L'union médicale du Canada, 1 avril 1938, Avril
[" Tome 67 \u2014 Numéro 4 MONTRÉAL, AVRIL 1938 THK EK J'Ulnion libédicale ou Canada (Revue mensuelle fondée en 1872) Bulletin O¢ l'Elssocitation des \u2018iDédecins de Langue Francaise de 'Elmerique du Mord PROCHAIN CONGRES SSOCIATION DES MEDECINS DE LANGUE FRANGAISE SECRETARIAT DE L'AMÉRIQUE DU NORD 326 est, blvd St-Joseph | OTTAWA \u2014 HULL MONTREAL | \u2014 6 \u2014 7 \u2014 8 \u2014 septembre 1938.Téléphone: LAncaster 9888 Teneur doublée Des observations cliniques ont montré la supériorité de l'hormone œstrogène, Emménine, dans une plus haute concentration.Grâce à des modifications effectuées dans le procédé de fabrication, l'Emménine est préparée maintenant sous une forme plus concentrée, \u2014 120 unités orales-quotidiennes (Collip) dans chaque cuillerée à thé ou dans chaque comprimé \u2014 et est d'un goût plus agréable, \u2014 facteur important du point de vue de la malade.Cette teneur plus forte (60 unités auparavant) ne rend pas le produit plus coûteux à la malade.EMMENINE pour les troubles menstruels Même prix L'hormone œstrogène du placenta, active \"per os'\u2019, préparée et standardisée biologiquement d'après la méthode du Dr J.B.Collip et présentée avec l'approbation du Laboratoire de Biochimie de l'Université McGill.Emménine Liquide \u2014 en bouteilles de 4 onces.Comprimés d'Emménine \u2014 en bouteilles de 42.AYERST, McKENNA & HARRISON LIMITÉE Biologistes et Pharmaciens MONTRÉAL CANADA L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1938 1 P : HE L'épreuve du Ie mps « Ferro-Catalytic », présenté à la profession médicale seulement après que des épreuves cliniques sérieuses eurent prouvé sa valeur thérapeutique dans le traitement des ANÉMIES SECONDAIRES a résisté à l\u2019épreuve du temps, et chaque jour apporte une preuve nouvelle de son utilité.Les malades qui, pendant des années, ont été des demi-invalides à cause de l\u2019anémie et qui ont été traités par différents modes thérapeutiques sans résultats évidents, ont bénéficié d\u2019une façon étonnante du traitement par FERRO-CATALYTIC Sur votre demande nous vous enverrons avec plaisir des échantillons cliniques, des listes de formules et une échelle pour le dosage de l\u2019hémoglobine.CAPSULES Chanles E Frosst & Co.pour adultes MONTREAL.- CANADA SIROP Une firme canadienne fabriquant des produits pharmaceutiques de haute qualité depuis 1899 pour enfants SOMMAIRE MEMOIRES J.-C.FAVREAU: Une complication rare d\u2019entorse tibio-tarsienne Maurice BONNIER: Etude sur le lipiodolage de la trachée et des bronches à l'aide de la sonde opaque, en caoutchouc, flexible ou semi-rigide RECUEIL DE FAITS J.-E.DUBE: La sténose ulcéreuse du pylore et ses complications François De MARTIGNY: Gastrostomie continente et cardiospasme .Jean-Philippe PAQUETTE: Stomatites à fuso-spirilles .PETITE CLINIQUE Henri GELINAS: La péricardite adhésive (syndrome de Pick) MOUVEMENT MEDICAL Albert JUTRAS: Sur l'interprétation des images radiologiques dans les pneumonies Armand FRAPPIER: Diagnostic et traitement biologique des pneumonies et des broncho- pneumonies .Jules PREVOST: Valeur de la sérothérapie dans les pneumonies VARIETES Albert LeSAGE: L'enseignement de la clinique médicale à l'Université de Montréal La médecine française ACTUALITÉS Hommage au professeur Emile Sergent MÉDECINE PRATIQUE Eugène SAINT-JACQUES: Pathologie rénale \u2014 Néphrose et néphrite Paul POIRIER: Acné, son traitement moderne 335 338 350 354 357 360 363 371 376 380 383 386 392 393 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1938 METHODE DE WHIPPLE H Extrait concentré hydrosoluble de foie de veau Forme ampoule-forme sirop SYNDROMES ANÉMIQUES DESCHIENS.©.nue Pau serntsentant .ROUGIER.BAUBEY : PARIS SV: 250.BUR CEMOINE MONTREAL (Camama AYVVYVPPYYVYYPPYYYYYYPYYYYYYYYYYYYYYYYYPVYYYYYVVYVYVYYYY LABORATOIRE NATIVELLE 27, Rue de la Procession - PARIS 15 OUABAINE ARNAUD » AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAS AYYVYVYYYYYYYYPYYYYYYYYYYYYYYYYYPYYVYYYY INDICATIONS FORMES Insuffisance ventriculaire gauche.Solution à 2/100.Myocardites diverses à cœur ré- Ampoules au 1/4 de mg.pour gulier.injections intraveineuses.Toutes cardiopathies décompen- Nouvelle présentation: sées.Comprimés 3 5 mg.Dépôt général pour le Canada: MM.ROUGIER Frères, 350, rue Le Moyne, MONTRÉAL.3 \u20ac ê I Draeger 3 ARNNÔNANANAANAAANAÂ\u2014e i | AAAMAAMAMAAAAAMAAAAAAAAY \u2014 0 SOMMAIRE (Suite) ANALYSES .2 211111111111 1-1 3 MEDECINE Quelques remarques critiques à propos d\u2019une observation personnelle de dysphagie intermittente (p.396).Le traitement chirurgical de l\u2019angine de poitrine par les méthodes de revascularisation du myocarde (p.396).La recherche du bilan rénal (p.397).; NUTRITION Resultats chirurgicaux chez des diabétiques suivis et non suivis (p.398).PHTISIOLOGIE Tuberculose pulmonaire et contusions thoraciques (p.398).CHIRURGIE A propos de l\u2019iléus biliaire (p.399).GYNECOLOGIE Le syndrome abdominal supérieur et pleuro-diaphragmatique aigu au cours des annexites gonococciques (p.399).Sur des particularités de l'opération du prolapsus génital (p.400).Protection de la cavité péritonéale au cours de la césarienne segmentaire au moyen de compresses imperméabilisées fixées au péritoine viscéral (p.400).CHIRURGIE INFANTILE ET ORTHOPEDIE Les fractures dans la maladie de Paget (p.400).OBSTETRIQUE L'insuffisance surrénale de la grossesse et son traitement (p.401).Le rectanol dans le traitement de l\u2019éclampsie (p.401).DERMATO-SYPHILIGRAPHIE Crise nitritoïde consécutive à une injection intramusculaire de bismuth colloidal (p.401).Les petites tumeurs sous-cutanées bénignes à type d\u2019hyperalgie hyperdiffusante (Tumeurs glomiques de Masson) (p.401).L'absorption des médicaments et des poisons à travers la peau (p.402).Pyrétothérapie comme traitement adjoint de la neuro-syphilis (p.402).Prévention de la dermite vénéneuse due à \u2019\u2019l\u2019herbe à la puce\u201d (p.402).Les éruptions secondes (p.403).VENEREOLOGIE La sulfamino-thérapie antigonococcique.Technique et précautions à prendre (p.403).Critères de guérison dans la gonorrhée chez l'homme (p.404).RADIOLOGIE La rœntgenthérapie des adénoïdites (p.404).LABORATOIRE Sur l'apparition de néoplasme après blessure par arme à feu (p.405).Pneumatose vésicale (p.405).Pneumoconiose et épithélioma du poumon (p.405).SOCIETES.1.407 La Société de Phtisiologie de Montréal: séance du 18 mars 1938 (p.107).Société de Gastro-entérologie: séance du 3 mars 1938 (p.414).REVUE DES LIVRES .418 NOUVELLES .: Co.424 Universite de Montréal.\u2014 MM.A LeSage et I.-E.Dubé.\u2014 Le Professeur Pierre Masson.\u2014 Le Dr Paul Poirier.\u2014 Le Dr F.T.Tooke.\u2014 Sous-comité de recherches médicales du Conseil National de Recherches.\u2014 Association des Dentistes.\u2014 Congrès des médecins hygiénistes.\u2014 Le coût de l'assistance publique à Québec.\u2014 Initiative des autorités municipales de Québec.\u2014 Commerce illicite des narcotiques au pays.\u2014 Tuberculose en diminution à Montréal.\u2014 La médecine étatisée, de nouveau rejetée par le gouvernement.\u2014 Southern States Surgical Society.\u2014 Une loi de l'assistance publique.\u2014 Dixième congrès international de psychothérapie.\u2014 Chicago Tumor Institute.\u2014 Premier congrès international de cosmobiologie.\u2014 Cours de laryngo-phoniatrie.\u2014 Dixième congrès international de dermato-syphiligraphie.\u2014 Dix-septième congrès d'anesthésie.\u2014 Quatrième congrès annuel des médecins électro-radiologistes de langue française.LIVRES REÇUS EN MARS .440 NECROLOGIE .4 Le docteur Ludovic Verner.\u2014 Paul Robillard.\u2014 J.-A.Demers. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1938 5 rométhée enchaîne TEL EST LE CAS DU MALADE QUI SOUFFRE SANS SOULAGEMENT ® de mictions fréquentes impérieuses et douloureuses ® de ténesme ® d'irritation périnéale Dans les infections GENITO-URINAIRES U M (Phenylazo-fAlpha-Alpha-Diamino-Pyridine Mono-Hydrochloride) Donne un soulagement symptomatique rapide dans la cystite, la pyéloné- phrite, la prostatite et l'uréthrite, tel qu'indiqué dans la littérature médicale.MERCK & CO.Ltd.Fabricants Chimistess MONTREAL, P.Q. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1938 e l'Union Médicale e (du Canada) \u201c Fondée en 1872 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Professeur Emile Sergent, de Paris.Professeur Maurice Roch, Genève.Professeur Pierre Masson.Professeurs E.-P.Benoît, T.Bruneau, À.-H.Desloges, J.-A.Leduc, T.Parizeau (Montréal).BUREAU DE DIRECTION MM.R.Boucher, B.-G.Bourgeois, A.Comtois, J.-E.Dubé, L.Gérin-Lajoie, A.LeSage, A.Marin, D.Marion, D.Masson, O.Mercier, J.-A.Mousseau, J.-N.Roy, E.Saint-Jacques, J.-A.Vidal, R.-E.Valin, Sénateur Lacasse.BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef Albert LeSAGE Secrétaire de la rédaction Léon Gérin-Lajoie Secrétaire adjoint Roma Amyot Membres A.Bertrand, E.Desjardins, R.Doré, M.Fauteux, L.-C.Favreau, A.Jutras, ].LeSage, P.Letondal, ].-A.Manseau, J.Saucier, L.-C.Simard, P.Smith.BUREAU DE COLLABORATION MM.R.Amyot, P.-R.Archambault, H.Baril, H.Barry, A.Bellerose, A.Bertrand, P.Bourgeois, J.Brault, A.Desforges, E.Desjardins, R.Doré, E.Dubé, M.Fauteux, L.-C.Favreau, L.Fortier, L.-A.Gagnier, L.-H.Gariépy, R.Gatien, H.Gélinas, A.Jutras, G.Lafresniére, G.Lapierre, R.Lefebvre, J.LeSage, P.Letondal, A.Magnan, J.-A.Manseau, P.Morin, J.-P.Paquette, P.Poirier, J.-L.Riopelle, J.Saucier, L.-C.Simard, P.Smith. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1938 LE LUSALDOL est une combinaison moléculaire stable et d\u2019un savon immunisant le Ricinoléate de Soude d\u2019un bactéricide éprouvé l\u2019Aldéhyde Formique Par l\u2019action conjugée de ses deux composants, le LUSALDOL exerce une puissante action bactéricide sans causticité ni toxicité.Le LUSALDOL n\u2019a pas d'inconvénients irritants et ne coagule pas les matières albuminoïdes; sa réaction alcaline favorise son action bactéricide.Des essais comparatifs des divers procédés antiseptiques ont démontré que le LUSALDOL constitue un excellent désinfectant ; il est remarquablement bien approprié aux différents besoins de la pratique médicale.Il est permis de croire que le LUSALDOL participe aux propriétés détoxicantes du Ricinoléate de Soude qui ont déjà été mises en évidence.De nombreux observateurs ont étudié l'action du LUSALDOL, ses propriétés et aussi ses applications, dont nous nous permettons de rappeler les principales.EN GYNÉCOLOGIE Pour un examen gynécologique, pratiquer le toucher après s'être enduit le doigt de LUSAL- DOL.Désinfecter ensuite la vulve avec une solution à 1%; puis, après application du speculum, faire avec la même solution un lavage, qui aura l'avantage de laisser les voies génitales lubrifiées.Le LUSALDOL est aussi conseillé au cours des vaginites et métrites, pour les rétentions placentaires, et pour les soins de la toilette féminine en injections journalières avec une solution faible (14 à 1%).EN CHIRURGIE Pour la désinfection du champ opératoire, des mains, instruments et objects de pansements, un grand nombre de praticiens emploient le LU- SALDOL de préférence.Peyton Beale a toujours insisté sur l'usage du LUSALDOL, en solution à 2 ou 3%, dans les lavages d'abcés ou dans les traitements des furonculoses et des phlegmons.Le LUSALDOL est particulièrement recommandé, en solution à 3%, pour la stérilisation des instruments.EN MÉDECINE Le LUSALDOL est employé couramment, en solution à 1%, pour les pansements des plaies et des écoulements fétides.Aussi contre les manifestations inflammatoires des muqueuses, en particulier contre les poussées d\u2019herpès ou d'eczéma sur les lèvres, la bouche et les organes génitaux.Le LUSALDOL donne également de bons résultats dans les lavages pour otites suppurées et pour le traitement de l'érysipèle, et, en solution à 2 ou 3%, pour combattre l\u2019hyperhydrose plantaire.N.B.-Deux cuillerées à thé dans une pinte ou litre d\u2019eau donnent une solution à 1%.Le LUSALDOL est livré en flacons stilligouttes de 3 onces et en bouteilles de 8 et 16 onces.Produit de prescription strictement médicale à prix modique. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1938 e l'Union Médicale (du Canada) Fondée en 1872 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.ADMINISTRATION OFFICIERS Président: J.-A.Mousseau Vice-président: R.-E.Valin Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal COMITE EXECUTIF MM.J.-A.Mousseau, R.-E.Valin, A.LeSage, J.-A.Vidal, D.Marion.COMITE DE PUBLICITE MM.A.LeSage, D.Marion, J.-A.Vidal.Jacques-D.Clerk, publiciste.COMITE DE PROPAGANDE MM.J.-E.Dubé, E.Saint-Jacques, J.-A.Mousseau, L.Gérin-Lajoie.CORRESPONDANTS MM.P.Desfosses (Paris); A.Granger (Nouvelle-Orléans); L.-E.Phaneuf (Boston); P.-C.Mathé (San Francisco); A.Fontaine (Woonsocket); J.-H.Lapointe, J.-E.Gaulin, L.Mantha (Ottawa); L.-F.Dubé, M.P.P.(Notre-Dame-du-Lac); Eug.Tremblay (Chicoutimi); P.Bertrand, R.Gaudet (Sherbrooke); Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Rivieres); Pio.-A.Laporte (Edmunston); D.Collin (Saint-Boniface); L.-P.Mousseau (Edmonton).Le Président, le Rédacteur en chef et le Secrétaire-trésorier sont, « ex officio », membred de tous les comités. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1938 9 SULFOGIDE INFECTIONS STREPTOCOCCIQUES & GONOCOCCIQUES LITTERATURE ET ECHANTILLONS «PARA-AMINO-BENZENE-SULFAMIDE» à l'usage exclusif du médecin.Infections puerpérales Scarlatine Septicémie Erysipèle Arthrites suppurées Amygdalite aiguë _ Impétigo chronique Méningite Otite moyenne Gonorrhée SUR DEMANDE CASGRAIN & CHARBONNEAU LIMITEE MONTREAL L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1938 e l'Union Médicale (du Canada) La plus ancienne revue française de Médecine et de Chirurgie au Canada Fondée en 1872 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.OFFICIERS Président: J.-A.Mousseau Vice-président: R.-E.Valin Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal Rédacteur en chef Albert LeSAGE Secrétaire de la rédaction Léon Gérin-Lajoie Membres Secrétaire adjoint Roma Amyot À.Bertrand, E.Desjardins, R.Doré, M.Fauteux, L.-C.Favreau, À.Jutras, J.LeSage, P.Letondal, J.-A.Manseau, J.Saucier, L.-C.Simard, P.Smith.ONT COLLABORE AU VOLUME 66 Drs Aumont (Gérard), Amyot (Roma), Archibald (Edward), Archambault (P.-R.), Attendu (Gérard), Baril (H.), Barry (Gaétan), Bélanger (Léopold), Belisle (L.-P.), Bellerose (A.), Benoit (E.-P.), Bernier (Alph.), Bertrand (Albert), Bertrand (A.), Bonin (Wil- brod), Boucher (S.) Bourgeois (Paul), Boutin (J.-R.), Cantero (Antonio), Chaput (Yves), Charron (Ernest), Deläge (Jean), DeMontigny (Gérard), Desjardins (Edouard), Doré (Réal), Dreyfus (Gilbert), Dubé (.-E.), Dufresne (Eugène), Dufresne (Origène), Dufresne (Roger-R.), Fac- quet (J.), Farley (L.), Fauteux (Mercier), Favreau (L.-C.), Ferron (Maurice), Fortier (L.-E.), Fortier (Ls), Ga- gnier (L.), Gagnon P.-A.), Gariépy (].-U.), Gélinas (Henri), Gendreau (JE.), Gérin-Lajoie (Léon), Gratton (Armand), Hartmann (Henry), Jutras (Albert), Lafresnière (Gabriel), La- moureux (Léopold), Lefrançois (Charles), Lemierre (A.), Lemieux (.-Edouard), LeSage (Albert), Le- Sage (Jean), LeSage (Jules), Leton- dal (Paul), Leven (Roland), Lian (C.), Major Manseau (Willie), Marin (Albéric), Martel (J.-Alcide), Martin (Paul), Mercille, Millet (J.-A.), Mon- geon (Léo), Morin (Gaspard), Morin (Paul), Mourgue (R.), Mousseau (J.- Alfred), Panneton (Philippe), Pa- quette (J.-P.), Pariseau (Léo), Pari- zeau (T.), Pilon (J.-Alcide), Pinson- neault (G.), Poirier (Paul), Poliquin (Paul-A.), Ravina, Riopelle (J.-L), Roch (Sylvio), Roy (J.-N.), Saint-Jac- ques (Eugène), Saucier (Jean), Sergent (Emile), Simard (L.-C.), Simard (Raymond), Simard (Roland), Smith (Pierre), Sorrel (E.), Tétrault (Edouard), Winiphen (André). L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurrETIN À.M.L.F.A, N.\u2014 Montréal, avril 1938 11 ARSAMINOL MÉDICATION ARSENICALE RIGOUREUSEMENT INDOLORE LA PLUS ACTIVE \u2014 LA PLUS CONCENTRÉE En solution injectable par les voies sous-cutanée et intramusculaire.Sécurité d'emploi aux doses élevées actives.Formes: Boîte de 6 ampoules de 3 c.c.(Ogr.15 d'As) \u201c \" 5 c.c.(0gr.25 d\u2019As) SYPHILIS + HEREDO-SYPHILIS LABORATOIRES CLIN, COMAR & CIE, PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTRÉAL.MÉDICATION ARRHÉNIQUE CACODYLATE DE SOUDE CLIN GLOBULES CLIN, 0 gr.0] par globule, enrobés au gluten; GOUTTES CLIN, 0 gr.01 par 5 gouttes; TUBES STERILISES CLIN, & 0 gr.05 et O gr.10 par cc.par ampoule.MÉTHARSINATE CLIN GLOBULES CLIN, 0 gr.01 par globule, enrobés au gluten; GOUTTES CLIN, O0 gr.O1 par 5 gouttes; TUBES STÉRILISÉS CLIN, à 0 gr.05 par cc.par ampoule.LABORATOIRES CLIN, COMAR & CIE, PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTRÉAL. 12 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A, N.\u2014 Montréal, avril 1938 OFFICIERS DE L'ASSOCIATION Des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord PRÉSIDENT HONORAIRE L'honorable J.-H.-A.PAQUETTE DIRECTEUR-GÉNÉRAL R.-E.VALIN, 165 est, ave Laurier, Ottawa.SECRÉT AIRE-TRÉSORIER Donatien MARION, 326 est, boul.St-Joseph, Montréal.EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION R-E.VALIN D.MARION J.-A.JARRY, J-H.LAPOINTE Arthur RICHARD COMITE DU XVe CONGRES J-H.LAPOINTE, Président J.-R.BÉLISLE, 3e Vice-président A.RICHARD, R.LAROCHELLE, 4e \" J.-M.LAFRAMBOISE, B.-G.BOURGEOIS, 2e Vice-président A.GRANGER 5e \" © ANCIENS PRÉSIDENTS J.-E.DUBÉ P.-C.DAGNEAU Secrétaire Trésorier R.-E.VALIN Albert LeSAGE J.-A.JARRY Albert PAQUET ° MEMBRES DU CONSEIL BAUDOIN, J-A., Montréal BELISLE, }.-R., Hull BERTRAND, F., Sherbrooke BIBAUD, B., Valleyfield BLAIS, E.-A., Edmonton .BOURGEOIS, B.-G., 418 est, rue \u2018Sherbrooke, Montréal CHARPENTIER, L -A., Drummondville CHOLETTE, A.-M,, 1451 est, boul.St-Joseph, Mt COLLIN, Donat, St-Boniface .«+ + + + = CREPAULT, A.-Z., Montréal DAGNEAU, P.-C., 4, rue Collins, Queébec DAUDELIN, Alph., Worcester, Mass.DeBLOIS, Chs.Trois- Rivières.DUBE, J.-E., 454 est, rue Sherbrooke, Montréal DUBE, L.-F, Notre- Dame du Lac .+ + DUMONT, C.-E., Campbellton, .+ .+ + FALCON, A.-J.-B, Pawtucket .+ +.+.+ GAUDET, Richard, Sherbrooke .«+ ee GAULIN, J.-E., 545 King Edward Ave., Ottawa .GIROUARD, J.-A.19 Union St., Willimentic, Conn.GRANGER, Amédée, Canal Bank Bidg., N.-Orléans, La.JARRY, JIA.7718, rue St-Hubert, Montréal .LACASSE, G, Sénateur, Tecumseh + + + + LAFRAMBOISE, }.-M., Ottawa .LAMY, J.-L, 211 Stewart, Ottawa LANCEVIN, Stephen, 330 est, rue Sherbrooke, Mt LAPOINTE, J.-H., 163, ave Laurier, Ottawa .LAPORTE, Pio.-H., Edmunston .+ + + = .(1940) (1940) : (1940) (1938) 0000009 wbB.A WOOO (1938) ! (1938) (1938) (1938) LAROCHELLE, .LAROCHELLE, R.Biddeford, Maine .eee LEBEL, M.-H., 3645, ave Laval, Montréal oe eo » LeSAGE, Albert, 260 Carré St- Louis, Montréal .MARION, D., 326 est, boul.St-Joseph, Montréal MATHE, P.-C, 450, rue Sutter, San Francisco J.-E., Manchester .« MAYNARD, Oswald, 73 West Pearl, Nashua, N.-H.MERCIER, 0.934, rue Cherrier, Montréal .MILOT, J.-D., Stafford Road, Fall River, Mass.PAQUET, Albert, 71, rue Ste-Anne, Québec .PEPIN, J.-R., 410 ouest, rue Sherbrooke, Montréal PERRAS, J.lE, Hull .eee eee PHENIX, Georges, Saint- Jean + + + + PIETTE, Edmond, Joliette .+.+ PROVENCHER, Gustave, Granby .RICHARD, A, Ottawa .« + = ROY, C.-E, Nicolet .ee + + + + = SAUCIER, Jean, Montréas 1 1 2 12 20 SMITH, Pierre, Montréal .+.+ + + ST- JACQUES, E., Montréal .TASSE, C.- , 15, Wall St, Worcester, Mass.TREMBLAE Eugène, Chicoutimi.© TRUDEL, }.-B., Régina, Sask.+.+ .= TRUDEL, J.J., Winnipeg, Man.VALIN, R.-E., 165, ave Laurier est, Ottawa, Ont.VIDAL, }.-A., \"454 est, rue Sherbrooke, Montréal VIGER, J.-A., Saint-Hyacinthe + + + + + VOORHYES, R.-D., Lafayette, La .(1940) (1940) (1940) (1938) (1940) (1940) iat L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.À.N.\u2014 Montréal, avril 1938 LE BARRAGE NATUREL se trouve dans l\u2019intestin où souvent un retard ou un arrêt complet peuvent survenir.Retient l'EAU dans l\u2019Intestin pour l\u2019augmentation du PERISTALTISME Sal Hepatica est administré avec beaucoup d\u2019eau.Une partie seulement du liquide peut être absorbé par le colon.Le volume de liquide retenu augmente le péristaltisme, fournit la lubrification et nettoie l\u2019intestin par l\u2019évacuation parfaite des matières fécales.Sal Hepatica diminue les nausées et le météorisme et ses alcalins minéraux purs neutralisent l\u2019hyperacidité gastrique.En stimulant l\u2019écoulement de la bile, Sal Hepatica aide la digestion.Sal Hepatica agit d\u2019une façon analogue à celle d\u2019eaux minérales réputées, il constitue une savoureuse boisson effervescente.Échantillons et littérature envoyés sur demande.SAL HEPATICA Nettoie le tube digestif et aide la nature à combattre l'hyper-acidité gastrique.BRISTOL-MYERS CO.[24!-F, RUE BENOIT 13 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1938 e l'Union Médicale e (du Canada) Fondée en 1872 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.CONDITIONS DE PUBLICATION: « L'Union Médicale (du Canada)» paraît tous les mois.Cette Revue est l'organe officiel de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.Elle publie les travaux des Congrès et tous les communiqués de l'Association.Chaque numéro contient des mémoires originaux, des faits cliniques, un mouvement médical, une revue générale, des notes de pharmacologie et de médecine pratique, des analyses, des revues de livres et des nouvelles médicales.ABONNEMENT: L'abonnement est de cinq dollars par année.Les membres déjà inscrits à l'Association des Médecins de Langue française de l'Amérique du Nord ont droit, de ce fait, à la réception du Journal ainsi que tous les médecins qui font partie des Sociétés Médicales des divers Etats et Provinces.e COLLABORATION: Seuls les travaux inédits sont acceptés.MANUSCRITS: Les manuscrits doivent être dactylographiés avec double interligne. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurrkrIN A.M, L.F, A.N.\u2014 Montréal, avril 1938 TRAITEMENT PER OS actif et commode des 15 ET INFECTIONS des VOIES RESPIRATOIRES AMPHO- OUINTIVACCIN (Traitement de la Coqueluche et de ses complications) AMPHO-VACCIN PULMONAIRE (Bronchites, Pneumonies, Broncho- Pneumonies, Grippe, Certains Asthmes) Deux a trois ampoules par jour A BOIRE dans un peu d'eau Préparés par les laboratoires À.D.RONCHESE - NICE Agents pour le Canada: MILLET, ROUX & Cie, Limitée 1215, RUE SAINT-DENIS - - MONTREAL -\u2014 16 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A, N.\u2014 Montréal, avril 1938 ILLUSTRATIONS: L' « Union Médicale » assume les frais de cinq illustrations au maximum, pour chaque travail, pourvu que les auteurs fournissent des photographies et des dessins convenables; les illustrations supplémentaires sont payées par l'auteur.Nous n'acceptons pas des négatifs de clichés.Chaque illustration doit porter au verso le nom de l'auteur et les photographies devront être claires, de préférence noires et sur papier glacé.Les dessins doivent être effectués à l'encre de Chine sur papier blanc.EXTRAITS: L'auteur peut obtenir des extraits pourvu qu'il signe la formule accompagnant la galée et qu'il en assume les frais.Tous changements du texte de la galée entraînent des frais supplémentaires pour l'auteur.TARIF: Sans page de titre, tel que publié dans la revue 4 pages 8 pages 16 pages 32 pages 100 $3.00 $ 5.00 $ 7.50 $12.50 200 3.75 6.00 11.00 18.00 500 5.50 10.50 | 17.00 26.50 - 1000 7.75 15.00 23.15 33.00 La page de titre comprenant 4 ou 5 lignes de texte sera fournie au prix de $1.50 pour les frais de composition, et les corrections d'auteur devront être payées au prix de l'heure.Couverture imprimée en noir, qualité et couleur or de la revue 100 .$ 6.00 200 .830 so .11.00 1000 .18.50 a, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1938 STERILISATION EFFICACE ECONOMIQUE POUR © Les Stérilisateurs CASTLE vous assurent une stérili- Vous ne pouvez endommager le Stérilisateur par sation parfaite sans qu\u2019il vous soit nécessaire de les négligence.surveiller constamment.La bouilloire est en bronze coulé d\u2019un seul morceau.Installez un CASTLE \u2018\u2018Full Automatic\u201d entièrement - WILMOT CASTLE COMPANY automatique.lls ne sont jamais en bas du point Rochester, N.Y.bouillant.Ils maintiendront le degré de stérilisation sans qu\u2019il ce CASTLE 7 soit nécessaire de tourner aucune clef.REPRESENTANTS CASGRAIN & CHARBONNEAU Limitée, Montréal Permettez-nous de vous tenir au courant des améliorations apportées à la stérilisation moderne.AUTOMATIQUE Médecins et Hôpitaux 17 Appareillage à Rayons-X et d'électricité Médicale de WESTINGHOUSE X-RAY CO.INC.Générateurs à Thérapie Profonde 200-400 K.WV.Générateurs Combinés (Diagnostic - Thérapie) Générateurs à Diagnostic (Haut Milliampérage) Générateurs à Diagnostic (Condensateurs) Générateurs à Diagnostic pour Praticien Tables à Rayons-X (modèles de tous genres) Fluoroscopes verticaux.Stéréoscope Civière Radiographique Spéciale Appareils à Haute - Fréquence Escamoteurs de Cassettes Ampoules à Rayons-X WwW Electro-Cardiographe Accessoires.v [ASGRAIN & [HARBONNEAU REPRESENTANTS EXCLUSIFS A Littérature descriptive gracieusement fournie v LAncaster 3292 M O NT R E A L 30 est, rue St-Paul 18 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.avril 1938 Tous ces prix sont susceptibles d'être majorés de la taxe fédérale et de la taxe municipale sl y a lieu, et de toute autre taxe qui pourrait survenir.BIBLIOGRAPHIE: L'index bibliographique de chaque travail doit être restreint aux indications les plus importantes.Le Journal se réserve toujours le droit de le limiter.Chaque indication bibliographique doit être fournie comme suit: nom de l'auteur, titre de l'article, nom du périodique, volume, page, mois (jour du mois, si le périodique est hebdomadaire), année.PUBLICITÉ: Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le barême des annonces est fourni sur demande à Jacques D.Clerk, publiciste, 326 est, blvd Saint-Joseph.Téléphone: LAncaster 9888.Tout annonceur qui n'observe pas l'éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d'attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de conduite.Tout ce qui concerne la rédaction et l'administration doit être adressé franco aux bureaux de l'« Union Médicale (du Canada) », 326 est, Boulevard Saint-Joseph, Téléphone: LAncaster 9888.