L'union médicale du Canada, 1 mars 1938, Mars
[" Tome 67 \u2014 Numéro 3 MONTRÉAL, MARS 1938 d'Union lDédicale ou Canada (Revue mensuelle fondée en 1872) Bulletin de l'Hlssoctation oes Médecins de Langue Francaise de l\u2019Him érique du Mord PROCHAIN CONGRES ASSOCIATION DES MEDECINS DE LANGUE FRANCAISE DE L'AMÉRIQUE DU NORD SECRÉTARIAT OTTAWA \u2014 HULL 326 est, blvd St-Joseph 6 \u2014 7 \u2014 8 \u2014 septembre 1938.MONTR É AL Téléphone: LAncaster 9888 \u201cCALCIUM A\u201d a THERAPEUTIQUE parles SELS MINERAUX et les VITAMINES Le « Calcium À » présente un mode simple et efficace pour la thérapeutique par les sels minéraux et les vitamines.un supplément alimentaire qui enrichit le régime de calcium, de phosphore et des vitamines À et D.Le «Calcium A» est une excellente addition à presque tous les régimes et est un précieux supplément diététique au cours de la grossesse et de l'allaitement, dans la convalescence et les conditions qui exigent un apport plus considérable de calcium et de phosphore.Chaque capsule « Calcium À » présente la teneur en vitamines À et D d'une cuillerée à thé d'huile de foie de morue du standard de la pharmacopée des Etats-Unis, XIe édition, et renferme en plus environ 7O milligrammes de sels organiques de calcium et de phosphore.AYERST, McKENNA & HARRISON LIMITEE Biologistes et Pharmaciens © MONTREAL - - - - CANADA L'Administration de l\u2019\u2018\u2018Union Médicale du Canada\u2019 remercie tous les annonceurs de leur bienveillante collaboration et les assure que son grand désir est de SERVIR les intérêts de la médecine canadienne-française et de coopérer au succès de ceux qui l'aident à réaliser cet idéal.v La Triade thérapeutique de la constipation \u2018 CONTENANCE sr HE AGOBYL Constipation par insuffisance hépatique ANOGEL Simple Constipationgdue à un résidu intestinal déficitaire ANOGEL & KASSIL Constipation opinidtre invétérée d\u2019origine mécanique ou : fonctionnelle.0e uen co on COUtgmangy 4 e Echantillons et littérature envoyés sur demande à la profession médicale seulement.LE LABORATOIRE DU BISMOL 945, rue Côté 99 Harbour, KINGSTON, B.W.I.> 45 Peddar, HONG-KONG MONTREAL Représentants pour les États-Unis: Geo.J.WALLAU Inc., 153 Waverly Place, N.-Y.DISTRIBUTEURS : MONTREAL: La Cie Pharmaceutique DesBergers.TORONTO: Drug Trading, National Drug & Chemical Co.Ltd.WINNIPEG et REGINA: National Drugs Limited.CALGARY et EDMONTON: Alberta National Drugs Ltd.VANCOUVER: B.C.Drugs Limited.HALIFAX et SAINT-JEAN: National-Canadian Drugs Ltd. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mars 1938 1 Lépr euve du Te mp s « Ferro-Catalytic », présenté à la profession médicale seulement après que des épreuves cliniques sérieuses eurent prouvé sa valeur, thérapeutique dans le traitement des anémies secondaires, a résisté à l\u2019épreuve du temps, et chaque jour apporte une preuve nouvelle de son utilité.Les malades qui, pendant des années, ont = été des demi-invalides à cause de l\u2019anémie et qui ont été traités par différents modes thérapeutiques sans résultats évidents, ont bénéficié d\u2019une façon étonnante du traitement par FERRO-CATALYTI C Sur votre demande nous vous enverrons avec plaisir des échantillons cliniques, des listes de formules et une échelle pour le dosage de l\u2019hémoglobine.& Fi CAPSULES Charles Frosst &Co Sr MONTREAL.- ot Ge! © SIROP Une firme canadienne fabriquant des produits pharmaceutiques pour enfants e haute qualité depuis 1899 BULLETIN 1938 Jean SAUCIER: Paralysie des mouvements volontaires des globes oculaires dans toutes les directions.Paralysie dissociée de la motilité oculaire réflexe.Hémiplégie gauche.Syndrome d'origine vasculaire .SOMMAIRE MÉMOIRE RECUEIL DE FAITS Albert LeSAGE et Gaëtan BARRY: Un cas de pancréatite aiguë J.-E.DUBE: Abcès du poumon à flore microbienne mixte.Guérison spontanée Alfred MOUSSEAU: Réactions douloureuses du plexus solaire vis-à-vis l'infection et l\u2018intoxication .Albéric MARIN: La vaccino-chimio-pyrétothérapie de la syphilis nerveuse Albert JUTRAS: Les signes radiologiques du mucocèle appendiculaire A.BELLEROSE et G.-E.PELOQUIN: Tuberculose vs épithélioma du sein A.PETTIGREW: Septicémie post-abortum a staphylocoques blancs Réal DORE: Hypersympathicotonie-thyroidectomie René ROLLAND: Leucémie aigué chez un ouvrier manipulant du naphtol C.-E.GRIGNON: Coma diabétique.Réaction paradoxale à l'insuline.REVUE GÉNÉRALE C.LIAN et F.SIGUIER: Les poussées aiguës de polyathéromatose Adrien: LAMBERT: L'idroadénite PETITE CLINIQUE Roma AMYOT et Roland DECARIE: Paralysie du membre supérieur par traumatisme de l'épaule A.LAQUERRIERE: L'enseignement de la physiothérapie et du radiodiagnostic Jean LeSAGE: Faculté de Médecine de Paris: le professeur Maurice Chiray inaugure son enseignement à la chaire d'hydrologie thérapeutique L.LAMOUREUX: Intérêts professionnels.L'Alliance Médicale de la province de Québec ACTUALITÉS Chirurgie du cerveau à la Faculté de Paris Eugène SAINT-JACQUES: A propos de goitre MEDECINE PRATIQUE 227 229 235 238 242 249 251 253 256 260 262 264 266 268 270 275 279 283 284 285 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A, N.\u2014 Montréal, mars 1938 METHODE DE WHIPPLE = = HepaThEe DESCHIENS- = __ E xtrait concentré hydrosol Forme ampoule-forme sirop SYNDROMES ANEMIQUES uble de foie de veau DESCHIENS.».nut PAUL BAUONY - PARIS (vin) SEPRÉSEMTANT , ROUGIER.350.BU LEMOINE MONTREAL (CANADA STANNO-SUFROL Crosnier COMPRIMÉS DÉPURATIFS SOUFRES ANTISTAPHYLOCOCCIQUES Pour le Traitement Efficace de la Furonculose et des Affections à Staphylocoques.COMPOSITION.\u2014 Association d\u2019étain et son oxyde au soufre actif, à l\u2019extrait de bardane stabilisé et à l\u2019extrait splénique.ACTION.\u2014 Arrête l\u2019évolution de la maladie, supprime l\u2019inflammation et la douleur, permet à l\u2019ædème de régresser, assèche les foyers, favorise la résorption des bourbillons, évite les récidives.INDICATIONS.\u2014 Anthrax \u2014 Phlegmons \u2014 Panaris \u2014 Abcès tubéreux \u2014 Acné \u2014 Folliculites \u2014 Pyodermites \u2014 Sycosis \u2014 Septicémies à Staphylocoques, etc.Présentation strictement professionnelle en étuis de 40 comprimés et en flacons de 500.- Paris LABORATOIRES CROSNIER, Montreuil Dépositaires pour le Canada: ROUGIER FRÈRES, 350, rue Le Moyne, Montréal.\u2014 haine 4 ad SOMMAIRE (Suite) ANALYSES MEDECINE Opérations injustifiées (p.288).Malad\u2018e d'Addison traitée: guérison clinique (p.288).Manifestations rhumatismales déclanchées chez un tuberculeux par la collapso- thérapie (p.289).NUTRITION L'insuline-protamine contre l'insuline ordinaire (p.289).PHTISIOLOGIE Les images scissurales chez les cardiaques décompensés, leur fréquence et leur signification (p.290).Aspects radiologiques simulant la tuberculose pulmonaire, chez un cardio-rénal azotémique (p.290).HYGIENE Les tests de caractères en neuro-psychiâtrie infantile (p.290).Les rhumes.Maladie endémique (p.291).Le problème du bruit (p.291).Epidémie de fièvre typhoïde à Grava Rapids, Mich.(p.291).Vingt-cinq ans de progrès en hygiène (p.292).NEURO-PSYCHIATRIE La quinine dans la myotonie et la prostigmine dans la myasthénie (p.292).Action du traitement de la polynévrite des alcooliques par la vitamine B (B1) (p.293).CHIRURGIE Sur un mode de traitement des fistules post-opératoires.Rapport de M.Basset (p.293).Les signes cliniques rectaux et le chirurgien général (p.294).CHIRURGIE INFANTILE ET ORTHOPEDIE L'arthrodèse dans l'ostéo-arthrite de la hanche (p.294).GYNECOLOGIE Injection intraveineuse d'hypophysine au cours de la césarienne (p.295).OBSTETRIQUE Diabète et grossesse (p.295).L'emploi de la pituitrine, par voie intraveineuse, dans la troisième période du travail (p.296).UROLOGIE La Para-amino-phényl-sulfamide dans 44 cas de blennorrhagie (p.296).DERMATO-SYPHILIGRAPHIE Lichen plan des paupières (p.297).Action dépilatoire de l'essence éthyl (p.297).LABORATOIRE Evaluation de la technique de fixation du complément dans la blennorrhagie (p.297).SOCIETES Société Médicale de Montréal: Séance du 1 février 1938, (p.298).Société de gastro- entérologie de Montréal: Séance du 31 janvier 1938, (p.299).Assemblée scientifique du Bureau médical de l'hôpital Notre-Dame: Séance du 10 février 1938, (p.302).Assemblée scientifique du Bureau médical de l'hôpital Saint-Luc: Séance du 27 janvier 1938 (p.311).NECROLOGIE .+ .+ .Le professeur Théodule Bruneau \u2014 A.Beauchamp \u2014 L.-G.-E.Boucher \u2014 Uldéric Jo- doin \u2014 Valmont Martin \u2014 Zénon Malo \u2014 Lauréat Bouillé \u2014 J.-A.Girouard.REVUE DES LIVRES NOUVELLES .2 220204444146 Nominations.\u2014 Elections chez les professeurs agrégés en médecine.\u2014 Conférence sur l'organisation des recherches médicales au Canada.\u2014 Radiations de l'œil humain.\u2014 Concours Casgrain-Charbonneau.\u2014 Musée Letulle, hôpital Boucicaut.Association de la Presse médicale française.\u2014 Bill d\u2018anatomie en Saskatchewan.288 298 314 317 325 ME L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A, N.\u2014 Montréal, mars 1938 Prométhée enchainé TEL EST LE CAS DU MALADE QUI SOUFFRE SANS SOULAGEMENT ® de mictions fréquentes impérieuses et douloureuses ® de tenesme ® d'irritation périnéale Dans les infections GENITO-URINAIRES oP YRIDIU ws (Phenylazo-Alpha-Alpha-Diamino-Pyridine Mono-Hydrochloride) Donne un soulagement symptomatique rapide dans la cystite, la pyéloné- phrite, la prostatite et l'uréthrite, tel qu'indiqué dans !a littérature médicale.MERCK & CO.Ltd.Fabricants Chimistess, MONTREAL, P.Q. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mars 1938 .L'Union Médicale e (du Canada) Fondée en 1872 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Professeur Emile Sergent, de Paris.Professeur Maurice Roch, Genève.Professeur Pierre Masson.Professeurs E.-P.Benoît, T.Bruneau, A.-H.Desloges, J.-A.Leduc, T.Parizeau (Montréal).BUREAU DE DIRECTION MM.R.Boucher, B.-G.Bourgeois, A.Comtois, J.-E.Dubé, L.Gérin-Lajoie, A.LeSage, A.Marin, D.Marion, D.Masson, O.Mercier, J.-A.Mousseau, J.-N.Roy, E.Saint-Jacques, J.-A.Vidal, R.-E.Valin, Sénateur Lacasse.BUREAU DE RÉDACTION Rédacteur en chef Albert LeSAGE Secrétaire de la rédaction Secrétaire adjoint Léon Gérin-Lajoie Roma Amyot Membres A.Bertrand, E.Desjardins, R.Doré, M.Fauteux, L.-C.Favreau, À.Jutras, J.LeSage, P.Letondal, J.-A.Manseau, J.Saucier, L.-C.Simard, P.Smith.BUREAU DE COLLABORATION MM.R.Amyot, P.-R.Archambault, H.Baril, H.Barry, A.Bellerose, A.Bertrand, P.Bourgeois, J.Brault, A.Desforges, E.Desjardins, R.Doré, E.Dubé, M.Fauteux, L.-C.Favreau, L.Fortier, L.-A.Gagnier, L.-H.Gariépy, R.Gatien, H.Gélinas, A.Jutras, G.Lafresniére, G.Lapierre, R.Lefebvre, J.LeSage, P.Letondal, A.Magnan, J.-A.Manseau, P.Morin, J.-P.Paquette, P.Poirier, J.-L.Riopelle, J.Saucier, L.-C.Simard, P.Smith.JOIN.+ L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mars 1938 Produits Spéciaux des LABORATOIRES LUMIERE \u2014 45, rue Villon, LYON \u2014 ROUGIER FRERES \u2014 350, rue LeMOYNE A MONTREAL (Canada) Oléochrysos Lumière L\u2019or et le strontium.Suspension dans l\u2019huile d\u2019auro- thiopropanol et sulfonate de strontium.Imprègne l\u2019organisme lentement et régulièrement.Tuberculoses - Rhumatismes - Syphilis - Dermatoses.Emgé Lumière Médication hyposulfitique magnésienne.Prophylaxie et traitement de tous les troubles liés à un état d\u2019instabilité humorale.ANTI-CHOC.Allochrysine Lumière Chrysothérapie de la tuberculose par voie intramusculaire.Cryptargol Lumière Antiseptique intestinal non toxique.Adultes: 4% à 6 pilules par jour.Enfants: 1 à 4 cuillerées à café de granulé par jour.Cryogénine Lumière Antipyrétique et Analgésique.Pas de contre-indication.Un à trois grammes par jour.Borosodine Lumière Calmant antispasmodique.Adultes: Solution, une demi-cuillerée à 2 cuillerées à café par jour.Enfants: Sirop, une demi-cuillerée à 4 cuillerées à café par jour.Tulle Gras Lumière Pour le traitement des plaies cutanées.Évite l\u2019adhérence des pansements.Se détache aisément sans douleur, ni hémorragie.Active les cicatrisations.Rhéantine Lumière Vaccinothérapie antigonococcique par voie buccale, quatre sphérules par jour, une heure avant les repas.Entérovaccin Lumière .Antitypho-colique polyvalent.Pour immunition et traitement de la fièvre typhoïde.Allocaïne Lumière Aussi active que la cocaïne.Sept fois moins toxique.Mêmes emplois que la cocaïne.Opozones Lumière Préparations organothérapiques à tous organes contenant la totalité des principes actifs des organes frais.Persodine Lumière pe Aire A * Dans tôus les \u2018ças d\u2019anorexie et d'inappétence.- Hémoplase Lumière Médication énergique de toutes les.déchéances or- - ganiques, quelle qu\u2019en soit l\u2019origine.* (Ampoules, Cachets, Dragées, Granulés). ~ L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mars 1938 e l'Union Médicale Fondée en 1872 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.ADMINISTRATION OFFICIERS Président: J.-A.Mousseau Vice-président: R.-E.Valin Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal COMITE EXECUTIF MM.J.-A.Mousseau, R.-E.Valin, A.LeSage, J.-A.Vidal, D.Marion.COMITE DE PUBLICITE MM.A.LeSage, D.Marion, J.-A.Vidal.Jacques-D.Clerk, publiciste.COMITE DE PROPAGANDE MM.J.-E.Dubé, E.Saint-Jacques, J.-A.Mousseau, L.Gérin-Lajoie.CORRESPONDANTS MM.P.Desfosses (Paris); A.Granger (Nouvelle-Orléans); L.-E.Phaneuf (Boston); P.-C.Mathé (San Francisco); A.Fontaine (Woonsocket); J.-H.Lapointe, J.-E.Gaulin, L.Mantha (Ottawa); L.-F.Dubé, M.P.P.(Notre-Dame-du-Lac); Eug.Tremblay (Chicoutimi); P.Bertrand, R.Gaudet (Sherbrooke); Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Rivières); Pio.-A.Laporte (Edmunston); D.Collin (Saint-Boniface); L.-P.Mousseau (Edmonton).Le Président, le Rédacteur en chef et le Secrétaire-trésorier sont, « ex officio », membres de tous les comités. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mars 1938 SULFOGIDE INFECTIONS STREPTOCOCCIQUES & GONOCOCCIQUES LITTERATURE ET ECHANTILLONS «PARA-AMINO-BENZENE-SULFAMIDE» à l\u2019usage exclusif du médecin.Infections puerpérales Scarlatine Septicémie Erysipèle Arthrites suppurées Amyagdalite aiguë Impétigo chronique Méningite Otite moyenne Gonorrhée SUR DEMANDE CASGRAIN & CHARBONNEAU LIMITÉE MONTRÉAL L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurrErIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mars 1938 e l'Union Médicale e (du Canada) La plus ancienne revue française de Médecine et de Chirurgie au Canada Fondée en 1872 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.OFFICIERS Président: J.-A.Mousseau Vice-président: R.-E.Valin Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal Rédacteur en chef Albert LeSAGE Secrétaire de la rédaction Léon Gérin-Lajoie Membres Secrétaire adjoint Roma Amyot À.Bertrand, E.Desjardins, R.Doré, M.Fauteux, L.-C.Favreau,-À.Jutras, J.LeSage, P.Letondal, J.-A.Manseau, J.Saucier, L.-C.Simard, P.Smith.ONT COLLABORE AU VOLUME 66 Drs Aumont (Gérard), Amyot (Roma), Archibald (Edward), Archambault (P.-R.), Attendu (Gérard), Baril (H.), Barry (Gaétan), Bélanger (Léopold), Belisle (L.-P.), Bellerose (A.), Benoit (E.-P.), Bernier (Alph.), Bertrand (Albert), Bertrand (A.), Bonin (Wil- brod), Boucher (S.), Bourgeois (Paul), Boutin (J.-R.), Cantero (Antonio), Chaput (Yves), Charron (Ernest), Delôäge (Jean), DeMontigny (Gérard), Desjardins (Edouard), Doré (Réal), Dreyfus (Gilbert), Dubé (.-E.), Dufresne (Eugène), Dufresne (Origène), Dufresne (Roger-R.), Fac- quet (J.), Farley (L.), Fauteux (Mercier), Favreau (L.-C.), Ferron (Maurice), Fortier (L.-E.), Fortier (Ls), Ga- gnier (L.) Gagnon P.-A.), Gariépy (J.-U.), Gélinas (Henri), Gendreau (JE.), Gérin-Lajoie (Léon), Gratton (Armand), Hartmann (Henry), Jutras (Albert), Lafresnière (Gabriel), La- moureux (Léopold), Lefrançois (Charles), Lemierre (A.), Lemieux (.-Edouard), LeSage (Albert), Le- Sage (Jean), LeSage (Jules), Leton- dal (Paul), Leven (Roland), Lian (C.), Major Manseau (Willie), Marin (Albéric), Martel (J.-Alcide), Martin (Paul), Mercille, Millet (J.-A.), Mon- geon (Léo), Morin (Gaspard), Morin (Paul), Mourgue (R.), Mousseau (J.- Alfred), Panneton (Philippe), Pa- quette (J.-P.), Pariseau (Léo), Pari- zeau (T.), Pilon (J.-Alcide), Pinson- neault (G.), Poirier (Paul), Poliquin (Paul-A.), Ravina, -Riopelle (J.-L.), Roch (Sylvio), Roy (J.-N.), Saint-Jac- ques (Eugène), Saucier (Jean), Sergent (Emile), Simard (L.-C.), Simard (Raymond), Simard (Roland), Smith (Pierre), Sorrel (E), Tétrault (Edouard), Winiphen (André). L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A, N.\u2014 Montréal, mars 1938 POMMADE MIDY SUPPOSITOIRES MIDY EPINEPHRINE STOVAINE ANESTHÉSINE EX! DE MARRONS PRINCIPES D'INDE PRAIS STABILISE TINY TS ACTIFS TNE y.© © VE D \u20ac HÉMORROÏDES LABORATOIRES MIDY, 67 AVENUE DE WAGRAM, PARIS, (France) Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTRÉAL.| s .CORYZA , ASTHME, RHUME DES FOINS SEDATION IMMEDIATE i STOVOCAINE EPHEDRINE N A T UU R E LL ww E LABORATOIRES LICARDY.38,Boulevard Bourdon Neuilly s/Seine DEBOUCHE .: NEZ Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 533, Rue Bonsecours, MONTREAL 11 12 L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mars 1938 OFFICIERS DE L'ASSOCIATION Des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord PRÉSIDENT HONORAIRE L'honorable J.-H.-A.PAQUETTE DIRECTEUR-GÉNÉRAL EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION R.-E.VALIN, R-E.VALIN 165 est, ave Laurier, Ottawa.D.MARION ° J.-A.JARRY, SECRET AIRE-TRESORIER J-H.LAPOINTE Donatien MARION, Chs VÉZINA 326 est, boul.St-Joseph, Montréal.Arthur RICHARD © COMITÉ DU XVe CONGRÈS J-H.LAPOINTE, Président J-R.BELISLE, 3e Vice-président A.RICHARD, Secrétaire Chs VÉZINA, ler Vice-président R.LAROCHELLE, 4e \" J.-M.LAFRAMBOISE, Trésorier B.-G.BOURGEOIS, 2e \" A.GRANGER Se \" e ANCIENS PRÉSIDENTS J.-E.DUBÉ A.VALLÉE Albert LeSAGE P.-C.DAGNEAU R.-E.VALIN Albert PAQUET J.-A.JARRY © MEMBRES DU CONSEIL BAUDOIN, J-A., Montréal 42256 (1940) LAROCHELLE, R.Biddeford, Maine .eee BELISLE, J.-R., Hull ee eee eas LEBEL, M.-H., 3645, ave Laval, Montréal .(1940) 1940) LeSACE, Albert, 260 Carré St- Louis, Montréal .BERGERON, Arthur, Matane 940) MARION, D., 326 est, boul.St-Joseph, Montréal { BERTRAND, F., Sherbrooke .2.2 2 2 2 2 BIBAUD, B., Valleyfield .(1940) MATHE, P.-C., 450, rue Sutter, San Francisco (1940) BLAIS, E.-A, Edmonton .(1938) MAYNARD, Oswald, 73 West Pearl, Nashua, N.-H.(1938) BOURGEOIS, B.-G., 418 est, rue \u201cSherbrooke, Montréal MERCIER, 0.934, rue Cherrier, Montréal (1940) CHARPENTIER, L.-A., Drummondville .(1938) MILOT, J.-D., Stafford Road, Fall River, Mass.(1940) CHOLETTE, A.-M., 1451 est, boul.St- Joseph, Mti (1938) PAQUET, Achille, 71, rue Ste-Anne, Québec (1938) COLLIN, Donat, St-Boniface .(1938) pAQUET, Albert, 71, rue Ste-Anne, Québec .CREPAULT, A.-Z., Montréal .(1940) PEPIN, J.-R., 410 ouest, rue Sherbrooke, Montréal .(1938) DAGNEAU, P.-C, 4, rue Collins, Queébec .PERRAS, J.l'E, Hull .\u2026 \u2026.(1940) DAUDELIN, Alph., \"Worcester, Mass.(1938) PHENIX, Georges, Saint- Jean 1.2.(1940) DeBLOIS, Chs.Trois-Rivières .(1938) PIETTE, Edmond, Joliette .(1938) DESMEULES, Roland, 49615, rue St- jean, Québec .(1940) PROVENCHER, Gustave, Montmartre, Saskatchewan (1938) DUBE, J.-E., 454 est, rue Sherbrooke, Montréal .RICHARD, A.Ottawa DUBE, L.-F., Notre-Dame du Lac .+ (1938) ROY, C.-E, Nico'et .oo.(1940) DUMONT, C.-E., Campbellton, (1940) SAUCIER, jean, Montréal .(1940) FALCON, A.-].-B, Pawtucket « +.+ «+ (1940) SMITH, Pierre, Montréal .(1940) GAUDET, Richard, Sherbrooke .(1940) ST- JACQUES, E., Montréal .(1940) GAULIN) J.-E., 545 King Edward Ave., Ottawa .(1938) TASSE, C.-E., 15, Wall St., Worcester, Mass.(1940) GIROUARD, J.-A., 19 Union St.Willimentic, Conn.(1938) EGE Eugène, Chicoutimi .s.(1938) GRANGER, Amédée, Canal Bank Bldg., N.-Orléans, La.TRUDEL, J.-B., Régina, Sask.(1938) JARRY, J.\u201cA., 7718, rue St-Hubert, Montréal .TRUDEL, J.-J.Winnipeg, Man (1938) JOBIN, J.-B., 75, rue Sainte- Anne, Québec .(1938) VAILLANCOURT, Jos., Pac rue St- Louis, Québec .(1938) LACASSE, C., \u2018Sénateur, Tecumseh .(1938) VALIN, R.-E., 165, ave Laurier est, Ottawa, Ont.LAFRAMBOISE, }.-M., Ottawa ee ee ee VALLEE, A., 22, rue Ste-Anne, Québec .LAMY, J.-L, 211 Stewart, Ottawa (1938) VEZINA, C., 31, rue Charlevoix, Québec .LANGEVIN, Stephen, 330 est, rue Sherbrooke, Mti (1938) VIDAL, J.-A., 454 est, rue Sherbrooke, Montréal (1940) LAPOINTE, J.-H., 163, ave Laurier, Ottawa VIGER, J.-A, Saint-Hyacinthe .(1940) 938) VOORHYES, R.-D., Lafayette, La .(1938) LAPORTE, Pio.-H., Edmunston .| LAROCHELLE, J.-E., Manchester .(1 ME L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.mars 1938 La maison Schering a tracé la voie dans le développement de la thérapeutique par les hormones sexuelles féminines.Elle offre au corps médical des produits œstrogéniques parfaitement stables et de composition chimique connue et définie.Les COMPRIMÉS DE PROGYNON-DH facilitent l\u2019administration de l\u2019hormone œstrogénique par voie buccale.Au sujet de l\u2019emploi de ce produit dans les troubles de la ménopause, Frank, Golberger et Salmon, du Service Gynécologique de l\u2019Hôpital Mount Sinaï, à New-York, disent: « Cette forme de médication devrait se montrer beaucoup plus utile que l\u2019administration par injection.» Selon d\u2019autres cliniciens, on peut obtenir avec les Comprimés de Progynon-DH les mêmes résultats que par l\u2019injection de l\u2019hormone folliculaire.INDICATIONS: Troubles de la ménopause, aménorrhées secondaires, dysménorrhée fonctionnelle, acné, nausées et vomissements de la grossesse, et certains cas de stérilité et d\u2019oligoménorrhée.Dans les cas les plus graves on peut injecter intramusculairement le Progynon-B en solution dans l\u2019huile de sésame.SUPPOSITOIRES VAGINAUX AU PROGYNON-DH.Le traitement par l'hormone œstrogénique est une arme précieuse contre la vaginite infantile gonococcique, permettant de vaincre le microbe et d'obtenir un soulagement durable.Les Suppositoires Vaginaux au Progynon-DH pour adolescentes sont particulièrement utiles à cette fin, car ils permettent d\u2019éviter les injections.Dans les autres cas d\u2019insuffisance d\u2019hormone folliculaire, on peut employer les Suppositoires Vaginaux au Progynon-DH pour adultes.Nous nous empresserons de répondre à toute demande de notices explicatives.SCHERING (CANADA) LIMITED Boîte Postale 358 (Place d\u2019Armes) MONTRÉAL, P.Q. 14 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mars 1938 e l'Union Médicale (du Canada) Fondée en 1872 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.CONDITIONS DE PUBLICATION: « L'Union Médicale (du Canada)» paraît tous les mois.Cette Revue est l'organe officiel de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.Elle publie les travaux des Congrès et tous les communiqués de l'Association.Chaque numéro contient des mémoires originaux, des faits cliniques, un mouvement médical, une revue générale, des notes de pharmacologie et de médecine pratique, des analyses, des revues de livres et des nouvelles médicales.ABONNEMENT: L'abonnement est de cing dollars par année.Les membres déjà inscrits à l'Association des Médecins de Langue française de l'Amérique du Nord ont droit, de ce fait, à la réception du Journal ainsi que tous les médecins qui font partie des Sociétés Médicales des divers Etats et Provinces.COLLABORATION: Seuls les travaux inédits sont acceptés.MANUSCRITS: Les manuscrits doivent être dactylographiés avec double interligne. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurrETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mars 1938 15 [ree TRAITEMENT PER OS actif et commode des INFECTIONS des VOIES RESPIRATOIRES AMPHO- QUINTIVACCIN (Traitement de la Coqueluche et de ses complications) AMPHO-VACCIN PULMONAIRE (Bronchites, Pneumonies, Broncho- Pneumonies, Grippe, Certains Asthmes) Deux a trois ampoules par jour A BOIRE dans un peu d'eau on par les laboratoires À.D.RONCHESE - NICE Agents pour le Canada: MILLET, ROUX & Cie, Limitée 1215, RUE SAINT-DENIS - - MONTREAL AS 16 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F, A, N.\u2014 Montréal, mars 1938 ILLUSTRATIONS: L' « Union Médicale » assume les frais de cinq illustrations au maximum, pour chaque travail, pourvu que les auteurs fournissent des photographies et des dessins convenables; les illustrations supplémentaires sont payées par l'auteur.Nous n'acceptons pas des négatifs de clichés.Chaque illustration doit porter au verso le nom de l'auteur et les photographies devront être claires, de préférence noires et sur papier glacé.Les dessins doivent être effectués à l'encre de Chine sur papier blanc.EXTRAITS: L'auteur peut obtenir des extraits pourvu qu'il signe la formule accompagnant la galée et qu'il en assume les frais.Tous changements du texte de la galée entraînent des frais supplémentaires pour l'auteur.TARIF: Sans page de titre, tel que publié dans la revue 4 pages 8 pages 16 pages 32 pages 100 $3.00 $ 5.00 $ 7.50 $12.50 200 3.75 6.00 11.00 18.00 500 5.50 10.50 17.00 26.50 1000 7.75 15.00 23.15 33.00 La page de titre comprenant 4 ou 5 lignes de texte sera fournie au prix de $1.50 pour les frais de composition.et les corrections d'auteur devront être payées au prix de l'heure.Couverture imprimée en noir, qualité et couleur or de la revue 100.$ 5.00 200 22222 2 2 2 830 so.\u2026.\u2026.\u2026.11.00 1000 .+.+ .18.50 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreriN A.M.L.F.A, N.\u2014 Montréal, mars 1938 17 STERILISATION EFFICACE AUTOMATIQUE ECONOMIQUE POUR Médecins et Hôpitaux © Les Stérilisateurs CASTLE vous assurent une stérili- Vous ne pouvez endommager le Stérilisateur par sation parfaite sans qu\u2019il vous soit nécessaire de les négligence.surveiller constamment.La bouilloire est en bronze coulé d\u2019un seul morceau.Installez un CASTLE \u2018\u2018Full Automatic\u201d entièrement WILMOT CASTLE COMPANY automatique.Ils ne sont jamais en bas du point Rochester, N.Y.bouillant.il intiendront le degré de stérilisati \"il cc 33 soit nécessaire de tourner aucune clef.CASTLE rxerveres 0 CASGRAIN & CHARBONNEAU Limitée, Montréa- Permettez-nous de vous tenir au courant des améliorations apportées à la stérilisation moderne.Appareillage à Rayons-X et d'électricité Médicale de WESTINGHOUSE X-RAY CO.INC Générateurs à Thérapie Profonde 200-400 K.V.Générateurs Combinés (Diagnostic - Thérapie) Générateurs à Diagnostic (Haut Milliampérage) Générateurs à Diagnostic (Condensateurs) Générateurs à Diagnostic pour Praticien Tables à Rayons-X (modèles de tous genres) Fluoroscopes verticaux.Stéréoscope Civiere Radiographique Spéciale Appareils à Haute - Fréquence Escamoteurs de Cassettes Ampoules à Rayons-X A .Littérature WwW Electro-Cardiographe descriptive nam Accessoires.gracieusement 4 v [ASGRAIN & [HARBONNEAU Limitée REPRESENTANTS EXCLUSIFS LAncaster 3292 MONT R E A L 30 est, rue St-Paul 18 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuUL1ETIN A.M.L.F.A, N.\u2014 Montréal, mars 1938 Tous ces prix sont susceptibles d'être majorés de la taxe fédérale et de la taxe municipale s'il y a lieu, et de toute autre taxe qui pourrait survenir.BIBLIOGRAPHIE: L'index bibliographique de chaque travail doit être restreint aux indications les plus importantes.Le Journal se réserve toujours le droit de le limiter.Chaque indication bibliographique doit être fournie comme suit: nom de l'auteur, titre de l'article, nom du périodique, volume, page, mois (jour du mois, si le périodique est hebdomadaire), année.PUBLICITÉ: Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le barême des annonces est fourni sur demande à Jacques D.Clerk, publiciste, 326 est, blvd Saint-Joseph.Téléphone: LAncaster 9888.Tout annonceur qui n'observe pas l'éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d'attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de conduite.Tout ce qui concerne la rédaction et l'administration doit être adressé franco aux bureaux de l'« Union Médicale (du Canada) », 326 est, Boulevard Saint-Joseph, Téléphone: LAncaster 9888. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A, N.\u2014 Montréal, mars 1938 19 VITACRINE F.Extrait ovarien .Ogr.0162 Extrait mammaire .Ogr.0162 Extrait placentaire .Ogr.0162 Extrait cortico-surrénal .Ogr.0244 Extrait hypophyse .Ogr.0033 Extrait thyroidien .O gr.0033 Extrait de germe de blé riche en Vitamine E O gr.1706 Folliculine .20 Unités Standard pour un comprimé.TROUBLES de CROISSANCE, de la PUBERTÉ et de la MÉNOPAUSE FATIGUE, ASTHENIES, SURMENAGE.Dose Moyenne: 2, 4 ou 6 comprimés par jour au début des repas.: Le a ed EE 1] = [1] a pd {-\u2014\u2014 \u2014 - = a \u2014 I TN, pe CV PS \u2014\u2014 a ae § LABORATOIRES A.DEFFARGE, Docteur en Pharmacie, BORDEAUX, France.Dépositaire pour le Canada et les Etats-Unis ANGLO-FRENCH DRUG CIE, 354 est, rue Sainte-Catherine, Montréal.1270 Broadway, New-York City. 20 L'UNTON MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buu1rTiN À.M.L.F.A, N.\u2014 Montréal, mars 1938 À | TRASENTIN \u201cCIBA* (Chlorhydrate hydrosoluble de l'ester diéthylaminoéthylique de l'acide diphénylacétique) ANTISPASMODIQUE Agissant aussi bien sur la fibre nerveuse, comme l\u2019atropine, que sur la musculature lisse, comme la papavérine.Indiqué dans les états spasmodiques des organes végétatifs.Utilisable par voies orale et parentérale.Comprimés Ampoules PERANDREN \u201cCIBA (Première hormone orchitique synthétique, chimiquement pure) L'essai du Perandren est recommandé dans les cas suivants: Affections prostatiques, eunuchisme, Troubles du développement sexuel, Phénomènes de carence de nature physique et psychique, Affaiblissement ou cessation prématurés de la fonction sexuelle.Ampoules - COMPAGNIE CIBA LTÉE, 759 Carré Victoria MONTREAL. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurræTIN À.M.L.F.A, N.\u2014 Montréal, mars 1938 Co Co.» 7 D .æ Le DOTE) BASE ACTIVE : À ph \"HF Lil ; \u201cih PULMO BAILLY 90 \u20ac.c.environ & AFFECTIONS os VOIES RESPIRATOIRES Rhumes, Catarrhes, Grippes, Bronchites, Asthme, Emphysème, « Laryngites, Pharyngites.Formale du PULMO-BAILLY ETE (Une cuillerée à café).-: A.BAILLY Docteur en Pharmacie, Ex-leiorne dec hépiturr 16, Rue de Rome, PARIS Dépôt Général pour le Canada : VINANT Limitée Sa préparation réalisée par les procédés les plus perfectionnés de la technique moderne lui assure une composition et une action constantes et définies.EST UNE ARME THÉRAPEUTIQUE COMPLÈTE ET EFFICACE LL TN RIT ETAT OT Phospho-Gaiacolate de Codéine | ® LE VIRUS GRIPPAL en soi peu redoutable, est dangereux parce qu'il prépare le poumon à l'attaque et à l'infection des saprophytes habituels : STAPHYLOCOQUES PNEUMOCOQUES STREPTOCOQUES COCCO-BACILLES DE PFEIFFER DANS UN ORGANISME DÉBILITÉ LE PULMO-BAILLY ASSURANT I° L'imprégnation antiseptique des voies pulmonaires 2° La tonification énergique de l'organisme RÉPOND PLEINEMENT aux nécessités thérapeutiques du traitement complet, préventif et curatif des Infections grippales, toux, laryngites, bronchites saisonnières ef de toutes les affections broncho-pulmonaires.Dansla lutte contre la contagion et l'infection grippale le PULMO-BAILLY y Adultes : | cuilierge à café au milieu des 2 repas STE Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTRÉAL.21 L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A, N.\u2014 Montréal, mars 1938 TREPHONYL SERUM HEMOPOIETIQUE \u2014 FOIE FETAL \u2014 TREPHONES EMBRYONNAIRES FLACONS - AMPOULES SIROP 1 à 2 ampoules par jour dans 44 de Anémies intenses verre d'eau par voie buccale loin des Convalescences repas.Déficiences organiques Troubles de la croissance 1 cuillerée à potage (enfants 1 cuillerée à café) avant les trois principaux repas.Allaitement.Laboratoires du Dr ROUSSEL, 97, rue de Vaugirard, PARIS.Agents pour le Canada: J.EDDE Ltée, New Birks Bldg., MONTREAL.PEPTO-KOLA ROBIN PEPTONATE DE FER ROBIN GLYCEROPHOSPHATE ROBIN NUCLEARSITO GRANULE « COMPRIMES = INJECTABLE MALADIES DEGENERATIVES + ASTHÉNIE TUBERCULOSE + LYMPHATISME Poissy aE LasoraToires ROBIN, 13, Rue de J.EDDÉ Limitée Agent L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLETIN À.M.L.F.A, N.\u2014 Montréal, mars 1938 \u201cCOMME UNE MITRAILLEUSE\u201d Minute après minute, heure après heure, le dactylographe fait entendre son clic! clac! \u201cA grande vitesse\u201d est l'ordre du jour dans la routine des bureaux.Le bruit incessant, l'engour- dissante monotonie, la fatigue de la vue entraînent la tension nerveuse et la céphalée.Lorsque la douleur l'affole, la dactylographe vient vous consulter.L'efficacité, la sûreté et aucun danger d\u2019accoutumance \u2014 qualités premières d\u2019un analgésique \u2014 sont fournies par Bromo-Seltzer.Communiqués après communiqués dans la littérature médicale ont fait la preuve de ses constituants.LES INGREDIENTS ASSOCIES QUI COMPOSENT BROMO-SELTZER amènent rapidement la sédation de la douleur et remon- q EMERSON'S KE tent les centres nerveux.Des doses minimes de Bromo- Seltzer produisent un maximum d'effet.Les citrates en font une boisson agréable et neutralisent l'acidité, si souvent associée aux maux de tête.Avant de le recommander a vos patients, faites-en vous-même l'essai.Votre expérience personnelle vous démontrera la rapidité et l'efficacité de Bromo-Seltzer dans le soulagement de la douleur.Sur votre demande nous vous adresserons des échantillons et de la littérature.BROMO-SELTZER, LIMITED TORONTO CANADA 23 24 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burarmts A.M.L.F.À, N.La Vitamine Antinévritique Spécifique sous une forme Cristallisée Pure INDICATIONS PRINCIPALES Maintenant que la Vitamine B synthétique est obtenue sous une forme cristallisée pure \u2014 Be- taxin \u2014 on peut se procurer à bon marché des quantités adéquates de cette diététique essentielle.Il est prouvé que le Betaxin donné en petites doses est un adjuvant utile dans la diète des enfants et pendant la croissance.Au cours de la grossesse et de l'allaitement, principalement dans les vomissements incoercibles, une quantité libérale est requise.Betaxin est encore indiqué dans certains états caractérisés par une perte d\u2019appétit, de l'atonie gastro-intestinale et faiblesse musculaire.Selon certains auteurs Betaxin peut rendre service dans les névrites (particulièrement dans la névrite alcoolique) les névralgies et autres désordres nerveux dus à l\u2019avitaminose B.Présentation: Comprimés de 0.1 mg.,, 0.5 mg.et 1 mg., en flacons de 50; comprimés de 5 mg., en flacons de 25.Ampoules de 1 mg.(-1c.c.) en boîtes de 10 et 100; ampoules de 10 mg.(-lc.c.), boîtes de 5.Littérature sur demande.+ + BETAXIN Marque de Chlorurs da Thiemine - Vitamine B, Synthétique cristallisée AL MPANY, INC.>».WINTHROP CHEMIC co 1h WINTHROB 5 Maison de confiance du médecin.Bureau et Laboratoires: : Windsor or 550aMC L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mars 1938 \u2018le ne cours pas un aussi grand risque que vous pensez.\u201d \u201cQui, si c'est vous qui avez chipé les Sweet Caps du patron |\u201d 25 À votre disposition ® Votre banque n\u2019est pas seulement votre caissière et la dépositaire de vos capitaux d'épargne.Elle est en état de vous rendre d'autres services.Vos occupations et vos préoccupations d'ordre professionnel ne vous laissent guère le loisir de vous documenter au jour le jour sur les questions d\u2019affaires.Vous n'en êtes pas moins tenu, à l\u2019occasion, de résoudre certains problèmes financiers qui mettent en jeu vos intérêts.Recourez donc avec confiance au gérant de votre banque dont les avis désintéressés vous seront souvent utiles.© Banque Canadienne Nationale 26 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mars 1938 Comment administrer l\u2019 APIGUR \u201cROCHE\u201d Solution stérile à 1% de venin d'abeille pur et complet apithérapie des affections rhumatismales Rhumatisme musculaire, Névrites, Affections articulaires rhumatismales Par voie intracutanée dans la partie externe du bras ou au foyer de l'affection.On commence par 0.05 cc.(seringue à tuberculine, aiguille fine), on élève la dose jusqu'à 0.25 cc.sans dépasser 0.5 cc.On attend 3 à 5 jours entre les injections afin de laisser s'atténuer les manifestations secondaires, bénignes.Une cure comprend de 5 à 8 injections (1 à 2 flacons-ampoules) et dure 3 à 4 semaines.Conditionnement: un flacon-ampoule avec cape de caoutchouc de 1.2 cc.d'APICUR \u201cROCHE\u201d ou bien: ONGUENT d'APICUR \u201cROCHE\u201d pour applications locales.Tube de 20 gm.Littérature et échantillons au service de Messieurs les Médecins ampoules tab ettes hypodermiques Pantopon \u2018\u2019Roche\u2019\u2019 Sirop fflacons'de 150 cc.Hier morphine, aujourd\u2019hui PANTOPON \u201cROCHE\u201d Opium total, titré, injectable comprimés oraux poudre (L40z.) HOFF'MANN-LA ROCHE LIMITÉE, MONTRÉAL L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurrETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mars 1938 27 _\u2014 NEURO-SÉDATIF SANS TOXICITÉ pour la pratique courante + + Dans la masse des préparations sédatives qui lui sont offertes, le praticien ne peut exercer en somme qu\u2019un choix restreint.La plupart de ces préparations, en effet, empruntent leur efficacité à un barbiturique de base; or, l\u2019expérience montre chaque jour au praticien que ses \u201c nerveux 9 de clientèle, à qui il prescrit une fois un barbiturique, s\u2019y accoutument, s\u2019en procurent à son insu, s\u2019intoxiquent peu à peu et sont sujets parfois à des accidents très graves.Depuis les découvertes de Zondeck et Bier, qui ont établi que le sommeil est déclenché par le brome des humeurs selon un mécanisme hormonal, le brome thérapeutique retrouve son ancienne faveur et l\u2019on s\u2019ingénie à préparer des composés bromés jouissant d\u2019une telle propriété.Seule la SED\u2019HORMONE, à base d\u2019un « Dibromocholestérol » de formule voisine de celle de la folliculine, a pu donner, à la dose de quelques centigrammes en brome, sans bromisme ni aucun effet toxique, les résultats suivants consacrés par l\u2019expérience clinique: 1°.CHEZ LES INSOMNIQUES, rétablissement du sommeil dès le début de la cure, non par sidération comme avec les hypnotiques habituels, mais par remise en marche du rythme physiologique, spécialement à la MENOPAUSE et dans \"AGE MUR.2°.Dans le MAL COMITIAL, par substitution progressive totale ou partielle du barbiturique habituel, espacement des accès avec détente des troubles psychiques.3°, Chez les PETITS NERVEUX, SURMENES, OBSEDES, ANXIEUX, NEVROPATHES, sédation de l\u2019énervement, des troubles sympathiques (angoisse, vertiges, migraines).4°, CURE des TOXICOMANIES (morphine, cocaine, barbituriques) par substitution progressive au toxique, lequel se fixe sur le noyau cholestérol.5° CHEZ PENFANT, sédation des Convulsions de l\u2019enfance, de l\u2019Instabilité et de l\u2019Enuré- sie d\u2019origine centrale.6°.Sédation du MAL de MER.\u2014 Diminution des premières douleurs de l\u2019'ACCOUCHEMENT (sans perturbation du mécanisme des contractions, ni intoxications du fœtus, à craindre avec les opiacés, la scopolamine et les barbituriques).\u2014 ANESTHESIE de base chirurgicale.-SED'HORMONE- 2 à 6 Dragées \u2014 ou 1 à 3 Suppositoires par jour.- Chez l\u2019enfant: 1] à 4 Dragées, ou 1 à 2 Suppositoires par jour.Dans l\u2019anesthésie de base obstétricale ou chirurgicale: | à 4 Suppositoires.ee ve (Echantillons médicaux sur demande) LABORATOIRES AMIDO, A.BEAUGONIN, Pharmacien, 4 Place des Vosges, Paris, | Ve.Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTRÉAL. 28 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mars 1938 / f de la dose | de la quantité du médicament a éliminer Administré par voie buccale, par voie rectale ou par voie intraveineuse, le NEMBUTAL, a dose de moitié moindre que tout autre barbiturique, a une action hypnotique rapide, mais de courte durée, et un effet sédatif prolongé.Dans un temps exceptionnellement court, il est assimilé et éliminé.C'est ce qui en fait le barbiturique de choix en chirurgie, obstétrique et médecine générale.\u2014 Information détaillée sur demande.Laboratoires Abbott Ltée, 388 ouest, Rue St-Paul, Montréal NEMBUTAL ABBOTT BULLETIN 1938 La fusion du « Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord» avec l\u2019«Union Médicale du Canada» est un fait nouveau.L\u2019« Union Médicale du Canada» devient, par cette réorganisation, avec le concours du Bulletin, l\u2019organe officiel de I Association des Médecins de Langue Francaise de Amérique du Nord.Les Directeurs de ces deux grandes Revues de médecine ont cru qu\u2019il était opportun, dans l'intérêt général et celui, primordial, de notre importante Association médicale, au double point de vue scientifique et économique, de conjuguer leurs efforts en vue de créer l\u2019unité de pensée et d'action parmi les groupes français de médecins disséminés dans l\u2019Amérique du Nord.L\u2019«Union Médicale», notre plus ancienne Revue de médecine au Canada, s\u2019offrait d\u2019assumer cette tâche avec les Directeurs du Bulletin, en s'autorisant d\u2019une tradition qui compte plus de soixante-six années d\u2019existence ininterrompue et d\u2019inlassables activités.Nous continuerons, ainsi, de servir une Association Médicale que nous avons contribué à fonder, à maintenir et à stabiliser depuis 1902.Nous réalisons, en même temps, le rêve du fondateur de ce journal : Rhéaume; c\u2019est-à-dire une publication mensuelle pour tous les médecins de langue française de l\u2019Amérique du Nord.A moins d\u2019une telle entente, basée sur des concessions mutuelles, cela était irréalisable.Nous avons fait cette tentative en comptant sur la collaboration de toutes nos bonnes volontés et nos compétences, qui sont nombreuses mais disséminées.Une Revue Médicale mensuelle est notre seul terrain de ralliement dans l'intervalle des congrès.Notre nouveau Bureau de direction comptera donc, à l\u2019avenir, parmi ses membres, des délégués des principaux districts de la province de Québec et d'Ontario, tandis que nous aurons des membres correspondants dans le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Ecosse, les provinces de l\u2019Ouest, la Nou- velle-Angleterre et la Louisiane.Nous allons compléter incessamment l\u2019organisation définitive de notre Bureau.Nous aurons, aussi, en France, un correspondant officiel qui tiendra nos lecteurs au courant du mouvement médical français.Le docteur P.Desfosses, secrétaire de «La Presse Médicale », a bien voulu nous offrir son active collaboration à la demande, toujours spontanée, du professeur Sergent, notre nouveau membre d\u2019honneur à Paris.Nous les en remercions tous deux, et nos lecteurs nous en sauront gré.Nous pouvons, aussi, compter sur l\u2019important concours de notre éminent collègue, de Genève, le Professeur Roch, dont les sympathies canadiennes nous sont bien: connues.Il est bien entendu que nous allons coopérer étroitement avec l\u2019Association dans l\u2019organisation des Congrès, dont nous publierons les rapports et les discussions dans le plus bref délai possible. 228 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A, N.\u2014 Montréal, mars 1938 En conclusion, l\u2019« Union Médicale du Canada » devient, avec le Bulletin, l\u2019organe de toute la profession médicale française de l'Amérique du Nord et non celui d\u2019un groupe, quoi que l\u2019on en dise.Nous comptons sur l\u2019appui et l\u2019encouragement de tous.Notre Revue n\u2019est pas une entreprise commerciale, c\u2019est une idée, une tradition, un «status» de la médecine française en Amérique du Nord que nous nous efforcerons de perfectionner au fur et à mesure des progrès accomplis dans nos différents centres.Le Bureau de Direction, Albert LeSAGE, R.-E.VALIN, Rédacteur en chef.Directeur de 'A.M.L.F.A.N.+ + LES VACANCES Les vacances, mots magiques qui évoquent chez chacun de nous la nostalgie de celles qui sont passées, le désir ardent de réaliser celles qui sont à venir.C\u2019est surtout durant un rude hiver que le mirage des jours ensoleillés nous empoigne et nous laisse tout réveurs.Et oui, déjà en janvier, nous osons parler de vacances.Pour nous médecins, la difficulté de réaliser nos projets est telle que souvent les vacances restent à l\u2019état d\u2019ébauche.Pourtant, si nous voulons nous en donner la peine, un projet qui joindratt l\u2019utile à l\u2019agréable, offrirait la solution de nos difficultés.Pourquoi cette année ne pas faire de nos vacances un voyage d\u2019étude d'autant plus profitable qu\u2019il sera agréable.Le congrès de l'Association des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord aura lieu cette année le 6, 7 et 8 septembre à Ottawa et Hull.Les assises passées de l\u2019Association sont trop connues pour qu\u2019il nous faille insister sur la haute valeur des congrès.D\u2019ailleurs, un programme des plus intéressants, en train d\u2019être parachevé, vous fournira l\u2019occasion d'apprécier tout l\u2019intérêt scientifique du congrès d\u2019actualités médicales de 1938.Ce que nous voulons tout particulièrement souligner dès maintenant, ce sont les attraits de la capitale du Dominion et de la ville de Hull, qui en font un endroit idéal pour un séjour de vacances.Ceux qui connaissent la Capitale et la Ville voisine en savent tous les charmes et il est inutile d\u2019insister pour qu\u2019ils y reviennent.C\u2019est aux autres, à ceux qui n\u2019ont jamais eu l\u2019occasion de visiter Ottawa et Hull, que nous nous adressons.Pensez à Ottawa-Hull en organisant vos vacances.Bientôt nous vous fournirons des détails sur le pittoresque respectif de ces deux villes qui rendront encore plus attrayant ce projet de voyage pour septembre 1938.«LA VACANCE DE CETTE ANNEE.LE CONGRES OTTAWA-HULL » MÉMOIRE à + © + PARALYSIE DES MOUVEMENTS VOLONTAIRES DES GLOBES OCULAIRES DANS TOUTES LES DIRECTIONS.PARALYSIE DISSOCIÉE DE LA MOTILITÉ OCULAIRE RÉFLEXE.HEMIPLEGIE GAUCHE.SYNDROME D\u2019ORIGINE VASCULAIRE.Par Jean SAUCIER, des hôpitaux Notre-Dame et Ste-Justine.L\u2019intérêt de cet article réside entièrement dans la lecture de l\u2019observation clinique et la discussion des hypothèses pathogéniques.Celles-ci seront forcément résumées et envisagées en bloc car elles se retrouvent pour la plupart dans le mémoire de mon maître A- lajouanine à qui nous devons le démembrement des paralysies des mouvements associés des globes oculaires (1).Ce mémoire qui date déjà de 1931 n\u2019a rien perdu de son actualité puisque rien d\u2019essentiel n\u2019est venu s\u2019ajouter à cette pénétrante étude au cours des années qui ont suivi(2).Observation.Il s\u2019agit d\u2019une célibataire âgée de 39 ans, Ga.Ve.,, qui fut admise dans le service du Pr.Benoit en novembre dernier, pour: 1.hémiplégie gauche, 2.cardiopathie post-rhumatismale compensée, 3.hypertension artérielle, 4.troubles de la motilité oculaire.Quelques jours après son arrivée, le hasard des consultations m\u2019a amené auprès d\u2019elle, et devant la symptomatologie oculaire très spéciale qu\u2019elle présentait, j'ai demandé que l\u2019on me permit de la faire passer en neurologie où je pourrais l\u2019observer plus à loisir.mal (1) Th.Alajouanine et R.Thurel.Révision des paralysies des mouvemens associés des globes oculaires.Revue Neurologique.I.(125-169) fév.1931.(2) Ce mémoire contenant les références bibliographiques essentielles sur cette question, j'omettrai d'indiquer les références qui y sont déjà signalées.Avant de décrire le syndrome oculaire, qui est en somme le thème principal de cette observation, je crois essentiel de rappeler brièvement le passé médical de la malade, dont les divers épisodes ont graduellement amené le tableau qu\u2019elle nous offre aujourd\u2019hui.Depuis l\u2019âge de 9 ans, elle a fait à peu près tous les ans jusqu\u2019en 1927 des poussées de rhumatisme polyarticulaire aigu qui furent apparemment assez bien supportées.En réalité, ces épisodes infectieux répétés ont atteint profondément le cœur de la malade, puisqu\u2019en 1930, elle fit une première crise de décompensation cardiaque.Apparemment encore, après trois mois de repos, les choses se passèrent comme si tout était rentré dans l\u2019ordre.En 1932, sans prodromes, elle fit une hémiplégie gauche, intéressant la face et les membres.Elle ne perdit pas connaissance.Le membre inférieur revint à la normale en trois mois et le membre supérieur reprit environ 75% de ses activités.À la face, la paralysie disparut dans les mêmes proportions qu\u2019au membre supérieur.Dans les quelques semaines qui suivirent, la malade remarqua que son œil droit déviait légèrement, mais elle ne peut se rappeler le côté de la déviation.Elle assure qu\u2019à ce moment, elle ne présentait pas de diplopie.Peu à peu cette déviation oculaire disparut et le calme se rétablit jusqu\u2019en mars 1935.À ce moment, elle se plaignit de diplopie pour la première fois.Cette diplopie dura deux mois, puis disparut graduellement pour ne jamais revenir dans la suite.Les L'UNION MÉDICALE DU \u20ac 230 choses prenaient encore une fois bonne tournure, lorsqu'en juin de la même année, s\u2019installa un ptosis à peu près complet de l\u2019œil droit, mais peu à peu, en deux mois environ, celui-ei rétrocéda de moitié et laissa la paupière droite en demi-occlusion comme nous la voyons aujourd'hui.Cet épisode de 1935 n'apporta pas de modifications au niveau des membres.\u2018 En août 1937, deux mois s'installa graduellement en , une parésie importante du membre inférieur gauche tandis qu\u2019en octobre les mêmes phénomènes parétiques envahissèrent le membre supérieur du même côté; au début de novembre, en quelques jours la paupière gauche était en ptosis complet.La malade fut admise à l\u2019hôpital à ce moment.Lorsque je l'ai vue pour la première fois, elle présentait au surplus une paralysie du regard dans toutes les directions.Cette paralysie s\u2019est installée graduellement depuis le moïs d\u2019août dernier et persiste encore aujourd'hui.La paralysie du membre inférieur gauche a diminué au point que la malade peut maintenant faire quelques pas; au membre supérieur, l\u2019amélioration est moins marquée mais peut s\u2019évaluer à 40%; quant au ptosis gauche il a disparu dans une proportion de 90%.Telle est l\u2019histoire de cette malade dans ses données essentielles et selon l\u2019ordre d\u2019apparition chronologique des faits.Il paraît logique de faire débuter l\u2019examen somatique par une description de aspect clinique du cœur.Le Dr Jules Prévost, qui s'est intéressé à la malade, a examiné celle-ci récemment et résume ci-après ses constatations: «pancardite d\u2019origine rhumatismale; svmphyse cardio-hépatique; asystolie hépatique.Hypertrophie cardiaque dans tous les diamètres.Au palper, frémissement cataire avec roulement de Flint.