pharyngo-épiglottique.Laboratoire: Le Dr L.-C.Simard précise qu\u2019«il s\u2019agit d\u2019un épithélio- ma malpighien à type des muqueuses envahissant le tissu conjonctif profond.Stroma abondant.Mitoses peu nombreuses.» Le Wassermann est négatif.Diagnostic: Epithélioma exo-laryngé.Traitement: Un cancer localisé à la région du repli pharyngo-épiglot- tique ne doit jamais être enlevé chirurgicalement après une pharyngotomie. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 LV IODALOSESGALBRUN- IODE PHYSIOLOGIQUE, SOLUBLE, ASSIMILABLE L'IODALOSE EsT La SEULE SOLUTION TITRÉE ou PEPTONIODE Combinaison directe et entièrement stable de l'Iode avec la Peptone DéCOUVERTE EN 4896 PAR E.GALBRUN, DOCTEUR EN itARMAGIE Communication au XIII Congrès international de Médecine, Paris 190 Remplace Iode et Iodures dans toutes leurs applications, sans Iodisme.Vingt gouttes IODALOSE agissent comme un gramme Iodure alcalin.Dosgs MOTERNES : Cinq à vingt gouttes pour Enfants ; dix à cinquante gouttes pour Acultes.Demander Brochure sur l'Iodothérapie physiologique oar /e Peptoniode LABORATOIRE GALBRUN,8 et 10 r.du Petit-Musc, Paris Dépôt général pour le Canada: ROUGIER Frères, 350, rue Le Moyne, à Montréal.a ae: Pig = BR re in SOLUTION ORGANIQUE TITREE DE FER ET DE MANGANESE Combinés à la Peptone & entièrement assimilables NE DONNE PAS DE CONSTIPATION ANEMIE: =~ CHLOROSE \u2014 DÉBILITÉ \u2014 CONVALESCENCE DOSES QUOTIDIENNES : 5 à 20 gouttes pour les enfants ; 30 Ae gouttes pour les Adultes Echanlillons et Littératwre : Laboratoire GA LBRUN, 8 et 10,2.du Potit-Uuse, PARIS.Dépôt général pour le Canada: ROUGIER Frères, 350, rue Le Moyne, à Montréal.UPROPRAZINE ÉLIMINE L'ACIDE URIQUE Pipérazine Héxaméthylenetétramine i Soufre colloidal à Formiate de lithine Goutte, rhumatisme, sciatique GRANULE EFFERVESCENT § BOUTEILLES DE 150 et 270 GRAMMES ÿ LABORATOIRE SPARTOL PARIS, FRANCE HERDT & CHARTON INC.2027, Ave McGill College, Montréal, Canada. 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après le mariage: irrégulières (toutes les 3 semaines et même quelquefois à intervalles de 15 jours) douloureuses et très abondantes; durée de 8 à 10 jours.Dernières règles: le 21 février 1937.Grossesses: 5 dont 4 accouchements à terme, une fausse couche de 2 mois lors de la deuxième grossesse.Deux enfants morts à la naissance; 2 enfants vivants en bonne santé.Les accouchements furent difficiles.(forceps).Dernier accouchement en 1935.(2 juin). v6 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 Histoire de la maladie actuelle: La malade se présente pour troubles abdominaux dont le début remonte au dernier accouchement en juin 1935.Les troubles étaient alors caractérisés par des alternances de fausse diarrhée et de constipation.Elle aurait constaté la présence de scybales, de glaires, de filaments de mucus dans ses selles.Elle se plaignait aussi de douleurs abdominales.Elle fut admise à Notre-Dame en médecine le 8 décembre 1935.Température 97°, pouls 80.L\u2019examen des urines a révélé la présence d\u2019acétone, des traces d\u2019albumine ainsi que des leucocytes et des cellules épithéliales.Glycémie: 1 gr 22.B.W.négatif.L\u2019examen objectif a révélé qu\u2019il existait de la douleur à la palpation du côlon ascendant et descendant.On ne pratiqua pas d\u2019examens ultérieurs et après un traitement comportant des médicaments sédatifs, la patiente fut renvoyée chez elle le 24 décembre 1935, soit après un séjour de 15 jours à l\u2019hôpital.Elle quitte l\u2019hôpital apparemment améliorée et le diagnostic posé fut: Colite chronique compliquée de constipation et de névropathie.La patiente fut réadmise à l\u2019hôpital dans le service du docteur Benoit ie 14 mars 1937.Elle a avoué que ses troubles n\u2019avaient pas regressé sensiblement depuis son départ de l\u2019hôpital.Au mois de janvier 1937, elle fit une grippe à la suite de laquelle ses troubles abdominaux se sont aggravés progressivement et elle fut obligée de rester au lit pendant les 8 jours qui ont précédé son entrée à l\u2019hôpital.Elle présentait toujours ses alternances de diarrhée et de constipation ainsi que des douleurs abdominales caractérisées par des coliques localisées à la région péri-ombilicale aux flancs et dans la fosse iliaque gauche.Ces douleurs étaient occasionnées par la collection de gaz intestinaux et disparaissaient à la suite de l\u2019évacuation de ces gaz.Les douleurs toujours assez fortes survenaient très fréquemment.Les selles présentaient des caractères variables.Elles étaient brunes lorsqu\u2019elles étaient solides.La fausse diarrhée était caractérisée par des selles verdâtres liquides avec des masses de scybales, des glaires et des filaments de mucus.La malade présentait de l\u2019anorexie et des nausées préprandiales.Elle n\u2019a jamais présenté de vomissements.Elle accuse de la diaphorèse nocturne abondante depuis le début de sa maladie, de l\u2019asthénie et elle a l\u2019impression d\u2019avoir maigri.Au point de vue du système génito-urinaire, elle présente une leucorrhée abondante avec dysménorrhée et ménorragie.Quant aux autres systèmes, rien de particulier à signaler.Examen objectif: Température 99°.Pouls 100.Resp.24.Teint pâle, asthénie marquée.Pannicule adipeux plutôt mince.Atonie des téguments, Muqueuses pâles.Léger sub-ictère des conjonctives.Pas de carie dentaire, ni maintenant, ni au cours des grossesses.Langue saburrale.Rien au cœur, aux poumons.Thyroïde normale.P.A.105/70. L\u2019U~xioN MEDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 LVII CREED à M EE a ace is RL MAMAN - JE CROIS QUE J'AI VU UN MICROBE! SAPRISTI.PETITE - VITE, COURS VOIR L'INSPECTEUR BORDEN! EN RÉALITÉ.i y a de nombreux inspecteurs et vétérinaires qui sont payés par Borden simplement pour rechercher les moindres causes de danger.Cela paraît extraordinaire, et cela l\u2019est \u2014 car les règlements de Borden sont très stricts.Ce sont tous ces soins, donnés du commencement jusqu\u2019à la fin, qui assurent cette qualité invariable du Lait Borden\u2019s St.Charles Evaporé Irradié.Ce lait est toujours fait avec du lait pur contenant toute sa crème \u2014le meilleur qu\u2019il soit possible de se procurer à la campagne.Des milliers de médecins écrivent \u201cBorden\u2019s\u201d quand ils prescrivent du lait évaporé irradié pour les bébés.Les médecins sont au courant des mesures de protection supplémentaires qui sont employées pour protéger tous les produits Borden \u2014 ce que beaucoup de mères ne savent pas.Si vous ne connaissez pas le Lait Borden's St.Charles Evaporé, non sucré, écrivez à: The Borden Company Limited, Yardley House, Toronto, Ontario, pour recevoir des échantillons et de la documentation professionnelle.cio 22 4 wt Fp a LVIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 La diète du Diabétique ALIMENTS DEPOURVUS D\u2019AMIDON Ç La farine caséinée de Listers est entièrement dépourvue d amidon.Sa pâte lève bien et sert à la confection de plats agréables.Une liste de recettes est fournie avec chaque boîte.Grande boîte pour 30 cuissons Petite boîte pour 15 cuissons $4.85 $2.75 En vente chez tous les pharmaciens ou directement chez LISTERS Limited Huntingdon, Quebec CANADA ii \u2014 PAVERAL reste toujours un médicament de choix pour le traitement scientifique de la COQUELUCHE Le Pavéral est journellement prescrit avec succès pour les cas de coqueluche et des toux Coqueluchoïdes.Ne cause ni intolérance, ni complication.Littérature sur demande Agents : CANADA DRUG COMPANY Pharmaciens en Gros 857, rue Saint-Maurice, - - - MONTREAL in 2 TY L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 7 Hypertrichose du bas ventre.La distribution pileuse est du type masculin avec poils qui remontent jusqu\u2019à l\u2019ombilic.(Signe de déficience génitale).Abdomen: Paroi flasque avec un peu de défense à la palpation.Sensibilité de tout l\u2019abdomen.Douleur franche dans les fosses iliaques.On sent une tuméfaction de forme irrégulière dans la fosse iliaque droite.Cette masse qui se délimite assez facilement, a un diamètre d\u2019à peu près 10 centimètres.Le côlon descendant est bien palpable, surtout à sa partie inférieure qui nous paraît ectasiée.La palpation de cette région est douloureuse.Toucher rectal: Présence de marisques.On réveille une douleur aiguë à droite.Examen gynécologique: Vulve suffisante avec écoulement purulent.Col: gros, mou, granuleux, déchiré transversalement, entr\u2019ouvert jusqu'à l\u2019anneau interne, mobile, douloureux.Corps utérin: augmenté de volume, dur, semble en rétroversion et refoulé à gauche.Légèrement mobile et douloureux.Cul-de-sac droit rempli par une masse douloureuse facilement délimitable par l\u2019examen bimanuel.Cette masse semble en continuité avec le cul-de-sac postérieur également rempli par une masse douloureuse.Cul-de-sac gauche douloureux.Membres: reflexes normaux.Systéme nerveux: Par de signes de névropathie.Examen de laboratoire.Urines: Traces d\u2019albumine.Quelques leucocytes.Sang: Azotémie 0 gr.42.Glucose 1 gr.08.Formule sanguine: Globules rouges 3,925,000 Globules blancs 7,000 Hémoglobine 60% Valeur glob.0.8% Polys-neutro.78% Grands monos.4% Lymphocytes 18% Radiologie: Lavement baryté.Dossier No.19583 16-3-37.Rapport: Le remplissage est relativement assez facile sans arrét, mais quelque peu douloureux à cause des coliques.Il n\u2019y a pas de points rétrécis ou déformés sauf une partie du sigmoïde qui présente un aspect un peu particulier.L\u2019évacuation immédiate est assez bonne.(Signé) D.Léonard, m.d.La malade fut transférée dans le service de gynécologie le 18 mars 1937, après consultation avec le Docteur Magnan.Le 24 avril, elle est repartie pour chez elle en excellente condition de santé, après avoir subi une hystérectomie pour annexite double et métrite.Considérations : Toute personne accusant des troubles de l\u2019estomac ou de l\u2019intestin doit être « routinièrement » examinée au point de vue génital.Chez la femme on trouvera assez souvent une affection quelconque de son utérus ou de ses annexes; chez l\u2019homme, une prostate modifiée dans son volume (cancer, hypertrophie, ete.) pouvant avoir des répercussions sur le wre L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 tractus digestif par le mécanisme des diverses relations d'ordre anatomique, neurologique, chimique ou par celui d\u2019autres facteurs accidentels ou étrangers qu\u2019il serait trop long d\u2019énumérer ici.La présente observation n\u2019a pour but que da démontrer de nouveau pour la millième et une fois, la nécessité d\u2019un examen physique complet.même quand il semble ne s\u2019agir que d'une lésion apparemmient banale de l'intestin (colite muqueuse) dont le diagnostic paraît s\u2019imposer par lui-même, sans plus d\u2019investigation.Le diagnostic de colite, pour être porté avec toute tranquillité de conscience, doit nécessairement s\u2019appuyer d\u2019abord sur l\u2019examen objectif des selles que, par un semblant de fausse pudeur on néglige très souvent; ensuite sur l\u2019examen microscopique, bactériologique et chimique qui traduiront les signes de l\u2019irritation colique, dont les différents aspects.suivant la nature de l\u2019irritation seraient ensuite mis en évidence par l\u2019examen radiologique (lavement ou repas baryté).Le toucher rectal et l\u2019examen vaginal ne devront jamais être omis qui révéleront au médecin, la présence au niveau du bassin de lésions diverses provoquant une constipation d\u2019ordre mécanique, aboutissant presque toujours à la colite.Le diagnostic de colite tout d\u2019abord posé n\u2019est donc trop souvent que le résultat d\u2019une affection éloignée dont le vrai diagnostic.par négligence habituellement, est laissé dans l\u2019ombre.Manifestations comitiales chez une malade en état d\u2019acidose.C.