L'union médicale du Canada, 1 août 1937, Août
[" TOME LXVI MONTREAL, AOUT 1937 L'Union Médicale du Can REVUE MENSUELLE Fondée en 1872 BULLETIN Un monument à Laënnee .LeSAGE .Laénnec clinicien et médecin .Emile SERGENT .MEMOIRE Rétinite pigmentaire, adipose, arriération mentale.Syndrome de Laurence- Bordet-Biedl .Roma AMYOT .RECUEIL DE FAITS Le syndrome de la grande sténose pylorique d\u2019origine ulcéreuse.Azotémie consécutive par manque de sel.Opération.Guérison.J.-Alfred MOUSSEAU .Résultats obtenus avec la poudre de pommes dans les diarrhées .Henri BARIL Rectification .Réal DORE PETITE CLINIQUE Est-ce un ulcère de l\u2019estomac?.Albert LeSAGE .MOUVEMENT MÉDICAL Fractures de la rotule .Eugène SAINT-JACQUES .REVUE GÉNÉRALE Conduite à tenir en présence d\u2019une GILBERT-DREYFUS et glycosurie .André WINIPHEN La valeur pronostique de la formule d\u2019Arneth .+ « « + + \u2026 Eugène SAINT-JACQUES .ACTUALITÉS Congrès de IP Association Médicale Canadienne a Ottawa .+ « Léon GERIN-LAJOIE TRIBUNE LIBRE Correspondance .~.J.-N.ROY MEDECINE PRATIQUE Angine de Vincent .Henri GELINAS .(Suite du sommaire a la page X) BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef Albert LeSAGE Secrétaire de la rédaction Secrétaire-Trésorier Léon GÉRIN-LAJOIE J.-A.VIDAL Membres: Roma AMYOT, Édouard DESJARDINS, Jean SAUCIER.Administrateur: T.VALIQUETTE, No 8 834 .841 845 846 850 854 856 858 861 864 Bureau: 418 est, rue Sherbrooke.Téléphone: MArquette 7334.iad Li, \u201cFrot KONDREMUL L\u2019émulsion d\u2019huile minérale et de Mousse d'Irlande Voici quelques-unes des raisons pour lesquelles vous pouvez recommander cette préparation en toute confiance: 1° L'équilibre scientifique de l\u2019huile \u2014 55% d'huile minérale de la plus haute qualité \u2014 favorise l\u2019émulsion avec les fèces.2° L'huile est en suspension sous forme de gouttelettes \u2014 les globules sont maintenus fermement dans une enveloppe émulsive.3° Pas de fuite \u2014 ne trouble ni l'assimilation ni la digestion.4°.Donne des selles abondantes, molles, de consistance mastic.5° Ne contient pas d'alcool.6° Ne contient pas d\u2019alcali.7° Ne contient pas de sucre.Peut être prise par les personnes soumises à un régime sans sucre.8° Ne contient pas d'hydrates de carbone digestibles.9° Un simple régulateur \u2014 ne cause pas d'accoutumance.10° Crémeuse et agréable à prendre \u2014 aucun goût huileux.11° Les grandes variations dans la température n'ont aucun effet sur cette émulsion.12° Elle se verse facilement.13° Elle se mélange rapidement à l\u2019eau chaude ou froide, à du lait ou du cacao.14° Le contrôle de laboratoire assure l\u2019uniformité du produit.15° Simple ou avec de la Phénolphtaléine (2.2 grains par cuillerée à bouche).\u2018 Bouteilles de 16 onces Charles &.Fnosst & Co ® p @ PHARMACIENS-FABRICANTS DEPUIS 1899 MONTRÉAL | RICHMOND CANADA VIRGINIE L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 I SPARTOVAL ISOVALERIANATE NEUTRE DE SPARTEINE SEDATIF CARDIO-VASCULAIRE ANTISPASMODIQUE TRAITEMENT: des algies et troubles fonctionnels des affections cardiaques \u2014 Angors \u2014 Tachycardies \u2014 Palpitations.Dragées de Spartoval (dosées à'O gr, 05) 2 à 6 par jour.SPARTO-CAMPHRE CAMPHO-SULFONATE DE SPARTÉINE & CAMPHO-SULFONATE DE SODIUM | VÉRITABLE SYNERGIE CARDIOTONIQUE TRAITEMENT D'URGENCE: du collapsus cardiaque, des états adyna- miques au cours des maladies infectieuses.© Diurétique et Cardiotonique d'Entretien 3 Ampoules de Sparto-camphre: de 2 et 5 cc.(injections sous-cutanées ou intramusculaires).Dragées de Sparto-camphre: 2 à 6 par jour.GENISTENAL ÉTHYLPHÉNYLBARBITURATE NEUTRE DE SPARTÉINE | , NEURO-SÉDATIF & HYPNOGÈNE « ÉQUILIBRANT » du Système nerveux végétatif TRAITEMENT: de l'épilepsie; chorée; convulsions; anxiétés; délire; insomnies; angine de poitrine.© Dragées de Génisténal (0,035 d'éthylphénylmalonylurée et 0,015 de spartéine).Adultes: 1 à 6 dragées par jour.Enfants: V2 à 4 \" \u201c LABORATOIRES CLIN, COMAR & CIE, PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTRÉAL \u201cL\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA\u201d est éditée par l'Union Médicale du Canada (Incorporée), et imprimée par Librairie Beauchemin Limitée, 430, rue Saint-Gabriel, Montréal.TS II L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 SANATORIUM PRÉVOST INCORPORE ETABLISSEMENT DE PSYCHOTHERAPIE Magnifique situation au bord de la Rivière-des-Prairies, à proximité de Montréal.Parc de 600,000 pieds carrés.Tennis, billard, etc.Chambres pourvues de tout le confort moderne.TRAITEMENT INDIVIDUEL DES AFFECTIONS DU SYSTEME NERVEUX par trois médecins spécialistes et un personnel expérimenté.Cure de repos.Régimes.Electrothérapie.Rayons U.V.Hydrothérapie.Traitements spéciaux des toxicomanies (alcool, morphine, cocaïne).Malariathérapie et toutes pyrétothéra- pies.Prospectus sur demande.Personnel médical: Dr Edgar Langlois, médecin-directeur; Dr Jean Saucier; Dr Roma Amyot; Dr Charles A.Langlois (électro-radiologie).4455 Boulevard Gouin ouest, Téléphone, BYwater 1240 EEE er L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 III TRASENTINE \"CIBA\" (Chlorhydrate hydrosoluble de lester diéthylaminoéthylique de l'acide diphénylacétique) ANTISPASMODIQUE Agissant aussi bien sur la fibre nerveuse, comme l'atropine, que sur la musculature lisse, comme la papavérine.Indiqué dans les états spasmodiques des organes végétatifs.Utilisable par voies orale et parentérale.Comprimés Ampoules PERANDREN \"CIBA\" (Premiere hormone orchitique synthétique, chimiquement pure) L'essai du Perandren est recommandé dans les cas suivants: Affections prostatiques, eunuchisme, Troubles du développement sexuel, Phénomènes de carence de nature physique et psychique, Affaiblissement ou cessation prématurés de la fonction sexuelle.Ampoules COMPAGNIE CIBA LTÉE, 759 Carré Victoria, MONTREAL. IV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 I \u201c¥ LE MAPHARSEN \u201cLE RAFFINEMENT DE LA THERAPEUTIQUE ARSENICALE.\u201d La Compagnie Parke, Davis présente a la profession médicale une nouvelle préparation arsenicale antisyphilitique: le Mapharsen.C'est le résultat d'actives recherches menées en collaboration dans les laboratoires de deux grandes Universités et le département des recherches de Parke, Davis et Cie.Différentes épreuves de laboratoire ainsi que de multiples observations cliniques ont prouvé que le Ma- pharsen, (oxyde de méta, amino, para, hydroxy, phény- larsine), est un spirochéticide de première valeur.Il n'a jamais provoqué de ces réactions graves observées à la suite d'injections des autres arsenicaux employés actuellement.Les laboratoires de recherches de Parke, Davis et Cie ont soumis le Mapharsen à des épreuves sévères tant au point de vue chimique, pharmacologique que biologique.Le Mapharsen constitue un agent thérapeutique de tout premier ordre comparativement à d'autres produits du même genre dans le traitement de la try- ponimiase et de la syphilis.Le Mapharsen est approuvé par le Comité de Pharmacie et de Chimie de l'American Medical Association.PARKE, DAVIS & COMPANY - MONTREAL L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 Le Sphérix \u201cSIEMENS\u201d Appareil pour Rayons X entièrement nouveau.Complètement à l'abri de la haute tension et des rayonnements.Livrable en trois modèles: 1.Transportable.2.Sur colonne mobile.3.Sur colonne mobile simplifiée et démontable.Pour graphies et scopies.L'idéal pour le cabinet du médecin, les radiographies au domicile du patient et le redressement des fractures.SIEMENS-REINIGER (Canada) LIMITED Dominion Square Building MONTREAL VI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 TAXOL LE REEDUCATEUR TYPE DE L'INTESTIN Lune SANS ve Agent: J.EDDÉ Ltée, ACCOUTU MAN CE MONTRÉAL Elixir complexe +» Pancrinol Tonique neuro-organique associant l'opothérapie et la chimiothérapie DEFICIENCES ORGANIQUES .: Agent Général J.EDDÉ Ltée MONTRÉAL J.Eddé, Limitée, New Birks Bldg., Montréal, Agent général pour le Canada. L'Union Médicale du Canada Fondée en 1872 + Prix de l'abonnement pour 1937 Canada et Etats-Unis .\u2026.rrrrrereenenersenerne sas nen vers $3.00 Etranger (pays faisant partie de I'Union Postale) .4.00 Etudiants \u2026.rrereerserernerrenrensensenseneerenrensennensencencan es 1.50 Prix dU NUMÉFO .\u2026onccrscrerrerarrrenrenerrerrerenrenrencenreeee 0.50 Autorisé par le Ministère des Postes, Ottawa, comme matière de seconde classe.Conditions de Publication L'Union Médicale du Canada paraît tous les mois par fascicules de 164 pages.Chaque numéro contient des mémoires originaux, des faits cliniques, une revue générale, un mouvement médical, des notes de pharmacologie, des analyses et des nouvelles médicales.Le Comité de Rédaction accepte les travaux de tout médecin, à condition qu\u2019ils n'aient pas déjà paru dans un autre journal.Les Mémoires Originaux ne doivent pas excéder 15 pages; les Faits Cliniques auront un maximum de 5 pages et les Revues Générales comprendront au plus 10 pages.Tout ce qui concerne la rédaction et l'administration doit être adressé franco aux bureaux de l'Union Médicale du Canada, 418 est, rue Sherbrooke.Téléphone: MArquette 7334. VIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 AMtherst 8900-3733 MONTY, GAGNON & MONTY Ambulances de luxe, chauffées Transport des malades à la ville et à la campagne.Service prompt et sûr.Pompes funèbres Salons mortuaires 1926, rue Plessis 4156, rue Adam.Ambulanciers de l'Hôpital Notre-Dame Salons mortuaires: GARDES-MALADES \u2014 STENO BILINGUE CARDE-MALADE DIPLOMEE Garde-malade diplômée; 2 ans d\u2019expérience chez médecin pratiquant; compétente pour travail de bureau, de laboratoire; anglais, français; peut remplir ordonnances médicales.Références: Mlle Jeanne Mercier, 3704, rue Saint-Denis, LAncaster 2966.HOPITAL PRIVE SAINTE-AGATHE-DES-MONTS L\u2019Hopital du Christ-Roi reçoit des convalescents et des tuberculeux au premier degré.\u2014 Conditions faciles.HOSPITALISATION Médecin au choix du patient et à ses frais, ainsi que les médicaments.CONDITIONS D\u2019ADMISSION Salles: $1.50 par jour.\u2014 Chambres privées: $2.00 et plus par jour.Pension payable une semaine à l\u2019avance.Heures de visite: Tous les jours de 2 à 4 h.et tous les soirs de 7 h.30 à 8 h.30.REGISTRE VILLE-MARIE DE L\u2019A.C.|.C.Les infirmières diplômées des hôpitaux de langue française faisant partie du Registre Ville-Marie de l\u2019A.C.I.C.offrent leurs services professionnels.Pour tarif et renseignements, appeler ATlantic 2862; 59 chemin Bellingham, Montréal, P.Q. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 IX NEUROTROPHOL BYLA Tonique Nervin à base d'acide nucléinique, d'hormones orchitiques et de glycéro-phospharsinate disodique SURMENAGE \u2014 EPUISEMENT \u2014 NEURASTHENIE Le NEUROTROPHOL se révèle un merveilleux agent d'équilibration du système génital Neuro-Endocrinien.ee ++ SPLENARMONE BYLA Reconstituant général, à base d'hormones hépatique et splénique, d'extrait de muqueuse gastrique et d'extrait surrénal.ANEMIES \u2014 CONVALESCENCE (AMPOULES et SIROP) Pelletierine Tanret TŒNIA 98 EXPULSIONS SUR 100 TENTATIVES La Pelletiérine est le principe actif alcaloïde de l'écorce de grenadier, découvert par Tanret en 1878.La Pelletiérine Tanret est le tænifuge le plus sûr et le plus facile à prendre.La Pelletiérine ne doit pas être donnée aux épileptiques.e\u2014 AMINO-SEL BYLA Remplace le Sel Régimes Achloruré et Déchloruré INDICATIONS: Affections circulatoires, hépatiques \u2014 Albuminurie \u2014 Néphrites aiguës \u2014 Scarlatine.LES ÉTABLISSEMENTS BYLA, - - PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTREAL x L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 SERVICE A DOUBLE RENDEMENT: UNE LAMPE A RAYONS INFRA-ROUGES ET UNE LAMPE A DIAGNOSTIC EN UNE SEULE UNITE QUELQUE CHOSE DE TOUT A FAIT NOUVEAU OFFERT A LA PROFESSION MEDICALE Combinaison d'une lampe à rayons infra-rouges pouvant également servir comme lampe à diagnostic au coût supplémentaire de $2.00.LES PRIX AUGMENTENT! Le prix régulier de cette lampe a toujours été de $35.00, mais vu que nous avons acheté, en un seul lot, 200 de ces lampes a rayons infrarouges, ceci nous permet d'offrir ces lampes maintenant combinées, à rayons infra-rouges et à diagnostic, au prix très spécial de $20.00 chacune, en autant qu\u2019il nous en restera encore à réception de votre commande, puisque le nombre actuel de ces lampes est très limité et qu\u2019il y aura majoration de prix prochainement.Nous vous conseillons de profiter de cette occasion tandis qu\u2019elle se présente.En dépit du prix spécial offert sur ces lampes, la garantie reste la même, à savoir: 500 heures d'usage.Cloutier C» (Cloutier (Pie, Ltée NO FLAKING PARTICLES TO FALL AND BURN PATIENT 200-WATT ELEMENT \u2014 MONEL METAL COVERED \u2014 FRICTION JOINTS ROTATE\u2014350 DEGREES\u2014NEVER COME LOOSE\u2014NO SET-SCREWS TO TIGHTEN 14\u201d RIGID EXTENSION ARM 43\u201d MAST | vy\u201d DIAMETER REFLECTOR PHYSIOTHERAPIE ET RAYONS X \u2014 INSTRUMENTS DE CHIRURGIE MOBILIER D\u2019HOPITAL \u2014 STERILISATEURS 4338, rue Saint-Denis BElair 1616 MONTREAL, Qué.mr L'Union Médicale du Canada Fondée en 1872 Bureau de Direction MM.Benoit, Boucher, Bourgeois, Bousquet, Bruneau, Comtois, | De Cotret, | Desloges, Dubé, Gérin-Lajoie, Leduc, LeSage, Marin, Marion, Masson, Mercier, Mousseau, Parizeau, Roy, Saint-Jacques, Vidal.Président: E.St-Jacques; Vice-Président: J.-A.Mousseau; Secrétaire- Trésorier: J.-A.Vidal.Membre d\u2019honneur: Prof.Pierre Masson.Bureau de Collaboration MM.Amyot, R.; Archambault, P.-R.; Baril, H.; Barry, G.; Bellerose, A.; Bertrand, A.; Bertrand, A.; Bourgeois, P.; Brault, J.; Desforges, A.; Desjardins, Ed.; Doré, R.; Dubé, Ed.; Fauteux, M.; Favreau, C.; Fontaine, R.; Fortier, L.; Gagnier, L.-A.; Gariépy, L.-H.; Gatien, R.; Gélinas, H.; Jutras, A.; Lafresniere, G.; Lapierre, G.; Lefebvre, R.Legrand, E.; LeSage, J.; Letondal, P.; Magnan, A.; Manseau, A.; Mathieu, E.; Morin, P.; Paquette, J.-P.; Poirier, P.; Riopel, J.-L.; Saucier, J.; Simard, L.-C.; Smith, Pierre.BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef Albert LeSAGE Secrétaire de la rédaction Léon GERIN-LAJOIE Secrétaire-Trésorier J.-A.VIDAL Membres: Roma AMYOT, Edouard DESJARDINS, Jean SAUCIER.ONT COLLABORE AU VOLUME DE 1936: Agricola, Dr., Amyot (R.), Ar- chambault (P.-R.), Autotte (E.), Barbeau (A.), Baril (G.), Baril (H.), Barry (G.), Bellerose (A.), Bergeron (L.), Bernier (A.), Bertrand (A.), Bertrand (Albert), Binet (E.), Blagdon (L.), Bohé- mier (C.), Boucher (R.), Boulais (F.-L.), Bourgeois (B.-G.), Bourgeois (P.), Brault (J.), Cantero (A.), Cantin (Marie-E.), Com- tois (A.), Cone (W.), Coutu (L.), Décarie (R.), DeGuise (A.), Delorme (L.-N.), DeMon- tigny (G.), Deshaies (G.), Desjardins (Ed.), Desloges (A.), Desrosiers (Saint-Jean), Dionne (L.-R.), Doré (R.), Dubé (J.-E.), Dufresne (O.), Duhamel (G.-H.), Dussault (G.), Ethier (A.), Fau- teux (M.), Favreau (J.-C.), Fer- ron (M.), Fortier (J.), Fortier (L.), Fortier (L.-E.), Fournier (N.), Frappier (A.), Gagnier (L.), Gariépy (L.-H.), Gariépy (U.), Gélinas (H.), Gélinas (L.), Gendreau (J.-E.), Gérin-Lajoie (L.), Gratton (A.), Grignon C.- E.), Guilbault (A.), Hébert (G.), Hoen (T.-1.), Jarry (J.-A.), Joan- nette (A.), Jutras (A.), Laberge (J.-E.), Lafresniere (G.), Lapier- re (G.), Laquerriere (A.), Lari- cheliere (R.), Laroche (A.), Lau- zer (R.), Lebel (A.-B.), Lefebvre (R.), Lefrangois (C.), Léger (A.), LeSage (A.), LeSage (J.), Letondal (P.) Léveillé (J.-A.), Magnan (A.), Major (W.), Manseau (J.-A.), Manseau (O.), Marin (A.), Marion (D.), Martel (J.-A.), Martin (P.), Mercier (0.), Millet (J.-A.), Morin (P.), Mousseau (J.-A.), Nègre (L.), Panet (E.de B.), Panet-Raymond (J.), Panneton (P.), Paquette (J.-P.), Paré (L.), Patoine (L.), Pilon (A.), Poirier (P.), Pouliot (G.-E.), Prévost (J.), Provencher (G.), Ricard (J.-P.-M.), Riopelle (J.-L.), Robillard (E.), Roch (S.), Rolland (R.), Roux (R.), Roy (G.), Roy (J.-N.), Samson (J.-E.), Saucier (J.), St-Germain (J.-P.), St-Jacques (E.), Simard (L.-C.), Smith (P.), Tessier (L.-J.), Tétreault (H.-1.), Té- treault (Julien), Tremblay (J.), Vidal (J.-A.), Valiquette (Hugo). SUITE DU SOMMAIRE SOCIÉTÉS La Société Médicale de Montréal La Société de Phtisiologie de Montréal 52e Assemblée scientifique de l\u2019hôpital Saint-Luc NOUVELLES Le docteur Antoine La Cassagne, sous-directeur de l\u2019Institut du Radium de Paris, en mission au Canada XXVe Congrès français de Médecine 884 890 894 897 897 La peau et le foie Livres nouveaux Bibliographie .898 899 900 ANALYSES MEDECINE Les éléments du pronostic dans la fievre typhoide (p.866).Le para-amino-ben- zène-sulfonamide et ses dérivés (p.867).PHTISIOLOGIE Le foyer congestif tuberculeux rapidement curable (p.868).NUTRITION Rapports entre la rapidité de l\u2019évacuation stomacale et la tolérance au glucose (p.869).Exploration fonctionnelle du pancréas endocrine (p.870).NEURO-PSYCHIATRIE Pathogénie de l\u2019hémorragie cérébrale (p.871).Formes atypiques de la paralysie générale (p.872).Les hyperidroses essentielles (p.873).HYGIÈNE Conditionnement de l\u2019air (air conditioning) (p.875).L'action bactéricide de foie de morue (p.876).Lait évaporé irradié dans la prévention du rachitisme (p.876).La méthode Rivers: nouvelle vaccination intradermique contre la variole (p.877).CHIRURGIE La cholécystite non calculeuse.Analyse de cent cas traités par la cholécystec- tomie (p.878).GYNÉCOLOGIE Traitement des troubles gynécologiques d\u2019origine endocrinienne (p.879).ÉLECTRO-RADIOLOGIE Note sur la radiothérapie de l\u2019angine de poitrine (p.881).Quelques résultats de radiokymographie du diaphragme (p.882). L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 XI ems rms fms eS rATynems eens Spray pmees Afoms PHILIPS vera TUBES A RAYONS-X Connus et vendus dans le monde entier PROTECTION TOTALE © à foyer simple © à foyer double @® à anode rotative CANADIAN METALIX COMPANY LIMITED 531, Sherbrooke Est, PLateau 1555 MONTREAL, Qué. XII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 SWULFANILAMIDE ABBOTT UV v UN AGENT SPECIFIQUE POUR COMBATTRE LES INFECTIONS DUES AU STREPTOCOQUE Le traitement efficace des infections streptococciques avec des agents chimiothérapeutiques spécifiques, fut récemment l\u2019objet de nombreuses études cliniques.Au début, le traitement ne fut appliqué qu\u2019aux souris \u2014 puis, ensuite, poursuivi efficacement sur les humains.Bien que certains dérivés du para-amino-benzène-sulfonamide furent employés au début des recherches, l\u2019on constata bientôt que la drogue de base était essentiellement responsable des effets thérapeutiques.Le docteur G.W.Raiziss et ses collaborateurs des Laboratoires de Recherches Dermatologiques de Philadelphie, après deux années d\u2019études suivies, présentent le para-amino-benzène- sulfonamide a la profession médicale sous le nom de Sulfamidyl.INDICATIONS: Le Sulfamidyl est indiqué dans le traitement de l\u2019érysipèle, septicémie puerpérale, septicémie en général; l\u2019amygdalite et pharyngite streptococciques, arthrite purulente, otite moyenne, mastoïdite, fièvre scarlatine, péritonite streptococcique, endocardite aiguë, ainsi que dans nombre d\u2019autres conditions infectieuses dues au streptocoque hémolytique et méningocoque.De plus amples informations vous seront envoyées sur demande.Les comprimés de Sulfamidyl Abbott sont présentés en flacons de 25 et 100 comprimés de 5 grs.LABORATOIRES ABBOTT LIMITÉE 388 ouest, rue Saint-Paul - Montréal, Qué. Tome LXVI No 8 BULLETIN UN MONUMENT À LAËNNEC, Place Saint-Germain, à Paris.Un comité, composé de professeurs, de savants et d'hommes pclitiques, a été constitué à Paris en vue d'élever un monument à Laënnec, le fondateur de la médecine anatomo-clinique et l'inventeur du stéthoscope qui lui a permis de formuler les règles de l\u2019auscultation, dont il a posé les bases fondamentales.Tous les médecins, sans distinction de race ou de nationalité, devraient contribuer, ne serait-ce qu\u2019une somme minime, à l'érection de ce monument destiné à perpétuer le génie d\u2019un Maitre ancien dont les travaux cliniques, en particulier sur la tuberculose, n\u2019ont jamais été dépassés.Nous publions, dans ce numéro, un article remarquable, düù à la plume du professeur Sergent et communiqué à l'Académie de Médecine de Paris durant les fêtes du centenaire de Laënnec en décembre 1926.Il convient de relire avec attention ce magnifique exposé de l'œuvre géniale accomplie par ce médetin illustre, car, en médecine, les découvertes scientifiques constituent un héritage dont nous sommes fiers et que nous devons proclamer avec fierté chaque fois qu'on nous en fournit l'occasion.C'est dans ce but que nous attirons l'attention de nos lecteurs sur cette importante manifestation en l'honneur de la médecine.LeSAGE.Note: On est prié d'adresser le montant de sa contribution, 50 francs ou davantage, au Secrétaire-trésorier de l'Assemblée Générale de Médecine, pour le Monument Laënnec, le Docteur Doury, 4, rue de la Muette, Paris (14e), France.Cet avis a paru dans les principaux journaux français et américains. LAËNNEC CLINICIEN ET MÉDECIN\u201c Par Emile SERGENT, Membre de l\u2019Académie de Médecine, Professeur à la Faculté de Médecine, Médecin de l'Hôpital de la Charité-Broussais.Lorsque, le 1er décembre 1839, dans la séance publique annuelle de cette Académie, Pariset, secrétaire perpétuel, prononça l\u2019éloge de Laënnec, il rappela que de nombreux admirateurs du Maître avaient écrit sur l\u2019homme et sur ses découvertes tout ce qui pouvait être dit.«Ils ne m\u2019ont laissé, écrivait-il, que le stérile honneur de reproduire leur pensée dans un langage moins digne de vous et de l\u2019homme que je dois célébrer.» Souffrez, Messieurs, qu\u2019à mon tour j'en appelle à votre indulgence.Depuis 1839 les biographies de Laënnec se sont accumulées et, dans ces temps derniers, de nombreuses cérémonies commémoratives ont encore ajouté à la riche documentation réunie dans les deux beaux volumes de Rouxeau.Veuillez considérer que le recul du temps n\u2019a fait qu\u2019élever plus haut la grande figure dont nous célébrons aujour- d\u2019hui la mémoire et mesurer l\u2019effroi qui peut assaillir celui à qui vous avez confié le redoutable honneur d\u2019apporter l\u2019hommage de l\u2019Académie au plus grand clinicien et au plus noble médecin de France.Laënnec! Nom que chacun de nous ne peut prononcer qu\u2019en baissant la voix et en s\u2019inclinant; souvenir que, chaque jour, je retrouve dans les salles de mon vieil hôpital de la Charité, dans l\u2019amphithéâtre qui fut celui de son maître Corvisart, qui fut le sien, qui fut celui de Bouillaud, qui fut celui de Potain.Vous êtes venus le visiter, Messieurs les Délégués, ce vieil amphithéâtre, inauguré en l\u2019an VII, dans lequel Laënnec, arrivant de sa Bretagne, suivit les leçons de Corvisart sous la conduite de son ami Bayle, alors chef de clinique.Vous y avez accédé par un escalier dont les marches vermoulues\u2018enferment encore dans leurs fissures la poussière des « bottes du petit Laënnec ».Vous avez salué pieusement ces lieux vétustes, qui évoquent l\u2019une des pages les plus glorieuses de la Médecine française.Dans cet amphithéâtre, assombri aujourd\u2019hui par les constructions qui l\u2019entourent, la demi-obscurité fut propice à (1) Discours prononcé par M.Emile Sergent à l\u2019Académie de Médecine à l\u2019occasion du centenaire de Laënnec. L\u2019Uxion MépiCALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 807 votre recueillement, qui vous permit de percevoir l\u2019écho lointain de ia voix de Laénnec.Les vieux murs, comme les vieux peuples, ont leur histoire et c\u2019est ce qui les fait nobles et respectables.CENTENAIRE DE LAENNEC 13 - 14 .18 Décembre 1996 # * Le professeur Letulle vous a dit l\u2019œuvre grandiose de Laënnec dans le domaine de l\u2019anatomie pathologique.Certes, il est malaisé de 808 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 séparer l\u2019anatomo-pathologiste du clinicien, lorsqu\u2019on a à discourir sur le fondateur de la méthode anatomo-clinique.Puissé-je cependant réussir à ébaucher les traits essentiels qui caractérisent le clinicien génial que fut Laënnec.Ces traits, je chercherai à les dégager de son ascendance, de son éducation et de sa formation scientifique.>k sk La famille de Laénnec avait, depuis longtemps, franchi ses étapes, quand il naquit en 1781: les Laénnec étaient de robe depuis le XVIe siecle.