L'union médicale du Canada, 1 septembre 1938, Septembre
[" Tome 67 \u2014 Numéro 9 MONTRÉAL, SEPTEMBRE 1938 \u201c he A MAS Gi SF 7 Rd 4 \u201c5 0 Lets I Union aNédicale ou Canada (Revue mensuelle fondée en 1872) Bulletin de l'Hlssociation des (Médecins d¢ Langue Francaise de l\u2019'Elmérique du Hord PROCHAIN CONGRÈS ISSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DE L'AMÉRIQUE DU NORD SECRÉTARIAT ; OTTAWA \u2014 HULL 326 est, blvd St-Joseph \u2014 6 \u2014 7 \u2014 8 \u2014 septembre 1938.MONTRÉAL Téléphone: LAncaster 9888 \\\\N > 00 le traitement médical de l\u2019ectopie testieulaire «Les nombreuses observations cliniques poursuivies jusqu\u2019à l'heure actuelle montrent que l\u2019hormonothérapie seule est capable de provoquer la descente du testicule ectopié dans environ 50 pour 100 des cas.Cette thérapeutique sert aussi à déterminer la présence de testicules dont la descente ne sera pas déclenchée par la puberté et, dans ces cas, on doit donc recourir à une intervention chirurgicale avant cette période.Lorsqu\u2019une intervention s\u2019impose, le traitement préalable par hormone gonadotrope, en allongeant le cordon spermatique, facilite l\u2019opération et, en dernier lieu, cette thérapeutique poursuivie après l\u2019intervention influence favorablement les résultats post-opératoires.» Article de tête: « Endocrine Therapy of Cryptorchidism », Journal American Medical Association 110: 288-289 (22 janvier) 1938.A.P.L.\u2014 l'hormone gonadotrope du chorion \u2014 est standardisée biologiquement selon la méthode du Dr J.B.Collip, No 463 en flacons de 5 c.c.Université McGill.et de 10 c.c.No 450 en flacons de 5 ce.No 463 \u2014 500 unités-rat (Collip) par c.cet de 10 cc.No 450 \u2014 100 unités-rat (Collip) par c.c.AYERST, McKENNA & HARRISON LIMITÉE Biologistes et Pharmaciens MONTRÉAL CANADA L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1938 1 L'épreuve du lemps a « Ferro-Catalytic », présenté a la profession médicale seulement aprés que des épreuves cliniques sérieuses eurent prouvé sa valeur thérapeutique dans le traitement des ANEMIES SECONDAIRES a résisté à l\u2019épreuve du temps, et chaque jour apporte une preuve nouvelle de son utilité.Les malades qui, pendant des années, ont été des demi-invalides à cause de l\u2019anémie et qui ont été traités par différents modes thérapeutiques sans résultats évidents, ont bénéficié d\u2019une façon étonnante du traitement par FERRO-CATALYTIC Sur votre demande nous vous enverrons avec plaisir des échantillons cliniques, des Mstes de formules et une échelle pour le dosage de l\u2019hémoglobine.CAPSULES Charles &.Fnosnt & Co.pour adultes MONTREAL.- CANADA et Une firme canadienne fabriquant des produits pharmaceutiques SIROP de haute qualité depuis 1899 pour enfants SOMMAIRE ° BULLETIN J.-H.LAPOINTE: Congrès d'Ottawa-Hull .MEMOIRE Emile SERGENT: L'exploration radiologique de l'appareil respiratoire devant la clinique .Roma AMYOT: Contribution a l'étude de la sclérose en plaques Albert JUTRAS: Technique simplifiée pour l'examen radiologique du côlon par voie basse selon les exigences modernes .RECUEIL DE FAITS J.-N.ROY: Le tatouage de la cornée .A.BELLEROSE: Le problème du traumatisme fermé de l'abdomen Pierre SMITH: Ulcères gastro-duodénaux.Perforations itératives .Rosajre- LAUZER: Un cas de néphrite hématurique .REVUE GENERALE Jean SAUCIER: Les encéphalographies gazeuses dans les services de neurologie médicale .oe L.-Arthur MAGNAN: Aperçu historique de la césarienne basse ou segmentaire Raymond SIMARD: Innervation génitale de la femme PETITE CLINIQUE Paul POIRIER: Le traitement de la syphilis latente / \u201cMÉDECINE PRATIQUE Lucien SYLVESTRE: Blennorragie et les sulfamidés Comité Provincial contre la Tuberculose: Diagnostic différentiel de la tuberculose pulmonaire 899 902 907 933 937 940 942 944 946 967 971 975 978 979 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1938 3 _\u2014 M ACADÉMIE DE MÉDECINE DE PARIS \u201c PRIX DESPORTES 1904 PRIX ORFILA 1872 CRISTALLISEE Agit plus sirement que toutes les autres préparations de Digitale Granules au 1/10° de milligr.\u2014 Solution au 1/1000e.Ampoules au 1/4 de milligr.pour iniections intramusculaires.LABORATOIRE NATIVELLE, 27, rue de la Procession, PARIS (XV°) 2x Draeger Le) Représentants: ROUGIER FRÈRES, 350, rue Le Moyne, Montréal.| Opothérapie à , .à° Hématique Totale L _ SIROP de ONE DESCHIENS : IRL à l\u2019Hémoglobine vivante Renferme intactes les Substances Minimales du Sang total Médication rationnelle des SYNDROMES ANÉMIQUES et des DÉCHÉANCES ORGANIQUES Une cuillerée à potage à chaque repas.\u2014 DESCHIENS, D' en Ph\", 9, Rue Paul-Baudry.Paris (8°) Représentant: ROUGIER, 350, Rue Lemoine - MONTRÉAL (Canada) SOMMAIRE (Suite) ANALYSES .2 2° 202022422220 i = : i = = ; vi + ok & mes 25 ih = + i 3% = ae 33 5: ps = ; ê 3 1 i : este ; : i men St ; 3 1 : = Ë î 3 : i i pare +2 Seen 5 4 es { Ph i 5 Lut = 5 Le 3 t : ; 5 3 : wt So Directeur Général ps VE As i : 5: \u2018 a i : { sy = or > $ ; \u20ac > i Ed ve, eus.= ve Hh fe Loveeghs 3 th = 3 es anges = % : = eee = Te set as a; Gul $ ; : RES S a WE ax a = = : ve ond Si S FN oF EE = = Cun, D = #25 are ee 3 À SRE RE pe a 4 ls Sa Shad Se ors Co ARE ; EE ee a ose es Ex SE SA, gy ho sri Aw #e sa FETES, si es pes Ps aa Sal 5 SE x 2%, => a 8.ET x se RCE = Sh 7 we ae x = SRA > es GES oF SE Sk onl > ES se c Se sas ie.1 es ol Ai ST id Sy Se 2 x 2 ie, ass Sais A = ESS ss, Pad 23 Rp eT =.5 $ LE 5 ci x SA Ed 2e Spin pure CE 5 i 035 A Ss De se er = 2, 5e 6 5.7; is PE oo À 252 va Docteur R.-E.Valin, F.R.C.S.(C) (Ottawa) É Ek 2 A 5 4 DE fi RIQUE DU NORD CAISE DE L'AME- DE LANGUE FRAN- DES MEDECINS L'ASSOCIATION OFFICIERS he oe a, I I - 5 | = 23 53 a 5.Æ Te Eo 7 Ë i GE se 5 i RE 7 se, 5 5 Ge i ; gh i = Ze oi ë 2e = = i RN iS = % > 2 5 hy 5 = ; 3 5 2.5 Hg a ss SE SN hy i = = = Sa = Docteur J.-H.Lapointe, F.R.C.P.(C) Président du Congrès de 7 vi vy RR 72 i 7 2 i 2 SE Es LE 7 % fs SEA F2 2 E > 7 >, 7% % Es 7 2 A a #4, « SE 4: 7 + 4 # 72 7 2 ue 2 7 7 5 7 2 i i i 4 Docteur A.-L.Richard ec, Secrétaire du Congrès ie 7 \u20ac 5 7 i a So 2 i i A CE A 14 i A 7 # 4 P 7 sr a\u201d 3 FR 2 7 3 a.eB 7 3, 5 : w% A 4% By =z #8 à 1 «+ #4 J x* x 52 = C4 - % ZA 3 PRE 3 HF 7 Cu pa J; 2 a a = SA Wi ve % { e Docteur J.-M.Laframboise Trésorier du Congrès ed 2 EE ere a mmarers = = # a i rp re pe at e 7 Z Professeur J.-A.Jarry.F.R.C.P.(C) (Montréal) 285 Membre de l'Exécutif » A oe.a = oi Su A 2 ed À a sr x = 5 ie, 5, a ea, PR Ef 5 5 = of 2 ie 1 2 io à \u201cA Se Re.& Lu 3 = & \u20ac Ee Poy 7 py = = a Wr 3 i Ry i i 0 = ss # a a su = = À oy Re A 3 = a , 7% a 7 4 hi 5 foie] AE 7 2 Pa a É a pu 5 3 nd Si ao NN 1d 7 7 2 5 he > » = ~ 7 2 5 a ny 0 0 97 7 7% sa 4 7 7 i i » 2 2 = a \u20ac Sa 2 i by se 7% 5 Sa 7; ce ww 5 A A 2, 5.= @ 7 22 7 440 a 2 2 % = SLR 7 = Se 7 Be Ë iy > 5 SA 2 Ses Le jo i 7 \u20183 .% a à = > 2 # x 5 5 2; 72 En 2 ii i 2% 4 \u201d ai 2 i 2 5 7 ai 5 2 25 i 655 Ga 7 GE i 7 oR 7 A ee i 5 i 2 EE A va Th 7 7% op Gs 7 ES 4 a 7 7 2 7 Vice-Président Docteur J.-R.Bélisle (Hull) = SEAN \" a RD SR + SN S = = 1 = = 3 ce NN iS à 3) \u201cA = TR se = ne i ce = 5 jd 5 35 RD = ® 2 DER Se Sil 5 NW 5 = id 5 ça, = os = i x es 5 3 TE, ws = ré su -Président 5 & 2 i = Fe \u2018 4 2 Sah ee =?= 2 £81 a ee 5 > se = i BY WS oh AY = = RE a 4 i = ES = Si = « = = wo: EN = a = ge.od a = + 5, = 8 = \u201c= Na # 2 = = a = M = # 2 Re se es He ES ee 55 SE 5 3 a sa 3 & pi Ean 5 es ci = SE Eo # = = = EN i 3 22 x 5 5 = & Le sa 54 2 a i 2 Si Professeur B.-G.Bourgeois, F.R.C.S.(C) (Montréal) SE ; = 7 oi xd 55 = a a SE a ce Se rs 8 ce a 5 2 a Se 5 > = Lh ® IE ORS a + Tr Ci 2 ad Li e Docteur J.-R.Larochelle (Biddeford, Maine) Vice-Président \u20ac hi = a = + 3 x 2X # Jor i Se 2 5 A a >> 75 Le pox 7 GE À; 4 Sas P w 2 i = = x Hn 2 i us = 5 5 $ © ox 7 % 7 i % # % fc # 2 & Ce 22 73 2 2 2 2 2 GG bo 7 I 9 : JE Gi 7 % 2 7 7 ir a % A 7 tin 2 A # % 7 Ge e hs Æ 5 A 2 dE 2 ac pa # 5.4 \u201d oo Py = 4 7 = Lu TE 2 % © 7 A ih Professeur Amédée Granger (Ncuvelle-Orléans, Louisiane) A 4.i i 53 4 a % Vice-Président B: .a Ga +55 2 a # % 4 i # y 4e, >, A) \u201che 2 2 2, 5 ix 7 107 cs £4 A a on ok aon + 4 + a Rr ad % e EN © se x $y = SE x 3 Docteur Raymond Turpin 2.EE se Professeur agrégé à la Faculté de Médecine de Paris = 3 Délégué du Ministre de l'Education Nationale de France > 53 = 3 pry en RTS = 87 a = es Be = \u20ac # i % As Jy 7 Ld we M 2 ein 2 2 - Aan me oa i iis ani ss e \u201ci , Lot, Docteur Léopold Nègre x & De l'Institut Pasteur, Paris iË i ~ * À e ae sas nnn a 7 Ly % he £5 CA ore En APERÇU HISTORIQUE DE LA CÉSARIENNE BASSE OU SEGMENTAIRE Par L.-Arthur MAGNAN, Hôpital Notre-Dame.Certaines légendes sont profondément ancrées dans l'esprit populaire; telle est celle qui attribue aux circonstances particulières qui auraient entouré la naissance de Jules César, le nom et les origines de l\u2019opération césarienne.Malheureusement, l'histoire et la légende sont une fois de plus en complet désaccord, car l\u2019opération césarienne date de beaucoup plus loin que de l\u2019époque des empereurs romains.Il suffit en effet d\u2019un simple coup d\u2019œil sur l\u2019histoire de la chirurgie pour nous convaincre que l\u2019idée d\u2019extraire le fœtus par la voie abdominale a vraisemblablement jailli de l\u2019observation de femelles pleines, sacrifiées aux dieux ou tuées à la chasse.Et la mythologie \u2014 la mythologie grecque, surtout \u2014 abonde en exemples: ne nous apprend-elle pas que Bacchus est né après la mort de sa mère, Semelé, grâce à la science chirurgicale de Mercure?Esculape, le père de la médecine, aurait été tiré, lui aussi, du ventre de Coronis.Dans l\u2019histoire de tous les pays et de toutes les religions, depuis l\u2019empire romain jusqu\u2019aux empires chinois et japonais, on relève des allusions aux naissances césariennes.- Et dès que l\u2019on sort de ces époques nébuleuses pour aborder l\u2019étude des siècles plus rapprochés, dont la documentation historique est plus riche et plus précise, on découvre des textes de plus en plus intéressants.On apprend, par exemple, qu\u2019il existait dans le vieux code romain une loi\u2014lex regia\u2014qui prescrivait d\u2019ouvrir l\u2019abdomen des femmes enceintes, mortes ou moribondes, afin d\u2019en extraire le fœtus.Selon toute vraisemblance, cette loi aurait été suggérée par les prêtres chrétiens, soucieux d\u2019administrer le sacrement du baptême à ces enfants.Mais aucune césarienne n\u2019avait encore été pratiquée sur la femme vivante.La tradition nous rapporte, cependant, qu\u2019un certain Jacques Nuffer, châtreur de porcs, aurait pratiqué une césarienne sur sa propre femme, vers l\u2019an 1500.Toujours d\u2019après la tradition, des maîtres-barbiers l\u2019auraient également pratiquée, vers le même temps.Ce n\u2019est vraiment que plusieurs siècles plus tard que l\u2019on rencontre un auteur sérieux, F.Rousset, qui ait préconisé l\u2019hystérolomo- lokie ou enfantement césarien.Son traité (un des plus admirables travaux médicaux du XVIe siècle) aborde la légitimité, les indications maternelles et fœtales, ainsi que les techniques opératoires d\u2019une telle intervention.Plusieurs autres suivirent: Leuvret, Mauri- ceau, Lauverjat, etc.Tous apportent au sujet de substantielles contributions qui ne diffèrent que sur un point: l\u2019endroit ou la direction des incisions abdominales.Cependant, à la suite d\u2019échecs répétés et de mortalités en nombre effarant, l\u2019opération césarienne est plus ou moins abandonnée.Avec Sigault (1777) qui, le premier, pratique la symphysiotomie, les chirurgiens se divisent en deux clans: les symphysiens et les césariens.Kayser publie, en 1840, une statistique de 338 cas, observés de 1750 à 1839.I] enregistre 128 guérisons.C\u2019est déjà beau, si l\u2019on considère que ces interventions étaient pratiquées à domicile.D\u2019après Tarnier, à Paris, les malades succombaient inévitablement à la péritonite ou à l\u2019hémorragie.Quelques années plus tard (1870), le chirurgien Porro se taillait une place de premier plan, dans l\u2019histoire de la césarienne, en pratiquant une hystérectomie sub-totale avec extériorisation du moignon, après avoir extrait l\u2019enfant de l\u2019utérus.Cette audacieuse opération, adoptée ensuite par plusieurs chirurgiens (Spaeth, Velpon- ner, ete.), connut un grand succès, même avant la période antiseptique.Elle était loin, cependant, d\u2019être idéale puisqu\u2019elle nécessitait 508 l'ablation de l\u2019utérus, laissait une extériorisation et exigeait un grand drainage.La césarienne haute Malgré ces tentatives et nombre d\u2019autres, pratiquées dans tous les pays depuis des siècles, il semble qu\u2019il faille reconnaître à Sanger (Leipzig) le mérite d\u2019avoir inauguré, en 1882, l\u2019ère de la césarienne classique moderne.Utilisant les découvertes, alors récentes, de l\u2019aseptie et de l\u2019antiseptie, et inaugurant de nouvelles techniques opératoires, il réussit à obtenir d\u2019excellents résultats.En dépit de ces succès, la césarienne rencontrait encore un grand nombre de sceptiques, surtout en France où accoucheurs et public restaient sur la défensive.On recourait de préférence à l\u2019accouchement prématuré provoqué, ou à la symphysiotomie.Bar fut un des premiers chirurgiens français à pratiquer une césarienne avec succès.Vers la fin du siècle dernier, plusieurs statistiques furent publiées: toutes démontrent l\u2019énorme progrès accompli.Les Allemands Sanger, Schauta, Léopold, Kehrer, emboîtent le pas et rapportent une série de cas dont la mortalité varie entre cinq et sept pour cent.Bar présente une statistique de dix