À l\u2019auscultation, double souffle aortique la base; la pointe, constatations habituelles de maladie mitrale.Double souffle crural de Duroziez.Pouls capillaire.Bradyarythmie extrasystolique.Tension artérielle: 170/90.Hypertrophie du foie et douleur à sa palpation.Réflexe hépato- JANADA \u2014 Burn i\u201c 2 les di- de laboratoire n\u2019ont rien ajouté à l\u2019enquête clinique.En effet, les voici: urée sanguine, 0.46 gm.au litre; glycémie, 1.02 gm.au litre; hématogramme normal; urines normales; B.W.du sérum sanguin et du J er.négatifs; radiographies du crâne essentiellement normales; pontion lombaire, très mal supportée; épreuve manométrique, normale; albuminorachie, 0.22 gm.au litre; 3 lymphoeytes par mm.c.; courbes oolloiintes, normales.Après la ponction lombaire, la malade à a fait une crise de décompensation cardiaque aiguë et je n'ai pas cru prudent d\u2019ajouter à mon enquête les renseignements qu \u2018aurait pu apporter une encéphalographie.Au point de vue neurologique, il s agit essentiellement d\u2019une hémiplégique gauche \u2018banale, présentant comme épiphénomène un syndrome oculaire inusité, qui fait tout l\u2019intérêt de l\u2019observation.LE Il n\u2019existe rien de notable à l'inspection des membres et du tronc: pas d\u2019atrophie musculaire, pas de fibrillations, pas de désordres cireulatoires cutanés ou muqueux.La force segmentaire est manifestement amoindrie au niveau des membres gauches, plus cependant au membre supérieur qu\u2019à l\u2019inférieur, plus pour les fléchisseurs que pour les extenseurs qui sont à peine touchés.La sensibilité, aussi bien superficielle que profonde, est partout parfaitement conservée.La réflectivité tendineuse est nettement exagérée du côté gauche; il n\u2019existe cependant pas de phénomènes clo- niques du pied ni de la rotule.Les cutanés abdominaux sont abolis.Les cutanés pie taires sont en extension bilatérale.I ses épreuves cérébelleuses sont parfait te exécutées à droite, et même à gauche, en de pit des difficultés > qu 'offrent de : résiés.sique surtout lorsque on sait _ verses épreuves SAUCIER: PARALYSIE DES GLOBES OCULAIRES Les nerfs craniens retiendront plus longuement notre attention.La première paire est indemne.La seconde est également normale: il n\u2019existe pas d\u2019hémianopsie et le fond d\u2019œil est normal.Les paires III, IV et VI seront étudiées ensemble afin de faciliter la description puisqu'il s\u2019agit d\u2019une paralysie du regard dans toutes les directions: Vue de face, en position assise, la malade ne présente pas de strabisme.Ses globes oculaires paraissent normaux.La paupière droite est en demi-occlusion, recouvrant l'iris jusqu\u2019à la limite inférieure de la pupille; la paupière gauche recouvre l\u2019iris jusqu\u2019à la limite supérieure de la pupille.L'ordre de relever les paupières à leur maximum n\u2019amène pas de changement de la paupière droite alors qu\u2019à gauche l\u2019ascension palpébrale est à peu près complète.La répétition de cet ordre amène cependant une fatigue rapide de la paupière gauche et après une dizaine d\u2019ascensions elle n\u2019arrive plus à dépasser la limite supérieure de l\u2019iris.L\u2019ordre donné à chaque œil isolément de regarder à droite et à gauche, en haut et en bas n\u2019est suivi d\u2019aucun mouvement des globes oculaires, sauf pour le muscle droit interne gauche qui obéit très légèrement, mais ce début d\u2019excursion est à peine notable.Les deux yeux étant maintenant étudiés ensemble, l\u2019ordre est donné de regarder en haut: à droite, le globe et la paupière ne bougent pas; à gauche, le globe demeure immobile, mais la paupière se relève à peu près normalement.Les plis frontaux apparaissent symétriquement.Dans l\u2019ordre de regarder en bas, le globe droit ne s\u2019abaisse pas mais dévie très légèrement en dedans; le globe gauche ne s\u2019abaisse pas davantage mais dévie très légèrement en dehors.Dans les ordres de regarder à droite et à gauche les mouvements sont & peu près nuls; peut-être existe-t-il une légère prédominance des droits externes?Le regard commandé dans les directions obliques demeure sans réponse.L\u2019ordre de converger ne peut s\u2019exécuter, aussi bien dans la convergence directe que dans les convergences vers le haut et vers le bas.231 Les modifications de position de la tête par rapport au tronc ou dans l\u2019espace ne dé- clanchent pas de mouvements réflexes des globes oculaires.L\u2019occlusion des paupières contre résistance n\u2019amène pas la réponse réflexe habituelle d\u2019élévation avec divergence légère.Les globes demeurent immobiles.La recherche du réflexe cornéen, \u2014 lequel existe au niveau des deux cornées, \u2014 ne provoque pas de mouvement appréciable des yeux.Les pupilles sont rondes et régulières.Leur diamètre est normal: elles ne sont ni myoti- ques ni mydriatiques.Elles réagissent normalement à la lumière et à l\u2019accommodation.Les réflexes naso-palpébral, optico-palpé- bral et cochléo-palpébral sont normaux.L\u2019audition est excellente.L\u2019épreuve de Ba- rany pratiquée par le Dr Lucien Gélinas élimine la participation labyrinthique.Au repos, la musculature faciale ne présente rien de notable.Lorsque la malade sourit, sa bouche est un peu déviée à droite.L\u2019ouverture des lèvres contre occlusion forcée se fait plus facilement à gauche qu\u2019à droite.L\u2019occlusion des yeux, par contre, est plus facilement vaincue à droite.Les sourcils sont froncés également des deux côtés.Les plis frontaux sont également distribués.Le trijumeau, moteur et sensitif, est indemne.Les paires craniennes restantes n\u2019of- rent rien à signaler.En résumé, cette malade présente une énorme cardiopathie post-rhumatismale et un syndrome neurologique essentiellement caractérisé par une hémiplégie gauche intéressant la face dans le domaine du facial inférieur, par un demi-ptosis droit, par une paralysie volontaire du regard dans toutes les diree- tions et par une paralysie de plusieurs mouvements réflexes de la motilité oculaire.Interprétation physio-pathologique: Les paralysies du regard dans une direction déterminée sont fréquentes.Les paralysies du regard volontaire dans toutes les directions se rencontrent assez rarement, en 232 L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A, N.\u2014 Montréal, mars 1938 dehors de l\u2019ophtalmoplégie nucléaire progressive, des cas de diplégie faciale cérébrale avec paralysie du regard et de l\u2019ophtalmoplé- gie pseudo-nucléaire ou pseudo-bulbaire décrite sous le nom de syndrome de Tiling-Wer- nicke, tous syndromes que le neurologiste et l\u2019oculiste n\u2019ont pas l\u2019occasion d\u2019observer bien fréquemment.Exceptionnellement l\u2019encéphalite épidémique, la syphilis et la sclérose en plaques peuvent offrir à un moment de leur évolution un tableau qui réalise la paralysie du regard volontaire dans toutes les directions.La paralysie totale du regard, portant également sur la motilité volontaire et sur la motilité réflexe est tellement exceptionnelle que les quelques exemples qui en furent publiés ne sont pas exempts de critique et peuvent s\u2019interpréter différemment.Alajouanine et Thurel signalent les cas de Cantaloube, de Bollack et de Gilbert Ballet et considèrent que leurs exemples ressortissent soit aux ophtalmoplégies nucléaires complètes, soit à la myasthénie.Les paralysies du regard portant sur la motilité volontaire et sur un nombre assez considérable de mouvements réflexes, \u2014 comme c\u2019est le cas pour la malade qui fait l\u2019objet de mon observation, \u2014 nécessitent pour leur production des lésions situées tout près des noyaux oculo-moteurs d\u2019où partent et où aboutissent les divers chiasmas de fibres qui unissent les centres et les noyaux régissant les diverses manifestations de l\u2019activité volontaire et réflexe des globes oculaires.Ma malade offre un tableau qui comporte un syndrome de Weber (atteinte parcellaire du MOC droit avec hémiplégie gauche) ; les paralysies oculaires observées chez elle nécessitent la participation lésionnelle des deux faisceaux longitudinaux postérieurs et de la commissure blanche postérieure, car on sait que la paralysie des mouvements de latéralité à droite et à gauche est déterminée par une lésion des faisceaux longitudinaux postérieurs, le droit pour les paralysies vers la droite, le gauche pour les paralysies vers la gauche; les paralysies des mouvements verti- NV.caux ou de l'élévation seulement, avec abolition ou non de la convergence sont causées par des lésions de la commissure blanche postérieure.Il est logique de présumer que les lésions qui ont créé chez ma malade sa première hémiplégie gauche de 1932 sont les mêmes que celles qui reproduisent aujourd\u2019hui la même hémiplégie, accompagnée cette fois, de paralysies oculaires.On se souvient que la malade remarqua en 1932, lors de sa première hémiplégie gauche, que son œil droit fut dévié pendant quelques semaines.Il est bien probable qu\u2019elle fit alors un syndrome de Weber où l\u2019élément MOC fut très discret.Son histoire de rhumatismes à répétition oriente dès 1932 vers une étiologie vasculaire: petites embolies ou thromboses.Le recul de près de cinq années depuis cette première manifestation hémiplégique permet d\u2019éliminer tous les processus pathologiques aigus et subaigus; il permet de ne pas nous attarder longtemps aux états tels que l\u2019ophtalmoplégie nucléaire progressive, à la myasthénie et aux tumeurs.Kissel et Grimaud (3), se basant sur le nombre de cas rapportés dans la littérature médicale où il est question de paralysies des mouvements associés des yeux portant à la fois sur la motilité volontaire et sur une partie de la motilité automatico-réflexe croient que l\u2019étiologie vasculaire de tels syndromes n\u2019est pas habituelle alors que leur origine néoplasique est au contraire très fréquente, 56% des cas; par ordre de fréquence décroissante viennent ensuite l\u2019encéphalite épidémique et la sclérose en plaques, puis enfin, les désordres vasculaires, \u2014 une dizaine d\u2019observations en tout.Ces auteurs insistent sur le contraste de cette rareté avec la fréquence des paralysies dissociées du regard dans les syndromes pseudo-bulbaires, \u2014 77% des cas.(3) P.Kissel et R.Grimaud.Syndrome pseudo- buibaire; paralysie des mouvements de latéralité des yeux vers la gauche; parésie verticale du regard.Remarques sur les motilités volontaire et réflexe des globes oculaires.Revue Neurologique.II.(101-104) juillet 1933. SAUCIER: PARALYSIE DES GLOBES OCULAIRES L\u2019encéphalite épidémique et la sclérose en plaques ne s\u2019intègrent manifestement pas dans l\u2019anamnèse de ma malade.L\u2019éventualité d\u2019une tumeur qui progresserait très lentement, et qui siégerait au niveau de la calotte ponto-pédonculaire est difficilement admissible.La marche des événements s\u2019y oppose et les circumfusa neurologiques orientent ailleurs.Une bonne encéphalographie, \u2014 selon la technique non encore publié de Wil- llam Cone,\u2014 qui mettrait parfaitement en évidence les contours du quatrième ventricule et de l\u2019aqueduc de Sylvius trancherait la difficulté, du reste, toute théorique.L\u2019état général de ma malade ne m\u2019a pas permis de lui imposer cette recherche trop dangereuse dans les circonstances, et qui n\u2019eut très probablement apporté qu\u2019un renseignement négatif.On sait d\u2019ailleurs que les néoplasmes de la fosse postérieure traduisent leur présence de façon très précoce, et c\u2019est là en somme, le meilleur argument pour ne pas accorder foi à l\u2019hypothèse tumorale.% #% x Cette observation illustre la possibilité de l\u2019existence au cours d\u2019un état lésionnel vasculaire, \u2014 c\u2019est celui qu\u2019il faut admettre par élimination, \u2014 de paralysies du regard volontaire dans toutes les directions, associées à des paralysies dissociées de la motilité réflexe.Chez ma malade, les réactions oculo- vestibulaires sont normales, ou à peu près; les pupilles réagissent à la lumière et à l\u2019accommodation ; les réflexes naso-palpébral, opti- co-palpébral et cochléo-palpébral sont conservés.Par contre, les modifications de position de la tête par rapport au tronc ou dans l\u2019espace ne déclanchent pas les mouvements réflexes habituels des globes, et l\u2019occlusion des paupières contre résistance n\u2019amène pas l\u2019élévation synergique réflexe normale.Il ne semble pas qu\u2019il faille incriminer ici les centres des mouvements volontaires et réflexes ni les noyaux oculo-moteurs, à l\u2019exception peut-être du noyau du MOC droit ou des fibres efférentes du même MOC dans leur trajet intrapédonculaire.Je l\u2019ai déjà dit, 233 une lésion bilatérale des chiasmas moteurs (f.1.p.et commissure blanche postérieure) rend bien compte de la presque totalité des symptômes observés.Il faut cependant admettre que cette lésion, malgré la massivité de son expression clinique, est encore relativement élective puisqu\u2019elle permet la persistance de certains réflexes oculaires alors qu\u2019elle s\u2019oppose à la manifestation de certains autres.Dans un carrefour aussi exigu que les faisceaux longitudinaux postérieurs et la commissure blanche postérieure on se demande comment certaines fibres provenant des tubercules quadrijumeaux antérieurs et des noyaux vestibulaires ont pu être respectées, et pourtant elles le sont puisque la malade a des réactions pupillaires normales et que les réflexes oculo-vestibulaires sont conservés.* kx * Quoi qu\u2019il en soit de la difficulté d\u2019expliquer intégralement la persistance de certains réflexes oculaires alors que d\u2019autres sont disparus, il semble démontré que le syndrome que présente ma malade est conditionné par des lésions supranucléaires pédonculaires intéressant tout particulièrement la région droite et gauche de la calotte et secondairement le pied du pédoncule droit.Il est peu probable que la calotte protubérantielle soit profondément touchée, si elle l\u2019est.Pour qu\u2019elle le soit, 1l faudrait invoquer à ce niveau la participation des paramédianes, mais on sait, depuis les travaux de Foix (4), que les ramollissements consécutifs à l\u2019atteinte des paramédianes probutérantielles ne frappent pas la calotte.Par ailleurs, les circon- férentiellles courtes et longues ne peuvent avoir été atteintes à ce niveau puisqu\u2019il n\u2019existe aucune évidence clinique pour le démontrer.Il paraît plus satisfaisant d\u2019incriminer les paramédianes pédonculaires qui se détachent du pédicule artériel rétro-mamillaire et dont (4) Charles Foix et Pierre Hillemand.Les artères de l\u2019axe encéphalique jusqu\u2019au diencéphale inclusivement.Revue Neurologique.II.(706-739) déc.1925. 234 le groupe postérieur constitue les paramédia- nes pédonculaires.Les plus externes s\u2019enfoncent à travers la partie interne du pied qu\u2019elles irriguent, puis vers la région de la calotte, les unes en dedans, les autres en dehors du noyau rouge.Il faut admettre qu\u2019une perturbation des paramédianes pédonculaires rend assez bien compte des symptômes chez ma malade et explique la non-participation des voies oculo-vestibulaires.Il est plus difficile d\u2019expliquer l\u2019intégrité de certaines connexions des tubercules quadrijumeaux antérieurs avec les noyaux des MOC, notamment la persistance des réflexes pupillaires.A tout événement, l'explication vasculaire que je propose répond à la très grande majo- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mars 1938 rité des faits.Une telle distribution lésionnel- Je réalise un syndrome de la calotte pédonculaire très spécial où l\u2019élément Bénédikt est complètement absent malgré la très grande proximité des organes dont la lésion en dé- clancherait l\u2019extériorisation.En résumé, cette malade présente un syndrome qui ne peut être que vasculaire, se mamfestant par une hémiplégie gauche avec syndrome de Weber parcellaire et une paralysie des mouvements volontaires des globes oculaires dans toutes les directions tandis que la motilité oculaire réflexe demeure par- trellement indemne.L\u2019atteinte des paramé- dianes pédonculaires rendrait compte de la majorité des faits.0.00 etl > 2-0. RECUEIL DE FAITS + + UN CAS DE PANCRÉATITE AIGUË Par Albert LeSAGE et Gaëtan BARRY, Médecins de l\u2019hôpital Notre-Dame.Le pancréas a pris une telle importance, depuis quelques années, en pathologie médico- chirurgicale, à cause de la place qu'il occupe dans le vaste estuaire gastro-duodénal où se déversent les canaux hépatiques, que nous sommes surpris du nombre restreint de cas rapportés dans nos hôpitaux.Est-ce oubli, de notre part?car on doit d\u2019abord y penser; est-ce erreur?Nous l\u2019ignorons; mais nous devons saisir toutes les occasions de poser cette question chaque fois qu\u2019un fait nouveau, même incertain, nous met en présence de cette éventualité.Nous avons eu l\u2019occasion, en décembre 1937, d\u2019en observer un cas dans notre service, à l'hôpital Notre-Dame, que nous avons diagnostiqué et traité comme tel avec un résultat satisfaisant.Observation.Il s\u2019agit d\u2019une femme de 32 ans, admise dans notre pavillon pour des troubles digestifs caractérisés par une sensation de boule à l\u2019épigastre accompagnée de crampes, de nausées et de vomissements répétés, survenus 1l y a deux jours à la suite d\u2019un repas très copieux.La douleur, paroxystique à son entrée, siège au creux épigastrique; elle est tenace, constante, et irradie à gauche et en arrière jusqu\u2019aux vertèbres lombaires.Cette femme est une obèse.L'examen général n\u2019offre, d\u2019ailleurs, aucune particularité, sauf au carrefour pancréatico- duodénal.Entre l\u2019appendice xiphoïde et l\u2019ombi- lie, la pression profonde provoque une douleur vive irradiant d\u2019arrière en avant et de droite à gauche jusqu\u2019à la deuxième lombaire.Cette exploration fait apparaître des nausées, même des vomissements, et un état syncopal.À ce niveau, on perçoit un battement aortique, une légère défense musculaire, une hyperesthésie et un aspect cyanotique local de la peau.La température oscille entre 9825 et 101° durant les six premiers jours.Présence de lipase dans les urines, de graisses et de fibres musculaires dans les selles.La recherche de la diastasurie révèle 256 unités.Fig.I Toutes ces recherches incriminent de plus en plus le pancréas.Nous cherchons à préciser notre diagnostic en nous adressant à la radiographie en vue d\u2019explorer l\u2019estomac, le cadre 236 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BUI1ETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mars 1938 duodénal et la vésicule.En voici le rapport: « La vésicule est faiblement colorée, il semble qu\u2019on y distingue des caleuls, sans oser l\u2019affirmer »., « quant à l\u2019estomac, le remplissage est normal, le fond est au-dessus des crêtes iliaques,\u2026 point douloureux à gauche surtout en dehors de l\u2019estomac, mais empiétant sur la partie externe de la portion verticale.» « En position debout, il existe une très légère saillie sur la petite courbure en bas de la portion verticale, avec, peut-être, parfois, une stricture, en face, sous la grande courbure; «En somme, estomac se vidant lentement, sans stase, présentant une anomalie de forme de l\u2019antre et du duodénum, comme dans les tumeurs du pancréas, et une petite déformation.La partie gauche du transverse dessine une courbe, comme si elle était repoussée en bas par une masse supérieure ».(Laquerriére).L\u2019examen du sang révèle une légère hyper- globulie: 5,150.000 gl.r., 10,000 gl.bl., ni hyperglycémie ni glucosurie provoquée.Fig.IT l\u2019antre pylorique donne l\u2019impression d\u2019être refoulé en haut à sa partie droite; le cadre duodénal est extrêmement large.« En décubitus et en procubitus, on ne voit pas la saillie de la petite coubure, l\u2019antre pylorique a encore l\u2019air repoussé en haut mais moins.Le cadre duodénal continue à être anormalement large.Après 2 heures, l\u2019estomac est vide de moitié.On ne voit plus la saillie de la petite courbure, l\u2019antre et le duodénum ont le même aspect.Fig.111 DIAGNOSTIC: Si nous faisons le compte des signes relevés chez cette malade, voici ce que nous trouvons: 1) Douleur paroxystique, vive, tenace au creux épigastrique, à la suite d\u2019un repas copieux, accompagnée de vomissements répétés.2) Irradiation et persistance de la douleur à gauche vers l\u2019angle costo-lombaire, puis en arrière au niveau de la 2ème lombaire.3) Hyperesthésie cutanée de la région xiphoïdienne et douleur syncopale à la pression profonde.tte mie street tr tem aa LESAGE ET BARRY: UN CAS DE PANCRÉATITE AIGUË?4) Lipase urinaire.5) Diastasurie élevée: 265 unités nohlge- muth.6) Hyperglobulie légère.7) Elargissement du cadre duodénal.8) Cholécystite caleuleuse probable.9) Présence de graisses et de fibres musculaires dans les selles.Ces signes correspondent à ceux que l\u2019un de nous a déjà étudiés en 1934 (1).Nous croyons qu\u2019il s\u2019est agi, dans ce cas-ci, d\u2019une crise de pancréatite aiguë œdémateuse, relativement légère, secondaire à un excès alimentaire chez une obèse souffrant déjà de lithiase biliaire très probable.(1) Syndromes pancréatiques aigus, par À.et J.LeSage, rapporteurs \u2014 23ième Congrès Français de Médecine, Québec 1934.237 La glace, une diète sévère, un repos prolongé en ont favorisé l\u2019évolution.Les signes énumérés plus haut ont peu à peu disparu; la diastasurie s\u2019est abaissée à 64 unités, et la malade a pu quitter l'hôpital le 40ème jour sans éprouver d\u2019autres malaises.Mais on ne doit pas compter sur une guérison définitive, en pareil cas, car le pancréas, au moment de son départ, est encore gros et le cadre duodénal est plus élargi qu\u2019à l\u2019état normal.(voir fig.IIT) Un nouvel excès alimentaire peut déclan- cher une nouvelle crise, beaucoup plus grave, celle-là: pancréatite hémorragique avec ou sans stéato-nécrose.La malade doit en être informée.Telle est la conclusion pratique de cette observation.e040 @0> 0 ABCES DU POUMON A FLORE MICROBIENNE MIXTE.GUERISON SPONTANEE Par J.-E.DUBE, Professeur de clinique médicale à l\u2019Université de Montréal, Médecin de Observation.Rolande L., âgée de 19 ans, entre à l\u2019Hô- tel-Dieu, le 5 novembre 1937, pour de la toux, de l\u2019expectoration, haleine fétide, fièvre et point de côté.15 jours auparavant, la malade avait été opérée pour amygdales hypertrophiées et remplies de pus.Dès le lendemain la patiente présente de la fièvre et se plaint d\u2019une forte douleur au côté gauche de la poitrine.De retour chez elle, après cinq jours d\u2019hospitalisation, la fièvre et la douleur continuent en même temps qu\u2019apparaît une toux persistante et, plus tard, une expectoration légèrement nauséabonde.Son médecin, après avoir pratiqué sans résultat une ponction exploratrice, la fait hospitaliser.Antécédents héréditaires: excellents; père, mère, 3 frères, 3 sœurs vivants et bien portants.Antécédents personnels: on relève une typhoïde à l\u2019âge de 9 ans et, plus tard, une scarlatine.Menstruations normales.La malade, à son entrée, n\u2019a pas de céphalée ni troubles nerveux.Vue excellente, rien aux oreilles et au rhino-pharynx; aucun symptôme du côté du cœur, du tube digestif et des voies urinaires.Son appétit est encore assez bon, seules la toux et l\u2019expectoration fétide l\u2019ennuient et inquiètent sa famille.A premiere vue, cette jeune fille, toujours souriante, ne paraît pas gravement atteinte.La température, cependant, est 1000 F., le pouls 120 et la respiration 40.L'examen des poumons permet de constater rien de particulier à l\u2019inspection et à la palpation.On trouve, cependant, une légère matité, avec râles, à la partie moyenne et à la l\u2019Hôtel-Dieu.base du poumon gauche.Rien de particulier à la région antérieure des poumons.Le cœur est rapide mais régulier et ne présente aucun souffle valvulaire.La tension artérielle est de 110/75.Rien aux organes abdominaux.Pas d\u2019æ- dème aux membres inférieurs et les réflexes sont normaux.Radiographie No I Le 6 novembre, temp.104 2/50 F.La scopie montre une opacité dans la partie moyenne du poumon gauche.Il y a alors matité dans la région axillaire.Le 8 novembre, temp.103 2/50 F.Les crachats sont légèrement teintés de sang et leur odeur est plus fétide, au point qu\u2019il est nécessaire d\u2019isoler la patiente des autres malades de la salle.NT rite.inerte DUBÉ: ABCÈS DU POUMON À FLORE MICROBIENNE MIXTE Le 10, la malade tousse et expectore abondamment un pus fétide.Elle se sent soulagée- Temp.1020 F., et le 11 la température est de 103 2/50 F.Le 12, les quintes de toux continuent fréquentes et avec expectoration.Température 1020 F.La malade, traitée depuis le début par les lavements créosotés et une potion expectorante, est maintenant placée chaque jour dans la position ventrale sur le bord du lit, le thorax abaissé, de façon à permettre le drainage de Radiographie No IT l\u2019abcès pulmonaire dans la trachée.Chaque fois, la malade tousse et expectore abondamment.Une radiographie, faite le 15 novembre, montre un abcès dans le poumon gauche avec niveau liquide.La température, grâce à ce traitement postural, s\u2019abaissa rapidement jusqu\u2019au 18 novembre, alors qu\u2019elle devient normale.La toux et l\u2019expectoration, de moins en moins nauséabonde, diminuent graduellement jusqu'à cessation complète.Le pouls toujours élevé et variant de 120 à 130, s\u2019abaisse à la normale vers la même date.239 Une deuxième radiographie, faite le ler décembre, montre un poumon complètement cicatrisé.La malade quitte l\u2019hôpital le 7 décembre en pleine convalescence.Quinze jours plus tard elle est tout a fait rétablie.ANALYSES DE LABORATOIRE Urines: Traces légères d\u2019albumine.Crachats: Les 9 et 12 novembre, contiennent, tétrageéne et streptocoques.Flore microbienne mixte et très abondante.Absence de bacilles de Koch.Commentaires Les abcès du poumon n\u2019ont pas toujours une évolution aussi heureuse, bien entendu.Car, si le diagnostic est relativement facile à faire lorsqu\u2019il y a point de côté, fièvre, toux et haleine fétide, avec en plus l\u2019aide d\u2019une radiographie, il n\u2019en est plus de même pour le pronostic qui varie suivant que l\u2019analyse des crachats révèle la présence de pneumocoques, streptocoques, pneumobacilles de Friedlander, d\u2019amibes, de germes anaérobies, de spirochètes.Le pronostic varie également suivant l\u2019âge et la résistance du malade, son milieu, les soins et les attentions qu\u2019il reçoit et le traitement.Ma jeune malade était dans les meilleurs conditions à ce sujet, et les bons soins, qui lui furent prodigués à l\u2019hôpital, contribuèrent certainement à sa guérison.L'abcès du poumon survient le plus souvent après une intervention sur des amygdales infectées, comme dans le cas de Rolande L., ou après une avulsion dentaire.« Le Journal de Médecine de Lyon », dans son numéro du 20 décembre 1936, publiait un article très documenté intitulé « Les Classifications Anatomiques des abcès du Poumon », par MM.Victor Cordier, Pierre Croizat et Jean Gonnet, de Lyon, dont voici quelques extraits: «On a souvent souligné la curieuse destinée des abcès pulmonaires: bien installés dans la nosologie par Laénnec, ils passent au rang de rareté clinique jusqu\u2019au début de ce siècle, puis, subitement, pour des raisons mul- 240 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, mars 1938 tiples, deviennent une vedette de la pathologie pulmonaire.L\u2019épidémie de grippe, la vague d\u2019amibiase amenée par la guerre, la fréquence de leur découverte radiologique, l\u2019introduction de la bronchoscopie, l\u2019avènement de diverses chirurgies audacieuses, tout a contribué a les multiplier d\u2019abord, ensuite (et probablement surtout) à les faire mieux connaître.» « Le dogme de la rareté de l\u2019abcès du poumon fut admise sans conteste et confirmé par Andral, Grisolle, Trousseau.» \u2026« Avec Dieulafoy le fait est érigé en loi, la pleurésie interlobaire domine la pathologie des suppurations broncho-pulmonaires.La pleurésie interlobaire est la règle, l\u2019abcès du poumon, l\u2019exception.Tel est l\u2019aphorisme classique sur lequel vécurent, jusqu\u2019en 1920, plusieurs générations médicales à la suite du maître illustre qui l\u2019avait émis.Tripier lui- même les considérait comme exceptionnels.» J\u2019ai connu Dieulafoy, j'ai entendu ses lumineuses leçons cliniques et pendant plusieurs années j'ai fait des diagnostics de pleurésies interlobaires en m\u2019appuyant sur la symptomatologie clinique décrite par ce grand Maître.Chaque fois que je voyais un malade souffrant d\u2019un point de côté «très aigu» avec fièvre, toux et dont l\u2019examen permettait de déceler dans l\u2019un des poumons une matité suspendue entre deux sonorités, je faisais invariablement un diagnostie de pleurésie inter- lobaire.Et, plus d\u2019une fois, ces malades guérirent après la grande vomique habituelle d\u2019un pus infecte.Puis, j'ai vécu la terrible épidémie de grippe de 1918 avec ses fréquentes suppurations pulmonaires, et plus tard j\u2019ai assisté au début des succès de la radiologie dont nous ne saurions plus nous passer dans l\u2019examen du poumon.«Les abcès du poumon sont devenus plus fréquents et la pleurésie interlobaire exceptionnelle », disent ces mêmes auteurs.Ils croient très acceptable la classification moderne des abcès du poumon des Américains Aschner et Lilienthal: « La bronchectasie ; l\u2019abcès bronchectasique ; l\u2019abcès extrabronchi- que ; la pneumonie suppurée.» Paul Savy, dans son Précis de Pratique Médicale, p.594, dit: « Qu\u2019il serait avantageux d\u2019englober sous l\u2019étiquette « Abcès du poumon » toutes les suppurations intrapulmo- naires, quel que soit l\u2019agent pathogène en cause.» - Cet auteur ajoute avec raison: « Que c\u2019est la vomique évacuatrice et la radiographie qui représentent les éléments du diagnostic; les signes fonctionnels généraux et physiques ne permettent en général que de reconnaître l\u2019existence d\u2019une pneumopathie aiguë mais non pas de l\u2019abcès lui-même.» Le diagnostic différentiel est à faire, toujours d\u2019après Savy, «entre les pneumopathies aiguës, la gangrène pulmonaire, la pleurésie interlobaire, le cancer du poumon, le kyste hydatique, la tuberculose pulmonaire, la dilatation des bronches.» L\u2019évolution de la maladie, les caractères de l\u2019expectoration et la radiographie permettent généralement d\u2019établir, tôt ou tard, le diagnostic véritable.Le traitement que j'ai prescrit chez ma malade, en dehors des soins habituels des pneumopathies, a consisté dans l\u2019emploi de lavements créosotés: 30 gouttes de créosote dans 100 c.ec.de lait chaud, bien émulsionné, administré matin et soir; et le drainage de l\u2019abcès par le traitement postural.J\u2019aurais sûrement employé les injections de chlorhydrate d\u2019émétine, si les crachats avaient contenu des amibes ou même si la guérison de l\u2019abcès avait retardé.Je n\u2019al pas eu besoin non plus du sérum anti-gangréneux ni des arsénicaux qui m\u2019ont donné d\u2019excellents résultats chez d\u2019autres malades ou ils étaient indiqués.L\u2019emploi des autres vaccins n\u2019est guère conseillé.Je n\u2019al pas eu recours non plus au drainage bronchoscopique très conseillé dans certaines formes d\u2019abcès de longue durée.Voici, pour terminer, ce que Savy écrit sur le traitement chirurgical des abcès du poumon : « Le traitement chirurgical est \u2014 en dehors de la pleurotomie pour empyème surajouté \u2014 EEE EP VD RON OU DUBÉ: ABCÈS DU POUMON À FLORE MICROBIENNE MIXTE représenté par des interventions variables mais dont le pourcentage global de mortalité est encore de 31 p.100 (Eggers 1928).« Le pneumothorax artificiel est contre-indiqué en général, car il favorise l\u2019apparition du pyo-pneumothorax gangréneux.Il n\u2019est véritablement utile que si l\u2019abcès est bien drainé par la bronche, profondément situé et entouré d\u2019un parenchyme peu densifié.« La phrénicectomie, strictement limitée aux lésions de la base, s\u2019accompagne souvent d\u2019hémoptysies graves et de poussées infectieuses pulmonaires.« La thoracoplastie extra-pleurale n\u2019est indiquée que dans le cas d\u2019abcès superficiel, bien drainé et sans poussées aiguës ; de même en ce qui concerne le décollement extra-pleural.«La pneumotomie et la lobectomie sont des opérations très graves.«Quant à la thérapeutique bronchoscopi- que, elle est assez utilisée en Allemagne et en Amérique: à l\u2019aide du bronchoscope, on as- 241 pire les sécrétions purulentes du foyer et on peut l\u2019irriguer avec des antiseptiques.» C\u2019est également l\u2019opinion du Professeur Emile Sergent, et il l\u2019a défendue, avec la clarté et la précision qui lui sont familières, au cours d\u2019une leçon clinique faite il y a quelques années déjà à l\u2019hôpital Royal Victoria, à Montréal, sur l\u2019invitation de son ami, le Prof.Edward Archibald.La discussion, qui eut lieu alors entre ces deux Maîtres de la médecine et de la chirurgie des voies respiratoires, est encore bien vivace dans ma mémoire ; car, ce fut là l\u2019expression vivante de la pensée du grand clinicien français, dont l\u2019ambition a toujours été de créer, à Paris, l\u2019Institut anti-tuberculeux Médico-Chirurg:- cal où les graves problèmes du traitement de la tuberculose pulmonaire seraient discutés par des médecins et des chirurgiens d\u2019expérience avant de préconiser une intervention chirurgicale. RÉACTIONS DOULOUREUSES DU PLEXUS SOLAIRE VIS-A-VIS L\u2019INFECTION ET L\u2019INTOXICATION \u201c Par Alfred MOUSSEAU, F.R.C.P.(Canada), Professeur Agrégé à l\u2019Université de Montréal.Chef de la Consultation de Gastro-entérologie à l\u2019hôpital Notre-Dame.En présence d\u2019un malade souffrant depuis plusieurs mois de douleurs au creux épigastrique, il est assez naturel de penser à l\u2019existence d\u2019une lésion organique.Le caractère de la douleur, son horaire, des renseignements précis d\u2019ordre clinique et radiologique sur les diverses fonctions de l\u2019estomac, du foie, de l\u2019intestin, permettent le plus souvent d\u2019établir le diagnostic.Dans ces conditions, une affection chronique avouée, confirmée par l\u2019examen séro- logique, en l\u2019oceurence, une syphilis, conduira logiquement la clinique à interpréter ce syndrome douloureux et tenace comme relevant, soit d\u2019une forme quelconque de syphilis gastrique, soit du tabes.Dans le cas ou le diagnostic de ces précédentes affections ne peut être rigoureusement soutenu, il reste l\u2019opportunité d'interroger le sympathique abdominal, en particulier, le plexus solaire qui, en dehors de toute affection tabétique, peut avoir à souffrir, pour son propre compte, de l\u2019infection tréponémique.Une intoxication concomitante, s\u2019ajoutant à l\u2019infection syphilitique, peut faire apparaître des manifestations cliniques très variables, susceptibles d\u2019embrouiller le syndrome douloureux au point d\u2019en fausser l\u2019interprétation et de conduire à l\u2019intervention exploratrice.Récemment, une requête du service de Der- mato-Syphiligraphie au service de Gastro- entérologie, nous mit en face d\u2019un cas réunissant les manifestations cliniques variées décrites plus haut.Une surveillance quotidienne et attentive du malade, transporté dans notre service, nous a amené à des conclusions que nous soumettons à votre dissussion.1.Travail présenté à la Société de Gastro-entéro- logie de Montréal, séance du 31 janvier 1938.Observation.E.D., âgé de 36 ans, marié, sans enfant, fait son entrée à l\u2019hôpital Notre-Dame le 21 juillet 1936 et en sort le 24 août 1937.Au cours de ses 13 mois d\u2019hospitalisation, il passe successivement de la médecine a la chirurgie, du service de Chirurgie au service de Syphiligraphie, pour revenir un peu plus tard, après quelques jours de congé à domicile, dans ce service de Syphiligraphie; comme dernière étape, il passe 7 semaines dans notre service de Gastro-entérologie.Faisons brièvement l'histoire de ses stages successifs dans les différents services de l\u2019hôpital: ler Stage: Son entrée en médecine, motivée, la première fois, par des douleurs au creux épigastrique avec irradiation dorsale et vomissements périodiques, un amaigrissement de 20 lbs en 6 mois, fait porter, en raison d\u2019une azotémie de 0.63 ctgr., le diagnostic, peut-être hardi, de néphrite azotémique.Pour des raisons que j'ignore, on omet tout examen radiologique de l\u2019estomac et de la vésicule biliaire.Conditions associées: un B.W.+ + + +, fortement positif, et une hernie inguinale scrotale droite.Après quelques traitements au Muthanol qui n\u2019influencent nullement la formule sérologique, on dirige le malade dans le service de Chirurgie pour y être opéré de sa hernie dont il se plaint beaucoup: douleur qui, cependant, n\u2019avait compté pour rien dans sa venue à l'hôpital.2ème Stage: En Chirurgie (50 jours) du 19 août au 9 octobre 1936.Opéré le 25 août pour hernie, le malade continue à souffrir et à tel point que le chirurgien décide un blocage des splanchniques.Comme il soupçonne chez ce malade un nervo- RE EE EE Er MOUSSEAU: RÉACTIONS DOULOUREUSES DU PLEXUS SOLAIRE sisme exagéré, il n\u2019utilise la Nupercaïne que pour les boutons dermiques et déjà le malade se plaint de douleurs aux points d\u2019injection, et de nausées.Nous plaçons, dit le chirurgien, nos aiguilles, et nous injectons 3 c.c.d\u2019eau distillée dans chaque aiguille: ces quantités faibles déclanchent une crise de cyanose, d\u2019agitation et de nausées, mais sans altération du pouls.Les aiguilles sont alors enlevées.Devant la crise présentée par ce soi-disant malade, dit le chirurgien, nous n\u2019hésitons pas à déclarer que c\u2019est un hypothalamique avéré pour lequel nous conseillons un traitement rééducationel, nonobstant la thérapeutique anti-luétique qu\u2019il faudra mettre en action.Et le malade est alors remis en liberté le 9 octobre après un stage de 50 jours dans le service de chirurgie où l\u2019on ne ménagea pas la méditation calmante.3ème Stage: Son séjour à domicile ne devait pas être de longue durée.Trois semaines plus tard, il rentre de nouveau à l'hôpital, cette fois dans le service de Dermato-Syphiligraphie où il demeure tout près de 4 mois, soit 112 jours.Venu au dispensaire consulter pour vomissements et douleurs épigastriques, on pensa, étant donné ses antécédents syphilitiques, à des crises gastriques tabétiques.Admis dans le service de Dermato-Syphiligraphie le 30 octobre 1936, son poids n\u2019est alors que de 105 lbs; sa P.A.110/60; on note une anémie relative: 3.600.000 gl.r.; azotémie 0.24; glycémie 1 gr 36; des urines normales.L\u2019examen du liquide céphalo-rachidien donne une réaction de B.W.très positive + + + + avec 0.8 c.c.(antigène alcoolique) + + + + avec 0.4 ce.(antigène cholestériné).L\u2019examen chimique et cytologique du liquide céphalo-rachidien = Albumine 0.30 ctg.; Lymphocy.7; gomme + + + + On institue un traitement anti-lutéique d\u2019abord par le Novar et le Stovarsol.Ce traitement n\u2019améliore pas la réaction sérologique.On continue quand même de le traiter activement.À cause de douleurs tenaces et rebelles dans la loge rénale droite, on fait appel 243 à l\u2019urologiste.Une cystoscopie ne révèle rien.L\u2019examen des urines après division: Rein droit: cellules épithéliales: Rein gauche: sang.Examen bactériologique négatif.Une pyélo- graphie est ensuite pratiquée.Résultats: il y a beaucoup de gaz dans l\u2019abdomen: les deux bassinets sont globuleux.Comme ce malade continue de souffrir beaucoup de son estomac et qu\u2019il en est arrivé à un état de dénutrition avancée, par suite d\u2019une intolérance gastrique presque absolue vis-à-vis des liquides et des solides, une requête est adressée à l\u2019un des services de médecine.On opine alors pour des crises gastriques du tabes et l\u2019on prescrit une réhydratation du malade par du sérum glucosé tout en recommandant de poursuivre le traitement anti-lutéique.Pendant ces quatre mois, le malade absorbe une quantité assez importante de morphine, de Pantopon et de bromures.Malgré cela, l\u2019état général du malade s\u2019améliore quelque peu et il en profite pour demander un autre congé.Il quitte l\u2019hôpital le 22 février 1937, le B.W.étant encore positif, malgré l\u2019intensité et la bonne conduite du traitement anti-spécifique.4ème Stage: en Dermato-Syphiligraphie.Entré le 2 avril 1937; départ le 30 juin 1937.Motif d\u2019admission: tabes gastrique.A son entrée on se préoccupe d\u2019abord de calmer ce malade qui présente les mêmes douleurs gastriques qu\u2019auparavant.Morphine, Sédol, Pan- topon sont généreusement administrés; et malgré cela, il continue de souffrir.Une requête est alors adressée au service de Gastro-entérologie.Nous tentons de l\u2019examiner; mais il est dans un tel état de déchéance physique et morale douloureuse, son agitation est si grande, que l\u2019examen physique ne nous permet pas de conclure en faveur d\u2019un trouble nerveux fonctionnel ou organique de l\u2019estomac.Nous nous bornons à demander un examen radiologique du tube digestif.Les conclusions sont les suivantes: « L\u2019estomac est très long et très hypotonique.Le pylore est net.Le bulbe est gros mais non déformé.Le reste du duodénum présente des segments étroits et des segments très 244 larges.L\u2019estomac se vide très mal à cause d\u2019une grosse gêne dans la région duodéno- jéjunale (suite probable de ptose gastrique).Le foie est très gros.» Dr Léonard.Le régime ordinaire des ptoses est prescrit et en partant du service de Dermato-Syphili- graphie, ce malade est encore recommandé aux syphiligraphes, étant donné la forte positivité de sa réaction sérologique.Nous réservons, cependant, notre opinion sur leurs conclusions (tabes) puisqu\u2019en réponse à la requête qui nous est faite, nous inclinons vers un diagnostic de solarite.Deux mois s\u2019écoulent en Dermato-Syphili- graphie, au cours desquels on pratique divers traitements: diathermie, malariathérapie, No- var, Muthanol, Tryparsamide,Dmelcos, Sul- foleum; et surtout, on ne lésine pas sur la médication calmante que réclame son état de souffrance continuelle.Devant l\u2019inefficacité des traitements institués et la persistance des douleurs gastriques, ce malade est dirigé dans le service des Voies Digestives.C\u2019est à ce moment que nous pratiquons un examen plus attentif, plus minutieux.5ème Stage: Gastro-entérologie.Du 30 juin au 24 août 1937.Dans notre réponse à la requête des Syphiligraphes dans laquelle nous proposions le transfert du malade chez nous, nous écrivions ceci: « Avons l\u2019impression que ce malade, tout en étant imprégné de syphilis, ne présente pas les signes du tabes, encore moins ceux de la paralysie générale.Etant donné ses troubles de distension gastrique, révélés lors du dernier examen radiologique, nous accepterions ce malade dans notre service pour quelque temps.» Examen clinique: Le malade est recroquevillé sur lui-même.Facies souffreteux, teint sub-ictérique, absence complète de pannicule adipeux, peau sèche, ichtyosique.Hypothermie.Pouls 90.Etat général très mauvais.Poids, 97 lbs.Aucune adénopathie; langue propre.Dentition bonne.Poumons: Rien de pathologique.Cœur: Bruits atténués; aucune lésion orificielle.PA.85/65.1 UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.À.N.\u2014 Montréal, mars 1938 Le foie déjà reconnu comme gros aux Rayons X, deux mois auparavant, ne le paraît plus; la rate n\u2019est pas hypertrophiée.Examen de l'abdomen: Le ventre est rétracté.À la palpation, superficielle cependant, les parois présentent une certaine souplesse.À la palpation profonde, l\u2019abdomen se défend de partout, et particulièrement au niveau des différents plexus nerveux: solaire, iliaque, reno et lombo-aortique.A l\u2019enfoncement profond du pouce, dans les angles costo-iliaque droit et gauche, on réveille une douleur qui Fig.I.Avant le traitement: état de dislocation gastrique.nous paraît exagérée par suite de la nervosité du malade.Les régions sous-costales droite et gauche se défendent a la palpation.Il est impossible de percevoir aucun des segments du gros intestin, si ce n\u2019est le sigmoïde qui est contracturé, et nous paraît d\u2019un tout petit volume.Le ventre nous paraît vide, mais rempli de douleurs.Absence d\u2019hémorroïdes internes ou externes.Le toucher rectal reste difficile par suite du spasme de la région.L\u2019examen du système nerveux, fait en vue de rechercher les stigmates de la syphilis, révèle que les réflexes rotulien, achiléen et plan- MOUSSEAU: RÉACTIONS DOULOUREUSES DU PLEXUS SOLAIRE taire sont Absence d\u2019Argyll- Robertson.Signe de Romberg négatif.La démarche, rendue difficile par suite du long jeûne, n\u2019est cependant pas celle d\u2019un tabétique; le langage, affaibli par l\u2019inanition, est bien articulé.Un B.W.avec le sang est encore très positif.Une céphalée temporale et de l\u2019insomnie accompagnent cet état.Le même syndrome douloureux de la région épigastrique existe, accompagné de vomissements, parfois bilieux, parfois muqueux.L'analyse des urines révèle de l\u2019urobiline.normaux.EL Fig.II.Deux mois et demi apres le traitement: le fond de l\u2019estomac est relevé de 12 centimètres.L\u2019épreuve de la galactosurie est cependant négative.L\u2019azotémie et la glycémie restent dans des limites normales.On enregistre ni hématémèse, ni mélæna.Impression générale qui se dégage de l\u2019examen clinique: profonde intoxication.L\u2019état de maigreur due à une intolérance gastrique presque absolue, les douleurs d\u2019abord localisées aux différents plexus, l\u2019irradiation capricieuse et presque généralisée à l\u2019abdomen, nous incitent à croire qu\u2019il y a un grand bouleversement dans le système nerveux central et végétatif.Le système sympathique 245 abdominal nous semble plus atteint.profondément Commentaires En nous remémorant l\u2019antécédent le plus important de notre malade, sa syphilis, qui n\u2019a jamais régressé malgré la multitude et la persistance des traitements anti-luétiques et les heures de souffrance qui ont nécessité des doses considérables de calmants, (morphine et ses dérivés), on peut supposer que cette infection syphilitique s\u2019est trouvée compliquée d\u2019une intoxication thérapeutique: infection et intoxication réunies, pouvant, de par l\u2019intermédiaire des systèmes vagues et sympathiques, expliquer ces fâcheuses répercusions gastriques.Pour en arriver à de telles conclusions, il faut que la thérapeutique instituée ait fait ses preuves, qu\u2019elle ait, de ce fait, éliminé les lésions organiques auxquelles un semblable syndrome douloureux pouvait se rattacher et qu\u2019elle ait reçu des examens radiologiques l\u2019attestation de ses résultats.La thérapeutique anti-luétique n\u2019a d\u2019abord apporté ici aucune amélioration.La syphilis est restée à la base de cette cælialgie primitive et des différentes manifestations de dystonie végétative.Il semble, cependant, que cette àrita- tion du plexus solaire n\u2019est cependant pas due uniquement à la syphilis, puisque le traitement spécifique ne l\u2019a pas améliorée; mais, à notre avis, elle est due plutôt à une intoxication médicamenteuse associée, puisqu\u2019une thérapeutique par « abstention» l\u2019a fait dis- paraitre.Il est vrai que des affections comme le ta- bes et les gastro-radiculites auraient pu expliquer ces douleurs violentes et ces vomisse- mens fréquents à forme émétisante.Le tabes avait d\u2019abord été l\u2019affection soupçonnée; et alors les douleurs tabétiques sont lancinantes, fulgurantes, térébrantes ou cons- trictives.Elles n\u2019avaient pas, chez notre malade, ce caractère.Elles n\u2019avaient pas ce début et cette fin brusque qu\u2019on rencontre chez les tabétiques.L'absence du signe de 246 Westphal et du signe d\u2019Argyll-Robertson et des troubles trophiques à grand fracas, plaidait contre cette affection.On remarquait bien quelques troubles trophiques de la peau, mais ils étaient plutôt dus à une déshydratation par les vomissements qui, eux non plus, n\u2019apparaissaient pas brusquement pour disparaître de la même façon; aucune zone d\u2019anesthésie à distribution radiculaire et pas de troubles moteurs du nerf oculaire, tels que: strabisme, diplopie, ptose ou mydriase.Un autre syndrome douloureux actuellement bien connu, mais différent du tabes, plus par son expression clinique que par sa base pathogénique, et qui pourrait porter à discussion, c\u2019est celui des gastro-radiculites d\u2019origine syphilitique.Les gastro-radiculites d\u2019origine syphilitique qui se manifestent par des douleurs variables, sans horaire précis, sans vomissements importants, présentent des irradiations dorsales, intercostales et lombaires.Une thérapeutique anti-spécifique est seule capable de combattre efficacement ces douleurs qui résistent à tous les traitements digestifs.Chez notre malade, la thérapeutique anti-spécifique est demeurée, comme nous le savons, tout à fait inefficace; ceci nous porte à croire qu\u2019un autre élément que la syphilis est entré en ligne de compte pour neutraliser l\u2019effet du traitement spécifique contre la douleur.La syphilis gastrique peut revêtir plusieurs aspects anatomo-cliniques.La gastrite syphilitique, atrophique ou hypertrophique, les hyperplasies fibreuses diffuses avec leurs trois principaux aspects clinico-radiologiques: sténose, biloculation, linite; les formes scléro- gommeuses qui ont de si grandes analogies avec les néoplasies donnent lieu à un syndrome douloureux que l\u2019examen radiologique se charge d\u2019éliminer, comme il l\u2019a fait pour notre cas.L\u2019ulcère syphilitique aurait pu être ici soupçonné.L\u2019aspect clinique s\u2019y opposait: pas de gastrorragies fréquentes et abondantes ni le rythme annuel et journalier si net des ulcères.Absence de signes radiologiques.En outre, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A, N.