L'union médicale du Canada, 1 juin 1938, Juin
[" FORMULE PAR 106 C.C.Ext.Aesculus Hippocast.Sem.Lig.\"Officine\" -.=.=.= j Ext.Hamamelidis Virg.Fol.Liq.Officine\u201d - - = =.= \\.Sol.glycero-hydroxy-ethylic.citric.- - - « « = OFFICINE CANADIENNE INCORPOREE Fabricants de Spécialités Pharmacautiques MONTREAL \u2014 LABORATOIRES: LACHINE, QUE.J.L.GIRARDEAU-GINGRAS, Phm.B., Président-\u2014Gérant Général A.ROUSSELLE, Directeur Distributeurs: Lymans Agencies, Ltée, Casier Postal, 1050, Place d\u2019Armes, Montréal Aux vigiles involontaires UPNO DOSE: Une cuillerée à dessert (ou 1 ou 2 comprimés) dans un peu d\u2019eau tiède, lait ou jus de fruit, une heure avant le coucher.Répéter au coucher si nécessaire.UPNOS liquide s\u2019obtient en flacons de 100 c.c.et de 250 c.c.Les comprimés UPNOS sont offerts en boîtes de MÉDICATION SYMPTOMATIQUE DE l\u2019Insomnie nerveuse, passagère ou persistante des Neurasthéniques Psychopatiques Surmenés Insomnie douloureuse du prurit des névralgies des opérés Insomnie fébrile des maladies 24 et en flacons de 100 comprimés.contagieuses 945, rue Côté .elo > 45 P dd \u2019 HONG-KONG 99 Harbour, KINGSTON, B.W.I MONTREAL eddar Représentants pour les États-Unis: Geo.J].WALLAU Inc., 153 Waverly Place, N.-Y.DISTRIBUTEURS : MONTREAL: La Cie Pharmaceutique DesBergers.TORONTO: Drug Trading, National Drug & Chemical Co.Ltd.WINNIPEG et REGINA: National Drugs Limited.CALGARY et EDMONTON: Alberta National Drugs Ltd.VANCOUVER: B.C.Drugs Limited.HALIFAX et SAINT-JEAN: National-Canadian Drugs Ltd. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1933 1 L'épreuve du Temps « Ferro-Catalytic », présenté à la profession médicale seulement après que des épreuves cliniques sérieuses eurent prouvé sa valeur thérapeutique dans le traitement des ANÉMIES SECONDAIRES a résisté à l\u2019épreuve du temps, et chaque jour apporte une preuve nouvelle de son utilité.Les malades qui, pendant des années, ont été des demi-invalides à cause de l\u2019anémie et qui ont été traités par différents modes thérapeutiques sans résultats évidents, ont bénéficié d\u2019une façon étonnante du traitement par FERRO-CA Sur votre demande nous vous enverrons avec plaisir des échantillons cliniques, des listes de formules et une échelle pour le dosage de l'hémoglobine.CAPSULES Charles &.Frost & Co.pour adultes MONTREAL.- CANADA SIROP Une firme canadienne fabriquant des produits pharmaceutiques de haute qualité depuis 1899 pour enfants SOMMAIRE BULLETIN LeSAGE: Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord \u2014 Le Congrès d'Ottawa-Hull, septembre 1938 MEMOIRES Albéric MARIN: L'ictère chez les syphilitiques L.-C.SIMARD: Sur la fréquence du cancer du sein chez la femme, dans la province de Québec, de 1927 à 1936 Emile LEGRAND: Troubles neuro-psychiatriques consécutifs à l'électrocution RECUEIL DE FAITS M.ROCH: Histoire d\u2019un tabes à évolution lente \u2014 Réflexions sur la guérison des douleurs fulgurantes par une pneumonie Léon GERIN-LAJOIE: Un cas d\u2019auto-transfusion .Pierre SMITH et Gérard AUMONT: Dolichocôlon et interventions chirurgicales multiples Georges HEBERT: Colique hépatique après cholécystectomie Jean TREMBLAY: Considérations sur certains phlegmons du cou d'origine dentaire REVUE GENERALE G.PINSONNEAULT: Les indications de la biopsie dans le diagnostic des tumeurs PETITE CLINIQUE Donatien MARION: Mole hydatiforme Jean PANET-RAYMOND et Marcel OSTIGUY: Un cas de syndrome paralytique unilatéral global des nerfs craniens VARIETES François De MARTIGNY: En marge de la chirurgie canadienne FORMULAIRE 509 562 565 571 583 586 588 591 593 597 610 616 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 M METHODE DE HODE DE WH DE WHIPPLE E xtrait concentré é hydrosoluble de foie de v veau Forme ampoule-Forme sirop SYNDROMES ANÉMIQUES DESCHIENS.©.nus Pa .eaPA£SEMTANT , ROUGIER.350.Sue Canons womratan jonuaues AYVYVYVVVVVVYVVVVYVVYYVYVVYYVOPYVVLYYVYVOYYYYLYYVVYPYVYVY LABORATOIRE NATIVELLE 27, Rue de la Procession - PARIS 15 OUABAINE ARNAUD INDICATIONS FORMES insuffisance ventriculaire gauche.Solution 3 2/100.Myocardites diverses à cœur ré- Ampoules au 1/4 de mg.pour gulier.injections intraveineuses.Toutes cardiopathies décompen- Nouvelle présentation: sées.Comprimés à 5 mg.Dépôt général pour le Canada: MM.ROUGIER Frères, 350, rue Le Moyne, MONTRÉAL.AhAdAAAAAAAAAAAAARAAARARARAAAAARARAE Draeger | AAnAAAANAA\"ANAANANAAE va AAAAAAALAAAAAAAAAAAAA | SOMMAIRE (Suite) ANALYSES MEDECINE Corrélations entre pathologie humaine et météorologie.Les idées de F.Petersen (p.618).Nouvelles recherches sur l'hérédité de l'hypertension artérielle (p.618).Les microdoses d\u2019histamine en thérapeutique, en particulier dans le traitement des états allergiques (asthme, urticaire, migraine) et des ulcères gastroduodénaux (p.619).PHTISIOLOGIE Le traitement des blessures thoracopulmonaires et de leurs complications (p.620).ENDOCRINOLOGIE Goitre exophtalmique avec asystolie et rythme cardiaque normal (p.620).NEUROLOGIE Chémoprophylaxie de la poliomyélite (p.621).Tempérament et constitution des migraineux (p.621).PEDIATRIE Traitement des néphrites aiguës de l'enfant (p.622).Pyélocystites du nourrisson et anomalies congénitales des voies urinaires (p.622).A propos des néphrites avec œdème chez le nourrisson (p.623).OBSTETRIQUE Les transfusions de sang placentaire pratiquées avant et après les opérations (p.623).Diagnostic biologique fait par l'étude quantitative des hormones gonadotropes du sérum sanguin chez les femmes enceintes (p.623).DERMATO-SYPHILIGRAPHIE Le traitement des angiomes (p.624).RADIOLOGIE Les méthodes d'irradiation des tumeurs malignes de l\u2019'amygdale (sarcomes et cancers) et leurs résultats (p.624).Radiothérapie de l'herpès simple (p.625).LABORATOIRE Essais de sérothérapie préventive antivaccinale (p.625).SOCIETES .2.2 2 2° 1° 21111122 1 .626 La Société Médicale de Montréal: Séance du 5 avril 1938 (p.626).Assemblée scientifique du Bureau médical de l'hôpital N.-Dame: Séance du 21 avril 1938 (p.628).NECROLOGIE Le Docteur Noé Fournier.REVUE DES LIVRES BIBLIOGRAPHIE .NOUVELLES .2.2 2 21° 22222222.648 Congrès d\u2019Ottawa-Hull: 5, 6, 7 et 8 septembre 1938.\u2014 Soutenances de thèses.\u2014 Concours Casgrain-Charbonneau.\u2014 Honneur au Dr W.Leblond de Québec.\u2014 Révision des études médicales.\u2014 Unités sanitaires de la province de Québec à l\u2018honneur.\u2014 Comité provincial de Défense contre la Tuberculose, Inc.\u2014 5e Congrès de la Presse Médicale Latine.\u2014 Cours de perfectionnement en Pédiatrie.\u2014 Congrès des Pédiatres de langue française.\u2014 Congrès International du Cancer.\u2014 XXVe Congrès Français de Médecine.\u2014 Déclaration de la poliomyélite.LIVRES REÇUS EN MAI 1938 . L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurrETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 .jnaires- ue .+ aap les (roubles 5 Lorsd ¢ est épuisé pa e 10 le patte Plus d\u2019une décade d\u2019expérience a démontré que les symptômes douloureux des affections genito-urinaires tels que: mictions fréquentes, impérieuses, douloureuses, et ténesme, peuvent être soulagés par l\u2019administration per os de v Littérature médicale, concernant le soulagement symptomatique, par le Pyridium, dans les cas de cystite, pyélonéphrite, pros- tatite et uréthrite, envoyée sur demande.MERCK & CO.LTD.Galricants Chimistes MONTREAL L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 el; Union Médicale e (du Canada) Fondée en 1872 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Professeur Emile Sergent, de Paris.Professeur Maurice Roch, Genève.Professeur Pierre Masson.Professeurs E.-P.Benoît, A.-H.Desloges, J.-A.Leduc, T.Parizeau (Montréal).BUREAU DE DIRECTION MM.R.Boucher, B.-G.Bourgeois, A.Comtois, J.-E.Dubé, L.Gérin-Lajoie, A.LeSage, A.Marin, D.Marion, D.Masson, O.Mercier, J.-A.Mousseau, J.-N.Roy, E.Saint-Jacques, J.-A.Vidal, R.-E.Valin, Sénateur Lacasse.BUREAU DE REDACTION Redacteur en chef Albert LeSAGE Secrétaire de la rédaction Secrétaire adjoint Léon Gérin-Lajoie Roma Amvot Membres A.Bertrand, E.Desjardins, R.Doré, M.Fauteux, L.-C.Favreau, A.Jutras, J.LeSage, P.Letondal, J.-A.Manseau, A.Marin, E.Saint-Jacques, J.Saucier, L.-C.Simard, P.Smith.BUREAU DE COLLABORATION MM.R.Amyot, P.-R.Archambault, H.Baril, H.Barry, A.Bellerose, A.Bertrand, P.Bourgeois, J.Brault, A.Desforges, E.Desjardins, R.Doré, E.Dubé, M.Fauteux, L.-C.Favreau, L.Fortier, L.-A.Gagnier, L.-H.Gariépy, R.Gatien, H.Gélinas, A.Jutras, G.Lafresniere, G.Lapierre, R.Lefebvre, J.LeSage, P.Letondal, A.Magnan, J.-A.Manseau, P.Morin, J.-P.Paquette, P.Poirier, J.-L.Riopelle, ].Saucier, L.-C.Simard, P.Smith. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 Produits Spéciaux des LABORATOIRES LUMIÈRE \u2014 45, rue Villon, LYON \u2014 ROUGIER FRÈRES \u2014 350, rue Le MOYNE À MONTRÉAL (Canada) Oléochrysos Lumière L\u2019or et le strontium.Suspension dans l\u2019huile d\u2019auro- thiopropanol et sulfonate de strontium.Imprègne l\u2019organisme lentement et régulièrement.Tuberculoses - Rhumatismes - Syphilis - Dermatoses.Emgé Lumière Médication hyposulfitique magnésienne.Prophylaxie et traitement de tous les troubles liés à un état d\u2019instabilité humorale.ANTI-CHOC.Allochrysine Lumière Chrysothérapie de la tuberculose par voie intramusculaire.| Cryptargol Lumière Antiseptique intestinal non toxique.Adultes: 4 à 6 pilules par jour.Enfants: 1 à 4 cuillerées à café de granulé par jour.Cryogénine Lumière Antipyrétique et Analgésique.Pas de contre-indication.Un à trois grammes par jour.Borosodine Lumière Calmant antispasmodique.Adultes: Solution, une demi-cuillerée à 2 cuillerées à café par jour.Enfants: Sirop, une demi-cuillerée à 4 cuillerées à café par jour.Tulle Gras Lumière Pour le traitement des plaies cutanées.Évite l\u2019adhérence des pansements.Se détache aisément sans douleur, ni hémorragie.Active les cicatrisations.Rhéantine Lumière Vaccinothérapie antigonococcique par voie buccale, quatre sphérules par jour, une heure avant les repas.Entérovaccin Lumière Antitypho-colique polyvalent.Pour immunition et traitement de la fièvre typhoïde.Allocaine Lumière Aussi active que la cocaïne.Sept fois moins toxique.Mêmes emplois que la cocaïne.Opozones Lumière Persodine Lumière Préparations organothérapiques à tous organes contenant la totalité des principes actifs des organes frais.Dans tous les cas d\u2019anorexie et d\u2019inappétence.Hémoplase Lumière Médication énergique de toutes les déchéances organiques, quelle qu\u2019en soit l\u2019origine.(Ampoules, Cachets, Dragées, Granulés). L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 e l'Union Médicale e (du Canada) Fondée en 1872 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.ADMINISTRATION OFFICIERS Président: J.-A.Mousseau Vice-président: R.-E.Valin Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal COMITÉ EXÉCUTIF MM.J.-A.Mousseau, R.-E.Valin, A.LeSage, J.-A.Vidal, D.Marion.COMITE DE PUBLICITE MM.A.LeSage, D.Marion, E.Saint-Jacques, J.-A.Vidal.Jacques-D.Clerk, publiciste.COMITÉ DE PROPAGANDE MM.].-E.Dubé, E.Saint-Jacques, J.-A.Mousseau, L.Gérin-Lajoie.CORRESPONDANTS MM.P.Desfosses (Paris); A.Granger (Nouvelle-Orléans); L.-E.Phaneuf (Boston); P.-C.Mathé (San Francisco); A.Fontaine (Woonsocket); J.-H.Lapointe, J.-E.Gaulin, L.Mantha (Ottawa); L.-F.Dubé, M.P.P.(Notre-Dame-du-Lac); Eug.Tremblay (Chicoutimi); P.Bertrand, R.Gaudet (Sherbrooke); Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Riviéres); Pio.-A.Laporte (Edmunston); D.Collin (Saint-Boniface); L.-P.Mousseau (Edmonton).Le Président, le Rédacteur en chef et le Secrétaire-trésorier sont, « ex officio », membred de tous les comités. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 SULFOGIDE INFECTIONS STREPTOCOCCIQUES & GONOCOCCIQUES LITTERATURE ET ECHANTILLONS «PARA-AMINO-BENZENE-SULFAMIDE» à l\u2019usage exclusif du médecin.Infections puerpérales Scarlatine Septicémie Erysipèle Arthrites suppurées Amygdalite aiguë Impétigo chronique Méningite Otite moyenne Gonorrhée SUR DEMANDE CASGRAIN & CHARBONNEAU LIMITÉE MONTRÉAL 10 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 AR eLi\u2019'Union Médicale (du Canada) La plus ancienne revue francaise de Médecine et de Chirurgie au Canada Fondée en 1872 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.OFFICIERS Président: J.-A.Mousseau Vice-président: R.-E.Valin Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal Rédacteur en chef Albert LeSAGE Secrétaire de la rédaction Léon Gérin-Lajoie Secrétaire adjoint Roma Amyot Membres A.Bertrand, E.Desjardins, R.Doré, M.Fauteux, L.-C.Favreau, A.Jutras, J.LeSage, P.Letondal, J.-A.Manseau, J.Saucier, L.-C.Simard, P.Smith.ONT COLLABORÉ AU VOLUME 66 Drs Aumont (Gérard), Amyot (Roma), (Albert), Lafresnière (Gabriel), La- Archibald (Edward), Archambault moureux (Léopold), Lefrancois (P.-R.), Attendu (Gérard), Baril (HD), Barry (Gaétan), Bélanger (Léopold), Belisle (L.-P.), Bellerose (A.), Benoît (E.-P.), Bernier (Alph.), Bertrand (Albert), Bertrand (A.), Bonin (Wil- brod), Boucher (S.), Bourgeois (Paul), Boutin (J.-R.), Cantero (Antonio), Chaput (Yves), Charron (Ernest), Delage (Jeam), DeMontigny (Gérard), Desjardins (Edouard), Doré (Réal), Dreyfus (Gilbert), Dubé (J.-E.), Dufresne (Eugène), Dufresne (Origène), Dufresne (Roger-R.), Fac- quet (J.), Farley (L.), Fauteux (Mercier), Favreau (L.-C.), Ferron (Maurice), Fortier (L.-E.), Fortier (Ls), Ga- gnier (L.), Gagnon P.-A.), Gariépy (.-U.), Gélinas (Henri), Gendreau (JE.), Gérin-Lajoie (Léon), Gratton (Armand), Hartmann (Henry), Jutras (Charles), Lemierre (A.), Lemieux (J-Edouard), LeSage (Albert), Le- Sage (Jean), LeSage (Jules), Leton- dal (Paul), Leven (Roland), Lian (C.), Major Manseau (Willie), Marin (Albéric), Martel (J.-Alcide), Martin (Paul), Mercille, Millet (J.-A.), Mon- geon (Léo), Morin (Gaspard), Morin (Paul), Mourgue (R.), Mousseau (J.- Alfred), Panneton (Philippe), Pa- quette (J.-P.), Pariseau (Léo), Pari- zeau (T.), Pilon (J.-Alcide), Pinson- neault (G.), Poirier (Paul), Poliquin (Paul-A.), Ravina, Riopelle (J.-L.), Roch (Sylvio), Roy (J.-N.), Saint-Jac- ques (Eugène), Saucier (Jean), Sergent (Emile), Simard (L.-C.), Simard (Raymond), Simard (Roland), Smith (Pierre), Sorrel (E), Tétrault (Edouard), Winiphen (André). L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 POMMADE MIDY SUPPOSITOIRES MIDY EPINEPHRINE STOVAINE ANESTHÉSINE EX! DE MARRONS D'INDE PRAIS STABILISE PRINCIPES ACTIFS ka LABORATOIRES MIDY y Ey 0 \u201cNI 9 G E \u20ac LABORATOIRES MIDY, 67 AVENUE DE WAGRAM, PARIS, (France) Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTRÉAL.TENEBRYL GUERBET (Di-iodo-méthane sulfonate de sodium) (68.69, d'iode) Moyen de contraste pour Urographie Intraveineuse JEUTIQUE ANTALGIQUE RAITEMENT 10DE RADIODIAGNOSTIC THERA HUILE IODEE A 40% AM S40 MILLIGr d IODE par CC.Re es LAFA y L 22.RUE DU LANDY I STOUEN _ LABORATOIRES A.GUERBET & CIE - PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTREAL. 12 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 OFFICIERS DE L'ASSOCIATION Des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord PRÉSIDENT HONORAIRE L'honorable J.-H.-A.PAQUETTE DIRECTEUR-GÉNÉRAL EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION R.E.VALIN, R-E.VALIN 165 est, ave Laurier, Ottawa.D.MARION © 2 , J-A.JARRY, SECRET AIRE-TRÉSORIER J.-H.LAPOINTE Donatien MARION, 326 est, boul.St-Joseph, Montréal.Arthur RICHARD e COMITÉ DU XVe CONGRÈS [-H.LAPOINTE, Président J.-R.BÉLISLE, 3e Vice-président A.RICHARD, Secrétaire R.LAROCHELLE, 4e \"\u201d J.-M.LAFRAMBOISE, Trésorier B.-G.BOURGEOIS, 2e Vice-président A.GRANGER Se \" © ANCIENS PRÉSIDENTS J.-E.DUBÉ R.-E.VALIN Albert LeSAGE P.-C.DAGNEAU I-A.JARRY Albert PAQUET © MEMBRES DU CONSEIL BAUDOIN, ]-A.Montréal 222 2 +., (1940) LAROCHELLE, }.-E., Manchester .(1940) BELISLE, }.-R., Hu ee ee ee ee LAROCHELLE, R.Biddeford, Maine .« eo +.BERTRAND, F., Sherbrooke ee eee.(1940) LEBEL, M.-H., 3645, ave Laval, Montréal .(1940) BIBAUD, B., Valleyfield 222 + + + + .(1940) LeSAGE, Albert, 260 Carré St- \u2018Louis, Montréal .BLAIS, E.-A., Edmonton .(1938) MARION, D., 326 est, boul.St-Joseph, Montréal .BOURGEOIS, B.-G., 418 est, rue \u2018Sherbrooke, Montréal MATHE, P.-C., 450, rue Sutter, San Francisco .(1940) 1938) MAYNARD, Oswald, 73 West Pearl, Nashua, N.-H.(1938) 1938) MERCIER, 0.934, rue Cherrier, Montréal .(1940) 1938) MILOT, J.-D., Stafford Road, Fall River, Mass.(1940) 1940) PAQUET, Albert, 71, rue Ste- Anne, Québec CHARPENTIER, L.-A., Drummondville .( CHOLETTE, A-M., 1451 est, boul.St- Joseph, Mt ( COLLIN, Donat, St-Boniface .| CREPAULT, A.-Z., Montréal ( DAGNEAU, P.-C., 4, rue Collins, Queébec .PEPIN, J.-R., 410 ouest, rue Sherbrooke, Montréal .(1938) DAUDELIN, Alph., Worcester, Mass.« .(1938) PERRAS, J.le, Hull ee ee + \u2026 , (1940) DeBLOIS, \u2018Chs.Trois-Rivières .(1938) PHENIX, Georges, Saint-Jean + « « « + .(1940) DUBE, ].-E., 454 est, rue Sherbrooke, Montréal .PIETTE, Edmond, Joliette .« + + + + v (1938) DUBE, L.-F,, Notre-Dame du Lac .(1938) PROVENCHER, Gustave, Granby .+ .(1938) DUMONT, C.-E., Campbellton, .(1940) RICHARD, A, Ottawa .« « + « \u20ac FALCON, A.-).-B, Pawtucket .(1940) ROY, G.-E, Nicolet .(1940) GAUDET, Richard, Sherbrooke .(1940) SAUCIER, Jean, Montréal .(1940) GAULIN, J].-E., 545 King Edward Ave, Ottawa .(1938) SMITH, Pierre, Montréal .(1940) GIROUARD, ).-A., 19 Union St., Willimentic, Conn.(1938) ST- JACQUES, [9 Montréal .(1940) GRANGER, Amédée, Canal Bank Bldg., N.-Orléans, La.TASSE, C.-E., 15, Wall St., Worcester, Mass.(1940) JARRY, J.-A., 7718, rue St-Hubert, Montréal .RG Eugène, Chicoutimi + « « .(1938) LACASSE, G., Sénateur, Tecumseh .(1938) TRUDEL, J.-B., Régina, Sask.(1938) LAFRAMBOISE, J.-M, Ottawa .TRUDEL, J.J., Winnipeg, Man.(1938) LAMY, J.-L, 211 Stewart, Ottawa (1938) VALIN, R.-E., 165, ave Laurier est, Ottawa, Ont.LANGEVIN, Stephen, 330 est, rue Sherbrooke, Mtl (1938) VIDAL, J.-A.'454 est, rue Sherbrooke, Montréal (1940) LAPOINTE, J.-H., 163, ave Laurier, Ottawa .VIGER, ].-A., Saint-Hyacinthe .- .\u2026 (1940) LAPORTE, Pio.-H., Edmunston .(1938) VOORHYES, R.-D., Lafayette, La .(1938) L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Bur1ærIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 13 2002000 os Le changement Direction 1 de la force os- normale motique par de la Sal Hepatica force os- en solution.motique Les substances 5 l'in- fluides sont re- testin.ained in intestine tenues dans for production $ Liquid Bulk.l\u2019intestin pour constituer son volume liquide.IRRIGATION L\u2019Action Osmotique produit LE VOLUME DE LIQUIDE pour L'IRRIGATION DU COLON L\u2019action osmotique de SAL HEPATICA retarde quelque peu l\u2019absorbtion par l\u2019intestin des liquides ingérés.Le volume de liquide qui en résulta stimule le péristaltisme; il lubrifie et 9 rE nettoie le tractus intestinal et facilite l\u2019élimination des déchets.he 2 = a L\u2019efficacité de SAL HEPATICA repose sur le fait que le volume | surajouté est pratiquement composé d\u2019eau./, Les alcalins minéraux que contient SAL HEPATICA aident a 5 neutraliser I'excés d\u2019acidité stomacale.lls constituent également lonsamadl ok : Eft 1 un cholagogue efficace qui facilite la digestion en augmentant NE Saline Combinatio?4 l\u2019écoulement de la bile.i ry ; + SAL HEPATICA agit d\u2019une façon analogue à celle d\u2019eau LAXATIVE 15 minérale de sources réputées.|| constitue une savoureuse boisson n CATHARTIC 2 À effervescente.he mme : Echantillons et littérature envoyés sur demande.Hg gra SAL HEPATICA Nettoie le tractus intestinal et aide la nature à combattre l\u2019acidité gastrique 2\u2014 9 1241-F, rue perot BRISTOL-MYERS COMPANY Montréal, Canada 14 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 e l'Union Médicale e (du Canada) Fondée en 1872 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.CONDITIONS DE PUBLICATION: « L'Union Médicale (du Canada)» paraît tous les mois.Cette Revue est l'organe officiel de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.Elle publie les travaux des Congrès et tous les communiqués de l'Association.Chaque numéro contient des mémoires originaux, des faits cliniques, un mouvement médical, une revue générale, des notes de pharmacologie et de médecine pratique, des analyses, des revues de livres et des nouvelles médicales.ABONNEMENT: L'abonnement est de cinq dollars par année.Les membres déjà inscrits à l'Association des Médecins de Langue française de l'Amérique du Nord ont droit, de ce fait, à la réception du Journal ainsi que tous les médecins qui font partie des Sociétés Médicales des divers Etats et Provinces.© COLLABORATION: Seuls les travaux inédits sont acceptés.MANUSCRITS: Les manuscrits doivent être dactylographiés avec double interligne.og L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 15 \u201c AMPHO-VACCIN INTESTINAL à ingérer | INFECTIONS MICROBIENNES AIGUES OU CHRONIQUES EMPLOI COMMODE ET AGREABLE IL AGIT RAPIDEMENT PAR SON LYSAT, SANS CHOC NI REACTION, ASSURANT RAPIDEMENT | UN MICROBISME INTESTINAL NORMAL AVEC TOUTES SES CONSEQUENCES HEUREUSES © AUCUNE CONTRE-INDICATION Laboratoires de s; AMPHO-VACCINS AGENTS GENERAUX : MILLET, ROUX & Cie Limitée 1215, rue Saint-Denis - Montréal 16 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 ILLUSTRATIONS: L' « Union Médicale » assume les frais de cing illustrations au maximum, pour chaque travail, pourvu que les auteurs fournissent des photographies et des dessins convenables; les illustrations supplémentaires sont payées par l'auteur.Nous n'acceptons pas des négatifs de clichés.Chaque illustration doit porter au verso le nom de l'auteur et les photographies devront être claires, de préférence noires et sur papier glacé.Les dessins doivent être effectués à l'encre de Chine sur papier blanc.EXTRAITS: L'auteur peut obtenir des extraits pourvu qu'il signe la formule accompagnant la galée et qu'il en assume les frais.Tous changements du texte de la galée entraînent des frais supplémentaires pour l'auteur.TARIF: Sans page de titre, tel que publié dans la revue 4 pages 8 pages 16 pages 32 pages 100 $3.00 $ 5.00 $ 7.50 $12.50 200 3.75 6.00 11.00 18.00 S500 5.50 10.50 17.00 26.50 1000 7.75 15.00 23.15 33.00 La page de titre comprenant 4 ou 5 lignes de texte sera fournie au prix de $1.50 pour les frais de composition, et les corrections d'auteur devront être payées au prix de l'heure.Couverture imprimée en noir, qualité et couleur or de la revue 10.$ 6.00 200.2.+.2.+ +.650 0 .11.00 1000 .18.50 Pa Po 4 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 17 STERILISATION EFFICACE AUTOMATIQUE ECONOMIQUE POUR Médecins et Hôpitaux | al a | Les Stérilisateurs CASTLE vous assurent une stérili- Vous ne pouvez endommager le Stérilisateur par sation parfaite sans qu\u2019il vous soit nécessaire de les négligence.surveiller constamment.La bouilloire est en bronze coulé d\u2019un seul morceau.Installez un CASTLE \u201cFull Automatic\u2019\u2019 entiérement WILMOT CASTLE COMPANY automatique.lls ne sont jamais en bas du point Rochester, N.Y.bouillant.Ils maintiendront le degré de stérilisation sans qu\u2019il \u201cCASTLE 7 soit nécessaire de tourner aucune clef.REFRESENTANTS CASGRAIN & CHARBONNEAU Limitée, Montréal EXCLUSIFS : Permettez-nous de vous tenir au courant des améliorations apportées à la stérilisation moderne.Appareillage à Rayons-X et d'électricité Médicale de WESTINGHOUSE X-RAY CO.INC.Générateurs à Thérapie Profonde 200-400 K.V.Générateurs Combinés (Diagnostic - Thérapie) Générateurs à Diagnostic (Haut Milliampérage) Générateurs à Diagnostic (Condensateurs) Générateurs à Diagnostic pour Praticien Tables à Rayons-X (modèles de tous genres) Fluoroscopes verticaux.Stéréoscope Civière Radiographique Spéciale Appareils à Haute - Fréquence Escamoteurs de Cassettes Ampoules à Rayons-X A .Littérature Electro-Cardiographe descriptive Accessoires.gracieusement fournie v v [ASGRAIN & [HARBONNEAU REPRESENTANTS EXCLUSIFS LAncaster 3292 MONTREAL 30 est, rue St-Paul L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 Tous ces prix sont susceptibles d'être majorés de la taxe fédérale et de la taxe municipale s'il y a lieu, et de toute autre taxe qui pourrait survenir.BIBLIOGRAPHIE: L'index bibliographique de chaque travail doit être restreint aux indications les plus importantes.Le Journal se réserve toujours le droit de le limiter.Chaque indication bibliographique doit être fournie comme suit: nom de l'auteur, titre de l'article, nom du périodique, volume, page, mois (jour du mois, si le périodique est hebdomadaire), année.PUBLICITÉ: Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le barême des annonces est fourni sur demande à Jacques D.Clerk, publiciste, 326 est, blvd Saint-Joseph.Téléphone: LAncaster 9888.Tout annonceur qui n'observe pas l'éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d'attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de conduite.Tout ce qui concerne la rédaction et l'administration doit être adressé franco aux bureaux de l'« Union Médicale (du Canada) », 326 est, Boulevard Saint-Joseph, Téléphone: LAncaster 9888.\u2026._\u2014@ 0. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 19 = RN = = = \" Qi AN Ses se ss AD - SE Se 5 SER ee =.3 AN + nN 23 + = SN S £8 NE 5 = = SE $ Se = RE see > x PW = = 5 «3 = = = = i = at.2 1 = $i = as = æ Se ER a S se 3 S ce 3 SR hi SR = a > i; 3 = = = = NY 2 Xa Rs i = RN SE = & = Se a 3 = .= = 5 S 5 a ; = = = = .=.pas ok % = 5 a * ?: 5 a by! a SRE RE = $ = = Se es = pi su ui > = de 2 2 he 2 # vi 2 = ze a 5 2 5; vl 55; # koa Xs TT Tp Pd tn, SET EF La pu > ES Ne - 4 ANTI-INFECTIEUX PREVENTIF ET CURATIF VITAMINOTHÉRAPIE INTÉGRALE - .- .En flacons de 40 et 300 comprimés Dose: 2 à 6 par jour suivant les cas.Littérature et échantillons.Dépositaire pour le Canada et les Etats-Unis: 354 est, rue Sainte-Catherine - MONTRÉAL Anglo-French Drug Cie, 1270 Broadway, New-York. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 PREMIÈRE HORMONE MÂLE PERANDREN \u201cCIBA De nombreuses observations cliniques bien définies sur l\u2019action au Peran-| dren (propionate de testostérone) sont maintenant acquises.Les applications pratiques de cette thérapeutique nouvelle dans certains symptômes et réactions\u2019 pathologiques dus à un trouble de la sécrétion hormonale chez l'homme et quelquefois chez la femme deviennent de plus en plus précises.Outre les ampoules de Perandren de 5 mgrms, l\u2019expérimentation clinique a reconnu la nécessité de doses plus fortes; des ampoules de 10 et 25 mgrms sont donc maintenant présentées pour l\u2019usage thérapeutique.Par suite du développement de notre hormone orchitique de synthèse, le Perandren, il nous a été possible de diminuer d\u2019à peu près de 50% le prix des ampoules de 5 mgrms, et de fixer des prix les plus bas pour les ampoules de 10 et 25 mgrms.Ampoules de 11 ce.| contenant 5, 10 et 25 mgrms.| 3 et 6 ampoules Boîtes de L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.À.N.\u2014 Montréal, juin 1938 ELECTRARGOL Argent colloïdal électrique à petits grains, stérile et stable Constitue la base de la MÉDICATION ANTI-INFECTIEUSE GÉNÉRALE ET LOCALE Médecine: Pleurésies, Méningites, Phlébites.Gynécologie: Métrites, Vaginites.Chirurgie: Plaies, Suppurations, Fractures Ouvertes, Abcès Superficiels, Phlegmons, Panaris, Abcès du sein, Anthrax.(Ampoules de 5 et 10 c.c.) © Collyre Electrargol en ampoules compte-gouttes stérilisées de 25 c.c., permettant l'instillation nasale ou oculaire dans les meilleures conditions d'asepsie.LABORATOIRES CLIN, COMAR & CIE, PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, Montréal.21 SÉDATIF DES TROUBLES SYMPATHIQUES Polonovski et Nitzberg HYPO-ACIDITÉ granules \u2014 nées \u2014 gouttes \u2014 ampoules.TACHYCARDIE SÉDATIF DU VAGUE G E N AT RO P l N E HYPERCHLORHYDRIE Polonovski et Nitzberg SPASMES DIGESTIFS granules \u2014 gouttes \u2014 ampoules.VOMISSEMENTS GENOSCOPOLAMINE 75527777 PARKINSONISME Polonovski et Nitzberg { SYNDROMES granules \u2014 gouttes \u2014 ampoules.POSTENCÉPHALITIQUES Laboratoires AMIDO, A.Beaugonin, Pharmacien, PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTRÉAL 22 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurrETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 L 0 LAL RN eg ct CL GHATS = oe A GA LUTTE < uma PEPTONE IODEE SPECIALE LA PLUS RICHE EN IODE ORGANIQUE, ASSIMILABLE, UTILISABLE CLO , 22 | GOÛT TOUTES LES INDICATIONS DE Lg AGRE ABLE ET DES IODURES MÉTALLIQUES PARFAITE Bien supérieur aux Sirops et Vins Iodés ou Iodotanniques.PRESCRIRE AUX ENFANTS : 10 à 30 gouttes par jour.\u2014 AUX ADULTES : 40 à 60 gouttes p wr jour.Echantillons sur demande Laboratoires PEPIN & LEBOUCQ, à MM.les Docteurs.COURBEVOIE \u2014 PARIS Dépôt général pour le Canada: J.Eddé, Limitée, New Birks Bldg., Montréal.- D ES SEE A L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurrETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 23 Après La CONFERENCE DE MINUIT [1 vient vous consulter.La céphalée est intense, les nerfs sont irrités, les facultés mentales engourdies, il est très fatigué et le système digestif est en dessous de la normale.Cependant il doit retourner à son bureau immédiatement afin de conclure des affaires importantes.|| vous laisse entièrement libre sur la décision à prendre.Votre première pensée est de soulager la douleur.Vous éliminez les narcotiques.Songez alors à Bromo-Seltzer qui empêche la transmission de la douleur Les demandes de littérature et d\u2019échantillons aux centres supérieurs.L\u2019activité mentale ne s\u2019en trouve aucunement gênée.Bromo-Seltzer apporte un prompt soulagement et stimule en même temps les facultés intellectuelles.Il calme l\u2019irritation nerveuse et permet le repos.Les citrates contenues dans le Bromo-Seltzer tendent à faciliter la digestion, à restaurer la réserve alcaline et à augmenter la sensation de bien-être.Bromo-Seltzer fait une boisson effervescente d\u2019un goût agréable.Il est économique, efficace et soulage rapidement.reçoivent une prompte attention.Hise 2250 EMERSORT CT or BROMO-SELTZER LTD.TORONTO, CANADA 24.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 riens ep Le Comité sur les Aliments FAIT SON RAPPORT: «Il est, bien entendu, abondamment prouvé que les bébés et les très jeunes enfants ont besoin d'un supplément de Vitamine D.Il semble au Comité qu'il est dans l'intérêt du public en général de reconnaître et d'accepter le renforcement des aliments au moyen de la Vitamine D.De tous les aliments ordinaires qui sont vendus, le lait est = celui qui se prête le mieux à recevoir un supplément de 7 Vitamine D.» \u2014 LE COMITÉ SUR LES ALIMENTS, Association Médicale Américaine: J.A.M.A., 16 janvier 1937.UN LIVRET POUR LES MEDECINS 3 Lo __ Vous êtes pré DANS le Lait Carnation Irradié, le médecin a, d'écrire pour de- À sa disposition, un lait de qualité indiscutable, Paie UE\" auquel on a ajouté de la Vitamine D en l'expo- CON Bébés.Vous sant à l'action des rayons ultra- ue eZ us violets.Des épreuves biologiques provenant saute assurent, à ce lait, une haute te- sur emploi du neur en Vitamine D, et le soin radié dans.tous méticuleux dont il est l'objet au les cas d\u2019alimentation \u2014 normale A i - Qu difficile 8e cours de sa préparation en ga Carnation Compa- : z \u2018 : 1, L ny.Ltd.Toronto, rantit la pureté et l'uniformité au Ontario.point de vue alimentaire.ARNATION MILK IRRADIE UN PRODUIT CANADIEN \u2018\u2018Provenant de vaches bien nourries\u201d L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 NOTES CLINIQUES a propos de KNOX ONE OF A SERIES OF CORRESPONDENCE EXCHANGES WITH PHYSICIANS ABOUT KNOX GELATINE.= Lettre, faisant partie d\u2019une série, échangée avec des médecins au sujet de la Gélatine Knox.QUESTION concernant la Gélatine Knox comme adjuvant au régime Un médecin sympathique nous écrit: « Je traite un cas d\u2019affection cœliaque à qui je désire donner de la gélatine avec des jus de fruit, en omettant le sucre.J'\u2019apprécierais recevoir vos suggestions concernant sa préparation.» REPONSE du Laboratoire de la GELATINE KNOX Voici deux bonnes manières d\u2019administrer la Gélatine Knox sous forme concentrée: LA BANANE « KNOX » LE FRUIT « KNOX » FOUETTÉ.FOUETTEE.Mettez le contenu de 2 enveloppes de Gé- Écrasez parfaitement une banane latine Knox dans une soucoupe ou un plat mûre.Saupoudrez sur le dessus 2 à céréale.Ajoutez-y 8 cuillerées à soupe de enveloppes de Gélatine Knox et n\u2019importe quel jus de fruit frais ou de con- fouettez en mélant bien la géla- serve, du jus de raisin par exemple.Laissez tine et la banane.Lorsque le tout tremper pendant cinq minutes et mangez est bien mélangé, servez.avec la cuillère à thé.Total: Environ 250 calories.Total: 4 onces de mélange \u2014 100 calories.Pourquoi devez-vous insister sur la Gélatine mousseuse Knox?Parce que la Gélatine Knox contient 85 p.c.de protéine sous forme facilement digestible \u2014 parce qu\u2019elle ne contient absolument pas de sucre ou autres substances susceptibles de causer des gaz ou de la fermentation.La Gélatine Knox ne doit pas être confondue avec une poudre de gélatine manufacturée, chargée de sucre.La Gélatine Knox a été employée avec ; succès dans les régimes de convalescents, des anorexiques, des tuberculeux, ot K sé des diabétiques, des colitiques et des vieillards.Échantillons et livres de recettes utiles envoyés sur demande.Écrivez au Dépt.472.| GÉLATINE MOUSSEUSE KNOX PURE ET SANS SUCRE 25 26 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 NOVOXIL (Onguent Squibb Actif à l\u2019Oxyde d\u2019Argent Colloïdal) un simple 95881 démonte e {oxyde d'argent qu ontient Novoxil est ue «aement absorbé mén eau les P x fermes C par PREPARATION A L'OXYDE D'ARGENT, D'UN TYPE NOUVEAU ET INUSITE NOVOXIL * est un onguent qui contient 5 pour cent d\u2019oxyde d\u2019argent colloïdal dispersé dans une base de pétrole.|| offre les avantages distinctifs suivants: 1.Bactéricide.5.Non irritant.2.Grand pouvoir de pénétration des 6.Sans action caustique.tissus.7.Puissamment stable .N\u2019est écipité dans les tis- \u2019 °, .3 est pas precip! 8.Ne tache pas les tissus viables, sus, mais, en apparence, complètement éliminé.4, Non toxique.NOVOXIL est utile dans n'importe lequel des cas suivants: Eruptions cutanées infectées.7.Blessures malignes infectées Ulcération chronique.(profondes ou superficielles).mais tache de façon permanente le linge et les bandages.1.2.2 .3.Lésions érysipétaleuses.8.Conditions proctologiques.4.Plaies de lit.9.Infection des alvéoles dentaires.