césariennes sans mortalité.Dès lors, l\u2019opération césarienne devient classique et les travaux se multiplient.On enregistre toutefois des échecs décevants.De nombreuses polémiques éclatent alors, sur ie moment opportun d\u2019intervenir chirurgicale- ment: la césarienne doit-elle se pratiquer avant le travail, au début de celui-ci, ou après une épreuve du travail?Bar préconise ce qu\u2019il appelle la césarienne prophylactique avant le début du travail; il craint davantage la péritonite que le danger d\u2019hémorragie par l'absence de contractions utérines: « Les malades, dit-il, meurent le plus souvent de péritonite; aussi, la plus petite faute contre l\u2019aseptie est une cause de mort.En conséquence, l\u2019opération césarienne ne doit être pratiquée que dans un milieu aseptique et sur une femme non infectée.» D\u2019autre part, Reynolds, Applegate, Brandt et Couvelaire attendent le début du travail L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1938 - pour intervenir.Ils estiment qu\u2019il n\u2019y a pas plus de danger d\u2019infection avant ou après la rupture des membranes et que dans cette dernière phase il y a moins de danger d\u2019hémorragie, à cause des contractions contenues de l\u2019utérus.Enfin, d\u2019autres chirurgiens préfèrent attendre l\u2019_épreuve du travail, c\u2019est-à- dire tentent l\u2019accouchement par la voie basse et, s\u2019ils y échouent, pratiquent la césarienne en dernier ressort.Lencaussée pratique 38 césariennes tardives, sans décès.Polack, Zarate, ont de bons résultats.Hardley accuse une mortalité de 26 pour cent; King de 38 pour cent, etc.Il semble toutefois que les résultats de cette méthode soient moins satisfaisants que ceux de la césarienne prophylactique ou de la césarienne précoce.Lemoussu présente alors une thèse où sont édictés les principes qui régissent l\u2019école à laquelle il appartient: 1° Si l\u2019indication d\u2019opération césarienne est absolue, on doit la pratiquer avant le travail ou tout à fait au début de celui-ci; 2° Si l\u2019indication est relative, on peut attendre le résultat du travail; 3° Si l\u2019infection est nette, pratiquer l\u2019hystérectomie, après hystérotomie.En résumé, si l\u2019on procède à une analyse sérieuse des opinions émises et des statistiques publiées depuis le mémoire de Sanger, en 1882, jusqu\u2019à ces dernières années, il est permis de conclure que la césarienne haute, ou classique, donne des résultats plus intéressants lorsqu\u2019elle est pratiquée avant le travail ou tout au début.Mais elle nous apparaît moins encourageante dans les cas tardifs, à moins d\u2019y ajouter l\u2019hystérectomie.La césarienne basse ou segmentaire Vers l\u2019année 1907 les résultats obtenus par la césarienne classique sont en pleine lumière, c\u2019est-à-dire, dans l\u2019ensemble, peu satisfaisants, surtout chez les femmes qui, ayant déjà subi l'épreuve d\u2019un travail prolongé, sont plus ou moins infectées.Le chirurgien Frank (de Cologne) conçoit alors l\u2019idée d\u2019une hystérotomie sur le segment inférieur.L'idée n\u2019était toutefois pas entièrement nouvelle, car depuis longtemps les milieux chirurgicaux affirmaient la MAGNAN: APERÇU HISTORIQUE DE LA CÉSARIENNE 969 nécessité impérieuse de respecter le corps utérin, dont l\u2019intégrité anatomique et physiologique était considérée comme très importante, au point de vue des accouchements.La naissance légendaire de Bouddha, tiré du flanc droit de sa mère, a-t-elle inspiré à Oslan- der et Jorg, au début du siècle dernier, l\u2019opinion que l\u2019on pouvait pratiquer la césarienne en incisant, non plus sur le corps utérin, mais sur le col et le vagin?C\u2019était la laparotraché- lotomie.Cette théorie entra dans la pratique plusieurs années plus tard, avec Ritzen et Beaudeloque, qui l\u2019abandonnèrent bientôt, découragés par de nombreux échecs.En 1828, l\u2019Américain Physick propose enfin un procédé qui devait ouvrir la voie à l\u2019opération moderne de Latzko.Malheureusement, cette technique est bientôt abandonnée.Plusieurs autres expériences, tentées aussi bien aux Etats-Unis qu\u2019en Europe, mettent en vedette les noms de Bell, Thomas et Jernett, qui reprennent la gastro-élytrotomie.En Angleterre, Hems et Edis enregistrent quelques résultats heureux.D\u2019après Davis, les résultats s\u2019avéraient meilleurs que ceux de la césarienne classique à la même époque.Stoltz, de Strasbourg, préconise également la césarienne basse.\u2018Mais comme nous l\u2019avons vu, ce n\u2019est vraiment qu\u2019au début de notre siècle, et en présence des nombreux échecs de la césarienne classique, que l\u2019idée et la pratique de la césarienne basse prennent un réel essor.Dès son apparition, cette méthode trouve de nombreux adhérents en Allemagne, mais elle ne suscite d\u2019enthousiasme nulle part ailleurs.À la suite de Frank (de Cologne), on présente de nombreux travaux qui diffèrent surtout par la description des techniques.On semble d\u2019accord sur les indications et les principes de la nouvelle méthode.La méthode transpéritonéale subit des modifications et des transformations.Cherchant a protéger d\u2019abord la grande cavité péritonéale, Veit et Baum font des sutures péritonéales temporaires, par l\u2019emploi de pinces ou de fils.Poursuivant le même but, Sillheim propose une voie extra-péritonéale, destinée à prévenir tout danger de péritonite.Il est bientôt suivi par plusieurs chirurgiens allemands parmi lesquels Kremer et Hoffmeyer.Mais cette technique ne tarde pas à être abandonnée, à cause des difficultés trop grandes qu\u2019elle comporte.Ce n\u2019est que plus tard que Latzko la reprend et obtient, en la modifiant, d\u2019heureux résultats.Vers le même moment, Hirst améliore la technique transpéritonéale de Veit et lui donne une nouvelle impulsion.On suggère, à cette époque, plusieurs procédés qui diffèrent très peu des techniques antérieures.Il convient de mentionner ici les noms de Schanta, Doderlein et Reush qui participèrent le plus aux polémiques du temps, sur cet important problème.En France, la césarienne basse ne semble obtenir droit d\u2019entrée qu\u2019en 1921.Brindeau et Janin l\u2019adoptent avec un enthousiasme nuancé d\u2019une grande modération.Schickelé (de Strasbourg) s\u2019en montre au contraire un adepte fervent, entraînant à sa suite ses collaborateurs: Auber et Van Roy.Ensemble, ils obtiennent des résultats étonnants.Aux Etats-Unis, la césarienne basse n\u2019est également connue que depuis une quinzaine d\u2019années.Après Hirst et les modifications apportées par lui à la méthode transpérito- néale, 11 faut mentionner Delee qui, sur 228 césariennes, ne déplore que deux décès.Cornell, Welton et Davis obtiennent aussi des résultats des plus encourageants.Nous ne pourrions que difficilement rendre justice à tous les auteurs qui ont publié des travaux sur la césarienne basse, depuis quinze à vingt ans, car ceux-ci se multiplient à une allure accélérée.Nous mentionnerons cependant les chirurgiens Brouha, en Belgique, Halland et Kerr, en Angleterre, Walshard en Suisse.En France, les thèses de Faby, Bercovici et Gelle apportent tour à tour de nouvelles et fort intéressantes contributions.Après Patry, qui publie une étude critique très approfondie, Bereni, Devraigne, Seguy et Dubois se préoccupent des indications actuelles de la césarienne basse.Viennent ensuite Baland et Pery qui nous donnent des observations personnelles du plus haut intérêt.Cathala, Delmas, 970 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1938 Turenne, soulignent les avantages de la césarienne basse sur la césarienne haute.Aux Etats-Unis, Phaneuf s\u2019intéresse à la question depuis près de vingt ans; ce n\u2019est toutefois qu\u2019en ces toutes dernières années qu\u2019il décrit et préconise une méthode nouvelle.Il publie une première statistique personnelle de 515 cas et une deuxième de 166 cas, avec une mortalité maternelle de 0.6 pour cent seulement.Aldridge suggère des modifications à l\u2019opération de Latzko et discute des indications de la technique, en se basant sur une série d\u2019observations personnelles.Feiner publie une étude analytique de 347 opérations, au cours de laquelle il compare les indications techniques et les résultats des diverses méthodes.C.Waters et Leavitt concluent, à la suite d\u2019une volumineuse statistique: « Entre nos mains, la césarienne basse sous anesthésie rachidienne est l\u2019opération qui donne les meilleurs résultats, la plus basse mortalité et morbidité, le moins de décès fœtaux, le moins de séquelles post-opératoi- res.» | Mathieu et Falls obtiennent de notables suc- ces.Campbells, sur une série de 482 césariennes, en pratique privée, pratique 404 opérations classiques, 73 hystérectomies \u2014 dont 4 vaginales \u2014 et une césarienne basse; il accuse une mortalité maternelle de 0.826 pour cent et une mortalité fœtale de 3.51 pour cent.Stander, de New-York, fait ressortir les abus que peuvent entraîner les césariennes basse et haute.Hannce préfère la césarienne basse à l\u2019embryotomie ou la basiotrepsie.Montgomery, Irving, Hanson, etc., Grier, Danforth, autres accoucheurs des temps modernes, ont donné, sur ce sujet, un important apport à la littérature médicale.En Angleterre, G.Wilson, C.W.Sewall, se montrent des fervents de la césariennes seg- mentaire.Tous deux préconisent les techniques de Latzko et de Hirst.Les chirurgiens allemands présentent de très nombreux travaux sur la césarienne basse.Ils sont les promoteurs et les propagateurs de la méthode.Depuis les cinq dernières années, Kaboth préconise la méthode extrapéritonéale, avec drainage pré-cervical.Sterling étudie l\u2019évolution utérine après la césarienne basse, tandis que Bud s\u2019attarde à l\u2019incision utérine du segment inférieur.Henkel préfère la césarienne basse transpéritonéale à l\u2019opération de Porro ou de Portes, dans les cas où la malade fait de la température au moment de l\u2019intervention.Kraul pratique l\u2019incision transversale du segment parce qu\u2019elle est plus physiologique.Feuchs, Batesmeller, Steer, ajoutent plusieurs contributions d\u2019une valeur indiseu- table.Quant aux auteurs modernes qui ont publié des travaux sur la césarienne basse, ils sont maintenant en nombre si imposant qu\u2019on ne saurait mentionner le nom et l\u2019œuvre de chacun d\u2019eux.Il ressort de ces innombrables études un fait saillant: c\u2019est que la césarienne basse, qui s\u2019est d\u2019abord heurtée à une indifférence notoire des accoucheurs, prend maintenant à leurs yeux une importance grandissante.Nos confrères américains sont peut-être ceux qui s\u2019y intéressent davantage.Il semble évident que la césarienne basse s\u2019impose de plus en plus, dans les cas où l\u2019accouchement par la voie naturelle est impossible ou présente des dangers pour la vie de la mère et celle de l\u2019enfant.Cette opération, pratiquée par des chirurgiens avertis, a déjà sauvé nombre de vies humaines.Cependant, dans ce champ immense qu\u2019est la chirurgie gynécologique, il convient de la bien connaître, afin d\u2019en discerner les indications chaque fois qu\u2019elles se présentent. bu- 78 fl J tent.INNERVATION GÉNITALE DE LA FEMME ' Par Raymond SIMARD.Plexus spermatique Les anciens auteurs ont discuté assez longuement les origines réelles de ce plexus.Ce sont surtout les travaux de Walter (1783), de Frankenhaüser (1866-67) et de Sappey (1889) qui ont le plus contribué à l\u2019étude de ce segment.Les descriptions qu\u2019ils en ont données ont été longtemps la base de toutes les recherches.Aujourd\u2019hui on admet que ses origines sont plus constantes.Le plexus spermatique, ou nerfs utéro- ovariens, naît du plexus rénal et des nerfs intermésentériques.1.Du plexus rénal.Les racines nées de ce plexus (2 ou 3) naissent de son origine ou de sa partie moyenne; elles passent entre l\u2019artère et la veine rénale et descendent s\u2019accoler a l\u2019artère spermatique, à l\u2019origine de celle-ci, en s\u2019unissant pour former un tronc le plus souvent unique.Ce tronc suit l\u2019artère spermatique et va recevoir plus bas, au niveau de l\u2019origine des iliaques, les rameaux des nerfs intermésentériques.2.Des merfs intermésentériques.Ils se portent en bas et en dehors en passant, du côté droit, en avant de la veine cave inférieure.Dans certains cas, ces racines d\u2019origine mésentérique n\u2019atteignent le tronc spermatique qu\u2019au niveau du ligament suspenseur de l\u2019ovaire.Sur le trajet de ces nerfs, à leur point de liaison avec le tronc principal spermatique, Walter avait décrit de petits ganglions spermatiques.Après examen on a constaté qu\u2019ils n\u2019étaient que les carrefours touffus d\u2019anastomoses des branches mésentériques avec le tronc principal (spermatique).Ces \u2014 1.Cet article n\u2019est qu\u2019un résumé schématique des travaux d\u2019Hovelacque.Latarget.Leriche.Cotte.et Second avec quelques constatations personnelles sur le cadavre.croisements se voyaient facilement après avoir dissocié le tissu conjonctif qui les entourait.Puis le tronc spermatique pénètre dans le ligament suspenseur de l\u2019ovaire et atteint l\u2019angle supéro-externe du ligament large.De là, il donne, comme l\u2019artère utéro-ovarienne, une branche tubaire et s\u2019enfonce ensuite dans le mésovarium pour gagner le hile de l\u2019ovaire et continuer son trajet sous le ligament utéro- ovarien.Enfin il s\u2019épanouit en filets terminaux sur l\u2019angle supéro-externe de l\u2019utérus et sur ses faces.Plexus intermésentérique Depuis l\u2019origine de l\u2019artère mésentérique supérieure et jusqu\u2019à la naissance de l\u2019inférieure descendent, de chaque côté de l\u2019aorte, des troncs nerveux parfaitement différenciés et groupés en faisceaux: ce sont les nerfs in- termésentériques ou plexus lombo-aortique de Cruveilhier.Leur origine n\u2019est pas constante.Généralement ils reçoivent une racine du ganglion lunaire et l\u2019autre racine du plexus rénal.Puis ces troncs nerveux descendent parallèlement en échangeant des anastomoses.Un peu au-dessus de la naissance de l\u2019artère mésentérique inférieure ces troncs se divisent et donnent naissance au plexus mésentérique inférieur et au plexus hypogastrique supérieur.Comme collatéraux ces nerfs envoient des filets au plexus spermatique.Ils se terminent en donnant naissance à un véritable plexus: le ganglion mésentérique inférieur de Franken- haüser.1.Plexus mésentérique inférieur.Il naît de deux branches, droite et gauche, des nerfs intermésentériques, un peu au-dessous de l\u2019origine de l\u2019artère mésentérique inférieure.Les rameaux forment un plexus qui descend en entourant l\u2019artère satellite pour aller s\u2019anastomoser définitivement avec le +; \u2026 as 972 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.septembre 1938 plexus hypogastrique inférieur dans les ligaments utéro-sacrés.Tout le long de ce dernier trajet, ces tron- cules contournent en hélice l\u2019artère hémorroïdale inférieure en donnant des branches aux faces postérieure et latérales du sacrum.2.Plexus hypogastrique supérieur.Il est très court.Il commence au niveau de la 4e vertèbre lombaire et se termine à ia Frc.I Le plexus hypogastrique chez la femme.9.Les racines sympathiques du plexus hypogastrique inf.10.Les racines secondaires du plexus hypogastrique nées du plexus honteux.12.Le nerf honteux.15.Les nerfs intermésentériques du côté droit.16.Le plexus hypogastrique supérieur.19.Le plexus hypogastrique inférieur gauche.20.Le plexus hypogastrique inférieur droit.21.Le plexus hémorroïdal supérieur.