L'union médicale du Canada, 1 juillet 1938, Juillet
[" te iptv psy Tome 67 \u2014 Numéro 7 ' | L'Uni nt (Revue mensuelle fondée en 1872) Bulletin de 'Elgsociation detEMimériquie ti Bord PROCHAIN CONGRES ASSOCIATION DES MEDECINS DE , LANGUE FRANCAISE DE L'AMERIQUE DU NORD OTTAWA \u2014 HULL 5 \u2014 6 \u2014 7 \u2014 8 \u2014 septembre 1938.MONTREAL, JUILLET 1938 - \u2019 » \u2026 ) - oe Tae - RE on liDédicale ou Canada des (iDédecins de Langue Française SECRÉTARIAT 326 est, blvd St-Joseph MONTRÉAL Téléphone: LAncaster 9888 Trois nouveaux produits CONTENANT les VITAMINES B dans une teneur élevée Indiqués dans le traitement de l'anorexie, de l'hypotonie gastro-intestinale, des vomissements de la grossesse, de la polynévrite, de la névrite alcoolique et autres formes de névrite.BÉMINAL CONCENTRÉ No 926 Un extrait concentré renfermant le groupe des vitamines B, standardisé biologiquement et agréable au goût.Chaque once fluide contient 2,000 unités internationales de vitamine B, et le groupe des vitamines Ba provenant du foie.Présentation: Bouteilles de 4 onces.COMPRIMÉS DE VITAMINE B, Véartine Bi.¢riglallisée.'.\u201cDeux Udsges: Y0;81 7 1Chag Le «com ffrimé contient 1 milligr.(300 unités °°° internationales).Bouteilles de 50 et 100 comprimés.No 813: Chaque comprimé contient 5 milligr.(1,500 unités internationales).Bouteilles de 25 comprimés.VITAMINE B, EN AMPOULES Vitamine B, cristallisée.eo.Trois dosages: Jo 467: Chaque ampoule contient 1 milligr.(300 unités internationales).No 468: Chaque ampoule contient 2 milligr.(600 unités internationales).No 469: Chaque ampoule contient 5 milligr.(1,500 unités internationales).Littérature sur demande\u201d Présentation: Boîtes de 10 ampoules et de 25 ampoules d\u2019un c.c.AYERST, McKENNA & HARRISON LIMITEE Biologistes et Pharmaciens MONTREAL CANADA | * Nouvelle adresse de nos bureaux: Édifice McGill, 485, rue McGill, Montréal. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1928 1 L'épreuve du Temps « Ferro-Catalytic », présenté à la profession médicale seulement après que des épreuves cliniques sérieuses eurent prouvé sa valeur thérapeutique dans le traitement des ANÉMIES SECONDAIRES a résisté à l\u2019épreuve du temps, et chaque jour apporte une preuve nouvelle de son utilité.Les malades qui, pendant des années, ont été des demi-invalides à cause de l\u2019anémie et qui ont été traités par différents modes thérapeutiques sans résultats évidents, ont bénéficié d\u2019une façon étonnante du traitement par FERRO-CATALYTI Sur votre demande nous vous enverrons avec plaisir des échantillons cliniques, des i listes de formules et une échelle pour le dosage de l'hémoglobine.\u2018 \u2019CAPSULES Charles E.Frosst & Co.pour adultes MONTREAL.- CANADA sIROP Une firme canadienne fabriquant des produits pharmaceutiques de haute qualité depuis 1899 pour enfants SOMMAIRE e BULLETIN LeSAGE: Le Congres de Médecine Ottawa-Hull \u2014 AM.LFAN.875 MEMOIRES Noël FIESSINGER: Foie et système nerveux .679 Albéric MARIN et Georges LECLERC: Etude comparative de trois agents pyrétogénes .688 Pierre SMITH: La cholécystendése ou cholécystostomie \u2014 A propos de 16 cas personnels 691 Charles LEFRANÇOIS: Considérations sur deux cas de plaies par balle du gros intestn .698 REVUE GÉNÉRALE Raymond SIMARD: Les métrites cervicales .703 MOUVEMENT MEDICAL Marcel PINARD: Heureux résultats thérapeutiques dans les tuberculoses cutanées et dans la lèpre avec certains extraits pancréatiques .715 Jean SAUCIER: Prophylaxie de la poliomyelite .717 J.-Henri CHARBONNEAU: Traitement précoce de la poliomyélite .719 MEDECINE SOCIALE A.BOLDUC: Contrôle sanitaire du lait à Montréal .724 MEDECINE PRATIQUE \u2018© LIAN et G.SIGURET: Traitement de la néphrite mercurielle .2.2.2.730 P.FERNET et R.GIRARD: Difficultés des traitements préventifs de la syphils .73] 2 ANALYSES .LL 3 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1938 3 k oo 4 £ » be 4 SIROP de Pei D { a DESCHIENS Vi | AED ~UUOANG.à l\u2019Hémoglobine vivante TALISE Renferme intactes les Substances Minimales du Sang total Médication rationnelle des SP SYNDROMES ANEMIQUES et des DECHEANCES ORGANIQUES Une cuillerée a potage i chaque repas.\u2014f\u2014 DESCHIENS, D' en Ph'*, 9, Rue Paul-Baudry, Paris (8°) Représentant: ROUGIER, 350, Rue Lemoine - MONTREAL (Canada) STANNO-SUFROL COMPRIMES DEPURATIFS SOUFRES ANTISTAPHYLOCOCCIQUES Pour le Traitement Efficace de la Furonculose et des Affections à Staphylocoques.COMPOSITION.\u2014 Association d\u2019étain et son oxyde au soufre actif, à l\u2019extrait de bardane stabilisé et à l\u2019extrait splénique.ACTION.\u2014 Arrête l\u2019évolution de la maladie, supprime l\u2019inflammation et la douleur, permet à l\u2019œdème de régresser, assèche les foyers, favorise la résorption des bourbillons, évite les récidives.INDICATIONS.\u2014 Anthrax \u2014 Phlegmons \u2014 Panaris \u2014 Abcès tubéreux \u2014 Acné \u2014 Folliculites \u2014 Pyodermites \u2014 Sycosis \u2014 Septicémies à Staphylocoques, etc.Présentation strictement professionnelle en étuis de 40 comprimés et en flacons de 500.2-e ++ LABORATOIRES CROSNIER, Montreuil - Paris Dépositaires pour le Canada: ROUGIER FRÈRES, 350, rue Le Moyne, Montréal.z\u2014z\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014m\u2014m\u2014mæ#\u2014_A_-__\u2014m\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\"*\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\"\" SOMMAIRE (Suite) MEDECINE Le traitement de l\u2019intoxication chronique par l'epium.Etude des diverses méthodes de désintoxication (p.732).Traitement des toxicomanies par le « Rossium » (p.732).Méningite gonococcique (p.733).Nature des hémorragies au cours de l\u2018\u2019ictère (p.733).Valeur de l\u2019électrocardiographie dans l\u2018angine de poitrine (p.733).CHIRURGIE De l'appendicite pseudo-néoplasique (p.734).Anus patulus (p.734).PHTISIOLOGIE Pneumothorax spontané dans l'asthme (p.735).Efficacité de la cure déclive (p.735).La notion de position dans le traitement de la tuberculose pulmonaire (p.735).Les hémothorax tardifs après pneumothorax (p.735).NUTRITION Obésité de l'adolescence guérie sans injections (p.736).GYNECOLOGIE Diagnostic des petites infections génitales chroniques chez la femme jeune (p.736).Diagnostic précoce du cancer utérin (p.736).Problème thérapeutique du prolapsus chez la femme après la ménopause (p.736).Les vrais et les faux utérus fibromateux (p.736).OBSTETRIQUE Influence des facteurs hormonaux sexuels sur l'avortement récidivant et la stérilité (p.737).PEDIATRIE Contribution à l'étude de l'allergie tuberculinique chez l'enfant (p.738).NEURO-PSYCHIATRIE Le sulfate de benzédrine dans le syndrome parkinsonien post-encéphalitique (p.738).Taux de la mortalité dans la méningite cérébro-spinale (p.739).DERMATO-SYPHILIGRAPHIE Action biologique exercée par les rayons « gamma » sur le système glandulaire et pilifère de la peau en conditions normales et pathologiques (p.739).Le dépistage de la syphilis dans une clinique d\u2019urologie (p.740).Dermatite par tryparsa- mide (p.740).RADIOLOGIE Mise en évidence de l'intestin grêle par une nouvelle technique radiologique (p.740).LABORATOIRE Sur le cancer gastrique à forme chorio-épithéliomateuse (p.741).Léiomyomyxosarcome primitif de la prostaie, chez un enfant (p.741).Le pouvoir bactéricide du sang.Sa mesure et sa valeur en clinique (p.741).SOCIETES .2 2° 2° 2° 242 LL 112 0 La Société Médicale de Montreal: Séance du 15 février 1938 (o.743).Séance du 3 mai 1938 (p.745).Assemblée scientifique du Bureau médical de l'hôpital Notre- Dame: Séance du 19 mai 1938 (p.748).REVUE DES LIVRES BIBLIOGRAPHIE .NOUVELLES .2.2 22° 4124141110 Faculté de Médecine: Médecins diplômés le 27 mai 1938.\u2014 Cours de perfectionnement en Pédiatre.\u2014 Vaccination antituberculeuse.\u2014 Sympathies.\u2014 La Fédération d'Hygiene infantile.\u2014 Vaccination antidiphtérique obligatoire en France.\u2014 Félicitations au Dr Adélard Groulx.\u2014 Quatrième congrès annuel des Médecins électro-radiologistes de langue francaise.\u2014 Union Thérapeutique.\u2014 Elections à la Faculté de Médecine.NECROLOGIE .Le Docteur Joseph-Georges-Albert Bouvier.\u2014 Le Docteur Jean-Solomon Taupier.LIVRES RECUS EN JUIN 1938 743 757 764 780 786 786 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M L.F.A.N.\u2014 Montréal.juillet 1938 Pour une amélioration sûre et rapide des symptômes douloureux dans les infections génito-urinaires.Le Pyridium produit ses effets thérapeutiques sans \u201de .\u201d e qu'il soit nécessaire de controler le pH urinaire, sans médication adjuvante, sans hospitalisation et sans régime spécial.Littérature envoyée sur demande.MERCK & CO.Limited - Tob ricants Chimistes = MONTREAL, P.Q. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1938 eI,\u2019 Union Médicale (du Canada) Fondée en 1872 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Professeur Emile Sergent, de Paris.Professeur Maurice Roch, Genève.Professeur Pierre Masson.Professeurs E.-P.Benoît, A.-H.Desloges, J.-A.Leduc, T.Parizeau (Montréal).BUREAU DE DIRECTION MM.R.Boucher, B.-G.Bourgeois, A.Comtois, J.-E.Dubé, L.Gérin-Lajoie, A.LeSage, À.Marin, D.Marion, D.Masson, O.Mercier, J.-A.Mousseau, J.-N.Roy, E.Saint-Jacques, J.-A.Vidal, R.-E.Valin, Sénateur Lacasse.BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef Albert LeSAGE Secrétaire de la rédaction Secrétaire adjoint Léon Gérin-Lajoie Roma Amyot Membres A.Bertrand, E.Desjardins, R.Doré, M.Fauteux, L.-C.Favreau, À.Jutras, J.LeSage, P.Letondal, J.-A.Manseau, A.Marin, E.Saint-Jacques, J.Saucier, L.-C.Simard, P.Smith.BUREAU DE COLLABORATION MM.R.Amyot, P.-R.Archambault, H.Baril, H.Barry, A.Bellerose, A.Bertrand, Albert Bertrand, P.Bourgeois, J.Brault, A.Desforges, E.Desjardins, R.Doré, E.Dubé, M.Fauteux, L.-C.Favreau, R.Fontaine, L.Fortier, L.-A.Gagnier, L.-H.Gariépy, R.Gatierf, H.Gélinas, À.Jutras, G.Lafres- nière, G.Lapierre, R.Lefebvre, E.Legrand, J.LeSage, P.Letondal, A.Magnan, J.-A.Manseau, P.Morin, J.-P.Paquette, P.Poirier, J.-L.Riopelle, J.Saucier, L.-C.Simard, P.Smith. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULIETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1938 LE LUSALDOL est une combinaison moléculaire stable d\u2019un bactéricide éprouvé l\u2019Aldéhyde Formique et d\u2019un savon immunisant le Ricinoléate de Soude Par l\u2019action conjugée de ses deux composants, le LUSALDOL exerce une puissante action bactéricide sans causticité ni toxicité.Le LUSALDOL n'a pas d'inconvénients irritants et ne coagule pas les matières albuminoïdes; sa réaction alcaline favorise son action bactéricide.Des essais comparatifs des divers procédés antiseptiques ont démontré que le LUSALDOL constitue un excellent désinfectant; pproprié aux différents besoins de la il est remarquablement bien a pratique médicale.Il est permis de croire que le LUSALDOL participe aux propriétés détoxicantes du Ricinoléate de Soude qui ont déjà été mises , en évidence.De nombreux observateurs ont étudié l'action du LUSALDOL, ses propriétés et aussi ses applications, dont nous nous permettons de rappeler les principales.EN GYNÉCOLOGIE Pour un examen gynécologique, pratiquer le toucher après s'être enduit le doigt de LUSAL- DOL.Désinfecter ensuite la vulve avec une solution à 1%; puis, après application du speculum, faire avec la même solution un lavage, qui aura l'avantage de laisser les voies génitales lubrifiées.Le LUSALDOL est aussi conseillé au cours des vaginites et métrites, pour les rétentions placentaires, et pour les soins de la toilette féminine en injections journaliéres avec une solution faible (14 a 1%).EN CHIRURGIE Pour la désinfection du champ opératoire, des mains, instruments et objects de pansements, un grand nombre de praticiens emploient le LU- SALDOL de préférence.Peyton Beale a toujours insisté sur l'usage du LUSALDOL, en solution à 2 ou 3%, dans les lavages d'abcès ou dans les traitements des furonculoses et des phlegmons.Le LUSALDOL est particulièrement recommandé, en solution à 3%, pour la stérilisation des instruments.EN MÉDECINE Le LUSALDOL est employé couramment, en solution à 1%, pour les pansements des plaies et des écoulements fétides.Aussi contre les manifestations inflammatoires des muqueuses, en particulier contre les poussées d'herpès ou d'eczéma sur les lèvres, la bouche et les organes génitaux.Le LUSALDOL donne également de bons résultats dans les lavages pour otites suppurées et pour le traitement de l'érysipèle, et, en solution à 2 ou 3%, pour combattre A l'hyperhydrose plantaire.N.B.-Deux cuillerées à thé dans une pinte ou litre d\u2019eau donnent une solution à 1%.Le LUSALDOL est livré en flacons stilligouttes de 3 onces et en bouteilles de 8 et 16 onces.Produit de prescription strictement médicale à prix modique. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.FAN \u2014 Montréal.juillet 1938 e l'Union Médicale (du Canada) Fondée en 1872 Bulletin de l\u2018Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.ADMINISTRATION OFFICIERS Président: ].-A.Mousseau Vice-président: R.-E.Valin Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal COMITÉ EXÉCUTIF MM.J.-A.Mousseau, R.-E.Valin, A.LeSage, J.-A.Vidal, D.Marion.COMITE DE PUBLICITE MM.A.LeSage, D.Marion, E.Baint-Jacques, J.-A.Vidal.Jacques-D.Clerk, publiciste.COMITE DE PROPAGANDE MM.J.-E.Dubé, E.Saint-Jacques, J.-A.Mousseau, L.Gérin-Lajoie.CORRESPONDANTS MM.P.Desfosses (Paris); A.Granger (Nouvelle-Orléans); L.-E.Phaneuf (Boston); P.-C.Mathé (San Francisco); A.Fontaine (Woonsocket); J.-H.Lapointe, J.-E.Gaulin, L.Mantha (Ottawa); L.-F.Dubé, M.P.P.(Notre-Dame-du-Lac); Eug.Tremblay (Chicoutimi); P.Bertrand, R.Gaudet (Sherbrooke); Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Riviéres); Pio.-A.Laporte (Edmunston); D.Collin (Saint-Boniface); L.-P.Mousseau (Edmonton).Le Président, le Rédacteur en chef et le Secrétaire-trésorier sont, « ex officio », membres de tous les comités.NX AER.gina TV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1938 SULFOGIDE INFECTIONS STREPTOCOCCIQUES & GONOCOCCIQUES LITTERATURE ET ECHANTILLONS «PARA-AMINO-BENZENE-SULFAMIDE» à l\u2019usage exclusif du médecin.Infections puerpérales Scarlatine Septicémie Erysipèle Arthrites suppurées Amyoadalite aiguë Impétigo chronique Méningite Otite moyenne Gonorrhée SUR DEMANDE CASGRAIN & CHARBONNEAU LIMITEE MONTREAL 10 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1938 e l'Union Médicale (du Canada) La plus ancienne revue française de Médecine et de Chirurgie au Canada Fondée en 1872 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.OFFICIERS Président: ].-A.Mousseau Vice-président: R.-E.Valin Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal Rédacteur en chef Albert LeSAGE Secrétaire de la rédaction Léon Gérin-Lajoie Secrétaire adjoint Roma Amyot Membres À.Bertrand, E.Desjardins, R.Doré, M.Fauteux, L.-C.Favreau, À.Jutras, J.LeSage, P.Letondal, J.-A.Mamseau, J.Saucier, L.-C.Simard, P.Smith.ONT COLLABORE AU VOLUME 66 Drs Aumont (Gérard), Amyot (Roma), Archibald (Edward), Archambault (P.-R.), Attendu (Gérard), Baril (H.), Barry (Gaétan), Bélanger (Léopold), Belisle (L.-P.), Bellerose (A.), Benoit (E.-P.), Bernier (Alph.), Bertrand (Albert), Bertrand (A.), Bonin (Wil- brod), Boucher (S.), Bourgeois (Paul), Boutin (J.-R.), Cantero (Antonio), Chaput (Yves), Charron (Ernest), Delâge (Jean), DeMontigny (Gérard), Desjardins (Edouard), Doré (Réal), Dreyfus (Gilbert), Dubé (.-E.), Dufresne (Eugène), Dufresne (Origène), Dufresne (Roger-R.), Fac- quet (J.), Farley (L.), Fauteux (Mercier), Favreau (L.-C.), Ferron (Maurice), Fortier (L.-E.), Fortier (Ls), Ga- gnier (L.), Gagnon (P.-A.), Gariépy (J.-U.), Gélinas (Henri), Gendreau (JE.), Gérin-Lajoie (Léon), Gratton (Armand), Hartmann (Henry), Jutras (Albert), Lafresniére (Gabriel), La- moureux (Léopold), Lefrancois (Charles), Lemierre (A.), Lemieux (J.-Edouard), LeSage (Albert), Le- Sage (Jean), LeSage (Jules), Leton- dal (Paul), Leven (Roland), Lian (C.).Major Manseau (Willie), Marin (Albéric), Martel (J.-Alcide), Martin (Paul), Mercille, Millet (J.-A.), Mon- geon (Léo), Morin (Gaspard), Morin (Paul), Mourgue (R.), Mousseau (J.- Alfred), Panneton (Philippe), Pa- quette (J.-P.), Pariseau (Léo), Pari- zeau (T.), Pilon (J.-Alcide), Pinson- neault (G.), Poirier (Paul), Poliquin (Paul-A.), Ravina, Riopelle (J.-L.), Roch (Sylvio), Roy (J.-N.), Saint-Jac- ques (Eugéne), Saucier (Jean), Sergent (Emile), Simard (L.-C.), Simard (Raymond), Simard (Roland), Smith (Pierre), Sorrel (E.), Tétrault (Edouard), Winiphen (André). L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1938 11 (MELON Le y qu qe NE 2) 8 \u201c ANTI-URIQUE TYPE\" 2 à À cuillerées à café par jour SU J _\u20ac ~ LABORATOIRES DE LA PIPERAZINE MIDY, PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTRÉAL Er REGULATEUR DE LA CIRCULATION DU SANG HAMAMELIS, CUPRESSUS MARRON D'INDE STABILISE CRATÆGUS, GUI, BOLDO = CONDURANGO LABORATOIRES LICARDY,38,BOUL* BOURDON, NEUILLY: (SEINE) Agents pour le Canada : VINANT Limitée - 533, Rue Bonsecours - MONTREAL 12 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LL, F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1955 OFFICIERS DE L'ASSOCIATION Des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord PRÉSIDENT HONORAIRE L'honorable J.-H.-A.PAQUETTE \u2014 tt.LC ES DIRECTEUR-GENERAL EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION R.-E.VALIN, R-E.VALIN 165 est, ave Laurier, Ottawa.D.MARION e 2 2 J.-A.JARRY, SECRETAIRE-TRESORIER J! Donatien MARION, J-H.LAPOINTE 326 est, boul.St-Joseph, Montréal.Arthur RICHARD © COMITÉ DU XVe CONGRÈS J.-H.LAPOINTE, Président J.-R.BÉLISLE, 3e Vice-président A.RICHARD, Secrétaire R.LAROCHELLE, 4e \" J.-M.LAFRAMBOISE, Trésorier B.-G.BOURGEOIS, 2e Vice-président A.GRANGER Se \u201c e ANCIENS PRÉSIDENTS J.-E.DUBÉ R.-E.VALIN Albert LeSAGE P.-C.DAGNEAU J.-A.TARRY Albert PAQUET ° MEMBRES DU CONSEIL BAUDOIN, J-A., Montréal 222 2.(1940) LAROCHELLE, J.-E., Manchester .(1940) BELISLE, }.-R., Hu ee oe a a a + 0 LAROCHELLE, R.Biddeford, Maine .« «a BERTRAND, F., a brooke ee ee ee.(1940) LEBEL, M.-H., 3645, ave Laval, Montréal .©.(1940) BIBAUD, B., Valleyfield .(1940) LeSACE, Albert, 260 Carré St-Louis, Montréal .BLAIS, E.-A., Edmonton .(1938) MARION, Da 326 est, boul.St-Joseph, Montréal .BOURGEOIS, B.-G., 418 est, rue \u201cSherbrooke, \u201cMontréal MATHE, P.- 450, rue Sutter, San Francisco .(1940) CHARPENTIER, L.-A,, Drummondville .(1938) MAYNARD, Oswald 73 West Pearl, Nashua, N.-H.(1938) CHOLETTE, A.-M., 1451 est, boul.St Joseph, Mti (1938) MERCIER, O., 934, rue Cherrier, Montréal .(1940) COLLIN, Donat, St-Boniface .(1938) MILOT, J.-D., Stafford Road, Fall River, Mass.(1940) CREPAULT, A.-Z., Montréal « « .(1940) PAQUET, Albert, 71, rue Ste-Anne, Québec .DAGNEAU, P.-C., 4, rue Collins, Queébec .PEPIN, J.-R., 410 ouest, rue Sherbrooke, Montréal .(1938) DAUDELIN, Alph., \"Worcester, Mass.(1938) PERRAS, J.-E., Hull .vee eee.C1940) DeBLOIS, Chs.Trois-Rivières.(1938) PHENIX, Georges, Saint- Jean eee ee.(1940) DUBE, |.-E., 454 est, rue Sherbrooke, Montréal .PIETTE, Edmond, Joliette .(1938) DUBE, L.-F.,, Notre-Dame du Lac .« +.(1938) PROVENCHER, Gustave, Granby .(1938) DUMONT, CoE Campbellton, .(1940) RICHARD, A., Ottawa .2 2.2 + + « FALCON, A.-].-B, Pawtucket + + + + .(1940) ROY, G.-E, Nicolkt .eee ee.(1940) GAUDET, Richard, Sherbrooke .(1940) SAUCIER, jean, Montréal .(1940) GAULIN, J.-E., 545 King Edward Ave, Ottawa .(1938) SMITH, Pierre, Montréal .+ « « .(1940) GIROUARD, J.-A \u2026 19 Union St., Willimentic, Conn.(1938) ST- JACQUES, E., Montréal .(1940) GRANGER, Amédée, Canal Bank Bldg., N.-Orléans, La.TASSE, C.-E., 15, Wall St., Worcester, Mass.(1940) JARRY, J.-A., 7718, rue St-Hubert, Montréal .TREMBLAY Eugène, Chicoutimi.(1938) LACASSE, GC, Sénateur, Tecumseh .+.+.+ .(1938) TRUDEL, J.-B., Régina, Sask.\u2026.(1938) LAFRAMBOISE, J.-M, Ottawa .TRUDEL, J.J, auinnipes, Man.(1938) LAMY, J.-L, 21! Stewart, Ottawa (1938) VALIN, R.-E., 165, ave Laurier est, Ottawa, Ont.LANGEVIN, Stephen, 330 est, rue Sherbrooke, Mtl (1938) VIDAL, J.-A., 454 est, rue Sherbrooke, Montréal (1940) LAPOINTE, J.-H., 163, ave Laurier, Ottawa .VIGER, J.-A.Saint-Hyacinthe.(1940) LAPORTE, Pio.-H., Edmunston .(1938) VOORHYES, R.-D., Lafayette, La .