-E.GRIGNON.Madeleine C., 25 ans, nous est adressée le 3 décembre dernier par un confrère neurologiste; le diagnostic est épilepsie essentielle, on nous demande de lui donner une diète acidifiante.Antécédents héréditaires: Rien à noter.Antécédents personnels: Rien à noter.Histoire actuelle: La malade présente depuis sa puberté des crises comitiales se répétant S à 10 fois par jour, toujours plus fréquentes durant la phase pré-menstruelle.Tl s\u2019agit d\u2019abs-nce durant 20 à 30 secondes précédées d\u2019un aura toujours sensoriel.Les règles se succèdent régulières et sont un peu douloureuses au début.Examen physique: Tout à fait normal de même qu: l\u2019exploration en- docrienne.Examens de laboratoire: B.W.Négatif.Liquide céphalo-rachidien normal.Tension normale.Azotémie, glveémie normales.Avant d'administrer une diète acidifiante nous exigeons un bilan acido- basique qui à notre grande surprise donne le résultat suivant: Chlore plasmatique 3 gr.26 \u2014 0.87.Chlore gobulaire 2 gr.84.Réserve alcaline 38 vol.4.Ph.sanguin 7.12 Ph.urinaire 5.7. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 LIX xCYSTITE Amélioration rapide des symptômes.L'ingestion de Pyridium amène rapidement l'amélioration des symptômes d'alarme qui accompagnent la Cystite.Dans plusieurs cas on a même signalé que la durée du traitement en avait été raccourcie.À dose thérapeutique le Pyridium n'est pas toxique, ni irritant.L'emploi de la solution de Pyridium en irrigation ou comme applications topiques est un adjuvant précieux de la médication orale.PYRIDIUM Marque de commerce Mono-Hydrochlorure de Phénylazo-Alpha-Alpha-Diamino-Pyridine.MERCK & CO.Limited, Chimistes fabricants, MONTREAL, P.Q. LX L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 NA VITOL L'HUILE NATURELLE DE SQUIBB possède les avantages réunis de GRANDE EFFICACITE et d'ÉCONOMIE Le faible coût de médication, sans que soit sacrifiée la qualité ni l\u2019efficacité, est particulièrement important dans un supplément alimentaire que l\u2019on prend régulièrement.Navitol \u2014 mélange d'huiles de foie de poissons spécialement choisies, fortement raffinées, puissantes, est égale en efficacité à l\u2019huile de foie de flétan avec viostérol, mais coûte 40% de moins.Navito! fournit, par gramme, pas moins de 50,000 unités de Vitamine À et 10,000 unités de Vitamine D (unités internationales).Les Vitamines À et D s'y trouvent sous leur forme naturelle.Navitol est d\u2019emploi commode, a bon goût et est efficace à petites doses.Dix gouttes ou une capsule de 3-minim.fournissent 8,500 unités de Vitamine À et 1,700 unités de Vitamine D (unités internationales).ee ++ Pour imprimés, écrire au Professional Service Department, 36 Caledonia Road, Toronto, Ont.F-R:SQUIBB & SONS OF CANADA, Ltd.Fabricants de Produits Chimiques pour le Corps Médical depuis 1858 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 779 Nous tentons d\u2019alcaliniser le malade par les moyens suivants: 1° Régime: Protides .40 grammes.Lipides .20 \u201d Glucides .400 » Insuline V unités avant les repas.2° Hyposulfite de soude 10% c.c.LV., tous les jours pendant 20 jours.3° Bicarbonate de soude 10 grammes par jour per os.4° Citro-soda 1 c.à soupe 4 fois par jour.5° Régime déchloruré.Sous l\u2019influence de ces médications les divers éléments sanguins se sont modifiés comme suit : (a) (b) (e) (d) (e) Chlore Chlore Réserve plasmatique globuline alcaline Ph.sanguin Ph.urinaire 3 gr 12 2 gr 76 36-5 7-10 5.7 3 \u201d 19 2°\u201d 62 39-7 7-20 \u2014 59 3 \u201d 26 2 \u201d 98 34-7 7-17 6.50 3\u201d 12 2\u201d 91 32-8 7-20 6.20 3 \u201d 33 2°\u201d 80 31-9 7-14 6.10 3\u201d 62 2 \u201d 84 37-2 7-30 6.20 9 \u201d 08 3 \u201d 12 39-3 7-35 6.70 2 \u201d 76 35- 7-22 6.50 34-3 7-20 7.50 7.80 7.70 8.10 Entre temps quelques extraits glandu'aires: Antuitrin « C», Emmenon, ete, administrés durant la phase pré-menstruelle n\u2019ont apporté aucun soulagement.La malade quitte le service 1» 6 mars 1937, non améliorée.Elle nous revient le 21 avril présentant les mémes troubles.De nouveau nous faisons son bilan qui nous donne les résultats suivants.Chlore plasmatique 3 gr 33.Chlora globulaire 2 gr 98.Réserve alcaline 33 Vol.S.Ph.Sanguin 7.25.Ph.urinaire 6.8.Azote résiduel 0.149.Rapport de Maillard 6.78%.Calcium ionisé 18 milligrammes.Urines: Acétone; absence.En résumé, la malade présente un tableau d'acidose sanguine, sans cétose, avec un indice d\u2019imperfection uréogénique légèrement augmenté, et un calcium ionisé diminué.La galactosurie provoquée est normale.Commentaires : Il s\u2019agit d\u2019une acidose sans cétose, de cause inconnue.Nous posons à nos confrères de médecine le problème étiologique et thérapeutique de cette #80 L\u2019UnroN MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 acidose.Nous attirons l\u2019attention sur la diminution du cadeium ionisé sachant les vertus anstipasmodiques du calcium, sa diminution chez une malade présentant des crises à allures comitiales peut nous amener à des spéculations assez intéressantes.A nos confrères neurologistes nous demandons leur expérience dans le traitement de l\u2019épilepsie par les diètes acidifiantes et cétogènes.-\u2014- \u2014_\u2014 SOCIETE DE GASTRO-ENTEROLOGIE DE MONTREAL Séance du 16 mars 1937 Présidence du Prof.J.-E.DUBE.Communications: 1.Ulcère de la face postérieure de l\u2019estomac.Biloculation.Gastrectomie.Guérison.M.Mercier Fauteux présente l\u2019observation d\u2019un ulcère da la face postérieure de l\u2019estomac ayant pénétré dans le pancréas et entraîné une bilo- culation gastrique importante.Cette malade fut gastrectomisée, gastrectomie très élevée vu la hauteur de la lésion.Les résultats opératoires furent très bons et après l\u2019intervention la malade ne présentait plus les douleurs et troubles gastriques qu\u2019elle ressentait auparavant.À propos de cette observation, le rapporteur insiste sur la valeur de la motricité gastrique après gastrectomie et présente plusieurs clichés radiographiques de malades chez qui il a pratiqué des gastrectomies assez étendues afin de montrer que ces moignons gastriques ne jouent pas uniquement un rôle de réservoir atone ou de lieu de passage pré-intestinal.Les radiographies présentées montrent clairement que le moignon gastrique récupère graduellement et même très rapidement sa motricité.L\u2019évacuation gastrique ne se fait pas en trombe, mais il y a une évacuation progressive, prenant un délai de 2 à 3 heures, montrant bien qu\u2019il existe un néo-pylore au point de vue fonctionnel.Discussion: M.J.-A.Mousseau: demande à l\u2019A.1.Pour quelle raison la localisation de l\u2019ulcère a amené une douleur gauche.2.M.M.veut savoir s\u2019il existait un syndrome digestif antérieur ?S\u2019il y avait spécificité ?Professeur Albert LeSage: Existe-t-il des pièces anatomiques de résections étudiées ?M.A.Jutras.Constate sur les très belles images radiographiques présentées, une sténose cicatricielle probable avec parois à contours irréguliers.On distingue aussi une image stellaire.Il passe ensuite à la description des différents types de sténose spasmodique, où le défilé prend en général la forme d\u2019un doigt de gant et disparaît après la prise d\u2019antispasmodiques.L\u2019étude des plis et des franges irradiant vers ces défilés et hors de ceux- ci, permet de mettre en évidence une gastrite hypertrophique ou une péri- gastrite, que la gastroscopie pourra et devra à sa facon confirmer ou élaguer.owe ce 5 RD L'Uxiox MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 381 M.J.-A.Mousseau revient à la charge et veut savoir de M.Jutras si dans ces cas une radioscopiz est permise, à quoi M.Jutras répond dans l\u2019affirmative.M.Mercier-Fauteux, reprenant les diverses questions et remarques soulevées, raconte que la malade en question était de vieille date traitée pour un état dyspeptique non défini, par un régime et une série de poudres classiques, que le B.W.était négatif.On ne saurait trop insister sur l'importance d\u2019un examen radiologique complet chez les dyspeptiques.L\u2019ulcère de la face postérieure de l\u2019estomac est, dit-on, un ulcère susceptible de dégénérescence.Chose certaine, le fond de ces ulcus est fortement innervé, Existe-t-il une coincidence entre la tuberculose pulmonaire et certains ulcus d\u2019origine infectieuse ?C\u2019est possible, mais on ne semble pas avoir prouvé la présence d\u2019éléments tuberculeux dans le fond de ces ulcères.Le Pr.J.-E.Dubé cite l\u2019observation d\u2019un sujet où l\u2019ulecus gastrique avait amené un état de dénutrition avancée et entraîné secondairement le réveil d\u2019une tuberculose pulmonaire.M.Pierre Smith énonce quelques opinions sur les uleus atypiques, puis cite le cas d\u2019un malade longuement traité au dispensaire pour une entéro- côlits spasmodique, chez qui se déclara brutalement un syndrome d\u2019ulcère perforé gastrique avec douleur peri-ombilicale et irradiation douloureuse à la fosse iliaque gauche, sans état syncopal ni shock, mais avec simples malaises.Disparition de la matité hépatique.Impossibilité d\u2019un examen radiologique.A l\u2019intervention, six heures après le début, on trouva un ulcère pré- pylorique perforé.Félicitations du Pr.J.-E.Dubé.2e communication: Présentation d\u2019un estomac fantôme.\u2014 M.Albert JUTRAS.Le conférencier nous montre un beau moulage d\u2019un estomac de malade théorique tel qu\u2019apereu dans la position classique exigée pour la gastroscopie, c\u2019est-à-dire en décubitus latéral gauche.Ce moulage, de fabrication américaine, commandé et monté à Chicago pour l\u2019Institut du Radium, met bien en évidence l\u2019ensemble de l\u2019estomac, et aussi bien certaines zônes normales que les différentes lésions gastriques dans leurs zones d'élection, telles que le gastroscopiste peut successivement ou simultanément les apercevoir au cours de son examen.Ainsi, on distingue par l\u2019appareil introduit dans cet estomac fantômz, les gros plis de la gastrite hypertrophique, les plages de gastrite atrophique, l\u2019ulcus de la petite courbure, l\u2019ulcère rond de Cruveilhier, les bourgeons d\u2019un épithélioma, etc.Par une fenêtre pratiquée sur la face antérieure de cet estomac, on aperçoit de même, à l\u2019œil nu, les lésions déjà décrites.Il faut admettre que celles-ci sont forcément d\u2019un grossissement plus que normal et ne correspondent pas exactement À la réalité anatomique, mais elles n\u2019en sont pas moins très démonstratives en permettant de reconstituer les nouveaux aspects de la morphologie et de la pathologie intra-gastrique. \"89 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 Suit une discussion à feux croisés démontrant l\u2019intérêt que suscite la présentation de cette pièce.Avant de terminer la séanc\u201d, la Société a réglé quelques affaires de routine.On rappelle d\u2019abord qu\u2019il y a eu un cable de condoléances transmis à Mme Frank Smithies et à M.Beaumont Cornell, administrateur de l\u2019American Journal of Digest.Diseases, à la suite du décès du Dr Frank Smithies, ceci au nom de la Société de Gastro-Entérologie.Une lettre du Pr.Dubé a suivi.