(A.Hovelacque-Anatomie des nerfs crâniens et rachidiens et du système grand sympathique.Gaston Doin, 1927).hauteur de la première vertèbre sacrée en se divisant en deux plexus: les plexus hypogastriques inférieurs.Il occupe tout l\u2019espace inter-iliaque primitif.Il naît des branches terminales des plexus intermésentériques et reçoit, sur son parcours, les racines de la chaîne lombaire.Rapports anatomiques.En arrière il repose sur la colonne lombaire un peu au-dessous du segment terminal de l\u2019aorte.Il descend en éventail pour s\u2019enfoncer ensuite dans le pelvis en croisant la veine iliaque primitive gauche et le promontoire.Dans son trajet pelvien, il suit la concavité sacrée.En avant, le plexus est situé sous le péritoine pariétal et est entouré d\u2019une couche de tissu cellulaire lâche.Il est souvent aisé de le voir surtout chez les sujets maigres.Parfois la racine primitive d\u2019insertion du mésocôlon pelvien, au lieu d\u2019être franchement à gauche de la ligne médiane, vient directement s\u2019implanter sur le corps de la Ve lombaire, masquant, ainsi les éléments du plexus et génant sa découverte chirurgicale.Après ouverture de la séreuse péritonéale, le chirurgien tombe alors sur les feuillets de ce méso qui, fortement vascularisé, saigne abondamment.Le plexus hypogastrique supérieur affecte une forme très variable.Parfois il est constitué par des gros troncs nerveux assez rapprochés les uns des autres.Le plus souvent il apparaît sous forme de filaments très écartés, reliés par de nombreuses anastomoses et occupant toute la largeur qui sépare les vaisseaux iliaques.Au point de vue de sa structure Cotte et Noël décrivent des fibres à myéline (fibres pré-ganglionnaires) et des fibres sans myéline (fibres post-ganglionnaires) au milieu desquelles se trouvent des amas de cellules sympathiques groupées en ganglion.Ce plexus hypogastrique supérieur ou nerf présacré, comme le désigne Latarget, a acquis une grande importance chirurgicale surtout depuis les travaux de Latarget, Leriche et Cotte sur le sympathique pelvien.Toutefois cette dénomination de nerf pré- sacré est très imprécise car, comme l\u2019ont démontré les nombreuses dissections, il s\u2019agit véritablement d\u2019un plexus nerveux très étalé et possédant de multiples anastomoses.Le chirurgien qui intervient alors sur ces éléments nerveux devra les atteindre tous et ne SIMARD: INNERVATION GÉNITALE DE LA FEMME 973 laisser subsister aucune relation de dépendance sans quoi le résultat attendu sera sinon nul, du moins trés incomplet.Plexus hypogastrique inférieur Au niveau de la première vertèbre sacrée le plexus hypogastrique supérieur se divise en deux branches terminales; ce sont les plexus hypogastriques inférieurs, l\u2019un droit, l\u2019autre gauche.Fic.II.Les nerfs de l\u2019ovaire.2.Les nerfs spermatiques.3.La branche tubaire des nerfs spermatiques.4.Les rameaux nerveux de l\u2019ovaire.5.Filets des nerfs spermatiques allant se distribuer à la partie supérieure du bord latéral de l'utérus.7.Filet tubaire du plexus nerveux latéro- utérin.8.Filet utérin du nerf spermatique ( A.Hovelacques-Anatomie des nerfs crâniens et rachidiens et du système grand sympathique.Gaston Doin, 1927).Ainsi constituées, les deux branches, en se séparant de leur tronc commun, se portent en bas et en dehors décrivant, dans leur ensemble, un fer à cheval dont la concavité embrasse les faces postérieure et latérales du rectum.Le plexus nerveux chemine dans la partie interne de la gaine hvpogastrique connue également sous le nom d\u2019aponévrose sacro-rectale, voisinant ainsi les vaisseaux hypogastriques et l\u2019uretère.En dedans 1l est accolé à la paroi latérale du rectum pour s\u2019appliquer ensuite, dans son trajet descendant, à la face externe du ligament utéro-sacré.A ce niveau, il est au- contact du cul-de-sac de Douglas: c'est 1a qu\u2019on peut l\u2019atteindre pour effectuer une anesthésie régionale de l\u2019utérus et du col vésical.Son bord supérieur chemine directement sous le péritoine du ligament utéro-sacré qu\u2019il constitue presque en entier (ligament).Dans son trajet pelvien, le plexus hypogastrique inférieur donne plusieurs branches collatérales qui se distribuent à tous les viscères.Nerfs de l\u2019uretère.Près de son abouchement dans la vessie l\u2019uretère est entouré par un réseau de filets nerveux: c\u2019est le nl xus péri-nrétér-! inférieur Une partie de ces filets se distribue à la partie postérieure de la vessie: l\u2019autre groupe remonte le long de l\u2019uretère en suivant sa face externe.Nerfs du rectum.Ils naissent tous de la partie profonde du plexus hypogastrique et entourent complètement le rectum par de très nombreuses anastomoses.Nerfs de la vessie.En plus des nerfs qui lui viennent du plexus urétéral inférieur, la vessie reçoit plusieurs filets nerveux qui lui sont distribués par le plexus hypogastrique.Ils abordent la vessie au niveau de l\u2019embouchure de l\u2019uretère.Les rameaux inférieurs pénètrent entre le vagin et la vessie et s\u2019enfoncent ensuite dans les parois vésicales.Les rameaux supérieurs se perdent en un riche réseau anastomotique dans le fond vésical.Nerfs de l\u2019utérus.Ils se détachent de la partie antérieure du plexus hypogastrique et se portent en avant dans les replis du cul-de-sac postérieur.Ils atteignent là la portion sus-vaginale du col et se perdent en pénétrant dans le col lui- même. 974 Un autre paquet nerveux, né également du plexus hypogastrique, monte en suivant les vaisseaux utérins et l\u2019uretère dans la gaine hypogastrique, et s\u2019étale sur les flancs de l\u2019utérus jusqu\u2019à l\u2019angle utéro-tubaire.Nerfs du vagin.Ils sont très nombreux et naissent de la partie antérieure du plexus hypogastrique.Un groupe se distribue à la face antérieure du vagin en glissant sous la vessie; l\u2019autre groupe L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1938 descend jusqu\u2019au niveau de la vulve en suivant la face postérieure du vagin.Nerfs des organes génitaux externes L\u2019innervation leur est fournie par le nerf honteux interne qui donne des terminaisons à tous ces organes (clitoris, vulve, grandes lèvres) et qui forme, par ses terminaisons, le point de contact avec le centre génital.Une excitation à ce niveau provoque des contractions utérines.Traitement des méningites purulentes a streptocoque * René Martin et A.Delaunay ont publié, d\u2019autre part, une intéressante observation de méningite purulente à streptocoque, dont la gravité était extrême et que fut traitée par le 1162 F (Presse Médicale, 6 octobre 1937).Il s\u2019agissait d\u2019un enfant de 8 ans #, d\u2019abord considéré comme atteint de méningite cérébro-spinale et traité par le sérum antiméningococcique polyvalent.Quand le petit malade entra à l\u2019hôpital, une ponction lombaire aussitôt pratiquée montra un liquide purulent dans lequel on trouva de rares cocci Gram positif, disposés en chaînettes.L'existence de troubles de la musculature externe et interne de l\u2019œil et une hyperglycorrachie cadraient d\u2019ailleurs mal avec le diagnostic de méningite cérébro-spinale.L'état continuait à s\u2019aggraver et le 4e jour on constatait que le germe pathogène était incontestablement un strepto- tocoque hémolytique.On donna alors à l\u2019enfant trois comprimés de 0 gr.50 de sulfamide par jour.A ce moment, le cas paraissait désespéré, les contractures étaient extrêmes, l\u2019enfant ne s\u2019alimentait plus.perdait des urines et sa mort était attendue à tout ins- * L\u2019Année Thérapeutique (Masson et Cie, éditeurs.Paris, 1937).tant.Or, dès le lendemain la température tomba.elle remonta bien le jour suivant, mais pour diminuer à nouveau; et au bout de 4 jours une amélioration des plus nettes se produisit, l\u2019enfant ayant reçu comme seule thérapeutique quotidienne 2 gr.de sulfamide par voie buccale.En 4 jours on ne trouva plus le microbe 4 l'examen direct et à la culture sur gélose- ascite.Deux jours plus tard, la température n\u2019était plus que de 3794.On continua le traitement à la dose de 3 gr.; une légère et courte éruption morbiliforme généralisée et non prurigineuse apparut.Puis l\u2019enfant s\u2019améliora très vite; 17 jours après le début de la maladie l\u2019état général était excellent et l\u2019on pouvait supprimer toute thérapeutique.Or, on connaît la gravité des méningites purulentes à streptocoque et l\u2019action chimiothérapique du para- amino-phénylsulfamide paraît incontestable dans ce cas qui semblait désespéré.Les auteurs rappellent d\u2019ailleurs que plusieurs observations de méningites à streptocoque guéries par le rubiazol ont été publiées: qu\u2019en Angleterre on a cité des cas guéris après traitement par le prontosil et le sulfamide.Cette médication leur paraît done marquer un progrès réel dans x le traitement des méningites à streptocoques.A.RAVINA. PETITE CLINIQUE & + » & + LE TRAITEMENT DE LA SYPHILIS LATENTE Par Paul POIRIER, Chef du service de dermato-syphiligraphie à l\u2019Hôtel-Dieu, Assistant à la clinique de l\u2019Université de Montréal.Monsieur G.B.se présente à mon bureau, le 8 août dernier, envoyé par un de mes confrères, habitant en dehors de la ville.Comme il s\u2019agit d\u2019un malade de pratique courante, je sais, par mon expérience du dispensaire et de la clientèle, être utile à plusieurs de mes collègues, pris par les multiples problèmes de la médecine générale, en publiant ici le rapport de cette consultation, qui ne contient, comme vous pourrez le juger, que des motions élémentaires en syphiligraphie.Histoire du malade.Age, 22 ans.Poids 150 livres.Distributeur de pain, de son métier.Rien de particulier à noter, dans le bas âge.Jamais de maladies graves.Aucun abus d\u2019alcool, de viande, de remède.Parents, en bonne santé.En avril 1937, à la suite d\u2019un rapport suspect, apparition, à la lèvre inférieure, d\u2019une ulcération indurée, qu\u2019il prit pour un « bouton ordinaire »; après trois semaines, constatation d\u2019une pléiade de ganglions durs non douloureux, dans la région sous-maxillaire, qu\u2019il lui fit croire à des « oreillons ».C\u2019est alors qu\u2019il se décida d\u2019aller consulter un médecin.Celui-ci porta le diagnostic de « chancre primitif » accompagné de son bubon satellite, et fit une séro-réaction de Wassermann, qui fut trouvée fortement positive.Examen du malade.Rien aux muqueuses (pas de leucoplasie).Rien à la peau, à part quelques éléments d\u2019acné.Dentition en bon état.Pas d\u2019adénopathie.Réflexes normaux.Pas de Romberg (conservation de l\u2019équilibre).Rotuliens et achilléens, présents.Réflexe photo-moteur normal (pupilles non déformées, se contractant à la lumière et à l\u2019accommodation.Cœur: pas de souffle; bruits bien claqués, égaux; pulsation, 70; tension artérielle, 150-110; pas de toux et pas d\u2019expectoration; acuité visuelle excellente.Mémoire et intelligence, conservées.Pas de troubles subjectifs.Inquiétude, sans hébétude.Un peu de nervosisme.Urines normales.Diagnostic: syphilis latente (sans activité apparente.) Le traitement fut institué sur le champ, comme suit: 6 injections de Novar: 0.15; 0.30; 0.45; 0.60; 0.75; 0.90; dans l\u2019intervalle, 2 injections de bismuth, intramuseulaires, bi-hebdomadaires.Dans la suite, une autre petite série de Novar, comme la première.Le reste du temps, du bismuth.Durée du traitement, un an et demi.Sans traitement durant 2 mois.Le malade n\u2019a présenté aucun signe d\u2019intolérance, aux médicaments.Le patient demande: 1° s\u2019il est contagieux; 2° s\u2019il peut se marier; 3° s\u2019il a des chances de guérir; 4° s\u2019il sera traité toute sa vie; 5° s\u2019il s\u2019expose à des accidents graves pour l\u2019avenir !.A date, la réaction de Wassermann est encore fortement positive, et pour cause: Insuffisance du traitement à ses débuts 2.Conduite du traitement (à venir) : Une injection intraveineuse hebdomadaire, 1.Poirier, Paul.