À la mort de sa mère, Laënnec n\u2019a que cinq ans.Son père égoïste et frivole, le confie, ainsi que son frère Michaud, à l\u2019oncle Michel, curé d\u2019Elliant ; trois ans après, les deux enfants quittent le presbytère et deviennent les fils adoptifs de l\u2019oncle Guillaume, médecin à Nantes ; ils sont placés au collège de l\u2019Oratoire dirigé par le Père Fouché de Ronzerolle, qui, l\u2019année suivante, allait devenir le citoyen Fouché; leurs années de jeunesse s\u2019écoulent dans la tourmente révolutionnaire ; ils assistent aux drames de la Terreur et voient tomber et retomber le couperet de Carrier.Ainsi se mêlent, en une association frappante, les causes qui ont marqué de leur empreinte ineffaçable la formation d\u2019esprit et de carac- tere de Laénnec: les traditions de famille, l\u2019éducation religieuse première, l\u2019exemple professionnel, le bouleversement des idées philosophiques et sociales.Ainsi s\u2019expliquent les bases fondamentales du caractère et du génie de Laënnec, qui se résument en deux idées: tradition et progrès, dont la liaison intime ne paraît impossible qu\u2019à ceux qui, prenant pour une marque de supériorité intellectuelle ce qui n\u2019est que le signe d\u2019un aveuglement étroit et borné, méconnaissent que le progrès se construit sur les enseignements du passé, Ainsi se précise l\u2019origine première des principes directeurs auxquels obéit Laënnec durant toute sa vie: le respect des grands maîtres du passé, qui s\u2019affirme dans sa vénération pour Hippocrate; l\u2019inlassable ardeur qu\u2019il déploya à découvrir des faits nouveaux; l\u2019horreur qu\u2019il montra toujours pour les théories et les doctrines, lorsqu\u2019elles ne sont que des conceptions hypothétiques et non les conclusions d\u2019observations rigoureuses.Ce traditionnalisme, non exclusif de l\u2019idée de progrès, est la caractéristique essentielle de son esprit scientifique, comme il l\u2019est de sa morale et de sa tenue professionnelles.Il s\u2019affirme, dès le début de sa carrière, lorsqu\u2019il choisit comme sujet de thèse ses « Propost- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 809 tions sur la doctrine d\u2019Hippocrate, relativement à la médecine pratique » ; si, ce faisant, Laënnec rend hommage au Père de la Médecine, il ne demeure pas cependant l\u2019esclave servile de la doctrine; il s\u2019attache à montrer que le pronostic, basé sur une connaissance précise de la séméiotique, qui faisait le fond de la doctrine d\u2019Hippocrate, doit être tempéré par l\u2019importance donnée à la nosologie, c\u2019est-à-dire à l\u2019art du diagnostic.En exergue il inscrit une pensée d\u2019Hippocrate : « Pouvoir explorer est, à mon avis, une grande partie de l\u2019art ».Il part de ce principe et s\u2019attache à montrer que la médecine ne doit s\u2019appuyer que sur l\u2019observation exacte et plusieurs fois renouvelée ; et, déjà, il annonce qu\u2019il s\u2019attachera à la recherche d\u2019une méthode d'\u2019exploration précise et rigoureuse: la découverte de l\u2019auscultation devait couronner son effort.Sa tendance directrice achève de s\u2019affirmer par la citation qu\u2019il fait de Klein en terminant son travail: « Je préfère la médecine indépendante et je n\u2019appartiens ni aux anciens, ni aux modernes ; je suis les uns et les autres lorsqu\u2019ils cultivent la vérité ; ce que j'estime le plus c\u2019est l\u2019expérience très souvent répétée.» D\u2019autres causes, Messieurs, ont exercé une puissante influence sur la carrière de Laënnec: les difficultés matérielles contre lesquelles il eut à se débattre durant toutes ses années d\u2019études et pendant les débuts de sa pratique professionnelle, difficultés qui furent pour lui, comme elles le sont pour tout homme travailleur et honnêtement ambitieux, un puissant stimulant de volonté et d\u2019énergie.sk > x Pour achever de dégager les traits essentiels de la grande figure de Laénnec il faut encore les chercher dans sa culture générale, dans la clarté de son esprit scientifique, dans l\u2019indépendance et la noblesse de son caractère, dans sa fidélité à ses collaborateurs et à ses amis.Laénnec avait reçu dès sa jeunesse une forte instruction sous la direction successive de ses deux oncles et au collège de l\u2019Oratoire.Son intelligence, vive et réfléchie, lui permettait de s\u2019assimiler toutes les connaissances, et la curiosité de son esprit ne connaissait pas les bornes du savoir.C\u2019est ainsi que, dès le début de ses études médicales, il utilise ses loisirs à collectionner avec ardeur plantes, insectes et minéraux.La littérature, la poésie, les arts l\u2019attirent également.Il se prend d\u2019une passion pour la flûte, passion qui restera durant toute sa vie le délassement de ses fatigues et qui, peut-être, le préparera à mieux distinguer les caractères des souffles respiratoires.À sa culture étendue, à ses fortes humanités il doit la pureté de sa langue, la clarté et 810 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 la précision d\u2019un style qui le place comme écrivain scientifique à côté de Claude Bernard.« Il trouve, nous dit Rouxeau, que les livres contemporains ne brillent pas de ce côté et que la littérature médicale a bien perdu depuis l\u2019époque où l\u2019on croyait encore que les règles de la langue et du goût étaient les premières qu\u2019on pût observer, même dans les ouvrages relatifs aux sciences.» Hélas! quelles seraient ses critiques aujourd\u2019hui ! Cette haute culture a singulièrement servi et développé les aptitudes de son esprit scientifique.Doué d\u2019un sens affiné et sûr d\u2019observation, il a réglé ses recherches selon une méthode rigoureuse et précise ; il a introduit dans les investigations de l\u2019examen clinique le principe fondamental de l\u2019observation répétée et du contrôle des moyens d\u2019exploration les uns par les autres.Ouvrez la 2e édition du Traité de l'auscultation médiate et lisez, aux pages 13 et 14, la petite leçon qu\u2019il donne à Andral, auquel il reproche, sur un ton quasi paternel et tout en rendant hommage à son talent, de ne l\u2019avoir pas lu: « Il (M.Andral) eût vu que je n\u2019ai jamais proposé de reconnaître les maladies du poumon et du cœur par la seule auscultation et que j\u2019ai tiré beaucoup de signes nouveaux de la percussion et de diverses méthodes tout à fait oubliées, et il se fût dispensé de chercher à juger l\u2019auseul- tation seule et dépouillée des lumières qu\u2019elle reçoit et qu\u2019elle rend par sa comparaison avec les autres signes et symptômes ».Si Laënnec a ainsi défini, avec la plus admirable clarté, les principes directeurs de l\u2019examen clinique, à savoir la nécessité de confronter l\u2019ensemble des résultats que peut fournir la mise en œuvres de tous les procédés et moyens d\u2019exploration, quelle semonce adresserait-il aujourd\u2019hui à ces néophytes que nous voyons s\u2019évertuer à distinguer, sur l\u2019écran radios- copique, les plus minimes différences des mouvements d\u2019amplitude des deux hémidiaphragmes et n\u2019avoir garde de constater, par la simple inspection à l\u2019œil nu, une immobilisation complète de tout un hémi- thorax, qui frapperait immédiatement leurs regards s\u2019ils savaient encore voir quelque chose autrement que dans l\u2019obscurité ?Laënnec établit, avec la même magistrale rigueur, les bases fondamentales de la méthode nosologique, lorsque, dans cette même préface, quelques pagés plus loin (p.25), il répond, sur un ton certes plus fier et moins conciliant, aux acerbes critiques de Broussais: « M.Broussais et moi cultivons des sciences tout à fait différentes.Le but que je me suis constamment proposé.a été la solution des trois problèmes suivants: 1° distinguer sur le cadavre un cas pathologique aux caractères physiques que présente l\u2019altération des organes; R° le reconnaître sur le vivant à des signes certains et, autant que possible, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal.août 1937 811 physiques et indépendants des symptômes, c\u2019est-à-dire du trouble variable des actions vitales qui l\u2019accompagnent ; 3° combattre la maladie par les moyens que l\u2019expérience a montrés les plus efficaces.» Ainsi se trouve résumée la substance même de la méthode d\u2019observation clinique dans la solidité de sa formule véritablement scientifique, opposée à la fragilité des doctrines qui échafaudent une conception hypothétique dans laquelle elles veulent ensuite enfermer et faire rentrer les faits.Or, termine Laënnec, «les efforts pour créer de nouvelles théories peuvent être loués comme des amusements de l\u2019esprit, pourvu qu\u2019ils ne servent qu\u2019à railler les faits et qu\u2019on soit prêt à les abandonner dès qu\u2019un fait leur résiste ».La méthode de Laënnec a ouvert une ère nouvelle; son œuvre demeure impérissable ; que reste-t-il de la doctrine de Broussais ?Si j'ai rappelé cette polémique célèbre c\u2019est parce qu\u2019elle marque un des traits les plus saillants de la personnalité scientifique de Laën- nec.Il ne veut admettre que des faits bien contrêlés; quand une patiente et rigoureuse observation lui a démontré l\u2019existence réelle d\u2019un fait, il défend avec passion sa conviction ; ne craint pas de descendre sur le terrain de la polémique et n\u2019hésite pas à répondre aux attaques ; mais, si sa riposte est parfois violente, jamais elle ne s\u2019écarte des règles de la courtoisie, et, ici, nous voyons apparaître, à côté de la rigueur de son esprit scientifique, les notes dominantes de son caractère : la franchise et l\u2019indépendance.Cette franchise dans la riposte, cette indépendance du caractère, cette fierté, nous les retrouvons, en traits fortement frappés, à toutes les étapes de la vie de Laënnec ; elles donnent à ses actes et à sa correspondance un cachet de noblesse et de hauteur, que ses contemporains, méconnaissant la grandeur de son génie, ont dû bien souvent considérer comme un signe d\u2019orgueil, mais qui ne peut que le grandir devant le jugement de la postérité.Ces nobles qualités trouvent leur complément dans l\u2019esprit de justice dont il était animé et qui s\u2019affirme notamment dans le soin qu\u2019il prit de toujours citer les noms de ses collaborateurs.Elles se doublent d\u2019une autre vertu: la fidélité à ses amis, qui le porta à défendre vigoureusement la mémoire de Bayle et de Bichat, lorsque, après leur mort, certains contradicteurs tentèrent de combattre les conclusions de leurs travaux.Tel fut l\u2019homme, Messieurs.Je pourrais m\u2019en tenir là; car, ayant cherché à dégager les traits dominants de sa personnalité scientifique et morale, j'ai, par là même, puisé la matière de mon analyse dans les étapes de sa carrière.Il me faut, cependant, par des exemples et par des faits, tenter de montrer comment ces qualités d\u2019esprit, de 812 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 caractère et de cœur ont conduit Laënnec à être le plus grand clinicien des temps modernes et l\u2019un des médecins qui ont le mieux honoré l\u2019exercice de notre profession.Le clinicien En septembre 1802 Laénnec s\u2019inscrivit dans le service de Corvi- sart, à la Charité, où il se lia avec Bayle d\u2019une amitié qui devait devenir la source d\u2019une étroite et fructueuse collaboration.En même temps qu\u2019il se perfectionnait à cette école dans l\u2019art de l\u2019observation clinique et des recherches nécropsiques, il suivait avec enthousiasme l\u2019enseignement de Bichat et fréquentait avec assiduité le laboratoire de Dupuytren.Ainsi achevaient de se développer parallèlement les deux grandes tendances de sa formation première.Ainsi se précisaient les bases fondamentales sur lesquelles il allait définitivement ériger la méthode d\u2019observation anatomo-clinique dont son maître Corvisart avait conçu l\u2019ébauche.Ainsi commençaient à s\u2019accumuler les documents qui devaient immortaliser la collaboration de Bayle et de Laënnec dans l\u2019étude du tubercule et de la phtisie pulmonaire.Ainsi était ensemencé le champ sur lequel devait germer la riche moisson dont la découverte de l\u2019auscultation allait permettre la récolte.Laënnec a défini lui-même, dans sa fière réponse à Broussais, la méthode anatomo-clinique.Si ses recherches et ses travaux sur le terrain purement anatomo-pathologique ont permis de le considérer comme le « Bichat de l\u2019anatomie pathologique », ses constatations nécropsiques, confrontées avec les signes et les symptômes observés pendant le cours de la maladie, ont donné à son œuvre la valeur puissante qui l\u2019a faite immortelle.La méthode anatomo-clinique demeure, en dépit des acquisitions de la science et des doctrines diverses qu\u2019elles ont engendrées, l\u2019assise la plus sûre et la plus solide de l\u2019interprétation des signes morbides.Elle n\u2019est pas incompatible avec les méthodes d\u2019ordre physiologique, basées sur la constatation des troubles fonctionnels et des réactions humorales.Le clair génie de Laënnec avait parfaitement situé le probleme.Mais, n\u2019est-il pas intéressant de remarquer que la méthode anatomo-clinique ne pouvait trouver de plus sûre application que dans l\u2019étude des maladies de l\u2019appareil respiratoire?N\u2019est-ce pas grâce à sa maîtrise dans la recherche des constatations nécropsiques et grâce a la rigueur de sa méthode d\u2019observation clinique que Laénnec a pu, en moins de trois années, fournir la preuve anatomo-patholo- gique de la plupart des signes dont nous devons la connaissance a l\u2019auscultation ?BE PET L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 813 J\u2019ai pensé, Messieurs, que la mission que vous m\u2019avez fait l\u2019honneur de me confier n\u2019avait pas pour objectif de dresser une sorte de catalogue des travaux cliniques de Laënnec, mais que je devais tenter de discerner dans son œuvre les manifestations de son génie.Elles apparaissent, à mon sens, avec tout leur éclat, dans les acquisitions que nous lui devons sur la pathologie de l\u2019appareil respiratoire et sur la tuberculose ; c\u2019est sur ce domaine que s\u2019affirme, avec son relief le plus puissant, l\u2019excellence de la méthode qu\u2019il introduisit dans l\u2019art de l\u2019observation médicale.Avant Laénnec le diagnostic des maladies thoraciques se limitait à la constatation des symptômes fonctionnels et généraux, auxquels, depuis Hippocrate, les médecins s\u2019attachaient à trouver des caractères différentiels plus ou moins discutables.La recherche des signes physiques était encore rudimentaire; la palpation, qui avait conduit Hippocrate à découvrir la sensation de fluctuation, permettait d\u2019apprécier la force, le rythme et le nombre des battements cardiaques, mais ne donnait aucun résultat capital dans l\u2019exploration de l\u2019appareil respiratoire; la percussion, seule, apportait d\u2019utiles renseignements, dont Laénnec avait pu constater l\u2019importance dans le service de Corvisart, qui, ayant lu et traduit Avenbrugger, l\u2019employait avec maîtrise.Quant à l\u2019auscultation, elle était, si j'ose dire, en germination ; Bayle, se souvenant sans doute qu\u2019Hippocrate avait eu recours à ce moyen d\u2019exploration, avait pris l\u2019habitude d\u2019appliquer l\u2019oreille sur la région précordiale pour apprécier l\u2019état des battements cardiaques, lorsque la palpation ne permettait pas de les bien percevoir.Double, cependant, paraît avoir eu l\u2019idée d\u2019appliquer l\u2019auscultation à l\u2019examen des poumons; mais, en dépit des revendications qu\u2019il présenta à la suite des premières publications de Laënnec, il est incontestable qu\u2019il n\u2019avait retiré de cette pratique aucun enseignement méthodique et précis.On ne peut se soustraire à quelque étonnement rétrospectif lorsqu\u2019on constate que des hommes comme Bayle n\u2019ont pas songé à écouter le bruit de la respiration, alors qu\u2019ils cherchaient à entendre les battements du cœur.On ne peut également, de nos jours, ne pas marquer quelque surprise lorsqu\u2019on voit Laënnec écrire que l\u2019auscultation immédiate lui paraît impraticable.« Aussi incommode pour le médecin que pour le malade, le dégoût seul la rend à peu près impraticable dans les hôpitaux; elle est à peine proposable chez la plupart des femmes, et, chez quelques-unes même, le volume des mamelles est 814 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 un obstacle physique à ce que l\u2019on puisse l\u2019employer\u2026 » Incommodité et sentiment de pudeur, ce dernier, sans doute, prenant le pas, à une époque où les mœurs étaient quelque peu différentes de ce qu\u2019elles sont aujourd\u2019hui! Mais Laënnec ajoute: « Cependant, faute d\u2019un moyen plus sûr, j'avais depuis longtemps l\u2019habitude d\u2019employer la.méthode dont je viens de parler (l\u2019auscultation immédiate), lorsque, dans un cas obscur, elle se trouvait praticable, et ce fut elle qui me mit sur la voie pour en trouver une meilleure.» Et voici énoncée- l\u2019idée en germe de la grande découverte! Une circonstance fortuite allait en déclancher l\u2019éclosion subite.L'histoire est classique et connue de tous.Un matin de septembre 1816, Laënnee, sortant de Necker, se rendait à pied auprès d\u2019une jeune fille, atteinte d\u2019une maladie de cœur, dont l\u2019état le rendait perplexe ; le sexe et l\u2019âge de la malade ne permettaient pas de songer à appliquer sur sa poitrine une oreille indiscrète ; au reste, l\u2019embonpoint dont elle était affligée aurait rendu inutile cette tentative.Laënnec remuait ces pensées.Il passe par la cour du Louvre, et, là, il aperçoit un groupe de gamins dont le jeu attire son attention ; tandis que les uns grattent avec une épingle l\u2019extrémité d\u2019une longue poutre de bois, les autres appliquent l\u2019oreille- sur l\u2019autre extrémité de la poutre et, à chaque grattement de l\u2019épingle, poussent des cris de joie en entendant le bruit renforcé et musical que ne perçoivent pas leurs petits camarades qui manient l\u2019épingle.C\u2019est le trait de lumière ! Le souvenir du phénomène physique qui lui est bien connu est brusquement évoqué devant le regard songeur de Laënnee.Il hâte le pas; il a trouvé la solution du problème qu\u2019il s\u2019est posé depuis si longtemps.Il arrive chez sa jeune malade, dans la fièvre des idées qui s\u2019agitent en lui.Il avise sur une table, au pied du lit, une main de papier.Mais laissons-le parler: « Je pris un cahier de papier; j'en formai un rouleau fortement serré, dont j\u2019appliquai une extrémité sur la région précordiale, et, posant l\u2019oreille à l\u2019autre bout, je fus aussi surpris que satisfait d\u2019entendre les battements du cœur d\u2019une manière beaucoup plus nette et plus distincte que je ne l\u2019avais fait par l\u2019application immédiate de l\u2019oreille.Je présumai dès lors que ce moyen pouvait devenir une méthode utile et applicable, non seulement à l\u2019étude des battements du cœur, mais aussi à celle de tous les mouvements qui peuvent produire des bruits dans la cavité de la poitrine, et, par conséquent, à l\u2019exploration de la respiration, de la voix, du râle et, peut-être même à la fluctuation d\u2019un liquide épanché dans la plèvre et le péricarde.Dans cette conviction je commençai à l\u2019hôpital Necker une série d\u2019observations que je n\u2019ai pas interrompues depuis.Jai obtenu pour résultats des signes nouveaux, sûrs, . L'UNIoN MépicALE DT CANADA \u2014 Montréal.août 1937 S15 saillants, pour la plupart faciles à saisir et propres à rendre le diagnostic de presque toutes les maladies des poumons, des plèvres et du cœur, plus certain et plus circonstancié que les diagnostics chirurgicaux eux-mémes.» Voilà comment naquit le stéthoscope.Voilà comment fut découverte l\u2019auscultation médiate.Voilà comment l\u2019association d\u2019un sentiment de décence professionnelle avec la rigueur méthodique d\u2019un esprit scientifique conduisirent Laénnec a doter l\u2019observation clinique du sens qui lui manquait encore, l\u2019ouïe, et à faire taire le cri qu\u2019avait poussé Baglivi: O quantum difficile pulmonorum morbos curare ! O quanto difficilius eosdem diagnoscere! Le point de départ de la découverte du stéthoscope et des premières applications de l\u2019auscultation médiate fut l\u2019idée d\u2019une exploration directe des battements cardiaques.N\u2019est-il pas intéressant de constater que les enseignements qu\u2019en tira Laënnec pour l\u2019étude des affections cardiaques n\u2019aboutirent à aucune constatation précise ?N'est-ce pas la preuve que la méthode anatomo-clinique s\u2019adaptait merveilleusement au contrôle, des signes d\u2019auseultation de l\u2019appareil respiratoire, alors qu\u2019elle ne pouvait suffire à éclairer la pathologie du cœur, si étroitement liée aux notions physiologiques inconnues à l\u2019époque de Laënnec ?C\u2019est en 1816 que Laënnec inventa le stéthoscope.C\u2019est en 1819 que fut publiée la première édition du Traité de l\u2019auscultation mé- date.Le rouleau de papier, improvisé par Laënnec dans la fièvre de la découverte géniale, a passé par une série de formes et de dénominations successives avant de devenir le stéthoscope.Il a d\u2019abord été le « cylindre », constitué par le cahier de visite de Necker, fortement roulé et ficelé; il est devenu le « bâton », formé par un cylindre de bois, d\u2019abord plein et creusé ensuite d\u2019un canal central sur toute sa longueur, lorsque Laënnec eut constaté que le bâton plein ne permettait plus d\u2019entendre la pectoriloquie aphone, qui avait été une de ses premières et plus importantes acquisitions avec le rouleau de papier; il a pris ensuite une série de formes différentes, pleines ou creuses, voire même évasées à l\u2019une des extrémités, chaque type étant approprié à la recherche de signes d\u2019auscultation particuliers.Ne trouvons-nous pas dans ces transformations successives l\u2019ingéniosité mise au service de la rigueur méthodique dans l\u2019exploration clinique ?Le merveilleux sens d\u2019observation dont était doué Laënnec, l\u2019art avec lequel il sut combiner, avec l\u2019inspection, la palpation, la percussion et les autres moyens d\u2019exploration connus avant lui, la méthode nouvelle 816 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 qu\u2019il venait de découvrir, lui permirent de poser les principes fondamentaux de l\u2019auscultation, en appliquant l\u2019ouïe à l\u2019exploration de l\u2019appareil respiratoire, aussi bien dans l\u2019état normal que dans les divers états pathologiques.Laënnec a défini, de façon intangible et définitive, les caractères du bruit respiratoire normal.Il a découvert la plupart des signes stéthoscopiques qui nous permettent aujourd\u2019hui de localiser les lésions, et, dans une large mesure, d\u2019en discerner la nature.Ceux qui l\u2019ont suivi ont pu ajouter des détails à son œuvre; ils n\u2019ont rien pu trouver à en retrancher.Que n\u2019ont-ils toujours retenu son enseignement?Que n\u2019ont-ils lu et relu ses pages immortelles, avant de chercher de nouvelles interprétations, qu\u2019ils opposent, sans raison ni succès, aux siennes ?Que faisons-nous, lorsque nous croyons, à la faveur de techniques et de moyens d\u2019exploration nouveaux, ébranler l\u2019inébranlable édifice qu\u2019il a construit et lorsque nous proclamons que l\u2019auscultation doit céder le pas à l\u2019examen radiologique?Que faisons-nous, sinon méconnaître qu\u2019un sens ne peut être substitué à un autre, que si la vue peut donner des renseignements que l\u2019ouïe est incapable d\u2019apporter, la réciproque demeure vraie?Que faisons-nous, sinon oublier que le progrès s\u2019édifie sur les acquisitions du passé ?Que faisons-nous, sinon nous laisser entraîner par une stérile vanité, au lieu de nous borner à reconnaître modestement que, plus heureux que l\u2019immortel inventeur de l\u2019ausceultation et de la méthode d\u2019observation en médecine, nous jouissons du privilège de posséder des moyens d\u2019exploration qu\u2019il n\u2019avait pas à sa disposition et dont il aurait sans doute, plus rapidement et mieux que nous, su tirer des clartés plus lumineuses?Que faisons-nous, sinon ne pas nous apercevoir qu\u2019en plus d\u2019un quart de siècle nous ne sommes pas encore parvenus à nous mettre d\u2019accord sur la valeur de certaines images radiologiques, alors qu\u2019en moins de trois années Laënnec avait découvert et décrit la presque totalité des signes physiques décelables par l\u2019auscultation de l\u2019appareil respiratoire?Que faisons-nous, lorsque nous parlons de la supériorité de l\u2019examen radiologique sur l\u2019auscultation, sinon oublier que Laënnec avait scrupuleusement et explicitement noté, enseigné et écrit, que, parfois, les signes habituels peuvent être masqués, modifiés, voire même absents, alors que la lésion existe, ainsi que le démontre l\u2019autopsie ?On a dit, et j\u2019ai écrit moi-même, que l\u2019examen radiologique permettait de réaliser «l\u2019autopsie sur le vivant» et, par là même, multipliait le nombre des contrôles anatomo-pathologiques.Certes, cette idée est exacte, mais sous la réserve que les signes radiologiques soient incontestables; or, les images radiologiques sont loin d\u2019avoir L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal.août 1937 817 toutes une signification absolue et l\u2019impartialité nous oblige a admettre que la valeur de ces images ne peut étre établie que par la réunion d\u2019observations multiples, confrontées avec les résultats de l\u2019examen stéthoscopique et de l\u2019autopsie.Ne touchons pas aux grands principes de la méthode anatomo- clinique.Restons fidèles aux enseignements du Maître qui a fondé la grande Ecole clinique de France et qui a fixé les règles et les principes suivant lesquels nous devons chercher la démonstration et la valeur de nos constatations.Soyons bien certains que, s\u2019il avait eu à sa disposition l\u2019exploration radiologique, il se serait bien gardé de proclamer la supériorité de ce moyen d\u2019investigation sur l\u2019auscultation, ni inversement, mais qu\u2019il aurait tiré de la confrontation des résultats apportés par les deux méthodes une moisson plus ample et plus fructueuse encore.Pour n\u2019envisager que les cavernes, ne doutons pas qu\u2019il aurait reconnu qu\u2019elles peuvent se révéler par d\u2019autres signes que le fameux trépied constitué par le souffle creux, le gargouillement et la pectori- loquie et qu\u2019il aurait ainsi démontré qu\u2019à côté des cavernes muettes, qu\u2019il n\u2019a pas méconnues et dont on abuse quelque peu aujourd\u2019hui, il faut faire une place aux cavernes qui parlent un autre langage que le langage classique auquel est attaché son nom.L\u2019histoire de la découverte de l\u2019auscultation contient, mieux que tout commentaire, la preuve de l\u2019excellence de la méthode de Laënnec et de la grandeur de son génie.C\u2019est cette maîtrise qui le conduisit à tant de solides et définitives acquisitions sur tous les domaines de la pathologie médicale.C\u2019est elle qui l\u2019amena, en collaboration avec Bayle, a jeter les premieres clartés sur l\u2019étude de la tuberculose et à reconnaître, sous les aspects les plus différents, l\u2019unité des lésions de nature tuberculeuse, unité dont les découvertes de Villemin, puis de Koch, devaient consacrer la réalité.C\u2019est elle qui lui permit d\u2019isoler, du groupe confus des phtisies, le cadre de la phtisie pulmonaire, d\u2019en décrire les signes, d\u2019en constater les formes latentes, d\u2019en démontrer la guérison possible, d\u2019en pressentir la spécificité.Cette œuvre clinique gigantesque a été accomplie en moins de vingt années, avec un matériel simple et rudimentaire, avec un champ d\u2019observation parcimonieusement restreint: Laënnec, dans la clinique de la Charité, où il professa trois ans, de 1823 à 1826, avait 40 lits, soit 26 lits d\u2019hommes et 14 lits de femmes, ainsi qu\u2019en font foi les recueils semestriels de ses observations publiés par ses chefs de clinique, dont le premier fut son cousin Mériadec Laënnec. 