L'union médicale du Canada, 1 mai 1938, Mai
[" jome 67 \u2014 Numéro 5 MONTREAL, MAI 1938 Union ANEdicale ou Canada (Revue mensuelle fondée en 1872) Bulletin de l'Hssociation oes (Médecins de Langue Francaise O¢ 'Elmerigue du Hord PROCHAIN CONGRES \\SSOCIATION DES MEDECINS DE LANGUE FRANCAISE DE L'AMÉRIQUE DU NORD SECRÉTARIAT 326 est, blvd St-Joseph OTTAWA \u2014 HULL \u2014 6 \u2014 7 \u2014 8 \u2014 septembre 1938 MONTREAL P © .Téléphone: LAncaster 9888 \"CALCIUM N Un supplément diélélique minéral et dilaminé TENEUR PLUS ELEVEE \u2014 Les capsules « Calcium A» contiennent trois grains de sels de calcium et de phosphore associés à un extrait concentré d'huile de foie de morue titré biologiquement dont la teneur est d'au moins 2,500 unités internationales de vitamine À et 400 unités internationales de vitamine D, \u2014 la valeur vitaminique de plus d'une cuillerée à thé d'huile de foie de morue du standard de la Pharmacopée des Etats-Unis, XIe édition.INDICATIONS \u2014 Depuis quelques années, on recommande souvent le « Calcium A » durant les trois derniers mois de la grossesse et pendant l'allaitement.Le « Calcium A» est aussi préconisé comme supplément diététique pendant l'enfance et plus particulièrement à l'âge de la puberté afin d'empêcher ou de retarder les caries dentaires.La teneur en sels minéraux et en vitamines du « Calcium A» en fait un reconstituant et un tonique général précieux pendant la convalescence.LIMITÉE Biologistes et Pharmaciens MONTRÉAL CANADA ki \u2014 ws fD- = \u20ac L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mai 1938 1 L'épreuve du lemps « Ferro-Catalytic », présenté à la profession médicale seulement après que des épreuves cliniques sérieuses eurent prouvé sa valeur thérapeutique dans le traitement des ANEMIES SECONDAIRES a résisté à l'épreuve du temps, et chaque jour apporte une preuve nouvelle de son utilité.Les malades qui, pendant des annécs, ont été des demi-invalides à cause de l\u2019anémie et qui ont été traités par différents modes thérapeutiques sans résultats évidents, ont bénéficié d\u2019une façon étonnante du traitement par FERRO-CATALYT Jur votre demande nous vous enverrons avec plaisir des échantillons cliniques, des listes de formules et une échelle pour le dosage de l'hémoglobine.CAPSULES Chades E.Fnosst & Co.pour adultes MONTREAL.CANADA SIROP Une firme canadienne fabriquant des produits prarmaceutiques de haute qualité depuis 1899 pour enfants SOMMAIRE BULLETIN Paul LETONDAL: En marge du premier banquet annuel de la Société Médicale de Montréal MEMOIRES G.PINSONNEAULT et Albert JUTRAS: Leontiasis ossea et maladie de Paget Urgel GARIEPY : La chirurgie de la douleur.\u2014 La névralgie du nerf glosso-pharyngien.\u2014 Resection nerveuse exo-cranienne.\u2014 Guérison.RECUEIL DE FAITS A.LEGER et A.BERNIER: Myélose globale aplastique post-arsénobenzolique.Agranulocytose, anémie et purpura.\u2014 Valeur pronostique de certains éléments basés sur des notions récentes d'hématologie Paul BOURGEOIS: Symphyse rénale par bords libres.Reins en « L ».Deux observations.Guy D'ARGENCOURT: La chirurgie en province.Commentaires sur quelques cas d'urologie.Armand GRATTON: L'insuline-protamine-zinc et le traitement du diabète REVUE GENERALE Adélard GROULX: La consultation de nourrissons.Son objet et ses activités.PETITE CLINIQUE Jean SAUCIER: Syndrome de la fente sphénoïdale.Observation anatomo-clinique.MOUVEMENT MEDICAL Henri CHARBONNEAU: Les dérivés sulfamidés dans les maladies infectieuses LETTRE DE PARIS P.DESFOSSES: Le cours du Professeur Leriche au Collège de France La question du B.C.G.buccal 443 455 463 466 469 471 475 483 487 490 492 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mai 193S | oe ACADEMIE DE MEDECINE DE PARIS > PRIX DESPORTES 1904 DIGITALINE NATIVELLE Agit plus sûrement que toutes les autres préparations de Digitale Granules au 1/10 de milligr.\u2014- Solution au 1/1000°.Ampoules au 1/4 de milligr.pour injections intramusculaires.LABORATOIRE NATIVELLE, 27, rue de la Procession, PARIS (XV) Draeger 1 Représentants: Rougier Frères, Montréal.OU SANG Représentant : ROUGIER, 350, Rue Lemoine A.Opothérapie +, , , à° Hématique DIN DESCHIENS Totale SIROP de à l'Hémoglobine vivante Renferme intactes les Substances Minimales du Sang total Médication rationnelle des et des DÉCHÉANCES ORGANIQUES Une cuillerée à potage à chaque repas- \u2014oe- & SYNDROMES ANEMIQUES DESCHIENS, D' en Ph'*, 9, Rue Paul-Baudry, Paris (8°) MONTRÉAL (Canada) SOMMAIRE (Suite) ANALYSES GASTRO-ENTEROLOGIE Les modifications physiques et chimiques subies par les aliments au cours des manipulations culinaires (p.494).NUTRITION Epreuves d'hyperglycémies provoquées normales (p.495).La coronarite dans le diabète (p.495).PHTISIOLOGIE Les insuffisances de la radiographie ordinaire en phtisiologie et leur correction par la tomographie (p.496).Considérations sur la section d'adhérences (p.497).Répartition des tensions élastiques du poumon (p.497).GYNECOLOGIE Ovaire et hormones de croissance (p.497).CHIRURGIE INFANTILE ET ORTHOPEDIE Chirurgie des mains bottes traumatiques (p.500).NEURO-PSYCHIATRIE Le traitement de schizophrénie par les convulsions provoquées par !e Metrazol (p.503).A propos de quatre cas de tubercules cérébraux guéris par le traitement chirurgical (p.501).Traitement de la méningite méningococcique par le sulfa- nilamide (p.S01) DERMATO-SYPHILIGRAPHIE Erythème polymorphe s'\u2019accompagnant d\u2019angine de Vincent (p.502).A propos de radiodermite ulcéreuse rebelle (p.502).ELECTRO-RADIOLOGIE L'exploration radiologique de la mastoïde pathologique chez l'enfant (p.502).LABORATOIRE La transmission, chez la souris, d'une leucémie à cellules atypiques (p.503).La transmission de la leucémie, chez lc souris, a partir d'une cellule unique (p.503).SOCIETES .2.2 2 +444 44e» La Société Médicale de Montréal: Banquet annuel (p.504).Séance du 22 mars 1938 (p.515).Société de Chirurgie de Montréal: Séance du 2 mars 1938 (p.517).Assemblée scientifique du Bureau médical de 1'Hopital Notre-dame: Séance du 17 mars 1938 (p.519).Réunion scientifique mensuelle de l'Hôpital Saint-Luc: Séance du 17 mars 1938 (p.527).REVUE DES LIVRES NOUVELLES .: \u201cLa Presse Médicale\u201d commente la fusion de 1\u2019 \u201cUnion\u201d et du \u201cBulletin\u201d (p.462) Fondation d\u2019un Institut de Micro-biologie par le Gouvernement de la Province de Québec.\u2014 Concours d\u2019agrégation.\u2014 Belle initiative municipale.\u2014 Nomination.\u2014 Inspection médicale des écoles.\u2014 Déclaration de la poliomyélite.\u2014 On demande un médecin canadien-français.\u2014 L'Association pour le développement des relations médicales.NECROLOGIE .2 244044444246 Le Dr ].-Alfred Rochette.\u2014 Le Dr Pairick Tremblay.\u2014 Le Dr C.H.Plante.\u2014 Le Dr Elzéear Montpetit.LIVRES REÇUS EN AVRIL .494 504 530 552 9935 955 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreriN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mai 1938 5 o-urinaires- prit qubles £¢ Lorsque .puisé par les tr Plus d\u2019une décade d'expérience a démontré que les symptômes douloureux des affections genito-urinaires tels que: mictions fréquentes, impérieuses, douloureuses, et ténes- peuvent être soulagés par l\u2019administration per os de \\ U} M en NOM A \\ D My drochloride) Littérature médicale, concernant le soulagement symptomatique, par le Pyridium, dans les cas de cystite, pyélonéphrite, pros- tatite et uréthrite, envoyée sur demande.MERCK & CO.L'TD.Hatriants Chimistes MONTREAL L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mai 1938 e l'Union Médicale e Fondée en 1872 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Professeur Emile Sergent, de Paris.Professeur Maurice Roch, Genève.Professeur Pierre Masson.Professeurs E.-P.Benoît, Bruneau] A.-H.Desloges, J.-A.Leduc, T.Parizeau (Montréal).BUREAU DE DIRECTION MM.R.Boucher, B.-G.Bourgeois, A.Comtois, J.-E.Dubé, L.Gérin-Lajoie, A.LeSage, A.Marin, D.Marion, D.Masson, O.Mercier, J.-A.Mousseau, J.-N.Roy, E.Saint-Jacques, J.-A.Vidal, R.-E.Valin, Sénateur Lacasse.BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef Albert LeSAGE Secrétaire de la rédaction Secrétaire adjoint Léon Gérin-Lajoie Roma Amyot Membres A.Bertrand, E.Desjardins, R.Dore, M.Fauteux, L.-C.Favreau, A.Jutras, J.LeSage, P.Letondal, J.-A.Manseau, A.Marin, E.Saint-Jacques, J.Saucier, L.-C.Simard, P.Smith.BUREAU DE COLLABORATION MM.R.Amyvot, P.-R.Archambault, H.Baril, H.Barry, A.Bellerose, A.Bertrand, P.Bourgeois, J.Brault, A.Desforges, E.Desjardins, R.Doré, E.Dubé, M.Fauteux, L.-C.Favreau, L.Fortier, L.-A.Gagnier, L.-H.Gariépy, R.Gatien, H.Gélinas, A.Jutras, G.Lafresniere, G.Lapierre, R.Lefebvre, J.LeSage, P.Letondal, A.Magnan, J.-A.Manseau, P.Morin, J.-P.Paquette, P.Poirier, J.-L.Riopelle, J.Saucier, L.-C.Simard, P.Smith. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mai 1938 ARRHENO-FER BUREAU Médication ferro-arsenicale organique, Solution de Peptonate de Fer .gr.Arrhénal (Méthylarsinate de Soude) .O gr.O3 par cuillerée à soupe (environ 15 cc.).© En milieu liquoreux, très agréable au goût et stomachique.® Ne noircit pas les dents, ne constipe pas et stimule la digestion.e L'ARRHENO-FER, grâce au choix de ses ingrédients et aux soins de sa préparation, représente un tonique puissant et un reconstituant énergique qui, mieux que les préparations ferrugineuses habituelles, relève les forces, excite l'appétit et favorise 1'hématopoiése.INDICATIONS ® Chlorose - Débilité - Convalescence - Surmenage - Asthénie et tous les Etats Anémiques.POSOLOGIE ® Adultes: 2 à 1 cuillerée à soupe après les repas.Enfants au-dessus de 7 ans: 1% a 1 cuillerée a cafe apres les repas.Flacon de 250 cc.NEUTRALISINE BUREAU Poudre de Saturation Antigastralgique et Antidyspepsique Sous-carbonate de bismuth Bi-carbonate de soude Silicate alumine Silicate magnésie Carbonate de chaux acao en poudre « « + .O gr.10 Miel et sucre pour un comprimé de 1 gramme.© Présentation pratique en com primés, la Neutralisine donne un soulagement rapide dans les DYSPEPSIES, GASTRALGIES, DIGESTIONS LABORIEUSES.FERMENTATIONS, SENSATIONS DE BRU- LURE ET D'AIGREUR A L'ESTOMAC.© D'une efficacité remarquable dans les troubles digestifs de la GROSSESSE.POSOLOGIE 2 a 4 comprimés a croquer ou sucer après les repas.Flacon de 75 comprimés.Produits spécialisés des LABORATOIRES J.BUREAU 86, Boulevard de Port-Royal, Paris, France.Concessionnaires pour le Canada: ROUGIER FRERES - 350, rue Le Moyne - MONTREAL I ¥ L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mai 1938 e L'Union Médicale (du Canada) Fondée en 1872 Bulletin de l\u2018Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.ADMINISTRATION OFFICIERS Président: J.-A.Mousseau Vice-président: R.-E.Valin Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal COMITE EXECUTIF MM.J.-A.Mousseau, R.-E.Valin, A.LeSage, J.-A.Vidal, D.Marion.COMITE DE PUBLICITE MM.A.LeSage, D.Marion, E.Saint-Jacques, J.-A.Vidal.Jacques-D.Clerk, publiciste.COMITE DE PROPAGANDE MM.].E.Dubé, E.Saint-Jacques, J.-A.Mousseau, L.Gérin-Lajoie.CORRESPONDANTS MM.P.Desfosses (Paris); A.Granger (Nouvelle-Orléans); L.-E.Phaneuf (Boston); P.-C.Mathé (San Francisco); A.Fontaine (Woonsocket); J.-H.Lapointe, J.-E.Gaulin, L.Mantha (Ottawa); L.-F.Dubé, M.P.P.(Notre-Dame-du-Lac); Fug.Tremblay (Chicoutimi); P.Bertrand, R.Gaudet (Sherbrooke); Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Rivières); Pio.-A.Laporte (Edmunston); D.Collin (Saint-Boniface); L.-P.Mousseau (Edmonton).Le Président, le Rédacteur en chef et le Secrétaire-trésorier sont, « ex officio », membres de tous les comités.ANA 1 \\ 2 0 -\u2014 { LITTERATURE ET | ECHANTILLONS L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mai 1938 9 SULFOCIDE INFECTIONS SIREPTOCOCCIQUES & GONOCOCCIQUES «PARA-AMINO-BENZENE-SULFAMIDE» à l'usage exclusif du médecin.Infections puerpérales Scarlatine Septicémie Erysipèle Arthrites suppurées Amygdalite aiguë Impétigo chronique Méninaite Otite moyenne Gonorrhée SUR DEMANDE CASGRAIN & CHARBONNEAU LIMITÉE MONTREAL L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mai 1938 e l'Union Médicale e (du Canada) La plus ancienne revue française de Médecine et de Chirurgie au Canada Fondée en 1872 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.OFFICIERS Président: J.-A.Mousseau Vice-président: R.-E.Valin Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal Rédacteur en chef Albert LeSAGE Secrétaire de la rédaction Léon Gérin-Lajoie Membres Secrétaire adjoint Roma Amyot A.Bertrand, E.Desjardins, R.Doré, M.Fauteux, L.-C.Favreau, A.Jutras, J.LeSage, P.Letondal, J.-A.Manseau, J.Saucier, L.-C.Simard, P.Smith.ONT COLLABORE AU VOLUME 66 Drs Aumont (Gérard), Amyot (Roma), Archibald (Edward), Archambault (P.-R.), Attendu (Gérard), Baril (H.), Barry (Gaétan), Bélanger (Léopold), Belisle (L.-P.), Bellerose (A.), Benoit (E.-P.), Bernier (Alph.), Bertrand (Albert), Bertrand (A.), Bonin (Wil- brod), Boucher (S.), Bourgeois (Paul), Boutin (J.-R.), Cantero (Antonio), Chaput (Yves), Charron (Ernest), Delâge (Jean), DeMontigny (Gérard), Desjardins (Edouard), Doré (Réal), Dreyfus (Gilbert), Dubé (J.-E.), Dufresne (Eugène), Dufresne (Origène), Dufresne (Roger-R.), Fac- quet (J.), Farley (L.), Fauteux (Mercier), Favreau (L.-C.), Ferron (Maurice), Fortier (L.-E.), Fortier (Ls), Ga- gnier (L.), Gagnon P.-A.), Gariépy (.-U.), Gélinas (Henri), Gendreau (JE.), Gérin-Lajoie (Léon), Gratton (Armand), Hartmann (Henry), Jutras (Albert), Lafresnière (Gabriel), La- moureux (Léopold), Lefrançois \u2019 (Charles), Lemierre (A.), Lemieux (.-Edouard), LeSage (Albert), Le- Sage (Jean), LeSage (Jules), Leton- dal (Paul), Leven (Roland), Lian (C.), Major Manseau (Willie), Marin (Albéric), Martel (J.-Alcide), Martin (Paul), Mercille, Millet (J.-A.), Mon- geon (Léo), Morin (Gaspard), Morin (Paul), Mourgue (R.), Mousseau (J.- Alfred), Panneton (Philippe), Pa- quette (J.-P.), Pariseau (Léo), Pari- zeau (T.), Pilon (J.-Alcide), Pinson- neault (G.), Poirier (Paul), Poliquin (Paul-A.), Ravina, Riopelle (J.-L.), Roch (Sylvio), Roy (J.-N.), Saint-Jac- ques (Eugène), Saucier (Jean), Sergent (Emile), Simard (L.-C.), Simard (Raymond), Simard (Roland), Smith (Pierre), Sorrel (E), Tétrault (Edouard), Winiphen (André). NN SEDATIF DU SYSTEME NEURO -VEGETATIF PASSIFLORE JUSQUIAME CRATAEGUS 22 .a.[ABORATOIRES LICARDY 38, 8° BOURDON _ NEUILLY - DARIS Agents pour le Canada: VINANT Limitee - 533, Rue Bonsecours, MONTREAL Es.AC cu él D) EIODS \u201cRÉGULATEUR DE LA He CIRCULATION VEINEUSE\" gg TROUBLES de la PUBERTE et de la MENOPAUSE ; \u2018i © Dé 5 = D £2.Da 5 ) 2 3 6 comprimés par jour.x2 EB N= = = Laboratoires MIDY, 67, avenue de Wagram, PARIS.Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTRÉAL. 12 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mai 1938 OFFICIERS DE L'ASSOCIATION Des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord PRÉSIDENT HONORAIRE L'honorable J.-H.-A.PAQUETTE DIRECTEUR-GÉNÉRAL R.-E.VALIN, 165 est, ave Laurier, Ottawa.SECRETAIRE-TRESORIER Donatien MARION, 326 est, boul.St-Joseph, Montréal.EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION R.-E.VALIN D.MARION J.-A.JARRY, J.-H.LAPOINTE Arthur RICHARD COMITÉ DU XVe CONGRÈS J-H.LAPOINTE, Président J.-R.BÉLISLE, 3e Vice-président A.RICHARD, Secrétaire R.LAROCHELLE, 4e \u201c J.-M.LAFRAMBOISE, Trésorier B.-G.BOURGEOIS, 2e Vice-président A.GRANGER 5e \u201d ANCIENS PRESIDENTS J.-E.DUBÉ P.-C.DAGNEAU R.-E.VALIN J.-A.JARRY Albert LeSAGE Albert PAQUET MEMBRES DU CONSEIL BAUDOIN, ]J-A., Montréal .(1940) BELISLE, J.-R, Hull .BERTRAND, F., Sherbrooke (1940) BIBAUD, B., Valleyfield (1940) BLAIS, E.-A., Edmonton .(1938) BOURGEOIS, B.-G., 418 est, rue \"Sherbrooke, \"Montréal CHARPENTIER, L.-A., Drummondville (1938) CHOLETTE, A.-M., 1451 est, boul.St Joseph, Mti (1938) COLLIN, Donat, St-Boniface .(1938) CREPAULT, A.-Z., Montréal .(1940) DAGNEAU, P.-C, 4, rue Collins, Queébec DAUDELIN, Alph., \"Worcester, Mass.(1938) DeBLOIS, \u2018Chs.Trois- Rivières .(1938) DUBE, ).-E., 454 est, rue Sherbrooke, Montréal DUBE, L.-F., Notre-Dame du Lac .(1938) DUMONT, C.-E., Campbellton, .(1940) FALCON, A.-].-B, Pawtucket (1940) GAUDET, Richard, Sherbrooke .ee» (1940) GAULIN, ].-E., 545 King Edward Ave., Ottawa .(1938) GIROUARD, I-A.19 Union St.Willimentic, Conn.(1938) GRANGER, Amédée, Canal Bank Bldg., N.-Orléans, La.JARRY, J.-A., 7718, rue St-Hubert, Montréal .LACASSE, G., Sénateur, Tecumseh + + + o (1938) LAFRAMBOISE, J.-M, Ottawa .LAMY, J.-L., 211 Stewart, Ottawa (1938) LANGEVIN, Stephen, 330 est, rue Sherbrooke, Mtl (1938) LAPOINTE, ).-H., 163, ave Laurier, Ottawa .LAPORTE, Pio.-H., Edmunston .(1938) LAROCHELLE, J.-E, Manchester .(1940) LAROCHELLE, R.Biddeford, Maine .ee ee LEBEL, M.-H., 3645, ave Laval, Montréal .(1940) LeSACE, Albert, 260 Carré St- \u2018Louis, Montréal .MARION, Da 326 est, boul.St-Joseph, Montréal .MATHE, P.- 450, rue Sutter, San Francisco .(1940) MAYNARD, Gwen 73 West Pearl, Nashua, N.-H.(1938) MERCIER, 0.934, rue Cherrier, Montréal .(1940) MILOT, J.-D.Stafford Road, Fall River, Mass.(1940) PAQUET, Albert, 71, rue Ste-Anne, Québec eee PEPIN, }).-R., 410 ouest, rue Sherbrooke, Montréal .(1938) PERRAS, J.l'E, Hull ee + ew + + .(1940) PHENIX, Georges, Saint- Jean 2 + 2 + + ©» (1940) PIETTE, Edmond, Joliette 20e + + + à (1938) PROVENCHER, Gustave, Granby .(1938) RICHARD, A, Ottawa .+ + + + = ROY, G.-E., Nicolet .ee ea ee se (1940) SAUCIER, Jean, Montréal ° 24 + 2 + + .(1940) SMITH, Pierre, Montréal .(1940) ST- JACQUES, E., Montréal .+ .(1940) TASSE, C.-E., 15, Wall St, Worcester, Mass.(1940) TREMBLAY, Eugène, Chicoutimi .(1938) TRUDEL, }.-B., Régina, Sask.+ + + + + o (1938 TRUDEL, J.JL Winnipeg, Man.(1938) VALIN, R.-E., 165, ave Laurier est, Ottawa, Ont.VIDAL, }).-A., \"454 est, rue Sherbrooke, Montréal (1940) VIGER, J.-A, Saint-Hyacinthe.(1940) VOORHYES, R.-D., Lafayette, La ., (1938) L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurrErIN A.M.L.F, A.N, \u2014 Montréal, mai 1938 13 ANATORIUM PRÉVOST INCORPORE ETABLISSEMENT DE PSYCHOTHERAPIE Magnifique situation au bord de la Rivière-des-Prairies, à proximité de Montréal.Parc de 600,000 pieds carrés.Tennis, billard, etc.Chambres pourvues de tout le confort moderne.TRAITEMENT INDIVIDUEL DES AFFECTIONS DU SYSTEME NERVEUX par trois médecins spécialistes et un personnel expérimenté.Cure de repos.Régimes.Electrothérapie.Rayons U.V.Hydrothérapie.Traitements spéciaux des toxicomanies (alcool, morphine, cocaïne).Malariathérapie et toutes pyrétothéra- pies.Prospectus sur demande.Personnel médical: Dr Edgar Langlois, médecin-directeur; Dr Jean Saucier; Dr Roma Amyot; Dr Charles A.Langlois (électro-radiologie).4455 Boulevard Gouin ouest, Téléphone, BYwater 1240 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mai 1938 e l'Union Médicale e (du Canada) Fondée en 1872 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.CONDITIONS DE PUBLICATION: « L'Union Médicale (du Canada)» paraît tous les mois.Cette Revue est l'organe officiel de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.Elle publie les travaux des Congrès et tous les communiqués de l'Association.Chaque numéro contient des mémoires originaux, des faits cliniques, un mouvement médical, une revue générale, des notes de pharmacologie et de médecine pratique, des analyses, des revues de livres et des nouvelles médicales.ABONNEMENT: L'abonnement est de cing dollars par année.Les membres déjà inscrits à l'Association des Médecins de Langue française de l'Amérique du Nord ont droit, de ce fait, à la réception du Journal ainsi que tous les médecins qui font partie des Sociétés Médicales des divers Etats et Provinces.COLLABORATION: Seuls les travaux inédits sont acceptés.MANUSCRITS: Les manuscrits doivent être dactylographiés avec double interligne. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mai 1938 15 > À bu 7 KR NTO%, put ACT 1QUË LU Choses 4 gSHYP Adit 2logén®s aux st GIVES! 0\u201c Mi 12 15510 EN! aL PO DISTRIBUTEURS POUR' LE CANADA: MILLET, ROUX & CIE Ltée ¢ 1215, rue St-Denis, Montréal 16 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mai 1938 ILLUSTRATIONS: L' « Union Médicale » assume les frais de cing illustrations au maximum, pour chaque travail, pourvu que les auteurs fournissent des photographies et des dessins convenables; les illustrations supplémentaires sont payées par l'auteur.Nous n'acceptons pas des négatifs de clichés.Chaque illustration doit porter au verso le nom de l'auteur et les photographies devront être claires, de préférence noires et sur papier glacé.Les dessins doivent être effectués à l'encre de Chine sur papier blanc.EXTRAITS: L'auteur peut obtenir des extraits pourvu qu'il signe la formule accompagnant la galée et qu'il en assume les frais.Tous changements du texte de la galée entraînent des frais supplémentaires pour l'auteur.TARIF: Sans page de titre, tel que publié dans la revue 4 pages 8 pages 16 pages 32 pages 100 $3.00 $ 5.00 $ 7.50 $12.50 200 3.75 6.00 11.00 18.00 500 5.50 10.50 17.00 26.50 1000 7.75 15.00 23.15 33.00 La page de titre comprenant 4 ou 5 lignes de texte sera fournie au prix de $1.50 pour les frais de composition, et les corrections d'auteur devront être payées au prix de l'heure.Couverture imprimée en noir, qualité et couleur or de la revue 10 .850 20.650 500 .1100 1600 .+.18.50 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mai 193$ 17 STERILISATION EFFICACE AUTOMATIQUE ECONOMIQUE POUR P © A e Médecins et Hôpitaux 1 EE Les Stérilisateurs CASTLE vous assurent une stérili- Vous ne pouvez endommager le Stérilisateur par sation parfaite sans qu\u2019il vous soit nécessaire de les négligence.surveiller constamment.La bouilloire est en bronze coulé d\u2019un seul morceau.Instailez un CASTLE \u2018\u2018Full Automatic\u201d entièrement WILMOT CASTLE COMPANY automatique.lls ne sont jamais en bas du point Rochester, N.Y.bouillant.Ils maintiendront le degré de stérilisation sans qu\u2019il ce CASTLE 1 soit nécessaire de tourner aucune clef.Rae CASGRAIN & CHARBONNEAU Limitée, Montréal Permettez-nous de vous tenir au courant des améliorations apportées a la stérilisation moderne.Appareillage a Rayons-X et d\u2019électricité Médicale de WESTINGHOUSE X-RAY CO.INC.Générateurs à Thérapie Profonde 200-400 K.WV.Générateurs Combinés (Diagnostic - Thérapie) Générateurs à Diagnostic (Haut Milliampérage) Générateurs à Diagnostic (Condensateurs) Générateurs à Diagnostic pour Praticien Tables à Rayons-X (modèles de tous genres) Fluoroscopes verticaux.Stéréoscope Civière Radiographique Spéciale Appareils à Haute - Fréquence Escamoteurs de Cassettes Ampoules à Rayons-X A Litt rature Electro-Cardiographe descriptive Accessoires.gracieusement fournie v v [ASGRAIN & [HARBONNEAU REPRESENTANTS EXCLUSIFS LAncaster 3292 M O NT R E A L 30 est, rue St-Paul 18 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mai 1938 Tous ces prix sont susceptibles d'être majorés de la taxe fédérale et de la taxe municipale s'il y a lieu, et de toute autre taxe qui pourrait survenir.BIBLIOGRAPHIE: L'index bibliographique de chaque travail doit être restreint aux indications les plus importantes.Le Journal se réserve toujours le droit de le limiter.Chaque indication bibliographique doit être fournie comme suit: nom de l'auteur, titre de l'article, nom du périodique, volume, page, mois (jour du mois, si le périodique est hebdomadaire), année.PUBLICITÉ: Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le barême des annonces est fourni sur demande à Jacques D.Clerk, publiciste, 326 est, blvd Saint-Joseph.Téléphone: LAncaster 9888.Tout annonceur qui n'observe pas l'éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d'attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de conduite.Tout ce qui concerne la rédaction et l'administration doit être adressé franco aux bureaux de l'« Union Médicale (du Canada) », 326 est, Boulevard Saint-Joseph, Téléphone: LAncaster 9888.0 \u2014\u2014 5. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mai 1938 19 N > ce ay = SN NR NN WN SS RN RD > 5 = Es NR S WR ER 2 TR > S NR RN |.NN RN 3 > es = 3 = $e S es = Res pM , = N AR ns LE Ri NE = #7 ca Le © Ex or S = RE R ni ah DN RN SE Sa 3 oS SE x = + RS 5 = sn .= .= = A x XN NE = S ER NS es AN 3 = =.Ne R \u2026 a = ., = 5, 5 = ee 5 = TN be = Ses , oN x = = Gi , 5, S = oN S x S S po Hy Ds a = a > Sa oe se se = cs 5 = = = NS + - 3 5 > TN - « SR + x 5 f Se nN = = = SE 5 = 5 ks = 5 RR 3 ¥ = .x SE = 8 = Gn $ se = = = = a se =.Re SN $ a = 3 i.3 SR es = SE = 5 i 3 5 5 Le = = a A = = => = rs .asd 38 Sod - SE + .VEN RE = Te = 5 5 a i.SH = ol ne EX = 2 es 5 .= 5 i $ RS = = es * > = Xe + kN So NR = ps > ft « Re \u201cpe AGM BE ro ea 2 Fe) bre sn oy a] ps i En of fu id Re ANTI-INFECTIEUX PREVENTIF ET CURATIF VITAMINOTHÉRAPIE INTÉGRALE .En flacons de 40 et 300 comprimés .Dose: 2 à 6 par jour suivant les cas.Littérature et échantillons.Dépositaire pour le Canada et les Etats-Unis: rue Sainte-Catherine - MONTRÉAL - Anglo-French Drug Cie, * «+ 1270 Broadway, New-York. 20 L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mai 1938 SOUTIEN RA \u201cCIBA\u201d CARDIO-TONIQUE D\u2019ACTION RAPIDE, ENERGIQUE ET DURABLE Gouttes Ampoules Traitement prolongé \u2014 Indications d\u2019urgence \u2014 Tous cœurs insuffisants, lésionnels Toute défaillance aiguë du ou séniles: myocarde: 20 à 100 gouttes 15 a 12 cc.par voie sous-cutanée par 24 heures.ou intraveineuse. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurrETiN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mai 1938 21 ENTÉRITES AIGUËS 9 AMIDAL son e AUTO-INTOXICATIONS e poudre - cachets - comprimés - dragées.DIARRHÉES LITHIASE BILIAIRE G | Y ( 0 BY] ANGIOCHOLITES et CHOLECYSTITES Cholagogue - Antiseptique du foie - Laxatif INSUFFISANCE HÉPATIQUE dragées \u2014 granulés DYSPEPSIES INTESTINALES NEURASTHÉNIE GENOSTHENIQUES : SURMENAGES Polonovski et Nitzberg ° granules \u2014 gouttes \u2014 ampoules.CONVALESCENCE Laboratoires AMIDO, A.Beaugonin, Pharmacien, PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTRÉAL TENEBRYL GUERBET (Di-iodo-méthane sulfonate de sodium) (68.69, d'iode) Moyen de contraste pour Urographie Intraveineuse THERAPEUTIQUE ANTALGIQUE TRAITEMENT IODÉ S 22.RUE DU LANDY LAFAY NOSTOUEN PARIS S IEE co M pri ME IIE LABORATOIRES A.GUERBET & CIE - PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTREAL. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mai 1938 re TRÉPHONYL Sérum hémopoiétique - Foie fœtal - Tréphones embryonnaires FLACONS - AMPOULES SIROP Anémies intenses 1 à 2 ampoules par jour dans 1/4 de verre Convalescences d'eau, par voie buccale loin des repas.Déficiences organiques Troubles de la croissance | cuillerée à potage (enfants une cuillerée Allaitement à café) avant les trois principaux repas.Laboratoires du D' ROUSSEL, 97, rue de Vaugirard, PARIS Agents pour le Canada : J.EDDE L'\u201c®, New Birks Bidg., MONTRÉAL PEPTO-KOLA ROBIN PEPTONATE DE FER ROBIN GLYCÉROPHOSPHATE ROBIN | GRANULÉ - COMPRIMÉS = INJECTABLE MALADIES DEGENERATIVES + ASTHENIE TUBERCULOSE «+ LYMPHATISME LABORATOIRES ROBIN, 13, Rue de Poissy.J.EDDÉ Limitée Agent IYIE L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F, A.N.\u2014 Montréal, mai 1938 23 Après La CONFERENCE DE MINUIT I! vient vous consulter.La céphalée est intense, les nerfs sont irrités, les facultés mentales engourdies, il est trés fatigué et le systéme digestif est en dessous de la normale.Cependant il doit retourner 3 son bureau immédiatement afin de conclure des affaires importantes.!l vous laisse entiérement libre sur la décision a prendre.Votre premiére pensée est de soulager la douleur.Vous éliminez les narcotiques.Songez alors à Bromo-Seltzer qui empêche la transmission de la douleur aux centres supérieurs.L'activité mentale ne s\u2019en trouve aucunement gênée.Bromo-Seltzer apporte un prompt soulagement et stimule en même temps les facultés intellectuelles.1! calme l\u2019irritation nerveuse et permet le repos.Les citrates contenues dans le Bromo-Seltzer tendent à faciliter la digestion, à restaurer la réserve alcaline et à augmenter la sensation de bien-être.Bromo-Seltzer fait une boisson effervescente d\u2019un goût agréable.Il est économique, efficace et soulage rapidement.Les demandes de littérature et d\u2019échantillons reçoivent une prompte attention.\u201cRa ES EMEREOGHS LTD) BROMO-SELTZER LTD.TORONTO, CANADA 24 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mai 1938 LE COLLEGE ROYAL DES MEDECINS ET CHIRURGIENS DU CANADA ee ee EXAMENS EN OCTOBRE 1938 L'examen primaire et l\u2019examen final pour le diplôme de «Fellow» (membre actif) auront lieu aux dates suivantes: Les examens écrits, sur les sujets primaires et finals, auront lieu les 3, 4 et 5 octobre \u2014 à Vancouver, Edmonton, Saskatoon, Winnipeg, Toronto, Montréal, Québec, Halifax.Les examens oraux sur les sujets primaires, auront lieu le 20 octobre à Winnipeg et le 22 octobre à Toronto.Les examens oraux et cliniques sur les sujets finals auront lieu le 24 octobre à Winnipeg, et le 26 octobre à Toronto.La réunion annuelle du Collège se tiendra à Ottawa, le 29 octobre.Les candidats, gradués de 1930, ou antérieurement, d'une École de Médecine ou d\u2019une Université approuvées par le Conseil, ne seront pas tenus de passer l\u2019examen.primaire mais devront, à l'examen final, faire preuve d'une connaissance générale et pratique de l\u2019application clinique de l'anatomie et de la physiologie.Cet examen spécial sera fait par des cliniciens.Le privilège de cette subdivision aux Règlements prendra fin le ler décembre 1940.Toutes les communications devront être adressées à Warren.S.LYMAN, M.D., F.R.C.P.(C) Honorary Secretary.292 Somerset Street W., Ottawa, Canada.Des renseignements supplémentaires apparaîtront dans d\u2019autres numéros de ce journal. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mai 1938 25 La Vitamine Antinévritique Spécifique sous une forme Cristallisée Pure INDICATIONS PRINCIPALES Maintenant que la Vitamine B synthétique est obtenue sous une forme cristallisée pure \u2014 Be- taxin\u2014 on peut se procurer à bon marché des quantités adéquates de cette diététique essentielle.| est prouvé que le Betaxin donné en petites doses est un adjuvant utile dans la diète des enfants et pendant la croissance.Au cours de la grossesse et de l'allaitement, principalement dans les vomissements incoercibles, une quantité libérale est requise.Betaxin est encore indiqué dans certains états caractérisés par une perte d'appétit, de l'atonie gastro-intestinale et faiblesse musculaire.Selon certains auteurs Betaxin peut rendre service dans les névrites (particulièrement dans la névrite alcoolique) les névralgies et autres désordres nerveux dus à l\u2019avitaminose B.Présentation: Comprimés de 0.1 mg., 0.5 mg.et 1 mg., en flacons de 50; comprimés de 5 mg., en flacons de 25.Ampoules de 1 mg.(-1c.c.) en boites de 10 et 100; ampoules de 10 mg.(-1c.c.), boîtes de 5.Littérature sur demande.+ + BETAXIN Marque de Chlorure de Thicmine Vitamine B, Synthétique cristallisée wv WINTHROP CHEMICAL COMPANY, INC.Maison de confiance du médecin.Bureau et Laboratoires: Windsor, Ont.10aMC 26 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.mai 193$ SOMNIFENE \"ROCHE\" GOUTTES, flacons de 12 cc.AMPOULES à 2cc., boîtes de 6 sommeil calme bien-être au réveil rd Toutes les insomnies simples et compliquées et les agitations 7 : Gouttes: XXX à LX gouttes, 2 h.avant de se coucher.Enfants: ||, V à X gouttes selon l\u2019âge (troubles nerveux, coqueluche).Ampoules de 2 cc.: Dose hypnotique simple: 1 ampoule %& h.ou 1 h.avant le moment du sommeil (agitation, insomnies rebelles).Dose hypnotique et sédative: 2 à 3 ampoules.Cas d\u2019urgence: 2 4 3 ampoules endoveineuses (convulsions, éclampsie).à ehacun sa dose Hier morphine, aujourd\u2019 hui PANTOPON \u201cROCHE\u201d Opium total, titré, injectable ampoules comprimés oraux tablettes hypodermiques poudre (L4oz.) Pantopon '\u2019Roche\u2019' Sirop, flacons de 150 cc.HOFFMANN-LA ROCHE LIMITÉE, MONTRÉAL L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mai 1938 27 SPARTOVAL ISOVALERIANATE NEUTRE DE SPARTEINE SEDATIF CARDIO-VASCULAIRE ANTISPASMODIQUE TRAITEMENT: des algies et troubles fonctionnels des affections cardiaques \u2014 Angors \u2014 Tachycardies \u2014 Palpitations.Dragées de Spartoval (dosées a 0 gr, 05) 2 & 6 par jour.SPARTO-CAMPHRE CAMPHO-SULFONATE DE SPARTEINE & CAMPHO-SULFONATE DE SODIUM VERITABLE SYNERGIE CARDIOTONIQUE TRAITEMENT D'URGENCE: du collapsus cardiaque, des états adynamiques au cours des maladies infectieuses.© Diurétique et Cardiotonique d'Entretien © Ampoules de Sparto-camphre: de 2 et 5 cc.(injections sous-cutanées ou intramusculaires).Dragées de Sparto-camphre: 2 à 6 par jour.GENISTENAL ÉTHYLPHÉNYLBARBITURATE NEUTRE DE SPARTÉINE NEURO-SÉDATIF & HYPNOGÈNE « ÉQUILIBRANT » du Système nerveux végétatif TRAITEMENT: de l'épilepsie; chorée; convulsions; anxiétés; délire; insomnies; angine de poitrine.© Dragées de Génisténal (0,035 d'éthylphénylmalonylurée et 0,015 de spartéine).Adultes: ] à 6 dragées par jour.Enfants: 4 à 4 \" \" LABORATOIRES CLIN, COMAR & CIE, PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTRÉAL L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.mai 1938 T'ROUBLES CARDIAQUES La Glucophylline (Abbott), nouveau diurétique, et vaso-dilatateur coronaire, est présentée sous forme de comprimés contenant 2.3 grs de la combinaison de Théophylline et de Glucamine de Méthyl.Le Glucamine de Méthyl assure à la Théophylline une plus grande solubilité, rehausse son action thérapeutique et réduit les dangers d\u2019irritation gastro-intestinale; de plus, ce composé possède lui-même des propriétés diurétiques très marquées.INDICATIONS: L'usage de la Glucophylline Abbott est indiqué dans les troubles cardiaques, plus particulièrement ceux qui sont accompagnés d'oedème et de dyspnée paroxysmale.Dans les troubles coronaires, comme l'angine de poitrine, la sclérose et la thrombose, cette préparation est employée comme dilatateur des vaisseaux périphériques des artères coronaires.La Glucophylline Abbott contribue à empêcher les paroxysmes douloureux et à réduire leur sévérité et leur fréquence.Littérature détaillée et échantillon sur demande.Laboratoires Abbott Ltée, 388 ouest, rue St-Paul, Montréal GLUGOPHYLLINE ABBOTT BULLETIN rm EN MARGE DU PREMIER BANQUET ANNUEL DE DE; SOCIETE MEDICALE DE MONTREAL > + > Si 2, ae 2 La « Société Médicale » de Montréal, l\u2019une des plü Sociétés d\u2019Etudes de notre ville\u2018, a donné, le 19 avril dernier, son premier banquet annuel, sous la présidence du docteur Léon Gérin- Lajoie.Le but de cette réunion était de rendre un hommage public aux pionniers de la « Société Médicale », en évoquant le passé, en faisant revivre quelques disparus et en décernant à un certain nombre de membres éminents, choisis parmi les aînés, le diplôme de Membre Honoraire.Parmi ceux-ci figurent des noms bien connus et respectés: les docteurs E.-G.Asselin, E.-P.Benoit, Séraphin Boucher, E.-P.Cha- gnon, Francois de Martigny, E.Merrill Desaulniers, A.-H.Desloges, F.-E.Devlin, J.-E.Dubé, A.Ethier, L.-E.Fortier, L.-A.Gagnler, J.-E.Laberge, A.Laquerriére, Albert LeSage, Damien Masson, Pierre Masson, T.Parizeau et Eugène Saint-Jacques.La «Société Médicale » a donc voulu honorer non seulement des universitaires, des médecins d\u2019hôpitaux, des hommes de laboratoire, mais également des praticiens généraux, des hygiénistes, de hauts fonctionnaires, qui chacun dans leur domaine ont su faire estimer et aimer notre profession.Afin de donner à cette fête un éclat particulier et de resserrer davantage les liens qui existent et doivent exister entre le Gouvernement \u2014 quel qu\u2019il soit \u2014 et la profession médicale, l'Exécutif de la Société s\u2019était assuré la présence de l\u2019Honorable Ministre de la Santé, M.Albiny Paquette, qui voulut bien accepter la Présidence Honoraire de notre Société.Dans une allocution pleine d\u2019intérêt, le docteur Paquette nous exposa le travail accompli depuis deux ans par son Ministère, et termina en soulignant la nécessité de l\u2019union de tous les médecins en présence des difficultés de l'heure présente.On peut conclure en disant qu\u2019un banquet comme celui-là, où la jeune génération rend un hommage sincère aux aînés, ne peut avoir \u2014 du point de vue social \u2014 que les plus heureuses répercussions.Souhaitons que ce premier banquet annuel devienne une tradition à la « Société Médicale » et que, chaque année, nous puissions ainsi fraterniser; souhaitons que l'union de tous les médecins se réalise enfin, pour la défense de nos intérêts, pour notre avancement scientifique et le plus grand bien de notre population °.Paul LETONDAL.1.La Société Médicale de Montréal, fondée en 1900, compte actuellement plus de 350 membres.2.On lira plus loin, dans ce numéro, sous la rubrique « Sociétés », le texte complet des allocutions prononcées. MEMOIRES + + LEONTIASIS OSSEA ET MALADIE DE PAGET.A propos d\u2019une observation personnelle inédite ' Par G.PINSONNEAULT, Assistant à l\u2019Institut du Radium, Historique et définition La leontiasis est une déformation monstrueuse de la face qui rappelle l\u2019aspect léonin.L'origine de ce vocable remonte à Galien et à Aretée.Il sert depuis cette époque à traduire une forme d\u2019éléphantiasis de la face, observée parfois au cours de quelques maladies et particulièrement de la lèpre.Virchow, qui avait magistralement étudié l\u2019éléphantiasis, fut frappé de rencontrer dans certaines pachydermies, des lésions étendues de l\u2019os et du périoste 2.L'idée vint naturellement au célèbre anatomo-pathologiste de rattacher l\u2019hyperos- tose diffuse des os de la face au même processus qui déclenchait l\u2019éléphantiasis des parties molles.En 1863, il décrivit la leontiasis ossea comme l\u2019équivalent osseux de la leon- tiasis classique.Le mouvement était donné et on assista, dans les vingt-cinq dernières années du dix-neuvième siècle, à l\u2019éclosion de nombreux travaux, parmi lesquels il convient de signaler celui de Horsley en Angleterre, de Bavmgarten en France et de Putnam aux Etats-Unis.Des études rétrospectives d\u2019anatomie clinique ont permis de retracer la leontiasis ossea dès les temps les plus reculés.Un crâne, découvert par Bernard de Jussieu au cours 1.Travail de l\u2019Institut du Radium; Prof.J.