\u2014 Montréal, mars 1938 les troubles végétatifs diffus et la localisation élective, maxima au plexus solaire, sont des manifestations importantes qu\u2019on trouve rarement dans l\u2019ulcère.La prise de liquide ou d'aliments ne faisait, chez notre malade, qu\u2019accroître les douleurs soi-disant gastriques.Le premier examen radiologique avait montré une atonie considérable du muscle gastrique pouvant faire penser à une gastrite syphilitique du type hyposthénique mais pour affirmer un tel diagnostic de gastrite, il aurait fallu s\u2019appuyer sur l\u2019examen gastrosco- pique ! que nous n'avions pas pu pratiquer.L'hypothèse d\u2019une telle affection aurait pu se soutenir, mais, si elle a existé, elle n\u2019a pu qu\u2019être associée à l\u2019élément neuro-végétatif.La ptose gastrique, à elle seule, est-elle capable d\u2019entretenir une douleur aussi persistante et conduire à un état de déchéance physique aussi avancée?Oui.C\u2019est possible.Mais si la ptose déclanche de véritables tiraillements en position debout, elle est très soulagée par le clinostatisme, à moins que la ptose ne soit fixée ou encore compliquée d\u2019une lésion ulcéreuse de la région pylorique et d\u2019adhérences concomitantes.Le caractère de la douleur présentée par notre malade s\u2019opposait à celui que l\u2019on rencontre ordinairement dans ces cas de ptose.La dislocation gastrique importante qu\u2019il présentait n\u2019a jamais été soulagée par la position horizontale; bien qu\u2019il ait été facile de mettre en évidence la mobilité gastrique par la manœuvre de Chilaiditi.Nous montrerons, plus loin, à l\u2019aide de radiographies, ce que le traitement institué a apporté d\u2019amélioration à cet estomac disloqué.Pouvait-il s\u2019agir d\u2019aortite abdominale?Nous ne soulevons ' cette hypothèse que pour la rejeter aussitôt.Quand le tréponème lèse les tuniques de l'aorte, il imprime à l\u2019affection une allure grave et souvent dramatique: on relève des troubles tensionnels des membres inférieurs qui correspondent à une augmentation de volume du vaisseau, parfois 1.L'hôpital Notre-Dame a, depuis ce temps, fait l\u2019acquisition d\u2019un gastroscope que nous utilisons désormais pour l\u2019étude des maladies de l\u2019estomac. MOUSSEAU: REACTIONS DOULOUREUSES DU PLEXUS SOLAIRE à des hémorragies intestinales importantes et à de l\u2019asyneronisme des pouls radiaux et fémoraux.Nous n\u2019avons remarqué rien de tel.Quand il s\u2019agit de diagnostic différentiel, ce serait une faute que de ne pas faire entrer en ligne de compte certains états vésiculaires douloureux, de même que certaines pancréatites chroniques, à cause du voisinage immédiat du glanglion semi-lunaire: l\u2019appendicite chronique en empruntant le trajet des voies lymphatiques peut créer un état douloureux du carrefour sous-hépatique dû à de la péri- viscérite.Ici l\u2019évolution de la maladie fait rejeter ces différentes hypothèses.Après avoir éliminé la possibilité de ces multiples affections organiques, nous en sommes arrivés à considérer notre cas comme étant l\u2019expression d\u2019une altération fonctionnelle du sympathique abdominal, en particulier du plexus solaire et de ses branches.L\u2019affection syphilitique, associée à l\u2019intoxication thérapeutique, réclamant à son tour une médication calmante, devenue toxique elle-même, n\u2019a-t-elle pas fini par constituer une triple affection, susceptible de léser élec- tivement le systéme vago-sympathique de notre sujet?N\u2019avons-nous pas vu certaines infections tuberculeuses à localisation surrénale, péritonéale ou polynévritique même?Quand nous savons combien sont nombreux les cas de sympathicotonie, de vagotonie, de dystonie totale qui répondent à des syphilis acquises ou héréditaires, pourquoi ne nous serait-il pas permis de soulever ici l\u2019hypothèse d\u2019une atteinte particulière du système orga- no-végétatif par le tréponème ?Mais tout travail clinique \u2014 pour prétendre à une valeur relative de certitude, doit s'appuyer sur un contrôle anatomique ou sur les résultats de la thérapeutique.Pour prouver que les données cliniques sont bien sous la dépendance de la donnée étiologique, nous avons mis en œuvre le seul moyen que nous avions à notre disposition: l\u2019épreuve thérapeutique, l\u2019intervention chirurgicale n'avant pas été jugée opportune.247 Le malade a d\u2019abord été privé de toute médication calmante ou autre.L\u2019épreuve fut des plus rudes; et malgré les récriminations et les pleurs du sujet, nous lui avons administré de l\u2019eau distillée sous la peau en guise de morphine, et quelques grains de « mica panis » par la bouche.Seules quelques doses de bromure et d\u2019atropine furent données, mais à de rares intervalles.Nous n\u2019avons pas oublié de l\u2019hydrater fortement et de le sustenter rapidement par une alimentation solide et graduellement abondante.Une amélioration sensible est remarquée vers le 15ème jour de son entrée dans notre service.C\u2019est alors qu\u2019est tenté, de nouveau, pour être d\u2019ailleurs vite abandonné, un traitement par le Muthanol, dans le but d\u2019améliorer la réaction sérologique; mais la syphilis ne régresse pas davantage, alors que l\u2019état général s'améliore graduellement et que la cælialgie et les vomissements disparaissent à tout jamais.Le malade est resté 7 semaines dans notre service; à son départ, il avait engraissé de 17 livres et était devenu, depuis quelques jours, le serviteur dévoué de ses voisins de salle et portait belle humeur.Une radiographie est faite avant son départ, pour comparer l\u2019état de l\u2019estomac à celui que nous avions trouvé 3 mois auparavant: ler mar 1937: « Estomac très long et très hypotonique.Les contractions sont très faibles.Parois assez souples.Courbures non déformées.Pylore net.Bulbe très gros mais non déformé.Le reste du duodénum présente des segments étroits et des segments très larges.L\u2019estomac se vide très mal à cause d\u2019une gêne dans la région duodéno-jéjunale.Le foie est gros.» (Dr Léonard).(Fig.I).15 juillet, 1937.« L\u2019estomac est ortho- tonique.Les parois et courbures paraissent normales.L\u2019aspect que présente l\u2019estomac est celui d\u2019un estomac qui aurait été fixé ou relevé par une opération.Le pylore est assez net. 248 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mars 1938 Le bulbe est encore gros mais n\u2019est pas bien net.L\u2019estomac se vide en temps normal.(Dr Léonard).(Fig.IT).Une galactosurie montre l\u2019absence de galac- .tose; les urines: présence d\u2019urobiline.Le B.West encore très positif dans le sang.Conclusions Ce malade dont vous avez suivi le long calvaire douloureux, fut en état de crise gastrique presque continue pendant un an.Des vomissements répétés l\u2019avaient conduit à un état de déchéance physique et morale avancé.Il fut impossible de déceler la moindre lésion organique.Cependant, il finit par guérir, sinon de sa syphilis, du moins de ses douleurs.\u2014 Nous restons avec la conviction intime que ses crises gastriques étaient sous la dépendance d\u2019un état d\u2019hyperexeitabilité du système neuro-végétatif, dû à une infection tréponémique, associée à une intoxication médicamenteuse.Cette contribution toxique aida fortement à l\u2019« ébranlement du cerveau abdominal ».Si le traitement anti-syphilitique a été inefficace, nous pouvons l\u2019attribuer à une arsenio-bismutho-résistance qu\u2019il eût fallu peut-être respecter davantage: «il y a des maladies compliquées de médicaments.» Si les éléments épigastriques et végétatifs eussent été uniquement sous la dépendance de l\u2019infection syphilitique, le traitement spécifique eut amené, semble-t-il, une guérison, tout au moins une amélioration.La thérapeutique par abstention médicamenteuse que nous avons instituée dès le début, légitime notre interprétation de ce cas.«I existe des réactions nerveuses, des infections, des intoxications dont l\u2019ascension des germes et des toxiques le long des filets nerveux du sympathique ou du vague, explique l\u2019apparition.» La prédominance de la douleur au niveau des différents plexus abdominaux, para-ver- tébraux et la méconnaissance des irradiations de la douleur dans les organes avoisinants, conduit souvent à des erreurs de diagnostic.Quand le diagnostic de certaines gastralgies chez des syphilitiques offre d\u2019aussi grandes difficultés que celles que nous avons rencontrées, il est bien permis d\u2019attribuer ces douleurs au tabes; mais il faut aussi se rappeler «qu\u2019il existe en dehors du tabes des crises gastriques douloureuses qui sont conditionnées par un état d\u2019excitation des plexus nerveux abdominaux, en particulier le plexus solaire, crises qu\u2019il ne faut pas confondre avec les affections organiques de l\u2019estomac ».Il est nécessaire de connaître cette forme de gastralgie pour la traiter comme il convient.\u2014\u2026.\u2014\u2014@ 3. LA VACCINO-CHIMIO-PYRÉTOTHÉRAPIE DE LA SYPHILIS NERVEUSE \u201c Par Albéric MARIN La syphilis nerveuse, il semble oiseux de le redire, ne répond pas au traitement ordinaire anti-luétique.Le novarseno-benzol, le bismuth, le mercure seuls ne peuvent que rarement enrayer la marche fatale de la tréponé- mie, lorsqu\u2019elle envahit les centres nerveux.Ces médicaments, même donnés à haute dose, n\u2019empêcheront pas l\u2019évolution de la maladie.À ceux-ci il fait adjoindre divers procédés de choc pour les rendre opérants.À part la malariathérapie qui jusqu'à ces derniers temps était considérée comme le moyen le plus puissant, il existe, quand elle ne peut pas être inoculée, des vaccins pyrétogènes qui tout en étant d\u2019un rendement inférieur au paludisme sont toutefois d\u2019un certain appoint.Nous avons noté personnellement, après beaucoup d\u2019autres, que l\u2019administration simultanée de vaccins et d\u2019arsenic améliorait certains cas de syphilis nerveuse.Dans la Paralysie Générale, par exemple, l\u2019on voyait parfois les signes démentiels s\u2019atténuer et même disparaître si l\u2019on soumettait le malade à une cure de 15-20 injections de Dmelcos ou de Pyrifer et autant de piqûres de Stovarsol ou de Tryparsamide (le vaccin et l\u2019arsenic étant donnés le même jour).Mais cette méthode est loin d\u2019être constamment efficace et rencontre beaucoup d\u2019échecs.D'autre part la supériorité de la chimio- pyrétothérapie est désormais bien connue.L'association médicamenteuse et pyréxique présente de multiples avantages que nous avons passés en revue dans le précédent numéro de « L'Union Médicale.» - 1.Grâce à la générosité de M.Charbonneau, président de la Maison Casgrain-Charbonneau et à la gracieuse autorisation du Conseil d\u2019Administration de l\u2019hôpital Notre-Dame, un Centre de Pyrétothérapie a été créé à l\u2019hôpital Notre-Dame.Nous leur en sommes vivement reconnaissants.Seulement, il y manque le choc protéini- que et il est certain que celui-ci, par un mécanisme encore mystérieux, libère un principe curatif.Nous avons pensé que la combinaison vac- cins-médicaments-chaleur, conjuguant différents efforts thérapeutiques, en exalterait le rendement: le vacein produit un choc humoral, la haute température fragilise le tréponème, rend plus perméables les méninges, sensibilise les centres nerveux, le médicament apporte son action spécifique.Ceci nous a amené à traiter un cas de Paralysie Générale par la vaccino-chimio-pyréto- thérapie.Observation.À.L., 48 ans, comptable, est admis dans notre service de Dermato-Syphiligraphie de l'hôpital Notre-Dame (Dossier 8599) le 16 octobre 1937.Son entourage a noté chez lui depuis quelques mois des troubles mentaux qui vont en s\u2019accentuant.Son caractère est instable: il est tantôt facilement irritable, tantôt porté au larmoiement.Sa mémoire des faits récents est diminuée.A l\u2019examen, on constate: Etat général satisfaisant.Poids: 116 lbs.Cœur et poumons normaux.P.A.134/82 Présence du signe d\u2019Argyll-Robertson.Réflexes tendineux paresseux.Pas de tremblement des extrémités, ni des lèvres, ni de la langue.Pas de dysarthrie franche, mais légère difficulté à prononcer certains mots d\u2019épreuve.Le malade est nettement euphorique et quelque peu mégalomane.Son auto-critique est diminuée.Sa formule sanguine est bonne.Urée: 0.46, Glycémie: 1.06.Sang: Wassermann: xxxx xxxx Kahn: xxxx 250 Liquide céphalo-rachidien: Albumine: 0.40 (le 19 oct.1937) Lymphocytose: 39, Gomme: xxxx, Wassermann: xxxx (0.02) xxxx (0.02), Globuline: xx, Or-colloïdal: 5555555- 543, Benjoin: 2222222221.Du 26 octobre au 6 novembre, il reçoit 3 novarseno-benzol (0.30, 0.45, 0.60).Du 10 novembre au ler décembre, il est soumis au traitement vaccino-chimio-thérapique 3 fois par semaine, il lui est injecté le même Jour, mais à quelques heures d\u2019intervalle, une ampoule de Dmelcos et un gramme de Stovar- sol: (en tout 10 grammes de Stovarsol et 10 Dmelcos).Mais comme il accuse de petits ennuis oculaires et sur l\u2019avis de l\u2019optalmologiste (Dr P.Panneton) nous remplaçons le Stovarsol par le Muthanol seul jusqu\u2019au ler janvier 1938, au rythme de 2 ampoules par semaine.À ce moment son état psychique s\u2019est amélioré.Il est moins exubérant.Il perçoit plus clairement sa situation.Une nouvelle ponction lombaire est faite qui montre des réactions meilleures du côté de l\u2019Or-colloïdal, du Benjoin, de la Globuline et de la Lymphocytose.Liquide céphalo-rachidien: (le 17 déc.1937) Albumine: 0.40, Lymphocytose: 7, Gomme: xxxx, Wassermann: xxxx (0.02) xxxx (0.02), Or-colloidal: 5555553210, Benjoin: 2221022210, Globuline: x Du 2 janvier 1938 au 9 février, il est soumis à la pyrétothérapie.En 8 séances 1] subit 50 heures d\u2019une température à 1050.De plus, entre chaque séance de pyrétothérapie, il reçoit simultanément à certains jours intercalaires du Dmelcos et du Muthanol (8 de chacun).Ce traitement est trés bien supporté, sans accident.Il engraisse même jusqu\u2019à 134 livres.Sa pression artérielle a quelque peu baissé: 126/72.Son état psychique est revenu à la normale.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mars 1938 Une nouvelle ponction lombaire montre un progrès remarquable à tous les points de vue.Liqu.de céphalo-rachidien : 1938) Albumine: 0.30, Lymphocytose: 6, Gomme: xx, Wassermann: xxxx (0.04) xxxx (0.02), Globuline: douteuse, Or-Colloïdal: 4433332100 Benjoin: 2210021000.(le 14 février Sang: Wassermann et Kahn: fortement positifs.Commentaires Ainsi donc, voici un malade atteint de paralysie générale avec signes somatiques et psychiques et chez qui les réactions sérologi- ques sont très positives.Il est à peu près certain que le traitement ordinaire par le 914 et le Bismuth aurait été chez lui tout à fait inopérant.La P.G.aurait continué d\u2019évoluer implacablement.Il est juste de croire qu\u2019en un an, malgré le traitement médicamenteux, il aurait sombré dans le gâtisme.La vaccino-chimiothérapie d\u2019abord donnée seule, puis combinée à la pyrétothérapie améliore son état général, ramène ses facultés intellectuelles à la normale et modifie profonde- ment ses réactions liquidiennes.Il est à présumer que celles-ci deviendront négatives sous peu si le malade suit le traitement ambulatoire que nous lui avons conseillé.La malariathérapie aussi a de bons résultats, mais plus tardivement.D'ordinaire ce n\u2019est qu\u2019au bout d\u2019une année, en moyenne, que nous voyons les signes liquidiens s\u2019amender de façon aussi frappante.Chez près de 150 malades que nous avons impaludés, une seule fois il nous a été donné d\u2019observer un bouleversement aussi profond.Ceci nous incite à poursuivre des recherches dans cette voie.+200 cil > F0. LES SIGNES RADIOLOGIQUES DU MUCOCELE APPENDICULAIRE Par Albert JUTRAS, Radiologiste à l\u2019Hôtel-Dieu.Quand l\u2019appendice iléo-cœcal est obstrué près de sa base et quand la muqueuse du segment distal conserve ses propriétés de secré- tion, il s\u2019y produit une accumulation plus ou moins abondante de mucus: c\u2019est ce qu\u2019on entend par mucocèle appendiculaire.Celui-ci atteint des dimensions variables qui vont jusqu\u2019au volume d\u2019une tête d\u2019enfant (Nash).La surdistension amincit les parois de l\u2019organe au point de les rompre.Le liquide géla- tiniforme se répand alors dans le péritoine voisin qui se protège en créant des cloisons membraneuses.Histologiquement, cette formation présente les réactions colorantes métachromatiques du tissu muqueux embryonnaire, c\u2019est pourquoi on la qualifie aussi de pseudo-myxome.Cliniquement, elle offre des caractères à la fois tumoraux et inflammatoires.Elle peut être confondue avec les autres tumeurs malignes ou bénignes de la fosse iliaque droite et plus spécialement avec le cancer et le tuber- eulome du cœcum ainsi qu\u2019avec une grosse adénopathie.Quel est l\u2019apport des rayons X dans l\u2019identification du processus ?Réfutant Meyer et Rockstroh qui estiment le radiodiagnostic du mucocèle appendiculaire sans valeur, Akerlund 2 a la faveur de deux observations personnelles, décrit comme suit le syndrome radiologique de cette affection : 1° \u2014 imperméabilité de l\u2019appendice au repas et au lavement opaques; 2° \u2014 masse arrondie, boudinée, piriforme ou reniforme, à contours bien tranchés et d\u2019une densité voisine des autres organes abdominaux ; 1.Travail de l'Institut du Radium (Dr J.-E.Sendreau, Directeur), et de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, Service des Drs Paré et Roux.bos Akerlund Ake \u2014 Acta Radiol, 1937; 17, 594- 3° \u2014 la tumeur se laisse mobiliser et se montre indépendante du foie et du rein droit; 4° \u2014 À la périphérie extérieure de l\u2019image, il existe des dépôts calcaires formant une coque opaque qui rappelle certains aspects de la cholécystite calcifiante.Nous espérons contribuer à 1\u2019étude de cette question par l\u2019histoire que voici.Observation.P.M., homme, 35 ans, se présente le 28 mars 1935 à l\u2019Institut du Radium pour des douleurs dans la fosse iliaque droite et pour faire établir la nature d\u2019une tuméfaction qu\u2019il reçoit dans cette zone.Antécédents personnels: rien de notable.Histoire de la maladie: vers l\u2019âge de 20 ans, syndrome appendiculaire (vives douleurs au côté droit et vomissements) qui rentre dans l\u2019ordre après & jours de repos et de glace sur l\u2019abdomen.Dans les années qui suivent, les douleurs réapparaissent par intermittences.Les crises se rapprochent et s\u2019intensifient depuis 3 ans.L\u2019impression tactile d\u2019une masse dans la fosse iliaque droite remonte à 6 ou 7 ans.Constipation habituelle.Pas d\u2019autre trouble digestif.Examen clinique: négatif, sauf tumeur ronde, lisse, indolore, mobile, du volume d\u2019un pamplemousse dans le quadrant inférieur droit de l\u2019abdomen.Pression artérielle: 120/ 65; poids, 150 livres; température, 98° F; pouls 78; respiration, 18.Laboratoire: B.W., urines, formule sanguine, azotémie, glycémie, n\u2019offrent aucun renseignement positif d'importance.Examen radiologique: par lavement baryté.La colonne opaque franchit tous les segments coliques sans rencontrer d\u2019obstacle et sans révéler d\u2019aspect anormal jusqu\u2019à la moitié inférieure de l\u2019ascendant.Celui-ci et le cæcum sont refoulés en haut et en dedans et circonscrivent par leur bord externe une tumeur arrondie, mobile, à limites définies, légère et uniforme, mesurant environ 10 em.de diamètre et située dans l'étage supérieur, de la fosse iliaque droite.Les clichés d\u2019évacuation montrent l\u2019aspect échevelé des plis de la muqueuse ; ceux-ci s\u2019adaptent plus ou moins à la convexité supéro-interne de la masse.L\u2019appendice 1léo-cæcal ne se laisse pas imprégner par le baryum.L'examen subséquent des radiographies décèle en outre, un liséré de calcium sur la marge inféro-externe de l\u2019image arrondie.Fig.1 Dessin schématique montrant en A la masse du mucocèle qui refoule en haut et en dedans le cœco-ascendant; en B.le liséré opaque sur le contour externe et inférieur.Diagnostic: tumeur du mésentère ou appendicite à forme tumorale.Opération et suites: (Drs Paré et Roux): 13 avril 1935.A l\u2019emplacement habituel de l\u2019appendice, se trouve une tumeur ronde, mollasse, encapsulée, de la grosseur d\u2019une orange, de couleur blanche, d\u2019aspect gélatiforme, attachée au mésentère et prenant contact avec le caecum.Clivage; exérese; drainage.Le lendemain soir, la température atteint 101 1/5° F: le pouls 120; la respiration 24.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BUrLETIN A.M.L.F.A, N.\u2014 Montréal, mars 1938 Le patient vomit, souffre et s\u2019agite.Dans les Jours qui suivent, l\u2019état s\u2019aggrave et le ventre se gonfle malgré la morphine, la glace, les lavements.les lavages d\u2019estomac, l\u2019hydratation artificielle, etc.16 avril 1935.Nouvelle intervention pour obstruction et éventration: entérostomie et réfection de la paroi.19 avril 1935.Décès par péritonite; vérification nécropsique.Examen microscopique (24 avril 1935).Mucocèle appendiculaire avec pseudo-myxo- me péritonéal, (J.-L.Riopelle).Commentaires L\u2019examen anatomo-pathologique ne laisse aucun doute sur la nature de la tumeur que nous avions reconnue, d\u2019après les données radiologiques et préalablement à l\u2019opération, comme extrinsèque à la muqueuse colique.Comme cela se passait une année avant la publication d\u2019Akerlund, notre attention n\u2019a pas été attirée sur la possibilité d\u2019un mucocèle appendiculaire.En revisant les clichés et le protocole d\u2019examen, nous y trouvons tous les éléments du syndrome radiologique : 1° \u2014 absence d\u2019opacification de l\u2019appendice ; 2° \u2014 masse arrondie à bords nets; 3° \u2014 mobilité et indépendance ; 4° \u2014 dépôts linéaires de calcium sur le bord externe.Aux signes déjà cités par Akerlund, nous proposons d\u2019ajouter les suivants que nous avions enregistrés: a) \u2014 compression du cecum avec intégrité de la paroi; b) \u2014 aspect en tourbillon des plis de la muqueuse colique.Cet ensemble doit rester dans la mémoire des radiologistes.Il acquerra probablement de l\u2019importance avec l\u2019accumulation d\u2019observations analogues.(Ce travail a été présenté à la Société de Gastro- Entérologie de Montréal, séance du 31 janvier 1938.Voir discussion page 299. TUBERCULOSE vs ÉPITHÉLIOMA DU SEIN \u201c Par A.BELLEROSE, chirurgien et G.-E.PELOQUIN, interne Hôpital Notre-Dame.Histoire de la malade: Madame B., 32 ans, mariée depuis dix ans, mère de neuf enfants vivants, enceinte de deux mois, se présente pour « cancer » du sein gauche.Il y a huit mois, en mai 1937, la patiente au cours de sa toilette, sent une petite tumeur dans son sein gauche, tumeur de la grosseur d\u2019une noisette, mobile, indolore.En janvier 1938, la patiente vient consulter parce que la tumeur a augmenté de volume et devient douloureuse depuis trois semaines; adénite axillaire gauche douloureuse, il y à deux semaines, d\u2019une durée de six jours.Dans les antécédents personnels et héréditaires, on ne trouve rien de spécial, sauf une rougeole en bas âge et une grippe le printemps.dernier.Aucune histoire de tuberculose n\u2019a pu être dépistée.Examen clinique: Apparence générale bonne.Teint coloré.Pas d\u2019amaigrissement.Pouls et température normaux tout le temps de l\u2019hospitalisation.Pas d\u2019adénopathie cervicale, thyroïde normale.Thorax:-Cœur, rythme et bruits normaux.T.A.125/70.Poumons: Lobe inférieur droit: Légère augmentation des vibrations, sonorité un peu diminuée, respiration rude.Pas de râles, ni craquements.Abdomen: ventre, volume normal.Foie: pas hypertrophié, ni abaissé.Reins: non pal- plables.Rate non percutable.Pas de zone sensible.Membres: rien à noter.Examen local: sein gauche.On remarque un sein gauche légèrement augmenté de volume, avec coloration un peu 1.Travail présenté à l\u2019Assemblée du Bureau Médical de l'Hôpital Notre-Dame, séance du 10 février 1938, Discussion.voir page 308 du présent numéro.rouge au quadrant supéro-externe où on palpe une tumeur douloureuse de la grosseur d\u2019une orange, de consistance dure, forme irrégulière, libre à la peau et aux plans profonds; aucun ganglion axillaire palpable.Examen de laboratoire: 0 gr 28 2 Chimie du sang: Urée Glycémie 1 Cytologie du sang en date 7-1-38: G.R.3,200,000 G.B.8,000 H.72% va.+.1 Cytologie du sang en date 25-1-38: GR.4,500,000 G.B.8,000 H.65% VG.0.7 Formule leucocytaire: normale.B.W.: négatif.Analyse des urines.Traces d\u2019albumine.Rapport opératoire: Le 10-1-38, nous décidons d\u2019opérer la malade.Diagnostic: Epithélioma probable.Etant donné le doute sur la nature de la lésion, nous demandons un examen histo-pathologique de la tumeur pendant l\u2019opération.Douze minutes plus tard, le Docteur Simard nous affirme la nature tuberculeuse de la lésion.Exérèse de la tumeur et fermeture sans drainage.\u2014 Guérison per primam.Rapport histo-pathologique: sein, infiltration inflammatoire chronique granulomateuse limitée aux lobules et aux canaux galactophores, renfermant de nombreuses cellules géantes de macrophagie et des cellules géantes de type Langhans.Il s\u2019agit vraisemblablement de galactophorite chronique.24-1-38.\u2014 Rapport radiologique par le Docteur Laquerrière. 254 Scopie \u2014 Course diaphragmatique gauche un peu diminuée, les sommets s\u2019éclairent mal à la toux.Graphie \u2014 Taches en traînées floues autour du hile gauche, à droite, entre le hile et le diaphragme, petites taches arrondies et taches multiples en traînées floues.En résumé, séquelle de primo-infection paraissant en voie d\u2019évolution nouvelle.24-1-38.\u2014 Réponse à une requête en médecine par le Docteur Prévost: Réaction inflammatoire au niveau de la bronche inférieure droite.Etant donnée la nature bacillaire de la tumeur enlevée, nous croyons qu\u2019il s\u2019agit ici d\u2019une bacillose latente du lobe inférieur droit.Bacille de Koch négatif dans, les crachats.Commentaires La tuberculose mammaire est une affection plutôt rare comparativement à la tuberculos« pulmonaire, rénale, osseuse ; Morgen, de New- York, en a relevé 450 cas rapportés dans la littérature médicale.Jeanneney en a réuni 156 cas publiés.De 1904 à 1915 à la Clinique Mayo, de toutes les affections du sein, on rapporte un pourcentage de 1 à 1.5 de tuberculose mammaire.La tuberculose du sein est-elle si rare que l\u2019on a cru dans le passé; un certain nombre de cas diagnostiqués mastites chroniques, épithélio- ma ne sont-ils pas en realité des mastites tuberculeuses ?En 1829, Cooper a, le premier, décrit la tuberculose du sein.Lancereaux, en 1860, a établi le premier diagnostic basé sur l\u2019examen histo-pathologique et sur la présence du B.K.dans les tissus affectés.Dans la littérature, on rapporte deux formes de tuberculose mammaire: une forme primaire où il n\u2019y aurait aucun autre foyer tuberculeux, latent ou actif, ailleurs que dans le sein ; une forme secondaire avec symptômes évidents de tuberculose dans quelque autre organe.Il est probable que dans plusieurs cas étiquetés mammites tuberculeuses primaires, le foyer coexistant aurait été méconnu.L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mars 1938 Ely a publié un cas de tuberculose primaire chez une femme dont le sein aurait été infecté au contact d\u2019un objet contaminé par le B.K.Fricke rapporte un cas où le mari aurait contaminé directement le sein de sa femme avec le bacille tuberculeux.Dans la plupart des cas, le bacille mis en liberté au niveau d\u2019un autre foyer, atteint la glande mammaire par la voie sanguine.L\u2019adénite axillaire précède souvent l\u2019apparition du nodule tuberculeux dans le sein ; du système lymphatique hilaire puis axillaire, le bacille de Koch atteindrait rapidement la glande mammaire.Par contiguité des tissus, le bacille tuberculeux se rend au sein en partant d\u2019une côte ou du sternum atteints de tuberculose.Le traumatisme joue ici le même rôle que pour les autres localisations tuberculeuses.Cette affection apparaît le plus souvent entre I\u2019Age de 20 à 40 ans, chez la femme mariée, à l\u2019époque de lactation ou de la gestation.Quelques cas de tuberculose mammaire chez l\u2019homme sont rapportés.La symptomatologie au début est peu caractéristique, elle ressemble à celle de plusieurs autres affections mammaires.Une petite masse est d\u2019abord perçue dans le sein, masse indolore, mobile, de consistance ferme, l\u2019adénite axillaire peut précéder ou accompagner l\u2019apparition de cette petite tumeur.Plus tard, la douleur se fait sentir, la peau devient tendue et rouge au voisinage de la masse qui augmente de volume; une ou plusieurs fistules peuvent s\u2019ouvrir et laisser écouler un pus épais, jaunâtre.Au début, une telle évolution peut nous faire penser à l\u2019adéno-fibrome, à la mastite chronique ou à l\u2019épithélioma.La mastite tuberculeuse a une évolution lente, le seul symptôme initial est une petite tumeur, non douloureuse accompagnée souvent de rétraction du mamelon; la tumeur peut adhérer aux plans profonds et à la peau; autant de signes qui rendent le diagnostic difficile et le chirurgien perplexe. BELLEROSE xT PÉLOQUIN : TUBERCULOSE vs ÉPITHÉLIOMA DU SEIN Le diagnostic est basé sur les faits suivants: adénite axillaire précédant l\u2019apparition de la tumeur dans le sein, la plupart du temps douloureuse, foyer tuberculeux dans un autre organe, enfin, à la phase ultime, fistulisation au niveau du sein avec B.K.positif dans le pus, et surtout l\u2019examen histo-pathologique.Le stade de la maladie, son étendue nous guide dans le genre d\u2019intervention.Au début, une exérèse de la tumeur suffit; la mamecto- mie totale avec ou sans évidement de l\u2019aisselle est indiquée lorsque la lésion est très avancée.Conclusions Il s\u2019agit ici d\u2019une malade ayant présenté une mammite tuberculeuse secondaire à une 255 tuberculose pulmonaire qu\u2019on était loin de soupçonner, étant donné le bon état général de la malade, et l\u2019absence d\u2019histoire antérieure de tuberculose.La douleur au niveau du sein, l\u2019adénite douloureuse passagère sont les seuls caractères qui ont mis en doute le diagnostic d\u2019épithélio- ma posé antérieurement, et qui nous ont poussés à demander un examen histopathologique d\u2019urgence pendant l\u2019intervention.Examen qui, à notre avis devrait être demandé plus souvent, et qui parfois permettrait des interventions conservatrices.+100 ttl (GB) Pr 00» SEPTICÉMIE POST-ABORTUM À STAPHYLOCOQUES BLANCS Par A.PETTIGREW, Chirurgien à l\u2019hôpital de l\u2019Enfant-Jésus (Québec).Dans toute la littérature médicale nous ne trouvons que de rares cas de septicémie à staphylocoques d\u2019origine utérine.L\u2019observation que nous rapportons nous a semblé intéressante à cause de sa rareté, de son comportement clinique et surtout à cause de son heureux dénouement: la patiente ayant recouvré la santé.Observation.Fernande B., 21 ans, sans profession, entre le 5 mai 1936 dans le service de chirurgie à l\u2019hôpital de l\u2019Enfant-Jésus.Elle présente un état infectieux grave à la suite de manœuvres abortives récentes.Ces manœuvres datent de 11 jours; elles ont été pratiquées, après un retard de règles de 2 mois et 15, par une sage-femme qui se servit, à maintes reprises, de tiges d\u2019acier.Durant deux jours surviennent quelques petites métrorragies suivies de gros caillots rouges.Le 3 mai, la température est à 102° F., elle voit le médecin depuis deux jours et s\u2019alite.Les frissons se répètent et les métrorragies sont abondantes.L'état général est très grave, la patiente est d\u2019une pâleur cireuse, les traits sont tirés, le pouls est à 120, la température est à 101 et 3/5 F.et les frissons se répètent.Examen: au toucher, l\u2019'hymen est perméable à deux doigts, les pertes sanguines sont malodorantes, le col utérin est entr\u2019ouvert, l\u2019utérus est augmenté de volume et en rétroversion.On sent une petite masse dans le cul-de-sac postérieur; les annexes ne laissent percevoir aucune particularité.La mobilisation utérine est un peu douloureuse, le palper abdominal donne de la douleur dans les fosses iliaques.Après hésitation sur le type d\u2019intervention, on fait un curettage immédiat, on ramène des portions placentaires.L'hémorragie est abondante et nécessite l\u2019emploi de pituitrine et de pitergine, on laisse une mèche dans le col utérin.Le lendemain, la température est à 103° F., l\u2019état général est le même, les pertes sanguines sont taries.Fig.1 Radiographie prise au début des symptômes pulmonaires.Une hémoculure est faite et nous revient, après 48 heures, fortement positive d\u2019un staphylocoque blanc.Trois jours après la température a baissé d\u2019un degré, mais la patiente présente du ballonnement abdominal, puis la température monte jusqu\u2019à 1040 F., pour descendre à 1020 F., avec rémission matinale, de 2 degrés. PETTIGREW: SEPTICEMIE A STAPHYLOCOQUES BLANCS Une seconde hémoculture est faite le 12 mai et revient positive d\u2019un staphylocoque blanc.Le 26 mai, la température est à 1010 et 1020 F., la patiente est très pâle et très faible: on lui fait une transfusion à la Scannell de 250 c.c.Il y a chute de température à 990 F., mais elle remonte à 1020 F., le lendemain et se maintient en oscillations.La malade est affaissée, la diaphorèse est abondante; elle accuse des douleurs à la gorge, tousse, le facies est rouge, elle se plaint d\u2019une douleur à l\u2019épigastre avec irradiation à 257 ration est soufflante vers la partie moyenne, il y a sub-matité et abolition des vibrations à la base droite.Une ponction est faite et on ramène 10 c.c.d\u2019un liquide filant et lactescent.Une radiographie nous montre à droite la présence de foyers condensés multiples apparaissant sous forme de larges taches arrondies disséminées dans la moitié supérieure de la plage pulmonaire, la base est voilée.À gauche, il y a condensation à la base.Le 12 juin, le service de médecine est consulté au point de vue pulmonaire et on cons- Fig.2 Radiographie prise environ dix jours après la première.l\u2019hypocondre droit et à l\u2019épaule droite.Une hémoculure est faite le 15 mai et revient négative, cette fois.Dans les jours suivants, la malade accuse une forte douleur à la région costo-lombaire droite et la toux augmente; la température oscille toujours, la dyspnée s\u2019installe ainsi que l\u2019expectoration et les vomissements alimentaires s\u2019y ajoutent.À l\u2019auscultation des poumons, on constate des craquements au sommet droit, la respi- Fig.3 Radiographie prise quelques mois après le début de la maladie.tate une diminution de l\u2019expansion thoracique, à droite, avec syndrome d\u2019épanchement moyen de la grande cavité pleurale droite.Au-dessus de la zone d\u2019épanchement, il y a des crépitations pulmonaires et du gargouillement suspects de bacillose; la respiration est rude.A gauche, il y a de fines crépitations sous le mamelon et de la rudesse respiratoire diffuse. 258 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTIN A.M.L.F.A, N.\u2014 Montréal, mars 1938 On conseille l\u2019ensemencement du liquide soutiré sur le milieu de Lowenstein et l\u2019examen cytologique; une autre radiographie pulmonaire et la recherche du B.K.dans les expectorations.La cytologie donne le résultat suivant: lymphocytes 98% Autres éléments: 2% Globules rouges: nombreux.Le Lowenstein nous reviendra plus tard: négatif.La radiographie donne une région infra- claviculaire droite infiltrée avec présence de multiples clartés annulaires cavitaires entourées de « coques » plus ou moins denses et un aspect frangé et estompé du dôme phrénique droit ainsi que des taches discrètes dans le sommet gauche.Le 18 juin, la température oscille toujours à 990 F., et 1010 F.Cependant, la malade nous semble mieux de sa septicémie.Tous les examens sont négatifs, moins celui des poumons: la malade, toujours étiquetée «bacillaire suspecte », s\u2019en va dans sa famille.Mais le 3 juillet, la patiente est réadmise dans le service de chirurgie après constatation d\u2019une masse empâtée, à contours flous, douloureuse, occupant la fosse droite et empiétant légèrement à gauche.Au toucher on sent une masse dans le rectum et les culs-de-sac sont remplis; le col utérin est immobile.L\u2019auscultation des poumons est négative.La température est à 1000 et 4/5 F., le pouls est à 110, la respiration à 28 et la malade accuse de fortes douleurs abdominales.Le facies est pâle et las; on diagnostique une péritonite suppurée d\u2019origine septicémique.Une colpotomie postérieure est faite le 8 juillet.La température baisse, mais remonte après une semaine.L\u2019écoulement est abondant et le laboratoire y trouve du staphylocoque et du streptocoque, mais pas de gonocoque.Enfin la température descend, oscille encore un peu, et devient normale le 10 août.Dix jours après, la patiente s\u2019en va chez elle en pleine voie de guérison et de ses accidents abdominaux et de ses accidents pulmonaires.Pendant l\u2019évolution de cette septicémie, toutes les médications d\u2019usage ont été essayées: entr\u2019autres la Septicémie, la quinine, le sérum anti-grangréneux, la pituitrine, l\u2019alcool éthylique, à 95% intra-veineux, (à no*r que 300 c.c.n\u2019ont pas même étourdi la malade), le sérum anti-staphylococcique, l\u2019ana- toxine anti-staphylococcique, le charbon, le collargol, abcès de fixation, et enfin la transfusion.Commentaires Ce cas est assez particulier : 1° Par son étiologie: puisque la septicémie à staphylocoque d\u2019origine utérine est tellement peu fréquente que Rochaix, en soulignant sa rareté, ne cite que les observations de Dordelin, Martin et Frankel (1).2° Par sa localisation pulmonaire par mi- cro-embolies septiques probables laissant croire à une pseudo-bacillose, alors qu\u2019en réalité nous avions affaire ici à des kystes aériens du poumon compliqués d\u2019un épanchement mécanique, lesquels se révèlent quelquefois au cours d\u2019une septicémie à staphylocoque.Ici deux signes permettent d\u2019éviter l\u2019erreur : ce sont la régularité externe des contours et la permanence de l\u2019image radiologique pendant toute l\u2019évolution.Seraient-ils le résultat de petits abcès formés par embolies comme le laissent croire quelques travaux récemment publiés par P.Pruvost, P.Isch Wall, M.Rymer et J.Sce- mana qui nous démontrent fort bien la présence de tels kystes?(2).Ou bien seraient-ils dus au réveil de kystes congénitaux latents tels qu\u2019en ont décrit E.Sergent, Durant, Kourilsky et Patalano?(3).La derniére «radio» ne montre aucune trace de ces kystes.SS SUP SOUT SOO PS O PETTIGREW: SEPTICÉMIE À STAPHYLOCOQUES BLANCS 3° Enfin par la localisation terminale dans le petit bassin.4° Par le dénouement heureux de cette septicémie; puisque la plupart des cas décrits sont morts (4).Y a-t-il lieu cependant de se demander si l\u2019infection staphylococcique est vaincue ?Un jour ou l\u2019autre n\u2019y aura-t-il pas un réveil d\u2019une métastase grave ou cérébrale, ou endocarditique, ou pulmonaire ?Rien actuellement ne le laisse prévoir puisque la malade revue récemment est toujours en parfaite santé.259 BIBLIOGRAPHIE (1) Maladies infectieuses.Encyclopédie médico- chirurgicale, page 1, No.8007.(2) P.Pruvost, P.Isch Wall, M.Hymeret, J.Sce- mana: Kystes aériens du poumon révélés au cours d\u2019une septicémie à staphylocoques.Presse Médicale, 20 juin 1936.(3) Prof.Emile Sergent, H.Durant, Kourilsky et Patalano: Trois cas de kystes congénitaux isolés et suppurés du poumon.(Soc.Médic.Hop.Paris, 22 fév.1935).(4) H.Mondor, Isræl et Benassy: Septicémie post- abortum à staphylocoques blancs: Journal de Chirurgie, septembre 1937.00 \u2014\u2014\u2014 @ mm\" HYPERSY MPATHICOTONIE-THYROÏDECTOMIE Par Réal DORE, Chef de la Clinique du goitre, hôpital Général de Verdun.Dans « L'Union Médicale » de février 1936, à la fin de l\u2019exposé que je faisais, je me demandais si, en sectionnant le sympathique thyroïdien, 1l était possible d\u2019annihiler l\u2019action nocive de l\u2019hyperépinéphrie qui, d\u2019après Crile, est la cause de l\u2019hypersympathicotonie et la source de l\u2019énergie transmise par le système sympathique efférent des capsules surrénales au système sympathique thyroïdien, viciée lors de son passage dans la glande thyroïde (Crile).M\u2019inspirant de ces données, j\u2019ai pratiqué une thyroïdectomie subtotale avec dissection minutieuse des pédicules artériels, suivie de la section de ceux-ci; non pas parce que la patiente était une goitreuse ou une hyperthy- roïdienne, mais bien une hypersympathicoto- nique classique sans cause décelable cliniquement.Observation.Mademoiselle B.M., âgée de 26 ans (dossier 10968, hôpital Général de Verdun), souffre depuis six ans d\u2019asthénie marquée; le moindre travail l\u2019épuise.La musculature des membres inférieurs est douloureuse.Il y a nervosité, pleurs, inappétence.La patiente accuse des douleurs du cœur et des palpitations, même au repos.Elle souffre d\u2019insomnie depuis quelques années.Rien d\u2019intéressant à noter de ses antécédents héréditaires.Pas de goitre familial.Depuis l\u2019âge de 12 ans elle est menstruée, pendant cinq jours, avec toujours un retard d\u2019une semaine.Les menstruations sont un peu douloureuses le premier jour.À l\u2019âge de 15 ans, elle pesait 122 livres.À 26 ans, en août 1937, 113 livres.Les antécédents personnels ne sont d\u2019aucun intérêt.A l\u2019examen physique, je note un bon état général, l\u2019érythème pudique est même très facile.Le dermographisme est positif et très marqué.La nervosité est excessive: il y a pleurs, agitation, lamentations, etc.P.A.130/90.La glande thyroide est normale de volume et de consistance.Le cceur présente un éréthisme peu marqué au moment de l\u2019examen.Elle est vierge et ignore toute sensation voluptueuse, mais aime la présence, à ses côtés, d\u2019un ami.Les réflexes sont vifs.Il n\u2019y a pas d'œdè- me aux membres inférieurs.Le premier métabolisme était à plus de 6% et le second, à moins de 13%.Formule sanguine normale ainsi que l\u2019électrocardiogramme.Le test de l\u2019histamine a donné 21 secondes, symptôme objectif.En somme, l\u2019interrogatoire, l\u2019examen physique et les examens de laboratoire n\u2019ont pas permis la découverte de la cause du syndrome hypersympathicotonique (circulatory-neu- ro-asthenia de Crile) que présentait cette patiente.J\u2019ai pratiqué chez elle une thyroïdectomie sub-totale en août 1937, avec dissection complète, suivie de la section des pédicules vasculaires.(Au microscope nous voyons des vésicules thyroïdiennes à peu près normales et çà et là des amas de cellules inflammatoires.Dr G.Pearson).J\u2019ai revu mon opérée en janvier dernier 1938.Elle me dit que tout va bien.Les menstruations ne sont pratiquement plus douloureuses le premier jour.Leur durée est de trois et non plus de cinq.Elle dort bien.L'appétit est bon; elle ne pleure plus.Deux symptômes l\u2019ennuient encore.Un travail un peu laborieux réveille chez elle des palpitations et de l\u2019asthénie, symptômes dont l\u2019intensité est de beaucoup moindre. DORE: HYPERSYMPATHICOTONIE-THYROIDECTOMIE La patiente pèse 115 livres.Il y a donc trois livres d\u2019augmentation.Elle n\u2019est plus frileuse et les bouffées de chaleur ont disparues.Pas de tremblement.PA 120/70.L\u2019éréthisme du cœur est à peine perceptible.Le reste de l\u2019examen est négatif.Commentaires Cette patiente a-t-elle réellement bénéficié de l\u2019intervention chirurgicale subie ?Je ne suis pas prêt à répondre dans l\u2019affirmative.S\u2019il y a eu en général amélioration, il persiste quand même deux symptômes caractéristiques de l\u2019hypersympathicotonie : l\u2019asthénie et l\u2019éréthisme cardiaque.Il y a eu, depuis l\u2019opération, diminution marquée de l\u2019intensité de ceux-ci, mais ils persistent encore à un faible degré.Si les résultats obtenus ne sont pas parfaits il ne faut pas, je pense, condamner définitivement la théorie sur laquelle je me suis basé pour intervenir chirurgicalement.Nous savons que la maladie de Basedow est caractérisée par la présence de deux syndromes: le syndrome hyperthyroïdien et le syndrome hypersympathicotonique.Dans la très grande majorité des cas une thyroïdectomie subtotale met fin tout autant à l\u2019un comme à l\u2019autre de ces syndromes dans la maladie de Basedow.Pourquoi n\u2019en serait-il pas ainsi 261 chez celui qui souffre exclusivement du syndrome hypersympathicotonique?Il me semble qu\u2019il soit logique de le croire.Seule l\u2019observation de nombreux cas permettra de déduire des conclusions définitives et pratiques, je l\u2019espère.Crile parle avantageusement des bons effets obtenus, sans conclure définitivement, grâce à la technique qu\u2019il préconise chez cette catégorie de patients: section des branches efférentes du système sympathique surréna- lien (denervation of the suprarenal sympathetic system.Voir Union Médicale, mai 1934).Malheureusement sa technique ne peut pas encore être d\u2019un usage courant.Elle est assez compliquée.Crile est peut-être le seul à l\u2019exécuter avec une grande maîtrise.La radiothérapie, 5 séances, des capsules surrénales n\u2019a donné aucun résultat satisfaisant a ma patiente.Les hypersympathicotoniques sont assez nombreux.Plusieurs me sont recommandés étiquetés goitreux toxiques ou basedowiens, pour thyroïdectomie, vu, souvent, la présence d\u2019une exophtalmie.Jusqu\u2019à présent la thérapeutique médicale, dans cette affection, ne semble être que symptomatique.La recherche d\u2019une thérapeutique curative est la raison du présent travail.+000 \u2014\u2014 6 -P\u2014>\u2014-\u20140. LEUCÉMIE AIGUË CHEZ UN OUVRIER MANIPULANT DU NAPHTOL \u201c Par René ROLLAND, Médecin de l'hôpital Notre-Dame.L'intérêt que nous croyons trouver dans l\u2019observation rapportée plus loin réside dans le fait qu\u2019elle présente un problème de médecine sociale et industrielle.On verra en effet qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un ouvrier manipulant le caoutchouc dans un atmosphère de Naphtol.Or, nous savons combien toxique est le Benzol pour les ouvriers qui le traitent.Depuis quelques années la littérature médicale, tant française, anglaise ou américaine, a rapporté de nombreuses observations d\u2019intoxication par ce produit, lesquelles se manifestent par des anémies ou des leucémies.Encore, en décembre 1937, dans « La Presse Médicale », Sabrazès et Bideau rapportaient deux observations de leucémie ben- zolique chez des ouvriers manœuvrant le caoutchouc traité par le benzol.Connaissant la toxicité du benzol, certaines usines ont renoncé à son enmploi, mais par contre se servent de naphtol, corps dérivé du benzol et tout aussi toxique que ce dernier.De plus, la Commission des Accidents du Travail de Québec, ne reconnaissant que l\u2019intoxication par le Benzol et non par le Naphtol, refuse de reconnaître la responsabilité de l'employeur dans cette affaire.Or, il nous semble qu\u2019étant donné la nature chimique du produit, il nous est permis d\u2019attirer l\u2019attention de la dite Commission sur le danger tout aussi grand qu\u2019il existe de manier le Naphtol que celui qu\u2019elle reconnaît à la manipulation du Benzol.Nous émettons le vœu qu\u2019enquête soit faite, et que les moyens nécessaires soient pris à la protection de l\u2019ouvrier qui doit manipuler ce dangereux produit.Observation: Le 13 septembre 1937, Monsieur N.L., âgé de 32 ans, est admis dans le service du Professeur Benoit.Depuis le mois de juin dernier le patient remarque que la pâleur qu\u2019il constate depuis 1.Travail présenté à l\u2019Assemblée scientifique du Bureau Médical de l'Hôpital Notre-Dame, séance de février 1938.Discussion, voir page 306 du présent numéro.longtemps chez lui, s\u2019accentue, que ses forces diminuent considérablement et qu'il a maigri d'environ une dizaine de livres.Il continue son travail, mais l\u2019ouvrage lui est pénible.ll y a deux semaines, il ressent des douleurs à la gorge qui dure trois jours, elles se calment, mais font place à un gonflement marqué des gencives qui saignent au moindre contact.L\u2019asthénie et la paleur s\u2019aggravent tous les jours.Le patient est un ouvrier travaillant dans une usine où l\u2019on fabrique des bandes caoutchoutées pour freins d\u2019automobiles.Il y manipule le caoutchouc et, pour ce faire, on y emploie du naphtol, de la gazoline et du soufre.Il exerce ce métier depuis trois ans.Antécédents héréditaires: Père, mort d\u2019un accident à 48 ans.Mère, vivante, souffre du cœur.Frères, six vivants en bonne santé, sauf un dont la santé est médiocre.1 mort de leucémie aiguë (on ne sait quel était son travail).1 mort de méningite.3 sœurs vivantes en bonne santé.Antécédents personnels: Rien à noter.Examen clinique: Aspect général: Le sujet est pâle, les lèvres sont décolorées, les paupières sont bistrées, le facies est amaigri.Tête: Yeux: hémorragie sous-conjonctivale de l\u2019œil droit, pupillles égales, réagissant bien à la lumière et à l\u2019accommodation.Nez: Perméable, muqueuse hémorragique.Bouche: a) lèvres décolorées, gencives tuméfiées, gonflées, coiffant les dents par de petites papules blanchâtres.Elles saignent très facilement au moindre attouchement.b) dents en très mauvais état, noires, non déchaussées. ROLLAND: LEUCÉMIE AIGUË PAR LE NAPHTOL Oreilles: rien à noter.Thorax: Poumons: Respiration rude, au sommet droit, submatité, vibrations augmentées.Aucun bruit adventice; à gauche, rien à noter.Cœur: Tachycardie, bruits assourdis.Aucune lésion valvulaire.Pas d\u2019hypertrophie.Abdomen: Foie: Déborde légèrement les fausses côtes.Rate: Percutable, non palpable.Légère douleur dans les fosses iliaques droite et gauche.Réflexes tendineux normaux.Pas de signe de Babinsky.Examens de laboratoire: Urée sanguine 0 gr.54 Glycémie 1 gr.32 Urines: Présence d\u2019albumine.Dosage du plomb au litre: 4 milligrammes.Numération globulaire et formule leucocytaire: (13 septembre 1937) Globules rouges 1,600.000 Globules blanes .9.000 Hémoglobine , 42% Valeur globulaire .A | Formule leucocytaire: Polynucléaires neutrophiles .- 0 Baso .« 0 Grands mononucléaires .- 20 Lymphocytes (petits et moyens mono): Moyens .4 Lympho .15 Polynucléaires éosinophiles .1 Hématies nuclées .présence Myélocytes: .- .25 Méta .6 Cellules souches .- .(18 septembre 1937) ilobules rouges 1,450.000 Globules blancs - , 3.000 Hémoglobine , 42% Valeur globulaire .1 Formule leucocytaire: Polynucléaires neutrophiles .19 Baso .0 Evolution de la maladie: 263 Grands mononucléaires .36 Lymphocytes (petits et moyens mono): Moyens .- 0 Lympho .36 Polynucléaires éosinophiles .1 Anisocytose, légère Poikilocytose, légère Hématies nuclées, présence Myélocytes .- .5 Méta .3 Groupe sanguin (4) Traitement: Fer, foie de veau, adrénaline et transfusions sanguines (no.2) Le traitement ne donne aucun résultat et le malade meurt sept jours aprés son admission & l'hôpital.Protocole d\u2019autopsie (Dr Alphonse Bernier) Leucémie myéloïde.Métaplasie myéloïde ganglionnaire et lym- photique intestinale.=plénomégalie.Hypertrophie ganglionnaire.Droncho-pneumonie droite.Commentaires L\u2019examen objectif du malade et l\u2019examen cytologique du sang, nous démontre bien que ce malade souffrait de leucémie.D\u2019ailleurs le protocole d\u2019autopsie confirma notre diagnostic.Cependant il s\u2019agit de déterminer la vérité clinique de leucémie.L\u2019on sait que dans la leucémie myéloïde pure nous avons une très forte augmentation de globules blancs, pouvant aller dans certains cas jusqu\u2019à 400.000.Nous n\u2019avons pas chez notre malade ce chiffre imposant, les granulocytes sont à peu près normaux, mais d\u2019autre part nous trouvons des myélocytes en nombre important, ce qui démontre une forte réaction de la série myé- loïde et nous fait penser à une leucémie myé- loïde typique ou lcucémie aleucémique.Mais étant donné la rapidité d\u2019évolution de la maladie et sa cause, nous croyons plus juste d\u2019étiqueter cette leucémie de type aigu. COMA DIABÉTIQUE.REACTION PARADOXALE À L\u2019INSULINE Par C.