«Le devenir du syphilitique.» L'Union Médicale du Canada, septembre 1937.2.Marin, Albéric.« Des traitements insuffisants en syphilis.» L\u2019Union Médicale du Canada, février 1931.« Des traitements insuffisants en syphilis » L\u2019Union M édicale du Canada, mai 1931.« Syphilis pré-humorale.Son traitement.» L\u2019Union Médicale du Canada, février 1932. 976 d\u2019un de ces arsénicaux: Novarsénobenzol, Néo-Salvarsan, Néo-arsphénamine, Novarsol, Uclarsyl, aux doses suivantes: 0.45; 0.60; 0.75; 0.90; 0.90; 09.0; 0.90; 0.90; 0.90; 0.90.Repos d\u2019un mois.Une deuxième série de Novar, comme la première.Repos d\u2019un mois.Une troisième série de Novar.Repos d\u2019un mois.Une quatrième série de Novar.Repos d\u2019un mois et demi.Une cinquième série de Novar.Repos d\u2019un mois et demi.Une sixième série de Novar.Repos de deux mois.Une série de bismuth de 16 injections, à raison d\u2019une à tous les 3 ou 4 jours, par voie intramusculaire (fessiére).Repos de deux mois.Une deuxième série de bismuth, comme la premiere.Repos de deux mois.Une septième série de Novar, comme les premières.Repos de deux mois.Une huitième série de Novar.Repos de trois mois.Une troisième série de bismuth.Repos de trois mois.Une quatrième série de bismuth.Examen général: Fond de l\u2019œil.Radiographie du cœur et de l\u2019aorte.Ponction lombaire.Arrêt du traitement, si aucune lésion en évolution, lors même que le Wassermann reste positif (Louste).L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1938 À tous les six mois, surveillance clinique et sérologique.Au moindre signe, le malade doit consulter le médecin.Si poussée de syphilis, recommencer le traitement de nouveau.Considérations générales Répéter le Wassermann pour confirmation, dans les cas douteux.Chez les malades longtemps traités et considérés comme guéris, chez les douteux, faire la réactivation de Milian: 0.45 de Novar, et faire un Wassermann 10 jours après.Avant chaque série, examen clinique de tous les organes, en particulier du système nerveux, du cœur et des yeux (Wassermann, urines, poids et dentition).Les arsémicaux.Dose: 0.10 centigramme par kilo du poids du corps et par série (2.2 livres au kilo), ce qui fait 7 à 8 grammes pour l\u2019homme et 6 à 7 grammes pour la femme.Il n\u2019y a aucune analyse pouvant nous faire connaître l\u2019intolérance du sujet.Toxicité plus grand: pour le foie, que pour le rein.Après 60 ans, pas d\u2019arsénicaux.Il faut aussi tenir compte en cela de l\u2019usure du sujet.Tuberculose avérée, pas d\u2019arsénicaux.Cardiopathies, pas d\u2019arsénicaux, au moins au début d\u2019un traitement.La tension artérielle élevée n\u2019est pas une contre-indication.Le Mapharsen et le Sulfarsénol sont souvent mieux supportés que le Novar.Repos, la veille et le jour de l\u2019injection.Etre à jeun avant et après, 4 heures pour les solides, et 3 heures pour les liquides.Prendre un petit laxatif le jour précédent.Injecter lentement.Ne pas arrêter au moindre petit signe d\u2019intolérance, comme: céphalée, nausée, vomissement, frisson, fatigue, diarrhée; mais y aller plus prudemment.Si petits troubles, garder dans la bouche, 20 minutes avant l\u2019injection 20 gouttes d\u2019adrénaline en solution au millième (antidote). POIRIER: LE TRAITEMENT DE LA SYPHILIS LATENTE En cas de gravité, crise nitritoïde, etc, rinçure de la même solution en faisant une ponction veineuse.Arrêter les arsénicaux et ne pas les reprendre dans les cas suivants: hémorragies, à part des règles (qui ne sont pas une contre-indication), l\u2019ictère si on est à la fin d\u2019une série, la crise nitritoïde, le prurit généralisé « sine materia » ou de l\u2019erythème diffus (érythrodermie).Les sels de bismuth.16 à 22 injections, par série, bi-hebdoma- daires; dose: 0.0025 à 0.0033 par kilo du patient à chaque injection.Qualité: on emploie le plus communément, les sels insolubles (muthanol, Quinby, etc.).Toxicité plus grande pour le rein que pour le foie.Surveiller les reins et la dentition (liséré, et stomatite).Chez les femmes plus particulièrement à la fin d\u2019une série, donner un tonique.(Asthénie.) * * +* Contagrosité.Toutes lésions syphilitiques en évolution sont susceptibles de transmettre la syphilis; on ne doit en excepter que les dystrophies.De tout temps, on a reconnu la virulence du chancre induré.Les plaques muqueuses constituent une des sources les plus fréquentes de contamination.Des faits cliniques ont prouvé que les gommes sont parfois contagieuses.Les expériences faites avec le lait, les urines, la sueur, la salive non souillée par des lésions en évolution, sont demeurées négatives.La syphilis latente ne serait donc pas contagieuse ?Il n\u2019y a pas d'immunité réelle.Il peut donc exister des ré-infections et des super-infections.La syphilis paternelle ne serait pas héréditaire.La femme enceinte doit être traitée, tout comme si elle ne l\u2019était pas.La descendance d\u2019une femme syphilitique non guérie est à mottre sous traitement.Ne pas permettre le mariage aux syphilitiques qui ne sont pas guéris.977 Les syphilitiques guéris sont à mettre sous traitement au moment de la pro-création.La femme d\u2019un syphilitique qui n\u2019est pas syphilitique elle-même, est à mettre sous traitement pendant la grossesse.* * x Il n'y a pas de critère de guérison de la syphilis.Toutefois à la question: la syphilis est-elle guérissable?nous sommes autorisé à répondre: «oui».Durée de traitement: 4 à 5 ans de traitement (Louste).Syphilis latente: 2 ans de traitement après la négativité; si pas de négativité 4 à 5 ans de traitement.Syphilis primaire (chancre et Wassermann négatif): un an de traitement au moins.Syphilis secondaire: un an et demi de traitement, après la négativité.- Le but n\u2019est pas tant de négativer, que d\u2019empêcher les désastres: ataxie, atrophie, paralysie générale, aortite, etc.\u201c Et dans cet ordre, il vaut mieux pêcher par excès que par défaut.(Pinard.) Ponction lombarre.1° Indication pour toute syphilis latente.2° Obligation pour tout syphilitique, au cours de son traitement.3° A la fin du traitement, à moins d\u2019indication spéciale: troubles nerveux; ralentissement dans le traitement; fléchissement dans l\u2019état de la santé.4° A la 4e année et à la dixième.(Ravaut.) Les traitements mixtes conjugués, arséno- bismutiques ou arséno-mercuriaux, sont à déconseiller.Le surmenage, l'alcool, les excès doivent être évités.Réaction d\u2019Herxheimer: phénomène de bio- tropisme, «exaltation de la virulence d\u2019un micro-organisme latent dans l\u2019organisme sous l\u2019influence de l\u2019administration d\u2019un médicament ou d\u2019agents physiques à son porteur, voire même à l\u2019occasion d\u2019une infection ».(Milian.) MÉDECINE Il existe des divergences d\u2019opinions sur l\u2019emploi des sulfamidés dans le traitement de la blennorragie.Nombre de médecins hésitent à administrer ce produit à leurs patients, d\u2019autres l\u2019utilisent à des doses tellement petites que l\u2019évolution de l\u2019infection blennorragique ne s\u2019en trouve aucunement modifiée, d\u2019autres enfin, plus hardis, le donnent à doses maxima, et voient avec satisfaction s\u2019établir des guérisons, mais ils peuvent aussi s\u2019attendre à voir surgir des accidents plus ou moins graves que tous connaissent maintenant.Ainsi, j'ai pensé qu\u2019il serait intéressant de reproduire l\u2019opinion de quelques auteurs sur l\u2019emploi des sulfamidés dans certains cas de blennorragie.Doit-on traiter indistinctement tous les cas de blennorragie avec les sulfamidés?Doit-on s\u2019en servir dans les complications d\u2019orchi- épididymite, de prostatite, et dans les cas chroniques etc.?Voilà autant de questions pleines d\u2019intérêt qui trouvent une réponse autorisée dans les conclusions de l\u2019article publié par Messieurs les docteurs Pierre Barbellion et A.Garibaldi, que je me fais un plaisir de reproduire ici textuellement: « Chimiothérapie de la blennorragie, par le 1162F » Journal d\u2019Urologie, tome 45, n° 5, mai 1938.«Nos recherches donnent un aperçu des réserves à faire au point de vue général, rénal et sanguin.«Le 1162F et les médicaments analogues marquent un progrès remarquable de la chimiothérapie antigonococcique.« Il n\u2019en résulte pas moins qu\u2019il faut se méfier de leur toxicité.A ce sujet, nous insisterons sur quatre points: « À.Toute blennorragie n\u2019est pas justiciable de la chimiothérapie.Ce serait un abus dé- BLENNORRAGIE ET LES SULFAMIDÉS PRATIQUE raisonnable, pour une maladie presque toujours bénigne, d\u2019utiliser de parti pris un médicament qui risque d\u2019apporter des troubles organiques, alors que nous avons des traitements efficaces et inoffensifs comme le permanganate et l\u2019argyrol.« Par ailleurs, les blennorragies sont très variables.Le choix du traitement doit être adopté à chaque cas.Tout traitement « automatique », « standard » ou « omnibus » est absolument à rejeter.« B.Les deux indications principales sont pour nous: «1° Les blennorragies prolongées ou chroniques; «2° Les blennorragies sub-aiguës antérieures (traitement super-abortif).« La possibilité de guérir une affection ancienne ou de supprimer, en quelques jours, une affection récente valent la peine de faire courir au malade un léger risque.« Par ailleurs, un germe ancien atténué ou un germe récent en évolution sub-aiguë (pas de rougeur du méat, pas de douleur) est, de par expérience, sensible à la chimiothérapie.Une dose moyenne prolongée seulement quelques jours rendra alors de grands services.« La même quantité de médicament sera, au contraire, inefficace contre une blennorragie très aiguë.« Il faudrait une dose massive et prolongée, partant dangereuse, une dose moyenne agira un peu mais troublera la phase réactionnelle de l\u2019organisme (mauvais résultat final).Il vaut mieux laisser cette réaction s\u2019opérer tranquillement et maintenir seulement l\u2019urètre en bon état par des lavages et n\u2019utiliser la chimiothérapie que 10 à 12 jours après le début, si on le juge nécessaire.«C.Doses: La dose maxima nous semble être de trois grammes par jour.La prolonga- SYLVESTRE: BLENNORRAGIE ET LES SULFAMIDES 979 tion du traitement ne devra pas dépasser 5 à 8 jours.On ne prendra jamais qu\u2019un seul comprimé à la fois avec un espace de plusieurs heures.« Les malades qui supportent mal le médicament manifestent dès le début leur sensibilité.Un gramme suffit déjà pour les fatiguer, leur donner de la céphalée.Pour ces cas réduire les doses ou abandonner la chimiothérapie.«D.La surveillance du malade sera journalière et attentive.On supprimera sulfate de soude ou de magnésie.On fera bien, chez les sujets fatigués, de surveiller la formule sanguine.» Lucien SYLVESTRE.DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL DE LA TUBERCULOSE PULMONAIRE La syphilis pulmonaire est rare.Cependant, il ne faut pas mettre en oubli son existence et, dans le doute, on recourra à la réaction Bordet- Wassermann et à l\u2019épreuve du traitement.En résumé, rappelons-nous les douze points suivants qui peuvent régir le diagnostic différentiel de la tuberculose pulmonaire.Le dogmatisme, en diagnostic médical, comporte toujours un risque, mais on ne manquera pas à la prudence si l\u2019on s\u2019en tient à ces notions primordiales.1° La tuberculose pulmonaire ne doit jamais être perdue de vue.2° Une bonne radiographie est essentielle pour le diagnostic.3° Négliger l\u2019examen des crachats, c\u2019est manquer à son devoir professionnel.4° Quand, après des examens répétés, on n\u2019a pas découvert de bacilles tuberculeux, il en résulte un fort argument contre la présence de la tuberculose.Mais certains malades ne crachent pas ou avalent leurs crachats.Un examen du liquide gastrique retiré à jeun permet souvent, en ces cas, d\u2019établir un diag- nostie de tuberculose.5° Dans tous les cas d\u2019enfants au-dessous de douze ans, et lorsqu\u2019il y a doute chez les adultes, il faut recourir & la tuberculino-réac- tion.Beaucoup d\u2019adultes réagiront négativement, et ceci aidera à écarter la présomption de tuberculose.6° Un interrogatoire précis est extrêmement important.Il n\u2019est pas nécessaire qu\u2019il soit long.Que la qualité supplée à la quantité.Ne laissez pas ce soin à un assistant.Interrogez vous-même.7° Recourez immédiatement à une bronchoscopie et aux injections de lipiodol dans les cas douteux qui paraissent sérieux.8° Rappelez-vous que l\u2019absence persistante de bacilles tuberculeux dans les crachats permet d\u2019exclure presque certainement la tuber- eulose.Le patient n\u2019en est pas mieux pour tout cela.Continuez de l\u2019examiner pour trouver la nature de la maladie.9° Les symptômes de la bronchectasie ne sont presque jamais les mêmes que ceux de la tuberculose, à moins que les deux maladies ne coexistent.Alors, c\u2019est le traitement de la tuberculose qui prime celui de la dilatation bronchique.10° L\u2019hémoptysie n\u2019est pas pathognomonique de la tuberculose.11° Une symptomatologie pulmonaire, se manifestant d\u2019une façon excessivement aiguë et à la suite d\u2019une intervention chirurgicale, oriente le diagnostic vers l\u2019abcès du poumon.12° Le cancer pulmonaire est une maladie qui se répand de plus en plus.Dans le type primitif, la bronchoscopie offre un moyen inestimable de diagnostic.Dans la métastase, elle n\u2019a qu\u2019un intérêt scientifique.La recherche des cellules néoplasiques, dans les crachats ou dans le liquide pleural, permet souvent d\u2019établir précocement le diagnostic de néoplasme pulmonaire 1, (Comité provincial contre la \u2019 tuberculose.) 