(1938) L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.juillet 1938 13 L'emploi des Aliments Tamisés Aylmer dans l'alimentation des enfants L'alimentation des enfants a été grandement simplifiée par l'emploi des aliments tamisés AYLMER.Ces aliments spéciaux ont été créés par les Laboratoires de Recherches de Canadian Canners Limited pour l'alimentation des enfants et les régimes spéciaux.C'est un fait bien connu que les bébés et les enfants ont besoin d'une grande quantité de vitamines et de minéraux pour une croissance et un développement normaux.Une étude expérimentale récente a démontré que pour fournir les quantités nécessaires de minéraux et de vitamines, les fruits et les légumes doivent être adjoints au régime de l'enfant.Les travaux de Kohman et autres ont démontré que les minéraux et les vitamines sont retenus à un haut degré dans les produits de conserve du commerce, et que la valeur en vitamines et en minéraux de ces derniers est plus grande que celle de ces mêmes produits préparés à la maison.Le problème dans l'alimentation de l'enfant consiste dans l'adjonction de nourriture de consistance assez délicate pour être assimilable par son tube digestif.Les nourritures tamisées AYLMER sont préparées par un mécanisme moderne qui assure un très beau produit, uniforme, gardant toute sa saveur et sa couleur.Il est impossible de préparer à la maison les nourritures tamisées comparables à celles de AYLMER.En plus, les nourritures tamisées AYLMER sont cuites dans des boîtes scellées sous pression et le procédé de cuisson en exclut l'air et stérilise l'aliment.La première adjonction au régime, souvent à l'âge de trois mois, est la soupe tamisée AYLMER, puis viennent ensuite les fruits et les légumes tamisés en quantité progressive à mesure que le bébé grandit et se développe.Les demandes de renseignements sur l'emploi des nourritures tamisées AYLMER seront accueillies avec plaisir.DÉPARTEMENT MÉDICAL, CANADIAN CANNERS LIMITED HAMILTON CANADA r ALIMENTS TAMISES AYLMER Compote de pommes Betteraves Abricots Pois Epinards Asperges Carottes Feves Pruneaux Tomates Soupes pour enfants L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.juillet 1938 L'Union Médicale « (du Canada) Fondée en 1872 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.CONDITIONS DE PUBLICATION: « L'Union Médicale (du Canada)» paraît tous les mois.Cette Revue est l'organe officiel de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.Elle publie les travaux des Congrès et tous les communiqués de l'Association.Chaque numéro contient des mémoires originaux, des faits cliniques, un mouvement médical, une revue générale, des notes de pharmacologie et de médecine pratique, des analyses, des revues de livres et des nouvelles médicales.ABONNEMENT: L'abonnement est de cinq dollars par année.Les membres déjà inscrits à l'Association des Médecins de Langue française de l'Amérique du Nord ont droit, de ce fait, à la réception du Journal ainsi que tous les médecins qui font partie des Sociétés Médicales des divers Etats et Provinces.COLLABORATION: Seuls les travaux inédits sont acceptés.MANUSCRITS: Les manuscrits doivent être dactylographiés avec double interligne. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1938 15 | L' AMPHO-VACCIN INTESTINAL à ingérer | INFECTIONS MICROBIENNES AIGUES OU CHRONIQUES EMPLOI COMMODE ET AGREABLE IL AGIT RAPIDEMENT PAR SON LYSAT, SANS CHOC NIREACTION, ASSURANT RAPIDEMENT UN MICROBISME INTESTINAL NORMAL AVEC TOUTES SES CONSEQUENCES HEUREUSES © AUCUNE CONTRE-INDICATION Laboratoires des AMPHO-VACCINS AGENTS GENERAUX: MILLET, ROUX & Cie Limitée 1215, rue: Saint-Denis - Montréal 16 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1938 ILLUSTRATIONS: L' « Union Médicale » assume les frais de cing illustrations au maximum, pour chaque travail, pourvu que les auteurs fournissent des photographies et des dessins convenables; les illustrations supplémentaires sont payées par l'auteur.Nous n'acceptons pas des négatifs de clichés.Chaque illustration doit porter au verso le nom de l'auteur et les photographies devront être claires, de préférence noires et sur papier glacé.Les dessins doivent être effectués à l'encre de Chine sur papier blanc.EXTRAITS: L'auteur peut obtenir des extraits pourvu qu'il signe la formule accompagnant la galée et qu'il en assume les frais.Tous changements du texte de la galée entraînent des frais supplémentaires pour l'auteur.TARIF: Sans page de titre, tel que publié dans la revue 4 pages 8 pages 16 pages 32 pages 100 $3.00 $ 5.00 $ 7.50 $12.50 200 3.75 6.00 11.00 18.00 500 5.50 10.50 17.00 26.50 1000 7.75 15.00 23.15 33.00 La page de titre comprenant 4 ou 5 lignes de texte sera fournie au prix de $1.50 pour les frais de composition, et les corrections d'auteur devront être payées au prix de l'heure.Couverture imprimée en noir, qualité et couleur or de la revue 10.$ 5.00 20.2.+.+.6.50 s0.11.00 1000 .18.50 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurirTIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1938 17 STERILISATION EFFICACE AUTOMATIQUE ECONOMIQUE POUR Médecins et Hôpitaux | aia ich I Les Stérilisateurs CASTLE vous assurent une stérili- Vous ne pouvez endommager le Stérilisateur par sation parfaite sans qu\u2019il vous soit nécessaire de les négligence.surveiller constamment.La bouilloire est en bronze coulé d\u2019un seul morceau.Installez un CASTLE \u2018\u2018Full Automatic\u201d entièrement \u2014 WILMOT CASTLE COMPANY automatique.Ils ne sont jamais en bas du point Rochester, N.Y.bouillant.Ils maintiendront le degré de stérilisation sans qu\u2019il Ll CASTLE 33 soit nécessaire de tourner aucune clef.EXCLUEIFS: CASGRAIN & CHARBONNEAU Limitée, Montréal EXCLUSIFS : Permettez-nous de vous tenir au courant des améliorations apportées à la stérilisation moderne.Appareillage à Rayons-X et d'électricité Médicale de WESTINGHOUSE X-RAŸ CO.INC.Générateurs à Thérapie Profonde 200-400 K.V.Générateurs Combinés (Diagnostic - Thérapie) Générateurs à Diagnostic (Haut Milliampérage) Générateurs à Diagnostic (Condensateurs) Générateurs à Diagnostic pour Praticien Tables à Rayons-X (modèles de tous genres) Fluoroscopes verticaux.Stéréoscope Civiéere Radiographique Spéciale Appareils à Haute - Fréquence Escamoteurs de Cassettes Ampoules à Rayons-X A .Littératur WwW Electro-Cardiographe descriptive gracieusement FH) Accessoires.fournie 4 y [ASGRAIN & [HARBONNEAL REPRESENTANTS EXCLUSIFS .LAncaster 3292 M O N TRE A L 30 est, rue St-Paul L'UNION MÉDICALE BU CANADA \u2014 Burrems A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.juillet 1938 Tous ces prix sont susceptibles d'être majorés de la taxe fédérale et de la taxe municipale s'il y a lieu, et de toute autre taxe qui pourrait survenir.BIBLIOGRAPHIE: L'index bibliographique de chaque travail doit être restreint aux indications les plus importantes.Le Journal se réserve toujours le droit de le limiter.Chaque indication bibliographique doit être fournie comme suit: nom de l'auteur, titre de l'article, nom du périodique, volume, page, mois (jour du mois, si le périodique est hebdomadaire), année.PUBLICITÉ: Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le baréme des annonces est fourni sur demande à Jacques D.Clerk, publiciste, 326 est, blvd Saint-Joseph.Téléphone: LAncaster 9888.Tout annonceur qui n'observe pas l'éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d'attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de conduite.Tout ce qui concerne la rédaction et l'administration doit être adressé franco aux bureaux de l'« Union Médicale (du Canada) », 326 est, Boulevard Saint-Joseph, Téléphone: LAncaster 9888. 19 - 2 #5 Si 5, See 7 a ee Se , 3% + Ne Er AN pe a x Ie 2 i tN ei ed York sat, #, ae TE, \u201c5 - ère te ta gs EL 55 sd Fon 4 bo = # i w She sc A # 5 20; New A Es 5 llet 1938 fos gl .= a : : =, MONTREAL hig i = Re .\u20ac 2 - rid a t les cas.23 À cd .jui G a I de fe 5 © .Ww i kJ 53 , os \u201c 4 © \u2019 2, a.Re ea = .ivan .ine adway, he % ra Lu # 2 7 à bi, % 7 5 2 x Fi 10 BJ 5.= % EGRALE ga es sa i J 9 dit : I Kh x > 0 2 a \u201c4 2 .jour su a 7 iss 3 2d Cather Ys eg > E - [4 2 1270 Bro æ Es.2 te 5 2 A es PE Gd i Xr Ses .in wh % 6 par 7% A à 5 x Ge wi En a .- | À % ge?de i A es + 7 2 2 c 5: i 2 CE 5 i he it 25 2 x! ES .lions A .I rue Sa Le Zr 2 2 72 57: 5 i 5 a 2 BE , - Li © Se 2 2 Dose hant > } - bi 2 2 = 4 yD ec ZE 7 7 2 Gi = .° 5; ES be = a 2 = 4 - 0 Sx - 7 a .354 est i 2 2 5 Fe s 7 = 7 st En as 7 i Si 5 5 i i 26 px 5 (A 2 Si So = ture et y i 7 GE 7 % 5 = = , or by i .SANG a es 7 # i / So 7 i 55 \u2018 2 5 7 2 7 i a era .is: .IE ce ee ERAPIE INT .im ga 2e i 25 pe 7 2 52 Gi od 2 es Un 7 % ei se ce Litt 2 i i 2 - \u201ci i va 3 \\ \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montr A 5 2 i vi L 2 % os 5 oo Se 5 2 Le i iF i 7 \u201c4 5 ve 7 2 2 7 x fe Zo ce 2 7 2% 3 5 ;.# 7 7 2 oe CE 2 PE SE 5 GE ii 2 2 G = 2 SP A 2 x, 7 Ne bs Es FA sp c EI i x $ = 47 2 7 7 i \u20ac 7 Ww a Ek a Ge oe 4 sy Wd GE G ; 2 A À 4 A À 7 RC Ye = ES Re : i 5 ma = # i > 2 22 i ; be Re C & EA 74 ny 2 + > RL a 5 = Ei Ba Ca a 2 2e 2 va a 2 = £3 i JA 2 2e | + Li 7 2 2 23) a Fee, cu # 2.+ ANY le Canada et les Etats 7 7 i + eur ¥ ry 4 % 7 NE 2 \u201ca Es 2, SN, SA A INFECTIEUX PREVENTIF ET CURATIF 2 5 cu wo ow 5 French Drug C 5 He DICALE DU CANAD 4 2 G $ - \u2019 + 4 fe Se - = i 5 i 5 x 1% 2 Hk 4 Foy 2: 5 5 GE = % La .ire pour hr En flacons de 40 et 300 compr 2 D a #4 \u201c4 2 2 7%, A = Gi FE a Ë ae LF iE * se Ne Sic ERE = al) 5 or vi = Ra pre GE a 2x s 0 ès ANTI VITAMINOTH Déposita Anglo L'UNION Ml a 20 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1938 \u2014 ier cm 12 emeemem TS PREMIÈRE HORMONE MÂLE PERANDRE \u201cCIBA\u201d De nombreuses observations cliniques bien définies sur l'action au Peran- dren (propionate de testostérone) sont maintenant acquises.Les applications pratiques de cette thérapeutique nouvelle dans certains symptômes et réactions pathologiques dus à un trouble de la sécrétion hormonale chez l\u2019homme et quelquefois chez la femme deviennent de plus en plus précises.Outre les ampoules de Perandren de 5 mgrms, l\u2019expérimentation clinique a reconnu la nécessité de doses plus fortes; des ampoules de 10 et 25 mgrms sont donc maintenant présentées pour l\u2019usage thérapeutique.Par suite du développement de notre hormone orchitique de synthèse, le Perandren, il nous a été possible de diminuer d\u2019à peu près de 50% le prix des ampoules de 5 mgrms, et de fixer des prix les plus bas pour les ampoules de 10 et 25 mgrms.Ampoules de 1.1 cc.| Boîtes de contenant | 5, 10 et 25 mgrms.3 et 6 ampoules L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1938 21 ÉNÉSOL (Salicylarsinate de Mercure) 38,46% de Mercure métal et 14,4% d'Arsenic.70 fois moins toxique que Hgl?Traitement Arsenico-Mercuriel de la SYPHILIS et du PSORIASIS Traitement de choix des malades fatigués, de la femme enceinte, des enfants.e DOSES: Injections intramusculaires indolores (2 à 8 cc.) Injections intraveineuses (4 3 10 cc.) FORMES: Ampoules d\u2019ÉNÉSOL, de 2 et 5 cc, titrées à O gr.03 d\u2019Enésol par cc.INJECTIONS CLIN STRYCHNO-PHOSPHARSINEES permettent la triple médication phosphorée - arsenicale - strychnique Formules Il.N° 596 IH.N° 796 HI.N° 740 | IV.N° 940 i Cacodylate deSoude .0 gr.05 0 gr.05 0 gr.10 0 gr.25 Glycérophosphate de Soude .| O gr.10 O gr.10 O gr.20 | O gr.10 Sulfate de Strychnine .V2 mer.O gr.001 | O gr.001 | 0 gr.001 Amp.de | c.c.| Amp.de 1 c.c.| Amp.de 2 cc.\u2018Amp.de 5 cc.LES GOUTTES CLIN STRYCHNO-PHOSPHARSINEES réalisent la méme médication par voie digestive.NEURASTHENIE - DEPRESSION NERVEUSE - CONVALESCENCE LABORATOIRES CLIN, COMAR & CIE, PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTREAL 22 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULIETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1938 MEHR CO tan 3 | I >) ».j 7 L 7 A = \\ em, Ro Na y Vincone SA = Add AES PEPTONE IODÉE SPÉCIALE LA PLUS RICHE EN IODE ORGANIQUE, ASSIMILABLE, UTILISABLE .GOÛT TOUTES LES INDICATIONS DE L'IODE TOLERANCE AGRE ABLE ET DES IODURES MÉTALLIQUES PARFAITE Bien supérieur aux Sirops et Vins lodés ou Iodotanniques.PRESCRIRE AUX ENFANTS : 10 à 30 gouttes par jour.\u2014 AUX ADULTES : 40 à 60 gouttes ç ar jour.Échantillons sur demande Laboratoires PÉPIN & LEBOUCQ, à MM.les Docteurs.COURBEVOIE \u2014 PARIS ne Dépôt genéral pour le Canada: J.Eddé, Limitée, New Birks Bldg., Montréal. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.À.N.\u2014 Montréal, juillet 1938 AVEC UNE HOUE Loin du tumulte de la foule, les jours de l\u2019agri- culteur sont cependant déprimants.Levé au chant du coq, sa vie est souvent trop remplie.Ses nerfs sont aussi détraqués que le sont ceux du citadin.Il souffre de céphalées aussi souvent que ce dernier.Lorsqu\u2019il cherche un soulagement Bromo-Seltzer devrait le lui procurer.Cet analgésique, scientifiquement préparé, habituellement calme rapidement la douleur sans affecter les facultés mentales.Les citrates combattent l\u2019acidose causée par l\u2019épuisement et font de Bromo-Seltzer une boisson effervescente très agréable.Pour la douleur d\u2019origine nerveuse, lorsque le patient est à son travail, conseillez l\u2019économique Bromo-Seltzer.Pouvons-nous vous envoyer des échantillons et de la littérature?BROMO-SELTZER LIMITED TORONTO, CANADA A Mriicd dui Frasného ones Wx IVEHS 23 24 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1935 SANATORIUM PRÉVOST INCORPORE ETABLISSEMENT DE PSYCHOTHERAPIE Magnifique situation au bord de la Rivière-des-Prairies, à proximité de Montréal.Parc de 600,000 pieds carrés.Tennis, billard, etc.Chambres pourvues de tout le confort moderne.TRAITEMENT INDIVIDUEL DES AFFECTIONS DU SYSTEME NERVEUX par trois médecins spécialistes et un personnel expérimenté.Cure de repos.Régimes.Electrothérapie.Rayons U.V.Hydrothérapie.Traitements spéciaux des toxicomanies (alcool, morphine, cocaïne).Malariathérapie et toutes pyrétothéra- pies.Prospectus sur demande.Personnel médical: Dr Edgar Langlois, médecin-directeur; Dr Jean Saucier; Dr Roma Amyot; Dr Charles A.Langlois (électro-radiologie).4455 Boulevard Gouin ouest, Téléphone, BYwater 1240 LS ad 1 pas VOS 4 RP RES N L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1938 25 UTILISATION INTÉGRALE assurée quand la vitamine D est incorporée à du lait.La diffusion, dans le lait, du Drisdol, en solution de glycol de propylène est uniforme et rapide.Le Drisdol est une vitamine D, cristalline pure.Son dissolvant, le glycol de propylène, n'est pas toxique aux doses minimes employées par la thérapeutique à la vitamine D.Il se dissout facilement dans le lait et les formules lactées, sans en modifier le goût.Dose moyenne pour les bébés: 2 gouttes par jour, dans du lait.PRÉSENTATION: Le Drisdol en solution de Glycol de Propylène est présenté en flacons de 5 cc.et 50 ce.Un compte-gouttes spécial, débitant 250 unités (« U.S.P.») de vitamine D par goutte, est fourni avec chaque flacon.INSIPIDE BIEN TOLERE DOSAGE PRECIS Notice et échantillon sur demande ECONOMIQUE DRISDOL Marque déposée au Canada et aux E.-U.d\u2019A.Vitamine D, Cristalline en solution de glycol de propylène WINTHROP CHEMICAL COMPANY, INC.Produits pharmaceutiques supérieurs à l\u2019usage de la Faculté Laboratoires \u2014 Préparation A Montréal, P.Q., MM.les Médecins et 1019 ouest, rue Elliott, Pharmaciens voudront bien s'adresser à Windsor, Ontario.l'Inmeuble « Dominion Square ». 26 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1938 TAMPOL \u201cROCHE\u201d au thigénol \u201croche\u201d PANSEMENT-TAMPON GYNÉCOLOGIQUE IDÉAL en boîtes de 6 Tampols (ovule derrière lequel est comprimée de la laine aseptique non-absorbante, contenue dans une capsule de gélatine soluble) DÉCONGESTIONNE, CALME LA DOULEUR, ANTISEPTISE ET CICATRISE Le Tampol au thigénol offre l'avantage d'un emploi facile et rigoureusement aseptique.Il est sage de le prescrire dans les affections gynécologiques et chaque fois qu'il existe douleur, congestion, inflammation ou infection.VAGINITE, GONORRHEE, METRITE, etc.Echantillons et littérature & la disposition de Messieurs les Médecins.ONGUENT D'ESTROGLANDOL \u201cROCHE\u201d Tube de 20 grammes.Un gm.\u2014 0.0001 gm.Folliculine cristallisée = 1000 Unités Internationales PRURIT VULVAIRE, ACNE JUVENILE ET DE LA MENOPAUSE, HYPERTRICHOSE Une application matin et soir suivie d\u2019un léger massage.Produits HOFFMANN-LA ROCHE Limitée 286 ouest, rue Saint-Paul, Montréal. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurrerIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1938 27 RECONSTITUTION des HORMONES BROMÉES NEURO - SÉDATIVES SED\u2019 HORMONE DRAGEES et SUPPOSITOIRES 3 base de DI-BROMO-CHOLESTEROL © Une à six dragées ou un à trois suppositoires par jour © HYPEREXCITABILITÉ NERVEUSE INSOMNIE \u2014 ANXIÉTÉ GRANDS SYNDROMES D'EXCITATION ÉPILEPSIE \u2014 ÉNURÉSIE LABORATOIRE AMIDO, PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTRÉAL AMINO-SEL BYLA Régimes Achloruré et Déchloruré © INDICATIONS: Affections circulatoires, hépatiques Albuminurie \u2014 Néphrites aiguës \u2014 Scarlatine.VAGOTONI Hormone régulatrice du Système Organo-Végétatif (Contrôlée et titrée physiologiquement) e Traitement de l\u2019Hypertension Artérielle et des Déséquilibres Vago-Sympathiques.LES ÉTABLISSEMENTS BYLA, PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTRÉAL 28 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N \\.\u2014 Montréal, juillet 1938 After Spinario: Boy Runner Extracting Thorn from His Foot: Museo Capitolino, Rome.ANTISEPTIQUE PUISSANT - non-irritant Des propriétés antiseptiques exceptionnelles s'exerçant sans causer la moindre irritation aux tissus même les plus délicats et sans coagulation de l\u2019albumine des tissus; une stabilité parfaite en présence des protéines du sérum sanguin; telles sont, résumées en quelques mots, les qualités fondamentales qui ont valu au Mé- taphène son succès auprès du chirurgien moderne.LA TEINTURE DE MÉTAPHÈNE, solution alcoolique de Métaphène au 1 :200 est la [APH forme la plus concentrée sous laquelle ce composé mercuriel soit offert 3 la profession médicale.Elle est spécialement désignée pour résoudre le probléme de la stérilisation du champ opératoire en chirurgie.La Teinture de Métaphène est présentée en flacons de 1-oz., 4-oz., 16-0z.et 80-o0z.LABORATOIRES ABBOTT 388 OUEST, RUE SAINT-PAUL - MONTREAL Veuillez me faire parvenir votre échantillon et littérature sur la teinture de Métaphène. BULLETIN + + LE CONGRES DE MÉDECINE OTTAWA- A.M.L.F.A.N.« Les Français du Canada doivent rester unis étroitement pour conserver les forces et les puissances de l\u2019avenir qui s'annonce pour eux.» SERGENT.Dans mon Bulletin du mois de mai, j'ai évoqué, dans une courte note, le souvenir de nos Congrès de Médecine C.F.et les nombreux avantages que nous en avons tirés depuis trente ans, grâce à l'Association des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord et à l\u2019union de toutes les bonnes volontés, selon la pensée de Sergent.Brochy, dont la haute silhouette domine encore nos délibérations, a voulu, en 1902, à Québec, mobiliser les forces vives des Sociétés Médicales de ce temps-là, afin de les orienter vers une conception plus haute et plus féconde: celle de notre perfectionnement scientifique, et d\u2019assurer, ainsi, notre survivance médicale francaise au Canada malgré l\u2019emprise anglo-américaine.Ses successeurs ont repris sa pensée, mais ils l\u2019ont singulièrement amplifiée, afin de réaliser les prédictions de son fondateur.En effet, nous avons avancé rapidement et sûrement, si bien que la France nous conviait, bientôt, à participer officiellement à ses congrès nationaux périodiques de médecine.Plus tard, l\u2019Association de Médecine Française désignait un délégué canadien-français pour siéger sur son bureau.On accordait ce privilège et cet honneur pour la première fois à un médecin canadien-francais.Pourquoi?En retour, notre Association canadienne-française, avec l\u2019appui de nos Gouvernements, invitait officiellement nos collègues Français à tenir l\u2019un de leurs prochains Congrès au Canada.L\u2019invitation fut agréée avec empressement et bienveillance.En fusionnant, cette fois, nos deux Associations, ce fut l\u2019inoubliable Congrès de Médecine de Québec, en 1934, à l\u2019occasion des fêtes du quatrième centenaire de la découverte du Canada.203304 676 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Bur1ETIN A.M.L.F.A, N.\u2014 Montréal.juillet 1938 Si nous avions pu, au début, entrevoir un pareil couronnement, nous n\u2019aurions mis ni plus de persévérance ni moins d\u2019enthousiasme dans notre élan, car notre solidarité a toujours été complète, au Canada, et notre confiance, inébranlable.Chaque congrès nous retrouvait unis, au même poste; chaque nouvelle délégation francaise recevait le même accueil empressé; chaque fois nous échangions de part et d\u2019autre des vœux que nous nous efforcions de réaliser.C\u2019est ainsi que tous ont longuement recueilli le fruit de leurs activités conjointes, ne l\u2019oublions pas.Nous avons écrit, là, une belle page d\u2019histoire de la médecine canadienne.Nous devons maintenir cette attitude, sinon ce serait le suicide et l\u2019abandon de tout ce qui peut contribuer à notre avancement.Le Congrès d\u2019Ottawa-Hull est un nouvel appel à tous les médecins d\u2019origine française disséminés dans l\u2019Amérique du Nord.La France y sera représentée.Le programme suscitera, sans doute, suffisamment d\u2019intérêt pour grouper les membres en grand nombre dans la capitale du Canada.On a dressé une longue liste de questions en demandant à certains de nos membres d\u2019en faire un exposé succinet mais complet.Ceci a paru soulever quelques objections, du moins, provoquer quelque surprise! Mais 1l serait peut-être opportun, dans nos congrès futurs, de mettre à l\u2019étude.en les sériant, certaines questions d\u2019actualité plutôt que d\u2019en laisser le choix aux uns et aux autres.Le Conseil central sera sans doute appelé à se prononcer sur ce point.Nous espérons que tous les médecins se feront un devoir d\u2019assister au Congrès d'Ottawa-Hull, dont l\u2019organisation parfaite, la haute réputation des délégués étrangers, l\u2019attrait de la ville et de ses environs, constituent un programme aussi attrayant pour l'homme de science que pour le dilettante.LESAGE. PROGRAMME SCIENTIFIQUE Avant-midi.Ulysse FORGET Donatien MARION J.