818 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 Nous, qui, en de nombreuses années et en des services quatre à cinq fois plus vastes, ne parvenons à glaner que quelques faits plus ou moins discutables et intéressants, inclinons-nous devant de\u2019 pareils souvenirs ! Tel fut, Messieurs, le clinicien.Voyons ce que fut le médecin praticien.Le médecin Après six mois de doctorat, en 1805, Laënnec avait touché 158 francs d\u2019honoraires ! Dans les difficultés matérielles au milieu desquelles il luttait c\u2019était bien peu encourageant; aussi prit-il la résolution de renoncer momentanément à la clientèle et de continuer à s\u2019adonner au travail scientifique.« Il a trop cédé.à l\u2019attrait que lui offre la partie scientifique de la médecine, écrivait son cousin Christophe, le 13 janvier 1805.Il ne consentira jamais à pratiquer, et, vu la modicité de sa fortune, il sera toujours aux expédients.Il se console dans l\u2019espoir d\u2019une place de professeur, qui, dans le fait, le mettrait assez à son aise.Dieu sait s\u2019il l\u2019obtiendra jamais, tout se donnant à la faveur et point au mérite.» Ce cousin pessimiste se trompait, autant sur les aspirations de Laënnec que dans ses pronostics d\u2019avenir.Laënnec ne répugnait pas à faire de la clientèle ; il ne professait pas pour l\u2019exercice de la médecine le dédain quelque peu condescendant que nous percevons chez certains savants contemporains.Un an après, le 19 mars 1806, il écrivait: « La carrière de la médecine pratique s\u2019ouvrira peut-être devant moi avant l\u2019âge auquel on y parvient d\u2019ordinaire\u2026 » ; une fois de plus s\u2019affirmait ainsi, exprimée sans hésitation, la confiance qu\u2019il avait dans l\u2019avenir et qui fut toujours son plus solide soutien.Et le voilà lancé dans la pratique, avec la fougue qu\u2019il apportait en toutes choses, quand il avait pris une décision.Son ami Bayle vient de se marier et quitte son appartement de la rue du Jardinet; Laënnec s\u2019y installe; la clientèle ne tarde pas à venir et il doit se résoudre à suspendre momentanément la rédaction de son Traité d\u2019anatomie pathologique.Le succès s\u2019accentue d\u2019année en année, si bien qu\u2019en 1812 il peut écrire au cousin Christophe: « Je suis en ce moment encombré,.c\u2019est-à-dire enseveli sous les décombres d\u2019une multitude de malades.Je vis au milieu des morts et des mourants ; c\u2019est ce qu\u2019il y a de mieux pour un médecin ; mais, quand cela dure trop longtemps, cela devient assommant.» Plus d\u2019un, parmi nous, acquiescera, j'en suis convaincu, à cette boutade ! L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 819 Laénnec ne fut pas le médecin vénal; il fut tout le contraire d\u2019un «homme d\u2019argent ».Sa clientèle fut nombreuse et brillante.Il fut le médecin de personnages connus, parmi lesquels nous relevons le nom de Chateaubriand, qui se lia avec lui d\u2019une amitié étroite; la plupart payaient mal; un grand nombre payaient en nature, tel le peintre Alexandre Dubois qui fit son portrait; tel un graveur en médailles qui lui fit don d\u2019un superbe cachet aux armes de sa famille : le blason des Guesdon accolé à celui des Lohennec.Le cousin Christophe en est réduit à reconnaître son erreur, et, dès 1807, constate que « la pratique est son lot », tout en remarquant qu\u2019il manque «de ces avantages extérieurs qui sont pour les trois quarts dans le succès ».Il est « le petit Laënnec », au front large, aux pommettes saillantes, aux yeux creux, à l\u2019incroyable maigreur, aux épaules étroites, à l\u2019attitude modeste, non exempte d\u2019une certaine timidité et d\u2019un grain de gaucherie.Et, cependant, en dépit de cette disgrâce apparente de la nature, il inspire à ses malades une confiance aveugle; c\u2019est qu\u2019au fond de ses orbites, abrité sous des arcades sourcilières qui accentuent son acuité pénétrante, brille un regard profond et réfléchi; c\u2019est que le pli de ses lèvres exprime l\u2019intelligence et la bonté ; c\u2019est que cette fausse timidité, cette sorte de gaucherie, ne sont que le masque d\u2019une supériorité qui ne vise pas à s'affirmer par des gestes calculés, mais qui se traduit par la réserve naturelle et non recherchée de la tenue et de l\u2019attitude.Il ignore le « savoir-faire » et le « faire-savoir » ; il ne s\u2019abaisse pas à d\u2019obséquieuses flatteries; sans faire parade de son « savoir », il se borne à concentrer toute son attention sur le récit que le malade lui fait de ses douleurs, de ses malaises, des divers troubles qu\u2019il éprouve ; il se livre à un examen méthodique et prolongé, comme il le fait dans son service d\u2019hôpital, au milieu des médecins et des élèves qui suivent son enseignement ; il écarte les conversations mondaines et maintient l\u2019entretion sur le terrain médical ; c\u2019est là tout ce qu\u2019il a appelé sa « politique médicale ».Et c\u2019est ainsi que, tout naturellement, sans caleul ni sans recherche, il impose son autorité et gagne la confiance.L'histoire classique de « lPinterminable » consultation qu\u2019il donna à Chateaubriand, et dont celui-ci sortit complètement guéri d\u2019une maladie mortelle dont il se croyait atteint, suffit à démontrer la valeur de cette « politique ».A ces qualités de tenue professionnelle s\u2019ajoutaient un complet désintéressement, une générosité sans bornes, une profonde commisération.Tl répondait & tout appel, traversant Paris pour se rendre au chevet d\u2019un indigent aussi bien qu\u2019à celui d\u2019un riche client.Peu fortuné et toujours poursuivi par des embarras d\u2019argent, il ouvrait 820 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal.août 1937 la plus décevante de nos préoccupations.Force nous est de reconnaître que, trop souvent, lorsque nous avons établi un diagnostic, notre rôle scientifique est terminé.Cependant, peu à peu, grâce aux progrès que les années accumulent, nous voyons se restreindre le champ de notre impuissance.Au temps de Laënnec, la thérapeutique était encore empirique ; il sut, dans quelques essais, procéder avec la méthode rigoureuse qu\u2019il avait introduite en clinique et donner à ses recherches et à ses tentatives un caractère expérimental.Si son nom ne reste attaché à aucune découverte thérapeutique, du moins nous a-t-il légué sur ce terrain, comme sur celui de l\u2019observation anatomo-clinique, des enseignements que nous pouvons prendre comme exemples.« Impatient, écrit Pariset, de la faiblesse et de la timidité de la thérapeutique ordinaire, il embrassait les hardiesses de Rasori et se proposait de les mettre en expérience.» C\u2019est ainsi que, dès qu\u2019il fut nommé médecin de Necker, en 1816, il commença à administrer l\u2019émétique à haute dose et annonça que cette pratique lui avait donné des guérisons inespérées dans l\u2019apoplexie, dans la pneumonie, dans le rhumatisme articulaire aigu.En dépit des divergences qui le séparaient de Broussais, il fut toujours un très chaud partisan des émissions sanguines, générales ou locales, et n\u2019hésita pas à prescrire très souvent la diète, sans aller cependant jusqu\u2019à risquer de faire mourir ses malades d\u2019inanition.C\u2019est surtout sur le domaine de la tuberculose que ses tentatives thérapeutiques sont particulièrement intéressantes, en ce sens qu\u2019elles contiennent les premières indications de la climatothérapie et de l\u2019aérothérapie.On sait le rôle bienfaisant qu\u2019il accordait au climat marin de certaines régions, et, particulièrement, des côtes méridionales de Bretagne.Il pensait pouvoir attribuer cette efficacité «à l\u2019atmosphère particulière aux bords de la mer » et la rattacher aux émanations que dégagent les plantes marines fraîches.Partant de cette idée, il entreprit de soumettre les malades de son service à l\u2019action de ces émanations, en recouvrant le plancher d\u2019une couche de goémon et de varec globuleux et en faisant ingérer en même temps a ses phtisiques une infusion de varec desséché.Passons sur les discussions que soulève l\u2019indication de la cure marine dans la tuberculose pulmonaire et retenons surtout que Laënnec a bien compris le rôle bienfaisant de l\u2019aérothérapie; qu\u2019il a fait, en somme, de la cure d\u2019air le principal et le plus sûr remède de la phtisie; qu\u2019il nous a donné un bel exemple, en exigeant que, durant la dernière phase de sa maladie, les fenêtres de sa chambre de Kerlouarnec restassent tou- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 821 sa bourse et la vidait au logis d\u2019un malade misérable.Lorsqu\u2019un de ses clients succombait, il éprouvait une peine sincère et interrogeait longuement sa conscience, cherchant à s\u2019assurer s\u2019il avait bien fait tout ce qui était en son pouvoir pour combattre la maladie.T] avait pitié des malades et considérait comme un devoir professionnel de ménager scrupuleusement leur impressionnabilité.C\u2019est ainsi qu\u2019il conseillait de «ne jamais prononcer devant les malades et les personnes étrangères à la médecine les noms des signes stéthoscopiques » et de substituer «au nom de râles celui de ronchus, qui n\u2019effraye personne ».Retenons cet excellent conseil et imitons cet exemple; lorsque, au chevet d\u2019un cachectique, nous prescrivons la morphine, déguisons le précieux calmant du nom de sérum tonique.Le sentiment élevé qu\u2019avait Laënnec du rôle et des devoirs du médecin praticien s\u2019alliait à l\u2019indépendance qui était l\u2019une des marques saillantes de son caractère.Il était de ces médecins qui pensent que ce sont eux qui rendent service aux malades en leur dispensant les secours de leur art et non pas les malades qui leur rendent service en leur apportant leur argent ou leur protection.N\u2019est-ce pas en se conformant a ce principe que les médecins pourraient prétendre a s\u2019assurer la considération qui, trop souvent, leur est aujourd\u2019hui refusée ?Il ne voulut pas rechercher au début de sa carrière les places de « médecin des puissances ».Ces places, écrivait-il à son père, « n\u2019ont presque jamais été occupées que par des hommes qui ne pouvaient pas faire autrement ».Certes, il n\u2019entendait par là que les places subalternes, car il ajoutait: « La place de premier médecin du Roi et de la Reine était la seule autrefois qui donnât à un médecin de la considération parmi ses confrères; et, actuellement même, ces places sont les seules de leur genre qui soient occupées par des hommes de mérite.» C\u2019est dans ce sentiment qu\u2019il accepta, quinze ans plus tard, à l\u2019apogée de sa renommée, d\u2019être nommé médecin de la duchesse de Berry, sur la proposition de Hallé; c\u2019était le premier honneur officiel qu\u2019il recevait.* * * Dans sa réponse a Broussais, Laénnec avait indiqué que le troisième des problèmes dont il s\u2019était constamment attaché à poursuivre la solution était de « combattre la maladie par les moyens que l\u2019expérience a montrés être les plus efficaces ».N\u2019est-ce pas là, en effet, le but final de la médecine?Certes, la thérapeutique est, peut-être, jours ouvertes, la nuit comme le jour.Il a fallu plus d\u2019un demi-siècle 822 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal.août 1937 pour que les médecins consentissent à perdre la peur de l\u2019air et à cesser de fermer hermétiquement les fenêtres des phtisiques.x Tant de prodigieuses découvertes, une si noble vie n\u2019ont pas désarmé l\u2019envie ni la jalousie des contemporains de Laënnec.Laënnee, de son vivant, était impopulaire.Faut-il chercher la raison de cette impopularité dans la réserve sur laquelle il se tint toujours avec ses collègues, comme avec ses clients?Faut-il la chercher dans une timidité, qui, si souvent, est prise pour de la fierté?Faut-il la chercher dans l\u2019ardeur qu\u2019il apporta toujours à défendre ses travaux et ses découvertes?Faut-il la chercher dans ses opinions religieuses et politiques ?Il est incontestable que toutes ces conditions, en se réunissant, n\u2019étaient pas faites pour attirer à lui la sympathie générale et qu\u2019elles ne pouvaient que favoriser la médisance et la calomnie.Mais il est bien certain aussi que les hommes de sa valeur ont plus de jaloux que d\u2019admirateurs.L\u2019impopularité poursuivit Laënnee au delà de la mort.Ce fut la conspiration du silence! L\u2019Académie de Médecine ne parut se souvenir de lui que lorsque Dupuytren eut rendu son dernier soupir, en 1835; elle décida, sur le rapport de Husson, le 28 octobre 1837, de placer son buste dans la salle des séances.Mais Broussais vivait encore et l\u2019Académie s\u2019en tint a cette manifestation.Broussais mourut en novembre 1838 ; dans la séance solennelle annuelle du 1er décembre 1839, Pariset, secrétaire perpétuel, prononça l\u2019éloge de Laënnec.Le jugement de la postérité, Messieurs, est plus sûr, plus impartial, plus précieux, que celui des contemporains.L\u2019écho des querelles et des animosités personnelles s\u2019éteint; l\u2019œuvre, si elle est grande, solide et durable, demeure.L\u2019oubli fait justice des critiques hâtives et intéressées ; le temps consacre le génie.Le nom de Laénnec a porté à travers le monde entier la gloire de la Clinique française.Nous, cliniciens français, qui nous efforçons en ce jour de rendre à sa mémoire le pieux hommage de notre admiration et de notre reconnaissance, honorons-le et remercions-le pour le prestige qui nous reste encore et que nous lui devons, prestige de clarté intellectuelle et de probité scientifique.Nous, médecins français, qui commémorons aujourd\u2019hui le centenaire de la mort de Laënnec et de la deuxième édition du Traité de l\u2019auscultation médiate, incli- nons-nous avec gratitude devant nos collègues de tous les pays du monde, qui, chez eux déjà, nous ont devancés et qui, ici, sont venus, en si grand nombre, s\u2019associer à notre fierté nationale.li rR. MÉMOIRE RÉTINITE PIGMENTAIRE, ADIPOSE, ARRIERATION MENTALE.SYNDROME DE LAURENCE-BARDET-BIEDL.Par Roma AMYOT, Médecin de l'hôpital Notre-Dame.Parmi les syndromes d\u2019adipose généralisée, celui qui a trait à la malade dont l\u2019observation est le sujet de ce travail se singularise par son étiologie héréditaire et par un ensemble de symptômes caractéristiques.Il mérite qu\u2019on lui conserve son identité.Il comprend des éléments qui découlent d\u2019une substratum pathologique débordant les cadres d\u2019un simple trouble de la nutrition ou d\u2019une viciation fonctionnelle de l\u2019appareil endocrinien.Laurence et Moon, en 1886, dans « British Ophtalmic Review », publièrent les observations de 4 enfants d\u2019une même famille, qui présentaient une rétinite pigmentaire associée à des troubles du développement générale.En 1920, Bardet consacra sa thèse (Paris) à l\u2019étude des formes cliniques de l\u2019obésité hypophysaire parmi lesquelles il signala tout particulièrement «un syndrome d\u2019obésité infantile avec polydactylie et rétinite pigmentaire ».Le premier, Bardet individualisa le syndrome que Laurence et Moon avaient décrit, en groupant et lui rattachant les trois éléments cliniques les plus importants et les plus caractéristiques: obésité, rétinite pigmentaire et polydactylie avec ou sans syndactylie.Biedl, en 1922, nia le rôle de l\u2019hypophyse dans apparition du syndrome.Il en attribua plutôt les phénomènes à un trouble du diencéphale.Cet auteur, en collaboration avec Elsching, avait d\u2019ailleurs décrit un syndrome constitué par des malformations craniennes, de l\u2019adiposité associée à de l\u2019hypoplasie génitale, en l\u2019absence de lésions hypophysaires et des signes d\u2019hypertension intracranienne.Il faisait de ce syndrome un type du complexe adiposo-génital- d\u2019origine cérébrale et le rapprochait de celui décrit par Laurence et Moon, individualisé par Bardet.Depuis le travail de Biedl, plusieurs observations de cet ensemble symptomatique furent publiés.Reilly et Lisser, en 1932 purent, dans la littérature médicale, rassembler 35 cas du syndrome complet; 27 824 L'UION MÉDICALE FU CANATFA \u2014 Montréal.août 1937 cas où le syndrome était incomplet et enfin 15 cas douteux.Arena, dans un travail récent (1937 \u2014 Journ.of Pediatrics), affirme que la littérature médicale en contient environ 100 cas.Le nôtre serait le premier de la littérature médicale canadienne.Voici quels sont les symptômes principaux du type pathologique que nous étudions: 1° Adipose à type hypophysaire, se montrant aux bras, aux seins, à l\u2019abdomen, aux cuisses et aux hanches; 2° Dystrophies nombreuses et variées dont les plus fréquentes se localisent aux extrémités des membres et se caractérisent par de la polydactylie, de la syndactylie, par des mains et pieds courts et larges, par des doigts courts avec ongles ravés et friables ; 3° Rétinite pigmentaire avec strabisme et nystagmus fréquents, cataracte occasionnelle ; 4° Arriération mentale ; 5° Retard et insuffisance du développement sexuel et des caractères sexuels secondaires ; 6° Certains accidents infundibulo-tubériens peuvent parfois se montrer: polydipsie, polyurie, hyperorexie, aménorrhée.I1 va sans dire que le syndrome n\u2019est pas toujours au complet.Bien plus, certains de ses constituants qui forment, en quelque sorte, son armature nosologique peuvent faire défaut.Il existe des formes larvées, dissociées ou frustes.Cependant, il apparaît comme si la rétinite pigmentaire et l\u2019adiposité étaient les deux composantes nécessaires et suffisantes à l\u2019individualisation du syndrome.L\u2019adipose et les dystrophies des extrémités furent attribuées par Bardet à un dysfonctionnement ou une lésion de l\u2019hypophyse.Biedl de son côté, rejeta la pathogénie hypophysaire.Cet auteur croyait plutôt avoir affaire à un syndrome adiposo-génital complexe d\u2019origine cérébrale et probablement dû à un trouble de développement du diencéphale.Cette opinion semble actuellement prévaloir.Cependant, tout récemment, Zondek tenta de démontrer que l\u2019origine hypophysaire ne devait pas être rejetée.Et il fonda son postulat sur l\u2019embryogénèse commune de la rétine et de l\u2019hypophyse nerveuse, sur les fonctions inportantes de cette dernière, concernant la répartition du pigment.Le syndrome de Laurence-Bardet-Biedl, s\u2019il ne l\u2019est pas toujours en fait, est d\u2019essence familial.S\u2019il ne s\u2019installe pas au complet sur les membres qui en sont affectés, ceux-ci sont au moins investis des formes frustes ou dissociées.Il est transmis par hérédité qui est rarement similaire et qui est de caractère récessif.Les dystrophies sont congénitales. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 825 L\u2019adipose et les troubles de la vue apparaissent durant l\u2019enfance.L\u2019arriération mentale est habituellement du degré de la grosse débilité.Plusieurs auteurs ont produit des travaux portant sur l\u2019étiologie et la pathogénie de cette entité morbide.Ils se sont efforcés d\u2019élucider le problème de sa genèse héréditaire.Ils ont donc dépassé en profondeur les recherches et les essais d\u2019explications pathogéniques d\u2019autres auteurs comme Bardet, Biedl, Raab, Zondek, ete., qui s\u2019appliquèrent à découvrir la raison immédiate du phénomène.La consanguinité parentale est assez fréquente chez les ascendants.Il semble bien que l\u2019hérédité soit à type récessif et qu\u2019elle soit liée à des modifications portant sur les gênes des cellules germinales.Certains auteurs, Ornsteen, Jenkins et Poncher, Cockayne, Gres- tin et Sorsby ont tenté de pénétrer plus intimement la question.Ornsteen donna cette élégante solution: les gênes qui président au développement de la partie antérieure du cerveau, le prosencéphale, sont anormaux et sont transmis ainsi par les cellules germinales.D\u2019autres auteurs font intervenir deux ou trois ordres de gênes qui après mutation ou croisement (« cross over » ) de l\u2019une et l\u2019autre lignée, vont donner naissance aux éléments disparates de syndrome.Le problème devient, à ce stage d\u2019investigation, des plus ardus à résoudre.Il conduit les chercheurs vers la génétique, ce qu\u2019elle comporte de mystère et de potentiel imperceptible par nos sens.À tout événement, il semble admis que le syndrome de Laurence- Bardet-Biedl est une affection héréditaire, à caractère récessif, congénitale pour un groupe de ses phénomènes, d\u2019origine partiellement cérébrale (en ce qui concerne l\u2019adipose et la rétinite pigmentaire tout particulièrement) et probablement liée à un trouble du développement du cerveau antérieur.diencéphale compris.L\u2019observation qui suit est un exemple à peu près typique de ce syndrome.Mme Jean-Baptiste M., âgée de 37 ans, a été admise à lhôpital Notre- Dame, le 6 mai 1937, pour douleurs et grosse diminution de la force musculaire étendues aux quatre membres, pour amaurose presque complète.Histoire familiale : Mère vivante et en bonne santé.Père vivant; a été opéré en deux circonstances pour calculs rénaux.Deux sœurs et 4 frères sont vivants et en bonne santé, ne présentant aucune dystrophie, ni aucune anomalie de la vue.Quatre frères et sœurs sont morts en bas âge.La grand\u2019mère paternelle se plaignait de voir difficilement au crépuscule.Une sœur de la grand\u2019mère paternelle pesait environ 300 livres, une autre environ 260 livres. 