++» 0 \u2014\u2014tlf > 0+ + + 7 is ax PA os 7 hy Dé 7 hor 2 4 Ae Gh i Wr 2 2 A ra > 5.= 7 Fi 5 4 posi .jin i rig 60 5 4 Ge Es LES 5 5 GA 7 ce ig 7 7 2 © FE 5 wi Yr % 5 7 5 4 7 A 55 5 ANTI Anglo- 2 i 0 - 0 5 ZA 4 #2 © 2 7 » i A 2 5 wi > i i #5 = vie 5 EL Sa GA be i a 7 5 VITAM æ Sa Yi 5 % 2 i a 2 os 7 7 v 7% x GH 45 2 2 1 RE A +2 3 5 i 2 us 5 Hs 2 7% yi: 5 i Si GE dl 22 Ge 5 % a \u201chy 9K 2 &7 > 5 En flacons de 40 et 300 en i po .7 7 22 2 .4 2: 7 A SE a taire pour le Canada et les Etats 2 - 2 y RE 5 U L a French Drug C .3 .75 4 hi i a nis tté 7% 2s 2 % Es 7 ° .2 24 / i IC , Le 4 a 5 7 % A y comprimés .i 77 id Eat BE % = i LE 5 i - 7 7 7% GE is 4 i 7 i 7 A » a 2 of a 7 7 à, A rature et é = S54 D, si or: a Sa i a % or i A, - 354 est a i Ri fn ok 3 wi Gh 2.34e pe Dose a A ° .se 2 i Zi 2 7 wi i RE io chantillons Br 7 - - .2 Si 2 à Go i GE = We Le CLR A A ne rue Sai 29 2 hay oo,\" a bs 5 2 > À: \u201c 0 pt os Æ in 55 4 CR i 45 f; 2 a ZE 2 i a a i a nte se 2 2 7 4 78 25 Ay St, - wh Tb x6, = Ba Hé def 2a Tons 4 \u20ac Ps 6 par j 2 i 2 GE a a2 \u201c Z ir ih i A Y CESR Es x vi i Th GE 7 Ge 7 i 7 5 4 eZ A 2 EE a Le ar a i = i PE 5 > 4 % pe Le 5 is i 3 a ad EH 5 Cath 2 PE eo eli rare iG: GE SK A 7 Gr 7 Le 4 EE 2 CEE \u201c4 BL Cu 2 = So #3 M aX a our sui ./ = 2 = i .95 es Ge 7 GE Su 23 7 4 se 2 2 oh 7 $58 52 3 2 7 3 et AT x = L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A, N.\u2014 Montr erine 3 gi ois ES 52 Sy 3 $ x r 7, Ge e vant 7 2 Lo 7 > 6 SE 4 - i Sr ER, 2e ri ne Z 7 y ns i GE a ek 2 3 SE Le ou Fa.SE 2 se cs 1270 Broadway, na 2 a 5 À SL br 7 i i 2 2 & EY 5 al, @ UE, a 7 Gr i 2 Ld a = MO 15 ; ee FE = i Fa Se = joe ee 4 74 avril .2) 7 New les cas.wh 4 2 - #5 as = >; 2 à ir GTN) 7e Ê GE ce pid A 4 = # : » 5 Ea & a 2 55 a ee PA po 11938 a de Sa vs on rs > es 518 York Seis - NTREAL INOTHERAPIE INTEGRALE NFECTIEUX PREVENTIF ET CURATIF 19 20 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1938 AJ TRASENTIN \u201cCIBA* (Chlorhydrate hydrosoluble de l'ester diéthylaminoéthylique de l'acide diphénylacétique) ANTISPASMODIQUE Agissant aussi bien sur la fibre nerveuse, comme l\u2019'atropine, que sur la musculature lisse, comme la papavérine.Indiqué dans les états spasmodiques des organes végétatifs.Utilisable par voies orale et parentérale.Comprimés Ampoules & PERANDREN \"CIBA\" (Première hormone orchitique synthétique, chimiquement pure) L'essai du Perandren est recommandé dans les cas suivants: Affections prostatiques, eunuchisme, Troubles du développement sexuel, Phénomènes de carence de nature physique et psychique, Affaiblissement ou cessation prématurés de la fonction sexuelle.Ampoules COMPAGNIE CIBA LTÉE, 759 Carré Victoria MONTREAL. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurrETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1938 Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTREAL.LAs onarol 43) A.BAILLY Eo Docteur enpPhar acie \u2018Rue de Rome .PAGE & Pour vos \u201c VÉSICULAIRES Pour vos HÉPATIQUES OPOBYL associe L'OPOTHÉRAPIE BILIAIRE ET HÉPATIQUE A LA MÉDICATION VÉGÉTALE HABITUELLE Hépatites et Cirrhoses Cholécystites et Ictères Troubles digestifs et Constipation Hépatisme latent e Laboratoires A.BAILLY, 15, Rue de Rome, PARIS-8° 22 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTN A.M.L.I.A.N.\u2014 Montréal, avril 1938 HÉMOSTYL Sérum hémopoiétique frais de cheval FLACONS - AMPOULES Anémies Convalescences Hémorragies 1 à 2 ampoules le matin à jeun dans 1/4 de verre d\u2019eau, par voie buccale.SIROP Anémies des enfants 1 cuillerée à potage (enfants une cuillerée Chloro-anémies à café) avant les trois principaux repas.© Laboratoires du D' ROUSSEL, 97, rue de Vaugirard, PARIS Agents pour le Canada : J.EDDÉ L', New Birks Bldg., MONTRÉAL PEPTO-KOLA ROBIN PEPTONATE DE FER ROBIN NUCLEARSITOL ROBIN PTT, GRANULÉ - COMPRIMÉS - INJECTABLE R.C.224839 RACHITISME - FAIBLESSE pes 0S CROISSANCE chez les ENFANTS - ALLAITEMENT GROSSESSE - SURMENAGE INTELLECTUEL et.LABORATOIRES ROBIN, 13, Rue de Poissy, PARIS J.EDDÉ Limitée Agent f// es 2 a» I N70) L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014\u2014 BurreTIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1933 23 La CONFERENCE DE MINUIT I! vient vous consulter.La céphalée est intense, les nerfs sont irrités, les facultés mentales engourdies, il est très fatigué et le système digestif est en dessous de la normale.Cependant il doit retourner à son bureau immédiatement afin de conclure des affaires importantes.li vous laisse entiérement libre sur la décision à prendre.Votre première pensée est de soulager la douleur.Vous éliminez les narcotiques.Songez alors à Bromo-Seltzer qui empêche la transmission de la douleur Les demandes de littérature et d\u2019échantillons reçoivent une prompte attention.aux centres supérieurs.L'activité mentale ne s\u2019en trouve aucunement gênée.Bromo-Seltzer apporte un prompt soulagement et stimule en même temps les facultés intellectuelles.|! calme l\u2019irritation nerveuse et permet le repos.Les citrates contenues dans le Bromo-Seltzer tendent à faciliter la digestion, à restaurer la réserve alcaline et à augmenter la sensation de bien-être.Bromo-Seltzer fait une boisson effervescente d\u2019un goût agréable.|| est économique, efficace et soulage rapidement.BROMO-SELTZER LTD.TORONTO, CANADA X L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1938 POUR CEUX QUE LE LAIT DEGOUTE.«Des études expérimentales indiquent que le lait évaporé est le meilleur lait dénaturé à employer.Cette conclusion est basée sur ce que les protéines du petit lait se trouvant dans le lait évaporé sont partiellement dénaturées; ce sont les protéines du petit lait qui dégoûtent les patients, la caséine ne jouant qu\u2019un rôle négligeable.Les protéines du petit lait ne subissant aucun changement chimique mais seulement une modification physique, il s\u2019ensuit qu'avec le temps, l\u2019enfant apprend à tolérer les protéines du lait cru, grâce à l\u2019emploi du lait évaporé qui, soit dit en passant, peut être donné indéfimment.» \u2014 RATNER, Brer: J.Pediat., IX: 812, 1936.LE LAIT EVAPORE EST TOUT INDIQUE Et le Lait Carnation est le lait évaporé qui satisfait le plus complètement aux exigences de qualité et d'uniformité.Au cours de sa préparation, ce lait est l'objet de soins très méti- UN LIVRET POUR LES MÉDECINS.\u2014 Vous êtes prié d\u2019écrire pour demander un exemplaire du livret intitulé « Alimentation Simplifiée pour Bébés ».Vous y trouverez des renseignements provenant d\u2019autorités compétentes sur l\u2019emploi du Lait Carnation Irradié dans tous les cas d\u2019alimentation \u2014 normale ou difficile.pany, Ltd., Toronto, Ontario.Carnation Com- culeux, depuis le choix et la surveillance des sources du lait cru jusqu'à la dernière étape du procédé scientifiquement contrôlé auquel il est soumis.4 CANADIAN PROBUET ARNATION MILK IRRADIE UN PRODUIT CANADIEN \u2018\u2018Provenant de vaches bien nourries\u2019\u2018 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1938 NOTES CLINIQUES à propos KNOX QUESTION ONE OF A SERIES OF CORRESPONDENCE EXCHANGES WITH PHYSICIANS ABOUT KNOX GELATINE.Lettre, faisant partie d\u2019une série, échangée avec des médecins au sujet de la Gélatine Knox.sur la manifestation allergique de la GELATINE KNOX Un médecin écrit: « Voudriez-vous me dire de quelles sources proviennent les ingrédients contenus dans la Gélatine Knox?Je suis particulièrement intéressé de savoir si oui ou non ils proviennent entièrement du bœuf, du porc ou du mouton, ou d\u2019un mélange de protéines provenant de différents animaux; aussi si le fabricant emploie invariablement les mêmes ingrédients.Ceci est très important pour moi parce que je veux employer des régimes spéciaux dans les cas d\u2019allergie, et pour cela les sources exactes d\u2019un aliment doivent être connues et être toujours les mêmes.» REPONSE du Laboratoire de la La Gélatine Knox est scientifiquement préparée avec les os longs et durs de pattes de bœuf seulement.Vingt et un contrôles et épreuves de laboratoire sont faits durant les procédés de la fabrication.En autant que nous le savons, aucun cas d\u2019allergie n\u2019a été rapporté à l\u2019emploi de la Gélatine Knox.Au contraire il y a des raisons de croire que lorsque la Gélatine Knox est ajoutée au lait, les malades réagissant au lait ne souffrent pas d\u2019allergie.Échantillons et livre de recettes utiles envoyés sur demande.Ecrivez au Dept.472.GELATINE KNOX LAIT FOUETTE « KNOX » Mettez le contenu de 4 paquets de Gélatine Knox dans un verre ordinaire.Ajoutez 4 onces de lait froid et laissez tremper durant cinq minutes.Ajoutez encore 2 onces de lait et brassez bien jusqu\u2019à consistance homogène.Placez alors le verre dans une petite bouilloire remplie d'eau chaude, et laissez-le ainsi jusqu'à ce que le mélange devienne liquide.Ajoutez encore 2 onces de lait froid, ce qui lui donnera une température satisfaisante, à peu près celle du corps humain.On peut y ajouter une cuillerée à soupe de jus de prune ou quelques gouttes d'essence ordinaire, telle que la vanille.Total: 8 onces de liquide \u2014 environ 250 calories.Pourquoi vous devez insister sur la \u201cKnox Sparkling Gelatine\u201d Parce que la Gélatine Knox contient 85% de protéine sous forme facilement assimilable \u2014 parce qu\u2019elle ne contient absolument pas de sucre ou autres substances susceptibles de causer des gaz ou de la fermentation.La Gélatine Knox ne doit pas être confondue avec une poudre de gélatine manufacturée, chargée de sucre.La Gélatine Knox a été employée avec succès dans les régimes des convalescents, des anorexiques, des tubereu- leux, des diabétiques, des colitiques et des vieillards.ARKLING GELATINE IS PURE GELATINE-NO SUGAR 25 26 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1938 ey ; ony, PE es Pa Glygolinit | i us © gar GEES warn, SY US Seg à 07 NS Fra .\u201cCette Sensation de Fatigue\u201d Se fondant sur les études qui ont établi la valeur du glycocolle comme \u201c économiseur de protéines 9, son utilité dans l\u2019anorexie et son rôle important dans le métabolisme comme agent de désintoxication, les Laboratoires Squibb ont produit le Glyco- lixir, qui présente le Glycocolle Squibb sous une forme extrêmement agréable au goût.Le Glycolixir est utile dans le contrôle de l\u2019asthénie non spécifique, de l\u2019infériorité de poids, de l\u2019anorexie, de la nervosité, de la facilité à se fatiguer et de cette affection des plus ennuyeuses, « cette sensation de fatigue ».Une cuillerée à soupe de Glycolixir fournit 1.85 gramme de glycocolle dans le véhicule de vins fins mélangés spécialement.Trois cuillerées à soupe par jour fournissent 5.55 grammes de glycocolle, ce qui figure dans la liste de dosages que la Clinique Mayo (4 à 6 grammes par jour) rapporte être efficace.Puisqu\u2019il faut une thérapeutique plutôt prolongée pour obtenir l\u2019effet maximum, l\u2019on propose de prescrire le Glycolixir en bouteilles pharmaceutiques standards de 16 onces qui contiennent assez du produit pour qu\u2019il soit possible d\u2019obtenir une amélioration subjectivement démontrable.Pour plus amples renseignements, écrire au Professional Service Department, 36 Caledonia Road, - Toronto, Ont.E.R.SQUIBB & SONS.OF CANADA LIMITED FABRICANTS DE PRODUITS CHIMIQUES POUR LE CORPS MEDICAL DEPUIS 1858 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1938 27 (FOLLICULINE PHYSIOLOGIQUEMENT TITRÉE) Ampoules injectables de ] cc à 250 u.i.par ampoule ANTÉLOBINE (HORMONE GONADOTROPE DU LOBE ANTÉRIEUR D\u2019HYPOPHYSE) physiologiquement titrée.Ampoules injectables de 2 cc à 100 unités-rat par amp.HORMOFLAVÉINE (HORMONE DU CORPS JAUNE) physiologiquement titrée.Ampoules injectables de 1 cc à 100 u.c.par ampoule LES ÉTABLISSEMENTS BYLA, PARIS.Échantillons et littérature: ; Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTREAL.y MD SU \u20ac y\" Ju Mey di iA Aad HDX 1k] PJ \u201c ANTI-URIQUE TYPE\u201d = ee x =3 ) Z S b | be vx K< S ÈS 43 EB 5 Xe © oA\" ck 0 NS 2 à 4 cuillerées à café par jour.(EEC - LABORATOIRES DE LA PIPERAZINE MIDY, 67, avenue de Wagram, PARIS, (France) Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTREAL. 28 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1938 \\ kh A 3 a Û Nauk VE ( i i Tm, 7 ANTISEPTIQUE PUISSANT Au laboratoire comme en clinique, le Métaphène s'est montré un agent de stérilisation extrêmement 2 puissant, son pouvoir germicide dépassant de loin = celui de la plupart des antiseptiques communément employés, y compris le bichlorure de mercure.En présence même des spores résistantes du bacille Subtilis, le Métaphène (teinture à 1 pour 200) exerce son pouvoir destructeur en cing minutes.De plus, fait particulièrement important, il n'est pas irritant.Dans tous les cas où une stérilisation complète de la peau est nécessaire, le Métaphène est indiqué et peut s'employer à des concentrations beaucoup plus fortes que tout autre composé mercuriel en usage.LABORATOIRES ABBOTT LIMITÉE MONTRÉAL # \\ Veuillez, s.v.p., envoyer littérature sur le Métaphène à: r Adresse Oo MÉMOIRES + + UNE COMPLICATION RARE D\u2019ENTORSE TIBIO-TARSIENNE Par J.-C.FAVREAU, Chirurgien orthopédiste de l\u2019hôpital Sainte-Justine.L\u2019entorse tibio-tarsienne pure, c\u2019est-à-dire l\u2019entorse sans fracture, est une lésion fréquente qui guérit facilement avec un traitement simple.La pathogénie et l\u2019anatomie pathologique de cette affection sont bien connues.Aussi, mon intention n\u2019est pas de vous énumérer des détails que vous connaissez tous.Qu'il me suffise de vous rappeler que la structure de l\u2019articulation tibilo-tarsienne est ainsi agencée qu\u2019elle se prête mieux que toute autre articulation aux lésions légamen- taires, tendineuses, capsulaires et musculaires.De plus, les aspérités du sol, les surfaces glissantes, les pavés glacés de notre pays soumettent cette articulation importante à de dures épreuves.C\u2019est pourquoi, les entorses tibio-tarsiennes sont plus fréquentes chez nous qu\u2019ailleurs.Les faux-pas et les sports représentent aussi un facteur étiologique important.La pathogénie de l\u2019entorse est assez simple: elle est généralement la conséquence d\u2019un mouvement brusque d\u2019inversion et d\u2019hyperex- tension du pied sur la jambe: ceci explique pourquoi les signes extérieurs sont toujours localisés à la face dorsale externe du pied.Elle peut aussi être la conséquence d\u2019un mouvement de brusque hyperextension du pied alors que, au cours de la descente d\u2019un escalier, le talon de la chaussure vient buter contre le bord antérieur de la marche.Dans ce dernier cas, l\u2019entorse est généralement plus grave parce qu\u2019elle entraîne une déchirure du ligament tibio-tarsien antérieur et de la capsule sous-jacente en même temps qu\u2019une déchirure du ligament latéral externe.En général, le terme «entorse tibio-tar- sienne » manque de précision et ne consitue pas un diagnostic suffisamment précis dans l\u2019esprit du chirurgien.La connaissance que nous avons de l\u2019anatomie et de la physiologie de l\u2019articulation tibio-tarsienne nous oblige à plus de précision.Cette précision, d\u2019ailleurs, évite des erreurs importantes de pronostic et de traitement.En face d\u2019une récente entorse tibio-tarsienne pure, un chirurgien doit prendre le temps d\u2019examiner minutieusement tous les moyens d\u2019union et préciser quels sont les éléments lésés.Depuis longtemps, l\u2019expérience clinique a démontré que le ligament latéral externe était lésé dans plus des trois quarts des cas.Mais ce ligament latéral externe possède une structure et une anatomie complexe qu\u2019il importe de se rappeler.Il faut savoir qu\u2019il se divise en trois faisceaux.Tous les faisceaux originent sur la pointe de la malléole péronière.Le faisceau antérieur se dirige vers l\u2019astragale, le faisceau moyen se dirige vers le bas et s\u2019inserre sur la face latérale du calcanéum, le faisceau postérieur se dirige vers le bord postérieur de l\u2019astragale.Dans leur trajet, ces trois faisceaux sont accolés à la capsule ainsi qu\u2019à la gaine synoviale des péroniers latéraux.La déchirure du ligament entraîne donc très souvent une déchirure des gaines et une déchirure de la capsule; d\u2019où liémarthrose et épanchement sanguin dans les gaines. L'entorse peut donc être simple ou compliquée selon que la déchirure est limitée à la base d\u2019un seul faisceau ou qu\u2019elle intéresse les trois faisceaux à des niveaux différents.La déchirure du faisceau antérieur à sa base (J Fig.I.Schéma indiquant la direction des trois faisceaux du ligament latéral externe.inférieure est la plus fréquente et la plus bénigne.Cependant, les déchirures multiples sont fréquentes aussi et naturellement beaucoup plus graves au point de vue pronostic.C\u2019est ainsi que nous avons vu une entorse pure de la tibio-tarsienne donner deux mois d\u2019impotence fonctionnelle complète.Hémarthrose, infiltration des gaines, des péroniers et des extenseurs, déchirure capsulaire, larges ecchymoses, déchirures ligamentaires étendues: voilà des complications d\u2019entorse tibio-tarsienne pure qui ne sont pas des raretés et sur lesquelles je ne désire pas insister davantage.Il existe cependant une complication d\u2019entorse que je ne connaissais pas avant il y a quelques mois et qui n\u2019est mentionnée dans aucun des nombreux écrits que j'ai consulté sur cette question.Il s\u2019agit d\u2019une paralysie complète du muscle extenseur propre du gros orteil.Il y a environ un an, le hasard de la consultation m\u2019a mis en face de deux cas d\u2019en- L'UNION MÉDICALE DU CANADA- -BurreriN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1938 torses tiblo-tarsiennes anciennes où il persistait une impotence fonctionnelle du gros orteil, causée par une paralysie de l\u2019extenseur propre.Observation No I: Monsieur Philippe G., de Valleyfield, 46 ans, se présente à mon bureau le 7 février 1937, pour troubles de la marche consécutif à une entorse tibilo-tarsiene gauche survenue deux mois auparavant.L\u2019examen clinique montre une région malléolaire empâtée: la supination du pied est légèrement douloureuse.Ce qui me frappe davantage, cependant, c\u2019est la position en griffe du gros orteil.Je demande à mon client d\u2019étendre le gros doigt: il en est incapable.Il me répond que depuis son accident il n\u2019a jamais pu faire l\u2019extension de son gros orteil.En face de cette complication plutôt grave, le diagnostic initial me semble tellement douteux que je radiographie le pied.Résultat: aucune lésion osseuse.Observation No II: Le 7 juin 1937, Monsieur Irénée G., de Rose- mont, vient me consulter pour une impotence fonctionnelle partielle du pied droit qui dure depuis près de trois semaines.Son médecin de famille l\u2019a traité pour une entorse tibio- tarsienne.A l\u2019examen clinique, il présente tous les signes d\u2019une entorse pure, vue à cet intervalle après l\u2019accident.Je suis cependant bien étonné de trouver, comme chez mon autre client, un gros orteil en griffe avec absence d\u2019extension volontaire.Je fais une radiographie qui est aussi négative.Je superpose naturellement cette observation à la première et je conseille le même traitement.Commentaires Au point de vue du traitement, ces deux blessés ont été conduits à l'hôpital Notre- Dame au Docteur Laquerrière, qui a pratiqué l\u2019examen électrique du muscle extenseur propre du gros orteil.Dars les deux cas, nous FAVREAU: UNE COMPLICATION RARE D\u2019ENTORSE TIBIO-TARSTENNE avons obtenu une contraction facile du muscle ct une extension complète du gros orteil sous l'influx électrique.Tout de même, le muscle lésé présentait une chronaxie augmentée de 50%.Ceci indiquait clairement qu\u2019il ne s\u2019agissait pas de dégénérescence musculaire.Le seuil de contractilité était plutôt déplacé vers le haut.L\u2019influx nerveux volontaire n\u2019arrivait plus à produire une contraction du muscle et il fallait un influx électrique d\u2019une force double pour y arriver.En un mot, le muscle n\u2019avait pas perdu son excitabilité, mais le seuil de sa contractibilité était modifié.Comment expliquer cette paralysie apparente avec modification de la chronaxie du muscle extenseur propre du gros orteil?Je crois que ce phénomène pathologique est la conséquence d\u2019une brusque élongation du muscle au moment de l\u2019accicdent qui produit l\u2019entorse.Je vous ai dit plus haut que l\u2019entorse tibio- tarsienne est la conséquence d\u2019un mouvement brusque d\u2019inversion et d\u2019hyperextension du pied sur la jambe.Cette hyperextension entraîne nécessairement un allongement exagéré des muscles fléchisseurs du pied sur la jambe qui sont le jambier antérieur, l\u2019extenseur commun et l\u2019extenseur propre du gros orteil.De ces trois muscles, l\u2019extenseur propre du gros orteil est de beaucoup le plus frêle et le plus vulnérable à la distension.Il est done lo- 337 gique de supposer qu\u2019il a été le premier à souffrir de cette distension brusque.Cette souffrance s\u2019est traduite par un manque de contractilité sous l\u2019influx nerveux normal.La physiologie démontre par des petites expériences très simples qu\u2019un muscle exagérément et brusquement distendu perd de son élasticité et conséquemment de sa contractilité.La fibre musculaire est donc très vulnérable à l\u2019élongation.A mon humble avis, ces faits suffisent à établir l\u2019hypothèse que je soumets pour expliquer la pathogénie de cette perte de contractilité volontaire du muscle extenseur propre du gros orteil après certaines entorses graves.Avec une seule observation, j'aurais pu penser à une simple coïncidence entre deux affections différentes: entorse et paralysie.Avec deux observations aussi précises qu\u2019identiques, je n'hésite plus à admettre que la paralysie de l\u2019extenseur propre du gros orteil est une complication d\u2019entorse tibio-tarsienne avec laquelle 1l faut compter, malgré le fait qu\u2019elle ne soit pas officiellement reconnue dans les écrits.Pour terminer, il me reste a vous dire que les deux cas que j'ai observés ont complètement récupéré la fonction de leur muscle après deux et trois mois d\u2019électrothérapie par faradisation et courants galvaniques.0000 emul QR) Wa ae: Messieurs les médecins sont invités à consulter les nombreux journaux, monographies et traités de médecine qui sont à leur disposition tous les jours de 9 am.à 5 p.m.le samedi de 9 à 11 a.m.\u2026 au Secrétariat: 326 est, boulevard Saint-Joseph. ÉTUDE SUR LE LIPIODOLAGE DE LA TRACHÉE ET DES BRONCHES À L\u2019AIDE DE LA SONDE OPAQUE, EN CAOUTCHOUC, FLEXIBLE OU SEMI-RIGIDE \u201c Par Maurice BONNIER Montréal.Dans cette communication nous n\u2019avons pas la prétention de discuter la question du lipio- dolage, mais d\u2019exposer simplement une méthode employée couramment à la clinique bronchoscopique Chevalier Jackson, à Phila- delphie.Cette méthode de la sonde opaque, en caoutchoue, flexible ou semi-rigide, nous a donné des résultats satisfaisants au point que nous croyons utile de la décrire.En conclusion de cette étude, nous vous présentons quelques illustrations qui témoignent de nos résultats heureux.Voies d'introduction Toutefois, permettez-moi de discuter brièvement les différentes voies d\u2019introduction de l\u2019huile iodée que vous connaissez tous, considération faite que toutes sans exception ont certains avantages et de multiples inconvénients.1.La voie transpariétale, déjà utilisée par quelques auteurs, est jugée dangereuse par tous.2.La voie sus-glottique est imprécise, exige une position debout ou assise, est peu économique à cause de la perte de lipiodol que provoque souvent la toux ou la déglutition ; en plus, elle expose aux accidents d\u2019iodisme.3.La voie inter-crico-thyroïdienne, encore appelée sous-glottique et qui peut être sous- cricoïdienne, que le professeur J.-A.Vidal a été le premier à utiliser à Montréal, à l\u2019Institut Bruchési, au début de l\u2019ère lipiodolée, et encore utilisée à Paris par Armand-Delille, est quelque peu douloureuse, expose à l\u2019hémoptysie, à l\u2019ædème prélaryngé et laisse une petite cicatrice.Elle exige en plus de la sûreté et ne peut être répétée souvent.4.La voie transglottique rend l\u2019injection des lobes supérieurs ardue, quasi impossible, pour le moins toujours incomplète.La longue canule coudée, telle que celle préconisée par Rosenthal, pour ne citer que celle-là, rend difficile l\u2019injection en décubitus dorsal ainsi que les manipulations durant l\u2019injection.5.La voie intrabronchique, directe par l\u2019intermédiaire du bronchoscope, que Ballon a le premier expérimentée à Montréal, et que le professeur Louis Clerf a employée couramment à Philadelphie, à Jefferson, constitue la méthode de choix pour injecter la substance opaque en une région très déterminée.Gaillard, de Lyon, André Soulas, Chevalier et Chevalier Lawrence Jackson, Clerf et Tucker, d\u2019après leurs nombreuses constatations, considèrent la voie bronchoscopique comme la seule voie vraiment pratique pour franchir les .obstacles et pour injecter les abcès putrides.Par aspiration, elle permet d\u2019enlever les débris solides de toute sorte et le pus qui obstruent la voie menant à l\u2019abcès.Elle permet de porter l\u2019huile iodée au delà des régions inflammatoires souvent obstruées par du tissu de granulation, et parfois même directement dans les cavités.6.La voie directe sous le contrôle du fluoroscope à 2 plans est la voie idéale et sûre, lorsqu\u2019il y a évidence d\u2019un obstacle mécanique à franchir ou pour atteindre une région très localisée, périphérique, ou pour pénétrer dans les cavités.Un tube creux, long, délicat et 1.Etude faite à Philadelphie dans le service de Messieurs les professeurs Chevalier et Chevalier L.Jackson, auxquels l\u2019auteur doit d\u2019avoir pu réaliser ce travail, et qu\u2019il remercie profondément. BONNIER: LIPIODOLAGE DE LA TRACHÉE ET DES BRONCHES 339 C D Fig.1.