1.Nous nous empressons de publier les conclusions d\u2019une circulaire du Comité provincial contre la tuberculose, afin que tous les médecins en prennent connaissance. ANALYSES + Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le «Quartely Cumulative Index Medicus»: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois, si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.Ann.Med.\u2014 psychol.94: 1 (juin) 1938.MEDECINE Reginald I.PAYNE.\u2014 L'infection des glandes salivaires.\u2018Proceedings of the Royal Society of Medicine\", février 1938; p.398.Dans le travail présenté l\u2019auteur ne prend en considération que les infections pyogéniques des glandes salivaires et ne discute pas les infections chroniques par tuberculose, syphilis, et l\u2019actinomycose et les infections à virus telles que les oreillons.L\u2019auteur base son expérience sur l\u2019observation de 208 cas \u2014 dont 117 de parotidite et 91 cas d\u2019infection de la glande sous-maxillaire.En plus de l\u2019examen clinique, deux recherches spéciales sont indiquées: 2) étude de la salive de la glande malade, (prise directe par canule), pour examen cytologique et bactériologique, b) l\u2019examen radiologique donne de précieux renseignements: (peut révéler caleuls possibles non soupçonnés), et la sialographie, après injection de lipiodol donne une image des canaux glandulaires et peut révéler des dilatations.1.Les infections de la parotide.Etiologie.Théoriquement l\u2019infection parotidienne peut avoir trois origines: 1.par voie sanguine; 2.par contigui- té; 3.par infection ascendante.1°.L\u2019infection par voie sanguine est extrêmement rare.La lésion serait alors interstitielle plutôt que parenchymateuse et, d\u2019ailleurs, le microbe trouvé duns la parotide malade est généralement le staphylocoque doré même si la septicémie est à pneumocoque ou à bacille typhique.20 L\u2019infection par contiguité est possible, mais rare.Ainsi l\u2019ostéomyélite du maxillaire inférieur et l\u2019infection par voie lymphatique.30 La voie ascendante est presque l\u2019unique voie d\u2019infection dans la parotidite aiguë.L\u2019anatomie pathologique révèle que le processus morbide débute dans le tiers d'stal du canal glandulaire, par une multiplication microbienne.un état ca- tharral.une desquamation cellulaire et une invasion leucocytaire.T1 y a alors obstruction et l\u2019infection + remonte dans les plus petits canaux et aux acini glandulaires; 1l se produit de nombreux petits abcès qui peuvent devenir confluents.L\u2019examen bactériologique révèle que l'agent pathologique le plus fréquent est le staphylocoque doré et en deuxième lieu le streptocoque viridans.Il se trouve quelquefois du pneumocoque, streptocoque hémolytique, bacille fusiforme, etc.Au sujet de la grande fréquence du staphylocoque dans les infections parotidiennes, les recherches du Professeur E.Siefert présentent beaucoup d\u2019intérêt.Ce chercheur a constaté que la présence de staphylocoques dans la cavité buccale augmentait chez les gens qui, à la suite d\u2019une opération ou d\u2019une maladie, devenaient des déshydratés, et que cette augmentation se faisait surtout dans les régions de la bouche où il existait moins de mucine, ainsi dans le voisinage du canal parotidien.Ces constatations expliquent bien pourquoi certaines catégories de malades peuvent présenter de la parotidite aiguë, comme: 1.les opérés, surtout abdominaux, avec déshydratation; 2.les fièvres aiguës, pneumonies, typhoïde ; 3.les états de cachexie; 4.le jeûne absolu, aucune alimentation par la bouche; 5.les maladies mentales \u2014 hygiéne de la bouche difficile à appliquer; 6.obstruction du canal parotidien ; 7.infections buccales \u2014 participation dentaire.Cette parotidite infectieuse aigué peut ne pas répondre au traitement médical, et alors l'intervention chirurgicale s'impose.Il existe des parotidites récidivantes à forme sub-aiguë.Dans ces cas, le microbe en cause est généralement le streptocoque viridans, et la sialographie révèle très souvent des anomalies ou dilatation des conduits glandulaires.Les infections de la glande sous-mazillaire.Les infections aiguës de la glande sous-maxillaire sont généralement secondaires à la présence de calculs dans le canal, tandis que l\u2019infection parotidienne existe généralement sans lithiase.La longueur du canal de la glande sous-maxillaire, les relations anatomiques entre les régions sous- maxillaires et sub-linguales.la laxité du tissu cellulaire font que l\u2019infection du canal à la suite de la présence du caleul peut devenir très grave \u2014 se présenter sous forme de cellulite avec beaucoup d\u2019oedème et congestion \u2014 peut intéresser le plancher de la bouche, la langue.la région sous-maxillaire et même sc rendre à la glotte.Ces cas font partie de L'UNION MÉDICALE DU CANADA -\u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1938 981 l'affection décrite par Ludwig et connue comme « Angine de Ludwig.» Les infections de la glande sub-linguale.Ces infections sont rares.L'atteinte primitive ne se voit qu\u2019exceptionnellement, mais il peut y avoir infection secondaire à un processus intéressant le plancher de la bouche et la langue, la glande sublinguale peut devenir intéressée dans un processus inflammatoire diffus à tendance phlegmoneuse (Ludwig).Ceci s\u2019explique par les relations anatomiques qui existent entre les régions sous-maxillaires et sublinguales.L'auteur présente plusieurs photographies et reproductions sialographiques pour illustrer sa communication et rappelle que l\u2019existence d\u2019une parotidite aiguë doit attirer l\u2019attention sur l'organisme en général, tandis que l\u2019atteinte de la glande sous-mazil- laire doit faire penser à un état local, tout probablement la présence d\u2019un calcul.Louis FORTIER.Robert DEBRE, Julien MARIE, Marcel OM- BREDANNE, Paul :THIROLOIX et Pierre GRENET.\u2014 Traitement des méningites streptococciques par le para-amino-phényl- sulfamide.\"Bull.& Mém.Méd.Hop.Paris\u201d, 54: 1158, (4 juillet) 1938.Plusieurs cas de guérison de méningites streptococciques par les dérivés sulfamidés ont été constatés en France et à l\u2019étranger.Les auteurs rapportent 3 observations d\u2019enfants à méningite streptococcique qui furent guéris par ce médicament.Ils avaient observé auparavant une vingtaine de cas de méningite à streptocoque et un seul malade avait survécu.Ce contraste semble bien démontrer la valeur curative des sulfamidés contre la méningite due au streptocoque.La lère observation a trait à un enfant de 6 ans chez lequel apparut la méningite 28 jours après une otite sub-aiguë post-scarlatineuse.On procéda à une mastoïdectomie.On injecta 15 c.c.de la solution à 085 pour cent de 1162 F.dans les espaces sous arachnoïdiens, du 2 au 12 avril.Et 3 à 4 grammes du même médicament furent ingérés tous les jours jusqu\u2019au 27 avril.L\u2019enfant guérit sans séquelles en 25 jours après avoir absorbé une dose totale de 85 grammes de sulfamide.La 2ème observation a trait à un enfant de 4 ans dont la méningite apparut 4 jours après une paracentèse pour ot\u2019te bilatérale.Le même traitement fut instauré et l\u2019évolution de la maladie, après avoir été marquée par une paralysie faciale droite qui motiva une mastoïdectomie, aboutit en trois semaines À la guérison complète, après que l\u2019enfant eut reçu 80 grammes de sulfamide.La 3ème observation se rapporte à un enfant de 9 ans qui eut sa méningite 28 jours après une double mastoïdectomie.La guérison survint 1 mois environ plus tard.75 grammes de sulfamide avant été donnés par voie buccale et 0 gramme 80 par iniec- tions intrarachidiennes.Les auteurs insistent sur le fait que la partie importante du traitement repose sur l'administration orale du produit sulfamidé ; que la dose doit être massive d\u2019emblée (3 à 4 gram- ries par jour, même chez les jeunes enfants), qu\u2019elle doit être répartie sur l\u2019ensemble de la journée et continuée pendant environ 3 semaines.lls sont d\u2019avis également qu\u2019on doit joindre des injections intrara- chidiennes de la solution de sulfamide à 085 pour cent durant les premiers jours de la méningite.Le taux de sulfamide dans le liquide céphalo-rachidien doit atteindre au moins 4 milligrammes pour cent.Les auteurs ont injecté 15 c.c.de cette solution chaque jour.Ils conseillent de cesser ces injections intrarachidiennes soit quand la concentration a atteint ou dépassé 4 milligrammes pour cent, soit, ce qui nous semble plus pratique, quand le liquide rachidien se montre stérile et peu riche en cellules.Habituellement il n\u2019est pas nécessaire de continuer les injections au delà du 10e jour.Chez les 3 malades, de la cyanose fut notée durant le traitement; celui-ci fut continué quand même sans plus d\u2019ennuis.Chez le 3e, une diminution appréciable des globules rouges nécessita une transfusion et l\u2019emploi d\u2019extrait de foie de veau.Cette thérapeutique occasionnelle fut effective et permit la continuation du traitement de base.Roma AMYOT.Pasteur VALLERY-RADOT, Sylvain BLONDIN, René ISRAEL et C.H.CACHIN.\u2014 L'hypertension artérielle par ischémie rénale.\"La Presse Médicale\u201d, p.969 (22 juin) 1938.Il a fallu attendre jusqu\u2019à 1934, c\u2019est-à-dire jusqu\u2019aux admirables travaux de Goldblatt et ses collaborateurs pour appuyer d\u2019arguments expérimentaux les conceptions de Bright, de Traube et de Widal qui, sur la foi de leurs observations et de leurs études cliniques, avaient attribué à des lésions rénales la genèse, sinon de toutes, du moins d\u2019un grand nombre d\u2019hypertensions artérielles.On connaît bzen maintenant ce que furent ces expériences de Goldblatt, les résultats qu\u2019elles donnèrent: compression graduée exercée sur les deux artères rénales ou sur une seule après néphrectomie du côté opposé ; hypertension, chez le chien, constante et de grande amplitude.L\u2019hypertension est d\u2019autant plus marquée que la striction artérielle a été rapide et énergique.Graduellement la fonction rénale montre des signes d\u2019insuffisance.Cependant dans les cas d\u2019hypertension moyenne, le rein ne paraît pas être troublé dans son activité éliminatrice.Ces expériences de Gold- blatt ont été confirmées par de nombreux auteurs.Flles s\u2019affirment comme devant redonner au rein le rôle primordial que les anciens cliniciens lui attribuaient dans l\u2019installation de l\u2019hypertension sanguine.Ce rôle lui avait été dénié tout dernièrement à 982 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1933 la suite des progrès remarquables faits en endocrinologie et en sympathicologie.Les conceptions médicales ont souvent de tels renversements doctrinaux ! Les auteurs ont repris les travaux de Goldbiatt.Mais, dans le but d\u2019éliminer toute influence possible des nerfs du rein quant à la pathogénie de cette hypertension expérimentale, ils ont pratiqué, en plus de la striction artérielle, l\u2019énervation systématique du rein.Leur expérimentation fut démonstrative: l'hypertension artérielle apparut d\u2019une façon constante, ample et définitive.Pour eux cette hypertension est bien d\u2019oriaine rénale.La striction opérée sur d\u2019autres artères importantes n\u2019amène aucune hausse de la pression artérielle.Elle n\u2019est pas non plus d\u2019origine surrénale.Les nerfs du rein n\u2019y participent nullement.D\u2019autre part l\u2019ischémie rénale provoque sûrement une néphrite chronique portant d\u2019abord sur les glomérules et au second plan sur les artérioles et le tissu interstitiel.Pour les auteurs, l\u2019hypertension ne serait pas la conséquence directe de l\u2019ischémie rénale, mais bien plutôt l\u2019effet des lésions tissulaires secondaires à cette ischémie.Ces expériences démontrent que certaines hypertensions artérielles ont une origine au rein et que même une hypertension sanguine solitaire peut être conçue comme ayant pris naissance au sein de cet organe.Roma AMYOT.Etienne BERNARD et B.KREIS.\u2014 A propos des accidents nerveux du pneumothorax thérapeutique.Leur prophylaxie.\"Bull & Mém.Soc.Méd.Hôp.Paris 54: 1071 (27 juin) 1938.| Dans cet article les auteurs ont en vue d\u2019exposer les moyens prophylactiques contre les accidents nerveux du pneumothorax thérapeutique, car ordinairement ces accidents sont dus & des conditions défavorables que l'on retrouve dans le protocole de la plupart de ces cas.Voici par exemple: Mme P.33 ans.T.B.pulmonaire depuis 8 ans.Quelques mois apres, le début clinique un pneumothorax est fait mais abandonné après trois mois.Six mois plus tard, tentative d\u2019un nouveau pneumothorax, infructueuse.Phrénicecto- mie droite, mais la patiente reste positive et alors une thoracoplastie est proposée, mais refusée par la patiente.Traitement aurique et cure sanatoriale pendant 7 ans lui conservent un état général satisfaisant.En mars 1938, les auteurs la voit pour la première fois.Une radiographie relève deux cavernes à la partie moyenne du poumon droit avec déviation de la trachée à droite, diaphragme droit peu remonté et cul-de-sac costo-diaphragmatique droit ne s\u2019ouvrant pas à l\u2019inspiration.Le poumon gauche est normal.Comme l\u2019état général fléchit, les auteurs conseillent une thoracoplastie droite, mais décident d\u2019explorer auparavant la perméabilité pleurale.