-E.GRIGNON, Médecin de l\u2019hôpital Notre-Dame Nous sommes demandé, au début de janvier, par un confrère pour l\u2019aider dans le traitement d\u2019une diabétique dans le coma.Il s'agissait d\u2019une célibataire de 26 ans, née de parents obèses.Elle avait subi, à l\u2019âge de 15 ans, une crise de rhumatisme articulaire aiguë, traitée avec de petites doses de salicylate de soude.La puberté était apparue à l\u2019âge normal, les règles avaient été normales jusqu\u2019à l\u2019an dernier où elles sont devenues irrégulières et espacées.Elle avait consulté pour diabète, il y a 3 mois; le médecin avait constaté un diabète sévère avec acétonurie, amaigrissement de 12 livres depuis 6 semaines, double lésion mitrale avec insuffisance cardiaque.Le diabète fut contrôlé grâce à un régime contenant: protides 60 grammes, lipides 80 grammes, glucides 125 grammes, et à l\u2019administration d\u2019insuline aux doses de 25, 10, 15 unités.Sous l\u2019effet d\u2019une cure de digitaline et d\u2019une bonne coopération avec son médecin, les signes cardiaques s\u2019étaient amendés et l\u2019état diabétique était demeuré sous contrôle jusqu\u2019au 5 janvier matin où elle requit les soins de son médecin à domicile, qui recueillit les faits suivants: À la suite d\u2019un «party» où elle consomma force liqueurs et alcools (ce qui est de nature à faire oublier parmi les soucis de la vie, celui d\u2019être diabétique) elle s\u2019attabla au réveillon et ne ménagea pas les petits fours, sandwichs, chocolats, etc., puis se coucha comme une bienheureuse.Le lendemain, le réveil fut triste avec soif ardente, céphalée, palpitations cardiaques, état nauséeux, si bien qu\u2019elle omit l\u2019insuline du matin, absorba 3 jus d\u2019orange et s\u2019endormit de nouveau.Les parents alarmés appelèrent le médecin qui trouva la malade dans l\u2019état suivant: sommolente, odeur acétonique de l\u2019haleine.Tirée de sa somnolence elle y retomba aussitôt.L\u2019urine recueillie par cathétérisme contenait: sucre+ + +, acides cé- toniques + + +.Le traitement prescrit fut le suivant: alimentation liquide; 11 a.m.insuline 10 unités \u2014 orange 1 Urines: Sucre + + +, Acétone + ++ + Glycémie: 1.88 gr.12 a.m.insuline 10 unités \u2014 orange 1 3 p.m.insuline 30 unités \u2014 orange 1 = Urines: Sucre + + +.Acétone + + + + 4 p.m.insuline 30 unités \u2014 orange 2 5 p.m.insuline 40 unités \u2014 orange 2 6 p.m.insuline 50 unités \u2014 orange nil.Urines: Sucre + + +, Acétone + + + + Glycémie: 3.26 gr.7 p.m.insuline 60 unités \u2014 orange nil.8 p.m.insuline 60 unités \u2014 orange nil.Urines: Sucre + + + +, Acétone + + + + Je vis la malade à 9 heures p.m.; elle présentait toutes les caractéristiques du coma diabétique: respiration de Kussmaul, inconscience, hypotonie des globes oculaires, déshydratation prononcée.De plus, elle était dans un état de collapsus cardio-vasculaire avancé: bruits cardiaques à peine perceptibles et très rapides, pression artérielle impossible à prendre, cyanose des membres supérieurs, des lèvres et des membres inférieurs jusqu\u2019à le mi-cuisse; râles de congestion dans la 44 inférieure des deux poumons.À cause de l\u2019état agonisant de la malade, je jugeai qu\u2019il était dangereux de la transporter à l'hôpital et je prescrivis d\u2019urgence la médication suivante, après avoir demandé à GRIGNON: COMA DIABÉTIQUE un hôpital voisin du sérum physiologique et glucosé: 1.Suppression de l\u2019insuline; 2.Coramine 2 c.c.I.V.toutes les 15 heures; 3.A 10 heures p.m., sérum glucosé, sérum physiologique (âà 750 c.c.- Je répétai la même dose de sérum à minuit, ainsi que la coramine toutes les 14 heures.Vers 11 heures, l\u2019état s\u2019améliora; le pouls redevint perceptible, la P.À.était de 90/50, la cyanose sembla régresser, il n\u2019y avait pas d\u2019urine dans la vessie.Vers minuit, la malade redevint demi- consciente, les signes cardio-vasculaires s\u2019amendèrent.Elle sortit graduellement de l\u2019état comateux avec collapsus et l\u2019urine prise par sondage contenait, à minuit: sucre + + + + Acétone + + + + à 1 hr.: sucre 0 Acétone 0 2 hrs: sucre 0 Acétone 0.A 2 heures, la malade était tout à fait consciente, accusait une douleur lombaire gauche et une céphalée intense.Je continuai jusqu\u2019à 6 heures a.m.la coramine à raison de 1 c.c.toutes les heures et la malade put boire 3 jus d\u2019orange dilués dans de l\u2019eau tiède.A 7 heures a.m., elle déjeuna comme d\u2019habitude avec la dose habituelle d\u2019insuline.À 8 heures a.m., crise de tachycardie passagère, puis tout ane 265 rentra dans l\u2019ordre et la malade ne garde de tout ceci qu\u2019un peu de dilatation cardiaque et un mauvais souvenir.Pour ma part, je m\u2019en souviendrai toujours.Commentaires Quelle conclusion et quelle leçon devons- nous tirer de cette observation ?D\u2019abord il est évident qu\u2019il s\u2019agissait bien d\u2019un cas de coma diabétique et non d\u2019un coma insulinique.Les doses répétées d\u2019insuline chez une personne présentant une fragilité cardio- vasculaire semblent avoir déclanché l\u2019état de collapsus constaté.Sans connaître précisément le mécanisme intime d\u2019action de l\u2019insuline, nous croyons savoir que les échanges métaboliques intercellulaires ne peuvent se produire que sous une tension osmotique optima qui n\u2019existe plus dans l\u2019état de collapsus.Et ainsi, dans ces conditions, l'insuline, le précieux adjuvant du métabolisme des glucides en particulier, devient un facteur aggravant des troubles de ce même métabolisme.La leçon qui se dégage de cette observation se résume à ceci: Dans le coma diabétique, il faut en plus de la médication insulinique et glucosée, 1) hydrater fortement les malades par du sérum physiologique ou glucosé; 2) administrer des stimulants cardiaques et avant tout, les dérivés du camphre: coramine, ete.+200 tli (@) Fe\u2014 0 + + A REVUE GÉNÉRALE + + ° + LES POUSSÉES AIGUËS DE POLYATHÉROMATOSE \u2018* Par C.LIAN, Professeur agrégé, Médecin des hôpitaux de Paris.I.Evolution habituelle de l\u2019athérome.L\u2019intrication, l\u2019alternance, la succession, chez un même malade, des diverses manifestations cliniques de l\u2019athéromatose, constituent un fait depuis longtemps connu, unanimement admis et pour tout dire banal.Il est en effet de constatation quotidienne d\u2019observer chez un malade atteint par exemple d\u2019angor pectoris, la coexistence ou l\u2019éclosion ultérieure d\u2019une artérite oblitérante ou d\u2019une thrombose cérébrale.Ces accidents cliniquement différents du symptôme morbide jusque-là dominant, relèvent pourtant comme lui d\u2019une même cause: la coulée de sclérose de la cinquantaine, à évolution torpide, lente et essentiellement chronique, bien que susceptible d\u2019être à tous moments modifiée dans sa symptomatologie ou son pronostic, par une poussée subite, fréquemment sévère, en règle imprévisible.Cette notion, de poussée aiguë semble devoir être considérée comme l\u2019un des principaux facteurs évolutifs au cours des diverses localisations de l\u2019athérome artériel.Une démonstration en est fréquemment fournie en clinique par l\u2019étude des poussées aiguës d\u2019athérome coronarien surgissant au cours de l\u2019évolution des angines de poitrine.Comme Lian y a déjà longuement insisté *!, * Extrait de L\u2019Année Médicale Pratique, volume annuel, publié sous la direction du Dr C.Lian, prof.agrégé à la faculté, médecin de l\u2019Hôpital Tenon.300 articles courts classés par ordre alphabétique exposant les acquisitions nouvelles et pratiques (méd,, chir, obst., spécial, et questions prof.).25% de réduction aux souscripteurs.Envoyer avant le 15 avril.Etranger: Union Postale, 31 fr.50; autres pays, 33 fr.50.A.R.Lépine, 39, rue d\u2019Amsterdam, Paris.1.Journ.de Méd.et de chir.prat., 10 mai 1932 et L\u2019Angine de poitrine, 1 vol., édit.Masson, Paris 1932.et F.SIGUIER, Interne des hôpitaux de Paris.ces poussées augmentent plus ou moins brutalement l\u2019intensité et la fréquence des crises angineuses.Puis celles-ci diminuent peu à peu, et un état à peu près stationnaire persiste plus ou moins longtemps jusqu\u2019à l\u2019apparition d\u2019une nouvelle poussée.Ainsi peut-on concevoir l\u2019évolution générale de l\u2019angor pectoris comme sillonnée d\u2019ondes évolutives, dont la répétition, la durée et la gravité dépendent de celles de la poussée aiguë d\u2019athérome coronarien, responsable d\u2019accidents d\u2019importance clinique variable, mais dont l\u2019infarctus du myocarde est parfois l\u2019aboutissant dramatique ou même fatal.La connaissance de ces faits doit nous rendre plus attentifs à ce mode évolutif si particulier de l\u2019athéromatose, non pas seulement à sa traduction dans un domaine limité, tel celui des artères coronaires, mais encore à sa manifestation sous forme d\u2019atteintes multiples se succédant à brève échéance, dans plusieurs territoires artériels éloignés les uns des autres.IT.Les poussées aiguës de polyathéromatose.L\u2019existence des poussées aiguës de polyathé- romatose 2, surgissant sur le fond continu de l\u2019athérome artériel chronique, apparaît d\u2019une façon tout à fait démonstrative dans l\u2019observation d\u2019un homme de 44 ans qui, atteint depuis trois ans d\u2019angor pectoris, présente brutalement : A la fin du mois d'avril: un infarctus du myocarde ; Huit jours plus gauche; Trois semaines après ce dermer accident : une poussée aiguë révélatrice d\u2019une artérite oblitérante des deux membres inférieurs; tard: une hémiparésie 2.C.Lian et F.Siguier, Paris Méd., ler mai 1937.\u2014 LIAN ET SIGUIER: POUSSÉES AIGUËS DE POLYATHÉROMATOSE Cinq semaines après la découverte de cette artérite: une autre hémiparésie, mais droite; Et cinq semaines après cette hémiparésie droite: une nouvelle hémiparésie avec paralysie faciale et signe de Babinski.Ainsi, en l\u2019espace de trois mois et demi environ, cinq poussées engendrant, dans les territoires artériels les plus divers, des accidents multiples, à prédominance coronarienne et cérébrale.Dans deux autres observations, il s\u2019agissait d\u2019une artérite oblitérante des deux membres inférieurs dont les premières manifestations cliniques ont suivi de quinze jours une crise d\u2019angor pectoris particulièrement intense.Variables dans l\u2019importance de leur symptomatologie, les trois observations précédentes sont réunies par un trait évolutif commun: la rapidité d\u2019apparition chez un athéromateux artériel, à quelques jours ou deux ou trois semaines d\u2019intervalle, d\u2019atteintes artérielles successives, en des territoires distincts et éloignés.La particularité de ces observations n\u2019est pas d\u2019ordre étiologique ou symptomatique, elle est uniquement d\u2019ordre évolutif; elle consiste en une évolution aiguë de l\u2019athérome artériel, frappant en quelques semaines plusieurs territoires artériels très éloignés les uns des autres.Sans être exceptionnelle, cette poly- athéromatose aiguë est cependant loin d\u2019être une éventualité banale.Ainsi J.Heitz dans un travail souvent cité rassembla douze cas de coexistence d\u2019angine de poitrine et d\u2019artérite oblitérante des membres inférieurs.Or, dans ses observations les manifestations cliniques de ces deux localisations de l\u2019athérome artériel étaient apparues à une ou plusieurs années de distance ; dans un seul cas l\u2019intervalle entre ces deux manifestations n\u2019avait été que de neuf mois.INT.Importance pratique et doctrinale de la polyathéromatose aiguë.La signification d\u2019une poussée aiguë déborde les limites étroites d\u2019un pronostic local, d\u2019ailleurs si souvent réservé.Elle acquiert un sens plus précis, que légitiment les réserves dont s\u2019entoure la constatation à brefs intervalles d\u2019accidents brusquement extensifs et multi- 267 ples, dont chacun, même isolé, comporte d\u2019ordinaire un pronostic sombre.En outre, considérée sous un angle plus général, elle démontre une orientation plus particulière, une tendance définie à rompre avec la latence fréquente de l\u2019athérome, et son allure évolutive chronique et traînante, pour laisser place à un envahissement brutal, à une symptomatologie souvent bruyante, à une évolution dont on pourrait dire qu\u2019elle s\u2019effectue ou s\u2019effectuera par coups de théâtre rapprochés.Dans l\u2019ordre doctrinal, cette constatation est d\u2019importance.Le terme d\u2019athéromatose ne fait, certes, que masquer l\u2019ignorance dans laquelle nous sommes, vis-à-vis de la genèse intime de cette affection.Mais son apparition à un âge véritablement critique, son allure clinique souvent stéréotypée, sa longue évolution habituelle, permettent de la considérer logiquement comme une maladie dyscrasique de la cinquantaine d\u2019origine très vraisemblablement autotoxique, tout en ne dissimulant pas l\u2019imprécision réelle d\u2019une telle dénomination.Or il est frappant, si l\u2019on veut bien prendre en considération les faits que nous venons de signaler, de voir s\u2019établir entre cette dyscrasie et les processus vasculaires aigus ou subaigus d\u2019origine infectieuse, un certain degré de parenté évolutive.Néanmoins, dans nos observations, rien ne permettait de mettre en cause un processus infectieux.Nous considérons qu\u2019il s\u2019est agi de poussées aiguës athéromateuses.Toutefois, dans ces cas, la poussée aiguë ne se produit pas sur une seule artère, mais elle frappe à quelques jours ou quelques semaines d\u2019intervalle plusieurs territoires artériels éloignés les uns des autres.Il y a lieu de penser que le processus autotoxique générateur de l\u2019athérome subit une importante exacerbation, d\u2019où la rapide accentuation des lésions athéroma- teuses chroniques préexistantes et disséminées dans l\u2019organisme.Ainsi se trouve réalisée, par un processus purement autotoxique, une véritable polyathéromatose aiguë. L\u2019IDROADÉNITE Par J.-Adrien LAMBERT, Assistant au service de Dermato-Syphiligraphie de l\u2019hôpital Notre-Dame.L\u2019idroadénite, plus communément appelée, «abcès tubéreux », était fort méconnue dans sa nature étiologique et pathogénique au début de ce siècle.Bien que, trente-cinq ans auparavant, Verneuil l\u2019eut identifiée et précisée positivement, plus d\u2019un auteur à cette époque la définissait encore: «clou de l\u2019aisselle », ou l\u2019associait au scrofuloderme, à l\u2019érysipèle ou à d\u2019autres maladies qui, en réalité, ne s\u2019y apparentaient que par simple analogie de configuration.Et même le regretté Sabouraud, vers 1905, en parlait comme d\u2019une folliculite orificielle pustuleuse.Aujourd\u2019hui, l\u2019idroadénite a pris droit de cité parmi les maladies autonomes; on l\u2019a parfaitement différenciée, surtout du furoncle, en lui attribuant une étiologie, une séméiologie et une thérapeutique propres; ce sont ces trois derniers points qui feront le sujet de cet article.On entend par idroadénite, l\u2019inflammation par le staphylocoque doré des glandes sudoripares dites apocrines.Elle n\u2019apparaît qu\u2019à l\u2019âge adulte, puisque le développement de ces dernières glandes coïncide avec la période pubérale.Elle atteint indifféremment l\u2019homme ou la femme.L'idroadénite peut être spontanée, mais elle est plus souvent traumatique: à l\u2019occasion d\u2019un trauma, si minime soit-il, tel que l\u2019épilation à la pince de la région axillaire, l\u2019usage maladroit du rasoir ou l\u2019application d\u2019un épilatoire irritant, le staphylocoque doré, qui vit saprophytiquement sur n\u2019importe quel secteur de la peau, s\u2019éveille; favorisé par l\u2019excrétion sudorale alcaline ! des aisselles (com- 1.Cette assertion mérite d\u2019être justifiée: Schalde et Marchionini ont démontré par la méthode élec- trométrique, que la sueur possède une acidité qu\u2019ils établissent aux environ de pH= 4.0.Cependant, ils ont prouvé que dans les régions à glandes sudoripares, la sueur est alcaline.D\u2019autre part, G.Lévy avance que \u201cl'acidité de la sueur augmentant avec me d\u2019ailleurs celle des aines, de la région ano- scrotale, de l\u2019aréole du mamelon et de partout où l\u2019on trouve des glandes sudoripares apo- crines), le staphylocoque doré, exalté dans sa virulence, pénètre dans un conduit excréteur et plonge en profondeur jusque dans la glomérule glandulaire; là il y trouve un vase à peu près clos où peut s\u2019exercer, en sécurité, son pouvoir phlegmasiant: en effet, la sueur qui s\u2019y élabore lui sert d\u2019excellent bouillon de culture.Puis, l'infection staphylococcique s\u2019étend de proche en proche, par voie lymphatique, à chaque glande sudoripare, créant par là une atmosphère d\u2019inflammation intra-glan- dulaire et même circonvoisine.Ainsi se trouve realisé le mécanisme pathogénique de l\u2019idro- adénite.Cliniquement, celle-ci apparaît, au début, dans la région pileuse de l\u2019aisselle surtout (siège de prédilection) comme une petite nodosité, variant du volume d\u2019un grain de riz à celui d\u2019une noisette, pas très douloureuse, mobile, située dans le derme ou l\u2019hypoderme.C\u2019est la lésion élémentaire.Comme le processus d\u2019infection a tendance à envahir plusieurs ou toutes les glandes de la région, celle-ci donne bientôt, à l\u2019inspection, l\u2019impression d\u2019une peau comme mamelonnée, d\u2019un rouge prononcé, surtout au niveau d\u2019un abcès en instance d\u2019extériorisation; au toucher, elle donne la sensation d\u2019un agglomérat, d\u2019un gâteau, où l\u2019empâtement et l\u2019endolorissement témoignent de la réaction inflammatoire sous-jacente.Puis l\u2019évolution de ces abcès intradermiques prend une tournure subaiguë, à l\u2019encontre de ce qui se passe dans le furoncle.Laissés à l\u2019évaporation, si celle-ci est empêchée comme dans la région des plis (uisselle), non seulement l'acidité diminue, mais encore la réaction en devient alcaline ».Or l\u2019on sait que les microbes s\u2019accomodent bien de tout état d\u2019hypoacidité et que c\u2019est sans doute pour cette raison, qu\u2019en dermatologie, les médications topiques acides sont si nombreuses et efficaces. LAMBERT: L\u2019IDROADÉNITE eux-mêmes ces abcès tantôt s\u2019ouvrent spontanément en donnant issue à un pus abondant mais sans bourbillon, tantôt restant fluctuants, en évolution semi-abortive et prennent graduellement l\u2019aspect d\u2019un abcès froid; tantôt enfin, ils se résorbent lentement, en laissant après eux des infiltrats profonds, épais et durs.L\u2019idroadénite, maladie auto-inoculable, est remarquablement récidivante pendant des mois et des années.Le traitement qui s\u2019impose doit donc être aussi totalement curatif que possible.Il consiste: 1° Préventivement: à éviter de traumatiser les régions électives des glandes sudoripares apocrines; à les tenir dans un état d\u2019asepsie par des nettoyages fréquents à l\u2019éther ou à l\u2019alcool; à faire usage d\u2019acide borique, poudre légèrement antiseptique mais surtout de réaction acide, ce qui aide à compenser pour la désacidification naturelle ou provoquée des régions à glandes apocrines.2° Dès que l\u2019infection apparaît: à faire de la radiothérapie précoce à la dose de 34 à 269 1 dose-érythème avec filtration adéquate, telle qu\u2019on l\u2019emploie avec tant de succès dans le furoncle malin de la face.3° Si la région s\u2019abcède franchement: à inciser chaque abcès avec une lame très fine, à évacuer et à drainer le pus et à panser, avec une pommade à 10% d\u2019acide borique.4° Enfin, à ne prononcer le mot de guérison que lorsque le malade aura persisté pendant des mois à traiter le corps du délit par des soins d\u2019antisepsie minutieuse et constante.Travaux à consulter: Georges LEVY: Les médications dermatologiques, (Doin, édit., Paris, 1937).Harry A.BRUNSTING: Proceeding of the staff meeting of Mayo Clinic, (volume 12 déc., 1937).A.DESAUX et A.BOUTELIER: Manuel pratique de Dermatologie, (Masson, édit., Paris, 1932).R.SABOURAUD: Dermatologie topographique, (Masson, édit, Paris, 1905).TESTUT: Traité d\u2019anatomie, (volume 1).Nouvelle pratique Dermatologique, vol.VII, (Masson, édit, Paris, 1937).+220 0. PETITE CLINIQUE ee ++ PARALYSIE DU MEMBRE SUPÉRIEUR PAR TRAUMATISME DE L\u2019EPAULE Syndrome de Claude Bernard-Horner homolatéral.Distension radiculaire des nerfs du plexus brachial Par Roma AMYOT et Roland DECARIE, Médecins de l\u2019hôpital Notre-Dame.Vous êtes étudiant de cinquième année, n\u2019est- ce pas?Vous avez examiné ce malade et votre diagnostic clinique est vrai, mais n\u2019est pas complet.Vous n\u2019avez pas observé certain signe au globe oculaire droit, qui possède une grande importance pathogénique et de localisation lésionnelle.Votre diagnostic anatomo-patholo- gique est trop grossier; il n\u2019implique pas, comme il devrait, le caractère et le mécanisme des lésions nerveuses créées, il n\u2019en situe pas exactement le siège.Aussi, reprenons ensemble, si vous le voulez bien, l\u2019histoire de ce malade et refaisons son examen clinique.Efforçons-nous d\u2019élucider la sémiologie des symptômes découverts.Nous pourrons ensuite discuter de la nature et de la situation des lésions, de la pathogénie et du traitement du syndrome.Observation.Il s\u2019agit d\u2019un homme de 54 ans, bûcheron, qui a été victime d\u2019un violent accident: une branche d'arbre, que nous présumons volumineuse par les dégâts causés, est tombée sur lui, le frappant à la tête et à l\u2019épaule droite.Il perdit connaissance; on le transporta d\u2019urgence, en avion, du lac Mercier à l\u2019hôpital Notre-Dame.Le soir du même jour, à son arrivée à l'hôpital, il était dans un état de shock sévère; une ecchymose siégeait à la région frontale droite, l\u2019œdème des paupières obstruait son œil droit et l\u2019_épaule du même côté portait une plaie contuse.Le malade se plaignait d\u2019une douleur à la nuque et le déplacement passif de la tête était très douloureusement subi à la colonne cervicale.Le membre supérieur droit était complètement paralysé et flasque.Du sang se serait écoulé par le nez et l\u2019oreille gauche.Un examen radiologique, pratiqué le 5 octobre 1937, le lendemain de son hospitalisation, a montré une fracture du temporal droit avec irradiation du trait vers la fosse moyenne; une fracture de la clavicule droite sans déplacement des fragments.Aucune lésion de la colonne cervicale ne put être décélée.Nous avions craint dès le début, vu un certain degré de raideur du cou et surtout vu la douleur cervicale que déclanchaient les déplacements de la tête, nous avions craint, disions-nous, la présence d\u2019une fracture ou d\u2019une luxation du rachis cervical.D\u2019autant plus, que la paralysie du membre supérieur droit pouvait très bien renforcer cette hypothèse évoquée avec inquiétude.Mais, heureusement, notre appréhension fut vaine et sans fondement.La ponction lombaire permit de recueillir un liquide céphalo- rachidien teinté de sang, mais sans augmentation de la pression.La fracture du crâne témoignait très bien d\u2019un choc violent reçu sur la tête, et il n\u2019était pas étonnant de nous trouver en présence d\u2019un signe liquidien qui signifiait une contusion cérébrale sous-jacente.Mais cela est toute une histoire.Passons maintenant à l\u2019examen du malade.Concentrons notre attention uniquement sur AMYOT ET DÉCARIE: PARALYSIE DU MEMBRE SUPÉRIEUR 271 le membre supérieur droit et I\u2019hémiface droite.Aucun symptôme n\u2019existe ailleurs, il serait pour le moins superflu d\u2019y étendre notre investigation.S1 nous regardons attentivement son globe oculaire droit, qu\u2019y apercevons-nous?Du myosis, un certain degré d\u2019enfoncement du globe et même un léger rétrécissement de la fente palpébrale.Nous avons là, réunis, les trois éléments les plus importants d\u2019une paralysie du sympathique oculaire, syndrome provoqué expérimentalement par Claude Bernard, en 1858, et observé cliniquement, pour la première fois, par Horner en 1869.C\u2019est ce signe que vous avez omis de mentionner dans votre démonstration clinique et qui comporte chez ce malade, à notre avis une « importance anatomo-pathologique et pathogénique considérable ».Il constitue le symptôme le plus apparent du syndrome de la paralysie du sympathique céphalique.Passons au membre supérieur droit.Il est totalement paralysé, tous les réflexes ostéo-périosto-tendineux y sont abolis; il est ballant et ses muscles sont hypotoniques.Toutes les sensibilités superficielles et profondes y sont abolies, des doigts jusqu\u2019au tiers supérieur du bras sur la face externe, jusqu\u2019au coude sur la face interne.Les muscles de l\u2019épaule ne sont pas épargnés; les muscles du thorax qui s\u2019insèrent sur le bras sont également paralysés.Aussi, le grand dorsal, le grand rond, le sus-épineux et le sous-épineux, les deux pectoraux sont inertes.Le deltoïde se contracte très faiblement.Le trapèze n\u2019est que très légèrement touché.On ne peut se prononcer sur l\u2019état du grand dentelé.Vous aviez donc raison d'affirmer que tous les muscles innervés par les branches collatérales et terminales du plexus brachial droit avaient été profondément lésés par le traumatisme.Mais, il y a plus.Passez le dos de votre main sur la face palmaire des deux mains de notre malade et vous constaterez qu\u2019à gauche, la peau de cette région possède un degré de moiteur qui paraît normal, alors qu\u2019à droite elle est d\u2019une sécheresse absolue.Nous pourrions, soit en réchauffant le malade, soit en lui administrant de la pilocarpine ou encore en lui provoquant des sensations douloureuses, par la piqûre par exemple, stimuler la sudation et, de ce fait, mettre en plus grande lumière cette asymétrie sudorale des deux mains.Le simple constat que nous venons de faire suffit, surtout si nous y associons le suivant: la disparition du réflexe pilomoteur sur tout le membre droit, sauf sur une languette étroite, Lésion polyradiculaire droite atteignant la racine D! \u2014 pas de paralysie sympathique du membre supérieur, mais syndrome de Claude Bernard- Horner homolatéral.Lésion plexulaire gauche = phénomènes sympathiques inverses.À la lésion droite, ajoutons atteinte du ganglion cervical inférieur; à la lésion gauche ajoutons altération de D! ou interruption de la chaîne sympathique cervicale, le syndrome sympathique de notre malade est créé.(Schéma d\u2019André Thomas.R.Neur.1936; 7; 707) étendue jusqu\u2019à l\u2019olécrane, sur la face postérieure du bras.Et nous avons à notre acquis maintenant deux symptômes qui nous permettent d\u2019affirmer l\u2019existence, au membre supérieur droit, non seulement d\u2019une paralysie sensitivo-motrice, mais aussi d\u2019une paralysie du sympathique tégumentaire.L\u2019oubli que vous avez fait du syndrome sympathique au membre supérieur et à l\u2019œil droit me fait croire que vous portez peu d\u2019in- 272 L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mars 1938 térét aux fonctions du sympathique tégumentaire.Je comprends votre indifférence, mais je ne l\u2019excuse pas.On vous parle rarement de lui, vous le méconnaissez, parce que vous ne l\u2019avez pas en mémoire.Il est temps de corriger ce défaut.Explorez-le, il pourra vous rendre de grands services.La notion de la simultanéité chronologique du traumatisme et de la paralysie, l\u2019abolition des réflexes tendineux et l\u2019hypotonie musculaire portent à croire que le syndrome neurologique moteur que nous avons à étudier est dû à une lésion située sur le neurone moteur périphérique, qui compromet l\u2019activité de tous les nerfs du plexus brachial.Commentaires C\u2019est d\u2019ailleurs, ce que vous nous avez dit, il y a un instant.Vous avez catégoriquement affirmé qu\u2019il S\u2019agissait d\u2019une paralysie traumatique des nerfs du plexus brachial droit.Pour compléter votre conception, discutons trois points importants : 1) Par quel mécanisme le traumatisme a-t- il pu provoquer la lésion nerveuse ?2) Où se trouve exactement la lésion ?Plus explicitement, sur quel segment des nerfs qui vont former le plexus, le constituent et s\u2019en dégagent, est-il logique de situer la lésion ?3) Quel sens prend la présence du syndrome de Claude Bernard-Horner ?1.Etudions le dynamisme, la direction des forces agissantes qui ont opéré lors de l\u2019accident.Le blessé a subi un choc violent sur la tête et l\u2019épaule droite par la chute d\u2019un corps dur et lourd.Ce choc a provoqué une fracture de la clavicule et a exercé une pression vigoureuse de haut en bas sur l\u2019épaule.Cette pression a, sans aucun doute, produit un abaissement forcé du segment.La fracture simultanée de la clavicule a d\u2019ailleurs favorisé, en libérant ce segment d\u2019une attache importante, son abaissement maximum et probablement sa projection postérieure.Il se peut que les nerfs du plexus brachial aient été considérablement distendus et qu\u2019il se soit fait une élongation tronculaire, cause des accidents actuels.En 1901, G.Guillain et P.Duval, dans leur monographie sur « Les paralysies radiculaires du plexus brachial », après avoir énuméré et discuté sérieusement les mécanismes divers invoqués par différents auteurs et susceptibles d\u2019expliquer les paralysies traumatiques du plexus brachial, ont proposé, en conclusion, la pathogénie de la distension.Au cours des chocs subis sur l\u2019épaule, lors de certaines anesthésies chirurgicales, au cours de la délivrance obstétricale de l\u2019enfant, les traumatismes déclanchent la paralysie, soit par abaissement forcé de l\u2019épaule, soit par surélévation des bras.Ces deux positions extrêmes du membre avec ou sans luxation ou fracture de la clavicule dans le cas de l\u2019abaissement forcé, déterminent l\u2019élongation des nerfs du plexus.2.Ces auteurs furent d\u2019avis, en plus, que l\u2019élongation s\u2019opérait sur le segment radiculaire des nerfs qui vont former le plexus, c\u2019est-à-dire en amont du plexus lui-même.Ils allèrént même jusqu\u2019à affirmer, et leur opinion a été corroborée ultérieurement, que, dans certains cas, la distension peut se propager jusqu\u2019à la moelle et y provoquer des lésions hémorragiques.L\u2019élongation brutale pourrait causer l\u2019arrachement des racines à leur insertion médullaire ou bien des solutions de continuité le long de leur parcours.La présence du syndrome déficitaire sympathique au membre supérieur pourrait, ici, déprécier considérablement la conception de l\u2019élongation radiculaire.Il ne peut être nié catégoriquement que certaines racines aient été tendues lors de l\u2019accident, mais, de prime abord, on croirait que c\u2019est le plexus lui- même qui a été lésé, ou, en tout cas, les nerfs rachidiens qui le forment, dans leur segment en aval de la chaîne sympathique cervicale.Rappelons-nous que les racines cervicales ne contiennent pas de fibres sympathiques.Celles qui sont incluses dans les nerfs des membres supérieurs ont leurs centres médullaires échelonnés du troisième au septième mé- tamère dorsal.Leurs fibres pré-ganglionnaires AMYOT rr DÉCARIE: PARALYSIE DU MEMBRE SUPÉRIEUR passent par les racines antérieures correspondantes pour s\u2019intégrer, par les rameaux communicants blancs, à la chaîne sympathique, la parcourir vers les étages supérieurs et se joindre, à des niveaux différents et par les rameaux communicants gris (fibres post-gan- glionnaires), aux nerfs rachidiens cervicaux.Aucune fibre pré-ganglionnaire sympathique n\u2019existe au-dessus de la première racine dorsale.En plus, les centres sympathiques médullaires du segment céphalique sont situés au sein des trois premiers segments dorsaux de la moelle.Leurs fibres pré-ganglionnaires sont portées vers la chaîne sympathique par les racines motrices de ces segments.Les lésions des racines cervicales sont donc incapables de produire un syndrome sympathique, pour la raison bien suffisante qu\u2019elles ne contiennent pas de fibres sympathiques.Aussi est-on enclin à déduire qu\u2019une paralysie du membre supérieur par traumatisme de l\u2019_épaule, comprenant un défaut fonctionnel du sympathique tégumentaire, est liée à un processus organique des nerfs du plexus brachial au sein des segments qui sont pourvus de fibres sympathiques, c\u2019est-à-dire le plexus lui-même ou les nerfs rachidiens cervicaux après leur coalescence avec les rameaux communicants gris (fibres post-gan- glionnaires).Nous admettrons donc le mécanisme probable de la distension, mais les faits nous forcent à rejeter « à priori » l\u2019hypothèse de la distension exclusive du segment radiculaire.3.A moins qu\u2019à cette élongation radiculaire soit associée une lésion du glanglion sympathique cervical inférieur.Ce ganglion est le premier de la chaîne cervicale, si on le classe selon le sens des fibres qui viennent de plus bas.Par lui passent toutes les fibres pré-gan- glionnaires qui vont à la tête et aux membres supérieurs.Sa destruction entraîne la paralysie sympathique des membres supérieurs et de la tête.Le syndrome de Claude Bernard-Horner de ce malade constitue le symptôme le plus apparent et le plus fréquent d\u2019une paralysie sym- 273 pathique de la tête.Il possède ici une certaine importance en ce qui concerne la localisation de la lésion neurologique.Il témoigne, soit une altération de la première racine motrice dorsale par laquelle passent les fibres sympathiques oculo-pupillaires, soit une destruction de son rameau communicant blanc, ou, comme nous l\u2019avons mentionné plus haut, l\u2019atteinte de la chaîne sympathique cervicale qui conduit ces fibres vers le plexus péri- carotidien et vers l\u2019œil.Nous retenons la dernière alternative.Ce syndrome oculo-pupillaire fournit un argument qui pourrait concilier l\u2019hypothèse de la distension radiculaire au syndrome sympathique du membre supérieur.La paralysie du membre pourrait dépendre d\u2019une semblable localisation lésionnelle, à condition qu\u2019on y associe une lésion du ganglion cervical inférieur.Tous les desiderata seraient ainsi satisfaits.La conception de la distension radiculaire de Guillain et Duval serait respectée et les phénomènes sensitivo-moteurs expliqués.Le syndrome de paralysie sympathique des membres supérieurs et du globe oculaire trouveraient également leur fondement physio-pathologique.Aussi nous rallions-nous à cette dernière hypothèse : distension radiculaire de C5, C¢, C7, C8, Dt; lésion destructive du ganglion cervicai inférieur ou de la chaîne sympathique à ce niveau.Nous la trouvons plus vraisemblable que celle qui admettrait la dissémination des lésions aux fibres du plexus brachial et à la première racine dorsale.Dans cette dernière alternative, on pourrait, avec raison, nous demander pourquoi seule la première racine dorsale aurait été lésée, en insinuant qu\u2019une telle interprétation des faits semble artificielle et comporte une finalité pour le moins arbitraire.Des cas semblables sont rares, heureusement, car le pronostic en est habituellement peu favorable.Le traitement ne peut être que physiothérapique.Nous allons soumettre ce malade à la galvanothérapie et aux ondes alternatives à longues périodes.Nous ne sommes pas encore en mesure de prévoir ce que 274 sera la récupération fonctionnelle du membre paralysé.Epilogue Après quatre mois de traitement, les sensibilités sont revenues en grande partie.Seuls le deltoïde et les fléchissements des doigts ébauchent des mouvements.Le malade se plaint d\u2019engourdissement dans son membre et surtout de sensation de cuisson qui le font souffrir et entravent son sommeil.À certains moments, surtout au cours des paroxysmes de cuisson ou de causalgie, la main droite rougit et sa température s\u2019élève.Ces accidents constituent un syndrome d\u2019irritation sympathique fréquemment observé à la suite de lésions traumatiques des nerfs qui contiennent des fibres sympathiques.À remarquer que les muscles du bras et de l\u2019épaule sont atrophiés; que la main est légèrement œdématiée et que certains muscles ont une consistance fibreuse.Ces deux derniers éléments sont probablement dus à la présence de troubles circulatoires secondaires à un déséquilibre vaso-moteur d\u2019origine sym- patique.À noter aussi que la récupération motrice est beaucoup moins importante que l\u2019amélioration des sensibilités.Guillain et Duval avaient déjà noté ce fait et l\u2019attribuaient à la destruction prépondérante des fibres motrices, pour une raison de topographie ou de résistance plus délicate des racines motrices.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mars 1938 Enfin, disons que le traumatisme cranien n\u2019ennuie pas actuellement le malade.En tout cas, ce dernier ne se plaint pas des symptômes subjectifs qui résultent habituellement de la commotion et de la contusion cérébrales.Il ignore d\u2019ailleurs la gravité de ce traumatisme; il ne sait pas que son crâne a été fracturé.Ce fait semblerait appuyer l\u2019opinion des médecins qui attribuent la majeure partie des phénomènes post-commotionnels et post-con- tusionnels du cerveau à l\u2019esprit de cupidité et de revendication des traumatisés qui réclament compensation.Il est toujours hasardeux de conclure du particulier au général; dans le cas actuel, en plus, il serait prématuré de prétendre que le malade ne souffrira jamais des contusions cérébrales subies lors de l\u2019accident.En présence d\u2019un accidenté du crâne qui énumère ses ennuis et malaises, analysez ses plaintes, jugez si elles font partie du syndrome classique post-commotionnel ; établissez le rapport entre elles et l\u2019importance du traumatisme.Enfin, rappelez-vous que les désintéressés, ceux qui n\u2019ont rien à réclamer, invoquent, à l\u2019occasion, les mêmes troubles.Leur inéluctable sincérité vous permettra de vous montrer plus attentifs, quoique critiques, aux assertions des traumatisés qui ont droit à l\u2019indemnisation.\u2026\u2026.__\u2014\u2014 0-2 YEE ACTUALITÉS + + L\u2019ENSEIGNEMENT DE LA PHYSIOTHÉRAPIE ET DU RADIODIAGNOSTIC Par le Prof.A.LAQUERRIÈRE, Chef de service d\u2019Électroradiologie et de Physiothérapie de l\u2019hôpital Notre-Dame.A la suite des démissions successives de mes amis Parizeau et Panneton, la Faculté de Médecine m\u2019a chargé, à partir de l\u2019année scolaire 1937-1938, de l\u2019ensemble de l\u2019enseignement du radiodiagnostic et de la Physiothérapie aux étudiants, cet enseignement étant couronné par un examen portant sur l\u2019ensemble de ces matières à la fin de la cinquième année.Il m\u2019est accordé un total de 30 heures, c\u2019est dire que je ne puis faire que des leçons tout à fait élémentaires.Cet enseignement élémentaire comporte un certain nombre d\u2019écueils que je m\u2019efforce d\u2019éviter.On peut ou bien s\u2019en tenir à des généralités banales que les élèves ont eu l\u2019occasion d\u2019apprendre à l'hôpital au cours de leurs études, le rôle du professeur consisterait tout au plus à mettre un peu d\u2019ordre dans ces notions acquises au hasard; Ou bien être trop savant, se laisser aller à des explications techniques et instrumentales, inutiles et fastidieuses pour des auditeurs qui ne trouvent intéressant que ce qu\u2019ils auront à pratiquer eux-mêmes; Ou bien étudier complètement quelques gros chapitres, les plus importants, en laissant le reste dans l\u2019ombre; on risquerait ainsi de laisser croire à quelques élèves qu\u2019on leur a appris une spécialité qui ne peut être connue que par des années de pratique ct d\u2019études théoriques.Je me suis au contraire proposé les buts suivants: 1° faire comprendre, par le rappel des grandes notions théoriques, les raisons de l\u2019emploi des moyens soit de diagnostic, soit de traitement que les agents physiques mettent à notre disposition.2° donner sur l\u2019instrumentation et la technique des notions générales mais suffisantes, pour que le praticien qui conduit à un spécialiste son malade, ne pose pas devant ce dernier des questions qui démontrent son ignorance, et pour qu\u2019aussi ce même praticien n\u2019accepte pas les yeux fermés les affirmations du commis voyageur cherchant à placer chez lui des instruments.d° montrer que le radiodiagnostic et la physiothérapie sont des sciences complexes qui ne peuvent être sérieusement utilisées que par des médecins spécialistes et qui surtout ne doivent pas être abandonnées à des mains non médicales.4° donner, cependant, assez de renseignements pour que mes anciens élèves puissent conseiller utilement leurs patients et comprendre les explications du radiologiste et du physiothérapeute.J'ai pour cela adopté provisoirement le programme suivant: 3e ANNEE (10 heures) (I I.Les principaux courants utilisés en médecine.Notions générales sur l\u2019instrumentation.Les propriétés physiques et physiologiques les plus importantes.1.Pour des commodités d\u2019horaire, les étudiants de seme et de 4ème année suivent en physiothérapie les mêmes cours.En 1937-38, tous entendent le programme de la troisième année.En 1938-39, les élèves de 3ème année commenceront par le cours de 4ème année et auront le cours de 3ème année seulement l\u2019année suivante.Ce décalage est évidemment la cause d\u2019une certaine gêne, puisque, pour une moitié des auditeurs, on ne peut s'appuyer sur ce qui a été dit l\u2019année précédente. 276 II.Les traitements physiothérapiques dans les maladies de la nutrition, de l\u2019appareil circulatoire (goutte, rhumatisme, obésité, hypertension, troubles circulatoires des extrémités, etc.).III.Les actions chimiques du courant continu.Electrolyse, introduction médicamenteuse.Les principaux usages de l\u2019électrolyse (traitement des angiomes, des verrues, des néoplasies de la peau, de l\u2019hypertrichose, des rétrécissements, ete.).IV.Le courant faradique et les courants a état variable de basse fréquence.Leurs actions sur la contractilité musculaire, sur la sensibilité, sur la circulation, sur le sympathique, (traitement de l\u2019hydarthrose, de l\u2019entorse, des fractures et suites de fractures, des œdèmes, du rein douloureux, de l\u2019incontinence d\u2019urine, etc.).V.L\u2019électrodiagnostic classique.Sa technique.La réaction de dégénérescence, son importance pour le diagnostic, la localisation, le traitement, le pronostic.Son role chez les traumatisés (l\u2019hystéro-traumatisme).VI.Les affections du neurone moteur périphérique, (polyomyelite, syringomyélie, névrite traumatique et toxique, atrophies reflexes et par immobilisation).L\u2019électro-mécanothé- rapie.VII.Quelques emplois de la d\u2019Arsonvali- sation.Effluves (prurit dermatose, etc.).Etincelle (action destructive, action révulsive, rééducation).La diathermie (algies, adhérences, états inflamatoires).VIII.Quelques emplois de la d\u2019Arsonvali- sation.L\u2019électrocoagulation (néoplasme, angiomes, métrite du col, etc.).Le bistouri électrique, ses avantages.Les ondes courtes et la pyrétothérapie.IX.Les affections du système nerveux central (hémiplégie, pachyméningite vertébrale, etc.).Les affections du neurone sensitif périphérique (tie douloureux de la face, névralgies diverses, etc.).X.Quelques applications des divers courants au tube digestif (dyspepsie, constipation), aux organes génitaux de l\u2019homme et de L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mars 1938 la femme, (métrite, annexite, névralgie vésicale), aux organes des sens (coryza, sinusite, otite suppurée), à la stomatologie (carie dentaire, pyorrhée alvéolo-dentaire, ete.).4e ANNEE XI.Complément à l\u2019électrodiagnostie.Notion sur la chronaxie, sa supériorité sur l\u2019électro-diagnostic classique.Le vertige vol- taique.La résistance électrique du corps humain: l\u2019angle d\u2019impédence.L\u2019examen des anesthésies; la rééducation du pithiatisme et de la sinistrose.L\u2019électro-diagnostic en dehors de la réaction de dégénérescence.XII.Les accidents de l\u2019électricité médicale, domestique et industrielle.Leur mécanisme.Comment opérer le sauvetage et comment traiter un électrocuté.XIII.Le massage, ses différents procédés, ses indications.La mécanothérapie passive, la mécanothérapie activo-passive, la mécanothérapie active.La rééducation et la gymnastique.XIV.L\u2019hydrothérapie.Les différentes sortes de bains, les différentes sortes de douches.Notions sommaires d\u2019instrumentation et de technique.Indications générales.XV.Les rayons ultra-violets.Lampes à vapeur de mercure.Arcs électriques divers.Applications locales.Applications générales.Principales indications.XVI.Le froid et la chaleur.La cryothé- rapie.Les infra-rouges.Les rayons lumineux.Le bain de soleil.Principaux effets.Dangers et accidents des sports, de l\u2019héliothérapie (coup de soleil et coup de chaleur), du nudisme.XVII.Les rayons X et le radium: généralités.Propriétés physiques.Moyens d\u2019utilisation.Moyens de mesure.XVIII.Les rayons X et le radium: Propriétés physiologiques.Accidents.Notions générales sur les techniques.XIX.Les rayons X et le radium dans les affections non néoplasiques (dermatologie, glandes à sécrétions internes, névralgies, NOTE EE ie js id a LAQUERRIÈRE : PHYSIOTHÉRAPIE ET RADIODIAGNOSTIC 277 adhérences, hémorragies, rhume des foins, amygdalites, leucémies, etc.).XX.Les rayons X et le radium dans les tumeurs bénignes et malignes, (angiomes, verrues, fibromes utérins, différentes espèces de cancer).5e ANNEE XXI.Les rayons X, moyen de diagnostic.Les différentes techniques (scopie, graphie, orthodiagramme, téléradiographie-stéréoradio- graphie, tomographie, sériescopie, kimogra- phie; procédés de contrastes par insufflation ou par opacification).XXII.Radiodiagnostic du système osseux.Affections traumatiques.Anomalie osseuse.Maladies infectieuses (tuberculose, syphilis, ete.).XXIII.Radiodiagnostic du systéme osseux.Maladies trophiques (rachitisme, ostéomalacie, Paget, kystes osseux, ostéomalacie, ete.).Néoplasies osseuses.XXIV.Radiodiagnostic de l\u2019appareil respiratoire.La cage thoracique normale.Affections non tuberculeuses (aiguës, chroniques, néoplasiques).XXV.Affections de la plèvre et du médiastin.La tuberculose, son évolution, ses différentes images.Le dépistage de la tuberculose.Le pneumothorax spontané et thérapeutique.XXVI.Le radiodiagnostic des affections vasculaires.Le cceur normal.L\u2019évolution de l\u2019image cardio-aortique avec l\u2019âge.Les images des principales affections du cœur et des vaisseaux.XXVII.Radiodiagnostic du tube digestif.Le tube digestif normal.Les divers procédés d\u2019exploration.La traversée digestive.Les ptoses du tube digestif.L\u2019æsophage pathologique.Le cancer de l\u2019estomac.XXVIII.L'ulcère gastrique, l\u2019ulcère du duodénum.Obstruction intestinale.Diverti- culose.Constipation.Dolichocolon.Mégaco- lon.Cancer de l'intestin.Hernie diaphragmatique.XXIX.Radiodiagnostic des organes génito- urinaires (Pelvimétrie, diagnostic de la grossesse, fibrome calcifié, lipiodol intra-utérin, affections des reins, des uretères, de la vessie).XXX.L'examen du foie et de la vésicule biliaire.Diagnostic différentiel des différentes images calculeuses de l\u2019abdomen.Radiodiagnostic des affections du crâne et de la face (encéphalographie, sinusites, système dentaire).Le lipiodiagnostic du rachis.La localisation des corps étrangers.Les opérations sous radioscopie (réduction de fracture, extraction de corps étranger).¥* % x Tel est le plan général que le Conseil de la Faculté m\u2019a laissé libre d\u2019établir.Je ne me dissimule pas qu\u2019il est très incomplet; mais il me paraît difficile de donner mieux à des étudiants qui ne font que cinq années d\u2019études médicales.| Il est bon d\u2019ailleurs de remarquer qu\u2019au moins pour ceux qui accomplissent leur stage à l\u2019Hôpital Notre-Dame, cet enseignement est préparé par les leçons cliniques que je fais une fois par semaine durant toute l\u2019année scolaire.Mais ces leçons cliniques sont l\u2019occasion d\u2019envisager une autre sorte d\u2019enseignement; un enseignement complémentaire ou un enseignement supérieur de la spécialité.Elles sont en effet divisées en deux séries: La plus importante, faite pour les seuls étudiants, passe chaque année en revue une grande partie du radiodiagnostie et quelques chapitres de physiothérapie.L'autre, comprenant seulement quelques leçons, est destinée encore aux étudiants, mais aussi aux praticiens de la ville, elle a été instituée à la demande du doyen de la Faculté pour satisfaire aux desiderata du Collège des médecins qui a maintes fois exprimé le désir que les confrères puissent se mettre au courant de la Physiothérapie.Dans ce but, j\u2019ai, par exemple, traité assez complètement le radiodiagnostic et les traitements physiothérapiques, une année, des affections de l\u2019appareil génito- 278 urinaire, une autre année, des affections de l\u2019appareil digestif.Je dois dire que, sauf une série sur le radiodiagnostic des affections pulmonaires à laquelle j'ai été très touché de voir assister un bon nombre de physiologues réputés, les praticiens ont montré peu d\u2019assiduité.On m\u2019a dit que l\u2019heure était mal choisie et que les exigences de la clientèle ne leur permettait pas d\u2019être libre dans la matinée.Je veux croire que cette explication est valable pour quelques-uns, mais je ne puis me défendre de penser que quelques autres ont été déçus de constater que la physiothérapie et le radiodiagnostic demandaient une initiation sérieuse qui ne pouvait être acquise en quelques leçons.J\u2019espère que les étudiants sortant de l\u2019Université n\u2019auront plus désormais d\u2019illusion à ce sujet; mais auront acquis, en ces deux branches de la médecine, des notions suffisantes pour en reconnaître l\u2019utilité, en apprécier la difficulté et posséder des bases nécessaires pour les étudier plus complètement s\u2019ils le désirent.Un enseignement complet de cette spécialité n\u2019existe pas au Canada français; c\u2019est sans doute une des raisons pour lesquelles les électroradiologistes qualifiés sont en nombre insuffisant.Il y a, d\u2019ailleurs, deux autres raisons à cete pénurie: d\u2019une part, on a beaucoup trop de tendances à laisser l\u2019exercice de l\u2019électroradiologie aux mains de pures techniciennes ou de manipulatrices sans savoir et sans expérience, pratique contre laquelle on ne saurait trop protester dans l\u2019intérêt des malades; d\u2019autre part une carrière qui exige, si l\u2019on veut avoir un bureau, l\u2019achat d\u2019un matériel coûteux (et qui a besoin d\u2019être continuellement renouvelé si l\u2019on veut le tenir au courant du progrès), de vastes locaux, des frais généraux considérables et un supplément d\u2019études de deux ou trois années, est peu attirante pour les jeunes.La seule façon pratique de se tirer d\u2019affaire, est de trouver une place L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A, N.