\u2014 Mary R., 24 ans.A, B.\u2014 Densité résiduelle au site d\u2019une suppuration CC.\u2014 Instillation de 18 c.c.de lipiodol à travers une le long du septum interlobaire du poumon droit.sonde intratrachéale, en position debout, puis en La suppuration avait suivi une amygdalectomie et position droite de Cléopâtre.Démonstration de avait été drainée chirurgicalement 9 mois aupara- cavités bronchiques dans les 3 lobes.vant.D.\u2014 Dans la projection latérale, ces cavités sont localisées dans les portions adjacentes au septum oblique. 340 flexible, ou encore un cathéter opaque comme celui employé pour le cathétérisme des uretères, est introduit sous vision directe puis guidé sous le contrôle du fluoroscope à 2 plans jusque dans les parties profondes où périphériques du poumon.Ainsi il est rendu possible de suivre la progression de la substance opaque dans le plan vertical et le plan horizontal en même temps que de prendre des radiographies dans les 2 plans, à n\u2019importe quel temps de la procédure, selon les indications du moment.7.La voie indirecte avec la sonde en caoutchouc.A la clinique bronchoscopique Chevalier Jackson, après de multiples bronchogra- phies, plus de 300 dans les 12 derniers mois.nous avons conclu que la voie intratrachéale et bronchique avec la sonde opaque, en caoutchouc flexible ou semi-rigide, nous offre une méthode courante de choix, nous permet le contrôle sous l\u2019écran et l\u2019injection en territoire lobaire déterminé.Généralement, le radiologiste, afin de fournir des rapports exacts et adéquats à la lecture des radiographies et stéréo-radiographies, exige Ia pose en profil ou en oblique, afin de couvrir le territoire pulmonaire en profondeur, et requiert, autant que faire se\u201cpeut, l\u2019instillation unilatérale et non bilatérale à la même séance, pour éviter les images de superposition des bronches opacifiées des deux poumons, et obtenir plus sûrement le remplissage des lobes supérieurs.C\u2019est ce que nous a confirmé le Dr Edward Chamberlain, chef du Service de Radiologie à l\u2019hôpital Temple, auteur de travaux importants en matière radiologique, collaborateur éminent des Jackson.Cette méthode de la sonde en caoutchouc flexible satisfait admirablement bien à la demande du radiologiste, permet une injection élective unilatérale, totale ou lobaire.Dans son livre intitulé Le radio-diagnostic dans les affections broncho-pulmonaires par le lipiodol, Gaillard décrit qu\u2019une sonde œsopha- gienne en gomme, adaptable à une seringue, a été introduite autrefois dans la trachée par L'UNION MÉDICALE DU CANADA -\u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.avril 1938 Mounier-Kuln et présentée par ce dernier à la Société Nationale de Médecine et des Sciences médicales de Lyon.Cette sonde était introduite au moven d\u2019un mandrin en fil de plomb et à courbure laryngée.Si nous remontons loin dans le passé, nous observons qu\u2019Horace a déjà fait des injections dans les bronches et les cavités tuberculeuses des poumons au moyen de sondes.Cherchant à éviter les instruments encombrants, dans la pratique courante des bron- chographies, nous avons trouvé la méthode de la sonde en caoutchouc, des plus pratiques, des plus faciles pour l\u2019opérateur, des plus simples, des plus confortables pour le patient, des plus heureuses et des plus constantes quant aux résultats obtenus, comparäison faite avec les autres méthodes ci-dessus mentionnées.Afin de pouvoir relier d\u2019une manière étanche et facile la seringue à la sonde, l\u2019auteur adapte à l\u2019extrémité proximale de cette dernière, un embout en métal qu\u2019il a dessiné.Cet embout, en plus, permet .de conserver l\u2019extrémité en entonnoir des sondes ordinaires.Variété des sondes Selon les individus et selon la région à explorer, les sondes ont un calibre et une cou- dure terminable variables.Nous nous servons habituellement de trois sondes différentes de 40 centimètres de longueur, en caoutchouc flexible ou semi-rigide, opaque aux rayons X, d'un diamètre variant de 12 à 20 millimètres, les numéros 16 et 18 étant les plus fréquemment usités à la clinique Jackson ; trois d\u2019entre elles sont graduées en centimètres.1.La sonde de Stitt est d\u2019un type urétral régulier, à extrémité effilée, légèrement coudée, à ouverture latérale, mais dont le sommet présente un petit bouton fermé.Elle est employée pour les lobes inférieurs et le lobe moyen droit.2.La sonde graduée de Thomson, à sommet perforé, existe en 3 modèles diversement coudés à leur extrémité: a) un modèle à angle cr BONNIER: LIPIODOLAGE DE LA TRACHÉE ET DES BRONCHES 341 À D Fig.2.\u2014 Wilma S., 20 ans.A.\u2014 Suppuration broncho-pulmonaire gauche secondaire à une sténose cicatricielle de la bronche souche gauche observée par bronchoscopie et dilatée par la suite.La patiente vers l\u2019âge de 5 ans avait eu un clou à tête plate logé dans la bronche gauche à ce niveau, qu\u2019elle avait expulsé plus tard dans une quinte de toux.B.\u2014 Radiographie plus pénétrante.Bronchiectasie Atélectasie et carnification du lobe inférieur.C.\u2014 Bronchographie du poumon gauche.Démonstration de multiples cavités bronchiectasiques à parois très minces et suffsamment remplies de lipiodol.D.\u2014 Lipiodolage du poumon droit par la même technique.Absence de dilatations: les bronches ont pris une direction horizontale par suite du remplissage compensateur par le poumon sain du poumon malade réduit dans son volume.\u201cre\u201d 342 léger pour les lobes inférieurs et moyens; b) un modèle à angle de près de 90 degrés pour les lobes supérieurs, lequel permet de contourner les coudes des bronches des deux lobes supérieurs; et c) un modèle à coudure dépassant l\u2019angle droit qui sert uniquement dans les cas de difformités ou de grandes angula- tions des bronches lorsque la sonde précédente n\u2019a pu être introduite.La sonde Thomson est souple, épouse la forme rigide du stylet laryngé, mais le sommet, comme un ressort, revient à sa forme primitive au niveau de lorifice des lobes supérieurs.3.La sonde ordinaire sans coudure, à sommet arrondi, non perforé, à ouverture latéraie terminale, dont nous nous sommes servi fréquemment à cause de sa grande simplicité d\u2019introduction et parce qu\u2019avec la position appropriée du malade, elle peut servir à l\u2019injection de tous les lobes.Toutes ces sondes peuvent étre introduites facilement, montées sur le stylet pour larynx de Mandelbaum, ou de préférence sur une broche inoxydable telle que celle utilisée par Thomson, a laquelle on peut donner la courbure laryngée nécessaire et qui est suffisamment longue pour embrocher la sonde dans toute sa longueur.Récemment, C.L.Jackson a imaginé un stylet très pratique qui combine les courbures et les principes de Mandelbaum et de la broche inoxydable.Description de la méthode Le patient est gardé à jeun pendant 7 à 10 heures, c\u2019est-à-dire de minuit précédant la procédure jusqu\u2019au matin suivant.L\u2019anesthésie locale à la clinique Chevalier Jackson diffère peu de celle employée pour l\u2019introduction du bronchoscope.Le pharynx est vaporisé délicatement (deux coups de poire sont suffisants) avec une solution de cocaïne ou de larocaïne à 10%.Le badigeonnage au porte-coton de la luette, des parois pharyngées, des sinus pyriformes, de la face postérieure de l\u2019épiglotte, des cordes vocales et de la région supérieure de la trachée est avantageusement rem- L'UNION MÉDICALE DU CANADA -\u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1938 placé par une légère vaporisation dans les régions oro puis laryngo-pharyngée, puis vestibulaire du pharynx, puis supra-glottique, avec un vaporisateur spécial.Ce dernier est muni d\u2019une canule délicate, de 20 centimètres de longueur, à courbure de base linguale que l\u2019on peut modifier à volonté et dont le sommet donne un jet dans quatre directions.Après quelques minutes d\u2019attente, nous instillons 1 à 2 centimètres cubes d\u2019une même solution avec la seringue de Lukens, au niveau des bandes ventriculaires, puis des cordes vocales et de la glotte.La solution imprègne toute la muqueuse endo-laryngée sous l\u2019action du réflexe nauséeux non encore aboli (1l l\u2019est parfois à ce moment) qui donne un bain à toute la muqueuse du voisinage de la glotte, tout particulièrement à la portion qui prendra contact avec la sonde.Le surplus de solution se déverse dans la trachée et les bronches en quantité suffisante pour insensibiliser l\u2019éperon trachéal et les principaux éperons bronchiques.D\u2019après notre expérience, 2 centimètres cubes sont suffisants.Mais parfois, chez certains adultes, il y aura avantage à injecter en surplus, peu de temps avant l'injection du !ipio- dol, 15 à 1 centimètre cube de la même solution à travers la sonde, pour supprimer définitivement la susceptibilité des régions plus basses.Mais ceci n\u2019est nécessaire qu\u2019occasionnellement, indépendamment de toute explication.Nous ne jugeons pas nécessaire de donner au préalable de sédatif ou de calmant.Ceci ne veut pas dire qu\u2019une injection de morphine ou de sédol ne favoriserait pas de meilleurs résultats dans certains cas particuliers.Mais nous avons constaté que sans sédatif, le patient coopérant contrôle aisément ses mouve - ments et répond davantage aux exigences de la procédure.Chez les adultes susceptibles à la cocaine et chez les enfants non trop jeunes pour l\u2019anesthésie locale, nous substituons à ln solution de cocaïne une solution de larocaïne ou de pontocaïne.Chez les jeunes enfants, nous procédons sans aucune anesthésie, 1n:is avec quelques modifications dans la technique. BONNIER: LIPIODOLAGE DE LA TRACHÉE ET DES BRONCHES 343 A B \u2026 Fig.3.\u2014 Marie M, 21 ans.A, B.\u2014 Cavités bronchiques géantes secondaires à C.D.\u2014 Un mois après la première intervention, une suppuration pulmonaire et à un empyème en- développement d\u2019un abcès dans le lobe moyen kysté ayant débuté 2 semaines après une amygda- droit, drainé immédiatement par une pneumonos- lectomie faite sous anesthésie à l\u2019éther.L\u2019empyème tomie large.Un lipiodolage au moyen de la sonde avait été drainé par la voie externe 6 mo.s au- de tout le poumon droit fait 3 mois plus tard paravant.démontre une cavité résiduelle d\u2019abcès avec aspect normal du reste du poumon. 344 L UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.avril 1938 Introduction de la sonde La sonde choisie est montée sur le stylet approprié préalablement lubrifié avec un peu d\u2019huile minérale stérile; puis par la méthode indirecte sous la direction du miroir laryngé tenu de la main gauche, elle est introduite au delà de la glotte.À ce moment, on abandonne le miroir, on saisit la sonde de la main gauche, que l\u2019on insinue dans la trachée sur une distance de 8 à 10 centimètres pendant que de la main droite, par un mouvement inverse, on retire le stylet.La sonde est alors ancrée à la commissure labiale droite ou gauche au moyen de ruban collant.Le patient est immédiatement dirigé vers la chambre fluorosco- pique.Sous l\u2019écran on corrige la position de la sonde dont l\u2019extrémité est placée au niveau de l\u2019orifice ou un peu au-dessus ou dans la bronche même du lobe ou des lobes à injecter.C\u2019est à ce moment qu\u2019on peut instiller 7 à 15 gouttes de la solution analgésiante à travers la sonde pour abolir complètement ou prévenir le réflexe tussigène.Localisation du lipiodol En moyenne, chez l\u2019adulte mâle, nous comptons 15 centimètres des incisives supérieures à la trachée et 27 centimetres des incisives à l\u2019éperon trachéo-bronchique.En insinuant la sonde 2 centimètres plus loin dans la bronche droite, nous atteignons l\u2019orifice du lobe supérieur droit, et avec 3 autres cms, les orifices des lobes moyen et inférieur.À gauche 1l faut glisser 30 à 32 cms pour atteindre les orifices des lobes supérieur et inférieur.Chez les femmes, en général 1l faut soustraire environ 2 à 3 cms.Lipiodolage Lipiodolage basal unilatéral 1° Lobes moyen et inférieur droits: la sonde est placée à l\u2019extrémité inférieure de la bronche souche.2° Un des deux lobes inférieurs: la sonde est placée dans l\u2019orifice correspondant.Le patient étant en position debout, nous injectons lentement 1 à 2 cm.cubes, puis après une pause pour corriger la position du patient, nous continuons l\u2019injection sous le contrôle de la fluoroscopie jusqu\u2019à atteindre en tout 7 à 10 cm.cubes qui sont généralement suffisants.Lipiodolage basal bilatéral à la même séance Après avoir fait l\u2019injection d\u2019un côté, nous retirons la sonde au-dessus de l\u2019éperon trachéal; d\u2019un mouvement de rotation, nous l\u2019insinuons dans la bronche opposée alors que le patient a retourné la tête vers le côté déjà injecté et fait face de ce côté.Puis nous procédons comme pour l\u2019autre côté.Dans certains cas où il faut agir plus vite, d\u2019excellentes bronchographies des 2 bases sont obtenues également, en plaçant la sonde 1 cm.ou 2 au-dessus de l\u2019éperon trachéal et en injectant 10 cm.cubes le malade étant incliné à gauche.puis 10 cm.cubes, étant incliné à droite, ou vice versa.Une fois l'injection terminée, la sonde est vivement retirée et le patient immédiatement conduit à la chambre radiogra- phique.Généralement, dans la moyenne de nos bronchographies, à partir du début de l\u2019injection jusqu\u2019à la fin des prises radiogra- phiques, 11 s\u2019écoule de 3 à 5 minutes, délai qui est très suffisant, d\u2019après notre expérience, pour l\u2019atteinte des bronchioles périphériques.La durée totale maxima dans nos cas laborieux a été d\u2019environ 10 minutes.# Lipiodolage unilateral de tout un poumon Après l\u2019injection du lobe inférieur, la table est légèrement inclinée en Trendelenburg et le client tourné sur le côté latéral correspon- dan* dans la position dite de Cléopâtre (ainsi dénommée par le Dr Chamberlain), la tête un peu soulevée, les genoux fléchis.La sonde à ce moment est au-dessous (2 cm.) ou au niveau de l\u2019orifice du lobe supérieur.Nous injectons 10 em.cubes pour un lobe, 20 cm.cubes pour tout un côté.Aussi vite que possible, nous prenons ensuite des téléradiographies en position debout. BONNIER: LIPIODOLAGE DE LA TRACHÉE ET DES BRONCHES 345 Fig.4 \u2014 Thomas T., 4 ans 4.A.B.\u2014 Clou à tête plate logé tête en bas dans une bronche du lobe inférieur droit, depuis un an.Suppuration pulmonaire et empyème secondaires.C.\u2014 Clou extrait.Drainage de l\u2019empyème par voice externe avec diminution considérable des ombres pathologiques.D.\u2014 Nettoyage presque complet de la plage pulmonaire droite.Oblitération du cul-de-sac costo- diaphragmatique: petites adhérences pleurales secondaires. 346 Lipiodolage d\u2019un lobe supérieur La sonde est placée au-dessous, au niveau ou mieux dans l\u2019orifice même de la bronche correspondante.Le patient est dans la position dorsale oblique correspondante, en Trendelen- burg léger.Lorsqu'on le juge nécessaire durant l\u2019injection, le patient est tourné en position latérale franche de Cléopâtre de ce côté, puis en ventrale oblique correspondante.Téléradiographies en position debout.Lipiodolage du lobe moyen droit La sonde est placée dans l\u2019orifice de la bronche, et le patient est incliné en avant dans la position latérale oblique droite.Ou encore on donne la position déclive, ventrale oblique correspondante.Permettez-moi de noter qu\u2019à tous les instants durant les manœuvres ci-dessus décrites, il est possible de radiographier toute particularité mise en évidence au cours de l\u2019injection.Lipiodolage chez les enfants Chez les nourrissons et les très jeunes enfants, injection du lipiodol à travers le bron- choscope.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1938 Chez les jeunes enfants, par exemple de 5 à 10 ans, introduction de la sonde par la voie nasale puis dans la trachée sous laryngoscopie directe.Chez les autres enfants, nous avons trouvé plus simple l'introduction sous l\u2019écran fluoros- copique, sans aucune anesthésie locale préalable ou tout au plus à la larocaïne à 10%.La sonde est introduite par la voie nasale jusque dans le pharynx.À ce moment, la tête est placée en extension suffisante, la langue est projetée ou tirée en avant et la sonde est guidée progressivement dans le larynx, la trachée et les bronches.Les efforts violents de toux sont partiellement calmés par l\u2019instillation à travers la sonde de sept à quinze gouttes de larocaïne à 10%.Le lipiodol dont le volume généralement n\u2019est que la moitié du volume requis par l\u2019adulte, est injecté en vitesse relative; puis la sonde est immédiatement retirée.Ordinairement, la toux cesse presque entièrement à ce moment; alors les téléradiographies sont prises en vitesse.Quantité de lipiodol à injecter.Notre moyenne chez plusieurs centaines de cas étudiés à la clinique Chevalier Jackson, présente une quantité minime comparativement aux moyennes citées par les auteurs.Lipiodolage d\u2019une base pulmonaire ou d\u2019un lobe Lipiodolage des 2 bases pulmonaires Lipiodolage unilatéral de tout un poumon Adulte Enfant 7410 ce.5à 7 ce.ou moins selon l\u2019âge 15 à 20 cc.10 à 15 ce.ou moins selon l\u2019âge 15 à 20 ce.10 à 15 ce.ou moins selon l\u2019âge Conclusions D\u2019après notre expérience, à la clinique bron- choscopique Chevalier Jackson de Philadel- phie, la méthode du lipiodolage de la trachée et des bronches avec la sonde opaque en caoutchouc flexible ou semi-rigide est la méthode qui a le mieux répondu à la fois aux exigences du médecin, du radiologiste, du bronchoscopiste et du chirurgien.Elle nous a permis: 1.Le vidage des sécrétions trachéo-bron- chiques avant chaque injection.2.L'injection de la substance opaque, en territoire bien déterminé et même très restreint.3.Le contrôle absolu sous l\u2019écran fluorosco- pique quant à la quantité à injecter, quant à la position la plus favorable à donner au patient pour l\u2019atteinte des bronches difficiles d'accès, quant au jeu mécanique du flot opaque.4.La possibilité de radiographies adéquates pendant et après l\u2019injection. BONNIER: LIPIODOLAGE DE LA TRACHÉE ET DES BRONCHES 347 Fig.5.\u2014 Même patient que Fig.4.C.D.\u2014 Bronchographie de contrôle 6 mois plus tard.Sonde n° 14 introduite par la voie nasale, sous l\u2019écran, et laissée en place.Injection de 10 ec.de lipiodol.Quelques bronches seulement de la région médiastinale inférieure demeurent dilatées.A, B.\u2014 Bronchographie un mois après l'intervention chirurgicale.Dilatations sexiformes en amont de l\u2019obstruction par le corps étranger. 348 A C L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1938 Fig.6.\u2014 Martha Z., 18 ans.A.\u2014 Perte totale d\u2019aération du poumon droit due à une obstruction complète de la bronche souche droite par un neuro-fibrome prouvé tel histologi- quement.Un peu plus de 2 ans avant cet épisode, un neuro-fibrome encapsulé avait dû être extirpé chirurgicalement, .lequel adhérait en arrière, à lu plèvre viscérale droite.B.\u2014 Après quelques séances de morcellement à la pince et d\u2019électro-coagulation à travers un bron- choscope spécial ré-aération du lobe supérieur.C.\u2014 Bronchographie à la même époque, par la méthode directe, à l\u2019aide du fluoroscope à 2 plans.Le bronchoscope et le tube aspirateur employé pour l'injection ont été laissés en place, et la radio inversée en position endoscopique.Le lipiodol ne put être injecté que dans le lobe supérieur à cause de l\u2019obstruction complète de la bronche souche au-dessous de cet orifice.D.\u2014 Autre radiographie prise quelques minutes plus tard après soutirement du bronchoscope.Déformation et dilatations intéressant toutes les bronches du lobe supérieur.- BONNIER: LIPIODOLAGE DE LA TRACHÉE ET DES BRONCHES 5.Un confort relatif du patient et de l\u2019opérateur.Tout ce qu\u2019elle exige, c\u2019est un peu d\u2019entrainement au miroir laryngé et la connaissance des notions anatomiques élémentaires de l'arbre trachéo-bronchique.BIBLIOGRAPHIE 1.THOMSON, Samuel A.: « Bronchial Catheteriza- tion.» Amer.Jour.Surg., février 1936.2.JACKSON, Chevalier, et JACKSON, Chevalier L.: Bronchoscopy, Esophagoscopy and Gas- troscopy.3e éd.W.B.Saunders Co., Phila- delphie, 1934.3.THOMSON, Samuel, et GORDON, David : « Bronchial Catheterization in Pulmonary Tuberculosis.» Quart.Bul.Sea View Hosp., janvier 1936.4.HUIZINGA, Eelco: «Sur l\u2019exploration bronchique au moyen de lipiodol.» Revue Laryngol.Oto.Rhinol, février 1936.5.BONNAMOUR, S., BADOLLE, A.et GAILLARD, R.: « Le radio-diagnostic dans les affections broncho-pulmonaires par le lipiodol.» L\u2019Expansion Scientifique Française, 1929.6.KINDBERG, M.L.: Les dilatations des bronches.Masson et Cie, 1934.7.SOULAS, André: « Remarques sur la technique du lipiodolage bronchique par voie transglot- tique.» Bull.Tri.Soc.Belge Oto-Rhino-Laryn- gol., no 1, 1934.8.BLOCH, A., SOULAS, A, et AUCOIN, E.: La bronchoscopie.E.Chantenay, 1931.9.POTTER, B.P.: «Bronchography in Relation to the Pathology of Pulmonary Tuberculosis.» Amer.J.Reentgen.Rad.Ther.vol.31, mars 1934.10.CLERF, Louis H.: « Pneumography.» Tr.Amer.Laryngol.Rhinol.Otol.Soc., 1925.11.GREEN, Horace: « On the Infection of the Bronchial Tubes and Tuberculous Cavities of the Lungs.» Amer.Monthly, janvier 1855.12.MANDELBAUM, M.J, «Broncholysis.» Arch.Physic.Ther., 13: 673, nov.1932.13.STITT, H.S.: «Bronchial Lavage.» J.Med., 14: 576, janvier 1934.349 14.JACKSON, Chevalier: « The bronchial tree.Its study by insufflation of opaque substance in the Lung.» Amer.Journal of Reentgenology, vol.5, octobre 1918.15.KERNAN, John: « The use of Lipiodol for Lung Mapping under the Guidance of the Fluoroscope.» Tr.Amer.Bronchoscopic Soc, 96, 1927.16.FORESTIER, J., et LEROUX, L.: «Simplified Method of Bronchography.» Radiology, 24: 743, juin 1935.17.SMITH, D., CAMPBELL, et SCHALL, LeROY, A.: «Pneumography by Lipiodol: Its present uses and limitations.» Tr.Amer.Bronchoscopic Soc, 104, 1927.18.CABITT, Henry L., SINGER, J.J., et GRAHAM, Evarts A.: «Bronchography following thoracoplasty for tuberculosis.» J.Thor.Surg., 5: 259, février 1936.: 19.MOSHER, Harris P.: «False lung abcess and.Lipiodol.» The Laryngoscope, 37: 138, février 1937, 20.SICARD, J.A, et FORESTIER, J.: « Méthode générale d\u2019exploration radiologique par l\u2019huile iodée (lipiodol).» Soc.Méd.Hôp.Paris, 46: 463, 17 mars 1922.21 \u2014MOUNIER-KUHN, P., et LEVY, A.: «Le li- piodolage broncho-pulmonaire à la sonde sous le contrôle de l\u2019écran radioscopique.» Revue de Laryngologie, 52: 427, 15 juillet 1931.22.BALLON, David, LAIRD, H.: « Lipiodol in the diagnosis of broncho-pulmonary lesions by the bronchoscopic method.» Arch.Otolaryngol., 3: 403, mai 1926.23.SERGENT et COTTNOT: «Ce que la clinique peut demander aux injections intratrachéales de lipiodol dans le diagnostic des affections des voies respiratoires.» Presse Méd., 31: 500, 18 avril 1935.24.TUCKER, Gabriel: « Technic of bronchoscopic introduction of bismuth subcarbonate and iodized oil, 40 per cent, for pneumography.» Arch.Surg., 14: 175, janvier 1927.25.RAMADIER et NATTIER: «Le lipiodolage broncho-pulmonaire per radioscopique à la sonde.» Ann.d\u2019Otolaryngologie, p.848, août 1932.cero tl 0-2. RECUEIL DE FAITS LA STÉNOSE ULCÉREUSE DU PYLORE ET SES COMPLICATIONS \u201c a 2703: Par ).-E.DUBE Professeur de Clinique Médicale à l\u2019Université de Montréal, Médecin de l\u2019Hôtel-Dieu.Observation: Laurentien L., plâtrier, 26 ans, entre le 24 janvier 1938 à l\u2019Hôtel-Dieu, dans mon service, salle Saint-Joseph, n° 142, pour des troubles digestifs graves qui durent depuis le 15 décembre dernier.Très amaigri, pâle et d\u2019une extrême faiblesse, ce jeune homme dit qu\u2019il ne peut prendre qu\u2019un peu de liquide à cause de sa mauvaise digestion et de vomissements abondants qui surviennent presque tous les jours ou deux.A mon premier examen, le lendemain de son entrée, je ne constate rien de particulier aux poumons, cœur, foie et aux membres inférieurs.L\u2019estomac attire immédiatement mon attention lorsqu\u2019au simple palper je provoque un clapotage du creux épigastrique jusqu\u2019au-dessous de l\u2019ombilie.L'introduction du tube Faucher permet de vider immédiatement l\u2019estomac d\u2019une grande quantité de liquide trouble contenant des parcelles alimentaires.Je demande un examen radiographique du tube digestif qui, pour une raison ou une autre, ne peut être fait que le lendemain matin, après un deuxième lavage de l\u2019estomac.J'ajoute que ce jeune malade souffre de son estomac depuis le début de 1936, alors qu\u2019il présenta une symptomatologie clinique qui était déjà celle de l\u2019uleus gastrique: pyro- sis, douleur au creux épigastrique, apparaissant une à deux heures après chaque repas, parfois vomissements; soulagé par la prise d\u2019un alcalin ou d\u2019aliments.D\u2019autres crises gastriques, en moyenne quatre par année, ont succédé à celles du début de 1936, et coïncidaient chaque fois à du surmenage physique, augmentaient en intensité et duraient de plus en plus longtemps.Père, mère et 3 frères en bonne santé.Rougeole dans son enfance.Plus tard influenza (1918).Prédisposé au coryza, à cause d\u2019une obstruction partielle de la narine gauche.Dans les urines: traces d\u2019albumine; densité 1022; réaction acide; dépôt blanchâtre; phosphates; quelques globules rouges; présence de leucocytes.Présence de sang dans les selles.Le diagnostic de sténose pylorique par ancien ulcère, avec rétention, est confirmé par l\u2019examen radiologique du Docteur Albert Ju- tras, dont voici le protocole: « L\u2019arrivée du repas opaque dans l\u2019estomac « décèle une rétention alimentaire et liquide «abondante.Ce viscère est exagérément di- « laté dans le sens longitudinal et dans le sens « transversal.Sa capacité est certainement tri- « plée, c\u2019est dire qu\u2019il a perdu toute tonicité.« Le péristaltisme procède par périodes alter- «nées d\u2019hyperactivité et de silence complet.