> 10.Blépharite.5.Herpès.11.Infections de la voie génitale 6.Blessures bénignes.inférieure de la femme.Pour que vous puissiez éprouver par vous-même le produit, nous nous ferons un plaisir de vous envoyer un paquet gratuit de Novoxil avec imprimés expliquant de façon plus 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prochain.Depuis 1902, date du premier Congrès, à Québec, présidé par le Prof.Brochu, le fondateur, les médecins canadiens-français, animés d\u2019un esprit d\u2019étroite collaboration et de confiance, se sont ralliés spontanément et fidèlement autour de cette vaste organisation qui s'étend non seulement à tous les centres français de l\u2019Amérique du Nord, mais aussi en France et même dans les pays de race latine, en particulier l'Italie et la Roumanie, qui se sont déjà fait représenter à Montréal et à Québec en 1934.Ces Congrès nous ont fait connaître et apprécier en stimulant notre zèle pour les travaux de recherches.D'autre part, nos Universités françaises ont bénéficié de ces relations étroites avec les pays d'Europe et les centres médicaux français d\u2019Amérique.Il suffit, pour s\u2019en convaincre, de rappeler le splendide isolement dans lequel nous vivions avant 1902, en le comparant à notre situation actuelle et aux innombrables avantages que nous en avons tirés pour reconnaître les bienfaits inappréciables d\u2019une telle organisation.Toutes les fondations françaises subséquentes, au Canada, dérivent de notre Association des M.L.F.A.N.qui a sonné le réveil en France et ailleurs, telles: l\u2019Alliance Française, France-Amérique, les missions Françaises et Canadiennes, l\u2019Institut Franco-Canadien; les Professeurs Français en mission d\u2019enseignement dans la province de Québec, nos délégués à la Sorbonne pour y enseigner notre histoire, les bourses canadiennes et françaises, les livres, les journaux, les médicaments et l\u2019enseignement français de plus en plus prônés et répandus ici.Bref, ce sont ces liens, ces échanges de vues et les sympathies racières qui exercent aujourd\u2019hui une influence décisive sur notre avenir intellectuel si plein de promesses.Ce résultat magnifique, nous le devons à notre Association, une et indivisible, ne l\u2019oublions pas.Nos hommes d\u2019Etat en ont compris l'importance, même au début, ce fut là leur mérite, en contribuant généreusement des deniers publics à chaque Congrès, 960 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 afin de stabiliser une œuvre aussi méritoire.Nous comptons toujours sur leur appui, car notre pays en a largement bénéficié.Mais les médecins doivent, avant tout, donner l\u2019exemple de la solidarité en cette circonstance, en assistant, nombreux, au Congrès d\u2019Ottawa, en Septembre, présidé par le Dr Lapointe, dont l\u2019inlassable activité et le programme intéressant, que nous publions, ici même, mérite les encouragements de tous.Nous ne doutons pas, malgré tout, que les deux plus importants centres de la province de Québec doivent s\u2019unir, une fois de plus, pour en assurer le succès.Québec, berceau de l\u2019Association, siège de notre plus ancienne Université où se recrutent des médecins de haut savoir, dont nous connaissons l\u2019élan et le bel esprit d\u2019abnégation.Montréal, avec sa grande Université française, dont les activités nombreuses et variées contribuent si largement au mouvement scientifique en cette province, et cela, sans hésitation ni restrictions, soucieuse, par-dessus tout, de l\u2019intérêt général.Ottawa, capitale du Canada, siège du Gouvernement, où nous comptons des élèves nombreux, actifs et instruits et qui luttent avec succès pour implanter les méthodes françaises en Ontario.Tous sont d'anciens élèves de nos Universités.Nous leur devons notre appui sincère et loyal, quelles que soient, souvent, les difficultés de l\u2019heure.Les Provinces de l\u2019Ouest, où s\u2019essaiment, dans les principaux centres, bon nombre de nos meilleurs élèves qui nous ont quittés à regret pour aller tenter fortune là-bas et y faire connaître nos méthodes et un peu de notre âme canadienne.Mentionnons aussi Trois-Rivières, Sherbrooke, St-Hyacinthe, Joliette, les provinces Maritimes et les centres Franco-américains.Nous faisons donc un appel à tous de se grouper de nouveau près du Comité Exécutif afin de réaliser, une fois de plus, le but si cher à ceux qui en furent les pionniers ainsi qu\u2019à leurs dignes successeurs.N\u2019oublions pas que nous sommes une minorité au Canada et en Amérique.Nous devenons une force, du point de vue médical, si nous nous solidarisons, surtout durant nos congrès de médecine, en vue de publier quelques-uns de nos travaux de recherches et certaines de nos observations poursuivis, sans bruit ni trève, dans nos hôpitaux, si bien outillés, et dans nos deux grandes Universités Françaises d\u2019Amérique.Souvenons-nous qu\u2019une nation n\u2019est pas enfermée dans les quatre murailles d\u2019un Parlement, et que le véritable patriotisme est un acte de foi, sans cesse renouvelé, de chaque citoyen, de chaque groupement social, et en toute occasion, dans l\u2019avenir de sa race.pourvu qu\u2019elle dure selon sa tradition et sa culture, car « la science, dit-on, donne en peu de temps l\u2019expérience de plusieurs siècles ».LESAGE. BULLLETIN 561 PROGRAMME PRÉLIMINAIRE DU CONGRÈS Le congrès aura lieu les 5, 6, 7, 8 du mois de septembre 1938 et voici dans les grandes lignes le programme ainsi qu\u2019une liste partielle des sujets qui y seront traités: Lundi, le 5 septembre: Ouverture solennelle du congrès.Seront invités les représentants de l\u2019Etat, de la magistrature, du clergé, etc.Mercredi, le 7 septembre, à neuf heures du sou: Réception du président du congrès, suivie de danse.Jeudi, le 8 septembre, à huit heures du soir: Banquet et bal.Quelques-uns des sujets qui seront traités: Les tremblements \u2014 diagnostic clinique.Examen du fond de œil comme moyen de diagnostic et de contrôle.Dystonies neuro-végétatives.Pathologie et thérapeutique de l\u2019individuel.Conception moderne \u2014 maladies contagieuses.Hémorroïdes et leur traitement par les injections sclérosantes.Traitement moderne des brûlures.L\u2019hypertension artérielle.Abdomen aigu.Vision et accidents d\u2019automobile.Traitement chirurgical de l\u2019impuissance chez l\u2019homme.Les progrès de l\u2019insulino-thérapie.Les tumeurs broncho-pulmonaires, bénignes et malignes.Médecine d\u2019Etat et assurance-maladie.Le syndrome angineux.Chimio-vaccino-pyrétothérapie de la Syphilis nerveuse.Conception actuelle de l\u2019éclampsie.Hydronéphroses latentes simulant des troubles digestifs.Traitement chirurgical de l\u2019hypertension artérielle.Les comas \u2014 diagnostic différentiel.La radiothérapie des affections cutanées mnon- cancéreuses.Les hémorragies utérines.Le problème amygdalien.Les douleurs lombo-sacrées.L\u2019encéphalographie gazeuse dans les services de neurologie médicale.Lever précoce en chirurgie abdomino-pelvien- ne.Diagnostic précoce du cancer de l\u2019estomac.Les maladies de la thyroïde.Diagnostic de l\u2019épilepsie par l\u2019épreuve de l\u2019eau.ERRATUM Les noms exacts des auteurs du mémoire suivant: LEONTIASIS OSSEA ET MALADIE DE PAGET, paru dans le numéro de mai, sont MM.G.Pinsonneault et Albert Jutras et non Albert Dupras.Nous adressons nos excuses aux auteurs. MÉMOIRES e + © dd L\u2019ICTÈRE CHEZ LES SYPHILITIQUES Par Albéric MARIN.Nous avons déjà publié ici même, (Union Médicale, avril 1929) un mémoire auquel nous empruntons aujourd'hui pour le bénéfice de celui-ci.Un syphilitique, au cours de son existence, peut faire de l\u2019ictère et le diagnostic étiologique de ce syndrome présenter de réelles difficultés.La clinique et le laboratoire nous démontrent fort bien qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un ictère chez un syphilitique, mais ne peuvent bien souvent nous donner d\u2019autres indications.Et cependant diverses éventualités se présentent.Envisageons a) d\u2019abord le cas du syphilitique récent ou ancien non traité, b) ensuite celui du syphilitique qui subit ou vient de subir une cure.A) Ce malade, par exemple, peu de jours après l\u2019apparition de son chancre, s\u2019aperçoit d\u2019un léger ictère.Sous le coup du traitement spécifique, ictère et ulcération primaire disparaissent aussitôt.C\u2019est l\u2019ictère syphilitique primaire (Gastou, Sevestre, Laurent).Cet autre, lors de son explosion secondaire, avec les signes cliniques de la septicémie tré- ponémique, montrera une teinte jaunâtre de la peau et des conjonctives.Ici encore, la médication antiluétique agira vivement.C\u2019est l\u2019ictère syphilitique secondaire.(Fournier, Gaucher, Ramond).Ce troisième enfin, rendu à une période plus ancienne de son infection, avec ou sans lésions cutanéo-muqueuses, aura un ictère dû à une infiltration scléro-gommeuse du foie.Ici, le diagnostic est toujours hésitant et ce n\u2019est vraiment qu\u2019un traitement d\u2019épreuve positif qui confirmera celui d\u2019ictére syphilitique tertiaire.A part ces accidents liés à la tréponémie et dont l\u2019étiologie est d\u2019habitude assez aisément mise à jour, il peut en survenir d\u2019une autre nature: lithiasique, catarrhal, en rapport avec un cancer de la tête du pancréas, du foie, paludéen, etc.L\u2019ictère lithiasique s\u2019individualise facilement: colique hépatique, nausées, vomissements, jaunisse.L\u2019ictère catarrhal a un début fébrile, donne de l\u2019embarras gastro-intestinal, une langue saburrale.L\u2019évolution lente, insidieuse, l\u2019amaigrissement, la palpation révèlent la néoplasie.L'histoire du malade, l\u2019hypertrophie de la rate, les accès fébriles, la recherche de l\u2019hématozoaire permettent de dépister la malaria.Les différents cas que nous venons de passer en revue rapide, se posent habituellement avec assez de clarté pour rendre inutiles plus de commentaires.Le diagnostic n\u2019en est pas tellement ardu et indique la conduite à tenir.B) Mais il se présente des circonstances où la difficulté de résoudre le problème étiologique devient très grande.Ce sont ces ictères para-thérapeutiques qui s\u2019installent chez des syphilitiques durant une cure arsénobenzolique ou peu de temps après celle-ci.S\u2019ils apparaissent au cours du traitement, ils sont dits intra-thérapeutiques (Clé- ment-Simon) et post-thérapeutiques, s\u2019ils surviennent quelque temps après sa cessation.Dès les débuts de l\u2019arsénothérapie, lorsqu\u2019un syphilitique en cours de traitement ou venant de le terminer, faisait de la jaunisse, on l\u2019attribuait à tout coup au médicament.C\u2019était une réaction toxique et l\u2019arsenic devenait formellement contre-indiqué chez ce sujet.De nos jours encore, en de très nombreux milieux, cette façon de concevoir les choses MARIN: L\u2019ICTÈRE CHEZ LES SYPHILITIQUES est solidement ancrée: le syphilitique a reçu de l\u2019arsenic, celui-ci est donc a blamer.Cette attitude simpliste a conduit a de nombreux abus.Elle omet le fait que la syphilis, elle aussi, peut être responsable de ce syndrome ou encore que le réveil d\u2019un microbisme latent des voies biliaires par choc médicamenteux est capable de le réaliser.Donc, trois éventualités à envisager: intoxication, syphilis du foie, biotropisme.INTOXICATION.Elle est, croyons-nous, exceptionnelle.Si la jaunisse survient dès les premières injections, il est difficile de croire que ces petites doses aient pu empoisonner le malade.Si elle se montre quelques semaines après la dernière piqûre, la théorie de l\u2019intoxication est encore plus dure à faire accepter.Comment croire en effet que l\u2019arsénobenzol peut être coupable de cet accident alors qu\u2019il est éliminé depuis longtemps et que les recherches de laboratoire n\u2019en peuvent déceler aucune trace?On considère qu\u2019une forte dose (0.90 ctgs) est complètement sortie de l\u2019organisme 5-6 jours après son administration.Fenwick, Sweet, Lowe, Lynch, Bailey n\u2019ont pas trouvé de traces d\u2019arsenic dans les urines de ces ictériques.Même une autopsie n\u2019a pas montré du côté du foie une teneur d\u2019arsenic anormalement élevée.Nous traitons depuis des années à doses hautes et prolongées plusieurs alcooliques qui supportent le traitement aussi bien que les sujets sains.Ceux-ci réagissent tout autant que les tarés.Si l\u2019arsénobenzol était un toxique du foie, l\u2019ictère surviendrait infailliblement chez tous; à une dose donnée, tous auraient des accidents et constamment.Ainsi que le souligne Tzanck, une caractéristique de l\u2019intoxication c\u2019est de donner à tous les mêmes phénomènes, à la même dose: « Un toxique agit de façon identique sur la collectivité, non pas différemment sur quelques personnalités.» 563 L\u2019ictère est des plus rares même si le traitement est poursuivi durant des années.Ce qui frappe, au contraire, c\u2019est de constater qu'il est beaucoup plus fréquent dès les premières semaines, bien avant qu\u2019aient été données des doses élevées et nombreuses.(Ruge, Wiles, Sims).La dose élevée n\u2019y est donc pour rien.Milian estime qu\u2019à peine 1% des jaunisses parathérapeutiques sont d\u2019origine toxique.On ne peut pas plus accuser le novar d\u2019en étre responsable que d\u2019attribuer a la syphilis tous les méfaits qui arrivent à un vérolé.(Irgang).Enfin, notons, et ceci est très important, que la presque totalité de ces malades ne feront plus d\u2019accidents s\u2019ils sont remis au novar.À peine 2% de ceux-ci sont exposés à faire un nouvel ictère (Soffer).S\u2019il s\u2019agissait d'intoxication, il est logique de croire que la reprise entraînerait les mêmes effets.SYPHILIS HÉPATIQUE 1° Ainsi que nous l\u2019avons dit tout au début de cet article, dans les cas d\u2019infection récente, l\u2019ictère ou sub-ictère qui apparaît quelque temps après le chancre ou au cours de l\u2019explosion secondaire chez des sujets non traités, est d\u2019origine tréponémique.Il se montre insidieusement sans épisode hépatique et disparaît rapidement avec les antiluétiques.Mais chez le sujet qui, lors de sa période secondaire, n\u2019a reçu que quelques petites doses d\u2019arsenic, peut survenir cette complication dans les quelques semaines qui suivent.Ainsi, un malade reçoit en 5-6 piqûres environ 3 grammes de novar et, voyant disparaître son éruption, il abandonne sa cure.De 6 à 10-12 semaines plus tard s\u2019installe lentement, sans épisode hépatique, un ictère, en même temps que se voient des signes concomitants de syphilis: adénite, plaques muqueuses, alopécie.Il ne peut s\u2019agir ici d\u2019intoxication, mais d\u2019une hépato-récidive.Et le traitement arsé- nobenzolique ne l\u2019aggrave pas mais la guérit.Cependant en certains milieux, l\u2019on croît encore à l\u2019origine toxique de cette hépatite et, partant, on contre-indique formellement le 564 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 novar.Loin de le redouter, il faut l\u2019administrer, ce qui amènera une disparition rapide de ce syndrome.La vérole a eu un regain d\u2019activité du fait d'un traitement incomplet.Le foie n\u2019a pas été touché par l\u2019arseniec, mais par le tréponème.Du reste, ceci s\u2019observe tout autant chez des individus qui n\u2019ont reçu que du bismuth, mais à doses restreintes.Là encore, ce n\u2019est pas l\u2019excès de médicament que l\u2019on doit ineri- miner, mais plutôt sa déficience.Notons enfin que cet accident survient aussi chez des arsénorésistants qui, ne recevant que du novar, se conduisent en fin de compte comme s\u2019ils ne recevaient exactement rien du fait de cette arsénorésistance.2° A une période plus avancée de sa maladie, au bout de quelques ou plusieurs années, le sujet irrégulierement traité qui fait de la jaunisse présentera un probléme plus difficile à résoudre.S\u2019il y a longtemps, des mois, qu\u2019il n\u2019a reçu d\u2019injections, en devra évidemment écarter d\u2019emblée une étiologie médicamenteuse.On songera plutôt à un ictère infectieux ou encore à un cancer de ce carrefour, etc.Il est possible qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019une hépatite scléro-gommeuse syphilitique, mais des signes de présomption seuls existent.Nous n\u2019avons aucun signe de certitude pour nous guider.Seul le traitement d\u2019épreuve prudemment conduit nous en démontrera la nature.BIOTROPISME Il nous est souvent donné d\u2019observer des malades qui dès les premières piqûres de novar font de l\u2019ictère.Il ne semble pas que l\u2019ancienneté de leur infection ait quelque influence sur ce phénomène, survenant tout autant chez les syphilitiques récents que chez les anciens.Donc, dès la 3e ou 4e piqûre, le malade a quelques nausées, des vomissements, puis, dans les 2-3 jours, présente de la température et de l\u2019ictère.Il ne peut s'agir ici d'intoxication, puisque l\u2019on n\u2019a pas encore atteint de fortes doses.Il ne saurait non plus être question de syphilis, puisque le sujet est en cours de traitement.Evidemment, un ictère lithiasique de coïncidence est possible, mais si nous l\u2019écartons, il nous reste la cause la plus fréquente dans ces circonstances: le biotropisme.En effet, le choc thérapeutique a déterminé le réveil d\u2019un microbisme latent des voies hépatiques qui occasionne un ictère infectieux bénin, lequel disparaîtra avec les moyens ordinaires et dans les délais habituels.Et si plus tard le malade est remis au novar, il ne refera pas d\u2019ictère (excepté environ 2% des cas).Les réactions biotropiques ne se reproduisent plus, parce que la virulence du microbisme est épuisée.Les choses se passent ici comme dans les autres cas de biotropisme médicamenteux indirect.Par exemple, certains après une ou quelques injections de 914 présenteront de l\u2019herpès, mais dans la suite n\u2019en sont plus incommodés, le virus s\u2019étant épuisé.Cette notion du biotropisme nous explique la cause de la plupart de ces ictères.Elle est de la plus haute importance car elle nous montre qu\u2019ils ne sont pas toxiques et qu\u2019ils ne sont pas une contre-indication à la poursuite du traitement novarsénobenzolique.Elle nous indique de plus que la syphilis est loin d\u2019être toujours en cause, puisqu\u2019ils s\u2019observent aussi chez des sujets non syphilitiques qui sont soumis au novar pour d\u2019autres raisons que la syphilis *.1.Nous publierons sous peu une série d\u2019observations, recueillies dans notre service de dermato-syphi- ligraphie de l\u2019hôpital Notre-Dame, qui illustrent les idées que nous venons d\u2019exposer.Les auteurs qui désirent des extraits de leurs travaux sont priés d'en faire la demande à l'éditeur, dès la parution du numéro qui contient ces travaux.\u2014 LA FRÉQUENCE DU CANCER DU SEIN CHEZ LA FEMME, DANS LA PROVINCE DE QUÉBEC DE 1927 À 1936 Par L.-C.SIMARD, Professeur agrégé à la Faculté de Médecine, Pathologiste à l'hôpital Notre-Dame.C'est à la demande du Dr M.A.R.Young, de Lamont, Alberta, que j'ai réuni ces notes statistiques sur la fréquence du cancer du sein dans la province de Québec.Monsieur Young a remarqué que les femmes ukrainiennes, qui ont beaucoup d\u2019enfants et les allaitent pendant longtemps, sont rarement atteintes de cancer du sein.Croyant qu\u2019il pouvait y avoir un rapport entre les grossesses fréquentes et \u201cla rareté du cancer du sein, connaissant d\u2019autre part le taux élevé de la natalité dans la province de Québec, M.Young me demanda des détails sur la fréquence du cancer du sein chez les femmes mariées et célibataires, dans notre province.J\u2019ai d\u2019abord utilisé les cas de cancers du sein opérés à l\u2019hôpital Notre-Dame de 1927 à 1936 et j'ai demandé aux statisticiens des services de santé, municipal et provincial, de me fournir les chiffres de mortalité par cancer du Tableau no 1 1927 1928 1929 1930 1931 1932 1933 1934 1935 43 29 25 11 248 Notre-Dame, de 1927 à 1936. 566 sein, pour la même décade.Je remercie cordialement le docteur Eugène Gagnon de Montréal et le Docteur P.Parrot de Québec qui m'ont aimablement répondu.Mon travail a été grandement facilité par la collaboration et le dévouement de Monsieur Parrot.Il y a eu à l'hôpital Notre-Dame de 1927 à 1936, 248 cas de cancers du sein chez la femme, traités par la chirurgie.Les diagnostics cliniques furent confirmés par l\u2019examen histologique.Tableau n° 2 29 34 39 44 49 54 59 64 69 74 79 B 89 Dans le tableau 1, on trouvera, pour chaque année, la répartition totale des cas d\u2019après l\u2019âge des patientes.Il y à un point intéressant à faire ressortir dans ce tableau: c\u2019est entre 40 et 50 ans que le cancer du sein paraît le plus fréquent, plus précisément entre 40 et 45 \u2018ans.Dans d\u2019autres statistiques, en particulier celle de Simons de Berlin, (Zeits f.Krebs, p.58, 1922), le plus grand nombre de cas se trou- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.w.AN, \u2014 Mont ve entre 50 et 60 ans.(Simons: 40 et 50, 27.7%; 50 et 60, 34%).Il semble done que le cancer du sein survient chez nous plus fréquemment à un Âge moins avancé.Mais cette fréquence, que nous venons d'indiquer, ne rend pas compte de la date approximative où le cancer est apparu.Les âges fournis sont ceux des patientes le jour où elles ont été hospitalisées.Si l\u2019on ajoute que soixante quinze pour cent des femmes viennent consulter au moins un an après avoir constaté la présence d\u2019une Tableau n° 3 29 34 39 44 49 B54 59-64 69 74 79 89 petite tumeur au sein, on peut conclure que dans près de la moitié de nos cas, les cancers du sein ont pris naissance avant l\u2019âge de 45 ans.| Dans le tableau 2, on trouvera la courbe de fréquence d\u2019après l\u2019âge pour tous les cas; les tableaux 3 et 4 donnent les mêmes indications pour les femmes mariées et les célibataires.En consultant les dossiers des femmes mariées on constate que 17 d\u2019entre elles n\u2019ont ja- SIMARD: FRÉQUENCE DU CANCER DU SEIN mais eu de grossesses.Il faudrait donc les soustraire du nombre de femmes mariées et les ajouter à celui des célibataires.Mais pour établir la fréquence relative du cancer du sein chez les femmes mariées et les célibataires, nous utiliserons tantôt les chiffres de population totale où l\u2019on ne fait pas mention des femmes qui n\u2019ont pas eu d\u2019enfants.Il nous faut donc conserver le chiffre 194 pour les femmes Tableau n° 4 59 64 69 7% 79 64 89 29 34 39 4 & 5 mariées, mais nous avons eru bon d\u2019attirer l\u2019attention sur ce point.Le tableau 5 établit par année le nombre de cas de cancers du sein chez les femmes mariées, chez les femmes mariées sans enfants, et chez les célibataires.On peut tirer de ce tableau, les conclusions suivantes: 1) Le nombre des femmes mariées se comporte vis-à-vis celui des célibataires comme 3 ou 4 est à 1.267 2) Le nombre de femmes mariées qui ont été enceintes se comporte vis-à-vis celui des femmes mariées sans enfants comme 10 est à 1.3) Le nombre de femmes qui ont été enceintes se comporte vis-à-vis celui des femmes qui n\u2019ont pas été enceintes comme 2.3 est à 1.Il semble donc que la femme non mariée est relativement plus souvent atteinte de cancer du sein que la femme mariée.Nous avons suivi, pour effectuer ces derniers calculs, la méthode employée par Si- mons.Il nous a paru plus intéressant d\u2019établir un rapport de fréquence basée sur la population féminine de la province de Québec.La population moyenne de femmes mariées au-dessus de 25 ans, dans la province de Québec de 1927 à 1936 était 603,708; la population moyenne de célibataires au-dessus de 25 ans était de 125,987.En utilisant nos chiffres de l'hôpital Notre-Dame, nous avons un taux de morbidité par cancer du sein chez la femme mariée de 3.21 par cent mille, et chez la célibataire de 4.28.Le cancer du sein à l'hôpital Notre-Dame est donc relativement plus fréquent chez les célibataires que chez les femmes mariées.Afin de contrôler nos chiffres sur la morbidité, nous avons cru bon de reproduire le tableau de mortalité par cancer du sein dans la province de Québec de 1927 à 1936.De 1927 à 1936, 2,261 femmes sont mortes par cancer du sein, sur ce nombre 1,778 étaient des femmes mariées, et 483 des célibataires.Si nous établissons le taux de mortalité avec les populations respectives déjà mentionnées (603,708 femmes mariées; 125,987 célibataires) nous obtenons un taux de mortalité de 29.45 par 100,000 chez la femme mariée et un taux de 38.36 par 100,000 chez la célibataire.La fréquence du cancer du sein et la mortalité par cancer du sein sont donc relativement beaucoup plus grandes chez les célibataires que chez les femmes mariées.Ces notes statistiques que nous venons de présenter n\u2019ont pour but que de démontrer la plus grande fréquence relative du cancer du 568 sein chez la célibataire, dans la province de Québec.Le rapport femme mariée-célibataire de morbidité par cancer du sein, à l\u2019hôpital Notre-Dame, est dans les mêmes proportions que celui de la mortalité par cancer du sein dans la province de Québec.Grâce au Dr Hardisty Sellers du Ministère de la Santé de la province d\u2019Ontario, jJ\u2019ai obtenu de la province voisine les chiffres de mortalité par cancer du sein.De 1927 à 1936, 3,913 femmes sont mortes par cancer du sein; 3,224 étaient des femmes mariées, et 689, des L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 en majeure partie française dans le Québec et en majeure partie anglaise dans l\u2019Ontario.Cette statistique sera beaucoup plus intéressante, lorsqu\u2019on pourra la comparer avec les statistiques des autres provinces portant sur le même sujet.* #% * L'étude des dossiers des patientes de l\u2019hôpital Notre-Dame nous a permis de faire deux constatations importantes.Tableau n° 5 1927 1928 1929 1930 1931 1932 1933 1934 1935 1936 % Femmes mariées.21 13 17 19 14 30 23 18 7 177 71.4 Femmes mariées sans enfants.1 3 2 3 1 3 \u2014 2 Î 17 6.8 Célibataires.7 6 3 8 4 10 6 5 3 54 21.8 29 22 22 30 19 43 29 25 11 248 100% Cancers du sein à l\u2019hôpital Notre-Dame, de 1927 à 1936; répartition des cas par années, chez les femmes mariées qui ont eu des enfants, chez les femmes mariées sans enfants, chez les célibataires.célibataires.Pour la même décade la population moyenne, féminine, âgée de plus de 25 ans était: 758,914 femmes mariées, et 151,004 célibataires.Le taux de mortalité par cancer du sein, par 100,000 de population fut donc, dans la province d\u2019Ontario, de 40.25 chez les femmes mariées, et de 45.69 chez les célibataires.Les femmes mariées de la province d\u2019Ontario, de même que celles de la province de Québec, meurent moins souvent de cancer du sein que les célibataires.Dans l\u2019ensemble cependant les taux de mortalité par cancer du sein sont sensiblement plus élevés dans la province d\u2019Ontario que dans la province de Québec.Ces chiffres mériteraient une étude approfondie de la part d\u2019un statisticien, afin d\u2019élucider les facteurs qui provoquent une telle différence: tels que le taux de natalité beaucoup plus élevé dans la province de Québec que dans la province d\u2019Ontario, la population La première a trait à 6 observations de malades qui, opérées pour cancer du sein, avaient subi longtemps avant l\u2019apparition de leur cancer une ovariectomie totale.Voici l\u2019âge des patientes, la date de l\u2019ovariectomie, la date de la mamectomie et, entre parenthéses, le temps qui s\u2019est écoulé entre chaque intervention.Madame Cot.65 ans, ovariectomie 1899, mamectomie 1929, (30 ans).Madame Lah.60 ans, ovariectomie 1909, mamectomie 1930, (21 ans).Madame Dela.71 ans, ovariectomic 1912, mamectomie 1929, (17 ans).Madame Deli.44 ans, ovariectomie 1918, mamectomie 1933, (15 ans).Sceur M.P.54 ans, ovariectomie 1920, mamectomie 1930, (10 ans).Madame Ber.42 ans, ovariectomie 1932, mamectomie 1935, (3 ans). SIMARD: FRÉQUENCE DU CANCER DU SEIN 569 Les travaux expérimentaux de Lacassagne, Bagg et plusieurs autres qui ont mis en lumière l\u2019action de la folliculine, agent provocateur du cancer de la mamelle chez la souris, ont permis de penser qu'une modification de la sécrétion hormonale ovarienne pouvait étre à l\u2019origine du cancer du sein.Si, chez la femme, la sécrétion hormonale ovarienne intervient d\u2019une façon ou d\u2019une autre dans l\u2019apparition du cancer du sein, son Tableau n° 6 1927 1928 1929 1930 1931 1932 1933 1934 1935 1936 % 20a 24.\u2014 1 \u2014 \u2014 \u2014 1 1 \u2014 \u2014 \u2014 3 25a 29.2 2 \u2014 3 2 1 2 2 3 1 18 30a 34.2 6 7 6 8 7 6 6 6 6 60 7.4 35a 39.9 3 9 10 12 8 13 21 7 13 105 40 a 44.17 12 27 25 16 25 19 20 21 13 196 20.8 45a 49.24 28 25 29 17 28 28 29 37 29 274 50a 54.24 16 24 29 20 27 39 37 26 23 265 | _ / 24.2 55a59.26 18 26 20 31 24 24 42 10 39 290 | 60a o64.25 24 25 24 29 19 28 27 21 27 || 240 | ne 22.7 65a 69.31 22 24 23 27 26 19 29 31 31 266 0a 74.15 22 16 26 22 25 29 15 31 25 226 15.8 5479.12 13 5 11 16 18 16 14 16 18 131 80a 84.8 11 15 6 5 14 10 9 16 15 109 85a 8.6 8 2 3 4 7 + 5 9 7 55 90 a 94.\u2014 \u2014 2 1 2 2 1 1 \u2014 2 11 95a 99.\u2014 \u2014 \u2014 1 1 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 2 TT 100 ans.\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 1 .1 | LS - 201 186 207 217 212 232 239 257 264 246 2261 | | Mortalité par cancer du sein dans la province de Québec.de 1927 à 1936: répartition des cas d\u2019après l'âge, au moment du décès. 570 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 action doit être bien éloignée, sinon tout à fait nulle dans certains cas, si l\u2019on tient compte des six observations que nous avons résumées plus haut.La deuxième constatation importante est le long retard apporté par les femmes à consulter un médecin.75.8% des femmes sont venues à l\u2019hôpital plus d\u2019un an après avoir découvert qu\u2019elles avaient une petite tumeur au sein.Par conséquent, dans 75% des cas, au moment de l\u2019opération, le cancer avait toutes chances d\u2019avoir donné des métastases et compromis sérieusement l\u2019efficacité de l\u2019intervention.Ceci nous donne l\u2019occasion d\u2019insister sur l'extrême urgence qu\u2019il y a d\u2019organiser le plus tôt possible et sagement, la lutte anti-cancé- reuse dans la province de Québec.La lutte contre la tuberculose, la mortalité infantile et le cancer doivent passer, chez les organismes qui s'occupent de la santé publique, au premier plan de leurs préoccupations.Méningite tuberculeuse * Diagnostic.\u2014 Etant donné le pronostic de la méningite tuberculeuse dans l'immense majorité des cas, 11 importe de ne porter ce diagnostic qu\u2019à bon escient; or, comme Haguenau l\u2019a récemment rappelé, il n\u2019existe qu\u2019un seul symptôme certain de la méningite tuberculeuse: la présence du bacille de Foch dans le liquide céphalo-rachidien.Il faut done toujours rechercher avec soin ce bacille dans le liquide céphalo-rachidien.On le trouve toujours en cas de méningite tuberculeuse à condition de le rechercher aussitôt anrès la ponction lombaire, de centrifuger très longtemps le liquide et d\u2019examiner avec patience la lame.Si, malgré tout, on ne trouve pas de bacilles tuberculeux, on peut rechercher dans le liqu:de céphalo-rachidien d\u2019autres éléments de diagnostic.non pathognomoniques, mais de probabilité: présenre d\u2019une fine pellicule se rétractant au bout d\u2019un certain temps et tombant au fond, hyperalbununese habituellement modérée, augmentation importante des lymphocytes, disparition presque complète du sucre, diminution des chlorures, diminution des cendres.Ces trois dernières constatations, si elles sont parallèles.doivent faire présumer la méning'te tubereu- leuse.La réaction du benjoin colloïdal montre des modifications de la courbe de floculation qui ne sont pas propres à la méningite tuberculeuse: lu réaction de Vernes à la résorcine est habituelloment très positive.Dans certains cas.le liquide céphalo-rachidien peut être atypique: hémorragique ou xanthochromi- que.présence de polynucléaires en proportion importante.sans que ces caractères permettent à eux seuls d\u2019éliminer le diagnostic de méningite tuberculeuse.C\u2019est en définitive par l\u2019examen du liquide céphalo-rachidien que peut être affirmé le diagnostic de méningite tuberculeuse qui se pose en pratique avec * L'Année Médicale Pratique (René Lépine.éditeur, Paris, 1937).toute une série d\u2019états toxiques ou infectieux présentant un tableau clinique voisin: méningites urémique, vermineuse, cérébro-spinale, poliomyélite aiguë.encéphalite, réactions méningées des maladies de l\u2019enfance, spirochétose ictéro-hémorragique, enfin méningite lymphocytaire curable (v.au chapitre Méningites aiguës le sous-chapitre consacré à cette affection.p.291).Curabilité de la méningite tuberculeuse.Le rapport de M.R.Cruchet (de Bordeaux) au dernier Congrès de Médecine, était intitulé: La méningite tuberculeuse est-elle curable?L'auteur a demandé à près de deux cents confrères, professeurs ou médecins praticiens, phtisiologiques, neurologistes, pédiatres, cliniciens français ou étrangers de communiquer leurs statistiques.Si l\u2019on tient compte de tous les cas relatés soit en France, soit à l\u2019étranger, le nombre des méningites guéries dont la nature tuberculeuse est certaine, atteint à l\u2019heure actuelle, d\u2019après Chapuy et Burn, le chiffre de 90, ce qui ne représente en réalité, comme l\u2019a dit dans sa thèse Mme Jousset, que la deux cent millième partie des cas mortels.Discutant ces faits, Chapuy et Burn indiquent qu\u2019à côté de la méningite tuberculeuse proprement dite existent certainement des états méningés causés par des formes atténuées du bacille tuberculeux.Des faits cliniques, bactériologiques et anatomo-patholo- giques viennent à l\u2019appui de cette manière de voir.Pour que la notion de la virulence du bacille en cause puisse être précisée, il faut ne plus hésiter à pratiquer systématiquement l\u2019inoculation du liquide céphalo-rachidien, faire préciser si les lésions expérimentales ont été totalement absentes, très atténuées et curables ou au contraire généralisées et superposables à celles du type Villemin, enfin effectuer le plus souvent possible des cultures sur milieu de Lowenstein.Pour le pronostic, ces examens n\u2019ont aucun intérêt pratique, car leurs résultats parviennent en général beaucoup trop tardivement, mais leur intérêt scientifique paraît considérable.G.BLECHMANN et A.BOHN.a US EEE TROUBLES NEURO-PSYCHIATRIQUES CONSÉCUTIFS À L\u2019ELECTROCUTION Par Emile LEGRAND, Professeur agrégé à la Faculté de Médecine, Médecin légiste à l\u2019Université de Paris.Depuis quelques années, l\u2019industrie réalise des progrès énormes, grâce aux modes divers de production et d\u2019application de l\u2019énergie électrique.Malheureusement, à côté de ces heureux résultats, il faut souvent enregistrer des accidents déplorables.L\u2019électricité fait des victimes dont le nombre croit sans cesse ; en plus d\u2019engendrer des troubles neuro-psy- chiatriques variés, elle occasionne parfois des morts foudroyantes.L'histoire des commotions électriques est de date assez récente.A notre connaissance, c\u2019est en France, vers 1879, que le premier accident du genre fut observé; celui d\u2019un ouvrier tué par un courant alternatif de 250 volts.D\u2019autres observations de plus en plus nombreuses suivirent bientôt.Un relevé fait vers 1910 indique, pour une année déterminée, en Europe, une mortalité d\u2019environ 200 cas; vers le même temps, aux Etats-Unis, où l\u2019industrialisation est beaucoup plus répandue, on en rapporte plus de 250 cas.Aujourd\u2019hui, bien que nos connaissances sur ce problème se soient enrichies d\u2019études nombreuses et d\u2019expérimentations multiples, ce chapitre des troubles neuro-psychiatriques dus à l'électricité reste bien mal connu et bien incomplet.Les mécanismes invoqués pour expliquer la mort sont même fort discutés.Les premiers observateurs comme d\u2019Arson- val (1887) et Tatum (1890) ont prétendu, à la suite de leurs expériences, l\u2019un, que la mort était le résultat d\u2019une inhibition du système nerveux; l\u2019autre, au contraire, y voyait l\u2019effet d\u2019une action directe du courant électrique sur le cœur, entraînant sa paralysie.Pour Grange, la mort serait due à des lésions bulbaires.Aux Etats-Unis, au cours de certaines électrocutions judiciaires, on constatait parfois qu\u2019un condamné traversé pendant 17 à 50 secondes par un courant de 1,200 à 2,000 volts ne succombait pas toujours après un premier choc.Seule la respiration était arrêtée et le cœur continuait à battre.Parfois même ce condamné revenait à la vie, si on tardait trop à réappliquer le courant; c\u2019est ce qui arriva dans le cas de Taylor, en 1893, alors que l\u2019appareil refusa de fonctionner une deuxième fois.Prévost et Batelli, après des études expérimentales minutieuses, proposent deux mécanismes pour expliquer la mort, selon le voltage en jeu.Pour les courants alternatifs dont la tension est inférieure à 120 volts, la mort serait due à un arrêt du cœur en trémulation fibrillaire, la respiration ne cessant qu'après.Pour les courants de tension supérieure à 1,200 volts, la respiration s\u2019arrêterait d\u2019abord par suite d\u2019une inhibition des centres nerveux, alors que le cœur continuerait à battre; la mort surviendrait plus tard par asphyxie.Pour les courants de tension moyenne, soit entre 120 et 1,200 volts, les deux mécanismes agiraient en conjonction.Ces expériences devalent modifier le mode d\u2019électrocution judiciaire aux Etats-Unis.En 1902, pour Czolgosz, assassin du président Mackinley, on se servit d\u2019un courant de 1,800 volts qui supprima d\u2019abord la respiration, puis d\u2019un courant de 300 volts qui arrêta le cœur.Mais la question était loin d\u2019être résolue au point de vue pratique, car en 1904 Michel Schiller recevait deux chocs de 1,800 572 et 1,900 volts, puis pendant 53 secondes un autre choc de 250 volts; or, il vivait encore trois minutes plus tard.Actuellement les Américains se servent d\u2019un courant moyen de 400 volts qui leur donnerait de meilleurs résultats.Les auteurs contemporains expliquent la mort autrement.Ils retiennent surtout l\u2019importance des manifestations nerveuses.La dissociation cardiaque auriculo-ventriculaire ne serait plus un fait primordial, mais traduirait plutôt une atteinte des nerfs du cœur, dont la paralysie accompagne celle de la respiration.Pour Hédon, l\u2019inhibition du système nerveux serait le mécanisme essentiel.C\u2019est aussi l\u2019opinion que défend Jellinek (Vienne) depuis plusieurs années.On sait que le mode d\u2019action d\u2019un courant électrique ne dépend pas de sa tension mais plutôt de l\u2019intensité qui traverse le corps, soit de son ampérage.D\u2019après Zimmern: « on est tué par des ampères et non par des volts.» Cela explique certains faits cliniques d\u2019apparence déconcertante: tel ouvrier est traversé pendant quelques minutes par un courant de 25,000 volts sans malaise important; tel autre trouve la mort par un courant de petit voltage.Mais qu\u2019on le sache bien, © n\u2019y a pas de courant inoffensif.Tous peuvent être dangereux et mortels, depuis le 40 volts qui a fait une victime (Balthazar) jusqu\u2019au 50,000 volts et au delà.Facteurs étiologiques Pour comprendre l\u2019action d\u2019un courant électrique nous tiendrons compte des éléments extrêmement variés qui conditionnent la résistance de l'individu.