À ce propos, le Secrétairz fait un appel auprès des membres de la Société pour que la collaboration 4 ce Journal s\u2019intensifie.Pour terminer, il est proposé à l'unanimité que la mise en nomination des candidats pour le prochain bureau das Officiers de la Société ait lieu à la séance d\u2019avril 1937, l\u2019élection devant se tenir à la séance du mois suivant.Puis la réunion est ajournée.Jean La:SAGE, secrétaire.Séance du 30 avril 1937 Présidence du Prof.J.-E.DUBE.Communications: Eventration diaphragmatique.Opération.Guérison.Présentation de deux observations.\u2014 M.MERCIER-FAUTEUX.M, Mercier-Fauteux présent: deux cas d\u2019éventration diaphragmatique opérés; les deux malades sont du sexe féminin et dans la cinquantaine.Durant longtemps, cette affection a été silencieuse, na troublant aucunement les fonctions digestives ou circulatoires.Puis graduellement chez les deux, des symptômes s'installèr-nt démontrant des troubles sérieux gastriques ou cardiaques.Ces symptômes in:,uiétants décidèrent le rapporteur à opérer.Dans le premier cas, il fit une thoraco-laparotomie et la plicature du diaphragme; chez le second, il peut réaliser la plicature sans avoir à ouvrir la cavité pleurale, utilisant une manoeuvre opératoire ingénieuse mise au point par Cos- tantini.Le Professeur A.LeSage trouve très intéressant l-s points de technique nouveaux exposés par l\u2019Auteur.Il cite à ce propos une observation personnelle et sa pose certaines questions ayant trait à la pathogénie de ce typa de hernie.En tenant compte de la lésion, unilatérale, qui consiste en une atrophie des fibres musculaires du diaphragme, on ne peut s'empêcher d\u2019établir un rapport entre cett: maladie et l\u2019atrophie musculaire progressive, dues à une névrite.Il semble qu\u2019on puisse établir un rapport entre les deux maladies et rechercher, dans cette dégénérescence musculaire du diaphragme, une lésion secondaire à une névrite du nerf phrénique.Il est possible qu'une telle lésion soit congénitale, mais il est possible aussi que cela provienne, soit d'une névrite périphérique du phrénique, soit du plexus cervical dont il est un prolongement centrifuge. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 LXI Au Retour de I\u2019Age Les femmes qui ont été soulagées des troubles douloureux et ennuyeux qui accompagnent généralement le retour de l\u2019âge comptent parmi les clients les plus reconnaissants du médecin.Les travaux de Frank, Goldberger et Salmon 1, et de nombre d\u2019autres savants, ont prouvé l'efficacité des comprimés de PROGYNON-DH * dans le traitement par voie buccale des troubles de la ménopause.Ces comprimés constituent également un précieux complément du PRO- GYNON-B en solution huileuse pour maintenir le taux d\u2019hormone folliculaire.Le PROGYNON-B * en solution huileuse peut être employé avec avantage même dans les cas les plus graves de troubles de la ménopause.Mazer et Israël 2 traitèrent trente-trois cas avec le PROGYNON-B.Dans la plupart de ces cas il se produisit une amélioration des symptômes primaires dès la cinquième ou sixième injection.Aucun des trente- trois sujets ne fut réfractaire au traitement.* Nom déposé au Canada et aux Etats-Unis.Ces facteurs œstrogéniques purs et cristallisés sont également indiqués pour le traitement de l'insuffisance d\u2019hormone folliculaire dans les aménorrhées, les nausées et vomissements de la grossesse, la vaginite infantile gonococcique, les migraines, la vaginite sénile et le prurit vulvaire.Le PROLUTON *, hormone du corps jaune cristallisée en solution huileuse, s\u2019est montré efficace lorsqu'il y a menace d\u2019avortement, contre l\u2019avortement récidivant, dans les ménorrhagies et dans certains types de dysménorrhées.Le PROGYNON-DH (œstradiol) est fourni en comprimés de 50, 200 et 600 unités biologiques; le PROGYNON-B (benzoate d\u2019cestradiol en solution hui- Jeuse) , en ampoules de 1 c.c.de 500, 2,000 et 10,000 unités rat: et le PROLU- TON (progæœstrone), en ampoules de 1 c.c.de 02, 1 et 5 unités internationales.1.N.Y.State Journal of Medicine, ler octobre 1936.2.Medical Clinics of North America, juillet 1935.De plus amples renseignements concernant les Hormones Sexuelles Féminines de Schering seront envoyés sur demande.SCHERING (CANADA) LIMITED 751 CARRE VICTORIA MONTREAL \u2014 mme mem ee LXII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 EXEL EXEL EX EXER EXEL EXE IE XE XXX (I.oO.G.) DIA - TOSAN LE MEILLEUR ET EFFICACE TRAITEMENT DU DIABETE PAR VOIE BUCCALE.Ce produit n'a été mis à la disposition .4 ,Ç .du Corps Médical Français qu'après 9 à 12 comprimés par jour en 3 fois, trois années de travaux de laboratoire au début des repas.de la Faculté de Médecine de Paris.Agent général pour le Canada: L.BOUDOT, 8955, rue Routhier, Montréal, P.Q.| ARR NA NA MA MAR MAMAN AAA AIRE R | L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 783 Pour faire suite aux remarques de M.Fauteux, il se permet d: rapporter succinctement une observation de son service de l\u2019Hôpital Notre-Dame, pratiquée au cours du mois de mars 1937: il s\u2019agit d'une personne agée de 66 ans que son médecin dirige à l'hôpital avec le diagnostic de sténose du pylore.Ses antécédents héréditaires ou personnels ne présentent aucun intérêt.Mais, depuis un mois, surtout, elle accuse les troubles suivants: amaigrissement considérable, vertiges, toux sèche, souvent quinteuse, sans expectoration significative.nausées, vomissements après les repas.Auparavant, aucun trouble digestif, et bon appétit.A l\u2019examen, on constate une douleur à la pression de la région épigastrique et de l\u2019hypochondre droit.T1 n\u2019y à pas de suceussion.Cette douleur réapparaît spontanément aussitôt cue la malade ingère des aliments.Elle se révèle sous la forme d\u2019une brûlur: bientôt suivie d\u2019une crampe et de vomissements alimentaires ne contenant pas de sang.Il n\u2019y a pas de sang dans les selles non plus.En présence de ces signes, l\u2019A.pose le diagnostic d\u2019ulcère de l\u2019estomac.Mais, son aspect terreux, son amaigrissement et l\u2019inappétence font songer à un néoplasme possible au niveau de l\u2019antre pylorique.En vue de préciser, l\u2019A.demande une radiographie.Voici ce que l\u2019on trouve: En projetant ce négatif sur l\u2019écran, on aperçoit nettement deux masses: l\u2019une sus-diaphragma- tique, l\u2019autre sous-diaphragmatique.Il y a donc hernie diaphragmatique d\u2019une partie de l\u2019estomac.D\u2019autre part, les parois n\u2019offrent aucun» déformation.On conclut qu\u2019il s\u2019agit done d\u2019une hernie de l\u2019estomac.Quant à la douleur post-prandiale, traitée comme s\u2019il s'agissait d'un uleére de l'estomac.elle a disparu quelque temps après, et la malade a quitté- l\u2019hôpital 17 jours plus tard n\u2019accusant plus de douleurs après ses repas.La digestion est redevenue normale et l\u2019on diffère une opération possible pour la libérer de cette déformation stomacale.La malade eût-elle été plus jeune, que le Pr LeSage lui aurait fait d\u2019autres propositions.mais, a son iu, il croit qu'il était sage d'agir comme il a été fait.Cela veut dire, en conclusion, que, quels que soient les malaises accusés par les gastropathes, nous devons, dans chaque cas, recourir à la radiographie et nous serons peut-être surpris.comme vient de le dire M.Fauteux, de trouver quelques-unes de ces malformations que les malades emportent quelquefois dans la tombe à l\u2019insu du médecin et auxquelles on aurait pû remédier par un examen plus complet.Ces cas relèvent de la chirurgie, si les troubles s\u2019aggravent, mais il faut attendre que le malade soit dans des conditions optima avant d\u2019intervenir.Il remercie M.A.Cantéro pour l\u2019étude des chimismes gastriques.M.J.-A.Mousseau pose différentes questions.1.l\u2019estomac était-il tourné sur son ax», en position antéro-supérieure ou postéro-supérieure ?2.Quel était l\u2019état du diaphragme ?S\u2019agit-il bien d\u2019une hernie ou d\u2019une éventration ?3.Quels furent les résultats post-opératoires ?Le premier malade at-il accusé du hoquet ?4.N\u2019existe-t-il pas un traitement médical ?5.Enfin, quels critères radio'ogiques possédons-nous d\u2019une guérison post-opératoire ?Le Pr.A.LeSage fait remarquer que le traitement médical aména un2 améHioration nette chez sa malade, d'autant plus qu'à 65 ans, elle offrait un mauvais état général et présentait una tumeur sous-maxillaire. 784 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 M.J.-A.Mousseau soulève un point de technique cité par Monsieur M.-F.: L\u2019éventration ne peut-elle être considérée comme une affection congénitale, puisque le pôle supérieur de la rate était remonté à la troisième côte.Pourquoi y aurait-il danger à abaisser la rate ?M.Mercier-Fauteux: En réponse, se rappelle que dans une observation il fallut procéder avec délicatesse à cause d\u2019un ulcus compliquant le pro- bléme, La hernie est un syndrome que l\u2019on peut clairement différencier du syndrome éventration diaphragmatique.Dans le premier cas, le diaphragme demeure normal et l\u2019hiatus est agrandi.Dans le deuxième cas, le diaphragme est dégénéré et aminci et l\u2019hiatus n\u2019est pas déformé.T1 fait remarquer la fréquence de plus en plus grande des éventrations diaphragmatiques, surtout dans les services de tuberculose pulmonaire où les phrénicectomies se pratiquent en grand nombre.Il n\u2019y eut pas de hoquet chez aucun de ces deux malades.Le premier cas avait déjà subi une phréniceetomie; le deuxième, pas.La démonstration est maintenant faite: il se produit des paralysies diaphragmatiques dans les adénites hilaires aussi bien que dans les médiasti- nites.M.J.-A.Mousseau: Est-ce que, dans ces cas d\u2019éventration, la sympa- thectomie ne produira pas son effet, à la manière de ceux obtenus dans les mégaculons ?Etait-ce un ulcère superficiel ou un ulcère rond de Cruveilhier ?M.Gérard Garon: Les ulcus sont-ils fréquents dans ces cas ?M.P.Letondal: Dans quelle proportion les vomissements habituels de l\u2019enfanca ressortent-ils à l\u2019éventration diaphragmatique ?Il doit présenter un cas à la séance prochaine.Prof.J.-E.Dubé: L\u2019éventration est-elle congénitale ?M.Mercier-Fauteuæ, en réponse aux diverses questions, dit que sa première malade avait un ulcère de la petite courbure, que ces ulcères sont accidentels, que les malades s'adaptent bien à leurs nouvelles fonctions après l\u2019opération.A M.Letondal, il répond que, contrairement à la hernie, l\u2019éventration diaphragmatique est l\u2019attente chez l\u2019enfant.M.A.Jutras, ayant examiné entre quinze à vingt mille diaphragmes depuis le début de sa carrière radiologique, prétend que ces anomalies sont beaucoup plus fréquentes qu\u2019on ne le dit.D\u2019après Fatou, dans l\u2019Encyclopédie, sur 126 hernies diaphragmatiques, huit sont situées à droite.Il cite une observation de hernie avec volvulus, publiée dans « L'Union Médicale.» D\u2019après lui, l\u2019éventration prête plus à confusion que la hernie.Il rapporte, à ce moment, les observations de deux enfants où l\u2019hiatus offrait une béance énorme avec agénésie pulmonaire.Il faut, dans tous ces cas, étudier le jeu pulmonaire, rechercher les atonies musculaires.