-E.Gendreau, directeur.2.Le syndrome constitué par l\u2019association de lésions pachydermiques à des lésions osseuses, particulièrement étudié au cours de ces dernières années, n\u2019a donc pas le mérite de la nouveauté.Il est assez curieux de constater que les travaux de fond sur cette question ne font, dans leur historique, aucune allusion aux observations de Virchow.et Albert DUPRAS, Radiologiste à l\u2019Hôtel-Dieu.d\u2019une fouille et remontant, paraît-il, aux âges préhistoriques, a été rattaché à cette dystrophie osseuse.La plupart des grands musées d\u2019anatomie possèdent des échantillons de crà- nes leontiasiques.On cite comme classiques, celui déposé au musée Dupuytren par Cruveil- her en 1838; celui de Forcade conservé à Toulouse et dont l\u2019observation clinique nous est relatée dans la thèse de Ribell, soutenue à Paris en 1823; celui du musée de Harvard décrit par Putnam; le crane de Bickersteth a Liverpool et celui de Bristol qui servirent aux études de Knaggs, etc.Nous citons ces exemples parce qu\u2019on a proposé certains d\u2019entre eux comme prototypes de variétés anatomiques et que nous aurons à y revenir.La leontiasis répondait autrefois à une entité purement clinique et descriptive: c\u2019était un symptôme et rien de plus.Le malentendu a commencé après Virchow, qui a voulu y introduire une notion étiologique et un substratum anatomo-pathologique propres.La le- ontiasis ossea était dans l\u2019idée de l\u2019auteur, un périostite, à évolution lente et progressive, de même nature et de même étiologie que certaines pachydermies inflammatoires.Or les observations recueillies depuis cette époque ont montré que ce cadre est inadéquat et insuffisant.Une fois engagé sur le terrain étiologique, on tenta de faire de la leontiasis os- sea une entité pathologique distincte.On y vit tour à tour une manifestation du rachitisme (Huchke, Bland Sutton), de l\u2019acromégalie (Cheine), une dystrophie d\u2019origine nerveuse (Poisson, Ivimey), une variété de sarcome (Le Dentu), ete.Ici, comme en beaucoup d\u2019en- PINSONNEAULT ET JUTRAS: LEONTIASIS OSSEA droits, le besoin d\u2019une classification dépassa le souci de l\u2019exactitude et de la précision.Le résultat de toutes ces tentatives est qu\u2019on a introduit dans ce cadre des types de lésions qui ne répondent plus au caractère clinique primitif et qui relèvent de causes nombreuses et très disparates.L\u2019idée de faire marche arrière et de réléguer dans un groupe de « fausses leontiasis ossea » tous les cas qui ne répondent pas à certains désiderata anatomiques, n\u2019apporte aucune clarté dans la nosographie de l\u2019affection, bien au contraire.Il faut convenir qu\u2019il est encore futile pour le moment de vouloir faire de la leontiasis ossea autre chose qu\u2019un syndrome purement descriptif, pouvant avoir des origines variées.La tendance actuelle elle-même, qui est de considérer la leontiasis ossea, comme une manifestation atypique de la maladie de Pa- get, de la maladie de Recklinghausen ou de l\u2019ostéite fibreuse simple, ne suffit pas à expliquer l\u2019ensemble des faits rapportés.Anatomo-pathologie de la leontiasis ossea.Les variétés anatomiques.Knaggs, qui a fourni l\u2019étude anatomique la plus complète de la leontiasis ossea, range les lésions dans deux catégories: dans la première, l\u2019hypertrophie porte sur le périoste; dans la seconde, elle porte sur l\u2019os lui-même.I.La variété périostique (« Creeping perios- titis of the bones of the face and skull » de Knaggs) peut-être parfaitement illustrée par les crânes de Forcade et de Bickersteth.(Figure I) La maladie débuterait dans les fosses nasales, les sinus ou les alvéoles dentaires.Knaggs soupçonne, comme agent pathogène, un staphylocoque de virulence très atténuée, quoique la preuve de cette hypothèse n\u2019ait jamais été faite.Le processus infectieux s\u2019étendrait lentement et progressivement, par voie de continuité, à tout le massif facial et à tout le crâne.Le transport au maxillaire inférieur s\u2019effectuerait par l\u2019intermédiaire du muscle buccinateur ou du ligament ptérygo- maxillaire.Les points d\u2019insertion de ces formations seraient en effet les premiers à 445 s\u2019hypertrophier.A la jonction de deux os, où le périoste plonge dans l\u2019interstice de séparation, l\u2019infection serait plus lente à se propager et on assisterait à la formation d\u2019un bourrelet.Fig.I Le crâne de Bickersteth d'après Knaggs illustrant la variété périostique de la leontiasis ossea.Les crânes de cette variété présentent un aspect bourgeonnant, faisant fortement contraste avec l\u2019aspect lisse de la seconde variété, qui sera décrite dans le paragraphe suivant.Les lésions peuvent atteindre un volume énorme.La tête de Forcade, lors de l\u2019autopsie, pesait 8 livres et 3 onces.La mâchoire inférieure, à elle seule, atteignait le poids de 3 livres et demie.L\u2019os garde sa coloration jaunâtre habituelle et présente une consistance extrêmement dure.L'image radiologique est opaque et dense.La surface est criblée de petits pertuis qui livrent passage aux vaisseaux.Sur une coupe, l\u2019os apparaît très épaissi, sans qu\u2019il soit possible de discerner la limite entre la couche de tissu normal et la couche sura- Joutée.Les cavités para-nasales sont rétrécies ou oblitérées.On ne trouve parfois plus de traces de certaines d\u2019entre elles.Les lésions sont généralement symétriques.L\u2019obstruction des fosses nasales, des cavités orbitaires, des 446 trous de la base du crâne peut engendrer diverses complications.La suppuration et la nécrose sont très rares.Quand le syndrome leontiasique est au complet, l\u2019affection atteint tous les os du crâne et ceux de la face, y compris le maxillaire inférieur.La peau et le tissu cellulaire seraient indemnes d\u2019après la plupart des observations.Virchow signale de la sclérose des muscles.On aurait observé également la coïncidence, dans quelques cas, de taches brunâtres et de mollusca.L\u2019aspect histologique est celui de plages fibreuses, denses, striées par endroit de fines lamelles osseuses.Les systèmes de Havers sont très rares.Cette variété anatomique de leontiasis os- sea présente certaines analogies frappantes avec une maladie des pays chauds, signalée en 1882 par Macalister chez les nègres de l\u2019Afrique, et bien étudiée par J.N.Roy: nous voulons parler du « goundou».Le « goundou » est essentiellement une périostite ostéoplasti- que à évolution lente et progressive.Il se développe d\u2019ordinaire symétriquement et insidieusement sur les os propres du nez ou sur la branche montante du maxillaire supérieur.La forme est variable et la tumeur atteint généralement le volume d\u2019une noisette.Le goun- dou épargne le crâne, mais peut se généraliser aux os plats et aux os courts du squelette.La nature inflammatoire de la maladie est généralement admise, mais l\u2019agent pathogène est inconnu.Les données actuelles sont insuffisantes pour fixer le degré de parenté du goun- dou avec certains cas de leontiasis ossea, mais le rapprochement nous a paru intéressant à signaler.La variété périostique de leontiasis ossea telle que décrite par Knaggs n\u2019échappe pas à quelques objections.C\u2019est d\u2019abord l\u2019absence de toute preuve directe concernant la nature inflammatoire et le microbe en cause, et ensuite certaines localisations aberrantes, qui demeurent assez inexplicables, comme les lésions d\u2019une vertèbre cervicale dans un cas dé- ecrit par Malpighi et celles trouvées sur le péroné dans le squelette de Bickersteth.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mai 1938 II.Variété osseuse.Cette forme paraît différer essentiellement de la précédente par certains caractères absolument frappants.Les pièces osseuses sont uniformément tuméfiées et très peu déformées.Leur surface est lisse et dénuée de tout bourgeonnement périostique.L\u2019os est extrêmement vascularisé, rougeÂtre et mou.La variété osseuse se rencontrerait en général chez des individus plus jeunes que dans la variété périostique.Les crânes de Bristol (Figure 2) et de Sacy appartiennent à cette catégorie.Fig.IT Le crâne de Bristol d\u2019après Knaggs, démontrant la variété ostéitique de la leontiasis ossea.L\u2019aspect histologique de cette forme de leontiasis ossea, dit Knaggs, est celle de l\u2019ostéite fibreuse.La lésion se constitue en quatre étapes: 1° disparition de l\u2019os original; 2° production d\u2019un tissu conjonctif de remplacement; 3° ossification irrégulière dans le temps et dans l\u2019espace du tissu néoformé; 4° transformation fibreuse de la moelle graisseuse.Suivant l\u2019extension des lésions, Knaggs distingue trois groupes.Dans le premier, l\u2019affection envahit la totalité des os de la face et du crâne; dans le second, elle est circonscrite à une ou plusieurs pièces crâniennes; dans la troisième, la maladie reste localisée PINSONNEAULT ET JUTRAS: LEONTIASIS OSSEA à une des deux mâchoires et paraît être la conséquence d\u2019une infection dentaire.A un stade avancé, l\u2019os peut comporter des foyers éburnés plus ou moins étendus et plus ou moins nombreux, comme en témoigne l\u2019excellente observation de Lemaître, Rouget et Ruppe.Il s\u2019agissait d\u2019une femme d'âge moyen chez qui la maladie évoluait depuis sept ans.Une incision malencontreuse, sur la mâchoire supérieure gauche, au niveau des prémolaires, pratiquée quelques années avant que la malade vint consulter, avait donné lieu à un abcès chronique et compliqué de nécrose.L'intervention fut décidée.On résé- qua des portions importantes du maxillaire supérieur gauche et on profita de l\u2019anesthésie pour prélever une biopsie sur le maxillaire droit.Dans le voisinage du foyer infectieux, l\u2019os présentait une consistance extrêmement dure, éburnée.Partout ailleurs, il se laissait tailler au simple bistouri.L'examen histologique de los mou montra l'absence de stratification: les trabécules avaient totalement perdu leur aspect lamellaire.Leurs contours étaient festonnés et déchiquetés.À la périphérie des trabécules on trouvait, par endroits, une bordure d\u2019ostéoblastes et dans leur voisinage, quelques myéloplaxes.La moelle graisseuse était tout à fait absente et avait fait place à du tissu fibreux dont l'aspect était celui d\u2019un «fin réticulum fibrillaire enchevêtré, affectant souvent la disposition en tourbillon ».Dans cette trame, on percevait de nombreux fibroblastes et quelques cellules rondes.L\u2019os éburné présentait un aspect tout différent.La substance fondamentale des trabécules, très basophile, n\u2019offrait dans son intérieur que des espaces clairs, déshabités; toutes les cellules osseuses avaient disparu et l\u2019absence complète de vaisseau laissait l'impression d\u2019un tissu mort et calcifié.Ce processus d\u2019éburnation se retrouvait dans certaines coupes pratiquées sur l\u2019os mou ct on assistait parfois à des zones de transition entre les deux types décrits.447 Les rapports de la leontiasis ossea avec la maladie de Paget.la maladie de Recklinghausen et 1l'ostéite fibreuse simple La leontiasis ossea se rencontre à tout age, alors que la maladie de Recklinghausen est une maladie de l\u2019adolescence et que la maladie de Paget est une maladie de la fin de l\u2019âge adulte et de la vieillesse.L\u2019ostéite fibro- kystique provient d\u2019un hyperfonctionnement des parathyroïdes; dans la leontiasis ossea, rien ne permet d\u2019affirmer jusqu\u2019à date que les parathyroides sont en cause.La maladie de Paget épargne les os de la face moins le maxillaire inférieur; la leontiasis ossea porte le plus souvent uniquement sur les os de la face, moins le maxillaire inférieur.L\u2019ostéite fibro-kystique et l\u2019ostéite déformante répondent à des lésions anatomiques fixes et assez définies; la leontiasis ossea est tantôt une hyperostose, tantôt une périostite, tantôt l\u2019association des deux.Dans la maladie de Recklinghausen, le processus pathologique est plutôt destructeur; dans la leontiasis ossea, il est essentiellement constructeur.Dans l\u2019ostéite déformante, les lésions sont distribuées au hasard; dans la leontiasis ossea, elles sont à peu près constamment symétriques.L\u2019opinion des auteurs qui assimilent la leontiasis ossea à la maladie de Reckling- hausen ou a la maladie Paget est done pour le moins prématurée.Cependant, il faut convenir qu\u2019elle n\u2019est pas sans fondement.Lemaître, Rouget et Ruppe ont fixé parfaitement les traits communs de l\u2019histogénèse dans les trois affections.On sait que chacune d\u2019elles répond schématiquement au processus formateur de l\u2019ostéite fibreuse en général: dans un premier temps, résorption de l\u2019os ancien qui est remplacé par des formations conjonctives plus ou moins vaseulaires ou plus ou moins fibreuses; dans un deuxième temps, ossification à un degré variable, par métaplasie directe, sans trace de lamination du tissu conjonctif néoformé.Le tout s'accompagne 448 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014- BULIET:N A.M.L F.A,N.\u2014 M nt'éal.mai 1933 d\u2019une dégénérescence fibreuse de la moelle graisseuse normale.D\u2019après Lemaître, Rouget et Ruppe, dans l\u2019ostéite fibreuse simple, le processus constructeur compense le processus destructeur; dans la maladie de Reckling- hausen, la reconstruction n\u2019est qu\u2019ébauchée; dans la maladie de Paget, elle est exagérée dans l\u2019espace incomplète dans son évolution.« Pour nous, disent Lemaître et ses collaborateurs, la caractéristique histologique de la leontiasis ossea est la formation de foyers de nécrose qui se calcifient; la caractéristique de la maladie de Reckling- hausen est la fonte tissulaire et la production de cavités kystiques.» Reste à déterminer les rapports qui existent entre la maladie de Paget et la maladie de Recklinghausen.On sait que la diffé- mais rence entre les deux affections est basée principalement sur l\u2019âge d\u2019apparition; sur les lésions des parathyroïdes qui manquent dans la première et qu\u2019on trouve dans la seconde; sur la teneur du sang en phosphatase et en calcium; enfin, sur des détails anatomiques et histologiques.Mais toutes ces données comportent des exceptions.On a signalé des Paget juvéniles et des Recklinghausen de l\u2019âge avancé; des ostéites fibro-kystiques où l\u2019on n\u2019a pu déceler de lésions des parathyroïdes et des ostéites déformantes améliorées par des injections de parathormone; enfin, des cas limites où l\u2019histologie et la radiologie se sont montrées impuissantes à fixer le diagnostic dans l\u2019une ou l\u2019autre affection.\u2014 En ce qui concerne la leontiasis ossea, nous répétons qu\u2019il est illogique, pour le moment, d\u2019en faire autre chose qu\u2019un syndrome d\u2019étiologie variable.Signes et variétés cliniques L'expression leontiasis ossea donne bien à entendre qu'il s\u2019agit surtout d\u2019une symptomatologie morphologique et osseuse; mais, on présume que le facies léonin ne s\u2019établit pas d\u2019emblée et que la maladie s\u2019installe par étapes.C\u2019est pourquoi nous voulons distinguer des formes incomplètes ct des formes complètes.Formes incomplètes.Dans les formes incomplètes, les symptômes varient suivant les os atteints cet suivant le degré de l\u2019hyperplasie.Cliniquement, le processus se manifeste par des tuméfactions dures, inhérentes au squelette et mal délimitées.Il accuse une prédilection pour les maxillaires supérieurs et les bosses frontales.Les premières déformations faciales consistent le plus communément dans le remplissage des sillons naso-géniens, conséquence de l\u2019hypertrophie de l\u2019apophyse montante du maxillaire supérieur.L\u2019évolution peut se faire vers l\u2019intérieur du nez et gêner la respiration.Comme signe révélateur, Thoma mentionne l\u2019articulation défectueuse des dents du fait de l\u2019hypertrophie des gencives.Knaggs a décrit une forme limitée aux gencives et due, selon lui, à une infection chronique des alvéoles ou des dents.Quand la leontiasis ossea débute aux bosses frontales, le tour de tête augmente et nécessite des coiffures de plus en plus grandes (signe du chapeau).À cette période, le diagnostic étiologique manque de précision.Il faut compter avec la radiologie, qui permettra de distinguer entre l\u2019hyperplasie leontiasique et les autres néoplasies malignes ou bénignes.Les déformations initiales sont en général symétriques, mais non toujours.La leontiasis ossea s'accompagne souvent de céphalalgie et de névralgies dont le siège n\u2019offre pas, de toute nécessité, un rapport évident avec les lésions.En général, les douleurs sont plus marquées durant la nuit.Elles s\u2019exacerbent après des efforts physiques ou une pression trop forte sur les os hyperplasiés.Formes complètes.C\u2019est aux formes complètes que convient le terme de leontiasis, qui établit l\u2019analogie avec la tête des grands carnassiers.Le crâne, quoique souvent de volume anormal, paraît petit par rapport aux mâchoires larges et proéminentes, au milieu desquelles le nez perd son relief.Ces modifications morphologiques tiennent lieu de symptô- pr \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 i EE ~~ PINSONNEAULT ET JUTRAS: LEONTIASIS OSSEA mes essentiels.On conçoit, cependant, que l\u2019invasion des diverses cavités de la face, de même que le rétrécissement des orifices de la base du crâne, engendrent des syndromes secondaires par exclusion, inclusion ou compression.C\u2019est ainsi que les proliférations à l\u2019intérieur des cavités paranasales s\u2019opposent à l\u2019excrétion et engendrent des suppurations.D'où la fréquence des sinusites maxillaires, frontales, ethmoïdiennes et même sphénoïdales.L'obstruction partielle ou complète des fosses nasales par l\u2019épaississement du plancher, des cornets, du vomer et de la lame perpendiculaire de l\u2019ethmoïde, est aussi de constatation fréquente.La suppression du libre passage de l\u2019air à travers les narines, non seulement substitue la respiration buccale à la respiration nasale, mais affecte la voix.Il est courant d\u2019observer un certain degré d\u2019anosmie.La vue peut être plus ou moins voilée par des bourgeons de néoformations osseuses se développant sur le rebord orbitaire; en d\u2019autres circonstances, la perte de la vision résulte de la proptose oculaire par l\u2019envahissement progressif de la fente sphénoïdale et du fond de la cavité.Dans ces conditions, on constate presque toujours du strabisme et les signes de la névrite optique par compression: atrophie, œdème papillaire.diminution de l\u2019acuité visuelle.L\u2019imperméabilité des voies lacrymales détermine de l\u2019épi- phora et de la dacryocystite.La surdité n\u2019est pas rare dans la leontiasis ossea, mais on ne peut guère préciser si le trouble découle soit d\u2019une compression du nerf auditif, soit de la dégénérescence du massif pétreux et des organes sensoriels qu\u2019il contient.L'épaississement des gencives supérieures semble un phénomène assez constant au cours de l\u2019affection.Les dents ne sont cependant pas ensevelies sous l\u2019os nouveau, mais tendent, au contraire, à sortir de leurs alvéoles.Le mauvais état de la denture et des gencives qu\u2019on rencontre si communément chez les leontia- 449 d'une relation causale.En réalité, on ignore si les lésions dentaires suivent, précèdent ou accompagnent la maladie osseuse.La voûte palatine se comble progressivement et perd sa concavité.Assez tôt, l\u2019articulation des mots est gênée et la tonalité de la voix, changée.Les troubles neuro-psychiâtriques ne paraissent pas en rapport avec l'importance des déformations crâniennes.Celles-ci, d\u2019ailleurs, affectent plus la paroi que l\u2019intérieur de la cavité.À tout événement, la substance cérébrale fait preuve de plasticité et s\u2019adapte aux transformations }.contenant.Toutefois, dans une revue de quinze cas, Kavenel signale des convulsions chez quatre malades, des altérations mentales chez quatre, de la céphalée chez neuf, du vertige chez un et, enfin, deux morts par coma précédé de convulsions.Il est difficile d'établir l\u2019importance de la dystrophie osseuse dans la génèse des troubles cérébraux mentionnés, ceux-ci ne possédant aucun caractère spécifique.D'ailleurs, dans l\u2019observation des cas les plus typiques, tel celui de Forcade, on remarque parfois une parfaite conservation de l\u2019intelligence.L\u2019état général n\u2019est d\u2019ordinaire touché que dans la phase ultime de la maladie.Signes radiologiques La clinique reste le meilleur moyen d\u2019identifier la leontiasis, mais c\u2019est à la radiologie d\u2019en délimiter l\u2019étendue.Outre les dimensions et la forme des os inaccessibles à la vue et au palper, les rayons X précisent la structure intime de l\u2019hyperostose.Les changements du tissu osseux s\u2019expriment ici par une opacité qui est en fonction du degré d\u2019hypertrophie et de calcification.L\u2019'imperméabilité aux rayons X rappelle parfois la densité et l\u2019homogénéité de l\u2019ivoire; dans la plupart des cas, toutefois, elle donne un aspect hétérogène, floconneux, ouaté, nodulaire, analogue à celui de la maladie de Paget, avec laquelle la leon- tiasis ossea s\u2019associe souvent.L'image du massif facial est particulière- siques, inspire à beaucoup d\u2019auteurs l\u2019idée ment saisissante.La clarté et la fine architec- 450 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mai 1938 ture des cavités paranasales fait place à une masse opaque plus ou moins ovalaire, à contours flous, qui, en avant, dépasse la glabelle, et, en arrière, se confond avec la base du crâne, elle-même hyperplasiée et dépourvue de sa régularité habituelle.Au crâne, les radiographies reproduisent l\u2019image de l\u2019ostéite fibreuse.Quand on a affaire à la variété périos- tique de Knaggs, les parois sont uniformément épaissies et de densité passablement uniforme, quoique finement poreuse.Dans la variété ostéitique, on trouve la structure nodulaire de l\u2019ostéite déformante: de gros bourgeons compacts voisinent avec de petites zones de raréfaction.L\u2019épaisseur de la voûte crânienne sur les clichés excède généralement trois ou quatre centimètres.La radiographie établit aussi l\u2019état des cavités pneumiques paranasales, de l'orbite, des fentes et des trous crâniens ainsi que des dents.Par les rayons X, on peut encore, et mieux que par le palper, apprécier la forme, le volume et la structure des autres parties du squelette et découvrir de la sorte si la maladie n\u2019est pas limitée à la tête.L\u2019examen radiologique du squelette entier apporte des renseignements de premier ordre dans le diagnostic différentiel de certaines ostéo-dystrophies.Ainsi, dans l\u2019ostéite de Recklinghausen, on se rendra compte que l\u2019ossature tout entière subit la dégénérescence fibreuse avec formations kystiques et comporte peu de réactions reconstructives.Quand la leontiasis ossea s\u2019associe au syndrome de Paget, on reconnaîtra dans certains autres os (clavicules, rachis, bassin, tibias, fémurs, humérus, etc.) l\u2019épaississement, la déformation et l\u2019aspect ouaté caractéristique.Dans l\u2019acromégalie, l\u2019hypertransparence des cavités paranasales, exagérément développées, éloigne toute idée de leontiasis ossea, même si les parois de la voûte ont une épaisseur un peu excessive.D'ailleurs, la structure des os crâniens hyperplasiés reste poreuse et l\u2019hypertrophie, parfois considérable, de la mandibule ne comporte pas de désorientation trabéculaire.D'ailleurs, il ne faut pas oublier que, dans ce syndrome, on trouve en plus la dilatation de la selle turcique et l\u2019hypertrophie des extrémités.Du point de vue de diagnostic différentiel, nous pouvons diviser les tumeurs bénignes primitives du crâne en deux groupes: 1° celles qui détruisent l\u2019os; 2° celles qui produisent de l'os.Dans la première catégorie on rencontre principalement les angiomes, les tumeurs des os à cellules géantes, les kystes, les choléstéa- tomes.Toutes ces néoformations bénignes du crâne ont ceci de commun qu\u2019elles se traduisent radiologiquement par des zones claires à limites nettes.Elles ne prêtent donc point à confusion avec la leontiasis ossea.La distinction n\u2019offre pas la même facilité en ce qui regarde les tumeurs bénignes ostéo- géniques, tels l\u2019ostéome, l\u2019hyperostose et l\u2019os- téochondrome.Geschickter décrit radiographi- quement l\u2019ostéome crânien comme une masse opaque dont la limite externe est convexe et dont la base, se continuant dans le diploé, est demarquée par une légère dépression de la table interne.Le contour superficiel qui correspond à la zone de développement est un peu moins dense, puisque constitué de tissu fibreux.Les hyperostoses de la voûte se développent vers l\u2019intérieur, de sorte que rien ne paraît à la surface.Rondes ou irrégulières, de densité osseuse, elles envahissent de façon très diffuse le frontal et le pariétal.L\u2019ostéochondrome, la plus fréquente des tumeurs bénignes des os longs d\u2019après Ges- chickter, n\u2019a été vue au crâne par cet auteur que trois fois sur 300 cas de toutes localisations, et toujours à l\u2019occiput.Les tumeurs osseuses malignes, sarcome ostéogénique, fibrosarcome, sarcome d\u2019Ewing, chordome, ete., s\u2019expriment surtout par la destruction.Il n\u2019y a guère que les formes scléro - santes du sarcome ostéogénique qui puissent offrir quelque difficulté diagnostique avec la leontiasis ossea; dans la plupart des cas cependant, la disposition en spicules de l\u2019os néoformé, les réactions du périoste voisin ct PINSONNEAULT ET JUTRAS: LEONTIASIS OSSEA l\u2019envahissement des parties molles tranchent la question.Nous ne saurions nous étendre sur les métastases crâniennes de néoplasmes ayant pris naissance dans d\u2019autres parties du squelette ou dans des organes tels que la prostate, la thyroïde, le sein, l\u2019utérus, le rein, l\u2019estomac, ete.Leurs caractères sont suffisamment connus.La dysostose crânio-faciale héréditaire de Crouzon, en dehors de ses particularités d\u2019hérédité et d\u2019évolution, ne se différencie radio- logiquement de la leontiasis ossea que par la limitation de l\u2019hypertrophie à l\u2019os frontal.Evolution La plupart des auteurs disent que la leon- tiasis ossea commence dans l\u2019enfance et plus spécialement dans la seconde décade de la vie.Ceci est vrai pour la majorité des cas observés, mais il y a des exceptions.Il se passe sans doute un temps assez long entre les premiers phénomènes histo-patholo- giques et la révélation clinique.Dans la phase initiale, la marche de la maladie peut être à ce point insidieuse que les sujets, adolescents insoucieux et en pleine croissance, 'méconnaissent leur infirmité jusqu\u2019au jour où- l\u2019entourage la leur signale.L'emploi systématique de la radiologie en stomatologie, en oto- rhino-laryngologie et en neurologie, contribuera sans doute au diagnostic précoce de certains cas de leontiasis ossea.La maladie évolue avec lenteur: tantôt elle progresse régulièrement; tantôt elle procède par poussées; parfois elle s\u2019arrête et se stabilise; mais on ne connaît pas de rétrocession, ni de guérison spontanée.On cite des cas où la maladie a duré plus de 40 ans (Kavanel).La leontiasis peut causer la mort par compression de la matière cérébrale, avec convulsion et coma.Le plus souvent les malades meurent d\u2019une maladie intercurrente dont l\u2019éclosion est favorisée par un mauvais état général.451 Traitement Le traitement de la leontiasis ossea est celui de l\u2019affection causale.C\u2019est dire qu\u2019en général, 1l se résume à peu de chose.L\u2019injection de parathormone, l\u2019administration de calcium, les bains d\u2019ultra-violets ont semblé donner des résultats encourageants dans quelques cas de Paget.L\u2019ablation des parathy- roïdes dans l\u2019ostéite fibreuse polykystique tend à devenir courante, mais l\u2019irradiation intensive de ces glandes s\u2019est aussi montrée efficace et vaut d\u2019être tentée.La vaccinothérapie pourrait être employée avec succès dans les cas de leontiasis où on a des raisons de soupçonner un processus infectieux.La chirurgie trouve des indications toutes les fois que les clichés radiographiques dévoilent la présence d\u2019un abcès mal drainé ou d'un foyer de nécrose qui est, parfois à lui seul, l\u2019agent causal de l\u2019hyperostose.Observation Madame J.D., ménagère, 62 ans, vient consulter le 13 décembre 1932, pour maux de tête et douleurs dorso-lombaires.La malade est mariée et mère de cinq enfants.Parmi ceux-ci, quatre sont morts en bas âge et le cinquième vit en bonne santé.En outre, cette femme accuse trois fausses couches et se prétend ménopausée depuis l\u2019âge de 33 ans.Elle a eu deux frères: l\u2019un vit en bonne santé; l\u2019autre est mort de pneumonie à l\u2019âge de 48 ans.La céphalée a débuté il y a environ un an.Elle siège à l\u2019occiput et dans les régions pariétales.Elle est à peu près continuelle, mais beaucoup plus marquée la nuit.Les douleurs lombaires existent depuis plusieurs années.Dans les débuts, elles étaient intermittentes, depuis quelques mois elles sont à peu près constantes.La malade a observé que depuis quatre ou cinq ans, ses traits se modifient graduellement.Cependant, elle n\u2019a pas jugé à propos de consulter pour ces lésions, étant donné que celles-ci ne s\u2019accompagnent à aucun moment de phénomènes douloureux im- 452 portants.Les troubles fonctionnels sont à peu près nuls à part une légère surdité et un peu d\u2019anosmie.L\u2019occlusion des lèvres est un peu gênée par l\u2019excès de volume du maxillaire supérieur au niveau de l\u2019arcade dentaire.L\u2019examen physique montre une femme de cinq pieds et deux pouces et pesant 125 livres.Elle fait plus que son âge.Ce qui frappe chez elle, à première vue, ce sont les déformations du massif facial (figure 3).La racine du nez est épaissie.La crête nasale est légèrement effondrée dans sa portion inférieure.Les régions malaires présentent une voussure Fig.ITT Photographie de notre malade en 1934.le facies léonin est typique.considérable et symétrique.La mâchoire supérieure est très fortement épaissie.C\u2019est cet épaississement qui repousse en avant l\u2019extrémité inférieure du nez et qui donne l\u2019illusion d\u2019un effondrement de la crête.La mâchoire inférieure est apparemment peu affectée.Il en est de même des os du crâne, qui a gardé une conformation presque normale.La malade n'a pas remarqué que son tour de tête avait augmenté au cours de ces dernières années.À l\u2019examen de la cavité buccale, toute la mâchoire supérieure apparaît considérablement épaissie et la voûte palatine rétrécie en conséquence (figure 4).Les dents restantes \u2014 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F, A.N.\u2014 Montréal, mai 1938 la moitié environ \u2014 sont encore en assez bon état.La mâchoire inférieure n\u2019est pas notablement modifiée.Il n\u2019y a pas de signe d\u2019infection du pharynx, ni des fosses nasales.La muqueuse buccale a gardé partout son aspect normal.La tuméfaction du massif facial n\u2019est nullement douloureuse à la pression.La peau conserve sa mobilité, sa couleur et sa consistance habituelles.Il n\u2019existe ni œdème, ni infiltration du tissu cellulaire sous-cutané.Les lésions sont osseuses, et exclusivement OSSEUSES.L\u2019examen des divers appareils est négatif.Il n\u2019existe aucune déformation marquée des autres pièces squelettiques.Fig.IV Photographie montrant hypertrophic de la gencive supérieure.Le B.W.est négatif dans le sang.Glycémie: 2 gr.50.Absence de sucre et d\u2019albumine dans les urines.Formule sanguine: v.g.0.89; hémoglobine, 85%; glob.rouges, 4,300,000; glob.blancs, 7,800; polynucléaires, 71% ; lymphocytes, 24% ; mononucléaires, 4% ; éosinophiles, 1%.L'examen radiologique du squelette complet a fourni les renseignements suivants: Téte, de profil (figure 5); A) Crâne.Augmentation du diamètre an- téro-postérieur aux dépens des parois, qui ne mesurent pas moins de 3 em et même at- PINSONNEAULT er JUTRAS: LEONTIASIS OSSEA teignent 4 cm dans la région bregmatique.Sur un fond ouaté, floconneux, on distingue l\u2019épaississement et la densification de la table interne qui, régulière à la face interne du crâne, pousse dans le diploé des bourgeons de taille variable.Le diploé aussi est élargi mais poreux, aréolaire, tandis que la table externe, très mince, montre peu de modifications structurales.Aplatissement du relief de la base.La selle turcique, difficile à reconnaître, paraît de dimensions normales.Les sinus frontaux et sphénoïdaux demeurent indiscernables.Fig.V Radiographie de la tête de profil mettant en évidence lex lésions pagétiaues du crâne et l\u2019hyperplasie nodulaire du massif facial.B) Face.Prognatisme marqué du maxillaire supérieur.La saillie résulte d\u2019une hypertrophie de tous les os du massif facial dont la structure floconneuse et dense reproduit l\u2019aspect de la voûte crânienne.Le processus s\u2019étend aux gencives; une molaire à gauche semble en voie d\u2019élimination.La forme et la trabéculation de la mandibule ne subissent point de modification notable.Tête en direction antéro-postérieure: A) Crâne.Les diamètres transversaux et verticaux paraissent augmentés; l\u2019opacité os- 453 seuse efface les sinus frontaux; floconneuse, floue, elle donne à l\u2019ensemble de l\u2019image « l\u2019aspect bougé » (Marcel Fèvre).B) Face.Tout le massif facial offre une opacité dense mais hétérogène.La clarté relative des cavités orbitaires et paranasales a disparu.Les fosses nasales restent perméables bien que l\u2019hypertrophie affecte le vomer, la lame perpendiculaire de l\u2019ethmoïde et les cornets.L\u2019hypertrophie des mâchoires supérieures est particulièrement apparente.Le maxillaire inférieur se montre encore indemne sous cette incidence.Rachis.Les corps vertébraux du rachis cervical, dorsal et lombaire, subissent une décalcification uniforme; quelques-uns présentent une densification linéaire de leurs contours reali- sant la vertèbre bordée ou encadrée décrite par Schmorl.On trouve aussi quelques ostéophytes discrets aux angles des corps vertébraux par ailleurs peu déformés.La 11e dorsale se distingue des autres pièces rachidiennes en ce qu\u2019elle est aplatie, élargie et d'une opacité qui rappelle la vertèbre d\u2019ivoire ou d\u2019ébène.Bassin.L\u2019os coxal et le sacrum, alourdis dans leurs lignes, offrent une structure trés remaniée: grosses travées sans orientation descriptible, quelques aréoles, quelques pommelures.Le détroit supérieur a changé sa forme de cœur de carte à jouer contre celle d\u2019un champignon renversé.Le pourtour des deux cotyles est hyperplasié, mais les cavités articulaires elles- mêmes semblent respectées.Fémurs.A) Droit.La tête est éburnée mais n\u2019a point perdu la régularité de ses contours.Le col, épaissi mais non courbé, montre des tra- bécules surchargées de calcium et ne suivant plus exactement la direction des lignes de 454 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.mai 1938 force.Le trochanter est géodique et le tiers supérieur de la corticale diaphysaire offre un élargissement en fuseau vaguement stratifié.B) Gauche.Même aspect que pour l\u2019os symétrique, avec cette différence que le processus envahit toute la diaphyse, laquelle s\u2019ineurve en dehors.Les tibias, les péronés, les humérus, les os des deux carpes, les clavicules, les omoplates, les côtes, en dehors d\u2019une certaine décalcification diffuse, ne méritent point de description spéciale.Radius et cubitus.Les deux radius et les deux cubitus sont légèrement hypertrophiés, avec une striation très nette par endroits.Le radius droit est de plus allongé, incurvé avec concavité en dehors; par opposition avec l\u2019os symétrique, 1l présente une hypertrophie métaphysaire inférieure où l\u2019on constate quelques géodes.En résumé: polyostéo-dystrophie fibrotique et hyperplasique du type Paget évolué et s\u2019accompagnant d\u2019hypertrophie cranio-faciale du tvpe leontiasis ossea.BIBLIOGRAPHIE Norman B.CAPON: « A case of leontiasis ossea.» Arch.dis.in childhood, 3: 285 (déc.) 1928.CROUZON : « Dysostose cränio-faciale héréditaire.» Bull.et Mém.Soc.Méd.Hôp.Paris, 10 mai 1912.J.H.GEMEL: «Leontiasis ossea: a clinical and Roentgenological entity.» Radiology, 25: 723 (déc.) 1935.Chs.F.GESCHICKTER: «Primary tumors of the cranial bones.» Am.Journ.of Cancer, 26: 155 (janvier) 1936.Louis P.HAMBURGER and William NOCHLAS: « Leontiasis ossea as a manifestation of Paget's disease.» Arch.Surg., 12: 727; 1926.Muriel IVIMEY: «Bone distrophy with characteristics of leontiasis ossea, osteitis deformans and osteitis fibrosa cystica in a child.» A suggestion as to the influence of the central nervous system.Am.Journ.Dis.Chal, 38: 348; 1929.A.B.KANAVEL: «Surgical intervention in leon- tiasis ossea.» Surg.Gyn.Obst., 4: 719; 1907.R.Lawford KNAGGS: «Leontiasis ossea.» The Brit.Journ.Surg.11: 347; 1923-24.F.LEMAITRE, J.ROUGET et Ch.RUPPE: «Un cas de leontiasis ossea.» Arch.internat.laryng.oto-rhino, broncho-oeso.N.S., 3: 903 (septembre- octobre) 1924.M.PRINCE: «Osteitis deformans and hyperos- tosis cranii.A contribution to their pathology with a report of a case.» Trans.Ass.Amer.Physicians, 17: 381; 1902.KURT H.THOMA: «Clinical Pathology of the Jaws.» Chs.C.Thomas, 1934.R.VIRCHOW : « Pathologie des tumeurs» 4 volumes.Traduction de Paul Aronssohn, Paris, Bail- lière, 1867.Messieurs les médecins qui changent de domicile sont priés de donner leur nouvelle adresse au secrétariat: 326 est, Boulevard St-Joseph \u2014 LA.: 9888, afin qu'ils puissent recevoir l'UNION MEDICALE DU CANADA\u201d sans aucune interruption.rats - - eo LA CHIRURGIE DE LA DOULEUR.LA NÉVRALGIE DU NERF GLOSSO-PHARYNGIEN.