826 L'UNION MÉDICALE DV CANADA \u2014 Montréal.août 1937 Un frère du père de la malade aurait les doigts des mains sans articulations inter-phalanguines ou encore avec des articulations anormales qui ne permettraient pas la flexion des phalanges les unes sur les autres.Les quatre filles de cet oncle auraient la même dystrophie.Deux enfants d\u2019une de ces filles présenteraient la même anomalie.Il n\u2019y aurait pas de syndactylie, polydactylie, arriération mentale dans la famille.Ces renseignements sur la famille nous ont été fournis par la mère de la malade.Nous n\u2019avons pu nous rendre compte de visu de cette dystrophie digitale qu\u2019eile nous a mentionnée.Antécédents personnels : La malade a marché vers 18 mois.Elle a commencé à parler étant âgée d\u2019environ 2 ans.Elle a été propre jeune.Elle ne sait pas lire.Elle a été mens- truée à l\u2019Âge de 15 ans.Les menstruations ont toujours été régulières et d\u2019abondance normale.Période d\u2019aménorrhée d\u2019une durée de 5 mois, en 1936.Elle a été trois fois enceinte; ces trois grossesses ont donné lieu à trois fausses couches.Durant l\u2019enfance, elle a eu la coqueluche et la rougeole.Histoire de la maladie actuelle: La mère aurait remarqué que, dès l\u2019âge de 3 ans, les yeux de sa fille étaient déviés.En tout cas, il demeure assuré qu\u2019à 12 ans le strabisme existait.A quinze ans, la malade avait une vision défectueuse et elle nous affirme que, pendant de nombreuses années avant de devenir presque aveugle comme maintenant, elle voyait difficilement à l\u2019heure du crépuscule.A 15 ans, la malade était obèse; elle pesait 175 livres.Mais, c\u2019est surtout à partir de 21 ans que l\u2019adipose progressa, au tronc tout particulièrement.La vision baissa graduellement durant le cours des 8 dernières années.Depuis 3 ans et notamment depuis février 1937, la malade ne distingue pas les objets placés devant ses yeux, ne reconnaît pas les personnes et ne perçoit, à proprement parler, que la lumière.Au début de mars 1935, elle ressentit des engourdissements aux extrémités des membres inférieurs, surtout du membre droit.Quinze jours plus tard, les engourdissements s\u2019installèrent aux mains et aux doigts.La malade non seulement subissait ces sensations, mais elle éprouvait en plus de véritables douleurs.Vers le 18 mars, la faiblesse musculaire fut telle que la malade devint impotente et fut obligée à prendre le lit définitivement.L\u2019état mental n\u2019a pas varié.D\u2019autre part, il lui arrive de souiller son lit.Examen objectif : Malade grabataire, ne pouvant se maintenir sur ses membres inférieurs.Elle peut cependant mouvoir ses pieds, ses jambes et ses cuisses.La force segmentaire est également grandement diminuée aux membres supérieurs, surtout aux doigts et à la main.Les doigts sont maintenus en flexion.La malade ne peut pas se servir de ses mains.Tous les réflexes tendineux sont abolis.La pression sur la face plantaire des pieds, la compression des mollets, l\u2019extension des doigts, la mobilisation du poignet, celle des pieds et des doigts de pieds sont excessivement douloureuses.Le réflexe plantaire est normal des deux côtés. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 827 a # Fig.I.\u2014 Adiposité portant sur l\u2019abdomen et les cuisses.Pilosité mentonnière sus-ternale et abdominale.Toison pubienne clairesemée. 828 L'UNION MÉDICALE PU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 Le tact et ia piqûre sont sentis aux quatre membres, peut-être moins facilement aux parties distales.La notion de position est diminuée aux orteils.Les réflexes cutanés abdominaux sont faibles.Les fonctions des autres paires craniennes sont conservées, sauf une hypoacousie gauche légère.Strabisme divergent des deux yeux.Instabilité des globes oculaires.Convergence nulle.Limitation des mouvements associés de latéralité.Paralysie des mouvements associés vers le haut.Nystagmus vertical dans effort de regard en haut.Insuffisance du regard en bas.Dans effort du regard vers la gauche, le nystagmus vertical apparaît.Fond d\u2019ceil (ODG) : « Papille blanche d\u2019atrophie.Vaisseaux artériels et veineux excessivement rétrécis, fi'iformes.Dégénéiescence de la rétine.Pigment, en forme de cellules osseuses, péri-papillaire, surtout à la région temporale, au voisinage de la macula.Rétinite pigmentaire avancée.» (Lucien GELINAS) Face ronde, double menton.Dents courtes et jaunâtres.Pilosité marquée au menton.Masse graisseuse, mollasse à la face postérieure des bras.Le thorax ne porte pas de graisse.Les seins sont d\u2019un volume réduit et ne sont pas infiltrés par du tissu adipeux.Il y a présence de poils abondants à la région sus-sternale.L\u2019abdomen, les hanches et les cuisses sont recouverts d\u2019une couche adipeuse très épaisse.Le pubis est garni de poils plus ou moins touffus, qui se continuent sans transition définie avec d\u2019autres qui sont implantés sur l\u2019abdomen.Les mains sont courtes, larges et épaisses.Le tissu hypodermique de leur face dorsale est infiltré d\u2019un tissu élastique.Les premières phalanges sont boudinées.Le cinquième doigt est court et n\u2019atteint que l\u2019articulation entre la lère et la 2ème phalange du quatrième doigt.Les pieds sont courts, larges, «en bêche».Ils sont épais.Les orteils sont courts et presque d\u2019égale longueur.Les ongles des orteils et des doigts des mains sont courts et striés transversalement.Liquide céphalo-rachidien : Pression (malade couchée): 23 cent.Compression des jugulaires: la pression monte à 40 cent.Albumine: 01.10 centig.Tec.Lymphocytose: 1.2.B.W.: négatif.Réactions de Pandy, Lange, du benjoin: négatives.B.W.du sang: négatif. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 829 Azotémie: 0.33 centig.%o.Glycémie: 1 gramme 20%o.Cholestérinémie: 1 gramme 61%o.La radiographie du rachis montre des vertiges d\u2019épiphysite vertébrale.L\u2019urine contient des traces d\u2019albumine.La radiographie du crâne fait voir une selle turcique non déformée, mais légèrement plus profonde que normalement.Métabolisme basal: \u2014 1%.Poids 190 livres.La radiographie des mains décèle le raccourcissement pathologique de la seconde phalange du petit doigt (Fig.2).Fig.Il.\u2014 Raccourcissement anormal de la seconde phalange du cinquième doigt.Commentaires : Nous ne mentionnerons pas les arguments qui nous induisent à identifier un syndrome de Laurence-Bardet-Biedl dans celui de notre malade.Ils nous paraissent trop évidents et incontestables. 830 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 Il est vrai que la polydactylie et la syndactylie ne complètent pas le tableau clinique, mais ces dystrophies, quoique très fréquentes, sont loin d\u2019être infailliblement partie constituante et, en plus, notre malade porte des extrémités dystrophiques par d\u2019autres caractères.Commet nous l\u2019avons dit, le cinquième doigt de chaque main est anormalement court et on peut voir sur le cliché (fig.2) que ce raccourcissement porte surtout sur la seconde phalange.Enfin, les pieds sont courts, larges et les orteils, presque d\u2019égale longueur, sont rangés de façon à former une extrémité antérieure des pieds à peu près rectiligne.L\u2019expression «en bêche », en désignant l\u2019aspect de ces pieds, fait admirablement image.La seconde phalange des quatre derniers orteils des deux pieds est absente (fiz.3).Fig.III.\u2014 Absence de la seconde phalange des quatre derniers orteils.Le nystagnus vertical et le strabisme de notre malade complète le syndrome. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 831 D'autre part, les paralysies oculaires de fonction, paralysie d\u2019élévation et de la convergence, parésie de latéralité et d\u2019abaissement sont inhabituelles.La paralysie de la convergence a déjà été notée, les autres phénomènes moteurs des globes oculaires sont, à notre connaissance inédits dans les descriptions antérieurement faites.On ne peut affirmer que notre malade est l\u2019objet d\u2019un syndrome adiposo-génital.Le système génital paraît être développé suffisamment et fonctionne assez bien.Sauf pendant 5 mois de 1936, les menstruations ont toujours été régulières et d\u2019abondance normale ; la malade est devenue pubère assez jeune et a été enceinte trois fois.Cependant, ce qu\u2019on ne peut porter au détriment de l\u2019appareil génital, on doit l\u2019inscrire à celui des caractères sexuels secondaires.La pilosité mentonnière, pectorale et abdominale, la répartition « particulière » de la toison pubienne ne demontrent pas peut-être une insuffisance de développement de ces caractères, mais une tendance à l\u2019inversion virile.Nous désirons attirer l\u2019attention sur l\u2019hérédité de cette malade.Il apparaît évident que le caractère morbide vient de la lignée paternelle.La grand\u2019mère paternelle a tout probablement souffert d\u2019une rétinite pigmentaire, deux sœurs de cette grand\u2019mère étaient obèses (200 et 300 livres); un frère du père de la malade avaient des mains dystrophiques, il transmit cette malformation à ses quatre filles dont une eut deux enfants avec le même trouble de développement physique.Et peut-être y a-t-il plus.Car, nous ne connaissons l\u2019hérédité de la malade que par le témoignage bien imparfait de sa mère.Il est plus que probable que les renseignements fournis furent incomplets, imprécis, parce que venant d\u2019une personne fruste, aux moyens d\u2019investigation très limités.Tels quels, toutefois, ils nous ont doté de cette précieuse notion du potentiel héréditaire du syndrome étudié, ce qui nous rassura davantage à l\u2019égard du diagnostic.Notre travail ne possède qu\u2019un intérêt clinique.Nous ne pouvons rien ajouter à la pathogénie du syndrome.Nous pouvons, par ailleurs, confirmer la pathogénie de l\u2019hérédité.Nous joignons aux précédentes notre observation et ce qu\u2019elle comporte d\u2019intérêt clinique concernant l\u2019ensemble des symptômes et surtout eu égard aux phénomènes inusités de la motilité extrinsèque des yeux.Nous terminerons en déclarant que notre malade fut hospitalisée pour une affection surajoutée au syndrome que nous étudions dans ce travail.Elle fut amenée dans un service de médecine pour affaiblissement de la force segmentaire des membres, associée à une hyperesthésie marquée des extrémités et à des algies localisées au même 832 L'UNION MÉDICALE bU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 niveau.Notre examen neurologique nous fit voir que cette affection était une polynévrite sensitivo-motrice entendue aux quatre membres.En l\u2019absence de tout facteur d\u2019intoxication exogène, nous croirions que cette polynévrite est plutôt la conséquence d\u2019une avitaminose, par alimentation insuffisante et qualitativement viciée.Il s\u2019agirait donc d\u2019une polynévrite par carence.Notre diagnostic se confirme maintenant par le fait que l\u2019alimentation équilibrée de l\u2019hôpital et une cure par un extrait de vitamine B améliore graduellement et rapidement les troubles sensitivo-moteurs.Aucun traitement, croyons-nous, ne pourra faire rétrocéder l\u2019infirmité principale: l\u2019amaurose.L\u2019atrophie optique, probablement secondaire à la dégénérescence pigmentaire de la rétine, est définitive.Nous disons: « probablement secondaire », car le mécanisme de cette atrophie optique accompagnant la rétinite pigmentaire n\u2019est pas clairement connu.À tel point, que certains auteurs renversant la proposition, croient que le processus de la dégénérescence pigmentaire est secondaire à une altération primitive du nerf.Si le sujet était plus jeune, il est possible qu\u2019un traitement par des extraits injectables d\u2019hypophyse antérieure, contenant surtout les facteurs gonadotropes, accélérerait le développement sexuel, que ce traitement hypophysaire, associé à de la thyroïde, rectifierait le métabolisme de graisses et diminuerait l\u2019adipose ou la préviendrait partiellement, qu\u2019il améliorerait l\u2019état mental.Pesme et Hertz auraient obtenu un certain succès de cette thérapeutique chez un enfant.Ils suggèrent l\u2019emploi de l\u2019hypophyse postérieure sur la foi de la conception embryogénique de Zondek, concernant l\u2019origine commune de la rétine et de l\u2019hypophyse nerveuse, sur celle du rôle de cette partie de la glande et de la « pars intermedia » sur la répartition du pigment.Nous avons tous les droits d\u2019être sceptique jusqu\u2019au jour où des faits concluants auront appuyé cette hypothèse.Nous n\u2019insistons pas sur la débilité mentale de la malade.Elle n\u2019offre aucune particularité.Elle est grossière et fait brillamment sa part au sein des phénomènes du syndrome.BIBLIOGRAPHIE BARDET.\u2014 «Sur un syndrome d\u2019obésité infantile avec polydactylie et rétinite pigmentaire.Contribution à l\u2019étude des formes cliniques de l\u2019obésité hypophysaire.» Thèse, Paris 1920.(A.Legrand, édit.).A.BIEDL.\u2014 Deutsche med.Woschnschr.48: 1630, 1922. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 833 J.LHERMITTE et J.BOLLACK.\u2014 « Un cas de rétinite pigmentaire avec syndrome adiposo-génital et malformations corporelles (syndrome de Lau- rence-Moon-Bardet-Biedl).» Revue neurologique, 65:3, p.678; mars 1936.P.PESME et Y.HIRTZ.\u2014 «Sur un cas de syndrome de Bardet-Laurence- Biedl.Syndrome adiposo-génital et rétinite dite pigmentaire.» Rev.d\u2019ato- neuro-opht.; XV; 4; p.257; avril 1937.Ludo Van BOGAERT et Pierre BORREMANS.\u2014 «La forme familiale de la rétinite pigmentaire avec cécité et obésité dite cérébrale (première observation anatomique).» Annales de médecine, 39; 1; p.54; janvier 1936.Ludo Van BOGAERT et A.DELHAYE.\u2014 « Observation d\u2019un syndrome familial nouveau (Biemond) proche de la maladie de Laurence-Moon-Bardet.» Bull.Mém.Soc.Méd.Hôp., Paris: 52; 15; p.683; 11 mai 1936.R.L.JENKINS et Henry G.PONCHER.\u2014 « Pathogenesis of the Laurence- Biedl syndrome.» Amer.Journ.Dis.of Children: 50; 1; p.178, juillet 1935.H.G.BECK.\u2014 « Laurence-Biedl syndrome; report of two cases in one family; results of treatment.» Endocrinology: 13; p.374 juillet-août 1929.W.A.REILLY et H.LISSER.\u2014 « Laurence-Moon-Bied]l syndrome.» Endocrinology: 16, p.337; juillet-août 1932. RECUEIL DE FAITS LE SYNDROME DE LA GRANDE STÉNOSE PYLORIQUE D'ORIGINE ULCEREUSE.AZOTEMIE CONSECUTIVE PAR MANQUE DE SEL.OPÉRATION.GUÉRISON.Par J.-Alfred MOUSSEAU, F.R.C.P.(Canada) Professeur agrégé à l\u2019Université de Montréal, Chef de la consultation de gastro-entérologie à l'hôpital Notre-Dame.11 arrive qu\u2019une affection dont l\u2019évolution se poursuit pendant plusieurs années fournisse des syndromes successifs et si différents que l\u2019interprétation finale en devient difficile, surtout si le malade arrive à l\u2019hôpital dans un état comateux.L\u2019observation que nous rapportons illustre bien ce fait.bY Un homme de 47 ans, dirigé à l'hôpital par son médecin parce qu\u2019il présente depuis une semaine des vomissements alimentaires impossibles à contrôler qui l\u2019ont conduit à un état de maigreur excessif, tombe dans un état comateux grave et alarmant à son arrivée.Les premiers examens de laboratoire nous mettent déjà sur la piste d'une azotémie grave (4 grm.60) avec acétonurie.Pour savoir si cette azotémie peut être autre chose qu\u2019une azotémie d\u2019origine rénale pure, nous recherchons la valeur «chlore» des globules et du plasma.Une chlopénie s\u2019avère très marquée.Le diagnostic, avec restriction cependant, s\u2019impose alors d\u2019une azotémie par manque de sel que nous essayons sans tarder de combattre par des injections intraveineuses de chlorure de sodium et de glucose alternativement.L'état demeure stationnaire pendant trois jours au point de nous enlever tout espoir d\u2019amélioration.Nous poursuivons tout de même le traitement, et le quatrième jour l\u2019amélioration attendue se manifeste.Le malade reprend connaissance et nous demande: « Vous ne me reconnaissez pas, Docteur ?C\u2019est vous qui m'avez soigné il y a deux ans.» Son état de maigreur excessif nous avait empêché de reconnaître le malade, qui, en juillet 1935, avait fait à l\u2019hôpital un séjour de trois semaines (22 juin au 16 juillet 1935).L\u2019examen du dossièr de cette époque nous apprend qu\u2019il souffrait de troubles digestifs depuis environ une quinzaine d'années au cours desquelles étaient apparues des crises douloureuses épigastriques, avec nausées ct vomissements acides dans les heures qui suivaient ses repas.Le diagnostic, après examen clinigue, avait été celui-ci: sténose pylorique d\u2019origine ulcéreuse probable.L\u2019azotémie était de 0.45, le B.W., négatif.L\u2019examen radiologique rapportait que l\u2019estomac contenait beaucoup de liquide à jeun, qu\u2019il était très grand, en fond de cuvette.On ne voyait pas de pylore ni de bu'be.L'évacuation était pratiquement nulle.Conclusions: sténose de la région pylorique.(Dr Léonard.) L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal.août 1937 835 Ftant donné le peu de signes radiologiques pathognomoniques de l\u2019ulcère, nous n'avions pu en affirmer l\u2019existence; et nous avions conclu à la possibilité d'un cancer de la région py'orique Cette hypothèse devait bientôt s'évanouir puisque après un séjour de trois semaines à l\u2019hôpital.où fut institué le traitement simple de l\u2019ulcère comprenant des a'calins et une diète légère, le malade ayant repris dix livres Fig.1.L\u2019estomac en juillet 1935.de poids et vu ses douleurs et ses vomissements disparaître, nous demanda son exeat le 16 juillet 1935.Nos investigations sur la nature exacte de cette lésion sténosante du pylore se trouvaient done forcément interrompu£s.Dix-huit mois s'écou'èrent au cours desquels le malade se comporte très bien, à telle enseivne qu'il reprend quarante livres de poids (180 livres).Mais vers la fin de décembre 1936, ennuvé, dit-il, par des questions do 836 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 finances, il se plaint de manquer de sommeil; son appétit diminue; des vomissements réapparaissent qui le soulagent de ses crises d\u2019hyperchlorhydrie Pendant une semaine il se sent bien; la semaine suivante les mêmes ennuis réapparaissent, et ceci pendant trois mois au cours desquels il maigrit graduellement au point de perdre quatre-vingts livres.Il ne pèse plus alors que 95 livres.Et c\u2019est à ce moment qu\u2019il reparaît dans notre service, le 27 mars 1937, dans l\u2019état squelettique et comateux que nous avons relaté plus haut.Les renseignements fournis par l\u2019entourage nous apprennent qu\u2019il a présenté chez lui des vomissements alimentaires abondants, avec douleurs abdominales intenses, pendant les quatre jours qui ont précédé son entrée à l\u2019hôpital.Examen clinique: Maigreur squelettique.Etat comateux.Le malade répand par son haleine une odeur ammoniacale, la respiration est régulière mais superficielle.Au maxillaire inférieur des mouvements convulsifs avec contracture clonique des masséters, contracture clonique des membres supérieurs et relâchement complet des membres inférieurs.Les réflexes tendineux sont abolis: patellaire et achilléens.La face est recouverte de givre uréique.Langue saburrale, bouche édentée, gorge nette, raideur de la nuque.Les pupilles, en myosis, ne réagissent que très lentement à la lumière.Le cœur donne des bruits réguliers et assez bien frappés: aucune lésion valvulaire.Le pouls, à 88, est faible, régulier, dépressible.La P.À.130/80.Absence de fièvre.Les poumons sont indemnes de tout bruit pathologique.Foie et rate normaux.L\u2019abdomen est en bateau, « Locus pro loco erat ventris » \u2018(Ovide).On ne perçoit ni les côlons, ni tumeur, ni aucun point douloureux abdominal.On remarque une déshydratation tissulaire prononcée: la peau de l\u2019abdomen, pincée entre deux doigts, conserve le pli durant plus de trois minutes.Absence de ganglions cervicaux, axillaires, inguinaux et sus-claviculaires.Voici les renseignements fournis par le laboratoire: 1937.29 mars: Azotémie 4 grm.0.4 \u2014 Normal 0.15 a 0.50.1 avril: 66 4 grm.65.29 mars: Chlore plasmatique: 1 gr.87 \u2014 Normal 3 gr.50 à 3 gr.60.* globulaire: 1 gr.27 \u2014 Normal 1 gr.70 à 1 gr.80.Glycémie : 1 gr.78 \u2014 Normal 0.60 à 1.30 B.W.: Négatif.Numération globulaire: Gl.R.4,700,000 Gl.B.10,000 Hémoglobine: 70%.V.G.: 0.7.Formule leucocytaire: Polyn.76 G.Mono.6 Lymph.18 Analyses d\u2019urines: Présence d\u2019albumine, de cylindres granuleux et de quelques leucocytes.L\u2019urgence d'une thérapeutique médicale s\u2019imposait.Sérum salé hyper- tonique intraveineux; sérum physiologique et glucosé, combinés avec adrénaline, sont donnés au malade pendant plusieurs jours consécutifs.L\u2019azotémie descend alors de 4 gr.65 à 0.63, en même temps que le chlore plasmatique et globulaire reviennent à la normale et que le coma disparaît.À ce moment L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 837 la to'érance gastrique nous permet d\u2019ajouter aux médications sus-mentionnées une alimentation légère composée d\u2019œufs, de lait, de bouillon, de céréales, etc.L\u2019état général du malade s\u2019amé'iore suffisamment pour permettre l\u2019examen radiologique de l\u2019estomac.Le 14 avril 1937, examen radiologique avec repas baryté.« L\u2019estomac est très long, très grand, son fond descend à 13 centimètres sous les crêtes; la muaueuse gastrigue paraît hypertrophiée.On ne voit ni pylore ni bulbe.Les parois sont assez soup'es.Il y a un grand retard d\u2019évacuation.Après 24 heures, pas de selles.Le baryum est inégalement réparti dans les colons et il en rest: encore dans l\u2019estomac.Le transverse est très bas.» (Signé) Dr LEONARD.> Fig.2.\u2014 L\u2019estomac avril 1937: Après 24 heures, il reste encore du baryum dans l\u2019estomac ; le transverse est très bas. 838 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 Ces renseignements radiologiques obtenus, nous dirigeons notre malade, le 20 avril 1937, dans le service de chirurgie où l\u2019on s\u2019empresse de donner les soins préopératoires.A la grande déception des chirurgiens, les vomissements réapparaissent.L\u2019examen, pratiqué instantanément, de l\u2019azotémie et du chlore plasmatique et globulaire, révèle une azotémie de 1 gr.19, un chlore plasmatique à 2 gr.69, un chlore globulaire à 1 gr, 44.L'opération devenant impossible dans ces conditions, la thérapeutique médicale est de nouveau appliquée jusqu\u2019au 8 mai.A ce moment-là une nouvelle amélioration dans l\u2019état du malade permet d\u2019entrevoir les possibilités d\u2019une intervention chirurgicale.La date en est fixée.C\u2019est alors qu\u2019apparaissent deux graves complications: un ulcère nécrosant de l\u2019amygdale droite et une furonculose cervicale bien conditionnée.Nouvelle déception des chirurgiens, nouveau retard d\u2019un mois.Ce n\u2019est que le 9 juin qu\u2019on peut pratiquer l\u2019intervention exploratrice et libératrice sur un malade apparemment capable de la supporter, bien que son poids ne soit que de 97 livres, alors qu\u2019il avait déjà pesé 180 livres.Un dernier examen radiologique, pratiqué avant l\u2019opération, fournit les renseignements suivants: « Estomac atonique, étalé en fond de cuvette, et occupant le petit bassin.Contraction nulle; pylore, bulbe et duodénum invisibles.Quantité considérable de liquide à jeun.Aspect hypertrophique de la muqueuse.Evacuation presque nulle après 5 heures.Sténose presque complète du pylore.» (Signé) Dr LEONARD Opération: « Une incision médiane sus-ombilicale conduit sur un estomac immense, à paroi épaisse et œdématiée.Sur le versant antérieur duodénal du pylore on trouve une cicatrice d\u2019ulcère en voie de guérison, ou guérie \u2014 gastro- entérostomie postérieure de Von Haeker.» (Signé) Drs B.-G.BOURGEOIS et Charles HEBERT.Semblable à ces lithiasiques dont les crises douloureuses ne sont jugulées que par une forte dose de morphine, capable, chez l\u2019homme sain, de causer des accidents graves d\u2019intoxication, notre patient a subi les fortes épreuves de l\u2019anesthésie et les frais d\u2019une gastro-entérostomie sans qu\u2019on eût à enregistrer les accidents redoutables qu\u2019on rencontre si souvent après les interventions de ce genre (dilatation aiguë, vomissements, etc.).Nous craignions ces accidents à cause de cette infériorité physique résultant d\u2019une longue période de vomissements, compliquée de gangrène de l\u2019amygdale et de furonculose.Notre malade est aujourd\u2019hui guéri et paraît lui-même surpris de son état tout autant que ses médecins. L'UxIoN MEDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 839 45 Le À Fig.3.\u2014 Après opération.L\u2019estomac est remonté de douze travers de doigts; fonctionnement normal de la bouche de gastro entérostomie.Fig.4.\u2014 Après opération.L\u2019estomac 2 heures et demie aprés le repas baryté ne contient que peu de baryum. 