À cet effet, la position en Trendelenbourg est d\u2019une haute importance.Il suivit jadis un cas avec M.Bourguignon où la chronaxie était négative. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 785 2e communication: L\u2019appendicite chronique avec brides a forme latente.Syndromes nerveux et artériels associés.\u2014 M.Jean LeSAGE.A coté des appendicites aigués a reprises plus ou moins atténuées ou espacées, il existe des appendicites à rechutes et des appendicites chroniques consécutives à une appendicite aiguë.«Le diagnostic en est évident, dit Oury, et le traitement chirurgical précoce s\u2019impose.» Plus intéressante, mais délicats d\u2019interprétation, l\u2019appendicite ebro- nique d\u2019emblée se présente comme un syndrome qui évolue sans passé d\u2019appendicite aiguë.Il faut rechercher si nous avons affaire au premier ou au second type.Et c\u2019est là que siègent quelquefois les difficultés.Dans tous ces cas, l\u2019Auteur préfère soumettre le malade à l\u2019épreuve d\u2019un traitement médical plus ou moins prolongé, quitte à avoir recours, dans un second temps, à une intervention, si le traitement médical s\u2019est montré inopérant (1).Discussion : M.A.Jutras.Sur le plan radiologique, le diagnostic d\u2019app2ndicite chronique est constitué par un ensemble de signes et non pas par un seul signe.Outre les coudures et les adhérences, on a signalé l\u2019évacuation retardée de la vidange appendiculaire, la présence de coprolithes découverts après coup, les modifications de contour répérées au moyen d\u2019une pièea de métal.Par transit, on a relevé des anomalies du cæcum telles que les encoches, d\u2019une valeur relative, la terminaison en cône et la stasa iléale.D\u2019autres voient un signe de présomption dans le pyrolospasme, S\u2019il y a bride iléo-cœcale, il faut songer à l\u2019appendice.Bref, c\u2019est un diagnostic d\u2019élimination.M.Mercier-Fauteuæ s\u2019élève en général contre l\u2019abus que l\u2019on fait du terme d'appendicite chronique.Cette lésion correspond à un mot dont on se paie pour intervenir chez le malade, à tout prix.Il ne croit pas beaucoup A l\u2019appendicite chronique d\u2019emblée.Très souvent on propose l\u2019opération quand on a négligé de s\u2019assurer du diagnostic exact.La physiclogie de l\u2019appendice et du cecum indique, aussi bien que les lésions anatomopathologiques, le départ qu\u2019il faut faire entre le normal et le pathologique.Le diagnostic d\u2019appendicite chronique devrait être le dernier à être posé et ceci, après un examen complet.Par là, il faut entendre un examen systématique de l\u2019arbre urinaire, un examen complet des selles, une recherche des parasites et du sang intestinal, un transit.Or, l'examen chimique, la plupart du temps, ne se pratique pas.Il serait intéressant, pour savoir jusqu\u2019à quel point il faut incriminer les brides et les coudures de l\u2019appendice, de conduire des recherches expéri- (1) Ce travail a paru dans l\u2019Union Médicale, 1 juin 1937. v86 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 mentales qui nous permettraient de confirmer ou d\u2019infirmer le bien-fondé des opinions, mettant en cause ces lésions pour justifier une opération.Il y a aussi la théorie du vase clos.Cet état est plus rare qu\u2019on ne le pense.Pr.A.LeSage: L\u2019intéressante communication de M.Jean LeSage lui remémore un fait récent qu\u2019il verse au débat.Il s\u2019agit d\u2019un homme d\u2019âge moyen, se plaignant de douleurs dans l\u2019abdomen, survenant quatre ou cinq heures après le repas, et siégeant surtout à la région péri-ombilicale.Diète et médication n\u2019ont apporté aucun soulagement, si bien qu\u2019un dernier examen pratiqué dans mon cabinet, pour la première fois, révéla les signes suivants: Abdomen globuleux, légère tension, plus prononcée à droit: qu\u2019à gauche.La douleur à la pression origine au cæcum, remonte à l\u2019angle hépatique et se répercute dans le côlon transverse où elle diminue progressivement.En bas, elle semble prédominer à la région appendiculaire pour irradier de là derrière l\u2019arcade pubienne à gauche et atteindre l\u2019S iliaque.Le malade accuse, aussi, quelques vagues troubles vésicaux qui ressemblent A de la pollakiürie.Dans son histoire antérieure, le malade a souffert, à la campagne, d'un inflammation d\u2019intestins, à l\u2019âge de 16 ou 19 ans.Il en a 40.Son aspect général est bon.Ses douleurs, tardives, se présentent sous la forme de crampes à l\u2019ombilie.Bref, nous concluons à une cæco-côlite compliquée, vraisemblablement, d\u2019appendicite chronique, reliquat d\u2019une lésion aiguë ancienne.L\u2019échee des traitements antérieurs, l\u2019état local, le syndrome douloureux persistant, malgré tout, oriente rapidement l\u2019A.vers une intervention chirurgicale.Il pouvait s\u2019agir, ici, non seulement d\u2019une côlite, mais dune appendicite à forme neurogène, cause de tous les troubles.Nous lui proposons un lavement baryté.En voici le rapport succinet: «Intestins par voie basse.Le lavement opaque pénètre rapidement à travers les différents segments côliques, atteint le cæcum et traverse avec une extrême facilité la valvule de Bauhin, dessine ainsi une grande partie de l\u2019iléon très dilaté.Les parois du côlon descendant manquent de souplesse et le dessin muqueux dans ce segment fait défaut.Nombreuses haustrations sur le transverse.Contraction du sphincter de Hirsch au niveau de la valvule de Bauhin.Bas-fond cæcal légèrement incurvé, entraîné par un appendice long, horizontal, irrégulier de contours et fixé par sa pointe vers la ligne médiane.Sensibilité au point d\u2019insertion vérifiée à l\u2019écran.Le cliché d\u2019évacuation montre une muqueuse très irritée et turgescente sur tout le trajet du transverse.Conclusions: le diagnostic clinique d\u2019appendicite chronique se trouve confirmé.De plus, on constate une insuffisance notable de la valvule de Bauhin et une côlite à prédominance gauche.» M.A.Jutras.L'appendicectomis révèle un appendice long, adhérent par son extrémité, qui est grosse, arrondie et dure.Les suites opératoires sont normales.Le malade quitte l\u2019hôpital guéri, tous les troubles sont disparus, Le rapport du pathologiste indique les imprégnations chromaffines que l'on rencontre habituellement dans les appendicites neurogéies.% = % % mmm ~ 1/1 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 LXIII AGOCHOLINE Médication rationnelle pour le drainage des voies biliaires.Cholécystites chroniques, Congestion du Foie Lithiase biliaire, Ictère et Cholémie Forme: Granulé soluble agréablement aromatisé.Présentation: Boîtes de 120 grammes.\u201c 250 [X} LABORATOIRES du Dr ZIZINE, rue de Fécamp, PARIS Agents généraux: MILLET, ROUX & CIE, Limitée 1215, rue Saint-Denis - - MONTREAL æ\u2014_\u2014_\u2014_\u2014m\u2014-\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014m\u2014 LXIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 La Pharmacie d\u2019Ordonnances ARTHUR FHIRBOUR se spécialise depuis 35 ans dans | l'exécution des ordonnances de MM.les Médecins et n'emploie que les produits 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un trouble fonctionnel engendré par une appendicite neurogène dont l\u2019action vago- sympathique est actuellement mieux connue.M.J.-A.Mousseau tient à soulever quelques objections au sujet des remarques de MM.Fauteux et Jutras.Comment concilier les opinions disant, que si l\u2019appendice est visible, il est pathologique, avec ces autres affirmant qua la non-visibilité de l\u2019appendice aux Rayons X indique un état normal de cet organe ?M.Jutras prétend pouvoir faire apparaître l\u2019appendice avec une technique personnelle qu\u2019il expose: la veille de l\u2019examen des côlons, le soir, il fait prendre au malade de l\u2019huile de ricin et le lendemain matin il lui fait administrer deux lavements sucessifs à l\u2019eau bouillie.Avec cette technique, on aperçoit l\u2019appendice dans neuf cas sur dix.Le signe radiologique de remplissage ou non possède donc peu de valeur.M.J.-A.Mousseau croit pouvoir attribuer le nombre des opérations pour appendicite chronique, au fait, que les malades souffrant de cette affection, se présentent plus souvent chez le chirurgien que chez le médecin.Le chirurgien aurait une tendance assez générale à ne pas multiplier les examens préalables.M.P.Letondal est d\u2019avis que l\u2019appendicite chronique des enfants est un diagnostic posé trop facilement suivi d\u2019une opération trop systématique.C\u2019est, en tout cas, un diagnostic auquel il se soumet assez rarement et ce n\u2019est qu\u2019après une épreuve d\u2019un traitement médical prolongé qu'il s\u2019y arrête.La grande fréquence des interventions chirurgicales pour les lésions de ce genre, auront fait à la longue un grand tort à la profession médicale.Avant de clore la séance, la Société passe à la mise en nomination des candidats au titre d\u2019Officiers du prochain Bureau de la Société de Gastro- Entérologie.Voici le ticket présenté: Président honoraire: Prof.J.-E.Dubé, à l\u2019unanimité.Président actif: M.J.-A.Mousseau, à l\u2019unanimité.Vice-Président: M.Mercier-Fauteux, proposé par Prof.A.LeSage, secondé par M.P.Letondal et À.Jutras.Secrétaire Général: M.Albert Jutras, proposé par M.Antonio Cantéro, secondé par M.Gérard Garon.Trésorier: M.Antonio Cantéro, à l\u2019unanimité, Jean LeSAGE, secrétaire. 788 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 5le ASSEMBLEE SCIENTIFIQUE DE L\u2019HOPITAL SAINT-LUC Tenue le jeudi 15 avril 1937, à 11.30 a.m.Président: M.R.BOUCHER.I.W.VIGNAL: Electrothérapie des obésités.Le rapporteur énumère les principales obésités d'origine endocrinienne : 1° les obésités hypophysaires qu\u2019il subdivise a) en maladie de Cushing à syndrome cortico-surrénal avee hirsutisme, à syndrome thyroïdien avec exophtalmie et à syndrome hyperthyroïdien avec ostéomalacie; b) en maladie où l\u2019hypophyse a des lésions histologiques; c)en maladie de Babinski-Froelich ou syndrome adiposo-génital avec une adiposité généralisée, des organes génitaux infantiles et des troubles psychiques pouvant aller jusqu\u2019à la démence.2° les obésités épiphysaires avec une adiposité précoce, des troubles auditifs et un développement génital précoce excessif ; 3° les obésités surrénaliennes avec une hypertrophie des organes génitaux externes, de l\u2019hypertrichose et des tendances à l\u2019homosexualité.Pour les obésités d\u2019origine hypophysaire, la radiothérapie donne de bons résultats.S\u2019il existe des signes de compression on devra faire appel au neuro-chirurgien.Pour les obésités d\u2019origine épiphysaire, la chirurgie donne de médiocres résultats: il faut simplement ponctionner l\u2019hydrocéphalie.Les rayons X donnent ici des résultats de même que dans les obésités d\u2019origine surréna- lienne, Pour le traitement des autres obésités, il faut réduire les recettes et augmenter les dépenses.Dans les obésités d\u2019origine toxique ou alcoolique en plus du régime lacto-végétarien, il faut faire de l\u2019électrothérapie et de la myothérapie active.Dans les obésités d\u2019origine ovarienne et testiculaire, la diathermie généralisée est indiquée de même que dans les obésités d\u2019origine arthritique.Chez les grands obèses, l\u2019ergothérapie passive avec courant faradique rythmé d\u2019après la méthode de Bergonié, donne des résultats remarquables à raison de 2 séances d\u2019I4 heure par jour.Récemment, le Dr Laquerrière a mis au point une nouvelle méthode très efficace avec les ondes alternatives de courant continu à longue période.En discussion, le Dr Boucher demande s\u2019il existe un traitement de la lipomatose localisée.Réponse négative.II.M.LAROCHE: a) Un cas d\u2019hypernéphrome.b) A propos de la néphropexie.a) Le rapporteur présente une pièce intéressante: un énorme hyper- néphrome qu\u2019il a enlevé récemment.Le patient présentait une hématurie totale et des douleurs au rein droit.Rien à la palpation.A la pyélographie, il y avait une destruction des calices supérieurs et moyens du rein droit.b) M.Laroche donne comme causes principales des échecs de la né- a phropexie, le mauvais choix des malades à opérer et la mauvaise technique. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 789 Il ne faut pas opérer les ptoses qui ne donnent que peu ou pas de douleurs, sans autres symptômes.Il faut se défier des névropathes, des ptosés du ventre qui continueront à souffrir souvent après l\u2019intervention.Il faut opérer les ptoses rénales s\u2019il y a des troubles digestifs réflexes importants ou s\u2019il y a des complications d\u2019hydronéphrose, d\u2019hématurie, de lithiase et de torsion du rein.Pour faire une bonne néphropexie, il faut d\u2019abord libérer le rein de tcute attache; il faut laisser le rein dans sa capsule et fixer la capsule dans le 10e espace intercostal.En discussion, M.Archambault, à propos de l\u2019hypernéphrome, demande ce qu\u2019il est advenu de l\u2019autre rein.M.Laroche: L\u2019autre rein est demeuré sain.Les métastases de l\u2019hyper- néphrome sont rares.M.Desforges demanda qu\u2019elle est la nature de l\u2019hypernéphrome ?M.Laroche: C\u2019est un sarcome contenant de la lécithine presque pure.M.Robillard demande si le patient avait déjà eu des injections de Carbone intra-veineux.On prétend que le Carbone peut être la cause de ces tumeurs.M.Laroche l\u2019ignore.Et la séance est levée.Dr Charles LEFRANCOIS, Secrétaire.(©).e RAPPORT DE LA DEUXIEME SEANCE DE LA SOCIETE MEDICALE DE MONTREAL Tenue à l\u2019hôpital Saint-Luc, le 25 février 1937.TRAVAUX SCIENTIFIQUES I.a) Un cas de fracture du scaphoide.\u2014 R.DEROME.La fracture du scaphoide est une des complications les plus fréquentes des traumatismes du carpe.Comme symptômes, il y a l\u2019histoire de la chute sur la main en extension, la douleur et l\u2019œdème à la base du pouce; le diagnostic précis se fait à la radiographie.Ie traitement est l\u2019immobilisation précoce et prolongée, qui donne de meilleurs résultats que la résection.Présentation d\u2019un malade traité par l\u2019immobilisation et qui n\u2019aura presque pas d'incapacité permanente.b) Un cas de luxation du semi-lunaire.Le mécanisme de cette luxation est une chute sur la main en extension.Comme traitement, il faut d\u2019abord essayer la réduction; si l\u2019on ne réussit pas, il faut alors extirper l\u2019os.Présentation d\u2019un opéré qui a conservé tous ses mouvements.En discussion: M.Favreau approuve dans les deux cas la conduite de M.Dérome. \u201c90 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 2.Abcès pulmonaire par \u2018fistu'e œsophagienne.\u2014 R.BOUCHER.M.Boucher rapporte trois cas de cancer de l'œsophage ayant déterminé des abcès pulmonaires.Dans le premier, début insidieux par douleur cervicale et haleine fétide; puis un an plus tard, amaigrissement de 40 livres, toux.points de côté, ete.On pense à l\u2019abcès du poumon et la radiographie est positive.Il existe également un néoplasme de l'æsophage.À l\u2019autopsie, fistule œsophagienne vers l\u2019abcès.Dans le 2ème cas, le patient présente l\u2019histoire classique d\u2019un rétrécissement de l\u2019æsophage dû à un cancer.Il existe un abcès pulmonaire, mais pas de fistule à l\u2019autopsie.Dans le 3ème cas, le malade se présente pour abcès pulmonaire.B.K.et B.W.positifs.On trouve À la radiographie une déviation de l\u2019æsophage et à l\u2019autopsie un cancer.En discussion: M.P.-R.Archambault cite un cas de fistule œsopha- gienne avec abcès pulmonaire, due à l\u2019absorption de soude caustique.3.Cancer familial.\u2014 L.BERNARD.Après avoir présenté l\u2019histoire d'une première patiente qu\u2019il a opérée et guérie pour un néoplasme du sigmoïde, M.Bernard cite le cas du frère de cette malade qui se présente à l\u2019hôpital pour des douleurs dans le flanc droit et un amaigrissement de 10 livres.L\u2019auteur pense au cancer, qu\u2019il trouve en effet à l'opération sur le colon transverse.Colectomie en un temps; le malade meurt d\u2019une embolie au bout de 12 jours.M.Bernard soulève la question de l\u2019hérédité du cancer.Il a compté dans cette famille, de la grand\u2019- mère au père et aux enfants, six cas de cancer.I] parle également de la théorie microbienne du cancer et apporte le fait que le sarcome de la poule est transmissible par un filtrat de tumeur exempte de cellules.En discussion: M.O.Dufresne cite contre la théorie héréditaire l\u2019expérience de Lumière.4000 pré'èvements de 10 billes dans une boîte contenant 1000 billes noires et 1400 blanches.Souvent, parmi les 10 billes on en trouvera 4 noires ou 4 cas de cancer par famille, suivant l\u2019effet du hasard.M.R.Boucher cite le cas d\u2019un homme dont les trois femmes sont mortes successivement de cancer - utérin.4.Cancer du gros intestin, rectum excepté.\u2014 C.LEFRANÇOIS.M.Lefrançois rapporte brièvement 3 cas de cancer du colon qu\u2019il a opérés par colectomie en un temps: un néo du sigmoïde qui s\u2019est invaginé à travers l'anus, Sans pouvoir parler de guérison définitive avant cinq ans, les 3 patientes sont actuellement en bonne santé.Le rapporteur énumère les différents symptômes qui ont permis avec les radiographies de faire le diagnostic, et insiste surtout sur l\u2019importance du symptôme amaigrissement qui, dans certains cas, peut à lui seul commander la laparotomie exploratrice.En discussion : M.O.Dufresne cite un cas de néo du sigmoïde s\u2019étant lui aussi invaginé à travers l\u2019anus. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, mm CL, A FA Wi + \u201c P il f TABEN DORSALIN SYMPTOME Douleur fulgurante, en coup de poignard, plus PRINCIPAL: souvent dans les jambes ou les bras, mais pouvant * aussi survenir dans d\u2019autres régions.HISTOIRE DE Douleurs subites, ressemblant parfois aux douleurs , rhumatismales, non augmentées par le mouvement; LA MALADIE: engourdissement des pieds, picotements, etc.EXAMEN L'épreuve de la piqûre d\u2019épingle montre un ralen- PHYSIQUE tissement de la perception; la zone d\u2019analgésie se trouve aux environs de la partie supérieure du thorax.Réflexe rotulien aboli.SYM PTÔM ES: Douleurs irrégulières dans les jambes, diminuées par la pression: puissance musculaire et nutrition générale conservées: la vessie se vide difficilement; appétit et puissance sexuels diminués: présence du signe de Romberg.DIAGNOSTIC: Période ataxique du début de tabes dorsalis.TRAITEMENT : (Symptomatique) « Acetanilid » et « Acetphenetidin ».Williams soutient qu'« Acetanilid » soulagera les douleurs d\u2019ataxie locomotrice lorsque rien autre chose n'aura pu le faire.(« Minor Maladies.») Bromo-Seltzer contient de l'« Acetanilid » et de l\u2019« Acetphenetidin », avec, CAS N° III en plus, l'association de caféine et de bromure dans chaque dose de une cuillerée à thé.La caféine fortifie doucement le processus mental.Le bromure amène la détente des nerfs.Le citrate améliore la digestion, DE LA SERIE augmente la réserve alcaline et donne à Bromo-Seltzer son effervescence sé \" agréable.ACETANILID Bromo-Seltzer soulage la douleur efficacement Une série de cas typi- _ et econonuquement.ques où le symptôme Les demandes pour échantillons et littérature sur Bromo-Seltzer dominant est la douleur reçoivent une attention immédiate.d'origine nerveuse.BROMO-SELTZER LTD., Toronto, Can. XLVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 FFSFFSSSSSSSSSSS PSS SSP aSSSS FFF SOS SSP SSP SP SSSSSSSSSSSSSSSSOSSSS SH 56 Le Collège Mopal des Médecins et Chirurgiens ou Canada EXAMENS POUR LE DIPLOME DE « FELLOW » (membre actif) 1937 + + Nous attirons l\u2019attention sur le changement de dates, antérieurement annoncées comme suit: Les examens écrits, sur tous les sujets des examens primaires et finals, auront lieu à Halifax, Québec, Montréal, Toronto, Winnipeg, Saskatoon, Edmonton et Vancouver (au choix du candidat) les JEUDI, 23 SEPT.\u2014 VENDREDI, 24 SEPT.\u2014 SAMEDI, 25 SEPT.Les examens oraux et cliniques, sur tous les sujets, auront lieu à Montréal, le lundi, 25 octobre et les jours suivants.Les demandes pour examens doivent être faites au Secrétaire Honoraire avant le ler septembre.Les candidats, gradués en 1930, ou antérieurement, d\u2019une École de Médecine ou d\u2019une Université approuvées par le Conseil, ne seront pas tenus de passer l\u2019examen primaire, mais devront, à l\u2019examen final, faire preuve d\u2019une connaissance générale et pratique de l\u2019application clinique de l\u2019anatomie et de la physiologie.Ce privilège prendra fin en décembre 1940.Des cours de révision en anatomie et en physiologie seront donnés à l\u2019Université McGill et à l\u2019Université de Toronto, à partir de jeudi, le 26 août, au mercredi, le 22 septembre inclusivement.\u2014 Contribution: $25.00.Pour renseignements, s\u2019adresser à Des renseignements supplé- Warren S.Lyman, M.D., Secrétaire Honoraire, mentaires apparaîtront dans chaque numéro de ce journal.292, rue Somerset, Ottawa, Canada.SSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSS FSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSAAS SGGG IIL ~~ TE L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 *91 5.Un cas de coma diabétique.\u2014 G.LAFRESNIERE.Il s\u2019agit d\u2019une femme de 43 ans qui arrive à l\u2019hôpital dans le coma.Glycémie: 5.66 grammes.On lui donne de l'insuline à hautes doses: 1070 unités en 15 heures.La patiente reprend connaissance et quitte plus tard hôpital avec une glycémie de 1.08.Malheureusement, on la perd de vue.Le rapporteur insiste sur les hautes doses d\u2019insuline dans le traitement du coma, et recommande l\u2019hospitalisation de cette catégorie de malades.6.Considérations sur la pression rétinienne.\u2014 C.-T.MATHIEU La pression de l'artère rétinienne est différente de la pression artérielle générale.Pour la mesure, il faut équilibrer en pressant l\u2019œil, les deux tensions intra-oculaire et rétinienne; alors les pulsations de l\u2019artère apparaissent.La pression Mx est de 60 à 70, la Mn.de 35 à 40.Des pulsations rétiniennes spontanées peuvent exister si la pression de l'artère rétinienne baisse ou si la tension intra-oculaire augmente, comme dans le glaucome.Le rapporteur cite un cas de céphalée intense avec pression rétinienne élevée, 130 sur 70.Ponction sous-occipitale.Guérison du moins apparente, car peut-être verra-t-on apparaître plus tard une tumeur cérébrale.En discussion : M.Panet-Raymond souligne dans ces cas les avantages de la ponction sous-occipitale sur la ponction lombaire.7.Un cas d\u2019agranulocytose dû au Novar.