\u2014 RESECTION NERVEUSE EXO-CRANIENNE.\u2014 GUÉRISON Par Urgel GARIEPY, F.R.C.S.(C.) Chirurgien de l\u2019hôpital Notre-Dame.Plusieurs neuro-chirurgiens, dont Dandy, contestent l\u2019opportunité de faire la résection extra-crânienne du nerf glosso-pharyngien parce qu\u2019insuffisante ou inefficace pour amener la guérison de la névralgie.Ils soutiennent que seule la voie trans-occipito-sous-céré- belleuse répond aux désiderata d\u2019une cure complète et définitive.Je diffère d\u2019opinion avec eux puisque je veux présenter ici un cas, opéré par moi par la région cervico-ante- mastoïdienne, en avril 1937, et demeuré exempt de crises depuis cette époque.Comparée au tic douloureux de la face (névralgie de la deuxième ou troisième paire), la névralgie du glosso-pharyngien est beaucoup plus rare.Néanmoins, le diagnostic n\u2019en est pas difficile, car il suffit d\u2019y penser, étant donnée la localisation typique de la douleur dont la distribution anatomique affiche l\u2019étiquette nosologique.Topographie du nerf glosso-pharyngien Neuvième paire crânienne et nerf mixte, il naît de la partie supérieure du sillon collatéral postérieur du bulbe par un nombre variable de filets, se réunissant tout de suite en deux troncs qui se portent en dehors et un peu en avant, pour se fusionner en une grosse tige avant que de pénétrer dans le trou déchiré postérieur.Là, le nerf se coude à angle aigu et devient vertical.Le spinal et le vague plongent dans le trou déchiré postérieur en même temps que le glosso-pharyngien dont ils sont séparés par une cloison fibreuse presque transversalement dirigée.Sur son trajet, le nerf glosso-pharyngien présente un certain nombre de ganglions dont deux surtout sont remarquables: le plus gros et le principal est le ganglion pétreux ou ganglion d\u2019Andersch qui est logé en partie dans le trou déchiré postérieur en partie au- dessous de lui; l\u2019autre ganglion, plus petit, est le ganglion d\u2019Ehrenritter qui lui fait suite immédiatement.A la sortie du crâne, le glosso-pharyngien décrit une courbe antéro-supérieure pour passer entre la veine jugulaire qui est en dehors et l\u2019artère carotide interne qui est en dedans; il contourne le vaisseau carotidien pour s'appliquer à la face postérieure du muscle stylo-pharyngien qu\u2019il quitte bientôt pour se rapprocher du pharynx, s\u2019accolant à la face profonde du muscle stylo-glosse.Il longe ensuite la paroi latérale du pharynx pour aller s\u2019épanouir dans la muqueuse de la base de la langue (fig.1).US Lu SRR ER eR sis 85 Sun fg gle Fig.I En émergeant du trou déchiré postérieur, le glosso-pharyngien s\u2019anastomose avec le pneumo-gastrique, le facial et le grand sympathique.Distribution Le nerf glosso-pharyngien fournit des branches collatérales et des branches terminales. 456 A.\u2014 BRANCHES COLLATERALES.Au nombre de six: 1° Nerf de Jacobson qui, né sur le côté externe du glanglion d\u2019Andersch, envoie des rameaux dans l\u2019oreille moyenne à la fenêtre ronde et à la fenêtre ovale; il donne un filet pour la muqueuse de la trompe d\u2019Eustache et s\u2019anastomose avec le plexus carotidien; il fournit le nerf grand pétreux profond qui s\u2019unissant au grand pétreux superficiel, forment le nerf vidien (pour le ganglion spléno-palatin) et le petit nerf pétreux profond qui, avec le petit pétreux superficiel, s\u2019en vont au ganglion otique.2° Nerf du stylo-pharyngien.Il se distribue au muscle stylo-pharyngien par un ou deux rameaux et aussi au ventre postérieur du digastrique.3° Nerf du stylo-glosse et du glosso-staphy- lin.Il se réunit souvent au rameau lingual du facial pour innerver ces muscles.4° Rameaux carotidiens.Ils forment le plexus carotidien avec des filets venus du pneumogastrique et du sympathique.5° Rameaux pharyngiens.Pour les muscles, la muqueuse et les vaisseaux du pharynx.6° Rameaux tonsillaires.Pour l\u2019amygdale.B.\u2014 BRANCHES TERMINALES.Elles se répartissent, en formant un plexus (plexus lingual) à la portion de la muqueuse linguale qui est située en arrière du V lingual.Je demande pardon au lecteur de ces détails anatomiques, mais 1ls me semblent absolument indispensables pour comprendre le mécanisme des crises douloureuses et par là, étayer le diagnostic.Voici maintenant l\u2019histoire du malade qui est le sujet de cet article: Observation: Ulric L., 73 ans, cultivateur.Son passé pathologique se résume à la fièvre scarlatine, à l\u2019âge de 30 ans.En 1934, crises douloureuses soudaines à la déglutition de l\u2019eau froide, débutant au niveau de l\u2019amygdale gauche pour s\u2019irradier ensuite dans l\u2019oreille homonyme.Ces attaques durent L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.mai 193S deux semaines, à raison de trois à quatre par jour.Un an plus tard, une autre série pendant un mois, avec quatre à six accès quotidiens.En 1936, de juin à novembre, les douleurs reviennent plus fréquentes encore.En mars 1937, les algies reprennent pour se reproduire toutes les cinq à dix minutes à l\u2019occasion des déglutitions.Parfois la parole fait naître la crise.La douleur est ressentie sous forme d\u2019une sensation violente passant rapidement de la région amygdalienne gauche vers l\u2019oreille du côté correspondant.Le malade a l'impression d\u2019une sécrétion laryngée difficile à dégager.La vague douloureuse se répercute et s\u2019attarde plus longuement dans l\u2019oreille.C\u2019est toujours de la gorge que se déclenche l\u2019assaut.Dans l\u2019intervalle des paroxysmes, aucune sensation douloureuse.Le premier examen objectif pratiqué par moi ne révèle rien d\u2019anormal.À part un enduit saburral de la langue et des dents déchaussées par la pyorrhée, la langue, les gencives, les joues, les piliers et le voile du palais, la base de la langue, le pharynx n\u2019offrent rien de pathologique à l\u2019inspection.Déjà, depuis son entrée à mon bureau, le patient a eu plusieurs crises et son attitude est caractéristique, Je dis même pathognomonique.Il porte vivement la main sur l\u2019oreille gauche, se penche en avant, respire vigoureusement, salive un peu et gémit fortement tout le temps de l\u2019accès qui dure environ dix secondes.Immédiatement après, je constate une vaso-dilatation de l\u2019hémi-face gauche.Profitant d\u2019un répit, je fais des pressions instrumentales au niveau de l\u2019amygdale et du sillon glosso-amygdalien gauches qui dé- chainent chaque fois des crises typiques (trigger zone des Américains).Ces manœuvres signent le diagnostic.Je propose au malade une section de son nerf, subordonnée néanmoins à un examen neurologique pour éliminer la possibilité d\u2019une tumeur de langle ponto-cérébelleux.Le patient accepte la proposition et il entre à l'hôpital Notre-Dame le 19 avril 1937. GARIÉPY: LA NÉVRALGIE DU NERF GLOSSO-PHARYNGIEN Pression artérielle: 150/90.Analyse d\u2019urines: Normale.Azotémie: 0 gr.55.Glycémie: 1 gr.25.B.W.Négatif.Dès son entrée, le malade est vu par le Dr Roma Amyot dont voici l'examen: « Iridectomie droite, pupille excentrique attirée vers le quadrant supéro-externe, à diamètre vertical allongé.Cette pupille réagit à la lumière.Pupille gauche allongée dans le sens horizontal, immobile.Iris flottant, à gauche, dans l\u2019humeur de la chambre antérieure.Les deux papilles sont décolorées et les vaisseaux très petits.Divergence du globe gauche.Réflexe cornéen normal.Toutes les paires crâniennes sont normales.Gérontoxon.« Les réflexes du voile et du pharynx sont normaux.Le pilier postérieur gauche est légèrement plus bas que le droit.Le malade sent bien le tact et la piqûre à gauche et à droite sur la langue, les deux piliers, l\u2019amygdale, la paroi postérieure du pharynx.L\u2019amer est bien pereu à droite et à gauche sur le tiers postérieur de la langue, avec une certaine lenteur cependant et avec acuité diminuée, vu l\u2019enduit épais couvrant la langue.« Aucun signe neurologique aux membres.« L\u2019exploration de la gorge précipite les crises les unes après les autres, pas plus à droite qu\u2019à gauche.Les contractions réflexes velo-pharyngées sont suffisantes pour déclencher les accès.» Le Dr Amyot, éliminant définitivement l\u2019idée d\u2019une tumeur ponto-cérébelleuse, nous sommes d\u2019accord tous deux pour poser le diagnostic de: Névralgie essentielle du nerf glosso-pharyngien gauche.Opération: Sans tenter l'essai d\u2019aucun agent physique, le malade est opéré le 21 avril 1937.Anesthésie générale au Cyclopropane avec le tube de Magill.Incision cutanée au bord antérieur du sterno-cléido-mastoidien gauche et se prolongeant haut derrière le pavillon de l\u2019oreille.Le bord antérieur de la mastoïde est ruginé pour récliner en avant la parotide et 457 le facial.Le ventre postérieur du digastrique est coupé près de son tendon.Le nerf glosso- pharyngien est découvert à la face profonde du muscle stylo-glosse après son passage entre les deux carotides.Je le dégage pour le réséquer sur une longueur de deux centimètres, le plus haut possible vers la base du crâne.Environ 1 c.c.d\u2019alcool a 95° est injecté dans le bout central que nous voyons blanchir.Je suis certain d\u2019avoir atteint le ganglion d\u2019An- dersch avec le liquide sclérosant.Drain avec lame caoutchoutée et fermeture des différents plans.Je n\u2019ai pas enlevé le ganglion cervical supérieur sympathique ni coupé les rameaux pharyngiens du pneumogastrique tel que le préconisent certains auteurs, parce que ces manœuvres ne me paraissent pas nécessaires, et les événements m'ont donné raison.Les suites opératoires furent un peu troublées, vu l\u2019âge du malade et l\u2019anesthésie un peu longue (une heure et demie), par une légère congestion pulmonaire qui disparut en quelques jours.L\u2019opéré continua ses crises, mais en nombre beaucoup moindre et d\u2019intensité moins forte.J\u2019ai l\u2019impression que le traumatisme chirurgical a été le principal facteur de ces attaques comme le traduit l\u2019infiltration ecchymotique de l\u2019amygdale et des piliers du voile.Au bout de trois jours, la déglutition est plus facile et ne détermine plus qu'une gêne sans déclencher d\u2019accès.Le 26 avril, les crises sont disparues complètement et la convalescence s'achève sans aucun incident.Le rapport post-opératoire du Dr Amyot se lit comme suit: «23 avril 1937.\u2014 Durant l\u2019avant-mid], sept à huit crises douloureuses localisées exclusivement à l\u2019oreille gauche de même caractère qu\u2019auparavant, mais d'intensité moindre (environ 50%) et de durée moins longue.Crises survenant à l\u2019occasion de rejet de sécrétions pharyngées.Pas de douleur à l'isthme du gosier.«30 avril 1937.\u2014 Depuis lundi (non compté 26 avril) pas de douleur ni à la gorge 458 ni à l\u2019oreille.Peut avaler liquides froids, se gargariser sans douleur.Les sécrétions pharyngées sont moindres.Le malade avale plus facilement.Cependant le voile du palais gauche présente des taches ecchymotiques: l\u2019amygdale et le pilier postérieur gauches sont le siège d\u2019un épanchement sanguin formant une coloration rouge foncé uniforme et tuméfiant ces parties.« 8 mai 1937.\u2014 Motilité du pharynx et du voile volontaire et réflexe normal.Malade golite saveur amere sur le tiers postérieur de la langue gauche.Sensibilité à la piqûre symétrique sur pharynx, voile et piliers.Sent moins sur amygdale gauche.» Ces constatations du savant neurologue me portent à croire que je n\u2019ai pas sectionné les fibres sensitives qui vont à la base de la langue et aux piliers palatins.Par contre, les algies ont fui de l\u2019oreille et de l\u2019amygdale où était indéniablement campé le « trigger zone » qui n\u2019est plus excité par le nerf de Jacobson parce que celui-ci a perdu son potentiel stimulateur par l\u2019alcoolisation du ganglion d\u2019Andersch.La résection du glosso-pharyngien n\u2019a nullement intéressé le pouvoir moteur du pharynx puisqu\u2019il fonctionne normalement.Le patient laisse l\u2019hôpital le 14 mai 1937 et il est resté exempt de tout accès douloureux depuis le 26 avril.Revu à différentes reprises depuis son retour dans sa famille, il déclare à chacune de nos entrevues que sa névralgie n\u2019a fait aucun retour offensif.Un dernier contrôle le 30 mars 1938 établit péremptoirement que ce malade est totalement guéri.Etude clinique L'observation de notre malade et celles rapportées dans la littérature me permettent de tracer comme suit le tableau de la névralgie du nerf glosso-pharyngien.Le patient vient consulter quand il a déjà derrière lui un passé douloureux plus ou moins long pendant lequel il à ressenti de violentes douleurs à point de départ profond sous l\u2019an- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.mai 1938 gle de la mâchoire à la base de la langue, dans la région glosso-épiglottique au niveau des gouttières latéro-pharyngées et parfois dans la région tonsillaire, comme le note notre observation.D\u2019intensité et de fréquence capricieuses, l\u2019algie survient souvent sans causes ou pour les raisons les plus banales, à l\u2019occasion de la parole, du bâillement, de la toux, de l\u2019éternuement.Mais c\u2019est surtout la déglutition qui provoque les crises, déglutition de solides ou de liquides, même simplement de la salive.Ce n\u2019est pas tant la déglutition que le passage des aliments, des liquides ou de la salive qui touche un point spécial de l\u2019arrière-bouche ou du pharynx.Dans notre exemple, la chaleur était aussi indifférente que le froid.Il semble qu\u2019il existe une zone d\u2019excitation d\u2019où part le réflexe douloureux, constituant le «trigger zone » des Américains, et qui paraît appartenir en propre à la névralgie de la IXe paire, que l\u2019on ne retrouve pas dans la névralgie faciale parce qu\u2019ici le réflexe douloureux n\u2019a pas un déclenchement localisé aussi net.Ce qui prouve l\u2019existence du « trigger zone », c\u2019est que la nupercaïnisation suspend ou du moins diminue l\u2019importance des crises.Le malade qualifie sa douleur d\u2019explosive, de déchirante, ce qu\u2019on vérifie facilement en surveillant son attitude durant les accès.Il porte vivement la main à l\u2019angle de la mâchoire ou à l'oreille, se penche en avant, gémit, respire avec force pendant que ses traits s\u2019empreignent de marques d\u2019une vive souffrance et que l\u2019hémi-face correspondante se congestionne.Le patient comparera sa douleur à une sensation de décharge électrique brutale, \u2018à une douleur excruciante avec impression d\u2019arrachement ou de dilacération, mais le rapprochement le plus souvent usité par le névralgique est celui de tranxfixion par un instrument tranchant, par un couteau ou un canif.La douleur s\u2019irradie dans différentes directions, soit dans la région sous-maxrillaire, soit surtout au miveau de loreille, où parfois le mal débute. GARIÉPY: LA NÉVRALGIE DU NERF GLOSSO-PHARYNGIEN Ces diverses manifestations s\u2019expliquent par l\u2019irritation du nerf de Jacobson qui émane du ganglion d\u2019Anderoch et s\u2019en va dans l\u2019oreille moyenne innerver les fenêtres ronde et ovale et la muqueuse de la trompe d\u2019Eustache.Tous ces phénomènes douloureux sont absolument unilatéraux et ne durent que quelques secondes, étant en cela plus courts que ceux de la névralgie faciale.La douleur disparaît subitement sans qu\u2019il persiste aucun élément douloureux entre les crises.Les accès sont habituellement des traductions purement sensitives, comme chez notre malade, qui ne présente par ailleurs aucun constat moteur pathologique, mais des perturbations hémi-faciales sympathiques.L'examen neurologique est parfaitement normal en dehors des attaques.La langue, le voile du palais ou le pharynx sont exempts de déficience motrice.Le sens gustatif n\u2019est pas troublé.Le tact est enregistré normalement et bilatéralement par la muqueuse bucco-pharyngée.La coloration de la muqueuse est égale partout et la sécrétion salivaire est usuellement peu dérangée.L'évolution s\u2019assimile assez bien à celle du tic douloureux de la face.Les crises, d\u2019abord très espacées et même très éloignées les unes des autres durent de quelques jours à quelques semaines, sans raison plausible, peuvent soudainement devenir fréquentes au point que le malade accuse une souffrance continue.De longues rémissions s\u2019observent, comme dans un cas d\u2019Adson ou le patient passa trois ans et demi sans accès aucun.Mais la névralgie du glosso-pharyngien ne guérit pas spontanément et le malade est toujours à la merci de nouvelles crises.La persistance des douleurs peut retentir défavorablement sur l\u2019état général, causer de l\u2019insomnie et amener une gêne importante de l\u2019alimentation.Les caractères cliniques majeurs de cette affection les identifient avec ceux de la névralgie faciale.Topographie l\u2019algie.Type discontinu de la douleur.strictement unilatérale de 459 Absence de tout signe organique surajouté.La névralgie de la IXe paire a cependant un trait spécial: c\u2019est la présence au niveau d\u2019un point de la muqueuse bucco-pharyngée de cette zone excitatrice que le contact d\u2019un corps étranger peut faire entrer en activité.La névralgie du glosso-pharyngien, semblable à la névralgie du trijumeau, peut être essentielle ou secondaire.Les auteurs anglo-américains prétendent qu\u2019elle est plus souvent symptomatique que la névralgie faciale.Dandy la représente certaine dans 15 pour 100 des cas, comme probable dans 25 pour cent des cas.Les causes en sont des processus tumoraux exocrâniens (tumeurs de la région amygdalienne) ou endo-crâniens (surtout les tumeurs de l\u2019angle ponto-cérébelleux).La compression ou l\u2019irritation possible du nerf par une néoformation tumorale dans la fosse cérébrale postérieure a inspiré à Dandy la voie intracrânienne opératoire comme procédé explorateur et curateur en même temps.On peut peut-être parfois accuser une infection du nerf, de ses ganglions ou de son noyau par un virus neurotrope, ce qui ne semble pas réel dans notre observation.Welti rapporte néanmoins l\u2019histoire d\u2019un malade qui avait souffert de hoquet durant quinze jours ayant précédé de deux mois l\u2019apparition de la névralgie glosso-pharyngienne, constatation en faveur de la théorie infectieuse.Si l\u2019on admet l\u2019existence du tic douloureux glosso-pharyngien, si l\u2019on connaît sa topographie et ses caractéristiques, y penser, c\u2019est en faire immédiatement le diagnostic.Seulement, dans les crises otalgiques faudra- t-il éliminer le syndrome du ganglion géniculé de Ramsay Hunt et de Souques, qui ne se produit que dans le zona, et l\u2019on devra alors rechercher les douleurs et les troubles sensitifs dans la zone dite de Ramsay Hunt.Traitement Le trichloréthylène, commercialisé sous le nom de tréthylène, inhalé à la dose de 20 à 25 gouttes sur un morceau de gaze, trois fois +60 L'UNION MÉDICALE DU CANADA - BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.mai 193 par jour, ne donnera aucun résultat dans la névralgie glosso-pharvngienne, contrairement au tie douloureux de la face où il amène une sédation fréquente des crises.C\u2019est un liquide fortement volatil, à odeur chloroformique, découvert durant la grande guerre à l\u2019occasion de l\u2019anesthésie faciale qui frappait les ouvriers travaillant dans les usines de munitions et manipulant cette drogue.L\u2019expérimentation prouva la grande affinité de ce produit pour le nerf trijumeau et son indifférence vis-à-vis des autres nerfs crâniens.On peut l\u2019utiliser dans le tic douloureux glosso-pharyngien pour établir un diagnostic différentiel avec la névralgie faciale qui est calmée par son administration.On ne s\u2019attardera pas à la physiothérapie, à l\u2019ionisation, à l\u2019aconitine et à la radiothérapie,\u201c dont l\u2019efficacité thérapeutique est plus que douteuse.On ne tentera pas, non plus, l\u2019alcoolisation de la IXe paire parce qu\u2019elle pousse sa trajectoire dans une région profonde, abondamment riche en vaisseaux et nerfs très importants que l\u2019on pourrait blesser durant l\u2019injection; en plus, les repères superficiels font défaut.Nous pouvons donc déclarer emphatiquement qu\u2019il n\u2019y a pas de traitement médical de la névralgie du nerf glosso-pharyngien, lequel est exclusivement chirurgical, et c\u2019est soit la section endocrânienne, soit la résection cervicale qui donnent seules une cure radicale.La section endocrânienne, ou opération de Dandy, est théoriquement la meilleure parce qu\u2019elle permet de couper le nerf au-dessus de ses ganglions, prévenant ainsi une régénération secondaire.D\u2019autre part, le tronc nerveux est divisé au-dessus du nerf de Jacobson, qui se rend à la caisse du tympan, ce qui semble être l\u2019indication opératoire idéale contre les manifestations auriculaires de la névralgie glosso-pharyngienne.La section cervicale ou opération de Sicard et Robineau produit les mêmes résultats que celle de Dandy.Bien que le glosso-pharyn- glen soit coupé au-dessous de ses ganglions, la récidive n\u2019est pas à craindre pourvu que la résection intéresse une certaine longueur du nerf et qu\u2019elle soit exécutée très haut au- dessus de toutes les branches sensitives du IX, à l\u2019exception du nerf de Jacobson que l\u2019on ne peut atteindre à cause de sa situation juxta et intrabasilaire.Puisque l\u2019on ne peut arriver jusqu\u2019au nerf de Jacobson, dont l\u2019excitation commande les crises auriculaires, le tic glosso-pharyngien ne semblerait pas justiciable de la voie exocrânienne.La technique recommandée lui est parfaitement applicable si l\u2019on ajoute la précaution d\u2019alcooliser le bout central du nerf.La meilleure preuve en est dans notre observation où le malade a été guéri par l\u2019abord externe.Adson trouve dangereux l\u2019arrachement du nerf parce qu\u2019il risque de traumatiser simultanément le pneumogastrique, qui est en connexion intime avec le glosso-pharyngien dans la traversée du trou déchiré postérieur.Certains auteurs préconisent la section supplémentaire des rameaux pharyngiens du pneumogastrique et l\u2019extirpation du ganglion sympathique cervical supérieur, prudence exagérée, puisqu\u2019il est actuellement démontré que la résection simple du glosso-pharyngien est suffisante pour obtenir la guérison complète, comme dans notre cas.Technique de l'opération La voie cervico-ante-mastoïdienne, telle que Je la nomme, est sûrement de beaucoup moins traumatisante que la route intracrânienne, postulée par Dandy qui, par contre, trouve délicate la méthode cervicale.En réalité, elle est si bénigne que l\u2019on aurait tort de ne pas s\u2019adresser à elle tout d\u2019abord.En cas d\u2019échec, il sera toujours temps de trépaner le malade (fig.2).Pour avoir un champ opératoire bien exposé, l\u2019incision doit être présternomastoidienne et se prolonger très haut derrière le pavillon de l\u2019oreille; elle permet de décoller le conduit auditif externe et de ruginer le bord antérieur de la mastoïde et de relever ainsi en avant le facial et la parotide.Complétées par la see- GARIÉPY: LA NÉVRALGIE DU NERF GLOSSO-PHARYNGTEN tion inférieure du digastrique, ces manœuvres font béer largement la région sous-paroti- dienne où passe le glosso-pharyngien.L'on répère les muscles styliens parmi lesquels on recherche le stylo-pharyngien qui conduit au stylo-glosse qui est le jalon fondamental.Le glosso-pharyngien, après avoir contourné la face externe de la carotide interne et du stylo-pharyngien, se coule à la n.facial (VI) B 3 2/01 Tos Wrisoerg Ÿ nacoustique > (von) > gong.\u2018Ehrenritter n.oe Jacobson géng.o Andersch n aloss0- eryng: r.dustylo.pharyng.4x) rameau carohidien re phoryngiens nou stylo.glosse r.tonsillaire rang cerv Suppl Trajet du nerf glosso-pharyngien.A.\u2014 Section cervicale du nerf (opération de Sicard el Robineau) ; B.\u2014 Section endoc.anienne du nerf (opération de Dandy).face profonde du stylo-glosse que l\u2019on rejoint dans la profondeur en remontant en haut et en avant de la carotide interne.Le stylo-glosse chemine entre les deux vaisseaux (carotides interne et externe).Ce muscle une fois à jour, le glosso-pharyngien est aisément découvert en dedans de lui.On le sectionne aussi haut que possible vers la base du crâne.Le bout central est ensuite injecté avec 1 ce.d\u2019alcool à 95°.Conclusions 1° L'observation en cours veut prouver que la résection du nerf glosso-pharyngien par la voie exocrânienne amène la disparition des crises douloureuses de la névralgie homonyme tout aussi bien que la section par la route endocrânienne.2° La nécessité de connaître la topographie anatomique du nerf glosso-pharyngien est absolument indispensable pour comprendre le mécanisme des accès algogènes et en faire le diagnostic.3° L'étude clinique de la névralgie glosso- pharyngienne reconnaît une origine primitive ou secondaire aux attaques qui sont caracté- 461 risées par des douleurs débutant à l\u2019angle du maxillaire inférieur, à la base de la langue, dans la région glosso-épiglottique, au niveau des gouttières latéro-pharyngées et parfois dans la région tonsillaire.Ces algies violentes sont déclenchées par un réflexe douloureux mis en mouvement par la parole, la toux, l\u2019éternuement, le bâillement et surtout la déglutition, et elles s\u2019irradient dans le champ sous-angulo-maxillaire et au niveau de l\u2019oreille.Toutes les crises sont strictement unilatérales.4° Les crises sont exclusivement sensitives.5° L'examen neurologique est parfaitement normal en dehors des paroxysmes.6° Il y a identité assez rapprochée entre le tic douloureux glosso-pharyngien et le tic douloureux de la face (névralgie de la He paire crânienne), mais elles s\u2019en distinguent en ce que les crises sont situées plus profondément dans les tissus et qu\u2019il n\u2019y a pas de réflexe démarreur dans le tic facial douloureux.7° Il existe un point dans le carrefour glosso-vélo-tonsillo-pharyngé d\u2019où bondit le réflexe douloureux appelé « trigger zone » par les Américains.8° Avant d\u2019adopter la voie opératoire cervicale, il faut toujours éliminer la possibilité d\u2019une tumeur de l\u2019angle ponto-cérébelleux.9° Dans les formes otalgiques de la névralgie glosso-pharyngienne, il faut aussi évincer le syndrome du ganglion géniculé de Ramsay Hunt et de Souques.10° Le traitement ne s\u2019attardera pas à la physiothérapie ou à la radiothérapie.Le trichloréthylène pourra servir par son inefficacité à aider au diagnostic différentiel entre les deux tics douloureux, glosso-pharyngien et trigéminaire.11° La seule véritable et conclusive thérapeutique réside dans la section chirurgicale du glosso-pharyngien soit par la voie cérébelleuse, soit par la route exocrânienne, celle- c1 absolument suffisante, tel que le démontre indéniablement le résultat obtenu dans le cas que je présente et qui est délivré entièremen\u201d 462 de ses crises douloureuses depuis l\u2019époque de son opération, il y a un an.BIBLIOGRAPHIE H.ROUVIERE: «Anatomie humaine descriptive et topographique.» L.TESTUT et O.JACOB: «Traité d\u2019Anatomie topographique» L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mai 1938 A.HOVELACQUE: « Anatomie des nerfs crâniens et rachidiens et du système grand sympathique.» L.TESTUT: « Anatomie descriptive.» Paul et G.FLOTOW : « The relief of pain.» (Reprint from the transaction of resident and ex-resident Physicians of the Mayo Clinic, Volume X, 1929.) J.A.CHAVANY et N.WELTI: «La névralgie du nerf glosso-pharyngien, sa symptomatologie et son traitement chirurgical » La Presse Médicale, samedi, 25 juin 1932.+.\u201cLA PRESSE MÉDICALE\u201d commente la fusion de l\u2019\u201cUnion\u2019\u2019 et du \u2018Bulletin\u2019 La Presse Médicale, de Paris, livraison du 16 mars 1938, nous faisait le grand honneur de commenter favorablement la fusion du Bulletin de l\u2019Association des Médecins de Langue française de l\u2019Amérique du Nord et de l\u2019Union Médicale du Canada.M.P.Desfosses, secrétaire de la Rédaction, se faisant en la circonstance l\u2019interprète de la Presse Médicale, félicitait les médecins canadiens-français d\u2019avoir réalisé une union constructive, une synthèse qui marque un événement important dans la vie de la Médecine canadienne-française.Qu'il nous soit permis de reproduire quelques-unes des remarques faites par notre distingué confrère de Paris: « Nos confrères du Canada viennent de nous donner un très bel exemple d\u2019union et de synthèse.En présence des difficultés économiques actuelles, ils ont eu l\u2019heureuse idée de fusionner les deux principaux journaux médicaux français du Canada.Les directeurs de ces deux grandes revues canadiennes ont jugé que non seulement au point de vue financier, mais aussi au point de vue de l\u2019unité de pensée et d\u2019action\u2026 la fusion de ces deux journaux s\u2019imposait.«Toute entente de ce genre est naturellement basée sur des concessions mutuelles, mais se montre singulièrement féconde.En groupant toutes les compétences, toutes les bonnes volontés, toutes les possibilités financières, autour d\u2019un organe ou d\u2019une idée, nos confrères du Canada ont pu ainsi mettre sur pied une magnifique publication qui est l\u2019organe officiel, le fanion, de la puissante Association des Médecins de Langue francaise de l\u2019Amérique du Nord.» M.Desfosses énumère et commente les nombreux travaux que contient le numéro de Janvier de l\u2019Union Médicale du Canada, le premier numéro du Journal rénové, agrandi, par la fusion avec le Bulletin.Et, à ce propos, il ne manque pas de rappeler une phrase d\u2019importance primordiale de l\u2019article-programme de MM.Albert LeSage et R.-E.Valin: « Cette Revue mensuelle n\u2019est pas une entreprise commerciale, c\u2019est la voix de la Médecine française sur le continent Nord-Amérique.» Nous avons été vivement touchés du salut amical qu\u2019a fait à l\u2019Union Médicale de 1938, par delà l\u2019Atlantique, notre illustre confrère en journalisme, de Paris.L'Union Médicale du Canada lui est profondément reconnaissante de cet hommage et remercie tout particulièrement son Secrétaire de la Rédaction, M.Paul Desfosses.+00 \u2014\u2014\u2014tf 6) = 0.\u2014 png rt \u2014_ PF est et by Ft by FT 14 0 ro ME rs Ï ® RECUEIL DE FAITS MYÉLOSE GLOBALE APLASTIQUE POST-ARSENOBENZOLIQUE ! Agranulocytose, anémie et purpura.\u2014 Valeur pronostique de certains éléments basée sur des notions récentes d\u2019hématologie Par A.LÉGER Observation.Alfred A., 24 ans, sans passé vénérien avoué, consulte pour kératite parenchymateuse, en juillet 1937, et, à cette occasion un B.W.s\u2019avère franchement positif.Traitement conjugué arsénico-bismuthique soutenu.Dernière injection de Novar 0.90 ctgr le 28 janvier 1938.Admis le 8 février 1938, pour lésions ulcéro- nécrotiques, sanieuses et indolentes de la gencive, au niveau de dents très cariées, lésions datant de deux semaines et accompagnées d\u2019épistaxis et d\u2019asthénie progressive.Objectivement le malade, pas très amaigri, est prostré, somnolent et d\u2019une pâleur extrême.Il a une taie de la cornée à droite, et, au cœur, les souffles anorganiques d\u2019une dyscrasie sanguine.L'examen du sang montre une anémie intense hyperchrome avec leucopénie et neutropénie sans le moindre signe de régénération d\u2019éléments rouges ou blancs.Formules sanguines: (février 1938) et Médecins de l\u2019hôpital Notre-Dame.A.BERNIER D\u2019emblée le pronostic peut être raisonnablement fixé en se basant sur certaines notions que nous détaillerons plus loin.La ponction du sternum et les étalements de la moelle osseuse recueillie confirment les images sanguines et témoignent d\u2019une réelle aplasie médullaire globale.Le rapport éry- thro-leucocytaire n\u2019a pas été fait.Traitement : 1.\u2014 Sept transfusions de 200 a4 300 cm?chacune; 2.\u2014 Pentnucléotides intramusculaires, 0.70 ctgr, 4 fois par jour; 3.\u2014 Extrait de foie, 2 à 4 ampoules, par vole intraveineuse, tous les jours; 4.\u2014 Vitamines B et C a saturation; 5.\u2014 Les transfusions de sang de malade atteint de leucémie myéloide n\u2019ont pu être réalisées.Le malade meurt 14 jours après son admission.Des ulcérations extensives, indo- 8 11 12 14 16 18 21 G.R.900,000 1,600,000 1,700,000 2,000,000 2,000,000 1,880,000 1,500,000 G.B.\u2014500 \u2014500 \u2014500 500 \u2014500 500 \u2014500 H .32 35 42 42 38 42 38 V.G.1.75 1x 1x 1x 09 1x 1x Neutro 41 20 16 16 4 0 4 G.M.6 12 12 12 11 8 8 Lympho 32 68 72 71 78 92 88 Eosino 0 0 0 1 1 0 0 Aniso 0 0 0 0 0 0 0 Poikylo 0 0 0 0 0 0 0 H.nuclées 0 0 0 0 0 0 0 Myélo 0 0 0 0 0 0 0 Réticulo 0 0 0 0 0 0 0 Polychro- matophilie .0 0 0 0 0 0 0 1.Travail présenté à l\u2019Assemblée scientifique du Bureau médical de l\u2019hôpital Notre-Dame.séance du 17 mars 1938.Pour discussion, voir page 527 du présent numéro. 46-1 lores et sanieuses sont apparues, 4 jours avant sa mort, dans les régions scrotales et péri- anales.Protocole d\u2019autopsie.Cadavre d\u2019un jeune homme présentant un œdème scrotal et pénien considérable.La moitié droite du scrotum est de coloration rouge noirâtre et montre une ulcération superficielle de 3 centimètres de diamètre.Au pourtour de cette ulcération l\u2019épiderme se décolle facilement, comme dans les bulles extensives de brûlure.Les muscles thoraciques et abdominaux sont de coloration rouge foncé et recouverts d\u2019un tissu cellulo-adipeux œdémateux.Le sang est très fluide et couleur de bordeaux rouge.Le cœur offre des suffusions hémorragiques sous-endocarditiques sur la paroi interventri- culaire du ventricule gauche.L\u2019amygdale droite est noirâtre, quelques- unes de ses logettes sont nécrotiques.L\u2019œsophage est parsemé dans sa partie juxta-épiglottique et dans sa portion juxta- cardiaque de nombreuses petites ecchymoses surmontées de petits caillots.Les cordes vocales gauches sont comme l\u2019'amygdale droite verdâtres et noirâtres, nécrotiques.Les poumons offrent de petits infarctus et des ecchymoses sous-pleurales, surtout fréquentes sur la face diaphragmatique.Légère spléno-mégalie.Le cœcum et le duodénum ne montrent pas d\u2019ulcérations franches, mais des taches eechy- motiques, que l\u2019on retrouve encore sous la capsule ou sous la muqueuse pelvienne des reins.La moelle osseuse fémorale et sternale est jaune.Toutefois, la moelle fémorale était entourée d\u2019un croissant rouge qui était osseux et ne peut être détaché lors de l\u2019extraction de la moelle.Les ganglions inguinaux sont hémorragiques et hypertrophiés de même que les ganglions hilaires hépatiques.L'UNION M-DICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.mai 1938 Le foie montre lui aussi des ecchymoses sous la capsule de Glisson près du ligament suspenseur.Microscopie.Amygdale droite offre une crypte dilatée remplie par un bouchon de détritus mal- pighiens renfermant des globis microbiens.Une logette voisine montre un îlot nécrotique à pourtours œdémateux, ici, encore des microbes sont présents.Les cellules périphériques sont des plasmocytes; nulle part, trace de polynucléaires.De plus, les vaisseaux vaisins sont dilatés.Poumons: Sous la plèvre on note une petite pyramide à base pleurale d\u2019aspect infarctoïde où tous les alvéoles sont remplis de globules rouges, de sérosité et de fibrine et, çà et là, des cellules endothéliales fortement pigmentées d\u2019hémosidérine.Cœur, thyroïde, pancréas et rein: S.P.Fore: Le centre des lobules hépatiques est plus acidophile que le reste du lobule et les noyaux y sont aussi hyperchromatiques.La dégénérescence graïsseuse y est aussi plus prononcée qu\u2019à la périphérie.Ces lésions ressemblent à des lésions de foie cardiaque, au début, par leur topographie.Mais la dégénérescence graisseuse diffuse est plutôt en faveur d\u2019une hépatite.Les ganglions lymphatiques offrent une hyperplasie endothéliale considérable qui remanie complètement le ganglion.Les follicules indécis ne possèdent nulle part de centre germinatif.