« Quand elles existent, les contractions sont « exagérées en nombre, en énergie et en vi- « tesse.On constate même, à certains mo- «ments, de l\u2019antipéristaltisme, phénomène «rare dans l\u2019estomac.Les contours sont par- « tout réguliers, sauf dans la région pylorique « qui n\u2019apparaît plus que sous la forme d\u2019un étroit défilé, large d\u2019un ou deux em.et long « d\u2019environ trois em.Sur le milieu de ce pas- «sage rétréci, du côté de la grande courbure, 1.Travail présenté à la Société de Gastro-Entéro- logie de Montréal, séance du 3 mars 1938. DUBÉ: LA STÉNOSE ULCÉREUSE DU PYLORE ET SES COMPLICATIONS « existe une image diverticulaire, une niche, « ayant les caractères du cratère ulcéreux.À « cause des difficultés de passage pylorique, le « bulbe n\u2019est jamais complètement rempli.«Six heures après le repas opaque, une in- « fime quantité de baryum est passée dans le « grêle, ce qui traduit non un spasme du py- «lore, mais un rétrécissement.Conclusions: «L\u2019ensemble de ces constatations précises, « permet de conclure à un ulcère de la région « pylorique avec sténose déterminant une énor- «me dilatation de l\u2019estomac et de la rétention « prolongée.» (Dr Albert Jutras.) Le Docteur Paul Marchildon, chirurgien, après examen du malade et des radiographies, conseille l\u2019intervention chirurgicale aussitôt après préparation du malade, qui est transféré dans son service, le 30 janvier.Représentation schématique des constatations radiologiques: énorme dilatation gastrique; (C.I.) couche intermédiaire par liquides de rétention; antre arrondi; (D) particules de baryum dans le duodénum; (N) niche sur le versant inférieur du défilé pyloro-bulbaire, image obtenue après longues ma- nœuvres (Dr À.Jutras).Le malade s\u2019affaiblit un peu chaque jour, par suite d\u2019une alimentation insuffisante.La tension artérielle qui était de 125/80, à l\u2019entrée, s\u2019abaisse à 110/75 quelques jours plus tard.351 Une analyse du sang faite le ler février donne les résultats suivants: hémoglobine: 58%; globules r.3,840,782; valeur globulaire 0.75; globules b.9218.Formule leucocytaire: polynucléaires neutrophiles: 70% polynucléaires éosinophiles 1%; polynucléaires basophiles 1%; lymphocytes (petits et moyens ) 26% ; grands mononucléaires 2%.L\u2019opération, décidée pour le lendemain matin, ne peut avoir lieu parce que le malade présente au cours de la nuit une complication grave avec transpiration abondante, pouls à 158 et tendance syncopale.Un peu d\u2019amélioration le lendemain et la nuit suivante.Une deuxième analyse du sang, faite le 4 février, donne: hémoglobine 25% ; globules r.2.989.845; valeur globulaire 0.41; globules b.10,155.Méme formule leucocytaire.Désormais le pouls s\u2019accélère et la tension artérielle continue de descendre.Par contre, la température qui était de 99°, s\u2019élève à 100° le lendemain de sa crise nocturne.Le 7 février, elle atteint 101 1/5° où elle demeure jusqu\u2019au 11, pour redescendre à 99°.Pour l\u2019instant, il ne peut être question d\u2019intervention chirurgicale.Troisième analyse du sang pratiquée le 11 février: hémoglobine 20% ; globules r.1,750.000; valeur globulaire 0.58; globules blancs 10,000; polynucléaires neutrophiles 81%; lymphocytes 15%.Cette baisse rapide dans le taux de l\u2019hémoglobine et des globules rouges n\u2019est pas enrayée par quatre transfusions: une première de 300 c.c.le 5 fév.; une deuxième de 300 c.c.le 7 fév.; une troisième de 200 c.c.le 9 fév.; et une quatrième de 150 c.ce.le 10 fév.Le malade est très affaibli, amaigri et d\u2019une pâleur extrême.Six autres transfusions ont lieu respectivement les 12, 14, 15 (2 transfusions).Des lavements nutritifs sont administrés chaque jour.Quatrième analyse du sang, le 14 février: hémoglobine 18% ; globules rouges, 1,675,000; valeur globulaire 0.54; globules blancs 8750; polynucléaires neutrophiles 91% ; lymphocytes 5%.| 352 Le malade paraît voué à une mort certaine.Faut-il l\u2019opérer quand même ?' Certes, si l\u2019on veut lui offrir une dernière chance.Le Docteur Marchildon pratique une gastro- entérostomie le 15 février.Un litre de sérum artificiel est injecté dans les veines.Les suites immédiates de l\u2019opération sont satisfaisantes.Le malade ne vomit pas; le lendemain, il passe des gaz par l'intestin et commence à s\u2019alimenter légèrement.Toutefois, la fièvre persiste à 100° et à 101° presque tous les jours, avec pouls à 120, et respiration à 24.\u2018 Le 21 février, dernière analyse du sang: hé- môglobine 5%; globules rouges 775,000; valeur globulaire 0.34; globules blancs 10,000.Une ponction exploratrice de la plèvre gauche ramène un peu de liquide sero-fibrineux.Un syndrome pulmonaire avec anoxémie rapide emporte le malade le 22 février 1938.L\u2019autopsie, pratiquée le même jour par le Docteur J.-L.Riopelle, donne le résultat suivant: : 0 Ulcère du duodénum.(Ulcère situé sur la face inférieure de la Ire portion du duodénum.Pourtour presque circulaire, mesurant à peu près 4 mim.de profondeur.Fond plat, plutôt lisse, mesurant environ 8 mim.de diamètre, légèrement surplombé de toutes parts par la muqueuse.Cette dernière offre partout la structure de la muqueuse duodénale avec glandes de Brünner.Sur la coupe histologique, la ligne de démarcation entre muqueuses duodénale et gastrique est beaucoup plus en amont de l\u2019ulcère, soit à 12 mim.du bord proximal de ce dernier.Le cratère ulcéreux est creusé dans un bloc cicatriciel englobant dans sa région profonde, une grosse ramification artérielle throm- bosée, des ganglions lymphoïdes et du pancréas.Orifice de gastro-antérostomie sans particularités.Sutures continentes.Absence de toute réaction péritonéale.) Anémie intense.Thrombo-phlébite du membre inférieur gauche.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1938 Infarctus multiples des deux poumons, avec début de ramollissement jaune des régions infarcies.Pleurésie fibrineuse bilatérale avec épanchement trouble de 600 c.c.à gauche, et de 200 c.c.environ à droite.Foie de stase.Rate et reins sans particularités macroscopiques.(Docteur J.-L.Riopelle, assistant pathologiste.) Commentaires Voici une observation qui présente, croyons- nous, un certain intérêt et mérite qu\u2019on s\u2019y arrête.| Si l\u2019ulcère pyloro-duodénal survient à tout âge, il se complique assez rarement de sténose pylorique grave avec rétention presque complète, comme chez notre malade âgé de 26 ans.L\u2019ulcère pyloro-duodénal présente peu souvent, d\u2019après notre expérience, jusqu\u2019à quatre récidives par année.Il est plus que probable que le sujet en cause eut survéeu si la gastro-entérostomie avait été pratiquée plus tôt.Entré à l\u2019hôpital le 24 janvier, il lui fallut attendre quelques jours avant que l\u2019exploration radiologique de son tube digestif fût effectuée.Il passa alors en chirurgie, puis au laboratoire pour l\u2019analyse du sang.L\u2019intervention décidée le ler février fut différée au 4, ce qui porte à 11 jours le délai entre son arrivée et la date convenue de la gastro-entérostomie.Il continua à jouer de malheur et fait, dans l\u2019intervalle, une complication qui remet forcément à plus tard l\u2019opération.Un examen satisfaisant des poumons ayant été impraticable au moment de la crise et même le lendemain, je suppose qu\u2019il a peut- être fait une petite embolie pulmonaire, explication de son angoisse et de sa dyspnée provisoire.La cause de la fièvre persistante nous est demeurée inconnue jusqu\u2019à l\u2019autopsie. DUBÉ: LA STÉNOSE ULCÉREUSE DU PYLORE ET SES COMPLICATIONS 353 Les constatations post-mortem du docteur J.-L.Riopelle, relatives à l\u2019endophlébite, expliquent l\u2019origine de l\u2019embolie.De cette histoire nous pouvons tirer la morale que tout sujet atteint d\u2019uleus sténosant de la région pyloro-duodénale avec rétention, doit être opéré sans retard, surtout s\u2019il est amaigri, s\u2019il ne peut plus s\u2019alimenter et si l\u2019hématopoièse demeure satisfaisante.(Pour discussion voir comptes rendus de la Société de Gastro-Entérologie de Montréal, séance du 3 mars 1938.p.417 du présent numéro de l\u2019Union M édicale.) +00 \u2014\u2014 (GD Fm oo.PRIX ELIE ASSELIN Le docteur Elie Asselin, professeur titulaire à la chaire de Physiologie de la Faculté de Médecine de l'Université de Montréal, a accordé un prix de cent dollars pour le meilleur travail de physiologie expérimentale effectué durant 1938. GASTROSTOMIE CONTINENTE ET CARDIOSPASME Par François DeMARTIGNY, Chirurgien consultant, hôpital Sainte-Jeanne-d\u2019Arc.Les cas de cardiospasme ne sont pas très fréquents.Les spasmes cèdent généralement au traitement médical.Le chirurgien n\u2019est consulté que pour les cas rebelles.Le traitement chirurgical préconisé consiste en une opération délicate et grave.J'ai eu depuis cinq ans à traiter deux cas de cardiospasme, ou du moins je les crois tels.Je crois que l\u2019on peut rapprocher les lésions du cardia qui produisent le spasme à celles des fissures anales.Dans les fissures anales, l\u2019expulsion des matières produit une douleur si vive que le malade retarde le moment de la défécation de dix, douze, et dans un cas que j'ai observé, quinze jours.Dans les cas de cardiospasme, les douleurs ne sont pas si vives; presque toute tentative d\u2019alimentation provoque un spasme suivi de la régurgitation du bol alimentaire.Les deux malades que j'ai opérés sont arrivés dans un état de déchéance physique tel que leur vie était en danger.Dans les deux cas, j'ai fait une gastrostomie continente, permettant l\u2019alimentation presque immédiate après l\u2019opération et un traitement local à l\u2019aide d\u2019un antiseptique qu\u2019ingurgitèrent en petite dose les malades et qui amena la disparition du spasme, dans un cas, en quelques jours.Je suis sous l\u2019impression, malgré qu\u2019il soit difficile de constater de visu, que ce qui amène le cardiospasme, ce sont des fissures ou des petites ulcérations de la muqueuse de l\u2019œso- phage dans la région du cardia.Il suffit de mettre l\u2019æsophage et le cardia au repos pendant un certain temps pour voir disparaitre le spasme.La première observation est celle d\u2019un forgeron du nom de B., Josaphat-Claude, demeurant à Sainte-Agathe, qui s\u2019est présenté à l\u2019hôpital, le 17 octobre 1932, pour dysphagie, douleurs, régurgitations intermittentes des aliments, auquel j'ai fait une gastrostomie con- tinente à lambeau tubulé et qui est sorti guéri le 9 décembre 1932.Observation (1).Malade admis le 17 octobre 1932.Maladie actuelle.Le malade se plaint de: 1° Dysphagie; 2° Régurgitations et vomissements à la moindre alimentation ; 3° Douleurs; 4° Amaigrissement marqué (50 livres).Ces troubles sont apparus il y a environ deux ans.D\u2019abord, le patient constata que ses aliments passaient moins bien et provoquaient souvent des régurgitations, phénomènes qui au début étaient intermittents ct passagers; mais à mesure que la maladie progressait, la dysphagie devenait plus marquée et s\u2019installait d\u2019une façon quasi permanente vis-à-vis toute alimentation, füût-elle solide ou liquide, à tel point que le patient rendait tout ce qu\u2019il prenait et se voyait forcé de refuser toute alimentation pendant 5 et 8 jours.Devant cet état ses forces l\u2019abandonnèrent et le patient maigrit d\u2019une cinquantaine de livres.Antécédents personnels: Maladies d\u2019enfance; Indigestions fréquentes accompagnées de vomissements; Gros mangeur de viande; Buveur modéré d\u2019alcool.Examen: Aspect général: médiocre.Patient très amaigri, décharné même.Peau sèche écailleuse, teint terreux, vue excavée. DE MARTIGNY : GASTROSTOMIE CONTINENTE ET CARDIOSPASME 355 Cœur: rythme régulier, bruits légèrement assourdis, pas de souffle.Poumons: respiration normale.Température: 992° Far.Pouls: 92.Abdomen: peau sèche, pannicule adipeux disparu; paroi musculaire affaissée.Douleurs à la palpation au point solaire.Diagnostic: cardiospasme.Opération: gastrostomie à lambeau tubulé sous anesthésie à l\u2019éther (bistouri électrique à ondes entretenues).Suites opératoires: normales.Le malade commence à avaler de l\u2019eau, du lait, puis est soumis progressivement à une diète générale généreuse.Le malade quitte l'hôpital, guéri, le 9 décembre 1932.Le 10 novembre 1937, je recevais de mon- steur B.une lettre dans laquelle il me disait: « Pour manger, je mange bien et par la bouche.Mon petit trou du côté, c\u2019est-à-dire la petite plaie de l\u2019abdomen, est guéri il y a à peu près deux ans et demi.Je travaille, et cette année je me sens encore mieux.» Compte rendu d\u2019examen radiologique: L\u2019absorption d'un repas opaque sous le contrôle radioscopique ne montre pas de lésion œsopha- gienne.Pas de spasme, ni de rétrécissement.Observation (2).Le 30 mai dernier se présentait à mon bureau MÎle B., âgée de 48 ans, qui m\u2019a raconté qu\u2019elle fut empoisonnée il y a plus de deux ans par des vapeurs de monoxyde de carbone et que, depuis ce temps, elle souffre de l\u2019estomac avec des crises de régurgitations à intervalles irréguliers.Elle fut traitée, avant de se présenter à mon bureau, dans un hôpital de cette ville où on lui fit une gastroscopie et où on porta le diagnostic suivant que me transmet le surintendant médical de l\u2019hôpital: « Mlle B.fut admise dans notre institution le 6 novembre 1936, se plaignant de troubles digestifs.Il y a huit mois, Ta patiente fut intoxiquée de façon chronique par le monoxyde de carbone.On lui fit une gastroscopie le 2 décembre 1936: introduction facile.L'appareil doit être poussée profondément avant de mettre en évidence les zones visibles de l\u2019estomac.La muqueuse apparaît alors pâle avec des mucosités très abondantes dans le lac muqueux.Aucun signe de lésion.«Le diagnostic final fut: dislocation gastrique.Complication: aérophagie.«La patiente reçut son congé le 17 décembre 1936, étant améliorée.» Elle n\u2019a jamais souffert de douleurs intenses, mais après la gastroscopie, pendant un certain nombre de jours, elle vomit du sang en très petite quantité.Elle me dit avoir maigri de 85 livres.Elle est d\u2019ailleurs très pâle, mais ne présente pas, toutefois, le teint classique cancéreux.A l\u2019examen, je ne découvris aucun ganglion ni aucune tumeur probable dans la région de l'estomac.Je l\u2019adressai à l'hôpital avec le diagnostic probable d\u2019occlusion de l\u2019æsophage d\u2019origine traumatique ou de cardiospasme.La radiographie du tube digestif faite par le Dr H.Lacharité (dossier n° 32439) montre: « (Esophage: cing heures apres l\u2019ingestion d\u2019un repas opaque, il y a présence du barium dans l\u2019œsophage.L\u2019ingestion d\u2019une pâte opaque montre un arrêt complet de celle-ci au niveau du tiers inférieur avec dilatation de l\u2019œsophage en amont.La progression de la pâte opaque vers l\u2019estomac se fait excessivement lentement et d\u2019une façon intermittente, sous la forme d\u2019un mince filet tortueux.« L\u2019examen de l\u2019estomac est abandonné à cause de l\u2019obstruction œsophagienne.« À la 24e heure, le repas opaque se retrouve dans le cæco-côlon et le transverse, qui est complètement ptosé.Cancer du tiers inférieur de l\u2019æsophage.» Devant ce diagnostic précis, il me restait, malgré mes hésitations, à accepter le diagnostic radioscopique.Le ler juin, je faisais une gastrostomie con- tinente à l\u2019analgésie locale, me servant, comme je le fais exclusivement dans mes opérations abdominales, du bistouri électrique à ondes entretenues.J\u2019institual' une suralimen- A AS 356 tation à l\u2019aide de la sonde (lait, lait malté.jaune d'œuf) et je lui fis avaler quelques gouttes d\u2019anyodol.A la fin du mois de juin la malade avait engraissé considérablement et buvait du lait et de l\u2019eau de Vichy facilement Je revis la malade, au commencement de septembre, transformée, n'ayant plus de régurgitation.Je la mis à un régime de bouillie de légumes et de farine qu\u2019elle avalait très facilement.Je revis de nouveau la malade à la fin d\u2019octobre; elle avait engraissé de 48 livres.La deuxième radiographie, faite par le Dr Hervé Lacharité le 27 octobre 1937, me donnait le résultat suivant: Examen radiologique de l\u2019æsophage: « Un nouvel examen de l\u2019æsophage montre encore la présence d\u2019un léger rétrécissement, mais sans irrégularité de l\u2019embouchure de l\u2019œsophage, avec progression lente de la bouillie opaque dans l'estomac, probablement attribuable à un léger phréno-spasme.«La lésion antérieurement constatée, d\u2019as- \u201cpect irrégulier, est complètement disparue.» La malade s\u2019est présentée à notre consultation en mars 1938, pouvant s\u2019alimenter normalement et conservant son embonpoint.Commentaires La gastrostomie continente n\u2019est pas une panacée dans les cas de cardiospasme.L\u2019on a presque épuisé la gamme des opérations dans ces cas: dilatation, en passant par la bouche du cardia avec des sondes en caoutchouc ou en métal, préconisés par Plummer, Einhorn, Bruenings.Ces dilatations ont connu des for- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1938 tune diverses et on a publié des cas de mort à la suite de dilatations, peut-être un peu brutales.D'autres ont préconisé la gastrostomie et, par la bouche stomacale, la dilatation à l\u2019aide des doigts ou instruments du cardia, pour supprimer le spasme, puis la dilatation faite, de fermer immédiatement l\u2019estomac et de continuer à entretenir la perméabilité du cardia à l\u2019aide de sondes.Malgré tout, cette méthode a rencontré de nombreuses récidives.Puis vint l\u2019opération qui consiste soit à enlever une bande de tissu musculaire du cardia et à fermer la brèche par un surjet ou, après avoir descendu et exposé le cardia, faire des incisions longitudinales en évitant de perforer la muqueuse.C\u2019est une opération délicate et dangereuse, laissant un organe affaibli, et les suites immédiates n\u2019ont pas toujours été favorables, témoin les cas de morts cités à la Société de Chirurgie de Montréal.La gastrostomie continente, au contraire, lorsqu\u2019on a posé le diagnostic de cardiospasme dû, soit à des ulcérations ou des fissures, est une opération bien réglée qui se fait facilement à l\u2019analgésie locale, qui n\u2019offre pas de danger grave et qui nous donne cet avantage de pouvoir nourrir, suralimenter même, nos malades presque immédiatement après l\u2019intervention, ce qui a son importance.En plus, la gastrostomie continente nous permet de traiter la lésion du cardia tout à son aise, sans se presser, et, j'en suis persuadé, de guérir ces malades aussi facilement que les deux malades que j'ai opérés et dont je vous rapporte les observations.\u2026\u2026._\u2014_\u2014@-\u2014.Les auteurs qui désirent des extraits de leurs travaux sont priés d'en faire la demande à l'éditeur, dès la parution du numéro qui contient ces travaux. STOMATITES À FUSO-SPIRILLES Par Jean-Philippe PAQUETTE, Médecin à l\u2019hôpital du Sacré-Cœur.La première relation d\u2019affection ulcéreuse de la muqueuse buccale a été faite en 1859, par Bergeron.Botkine l\u2019a rencontrée, en 1888, en Finlande.Elle prit alors le nom d\u2019angine finlandaise.En 1896.le Prof.Vincent a mis la question au point, en découvrant le bacille fusiforme comme agent microbien de cette infection.Puig, Leroy, Castaigne en ont éclairci la symptomatologie, la pathogénie et la pathologie, tandis qu\u2019Achard a indiqué l\u2019arsenie comme antiseptique de choix de l\u2019association fuso-spirillaire.Presque tous les auteurs décrivent deux variétés d\u2019angine de Vincent: l\u2019angine pseudo- diphtérique, l\u2019angine ulcéreuse.La première est caractérisée par des fausses membranes blanchâtres recouvrant l\u2019amygdale, les piliers ou le voile du palais avec rougeur et œdème des parties avoisinantes.Elle ressemble beaucoup à l\u2019angine diphtérique.Le laboratoire seul signe le diagnostic différentiel.La seconde consiste en ulcérations gri- sûâtres, profondes, douloureuses, siégeant aux mêmes points que la précédente, mais aussi aux gencives et à la partie charnue de l\u2019intérieur des joues.Dans les deux formes, il y a dégagement d'haleine fétide; le patient lui-même accuse des goûts atroces; il y a adénite cervicale plus ou moins marquée.L\u2019angine pseudo-membraneuse n\u2019est pas fréquente.La forme ulcéreuse rencontrée plus souvent revêt une symptomatologie floue, où, à côté des cas typiques du Traité de médecine, on est en présence de quelques petits signes subjectifs que corrobore le laboratoire.Au cours des quatre dernières années, il nous a été donné de rencontrer un certain nombre de cas de stomatite ou de gingivite d'origine fuso-spirillaire.Dans cette série où l\u2019association microbienne a presque toujours été reconnue, nous avons été frappés: 1° par la fréquence de l\u2019infection; 2° par les symptômes subjectifs: mauvais goûts, douleurs gingivales; 3° par les symptômes objectifs: haleine fétide, œdème gingival; 4° par l\u2019efficacité des arsénicaux dans le traitement; 5° par l\u2019absence de l\u2019ulcération typique.Sur ce dernier point, on peut se demander si l\u2019ulcération n\u2019était pas cachée.C\u2019est possible.Mais il nous est difficile d\u2019admettre que la symbiose existe à l\u2019état saprophyte, pour deux raisons: 1°.A cause des résultats obtenus dans le traitement; 2°.À cause de recherches bactériologiques sur certains cas témoins où toujours le laboratoire a donné une réponse négative.Voici quelques observations assez démonstratives, croyons-nous.Observation no 1.Enfant G., 18 mois.Vu en 1934.Temp.101°.Haleine fétide, gonflements et rougeur des gencives, qui saignent facilement.Hygiène familiale plus ou moins bonne.L\u2019enfant refuse toute nourriture.Culture: Diphtérie négative.Frottis: Fuso-spirilles: présence.Traitement: Application de mercurochrome à 3% sans résultat.Le 3e jour, injection sous- cutanée de sulfarsénobenzol, dose infantile.Amélioration: dès le lendemain, l\u2019enfant commence à manger.Cinq jours après, seconde injection.L\u2019amélioration s\u2019accentue et l\u2019enfant grignote des biscottes avant la 3e injection.Disparition de tous les symptômes.Guérison.Observation no 2.Enfant Bé., 18 mois.Vu en 1935.Hygiéne familiale meilleure que la précédente.Cas identique.L\u2019enfant s\u2019est mis à jouer dès le lendemain de la 1ère injection.Observation no 3.M.T., 18 ans, collégien.Vu en 1935.Consultation au sujet de fatigue, asthénie.Goûts âcres, liséré blanchâtre aux 358 gencives.Dents saines.Pas de signes pulmonaires.Radioscopie négative, pas d\u2019expectoration.Pas d\u2019autre symptôme subjectif.Frottis: présence de fuso-spirilles.Retourné à son médecin.Traitement: Arsenic par vole intraveineuse, 3 injections.Applications locales de novar.Guéri en moins de 3 semaines.Observation no 4.Mlle Phi, 25 ans.Référée par son dentiste à qui elle avait demandé une extraction totale à cause de mauvais goûts et de troubles digestifs.Ses troubles durent depuis un an.L\u2019examen révèle pâleur des muqueuses, hémoglobine à 65%, liséré grisâtre aux gencives et aux piliers, dents absolument saines.Prélèvement: angine.le 15 avril 1935.Rapport positif.Comme le traitement local aux différentes préparations antiseptiques a été tenté par le dentiste, nous commençons immédiatement l\u2019arsenic.Nous avons été heureux d\u2019employer la voie sous-cutanée, car à la seconde injection d\u2019arsaminol la patiente accuse des nausées et vomissements.Six injections, à raison de deux par semaine, ont été données.Après la quatrième nous avons adjoint l\u2019euclarsyl, 45 centigrammes, en solution de 10 c.c.comme rince- bouche deux fois par jour.L\u2019amélioration survint en 3 jours.Le traitement, continué une semaine, fut prouvé efficace par la disparition des symptômes et par le rapport de deux frottis négatifs.Observation no 5.Mlle Du., 16 ans, écolière, 1934.Bon état général.Pas de troubles du nez.Haleine Âcre.Se plaint de goûts atroces.Dents saines.Liséré gingival œdémateux.Traitement: Six injections d\u2019arsaminol.Tolérance parfaite.Guérison.Observation no 6.Mme Bris., 27 ans, mé- nagere, 1934.Pas de troubles du nez.Névropathe.Misère physiologique.B.W.négatif.Haleine fétide.Goûts atroces.Dents assez saines.Liséré œdémateux.Pas de frottis.Traitement: 8 injections d\u2019arsaminol intramuseu- laire.Disparition des symptômes.Guérison.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1938 Observation no 7.Bl., 30 ans, journalier, 1937.Vu pour troubles gastro-hépatiques.Ptose de l\u2019estomac.Etat général médiocre.Mauvaises dents.Gingivite.Liséré blanchâtre, soulevé œdémateux des gencives.Haleine atroce.Frottis, dents et gencives.Retour: présence fuso-spirilles.Traitement: 3 injections de Me- pharsen de 2 à 6 centigrammes.Disparition de troubles buccaux.Amélioration de l\u2019estomac; bande abdominale.Envoyé chez son dentiste pour extraction.Observation no 8.B., 30 ans, professeur, 1937.Bon état général.Mauvaises dents.Référé par son dentiste qui refuse l\u2019extraction immédiate.Traitements locaux ayant été tentés sans succès.Haleine repoussante.Douleurs dentaires et gingivales.Grisaille en bande soulevée aux gencives.Bordure rougeâtre.Saignement facile.Frottis: présence de fuso-spirilles.Traitement: 4 injections de Mepharsen.Tentative d'application locale de mercurochrome à 3% ne donnant aucun résultat.Les deux premières injections améliorent sensiblement la gingivite et font disparaître les douleurs dentaires.Application locale de Mepharsen et rince-bouche pour environ une semaine.Le patient réclame une quatrième injection pour consolider la cure.Grande amélioration.Frottis négatif.Certains troubles persistent, dus à l\u2019état des dents.Retourné au dentiste pour extraction.Observation no 9.Mme Th., 40 ans, ménagère, 1938.Gingivite pultacée, haleine fétide, repoussante.Mauvais état général.B.W.négatif.Cœur et poumons négatifs.Frottis: présence de fuso-spirilles.Traitement: les in- Jections d\u2019arsenic semblent trop risquées.Lavages seuls au Mepharsen deux fois par jour.Applications de poudre sur cratère des pustules.Disparition de l\u2019haleine et des goûts en 15 jours.Retourné au dentiste qui pratique l\u2019extraction totale en 3 temps.Guérison.Observation no 10.M.L., 24 ans, chauffeur, 1938.Etat général excellent.Se plaint de goûts âcres.Haleine fétide.Gencives sanieuses PAQUETTE: STOMATITES À FUSO-SPIRILLES à bordure rougeÂtre.Frottis: présence de fuso- spirilles.Traitement: 2 injections de Mephar- sen.Huit ampoules en lavages buceaux.Guérison.Observation ne 11.Mlle L., 30 ans, sténographe, 1938.Dépression nerveuse.Asthénie légère, anémie.Surmenée au travail.Odeur désagréable de l\u2019haleine, mauvais goûts.Epis- taxis fréquents, pas de catarrhe.Petit soulèvement des gencives.Frottis: absence de fuso- spirille.Traitement: 8 ampoules de Mephar- sen en lavages buccaux.Après deux jours, amélioration marquée.Disparition des symptômes en 6 jours.309 Conclusion 1° L'association fuso-spirillaire nous est toujours apparue comme pathogène.2° Si la véritable ulcération est plutôt rare, la gingivite nous a paru assez fréquente.d° Il n\u2019y a pas d\u2019inconvénient à tenter un traitement arsenical quelconque dans les cas douteux de stomatite à n\u2019importe quel âge, du moins en application locale.