À ce point de vue, il est banal de distinguer la forme du courant; le courant continu, dont la foudre n\u2019est qu\u2019une modalité, aurait quatre fois moins d\u2019effet que le courant alternatif.Ce dernier semble pro- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 duire plus facilement des effets tétanisants alors que le premier, par son action électrolytique, détermine des lésions tissulaires plus profondes et plus durables.De même sa tension; le point, l\u2019étendue et la durée du contact; l'isolement relatif par rapport au sol; l\u2019état de résistance du corps selon que la peau est sèche, calleuse ou humide; l\u2019état physiologique de l\u2019accidenté, tout cela jouera un rôle de première importance.On a tenté de chiffrer la résistance du corps humain.Pour Zimmern, la peau sèche d\u2019une main d\u2019ouvrier offre une résistance de 100,000 ohms alors que cette même résistance diminue à 1,000 ohms si la main est moite et sans couche cornée.Jellinek note des différences de 1,600 à 80,000 ohms de la paume de la main à la plante des pieds.Cette résistance ne serait plus que de 1,000 ohms de bouche à anus; ce qui est la moyenne de résistance interne du corps humain.Cette dernière est encore estimée à 750 ohms par Zimmern et à 600 ohms par Mauduit.Ces divergences dépendent avant tout de l\u2019état physiologique des points de contact.Une peau fine, vaseu- larisée, n\u2019offre que peu de résistance; par exemple, certains sujets à grande conductibilité cutanée ne peuvent dévisser une lampe allumée sans éprouver des malaises dans tout l\u2019avant-bras.Certaines maladies également, comme le Basedowisme, diminuent la résistance électrique.Il en serait de même pour l\u2019enfance.elle serait augmentée d\u2019après Séglas qui l\u2019a vu atteindre le chiffre de 70,000 ohms.Personnellement nous croyons que cette augmentation de la sensibilité électrique va de pair avec les autres modes de sensibilité; nous savons tous avec quelle indifférence certains aliénés supportent les blessures, le froid excessif, les brûlures et les auto-mutilations de Par contre, chez certains aliénés, tous genres.On a étudié aussi la résistance relative des tissus.Uzac croit les graisses, les tendons, LEGRAND: TROUBLES CONSÉCUTIFS À L\u2019ÉLECTROCUTION 573 les cartilages ou les os moins sensibles que les colonnes sanguines ou les muscles baignés de sang.Des expériences montrent que des tubes remplis de solution saline sont bons conducteurs et se dilatent parfois jusqu\u2019à leur rupture par effet Joule.Il est possible que les vaso-dilatations et les extravasations sanguines rencontrées occasionnellement s\u2019expliquent par un mécanisme analogue.La résistance offerte au courant par la surface cutanée entraîne la production d'une température élevée qui carbonise les tissus avec dégagement de produits volatils.Cet effet Joule augmentera à son tour la résistance des mêmes tissus, car leur lésion et cette production gazeuse opposeront au courant une barrière plus grande.Nous dirions même que la brûlure joue désormais un rôle semblable à celui d\u2019un interrupteur.Le facteur psychique joue-t-il aussi un rôle?La psycho-résistance, que Jellinek appelle «la capacité de frayeur », est un fait généralement admis.Un contact prévu ne produit pas les mêmes effets qu\u2019un contact inattendu.Tel sujet peut volontairement toucher sans inconvénient un courant qui lui serait fatal dans d\u2019autres circonstances; nous serions portés à croire que ce facteur aurait part à certains échecs de l\u2019électrocution américaine.Par contre, Jellinek n\u2019a pas réussi à tuer un lapin chloroformé, avec un courant de 1,500 volts qui tuait le lapin témoin de même race.Enfin, le sommeil et l\u2019ivresse diminueraient les effets du choc électrique.De tous ces faits et opinions, il résulte que dans les atteintes par haut voltage les résistances paraissent incapables de limiter les effets des grandes masses d\u2019électricité; dans les bas voltages, les effets les plus divers sont observés, des plus légers jusqu\u2019aux plus graves.C\u2019est l\u2019appréciation des résistances qui donne la clé du problème.Anatomo-pathologie Les études anatomo-pathologiques chez les électrocutés sont très rares: les médecins légistes ne complètent pas assez souvent leurs observations par un examen histologique.L\u2019autopsie des cas mortels nous montre des hémorragies diffuses dans toutes sortes de tissus et des lésions histologiques du système nerveux sur l\u2019interprétation desquelles l\u2019accord est loin d\u2019être accompli.Pourtant, des études ont été faites, tant sur les cas mortels des animaux en expérience, que sur les condamnés électrocutés aux Etats-Unis, ou sur les électrocutés par accident.Corrado a trouvé, chez des chiens électrocutés, des altérations portant sur le corps cellulaire et ses prolongements.Querton signale la méme chose aprés une excitation électrique violente des centres nerveux.Jellinek a fait l\u2019examen histologique du cerveau de deux personnes tuées par la foudre; les lésions trouvées sont les mêmes que dans la mort par électrocution au moyen de courants fabriqués; ce sont des déformations des corps cellulaires et de leurs prolongements, avec présence de vacuoles à l\u2019intérieur de la cellule, dissolutions de la substance chromatique, hémorragies capillaires autour desquelles la substance nerveuse est comme refoulée et déchirée.Comme lésions macroscopiques, cet auteur mentionne ailleurs une nécrose de la dure-mère, un état congestif du cerveau, une méningite séreuse avec dilatation ventriculaire, des hémorragies cérébrales, méningées et médullaires.Schneider et Muller ont fait les mêmes constatations.Mlle Rabinovitch, résumant les autopsies pratiquées sur les criminels électrocutés dans l\u2019Etat de New-York, rapporte des hémorragies punctiformes disséminées dans la substance nerveuse, particulièrement au niveau du quatrième ventricule.Dans une autre observation, Müller, Vieilledent et Mme Marchand trouvent sur un sujet touché à mort au niveau de la nuque par un courant de 220 volts, des lésions vasculaires et œdémateuses de la moelle cervicale, du cervelet et du cerveau.Kratter nie ces lésions, de même que Bordier et Piery.Batelli ne trouve que des alté- 574 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 rations pleuro-pulmonaires d'ordre circulatoire telles que congestion, œdème, petites hémorragies sous-pleurales.Forster pratiqua une laminectomie sur un sujet électrocuté par un courant de haut voltage pénétrant par la main droite.Il y eut perte de connaissance, douleurs à la nuque et à l\u2019épaule.Il s\u2019était produit une atrophie avec paralysie des muscles droits, une hémiplégie spastique droite et une dissociation de la sensibilité du type syringomyélique des deux bras.L'opérateur trouva une arachnoi- dite de la moelle cervicale avec une sclérose des faisceaux postérieurs droits et une atrophie des 5e et Ge racines cervicales droites.Enfin O.Langworthy releva avec des courants alternatifs ou continus de 110 à 1000 volts, des lésions cellulaires nettes du cerveau et de la moelle, passagères ou définitives selon l\u2019intensité du courant.Ces lésions siégeaient principalement dans les centres respiratoires.Dans un cas de mort chez un homme de 60 ans qui, au cours d\u2019un épisode dépressif, avait pris pendant environ 20 minutes un courant alternatif de 2200 volts \u2014 le courant allant de la main gauche au pied gauche \u2014 il constata à l\u2019examen histologique de petites hémorragies punctiformes médullaires et des changements de structure dans ces cellules des noyaux du vague qui jouent un rôle important dans la respiration; en plus de l\u2019ædème, les noyaux étaient repoussés à la périphérie de la cellule.Dans un autre cas, chez un condamné de 24 ans électrocuté par un courant de 2200 volts appliqué pendant 2 minutes, il rencontra en plus des mêmes lésions de dislocation et d\u2019œdème cellulaire, un épaississement de la pie-mère.Les lésions cellulaires lui paraissent produites plus facilement par les courants continus, et les lésions hémorragiques par les courants alternatifs.Cette discordance d\u2019opinion sur les lésions trouvées à l\u2019autopsie par les différents auteurs, rend difficile l\u2019élaboration d\u2019une théorie pathogénique des séquelles neuro-psychia- triques observées.L\u2019inhibition des centres nerveux, la tétanisation des muscles respiratoires, la fibrillation ventriculaire, la vasodilatation viscérale, l\u2019action physico-chimique du courant détruisant l\u2019équilibre tissulaire, l\u2019ébranlement cellulaire, l\u2019hypertension céphalo-rachidienne ont été invoqués tour à tour.Symptomatologie Les symptômes cliniques sont assez bien connus.D'abord, les brûlures.Certaines d\u2019entre elles résultent de l\u2019étincelle produite près de la victime ou de l\u2019inflammation des vêtements par celle-là; elles ne se différencient guère des brûlures banales.Les autres, soit les brûlures électriques, sont dues au passage du courant à travers l\u2019organisme.Elles ont un aspect particulier que nous connaissons bien ; elles sont indolores par suite de la destruction des extrémités nerveuses et aseptiques parce que les agents microbiens sont carbonisés en méme temps que la peau.Elles ne tendent donc pas a la suppuration et donnent une escarre racornie qui s\u2019élimine lentement.Parfois, au cours de son évolution, nous voyons se sphacéler les tissus environnants qui semblaient sains de prime abord; c\u2019est qu\u2019ils étaient touchés dans leur vitalité.La réparation se fait habituellement sans complication, par bourgeonnement des bords et de la profondeur, jusqu\u2019à la production d\u2019une cicatrice brunâtre, adhérente, englobant souvent les tendons.Quelquefois, quand l\u2019escarre s\u2019élimine, surviennent des hémorragies plus ou moins grandes qui peuvent nécessiter la ligature des vaisseaux.Rappelons cependant que ces plaies électriques peuvent s\u2019infecter.L\u2019infection s\u2019étend en profondeur sous les os nécrosés, particulièrement dans les plaies du crâne, et donne naissance à des abcès.Ces brûlures se voient aux surfaces d\u2019entrée et de sortie, avec toutes les sortes de courants.Toutefois, les bas voltages ne les produisent que rarement, car sur ll cas, Uzac ne les a observées que 2 fois.Par contre, les hauts voltages les produisent constamment. Pour mémoire seulement, nous mentionnons les troubles transitoires de l\u2019innervation cardiaque.Certains d\u2019entre eux, cependant, peuvent être durables; Lian, Laygue, Lyon et Caen publièrent l\u2019histoire d\u2019un homme de 25 ans, porteur d\u2019une lésion mitrale, qui trois jours après avoir touché un courant de 1500 volts, présenta de la dyspnée, de la toux, de l\u2019arythmie compléte par fibrillation auriculaire ainsi que le montra l\u2019électro-cardio- gramme.Cet état devint permanent par la suite.SIGNES NEUROLOGIQUES Ils ne sont pas très fréquents.Sur 300 cas d\u2019électrocution, Naville et de Morsier n\u2019en trouvèrent que 30 qui ont présenté des manifestations neurologiques d\u2019ailleurs de courte durée.En effet la guérison survient rapidement en quelques jours ou quelques semaines dans les cas favorables.La perte de connaissance manque souvent.D\u2019après les statistiques de Naville et de Mor- sier, elle n\u2019existe que dans un tiers des cas d\u2019accidents par basse tension et dans les deux tiers des cas d\u2019accidents par haute tension.En réalité, avec les faibles tensions, nous notons plutôt une syncope brève qui peut aussi survenir presque immédiatement après le choc.Elle a une durée de quelques secondes à quelques minutes et n\u2019est pas suivie d\u2019amnésie ni d\u2019autres malaises.Comme cause on peut invoquer un trouble circulatoire ou un réflexe inhibitoire.Avec les tensions élevées, la commotion obtenue ne se différencie guère de ce syndrome de mort apparente par arrêt momentané du cœur et de la respiration.Ici, la perte de connaissance dure souvent plusieurs heures et est généralement suivie d\u2019un état confusionnel de quelques jours, revêtant parfois l\u2019aspect de l\u2019agitation maniaque.Parfois aussi elle laisse temporairement à sa suite des troubles du rythme cardiaque, des céphalées et même des vomissements.On signale également, tant pendant qu\u2019après la période commotionnelle, LEGRAND: TROUBLES CONSÉCUTIFS À L\u2019ÉLECTROCUTION 075 une spume sanguinolente aux lèvres, ce qui peut s\u2019expliquer par des phénomènes d\u2019œdème pulmonaire.Il arrive quelquefois que la commotion a lieu avec chute sans perte de connaissance; les malaises accusés se limitent alors à des troubles de la vue et à des bourdonnements qui se dissipent rapidement, à une crispation des doigts et à une tétanisation des muscles de l\u2019avant-bras qui souvent englobe les muscles des membres inférieurs et du thorax.Les convulsions accompagnent rarement le passage du courant.Elles sont toujours de courte durée et ne se voient pratiquement qu'avec les tensions basses ou quand le courant passe par la tête.Immédiatement après l\u2019électrocution, il est habituel d\u2019observer des faiblesses musculaires localisées particulièrement au voisinage des points d\u2019entrée du courant et des troubles passagers sous forme de paresthésie douloureuse, de parésie ou de paralysie, de tremblement, d\u2019hypoesthésie, de crampes, de contractures musculaires même.La disparition complète et rapide de ces malaises est de règle.Toutefois, une période de quelques semaines ou de quelques mois peut être nécessaire avant de voir s\u2019annoncer la guérison.Il se peut aussi que ces troubles se transforment en des syndromes plus sérieux que nous allons rapporter.Ces lésions peuvent toucher tout l\u2019axe cérébro-spinal, c\u2019est-à-dire les nerfs périphériques, la moelle ou le cerveau.Nerfs périphériques Les nerfs périphériques ne sont pas lésés facilement par les chocs électriques comme si leur périnèvre les rendait peu perméables au passage du courant.Sans doute, après une électrocution, il est rapporté certains cas de névrite; la plupart du temps celle-ci est secondaire aux brûlures locales, aux troubles vaso-moteurs qui les accompagnent, à des gangrènes, ou des phénomènes de thrombose.Apparemment, le courant en soi ne semble 576 pas jouer un rôle bien important.Les altérations du névrilemme et des cylindraxes vues par Madame Wilbouchevitch et \\Wildegrans dans les nerfs avoisinants ces lésions locales sont pour nous une preuve en faveur de cette hypothése.A cela, nous ajouterons une autre constatation: à l\u2019examen histologique, les nerfs prélevés sur les membres amputés ont paru sains.Cependant, Natorp cite un cas de névrite sans lésion du voisinage; Crouzon et Robert en rapportent un également.La pathogénie de cette névrite nous échappe.Patrikios et Sbarounis ont observé un syndrome causalgique avec tétanisation du membre supérieur après une électrocution.Cet homme de 37 ans, receveur de tramways, en fixant le trolley de sa voiture vint en contact avec un courant triphasé de cinq cent cinquante volts.Son bras droit fut immédiatement envahi par de violentes douleurs, comparables a des brûlures, qui s\u2019irradiaient à l\u2019épaule, au cou et à la tête, du même côté.Dans la suite, tout effort de mobilisation du membre fixé en extension devint pénible et intolérable.De plus, la main était œdématiée, la peau pâle et chaude et les poils légèrement redressés.Rapidement l\u2019état général s\u2019altéra et la souffrance atteignit un tel degré que les auteurs pratiquèrent une stellectomie suivie peu après de guérison.Deux cas d\u2019électrocution au moyen d\u2019un courant de faible tension ont été vus par Des- claux et Granducheau.Dans l\u2019un, une contracture du biceps droit s\u2019établit dès le moment de l\u2019accident et devint irréductible dans la suite bien que l\u2019examen clinique fût par ailleurs absolument négatif.Dans l\u2019autre, une paralysie des deux jambes s\u2019installa d\u2019abord puis regressa rapidement à droite; mais à gauche, il subsista, comme sequelle neurologique, une faiblesse musculaire avec une légère contracture de la jambe, sans autres signes cliniques.L\u2019électro-diagnostic montra un trouble de l\u2019excitabilité galvanique avec réaction myotonique qui permit d\u2019éliminer l\u2019hypothèse d\u2019un hystéro-traumatisme.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 Malgré ces quelques faits, nous pouvons conclure que les lésions des nerfs périphériques sont habituellement peu prononcées et transitoires.Moelle Plusieurs cas de syndromes médullaires sont relatés à la suite des électrocutions.Presque toujours, il s\u2019agit de courants de haut voltage.Les troubles apparaissent précocement ou peu de jours ou de mois après la commotion électrique.Dans l\u2019observation que nous rapportons plus loin, les troubles sphinctériens débutèrent quelques heures seulement apres le traumatisme.Panse a vu, aprés un accident du même genre, la paralysie immédiate des sphincters.Kennedy rapporte à son tour l\u2019histoire d\u2019un homme qui, aussitôt après le choc électrique, présenta un syndrome paraplégique avec troubles sphinctériens; cette paralysie des membres inférieurs persévérait encore 6 ans plus tard.Dans une observation de Schumacher, la paraplégie survient 4 jours après l\u2019accident et évolue lentement vers la spasticité.Dans le cas de Jaeger, la paraplégie ne s\u2019établit pas avant plusieurs semaines.Le temps de latence est de 2 mois chez le malade de Bing.À propos d\u2019un sujet électrocuté par un courant de 8,000 volts, Sellner décrit une paraplégie spas- tique s\u2019étant manifestée quelques mois après la prise du courant; l\u2019amélioration n\u2019aurait eu lieu que 6 ans plus tard.Heller note également une paraplégie d\u2019une durée de 3 mois provoquée par un courant de 240 volts passant de la main au pied.Le malade de Mellissinos touche un courant alternatif de haute tension avec ses deux mains, perd connaissance, et présente après des hématémèses.Quarante-huit heures plus tard, il a une parésie des muscles interosseux et un syndrome de Claude-Bernard-Horner.Dans la circonstance, nous admettons avec l\u2019auteur l\u2019existence probable de lésions siégeant sur les racines des nerfs et sur les cornes latérales de la moelle cervicale, car c\u2019est là que se trouve LEGRAND: TROUBLES CONSÉCUTIFS À L\u2019ÉLECTROCUTION 577 situé le centre végétatif cilio-spinal.De plus, c'est la région traversée par le courant.Jellinek a constaté le même syndrome chez un électrocuté mort 7 ans plus tard de tuber- eulose.L'examen histologique laissait voir en outre d\u2019un épaississement des méninges, des lésions vasculaires, une rétraction cellulaire avec lésions nucléaires localisée aux cornes latérales de la moelle cervicale.Dans la plupart de ces observations, les malades ont présenté des brûlures plus ou moins graves et sont restés dans le coma pendant quelques heures.Les troubles remarqués dans la suite consistaient en monoplégies ou paraplégies.Parfois, il est mentionné une hémiplégie d\u2019un côté avec une parésie du bras opposé ou une paraplégie avec des troubles sensitifs aux membres supérieurs.Il est noté également des monoplégies avec une sensibilité modifiée dans le sens syringomyélique» C\u2019est l\u2019intensité de la commotion électrique qui d\u2019habitude règle la gravité des troubles moteurs.Bien que la guérison soit souvent rapide, il arrive malheureusement que certaines paralysies évoluent vers la spasticité et une période de quelques années peut être nécessaire avant qu\u2019une amélioration soit appréciable.On a proposé une explication pathogénique de ces myélites, comme on l\u2019a fait d\u2019ailleurs pour les névrites.Elles succéderaient d\u2019une part aux brûlures du tronc et de la colonne vertébrale, et d\u2019autre part au passage du courant à travers la moelle.Personnellement, nous croyons qu\u2019il s\u2019agit plutôt d\u2019un processus toxi- infectieux secondaire aux lésions de la peau.Ceci nous permet de comprendre le temps de latence plus ou moins long qui s\u2019écoule depuis l\u2019accident jusqu\u2019à l\u2019apparition des signes neurologiques.Toutefois, cette doctrine d\u2019une myélite infectieuse n\u2019explique pas les cas sans brûlures.Ici, il est logique de supposer qu\u2019un processus dégénératif de la moelle, principalement des cornes antérieures et des cordons latéraux, préside à leur formation.A part ces paralysies des membres, il est rapporté plusieurs cas d\u2019atrophies musculaires, principalement après les électrocutions par les courants de bas voltage.Ces sortes de lésions ne paraissent pas dues à des atteintes des nerfs périphériques, mais plutôt à des altérations des cellules radiculaires de la moelle.Presque toujours, leur développement se fait lentement dans le membre touché par le courant.Au début, on accuse une faiblesse douloureuse du membre atteint; ultérieurement, un syndrome net d\u2019atrophie musculaire survient, intéressant certains muscles seulement, ou bien les muscles de la racine du membre ou des extrémités, ou bien encore les muscles du membre tout entier.Les extenseurs sont les plus atteints.S\u2019il est vrai que les douleurs névritiques réelles font défaut, on y observe cependant des sensations d\u2019engourdissement.L'examen objectif montre que les troubles de la sensibilité sont moins étendus et plus discrets que ceux de la motilité.Parfois méme, ils occupent des territoires tout différents.Habituellement, ces troubles évoluent sans phénomènes vaso-moteurs ou trophiques de la peau.Ces atrophies musculaires, même celles qui apparaissent longtemps après le traumatisme, sont précédées de réactions électriques de dégénérescence.En règle générale, ce syndrome reste localisé au membre touché par le courant et disparaît quelques mois plus tard.Cependant, il peut envahir le membre opposé ou même les quatre membres, revêtant alors l\u2019aspect d\u2019une sclérose latérale amyotrophi- que.De telles atrophies sont aussi rapportées dans le domaine des nerfs crâniens car la surdité, l\u2019atrophie de la langue, certains troubles de la déglutition, sont d\u2019observation relativement courante.Le pronostic de ce syndrome d\u2019atrophie musculaire n\u2019est pas toujours favorable; bien souvent, il constitue une séquelle indélébile.Pour l\u2019expliquer, nous sommes près de croire que les lésions aiguës du début ont fait place à un processus pathologique de sclérose secondaire.[Ear SE 3 578 Cerveau Nous avons déjà mentionné dans cet exposé les symptômes cérébraux immédiats qui accompagnent la commotion électrique et dont la guérison est habituelle.Il en est d\u2019autres qui font suite aux brûlures électriques crâniennes et à l\u2019infection qui leur est secondaire.Il arrive que la brûlure n\u2019intéresse pas seulement les parties molles du cuir chevelu mais carbonise aussi les os du crâne et parfois même les méninges et le tissu cérébral.En de telles circonstances, ces lésions cérébrales en foyers donneront une symptomatologie particulière selon leur localisation.Cependant, on a noté des lésions de la dure-mère et du cerveau sans signes cliniques correspondants.Lorsque ces brûlures donnent lieu à une infection, celle-ci peut pénétrer sous les os du crâne et former des abcès assez profondément situés dans le tissu cérébral \u2014 c\u2019est là, semble- t-il, une caractéristique de ces abcès \u2014 ou bien des méningites ou des encéphalites diffuses.Abstraction faite des troubles cérébraux qui ne relèvent pas directement de l\u2019action du courant électrique, comme par exemple les fractures du crâne, les commotions cérébrales, les hémorragies méningées qui sont dues à la chute après l\u2019électrocution accidentelle, il est certain que les manifestations encéphalitiques sont peu fréquentes.C\u2019est aussi l\u2019opinion émise par Naville et de Morsier qui ne voient que très rarement «les sequelles neurologiques encéphaliques ».Cependant, il y a des complications véritables.Mariani constate, sur un de ses malades, victime d\u2019une décharge électrique, un syndrome cérébelleux accompagné d\u2019atrophie optique et de cataracte.Achard et Clerc citent un cas d\u2019hémiplégie avec troubles sensitifs qui disparaît en quelques jours.Crouzon également note une hémiplégie après électro- eution.Dans un autre cas de Crouzon, un ouvrier est traversé de main à main par un courant de 1500 volts.Pendant quelques instants, cet homme reste debout, raidi, bras L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULIETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 allongés, bouche ouverte et les mains crispées sur le fil électrique.Le courant coupé, il est amnésique pour le reste de la journée.Le lendemain, une agitation motrice généralisée apparaît et se localise quelques semaines plus tard au côté droit.Désormais, c\u2019est le tableau clinique d\u2019un syndrome choréo-athétosique persistant unilatéral.L\u2019épilepsie, dans ce genre de traumatisme, est une rareté, elle apparaît ordinairement de 10 à 15 jours après l\u2019accident et est causée par les lésions cérébrales résiduelles.Il en était ainsi des cas de Jolly, de Pratz, de Schmuking et de Jellinek.Ewald rapporte de même une épilepsie chronique survenue chez un homme de 21 ans, par suite de brûlures profondes du crâne et qui se termina 8 ans plus tard par le suicide.A part ces cas de brûlures avec lésions cérébrales locales, il ne paraît pas que l\u2019électrocution en elle-même puisse provoquer l\u2019épilepsie chronique.Les troubles visuels sont aussi fréquents que variés.Chacun connaît la cataracte électrique avec son début parfois tardif; elle est une opacification antérieure du cristallin faisant suite vraisemblablement à la tétanisation des muscles ciliaires.Les atrophies optiques et les œdèmes papillaires transitoires sont des faits suffisamment démontrés.Il en est de même des troubles auriculaires se manifestant sous forme de bourdonnements ou de surdité cochléaire plus ou moins complète.Par contre, les prétendus états parkinson- niens attribués aux électrocutions ne nous paraissent pas convaincaints.Il ne semble pas que le passage du courant dans l\u2019organisme joue un grand rôle dans l\u2019étiotogie de ce syndrome.Les mêmes remarques s\u2019appliquent au goitre exophtalmique.Cependant, Kurella rapporte sept observations personnelles d\u2019électrocution par haute tension; dans trois d\u2019entre elles, il est fait mention d\u2019un syndrome basedowien.Les relations possibles entre la sclérose en plaques et l\u2019électrocution ont fait l\u2019objet de LEGRAND: TROUBLES CONSÉCUTIFS À L\u2019ÉLECTROCUTION nombreuses discussions.Apparemment, l\u2019électricité est incapable de provoquer une sclérose en plaques authentique.La narration de tels syndromes apparus tardivement est bien peu concluante; car, dans ces cas, l\u2019étiologie reste des plus douteuses.Les faits relatés comme tels, appartiennent plutôt à des myélites banales diverses; on n\u2019y retrouve pas le groupement classique des symptômes cérébraux, cérébelleux, oculaires, bulbo-protubérentiels et médullaires de la sclérose en plaques véritable.Troubles mentaux Après une commotion électrique, quelle que soit sa nature et la localisation du point d\u2019entrée, des troubles psychiques peuvent apparaître comme après un traumatisme quelconque.Généralement ils sont aigus et de courte durée.Après perte de connaissance plus ou moins longue, le sujet reste confus et amnésique pendant un certain temps.D\u2019autres fois, les troubles mentaux ne surviennent que quelques heures ou même quelques jours plus tard.Un cas de Jellinek présenta des fugues deux jours après un choc électrique et guérit dans la suite.Un deuxième de ses cas, un jeune garçon de 10 ans frappé par la foudre, était atteint dix jours plus tard d\u2019une psychose d'angoisse.Dans trois autres observations, le même auteur mentionne une crise de fureur d\u2019une durée de deux heures immédiatement après le traumatisme, un délire confusionnel d\u2019une durée de 24 heures et enfin un délire de persécution d\u2019une durée de quelques semaines; dans ce dernier cas seulement, il y eut une période de latence de 21 jours avant l\u2019apparition du thème délirant.Le traumatisme électrique peut aussi réveiller un état pathologique préexistant.C\u2019est ainsi que des états psychasthéniques sont apparus après une électrocution ou ont été aggravés par elle.Naville et de Morsier, dans leur rapport au Congrès International de neurologie de Berne (1932), n\u2019admettent pas l\u2019existence de 579 « psychose durable ou de démence dues a une électrocution par courant industriel ».Cette opinion est un peu trop catégorique a notre avis, même si les cas relatés sont extrêmement rares.Schiff, avec Picard et Pouffary, rapportent l'histoire d\u2019une psychose hallucinatoire chronique apparue après une électro- eution.Leur malade qui avait un passé paludéen et alcoolique, fut interné six mois plus tard pour des troubles mentaux atypiques, voisins de ceux du delirrum tremens.Amélioré, 11 reprend au bout de quelques mois ses habitudes alcooliques et revient à l\u2019asile avec le même tableau clinique.Les auteurs admettent ici que l\u2019électrocution est responsable de l\u2019état mental présenté; pour nous, cet accident n\u2019aurait que déclanché l\u2019apparition d'une crise d\u2019origine alcoolique et paludéenne.Marchand et Picard publient un cas de démence survenue après une fulmination.Leur malade, sobre, sans passé pathologique, devint sourd et halluciné peu après l\u2019accident.Peu à peu il évolua vers un état démentiel.L\u2019autopsie, pratiquée cinq ans plus tard, révéla des adhérences méningées, un aspect lactescent de la pie-mère et une dilatation d\u2019un ventricule latéral.À l\u2019examen histologique, il trouvèrent des lésions chroniques hyperpla- siques de l\u2019arachnoïde, une sclérose cérébrale diffuse sans plaques séniles, de l\u2019atrophie des cellules nerveuses, des corps granuleux autour des vaisseaux, et des nodules névrogliques dans le parenchyme cérébelleux.Joffroy rapporte un syndrome tabo-para- lytique chez un homme de 25 ans qui subit plusieurs électrocutions successives par un courant alternatif de 720 volts.Après une perte de connaissance suivie d\u2019un état confusionnel de quelques minutes, le malade revient à lui et reprend son travail.Trois semaines plus tard, apparaissent des céphalées, des bourdonnements, des éblouissements et de l\u2019amblyopie.Six semaines après, on note des vertiges avec chute et une cécité progressive; puis apparaît un état mélancolique avec d80 tentative de pendaison.Dans la suite, soit après une évolution de six ans, ce malade fait un ictus hémiplégique transitoire suivi bientôt d\u2019un syndrome de paralysie générale.L'auteur porte ce diagnostic malgré l\u2019absence des signes humoraux de la syphilis, si ce n\u2019est une légère lymphocytose rachidienne.Pour nous, il n\u2019est pas admissible que l\u2019électrocution ait causé la dernière phase de cette maladie.Nous adressons la même critique à Kurella, Adam, Eulenburg et autres qui ont étiqueté «paralytiques généraux » des malades non-syphilitiques qui, quelque temps après une électrocution, avaient présenté un Argyll, de l\u2019atrophie optique, des ictus apo- plectiformes, de légers troubles de la parole et un état démentiel progressif, car la nature syphilitique de la paralysie générale est aujourd\u2019hui bien établie.Nous croyons qu\u2019il faut ranger ces cas dans les pseudo-para- lysies générales traumatiques chez lesquels la démence, les idées délirantes, le comportement du sujet, l\u2019inégalité pupillaire si fréquente après les traumatismes crÂniens, évoluent sans les signes neurologiques et humoraux de la paralysie générale.Nous savons que ces derniers syndromes sont à base de lésions dégénératives.Les sujets dont les reins fonctionnent mal ou dont les vaisseaux ont perdu leur élasticité semblent les plus prédisposés à ce genre de lésions, surtout s\u2019ils ont fait abus d\u2019alcool.La pathogénie des troubles mentaux post- électriques semble relever d\u2019un mécanisme vasomoteur.Même dans les cas où le courant passe uniquement par les membres et le tronc, le choc électrique déclenche une hypertension sanguine brusque et intense qui, surtout chez les artério-scléreux, provoque occasionnellement dans le cerveau des extravasations sanguines plus ou moins grandes.Jellinek invoque l'hypertension du liquide céphalo- rachidien et pour lui le traitement de choix serait la ponction lombaire.A tout événement, les séquelles psychiques sont très rares, et dans une statistique récente, Pietrusky et L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 Schraber ne trouvent que cinq fois des troubles mentaux importants sur 589 accidents électriques.( Par contre, les névroses post-électriques sont très fréquentes surtout chez les accidentés du travail.Ici, l\u2019hystérie est certainement au premier plan; nous mettons de côté bien entendu les cas de simulation.Mais avant de porter le diagnostic de pithiatisme, gardons- nous bien d\u2019étiqueter ainsi des faits qui, en réalité, reconnaissent une cause organique.À ce point de vue, le malade de Souques atteint d\u2019une monoplégie avec troubles sensitifs, qui guérit après une simple pulvérisation de la peau avec le chlorure de méthyle, semble bien être un cas d\u2019hystéro-traumatisme.Il en est de même du malade dont nous rapportons ici l\u2019histoire.Observation M.Cr., âgé de 24 ans, est admis à l'hôpital St-Jean-de-Dieu en novembre dernier, pour des crises nerveuses atypiques avec allégations de perte de connaissance et d\u2019amnésie consécutive.Au début d\u2019octobre dernier, il travaillait sur un paquebot quand celui-ci fut frappé par la foudre.À ce moment-là, M.Cr.était sur une passerelle de bois posée entre les remises et le paquebot et tenait de la main droite un hauban.De plus, il avait les mains gantées de cuir.Lors de la fulguration, il aurait été projeté à une distance de cinq pieds et aurait perdu connaissance pendant environ dix minutes.Revenu à lui, il accusa une sensation de plénitude dans la tête, de brouillards devant les yeux, d\u2019engourdissement du bras droit et des douleurs au genou droit.Cependant, il ne portait aucune trace de brûlure.Transporté à l\u2019hôpital, on lui fit un premier examen neuro-psychiatrique absolument négatif; de plus, la ponction lombaire ne révéla aucune modification pathologique du liauide céphalo-rachidien.Le même soir, il entre dans un état de LEGRAND: TROUBLES CONSÉCUTIFS À L'ÉLECTROCUTION fureur qui nécessite la contrainte.Il en sera ainsi pendant deux semaines alors que plusieurs fois par jour il s\u2019agite, cherche à mordre ses voisins, frappe le personnel, se fait claquer les dents, ete.À ce comportement, s'ajoutent quelques troubles somatiques puisque, pendant la première semaine qui suivit l\u2019accident, notre malade en plus d\u2019une rétention urinaire présente des hématuries.Peu après, cette rétention devait faire place à de l\u2019incontinence urinaire.Vers le 20 octobre, on note une légère hyperthermie de deux à trois jours.C\u2019est alors que son transport à St-Jean-de-Dieu est décidé et le malade en est averti.Les crises cessent pendant trois jours.On fait mention également à cette époque d\u2019une légère hémiparésie gauche; malheureusement, nous n\u2019avons pas le détail de l'examen neurologique.