Çà et là des mitoses surtout rencontrées au niveau des follicules.Plasmocytes assez nombreux.Rate: La trame conjonctive est très accentuée.Les corpuscules de Malpighi sont atrophiques, minimes et ne possèdent jamais ici encore de centre germinatif.Par contre.l\u2019artériole centrale est souvent bordée par de nombreuses petites vésicules graisseuses.Les sinus sont peu apparents.Par endrôits, on rencontre des figures plasmodiales rappelant LÉGER Er BERNIER: MYÉLOSE GLOBALE APLASTIQUE 465 les mégacaryocytes.Rares plasmocytes.Ery- throphagocytose modérée.Moelle sternale et moelle fémorale.Ces deux moelles sont graisseuses.Les vésicules graisseuses y sont contigues et volumineuses.Dans les interstices de ces vésicules on rencontre surtout des lymphocytes et des plasmocytes.Nulle part on ne retrouve de mégacaryocytes.Çà et là, quelques hématies polychromatophiliques.Très rares hématies nucléées, quelques érythroblastes.Les éléments jeunes de la série granuleuse sont aussi très peu nombreux.En somme, moelle très peu active, dont les fonctions érythro et myélo- poïétiques sont très atténuées.Il ne peut être ici question de la valeur globulaire et du rapport érythroleucocytaire de la moelle osseuse.L'étude de ces éléments pose le pronostic: dans le cas particulier, il s\u2019avérait d\u2019emblée fatal.Et malgré le traitement mis en jeu, l\u2019évolution ne pouvait être que rapidement mortelle.Conclusions: 1° Cette observation n\u2019a pas la prétention de mettre en lumière un fait nouveau.Il semble, en effet, que des observations identiques se révelent de plus en plus nombreuses, dans la littérature médicale.Voir la magnifique observation des docteurs Bertrand et Simard parue dans l\u2019Union Médicale, 1933.2° La cause ne peut être mise en doute: il s\u2019agit d'intoxication par le novarsénobenzol chez un individu présentant ce que Letulle a appelé « une vulnérabilité spéciale des organes hématopoiétiques ».3° La mort, si l\u2019on analyse bien les formules sanguines et le tableau clinique, tient davantage au complexe agranulocytaire qu\u2019au complexe anémique: les transfusions assurant un apport glogulaire rouge suffisant pour retarder l\u2019échéance \u2014 d\u2019une anémie quand même aplasique \u2014 n\u2019eût été le complexe agranulocytaire et ses conséquences.Contre une agranulocytose d\u2019une myélose globale aplasique, nul espoir ne doit être entretenu, pas même un retard d\u2019échéance qui vaille.4° Le but de cette observation est surtout de démontrer ce fait que certains éléments de pronostic basés sur des notions récentes d\u2019hématologie et qui se rapportent à l\u2019anémie pernicieuse peuvent également, dans un cas mixte d\u2019anémie et d\u2019agranulocytose, être rapportés au complexe agranulocytaire.Eléments de pronostic des anémies pernicieuses.1° Anisocytose, poikilocytose, polychroma- tophilie, globules rouges nucléés, promyélocy- tose, métamyélocytose, tous éléments aplas- tiques et indices de régénérations sanguines, totalement absents chez notre malade.2° La leucopénie à 500 ou au-dessous avec une neutropénie progressivement plus marquée.3° L'absence pendant tout le cours de la maladie, d\u2019éosinophiles.Deux fois 1 éosinophile apporté par la transfusion ?4 Un myélogramme qui confirme les données hématologiques.+00 etl (GD a.\u2026\u2026. SYMPHYSE RÉNALE PAR BORDS LIBRES.REINS EN \u201cL\u201d.' Deux observations Par Paul BOURGEOIS, Chargé du Service d\u2019Urologie à l\u2019hôpital Notre-Dame, Chirurgien consultant en Urologie à l\u2019hôpital Sainte-Justine.Le nombre croissant des observations rapportées dans les journaux chirurgicaux ou urologiques, de sujets présentant des anomalies congénitales de l\u2019arbre urinaire, montre bien l'importance de faire connaître au public médical l\u2019existence et la grande variété de ces curiosités anatomiques, caprice de notre bonne mère la Nature.La multiplication quasi quotidienne de ces faits rapportés doit être attribuée non pas à l'augmentation de ces anomalies, mais bien au fait qu\u2019un rein anormal devient pathologique dans une plus forte proportion que le rein normalement situé et conformé.De plus, la vogue grandissante de la pyélographie instrumentale comme moyen de diagnostic, la mode actuelle et la valeur réelle de la pyélo- graphie intraveineuse, ont fait en sorte qu\u2019un bon nombre de ces anomalies, restées dans l\u2019obscurité au cours du dernier siècle, sont actuellement dans le domaine de l\u2019existence clinique et nous obligent à les reconnaître pour arriver à régulariser les techniques opératoires nécessaires à la réalisation des traitements.Nous n\u2019avons pas intention de faire une revue de la question, travail dont nous avons déjà résumé les grandes lignes dans l\u2019Union Médicale du Canada, livraison de juin 1935, mais simplement de présenter à nos collègues les courtes observations et les radiographies de deux malades, que nous avons eu la bonne fortune d\u2019examiner au cours des deux derniers mois.Nous profitons de la circonstance pour insister sur la valeur de la loi dite «loi des 1.Travail présenté à l\u2019assemblée régulière de la Société de Chirurgie de Montréal le 6 avril 1938.séries », car en une période de deux ans, malgré tout de même un nombre respectable de pyélographies hebdomadaires, nous n\u2019avons pas rencontré d\u2019anomalies rénales de juin 1935 à novembre 1937.Depuis novembre 1937, nous avons eu le privilège d\u2019observer à l'hôpital Sainte-Justine, dans la même semaine, d\u2019abord un éclatement rénal traumatique d\u2019un rein en ectopie pelvienne gauche simple; quelques jours après, une pyélite d\u2019un rein en ectopie pelvienne gauche simple chez une fillette de douze ans, ayant subi, d\u2019après l\u2019histoire, une contusion rénale six ans auparavant.De décembre 1937 au début de mars 1938, nous avons rencontré successivement, dans notre service d\u2019urologie a I\u2019hopital Notre- Dame, une symphyse rénale médiane, type rein en fer à cheval à concavité supérieure avec lithiase bilatérale; une dystopie rénale droite en position lombaire haute par excès de rotation avec tuberculose rénale du même rein; un dédoublement complet des voies excrétrices du rein gauche avec pyonéphrose caleuleuse du bassinet inférieur et pyonéphrose simple du bassinet supérieur fistulisé dans un énorme phlegmon périnéphrétique postérieur gauche; une symphyse rénale latérale excessivement rare en ce sens que les reins semblent soudés par les bords convexes ou libres; et finalement une autre symphyse latérale mobile, probablement du type appelé rein en L.Convaineu que les deux derniers cas méritent une mention particulière, le premier surtout par son extrême rareté, nous nous permettons de vous en rapporter brièvement les observations et de vous présenter les clichés radiographiques. BOURGEOIS: SYMPHYSE RÉNALE PAR BORDS LIBRES Première observation: D.P., 27 ans, commis, entre à l'hôpital Notre-Dame, dans le service de chirurgie, pour des troubles digestifs vagues, caractérisés par des brûlements d\u2019estomac, des coliques et une sensation de pesanteur et de gêne au flanc droit.Au cours d\u2019un examen radiologique, l\u2019on constate que le côlon ascendant et une partie du transverse sont repoussés vers la ligne médiane par une masse non déterminable.Le chirurgien de service émet l\u2019hypothèse d\u2019un rein anormal et nous réfère le malade.Il s\u2019agit d\u2019un jeune homme bien constitué, apparemment normal.Il nous raconte que depuis quelque temps il éprouve des lenteurs de digestion avec des coliques accompagnées de temps en temps de diarrhées légères.Il éprouve depuis longtemps une sensation de gêne dans la fosse iliaque droite; il n\u2019a jamais fait de crises bien douloureuses avec vomissements.Il urine quatre ou cinq fois par jour et n\u2019a jamais rien remarqué d\u2019anormal du côté de ses urines.L\u2019examen clinique nous révèle un abdomen souple, un foie apparemment diminué de volume.Le point costo-lombaire droit est silencieux.A la palpation de la fosse iliaque droite on sent une masse mobile, bien limitée, du volume d\u2019une très grosse orange, régulière, non douloureuse et paraissant absolument ronde.Le toucher rectal est négatif et les organes génitaux externes sont normaux.L'exploration de l\u2019urètre nous révèle un rétrécissement de nature vraisemblablement congénitale.L\u2019impression de ballottement que nous donne la tumeur en l\u2019absence de toute modification des urines et de troubles de la miction, nous fait porter cependant le diagnostic d\u2019ectopie rénale iliaque droite.Le calibre de l\u2019urètre rendant difficile la pyélographie instrumentale, nous utilisons la méthode intraveineuse.En examinant les radios que je vous présente, vous pouvez vous rendre compte que 467 déjà, à peine cinq minutes écoulées depuis la fin de l'injection, les deux bassinets sont visibles du côté de la fosse iliaque droite.Il s\u2019agit d\u2019une variété rare de symphyse rénale.Afin d\u2019obtenir une pyélographie instrumentale et du même coup faire une cystoscopie, nous dilatons le malade très légèrement aux environs de 35 béniqué et quelques jours après, nous réussissons à introduire dans la vessie un cystoscope d'enfant.La vessie est tout à fait normale; il existe deux orifices urétéraux de forme, de position et de situation normales; nous cathétérisons l\u2019urètre gauche avec une sonde opaque à Fig.I Les deux bassinets sont situés sur le même plan horizontal; le bassinet droit est inversé; ils semblent se regarder par leur face externe.Type de «ring shape Kidney » Bas de Guttierez.20 ecm.de hauteur; nous retirons le cystoscope qui est unilatéral et nous l\u2019introduisons de nouveau cette fois pour cathétériser l\u2019orifice droit à 20 em.de hauteur.Nous prenons une radiographie simple et nous faisons ensuite une pyélographie bilatérale avec deux seringues.L'examen attentif ne nous permet pas de 468 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mai 1933 trouver d\u2019autres orifices urétéraux que les 2 mentionnés.La radiographie simple prise avec les deux sondes en place nous montre que la sonde introduite dans l\u2019urètre droit, se dirige vers la partie externe de la fosse iliaque où elle s'arrête à peu près au niveau de la crête de l\u2019os iliaque.La sonde introduite dans l\u2019uretère gauche après s\u2019être dirigée vers le détroit supérieur, décrit une courbe et s\u2019en va franchement à droite.Après remplissage (fig.I) des cavités pyéliques on constate que le bassinet correspondant à l\u2019uretère droit est inversé, c\u2019est-à- dire que les calices regardent en dedans au lieu de regarder en dehors.Il est allongé et petit.Le bassinet qui fait suite à l\u2019uretère gauche est situé dans la fosse iliaque droite en avant de l'articulation sacro-illiaque droite et présente une forme à peu près normale.Deuxième observation: Madame D.,33 ans, venant de L\u2019O., Ontario, nous est adressée par deux confrères pour vérification clinique d\u2019un rein flottant.Depuis quelque temps, cette malade fait des poussées d\u2019œdème \u2018oculaire unilatéral rebelle à toute thérapeutique.Elle aurait maigri considérablement depuis un an, et, à différentes reprises, on lui aurait dit qu\u2019elle présentait un rein flottant.D\u2019autre part, d\u2019autres collègues auraient nié la présence d\u2019un rein flottant.Nous la rencontrons à l\u2019hôpital Notre- Dame quelques jours après.L\u2019examen clinique nous permet de sentir dans la partie supérieure de la fosse iliaque droite un rein qui est mobile et que nous remontons facilement vers la loge.Seulement, en dessous du rein et suivant son ascension, nous sentons une autre masse située en dehors du cadre colique.Nous portons alors le diagnostic de symphyse rénale droite et nous proposons à la malade la confirmation pyélographique.Quelques jours après, nous faisons une cystoscopie à la malade.La vessie est tout à fait normale.Il existe deux orifices de forme, de position et de situation normales.Nous faisons un cathétérisme bilatéral avec des sondes N° 12 opaques à 20 em.de hauteur.Nous remplissons nos deux bassinets séparément et malgré la grande quantité de skiodan injectée, la malade accuse une seule douleur à gauche, sous les fausses côtes.Nous étions pourtant bien sûrs de ne pas avoir trouvé d\u2019autres orifices qui auraient pu appartenir à un rein gauche.Fig.II Les deux bassinets sont à droite; celui qui correspond à l\u2019uretère gauche n\u2019a que trois petits calices, tandis que l'autre.qui est inversé, est allong*: tvpe de rein en «LL» probable.Bas.La radiographie simple nous fait voir que la sonde, introduite dans l\u2019orifice situé à l\u2019angle gauche du trigone, poursuit sa route normalement jusqu\u2019au détroit supérieur et, là.se dirige franchement à droite vers la fosse iliaque.La sonde introduite dans l\u2019orifice situé du côté droit se dirige un peu en dehors de sa route habituelle.La pyélographie (fig.II) nous montre encore un petit bassinet correspondant à l\u2019uretère gauche, qui comprend à peine trois EE EE EE D'ARGENCOURT: LA ramifications appartenant à un rein dont le bord libre doit regarder vers le pubis.Le bassinet correspondant à l\u2019uretère droit est dilaté et se continue par des calices allongés ramifiés regardant vers la colonne vertébrale.Commentaires Dans le premier cas, il semble bien que nous ayons affaire à une symphyse des bords libres des reins.Il reste entendu qu'à moins d\u2019avoir la pièce en mains, la discussion ne pourrait être tranchée de façon définitive.Les bassinets sont sur le même plan transversal, ce qui démontre que la fusion ne s\u2019est pas faite par les pôles.L'inversion du bassinet droit et celle du bassinet gauche, malgré leurs particularités, sont reléguées au second plan, car l\u2019anomalie principale est d\u2019abord la symphyse.Elle a d\u2019abord pris naissance au cours de la vie embryologique et les défauts de rotation et d\u2019ascension en sont consécutifs.Pour ce qui est du second cas, nous avons CHIRURGIE EX PROVINCE 469 probablement affaire a une symphyse rénale latérale du type en « L», peut-être dans le sens antéro-postérieur oblique.Les deux reins sont probablement unis par leurs pôles dissi- milaires.(Pôle inférieur du rein droit et pôle supérieur du rein gauche).Les anomalies vasculaires qui accompagnent toujours les symphyses peuvent être tenues responsables pour une partie des changements d\u2019orientation.Les reins de ces deux malades bien qu\u2019anormaux, ne présentant rien de pathologique au point de vue fonctionnement ou encore infectieux, il nous a semblé sage d'attendre les événements pour proposer une thérapeutique chirurgicale.Nous avons tenu à présenter ces deux observations; d\u2019abord, pour l'intérêt scientifique qu\u2019elles comportent et a\"ssi pour démontrer que, malgré la variéié quasi infinie des anomalies rénales, 1l s\u2019en tenant à la classificatic Edmond Papin, de Paris, de |: façon convenable._nsc'hle, en wo ce Maître \"1eter d\u2019une 000 \u2014tlf- GE) F0.LA CHIRURGIE EN PROVINCE.Commentaires sur quelques cas d\u2019urologie Par Guy D\u2019ARGENCOURT, Chirurgien de l\u2019hôpital Sainte-Croix (Drummondville).Première observation: Mme T.P., 25 ans, se présente à l'hôpital pour appendicite chronique.Depuis 2 ans, elle souffre de douleurs dans la fosse iliaque droite sans irradiation précise; léger amaigrissement, aucun signe urinaire subjectif.L\u2019examen clinique et l\u2019analyse des urines ne révèlent rien de particulier.Devant l\u2019absence de signe appendiculaire, je pense à la possibilité d\u2019une petite hydronéphrose.La pyélographie révèle une petite hydronéphrose avec coude de l\u2019uretère droit.Voici d\u2019ailleurs les résultats de la C.D.P.: vessie d\u2019apparence normale, une capacité de de 250 c.c., cathétérisme facile des deux côtés, absence de pus, sang et bactéries, P.S.P.de 30% à droite et 40% à gauche.Bassinet et uretère normaux à gauche.Je propose à la patiente une néphropexie qui n\u2019est acceptée que sur la promesse de lui enlever son appendice par la même intervention.Le 2 février 1937, lombotomie droite: à ma grande surprise, je découvre au pôle inférieur du rein facilement extériorisé une voussure de coloration plus pâle que le reste du parenchyme.Une ponction en ramène un pus épais et jaunâtre.Néphrectomie.Par crainte d'infecter le péritoine l\u2019appendice est laissé en place.L\u2019ouverture de la pièce nous fait voir un abcès unique d\u2019environ 4 ems de diamètre ne communiquant pas avec le bassinet.Guérison per primam, départ le treizième jour.Deuxième observation: Mariette D, 18 ans, entre à l\u2019hôpital le 22 juin 1937 pour douleurs < pelviennes, retard des menstruations et dysménorrhée depuis 6 mois.Patiente très amaigrie et anémiée.Un premier examen gynécologique laisse percevoir des organes génitaux internes figés et douloureux.Premier diagnostic: annexite double probablement tuberculeuse.L'analyse routinière des urines révèle la présence de pus en assez grande quantité.A un nouvel interrogatoire, la patiente admet qu\u2019elle a quelques douleurs en urinant.Le 29 juin, C.D.P.: vessie à 150 c.c.de capacité, très sale et présentant de la cystite au premier degré.Sous le contrôle de la vue, le méat droit éjacule du pus franc.Division: pus et bacille de Koch des deux côtés.Pyélographie: rein droit très gravement atteint; rein gauche, image normale.P.S.P., 5% à droite, 35% à gauche.Je propose la néphrectomie droite en prévenant la famille de la gravité du cas.Le 2 juillet, néphrectomie droite; le rein n\u2019est plus qu\u2019une poche de pus avec très peu de parenchyme identifiable.L\u2019uretère, très gros et dur, est réséqué le plus bas possible.La patiente meurt de granulie 45 jours après l\u2019intervention.Troisième observation: Maurice R., 26 ans, se présente le 10 mars 1937 pour dysurie et pollakyurie.Amaigrissement de 30 livres au dire du patient.Examen: état général médiocre; excepté de l\u2019empâtement dans la fosse rénale droite, le reste de l\u2019examen clinique est négatif.Analyse des urines: présence de pus et de bacille de Koch.Le 17 mars, C.D.P.: vessie: capacité 200 c.c., grumaux de pus collés à la paroi, cystite du bas-fond vésical.Méat droite œdémateux, rouge; il en sort de petits caillots.Méat gauche presque normal.Cathétérisme: impossible des deux côtés.La pyélographie est faite au moyen d\u2019une sonde de Chevassu et révèle des lésions 170 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mai 1938 considérables à droite et une très légère hydronéphrose gauche.Le P.S.P.total est de 45%.Devant l\u2019étendue des lésions du rein droit, Je n'hésite pas à attribuer l\u2019élimination rénale en presque totalité au rein gauche.Le 31 mars, néphrectomie droite.L\u2019examen de la pièce nous montre un fouillis d\u2019abcès tuberculeux.Lever le seizième jour, départ le trente- quatrième avec cicatrice guérie et un gain de 3 livres.Le 6 février 1938, à un questionnaire que je lui envoyais le patient me répondait ceci: prise de poids: 20 livres; dysurie: absence; nombre de mictions: 5 à 6 par jour, 1 ou 2 la nuit; douleurs: aucune.Commentaires Depuis deux ans, j'ai pratiqué, à Drum- mondville, trois néphrectomies pour tuberculose, deux néphropexies et une trentaine de C.D.P.Une néphrectomie et deux néphro- pexies ont été pratiquées avec succès chez des sujets étiquetés d\u2019appendicite chronique.La première observation est révélatrice du grand intérêt qu\u2019il y a à faire un bilan rénal complet chez les soi-disant porteurs d\u2019appendicite chronique.Pour ma part, je m\u2019y astreins chaque fois que je peux le faire accepter de mes patients.Au cours de ces trente et quelques pyélographies, j'ai constaté un fort pourcentage de coudes d\u2019un ou de deux uretères, avec ou sans hydronéphrose concomitante; je m\u2019en suis tenu, jusqu'ici, à n\u2019intervenir que dans les cas unilatéraux et accompagnés d\u2019hydronéphrose correspondante.Malgré l\u2019issue fatale de la deuxième observation, je crois qu\u2019on est justifiable d\u2019intervenir dans ces tuberculoses rénales bilatérales, quand les lésions sont très avancées d\u2019un côté et minimes de l\u2019autre.00 \u2014\u2014f @ 0 + «+ Messieurs les médecins qui changent de domicile sont priés de donner leur nouvelle adresse au secrétariat: 326 est, Boulevard St-Joseph \u2014 LA: 9888, afin qu'ils puissent recevoir l'« UNION MEDICALE DU CANADA » sans aucune interruption.\u2014 lt» = a L\u2019INSULINE-PROTAMINE-ZINC ET LE TRAITEMENT DU DIABETE Par Armand GRATTON, Médecin de l\u2019hôpital Notre-Dame.Le traitement du diabète a fait un grand pas avec la découverte de l\u2019insuline, mais les médecins se sont vite rendu compte que cette insuline, dans un certain nombre de cas, ne parvenait pas à contrôler parfaitement le diabète, quels qu\u2019en soient la dose et l\u2019horaire des injections et le régime employé.En effet, on rencontre trop souvent, hélas, des diabétiques dont la maladie est caractérisée par de grandes fluctuations de la glycémie.Il n\u2019est pas rare de voir chez ces malades, au cours d\u2019une même journée, une ou deux crises d\u2019hypoglycémie suivies d\u2019hyperglycémie et de glycosurie assez marquées.Vous imaginez facilement l\u2019embarras du médecin et la crainte du malade qui se trouvent dans une telle situation, surtout si celui-ci demeure à la campagne, loin de toutes les facilités que peut procurer dans pareil cas un service hospitalier dûment organisé pour parer à toute éventualité.En l\u2019oceurrence, jusqu\u2019à date, il fallait se contenter d\u2019un pis-aller, c\u2019est-à-dire donner de très petites doses d\u2019insuline, afin d'éviter ces réactions, et laisser le malade avec une glycémie assez élevée et de la glycosurie continuelle.Cela pouvait satisfaire le malade, mais n\u2019en était pas moins préjudiciable à sa santé, car son diabète non contrôlé évoluait insidieusement vers les complications bien connues: infection, gangrène, artério-sclérose.insuffisance cardiaque, etc.Heureusement, l\u2019insuline-protamine-zinc est venue à notre secours.Nous n\u2019avons pas l\u2019intention d\u2019en faire ici le punégyrique, car selon H.F.Root, P.White, Edward A.Mullen, Allen et autres, cette nouvelle préparation est encore dans le stage expérimental, et il va falloir de nombreux travaux de laboratoire 1.Travail présenté à l\u2019Assemblée scientifique du Bureau Médical de l\u2019hôpital Notre-Dame, séance du 21 avril 1938.et essais cliniques pour arriver à déterminer quand, comment et chez quels patients on doit l\u2019employer.Il est entendu aussi que cette nouvelle insuline ne supplante pas totalement l\u2019insuline ordinaire, et qu\u2019elle doit même lui être associée quelquefois.Cependant, 1l est des cas où l\u2019insuline-protamine-zinc rend de grands services; il faut bien l\u2019admettre et en profiter.L'histoire de la malade suivante le prouve amplement.Nous étions dans la situation décrite plus haut; nous n\u2019avons pas hésité à employer l\u2019insuline-protamine-zinc et la malade s\u2019est convaincue d\u2019elle-même que nous n\u2019avions pas tort.Voici, en résumé, son histoire: Observation.Il s\u2019agit de Madame B., 55 ans, hospitalisée a l'hôpital Notre-Dame (dossiers 271 et 1420-38) le 11 janvier 1938.Elle souffre de diabète depuis 10 ans, prend de l'insuline depuis 4 ans et son médecin nous l\u2019envoie pour équilibrer son régime.Car, malgré son insuline, (35 unités d\u2019insuline ordinaire par jour en 3 doses) la malade va plus mal et ses urines, fortement glycosuriques, contiennent en plus maintenant de l\u2019acétone et de l\u2019acide diacétique.Comme elle demeure à la campagne et que l\u2019usage des examens de laboratoire n\u2019est pas très facile, son médecin lui a conseillé un séjour à l\u2019hôpital où on pourrait plus facilement contrôler son diabète.À son arrivée, la malade accuse les malaises suivants: vertiges, inappétence, nausées; faiblesse et fatigabilité intenses; prurit vulvaire; est toujours gelée, a les pieds froids et se plaint de grandes douleurs aux deux membres inférieurs; enfin, elle souffre de gêne respiratoire et de palpitations marquées depuis quelques jours. 4172 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mai 1935 Antécédents héréditaires: sa mère et 3 de ses frères sont morts de diabète à un âge relativement jeune (50 ans).1 sœur et 2 frères souffrent actuellement de diabète.Antécédents personnels: rien de particulier sauf 11 grossesses à terme.Examen: la malade est nerveuse, anxieuse et très dyspnéique.Son teint est rosé et la peau est moite.Resp.: 30.Pouls: 90, régulier.P.A.: 150-90.Poids: 129 lbs.Taille: 411\u201d.Le cœur est augmenté de volume et à l\u2019auseultation, on remarque, en plus de l\u2019assourdissement des bruits, un bruit de galop évident.Les artères sont scléreuses.A part l\u2019écartement des grands droits de l\u2019abdomen et de réflexes tendineux très vifs, l\u2019examen clinique ne révèle aucune autre particularité.Urines: sucre: 15 grms au litre.Acétone: ++ +.Acide diacétique: + + +.Sang: au litre: glycémie: 2.50, cholestérol: 3.02, urée: 0.55.Traitement: repos au lit, toni-cardiaques.Régime de 1300 calories réparties de la manière suivante: H.de C.: 164 grms.Graisses: 45, Alb.: 60.Insuline ordinaire: 20-15-15 (toutes les 8 heures).Evolution: Après 5 jours de ce traitement, au point de vue général, la malade est nettement améliorée.Resp.: 20, pouls: 72, le bruit de galop est disparu ainsi que la dyspnée, l\u2019appétit revient; les urines ne contiennent plus ni acétone ni acide diacétique.Toutefois, elle passe encore 11 grammes de sucre par 24 heures dans ses urines et la glycémie est à 2.00.On note, cependant, l\u2019après-midi et la nuit, par courts intervalles, des petites périodes de transpiration, d\u2019engourdissement et d\u2019agitation.Comme nous soupconnions avoir affaire à un cas difficile à contrôler à cause des grandes variations de la glycémie et que nous voulions lui éviter une hospitalisation coûteuse et prolongée, nous cessons l'insuline ordinaire et prescrivons l\u2019insuline-protamine- zine, en une seule dose, le matin 14 heure avant le déjeuner, à raison de 60 unités pendant 6 jours, 68 unités pendant 5 jours et enfin, 80 unités pendant une semaine.Nous modifions aussi le régime de façon que la malade prenne au déjeuner 20% de la ration totale et quotidienne des hydrates de carbone, 40% au dîner, 40% au souper et une légère collation à 11 hrs.p.m.Après 16 jours de ce régime (voir le tableau N° I), l\u2019élimination du sucre par les urines varie de 10 à 17 grammes par 24 heures et la glycémie oscille de 0.89 à 1.19 grm.au litre.Mais par ailleurs, la malade est toute transformée et ne ressent plus aucun malaise.Nous lui donnons donc son congé, assurés que nous sommes de l\u2019amélioration qu\u2019elle va continuer de gagner à domicile et en conséquence nous diminuons la dose d\u2019insuline-protamine-zine à 72 unités par jour.Son médecin de famille, sur nos indications, continue de faire la recherche du glucose urinaire sur des dosages fra®tionnés des urines et une semaine après son retour à la maison, il constate que la malade n\u2019urine du sucre que l\u2019avant-midi.Tableau n° 1 Date Glyco- Glycé- Insuline janv.surie me ordinaire par 24 au litre Remarques hrs 11 15.grms.250 20-15-15 Toutes les 8 IS.Transpiration, agitation, en- 14 11.\u2014 200 20-20-20 - gourdissement l\u2019après-midi et la nuit.Protamine Zinc-ins.16 9.\u2014 1.92 60 15 hr.avant le 20 10.\u2014 1.66 68 24 14.\u2014 2.00 80 déjeuner.28 17.\u2014 0.89 80 | 31 15.\u2014 1.19 72 Aucun malaise.Le 19 février, soit 20 jours après son départ de l'hôpital, la malade nous revient et \u201cag GRATTON : INSULINE-PROTAMINE-ZINC ET DIABETE demande, à notre grande surprise, d\u2019être hospitalisée de nouveau malgré qu\u2019elle se sente très bien.Nous cherchons à connaître le motif d\u2019une telle démarche et nous découvrons que sur la foi de renseignements de voisines et d\u2019amies elle est devenue inquiète et affolée de la dose d\u2019insuline que nous lui prescrivons, et malgré nos conseils, elle veut à \u2018tout prix revenir à l\u2019insuline ordinaire, peu importe le nombre d\u2019injections qu\u2019elle devra prendre par jour.Nous acquiesçons donc à sa demande et l\u2019hospitalisons de nouveau.Les premiers examens révèlent alors une glycémie à 0.45 et une glucosurie à 15 grms par 24 heures mais n\u2019apparaissant que le matin.Nous tâchons, pendant 15 jours, de contrôler cette malade; le régime étant le même, nous employons successivement l\u2019insuline-protamine-zinc associée à l\u2019insuline ordinaire et l'insuline ordinaire seule, mais en tâchant de faire coïncider l\u2019horaire de l\u2019injection et la dose avec les périodes de glycosurie indiquées par les dosages fractionnés des urines.Pour tout résultat.n\u2019obtenons que des crises d\u2019'hypoglycémie alternant avec de la glycosurie et de l'hyperglycémie, tel que prévu lors de son premier stage à l\u2019hôpital.(Voir le tableau N° 2.) Finalement, la malade, ennuyée par ces NOUS malaises répétés et convaincue de la véracité de nos conseils, demande d\u2019être traitée de nouveau par l\u2019insuline-protamine-zinc.Comma son état s\u2019est tout de même amélioré, nous lui prescrivons 52 unités d\u2019insuline-protamine- zinc le matin, un régime contenant 146 grms d\u2019hydrates de carbone, 70 de graisse et 57 d\u2019albumine et nous lui donnons son congé le 5 mars.Nous la revoyons le 18 mars.Son médecin nous assure qu\u2019elle n\u2019a pas fait de glycosurie depuis le 7 mars et la glycémie est à 0.90.La malade n\u2019a et n\u2019a eu aucun malaise depuis son départ de l'hôpital.Elle pèse 132 lbs, se sent parfaitement bien et vaque à ses occupations coutumières.Nous 473 avons diminué la dose d\u2019insuline a 44 unités par jour avec l\u2019espérance qu\u2019il sera possible de la supprimer graduellement dans un avenir rapproché.Tableau n° 2 Date Gly- Glycé- Fév.cosu- mie Insuline Remarques rie par au 24 hrs.litre # P-Z-I: 40.20 15.045 165 10-10-5 ac.24 21 9.140 124 900 Réaction 3 p.m.24 7.185 1% \u2014- = ; 15-20-0 \u2014 2 25 7.181 Ord.2520-0 p.c.\u2014 \u2014 26 4 192 __ 25-10-15 \u2014 28 8.131 \u2014 20-15-10: tts(8 hrs.Réactions Mars | la nuit et gly- 3 11.142 \u2014 20-15-15 ae | cosurie 1\u2019avant-midi.5 12.166 \u2014 25-15-15 \u2014 Réaction 3 pm.6 P-Z-I.52 A lai 18 0 090 Za ucun malaise.# P-Z-I: Insuline-protamine-zine, donnée en une seule dose, 4 heure avant le déjeuner.Ord.: Insuline ordinaire donnée soit a.c.(avant les repas) soit pc.(après les repas) soit enfin tts.8 hrs (8.am.4 p.met minuit).Conclusion Il est possible qu\u2019avec beaucoup de patience, de tâtonnements et de temps, nous aurions pu contrôler ce cas de diabète avec l\u2019insuline ordinaire.Mais il aurait fallu, en plus de la perte de temps et d\u2019argent, exposer cette malade à de nombreuses crises d\u2019hypoglycémies et à tous les inconvénients que cela comporte; il aurait fallu aussi lui donner plusieurs injections par jour.Tandis qu\u2019avec l\u2019insuline- protamine-zine, grâce à son action lente, prolongée et régulière, en une seule dose quotidienne, sans aucun malaise pour la malade, nous avons réussi dans un temps relativement court à baisser la glycémie au niveau normal et à maintenir les urines aglycosu- riques.Nous croyons done que le cas présent illustre clairement les principaux avantages de l\u2019insuline-protamine-zinc.Toutefois, il est bon de noter qu\u2019avec cette nouvelle préparation, à cause de son mode d\u2019action tout particulier, il faut utiliser la même dose cinq ou six jours de suite avant de savoir si elle est suffisante ou trop élevée.Il en résultera 474 que nous verrons des malades présentant simultanément de la glycosurie et des glycémies aussi basses que 0.45 sans aucune manifestation d\u2019hypoglycémie.Avec le temps, la glycosurie disparaît et la glycémie s\u2019équilibre.Si le sujet s\u2019améliore, qu\u2019il présente quelques malaises, surtout de la céphalée, il faudra diminuer prudemment la dose et se rappeler qu\u2019on peut avoir, précisément à cause de l\u2019action prolongée de l\u2019insuline-protamine- zine, des réactions hypoglycémiques de longue durée et se renouvelant à différents intervales, même pendant une couple de jours.Il faudra y penser et traiter le malade en conséquence.En résumé, nous venons de présenter un cas L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mai 1938 de diabète impossible à contrôler parfaitement par l\u2019insuline ordinaire à cause des variations brusques et fréquentes de la glycémie et que l\u2019insuline-protamine-zine a réussi à équilibrer d\u2019une façon assez rapide avec le minimum d\u2019ennui pour la malade.BIBLIOGRAPHIE 1.Frederick M.ALLEN: « Diseases of metabolism, diabetes».The cyclopedia of Medicine, 13: 186; 1937.2.Edward A.MULLEN: «Therapeutics, general ».The Cyclopedia of Medicine, 13: 917; 1937.3.Anthony SIDONI jr.: «Protamin insulin versus ordinary insulin».J.A.M.A, 108: 1320; 1937.4.Abraham RUDY: «Clinical experiences with protamin-insulin in its various modifications ».Endocrinology, 21: 544; (juillet) 1937.0 \u2014\u2014l# 0 0.Messieurs les médecins qui changent de domicile sont priés de donner leur nouvelle adresse au secrétariat: 326 est, Boulevard St-Joseph \u2014 LA: 9888, afin qu'ils puissent recevoir l'« UNION MEDICALE DU CANADA » sans aucune interruption.Les auteurs qui désirent des extraits de leurs travaux sont priés d'en faire la demande à l'éditeur, dès la parution du numéro qui contient ces travaux. REVUE GÉNÉRALE LA CONSULTATION DE NOURRISSONS.Son objet et ses activités Par Adélard GROULX, Directeur du Service de la Santé de la Cité de Montréal.L\u2019hygiéne infantile est, avant tout, un problème de nutrition et d\u2019éducation.De toutes les mesures préconisées pour la résoudre, la Consultation de nourrisson est la plus importante.Elle est le centre par excellence pour enseigner aux mères les notions de puériculture qui leur sont nécessaires concernant l\u2019alimentation des bébés et les soins qu\u2019ils requièrent.C\u2019est une véritable école des mères.Elle permet de combattre deux facteurs importants qui accentuent la fréquence de la mortalité infantile: la pauvreté et l\u2019ignorance des mères.Elle permet aussi d\u2019exercer une surveillance médicale continue sur les nourrissons, et elle possède l\u2019inappréciable avantage de rendre très étroite la collaboration du médecin et de la mère.But Le but de la consultation de nourrisson est de sauvegarder la santé et la vie du nourrisson.C\u2019est un des moyens les plus efficaces de réduire la mortalité infantile.Elle constitue, avec l\u2019enregistrement des naissances, la visite des nouveau-nés par les infirmières (le plus tôt possible après la naissance), la distribution de littérature, la production et la distribution d\u2019un bon lait, l\u2019un des articles les plus importants de la lutte entreprise contre cette mortalité des bébés de 0-1 an.A Montréal, cette lutte a eu d\u2019excellents résultats: en 1900, le taux de mortalité infantile était de 301.05 par 1000 naissances vivantes, en 1934, il était descendu à 90.8 par 1000 naissances.En 1936, pour les premiers 6 mois, de janvier à juin, il était de 80.8 par 1000.Objet Son objet est: 1° De promouvoir, encourager et remettre en honneur l\u2019allaitement maternel, et ensuite, de diriger l\u2019alimentation mixte ou artificielle; c\u2019est là son objet principal; 2° De surveiller la croissance et le développement normal de l\u2019enfant sain par la pesée et la mensuration régulières et par l\u2019examen médical périodique; 3° D\u2019enseigner aux mères comment élever leurs enfants en leur donnant les conseils et les instructions nécessaires, comment les conserver en bonne santé et leur faire prendre des habitudes hygiéniques, laissant de côté les malades.