840 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 Commentaires L\u2019observation que je viens de rapporter est indubitablement celle d\u2019une grande sténose pylorique ; le liquide à jeun et la morphologie gastrique en sont les preuves.Dans les formes frustes de la sténose pylorique on ne trouve jamais de liquide à jeun.Il est évident que ce malade, examiné deux ans auparavant, et qui présentait alors une forme fruste de sténose pylorique, n\u2019en serait jamais arrivé à la grande sténose avec grande dilatation gastrique et cachexie s\u2019il avait consenti à l\u2019opération.On ne rencontre aujour- d\u2019hui qu\u2019exceptionnellement des cas de cette gravité parce que nous avons tous les moyens de faciliter un diagnostic précoce.Pour y arriver il faut vraiment rencontrer l\u2019opposition d\u2019un médecin trop attaché aux anciennes méthodes médicales pour être favorable à une intervention chirurgicale, ou, comme dans le cas qui nous intéresse, que ce soit le malade lui-même qui s\u2019y refuse.Ce syndrome pylorique, affection d\u2019abord purement digestive, devient «une maladie générale » par ses retentissements secondaires sur les diverses fonctions de l\u2019économie.Le foie, du fait d\u2019un barrage pylorique et des vomissements, reçoit moins de sang et le débit des veines sus-hépatiques en est pour autant diminué.La concentration du sang augmente, et c\u2019est alors qu\u2019apparaissent une azotémie élevée ainsi que des troubles de l\u2019élimination urinaire qui conduisent à la phase toxique de la maladie.C\u2019est dans cet état que se trouvait notre malade lors de son entrée à l\u2019hôpital.Il serait fatalement allé vers la mort s\u2019il n\u2019avait pas eu l\u2019avantage d\u2019avoir un médecin éclairé et assez optimiste pour ne pas se laisser impressionner par la physionomie cancéreuse de l\u2019affection.En dirigeant son malade vers l\u2019hôpital, où les moyens d\u2019investigations et les thérapeutiques compliquées qu\u2019exigent ces états alarmants sont d\u2019application plus facile, ce médecin a sauvé la vie de son malade, qui, 15 jours après l\u2019opération, est retourné chez lui guéri, ayant déjà repris 20 livres de poids. RÉSULTATS OBTENUS AVEC LA POUDRE DE POMMES DANS LES DIARRHÉES Par Henri BARIL.Il est inutile de faire ici l\u2019historique de la cure de pommes crues dans les diarrhées.Les effets thérapeutiques sont observés depuis très longtemps puisque Hiéronymus Bock, auteur strasbourgeois de 1630, raconte « que les pommes servent dans la cuisine et dans la pharmacie.Elles resserrent l\u2019estomac et sont bonnes pour la diarrhée.Les espèces aigrelettes décomposent le « mucus » grossier et visqueux de l\u2019estomac.La compote est très bonne pour la fièvre: elle apaise la soif et excite l\u2019appétit.Certaines espèces resserrent les intestins, sont bonnes pour constiper, font uriner et combattent les vomissements et le hoquet.» Ce n\u2019est qu\u2019en 1928 qu\u2019Heisler fit de nouveau la découverte de cette cure dite empirique, et deux ou trois ans plus tard Moro démontra que cette thérapeutique devait figurer dans les formulaires de la médecine moderne.À l\u2019automne 1932 je rapportais à une séance de la Société Médicale les résultats obtenus avec la pomme crue râpée dans les diarrhées des enfants.Je n\u2019avais alors qu\u2019une vingtaine d\u2019observations, très concluantes, chez des nourrissons âgés de plus de 10 mois.Depuis, un nombre considérable de nos petits patients de cet âge ont été soumis à cette cure avec des résultats très encourageants.La difficulté à cette époque était d\u2019administrer le régime aux pommes crues à des nourrissons au-dessous de 10 mois.Ce n\u2019est qu\u2019au printemps de 1933 que j\u2019ai pu obtenir de très petites quantités de poudre de pommes.Cette poudre m\u2019a alors été fournie par les laboratoires de l\u2019Université de Montréal sous la direction du Dr Georges Baril.Jusqu\u2019à l\u2019automne 1936 les quantités de poudre étaient si minimes que je n\u2019ai pu traiter \u2014 avec succès d\u2019ailleurs \u2014 que sept ou huit cas.Ceci m\u2019a tout de même permis de constater qu\u2019il y avait beaucoup d\u2019avantages à utiliser la poudre de pommes plutôt que la pomme crue râpée.La poudre est un produit stable qui s\u2019émulsionne bien dans n\u2019importe quel liquide, tandis que la pomme râpée noircit rapidement, inspirant souvent du dégoût aux petits malades et subissant probablement une altération chimique difficile à déterminer.J\u2019ignore tout à fait les techniques employées 842 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal.août 1937 pour préparer cette poudre, mais je sais qu\u2019elle est le résidu de la pomme entière moins les pépins.C\u2019est exactement le même produit qu\u2019on emploie en Allemagne sous le nom d\u2019 « Aplona ».Aux Etats- Unis on enlève la pelure de la pomme sous prétexte qu\u2019elle contient de l\u2019arsenic et du plomb.Enfin, en septembre 1936, grâce à la direction du Dr Geo.Baril, on a pu obtenir du Bureau fédéral des Recherches, à Ottawa, une quantité suffisante de poudre de pommes pour nous permettre de continuer sur une plus grande échelle nos observations chez les diarrhéiques.Dans mon service j\u2019ai appliqué la cure à 37 nourrissons au- dessous de 10 mois.Ces petits patients présentaient à leur arrivée, ou ont présenté au cours de leur stage à l\u2019hôpital, des diarrhées diverses souvent accompagnées de vomissements et de fièvre.Vingt- sept de ces petits malades ont guéri dans les 48 heures de traitement, c\u2019est-à-dire que le nombre de selles qui était de 7 ou 8, ou plus, en 24 heures, est tombé à 2 ou 3, de consistance molle, présentant l\u2019aspect de compote.Le traitement n\u2019a pas semblée effectif chez 10 des 37 cas traités.Parmi ces 10 malades, 5 étaient des débiles congénitaux nés prématurément vers le 7 ou 8e mois de vie intra-utérine, dont le poids variait de 3 livres à 415 livres et dont l\u2019âge variait de 3 à 21 jours de vie extra-utérine.Ces petits moribonds ont tout de même bien accepté sans vomissement la poudre de pommes diluée soit dans du sérum physioloque, soit dans du babeurre, mais le nombre de selles n\u2019a pas diminué et ils sont morts.À l\u2019autopsie le tube digestif ne présentait aucune lésion particulière.Parmi les 5 autres insuccès il faut mentionner un nourrisson de 215 mois qui souffrait de broncho-pneumonie et un autre de 9 mois qui a présenté des troubles gastro-intestinaux au cours d\u2019une méningite à pneumocoques.Il n\u2019y eut en définitive que 3 cas de gastro-entérite qui n\u2019ont pas semblé bénéficier du traitement.Il faut ajouter que pour ces derniers cas la cure de pommes n\u2019a pas été plus heureuse que les régimes et les médicaments qui leur avaient été imposés antérieurement.Pour illustrer, voici un résumé de quelques observations : Dossier no 51628.\u2014 Enfant né prématurément à 714 mois, entre à l\u2019hôpital le 17 sept.1936.Pèse 3 livres 14 onces à son arrivée.Ce bébé pousse assez bien jusqu\u2019au 20 octobre puisque alors son poids est à 5 livres 10 onces.A cette date enfant donne 8 selles liquides dans les 24 heures et il a vomi à trois reprises du lait caillé.La diéte hydrique imposée le 21 oct.ne change rien ni au nombre des selles ni au nombre des vomisse- a ments.Le 22 oct.je lui prescris 3 cuillerées à thé de poudre de pommes ere L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 XTII SONERYL Hypnotique doux, de tolérance parfaite, destiné aux insomni- ques et aux anxieux.Ses propriétés analgésiques en font le médicament de choix dans toutes les insomnies douloureuses.\u2014 En tubes de 20 comprimés à 0 gr.10 \u2014 Prescrit à doses faibles Fractionnées Répétées exerce une puissante action antispasmodique sans que se manifeste d'effet hypnotique Dose pour adultes: / à 4 comprimés à O gr.O1 plusieurs fois par jour, (dose max.: 30 comprimés).La dose utile sera fixée par progression lente.Laboratoires POULENC FRÈRES du Canada, Ltée Distributeurs: ROUGIER FRÈRES MONTRÉAL XIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 Tl ! | A XY yor SYM PTOME Douleur fulgurante, en coup de poignard, plus PRINCIPAL: souvent dans les jambes ou les bras, mais pouvant ° aussi survenir dans d\u2019autres régions.HISTOIRE DE Douleurs subites, ressemblant parfois aux douleurs , rhumatismales, non augmentées par le mouvement: LA MALADIE: engourdissement des pieds, picotements, etc.EXAMEN L'épreuve de la piqûre d'épingle montre un ralen- PHYSIQUE tissement de la perception: la zone d'analgésie se trouve aux environs de la partie supérieure du thorax.Réflexe rotulien aboli.SYM PTÔM ES: Douleurs irrégulières dans les jambes, diminuées par la pression: puissance musculaire et nutrition \u2019 générale conservées; la vessie se vide difficilement: / appétit et puissance sexuels diminués: présence du / | signe de Romberg.| EMERSON'S 0Mo- SELTZEI DIAGNOSTIC: Période ataxique du début de tabes dorsalis.TRAITEMENT : (Symptomatique) « Acetanilid» et « Acetphenetidin ».== Williams soutient qu\u2019« Acetanilid » soulagera les douleurs d\u2019ataxie locomotrice lorsque rien autre chose n'aura pu le faire.(« Minor Maladies.») Bromo-Seltzer contient de l'« Acetanilid » et de l'« Acetphenetidin », avec, CAS N° III en plus, l'association de caféine et de bromure dans chaque dose de une cuillerée à thé.La caféine fortifie doucement le processus mental.DE L A S ERI E Le bromure amène la détente des nerfs.Le citrate améliore la digestion, augmente la réserve alcaline et donne à Bromo-Seltzer son effervescence 6 ACET ANILI D \"\u201d agréable.Bromo-Seltzer soulage la douleur efficacement Une série de cas typi- et économiquement.ques où le symptôme Les demandes pour échantillons et littérature sur Bromo-Seltzer dominant est la douleur reçoivent une attention immédiate.d'origine nerveuse.BROMO-SELTZER LTD., Toronto, Can. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 843 dans 3 onces de sérum physiologique, toutes les 3 heures, six boires en 24 heures.Le 23 oct.l\u2019enfant rend 6 selles plus consistantes et ne vomit pas.Le 25 oct.la poudre de pommes est mise dans du babeurre, et le 26 oct.l\u2019alimentation normale est reprise sans donner plus de 2 ou 3 selles par jour, et ainsi jusqu\u2019à sa sortie de l\u2019hôpital le 18 déc.Dossier no 52050.\u2014 Bébé de 5 mois, entre à l\u2019hôpital le 18 oct.pour broncho-pneumonie.À la 16e journée de son hospitalisation, alors que la température est normale, l\u2019enfant rend 7 selles liquides et vomit abondamment après chaque boire.Sa chute de poids est de 4 onces.Sa diète était: lait 5 onces, eau bouillie 1 once, sirop de maïs 1 cuillerée à thé, 6 boires en 24 heures.J\u2019ajoute 3 cuillerées à thé de poudre de pommes à chaque biberon.Le lendemain, le poids est stationnaire; l\u2019enfant a donné encore 5 selles, mais n\u2019a pas vomi.Les jours suivants le bébé gagne du poids, ne donne que 4 selles et sort guéri le 30 du même mois.Dossier no 51802.\u2014 Bébé de 1 mois, entre à l'hôpital pour ictère le 30 sept.Du jour de son entrée au 12 déc, bien que l\u2019ictère soit disparu rapidement, l\u2019enfant donne de 4 à 7 selles liquides par 24 heures.Les diètes sont variées souvent et tout l\u2019arsenal thérapeutique a été essayé: préparations bismuthées, ferments lactiques sous toutes ses formes.Le 12 déc.je supprime toute médication et je donne à ce nourrisson l cuillerée à thé de poudre de pommes dans 2 onces d\u2019eau bouillie toutes les 3 heures.Le 13, le bébé donne 4 selles, le 14 il rend 2 selles.Le 15 déc.l\u2019alimentation normale est reprise et tout va bien jusqu\u2019à sa sortie, le 21 déc.1936.Plusieurs facteurs sont invoqués pour expliquer l\u2019effet thérapeutique des pommes dans les diarrhées: 1° les acides tanniques et maliques, etc.; 2° les sucres et les amidons; 3° la cellulose; 4° les vitamines A, B, C; 5° la pectine.Tous ces facteurs se retrouvent en partie dans d\u2019autres fruits, telles les bananes, les poires, les pêches, les tomates, mais aucun de ces fruits ne présente un composé aussi complet que la pomme.Les acides tanniques, maliques, etc, agiraient par leurs pouvoirs astringents et antiseptiques.Les sucres et les amidons augmenteraient les propriétés colloïdales de la pectine.La cellulose produirait un effet mécanique en formant un bol fécal plus considérable qui nettoierait la lumière intestinale, entraînant les glaires et la flore microbienne.La vitamine À contribue à maintenir la membrane muqueuse à son état normal et à la réformer; la vitamine B, à exciter l\u2019appétit ; la vitamine C jouerait le rôle de- désintoxicant.La pectine semble jouer le rôle le plus important.Cette dernière substance, qui entre avec la cellulose dans la composition des plantes et des fruits, se trouve spécialement dans les membranes cellulaires et la substance intercellulaire.Dans l\u2019intestin, la pectine est soumise S844 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 à l\u2019action d\u2019un ferment: la pectinose ; elle est décomposée et donne des produits caractérisés par un grand pouvoir hydrophile, c\u2019est-à-dire d\u2019absorber de l\u2019eau, et par la propriété de former du mucus et de la gélatine.Toutes ces propriétés sont plus concentrées dans la poudre de pommes que dans la pomme crue elle-même.C\u2019est pourquoi je crois qu\u2019il y a avantage à utiliser la poudre de pommes dans tous les cas où le traitement est indiqué.C\u2019est une thérapeutique facile à appliquer, agréable pour les petits malades, et sans être une panacée elle rend de grands services là où souvent tout régime et toute médication auront échoué \u201c), (1) Communiqué à la Société de Gastro-entérologie, mai 1937. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 845 RECTIFICATION À cause d\u2019une omission regrettable, cette photographie n\u2019a pas été reproduite au cours d\u2019un recueil de faits intitulé « Exophtalmie sans goitre », paru dans l\u2019Union Médicale de juillet 1937, page 731.Cette photographie est celle de la malade dont l\u2019état clinique est décrit à la page sus-mentionnée.À remarquer, la présence d\u2019une exophtalmie prononcée chez une patiente non goitreuse, ni hyverthyroidienne.Pour plus amples détails, voir l\u2019Union Médicale de juillet 1937, page 731.Réal DORE. dic.Avis AP om PETITE CLINIQUE EST-CE UN ULCERE DE L\u2019ESTOMAC?Par Albert LeSAGE.Le 4 mars, nous recevions dans notre service, à l\u2019hôpital Notre- Dame, une femme âgée de 66 ans se plaignant de douleurs au creux épigastrique ayant débuté 15 jours auparavant.À ce moment, elle nous raconte qu\u2019à la suite d\u2019un repas plus ou moins copieux elle éprouve des nausées bientôt suivies de vomissements qui se succèdent régulièrement une demie à une heure après chaque repas.Ces troubles ont débuté vraisemblablement un mois auparavant par de la toux, apparaissant surtout après les repas et suivie d\u2019une expectoration muqueuse sans caractère spécial.En l\u2019interrogeant elle raconte que, jusqu\u2019à il y a un mois, elle ne souffrait d\u2019aucun malaise, que sa digestion était bonne et son appétit, normal.Elle n\u2019a jamais souffert de sa digestion auparavant, ses malaises se sont aggravés peu à peu depuis un mois et sont devenus intolérables, surtout depuis 15 jours.Les douleurs apparaissent surtout une heure après les repas et ne disparaissent qu\u2019après un vomissement plus ou moins abondant.Il n\u2019y a aucune trace de sang provenant soit de l\u2019estomac, soit de l\u2019intestin.Son aspect général est médiocre, son teint est plombé et elle a beaucoup maigri depuis un mois.Elle pesait 170 livres tandis qu\u2019au- jourd\u2019hui elle en pèse à peine 120.Elle accuse aussi des malaises tels que vertiges et dyspnée d\u2019effort.Sa pression artérielle est de 150/70.À l\u2019examen, on provoque une douleur à la pression de la région épigastrique et de l\u2019hypocondre droit.Le foie n\u2019est pas augmenté de volume, le point vésiculaire est neutre.La douleur à l\u2019estomac se manifeste sous la forme d\u2019une brûlure apparaissant après le repas, bientôt suivie d\u2019une crampe, puis de vomissements.Les examens de laboratoire ne révèlent rien d\u2019important à retenir.Diagnostic.La présence de ces signes: douleurs post-prandiales, sensation de brülure au creux épigastrique, crampes, vomissements Communiqué à la séance de la Société de Gastro-entérologie, avril 1937.pre L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 847 = alimentaires apparaissent après chaque repas, associés à un amaigrissement rapide chez une personne âgée, nous songeons à trois diagnostics possibles : 1° Cancer; 20 Sténose pylorique ; 3° Ulcère de l\u2019estomac; 1) Cancer?En faveur de cette hypothèse, nous avions le teint plombé, l\u2019âge, l\u2019inappétence, l\u2019amaigrissement et une sensation de plastron perçue à la région épigastrique à gauche de la ligne médiane ; mais ni cachexie ni anachlorhydrie.2) Sténose pylorique?La nausées, les crampes, les vomissements, les douleurs dorso-lombaires, un bruit de succussion nous incitaient à opter en faveur de ce diagnostic; mais une sténose ne se constitue pas d\u2019emblée.C\u2019est un syndrome souvent fonctionnel du à une excitation fréquente et prolongée du vague, ou à une lésion pathologique intéressant la muqueuse ou l\u2019anneau pylorique.Nous avons cru qu\u2019il y avait ici sténose, mais nous en avons recherché la cause initiale dans une affection souvent concomitante.3° Ulcère de l'estomac?Les douleurs post-prandiales survenant une heure après, \u2018 quelquefois plus tôt, suivant de pres la prise d\u2019aliments, accompagnées de nausées, de sensation de brûlure, de crampes irradiant dans le dos et l\u2019hypocondre droit, et soulagées par un vomissement précédé d\u2019une crise d\u2019aérophagie, réalisaient le tableau de l\u2019ulcère de la petite courbure dans le voisinage de l\u2019antre pré- pylorique. + S48 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 C\u2019est le diagnostic auquel nous nous sommes arrêté en instituant le traitement habituel en pareil cas.Au bout de quelques jours durant lesquels la malade éprouva un peu de soulagement, les mêmes douleurs réapparaissent associées à ane dyspnée asthmatiforme.En vue de préciser à laquelle de ces trois affections nous avons affaire, nous demandons une radiographie et voici ce que nous trouvons: deux masses, l\u2019une sus-diaphragmatique et l\u2019autre, sous- diaphragmatique, démontrent clairement qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une hernie de l'estomac dont les parois, d\u2019ailleurs, ne révèlent aucune déformation.4) Herme de l\u2019estomac?Oui, il s\u2019agissait bien d\u2019une hernie de l\u2019estomac ; c\u2019est la radiographie qui nous l\u2019a démontrée, car la clinique ne saurait en faire le diagnostic.Mais, ici, s\u2019agissait-il d\u2019une seule hernie de l\u2019estomac?Nous croyons, après les signes énumérés plus haut, que cet étranglement diaphragmatique se doublait, en réalité, d\u2019un ulcère de l\u2019estomac situé au siège même de l\u2019étranglement dont celui-ci a été la cause.Car cette femme, jusque-là, ne se plaignait pas de sa digestion.D'ailleurs, le traitement spécial que nous avons l\u2019habitude d\u2019instituer contre l\u2019ulcère de l\u2019estomac a fait disparaître rapidement ses malaises malgré l\u2019existence de cette hernie diaphragmatique de l\u2019estomac, et la malade a quitté l\u2019hôpital guérie de ses malaises, mais conservant son infirmité.Que conclure de ce fait clinique?11 est sage, dans les syndromes épigastriques, de compléter son examen clinique par une radiographie.On sera peut-être surpris de trouver des lésions semblables à celles-ci dans un plus grand nombre de cas, qu\u2019il s\u2019agisse soit d\u2019une éventration diaphragmatique, soit d\u2019une malformation du diaphragme secondaire à une lésion du nerf phrénique, accompagnée d\u2019une atrophie du muscle.Le Dr Mercier Fauteux en a rapporté deux cas fort intéressants à l\u2019une des dernières séances de la Société de Gastro-entérologie, de Montréal.Les affections du diaphragme sont mieux connues depuis quelques années, grâce à la radiographie, mais nous devons établir une différence entre l\u2019éventration due au refoulement du plafond diaphragmatique, sans rupture, du muscle, accompagnée de la pénétration des organes abdominaux, et la rupture du diaphragme, où l\u2019on constate une fissure à travers laquelle passe l\u2019estomac.Dans le premier cas les troubles sont plutôt d\u2019ordre mécanique, tandis que dans le second ils s\u2019accompagnent de douleurs, de blocage avec ou sans occlusion gastrique ou intestinale.- \u2014 ome L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 849 Cette question mérite d\u2019être étudiée plus longuement, mais nous n\u2019avons pas l\u2019intention de nous y arrêter aujourd\u2019hui.Nous voulons simplement démontrer l'utilité de la radiographie dans toutes les affections gastro-intestinales, afin de préciser la nature de la maladie à laquelle nous avons affaire.Nous pouvons être facilement induits en erreur, car, chez notre malade, les accidents de bronchite, de troubles respiratoires, de dyspnée d\u2019effort, de point de côté, pouvaient nous orienter vers le poumon ou le cœur.Ils peuvent exister quand même, associés à cette hernie diaphragmatique, mais ils sont secondaires.Retenons, en terminant, qu\u2019entre l\u2019éventration diaphragmatique et la hernie il y a une différence essentielle: dans le premier cas, il y a dénivellation des deux coupoles diaphragmatiques, tandis qu\u2019elle n\u2019existe pas dans la perforation du diaphragme avec hernie.Traitement.Le traitement est purement chirurgical.Dans l\u2019éventration on a publié des cas de guérison après abaissement des organes et plicature du diaphragme.(2 cas de M.Mercier Fauteux.) Quant à la hernie de l\u2019estomac, c\u2019est une opération laborieuse qu\u2019on ne doit tenter que chez des sujets jeunes, car la médecine n\u2019y peut rien.\u2014\u2014 a 0:0) 0.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 MOUVEMENT MÉDICAL FRACTURES DE LA ROTULE Leur traitement ambulatoire Par Eugène ST-JACQUES Chirurgien de l'hôpital Sainte-Jeanne-d\u2019Arc.Sur quels signes peut-on se baser pour en faire le diagnostic?L'historique accidentel d\u2019abord.Le blessé glissant sur le trottoir en hiver, ou mettant le pied sur une écorce de fruit, fait un faux pas, veut se garer et contracte subitement et énergiquement son quadriceps fémoral.La contraction est si subite et si forte que la rotule éclate en deux fragments, supérieur et inférieur: c\u2019est la fracture par cause indirecte, la plus fréquente.Plus rarement, c\u2019est un traumatisme direct sur le genou qui fait éclater la rotule en plusieurs fragments.Et le malade, dès l\u2019instant du traumatisme, peut difficilement marcher, surtout avancer la jambe.Que constatons-nous à l\u2019examen, après l\u2019avoir couché ?Un gros genou, un peu douloureux; généralement un sillon transversal est visible, où s\u2019insère le doigt en déprimant la peau.Avec ceci, nous en avons suffisamment pour le diagnostic de fracture de la rotule.Vous pourriez rechercher encore le signe précis d\u2019impotence fonctionnelle, à.e.d\u2019impossibilité ou de difficulté à soulever le talon de la table d\u2019examen ; ne le faites pas: vous aggraveriez les dégâts déjà existants, car vous feriez forcer les ligaments latéraux déjà endommagés et feriez bâiller davantage l\u2019écartement des fragments.Il y a fracture de la rotule: que faire ?Si vous tenez à une rapide et complète guérison, dirigez votre malade vers un service hospitalier.Si vous désirez qu\u2019il demeure avec un genou affaibli et lui souhaitez une longue convalescence, traitez-le par des moyens de fortune.Ce qu\u2019il convient ici de rechercher pour L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 851 l\u2019avenir, c\u2019est un genou solide et une articulation libre et mobile: les deux grands desiderata.Si vous dirigez le blessé vers un hôpital mettez votre malade en telle position qu\u2019il ne souffre pas, d\u2019abord, et, deuxièmement, qu\u2019il ne puisse aggraver les déchirures déjà établies au genou.Vous pouvez commencer par appliquer 2 bandelettes de diachylon \u2014 2 par 14 à 15 pouces \u2014 en fer à cheval sur les fragments rotuliens, l\u2019une de haut vers l\u2019arrière de la jambe, l\u2019autre du bas de la rotule vers l\u2019arrière de la cuisse: vous immobiliserez ainsi assez bien les fragments.Puis, une longue clisse postérieure, bien rembourrée de coton ou ouate, assujettie par des bandelettes de diachylon ou un bandage.Le blessé est prêt à être transporté.L\u2019expérience a appris à tous les chirurgiens que les suites désagréables des fractures ne sont pas toujours au point fracturé, mais surtout et souvent aux articulations voisines, qui demeurent ankylosées du fait d\u2019une trop longue immobilisation.Trop fréquemment on perd de vue ce côté si important des suites des fractures, oubliant que ces demi-ankyloses retardent considérablement le retour ad integrum des fonctions du membre.Roger Anderson y insistait il y a déjà quelque temps encore \u2014 au sujet des fractures de la rotule, dans un article des Annals of Surgery \u2014 en proposant un traitement ambulatoire.Mais l\u2019appareil suggéré était de construction compliquée et fort pesant.On peut faire mieux.Si l\u2019on se décide pour l\u2019intervention chirurgicale \u2014 et on le doit si l\u2019on recherche une convalescence rapide \u2014 il faut une méthode de suture solide qui permette tôt la marche, et sans appareil, afin de favoriser les mouvements du genou.Il y a des chirurgiens qui emploient le catgut chromié ou le tendon de kangarou, suturant le périoste antérieur de la rotule et les ailerons latéraux rupturés.Mais il faut compléter cette suture par une clisse plâtrée d\u2019immobilisation qu\u2019il faut par prudence garder longtemps et qui conduit naturellement à des raideurs articulaires.On peut faire mieux, et l\u2019expérience de plusieurs années l\u2019a confirmé. 