À la quatrième insufflation, la malade était dans la position ordinaire et ayant reçu 75 c.c.d\u2019air, le bocal de droite est élevé brusquement de 15 cm, mais immédiatement la malade présente: contraction de la face, mouvements convulsifs des bras.L\u2019aiguille est 1etirée imédiatement et elle ne contient pus de sang.La malade est dans un état de stupeur, incapable de mobiliser ses membres gauches.On constate un Babinski très net à gauche, des troubles vasomoteurs de la face et une hémianopsie latérale homonyme gauche.Après un quart d\u2019heure, l\u2019état de choc s\u2019atténue et après une heure sous l\u2019action d'injection d\u2019acetylcho- line et sérum physiologique intraveineux, tout redevient normal, sans aucune séquelle.On fait quel- aues autres insufflations avant de faire la thoracoplastie qui réussit sans incident.Voilà donc un cas où à la quatrième insufflation, sous l'influence d\u2019une brusque suppression, on déclan- che des manifestations nerveuses à type hémiplégique.Comment expliquer ces manifestations?S\u2019agit- il d\u2019embolie gazeuse par insufflation d\u2019air dans le poumon méme?Les auteurs ne semblent pas croire à cette éventualité, car l\u2019aiguille à ponction ne contenait pas de sang quand elle a été retirée et la pression initiale était négative au début.Les auteurs pensent plutôt que la suppression a provoqué le rupture d\u2019adhérences pleurales permettant ainsi l\u2019introduction de l\u2019air dans un vaisseau.En dernier lieu et c\u2019est surtout sur ce point qu\u2019ils insistent, les auteurs suggèrent comme moyens prophylactiques de ces accidents nerveux du pneumothorax thérapeutique: 1.\u2014 Grande précaution technique, car les accidents nerveux à la suite de pneumothorax thérapeutique relèvent toujours d\u2019un processus d\u2019embolie gazeuse consécutive à la blessure accidentelle d\u2019un vaisseau pulmonaire.2.\u2014 Eviter l\u2019emploi de grosses aiguilles et de gros trocarts.3.\u2014 Ne tenter l\u2019insufflation que si les oscillations manométriques sont nettes et continues.4.\u2014 Eviter les pressions fortement positives pouvant déterminer la rupture d\u2019adhérences.5.\u2014 Eviter les brusques élévations de pression comme dans le cas rapporté.Arthur RICHER.PHTISIOLOGIE P.DREYFUS-Le FOYER, R.ETIENNE, CI.BRUNET et O.RENIE.\u2014 Etude critique des résultats de deux ans de chirurgie pulmonaire en Sanatorium public.\u201cRevue de la Tuberculose\u201d, février 1938.Pour combattre la tuberculose, de nouvelles thérapeutiques se sont affirmées en ces dernières années.En plus de la cure climatique et de repos, en plus ANALYSES du pneumothorax artificiel, des résections de brides, il y a aussi les diverses méthodes de collapsus chirurgical: la phrénicectomie, la thoracoplastie et le pneumothorax extra-pleural.Grâce à l\u2019organisation d\u2019équipes médico-chirurgi- cales qui prouvent leur pleine valeur au sanatorium, il est possible de montrer des résultats heureux en pratiquant les méthodes chirurgicales.A l\u2019hôpital- sanatorium d\u2019Anicourt, il est passé, en deux ans, 1,061 malades adultes.De ces malades, 35 seulement ont été trouvés justiciables de la thoracoplastie, soit 3.3%.Ce petit pourcentage s\u2019explique par le fait que cet hôpital reçoit une forte proportion de très grands malades.Sur ces 35 malades, trois cas présen- sient les bonnes indications thérapeutiques opératoires pour une thoracoplastie; tandis que les 32 autres appartenaient aux cas limites.Ce sont des malades qui, ayant eu un pneumothorax irréalisable ou inefficace, semblent devoir profiter d\u2019un traitement chirurgical, même s\u2019ils ne remplissent pas toutes les conditions classiques.Or, ces cas rapportés en détail sont presque tous sur les limites.Par ordre de fréquence et de gravité, les À.formulent ce qui vient limiter les possibilités d\u2019intervention: a) le peu de résistance apparente du malade; b) l\u2019importance des lésions que l\u2019on veut collaber; c) le manque ou le peu de pouvoir rétractile des lésions; d) la bilatéralisation ; e) le degré évolutif des lésions.Malgré le fait que 3 malades répondaient aux indications types, quels sont les résultats obtenus?Sur les 32 autres, 25 donnent des apparences cliniques, radiologiques et bactériologiques de la guérison.Plusieurs sont sortis et vivent dans leur famille.La collaboration médico-chirurgicale est certes responsable de la guérison dans plus de 70% des cas.Ces heureux résultats prouvent une fois de plus la nécessité d\u2019une collaboration médico-chirurgicale dans la lutte contre la tuberculose.Ces faits font voir que la thoracoplastie peut être proposée sans crainte dans de telles conditions.Paul-René ARCHAMBAULT.MM.R.PIERRET, P.COULOUMA, S.BRETON, L.DFVOS.\u2014 Les \u2018\u2019zonites\u201d tuberculeuses.\"Revue de la Tuberculose\", No 6; juin 1938.En 1920, Rist et Ameuille parlent du rôle des scissures pulmonaires dans la limitation des lésions bacillaires.En 1923, Léon Bernard emploie le mot lo- bite pour désigner ces localisations tuberculeuses.Enfin.en 1927, Sergent ajoute «que chaque lobe représente un petit poumon qui a sa bronche, ses tranches vasculaires, sanguines et lymphatiques; cette indépendance anatomique est la base d\u2019une indé- 983 pendance fonctionnelle, physiologique et pathologique.» Il s'ensuit, conséquemment, que les scissures pulmonaires ne sont pas les seules barrières naturelles opposées aux envahissements tuberculeux.En plus des lobites, 11 y a localisations encore plus restreintes, ce sont de véritables secteurs parenchymateux indépendants avec pédicule broncho-vasculaire, on les appelle «zonites».Ces zonites correspondent à des territoires broncho-vasculaires autonomes bien définis., Chaque zone a la forme d\u2019une pyramide à sommet hilaire et à base pariétale, on trouve sept zones principales.Ces zonites bacillaires ou limitations zonai- res de la tuberculose pulmonaire présente à l\u2019écran des images triangulaires.On est en droit de se demander si ces zonites ne nécessitent pas une nouvelle thérapeutique.Paul-René ARCHAMBAULT.Bruno BESTA et Jean DUTRENIT.\u2014 Le pneumo-péritoine dans ses récentes applications thérapeutiques.\u2018Revue de la Tuberculose\u2019\u2019; 4: (juin) 1938.Le pneumo-péritoine, inventé en 1893 par Mo- setic-Moorhof, a été repris en Italie depuis 1918 par Alessandrini pour des fins diagnostiques et, plus récemment, par Monaldi et ses collaborateurs dans un but thérapeutique.En général, on pratique l\u2019insufflation para-ombilicale avec un rythme qui ressemble à celui du pneumo-pleural.Objectivement le pneumo- péritoine donne la sensation de coussinet au palper de l\u2019abdomen, un tympanisme modéré, une disparition totale ou presque de la matité hépatique et splénique, enfin une ascension des bases pulmonaires.Au point de vue radiologique, on relève un déplacement du gaz dans les diverses attitudes du corps et le décollement des hémidiaphragmes qui se soulèvent, tandis que s\u2019abaissent les organes normalement accolés à sa face inférieure (foie, rate, côlon, estomac).Dans le traitement de la tuberculose pulmonaire, on emploie le pneumo-péritoine: a) comme moyen hémostatique; b) en association avec la collapsothé- rapie, avec plus ou moins de résultats satisfaisants.En résumé, ce travail, élaboré à l\u2019Institut Forla- nini, sous la direction immédiate de Morelli et Mo- näldi, donne l\u2019assurance de la facilité d\u2019exécution du pneumopéritoine et de son innocuité et constitue une garantie suffisante du secours qu\u2019il apporte dans le traitement des entérites tuberculeuses.Le pneumo- péritoine influence tous les symptômes de cette maladie.particulièrement la température, les douleurs et la diarrhée.Les contrôles expérimentaux, radiologiques et anatomo-pathologiques ont confirmé les données cliniques en démontrant que le pneumo-péritoi- ne n\u2019agit pas seulement comme traitement svmpto- matique.Quant aux troubles fonctionnels thoraco- abdominaux, surtout ceux qui succèdent aux inter- 984 ventions sur le thorax associées à la phrénicectomie, quant aux crises asthmatiformes, nul doute que le pneumo-péritoine n\u2019agisse avec efficacité sur ces affections.J.-A.MILLET.Jean BALAIZE.\u2014 Etude du systéme neuro- végétatif chez les tuberculeux au moyen du réflexe oto-cardiaque.\"Revue de la Tuberculose\u201d; 4: (mai) 1938.Après avoir énoncé que le sympathique est le régulateur de la vie végétative et le gardien de notre équilibre, que la tuberculose pulmonaire cst.la plus vasomotrice des localisations du bacille de Koch et des maladies du poumon (sic G.Rosenthal) et qu\u2019en général les tuberculeux présentent un tableuu de sympathicotonie, l\u2019auteur interroge le système neuro-végétatif des tuberculeux par le réflexe «oto- cardiaque », qui est un réflexe d\u2019inhibition.Le réflexe oto-cardiaque, pris le matin, conserve une valeur propre à chaque malade.C\u2019est un excellent moyen de se rendre compte, à un moment considéré, du degré d\u2019excitabilité réciproque du vague et du sympathique.De 110 observations, étudiées dans le service de M.Ameuille, à l\u2019hôpital Cochin, l\u2019auteur résume les propositions suivantes: 1°.Chez les tuberculeux le nombre des « exagérations» est sensiblement inférieur à la normale, tandis que le nombre des «inversions» est plus élevé., 2°.Les malades présentant un réflexe oto-cardia- que exagérément ou tout au moins franchement vagotonique ont un bon pronostic.3°.Les malades présentant un réflexe oto-cardia- que sympathicotonique ou très faiblement vagotonique ont en général un pronostic mauvais.40.L\u2019exagération du réflexe paraît s\u2019accentuer avec l'évolution favorable de la maladie.Par contre, une inversion du réflexe ou une diminution notable du ralentissement accompagne une aggravation de la maladie.Ce réflexe, dont la technique est facile (exciter la partie postérieure et moyenne du conduit auditif externe) devrait entrer dans la pratique courante au cours des examens et, peut-être aussi.fournir des indications précieuses sur l\u2019orientation du traitement.J-A.MILLET.CARDIOLOGIE Jean-Albert WEILL.\u2014 Les facteurs extra- cardiaques anaphylactiques hénatiques, hépato-digestifs et endocriniens des troubles du rythme et de la tonicité cardiaaues.Le choc arythmique.\"La Presse Médicale\u201d, No 59; (23 juillet) 1938.L\u2019auteur insiste sur les différentes causes extra- cardiaques capables de provoquer des contractions L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1938 hétérotopes du myocarde.Inversement, il appuie sur les différents troubles cardiaques susceptibles de retentir sur de nombreux viscères et sur les glandes endocrines, notamment le foie, les surrénales et lhypophyse dont le dysfonctionnement entraîne le déséquilibre protidique et l'instabilité vago-sympathi- que.Tout trouble circulatoire peut entraîner l\u2019élaboration dans le sang de protéines qui retentiront sur le système neuro-végétatif et par son intermédiaire sur le rythme cardiaque.Il s\u2019agit conséquemment de véritables accidents anaphylactiques, où le foie joue un rôle de première importance, susceptibles d\u2019aggraver les troubles cardiaques préexistants.Ces accidents peuvent être plus ou moins graves et expliquent certains états de crise cardiaque survenant sous l\u2019effet d\u2019une cause apparemment insignifiante.A part l\u2019anaphylaxie, il existe des causes plus simples.En effet, les lésions d\u2019irritation des terminaisons nerveuses viscérales retentissent par voie réflexe sur le système vago-sympathique du cœur.Le retentissement est d\u2019autant plus marqué qu\u2019il existe préalablement des lésions plus sérieuses au niveau du myocarde.Parmi ces lésions il faut citer particulièrement celles du tractus digestif.Les troubles des glandes endocrines sont aussi à la base de nombreuses contractions hétérotopes du cœur, en particulier l\u2019hyperthyroïdie et l\u2019insuffisance surrénale.Il faut savoir en plus que la pression du sang a une action réflexe sur l\u2019innervation extrinsèque du cœur, notamment sur le vague; par ses propres fluctuations elle déclanche des réactions cardiaques qui aident à les corriger.Enfin le poumon, par ses alternatives d\u2019ampliation et de retrait, donne naissance à des réflexes qui diminuent le tonus du vague et amoindrissent l\u2019action des nerfs frénateurs.Le traitement s\u2019adressera donc à l\u2019innervation extrinsèque du cœur soit directement, soit indirectement; il faudra se souvenir en plus que beaucoup de troubles fonctionnels obéissent à des conditions atmosphériques et tâcher d\u2019y remédier en autant que faire se pourra.Georges HEBERT.| NEURO-PSYCHIATRIE Alex.CANCELLA.D'ABREU et Aleu SAL- DANHA.\u2014 Migration intra-cranio-rachi- dienne d\u2019une balle de la voûte au canal sacré.