« Elles servent à l'instruction des mères » écrit Ribadeau-Dumas.Il ne faut pas confondre consultation de nourrisson et dispensaire; à la consultation on surveille la santé des enfants sains et on fait de l\u2019enseignement, au dispensaire on traite les enfants malades pauvres.Alors si, à la consultation, un enfant après examen est trouvé souffrant de troubles pathologiques, autres que des troubles digestifs légers, 11 doit être référé au médecin de famille ou à l\u2019hôpital (s\u2019il est pauvre).Il est important de bien faire comprendre aux mères que, dans la consultation de nourrissons, on leur enseigne comment nourrir et élever leurs enfants, comment les maintenir en bonne santé; on surveille leur croissance nor- 476 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.mai 1938 male; en somme, on prévient la maladie.Trop de mères croient qu\u2019on doit y amener l\u2019enfant quand il est malade.Le médecin peut bien indiquer aux mères les moyens de combattre certaines manifestations morbides du système digestif chez le nourrisson, mais si l\u2019état de ce dernier requiert un traitement médical, il doit diriger la mère chez son médecin ou au dispensaire.Il doit se rappeler que la consultation est un centre d'hygiène et de prévention, et qu\u2019il ne lux est pas permis de prescrire.Histoire Les consultations de nourrissons ont d\u2019abord fonctionné comme annexes des maternités.En 1880, le docteur Herrigott, fondait l\u2019'Œu- vre de la Maternité à Nancy.Les bébés nés dans cette institution devaient être amenés par leur mère pour examen à l\u2019âge de un mois.Mais, le véritable fondateur des consultations de nourrissons est le docteur Budin, en 1892, à l\u2019hôpital de la Charité, et en 1895, à l\u2019hôpital de la Maternité et à la clinique Tar- nier.Ces organismes étaient créés pour surveiller les enfants nés dans ces maternités, durant leurs 2 premières années.Budin se proposait ainsi de favoriser l\u2019allaitement maternel, de diriger l\u2019allaitement mixte ou artificiel et de distribuer du lait stérilisé.Variot, en 1892, fonde la première consultation attachée à un dispensaire, le dispensaire de Belleville.La première organisation indépendante des maternités et des dispensaires a été créée en 1894, à Fécamp, par le docteur Dufour, pour laquelle il a proposé le nom de Goutte de lait, attendu que l\u2019objet essentiel de ces établissements était une distribution de bon lait stérilisé quand les mères ne pouvaient pas nourrir elles-mêmes leurs enfants.1901.\u2014 A Montréal *, Canada, la première consultation de nourrisson, appelée alors 1.Référer à Les Consultations de Nourrissons à Montréal, par Dr Ad.Groulx, dans Bulletin d\u2019Hygiène, Montréal.Vol.21, No 4 et 5, 1935.« Goutte de lait », fut organisée et ouverte le 5 juillet 1901; elle fut maintenue en fonction jusqu\u2019au 24 novembre de la même année.1903 à 1906.\u2014 Le deuxième mouvement dans l\u2019organisation des «gouttes de lait » s\u2019étend de 1903 à 1906.Basées sur le même système, quatre ou cinq « gouttes de lait», françaises et anglaises, furent organisées, en 1903, avec bureau ou laboratoire central et un service d\u2019infirmières graduées de l\u2019Ordre Victoria (V.O.N.) dirigées par un comité de médecins français et anglais.Cette deuxième tentative s\u2019est désorganisée en 1906.1910.\u2014 Nouvelle tentative plus fructueuse en 1910, pour organiser les « Gouttes de lait » de façon permanente.Trois « stations » furent ouvertes, l\u2019une dans la paroisse du Saint- Enfant-Jésus, une deuxième par l'hôpital Sainte-Justine (sur la rue Delorimier), et la troisième par le Montreal Foundling and Baby Hospital.| Ces « gouttes de lait » fonctionnaient indépendamment les unes des autres.L\u2019année suivante, dix nouvelles consultations furent ouvertes, formant un total de 13.Ce nombre a grandi au cours des années qui suivirent; il y en avait 28 en 1915, dont 23 françaises et 5 anglaises.En 1914, un Bureau central des Gouttes de lait (section française) fut institué; à ce dernier succéda, en 1927, la Fédération d\u2019Hygiène infantile.Les « gouttes de lait » anglaises, au nombre de 5, en 1915, ont fonctionné indépendamment les unes des autres jusqu\u2019en 1918, où elles furent affiliées sous le nom de Baby Welfare Centers.La fondation de la Child Welfare Association, organisme de publicité, date de cette même année.Ces deux organisations furent réunies en 1920, sous le nom de Child Welfare Association.Le nombre des consultations anglaises était de 13 au début de 1935; à la suite d\u2019une entente intervenue au cours de cette même année, ces consultations passent graduellement sous le contrôle du Service de Santé. GROULX: LA CONSULTATION DE NOURRISSONS 1919.\u2014 L\u2019inauguration des Consultations municipales, au nombre de 14, dirigées par le Service de Santé (division de l\u2019hygiène de l\u2019enfance), avec service d\u2019infirmières graduées, date de 1919.En 1929, pour intensifier la lutte contre la mortalité infantile, avec l\u2019approbation de S.E.Mgr l\u2019Archevêque de Montréal, et avec l\u2019aide des curés des paroisses, les consultations municipales furent multipliées et leur nombre porté à 37; 1l est aujourd\u2019hui de 43.Depuis 1919, trois organisations dirigent, à Montréal, les consultations de nourrissons dont le nombre total actuellement (en 1936) est de 70, réparties comme suit: 1° Les consultations municipales, dirigées par le Service de Santé .43 2° Les consultations françaises, dirigées par la Fédération d'Hygiène Infantile .19 3° Les consultations anglaises, dirigées par la Child Welfare Association .8 Activites de la « Consultation de Nourrisson » I.Promouvoir l'alimentation maternelle L'objet essentiel et la fonction première de la « Consultation de Nourrisson ».C\u2019est une question capitale pour l\u2019avenir des enfants.D\u2019après le Dr G.Lapierre, « c\u2019est le point le plus important dans l\u2019hygiène de l\u2019enfance ».L\u2019allaitement maternel est une condition essentielle au développement normal de l\u2019enfant; il importe de le remettre en honneur, parce qu\u2019il constitue le meilleur mode d\u2019alimentation du nourrisson.La consultation a pour mission de rappeler à la mère que l\u2019alimentation qu\u2019elle donne à son enfant a une influence considérable sur sa santé et qu\u2019il n\u2019y en a aucune autre qui puisse remplacer avantageusement le lait maternel.L'enfant y est particulièrement adapté et, sa nutrition étant parfaite, il présente vis- à-vis des infections une résistance remarquable.477 Le médecin et l\u2019infirmière jouent un rôle absolument vital dans la mise en œuvre nécessaire pour sauver l\u2019allaitement maternel.Aucun autre mode d\u2019alimentation ne doit être recommandé que si l\u2019allaitement maternel devient insuffisant et impossible, ou bien pour des raisons graves, et jamais sans l\u2019avis du médecin.II.Diriger l'alimentation mixte et artificielle.Si l\u2019allaitement maternel devient insuffisant, il faudra y remédier au moyen de l\u2019allaitement mixte, mode que nous recommandons de préférence.Dans le cas où l\u2019allaitement au sein devient tout à fait impossible, le médecin dirigera l\u2019allaitement artificiel.Une alimentation artificielle bien dirigée assurera l\u2019évolution normale du bébé et préviendra chez lui les troubles digestifs communs et le rachitisme.Qu'il me soit seulement permis de rappeler aux médecins qu\u2019ils ont ici le grand rôle et la responsabilité d\u2019instituer des régimes qui conviennent aux enfants et qu\u2019ils doivent attacher une grande importance à la direction à donner aux mères concernant l'allaitement artificiel.Pour l\u2019aider dans ce travail et guider mieux les mères, le médecin peut et doit prescrire la diète de chaque enfant sur des formules de régime alimentaire préparées pour les différents groupes d'âge et mises à son usage, ou bien sur des formules qu\u2019il rédigera lui-même devant la mère.III.Faire l'éducation des mères.Une autre activité d\u2019importance signalée consiste à faire l\u2019éducation des mères: Leur indiquer les règles à observer dans l\u2019alimentation du bébé, au sujet du choix d\u2019un bon lait, sa conservation, sa manipulation, la préparation des repas; Leur enseigner les soins hygiéniques du nourrisson, concernant: les bienfaits de l\u2019air et du soleil; les précautions dont on doit entourer les sorties de l\u2019enfant; la toilette et le 478 bain du bébé; les vêtements et la layette; la durée du sommeil; le danger des tétines; les soins à apporter au nettoyage des couches; les précautions à prendre contre les mouches et l\u2019usage des moustiquaires; les bonnes habitudes hygiéniques à faire prendre aux petits enfants; les conditions insalubres du milieu familial et du voisinage à faire corriger.Cet enseignement doit être complété par la distribution de publications, circulaires, ete.À la consultation de nourrisson on doit préconiser et faciliter l\u2019immunisation des enfants contre la diphtérie et la vaccination contre la variole, et, à cette fin, fixer des jours et des heures spéciales.Le médecin consultant et l'infirmière visiteuse doivent inviter et inciter les parents, les mères en particulier, pendant qu\u2019ils les rencontrent à la consultation, à faire immuniser ou vacciner leurs enfants dès la première enfance.IV.Examen du bébé.1° Déshabillage: Pour obtenir son poids exact et pour permettre un bon examen médical, il est essentiel que le bébé soit entièrement déshabillé; que tous les vêtements soient enlevés.2° Pesée et mensuration: La pesée et la mensuration sont très importantes et l\u2019on doit y apporter une attention toute particulière.Pour permettre de bien suivre le développement du nourrisson, ils doivent être amenés régulièrement à la consultation, chaque semaine, pour être pesés.3° L\u2019examen médical doit être complet.T doit être fait une fois par mois pour les premiers six mois et plus souvent pour les enfants débiles; ensuite, tous les deux mois, si l\u2019enfant va bien.Il doit porter sur: a) Les antécédents familiaux et personnels; et, b) Outre la pesée et la mensuration, l\u2019aspect général de l\u2019enfant et son facies; l\u2019état de la peau; l\u2019état du tissu musculaire et du tissu adipeux; l\u2019état des yeux, du nez, des oreilles, de la bouche et de tous les organes; L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mai 1938 s\u2019il ne souffre pas de quelque anomalie ou infirmité; l\u2019examen des poumons et du cœur; il faut se bien renseigner sur l\u2019état du tube digestif ; c) Il faut aussi prendre les moyens d\u2019éviter la contagion; c\u2019est une condition de succès à la consultation.Il faut établir une prophylaxie des maladies transmissibles par l\u2019infirmière qui doit questionner la mère qui arrive et «jette un coup d\u2019œil » sur l\u2019enfant, pour voir s\u2019il ne présente pas quelques signes de maladies contagieuses.Les cas suspects sont immédiatement soumis à l\u2019attention du médecin, et, s\u2019il y a contagion, sont renvoyés à domicile et déclarés à l\u2019autorité sanitaire municipale.V.Tenue et étude des fiches.Tous les renseignements obtenus doivent être notés sur une fiche appropriée (formule n° 35) ; un dossier complet et rempli avec soin guide davantage l'infirmière dans son travail et dans ses visites à domicile, et permet au médecin de surveiller l\u2019évolution du nourrisson.L\u2019infirmière, avant l\u2019arrivée du médecin, pèse et mesure les enfants, et elle remplit la première partie de la fiche qui concerne les généralités: nom, adresse, âge, antécédents familiaux et personnels, modes d\u2019alimentation et maladies antérieures.Il est important de noter tous les détails concernant l'alimentation antérieure.Le médecin remplit la seconde partie de la fiche qui concerne l\u2019examen au fur et à mesure qu\u2019il procède à l\u2019examen du bébé.Après la première année, la surveillance de l'enfant est continuée jusque vers l\u2019âge de 5 ou 6 ans, attachant une importance spéciale à sa nutrition, à la recherche et à la correction de certaines défectuosités physiques, en particulier les dents cariées, les amygdales hypertrophiées et les végétations adénoïdes.Le personnel, et le médecin consultant spécialement, doit faire une étude des fiches des enfants.Ce travail s\u2019impose pour permettre de bien GROULX: LA CONSULTATION DE NOURRISSONS suivre l\u2019état de santé des enfants inscrits et pour pouvoir donner une directive éclairée aux infirmières concernant les enfants qui ont besoin d\u2019être suivis à domicile, chez qui, s\u2019ils sont d\u2019âge préscolaire, il y à quelques corrections à obtenir.VI.Naissance \u2014 Décès.Dans les limites de leur territoire, le médecin et l\u2019infirmière attachés à une consultation de nourrisson doivent: 1° Etre au courant des naïssances qui surviennent.Pour faciliter ce travail, un système a été institué à Montréal, en vertu duquel les curés et les pasteurs des différentes religions prennent les actes des naissances au baptême, font chaque semaine la déclaration à la Division de la Statistique vitale, qui en transmet une liste à la Division de l\u2019Hygiène de l\u2019Enfance; cette liste est ensuite adressée au personnel attaché aux diverses consultations de nourrissons.2° Pour obvier aux retards possibles, dans certains cas, le personnel doit demeurer en contact constant, sur son territoire, surtout dans les paroisses catholiques, avec le curé, où il est plus facile, en s\u2019assurant sa collaboration, d\u2019avoir chaque semaine la liste des naissances sans attendre les listes qui viennent du bureau, pour procéder à son travail.3° Savoir quelle est, sur le nombre des naissances, la proportion des bébés qui sont inscrits.4° Tenir compte aussi des décès qui surviennent chez les nourrissons: a) Le nombre total des décès 0-1 an dans le district ou la paroisse intéressée, et b) Le nombre de décès parmi les bébés inscrits à la consultation.Il faut en suivre l\u2019incidence et les noter.Ceci est très utile pour apprécier les résultats du travail de la consultation, en suivre les développements, et permet au médecin et à l\u2019infirmière de mieux diriger leurs propres activités.VII.Les visites à domicile faites par les infirmières jouent un grand rôle; elles facilitent et complètent le travail de la consultation de nourrisson.479 Elles ont pour objet et fonctions: 1° De se renseigner sur les naissances et d\u2019atteindre les mères le plus tôt possible après la naissance du bébé pour obtenir l\u2019allaitement maternel, le préconiser, l\u2019encourager, en faire valoir l\u2019importance et les avantages, donner aux mères certains conseils techniques, et leur indiquer les soins à prendre, s\u2019informer aussi de leur alimentation.« Nous aurons fait réaliser un grand progrès à l\u2019allaitement maternel, disait le Dr G.Lapierre, si nous pouvons nous emparer de la mère, au plus tard, immédiatement après la naissance le l\u2019enfant.» Cette première visite du nouveau-né permet à l'infirmière d\u2019atteindre la mère à bonne heure, de seconder, de renforcer l\u2019action du médecin de famille auprès d\u2019elle, pour l\u2019encourager non seulement à nourrir son bébé, mais à bien suivre ses avis en lui conseillant de ne pas négliger de rester sous sa surveillance, si nécessaire pour elle-même et pour son enfant, à ce stage particulier de son existence.2° De suivre les bébés à domicile pour enseigner aux mères comment suivre les prescriptions du médecin de la consultation concernant l\u2019alimentation de son enfant, et en observer les règles, quels sont les soins hygiéniques à lui prodiguer, et les orienter vers le médecin de famille si le bébé est malade et requiert un traitement.Cet enseignement doit être accompagné, pour être complété et rendu plus facile, de démonstrations pratiques faites devant les mères, concernant la préparation des repas, le bain et la toilette du bébé, ete.3° De préconiser immunisation contre la diphtérie et la vaccination contre la variole.4° Enfin, de remettre aux mères certaines publications, circulaires, pancartes, qui seront un complément à cet enseignement.Rôle du médecin Le médecin qui dirige une consultation exerce une action essentielle, il y joue un rôle prépondérant. 480 « Dans cette croisade entreprise pour diminuer la mortalité infantile, il est, écrit Marfan, le missionnaire indispensable; dans cette lutte pour l\u2019allaitement maternel, dans ce combat contre l'ignorance, il est le guide dont on ne peut se passer.» Le médecin consultant est un éducateur, il doit se préparer à remplir ce devoir social qui lui incombe par l\u2019étude de l'hygiène et la pathologie du nourrisson.1° Son rôle primordial à la consultation est donc d\u2019encourager Vallaitement maternel : « L\u2019action d\u2019un médecin éclairé sera tout en faveur de l\u2019allaitement maternel; convaineu que la plupart des mères peuvent nourrir leurs enfants, il fera partager sa conviction aux femmes qui lui amèneront leurs enfants.» Il doit, en outre, s\u2019intéresser au régime alimentaire de la mère nourrice: point très important.2° De faire un examen soigneux des bébés et de noter toutes ses observations sur la fiche médicale.3° De diriger le régime alimentaire du bébé.sl celui-ci n\u2019est pas nourri par sa mère.4° De donner aux mères les instructions et les conseils dont elles ont besoin concernant l'hygiène et les soins du nourrisson: attention maternelle, propreté, bains, habillement, sorties, air, soleil, ete.5° De diriger le travail des infirmières dans leurs visites à domicile et se rendre compte du résultat de ces visites et des difficultés rencontrées.6° Etudier les fiches des bébés, étude qui s'impose pour bien suivre les enfants et diriger le travail des infirmières.7° De procéder à la vaccination contre la variole et à l\u2019immunisation contre la diphtérie.Le rôle de l'infirmière Dans la consultation, l'infirmière joue un rôle capital, un rôle d\u2019éducatrice.« Elle est, dit Debré, la véritable cheville ouvrière de la lutte contre la mortalité infantile.» L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.mai 1938 Pour atteindre le but proposé, elle doit être instruite spécialement dans sa mission, intelligente, dévouée et avoir beaucoup de tact; elle doit aimer les enfants et posséder l\u2019autorité nécessaire pour imposer ses conseils aux mères.Permettez que j'ajoute que les infirmières, à l\u2019égal des médecins d\u2019ailleurs, doivent être imbues d\u2019un grand désir de rendre service.« Quand elles sont éclairées et dévouées, les infirmières sont pour les médecins des auxri- licires d\u2019un grand prix.« Elles compléteront l\u2019œuvre du médecin, dit Marfan, après que ce dernier aura examiné l'enfant et conseillé un régime alimentaire, elles prendront contact avec la mère, s\u2019assureront qu\u2019elle a bien compris les conseils et les prescriptions et elles veilleront à ce que celles-ei soient bien exécutées.» Quand il sera nécessaire, elles feront des visites à domicile.I.A la consultation, l\u2019infirmière 1° procède à l\u2019enregistrement des bébés; 2° rédige les fiches et note les renseignements préliminaires; 3° aide au déshabillage des bébés; 4° procède à un questionnaire rapide de la mère et à un examen sommaire de l\u2019enfant pour ne pas admettre les cas suspects de maladies contagieuses; 5° pèse et fait la mensuration des enfants; 6° assiste le médecin et attire son attention sur ce qu\u2019elle a constaté avant l\u2019examen médical; 7° donne certains conseils aux mères, complétant ceux du médecin, et leur fait certaines démonstrations pour les instruire, leur remet des instructions écrites, sous forme de cireu- laires, concernant l\u2019élevage et l\u2019alimentation des nourrissons; 8° tient les dossiers et prépare les rapports.IT.L\u2019infirmière fait des visites à domicile pour se renseigner sur les naissances et instruire les meres.Une infirmiére hygiéniste, au cours de ses visites à domicile, partie essentielle de son travail, se fera valoir comme telle, si elle est GROULX: LA CONSULTATION DE NOURRISSONS 481 bien pénétrée de son rôle.Les visites à domicile nécessitent de sa part beaucoup de tact, de patience, de sens commun, de persévérance et de clairvoyance.Il lui faut gagner la confiance des parents, et ceci s\u2019obtiendra grandement par l\u2019attention portée à l\u2019enfant, à sa santé et à son bien- être.Elle aura à vaincre l\u2019apathie et l\u2019ignorance.Il lui faudra aussi se mettre à la portée des gens qu\u2019elle visite.L\u2019infirmiére qui entre dans une maison doit avoir l\u2019œil ouvert, savoir tout observer, noter les moindres détails et les faire corriger.Elle doit combattre les préjugés existants.Pour aucune considérätion, elle ne doit intervenir dans le rôle du médecin de la consultation ou du médecin de famille; elle ne doit rien dire ou faire qui pourrait lui nuire ou lui enlever la confiance de la famille.Elle doit se garder aussi d\u2019indiquer une thérapeutique ou médication quelconque; elle ne doit accomplir aucun acte médical.Si un enfant est malade, elle conseillera à la mère de le conduire chez son médecin de famille, ou si elle ne le peut, à l\u2019hôpital; et, là encore, elle ne doit intervenir en aucune façon dans le choix du médecin ou de l\u2019hôpital, choix qui appartient aux parents eux-mêmes.Les facteurs de succès Le succès d\u2019une consultation est assuré par les quatre facteurs suivants: compétence, dévouement, assiduité et collaboration.Jarnicot écrit quelque part que « ce succès dépend avant tout d\u2019une bonne direction médicale, mais aussi de la qualité du personnel, et de l\u2019assiduité des mères aux visites hebdomadaires ou mensuelles », Compétence.Une bonne direction médicale assure le succès de la consultation.Le personnel de la consultation doit se mettre au courant des questions de puériculture: soins aux bébés, problème de l\u2019alimentation, techniques des divers modes d\u2019alimentation, hygiène générale du nourrisson, etc.: il doit, le médecin en particulier, se préparer à sa tâche par des études.Dévouement.Le personnel doit s\u2019intéresser a l'enfant, le bien examiner, le surveiller assidûment, consulter et encourager les mères dans leur rôle.La consultation sera d\u2019autant plus achalandée et fructueuse que le médecin mettra plus de soin dans ses examens et qu\u2019il montrera plus d\u2019intérêt aux bébés.Assiduité.a) Assiduité des mères à se rendre régulièrement à la consultation.« Il faut que les mères viennent régulièrement à la consultation dès la naissance et souvent » (Ribadeau- Dumas).Elles sont les premières intéressées au succès des consultations.b) Assiduité du personnel.Seulement, cette condition nécessite l\u2019assiduité du personnel aux heures indiquées; de l\u2019infirmière, qui généralement se rend d\u2019avance et ouvre au public les portes de la consultation; et celle du médecin consultant, âme dirigeante de la consultation.C\u2019est un point important pour assurer l\u2019efficacité de nos consultations.Il serait difficile d\u2019obtenir l\u2019assiduité des mères aux visites hebdomadaires, si elles constataient l\u2019absence ou des retards habituels du médecin.Collaboration.Un quatrième facteur du succès est la parfaite collaboration du médecin et de l\u2019infirmière dans leur travail, chacun demeurant dans le domaine de ses attributions et de son rôle.Imbus de l\u2019importance primordiale de leurs fonctions, ils doivent apporter dans le travail des consultations les connaissances requises, un dévouement absolu et l\u2019initiative désirée pour atteindre le but proposé.Dans leur rapport avec le médecin de famille, ils doivent à son égard avoir toute la délicatesse qui lui est due, et les infirmières doivent avoir un grand respect du secret médical. 489 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mai 1938 Le concours du clergé et des médecins pra- aussi directement intéressée et ne doit perdre ticiens est indispensable pour assurer l\u2019effica- aucune occasion de profiter de ses nombreux cité des consultations: la population y est avantages.APPENDICE Travail accompli dans les trois groupes de Consultations de Nourrissons pour l'année 1935, a Montréal.Fédération Service de Child Welfare d\u2019Hygiéne Santé Association infantile Nombre de bureaux 42 11 19 Nombre de bébés (0-1 an) 9.204 7.068 3.209 Nombre de décès (0-1 an) parmi les bébés inserits 83 24 77 Pourcentage des décès par rapport aux bébés Inscrits 0.9 03 24 Nombre de consultations données 53,298 19.938 612321 Moyenne de consultations par bébé 58 28 10.9! Visites à domicile 28,198 6.171 16,563 ! 1.Note: Le nombre de consultations, leur moyenn par bébé et le nombre de visites pour les consultations de la Fédération d\u2019Hygiène Infantile, sont établis pour les bébés de 0-2 ans (5,588), tandis que pour les deux autres groupes de consultations, ces nombres sont indiqués pour les nourrissons de 0-1 an.+10 \u2014\u2014 5 0.Messieurs les médecins sont invités à consulter les nombreux journaux, monographies et traités de médecine qui sont à leur disposition tous les jours de 9 am.à 5 p.m.le samedi de 9 à 11 am.au Secrétariat: 326 est, boulevard Saint-Joseph.Messieurs les médecins qui changent de domicile sont priés de donner leur nouvelle adresse au secrétariat: 326 est, Boulevard St-Joseph \u2014 LA: 9888, afin qu'ils puissent recevoir l\u2019« UNION MEDICALE DU CANADA » sans aucune interruption. PETITE CLINIQUE à + e + SYNDROME DE LA FENTE SPHÉNOÏDALE Observation anatomo-clinique Par Jean SAUCIER, Médecin des hôpitaux Notre-Dame et Sainte-Justine.Observation: Il s\u2019agit d\u2019un jeune grec de 30 ans, Ch.Ts., déjà présenté à la Société Médicale de Montréal, le 7 décembre 1936.À ce moment, l\u2019observation se résumait comme suit: Au début de juillet 1936, le malade consulta le Dr Gélinas pour obstruction partielle du passage de l\u2019air au niveau de la narine gauche.Le Dr Gélinas constata une tumeur polypoïde à point d\u2019attache ethmoïdal et il en préleva un fragment pour examen histologique, attendant le diagnostic microscopique pour opérer plus largement.Le Dr A.Bernier fit le- rapport suivant (8-7-36): « Lympho- épithéliome.La biopsie montra une tumeur composée d\u2019un grand nombre de boyaux épithéliaux de grosseur variable, se dirigeant dans tous les sens.Le pourtour de ces boyaux est tantôt bien délimité par une rangée de cellules en palissade, tantôt il est mal défini et se perd graduellement dans la stroma-réaction où on le reconnaît encore à la pâleur relative des cellules cancéreuses; dans le dernier cas, on retrouve souvent de nombreuses mitoses à la périphérie.La stroma-réaction est très intense, formée surtout de lymphocytes et de plasmocytes.Par endroits, elle est infiltrée de polynucléaires.Il s\u2019agit, ici, d\u2019une tumeur peut-être épithéliale dont l\u2019origine est difficile à déterminer, peut-être est-elle une métaplasie de l\u2019épithélium glandulaire de la fosse nasale.Il ne faut pas non plus exclure la possibilité d'un lympho-épithéliome à cause du caractère des cellules néoplasiques dans les travées à contours mal définis.Le caractère extrêmement envahissant de cette tumeur en rend le pronostic très sombre et le traitement aléatoire! » Le malade fut soumis par la suite à une série de séances radiothérapiques à l\u2019Institut du Radium (Dr Jutras) et les choses prenaient bonne tournure lorsque soudain, vers la mi-octobre, le malade fit une otite aiguë du même côté, infection favorisée, semble-t-il, par l\u2019imperméabilité passagère de la trompe d\u2019Eustache homo-latérale.L\u2019otite se compliqua rapidement de mastoïdite et, le 21 octobre, le Dr L.Gélinas pratiqua la mastoïdectomie.Les suites furent normales.À la fin d\u2019octobre, assez brusquement, apparut une paralysie totale de toute la musculature extrinsèque de l\u2019œil gauche avec exophtalmie marquée.L\u2019œil gauche était complètement invisible.Admis en neurologie, on nota, après deux séances de radiothérapie, une disparition presque complète du syndrome oculaire.Il ne reste aujourd\u2019hui qu\u2019un peu d\u2019exophtalmie et une parésie minime du droit inférieur et du releveur de la paupière.Le malade qui avait beaucoup maigri a repris 12 livres.À l\u2019examen, on note actuellement les légères parésies déjà mentionnées, l\u2019exophtalmie, de l\u2019'hypoesthésie dans le domaine de la branche supérieure du trijumeau gauche et l\u2019abolition du réflexe cornéen gauche.Il existe également un léger endolorissement sus-orbitaire et nasal gauche.Le trijumeau moteur est respecté.Le nerf optique nous paraît indemne.La musculature intrinsèque de l\u2019œil n\u2019est pas intéressée.Il existe des métastases ganglionnaires discrètes au niveau du cou. 484 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mai 1938 Les radios des orbites ne sont pas très Le voisinage si rapproché des deux foyers concluantes.Les examens du sang et du néoplasiques (ethmoïde et apex-orbitaire) liquide céphalo-rachidien sont sans intérêt.nous fait croire qu\u2019il ne s\u2019agit peut-être pas * d\u2019une métastase, mais plutôt d\u2019envahissement * %* de la fente sphénoïde par le foyer initial qui SAUCIER: SYNDROME DE LA FENTE SPHENOIDALE est tout adjacent.La récente série de séances radiothérapiques a eu des effets quasi-mira- culeux, mais on sait l\u2019extrême sensibilité des tumeurs lymphoïdes à l\u2019action des rayons.L'état général s\u2019est singulièrement relevé.Le malade retourna dans sa famille puis revint à l'hôpital le 12 avril 1937, présentant de nouveau le même syndrome de la fente sphénoïdale, cette fois, avec participation de la musculature intrinsèque de l'œil gauche.Les quatre clichés ci-haut reproduits ont été obtenus en mai, soit un mois après sa seconde 485 Joutée, le tableau clinique ne se modifia guère.Au syndrome de la fente sphénoïdale s\u2019ajoutèrent les signes d\u2019asphyxie mécanique, progressive, l'atteinte de la branche maxillaire supérieure, puis maxillaire inférieure du trijumeau gauche.Le fond d\u2019œil se modifia dans le sens de l\u2019atrophie primitive par compression directe du nerf optique.La base du crâne, notablement amincie, ne fut pas envahie.à point de départ ethmoïdal, envahit le naso-pharynx puis le massif facial gauche.Les photos du néo- La tumeur, passent de lé Ceux-ei se admission.explicative.Petit à petit, la tumeur envahit puis effondra le palais, empiétant largement sur le côté droit, pour écraser graduellement la base de la langue et l\u2019orifice glottique et amener un exitus lethalis fort pénible, en asphyxie, le 27 juillet.En dehors de la cachexie cancéreuse sura- plasme in situ rendent bien compte des limites relativement encapsulées de cette tumeur pourtant très maligne.oe a + * Commentaires La littérature médicale des syndromes de la fente sphénoïdale n\u2019est pas très volumineuse.La plupart des observations ont été 486 consignées dans la Revue d\u2019Oto-Neuro- Ophtalmologie.Depuis la thèse de Castéran (1) le travail d\u2019ensemble le plus important est celui de Roger et Alliez(2).Ces auteurs admettent trois étiologies: les traumatismes, les néosplasmes et la syphilis.Les renseignements anamnestiques mettent facilement le clinicien sur la piste traumatique, ce n\u2019est évidemment pas le cas de notre malade.Les tumeurs les plus variées sont responsables de la moitié des cas; habituellement, le point de départ est sphénoïdal.Notre malade fait exception à la règle puisque chez lui la néo- plasie débuta nettement au niveau de l\u2019eth- moïde.D\u2019autres auteurs ont observé le syndrome au cours de l\u2019évolution de cancers situés ailleurs (3).La syphilis enfin est l\u2019agent causal d\u2019environ 45% des cas, si l\u2019on attribue aux causes indéterminées les 5% restants.La syphilis est incriminée par de nombreux auteurs, et dans ces cas, le traitement anti-syphilitique a une action remarquablement rapide (4).Bien plus, chez les malades où il est impossible d\u2019attribuer le syndrome à une étiologie précise, le traitement anti-syphilitique a encore les meilleurs effets(5).a ww * * On ne parle pas depuis trés longtemps du syndrome de la fente sphénoidale.Certains auteurs en accordent la paternité à Rochon- Duvignaud qui rapporta, en 1896, trois observations de malades comparables au nôtre, chez qui l\u2019étiologie syphilitique manifeste orienta l\u2019auteur vers la thérapeutique mercurio-iodurée qui amena la guérison.Incidemment, dès cette époque, Rochon- Duvignaud signale déjà les bons effets de cette thérapeutique pour guérir les syndromes non- syphilitiques de la fente sphénoïdale.En toute équité, il faut admettre qu\u2019avant Rochon-Duvignaud, Tacke rapporta en 1890, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mai 1938 dans le Journal de Médecine et de Chirurgie de Bruxelles, deux observations d\u2019ophtalmo- plégie totale avec névrite optique et amaurose.C\u2019est le syndrome de la fente sphénoïdale.Sauvineau, en 1892 et Poulet en 1896, réunissent les cas publiés jusqu\u2019alors.* 3e *% Nous avons rapporté cette observation à cause du témoignage morgagnien qui illustre bien la marche de l\u2019envahissement et qui explique la pathogénie des signes observés.Nous avons cru inutile d\u2019encombrer notre texte de légendes explicatives.Nous jugeons nos clichés suffisamment explicatifs.Les neurologistes aiment, par habitude, les lésions qui intéressent les carrefours où convergent plusieurs voies nerveuses.Celui de la fente sphénoïdale permet une bonne récapitulation de Jl\u2019innervation oculaire.Nous n\u2019avons pas fréquemment Jl\u2019avantage de pouvoir exposer un thème clinique avec toute la documentation iconographique et anatomo- pathologique.Nous ne prétendons rien ajouter au chapitre de la pathologie de l\u2019apex orbitaire, qu\u2019une observation additionnelle avec sa preuve nécropsique.BIBLIOGRAPHIE (1) H.CASTERAN : « Le syndrome de la fente sphénoïdale.» Thèse de Paris, 1926.(2) H.ROGER et J.ALLIEZ: «Etiologie des syndromes de la fente sphénoidale et de l\u2019apex orbitaire.Efficacité du traitement anti-syphili- tique.» Revue d'O.N.O., 13: 245 (avril) 1935.(3) VERGOZ et TORNER: «Syndrome paralytique total de la fente sphénoïdale au cours de l\u2019évolution d\u2019un cancer de la lèvre inférieure.» Revue dO.N.O., 15: 552 (oct.) 1937.(4) A.SUBIRANA «Syndrome de la fente sphénoi- dale chez un syphilitique ; régression complète des troubles a la suite du traitement.\u201d Revue dO.N.O., 14: 290 (avril) 1936.