852 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 Delbet en a montré la voie, et avec certaines modifications de technique et de matériel nous mettons nos opérés sur pied au 10e jour, capables de marcher sans clisse de soutien.En voici la méthode : Le matériel de suture est non pas un fil métallique solide, mais une « soie » métallique de bronze-aluminium, d\u2019une souplesse absolue, qui se plie et se noue comme la soie naturelle.Après l\u2019incision en fer à cheval, qui donne un bon accès à l\u2019articulation \u2014 et son nettoyage des caillots accumulés \u2014 nous perforons successivement de haut en bas les deux fragments avec le perforateur- vilebrequin.Dans le chas du perforateur nous passons un double crin de Florence qui fera ganse ou tracteur et dans lequel nous passons à son tour la «soie métallique », longueur de 15 à 18 pouces pliée en deux.Lorsque cette soie doublée a été retirée vers le haut à travers les deux fragments rotuliens, nous la coupons en deux fils de même longueur qui serviront pour la gauche et la droite.Puis reprenant notre double crin de Florence \u2014 enfilé sur une aiguille courbe et forte, et qui servira de tracteur \u2014 nous faufilons chaque chef sur les côtés de la rotule, à gauche puis à droite., î OC Dans le chas du per- La soie métallique Après section en deux forateur on passe double a été pas- de la soie métallique, un double crin de sée à travers les chaque chef est fau- Florence qui ser- 2 fragments ro- filé dans les ailerons vira de ganse trac- tuliens.latéraux.trice.Pendant qu\u2019un assistant rapproche les deux fragments rotuliens avec le davier de Farabeuf, le chirurgien noue de chaque côté de la rotule \u2014 externe et interne \u2014 les chefs du même fil ou soie.La malléabilité absolue de cette soie métallique permet ces manipulations avec la plus grande facilité.\u2014 an L'UNTON MEDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 XVII METHODE DE WHIPPLE E PAT DESCHIE ARLES H S WR WR Ay 4 0 RE A Extrait concentré hydrosoluble de foie de veau Forme ampoule-Forme sirop SYNDROMES ANÉMIQUES Ve >> , DESCHIENS.6.nus Paur BAUONY : PAR:S vind REPRÉSENTAUT ROUGIER.550.QUE LEMOINE VONTREAL (GANAGRE XVIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 PULMO-BAILLY SA BASE ACTIVE DE COMPOSITION ET D'ACTION DÉFINIES ET CONSTANTES Phospho-Gaiacolate de Codéine ASSURE : PAR L'IMPRÉGNATION ANTISEPTIQUE de la muqueuse de l'appareil pulmonaire : arque tique Fra L'ÉLIMINATION des | éléments infectants, me la SUPPRESSION ly progressive de latoux be et de l'expectoration.PU LMO 2° PAR SON PHOSPHORE ORGANIQUE directe- BAILLY ment assimilable : 90 c.c.environ « VS AFFECTIONS LE RENFORCEMENT VOIES RESPIRATOIRES de la capacité de dé- \u2014 fense de l'organisme.A E, AUEEIRE LA STIMULATION Caryn cites puissante du tonus mE nerveux, de l'appétit rl f1 PULM-BAILLY et des fonctions diges- Em = fives.#5 .FORE vocteur qu Pharmncl, Eire be Bile Toutes les affections des voies 16, Rue de Rome, PARIS © respiratoires, préventif et curatif | des complications broncho- -pulmo- | naires de la grippe et des maladies infectieuses, toux.| cuillerée à café au milieu de chacun des repas.\u2014 Aucune contre indication -/ :10]1°¢: ell » 195 > BD \"Le Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTRÉAL. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 853 Quelques points supplémentaires au n° ® chromié sur le périoste antérieur de la rotule et les ailerons latéraux, un intradermique au crin pour terminer, et le pansement terminal.Une clisse postérieure pour les premières quarante-huit heures ; puis on l\u2019enlève pour permettre de légers mouvements de la jambe.Au 10e jour l\u2019opéré est mis debout avec permission de se servir de sa jambe à sa guise.Les mouvements et la souplesse reviennent tôt.Pas d\u2019ankylose tardive possible ni d\u2019atrophie musculaire, et surtout pas de possibilité que les fils de soutien cèdent, comme lorsque le catgut est employé pour la suture.L\u2019expérience et la pratique nous ont appris la sécurité et les bienfaits de cette méthode, qui permet la marche hâtive, raccourcit la convalescence et prévient l\u2019ankylose.© REVUE GÉNÉRALE CONDUITE À TENIR EN PRÉSENCE D\u2019UNE GLYCOSURIE .\u2018\u201d Par GILBERT-DREYFUS et André WIMPHEN.En dehors même de l\u2019interrogation et de l\u2019examen complet qui s'imposent chez tout glycosurique, l\u2019étude du seul symptôme glycosurie va fournir une orientation diagnostique précieuse.ll faut distinguer trois cas: I.La glycosurie (généralement abondante) s'accompagne d\u2019acétonurie notable.Il s\u2019agit d\u2019un diabète avec dénutrition qui réclame formellement le régime strictement pesé et les injections d\u2019insuline.II.La glycosurie ne s\u2019accompagne pas d\u2019acétonurie mais est abondante (supérieure à 30 gr.par jour).Il s\u2019agit très probablement d\u2019un diabète vrai, diabète sans dénutrition, bien entendu.La glycosurie diabétique a pour caractère essentiel de varier parallèlement à l'alimentation.Aussi d\u2019un chiffre de glycosurie fortuite, chez un malade non soumis à un régime précis, ne pourra-t-on tirer aucune indication sur la gravité du diabète.Il faut apprécier la tolérance hydrocarbonée individuelle.On soumettra le diabétique, pendant 3 à 5 jours, à un régime d\u2019épreuve : Légumes verts et salades .1,000 4 1,200 gr.Lait .2244424442.2.180 gr.Bouillon de légumes .1 lit, Crème fraiche .60 gr Beurre et huile .60 gr Vin non sueré .2 verres à bordeaux Ce régime donne 60 gr.d\u2019hydrate de carbone, 30 gr.de protéines, 80 gr.de graisse (soit 1,200 calories environc.Le malade une fois désucré, on élargira son régime par paliers successifs, jusqu\u2019à ce que le glucose réapparaisse dans les urines.Le régime définitif pourra comporter le maximum tolérable d\u2019hydrates de carbone ; cependant, pour peu que la glycémie reste élevée, il y aura intérêt à rester en deçà du « plafond » de la tolérance.III.La glycosurie est faible et isolée (inférieure à 20 gr.par jour).Avant de parler de diabète, il faut vérifier qu\u2019on ne se trouve pas en présence d\u2019une glycosurie non diabétique: soit diabète rénal avec (1) Extrait de l\u2019Année Médicale Pratique, 1937.René Lépine, éditeur, 39.rue d\u2019Amsterdam, Paris, publié par le prof.agrégé C.Lian. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal.août 1937 es Ce Qt simple abaissement du seuil rénal ; soit état paradiabétique, où le foie surtout est à incriminer.L\u2019interrogatoire et l\u2019examen clinique ne conduisent pas toujours à un diagnostic précis; l\u2019étude de la glycosurie se montre alors d\u2019un précieux secours.a) Dans le diabète sucré, les urines sont un miroir fidèle de l\u2019alimentation : la glycosurie disparaît pour un apport de glucides inférieur à la tolérance et s\u2019accroît de façon parallèle aux hydrates de carbone ingérés.b) La glycosurie paradiabétique revêt le type «alimentaire » ; elle n\u2019apparaît que de façon transitoire dans les heures qui suivent le repas.c) La glycosurie du diabèle rénal ne se plie à aucune loi et n\u2019obéit guère au régime.Il résulte que: 1° L\u2019épreuve du jeune, faisant disparaître les glycosuries diabétique et paradiabétique, et parfois aussi la glycosurie du diabète rénal, sera sans intérêt pratique.2° L'épreuve de la suralimentation hydrocarbonée, que nous avons proposée, permet au contraire une discrimination : a) Dans le diabète vrai, la glycosurie est d'autant plus abondante qu'est plus abondant l'apport hydrocarboné ; b) Dans les états paradiabétiques, la glycosurie fait généralement défaut le matin à jeun; elle apparaît après les repas, mais son taux n\u2019est nullement parallèle à celui des hydrates de carbone ingérés; c) Dans le diabète rénal, l\u2019épreuve est pratiquement négative : par exemple une glycosurie de 8 gr.s\u2019élève à 11 gr.lorsque la ration hydrocarbonée est portée de 120 à 500 gr.par jour.Les résultats de cette épreuve, fort simple, peuvent être contrôlés par ceux d\u2019une épreuve d\u2019hyperglycémie provoquée au glucose selon la technique de M.Labbé et Nepveux.IV.Déductions thérapeutiques.S\u20191l s\u2019agit d\u2019un diabète vrai, un régime alimentaire sera nécessaire et suffisant.Si l\u2019on se trouve en présence d\u2019un diabète rénal, on peut ou ne rien faire, ou prescrire du calcium.Devant un état paradiabétique, on fera surtout appel à la thérapeutique hépatique (régime mettant le foie au repos, cholagogues, cure thermale).Savoir qu\u2019ici la glycosurie se montre souvent très rebelle, mais ne possède aucune signification pronostique grave.ooo La) LA VALEUR PRONOSTIQUE DE LA FORMULE D\u2019ARNETH Qu'est-ce donc d\u2019abord que la formule d\u2019Arneth?C\u2019est estimation relative des divers polynucléaires par le comptage de leurs noyaux.Ces polynucléaires sont à 1, 2, 3, 4 ou 5 noyaux.Plus les po'y- nucléaires à 1, 2 et 3 noyaux sont nombreux, moins le pronostic est bon ; plus les polynucléaires à 3, 4 et 5 sont en grand nombre, plus le pronostic est favorable.A l\u2019état normal, les vieux polynucléaires leucocytes à noyaux multiples prédominent.Un état à peu près normal du sang donnerait pour 100 leucocytes: I II ITI IV Vv noyeux 4 22 50 20 4 Si un examen du sang fournissait le rapport suivant: [ IT IT IV V 7 56 20 7 0 : - 90 il faudrait l\u2019interpréter comme une déficience de résistance, surtout parce que la formule incline vers la gauche, suivant l\u2019expression d\u2019Arloing, de Lyon.Les hauts chiffres se montreraient-i's de la IIIe, IVe et Ve variété que le pronostie serait favorable; c\u2019est qu\u2019alors la formule incline vers la droite.Comment donc alors la recherche de la formule d\u2019Arneth peut- elle nous aider dans notre pronostic en face d\u2019un état pathologique?Il semblerait, d\u2019après une étude des Frs Stephani, de la station climatérique de Montana-la-Sierre, en Suisse \u2014 que nous lisons dans Avenir Médical de Lyon, que ce soit en tuberculose que la recherche de la formule d\u2019Arneth nous soit utile, et de même, semble-t-il, dans les processus infectieux à allure sous-aiguë ou chronique.L\u2019Arneth réfléterait la force des moyens de défense de l\u2019organisme.Si, sous l\u2019effet d\u2019un traitement approprié, la formule augmente.i.e.les polynucléaires, et que ceux-ci s\u2019accusent plus nombreux vers la droite, i.e.des variétés à 3, 4 et 5 noyaux, le pronostic est meilleur.Se me pla a ra a Ss ume Sg ay = L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 XIX Opothérapie Hématique Totale SIROP de | MIN DESCHIENS VITALISÉ DU SANG L Ptémogoise rat Renferme intactes les Substances Minimales du Sang total Médication rationnelle des > SYNDROMES ANEMIQUES et des \u20ac DÉCHÉANCES ORGANIQUES Une cuillerée à potage à chaque repas.\u2014\u2014 DESCHIENS, D' en Ph'*, 9, Rue Paul-Baudry, Paris (8°) Représentant: ROUGIER, 350, Rue Lemoine - MONTRÉAL (Canada) = de = WE D > jig \u201cREGULATEUR DE LA js CIRCULATION VEINEUSE \u201d TROUBLES de la PUBERTÉ et de la MÉNOPAUSE = Ss S72 4 Dé Es © = x2 E) = & G0 LABORATOIRES DE LA PIPÉRAZINE MIDY ON New Birks Bldg.MONTREAL 2 à 4 comprimés par jour.MID NS ABORATOIRES MIDY, 67 Avenue de Wagram, Paris, 17e.J.EDDE, Ltée, Montréal, Agent. XX L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 teneur élevée déprotéiné.Pipes meet E Z | aucune réaction Lo allergique contenu en matières ' solides faible.= ena injections indolores EXTRAIT DE FOIE concenta: (Zpotdl par voie parentérale Nous présentons aux membres du corps médical I'Extrait de Foie Concentré Ayerst pour usage intramusculaire (ou intraveineux) et nous croyons sincèrement que cet extrait constitue la forme la plus purifiée que les procédés de fabrication modernes puissent produire.Cet extrait de foie ne provoque aucune réaction allergique, car il est, déprotéiné et sa faible teneur en matières solides (10 milligrammes dans chaque c.c.) permet des injections indolores.L'Extrait de Foie Concentré Ayerst (par voie parentérale) est fabriqué d'après un procédé spécial d'adsorption et de lavage qui élimine tous les dangers d'un fractionnement chimique complexe et donne un produit d'une grande pureté.Chaque quantité d'extrait fabriquée est soumise à un essai clinique avant d'être mise sur le marché.Chaque c.c.renferme l'activité hématopoiétique provenant de 100 grammes de foie frais.En boîtes de quatre ampoules d'un c.c.AYERST, McKENNA & HARRISON, Limitée Biologistes et Pharmaciens MONTREAL CANADA L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 857 Et, chose intéressante à noter, l\u2019augmentation de la valeur de l\u2019Arneth se dessine-t-elle, que l\u2019on constate de pair généralement une augmentation de poids de l\u2019individu.Et les auteurs de conclure en disant : « La résistance du terrain paraît jouer le rôle le plus important dans la plupart des cas de The.Pulmonaire \u2014 et la formule d\u2019Arneth par son point de départ et sa courbe ultérieure \u2014 ascendante ou descendante \u2014 fournit les plus précieux renseignements sur l\u2019évolution de la Tbe.Pulmonaire.» Le recul du temps confirmerait les prévisions de la clinique.EUGÈNE SAINT-J ACQUES. ACTUALITÉS CONGRÉS DE L'ASSOCIATION MÉDICALE CANADIENNE À OTTAWA.21-25 juin 1937.Par Léon GERIN-LAJOIE, F.R.CC.S.(C.) Le nom français de la Canadian Medical Association paraîtra nouveau pour plusieurs: ils n\u2019auront pas reconnu la grande organisation nationale.Ils auront sans doute oublié qu\u2019avec la refonte des règlements et statuts, nous avons fait adopter le terme officiellement par le Conseil.Dès le premier article nous y lisons: « The name of the Corporation shall be The Canadian Medical Association.When the French language is used, it shall be termed: L\u2019Association Médicale Canadienne ».Je n\u2019ai aucun mérite pour avoir fait adopter le nom, pas plus d\u2019ailleurs que celui de Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada pour The Royal College of Physicians and Surgeons.Le français est reconnu comme langue officielle au Canada et la profession médicale l\u2019admet volontiers: il m\u2019a suffi de suggérer l\u2019addition du terme français pour qu\u2019il soit adopté d\u2019emblée.Mais ceci se passait il y a plusieurs années.J\u2019espérais alors qu\u2019un bon nombre de médecins se seraient joints à notre grand corps national.Il n\u2019en fut rien.A Ottawa, cette année, j'avais escompté qu\u2019un groupe imposant de Canadiens français seraient venus dans la Capitale pour prendre part aux assises annuelles.Une poignée à peine s\u2019v trouvait; et pourtant il y avait quelques-uns des nôtres qui présentaient des travaux ou qui s\u2019v étaient inscrits en discussion.Ils le firent avec honneur et avantage : M.le professeur Albert LeSage, M.J.-E.Gendreau, M.Ernest Couture, d\u2019Ottawa, M.Jules Prévost, M.Jean LeSage, pour ne citer que ceux dont les noms apparaissent au programme.Quant aux exhibits scientifiques, démonstrateurs silencieux du travail individuel ou collectif, ils furent admirés et commentés favorablement.Chez nous, MM.Armand Frappier et J.-A.Baudoin, sur le B.C.G.MM.Picrre Masson et L.-C.Simard avec des microphotographies d\u2019une remarquable netteté, M.Paul Poirier avec des photographies d\u2019hérédo-syphilis flagrantes, enfin, M.le professeur Albéric Marin, dont les quelque cent moulages faits par Mlle de (\u2018ourville, de lésions cutanées et syphilitiques, valurent à ceux-ci un diplôme d\u2019honneur et attirèrent des commentaires des plus élogieux.Nous ne saurions trop insister pour que tous comprennent combien L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 859 il est nécessaire que la profession médicale du Québec se fasse connaître parmi le reste de la profession du Canada.L\u2019Université de Montréal et l\u2019Université Laval seraient plus connues et plus appréciées: nous savons que l\u2019une et l\u2019autre peuvent se comparer, avec avantage même, à toutes les autres universités du Dominion.Il faudrait qu\u2019un plus grand nombre de nous joignit les rangs de V Association Médicale Canadienne et participât à son Congrès annuel.L\u2019an prochain, le Congrès aura lieu à Halifax, N.-E.x ® 0% Au Congrès qui eut lieu en juin dernier, les invités extraordinaires furent sir Harold Beckwith Whitehouse, de Birmingham, M.Watson Jones, de Liverpool, et le Dr Antoine La Cassagne, de Paris.Ces messieurs présentèrent des travaux de leur spécialité respective en des séances générales et en des séances de section, et de plus ils adressèrent la parole à des déjeuners divers.C\u2019était la première fois qu\u2019un maître de la pensée française était invité officiellement à prendre part aux délibérations de l\u2019Association Médicale Canadienne.Nous en étions très fiers, et M.La Cassagne sut faire honneur à la médecine française.En dehors des séances générales, qui avaient lieu le matin, il v avait des sections qui siégeaient l\u2019après-midi : l\u2019anesthésie, la dermatologie, la médecine, la gynécologie et l\u2019obstétrique, l\u2019ophtalmologie, l\u2019oto-laryngologie, la pédiatrie, la radiologie, les maladies rhumatismales, la chirurgie, l\u2019urologie et l\u2019histoire de la médecine étaient les spécialités pour lesquelles on avait élaboré des programmes scientifiques.Il serait fastidieux d\u2019essayer de résumer même quelques-uns des travaux les plus intéressants.Je reporte ceux que ces questions intéressent particulièrement aux numéros prochains du Canadian Medical Association Journal, qui publie par tranches les travaux présentés à ses Congrès.En plus des exhibits scientifiques dont j\u2019ai dit un mot plus haut, il y avait 44 autres présentations sur des sujets divers: chacun avait été préparé avec soin, tant au point de vue scientifique qu\u2019au point de vue disposition, éclairage et montage.Nous avons toujours été impressionné par l\u2019attrait particulier de ces exhibits, et comme nous avons déjà fait un pas dans ce sens au dernier Congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord, nous ne pouvons faire autrement que d\u2019encourager fortement les organisateurs de nos Congrès d\u2019inciter les hôpitaux, les Universités, les laboratoires, les cliniques, les individus même, à préparer à l\u2019avance et de longue main des présentations visuelles des travaux exécutés par eux. 860 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 Bref, le Congrès de Association Médicale Canadienne fut, à notre point de vue, un véritable succès.L'assistance, très nombreuse : les travaux, bien préparés; l\u2019organisation, adéquate.Le côté social n\u2019avait pas été négligé et les dames s\u2019étaient divisées en deux groupes: l\u2019un pour les femmes mariées, l\u2019autre pour les jeunes filles de médecins.Ces dernières eurent l\u2019avantage de participer à des tournois de golf, de tennis, de natation.# * + Le 18 et le 19 juin, l\u2019Exécutif s\u2019était réuni pour prendre connaissance des dernières activités du Secrétariat depuis sa réunion du printemps.Durant deux jours, de 9 hrs 30 du matin jusqu\u2019à 11 hrs du soir, avec un répit d\u2019une heure pour les repas du midi et du soir, des discussions à huis clos eurent lieu où la question des spécialistes, celle de l\u2019assurance-maladie, le secours médical aux chômeurs, le cancer, l\u2019annonce à la radio, l\u2019utilisation du mot « docteur » pour la vente de certains objets, vêtements, ete, le contrôle et même l\u2019interdiction de la vente de certains appareils électrodiagnostiques ou électro-thérapeutiques, etc, etc, et plusieurs autres questions furent débattues.Les 21 et 22 juin, de 9 heures 30 du matin à 5 heures de l\u2019après- midi, le Conseil composé de 110 membres s\u2019est réuni pour entendre la lecture des différents rapports des comités, les discuter, les approuver, les modifier ou les rejeter.C\u2019est ainsi que tour à tour furent appréciés les rapports des comités sur les Archives, Exécutif, Constitution et Règlements, Ethique, Questions économiques, journal, Département du Service hospitalier, Hospitalisation en groupe, Législation, Pharmacie, Publicité et Hygiène publique, Spécialistes, Education médicale (conjointement avec des représentants des universités), Cancer, Bien-être maternel, Programme.C\u2019est ainsi que l\u2019organisme national, l'Association Médicale Canadienne, qui occupe une place importante dans le mouvement social du pays et qui est consulté fréquemment par nos dirigeants sur des questions d\u2019ordre médical, brevets pharmaceutiques, formules, ete, s\u2019occupe tout autant des intérêts scientifiques que des intérêts professionnels de ses membres, pour ne pas dire de toute la profession du Canada.Nous croyons qu\u2019il est de notre devoir d\u2019attirer à nouveau l\u2019attention de nos lecteurs sur la nécessité et je pourrais même dire, l\u2019obligation des médecins de s\u2019enregistrer comme membres de cette organisation professionnelle, s\u2019ils n\u2019en font pas déjà partie.{oko ee TRIBUNE LIBRE CORRESPONDANCE A propos du titre de mon mémoire analysé dans La Presse Ii édicale du 13 mars dernier Monsieur le Secrétaire, Je proteste énergiquement contre la liberté que vous avez prise de changer le titre du travail que je vous avais envoyé, le 2 nov.dernier, pour analyse dans La Presse Médicale.Ce titre était: « Hypertrophie des tarses palpébraux, des téguments de la face et des extrémités des membres, associée a une ostéo-périostose presque généralisée: un syndrome nouveau».\u2014 J.-N.ROY (Montréal).Annales d\u2019Oculistique, août 1936.Dans l\u2019analyse que vous avez publiée le 13 mars, vous avez donné pour en-tête : « À propos de la pachydermie plicaturée, avec pachypériostose des extrémités.» Vous me concéderez, je l\u2019espère, le privilège que j'avais, comme oculiste, de choisir d\u2019abord le titre le plus approprié pour les lésions palpébrales observées dans mon cas, et ensuite pour les manifestations pathologiques de la peau et du périoste.Si j'avais été un dermatologiste ou un radiologiste, j'aurais naturellement intitulé ma communication d\u2019une manière adéquate à ma spécialité.Après avoir apprécié mon mémoire, si on avait tenu à faire une comparaison, on aurait pu ensuite citer le travail de MM.Touraine et Solante, publié dans le Bulletin de la Société française de Dermatologie, en fév.1935, intitulé: « Pachydermie et pachypériostose de la face et des extrémités ».Et pour finir le parallèle, mentionner les observations contenues dans l\u2019excellente thèse de M.Golé, ayant pour titre: « Un syndrome ostéo-dermopathique: La Pachydermie plicaturée avec pachypériostose des extrémités ».(1) Cette « Correspondance », adressée à La Presse Médicale pour publication dans ses colonnes, a été refusée par M.Desfosses le 28 avril dernier; envoyée à la Gazette Médicale de France et des Pays de Langue Française pour publication, a été refusée par M.Chêne le 20 mai; et enfin adressée aux Annales d\u2019Oculistique pour publication, a été refusée par M.Magitot le 16 juin.Je laisse à mes lecteurs le soin d\u2019apprécier ce fait par eux-mêmes, sans commentaires de ma part. 862 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal.août 1937 Je déclare maintenant que vous avez donné à vos lecteurs une fausse impression, en écrivant que ce fut le travail de MM.Touraine, Solante et Golé, qui « m\u2019incita à vous envoyer mon mémoire, terminé en 1934, et adressé à l\u2019Académie de Médecine de Paris, le 30 janv.1935 ».De plus, M.le Secrétaire, si vous aviez lu la thèse de M.Golé, vous seriez forcément obligé d\u2019admettre que le « remarquable article de MM.Touraine, Solante et Golé », n\u2019est simplement que l\u2019analyse de cette thèse.En effet, la phraséologie de ces deux travaux est pratiquement la même, et les 17 photographies qui les illustrent sont aussi les mêmes.Je suis d\u2019ailleurs étonné que vous n\u2019ayez pas reconnu ce fait, car il est facile de se rendre compte que M.Golé a analysé lui- même sa thèse, en signant cet article de son nom, précédé de ceux de ses deux maîtres.Dans la lettre que je vous ai adressée le % nov.1936, j'ai suffisamment attiré votre attention sur ce détail fort important.Pour préciser davantage, je vous dirai que le 29 janv.1936, je vous ai offert mon manuscrit pour impression dans La Presse Médicale, comme n\u2019ayant encore jamais été publié.Le 5 mars suivant, vous m'avez répondu que vous le refusiez, mais que vous consentiez, toutefois, à insérer un article quelconque que vous m\u2019avez soumis, et pour l\u2019illustration duquel vous me demandiez la dernière de mes photographies.Je vous ferai remarquer que je ne vous ai jamais répondu, et qu\u2019en conséquence vous n\u2019avez pu recevoir l\u2019autorisation de publier votre petite note, qui fait le sujet de cette correspondance.Le 2 nov.1936, je vous ai simplement prié d\u2019analyser mon travail paru dans les Annales d\u2019Oculistique, et pour vous être agréable, je vous ai envoyé une photographie.Soit dit en passant, celle-ci, réduite de moitié dans vos colonnes, ne présente plus maintenant le même intérêt, puisque les détails de la peau et des paupières sont en grande partie effacés.Je vous répète que ce n\u2019est pas l\u2019article de MM.Touraine et Solante, imprimé en 1985, ni la thèse de M.Golé en 1936, qui m\u2019ont «incité », comme vous le dites, à vous offrir mon travail pour publication d\u2019abord, et ensuite pour analyse.Mon mémoire remonte à 1934; done il était antérieur à ceux de mes trois confrères.Malgré les faibles connaissances que nous avons tous en endocrinologie, j'ai cru, toutefois, pouvoir émettre l\u2019hypothèse que: « l\u2019hypertrophie des tarses palpébraux, des téguments de la face et des extrémités des membres, associée à une ostéo-périostose presque généralisée », chez mon malade, était due à un trouble des parathyroïdes ; et que: «l\u2019augmentation des diamètres externes du crâne, l\u2019épaississement des parois de la voûte, et enfin, l\u2019agrandissement considérable = L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 XXI wy 7 ACADÉMIE DE MÉDECINE DE PARIS PRIX DESPORTES 1904 PRIX ORFILA 1872 DIGITALINE NATIVELLE CRISTALLISÉE Agit plus sûrement que toutes les autres préparations de Digitale Granules au 1/10° de milligr.