-E.PERRAS Edmond PIETTE Pierre SMITH Horace VIAU Après-midi.Roma AMYOT François BADEAUX I.COTE J.-E.GENDREAU Oscar MERCIER Eugène SAINT-JACQUES Avant-midi.Albert BERTRAND A.BOHEMIER O.-E.CAZA J.-A.DENONCOURT Charles DUMONT et Georges DUMONT J.-E.GAULIN C.-E.GRIGNON Daniel LONGPRE J.Roméo PEPIN et Charles NADEAU Après-midi.Chevalier JACKSON et C.Lawrence JACKSON Sénateur Gustave LACASSE Albert LeSAGE R.-E.VALIN MARDI, LE 6 SEPTEMBRE Vision et accidents d\u2019automobile.Conception actuelle de l\u2019éclampsie.La radiothérapie des affections cutanées non cancéreuses.Les hémorragies utérines.Lever précoce en chirurgie abdomino-pelvienne.Diagnostic de l\u2019épilepsie par l\u2019épreuve de l\u2019eau.Les tremblements-diagnostic clinique.Examen du fond de Veil comme moyen de diagnostic et de contrôle.L\u2019accidenté et son psychisme, le médecin et sa conduite à tenir.Radiothérapie profonde dans les cancers.Hydronéphroses latentes simulant des troubles digestifs.Diagnostic précoce du cancer de l\u2019estomac.MERCREDI, LE 7 SEPTEMBRE Nouvelles réactions de floculation pour le diagnostic rapide de la syphilis.Pathologie et thérapeutique de l\u2019individuel.(Le titre du travail sera donné ultérieurement.) Les hémorroïdes et leur traitement par les injections sclérosantes.Abdomen aigu.Traitement chirurgical de l\u2019impuissance chez l\u2019homme.Progrès de linsulino-théramre.Alimentation artificielle du nourrisson.Les comas \u2014 diagnostic différentiel.Les tumeurs broncho-pulmonaires, bénignes et malignes.Médecine d\u2019Etat et assurance sociale.Le Syndrome angineux.500 thyroïdectomies.Quelques réflexions d\u2019ordre pratique. 678 L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1938 Avant-midi.Antonio BARBEAU J.-H.CHARBONNEAU J.-C.DOUCET Edmond DUBE Albéric MARIN Alfred MOUSSEAU Jean SAUCIER J.-A.VIDAL Après-midi.J.-E.DUBE Wilder PENFIELD et William CONE A.PROVOST J.-E.SAMSON JEUDI, LE 8 SEPTEMBRE Dystonies neuro-végétatives.Conceptions modernes \u2014 Maladies contagieuses.L\u2019éclectisme dans l\u2019anesthéste.Traitement moderne des brûlures.Chimio-vaccino-pyrétothérapie de la syphilis nerveuse.Gastroscome.Note préliminaire sur le traitement de la chorée par l\u2019électro- pyrexie.Diagnostic précoce de la tuberculose pulmonaire.L\u2019hypertension artérielle.Traitement chirurgical de l\u2019hypertension artérielle.Le problème amygdalien.Les douleurs lombo-sacrées.+ ++ PROGRAMME POUR LES DAMES 9 heures du soir Matinée Après-midi Soir Matinée 12 heures 30 , - Wu of | wo Re AR Menlo an es 5 heures de l\u2019après-midi 9 heures du soir 11 heures du soir Matinée Co.5 heures de l\u2019après-midi 8 heures du soir LUNDI, LE 5 SEPTEMBRE SEANCE SOLENNELLE D'OUVERTURE.MARDI, LE 6 SEPTEMBRE Visite du Parlement, Sénat, etc.Concert du Carillon par Percival Price.Promenade en auto autour de la ville.Danse au Club de Golf Royal, Ottawa.MERCREDI, LE 7 SEPTEMBRE Visite des Archives, du Conseil National de Recherches, Hôtel de la Monnaie, etc.Déjeuner offert par la ville d'Ottawa et l\u2019Association, aux congressistes et à leurs dames.« Garden Party » au « Country Club ».Réception du Président.Cinéma français.JEUDI, LE 8 SEPTEMBRE Visite au camp de la Police Montée \u2014 Manœuvres.Thé sur la Terrasse du Château Laurier.Banquet et Bal.Un comité spécial est formé, lequel s\u2019occupera des jeunes enfants MEMOIRES FOIE ET SYSTÈME NERVEUX ! Par Noël FIESSINGER, Professeur à la Faculté de Médecine de Paris.Les connexions pathologiques du foie et du système nerveux peuvent s\u2019opérer de façons bien différentes.Ou bien le foie est atteint le premier et détermine l\u2019atteinte du système nerveux, ou c'est l'inverse, l'atteinte du système nerveux entraîne la réaction sccondaire du foie, ou d\u2019une façon sélective les deux systèmes sont intéressés en même temps par la même cause.En réalité une telle classification est difficile à établir pour la raison importante que du foie et du système nerveux, il est souvent impossible de dire quel est celui dont la lésion a commencé la première et a entraîné l'apparition de l\u2019autre.Il faut par la force des choses situer les faits connus dans un ordre artificiel.De plus, il est nécessaire de ne tenir compte que des faits précis; inutile de se lancer dans l\u2019étude des signes vaguement fonctionnels: asthénie hépatique, troubles hépatiques des dépressions nerveuses, dont les critères manquent d\u2019objectivité et prêteraient aux conceptions fantaisistes et imprécises.Une notion anatomo-clinique doit nous guider au départ.Il existe une maladie connue où l'atteinte du système nerveux s\u2019associe à celle du foie.C\u2019est la cirrhose de Walson, mieux dénommée dégénération juvénile progressive et symétrique du noyau lenticulaire avec cirrhose hépatique.Je ne vous en donnerai que les caractères primordiaux.Elle s\u2019observe dans le jeune âge entre 10 et 15 ans.C\u2019est une maladie par excellence du système moteur; elle se traduit par des mouvements involontaires choréiformes, tétanoïdes, cloniques ou plus rarement athétosiques, par 1.Leçon faite le 18 février 1938, à la clinique nen- relogique de la Salpêtrière (Prof.Georges Guillain).Adressée à l'Union Médicale du Canada en mars 1938.un tremblement de faible amplitude, rappelant par son rythme le tremblement parkinsonien, par une rigidité musculaire précoce, constante, progressive et rapidement généralisée conduisant plus tard à des contractures qui peuvent entraîner des attitudes vicieuses.Comme chez le parkinsonien, cette hypertonie s\u2019accompagne d\u2019une asthénie musculaire.Les mouvements sont lents et faibles.La dysarthrie et la dysphagie constituent des traductions de cette association de contractures et d\u2019asthénie.Par contre pas de troubles sensitifs, pas de troubles réflexes, intégrité de l\u2019œil, pas de nystagmus, liquide céphalo-rachidien normal.Au point de vue psychisme, du puérilisme mental avec une tendance dépressive ou mélancolique.Aucun signe hépatique, ni troubles digestifs, ni ictère, ni ascite.Dans quelques rares cas, une hématémèse grave.Le foie peut être augmenté de volume et s\u2019associe à une grosse rate, comme dans le cas de Lhermitte et Wendell S.Muncie.Mais on observe rarement un trouble important des fonctions hépatiques.Cependant Alajouanine, Cathala et Olivier décèlent, dans un cas semblable, une glycosurie avec hyperglycémie provoquée et une rétention au rose bengale.Un signe spécial mérite d\u2019être isolé: la présence, sur le limbe scléro-cornéen, de l\u2019anneau de bronze de Kayser-Fleischer que l\u2019on peut retrouver d\u2019ailleurs dans certains syndromes lenticulaires sans lésion du foie, comme la pseudo-sclérose fruste de Westphal-Strumpell.La maladie est le plus souvent chronique et s\u2019étale sur plus de cinq années avec une évolution lentement progressive.Anatomiquement, un processus de désintégration bilatérale, symétrique du globus pal- lidus et surtout du putamen pouvant aller de l\u2019état spongieux du noyau lenticulaire à sa 680 transformation cavitaire, les lésions sont uniquement dégénératives, pas d\u2019altération vasculaire, mais une hyperplasie névroglique aboutissant à la formation de cellules volumineuses, dépourvues de fibrilles névrogliques, contenant plusieurs noyaux bourgeonnants: les cellules d\u2019Alzheimer.Et en même temps, un foie granuleux atrophié, fortement atteint de cirrhose annulaire à petits lobules avec extension extra et intra- lobulaire.Avec cette cirrhose, une grosse rate à capsule épaissie.Voici ce que l\u2019on nomme la maladie de Wilson, elle est rare.En France, après la première observation de Raymond, Lejonne et Lhermitte en 1911, on n\u2019en rapporte que quelques observations.J.Lhermitte et Wendell S.Muncie ont décrit en 1929 une forme familiale où les modifications spléno-hépatiques avec hémorragies, anémie, ictère et ascite, occupent la première place et où les manifestations neuro-psychiques sont si atténuées qu\u2019elles peuvent échapper à un observateur insuffisamment averti.Ces faits à symptomatolo- gle hépatique de premier plan sont rares.Abely et Guyot récemment rapportaient une observation dans laquelle les signes d\u2019insuffisance hépatique dominaient, mais ces faits, comme -ceux de Lhermitte, restent d\u2019une exceptionnelle rareté.Le plus souvent la participation clinique du foie est entièrement latente.Je ne veux pas vous décrire les syndromes du système nerveux qui se rapprochent de cette maladie.Le syndrome de Vogt-Oppen- heim s\u2019en rapproche par son atrophie du corps strié, noyau caudé et putamen, de même la pseudo-sclérose de Westphal et Strumpell, mais dans ces cas jamais l\u2019altération du foie ne se retrouve ni avec la même constance, ni avec la même importance que dans la maladie de Wilson.> * *K Et voilà où commence la difficulté dans les relations qui unissent la lésion nerveuse à la lésion hépatique.Ce que l\u2019on sait, c\u2019est qu\u2019il ne s\u2019agit pas de syphilis, ni d\u2019un trouble de développement.Wilson avait pensé que L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1938 sous l'effet de la cirrhose hépatique une toxine, de nature inconnue, mais non microbienne agissait d\u2019une façon élective sur les cellules du noyau lenticulaire.Il est certain que les cellules des noyaux gris centraux possèdent des affinités spéciales puisque dans l\u2019ictère grave familial du nouveau-né, le « Kernikterus » de Bencke, il se produit une imprégnation biliaire du noyau lenticulaire à l\u2019exclusion du thalamus et du noyau caudé.Mais on a discuté pendant longtemps.on discute encore sur ce sujet et à cette occasion c\u2019est toute l\u2019étude des relations entre les deux systèmes qu\u2019il faut envisager.Considérons donc la maladie de Wilson comme point de départ et essayons à cette occasion de résoudre le problème.Il nous faudra par la force des expériences et des faits di- tinguer: 1° Les relations du système nerveux avec le foie; 2° Les relations du foie avec le système nerveux.A) Les relations du système nerveux avec le foie.Physiologiques d\u2019abord, pathologiques ensuite.a) Physiologiques: N'oublions pas que l\u2019expérience de Claude Bernard, en 1848, qui consistait dans la piqûre du quatrième ventricule, démontra que la glv- cosurie et la glycémie ainsi déterminées ve- nalent de la libération du glycogène hépatique.Certes, on a discuté sur le mode de transmission de l\u2019excitation nerveuse, pour les uns adré- nalo-secrétion surrénale, pour les autres transmission directe par l\u2019intermédiaire du sympathique.Peu importe.L\u2019ordre est transmis par le sympathique ou par son transmetteur chimique, l\u2019adrénaline.L\u2019excitation du bout périphérique du splanchnique provoque, même après surrénalectomie double, une hyperglycémie et une glycosurie.Mais cette influence aboutissant à une rupture d\u2019équilibre, n\u2019est pas nécessaire, par contre, pour le maintien de l\u2019équilibre même.Chianello d\u2019une part, Donati et Cavazza de FIESSINGER: FOIE l\u2019autre, soit par sympathectomie périartérielle, soit par énervation totale du foie n\u2019observent qu\u2019une légère hypoglycémie.Un de mes collaborateurs, Pierre Demant (de Varsovie) a nettement démontré que des foies de chiens dont le foie avait été énervé par Raoul Palmer, conservaient, malgré cette intervention, leur charge en glycogène.Il semble au contraire que l\u2019énervation du foie produise un aplatissement de la courbe hyperglycémique, comme si elle augmentait la fixation hépatique.D'autre part, je fais depuis plusieurs années des expériences de perfusion hépatique avec Henri Benard, L.Dermer et Mlle Bareillier, et nous avons constaté que le foie «in situ » ou exclu, aussi avec ou sans son innervation, conservait de la même façon sa stabilité glycogénique, si on ne le lave et ne le perfuse qu\u2019avec un sang chauffé, oxygéné, défibriné et citraté.La stabilisation fonctionnelle du foie est donc indépendante de son système nerveux autonome.Nous avons, dans nos perfusions, établi, comme glycogénolytique, le rôle de l\u2019adrénaline, de l'insuline qui agissent non directement sur le glycogène, mais en activant la glycogénèse, inhibée normalement, de la cellule hépatique.Si on freine l\u2019action nerveuse de l\u2019adrénaline par l\u2019yohimbine, on n\u2019empêche pas cette action glycogénolytique, mais on supprime la vaso-constriction des veines sus-hépatiques, comme si la glycogénolyse seule était indépendante de l\u2019influence nerveuse de l\u2019adrénaline.Ces constatations expérimentales prouvent que l\u2019équilibre fonctionnel du foie peut se maintenir sans que forcément intervienne le système nerveux.b) Les arguments pathologiques se classent en deux groupes: 1° Arguments expérimentaux d\u2019une part; 2° Arguments cliniques de l\u2019autre.Les premiers sont surtout dus à Oberling et Kallo (1929).Les auteurs, sur 29 animaux (chiens, lapins, cobayes, chats), pratiquent la thermo-cautérisation des noyaux gris centraux.À l\u2019autopsie de ces animaux, on découvre une congestion intense du centre du lobule, avec, ET SYSTÈME NERVEUX 681 dans quelques cas, des figures de dégénérescence graisseuse centro-lobulaires, mais il faut reconnaître ques les lésions parenchymateuses étaient des plus réduites et des plus limitées.Froment, Ravault et Dechaume invoquant à l\u2019origine des lésions hépatiques la fatigue musculaire entraînée par la contracture musculaire, et, surmenant des souris par le supplice de la roue, trouvent argument dans la «légère chondriolyse périportale » ainsi obtenue.\u2019 Si cette manière d\u2019envisager les phénome- nes est exacte, nous allons observer des altérations fonctionnelles et anatomiques du foie dans les atteintes des noyaux gris centraux.Mais, dans une semblable observation il faut se méfier des coexistences, une cirrhose du foie chez l\u2019adulte peut être la conséquence de toute autre cause que l\u2019atteinte du système nerveux et c\u2019est bien certainement dans ce groupe qu\u2019il faut classer l\u2019observation de Babonnaix et Wideez qui, chez une femme de 59 ans atteinte de chorée chronique morte d\u2019une pneumonie, trouvent à l\u2019autopsie une cirrhose graisseuse et les observations de Lher- mitte et L.Cornil chez les vieillards, où peuvent coexister des lacunes de désintégration du corps strié avec une cirrhose de Laënnec.Pour mon compte, j\u2019ai, chez cinq parkinsoniens de mon service, et chez trois sujets atteints de choréo-athétose chronique, qui me furent envoyés de la élinique neurologique de la Salpêtrière, pratiqué des explorations fonctionnelles du foie sans observer la moindre défaillance pas plus de la fonction biliaire, de la fonction sucrée, uréogénique que de la fonction chromagogue.À ce point de vue, je ne partage aucunement l\u2019avis de Hang, ni de Ghargorodsky et Scheimann.D\u2019ailleurs, n\u2019est-il pas classique d\u2019affirmer, en l\u2019opposition avec la maladie de Wilson, l\u2019intégrité du foie dans ce syndrome de Vogt-Oppenheim et dans la pseudo-sclérose de Westphal.Je sais bien que dans la thèse récente de Henri Brocard (Paris 1937), on trouve un chaleureux plaidoyer en faveur de l\u2019influence du système nerveux sur le déterminisme des hépatites.Mais les arguments employés, la 682 richesse de la documentation ne prévalent pas contre l\u2019évidence des faits.A l\u2019appui de son opinion, Henri Brocard apporte des expériences inspirées par Reilly, où avec des doses minimes de substances toxiques déposées après laparotomie au voisinage des splanchniques ou dans le pédicule du foie, on obtient dez lésions importantes plus ou moins rapides, plus ou moins massives du parenchyme hépatique.Je ne veux pas reprendre ces expé- rrences, car elles sont nombreuses et toutes très bien étudiées.Mais il n\u2019échappera a personne le côté artificiel de leur esprit.Je veux bien que la dose employée pour l'huile phosphorée dans l\u2019injection du pédicule soit le cinquantième de la dose qui donne le même résultat par injection sous-cutanée.Mais songeons que la totalité du toxique est portée au niveau du foie.Il aurait fallu comparer cette expérience avec les rés®itats apportés par l\u2019injection portale très lente.Il aurait fallu établir la dose toxique générale.Or le cobaye fait une hépatite phosphorée avec une injection sous-cutanée d\u2019un milligramme de phosphore frais.Ce milligramme exerce son action sur tout l\u2019organisme dont le foie n\u2019est que le 1/25.Si nous étudions combien de phosphore arrive de cette sorte au foie, un milligramme 25 on trouve que c\u2019est précisément la dose qu\u2019emploie Brocard dans ses injections du pédicule.Et bien d\u2019autres critiques pour- ralent être soulevées.Comment par exemple une laparotomie large avec éviscération totale n\u2019aggrave-t-elle pas l\u2019équilibre viscéral dans l'injection des splanchniques?J\u2019ai refait souvent ces expériences sans résultats constants.J'ai lu avec soin la thèse de Brocard et reste aussi peu convaincu de leur réalité d\u2019une part, de leur signification de l\u2019autre.Je prétends, et personne ne peut me contredire, que jamais dans la vie pathologique le taux toxique qui circule dans l\u2019organisme ne correspond à celui que ces expériences portent artificiellement au contact du nerf.Elles ne prouvent pas plus que l\u2019alcoolisation d\u2019un nerf n\u2019apporte de preuve à la nature alcoolique de certaines po- =\u2014 0 mmg 04, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.juillet 1938 lynévrites.Il faut se méfier de l\u2019expérimentation, elle ne peut dire que ce qu\u2019elle peut dire, il ne faut pas lui faire tout dire.Rien n\u2019est moins certain à mon avis que la cirrhose évolutive due à une altération du système nerveux central, pas plus d\u2019ailleurs que du système nerveux autonome.Cette cirrhose, Je ne l\u2019ai jamais vue dans le nombre des cirrhoses que j'ai observées et que j'ai étudiées depuis plus de trente ans.B) Les relations du foie avec le système nerveux.Une expérience primordiale en physio-pa- thologie hépatique a depuis longtemps été mise à contribution pour étudier les relations du foie avec le système nerveux.Je veux parler de la fistule d\u2019Eck.Celle-ci consiste dans l\u2019anastomose porto-cave et dans la ligature de la veine porte au-dessus de la fistule de telle façon que le sang porte se trouve entièrement dérivé dans la veine cave inférieure.Il en résulte une anomalie importante de la circulation hépatique.Les animaux, porteurs d'une fistule d\u2019Eck bien faite, continuent une vie en apparence normale, mais dans certains cas, sous l\u2019effet d\u2019une alimentation carnée massive, ils présentent des troubles nerveux: leur démarche est incertaine, le train de derrière est maladroit, bientôt apparaît de la somnolence, puis de la torpeur et même des crises convulsives.C\u2019est ce que Fischler (de Munich) a parfaitement décrit sous le nom de « Fleis- chintoxikation ».On a pensé que ces accidents pouvaient résulter d\u2019une infection par un virus neurotrope, mais un argument plaide contre cette manière de voir: il suffit d\u2019augmenter chez ces animaux le sucre dans l\u2019alimentation pour voir s\u2019effacer ces accidents.D'ailleurs Ba- lo et Karpassy ont échoué dans la transmissibilité de ces accidents par l\u2019inoculation intra- cérébrale.Les auteurs ont fait une remarquable étude des altérations histologiques des centres nerveux.Avec L.Cornil, G.Poursines et J.Paillas (de Marseille), nous avons étudié les lésions encéphaliques de chiens porteurs de fistules d\u2019Eck pratiquées dans notre laboratoire par FIESSINGER: FOIE Raoul Palmer.Les lésions sont de deux ordres: d\u2019une part, des altérations dégénératives des cellules ganglionnaires plus évidentes dans les fistules à longue survie; d\u2019autre part, des lésions névrogliques caractérisées par une réaction obligodendroglique prédominante au niveau des noyaux gris centraux et dans la substance blanche voisine.Enfin, nous avons été frappés par l\u2019importance des lésions vasculaires (congestion, suffusion hémorragique, adventicite) paravaseu- laires pour Balo et Karpassy, intravasculaires pour nous-mêmes.Ce sont, avons-nous conclu, des lésions de leuco-encéphalose diffuse.Ajoutons que ces animaux, sous l\u2019effet de leur cachexie lente d\u2019une part, de leur anomalie circulatoire de l\u2019autre, présentent une atrophie hépatique avec dégénérescence graisseuse.Dans le cas le plus prolongé dont nous avions étudié le système nerveux et qui vécut 54 jours avec sa fistule, il s\u2019ajoutait une légère cirrhose extensive périportale.Certainement la fistule d\u2019Eck n\u2019engendre plus une cirrhose banale, mais elle crée une intoxication par suite de l\u2019exclusion incomplète du foie et l\u2019action de cette intoxication est intéressante à enregistrer à l\u2019appui de notre thèse.On a longuement discuté sur la nature de cette intoxication.D\u2019après notre expérience personnelle, je puis affirmer qu\u2019elle n\u2019est pas d\u2019origine polvpeptidique.L\u2019intoxication par la viande est d\u2019une