À l\u2019asile, l'examen objectif ne révèle rien de particulier: pas de parésie ni de paralysie apparente; pas de trouble de la sensibilité sous ses différents modes, de l\u2019équilibration ou de la coordination; pas d\u2019atrophie musculaire; pas d\u2019œdème de stase au fond de l\u2019œil, ni trace d\u2019hémorragies.Psychiquement, l'orientation est bonne; aucun théme délirant ou hallucinatoire et aucun affaiblissement intellectuel.Le comportement, en dehors des crises, est normal.Souvent le malade accuse des céphalées à caractère indéfini.Durant le le premier mois de son internement, il ne fait qu\u2019une crise d\u2019agitation au cours de laquelle il se jette sur son lit et frappe son matelas de ses poings.Envoyé en congé d\u2019essai, au début de décembre, il revient à l\u2019asile un mois plus tard, parce que les crises d\u2019agitation sont réapparues.Il aurait même proféré des menaces à l\u2019égard de sa famille.Depuis son retour, les crises sont fréquentes et ont une durée variant de vingt minutes à quelques heures.Chaque fois, il se plaint d\u2019abord de maux de tête puis se jette sur son lit ou par terre, se roule dans tous les sens, se plie le corps en deux, exécute des danses sauvages autour de son lit, frappe 581 son matelas avec ses poings et le sol avec la paume de ses mains ouvertes, essaie des culbutes acrobatiques, fait du « shadow boxing » devant la fenêtre, tente de grimper au mur comme s\u2019il s\u2019agissait d\u2019une échelle, grimace, grince des dents, parle de Chinois qui l\u2019entourent, etc.La crise terminée, il s\u2019informe immédiatement des circonstances qui l\u2019ont accompagnée.Bien que le malade se dise inconscient à ces moments-là et qu\u2019il allègue une amnésie consécutive, nous avons constaté à plus d\u2019une reprise qu\u2019il se rend parfaitement compte du milieu ambiant et que rien du monde extérieur ne lui échappe.Pour aider au diagnostic, provoqué nous-même par simple suggestion, au moyen d\u2019une légère pression exercée à la face latérale du cou, une crise classique d\u2019hystérie, en tous points semblable à celle que nous venons de décrire.Depuis qu\u2019il est interné nous n\u2019avons jamais trouvé de troubles somatiques quelconques.Le Bordet-Wassermann est négatif.Notons encore ici que cet homme sans passé pathologique avoué, reçoit de ses employeurs une partie de son salaire et d\u2019une assurance une indemnité en maladie; cela à une période de l\u2019année où il est toujours sans emploi et forcé au chômage.Il se dit aussi versé en électricité et il sait les accidents qui peuvent faire suite à une électrocution.nous AVONns Après une observation prolongée et minutieuse, nous en arrivons ici à la conclusion d\u2019un hystéro-traumatisme.Nous rapportons ce cas, non pas en raison de sa rareté, mais plutôt à cause des erreurs d\u2019interprétation qu\u2019il peut offrir.Il ne se rapproche nullement de l\u2019épilepsie dont il n\u2019a aucun des caractères.Il semble qu\u2019une émotion-choc ait produit cet état qui a fait suite à quelques troubles initiaux peu importants.La persistance de l\u2019état pathologique n\u2019est peut-être pas étrangère à l\u2019intérêt pécuniaire que le blessé y trouve.La question de la simulation peut se poser ici avec assez de justesse.Sa différenciation d\u2019avec les manifestations hystériques n\u2019est pas toujours 582 facile et à ce point de vue, toutes les discussions sont permises.Disons en terminant, que même si les cas de pithiatisme secondaires aux électrocutions, et que l\u2019on a rapportés comme tels, appartiennent souvent à de véritables maladies organiques, il n\u2019en existe pas moins qui sont purement fonctionnels.Conclusions De cet exposé, nous retiendrons que l\u2019électricité industrielle ou atmosphérique produit des accidents nombreux avec toutes les sortes de courants.Fréquemment, l\u2019électrocution occasionne la mort par des mécanismes sur lesquels nous n'avons pas encore d'idées bien précises; il semble toutefois que les troubles du système nerveux jouent un rôle de premier plan.Dans un grand nombre de cas, une mort tardive peut être due à des brûlures étendues.En général, les accidents d\u2019électrocution guérissent assez bien.Mais des séquelles neuro-psychiatriques peuvent apparaître à des dates plus ou moins éloignées du traumatisme avec un pronostic parfois très sombre.Comme le soutient Duhem, «il faut faire les plus extrêmes réserves sur l\u2019avenir fonctionnel des victimes qui sont frappées ».Des théories pathogéniques diverses ont été émises pour expliquer les effets de l\u2019électrocution.Nous les avons exprimées sans parti pris dans cette étude.Nous nous sommes cependant cru autoriser à émettre certaines opinions qui nous paraissaient entraînées par la logique des faits.BIBLIOGRAPHIE P.SCHIFF.J.PICARD et C.POUFFARY: «Psychose hallucinatoire chronique et électrocution.» (Encéphale, p.46, 1928.) 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RECUEIL DE FAITS HISTOIRE D\u2019UN TABES A EVOLUTION LENTE Réflexions sur la guérison des douleurs fulgurantes par une pneumonie Par M.ROCH, Professeur de clinique médicale (Genéve).Comme le signalait encore récemment dans ce périodique M.Albéric Marin, la malaria- thérapie et d\u2019autres procédés pyrétothéra- piques donnent des succès étonnants dans la syphilis nerveuse, plus précisément dans la paralysie générale.Les résultats sont bien moins brillants en ce qui concerne le tabes.Dans cette maladie, c\u2019est spécialement contre l\u2019atrophie des nerfs optiques, contre les crises viscérales, contre les douleurs paroxystiques parfois si torturantes qu\u2019on a employé la py- rétothérapie *!.La malariathérapie ne donne pas constamment de bons résultats et elle comporte des risques qu\u2019on hésite bien plus à faire courir à des tabétiques qu\u2019à des paralytiques généraux, en sorte que pour les tabétiques, je n\u2019ai Jamais voulu la mettre en pratique.Ai-je eu tort?Les hasards de la clinique m'ont permis de recueillir une observation qui m\u2019a frappé et va contribuer à vaincre ma réserve.Observation Cette observation concerne une femme qui vient de mourir dans mon service à l\u2019âge de 72 ans.Je la connais depuis 1912; elle avait alors 46 ans.À cette époque, j'eus à la traiter pour un empoisonnement grave par les champignons (Amanita phalloïdes Fries): diarrhées et 1.F.Berine: Münchener med.Wschr.72: 1455; 1925, \u2014 G.Wiillenweber: Ibid, 72: 2036: 1927.\u2014 J Wagner-Jaureeg: Handbuch der Neurologie, 8: 72: 1926.\u2014 A.E.Bennett: Jowrn.of the Amer.Med Ass, 107: 845 (12 sept).1926.vomissements incoercibles l\u2019avaient intensément déshydratée et je crois l\u2019avoir sauvée par d\u2019abondantes injections de solutions chlorurées isotoniques; ces injections n'avaient pas empêché l\u2019apparition d\u2019un ictère grave dont, miraculeusement, la malade guérit.On s\u2019intéresse toujours particulièrement à qui l\u2019on a rendu service et, à cet égard, les médecins sont tous un peu comme le Monsieur Perrichon de Labiche.C\u2019est pourquoi j\u2019ai continué à suivre cette malade avec attention et sympathie.L'année suivante, en 1913, elle a 47 ans.Elle rentre à l'hôpital pour «des douleurs extraordinaires partout ».Elle était syphilitique sans que nous nous en doutions.Son infection datait de 1888 quand elle avait 22 ans.Elle eut alors une fausse couche spontanée, accident qu\u2019elle ne racontait pas volontiers et dont l\u2019aveu nécessita un interrogatoire de juge d\u2019instruction.La localisation des douleurs les plus vives dans la région hépatique, le souvenir de l\u2019hépatite ictérigène qu\u2019avaient provoquée naguère les champignons firent orienter le diagnostic du côté d\u2019un état hépato-biliaire manifesté d\u2019une manière quelque peu extravagante chez une névropathe.Les pupilles réagissaient bien, les réflexes tendineux existaient, j\u2019ignorals l\u2019infection syphilitique en sorte que je puis me pardonner de n'avoir pas immédiatement pensé au tabes.Deux ans plus tard, en 1915, cette femme entre pour la troisième fois à l\u2019hôpital.Elle a eu des douleurs bizarres dans les seins et le dos, quelques mois plus tard, des lancées 584 à la face antérieure de la cuisse droite.Ces douleurs résistent à tous les analgésiques.La malade les compare à celles que provoqueraient des secousses électriques ou des aiguilles enfoncées brusquement dans la chair.Ces comparaisons sont tellement classiques que, cette fois-ci, on pense au tabes.On trouve alors que les pupilles sont en myosis et qu\u2019elles ne réagissent pas à la lumière.Quant aux réflexes tendineux, les patellaires sont faibles et les achilléens sont abolis.Ceux-ci, dans la règle, disparaissent les premiers et il ne faut jamais négliger de les rechercher lorsqu\u2019on soupçonne le tabes.Le signe de Romberg est légèrement positif: la malade debout se tient bien, elle se met à osciller aussitôt qu\u2019elle ferme les yeux.La réaction de Wassermann est positive dans le sang et dans le liquide céphalo-rachidien qui montre en outre des signes d\u2019irritation méningée tout à fait typiques: 0,50/00 d\u2019albumine et 17 lymphocytes par mms3, On institue un traitement au biiodure de mercure et comme palliatifs, on prescrit des opiacés et des antithermiques analgésiques.De 1915 à 1926, soit pendant plus de 10 ans, la malade négligente se soigne très irrégulièrement et très insuffisamment.Le tabac et l\u2019alcool ont plus d\u2019attraits pour elle que les injections antisyphilitiques.Le tabes continue d'évoluer lentement et de se manifester par des douleurs lancinantes dans les bras et les jambes, douleurs intermittentes devenant avec les années de plus en plus vives et de plus en plus fréquentes.À cause de sensations paresthésiques dans le membre inférieur gauche, la malade rentre à l\u2019hôpital en 1926.Elle a alors 60 ans.On remarque chez elle de l\u2019agitation, de la loquacité que l\u2019on met sur le compte d\u2019une imprégnation alcoolique qui existe certainement.Quant aux signes de tabes, ils se sont accusés: la pupille droite est plus petite que la gauche dont le contour est irrégulier.Le réflexe pupillaire à la lumière est toujours aboli et les réactions à la convergence et à L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuUrrETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 accommodation sont devenues médiocres.Les réflexes tendineux sont abolis, complètement abolis aux quatre membres.Il y a de légers troubles vésicaux.On est étonné de ne déceler aucun signe d\u2019ataxie et de constater que le signe de Romberg est toujours peu marqué.On ne trouve aucun symptôme d\u2019aortite.Le sang ne donne pas la réaction de Wassermann.Néanmoins, j\u2019ordonne des injections de néo-salvarsan.La deuxième injection de 45 cg provoque une violente crise épigastralgique et une exacerbation des lancées fulgurantes dans les membres en sorte qu\u2019on interrompt \u2014 peut-être à tort \u2014 le traitement spécifique.Rentrée chez elle, la malade continue à souffrir comme devant.Pour calmer ce qu\u2019elle appelle « ses rhumatismes », elle use de nombreux médicaments.Celui qui lui donne le meilleur résultat est l\u2019un des plus banaux: l\u2019acide acétyl-salicylique (aspirine).Pour son malheur, en été 1927, elle fait une longue marche à la suite de quoi les douleurs fulgurantes reprennent une intensité terrible; les lancées intolérables sont particulièrement localisées dans les cuisses, l\u2019aine, le bas ventre.Que signifie cette localisation?Peut-on l\u2019expliquer?L\u2019étiologie de cette recrudescence me suggère l\u2019idée que la marche prolongée a provoqué un tassement de la colonne vertébrale qui, par compression, a augmenté l\u2019irritation des racines postérieures.Le tassement n\u2019a pas été sensible dans la partie supérieure de la colonne, le poids à supporter étant relativement minime; le tassement était impossible dans la région sacrée qui est rigide; il s\u2019est produit au maximum dans la région dorsale inférieure et dans la région lombaire.Lorsque j'étais étudiant, la mode était encore de traiter les douleurs tabétiques par l\u2019élongation de la colonne selon la méthode de Notchoukowski.On suspendait les malades par la téte et on les obligeait à marcher en touchant à peine le sol.Le remède paraissant pire que le mal, on a généralement renoncé à ROCH: HISTOIRE D'UN TABES À ÉVOLUTION LENTE ce mode de traitement.Peut-être aussi les constatations anatomiques, montrant les lésions plus nerveuses et fasciculaires que méningées, ont-elles été pour quelque chose dans cet abandon.Quoi qu\u2019il en soit, par sa longue promenade, notre malade a fait exactement le contraire de ce qu\u2019on cherchait à obtenir sur les pendus d\u2019il y a 40 ans.Ses douleurs atroces la ramènent à l'hôpital où l\u2019on constate toujours à peu de chose près les mêmes symptômes.Le sang ne donne plus la réaction de Wassermann ; le liquide céphalo- rachidien ne la donne pas davantage et il ne contient plus que 0,4 d\u2019albumine et deux lymphocytes par mm°.En fait, nous sommes dans une période de stabilisation de la maladie.On pratique une série d\u2019injections de bismuth.Un nouveau séjour à l\u2019Hôpital nous ramène la malade en 1931; elle a 65 ans; son état s\u2019est aggravé et compliqué.Ses douleurs fulgurantes ne l\u2019ont jamais quittée; des signes de sciatique, des paresthésie des membres inférieurs sont venus s\u2019y ajouter.Le sphincter vésical est devenu insuffisant.Quant à l\u2019aorte qui avait été soigneusement examinée aux séjours précédents, pour la première fois, elle présente des symptômes d\u2019altération.L\u2019examen aux rayons X montre qu\u2019elle est opaque et élargie, et l\u2019on entend à la base un souffle systolique ayant son maximum à droite du sternum.Il est difficile de dire s\u2019il s\u2019agit d\u2019une aortite syphilitique à évolution très lente ou de lésions athéroma- teuses qui n\u2019auraient rien de surprenant chez une femme de 65 ans ayant abusé du tabac et de l\u2019alcool.La suite de l\u2019évolution me fait admettre l\u2019aortite syphilitique et l\u2019autopsie le confirmera.Ainsi, voici une syphilitique qui présente ses premiers signes d'aortite 43 ans après la date présumée de l\u2019infection.Nous voici bien loin des 10 ou 20 années considérées comme le délai habituel entre l\u2019accident primitif et les localisations vasculaires.580 Les douleurs continuent à être extrêmement violentes lorsque se déclare une pneumonie.Celle-ci évolue en une semaine en provoquant une fièvre qui a oscillé continuellement entre 39.4° et 40.2°.Dès le premier jour de cette fièvre, les douleurs disparaissent et cette disparition persiste pendant plus de huit mors.La malade peut reprendre ses occupations, faire son ménage et même travailler à son jardin sans être incommodée.En 1932, elle revient à l'hôpital pour de l\u2019insuffisance cardiaque plus que pour ses douleurs.La pression artérielle est de 16-6, montrant ainsi une forte différence entre la maxima et la minima; il existe un double souffle à la base.Nous avons donc maintenant la notion que l\u2019aortite récurrente a provoqué de l'insuffisance des valvules sigmoïdes.En 1934, les douleurs fulgurantes dominent de nouveau la scène.Il y a des crises gastriques avec vomissements, des crises intestinales s\u2019accompagnant de diarrhées.Des traitements bismuthiques et mercuriels ont été mal supportés.Enfin, âgée de 71 ans en 1937, cette fidèle malade nous revient, souffrant toujours atrocement.Etant dans le service, elle contracte, en 1938, comme 6 ans auparavant, une pneumonie et aussitôt les douleurs disparaissent.Nous nous en réjouissons non sans être inquiets de l\u2019état général.Bientôt, en effet, le cœur s\u2019affaiblit et la malade succombe sans avoir pu bénéficier longtemps de la nouvelle disparition de ses douleurs.Commentaires Je pense qu\u2019il n\u2019est pas utile d\u2019ajouter à cette observation de longs commentaires.Je voudrais seulement que vous retinsiez quelques-uns des enseignements que nous apporte cette histoire.Celle-ci nous montre tout d\u2019abord qu\u2019un tabes à son début peut être considéré comme un état névropathique.Cela n\u2019est pas particulier au tabes: beaucoup de cas de tumeur cérébrale, de sclérose multi- loculaire, d\u2019encéphalite, de troubles circula- 586 toires cérébraux, avant d\u2019être bien caractérisés, peuvent faire admettre à tort une névrose.Elle nous donne un exemple de tabes ayant débuté 25 ans après l\u2019infection syphilitique et d\u2019une aortite spécifique ne s\u2019étant manifestée qu\u2019après une incubation de 43 ans.Dans la symptomatologie de ce tabes qui a évolué avec une extrême lenteur pendant 24 ans, les douleurs fulgurantes ont toujours été au premier plan.Ces douleurs n\u2019ont été L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 améliorées notablement et d\u2019une manière durable que par l\u2019intercurrence d\u2019une maladie fébrile aiguë.Ne vous semble-t-il pas, comme à moi, que ce fait doit disposer à envisager favorablement les traitements pyrétothérapiques chez les tabétiques tout au moins chez ceux qui sont particulièrement tourmentés par des douleurs fulgurantes?UN CAS D\u2019AUTO-TRANSFUSION ' Par Léon GERIN-LAJOIE, F.R.C.S.(C.), Professeur agrégé à la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal, Gynécologue à l\u2019hôpital Notre-Dame.Je rapportais, ici même, il y a environ 18 mois, des cas de transfusion pratiquée avec du sang conservé, recueilli chez des donneurs vivants.Nous ne faisions pas alors œuvre originale, mais nous insistions sur le fait que nous croyions être le premier à le faire dans cette institution.Nous avons répété et nous répétons couramment cette manœuvre avec avantage.Je dois avouer que nous sommes encore à chercher le bocal idéal pour la conservation du sang qui permettrait le moins de manipulation et le moins de risque d\u2019infection.Il est vrai que nous n\u2019avons pas eu d\u2019ennuis imputables à l\u2019infection; nous croyons qu\u2019ils pourraient apparaître du fait que le bocal est découvert durant quelques instants pour la collection du sang dans la seringue ou le bock à transfusion, et afin de prévenir cette possibilité nous cherchons encore un appareillage qui répondrait aux besoins de la cause.Mais tout ceci est une autre histoire.Le cas qui nous intéresse est différent.Une quantité de 350 cc.de sang recueilli sur la personne du mari avant l\u2019opération de notre malade fut placée dans la glacière pour sa 1.Ce travail a été présenté à l\u2019Assemblée scientifique du Bureau Médical de l\u2019hôpital Notre-Dame, séance du 21 avril 1938.Pour discussion, voir p.635 du présent numéro.parfaite conservation dans le bocal ordinaire.En réchauffant le sang suivant la méthode habituelle quelques instants avant l\u2019intervention le bocal se brisa et ce fut une perte complète.Nous nous trouvions sans réserve sanguine et nous avons utilisé une méthode originale d\u2019auto-transfusion que nous présentons pour discussion, critique et suggestion.Nous n\u2019avons pas eu l\u2019occasion de répéter l\u2019expérience, mais quelques médecins, à qui nous en avons parlé, ont trouvé cette méthode quelque peu osée.Les urgences en gynécologie sont relativement limitées.Les plus nombreuses ont trait à des pertes sanguines, avortement, inondation péritonéale à la suite de rupture de grossesse ectopique, rupture utérine, kyste tordu avec hémorragie interne.La plupart de ces cas bénéficieront considérablement d\u2019une transfusion.L\u2019urgence de intervention en est d\u2019ailleurs relative.Je m\u2019en rapporte pour cela à l\u2019article de d\u2019Argencourt (L\u2019Union Médicale de février 1938) où il est démontré clairement qu\u2019il vaut mieux attendre quelques heures après l\u2019arrivée d\u2019une malade à l\u2019hôpital, surtout si celle-ci a fait un trajet quelconque en auto, en chemin de fer ou en voiture.Il faut bien se rendre à l\u2019évidence qu\u2019en plus du choc hémorragique, la patiente dans ces cas souffre GERIN-LAJOIE: UN CAS D\u2019AUTO-TRANSFUSION également d\u2019un choc moral considérable dont il faut tenir compte et que l\u2019on est porté à ignorer ou à négliger malheureusement trop souvent.Il vaut mieux laisser se remettre la malade des fatigues du déplacement et de l\u2019émotion de la sentence opératoire prononcée par le médecin de famille ou le chirurgien, surtout si la pression artérielle n\u2019est pas trop abaissée et si le pouls, bien que rapide, est plein et bien frappé.La patiente est toujours très pâle, très « shockée ».Le repos, la tranquillité, l\u2019obscurité réussiront souvent à améliorer cet état, sans pour cela abolir l\u2019urgence de l\u2019intervention, mais l\u2019éloigner de quelques heures.Dans un milieu hospitalier, l\u2019observation de tous les instants permet à l\u2019infirmière et à l\u2019interne de dépister un changement pour le mieux ou le pire.Dans cette dernière éventualité, évidemment l'intervention s\u2019impose et le chirurgien est appelé à intervenir sans plus de délai, une demi-heure, une heure après le premier examen.Tel ne fut pas notre cas, bien au contraire, qui sembla s'améliorer malgré la persistance de l\u2019hémorragie interne, comme on put le constater à l\u2019intervention.Observation.Mad.A.E.Dossier 639-1938, 27 ans, entre à l\u2019hôpital le 24 janvier, à midi.Elle est envoyée pour un syndrome abdominal douloureux dont le début brusque remonte à 12 heures.Le 23 janvier, dans la soirée, la patiente ressent subitement une très vive douleur dans le bas-ventre du côté gauche.Etat syncopal.La douleur a persisté jusqu\u2019à son entrée à l\u2019hôpital avec perte progressive des forces.En décembre, les menstruations apparues en temps normal ont été suivies d\u2019un léger suintement sanguinolent, noirâtre, brunâtre pendant 5 à 6 jours.Le 18 janvier, reprise du suintement sanguinolent brunâtre qui persiste jusqu\u2019à l\u2019apparition de la crise douloureuse qui conduisit la malade à l\u2019hôpital.Malgré l'absence du retard de règles, l\u2019histoire est assez classique de la rupture d\u2019une grossesse ectopique.587 L\u2019examen confirme nos appréhensions: abdomen ballonné, contracture légère à tout l\u2019abdomen.Douleur provoquée à la fosse iliaque gauche; matité dans les flancs et à la région sus-pubienne.Au toucher, l\u2019utérus est difficilement délimitable d\u2019une masse rénittente et fluctuante, très douloureuse, remplissant les culs-de-sac.La pression exercée sur le cul-de- sac postérieur est très douloureuse et déclenche le « cri » classique du Douglas.La malade est très pâle, le facies anxieux, l\u2019expression est celle d\u2019une personne qui souffre, la soif est intense, la langue est sèche et rouge, les muqueuses sont décolorées.La respiration est de 28 à la minute et le pouls à 130, petit, filant.On pose l\u2019indication d\u2019une urgence relative et l\u2019on tient la malade sous une observation constante jusqu\u2019à l\u2019heure choisie pour l\u2019intervention, soit 5 heures p.m.La malade reçoit des hémostatiques, des stimulants, des sédatifs, elle est mise au repos le plus absolu avec de la glace sur l\u2019abdomen.A l'heure précitée, laparatomie médiane sous-ombilicale.A l\u2019ouverture du péritoine, issue d\u2019une grande quantité de sang dans la cavité abdominale.Devant l'incident dont nous avons mentionné le fait plus haut, nous soutirons à la seringue 150 ce de sang de la cavité.Ceci nous permet de nous rendre compte que c\u2019est bien le côté gauche qui est en cause et les pinces sont placées sur le ligament large et au niveau de la corne utérine.Extraction de nombreux caillots; annexecto- mie gauche.Suspension du moignon des ligaments.Evidement de la cavité.Drain-ciga- rette dans le Douglas.Fermeture en trois plans.Durant l\u2019intervention mon second interne a procédé immédiatement à la transfusion du sang de la malade.L\u2019observation constante de l\u2019état cardiaque et respiratoire de la malade durant cette transfusion nous a montré qu\u2019elle n\u2019en subissait aucun effet fâcheux.La transfusion fut pratiquée très lentement avec le bock, et nous l\u2019avons terminée par 1000 ce de sérum glucosé et physiologique à parties égales et suivie de 60 ce de sérum glucosé hypertonique à 20%. 588 Suites opératoires normales, sauf une petite grippe qui survint à la 9ème journée, sans importance.La malade quitte l\u2019institution complètement rétablie, le 17 février.Commentaires Avons-nous été imprudent en agissant de la sorte?Quels accidents immédiats auraient L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULIETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 pu survenir?Quels accidents éloignés aurions- nous pu observer?Quelles contre-indications à ce mode de transfusion?Autant de questions que je pose à mes lecteurs éventuels pour en obtenir des suggestions, des idées, peut-être des reproches.DOLICHOCOLON ET INTERVENTIONS CHIRURGICALES MULTIPLES par Pierre SMITH, Chirurgien Gérard AUMONT, Interne de l'hôpital Saint-Luc.Nombre de malades souffrant d\u2019un côlon dolicholisé présentent très souvent un passé pathologique chargé, en rapport avec des lésions viscérales multiples associées.D\u2019autres ont subi, à tort ou à raison, de nombreuses interventions chirurgicales diverses sans résultat appréciable.Nous avons eu l\u2019occasion d\u2019observer et de traiter, naguère, trois malades dont l\u2019histoire nous semble à ce point de vue, présenter une certaine valeur documentaire.Observation I !.Madame X, âgée de 35 ans, se plaint de constipation opiniâtre accompagnée de ballonnement considérable et très douloureux du cadre colique.Dès l\u2019adolescence, elle à souffert de constipation et de douleurs abdominales diverses: crampes, coliques.Au mois de mai 1928, en raison d\u2019une salpingo-ovarite douloureuse, il a été pratiqué simultanément une salpingectomie bilatérale, une ovariectomie gauche et l\u2019appendicectomie.Un mois plus tard (juin 1928), elle subit une cholécystectomie pour cholécystite calculeuse.En novembre 1933, nouvelle laparotomie: section d\u2019une bride adhérentielle pelvienne, 1.Cette observation.aujourd\u2019hui intentionnellement abrégée, a été publiée « in extenso » avec figures, dans l\u2019Union Médicale du Canada, numéro d\u2019avril 1937.tendue de l\u2019utérus à la fosse iliaque gauche et comprimant fortement le sigmoïde.Le 14 octobre 1935, en présence de crises répétées et menaçantes de volvulus du sig- moide, nous réséquons une anse sigmoidienne dolicholisée, sur une longueur de 41 centimetres.(Procédé de Sénéque et Milhiet).Guérison sans incident.Sédation temporaire des troubles pré-opératoires.Mais, au bout de quelques mois, la constipation intense avec crises de ballonnement abdominal et menaces de volvulus du transverse nécessitent une nouvelle intervention, que nous pratiquons le 5 août 1936.Nous réséquons alors 40 centimètres de côlon transverse dolicholisé.Suites opératoires sans incident alarmant.Amélioration très remarquable et persistante des troubles intestinaux.Observation IT.Mlle R.C., âgée de 42 ans, entre dans notre service de l\u2019hôpital Saint-Luc, le 16 novembre 1937.Elle se plaint de troubles dyspeptiques divers, de constipation marquée, et de douleurs surtout localisées au cadre colique.Elle aurait contracté une rougeole en bas âge, et souffert de rhumatisme polyarticulaire aigu vers l\u2019âge de sept ans.En outre, elle raconte une histoire de troubles digestifs dont le début remonte à 1915.Ces troubles rappel- SMITH ET AUMONT: DOLICHOCÔLON ET INTERVENTIONS MULTIPLES 989 lent l\u2019évolution d\u2019un ulcus gastro-duodénal: périodes de malaises gastriques avec sensations de brûlements, calmées par l\u2019ingestion d\u2019aliments et d\u2019alcalins; rétention gastrique accompagnée souvent de nausées et de vomissements.Ces périodes alarmantes, au cours de ces dernières années, se sont compliquées de cinq à six hématémèses.Aux périodes d\u2019aggravation, succèdent des périodes de sédation de durée variable.En 1937, elle est hospitalisée dans un service de chirurgie où elle subit une gastro- suspension de Lambret.A la suite de cette Fic.I.\u2014 (Mlle R.C.) Dolichocôlon transverse.(Avant la résection.) intervention elle accuse un mieux-être appréciable.Cependant, la malade souffre encore de constipation au point de rester cinq à six jours sans selle spontanée.Les douleurs localisées au cadre colique persistent en s\u2019aggravant.Il existe un amaigrissement marqué, une asthénie notable.Une radiographie des côlons, pratiquée le 14 janvier 1938, donne le résultat suivant: « Remplissage facile de tout le cadre colique.Allongement de tout le transverse.Dolichocôlon transverse.Le sigmoïde forme une boucle simple.» (Fig.1.) Nous intervenons le 4 février 1938.Anesthésie par inhalation.Résection de l\u2019anse colique dolicholisée, sur une longueur de 45 centimètres.La pince-clamp à trois branches de Rankin nous a permis de réaliser une suture colique séro-séreuse avec un maximum de sécurité, c\u2019est-à-dire en maintenant parfaitement oblitérées les deux tranches à suturer, jusqu\u2019à la fin de l\u2019anastomose 2.Fermeture de la paroi abdominale sans drainage.Anus cœcal droit de dérivation, temporaire.Guérison sans incident.Oblitération spontanée de l\u2019anus de dérivation vers le 15e jour.Selle spontanée et Fra.II.\u2014 (Mlle R.C.) Côlon transverse dont l\u2019anse dolicholisée a été réséquée.Radio prise six semaines après l\u2019intervention.Au moment de la radiographie, spasme au niveau du transverse.normale vers le même temps.Nous demandons une radiographie de contrôle qui est pratiquée le 17 mars 1938, c\u2019est-à-dire six semaines après l\u2019intervention.Résultat: « Le lavement opaque traverse aisément tout l\u2019ensemble du côlon, spasme dans la partie médiane du transverse.» (Fig.2.) 2.Je sais gré au Docteur Charles Bohémier d\u2019avoir bien voulu me permettre d'utiliser sa pince-clamp de Rankin pour cette intervention. 590 La malade quitte l'hôpital le 4 avril 1938.Elle est contente et optimiste, et pour cause: les selles sont maintenant à peu près normales.Elle ne présente plus de douleurs coliques.Son état général est grandement amélioré; elle a même engraissé de 5 à 6 livres.Observation III.Mile A.M, âgée de 21 ans, entre dans notre service de chirurgie le 8 mars 1937.Elle se plaint de constipation habituelle et de crises Fra.III.\u2014 (Mile A.M.) Ptose du transverse.Douleurs et signes cliniques analogues à ceux d\u2019un doli- chocôlon transverse.coliques douloureuses, accompagnées de vomissements, de ballonnement parfois très marqué.Opérée en 1911: appendicectomie.Trois semaines après cette intervention, cure de hernie ombilicale; en 1914, laparotomie pour libération d\u2019adhérences.En 1916, laparotomie basse pour libération d\u2019adhérences et ovarice- tomie gauche.Trois ans plus tard, intervention pour libération d\u2019adhérences et salpin- gectomie gauche.En 1936, nouvelle laparo- tomie pour libération d\u2019adhérences et intervention sur les annexes droites.Depuis 1914, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurrETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.juin 1938 les mêmes crises coliques douloureuses qu\u2019elle présentait avant l\u2019appendiceetomic n\u2019ont pas cessé.Au contraire, l\u2019aggravation est devenue progressive.La constipation persiste parfois 3 ou 4 Jours consécutifs et même davantage.Les efforts de défécation durent de une à deux heures avant d\u2019obtenir une selle.Absence totale des règles, bouffées de chaleur, étourdissements, moiteurs, depuis intervention chirurgicale subie en 1936.Lors de son séjour dans notre service nous demandons l\u2019examen radiologique des côlons.L\u2019examen donne le résultat suivant.« Le lavement pénètre aisément dans tout le cadre colique; arrêt momentané par spasme de l\u2019ascendant.Cœcum pelvien douloureux à la palpation.Ptose du transverse.La malade n\u2019évacue que le tiers de son lavement.» (Fig.3.) Nous serions donc ici en présence d\u2019une ptose marquée du transverse.Cependant les phénomènes cliniques sont en tout point comparables à ceux présentés par les malades porteurs de dolichocôlons @ui nécessitent la résection.C\u2019est pourquoi nous faisons entrer cette observation dans le cadre des dolicho- côlons.Cependant, cette malade, après une période d\u2019accalmie de plusieurs jours, demande son congé.Elle est actuellement (mai 1938) hospitalisée dans une autre ville du Dominion, en raison d\u2019une recrudescence des douleurs coliques accompagnées encore de ballonnement sur le cadre colique.Commentaires Chez ces trois malades, les lésions coliques coexistaient depuis une époque plus ou moins lointaine avec d\u2019autres lésions viscérales, justiciables ou non d\u2019interventions chirurgicales.Ainsi notre dernière malade, qui n\u2019était âgée que de 21 ans, a déjà été opérée six fois pour lésions abdominales diverses.À notre sens, la résection du transverse devra être pratiquée tôt ou tard chez cette malade, et seule cette résection saura l\u2019améliorer, sinon la guérir.Il n\u2019en reste pas moins vrai que les troubles viscéraux multiples associés à ceux du doli- SMITH ET AUMONT: DOLICHOCÔLON ET INTERVENTIONS MULTIPLES chocôlon, et les interventions itératives anté- ricures compliquent singulièrement le problème des indications opératoires des résections coliques.Cependant, la constipation persistante, l\u2019amaigrissement, l\u2019asthénie et surtout les douleurs coliques intenses semblent toujours com- 591 mander la résection des anses coliques anormalement ptosées et allongées.D\u2019autant plus qu\u2019un soulagement marqué, sinon une guérison définitive, est souvent la rançon heureuse de ces résections.COLIQUE HÉPATIQUE APRÈS CHOLÉCYSTECTOMIE ! Par Georges HÉBERT, Médecin de l\u2019hôpital Notre-Dame En parlant des troubles qui surviennent à la suite de cholécystectomie Chiray a dit « qu\u2019ils étaient souvent légers, parfois notables et quelquefois sérieux ».C\u2019est une vérité que nous connaissons tous actuellement et sur laquelle de nombreuses statistiques s\u2019accordent parfaitement.Permet- tez-moi de citer celles d\u2019Hartman et Petit Du- taillis qui indiquent un taux de 34% de petits troubles et de 12% de troubles sérieux; celles de Volovici: 60% de troubles légers, 15% de troubles graves (dus à des adhérences ou à de l\u2019angiocholite chronique) ; celles de Judd: 83% de résultats satisfaisants, 17% de résultats non satisfaisants.Il semble donc que les auteurs soient en parfait accord pour nous dire qu'il existe 15% environ de mauvais résultats à la suite de cho- lécystectomie.De plus ils sont aussi de l\u2019avis de Messieurs Judd et Stanton «que les opérations pour syndrome douloureux franc du type colique hépatique sont moins souvent suivis de séquelles douloureuses que les opérations faites chez les malades à signes flous ».Ils estiment enfin que les résultats ne sont pleinement acquis qu\u2019un an et demi environ après l'intervention, et que le taux de mortalité s\u2019élève, même chez les jeunes, à 4% selon les statistiques allemandes et 2.6% selon celles des frères Mayo.1.Communication présentée à la Société de Gus- tro-entérologie de Montréal, séance du 26 mars 1938.Au point de vue clinique, tout malade qui se présente pour séquelles douloureuses après cholécystectomie pose un problème de diagnostic et de traitement.C\u2019est un de ces problèmes que je désirerais discuter.Observation: Il s\u2019agit d\u2019un journalier de 35 ans, opéré il y a cinq ans à la suite d\u2019une crise aiguë de lithiase biliaire.Il avait présenté sa première crise un mois auparavant.On lui fit une cho- lécystectomie et, son appendice ayant été trouvé apparemment suspect, on en fit l\u2019exé- rèse.Le rapport anatomo-pathologique décrivit au niveau de cet appendice «une muqueuse en grande partie abrasée et un muscle présentant une réaction inflammatoire chronique ».La vésicule biliaire contenait deux caleuls de la grosseur d\u2019un marbre à jouer et mesurait onze centimètres.Les suites opératoires furent assez normales à part une suppuration de la paroi qui dura 5 à 6 semaines.Depuis cette intervention, le patient n\u2019avait pas eu le moindre trouble digestif ou autre.Il ne suivait aucun régime et même s\u2019abandonnait quelquefois aux excès de table.Mais voici que le 29 mars 1938, il ressent une douleur en barre au niveau de l\u2019épigastre et des hypocondres droit et gauche, il a des nausées et vomit un liquide jaune-verdâtre pendant que s\u2019installe une violente céphalée. 