\u2014- Solution au 1/1000°.Ampoules au 1/4 de milligr.pour injections intramusculaires.Ampoules au 1/5° de milligr.pour injections intraveineuses.LABORATOIRE NATIVELLE, 27, rue de la Procession, PARIS (XV¢) iB Draeger #4) Dépôt général pour le Canada: ROUGIER Frères, 350, rue Le Moyne, à Montréal.ARMAND MERCIER E.-E.DION FOURRURES DE HAUTE QUALITÉ Manteaux.Spécialité : Renards argentés Fourrures exclusives Parures de cou.pour le médecin et Réparations.sa famille.Remodelage.Entreposage.MERCIER & DION 2117 est, Ave Mont-Royal près Delorimier Tél.: FR.2711 XXII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 PARTOUT DANS LE MONDE! ct ou 4h 2 et 4 % S\\ a.{ei en A° r1cC .: & © LABORATOIRES ET HGENGES DANS lol Pays I Preparateus et Representants de I Hntipblogisting L\u2019Antiphiogistine est fabriquee du Canada.THE DENVER CHEMICAL MANUFAGTURING COMPANY 153, LAGAUCHETIERE OUEST - FONTREAL \u2014\u2014 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 863 des sinus frontaux », étaient causés par un trouble des sécrétions de l\u2019hypophyse.Cette hypothèse, à ma connaissance, n\u2019a jamais encore été émise d\u2019une manière aussi précise.Je serais très heureux de connaître votre opinion à ce sujet.La science est internationale.Espérant pouvoir compter sur votre loyauté professionnelle, je vous offre mon article pour reproduction dans La Presse Médicale, afin de permettre à vos très nombreux et distingués lecteurs de le comparer au travail de MM.Touraine et Solante; à la thèse de M.Golé ; et enfin, à l\u2019analyse de cette thèse par l\u2019auteur lui-même.Je m\u2019engage, en plus, à vous fournir mes neuf illustrations à titre gracieux.Vous remerciant à l\u2019avance pour l\u2019hospitalité de vos colonnes, je vous prie de vouloir bien agréer, M.le Secrétaire, l\u2019expression de mes meilleurs sentiments.Prof.J.-N.ROY.Note de la Rédaction: Cette correspondance réfère à un article publié dans l\u2019Union Médicale de juin 1936 par l\u2019auteur, un de nos directeurs et ancien président, sous le titre suivant: « Hypertrophie des tarses palpébraux, des téguments de la face et des extrémités des membres, associée à une ostéo- périostose presque généralisée: un syndrome nouveau.» MÉDECINE PRATIQUE ANGINE DE VINCENT Avant tout traitement il faut faire un diagnostic précis de cette affection.On la différcnciera de la diphtérie, de la syphilis, du scorbut, de l\u2019intoxication mercurielle, de l\u2019angine avec agranulocytose, de la leucémie aiguë.Il est toujours bon alors de faire faire une numération globulaire pour éliminer l\u2019agranulocytose ou la leucémie.Quand cet examen ne peut être fait on peut questionner le malade pour savoir s\u2019il n\u2019a pas absorbé un médicament quelconque susceptible de provoquer une agranulocytose: pyramidon, spécialités contenant du pyramidon ou un produit à formule chimique voisine: dénitro-phénol, sels d\u2019or, etc.N\u2019oublions pas que la seule constatation de la présence de l\u2019association = fuso-spirillaire ne suffit pas à établir le diagnostic.Prophylaxie.L\u2019angine de Vincent est nettement une maladie contagieuse.Il faut donc nettoyer et stériliser les ustensiles du malade.L\u2019entourage fera bien d\u2019apporter la plus grande attention à l\u2019hygiène buccale.Les dentifrices contenant du savon ont une action nettement spirillinales.Il faut conseiller une nourriture saine riche en vitamines comme moyen préventif aussi bien que comme adjuvant au traitement.Traitement.lo Oxydants: Les antiseptiques oxydants sont efficaces contre l\u2019association fuso- spirillaire essentiellement anaérobie.a) On utilise un mélange à parties égales de péroxyde d\u2019hydrogène et d'eau.pour l'enlèvement à l\u2019aide d\u2019un tampon, du tissu nécrosé recouvrant les ulcérations.Ce nettoyage doit être répété fréquemment, même toutes les deux heures.b) On emploie également le borate de soude soit sous forme de pâte à l\u2019eau épaisse appliquée directement sur les ulcérations, soit en gargarismes pour une solution aqueuse à 2%.Ces solutions doivent être fraîchement préparées.ce) Sont employés aussi le nitrate d\u2019argent à 10%, l'acide chromique à 5 Jen attouchements locaux; le bleu de méthylène à 5% ou le violet de gentiane paraissent moins efficaces. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 865 20 Le novarsenobenzol en solution glycérinée à 10% est la médication locale de choix.On l\u2019applique sur les lésions d\u2019une à trois fois par jour.Le malade doit avoir soin de ne se laver la bouche ou de ne se gargariser que quelques minutes après ces attouchements.Il est bon de combiner ce traitement avec des nettoyages fréquents des lésions à l\u2019aide du péroxyde d\u2019hydrogène et des gargarismes répétés toutes les 2 heures d\u2019une solution de borate de soude à 2%.3o Il faut souvent recourir aux injections intraveineuses de 0.30 centig.de novarsénobenzol répétées à intervalles de 3 à 4 jour.Nous devons y recourir : a) Quand après 2 jours, le traitement sus-mentionné est inefficace ou peu opérant.b) Si d\u2019emblée l\u2019état général du malade est mauvais ou si les lésions locales sont étendues.c) S\u2019il existe des complications pulmonaires même d\u2019apparence bénigne, ou s\u2019il y a des lésions intestinales se traduisant par de la diarrhée.Toute intervention chirurgicale locale, curettage ou extraction dentaire, doit être interdite de façon absolue.Henri GELINAS, Médecin de l\u2019hôpital Notre-Dame.\u20140o0)>0\u2014-\u2014 \u2014. ANALYSES MÉDECINE Prof.MARFAN.\u2014 Les éléments du pronostic dans la fièvre typhoïde.« Journal des Praticiens », 9 janv.1937.La fièvre typhoïde disparaît de plus en plus dans la clientèle de ville.C\u2019est à la campagne que nos collègues la rencontrent encore plus fréquemment.Peut-on pronocstiquer son issue?Le Prof.Marfan nous en indique les éléments symptomatologiques qui serviraient à établir le pronostic.Et ses réflexions, fruit d\u2019une large expérience clinique, s\u2019appliquent non seulement à l\u2019infection éberthienne vraie mais aussi aux para typhoïdes À et B.Quels sont donc ces éléments?1.D\u2019abord l\u2019état de la langue.Elle porte généralement un enduit b'anchâtre et épais, nous le savons: mais ce n\u2019est pas de ceci qu\u2019il s\u2019agit.C\u2019est son état d\u2019humidité ou sécheresse qu\u2019il importe de noter.Si elle persiste humide: pronostic favorable \u2014 au contraire devient- elle sèche, fendillée et recouverte de croûtes brunâtres \u2014 comme les lèvres: ayons crainte d\u2019une issue fatale.2.Et le pouls?On sait qu\u2019il y a généralement discordance entre le pouls et la température, celle-ci pouvant atteindre 103-104 et le pouls ne pas dépasser 100.Si au contraire les pulsations s\u2019accentuent et montent vers 110-120 à la minute et qu\u2019on y trouve associé un cassourdissement des bruits cardiaques », craignons pour le malade: son cœur est touché et peut céder facilement.3.Notre attention a toujours été attirée vers la fosse iléo-cæcale et le gargouillement qu\u2019elle peut présenter., Plus important encore est le météorisme généralisé de l\u2019abdomen avec sa légère sensibilité générale.Il serait dû, non pas aux gaz, mais à une hyperémie intense des anses intestinales, comme Marfan l\u2019avait déjà signalé.Le Météorisme serait la conséquence d\u2019une vive inflammation de l\u2019intestin, et conséquemment il serait dangereux.L\u2019abondance des taches lenticulaires n\u2019ajouterait pas à la sévérité de l\u2019infection.Jaccoud voulait même que plus elles sont nombreuses, le meilleur était le pronostic.Certains cliniciens: entre autres Berquoy, ont établi qu\u2019à chaque poussée éruptive correspondait une poussée éruptive sur la muqueuse intestinale.4.Enfin les urines.Quels éléments peuvent-elles nour fournir pour le pronostic?La moyenne d\u2019élimination est de 1000.CC à 1200.et \u2014\u2014_ a\u2014\u2014 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 867 Quand on sait la somnolence et l\u2019inappétence de ces malades on s\u2019attend peu à ce qu\u2019ils ingurgitent beaucoup de liquides: il convient même de les y inviter fréquemment.Si le taux quotidien des urines tombe à moins de 1000.c.c.\u2014 près de 600 par 24 hrs \u2014 le pronostic s\u2019assombrit considérablement.Cette insuffisance d\u2019élimination urinaire est généralement alliée à la sécheresse de la langue: le fait a été signalé ici même déjà.Ainsi donc: Sécheresse graduelle de la langue; Insuffisance d\u2019élimination quantitative des urines; Météorisme abdominal généralisé sont les éléments qui doivent nous guider pour établir notre pronostic « personnel » dans un cas de typhoide ou de para-typhoide A ou B, tout en restant sur une sage réserve vis-à-vis l\u2019entourage du malade.E, ST-JACQUES et MERCILLE.LONG & BLISS.\u2014 Le para amino benzène sulfonamide et ses dérivés: Prontosil, etc.« J.A.M.A.», 2 janv.1937, 108-1, p.32.Dans ce rapport, qui est le premier paru en Amérique sur l'emploi du corps plus haut nommé, qui a reçu le nom de Sulfanilamide, et dont le Prontosil est un dérivé, les auteurs apportent les résultats de leur propre expérience.L\u2019échantillon du produit pur leur a été fourni par la maison Dupont et les spécimens de Prontylin, de Prontosil en comprimés et en solution à 212% par la maison Winthrop Chemical.La solution de Prontosil, in vitro, n\u2019a eu aucune action sur le Streptocoque hémolytique B, alors que le Para amino benzene sulfonamide atténuait la croissance des mémes Streptos.Aprés expériences chez le lapin, les auteurs croient que pour avoir une action du Prontosil, il faut que le lapin soit au préalable infecté par le Strepto hémolytique, la substance agissdnt après réduction, laquelle réduction serait opérée par le Streptocoque.Ils ont remarqué que la phagocytose des Streptos par les polynucléaires joue un rôle important au début, puisque plus tard les Monocytes entrent en action: est-ce parce que la production par les Streptocoques de capsule protectrice est empéchée par les substances thérapeutiques employées, comme le croient Levaditi et Vaisman?les auteurs ne peuvent l\u2019affirmer tout en admettant que c\u2019est bien possible.Avec les solutions du produit pur, ils ont obtenu des résultats un peu meilleurs qu\u2019avee les solutions de Prontosil.Quant à l\u2019action chez les humains, les auteurs émettent une opinion encourageante, mais prudente: «Il est possible, disent-ils, que les bons résultats obtenus sont dus à la chance, mais nous recommandons de continuer les observations cliniques.» Les agents employés sont relativement peu toxiques: nausées, vomissements, évacuations intestinales immédiates; l\u2019administration intraveineuse est inutile, l\u2019élimination débutant après 15 minutes. 868 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 La seule manifestation toxique est l\u2019élévation de température produite par les fortes doses, et qu\u2019on ne voit pas avec les doses fractionnées.(A noter que certains observateurs ont rencontré de la sulfhémoglobinurie et que piusieurs malades traités à Notre-Dame ont accusé de vives douleurs aux régions rénales.) Pour la solution de Prontosil, on doit donner de fortes doses dans les premières heures du traitement, soit 1 c.c.de solution par livre jusqu\u2019a 100 livres; de 100 a 150 livres, 100 c.c.en 24 heures; au-dessus de 150 livres, 0.75 c.c.par livre de poids.Aprés 24 heures, la dose quotidienne totale est de la moitié celle du premier jour.Pour le Para amino benzene sulfonamide, on donnera par jour un gramme par 20 livres de poids.La dose quotidienne sera divisée en quatre, une dose toutes les six heures; ne pas donner de purgatifs ni laxatifs salins durant toute la durée du traitement.N.B.Le Para amino benzéne sulfonamide est reconnu par le Conseil Américain de Pharmacie sous le nom de Sulfanilamide, et le Prontylin est une marque de commerce pour la même substance; le Prontosil est une substance brevetée ayant comme principe actif le Sulfanilamide.C.-A.ATTENDU.PHTISIOLOGIE Jean QUINET, H.WAREMBOURG et DELANNAY.\u2014 Le foyer congestif tuberculeux rapidement curable.«La Presse Médicale », 31 mars 1937.Lors d\u2019une primo-infection ou d\u2019une phase de généralisation tuberculeuse, il existe des foyers congestifs siégeant autour d\u2019une lésion ulcéro- caséeuse ou en parenchyme antérieurement sain.C\u2019est en somme l\u2019infiltration périfocale, la congestion post-primaire, l\u2019infiltration épituberculeuse, tous termes voulant dire la même chose.Ce qui caractérise ces manifestations de tuberculose pulmonaire chronique de réinfection, c\u2019est leur évolution fluxionnaire et rapidement curable.Chez un tuberculeux chronique il arrive assez souvent de constater des poussées congestives aiguës occasionnées par l\u2019apparition de petits foyers de congestion aiguë qui siègent ou autour de lésions tuberculeuses anciennes, ou qui se produisent même à distance.Puis peu de temps après, l\u2019allure chronique de la maladie apparaît.Les mêmes phénomènes de réactivation passagère surviennent au cours du pneumothorax thérapeutique, d\u2019une phrénicectomie, d\u2019une thoracoplastie, d\u2019une apicolyse; en effet, au cours de ces interventions, nous voyons trop souvent un foyer congestif homo ou contro-latéral apparaître.Ces phénomènes congestifs se traduisent par des signes cliniques et radiologiques évidents puis disparaissent plus ou moins rapidement.Cliniquement, ces signes congestifs débutent toujours subitement, faisant penser à une pneumonie tels que traduits par les .signes suivants: point de côté parfois violent, frissonnements, hyperthermie, advnamie, dyspnée, toux, crachats purulents plus tard muqueux et abondants, souffle doux tubo-pleural à maximum respiratoire, râles [EEE L\u2019Uxiox MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 XXIII Société Générale d\u2019Applications Théra- pe\u2019 \"os, 98, de Sèvres Paris (VIIe).Distributeurs: ROUGIER FRÈRES MONTRÉAL MALTLEVOL (MARQUE DEPOSEE) Cette préparation contient de la Levure (Vitamine B), Extrait de Foie Frais concentré (Vitamines A et D), Lécithine (Vitamines À, B, C et D), Fer Organique, Moelle d'Os (Vitamine À), avec de l'Extrait de Malt (Vitamines B-1, B-2, et E), dans un bon vin.Recommandée ou il y a indication d\u2019un traitement contre 1\u2019Anémie, Débilité, Rachitisme et dans toutes les maladies de carence.Évitez les substituts en spécifiant MALTLEVOL en flacons originaux cachetés de 12 onces.POSOLOGIE Adultes: Une cuillerée à soupe deux ou trois fois par jour, ou selon l'avis du médecin.Enfants: Doses proportionnelles.Manufacturée par FRANK W.FORNER LIMITED MONTRÉAL - Canada L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 SAN ATORIUM DE BLOIS 23, Avenue Laviolette, TROIS-RIVIERES, Qué.Fondé en 1896 Maison de repos, de régimes et de convalescence Affections nerveuses en général Maladies de l'estomac et de l'intestin ; surmenage, troubles de la nutrition.Neurasthénie, rhumatisme, artério-sclérose, intoxications, morphine, alcool, etc.Psychotérapie, hydrothérapie, électrothérapie, rayons ultra-violets, etc.DEUX MEDECINS RESIDENTS PRIX MODERES Pour prospectus illustré, s'adresser au Directeur, DR C.DE BLOIS Trois-Rivières, P.Q.Téléphone, 932 Les aliénés et les contagieux ne sont pas admis. L\u2019UNIoN MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal.août 1937 869 sous-crépitants, bronchophonie et pectoriloquie aphone.À la radioscopie on voit un triangle pneumonique à limites nettes.Mais tout rentre dans l\u2019ordre entre une à quatre semaines au maximum.Cependant il faut compter avec les formes frustes, latentes qui font moins de bruit.Tout dépend de l\u2019état d\u2019hypersensibilité, d\u2019allergie, d\u2019hyperergie qui caractérise chaque sujet.Paul-René ARCHAMBAULT.NUTRITION E.M.WATSON.\u2014 Rapports entre la rapidité de l\u2019évacuation stomacale et la tolérance au glucose.« Can.Med.Ass.Journal », 36: 454, mai 1937.Parmi les différents types de réponse glycémique à l\u2019ingestion de glucose, on rencontre assez fréquemment une courbe caractérisée par une ascension rapide de la glycémie dépassant la limite admise comme normale et suivie d\u2019un retour également rapide au niveau normal.Ce clocher hyperglycémique s\u2019accompagne le plus souvent d\u2019une glycosurie transitoire.Ces courbes particulières ont attiré l\u2019attention des cliniciens qui les identifient sous différents noms: courbe élevée (Mosenthal) ; courbe transitoire (auteurs Scandinaves) ; oxyhyperglycémie (Lawrence); lag curve (courbe retardée?) (Mac- lean), appellation la plus courante, mais erronée.Bien que l'accord ne soit pas encore fait pour expliquer cette particularité, l\u2019opinion semble assez unanime qu\u2019elle ne traduit pas un défaut du métabolisme du glucose, mais plutôt un retard de sa mise en réserve par le foie.L\u2019auteur avait avancé en 1927 l'hypothèse que la trop grande rapidité à laquelle le glucose est absorbé au niveau de l\u2019intestin encombrerait la circulation porte et que le pouvoir d\u2019absorption du foie se trouvait momentanément débordé.Un rapport de cause à effet entre la rapidité de l\u2019absorption du sucre et l\u2019anomalie de la courbe a été exprimé par plusieurs autres auteurs.Watson présente l\u2019observation de 20 malades dont l\u2019examen radiologique démontre le passage rapide du contenu gastrique dans l\u2019intestin : gastroentérectomisés; insuffisance du sphincter pylorique de causes différentes; hypermotilité, etc, et chez lesquels une courbe d\u2019hyperglycémie provoquée fut exécutée.Elle fut toujours anormale.Dans un premier groupe de dix cas elle était nettement du type «lag curve».Dans les dix autres elle présentait plus ou moins les caractères de la courbe du diabète.Sans pouvoir conclure définitivement que la rapidité de l\u2019absorption soit la cause unique de l\u2019anomalie de la courbe il admet qu\u2019elle semble l\u2019influencer.L\u2019étude des courbes du second groupe (fcourbe diabétique) semblerait appuyer l\u2019opinion émise par certains, que la durée prolongée de cette condition anormale d\u2019absorption entraîne à la longue une insuffisance permanente de la fonction glycogénique, et peut-être le diabète vrai.L.-Henri GARTEPY. 870 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 René SARIC.\u2014 Exploration fonctionnelle du pancréas endocrine.« Biologie Médicale », vol.27, page 407, juin 1937.On peut diviser en trois catégories les épreuves d\u2019exploration fonctionnelle du pancréas endocrine.Un premier groupe qui cherche à apprécier l\u2019insulinémie de base par: mesure de la glycémie basale; indice chromique résiduel; quotient respiratoire; écart glycémique capillaire veineux; dosage de l\u2019insuline circulant dans le sang.Un second groupe provoque une réponse insulinique par excitation biochimique ou physiologique du tissu insulaire.L\u2019hyperglycémie provoquée est la plus en cours dans ce groupe.Une dernière catégorie comprend diverses épreuves à principes particuliers: examen séro-interférométrique ; épreuve de saturation (Woodyatt); épreuve d\u2019hypoglycémie insulinique; épreuve d\u2019hyper-hypoglycémie provoquée.Les chiffres trouvés au cours de ces différents tests traduisent pour la plupart l\u2019état de glyco régulation dans son ensemble plutôt qu\u2019ils n\u2019apprécient le comportement pancréatique en particulier.L'auteur prétend tout de même avoir serré le problème de plus près en analysant l\u2019influence du facteur pancréatique dans le déterminisme de la courbe d\u2019hyperglycémie provoquée, pour tâcher de mettre en évidence ce qui lui revient en propre.L\u2019expérimentation aurait permis de constater que deux systèmes hypoglycémiants interviennent dans la glyco-régulation: l\u2019insuline et le système extra-insulinien, avec prédominance du premier, à l\u2019état normal.Les notions générales suivantes peuvent être dégagées des observations de l\u2019auteur et des résultats antérieurement acquis: a) L\u2019action du facteur pancréatique se fait sentir sur la totalité de la courbe et celle-ci demande à être interprétée dans son ensemble, mais b) à l\u2019état normal tout au moins, la production de l\u2019hypoglycémie posthyperglycémique serait de nature spécifiquement insulinienne et l\u2019on ne peut parler de phase hypoglycémique qu\u2019en autant que la courbe remonte ensuite et se stabilise au taux d\u2019équilibre.condition indispensable et pas souvent remplie.Ces dernières notions appliquées à l\u2019étude du diabète humain à l\u2019aide de variantes de l\u2019épreuve classique de tolérance au glucose, ont permis de reconnaître des pancréas très gravement lésés avec hypoglycémie posthy- perglycémique toujours absente après un traitement, régime-insuline.de trois à cinq semaines; et d\u2019autres pancréas capables de restaurer leur fonction insulinienne, comme en témoignait la modification vers la normale de la courbe, après traitement.Ces déductions se basent sur des recherches expérimentales ayant trait à l\u2019action sur l\u2019état anatomique et fonctionnel du pancréas endocrine, des injections répétées d'insuline d\u2019une part, et du jeûne, d\u2019autre part.Dans les deux cas l\u2019auteur a retrouvé l\u2019hyperplasie insulaire, hyper- insularisme correspondant bien à un hyperinsulinisme (richesse du pancréas en insuline) mais sans hyperinsulinémie.Donc, «stockage » par défaut d\u2019utilisation, dans les deux expériences: insuline et jeûne.Ft l\u2019on est ainsi conduit à accorder plus d\u2019importance qu\u2019on ne le fait, à la dissociation des deux phases de toute sécrétion glandulaire: l\u2019élaboration du produit et son exportation, qui peuvent être en réalité dissociées, dans certains cas pathologiques, puisque, théoriquement, il est permis de penser que certains facteurs i i A i L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 L\u2019efficacité de la MÉDICATION IODÉE avec le danger d\u2019IODISME réduit au minimum.L'\u2019utilité de la thérapie iodée est bien reconnue quoique pendant longtemps ce fût un problème d\u2019obtenir des résultats sans iodisme.En général, la thérapie iodée est inséparable de l\u2019iodisme, mais en de- IODINE hors de l\u2019idiosyncrasie, la sévérité des symptômes de l\u2019iodisme est en raison directe de la quantité d\u2019iode retenue dans le sang.Cette quantité, en retour, dépend de la quantité administrée.Iode organique assimilable Dans la Riodine (Astier) qui est une solution huileuse à 66% d\u2019éther glycérique iodé de l\u2019acide ricinoléique renfermant environ 17% d'iode, l\u2019iode ne subit aucune modification dans l\u2019estomac mais est émulsionné dans l'intestin puis absorbé.En conséquence, il se fixe dans les cellules sous une forme soluble lipoïdique et demeure dans l\u2019organisme pendant longtemps, éliminant la nécessité de doses élevées fréquemment répétées d'iode, cause d\u2019iodisme.La Riodine (Astier) se prescrit de préférence dans les cas où l\u2019on désire une action prolongée de petites quantités d\u2019iode, par exemple les affections cardio - rénales, [\u2019Artério - Sclérose, l\u2019Asthme, l\u2019Arthrite rhumatismale chronique, l'Emphysème pulmonaire, la Bronchite chronique, la Syphilis latente, l\u2019Empoisonnement par le plomb, l\u2019Hypothyroïdisme, le CGoitre simple et l'Otési é Pour renseignements et échantillons, écrivez aux Dépositaires canadiens pour les produits des LABORATOIRES DU D°_ P.ASTIER 350, rue Le Moyne Montréal.36-48 Caledonia Road Toronto.Astier EY Co + LE FEET XXVI L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 SEDLITZ CHANTEAUD N Granulé et Déshydraté / Laxatif \u2014 Purgatif FOIE \u2014 INTESTIN Sulfate de Magnésie pur.Dose laxative: 1 cuillerée à café Dose purgative : 1 à 3 cuil.