\u2018\u2019La Presse Médicale\", n° 55: p.1088, (9 juillet) 1938.Les auteurs rapportent par documents écrits et radiographiques l\u2019étonnante aventure d\u2019une balle de revolver par les divers segments des cavités crânienne et rachidienne.Un alcoolique, en accès de délire sub-aigu, se tire à bout portant une balle de révolver qui traverse la tre p a ANALYSES 985 base du crâne et va se loger dans le cerveau immédiatement sous la table interne du pariétal gauche à l cm.en arrière de la suture coronale et à 1 cm.05 en dehors de la ligne médiane.Le blessé est ébranlé par le traumatisme, mais ne perd pas conscience.Il se remet rapidement des suites de cette blessure.I! en faut cependant beaucoup moins pour abolir la vie et pour sortir de l\u2019existence terrestre! Les caprices du hasard sont incontrôlables et imprévisibles! A tout événement, après le drame de l\u2019alcoolique, ce fut l\u2019odyssée de la balle blindée.Après avoir basculé sur elle-même, des radiographies successives nous la montrent progressant graduellement vers la base du crâne.Un mois après son entrée et son arrêt sous le pariétal gauche, elle s\u2019engageait dans le trou occipital.Accélérant sa course, 10 jours après environ elle était logée dans le cul-de-sac méningé vis-à-vis la 2ème pièce du sacrum.Elle avait donc pu senfiltrer entre le bulbe et le pourtour du trou occipital sans provoquer le moindre ennui.L'étape qui comprend le déplacement de la balle vers le lac sylvien ou la vallée sylvienne.puis vers les lacs de la base n\u2019est pas expliqué par les auteurs et elle paraît très difficile à comprendre La balle a parcouru une certaine distance en plein parenchyme cérébral, n\u2019étant soumise que partiellement aux lois de la pesanteur, le malade demeurant couché durant cette période.Le déplacement subséquent se comprend mieux, puisqu\u2019alors la balle apparaissait assez clairement se trouver dans les espaces sous-arachnoi- diens.Cette observation est la troisième de la littérature médicale qui rapporte une migration intra-crânio- rachidienne d\u2019un corps étranger.Aucune autre n'a communiqué un déplacement de cette ampleur.Et ou s\u2019explique facilement l\u2019exclusivité d\u2019un tel phénomène.Les auteurs se sont abstenus de toute intervention, et ils ont eu raison, puisque le projectile a toujours été bien toléré à quelque niveau qu\u2019il fut.Exemple démonstratif de la grande tolérance du système nerveux à la présence de corps étrangers en son contact immédiat.Le silence neurologique à l\u2019égard de cette balle dans le cul-de-sac sacré, motiverait peut-être, s\u2019il y avait lieu, l\u2019usage sans serupule d'1 lipiodol intra-rachidien, quand il y a indication précise.On sait que ce dernier va se loger et ponr des mois et même quelques années dans le cul-de-sa~ sacré, y faisant office de corps étranger.Roma AMYOT.Rina Simonetti CUIZZA.\u2014 Etudes étio-patho- géniques sur la chorée de Sydenham et son traitement par Ja liqueur de Boudin.\u201cArchives de Médecine des Enfants\u201d, juillet 1938, p.434.L\u2019arsenic a été employé depuis 40 ans et les résultats ont été si satisfaisants qu\u2019il n\u2019est pas néces- - saire de chercher d\u2019autres moyens thérapeutiques de la chorée.Plusieurs remèdes employés ailleurs, pas toujours pratiques dans leur application, ne sont pas suns danger et peuvent présenter des inconvénients graves et sérieux.(La pyrétothérapie artificielle, par exemple, où 11 y a des cas de mortalité rapportés).Aucun système thérapeutique, dit-il, ne préserve des récidives.L\u2019arsénic a réussi là où d\u2019autres moyens thérapeutiques ont échoué.La méthode de Comby est la plus sage, la plus sûre, la meilleure.Voilà l\u2019expérience de Monsieur le Professeur de Turin.Alcide PILON.DERMATO-SYPHILIGRAPHIE Hugo RIBEIRO.\u2014 Alopécie marginale irau- matique.\u2018Annales de Dermatologie et de Syphiligraphie\u201d, p.495 (juin) 1938.Cet article nous apprend qu\u2019il existe, chez les négresses et les métisses, des alopécies temporaires ou permanentes, de nature purement traumatique.L\u2019auteur rapporte qu\u2019en effet, au Brésil, la niode des bigoudis, des peignes à traction, des épingles ou autres instruments, est assez implantée, pour donner naissance à des troubles capillaires à prédominence alopécique.Les négresses, rapporte-t-il, font un usage intempestif de peignes et de bigoudis, dans le but de supprimer l\u2019aspect crépu des cheveux caractéristiques de leur race.Elles exercent ainsi une traction continuelle sur leurs cheveux, créant par là un traumatisme répété qui amène graduellement la ch.te «œu cheveu, puis l\u2019atrophie du follicule pileux.C\u2019est dans ces conditions que se réalise un type d\u2019alopécie incomplète, le plus souvent détinitive, localisée aux endroits les plus visibles, soit la zone fronto-temporale.Cet article nous rappelle que le mal dont souffre la chevelure des négresses et métisses du Brés:l, existe, mais probablement à l\u2019état moins aigu, chez les femmes de race blanche.Celles-ci comme leurs sœurs colorées, abusent des bigoudis et des épingles savantes.Elles tiraillent leurs cheveux, d\u2019avant en arrière, soit pour en faire un \u201cchignon », soit pour leur donner une forme ondulante.Ces manœuvres sont traumatisantes pour les cheveux et assurent, tôt ou tard, cette maladie que le regretté Saboureau avait décrite, sous le terme «d\u2019alopécie liminaire frontale », sans vouloir cependant, en admettre comme le fait l\u2019auteur, qu\u2019elle soit ni plus ni moins la conséquence d\u2019une folliculite d\u2019origine traumatique par traction pilaire continue, soit par bigoudis, soit par d\u2019autres moyens d\u2019action identique, causant l\u2019occlusion cicatricelle du follicule.Adrien LAMBERT. 986 Thomas BUTTERWORTH et McClellan WILSON.\u2014 Les maladies de la peau chez les déments.\u2018Archives of Dermatology and Syphilology\u2019\u2019, août 1938, p.203.Les auteurs ont fait un relevé statistique des dermatoses rencontrées chez les 1,895 patients du « Penhurst State School for the Feebleminded ».Ils communiquent les résultats suivants: 654 ou environ 35% présentaient une affection de la peau bien caractérisée.Ces 654 cas étaient répartis comme suit: (Ici les auteurs ne mentionnent que les 10 maladies les plus fréquemment rencontrées).Acné vulgaire 152 cas Nævi 140 \u201d Mycoses 63 \u201d Pyodermites 53 \u201d Vergetures 39 \u201d Autotraumatides 30 \u201d Verrues 20 \u201d Hypertricose 17 7 Perlèche 16 \u201d Molluscum contagiosum 16 \u201d Les auteurs commentent sommairement ces chiffres; ils attirent l\u2019attention sur la grande fréquence de l\u2019acné vulgaire; ils notent que les nævi vasculaires étaient aussi nombreux que les pigmentaires; que les cas de mycoses furent tous rencontrés dans la même partie de l'hôpital, ce qui renforce la notion de contagiosité de cette maladie; que les pyodermites chez les fous sont souvent créées et toujours entretenues par un grattage intempestif, durant les périodes d\u2019agitation surtout.Quant aux 30 cas d\u2019auto-traumatides (ou dermatose provoquée ou \u201cartefax» des Anglais), les auteurs ne donnent & peu prés aucun détail a leur sujet; nous aurions pourtant souhaité connaître le pourcentage des pemphigus hystériques des «herpès neuroticus», des « pemphigus virginum >, et de combien d\u2019autres éruptions que l\u2019on observe tout particulièrement chez certains mythomanes et pythiatfques du sexe féminin.Co Enfin les auteurs font observer que la perléche est fréquente chez l\u2019enfant dément, parce qu\u2019il bave presque constamment; ceci amène une macération de la région commissurale des lèvres et partant, un point d\u2019appel pour la multiplication du streptocoque, agent causal de la perlèche.Les auteurs terminent leur article, en notant que sur 45 cas de pigmentation «café au lait», 5 seulement présentaient les nodules sous-cutanés et les tumeurs des nerfs, caractéristiques de la maladie de Recklinghausen; ce fait les engage à tenir sous observation les 50 autres cas, afin de savoir combien évolueront vers la maladie de Recklinghausen fruste, uniquement pigmentaire, et combien vers la maladie franche, constituée par la triade mélanodermie, tumeurs cutanées, tumeurs des nerfs.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, septembre 1938 Ils notent la fréquence de la langue scrotale, sans souligner que sa présence chez un dément, constitue une présomption très forte de syphilis.J.-Adrien LAMBERT.Helen HARRINGTON et Louis J.MATS- CHAT.\u2014 La syphilis chez les mères nécessiteuses.\u2018American Journal of Syphilis, Gonorrhea and Venereal Diseases\u201d, 22: 513 (juillet) 1938.Les auteurs font d\u2019abord une revue des différents rapports concernant le dépistage de la syphilis chez les femmes enceintes tant mariées que non inariées.En 1919, Jeans trouve 9.66% chez 5,358 femmes enceintes mariées dans 4 grandes villes américaines.En 1924, Cruickshows trouve 8.91 chez les mères mariées et 11.16 chez les mères non mariées.Plus récemment les pourcentages sont plus bas.Parron et U.Selton trouvent 6.9 chez toutes les femmes admises dans les maternités américaines pendant une période de 10 ans.En réponse à un questionnaire, Exner trouve dans 74 cliniques pour un total de 62,516 mères de race blanche, 3,783 dont les Wassermann sont positifs soit 6% et dans 11 cliniques pour un total de 1,708 négresses, 308 Wassermann positifs, soit 18%.Les auteurs donnent ensuite les résultats de l\u2019examen de 10,106 mères pauvres et sans domicile, qui se sont présentées à la clinique de « Mothers and Babies Committee of the States Charities Association.New York» durant une période de 23 ans, soit de juin 1914 à juin 1937.Les pourcentages varièrent d\u2019environ 25% pour les trois premiers mois de 1914 aussi bas que 1.97 en 1930-31, avec une moyenne totale de 6.39.Les auteurs font ensuite un tableau représentant le pourcentage chez les différentes races chez 9,317 cas depuis août 1915 à septembre 1936.Les auteurs font ensuite des comparaisons avec les différents autres rapports présentés antérieurement.F.-L.BOULAIS.LABORATOIRE C.F.GESCHICKTER.\u2014 Tumeurs des cavites nasales et paranasales.\"Am.Journ.Cancer\u201d, 24: 637, 1935.La plupart des tumeurs du nez prennent naissance au voisinage du cornet moyen dans la région où se fait le développement embryonnaire des sinus et sont du type épithélial.Assez souvent on trouve dans les tumeurs épithéliales des amas lymphoides, ce qui constitue le lympho-épithéliome décrit par Regaud.Le lympho-épithéliome se rencontre de préférence dans le naso-pharynx; plus rarement, dans le nez et les sinus. ANALYSES Le prolongement de l\u2019épithéllum nasal dans les sinus maxillaires favorise en ces derniers l'apparition d\u2019épithéliomas du type épidermoïde tandis que les cellules basales destinées aux formations glandulaires sont responsables des adéno-carcinomes.A la phase clinique d\u2019un cancer nasal ou antral on peut difficilement établir le siège primitif des lésions.Dans leurs statistiques comportant 211 cas de tumeurs nasales, les auteurs trouvent 19 tumeurs épithéliales bénignes, 139 tumeurs épithéliales malignes, 37 tumeurs conjonctives bénignes et 16 sarcomes.Rien ne prouve que les polypes nasaux subissent la transformation maligne.Suit une description soignée, des diverses tumeurs du nez et des cavités paranasales, description largement illustrée de photographies et de microphotographies.La classification peut se schématiser comme suit: (10 Dérivant des[a) épithélioma cellules épider- spino-cellulaire; miques de tran-]b) lympho-épithé- sition.liome.Tumeurs 20 Dérivant des a) épithélioma ba- épithéliales < cellules glandu-| so-cellulaire ; laires.b) adénome et cys- tadénome ; c) kyste mucoïde et cholestéatome ; d) adéno-carcino- L mer 10 Bénignes.ostéome ; angiome ; plasmocytome ; Tumeurs J fibrome.conjonctives 20 Malignes.sarcome fuso-cellu- laire ; lymphosarcome.Albert JUTRAS.A.BESREDKA.\u2014 De la disparition chez le cobaye du pouvoir vaccinant de l\u2019ana- toxine diphtérique en présence du sérum antidiphtérique.\u201cAnn.Institut Pasteur\u201d, juin 1938, p.601.En temps d\u2019épidémie, pour assurer une immunité rapide et durable, on a cru rationnel de combiner les avantages des sérums et des vaccins en administrant les deux en des points différents du corps et à un petit intervalle.On espérait créer ainsi une double 987 immunisation passive et active.Ce procédé est encore couramment employé.D\u2019après les expériences de l\u2019auteur cependant, on ne crée ainsi qu\u2019une immunité passive de courte durée.Par l\u2019emploi de vaccins sensibilisés, on obtient une immunité rapide et durable.L'immunisation par l\u2019anatoxine diphtérique demande de 3 à 5 semaines.En temps d\u2019épidémie, on injecte de l\u2019anatoxine, puis quelques minutes après, 1,000 unités d\u2019antitoxine purifiée ou 10 c.c.de sérum antidiphtérique.Or d\u2019après les expériences de l\u2019auteur cette façon d'agir est mauvaise.Les cobayes qui reçoivent du sérum antidiphtérique seul sont immunisés d\u2019emblée mais pour une période de 3 semaines seulement; ceux qui ne reçoivent que de l\u2019anatoxine ne sont immunisés qu\u2019après une période de 3 semaines mais de- nieurent protégés pendant longtemps; enfin ceux qui reçoivent sérum et anatoxine réagissent à peu près comme les premiers et ne sont immunisés que pour trois semaines environ.Passé ce temps, ils succombent à une dose minime mortelle de toxine.L\u2019ana- toxine cesse d\u2019agir quand elle se trouve en présence du sérum antidiphtérique, si on ne fait qu\u2019une seule injection d\u2019anatoxine.L'auteur a constaté également que l\u2019animal qui reçoit sérum et anatoxine à des intervalles qui varient de quelques heures à quelques jours, 5 ou 10 jours, se comporte comme celui qui reçoit le sérum seul.Si l\u2019intervalle qui sépare les injections de sérum et d\u2019anatoxine est plus long, un mois, les choses se passent autrement.L\u2019animal qui reçoit d\u2019abord du sérum, puis un mois après de l\u2019anatoxine et qui est ensuite éprouvé 30 jours après l\u2019injection d\u2019anatoxine, bénéficie de l\u2019action protectrice de celle-ci et résiste à l\u2019injection d\u2019une dose mortelle de toxine pour l\u2019animal neuf.L\u2019anatoxine ne confère donc l\u2019immunité que du moment où le sérum est éliminé de l\u2019organisme.L\u2019injection d\u2019anatoxine trois jours avant celle du sérum ne confère à l\u2019animal qu\u2019une immunité passive d\u2019une durée de trois semaines environ.L\u2019ébauche d\u2019immunité active qui se développe quelquefois dans ce dernier cas est insuffisante pour protéger l\u2019animal contre une dose minima mortelle de toxine.Elle permet cependant une immunisation active plus rapide, si on répète les injections d\u2019anatoxine.A.BERTRAND.Messieurs les médecins sont invités à consulter les nombreux journaux, monographies et traités de médecine qui sont à leur disposition tous les jours de 9 am.