(5) H.ROGER, J.SEDAN, J.ALLIEZ et M.AU- DIER: «Syndrome de la fente sphénoidale.» Revue d\u2019'O.N.O., 12: 526 (juillet-août) 1934.000 \u2014\u2014lff GE) F0. MOUVEMENT MEDICAL + ++ LES DÉRIVÉS SULFAMIDÉS DANS LES MALADIES INFECTIEUSES Par Henri CHARBONNEAU, Médecin à l\u2019hôpital Pasteur.Depuis leur découverte par Domagk, Nietzsh et Klarer, les dérivés sulfamidés ont fait l\u2019objet de nombreuses communications et fait couler beaucoup d\u2019encre.Ils ont été utilisés contre presque toutes les infections, dans certains cas avec succes, dans d\u2019autres, sans aucun résultat.Ils ont surtout fait l\u2019objet d\u2019une réclame tellement intensive qu\u2019ils sont presque devenus une médecine de comptoir chez le pharmacien, ce qui a par ricochet rendu le médecin un peu défiant à leur égard.Nous n\u2019avons pas eu l'occasion d\u2019expérimenter le sulfanilamide au cours de la méningite cérébro-spinale à méningocoque non plus que dans les infections à pneumocoques du type III où, d\u2019après certains auteurs, il aurait une action spécifique.Notre expérience personnelle porte principalement sur l\u2019érysipèle et sur la scarlatine.Pour étudier son action contre l\u2019érysipèle, nous devons d\u2019abord considérer les différentes formes de la maladie.Premièrement, l\u2019érysipèle de forme commune, ou si l\u2019on veut l\u2019érysipèle médical.Nous savons que cette forme particulière comporte un pronostic plutôt bénin, sauf s\u2019il y a coexistence d\u2019une autre affection grave chez le malade, v.g.: urémie, asystolie, œdème aigu du poumon, diabète grave, etc.Ces malades guérissaient donc généralement très rapidement, avant même l\u2019avènement du sulfani- lamide, souvent même sans le secours d\u2019aucun traitement spécifique vaccinal ou sérique.Toutefois, la régression des lésions, de même que la chute de la température, sont nettement beaucoup plus précoces (deux jours dans 80% des cas), et peuvent se comparer avec les résultats obtenus par la sérothérapie.1.Travail présenté à la Société Médicale de Montréal, séance du 5 avril 1938.Dans l\u2019érysipèle grave, erratique, serpigl- neux ou avec phlegmons superficiels ou profonds en formation, le traitement par le sul- fanilamide s\u2019est montré nettement supérieur à toute vaccinothérapie ou sérothérapie.Il fait figure d\u2019un véritable traitement spécifique.Nous avons même eu des malades chez lesquels, après insuccès de la sérothérapie même répétée, nous avons utilisé le sulfani- lamide avec un résultat d\u2019une précocité toute surprenante.Au cours de l\u2019érysipèle chirurgical, habituellement plus grave, il s\u2019est montré tout aussi efficace.Un malade, entre autres, nous fournit un dossier tout à fait démonstratif.M.X., 40 ans, opéré pour mastoïdite aguë, développe un érysipèle au niveau de sa plaie opératoire au bout de 6 jours.Il est dirigé à Pasteur, où nous constatons un érysipèle étendu de l\u2019hémiface gauche.La température est à 103° et l\u2019état général très touché.Nous faisons dès le premier jour de son arrivée de la sérothérapie avec répétition le troisième jour.L\u2019état du malade ne s\u2019aggrave pas au début, mais il demeure stationnaire et la température continue à oscille.Au bout de six jours le malade présente un gonflement du genou droit avec épanchement.Nous administrons alors du sulfanilamide avec un effet sur la température dès le deuxième jour, effet également sur l\u2019érysipèle de la face qui commence à régresser, et amélioration considérable de l\u2019état du genou, où après arthro- tomie nous avions constaté la présence de pus à streptocoque.Au bout de quatre jours, nouvelle poussée de température à 103° avec symptômes pulmonaires.Notre malade fit une broncho-alvéolite de la base gauche de courte durée, mais avec épanchement le deuxième jour.La ponction retire 250 c.c.de pus dans 488 lequel nous avons l\u2019extrême surprise de ne pas trouver de strepto.Nous continuons toujours le sulfanilamide, et ce malade guérit rapidement sans pleurotomie, même sans nouvelle ponction (ce que nous trouvâmes tout à fait extraordinaire).Il guérit donc et de sa pleurésie et de son arthrite.Quelques jours avant son départ, la radioscopie montrait une ventilation pulmonaire absolument normale, bien qu\u2019à l\u2019auseultation on eût dit qu\u2019il existait un léger épaississement de la plèvre.Mme X., 52 ans.Opérée pour adénite de la région axillaire a bacille de Koch.Cette malade dont l\u2019état général est mauvais fait au bout de quelques jours un érysipèle à la fois serpigineux et erratique.La sérothérapie instituée d\u2019emblée n'empêche pas la formation de multiples phlegmons diffus, l\u2019un au poignet droit, l\u2019autre au poignet gauche et à l\u2019avant- bras et au coude gauche.Nous instituons dès lors le traitement par le sulfanilamide.Le phlegmon du poignet droit dut être ouvert à ce moment, et les lésions étaient diffuses même jusqu\u2019au niveau des vaisseaux sanguins, au point de rendre l\u2019hémostase très ardue.Ce phlegmon du poignet droit guérit très rapidement, et à la perfection; quant aux autres, ils ne furent pas ouverts et régressèrent spontanément.Cependant il se produisit chez cette malade un phénomène assez curieux.Du moment que nous cessames le sulfanilamide, la température se remit à osciller le soir à 99 et 100° et lorsque nous avons recommencé le médicament la température revint à la normale, et ceci à plusieurs reprises.Dans l\u2019érysipèle du nourrisson, contre lequel malheureusement la sérothérapie était complètement inefficace, le sulfanilamide a complètement transformé le pronostic.Les quelques nourrissons que nous avons eu à traiter répondirent à la perfection au traitement et le produit, dérivé non azoïque bien entendu, s\u2019est montré d\u2019une complète innocuité.Nous croirions peut-être que nous avons eu affaire à des cas heureux, si tous les rapporteurs L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mai 1938 n\u2019étalent unanimes à proclamer les mêmes résultats.Dans l\u2019érysipèle du vieillard, malheureusement le pronostic n\u2019est pas aussi complètement transformé; bien souvent, si l\u2019on voit disparaître l\u2019ædème et le bourrelet très rapidement, on peut voir le malade mourir de ses tares organiques, tares contre lesquelles, naturellement, le sulfanilamide est absolument sans action.Dans la scarlatine, l\u2019action de ces dérivés n\u2019est pas aussi manifestement spécifique que dans l\u2019érysipèle, et ce serait peut-être là un argument favorable à l\u2019école dualiste, qui lutte encore pour son point de vue; mais nous ne voulons pas entrer dans des considérations qui de ce côté pourraient nous conduire bien loin.Toutefois, si on administre le sulfanila- imide au début de la scarlatine, on voit une amélioration de l\u2019état général ainsi que de l\u2019état de la gorge, amélioration qui paraît plus rapide que celle que l\u2019on observe chez les malades traités par les moyens ordinaires.Nous l\u2019avons utilisé à date chez plus de 200 scarlatineux et il nous paraît encore difficile de faire un parallèle entre son action et celle du sérum antisearlatineux, à cause de la différence de virulence qui existe dans cette maladie, depuis un an et demi environ que nous avons commencé à l\u2019employer.Nous avons eu de bons résultats dans un certain nombre de cas où auparavant nous faisions de la sérothérapie, et nous avons cru qu\u2019il était possible de traiter plusieurs de ces malades avec ce produit d\u2019un coût absolument minime à côté de celui du sérum.Toutefois, même administré dès le début de la maladie, il n\u2019a pas, dans aucune circonstance, empêché la desquamation, comme le fait le sérum dans de très nombreux cas où il est donné dans les deux premiers jours.Cette thérapeutique n\u2019empêche pas l\u2019éclosion des complications, et certains de nos malades ont développé quand même des otites, des adénites, du pseudo-rhumatisme scarlatin, ete.Cependant elle paraît être contre ces mêmes complications plus efficaces que (CHARBONNEAU: LES DÉRIVÉS SULFAMIDÉS les anciens traitements classiques, et nous avons eu l'impression d\u2019avoir supprimé l\u2019éclosion de nombreuses mastoïdites.Mais ici encore il faut faire la part de la forme de la maladie, l\u2019ère des mastoïdites, si fréquentes en 1934 et 1935, étant déjà dans la courbe de décroissance dès la fin de l\u2019année 1936.Nous avons aussi fait ouvrir des adénites cervicales pour n\u2019y trouver que de la sérosité; fait bien surprenant en scarlatine.D'autre part, malgré un traitement intensif, nous avons eu deux cas d\u2019adéno-phlegmons avec thrombo-phlébite.Dans d\u2019autres cas, 1l nous est arrivé de cesser le traitement chez des malades à évolution tout à fait normale, pour nous trouver au bout de 1 à 4 jours en face d\u2019une poussée fébrile chez le malade, avec otite moyenne purulente.Nous avons eu alors l\u2019impression qu\u2019il eût fallu continuer plus longtemps (presque toute la durée de la scarlatine peut-être) pour empêcher ces complications.En effet, les dérivés sulfamidés n\u2019agissent pas sur l\u2019organisme pour l\u2019immuniser, mais paraissent plutôt agir directement sur le microbe par action bactériostatique, de même que par la neutralisation des toxines.Seul, il s\u2019est montré complètement inefficace contre le pseudo-rhumatisme scarlatin, mais il nous a semblé aider au traitement salicylé.Comme agent préventif de la scarlatine, il peut être utilisé à condition de supprimer le contact ou de prolonger son administration tant que dure le contact.Il nous a été donné en effet de voir éclore la scarlatine chez deux sujets en contact à domicile, l\u2019un trois jours après la suppression du médicament et l\u2019autre cinq jours après.Ceci peut se comparer avec l\u2019éclosion de certaines complications mentionnées plus haut.Dans les affections à bacille perfringens, à colibacille, à méningocoque et à pneumocoque du type III, nous ne pouvons ajouter notre expérience personnelle, sauf dans les phlegmons de l\u2019amygdale à pneumo., où les résultats n\u2019ont pas été concluants.Dans les angines septiques à strepto., son action est manifeste, ce qui suggérerait peut- 489 être son emploi contre la mammite des bovidés.Dans l\u2019ophtalmie purulente, les résultats ont été plutôt inconstants.Chez quelques nourrissons, en effet, nous avons constaté une diminution de la durée de la maladie, tandis que dans d\u2019autres cas il fut difficile de conclure, et chez un adulte il n\u2019a pas empêché, avec tous les autres traitements, l\u2019ulcération de la cornée.Dans la vulvo-vaginite gonococcique des petites filles, nous espérions, grâce à lui, grandement simplifier le traitement.Malheureusement, s\u2019il s\u2019est montré un adjuvant utile, il est incapable de guérir à lui seul, et nous avons dû revenir à la vaccination locale que nous pratiquons depuis plusieurs années et à laquelle aujourd\u2019hui nous ajoutons des suppositoires vaginaux de folliculine.En résumé: une thérapeutique spécifique contre l\u2019érysipèle, très utile contre la scarlatine, utile aussi dans d\u2019autres infections, mais qu\u2019il faut se garder de vouloir trop généraliser.(Nous passons sous silence son action contre la blennorragie, cette maladie étant complètement en dehors de notre domaine.) Ce médicament a de plus l\u2019avantage d\u2019être dépourvu de toxicité, au moins pour le dérivé ne contenant aucun radical azoïque ou colorant, et de n\u2019offrir que quelques inconvénients de rash tout à fait éphémère avec acétonémie chez certains sujets.La sulfémoglobinémie est exceptionnelle aux doses convenables, et l\u2019on sait aujourd\u2019hui que les doses extrêmes employées par la bouche ne donnent pas de résultats supérieurs aux doses normales.Quant à la possibilité d\u2019une agranulocytose chez l'enfant, il ne faut guère y songer, mais chez l'adulte, Bigler, dans le J.A.M.A.de mars, recommande de faire des numérations globulaires fréquentes.Comme le dit Levaditi: « Reconnaissons que la découverte de cette chimiothérapie anti-endotoxique nous ouvre des horizons nouveaux et que tôt ou tard, à côté d\u2019une sérothérapie antitoxique, il faudra compter avec une chimiothérapie également antitoxique. LETTRE DE PARIS 2e ++ LE COURS DU PROFESSEUR LERICHE AU COLLÈGE DE FRANCE ' Le grand événement médical de cet hiver à Paris est le cours du Professeur Leriche au Collège de France.Un public choisi composé surtout d\u2019étudiants en fin d\u2019études, de médecins mûüris, praticiens, médecins et chirurgiens des hôpitaux, se presse nombreux à chacune de ses leçons.Un groupe important de dames montre, par sa présence, que le sexe féminin est toujours sensible à l\u2019art de bien exprimer les pensées.L\u2019affluence est telle que le premier amphithéâtre, choisi pour la leçon inaugurale, a été abandonné pour un autre plus vaste.On sait que Leriche occupe la chaire illustrée par Laennec, Magendie, Claude Bernard, Brown-Séquard, d\u2019Arsonval, Vincent, Nicolle, tous explorateurs de terres nouvelles.Leriche est, lui aussi, un entraîneur d'hommes hors des chemins battus, et c\u2019est la raison de son magnifique succès.On va le vendredi et le samedi aux leçons de Leriche pour rajeunir son stock d\u2019idées, élargir ses horizons intellectuels.Evidemment, ceux qui iraient chercher à ce cours des indications thérapeutiques ou des techniques opératoires, immédiatement utilisables, seraient déçus; mais la plus haute chaire médicale de France n\u2019est pas créée pour faire double emploi avec les chaires de clinique ou de médecine opératoire, elle vise les sphères élevées de la pensée, et c\u2019est la raison de son retentissement.* x % Les leçons de Leriche marqueront une étape particulière dans l\u2019histoire de la Médecine.1.L\u201dUnion Médicale\u201d est heureuse de présenter à ses lecteurs une première lettre de M.P.Desfosses, correspondant officiel à Paris.Que M.Destosses veuille bien agréer nos sincères remerciements.Claude Bernard avait apporté au Collège de France la Physiologie basée sur l\u2019expérimentation animale; Leriche y apporte la Physiologie basée sur l\u2019observation de l\u2019homme malade.La distinction est d\u2019importance; elle engage toute une discipline de l\u2019esprit, car elle s\u2019insurge contre la dictature des appareils et l\u2019abus de l\u2019expérimentation sur les animaux, quand cette expérimentation dispense d\u2019observer l\u2019homme.L'animal, nous dit Leriche, n\u2019est qu\u2019un moyen d\u2019approfondir, s\u2019il en est besoin, le relatif des vérités changeantes de l\u2019homme malade dans son propre univers.La production d\u2019un syndrome majeur chez le chien ne signifie pas que nous ayons réalisé la maladie humaine qui est un ensemble.« Le déterminisme aigu des expériences n\u2019a souvent rien de commun avec le lent génie de nos désordres fonctionnels.» Pour Leriche, la science de l\u2019homme malade doit demeurer, avant tout, un problème d\u2019observation humaine.Chaque maladie, pour qui a reçu un ferment de curiosité, est, hors de la clinique, une expérience qu\u2019il nous faut lire.Il n\u2019y a que l'homme malade à pouvoir nous dire la totalité de son secret.S\u2019adressant aux chirurgiens, Leriche leur dit: « Toute opération chirurgicale est une expérience de Physiologie, ne soyez pas des exécutants sans curiosité, uniquement préoceupés de la perfection de vos techniques et de vos résultats thérapeutiques; vos obligations professionnelles vous confèrent d'immenses moyens pour étudier la vie, vous pouvez, au delà de vos enregistrements cliniques, observer les conséquences physiologiques de vos actes; le nombre est infini des problèmes qu\u2019une observation attentive au lit du malade et à la salle d\u2019opération peut contribuer à résoudre, à condition de posséder un peu d\u2019esprit scientifique et d\u2019aptitude expérimentale.» Di SFOSSES : «La Chirurgie peut devenir, si nous le voulons, une grande école de physiologie, une grande discipline de la connaissance de l\u2019homme.» «Le chirurgien de demain ne sera plus un simple artisan préoccupé avant tout des réalisations immédiates et tangibles, satisfait de l\u2019empirisme exact d\u2019un art professionnel du reste magnifique; ce sera un physiologiste, un savant, qui se penchera sur la vie pour s\u2019efforcer de la mieux comprendre pour la mieux protéger.« Vita spectata avertere mor- tem », observer la vie pour repousser la mort: programme splendide bien digne d\u2019attirer les Jeunes énergies.» Leriche a pris comme sujet de ses leçons du premier semestre 1938 le système osseux.La façon d'envisager l\u2019os nous place d\u2019emblée au- dessus des idées puisées sur les bancs de l\u2019école.Nous avons tous étudié le squelette humain sur des os soigneusement ruginés, desséchés, passés au talc; pour nous le mot « os » éveille l\u2019idée d\u2019une pièce de la charpente qui maintient la forme de notre corps, l\u2019idée d\u2019un levier que viennent actionner les puissances museu- laires pour les besoins de la marche ou de la préhension.Aussi, quand il s\u2019agit de réparer les os, nous pensons immédiatement aux techniques du charpentier ou du mécanicien, à l\u2019usage des chevilles, des clous, des vis, des pièces métalliques de soutien.Leriche nous montre dans l\u2019os une usine de produits chimiques consacrés à la mise en usage du calcium par l\u2019organisme, un laboratoire de biologie où se préparent les globules rouges et les lymphocytes.Prenant, pour ainsi dire à son compte la boutade célèbre de Claude Bernard, au Collège de France: «La vie, c\u2019est la mort », Leriche nous rappelle que toute manifestation d\u2019un phénomène de vie est dans les êtres vivants, le résultat d\u2019une destruction organique.d'une mort locale.Le tissu osseux, réserve de sels minéraux de notre organisme, est le siège d\u2019une cons- LETTRE DE PARIS 491 tante destruction (sous l'influence de l\u2019hormone parathyroïdienne) et d\u2019une constante reconstruction.L\u2019os, qui nous donne le sentiment de la durée, puisqu\u2019il résiste des millénaires a la destruction post-mortem, est d'une extraordinaire labilité.Il est soumis non seulement aux influences endocriniennes, mais aussi, et d\u2019une façon invraisemblablement intense, aux variations de la vaso-motricité; dès que la circulation augmente à son niveau, la substance osseuse entre en résorption: c\u2019est là une des lois fondamentales de la vie osseuse.Comme la plupart des actes de la pathologie sont des actes de vaso-dilatation, puisque les traumatismes et les inflammations, microbiennes ou non, sont producteurs d\u2019'hyperémie, à tout propos, l\u2019os entre en raréfaction.Petite ou grande, chaque raréfaction engendre à son tour des conséquences vitales.Les éléments minéraux libérés tantôt restent sur place (A) ; tantôt sont éliminés (B).A.Quand als restent sur place, on observe soit des dépôts calciques anormaux (calcification sous-deltoïdienne, calcification des humeurs cérébrales, ossification au contact de la résorption, etc.), soit des fixations calciques diffuses intracellulaires, calcification des artères (notamment dans les décalcifications vertébrales et dans la maladie de Paget, sclé- rodermie qui n\u2019est une maladie de peau qu\u2019en apparence, etc.).Tous les processus d\u2019ossification pathologique sont ainsi tour a tour étudiés par Leriche sous un angle nouveau: l\u2019os provenant de la destruction de los.B.Quand les éléments calciques sont éliminés, ils le sont surtout par la voie rénale, et la calciurie est le meilleur moyen qui soit de juger les conséquences d\u2019une ostéolyse.Le nombre est considérable des maladies avec hypercalciurie.Lorsque cette hypercalciurie est forte, lorsqu\u2019elle dure, surtout s\u2019il y a une petite défectuosité mécanique sur les voies urinaires, il se fait de la lithiase, et il y a de ces lithiases rénales dont le vrai traitement est la parathyroïdectomie. 462 Ces quelques exemples suffisent pour montrer que les méditations de M.Leriche, appuyées sur des faits cliniques, sur des faits expérimentaux, sur des recherches cliniques, donnent à la pathologie osseuse un aspect entièrement nouveau.Les auteurs se rendent compte à chaque leçon que le champ d\u2019études ouvert par M.Leriche est singulièrement plus vaste que les chapitres consacrés jusqu\u2019ici, par les traités classiques, aux maladies des os.* LS x Le cours du College de France est une ee ++ L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mai 1938 source d\u2019énergie excitatrice, c\u2019est une des plus remarquables manifestations de l'esprit nouveau qui se fait sentir de plus en plus en médecine: esprit de synthèse, esprit d\u2019observation traitant l\u2019organisme humain dans tous ses éléments, dans toutes les connexions de ses parties, ne négligeant\u2018aucun des côtés de cet animal incompréhensible: l\u2019homo sapiens.Leriche appartient à la grande lignée de ces penseurs qui ont pris pour règle de vie la maxime si juste de Charron: «La vraye science et la vraye estude de l\u2019homme, c\u2019est l\u2019homme.» LA QUESTION DU B.C.G.BUCCAL Comme toutes les questions biologiques, la question de l\u2019application du vaccin de Cal- mette-Guérin a évolué et continue d\u2019évoluer.La religion des médecins sur ce point si important de la pratique n\u2019est pas encore absolument fixée ; témoins, entre autres, trois articles parus ces mois-ci dans les journaux médicaux: l\u2019un de MM.Paraf et Boissonet, intitulé: Quand et comment pratiquer la vaccination par le B.C.G.?Y a-t-il lieu de continuer à faire ingérer le vaccin par voie buccale au nouveau-né?(La Presse Médicale, 1937, No 74); l\u2019autre de M.Weill-Hallé, intitulé: Les limites de la prémunition de l\u2019espèce humaine contre la Tuberculose par le vaccin Calmette-Guérin (La Presse Médicale, 1938, No 12) ; un troisième de M.Ferru, de Poitiers, intitulé: Le B.C.G.buccal condamné par ses partisans (La Revue Médicale Française, 1938, n° 3, mars).Sans entrer dans le détail de ces articles, on peut dire qu\u2019actuellement se posent deux problèmes principaux.1° L\u2019absorption du vaccin Calmette-Guérin par voie buccale provoque-t-il chez l\u2019enfant une immunité suffisante et suffisamment constante pour qu\u2019on puisse la conseiller?Ou faut- il avoir recours aux injections sous-cutanées de B.C.G.?2° Doit-on conseiller à tous cette vaccination ou doit-on la réserver aux seuls sujets appelés à une contamination très probable, c\u2019est-à-dire aux nourrissons des familles dont l\u2019un des membres vivants est, ou a été, cracheur de bacilles.I] appartiendra à un Congrès contre la Tuberculose de publier quelque jour les résultats d\u2019une vaste enquête faite dans le monde entier sur tous les points de la vaccination antituberculeuse.Pour renseigner tout de suite les praticiens, 11 m\u2019a paru sage d\u2019interroger simplement une personnalité parisienne particulièrement compétente.Voici les précisions qu\u2019a bien voulu nous donner pour les confrères canadiens le professeur Weill-Hallé, directeur de l\u2019Ecole de Puériculture de la Faculté de Médecine de Paris, dont tout le monde connaît les magnifiques et nombreux travaux sur la vaccination antituberculeuse : A.Voie et introduction du B.C.G.« Je n'ai personnellement donné le B.C.G.buccal avec quelque continuité qu\u2019entre 1921 et 1926.Depuis 1924, j\u2019ai, peu à peu, pratiqué, et maintenant exclusivement, l\u2019injection sous-cutanée soit comme primo-vaccination, soit le plus souvent comme revaccination chez les enfants vaccinés par la bouche dans les Maternités.» DESFOSSES: LETTRE DE PARIS B.La voie sous-cutanée doit être pratiquée chez tous les enfants.« C\u2019est à mon avis le seul moyen possible d\u2019éviter les dangers de contaminations occultes qui causent un tiers des tuberculoses et surtout des méningites de la première enfance, et la moitié de celles de la deuxième enfance.La vaccination sous- cutanée doit être pratique du 8e au 10e jour de la vie, chez le nourrisson qui a récupéré son poids de naissance.» « Cette vaccination sous-cutanée doit être renouvelée de manière à obtenir la permanence de l\u2019état allergique d\u2019origine vaccinale (qui se vérifie aisément par la cuti ou la percuti- réaction tuberculinique).«Les sujets non vaccinés et non contaminés peuvent recevoir le B.C.G.à tout âge avec les précautions requises.Je conseille cette vaccination pour les étudiants au cours de leur année préparatoire P.C.B.et je la pratique pour mes élèves infirmières au début de leurs études.» Le professeur Weill-Hallé nous a en outre fourni des renseignements précis concernant le contrôle de la vaccination: «Le but essentiel de l\u2019injection vaccinale étant de déterminer sans dommage un état allergique, il est important d\u2019en vérifier l\u2019apparition et d\u2019en surveiller la permanence.«Le premier contrôle peut être effectué pratiquement vers la 6e semaine, où la très grande majorité des enfants sont déjà devenus allergiques.493 «Ce contrôle sera renouvelé un mois plus tard en cas de négativité.I] sera renouvelé ensuite, tous les 6 mois au moins, en vue d\u2019une revaccination éventuelle si l\u2019allergie disparaît.«Le contrôle le plus simple consiste soit dans la réaction de Pirquet, sous réserve que la réaction allergique sera souvent très légère et reconnue autant par le palper que par la vue; soit par l\u2019épreuve percutanée (après friction énergique de la peau sur un espace de 2 cm avec un tampon d\u2019ouate imbibé d\u2019éther, friction d\u2019une minute environ avec l\u2019extrémité de l\u2019index et une goutte de tuberculine concentrée telle que la tuberculine de l\u2019Institut Mérieux de Lyon).» Ajoutons, par ailleurs, que M.Weill-Hallé fait, tous les ans, une ou deux fois à l\u2019Ecole de Puériculture et à l\u2019Hôpital des Enfants Malades de Paris, des démonstrations complètes de la vaccination au B.C.G., et il est possible que, comme l\u2019année dernière, il donne à ce sujet un cours de vacances qui aura lieu en juillet.* * En résumé, M.Weill-Hallé pense qu\u2019il faut abandonner définitivement la voie buccale au profit des injections sous-cutanées, et il se montre partisan d\u2019une extension très large de cette vaccination par le vaccin Calmette- Guérin, pratiquée par le médecin et périodiquement contrôlée par les épreuves tuberculiniques.P.Drsrossrs.(Paris, avril 1938.) +00 \u2014\u2014\u2014\"\" > -#\u2014.Messieurs les médecins qui changent de domicile sont priés de donner leur nouvelle adresse au secrétariat: 326 est, Boulevard St-Joseph \u2014 LA: 9888, afin qu'ils puissent recevoir l'« UNION MEDICALE DU CANADA » sans aucune interruption. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le «Quaterly Cumulative Index Medicus »: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois, si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.Ann.Med.\u2014 psychol.94: 1 (juin) 1938.GASTRO-ENTEROLOGIE E.POZERSKI.\u2014 Les modifications physiques et chimiques subies par les aliments au cours des manipulations culinaires.«Gazette Médicale de France », 45: (15 janvier) 1938.Travail d\u2019une grande portée pratique, susceptible d\u2019inspirer le médecin dans le choix des régimes les plus variés.Les manipulations subies par les aliments plus que ces aliments eux-mêmes prennent de l'importance en art culinaire.Si la chimie physiologique groupe les aliments en quatre classes: protides, glucides, lipides et vitamines, la gastrotechnie réduit la cuisson à quatre modes: la cuisson d\u2019eau, la friture, la grillade et rôti, l\u2019étouffée.La cuisson à l\u2019eau chauffe les protides à 100° cent.La friture les porte à 300° cent.; l\u2019étouffé à 100°.Le centre d\u2019une viande ainsi chauffée atteint rarement plus que 65°.En général, ces processus amènent une peptonisation.La viande obtient alors une action stimulante.Les glucides se divisent en amidon, sucres et cellulose.L\u2019amidon chauffé à l\u2019eau devient un empois.A sec, c\u2019est une dextrine.Les sucres donnent un sirop au caramel.La cellulose se transforme peu.Les lipides à une T° dépassant 200° fument et se décomposent en acides gras et glycérine.Celle-ci se transforme alors en acroléine, substance très irritante pour les muqueuses digestives.Les vitamines perdent leurs propriétés par oxydation plus que par le chauffage.Chauffées à l\u2019air et à 200°, et plus, elles sont détruites.«Il existe une cuisine hygiénique et une qui l\u2019est moins.» La coagulation par la chaleur aide la digestion chlorydrique et facilite la digestion tryptique.L\u2019amidon cru passe tout droit dans l\u2019intestin et doit, pour être assimilé, subir la cuisson.+ + La cuisson des graisses à haute température est néfaste.Elles sont peu ou pas digérées dans l\u2019estomac.Leur émulsion commence dans le duodénum.Elles sont des corps étrangers pour l\u2019estomac.En outre, leur effet surface est considérable: elles tapissent la muqueuse gastrique et retardent la digestion des autres classes d\u2019aliments.Les potages sont des bouillons ou des crèmes (adjonction d\u2019amidon ou de jaune d\u2019œuf).Dans le second cas, elles stagnent et agissent comme des émulsions.Le potage à l'oignon, au poireau se contre-indique à cause de ses huiles essentielles.L\u2019adjonction de pain augmente son indigestibilité.«La grillade et le rôti devraient se faire en l\u2019absence de toute graisse surajoutée, qui risque de se transformer en acrotéine.User, par conséquent, du gril ou de la broche, etc.» Les fritures, dans des bains à 200°, sont indigestes.Les frites le sont moins.Les poissons gras: thon, anguille, saumon, maquereau sont indigestes.Les ragoûts, dû à une émulsion combinée de farine, correspondent à une torréfaction qui forme de l\u2019acroléine.Les sauces émulsionnées, type beurre blanc, mayonnaise hollandaise, béarnaise, contiennent de 90 à 98% de graisses et sont très lourdes.Les légumes tels que la salade se composent d\u2019eau et de cellulose.Les pommes de terre, les haricots sont riches en matières amylacées.Ils doivent subir une longue cuisson, afin de devenir hydrolysables.Les cellulosiques doivent être présentés dilacérés, très divisés (danger dans les côlites).Les entremets subissent des préparations quelquefois très complexes.On peut les réduire à trois types: les pâtes, les crèmes, les compotes et confitures.La cuisson lente des pâtes « brisées» ou « sablées » ou «levées », même avec adjonction de beurre, amène une dépolynérisation utile à la digestion.La cuisson longue donne naissance à des produits acroléiniques.Les crèmes (types d\u2019émulsions) ont une digestibilité relative.Les compotes ont une digestibilité facile.Les confitures incommodent les individus à flore intestinale fermentescible.Pour terminer, quelques phrases sur le rôle du psychisme dans la digestibilité des aliments: « Pour que s\u2019établissent les sécrétions psychiques, il faut que les aliments nous soient présentés dans le cadre où nous sommes habitués à les voir, et qu\u2019ils soient préparés comme nous avons l'habitude de les ANALYSES manger.Cette présentation plus ou moins raffinée des aliments, est devenue dans les pays civilisés un besoin physiologique.» Argument de bon sens.Jean LeSAGE.NUTRITION Bernard A.WATSON.\u2014 Epreuves d\u2019hyperglycémies provoquées normales.« The Journal of Laboratory and Clinical Medicine », 23: 364, (janvier) 1938.A l\u2019université de Minnesota, depuis 5 ans, tout étudiant présentant de la glycosurie, a été soumis à une épreuve d\u2019hyperglycémie provoquée; cependant, l\u2019A, en faisant ces épreuves, se demandait toujours quelle était la courbe normale chez de jeunes adultes en santé, car jusqu\u2019à date, comme normales, on a toujours présenté des courbes d\u2019hyperglycémie obtenues chez des patients de différents âges, de différents poids et atteints de différentes maladies.L\u2019A.dans un nombre suffisant d\u2019épreuves, a donc cherché d\u2019établir la courbe normale dans un groupe d\u2019individus d\u2019un âge donné et vivant dans des conditions normales, et c\u2019est le résultat de ces recherches qu\u2019il nous rapporte dans le présent article.En faisant une revue de la littérature sur ce sujet, l\u2019A.nous rappelle que la glycémie normale, à jeun, selon la plupart des auteurs, varie en moyenne de 80 a 120 mg.pour 100 c.c.de sang, qu\u2019elle ne doit pas dépasser 180 mg.après l\u2019ingestion du glucose et qu\u2019elle doit revenir au même niveau initial ou un peu plus bas 3 heures après cette ingestion.Il nous montre la différence obtenue dans le taux des glycémies par la micro-méthode et par la ponction veineuse et enfin il rappelle brièvement les modifications que peuvent apporter dans le taux du sucre sanguin, le jeûne, l\u2019exercice ou le repos, l\u2019âge, les infections, certaines maladies et enfin l\u2019usage de quelques médicaments.Afin d\u2019éviter tous ces facteurs qui peuvent fausser les résultats, il a choisi 83 jeunes gens des deux sexes de 18 à 28 ans, reconnus absolument sains après un bon examen médical, ne prenant aucun médicament, ayant un régime absolument normal et n'ayant jamais fait de glycosurie antérieurement.Parmi ces 83 personnes, 49 étaient de poids normal, 20 au-dessus et 8 en-dessous du poids normal, et 9 présentèrent de la glycosurie au cours de l\u2019épreuve qui consista en une glycémie et analyse d\u2019urine 3 jeun, l\u2019ingestion de 100 grammes de glucose dissous dans 250 c.c.d\u2019eau, puis d\u2019une glycémie et analyse d'urine % hr, 1 hr, 2 hrs.et 214 hrs.après la prise de ce breuvage.Comme régime, ces étudiants pre- nalent en moyenne, par jour, de 300 à 400 grammes d\u2019hydrates de carbone, de 90 à 120 gr.de graisses et de 60 à 90 gr.de protéines.Suivant les résultats obtenus, l\u2019A.a ensuite essayé d\u2019établir, avec le con- 495 cours de statisticiens expérimentés, une formule pouvant prévoir l\u2019existence future de diabète chez un individu dont la courbe d\u2019hyperglycémie provoquée indiquait un trouble du métabolisme hydrocarboné.Voici maintenant les conclusions de son travail: 1.\u2014 La moyenne des glycémies obtenues au cours de l\u2019épreuve (exprimées en milligrammes pour 100 cc.de sang) a été la suivante: a) à jeun: 92 b) # hr.après ingestion de glucose: 1348 c) 1 hr.après ingestion de glucose: 114.64 d) 2 hrs.aprés ingestion de glucose: 91.51 e) 2% hrs.aprés ingestion de glucose: 83.55 2.\u2014 Ces chiffres sont inférieurs à ceux reconnus ordinairement comme normaux.3.\u2014 Les formules statistiques ne peuvent pas s\u2019appliquer correctement avec une seule épreuve d\u2019hyperglycémie pour fixer le pronostic clinique d\u2019un patient dont le métabolisme des H.de C.semble défectueux.Toutefois, la formule suivante semble la meilleure: Glye.à jeuntGlye.la plus élevée+Glye.2% hrs.après Glucose (exprimées en mg.%) X = 3 Si X est plus élevé que 140, le patient devra être surveillé et subir une nouvelle épreuve pour bien mettre en évidence sa mauvaise utilisation du glucose.4.\u201411% des analyses d\u2019urines ont décelé de la glycosurie au cours de cette épreuve.5.\u2014 Il semble que l\u2019obésité ne prédispose pas, chez les jeunes adultes à un métabolisme défectueux des hydrates de carbone.6.\u2014 Cette épreuve n\u2019a pas montré pour les sujets qui avaient une histoire familiale de diabète, une diminution du métabolisme hydrocarboné.Armand GRATTON.Aaron M.LEFKOVITS.\u2014 La coronarite dans le diabète.« The Journal of Laboratory and Clinical Medicine », 23: 354, (janvier) 1938.L'association diabète et coronarite est connue depuis longtemps et la littérature médicale sur ce sujet est très abondante.L\u2019A.en fait la revue; il note que d\u2019après les différents auteurs, il est admis que le diabète est le principal facteur étiologique de la thrombose coronarienne après l\u2019hypertension artérielle et qu\u2019à l\u2019autopsie, on rencontre une sclérose très marquée des coronaires deux fois plus souvent chez les diabétiques que chez les non-diabétiques.Afin de vérifier ces opinions, l\u2019A.a fait l\u2019examen 496 histologique des coronaires de 31 diabétiques, de 20 sujets non-diabétiques mais d\u2019âge équivalent et présentant des lésions marquées des coronaires, et enfin il a dressé une statistique montrant la fréquence de la coronarite chez les diabétiques et les non-diabé- tiques autopsiés à l\u2019hôpital Mount-Sinai.Chez les diabétiques, il a trouvé 8 cas de sclérose légère des coronaires et 21 de sclérose très marquée dont 7 d\u2019occlusion complète par thrombose.Chez tous, au microscope, il a trouvé un épaississement, de 3 à 16 fois plus marqué de l\u2019intima que de la média.Cet épaississement était occasionné surtout par un dépôt de lipoïdes et de collagène.Les lésions étaient d\u2019autant plus marquées que le diabète avait duré plus longtemps et leur siège de prédilection était la branche descendante antérieure de la coronaire gauche.Chez les non-diabétiques, afin de rendre la comparaison juste, il a choisi 20 cœurs de patients décédés à un âge équivalent et présentant une coronarite marquée.Les lésions trouvées dans cette catégorie étaient identiques à la précédente au point qu'il était absolument impossible de faire la différence entre une coronarite chez un diabétique et un non- diabétique.Enfin, l\u2019auteur nous donne dans un tableau une analyse de 700 autopsies consécutives et il en déduit une statistique de 31% de sclérose marquée des coronaires chez les non-diabétiques et de 62% chez les diabétiques.En discussion, l\u2019A.prétend que, puisque les lésions sont identiques dans les deux groupes de malades, il est probable que la pathogénie est essentiellement la même dans les 2 cas, et qu\u2019elle consisterait dans un dépôt de lipoïdes et une concentration de calcium et de phosphore ; ces lipoïdes, d\u2019après Joslin, proviendraient du cholestérol sanguin et ceci expliquerait la plus grande fréquence de l\u2019artérite chez les diabétiques, car leur cholestérol est presque toujours augmenté.En résumé, à l\u2019examen microscopique, la coronarite est identique chez les diabétiques et les non- diabétiques; de plus, elle se rencontre deux fois plus souvent chez les premiers que chez les derniers, d\u2019âges équivalents, c\u2019est-à-dire de 40 à 80 ans.Armand GRATTON.PHTISIOLOGIE G.MAINGOT et E.BERNARD.\u2014 Les insuffisances de la radiographie ordinaire en phtisiologie et leur correction par la tomographie.« La Presse Médicale », 409, (mars) 1938.A l\u2019instar des anatomo-pathologistes qui coupent le poumon en tranche pour découvrir les minimes lésions du poumon, les radiologistes seuls peuvent maintenant se servir d\u2019appareils (tomographies ou L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mai 1938 flanigraphies) qui permettent l\u2019examen des organes lésés sur le vivant par plan.Depuis 1918, les techniques se sont perfectionnées afin de rendre impossible les images floues causées par l\u2019action du cœur et des vaisseaux sanguins.