à soupe Tartrate de Soude.matin à jeun.STÉNOL CHANTEAUD Tonique \u2014 Diurétique FAIBLESSE \u2014 SURMENAGE \u2014 NEURASTHENIE Par cuillerée à café | Dose: 1 à 2 cuillerées à café Caféine Cee 0 gr.10 par jour.Théobromine .O gr.10 Dépôt général pour le Canada: ROUGIER Frères, 350, rue Le Moyne, MONTREAL EUR bromoforme, Ed TY Dépôt : ROUGIER FRERES.Montréal ga Dépôt général pour le Canada: ROUGIER Frères, 350, rue Le Moyne, à Montréal. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 871 peuvent influer séparément sur l\u2019une ou sur l\u2019autre de ces deux phases sécrétoires.Roger-R.DUFRESNE.NEURO-PSYCHIATRIE J.LHERMITTE.\u2014 Pathogénie de l\u2019hémorragie cérébrale.« Presse Médicale », 14 novembre 1936.Les travaux récents mettent en doute la théorie de l\u2019anévrisme miliaire défendue par Charcot et Bouchard.On se demande si ces anévrimes ne sont pas la conséquence plutôt que l\u2019origine de l\u2019encéphalorragie.Pour concevoir exactement la genèse de l\u2019apoplexie cérébrale, L.est d\u2019avis qu'il faut examiner attentivement toutes les conditions étiologiques, cliniques, anatomiques et expérimentales.Du point de vue étiologique, la sclérose vasculaire est loin d\u2019avoir la valeur que lui ont assignée les anciens.L\u2019hérédité similaire, l\u2019hypertension artérielle et le mal de Bright sont des facteurs plus importants, et encore, à eux seuls, ils sont -probablement insuffisants pour déclencher l\u2019encéphalor- ragie.Il faut davantage.La constitution apoplectique de Morgagni, le type picnique de Kretchmer, les petits angiomes cérébraux diffus sont des éléments cliniques assez diseu- tables, car les caractéristiques cliniques de ces substrata sont encore assez mal définies et que par ailleurs il n\u2019est pas rare de rencontrer des héman- giomes cérébraux parfaitement tolérés.Ce qui est à noter chez les hyper- toniques du type dit apoplectique, c\u2019est surtout l\u2019instabilité vaso-motrice.Ces sujets sont les candidats habituels des petits accidents signalés par Pierre Marie et liés à la formation de foyers lacunaires de désintégration.Chez de tels sujets il est manifeste que l\u2019hypertonie est un facteur étio- pathogéni hi est justiciable N EVR OSTH 3 N | N 2 FREYSSI NGE de la : 6, Rue Abel | Gouttes de glycérophos i t > phates alcalins (0.40 par XX gouttes).PARIS (129) XV à XX gouttes à chaque repas.- Ni sucre, né ea.«CAPSULES DARTOIS 0,05 Créosote titrés en Galacok 14 8 à chaque repas.Ÿ CATARRKHES oi BRONCHATES CHRONIQUES, 6,R.Abol Paris MEANS Pil.glut.titrées à 0.06 - 4 à 3 à chaq.repas - 6,RAbei, Paris DÉSINFECTION INTESTINALE PORTEURS DE GERMES Dépôt général pour le Canada: ROUGIER Frères, 350, rue Le Moyne, à Montréal. XXXVI L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 JULEFOCIDI® « PARA-AMINO-BENZENE-SULFAMIDE » x a l\u2019usage exclusif du médecin.\u201cINFECTIONS STREPTOCOCCIQUES & GONOCOCCIQUES Infections puerpérales Scarlatine \u2018Septicémie Erysipèle Arthrites suppurées Amygdalite aiguë Impetigo chronique Méningite Otite moyenne Gonorrhée + + Littérature et échantillons sur demande.+ + CONDITIONNEMENT : En bouteilles de 25 tabs ' \u201d 100 \"\u201c \u201c \" 500 \" \" \u2018* 1000 .de 5 ars.- doz.4.80 « # och.1.25 ©\u201c .ch.5.75 # - ch.11.00 ee ++ CASGRAIN & CHARBONNEAU LIMITEE MONTREAL L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 S79 Enfin les résultats éloignés sont connus dans S5 pour cent des cas non lithiasiques, et de ceux-ci, seuls 26.1 pour cent des patients peuvent être comptés comme guéris; 69.6 pour cent de ces malades ont été améliorés.La physiologie pathologique de la vésicule biliaire est mieux connue maintenant et l\u2019on hésite à dire que la vésicule puisse être sacrifiée sans dommages pour la santé de l\u2019individu.Bien plus, Fiss et Waley déclarent, après avoir analysé les changements anatomiques et physiologiques consécutifs à la cholécystectomie, que cette opération peut amener une nouvelle série de troubles cliniques, car elle prive le foie de son réservoir biliaire.En résumé, l\u2019auteur trouve que la cholécystectomie chez les patients non lithiasiques est plus grave et plus souvent mortelle que chez les calculeux.Edouard DESJARDINS.GYNECOLOGIE R.ROGE.\u2014 Traitement des troubles gynécologiques d\u2019origine endocrinienne.« Gazette Médicale de France », ler juillet 1937.Nous envisageons séparément la thérapeutique des troubles généraux, la thérapeutique des troubles locaux.Troubles généraux et fonctionnels.-\u2014 Dans l\u2019ensemble tous les troubles neuro-végétatifs et psychiques réagissent remarquablement à la folliculine.Une nouvelle hormone a été employée avec d\u2019excellents résultats (Moc- quot et Moricard), c\u2019est l\u2019hormone mâle ou testostérone.La Folliculine.\u2014 En général des doses faibles suffisent; c\u2019est la seule indication de la folliculine-thérapie par vaie buccale.On commencera par des doses quotidiennes de 1/10 de milligramme soit 1.000 unités (par exemple L gouttes de Gynoestryl).Cependant si l\u2019administration per os ne donne pas de résultats satisfaisants, il faudra recourir à l\u2019administration par voie parentérale.On injectera deux fois par mois un milligramme de benzoate de folliculine en solution huileuse.Il est rare que ces doses ne suffisent pas et que l\u2019on soit obligé de les augmenter, en pratiquant par exemple 1 injection par semaine.Ce traitement devra être renouvelé chaque mois, pendant un semestre environ.Il va sans dire qu\u2019on le reprendra si les troubles reparaissent, même après un intervalle de plusieurs années.Hormone mâle.\u2014 La testostérone ou hormone mâle a été également employée avec succès contre les troubles neuro-végétatifs et psychiques de la ménopause (Mocquot-Moricard) on peut l\u2019utiliser sous la forme de ses deux principaux éthers: l\u2019acétate ou le propionate de testostérone (Rous- sel).La encore les doses et le rythme des injections seront variables suivant les résultats obtenus.On pourra commencer par une injection hebdomadaire de cing milligrammes.Cette dose pourra être doublée sans inconvénient si l'on n\u2019obtient pas de résultats.Les conclusions des auteurs que nous avons cités, conclusions que nous avons nous-mêmes vérifiées, sont que la testostérone: « Modifie et en général améliore les troubles fonctionnels neuro-végétatifs de la castration chez la femme.» 880 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 « Modifie l\u2019état psychique, avee en particulier sensation d\u2019euphonie et d'activité plus grande.Cet effet est inconstant.On peut avoir au contraire une augmentation de l\u2019instabilité nerveuse.» Nous avons envisagé en bloc le traitement des troubles généraux de la ménopause.Nous voulons insister particulièrement sur le traitement de certains troubles: l\u2019obésité, l\u2019acné, les prurit, les troubles fonctionnels urinaires.Obésité.\u2014 L'expérience montre que l\u2019on obtient dans le traitement de l\u2019obésité, de meilleurs résultats avec des préparations thyroïdiennes qu\u2019avec la folliculine.Après examen soigneux de la malade, après avoir tâté la susceptibilité, on prescrira des doses quotidiennes de cinq centigrammes, une dizaine de jours par mois.On réduira ou augmentera ces doses suivant le résultat obtenu.Il est fréquent que l\u2019on n\u2019obtienne aucun résultat avec cinq centigrammes.On pourra dans ce cas augmenter jusqu\u2019à 10-15 et même dans certains cas 20 centigrammes, car la tolérance des femmes à la ménopause est parfois extraordinaire, bien supérieure à celle des femmes jeunes.Il est bien entendu que si l\u2019on utilise des doses aussi considérables, il faudra suivre de très près les malades.Dès que l\u2019on commence à obtenir un résultat, il est bon de diminuer les doses, et même de les suspendre pendant un certain temps pour ne pas obtenir d\u2019amaigrissement trop intense ou trop rapide.Comme nous le reverrons, l\u2019hygiène générale et alimentaire doit être strictement imposée.Acné de la ménopause.\u2014 Contre l\u2019acné, qui peut se présenter comme un trouble isolé, on emploie depuis longtemps la folliculine en applications locales.Soit au moyen de pommades à la folliculine, soit plus simplement en frictionnant chaque jour les régions atteintes avec une ampoule de folliculine.On emploiera des doses fortes 5 milligrammes (soit 50.000 unités) de solution huileuse.Dans quelques cas, la dose de 2 milligrammes serait suffisante.L\u2019amélioration débute au bout de quelques jours, les éléments acnéiques se décongestionnent puis s\u2019effacent.La guérison s\u2019obtiendrait en peu de semaines.Prurit.\u2014 Le prurit vulvaire est un accident assez fréquent et particulièrement pénible, de la ménopause.On peut utiliser là encore la folliculine en injections ou en applications locales.En injection on utilisera 3 fois par semaine 10.000 unités de folliculine en solution huileuse.Dès les premières injections on observe une amélioration très nette.Il faut parfois des doses plus considérables, 50.000 unités.Cependant des doses trop fortes peuvent provoquer des hémorragies utérines parfois très abondantes.Il est préférable d\u2019utiliser des doses moyennes.La méthode des onctions locales est peu pratique car elle nécessite des doses infiniment plus fortes, on peut néanmoins la combiner à la méthode des injections.Les prurits extra-génitaux pourraient de même être influencés par la folliculine et de trés beaux résultats en ont été rapportés (Kaufmann).Troubles fonctionnels urinaires.\u2014 Ces troubles sont relativement fréquents, particulièrement chez la femme castrée; ténesme vésical, mictions impérieuses, brûlure, sans aucune lésion locale.On a signalé leur amélioartion et leur disparition après injection d\u2019hormone mâle ou testostérone.Comme nous l\u2019avons dit plus haut, on utilisera des doses de 5 à 10 milligrammes toutes les semaines, et il est fréquent de voir disparaître tous les troubles après quelques injections seulement. XLV L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 ANTISEPTIQUE URINAIRE ET BILIAIRE par excellence Diathèse Urique Arthritisme dissout et chasse l\u2019acide urique GRANULE entièrement soluble dans l'eau 0.60 centigr.de matière active par cuillerée à café DOSE: 2 à 6 cuillerées à café par jour.38 Benzoates de Soude e .Lithine 7 ete.Hexam.et son citrate Diéthylenimine Se méfier des similitudes de noms Stimulant de l\u2019activité hépatique et de l\u2019activité rénale INDICATIONS: Pyélites \u2014 Pyélo-néphrites \u2014 Bactériuries \u2014 Cystites \u2014 Pros- tatites \u2014 Urétrites \u2014 Pyuries \u2014 Blennorrhagies \u2014 Abcès urineux \u2014 Phosphaturie \u2014 Catarrhe de la Vessie \u2014 Goutte \u2014 Gravelle \u2014 Coliques hépatiques et néphrétiques \u2014 Rhumatismes \u2014 Calculs \u2014 Sables, etc., etc.Echantillon et Littérature: HENRY ROGIER, Pharmacien, Ancien interne des Hôpitaux de Paris.56, Boulevard PEREIRE, PARIS Dépôt général pour le Canada: ROUGIER Frères, 350, rue Le Moyne, à Montréal.MODÉRATEUR CARDIAQUE SÉDATIF NERVEUX ANTI-SPASMODIQUE CARDIOSEDINE Action combinée de l'Aubépine, du Saule Blanc et de l'Isovalérianate de Quinine jointe à celle du Phényl-éthyl-malonylurée.INDICATIONS : Arythmie, instabilité cardiaque, extrasystoles, troubles dus aux spasmes vasculaires de l'hypertension, angine de poitrine, etc.ÉCHANTILLONS ET LITTÉRATURE Importations Européennes Ltée 637, rue Craig ouest MONTRÉAL Tél.LA.0315 XLVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 sommeil naturel.\u20ac © Insommie point ete Troubles nerveux 2 Rue du Débarcadère PARIS J.Eddé, Limitée, New Birks Bldg., Montréal, Agent général pour le Canada.sur jeu A VOTRE DISPOSITION Votre banque n'est pas seulement votre caissière et la dépositaire de vos capitaux d'épargne.Elle est en état de vous rendre d\u2019autres services.Vos occupations et vos préoccupations d'ordre professionnel ne vous laissent guère le loisir de vous documenter au jour le jour les questions d\u2019affaires.Vous n\u2019en êtes pas moins tenu, à l'occasion, de résoudre certains problèmes financiers qui mettent en vos intérêts.Recourez donc avec confiance au gérant de votre banque dont les avis désintéressés vous seront souvent utiles.BANQUE CANADIENNE NATIONALE Toutes opérations de banque et de placement 553 bureaux au Canada Filiale à Paris Banque Canadienne Nationale (France) 37, rue de Caumartin 2% L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1987 881 Après avoir passé en revue les différents troubles généraux de la ménopause et leur traitement, il convient de faire encore deux remarques particulièrement importantes: lo Ce traitement, s\u2019il est appliqué préventivement, ou très précocement, donne d\u2019excellents résultats, ils seront moins bons s\u2019il est appliqué après l\u2019apparition des troubles.Il est nécessaire de le poursuivre longtemps, et de le reprendre si les- troubles réapparaissent même fort longtemps après arrêt du traitement.2 Lors de la ménopause plus que dans n\u2019importe quel cas, un traitement d\u2019ordre général s\u2019impose, les règles d\u2019hygiène de vie, d\u2019hygiène alimentaire surtout ont à cette époque une importance primordiale.Traitement des métrorragies.\u2014 Nous serons bref sur ce point que nous avons déjà traité, au chapitre des troubles menstruels de la femme adulte.Nous rappellerons simplement que ces métrorragies, lorsqu\u2019elles sont dues à une hyperplasie fonctionnelle de l\u2019endomètre \u2014 relèvent d\u2019un traitement par le prolan B \u2014 et la lutéine \u2014 Prolan B pour corriger l\u2019insuffisance de gonado-stimuline B, lutéine pour suppléer à l\u2019insuffisance du corps jaune.On les prescrira dans la 2e partie du cycle menstruel du 20e au 25e jour pour prévenir, immédiatement pour guérir (si l\u2019on peut!) Lorsque l\u2019hémorragie est due à une métrite déciduiforme, que provoque une sécrétion exagérée de gonado-stimuline B et, partant, de lutéine, \u2014 on essaiera l\u2019insuline.\u2014 Bien souvent on sera obligé de recourir à l\u2019application intra-utérine d\u2019un crayon de radium.Le traitement ne peut en être endocrinien, car nous ne savons pas encore neutraliser la lutéine.Nous ne voudrions terminer ce chapitre de traitement des troubles de la méñopause sans rappeler à nouveau: \u2014 la difficulté du classement des hémorragies, ménopausiques et post ménopausiques.\u2014 la fréquence à cet âge, et particulièrement pour les hémorragies post-ménopausiques des lésions locales utérines, bénignes ou plus souvent malignes, et sans insister sur ce fait que l\u2019on ne doit absolument pas poser le diagnostic d\u2019hémorragies fonctionnelles, avant d\u2019avoir mis en œuvre tous les moyens d\u2019exploration que nous possédons actuellement, curettage explorateur, hystérographie et au besoin hystéroscopie, permettant la biopsie de la muqueuse ou d\u2019un fragment suspect.ÉLECTRO-RADIOLOGIE Henri BEAU et M.BASCOUNET.\u2014 Note sur la radiothérapie de l\u2019angine de poitrine.« Bull.de la Soc.franc.d\u2019El.et de Rad.», p.175, mai 1937.| Les A.soumettent de trés encourageants résultats obtenus par la radiothérapie dans l\u2019angine de poitrine; ils s\u2019étonnent que, vu le peu de résultats des autres thérapeutiques, celle-là n\u2019ait pas gagné davantage, depuis les dix années de son introduction, la faveur du public médical.Il est depuis longtemps connu que les rayons X sont d\u2019une innocuité absolue sur des tissus évolués comme le muscle cardiaque.Les travaux d\u2019Audiat (1935) ont prouvé 882 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 que les irradiations diminuent l\u2019excitabilité et la conductibilité nerveuses.Delherm, Bienvenue, Zimmern ont depuis longtemps montré l\u2019action bienfaisante des radiations sur les spasmes vasculaires, l\u2019artérite oblitérante, l\u2019éréthisme cardiaque, voire la tension oculaire des glaucomateux.En ce qui regarde l\u2019angine de poitrine, la méthode consiste, à utiliser deux larges champs, antérieur et postérieur, celui-ci incluant D4 et le ganglion étoilé.140 KV, 5mm Alm., dist.25 à 40 am.séances de 150 à 200 r, deux ou trois séances par semaine.Sont justifiables de radiothérapie, par ordre d\u2019efficacité: l\u2019angor d\u2019effort pur; l\u2019angor avec insuffisance cardiaque et hypertension, l\u2019une et l\u2019autre bénéficiant du traitement d\u2019une façon notable, l\u2019angor dit réflexe, l\u2019angor des névropathes.A remarquer cependant que le traitement ne modifie jamais le tracé électrocardiographique.La statistique des A.porte sur 39 malades, dont 36 ont été améliorés.Le degré de cette amélioration va de l\u2019atténuation légère à la disparition complète pour six mois ou un an, de crises sévères et répétées.Les contre-indications ne portent que sur les angineux dont le tracé électrocardiographique comporte d\u2019importantes déformations, et ceux dont les crises sub-intrantes laissent soupconner l\u2019imminence de la mort.Louis-Philippe BELISLE.DELHERN, THOYER-ROZAT.J.BERNARD.\u2014 Quelques résultats de radiokymographie du diaphragme.«Bull.et Mém.Soc.de Radiol.Méd.de France », no 237, mars 1937.Les auteurs présentent des clichés recueillis depuis 2 ans au Service central d\u2019électro-radiologie de l\u2019hôpital de la Pitié.La radio-kymographie permet d\u2019enregistrer les contractions du diaphragme.Cette méthode employée déjà par plusieurs, a fait l\u2019objet de nombreuses publications.Les A.ont adopté le procédé de la grille mobile.Le déplacement horizontal imprimé à la grille dure sept secondes et la disposition verticale des fentes favorise l\u2019analyse du jeu diaphragmatique qui se fait surtout dans ce sens.La lecture des kymogrammes se fait de droite à gauche.Le diaphragme est représenté par une ligne brisée ou ondulée, formée de segments descendants (inspiration) et ascendants (expiration).Le retentissement diaphragmatique de certains actes physiologiques comme la toux et le rire peut être aussi étudié par la radiokymographie.L\u2019excitation du nerf phrénique au cou suivant la technique de Duchenne de Boulogne produit chez le sujet n apnée une contraction qui s'inscrit sur le film.Quant aux affections qui retentissent sur le diaphragme elles peuvent être classées en trois groupes: A.Affections de l\u2019appareil diaphragmatique.a) Atteintes du nerf phrénique.Les atteintes du nerf phrénique comprennent les paralysies et les états d\u2019excitation pathologique (hoquet).L\u2019hémidiaphragme paralysé est presque immobile et les très faibles déplacements observés sont complexes et irréguliers. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 XLVII LE, POMMADE NASALE SOLUTION POUR PULVERISATIONS CORYZA , ASTHME, RHUME DES FOINS SÉDATION IMMÉDIATE STOVOCAINE EPHEDRINE ~N AT Vv R E & t&L \u20ac DEBOUCHE .: NEZ LABORATOIRES LICARDY.38,Boulevord Bourdon Neuilly s/Seine Agents pour le Canada: VINANT Limitée, S33, Rue Bonsecours, MONTREAL LIQUEUR LAVILLE \u201cL\u2019ANTIGOUTTEUX*\u201d Composition: A base de quinium, colocynthis et des principes actifs de convalleria maïalis, gentiana, scilla, hermo- dactylus et fraxinus excelsior: vin médicamenteux concentré.Mode d'Action: Facilite la dissolution et l'élimination des Tophi.Provoque une augmentation de l'excrétion urique.Flle est essentiellement sédative de la douleur.Crise Violente, l cuil.à café 2 heures avant les repas ou 4 heures après.Posologie: Crise Modérée, 1 cuil.à café le matin à jeun pendant 3 jours.Dose Préventive, 2 cuil.à café le matin à jeun.La LIQUEUR du Dr LAVILLE se présente aussi en flacon de 150 pilules.LABORATOIRES CLIN, COMAR & CIE, PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTRÉAL. XLVIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 STERILISATION EFFICACE AUTOMATIQUE ECONOMIQUE POUR MEDECINS ET HOPITAUX « Les Stérilisateurs CASTLE vous assurent une stérilisation parfaite sans qu\u2019il vous soit nécessaire de les surveiller constamment.Installez un CASTLE \u201cFull Automatie\u201d entièrement automatique.Ils ne sont jamais en bas du point bouillant.Ils maintiendront le degré de stérilisation sans qu\u2019il soit nécessaire de tourner aucune clef.Vous ne pouvez endommager le Stérilisateur par négligence.La bouilloire est en bronze coulé d'un seul morceau.WILMOT CASTLE COMPANY Rochester, N.Y.\u201cCASTLE?\u201d CASGRAIN & CHARBONNEAU LIMITEE, MONTREAL Représentants Exclusifs Permettez-nous de vous tenir au courant des améliorations apportées à la stérilisation moderne.(ES Appareillage à Rayons-X et d\u2019Electricité Médicale de WESTINGHOUSE X-RAY CO.INC.Pr ere Générateurs à Thérapie Profonde 200-400 K.V.Générateurs Combinés ( Diagnostique - Thérapie ) Générateurs à Diagnostique (Haut Milliampérage) Générateur à Diagnostique (Condensateurs) Générateurs à Diagnostique pour Praticien Tables à Rayons-X (modèles de tous genres) Fluoroscopes verticaux.Stéréoscope Civiere Radiographique Spéciale Appareils à Haute-Fréquence Escamoteurs de Cassettes Ampoules à Rayons-X Electro-Cardiographe Accessoires.\u2014_0@0\u2014 Littérature descriptive gracieusement fournie [ASGRAIN & [HARBO NNEAU Représentants Erelusifa LAncaster 3292 MONTREAL 30 est, rue St-Paul L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Montréal, août 1937 883 L\u2019excitation pathologique du nerf phrénique détermine le hoquet.Selon les A.la contraction est unilatérale: elle s\u2019exprime sur le radiokymogramme par un crochet très bref et très aigu auquel correspond un mouvement inverse du côté opposé.b) Atteintes du muscle diaphragmatique.Un cas de relâchement diaphragmatique observé par les A.ne s\u2019accompagnait ni d\u2019altération de la forme de la contraction respiratoire ni de phénomène de bascule; tandis qu\u2019un cliché pris au cours de la toux chez un patient atteint de hernie a permis d\u2019enregistrer un mouvement de bascule.Ce qui est caractéristique c\u2019est que le mouvement paradoxal n\u2019apparaît que sur le segment du diaphragme avoisinant l\u2019orifice de la hernie.B.Affections sus-phréniques.a) Hydropneumothoraæ.La radiokymographie permet de préciser l\u2019asynchronisme entre le niveau liquide et la coupole diaphragmatique du côté opposé (phénomène de Kien- back).Le déplacement du médiastin peut être enregistré en utilisant le déplacement vertical de la grille.b) Pleurésies.Au bout de quelques mois lorsque l\u2019épanchement est en voie de résorption, la coupole se dessine et la radiokymographie permet d\u2019enregistrer les très faibles mouvements qui l\u2019animent.La courbe est très aplatie, très irrégulière, crochetée; cependant il n\u2019y a pas d\u2019asynchronisme.ce) Pneumopathies.Dans les pneumopathies, la radiokymographie révêle des altérations de la respiration du diaphragme que le seul examen radioscopique ne permet pas d\u2019identifier nettement.C.Affections sous-phréniques.Les auteurs ont observé un seul cas d\u2019affection sous-phrénique, chirur- gicalement vérifié.Tl s\u2019agissait en l\u2019occurrence d\u2019un abcès périnéphrétique droit.La radiokymographie a objectivé l\u2019immobilité presque complète de l\u2019hémidia- phragme sus-jacent.La radiokymographie permet avec cette technique de choix des A.d\u2019étudier la physiologie et la physiopathologie de l\u2019appareil diaphragmatique.L.GAGNIER. SOCIÉTÉS LA SOCIETE MEDICALE DE MONTREAL Rapport de la troisième séance Tenue à l'Université, le 9 mars 1937 Travaux scientifiques: 1.Radiodiagnostic du noyau osseux supplémentaire des apophyses transverse de la 1ère vertèbre dorsale \u2014M.L.-A.GAGNIER, père.Il ne faut pas confondre ce noyau osseux avec une fracture fragmentaire de l\u2019apophyse transverse de la lère vertèbre dorsale.C\u2019est un os surnuméraire- de forme et d\u2019aspect variables, que l\u2019on peut identifier à la radiographie, surtout en variant les angles; cependant, cette anomalie est sujette à de nombreuses erreurs d\u2019interprétation, même par des experts.Et, à ce sujet, M.Gagnier cite cette phrase de Béclère: « Les Rayons de Roentgen ne trompent point; c\u2019est nous qui nous nous trompons en leur demandant plus qu\u2019ils.ne peuvent nous donner, ou en interprétant mal leur langage ».En discussion: M.JUTRAS est aussi d\u2019opinion que ce ne sont pas des nodules caleifiés, miais bien de véritables formations osseuses.2.Trichobezoar ou Aegagropile.\u2014 M.P.BRODEUR.C\u2019est la présence d\u2019une masse de cheveux ou d\u2019une tumeur pileuse dans un organe creux, et surtout dans le tube digestif.Chez ces malades, vomissant après les repas, la radioscopie montre un estomac dont les mouvements sont normaux, qui se vide bien, mais on note la persistance d\u2019une lacune, d\u2019une masse inamovible que l\u2019on peut prendre pour une tumeur.En discussion: M.DUFRESNE dit lui avoir trouvé dans l\u2019intestin une tumeur pileuse, formée de crins.M.D
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