autre nature.Parmi les explications rapportées, la plus vraisemblable me semble être celle qui invoque l\u2019intoxication par cette amine uréogène, la guanidine.L'intoxication guanidique chez les chats de Fuchs détermine des accidents de même ordre: des contractions fasciculaires, des mouvements et des crises cloniques, de la somnolence avec paralysie et coma.Les lésions ainsi déterminées prédominent, comme l\u2019ont vu Gomez Mariano, Sanz Ibanez et Perez, au niveau des noyaux gris centraux, du corps de Luys et du locus niger sous forme de dégénérescence des neurones avec réaction de la névroglie.Mais en plus de l\u2019expérimentation, les arguments anatomo-cliniques ne manquent pas: ET SYSTÈME NERVEUX 683 importance de l\u2019atteinte hépatique dans les cas de Lhermitte et Muncie, existence dans les familles de Wilsoniens de nombreux cas de cirrhose analogue sans lésions nerveuses, ancienneté manifeste des lésions hépatiques par rapport aux lésions nerveuses, existence dans certaines cirrhoses de dégénérescence du striatum avec prolifération névroglique (Demole et Rédalié, 1922).On connaît de même des cas de cancer de la tête du pancréas compliqué de métastases hépatiques avec dégénérescence vacuolaire des noyaux gris centraux (Borberg, Pollak).Pollak même trouve au cours d\u2019une cirrhose avec adénome et au cours d\u2019un coma hépatique des cellules d\u2019Alzheimer dans le striatum, dont il attribue l\u2019apparition à l\u2019action d\u2019une toxine hépatique.Or en 1933, Scherer, sur 41 cas de cirrhoses ou d\u2019atrophies jaunes aiguës, constate dans 30% des cas une prolifération de la névroglie avec cellules d\u2019Alzheimer.L\u2019opinion est fixée et Stadler dans 64% des affections hépatiques retrouve les mêmes lésions.Ainsi, chez l'homme l\u2019atteinte chronique et aiguë du foie retentit sur les noyaux gris centraux.L\u2019hépatite dégénérative du foie peut donc entraîner des atteintes des noyaux gris centraux.Rappelons que Mahaim chez le chien au moyen des injections d\u2019alcool à 50° dans les voies biliaires détermine une forte dégénérescence du noyau caudé et du thalamus, tandis que la même injection par une autre voie n\u2019entraîne aucune altération des centres nerveux.La relation expérimentale est donc de même sens que la relation anatomo-clinique.C\u2019est que la lésion du foie détermine une infiltration toxique de l\u2019organisme.J\u2019ai montré, avec mes collaborateurs Léon Michaux et Maurice Herbain, que l\u2019insuffisance hépatique au cours des cirrhoses graves et de l\u2019ictère grave, pouvait s\u2019accompagner de syndromes nerveux: délire, somnolence et coma; et souvent d\u2019un état méningé avec Kernig et raideur de la nuque.Dans tous ces cas, le liquide céphalo-rachidien ne montre aucune réaction cyto- 684 logique.Il s\u2019agit d\u2019une méningite toxique et la seule anomalie chimique que l\u2019on enregistre consiste dans une polypeptidorachie.Chez nos malades atteints d\u2019insuffisance hépatique, la polypeptidorachie s\u2019élevait à des chiffres variant de 22 à 28 milligrammes.Tandis que normalement elle ne dépasse pas un à deux milligrammes.L'indice d'insuffisance de N.polypeptique clivage peut, chez N.total non protéique eux, être formulé dans le liquide céphalo-rachidien.S\u2019il ne s\u2019élève pas au-dessus des chiffres considérés comme normaux dans le sérum, il n\u2019en est pas moins augmenté de façon relative: il ne faut en effet pas perdre de vue que la teneur en polypeptides du liquide céphalo- rachidien est toujours inférieure à la polypep- tidémie physiologique; pour parler d\u2019élévation de l'indice, des taux moindres sont donc exigibles dans le liquide céphalo-rachidien que dans le sang.Sous ces réserves, l\u2019indice du liquide céphalo-rachidien apparaît augmenté dans l\u2019insuffisance hépatique.Il est donc certain que la polypeptidorachie intervient au moins pour une part essentielle dans la genèse des états nerveux de la grande insuffisance hépatique.Cela ressort des arguments suivants: a) à l\u2019état normal, la polypeptidorachie ne dépasse pas quelques milligrammes par litre; b) chez les malades atteints d'insuffisance hépatique grave, avec ou sans hyperpolypep- tidémie, mais sans syndrome méningé clinique, les polypeptides n\u2019augmentent pas dans le liquide céphalo-rachidien ; c) il existe des états méningés liés à des polypeptidorachies locales dues à des processus névraxiques d\u2019inflammation ou d\u2019auto- lyse, cela en dehors de toute insuffisance hépatique ou rénale; l\u2019hyperpolypeptidémie vy est absente ou secondaire.Dupérié, Monpetit et Dumon observent une jeune fille de 12 ans atteinte de splénomégali avec hématémeses.Il s\u2019agit d\u2019un syndrome de Banti typique.Une altération hépatique se montre avec une ascite et des troubles de la fonction uréogénique.Au cours d\u2019une splé- nectomie, on découvre un petit foie cirrho- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1938 tique dont une biopsie fixe les lésions.La malade s'améliore par la suite, mais six mois plus tard apparaissent des signes d\u2019un syndrome strié: hypertonie et spasmes des membres et de la face, léger tremblement, troubles de la démarche, rire et pleurer spasmodique, puérilisme ct attitudes anormales des membres; pas de signes cérébelleux, mais atteinte pyramidalc légère avec clonus des pieds.E.Sjovall et A.Walgreen, chez un enfant de 15 ans, avec ictère, anémie et fièvre, avec gros foie et grosse rate sans ascite, observent, après deux ans d\u2019évolution, du tremblement, de l\u2019incoordination, de la lenteur des mouvements, avec parole scandée et cercle cornéen.Ce syndrome hépato-vésiculaire fut vérifié à l\u2019autopsie.H.Roger, L.Cornil et G.P.Paillas, dans leur excellent article de nutrition, joignent l\u2019observation non moins typique de E.Gjonys et G.E.Sohräôder.Je n\u2019insiste pas sur ces faits qui tous ont un point commun: la précession de la lésion hépatique sur celle du système nerveux.* 4 >k Je n\u2019irais pas jusqu\u2019à prétendre que la poly- peptidorachie soit à l\u2019origine des altérations des noyaux gris centraux.Car je ne l\u2019ai observée que dans les périodes avancées des cirrhoses comme d\u2019ailleurs l\u2019'hyperpolypepti- démie.Mais il est vraisemblable d\u2019admettre qu\u2019il puisse s'établir une relation plus précoce.Peut-être la guanidine, molécule uréifiable, intervient-elle plus précocement?Le problème reste encore posé, car les techniques chimiques n\u2019ont pas encore atteint ni la sensibilité, ni la précision désirables.Mais le foie peut intervenir d\u2019autres fa- cons pour entraîner l\u2019apparition de troubles nerveux.Etudions par exemple les polynévrites alcooliques.Pendant longtemps, on avait admis que l\u2019alcool, s\u2019il touchait les nerfs épargnait le foie, s\u2019il touchait le foie épargnait les nerfs.Il n\u2019en est rien.Klippel d\u2019abord, puis Léo- pold Lévi avaient insisté sur la part que revenait à l'altération du foie dans le déterminisme des complications nerveuses centra- FIESSINGER: FOIE ET SYSTÈME NERVEUX les et périphériques des alcooliques.Castai- gne et Sainton signalent la coexistence de la cirrhose alcoolique avec la névrite périphérique.Enfin Klippel et Lhermitte décrivent deux formes spéciales de polynévrite au cours des cirrhoses.Dans la polynévrite alcoolique, il est incontestable que le foie est atteint lésionnelle- ment et fonctionnellement.Klippel et Gouges avaient admis que dans ces cas certaines endotoxines, libérées par les lésions dégénératives hépatiques, pouvaient léser les troncs nerveux.Avec mon élève André Andoux (Thèse, Paris 1933), j'ai, au cours des polynévrites alcooliques, mis en évidence avec les épreuves fonctionnelles: urobilinurie, bilirubinémie, rose bengale et concentrations galactosuriques fractionnées, des signes incontestables de défaillance fonctionnelle hépatique.Récemment, Maurice Villaret, L.Justin Bé- sançon et H.Pierre Klotz proposent de faire jouer un rôle important à une avitaminose B.sous l\u2019effet de la gastrite atrophique, de l\u2019hépatite graisseuse et de la sclérose thyro-ova- rienne dues à l\u2019alcoolisme, souvent associée à un processus tuberculeux.Cette conception vitaminique de la polynévrite alcoolique a été défendue par plusieurs auteurs américains qui ont mis en relief l\u2019importance de cette avitaminose chez leurs malades.Elle conduit à un traitement des polynévrites alcooliques par la vitamine B.Malheureusement, et les auteurs ne cachent pas leurs insuccès, pour notre compte la vitaminothérapie ne nous a pas paru apporter de notables changements à l\u2019évolution des polynévrites alcooliques.Mais il n\u2019en persiste pas moins que dans la polvnévrite alcoolique, on signale d\u2019une façon constante une atteinte lésionnelle et fonctionnelle du foie.Certes, on pourrait aussi invoquer une avitaminose À.André Chevalier (de Marseille) insiste sur la charge du foie en vitamine À qui prend ainsi l\u2019aspect d\u2019un organe de réserve.La vitamine À se forme d\u2019ailleurs au niveau du foie au dépens des caroténoïdes.Dans les cirrhoses hépatiques, on observe une diminu- 685 tion de cette réserve vitaminique de 100 à 1500 unités de vitamine À par gramme de tissu normal, ce taux peut tomber à 10 ou 20 unités.A.Chevalier et L.Erpy montrent que, lorsque la réserve en vitamine À s\u2019abaisse, on observe une diminution de la chronaxie des extenseurs, (chronaxie de constitution), et c\u2019est un fait constant au cours des cirrhoses alcooliques.C\u2019est dans une série analogue qu'il faut ranger l\u2019héméralopie, autrement dit l\u2019amaurose crépusculaire, et le xérosis du syndrome de Bitot et qui consiste dans des plaques mates nacrées de la conjonctive externe de l'œil.G.Marinesco, A.Kreindler, S.Nestianu, O.Arama et I.Lupulesco rapportaient récemment un cas d\u2019hépato-splénomégalie avec ic- tere compliqué d\u2019héméralopie et de xérosis.On peut admettre dans ces cas que l\u2019insuffisance hépatique explique l\u2019insuffisance de la transformation du carotène alimentaire en vitamine À et, du fait de cette avitaminose, se produisent des troubles dans les échanges li- poïdiques de l\u2019épithélium pigmentaire de la rétine.Dans les syndromes de Korsakoff au cours des polynévrites alcooliques, ces troubles fone- tionnels sont encore plus évidents.J\u2019en ai actuellement un très bel exemple dans mon service.Il s\u2019agit d\u2019une femme de 38 ans que nous avons hospitalisée pour une polynévrite alcoolique très marquée aux membres inférieurs, avec abolition des réflexes, douleur à la pression des muscles et des nerfs, et étendue en partie aux extenseurs des membres supérieurs.Cette polynévrite s\u2019accompagna au début d'un léger syndrome de Korsakoff avec confusion mentale et amnésie rétro-antérograde.Le foie ne présente pas objectivement trace de lésion importante.Mais l\u2019exploration hépatique découvre son altération fonctionnelle: rose bengale: 3,6; indice biliaire plasmatique: 2,7; condensations galactosuriques fractionnées: I 21 c.c.19,8% 0,415 II.80 c.c.15,46% 1,236 IIT.135 c.c.2.98% 0,402 IV.480 c.c.rien 716 c.c.2.053 686 Dans la forme la plus courante, la paralysic des membres inférieurs s\u2019accompagne de pieds tombants, d\u2019abolition des réflexes, d\u2019hypoes- thésie, de douleur à la pression des masses musculaires et des nerfs.Mais elle prend un aspect spécial du fait de la différence marquée de la paralysie aux membres supérieurs et de la présence de troubles sphinctériens.A la période terminale des cirrhoses, par contre, la latence est absolue.Peu de troubles sensitifs, peu de troubles réflexes.Les malades sont cachectiques et œdématiés.L'examen histologique montre la démyélinisation et la fragmentation des nerfs.M.Roger, L.Cornil et J.L.Paillas ont joint à ces formes, un type de cirrhose hypertrophique avec latence des signes nerveux; les réflexes rotuliens sont à peine diminués, les achilléens seuls sont abolis.Il existe des algies diffuses, profondes, continues, exacerbées le matin et à la pression des masses musculaires des mollets en particulier.Une malade que je soigne actuellement à Necker, femme de ménage de 47 ans, ayant présenté, en juillet 1937, une crise de delirium tremens, entre dans mon service le 7 septembre 1937 pour un état de confusion mentale avec désorientation complète.A son entrée, elle a de la raideur de la nuque et un signe de Kernig.Le syndrome méningé s\u2019accompagne d\u2019une abolition des réflexes tendineux et de douleur à la pression des masses musculaires et des nerfs avec atrophie et hypotonie musculaires.On découvre à l'examen un œdème malléolaire et un gros météorisme.Rapidement, le 15 septembre, apparaît une ascite qui se développe rapidement et en même temps l\u2019état de confusion mentale régresse.Rapidement ainsi, après un début méningé et polynévri- tique, s'installe une symptomatologie de cirrhose à petit foie, ascitique, véritable syndrome polynévrito-ascitique.L'indice biliaire plasmatique est à 5,8; le rose bengale à 5,09.Les concentrations fractionnées donnent: galactosuriques L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.1L FAN.\u2014 Montréal.Juillet 1938 I.36 c.c.22,4% 0,806 IT.23 c.c.8,03% 0,184 III.18 c.c.traces IV.90 c.c.0 167 c.c.0,990 L\u2019examen du sang: Sero-albumine: 32,25 \u2014\u2014,.-\u2014 ==\u2014\u2014 = 0,02 globuline 35,15 Tous ces signes témoignent d\u2019une atteinte à la fois scléreuse et dégénérative du foie.Voici encore un autre malade de mon service qui peut rentrer dans les formes frustes de H.Roger, L.Cornil et J.L.Paillas.Une malade, âgée de 36, éthylique avérée, entre dans mon service pour un syndrome icté- ro-ascitique de cirrhose atrophique.Elle a une luxation congénitale de la hanche gauche, avec atrophie du membre inférieur gauche.Durant son séjour à l\u2019hôpital apparaissent des douleurs en éclair de la jambe droite.Les réflexes rotuliens et achilléens diminuent considérablement d'amplitude avec hypotonie musculaire.La malade étant syphilitique depuis 1934, malgré un traitement suffisant ct un B.W.négatif, on craint un début de tabès.La ponction lombaire fait retirer un liquide céphalo-rachidien chimiquement et cytologi- quement normal.Il s\u2019agit, sans erreur possible, d\u2019une polynévrite unilatéralisée par le surmenage musculaire de la boiterie.L'indice biliaire plasmatique: 3,8; le rose bengale: 4,3; l\u2019urée sanguine: 0,24.Les condensations galactosuriques fractionnées donnent: I.59 c.c.33% 1,012 II.90 c.c.24.9% 2,223 111.79 c.c.4.7% 0,371 IV.600 c.c.traces 828 c.c.3,606 Ces quelques exemples suffisent pour montrer l\u2019extrême polymorphisme que peuvent prendre les polynévrites alcooliques.En matière de psychiatrie, on observe au cours de différents syndromes des signes évidents d'insuffisance hépatique et l'on peut, comme le Professeur Laignel-Lavastine l\u2019a FIESSINGER: FOIE ET SYSTÈME NERVEUX fait au Congrès de Vichy, attribuer certains troubles psychiques graves, comme le syndrome de Korsakoff, certaines psycho-névro- ses asthéniques ou anxieuses à des insuffisances hépatiques associées que révèlent l\u2019hypoglycémie, la polypeptidémie, l\u2019alcalose, le rose bengale, etc.Dans la schizophrénie, I.Ornstein, M.Sibi et L.Smilovici d\u2019une part au Congrès de V1- chy, J.Pronap et O.Skalu Kova de l\u2019autre à Prague, signalent de même que dans les psychoses graves des troubles manifestes d'une insuffisance hépatique: modification du coefficient de Maillard, élévation de la courbe glycémique et bilirubinémie.Lucien Cornil et Joseph Alliez distinguent dans cette association hépato-psychique: a) des troubles mentaux élémentaires: troubles affectifs comme la mélancolie et l\u2019anxiété; troubles intellectuels depuis les troubles de la mémoire jusqu\u2019à la confusion mentale et le délire onirique; b) des psychoses hépatiques: folie hépatique de Klippel pouvant ressembler à une paralysie générale; c) des troubles mentaux dans les maladies du foie: cancer, cirrhoses, hépatites aiguës; d) des altérations hépatiques dans les maladies mentales et c\u2019est là que prend place l\u2019insuffisance hépatique de la schizophrénie.Tous ces faits montrent l\u2019étroite corrélation qui unit le psychisme au fonctionnement du foie.# # # S1 nous essayons d'établir le bilan de cette étude, nous saisissons bien des incertitudes.Certes si le système nerveux retentit sur le fonctionnement hépatique, nous trouvons beaucoup plus d\u2019arguments en faveur de l\u2019atteinte du système nerveux au cours des altérations fonctionnelles et anatomiques du foie.Retentissements toxiques, comme retentissement nutritif ou vitaminique, tout milite en faveur d\u2019une atteinte fonctionnelle d\u2019abord, anatomique ensuite du système nerveux central ou périphérique.Mais il reste encore bien des in- 687 connus dans la raison du retentissement.La notion des polypeptides n\u2019éclaire qu\u2019un petit côté de la question.Pour en revenir à la maladie de Wilson, 1l semble que l\u2019enfant offre une sensibilité plus grande de son système nerveux; sa cirrhose paraît bien précéder l\u2019atteinte nucléaire.Quant à la nature de cette cirrhose infantile, elle s\u2019entoure de la même façon de brumes épaisses.Il existe chez l\u2019enfant des cirrhoses qui ne sont ni syphilitiques, ni tuberculeuses, ni même alcooliques.J\u2019ai, le mois dernier, présenté à la Société Anatomique, un travail très curieux d\u2019un médecin viennois, le Dr Rezak, sur les cirrhoses infantiles des Indes Anglaises et je les comparais à celles que j'ai étudiées dans les statistiques des Indes Néerlandaises.Ce sont des cirrhoses du tout jeune Age que toutes les raisons cliniques et expérimentales permettent d\u2019attribuer à la charge anormale de l\u2019alimentation maternelle et juvénile en « curry ».Voila une raison.Il y en a certainement d\u2019autres que nous ne connaissons pas.Toutes ces impressions appellent de nouvelles études sur ces sujets.Mon rôle n'a done consisté qu\u2019à établir des jalons sur un chemin qui n\u2019en est qu\u2019à son début et que les analyses fonctionnelles contemporaines pourront tracer plus large et plus long vers le but à atteindre.Les polypeptides semblent n\u2019intervenir que dans les formes graves et terminales de l\u2019insuffisance hépatique.Mais il y a d\u2019autres substances qui se fixent sur le système nerveux, ne serait-ce que les pigments ou les sels biliaires.Et encore, faut-il joindre l\u2019association certaine des amines toxiques, les imidazols sur lesquels le Professeur Loeper a attiré l\u2019attention et qui expliqueraient peut-être les faits rapportés récemment par Caroli, où l\u2019on voit la migraine précéder l\u2019apparition d\u2019un ictère bénin.Dans cette relation humorale entre le foie et le système nerveux, dans l\u2019état de nos connaissances actuelles, on ne peut se livrer qu\u2019à des hypothèses, mal soutenues par les constatations chimiques en raison des difficultés techniques de recherches. ÉTUDE COMPARATIVE DE TROIS AGENTS PYRÉTCGÈNES (Sulfoléum \u2014 Dmelcos \u2014 Pyrifer) Par Albéric MARIN et Georges LECLERC.Les résultats que nous opposons ici ne touchent que les réactions thermiques obtenues avec ces trois médicaments, sans préjuger de leurs effets thérapeutiques.Ils sont, du reste, de nature dissemblable: l\u2019un, le Sulfoléum, étant une substance chimique, les deux autres, le Dmelcos et le Pyrifer, des vaccins donnant un choc protéinique absent dans le premier cas.Nous avons choisi, au hasard, dans le Service de Dermato-Syphiligraphie de l\u2019hôpital Notre-Dame, 30 malades répartis en 3 groupes: 10 étant traités au Sulfoléum, 10 au Dmelcos, 10 au Pyrifer.Chacun de ces sujets reçut 10 injections du médicament auquel il était soumis.Nous avons donc observé 100 réactions dues au Sulfoléum, 100 au Dmelcos et 100 au Pyrifer.Nous croyons ces chiffres suffisants pour établir une moyenne.Aucun de ces malades ne souffrait préalablement de maladie fébrile.Sur 30, 23 étaient atteints de syphilis nerveuse (soit 77%) et 7 d\u2019eczéma (soit 23%).Ces individus étaient tous des adultes: 22 hommes et 8 femmes.La moyenne d\u2019âge était de 41 ans et sensiblement la même chez les trois groupes (44, 38, 41).x ok 3k Le Sulfoléum est une préparation de soufre pur en solution à 1% dans l\u2019huile d\u2019olive.Il se donne à dose progressive de 0.5 c.c.a 10 c.c.en injection intramusculaire.On l\u2019administre de préférence vers 6 heures du soir parce que la réaction commence 12 heures environ après l\u2019injection.Le Dmelcos est une émulsion stabilisée de bacilles de Ducrey de plusieurs souches, titrée à 225 millions de corps microbiens par centimètre cube.On l\u2019injecte par voie intraveineuse à doses croissantes de 15 cm*, 1 em?, 115 cm8 jusqu\u2019à 6 et même 10 cm?.Le Pyrifer est composé d'extraits microbiens tirés de certaines souches microbiennes non pathogènes du groupe des coli-bacilles.Il est préparé à des degrés d\u2019activité divers correspondant à une teneur de 50 millions à 5 milliards de germes par c.c.(50 à 5000 unités).Une unité correspond à 1 million de germes.Il se donne par la voie intraveineuse, de préférence le matin, à jeun.La dose de début est de 50 unités.On augmente progressivement les doses subséquentes pour atteindre la dose de 5000 unités vers la 10e injection.Début de réaction et maxima dans le temps Sulfoléum.