\u2014\u2014fp>\u2014\u2014 Messieurs les médecins sont invités à consulter les nombreux journaux, monographies et traités de médecine qui sont à leur disposition tous les jours de 9 am.à 5 p.m.le samedi de 9 à 11 am.au Secrétariat: 326 est, boulevard Saint-Joseph. PETITE CLINIQUE à + à + LA PÉRICARDITE ADHÉSIVE (SYNDROME DE PICK) Par Henri GELINAS, Médecin de l\u2019Hôpital Notre-Dame.Sans être fréquente, la péricardite, avec ou sans épanchement, est bien une des maladies le plus souvent méconnues.M.Behrend et B.S.Boles du « Philadelphia General Hospital», ont constaté, au cours des 10 dernières années, la présence d\u2019une péricar- dite 146 fois à la suite de 19,500 autopsies.Or, 4% de ces cas avaient été reconnus cliniquement.Il faut bien admettre que cette constatation doit être généralisée, et que bien souvent le pathologiste a l\u2019occasion de constater la présence d\u2019une péricardite qui n\u2019a pas été soupçonnée.Il y a bien des raisons à cela.Souvent, la péricardite aiguë est la complication d\u2019une autre affection qui la masque.Il peut s\u2019agir d\u2019une pneumonie, d\u2019une pleurésie d\u2019étiologie variable, d\u2019une septicémie, de la goutte, de l\u2019urémie, etc.Parfois, la douleur est minime ou absente et l\u2019attention n\u2019est pas attirée du côté du péricarde.Au cours de toute affection aiguë du thorax, il est de bonne pratique d\u2019examiner chaque jour l\u2019aire cardiaque dans le but de dépister l'apparition d\u2019un bruit de frottement caractéristique.Ce symptôme peut être fugace et ne persister que durant quelques heures ou quelques jours.Le diagnostic de péricardite aiguë peut être confirmé ou fait à la suite de constatation des autres symptômes habituels: augmentation des diamètres de l\u2019aire cardiaque avec forme spéciale dite « en bouteille », immobilité plus ou moins complète des bords de l\u2019ombre cardiaque, pouls paradoxal, rétraction systolique- des espaces intercostaux, éléctrocardiogramme partieu- lier.La péricardite reconnue, il y aura lieu de faire une ponction exploratrice ou évacuatrice suivant les cas.Une opération sera nécessaire en cas de péricardite purulente septique, opération avec drainage susceptible de sauver la vie du malade.Ici, nous avons plutôt l\u2019intention d\u2019insister sur un syndrome trop peu connu, celui de la péricardite adhésive.(Syndrome de Pick.) Le syndrome de Pick est la conséquence d\u2019une compression du cœur par le péricarde épaissi et surtout rétracté à la suite d\u2019une sclérose rétractile.Cliniquement, le malade se présente avec la tableau de l\u2019asystolie dite hépatique, décrite il y a longtemps par les vieux auteurs français.Le malade est cyanosé, le foie déborde les fausses côtes souvent d\u2019un travers de main; il y a de l\u2019ascite et les membres inférieurs sont plus ou moins œdé- matiés.Chose surprenante, la dyspnée, peu marquée souvent, n\u2019est pas proportionnée à la gravité des signes objectifs constatés.En face de ce tableau clinique, il est bien facile de porter un diagnostic de cirrhose hépatique, de néoplasme ou de péritonite tuberculeuse dans certains cas.Cette erreur sera d\u2019autant plus facilement commise que souvent il n\u2019existe pas la notion d\u2019une péricardite aiguë ancienne.La péricardite sèche adhésive s\u2019est constituée sans avoir été soupçonnée.C\u2019est pourquoi il faut examiner soigneusement tout malade souffrant d\u2019hypertrophie du foie avec ascite, avec l\u2019idée d\u2019éliminer ou de vérifier la présence d\u2019une péricardite adhésive.Les signes d\u2019insuffisance cardiaque au cours des diverses péricardites, adhésives ou liquidiennes, non compliquées d\u2019une défaillance : h \\ fi Cet ta tity fy GELINAS: LA PERICARDITE ADHÉSIVE (SYNDROME DE PICK) cardiaque concomitante, proviennent d\u2019une compression du cœur.La rétraction du péricarde est en tout comparable à celle de la plèvre, consécutive à une pleurésie aiguë ou chronique.On sait que ces pleurésies amènent de fortes rétractions d\u2019un hémithorax.Cette rétraction du péricarde compense, plus ou moins, l\u2019épaississement du même péricarde au point d\u2019être cause parfois d\u2019une diminution de l\u2019étendue de l'ombre cardiaque, et le cœur paraît tout petit.Les symptômes sont dus non à une systole insuffisante avec évacuation incomplète d\u2019une ou plusieurs cavités cardiaques, mais bien plutôt à une expansion diastolique réduite.Le péricarde, épaissi et rétracté, empêche l\u2019expansion complète du cœur.Il faut bien noter que les adhérences en elles-mêmes ont peu d\u2019importance et ne sont pas la cause des symptômes.Les tonicardiaques sont sans effet.Le sang expulsé à chaque systole est diminué de quantité.Seule une accélération plus ou moins grande du rythme cardiaque permettra l\u2019établissement d\u2019une circulation sanguine satisfaisante.La circulation est embarrassée.La pression veineuse est fortement augmentée aussi bien aux membres supérieurs qu\u2019aux membres inférieurs.Cette pression peut atteindre 20 et 30 cent.d\u2019eau (normale, 8 à 10 cent.d\u2019eau).En cas de cirrhose hépatique ou d'obstruction de la veine porte, avec gêne consécutive de la circulation aux membres inférieurs, la pression veineuse sera normale au niveau des membres supérieurs, à condition qu\u2019il n\u2019existe pas une insuffisance cardiaque concomitante.La pression veineuse se prend à l\u2019aide d'un appareil spécial dont le principe est bien simple.C\u2019est un manomètre constitué par un tube en verre, branché sur une aiguille à ponction veineuse.Le sang, après ponction de la veine, afflue dans le tube et il est facile de faire la lecture du chiffre de la pression.Cette épreuve peut être précieuse dans certains cas, et permettra de faire le diagnostic entre une hépatomégalie d\u2019origine cardiaque et une cirrhose également possible.361 Au cours de la péricardite adhésive, le malade est cyanosé.Nous avons observé, chez un sujet atteint de cette maladie, une cyanose intense de la partie supérieure du corps dans le décubitus horizontal, laquelle s\u2019atténuait en position assise.On peut noter le pouls paradoxal, pouls absent ou diminué à chaque inspiration.Il peut exister également une rétraction systolique des espaces intercostaux.L\u2019examen radioscopique \u2014 très important \u2014 mettra en évidence l\u2019existence d\u2019une ombre cardiaque de dimensions normales dans plus de la moitié des cas.Cette ombre peut être augmentée si la péricardite est très épaisse, ou si le cœur souffre de lésions valvulaires ou de myocardite.Le signe radiologique caractéristique, c\u2019est l\u2019absence ou la très grande diminution des mouvements des bords du cœur.Ce signe peut être mis en évidence sur la radiographie à l\u2019aide de la radio-kymo- graphie.D'habitude, cependant, une simple radioscopie sera tout à fait suffisante.Etiologie.La péricardite rétractile et adhésive est souvent la conséquence d\u2019une péricardite aiguë reconnue: péricardite tuberculeuse sero- fibrineuse ou purulente, péricardite purulente à germes banaux.Souvent, cependant, il est impossible de préciser et la nature de la maladie primitive et l\u2019époque à laquelle elle est survenue.La tuberculose paraît bien responsable de la moitié des cas environ.Les autres releveraient d\u2019une infection à germes banaux.Chose curieuse, le rhumatisme articulaire aigu ne paraît pas susceptible de causer cette maladie.Pronostic et évolution.Le pronostic est sombre.Non traitée chi- rurgicalement, cette maladie entraîne la mort à brève échéance.Traitement.Le seul traitement efficace est l\u2019opération de Delorme.Delorme lui-même n\u2019a jamais pratiqué cette opération qui consiste en une décortication étendue du cœur, après costo- 362 tomie.Hallopeau, en 1910, a pratiqué pour la première fois cette intervention répétée depuis par un certain nombre de chirurgiens.L\u2019opération de Brauer \u2014 simple costotomie précordiale \u2014 est tout à fait insuffisante.L\u2019opération de Delorme est une intervention assez sérieuse, entraînant une mortalité de 30% environ.Il faut bien ne pas oublier qu\u2019elle est pratiquée sur des sujets condamnés à brève échéance.BIBLIOGRAPHIE \u201cIndications pour opérations de cardiologie, pé- ricardiotomie et péricardiectomie », par Moses BEHREND et 1.R.S.BOLES: 108: 1941 (5 juin) 1937.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A, N.\u2014 Montréal, avril 1938 2.C.S.BECK: «Traitement des adhérences du péricarde» J.A.M.A, 97: (19 sept.) 1931.3.H H.TROUT: «Traitement des adhérences pé- ricardiques.» J.A.M.A, 96: 295; (24 janv.) 1931.4.C.S.BECK: «Deux triades de compression cardiaque.» J.A.M.A., 104: 714; (3 mars) 1935.5.R.A.GRISWALD: «Compression chronique du cœur due à la péricardite constrictive.» J.A.M.A., 106: 1054; (28 mars) 1936.6.Howard B.SPRAGUE: « Diagnostic différentiel entre l\u2019insuffisance cardiaque congestive et la péricardite constrictive.» The American Heart Journal, 12: 443; (oct.) 1936.7.Paul D.WHITE: «Péricardite constrictive chronique, (Maladie de Pick) traitée par la résection du péricarde.» Lancet, 2: 539 et 597; 1935.ee eee Les auteurs qui désirent des extraits de leurs travaux sont priés d'en faire la demande à l'éditeur, dès la parution du numéro qui contient ces travaux. MOUVEMENT MÉDICAL + + SUR L\u2019INTERPRÉTATION DES IMAGES RADIOLOGIQUES DANS LES PNEUMONIES \u201c Par Albert JUTRAS, Radiologiste à l\u2019Hôtel-Dieu.Le présent travail n\u2019offre aucune nouveauté.La pneumonie étant à l\u2019ordre du jour, il résume les principaux renseignements que les rayons X peuvent fournir à la clinique pour identifier cette affection, en définir l\u2019étendue et la topographie, en reconnaître les complications.Au cours d\u2019une pneumopathie aiguë, le médecin ne songe de recourir à la radiologie qu\u2019après avoir épuisé les autres moyens.La seule justification de cette conduite s\u2019est trouvée, jusqu\u2019en ces dernières années, dans les difficultés de pratiquer la radiographie au lit du malade.Actuellement nous possédons des appareils transportables, d\u2019un maniement aisé et d\u2019une sécurité parfaite, qui rendent simple la prise de clichés dans une chambre d\u2019hôpital ou à domicile.Certes les radiographies obtenues dans ces conditions ne possèdent pas les qualités de finesse que l\u2019on obtient avec les appareils des services spécialisés; elles suffisent néanmoins, dans la plupart des cas, à objectiver les plus grosses lésions, à confirmer ou infirmer certains doutes et même à déceler des états qu\u2019aucun signe physique ne traduisait.Nous appuyant sur l\u2019anatomo-physio-patho- logie, nous voulons dans cette revue d\u2019ensemble: 1° Analyser les caractères radiologiques de la pneumonie selon ses stades, ses localisations et ses complications; 2° Etudier les différences radiologiques des processus pouvant prêter à confusion.Signes radiologiques généraux Le pneumonie, inflammation aiguë du poumon déterminée par le pneumocoque, a pour effet de remplir les alvéoles pulmonaires d\u2019un exsudat séro-fibrineux et d\u2019en chasser l\u2019air.La zone envahie se traduit radiologiquement par un bloc d\u2019une densité très forte par rapport au reste du poumon respecté.Le qualificatif lobaire, que l\u2019on associe encore au terme pneumonie pour signifier que le processus se limite d\u2019ordinaire à un lobe, ajoute au radiodiagnostie, du moins en théorie, un élément de simplification.Donc, dans sa forme schématique, la pneumonie lobaire s\u2019exprime à la radiographie par une opacité dont les limites sont celles du ou des lobes affectés.En réalité, les choses sont plus complexes.Période d'\u2019engouement.C\u2019est chez l\u2019enfant que l\u2019on peut le mieux étudier le syndrome et l\u2019évolution radiologique de la pneumonie.Au stade d\u2019engorgement, qui dure de 24 à 48 heures, on trouve le classique triangle primitif d\u2019hépatisation pulmonaire décrit par Weill et Mouriquand comme un «triangle d\u2019ombre à base axillaire et à sommet plongeant vers le hile » (fig.1).Ce signe précède assez souvent les manifestations sthétacoustiques; il peut aussi les accompagner ou les suivre.Plus le triangle primitif est précoce, plus il laisse prévoir une pneumonie grave et compliquée.1.Travail présenté à la Société Médicale de Montréal, le 8 mars 1938. 364 Dans les formes dites centrales, avant que la périphérie ne soit atteinte, le triangle anticipe encore les signes physiques mais sans que le pronostic en soit pour cela plus mauvais (fig.7).Il arrive même que l\u2019exsudat reste cantonné près du hile dans la profondeur du poumon et qu\u2019on n\u2019en ait aucune manifestation auditive alors que le tableau radiologique est net.Durant l\u2019engouement les alvéoles contiennent encore de l\u2019air, ce qui prive l\u2019ombre radiologique de la densité qu\u2019elle gagne à mesure que l\u2019envahissement alvéolaire s\u2019accentue.Si l\u2019on suivait d\u2019heure en heure, par des radiographies sériées, la marche d\u2019une pneumonie au début, on verrait le parenchyme voisin du triangle primitif se densifier, l\u2019ombre s\u2019élargir et adapter sa forme à celle du ou des lobes atteints (fig.3).Sur certains films le triangle primitif, en raison de sa densité plus forte, reste discernable de l\u2019opacité causée par la congestion secondaire (fig.2).Période d'état.Au stade de consolidation complète, c\u2019est-à-dire d\u2019hépatisation rouge, le radiologiste doit avoir en mémoire le siège des scissures inter-lobaires.Il s\u2019épargnera ainsi des difficultés et des erreurs d'interprétation.Chacun sait, en effet, que le poumon gauche est divisé en deux lobes par une grande scissure qui part de la quatrième côte en arrière et se dirige obliquement en bas et en avant pour se terminer au voisinage de la sixième articulation chondro-costale.À droite, il existe en outre une scissure horizontale qui relie le milieu de la scissure principale au hile (fig.8).On a beaucoup insisté en ces dernières années sur le lobe de veine azygos résultant comme son nom l\u2019indique, du passage de ce vaisseau dans la région supra-hilaire du poumon droit.Ce siège anormal de la crosse azygos entraîne la production d\u2019un repli de la plèvre pariétale puis divise le lobe supérieur plus ou moins perpendiculairement à la clavicule et affecte la forme d\u2019une virgule renversée.Le lobule ainsi créé mérite d\u2019être connu moins à cause de localisations exclusives de L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1938 la pneumonie qu\u2019a cause d\u2019erreurs possibles d'interprétation (fig.9).À ce propos, citons Ledoux-Lebard qui résume comme suit les conclusions d\u2019un travail par Debré et Mignon: «1° L\u2019opacité radiologique due aux lésions condensantes du lobe azygos peut être confondue avec celle de l\u2019adénopathie juxta-tra- chéale vraie; «2° Les obscurités du lobe azygos ne sont pas toujours liées à des lésions pathologiques, mais peuvent être dues à une ventilation défectueuse de ce territoire pulmonaire, surtout lorsque la radiographie est prise au moment de l\u2019expiration ; «3° La visibilité de la scissure n\u2019est pas toujours la conséquence d\u2019une scissurite.» Si l\u2019on centre l\u2019ampoule à rayons X sur la 5e ou 6e dorsale d\u2019un sujet atteint d\u2019une pneumonie du lobe supérieur droit.on fera apparaître une démarcation horizontale et assez tranchée entre le contraste opaque et le contraste clair, au milieu du champ pulmonaire droit (fig.10).Si l\u2019hépatisation concerne uniquement le lobe moyen, la limite supérieure de celui-ci aura les mêmes caractères que dans le cas précédent puisque la même scissure entre en cause.Par contre, la bordure inférieure se montrera moins dense et plus floue, l\u2019épaisseur du lobe allant en diminuant vers le bas (fig.11).\u2018 Dans les consolidations du lobe inférieur droit ou gauche on obtient une image dont le bord supérieur s\u2019estompe et prend une direction légèrement concave en haut et en dedans (fig.12).En se basant sur ces seuls signes, on pourrait confondre pneumonie et pleurésie.Quand l'hépatisation pneumonique frappe le lobe supérieur gauche, on constate dans les vues antéro-postérieures ou postéro-antérieu- res une obscurité complète de l\u2019hémithorax (fig.13).Il faut placer le malade en oblique pour dégager la clarté triangulaire du lobe inférieur indemne et ne pas penser que le processus intéresse la totalité du poumon gauche (fig.14).Lorsqu\u2019un poumon entier se JUTRAS: LES IMAGES RADIOLOGIQUES DANS LES PNEUMONIES pneumonise, l\u2019hémithorax correspondant devient opaque sur toute sa hauteur et sous toutes les incidences; mais, comme le volume pulmonaire ne change pas sensiblement, les organes du médiastin n\u2019en subissent point de refoulement (fig.15).De la sorte, on élimine la pleurésie qui, au contraire, augmente le contenu thoracique et repousse le médiastin.On aurait tort de penser que la pneumonie assombrit en entier le lobe qu\u2019elle touche, l\u2019infiltration pouvant n\u2019être que partielle.En l'occurence, l\u2019interprétation doit être très circonspecte, même en face d\u2019une image triangulaire typique.Le radiologiste se bornera à décrire la densité, la morphologie et la superficie du foyer d\u2019ombre mais sans s\u2019engager trop loin sur la nature des lésions.Ce serait aussi une erreur de croire que les scissures constituent des barrières infranchissables.L\u2019infection paraît pouvoir, en certaines circonstances, se transmettre d\u2019un lobe au voisin par pure contiguité, le plèvre intermédiaire fut-elle intacte ou non.On conçoit que cet incident rend l'interprétation plus complexe puisque l\u2019ombre opaque ne reproduit plus la forme d\u2019un lobe pulmonaire.Période de résorption.Au stade de résolution on voit le foyer exsudatif perdre de sa densité et de ses dimensions.Chez l\u2019enfant, on assiste à l\u2019apparition du triangle « de retour » ainsï nommé par analogie aux râles sous-crépitants dits de retour.Cette ombre, dont la pointe s\u2019éloigne peu à peu du hile, se rétrécit et s\u2019allège progressivement pour disparaître dans les trois ou quatre semaines qui suivent la défervescence.Ainsi, les signes radiologiques qui existaient avant la complétion du syndrome, persistent après la guérison clinique (fig.4, 5 et 6).La tramite post-pneumonique est une notion d'importance.C\u2019est par la clinique qu\u2019on arrivera au diagnostic beaucoup mieux que par les rayons X qui révèlent le même empâtement après la résolution de la pneumonie franche que dans certaines formes de tuberculose incipiente.Stephani et Marchal déeri- vent cette image comme suit: « Le dessin pul- 365 monaire ne se voit pas; il se devine.Malgré les meilleures conditions techniques on n\u2019arrive jamais à aucune netteté.Les bords des vaisseaux ne peuvent se distinguer; les croisements apparaissent comme des taches floues; bref, le tout donne l\u2019apparence d\u2019une radiographie faite à très courte distance, avec des rayons mous, une longue pose et un gros foyer.» Rechutes.Après la guérison d\u2019un premier foyer pneumonique, les autres lobes peuvent être affectés successivement.Dans ces conditions chaque rechute se décèle radiologique- ment par les mêmes images d\u2019engorgement, d\u2019hépatisation et de résolution que celles déjà étudiées.L'hépatisation grise, qui représente une évolution défavorable de la pneumonie chez les gens tarés, les alcooliques en particulier, n\u2019a rien qui la distingue radiologiquement de l\u2019hépatisation rouge et la mort survient en général, avant que les complications suppu- rées n\u2019apparaissent.Complications Si l\u2019opacité ne s\u2019est pas résorbée en 3 ou 4 semaines, il faut se dire en présence d\u2019une complication ou d\u2019un faux diagnostic.Outre l\u2019hépatisation grise déjà mentionnée, les complications locales les plus habituelles de la pneumonie sont la pleurésie, la gangrène, l\u2019abcès et l\u2019atélectasie.L\u2019un et l\u2019autre de ces processus qui apparaissent souvent comme phénomènes métapneumoniques, peuvent aussi exister sans l'influence du pneumocoque.Qu\u2019on les étudie au chapitre Complications ou au chapitre Diagnostic différentiel, le problème radiologique change peu.Pleurésie.Si un mois après la défervescence, il persiste une obscurité dans le champ pulmonaire, il faudra songer à la possibilité d'un épanchement soit cavitaire, soit localisé et enkysté.La pleurésie de la grande cavité offre des caractères radiologiques bien connus: ombre homogène, dense et limitée en haut par la 366 ligne de Damoiseau; parésie de l\u2019'hémidia- phragme affecté; translation des organes du médiastin selon importance du liquide (fig.16).L\u2019épanchement de la grande cavité peut simuler l\u2019hépatisation du lobe inférieur avec la limite supérieure imitant la ligne de Damoiseau.Dans la pneumonie les contours de la masse ne se modifient pas dans les changements de position; dans la pleurésie, le décubitus entraîne l\u2019étalement du liquide pleural dans les parties déclives, à condition toutefois que la posture soit maintenue assez longtemps pour vaincre la résistance du parenchyme et du pédicule pulmonaire (fig.17).Le radiologiste devra se garder, en présence d\u2019une petite quantité de liquide pleural, d\u2019émettre l\u2019opinion qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un empyème.La plèvre se protège souvent au cours de la pneumonie par un exsudat non purulent.Seules la ponction exploratrice et la microscopie peuvent établir si l\u2019on a affaire à du pus, à de la séro-fibrine à polynucléaires ou encore à l\u2019épanchement lymphocytaire d\u2019une bacillose.Le groupe des pleurésies localisées qui peuvent en imposer pour une pneumonie, comprend: 1° Les épanchements enkystés par des adhérences en marge des champs pulmonaires; 2° les épanchements interlobaires.1° Les pleurésies enkystées marginales s\u2019offrent comme une ombre dense, à contour interne net et bombant dans le champ pulmonaire (fig.18).En variant les incidences derrière l\u2019écran fluoroscopique, on détermine avec précision le siège périphérique de la lésion, ce qui est capital autant pour le diagnostic que pour la ponction et le drainage.Les pleurésies scissuraires, en vue sagittale, en imposent assez facilement pour une hépatisation pulmonaire, surtout s\u2019il s\u2019agit du poumon droit (fig.19).Les épanchements entre le lobe supérieur et le lobe moyen, ou entre le lobe moyen et le lobe inférieur ne s\u2019identifient avec sureté que sur les clichés de profil où l\u2019on voit l\u2019ombre suivre le trajet théorique de la scissure intéressée (fig.20).L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurzeTIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1938 Gangrène.Quand la pneumonie évolue vers la gangrène, la zone hépatisée ne se clarifie point et, dès que l\u2019expectoration a éliminé un peu de matière nécrosée, on assiste à la formation de taches transparentes d\u2019abord multiples mais qui confluent peu à peu.Quand l\u2019escarre a été entièrement expulsée, on constate une ou plusieurs images hydro-aériques dont les caractères se confondent avec ceux de l\u2019abcès.Abcès.Les suppurations pulmonaires non tuberculeuses avec perte de substance, qu\u2019elles soient primitives ou secondaires, de nature pneumonique ou non, donnent lieu aux mêmes aspects radiologiques à conditions égales de siège, de volume et de remplissage.Avec ses caractères classiques, l\u2019image de l\u2019abcès pulmonaire est celle d\u2019une poche hydro- aérique, ovalaire, à grand axe longitudinal et développée dans un foyer de condensation.Le pourtour interne de la cavité est net, linéaire; par contre, les réactions du parenchyme ont des limites imprécises, dégradées (fig.27).L'image hydro-aérique varie avec l\u2019état de réplétion.Dans sa forme typique elle est constituée d\u2019un niveau liquide qui demeure horizontal quelle que soit la position du sujet et d\u2019une bulle gazeuse qui surmonte le culot opaque.Si l\u2019on radiographie un abcès vidé, on ne trouve plus qu\u2019une tache claire et, si la cavité est pleine, elle se confond avec l\u2019opacité qui l\u2019entoure.Ceci explique la variabilité des caractères radiologiques et la nécessité de répéter les examens.Le professeur Sergent a démontré que l\u2019abcès pulmonaire se laisse rarement opacifier par du lipiodol injecté dans les bronches, ce qui fournit des arguments négatifs d\u2019un très haut intérêt.Atélectasie.L\u2019atélectasie d'un lobe ou d\u2019une partie de lobe peut donner à première vue l\u2019impression d\u2019une pneumonie.C\u2019en est aussi parfois une complication.Quelle qu\u2019en soit la cause, inhibition nerveuse, obstruction JUTRAS: LES IMAGES RADIOLOGIQUES DANS LES PNEUMONTES interne des bronches par corps étrangers, sécrétions, proliférations ou bien compression extrinsèque par adénopathie, néoplasme, anévrisme, etc, le mécanisme est le même: le poumon non ventilé absorbe l\u2019air résiduel et se rétracte.Il