592 Les selles ne sont pas décolorées; au contraire, il a remarqué que depuis quelques jours, elles sont plus foncées et malodorantes.Les urines ont un aspect jaune brun, et, depuis cinq jours, un prurit généralisé a fait son apparition.Le 31 mars, à son arrivée à l\u2019hôpital Notre- Dame, dans le service de chirurgie, on note un ictère assez prononcé.Cet ictère s\u2019accentue dans les jours qui suivent, pour disparaître ensuite complètement en une dizaine de jours.Il existe de l\u2019albumine et de l\u2019urobiline dans les urines, tandis que dans le sang le B.W.est négatif, la glycémie normale, l\u2019urée à 0 gramme 46, et la cholestérine à 1 gramme 87.Les signes positifs de l\u2019examen objectif se résument comme suit: Langue sale; dents en mauvaise condition et amygdale cryptiques; hypocondre droit douloureux à la palpation profonde avec cicatrice vicieuse très importante, adhérente aux plans voisins.Sur requête du service de chirurgie, je vois ce malade le 7 avril.Il n\u2019est plus souffrant, ses conjonctives sont encore sub-ictériques et son teint légèrement jaunâtre.L\u2019examen attentif de la paroi antérieure de son abdomen me permet de sentir à quelques centimètres en dehors de la partie médiane de la cicatrice une petite masse de la grosseur d\u2019un œuf.Cette masse est très dure et semble se prolonger avec une bande de tissu scléreux, tout en gardant une certaine mobilité.On ne peut la percevoir que si l\u2019on soulève la région lombaire droite et elle demande une palpation bi-manuelle très profonde.Il semble :qu\u2019elle soit tout à fait indépendante de la large cicatrice de cholécystectomie, elle-même adhérente aux plans profonds.o \\ a 7 x RL Qu\u2019est-ce donc que cette masse et quel rôle peut-elle avoir joué dans l\u2019apparition des troubles présentés par ce malade?J'ai pensé qu\u2019il pouvait s\u2019agir simplement d\u2019un noyau cicatriciel calcifié.Mais une radiographie simple de l\u2019hypocondre droit n\u2019a pas révélé la moindre opacité en rapport avec une L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 calcification quelconque.Il s\u2019agirait alors d\u2019une masse scléreuse exceptionnellement consistante.Avant d\u2019admettre cette hypothèse, je me suis demandé si cette tuméfaction pouvait être en rapport avec le canal cholédoque?La situation anatomique de ce canal n\u2019en permet pas normalement la palpation, quelque profonde qu\u2019on puisse la pratiquer.Mais dans un cas pathologique, chez un cholécystectomisé avec cicatrice adhérente aux plans sous-jacents, je ne suis pas sûr que les rapports ne soient pas changés.Dans de telles circonstances, si la masse pouvait être en rapport avec le cholédoque, il faudrait ou bien qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019un caleul ou bien d\u2019une adénopathie péricholédocienne.Un caleul pourrait s'être formé dans la paroi du cholédoque, ou bien, il pourrait avoir pris naissance dans une néo-vésicule formée aux dépens du moignon cystique.Quant à une adénopathie, il faudrait songer soit à une hypertrophie du ganglion de Moscogni, ce qui est peu probable parce qu'il a dû être enlevé avec la vésicule, soit du ganglion de l\u2019hiatus ce qui serait plus plausible.Il faudrait alors évoquer, à l\u2019origine de cette hypertrophie ganglionnaire soit une hépatite, soit une pancréatite, soit une duodénite.Qu\u2019il y ait eu infection, ceci ne nous surprendrait pas, vu le mauvais état de la bouche.Une fois hypertrophié, le ganglion en comprimant le cholédoque, eût provoqué la crise qui a conduit notre malade à l'hôpital.Cette hypothèse aurait eu encore à son appui le fait assez extraordinaire que cette masse de la grosseur d\u2019un jaune d\u2019œuf à mon premier examen le 7 avril, a diminué dans les jours suivants et le 14 avril, elle n\u2019avait plus que le volume d\u2019une fève.J\u2019ai revu hier mon malade et j'ai été surpris de constater que la palpation de l'abdomen était beaucoup plus facile et m\u2019orientait plus vraisemblablement vers l\u2019hypothèse d\u2019un noyau seléreux cicatriciel profond, sans rapport probable avec le cholédoque.Dans ce cas, il me reste à supposer que notre homme a fait une cholédocite, une angiocholite ou HÉBERT: COLIQUE HÉPATIQUE APRÈS CHOLÉCYSTECTOMIE encore une duodénite avec spasme du sphincter d\u2019Oddi, ou bien qu\u2019il a présenté un calcul de son cholédoque nullement en relation avec la masse abdominale.Le début absolument subit, la faible température et la courte durée de l\u2019évolution me fait opter pour un calcul au niveau de son cholédoque.Dans ces conditions, le processus lithiasique menace l'avenir de notre malade et je propose que nous établissions chez lui un traitement à peu près comme suit: régime des lithiasiques biliaires; pas de graisses cuites et particulièrement pas de mayonnaise, pas de fritures et pas de sauces grasses.Prohibition des aliments conservés ou fermentés, parce qu\u2019ils peuvent apporter au foie des poisons nocifs susceptibles d'augmenter le déficit fonctionnel de cet organe.Prohibition aussi des aliments riches en cho- lestérine (œufs, cervelles, etc.).La culture physique sera hautement recommandée.Si le processus adhérentiel semblait continuer son évolution, il faudrait songer au traitement diathermique à ondes courtes et faire quelques séries d\u2019injections d\u2019éther benzyl- 593 cinnamique selon la méthode préconisée par A.Gosset, Gutmann et Sahiel.Les résultats obtenus par ces auteurs sont très intéressants, puisqu\u2019ils s\u2019élèvent à un taux de 33% de guérison et 33% d\u2019amélioration.Enfin, si les crises douloureuses avaient tendance à se répéter, je n\u2019hésiterais pas a tenter le traitement cher à Maurice Chiray: gluco- nate de calcium administré en injections intraveineuses à la dose de 5 ce pour une solution à 10% en association avec le traitement para- throïdien.BIBLIOGRAPHIE René A.GUTMAN: « Les syndromes douloureux de la région épigastrique », 2 vol.Doin, éditeurs, Paris, 1934.M.CHIRAY, I.PAVEL et A.LOMON: « La vési- sule biliaire et ses voies d\u2019excrétion».Masson, éditeurs, Paris, 1936.R.D.McCLURE: «Les complications post-opéra- toires de la cholécystectomie ».Annals of Surgery, p.253-61, août 1929.M.EPSTEIN: «Contribution à l\u2019étude des troubles observés après cholécystectomie pour lithiase biliaire ».Thèse de Lyon, 1930-31.Louis RAMOND: «Calculs du cholédoque ».Confé rences de clinique médicale pratique , vol.8, page» 128-166.Vigot, éditeurs, Paris, 1930.CONSIDÉRATIONS SUR CERTAINS PHLEGMONS DU COU D\u2019ORIGINE DENTAIRE ' Par Jean TREMBLAY, Chirurgien à l'hôpital Notre-Dame.Nous n\u2019avons pas l'intention de traiter la question entière des phlegmons du cou, nous voulons nous en tenir à quelques considérations à la suite de deux cas que nous allons rapporter.D\u2019abord un cas d\u2019angine de Ludwig et ensuite un cas d\u2019adéno-phlegmon du cou d\u2019origine dentaire.1.Ce travail a été présenté à l\u2019Assemblée scientifique du Bureau Médical de l\u2019hôpital Notre-Dame, séance du 21 avril 1938.Angine de Ludwig Observation.Le 4 février 1938, une patiente âgée de 44 ans, nous est amenée de la campagne, souffrant d\u2019une tuméfaction médiane sous-mentonnière depuis plusieurs jours.Son état est très grave, elle a été administrée avant son départ.Son facies est plombé; battements des ailes du nez, trismus.Elle peut à peine ouvrir la bouche, parle très difficilement; on comprend qu\u2019elle est malade depuis une dizaine de jours. 594 La maladie aurait débuté par une amygdalite.Elle a des frissons; à 3 heures, température 96°; à 4 heures, température 100°.Le pouls bat à 130.Nous opérons la malade d\u2019urgence.Nous faisons deux incisions le long du maxillaire inférieur à travers le digastrique et le mylo- hyoïdien.Il nous faut aller jusqu\u2019au plancher de la bouche pour évacuer une collection purulente très fétide.Drainage par mèches et tubes.Sérum anti-gangreneux.Lavages à l\u2019eau oxygénée.La malade guérit après 23 jours de convalescence.# + Cette maladie, appelée angine de Ludwig, n\u2019est pas une angine et fut décrite par Gen- soul six ans avant Ludwig.C\u2019est une inflammation aiguë du plancher de la bouche.Les ganglions lymphatiques sous-maxillaires sont en relation avec les lymphatiques du plancher de la bouche, la langue et le maxillaire inférieur.C\u2019est une lésion grave.Il y a le phlegmon circonserit et le phlegmon diffus qui est l\u2019expression d\u2019une infection hypervirulente et gangreneuse.On peut avoir de l\u2019ædème de la glotte.L\u2019angine de Ludwig tue par intoxication générale.Le point de départ est ordinairement une carie dentaire, quelquefois une amygdalite.Si le phlegmon est circonserit, les signes de l\u2019inflammation aiguë apparaissent: douleur, gonflement au-dessous de la langue, trismus, température.Gonflement œdémateux du plancher buccal; le pus sub-lingual se collecte un peu partout.Si le diagnostic est précoce, par vaccins, lavages chauds intra-buccaux, on peut tenter d\u2019enrayer la suppuration, mais la plupart du temps la collection évolue vers la suppuration.Lecène déconseille d\u2019aborder ces cas par voie naturelle, il faut aborder ces collections intra-linguales et intra-linguo-épiglottiques par des incisions sus-hyoïdiennes.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 Si c\u2019est un phlegmon gangreneux: angine de Ludwig avec prédominance d\u2019infection générale, il faut agir vite, puisque, d\u2019après Lecène, on ne peut sauver qu\u2019un malade sur deux.La cellulite gangreneuse se reconnaît: œdème monstrueux du plancher de la bouche, facies plombé, trismus considérable, pouls petit.On ne saurait trop le répéter: les signes locaux cèdent le pas aux signes généraux et « c\u2019est pour cette raison qu\u2019il n\u2019est pas permis de confondre le phlegmon circonserit et l\u2019angine de Ludwig » (Ménégaux).Traitement: sérothérapie antigangreneuse ; débridements larges par voie sus-hyoïdienne (2, 3 incisions) ; localement, lavages à l\u2019eau oxygénée.Si l\u2019asphyxie est menaçante: laryngectomie.Adéno-phlegmon du cou d'origine dentaire Voici une catégorie de malades que nous recevons souvent et dont nous sommes obligés de faire des balafrés du cou, quand nous ne sommes pas forcés d\u2019en faire des balafrés de la face.Ces malades nous arrivent avec des phlegmons du cou après extraction dentaire; ils sont souvent en plus porteurs de lésions des maxillaires.L\u2019infection ou plutôt la propagation de l\u2019infection est-elle due à des manœu- vres intempestives, extraction dentaire, ensemencement par le traumatisme; ou est-elle due au fait que le dentiste a attendu trop long - temps pour intervenir, attendu que l\u2019ostéite ou l\u2019ostéomyélite s\u2019installât aux maxillaires?Observation.Une malade âgée de 30 ans entre dans le service le 14 février pour phlegmon du cou et envahissement de la joue gauche à la suite d\u2019une extraction dentaire quelques jours auparavant.Elle a tous les signes d\u2019une infection aiguë: rougeur, tuméfaction, trismus.Une radio le 15: « présence d\u2019un petit séquestre osseux ou racine dentaire dans un grand lac de pus ou d\u2019un grand trou d\u2019ostéite » (Fig.I). TREMBLAY: PHLEGMONS DU COU D\u2019ORIGINE DENTAIRE Le 18, extraction par le dentiste d\u2019une esquille, cause du phlegmon, par voie endo-buc- cale.La patiente reçoit quelques injections de charbon; comme la tuméfaction ne régresse Fig.I.\u2014 Esquille osseuse dans un lac de pus.pas, on doit intervenir.Le 26, ouverture et contre-ouverture dans la région cervicale.L'infection continue de se propager et le 5 mars on doît inciser une collection qui s\u2019est localisée à la région parotidienne supérieure ; drainage.Fig.II.\u2014 Réparation osseuse.Après deux mois de traitement, la patiente quitte l\u2019hôpital en voie de guérison.Une radio 595 «montre que la lacune a diminué de taille.Il n\u2019y a plus d\u2019image d\u2019esquille » (Fig.II).+ # ¥* La région latérale du cou réagit bien aux infections et suppure facilement.Voici pourquoi: 1) La région carotidienne est riche en ganglions qui s\u2019agglomèrent autour des jugulaires.2) Le groupe jugulaire externe est la continuation du groupe intra-parotidien.3) Le groupe jugulaire interne s\u2019étend de la base du crâne jusqu\u2019à la clavicule.Il y a une trentaine de ganglions qui reçoivent les lymn- phatiques efférents des ganglions parotidiens, sous-maxillaires, sous-mentonniers, rétro-pha- ryngiens, pré-laryngés, pré-trachéaux et des chaînes récurrentielles (Rouvière).Ils recoi- vent en outre les collecteurs lymphatiques des fosses nasales, du pharynx, du cou, du conduit auditif externe, de l\u2019oreille moyenne, de la langue, de la voute et du voile du palais, des amygdales, des glandes sous-maxillaires, sublinguales, du corps thyroïde.Nous n\u2019envisagerons pas les infections du maxillaire supérieur dont les réactions se manifestent par des sinusites, car cet os est jugal par sa face externe, orbitaire par sa face supérieure, et nasal par sa face interne.Les accidents ayant pour point de départ le maxillaire inférieur sont plus fréquents.Nous envisagerons les inflammations aiguës d\u2019origine dentaire du maxillaire inférieur.Nous laissons de côté les accidents de la dent de sagesse qui forment un autre chapitre de pathologie.Au début, le diagnostic oscille entre l\u2019ostéo- phlegmon et l\u2019adéno-phlegmon.D\u2019après Sébi- leau, «quand il s\u2019agit d\u2019un ostéo-phlegmon sans participation ganglionnaire, le rebord inférieur de la mandibule dessine son relief normal; il y a, entre le massif facial et la région cervicale, une délimitation nette.Au contraire, s\u2019il s\u2019agit d\u2019un adéno-phlegmon sous- maxillaire ou sous-mental, l\u2019ædème inflammatoire franchit le rebord maxillaire inférieur, 596 parce que l\u2019inflammation dans ces suppurations cervicales gagne toujours le tissu cellulaire de la région faciale.» Les ostéo-phlegmons du maxillaire inférieur sont faciaux, les phlegmons sous-mentaux et sous-maxillaires sont à la fois faciaux et cervicaux.Le premier signe est le trismus; il faut chercher l\u2019infection dans la bouche.Le point de départ de l'infection étant dentaire et la dent étant localisée, l\u2019ostéomyélite se présente sous deux formes: ostéo-phlegmon et ostéomyélite vraie.Ostéo-phlegmon, vulgairement appelé abcès dentaire, collection de pus sous-périostée sans atteinte du tissu spongieux de l\u2019os.Le pus a tendance à s\u2019évacuer au dehors à travers le périoste.Si pour des causes locales ou générales l\u2019infection attaque plus profondément l\u2019os maxillaire, il s\u2019agit d\u2019une véritable ostéomyélite.L\u2019os est frappé et souvent il se fait des séquestrations.C\u2019est ici que le problème se pose.Faut-il enlever une dent qui est l\u2019origine d\u2019une ostéo-périostite pendant la période des accidents aigus?Selon Brocq, les auteurs se divisent en trois groupes: 1) Les avulsionnistes systématiques (Sébi- leau).Voici les avantages: a) supprimer le corps étranger septique; b) permettre un drainage par l\u2019alvéole ouverte.2) Les abstentionnistes systématiques.Ils combattent l\u2019infection par l\u2019hygiène bue- cale, vaccinothérapie, incision de la collection L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULIETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 purulente sans enlever la dent en période aiguë.Ils reprochent à la méthode d\u2019extraction à chaud les mauvaises conditions d\u2019anesthésie locale, les risques d\u2019hémorragie, les dangers d\u2019alvéolite post-opératoire, les dangers d\u2019ensemencement à distance par le traumatisme opératoire.3) Les éclectiques.Brocq est partisan d\u2019enlever le plus tôt possible une dent fonctionnellement mauvaise quand elle est la cause de l\u2019ostéo-périostite.Cependant, il faut considérer: a) quelle est la dent dont origine l\u2019infection par la percussion et surtout la radiographie; b) l\u2019accident nécessite - t - il quand doit-on procéder?1) Accidents bénins: cellulite molle, fluxion dentaire: traitement conservateur.2) Cas moyens: monoarthrite apicale; question de degré.Si les phénomènes ne sont pas trop violents, s\u2019il n\u2019y a pas d\u2019extension vers le plancher de la bouche: il faut temporiser.S'il y à collection: incision « per os » contre l\u2019os.C\u2019est dans ces cas qu\u2019il y a infection à distance quand on enlève la dent.3) Cas sérieux.L\u2019os est profondément infecté, grosse tuméfaction, cellulite importante avec extension au plancher de la bouche.Il faut supprimer la dent d\u2019urgence, et si y a cellulite hyperseptique, il y a indication d\u2019incisions larges dans les régions sous-maxil- laires et sous-mentale.[Bull.et Mém.Société Chirurgie, 1929.] extraction, Messieurs les médecins qui changent de domicile sont priés de donner leur nouvelle adresse au secrétariat: 326 est, Boulevard St-Joseph \u2014 LA: 9888, afin qu'ils puissent recevoir l'« UNION MEDICALE DU CANADA » sans aucune interruption. REVUE GÉNÉRALE à-e- ++ LES INDICATIONS DE LA BIOPSIE DANS LE DIAGNOSTIC DES TUMEURS ' Par G.PINSONNEAULT, De l\u2019Institut du Radium.La biopsie est l'examen microscopique d\u2019un fragment de tissu qu\u2019on prélève sur un malade, pour y étudier les modifications histologiques en vue d\u2019aider au diagnostic.La biopsie est donc un procédé d\u2019exploration médicale au même titre, par exemple, que le radiodiagnostic.Comme tel, la biopsie a un domaine défini, une discipline propre et une valeur déterminée.Comme tel, elle intéresse non seulement les histo-pathologistes, mais tout le corps médical en général.Qui sait si avec le perfectionnement et la simplification des techniques la biopsie ne tendra pas un jour à pénétrer dans la pratique courante, comme la chose se passe 4 l'heure actuelle pour le radiodiagnostic?A mesure qu\u2019on se débarrassera de la déplorable habitude qu\u2019on a de raisonner sur des maladies, au lieu de raisonner un malade, on sentira davantage les inconvénients des diagnostics qu\u2019on ne peut poser qu\u2019en collaboration.Nous empruntons au travail très documenté de Hellwig les notes historiques qui suivent.En 1838 \u2014 il y a donc exactement un siècle \u2014- Mueller formula l'opinion que tous les cancers étaient constitués de cellules.Après cette découverte, tous les pathologistes se lancèrent à la recherche d\u2019une cellule cancéreuse spécifique.Lebert, Hannover et d\u2019autres crurent un moment l\u2019avoir identifiée dans certains sarcomes, et forts de leur définition, retranchèrent l\u2019épithélioma du cadre des cancers, sous prétexte que la cellule spécifique n\u2019exis- 1.Travail présenté à la Société Médicale de Montréal, séance du 22 mars 1938.tenue à l\u2019Institut du Radium.tait pas dans les épithéliomas.Velpeau, en 1855, dans un mémoire retentissant, fit table rase de toutes ces prétentions au moyen d\u2019arguments cliniques, et l\u2019étude histologique des tumeurs tomba dans un discrédit qui devait durer trente ou quarante ans.Virchow lui- même, l\u2019homme le plus considéré de cette époque en matière de pathologie, le fondateur de l\u2019anatomo-pathologie, garda jusqu\u2019à la fin de sa vie une certaine prévention contre la bion- sie dans le diagnostic des tumeurs.En 1888, dans un article de la grande presse médicale allemande, il insistait sur les incertitudes de la biopsie et mettait ses collègues en garde contre des diagnostics trop avancés.Les mauvaises langues insinuèrent naturellement que l\u2019erreur fameuse dont le célèbre anatomo- pathologiste fut victime, dans le cas de l\u2019Empereur, fut pour beaucoup dans cette attitude.On sait en effet que Guillaume Ier mourut en 1888 d\u2019un cancer du larynx.Cette lésion, qui fut identifiée du premier coup d\u2019oeil, par Bergmann, fut méconnue par Virchow à trois périodes différentes, sur trois spécimens différents.C\u2019est Ruge, pathologiste berlinois, contemporain de Virchow, qui entreprit le premier en 1879 l\u2019étude microscopique systématique du matériel chirurgical, dans le service du gynécologue Schroeder, et qui sut enfin donner à la biopsie une place d'honneur dans le diagnostic des tumeurs.Depuis cette époque, le matériel s\u2019est perfectionné et les techniques ont progressé à pas de géant.La biopsie est, à l'heure actuelle, le procédé le plus sûr dans le diagnostic de la malignité des tumeurs.Il ressort en effet, 598 de plusieurs statistiques, que la précision du diagnostic clinique est de l\u2019ordre de 65%, alors que celle du diagnostic histologique atteint 91%.Ce serait une erreur cependant de conclure de cet état de choses que toutes les tumeurs doivent être biopsiées.Il y a des biopsies nécessaires et 1l y en a d\u2019autres dont il faut savoir se passer parce qu\u2019elles sont inutiles ou parce qu\u2019elles ne sont pas sans comporter certains dangers.On peut parler de l\u2019utilité de la biopsie de plusieurs points de vue.Il y a le point de vue de l\u2019anatomo-pathologiste, le point de vue du chirurgien, le point de vue du radiologiste, celui de la science, celui des statistiques, et J'en passe.Mais il y a surtout le point de vue du malade, d\u2019un malade en particulier, qu'il faut bien se garder de confondre avec le point de vue des malades en général, auxquels on pourrait parfois rendre d'importants services moyennant de légers ennuis pour le malade présent.Nous nous placerons au strict point de vue de l'intérêt du malade actuel et nous considérerons qu\u2019il est superflu de légitimer cette façon de voir.En partant de ce principe, nous poserons comme règle que la biopsie est indiquée dans les cas où elle est pratiquement inoffensive et dans les cas où, tout en n'étant pas inoffensive, ses inconvémients sont nettement inférieurs aux avantages qu\u2019on peut en tirer pour le choix et la conduite du traitement.Or le traitement des tumeurs n\u2019est plus aujourd\u2019hui ce qu\u2019il était il y à vingt ou trente ans.La période exclusivement chirurgicale des cancers est finie.Jadis, on pouvait se permettre une biopsie dangereuse pour éviter une opération mutilante grave.De nos jours, on dispose, avec la radiothérapie, d\u2019un mode de traitement conservateur, qui ne légitime plus les mêmes prélèvements.L'indication de la biopsie comporte donc préliminairement et nécessairement un examen clinique.Cette notion est essentielle.Fonder le diagnostic d\u2019une tumeur sur sa structure histologique, avant de chercher à l\u2019établir sur les caractères macroscopiques, est un non sens L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 qui n\u2019a d\u2019égal que celui de vouloir à tout prix se passer de biopsie.La malignité des cancers à la période d\u2019état se diagnostique à l\u2019œil nu aussi sûrement qu\u2019au microscope.Les difficultés de diagnostic auxquelles peuvent prêter les lésions au début, les \u2018lésions atypiques ou les lésions rares, n\u2019échappent pas toujours à l\u2019examen histologique.Cela ne veut pas dire qu\u2019il y ait des raisons de se contenter d\u2019un seul procédé de diagnostic, alors qu\u2019on en a deux à sa disposition, mais l\u2019attitude de ceux qui mettent en doute un diagnostie de cancer, parce que celui-ci n\u2019est pas fondé sur un examen histologique, peut, dans certains cas, être injuste et non motivée.La plupart des cancers cutanéo-muqueux, une fois constitués, se reconnaissent aussi facilement que les affections dermatologiques courantes.L\u2019ulcére néoplasique, le cancer papillaire, le cancer infiltrant sont en général des lésions reconnaissables à première vue.Leur aspect est le plus souvent d\u2019une uniformité remarquable, qu\u2019on les trouve sur la peau, dans la bouche, sur le col utérin, dans le rectum ou ailleurs.Dans ces sortes de cancer, on a le devoir d\u2019instituer immédiatement le traitement, sans attendre le résultat de la biopsie et quel que soit le résultat de la biopsie, à moins que le traitement projeté ne risque d\u2019entraîner une mutilation grave, auquel cas lb faut différer l\u2019intervention jusqu\u2019à la réponse du laboratoire et discuter le problème avec tous les éléments de diagnostic en mains.Dans les cancers profonds, c\u2019est au chirurgien, aidé du radiologiste, d\u2019établir d'avance l\u2019opérabilité de la tumeur.« En aucun cas, on ne sera justifié de pratiquer une laparatomie pour fin de biopsie» (Masson).Sur une tumeur profonde, mise à découvert, c\u2019est encore au chirurgien de prendre ses responsabilités et de juger, sans le secours de la biopsie, de l\u2019extension à donner à l\u2019intervention.Pour cela, il doit avoir un œil suffisamment exercé et une certaine expérience de la chirurgie des tumeurs.Il doit être en mesure d'identifier le tissu néoplasique sur l\u2019aspect macroscopique des pièces aussi sûrement qu\u2019un histo-patho- PINSONNEAULT: LA BIOPSIE DANS LE DIAGNOSTIC DES TUMEURS logiste compétent pourrait le faire sur des pièces à congélation ou à l\u2019Ultropak (Masson).L\u2019utilité de la biopsie en vue de déterminer le degré de malignité (Classification de Duval et Lacassagne, de Broders et d\u2019autres), constitue, pour le moment présent, une notion plus théorique que pratique.Le traitement du cancer est encore tellement dans l'enfance que, devant les moyens de thérapeutique actuels, tous les cancers sont également malins, en ce sens que pour aucun d\u2019eux, on n\u2019est en droit de se borner à des demi-mesures.Toutes les tumeurs malignes, quel que soit leur degré de malignité, sont justifiables de l\u2019exérèse totale en tissu sain, ou de la dose maxima de radiations compatible avec la vitalité des tissus normaux ou des deux thérapeutiques combinées.Quand il s\u2019agit de décider si un cancer doit être traité par la chirurgie ou par les radiations, l\u2019histologie a bien son mot à dire, mais cette détermination relève avant tout de la clinique.En tenant compte des considérations qui précèdent, il semblent qu\u2019on puisse diviser les tumeurs en deux grandes catégories: I) les tumeurs ulcérées de la périphérie ou des portions immédiatement accessibles des cavités naturelles et II) les tumeurs dont l\u2019accès nécessite une effraction des tissus normaux.I.Tumeurs ulcérées de la périphérie ou des portions immédiatement accessibles des cavités naturelles.Dans toutes ces tumeurs, l\u2019indication de la biopsie ne fait de doute pour personne.Le prélèvement est alors facile et peu douloureux.Il est en outre plus inoffensif.Ces tumeurs ulcérées sont en effet des épithéliomas dans l\u2019immense majorité des cas.On sait d\u2019autre part, que les épithéliomas se généralisent par voie lymphatique.Or les lymphatiques n\u2019existent et ne sont perméables que sur le pourtour des tumeurs, dans leur zone d\u2019invasion (Masson).On a d\u2019autant moins raison de se passer de biopsie dans ce groupe de tumeurs que la plupart des erreurs de diagnostic 599 clinique qui surviennent ont trait à des ulcérations précoces des muqueuses.Quand la tumeur est difficilement accessible, il faut confier le prélèvement de la biopsie à un spécialiste et ne pas s\u2019obstiner à aller pêcher soi-même, au petit bonheur, un fragment de tissu nécrosé ou un fragment de tissu sain.Si on fait les frais de prélever une biopsie, il faut faire en sorte que le fragment soit utilisable pour la fin à laquelle il est destiné.Pour cela, on doit prélever une quantité suffisante de tissu, la quantité maxima compatible avec la localisation, la nature et le volume de la tumeur.La quantité à prélever n\u2019est évidemment pas la même sur un cas d\u2019épithélioma au stade I d\u2019une corde vocale et sur un cas au stade III d\u2019un col utérin! On doit prélever en pleine lésion, ou mieux, sur le bord de la lésion, sans aucune désinfection préalable; quitte à faire ensuite toute l\u2019antiseptie qu'on voudra.Les anatomo-pathologistes préfèrent les fragments prélevés au bistouri.On peut se rendre à leur désir, quand il ne s\u2019agit pas de tumeurs trop vascularisées.Dans ce dernier cas, il vaut mieux se servir de la pince emporte-pièce.Aussitôt le fragment prélevé, on coagule la brèche à l\u2019aide du cautère ou d\u2019une électrode diathermique.Le prélèvement au moyen du couteau diathermique est excellent à condition de savoir s\u2019en servir et d\u2019avoir l\u2019habitude de la machine qu\u2019on utilise.Il faut régler l'intensité d\u2019avance et d\u2019une façon parfaite, puis faire un trait de section rapide, de façon à réduire au minimum les phénomènes de coagulation.En règle générale, plus le fragment sera petit, plus son prélèvement devra être soigné.Sur un fragment minuscule arraché à la pince ou à moîtié coagulé à l\u2019anse diathermique, les résultats de l\u2019examen sont gravement compromis.Avant l\u2019opération, il vaut mieux se procurer au laboratoire le récipient et le liquide de conservation appropriés (fixateur) et s\u2019enquérir du délai de conservation de la pièce (temps de fixation).On joint ensuite à l\u2019envoi, le 600 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 diagnostic clinique posé et les détails anatomo- cliniques essentiels, ou mieux, un croquis de la lésion, en indiquant l\u2019endroit où le fragment a été prélevé.Il est assez rare que la biopsie d\u2019une lésion ulcérée périphérique nécessite une anesthésie.Cette intervention en tous cas ne vaut jamais les risques et les ennuis d\u2019une anesthésie générale.Les formes tubéreuses peuvent d\u2019ordinaire être biopsiées sans aucune anesthésie.Dans le cancer du col utérin en parti- eulier, le prélèvement est à peine perçu par la malade et se fait le plus souvent sans plainte de sa part.Les formes ulcéreuses sont plus délicates.Le fond de l\u2019ulcération est en général peu sensible, mais il faut le débarrasser soigneusement des coagula, des croûtes ou des productions cornées qui peuvent s\u2019y accumuler.Le prélèvement d\u2019un volumineux fragment sur le bord d\u2019une lésion ulcérée peut être assez douloureux.On y procédera après injection de novocaïne dans la base de l\u2019ulcération, au niveau du segment où la biopsie doit se faire, en ayant soin que le fragment à prélever ne soit pas infiltré par le produit chimique.L\u2019anesthésie régionale est parfois plus commode.L\u2019anesthésie au chlorure d\u2019éthyle est à rejeter.Le tissu néoplasique en général donne une sensation visuelle et tactile difficile à définir, mais qui s\u2019acquiert rapidement par la pratique.C\u2019est un tissu cellulaire et friable.Quand on le regarde dans un éclairage convenable, qu\u2019on le gratte à curette, qu\u2019on le coupe au bistouri ou qu\u2019on y mord avec une pince emporte- pièce, il laisse une impression qui ne trompe pas souvent et que tout chirurgien devrait connaître.II.Tumeurs non ulcérées, ou dont l'accès nécessite l'effraction des tissus sains.Ici la biopsie comporte toujours plusieurs inconvénients, qui sont plus ou moins sérieux, suivant la malignité de la lésion et suivant la quantité de tissus à traverser pour y parvenir.Il y a d\u2019abord l\u2019ennui d\u2019une intervention.Cet ennui est généralement léger, mais il peut dans certains cas devenir important et on aurait tort, en tous cas, de l\u2019imposer au malade par pure curiosité diagnostique.Il y a ensuite les dangers d\u2019infection.On dira qu\u2019avec des précautions on peut les éviter.Cela n\u2019est malheureusement pas toujours vrai.Chez un cancéreux avancé, les réactions de défense sont amoindries &t la vitalité des tissus, tendus ou plus ou moins infiltrés par la tumeur, est souvent déjà compromise.On peut présumer dans certains cas que l\u2019ulcération des téguments va se produire spontanément, mais cela n\u2019autorise nullement à devancer les accidents.Le gros inconvénient des biopsies qui comportent une effraction des tissus sains réside dans le danger d\u2019ensemencement et d\u2019essaimage des cellules néoplasiques.Ce danger est réel et prouvé.Sur toute lame de bistouri qui a pénétré dans un foyer néoplasique, on retrouve invariablement des amas de cellules cancéreuses.Par des méthodes de coloration vitale, on est arrivé à démontrer que ces cellules peuvent rester vivantes plusieurs minutes après l\u2019intervention.Ce danger n\u2019est sûrement pas le même pour toutes les variétés de tumeurs malignes.Il a son point culminant pour les chondro-myxo-sarcomes des os et il est probable qu\u2019il est peu marqué pour les tumeurs très différenciées.Les cellules néoplasiques libérées dans la plaie opératoire peuvent se greffer sur place ou être charriées par les lymphatiques, qui sont nombreux à la périphérie des tumeurs.Dans les tumeurs conjonctives, ces cellules libérées peuvent donner lieu à des métastases par la voie sanguine.Dans certaines tumeurs mixtes, par exemple, dans les variétés semi-malignes des glandes salivaires décrites par Masson, la biopsie peut être désastreuse.Elle peut donner lieu à des fistules intarissables comme il nous a été donné d\u2019en observer deux cas.D'autre part, elle perfore la capsule, réalise artificiellement un mode d\u2019envahissement qui aurait pu ne pas se produire de lui-même et crée des - PINSONNEAULT: LA BIOPSIE DANS LE DIAGNOSTIC DES TUMEURS difficultés parfois insurmontables pour une opération subséquente.Toutes ces considérations nous prouvent surabondamment que la biopsie ne doit pas être acceptée sans discussion dans toutes les tumeurs.En nous plaçant toujours au strict point de vue thérapeutique actuel, il nous semble que le problème de la biopsie dans les tumeurs profondes peut se ramener, dans la plupart des cas, à l\u2019une des trois alternatives suivantes: A) La tumeur est cliniquement maligne et inopérable.La biopsie est nettement contre- indiquée.Exemples: squirrhe du sein, sarcome osseux avec métastase pulmonaire, cancer du sein avec métastases osseuses, etc.Les malheureux qui sont atteints de telles lésions ont droit à ce qu\u2019on leur épargne les plaies.B) La tumeur est de malignité clinique indéterminée, mais son exérèse ne comporte pas de mutilation importante.La question de prélever un fragment de tumeur ne se pose pas.On a ici à choisir entre l\u2019expectation, l\u2019ablation en bloc en tissu sain ou l\u2019irradiation.Exemples: lipomes, chondromes, exostoses, certaines tumeurs mixtes de la parotide, ou d\u2019ailleurs, les goitres, les kystes, etc.Cette façon de voir peut soulever des objections pour les tumeurs douteuses du sein et nécessite, dans ce domaine, de plus amples développements.La question des cancers du sein est une question si difficile à tous égards \u2014 étiologie, pathologie, diagnostic et traitement \u2014 que toute directive absolue de conduite dans cette affection peut-être discutable et prise en défaut Il ne s\u2019agit donc pas en l\u2019occurrence de trouver la solution parfaite du problème mais uniquement de chercher la règle qui expose au moins de dégâts et de déboires.On n\u2019est jamais absolument sûr d\u2019avance de la nature bénigne d\u2019une tumeur du sein.En bornant l\u2019intervention à une extirpation de la masse, on s\u2019expose à une récidive dans les lymphatiques.En faisant d\u2019emblée un curetage de l\u2019aisselle, on court le risque de mutilations inutiles.Alors on propose la 601 biopsie pour fixer l\u2019étendue de l\u2019intervention.Malheureusement, le fragment prélevé est par définition insuffisant pour renseigner sur la totalité d\u2019une tumeur, souvent complexe, qui ne présente pas forcément dans toute son étendue, les mêmes indices de cancérisation.Ewing dit: « An experienced surgeon or pathologist should be able to recognize the great majority of malignant tumors of the breast by gross examination of the cut surface of the tumor.Uuless he can do this, it is obvious that the tissue chosen for microscopie section may not contain the malignant tumor».Et ailleurs: « In the case of small tumor, I think it is safer to remove the whole tumor, together with wide area of normal breast, using extreme care not to squeeze or roughly handle the cancerous mass.» Dans les cas de tumeurs douteuses, Blood- good préconise la conduite suivante.