\u2014 La réaction thermique ne débute jamais avant 6 heures et très rarement avant 8 heures.Un début de réaction thermique est obtenu en moins de 9 heures dans 18% des cas » \u201d 7 10 3 2) 28% 12) 124 3 2 27 11 y, 2, 55% NN 3) 2) », 2) 12 3 2 75% » 7 Il y a 8% des cas chez lesquels la réaction thermique n\u2019est pas encore commencée au bout de 14 heures.La réaction thermique maxima est atteinte en deca de 12 heures dans 32% des cas 3) 39 2 15 2) 3\u201d 71% 3) 3» 3) 3) 3, 18 3) 3) 93% 1 33 Dmelcos \u2014 Un début de réaction thermique est obtenu en moins de 1 hr.dans 129 des cas 3, 3, 3, 2 29 2 3, y) 57% 33 9 4 3, 5\u201d 80% 3, 1 Jamais la réaction ne retarde de plus de 7 heures.3) » 7 3> 3} MARIN er LECLERC: ETUDE DE TROIS AGENTS PYRETOGENES La température maxima est atteinte en deca de 3 heures dans 16% des cas 2) 5, 2) 4 22 » 59% ; 3, 39 88% 3) 3) 7) 9 3 6 3 » Une seule fois la réaction maxima fut atteinte en 12 heures.Pyrifer \u2014 A partir du moment de la piqûre, un début de réaction thermique est obtenu en moins de 1 heure dans 18% des cas 23 3) 33 9 heures 3 46% 2} 3) 3, 33 3, 4 23 2} 82% 29 3\u201d Jamais la réaction n\u2019est retardée de plus de 7 à 8 heures.La température maxima de l\u2019accès thermique est atteinte en déça de 3 heures dans 26% des cas 35 2, 9, 4 2) 7 57% 2\u201d 3, 3, 33 1) 6 \u201d 1 80% 2\u201d 3\u201d Une seule fois la maxima fut atteinte en 12 heures.Total d'heures à chaque température Le tableau suivant indique le total du nombre d\u2019heures ou la température des malades s\u2019est maintenue avec chaque agent pyrétogène.SULFOLEUM DMELCOS PYRIFER 4 heures 1 heure 15 heures En divisant ces chiffres par 10 on obtient la moyenne du nombre d'heures à chaque température pour une série de 10 injections.En les divisant par 100 on obtient les chif- îfres de la courbe moyenne d\u2019un accès thermique.Nous reproduisons la courbe tvpique à chaque agent pyrétogène.689 Le tableau suivant indique le nombre de fois que chaque degré de température fut la maxima dans les 300 courbes.PYRIFER SULFOLEUM DMELCOS TOTAL: 100 100 100 690 Sur 300 injections, 6 n\u2019ont produit aucune élévation thermique.Jamais la température de 105° ne fut atteinte.La température de 104.4° fut atteinte 3 fois i.e.dans 1% des cas.À noter que le Pyrifer a fourni 10 fois une maxima au- dessus de 104°.Chez les 30 sujets, 11 y en eut 6 (ie.20%) chez qui la première injection n\u2019a produit qu\u2019une réaction thermique insignifiante tandis que les injections subséquentes ont provoqué des réactions progressivement plus fortes.Il y eut 6 autres (20%), dont 4 traités au Pyrifer, chez qui le premier accès thermique a atteint une température maxima plus élevée que tous les autres accès subséquents dont la maxima décroissait plus ou moins.Courbature, nausées, céphalée, prurit, douleurs dans les jambes, fourmillements aux mains et aux pieds, malaises vagues sont les signes subjectifs les plus fréquents quel que soit le médicament employé.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1938 Sommaire a) Nous avons obtenu: avec le Pyrifer un début de réaction en 1 - 2 heures, une température maxima en 3 - 4 heures; avec lc Dmelcos un début de réaction en 2 heures, une température maxima en 4 heures; avee le Sul- foléum, un début de réaction en 9 - 12 heures, une température maxima en 15 heures.b) Jamais la température de 105° ne fut atteinte.c) La température 104.4° fut atteinte dans 1% des cas.| d) Le Pyrifer donne le plus grand nombre d'heures aux températures élevées 102°, 103° et 104°.e) Le Sulfoléum donne de beaucoup plus grand nombre d'heures aux basses températures 99° et 100°.Exploration fonctionnelle des reins par la phénolsulfonephtaléine * Cette année.l'épreuve de la phénolsulfonephta- léine a fait l\u2019objet de nouvelles recherches.A la suite de nombreuses investigations, Pasteur Vallery-Radot, P.Delafontaine, R.Israël et J.Porge ont constaté que plus la durée de l\u2019épreuve est longue.plus les éliminations du colorant tendent à s\u2019égaliser.que les reins soient normaux ou pathologiques; en outre.ils ont remarqué que l\u2019injection intramuseulaire.même profonde, donnait souvent des résultats discordants.En conclusion.ces auteurs proposent d\u2019écourter le temps de l\u2019épreuve et de substituer l\u2019injection intraveineuse à l\u2019injection intramusculaire.Jusqu'ici.il était classique d\u2019attendre 70 minutes pour la lecture des résultats lorsqu\u2019on emplovait la voie intramusculaire, et 30 minutes lorsqu\u2019on utilisait la voie endoveineuse.Pasteur Vallery-Radot et ses élèves recommandent de réaliser l\u2019épreuve en 15 minutes.Leur technique peut ainsi se résumer: Le sujet.autant que possible à jeun.sera obligatoirement étendu pendant toute la durée de l\u2019épreuve.* L'Année Médicale pratique (René Lépine, éditeur.Paris).On lui fera absorber un ou deux verres d\u2019eau; dix à quinze minutes plus tard la vessie sera vidée à fond.Immédiatement après.on injectera un ec.d\u2019une solution contenant six milligrammes de P.S.P.tres exactement mesurée au moyen d\u2019une seringue de précision.L'heure de l\u2019injection sera notée.et 4 d\u2019heure après les urines seront recueillies par miction spontanée ou par sondage.Quand.après 44 d\u2019heure.le chiffre d\u2019élimination est égal ou supérieur à 25% du colorant injecté.on peut en conclure que les reins fonctionnent normalement.Ce chiffre indique que l\u2019élimination en 60 ou 70 minutes sera sûrement normale; il est inutile dans ces cas de prolonger l\u2019épreuve.Un chiffre d\u2019élimination égal ou inférieur à 157 autorise à dire, au contraire, que l\u2019élimination en 60 ou 70 minutes serait nettement défectueuse; il est encore inutile dans ce cas de prolonger l\u2019épreuve.Enfin, quand le chiffre d\u2019élimination est voisin de 20% il est impossible d\u2019affirmer l\u2019intégrité ou l\u2019altération des fonctions rénales.Mais l\u2019épreuve prolongée ne fournirait pas de résultats plus concluants; de toute nécessité.d\u2019autres épreuves fonctionnelles s\u2019imposent et Pépreuve des «15 minutes» garde encore sa valeur.C.LIAN et G.SIGURET. LA CHOLÉCYSTENDÈSE OU CHOLÉCYSTOSTOMIE A propos de 16 cas personnels Par Pierre SMITH, Chirurgien, hôpital Saint-Luc.« Duns la caleulose vésiculaire, ne faites que ce qui est strictement nécessaire et rien d'autre; te- nez-vous-en de préférence aux pratiques conservatrices.» Si nous plaçons en épigraphe à cet article ce judicieux précepte d\u2019Einhorn, c\u2019est que, mieux que nul autre, il a su inspirer nos directives en chirurgie de la calculose vésiculaire.En effet, dès 1926, cet auteur exhortait ainsi les chirurgiens à pratiquer la cholécystotomie de préférence à la cholécystectomie dans les cas de lithiase biliaire simple.Sans doute avait-il remarqué, et depuis longtemps peut- être, les malaises, voire les méfaits post-opé- ratoires divers, parfois graves, souvent persistants des malades cholécystectomisés.Nombre de chirurgiens aussi, et non des moindres, ont de même ajouté leurs propres déceptions à celles de leurs opérés, en constatant souventes fois, la persistance post-opé- ratoire de douleurs hépatiques rebelles, de crises ictériques fugaces ou durables, de troubles digestifs divers, nécessitant parfois des interventions chirurgicales itératives et graves.Et en dépit de ces multiples déboires, on persiste encore cependant a utiliser beaucoup trop souvent les mémes méthodes radicales et mutilatrices lorsqu\u2019une simple cholécystotomie suffirait à atténuer notablement, voire à faire disparaître de façon définitive, maints troubles d\u2019ordre hépato-vésiculaire.Depuis le 15 juin 1934, date de notre première cholécystendèse, jusqu\u2019au 28 avril 1938, nous avons pu, au cours de 39 interventions pratiquées sur la voie biliaire accessoire vé- siculo-eystique, réaliser la cholécystendèse chez 16 de nos opérés.La simplicité et la bénignité de l\u2019intervention, la très grande sécurité des suites opératoires immédiates, le mieux-être des opérés dans les suites secondaires, bref l\u2019avantage que cette cholécystotomie semble réaliser sur la choléeystectomie, nous ont incité à publier ces 16 observations et leurs résultats, la technique de la cholécystendese et ses indications opératoires !.Observation I.(Dossier 15336, hôpital Saint-Luc.) E.C., âgée de 57 ans, opérée le 15 juin 1934, pour cholécystite calculeuse, douloureuse depuis plusieurs années.Femme grasse à pannicule adipeux très développé.Examen radiologique: « Vésicule non opacifiée.Image arrondie à contour opaque visible dans la région vésiculaire.» Libération de quelques adhérences lâches vésiculo et cystico-duodénales.La voie biliaire principale hépato-cholédocienne semble libre.La vésicule a une teinte bleue, ardoisée, et la paroi est apparemment normale.Ponction à l\u2019aiguille assez grosse du fond de la vésicule et aspiration de la bile d\u2019aspect normal.Incision du fond de la vésicule et extraction d\u2019un petit caleul rugueux de la grosseur d\u2019une noix.Cholécystendèse, après nettoyage de la cavité vésiculaire à l\u2019eau stérilisée et à l\u2019éther.Petite mèche de cellophane en raison d\u2019un léger suintement sanguin.Paroi fermée en trois plans séparés et solidarisés.Suites opératoires immédiates très simples, indolores et sans nul choc.Fébricitante les trois premiers jours; normale ensuite.Lever le 5e jour et les jours suivants sans incident; état local et général excellents.Départ le 24e jour.1.Les neuf premières interventions ont déjà été publiées dans l\u2019Union Médicale du Canada, janvier 1936. 692 Observation II.(Dossier 17928, hôpital Saint-Luc.) À.B., âgée de 54 ans, opérée le 12 décembre 1934, pour cholécystite calculeuse, douloureuse depuis trois ou quatre ans.Examen radiologique: « Vésicule faiblement opacifiée.Nombreuses taches dans le bas-fond vésiculaire.» Vésicule apparemment normale; libération d\u2019une adhérence bridant le cystique.Dans le cholédoque et l\u2019hépatique, aucun calcul.La paroi de la vésicule est souple et d\u2019aspect normal.Incision du fond de la vésicule après ponction et aspiration de 10 c.c.de bile apparemment normale.Extraction d\u2019une trentaine de petits calculs durs et rugueux.Exploration et nettoyage de la vésicule et du cystique à l\u2019eau distillée et à l\u2019éther, cholécystendèse.Suites opératoires simples; petit hématome suppuré pariétal.Douleurs et malaises postopératoires quasi nuls.Lever le 3e jour et suivants sans incident.Départ le 17e jour.Observation III.(Dossier 18691, hôpital Saint-Luc.) V.M, âgée de 36 ans, malade maigre et fragile.Douleurs vésiculaires depuis plus d\u2019un an.Opérée le 30 janvier 1938.Examen radiologique: « La vésicule biliaire n\u2019est pas visible.Pas d\u2019image calculeuse.» L\u2019examen digital du cholédoque et de l\u2019hépatique est négatif.Gros hydro-cholécyste de 120 c.c.vidé par ponction à l'aiguille.Extraction de deux calculs de la grosseur de l\u2019extrémité du doigt, dont un enclavé dans le cystique; le cholédoque semble libre; après l\u2019extraction des calculs, la bile verte et normale reflue dans la vésicule; cavité vésiculaire détergée à l\u2019eau distillée et à l\u2019éther.Cholécys- tendèse ; pas de drainage.Suites opératoires: fébricitante les 4 premier jours, normale ensuite.Lever le 2e jour et suivants sans incident.Départ le 9e jour.Etat local: guérison per primam; état général excellent; pas de douleur post-opératoire.Revue le ler mars, aucun trouble ni local ni général.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1938 Observation IV.(Dossier 20709, hôpital Saint-Luc.) E.C.âgée de 35 ans.Crises vésiculaires douloureuses depuis plus de 18 mois.Rapport radiologique: « La zone vésiculaire paraît densifiée.» Opérée le 31 mai 1935.Grosse vésicule ardoisée sans forte tension liquidienne; libération d\u2019adhérences au niveau du cystique.Le cholédoque et l\u2019hépatique sont perméables et libres.Aspiration par ponction de 20 c.c.de bile apparemment normale.La vésicule et le cystique sont remplis d\u2019une multitude de petits calculs mous (environ 200) dont le volume varie d\u2019une amande à une lentille.Extraction complète des calculs.Cholédoque apparemment libre.Cholécystendése: deux petits drains de cellophane.Suites opératoires: fébricitante (aux environs de 100) les 3 premiers jours, normale ensuite.Lever le 4e jour et suivants sans aucun incident.Départ le 11e jour.Etat local: guérison per primam; état général excellent.Revue le 9 juillet 1935, c\u2019est-à-dire 6 semaines plus tard, légères douleurs au niveau de la cicatrice opératoire, depuis 2 jours; les douleurs hépato-vésiculaires ont entièrement disparu.Observation V.(Dossiers 20850 et 23314, hôpital Saint- Luc.) O.G., âgée de 36 ans, malade adipeuse, souffrant de crises hépatiques douloureuses depuis près de deux ans.Rapport radiologique: « Pas de signes ra- diographiques directs de lithiase biliaire.» Opérée le 14 juin 1935.Vésicule ardoisée apparemment normale; libération d\u2019adhérences lâches au niveau du cystique.Pas de calculs dans l\u2019hépatique et le cholédoque.Aspiration par ponction d\u2019environ 20 c.c.de bile trouble, contenant quelques filaments grumeleux.Examen de la bile négatif.Incision du fond vésiculaire.Absence de calculs; nettoyage à l\u2019eau distillée et à l\u2019éther.Cholécystendèse, pas de drainage.Fébricitante les 10 premiers jours, normale ensuite.Lever le 5e jour et suivants sans incident.Départ le 24e jour.Départ possible le 12e jour.Revue le 13 octobre 1935, plus aucune douleur hépatique. SMITH: LA CHOLECYSTENDESE OU CHOLECYSTOSTOMIE Observation VI.(Dossier 21496, hôpital Saint-Luc.) À.B., âgée de 59 ans; malade fortement adipeuse, souffre de crises vésiculaires douloureuses depuis 10 ans.: Examen radiologique: « Vésicule non injectée; à l\u2019angle costo-vertébral, deux taches arrondies claires pouvant faire croire à des calculs.» Opérée le 9 août 1935.Exploration du cholédoque et de l\u2019hépatique: aucun calcul.Grosse vésicule sous tension.Extraction par ponction de 40 c.c.de bile trouble et d\u2019une dizaine de petits caleuls à facettes.Nettoyage à l\u2019eau stérilisée et à l\u2019éther.Cholécystendèse, sutures difficiles à réaliser, vu l\u2019adiposité du sujet et la profondeur de la vésicule.Drain de cellophane en raison de la précarité des sutures.Suites opératoires simples.Lever le 5e jour et les jours suivants sans incident.Suppuration de la paroi retardant le départ jusqu\u2019au 41e jour.Départ possible cependant du 15e au 20e jour.Aucun écoulement et aucune fistule biliaire post-opératoire.Observation VII.(Dossier 21866, hôpital Saint-Luc.) À.B., âgée de 30 ans.Crises vésiculaires remontant à deux ans.Rapport radiologique: « Vésicule très faiblement opacifiée avec taches arrondies légèrement opaques, visibles en son centre; présence probable de calculs.» Opérée le 12 août 1935.Vésicule de grosseur moyenne à paroi assez épaisse et bleuâtre.Aucun caleul décelable dans le cholédoque et l\u2019hépatique.Aspiration par ponction de 10 c.c.de bile.Incision de la paroi vésiculaire et extraction de 7 petits calculs mous de la grosseur d\u2019un pois.Vésicule détergée à l\u2019eau distillée et à l\u2019éther.Cholécys- tendèse.Deux petits drains de cellophane.Suites opératoires très simples.Fébricitante les 2 premiers jours, normale ensuite.Lever le 4e jour et suivants sans incident.Départ le 9e jour; plus aucune douleur.Observation VIII.(Dossiers 21624 et 22389, hôpital Saint- Luc).L.A., âgée de 25 ans, malade corpulente 693 présentant des crises vésiculaires douloureuses depuis quelque temps.Examen radiologique: méthode de Stuart- Illick.« Assez grosse vésicule, faiblement opacifiée, sans image calculeuse visible.» Opérée le 13 août 1935.La voie biliaire principale hépato-cholédocienne semble normale et libre.Vésicule de couleur ardoisée, apparemment normale, ponctionnée et vidée de sa bile, ensuite incisée et vidée de 12 petits calculs mous.Nettoyage à l\u2019eau distillée et à l\u2019éther.Cholécystendèse, suivie d\u2019appendicectomie.Pas de drainage.Suites très simples.Lever le 3e Jour et suivants, pas d\u2019incident.Départ le 14e jour.Revient à l\u2019hôpital le 4 septembre 1936 pour légères crises douloureuses avec subic- tère; le sulfate de magnésie, le matin, à jeun, entraîne une guérison au bout de quelques jours.Observation IX.(Dossier 21090, hôpital Saint-Luc.) F.L., âgée de 42 ans.Crises douloureuses vésiculaires depuis 7 ou 8 ans.| Examen radiologique: «Assez grosse vésicule, faiblement opacifiée, qui se profile sur le bord droit de D 2; images arrondies, claires, en son centre.» Opérée il y a 4 ans dans un autre hopital pour appendicectomie et simple exploration des voies biliaires.Les mémes douleurs persistent après opération.Ré-opérée par nous le 15 septembre 1935.Libération d\u2019adhérences laches au niveau du cystique.La voie biliaire principale hépato-cholédocienne est libre et non dilatée.Grosse vésicule bleutée, et apparemment normale, remplie d\u2019environ 15 c.c.de bile extraite par ponction.Extraction après incision du fond de la vésicule de 5 petits calculs mous.Cholécystendèse.Drainage par 2 mèches de cellophane.Fébricitante les 3 premiers jours.Température à clochers du 9e au 14e jour, causée par une suppuration du tissu cellulo-adipeux sous-cutané.Lever à partir du 4e jour; garde le lit du 9e au 14e jour.Départ le 22e jour, guérison.Observation X.(Dossier 23483, hôpital Saint-Luc.) A.M., âgée de 56 ans.Crises de cholécystite caleu- 694 leuses depuis nombre d'années, souvent accompagnées de spasmes coliques douloureux.Examen radiologique: « Grosse vésicule apparemment lithiasique; faiblement opacifiée.» Opérée le 29 novembre 1935.L\u2019appendice normal est laissé en place.Grosse vésicule pâle, bleutée, à parois légèrement hypertrophiées, pas d\u2019adhérences péri-vésiculaires.Extraction par ponction de 20 cc.de bile foncée.Extraction d\u2019environ 300 petits caleuls durs.Le canal hépato-cholédocien est libre.Choléeystendèse après nettoyage de la vésicule à l\u2019eau distillée et à l\u2019éther.Fébricitante les 10 premiers jours, en raison d\u2019un petit hématome pariétal infecté.Lever à partir du 4e jour, aucun incident notable.Départ le 22c jour.Guérison.Observation XI.(Dossier 26213, hôpital Saint-Luc.) G.G., âgée de 49 ans.Malade adipeuse.Douleurs vésiculaires et appendiculaires depuis plusieurs années.Cholécystographie: « Grosse vésicule, pas de caleul visible.» Opérée le 27 avril 1936.Appendicectomie (appendicite chronique).Vésicule à paroi légèrement épaissie, bleu-ardoi- sée.Extraction par ponction de la bile vésiculaire.Extraction d\u2019environ 45 calculs mous dont l\u2019un de la grosseur d\u2019une amande, un autre de la grosseur d\u2019une noix.Pas de caleul dans l'hépato-cholédoque.Cholécystendèse.Deux petits drains de cellophane dans la région sous-hépatique en raison d\u2019un léger suintement sanguin.Légère suppuration post-opé- ratoire du tissu cellulo-cutané nécessitant une contre-incision latérale droite déclive le 2bc jour.Lever le 4e jour et la plupart des jours suivants sans incident notable.Départ le 32e jour.Etat général excellent.Paroi abdominale.en bonne voie de guérison au départ.Observation XII.(Dossier 28194, hôpital Saint-Luc.) H.S., âgée de 47 ans.Souffre depuis plusieurs années de crises vésiculaires calculeuses, malade pâle et affaiblie en raison de crises intenses récentes.Examen radiologique: « Vésicule apparemment lithiasique, faiblement opacifiée.» Opérée le 24 août 1936.Ponction et extraction de L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.juillet 1933 10 c.c.de bile foncée.Extraction d\u2019environ 300 petits calculs mous et de boue biliaire.La vole principale hépato-cholédocienne semble libre.Vésicule détergée et nettoyée à l\u2019eau distillée et à l\u2019éther.Cholécystendèse.Deux petits drains de cellophane dans la région hépatique.Guérison locale « per primam ».Suites opératoires très simples.Lever le 8e jour et tous les jours suivants.Revue plusieurs mois plus tard; engraissée d\u2019une quinzaine de livres en quelques mois.Etat général excellent.Plus aucune douleur.Observation XIII.(Dossier 28937, hôpital Saint-Luc.) P.F.âgée de 32 ans.Depuis plusieurs années souffre de cholécystite calculeuse.Examen radiologique: « Vésicule légèrement injectée.» Opérée le 13 novembre 1936.Vésicule plutôt petite bleutée, bien irriguée.Pas d\u2019adhérences péri-vésiculaires.Ponction et extraction de 10 a 15 c.c.de bile foncée.Incision du fond de la vésicule et extraction d'environ 150 petits calculs jaunes et mous.Aucun calcul décelable dans le canal hépato- cholédoque.Cholécystendèse.Pas de drainage.Suites opératoires: fébricitante les 5 premiers jours en raison d\u2019un petit hématome pariétal.Lever le 13e jour (malade un peu fatiguée).Départ le 22e jour.Etat local et général excellents.Observation XIV.