\u2014 A.DESFORGES Après avoir donné les principaux symptômes de la maladie: prurit, érythème, purpura, anémie rouge et surtout blanche, le rapporteur présente un tableau des multiples numérations globulaires de son patient traité au Novar.Les globules blancs sont descendus jusqu\u2019à 500 avec 20% de poly.Il a traité son malade avec des transfusions et plusieurs injections de « Pentnu- eléotides », et il croit que la guérison a été obtenue ici par ce produit.En discussion : M.Dufresne se demande si c\u2019est le médicament qui a agi.M.Boucher en est convaincu, M.H.Charbonneau a obtenu de beaux résultats avec ce médicament dans les angines agranulocytaires.Est-il opportun d\u2019hospitaliser les rougeoleux ?M.H.CHARBONNEAU.Le rapporteur croit, contrairement à l\u2019opinion courante, qu\u2019il faut hospitaliser les rougeoleux.À la condition qu\u2019ils soient bien isolés et qu\u2019ils aient une alimentation riche en vitamines, M.Charbonneau prouve par des statistiques personnelles que les rougeoleux hospitalisés font moins de complications pulmonaires que ceux du dehors, et s\u2019ils en font, la mortalité est à peu près nulle.À l\u2019hôpital Pasteur, en 1935, il n\u2019y eut aucune complication mortelle chez les rougeoleux de moins de 3 ans, du côté de l\u2019appareil pulmonaire.Albéric MARIN, M.D, © G.-A.SEGUIN, M.D, Président.Secrétaire-trésorier général. NOUVELLES Le Docteur F.E.McKenty a été nommé successeur de feu le Docteur Scrimger, comme Chirurgien en Chef de l\u2019Hôpital Royal Victoria, de Montréal.Après avoir gradué à l\u2019Université McGill en 1904, le Docteur McKenty se rendit à Freiburg pour étudier la pathologie sous le Professeur Aschoff.Il alla ensuite à Berlin, ou il demeura un an étudiant la chirurgie sous Je Professeur Bier et la pathologie sous le Professeur Pick.Après avoir continué ses études à Vienne et Paris, il revint en Amérique et visita les différentes cliniques américaines.Il commença sa pratique à Montréal en 1909, consacrant presque entièrement les premières années aux recherches et travaux de laboratoire.En 1909 on lui offrit le poste d\u2019assistant à la clinique de chirurgie à l\u2019Hôpital Royal Victoria; il fut le premier à utiliser l\u2019anesthésie rachidienne, ayant acquis son expérience sous le Professeur Bier à Berlin.Il a contribué à des travaux sur l\u2019actinomycose, la blastomycose, les tumeurs de l\u2019appendice, la maladie de Paget (sein), l\u2019embryologie des tumeurs du cou, et le traitement chirurgical de la tuberculose.En 1909, il était nommé démonstrateur en anatomie au McGill poste qu\u2019il garda cinq ans.Durant la même période il donna des démonstrations en anatomie appliquée et en chirurgie opératoire.Durant la guerre, après avoir passé quelque temps en Angleterre, il alla en France et servit cinq mois à l\u2019Hôpital du Tréport et six mois à Boulogne avec l\u2019unité du McGill.A son retour de la guerre il fut nommé associé en chirurgie, quelques années plus tard il devient assistant-chirur- gien, pour devenir il y a trois ans chirurgien.Dans toutes ces différentes positions il était activement engagé dans l\u2019enseignement de la clinique chirurgicale et durant les quatre dernières années il enseignait à tous les élèves de quatrième année à l\u2019Hôpital Royal Victoria.Le Docteur McKenty est un F.R.C.S.(Eng) et aussi F.R.C.S.(C) et F.A.C.S.L\u2019an dernier il devint assistant-professeur de chirurgie à l\u2019Université MeGill.L.G.L.SYMPATHIES AU DOCTEUR J.-A.VIDAL Nous prions M.le Dr Vidal, secrétaire-trésorier de l\u2019« Union Médicale », qui vient de subir la douloureuse épreuve du décès de sa fille, Mademoiselle Pauline Vidal, d\u2019agréer l\u2019expression de nos plus sincères sympathies. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 793 PRIX CASGRAIN & CHARBONNEAU Fondation d\u2019un centre de pyrétothérapie à l\u2019hôpital Notre-Dame.Recherches pour fièvre artificielle dans les cas de syphilis nerveuse, de maladies de peau et affections diverses.Premier centre de pyrétothérapie au Canada.SUPPLEMENT THERAPEUTIQUE AUXILIAIRE DE L'ARTHRITE Il importe, dans cette affection, d\u2019en reconnaître les causes, et d\u2019instituer tant un traitement interne qu\u2019un traitement local palliatif.L\u2019étiologie de l\u2019arthrite se classe comme suit: infectueuse, métabolique, traumatique, la plupart des cas relevant plus ou moins de ces trois catégories, qui en sont les principales.Sa thérapeutique doit donc tendre à l\u2019élimination de tout foyer septique, au dépistage et à la rectification des attitudes vicieuses, et au soulagement de l\u2019état inflammatoire des articulations.Quant au traitement local, on ne saurait s\u2019en dispenser, bon nombre de médecins accordant leur préférence à l\u2019Antiphlogistine, (appliquée chaude) dont l\u2019amploie constitue un précieux adjuvant, tant pour calmer la souffrance, que pour stimuler l\u2019activité cellulaire et la circulation capillaire.Si appliquée seulement au niveau de l'articulation atteinte, les résultats, certes, en seront satisfaisants; si, toutefois, l\u2019application recouvre non seulement le siège du mal, mais s\u2019étend au delà, les effets bienfaisants en seront encore plus frappants.En outre, le renouvellement de ce glycéroplasme toutes les huit ou douze heures augmentera sensiblement le bien-être du patient.LA SEMAINE GASTRO-ENTEROLOGIQUE PARIS.\u2014 13, 14 et 15 septembre 1937.VICHY.\u2014 16, 17 et 18 septembre 1937.Deuxième Congrès International de Gastro-Entérologie La Société Internationale de Gastro-Entérologie a organisé son deuxième Congrès.Celui-ci tiendra ses assises à Paris, pendant \u2019Exposition Universelle, les 13, 14 et 15 septembre 1937, sous la Présidence de M.le Professeur Pierre DUVAL de Paris, lo Le Diagnostic Précoce du Cancer Gastrique ; 20 L\u2019Occlusion Aigué et Chronique du Gréle.La première sera traitée simultanément par des Rapporteurs français et des Rapporteurs allemands.Le Rapport d\u2019ensemble des auteurs français sera présenté par MM.les Prof.P.DUVAL et GOSSET, avec la collaboration de: Prof.CARNOT (diag- v94 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 nostic clinique et sérologique); Dr GUTMANN (radiologie); Dr MOUTIER (gastroscopie); Dr GARIN (Gastroscopie photographique); Prof.LABBE (diagnostic chimique); Dr Yvan BERTRAND (histologie pathologique) ; Drs GATELLIER et CHARRIER (diagnostic opératoire).Le Prof.KONJETZNY présentera le Rapport d\u2019ensemble des auteurs allemands, avee la collaboration de: Prof.von BERGMANN (médecine) ; Prof.SAUERBRUCH (chirurgie); Prof.BUERGER (diagnostic chimique) ; Prof.BERG (radiologie); Prof.HENNING (gastroscopie et gastrophotogra- phie) ; Prof.STAEMMLER (anatomie pathologique).La deuxième question mise à l\u2019étude sera traitée par les Rapporteurs suivants: MM.MOGENA (Espagne) pour la partie médicale; BOTTIN (Belgique) pour la physiopathologie; KRYNSKI (Pologne) pour la radiologie; WILKIE (Angleterre) pour la chirurgie; BINDO de VECCHIO (Italie) pour l\u2019anatomie pathologique; N.(E.U.A.) pour la bio-chimie.A: l\u2019issue du Congrès de PARIS s\u2019ouvrira le Congrès International de l\u2019Insuffisance Hépatique, qui aura lieu à Vichy, les 16, 17 et 18 septembre 1937, sous la Présidence de M, le Prof.LOEPER.Il comportera 2 sections: une de médecine, l\u2019autre de thérapeutique, dans lesquelles des Rapporteurs éminents de diverses nationalités ont été choisis (Allemagne, Angleterre, Autriche, Espagne, France, Roumanie).Entr\u2019autres chapitres seront traités: les oedèmes des hépatiques, le foie des paludéens, le gros foie des enfants, la fonction soufrée, le foie du point de vue intervention chirurgicale, puis les médications cellulaires et circulatoires.CONGRÈS INTERNATIONAL DE PSYCHIATRIE INFANTILE Le ler congrès international de Psychiatrie Infantile aura lieu à Paris du 24 juillet au ler août 1937.Son Comité d\u2019organisation est ainsi composé.Président: G.Heuyer (de Paris); vice-président: M.Brissot, médecin de Ja Colonie d\u2019Enfants de Perray-Vaucluse; secrétaire général: Léon Michaux (de Paris) ; secrétaire général adjoint: Maurice Leconte (de Paris) ; trésorier: Ch- Grimbert (de Paris); secrétaire des Sections: Mlle le Dr Badonnel (de Paris), Psychiatrie générale; Mme le Dr Bernard-Pichon (de Paris), Psychiatrie scolaire; Mme le Dr J.Boudinesco (de Paris), Psychiatrie juridique.CONGRES INTERNATIONAL DE L'INSUFFISANCE HEPATIQUE Le Congrès International de l\u2019Insuffisance Hépatique qui se tiendra, à Vichy, du 16 au 18 Septembre 1937.sous le Haut Patronage de Monsieur le Ministre de la Santé Publique, et qui a réuni l\u2019adhésion de cinquante Pays, est placé sous la Présidence d\u2019Honneur des Professeur G.Von Bergmann (Berlin), P.Carnot (Paris), Mariano R.Castex '(Buenos-Aires), A.Dustin (Bruxelles), Sir W, Langdon Brown (Londres), G.Maranon (Madrid), E.Marchoux (Paris), W.Orlowski (Varsovie), N.Pende (Rome), G.H.Whipple (New-York), et sous la Présidence de Monsieur le Professeur M.Loeper, Membre de l\u2019Académie de Médcine. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 LXVII Le Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec Le Comité des Créances du Bureau Provincial de Médecine se réunira à Québec, Edifice du Parlement, le mardi, 13 juillet 1937, a 10 heures am.pour procéder à l'assermentation des nouveaux médecins et étudier les requêtes à lui soumises.Les candidats doivent être présents et apporter avec eux, leur BREVET et leur diplôme de docteur en médecine, à défaut de quoi ils ne seraient pas assermentés.Le Registraire, J.E.LABERGE, M.D.354 est, rue Ste-Catherine, Montréal. LXVIII Jalines dans 1a L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 CONSTIPATION par SURCHARGE de l\u2019INTESTIN.Certains individus, gros mangeurs et sédentaires, quoique ayant une selle de sels une foi tous les jours, bénéficient de I'ingestion s par semaine, ou à certains intervalles réguliers.Ceci a pour effet d'éliminer les matières fécales de surplus accumulées durant la semaine.Jal Hepatica est doublement efficace dans la constipation causée par l'élimination insuffisante: il contribue à débarrasser l'intestin de l\u2019excès de déchets, doucement, sûrement et complètement.Une légère excitation de la musculature intestinale.une diminution d'absorption et l'augmentation de l\u2019osmose accomplissent ce résultat.SAL HEPATICA fournit les sels minéraux naturels destinés a conserver la réserve alcaline.L'organisme est en meilleur état pour éviter la maladie; le bien-être général est augmenté.SAL HEPATICA stimule l\u2019écoulement de la bile du foie à la vésicule biliaire et de là au duodénum.L'efficacité de SAL HEPATICA peut se comparer à celle d'eaux minérales de sources réputées.SAL HEPATICA donne une excellente boisson gazeuse.Echantillons et littérature envoyés sur demande.Yul Henatica Nettoie le tube digestif et contribue à combatire l\u2019acidité.- BRISTOL-MYERS CO.1241-F, rue BENOIT, MONTRÉAL, Canada.Axay , g J | Sa Tea : FE Ca VS COST A Bat f +54 any + L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 795 Les Médecins Français et Etrangers sont admis comme Membres Titulaires du Congrès.Toutes les demandes de renseignements, adhésions, cotisations doivent être adressées au Docteur J.Aimard, secrétaire général du Congrès Intrna- tional de l\u2019Insuffisance Hépatique, 24, Boulevard des Capucines, Paris (IXo).Nous rappelons que ce Congrès sera précédé par le deuxième Congrès International de Gastro-Entérologie qui se tiendra à Paris les 13, 14 et 15 septembre sous la Présidence de Monsieur le Professeur Pierre Duval.NOMINATIONS A LA FACULTE DE MEDECINE \u2026 Nous offrons nos plus sincères félicitations à MM.T.Parizau et E.