« The evidence that I have up to date indicates that when a surgeon removes a tumor of the breast and he, and his pathologist, or he, without his pathologist, are doubtful as to the diagnosis, there is no added risk (providing the tumor has been excised by cutting through normal breast tissue the wound has been closed, the axilla irradiated at once, the breast and the wound irradiated in five to ten days) while waiting, 1f sections of this doubtful border-line tumor are submitted to a number of the best microscopic diagnosticians.Then if they get the unanimous opinion of malignancy they can perform the complete operation.This statement is absolutely the reverse of what I have advocated in previous publications, but it is forced upon me by facts just as the previous statements were.The breast tumor of one month\u2019s duration, even when microscopically malignant, is a different tumor from that present six or more months, and there seems to be additional evidence that pre-operative irradiation, when the tumor is clinically malignant, and after the excision of the small lump for biopsy, offers a better chance of a permanent cure than a complete operation without pre-operative irradiation.» 602 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.juin 1938 Que penser de la biopsie extemporanée au cours d\u2019une intervention où l\u2019on est préparé en vue d\u2019une cure radicale?Le plus ancien procédé de biopsie extemporanée consiste à opérer sur des pièces congelées.Il est en honneur aux Etats-Unis depuis près d\u2019un demi-siècle et la technique en a été mise au point par Wilson dès 1905.Mac Carthy, de la Clinique Mayo, en a vanté les applications et les avantages et Bloodgood en fut très longtemps partisan.Mais Bloodgood, en matière de tumeurs, était aussi bon pathologiste que bon clinicien et aussi bon clinicien que bon chirurgien.Ses diagnostics et ses succès reposaient sur un ensemble de données difficiles à dissocier.En France, Leroux a introduit il y a quelques années, une méthode d\u2019examen histologique rapide, connue sous le nom d\u2019examen à l\u2019Ultropak.Masson condamne absolument l\u2019une ou l\u2019autre de ces méthodes.D\u2019après lui, ces procédés ne peuvent fournir un diagnostic certain que dans les cas où celui-ci est déjà possible sur le seul examen macroscopique de la pièce.Dans tous les autres, il pourrait prêter à des erreurs regrettables.Nous avons entendu certains chirurgiens exprimer l\u2019opinion qu\u2019ils accepteraient un diagnostic positif de cancer posé après examen de la pièce à l\u2019Ultropak, mais qu\u2019ils ne tableraient pas sur un diagnostic négatif.Il y a des épreuves de laboratoire qui ont une valeur presque absolue quand elles sont positives, mais ce n\u2019est malheureusement pas le cas pour un examen histologique qui n\u2019a guère plus de chance d\u2019être correct quand il est positif que quand il est négatif sur la malignité.A ce propos, Bloodgood rapporte le fait suivant qui est à la fois suggestif et amusant.En 1896, Weir, professeur de Clinique Chirurgicale à l\u2019Université Columbia, avait à opérer une grande dame pour une tumeur du sein.Comme il n\u2019était pas fixé sur la nature de la tumeur, il se fit assister d\u2019un des plus célèbres pathologistes de New-York, en vue d\u2019un examen histologique extemporané sur des coupes congelées.La préparation sous le microscope, le pathologiste affirma catégoriquement qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une lésion maligne.Weir, sur le seul examen macroscopique, soutint l\u2019opinion d\u2019une lésion bénigne, et se borna à une intervention conservatrice.Trente ans après l\u2019opération, la dame était en parfaite santé.A un symposium sur la biopsie, tenu sous les auspices de l\u2019American Radium Society en 1935, Stewart, du Memorial Hospital, a tenté de défendre et de remettre en honneur la méthode du prélèvement par ponction.Cette méthode n\u2019est pas nouvelle.Carter Wood se rappelle l\u2019avoir vue expérimentée par un médecin de St.Luke\u2019s Hospital autour de 1900.Il est possible que certains histologistes, particulièrement entraînés à ce mode d\u2019examen, aient pu tirer de ce dernier un parti avantageux au point de vue du diagnostic.Il est également possible, qu\u2019à condition d\u2019être pratiquée par un homme compétent, la biopsie par ponction ait quelques rares indications.Mais d\u2019une façon générale, on paraît en droit d'affirmer que c\u2019est une méthode à condamner, parce qu'elle est peu sûre.Si le diagnostic histologique présente encore tant de difficultés malgré d\u2019excellentes techniques et un excellent matériel, il est illogique et régressif d\u2019introduire l\u2019habitude de travailler avec des techniques ébauchées, sur un matériel qui, en plus d\u2019être de mauvaise qualité, a le défaut capital d'avoir été prélevé à l\u2019aveuglette.Ceci s\u2019applique également, quoique à un degré moindre, à un autre mode de prélèvement mis en vogue aux Etats-Unis par Hoffman, et désigné sous le nom de « Punch-biopsy ».C) La tumeur est de malignité clinique probable et son exérèse semble devoir comporter une mutilation grave.La tendance actuelle est d\u2019irradier ces tumeurs avant de les confier au chirurgien.Dans les tumeurs très radiosensibles, la biopsie est fortement contre-indiquée.Ces tumeurs très radiosensibles sont en général des tumeurs très malignes, parce que très métastasiantes.Dans la plupart d\u2019entre elles, les métastases empruntent la voie sanguine en plus de la voie lymphatique.On conçoit que la moindre effraction des tissus ajoute aux -\u2014 \u2014\u2014 ah a PINSONNEAULT: LA BIOPSIE DANS LE DIAGNOSTIC DES TUMEURS dangers d\u2019assaimage et de généralisation.D'ailleurs la radiosensibilité constitue à elle seule, un élément de diagnostic qui compense dans une certaine mesure l\u2019absence d\u2019examen histologique.Pour illustrer ce groupe, on peut citer la tumeur d\u2019Ewing, le lymphosarcome, le lvmphoépithéliome, certains épithéliomas baso-cellulaires, ete.Il est peut-être opportun de répéter ici que la radiosensibilité d\u2019une tumeur ne se déduit pas forcément de son type histologique.On peut parfaitement tomber sur un sarcome d\u2019Ewing qui soit radio- résistant et sur un épithélioma à différenciation avancée qui soit radiosensible.On n\u2019est pas en mesure pour le moment de fournir la véritable explication de ces particularités.Dans l\u2019état actuel de nos connaissances, le seul moyen infaillible.de savoir dans quelle mesure une tumeur est radiosensible, c\u2019est d\u2019en tenter l\u2019irradiation.On objectera que dans certains cas, l\u2019irradiation peut faire perdre un temps précieux.L\u2019inconvénient qui peut résulter de ce retard reste inférieur à celui qui peut résulter d\u2019une biopsie malencontreuse.Dans les tumeurs moyennement radiosen- sibles, la biopsie sera pratiquée aussitôt que la régression sera devenue stationnaire.C\u2019est au chirurgien en collaboration avec le radiologiste, munis de tous les éléments de diagnostic, de décider de la conduite à tenir.La biopsie par ponction, qui nous paraît à rejeter dans les tumeurs des parties molles, peut rendre d\u2019énormes services dans les tumeurs des os, à condition que l\u2019anatomo- pathologiste qui en est chargé, ait une grande habitude de ce genre d\u2019examen et qu\u2019il soit en même temps très versé dans l\u2019interprétation des clichés radiographiques, qui pourront suppléer dans une certaine mesure au manque de données concernant l\u2019architecture de la tumeur.Dans les tumeurs radiorésistantes, la biopsie est d\u2019une indication absolue à moins que les autres procédés d\u2019exploration ne soient aptes à fournir un diagnostic ferme.Son exécution devra être confiée à un spécialiste qui se 603 concertera, devant le malade avec l\u2019anatomo- pathologiste chargé de l\u2019examen histologique.Résumé et conclusions Le tableau suivant est inspiré par les données actuelles concernant le traitement des tumeurs.Les directives qu\u2019il contient eussent été inadmissibles, 11 y a quelques années comme il est possible qu\u2019elles le deviennent de nouveau dans un avenir rapproché.D\u2019autre part, ce tableau n\u2019est qu\u2019un schéma: c\u2019est dire qu\u2019il comporte les avantages et les inconvénients d\u2019un schéma.L.Tumeurs ulcérées de la périphérie ou des portions accessibles des cavités naturelles: la biopsie est toujours indiquée et souvent nécessaire.II.Tumeurs non ulcérées ou dont l\u2019accès nécessite une effraction des tissus normaux: la biopsie est à discuter.A) La tumeur est cliniquement maligne et inopérable: pas de biopsie.B) La tumeur est de malignité clinique indéterminée, mais son exérèse ne comporte pas de mutilation importante: pas de prélèvement, mais ablation totale, irradiation ou expectation.C) La tumeur est de malignité clinique indéterminée mais son exérèse comporterait vraisemblablement une mutilation grave: trois cas sont à envisager.1° La tumeur est très radiosensible: pas de biopsie.2° La tumeur est moyennement radiosen- sible: la biopsie est indiquée après le traitement par les radiations.3° la tumeur est radiorésistante: la biopsie est nécessaire aussitôt que la preuve de la radiorésistance est faite.BIBLIOGRAPHIE BLOODGOOD, J.C.: «Biopsy in diagnosis of malignancy.» South Med.Journ., 20: 18; 1927.BLOODGOOD, J.C.: «Value of preoperative irradiation In bone tumors, whether for biopsy or any type of operative procedure including amputation.» Amer.Journ.Surg.N.S., 27: 35 (janvier), 1935. 604 BLOODGOOD, J.C.: «Biopsy in breast lesions.» Annals of Surgery, 102: (août), 1935.EWING, J.: «Biopsy in mammary cancer.» Illinois M.J., 63: 482 (mai), 1933.EWING, J.: «Biopsy in bone sarcoma.» Journ.Surg.N.S.27: 26 (janvier), 1935.HANFORD, John M, et CUSHMAN, D.HAAGEN- SEN: «Incisional biopsy.» The Amer.Journ.Ræntgenol.and Rad.Therapy, 35: 238 (février), 1936.HELLWIG, C.A.: «Biopsy in tumors.» Arch.Path., 13: 607 (avril) 1932.(Bibliographie importante.) HOFFMAN, W.J.: «Punch biopsy in tumor diagnosis.» Surg., Gyn., Obst., 56: 829; 1933.MARTIN, Hayes E., et STEWART, Fred.W.: « The advantages and limitations of aspiration biopsy.» The Am.Journ.Reentgen.Rad.Therap.25: 245 (février), 1936.Amer.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 MASSON, P.: «La biopsie.» Journ.de l\u2019Hôtel-Dieu, n° 3, 149; 1935.MAC CARTHY, W.C.: «Indications and rules for biopsy.» Proc.Staff Meetings Mayo Clinic, 4: 61 (20 février), 1929.MC GRAW, A.B, et HARTMAN, F.W.: « Present status of the biopsy.» Journ.Amer.Med.Ass.101: 1205 (14 octobre), 1933.(Bibliographie importante.) NEELY, J.Marshall: « The value of the biopsy.» Journ.Lab.and Clin.Med, 21: 1124 (août) 1936.SAPHIR, Otto: « The transfer of tumor cells by the surgical knife.» Surg.Gyn.Obst, 63: 775 (décembre), 1936.WARD, Grant E., et GESCHICKTER, Charles F.: « Electro surgical biopsy.» The Am.Journ.Reent- gen.Rad.Therap.25: 248 (février), 1936.Traitement des spasmes artériels par l'acétyl- choline en injections intraveineuses * On sait depuis les travaux du Prof.Villaret et de Justin-Besancon que linjection intra-veineuse d\u2019acé- tylcholine détermine un abaissement constant mais transitoire de la pression artérielle accompagné de ralentissement du pouls et d\u2019une bouffée de chaleur souvent désagréable.C\u2019est pour éviter ces petits incidents et aussi pour assurer au médicament une action plus prolongée qu\u2019on recourt dans la pratique courante aux injections intra-musculaires.Chez plus de 50 malades, le Prof.Loeper, Lemaire et Mallarmé ont utilisé la voie intra-veineuse et si- * L\u2019Année Médicale Pratique (René Lépine.Éditeur.Paris, 1937).gnalent de bons résultats, notamment dans des cas de crise épileptique, d\u2019éclipse cérébrale par hypertension artérielle, d\u2019angor aigu et de maladie de Ray- naud.Il convient d\u2019injecter le médicament à faible dose, un à deux centigr.dilués dans 10 ce.de sérum physiologique, et de pousser lentement l\u2019injection.Bien que l\u2019acétylcholine soit rapidement détruite dans le courant sanguin, l\u2019effet favorable peut se prolonger plusieurs jours.Les auteurs estiment que l\u2019injection intra-veineuse est recommandable quand il faut agir vite, par exemple si l\u2019on suppose un spasme artériel cérébral ou coronarien, et aussi lorsque les injections intra-mus- culaires paraissent avoir perdu de leur efficacité.C.LIAN et J.FACQUET.Les auteurs qui désirent des extraits de leurs travaux sont priés d'en faire la demande à l'éditeur, dès la parution du numéro qui contient ces travaux. PETITE CLINIQUE MÔLE HYDATIFORME Par Donatien MARION.Chef du Service d\u2019Obstétrique, hôpital Notre-Dame.Le 27 avril, un collègue m\u2019appelle d\u2019urgence auprès de Madame D., pour hémorragie utérine.Le tableau clinique offre un aspect peu rassurant: faciès pâle, lèvres décolorées, pouls à 120; P.A.95/82, dyspnée sine materia, vertiges.L'interrogatoire nous apprend que les dernières menstruations datent du 28 au 31 décembre; la grossesse évolue normalement jusqu\u2019au début de mars, alors que se produisent des hémorragies abondantes, répétées, le plus souvent nocturnes.Le repos n\u2019amène aucune accalmie, des vomissements coïncident avec ces hémorragies; la patiente voit son poids diminué de 22 lbs.Au palper abdominal: masse qui remonte 2 travers de doigt au-dessus de l\u2019ombilic, irrégulière, bosselée, plus accentuée à gauche.Au toucher, des caillots obstruent la cavité vaginale, le col entr\u2019ouvert laisse pénétrer deux doigts dans la cavité utérine.Vu son état général mauvais, le transport à l\u2019hôpital est décidé d\u2019emblée; dès son arrivée dans le service, pendant que l\u2019interne s\u2019occupe de lui administrer coramine, sérum glucosé et physiologique, je fais, sous anesthésie, un curage digital qui ramène un véritable « pudding de tapioca », masse vésiculaire dans laquelle on ne trouve plus trace d\u2019embryon.Je termine par un nettoyage soigné, quoique prudent, avec une curette large, et je laisse en place une mèche iodée pendant douze heures.L'état d\u2019anémie profonde (gl.r.1,700.000, hémoglobine 35%) nécessite une transfusion sanguine de 250 cc., qui réalise une véritable résurrection, les injections d\u2019extrait de foie, associées à l\u2019administration buccale de « ferro- catalytic » achèvent de réparer les déficiences sanguines.La pression artérielle remonte à 116/74 dès le 6 mai, le pouls se maintient à 80 et l\u2019appétit redevient excellent.Au premier abord, on aurait pu penser à une interruption de la grossesse par décollement de l\u2019œuf, mais les hémorragies persistantes, le développement anormal de l\u2019utérus, les vomissements et la perte de poids, portent à croire à la présence d\u2019une môle hydatiforme.La biologie nous apprend que le cycle génital de la femme soumet ses activités à un régulateur sous forme d\u2019une hormone sécrétée par le lobe antérieur de l\u2019hypophyse et désignée sous les noms de prolan, gonado-stimuline ou hormone gonadotrope.Normalement, la femme non enceinte élimine une faible quantité d\u2019hormone par ses urines durant toute la durée de sa vie génitale; survient-il une grossesse, soit par une surproduction de cette hormone, soit par sa non-utilisation, une forte quantité est éliminée par les urines.Ce dernier phénomène permet le diagnostic précoce de la grossesse par le procédé d\u2019Aschheim-Zondek (souris femelle impubère) par le procédé de Brouha- Hinglais, Simonnet (souris mâle impubère) ou par le procédé Friedmann-Brouha-Brindeau- Hinglais (lapine pubère).Par les deux premiers procédés, l\u2019injection des urines d\u2019une femme enceinte fait apparaître les signes précoces de puberté au niveau des ovaires ou des testicules des animaux en expérience.Par le troisième procédé, on constate des follicules rompus, des hémorragies folliculaires et des corps jaunes actifs. 606 Cette méthode permet le diagnostic presque infaillible de la grossesse en évolution, mais ne permet pas le diagnostic différentiel entre une grossesse normale, une grossesse ectopique ou une dégénérescence des villosités choriales (môle hydatiforme).Brindeau, M.et H.Hinglais ont imaginé une méthode quantitative (séro-titrage hormonal) par l\u2019emploi du « réactif lapine ».Dans la grossesse normale, la sécrétion gonadotrope varie entre 2000 à 25000 unités, tandis que dans la môle hydatiforme, les chiffres atteignent 60000 unités ou davantage.Cette méthode biologique quantitative, prétendent les auteurs, permet de caractériser chez la femme enceinte des états d\u2019hypoactivité placentaire ou des états d\u2019hyperactivité placentaire, correspondant à des circonstances pathologiques définies et que les méthodes biologiques ordinaires ne peuvent pas différencier (œuf malade, œuf mort, môle hydati- forme) ._ Le séro-titrage hormonal facilite donc le diagnostic différentiel de la grossesse normale L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 et de la mole hydatiforme; en plus, il peut rendre d\u2019utiles services dans le dépistage précoce du chorio-épithéliome.Car la femme qui vient d\u2019échapper aux accidents de la môle hydati- forme (hémorragie, anémie) reste sous la menace de la persistance de la suractivité des villosités choriales utérines dans la muqueuse utérine.Nous savons bien que dans les semaines qui suivent l\u2019évacuation utérine, l\u2019apparition de ménorragies ou de métrorragies fait suspecter le développement du déciduôme réalisé, et que la femme ainsi atteinte doit subir sans retard l\u2019hystérectomie, mais nous restons dans l\u2019incertitude quant à la généralisation de la maladie.Le titrage périodique de l\u2019hormone dans le sang permet de faire disparaître cette incertitude.D\u2019après Brindeau et Hinglais; si le taux d\u2019hormone tombe à zéro dans les 30 jours qui suivent l\u2019expulsion de !la môle, la femme peut être considérée en sécurité; au contraire, si le taux hormonal remonte après avoir baissé.la dégénérescence maligne est certaine.UN CAS DE SYNDROME PARALYTIQUE UNILATÉRAL GLOBAL DES NERFS CRANIENS Par Jean PANET-RAYMOND, Assistant au Service de Neurochirurgie de l\u2019hôpital Saint-Luc, Médecin de l\u2019hôpital Saint-Jean-de-Dieu.Les nerfs crâniens, issus de la face inférieure du cerveau, sortent définitivement du crâne par les trous de la base.Ces trous, d\u2019avant en arrière, sont: la lame criblée de l\u2019ethmoïde, le trou optique, la fente sphénoïdale, le conduit auditif interne, le trou déchiré postérieur et le trou condylien.D\u2019où les principaux syndromes des nerfs crâniens décrits depuis quelques années: syndrome de la fente sphénoïdale, syndrome du carrefour pétro-sphénoïdal, syndrome du con- 1.Communication faite à l\u2019Assemblée scientifique du 20 mai 1937, à l\u2019hôpital Saint-Luc.Marcel OSTIGUY.et Assistant à la Clinique d\u2019O.-R.-L.de l'hôpital Saint-Luc.duit auditif interne, syndrome du trou déchiré postérieur, syndrome condylo-déchiré postérieur, syndrome de l\u2019espace rétro-paroti- dien postérieur, selon les cas où l\u2019un ou l\u2019autre de ces différents nerfs sont atteints.En clinique neurologique ces différents syndromes s\u2019identifient avec le nom de ceux qui les ont décrits les premiers et portent ainsi le nom de Charles Foix, Vernet, Jacod, Gra- denigo, Collet, Villaret, ete.On les rencontre encore assez fréquemment et surtout dans les services d\u2019oto-rhino-laryngologie. PANET-RAYMOND ET OSTIGUY : Anatomie Revoyons très rapidement, si vous le permettez, nos anciens souvenirs d\u2019anatomie nerveuse: Trous de la base Lame criblée de l\u2019ethmoïde Nerf olfactif (I) Trou optique Nerf optique (II) Fente sphénoidale Nerf M.O.C.(III), Pathétique (IV) Nerf M.O.Æ.(VI), Trijumeau (V.) Nerfs crâniens Trou grand rond Trijumeau (Vz) Trou ovale Trijumeau (Vs) Trou auditif interne Nerf facial (VII), Nerf auditif (VIII) Trou déchiré postérieur Nerf glosso-pharyngien (IX) Nerf pneumo-gastrique (X) Nerf spinal (XI) Trou condylien Nerf grand hypoglosse (XII) Toutes les variations peuvent se rencontrer selon que un ou plusieurs de ces syndromes se surajoutent, de là ces descriptions que l\u2019on multiplie à plaisir pour individualiser un processus envahissant; il semble, en effet, inutile de surcharger la nomenclature, car qui nous dit qu\u2019un syndrome partiel décrit maintenant ne deviendra pas un syndrome global par l\u2019évolution de ce processus?Ce qui est beaucoup plus rare c\u2019est le syndrome paralytique unilatéral de tous les nerfs crâniens.Ce syndrome est assurément la conséquence de l\u2019addition de tous les autres mais il mérite de devenir une entité anatomo- clinique bien définie.Il a été décrit en 1926 par Georges Guillain, Th.Alajouanine et Raymond Garçin qui lui consacra sa thèse en 1927.Il est, dès lors, très simple de se représenter le tableau clinique de ce syndrome en ayant constamment à l\u2019esprit ce petit schéma anatomique que nous vous avons présenté au début de cette communication.En un mot, qu\u2019il nous suffise de vous le répéter, tous les nerfs crâniens sont touchés et, de ce fait, il existe des troubles relevant de la physiologie de chacun d\u2019eux.Au lieu donc de vous faire une sèche démonstration de physiologie des nerfs crâniens, nous vous demanderons de bien vouloir examiner avec nous cette patiente que nous allons vous présenter.Nous noterons, SYNDROME PARALYTIQUE CRÂNIEN GOT au cours de notre examen, les troubles qui relèvent de chacun de ces nerfs.Observation Madame Henri M., âgée de 47 ans, hôpital Saint-Luc, No 32736, se plaint, en mars 1936, d\u2019une surdité de l\u2019oreille gauche et note, au mois de juillet suivant, des ganglions cervicaux.Une surdité droite s\u2019installe à son tour en septembre de la même année et la patiente affirme qu\u2019elle a remarqué qu\u2019elle sentait moins bien les odeurs de cuisine et les parfums depuis le mois de novembre.En janvier 1937 elle accuse une diplopie: «elle voit embrouillé, » dit-elle, puis elle sent sa paupière gauche battre constamment puis s\u2019abaisser graduellement.C\u2019est alors qu\u2019elle con- F- - - - - Lavns cribhi II.Le- = - Ant sphiroidaht II.Lu di T, .ose - optique y, LL a - -_Trev grand rond v- % ___ __Trov ovah Nem Trou dschire ant.- Conduit aviit, int, _ \u2014 ee \u2014 Trou dechire port: __ oe _ Trou condylien anf =, Mcramsns, vos sor la boss du crâne (dapris Pilres + Testot) sulte et on institue un traitement aux rayons ultra-violets que le praticien de ville fait d\u2019ailleurs à son bureau sans amélioration aucune.Peut-étre ces irradiations étaient-elles faites en vue d\u2019atténuer certaines douleurs de la face qui étaient apparues à la même époque?Ces douleurs, apparues en janvier, englobaient toute l\u2019hémi-face gauche et donnaient l\u2019impression de véritable névralgie tri- géminale.En avril 1937, après quelques semaines de traitement roentgenthérapique (3000 R internat.) dans un hôpital de la ville, elle est adressée dans le service d\u2019O-R-L où nous la 608 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 voyons afin de trouver une cause à sa dyspnée intense apparue depuis quelques semaines.Voici les constatations que nous faisons alors à ce premier examen: Etat général: pâleur des téguments, dyspnée d\u2019effort, haleine repoussante.Gros ganglion induré de la face latérale gauche du cou.Systèmes cardio-vasculaire, respiratoire et rénal: aucun trouble organique expliquant cette dyspnée.Cavum: à gauche, tuméfaction dure, infectée, douloureuse, de la grosseur d\u2019un noyau de pêche, remplissant la moitié gauche du cavum et semblant adhérer par le haut.Sécheresse de la gorge.Analyses chimiques: sang, urines, liquide céph.-rach., rien à noter.Examen meurologique: aucun trouble des systèmes sensitivo-moteurs, aucune déficience de la force musculaire segmentaire, étant considérée la grande faiblesse de la patiente.Aucun signe d\u2019ordre cérébelleux.Bref, au- eun signe d\u2019atteinte du système nerveux central.Nerfs crâniens: tous intacts à droite, sauf l\u2019auditif qui présente une surdité de l\u2019oreille moyenne.À gauche: I\u2014anosmie vérifiée par les différents tests objectifs.1I\u2014diminution de l\u2019acuité visuelle.Champ visuel normal.1°\" mai ODV.20/100 avec correction: 20/40 OGV.20/100 avec correction: 20/20 28 mai ODV.20/100 avec correction: 20/20 OGV.20/200 avec correction: 20/100 Fond d\u2019œil: légère pâleur du champ temporal gauche.Réflexe consensuel aboli (lésion ma- culaire).III-\u2014Mydriase pupillaire paralytique; pas de réflexe lumineux et d\u2019accommodation.Paralysie de la musculature extrinsèque (droit supérieur, droit interne, droit inférieur, petit oblique).Ptose complète de la paupière supérieure.IV\u2014Paralysie du grand oblique.V\u2014Douleurs de la face dans tout le territoire du trijumeau.Hypoesthésie de ce territoire.Le réflexe cornéen semble aboli.VI\u2014Paralysie du droit externe de l\u2019œil.VII\u2014Déviation de la bouche à droite, absence de plis frontaux à gauche, signe du peaucier absent à gauche, déviation de la langue.VIII\u2014Surdité de l\u2019oreille moyenne à droite et à gauche.Otite moyenne aiguë à gauche.Audition osseuse normale des deux côtés.IX\u2014Réflexe nauséeux aboli: régurgitation des liquides.X\u2014Troubles du rythme cardiaque peu marqués, mais dyspnée intense.XI\u2014Paralysie du voile du palais et du sterno-cleido-mastoïdien.X1I\u2014Parésie des mouvements de la langue sans atrophie apparente.Etiologie Nous pouvions envisager trois hypothèses pour expliquer cet étrange syndrome: 1° une méningite basilaire syphilitique ou tuberculeuse englobant ainsi tous les nerfs crâniens à leur sortie du crâne.Malheureusement, les preuves sérologiques et l\u2019anamnèse ne nous permettaient pas de conclure dans ce sens; 2° une tumeur de la base du cerveau.Nous savons que ces tumeurs, inopérables d\u2019ailleurs, ne donnent pas de signes d\u2019hypertension intracrânienne par le fait que le néoplasme envahit los et provoque une trépanation spontanée de la base.De plus, sachant que la patiente était porteuse d\u2019une tumeur du cavum identifiée comme lymphosarcôme à l\u2019Institut du Radium et, ayant constaté des noyaux indurés dans le muscle sterno-cleido-mastoïdien et sous le maxillaire gauche, nous nous croyions justifié de poser le diagnostic de tumeur maligne du cavum envahissant la base du cerveau, \u2014 PANET-RAYMOND Er OSTIGUY: SYNDROME PARALYTIQUE CRÂNIEN 3° restait cette dernière hypothèse d\u2019ostéite de la base du crâne que vint d\u2019ailleurs confirmer la radiographie prise ces jours derniers où nous voyons une destruction des cellules ethmoïdales et de l\u2019apophyse orbitaire gauche.Nous avons done soumis la patiente aux traitements radiothérapiques, convaincus que, en dépit de ce traitement, le néoplasme continuera d\u2019évoluer très rapidement comme nous en avons une preuve dans l\u2019apparition de nouveaux symptômes depuis son admission ici et ceci nous laisse malheureusement croire que le pronostic est fatal à brève échéance.Epilogue Cinq jours après, la température à grandes oscillations s\u2019installe définitivement et la mort survient le 6 juin 1937.L\u2019examen nécropsique pratiqué par le Dr Farmer ne révèle rien digne de mention dans les viscères abdominaux ou thoraciques.Par contre, voici le rapport de l\u2019examen du crâne et du cerveau: « En ouvrant la boîte crânienne, la surface supérieure du cerveau paraît légèrement injectée.La base du cerveau ainsi que le bulbe et les nerfs crâniens ne montrent aucune lésion macroscopique.La base du crâne paraît libre, mais en ouvrant la portion pétreuse de l\u2019os temporal, à gauche, on remarque que l\u2019ossification normale de l\u2019oreille moyenne est remplacée par une substance jaune verdâtre, d\u2019aspect nécrotique.Un examen semblable de l\u2019oreille moyenne droite n\u2019a révélé aucune lésion macroscopique.Le cavum, à gauche, laisse voir une nécrose des parties osseuses et une matière jaune verdâtre, d\u2019aspect nécro- tique.Examen histologique: Cavum: dans ces coupes on ne voit que de la matière dégénérée nécrotique.609 Oreille moyenne: dans ces coupes, on voit un néoplasme constitué par de nombreux nids de cellules à cytoplasme mince, de coloration basophile et à noyaux hyperchromatiques dont plusieurs sont en voie de mitose.À quelques endroits les cellules périphériques de ces foyers s\u2019agencent comme les cellules basales de l\u2019épithélium pavimenteux.Il existe un stroma conjonctif très abondant et des foyers de nécrose.Ganglion du cou: le tableau histologique ressemble à celui des coupes prises au niveau de l\u2019oreille moyenne.Diagnostic histologique: épithélium pavimenteux stratifié.Conclusion Nous sommes ici en face d\u2019un cas clinique typique de paralysie de tous les nerfs crâniens d\u2019un côté.Ces cas, assez clairsemés dans la bibliographie neurologique, relèvent tous d'un processus néoplasique intense envahissant la base du cerveau et l\u2019émergence des nerfs craniens.Nous n\u2019avons pas pu, dans ce cas, mettre en évidence l\u2019envahissement des nerfs ou du cerveau, afin d\u2019expliquer la symptomatologie, mais nous avons, par ailleurs, prouvé une lésion nécrotique du rocher qui pourrait avoir envahi beaucoup plus que nos recherches anatomiques ne nous ont permis de déceler.Nous nous attendions de trouver une lésion très étendue de la base pouvant expliquer la totalité du syndrome tels les trois cas rapportés par R.Garcin et celui de Sani-Yaver où seuls les deux premiers cas de Garcin ont eu le contrôle anatomique; l\u2019un démontrait un sarcome myxoïde et l\u2019autre un fibrosar- come à point de départ pétreux.L\u2019analogie de tous ces cas est flagrante et nous croyons, vu l\u2019extrême rareté de ces faits, qu\u2019il était intéressant de vous en faire une présentation.Messieurs les médecins sont invités à consulter les nombreux journaux, monographies et traités de médecine qui sont à leur disposition tous les jours de 9 a.m.à 5 p.m.le samedi de 9 à 11 am.au Secrétariat: 326 est, boulevard Saint-Joseph. VARIÉTÉS EN MARGE DE LA CHIRURGIE CANADIENNE ! Par François De MARTIGNY, Chirurgien de l\u2019hôpital Sainte-Jeanne-d\u2019Arc.Depuis que nous avons obtenu notre doctorat, la chirurgie a subi une révolution radicale.Revivre une période aussi fertile en découvertes, la raconter même brièvement, tout analyser, est impossible dans une seule communication.Je serai incomplet, quoique long, et je m\u2019en excuse d\u2019avance.C\u2019est au commencement de notre vie d\u2019étudiant que Lister a introduit l\u2019antisepsie, que Terrier, quelques années plus tard, a imposé l\u2019asepsie.Ces méthodes ont élargi le champ opératoire et permis de faire entrer dans la pratique courante des opérations qui semblaient alors impossibles à réussir.Salle d'opérations 1) Qu'\u2019était-ce qu\u2019une salle d\u2019opérations?Doyen décrivait ainsi la salle d\u2019opérations de l\u2019Hôtel-Dieu de Reims nommée «La Barberie ».Le « Barbier » et la « Barbière » étaient ses hôtes journaliers.Le matin, ces employés servaient aux externes le café au lait.Les externes arrachaient les dents et pansaient les ulcères variqueux.Chapeaux et vestons se trouvaient accumulés dans un placard obscur où se refugiaient, à l\u2019arrivée des élèves, une demi-douzaine de chats favoris de la Barbière.Celle-ci préparait les cataplasmes, donnait les lavements dans les salles de femmes et se livrait à diverses besognes analogues.Le Barbier, qui remplissait, dans les salles d'hommes, les mêmes fonctions, était en outre chargé de la salle des morts.Il aidait aux autopsies, recousait et ensevelissait les cadavres.Dans ses loisirs, il préparait les compresses, les bandes de toile pour les pansements, et les fils cirés qui servaient aux ligatures 1.Travail présenté à la Société de Chirurgie, séance du mois d\u2019avril 1938.d\u2019artéres pendant les opérations.Ces fils étaient les mêmes que ceux qui servaient aux autopsies.Se présentait-il une opération, on appelait le Barbier, le plus souvent occupé, le matin.