s\u2019en suit, du point de vue radiologique, deux groupes de phénomènes: 1° Une opacification dense à limites nettes et qui sont celles du territoire dépendant de la bronche occluse; 2° Une attraction centripète des organes cir- convoisins: le cœur et le médiastin se déplacent vers la lésion, l\u2019hémidiaphragme correspondant se surélève et s\u2019immobilise, les côtes de la région s\u2019affaissent et se figent (fig.22).Dans la masse atélectasiée, il se forme parfois des petits abcès qui lorsque la perméabilité bronchique s\u2019est rétablie, se comportent comme des bronchiectasies et sont, contrairement aux gros abcès, réceptifs au lipiodol.Nous tenons à mentionner tout spécialement l\u2019atélectasie des lobes inférieurs chez les jeunes enfants.L\u2019affection est fréquente mais passe presque toujours inaperçue.Dans la localisation droite, elle détermine une opacité qui remplit le sinus cardio-phrénique, formant ainsi un triangle dont la base est représentée par le diaphragme, le côté interne par le contour du cœur et le côté externe par une hypo- thénuse bien tracée qui relie l\u2019oreillette droite au dome phrénique.A gauche, cette image se cache souvent derrière la silhouette cardiaque; mais, pourvu qu\u2019on y songe, on sait la reconnaître grâce à sa densité.Bien entendu, la portion du diaphragme en contact avec le poumon inextensible, demeure fixe durant l\u2019inspiration (fig.23).Des nécropsies et des broncho-scopies en séries ont prouvé que ces petites atélectasies de la base dépendaient, la plupart du temps, d\u2019une obstruction par de l\u2019huile de foie de morue, de la bouillie ou des caillots de lait chez les enfants qu\u2019on alimente couchés.L\u2019aspiration par voie bronchique rétablit la perméabilité et la guérison est rapide pourvu qu\u2019il n\u2019existe pas encore d\u2019abcès et de bronchiectasie au delà de l\u2019obstacle.367 Complications multiples.Plusieurs des complications désignées peuvent se rencontrer parfois simultanément ou se succéder chez un même individu.Nous observons présentement avec le Prof.Dubé un jeune homme de 17 ans qui, en outre de son hépatisation du lobe pulmonaire inférieur droit, fait de la gangrène, des abcès, une scissurite, un épanchement de la grande cavité et une suppuration marginale enkystée.Diagnostic différentiel Les signes radiologiques que nous avons décrits concernant les pleurésies, la gangréne, l\u2019abcès et l\u2019atélectasie en tant que complications, s'appliquent, presque sans réserve, aux mêmes états éclos sans pneumonie préalable.Nous les passerons donc sous silence à propos du diagnostic différentiel, nous bornant à une discussion cursive sur les congestions pulmonaires aiwgués, les broncho-pneumonies, la pneumonie caséeuse, la spléno-pneumonie, le néoplasme et l\u2019infarctus.Les congestions pulmonaires aiguës.T'an- dis que l\u2019école américaine tend à classer les congestions aiguës du poumon parmi les pneumonies, l\u2019école française les maintient comme individualités.Dans la congestion, la dilatation des vaisseaux domine et l\u2019extravasation séro-sanguine est moins marquée que dans la pneumonie lobaire.L'expression radiologique est sensiblement la même dans les deux maladies à la période d\u2019état.Ce qui complique le problème c\u2019est que dans certaines de ces sol-disantes congestions on trouve le pneumocoque de Talamon-Fraenkel.Seule l\u2019évolution radio-clinique permet la distinction en ce sens que la congestion disparaît plus précocement que l\u2019hépatisation mais aussi rechute avec plus de fréquence et se montre plus sujette aux réactions pleurales.Broncho-pneumonie.La broncho-pneumonie à foyers lobulaires disséminés se présente à la radiographie comme des nodules de grosseur variable et séparés les uns des autres par des espaces clairs.Ici, le diag- 368 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014BuLLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1938 M SCISSURES BROÎTES A No Fi6.12 ~ Interprétation des images radiologiques dans les pneumonies.LEGENDE \u2014 Les six premières figures montrent une évolution typique de la pneumonie chez l\u2019enfant.Fig.7: forme centrale de pneumonie sans signes stéthacoustiques.\u2014 Fig.15: pneumonie intéressant la totalité d\u2019un poumon; noter l\u2019absence de déplacement du cœur, contrairement à ce qui apparaît sur la Fig.suivante qui est celle d\u2019une pleurésie.\u2014 Fig.17: étalement du liquide pleurétique en décubitus latéral.Fig.18: pleurésie marginale enkystée.\u2014 Fig.19ct 20: pleurésie interlobaire enkystée.\u2014 Fig.21: abcès ou gangrène pulmonaire.\u2014 Fig.22: grande atélectasie pulmonaire.remarquer l\u2019action centripète sur les côtes, le diaphragme et le médiastin.\u2014 Fig.23: atélectasie partielle d'un lobe inférieur chez l\u2019enfant.Fig.24: à gauche, broncho-pneumonie nodulaire; a droite.broncho-pneumonie pseudo-lobaire.Fig.25: infarctus récent.\u2014 Fig.26: infarctus ancien. JUTRAS: LES IMAGES RADIOLOGIQUES DANS LES PNEUMONTES nostic ne préte guère à difficulté.Il en est tout autrement de la forme pseudo-lobaire qui se rencontre surtout chez l\u2019enfant et dans laquelle les noyaux confluent au point de donner une ombre homogène fort semblable à celle de la pneumonie (fig.24).Les seules différences que l\u2019on puisse saisir c\u2019est que les frontières à l\u2019intérieur du champ pulmonaire sont moins précises et ne correspondent pas aux limites du ou des lobes intéressés.Mais, même ceci n\u2019est pas toujours vrai.Il existe certaines broncho-pneumonies grippales dont la différenciation radiologique avec une pneumonie franche s\u2019avère impossible à un seul examen et surtout sans l\u2019aide clinique.Pneumonie caséeuse.Rien ne ressemble plus à une pneumonie séro-fibrineuse qu\u2019une pneumonie bacillaire au début: même bloc dense, homogène et limité par une scissure.L\u2019incertitude clinique elle-même subsiste jusqu\u2019à l\u2019apparition de crachats bacillifères, lorsque le ramollissement est assez avancé et le drainage en marche.Du reste, à cette période, l\u2019expression radiologique change elle aussi.La masse perd son homogénéité et se crible de trous polymorphes comme un fromage de Gruyère, cependant que les autres lobes donnent déjà des signes d\u2019envahissement.On songera à la pneumonie caséeuse ou phtisie galopante chaque fois qu\u2019une opacité lobaire ne s\u2019atténuera pas dans les délais habituels de la résorption des infiltrats à pneumocoques.Les radiographies hebdomadaires ont, en l'occurence, une grosse valeur pronostique.Spléno-pneumonie tuberculeuse.Les mêmes considérations s\u2019adressent aux spléno- pneumonies qui marquent le début de la tuberculose chez certains enfants, avec cette différence que l\u2019opacité est parfois hétérogène, constituée de zones plus sombres, de paquets ouatés comme dans les broncho-pneumonies.Quand l\u2019obscurité couvre tout un hémithorax on penserait aussi à une pleurésie si le cœur et les organes du médiastin ne demeuraient en place.369 Néoplasies.Le cancer primitif à forme lobaire en imposerait parfois pour une pneumonie si l\u2019histoire, les symptômes et la marche de la maladie n\u2019entraient en ligne de compte.Il est rare qu\u2019en variant les incidences on ne saisisse une bande claire entre la masse et la paroi, ce qui dénote qu\u2019une certaine part du parenchyme échappe à l\u2019envahissement.La teinte du néoplasme d\u2019ailleurs manque en général d\u2019uniformité, se composant de bosselures et de grossières arborisations qui transparaissent sur un fond sombre.Les examens périodiques montrent l\u2019extension du processus en superficie, en profondeur et en densité sans égard pour les barrières inter-lobaires.Le cancer nodulaire, les néo- plasies métastatiques et les kystes produisent des opacités arrondies, de dimensions variables et, s1 elles sont multiples, plus ou moins disséminées.L'infarctus.L'\u2019infarctus pulmonaire donne, comme image courante, une ombre triangulaire à base axillaire et à sommet dirigé vers le hile, ombre qui rappelle de très près le triangle pneumonique et dont le volume varie avec l\u2019importance de l\u2019embolus.Il ne faut pas oublier qu'une artère qui s\u2019oblitère engendre une carnification en forme de cône.La silhouette de ce cône, en projection latérale, affecte l\u2019aspect de triangle tel que mentionné; mais, en vue axiale, c\u2019est-à-dire observé en enfilade de la pointe vers la base et vice versa, l'ombre se présente en disque.Dans les positions intermédiaires, elle peut devenir très complexe.C\u2019est pourquoi, à côté des infarctus à forme triangulaire typique, on en a décrit de morphologie atypique et susceptible d\u2019imiter d\u2019autres affections.Les statistiques démontrent que l\u2019infaretus se produit à droite dans 80% des cas et plus spécialement dans la moitié inférieure de l\u2019hémithorax, l\u2019embolie fut-elle d\u2019origine veineuse, d\u2019origine arté- reille ou d\u2019origine cardiaque.Il faut aussi retenir que l\u2019image radiologique de l\u2019infarctus persiste pendant des années quand le thrombus s'organise et transforme le lobule en un bloc scléreux (fig.25 et 26). 370 Conclusions - En somme, certaines pneumopathies aiguës ou chroniques ressemblent à s\u2019y méprendre à la pneumonie et celle-ci peut en imposer pour d\u2019autres affections.La radiologie ne doit pas prétendre régler seule tous les problèmes diagnostiques; mais, d\u2019autre part, c\u2019est une erreur de la réserver aux cas désespérés.En guise de conclusions nous dirons: 1° La radiologie n\u2019offre aucun signe pathognomonique de pneumonie séro-fibrineuse.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurzETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1938 2° Analysés à la lumière des données cliniques, les signes radiologiques fournissent des renseignements de grande valeur sur l\u2019existence, le siège, l\u2019étendue, l\u2019évolution et les complications de la pneumonie.3° La radiologie aide à identifier les processus susceptibles de simuler cliniquement fa pneumonie et à révéler des états insoupçonnés du parenchyme pulmonaire.4° Le matériel radiologique moderne permet la prise de clichés au lit du malade, aussi bien à domicile qu\u2019à l'hôpital.» +0 \u2014\u2014\u2014lf \u20ac 0 +.Messieurs les médecins sont invités à consulter les nombreux journaux, monographies et traités de médecine qui sont à leur disposition tous les jours de 9 am.à 5 p.m.le samedi de 9 à 11 a.m\u2026 au Secrétariat: 326 est, boulevard Saint-Joseph. DIAGNOSTIC ET TRAITEMENT BIOLOGIQUES DES PNEUMONIES ET DES BRONCHO-PNEUMONIES \u201c Par Armand Il est impossible, en ces quelques pages, de faire une revue un peu détaillée des travaux récents sur le diagnostic et le traitement biologiques des pneumonies et des broncho-pneumonies.D\u2019une façon très sommaire, je rappellerai les services que le laboratoire a rendus et rend à la clinique en ce domaine, les espoirs qu\u2019il fonde sur les résultats encourageants des travaux poursuivis, à l\u2019heure actuelle, partieu- lièrement par l\u2019Ecole américaine, au Rockefeller Institute de New-York.J\u2019espère traiter un jour cet important problème avec plus d\u2019ampleur.Le présent travail se limite à renseigner le médecin praticien d\u2019une façon concise et pratique.Il se complète en un sens par le solide exposé de mon collègue Jules Prévost sur la sérothérapic pratique.1.Historique Trois noms célèbres se rattachent aux premiers travaux sur le pneumocoque et la pneumonie: celui de Pasteur qui, en 1881, en collaboration avec Chamberland et Roux, nota la présence d\u2019un «diplocoque encapsulé » an cours d\u2019une septicémie du lapin causée par l\u2019inoculation de salive d\u2019enfants atteints de rage; celui de L.Talamon, un autre Français.qui, en 1883, à l\u2019Hôtel-Dieu de Paris, retrouva le même microbe, constamment, dans lex era- chats de pneumoniques; finalement celui do Fraenkel qui, en 1886, publia un mémoire resté classique sur le « Pneumoniecoccus », comme agent de la pneumonie lobaire, franche et aiguë, cette maladie définitivement individualisée en clinique par l\u2019immortel Laennce.En 1886, Weichselbaum confirmait ces travaux et établissait solidement le rôle du pneumocoque dans la pneumonie lobaire, bien -\u2014 1.Travail présenté a la Société Médicale de Montréal, le 8 mars 1938.FRAPPIER.qu'il admît que cette affection pût être causée quelquefois par un petit nombre d\u2019autres microorganismes.(On sait qu\u2019il existe une pneumonie bacillaire à bacilles de Friedlan- der, pouvant en imposer cliniquement pour une infection à pneumocoque du type IIT, ou pneumocoque muqueux, ordinairement fatale.Sur 480 cas de pneumonies lobaires dont ils ont déterminé clairement l\u2019agent causal, les travailleurs de l\u2019Institut Rockefeller ont obtenu le pneumocoque dans 454 cas.Les 26 autres étaient causés par le B.de Friedlander, le B.de l\u2019influenza, le streptocoque, le staphylocoque ou des associations de ces microbes.) Pas moins de 40 ans s\u2019écoulèrent avant la mise au point de méthodes biologiques de traitement et de prévention de la pneumonie, tant il est vrai que la connaissance d\u2019un agent pathogène ne comporte pas nécessairement celle des moyens de le combattre.Les premières tentatives de préparation de sérum antipneumococcique remontent fort loin, mais on peut dire qu\u2019avant la dernière décade, la sérothérapie de cette maladie n\u2019était pas née, faute d\u2019immuns-sérums riches en substan- ccs immunisantes et d\u2019une méthode pratique ct rapide de détermination des types de pneumocoques.C\u2019est qu'on ignorait encore les vraies caractéristiques antigéniques du pneumocoque.Les importantes recherches de Neufeld et Haendel, en Allemagne, vers 1910; de Dochez et Gillepsie, de Cole, en Amérique, vers 1913; et de Lister, en Afrique-Sud, ont permis a la sérothérapie antipneumococcique de progresser.Ces travaux, particulièrement, ceux du groupe américain de l\u2019Inst:tut Rockefeller de New-York, ont révolutionné non seulement la bactériologie du pneumocoque, mais l\u2019inimu- nologie elle-méme, notamment les notions jusqu\u2019alors simplistes sur la spécificité. 372 2.Les types de pneumocoques Voici, en résumé, les conclusions de ces travaux, confirmées et complétées par un amoncellement de publications.L\u2019espèce bactérienne du pneumocoque, appelée, pour les besoins taxonomiques modernes, « Diplococeus pneumoniæ », n\u2019est pas homogène, loin de là.En faisant défiler une quantité raisonnable de souches de pneumocoques en présence de deux sérums antipneu- mococciques agglutinants, on a remarqué que 61% seulement des souches étaient agglutinées, soit 41% par le premier sérum, ou sérum I, 20% par le deuxième, ou sérum II.Il resterait un certain nombre de souches d\u2019aspect muqueux, soit 17% du total des souches, formant aussi un groupe sérologique à part, le groupe III, et enfin le groupe IV, renfermant 22% des échantillons qui n\u2019étaient pas agglutinables par les sérums des trois groupes précédents et formaient un groupe hétérogène non classifiable.On a désigné les sérums et les souches homologues des trois premiers groupes sous les noms respectifs de type I, type II et type III.Le groupe IV, hétérogène, ne forme donc pas un type défini, on ne dit pas le type IV, mais le groupe IV; cependant, des recherches récentes ont déterminé au sein de ce groupe des types bien définis: V, VI, VII, VIIL Il y aurait jusqu\u2019à 32 types de pneumocoques et plus.Telle multiplication de types se simplifiera peut-être un jour.D'ailleurs, en étudiant l\u2019incidence de chacun des types de pneumocoques, au cours des pneumonies, on se rend compte que les trois premiers jouent les rôles les plus importants.Avant d\u2019aller plus loin, il est bon de savoir la raison biologique qui individualise certains groupes de pneumocoques en types sérolo- giques.C\u2019est une raison chimique, ou plutôt physico-chimique.Dochez et Avery, en 1917, Dochez et Hei- delberger, en 1923, ont démontré la présence d\u2019une substance spécifique soluble, de nature polysaccharide, dans les cultures de pneumo- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1938 coques, substance d\u2019origine capsulaire, sécrétée par le microbe.Cependant, il faut s\u2019entendre sur la spéei- ficité de cette substance soluble: d\u2019abord.elle est dépourvue de pouvoir antigénique per se; injectée a \u2019animal, elle ne sucite aucun anticorps.Néanmoins, elle réagit sérologiquement avec un sérum préparé au moyen du pneumocoque complet du méme type que celui qui l\u2019a sécrétée; elle possède donc une spécificité réactionnelle de type.Elle tombe dans la catégorie des antigènes partiels, appelés Haptènes par Landsteiner.Pour devenir antigène vrai, il lui faut être unie au soma du microbe.et encore ne détermine-t-elle alors que le type du pneumocoque, et non pas l\u2019espèce pneumo- coccique, dont les caractères spécifiques sont rivés aux protides du soma microbien.Chaque type de pneumocoque produit une substance soluble différente.Privés d\u2019elle, les pneumocoques ne peuvent plus s\u2019individualiser en types: ils deviennent antigènes d\u2019espèce, de sorte que les sérums préparés avec le seul soma microbien peuvent agglutiner tous les somas de pneumocoques, de quelque type qu\u2019ils soient.Mais les sérums préparés avec le corps microbien complet, incluant la capsule, n\u2019agglutinent que les types homologues ou précipitent exclusivement avec la substance soluble homologue.Il semble bien que cette substance soluble, unie aux protides du soma, soit responsable de l\u2019individualisation typique et que la spécificité d\u2019espèce soit liée exclusivement aux protides du soma.La moindre altération de l\u2019association de cette substance spécifique soluble avec le soma détruit à jamais l\u2019antigénicité de type.Mais il y a plus: seuls les sérums préparés contre l\u2019antigène total, c\u2019est-à-dire contre l\u2019antigène de type, sont actifs dans le traitement, et contre ce seul type exclusivement.Pour préparer un sérum curatif, il faut un antigène complet et intact.Des champs immenses sont alors découverts et la sérothérapie s\u2019orienta vers le succès. FRAPPIER: PNEUMONIES ET BRONCHO-PNEUMONIES Voici un tableau qui résume ces propriétés extraordinaires: Antigène d\u2019espèce (Protides somatiques) L\u2019antisérum : a) Réagit avec les proti- Antigène de type (Le microbe complet) L\u2019antisérum : a) Agglutine le type homologue.des des quatre grou- b) Protege contre le type pes.homologue.b) N\u2019agglutine pas.c) Ne précipite pas la substance soluble.d) Ne confère pas de protection.c) Précipite avec la substance soluble homologue.3.Incidence des types.Mortalité.Examinons maintenant l\u2019incidence des divers types de pneumocoques au cours des pneumonies et des broncho-pneumonies, leur diffusion dans la bouche \u2018des personnes normales et des personnes en contact avec les pneumoniques, enfin leur mortalité respective.Tableau I Incidence des divers types sérologiques de pneumocoques dans les pneumonies lobaires (D'après différents observateurs) Nombre Pourcentage de cas Grou- Obser- Pé- exa- Type Type Type pe vateurs Pays riode minés I II III IV Schorer, Clarke et autres E-U.1917-18 101 30.7 149 178 366 Thomas E.-U.1917-21 239 251 109 146 494 Cecil, Baldwin et Larsen E-U.1921-26 1913 336 191 133 333 Griffith Ang.1920-22 150 306 327 67 300 Glynn, Dygby et Jones Ang.1919-21 96 458 240 2.1 281 Ferguson et Lovell Ang.1925-27 116 431 43 00 526 Tableau II.Incidence des divers types de pneumocoques dans les broncho-pneumonies (Aux Etats-Unis) Type Type Type Groupe Total des cas I Il III IV et s-types «879 17 79 91 692 Pourcentages 1.9 90 10.3 78.7 Tableau III Incidence des divers types de pneumocoques dans la bouche de personnes normales, d'après Avery.(A New-York) Type Type Type Type Type Type Groupe I I1 IIa IIb IIx III 1V Pourcentages 08 00 08 58 116 281 529 373 Tableau IV Incidence des divers types de pneumocoques dans la bouche de personnes en contact avec des pneumoniques (Monographie n° 7.1917 \u2014 Rockefeller Institute.) Pourcentage Types de des contacts pneumo.Nombre total positifs au même chez les des contacts type de pneumo.patients examinés que les patients 160 13.1 II 149 12.1 Tableau V Taux de mortalite au cours des pneumonies de différents types (Emprunté à Topley et Wilson, vol.2.\u2014 Divers observateurs) Séries Pourcentage des mortalités Tvpe Type Type Groupe I II IIT IV A 21.2 34.7 54.1 19.1 B 27.1 36.3 \u2014(1) 11.5 C 22.2 40.3 40.0 24.0 D 37.0 40.0 33.0 11.0 E 26.0 20.0 \u2014(2) 24.6 (1) Sur 4 cas, une mortalité.(2) Aucun cas de type III.Conclusions: I.La pneumonie de type ITI est la plus grave et la plus fatale.II.Les pneumocoques de type I et II sont les plus fréquents dans les pneumonies lobaires; ceux du groupe IV, les plus communément retrouvés chez les personnes saines et dans les broncho-pneumonies, preuve que les pneumocoques au cours des broncho-pneumonies n\u2019envahissent les poumons que sous forme d\u2019agents infectieux secondaires.On admet que ces affections débutent par une infection, grippale ou autre, à laquelle s\u2019associent secondairement les pneumocoques saprophytes des voles respiratoires.ITI.Autre constatation importante: la diffusion marquée et contagieuse des pneumocoques dans l\u2019entourage des patients pneumoniques; les personnes en contact avec les malades deviennent porteurs de pneumocoques de même type, c\u2019est-à-dire porteurs de germes virulents.L\u2019épidémiologie des pneumonies devra tenir un compte rigoureux de ce fait et de la rareté relative des pneumocoques du groupe saprophyte naturel des voies respiratoires chez les patients pneumoniques. 374 4.Résultats de la sérothérapie Statistiques récentes Tableau VI Influence de la sérothérapie sur le taux de mortalité des pneumonies lobaires.(Topley et Wilson, vol.2.) Traités Non traités Type Hôpitaux Pourcentages de Pourcentages de Cas mortalités Cas mortalités I.Bellevue Harlem.266 19% 249 33% IT.Ib.176 35% 165 45% III.Ib.82 33% 92 29% Gr.IV Ib.313 24% 324 26% Tableau VII Influence de la sérothérapie sur le taux de mortalité des pneumonies lobaires accompagnées de bactériémie (Topley et Wilson, vol.2) Traités Non traités Type Cas Pourcentages de Pourcentages de mortalités Cas mortalités I 28 39.3% 22 818% IT.13 38.5% 17 76.5% IT.10 70.0% 7 85.7% Gr.IV 12 33.3% 3 100.0% 5.Rôle du laboratoire et de la clinique Au moyen de ces acquisitions, quels services le laboratoire peut-il rendre à la clinique?L'on sait que la connaissance du type pneumocoque en cause, au cours d\u2019une pneumonie, comporte une valeur pronostique de premier ordre, que le traitement sérique soit appliqué ou non.Ainsi, en présence d\u2019une pneumonie de type III, on prévoit moins de 50% de chances de guérison.S\u2019il s\u2019agit d\u2019un type I,- traité au sérum, on court environ 80% de chances de succès.Mais, il y a plus, au point de vue pronostic: les auteurs s\u2019accordent à dire qu\u2019une pneumonie accompagnée de bactériémie, ou de présence de pneumocoques dans le sang, affecte une gravité beaucoup plus grande.Il est bon que le médecin en soit averti.Et la manière pour lui de le savoir, c\u2019est de faire l\u2019hémoculture dans chaque cas de pneumonie.Il faut ensemencer au moins 15 cm?de sang dans au moins 500 ecm?de milieu approprié.Puisque les sérums antipneumococciques ne conferent de protection que contre les pneumocoques de types respectivement homologues, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLIETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1938 particulièrement les types I ct II, comme, d\u2019autre part, il faut agir vite et fort, c\u2019est une loi de la sérothérapie moderne, et qu'on doit préférer, au moins pour combattre les deux premiers types, les sérums monovalents aux sérums polyvalents, il importe que le clinicien sache au plus tôt à quel type de pneumocoque se rattache la pneumonie qu\u2019il traite.Le clinicien précisera donc au plus tôt son diagnostic clinique, de façon à ne pas imposer au laboratoire des recherches inutiles, dans le cas où il ne s\u2019agirait pas de pneumonie.Un crachat pneumonique contient généralement une quantité notable de pneumocoques, surtout au début de la pneumonie.Passé les pre- mniers jours, la flore bactérienne devient mixte, ce qui rend le diagnostic des types de pneumocoques ardu et souvent impossible.Le diagnostic clinique posé, le clinicien s\u2019adresse donc au laboratoire et demande, en outre de l\u2019hémoculture, une détermination rapide du type ou des types de pneumocoques en cause.6.Détermination rapide et précoce des types Jusqu\u2019à ces dernières années, cette détermination ne prenait pas moins de 10 à 24 heures.Il fallait inoculer le crachat à la souris, recueillir l\u2019exsudat péritonéal et effectuer les séro-agglutination et séro-précipita- tion en présence des sérums de divers types.Toute cette technique était longue, coûteuse et les résultats arrivaient déjà trop tard pour le traitement.Aussi se souciait-on peu de s\u2019en servir, et la sérothérapie monovalente restait en plan.Le Dr Sabin (1933), mettant en pratique une découverte de Neufeld (1902) rendit le diagnostic des types beaucoup plus rapide, économique et pour ainsi dire instantané.Un pneumocoque encapsulé, mis en présence de son sérum homologue, légèrement coloré au bleu de méthylène, voit sa capsule se gonfler démesurément et d\u2019une façon bien nette.On n\u2019a qu\u2019à diluer un peu de crachats FRAPPIER: PNEUMONIES ET BRONCHO-PNEUMONIES 37D ou de pus dans une goutte des divers sérums et suivre le phénomène-au microscope, avec la lentille à immersion et un éclairage faible.En quelques minutes, la réaction s\u2019accomplit.Voici l\u2019image obtenue dans un cas positif: Pour épargner temps et argent, on procède d\u2019abord avec des mélanges de sérums.Les recherches se trouvent alors circonserites à certains groupes de types et complétées ensuite au moyen des sérums monovalents de chacun de ces types.7.Sérothérapie monovalente, précoce, massive Grâce à cette technique, aussi aux travaux de Felton, qui réussit à préparer des sérums concentrés, aux travaux plus récents sur le sérum de lapin, il est maintenant possible d\u2019agir vite et fort contre certaines pneumonies.Un sérum polyvalent ne peut contenir autant d\u2019unités sériques, dans le même volume, qu\u2019un sérum monovalent.Il y a donc intérêt pressant à se servir de sérums thérapeut'ques monovalents, surtout lorsqu\u2019i.faut agir par voie veineuse et particulièrement dans les cas compliqués de bactériémie.Dans les broncho-pneumonies, les indications efficaces fréquentes, dû au fait, cité plus haut.que le pneumocoque ne s\u2019y trouve le plus souvent que sous les formes du groupe IV, plutôt.saprophyte, et agit comme agent secondaire.Voilà donc un exemple frappant de l\u2019étroite collaboration qui doit exister entre le laboratoire ct la clinique.Le laboratoire n'a jamais la prétention de faire un diagnostic: il trouve des faits, des symptômes qu\u2019il verse au dossier, sous les yeux interprétateurs du clinicien.