(Dossier 31441, hôpital Saint-Luc.) I.B., âgée de 30 ans, employée à l'hôpital Saint- Luc.Crises vésiculaires douloureuses depuis plusieurs mois.Examen radiologique: « Vésicule légèrement injectée dans laquelle 1l semble y avoir des taches douteuses (calculs ?).» Opérée le 1 mars 1937.Vésicule à parois souples bleu- ardoisée, ponction du fond de la vésicule et extraction de 15 c.c.de bile; extraction d\u2019un caleul unique, sphérique, rugueux de la grosseur d\u2019une petite bille.Pas de calcul dans le cholédoque.Cholécystendèse, appendicectomie (appendicite chronique).Pas de drainage.Suites opératoires: légère congestion pulmonaire les 3 premiers jours.Lever le 7e jour et SMITH: LA CHOLÉCYSTENDÈSE OU CHOLÉCYSTOSTOMIE 695 les jours suivants sans incident.Demande son congé le 15e jour.Revue deux mois plus tard, état local et général excellents.Observation XV.(Dossier 33483, hopital Saint-Luc.) H.L., âgée de 46 ans.Malade trés adipeuse.Crises de coliques vésiculaires depuis nombre d\u2019années.Examen radiologique: «Sur les 2 et 3e épreuves, la vésicule est injectée sans image calculeuse.» Opération le 16 juin 1937.Appendicectomie pour appendicite chronique.Voiles adhéren- tiels sous la vésicule et le cystique.Vésicule de volume moyen, paroi souple.Vésicule normale.Cholédoque libre.Ponction de la vésicule et extraction de 30 & 40 c.c.de bile foncée.Extraction d\u2019une quinzaine de petits calculs foncés et friables, et de sable biliaire.Cholécystendése.Pas de drainage.Suites opératoires immédiates sans incident alarmant.Suppuration prolongée du tissu cel- lulo-adipeux sous-cutané.Lever tardif.Suites secondaires: très bonnes.Observation XVI.(Dossier 13658, hôpital de la Miséricorde.) A.B., âgée de 64 ans.Adipeuse.Arythmique.Souffre intensément de cholécystite caleu- leuse depuis plusieurs années.A l'examen radiologique aucun caleul décelable au niveau de la vésicule.Opérée le 27 novembre 1937.Vésicule gonflée, tendue.Ponction de la vésicule et extraction de bile épaisse, foncée.Extraction de 150 petits caleuls mous.Cholécystendèse.Petit drain à l\u2019extrémité inférieure de l\u2019incision.Suites immédiates très simples.Suites secondaires: plus aucune douleur hépatique.Etat général excellent.* * * Chez 15 de nos opérées, la réalisation de la technique a été fort simple.Dans un cas seulement (Obs.VI), la suture de la vésicule a été assez laborieuse en raison de l\u2019adiposité prononcée du sujet et de la profondeur de la région vésiculaire.Chez cette malade, pas plus que les autres.n\u2019est survenue de fistule biliaire post-opératoire; toutes les sutures ont donc tenu hermétiquement.Les suites opératoires immédiates ont été de toute quiétude; nulle réaction péritonéale; aucune atteinte de l\u2019état général, aucun incident marqué d'ordre digestif.Evolution post-opératoire comparable en tout point, à celle de toute intervention abdominale simple, telle l\u2019appendicectomie, la herniotomie, les salpingo-ovariectomies et hystérectomies banales.Les suites secondaires, idéales aussi; une seule malade (Obs.VIII) est revenue dans la service quelques semaines plus tard, pour une légère crise sub-ictérique rapidement guérie, par l\u2019administration buccale de sulfate de magnésie à jeun pendant quelques jours.Aucune autre malade n\u2019est revenue se plaindre de douleurs sous-hépatiques post-opératoires, comme il advient si fréquemment pour les cholécystectomisés.Onze malades sur seize ont pu se lever dans les cinq jours qui suivirent l\u2019intervention et cela sans ennui ou incident notable.Six opérées ont pu quitter l\u2019hôpital du 9e au 15e jour.Les départs retardés au delà de ce temps le furent surtout en raison d\u2019une suppuration pariétale du tissu cellulo-adipeux.Quel sera l\u2019avenir lointain de ces cholé- cystotomisées?Présenteront-elles d\u2019autres crises de cholécystite calculeuse pour lesquelles nous aurons à ré-intervenir?Il est certes encore difficile de l\u2019affirmer, mais si l\u2019on présume de nos résultats à venir par ceux déjà obtenus par certains chirurgiens et notamment par les chirurgiens italiens, qui pratiquent cette intervention sur une grande échelle depuis nombre d'années, il y a lieu d\u2019espérer qu\u2019ils seront, dans l\u2019ensemble, excellents et en tout cas plus favorables que si nos malades avaient été systématiquement cholécystectomisées.Quel est le sort anatomique de cette suture vésiculaire?Des vésicules ainsi suturées et revues dans les années qui suivirent, ne décelaient à leur surface qu'une petite traînée selé- reuse et blanchâtre, trace de l'intervention antérieure pratiquée sur leur paroi.Technique Cette opération consiste à isoler la vésicuie bihaire; à l\u2019ouvrir et à la vider de son conte- 696 nu: bile et caleuls; à la suturer, puis à la replacer libre dans la cavité abdominale; elle a été désignée sous le nom de « choléeysten- dèse » !.La technique de la cholécystendèse a été bien décrite par Benedetteo Schiassi de Bologne, dans le « Journal de Chirurgie » de janvier 1934.C\u2019est à lui, d\u2019ailleurs, que nous empruntons la description de la technique ainsi que maintes remarques qui suivront.La région vésiculaire, parfaitement protégée en profondeur et à sa périphérie, on place deux anses de fil de soie n° 0, n\u2019intéressant que la séreuse, pour maintenir soulevé le fond de la vésicule.Avec une aiguille d\u2019assez gros calibre, on ponctionne le fond de la vésicule en- \u201ctre les anses tendues du fil de soie, et on aspire la bile intra-vésiculaire.En passant à l\u2019endroit de la ponction, le bistouri incise le fond et la face inférieure de la vésicule, sur une longueur de 2 à 3 centimètres, suivant l\u2019axe de la vésicule.L\u2019extrémité supérieure de cette incision doit être assez éloignée du tissu hépatique rigide, afin que les sutures puissent être facilement réalisables et de toute sécurité.Les 2 fils de soie de soutien sont remplacés par deux pinces de Terrier ou de Chaput appliquées sur chacune des lèvres de l\u2019incision.Les caleuls sont extraits à l\u2019aide de la pince à calculs ou de la curette mousse.L\u2019index explore soigneusement la cavité vésiculaire pour s\u2019assurer qu'aucun calcul n\u2019est oublié, en même temps qu'on examine par l\u2019exploration digitale et instrumentale le cystique et la voie biliaire principale hépato-cholédocienne.La vésicule vidée de son contenu, on déterge sa cavité à l\u2019aide de multiples petites mè- ches de gaz imbibées d\u2019eau distillée d\u2019abord, et d\u2019éther ensuite.Il arrive qu\u2019au cours de cette détersion, du sable biliaire ou des fragments de caleuls oubliés par la curette, adhèrent aux mèches et sont ainsi ramenés vers l\u2019extérieur.La fermeture de la section vésiculaire est facilement réalisée de la façon suivante: 1° Une premiere suture totale au catgut 00; nettoyage de cette ligne de suture et de la 1.F'ibw.evô.ecs: je ferne.fermeture.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULIETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1938 surface vésiculaire du voisinage à l\u2019eau distillée et à l\u2019éther.L'opérateur et ses assistants changent de gants, et les champs sont renouvelés.2° Suture séro-séreuse de Lembert à la soie fine.3° Deuxième suture séro-séreuse de Lem- bert à la soie (facultative) ; dernier nettoyage de la suture et de son voisinage à l\u2019eau distillée et à l\u2019éther.4° Fermeture étagée de la paroi avec ou sans drainage, suivant les circonstances.Commentaires Cette simple intervention nous a donné, chaque fois que nous l\u2019avons pratiquée, des résultats tellement satisfaisants que nous nous proposons de la réaliser encore lorsqu\u2019elle sera indiquée.Les indications de la cholécystendèse, nous croyons pouvoir les préciser ainsi: chaque fois que la vésicule a des parois d\u2019aspect normal, bleu-ardoise, peu ou pas augmentées d\u2019épaisseur, a séreuse lisse, mobile sur les plans sous- jacents; que l'infection du contenu est seulement probable, que la muqueuse est gonflée mais non ulcérée.Le cas 1déal est celui où l\u2019on ne trouve dans la vésicule qu\u2019un seul ou quelques caleuls de dimension moyenne, facilement extirpables, sans infection de la bile, sans lésion de la paroi de la vésicule.Les contre-indications de la cholécystendèse deviendront les indications, soit: 1° de la cho- lécystostomie, soit: 2° de la cholécystectomie.(Je ne mentionnerai pas ici les autres interventions sur les voies biliaires telles les anastomoses de dérivation, ete., qui s\u2019imposent éventuellement.) 1° De la choléeystostomie lorsque les voies biliaires sont infectées, lorsqu'il existe de l\u2019an- gio-cholite, des caleuls du cholédoque, de la boue biliaire, de la bile noire; lorsqu\u2019il existe de la lymphangite ou des adénites cholédo- ciennes; quand le foie est gros, le pancréas touché; quand le malade est « hépatique » ou que la maladie est « humorale »; quand le malade présente un état général précaire; bref, dans SMITH: LA CHOLÉCYSTENDÈSE OU CHOLÉCYSTOSTOMIE les vésicules à parois modérément épaissies, à séreuse pâle, mais lisse et polie, à contenu évidemment infecté, à muqueuse modifiée avec quelques ulcérations.Ici il faut préferer la cholécystostomie avec drainage au drain de De Pezzer dans la vésicule et fixation de la vésicule au péritoine ou au muscle.2° De la cholécystectomie: pour les hydro- cholécystes avec mucus vésiculaire ou bile blanche; pour toutes les vésicules exclues dont le type est la cholécystite scléro-atrophique; pour les vésicules infectées, phlegmoneuses, gangréneuses, pour les vésicules fissurées ou perforées, lorsque le malade présente un bon état général; pour les vésicules dégénérées; bref, lorsque la capacité et les parois de la vésicule sont gravement altérées au point que ses fonctions essentielles de réservoir rétractile et de lieu de concentration de la bile sont supprimées.* ¥* + La suppression chirurgicale de la vésicule ne prévient nullement la formation de nouveaux calculs biliaires et ne met pas non plus le malade à l\u2019abri de crises lithiasiques douloureuses ultérieures.Le foie lithogène est organiquement constitué de telle sorte qu\u2019il fournit dans son intimité comme dans ses voies biliaires une bile calculogéne.Et comme Ie pense Maurice Chiray, ce n\u2019est ni par la vésicule ni à cause de la vésicule que se forment les caleuls biliaires.La cholécystectomie est souvent illusoire parce qu\u2019elle est maintes fois pratiquée à la phase de cholangiopathie, lorsque la phase de cholécystopathie n\u2019est plus exclusive.La cholécystectomie est suivie dans environ la moitié des cas, de séquelles postopératoires dont certaines peuvent être très graves: fistules biliaires, crises d\u2019ictère persistant, nécessitant parfois des opérations fort laborieuses dans le but de libérer des adhérences serrées comprimant les voies biliaires principales hépato-cholédociennes, péri-duodé- nites et sténoses pyloro-duodénales marquées jusqu\u2019à commander éventuellement une gastro- entérostomie de dérivation, péri-colites sténo- santes, troubles dyspeptiques divers et intenses.697 En supprimant une vésicule saine on supprime un organe dont le fonctionnement physiologique est imminemment utile à l\u2019organisme; la vésicule en effet pourvoit à l\u2019excrétion périodique de la bile pour assurer la succession convenable des processus chimiques de la digestion intestinale, et cette suppression entraîne des troubles physio-pathologi- ques nombreux.La cholécystectomie produit en outre des manifestations morbides telles que la destruction progressive de l\u2019épithélium des gros canaux biliaires, la dégénérescence du tissu élastique de ces mêmes canaux et la transformation fibreuse de la paroi; elle facilite l\u2019infection des voies biliaires, augmente le degré de putréfaction intestinale et l\u2019exaltation de la virulence et de la flore intestinale; elle favorise les accidents de la pancréatite; les sensations douloureuses au niveau de l\u2019hypocondre, dues vraisemblablement à l\u2019irritation ou à la compression des éléments nerveux du carrefour sous-hépatique par les néoformations fibreuses, sont très fréquentes après les cholécystectomies.De même les risques opératoires de la cholécystectomie sont plus graves que ceux de la cholécystotomie; risques de péritonite, d\u2019hémorragie, de collapsus, de dégénérescence hépato-pancréatique parenchymateuse (éventualité intimement liée à l\u2019état du foie dans la période pré et post-opératoire).Mentionnons encore les soins difficiles et de longue haleine que requièrent les cholécystec- tomisés de la part de leur médecin qui revoit ces malades après que les chirurgiens les ont renvoyés comme guéris.Si l\u2019on considère tous ces faits, il semble donc légitime d\u2019endosser, à cet égard, certaines remarques formulées au dernier Congrès de la lithiase biliaire, à Vichy, a savoir: que la cholécystectomie est loin de réaliser, dans la plupart des cas de lithiase biliaire, le traitement chirurgical de choix et partant; non moins légitime de suggérer, la cholécystotomie ou cholécystendése dans un beaucoup plus grand nombre de cas de lithiase biliaire.Nous l\u2019avons déjà dit, la cholécys- tendèse nous a semblé être l'opération de choix dans près de cinquante pour cent de nos cas personnels de cholécystite calculeuse. CONSIDÉRATIONS SUR DEUX CAS DE PLAIES PAR BALLE DU GROS INTESTIN Par Charles LEFRANÇOIS, Chirurgien de l\u2019hôpital Saint-Luc.Les traumatismes abdominaux se divisent dans les traités de pathologie externe en deux classes: les contusions et les plaies pénétrantes.La conduite à tenir du chirurgien dans les contusions abdominales n\u2019est pas toujours facile.Il sait qu\u2019un traumatisme peut causer, à travers la paroi, de graves dégâts aux organes abdominaux, des ruptures d\u2019intestins, du foie, de la rate, des arrachements de mésos, ete.Il connaît les complications possibles de l\u2019hémorragie intestinale et de la péritonite tardive.Mais il sait aussi que la laparotomie simplement exploratrice peut être fatale chez un patient qu\u2019on amène habituellement en état de choc.Il doit donc tâcher d\u2019établir avant d\u2019opérer si oui ou non il y a des lésions internes graves.La défense musculaire après quelques heures le renseignera sur la péritonite, les caractères du pouls, la P.A., le toucher rectal, sur I\u2019hémorragie interne possible.Mais 1ci, il lui faut éliminer les symptômes quelquefois alarmants du choc traumatique, symptômes qui peuvent exister sans lésion interne.Il doit suivre son patient d\u2019heure en heure et dans le doute, croyons-nous, il doit intervenir.Dans les plaies pénétrantes de l\u2019abdomen, la conduite à tenir est plus facile: il faut toujours opérer.Si on n\u2019est pas certain que la plaie est pénétrante, avant de s\u2019abstenir de faire la laparotomie et ceci est très important, il faut débrider à l\u2019anesthésie locale le trajet et bien s'assurer qu\u2019il n\u2019y a pas pénétration abdominale.Il y a trois ans, nous avons perdu un malade qui nous fut adressé en pleine péritonite, quatre jours après être tombé sur une fourche, à la campagne.Il n\u2019y avait sur la paroi abdo- 1.Travail présenté à la Société de Chirurgie de Montréal, séance du 4 mai 1938.minale qu\u2019une seule petite plaie punctiforme et à l'opération, l\u2019intestin n\u2019était perforé qu\u2019à un seul endroit; mais le ventre était déjà plein de pus.Si on avait au début débridé la porte d\u2019entrée, on se serait rendu compte que la plaie était pénétrante et on nous aurait dirigé le patient à temps.Une fois l\u2019intervention décidée, pour savoir où ouvrir, il faut imaginer le trajet suivi par l\u2019instrument pénétrant.Si c\u2019est un projectile, il y a un orifice d\u2019entrée et souvent un orifice de sortie: le trajet toujours rectiligne est alors facile à imaginer et aussi par déduction les organes atteints.S'il n\u2019y a pas d\u2019orifice de sortie, la radiographie en répérant le projectile pourra nous indiquer à peu près son trajet.Ainsi dans les plaies de l\u2019hypocondre, il fait faire l\u2019incision sous-costale.Dans les plaies lombaires, il faut faire l\u2019incision de la néphrectomie et souvent ensuite la laparotomie.Dans les plaies de l\u2019étage inférieur de l\u2019abdomen et dans les plaies de la fesse ou du périnée, il faut faire la laparotomie médiane.Une fois le ventre ouvert, 11 faudra trouver les lésions et les traiter.La première chose à faire est d\u2019assurer, par des ligatures, l\u2019'hémostase des vaisseaux qui saignent ordinairement.Quelquefois on ne peut faire qu\u2019un tamponnement serré pour arrêter l'hémorragie, dans les plaies du foie par exemple.D\u2019autres fois, le plus simple est d\u2019enlever tout un organe comme l'utérus, la rate.Après, on traitera les lésions du tube digestif.Pour l\u2019estomae, le plus souvent, on pourra faire la suture des perforations.Pour l\u2019intestin grêle, 11 faut l\u2019explorer dans son entier; s\u2019il y a des perforations, on les suturecra soigneusement en deux plans.Si les perforations sont nombreuses et rapprochées, 11 vaut mieux faire la résection intestinale avec anastomose termino-terminale.Pour les plaies du côlon, qui sont les plus graves, nous discuterons après nos observa- LEFRANÇOIS: DEUX CAS DE PLATES PAR BALLE DU GROS INTESTIN tions les différentes tactiques que doit suivre le chirurgien.Observation (I).Il s\u2019agit d\u2019un jeune homme de dix-huit ans qui dans la soirée du 5 mai 1935, à onze heures, fut tiré par la police pendant qu'il essayait de s\u2019enfuir.Nous 'examinons vers minuit.Il est encore en état de choc intense, il est cyanosé et accuse des douleurs atroces dans son abdomen.Son pouls n\u2019est pas très rapide, mais sa P.À.n\u2019est que de 80/50.L'entrée du projectile siege a gauche de l'articulation sacro-coccygienne.En palpant son abdomen qui présente une défense musculaire généralisée, nous sentons la balle sous la peau au point de Mac-Burney.Nous sommes alors fixés sur le trajet du projectile et sur les dégâts certains qu\u2019il a dû causer aux anses intestinales.Sans autre examen qu\u2019un toucher rectal où le Douglas est très douloureux et un cathétérisme vésical qui ne ramène pas de sang, nous décidons l'intervention immédiate, après avoir prescrit du sérum anti-tétanique, de la morphine et de la coramine, mais pas de sérum intra-veineux pour ne pas augmenter la tension sanguine et aggraver l\u2019hémorragie.Opération.Laparotomie médiane sous-ombi- licale.Il existe du sang en quantité moyenne dans la cavité.Immédiatement se présente à nous une anse intestinale criblée de perforations, exactement treize sur une longueur d\u2019environ un mètre.Nous suturons en deux plans quatre perforations siégeant à une quinzaine de centimètres du cæcum.Plus loin nous ré- séquons quarante centimètres d'intestin comprenant neuf perforations dont une est tangentielle; le mésentère d\u2019ailleurs à ce niveau était gravement blessé à deux endroits.Nous faisons une suture termino-terminale en deux plans.Nous passons alors au rectum qui lui aussi est troué à l\u2019emporte-pièce à un seul endroit sur sa face antérieure.Il n\u2019existe ici qu\u2019une seule perforation visible, l\u2019autre, se trouvant sur la face postérieure ou latérale du rectum en dehors de la cavité abdominale et en arrière du péritoine pariétal.Nous suturons la 699 perforation antérieure avec précaution, en trois plans.Nous couvrons le rectum et l\u2019anse intestinale suturée de compresses et après avoir changé de gants nous explorons avec minutie les côlons et le grêle dans son entier.Il n\u2019existe aucune autre perforation.Nous fermons alors la paroi en deux plans avec une cigarette sans faire de cæcostomie de dérivation.Suites opératoires.Le lendemain matin, l\u2019état de notre opéré n\u2019est pas trop mauvais et nous décidons d\u2019aller débrider la porte d\u2019entrée du projectile pour parer à l\u2019éventualité du phlegmon gangréneux du périnée.Nous ouvrons largement le trajet sur le côté gauche du coceyx et du sacrum, en profondeur jusqu\u2019au rectum, et nous drainons ainsi la loge postérieure et latérale du rectum.L\u2019état du malade est assez inquiétant pendant les deux ou trois jours qui suivent.Nous lui donnons du sérum en quantité, des stimulants et de opium pour le constiper et ainst protéger notre suture rectale.Mais il reprend rapidement le dessus à partir du troisième jour, pour poursuivre une évolution presque normale.Un seul vomissement post-opératoire, une selle spontanée le cinquième jour, aucune subocclusion, aucune réaction péritonéale.Au bout de deux semaines, la plaie abdominale est complétement cicatrisée.Comme la plaie périnéale draine encore beaucoup, à ce moment, nous demandons une radio pour voir si le pro- Jectile a perforé le sacrum.La réponse est négative.Le patient se lève le vingtième jour et nous donnons son congé le trente-cinquième jour de son hospitalisation alors que le périnée est lui aussi complètement cicatrisé.Observation (2).André S., (dossier 37899 de l'hôpital Saint- Luc), 16 ans, est atteint par une balle du calibre 38 l'après-midi du 23 janvier à 5.45 p.m.Nous voyons le malade une heure plus tard.Son état général n\u2019est pas trop mauvais.Son pouls est à 70.Sa P.A.