à la préparation des enterrements.Celui-ci, aidé de sa compagne, enlevait tasses et croûtes de pain, disposait le lit de douleur, puis passait au chirurgien, sans même s\u2019être purifié les mains, ces fameux fils cirés.La salle d\u2019opérations n\u2019était ainsi, dans bien des cas, qu\u2019une étape vers la salle des morts.En lisant ces lignes, on croit lire la description d\u2019une salle du moyen âge; pourtant, quand il y a quelques années nous construisions notre hôpital Sainte-Jeanne-d\u2019Are, un chirurgien proposait que la salle d\u2019autopsie serve aussi de salle de pansements.2) Aujourd\u2019hui, d\u2019opérations?Prenons, comme exemple type, une des salles d\u2019opérations de Sainte-Jeanne-d\u2019Arc.Les murs en ciment poli sont peints au ripolin de couleur vert tendre, les grandes verrières, rouge vermillon, répandent une lumière abondante qui ne décolore ni les tissus des malades, ni les aides.A deux pieds du parquet, fixée au mur, une tête d\u2019arrosoir métallique se dévisse, ce qui permet de placer à l\u2019intérieur une éponge trempée dans de la formaline.Relié par des tuyaux au système de vapeur, en ouvrant une valve, en dix minutes, la salle se remplit de vapeur humide de formol: en se condensant, elle tombe sur le parquet imperméable, stérilise complètement la salle.On propose maintenant, en plus, les rayons ultra-violets.La table de bois est remplacée par une table métallique, manœuvrée en tous sens et facilement par Jl\u2019anesthésiste ou l\u2019infirmière.Quelques tables pour supporter les instru- qu'est-ce qu\u2019une salle DE MARTIGNY: EN MARGE DE LA CHIRURGIE CANADIENNE ments, deux cuvettes, un siège pour l\u2019anesthésiste et c\u2019est là le mobilier de la salle d\u2019opérations.A chaque salle est annexée une petite chambre où il y a des cuvettes avec robinet à eau chaude et froide.C\u2019est dans ces chambres que le chirurgien et ses aides, après s\u2019être lavé et aseptisé les mains, se revêtent, avant de pénétrer dans la salle d\u2019opérations, de vêtements stérilisées.Les salles d'opérations sont séparées du reste de l\u2019étage par des doubles portes sensées être toujours fermées.La stérilisation se fait dans une salle spéciale, dans des autoclaves à double paroi où l\u2019on peut, à volonté, stériliser à air chaud, sec ou humide.L\u2019anesthésiste a des chambres spéciales pour l\u2019anesthésie.Instrumentation Je vous présente cette boite qui renferme tout l\u2019arsenal chirurgical de mon père.Malgré la pauvreté de cette instrumentation, il réussissait des opérations majeures.Mais sous l'influence de mon maître Péan et de Doyen, nous avons vu naître, se développer, se perfectionner une instrumentation complète où chaque instrument est destiné à un usage particulier.Cette instrumentation a jailli presque spontanément de leur cerveau en quelques années, puis chaque chirurgien a tenté de l\u2019améliorer, d\u2019ajouter, de perfectionner, de transformer ou de copier certains instruments.Malgré tous ces efforts désespérés, les changements ne furent pas transcendants.Seule doit être mentionnée l\u2019apparition du bistouri électrique (à ondes entrenues, à éclateur ou à ondes courtes).Cet instrument est, entre les mains d\u2019un chirurgien, un bistouri merveilleux qui lui permet, s\u2019il se familiarise à son maniement, de pratiquer d\u2019une manière sûre presque toutes les opérations et laisse entrevoir que le champ de la chirurgie sera de plus en plus élargi.Depuis des années je me sers exclusivement du bistouri électrique, l\u2019hémostase se fait facilement, les surfaces de section guérissent 611 simplement mais un peu plus lentement, le choc opératoire est moins violent, les malades ne vomissent pas, ce qui s\u2019explique, parce que le bistouri électrique, au lieu de sectionner les tissus, les fait éclater et en calfeutrant la ligne d\u2019incision prévient l'invasion de polypeptides et l\u2019élévation de température.Ue seul conseil: le chirurgien, qui emploie le bistouri électrique, doit prendre la précaution de séparer, par une alèze humide, le champ opératoire de l\u2019anesthésiste et ne doit pas enlever les points de la peau (griffes de Michel, fil ou crin) avant le dixième jour.L\u2019emploi du bistouri électrique ne présente aucune contre-indication.Préparation du malade La préparation de l\u2019opéré a suivi une transformation identique au reste de la chirur- gile.Que faisions-nous pour prévenir le risque opératoire et l\u2019infection?Un examen sommaire des urines où nous nous contentions de la réponse: pas d\u2019albumine, pas de sucre.Nous avons vu apparaître la constante d\u2019Ambard, d\u2019appréciation si délicate, la recherche du PH, le dosage de l\u2019urée et du glucose dans le sang.Nous y ajoutons la pression du sang, la numération globulaire, le temps de saignement, de coagulation et combien d\u2019autres méthodes.Des purgatifs, même violents, des grands lavements étaient donnés dans les heures qui précédaient l\u2019opération.Le malade arrivait à la salle d\u2019opérations déshydraté.Dans la plupart des cas, j'ai supprimé lavements et purgatifs et la statistique opératoire de l\u2019hôpital Sainte-Jeanne-d\u2019Arc, citée à la dernière séance de la Société, prouve que de ce côté nous avons raison.Nous faisions la préparation du champ opératoire sur la table même d\u2019opérations: lavage et savonnage de la peau, application de teinture d\u2019iode; celle-ci, préparée bien souvent longtemps d\u2019avance, brûlait alors, comme elle brûle encore aujourd\u2019hui, la peau de nos opérés.Pour toutes les opérations qui ne sont pas 612 urgentes, nous faisons appliquer, pendant plusieurs heures, des pansements savonneux, humides, chauds et nous recouvrons ces pansements de sacs chauds, espérant ainsi aseptiser complètement le champ opératoire et même vider les glandes sudoripores.Sur la table d\u2019opérations nous badigeonnons généreusement et largement le champ opératoire avec de l\u2019éther pellidol.Le principal, c\u2019est que la solution employée imprègne la peau profondément.Anesthésiques Un des grands progrès qui nous permet d'opérer avec plus de sécurité et diminuer les incidents que nous rencontrions autrefois, lorsque le chloroforme ou l\u2019éther était donné au petit bonheur par des externes inexpérimentés ou des infirmières tremblantes, paralysées devant la responsabilité qu\u2019on leur imposait, est le médecin anesthésiste de carrière.Il faut ajouter qu\u2019il a à sa disposition des appareils précis, au débit fixé d\u2019avance, permettant de doser les mélanges anesthésiques suivant les besoins du moment.Malgré ces instruments et ces mélanges, nous ne possèdons pas encore de méthode d\u2019anesthésie idéale.Aussi, nous devons, en autant que possible, nous servir d\u2019analgésiques, succédanés de la cocaïne, pour opérer à l\u2019anesthésie locale, ou de préférence nous devons recourir aux nouveaux médicaments que l\u2019on injecte dans les veines ou que l\u2019on donne par inhalation ou lavement.Depuis que j\u2019opère tous mes cas d\u2019appendice, de hernie et d\u2019estomac à l\u2019aide de l\u2019anesthésie locale, j'ai remarqué que les réactions post-opératoires étaient moins vives et que les malades se remettaient plus facilement.Opération L'opération est une tragédie en trois actes: Le premier acte comprend le diagnostic, le pronostic et où doivent se réunir en collabo- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 ration étroite médecin, chirurgien, confrère spécialisé dans le laboratoire et l\u2019anesthésiste.Instruit par des chirurgiens canadiens et par des chirurgiens français, dans les services desquels les consultations ont été élevées au rang de dogme, fidèle à l\u2019idéal de l\u2019école française, je reste partisan parfaitement convaincu de l\u2019opportunité des consultations avec des collègues compétents, honnêtes, avant de décider d\u2019une opération grave.Je comprends que c\u2019est au chirurgien qu\u2019échoit la responsabilité définitive de la décision.Le second acte est l'opération elle-même.Aujourd\u2019hui, le chirurgien doit procéder avec une asepsie impeccable, une perfection d\u2019exécution élégante, habile, qualités que l\u2019on acquiert après une longue pratique.Le chirurgien cessera d\u2019être un opérateur aux gestes brillants, impressionnants pour le médecin (ce dernier reste toujours le fournisseur principal de clients).Grâce à une technique plus précise, plus simple, plus douce, moins traumatisante, en ne faisant aucun geste inutile, se hâtant lentement, il terminera l\u2019opération plus rapidement.Les statistiques effroyables de la fin du siècle dernier (25%, 30% de mortalité) se sont améliorées (2%, 3%, 4%) grâce à la rapidité opératoire, car la lenteur de l\u2019opération est un facteur de gravité.Je suis toujours scandalisé de voir dans certains services de chirurgie la multiplicité des aides qui entourent l\u2019opérateur, multiplicité qui augmente les chances d\u2019infection.Je suis arrivé dans toutes mes opérations à n\u2019avoir qu\u2019un seul assistant, chirurgien de carrière, dont la collaboration m\u2019est précieuse, un interne, une infirmière stérilisée et une assistante infirmière.Les chances d\u2019infection sont diminuées d\u2019autant et les résultats plus satisfaisants.L\u2019opération terminée, il reste à appliquer le pansement.D\u2019aucuns se rappellent le gros pansement ouaté de Guérin, maintenu par des larges bandes de coton qui ne tenaient rien en place.Les gros pansements abdominaux ont disparu, les bandes de coton sont restées DE MARTIGNY: EN MARGE DE LA CHIRURGIE CANADIENNE longtemps en vogue.Au début de ma carriere, a la contre-visite, je trouvais le pansement de mes laparatomisés remonté jusqu\u2019aux aisselles, la cicatrice exposée, sans protection.Vers 1902, j'ai commencé à maintenir les pansements à l\u2019aide de bande de diachylon.J\u2019insiste sur la nécessité de bien nettoyer la peau avec de l\u2019éther, puis de chauffer le diachylon au-dessus d\u2019une lampe à alcool avant de l\u2019appliquer.Grâce à cette précaution, jamais on ne remarque d\u2019infection de la peau qui reste des jours en contact avec le diachylon.Le troisième acte est composé des soins post-opératoires.Ils sont bien simplifiés et les suites opératoires sont moins graves pour l\u2019opéré et moins inquétantes pour l\u2019opérateur.Médicaments Nous avons à notre disposition, pour calmer les douleurs de nos malades dans les heures qui suivent l\u2019opération, tous les principes actifs de l\u2019opium et depuis quelques années les barbituriques.Je trouve ces derniers bien supérieurs, leur emploi me permet de supprimer presque complètement morphine, héroïne, Sédol, ete, et je ne crains plus l\u2019accoutumance rapide que Je rencontrais chez les grandes nerveuses.Pour combattre le choe, la parésie intestinale, le médicament, qui nous donne le meilleur résultat, est le sérum physiologique ou hyper- tonique.Je l\u2019emploie systématiquement depuis des années et je publiais mes premiers résultats dans « La Clinique » en 1902.Le seul incident désagréable que j'ai remarqué est l\u2019œdème des malléoles qui apparaît après des doses massives: dix litres et plus dans une journée.Alors il faut cesser momentanément d\u2019injecter le sérum.Après les interventions chirurgicales, le sérum est, je crois, maintenant employé au Canada par la grande majorité de nos collègues des hôpitaux, surtout depuis que Monsieur Pierre Duval, notre collègue de l\u2019Académie de Chirurgie, est venu nous faire une conférence à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal sur l'opportunité, la nécessité même, d\u2019injecter 613 du sérum physiologique ou hypertonique après les opérations.Infection Pour combattre les infections, nous avons vu recommander toute une théorie de médicaments, tous, médicaments de choc.Les différents auteurs ou vulgarisateurs vantaient les vertus de celui-ci ou celui-là.Hâtez-vous de les employer pendant qu\u2019ils guérissent, car beaucoup sont déjà passés aux oubliettes.L\u2019avenir de la thérapeutique est biologique et non chimique.La meilleure preuve pour moi c\u2019est que les vaccins et sérums d\u2019animaux sont d\u2019un usage courant depuis des années et donnent des résultats toujours identiques.Vers 1910, j'ai cru que l\u2019autosérothérapie pouvait remplacer les sérums d\u2019animaux dans le traitement de certaines infections.En 1912, je publiais mes premières observations.Cette publication n\u2019attira l\u2019attention d'aucun confrère ni du monde médical.Depuis, petit à petit, la méthode de l\u2019autosérothérapie et de l\u2019hétérosérothérapie s\u2019est implantée lentement dans la thérapeutique, a fait le tour du monde.Cette méthode canadienne est revenue au milieu de nous, un grand nombre de nos confrères injectent du sang humain dans différentes infections.J\u2019ai lu avec plaisir l\u2019annonce que le premier traité d\u2019autosérothé- rapie et d\u2019hétérosérothérapie vient d\u2019être publié à Paris.Grâce aux améliorations apportées aux lits d\u2019hôpitaux par les ingénieurs, nous pouvons asseoir sans danger nos laparatomisés après vingt-quatre heures.Assis, ils sont plus confortables, nous diminuons les dangers d\u2019accidents pulmonaires, nous raccourcissons le temps de la convalescence.Spécialiste Quand j\u2019arrivai à Paris, je fus ébloul par le brio avec lequel les professeurs et les chirurgiens nous donnaient leurs cliniques, par la profondeur de leur science; leur exposé clair et précis égalait leur brio.Je les écoutais, 614 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 magnétisé devant ces spécialistes, je réfléchissais à la somme de travail que demandait une préparation comme la leur.Spécialistes comme ceux-là, personne ne les critiquera.Ils se sont préparés par des années d\u2019études incessantes et arides.Ils ont réussi les concours d\u2019externat, d\u2019internat, de chef de clinique, de prosecteur, de chirurgien des hôpitaux et enfin de professeur agrégé.Ils forment l\u2019école de Paris qui brille de par le monde d\u2019un éclat sans pareil.La spécialité s\u2019impose.Ml est nécessaire qu\u2019après des études complètes des sciences médico-chirurgicales, un médecin songe à se spécialiser.Notre cerveau, malheureusement, Je le crains, n\u2019est pas assez puissant pour embrasser simultanément, dans toutes les spécialités, les transformations dont nous lisons la publication journellement dans les revues scientifiques.Nous savons, et c\u2019est tout à l\u2019éloge de notre jeunesse, qu\u2019elle est aussi bien douée que la jeunesse des autres pays.Elle n\u2019a pas la science infuse, mais elle a l\u2019enthousiasme et le pouvoir d'apprendre qui est plus développé peut-être chez nous que dans d\u2019autres pays.Ces talents, ces dispositions naturelles ne peuvent s\u2019épanouir et donner leurs fruits qu\u2019après une préparation longue, une discipline sévère et un entraînement d'hôpital de plusieurs années.Si elle continue, cette jeunesse, & nous donner l\u2019exemple encourageant de constance dans le travail que nous constatons, nous sommes sûrs que l\u2019Ecole canadienne-française brillera avant longtemps d\u2019un éclat aussi vif que l\u2019Ecole française son aînée.Quand le moment sera venu, quand un poste de chirurgien sera vacant dans un hôpital, nous verrons des compétences nombreuses surgir et les bureaux médicaux des hôpitaux seront embarrassés pour choisir entre ces jeunes talents, bien préparés à succéder aux aînés; les chefs auront la satisfaction de remettre la direction de leurs services à des successeurs consciencieux.Chirurgien Il accepte une grave responsabilité celui qui prend la charge de diriger un service de chirurgie, envers le public qui lui confie sa vie en toute sécurité, envers le jeune confrère qui vient lui offrir sa collaboration, son aide, espérant pouvoir, sous la direction d\u2019un maître, continuer à s\u2019instruire dans l\u2019art difficile de la chirurgie.Le devoir du chef ou patron n\u2019est-il pas d'aider le jeune confrère avec dévouement et patience, à développer son tempérament chirurgical, à lui donner l\u2019opportunité de prendre contact avec le service, le charger de faire le diagnostic et d\u2019instituer le traitement de certaines maladies, de le diriger, de le surveiller dans ses premières opérations, de le couvrir de son autorité au besoin, de le bien préparer, afin qu\u2019il puisse devenir chef à son tour.Et lui le patron?Ne devrait-il pas de sa propre initiative prendre sa retraite vers l\u2019âge de 65 ans?Ce n\u2019est pas après cet Âge que l\u2019on peut encore croire que l\u2019on va révolutionner la thérapeutique et la chirurgie.Il faut prendre sa retraite, faire ce sacrifice héroïque, avant d\u2019être forcé de partir par la poussée des jeunes.Ces derniers ont le droit que nous leur cédions la place, avant qu\u2019une vaine attente d\u2019un poste, qui n\u2019arrive jamais, épuise leur ambition, stérilise leur pouvoir de travail créateur.Chirurgie canadienne La chirurgie canadienne n\u2019existait pas encore.Pour qu\u2019elle existât nous avons, nous de ma génération, construit des hôpitaux modernes, équipés au mieux.Vous avez dans ces maisons des malades en grand nombre, vous pouvez travailler par équipe à acquérir l\u2019expérience, à faire des constatations, à rédiger des observations inédites sur vos traitements personnels.Nous avons fondé des sociétés savantes où vous avez la possibilité de communiquer vos observations, le résultat de vos travaux; ces travaux sont passés au crible d\u2019une critique quelquefois bienveillante.Nous avons fondé et amélioré des revues scientifiques, lues par un nombreux public médical, ici et à l\u2019étranger, qui accueillent et publient vos communications.Vous et nous \u2014 > L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 643 |] Bactériothérapie locale, préventive et curative PAR LE (Pommade à base de « Propidon ») Cultures vieillies de streptocoques, staphylocoques et de B.Pyocyaniques.Prévient la suppuration Active la défense locale contre l'infection © Indications: Plaies accidentelles, infectées ou non, Brûlures, Excoriations, Engelures, Ongle incarné, Furoncles, Ulcères variqueux, Plaies suppurantes en général.Le PROPIDEX est offert en tubes de 30 gr.Laboratoires POULENC FRÈRES du Canada, Ltés 204, Place Youville - Montréal BIBLIOGR À PHIE Guide pratique de psychothérapie.\u2014 Dr née de l\u2019expérience, elle est écrite pour l\u2019expé- Med.K.GRAETER (Bale).\"Le traitement des troubles affectifs et l'art de vivre\u201d, Suggestion et hypnose, psychanalyse, biosophie.(Traduit de l'allemand par A.Kastler, agrégs de l'Université).Un volume de 214 pages (23, 5 x 16) avec 9 planches, 1933.Vigot Frères, éditeurs, 23, rue de l'Ecole-de-Médecine, Paris (6e).35 francs.L\u2019auteur résume les neuf cours sur l\u2019autosuggestion qu\u2019on lui avait demandé d\u2019organiser à Bâle, Zurich, Aarau, Berne, Soleure, Schaffhouse, Zofingen et Vienne.Il s\u2019est efforcé de présenter les lois de la suggestion et de l\u2019auto-suggestion d\u2019une manière simple et accessible, tout en restant sur le terrain strictement scientifique.Il a mis en lumière les rapports étroits qui existent entre la suggestion, l\u2019inspiration artistique et l\u2019activité créatrice.Il a montré aussi comment, en approfondissant la méthode d\u2019auto-suggestion par la psychanalyse et l\u2019hypnocatharsis, en cherchant à provoquer chez le sujet des rêves curatifs, en faisant appel à la biosophie et à la psychologie, et en y ajoutant la gymnastique suggestive, on découvre des horizons nouveaux.Des exemples vécus, tirés de la pratique médicale, illustrent ces méthodes et montrent comment elles peuvent être appliquées, soit sous la direction du médecin, soit par le sujet lui-même (auto-suggestion, aut-analyse, aut- agogie).Toutes les souffrances et toutes les conditions de la vie humaine se trouvent ainsi abordées.L\u2019ouvrage constitue ainsi une vue d\u2019ensemble de :la psychothérapie et un guide pour qui veut l\u2019appliquer.Mais cette esquisse, tout en pénétrant dans les détails, reste incomplète et fragmentaire: rimentation et la vie.Leçons du jeudi soir à la clinique Tarnier.\u2014 Publiées sous la direction de A.BRIN- DEAU, professeur de clinique obstétricale et gynécologique à la Faculté de Médecine de Paris.Quatorziéme année 1937.Un volume (25 x 16,5), 318 pages, 66 figures.Vigot Frères, éditeurs, 23, rue de l'Ecole-de-Médecine, Paris (6e).60 francs.Chacune de ces leçons est l\u2019exposé d\u2019une question spécialement étudiée par le conférencier.Les leçons du jeudi soir s'adressent à des médecins déjà au courant des questions obstétricales.Elles constituent un enseignement supérieur.Chacun des conférenciers expose une question qui l\u2019a intéressé particulièrement et sur laquelle il a fait des recherches personnelles.Il ne faut donc pas chercher, dans ces leçons, l\u2019exposé didactique d\u2019une question obstétricale, mais y voir le développement d\u2019études qui ne sont, en général, publiées que dans des mémoires.M.Brindeau a, dans cet esprit, demandé la collaboration de certains de ses collègues, français ou étrangers, qui ont bien voulu venir exposer le résultat de travaux personnels longuement poursuivis ou leurs conceptions actuelles de certains problèmes encore discutés.Il a, par ailleurs, prié ses élèves d\u2019étudier quelques questions qui lui ont paru devoir être actuellement mises au point.Liste des leçons contenues dans ce volume: I.BRINDEAU (A.).\u2014 Histoire de la césarienne consérvatrice.II.METZGER (M.).\u2014 La cueillette du placenta.III.LANTUEJOUL (P.).\u2014 Les indications opératoires au cas de grossesse compliquée de fibrome.\u2014 \u2014 2 -\u2014 wie vm = _\u2014_o=_ \u2014 - - L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.N.\u2014 Montréal, juin 1938 Pour ARTAMAR TONIQUE PHYSIOLOGIQUE L'Artamar* est un tonique physiologique ne contenant ni arsenic ni strychnine, qui se montre utile contre l'inap- pétence chez les enfants, les convalescents et les malades débiles et âgés.L\u2019Artamar n'agit pas seulement par stimulation des papilles gustatives et du réflexe gastrique, mais aussi en augmentant la puissance de réaction de l'organisme vis-a-vis de la stimulation du sympathique et sa résistance vis-à-vis de la stimulation vago-tropi- que.L\u2019Artamar est un tonique très agréable au goût, qui contient des principes ut amers inoffensifs provenant de plantes Adu a téblespouatei 2.3 ; , , Wines à des afore mach.a de l'ordre des composées, 9 pour cent Rin > tospontul 2:3 ; ; fs , , \u2018 { d'alcool et du glycérophosphate de CONTAINS NO ARSENIC a ¥ oo omspromune EE soude.Ti Pour vous convaincre de l\u2019efficacité dr Biaarefeld, mec et de l'agréable saveur de l'Artamar, faites-en l'essai.Envoyez-nous le coupon ci-dessous afin d\u2019en recevoir un flacon.L\u2019Artamar se vend en flacons de 5 onces et de 24 onces.SCHERING (CANADA) LIMITED *Nom déposé au Canada.SCHERING (CANADA) LIMITED Qe Boite Postale 358 (Place d\u2019Armes), Montréal, P.Q.© o Je césirerais recevoir, à titre gratuit, un flacon d\u2019Artamar afin d\u2019en faire l\u2019essai.\\ } Nom LL A AA AA A A Copyright 1938 Adresse a a Schering (Canada) Ville.Cl Province 646 IV.GHEORGHIU (N.).\u2014 Considérations sur les changements de situation de l\u2019utérus en gestation, à terme ou près du terme.V.SUZOR (R.).\u2014 Considérations sur la pathogénie et le traitement de l\u2019éclampsie convulsive.VI.HAUCH (E.).\u2014 De l\u2019analgésie et de la narcose obstétricales.VII.VAUDESCAL (R.).\u2014 Les assurances sociales.VIII.ECALLE (G.).\u2014 Rupture spontanée de l\u2019utérus en fin de grossesse.IX.BUE (V.).\u2014 Le forceps et la version sont-ils encore indiqués dans les cas de dystocie pelvienne?L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 X.LABHARDT (A.).\u2014 L\u2019obstétrique d\u2019hier, d\u2019aujourd\u2019hui et de demain.XI.HINGLAIS (H.).\u2014 Données récentes sur la biologie du placenta.XII.BROUHA (M.).\u2014 Les chocs obstétricaux.XIII.LAFFONT (A.).\u2014 Les douleurs extra-pelviennes dans les affections gynécologiques.XIV.PRUD'HON (P.).\u2014 Le juge et l\u2019expert.XV.MANOUELLIAN (Y.) \u2014 Syphilis et lésions vasculaires chez la femme et chez le nouveau-né.Traitement des sinusites * Le traitement des sinusites depuis ces deux der- niéres années à la suite des travaux de Proetz a subi des modifications importantes au profit de la thérapeutique médicale.L\u2019aération et le drainage ont été considérés pendant longtemps comme les conditions essentielles de guérison, d\u2019où les nombreuses interventions basées sur la méconnaissance de la physiologie sinusienne, l\u2019erreur de considérer un sinus infecté comme un abcès cavitaire el la nécessité de curetter une muqueuse ce qui équivaut à une amputation.Il importe, au contraire, de rétablir les conditions se rapprochant le plus possible de la normale et de ne pas trop modifier l\u2019architecture endo-nasale, car remplacer les sécrétions purulentes par des croûtes et la céphalée par de la névrite est un bénéfice opératoire plutôt discutable.Le traitement doit être conservateur même quand il est chirurgical et s\u2019adresser également à l\u2019état gé- * L\u2019Année Paris, 1937).Médicale Pratique (René Lépine.éditeur.néral.Mithoefer a remarqué que les toxines originaires du sinus ont une influence sur les fonctions endocriniennes, en particulier sur la thyroïde et que cet hypothyroïdisme se manifeste cliniquement par une température vespérale inférieure à la normale.Dès que les extraits thyroïdiens sont donnés à la dose convenable, ce qui est indiqué par la courbe de poids et la fréquence du pouls, l\u2019état sinusien s\u2019améliore et les douleurs se calment.De même l\u2019action du régime alimentaire et le choix de vitamines doivent être pris en considération.Localement, les ondes courtes paraissent n\u2019avoir qu\u2019une action sédative, tandis que la roentgenthé- rapie aurait à son actif 25% de guérisons surtout dans les formes allergiques et hyperplasiques.Elle n\u2019aurait aucune influence nocive sur les yeux, l\u2019odorat, l\u2019hypophyse et les vaisseaux sanguins.Les irradiations infra-rouges et ultra-violettes doivent être réservées aux cas de tuberculose sinusienne.J-M.Le MEE.Messieurs les médecins qui changent de domicile sont priés de donner leur nouvelle adresse au secrétariat: 326 est, Boulevard St-Tosenh \u2014 LA: 9888, afin qu\u2019ils puissent recevoir l'« UNION MEDICALE DU CANADA » sans aucune interruption. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 647 Près de cent années au service de la langue jrançaise LIBRAIRIE BEAUCHEMIN uUMrte MAISON ÉTABLIE EN 1842 430, ST-GABRIEL MONTRÉAL SPECIALISEE DANS LES ÉDITIONS ET LES PUBLICATIONS DE TOUTES SORTES.DEMANDEZ SON DERNIER CATALOGUE DES LIVRES PARUS QUI VOUS SERA ADRESSE FRANCO SUR DEMANDE.BEAUCHEMIN édite, imprime et relie.BEAUCHEMIN soccupe de la vente de tous les ouvrages qu'il édite.Ne NOUVELLES CONGRES D'OTTAWA-HULL 5, 6.7 et 8 septembre 1938.Attractions de la capitale du Canada Il y a déjà six ans, Ottawa-Hull avait l\u2019honneur d\u2019être choisi comme lieu du XIIe congrès des Médecins de Langue française de l\u2019Amérique du Nord.Cet honneur lui revient a L\u2019enchantement des yeux ils le trouveront dans les beautés naturelles des lieux, la munificence des monuments et surtout dans l\u2019éclat de la capitale elle-même qui, d'année en année, se toilette pour se glisser au premier rang des capitales de l\u2019Amérique.Ne l\u2019appelle-t-on pas souvent la ville de verdure tant ses arbres sont nombreux.Dans leur pleine frondaison, OTTAWA-HULL.encore cette année.C\u2019est, en effet, dans ce milieu des plus favorables que se tiendront les assises du prochain congrès.Ottawa-Hull, la pittoresque vallée de la Gatineau tout près, offriront aux congressistes ce que des milliers de touristes viennent y chercher chaque année: un enchantement pour les yeux, un plaisir pour l\u2019esprit, des délices pour le cœur.ils vous soufflent comme un air frais de forét et cette note de fraîcheur qu\u2019accentuent à leur tour les rivières qui la bordent et le gracieux canal qui la traverse y rendent le séjour agréable et reposant.Reposant aussi son populaire « Driveway » qui court le long du canal et dont les captivants attraits s\u2019attachent à notre souvenir; reposantes ses larges avenues L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 649 QUATRE POINTS à considérer dans LA THÉRAPIE HÉMORROÏDALE Efficacité thérapeutique, sécurité, absence de tout effet accessoire ou organique, commodité \u2014 voilà les quatre points qui caractérisent les SUPPOSITOIRES ANUSOL.La douleur et le malaise sont soulagés par le décongestionnement et non par des narcotiques, des analgésiques ou des substances anesthésiques.Les Suppositoires Anusol ont des qualités protectrices et calmantes, parce que les ingrédients qu\u2019ils renferment sont incorporés dans un corps émollient.Les Suppositoies Anusol ne contiennent pas de belladone, pas d\u2019adrénaline, pas d'\u2019éphédrine \u2014 rien qui puisse causer une réaction organique.Et leur forme permet leur introduction sans qu'il y ait possibilité de traumatisme.À tous points de vue, l'emploi des Suppositoires Anusol est tout indiqué pour le traitement médical des hémorroïdes.Ce genre de thérapie a définitive nent fait ses preuves.WM.R.WARNER C O., Ltd.727 King St.W.- Toronto, Ontario ® Les Suppositoires Anusol sont vendus en boites de 6 et de 12.Un échantillon d\u2019essai sera envoyé a titre gracieux.Faites-en la demande sur votre papier a en-téte. 650 que l'on enfile comme sous des draperies de verdure; reposants ses parcs aux dessins variés, piqués d\u2019arbustes, parsemés de fleurs, étoilés de ronds-points et de pattes-d\u2019oie; et cette princière propriété de Rideau Hall, impénétrable au soleil, féerique à l\u2019automne, d\u2019aspect romantique avec ses grandes allées tortueuses et les accidents naturels de son sol; et cet orgueilleux promontoire de Rockliffe d\u2019où l\u2019œil embrasse une large partie de la val- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 teurs de renom viennent de parachever; par sa «Tour de la Paix » du sommet de laquelle se développe aux yeux ravis tout le panorama de la ville et des environs, par son carillon de cinquante-trois cloches qui lancent par la ville leurs notes claires et argentines, par sa « Chapelle du Souvenir», un bijou d\u2019art, où le visiteur admire et se recueille non sans quelque émotion à la vue de si tragiques souvenirs.Comme deux bras ouverts dans un geste Le Parlement lée de la Gatineau immortalisée par nos anciens draveurs et qui, dépouillée aujourd\u2019hui de sa forêt, offre aux citadins les plus beaux sites pour y établir leur campement d\u2019été, leurs terrains de golf, etc.Répond à cette splendide nature la grandeur des monuments.Ceux du Parlement dont le bloc central en impose par le site où il se dresse, colossal, luxueux dans sa riche décoration intérieure et extérieure que des sculp- accueillant se dressent sur les flancs de ce bloc central pour former un trio magnifique les Edifices de l\u2019Est et de l\u2019Ouest.Construits complètement en saillie, ils encadrent toute une spacieuse terrasse qui monte vers le centre comme une énorme vague de verdure et font que l\u2019on s\u2019attarde à regarder sans se lasser la majesté de ces structures de notre « pensoir » national.Et combien d\u2019autres monuments dont on L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 651 BRÈVES BIOGRAPHIES DEF BORDFN + GRAND\u2019MÈRE FINETTE x Elle eut dix filles \u2014 toutes des championnes productrices de lait pour Borden.Maxime transmise à ses descendants: \u201cSi une chose vaut la peine d\u2019être faite, elle vaut la peine d\u2019être bien faite.\u201d Nos fermiers disent: \u201cIl faut que notre lait soit bon pour être accepté par Borden.\u201d Et c\u2019est vrai! Les inspections méticuleuses et les vérifications quotidiennes du lait faites par Borden paraissent peut- être puériles à certaines gens\u2014mais nous savons qu\u2019elles sont nécessaires, surtout quand une si grande partie de ce lait est destinée aux bébés \u2014 sous forme de Lait Borden\u2019s Evaporé Irradié.Le Lait Evaporé Borden\u2019s a été accepté en 1930 par le Comité de l\u2019 Association Médicale Américaine sur les Aliments.Quand vous prescrivez une formule de lait évaporé pour alimentation infantile, il serait prudent de recommander le lait Borden's. 652 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 pourrait encore dire la beauté mais que nous nale, le Musée d\u2019Histoire naturelle, d\u2019Ethnolo- ne pouvons que signaler ici, tels: la Bibliothè- gie, de Minéralogie, la Ferme expérimentale, La Tour de la Paix.que parlementaire remarquable par ses boise- l\u2019Observatoire, l\u2019Hôpital civique, le Château ries richement sculptées et ses 500,000 volumes Laurier, la Basilique, l\u2019Université d'Ottawa, et plus, le Musée Victoria, la Galerie natio- les Archives, l'Hôtel de la monnaie, Earns- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M, L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 653 | PROFESSEUR, LACTOGEN | A-T-1L UNE GRANDE | DISTRIBUTION SUR TOUT | LE CONTINENT?ARGENTINE ARUBA BAHAMA BARBADE BERMUDES BOLIVIE BREZIL CANADA COLOMBIE COSTA-RICA Ou), TV LAS DIT HENRI DANS TOUS CES PAYS, LES BÉBÉS QUI Y FONTDES | VOYAGES SONT SÛRS D'Y TROUVER].LES FORMULES PRESCRITES PAR ( REP.DOMINICAINE ECUADOR E-U.d'A.GUYANE GUATÉMALA HAÏTI TE + HONDURAS (brit.) x salle ; HONDURAS (esp.) FY ILES VIERGES ILES DU VENT JAMAIQUE MEXIQUE NICARAGUA PANAMA PARAGUAY PÉROU PORTO-RICO SALVADOR TERRE-NEUVE TRINIDAD URUGUAY VENEZUELA Quand vous choisissez le lait en poudre, prescrivez un lait modifié par l\u2019addition de sucre de lait et de graisse de lait homogénéisé Comprenant le besoin d\u2019un lait de vache convenablement modifié, sous forme de poudre, c\u2019est-à-dire d\u2019un produit contenant les éléments constitutifs du lait dans les proportions appropriées à l'alimentation des enfants en bas âge, mais ne contenant que les éléments constitutifs du lait, Nestlé\u2019s Milk Products, Inc., conçurent leur produit connu sous le nom de Lactogen, et l'accueil qu\u2019il a reçu de la profession médicale qui en fait de plus en plus usage démontre bien qu'il répond à un besoin important et que sa qualité et sa sûreté ne laissent rien à désirer.Un lait de vache desséché par pulvérisation en chambre chaude et modifié par l'addition de graisse de lait et du sucre de lait.Le seul produit disponible entièrement fait de lait qui, une fois liquéfié, donne une formule approximative du lait de femme en fait de pourcentages de graisse de lait, de protéine de lait, de sucre et de substances minérales (cendre) de lait.AMERICAN J wey Pour matière descriptive et échantillons, veuillez adresser votre formule professionnelle à: NESTLÉ'S MILK PRODUCTS (Canada), Ltd.TORONTO \u2014 METROPOLITAN BLDG.\u2014 CANADA 654 cliffe, le Conseil national des Recherches, la Résidence du Gouverneur général, le Sanatorium moderne de Hull, ete.C\u2019est en visitant tous ces monuments que vous trouverez un plaisir pour l\u2019esprit.Que de connaissances utiles ne peut-on pas apprendre en parcourant un musée avec des yeux L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 année pour les édifier et les compléter.Aucune occasion plus propice ne peut s\u2019offrir pour venir voir tout le progrès que notre pays réalise dans ce domaine, surtout depuis ces dernières années.Serait-ce incongruité ou impertinence de langage de vous dire maintenant que les dé- La Chapelle du Souvenir.bien ouverts! Nous-trouvons la, dans le concret, ce que bien souvent tout un chapitre d\u2019un livre ou tout un livre méme peut à peine nous expliquer.Ces musées sont montés à prix d\u2019argent et par des experts tout spécialement pour instruction des visiteurs; c\u2019est là leur unique raison d\u2019être et du sacrifice des sommes assez rondelettes dépensées chaque lices du cœur vous les trouverez dans la distinction de la société qui se fera un honneur et un plaisir de vous recevoir, dans les bons sentiments qui l\u2019animent à votre égard, dans la gentillesse de tous et l\u2019extrême désir d\u2019un chacun de faire tout ce qui peut étre fait dans pareille circonstance pour vous être agréable.Déjà le Comité des dames est sur pied pour L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N,\u2014 Montréal, juin 1938 655 RENSEIGNEMENTS DISCRETS aux MÉDECINS sur le TAMPAX TAMPON MENSTRUEL Le médecin a fréquemment l\u2019occasion d'em- « Tampax », au moment de son introduc- ployer les tampons vaginaux dans le traite- tion, mesure environ quatre centimètres de ment des affections du col utérin ou du va- long et un centimètre de diamètre.En ab- gin.ll sait que cette méthode met la médi- sorbant le liquide le tampon s'adapte gra- cation en contact direct avec duellement et facilement à les parties affectées d'une : la grandeur et aux formes manière sûre, confortable et des parois vaginales; en se effective, et qu'il absorbe dilatant il arrive à une masse les sécrétions à éliminer.très molle, de pas plus de C\u2019est la connaissance de ces neuf centimètres de lon- faits qui suggérèrent à un gueur.Ceci rend « Tampax » médecin l\u2019idée de « Tam- parfaitement confortable et pax », et les efforts cons- non irritant à toute femme tants ont assuré un perfec- anatomiquement et physio- tionnement qui a permis de logiquement normale.Les faire de « Tampax ce qu\u2019il a médecins peuvent recom- est aujourd'hui.mander « Tampax » à la majorité de leur Le tractus vaginal, à l\u2019état de flaccidité, est clientèle féminine avec la certitude qu'il d'environ 9 centimètres de profondeur et de donne le confort, la protection et la tran- deux centimètres de diamètre.quillité d'esprit, sans danger d'irritation.UN PAQUET ORDINAIRE ET DE LA LITTÉRATURE SERONT ENVOYÉS GRATUITEMENT AUX MÉDECINS QUI EN FERONT LA DEMANDE AU DÉPT.UM7.CANADIAN TAMDAX CORPORATION LIMITED 150, rue Duchess - - Toronto, Ontario ACCEPTÉ POUR PUBLICITÉ PAR LE «JOURNAL OF THE AMERICAN MEDICAL ASSOCIATION ». 656 organiser ct préparer à leurs amies d\u2019agréables passe-temps: thés, « garden-parties », excursions, ete.Un comité spécial s\u2019occupera en plus des jeunes.L\u2019heure passera rapide, le temps fuira, mais de ces courts moments restera a jamais le souvenir si le succès répond, comme nous l\u2019espérons, à l\u2019empressement que L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BUrLETIN A.M.L.F.A.N ppg iw ns .LORRY un ; .\u2014 Montréal, juin 1938 du côté extérieur du congrès.L'autre côté, le véritable objectif, consistera comme d\u2019habitude, à traiter de questions d\u2019actualités médicales intéressant non seulement les médecins spécialisés dans telle ou telle branche de la science médicale, mais tous les médecins.L\u2019Exécutif a fait un choix circonspect de Bi we: Le Château Laurier.3 + .\u2019 l\u2019on met pour vous faire la plus cordiale réception.9e » ° .\u2019 Jusqu'ici, nous avons, pour ainsi dire, parlé SOUTENANCES DE THESES Le 5 mai, soutenance de thèse par MM.Roma Amyot et Jean Saucier.Le 10 mai, par M.Arthur Magnan.Les autres épreuves d\u2019agrégation de ces messieurs auront lieu à l\u2019automne.Les sujets de ces thèses furent les suivantes: Roma Amyot: Contribution à l\u2019étude clinique de la sclérose en plaques.J.Saucier: Les encéphalographies gazeuses dans les services de neurologie médicale.A.Magnan: La césarienne basse segmentaire.+ sujets d\u2019intérêt général de sorte que tous les congressistes présents y pourront trouver lumière et profit personnels.+ CONCOURS CASGRAIN-CHARBONNEAU Le prix annuel de $500.00 attribué chaque année par la Maison Casgrain-Charbonneau au meilleur travail de recherche scientifique a été octroyé, cette année, au docteur Mercier- Fauteux, assistant au cours de pathologie chirurgical de l\u2019Université de Montréal et attaché au département de physiologie expérimentale de l\u2019Université McGill.Le docteur Fauteux poursuit des recherches expérimentales sur la chirurgie du cœur.Un prix spécial de $100.00 a été offert par la méme firme canadienne-francaise au doc- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.À.N.\u2014 Montréal, juin 1938 POUR PLUS DE SURETÉ Dans le traitement arsenical de la syphilis 500,000 1,000,000 1,500,000 2,000,000 3,000,000 INJECTIONS DE MAPHARSEN ADMINISTREES SANS AUCUN ACCIDENT Le Mapharsen est approuvé par le Comité de Pharmacie et de Chimie de American Medical Association.Le Mapharsen (oxyde de méta-amino-para-hydroxy-phénylarsi- ne) est présenté en ampoules individuelles de O gr.04 et O gr.06 avec ou sans eau distillée \u2014 et en ampoules de 10 doses contenant O gr.4 ou O gr.6 \u2014 pour usage dans les hôpitaux ou les cliniques.PARKE, DAVIS & CIE - MONTREAL, QUÉ.Les plus grands manufacturiers de Produits Pharmaceutiques et Biologiques au Monde. 