À cet effet, les poses à quelques centièmes de secondes en durée, la téléradiographie ont rendu d\u2019énormes services.Les auteurs analysent schématiquement: 1) les obstacles à la représentation fidèle des détails et des contrastes.2) l\u2019impossibilité d\u2019analyser à coup sûr les superpositions d'images.3) l\u2019impossibilité de déterminer même approximativement la profondeur de certains foyers d\u2019ombres.La densité des régions à radiographier et l\u2019épaisseur s\u2019opposent à la clarté des détails et des contrastes.Les films n\u2019atteignent pas tous le même pouvoir de fixation, la même sensibilité.Il faut une certaine quantité de R.X pour donner une image nette.Il arrive souvent que sur un parenchyme trop clair des cavernes soient invisibles parce qu\u2019elles sont trop petites ou parce que l\u2019aire des cavernes ne forme pas d\u2019anneau sombre.Il en est de même pour les fines densifications.La longueur d\u2019onde à choisir importe beaucoup pour la clarté des clichés.Les radiographies ordinaires rendent pratiquement impossible l\u2019analyse de certaines superpositions d\u2019images.Par exemple, l'aspect en mie de pain et en nid d\u2019abeilles, c\u2019est une «image de superpositions, de sommations».Il devient alors impossible de dire combien il y a de cavités.Est-ce une cavité unique?Les cavités, les taches sont- elles antérieures, postérieures?La radiographie ordinaire ne peuv résoudre tous ces problèmes.Quant à la profondeur de certaines lésions, il est impossible de l\u2019apprécier, excepté si l\u2019on a affaire à des lésions peu compliquées.Un moyen simple, pas toujours infaillible, est à notre disposition.On fait tousser le malade vu à la radioscopie.Si les mouvements des lésions, des taches sont prononcés, les objets sont logés antérieurement; si, au contraire, les mouvements sont à peu près nuls, les lésions sont postérieures.Il n\u2019y a donc pas moyen de répérer la profondeur exacte des lésions; il y a plus.des lésions même très grosses peuvent demeurer invisibles vues de profil.La tomographie et la sériescopie viennent étaler les contrastes, analyser les images superposables et localiser la profondeur des foyers d\u2019ombres.La tomographie, c\u2019est la radiographie d\u2019une branche de tissu.Cette branche est choisie facultativement à l\u2019exclusion de toutes les autres, tout en déterminant la situation des lésions.C\u2019est un grand pas de plus vers une connaissance plus approfondie de l\u2019anatomie pathologique du thorax.Paul-René ARCHAMBAULT. ANALYSES D.MICHETTI.\u2014 Considérations sur la section d\u2019adhérences.« Arch.Méd.-Chirurag.de l'Appareil Resp.», 145: 2; 1937.Travail présenté à la Socisté des Médecins du Leyson en mars 1937.Trois observations; nombreuses et magnifiques radiographies.L\u2019A est partisan, avec raison, de la pleuroscopie précoce lorsqu\u2019un pneumo est décidé.Il conclut: les adhérences doivent être sectionnées toutes les fois qu\u2019elles entravent un collapsus ou lorsqu\u2019elles sont en regard des lésions, même lorsque apparemment elles ne leur portent pas préjudice.L'intervention doit être précoce.Il est inutile.dangereux même, d'attendre de longs mois avant de la pratiquer.L\u2019étude radiologique et la pleuroscopie seules doivent décider de la date de l\u2019intervention.Jean-Philippe PAQUETTE.M.BAILLET.\u2014 Répartition des tensions élastiques du poumon.« Revue de la Tuberculose », 3: 994 (novembre) 1937.L'auteur reprend une idée qui lui est chère.Les tensions élastiques ne sont pas les mêmes sur tous les points du poumon.L\u2019extensibilité et la résistance sont moins grandes dans le lobe inférieur que dans le lobe supérieur.S\u2019Il y a plus d\u2019extensibilité, le lobe supérieur a aussi plus de rétractilité.Par ailleurs, dans la cinématique pulmonaire il y a plus de mobilité à la face supéro-antérieure que dans tout le reste de l\u2019organe.C\u2019est la raison de la fréquence des lésions sous- eclaviculaires.C\u2019est la toux qui traumatise le poumon.La suppuration n\u2019est qu\u2019un élément surajouté au traumatisme.Jean-Philippe PAQUETTE.GYNECOLOGIE R.MORICARD.\u2014 Ovaire et hormones de croissance.« Annales de Thérapie Biologique », 4: (janvier) 1935.Les travaux actuels d\u2019endocrinologie ovarienne sont centrés sur la différenciation fonctionnelle du follicule et du corps jaune en temps que glande à sécrétion interne.L'étude de l\u2019ovogénèse montre que les conditions de formation de l\u2019ovule sont en partie dépendantes des sécrétions antéhypophysaires.Les critères actuels des actions de l\u2019antéhypophyse sur l\u2019ovaire sont le développement folliculaire, la rupture folliculaire et la formation du corps jaune.Deux notions sont intimement unies: 10 la reproduction, 20 la croissance.Pour que la reproduction soit possible, il faut que deux mitoses se produisent lors de la différenciation 497 de l\u2019ovule et du spermatozoïde.Elles réduisent de moitié le nombre des chromosones des cellules sexuelles.Après union des deux éléments, les cellules de l'embryon possèdent ainsi le nombre de chromo- sones constant pour une même espèce.La première mitose réductionnelle (chez les mammifères) apparaît dans l\u2019ovocyte quelques heures avant l\u2019ovulation: le phénomène se poursuit pendant et après l\u2019ovulation.Il se termine dans la trompe lors de la rencontre des deux éléments sexuels.À l\u2019ovulation succède la formation du corps jaune qui assure la nidation de l\u2019œuf.Existence d'hormones antéhypophysaires.Moricard passe en revue les expériences de plusieurs biologistes, démontrant la présence et surtout l\u2019action spécifique de l'hormone antéhypophysaire sur la phase folliculaire et la phase lutéinique.Evans et Longen, 1921, Zondek et Ascheim en 1927 et 1931, Smith, Aron, ete,\u2026 ont bien prouvé l\u2019existence de ce complexe hormonal, mais en négligeant toujours la constance de la mitose réductionnelle précédant la formation du corps jaune.Moricard, sur ce point, est explicite, et nous lui devons l\u2019introduction de cette nouvelle donnée de «mitosine gamétotrope » pour désigner le complexe hormonal qui provoque le développement folliculaire.la mitose de maturation de l\u2019ovocyte et la formation du corps jaune.Il l\u2019appelle «Complexe hormonal» un «extrait biolo- giquement actif, mais dont les facteurs hormonaux ne sont pas chimiquement isolés».Cet extrait est habituellement considéré comme une hormone.« Un complexe hormonal démontre Jl\u2019existence d\u2019une hormone quand il est susceptible de faire disparaître le syndrome de déficit secondaire à l\u2019ablation d\u2019une glande endocrine ».Moricard a démontré que ce complexe hormonal (mitosine gamétotrope) «est présent dans les extraits aqueux et alcalins d\u2019hypophyse antérieure de bœuf et dans l'urine de femme enceinte ».Tandis que jusqu'ici les auteurs n'avaient étudié que l\u2019action des extraits antéhypophysaires sur l\u2019ovulation et la formation lutéinique, Moricard apporta la notion de cette mitose réductionnelle survenant à la fin du développement folliculaire (c\u2019est-à-dire au moment de la rupture) qui précède l\u2019ovulation et la formation du corps jaune.Existences d\u2019hormones ovariennes.C\u2019est en 1923 qu\u2019Allen et Doisy ont prouvé l\u2019existence d\u2019une hormone ovarienne contenue dans le liquide folliculaire.L\u2019existence en est démontrée par l\u2019examen des frottis du contenu vaginal.En effet, on constate la présence de nombreuses cellules kératinisées provenant de la «desquamation» de l\u2019épithélium vaginal de souris, à la période d\u2019anoes- trus, préalablement soumises à une épreuve folliculi- nisante.Courrier, en 1924, dénomme cette hormone PRÉPARATION STABLE D\u2019IODURE DE CAFEINE CRISTALLISEE CHIMIQUEMENT PURE Cette association synergique d\u2019lode et de Caféine \u2014 sous forme d\u2019lodocaféine \u2014 offre l\u2019avantage de réunir en un seul médicament l\u2019action des iodures alcalins et de la Caféine, sans provoquer de troubles digestifs.REMPLACE AVANTAGEUSEMENT L\u2019IODURE DE POTASSIUM Asthme \u2014 Emphyséeme \u2014 Oppressions Bronchite Chronique \u2014 Artério-Sclérose L'élixir Martin-Mazade est un produit de prescription strictement médicale.\u2014 Nouveau prix réduit.P.SUIFFET, Pharmacien, SAINT-RAPHAËL, FRANCE Pour littérature et échantillons s\u2019adresser à: ROUGIER FRÈRES, 350, rue Le Moyne, Montréal GI STANNO-SUFROL COMPRIMÉS DÉPURATIFS SOUFRÉS ANTISTAPHYLOCOCCIQUES Pour le Traitement Efficace de la Furonculose et des Affections à Staphylocoques.COMPOSITION.\u2014 Association d\u2019étain et son oxyde au soufre actif, à l\u2019extrait de bardane stabilisé et à l'extrait splénique.ACTION.\u2014 Arrête l\u2019évolution de la maladie, supprime l\u2019inflammation et la douleur, permet à l\u2019œdème de régresser, assèche les foyers, favorise la résorption des bourbillons, évite les récidives.INDICATIONS.\u2014 Anthrax \u2014 Phlegmons \u2014 Panaris \u2014 Abcès tubéreux \u2014 Acné \u2014 Folliculites \u2014 Pyodermites \u2014 Sycosis \u2014 Septicémies à Staphylocoques, etc.Présentation strictement professionnelle en étuis de 40 comprimés et en flacons de 500.2e ++ LABORATOIRES CROSNIER, Montreuil - Paris Dépositaires pour le Canada: ROUGIER FRÈRES, 350, rue Le Moyne, Montréal.J 532 hématomes, faux kystes, fistules, insuffisance pancréatique externe ou interne, qui ont fait l\u2019objet de chapitres spéciaux.A l\u2019aide des mémoires et des faits épars dans la littérature ou recueillis par eux-mêmes les auteurs ont résumé les connaissances actuelles sur les kystes vrais et leur origine si discutée sur la lithiase pancréatique, son diagnostic par la radiographie et les indications opératoires qu\u2019elle comporte sur les tumeurs malignes (sarcomes et épithéliomes), sur les anomalies \u2014 pancréas annulaires, pancréas aberrants.La phrénicectomie, par L.BERARD, Professeur de Clinique chirurgicale à la Faculté de Médecine de Lyon; F.DUMAREST, Médecin en chef du Sanatorium Mangini à Hauteville; DESJACQUES, Chirurgien des Hôpitaux de Lyon.Un volume de 114 pages avec 19 figures et 17 planches hors texte avec schémas.30 fr.Masson et Cie, éditeurs.Les publications parues depuis dix ans sur la « Phrénicectomie » dans le monde entier sont très nombreuses, et l\u2019emploi de cette technique s\u2019est vite généralisée dans le traitement de la plupart des formes de la tuberculose pulmonaire.C\u2019est d\u2019après une expérience de près de 700 cas que les auteurs apprécient la valeur de l\u2019exérèse du nerf phrénique dans le traitement des affections du poumon (Chapitres IT et III: Bases anatomiques, bases physiologiques de la Phrénicectomie) ; als discutent aussi de la valeur de l\u2019alcoolisation, de l\u2019écrasement du nerf, décrivant les techniques et précisant les indications.(Chapitres IV, V et VI: Technique, accidents, incidents, complications.) Sans prétendre diminuer la valeur de la phrénicectomie, les auteurs considèrent qu\u2019on doit en préciser les indications et qu\u2019on ne doit pas juger l\u2019intervention d\u2019après quelques cas isolés suivis pendant trop peu de temps.(Chapitre VIII: Indications.) Ils mettent en garde également sur la rapidité avec laquelle une guérison peut être obtenue.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A, N.\u2014 Montréal, mai 1938 S1 la phrénicectomie offre sur le pneumothorax l\u2019avantage qu'on peut en suivre les effets sans être contraint de les attendre pendant un temps dont on est embarrassé de fixer la durée, on ne peut pas plus conclure, pour la phrénicectomie que pour le pneumothorax, à la guérison clinique avant un délai de trois ans, et même davantage.Dans la hiérarchie des ressources thérapeutiques dont nous disposons, le traitement général garde toujours la première place.(Chapitres VIII et IX: Indications et résultats.) DIVISION DE L\u2019OUVRAGE I.\u2014 Historique.II.\u2014 Les bases anatomiques de la Phré- nicectomie.Anatomie du nerf phrénique: origines, rapports, anastomoses, phréni-aces- soire, distribution, anomalies.Innervation du diaphragme.III.\u2014 Les bases physiologiques de la Phrénicectomie.Inspiration, expiration, toux, expectoration, vomissements.IV.\u2014 La technique et les accidents de la Phrénicectomie.Paralysie définitive du diaphragme: les deux procédés de phrénicotomie radicale, technique personnelle, variantes.Paralysie temporaire du diaphragme.Fchec de la Phrénicectomie.V.\u2014 Incidents.Accidents et complications.Difficulté dans la découverte de l\u2019arrachement du nerf, accidents nerveux, accidents vasculaires, accidents lymphatiques, accidents cardiaques et réflexes, rupture d\u2019adhérence pleurale, déchirure de la plévre, la mort rapide aprés phrénicectomie, hémoptysies, troubles tardifs, complications gastriques, complications pulmonaires.VI.\u2014 Soins consécutifs: la cure post-opé- ratoire.VII.\u2014 Mode d\u2019action de la Phrénicec- tomie.VIII.\u2014 Indications.La phrénicectomie définitive autonome, la phrénicectomie double, la phrénicectomie temporaire, la phrénicec- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mai 1938 533 DEUX PRODUITS dont l'emploi rationnel permet de pratiquer le TRAITEMENT dela SYPHILIS dans toutes ses modalités.e EN INJECTIONS INTRAVEINEUSES NOV ARSENOBENZOL BILLON Action puissante et régulière Le médicament de choix pour le traitement d\u2019assaut e EN INJECTIONS SOUS-CUTANEES SULFARSENOBENZOL BILLON est tout indiqué lorsque l'injection intraveineuse est impraticable et dans les centres ruraux où une technique simplifiée s\u2019impose.Laboratoires POULENC FRÈRES du Canada, Ltée 204, Place Youville - Montréal 534 tomie associée ou complémentaire, phrénicec- tomie ou pneumothorax.IN.\u2014 Résultats.Histoire de la Chirurgie française (1790-1920).Par J.de FOURMESTRAUX.Préface du Professeur J.-L.FAURE.Un volume de 232 pages.30 fr.Masson et Cie, éditeurs.Les travaux d\u2019ensemble consacrés à l\u2019histoire de la Chirurgie française sont peu nombreux.Si l\u2019ouvrage de Rochard reste un maître livre, 11 date de soixante ans, et commence à Bichat mais s\u2019arrête à Pasteur.\u2014 J.de Fourmestraux reprend l\u2019histoire de la chirurgie au lendemain de la disparition de l\u2019Académie Royale, en 1793, pour s\u2019arrêter en 1920, au lendemain de la guerre.\u2014 Etude des heures tragiques de la Révolution, où le seul Desault, dans Paris, atteint de folie démagogique et sanglante, continue l\u2019enseignement de Louis, de Sabatier et des maîtres du dix-huitième siécle.\u2014 Heures de gloire et de misère de l\u2019épopée, Perry, Larrey, soldats sans peur, médecins sans reproche dont les figures égalent et dépassent celles des maréchaux de l\u2019empire.Heures calmes de la Restauration: Dupuytren, Roux, Sanson, Marjolin.L\u2019aube du tourment romantique.La querelle Broussais-Laënnec.L'auteur s\u2019attache a l\u2019étude de la vie de Récamier, chirurgien égaré dans la médecine et peut-être le plus grand chirurgien du siècle écoulé.Dix ans plus tard, découverte de l\u2019anesthésie générale, 1846, qui va singulièrement élargir le cadre de la médecine opératoire et permettre la réalisation des interventions les plus audacieuses.La période qui s\u2019étend depuis le moment ou l\u2019anesthésie se généralise jusqu\u2019à la guerre de 1870, comprend des hommes de haute valeur comme Jobert, Mai- sonneuve, Nélaton, Chassaignac, chirurgiens instruits, techniciens habiles, mais qui obtenaient des résultats opératoires effroyables, tandis que l'infection purulente sévissait dans les hôpitaux de Paris.A ces jours lugubres L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.mai 1938 succèdent les matins clairs qu\u2019illuminent les découvertes géniales de Pasteur.Entre 1880 et 1885, période de réalisation la plus féconde au point de vue de résultats immédiatement tangibles, à laquelle succède l\u2019ère aseptique.L\u2019étuve sèche, l\u2019autoclave, la généralisation du gant de caoutchouc vont permettre la réalisation d\u2019une technique purement aseptique qui n\u2019a été depuis quarante ans que peu modifiée et reste telle que l\u2019avaient établie Terrier et ses élèves.J.De Fourmestraux termine ce travail au lendemain de la guerre.S\u2019il n\u2019est pas exact, dit-il, de dire que l\u2019on ne doit la vérité qu\u2019à ceux qui ne sont plus, il est logique de penser qu\u2019il est difficile de dire ce que l\u2019on croit être la vérité aux vivants.Ce livre est précédé d\u2019une très belle préface du Professeur Jean-Louis Faure, qui estime que si la chirurgie vivra encore de beaux jours, elle ne connaîtra pas les grandes heures que les hommes de sa génération ont vécu.L'auteur pense, au contraire, que la chirurgie n\u2019est pas arrivée au sommet de sa courbe créatrice, mais doit au contraire progresser sans quitter sa précision anatomique, mais en évoluant vers des destinées physiologiques.\u2014 Le débat reste ouvert; mais il semble bien que la chirurgie d\u2019hier peut nous donner quelque clarté sur ce que sera la chirurgie de demain.Les états anxieux.Par Henri CLAUDE, Professeur à la Faculté de Médecine de Paris, Médecin des Hôpitaux de Paris, et J.LEVY- VALENSI, Professeur agrégé à la Faculté de Médecine de Paris, Médecin des Hôpitaux de Paris.Un volume de 432 pages.60 fr.Librairie Maloine, 27, rue de l'Ecole- de-Médecine, Paris (VIe).Depuis les ouvrages relativement anciens d\u2019Hartemberg, Devaux et Logre, Heckel, M.de Fleury, etc, la littérature médicale française ne comptait pas d\u2019étude d\u2019ensemble sur l\u2019anxiété, c\u2019est une lacune que combla ce volume.L\u2019anxiété est le plus important des symptômes de la médecine mentale; primitive ou L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mai 1938 535 DOSES PLUS FORTES A PLUS BAS PRIX O RETON \u2014 HORMONE SEXUELLE MASCULINE Des recherches approfondies par des cliniciens de renom ont démontré l\u2019efficacité de doses plus élevées d\u2019Oréton (propionate de testostérone) dans certains cas.Schering (Canada) Limited présente par conséquent des doses de 10 et de 25 milligrammes, espérant ainsi faire progresser davantage la thérapie par hormone sexuelle masculine.Grâce à l'emploi toujours grandissant de l\u2019Oréton et aux perfectionnements apportés aux procédés de fabrication, les prix de ce produit sont maintenant réduits à peu près de moitié.La thérapie par hormone sexuelle masculine est désormais à la portée d\u2019un plus grand nombre de vos malades.L'Oréton se montre efficace dans l\u2019hypertrophie bénigne de la prostate, et procure souvent un soulagement marqué des symptômes tels que la miction nocturne excessive.Dans la soi-disant ménopause masculine, l\u2019Oréton exerce une action tonique générale, détend les nerfs, et combat la fatigue et le manque de concentration.Le traitement par cette hormone s\u2019est montré efficace contre certains symptômes de l\u2019insuffisance d\u2019hormone sexuelle chez les individus jeunes.L\u2019Oréton a aussi donné des résultats intéressants et encourageants dans certains cas d\u2019impuissance.Des résumés plus détaillés de résultats cliniques et les indications pour les nouvelles doses seront envoyés sur demande.PRÉSENTATIONS ET PRIX ORETON * (Propionate de testostérone en solution Prix suggérés dans l\u2019huile de sésame) aux médecins 5 milligrammes par ampoule de 1 cc.Boites de 3 ampoules .$ 3.60 Boîtes de 6 ampoules .6,60.Boîtes de 50 ampoules .45.60 10 milligrammes par ampoule de 1 cc.Boites de 3 ampoules .6.00 Boites de 6 ampoules .10.80 Boîtes de 50 ampoules .76.80 25 milligrammes par ampoule de 1 cc.Boites de 3 ampoules .10.80 * Nom déposé au Canada et aux Etats-Unis.SCHERING (CANADA) LIMITED BOÎTE POSTALE 358 (PLACE D'ARMES) MONTRÉAL, CANADA 536 secondaire, on la trouve occupant une place, le plus souvent importante, au cours de l\u2019évolution de tous les processus psychopathiques.L\u2019anxiété déborde largement le cadre des maladies mentales.Quel est le cardiologue, le gastro-thérapeute, le phtisiologue, le neurologiste et plus simplement quel est le médecin qui n\u2019a pas au cours de sa carrière rencontré bien des fois l\u2019anxiété exagératrice et simulatrice de symptômes?C\u2019est donc à tous les médecins, psychiatres et non psychiatres, que s'adressent les auteurs.Mais l\u2019anxiété déborde même la pathologie et tous ceux qu'\u2019intéressent les états psychologiques sauront affirmer une telle vue d\u2019ensemble.Les auteurs, selon la division devenue classique depuis Brissaud, isolent l\u2019anriété, sentiment pénible d\u2019attente, de l\u2019angoisse, sensation qui accompagne le plus souvent l\u2019anxiété.La réunion des deux symptômes réalise l\u2019état anrieux: émotion pénible d\u2019attente.L'ouvrage, bien que les auteurs acceptent quelques-unes des récentes critiques faites à la doctrine de Constitutions, conserve la division classique en maladies anxieuses constitutionnelles et maladies anxieuses acquises.Les auteurs font jouer un rôle important à l\u2019anxiété constitutionnelle et particulièrement à la psychose périodique.Quelques parties plus particulièrement originales doivent être signalées.Les professeurs Henri Claude et Lévy-Valensi font un exposé critique de la Neurasthénie et de la Psychasthénie.Ils ne les envisagent pas comme entités cliniques, leurs symptômes appartenant à la constitution anxieuse, à la Psychose anxieuse, à la Psychose d\u2019angoisse.Cette dernière est l\u2019objet de quelques développements, elle participe au groupe des états anxieux camouflés.Ici l\u2019anxiété, qui a été pour le trouble physique le primum movens, se dissimule ensuite laissant la scène clinique occupée par un syndrome d'apparence orga- nopathique.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mai 1933 Les auteurs, ils nous en préviennent, n'hésitent pas à déborder leur sujet, esquissant l\u2019étude de syndromes qui ne sont pas uniquement de nature anxieuse; l\u2019hyponcon- drie, les troubles de Jl\u2019identification, la compensation bovaryque.L'ouvrage se termine par des considérations sur la psychanalyse, les réactions biologiques, la médecine légale et la thérapeutique des anxieux.Ecrit sans la préoccupation d\u2019être un traité complet de l\u2019anxiété, mais avee le double souci d\u2019être clair et surtout utile, ce livre met à la portée de tous quelques-uns des grands problèmes de la psychiatrie contemporaine; il permettra à tous de reconnaître l\u2019anxiété, de la dépister, de la traiter.Ajoutons que le choix de quelques observations, la présence de considérations littéraires et historiques ajoutent un particulier attrait à la lecture de l\u2019ouvrage.Le thorax.Anatomie médico-chirurgicale.Par MM.Prof.A.HOVELACQUE, Olivier MONOD, Henri EVRARD.Un volume format 19 x 28 de 350 pages avec 125 figures de Arnould Moreaux, entièrement tiré sur papier couché.Volume cartonné, 160 frs, vol.broché, 140 frs.Librairie Maloine, éditeurs.: L'idée de ce travail a été suggérée aux auteurs par les développements que prend la chirurgie thoraco-pulmonaire.Ils apportent le résultat de leurs recherches sur plus de 200 cadavres, dont un certain nombre durcis au formol, «seul moyen pour observer les organes véritablement en place.» Leur étude est dominée par la préoceupa- tion d\u2019apporter à celui qui aborde la chirurgie thoraco-pulmonaire des connaissances pratiques et utiles, c\u2019est pourquoi elle est conçue dans un esprit très spécial.Elle représente, en \u2018effet, «une somme» des connaissances anatomiques à avoir sur le thorax.Sans délaisser les recherches anatomiques qui trouvent leur application dans la chirurgie cardiaque et dans la chirurgie œsophagienne seules, les L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mai 1938 537 Près de cent années au service de la langue Jrangaise LIBRAIRIE BEAUCHEMIN umiTEE MAISON ETABLIE EN 1842 430, ST-GABRIEL MONTRÉAL SPÉCIALISÉE DANS LES ÉDITIONS ET LES PUBLICATIONS DE TOUTES SORTES.DEMANDEZ SON DERNIER CATALOGUE DES LIVRES PARUS QUI VOUS SERA ADRESSE FRANCO SUR DEMANDE.BEAUCHEMIN édite, imprime et relie.BEAUCHEMIN soccupe de la vente de tous les ouvrages qu'il édite.oe 538 auteurs s\u2019attachent surtout à décrire ce qui, avant l\u2019essor de la chirurgie thoraco-pulmo- naire ne paraissait pas avoir une grande importance, et reprennent les points difficiles à préciser mais qui doivent l\u2019être en raison de l\u2019intérêt pratique qu\u2019ils acquièrent maintenant.Confirmant le résultat de certaines recherches antérieures, les confirmant après une étude minutieuse sur un matériel abondant, sur d\u2019autres points les auteurs apportent des précisions nouvelles ou des notions différentes des données classiques: on lira avec intérêt les chapitres consacrés à l\u2019anatomie du pé- dicule pulmonaire, au ligament triangulaire, au hile du poumon; ils arrivent à donner une description relativement simple de cette région en apparence si complexe et pourtant si indispensable à bien connaître.Ce travail n\u2019est pas exclusivement réservé au chirurgien, qui y trouvera d\u2019ailleurs toutes les données nécessaires pour une thoracoplastie ou pour une intervention sur les pédicules pulmonaires et sur le médiastin.Le médecin trouva dans ce volume les renseignements indispensables pour l\u2019examen des scissures, pour l\u2019étude de la projection isolée des lobes, pour celle de la vascularisation bronchique et pulmonaire; il y trouvera également des données précises et détaillées sur la radiologie des divers viscères (plèvres, cœur, etc.).L\u2019étudiant et en particulier l\u2019étudiant qui prépare les concours y trouvera sous une forme claire tous les éléments susceptibles de lui faire comprendre l\u2019anatomie en apparence si complexe du médiastin.Ce travail est le premier qui, avec des préoccupations médicales et chirurgicales apporte la rigueur scientifique et les bases anatomiques indiscutables résultant d\u2019un travail de plusieurs années.Le présent volume d\u2019anatomie descriptive et topographique illustré par Arnould Moreaux présente à côté des schémas très simples de L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.mai 1938 magnifiques planches particulièrement travaillées et fouillées.125 planches ou dessins, dont ci-joint deux spécimens.Il sera suivi d\u2019un volume d\u2019anatomie proprement chirurgicale, actuellement en préparation.Treize coupes horizontales du thorax (grandeur naturelle).Par MM.Prof.A.HOVE- LACQUE, Olivier MONOD, Henri EVRARD.Un atlas format 56 x 38 cm de 13 planches et 13 calques avec légendes, dessinés par Arnould Moreaux, tiré sur papier chromo- type supérieur en lithographie.Librairie Maloine, éditeurs.Cet atlas est le complément que les auteurs de « l\u2019anatomie du thorax » annonçaient dans leur précédent ouvrage.Il s\u2019adresse aux chirurgiens et aux médecins aussi bien qu\u2019aux anatomistes.Les superbes planches dessinées par Arnould Moreaux donnent à l'immense travail des auteurs la représentation qu\u2019il méritait.Ces coupes à la fois minutieusement fouillées et merveilleusement claires sont complètes sans être surchargées.Loin d\u2019être le matériel brut que constitue une photographie, elles en ont la rigueur objective tout en étant une œuvre pensée et même chirurgicalement pensée.Les auteurs ont voulu établir un document anatomique aussi exact et complet que possible.Sur ces figures, qui représentent plusieurs années de travail, aucun trait n\u2019a été arbitrairement tracé, aucun nom n\u2019a été porté en légende que l\u2019organe auquel il s\u2019applique n\u2019ait été soigneusement et indiscutablement identifié.L\u2019identification de chaque élément a été poussée trés loin; un examen attentif permettra même de reconnaître, par exemple, la direction des faisceaux musculaires, les zones d'insertion des muscles, la situation précise des vaisseaux et des nerfs par rapport aux aponévroses et aux plans de clivage.Il sera également possible de suivre les plans décol- lables ou les lames de tissu cellulaire, là où le dessin montrera entre les différents élé- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mai 1938 NAN AAA MAC er \u2014 A TR Pw ! A A \\ JT A agosn o AMOUR A PEPTONE IODÉE SPÉCIALE LA PLUS RICHE EN IODE ORGANIQUE, ASSIMILABLE, UTILISABLE Sodo Tépin GOÛT TOUTES LES INDICATIONS DE L'IODE OLERANCE AGREABLE ET DES IODURES METALLIQUES PARFAITE Bien supérieur aux Sirops et Vins Iodés ou lodotanniques.PRESCRIRE AUX ENFANTS : 10 à 30 gouttes par jour.\u2014 AUX ADULTES : 40 à 60 gouttes par jour.Échantillons sur demande Laboratoires PÉPIN & LEBOUCQ, à MM.les Docteurs.COURBEVOIE \u2014 PARIS J Dépôt général pour le Canada: J.Eddé, Limitée, New Birks Bldg., Montréal.539 Se BR 540 ments, un espace intentionnellement reproduit d\u2019après nature.Les planches montrent aussi la topographie exacte des organes profonds par rapport aux différents éléments de la paroi; elles peuvent permettre de reconnaître les zones pulmonaires d\u2019exploration clinique ou radiologique difficile.Elles seront enfin un guide précieux pour toutes les opérations de chirurgie thoracique.Les coupes ont été faites sur le cadavre d\u2019un homme de 32 ans, robuste, de taille un peu au-dessus de la moyenne.Cet homme mort d\u2019une mort violente ne présentait aucune tare pathologique.L'examen de nombreuses coupes pratiquées sur d\u2019autres cadavres montre que les organes se présentent comme sur la majorité des sujets.Le sujet, après injection durcissante au formol, a été congelé.Les coupes ont été faites à la scie à ruban; le niveau de chacune d\u2019elles a été soigneusement repéré par rapport à la colonne vertébrale.Ces coupes s\u2019étendent sur toute la hauteur du thorax, les coupes inférieures intéressent donc une grande partie de l\u2019abdomen.Les planches de cet atlas représentent la réalité; elles ont été décalquées; aucune retouche n\u2019a été faite.Les coupes sont reproduites grandeur nature.Un calque a été placé en regard de chaque figure pour permettre l\u2019identification des organes.La légende de ces calques est très détaillée et très précise.Un atlas de coupes ne semble pas, a priori, prêter à faire œuvre vigoureuse et originale.Cependant les «'Treize coupes du Thorax » reflètent la réalité recréée par l\u2019anatomiste, le chirurgien et l\u2019artiste.Les uns et les autres doivent être loués d\u2019avoir fait avec de simples coupes une belle œuvre, une œuvre qui durera.La réaction de fixation dans les tuberculoses humaines et animales.Par Achille URBAIN.Volume de 146 pages.28 francs.Masson et Cie, éditeurs, 120, boulevard Saint-Ger- main, Paris.La première édition de la « Réaction de fixation dans la tuberculose » a été rapide - L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mai 1938 ment épuisée, la publication de cette deuxième édition a été retardée par la nécessité d'une revision complète.De très nombreux travaux ont été consacrés ces dernières années, surtout à l'étranger.à la recherche des anticorps tubereuleux.L\u2019auteur les a résumés aussi fidèlement que possible dans cet ouvrage.Moyen de diagnostic de la tuberculose, la réaction de fixation, supplée à l\u2019insuffisance de nos organes de perception ; elle permet de déceler parfois la présence du bacille dans des régions inaccessibles à la fois à l\u2019ouïe, à la vue et au palper.Il ne faut pas demander cependant à cette épreuve sérologique plus qu\u2019elle ne peut donner, par exemple, en exigeant d\u2019elle des précisions sur le caractère du processus tuberculeux ou sur la nature des lésions et leur gravité.Entre le laboratoire et la clinique il est indispensable qu\u2019il y ait un accord complet; s\u2019il n\u2019existait pas, cela prouverait que cette réaction manque de spécificité et que la technique est insuffisante.Il ne faut pas non plus opposer les auto- réactions sérologiques à la réaction de fixation.Dans un chapitre particulier, M.Urbain a comparé plus spécialement les résultats fournis par la réaction de fixation et la séroflocu- lation à la résorcine dans la tuberculose.Il souligne que ces deux épreuves ne s'opposent pas l\u2019une à l\u2019autre, au contraire, elles se complètent et se contrôlent mutuellement et peuvent être employées simultanément, avec fruit, par le médecin.La valeur de cette réaction est d'ailleurs démontrée par les résultats obtenus chez les animaux.S\u2019il est parfois difficile au médecin d\u2019affirmer qu\u2019un malade est réellement tuberculeux.en dehors des cas cliniques bien définis, lorsque, par exemple, il trouve des bacilles dans les crachats, cette difficulté n\u2019existe pas en médecine vétérinaire où l\u2019on peut choisir des animaux abattus, macroscopiquement tuberculeux, et vérifier si leur sérum contient L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.À.N.\u2014 Montréal, mai 1938 541 hes SR ud SE À L\u2019HYPERACIDITÉ Presque invariablement, certains troubles organiques, et, non moins souvent, certaines « habitudes » sont des sources prolifiques d'hyperacidité gastrique.Le « dernier » p'tit verre, la tasse de café supplémentaire, une pipe de plus, des mets riches qui chatouillent agréablement le palais mais que l'estomac ne supporte pas, la crainte et les ennuis \u2014 tout cela contribue à créer des troubles dans l'estomac.En faisant remarquer au patient les erreurs qu\u2019il commet dans ses habitudes et dans son genre de vie, on pourra peut-être empêcher la formation d'un excès d\u2019acidité dans l\u2019estomac, mais pour soulager promptement la douleur et le malaise qui l\u2019accompagnent, CAL-BIS-MA est justement ce qu'il faut.Cal-Bis-Ma accomplit promptement la neutralisation gastrique, et son effet est prolongé.Ses propriétés calmantes, sédatives, protectrices et absorbantes empêchent la formation secondaire d\u2019acide et la dilatation due aux gaz.Demandez-nous donc de vous envoyer de la littérature explicative et un échantillon d'essai de Cal-Bis-Ma.Ceci vous expliquera la composition du Cal-Bis-Ma, ses usages, et vous permettra de juger de sa valeur \u2014 par vous- CAL- BIS - MA Poudre présentée en boîtes de 134 et de 4 onces.même.William R.Warner & Co., Ltd., 727 King Street, W., Toronto, Ontario 542 des anticorps spécifiques.La réaction de fixation acquiert donc, dans ces conditions, la valeur d\u2019une véritable expérience de laboratoire.Or, dans les examens de tuberculose des bovidés, des carnivores domestiques, des singes ou des oiseaux, rapportés par M.Urbain, la réaction est positive dans 90% des cas.En sorte que chez les carnivores et chez les singes qui, contrairement aux bovidés, réagissent mal à la tuberculine, la technique de Bordet-Gengou peut être considérée comme un procédé de choix pour le diagnostic de la tuberculose.L'auteur expose ces méthodes et techniques dans les chapitres suivants: I et II.\u2014 Préparation des éléments de la réaction.Leur titrage.ITI.\u2014 Technique de la réaction.IV.\u2014 Les anticorps tuberculeux.V.\u2014 Séro-floculation à la résorcine et tuberculose.VI.\u2014 Application de la réaction de fixation au diagnostic de la tuberculose humaine.VII.\u2014 La réaction de fixation appliquée au diagnostic des tuberculoses animales.Valeur de la réaction de fixation.Bibliographie.Les éléments du pronostic dans les maladies aiguës.Par A.-B.MARFAN, Professeur honoraire à la Faculté de Médecine de Paris, Membre de l'Académie de Médecine.Volume de 80 pages.20 francs.Masson et Cie, éditeurs, 120, boulevard Saint-Germain, Paris.Le médecin doit connaître les signes qui lui permettent de prévoir la marche et l\u2019issue des maladies.Cette connaissance l\u2019empêche de conclure à l\u2019efficacité d\u2019un traitement lorsqu\u2019il l\u2019a appliqué à une maladie qui guérit spontanément.Toute recherche de thérapeutique présuppose la connaissance du pronostic.C\u2019est dans les maladies aiguës que les erreurs de pronostic sont les plus faciles et ont les conséquences les plus sérieuses.C\u2019est aux éléments du pronostie dans ces affections que l\u2019auteur s\u2019est principalement attaché.