à 90/70.Il accuse des douleurs assez fortes dans tout son abdomen.La porte d\u2019entrée du projectile siège en arrière, à droite, à deux pouces en dehors de l\u2019articulation sacro-iliaque vers le 700 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1935 milieu de l'aile iliaque droite.Du côté de l\u2019abdomen, il existe une défense musculaire marquée dans le bas ventre avec maximum d\u2019intensité au point de Mac-Burney.On sent d\u2019ailleurs à ce niveau la balle sous son ancienne cicatrice d\u2019appendicectomie.Au toucher rectal, il existe une douleur au niveau .du Douglas, mais le doigt ne ramène pas de sang.Après cathétérisme vésical les urines sont limpides.Nous imaginons facilement le trajet suivi par la balle et étant certains qu\u2019il existe des lésions intestinales et tout probablement du cecum nous décidons l\u2019intervention immédiate.Opération.Incision sur la cicatrice antérieure d\u2019appendicectomie prolongée vers le haut et vers le bas.Nous extrayons immédiatement sous la peau le projectile.Nous ouvrons prudemment l\u2019abdomen.Il existe du sang libre dans le péritoine mais en petite quantité.Nous apercevons une perforation à la face antérieure du cæcum, à l\u2019union du cæœcum et de l\u2019ascendant au niveau de l\u2019abouchement de l\u2019iléon.Il existe une hémorragie rétro-péritonéale, en arrière du côlon ascendant, hémorragie ou plutôt hématome remontant jusqu'à l\u2019angle hépatique.Avant de rechercher l\u2019orifice d'entrée colique de la balle, nous explorons le sigmoïde où il n\u2019y a rien.Nous changeons de gants et nous explorons l\u2019iléon sur tout son trajet sans faire d\u2019éviscération.Rien ni à l\u2019iléon ni au mésentère.Nous revenons à droite et nous incisons le péritoine pariétal dans l\u2019angle cæco- colo-pariétal.Nous relevons le cæcum et nous apercevons facilement l\u2019orifice d\u2019entrée du projectile en arrière, un peu plus bas que l\u2019orifice de sortie.Le projectile a traversé le muscle et l\u2019os iliaques.Avec le doigt nous sentons de nombreuses esquilles osseuses dans le fond de la plaie.Mèche au contact de la fracture.Pas d\u2019hémorragie notable, la balle ayant passé un peu en dehors des vaisseaux iliaques.Nous nous demandons à ce moment quelle conduite tenir?Nous pourrions suturer les deux orifices du cæcum, mais il y a déjà des matières dans l\u2019abdomen et nous ne sommes pas du tout certains qu\u2019il n\u2019y a pas ici des lésions des artères nourricières du côlon et du cæ- cum: ce qui occasionnerait une gangrène localisée du cæcum, avec catastrophe possible quelques jours plus tard.Il n\u2019est pas ici question de réséquer le cæcum: les perforations, surtout l\u2019antérieure, sont trop haut situées.Il nous aurait fallu faire une implantation iléo- colique transversaire.L\u2019hémicolectomie aurait peut-être été indiquée mais il y avait l\u2019'hématome considérable remontant jusqu\u2019à l\u2019angle hépatique au niveau du mésocôlon ascendant et il n\u2019aurait pas été facile d\u2019y reconnaître l\u2019uretère.Nous décidons alors d\u2019extérioriser le cæcum avec ses deux perforations.Nous décollons prudemment le cæcum et la partie inférieure du côlon ascendant.Nous suturons la lèvre péritonéale interne de l\u2019incision au cæcum à un endroit immédiatement au-dessous de la perforation postérieure.En dehors nous ne suturons rien, mais nous glissons une compresse étalée en arrière du cæcum et du côlon ascendant, compresse qui pend hors du ventre.Nous ajoutons une cigarette qui sort à la partie inférieure de l\u2019incision.Fermeture aponévrotique et cutanée.Pardessus le cæcum extériorisé avec les deux perforations, nous mettons une large feuille de gutta-percha percée d'un orifice qui laisse passer l\u2019organe et ainsi le péritoine sera protégé jusqu\u2019à un certain point contre les matières fécales.Nous débridons l\u2019orifice d\u2019entrée de la balle en haut de la région fessière et nous drainons.Suites opératoires.Le lendemain de l\u2019opération le malade va très bien, aucun ballonnement, aucune douleur.Pansements bi-quoti- diens dans les jours qui suivent.Quatre jours après l\u2019intervention, apparaît une plaque de sphacèle sur la face antérieure du cæcum.Les matières intestinales s\u2019écoulent abondantes par la plaie.Sept jours après l\u2019intervention, le patient a une selle spontanée.Son état général est excellent.Il ne fait pas de fièvre et on lui donne une nourriture assez substantielle mais sans légumes verts.On enlève à ce moment la compresse et le gutta-percha.Le cæcum avec ses deux perforations antérieures, la perfora- LEFRANÇOIS: DEUX CAS DE PLAIES PAR BALLE DU GROS INTESTIN tion postérieure étant déjà fermée, commence à entrer spontanément dans l\u2019abdomen.Environ 15 jours après la première intervention, nous tentons de suturer l\u2019orifice de cæcostomie après avivement des bords de la plaie.Nous opérons en dehors de la cavité, mais sans succès: les points lâchent au bout de quelques jours.À ce moment la plus grande partie du contenu intestinal s\u2019écoule par l\u2019ouverture du cæcum avec des selles par le rectum de temps en temps.Nous laissons se cicatriser la plaie ct comme au bout de cinquante jours l\u2019ouverture de cæcostomie ne semble pas vouloir se fermer spontanément, nous décidons de l\u2019aller fermer par la méthode intra-périto- néale.Nous préparons auparavant le patient pendant trois jours.Diète hydrique et lactée pendant deux jours.La veille de l\u2019opération, rien par la bouche, 1500 c.c.de sérum intra-vei- neux, grand lavement.Le matin de l\u2019intervention, autre grand lavement; on vide avec le doigt le cæcum du liquide et des matières qu\u2019il contient.Nous avions également pendant cinq jours fait changer le pansement sept ou huit fois par jour, ce qui a permis à la peau de guérir autour de la fistule.Seconde intervention, le 14 mars 1938.Incision elliptique de la peau à 34 de pouce du cæ- cum extériorisé.On décolle la peau et on la suture par-dessus la fistule pour opérer en vase clos.On continue l\u2019opération en suivant la technique habituelle de la fermeture intra-pé- ritonéale des anus iliaques.Les suites opératoires sont excellentes.On retire les cigarettes le cinquième jour et le patient a déjà des selles spontanées par l\u2019anus.La paroi suppure légèrement mais il n\u2019existe plus de fistule stercorale.Le 12 avril, 80 jours après l\u2019accident, nous donnons le congé au patient qui est complètement guéri.Commentaires.Chez le malade de la première observation, les plaies du grêle ne présentent rien de bien particulier au point de vue de la technique chirurgicale.Nous avons fait une résection in- 701 testinale comprenant neuf perforations, et nous avons suturé quatre autres perforations.Nous aurions pu faire la seule résection comprenant toutes les perforations.Nous avons cru préférable d\u2019enlever le moins d\u2019intestin possible.Nous avons pratiqué l\u2019anastomose classique termino-terminale avec deux plans de sutures.Peut-être aurions-nous pu appliquer un bouton de Murphy, comme certains auteurs le préconisent, pour gagner du temps.Nous nous permettons en plus d\u2019insister sur le fait que dans toute plaie pénétrante abdominale, le grêle doit être exploré dans son entier.On sait les dégâts variés que peut faire un projectile à travers les nombreuses circonvolutions intestinales et il n\u2019est pas rare qu\u2019il y ait des perforations près du jéjunum et d\u2019autres près de la terminaison de 1'iléon.Cefte exploration, qu\u2019on doit faire avec des gants non souillés, doit être minutieuse et délicate, autant que possible intra-abdominale, pour éviter les dangers de l\u2019éviscération: la ma- nœuvre est relativement facile si le malade dort bien.La perforation du rectum nous semble intéressante à quelques points de vue.Les plaies du rectum comportent comme nous savons une grosse mortalité de 80 à 90%.Cette mortalité s\u2019explique par le fait que le péritoine n\u2019existe que sur les faces latérales et antérieure du rectum.La face postérieure est enfouie dans le tissu cellulo-adipeux du bassin où il existe de nombreux lymphatiques pouvant propager l'infection.Enfin le contenu du rectum est excessivement septique.Les grands dangers des plaies du rectum seront donc la péritonite et le phlegmon gangréneux du périnée.Pour parer à la péritonite, il faudra suturer la ou les perforations antérieures ou latérales du rectum.Souvent il sera indiqué de faire une côlotomie de dérivation pour protéger les sutures.Pour les perforations sur la face postérieure du rectum, il n\u2019est pas question de les suturer.Il faut cependant drainer la loge postérieure du rectum pour éviter le phlegmon gangréneux: pour le faire il faudra débrider profondément la plaie de la région sacrée ou fessière. 702 Chez notre malade après avoir suturé la perforation rectale en trois plans, nous n\u2019avons pas cru nécessaire de faire de cæcosto- mie de dérivation, parce que le rectum et le côlon nous apparurent au moment de l\u2019intervention, vides de matière fécale.Mais nous avons pris soin, pour protéger la suture, de constiper le patient avec de l\u2019opium à hautes doses pendant plusieurs jours.Chez notre deuxième patient, comme dans la première observation, nous avons trouvé la balle sous la peau au point de Mac-Burney.D'après les nombreuses observations de plaie pénétrante abdominale que nous avons parcourues, on trouve ainsi assez souvent le projectile sous la surface cutanée.On pourrait expliquer le fait par la grande résistance de la peau comparée à celle des autres tissus mous que le projectile a traversés.La balle à la fin de son trajet conserve assez de force pour traverser les muscles de la paroi abdominale, mais pas assez pour vaincre la résistance et l\u2019élasticité de la peau.Il convient donc dans les plaies par balle où il n\u2019y a pas de porte de sortie, de toujours rechercher le projectile par une palpation attentive de la peau du côté opposé du corps.Souvent on le trouvera et on sera ainsi fixé sur son trajet sans l\u2019aide des rayons X.Nous étions, chez notre patient, en présence L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N,\u2014 Montréal.juillet 1938 d'une double perforation du cæcum.Nous avons expliqué, dans notre observation, pourquoi nous n'avons fait ni la suture ni la résection colique.Nous avons fait l\u2019extériorisation du cæcum et l\u2019apparition d\u2019une plaque de sphacèle quelques jours après l'intervention prouve que nous avons bien fait de ne pas avoir laissé le cæœcum dans le ventre après l\u2019avoir simplement suturé.L\u2019extériorisation du côlon à la suite de plaies de cet organe a été pratiquée assez souvent durant la guerre.Cependant certains traités actuels semblent plutôt préconiser l\u2019extériorisation comme une méthode d'exception, à laquelle on doit recourir quand il n\u2019y a pas moyen de faire autre chose.Jacques-Charles Bloch, dans une séance de la Société de la Chirurgie de Paris, en octobre 1934, s\u2019est élevé avec d\u2019autres chirurgiens contre cette manière de penser.Après avoir rapporté deux cas de plaies par balle du transverse, traités et guéris par cette méthode, il termine ainsi ses commentaires: « L\u2019extériorisation, loin d\u2019être réservée aux cas désespérés, constitue dans les cas de plaies de segments mobiles du côlon, une méthode rapide, facile et bénigne dont l\u2019emploi doit être particulièrement conseillé toutes les fois que le chirurgien a des doutes sur la vitalité du côlon ou sur la valeur de ses sutures.» Traitement des psychoses puerpérales * Sous le nom de psychoses puerpérales.il ne faut pas englober tous les troubles mentaux qui surviennent pendant la grossesse et la lactation.Dans beaucoup de cas, il s\u2019agit de simples coïncidences; et c\u2019est ainsi qu\u2019une psychose maniaque dépressive peut récidiver au cours d\u2019une grossesse.sans qu\u2019il s\u2019agisse alors d\u2019une véritable psychose puerpérale, ainsi que le prouve la notion d\u2019un état antérieur.Les véritables psvchoses puerpérales, suivant l\u2019opinion de M.P.Si- vadon.de MM.P.Guiraud et Ch.Nodet.sont celles qui sont la conséquence directe d\u2019une forme pathologique des transformations neuro-endocriniennes subies normalement par l\u2019organisme féminin pendant la grossesse et l\u2019allaitement.Il s\u2019agit d\u2019une véritable \u201cpuberté aiguë ».qui disparaît ensuite et permet le retour à l\u2019état normal; les troubles mentaux.qui * L'Année Médicale pratique (René Lépine.éditeur.Paris).peuvent s\u2019observer dans les formes pathologiques de ces états s\u2019effacent en même temps, sans jamais récidiver en dehors d\u2019eux.L'idée de traiter les psychoses puerpérales par la vitamine E paraissait logique, étant donné l\u2019importance maintenant prouvée de ce facteur de reproduction.MM.Guiraud et Nodet ont d\u2019ailleurs remarqué le nombre élevé des accouchements avant terme chez les femmes atteintes de psychoses puerpérales et l\u2019importante mortalité infantile chez les enfants nés viables dans ces conditions.Ils préconisent la vitamine E en injections sous-cutanées.faites tous les deux jours, par séries de dix à douze injections, avec des repos de quinze jours entre les séries.Ils ont obtenu ainsi de très heureux effets sur les psychoses puerpérales, à condition de commencer le traitement de façon précoce.Dans la suite.un traitement préventif.par ingestion de vitamine E.peut être prescrit à l\u2019occasion de toute grossesse nouvelle.J.PERISSON. REVUE GÉNÉRALE LES MÉTRITES CERVICALES Par Raymond SIMARD, Paris.La question des métrites, et partieulière- ment des métrites cervicales, a été abordée depuis très longtemps, surtout au point de vue thérapeutique.De tout temps, l\u2019idée d\u2019introduire des pansements dans les cavités naturelles est venue aux médecins.Cette partie de la thérapeutique entrait déjà dans la médecine hippocratique.Hippo- crate, Gallien, Celse faisaient usage de lavements.Nous savons que le Moyen Age en abusait.Injections et lavements se pratiquaient depuis longtemps, avant l\u2019apparition de la douche d\u2019Esmarch, soit au moyen de clysoirs, soit au moyen de l\u2019irrigation.Puis on introduisit des onguents dont la durée d\u2019action était plus longue.Ces onguents étaient à base d\u2019axonge; on y ajoutait des astringents, des altérants, des émollients ou des narcotiques.Astruc, en 1755, recommandait l\u2019action de pommades mercurielles sur «les cols de matrice enflammés ».Flockhart et Clark (Mundé) (1) conseillaient les tampons au cérat.Près d\u2019un siècle plus tard (1854) Mme Boi- von prescrivait l\u2019emploi d\u2019onguents 1odés, et Demarquay (2), les pansements à la glycérine pour les mêmes lésions.Max Runge et surtout Emmet employaient les injections très chaudes additionnées ou non d\u2019antiseptiques qui, par leur action «fluxionnaire et irritante » (P.Dalché) (3) sur les muqueuses, en augmentaient les sécrétions physiologiques.Labadie, Legueu et Lagrave (4), dans leur traité de gynécologie médico-chirurgicale, avaient bien abordé la pathogénie de ces lésions cervicales et recommandaient l\u2019emploi des caustiques en application extra et intra- cervicale.Du reste, cette thérapeutique n\u2019était pas née avec eux.Leblond préconisait l\u2019acide nitrique fumant, Gerstemberg le formol à 40%, etc.Pozzi s\u2019attaqua avec raison à l\u2019emploi de ces caustiques diffusibles qui donnaient lieu à des eschares et à des sténoses.Plus près de nous, J.-L.Faure et À.Sire- dey (5) se rallient complètement au Filhos qu\u2019employait autrefois Amussat et que G.Ri- chelot remit en honneur au début du siècle.Les lésions du col de la matrice furent donc l\u2019objet de nombreuses recherches surtout au point de vue thérapeutique.Dans l\u2019exposé qui suit, nous voulons remettre en valeur l\u2019étude de cette question en insistant sur les seules lésions de métrite cervicale chronique.Rappel anatomique et histopathologique Le col utérin est divisé en trois segments.Un segment sus-vaginal, qui n\u2019existe que pour la paroi antérieure, et répond à la vessie; un segment vaginal, qui répond à l\u2019insertion du vagin, et un segment intravaginal ou museau de tanche.Cette derniere portion intravaginale diffère chez l\u2019enfant, la nullipare et la multipare.Chez l\u2019enfant le col est cylindrique, lisse, uni et de consistance dure.L\u2019orifice externe est punctiforme; ses bords sont mousses et réguliers.Chez la nullipare, il s\u2019aplatit légèrement en forme de barillet (Bouilly) (6) et devient moins ferme.Chez la multipare, il se raccourcit franchement, se tasse, surtout quand il y a eu déchirure bilatérale, et l\u2019orifice 704 externe présente des bords irréguliers.La cavité du col est aplatie d\u2019avant en arrière et offre, à sa surface, ce que les anciens auteurs ont appelé l\u2019arbre de vie.La muqueuse intracervicale est pourvue de glandes en grappe ramifiées.Ces glandes sont tapissées d\u2019un épithélium caliciforme qui sécrète, à l\u2019état normal, un mucus peu épais, transparent et dont l'abondance varie suivant les femmes, suivant qu\u2019elles sont, ou non, enceintes, ou au voisinage de leurs règles.La glaire, facile à différencier de l\u2019écoulement blanchâtre et crémeux de la vaginite, est caractéristique de l\u2019endocervicite.Les glandes du col pénètrent toutes dans la couche musculaire jusqu\u2019à deux ou trois centimètres de profondeur.Au niveau de l\u2019orifice externe du col se différencie l\u2019épithéllum cylindrique et l\u2019épithélium pavimenteux.Toutefois cette ligne de démarcation peut se déplacer soit vers la cavité cervicale, soit vers le vagin.C\u2019est cette dernière variété que Fischel a étudiée, chez le nouveau-né, sous le nom d\u2019ectropion congénital physiologique et qui résulte, en somme, de la non-transformation de l\u2019épithélium cey- lindrique des conduits de Müller en épithé- llum pavimenteux.Chez l\u2019adulte, il peut persister dans son intégrité (Abel et Landau).Mais le plus souvent, l\u2019épithélium de revêtement ayant fini par subir l\u2019évolution normale, les glandes persistent (Klotz) et deviennent une amorce pour les érosions futures.Dans les métrites cervicales chroniques, il faut distinguer des lésions en surface et des lésions en profondeur.Dans la première catégorie, elles portent uniquement sur l\u2019épithé- llum pavimenteux de revêtement.Il peut s\u2019agir soit de simples surfaces érodées s\u2019accompagnant d\u2019une réaction inflammatoire, soit d\u2019une véritable métaplasie épithéliale.Cette transformation se fait surtout sentir au niveau du museau de tanche.On observe alors une mutation complète de l\u2019épithélium cylindrique du canal cervical en épithélium pavimenteux.Ce phénomène métaplasique peut aussi se produire en sens inverse et recouvrir L'UNTON MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F, A.N.