558 teur Albert Bertrand, professeur agrégé à l\u2019Université de Montréal et bactériologiste à l\u2019hôpital Notre-Dame, pour des travaux personnels portant sur une technique sérologique originale pour le diagnostic rapide de la syphilis.HONNEUR AU Dr W.LEBLOND DE QUEBEC L'Institut Pasteur, de Paris, vient de confier au Dr Wilfrid Leblond, professeur à l\u2019Université Laval et chef du laboratoire de chimie médicale de microbiologie à l'hôpital de l\u2019Enfant-Jésus, la charge de secrétaire, pour le Canada français, de l\u2019Association des microbiologistes de langue française.C\u2019est le Dr P.Lépine, de l\u2019Institut Pasteur, qui a communiqué cette heureuse nouvelle à notre concitoyen, dans une lettre qu\u2019il lui adressait récemment.ee ++ REVISION DES ETUDES MEDICALES Le Conseil de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal a nommé trois comités pour la révision du « curriculum » des études médicales.Ces trois comités ont déjà eu plusieurs réunions, et espèrent pouvoir présenter un rapport préliminaire avant la fin de l\u2019année scolaire 1938.ee ++ UNITES SANITAIRES DE LA PROVINCE DE QUEBEC A L'HONNEUR Les Associations canadienne et américaine d\u2019Hygiène publique ont classé l\u2019Unité Sanitaire du district de Saint-Jean \u2014 Iberville \u2014 Laprairie \u2014 Napierville à la tête des Unités Sanitaires rurales de tout le Canada.Cet honneur attribué à l\u2019organisation et au travail de cette Unité rejaillit sur notre province.D\u2019autant plus, qu\u2019avec une Unité du Manitoba, les cinq Unités suivantes de la province de Québec ont mérité une mention honorable: St-Maurice, Terrebonne, Kamou- raska-L\u2019Islet, Nicolet et Chateauguay-Hun- tingdon.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 Cette reconnaissance de la valeur et du mérite de notre système d\u2019Hygiène publique prend une grande importance du fait qu\u2019elle vient d'organismes officiels ayant toute autorité pour apprécier et qui, constitués de personnalités d\u2019autre langue ou nationalité, n'ont aucune tendance à rendre à notre égard un jugement partialement favorable.COMITE PROVINCIAL DE DEFENSE CONTRE LA TUBERCULOSE, INC.Il vient de se fonder dans la province de Québec un Comité de Défense contre la tuberculose.Ce comité désire ardemment votre collaboration.Par votre influence, par votre prestige, vous pouvez être d\u2019un grand secours à cette organisation, dont le but est des plus louables: celui de faire baisser le taux de mortalité tuberculeuse, très élevé dans notre province.Il est à espérer que cette collaboration ne nous sera pas refusée, qu\u2019elle sera très large et généreuse.C\u2019est par l\u2019effort de tous les hommes de bonne volonté et doués de sentiments vraiment humanitaires que les espoirs du Comité de Défense contre la tuberculose pourront un jour se réaliser.Ce Comité a cru qu'il vous serait agréable d\u2019être averti des moyens dont vous disposerez à l\u2019avenir pour lutter plus efficacement contre l\u2019envahissement de la tuberculose.Vous savez combien le médecin praticien est déSarmé en face d\u2019une famille mal logée, ignorante de toute hygiéne, au sein de laquelle il dépiste un membre atteint par le bacille de Koch.La ou un dispensaire ou une clinique antituberculeuse fonctionne, la question change, si les médecins savent quels services ils peuvent lui demander, et si par conséquent ils s\u2019adressent à ces institutions afin d\u2019obtenir pour chacun de leurs malades douteux ou tuberculeux avérés: 1.Un complément d\u2019observation qu\u2019ils ne peuvent prendre eux-mêmes; 2.Des soins de prophylaxie et d\u2019hygiène dans la famille des malades; L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuiLETIN A.M TL F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1935 659 SANATORIUM PRÉVOST INCORPORE Fa > oo dT TLR Ne xa 4?A ETABLISSEMENT DE PSYCHOTHERAPIE Magnifique situation au bord de la Riviére-des-Prairies, a proximité de Montréal.Parc de 600,000 pieds carrés.Tennis, billard, etc.Chambres pourvues de tout le confort moderne.TRAITEMENT INDIVIDUEL DES AFFECTIONS DU SYSTEME NERVEUX par trois médecins spécialistes et un personnel expérimenté Cure de repos.Régimes.Electrothérapie.Rayons U.V.Hydrothérapie.Traitements spéciaux des toxicomanies (alcool.morphine, cocaine).Malariathérapie et toutes pyrétothéra- pies.Prospectus sur demande.Personnel médical: Dr Edgar Langlois, médecin-directeur; Dr Jean Saucier; Dr Roma Amyot; Dr Charles A.Langlois (électro-radiologie).4455 Boulevard Gouin ouest, Téléphone, BYwater 1240 ya.3.En cas de besoin, un placement pour le malade ou pour des enfants exposés au contact avec lui.Permettez-moi, mon cher confrère, de reprendre chacun de ces points plus en détails.1.Observation détaillée et suivie des malades: Dès que le médecin soupçonne la tuberculose chez son malade, il l\u2019envoie au dispensaire ou à une clinique anti-tuberculeuse, pour confirmer ou écarter son diagnostic de bacillose.Le malade y est soumis à une série d\u2019examens qui, une fois terminés, permettent au médecin de ces institutions de le renvoyer à son médecin traitant avec, à côté du résultat de son oscultation, les indications suivantes: Courbe de poids, Courbe de température, Examens répétés de crachats, Examens radiologiques et radioscopiques.2.Prophylazie et hygiène dans la famille du malade: Dès qu\u2019un malade inscrit au dispensaire ou à une Unité Sanitaire a été diagnostiqué tuberculeux, l'infirmière se rend à domicile.Elle prend les mesures les plus urgentes pour limiter les chances de contagion, isoler le malade et l\u2019amener à comprendre la nécessité de l'emploi d\u2019un crachoir, à prendre des précautions pour son linge sale, son verre et son couvert.Elle insiste pour qu\u2019il suivre à la lettre les prescriptions de son médecin.Elle ne perd plus de vue cette famille, elle veille à ce que le malade se fasse examiner aux jours indiqués, elle dirige vers le médecin tous les membres de la famille, afin qu\u2019ils soient tous en observation et traités au début, s\u2019ils présentent des traces d\u2019imprégnation tuber- leuse.3.Placement des tuberculeux : Une fois reconnu tuberculeux, le malade a besoin d\u2019être placé dans les meilleures conditions de cure, s\u2019il est susceptible de guérison, et d\u2019être isolé de sa famille, s\u2019il est 660 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 contagieux et incurable.C\u2019est dire qu\u2019il faut recommander l\u2019hospitalisation des tuberculeux.C\u2019est par l\u2019intermédiaire des dispensaires et des unités sanitaires que l\u2019hospitalisation est le plus facile, et il faut accorder à ces institutions cette marque de confiance d\u2019être capables de choisir les malades qui méritent les premiers l\u2019hospitalisation.Mon cher confrère, la lutte contre la tuberculose dans notre province de Québec doit tous nous intéresser en tant que citoyens de cette province, et surtout en tant que médecins.La condition essentielle de succès, c\u2019est que tous les médecins groupent leurs bacillaires autour de ces centres d\u2019observation médicale spécialisée, de prophylaxie et de placement que constitue le dispensaire et la clinique antituberculeuse de nos unités sanitaires.Le Comité Provincial de Défense contre la tuberculose vous demande votre collaboration, il vous demande d\u2019utiliser vos institutions antituberculeuses pour tous vos malades suspects de tuberculose.Dr Georges GREGOIRE, Secrétaire de l\u2019Exécutif.Sème CONGRES DE LA PRESSE MEDICALE LATINE Le 5ème Congrès de la Presse médicale latine, qui devait se tenir à Lisbonne durant les vacances de Pâques prochaines, est remis, en raison de la prolongation des hostilités en Espagne, au début de l\u2019automne prochain.Il se tiendra donc à Lisbonne du jeudi 29 septembre au dimanche 2 octobre 1938, sous la présidence du Prof.REYNALDO DOS SANTOS, assisté comme Secrétaire général, du Prof.Armando NARCISO.On est prié d\u2019adresser les adhésions et demandes de renseignements, au Prof.Armando NARCISO, Secrétaire Général du Congrès, Restauradores 48, Lisbonne; ou pour celles concernant la France, la Belgique, l\u2019Italie, la Grèce, la Roumanie et la Suisse, au Dr.PIERRA, Secrétaire Général de la Fédération de la Presse médicale latine, 52, Avenue de Breteuil, Paris, VII°. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.juin 1938 661 LE COLLEGE ROYAL DES MEDECINS ET CHIRURGIENS DU CANADA EXAMENS EN OCTOBRE 1938 L\u2019examen primaire et I\u2019examen final pour le dipléme de «Fellow» (membre actif) auront lieu aux dates suivantes: Les examens écrits, sur les sujets primaires et finals, auront lieu les 3, 4 et 5 octobre \u2014 à Vancouver, Edmonton, Saskatoon, Winnipeg, Toronto, Montréal, Québec, Halifax.Les examens oraux sur les sujets primaires, auront lieu le 20 octobre à Winnipeg et le 22 octobre a Toronto.Les examens oraux et cliniques sur les sujets finals auront lieu le 24 octobre à Winnipeg, et le 26 octobre à Toronto.La réunion annuelle du Collège se tiendra à Ottawa, le 29 octobre.Les candidats, gradués de 1930, ou antérieurement, d\u2019une École de Médecine ou d\u2019une Université approuvées par le Conseil, ne seront pas tenus de passer l'examen primaire mais devront, à l'examen final, faire preuve 7 d\u2019une connaissance générale et pratique de l'application clinique de l\u2019anatomie et de la physiologie.Cet examen spécial sera fait par des cliniciens.Le privilège de cette subdivision aux Règlements prendra fin le ler décembre 1940.Toutes les communications devront être adressées à Warren.S.LYMAN, M.D., F.R.C.P.(C) Honorary Secretary.292 Somerset Street W., Ottawa, Canada.Des renseignements supplémentaires apparaîtront dans d\u2019autres numéros de ce journal. 662 COURS DE PERFECTIONNEMENT EN PEDIATRIE Hôpital de la Miséricorde 1051, rue St-Hubert, Montréal Directeur: M.le Pr agrégé Pau.LETONDAL Un cours de perfectionnement sur la pathologie gastro-intestinale du nourrisson aura lieu du 4 au 9 juillet prochain à l\u2019hôpital de la Miséricorde.Ce cours \u2014 qui comprendra douze leçons \u2014 sera donné par le docteur Paul Letondal, professeur agrégé à la Faculté de médecine, avec la collaboration des docteurs Gilbert Brisebois, Jean Champeau, Moise Clermont, Albert Jutras, Herman Mi- chaud, Raymond Laricheliére et A.-H.Robert.Les leçons auront lieu l\u2019après-midi, de 4 à 6 heures, à la salle Saint-Joseph, et seront suivies de démonstrations pratiques.Pendant cette semaine, tous les matins, de 10 à 11 heures, à la Crèche, conférence de diététique avec présentation de malades par le docteur Letondal.Ce cours s\u2019adresse aux médecins et chirurgiens ayant déjà une certaine pratique de la Pédiatrie et désirant être mis au courant de l\u2019état actuel de la pathologie gastro-intestinale du nourrisson.Les auditeurs seront exercés individuellement à l\u2019examen clinique des malades ainsi qu\u2019aux examens complémentaires et aux techniques thérapeutiques (otoscopie, radioscopie, préparation des aliments de régime, injections intra-péritonéales, etc.).On peut s\u2019inscrire dès maintenant au Secrétariat de l'hôpital de la Miséricorde, 1051, rue St-Hubert, à Montréal.Droit d\u2019inscription: cinq dollars (nombre limité d\u2019auditeurs).+ + L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 PROGRAMME DES COURS Lundi 4 juillet 4 à 5.\u2014 Introduction à la pathologie gastro-intestinale du nourrisson \u2014 M.Paul Letondal.5 à 6.\u2014 Coprologie clinique.Déductions thérapeutiques.\u2014 M.Gilbert Brisebois.Mardi 5 juillet 4 à 5.\u2014 Les vomissements du nourrisson.La sténose congénitale du pylore.\u2014 M.Paul Letondal.5 à 6.\u2014 Exploration radiologique de l\u2019estomac et de l\u2019intestin dans la première enfance.M.Albert Jutras.Mercredi 6 juillet 4 à 5.\u2014 Syphilis de l\u2019estomac et de l\u2019intestin dans la première enfance.\u2014 M.A.-H.Robert.5 à 6.\u2014 Soins pré et post-opératoires dans es interventions chirurgicales sur l\u2019estomac et l\u2019intestin du nourrisson.Mode d\u2019emploi des anesthésiques.\u2014 M.Moïse Clermont.Jeudi 7 juillet 4 à 5.\u2014 La constipation du nourrisson.La maladie de Hirschsprung.\u2014 M.Paul Leton- dal.5 à 6.\u2014L'\u2019occlusion intestinale.L\u2019imperfo- ration anale.Le prolapsus rectal.\u2014 M.Raymond Larichelière.Vendredi 8 juillet 4 à 5.\u2014 Les diarrhées du nourrisson.La forme commune.La forme prandiale.Les syndromes dysentériques.\u2014 M.Paul Letondal.5 à 6.\u2014 Les hémorragies gastro-intestinales du nouveau-né.\u2014 M.Jean Champeau.Samedi 9 juillet 4 à 5.\u2014 L\u2019otite du nourrisson.Ses rapports avec les affections gastro-intestinales.\u2014 M.Herman Michaud.5 à 6.\u2014 Le choléra infantile et les états cholériformes dans la première enfance.\u2014 M.Paul Letondal. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.juin 1938 663 SPÉCIALITE e PHARMACEUTIQUE e © ELIXIR POLYBROMURE (Sans sucre) (Une cuillerée à bouche de 20 grammes renferme 3 grammes de Bromure de Potassium, Sodium et Ammonium, associés à des Teintures amères et toniques.) Mode d\u2019emploi: 1 à 2 cuillerées à thé dans un peu d\u2019eau toutes les trois heures.Présentation: 240 c.c.e La Pharmacie d\u2019Ordonnances ARTHUR HIRBOUR ci-devant Bisaillon-Hirbour 35 ans d'expérience dans l'exécution exclusive d'ordonnances de Médecins.\u2014 Nous n'employons que les produits chimiques supérieurs.Angle Saint-Denis et De Montigny Téls: LA.7356 - PL.0305 - Montréal Messieurs les Médecins sont invités a consulter l'Encyclopédie Médico-Chirurgicale au Secrétariat 326 est, boulevard Saint-Joseph MONTREAL dans l'après-midi, de 2 à 5 heures VOUS AVEZ LES TROIS DANS ALL-BRAN | Volume All-Bran contient « volume » que cru.1 oz.de autant de 11/4 oz.de chou Vitamine B: 1 oz.de All- que plus de Vitamine B, 2/2 oz.d\u2019œuf.Fer 1 oz.de All-Bra : autant de fer que d\u2019épinards frais.n contient 12 OZ.Quand vous recommandez \u2014 ou prenez \u2014 All- Bran de Kellogg, vous mettez à profit trois facteurs bienfaisants.Cette céréale laxative naturelle fournit ces puissants auxiliaires dans le soulagement de la constipation habituelle: le « volume » et la vitamine B., tonique intestinal.Et comme prime, All-Bran apporte une abondante provision de fer.Fabriqué au Canada par Kellogg.LA BRAN CEREALE ALE\") LAXATIVE NATURELLE LÉ rte once FOR: ¥ CONSTIPATION e 664 CONGRES DES PEDIATRES DE LANGUE FRANÇAISE Le X° Congrès des pédiatres de langue française aura lieu à Paris, à l\u2019hôpital des Enfants- Malades, 149, rue de Sèvres (Amphithéâtre de la Clinique médicale), les 6, 7 et 8 octobre 1938.Le bureau du Congrès est ainsi constitué: Président: Dr Jules Renault, membre de l\u2019Académie de médecine, 217, rue du Faubourg- Saint-Honoré, Paris (VIIT°) ; Secrétaire général: Dr Maurice Lamy, médecin des hôpitaux, 94, rue de Varenne, Paris (VII) ; Trésorier: Dr Alfred Cayla, ancien chef de clinique à ia Faculté de médecine, 52, avenue de Neuilly, Neuilly-sur-Seine.Les questions mises à l\u2019ordre du jour sont les suivantes: 1° Les anémies graves de la première enfance.Rapporteur: Dr Louise Weill, ex-chef de clinique à la Faculté de médecine (Lyon).2° Le syndrome malin au cours des toxi- infections de l\u2019enfance.Rapporteurs: Dr R.-A.Marquézy, médecin de l'hôpital Claude-Ber- nard (Paris), et Mlle Ladet.3° Le mégacôlon et le dolichocôlon.Rapporteurs: professeur P.Rohmer (Strasbourg) et Dr Marcel Boppe, chirurgien de l'hôpital Saint-Louis (Paris).ee + CONGRES INTERNATIONAL DU CANCER Le troisième Congrès International du Cancer, sous les auspices de l\u2019Union Internationale contre le Cancer, se tiendra aux Etats- Unis, du 11 au 16 septembre 1939, à Atlantic City, N.Y.Le Président du Congrès est le Professeur Francis Carter Wood, Directeur de l\u2019«Institute of Cancer Research » de l\u2019Université Columbia; le Dr D.O.Childs de Syracuse, N.Y., est le Secrétaire-Trésorier; et le Dr.À.L.Loomis Bell, de Long Island College Hospital, de Brooklyn, N.Y., est l\u2019organisateur de l\u2019exposition scientifique.Voici les sections: recherche sur le cancer en général; biophysique; génétique; patholo- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 gie générale du cancer; chirurgie du cancer; diagnostic radiologique du cancer; radiothérapie du cancer; statistique et éducation.On annoncera plus tard les détails de l\u2019organisation de chaque section.La cotisation est de $15.00.Pour obtenir des renseignements on est prié de s\u2019adresser à l\u2019« Institute of Cancer Desearch », 1145 Amsterdam Avenue, New York, N.Y.XXVe CONGRES FRANÇAIS DE MEDECINE Marseille.26-28 septembre 1938 Le XXVe Congrès Français de Médecine se tiendra à Marseille, sous la présidence de M.le professeur Olmer, les lundi, mardi, mercredi, 26, 27 et 28 septembre 1938.Nous rappelons que le Bureau de ce Congrès est ainsi composé: Professeur Olmer, président; Prs Audibert et Mattei: Médecin général Botreau-Roussel, vice-présidents.Pr Roger, secrétaire général; Pr Monges, trésorier; Pr agrégé Poinso, secrétaire général adjoint; Pr agrégé Poursines, trésorier adjoint.Les rapports porteront sur les questions suivantes: 1° Les spirochétoses ictérigènes.Rapporteurs: MM.J.Monges et J.Olmer (Marseille) ; Troisier et Bariety (Paris) ; Bordes et Rivoalen (Service de Santé Colonial).2° Les hypochlorémues.Rapporteurs: MM.Ambard (Strasbourg) ; Mach (Genève) ; Mayer, Bigwood et Van Doo- ren (Bruxelles).3° La thérapeutique actuelle des avitaminoses de l\u2019adulte.Rapporteurs: MM.Mouriquand (Lyon); Chevallier (Marseille) ; Toullec et Riou (Hanoi) ; Nitzuleseu (Jassy); Giroud et Leblond (Paris) ; Wildstaedt (Upsala).\u2014_\u2014\u2014\u2014e\u2014 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 TAFFETAS GOMME \u201cZO\u201d Le diachylon auquel on peut toujours se fier.ll se déroule facilement, ad- hére instantanément, épouse les formes des pansements et les supporte efficacement.La substance adhésive y est uniformément répartie et n\u2019irrite pas les tissus.Le diachylon ZO se vend dans toutes les largeurs, en bobines de cinq et de dix verges.On peut aussi l\u2019obtenir, pour les hôpitaux, en rouleaux soit de 12\u201d de largeur et de dix verges de longueur (découpé tel que désiré) soit de 12\u201d de largeur et de cinq verges de longueur (non découpé).( LIMITED (ohmicr Les plus grands fabricants de pansements chirurgicaux au monde.HÉMOSTYL Sérum hémopoiétique frais de cheval FLACONS - AMPOULES Anémies 1 à 2 ampoules la matin à jeun dan Convalescences de e , b Ni s 14 , verre d'eau, par voie buccale.Hémorragies ;P 2 SIROP Anémies des enfants 1 cuillerée à potage (enfants une cuillerée Chloro-anémies à café) avant les trois principaux repas.° Laboratoires du D' ROUSSEL, 97, rue de Vaugirard, PARIS Agents pour le Canada : J.EDDÉ L'\u201c, New Birks Bldg, MONTRÉAL 666 DECLARATION DE LA POLIOMYELITE Sans vouloir prédire que la province sera frappée d\u2019une épidémie de poliomyélite à la fin de l\u2019été et au cours de l\u2019automne, il nous faut tout de même réaliser que nous semblons avoir atteint une des années critiques dans la courbe épidémique de cette maladie.Le Ministère de la Santé veut venir en aide aux pauvres victimes, mais pour établir quelles sont les mesures à prendre nous devons connaître les cas.Nous faisons ici un appel tout spécial à chaque médecin de la province, lui demandant instamment de déclarer chaque cas de poliomyélite, de faire une déclaration rapide, et même de nous donner connaissance des cas douteux, quitte à faire correction au L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurrETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 besoin.La déclaration doit être faite au bureau de santé local ou au médecin-hygiéniste concerné.A compter du premier jour de cette année, nous adoptons l'entente internationale qui sépare les déclarations de poliomyélite en cas paralytiques et cas non paralytiques.Nos chiffres deviendront ainsi comparables à ceux des autres pays; d\u2019une manière plus immédiate, l\u2019Honorable Ministre de la Santé doit connaître le nombre d\u2019enfants paralysés pour prendre les décisions qui s'imposent.L\u2019épidémiologiste, A.-Roger FOLEY.Communiqué à la profession médicale.LIVRES REÇUS EN MAI 1938 Les ultravirus des maladies humrines.Sous la direction de C.Levaditi et P.Lépine.Volume de 1190 pages, 263 figures, 1 planche en couleurs.En vente chez Maloine, 27, rue de l'Ecole-de-Médecine, Paris.Broché, en 2 volumes: 375 frs: cartonné, en 1 volume: 400 frs: cartonné, en 2 volumes: 425 frs.L'Année Médicale Pratique, 1938.Ran\u201c Lé- pine, éditeur, 39, rue d'Amsterdam, Paris.Traité d'Electroradiothéranie.2 volumes, 2018 pages avec 450 figures.Directeurs de l'ouvrage: L.Delherm et A.Laquarrièrs.Masson et Cie, Paris.Broché: 440 frs: Relié: 480 frs.Traité de Pharmacie chimique.P.LEREAT] et G.COURTOIS.Tome I: Médicaments fournis par la chimie minérale et par l+ chimie organique (série acyclique).Volume de 1240 pages.Brochs: 20 frs; cartonné toile: 280 frs.Tome Il: fascicule I, volume de 1096 pages; fascicule Il, volume de 1045 pages.Prix du tome II (2 fascicules): broché, 410 frs; cartonné toile, 460 frs.Masson et Cie, éditeurs, Paris.La Médecine en Asswrie et en Babvlonie.Dr Georges CONTENAU.Volume de 230 pages, 60 figures et une carte.Prix: 75 frs, sous couverture repliée; 125 frs.relié dos et coins maroquin grenat.À la librairie Maloine, 27, rue de l'Ecole-de-Médecine, Paris.Les diaanostics chiruraïicaux ou lit du mx- lade.Par M.BARTHELEMY.En 2 volumes, 880 pages, 368 fiaures, 1 planche en couleurs.Tome I: 70 frs; Tome II: 115 frs.Librairie Maloine.POSTE DE MEDECIN VACANT Bon poste de médecin a vendre ou 3 louer avec bonne pharmacie et instruments pharmaceutiques, téléphone, électricité, aqueduc, etc.À Sainte-Julie, comté de Verchères.S\u2019adresser à Mme Docteur Uldéric Jodoin, Sainte-Julie, comté de Verchères, P.Q. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLETIN À.M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, juin 1938 667 PEPTO-KOLA ROBIN NUCLÉARSITOL ROBIN GLYCEROPHOSPHATE ROBIN PEPTONATESFER ROBIN GO UTTES BLIXIR ANEMIE - CHLOROSE DEBILITE cm LABORATOIRES ROBIN, 13, Rue de Poissy, PARIS 1 1.EDDE Limitée Agent Traitement polyvalent des états infectieux par la LIPOSEPTINE (médication polyvalente des agents pathogènes) INDICATIONS THERAPEUTIQUES : La Liposeptine agit dans bien des affections contre lesquelles il n'y a jusqu'à présent ni sérum, ni vaccin, telles: les Fièvres éruptives, Rougeole, Oreillons, la Fièvre puerpérale, les Phlébites: affections plus banales, mais souvent graves par leurs complications : Tracheites, Bronchites, eic.affections purulentes: Otites, Mastoïdites, Abcès divers au début.En cas d\u2019épidémie son action préventive est recherchée.Laboratoires de la Liposeptine, 2, Place des Vosges, Paris, France.Agence exclusive pour le Canada: HERDT & CHARTON, INC.2027, avenue McGill College Montréal 668 Traitement et prophylaxie des piqures d'insectes * Ce traitement, surtout symptomatique, et la prophylaxie varient avec les différentes espèces d\u2019Insectes.M.E.Juster expose quelques notions thérapeutiques d\u2019un grand intérêt pratique.Piqûres de puces.\u2014 La puce de l\u2019homme, Pulex irritans, détermine une lésion caractéristique: un point purpurique central qui persiste plusieurs jours, entouré d\u2019un léger érythème urticarien qui disparaît en quelques heures.Le traitement classique consiste en applications de solutions vinaigrées, ou de solutions alcooliques mentholées ou d\u2019ammoniaque diluée.L'auteur propose la pommade calmante: Menthol .Cee ee | i Gomenol 8a 2 er Vaseline 20 gr.puis poudrage au tale.Comme traitement prophylactique, pour écarter les puces oindre les téguments avec de l\u2019huile à laquelle on a mélangé un peu de tabac en poudre.Piqûres de punaises.\u2014 C\u2019est la nuit que la pu- paise, Cimex lectularius, sort de sa retraite pour piquer les dormeurs.Elle provoque sur la peau une petite tuméfaction lenticulaire rouge, ortiée, avec douleur cuisante.Le traitement est semblable au traitement des piqûres de puces.Comme prophylaxie, il faut parsemer les lits de poudre de pyrèthre ou de staphysaigre.« La désinfection minutieuse des locaux par les vapeurs de soufre ou de formol est nécessaire pour se débarrasser des punaises.Des lampes à dégagement d\u2019ozone ou de formol donnent de bons résultats (Desaux et Boutelier).» Pigûres de moustiques.\u2014 On a préconisé l\u2019eau de chaux, l\u2019ammoniaque très étendue, l\u2019eau phéniquée, l\u2019eau de Cologne pure ou coupée d\u2019eau.le sublimé à 1/1.000, l\u2019alcool camphré, l\u2019huile de cèdre, une goutte d\u2019iode-acétone ou les préparations suivantes: Galacol cristallisé 1 gr.Alcool à 90° ou éther 20 gr.Formol 15 gr.Xylol 2 gr.Acide acétique 1 gr.Teinture de benjoin - 1 gr, Cire 10 gr.Lanoline 8 gr.Vaseline 2 gr.Essence de menthe oe) Essence de cumin .© f ai 1 gr.Diviser en crayons.* L\u2019Année Paris, 1937).Médicale FPratiqre (René Lépine.éditeur.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.juin 1938 Deseaux et Boutelier recommandent de toucher les piqûres avec un pinceau ou une allumette appointée trempée dans le mélange suivant: Formol à 40% 15 gr.Xylol 5 gr.Acétone .4 gr.Baume du Canada .1 gr.Essence de bergamote gouttes 10 Les mémes auteurs préconisent pour se préserver des piqûres, outre les moustiquaires et les grillages de portes et fenêtres, les frictions cutanées avec: Menthol 0 gr.50 Acide phénique 1 gr.50 Baume du Pérou .5 gr.Glycerolé d\u2019amidon 100 gr.Pour chasser les moustiques d'une pièce, on verse dans une assiette un peu du mélange suivant: Formol à 40% 5 gr.Alcool à 90° 10 gr.Eau 10 gr.Ou faire brûler un mélange de pyrèthre et de sel de nitre.Les moustiques sont également sensibles aux odeurs du pétrole et de térébenthine.Piqûres d\u2019hymenoptères porte-aiguillon : abeilles, guépes, bourdons, frelons, etc.Ces piqûres causent une douleur extrêmement vive, bientôt suivie d'un érythéme ortié avec œdème considérable.Dans le cas de piqûres multiples on peut même observer des symptômes d\u2019intoxication générale: vertiges, vomissements, troubles respiratoires, fièvre, ete\u2026 dus au venin.Le traitement consiste à: 1° Extraire avec la pointe d\u2019une aiguille flambée l\u2019aiguillon s\u2019il est resté dans la plaie.20 Frictionner ensuite légèrement avec la teinture d\u2019aloés.On recommande aussi les lotions à l\u2019eau fortement salée ou vinaigrée, l\u2019ammoniaque diluée, ou des frictions avec diverses herbes fraîches: persil, pétales de roses, gousse d\u2019ail coupée en deux.Il est préférable d\u2019utiliser les applications d\u2019hypochlorite de chaux à 1 p.60 ou d\u2019eau de Javel à 1 p.100 (Calmette).3° S\u2019il y a intoxication générale, on fera une injection de 20 ce.de sérum antivenimeux de Calmette.D\u2019après le Pr Gougerot.une goutte de collodion salicylé ou d\u2019iode-acétone hâtera la guérison des nodules persistants.Cet auteur indique une formule de crayon conservé dans un tube et commode à avoir dans la poche: Glycérine .- - 2 gr.Stearinate de soud 6 gr.Alcool camphré 10 gr.Pour éloigner les insectes on peut répandre autour des maisons d\u2019habitation de l\u2019eau additionnée d\u2019un bon crésyl à usage vétérinaire (une à deux cuillerées à soupe pour un arrosoir de cinq litres environ).P.FERNET et R.GIRARD. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurrrTIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 669 LA MÉDICATION OPOTHÉRAPIQUE OVAIRE THYROÏDE Opothérapie simple SURRÉNALE Opothérapie associée: SYNCRINES HYPOPHYSE Autres glandes.EXTRAITS TOTAUX (poudres d'organe) ] { EXTRAITS INJECTABLES ) (en solution aqueuse) {( Comprimés Ampoules stérilisées Laboratoires E.Choay, - 48, rue Théophile-Gautier, PARIS, France.Représentants exclusifs: HERDT & CHARTON, INC.2027, avenue McGill College Montréal BPAV/ER?reste toujours un médicament de choix pour le traitement scientifique de la .COQUELUCHE .Le Pavéral est journellement prescrit avec succes pour les cas de coqueluches et des toux Coqueluchoides.\u2014_ Ne cause ni intolérance, ni complication.e Littérature sur demande.\u201c AGENTS CANADA DRUG.CO.MONTREAL AMherst 8900-3733 MONTY, GAGNON &« MONTY Ambulances de luxe, chauffées e Transport des malades à la ville et à la campagne.Service prompt et sûr.Pompes funèbres © Salons mortuaires Salons mortuaires: loge oe Plessis Ambulanciers de I'Hépital Notre-Dame 670 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 Le Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec FORMULE D'APPLICATION POUR ÊTRE INSCRIT SUR LA LISTE DES EXPERTS MÉDICAUX.> L'Exécutif du Collège des Médecins a décidé d'adresser aux différentes Sociétés Médicales, des formules d'application que doivent remplir les médecins qui désirent voir leurs noms sur le tableau des experts.Un comité spécial de gouverneurs a été chargé de préparer ce tableau.Cette formule devra être adressée au Collège des Médecins, 1896 ouest, rue Dorchester, avant le 25 juin prochain.Aucune application ne sera considérée après cette date, ce tableau devant être imprimé le ler juillet prochain pour être en vigueur après cette date.J.E.LABERGE, M.D.Registraire.FORMULE D'APPLICATION POUR ÊTRE INSCRIT SUR LA LISTE DES EXPERTS MÉDICAUX.(Nom et prénom, en lettres capitales) Je soussigné, .2 0 médecin-chirurgien, domicilié à Ville de .Comté de .P.Q.dûment qualifié par un diplôme de docteur en médecine obtenu à l\u2019Université .\u2026.22 02 en date du \u2026.\u2026\u2026 19.et ayant obtenu une licence du Collège des Médecins et Chirurgiens de la province de Québec pour la pratique de la médecine et de la chirurgie et ayant payé à celui-ci toute contribution due a caate, désire être inscrit comme MÉDECIN \u2026 CHIRURGIEN ou SPÉCIALISTE .sur la liste des experts médicaux pour le district judiciaire de (signature) N.B.\u2014 On ne peut se faire inscrire que dans une seule classe, médecin, chirurgien ou spécialiste et, dans ce dernier cas, il faut préciser la spécialité.Pour la qualification de médecin expert, il suffit de remplir la formule ci-dessus donnée.Pour la qualification comme chirurgien ou comme spécialiste expert, il faut répondre aux questions suivantes: J'ai fait mes études complémentaires de chirurgie .ee Lans 2 ou de spécialité .1 22 21 en ee à l\u2019Université ou (hôpital) où j'ai fait un stage de .\u2026 \u2026.LL Las La Lee (durée) (l'année) .et suis attaché comme .2 (titre) à l\u2019université de \u2026.1102 2 ou a l\u2019hépital .Date .Lee Lea Las eee Lens Signature .0004 2000 Lens Len ne RAPPORT DES MEMBRES DU COMITÉ L\u2019application du docteur .22 Less Les ess vues a été dûment considérée, et l\u2019applicant est .\u2026 .(recommandé ou refusé).Signatures: Dr.Membre du Comité Dr.211114.Membre du Comité Dr.2 12 02 LR Le a Membre du Comité L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 671 rie Les sirops de Maïs les plus purs et les plus sains pour l'alimentation des bébés Ces sirops de Maïs purs remplissent admirablement les fonctions d\u2019hydrates de carbone dans l'alimentation des enfants.Mélangés au lait ils sont digérés sans difficultés et sans irriter le tract intestinal.53 POUR LES MÉDECINS SEULEMENT Un petit calculateur de poche contenant les différentes diètes d'enfants dans lesquelles rentrent ces deux célèbres sirops de blé d\u2019Inde (Maïs) en plus d\u2019un traité scientifique sous forme de livret pour la nutri- Plusieurs éminents pédiatristes tion des bébés et des tablettes prescrivent et recommandent : WR BF of de, prescriptions peuvent être \u2018usage es sirops e ais § J | BI adel obtenus sur demande.Décou- « CROWN BRAND » et «LILY § ROY .SA Ur pez le coupon ci-dessous et ces imprimés utiles vous seront en- pureté et apprécient les résul- voyés immédiatement.tats satisfaisants qu\u2019ils assurent.WHITE » dont ils connaissent la #4.= Eomsnosaurs Bi Découpez ici.Une étude approfondie des avantages à retirer de l\u2019usage de ces sirops de Maïs purs dans l\u2019alimentation des femmes enceintes récompensera largement les pra- ! 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Charbonneau, Ltée (Sulfocide) .9 Casgrain & Charbonneau, Ltée (Stérilisateur \"Castle .17 Ciba, Compagnie, Ltée (Perandren \"Ciba\u2019) .20 Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec .670 Collège Royal des Médecins et Chirurgiens .661 Eddé, J.Limitée (Hemostyl).BBS Eddé, J.Limitée (lodogénol Pépin) .22 Eddé, J.Limitee (Peptonate de fer Robin) .667 Encyclopédie Médico-Chirurgicale .663 Frosst, Charles E., & Co.(Ferro-Catalytic) .1 Herdt & Charton, Inc.(Choay) .669 Herdt & Charton Inc.(Liposeptine) .667 Hirbour, Arthur (Elixir Polybromure) .663 J.J.Joubert Limitée (Crème acidulée) .67 Johnson & Johnson Lid.(Taffetas gommé) .665 Kellogg's (All-Bron) .663 Knox Gelatine Laboratories (Gélatine Knox) .28 Laboratoires du Bismol (Bismol) .4e page de couverture Laboratoires Lumière (Produits spéciaux) .7 Laboratoires Poulenc Fréres du Canada (Propidex) .643 Librairie Beauchemin, Ltée (Imprimeurs, Relieurs, Editeurs).647 Merck & Co., Ltd.(Pyridium) +71: : ti Pe i \u201coo.5 Millet, Roux & Cie, Ltée (Amphb= wegen: Mitéshnah 15 Monty, Gagnon, Monty .ty ead uid ire E PEA .669 .° spas 9 6?.e L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 673 À contenance élevée d'extrait de malt, l'INVALID STOUT exerce une étonnante action revitalisante, excite un appétit salutaire, apporte une joyeuse énergie.L'avis du docteur : «J'ai pu me rendre compte personnellement des propriétés toniques et stimulantes de votre PORTER », écrit un médecin, et il ajoute: «Je vous complimente d\u2019avoir su allier en lui les propriétés fortifiantes à un goût excellent.» INVALID le PORTER tonique TABLE DES ANNONCEURS (suite) Nestlé\u2019s Milk Products Ltd.653 Officine Canadienne Incorporée (Aesculin) .3e page de couverture Parke, Davis G Cie .bY Rougier Freres (OQuabaine Arnaud) .2 .3 Rougier Freres (Hepathemo Deschiens) .3 Rougier Frères (Produits spéciaux) .7 Rougier Freres (Dyspnée-Inhal et Spectro) .©.641 Sanatorium Prévost .659 Schering (Canada) Limited (Artomar) .64 Squibb, E.R.& Sons (Novoxil) .26 Usines Chimiques du Canada, Inc.(Vitavad) .0674 Vinant Limitee (Lipiodol) .11 Vinant Limitée (Pommade Midy) .11 Vinant Limitée (Electrargol) .21 Vinant Limitée (Geneserine, Genatropine et Genoscopolamine) .21 Vinant Limitée (Neurotrophol et Splenarmone Byla et Gélogastrine Li- cardy) .4 4 Warner, William R., Limited (Anusol) .b49 674 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1938 VITAMINES et SELS MINERAUX Lie tonique idéal pour refaire les réserves de minéraux et de vitamines épuisées parl'hiver VITAMINES ABD G et sels assimilables de Calcium, Fer, Cuivre, Phosphore, lode.Les produits VALOR sont fabriqués par USINES CHIMIQUES du CANADA Inc.MONTRÉAL Tome 67 \u2014 Numéro 6 MONTRÉAL, JUIN 1938 ou Canada (Revue mensuelle fondée en 1872) Bulletin de l'Hgsoctation des \u2018Dédecins de Langue Francaise de l'Hmérique du Tord PROCHAIN CONGRES ASSOCIATION DES MEDECINS DE LANGUE FRANCAISE SECRETARIAT DE L'AMÉRIQUE DU NORD 326 est, blvd St-Joseph OTTAWA \u2014 HULL MONTRÉAL 5 \u2014 6 \u2014 7 \u2014 8 \u2014 septembre 1938.Téléphone: LAncaster 9888 Trois nouveaux produits CONTENANT les VITAMINES B dans une teneur élevée .Mo: 936 i \\\\CONCENTRATE// À Littérature sur demande* Indiqués dans le traitement de l'anorexie, de l'hypotonie gastro-intestinale, des vomissements de la grossesse, de la polynévrite, de la névrite alcoolique et autres formes de névrite.BÉMINAL CONCENTRÉ No 926 Un extrait concentré renfermant le groupe des vitamines B, standardisé biologiquement et agréable au goût.Chaque once fluide contient 2,000 unités internationales de vitamine B, et le groupe des vitamines Ba provenant du foie.Présentation: Bouteilles de 4 onces.COMPRIMES DE VITAMINE B, Vitamine B, cristallisée.Deux dosages: No 812: Chaque comprimé contient 1 milligr.(300 unités internationales).Bouteilles de 50 et 100 comprimés.No 813: Chaque comprimé contient 5 milligr.(1,500 unités 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