À ce moment, le laboratoire se tait, à moins que, au cours de la maladie ou du traitement.le clinicien ne lui demande quelques nouveaux contrôles ou même n\u2019utilise son expérience et son interprétation quant au diagnostic, au pronostic et aux indications thérapeutiques.Les intéressés trouveront ample matière à renseignements dans la thèse de Geo.Brouet.chef de clinique à la Faculté de Médecine de Paris, intitulée: Données nouvelles Pneumocoque et les Imfections pneumococ- ciques (Paris, 1937, chez T.ouis Arnette, libraire) .Sans faire une analyse de cette pièce de travail, je suis heureux de la signaler au public médical, d\u2019autant plus que les études en langue française sur cette question sont plutôt clairsemées.L\u2019auteur fait une revue très complète et à date de la question ct contribue à préciser certains points par ses expériences personnelles.Une abondante bibliographie complète le tout.sérothérapiques sont moins sur le VALEUR DE LA SÉROTHÉRAPIE DANS LES PNEUMONIES\u201c Par Jules PREVOST, Médecin à l\u2019hôpital Notre-Dame.Depuis une dizaine d\u2019années, plusieurs articles ont paru dans la littérature médicale anglaise et américaine, sur l\u2019emploi du sérum antipneumococcique dans le traitement de la pneumonie.Il est significatif de constater que ces rapports sont tous favorables, ou à peu près, à la sérothérapie.Pour notre part, nous voulons vous rappeler brièvement la valeur et le mode d\u2019administration du sérum dans la pneumonie lobaire franche à pneumocoques.Il ne sera pas question du traitement de la pneumonie à pneumocoques dite « atypique », qui présente une symptomatologie très variable et qui évolue dans un temps plus ou moins long: le sérum a donné d\u2019excellents résultats dans ces cas, mais nous n\u2019avons aucune expérience personnelle.Une étude sur la distribution des 32 variétés de pneumocoques a démontré que les types 1 et 2 sont les plus fréquents; puis, viennent les types 3, 8, 5, 7 et 14.Les pneumonies endémiques varient d\u2019années en années, de mois en mois, et il n\u2019a pas été possible de déterminer si les différents types spécifiques ont des cycles individuels.La sérothérapie n\u2019est plus limitée aux hôpitaux: elle peut se faire tout aussi bien à domicile.Avec les méthodes rapides de typage, permettant un diagnostic précoce, il n\u2019y a pas de raison pour que les malades ne reçoivent le sérum au début, soit dans les 72 premières heures de la maladie.Jusqu\u2019à ces derniers temps, l\u2019on emplovait exclusivement le sérum concentré de cheval.Malgré les magnifiques résultats obtenus, il fallait tenir compte des faits suivants: la valeur «curative », titrée en unités souris, était basse; les réactions anaphylactiques étaient assez fréquentes; la maladie dite « du sérum » se manifestait parfois au cours de la 1.Travail présenté à la Société Médicale de Montréal, séance du 8 mars 1938.convalescence; le sérum ne semblait pas avoir d\u2019effet sur l\u2019empyème concomitant.Pour parer à ces ennuis, Goodner et Horsfall ont mis au point et préconisé le sérum de lapin.En établissant une comparaison entre ces deux sérums, ils ont trouvé qu\u2019ils différaient sur une trentaine de points dont les principaux.à l\u2019avantage du sérum non-concentré de lapin, sont les suivants: valeur « curative », titrée en unités souris, plus élevée; anticorps plus petits; immunisation plus facile et plus rapide; prix de revient beaucoup plus bas.Dans une statistique toute récente, nous voyons que Horsfall a traité par le sérum de lapin 22 cas de différents type (1, 2, 7, 8), dont 12 avaient une hémoculture positive.Un seul malade est mort; il souffrait d\u2019empyème, à son entrée à l\u2019hôpital.La dose moyenne de sérum fut de 160 ce.IV.Aucun incident fâcheux ne fut observé.même après l\u2019injee- tion de 125 c.c.en dix minutes.Dans la plupart des cas, la crise pneumonique apparut quelques heures après administration du sérum.Trois malades avaient un épanchement à pneumocoques; deux furent stérilisés avant résorbtion spontanée.On trouva même des anticorps spécifiques dans le liquide pleural.En présence de ces faits, il faut admettre que le sérum non-concentré de lapin est au moins aussi efficace que le sérum de cheval.Si nous considérons, en plus, la facilité et la rapidité de sa préparation, son prix modique, la preuve de sa pénétration dans la plèvre, nous devons conclure que ce sérum, préparé de 2000 à 8000 unités au c.c., est un agent thérapeutique de première valeur.Le sérum doit être donné en injections intraveineuses et à la température du corps humain.La méthode idéale serait de l\u2019injecter en une seule dose; mais la crainte d\u2019occasionner, chez les malades affligés d\u2019une température très élevée, un frisson qui leur serait PRÉVOST: VALEUR DE LA SÉROTHÉRAPIE DANS LES PNEUMONIES préjudiciable, en empêche l'application.Cet inconvénient, toutefois, peut être évité si, au préalable, on abaisse cette température au moyen d\u2019un antithermique.Avant de pratiquer l\u2019injection, il faut faire l\u2019épreuve d\u2019hypersensibilité suivante: instillation dans l\u2019œil de quelques gouttes de sérum de cheval dilué au 1/10.Une réaction positive apparaît en moins de quinze minutes, se manifestant par l\u2019hyperhémie de la conjonctive, le larmoiement, le prurit, etc.Elle contre-indique l\u2019usage du sérum, de même qu\u2019une histoire d\u2019asthme, de coryza spasmodique ou d\u2019emploi récent de sérum de cheval, à moins de prévenir toute réaction anaphylactique en injectant 5 c.c.d\u2019épinéphrine S.Cou 1/20 de c.c.de sérum I.V.Quant au sérum de lapin, on en injecte I.V.1/10 de c.c.dilué dans 10 à 20 ce.de sérum physiologique.Si la chute de la P.A.ne dépasse pas 20 millimètres en quelques minutes, on peut procéder à l'injection.La première injection doit se faire très lentement, les suivantes plus rapidement; et il doit y avoir un intervalle de 2 à 4 heures entre chacune.Mais s\u2019il se passe plus de 72 heures entre deux injections, la seconde doit être faite avec autant de précaution que la première.La sérothérapie doit être précoce, massive et prolongée.Elle conserve toujours son indication, même employée après le quatrième jour de la maladie.Il ne faut pas la réserver d\u2019emblée exclusivement aux cas graves.Plus de 50% des cas de pneumonie lobaire, chez l\u2019adulte jeune, sont du type 1 ou 2.Nous sommes toujours justifiables de commencer le traitement sans attendre le rapport du laboratoire quant au type causal.Nous devons injecter 20000 unités de sérum polyvalent 1 et 2 aussitôt que possible.Si le résultat est positif à ces deux types, nous répèterons, toutes les deux ou quatre heures, selon les cas, aux doses de 40000, 60000 ete.jusqu\u2019à la chute de la température ou jusqu\u2019à une dose totale de 150000 à 200000.unités.377 Dans les cas plus sérieux, les doses peuvent être augmentées jusqu\u2019à 250000 unités.Pour les autres variétés, si le typage a pu être établi précocement, il faut employer un sérum homologue aux doses prescrites pour les types 1 ou 2.Nissen a traité récemment, avec d\u2019excellents résultats, une série de malades souffrant de pneumonie type 3 avec du sérum type 1.Le nombre limité d\u2019observations publiées ne permet pas de tirer de conclusions; cependant, il est intéresant de voir le succès apparent de la sérothérapie non-spécifique.Raison de plus pour donner le sérum 1 et 2 avant d\u2019avoir le résultat du typage, si celui-ci se fait attendre.Les dangers de la sérothérapie ont été indiscutablement exagérés.Nous verrons bien, dans quelques cas, une réaction immédiate se manifester sous forme de collapse respiratoire; mais il ne nous a jamais été donné de voir des manifestations graves.Les réactions qui apparaissent, de quarante minutes à une heure après l\u2019administration du sérum, ne sont pas inquiétantes mais, plutôt ennuyeuses, par les\u2019 frissons qu\u2019elles provoquent.La « crise pneumonique », manifestation de la guérison, apparait dans les quelques 7 ou 8 heures qui suivent le début du traitement.Le malade qui paraissait sérieusement atteint, récupére ses forces rapidement.Les sympto- mes fonctionnels et généraux, l\u2019agitation nerveuse et le point de côté disparaissent.Le malade se sent reposé et n\u2019éprouve aucune gêne respiratoire.La température tombe à la normale, le pouls se ralentit.La P.A.se relève.Le nombre des globules blancs revient aussi à la normale, de même que les polynucléaires.Le taux des urines augmente brusquement.La pneumonie prend la forme d'une grippe.Les anticorps, spécifiques ou non, ont eu raison du pneumocoque avant qu\u2019il détermine une consolidation franche.Si le traitement a été institué plus tardivement, (le troisième ou le quatrième jour), le sérum, selon toute apparence, a pour effet de confiner le pneumocoque à la lésion primitive et de limiter l\u2019infection.Dans les.cireonstances, la pneumonie évolue 378 selon son cycle normal et se.termine par la guérison.Si la crise pneumonique post-sérothéra- pique se rapproche beaucoup de la crise\" pneumonique spontanée du neuvième jour, tel n\u2019est pas le cas pour les signes physiques qui persistent souvent pendant des jours et même pendant des semaines.Nous croyons qu\u2019il faut tenir compte, dans l\u2019explication de ce phénomène, du fait que les quantités de sérum sont insuffisantes.En pratique, ct peut-être pour économiser, nous donnons en général 20000 unités toutes les deux heures pendant huit à dix heures.Bullowa, qui possède une vaste expérience de la question, donne jusqu\u2019à 90000 unités à la dose et un total de 200000 unités.Si nous appréhendons, pour une raison ou pour une autre, les fortes doses du début, nous croyons qu\u2019il faut continuer à donner 20 à 30000 unités tous les jours, pendant trois ou quatre jours, afin de faire disparaître, le plus tôt possible, les signes de condensation.Ceci aura pour second effet de prévenir les complications éloignées de la congestion sans résolution.La bactériémie est mise en évidence par l\u2019hémoculture, qui doit être faite vers le premier ou le deuxième jour de la maladie.Le pneumocoque type 1 envahit le courant sanguin dans à peu près le quart des cas; le type 2, dans le tiers des cas.Cet état aggrave le pronostic et augmente le taux de mortalité.chez ceux qui en sont atteints.La bactériémie disparaît dans 87% des cas traités au sérum.Par contre, cette constatation n\u2019est possible que dans 41% des cas non traités.Bullowa a démontré la présence d\u2019aggluti- nines homologues dans le sang de malades traités par la sérothérapie et Dochez a prouvé qu\u2019elles apparaissent au moment de la défervescence naturelle de la pneumonie.Francis attache une grande importance à l\u2019intradermo-réaction aux polysaccharides du pneumocoque.Une épreuve positive signifie que le malade est en voie de guérison; par ailleurs, une épreuve négative indique qu\u2019il faut continuer la sérothérapie.Il semble bien établi que L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1938 cette épreuve est intimement liée au mécanisme de la guérison et qu\u2019elle résulte de l\u2019activité des anticorps.La sérothérapie antipneumococcique précoce, massive et prolongée diminue considérablement la mortalité dans les pneumonies lobaires franches à pneumocoques.D\u2019après certains auteurs, elle en abaisserait le taux de 50% dans le type 1, et de 33% dans le type 2.Ces données nous paraissent près de la vérité.D\u2019autre part, en combinant différentes statistiques, nous arrivons aux, chiffres suivants: Type 1: 410 cas traités: 20% de mortalité.428 cas non traités: 34% \u2014 Cas vus dans les 72 premières heures de la maladie: 235 cas traités: 12% de mortalité.208 cas non traités: 27% \u2014 Cas vus dans les 24 premières heures de la maladie: 104 cas traités: 5% de mortalité.Type 2: | 304 cas traités: 31% de mortalité.322 cas non traités: 43% \u2014 Cas vus dans les 72 premières heures de la maladie: 133 cas traités: 15% de mortalité.156 cas non traités: 30% \u2014 Types 8, 5, 7: 37 cas traités: 6% de mortalité.118 cas non traités: 22% \u2014 Ces chiffres sont concluants, si nous tenons compte des terrains pathologiques (tubereu- lose, cancer, diabète) sur lesquels se développe souvent la pneumonie.Comme conclusion à ce résumé d\u2019une très vaste question, nous pouvons dire que dans la pneumonie, le type 1 et surtout le type 2 sont les plus fréquents et demandent une sérothérapie précoce, massive et prolongée; que le æ um ER se rr emmy 3m YTS PREVOST: VALEUR DE LA SEROTHERAPIE DANS LES PNEUMONIES pronostic est relativement bénin dans les types 5, 7, 8, 6, 9, et 14; que le sérum (non-con- centré) de lapin a des avantages sur le sérum (concentré) de cheval; que le taux de la mortalité est abaissé et que les complications pleurales sont disparues, alors que nous avions 6% de pleurésies purulentes dans les cas non traités par le sérum; enfin, que l\u2019hémoculture s\u2019impose, ne serait-ce que comme élément de pronostic.Avant l\u2019usage de la sérothérapie, nous avons tous traité et guéri des cas de pneumonies lobaires franches.En présence des résultats obtenus, nous pouvons être pour ou 379 contre cette méthode de traitement; cependant, sa valeur est indéniable et son emploi systématique sera préconisé lorsque le coût du sérum sera moins élevé et que nous aurons la certitude de son utilisation sans incidents.BIBLIOGRAPHIE KOHL et RITZEL: «Type Specificity in Pneumonia and Pneumococcic Infection.» (Journal of the A.M.A, vol.106, No 18.) : HORSFALL, Jr: « Antipneumococeus Rabbit Serum.» (J.A.M.A., vol.108, No 18.) CECIL: «Effects of very early Serum Treatments in Pneumocuccus Type 1 Pneumonia.» (J.AM.A, vol.108, No 9.) , rl., .adultes est une cuillerée à soupe.l\u2019Agarol.Ecrivez pour demander un échantillon généreux d'essai.WILLIAM R.WARNER & CO.LTD., 727 King St.W., Toronto, Ontario A RS Ee A _\u2014 430 ASSOCIATION DES DENTISTES DE LANGUE FRANÇAISE DE L'AMERIQUE DU NORD L\u2019Association des Dentistes de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord tiendra son congrès annuel les 2, 3 et 4 juin prochain, à l\u2019Hôtel Mont-Royal de Montréal.2 ++ CONGRES DE MEDECINS HYGIENISTES Il y eut à Québec au cours du mois de mars, un Congrès des médecins hygyénistes de la Province.À cette occasion, un grand nombre de médecins chargés de nos unités sanitaires et d\u2019inspecteurs de la santé publique se sont réunis pour discuter les problèmes de leur spécialité.À l\u2019issue du banquet qui clôturait les séances du Congrès, Monsieur le Dr Arthur Vallée, Secrétaire de la Faculté de médecine à l\u2019Université Laval, offrit au Mi1- nistère de la Santé la pleine collaboration des membres de la Faculté de Laval, non pas dans un sens théorique, mais bien pratique, pour le bénéfice du bien commun.C\u2019est la, croyons-nous, une collaboration offerte dans le meilleur esprit de désintéressement, dans le seul but d\u2019aider le Ministère de la Santé.6-6 + LE COUT DE L'ASSISTANCE PUBLIQUE A QUEBEC La ville de Québec et le gouvernement et la Province en sont rendus à payer plus de $1,000,000.00 par année pour assister les pauvres de la ville de Québec dont on prend soin sous le régime de l\u2019assistance publique et la ville, pour sa part, doit débourser plus de $500,000.00 cette année.Ce fait a été révélé aux échevins par le trésorier de la ville, quand les membres du comité administratif lui ont demandé des explications sur une somme de $139,000.00 qui se trouvait dans un mandat spécial.M.Barré a déclaré que cette somme ne représentait qu\u2019une partie de la dépense de l'assistance publique, et que le total de cet item dépassait L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1938 pour la part de la ville le montant de $500,000.00.INITIATIVE DES AUTORITES MUNICIPALES DE QUEBEC Le nouveau maire, Monsieur L.Borne, a demandé à la Société Médicale de Québec de faire la suggestion de noms de médecins pour occuper le poste de Directeur du Bureau d'Hygiène de la ville de Québec.C\u2019est là, croyons-nous, une heureuse initiative et une collaboration qui devrait se rencontrer plus souvent dans l\u2019octroi de position comme celle de Directeur d\u2019un Bureau d\u2019Hygiène, et nous en félicitons son Honneur le Maire Borne.ee ++ COMMERCE ILLICITE DES NARCOTIQUES AU PAYS A Ottawa, la Chambre Haute s\u2019est occupé du commerce des narcotiques au pays.L\u2019Honorable Sénateur J.H.King, de la Colombie Britannique, a proposé la 2e lecture du bill modifiant la loi de l\u2019opium et des narcotiques.Tous se sont accordés: l\u2019on ne doit rien négliger pour faire disparaître le commerce illicite des stupéfiants qui est un fléau.À l\u2019examen des dossiers des criminels, l\u2019on se rendit compte qu\u2019une grande proportion des crimes de ceux-ci, étaient le résultat de l\u2019usage de stupéfiants.La consommation de la cocaïne au pays est tombée de 1,233 onces en 1919 à 1,103 en 1936; la morphine, de 30,089 onces en 1919, à 5,081 en 1936.L\u2019opium brut, de 3,426 onces en 1919, à 485 en 1936.Il fut un temps où le Canada était reconnu comme le plus gros consommateur de codéine de l\u2019univers.Toutefois, grâce à l\u2019action concertée des départements d\u2019hygiéne fédéral et provinciaux et l\u2019adoption de la loi qui oblige tous les pharmaciens à tenir compte de leurs ventes de cette drogue, une dimunition considérable dans le volume marchand fut effectuée. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1938 431 ET MAINTENANT, J'AIMERAIS INTRODUIRE UN NOVEAU MEMBRE DANS NOTRE TROUPEAU\u2014 MME.FLEURETTE\u2014QUI SE JOINDRA À NOUS POUR MAINTENIR L'IDEAL DE BORDEN TRAVAIL D'ÉQUIPE\u2014Le lait qui arrive tous les jours de toutes les fermes doit être conforme à certains standards établis par Borden, sinon il n\u2019est pas admis aux usines Borden.Des analyses de laboratoire de chacun des laits font partie du système de contrôle rigoureux qui protège la pureté du lait que nous employons.Nous faisons peut-être trop d\u2019embarras en ce qui a rapport à la fraîcheur, la saveur et la qualité de notre lait \u2014 mais c\u2019est seulement en se basant là-dessus que nous pouvons produire un lait uniforme et sûr \u2014 le Lait Evaporé E Irradié qui porte l\u2019étiquette \u2018\u2018Borden\u2019s.\u2019\u2019 Les médecins écrivent souvent \u201cBORDEN'S\u201d lorsqu'ils ordonnent du lait évaporé pour les bébés.Ils connaissent\u2014ce que beaucoup de mères ignorent\u2014les mesures de précaution supplémentaires qui sont employées pour protéger tous les produits Borden.Si vous ne connaissez pas le Lait Borden\u2019s St.Charles Evaporé, non sucré, écrivez à The Borden Company, Limited, Yardley House, Toronto, Ontario, pour recevoir des échantillons et de la documentation publicitaire. 432 LA TUBERCULOSE EN.DIMINUTION A MONTREAL ' La Tuberculose à Montréal, depuis le 1er Janvier 1938 jusqu\u2019à la semaine finissant le 5 mars, montre une diminution sensible dans le nombre des cas déclarés et décès, si on compare les statistiques des deux derniers mois avec celles de l\u2019an dernier pour la mnême période.Ainsi, cette année à date, on a rapporté 297 cas et 123 décès contre 336 cas et 135 décès du ler janvier au 5 mars 1937.ee ++ LA MEDECINE ETATISEE, DE NOUVEAU REJETEE PAR LE GOUVERNEMENT Par une forte majorité, la chambre basse a rejeté à Ottawa un bill à l\u2019effet d\u2019étatiser la médecine.L\u2019un des plus oppositionnistes au bill fut l\u2019Honorable Ministre des Pensions et de la Santé Nationale, Monsieur C.G.Power.Les médecins députés se partagèrent le pour et le contre, chacun envisageant la question sous des jours différents.ee ++ « SOUTHERN STATES SURGICAL SOCIETY » La prochaine réunion de la Southern States Surgical Society aura lieu à Montréal du 25 au 28 avril 1938.Des séances scientifiques et cliniques ont été organisées à l'hôpital Vie- toria, à l\u2019hôpital Général, au Neurological Institute et à l\u2019hôpital Notre-Dame.La séance de l\u2019hôpital Notre-Dame aura lieu dans la matinée du 27 avril.4-6 ++ UNE LOI DE L'ASSISTANCE PUBLIQUE A la Chambre des Communes, Monsieur le Dr Camille Pouliot, député de Matane, a présenté la motion suivante: Que cette Chambre, Attendu que la loi actuelle de l\u2019Assistance Publique ne s\u2019occupe que des cas hospitalisés; Attendu que les municipalités pauvres ne peuvent contribuer à payer cette assistance et qu\u2019en cônséquence, elle refusent de signer 1.UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1938 la carte obligatoire et que, de ce fait, une foule de malades ne reçoivent pas de soins médicaux; Attendu qu\u2019il n\u2019en coûterait pas plus cher à la Province si on amendait la loi en conséquence; Attendu que la plupart des sociétés médicales et les médecins practiciens réclament une modification de notre système d\u2019assistance publique; Exprime l\u2019opinion que le ministère de la santé soit chargé de présenter un projet de loi d'assistance publique conforme aux besoins des temps présents.DIXIEME CONGRES INTERNATIONAL DE PSYCHOTHERAPIE Le dixième Congrès International de Psychothérapie se tiendra en Angleterre au College Balliol d\u2019Oxford du 29 juillet au 2 août 1938, sur invitation de certaines sociétés anglaises.Nous comptons sur une nombreuse assistance venue de tous pays.Nous ferons suivre sous peu cette missive de renseignements complémentaires, mais en attendant, il serait désirable que vous fassiez insérer cette annonce dans les journaux psychiâtriques et médicaux.Une réponse favorable de votre part nous promettant votre présence au Congrès serait de grande utilité aux organisateurs; vous pouvez faire parvenir votre adhésion à votre secrétaire national ou directement à moi.E.B.STRAUSS, Hon.Sec.81, Harley Street, London, W.I.« CHICAGO TUMOR INSTITUTE » Le « Chicago Tumor Institute » sera inauguré le 21 mars 1938.Il offrira un service de consultations aux médecins sur le diagnostic et le traitement du cancer, ainsi que des facilités de traitement par radiation aux cancéreux. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1938 433 PLASTULES HEMATINIQUES Avec Extrait de Foie CAPSULES ÉMOLLIENTES GÉLATINÉES CONTENANT: © Du fer assimilable \u2014 pour augmenter le taux de l\u2019hémoglobine.© La vitamine B \u2014 pour stimuler l\u2019appétit.© De l'extrait de foie \u2014 pour augmenter le taux des globules rouges.TONIQUE contenant du FOIE et du FER Efficace - Economique JOHN WYETH & BROTHER INC.- WALKERVILLE, ONT. 434 L'Institut se propose également de faire des travaux de recherches et d\u2019entraîner les médecins désireux de se qualifier comme spécialistes dans l\u2019étude et le traitement de cette maladie.Comité Scientifique: Max Cutler, M.D, Directeur; Sir G.Lenthal Cheatle, F.R.C.S.; Henri Coutard, M.D.; Arthur H.Compton, Ph.D.; Ludvig Kektoen, M.D., 21, West Elm Street, Chicago, Ill.ee ++ PREMIER CONGRES INTERNATIONAL DE COSMOBIOLOGIE La première Session du Congrès International de Cosmobiologie sera tenue sur la Côte d'Azur, du 2 au 6 juin prochain (Pentecôte).Ce Congrès est créé par la Société Médicale de Climatologie et d\u2019Hygiène du Littoral Méditerranéen, avec le concours de l\u2019Association Internationale pour l\u2019Etude des Radiations Solaires, Terrestres et Cosmiques; sous la Présidence d\u2019Honneur du Professeur d\u2019Arsonval de l\u2019Institut de France, pour la partie radiologique, de M.A.Lumière, correspondant de l\u2019Académie des Sciences et de l\u2019Académie de Médecine, pour la partie biologique, et de M.H.Deslandres, de l\u2019Institut, ancien Directeur de l\u2019Observatoire de Paris, pour la partie astronomique.L'ouverture aura lieu au grand amphithéâtre du Centre Universitaire de Nice, le jeudi 2 juin, à 15 h.Les séances du vendredi à juin seront tenues à l\u2019Office météorologique de la ville de Nice et à l\u2019Observatoire de Nice- Mont-Gros; puis les travaux continueront les 4 et 5 juin, dans la salle de la Société des Conférences de Monaco, au Musée d\u2019Océanographie, au Musée d\u2019Anthropologie et au Bureau Hydrographique International de la même ville; enfin, le 6 juin, dans les grottes préhistoriques de Grimaldi et le laboratoire du Dr Voronoff.Des visites au Musée historique de Nice (Vila Masséna), au Cap d\u2019Antibes, à la Station Radio-Méditerranée de Juan-les-Pins, L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1938 à Beaulieu, au Monument d\u2019Auguste à la Turbie, au Château de Roquebrune, au Palais des Princes et aux Jardins exotiques de Monaco, auront lieu au cours du Congrès; un Concert, par le grand orchestre du Casino de Monte-Carlo, sera offert par la Société des Bains-de-Mer dans la soirée du 4 juin; une réception sera donnée par la Municipalité de Monaco dans la soirée du 5 juin, et une fête du folklore sera présentée dans l\u2019après-midi du 6 juin, au Cap-Martin; une excursion en Corse aura lieu du 7 au 11 juin, à la suite du Congrès.La composition des Bureaux et des Comités, la liste des rapports et des communications, seront prochainement publiées.Toutes les demandes de renseignements, d\u2019adhésions et de présentations de travaux, doivent être, dès à présent, adressées au Secrétariat du Congrès, 24, rue Verdi à Nice.Thèmes du Congrès L'Assemblée constitutive du premier Congrès International de Cosmobiologie, s\u2019est réunie, sous la présidence de M.G.Hanotaux, de l\u2019Institut de France, devant les représentants des Stations climatiques de la Côte d'Azur, après plusieurs Assemblées préparatoires tenues en 1936 et 1937, sur les convocations de la Société Médicale de Climatologie et d'Hygiène du Littoral Méditerranéen français, de la Société Médicale de la Principauté de Monaco, et de l\u2019Association Internationale pour l\u2019Etude des Radiations solaires, terrestres et cosmiques.Les Thèmes des Etudes du Congrès ont été définitivement fixés ainsi: 1° Préhistoire, Protohistoire et Histoire des connaissances concernant l\u2019action des forces de l\u2019Univers sur la Vie terrestre.2° Notions d\u2019Astronomie et d\u2019Astrophysique; la Couronne solaire; les périodes d\u2019effervescence solaire (Orages, Eruptions, Protubérances, Taches) et leur retentissement terrestre. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1938 435 UNE NOURRITURE CONCENTRÉE ET AGRÉABLE AU GOÛT qui à vos patients J'ai surtout besoin d\u2019un profond sommeil, cette nuit, Professeur.Peut-être qu\u2019un breuvage chaud i me ferait du bien, avant de me Ir.{1 Fais chauffer cette mixture jusqu\u2019au point d\u2019ébullition, [ll Henri! Bois-en avant de te mettre au lit \u2014 c\u2019est délicieux! coucher?Que suggérez-vous?Uk Tr R TE WE sf HET {i i 4 ix I M I I Ç Un en \u201c> \" TT i I I fl ir TT o Fal \u2018RB i Ei il =.ll 14 == 1} CS Ea [ih pe ER | = \u2014 | pry ny x \u2018 | - = CHEN = 2.etm = * 9 = \u201c eee y n ESS Ih N° = = n ARR Xx Ys NL LA UE | L\u2019Aliment Nestlé est une mixture en poudre de blé entier malté, de malt da blé (essentiellement constitués tous les deux de maltose, dextrines, amidon, protéines céréales et substances minérales), de solides de lait entier, de sucrose et de farine de blé avec de faibles quantités de chlorure de soude, de phosphates tricalciques et bicalciques, de citrate de fer et d\u2019extrait de foie de morue.Il contient les vitamines A, B, G, D._ Annoncé aux médecins seulement Pour échantillons gratuits d\u2019Aliment Nestlé et formules d\u2019ordonnance.s\u2019adresser à: NESTLE\u2019S MILK PRODUCTS (Canada) Metropolitan Bldg.Toronto 436 3° Le Spectre solaire, l\u2019ultra-violet et l\u2019infrarouge: actions biologiques, pathologiques, thérapeutiques.\u2014 Les autres Radiations émises par le Soleil.4° Les Rayons ondulatoires ou corpuseu- laires dits « Cosmiques ».\u2014 La haute Atmosphère et le Magnétisme terrestre.5° La Météorologie, dans ses relations avec les manifestations morbides, d\u2019une part; avec l\u2019électricité atmosphérique et les influences cosmiques, d\u2019autre part.\u2014 La constitution des Micro-climats et leur utilisation en Médecine et en Botanique.6° La conductibilité électrique et l\u2019ionisation de l\u2019Air: leur action éventuelle sur les Etres vivants.\u2014 La radio-activité des roches et du sol: action biologique, pathologique et thérapeutique.\u2014 Les Eaux thermales et minérales.Le Congrès sera tenu du 2 au 6 juin prochain (vacances de la Pentecôte) à Nice, Monaco et Menton, sous la Présidence d'Honneur de M.d\u2019Arsonval, Membre de l\u2019Institut et du Collège de France, pour la partie radiologique; de M.A.Lumière, Correspondant de l\u2019Académie des Sciences et de l\u2019Académie de Médecine, pour la partie biologique; et le patronage des Doyens de toutes les Facultés de Médecine française, avec le concours de représentants des Universités, Observatoires et Associations scientifiques de France et des autres nations.Le Programme détaillé du Congrès peut être envoyé à présent sur demande.Une Excursion en Corse aura lieu du 7 au 11 juin, à la suite du Congrès.Toutes les demandes de renseignements, d\u2019adhésions ou de participations, ainsi que les propositions de travaux, doivent être adressées au Président de la Société Médicale du Littoral: Dr M.Faure, 24, rue Verdi à Nice.COURS DE LARYNGO-PHONIATRIE Douze leçons seront données dans la salle des conférences de l\u2019Hôpital Bellan 8, Rue L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1938 Jules-Guesde, Paris (14e) du lundi 16 mai au samedi 21 mai 1938, par le Dr Jean Tarneaud, oto-rhino-laryngologiste de l\u2019Hôpital Bellan et du Conservatoire National de Musique de Paris, avec le concours de M.Fouché, Directeur de l\u2019Institut de Phonétique, et de Mme Borel-Maisonny, Directrice du Service de rééducation de la parole aux Enfants-Assistés.PROGRAMME 1.La physiologie de la voix.2.La respiration dans la parole et le chant.3.Examen clinique de la voix; étude stro- boscopique, radiologique et acoustique.Le conflit de la science et du chant.5.L\u2019analyse de la parole (M.Fouché).6.Le classement des voix.7 8 HS .Les troubles de la mue.Les aphonies nerveuses.9.L\u2019effort et la fatigue dans la pratique vocale.10.Traitement des maladies de la voix parlée et chantée.11.Traitement des troubles de la parole et du langage (Mme Borel-Maisonny).12.Traitement de la voix après laryngectomie et dans les paralysies récurrentielles.Ces conférences auront lieu à 9 heures et à 18 heures, elles seront accompagnées de projections et de démonstrations d\u2019appareils.Droit d'inscription: 200 frs; conditions spéciales accordées à MM.les étudiants.Pour les inscriptions et tous renseignements, s\u2019adresser au Dr Tarneaud, 27, Avenue de la Grande-Armée, Paris 16e.DIXIEME CONGRES INTERNATIONALE DE DERMATO-SYPHILIGRAPHIE Le Xe Congrès International de Dermatologie et de Syphiligraphie se tiendra à New- York (Etats-Unis), en septembre 1940.Ce Congrès sera présidé par M.Oliver S.Ornesby.Secrétaire: M.P.A.O'Leary, Mayo Clinic, Rochester (Minnesota). L'UNION MuDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.À.N.\u2014 Montréal, avril 1938 POUR PLUS DE SURETÉ Dans le traitement arsenical de la syphilis 500,000 1,000,000 1,500,000 2,000,000 3,000,000 [INJECTIONS DE MAPHARSEN ADMINISTREES |SANS AUCUN ACCIDENT Le Mapharsen est approuvé par le Comité de Pharmacie et de Chimie de l'American Medical Association.Le Mapharsen : (oxyde de méta-amino-para-hydroxy-phénylarsi- : ne) est présenté en ampoules individuelles de 0 gr.04 &t°0 gi TOL 06 avec ou sans eau distillée \u2014 et en ampbules de 10 doses Ea contenant 0 gr.4 ou 0 gr.6 \u2014 pour usage dans les hôpitaux ou ' n les cliniques.PARKE, DAVIS & CIE - MONTREAL, QUE.les plus grands manufacturiers de Produits Pharmaceutiques et Biologiques au Monde. 438 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLETIN A.M.L.F.A, N.\u2014 Montréal, avril 1938 DIX-SEPTIEME CONGRES D'ANESTHESIE Le XVIIe Congrès d\u2019Anesthésie aura lieu à New-York, du 16 au 20 octobre 1938.Il comprendra l\u2019exposé de travaux scientifiques, de démonstrations dans les hôpitaux et les laboratoires et une exposition d\u2019anesthésiques et d\u2019appareils nouveaux.S'adresser à M.F.H.MeMechan, 318 Hotel Westlake, Rocky River, Ohio, U.S.A.QUATRIEME CONGRES ANNUEL DES MEDECINS ELECTRO-RADIOLOGISTES DE LANGUE FRANÇAISE Le Quatrième Congrès annuel des Médecins Electro-Radiologistes de Langue Française aura lieu à Paris, les 5, 6, 7 et 8 octobre 1938, à la Faculté de Médecine, Amphithéâtre de Physique.Ce Congrès est organisé par la Société Française d\u2019Electrothérapie et de Radiologie.La Société d\u2019Electro-Radiologie Médicale de France et la Société Belge de Radiologie, Sociétés fondatrices; avec le concours des Sociétés Associées suivantes: Société Roumaine d\u2019Electrologie et de Radiologie médicales; Société Polonaise de Radiologie médicale; Société d\u2019Electrologie et de Radiologie des Médecins Hongrois; Société Espagnole de Radiologie et d\u2019Electrologie; Société Néerlandaise d\u2019Electro-Radiologie; Société Yougoslave de Radiologie.Bureau du Congrès Président: Dr Delherm.Vice-Présidents: Dr Ledoux-Lebard; Professeur Strohl; Dr Sluys (Bruxelles); Professeur Popovic (Zagreb).Secrétaire Général: Dr Dariaux.Trésorier: Dr Morel-Kahn.Programme A la séance d'ouverture, Conférence de M.le Professeur Joliot-Curie, sur: Neutrons et radio-éléments artificiels; applications biologiques, hypothèses thérapeutiques.RAPPORTS 1.Radiodiagnostic: Les résultats des méthodes radiologiques d\u2019examen en coupes de l\u2019organisme.Rapporteur: Grâce).2.Electrologie: Les phénomènes bio-élec- triques du système nerveux.Etat actuel de la question, applications possibles.Rapporteurs: Professeur Baudouin, de la Faculté de Médecine de Paris, et Dr Fisch- gold, Assistant d\u2019Electro-Radiologie de l\u2019Hôpital de la Pitié.3.Rœntgenthérapie: La Rœntgenthérapie anti-inflammatoire.Rapporteur: Dr Gaston Daniel (Marseille).4.Physiobiologie.Des lectures seront présentées au Congrès.Professeur Didiée (Val-de- Professeur Palmieri (Bologne): Action Biologique des radiations et des courants sur les échanges.Professeur Lamarque (Montpellier): Les progrès accomplis en Historadiographie.Professeurs Soula et Marques: Données nouvelles sur l\u2019Excitation neuro-musculaire.Professeurs Strohl et Djourno: Essai d\u2019interprétation des phénomènes électrotoniques.Une seule séance sera consacrée aux communications libres, les autres devront avoir trait aux questions traités par les rapporteurs.Adresser toute correspondance à M.le Dr Delherm, Président, 1, rue Las-Cases, Paris 7e.+.\u20140 l/l L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1938 439 SANATORIUM PRÉVOST INCORPORE ETABLISSEMENT DE PSYCHOTHERAPIE Magnifique situation au bord de la Rivière-des-Prairies, a proximité de Montréal.Parc de 600,000 pieds carrés.Tennis, billard, etc.Chambres pourvues de tout le confort moderne.TRAITEMENT INDIVIDUEL DES AFFECTIONS DU SYSTEME NERVEUX par trois médecins spécialistes et un personnel expérimenté.Cure de repos.Régimes.Electrothérapie.Rayons U.V.Hydrothérapie.Traitements spéciaux des toxicomanies (alcool, morphine, cocaïne).Malariathérapie et toutes pyrétothéra- pies.Prèspectus sur demande.Personnel médical: Dr Edgar Langlois, médecin-directeur; Dr Jean Saucier; Dr Roma Amyot; Dr Charles À.Langlois (électro-radiologie).4455 Boulevard Gouin ouest, Téléphone, BYwater 1240 LIVRES REÇUS EN MARS Chirurgie et radiations dans le traitement des cancers superficiels ou peu profonds.Par Henri FRUCHAUD.Imprimerie du Commerce.Angers, France, 1937.Les états anxieux.Par MM.H.Claude et Lévy-Valensi.Volume de 425 pages.À la Librairie Maloine,\u201d Paris.| Chirurgie de la tuberculose pulmonaire.Par A.BERNOU et H.FRUCHAUD.Volume de 596 pages.En vente chez G.Doin et Cie, éditeurs, Paris.120 frs.L'eczéma.Leçons faites à la Clinique de l'Hôpital Saint-Louis du Professeur Gouge- rot, en 1934, 1935, 1936, par: MM.Jean Da- rier, Civatte, A.Tzanck, R.Sabouraud, Georges Basch, Jean Gaté, L.Babonneix, L.Spilmann, C.Flandin, A.Touraine, P.Chevalier, A.Sézary, P.Fernet, H.Jau- sion, G.Milian, H.Gougerot.Volume de 506 pages, 25 figures.En vente à la Librairie Maloine, 27, rue de l'Ecole-de- Médecine, Paris.Rapports et discussions du Deuxième Congrès International de Gastro-Entérologie.Paris, 13-15 septembre 1937.Le Nourrisson.M.MAILLET.Volume de 167 pages.En vente chez Maloine, 27, rue de l'Ecole-de-Médecine, Paris.Homéopathie (2 volumes).Par Joseph TETAU.En vente chez Maloine et Cie, 27, rue de l'Ecole-de-Médecine, Paris.Treize coupes horizontales du thorax (grandeur naturelle).Par MM.les Professeurs À.HOVELACQUE, Olivier MONOD, Henri EVRARD.Atlas format 56 x 38 cm.de 13 planches et 13 calques avec légendes, dessinés par Arnould Moreaux, tiré sur papier chromotype supérieur et lithographié.En vente à la Librairie Maloine, 27, rue de l'Ecole-de-Médecine, Paris.Traitement des constipations fonctionnelles.Par Gabriel Leven et Roland Levan.Volume de 88 pages.Masson & Cie., Paris.15 frs.Les éléments du pronostic dans les maladies aiguës.Par À.B.Marfan.Volume de 80 pages.Masson & Cie, Paris.20 frs.La réaction de fixation dans les tuberculoses humaines et animales.Par Achille Urbain.Volume de 146 pages.Masson & Cie.Paris.28 frs.Le diagnostic radiologique des tumeurs malignes du pharynx et du larynx.Volume de 270 pages.Masson & Cie.Paris.100 frs.Le phénomène de la guérison dans les maladies infectieuses.Par F.D'Hérelle.Volume de 416 pages.Masson & Cie, Paris.75 frs.Les tumeurs intracraniennes.Par Harvey Cushing.Volume de 195 pages.Masson & Cie, Paris.80 frs.Questions cliniques d'actualités.6ème série.Leçons professées à la Charité, Service du Professeur Sergent.Volume de 318 pages, avec 557 figures.Masson & Cie, Paris.65 frs.Les auteurs qui désirent des extraits de leurs travaux sont priés d'en faire la demande à l'éditeur, dès la parution du numéro qui contient ces travaux. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A, N.\u2014 Montréal, avril 1938 441 LES SUTURES ETHICON = Le choix des catguts requiert le même soin minutieux qu\u2019apporte le chirurgien aux ligatures et aux sutures durant l'intervention.Il est clair que dans la technique opératoire, c\u2019est la plaie qui importe d\u2019abord, mais les catguts ont aussi leur importance, car le prac- ticien doit pouvoir s\u2019y fier entiére- ment.La science chirurgicale et l\u2019art de faire les sutures se complètent par l\u2019emploi de catguts appropriés à la fin à laquelle on les destine.Si la technique de leur emploi est un art, leur fabrication constitue une science véritable.Les sutures doivent répondre à l\u2019habileté du chirurgien.( LIMITED Got Les plus grands fabricants au monde d'articles de pansements chirurgicaux.LA MÉDICATION OPOTHÉRAPIQUE CHOAY OV AIRE THYROÏDE Opothérapie simple SURRÉNALE Opothérapie associée: SYNCRINES HYPOPHYSE Autres glandes.EXTRAITS TOTAUX (poudres d'organe) Comprimés EXTRAITS INJECTABLES } Ampoules stérilisées (en solution aqueuse) { Laboratoires E.Choay, 48, rue Théophile-Gautier, PARIS, France.Représentants exclusifs: HERDT & CHARTON, INC.2027, avenue McGill College Montréal NÉCROLOGIE Le Docteur LUDOVIC VERNER est décédé à Montréal le 5 mars dernier, à l\u2019âge de cinquante-neuf ans et six mois.Il avait étudié au collège de Montréal et avait été reçu médecin avec grande distinction à l\u2019Université Laval de Montréal en 1902.Il compléta à Paris, ses études et il revint en 1904 pour exercer sa profession à Montréal.Il avait été attaché comme professeur de clinique à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.Sa femme, née Jeanne Lazure, et quatre fils lui survivent.Le Docteur PAUL ROBILLARD est décédé à Montréal le 13 mars 1938.Lui survit, son épouse, née Isabelle Valois.Le Docteur J.-A.DEMERS, opthalmolo- giste à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, est décédé subitement à son bureau, le 19 mars dernier, dans sa trente-et-unième année.Reçu médecin, il s\u2019installa d\u2019abord à Ste-Hyacinthe, puis il vint à Montréal pour exercer sa spécialité.Lui survit, son épouse, née Paula Hudon.Nous avons appris avec regret que la belle-mère de notre Vice-président, Monsieur le Dr R.-E.VALIN, était décédée dans le cours du mois.Nous prions le docteur et Madame Valin d\u2019accepter avec tous les regrets de la grande famille de l\u2019Union Médicale, l\u2019expression de nos très vives condoléances.00 \u2014\u2014@ 3.#7 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLETrN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1938 29 LE COLLEGE ROYAL DES MEDECINS ET CHIRURGIENS DU CANADA 6-6 + EXAMENS EN OCTOBRE 1938 L'examen primaire et l\u2019examen final pour le diplôme de « Fellow » (membre actif) auront lieu durant le mois d\u2019octobre 1938.Les examens écrits se feront dans huit centres du Canada \u2014 Vancouver, Edmonton, Saskatoon, Winnipeg, Toronto, Montréal, la ville de Québec, Halifax.Les examens oraux et cliniques auront lieu à Winnipeg et Toronto pour les candidats de langue anglaise, et à Montréal et Québec pour les candidats de langue française.Les candidats, gradués de 1930, ou antérieurement, d\u2019une Ecole de Médecine ou d\u2019une Université approuvées par le Conseil, ne seront pas tenus de passer l'examen primaire mais devront, à l'examen final, faire preuve d\u2019une connaissance générale et pratique de l'application clinique de l'anatomie et de la physiologie.Cet examen spécial serait fait par des cliniciens.Le privilège de cette subdivision aux Règlements prendra fin le ler décembre 1940 LANGAGE EN USAGE POUR LES EXAMENS En faisant leur application, soit pour l'examen primaire ou l\u2019examen final, les candidats devront stipuler s'ils désirent passer leur examen en langue française ou anglaise.Des formules d'application peuvent être obtenues dans les deux langues.STANDARD DE QUALIFICATION.Aucun livre de texte ou abrégé n\u2019est recommandé concernant les différents sujets.Tous les candidats devront démontrer une connaissance approfondie des sujets sur lesquels ils seront examinés et devront être familiés sur la littérature courante concernant ces sujets.; Toutes les communications devront être adressées à Warren.S.LYMAN, M.D., F.R.C.P.(C) Honorary Secretary.292 Somerset Street W., Ottawa, Canada.Des renseignements supplémentaires apparai- tront dans d\u2019autres numéros de ce journal. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1938 UROPRAZINE GRANULE EFFERVESCENT ELIMINE L\u2019ACIDE URIQUE COMPOSANTS PRINCIPAUX: Pipérazine Hexaméthylenetétramine Soufre colloïdal Formiate de lithine INDICATIONS: e GOUTTE + RHUMATISME «+ SCIATIQUE Laboratoires Spartol, Paris, France Distributeurs: HERDT & CHARTON, Inc.2027, avenue McGill College Montréal \u2014 E\u2014 \\\\ EY Ext.fluide de lobélie - 1 min.O Pot.tartarique d\u2019antimoine S S 1/100 gr.1 J ANTS Thymus Vulgaris - 5 grs.Ext.fluide d\u2019ipéca - 1 min.cre Ext.fluide de feuilles de 10 belladone - 1 min.Sirop Tolu q.s.Chaque once fluide contient:- \\ Bromure d\u2019Ammon.- 8 gs.Pour la profession médicale seulement.Échantillon sur demande.Frank W.HORNER Ltd.MONTREAL WINNIPEG VANCOUVER L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1938 31 Le traitement du cancer et des lésions de surface d'après la méthode Chaoul r + Thérapie à contact et dans les cavités avec l'appareil PHILIPS METALIX de Thérapie à Contact Pour renseignements, s'adresser à CANADIAN METALIX COMPANY LTD.531 est, rue Sherbrooke, Montréal, Qué.DIGESTIF EFFERVESCENT 3 base de Pepsine et Papaine pures DIGESTAN SE PRESENTE en FLACONS DE 180 GRAMMES (6 ozs.) O00 IL AGIT VITE ET BIEN LABORATOIRE NADEAU Ltée, MONTREAL L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1938 Constitue pour les bébés le plus excellent mélange lacté.Ces sirops de Maïs, uniques par leur pureté, constituent la forme idéale sous laquelle les hydrates de carbone peuvent être utilisés dans le régime alimentaire des bébés.Dans le régime alimentaire des enfants normalement constitués, les sirops de Maïs « CROWN BRAND» ou «LILY WHITE » peuvent étre mélangés au lait; en quantités plus grandes que les autres sucres sans crainte de provoquer des troubles gastro- intestinaux.Ces sirops de Maïs sont en vente dans toutes les épiceries et sont véritablement économiques.Des méthodes de fabrication strictement hygiéniques assurent une pureté sans égal, et vous pouvez utiliser ces sirops de Mais en toute sécurité.SIROPS de MAIS EDWARDSEURG CROWN BRAND on Sinn: POUR LES MEDECINS SEULEMENT Un petit calculateur de poche contenant les différentes diétes d'enfants dans lesquelles rentrent ces deux célèbres sirops de blé d'Inde (Maïs) en plus d\u2019un traité scientifique sous forme de livret pour la nutrition des bébés et des tablettes de prescriptions peuvent être obtenus sur demande.Découpez le coupon ci-dessous et ces imprimés utiles vous seront envoyés immédiatement.j 3 Découpez ici.! The CANADA STARCH CO., Ltd.: Montréal : Veuillez m\u2019envoyer ; CALCULATEUR : DO Livret: \u201cLES SIROPS DE MAÏS : DANS L'ALIMENTATION DES ENFANTS\u201d : CO TABLETTES DE PRESCRIPTIONS et LILY WHITE ors La Manufacturés par THE CANADA STARCH COMPANY, Limited Messieurs les Médecins sont invités à consulter l'Encyclopédie Médico-Chirurgicale au Secrétariat 326 est, boulevard Saint-Joseph MONTRÉAL dans l'après-midi, de 2 à 5 heures SPECIALITE e PHARMACEUTIQUE eo © ELIXIR POLYBROMURE (Sans sucre) (Une cuillerée à bouche de 20 grammes renferme 3 grammes de Bromure de Potassium, Sodium et Ammonium, associés à des Teintures amères et toniques.) Mode d\u2019emploi: | à 2 cuillerées à thé dans un peu d\u2019eau toutes les trois heures.Présentation: 240 c.c.© La Pharmacie d\u2019Ordonnances ARTHUR HIRBOUR ci-devant Bisaillon-Hirbour 35 ans d'expérience dans l'exécution exclusive d'ordonnances de Médecins.\u2014 Nous n'employons que les produits chimiques supérieurs.Angle Saint-Denis et De Montigny Téls: LA.7356 - PL.0305 - Montréal L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1938 33 reste toujours un médicament de choix pour le traitement scientifique de la .COQUELUCHE .Le Pavéral est journellement prescrit avec succès pour les cas de coqueluches et des toux Coqueluchoïdes.\u2014 Ne cause ni intolérance, ni complication.© Littérature sur demande.Re WX IRAN M ND MDP CRM ON T0 11171 AMbherst 8900-3733 MONTY, GAGNON & MONTY Ambulances de luxe, chauffées Transport des malades à la ville et à la campagne.Service prompt et sûr.© \\ © Pompes funèbres Salons mortuaires Salons mortuaires: ee rue Plessis Ambulanciers de l'Hôpital Notre-Dame OEUFS du JOUR CATEGORIE A-1 SPÉCIALEMENT RECOMMANDÉS AUX PATIENTS QUI ONT BESOIN D'UNE NOURRITURE RICHE ET FRAÎCHE.LIMITÉE FRontenac 3121 TABLE DES ANNONCEURS Abbott, Laboratoires, Ltée (Métaphène) .928 Anglo-French Drug, Cie (Panvita) .19 Ayerst, McKenna & Harrison, Ltée .Ze page de couverture Borden Co.Ltd., The .481 Bromo-Seltzer Ltd.8 Bristol-Myers Co., (Sal Hepatic) .13 Canada Drug (Paveral) .3 Canada Starch (Sirop de mais) .8 Canadian Metalix Cee ees ss Carling Breweries Ltd.(Invalid Stout) .85 Carnation Milk .2 242202022221 1222 24 Casgrain & Charbonneau, Ltée (Sulfocide) .9 Casgrain & Charbonneau, Ltée (Stérilisateur \"Castle\u201d) .17 Ciba, Compagnie, Ltée (Trasentine et Pérandren \"Ciba\u201d\u201d) .20 Collège Royal des Médecins et Chirurgiens .29 Eddé, J.Ltée (Hémostyl) .22 Edde, J.Limitée (Iodogénol Pépin) .427 Eddé, J.Limitée (Glycérophosphate Robin) .22 Encyclopédie Médico-Chirurgicale .32 Frosst, Charles E., & Co.(Ferro-Catalytic) .1 Herdt & Charton, Inc.(Choay) .441 Herdt & Charton, Inc.(Uroprazine) .30 Hirbour, Arthur (Elixir polybromure) .32 Horner, Frank W.(Tussol) .30 Johnson & Johnson (Sutures Ethicon) .44] J.J.Joubert Limitée (Oeufs du jour A-1) .33 Knox Gelatine .25 Librairie Beauchemin, Ltée (Nouveautés) .421 Laboratoire du Bismol (Anogel) 4e page de couverture Laboratoires Poulenc Frères du Canada (Néo-Luatol et Néocardyl) .425 Laboratoire Nadeau, Ltée (Digestoan) .31 Merck & Co., Ltd (Pyridium) .+ .5 Millet, Roux & Cie, Ltée (Ampho-quintivaccin) .18 Millet, Roux & Cie, Ltée (Ampho-vaccin) .13 Monty, Gagnon, Monty .33 Nestle\u2019s Milk Products ., .435 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1938 À contenance élevée d'extrait de mait, l'INVALID STOUT exerce une étonnante action revitalisante, excite un appétit salutaire, apporte une joyeuse énergie.L'avis -du docteur : «J'ai pu me rendre compte personnellement des propriétés toniques et stimulantes de votre PORTER», écrit un médecin, et il ajoute: «Je vous complimente d\u2019avoir su allier en lui les propriétés fortifiantes à un goût excellent.» INVALID le PORTER tonique TABLE DES ANNONCEURS (suite) Parke, Davis & Cie (Mapharsen) .437 Rougier Frères (Ouabaïine Arnaud) .3 Rougier Frères (Hepathemo Deschiens) .3 Rougier Freres (Lusaldol) .7 Rougier Fréres (Spectrol et Iodalose Galbrun) .419 Sanatorium Prévost .439 Schering (Canada) Limited .423 Squibb & Sons, of Canada, Ltd.26 Usines chimiques du Canada, Inc.(Ampoules Valor) .36 Vinant Limitée (Opobyl) .21 Vinant Limitée (Arsaminol) .11 Vinant Limitée (Cacodylate de Soude et Métharsinate) .11 Vinant Limitée (Dysfonctionnements ovariens) .27 Vinant Limitée (Pipérazine Mid) .27 Warmer, William R., Limited (Agarol) .429 Wyeth & Bro.Inc.John (Plastules Hématiniques) .433 BUREAUX POUR MEDECINS OU DENTISTES A LOUER Au numéro 454 est, rue Sherbrooke.Service de la porte compris.S\u2019adresser 3 M.E.Bernier, 454 est, rue Sherbrooke. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1938 AUPOULES de pré BO 0}! goWY VALOR CACODYLATE de FER Op; au at EPHEDRINE cAMP {RED gine EPINEPHRINE CAMPHOVAL (Solution aqueuse de Camphre) souvé \u201ctpg Va ATE © auc Z AE S SULFATE de MAGNESIE CYANURE de MERCURE PITUIT EAU DISTILLEE \u2014 © pe\u201d HYPOSULFITE de SOUDE +0 co ae WW pC USINES CHIMIQUES du CANADA Inc - MONTREA 1338, RUE LAGAUCHETIERE EST Casier Postal 87, Station C Li i L\u2019Administration de I'\u2019Union Médicale du Canada\u201d remercie tous les annonceurs de leur bienveillante collaboration et les À assure que son grand désir est de SERVIR les intérêts de la médecine canadienne-française et de coopérer au succès de ceux qui l'aident à réaliser cet idéal.v fi | y La triade thérapeutiqu ° ° de la constipation AGOBYL ANOGEL Simple ANOGEL & KASSIL Constipation par Constipation due a un ré- Constipation opiniâtre .; .ep a a invétérée d\u2019origine mé- insuffisance hépathique sidu intestinal déficitaire canique ou fonctionnelle a Sato quo [2 em CA Foumit & Pints\u201d oof intestinate at fou Lod i.on volume exist 3 F àfitate ee jot © er une acticn [07 i sai \u2018 Las Écote.ry Echantillons et littérature envoyés sur demande a la profession médicale seulement.3 > 945 Coté R 99 Harbour, KINGSTON, B.W.I.» rue Lote 45 Peddar, HONG-KONG MONTRÉAL - Représentants pour les États-Unis: Geo.}.WALLAU Inc., 153 Waverly Place, N.-Y.DISTRIBUTEURS : MONTREAL: La Cie Pharmaceutique DesBergers.TORONTO: Drug Trading, National Drug & Chemical Co.Ltd.WINNIPEG et REGINA: National Drugs Limited.CALGARY et EDMONTON: Alberta National Drugs Ltd.VANCOUVER: B.C.Drugs Limited.HALIFAX et SAINT-JEAN: National-Canadian Drugs Ltd.> _\u2014 EN NS "]
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