\u2014 Montréal, mars 1938 dans les hôpitaux, mais il faut reconnaître que, dans l\u2019état actuel de crise, les positions offertes par ces institutions ne sont pas assez brillantes pour inciter des débutants à choisir un métier absorbant et dangereux.Cependant, il me semble que l\u2019attrait scientifique est suffisant pour séduire quelques zélés animés du feu sacré; il importerait que ceux-ci trouvent les moyens de s\u2019instruire.Nous avions il y a déjà plusieurs années, le Professeur Gendreau, le docteur Vignal et moi, proposé un programme d\u2019enseignement supérieur de notre spécialité; j'avais même obtenu, en principe, de mon ami le Professeur Strolh de la Faculté de Paris, qu\u2019une année de cet enseignement suivi à Montréal pourrait être comptée pour une des trois années nécessaires à l\u2019obtention du diplôme d\u2019électroradiologiste de Paris.Mais quand je revins de vacances, J\u2019appris que notre programme était définitivement écarté.Je sais qu\u2019à l\u2019heure actuelle, en raison de l\u2019accroissement du travail de mon service à l'Hôpital Notre-Dame, il me serait tout-à-fait impossible de faire honorablement ma part, soit le tiers, d\u2019un enseignement supérieur; je n\u2019ai donc pas du tout l\u2019intention de reprendre cette question.Mais ce que je sais aussi, c\u2019est que les Canadiens Anglais s\u2019occupent beaucoup de l\u2019organisation professionnelle de la spécialité et envisagent la manière dont seraient formés les futurs radiologistes (ils paraissent pour l\u2019instant laisser de côté l\u2019enseignement de la Physiothérapie).Ne risquons- nous pas de voir les jeunes médecins, se destinant à la pratique des rayons X, être obligés, eux qui sortent d\u2019une université française et catholique, d\u2019aller apprendre leur métier, s\u2019ils veulent profiter des avantages offerts par la Canadian Association of Radiologists (qui est affiliée à la Sté.Anglaise de Radiologie), dans une organisation anglaise et protestante.Caveant consules ! FACULTÉ DE MÉDECINE DE PARIS Le Professeur Maurice CHIRAY inaugure son enseignement à la Chaire d\u2019Hydrologie Thérapeutique Par Jean LeSAGE Chef de clinique en gastro-entérologie à l\u2019hôpital St-Luc.Nous ne saurions passer sous silence la très belle leçon inaugurale du Professeur Chiray, dont nous avons hautement apprécié l\u2019enseignement à Montréal, en 1936, et dont je m'\u2019honore d\u2019avoir été l\u2019élève à Paris.Après avoir exprimé ses sentiments de gratitude envers le Recteur, le Doyen et ses anciens Maîtres et amis, 1l rend hommage tout particulièrement au Professeur et à Madame Déjerine, dont il fut un des élèves en neurologie.Nous citons le passage: «Par Déjerine et Mme Déjerine, je fus initié aux mystères de la neurologie.Initiation bien profonde, car peu s\u2019en fallut qu\u2019elle ne décidât définitivement de mon orientation scientifique.Malgré tout, cette première formation resta pour moi précieuse, lorsque j'entamai mes études de gastro-entérologie et d\u2019hépatologie, sciences qui, par tant de côtés, confinent à la neurologie.De cette époque primitive de ma vie médicale, je garde un souvenir ému, comme tous ceux qui ont eu la bonne fortune de vivre a la Salpétriere dans l\u2019ambiance de M.et Mme Déjerine.IL y avait quelque chose d\u2019infiniment touchant dans la vue de ces deux êtres, rivés l\u2019un à l\u2019autre dans une étroite symbiose par leur commune passion pour les\u201c\u2019sèiences neurologiques et leur commun amour pour la vie de famille patriarcale, vie dans laquelle leurs élèves étaient accueillis au même titre que des enfants.D\u2019autres ont montré le prodigieux effort et l\u2019exceptionnelle valeur de leur œuvre anato- mo-chnique en neurologie.Personne ne pourra traduire avec assez de chaleur l'empreinte que nous a laissée leur paternelle sollicitude pour nous.» Puis il évoque le souvenir du Professeur Gilbert, son\" Maitre en hépatologie et en gas- tro-entérologie, en ces termes: « Quand je devins l\u2019interne de Gilbert, le service de Broussais brillait de tout son éclat.Puissant animateur, exerçant une autorité incontestable et incontestée sur ses collaborateurs, Gilbert avait les deux qualités maîtresses d\u2019un chef d\u2019école, celle de faire travailler, puis celle de suivre et de protéger dans la vie ceux qu\u2019il avait fait travailler.Je dois à Gilbert de m'être intéressé aux problèmes de l\u2019hépatologie et de la gastro-entérolognre.Je lur dois ausst mes premiers pas dans la science de l\u2019hydroclimatologie.Apôtre convaincu de la vertu de l\u2019air et des eaux, président de nombreuses Sociétés ou Congrès ayant trait à cette branche de la thérapeutique, il lur avait toujours voué une secrète prédilec- thon.Je dois enfin à Gilbert, nous lui devons tous quelque chose de plus précieux, peut-être que la nourriture scientifique, la leçon d\u2019un magnifique stoïcisme devant la souffrance et la maladie.Quand Gilbert est mort, nous qui vivions près de lui, sans savoir, nous avons appris avec stupeur la vérité.Derrière le grand clinicien, le puissant chef d\u2019école, le consultant en vogue, le créateur et l\u2019auteur d\u2019innombrables traités et publications, il y avait un homme frappé depuis la jeunesse par une dure infirmité, mais dont nul ne reçut jamais la plainte, nn même la confidence, hormis le chirurgien ami qui l\u2019avait opéré et le fidèle serviteur qui, quotidiennement, le pansait.» _ En passant, il aborde la fameuse question si controversée de la préparation des « Concours supérieurs » qu\u2019il, critique sévèrement: ty 3- « L\u2019internat terminé, ce fut le début de la longue, lente et stérilisante préparation des concours supérieurs, par lesquels la médecine française, avec une étrange incompréhension des nécessités scientifiques modernes; continue, seule au monde, à réaliser la sélection de ses PE EE wu 280 maîtres.Formule périmée que peuvent, seuls, défendre les esprits assez satisfaits d\u2019eux- mêmes pour ne pouvoir admettre l\u2019imperfection du mécanisme par lequel ils ont été élus; formule qu\u2019il faudra bien, un jour, de gré ou de force, modifier.Sinon, dans un avenir peut- être prochain, des juges se dresseront pour demander des comptes et il nous faudra expliquer pourquoi et comment nous avons, sans profit, gaspillé le magnifique matériel cérébral de nos jeunes élites médicales.Mais le long de cet âpre chemin des concours, comme pour en faire oublier la rudesse et les dangers, se trouvent à glaner les plus belles fleurs du monde moral, celles de l\u2019amitié qui soutient dans le labeur \u2018ingrat, qui console dans les périodes de découragement, qui embellit les moments d\u2019enthousiasme.» Après ce prologue plein de gratitude, il aborde l'historique de l\u2019hydrologie thérapeutique et de la climatologie où abondent les renseignements de toutes sortes puisés aux sources bibliographiques précises et accompagnés des plus heureux commentaires depuis Homère jusqu\u2019à nos jours.Il termine par les remarques suivantes: « De toutes ces notions si richement évocatrices, se dégage l\u2019idée princeps que les eaux minérales ne doivent plus être assimilées à une solution de sels plus ou moins concentrée.Nous devons les considérer comme un médicament que son caractère vital apparente étroitement aux humeurs de l\u2019organisme.Nous devons aussi nous demander quelle sera devant un tel médicament la conception moderne de la crénothérapie ?Dans l\u2019ordre de la recherche, il n\u2019est pas douteux qu\u2019étant donné la complexité constitutive de nos eaux, celles-ci doivent toujours, dans l\u2019intérêt de leur utilisation clinique, être étudiées non seulement au point de vue de la physico-chimie, mais encore plus à celui de la Physiologie et de la médecine expérimentale.C\u2019est l\u2019idée vers laquelle convergent tous ceux qui ont réfléchi sur la question.C\u2019est l\u2019œuvre à laquelle se sont attachés, depuis leurs fondations, et l\u2019Institut d\u2019Hydrologie du Collège I UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A, N.\u2014 Montréal, mars 1938 de France, et les laboratoires d\u2019hydrologie annexés aux chaires des Facultés.Cet effort est juste et mécessaire, car nous ne devons jamars oublier que l\u2019hydrologie expérimentale est mée et s\u2019est développée dans notre pays, que c\u2019est une science éminemment française.Au point de vue du bilan scientifique, nous avons certes le droit d\u2019être fiers des titres de noblesse qu\u2019a conquis l\u2019hydrologie au cours du siècle dernier et du début de celui-ci.Mais nous ne devons pas oublier, ni méconnaître, que beaucoup des récentes acquisitions restent discutables, quand on les confronte avec la clinique.Aucune n\u2019est capable de rendre un compte parfaitement satisfaisant de l\u2019action complexe des eaux.En somme, il faut bien l\u2019admettre, les eaux minérales, merveilleux agents thérapeutiques naturels, sont encore loin d\u2019avoir livré tous leurs secrets.Il reste un «quid quid ignotum » pour alimenter largement dans l\u2019avenir la curiosité des prospecteurs d\u2019horizons, des guetteurs d\u2019avant-garde, des réveurs dont parfois la rêverie devient un jour ou l\u2019autre l\u2019enseignement officiel de nos Facultés.Devant la demi-carence du laboratoire en face des problèmes de la thérapeutique hydrominérale, il nous faut, en somme, revenir à l\u2019empirisme, et rappeler quel grand rôle il a joué dans l\u2019élaboration de cette science.C\u2019est, ne l\u2019oublions pas, grâce au patient labeur des médecins de nos stations thermales, qu\u2019en dehors et au-dessus de toutes notions physiques ou chimiques, ont été établies les indications et contre-indications des eaux, c\u2019est- à-dire la notion capitale de leur spécialisation.Ce sont également nos collègues hydrologues qui ont, peu à peu, mis au point et progressivement perfectionné les techniques si diverses auxquelles nous avons recours dans l\u2019utilisation des eaux.Ce sont eux enfin, et il faut leur rendre ce dernier hommage, qui toujours seront appelés à fournir aux hommes de labo- ratowe les faits d\u2019observation sur lesquels ceux-ci auront à travailler, ces faits d\u2019observation qui sont comme la matière première de toute recherche expérimentale. LESAGE : Il n\u2019y a pas, en effet, de science médicale sans une observation minutieuse, voire même terre à terre, et quand les plus grands d\u2019entre nous l\u2019oublient ou même s\u2019en fatiguent, ils tombent rapidement au rang des dermiers.Donc, en clinique hydrologique, comme en clinique tout court, observer, observer encore, observer toujours, mais observer à la Bordeu qui écrivait: « Il serait a souhaiter que tous ceux qui prennent à tâche de vanter un remède distinguent toujours avec soin ce qu\u2019ils ont observé de ce qu\u2019ils croient possible.» Ainsi s\u2019avère éminemment utile et enviable le rôle des hydrologues appelés à régenter ce médicament merveilleux dont l\u2019efficacité a résisté aux assauts de la mode et du temps.Merveilleux aussi parce que dans notre beau pays de France, c\u2019est le plus souvent au milieu des fleurs, dans la lumière et le soleil qu\u2019il jaillit.Aussi me semble-t-il que nos collègues, chaque jour, en partant le matin pour la tâche quotidienne, devraient, devant l\u2019admirable nature médicatrice qui les entoure et dont ils sont les grand-prêtres, murmurer le cantique adressé par son délicieux ami François d\u2019Assise à son frère Soleil: « Sois loué, Monseigneur, avec toutes les Créatures, et spécialement avec notre frère Soleil, qui nous donne le jour et par qui tu nous éclaires.Sois loué pour nos sœurs la Lune et les Etoiles clarres, précieuses et belles.Sois loué pour notre frère le Vent, pour l\u2019Air et pour les Nuées.Sois loué pour notre sœur l\u2019Eau qui est utile et humble et chaste.| Sois loué pour notre frère le Feu, par lequel tu illumines la nuit et qui est beau et robuste et fort.Sots loué pour notre sœur la Terre- mère qui nous entretient et nous porte et produit les fruits, les fleurs brillantes et les arbres ».: Et s\u2019ils ne craignaient d\u2019être taxés d\u2019un piétisme excessif, peut-être pourraient-ils entamer la dernière strophe qui commence ainsi: « Sois loué, Monseigneur, pour tous ceux qui pardonnent à leurs ennemis après avoir LE PROFESSEUR MAURICE CHIRAY 281 enduré injustices et tribulations.» Belle suggestion à méditer pour les Français en général et peut-être même quelquefois pour les médecins en particulier.» Note: Ces extraits se passent de commentaires et ont une belle éloquence.Mais je m\u2019en voudrais de ne pas rappeler certains souvenirs personnels recueillis au cours de mon stage d\u2019élève, puis de collaborateur du Professeur Chiray, en 1930 et 1931: Alors Médecin des Hôpitaux et Professeur Agrégé, le Professeur Chiray dirigeait une superbe Consultation de gastro-entérologie à la Maison La Rochefoucauld.Mais le service, comme il arrive souvent en France, comprenait une majorité de tuberculeux pulmonaires et un petit nombre de malades de sa spécialité.M.Chiray ne négligeait pas les uns pour les autres, mais avec quel souci de l\u2019observation, avec quelle finesse n\u2019étudiait-il pas jusque dans leurs derniers retranchements, les moindres symptômes de ses « digestifs » triés à la Consultation.Les plus graves, les plus urgents ou les plus rares entraient dans ce service, et de leur passage, avec la collaboration d\u2019un excellent service de Radiologie et d\u2019un laboratoire, naissaient une série de travaux princeps publiés dans les grandes Revues françaises, voire étrangères.Ces 20 lits de spécialisés lui tenaient lieu de service.Ce n\u2019était pas un luxe.Il ne lui en fallait pas davantage.Quelques malades étudiés à fond valent mieux que des douzaines observés distraitement, pour le plaisir d\u2019une statistique.Rien d\u2019essentiel n\u2019y manquait cependant, ni de l\u2019espace, de l\u2019éclairage, de la ventilation, de la propreté, de la discipline.Le Dr Chiray, en effet, avait adopté une discipline.Au début, consultation durant 1 heure 15 à 2 heures des malades choisis par ses internes, puis visite des salles, présentation des malades par les externes ou les stagiaires.Questionnaire du malade par lui, correction de l\u2019observation.Examen, diagnostic clinique immédiat toujours posé.Requêtes pour les examens supplémentaires: rayons X, recherches de laboratoire.Discussion avec les médecins de l\u2019entourage, 282 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A, N.\u2014 Montréal, mars 1938 car le Professeur Chiray avait aussi de fervents auditeurs \u2014 médecins de tout âge \u2014 et de tout grade.Les consultations étaient suivies par une petite foule qui tenait à peine dans la pièce.Ses Assistants et Internes avaient déjà fréquenté les plus grandes cliniques.Feux croisés fréquents, animation continuelle.Chez lui, pas de surspécialisation.Sans doute préparait-il des travaux sur certaines modalités cliniques ou physiopathologiques d\u2019une lésion organique.Ainsi longtemps fut fouillée à fond l\u2019immense question de la vésicule biliaire, mais à la consultation, chaque malade, examiné au complet, donnait lieu à une étude particulière de sa lésion et devenait le point de départ d\u2019une série de travaux publiés plus tard sur la maladie en question et ainsi de suite sur tous les points d\u2019avant- garde de la pathologie digestive.A certaines séances, nous assistions a de véritables cliniques magistrales improvisées avec aisance, « Le patron vidait la question ».Son expérience des grands services de Roger, de Debove, de Gilbert, de Bezançon, voire des Déjerine, venait d\u2019abondance.Les derniers travaux étrangers étaient cités.S\u2019il ne les avait pas lus lui-même, il les faisait traduire.Il connaissait aussi couramment les travaux anglais, allemands, américains ou autres.Il avait horreur des diagnostics compliqués ou trop recherchés de prime abord.« Passez, je vous prie, disait-il, du simple au complexe.» Il reprenait l\u2019observation lue et la faisait rédiger de nouveau en un language quasi littéraire.Ainsi terminée, toute observation eut pu être publiée presque d\u2019emblée.On remarquait dans son entourage, depuis nombre d'années, m\u2019a-t-on dit, nombre de thermalistes, Médecins-correspondants, venus en hiver des Stations les plus variées.Il fut longtemps, avant d\u2019oceuper cette chaire bien française, un thermaliste convaincu, confiant dans la puissance radioactive des eaux.Les médecins faisaient vraiment équipe avec lui.Ils étaient ses collaborateurs assidus, formant, de retour dans leur milieu, autant de cellules dont il était l\u2019inspirateur et l\u2019animateur.Aussi, avait-il une puissance de travail énorme.Il dirigeait à la fois plusieurs séries de travaux élaborés chez lui et produits ou continués dans toute une théorie de centres en France et à l\u2019Etranger.Il chérissait ses anciens et ses nouveaux élèves.Très paternel, 11 les soutenait et les encourageait à travers leurs vicissitudes et leurs succès, il les « poussait ».L'ancien élève, quels que fussent ses succès, restait un ami de la première heure.Il devenait un de ses enfants spirituels.Il ne lui serait jamais entré dans l\u2019esprit de le considérer comme un concurrent gênant.Bel exemple à suivre ailleurs.Il serait trop long de citer tant de ses conseils, de ses mots.Nous nous réservons une autre occasion.Qu'ils nous soit permis de formuler un vœu: celui de souhaiter que son exemple serve à encourager de nos aînés qui sont des chefs à ne pas craindre de continuer à animer des travaux sortant des sentiers battus.Au Professeur Chiray, nès respectueuses et cordiales félicitations.\u2014\u2014 FO 0 2: + INTÉRÊTS PROFESSIONNELS L\u2019Alliance Médicale de la Province de Québec Aux Sociétés et Associations Médicales, A Messieurs les Membres de l\u2019Exécutif, A Messieurs les Membres Actifs, L\u2019Union Médicale du Canada et L\u2019Action Médicale vous ont récemment fait part de la fondation d\u2019un nouvel organisme de défense professionnelle désigné sous le nom de: L\u2019 Alliance Médicale de la Province de Québec, et dont les promoteurs sont les membres des Comités Exécutifs suivants: l\u2019Association Médicale de la Province de Québec; l\u2019Association des Médecins des Hôpitaux de Montréal; l\u2019Union du Praticien; l\u2019Association des Médecins de l\u2019Est; l\u2019Association des Médecins de l\u2019Ouest; l\u2019Association des Médecins du Nord; associations médicales régionales affiliées à la Fédération des Sociétés Médicales.L\u2019Alliance Médicale, tout en respectant la liberté et l\u2019autonomie des Sociétés ou Associations existantes, a déjà fusionné l\u2019Association Médicale de la Province de Québec et est destinée à remplacer La Fédération des Sociétés Médicales, dont le champ d\u2019action se trouve actuellement limité.L\u2019Alliance Médicale représente une idée et non l\u2019opinion de quelques médecins; elle vient à son heure, car la défense des intérêts professionnels prend une importance que l\u2019on ne peut méconnaître.Nous sommes mal préparés et bien peu organisés pour étudier et résoudre les problèmes que l\u2019on soumettra bientôt à notre profession.Aussi, faut-il grouper nos énergies et nos initiatives dans une entité forte, solide et impressionnante qui symbolisera l\u2019unité d\u2019action qui nous fait défaut présentement.L'Alliance Médicale, malgré le caprice du hasard qui la fait naître à Montréal, sera une organisation absolument provinciale et indépendante de toute politique, partisannerie ou coterie.« Tua res agitur ».Il s\u2019agit de la défense de vos intérêts professionnels et vous n\u2019avez pas le droit, à cause de vos dépendants, de vous en désintéresser.L\u2019Alliance Médicale se propose: 1.De développer l\u2019union et l'harmonie parmi tous les membres de la profession médicale de cette Province; 2.De défendre et protéger les droits du corps médical et de ses membres; 3.De diffuser les notions de l'hygiène en vue de protéger et d\u2019améliorer la santé publique; 4.De promouvoir l\u2019éducation et l\u2019enseignement de la médecine; 5.De maintenir le caractère, le sentiment de l\u2019honneur, de l\u2019éthique et du devoir dans la profession médicale; 6.De reconnaître le Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec comme le seul organe officiel de notre profession et de se soumettre à son autorité, sur toutes les questions qui relèvent de l\u2019administration et de la discipline.L\u2019Alliance Médicale est basée sur le plan de représentation proportionnelle et les régions les plus éloignées seront aussi bien protégées que les grands centres.La Province sera répartie en divisions médicales.Une division médicale comprendra plusieurs districts médicaux.Un district médical sera composé de sociétés ou associations ou groupements médicaux; ce seront les cellules-mères de l\u2019organisation.Cette répartition sera définie et établie par les représentants ou délégués officiels des sociétés ou associations intéressées quand le travail d\u2019organisation sera complété et que le Comité provisoire d\u2019organisation aura remis ses pouvoirs aux membres qui constitueront l\u2019assemblée générale ou grand conseil.Le projet, tel que présenté, ne contient que les dispositions essentielles à sa mise en marche.Le nom, la constitution et les règlements seront étudiés, 284 modifiés, rejetés ou acceptés par cette assemblée générale.Une forme légale définitive sera alors donnée à la charte et à la constitution.Evidemment, la réalisation d\u2019un tel programme dépend de l\u2019adhésion et de la coopération de tous les membres du corps médical.Comme les associations ou sociétés médicales représentent l\u2019opinion et la pensée des médecins de cette Province, nous leur demandons avec instance de reconnaître le principe et la nécessité d\u2019une telle organisation pour ensuite l\u2019appuyer généreusement, sans parti pris, pour le plus grand bien de toute notre profession.Nous ne connaissons pas la puissance de notre force parce que nous n\u2019avons jamais été organisés dans un mouvement d\u2019ensemble.A l\u2019encontre des classes ouvrières, industriel et professionnelles, le corps médical se trouve dans une situation inférieure et désavantageuse.Les associations de Montréal, qui représentent environ 53% de la population médicale L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLErTIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mars 1938 de cette Province, ont adopté le principe et le projet de l\u2019Alliance Médicale.Comme toute la profession médicale se trouve directement intéressée à la fondation de cet organisme, nous demandons à votre Association ou Société de se prononcer sur ce sujet et de nous donner franchement leur opinion, qu'elle nous soit favorable ou mon!.Nous accepterons, avec reconnaissance, toute suggestion ou recommandation que vous voudrez bien nous faire parvenir.Nous vous invitons à collaborer à ce mouvement médical et même à nous soumettre un autre plan si celui que nous venons de vous présenter ne rencontre pas vos idéals.LE COMITE D'ORGANISATION, Par: Docteur L.Lamoureux, Président.5 février, 1938.2000 \u2014\u2014tff 45) F0.CHIRURGIE DU CERVEAU À LA FACULTÉ DE PARIS + + Paris, 7 (P.C.-Havas) \u2014 Grâce à une offre de la fondation Rockefeller, la Faculté de médecine de Paris va s\u2019enrichir d\u2019une chaire nouvelle, celle de la neuro-chirurgie, ou, plus exactement, de la chirurgie du cerveau, dont le premier titulaire sera le Dr Clovis Vincent, médecin des hôpitaux de Paris.C\u2019est là une consécration exceptionnelle d\u2019une exceptionnelle carrière.En effet, Clovis Vincent est en France le seul médecin des hôpitaux dirigeant un service de chirurgie sans avoir passé le concours de chirurgien des hôpitaux.C\u2019est qu\u2019il n\u2019exerce guère la chirurgie que depuis une douzaine d\u2019années.Jusqu\u2019alors il était à la tête du service de psy- chiâtrie et \u2018de neurologie où il passait pour un des meilleurs disciples du professeur Ba- binski.En Amérique, des chirurgiens comme Cushing ne craignaient pas de s'attaquer aux tumeurs du cerveau.Le Dr Tancrède De- Martel prit l\u2019initiative de pratiquer en France cette chirurgie délicate.Clovis Vincent fit un séjour aux Etats-Unis, regarda Cushing opérer, et, revenu à Paris, se lança dans la chirurgie. MÉDECINE PRATIQUE ee ++ À PROPOS DE GOITRE Par Eugène SAINT-JACQUES, De l\u2019hôpital Sainte-Jeanne-d\u2019Arc.Dans un récent article du Journal de la Société internationale de Chirurgie, Chs Mayo rappelait plusieurs faits touchant l\u2019évolution de nos connaissances sur les goitres.Analysons donc cet article, et ajoutons-y des réminiscences et quelques remarques pratiques.Mayo rappelle que Wharton, au XVIIe siècle, aurait été le premier à préciser l\u2019anatomie de la thyroïde.S1 les Chinois connaissaient 11 y a quelque 4000 ans, bien vaguement à la vérité, l\u2019effet de l\u2019iode sur certaines variétés de goitres, car ils employaient les cendres d\u2019herbes marines, à teneur iodée, comme on le sait, vinrent plus tard Ætius, puis Roger de Parme, un des Maîtres de Salerne.Au XVIe siècle, Paracelse, chimiste-théra- peute, indique la corrélation entre le crétinisme et l\u2019existence endémique du goitre.C\u2019est à Graves, en 1835, puis Basedow, en 1840, que revient le mérite d\u2019avoir précisé nos connaissances sur le goitre toxique.Avant 1850, on n\u2019osait pas les opérer.Bill- roth, de Vienne, fait en 1869, une thyroïdectomie partielle: il en opère 20 cas avec 8 mortalités.Le grand maître en chirurgie thyroïdienne fut Kocher, de Berne, qui en 1872 fait la première thyroïdectomie.Le maître de Berne était un chirurgien vraiment extraordinaire.Petit de taille, cheveux blancs et barbe blanche, très actif, au commencement du siècle, il fut un des grands pionniers dans cette nouvelle chirurgie.C\u2019est qu\u2019il avait un vaste champ d\u2019observation et d\u2019expérimentation.Rappelons que dans ce triangle suisse qui s\u2019étend de Pontarlier à la frontière franco- suisse, jusqu\u2019à Berne à l\u2019est et Genève vers le sud, le goitre existe à l\u2019état endémique, et les crétins y sont nombreux, plus qu\u2019en tout autre coin du globe, croyons-nous.D\u2019une activité débordante, Kocher a produit une littérature thyroïdienne considérable.Observateur consciencieux, clinicien pratique et opérateur de grande dextérité, son expérience en pathologie thyroïdienne était très considérable.Accueillant et affable, il prenait plaisir et satisfaction à recevoir les chirurgiens visiteurs, qui affluaient de tous les coins du monde.On conçoit sa large expérience et sa réputation quand on sait qu\u2019il a, sa vie durant, opéré plus de 5000 goitreux.Décédé en 1917, sa succession passa à un autre chirurgien suisse fort réputé aujour- d\u2019hui : le professeur de Quervain.Petit de taille aussi, carré d\u2019épaules, robuste et bien planté, de Quervain est un travailleur infatigable et, comme son prédécesseur, un maître remarquable en chirurgie thyroïdienne.N\u2019est-il pas d\u2019ailleurs l\u2019auteur d\u2019un traité de diagnostic chirurgical, le plus clair et le plus pratique que nous sachions, et qui a été traduit en plusieurs langues.* * + Le goitre toxique fit peur aux chirurgiens durant longtemps.Ce ne fut qu\u2019en 1880 que Rhen en opéra le premier cas.Puis survint l\u2019application méthodique et plus précise de l\u2019iode au traitement de certains goitres avec Plummer, Marine et Booth- bey.Si bien qu\u2019aujourd\u2019hui, la pathologie thyroïdienne est connue avec plus de précision, ses indications médicinales comme chirurgicales sont mieux établies, et les porteurs de goitre mieux traités. 286 Traitement des goitres Les goitres, on le sait, sont tantôt simples, tantôt toxiques.Ceux-ci sont parfois en plus exophtalmiques.Les goitres simples Les goitres simples n\u2019ont de particulier que leur volume et les ennuis qu\u2019ils causent par compression sur la trachée ou les nerfs laryngés, avec comme conséquence des troubles de tirage respiratoire ou de paralysie vocale.Que faire en présence d\u2019un goitre?S\u2019agit-il d\u2019un goitre simple, ne le laissons pas grossir et se développer: il devient facilement plongeant ou profond, comme nous le rencontrions encore récemment, ce qui complique singulièrement l\u2019opération.Conseillons l\u2019opération, à moins que le métabolisme ne soit au-dessous de la normale.Même alors son énorme volume impose une intervention partielle.Les goitres toxiques On sait qu\u2019ici l\u2019exophtalmie accompagne souvent le goître.Mais aussi n\u2019oublions pas que le degré d\u2019hypertrophie n\u2019a rien à faire avec le degré de toxicité: souvent un petit goitre est fort toxique.Il se rapproche alors du type anatomique fœtal ou, encore, adéno- mateux.Comment procéder ici?Cherchons d\u2019abord si l\u2019on peut découvrir une cause infectieuse à cette intoxication par suractivité thyroïdienne : foyer infectieux dentaire ou amygdalien, vieille choléeystite ou infection du bassin.Dans d\u2019autres cas, un choc nerveux en a été la cause d\u2019apparition: un danger de noyade, un trauma à la tête, une surprise intense et subite.Souvent on ne pourra trouver de cause précise, comme aussi on ne trouvera pas d\u2019hypertrophie thyroidienne, ou à peine.Nous avons bonne mémoire d\u2019un tel cas examiné avec le professeur Labbé dans son service de Paris.N\u2019oublions pas que dans le goitre toxique le système sympathique est profondément affecté.Souvent même il est à la base de la L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mars 1938 condition présente: les goitres qui ont cette origine sont les plus difficiles à traiter.Comment donc entreprendre le traitement d\u2019un goitre toxique ?D\u2019abord, surveillons la diète.Puis l\u2019iode sera à la base du traitement médicinal, sous forme de solution de Lugol.Avant de commencer le traitement, faisons établir le métabolisme basal: on le trouvera entre + 20 et + 60.La solution de Lugol ne devrait être donnée que pendant un temps limité, car autrement, si l\u2019iode est continué trop longtemps, on obtiendrait l\u2019effet opposé.Ajoutons-y les sédatifs nerveux.Elixit de brom.de potasse l Elixir de valériane ammoniacale { I cuil.& dessert deux ou trois fois par jour.44 75 c.c.Vous vous trouverez bien aussi, en alternance, du Bromhydrate de quinine .Pil.de 0.10 ctg.La belladone amènera parfois la sédation.Mais sachons que le meilleur traitement, et le plus effectif, du goitre toxique, si le cas est bien choisi, est l\u2019intervention chirurgicale.Chez les personnes qui ne peuvent subir l\u2019intervention, à cause de l\u2019état cardiaque ou rénal de leur état de déchéance générale, les rayons X ont à leur crédit de beaux succès.Tout de même, le traitement médical doit toujours précéder, soit à titre d\u2019essai, soit à titre préparatoire.C\u2019est, en définitive, la courbe du métabolisme qui doit nous guider, associée comme appréciation à l\u2019ensemble des autres signes pathologiques associés.Dernièrement, nous lisions dans une étude sur le goitre toxique et sa myocardite associée, que nous aurions là une indication surajoutée à l\u2019acte opératoire, afin de prévenir l\u2019aggravation de l\u2019état cardiaque.À moins, naturellement, que le myocarde ne soit rendu au bout de sa résistance.Nous avons souvenance de telle malade, que nous avions refusé d\u2019opérer à cause de son asystolie trop marquée.Huit jours plus tard, elle mourait subitement. SAINT-JACQUES: À PROPOS DE GOITRE Mais, en mains expérimentées et après une préparation appropriée, l\u2019intervention opératoire donne des résultats souvent inespérés.Une de nos récentes opérées avait un métabolisme basal à + 40 compliqué d\u2019une lésion valvulaire double.Opérée, elle passa sans encombre et sans le moindre incident à travers une opération sérieuse du fait de deux lobes profonds et plongeants.Le pouls, qui touchait 120-130 avant l\u2019opération, tomba rapidement à 80-90 les jours suivants.Une technique fort précise permet une opération très généralement suivie de résultats plus que satisfaisants et souvent de vraie guérison.Après la ligature des quatre pôles, ce qui ne conduit pas au myxœdème, une longue 287 expérience l\u2019a prouvé, et l\u2019énucléation subto- tale intracapsulaire de la très grande partie de la masse pathologique, nous fermons la capsule basale par une ligature en chassé- croisé qui nous dispense d\u2019avoir à placer d\u2019autres ligatures hémostatiques qui, avec cette technique, deviennent généralement superflues.Un petit drain médian assure l\u2019élimination de la sécrétion thyroïdienne intoxicante du foyer opératoire, et une suture intradermique pour terminer assure une cicatrice à peu près invisible.Disons en terminant que la chirurgie thyroïdienne est de celles qui apportent au malade les plus heureux résultats, et au chirurgien, la plus grande satisfaction.20 etl GP 0. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le «Quaterly Cumulative Index Medicus »: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois, si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.Ann.Med.\u2014 psychol.94: 1 (juin) 1988.MEDFCINE M.ESCHBACH.\u2014 Opérations injustifiées.« Bull.Mém.Soc.Méd.Hôp.Paris », 1937; 53; 1432.L'auteur, dans cet article, rapporte l\u2019histoire de deux malades opérés pour ulcères gastriques mais qui, en réalité, n\u2019étaient que des psychopathes et en l\u2019oc- curence, des hypocondriaques.Dans le premier cas, il s\u2019agit d\u2019une dame de 36 ans ayant subi une gastro-entérotomie en 1936, mais qui ne continua pas moins à souffrir et à s\u2019affaiblir.Elle se plaignait de douleurs atroces le long de l\u2019æso- phage et à l\u2019estomac (la faiblesse était très grande) mais l\u2019attention étant détournée, le creux épigastrique apparaissait souple à la palpation.L\u2019examen du tube digestif n\u2019avait montré aucune lésion.Si on observe cette malade on voit qu\u2019elle ne veut pas manger, ses traits sont impassibles et elle est préoccupée par une seule idée: « Elle croit qu\u2019elle va mourir».II n\u2019y a qu\u2019un traitement qu\u2019elle est prête à recevoir: « Une nouvelle opération.» L\u2019état hypocondriaque s\u2019accentuant, on finit par l\u2019interner.Dans le deuxième cas, il s\u2019agit d\u2019une dame de 69 ans ayant subi une gastro-entérostomie il y a 5 ans et actuellement dans le même état que lors de l\u2019opération, quoique l\u2019examen radiologique de l\u2019estomac eût été absolument négatif.Si on observe le psychisme de cette malade, on note qu\u2019elle ne parle que de l\u2019incompréhension des médecins vis-à-vis de ses souffrances.Elle ne veut prendre comme aliment qu\u2019un peu de potage d\u2019une consistance déterminée.Enfin, elle veut une nouvelle opération qu\u2019on finit par lui faire, pour ne trouver qu\u2019un peu de périgastrite.Les auteurs terminent en faisant remarquer que chez ces malades l\u2019espoir dans une nouvelle intervention chirurgicale est une obsession.D\u2019habitude, dans ces cas, l\u2019acte opératoire donne un soulagement + + temporaire des troubles digestifs et une accentuation des troubles mentaux.Arthur RICHER.R.RIVOIRE et M.MARTINY.\u2014 Maladie d'Addison traitée: guérison clinique.« Bull.Mém.Soc.Méd.Hôp.Paris», 1937; 53; 1439.Ces auteurs rapportent le cas d\u2019un homme âgé de 33 ans qui, subitement, il y a 2 ans, fut pris de nausées et de sensation de dérobement des jambes.Vu par des médecins et des chirurgiens, on conseilla une appendicectomie qui ne donna aucune amélioration, puisque 15 jours après sa sortie de l'hôpital il présentait une nouvelle crise de vomissements et d\u2019asthénie.Un mois plus tard, il avait maigri de 7 kilogrammes et, comme à l\u2019asthénie s\u2019ajoutait de l\u2019hyperthermie, on radiographia les poumons.La radiographie révéla une lésion du poumon gauche qui ne semblait pas en évolution.On fit tout de même un pneumothorax qui ne donna pas plus de résultat que l\u2019appendicectomie.La maladie continua à évoluer et, en mai 1936, 8 mois après le début de sa maladie, l\u2019état du malade était très grave; c\u2019est à cette époque que les auteurs firent le diagnostic de maladie d\u2019Addison.Le malade était alors très asthénié, et dans un demi-coma.On notait une pigmentation diffuse sur les muqueuses, et de petites mélanomes sur les téguments.L\u2019intolérance alimentaire était absolue, les vomissements étaient incessants et la P.A.maxima se maintenait entre 80 et 60.Insomnie complète et amaigrissement de 25 kilogrammes.On institua alors le traitement suivant: 1° Injection i.v.de 20 ce.de sérum salé à 10% et de 0 gramme 20 de cystéine tous les deux jours.- 2° Injection de c.c.d\u2019hormone cortico-surrénalienne tous les 2 jours.Au bout de quelques jours, amélioration frappante, surtout au point de vue intolérance alimentaire, ce qui permet aux auteurs d\u2019ajouter au traitement 5 à 6 grammes de Nacl en cachet et de donner une diète pauvre en K.Au mois de septembre, le malade reprenait sa vie normale tout en cessant la cystéine et en diminuant les hormones cortico-surrénaliennes.En janvier, cessation de toutes les injections, se contentant de l\u2019extrait cortico-surrénalien en pilules.Au printemps, cessation complète de tout traitement.Rechute.Reprise du NaCl et d\u2019injections d\u2019hormone surrénalienne.PA EE EE EEE ANALYSES 289 Actuellement il se maintient en parfait état avec une injection hebdomadaire d\u2019extrait cortico-surrénalien.En définitive, les auteurs nous montrent un malade qui, il y a 18 mois, semblait perdu, mais qui mène actuellement une vie normale à condition de prendre régulièrement 4 grammes de sel par jour et d\u2019avoir une injection hebdomadaire d\u2019extrait cortico-surrénalien.Les auteurs terminent en ajoutant que le médecin aurait tort de désespérer d\u2019un malade atteint de la maladie d\u2019Addison, même si ce cas est grave, car la thérapeutique actuelle est souvent efficace.Arthur RICHER.H.BERNARD, F.P.MERKLEN, M.CORD.\u2014 Manifestations rhumatismales déclanchées chez un tuberculeux par la collapsothéra- pie.« Bull.Mém.Soc.Méd.Hôp.Paris », 1937; 53; 1576.Ces auteurs ont observé des manifestations rhumatismales articulaires et cardiaques ayant été déclan- chées lors de l'établissement d\u2019un pneumothorax artificiel.Ce qui confirme cet avancé c\u2019est que 4 semaines plus tard lors d\u2019une réinsufflation, ces manifestations rhumatismales réapparurent, et leur réactivation se manifesta encore aux 3 réinsufflations qui suivirent.M.R., manœuvre, 35 ans, entre à l\u2019hôpital avec des symptômes de tuberculose pulmonaire au début.L\u2019examen clinique et radiologique montrent des lésions supérieurs des % du poumon gauche.Vu l\u2019uni- latéralité des lésions on propose le pneumothorax.Le 13 août, première insufflation de 600 c.c.d\u2019air et, dans la nuit qui suit, apparition de douleurs dans les 2 genoux.Le lendemain, douleurs dans les 2 épaules tandis qu\u2019on note aux genoux: gonflement, élévation de température, léger choc rotulien.Au cœur on constate un léger affaiblissement des bruits du cœur et une chute nette de la P.A.qui passe de 130/90 à 100/65.Le même soir, la To.monte à 104 3/5.Glace sur le cœur et salicylate de Na.à la dose de 12 grammes par jour, ont raison de ces manifestations rhumatismales après 10 jours, et au début de septembre, l\u2019état du malade est excellent, mais on continue la médication salicylée à raison de 6 grammes par jour.Nouvelle insufflation le 8 septembre de 450 ccd\u2019air.Le lendemain, douleur dans les 2 genoux et les 2 épaules, mais pas de manifestations cardiaques.Le 10 septembre, insufflation de 450 c.c.d\u2019air et le lendemain, exacerbation des douleurs avec diminution nette des bruits du cœur.Comme l\u2019état général reste bon et qu\u2019il n\u2019y a pas de signes périphériques d\u2019insuffisance cardiaque, on pratique une autre insufflation de 500 ec.qui est de nouveau suivie d\u2019une augmentation des douleurs articulaires.Comme les bruits du cœur deviennent de plus en plus sourds, sans qu\u2019il y ait de symptômes de péricardite, on met le malade au repos avec sac de glace sur le cœur et on augmente le salicylate de 6 grammes qu\u2019il était, à 10 grammes par jour.Une nouvelle insufflation détermine une nouvelle réactivations des manifestations rhumatismales.Ces auteurs se demandent cependant s\u2019il s\u2019agit bien d\u2019une véritable maladie de Bouillaud ou bien s\u2019il ne s\u2019agit pas de manifestations en rapport avec la compression des lésions tuberculeuses pulmonaires, sous l\u2019influence de la collapsothérapie.Ils se demandent aussi si nous ne devrions pas discuter leur origine tuberculeuse inflammatoire, infectieuse ou toxémi- que.Les auteurs rapprochent ce cas d\u2019un cas d\u2019érythème noueux avec néphrite survenue après section de brides chez une tuberculeuse, et ils se demandent s\u2019il ne s\u2019agit pas aussi, dans ce cas, de pneumonies d\u2019origine allergique qui seraient, dans certains cas, à la base de la maladie de Bouillaud.Arthur RICHER.NUTRITION Anthony SIDONI Sr.\u2014 L'insuline-protamine contre l'insuline ordinaire.«J.A.M.A.» 1937, 108, 1320.L'auteur, après avoir rappelé l\u2019origine, la composition et le mode d\u2019action de l\u2019insuline-protamine, accepte comme bien-fondés, les travaux de Hage- dorn, Sprague, Root, etc., sur ce sujet, et décide, quant à lui, de rechercher les effets de la P.I.sur la glycémie 1° à jeun, 2° pendant la période digestive, 3° trois heures après le repas, 4° avant le second repas, 5° une heure après le second repas, 6° pendant le sommeil i.e.de minuit à 7 a.m.Puis à la faveur des résultats obtenus, il cherche à déterminer le meilleur moment de la journée pour administrer l\u2019insuline et à savoir s\u2019il est préférable d\u2019employer l\u2019in- suline-protamine seule ou associée à l\u2019insuline ordinaire.Pour ce faire, il choisit deux groupes de 4 malades, absolument indemnes de tout trouble digestif, à qui il donne un régime exactement pesé.Il fait onze glycémies aux 8 malades, aux mêmes heures et dans les mêmes conditions.À chaque malade, le régime et la dose d\u2019insuline varient selon la gravité du cas.Au premier groupe, il donne l\u2019insuline- protamine et au second, l\u2019insuline ordinaire.Dans une série de tableaux et de graphiques, l\u2019A.nous présente clairement les faits observés qu\u2019on peut résumer comme suit: avec l\u2019insuline ordinaire, grâce à son action rapide, les hydrates de carbone sont oxydés immédiatement et la glycémie demeure presque toujours au voisinage de la normale, tandis 290 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurrETIN À.M.L.F.A, N.\u2014 Montréal, mars 1938 qu\u2019avec l\u2019insuline-protamine, qui agit d\u2019une façon lente et continue, la glycémie monte très haut après les repas.Cette constatation est importante, au dire de l\u2019A., car, chez l\u2019individu normal, quelle que soit la quantité d\u2019aliments ingérés, la glycémie est constamment à un niveau normal, sauf après les repas où elle monte un peu tout en demeurant cependant dans des limites raisonnables.La P.I.serait donc incapable d\u2019empêcher les poussées d\u2019hyperglycémies post-prandiales et l\u2019A.se demande si, à la longue, cela ne serait pas dommageable au diabétique et ne favoriserait pas chez lui l\u2019artério-sclérose et ses complications: gangrène, coronarite, baisse de la vision, etc.Aussi, pour ce motif et d\u2019accord sur ce point avec Lawrence, Gray et Allen, ne préconise-t-il pas l\u2019emploi de la P.I.chez tout malade indistinctement.Il réserve plutôt l\u2019insuline-protamine comme adjuvant à l'insuline ordinaire dans les cas compliqués ou requérant une grosse dose d\u2019insuline.En passant, il fait remarquer qu\u2019on doit attacher beaucoup plus d'importance à la glycémie faite deux heures après le repas plutôt qu\u2019à jeun, car, selon lui, c\u2019est à cette période qu\u2019on peut juger des progrès accomplis par le malade dans l\u2019utilisation de ses hydrates de carbone.Enfin, l\u2019A.a employé la P.I.pendant un à six mois chez plusieurs malades agés de 11 à 74 ans et les résultats obtenus concordent avec les idées émises précédemment, ce qui l\u2019amène à peser le pour et le contre.D\u2019après lui, l\u2019insuline-protamine, à cause de son action lente, est incapable d\u2019enrayer l\u2019hyperglycémie résultant, soit de complications du diabète (acidose, coma, infection, gangrène), soit de régimes hyperhydro-carbonés tels que préconisés de nos jours; elle porte les médecins à prescrire de fortes doses, afin de baisser la glycémie le plus tôt possible, ce qui expose les malades à faire soudainement des réactions hypoglycémiques fortes et prolongées qui pourraient devenir fatales; enfin, elle ne correspond pas exactement aux besoins du malade, car elle n\u2019agit pas assez vite après les repas et continue d\u2019agir trois heures après, quand le malade n\u2019en a plus besoin.Cependant, l\u2019A.admet sa grande utilité, 1° chez les malades qui requièrent de l\u2019insuline la nuit (une injection au coucher et le malade peut jouir d\u2019un bon sommeil), 2° en association avec l\u2019insuline ordinaire où elle contribue à réduire la quantité d\u2019insuline nécessaire et à activer la guérison des infections et des plaies chirurgicales.Comme conclusion, l\u2019A.prétend que la P.I.doit plutôt être associée à l\u2019insuline ordinaire, mais que malgré ses avantages, l\u2019insuline ordinaire est encore la base du traitement du diabète et qu\u2019on ne saurait la remplacer par linsuline protamine chez les malades qui s\u2019en trouvent déjà bien avec de petites doses.Armand GRATTON.PTHISIOLOGIE CH.ROUBIER \u2014 Les images scissurales chez les cardiaques décompensés, leur fréquence et leur signification.« Arch.Méd.Chirurgicales de l'Appareil Respiratoire », 1937; 12; 200.Les images de pseudo-tuberculose fréquentes chez les cardiaques: ombres hilaires denses, aspect voilé, tacheté, granité des moitiés inférieures des plages, transparence des parties supérieures avec hypertrophie cardiaque.La caractéristique est plus grande encore, s\u2019il s\u2019y ajoute des images scissurales.Celles-ci sont assez fréquentes.School en a trouvé 93 sur 168 cas observés et publiés en 1933, d\u2019Hour les mentionne en 1934.Nguyen Van Vien en trouve 5, sur 13 cas observés en 1934.L'image de scissurite la plus fréquente est trouvée à droite, à la partie moyenne.Elle est linéaire, presque horizontale, allant du hile à l\u2019aisselle.Son aspect est mince ou épais suivant l\u2019âge de la réaction ou suivant qu\u2019elle est mécanique ou compliquée d\u2019infection.Elle siège presque exclusivement à droite.La grande scissure est rarement aperçue.Ces images sont dues à la symphise des feuillets avec dépot de fibrine.Les épanchements qui les ont cousés sont des exsudats où la tuberculose ne joue qu\u2019un rôle exceptionnel.Jean-Philippe PAQUETTE.P.PROVOST, DELORE et GRENET.\u2014 Aspects radiographiques simulant la tuberculose pulmonaire, chez un cardio-rénal azoténique.« Archives Méd.Chirurgicales de l'Appareil Respiratoire », 1937; 12; 211.Observation et radiographies d\u2019un cardio-rénal azotémique.La première radiographie donne l\u2019impression d\u2019une tuberculose assez avancée.L\u2019étude du cas ayant prouvé l\u2019existence de troubles cardio- rénaux avec azotémie, le traitement \u201cad rem» est institué et un régime ordonné.L'amélioration suit rapidement.La seconde radiographie montre une disparition complète des images vues sur la première.Deux points à retenir: la fréquence des images pseudo-tuberculeuses chez les cardio-rénaux; la disparition rapide de ces images sous l\u2019effet d\u2019un traitement approprié.Jean-Philippe PAQUETTE.HYGIENE G.HEUYER et Melle COURTHIAL.\u2014 Les tests de caractère en neuro-psychiâtrie infantile.« Revue neurologique.» No 5, p.693, 1937.Les auteurs rappellent les inconvénients présentés par les épreuves de caractère du genre « question- ANALYSES naire» applicables à partir d\u2019un certain âge seulement et non utilisables avec les débiles mentaux.Des modifications d\u2019interprétation leur ont été appliquées qui changent considérablement application de la méthode et lui confèrent une véritable originalité.La notion des tendances qui permet une discrimination des réponses et une véritable sélection des enfants est toute nouvelle dans l\u2019interprétation des tests de caractère.Cette classification s\u2019adapte sans effort au questionnaire d\u2019origine américaine employé par les auteurs.Les auteurs reprennent l\u2019exposé de leurs tests et de la manière selon laquelle.d\u2019après les résultats obtenus, ils établissent un diagnostic.Sur 114 cas examinés d\u2019après cette nouvelle méthode.l\u2019accord entre les diagnostics du caractère d\u2019après les tests et l\u2019exa- ment psychiatrique existait pour plus de 75% des sujets.Ces résultats témoignent donc de la valeur de la méthode dans toutes les études qui relèvent de la biotypologie et tendent à la connaissance caractérielle des sujets ainsi qu\u2019à la différenciation des groupes.Sylvio ROCHA.R.SMITH.\u2014 Les rhumes.Maladie endémique.« The Industrial Bulletin », Octobre 1937.Des études récentes ont démontré que les rhumes sont la cause la plus fréquente de la perte de temps des travailleurs, moyenne de perte de temps de trois jours.En plus des complications ordinaires telles que: sinusite, otite, mastoidite, le rhume est une cause contributive des arthrites, névrites, myosites, rechute de maladies chroniques: asthme, myocardite rhumatismale, diabète.Le rhume est le précurseur de l\u2019influenza, la pneumonie et la tuberculose pulmonaire.La cause supposée en est un virus bénin, qui contribue secondairement à des maladies graves.Les facteurs prédisposants sont une faible température, refroidissement, mauvaise ventilation, mouvement de l\u2019air ambiant trop lent.Vingt-cinq pour cent de la population possède une susceptibilité pour le rhume.L\u2019isolement du malade n\u2019a pas de valeur préventive ; les rayons ultra-violets sont peu efficaces.L'huile de foie de morue et les vaccins ont une grande valeur préventive.Il n\u2019y a pas de traitement spécifique contre le rhume.La résistance aux rhumes peut être considérablement accrue en faveur du travailleur en prenant les précautions suivantes:- 19\u2014 Eviter la fatigue et le refroidissement; 2° \u2014 Diète appropriée aux travailleurs; 3° \u2014 Ventillation, climatisation de l\u2019air ; 49 \u2014 Traitement du rhume au début par un médecin.Sylvio ROCH.291 F.WEYRANCH.\u2014 Le problème du bruit.«Presse Médicale », 1937; 92: 170.Après avoir résumé l\u2019opinion des poètes et philosophes allemands sur le bruit, l\u2019auteur constate que le bruit est un véritable fléau social qui détermine dans de nombreux cas des troubles nerveux graves.On n\u2019a pas encore trouvé la méthode spécifique pour déterminer la part revenant au bruit dans les troubles nerveux.Par contre, on a réussi à mesurer l\u2019intensité du bruit en prenant comme unité le phon.Cette unité correspond aux moyennes suivantes: a) Dix «phons» égalent le tic-tac d\u2019une montre: b) Soixante «phons» égalent la circulation normale dans une rue.Des appareils spéciaux ont été fabriqués, cependant il faut, dans l\u2019interprétation des tests, tenir compte des facteurs individuel et physiologique.Au nom de l'hygiène sociale, il faut exiger la suppression des bruits causés par les «klaxons», la rapidité excessive des automobiles.Dans la construction des immeubles, des hôtels, des sanatoria, l\u2019attention devra être dirigée beaucoup plus qu\u2019auparavant vers l'emploi de matériaux isolant le bruit.Les médecins auront un rôle essentiel à jouer dans la lutte qu\u2019il va falloir engager contre le bruit, sinon la nervosité et les troubles psychiques iront en se développant.Sylvio ROCH.J.-L.LAVAN.