-P.Betnoît, respectivement réélus Doyen-directeur des Etudes, et Secrétaire de la Faculté; G.-H.Baril, nommé Assistant-directeur des Etudes, et membre du Comité Exécutif en remplacement du Professeur P.Masson, démissionnaire; aux membres de l\u2019Exécutif de la Faculté de Médecine: MM.T.Pari- zeau, E.-P.Benoît, J.-E.Dubé, A.LeSage, B.-G.Bourgeois, E.Asselin et G.-H.Baril; aux nouveaux titulaires: MM.Roméo Boucher, à la chaire de pathologie générale; Roméo Pépin, à la chaire de matière médicale; Gaston Lapierre, à la chaire de pédiatrie; Urgel Gariépy, à la chaire de médecine opératoire; Edmond Dubé, à la chaire de pathologie chirurgicale; Albéric Marin, à la chaire de dermato-syphiligraphie; Louis de Gonzague Joubert, nommé agrégé à la chaire de clinique d\u2019oto-rhino-laryngoloie à l\u2019Hôtel-Dieu.Que nos meilleurs vœux de succès accompagnent nos collègues élus.La valeur de l\u2019enseignement de notre Faculté de Médecine dépendra, dans une large part, de leur compétence et de leur zèle.Nous sommes assurés qu\u2019ils ne failliront pas à la tâche.° 05° BIBLIOGR À PHIE Dictionnaire des bactéries pathogènes pour l\u2019homme, les animaux et les plantes, par Dr Paul HAUDUROY et Dr Ch.EHRINGER, pour la bactériologie humaine; Prof.Ach.URBAIN et Dr G.GUILLOT, pour la bactériologie animale et Dr J.MAGROU, pour la bactériologie végétale.Un volume de 598 pages.Broché: 120 fr.; Relié toile: 140 fr.Masson & Cie, éditeurs, 120, boul.Saint-Germain, Paris VI*.Les bactériologistes, au cours de leurs travaux de recherches ou d\u2019analyses, se trouvent parfois fort embarrasés pour déterminer exactement une bactérie dont ils ne connaissent que la morphologie, la réaction de coloration et quelques caractéres culturaux.Ils peuvent dans certains cas ne plus avoir présents à la mémoire les caractères secondaires du microbe qu\u2019ils étudient.Dans d\u2019autres cas, le bactériologiste médecin peut mal connaître les germes agents de maladies vétérinaires et ne connaître que fort peu la phyto-bacté- riologie.Inversement, le bactériologiste vétérinaire ou le phytopathologiste peuvent connaître incomplètement les microbes humains.Aussi les auteurs ont-ils pensé qu\u2019il était utile de réunir sous une forme aussi simple que possible le résumé de nos connaissances actuelles sur les germes pathogènes pour l\u2019homme, les animaux et les plantes.Ils ont adopté, pour le classement des germes, l\u2019ordre alphabétique, qui leur a paru le plus simple et le plus commode et ont limité leur travail aux germes pathogènes.Dans certains cas cependant ils ont débordé le cadre qu\u2019ils s\u2019étaient fixé et ont décrit les caractères essentiels des bactéries intestinales saprophytes qui peuvent se confondre avec des bactéries pathogènes et ne s\u2019en distinguent que par certaines réactions de fermentation.La dénomination des bactéries adoptée par les auteurs est celle de la Société Américaine de Bactériologie.Cette nomenclature est, en effet, la seule qui, à l\u2019heure actuelle, soit complète et permette de classer tous les germes connus.Afin de faciliter un travail ultérieur de dénomination et de classification des bactéries, ils ont fait précéder leur ouvrage de la reproduction des règles internationales de la nomenclature botanique, règles qui sont à la base d\u2019une nomenclature bactériologique.Dans le corps de leur ouvrage, à chaque microbe, ils ont fait suivre le nom adopté de tous ses synonymes.Une table alphabétique complète permet facilement, sonnaissant un synonyme, de retrouver la bactérie.L\u2019ouvrage est complété par un appendice qui comprend un ensemble de tableaux qui rendront certainemetn les plus grands services.On y trouvera en particulier le nouveau groupement des germes appartenant au genre « Salmonella » tel qu\u2019il a été défini par la Société Internationale de Microbiologie.Ce groupement n\u2019a encore jamais été publié en langue française.Il est suivi de tableaux donnant les propriétés biochimiques essentielles du germe du genre « Salmonella », de la constitution antigénique des mêmes microbes, des réactions sérologiques classiques des permes des genres « Eber- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 197 thella », «Salmonella », « Shigella », et unec lassification américaine des streptocoques.Enfin viennent 5 tableaux de détermination intéressant les genres Aerobacter, Alcaligènes, Eberthella, Escherichia, Proteus, Salmonella, Shigella.Ces tableaux sont conçus sur un plan entièrement nouveau; il sont basés en effet sur les réactions des fermentations, l\u2019action sur le lactose servant de point de départ.Ces tableaux permettent, dans la très grande majorité des cas, d\u2019arriver à la détermination d\u2019un bacille Gram négatif à l\u2019aide de 3 ou 4 milieux sucrés courants.Ce système de reconnaissance a paru préférable aux auteurs au système classique basé sur la liquéfection ou le non liquéfaction de la gélatine.Ce caractère si intéressant soit-il, est souvent long à mettre en évidence, retarde pratiquement les déterminations et doit être complété par la recherche de multiples autres réactions.Sur les mêmes tableaux de détermination se trouvent classés, par ordre alphabétique, tous les caractères connus culturaux et biochimiques des bactéries étudiées.Tel qu\u2019il est conçu, ce Dictionnaire qui n\u2019a, à notre connaissance, aucun équivalent, devra rendre les plus grands services aux hommes de laboratoire.Il leur permettra de s\u2019orienter plus facilement au milieu d\u2019une science chaque jour plus complexe.La radiokymographie du cœur et des vaisseaux, par Emile BORDET et H.FISCHGOLD.Un volume de 134 pages avec 66 figures.(collection Médecine et Chirurgie: recherches et applications), 30 fr.Masson & Cie, éditeurs, 120, boul.Saint-Germain, Paris VIS.Cette nouvelle méthode a fait l\u2019objet de nombreux travaux tant à l\u2019étranger qu\u2019en France; mais aucun ouvrage d\u2019ensemble n\u2019avait encore été publié chez nous.MM.Bordet et Fischgold ont pensé qu\u2019il était opportun d\u2019exposer, dans un livre relativement court et aussi clair que possible, l\u2019état actuel de la question.Ils ne se sont pas bornés à une simple mise au point; ils ont largement cité les recherches des auteurs étrangers, mais en les soumettant à une critique raisonnée ou à leur expérimentation.Ils ont, de plus, apporté leur contribution personnelle par les travaux qu\u2019ils poursuivent depuis plusieurs années dans les laboratoires de la Pitié et dont ils ont classé et résumé les résultats.Les premiers chapitres concernant la technique radiokymographique et la lecture des crochets ou des courbes à l\u2019état normal, et qui sont les plus ardus pour le médecin non spécialisé, sont traités dans un esprit de simplification qui n\u2019exclut pas la précision désirable.L'importance de la méthode apparaît dès qu'on aborde l\u2019étuda des principales affections du cœur.Les courbes de l'aorte et de l\u2019artère pulmonaire dans les états pathologiques retiennent fortement l\u2019attention car elles fournissent sur les modifications des battements, sur la dilatation et la locomotion des artères, des indications du plus vif intérêt.On ne peut interpréter convenablement la séméiologie cardiovaseulaire qu'à la lumière de la physiologie, aussi trouvera-t-on des renseignements utiles dans les chapitres concernant les données fondamentales et les variations physiologiques de la dynamique ventriculaire.On constatera que la radiokymo- graphie donne la possibilité d\u2019objectiver, chez l'homme, les variations du ré- 798 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 sidu post-systolique, l\u2019état de la tonicité diastolique et de vérifier le comportement de la loi de Starling au cours des épreuves fonctionnelles (épreuve de Valsava, excitation du parasympathique).MM.Bordet et Fischgold n\u2019ont pas limité leurs recherches à la physiologie normale.Ils ont étudié les anomalies des battements, dégageant ainsi certains signes d\u2019intérêt pratique pour la clinique.Ils ont démontré que par l\u2019épreuve de l\u2019exercice, les films radiokymographiques peuvent établir le degré de suffisance ou d\u2019insufficance du tonus myocardique.Ils ont étudié au cours de leur dernier chapitre les variations du résidu postsystolique dans les différents stades des dilatations du cœur.Ce livre apporte donc sous une forme concise les éléments susceptibles de faire connaître une méthode dont l\u2019utilisation s\u2019impose en clinique, méthode de radiologie dynamique qui est le complément indispensable de la radiologie statique du cœur et des vaisseaux.Etudes sur le spina bifida, par Jacques LEVEUF, Professeur agrégé à la Faculté de Médecine de Paris, Chirurgien de l\u2019hôpital Bretonneau; avec la collaboration de MM.Ivan BERTRAND, Directeur de l\u2019Ecole Pratique des Hautes Etudes, et H.STERNBERG, Assistant de la Clinique orthopédique de l\u2019Université de Vienne.Un volume de 330 pages, avec 176 figures, 75 fr.Masson & Cie, éditeurs, 120, boul.Saint-Germain, Paris VIe.Cette étude est une des plus complètes qui ait paru sur le «spina bifida ».Elle est basée sur l\u2019analyse de 80 observations personnelles.L'auteur a puisé dans cette riche documentation les 176 figures originales qui sont reproduites dans son ouvrage.Dans le chapitre de l\u2019Anatomie pathologique, on trouve, à côté d'une description complète des formes banales du spina bifida, un exposé de la structure des formes particulières méningocèles par exemple, qui ne sont pas rares mais dont l\u2019existence avait été contestée jusqu\u2019alors.À la fin de ce chapitre, l\u2019auteur montre les transitions qui existent entre les variétés les plus monstrueuses et les formes bénignes de la malformation.Il existe donc, contrairement à ce qu'on a pensé, une certaine unité dans la structure des spina bifida.Des pages importantes et entièrement originales sont consacrées à l\u2019étude des méninges dans les spina bifida.Les constatations faites par l\u2019auteur l\u2019ont conduit à exposer dans une vue d\u2019ensemble la structure des méninges normales et malformées.Les documents publiés dans ce livre constituent une preuve de l\u2019origine neuro-ectodermique de la méninge molle rejetée par les classiques mais admise par MM.Roussy et Oberling à la suite de leurs études sur les tumeurs méningées, Les chapitres qui ont trait à la Clinique contiennent des points de vue nouveaux sur l\u2019étiologie du spina bifida, sur ses rapports avec la syphilis en particulier. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 799 Les complications, telles qu\u2019hydrocéphalie, paralysie, pied bot, troubles urinaires, malformations osseuses, etc, sont étudiées non pas en bloc mais porter un pronostic valable au sujet de chaque cas individuel.Le traitement est étudié dans les moindres détails (soins pré-opératoires, technique chirurgicale, traitement des complications ete.On y trouve des indications opératoires établies pour chacune des variétés de la malformation.Les conclusions de l\u2019auteur s\u2019appuient sur une étude cohérente des résultats éloignés des interventions qu\u2019il a faites et dont certaines datent de quinze ans.M.Ivan Bertrand a rédigé un chapitre richement illustré sur les malformations de la moelle et du cerveau en dehors du spina bifida proprement dit.M.Sternberg a exposé enfin le développement de la moelle épinière et la pathogénie des spina bifida.Dans son étude sont reproduites de nombreuses coupes d'embryons humains provenant de la célèbre collection du professeur Hochstetter.L'ouvrage se termine par un compte rendu détaillé des 80 observations personnelles qui ont permis à l\u2019auteur de publier cette belle monographie.La pathogénie des œdèmes.Confrontation des théories à la clinique.Par Pierre MAURIAC, professeur de clinique médicale, doyen de la Faculté de Médecine de Bordeaux.Un volume de 88 pages.