\u2014 Montréal.juillet 1935 le museau de tanche d\u2019un revêtement eylin- drique donnant facilement l\u2019apparence d\u2019un cctropion.Les lésions en profondeur portent sur les tissus musculaire et interstitiel, mais surtout sur les glandes.Elles présentent, toutes, des altérations.Les tubes glandulaires s\u2019allongent, s'hvpertrophient et pénètrent plus avant dans la couche fibro-musculaire.Une réaction d\u2019éléments lympho-plasmocytaires envahit rapidement le tissu interstitiel, accompagnée d\u2019une vascularisation intense.Les culs-de-sac glandulaires cux-mêmes s\u2019hypertrophient par bourgeonnement et présentent un aspect adénomateux ou polypoide.Souvent, également, on observe une métaplasie pavimenteuse disséminée ici ct là sur des îlots glandulaires.Ces glandes hypertrophiées, contenant un mucus épais et filant, sont souvent oblitérées ct présentent des renflements kystiques donnant à la muqueuse un aspect irrégulier, marécageux.L'accroissement de ces glandes en profondeur traverse complètement la couche museu- laire et leurs transformations kystiques, recouvertes de l\u2019épithélium pavimenteux du museau de tanche, apparaissent sous forme de petites nodosités arrondies, de couleur opaline et d\u2019aspect visqueux: ce sont les œufs de Naboth.Les cellules elles-mêmes des culs-de-sac glandulaires subissent des déviations.En effet, on observe fréquemment un changement dans leur polarité.Le noyau n\u2019est plus local, mais se dispose en couronne vers la lumière de la glande.Ce qui fait que le mucus, au lieu d\u2019être sécrété vers la cavité glandulaire, s\u2019accumule autour des culs-de-sac, formant de véritables cysto-adénomes.La muqueuse endo-cervicale, ainsi agrandie en surface par suite de son hypertrophie, et trop à l\u2019étroit dans la cavité, se déplisse forcément au dehors par l\u2019orifice externe.C\u2019est un véritable ectropion tapissant en couronne les bords de l\u2019orifice cervical, offrant un aspect bourgeonnant, rouge vif, et maintes fois confondu avec une ulcération.e SIMARD: LES MÉTRITES CERVICALES Symptômes La symptomatologie est dominée par trois phénomènes qui ne manquent jamais.1° Leucorrhée.Elle consiste en un écoulement glaireux de couleur jaunâtre, très souvent verdâtre (leu- corrhés à gonocoques) et quelquefois teintée de sang.Cet écoulement est généralement continu et abondant, obligeant les malades à se garnir.Cependant on observe, chez certaines femmes dont le col est largement hypertrophié en barillet, une stase de ces sécrétions dans le canal cervical, d\u2019où elles s\u2019en échappent d\u2019une façon intermittente sous forme de gros bouchons glaireux à l\u2019occasion d\u2019efforts et particulièrement quand on presse l\u2019extrémité cervicale entre les lèvres du spéculum.Le catarrhe infectieux se produit sur toute la surface de la muqueuse endocervicale et a pour caractéristique spécifique « d\u2019empeser et de tacher le linge ».Seules les pertes du col ont cette propriété.Elles se distinguent donc facilement des écoulements d\u2019origine utérine ou vaginale.Du reste, la recherche du PH tranche assez facilement la question.On sait que la sécrétion normale ou pathologique des glandes endocervicales est fortement alcaline, contrairement à celle des écoulements vaginaux.Les sécrétions s'accumulent dans le vagin, entretiennent une viscosité constante de l\u2019orifice vulvaire, provoquant une irritation épidermique à cet endroit, qui se propage à la face interne des cuisses.Les anciens auteurs ont décrit le facies utérin des leucorrhéiques: masque pâle, étiré et obsédé par cette souillure quotidienne.Ils en faisaient un véritable syndrome pathognomonique chez les femmes jeunes.On sait cependant, d\u2019autre part, que l\u2019aspect floride s\u2019accommode très bien des leucorrhées persistantes.2° Douleur.Elle n\u2019a pas, en général, beaucoup d\u2019intensité et consiste surtout en une pesanteur lom- 705 baire, en des tiraillements constants au niveau des reins.Les douleurs pelviennes sont surtout ressenties sous l\u2019influence des mouvements brusques et quand, par le toucher, on mobilise l\u2019utérus.C\u2019est la réponse du plexus hypogastrique inférieur dont les rameaux supérieurs, au nombre de deux ou trois, atteignent la portion sus-vaginale du col.3° Troubles menstruels.Ils sont très inconstants et peuvent revêtir toutes les variétés possibles.Toutefois, chez un grand nombre de femmes, on observe des troubles de dysménorrhée secondaire avec paroxysme au premier jour des règles (ancienne dysménorrhée utérine).Egalement, dans certains cas, surtout quand il existe une anté ou rétroflexion, le processus cataménial est augmenté en durée et en abondance, avec présence de caillots.Toutefois ce caractère est négligeable dans la symptomatologie des métrites cervicales chroniques.On n\u2019attachera d'importance qu\u2019au seul fait de dysménorrhée secondaire.Quant aux métrorragies vraies, elles n\u2019existent pas en dehors des métropathies associées.L\u2019écoulement sanguin intermenstruel tient du processus ulcéro-hémorragique de l\u2019exocer- vicite.Diagnostic La métrite chronique présente un ensemble de signes qu\u2019il importe de bien mettre en évidence, tant au point de vue du diagnostic différentiel qu\u2019au point de vue du traitement.Ce diagnostic est généralement facile, quand on se trouve en présence du thème classique, de l\u2019évolution ordinaire de ces métrites.Mais si d\u2019autres lésions viennent s\u2019associer, le tableau change souvent, au point que l\u2019interprétation en devient difficile.Il faut donc s\u2019aider de tous les moyens d\u2019investigation que la clinique met à notre portée.Dans la métrite cervicale chronique, l\u2019inspection de la vulve permet de constater une hyperhémie intense de la région avec lésions épidermiques souvent compliquées par le grat- 706 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.juillet 1938 tage.Les lèvres sont encombrées de débris glaireux, mucilagineux qui s\u2019agglutinent pour former des croutelles jaunâtres.La glande de Bartholin est souvent intéressée.Elle se présente sous forme de tuméfaction réni- tente, kystique; à la pression de l\u2019orifice glandulaire, on fait sourdre un liquide opalin qui témoigne de l\u2019infection.Le méat urinaire présente souvent également la signature d\u2019une participation infectieuse.Il est rouge, quelquefois ectropionné et laisse couler une sécrétion caractéristique.Le toucher permet l\u2019exploration haute du tractus génital.Il est surtout utile dans l'appréciation des lésions associées, soit d'annexite, de métropathies corporéale ou de propagation infectieuse aux paramètres.L'empâtement des culs-de-sac n\u2019est pas toujours la preuve d\u2019une annexite.En effet, la résistance réellement latérale au niveau du col témoigne surtout d\u2019une réaction lymphan- gitique dans les ligaments larges; c\u2019est véritablement une paramétrite et non une annexite.Les annexes, qui, par réaction inflammatoire ou autre se prolabent, tombent dans le plan le plus déclive, c\u2019est-à-dire en postéro-latérale.C\u2019est là que le doigt les rencontrera.Par le toucher, on apprécie également la mobilité utérine qui est toujours douloureuse dans les inflammations du col.Nous avons vu que cette réponse douloureuse était due au sympathique pelvien.Au spéculum, on trouve le fond du vagin baigné de grosses glaires qui masquent également le col.Suivant leur abondance, leur couleur, leurs caractères de purulence, on pourra déjà s\u2019orienter vers une forme étiologique.Le col affecte les aspects les plus divers.Cylindrique chez la nullipare et légèrement ventru, il s'hypertrophie davantage et s\u2019aplatit en forme de bouchon de champagne chez la multipare, surtout quand il est le siège de déchirures anciennes.C\u2019est dans cette dernière catégorie surtout qu\u2019on observe l\u2019ectropion de la muqueuse enflammée que favorise l\u2019état béant de l\u2019orifice cervical.Dans l\u2019endocervicite des multipares, le col se renfle de préférence en barillet.La muqueuse hypertrophiée, ne trouvant pas une expansion suffisante vers orifice externe punetiforme, agit sur les parois par prolifération interne en profondeur.Cette réaction interstitielle dont elles sont le siège en augmente l\u2019épaisseur.Au niveau du museau de Tanche, on trouve les lésions de la muqueuse se caractérisant par une exulcération.Généralement unique.elle est le plus souvent circulaire, ceignant le col à la façon d\u2019une couronne.De couleur rouge vif, suintante, elle saigne facilement au contact.Au pourtour de l\u2019orifice cervical et sur la surface externe du col, apparaissent très souvent des petites nodosités bleutées qui sont des kystes, des glandes, faisant saillir sous le revêtement nüqueux.Bleutées si elles contiennent du mucus, jaunâtres si elles contiennent du pus: ce sont les œufs de Naboth.Certains auteurs en font une réaction nerveuse.Il est tout de même certain que ces glandes participent aux phénomènes infectieux, puisque dans ces dilatations kystiques on trouve du pus.La muqueuse cervicale est aussi le siège de petites zones plus ou moins blanchâtres, plus ou moins nacrées: ce sont des plaques de leucoplasie.Il faut être très prudent dans l\u2019appréciation de ces lésions.En effet, se trouve-t-on en présence d\u2019un processus pré- cancéreux, ou d\u2019une évolution purement banale d\u2019un phénomène irritatif chronique?L\u2019examen histo-pathologique seul tranchera la question.Dans la leucoplasie vraie, le microscope ne révèle qu\u2019un processus superficiel de kératinisation.Quand 1l s\u2019agit d\u2019évolution pré- néoplasique, on tombe sur des zoncs d\u2019hyper- chantose en profondeur avec lymphocytose très abondante.En dehors de la colposcopie.le test de Schiller trouve ici son indication.sans qu\u2019il soit absolu.On sait que normale- STMARD: LES MÉTRITES CERVICALES ment la muqueuse du vagin et d'u col se colore en brun acajou foncé par l\u2019imprégnation iodo-iodurée.Le phénomène est dû à la présence de glycogène au niveau des cellules de la muqueuse, lequel glycogène est directement lié à la fonction ovarienne.Dans les lésions cancéreuses, dans la kératinisation épithéliale, la charge glycogénique manque, de même que chez la femme ménopausée, privée de son activité ovarienne Quand, sous l\u2019influence du lugol, la teinte caractéristique fait défaut, qu\u2019il persiste une zone blanchâtre, on se trouve donc en présence soit d\u2019une dyskératose banale, soit d\u2019une lésion épithéliomateuse au début, soit d\u2019une absence complète de glycogène au niveau des cellules: (l\u2019exulcération de prend une teinte rougeÂtre).la , muqueuse Chez la femme en plein fonctionnement ovarien, la persistance d\u2019une zone blanchâtre pourra faire penser à une évolution suspecte.Mais chez la femme ménopausée, le même processus, sans éliminer les lésions douteuses, ne tiendra peut-être qu\u2019à l\u2019absence de la sécrétion hormonale ovarienne.Donc, si le test ioduré présente ici un intérêt fonctionnel évident, sa valeur lésionnelle est plus que discutable.Dans ce cas, l\u2019injection de folliculine, en provoquant la réapparition du glycogène au niveau des cellules de la muqueuse, fait disparaître rapidement ces taches nacrées, qui se colorent à nouveau, supprimant ainsi tout doute sur la nature de la lésion.La muqueuse du canal cervical n\u2019est pas épargnée dans ces lésions métritiques.L\u2019endo- cervicite peut exister à l\u2019état pur; souvent elle est associée.Nous avons vu comment la couche glandulaire s\u2019hypertrophie et entre dans une phase sécrétoire intense, en même temps qu\u2019elle pousse en profondeur dans le tissu musculaire.Ce boursouflement de la muqueuse s\u2019accompagne souvent de formation polypoïdes au niveau des glandes elles-mêmes.En s\u2019éversant par l\u2019orifice externe, l\u2019endo- metre cervical offre alors un aspect fram- 707 (ancien adénome des cervicites chroniques).boisoïde Formes anatomo-cliniques La métrite cervicale chronique tient surtout de deux causes, les plus fréquentes: la gonococcie et la puerpéralité.Ces deux infections peuvent également s\u2019associer.La cervicite chronique gonococcique est d\u2019emblée la forme la plus fréquente et la plus répandue.Evoluant sournoisement et fracas, elle est souvent méconnue de la malade elle-même.Elle résulte généralement d2 l\u2019inoculation directe ou peut être la séquelle d\u2019une vulvo-vaginite de l'enfance.Le symptôme capital est caractérisé par l\u2019expulsion de mucus épais, glaireux, jaune verdâtre, tachant et empesant le linge.C\u2019est le crachat cervical des anciens auteurs.Cette sécrétion mucoïde s\u2019accompagne de phénomènes d\u2019irritation au niveau de la vulve.Le col hypertrophié peut ne présenter que des lésions banales, mais il est toujours baigné de gros flocons de muco-pus: c\u2019est le cas de I'endocervicite.Le plus souvent, il est le siege de l\u2019exulcération caractéristique saignotant au contact et résistant à toutes les thérapeutiques ordinaires.Ces lésions peuvent s\u2019atténuer et rester stationnaires jusqu\u2019à une nouvelle poussée évolutive.Elles ne se traduiront que par des sécrétions opalines puis transparentes dans lesquelles 11 est impossible de mettre le gonocoque en évidence.Il est bien difficile, malgré les résultats régatifs de plusieurs examens microscopiques de savoir si l\u2019infection est réellement disparue.Il peut persister, dans les culs-de-sac glandulaires, quelques diplocoques encore virulents malgré la transparence parfaite des sécrétions cervicales.Depuis quelque temps, pour le dépistage de ces gonococcies latentes, on a mis au point, en France, une qui s'apparente de très près à la réaction de sans grand méthode sérologique 708 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurrETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1938 Bordet-Wassermann: c\u2019est la gono-réaction.Elle consiste, en utilisant le sang de la malade, dans la recherche de la déviation du complément.Les statistiques, publiées jusqu'ici, sont très intéressantes, puisqu\u2019elles fournissent 40% de résultats positifs dans les cas chroniques.Il faut, toutefois, que ces malades n\u2019aient pas été soumises, au préalable, à une vaccination anti-gonococcique.La puerpéralité, si elle est moins fréquente que la gonococcie, joue toutefois un rôle assez important dans le déterminisme de ces infections chroniques du col.Elle agit cependant plus par ses séquelles, que par l\u2019inoculation streptococcique elle-même qui a peu de tendance à passer à la chronicité.Les pertes sont moins abondantes que dans l\u2019infection à gonocoque, moins épaisses et ne présentent pas les caractères d\u2019une véritable glaire.L'évolution de cette métrite est également lente, présentant des altérations de la muqueuse assez identiques aux lésions neissé- riennes.Bouilly a insisté sur le rôle des déchirures du col qui, en favorisant l\u2019infection, exagèrent l\u2019hypertrophie scléreuse qui en découle.Il est encore trois autres formes de métrite chronique du col qu\u2019il est bon de rappeler à cause de leur fréquence.Tout d\u2019abord, la métrite virginale des jeunes filles qui se distingue par le caractère latent qu\u2019elle revêt.La cause la plus fréquente est la contamination blennorrhagique accidentelle.On voit apparaître à la vulve de ces fillettes de grosses gouttes de muco-pus qui traduisent le catarrhe cervical.Cette métrite est la conséquence habituelle de la vulvo- vaginite.Elle apparaît souvent tardivement et peut ne se manifester qu\u2019à l\u2019installation de la puberté.(Siredey) (7).Il n\u2019est pas impossible toutefois de rencontrer, chez la fillette, des métrites banales dus à un réveil des microorganismes du vagin.Les rétroflexions congénitales favorisent également l\u2019apparition de ces métrites banales, généralement d'origine colibacillaire.Enfin, la métrite virginale revêt souvent le caractère hémorragique.La métrite sénile, qui s\u2019installe après la ménopause, se distingue par un écoulement purulent d\u2019odeur fétide, très souvent teinté de sang, laissant ainsi persister un doute sur la bénignité de ces lésions.Cette leucorrhée s\u2019accompagne toujours d\u2019une irritation au niveau de la peau et d\u2019un prurit intense.On a comparé la métrite sénile à une dermatose.Il s\u2019agirait surtout d\u2019une intolérance de la muqueuse aux sécrétions, intolérance due à l\u2019arrêt de la fonction ovarienne.Il est du reste prouvé que cette affection réagit beaucoup mieux au traitement qu\u2019on lui applique, après hormonothérapie.Enfin, il est bon de toujours suspecter l'existence du diabète dans ces métrites cervicales de la ménopause.Quant à la troisième variété, il s\u2019agit de la métrite cervicale qui accompagne les grards prolapsus génitaux.Il peut s\u2019agir ici de lésions dues au port trop prolongé d\u2019un pessaire.On observe alors des lésions portant sur le col et le dôme vaginal et correspondant aux points de contact.Il suffira d\u2019enlever cette prothèse pour obtenir une guérison rapide.Dans le prolapsus total, le col hypertrophié et allongé, étant presque toujours extériorisé et soumis par conséquent à une irritation continue, est le siège de véritables ulcérations qui saignent facilement et qui résistent à toute thérapeutique, si la malade n\u2019est pas mise au repos complet le prolapsus réduit.On peut croire alors à une évolution maligne.Toutefois, 1l est extrêmement rare de trouver un épithé- lioma sur ces cols ainsi prolabés.Le diagnostic différentiels de ces lésions n\u2019offre pas, en général, de grandes difficultés.La tuberculose du col est rare et si elle se présente avec des caractères variés, ils n'en sont pas moins définis.Il s\u2019agit le plus souvent d\u2019un semis de fines granulations sur la portion vaginale du col: ce sont des follicules tuberculeux que le microscope classera définitivement.Tr T=.\u2014 = SIMARD: LES MÉTRITES CERVACALES Le chancre syphilitique par son exulcération, pourra faire penser à une érosion banale.Sa forme parfaitement arrondie, numullaire, n\u2019entourant pas l\u2019orifice cervical et l\u2019examen microscopique le différencieront toutefois facilement.La vaginite à trichomonas et les lésions cervicales qui l\u2019accompagnent diffèrent également par le caractère de l\u2019écoulement, la présence de maculo-papules sur toute l\u2019étendue de la muqueuse vaginale, le prurit très intense et l\u2019abondance toute particulière de l\u2019élément pathogène dans les sécrétions.Toutefois, cette infection par les lésions secondaires qu\u2019elle favorise au niveau du col, simule très souvent la métrite cervicale chronique.Seules les lésions pré-néoplasiques seront d\u2019interprétation difficile.En effet, elles peuvent être facilement confondues avec une dyské- ratose banale, une simple exulcération.Toute lésion suspecte ne doit pas bénéficier du doute, l\u2019examen histologique seul établira le diagnostic précis.Pronostic La métrite cervicale chronique, si elle ne trouble pas profondément l\u2019existence de la malade, expose cependant à de fâcheux ennuis dont les principaux sont les sténoses rétractiles et l\u2019obstacle à la fécondation.Cette stérilité secondaire tient à deux causes.D'abord, l'abondance des sécrétions pathogènes au niveau du col, puis la destruction de toute la muqueuse du canal cervical par un traitement trop énergique et les sténoses cicatricielles qui en découlent.Toutefois, il ne faut pas conclure à la généralité, car il n\u2019est pas rare de rencontrer des malades porteuses de vieilles lésions abondamment fournies en sécrétions deviennent enceintes.Ce fait s\u2019explique par un phénomène physiologique.En effet, dans les exocervicites avec glaires abondantes, on observe autour du 14e ou 15e jour des règles, c\u2019est-à-dire au moment de l'ovulation, une régression com- qui 709 plète des sécrétions pathogènes qui se clarifient, deviennent purement muqueuses, favorisant ainsi la montée des spermatozoïdes.Ce phénomène serait-il déclenché par la décharge folliculinique intense à ce moment?Tout nous porte à le croire.C'est surtout l\u2019endocervicite qui est la cause la plus fréquente de la stérilité et l\u2019infection blennorrhagique tient ici la première place.On a vu comment la lumière du col était obstruée par des masses glaireuses qui suffisent à elles seules à empêcher la pénétration des gamètes mâles.Souvent du reste, ceux-ci sont amoindris dans leur résistance par les modifications chimiques du milieu vaginal.Mais les lésions inflammatoires ne sont pas toujours seules en cause dans la pathologie de cette stérilité.Un traitement intempestif vient souvent compliquer le tableau.Il ne faut pas oublier que la muqueuse endocervi- cale avec la sécrétion qui lui est propre, est indispensable à la fécondation.Sans cette dernière, l\u2019élément mâle viendra se heurter à une barrière infranchissable.Il faut donc, dans la thérapeutique de ces lésions, procéder avec ménagement et ne pas détruire complètement les couches glandulaires du segment cervical.Traitement Le traitement de la métrite cervicale chronique est indiseutablement un des chapitres où toute la littérature médicale se rencontre.La multiplicité des moyens préconisés et utilisés s'explique par la persistance vraiment tenace de ces lésions.Pour traquer le microbe pathogène dans la profondeur de ses repairs muqueux, pour modifier les réactions et les altérations tissulaires, une grande diversité de, \u2018procédés est née.Oy wo X Nous n\u2019avons Ps l'intention dé, \u2018faire la revue de toutes \u2018 \u201cces thérapeutiques, dont un grand nombre étaient et spt encore inopérantes, voire même dangereuses.Qf il nous suffise de rappeler les Injections et pansements \\ w : { pO 710 vaginaux à l\u2019aide d\u2019antiseptiques, les instillations et badigeonnages aux caustiques diffusibles, les injections de vapeur dans la cavité utérine, les scarifications et hersages du col, les curettages du canal cervical.Tout cet arsenal thérapeutique suffisamment la lutte engagée contre ces lésions de chronicité.Il est essentiel de bien envisager les indications avant d\u2019instituer un traitement.Tout d\u2019abord, le dépistage de toute lésion infectieuse en évolution du tractus génital, qu\u2019il s\u2019agisse d'infiltration des paramiètres, d\u2019annexite ou autre.Dans ces cas, il faut s\u2019abstenir de toute manœuvre surtout endo- utérine qui favorisera, à coup sûr, l\u2019accentuation des phénomènes infectieux.C\u2019est ici que la vaccination donne les plus beaux résultats.Actuellement en France, on pratique la vaccination antigonococcique directement dans le col utérin, non pas qu\u2019on crole particulièrement à la vertu de la porte d\u2019entrée, mais il semble que ce procédé soit des plus efficaces dans la grande majorité des cas.Les études qui ont été faites récemment montrent que le vaccin a surtout une action sur les tissus lymphatiques et inters- titiels et qu\u2019il touche moins la couche superficielle de la muqueuse.De toute façon, c\u2019est un excellent procédé de stérilisation tissulaire ou du moins, d\u2019atténuation des prénomènes aigus.C\u2019est quand toute évolution active est bien éteinte qu\u2019on procède directement à une thérapeutique plus énergique.Il faut éviter également les contacts prolongés d\u2019antiseptiques trop puissants qui favorisent l\u2019irritation au niveau des muqueuses enflammées.C\u2019est particulièrement le cas des crayons médicamenteux introduits dans le col qui exposent eh outre à des rétentions caustiques par
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