\u2014 Epidémie de fièvre typhoïde à Grava Rapids, Mich., « American Journal of Public Health », p.1025, 1937.Dans une municipalité où la fièvre typhoïde a été absente durant une période de longue durée, l\u2019apparence soudaine de cas doit éveiller l\u2019attention immédiate de l\u2019autorité sanitaire.Le fait suivant illustre les mesures effectives employées lors d\u2019un début d\u2019épidémie survenue à Grava Rapids: une épidémie, comprenant 9 cas, débuta le 9 décembre et se termina le 4 janvier 1937.Une enquête épidémiologique portant sur le lait, l\u2019approvisionnement d\u2019eau, démontra que ces deux aliments n\u2019étaient pas en cause.Une inspection faite dans une boulangerie employant 231 hommes; l\u2019analyse des urines, des selles; du sang du fait de tous les employés, en vue du test de Widal.Parmi ceux-ci, l\u2019employé préposé aux gâteaux à la crème, fut trouvé porteur de bacilles typhiques.Après son départ de la boulangerie, aucun autre cas n\u2019éclata.Sylvio ROCH. 292 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mars 1938 Vingt-cinq ans de progrès en hygiène.Edité par « Metropolitan Life Insurance Company », Ottawa, Ont., 1937.La Metropolitan Life Insurance Company a récemment publié un opuscule traitant des progrès obtenus en hygiène durant la période 1911-1935.Ce quart de siècle est une période au cours de laquelle les efforts accomplis pour conserver la santé et empêcher la maladie, ont atteint un résultat fort appréciable.Cet opuscule est divisé en chapitres qui traitent des maladies reparties en groupes généraux; chaque chapitre étant divisé en sections où se trouvent définies et étudiées les diverses formes de maladies.Au chapitre de la tuberculose, les résultats obtenus sont exprimés ainsi: «Durant ce quart de ciècle, la mortalité par tuberculose a subi une diminution considérable.En 1911, cette maladie était la principale cause de mortalité de toutes les maladies; aujourd\u2019hui, elle est descendu au septième rang.Ses victimes étaient souvent des jeunes gens à l\u2019aurore de la vie, dont l\u2019utilité économique commençait à se faire valoir.Au début du siècle, une campagne active fut entreprise contre la tuberculose, et dès 1911, on commença à obtenir déjà d\u2019excellents résultats.Pendant cette période 1911-1935, le taux de la mortalité a subi une diminution de 242 par 100,000 à 56 par 100,000, en 1935.Les causes de cette diminution sont les suivantes: Les mesures préventives instituées par les associations anti-tuberculeuses, les démonstrations dans certaines collectivités, l\u2019extension des facilités cliniques, le service des infirmières-visiteuses, les enquêtes chez les écoliers, le contrôle de la tuberculose bovine, la multiplication des sanatoria, des méthodes de traitements et de chirurgie nouvelles.Il faut ajouter à cela, un plus grand intérêt, chez les industriels, dans la protection de leurs employés, une amélioration générale des conditions de vie, l\u2019éducation du public intensifiée, une immigration moindre.» Cet opucule devrait se trouver dans la bibliothèque de tous les médecins qui s'intéressent des conditions de préservation de la santé publique.Sylvio ROCH.NEURO-PSYCHIATRIE Foster KENEDY et Alexander WOLF.\u2014 La quinine dans la myotonie et la pros- tigmine dans la myasthénie, « J.A.M.A.», 1937; 110; 198.Mary Walker, en 1935, démontra l\u2019action éminemment efficace de la prostigmine dans la myasthénie.Wolf.en 1936, fit connaître que la quinine abolit le myotonus de la myotonie congénitale et de la myotonie atrophique.D'autre part, les auteurs, par contre-épreuve, découvrirent que la prostigmine augmente le myotonus et que la quinine accentue la myasthénie.Certains malades deviennent réfractaires à la pros- tigmine après une certaine période d\u2019usage; il suffit alors de cesser momentanément le traitement, pour lui donner à la reprise, l\u2019effet qu\u2019il avait perdu.Cet épuisement de l\u2019effet s\u2019est montré dans certains cas, même à des doses énormes, allant jusqu\u2019à 24 ampoules de 0.5 milligramme chacune.Ce phénomène est difficilement explicable.Est-il dû à l\u2019augmentation dans le sang de l\u2019estérase de l\u2019acéthylcholine?Est-il l\u2019effet de l\u2019épuisement de l\u2019acéthylcholine à la jonction myo-neurale?A tout événement, on ne doit pas donner de fortes doses de prostigmine pendant une période prolongée, car elle finit par fatiguer le muscle et y produit une action curarisante.L'expérience des auteurs quant à la quinine dans le myotonus leur permet d\u2019affirmer que le chlorhydrate de quinine, aux doses de 0.16 & 0.96 centig., 3 fois par jour, abolit toute myotonie.Tout sel de quinine se montre efficace.Les auteurs donnent leur préférence au chlorhydrate, parce que son absorption est plus rapide et qu\u2019il est moins irritant pour l\u2019estomac.L'action de cette substance est si nette, que les malades demandent eux-mêmes leur quinine.Il est préférable de l\u2019administrer par la bouche, afin de la maintenir dans le sang à un taux constant.En général, le myotonus revient 72 heures après la cessation du traitement.Cependant, 2 malades traités par les auteurs pendant plusieurs mois, ont pu suspendre la quinine sans réapparition du myotonus.Dans certains cas, peu fréquents cependant, la prostigmine aurait amélioré un syndrome de myopathie.Les auteurs croient que la myotonie et la myasthénie sont dues à un vice de la bio-chimie à la jonction myo-neurale, vice qui réside tout particulièrement dans la transformation dynamique de l\u2019acéthylcholine.A tout événement, les auteurs ont traité avec succès, par la quinine, 27 malades qui présentaient soit de la myotonie congénitale, soit de la myotonie atrophique; ils ont traité aussi favorablement 9 myas- théniques par la prostigmine.Leurs observations leur ont fait constater que l\u2019accroissement de la dose de prostigmine portait à aggraver la myasthénie, que sa réduction ou sa suspension momentanée concourait alors à améliorer son action.Ces considérations concordent avec celles d\u2019autres auteurs et il parait même accepté que la prostigmine, administrée par la bouche, rend des services supérieurs et surtout plus prolongés, sans conséquence d\u2019accoutumance ou de besoin d\u2019accroissement de la dose, que la même substance absorbée par voie parentérale.Roma AMYOT.xr my rw ee ANALYSES Robert GOODHART et Norman JOLLIFFE.\u2014 Action du traitement de la polynévrite des alcooliques par la vitamine B (B,).«J.AM.A.», 1938; 110; 414.Ce travail présenté à la 88ème Session annuelle de l\u2019Association Médicale Américaine (Atlantic City, juin 1937), fait suite à deux articles antérieurs, l\u2019un publié par Jolliffe, Colbert et Joffe, l\u2019autre par Jol- liffe et Colbert.Il apporte des arguments supplémentaires à la thèse de la carence en Vitamine B, comme cause de la polynévrite chez les alcooliques.Les À.rappellent d\u2019abord ces trois constats importants faits chez 42 alcooliques: a) les alcooliques à polynévrite avaient absorbé, pendant une période de temps prolongée, une quantité de vitamine B, inférieure à la dose normalement requise; b) les alcooliques sans polynévrite avaient eu une ration de Vitamine B, suffisante; c) enfin, certains sujets sans polynévrite, avaient consommé assez d\u2019alcool pendant un laps de temps suffisamment long pour qu\u2019une polynévrite se développe, si l\u2019alcool, par lui- même, peut la causer.Jolliffe et Colbert ont déjà démontré en soumettant des polynévritiques alcooliques à des régimes alimentaires diversement riches en vitamine B, que la guérison survient d'autant plus fréquemment, complètement et rapidement que ces régimes contiennent plus de cette vitamine.Les A.ont soumis un groupe de 17 alcooliques présentant une polynévrite de faible intensité à un régime alimentaire contenant une ration de vitamine B, de quatre fois supérieure à la quantité requise pour un sujet de 60 kilos.Ils administrèrent, en plus, à 8 de ces malades, 10 millig.de vitamines B naturelle ou synthétique chaque jour, par voie intraveineuse pendant 10 jours.Les résultats furent d\u2019emblée beaucoup plus impressionnants chez les malades de ce dernier groupe.L\u2019amélioration observée concernait, tout particulièrement, les signes objectifs.Cette expérience clinique, en plus de multiples autres antérieures, porte les auteurs à approuver que la carence en Vitamine B, est la cause de la polynévrite des alcooliques.Ils ont aussi observé que le traitement institué s\u2019accompagnait d\u2019une amélioration de l\u2019état du foie, même cirrhotique et de l\u2019épanchement ascitique.Ils se demandent si ces résultats favorables doivent être attribués à l\u2019action de la vitamine B.En discussion, George R.Cowgill fournit cette donnée importante, en conséquence d\u2019expériences chez les animaux, que la dose mortelle de vitamine B chez l\u2019homme serait de 25 à 50 grammes.Martin G.Vorhaus se montre partisan des doses massives et insiste sur le fait que l\u2019on ne pourra 293 obtenir des résultats favorables qu\u2019à condition de recourir à de telles doses pendant un temps prolongé.Lui-même a pu administrer 90 milligrammes quotidiennement sans aucune complication.Il fait allusion à l\u2019amélioration de la cirrhose du foie, et à la non récidive de l\u2019ascite.Il fait part des modifications des os des goutteux, au cours du traitement par Vitamine B.Tom D.Spies va plus loin encore en communiquant ses propres expériences sur des cas de polynévrites aux lésions dites irréversibles.Il a administré la Vitamine B jusqu\u2019à des doses de 500 milligrammes pendant plusieurs jours.Il insiste, lui aussi, sur les facteurs temps et dose pour l\u2019obtention des résultats favorables, même chez les malades où les lésions polynévrites paraîtraient irréversibles.Roma AMYOT.CHIRURGIE A.GORELIK.\u2014 Sur un mode de traitement des fistules post-opératoires.Rapport de M.Basset.« Mémoires de l'Académie de Chirurgie », Paris, 12 janvier 1938.Les fistules post-opératoires sont parmi les complications de l\u2019acte chirurgical les plus difficiles à guérir dans la grande majorité des cas.Elles apparaissent à la suite d\u2019opérations sur les reins, la plèvre et l\u2019abdomen.Bien des méthodes ont été suggérées pour une cure efficace et définitive des fistules post-opératoires.L\u2019A.nous indique la sienne qui lui a donné jusqu\u2019à présent d\u2019excellents résultats.Avant toute chose cependant, il pratique d'abord une injection de lipiodol dans la fistule qu\u2019il fait suivre de radiographies sous diverses incidences et il exige un examen bactériologique du pus.Ceci fait, il introduit un stylet dans la fistule et cherche à en mesurer la profondeur: avec une pince longue, il voit à élargir le canal dans toutes les directions et cherche un corps étranger toujours possible.Puis il introduit une sonde en caoutchouc de calibre convenable, au moyen de laquelle il injecte de l\u2019éther dans le trajet fistuleux.Ce lavage à l\u2019éther est fait chaque jour d\u2019abord, puis deux ou trois fois la semaine jusqu\u2019à ce que le pus diminue ou devienne très clair.À ce moment, avec le concours de la même sonde en caoutchouc, l\u2019A.injecte une solution de nitrate d\u2019argent à 25 p.cent, immédiatement à la suite de l\u2019injection d\u2019éther après avoir protégé la peau avec des compresses d\u2019eau salée.Ces lavages au nitrate d\u2019argent et à l\u2019éther, sont faits d\u2019abord chaque jour, puis deux fois la semaine, jusqu\u2019à oblitération complète du trajet fistuleux. 294 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mars 1938 Cinq observations complètent la communication.Il s\u2019agit ici d\u2019un procédé intéressant et, en tout cas, facile d\u2019exécution.Edouard DESJARDINS.Harvey B.STONE.\u2014 Les signes cliniques rectaux et le chirurgien général.« J].À.M.À.», 20 nov,1937, p.109.Les signes cliniques de la région ano-rectale sont simples à retenir.Ils affectent l\u2019allure de troubles sensoriels ou anatomiques et se manifestent par des secrétions anormales et des ennuis de la défécation.Aucun de ces signes n\u2019est pathognomonique.Les douleurs se rencontrent dans la fissure anale, dans les abcès et dans les thromboses hémorroidaires.L\u2019hémorragie accompagne les hémorroïdes internes, les polypes, le cancer et la recto-colite ulcéreuse.L\u2019écoulement de pus peut indiquer une fistule anale ou un kyste sacro-coccigien infecté.L\u2019écoulement de mucus est possible dans certaines formes d\u2019hémorroides et de prurit anal.Tous ces signes doivent être recherchés avec précision chez le malade, car, le plus souvent, celui-ci ne fait pas la différence entre écoulement de pus ou de mueus, entre douleurs vives à la défécation et douleurs constantes.Le malade se dit souffrir d\u2019hémorroïdes et ne connaît habituellement que cette affection pouvant affecter la région ano-rectale.Il rattache tous les signes qu\u2019il constate à cette maladie et il est donc très important de faire un interrogatoire très serré et aussi précis que possible.Celui-ci, bien établi, il est de toute nécessité de faire un examen local complet.Le toucher rectal doit, dans tous les cas, compléter l\u2019inspection.On ne doit jamais se dispenser du toucher chez une personne se plaignant de troubles rectaux, même si l\u2019apparence anale est normale.La recto-sigmoïdoscopie s\u2019impose dans tous les cas.Elle permet le diagnostic de lésions haut situées qui seraient peut-être passées inaperçues avec le seul toucher rectal.\\ Le chirurgien général doit donc savoir tirer le vrai et l\u2019utile de l\u2019histoire parfois peu claire de son malade.Il ne doit pas négliger les moyens à sa disposition: le toucher rectal et la recto-sigmoïdoscopie.Edouard DESJARDINS.CHIRURGIE INFANTILE ET ORTHOPEDIE R.Watson JONES.\u2014 L'arthrodèse dans l'ostéo-arthrite de la hanche.« J.A.M.A.», 1938, p.110-278.L'auteur expose les avantages et la technique de l\u2019arthrodèse à l\u2019aide du clou de Smith Petersän dans l\u2019ostéo-arthrite de Jl\u2019articulation coxo-fémorale.Il appuie ses données sur les succès qu\u2019il a remportés chez 50 cas d\u2019ostéo-arthrite de la hanche traités par l\u2019arthrodèse.Les insuccès notés dans le passé avec ce genre d\u2019opération étaient dus: 1.à la mauvaise consolidation de l\u2019ankylose coxo- fémorale consécutive a) à un manque d\u2019immobilisation de la hanche malade avant l\u2019opération.En effet, l\u2019os, comme tout tissu conjonctif, se répare plus rapidement et plus solidement si on prévient par l\u2019immobilisation la destruction du tissu osseux jeune en pleine croissance ; b) à une technique imparfaite de l\u2019enchevillement.Soit que la cheville employée permette encore des mouvements de rotation ou qu\u2019elle ne soit pas assez longue ou qu\u2019elle ne s\u2019enfonce pas dans un mur osseux assez épais; c) à une mauvaise immobilisation post-opératoire.2.à la croyance que l\u2019arthrodèse de la hanche produisait ou même aggravait les douleurs du dos.Douleur au mouvement et raideur de l\u2019articulation sont les deux grandes sources d\u2019incapacité notées au cours des derniers stages de l\u2019ostéo-arthrite de la hanche.Seule la raideur de la hanche n\u2019apporte qu\u2019une faible incapacité, tandis que la douleur associée même avec 30% ou 50% de mouvement de l\u2019articulation, immobilise presque complètement le malade.Ni l\u2019arthroplastie ni l\u2019ostéotomie ne peuvent permettre un rétablissement complet et permanent des troubles douloureux et fonctionnels: complet, car personne n\u2019oserait promettre à un de ces malades de pouvoir marcher 5 à 10 milles sans difficulté; perma- ment, car l\u2019abduction, la rotation récidivent, le ra- courcissement, la boiterie s\u2019accroisent et l\u2019incapacité devient plus grande.Au contraire, la fusion osseuse coxo-fémorale en bonne position par arthrodèse avec le clou à 3 ailerons, de Smith Peterson, laisse une incapacité très minime, aggrave rarement les douleurs du dos et les fait disparaître dans plusieurs cas.La clef du succès réside : 1) Dans la fixation du clou au bon endroit, c\u2019est-à- dire, perçant le fémur sous le trochanter et se dirigeant vers le toit de la cavité cotyloïde où le bassin a une épaisseur de 2% pouces environ.Ce trajet est contrôlé par les R X en position antéro-postérieure et latérale.2) Dans le contrôle des mouvements de rotation lequel ne peut-être assuré que par le clou à 3 ailerons implanté dans le fémur et le bassin.3) Dans l\u2019immobilisation du membre en position idéale après l\u2019opération.Le fémur doit être à angle droit avec le bassin, le membre inférieur et rotetion neutre, c\u2019est-à-dire, la rotule et le pied dirigés en avant.La hanche ne doit pas être fléchie car il y à toujours une lordose capable de produire 25 à 30 ANALYSES degrés de flexion, ce qui est suffisant pour permettre la position assise confortable.Le shock opératoire est très considérable, ce qui oblige l\u2019opérateur à agir en 2 temps d\u2019abord : 1) Ouverture de l\u2019articulation et curettage des surfaces cartilagineuses.2) 10 à 14 jours plus tard, fixation du clou et appareil plâtré.Quand la consolidation est bien achevée, les patients peuvent marcher et courir avec une boiterie à peine perceptible; accomplir presque tous les mouvements sans difficulté.La seule manœuvre difficile à exécuter est le laçage du soulier du côté de l\u2019ankylose.La douleur dans le dos, quand elle existe, est très légère et est ressentie à la suite de la fatigue.Chez les patients de 60 à 75 ans, l\u2019opération complète est trop considérable.On fait chez eux une arthrodèse sous-cutanée extra-articulaire.Une incision de 2 pouces permet l\u2019entrée et la fixation du clou dont la tête est enterrée dans les cortex du fémur et retenue par un petit clou enfoncé à angle droit dans le corps fémoral afin d\u2019éviter tout glissement de la cheville métallique.Outre le shock opératoire et la mauvaise consolidation qui sont à craindre, il faut surveiller les fractures du fémur par le clou et le glissement de la cheville par non formation d\u2019une languette osseuse sur la tête du greffon métallique.Les premières opérations furent faites il y a 2 ans et les résultats sont actuellement suffisants.L'article est illustré de radiographies et de photographies relatives à l\u2019arthrodèse de la hanche par la cheville métallique à 3 ailerons.C.-E.LAMOUREUX.GYNECOLOGIE E.BOHLER et M.REILES.\u2014 Injection intraveineuse d'hypophysine au cours de la césarienne.« Gyné.et obsté.» Tome 29, No 3.L\u2019hémorragie par atonie, au cours d\u2019une césarienne, est toujours un événement fâcheux et dont les conséquences peuvent être graves.D'une part, la spoliation sanguine peut atteindre des degrés menaçants ou anémier la malade au point de la mettre en état de moindre résistance; d\u2019autre part, l\u2019inondation de la grande cavité est difficile à éviter et devient surtout redoutable, par l\u2019apport très souvent septique du contenu utérin.La narcose générale à l\u2019éther ou chloroforme favorise considérablement cette atonie utérine: dans 23.5% des cas, on a constaté des atonies importantes.Comment sont-elles traitées ?Injection d\u2019ergotine ou d'hypophysine dans la paroi abdominale ou dans la tranche utérine; massage du muscle utérin; tampon- 295 nement de la cavité utérine pendant 24 heures et enfin, \u201cin extremis », l\u2019hystérectomie.Pendant quelques années, B.et R.ont abandonné l\u2019éther et chloroforme comme anesthésique, pour leur substituer la rachi, dont l\u2019action favorisante sur la rétractibilité et la contraction a été mise en lumière par Brindeau.Toutefois, elle rencontre de si nombreuses contre-indications en obstétrique, (placentas prævia, hypotension, albuminurie), que ces auteurs l\u2019ont mise de côté pour revenir à l\u2019éther ou au chloroforme, mais en y ajoutant l\u2019injection intra-veineu- se systématique d\u2019hypophysine.Depuis cette innovation, ils n\u2019ont plus constaté, au cours de plus de 40 césariennes, aucune atonie utérine et l\u2019effet du médicament dans cette application est absolument certain.Technique: L\u2019injection est poussée dès l\u2019extraction de la tête et le contenu de l\u2019ampoule entière est répartie sur une durée de 8 à 10 secondes.Dès que l\u2019utérus commence à se contracter, (au bout des prochaines secondes, en tout cas, pendant l\u2019injection encore), on termine lentement l\u2019extraction de l\u2019enfant.Le développement du tronc sera lent, afin que la contraction de l\u2019utérus puisse suivre l\u2019évacuation de sa cavité: il faut qu\u2019on ait la sensation qu\u2019elle chasse littéralement l\u2019enfant.Dès la sortie de celui-ci, le muscle est fortement contracté, et on procède à l\u2019expulsion du placenta, s\u2019il n\u2019a pas déjà été expulsé avec l'enfant, ce qui est fréquent.Suivant son aspect, on fera, avec 2 ou 3 doigts seulement, une révision, ou on s\u2019en abstiendra.La quantité de sang .perdu est minime, parfois nulle.La méthode est sans danger; elle donne des résultats constants et parfaits.Raymond SIMARD.OBSTETRIQUE HERRICK, TILLMAN.\u2014 Diabète et grossesse.« Surgery, Gynecology and Obstetrics, Janvier 1938.La découverte de Banting a facilité l\u2019évolution heureuse de la grossesse chez les diabétiques.La grossesse augmente le taux du métabolisme, diminue la réserve alcaline, favorise l\u2019acidose et fait disparaître la réserve glycogénique, d\u2019où danger d\u2019hypoglycémie.Il est donc parfois difficile de déterminer durant la grossesse, si la présence de glycosurie est imputable au diabète ou non: parfois, le diagnostic précis ne peut être fait que dans la période du post partum.Cinquante-six patientes diabétiques ont fait l\u2019objet d\u2019une étude approfondie au cours de 67 grossesses au Sloane Hospital for Women.Le pourcentage des fœtus morts in utero s\u2019élève à 28.0, tandis aue la moyenne de la mortalité fœtale dans 296 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.¥.A.N.\u2014 Montréal, mars 1938 les autres accouchements n\u2019atteint qu\u2019un chiffre de 42.Chez les diabétiques, l\u2019intoxication gravidique se rencontre fréquemment; chez 12 patientes, on note de l\u2019hypertension, de l\u2019albuminurie.Les vomissements du début de la grossesse doivent être traités avec soin, à cause du danger de l\u2019acidose ; les auteurs recommandent de fournir à l\u2019organisme au moins 200 grammes d\u2019hydrates de carbone par jour et de donner l\u2019insuline aussi longtemps que l\u2019analyse de l\u2019urine et le taux de glycémie l\u2019exigent.Au moment du travail, réduire au strict minimum l\u2019emploi de l\u2019éther ou du chloroforme.La morbidité puerpérale s\u2019est élevée jusqu\u2019à 41%.Il ne semble point avoir d\u2019indication pour la césarienne du point de vue de la sécurité maternelle.En résumé, une femme diabétique qui devient gravide voit augmenter ses chances de conduire sa grossesse à terme, grâce à une surveillance rigoureuse et à l\u2019emploi de l\u2019insuline.Donatien MARION.T.B.PASTORE.\u2014 L'emploi de la pituitrine, par voie intraveineuse, dans la troisième période du travail.« Am.Jr.of Obst.& Gyn.», août 1937.L'auteur étudie 96 cas d\u2019hémorragie du postpartum, dans lesquels la pituitrine en injection intraveineuse fut employée.Il calcule que la limite entre l\u2019hémorragie bénigne et l\u2019hémorragie grave est de 500 cc.La pituitrine employée l\u2019est à faible dose et diluée dans du sérum physiologique, soit de 2 goutte à une goutte et demie dans 2-5 c.c.de sérum physiologique.Les 96 cas étudiés le furent en rapport avec la cause des hémorragies: atonie, inertie utérine, décollement partiel du placenta, lacération du périnée, de la vulve, du col et du vagin, prolapsus utérin, manœuvres fausses et intempestives sur le placenta, fibrôme utérin, placenta prævia marginal, rétentions de cotylédons et de membranes, inversion partielle de l\u2019utérus, etc.Pour tous ces types d\u2019hémorragie, l\u2019injection intraveineuse de pituitrine fut inefficace dans 42 cas sur 96 étudiés.L\u2019impression qui prévaut c\u2019est que la plupart des hémorragies du post-partum sont dues à l\u2019inertie utérine: dans cette étude, 23% des hémorragies sont dues à cette cause.L\u2019Auteur insiste sur le fait que chaque médecin doit se rendre familier avec toutes les causes des hémorragies du post-partum.Il ajoute qu\u2019on ne peut contrôler une hémorragie par des injections intramusculaires de pituitrine, ce qui prend au moins 5 minutes à faire effet.Un autre facteur important qui augmente la perte de sang, c\u2019est de ne pas extraire le placenta aussitôt qu\u2019il est décollé.Comme conclusion: 1° La pituitrine intraveineuse est sûre, rapide et intense dans son action.Elle est spécifique dans l\u2019inertie utérine seulement.20 La pituitrine diluée dans le sérum physiologique permet son introduction lente.3° Les réactions ne furent observées que sur cinq des 96 cas étudiés.4o La pituitrine intraveineuse ne doit pas être administrée dans tous les cas d\u2019hémorragie du postpartum, mais seulement quand la cause est l\u2019inertie utérine.L\u2019injection intramusculaire est trop lente.5° Le médecin doit avoir une connaissance parfaite des causes des hémorragies du post-partum pour éviter de fausses manœuvres, en faire le diagnostic et instituer un traitement de contrôle rapide.Edmond SANSREGRET.UROLOGIE MM.L.FERRABOUC, J.HENRION et F.GOU-.LENE.\u2014 La Para-amino-phényl-sulfamide dans 44 cas de blennorrhagie.« Bull.Mém.Soc.Méd.Hôp.Paris », 1938; 54; 30.Les auteurs nous donnent les résultats obtenus dans 44 cas de blennorrhagie traités par le Para- amino-phényl-sulfamide.Sur leurs 44 cas dont 40 cas sont hospitalisés, ils obtiennent 35 succès complets en moins de un mois.Neuf cas de d\u2019orchi-épididymites traités par ce nouveau produit ne semblent pas en avoir bénéficier.Quatre cas d\u2019arthrite guérissent, mais avec l\u2019aide des Rayons X.: En fait d\u2019incidents thérapeutiques, ils notent: des accidents cutanés, un érythème, au 22ième jour, des accidents urinaires, traces d\u2019albumine dans deux cas, des accidents circulatoires: cyanose des lèvres et des mains.Tous les malades ont subi un minimum de deux numérations globulaires et formules leucocytaires au cours du traitement.Le nombre des globules rouges est descendu dans quatre cas et a augmenté chez d\u2019autres.Les leucocytes ont présenté des modifications numériques légères au cours de la cure, mais à tendances variables.Des petits incidents tels que: asthénie, somnolence, céphalée, courbatures, nausées, diarrhées, constipation, ont été notés.Il n\u2019y eut pas de cas de fièvre, dyspnée ou vomissement.Lucien SYLVESTRE.mdr + ami, tance ame à «tt ANALYSES DERMATO-SYPHILIGRAPHIE H.E.MICHELSON et Carl W.LAYMON.\u2014 Lichen plan des paupières.« Archives of Dermatology and Syphilology », vol.37; N° 1: janvier 1938.Les auteurs insistent sur le fait qu\u2019à peine une demi- douzaine de cas de lichen plan des paupières sont rapportés dans la littérature.Ils rapportent ensuite brièvement cinq cas: deux dont les seules lésions étaient aux paupières et trois avec lésions ailleurs.Toutes étaient des brunettes.Ils ont rencontré trois types de lésions: des papules typiques, des papules disposées en anneaux ou médaillons et enfin une éruption rectiforme nodulaire de couleur brun sépia et ressemblant à de l\u2019érythème ab-igné.Dans ces cas, seule la biopsie peut trancher le diagnostic et il se peut que des cas semblables n\u2019aient pas été diagnostiqués comme tels.F.-L.BOULAIS.H.D.TEMPLETON, George MICHAEL et J.M.KEY.\u2014 Action dépilatoire de l'essence éthyl.« Archives of Dermatology and Syphilology », vol.37; N° 1; janvier 1938.Les auteurs rapportent une série d\u2019expériences démontrant que la gazoline « Ethyl » appliquée sur la peau des animaux de laboratoire, produit une chute temporaire des poils et si l\u2019expérience est un peu prolongée il y a mort.Il ne semble pas y avoir de cas semblables de rapporter chez les humains.Cependant, leur expérimentation a été faite à la suite d\u2019un cas de pélade totale survenue chez un mécanicien âgé de 45 ans à la suite d\u2019un travail de 3 jours dans de la vapeur de gazoline traitée au tétra-éthyl de plomb.La chute a commencé trois jours après ce travail pour être complété après 3 mois.Il n\u2019a jamais présenté de symptômes d\u2019empoisonnement par le plomb.Sa formule sanguine était bonne.Enfin, après une observation de 20 mois, son état général s\u2019est toujours montré bon, mais il n\u2019y a eu aucune repousse des cheveux.Les auteurs suggèrent que des études plus poussées soient faites en rapport avec l\u2019effet possible de la gazoline « Ethyl y sur certains cas de pélade et d\u2019alopécie totale.F.-L.BOULAIS.297 LABORATOIRE A.JACOBY, M.WISHENGRAD, J].KOOP- MAN.\u2014 Evaluation de la technique de fixation du complément dans la blennor- rhagie.« Am.Jour.Syph.Gon.and V.D.Jomvier 1938, p.32.Les auteurs ont fait examiner dans deux laboratoires différents: département de la santé de New- York et Service de la santé publique des E.-U, à Stapelton, le sang de 760 patients.De ce nombre, 565 souffraient de blennorrhagie et étaient sous traitement, 195 se présentaient pour diagnostic sans manifestation clinique.Dans 620 cas, soit dans 81.6%, les résultats fournis par les deux laboratoires furent concordants; dans 184% des cas, il y eut désaccord.Des 565 cas sous traitement, 530 présentaient des signes évidents d\u2019infection au moment de l\u2019examen.Chez ces derniers, le département de la santé a fourni 725% de réactions positives et 275% de réactions négatives.Par contre, le laboratoire du Service de la santé publique a donné 79.% de positivité et 21.% de négativité.Des 35 cas sous observation, 63% ont donné des réactions positives dans les deux laboratoires.Il semble donc que la réaction pratiquée au laboratoire du service de la santé publique, soit plus sensible que celle faite au laboratoire du département de la santé de New-York.En comparant la localisation de la lésion et le taux des réactions positives, les auteurs ont obtenu des chiffres intéressants.L\u2019urétrite antérieure donne une positivité de 694% et 73.% respectivement, selon les techniques; l\u2019urétrite antérieure et postérieure donne 86.1% et 886%; la prostatite fournit 84.9% et 864%; l\u2019épididimyte et l\u2019arthrite, presque 100% ; les cas chroniques avec complications donnent 85.5% et 884%.Les auteurs ont également étudié l'influence de la durée de la maladie sur le taux des résultats positifs.D\u2019après leurs chiffres, plus on s\u2019éloigne du début de l\u2019infection plus le taux des résultats positifs est élevé.De 22% positifs après 2 semaines de maladie, le taux monte 388% après 3 à 6 mois.Les 195 patients qui sont allés consulter pour diagnostic sans présenter de manifestations cliniques, ont donné 385% et 39.% de résultats positifs.Les auteurs concluent, toutefois, que les réactions de fixation du complément pour la blennorrhagie telles que pratiquées présentement, n\u2019ont pas de valeur pour établir le diagnostic.A.BERTRAND.+000 ett GP) We 0 2 + SOCIÉTÉS LA SOCIETE MEDICALE DE MONTREAL Séance du 1 février 1938 Tenue à l'Université de Montréal Président: M.Léon Gérin-Lajoie Les contusions du coeur: étude clinique et expérimentale M.Mercier FAUTEUX A propos d\u2019une observation personnelle de contusion du cœur, M.Fauteux rappelle que si les traumatismes de cet organe sont le plus souvent les plaies par armes à feu ou par armes blanches il ne s\u2019ensuit pas que les plaies non pénétrantes, les contusions du cœur soient des raretés.La vérité est que dans ces cas le diagnostic n\u2019est pas fait, et comme l\u2019évolution est habituellement favorable ces contusions passent inaperçues.Cependant, en examinant davantage les blessés de poitrine il serait relativement facile de mettre en évidence ces contusions qui donnent une symptomatologie spéciale et sont généralement confirmées par l\u2019étude des courbes électrocar- diographiques qui montrent un S-T normal et un T généralement abaissé au moins dans la première et deuxième dérivations.M.Fauteux fait suivre ces considérations cliniques d\u2019une étude expérimentale des contusions du cœur chez le chien.Il à opéré une série de chiens chez lesquels il à mis le cœur à découvert; puis 1l a contusionné le cœur par des coups redoublés portant tantôt sur le ventricule droit, tantôt sur le ventricule gauche.Ces traumatismes ont parfois déterminé, dans un court intervalle, de la fibrillation ventriculaire et la mort.Dans la plupart des autres cas, les chiens présentèrent de la tachycardie et des modifications des tracés portant surtout sur le QRS et le T.Discussion: M.A.DeGuise félicite M.Fauteux de sa communication extrêmement intéressante, + + + © d'autant plus qu\u2019elle indique une orientation nouvelle chez nous vers la médecine expérimentale.Les électrocardiogrammes présentés rappellent ceux que Clerc et Stieffel ont obtenus chez le chien et le lapin par des injections intra-apexiennes de nitrate d\u2019argent.M.DeGuise fait une réserve sur l\u2019emploi de la quinidine en clinique humaine, malgré les résultats obtenus en médecine expérimentale.M.Fauteux remercie M.DeGuise de ses bonnes paroles et dit qu\u2019il est absolument de son avis qu\u2019il ne faut point systématiquement déduire des faits expérimentaux des conclusions pouvant s\u2019adapter de façon identique en pathologie humaine.L'électro-radiologie dans les affections gynécologiques bénignes J.-E.GENDREAU et Origène DUFRESNE Jusqu\u2019à ces dernières années, rappelle M.Dufresne en débutant, la Médecine et la Chirurgie se sont partagé les affections génitales, ne laissant à l\u2019Electroradiologie que les cas devant lesquels elles restaient pratiquement impuissantes.Cependant ces trois disciplines de l\u2019art de connaître et de guérir les maladies forment un trépied sur lequel doit reposer la Gynécologie à l\u2019heure actuelle.Pour faire bénéficier au maximum la Gynécologie de sa spécialité, l\u2019électro-radiologis- te ne doit pas être un simple technicien.Il doit être également 1° bon médecin: avoir assez de sens clinique pour pouvoir discerner les indications et les contre-indications des agents physiques dans les affections gynécologiques, et savoir assez d\u2019anatomie pour appliquer ses traitements exactement là où il faut, et comment il faut; 2° bon physicien, connaissant bien la nature et le mode de production des diverses modalités physiothéra- piques, pour faire fonctionner le matériel sans danger pour le malade; 3° bon physio- SOCIÉTÉS logiste, familiarisé avec les actions des différents courants électriques, pour préciser dans chaque cas le procédé physiothérapeuti- que qui convient; 4° enfin bon pathologiste, i.e., savoir quelle conduite tenir devant un trouble fonctionnel, une lésion inflammatoire ou une tumeur bénigne particulièrement rebelle.Enfin, M.Dufresne passe rapidement en revue les affections gynécologiques bénignes, en indiquant le procédé physiothéra- peutique qui convient à chacune.Discussion: M.A.Laquerrière rapporte que les courants continu et faradique étaient très employés autrefois en gynécologie; le courant continu dans l\u2019atrésie du col utérin, et la faradisation, avec de merveilleux résultats, dans les hémorragies et particulièrement celles qui tenaient à la subinvolution utérine.Rôle du rhino-pharynx dans les bronchites chroniques Hervé LEGRAND Cette communication a paru dans le numéro de février 1938 de l\u2019Union Médicale.Discussion: M.Mignault souligne l\u2019importance qu\u2019il y a d\u2019établir la nature tuberculeuse ou simplement inflammatoire de la rhino-pharingi- te et de la bronchite, la distinction étant aussi à faire chez tous les cracheurs de sang; les images radiologiques et les signes cliniques ne sont pas les mêmes.Au point de vue médico-social, on n\u2019a pas le droit d\u2019apposer l\u2019étiquette et le stigmate de la tuberculose indifféremment à tous ces malades.En somme, chaque fois qu\u2019un examen soigneux et prolongé n\u2019a pas fait la preuve d\u2019une lésion tuberculeuse, l\u2019examen du rhino-pharynx devient non seulement utile mais nécessaire.M.Bertrand recommande de respirer par le nez; il est d\u2019avis que les troubles respiratoires commencent ordinairement chez le tout jeune enfant, dont le nez se bouche à toutes occasions.Il parle d\u2019une méthode simple pour 299 écraser avec le doigt les végétations adénoïdes et rétablir le courant respiratoire: celle dite du doigt providentiel.M.Letondal reconnaît les végétations adénoïdes comme les causes les plus fréquentes des rhino-bronchi- tes, et dit que leur ablation précoce obtient les meilleurs résultats chez les petits enfants.M.Legrand est du même avis que M.Le- tondal quant à l\u2019âge de l\u2019ablation des adénoïdes, car elles sont une menace constante pour l\u2019oreille.G.A.SEGUIN Secrétaire 6-6 + SOCIETE DE GASTRO-ENTEROLOGIE DE MONTREAL Séance du 31 janvier 1938 Tenue au Cercle Universitaire Président: M.J.-A.Mousseau.Travaux scientifiques : Les signes radiologiques du mucocèle appendiculaire M.Albert JUTRAS Ce travail paraît dans le présent numéro de l\u2019Union Médicale.Discussion : M.MOUSSEAU rappelle qu\u2019il a publié dans l\u2019Union Médicale du Canada en 1935, une observation de gros mucocèle appendiculaire opéré par le Prof.B.-G.Bourgeois.M.JUTRAS démontre dans les radiographies du patient de M.Mousseau plusieurs des signes qu\u2019il vient de décrire, en particulier le refoulement du cœco-ascendant, l\u2019absence d\u2019opacification de l\u2019appendice et le liséré de calcium a la limite inféro-externe de la masse.M.DESROSIERS met en doute les indications opératoires.Si l\u2019on peut faire le radiodiagnostic du mucocele appendiculaire, c\u2019est- à-dire d\u2019une tumeur sans malignité, ne vau- drait-il pas mieux s\u2019abstenir d\u2019une intervention qui pourrait causer la mort comme dans le cas rapporté. 300 M.JUTRAS répond que le mucocèle, ,à cause de sa progression constante, impose un jour ou l\u2019autre l\u2019exérèse ; le fait que son malade soit mort de péritonite est purement accidentel et n\u2019affecte en rien le principe.Réactions douloureuses du plexus solaire vis-à-vis l'infection et les intoxications M.J.-A.MOUSSEAU Ce travail parait dans le présent numéro de l\u2019Union Médicale.Discussion : M.JEAN LESAGE n'aurait pas abandonné le diagnostic de tabes gastrique même devant l\u2019amélioration causée par la suppression des médicaments opiacés et antisyphilitiques.L\u2019opium et ses dérivés sont peu efficaces contre les douleurs du tabes et spécialement contre la gastro-radiculite.Il préfère l\u2019atropine à hautes doses et par voie endoveineuse.Les interventions chirurgicales sur l\u2019abdomen exacerbent les algies tabétiques.A l\u2019appui des précédentes assertions, M.LeSage résume les observations de deux malades dont Phistoire se compare en certains points au cas de M.Mousseau.M.JUTRAS, prié de donner son avis sur les radiographies du malade de M.Mousseau, constate qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une atonie gastrique de moyenne importance avec genu superius haut fixé, expliquant ainsi les difficultés du travail d\u2019évacuation et dans une certaine mesure ia plexalgie cæœliaque.Il faut faire des réserves sur la région pylorique mal représentée sur les clichés en main.L\u2019amélioration de l\u2019image radiologique après traitement est due au retour de la tonicité.M.SMITH ne croit pas à une simple intoxication nerveuse chez le patient en question, mais plutôt à une lésion organique.Si lon reprend l\u2019histoire depuis le début, on y distingue des périodes alternées de douleur et d\u2019accalmie.Une hématémèse a eu lieu.La région pylorique, d\u2019après les commentaires radiologiques de M.Jutras, paraît suspecte.On n\u2019a pas recherché le sang dans les selles.Jusqu\u2019à preuve du contraire, M.Smith pose le diagnostic spéculatif d\u2019uleus pyloro-duodénal.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurrETIN A.M.L.F.A, N.\u2014 Montréal, mars 1938 M.LEFRANÇOIS s\u2019informe s\u2019il y à eu cholécystographie et quels en ont été les résultats.M.MOUSSEAU répond à cette dernière question que la cholécystographie n\u2019a pas été pratiquée à cause du trop mauvais état général dans les première périodes d\u2019hospitalisation, à cause de l\u2019amélioration très rapide dans le dernier stage.A M.Smith, il fait remarquer qu\u2019il n\u2019y a pas eu véritable vomissement de sang comme on les observe dans luleus et en particulier dans l\u2019ulcère syphilitique, qui produit des hémorragies très abondantes.M.Albert LeSAGE souligne à son tour les bons effets de l\u2019atropine dans les algies syphilitiques.M.MOUSSEAU acquiesce à la remarque, mais rappelle que cette médication n\u2019a produit aucun soulagement chez le sujet en cause.Cancer ulcéré de la petite courbure gastrique: gastrectomie sub-totale: guérison opératoire M.Mercier FAUTEUX L\u2019observation rapportée concerne un malade de 52 ans qui jusqu\u2019en septembre dernier ne s\u2019était jamais plaint de troubles gastro- intestinaux.À cette période il est pris soudainement d\u2019une hématémèse assez profuse et de douleurs gastriques qui ne le laissent pas depuis.Ces douleurs apparaissent immédiatement après avoir mangé et s\u2019accompagnent de dégoût pour les viandes et la plupart des aliments.Vu par son médecin de famille le 14 octobre 1937, un diagnostic d\u2019ulcère gastrique est porté; une médication et un régime contre l\u2019ulcère sont prescrits.Malgré cette thérapeutique, le malade ne s\u2019améliore pas, et c\u2019est alors qu\u2019il entre à l\u2019Hôpital Saint-Luc (22 oct.) sous les soins de M.le Dr Jean LeSage.Celui-ci procède à un examen clinique minutieux et à un examen gastroscopique.Des examens radiologiques faits par le Dr Albert Jutras, le 14 déc., démontrent : a) une image en ménisque le long de la petite courbure, dans la région angulaire; b) un ré- SOCIÉTÉS trécissement annulaire de la région prépylo- rique avec lacune en plateau sur la grande courbure; c) la béance du pylore; d) l\u2019arrêt du péristaltisme dans toute la région mentionnée.Le malade est opéré le 30 décembre 1937.L\u2019exploration de l\u2019estomac décèle une rigidité de la petite courbure et des signes inflammatoires.L\u2019estomac est libre, facilement mobilisable.Au niveau du pylore, deux à trois petits ganglions.Aucune autre réaction lymphatique de voisinage.Le foie apparaît, par ailleurs, normal.En présence de ces lésions, une gastrectomie sub-totale est pratiquée avec anastomose gastro-intestinale selon le procédé de Billroth IL.Fermeture de la paroi avec drainage de la région duodéno-vésiculaire.Suites opératoires normales.Le malade quitte l\u2019hôpital en pleine convalescence la 12ième journée après l\u2019intervention.- \u2018 L\u2019examen histologique révèle un ulcus dont la base est constituée d\u2019une prolifération de grandes cellules épithéliales basophiles à noyaux hyper-chromatiques dont plusieurs sont en voie de mitose.Ces cellules s\u2019arrangent en forme de glandes atypiques qui infiltrent la paroi de l\u2019estomac jusqu\u2019à la séreuse.En présentant cette observation, le rapporteur veut illustrer l\u2019importance de ne pas différer l\u2019intervention dans les cas douteux d\u2019ulcère ou de cancer gastrique surtout lorsqu\u2019il s\u2019agit de malades ayant atteints un certain âge et n\u2019ayant pas de passé gastrique.Par ailleurs, il insiste sur la nécessité de faire dans ces cas des gastrectomies qui seules laissent espérer des résultats durables.Discussion: M.SMITH insiste pour que les termes GUERISON OPERATOIRE employés dans le titre de la communication soit bien définis.Ils expriment un bon résultat immédiat.Pour parler de guérison véritable, 11 faut un délai de 5 ans et davantage.M.DUBE, comme médecin, remercie le rapporteur qui, bien que chirurgien, montre à la fois les bienfaits et les difficultés des interventions sur les estomacs cancéreux.Il cite 301 deux exemples ou la gastrectomie pratiquée pour ulcus a été suivie de généralisation néoplasique, respectivement à 12 et à 15 mois d\u2019intervalle.M.SIMARD soutient que si la mortalité par cancer s\u2019accentue, il faut en chercher la raison dans le fait que les patients sont soumis trop tard à un examen compétent.La lutte anticancéreuse dans notre pays reste à l\u2019état embryonnaire; elle devrait tout de même s'imposer à nos législateurs, sociologues et médecins avec la même urgence qu\u2019autrefois la lutte contre la tuberculose, les maladies vénériennes, \u2019alcoolisme, les maladies contagieuses et les psychopathies.Une telle campagne doit s\u2019édifier sur des bases larges et solides.La nécessité la plus pressante semble l\u2019instruction des praticiens sous forme de cours spéciaux.M.Simard discute aussi les difficultés du diagnostic précoce même pour l\u2019his- to-pathologiste.Il n\u2019y à pas à s\u2019étonner si le chirurgien, au moment de l\u2019opération, confond uleus et cancer puisque même avec l\u2019aide du microscope, on ne parvient pas toujours sans peine à la différentiation.La technique de fixation et de coloration ne souffre point de faute et il faut une grande expérience du microscope pour éviter l\u2019erreur.M.JEAN LESAGE récapitule brièvement l\u2019histoire du malade qui fut d\u2019abord le sien avant de passer aux mains du rapporteur.Il note en particulier que si l\u2019indication opératoire a un peu tardé c\u2019est que, d\u2019une part, la réaction de Bordet-Wassermann s\u2019étant montrée fortement positive, on avait cru devoir tenter le traitement antispécifique et que, d\u2019autre part, les signes radiologiques paraissaient indécis.L'examen radiologique repris plus tard par M.Jutras et corroboré par une gastroscopie leva les doutes sur la nature des lésions.M.JUTRAS montre les radiographies en question et explique sur quelles données il a posé le diagnostic.Le signe du ménisque décrit par Carman est propre au cancer.La rigidité des parois, le rétrécissement annulaire prépylorique et l\u2019incontinence du pylore com- 302 plétaient le tableau.M.Jutras rappelle qu\u2019il a publié avec A.Cantéro, l'observation d\u2019une femme chez laquelle on avait d\u2019abord posé le diagnostic d\u2019ulcus de la petite courbure et qui revint 15 mois plus tard avec l\u2019évidence d\u2019un cancer.Dans l'intervalle, des contrôles périodiques avaient été recommandés mais, se sentant beaucoup mieux, la patiente les avait toujours refusés.M.FAUTEUX s\u2019appuyant sur son observation et sur celle de Jutras et Cantéro revient à la charge et insiste pour que toute lésion de la petite courbure qui dans un temps court, c\u2019est-à-dire environ un mois, ne fait pas la preuve de sa bénignité par les moyens cliniques et visuels, doit être soumis sans retard à l\u2019opération.Quoiqu\u2019on en dise, la gastrectomie sub-totale n\u2019est pas grave si on l\u2019entoure des soins pré et post-opératoires convenables et si l\u2019on procède avec une technique impeccable.Le Secrétaire: Albert JUTRAS.ASSEMBLEE SCIENTIFIQUE DU BUREAU MEDICAL DE L'HOPITAL NOTRE-DAME Séance du 10 février 1938 Présidence de L.-H, Gariépy Cas intéressant de goitre toxique M.C.-E.GRIGNON A.L., 21 ans.Admis le 10 juin 1937 dans le service de médecine.Se présente pour amaigrissement, tremblements, névrosisme, exophtalmie, palpitations, augmentation de volume du cou avec dyspha- gie.Le début semble avoir été assez brusque et remonte à environ 2 mois.Antécédents familiaux.Né et habite une région goitrigène.Plusieurs frères et sœurs porteurs de goitre apparemment non toxique.L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A, N.\u2014 Montréal, mars 1938 Examen négatif excepté pour les particularités suivantes.Cœur légèrement hypertrophié.Tachycardie 120, insuffisante mitrale.Thyroïde.Augmentation considérable de volume surtout du lobe droit.Pas de nobules perceptibles.Yeux.Exophtalmie considérable; Tremblements des extrémités, transpiration, bouffées de chaleur, exagération \u2018des réflexes ostéo-tendineux.Métabolisme basal le 12 juin 1937 + 103%.Poids 107 livres.Traitement.1° Lugol 5 gouttes 8 fois par jour.2° Gardenal 0 gr .01 8 fois par jour.3° Régime: Protides 50, Lipides 40 à 60, Glucides 400 à 600 grammes.4° Digitaline, repos absolu.Sous l\u2019effet de ce traitement les symptômes généraux s\u2019amendent rapidement.Le métabolisme basal est devenu le 22 juin + 50%.Poids 99 livres.Le 29 juin + 26%.Poids 10044 livres.Nous recommandons une thyroïdectomie sub-totale.Le malade est transféré en chirurgie le 5 juillet, où l\u2019on continue le même traitement médical.Le 31 juillet, on pratique une ligature des thyroïdiennes supérieures à l\u2019anesthésie locale.Il se produit une crise thyroïdienne assez forte qui a duré 5 à 7 jours.Le malade n\u2019est nullement amélioré bien au contraire; le métabolisme est devenu le 26 juillet + 49%, poids 10284 livres; le 20 août + 62%.Poids 114 livres.Des symptômes de myxœdème sont apparus; le malade est toujours gelé, s'endort constamment et s\u2019empâte considérablement.Le 25 août une hémithyroïdectomie droite est pratiquée au cyclo-propane; l\u2019état du malade est devenu franchement mauvais.Crise thyroïdienne post-opératoire pas plus intense que celle qui a suivi la ligature.Puis le malade s\u2019améliore; le métabolisme devient: le 11 septembre + 47%.Poids 116 livres.le 13 octobre + 45%.Poids 128 livres.Congé temporaire le 13 octobre 1937. SOCIÉTÉS Le malade est réadmis le 33 novembre pour subir l\u2019intervention sur le lobe gauche.Son état général s\u2019est aggravé considérablement; le lobe thyroïdien gauche s\u2019est considérablement hypertrophié depuis l\u2019hémithyroïdecto- mie droite.Métabolisme basal le 6 novembre + 88%.Poids 124 livres.Même traitement médical que décrit précédemment.Métabolisme basal le 26 novembre + 75% Poids 125 livres.Devant le mauvais état du malade et pour gagner du temps nous suggérons un traitement radiothérapique sur la glande thyroi- dienne.Novembre 10, 12, 13, 15, 16, 17, 19, 20 500 R.Déc.13, 14, 15, 17.500 R.Radiothérapie cessée le 17 décembre.Résultat.26 novembre M.B.+ 75% Poids 125 livres.4 décembre \u201c + 65% 126 \u201c 13 décembre \u201c + 48% \u201c 130 \u201c 21 décembre =\u201c L 43% \u201c 18245 \u201c 29 décembre \u201c + 26% \u201c 135 \u201c 10 janvier \u20ac + 23% \u201c 189 \u201c 19 janvier \u20ac + 28% \u201c 141 \u201c 27 janvier \u201c4+ 7% \u201c 143 \u201c L'état général est franchement amélioré, l\u2019aspect du malade est celui d\u2019un myœdéma- teux porteur d'une exophtalmie résiduelle, le lobe gauche de la thyroïde est à peine perceptible.Allons-nous maintenant conseiller tout de même une intervention pour prévenir les récidives ?Cette observation nous fait tirer les conclusions suivantes.1° Le peu d\u2019utilité et parfois le danger des ligatures thyroïdiennes.2° L\u2019indication d\u2019une thyroïdectomie sub- totale si possible au lieu d\u2019une hémithyroï- dectomie.3° L'indication de pratiquer aussi précocement que possible le deuxième temps si l\u2019on à pratiqué une hémithyroidectomie à cause de la reprise des symptômes et de l\u2019hyper- 303 trophie souvent précoce et accentuée du lobe restant.4° L'efficacité souvent remarquable de la radiothérapie dans les hyperplasies diffuses de la thyroïde.5° La cœxistence de signes du myxœdème et de toxicité thyroïdienne.6° L'amélioration qui progresse même après la cessation de la radiothérapie.Discussion: JULES BRAULT: Qu\u2019est-ce que vous voulez dire exactement dans votre remarque sur le peu d\u2019utilité et quelquefois le danger des ligatures des artères thyroïdiennes ?U.GARIEPY: J\u2019ai traité ce malade en collaboration avee le Dr Grignon.Devant son état toxique intense, j'ai cru bon de faire la ligature des artères thyroïdiennes, convaineu d\u2019avance que le résultat ne serait pas très favorable, mais je craignais la mort du malade.Chez Mayo, l\u2019on ne fait plus de ligatures, l\u2019on donne le Lugol à très haute dose.J\u2019adopte bien les conclusions du Dr Grignon, cependant je me demande ce qu\u2019il faut faire dans ces cas.Il est évident qu\u2019ici, la radiothérapie a fait merveille, mais on ne doit pas conclure d\u2019un seul cas.BLAGDON: L'action de la \u2018radiothérapie est certaine dans ce cas, mais je suis étonné par le petit nombre de séances qui ont été données.Il y aura probablement récidive, quoiqu\u2019il soit possible qu\u2019elle soit prévenue par le traitement médical.Si elle survenait, je pense que la conduite à suivre consisterait dans le traitement médical associé à la radiothérapie.Il y a grand danger que dans une deuxième intervention chirurgicale, l\u2019on ne puisse pas enlever toute la glande.En définitive mieux vaut faire les deux côtés à la fois, lorsqu\u2019on a décidé l\u2019opportunité d\u2019une intervention.L\u2019emploi de la ligature doit certainement être rejeté.Quant au myxœdème, ne pourrait-on pas trouver une autre cause, d\u2019origine infectieuse 304 I UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A, N.