(Collection Médecine et Chirurgie: recherches et applications.Ne 5.) 16 fr.Masson et Cie, éditeurs, libraires de l\u2019Académie de Médecine, 120, boulevard Saint-Germain, Paris.Cette monographie sera d\u2019autant plus appréciée que le professeur Mauriac apporte dans ce domaine une contribution très personnelle qui lui a permis, dans une large mesure, d\u2019étendre nos connaissances sur une série de questions encore controversées.Sans trop s\u2019avancer, conclut l\u2019auteur, on peut dire: lo Pour que les œdèmes se produisent, il faut que soient réalisées dans les tissus et les humeurs, certaines conditions physico-chimiques dont les plus importantes semblent être les troubles de l\u2019équilibre minéral, les troubles du métabolisme des protéines et des lipides, les modifications des parois capillaires, les variations du pH; dans ce bouleversement, la polarisation et la perméabilité des membranes sont modifiées et le pouvoir d\u2019inbibition des tissus augmenté.20 Ces conditions physico-chimiques n\u2019existent qu\u2019à l\u2019état morbide.Elles sont la conséquence de: maladies cardio-vasculaires, rénales, nerveuses, déséquilibre endocrinien, insuffisance alimentaire.3o Les mêmes conditions physico-chimiques peuvent être réalisées par un trouble fonctionnel rénal et par une insuffisance cardiaque.La même explication peut convenir à des types d\u2019æœdèmes cliniquement bien différents, et dans un même type clinique on peut trouver des facteurs pathogéniques très divers. 800 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 L\u2019hormone folliculaire.Par le Dr Henri SIMONNET, professeur à l'Ecole Nationale vétérinaire d\u2019Alfort.Un volume de 532 pages: 100 fr.Masson et Cie, éditeurs, libraires de l\u2019Académie de Médecine, 120, boulevard Saint-Germain, Paris.L\u2019auteur expose dans ce travail comment il est possible de concevoir le rôle que la folliculine joue, à l\u2019état normal, dans l\u2019économie, ainsi que les perturbations dont cet hormone peut être la cause.Il s'appuie sur des documents personnels et sur des matériaux recueillis dans la volumineuse littérature scientifique; la bibliographie qu\u2019il cite en fin d\u2019ouvrage ne comprend pas moins de 2,500 références.Dans les deux premières parties, l\u2019auteur définit l\u2019hormone folliculaire au point de vue chimique et biologique et il en discute l\u2019origine.La troisième partie est consacrée au rôle physiologique de la folliculine sur les voies génitales et sur la glande mammaire, sur les glandes endocrines, ainsi qu\u2019à son influence sur les métabolismes et les différents appareils.Ces données étant établies, le rôle de la folliculine en pathologie est étudié dans la quatrième partie qui traite du point de vue humoral de la pathogénie de certaines affections: troubles prépubéraux et pubéraux, troubles de la menstruation de la ménopause, troubles des fonctions de reproduction, affections de la glande mammaire, cancer.Rôle de la folliculine dans la pathologie du mâle.La cinquième partie a pour objet le dosage de la folliculine da point de vue du diagnostic, du pronostic et de la conduite du traitement.En principe tout traitement par la folliculine réclame à son début le dosage de cet hormone dans les urines et de préférence dans le sang.Les dosages sont également utiles au cours du traitement pour juger de l\u2019opportunité qu\u2019il y a à le poursuivre ou à en modifier les modalités d\u2019application.En thérapeutique (VIe Partie) la folliculine peut être employée comme substitut d\u2019une sécrétion ovarienne déficiente; elle peut être utilisée comme agent modificateur inhibiteur ou stimulant.La plupart des indications de la folliculine découlent de ses propriétés physiologiques et de son rôle dans la vie sexuelle.L\u2019auteur n\u2019a pas la prétention d\u2019épuiser le sujet, mais il a voulu donner une interprétation actuelle et souvent personnelle.Ses travaux antérieurs sur la folliculine, en chirurgie et en médecine expérimentale, le désignaient pour cette mise au point très complète.oloke LIVRES RECUS EN JUIN L\u2019hormone folliculaire.Par le Dr Henri SIMONNET, professeur a I'Ecole Nationale vétérinaire d'Alfort.Un volume de 532 pages.En vente chez Masson et Cie, 120 blvd Saint-Germain, Paris: 100 francs.La pathogénie des oedèmes.Confrontation des théories a la clinique.Par Pierre MAURIAC, professeur de clinique médicale, doyen de la Faculté de Médecine de Bordeaux.Un volume de 88 pages.En vente chez Masson et Cie: 16 francs.« Digest of Treatment ».Nnméro le juillet 1937.En vente chez J.B.Lip- pincott Company, Philadelphie.$5.00 par année, | numéro par mois. TABLE ALPHABÉTIQUE DES ANNONCES Abbott Laboratories Ltd, (Sulfamidyl) .XII Anglo-French Drug Cie, (Elizir Gabail) .XLIX Antiphlogistine, (Les cellules qui régénérent) .XXII Ayerst, McKenna & Harrison, Limited, ( Capaites Dig igita- lis Folium) .\u2026 XX Banque Canadienne Nationale, (À votre disposition) XLVI Borden Company Limited, The, (ait! Borden\u2019s St.Charles, Evaporé) .ce ce ee 20 LVII Boudot, L., (Dia-Pasan) Ce LL La LL LA 11 4 0 LXII Bristol-Myers Co., (Sal Hepatica) .LXVIIT Bromo-Seltzer Ltd.,, (Acetanilid) .LXVIII Canada Drug Company, (Paveral) .LVIII Canadian Canners Limited, (« 11 variétés bien distinctes ») Troisième page intérieure de la couverture Cardinaux, Paul, (Diathermie, Rayons X, Flectrologie) XI Casgrain & Charbonneau, Ltée, (Sulfocide) .XXXVI Casgrain & Charbonneau, Ltée, (Stérilisateur Castle\u201d) XLVIII Casgrain & Charbonneau, Ltée, (Ray.X Westinghouse) XLVIII Ciba, Compagnie, Limitée, (7rasentine \u201cCiba™) .III Cloutier & Cloutier Cie Ltée, ( L\u2019appareil \u201cMcIntosh\u201d) .X Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, LXVI Denver Chemical Manufacturing Co, (Antiphlogistine) XXII Duckett J.A, (Dernière Création de la Prothèse) .LIV Eddé, J., Limitée, (Zazol) .VI Eddé, J., Limitée, ([notyol) .VI Eddé, J., Limitée, (Pipérazine Midy) .XIX Eddé, J., Limitée, (Hémostyl) .XXVII S02 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 ~ Eddé, J., Limitée, (Bismuthoidol) .XXX Eddé, J., Limitée, (Phospho-Strychnal) .XXXIII Eddé, J., Limitée, (Ocréine Grémy) .XXXIII Eddé, J., Limitée, (Todone Robin) .XXXIII Eddé, J., Limitée, (lodogénol Pépin) .XXXIV Eddé, J., Limitée, (Epilepsie) .XLVI Frosst, Charles E.& Co.(Kondremul) Deuxième page intérieure de la couverture.Herdt & Charton, Inc., (Uroprazine) .LV Herdt & Charton, Inc., (Gélotonin) .LXIV Hirbour, Arthur, (Pharmacie d\u2019Ordonnances) .LXIV Hoffmann-LaRoche Limitée, (Le Sédobrol « Roche ») XXIII \u201cIfah\u201d, Pharm.Products, (Hustidin-Ifah) .LI Imperial Tobacco Co.of Canada, (Sweet Caporal) .LIII Importations Européennes Limitée, (Cardiosédine) .XLV Joubert, J.J., Limitée, (Santéine) .LIT Laboratoires AMIDO, À.Beaugonin, (Genatropine) .I Laboratoires AMIDO, A.Beaugonin.(Geneserine) I Laboratoires AMIDO, A.Beaugonin, (Genoscopolamine) I Laboratoires AMIDO, A.Beaugonin, (Genostheniques) .I Laboratoires AMIDO, A.Beaugonin, (Amidal) .I Laboratoires Licardy, (Sédosine) .XLVII Laboratoires A.Bailly, (Upobyl) .XVII Laboratoires A.Guerbet & Cie, (Lipiodol) .LXVII Laboratoire du Bismol, (Agobyl) Quatrième page de la couverture.Laboratoires Clin, Comar & Cie, (Zlectrargol) .IX Laboratoires Clin, Comar & Cie, (Solution de satiylat de soude du Dr Clin) .ce ee ee ee a IX Laboratoires Lobica, (Taxol) .VI Laboratoire Nadeau Limitée, (Sodiosal) .XXX Laboratoires Poulenc Frères du Canada, Ltée, (Carbonactyl) XIII Laboratoires du Dr P.Astier, (Arhéol Astier) .XXV L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 803 Laboratoires Soudan de Paris, (Dia-Tosan) .Laboratoires Midy, (Pipérazine Midy) .-.Librairie Beauchemin Limitée, (Linguaphone) .La Cie Canadienne des Agences Modernes, (Les Lithr- nés du Dr Gustin) .22 42 24 60 0000 La Cie Canadienne des Agences Modernes, (Magnésie du Dr Gustin) .cv vv vi ve ve ee ve ve on Le Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec .Listers Limited, Mercier & Dion, (Listers) .(Fourrures) .44 40 44 440 Merck & Co., Limited, (Pyridium) Millet, Roux & Cie, Ltée, (Agocholine) Monty, Gagnon & Monty .Parke, Davis & Ranniger, W.-E., Rougier Frères, Rougier Frères, Rougier Frères, Rougier Frères, Rougier Frères, Rougier Frères, Rougier Frères, Rougier Frères, Rougier Frères, Rougier Frères, Rougier Frères, Rougier Frères, Rougier Frères, Rougier Frères, Rougier Frères, Rougier Frères, Cie, (Le Mapharsen) .(Histidin-Ifah) .(Hepathemo) .(Hémoglobine Deschiens) .(Ouabaine Arnaud) (Véromdia) .(Spectrol) .(Sedlitz Chanteaud) .(Sténol Chanteaud) .(Rami) .(Elixir Ducro) .(Névrosthénine Freyssinge) (Chloramine Freyssinge) .(Capsules Dartois) .(Uraseptine Rogier) (Sirop Famel) .(Todalose Galbrun) .(Prosthénase) .XIX XXVIII LIT TIT LXVII LVIII XXI LIX LXITI VIII IV LI XVII XIX XXI XXIII XXV XXVI XXVI XXVI XXIX XXXV XXXV XXXV XLV LIV LY LV 804 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, juillet 1937 Sanatorium de Blois .XXIV Sanatorium Prévost .11.LL LL LL LL LL 12 II Schering (Canada), Ltd., (Au retour de l\u2019âge) .LXI Siemens-Reiniger (Canada) Limited, (Le e Spherix \u201cStemens\u201d) .V Siemens-Reiniger (Canada) Limited, wo Ultratherm \u201cBiemens\u201d) .cee L Squibb & Sons of Canada, Ltd, E.R.ti LX Vinant Ltée, (Geneserine) I Vinant Ltée, (Genatropine) .I Vinant Ltée, (Genoscopolamine) .I Vinant Ltée, (Genostheniques) .I Vinant Ltée, (Amidal) LL ee I Vinant Ltée, (Ælectrargol) .Ce ee ee ee ee.IX Vinant Ltée, (Solution de saint de soude du Dr Clin) .ces Co ce ee.IX Vinant Ltée, (Sidonine) Ce ee ee ee ee ee ee 11 00 XLVII Vinant Ltée, (/i,iodol) LL LL LL 11 1 LL .NXLVII Vinant Ltée, (Opobyl) .XVIII Wander, A., Limited, (Ovaltine) .XXIX Warner, R.William (Cal-Bis-Ma) .XIV et de cuivre, ne , peut s\u2019obtenir, sous une forme commerciale approuvée, que ; par la marque «AYLMER»: le plus beau fruit canadien préparé sous la direction éclairée de chimistes diplômés.Sur demande nous enverrons des échantillons pour examen.li TE is ona Ra \u201cprescrire \u201cJo à > ens = Sis RESEARCH LABORATORY CANADIAN CANNERS LTD.Pois tamisés, betteraves, fèves, épinards, pruneaux, carottes, abricots, tomates, asperges, compote de pommes, soupe pour enfants.ess = confiance en nous\u2019 AVI Teh BRAND Nii 66ième année, Vol.66 MONTRÉAL Juillet 1937 SAIS cad out inErwerition are toutes es MIR mmabedlics du \u201con on Ll TS Moun ( Bis thf (ort) LT culs so Pate ORAM oe pin omens AL one pe futicalles de Ugo anh ~\u2014 (GAC 5) \\§/ VoaaT ET, 1) \u2018, 4 \u201d~ à 3 2 - DESENSIBILISATEUR DES E TATS HE PATIQUES Le Le Amécialites- Les Thérapeutiques me 945 rue Cote \u2018L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA\u201d est éditée par l\u2019Union Médicale du Canada (Incorporée), et imprimée par Librairie Beauchemin Limitée, 430, rue Saint-Gabriel, Montréal."]
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