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mai 1938 La première étude est consacrée aux éléments du pronostic dans la fièvre typhoïde, car ce qui s'applique à elle s\u2019applique, à quelques nuances près, à d\u2019autres maladies aiguës de l\u2019âge adulte, de l\u2019adolescence et de la grande enfance.Les autres chapitres sont consacrés aux sujets suivants: Pneumonie lobaire aiguë.Broncho-pneumonie.Diphtérie.Scarlatine.Endocardites et péricardites aiguës.Méningites aiguës.Le diagnostic radiologique des tumeurs malignes du pharynx et du larynx.Par F.BACLESSE, Chef de Service à la fondation Curie.Préface de A.HAUTANT.Etude anatomo-topographique et radiogra- phique.Volume de 270 pages avec 236 figures.100 francs.Masson et Cie, éditeurs, 120, boulevard Saint-Germain, Paris.L\u2019examen radiographique est d\u2019une grande importance dans l\u2019étude des cancers du pharynx et du larynx, il complète l\u2019exploration clinique, parfois insuffisante, en précisant l'extension de la tumeur et en fixant son point de départ approximatif; il renseigne sur l\u2019atteinte cartilagineuse; il ajoute un élément de pronostic, en faisant mieux ressortir le caractère bourgeonnant de certains cancers et leur degré d\u2019opacité, les cancers exophytiques et peu opaques étant d\u2019un pronostic meilleur que les cancers infiltrants; enfin il permet, dans des cas difficiles, de déceler les néoplasmes à siège caché, tels que certains cancers de la partie basse de l\u2019hypo- pharynx ou de l\u2019étage sous-glottique du larynx.L'interprétation des images pathologiques exige la connaissance parfaite de l\u2019aspect normal du larynx et du pharynx.Aussi est-il fait dans ce livre, une large part à la description radiographique du larynx et du pharynx normaux, de ses variétés radiographiques, du mode de l\u2019ossification et de la calcification des cartilages laryngés.Les différentes localisations cancéreuses sont traitées successivement: pour le pharynx, celles de l\u2019oropharynx (base linguale, vallé- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mai 1938 BRÈVES BIOGRAPHIES DF, BORDEN x L\u2019ONCLE BOSCO « Individualiste acharné.Il chassa tous les inspecteurs de Borden à coups de cornes, jusqu\u2019à ce qu\u2019on lui eut expliqué le système sanitaire.Plus tard, il devint un fervent défenseur du système employé par Borden pour le contrôle de la qualité.Que signifie le Système Borden pour le Controle de la Qualité ?Ce système résulte, en réalité, des premières exigences de Gail Borden\u2014qui voulait un lait plus propre et plus sûr.Il comprend maintenant trois services \u2014 le choix des fermes, l\u2019inspection des troupeaux et l\u2019examen quotidien de tous les laits qui arrivent.Ce système rigoureux permet de produire un des meilleurs laits évaporés du monde entier\u2014le Lait Evaporé Irradié Borden\u2019s.Le Lait Evaporé Borden's a été accepts en 1930 par le Comité de l'Association Médicale Américaine sur les Aliments.Ecrivez Borden\u2019s sur vos formules de lait évaporé, et vous serez certain d'avoir un lait répondant à votre conception d'un prototype de qualité supérieure.ETS HÉVICAL [RAY] y 543 5+4 cules, épiglotte, sillon glosso-pharyngien, repli pharyngo-épiglotte), et celles de l\u2019hypo- pharynx (repli ary-épiglottique, région aryté- noïdienne, sinus piriforme, région rétrocri- coïdienne, bouche de l\u2019æsophage, paroi postérieure du pharynx; pour le larynx, les cancers du vestibule, du ventricule de Margagni, de la corde vocale, de la sous-glotte.Enfin, dans un chapitre réservé du radiodiagnostic différentiel, sont reproduites les images typiques de la tuberculose et des papillomes du larynx.Chaque image radiographique est accompagnée d\u2019un schéma explicatif et d'un court résumé clinique, histologique et parfois anatomo-pathologique du cas rapporté.De nombreuses images laryngoscopiques complètent les radiographies.Pour permettre la confrontation facile des aspects cliniques et radiographiques, les images appartenant au même malade sont groupées sur deux pages, face à face, ce qui confère à ce volume le caractère d\u2019un atlas plutôt que celui d\u2019un manuel.Ainsi présenté, ce livre qui résume un travail de onze années de recherches accomplies à la Fondation Curie et à l\u2019Institut du radium de l\u2019Université de Paris, est appelé à rendre de grands services au laryngologiste, au radiothérapeute, non moins qu\u2019au médecin non spécialiste, désireux de se documenter sur les aspects si variés des cancers du larynx et du pharynx.Le phénomène de la guérison dans les maladies infectieuses.Par F.D'HERELLE.Volume de 416 pages, avec 4 planches.75 francs.Masson et Cie, éditeurs, 120 boulevard Saint-Germain, Paris.Les ouvrages précédents de l\u2019auteur, publiés en 1921 et 1926, véritables recueils d\u2019expériences, étaient spécialement destinés aux bactériologues.Le plan du présent ouvrage est différent et son intérêt plus général, comme d\u2019ailleurs l\u2019indique son titre: « Le phénomène de la guérison dans les maladies infectieuses ».La question du bactériophage a fait de grands progrès au cours des dix dernières L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LL F.A.N.\u2014 Montréal.mai 1938 années; de nouvelles preuves, irréfutables, sont venues confirmer qu\u2019il s\u2019agit bien d\u2019un minuscule parasite des bactéries; le fait est maintenant généralement accepté, même par les savants qui l\u2019avaient le plus vivement contesté.Au cours des trois premiers chapitres, d\u2019Hérelle expose l\u2019état actuel de cette question qui intéresse au plus haut point les biologistes.Le lecteur se rendra d\u2019ailleurs compte que l\u2019importance du sujet ne fait que croître, c\u2019est ainsi par exemple, qu\u2019il englobe maintenant le problème des mutations.Le point de vue théorique, c\u2019est-à-dire l\u2019étude expérimentale, au laboratoire, du bactériophage, est certes fort importante, mais où l\u2019intérêt devient passionnant, c\u2019est dans la recherche du comportement du parasite des bactéries dans ses conditions naturelles d\u2019existence.Il a fallu à d\u2019Hérelle vingt années de travaux et de voyages par le monde, pour mettre à jour toutes les modalités de ce comportement; il a suivi les épizooties dans les marais de la Cochinchine, des épidémies de choléra dans les hôpitaux du Bengale et dans les villages du Pendjab, des épidémies de peste en Asie et en Afrique, d\u2019autres maladies infectieuses un peu partout; il a travaillé dans plus de vingt laboratoires, la plupart improvisés pour la circonstance, serutant, non seulement des milliers de malades, mais le milieu où ils vivaient.Tenant compte de tous les faits découverts, il a édifié une théorie qui explique, à la fois, le processus et le mode de guérison des maladies infectieuses, l\u2019allure et le mode d\u2019extinction des épidémies.Mais une théorie ne vaut que par la preuve cruciale de sa réalité.Ici nous ne pouvons mieux faire que de citer le passage suivant de d\u2019Hérelle, extrait de la préface: « Mais si la théorie de la guérison que l\u2019observation des maladies infectieuses naturelles m\u2019a suggérée est exacte, nous devons pouvoir reproduire expérimentalement, à notre gré, le processus naturel de la guérison: les recherches faites à ce sujet sont relatées dans le cinquième chapitre.Comme ce livre sera probablement lu par des médecins praticiens, j'ai tenu à déeri- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.mai 1938 545 UROPRAZINE GRANULE EFFERVESCENT ELIMINE I\u2019ACIDE URIQUE COMPOSANTS PRINCIPAUX: Pipérazine Hexaméthylenetétramine Soufre colloïdal Formiate de lithine | INDICATIONS: © | GOUTTE + RHUMATISME ¢ SCIATIQUE Laboratoires Spartol, Paris, France Distributeurs: HERDT & CHARTON, Inc.2027, avenue McGill College Montréal DIGESTIF EFFERVESCENT a base de Pepsine et Papaine pures DIGESTAN SE PRESENTE en FLACONS DE 180 GRAMMES (6 ozs.) 00 DB IL AGIT VITE ET BIEN LABORATOIRE NADEAU Ltée, MONTREAL 546 re en détail la thérapeutique par « bactério- phagie provoquée » et leur permettre ainsi d\u2019appliquer en connaissance de cause un ode de traitement qui se répand chaque jour davantage et qui, si j'en juge par les résultats déjà atteints, deviendra dans un prochain avenir le mode de traitement classique général des maladies infectieuses bactériennes.Déjà d\u2019ailleurs, dans quelques pays, des laboratoires officiels préparent des cultures de divers bactériophages et les distribuent pour des fins thérapeutiques.» « Si la validité d\u2019une théorie de la guérison doit être fournie par la reproduction expérimentale du phénomène naturel, une telle preuve croisée, nécessaire et suffisante, doit étayer une théorie de l\u2019extinction des épidémies déduite de l\u2019observation.C\u2019est le sujet du septième chapitre.Ainsi se termine un cycle qui me semble complet.» En résumé, le présent ouvrage intéresse le bactériologue et plus généralement le biologiste par ses trois premiers chapitres qui sont une mise au point de l\u2019état actuel de la question du bactériophage et du problème des mutations bactériennes.La partie traitant de l\u2019étude des maladies infectieuses et des épidémies présente un intérêt de premier ordre pour le pathologiste et l\u2019hygiéniste.Quant au médecin, il trouvera pour chacune des maladies actuellement passibles de ce mode de traitement, un exposé détaillé de la méthode thérapeutique «par bactériophagie provoquée », qui représente la thérapeutique, par excellence, puisqu'elle tend à provoquer chez le malade le phénomène naturel de la guérison.Questions cliniques d'actualité.Leçons professées à la Charité.Service du Professeur SERGENT.Volume de 318 pages, avec 557 figures.65 francs.Masson et Cie, éditeurs, 120 boulevard Saint-Germain, Paris.Sur les syndromes neuro-anémiques, par Th.Alajouanine.La diathèse hérédosyphilitique, par Francis Bordet.Vues nouvelles sur la circulation du sang, par Louis Chauvois.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F, A.N, \u2014 Montréal, mai 1938 Le soufre en thérapeutique respiratoire.par Henri Flurin.Rétrécissement de la poitrine.Sinistrocar- die et souffle artériel pulmonaire, par J.Genévrier.Le pronostic de convulsions de l\u2019enfance, par H.Janet.Les péricardites tuberculeuses, par Ch.Lau- bry.Les albuminuries intermittentes des grands enfants et des adolescents, A.-B.Marfan.Le rein mobile et ses conséquences, par Edouard Michon.Sur un cas de paralysie postsérothérapique antidiphtérique, par René Mignot.Kystes aériens du poumon chez l\u2019adulte, par Pierre Pruvost.Etudes humorales chez le nourrisson.Les troubles de l\u2019équilibre acido-basique et leur représentation clinique, par Ribadeau-Du- mas.Les Fonctions du cerveau, par G.-H.Roger.Contribution à l\u2019étude des broncho-pneumonies aiguës non tuberculeuses: syndrome pseu- do-tuberculeux d\u2019origine grippale, par L.Sayé.Tuberculose et contagion, par Emile Sergent.Les atteintes de la colonne vertébrale chez les tuberculeux pulmonaires, par Stephani.Jacques Sur les mécanismes régulateurs nerveux et humoraux de la pression artérielle, par À.Tournade.La Génétique appliquée à la prophylaxie des maladies humaines, par R.Turpin.Traitement des constipations fonctionnelles.Par Gabriel LEVEN et Roland LEVEN, Volume de 88 pages.15 francs.Masson, et Cie, éditeurs, 120, boulevard Saint-Ger- main, Paris.Ce fascicule fait partic de la collection Médecine et Chirurgie \u2014 Recherches et application (Collection Jaune).Consacrer 87 pages à un tel sujet peut paraître un geste inutile et ingrat.Mais au contraire, nous félicitons les auteurs de la présentation précise et nette du problème de la consti- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mai 1938 547 \u201cQuel est le meilleur moyen de faire le coup de dix?\u201d \u201cMettez dix sous sur le comptoir et dites\u2014des Sweet Caps.\u201d CIGARETTES SWEET CAPORAL \u201cLa forme la plus pure sous laquelle le tabac peut être fumé.\u201d À votre disposition e Votre banque n'est pas seulement votre caissière et la dépositaire de vos capitaux d'épargne.Elle est en état de vous rendre d'autres services.Vos occupations et vos préoccupations d'ordre professionnel ne vous laissent guère le loisir de vous documenter au jour le jour sur les questions d'affaires.Vous n\u2019en êtes pas moins tenu, à l\u2019occasion, de résoudre certains problèmes financiers qui mettent en jeu vos intérêts.Recourez donc avec confiance au gérant de votre banque dont les avis désintéressés vous seront souvent utiles.® Banque Canadienne Nationale 518 pation; et nous reconnaissons un effort très louable dans la publication de ce volume.L'étude débute par une critique et mise au point des symptômes attribués à l\u2019autointox1- cation, les recherches de laboratoire réalisant souvent des conditions artificielles et ne répondant nullement aux données cliniques.« Le seul point d\u2019intérêt véritable c\u2019est le rôle de défense que joue une muqueuse intestinale saine ».Et puisque la constipation est presque toujours d\u2019ordre spasmodique et cela même chez les vieillards plus fréquente que la constipation par atonie, les auteurs s\u2019élèvent contre la « technique classique » des constipés, qui comporte une alimentation riche en végétaux, à résidus abondants et en fruits, contre la « technique classique » (sic) qui utilise encore les laxatifs et lavements, tandis que la thérapeutique efficace doit être dirigée à contrôler le spasme et à éviter de brutaliser la muqueuse intestinale.Elle doit savoir respecter certaines constipations et reconnaître toute une catégorie de malades dont la santé paraît bénéficier des périodes de constipation.Il lui faut combattre «l\u2019idée obsédante de la journée sans selles qui est à la base de l\u2019emploi des laxatifs dangereux et souvent brutaux ».L'observation clinique conduit à formuler la notion de a) la constipation, symptôme artificiel et que l\u2019on reconnaît chez les enfants ou adultes, qui ignorent les règles de l\u2019hygiène intestinale quotidienne; chez des sujets sous- alimentés ou suralimentés.C\u2019est la jeune fille qui devient constipée dès son entrée au pensionnat; c\u2019est l'homme d\u2019affaires pris par ses soucis; ce sont des femmes auxquelles des injections vaginales répétées provoquent des spasmes intestinaux.b) La constipation physiologique que l'on rencontre chez les femmes qui vomissent fréquemment au cours de la grossesse: c\u2019est la constipation des fiévreux, des opérés peu alimentés, constipation qui doit être respectée, puisque c\u2019est une réaction de défense.Les observations sont nombreuses qui démontrent qu\u2019il faut attendre le retour spontané des selles.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.À.N.\u2014 Montréal, mai 1938 ec) La constipation pathologique médicale ou chirurgicale.Ce chapitre est à lire très attentivement.Nous ne partageons pas cependant l\u2019opinion des auteurs sur les anomalies de forme (dolichocôlon), « que la position de l\u2019intestin n\u2019est pas un obstacle à la guérison de la constipation par un traitement purement médical » (p.47).Au point de vue doctrinal, sur la question du dolichocôlon qui s\u2019accompagne de crises de subocclusion, il nous paraît inadmissible et même dangereux d\u2019attribuer beaucoup plus à la compression d\u2019une portion du côlon par une anse intestinale voisine distendue par les gaz qu\u2019à une coudure aintesti- nale.Et la thérapeutique?Puisque seules la constipation médicale et la constipation-symptô- me artificiel exigent un traitement, elle sera commandée par la notion de la nature spasmodique de la constipation et qui consistera en: a) un régime alimentaire, ne comportant ni crudités, ni légumes verts, ni fruits crus; b) une préparation psychologique du constipé en lui conseillant la patience et l'attente du retour spontané de la selle; c) une préparation à la tentative de défécation quotidienne par l\u2019emploi d\u2019un mélange de lactose réglisse avec tisane de mauve.d) Comme médicaments, les auteurs préconisent le bromure de sodium ou le carbonate de bismuth, pour contrôler l\u2019état spasmodique, aussi l\u2019opothérapie, surtout l\u2019emploi de médication thyroïdienne; le traitement des hémorroïdes et les fissures anales par emploi de suppositoire au cacodylate de soude.La gymnastique abdominale et respiratoire; la correction de la chute des organes à l\u2019aide d\u2019un soutien abdominal chez les malades avec atonie viscérale, ne doivent pas être ignorés.Pour conclure, disons que les auteurs dans cet ouvrage se sont efforcés de mettre en relief cette thérapeutique judicieuse qui consiste à supprimer les spasmes, facteurs essentiels de la constipation, les traumatismes destructeurs des épithéliums de défense et qui met le malade à l\u2019abri des symptômes toxiques.A.CANTERO. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mai 1938 549 Le traitement du cancer et des lésions de surface d'après la méthode Chaoul pre cree Thérapie à contact et dans les cavités avec l'appareil PHILIPS METALIX de Thérapie à Contact Pour renseignements, s'adresser à CANADIAN METALIX COMPANY LTD.531 est, rue Sherbrooke, Montréal, Qué.LA MÉDICATION OPOTHÉRAPIQUE OVAIRE THYROÏDE Opothérapie simple SURRÉNALE Opothérapie associée: SYNCRINES HYPOPHYSE Autres glandes.EXTRAITS TOTAUX (poudres d'organe) EXTRAITS INJECTABLES } (en solution aqueuse) Ç Comprimés Ampoules stérilisées Laboratoires E.Choay, 48, rue Théophile-Gautier, PARIS, France.Représentants exclusifs: HERDT & CHARTON, INC.2027, avenue McGill College Montréal ï 590 Tumeurs intracraniennes.Par Harvey CUSH- ING, Ancien Professeur de Chirurgie à la Faculté de Médecine de Harvard et ancien Chirurgien en Chef du Peter Bent Brigham Hospital, Boston.Professeur de Neurologie à la Faculté de Médecine de Yale, New Haven; Etude analytique de 2000 tumeurs vérifiées et de leur mortalité opératoire.Edition revue et augmentée par l'auteur et comprenant deux études sur les résultats éloignés du traitement opératoire des tumeurs intracraniennes.Par W.Van WAGENEN (Rochester, New York) et Hugh CAIRNS (Londres).Traduction française de Jean ROSSIER (Lausanne).Volume de 194 pages avec 111 figures.80 francs.Masson et Cie, éditeurs, 120 boulevard Saint-Germain, Paris.Cette étude de 2,000 cas de tumeurs cranien- nes constitue un aperçu extrêmement concis des expériences faites par l\u2019auteur et ses collaborateurs dans un domaine de la neurochirurgie qui, il y a trente ans se présentait sous les auspices les plus défavorables et les plus décourageants.La publication de cet ouvrage a éveillé un intérêt tel qu\u2019une traduction française a été jugée nécessaire.Cette édition française a été établie avec le plus grand soin et contient des additions et un résumé du travail du Dr W.P.Van Wage- nen, portant sur la série de 149 tumeurs in- tracraniennes vérifiées, alors qu\u2019il était assistant de l\u2019auteur.On s\u2019était proposé, en écrivant cet ouvrage, de publier aussi brièvement que possible des statistiques de mortalité opératoire.Ce genre de travail présente peu de difficultés et, comme l\u2019auteur le montre, beaucoup moins d\u2019in- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mai 1938 térêt que l\u2019appréciation du résultat final de la thérapeutique employée.Dans l\u2019étude de ces résultats éloignés il faut tenir compte de deux facteurs: le premier est constitué par la variation de la survie opératoire rapportée aux divers types tumoraux et à leurs diverses localisations; le second de ces facteurs résulte du pourcentage de malades capables de reprendre une vie active et de récupérer leur capacité de travail.L\u2019élaboration de statistiques de ce genre n\u2019est pas chose aisée.Si l\u2019on peut s\u2019accorder sur la définition du décès postopératoire, il n\u2019existe par contre aucune règle admise pour juger de la valeur des résultats éloignés: la durée de la survie, par exemple, est un critère nettement insuffisant.Le matériel anatomo-pathologique et les reproductions photographiques des histoires de malades provenant des 2,000 cas de tumeurs ont été réunis dans le laboratoire d\u2019anatomie pathologique de la Faculté de Médecine de Yale.Les statistiques de mortalité opératoire que l\u2019on trouvera dans le corps de cet ouvrage (cf.tableaux V et VI) traduisent une amélioration progressive de la technique neuro-chi- rurgicale.On peut donc raisonnablement s\u2019attendre à voir les résultats éloignés s\u2019améliorer en fonction directe de l\u2019abaissement annuel de la mortalité immédiate.Aussi est-il permis d\u2019escompter que de nouvelles enquêtes sur l\u2019état des malades opérés postérieurement à 1927 confirmeront les espoirs et donneront à d\u2019autres neuro-chirurgiens un surcroît de confiance dans l\u2019issue de leurs intervention.0. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mai 1938 \"_\u2014_\u2014_\u2014 SPÉCIALITE e PHARMACEUTIQUE ° © ELIXIR POLYBROMURE (Sans sucre) (Une cuillerée à bouche de 20 grammes renferme 3 grammes de Bromure de Potassium, Sodium et Ammonium, associés à des Teintures amères et toniques.) Mode d\u2019emploi: | à 2 cuillerées à thé dans un peu d\u2019eau toutes les trois heures.Présentation: 240 c.c.e La Pharmacie d'Ordonnances ARTHUR HIRBOUR ci-devant Bisaillon-Hirbour 35 ans d'expérience dans l'exécution exclusive d'ordonnances de Médecins.\u2014 Nous n\u2019employons que les produits chimiques supérieurs.Angle Saint-Denis et De Montigny Téls: LA.7356 - PL.0305 - Montréal ee |] Messieurs les Médecins sont invités a consulter l'Encyclopédie Médico-Chirurgicale .au Secrétariat 326 est, boulevard Saint-Joseph MONTREAL dans l'après-midi, de 2 à 5 heures _\u2014_\u2014_\u2014_\"\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 551 LA VITAMINE B, POUR TONIFIER LES VOIES INTESTINALES Depuis que de récentes études ont révélé le bienfaisant effet de la vitamine B: sur les fonctions intestinales, son emploi devient de plus en plus fréquent dans le traitement auxiliaire de la constipation atonique.All-Bran de Kellogg est une bonne source de vitamine B:.Remarquez le montant de vitamine B: contenu dans All-Bran par comparaison à d\u2019autres aliments.La présence de cette vitamine en si abondantes quantités, dans un aliment riche en même temps en « volume » naturel, est une raison de plus pour recommander l\u2019emploi de cette céréale laxative.IL FAUT 2 OZ.D\u2019EPINARD ou 25 OZ.D\u2019ŒUF OU 2% OZ.D\u2019ORANGE, POUR ÉGALER LE MONTANT DE B, CONTENU DANS 1 OZ.DE Holts ALL-BRAN La Céréale Laxative Naturelle lng | NOUVELLES FONDATION D'UN INSTITUT DE MICROBIOLOGIE PAR LE GOUVERNEMENT DE LA PROVINCE DE QUEBEC Le ministre de la Santé, l\u2019honorable A.Paquette, vient d\u2019annoncer la fondation d\u2019un Institut de microbiologie à Montréal, dont le but principal est la préparation de sérums et vaccins que la province de Québec doit actuellement acheter à l\u2019Institut Connaught de Toronto.Le docteur A.Frappier sera le directeur de ce nouvel Institut.Nous publierons dans un prochain numéro les détails de l\u2019organisation qui n\u2019est pas encore terminée.CONCOURS D'AGREGATION M.Wilbrod Bonin, durant le cours du mois d'avril, a subi les différentes épreuves du concours d\u2019agrégation pour la chaire d\u2019histologie et d\u2019embryologie.Ces épreuves furent une soutenance de thèse, une séance de travaux pratiques et une leçon magistrale.Le sujet de thèse de M.Bonin était: « Sur la contribution des placodes épiblastiques à la formation des ganglions sensitifs annexés aux nerfs craniens chez Amia Calva.» M.Bonin sut exposer avec clarté et concision les idées fondamentales de son travail qui, par ailleurs, possède une valeur doctrinale importante.Pp ++ BELLE INITIATIVE MUNICIPALE Le Conseil municipal de Hull, Qué., a décidé d\u2019exempter de la taxe d\u2019affaires municipale, tous les médecins qui donnent leurs services gratuitement à l\u2019hôpital du Sacré-Cœur pour soigner les indigents.C\u2019est là, croyons- nous, faire montre d\u2019un esprit de civisme bien compris et c\u2019est une initiative que nous aimerions voir suivie par d\u2019autres municipalités.+ + + © NOMINATION Le docteur L.de G.JOUBERT, médecin consultant de l\u2019hôpital Général de Verdun, professeur agrégé de la Faculté de médecine à l\u2019Université de Montréal, a été nommé chef du dispensaire d\u2019ophtalmo-oto-rhino- laryngologie de l\u2019Hôtel-Dieu.INSPECTION MEDICALE DES ECOLES Une lettre aux médecins de famille.Une amélioration vient- d\u2019être apportée à l\u2019inspection médicale des écoles.Jusqu\u2019à présent, un avis était remis ou envoyé aux parents, quand le médecin-inspec- teur trouvait une défectuosité physique chez un élève.Dorénavant une lettre sera adressée, par la suite, au médecin de famille pour porter ce fait à sa connaissance.Le nom de ce praticien sera obtenu à l\u2019école même, si les parents sont présents à l\u2019examen; dans le cas contraire, l\u2019infirmière, lors de sa visite, demandera aux parents le nom du médecin de famille.Le but de cette mesure est d\u2019obtenir un plus grand nombre de corrections des défectuosités et d\u2019assurer au Service de Santé, dans son travail de prévention, une collaboration plus intime avec le médecin traitant.DECLARATION DE LA POLIOMYELITE (Communiqué a la profession médicale) Sans vouloir prédire que la province sera frappée d\u2019une épidémie de poliomyélite à la fin de l\u2019été et au cours de l\u2019automne, il nous faut tout de même réaliser que nous semblons avoir atteint une des années critiques dans la courbe épidémique de cette maladie. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mai 1938 553 reste toujours un médicament de choix pour le traitement scientifique de la .COQUELUCHE .Le Pavéral est journellement prescrit avec succès pour les cas de coqueluches et des toux Coqueluchoïdes.\u2014 Ne cause ni intolérance, ni complication.e Littérature sur demande.AMherst 8900-3733 MONTY, GAGNON & MONTY Ambulances de luxe, chauffées Transport des malades à la ville et à la campagne.Service prompt et sûre Pompes funèbres © Salons mortuaires Salons mortuaires: ns rue Plessis Ambulanciers de l'Hôpital Notre-Dame _\"\u2014_\u2014_ Rendez votre DÉJEUNER PLUS AGRÉABLE en employant la CREME A CEREALE de LIMITEE Elle est plus riche que le lait et moins chère que la crème de table B54 Le Ministère de la Santé veut venir en aide aux pauvres victimes, mais pour établir quelles sont les mesures à prendre nous devons connaître les cas.Nous faisons ici un appel tout spécial à chaque médecin de la province, lui demandant instamment de déclarer chaque cas de poliomyélite, de faire une déclaration rapide, et même de nous donner connaissance des cas douteux, quitte à faire correction au besoin.La déclaration doit être faite au bureau de santé local ou au médecin-hygiéniste concerné.À compter du premier jour de cette année, nous adoptons l'entente internationale qui sépare les déclarations de poliomyélite en cas paralytiques et cas non paralytiques.Nos chiffres deviendront ainsi comparables à ceux des autres pays; d\u2019une manière plus immédiate, l\u2019Honorable Ministre de la Santé doit connaître le nombre d\u2019enfants paralysés pour prendre les décisions qui s\u2019imposent.L\u2019Epidémiologiste, A.R.FOLEY, M.D, Dr P.H.Québec, 11 avril 1938.+ 9 ON DEMANDE UN MEDECIN CANADIEN-FRANÇAIS Paroisse de Saint-Charles, Coderre, Sask.M.le curé Vachon nous écrit pour offrir un poste de médecin, très avantageux, dans la paroisse qu\u2019il dirige, à cause du départ du Docteur Desmarais qui y exerce depuis 1910, et qui se retire pour cause de santé.On peut se mettre en communication avec le Curé à l\u2019adresse ci-dessus.+ ++ L'ASSOCIATION POUR LE DEVELOPPE- MENT DES RELATIONS MEDICALES (Président: Pr.Henri HARTMANN) Organise en juin ct juillet 1938 une série de cours de perfectionnement de courte durée, en Anglais.Ces cours auront lieu soit à la Fa- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mai 1938 culté de Médecine, soit dans les hôpitaux sous la direction de Professeurs, Médecins, Chirurgiens ou Spécialistes des Hôpitaux.20-25 juin: Hôpital St-Louis: Professeur Gougerot, une semaine de Syphiligraphie.27 juin au 2 juillet: Hôpital de la Piété: une semaine de Cardiologie, sous la direction du Professeur Clerc, 10 h.à midi, présentations de malades, Radioscopie, Electrocardio- graphie, etc.27 juin au 2 juillet: Hôtel-Dieu: une semaine d\u2019Ophtalmologie, sous la direction du Professeur Terrien, techniques ophtalmologiques, examens cliniques et de laboratoire, tous les matins de 10 h.à midi.27 juin au 2 juillet: Une semaine d\u2019Endocrinologie par le Professeur agrégé Charles Ri- chet, dans l\u2019après-midi.27 juin au 2 juillet: Hôpital Broca: une semaine de Gynécologie sous la direction du Professeur Mocquot, examens cliniques, opérations, insufflations tubaires, etc, tous les matins de 10 h.à midi.27 juin au 2 juillet: H.St-Louis: Professeur Gougerot, une semaine de Vénéréologie.4 au 9 juillet: Une semaine de Pédiatrie dans différents hôpitaux d\u2019enfants, par les Professeurs Lereboullet et Dèbre, et le Dr Ar- mand-Delille.Le matin, examens cliniques, l\u2019après-midi visites de crèches, laiteries modèles, etc.4 au 9 juillet: Une semaine de neuro-psy- chiatrie dans différents hôpitaux, avec la collaboration des Professeurs Guillain, Clovis Vincent, des Agrégés Alajouanine, Hagueneau et du Docteur Worms.4 au 9 juillet: Hôpital Saint-Louis: une semaine de Dermatologie matin et après-midi, sous la direction du Professeur Gougerot.4 au 9 juillet: Institut du Cancer à Ville- juif: Professeur Verne, démonstration et techniques d\u2019Histologie normale et de culture des tissus, le matin de 9 h.à 11 h.4 au 9 juillet: Faculté de Médecine, Laboratoire de Physiologie, Professeur Binet et Docteur Bargeton, Physiologie médico-chirur- gicale: 14 à 15 h.Leçon théorique, 15 à 17 h.leçon pratique. NOUVELLES 4 et 5 juillet: Hôpital Cochin, matin et après-midi, sous la direction du Professeur Chevassu, exploration de Pappareil urinaire par urétéro-pyélographie rétrograde et uré- thrographie.6 au 12 juillet: Hospice de la Salpétriére, tous les matins de 10 h.à midi, sous la direction du Professeur Gosset, Chirurgie abbomi- nale (estomac, intestin, voies biliaires).Dans l\u2019après-midi: Répétition des opérations sur le 555 cadavre sous la direction du Docteur Thal- heimer.Le prix de chacun de ces cours est de 300 francs pour 6 matinées ou 6 après-midi, et de 500 francs pour les cours ayant lieu matin et après-midi.Pour tous renseignements et pour les inscriptions, prière de s\u2019adresser au Bureau de l\u2019A.D.R.M,, Salle Béclard, Faculté de Médecine, Paris VIe.roo ttl (@D) Fe 05 ¢ NECROLOGIE Le Docteur J.-ALFRED ROCHETTE, de Warwick, Qué., est décédé dans les derniers jours de mars, à l\u2019âge de 36 ans seulement.Lui survivent son épouse, née Alice Paradis, et trois enfants.Le Docteur PATRICK TREMBLAY, de St-Joseph d\u2019Alma, est décédé le 3 avril, à l\u2019âge de 43 ans.Son épouse lui survit.Le Docteur C.-H.PLANTE est mort à d\u2019Israéli, à l\u2019âge de 71 ans, le 17 avril.Il était un vétéran de la rébellion du Nord-Ouest et avait servi dans le régiment des volontaires québécois.Trois de ses fils ont servi durant la Grande Guerre et l\u2019un d\u2019entre eux, Hector, fut tué sur le champ de bataille.Lui survivent son épouse, trois fils, le Major C.-A.Plante, de Québec, Ernest, de Montréal, et P.-E.Plante, de Détroit, et deux filles.Le Docteur ELZEAR MONTPETIT, frère de Monsieur Edouard Montpetit, secrétaire général de l\u2019Université de Montréal, est mort le 19 avril à Montréal à l\u2019âge de 66 ans.Le Dr Montpetit avait fait ses études à Montréal et avait étudié la médecine à l\u2019Université de Montréal.Jeune médecin, il alla exercer sa profession aux Etats-Unis.Il revint ensuite au Canada et s'installa à Rigaud dont il devint plus tard maire, poste qu\u2019il occupa durant de nombreuses années.Il s\u2019occupa également de politique et fut candidat dans le comté de Vaudreuil comme député à l\u2019assemblée législative.Le Dr Montpetit était venu résider à Montréal, il y a quelques années.Lui survivent un fils, son frère Edouard, deux sœurs et plusieurs neveux et nières +0 \u2014\u2014\" >.LIVRES REÇUS EN AVRIL 1938 Le traitement des troubles affectifs et l\u2019art de vivre.Dr.méd.K.GRAFTER (Bâle).Volume de 214 pages.En vente chez Vigot Frères, éditeurs, Paris.Leçons du jeudi à la clinique Tarnier.Par MM.A.BRINDEAU, Maurice BROUHA, V.BUE, G.ECALLE, N.GHEORGHIU, E.HAUCH, H.HINGLAIS, A.LABHARDT, A.LAFFONT, P.LANTUEJOUL, Y.MANOUE- LIAN, Marcel METZGER, P.PRUD'HON, R.SUZOR, R.VAUDESCAL.Volume de 318 pages.En vente chez Vigot Frères, éditeurs, 23, rue de l'Ecole-de-Médecine, Paris.La bronchoscopie.Par Chevalier JACKSON, Chevalier-L.JACKSON et Jacques VIALLE.Volume de 345 pages.En vente aux éditions Delmas, Paris, France.La pratique de la cure insulinique et les diabétiques.Par Francis RATHERY.Brochure de 100 pages.En vente chez J.-B.Baillière et Fils, Paris. TABLE DES ANNONCEURS Abbott, Laboratoires, Ltée (Glucophylline Abbott).28 Anglo-French Drug, Cie (Panvite) .19 Ayerst, McKenna & Harrison, Ltée .Ze page de couverture Banque Canadienne Nationale (A votre disposition) .547 Borden Co.Ltd., The .543 Bromo-Seltzer Ltd.23 Canada Drug (Paveral) .553 Canadian Metalix LL LL LL LL 1 1.549 Carling Breweries Ltd (Invalid Stout) .557 Casgrain & Charbonneau, Ltée (Sulfocide) .9 Casgrain & Charbonneau, Ltée (Stérilisateur Castle\u201d) .17 Ciba, Compagnie, Ltée (Coramine Ciba\u2019) .20 Collège Royal des Médecins et Chirurgiens .24 Eddé, J.Ltée (Tréphonyl) .2.21 21° 2° 2211111011 1 22 Eddé, J.Limitée (lodogénol Pépin .539 Edde, J.Limitée (Nucléarsitol Robin) .22 Encyclopédie Médico-Chirurgicale .55] Frosst, Charles E., & Co.(Ferro-Catalytic) .1 Herdt & Charton, Inc.(Choay) .549 Herdt & Charton, Inc.(Uroprazine) Ce.o.oo.545 Hirbour, Arthur (Elixir Polybromure) .Oo Hoffmann-La Roche Limitee (Somnifene et Pantopon « Roche») .26 Imperial Tobacco Co.Ltd.(Sweet Caporal) .547 J.J.Joubert Limitée (Crème à Céréale) .05 Kellogg's (All-Bran) LL LL LL 1.SSI Librairie Beauchemin, Ltée (Imprimeurs, Relieurs.Editeurs).537 Laboratoire du Bismol (Upnos) 4e page de couverture Laboratoires Poulenc Fréres du Canada (Novarsénobenzol et Sulfarséno- benzol Billon) .533 Laboratoire Nadeau, Ltée (Digestan) .545 Merck & Co., Ltd (Pyridium) .5 Millet, Roux & Cie, Ltée (Total magnésien) .15 Monty, Gagnon.Monty .553 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.À.N.\u2014 Montréal, mai 1938 557 À contenance élevée d'extrait de malt, l'INVALID STOUT exerce une étonnante action revitalisante, excite un appétit salutaire, apporte une joyeuse énergie.L'avis du docteur : «J'ai pu me rendre compte personnellement des propriétés toniques et stimulantes de votre PORTER», écrit un médecin, et il ajoute: «Je vous complimente d\u2019avoir su allier en lui les propriétés fortifiantes à un goût excellent.» INVALID | Ie PORTER tonique TABLE DES ANNONCEURS (suite) Officine Canadienne incorporée (Aesculin) .3e page de couverture Rougier Frères (Digitaline Nativelle) .8 Rougier Fréres (Hémoglobine Deschiens) .3 Rougier Freres (Arrhéno-fer, Neutralisine, Calcifixine) .7 Rougier Frères (Elixir Martin-Mazade et Stanno-Sufrel) .0831 Sanatorium Prévost LL LL LL 18 Schering (Canada) Limited (Oréton) .535 Usines chimiques du Canada, Inc.(Ampoules Valor) .558 Vinant Limitée (Sédosine) .11 Vinant Limitée (Proveinase Midy) .11 Vinant Limitée (Amidal, Glycoby! et Génosthéniques) .21 Vinant Limitée (Tenebryl Guerbet et Lipiodol) .21 Vinant Limitée (Spartoval, Sparto-camphre et Génisténal) .27 Warner, William R., Limited (Cal-BisMa) .541 Winthrop Chemical Company .28 + + 558 L'UNION MEDICALE DU CANADA BULLETIN À.M.LL, F.A.N.\u2014 Montréal 1938 | APY.rr ç 0 TA NZ i COV sO CACODYLATE de FER is ps EPHEDRINE ee Ze AMPHREF June G EPINEPHRINE CAMPHOVAL (Solution aqueuse de Camphre) 000\" Abr, O Va L878 O° pus SULFATE de MAGNESIE L Pare CYANURE de MERCURE PITUIT se EAU DISTILLEE aN \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 ps NS HYPOSULFITE de SOUDE gx Ac USINES CHIMIQUES du CANADA Inc = MONTREAL 1338, RUE LAGAUCHETIERE EST Casier Postal 87, Station C FORMULE PAR 100 C.C.Ext.Aesculus Hippocast.Sem.Liq.\"Officine\" Ext.Hamamelidis Virg.Fol.Liq.Officine\u2019 Sol.glycero-hydroxy-ethylic.citric.OFFICINE CANADIENNE INCORPOREE Fabricants de Spécialités Pharmaceutiques MONTREAL \u2014 LABORATOIRES: LACHINE, QUE.d.L.GIRARDEAU-GINGRAS, Phm.B., Président-\u2014Gérant Général A.ROUSSELLE, Directeur Distributeurs: Lymans Agencies, Ltée., Casier Postal, 1050, Place d\u2019Armes, Montréal Pour correspondance et échantillons adresser: 126-3\u20ac Avenue, Lachine, Qué. Pour la profession médicale seulement.BISMOL Suspension alcaline de Bismuth et d\u2019Alumine indiquée dans les affections Gastro-Intestinales des adultes.Diarrhée des enfants et diarrhées vertes des nourrissons.Bismol tapisse\u201dd\u2019une couche protectrice les membranes de l\u2019estomac et de l\u2019intestin.Dose générale: \u2014 Une ou deux cuillerées à soupe à toutes les trois ou quatre heures.1 LE LABORATOIRE DU BISMOL 945, rue Côté 99 Harbour, KINGSTON, B.W.I.\u2019 45 Peddar, HONG-KONG arbour MONTREAL eddar Représentants pour les États-Unis: Geo.J.WALLAU Inc., 153 Waverly Place, N.-Y.DISTRIBUTEURS : MONTRÉAL: La Cie Pharmaceutique DesBergers.TORONTO: Drug Trading, National Drug & Chemical Co.Ltd.WINNIPEG et RÉGINA: National Drugs Limited.CALGARY et EDMONTON: Alberta National Drugs Ltd.VANCOUVER: B.C.Drugs Limited.HALIFAX et SAINT-JEAN: National-Canadian Drugs Ltd."]
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