\u2014 Montréal, mars 1938 par exemple ou peut-être glandulaire en dehors de la thyroïde, la pituitaire, ete.Au point de vue du traitement radiothéra- pique le Dr Laquerrière pourrait-il répondre ?AMYOT: Comment expliquer la cœxisten- ce du myxœdème avec l\u2019exagération du M.Bet des signes d\u2019hyperthyroïdie.L.H.GARIEPY: Le Dr Grignon semble avoir basé son diagnostic sur le Métabolisme Basal, est-ce qu\u2019il croit que le laboratoire doit passer avant la clinique?LAQUERRIERE: Le cas n\u2019a rien d\u2019extraordinaire.Ce malade a reçu 300 R sur chaque côté, ce qui est une assez forte dose.Il y a nombre de cas semblables déjà publiés.Peut- être la ligature des artères thyroïdiennes aurait-elle favorisé l\u2019action de la radiothérapie ?BLAGDON: Il y a longtemps déjà que j'ai abandonné la ligature des artères thyroïdiennes.U.GARIEPY: Chez ce malade, une intervention plus sérieuse eut été fatale.C\u2019est à cause des circonstances, que j'ai été forcé de faire la ligature des artères thyroïdiennes.Quel traitement aurait-il donc fallu faire?Dans certains cas spéciaux, c\u2019est, je pense, une opération mineure qui ne doit pas être rejetée.La réaction qui a suivi la ligature n\u2019a certes pas été plus importante que celle qui a suivi l\u2019'hémithyroïdectomie.ROLLAND: Comment le Dr Grignon trai- te-t-il le myxœdème de son malade ?GRIGNON: On peut dire que la ligature des artères thyroïdiennes comme opération doit être complètement abandonnée; non pas, bien entendu, qu\u2019elle doive être abandonnée comme temps opératoire.Au Dr Gariépy: Puisque le M.B., sous l\u2019influence du Lugol, avait beaucoup baissé, on pouvait conclure qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un des cas favorables à l\u2019intervention ; et il faut dans ces cas tenter une opération majeure.Tandis que dans les cas où le Lugol n\u2019a pas d\u2019action, il faut tenter la radiothérapie.Le Docteur Blagdon est saisi du petit nombre de séances radiothérapiques administrées au malade, c\u2019est aussi ce qui m\u2019a incité à rapporter l\u2019observation.En examinant mon malade, avant la séance, J'ai constaté l\u2019existence d\u2019un petit noyau au niveau du lobe gauche.Je le ferais opérer, parce que ce petit noyau ne réagirait pas aux R.X.Au Dr Amyot: La cœxistence du M.B.avec le myxœdème?Une glande peut sécréter des hormones en très grande quantité et les cellules périphériques n\u2019être pas réceptives.Nous en avons un exemple dans les cas de myxœdè- me circonserits.Au Dr L.H.Gariépy: Dans la question du goitre, le laboratoire a toujours la préséance.Au Dr Laquerrière: Il ne faut pas irradier tous les cas de goitre.La radiothérapie doit être évitée dans les goitres nadulaires, et employée dans les hyperplasies diffuses.Au Dr Rolland: Le malade n\u2019a encore eu aucun traitement contre son myxœdème, il serait dangereux de donner des extraits thyroïdiens à un malade qui a fait récemment des accidents graves d\u2019hyperthyroïdie.Séro-diagnosiic positif dans un cas d'abcès pulmonaire non putride M.Georges HÉBERT A la suite d\u2019avulsion d\u2019une dent de sagesse, Mademoiselle M.S.G., 27 ans, fait un phlegmon du cou.Ce phlegmon est traité chirurgi- calement et la patiente guérit.Six jours après son départ de l\u2019hôpital, elle présente en fin d\u2019après-midi, un frisson avec température & 102° F.Le matin suivant, pas de tem- rature, mais dans l\u2019après-midi, mêmes symptômes que la veille.Il en est ainsi pendant une dizaine de jours et nous faisons réadmettre la patiente à l'hôpital sous observation.L\u2019examen objectif est totalement négatif sauf une rate percutable sur 5 centimètres et un pouls qui n\u2019augmente pas constamment en rapport avec la température.Rien de particulier dans les antécédents de cette malade.De plus, elle n\u2019a jamais été vaccinée contre la thyphoide. SOCIÉTÉS L'hémoculture est négatif.Le Séro-diagnostic, demandé par acquis de conscience revient positif à notre grande surprises: Antigéne O\u2014;,\u2014 H~,,\u2014 pour I'Eberth.(Méthode de Welch et Stuart).ler controle fait le lendemain, donne exactement la méme positivité.2e contrôle huit jours plus tard, revient avec les chiffres suivants: Antigéne O-\u2014 H\u2014\u2014 Les signes cliniques n\u2019évoluent pas dans le sens de la typhoide et la température continuant à osciller je fais faire un séro-dia- gnostic par la méthode de Widal.\u2014 Il est négatif.Quatre jours plus tard un dernier échantillon de sang est expédié au Laboratoire Provincial pour séro-diagnostic.Le rapport revient négatif.A ce moment c\u2019est-à-dire après un mois de température oscillante, la patiente commence à présenter une petite toux sèche, elle ressent un point au niveau du 3e espace intercostal droit.L\u2019auscultation permet de saisir quelques rales fins à l\u2019inspiration profonde.La radiographie montre une image de condensation à ce niveau.Quelques jours après la malade se met à expectorer abondamment, les signes cliniques d\u2019abcès pulmonaire se précisent ainsi que l\u2019image radiologique.Le diagnostic ne fait plus aucun doute.L\u2019évolution est très favorable, l\u2019abcès ne passe pas à la putridité, il guérit spontanément.Chose assez curieuse cependant, il se fait au niveau de la zone hilaire gauche une zone de condensation analogue à celle que représentait le premier cliché radiographique mais qui n\u2019évolue pas vers l\u2019abcès.La patiente quitte l'hôpital guérie.L'intérêt de cette communication réside 1° dans la discussion que peut soulever la positivité du séro-diagnostie dans ce cas.2° dans l\u2019évolution clinique particulière de cet abcès qui ne se manifeste qu\u2019avec une extrême lenteur et qui ne pose pas à la putridité.305 Discussion : A.BERTRAND: Il semble y avoir contradiction entre la clinique et le laboratoire.On a trouvé deux séro-diagnostics positifs à l\u2019Antigène O et H au taux de 1/160.Ce résultat surprit le Docteur Hébert qui demanda ailleurs des contrôles qui furent négatifs.Lorsqu'il s\u2019agit d\u2019interpréter des Séro-dia- gnostics, la question est souvent très délicate.Autrefois, avec la technique de Widal, il arrivait souvent que les résultats ne concordaient pas avec la clinique.Ceci était dû au fait que dans la technique de Widal les émulsions microbiennes sont traitées au formol qui a la propriété de coller les flagelles, d\u2019où impossibilité d\u2019action des agglutines O.Aujourd\u2019hui, grâce aux techniques nouvelles, on dédouble les antigènes en antigènes O et H.pour le bacille d\u2019Eberth, et l\u2019on sait qu\u2019il existe pour le para B, trois antigènes somatiques et trois antigènes flagelles.Nous avons procédé avec les antigènes O et H selon la méthode de Welch et Stuart.J\u2019ignore quelle technique le Laboratoire Provincial a suivie, elle n\u2019est pas indiquée sur leur rapport.La divergence pourrait s\u2019expliquer par le choix d\u2019un antigène ne correspondant pas aux caractères des germes en cause.Qu'est-ce qui peut donner un séro-diagnos- tic positif chez cette malade?Elle n\u2019a pas été vaccinée, elle ne faisait pas de fièvre typhoi- de.Il reste une typhoïde antérieure passée inaperçue qui aurait laissé dans le sang de le malade des agglutines susceptibles de se réveiller au cours d\u2019une autre infection.U.GARIEPY: Le diagnostic d\u2019abcès est très osé étant donné qu\u2019il n\u2019y a pas eu de putridité.Je me demande si on n\u2019a pas eu affaire à une dilatation bronchique n\u2019ayant pas évolué vers l\u2019abcès.RICARD: Quelle a été la durée de l\u2019abcès pulmonaire ?Quelle a été la nature des bacilles dans les crachats ?Y a-t-il eu un Lipiodol dans ce cas? 306 GERIN-LAJOIE: au Dr Bertrand.Le Sé- ro-diagnostic peut être positif chez un ancien typhique pendant combien de temps?GRIGNON: Le Docteur Hébert, dans ses remarques, trouve que l\u2019abcès pulmonaire de sa malade s\u2019est manifesté avec une lenteur particulière.J\u2019ai vu un malade qui a présenté une température oscillante pendant six semaines avant de présenter les signes pulmonaires d\u2019abcès putride.Quelle ligne de conduite le Docteur Hé- bert préconise-t-il dans le traitement des abcès pulmonaires.Préconise-t-il la bronchoscopie ?Et après combien de temps ?Le Pneumothorax ?La chirurgie ?G.HEBERT: La méthode employée au Laboratoire Provincial est la méthode de Dreyer\u2019s.C\u2019est une méthode qui utilise une émulsion de microbes morts qui se lit micros- copiquement au moyen de petits tubes spéciaux.C\u2019est une méthode de floculation et elle possède, ainsi que la méthode de Welch et Stuart, les antigénes O et H.La patiente n\u2019a pas eu de fièvre typhoïde antérieure à sa connaissance.Si elle en avait eu, il aurait fallu que ce fut dans son très jeune âge, et dans ce cas il est très possible que son séro-diagnostic serait quand même négatif, puisqu\u2019elle a actuellement 27 ans.Au Dr Gariépy: Le diagnostic d\u2019abcès pulmonaire est indiscutable, si on examine les radiographies.Il y a en effet une image très nette d\u2019abcès avec niveau liquide et l\u2019évolution montre que cet abcès a laissé une coque scléreuse des plus typiques.L\u2019abcès pulmonaire non putride est une affection connue et il y en a plusieurs cas rapportés dans la littérature.Au Dr Ricard: La durée de l\u2019abcès?Je n\u2019ai pas fait le diagnostie d\u2019abcès au début, puisqu'il n\u2019y avait aucun symptôme pulmonaire, ce n\u2019est qu\u2019au bout de cinq semaines que le diagnostic exact fut posé.L'évolution à partir de ce moment a duré un mois.Je n\u2019ai pas identifié la nature des bacilles, j\u2019ai recherché à plusieurs reprises le bacille de Koch et ne l\u2019ai pas trouvé.Comme il s\u2019a- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, mars 1938 gissait d\u2019une patiente privée, je n\u2019ai pu multiplier davantage les examens.Pour la même raison, je n\u2019ai pas fait faire le Lipiodol, d\u2019ailleurs la radiographie simple était parfaitement démonstrative.Au Dr Grignon: Le traitement que nous avons fait chez notre malade, a été d\u2019abord le sulfanilamide, puis la Septicémine et enfin le chlorhydrate d\u2019émétine.C\u2019est au cours de ce dernier traitement que la guérison s\u2019est produite, mais je suis loin de penser que c\u2019est à cause de ce traitement que l\u2019abcès a guéri.Dans l\u2019abcès pulmonaire non putride, je ne crois pas qu\u2019on doive faire de bronchoscopie.-Quant aux abcès putrides, certains abcès sont justifiables du pneumothorax, d\u2019autres de la chirurgie.Leucémie myéloïde chez un ouvrier manipulant du Naphtol M.René ROLLAND Cette communication parait comme article original dans le présent numéro de L\u2019Union Médicale, page 262.Discussion: BERNIER: Une correction devrait être faite dans le diagnostic, l\u2019on devrait dire «Leucémie aleucémique ».Le naphtol peut-il produire une leucémie myéloïde ?BERTRAND: On pourrait classer ce cas dans les leucémies aiguës.La maladie a évolué rapidement et dans ces cas les leucémies ont un caractère de leucémie myéloïde avec des cellules souches que d\u2019ailleurs nous avons trouvées dans ce cas.Harris et Rosenthall ont trouvé que sur 450 cas de leucémies, 33% étaient du type aigu.Nægeli a fait des constatations à peu près identiques.SIMARD: Dans les antécédents, un frère est mort de leucémie aiguë.Les renseignements viennent-ils du malade lui-même ?BLAGDON: Y a-t-il beaucoup de cas d\u2019intoxication par le naphtol donnant des leucémies aiguës ?RES - PE SOCIÉTÉS Le Docteur Rolland dit que c\u2019est jouer sur les mots que de dire Naphtol et Benzol, parce que le Naphtol est un dérivé du Benzol.Il existe bien des dérivés de certains produits chimiques infiniment moins toxiques que le produit dont ils dérivent ainsi la novocaïne par rapport à la cocaïne.On devrait examiner les ouvriers qui travaillent dans les manufactures de caoutchouc.ROLLAND: Nous avons vu le malade à une période terminale.Or à cette période il arrive fréquemment qu\u2019il y ait de lagranu- locytose.Même réponse au Docteur Bertrand, je veux bien dire leucémie aiguë, mais à la période terminale.Au Dr Simard: Le malade nous a dit que son frère était mort de leucémie aiguë.Lorsque nous avons prononcé devant notre malade le diagnostic de leucémie, il nous a dit: «Je suis fini, mon frère est mort de leucémie aiguë.» J\u2019ai causé avec les médecins de la région où se trouve la manufacture de caoutchouc à l\u2019emploi de laquelle était notre malade.Ils m'ont répondu que de nombreux ouvriers de cette manufacture avaient des maladies du sang et que d\u2019autres souffraient de pneu- mokoniose.Dans cette manufacture en effet, où l\u2019on fait des bandes pour freins, il y a deux sections, l\u2019une où l\u2019on traite le coton et l\u2019autre où l\u2019on fait le caoutchouc.Les ouvriers qui travaillent dans la première section souffrent de pneumokiniose, les autres de maladie du sang.Au Dr Blagdon: Il y a quelques cas rapportés dans la littérature médicale américaine de 1935 dans trois articles, d\u2019intoxication par le Naphtol.Le rapport est un dérivé de la chaîne du Benzol, mais il n\u2019est pas reconnu par la Commission des accidents du travail.BERNIER: La formule de Benzol est CS HS, celle du Naphtol est C!° HS; il s\u2019agit d'hydrocarbures dérivés du goudron de houille.Il faudrait savoir, si dans la manufacture en question, le Naphtol est bien pur.H.GELINAS: La commission des accidents du travail reconnaît les accidents par le Ben- 307 zol, quoiqu\u2019il ne soit plus employé.À l'heure actuelle, c\u2019est le Napthol qui est presque exclusivement employé.U.GARIEPY: Les Sociétés savantes devraient dans ce cas faire un vœu pour que les intoxications par le Naphtol soient aussi reconnues, car en définitive ce sont les ouvriers qui écopent.Indications et contre-indications du PNX en cure libre M.Jules PRÉVOST L\u2019hospitalisation en Sanatorium de tous les tuberculeux constitue la plus précieuse sauvegarde pour la santé publique.D\u2019un autre côté un très grand nombre refusent à s\u2019arracher à leur famille ou s\u2019obstinent à travailler jusqu\u2019à l\u2019épuisement.Pour ces malades qui ne peuvent ou qui ne veulent être hospitalisés en Sanatorium, le PNX artificiel peut être adjoint avec profit à la cure de repos.Il ne faut pas considérer l\u2019absorption de potions, cachets ou sirops comme l\u2019unique trai- trement de la T.B.à domicile.I] va de soi qu\u2019avant d\u2019instituer cette collapsothérapie, il faut s\u2019informer de la condition sociale du malade et des possibilités de mener, chez lui, l\u2019existence sanatoriale, du moins dans ses grandes lignes.Il arrive très souvent que des T.B.assurés de ne pas s\u2019éloigner de leur milieu, acceptent le PNX sans différer.Indications.1) Pleurésis séro-fibrineuses \u2014 si le liquide se résorbe lentement ou s\u2019il y a un foyer congestif sous-jacent.2) Formes fibro-caséeuses \u2014 à poussées évolutives, à tendances hémoptoitiques ou ca- séeuses.3) Formes pneumoniques \u2014 elles guérissent souvent par résorption mais le PNX précoce conserve son indication.4) Formes ulcéreuses extensives localisées.5) Formes quasi-muettes, à localisation inter-cléido-hilaire, avec poussées évolutives.6) Hémoptysies.7) Pneumo-spontané \u2014 à moins de persistance de la fistule pulmonaire. 308 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BUrrETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mars 1938 8) Plaies pénétrantes thoraciques.9) Abcès pulmonaire bien circonscrit avec drainage bronchique assuré.10) Dilatation bronchique unilatérale au tout début, i.e.avant l\u2019organisation définitive de la sclérose péri-bronchique.Contre indications: a) Tuberculose instestinale constituée.b) Alcoolisme.c) Insuffisance cardiaque.d) Sclérose-pulmonaire étendue et emphysème.e) T.B.généralisée.f) Névrose du type hyperémotif.Conclusions Les résultats obtenus par le PN X en cure libre ne sont peut-être pas aussi satisfaisants que ceux obtenus en milieu sanatorial mais cela est dû au fait que nous opérons dans de moins bonnes conditions.D\u2019autre part, en tarissant expectoration et en permettant de reprendre le travail plus précocement, le P N X, pour une certaine catégorie de malades, a une portée sociale importante.Discussion: C.E.GRIGNON: Dans la dilatation bronchique unilatérale, au début, pourquoi ne fait- on pas un Lipiodol plutôt que le pneumothorax.Dans l\u2019abcès pulmonaire avec drainage bronchique assuré, quels moyens avons-nous à notre disposition avant le pneumothorax pour savoir que l\u2019abcès va drainer le pneumothorax.Dans les abcès pulmonaires corticaux le pneumothorax est-il indiqué ?GEO.HEBERT: Après combien de séjour de liquide dans la plèvre le Docteur Prévost institue-t-il son pneumothorax ?JULES PREVOST: Dans la dilatation bronchique unilatérale, il faut toujours faire un Lipiodol 1° pour confirmer le diagnostic et 2° dans le but thérapeutique.Jai eu quelques cas favorables.Il n\u2019y a pas de moyen pour savoir si l\u2019abcès va drainer, mais le pneumothorax est indiqué pour comprimer un abcès qui draine déjà.Dans les abcès corticaux, il y a contre- indication du pneumothorax.Au Dr Hébert: Chez un malade où 1l existe une lésion parenchymateuse douteuse, on institue le pneumothorax le plus tôt possible, dans les 8 premiers jours après l\u2019apparition du liquide.Si l\u2019on n\u2019est pas certain d'une lésion sous-jacente, on attendra deux à trois semaines et l\u2019on tentera le pneumothorax de façon à éviter la formation d\u2019adhérences qui empêcherait un pneumothorax ultérieur.Tuberculose vs épithélioma du sein MM.A.BELLEROSE et C.-E.PELOQUIN Cette communication paraît comme article original dans le présent numéro de L\u2019Umon Médicale, page 258.Discussion: LAQUERRIERE: Ce n\u2019est pas un signe pathognomonique de tuberculose que d\u2019avoir des images floues; nous les retrouvons dans la coqueluche, la broncho-pneumonie, la rougeole, etc.I] y a une image floue chez les cardiaques.Mais il faut se rappeler que sur des séquelles de primo-infection, s\u2019il s\u2019y ajoute une image floue on a beaucoup de chances pour qu\u2019il s\u2019agisse de tuberculose.MARIN: 1° Pourquoi une biopsie n\u2019a-t-elle pas été faite avant l\u2019intervention ou encore une ponction exploratrice.2° La mamectomie est-elle le traitement de choix de la tuberculose mammaire.RICARD: Il existe actuellement une méthode anatomo-pathologique pour diagnostic rapide, « l\u2019ultrapak » en beaucoup moins que 12 minutes .GERIN-LAJOIE: Y a-t-il plus de tuberculose mammaire chez les jeunes filles que chez les femmes mariées?BLAGDON: Ne serait-il pas plus sage d\u2019enlever tout le sein? 1 A i SOCIÉTÉS SIMARD: L\u2019ultrapak est une méthode rapide, il est vrai, mais qui demande une certaine habitude; elle n\u2019est guère plus sûre, à mon sens, que la congélation.D'ailleurs nous n\u2019avons pas l'appareil, qui colite assez cher.Dans les circonstances, le diagnostic ne s\u2019imposait pas, et il valait mieux prendre un peu plus de temps.C\u2019est le deuxième cas de tuberculose mammaire que nous avons eu à Notre-Dame.Le diagnostic clinique de tumeur mammaire est souvent difficile et souvent trompeur.En présence d\u2019une tumeur du sein, les chirurgiens se divisent en trois groupes: les uns font un mamectomie totale avec curage de l\u2019aisselle; d\u2019autres font une petite biopsie dans la tumeur; d\u2019autres enfin font une exé- rèse assez large de la tumeur, sans enlever le sein et font examiner la pièce.La première méthode est mauvaise, car on fait parfois subir à la malade une mutilation inutile pour mastite chronique ou adénome; la deuxième nécessite une deuxième intervention s\u2019il s\u2019agit d\u2019un adénome.Je crois que la troisième est la plus logique: car s\u2019il s\u2019agit d\u2019une lésion bénigne point n\u2019est besoin d\u2019intervenir de nouveau.La chirurgie mammaire doit s\u2019appuyer constamment sur l\u2019anatomie pathologique qui pose un diagnostic certain et oriente la conduite du chirurgien.JULES PREVOST: Dans les conclusions nous lisons que cette mammite tuberculeuse du sein est secondaire à une tuberculose pulmonaire qu\u2019on était loin de soupçonner.Cette malade n\u2019a pas été radiographiée avant l\u2019opération.Vraisemblablement, il s\u2019agit d\u2019une tuberculose pulmonaire secondaire à cette mammite tuberculeuse et non vice-versa.BELLEROSE: Le Docteur Simard a justement émis mon opinion sur la conduite à tenir au point de vue du chirurgien.Dans notre cas, la turberculose non avancée a permis une intervention conservatrice.Nous avons préféré ne pas faire de biopsie parce que nous craignions le néo.Le néo en effet donne de la 309 douleur et nous savons qu\u2019il se développe souvent avec grande rapidité chez la femme enceinte.Si l\u2019on fait une biopsie dans ces cas, il faut faire deux interventions, de plus, s\u2019il s\u2019agit d\u2019épithélioma, il y a danger de métastase.: La tuberculose pulmonaire est-elle secondaire?Non, il y avait des lésions anciennes.La lésion pulmonaire évolutive a précédé la tuberculose mammaire, parce que des glan- glions tuberculeux douloureux sont apparus dans l\u2019aisselle, avant la lésion du sein puis sont disparus; ainsi la tuberculose semble avoir envahi le sein en passant par l\u2019aisselle.Nous aurions demandé un examen pulmonaire préparatoire, si nous avions pensé à la tuberculose mammaire.Au point de vue de la technique, dans la tuberculose circonscrite du sein, au début, il faut faire une intervention conservatrice.Ici la lésion était très circonserite et elle ne datait que de 6 à 7 mois.Sur la valeur du Sulfanilamide dans le traitement de l'infection Neissérienne M.N.FOURNIER, (F.A.CS.) Cette communication a paru comme article original dans le numéro de février 1938 de l\u2019Union Médicale.Discussion: U.GARIEPY: Depuis quelques mois le Sulfanilamide a suscité une ruée thérapeutique semblable à celle du 606 il y a quelques années.Certains ont été très favorables, d\u2019autres moins.Le point intéressant serait de savoir s\u2019il y a un retour offensif de l\u2019écoulement.C\u2019est ce résultat qui est intéressant.P.BOURGEOIS: Les résultats rapportés ici par le Dr Fournier et dans l\u2019article suivant par le Dr Sylvestre ne concordent pas.L\u2019un a 10% de mauvais cas, l\u2019autre 33%.Il me semble personnellement que nos statistiques entrent plutôt dans la catégorie des 33% d\u2019échecs.Mon premier cas fut renversant.Il s\u2019agissait d\u2019orchite.Après le premier jour de traitement, la douleur avait disparu, au bout de 7 jours, l\u2019épididyme était normal, 8 jours 310 plus tard, le malade vomissait.Arrêt de la médication, disparition des vomissements.Quelques jours plus tard son frère fait une poussée aiguë sur une ancienne uréthrite.Après un jour de traitement le méat est sec, et deux semaines plus tard le patient est guéri.Au bout de 4 jours, cependant, une goutte réapparaît.Nous reprenons le Sulfanilamide.Le malade ne s\u2019améliore pas.Nous pratiquons alors la méthode de Janet qui prend 345 mois pour guérir le malade.C\u2019est un médicament de grande valeur, mais dangereux parce que les malades se croyant guéris se traitent mal.C\u2019est un médicament qui peut rendre de grands services dans les complications.Ce qui m\u2019étonne tout de même dans les statistiques qui nous sont présentées aujourd\u2019hui, c\u2019est leur grande différence.Il me semble qu\u2019avec une méthode essentiellement chimique, les résultats devraient se ressembler.GERIN-LAJOIE: Le gonocoque chez la femme est le même que chez l\u2019homme, et nos résultats sont discordants et en général peu favorables.Il y à une trop grande variété de marques de Sulfanilamide pour qu\u2019on puisse tirer des conclusions- J.FORTIER: Dans les deux premières observations, le sulfanilamide a été employé sans traitement local.Le résultat ne serait-il pas meilleur si l\u2019on associait les deux traitements ?GRIGNON: Est-ce que vous n\u2019avez jamais eu d\u2019accidents plus graves que ceux mentionnés?J\u2019ai suivi un blennorragique qui a eu du sulfanilamide et a présenté par la suite du purpura hémorragique.Un deuxième malade a reçu deux doses de sulfanilamide.Vers le quatrième jour après la première dose, il présenta un syndrome grippal: température, courbatures, mal de gorge, ete.Ces symptômes ont persisté tant que le malade a recu du sulfanilamide, ils ont cessé dès que le médicament a été suspendu.On reprend quelques jours plus tard le médicament et le L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mars 1938 patient présente alors une angine nécrotique, de plus sa goutte ne disparaît pas.FOURNIER: au Dr Gariépy \u2014 Le sulfa- nilamide n\u2019est pas une panacée.Vous le donnez dans un cas: aucun effet; dans l\u2019autre: guérison.Nous avons vu des cas traités pendant un mois chez qui la goutte réapparut.Quand, au bout de huit jours.il n\u2019y a pas de changement marqué, ça ne sert pas à grand chose de continuer.Comment se fait- il que le sulfanilamide n\u2019agisse pas de la même façon chez tout le monde?Mystère.Si le malade ne répond pas au traitement, il faut ajouter un traitement local.Au Dr Grignon: Dans mon travail il ne s\u2019agit pas d\u2019une mise au point parfaite, je n\u2019ai fait qu\u2019exposer les grandes lignes.Le sulfani- lamide est une arme très utile.Des accidents, nous en avons eu: éruption cutanée grave, anémie grave, cyanose, etc.Actuellement, nous traitons avec le Docteur P.Bourgeois un cas de fausse route avec le sulfanilamide, malheureusement, il n\u2019agit pas.Est-ce parce que la suppuration vient d\u2019un faux trajet infecté?Au Dr Gérin-Lajoie: J\u2019ai cité le cas d\u2019une femme avec hydarthrose.Comment aurions- nous obtenu autrement un résultat aussi éclatant ?Quant aux différentes marques de commerce mises sur le marché, elles sont à peu près toutes équivalentes à mon point de vue.Observations sur l'emploi du sulfanilamide dans le traitement de l\u2019uréthrite aigue gonococcique.M.Lucien SYLVESTRE Cette communication a paru comme article original dans le numéro de février 1938 de l\u2019Union Médicale.Discussion Voir discussion de la communication précédente.Georges HEBERT, Sec.adjoint. SOCIÉTÉS ASSEMBLEE SCIENTIFIQUE DU BUREAU MEDICAL DE L'HOPITAL SAINT-LUC Séance du 27 janvier 1938 Présidence de M.R.Boucher Deux cas d'infection par le streptocoque hémolytique Alfred LEROY L\u2019auteur présente un premier cas amélioré sans action du sulfocide et un deuxième vraisemblablement guéri grâce à l\u2019action du même produit.Il s\u2019agit dans le premier cas d\u2019une malade entrée dans son service dans un état de délire avec une température de 104 F.La formule sanguine montre 2,000,000 de globules rouges, 20,000 globules blancs et une hémoglobine à 45%.La lochioculture présente du streptocoque hémolytique.On pratique un abcès de fixation et on lui administre deux doses consécutives de sérum anti-streptococci- que.Elle reçoit ensuite une transfusion dont le résultat est d\u2019élever le taux d\u2019hémoglobine de 45 à 55%.Les globules rouges et blancs ne bougent pas.Une deuxième transfusion de 300 ce.ramène une formule dont l\u2019hémoglobine est de 45% et les globules rouges, 3,000,- 000, les globules blancs de 15,000.Puis la maladie rentre dans une phase de régression.Dans un deuxième cas, le Dr LeRoy est mis en présence d\u2019une accouchée arrivée consciente avec 104 et 2/5 de température.La lochioculture est positive au streptocoque hémolytique.Une première transfusion de 300 cc.élève le nombre de globules rouges de 2,800,000.Un abcès apparaît à la zone d\u2019injection et révele la présence du streptocoque.Elle recoit du sérum anti-streptococcique.Les jours suivants, le Dr Le Roy institue un traitement à la Septazine, c\u2019est-à-dire, 7 comprimés par 24 heures.On assiste alors au dessèchement des lésions et au tarrissement des pertes.Une deuxième transfusion élève la formule à quatre millions de globules rouges.En commentaires, l\u2019auteur croit que dans les deux cas, il ne s\u2019agit pas là simplement d\u2019une coincidence, mais d'un effet du traitement appliqué.311 Discussion: Le docteur HOEN s\u2019informe du dosage recommandé et suggère que l\u2019on suive le mode d\u2019administration employé dans un autre hôpital de cette ville: à savoir trois grains le premier jour et trois grains par dix livres de poids les jours suivants.Le Dr LEROY dit avoir préféré la dose de 7.5 grains quatre fois par jour.Le Dr DESFORGES dit que l\u2019effet obtenu dépend de la tolérance de chaque sujet et que celle-ci doit nous guider.Le Dr BOUCHER demande le résultat de l\u2019hémoculture.On apprend qu\u2019elle fut négative.Il insiste sur la valeur de l\u2019abcès de fixation, d\u2019un usage courant dans le service de médecine et suggère en outre de pratiquer l'épreuve de la galactosurie au cours du traitement par les sulfocides afin de dépister les troubles hépatiques possibles.Le Dr CHARBONNEAU regrette de dire qu\u2019à Pasteur on ne fait peut- être pas un usage assez fréquent de l\u2019abcès de fixation.Chez l\u2019enfant, le dosage de six comprimés par jour maximum s\u2019est montré sans danger.Le Prontosil à cause de son radical colorant ne présente pas la même innocuité.Il lui trouve la Septazine supérieure.Il a vu apparaître des rash a la suite du streptocide.Monsieur LAFRESNIERE rapporte qu\u2019à Victoria, le Dr MEAKINS recommande de ne pas dépasser six comprimés par jour afin d\u2019éviter toute réaction organique.Dr HEBERT rapporte avoir prescrit jusqu\u2019à 80 grains de streptocide par vingt-quatre heures et n\u2019avoir observé qu\u2019un cas de rash.Le Dr FRAPPIER recommande la recherche systématique de l\u2019albuminurie au cours de cette thérapeutique- Le Dr LALLEMAND insiste à son tour sur l\u2019examen des urines complet.Le Dr HOEN demande si le dosage des sulphanamides dans le sang est possible.A quoi le Dr FRAPPIER répond positivement.Le Dr LeROY revient sur la question de l\u2019abcès de fixation qui, à son avis, doit être pratiqué sous la peau et non pas sous l\u2019aponévrose.Le Dr BOUCHER croit que par un travail de coopération, on peut faire de grands progrès dans la posologie des sulphanamides grâce à l\u2019emploi des tests à notre disposition. 312 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuL1ETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mars 1938 Un cas de chéloide R.TOUPIN Dr Toupin définit cette lésion en général constituée d\u2019un nodule rouge irrégulierement circonscrit, surélevé, lisse, à surface unie, violacée, lésion asymétrique, ayant la dimension d\u2019un pois à une orange.On le rencontre au sternum, à la nuque, à l\u2019oreille, quelquefois sur l\u2019abdomen.Cette lésion envahit par définition le tissu sain.La cause en est encore inconnue.Les hommes en sont plus souvent atteints que les femmes, sans doute à cause du facteur trauma.Il existe une prédisposition héréditaire.La chéloïde est une séquelle fréquente de la syphilis.Au point de vue ana- tomopathologique, c\u2019est une lésion du chorion.Il présente, pour terminer, l\u2019observation d\u2019une personne, dont les antécédents ont été sains et qui offrait à voir des chéloïdes de l\u2019épaule, du sternum à la suite d\u2019acné, et des jambes avec folliculite.Les vaccins antista- phylococciques sont restés sans effet.La malade a été soumise ensuite à la neige carbonique.Discussion: Dr PANET-RAYMOND demande s\u2019il y a eu biopsie.Le Dr TOUPIN répond négativement.Dr DESFORGES met les médecins en garde contre les dangers des chéloïdes dans la figure, du point de vue pronostic.Est-ce une lésion tuberculeuse atténuée ?Cela a été dit.Or on ne relève pas dans ce cas aucune histoire de contage.Dr BOUCHER demande si on a eu recours aux Rayons-X.On répond que oui.Dr DESFORGES pose la question: Existe-t-il des chéloïdes sans lésion cutanée préalable?Il est frappé de l\u2019apparition des chéloïdes durant certaines saisons.Dr TOU- PIN affirme qu\u2019il doit exister une lésion préalable.Une observation dermatologique Eugène GARCEAU C\u2019est l\u2019histoire d\u2019une femme présentant depuis avril 1937, au début, un tuméfaction au cou et à la jambe, d\u2019où s\u2019écoula bientôt un liquide séropurulent.En septembre 1937, survint une surdité droite sans rapport avec les lésions qui nous occupent.Celles-ci sont multiples et criblent tout le cou et la région sternale de trous, stigmates et fistules maintenant fermées.S\u2019agit-il là de tuberculose ?de syphilis?d\u2019actynomycose?de tularémie?Mais la tularémie est un tumeur nécrotique centrée d\u2019un ulcère.Il existe une séroaggluti- nation spécifique.La tuberculose produit bien des fistules et en particulier à la région cervicale mais le pus n\u2019a pas révélé la présence de B.K.ici.Quant à la syphilis, ces lésions n\u2019y ressemblent guère.Cependant la lésion gommeuse de la jambe parait avoir rétrocédé avec le cyanure de mercure.L\u2019actyno- mycose ?Les lésions du cou, les fistules y font penser, mais il n\u2019existe ici ni spores ni micelles.La gélose est positive au streptocoque.Discussion: Dr BOUCHER raconte l\u2019histoire d\u2019un enfant que son médecin de famille Dr AU- THIER, lui avait fait voir; l\u2019enfant atteint d\u2019une adénite très accusée avec état d\u2019asthénie marquée, qui a prouvé être un cas de tularémie.Dr FRAPPIER ne croit pas à la présence de tuberculose dans ce cas.Il rapporte par ailleurs que dans les otites chroniques, on découvre fréquemment du streptocoque pur, à l\u2019état de culture.La tularémie, d\u2019un autre côté, est très contagieuse.Dr DESFORGES croit que la lésion qu\u2019on aperçoit sur la jambe gauche de la malade est de nature syphiloïde.Ces lésions régressent avec le mercure.Quant aux fistules, elles seraient peut être, malgré tout, tuberculeuses.On pourraient peut-être les assimiler à ce que les anciens dénommaient du scrofulate de vérole.Dr FRAPPIER doit avoir trouvé présence de diplocoque abondant dans les lésions du pied.Dr HOEN suggère l\u2019emploi du milieu de Sabouraud pour étudier ces lésions.Dr LALLEMAND raconte l\u2019action bienheureuse du sulfocide sur des fistules d\u2019une SOCIÉTÉS grosse adénite inguinale d\u2019un malade de son service atteint de gonorrhée.Dr BOUCHER dit son intention de faire présenter de nouveau ce malade du service de médecine.A propos d'une méthode nouvelle de suspension dans les fractures de la colonne vertébrale Albert COUTURIER Le rapporteur présente une méthode personnelle de suspension utilisée dans le traitement des fractures de la colonne vertébrale.Cette méthode consiste à suspendre le patient avec des courroies fixées aux jambes et à la partie supérieure du thorax.Les radiographies de plusieurs malades ont montré les qualités de la réduction obtenue et leur maintien jusqu\u2019à consolidation.Elle permet de donner au corps vertébral sa hauteur normale.Le nucleus pulposus reprend sa place et le poids du corps est reporté sur la partie postérieure de la colonne qui est formée de tissu compact et résistant.La réduction peut être faite la journée même de l\u2019accident et le patient peut marcher le lendemain de la réduction; il quitte l\u2019hôpital le 5ième ou 6iéme jour.Les avantages de la méthode sont: a) la suppression de la douleur pour le patient; b) la grande facilité pour l\u2019anesthésiste de donner la narcose; ce) la possibilité d\u2019un contrôle radiologique avant la pose d\u2019un appareil plâtré; d) l\u2019exactitude de la réduction qu\u2019il est possible d\u2019obtenir; e) la grande fa- - 313 cilité de poser un appareil platré, tel que nous le désirons.Lorsque le patient a fait des exercices de gymnastique et de la marche tout le temps du traitement à l\u2019ablation du plâtre qu\u2019il a gardé pendant trois mois, nous constatons que le malade a une bonne musculature et les radiographies prouvent que la réduction s\u2019est bien maintenue et que les os ne sont pas décalcifiés.Cette méthode ambulatoire pour les fractures de la colonne vertébrale est utilisée par M.Couturier avec succès depuis 1933; mais cette méthode de suspension pour obtenir la réduction, sous anesthésie générale, est utilisée seulement depuis juillet 1936.Les quatres observations de malades traités montrent la qualité de la réduction et les résultats que l\u2019on peut obtenir- Discussion: Dr DEROME dit que cette méthode est basée sur le principe de la suspension en trois points: le sternum, le pubis et la lésion dorsale.Le traitement post-opératoire est d\u2019une grande importance, on doit le faire observer longtemps en obligeant le malade à porter ensuite une attelle de soutien.Sinon, on risque d\u2019avoir, comme complication, les troubles de la maladie de Kummel.Dr BOUCHER demande à l\u2019auteur pourquoi il est opposé à ce que son sujet prenne la position assise, dans ces cas.Dr COUTURIER est d\u2019avis qu'en, position assise le poids du corps risque de tasser défavorablement les vertèbres.Jean LESAGE, secrétaire.2.00 \u2014\u2014\u2014f @5) -\u2014\u2014\u2014e. NÉCROLOGIE ee ++ LE PROFESSEUR THÉODULE BRUNEAU Le docteur Théodule Bruneau n\u2019est plus.Vers cinq heures de l\u2019après-midi du 9 février, entouré de tous les siens, il rendait sa belle âme au Créateur.La profession médicale perd en lui un de ses membres les plus distingués et l\u2019Université de Montréal un de ses professeurs les plus brillants.À moi, qui ai été son premier disciple et son collaborateur pendant plus de quinze ans à l\u2019Hôtel-Dieu, à moi, dis-je, revient le privilège et l'honneur de faire revivre ses admirables qualités de cœur et d\u2019esprit.Mon vénéré Maître naquit à Montréal, le 11 juillet 1873.Il fit ses études classiques au Collège de Montréal, chez les Sulpiciens, et sa philosophie chez les Jésuites, au collège Ste-Marie.Dans ces deux institutions il se fit remarquer comme élève studieux et de grand talent.Il y brûla les étapes, si bien qu\u2019à l\u2019âge de 18 ans il en sortait avec son diplôme de Bachelier ès arts qu\u2019il avait conquis haut la main.À la faculté de médecine de l\u2019Université Laval, à Montréal, il continua de travailler ferme et de briller au premier rang.Et en 1896, âgé de 22 ans seulement, il décrochait \u201cson diplôme de médecin avec la note summa cum laude.Amoureux de l\u2019étude, il ne se lança pas immédiatement dans la pratique privée.Il fit de l\u2019internat à l\u2019Hôtel-Dieu où il devint bientôt chef-interne.Puis il s\u2019établit à Montréal où il ne tarda pas à se faire une clientèle choisie.Ses temps libres, il les passait tantôt dans ses livres, tantôt à l\u2019Hôtel-Dieu où il suivait toujours ses anciens professeurs, les Hingston, les Guérin, les Brunelle et autres.Mais, après deux ans de pratique active, il n\u2019y tint plus; l\u2019amour de l\u2019étude l\u2019emporta de nouveau et il partait pour l\u2019Europe afin de perfectionner ses connaissances médicales dans la Ville Lumière.Son compagnon d\u2019étude, le Docteur Léon Bernard \u2014 que j\u2019ai connu et suivi, en 1912, à l\u2019Hôpital Laënnec alors qu\u2019il était devenu le Professeur Léon Bernard de l\u2019Université de Paris \u2014 avait gardé de lui un excellent souvenir.Il le trouvait charmant.Et souvent, sa clinique terminée, 11 me demandait si j'avais des nouvelles de Monsieur Bruneau et me priait de vouloir bien le rappeler à sa mémoire.Il séjourna à Paris pendant deux ans.Puis il revint à Montréal où ses malades, déjà nombreux, l\u2019attendaient ainsi que le titre de Médecin de l\u2019Hôtel-Dieu.Je le rencontrais souvent alors, mais c\u2019est au cours de 1904-1905, pendant mon Internat, que je fis plus ample connaissance avec lui et que j\u2019appris à le connaître intimement.Il venait d\u2019être nommé professeur agrégé à l\u2019Université.C\u2019est à cette époque aussi, durant la vacance de l\u2019été 1905, que se fit la réorganisation des cliniques, au lit des malades, telles qu\u2019elles existent encore aujourd\u2019hui.Il y prit une part active avec les professeurs Guérin, Cléroux, Marien et Dubé.L\u2019on faisait un es- sal.Mais l'avenir ne tarda pas à démontrer le bien fondé de la nouvelle organisation et le bénéfice qu\u2019en retiraient les étudiants divisés en groupes.Etant son premier assistant, J'ai été aussi présent à ses premières cliniques.Et il me fait plaisir de dire ici que toujours, du premier au dernier jour de l\u2019année universitaire, ses lecons étaient suivies bien assidûment par ses élèves.Il savait les intéresser par ses connaissances et par sa parole chaude et convaincante.Qui, d\u2019entre eux, ne se rappelle, avec un souvenir ému, ses belles leçons sur la cirrhose du foie ou la pneumonie, par exemple.Je vois encore, comme si c\u2019était hier, le bon Maître, tantôt debout, tantôt assis, auprès du malade, décri- NÉCROLOGIE 315 re en les dessinant les lésions anatomo-patho- logiques de ces deux maladies.C\u2019était chaque fois un tableau saisissant et croqué sur le vif; un tableau enthousiasmant! Il s\u2019élevait alors à la hauteur des meilleurs Maîtres français.J\u2019oserais même ajouter qu\u2019il les dépassait parfois.Jamais le professeur Bruneau ne faisait un diagnostic à la hâte ou à la légère.Il se défiait du premier coup d\u2019œil et malgré sa grande expérience, c\u2019était toujours après un exa- ment sérieux et après avoir tout pesé judicieusement qu\u2019il se prononçait.Et quand, au cours de ses leçons, un malade paraissait énervé par l\u2019énumération des symptômes qu\u2019il énoncait, il s\u2019empressait de le rassurer.Les élèves le considéraient plutôt comme un père, comme un bon père, et lui-même ne leur manquait pas ses conseils.Ses confrères et ses collègues, même ses aînés, avaient souvent recours à ses lumières.À tous et toujours il répondait avec le même sourire et le même empressement.Sa figure franche et loyale mettait à l\u2019aise tous ceux qui l\u2019approchaient.Le Docteur Bruneau n\u2019avait pas d\u2019ennemis.Pour tout l\u2019or au monde il n\u2019aurait dérogé aux règles de la Déontologie.Aux confrères qui lui enlevaient des malades, en consultation ou autrement, il regrettait leur manque d\u2019étiquette professionnelle.Et quand il avait la chance de leur rendre la pareille \u2014 cela est arrivé à ma connaissance \u2014 il se montrait bon prince et leur laissait leurs patients.C\u2019était sa façon, à lui, de se venger, de revendiquer l'honneur professionnel, de se grandir.Monsieur le professeur Bruneau avait une belle culture générale.Non seulement il fut un grand médecin, mais il était un grand intellectuel et un excellent patriote.Sans faire de bruit, il participa activement à la fondation du « Devoir », avec M.Henri Bourassa, en 1910.Et l\u2019Université! Que de temps et d\u2019argent ne lui a-t-il pas consacrés ! Mais à part l\u2019Hôtel-Dieu dont il fut l\u2019une des gloires médicales, l\u2019une des grandes œu- vres de sa vie, œuvre à laquelle participa, dès sa fondation, sa jeune épouse, ce fut l\u2019hôpital Ste-Justine.Toujours en restant au second plan, il aidait de ses conseils, conseils que lui dictait sa grande expérience, et aussi de ses deniers.Il admirait l\u2019œuvre qu\u2019il a vu naître et grandir.Aujourd\u2019hui le monument reste à sa gloire, impérissable, éloquent.Du modeste logement de la rue Delorimier, Ste- Justine s\u2019est aujourd\u2019hui majestueusement, rue St-Denis, agrandi et est devenu un hôpital moderne et admiré.Sa direction ne le cède en rien à celle de nos autres grands hôpitaux, et je dirais même que cette institution est un modèle d\u2019organisation.N\u2019eût été sa grande modestie, le regretté professeur aurait monté bien plus haut dans la hiérarchie sociale.Il aurait pu atteindre les plus hauts sommets grâce à ses relations.I avait l\u2019étoffe d\u2019un chef, d\u2019un grand homme, mais pour le mettre en évidence il fallait Jouer au plus rusé.Enfin, et c\u2019est peut-être le trait le plus caractéristique, en tout cas celui qui compte le plus de l\u2019Autre Côté, le Dr Théodule Bru- neau était un catholique convaineu, un catholique pratiquant, militant.Que de fois je l\u2019ai vu prendre la défense de membres du clergé attaqués par des personnes qui «étant pas sans péché » n\u2019auraient pas dû, non plus, jeter la première pierre.Il fut marguillier à Notre-Dame, paroisse mère de Ville-Marie, de Montréal.C\u2019était une âme d\u2019élite.Il avait la foi et les œuvres.Et il fait bon de croire qu\u2019il eut un beau et riche bilan à présenter au Très- Haut.Sur sa tombe à peine fermée, que l\u2019on permette à un disciple, à un collaborateur sincère, de déposer l'hommage ému de son grand deuil.M.H.LEBEL.+ + 316 Le DOCTEUR J.ALBERT BEAUCHAMP de Saint-Césaire, Qué., est décédé le 14 janvier 1938, dans sa quarante-troisième année.Né à Saint-Télesphore, il étudia au Collège de Rigaud et gradua à l\u2019Université de Montréal en 1921.Le DOCTEUR L.G.E.BOUCHER est décédé récemment à Saint-Valérien, comté de Shefford.Le DOCTEUR ULDERIC JODOIN, de Sainte-Julie de Verchères, est décédé le 15 février 1938, à l\u2019âge de soixante-six ans.Il était né à Varennes, avait fait ses études au Collège de Joliette, puis à l\u2019Université Laval de Montréal.Outre son épouse née Malo (Orpha) lui survivent un fils et deux filles.Le DOCTEUR VALMONT MARTIN, directeur du Bureau de Santé de la ville de Québec et ancien maire de la vieille capitale, est décédé le 24 février 1938 à l\u2019âge de soixante et trois ans.Le docteur Martin était directeur du Bureau de Santé depuis plus de dix ans; il est mort à la tâche, dans l\u2019exercice de ses fonctions, alors qu\u2019il visitait les malades de l\u2019Hôpital Civique.Il était un vétéran de la politique municipale lorsqu'il fut élu sur le Conseil de ville en 1912; il pratiquait alors dans le quartier Saint-Roch.Il fut échevin pendant douze ans et devint mai- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A, N.\u2014 Montréal, mars 1938 re en 1927 alors qu\u2019il résigna, pour prendre la direction du Service de la Santé.Il était membre de l\u2019Association Nationale de l\u2019Hospitalisation.Né à Carleton, comté de Bonaventure, il étudia au Séminaire de Rimouski et fut diplômé de l\u2019Université Laval.Outre sa femme, lui survivent deux fils et deux filles.Le DOCTEUR ZENON MALO est décédé, décédé récemment à Saint-Valérien, comté de Cartierville.Le DOCTEUR LAUREAT BOUILLE de Rouyn est décédé le 1er mars, à l\u2019âge de cinquante-six ans.Admis à la pratique de la médecine en 1907, il s\u2019établit à Sainte-Anne de la Pérade où il demeura jusqu\u2019en 1926, alors qu\u2019il devint coroner pour le district de Rouyn, poste qu\u2019il occupa jusqu\u2019en 1936.Le DOCTEUR J.A.GIROUARD, de Lewiston, Maine, est décédé le ler mars 1938.Il était né à St-Hyacinthe.Il s\u2019était spécialisé en obstétrique.Les statistiques de la ville de Lewiston, montrent que jusqu\u2019en 1923 le docteur Girouard avait présidé à la naissance de 8,000 enfants.Le docteur Girouard était en même temps un poète, et la plupart de ses vers ont été traduits en anglais par des admirateurs. REVUE DES LIVRES La sénescence et le rajeunissement.Par le Docteur Paul NIEHANS.Vigot Frères, éditeurs, Paris, VIème, 23, Rue de l'Ecole de Médecine.«Le problème de l\u2019extinction de la vie et de la mort finale ne se pose pas seulement en religon et en philosophie, mais aussi en biologie et en médecine ».Vivre, selon l\u2019auteur, c\u2019est, pour l\u2019organisme, renouveler incessamment l\u2019ensemble de sa colonie cellulaire.Après l\u2019historique, il passe en revue les méthodes naturelles, médicales et chirurgicales.Il loue beaucoup la méthode de Steinach qui consiste dans la ligature des canaux efférents à leur entrée dans la tête de l\u2019épididyme.Nous rapportons ses conclusions: « Lutter contre la sénescence précoce, dit-il, est une forme de combat pour l\u2019existence; cette lutte constitue une défense de l\u2019organisme, une manifestation de l'instinct de conservation aussi puissant chez le vieillard que chez le nouveau- né ou 1l fait sa premiére apparition.« Pourquoi le médecin qui engage la lutte contre la maladie rendrait-il les armes devant les infirmités de la vieillesse, et pourquoi le traitement de ces infirmités ne deviendrait-il pas une spécialité » ?LeSage.Radiothérapie gynécologique \u2014 Curie et Rœntgenthérapie.\u2014 MATHEY-CORNAT (Bordeaux).Un volume de 369 pages avec 80 figures.Paris, Masson, éditeur.60 francs.Ce remarquable ouvrage arrive à son heure pour mettre au point nombre de questions d\u2019actualité.La première partie, Fondements de la radiothérapie gynécologique, expose d\u2019abord les données physiologiques: action des radiations sur l\u2019ovaire, sur le cycle menstruel, sur la gestation, sur l\u2019hérédité, sur l\u2019utérus et ses tumeurs bénignes, sur les hémorragies, sur les + + tumeurs malignes; puis la technique et la do- simétrie des applications de radium et de rayons X, les associations du radium et des rayons, et de ces agents avec la chirurgie ; enfin les données cliniques sur la radiothérapie des affections bénignes et malignes: soins pré et post-radiothérapiques, examen clinique, histologique et bactériologique, lutte contre l\u2019infection, traitement de l\u2019état général, incidents et accidents, contre-indications, évolution.La deuxième partie est consacrée aux tumeurs et affections bémgnes de l\u2019appareil gémital: adénomatose utérine, endométriome, endométriose, fibromyomes dont les différentes formes sont l\u2019objet d\u2019une longue étude critique, ménorragies et métrorragies d\u2019origine bénigne ; à la stérilisation par la radiothérapie; à l\u2019influence des rayons sur la grossesse.La troisième partie, troubles glandulaires et de la menstruation, s\u2019occupe de la radiothérapie glandulaire, des troubles de la menstruation, de l'insuffisance ovarienne, des troubles de la ménopause, de la stérilité, de la dysménorrhée et des névralgies génitales.La quatrième partie est consacrée à des affections diverses : maladies vulvo-vaginales, métrites, etc.La cinquième partie expose les traitements par les radiations des affections inflamma- towes et tuberculeuses.La sixième partie nous donne une étude minutieuse des diverses tumeurs malignes de la vulve, du vagin, du col utérin, du corps utérin, des sarcomes, des tumeurs d\u2019origine placentaire, des néoplasies des trompes et des ovaires.Enfin la septième partie: tumeurs et affections du sein passe en revue les affections du sein : épithélioma glandulaire et autres affections malignes de la glande mammaire ; affections bénignes et inflammatoires du sein. 318 Cette sèche énumération montre que l\u2019ouvrage est très complet ; mais elle ne révèle pas ses autres qualités sur lesquelles je me permets d\u2019insister brièvement ; d\u2019une part, on reconnaît à la lecture que c\u2019est une œuvre basée sur une longue expérience, l\u2019auteur connaît bien et connaît par pratique personnelle tout ce dont il parle ; d\u2019autre part, le style est clair et précis, ce qui rend la lecture facile et attrayante; enfin Mathey-Cornat fait preuve d\u2019esprit critique, il expose le pour et le contre et termine chacun de ses chapitres par un sous- titre « conclusions et conduite à tenir », aussi son livre est-il tout à fait pratique.Ajoutons qu\u2019une bibliographie très complète (nous avons eu le plaisir d\u2019y trouver cités des articles de Panneton dans l\u2019Union Médicale) permet aux lecteurs de se reporter aux sources.En somme œuvre de grande valeur dont on ne saurait trop recommander la lecture à tous ceux qui s\u2019intéressent à la radiologie ou à la gynécologie.A.LAQUERRIERE.Le cycle de l'infection T.B.humaine.Par Jacques BRUN.Masson & Cie, éditeurs.Le problème de l\u2019hérédité et son rôle en T.B.si controversé et récemment compliqué par la notion nouvelle de l\u2019ultra-virus fait l\u2019objet du premier chapitre dans lequel l\u2019auteur résume les faits jusqu'aux données actuelles.Puis 1l rapporte les différentes sources de contagion humaine, du nourrisson à l\u2019adulte, et les voies de pénétration.Suit un exposé des différentes théories relatives au cycle de l\u2019infection tuberculeuse; d\u2019abord, celle de Ranke et ses trois stades, auxquels correspondent des voies de propagation différentes.Une systématisation trop absolue de ces stades est sujet à critique.Les faits cliniques revêtent habituellement des aspects beaucoup plus variés.Les autres théories allemandes, suivent celles-ci, celle d\u2019Aschoff \u2014 théorie à deux stades et d\u2019autres qui ne sont que celle de Ranke modifiée.Puis en regard sont exposées les principales théorirs françaises de Léon Bernard de Dobré et de Calmette.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mars 1938 La période primaire correspond à l\u2019installation des lésions de primo infection.Kuss a le premier, en France, décrit ce complexe primaire ganglio-pulmonaire.L\u2019auteur nous rappelle ses recherches personnelles à ce sujet avec des exemples à l\u2019appui.Il nous montre les manifestations cliniques de la période primaire et l\u2019évolution diverse de cette première infection.D\u2019après lui, suivant en cela les données de Ranke, la période secondaire, malgré sa complexité, malgré l\u2019imprécision de ses limites, jouit d\u2019une autonomie indiscutable.Il s\u2019agit là d\u2019une phase intermédiaire.Nous avons d\u2019abord une évolution des lésions primaires, les épituberculoses (formes curables de primo-infection de certains auteurs) et les lésions pulmonaires nettement distinctes de la primo-infection soit les « réinfect » des auteurs allemands.À la troisième partie de la période secondaire correspondent les localisations tuberculeuses extra-pulmonaires.Jacques Brun définit et limite aussi la période tertiaire.« Un sujet entre dans cette période lorsqu\u2019il subit les premières atteintes de la phtisie chronique.» C\u2019est à cette période que la T.B.revêt surtout ses allures polymorphes, débutant soit par l\u2019infiltrat intercléido- hilaire de Léon Bernarad, ou par le foyer à point de départ hilaire de Sergent.Mais en général, il est souvent très difficile de localiser le point de départ des réinfections endogènes.Comme conclusion, l\u2019auteur admet qu\u2019il faille dans ses grandes lignes les conceptions de Ranke mais qu\u2019il ne s\u2019agit que d\u2019un schéma.En résumé, il nous a présenté une synthe- se très intéressante de l\u2019état actuel du problème de la T.B.pulmonaire.Il s\u2019appuie d\u2019abord sur nos vieilles données classiques et met en regard en donnant à chacune sa part de vérité, les théories récentes allemandes ou fran- ÇAISES.Voici un livre tout à fait impartial, d\u2019une documentation recherchée, qui intéressera au plus au point tous les phtisiologues.Gaétan JARRY.N PR UY STV CEE ES EU RRR Ses \\ L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mars 1938 319 SIX TR, MARC TIN~MAZAD I> PRÉPARATION STABLE D'IODURE DE CAFEINE CRISTALLISÉE Cette association synergique d\u2019lode et de Caféine \u2014 sous forme d\u2019lodocaféine \u2014 offre l\u2019avantage de réunir en un seul médicament l\u2019action des iodures alcalins et de la Caféine, sans provoquer de troubles digestifs.REMPLACE AVANTAGEUSEMENT L\u2019IODURE DE POTASSIUM Asthme \u2014 Emphysème \u2014 Oppressions Bronchite Chronique \u2014 Artério-Sclérose Produit de prescription strictement médicale.\u2014 Nouveau prix très réduit P.SUIFFET, Pharmacien, SAINT-RAPHAËL, FRANCE Pour littérature et échantillons s\u2019adresser à: ROUGIER FRÈRES, 350, rue Le Moyne, Montréal 3 EFFICACE .contre les affections de la gorge, les ulcérations de la bouche, les angines, les amygdalites, les stomatites, les gingivites, les affections causées par le tabac, les maux de gorge, sensibilité et inflammation des cordes vocales.Dépot général pour le Canada: ROUGIER FRÈRES, Montréal. 320 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuurkTIN A.M.L.F.A, N.\u2014 Montréal, mars 1938 Lettres à un jeune praticien sur les maladies de l'anus et du rectum.Par Roger SAVI- GNAC.Préface du professeur GOSSET.Un volume de 130 pages.26 fr.Masson & Cie, éditeurs.Ce livre n\u2019est pas et ne veut pas être un traité.L\u2019auteur a cherché par-dessus tout à faire œuvre de clinique courante.Il n\u2019a donc envisagé que les affections les plus fréquentes: les hémorroïdes, le cancer du rectum, la fissure et la fistule, les polypes.Pourtant il a tenu à s\u2019arrêter longuement sur la question des rectites et des sténoses du rectum.Non pas tant peut-être parce que ce sont des affections rectales fréquentes, que parce que ce sont des lésions qui sont mal connues dans leur essence, qui peuvent prêter à des confusions fâcheuses, et dont la thérapeutique est encore incomplètement fixée.La description des syndromes et leur diagnostic sont présentés de façon très concise, car les premiers chapitres sont consacrés justement à l\u2019étude du syndrome rectal et aux moyens particuliers d\u2019exploration du rectum: toucher et rectoscopie.La tâche à laquelle s\u2019est surtout attaché l\u2019auteur, c\u2019est à exposer en détail et avec précision toute la thérapeutique; qu\u2019il s\u2019agisse de régimes, d\u2019injections sclérosantes, de dilatation des sténoses, d\u2019électro-coagulation, etc, etc.Les explications sont telles que tout praticien peut asseoir les traitements de façon satisfaisante ou réaliser à souhait les applications, et les petites interventions qu\u2019il doit effectuer personnellement.Tandis que les traités ne donnent le plus souvent que les directives thérapeutiques, il a tenu à entrer dans tous les détails du traitement avec les indications, les techniques, les incidents et les moyens d\u2019y parer, et les résultats.Ainsi le praticien connaît la conduite à tenir devant chaque affection envisagée.Et il termine par un essai de prospection des différentes causes des rectorragies, sur lesquelles tout médecin peut être appelé à se prononcer.Anoplexies viscérales séreuses et hémorragiques (infarctus viscéraux).Par Raymond GREGOIRE, professeur à la Faculté de Médecine de Paris; Roger COUVELAIRE, chirurgien des hôpitaux de Paris.Un volume de 182 p.50 fr.Masson & Cie, éditeurs.L\u2019infarctus est la conséquence d\u2019une embolie ou d\u2019un thrombus qui obstrue le courant sanguin.L\u2019affection étudiée dans ce livre sous le nom « d\u2019apoplexies viscérales » a aussi comme caractère évident l\u2019infiltration sanguine et la coloration rouge ou noirâtre.Mais il n\u2019y a ni embolie ni thrombose obstruant les vaisseaux.Elle peut atteindre tous les viscères: le pancréas, l\u2019intestin, l\u2019utérus, les ovaires, les testicules, le poumon et probablement aussi le cerveau.Sa pathogénie est très spéciale.On la produit expérimentalement sans toucher aux vaisseaux, par irritation du système neuro-végétatif.Cette irritation peut être de nature très variée.Les substances chimiques, les toxines microbiennse, les toxiques organiques, les perturbations traumatiques ou électriques du système sympathique viscéral, produisent le même résultat apoplectique.Contrairement à l\u2019obstruction vasculaire qui entraîne forcément l\u2019asphyxie et la mort de tout ou partie de l\u2019organe atteint, la maladie traitée ici peut guérir d\u2019un seul coup si la circulation se rétablit.Les Auteurs étudient les apoplexies viscérales en général, et tour à tour ces accidents hémorragiques dans les différents organes où 1l a été permis de les constater, envisageant, dans chaque cas, la question au point de vue clinique, pathogénique et thérapeutique.Traumatismes de l'oreille.Fractvres du rocher \u2014 Coups de feu de l'oreille \u2014 Commotion labyrinthique \u2014 Expertises en otologie.Par J.-A.RAMADIER, oto-rhino-laryngologiste de l'hôpital de la Pitié; R.CAUSSE, assistant d'oto-rhino-laryngologie des hôpitaux de Paris.Un volume de 150 p.avec 15 figures.45 fr.Masson & Cie, éditeurs.La question des traumatismes de l'oreille n\u2019a pas reçu jusqu\u2019à présent, en France, du \\ [eng fty [CCC \u2018n vente RÊVES ET RÉALITÉS D'UN VOYAGE Série des quarante et une causeries données au poste de radio CKAC Montréal.AUTOUR + MONDE Description complète des religions, mœurs, coutumes, usages, amusements, (cinéma, danses) de tous les peuples de l'Orient, des Philippines, de la Chine et du Japon.Abondamment illustrée.Format 912 x 644, 344 pages de texte.34 pages pleines de gravures.Couverture imprimée en 4 couleurs sur les 2 faces tel qu\u2019illustré.Le seul volume contemporain du genre qui puisse être mis entre toutes les mains.Prix: $2.00 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014- Montréal, mars 1935 321 NOUVEAUTÉS par l\u2019abbé ].-C.Beaudin Aumônier du Mont Saint-Louis Un volume, broché, 944 x 6/4 pces 240 p.avec illustrations sur papier glacé.er CHARLEBOIS Voici la vie d\u2019un missionnaire de plus que l\u2019Ordre des Oblats de Marie-Imma- culée a encore donné à notre Eglise canadienne, en ces temps où l\u2019apostolat missionnaire \u2018 brille avec tant d'éclat dans le monde catholique.La belle figure apostolique de Monseigneur Charlebois rayonne dans ce livre: on y découvre la profonde humilité du saint prélat, son zèle pour les âmes, son dévouement tout surnaturel pour les Indiens.La jeunesse tirera de la lecture de cette biographie un désir de vivre une vie d\u2019apostolat.Ce livre suscitera des vocations.Prix: $1.00 par le R.P.PENARD, o.m.i.EDITIONS BEAUCHEMIN fhez tous les libraires et à la Librairie BEAUCHEMIN Limitée, 430, rue St-Gabriel, Montréal. 322 moins, toute l\u2019attention qu\u2019elle mérite.Les traités de chirurgie aussi bien que ceux d\u2019otologie reproduisent des notions anciennes que les procédés d\u2019exploration modernes ont singulièrement modifiés.C\u2019est d\u2019abord la radiologie, qui en multipliant les incidences, a permis de mieux connaître ces fractures dont les lésions anatomiques, ainsi d\u2019ailleurs que l\u2019expression clinique, sont si variables et parfois si discrètes.Ainsi le diagnostic acquiert une précision que ne peut donner aucun autre procédé d'investigation.On s\u2019est rendu compte que la fréquence des fractures du rocher est en réalité beaucoup plus grande que le simple examen clinique ne permet de le supposer.Mais la notion la plus importante relative à ces fractures résulte de l\u2019étude histo- pathologique de l\u2019os pétreux: l\u2019absence de consolidation osseuse dans nombre de cas, le danger permanent d\u2019infection méningée, même à plusieurs années de distance, en cas d\u2019une otite discrète, sont des faits actuellement démontrés et que nul n\u2019a le droit d\u2019ignorer.Ces notions doivent inspirer la conduite du chirurgien en présence d\u2019une fracture du rocher récente, aussi bien qu\u2019en présence d\u2019une otite chez un sujet que l\u2019on sait avoir subi jadis une fracture.Un autre aspect de la question des traumatismes de l\u2019oreille est celui posé par les expertises.Celles-ci, en raison du caractère le plus souvent subjectif des troubles invoqués, sont toujours délicates.C\u2019est pourquoi les auteurs ont estimé qu\u2019ils devaient traiter cette question d\u2019une manière complète.Ils ont ainsi pensé rendre service aux médecins qui si souvent ont à expertiser des sourds ou des vertigineux.Index Médico-pharmaceutique.Par MM.N.T.DELFANU, professeur à la Faculté de Pharmacie de Bucarest, directeur du Laboratoire de Chimie analytique, membre de l'Académie de Médecine et de l'Académie des Sciences de Bucarest; René FABRE, professeur à la Faculté de Pharmacie de Paris, directeur des Laboratoires de contrôle du Ministère de la Santé publique et de l'Académie de Médecine de Paris, L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L, F.A, N.\u2014 Montréal, mars 1938 pharmacien en chef du Groupe hospitalier Necker-Enfants-Malades; L.CONIVER, ancien assistant à l'Université de Bucarest et chimiste-légiste, lauréat de la Faculté de Pharmacie de Nancy et de la Société des Amis de l'Université de Paris.Avec la collaboration de MM.les Prof.M.Tiffeneau, G.Pamfil, Al.Jonescu-Matiu, Mme L.Ran- doin, Mlle Régnier et MM.H.Pénau et G.Rebière.Préface de M.Maxime Radais, membre de l'Académie de Médecine, doyen honoraire de la Faculté de Pharmacie de Paris, vice-président de la Commission de la Pharmacopée française.Un vol.gr.in 8° de 756 pages, dont 488 de tableaux.Broché, 120 fr.; cartonné toile, 150 fr.Masson et Cie, éditeurs, 120, blvd Saint-Germain, Paris.L\u2019Index Médico-pharmaceutique est un ouvrage destiné aux médecins et aux pharmaciens; il a pour but de répondre à une nécessité que ces praticiens ressentent journellement dans l\u2019exercice de leur profession.Il y a une dizaine d\u2019années, le Professeur N.-T.Deleanu et M.L.Coniver avaient publié en langue roumaine un ouvrage intitulé: «Codex Medico-Farmaceutic », qui avait été conçu dans cet esprit et dont le succès fut tel, en Roumanie, qu\u2019il fut rapidement épuisé.Les auteurs ont eu, dès lors, l\u2019idée de publier en français une œuvre similaire, mais modernisée et entièrement revisée.Dans le but de réaliser ce nouvel ouvrage, ils se sont adjoint la collaboration du Professeur R.Fa- bre, qui fit à plusieurs reprises des conférences pour créer la liaison entre les collaborateurs roumains et les collaborateurs français de l\u2019'Index Médico-pharmaceutique.Cet ouvrage conserve le plan initial du Codex Medico-Farmaceutic, mais le praticien y trouvera les renseignements les plus précieux basés sur une documentation mise à jour au ler janvier 1937.L\u2019Index Médico-pharmaceutique est composé de deux parties bien distinctes: 1° Les tableaux synoptiques, de lecture faciles, où sont condensés sous une forme claire les caractères essentiels des médicaments en vue de leur manipulation ainsi que leur application à la thérapeutique, et compre- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mars 1938 323 ALGER RQ QCM LCR EARL OER Hl = AAA REO A EE AS | EL = voscéaonmmmenamns PEPTONE IODÉE SPÉCIALE LA PLUS RICHE EN IODE ORGANIQUE, ASSIMILABLE, UTILISABLE Tépin GOÛT TOUTES LES INDICATIONS DE L'IODE TOLÉRANCE AGRÉ ABLE ET DES IODURES MÉTALLIQUES PARFAITE Bien supérieur aux Sirops et Vins Iodés ou lodotanniques.PRESCRIRE AUX ENFANTS : 10 à 30 gouttes par jour.\u2014 AUX ADULTES : 40 à 60 gouttes p tr jour.Échantillons sur demande Laboratoires PÉPIN & LEBOUCQ, à MM.les Docteurs.COURBEVOIE \u2014 PARIS Dépôt général pour le Canada: J.Eddé, Limitée, New Birks Bldg., Montréal. 324 nant la description de plus de 1500 produits chimiques ou galéniques.Ces tableaux sont complétés par d\u2019autres où sont indiqués le dosage en gouttes des médicaments liquides, les formules courantes des solutions physiologiques, les synonymies commerciales des drogues simples, les doses maxima, ete.2° Une partie didactique, dans laquelle, grâce à des chapitres fort documentés dus à des savants particulièrement qualifiés de France et de Roumanie, le lecteur trouvera des renseignements parfaitement mis à jour sur les principales questions susceptibles d\u2019intéresser le médecin ou le pharmacien.C\u2019est ainsi que le professeur M.Tiffeneau expose les notions fondamentales de pharmacodynamie, le professeur Pamfil, celles de pharmacie galénique; le professeur R.Fabre traite de la physiologie comparée alimentaire, médicamenteuse et toxique, le cas particulier des stupéfiants faisant l\u2019objet d\u2019un chapitre dû au professeur Joneseu-Matiu.La question des médicaments organothérapiques et de L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A, N.\u2014 Montréal, mars 1938 l\u2019hormonothérapie est traitée par M.H.Pénau, celle de la sérothérapie et de la vaccinothérapie, par le regretté G.Rebière, et celle de la physiothérapie, par Mlle Régnier.Enfin un chapitre particulièrement important est consacré à l\u2019hygiène alimentaire et aux vitamines: la rédaction en a été confiée à Mme Lucie Randoin, savante spécialiste en la matière.; Si les Pharmacopées des différents pays constituent d\u2019indispensables répertoires de description de médicaments en vue de leur contrôle et de leur préparation, l\u2019Index Médi- co-pharmaceutique a le rare mérite de rassembler dans un ouvrage de langue française les documents puisés dans toutes les Pharmacopées et les ouvrages de pharmacie et de pharmacologie, et d\u2019en donner un exposé clair et synthétique.Il constitue pour le médecin qui prescrit l\u2019ordonnance comme pour le pharmacien qui l\u2019exécute, un guide lumineux et sûr.+ + LIVRES REÇUS EN FEVRIER 1938 Le traitement de la tuberculose pulmonaire par la tuberculine.Par J'ACQUEROD, Ley- sin, Suisse.En vente à la Librairie Payot et Cie, Lausanne.La sénescence et le rajeunissement.Par Paul NIEHANS.Volume de 71 pages.En vente chez Vigot Frères, éditeurs, 23, rue de l'Ecole de Médecine, Paris.Introduction à la chirurgie digestive.Par E.E.LAUWERS.Volume de 224 pages.En vente chez Masson & Cie.éditeurs, Paris.38 francs.Traumatisme du pied et rayons X.Par Etienne DESTOT (de Lyon).Volume de 292 pages.En vente chez Masson & Cie.éditeurs, Paris.45 francs.« Bec-de-lièvre », formes cliniques; chirurgie.Par Victor VEAU, avec la collaboration de Jacques RECAMIER.Volume de 326 pages, avec 1214 figures.En vente chez Masson & Cie.éditeurs, 120 Blvd.St-Germain, Paris.100 francs.+.\u2014\u2014@-\u2014\u2014. L'UNION MÉDICALE DU CANADA -\u2014 BuUrrerIN A.M.L.F.A, N.\u2014 Montréal, mars 1938 325 \\ \u2014 7 Ms 27 SE % Vi by 4 à 0 ol Un traitement ENCORE EN PRATIQUE GYNÉCOLOGIQUE USAGE APRÈS 3000 ANS EN VOGUE DANS L'ANCIEN TEMPS.et encore très employé aujourd hui L\u2019huile de troène et de lis et la cire toscane étaient très employées pour les pessaires.La moelle de cerf servait souvent de base à une préparation émolliente très recherchée.LORATE Le précurseur du tampon vaginal d\u2019aujourd\u2019hui était un morceau de charpie ou de laine, ou une éponge imprégnée de myrrhe, de goudron, de cire ou de graisse d\u2019oie que l\u2019on introduisait sous forme de doigt, de boule ou de sonde.Le médecin hindou le prescrivait il y a 3000 ans ou plus; Paré s\u2019en servait au XVIe siècle, et Heiser en recommandait l'usage au XVIIIe siècle.Pour le tampon vaginal moderne, LORATE est ce qu'il y a de plus approprié.Mélangée avec de la glycérine pour faire une pâte, et appliquée sur du coton hydrophile ou de la gaze.LORATE est utile dans certaines maladies vaginales et utérines.Cependant, c\u2019est pour les douches vaginales que l'emploi de Lorate est le plus répandu.Dissoute dans de l\u2019eau, cette poudre assure une douche calmante et non astringente qui purifie et désodorise le canal vaginal d\u2019une façon efficace.LORATE est composée de perborate de soude, de bicarbonate de soude et de chlorure de sodium, auxquels ont été ajoutés du menthol et des aromates afin d\u2019en éliminer toute odeur de médicament.Elle donne satisfaction comme douche simple de propreté; pendant et apres les menstrues; dans les cas de leucorrhée ou d\u2019infection parasitaire et microbienne ou autres formes de vaginite; cervicite; après les accouchements et les opérations gynécologiques; aux femmes qui portent des pessaires; comme désodorisant.La laine saturée de graisse d\u2019oie était recommandée pour arrêter les écoulements.Pour le prurit, on employait un pessaire de jaspe, frotté avec du miel et du collyre.Se vend en boîtes de 8 onces.Nous vous en enverrons volontiers un échantillon d'essai, si vous nous en faites la demande sur votre papier à en-tête.WATERBURY CHEMICAL Co.OF CANADA, LIMITED, 727 King St, West, Toronto, Ontario. NOUVELLES Le DOCTEUR JOSEPH LEBLOND, ancien maire de Lévis, a été nommé médecin en chef de la Commission des Accidents du Travail, succédant au Docteur J.E.Bélanger de Lauzon, Qué., qui occupait le poste depuis 1928.Le DOCTEUR ROMEO BOUCHER vient d\u2019être nommé directeur scientifique de l\u2019hôpital Saint-Luc dont il était déjà le chef du service de médecine.Le DOCTEUR LOUIS BERNARD à été nommé assistant-directeur du même Hôpital.+ Elections chez les Professeurs Agrégés en Médecine.L'Association des Professeurs Agrégés à la faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal a procédé#à ses élections générales, lors de sa dernière séance, tenue récemment; les résultats furent les suivants: Président: M.le docteur Ernest Prud'homme, chirurgien de l\u2019Hôtel-Dieu.Vice-Président: L.-C.Simard, professeur agrégé d\u2019anatomie pathologique à la Faculté.Secrétarre-Trésorier: Le docteur Antonio Barbeau, professeur agrégé de physiologie à la Faculté.Conseillers: Les docteurs Hector Sanche, médecin de l'hôpital de la Miséricorde, et Ai- bert DeGuise, président sortant de charge, médecin de l\u2019hôpital Notre-Dame.ee ee CONFERENCE SUR L'ORGANISATION DES RECHERCHES MEDICALES AU CANADA Montréal, le 7 mars 1938.M.le docteur T.Parizeau, Doyen de la Faculté de Médecine.J\u2019ai l'honneur de vous soumettre le rapport suivant au sujet de notre récent voyage à Ottawa.+ + Le Conseil National de Recherches convoquait à Ottawa, le 18 février courant, des représentants des universités et des principales associations médicales nationales.La délégation de l\u2019Université de Montréal comprenait les docteurs Georges H.Baril, J.A.Baudoin, Armand Frappier et Gaston Gosselin.Des circonstances incontrôlables ayant empêché le chef de notre délégation de répondre à l\u2019invitation, le docteur Charles Simard, nommé à sa place, voulut bien accepter.Les délégués se réunirent nombreux dans la salle des conférences du Conseil National des Recherches et présentérent le rapport des : travaux en cours ou projetés par leurs institutions respectives.Cette énumération im- - posante fut une démonstration évidente \u2018de\u2019la : nécessité de fonder, sous les auspices*du Conseil National de Rercherches, un Comité chargé spécialement des recherches médicales ainsi qu\u2019il en existe dans plusieurs pays, notamment en France, en Angleterre, aux Etats- Unis.Le président du Conseil National de Recherches, le major-général A.G.L.McNaughton, ainsi que le sous-ministre fédéral de la Santé, le docteur R.E.Wodehouse, se déclarèrent complètement acquis à un pareil projet.Il est alors apparu nécessaire de nommer un comité chargé spécialement de cette organisation.Cinq membres furent désignés pour former le noyau de ce Comité avec instruction de recherches médicales au Canada.Les cinq membres choisis sont les suivants: Sir Frederick Banting, président; Major-général A.G.L.MeNaughton, président du Conseil National de Recherches; Dr R.E.Wodehouse, sous-ministre du Ministère fédéral de la Santé; Dr T.H.Leggett, président de ° l\u2019Association Médicale du Canada; président du Royal College of Physicians and Surgeons On voit ainsi que la conférence convoquée L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLETIN A.M.L.F.A, N.\u2014 Montréal, mars 1938 327 Nous avons le plaisir d'informer Messieurs les Médecins | que le SONÉRYL Hypnotique-Analgésique Le Médicament de toutes les Insomnies est maintenant Offert sous forme de SUPPOSITOIRES produisant un effet rapide, sans inconvénient pour les voies digestives.Le Sonéryl est maintenant présenté comme suit: Voie buccale: Voie rectale: Comprimés roses renfermant Suppositoires renfermant cha- chacun O gr.10 de produit cun O gr.25 de produit actif x actif (Butyléthylmalonylurée).avec une dose égale de cam- Tube de 20 comprimés.phre.Boitede 10suppositoires.Laboratoires POULENC FRERES du Canada, Limitée 350, rue Le Moyne - Montréal 328 à Ottawa fut couronnée d\u2019un plein succès et on peut être assuré que, dans un avenir prochain, le Canada sera doté d\u2019un organisme spécial de recherches médicales.Ce rapport est complété par les documents qui ont été remis aux délégués présents.Pour les représentants de l\u2019Université de Montréal.J.A.BAUDOIN.ee + RADIATIONS DE L'OEIL HUMAIN Voici une nouvelle publiée par le Docteur Mainot qui ne manque pas d\u2019intérêt (1).Nos confrères américains ont souvent, comme nous avons déjà eu l\u2019occasion de le remarquer, des trouvailles qui ne sont dépourvues ni d\u2019intérêt ni d\u2019originalité.Il y a quelque temps on nous signalait que le professeur Otto Kahn de la section bactériologique de l\u2019Université de Corwell avait découvert dans le regard humain la présence de radiations assez fortes pour tuer les cellules actives de la levure.L\u2019expérience fut faite dans les circonstances suivantes: un groupe de cellules ayant été placé sur une plaque de verre, fut approché des yeux d\u2019une femme et, en un clin d\u2019oeil, si l\u2019on peut ainsi dire, les cellules étaient mortes.En protégeant la culture par un verre qui interceptait les rayons ultra-violets, les effets du « mauvais œil » étaient immédiatement arrêtés.Une autre femme, paraît-il, émettait des radiations du même ordre du bout de ses doigts et ne pouvait effleurer une corolle sans que celle-ci se fanât aussitôt.On ne peut s\u2019empêcher de penser, en présence de pareils résultats, que le pouvoir des radiations féminines n\u2019a rien de très rassurant.Au reste, on s\u2019en doutait depuis fort longtemps, bien avant même que la levure de bière nous en eût fourni la preuve scientifique, et les « points d\u2019or » qu\u2019Antoine vit luire dans les « larges yeux » de Cléopâtre n\u2019étaient sans doute que les postes émetteurs de ces ondes destructives.1.La Vie Médicale mars 1933.L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mars 1938 Il ne faut pourtant rien exagérer.Convenons sans parti pris et en laissant de côté toute vanité masculine que ce fluide attractif a encore du bon.C\u2019est ce que nous révèlent fort à propos les docteurs Frank Lutz et Richard Burlingame du Museum d\u2019Histoire naturelle de New-York.Ils ont fait sur les animaux des expériences démontrant que les femelles ont plus de rayons ultra-violets que les mâles et que ce rayonnement mystérieux a une grande importance au point de vue de l\u2019attrait sexuel.Il en est de même, affirment-ils, dans l\u2019espèce humaine, et il n\u2019y a aucune raison de ne pas les croire sur parole.Le fameux sex-appeal se trouve ainsi très clairement expliqué et dès lors on comprend sans peine le charme si particulier que certains femmes exercent sur l\u2019homme sans qu\u2019on puisse arriver à en définir exactement les causes.Ces captivantes sirènes, dans le genre de Raquel Meller, sont tout simplement des ultra-violetteras.Mais, au fait, ce rayonnement magique existe-t-il en réalité ?Il y a quelque neuf ans, Gurwitsch a découvert les rayons mitogénétiques émanés de cellules en voie de division (ou mitose) et susceptibles d\u2019influencer à distance le développement de certains tissus.On a utilisé à cet effet les racines d\u2019oignon, des bactéries, des œufs d\u2019oursins, l\u2019épithélium de la cornée, ete.D\u2019après le savant berlinois, ces radiations seraient ubiquitaires et auraient une signification universelle pour l\u2019ensemble des processus vivants.Un grand nombre de chercheurs, des Allemands surtout, se sont appliqués à vérifier les conclusions de Gurwitsch sur la théorie des rayons mitogénétiques et ont trouvé beaucoup de lacunes dans sa démonstration, mais ne l\u2019ont pas formellement contredite.En France, M.et Mme Magron, ainsi que Mlle Chou- croun se sont livrés à des expériences très consciencieuses qui n\u2019ont pas été favorables à cette hypothèse, sans toutefois l\u2019infirmer d\u2019une manière absolue.D\u2019autre part, si nous consultons les très intéressants ouvrage de Lakhovsky sur l\u2019oscillation cellulaire, nous voyons que l\u2019auteur L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mars 1938 329 EEE SEE PDT \u2014_ Pa ss S Ÿ RR JE VOUDRAIS QUE À à FI DONC, BLANCHETTE ! NOUS PUISSIONS FAIRE À : N'AVONS-NOUS PAS ÉTÉ QUELQUE CHOSE DE ACCEPTÉES PAR BORDEN?MERVEILLEUX.-\u2014 LE FAIT EST\u2014que nulle ferme n\u2019est placée sur la liste de Borden si tout son troupeau de vaches ne répond pas aux strictes exigences de Borden.Et, non seulement cela, tout le lait qui arrive a nos usines d\u2019évaporation doit, avant d\u2019étre admis, subir certaines épreuves quotidiennes.Ce double système de contrôle à la ferme et au laboratoire permet d\u2019assurer un produit très uniforme.Et c\u2019est à tous les autres soins qu\u2019il reçoit que ce lait doit sa qualité supérieure et invariable.Ce sont 1a des raisons pour lesquelles beaucoup de médecins préférent le Lait Borden\u2019s St.Charles Evaporé Irradié.En écrivant \u201c\"BORDEN\u2019S\u2019\u2019 sur toutes les formules de lait évaporé, les pédiatres savent qu'ils s'assurent que les mamans emploieront un bon lait évaporé.Le Lait Evaporé Borden's a été accepté en 1930 par le Comité de l\u2019Association Médicale Américaine sur les Aliments.Si vous ne connaissez pas le Lait Borden\u2019s St.Charles Evaporé, non sucré, écrivez à \u2018The Borden Company, Limited, Yardley House, Toronto, Ontario, pour recevoir des échantillons et de la documentation professionnelle. 330 considère tous les éléments de la cellule comme autant d\u2019oscillateurs électromagnétiques qui vibrent comme des oscillateurs de Hertz, sous l\u2019action d\u2019un rayonnement extérieur correspondant à leur longueur d\u2019onde propre.Se reportant aux travaux des astro-physi- ciens, Nodon, Geeckel, Rutherford, Millikan et d\u2019autres, qui ont découvert une radiation cosmique contenant toutes les longueurs d\u2019ondes depuis un dix-millième d\u2019angstrôm jusqu\u2019à 30.000 mètres, il en conclut que c\u2019est dans cette gamme que tous les éléments de la cellule trouvent leur fréquence de résonance.Rien ne nous interdit de supposer que les ondes humaines sont également capables d\u2019influencer le mouvement oscillatoire des chromosomes cellulaires et, par là, d\u2019exercer une action dynamique sur d\u2019autres organismes.En vérité, ces théories modernes qui enlèvent aux phénomènes observés le caractère de surnaturel qui leur fut longtemps attribué, nous font remonter néammoins aux époques les plus reculées de l\u2019antiquité, aux traditions mythiques de l'Inde ancienne, de l\u2019Egypte pharaonique, des Assyriens et des Persans, des mythologies grecques et latines et enfin, plus près ne nous, aux pratiques occultes des alchimistes et des Rose-Croix du Moyen âge.Que l\u2019on donne à cette action radiante les noms anciens d\u2019aura, d\u2019effluves et d\u2019émanations fluidiques ou bien les appellations nouvelles de rayons mitogénétiques et électro-ma- gnétiques, cela revient toujours à exprimer, sous des formes différentes, les forces attractives ou répulsives que les êtres exercent les uns sur les autres.Seulemnt, aux temps heureux où la science indiscrète n\u2019avait pas encore jeté sa lumière crue dans les replis les plus cachés du cœur et de la pensée, ces manifestations d\u2019énergie physico-psychique s\u2019enveloppaient d\u2019un mystère évocateur qui stimulait l'imagination des mages, des thaumaturges, des amants et des poètes.| À l\u2019époque si péniblement réaliste ou nous sommes, tous les actes de notre vie intellectuelle et morale sont soumis à l\u2019analyse rigoureuse du laboratoire et nous en venons & IUNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A, N.\u2014 Montréal, mars 1938 mesurer le potentiel séducteur d\u2019une femme a la longueur d\u2019ondes de ses rayons ultra-violets qui peut varier de 0,144 à 3,800 angs- trôms ! Si encore, on nous fournissait en même temps, comme en T.S.F., un moyen pratique de réglage qui nous permit de mettre au point la réceptivité de nos oscillateurs cellulaires, Il n\u2019y aurait évidemment que demi-mal, mais ce n\u2019est pas le cas, hélas! À travers les siècles, combien d\u2019ondes sympathiques se perdront encore désespérément dans l\u2019espace, faute de pouvoir rencontrer le chromosome-détecteur à résonance correspondante! Il y aura toujours des interférences, des parasites dans les transmissions et je m'\u2019imagine volontiers quelque amoureux transi, quelque Arvers des temps futurs exprimant ainsi son tourment en des vers empreints d\u2019une scientifique mélancolie: Le sonnet d\u2019Angstrom Mon âme a son secret, mon corps a son mystère, Un rayon pénétrant en un instant perçu; Je l\u2019ai senti passer mais j'ai bien dû me taire Et celle qui l\u2019émit n\u2019en a jamais rien su.Elle est venue troubler mon plasma solitaire; Personne autour de moi ne s\u2019en est aperçu, Et je n\u2019ai soufflé mot à quiconque sur terre De l\u2019ultra-violet qu\u2019un jour j'en ai reçu.Pour elle, comme Dieu l\u2019a faite simple et tendre, Elle sera mitogénique, sans s\u2019attendre Aux oscillations causées par ses appâts.A l\u2019austère devoir béatement fidèle, Elle dira, lisant ces vers tout remplis d\u2019elle: Quel est donc ce rayon?et ne comprendra pas.6-6 ++ UNIVERSITÉ DE MONTREAL Concours Casgrain-Charbonneau La Maison Casgrain-Charbonneau offre: Premièrement, «un prix de $500 à être attribué, chaque année au meilleur travail, \u2014 recherche ou amélioration scientifique, \u2014 se rapportant à la médecine, à la pharmacie, à la dentisterie, à la chimie ou biochimie; \u2014 ce qui comprend toute découverte médicale ou pharmaceutique, toute amélioration importante de traitement médical ou d\u2019opération chirurgicale, toute découverte scientifique d\u2019ordre médical.» L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A, N.\u2014 Montréal, mars 1938 331 \u201cAMPHO JEL\" Suspension colloidale d\u2019hydrate d\u2019alumine de Wyeth pour le traitement de I'hyperacidité gastrique et de l\u2019ulcère peptique .e NEUTRALISE NE CONTIENT L\u2019ACIDE PAS CHLORHYDRIQUE | LIBRE D'ALCALINS DE L'ESTOMAC ° © Les avantages d\u2019'AMPHOJEL dans l\u2019ulcère peptique : e neutralise immédiatement l'acide chlorhydrique libre et soulage la douleur.e ne peut causer d'alcalose ni une augmentation secondaire de la secrétion acide.e accélère une satisfaisante et rapide cicatrisation des lésions.JOHN WYETH AND BROTHER INC,, Walkerville, Ont. 332 Deuxièmement, «la Maison Casgrain-Char- bonncau met a la disposition des chercheurs une somme de $1,000.Il s\u2019agit d\u2019encourager les travailleurs qui, dans les domaines scientifiques et médicaux ci-haut mentionnés, ont obtenu déjà des résultats probants, mais dont les ressources insuffisantes entravent les recherches.» 1° Peuvent prendre part aux deux concours: les Diplômés de l\u2019Université de Montréal.20 Pour le premier concours, les travaux devront être envoyés au Recteur de l\u2019Université, d'ici le ler mar 19838.30 Ces travaux devront être inédits.4o Pour le second concours, les demandes de secours, bien motivées, devront être adressées au Recteur, d'ici le ler mar 1938.+\u2014 ++ MUSEE LETULLE \u2014 HOPITAL BOUCICAUT, RUE DE LA CONVENTION Cours médico-chirurgical de perfectionne- men sur la tuberculose pulmonaire, les suppurations bronchiques, pulmonaires et pleurales Le Professeur honoraire Emile SERGENT continuera de donner, à titre d\u2019enseignement libre et avec le concours de ses anciens collaborateurs, les cours de perfectionnement qu\u2019il avait organisés dans son service de clinique de l\u2019hôpital Broussais-La Charité.Ces cours libres seront donnés, sous les auspices du Conseil d\u2019Administration du Musée Letulle, à Fhôpital Boucicaut.Le premier de ces cours, consacré à la tuberculose pulmonaire et aux suppurations bronchiques, pulmonaires et pleurales, commencera le mardi matin 7 juin et se terminera le mardi soir 12 juillet.Il comportera des conférences et des démonstrations et exercices pratiques dont le programme complet sera publié ultérieurement.Un droit d\u2019inscription de 300 francs sera versé au Secrétariat du Musée Letulle, à l'hôpital Boucicaut.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuUrLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mars 1938 La réunion de l\u2019American College of Surgeons, de la région des Grands Lacs, comprenant l\u2019Ontario, Québec, les Etats de New Yorks, l\u2019Ohio, le Michigan et la Pennsylvanie, aura lieu à Toronto, Ont.du 22 au 24 mars.Les quartiers généraux seront à l\u2019Hôtel «Royal York».Un comité des plus actifs, pour les arrangements locaux, présidé par le Dr W.E.Gallie, est à préparer d\u2019excellents projets pour cette réunion.Le programme comprendra des cliniques, des séances scientifiques, conférences dans les hôpitaux, projections cinématographiques médicales et autres questions à discuter durant ce congrès.Un groupe de dix ou douze chirurgiens éminents étrangers seront au programme.MARDI, le 22 MARS.\u2014 Inscription et renseignements généraux pour les « Fellows » du Collège, représentants d\u2019hôpitaux et invités; cliniques avec opérations et cliniques sans opérations, en chirurgie et en spécialités chirurgicales, hôpitaux locaux; conférence hospitalière; projections cinématographiques: (1) chirurgie générale, (2) chirurgie des yeux, des oreilles, du nez et de la gorge; assemblée annuelle des membres du Collège; projections cinématographiques sur la chirurgie des yeux, des oreilles, du nez et de la gorge, conférence hospitalière.MERCREDI, le 23 MARS.\u2014 Inscription et renseignements généraux pour les « Fellows » du Collège, représentants d\u2019hôpitaux et invités; cliniques avec opérations et cliniques sans opérations sur la chirurgie et les spécialités chirurgicales, hôpitaux locaux, conférence hospitalière; projections cinématographiques, chirurgie générale; séances scientifiques, chirurgie générale; séance scientifique sur la chirurgie des yeux; séance scientifique sur la chirurgie des oreilles, du nez et de la gorge; conférence hospitalière, projections cinématographiques sur la chirurgie générale; séance scientifique sur la chirurgie des yeux, séance scientifique sur la chirurgie des oreilles, du nez et de la gorge; projections cinématographiques pour les représentants d\u2019hôpitaux. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurrETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mars 1938 333 SANATORIUM PREVOST INCORPORE ETABLISSEMENT DE PSYCHOTHERAPIE Magnifique situation au bord de la Riviére-des-Prairies, a proximité de Montréal.Parc de 600,000 pieds carrés.Tennis, billard, etc.Chambres pourvues de tout le confort moderne.TRAITEMENT INDIVIDUEL DES AFFECTIONS DU SYSTEME NERVEUX par trois médecins spécialistes et un personnel expérimenté.Cure de repos.Régimes.Electrothérapie.Rayons U.V.Hydrothérapie.Traitements spéciaux des toxicomanies (alcool, morphine, cocaine).Malariathérapie et toutes pyrétothéra- pies.Prospectus sur demande.Personnel médical: Dr Edgar Langlois, médecin-directeur; Dr Jean Saucier; Dr Roma Amyot; Dr Charles A.Langlois (électro-radiologie).4455 Boulevard Gouin ouest, Téléphone, BYwater 1240 334 JEUDI, le 24 MARS.\u2014 Inscription et renseignements généraux pour les « Fellows » du Collège, représentants d\u2019hôpitaux et invités; clinique sur les fractures, cliniques avec opérations sur les yeux, oreilles, nez et gorge; conférence hospitalière; séance scientifique (réunion en commun avec discussion familière) sur la chirurgie des oreilles, du nez et de la gorge; clinique du cancer; conférence hospitalière; projections cinématographiques sur la chirurgie générale; réunion des services publics d'hygiène.Ce congrès sera intéressant non seulement pour les « Fellows» du College, mais aussi pour toute la profession médicale, aussi bien que pour les administrateurs, les surintendants, les infirmières et les membres du personnel des hôpitaux.Il n\u2019y a pas de frais d\u2019inscription.ee + ASSOCIATION DE LA PRESSE MEDICALE FRANCAISE UNION THERAPEUTIQUE (Association Internationale fondée en 1934) Assemblée générale du 12 octobre 1938 I\u2019assemblée annuelle de 1\u2019Union Thérapeutique aura lieu le mercredi, 12 octobre prochain, à la Faculté de Médecine de Paris, à 9 heures 30, sous la présidence du Professeur Leeper.Les questions suivantes seront traitées par les rapporteurs: M.le Prof.Dautrebande, (Liège): L\u2019oxygénothérapie; M.le Prof.Singer, (Vienne): La Protéino- thérapie du diabète; M.le Prof.Hernando, (Madrid): Vitami- nothérapie dans les maladies de l\u2019appareil digestif ; 1 UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BurLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mars 1938 M.le Prof.Burgi, (Berne): Chlorophylie et lésions cutanées; M.le Prof.Agrégé Henri Bernard et M.le Dr Sallet (Paris): Les injections intra-vei- neuses continues en thérapeutique.Dans l'après-midi, à 15 heures, se tiendra la Séance Plénière de L'UNION et de la Société de Thérapeutique de Paris.L'ordre du jour sera le suivant: Le souffre en thérapeutique.Rapporteurs: M.le Prof.Burgi, (Berne): Les combinaisons du soufre en thérapeutique; M.le Prof.Knud Schrœder, (Copenhague) : Le soufre, modificateur des maladies infectieuses ; M.le Prof.Léon Binet, (Paris): Le rôle du soufre dans la vie des tissus; M.le Prof.Campanacei, (Parme) : Le soufre, médicament des arthropathies; M.le Prof.Louis Bory, (Paris) ; Le soufre et la peau.Les demandes d\u2019adhésion à UNION THE- RAPEUTIQUE doivent être adressées au Se- crétaire-Général, le Dr G.Leven, 24, rue de Téhéran, Paris 8°.2e ++ BILL D'ANATOMIE EN SASKATCHEWAN Un bill d\u2019anatomie est actuellement devant la Législature de la Saskatchewan pour permettre au service de la Santé d\u2019obtenir des corps humains «exclusivement pour l\u2019avancement et l\u2019instruction des Sciences anatomiques ».Le bill se propose d\u2019autoriser le service de la Santé à utiliser les cadavres non reclamés à la Morgue et de malades qui ont été traités dans un hôpital sous la juridiction de la loi dite «Loi d'hôpital» (Hospital Act) et dont les parents ou amis se sont désintéressés.- 1 TEE AE L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BUrrETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mars 1938 20 Très souvent un état de tension nerveuse entrave la digestion et les médecins estiment que la principale chose à faire, en pareils cas, est de diminuer la tension, de rendre l\u2019appétit et de nourrir les nerfs.NUTRITION POUR PATIENTS NERVEUX retire l\u2019excès de sang du cerveau, refait l\u2019énergie nerveuse et la force physique.En usage dans les hôpitaux et les sanatoriums de par le monde entier.L\u2019Ovaltine accomplit toutes ces fonctions.Prise dans du lait chaud, elle soulage les maladies que cause une mauvaise digestion, ALIMENT - TONIQUE - LIQUIDE LA MEDICATION OPOTHERAPIQUE CHOAY Opothérapie simple Opothérapie associée: SYNCRINES EXTRAITS TOTAUX l c 4 (poudres d'organe) ( omprimes OVAIRE THYROIDE SURRENALE HYPOPHYSE Autres glandes.EXTRAITS INJECTABLES } Ampoules stérilisées (en solution aqueuse) ( Laboratoires E.Choay, 48, rue Théophile-Gautier, PARIS, France.Représentants exclusifs: HERDT & CHARTON, INC.2027, avenue McGill College Montréal 30 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A, N.\u2014 Montréal, mars 1938 ENFIN SUR LE MARCHÉ Huile de foie de morue GASPESIENNE Huile de foie de morue DE TROIS Gaspésienne : Vitioph QUALITES 0h10.Super-Vitiophos L'huile de foie de morue gaspésienne est fabriquée par la compagnie LES PRODUITS MARINS GASPESIENS avec la haute approbation et l\u2019appui moral du Ministre des Mines et Pêcheries de la province de Québec, l\u2019honorable Onésime Gagnon.C'est la première usine du genre dans cette province; elle a été organisée et installée à Rivière-au-Renard par M.Hervé Na- deau, président du Laboratoire Nadeau Limitée, et aussi président et animateur de la compagnie « Les Produits Marins Gaspésiens ».Cette huile médicinale, obtenue par un procédé moderne et hygiénique, a été analysée par un expert en la matière, le Dr Gaston Gosselin, professeur de physiologie et chimiste physiologiste attaché au Laboratoire de Nutrition de l\u2019Université de Montréal, qui atteste qu'elle est d'une qualité de beaucoup supérieure aux exigences des pharmacopées anglaise et américaine.Vitamine À 1800 unités l Vitamine D 100 unités Ç Vitamine A 2500 unités } Vitamine D 250 unités | Vitamine A 4000 unités Vitamine D 1000 unités au gramme.au gramme.au gramme.L'huile de Foie de Morue Gaspésienne est pour le moins égale aux meilleures huiles de foie de morue importées.Ne pas oublier que les morues prises sur le long du littoral gaspésien, sont reconnues dans le monde entier comme étant les plus nutritives et les plus digestibles.L'huile qu\u2019on en retire par un procédé rigoureusement scientifique est également de très haute qualité, parce que très riche en Vitamines À et D, iode et phosphore, et, de plus, de très faible acidité, ce qui assure sa bonne conservation.Patronnez une nouvelle industrie canadienne-française.ENCOURAGEZ NOS PECHEURS CASPESIENS en employant de préférence l\u2019HUILE DE FOIE DE MORUE DE QUALITE SUPE- RIEURE, FAITE EN GASPESIE PAR LA CIE «LES PRODUITS MARINS CASPESIENS », 100 ouest, rue Saint-Paul, Montréal.Nos huit représentants seront heureux de vous donner plus amples détails.LABORATOIRE NADEAU LIMITÉE, MONTRÉAL UROPRAZINE GRANULE EFFERVESCENT ELIMINE L\u2019ACIDE URIQUE INDICATIONS: COMPOSANTS PRINCIPAUX: Pipérazine Hexaméthylenetétramine Soufre colloïdal Formiate de lithine GOUTTE + RHUMATISME + SCIATIQUE Laboratoires Spartol, Paris, France Distributeurs: HERDT & CHARTON, Inc.2027, avenue McGill College Montréal L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurrETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mars 1938 À contenance élevée d'extrait de malt, l'INVALID STOUT exerce une étonnante action revitalisante, excite un appétit salutaire, apporte une joyeuse énergie.L'avis du docteur : «J'ai pu me rendre compte personnellement des propriétés toniques et stimulantes de votre PORTER», écrit un médecin, et il ajoute: «Je vous complimente d\u2019avoir su allier en lui les propriétés fortifiantes à un goût excellent.» INVALID + por STOUT 31 reste toujours un médicament de choix pour le traitement scientifique de la .COQUELUCHE .Le Pavéral est journellement prescrit avec succès pour les cas de coqueluches et des toux Coqueluchoïdes.\u2014 Ne cause ni intolérance, ni complication.© Littérature sur demande. 32 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mars 1938 Nouveau FROMAGE COTTAGE DE LAIT ÉGOUTTÉ Excellent aliment qui aide à soulager les personnes souffrant de troubles digestifs.LIMITÉE FRontenac 3121 DEMANDEZ NOTRE NOUVEAU LIVRE DE RECETTES TRAITANT EU FROMAGE COTTAGE.PE N Bureau et maison à louer pour médecin e Rue Cherrier, 910.Logement de deux étages, sept pièces, chauffé avec contrôle thermostatique.Eau chaude à l\u2019année.Réfrigérateur électrique.Poêle à gaz.Chambre de bain en tuiles.Taxe d\u2019eau payée.Site avantageux pour médecin, la maison étant occupée depuis vingt-deux ans par des médecins.À proximité de l'Hôpital Notre-Dame.Pourra être visité à partir du ler mars.Succession E.-L.de BELLEFEUILLE, Chambre 7 :-: 40 Est, rue Notre-Dame Tél.HArbour 2373 PE \\ 1 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mars 1938 33 À VENDRE Collection de l\u2019« Union Médicale du Canada » à partir de l\u2019année 1888 jusqu\u2019à décembre 1937.S\u2019adresser 3 Mme C.Dion, Lac Mégantic, P.Q.AMherst 8900-3733 MONTY, GAGNON & MONTY Ambulances de luxe, chauffées Transport des malades à la ville et à la campagne.Service prompt et sûr.© © Pompes funèbres 6, Pless Salons mortuaires Salons mortuaires: ns ue Adam, Ambulanciers de l'Hôpital Notre-Dame \u2014\u2014\u2014\u2014 Messieurs les Médecins sont invités à consulter l'Encyclopédie Médico-Chirurgicale au Secrétariat 326 est, boulevard Saint-Joseph MONTRÉAL dans l'après-midi, de 2 à 5 heures = SPÉCIALITÉ + PHARMACEUTIQUE e e ELIXIR POLYBROMURE (Sans sucre) (Une cuillerée à bouche de 20 grammes renferme 3 grammes de Bromure de Potassium, Sodium et Ammonium, associés à des Teintures amères et toniques.) Mode d\u2019emploi: 1 à 2 cuillerées à thé dans un peu d\u2019eau toutes les trois heures.Présentation: 240 c.c.e La Pharmacie d\u2019Ordonnances ARTHUR HIRBOUR ci-devant Bisaillon-Hirbour 35 ans d'expérience dans l'exécution exclusive d'ordonnances de Médecins.\u2014 Nous n\u2019employons que les produits chimiques supérieurs.Angle Saint-Denis et De Montigny Téls: LA.7356 - PL.0305 - Montréal res TABLE DES ANNONCEURS = - Abbott, Laboratoires, Ltée (Nembutal) .28 Anglo-French Drug, Cie (Vitacrine) .19 Avyerst, McKenna & Harrison, Ltée .2e page de couverture Banque Canadienne Nationale (à votre disposition) .25 Borden's Farm Products Co.Itd.329 Bromo-Seltzer Ltd.23 Canada Drug (Paveral) .38 Carling Breweries Lid.(Invalid Stout) .36 Casgrain & Charbonneau, Ltée (Sulfocide) .9 Casgrain & Charbonneau, Ltée (Stérilisateur Castle\u2019) .17 Ciba, Compagnie, Ltée (Trasentine et Pérandren \u201cCiba\u201d) .20 De Bellefeuille, E.-L.Succession .32 Eddé, J.Ltée (Tréphonyl) .22 Eddé, J.\u2026 Limitée (Iodogénol Pépin) .2.2.323 Eddé, J.Limitée (Nucléarsitol Robin) .2.2 Encyclopédie Médico-Chirurgicale .33 Frosst, Charles E., & Co.(Ferro-Catalytic) .1 Herdt & Charton, Inc.(Choay) .29 Herdt & Charton, Inc.(Uroprazine) .30 Hirbour, Arthur (Elixir polybromure) .33 Hoffmann-La Roche (Apicur et Pantopon « Roche») .26 Imperial Tobacco Company Lid., (Sweet Caporal) .25 J.J.Joubert Limitée (Fromage Cottage) .32 Librairie Beauchemin, Ltée (Nouveautés) .321 Laboratoire du Bismol (Anogel) 4e page de couverture Laboratoires Lumière M 7 Laboratoires Poulenc Frères du Canada (Soneryl) .327 Laboratoire Nadeau, Ltée (Huile de foie de morue Gaspésienne) .30 Merck & Co.Ltd (Pyridium) .2 4424446420 5 Millet, Roux & Cie, Ltée (Ampho-quintivaccin) .18 Millet, Roux & Cie, Ltée (Ampho-vaccin) .18 Monty, Gagnon, Monty .33 Rougier Frères (Stanno-Sufrol) .3 Rougier Fréres (Hepathemo Deschiens) .3 Rougier Fréres (Elixir Martin-Mazade) .319 Rougier Frères (Pastilles Boratol) .318 TABLE DES ANNONCEURS Sanatorium Prévost Schering (Canada) Limited Usines chimiques du Canada, Inc.(Sal- Todum) Vinant Limitée (Pulmo-Bailly) Vinant Limitée (Pommade Midy) Vinant Limitée (Stovédrine) Vinant Limitée (Sed Hormone) Wander, A., Limited (Ovaltine) Warner, William R., Limited (Lorate) Winthrop Chemical Company, Inc., (Betaxin) Wyeth & Bro.Inc., John, (Amphojel) .0.0 \u2019.333 13 35 21 11 11 27 29 325 24 331 35 36 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuUrrETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mars 1938 r CONSTIPATION CHRONIQUE ALDI E VALOR CONSTIPATION par INSUFFISANCE HEPATIQUE P CREAVAL VALOR MONTREAL 1338, RUE LAGAUCHETIÈRE EST USINES CHIMIQUES du CANADA Inc.Casier Postal 87, Station C "]
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