à 5 p.m.le samedi de 9 à 11 am.au Secrétariat: 326 est, boulevard Saint-Joseph. SOCIÉTÉ L\u2019 « Union Médicale du Canada » publie les comptes rendus scientifiques de toute société savante de langue française de l'Amérique du Nord.Ces comptes rendus doivent cependant être rédigés succinctement en dactylographie par les secrétaires respectifs et être adressés, sans retard, à la Rédaction.SOCIETE DE GASTRO-ENTEROLOGIE DE MONTREAL Séance du 25 avril 1938 Présidence de M.J.-A.Mousseau Le babeurre dans l'alimentation des nourrissons M.Paul LETONDAL Après avoir défini le babeurre et indiqué son mode de préparation, le docteur Letondal en précise les indications, dont les deux plus importantes à son avis sont: 1° La diarrhée commune des débiles et des hypothrepsiques ; 2° l\u2019entérocolite dysentériforme.Le babeurre est contre-indiqué à la phase aiguë toxique du choléra infantile.Il présente, même parfois, quelques inconvénients: certains nourrissons le refusent, d\u2019autres le vomissent; mais, dans la plupart des cas, les jeunes enfants l\u2019acceptent volontiers et le tolèrent parfaitement.Le rapporteur emploie le babeurre sucré à 10% (avec de la dextri-maltose) sans addition de farine, aux mêmes doses que le lait de femme, suivant l\u2019âge et le poids de l'enfant; dans ces conditions, un litre de babeurre donne 750 calories.L\u2019A.se basant sur les résultats favorables obtenus dans son service à la Crèche de la Miséricorde, conclut que le babeurre est un aliment-médicament précieux dans les diarrhées infantiles.Discussion: Des précisions techniques sur la préparation du babeurre et son mode d\u2019emploi sont données par M.LETONDAL à la demande de MM.LeSAGE, MOUSSEAU et CANTERO.Iléite tumorale M.Paul-M.RICARD L\u2019A.rapporte l\u2019histoire d\u2019une malade de 23 ans qu\u2019il a opérée d\u2019urgence à l\u2019hôpital Notre- Dame le 17 mars 1938, pour un syndrome de sub-occlusion intestinale associé à des signes d\u2019abcès appendiculaire.Il pratique, en un temps, une hémi-colec- tomie droite suivie d\u2019une anastomose iléo- transverse.Malheureusement la patiente meurt le 10e jour, de péritonite aiguë secondaire a ia désunion de l\u2019ostomie.La pièce (présentation) prélevée a l'aspect tumoral macroscopique des néoplasmes du cæcum et l\u2019aspect inflammatoire des tuberculoses hyperplasiques iléo-cæcales, cependant, que l\u2019examen histo-pathologique de Messieurs Masson et Simard ne révèle aucune cellule néoplasique, ni aucune image de tuberculose, mais bien l\u2019aspect d\u2019un granulome inflammatoire non spécifique de l\u2019iléon terminal et de la partie adjacente du cæcum.L\u2019A.fait une revue détaillée de cette entité nouvelle, décrite en 1932 par Crohn sous le nom de « Regional Ileitis ».Le travail de l\u2019A.sera reproduit in extenso dans un prochain numéro de l\u2019Union Médicale.Discussion: M.JUTRAS rappelle la part des radiologistes dans l'établissement de l\u2019iléite régionale comme entité morbide et le rôle prépondérant des rayons X dans le diagnostic.L'image en ficelle tordue décrite par Kantor est pour ainsi dire pathognomonique.Elle exprime le rétrécissement de la lumière intestinale par l\u2019hyperplasie cicatricielle.Ce sont encore les radiologistes qui ont montré que l'affection ne siège pas toujours sur l\u2019iléon, mais qu\u2019on la trouve quelquefois sur le jéjunum et le côlon.M.SMITH demande quelle est l\u2019influence de l\u2019appendice, même apparemment normal, dans la genèse de cette maladie d\u2019étiologie inconnue.L\u2019appendice représente une des principales sources pathogènes du gros et du petit intestin et donne lieu à des essaimages par l\u2019intermédiaire des lymphatinues. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1938 989 La NÉO-GASTRICINE extrait total de muqueuses fraiches d'estomacs de porcs et de veaux de lait, renferme tous les ferments gastriques naturels suractivés par un catalyseur métallique (Manganese) et additionnés de toniques amers: la Gentiane et le Condurango.Son administration permet de rétablir le fonctionnement physiologique de l'estomac.INSUFFISANCE GASTRIQUE - DIGESTIONS LENTES OU PÉNIBLES \u2014 ANOREXIE \u2014 GASTRITE ULCERES - HYPOPEPSIE HYPERCHLORHYDRIQUE Dr E.DUHOURCAU, de Cauterets (Hautes-Pyrénées), France.Concessionnaires: ROUGIER FRÈRES, 350, rue Le Moyne, Montréal.STANNO-SUFROL COMPRIMÉS DÉPURATIF SOUFRÉS ANTISTAPHYLOCOCCIGUES Pour le Traitement Efficace de la Furonculose et des Affections à Staphylocoques.COMPOSITION.\u2014 Association d\u2019étain et son oxyde au soufre actif, à l\u2019extrait de bardane stabilisé et à l'extrait splénique.ACTION.\u2014 Arrête l\u2019évolution de la maladie, supprime l\u2019inflammation et la douleur, permet à l'œdème de régresser, assèche les foyers, favorise la résorption des bourbillons, évite les récidives.INDICATIONS.\u2014 Anthrax \u2014 Phlegmons \u2014 Panaris \u2014 Abcés tubéreux \u2014 Acné \u2014 Folliculites \u2014 Pyodermites \u2014 Sycosis \u2014 Septicémies à Staphylocoques, etc.Présentation strictement professionnelle en étuis de 40 comprimés et en flacons de 500.LABORATOIRES CROSNIER, Montreuil - Paris Dépositaires pour le Canada: ROUGIER FRÈRES, 350, rue Le Moyne, Montréal.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014__\u2014mrP 2S 990 M.MOUSSEAU se rattache à la même théorie.M.HEBERT soutient, au contraire, que ie jéjunum et l\u2019iléon sont plus sujets aux infections directes qu\u2019on ne le croit communément.M.RICARD accorde à M.Jutras que les rayons X fournissent les meilleurs éléments de diagnostic.Il ne partage pas l\u2019opinion de MM.Smith et Mousseau sur l\u2019hypothèse appendiculaire, les recherches ayant démontré l\u2019indépendance étiologique du granulome intestinal.Colique hépatique après cholécystectomie M.Geo.HEBERT Cette communication a paru comme article original dans l\u2019Union Médicale numéro de juin 1938, p.591.M.SMITH s\u2019élève contre les cholécystec- tomies pratiquées sans indications précises, mutilation qui condamne de nombreuses victimes à des activités réduites et souvent au morphinisme.Dans les cas usuels de cholécystite lithiasique, la cholécystotomie, ou mieux encore, la cholécystendèse lui a donné une meilleure proportion de bons résultats que la cholécystectomie et notablement moins de complications tardives.M.JUTRAS prétend qu\u2019on devrait systématiser la cholangiographie, méthode qui consiste à faire une radio après injection de substances opaques dans les voies biliaires prinei- pales au cours de l\u2019opération ou si l\u2019on a fait une cholécystostomie, dans les jours qui suivent.On mettra ainsi en évidence des calculs du cholédoque, des rétrécissements, des cou- dures, des spasmes du sphincter d\u2019Oddi, ete.et l\u2019on s\u2019évitera beaucoup de déboires.M.LeSAGE insiste en faveur du drainage post-opératoire.Dans le cas cité, l\u2019absence de crise douloureuse écarte la présomption d\u2019un caleul du cholédoque.M.RICARD démontre par des exemples personnels que le tubage duodénal, l\u2019épreuve de la galactosurie provoquée et le dosage de la bilirubine dans le sang apportent des données précieuses sur la nature et la localisation des dysangiocholies et qu\u2019on ne devrait jamais extirper un cholécyste sans avoir recours, au préalable, à ces procédés d\u2019examen.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1938 M.MOUSSEAU pense qu\u2019on dissiperait nombre de mystères relatifs aux succès incomplets de la cholécystectomie, si l\u2019on tenait un compte plus rigoureux des examens histologiques pratiqués sur les vésicules enlevées.À ce propos, il passe en revue quelques cholé- cystopathies et leurs complications.M.HEBERT partage l\u2019avis de M.Smith sur le faible taux des vraiment bons résultats de la cholécystectomie.Il tombe aussi d\u2019accord avec M.Jutras sur les avantages de la cholangiographie et souhaite que ce mode d\u2019examen se vulgarise.En réponse à MM.Le- SAGE et RICARD, il rappelle que les tests courants des fonctions hépato-biliaires n\u2019ont fourni aucun renseignement d\u2019importance et enfin, pour satisfaire aux observations de M.MOUSSEAU, il dit que les examens ana- tomo-pathologiques n\u2019ont rien décelé de valable dans le cas particulier.Pour conclure, le Président, M.MOUS- SEAU remarque que si le problème tel que posé demeure insoluble, l\u2019histoire rapportée a donné matière à une discussion intéressante.Il félicite l\u2019auteur de cette idée ainsi que de l\u2019élégance de la présentation.Le Secrétaire, Albert JUTRAS.Séance du 7 juin 1938 Présidence de M.J.-A.Mousseau Cancer ulcériforme de l'estomac.Difficultés diagnostiques A.NOVE-JOSSERAND et Albert JUTRAS Le cancer de l\u2019estomac se manifeste sous bien des formes cliniques, radiologiques, anatomiques et histologiques.Peu difficile à identifier aux phases avancées, il simule, dans ses stades précoces, nombre d\u2019autres altérations organiques ou fonctionnelles.Pour démontrer les contradictions possibles, les auteurs relatent une observation de cancer ulcériforme de l\u2019antre.Il s\u2019agit d\u2019un jeune homme de 34 ans, traité depuis l\u2019âge de 31 ans pour un pur syndrome d\u2019ulcus d\u2019après la clinique, la réponse au traitement et l\u2019évolution périodique.Un premier examen aux rayons X avait été négatif.Le second prati- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1938 991 _ SONERYL _ Hypnotique-Analgésique Le Médicament de toutes les Insomnies Présenté sous deux formes: COMPRIMÉS et SUPPOSITOIRES Voie buccale: Voie rectale: Comprimés roses renfermant Suppositoires renfermant cha- chacun 0 gr.10 de produit cun 0 gr.25 de produit actif actif (Butyléthylmalonylurée).avec une dose égale de cam- Tubes de 20, 100 et 250 com- phre.Boîte de 10 suppositoires.primés.EN Laboratoires POULENC FRERES du Canada, Limitée => Nees © + 204, Place Youville - Montréal 992 qué par un des rapporteurs conclut à un cancer à la fois végétant et ulcéré.Le chirurgien (Dr À.Paré) en procédant à la gastrectomie constate une grosse masse intrinsèque juxta-pylorique et opine pour le cancer.Mais à l\u2019ouverture de la pièce on ne trouve qu\u2019un vaste cratère ayant l\u2019apparence d\u2019une lésion bénigne.Enfin, l\u2019histologie apporte la preuve qu\u2019on a vraiment affaire à un épithélioma ulcérant.Suit une critique des différents modes d\u2019exploration stomacale: clinique, radiologie, chimie, endoscopie, anatomo-pathologie.Chacun à son coefficient d\u2019erreur; aucun ne peut se prévaloir d\u2019infaillibilité.Chez un même malade 11 faut associer les divers procédés d\u2019examen et en répéter l\u2019emploi, pour écarter le danger d\u2019une faute lourde.Discussion: M.J.-L.RIOPELLE présente la pièce macroscopique et une coupe histologique.L\u2019épi- thélioma dépasse de très peu le fond et le pourtour du cratère.Il se développe en un tissu squirrheux, ce qui, jusqu\u2019à un certain point, explique la marche lente et l\u2019ulcération., Il ne peut être question d\u2019ulcère transformé en cancer.M.Chs SIMARD se dit frappé par l\u2019âge du sujet, 31 ans au début de la maladie, de même que par l\u2019évolution lente et périodique.Il en tire l\u2019hypothèse que le cancer a pu naître sur ,une muqueuse plus ou moins régénérée après ulcus.M.SMITH croit qu\u2019il ne faut pas attendre la preuve absolue pour intervenir sur un estomac suspect de cancérisation.M.FAUTEUX insiste sur la sécurité des examens en série.M.MOUSSEAU soutient qu\u2019il n\u2019existe pas de cloison étanche entre ulcus et cancer.M.DUFRESNE demande l\u2019explication de la lacune sur la grande courbure.M.JUTRAS répond à ce dernier qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une pseudo-lacune, d\u2019une large encoche spasmodique.Cancer de l'estomac à forme œsophagienne M.Mercier FAUTEUX Histoire clinique d\u2019une femme qui présen- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 193 tait un cancer de l'estomac haut situé, sous- cardiaque, se manifestant uniquement par un syndrome œsophagien.L'intérêt de cette observation réside avant tout dans le fait qu\u2019une année au préalable, cette malade fut examinée aux rayons X pour des troubles apparemment d\u2019origine œsophagienne et que, à ce moment, l\u2019examen fut négatif.Comme le signale le rapporteur il y aurait eu avantage d\u2019insister auprès de cette femme pour qu\u2019elle acceptât un second examen radiologique au bout de quelques semaines si les troubles ne s\u2019étaient pas amendés.L\u2019on aurait alors, sans aucun doute, posé le bon diagnostic et cela à une période relativement précoce où une intervention aurait pu faire espérer une guérison définitive du moins une survie assez longue.M.Mercier- Fauteux montre ensuite la série des radiographies de sa patiente et, en conclusion, il proclame l\u2019importance des examens radiologiques répétés chez les sujets où il y a lieu de soupçonner le cancer de l\u2019estomac.Discussion: M.JUTRAS prétend que l\u2019on aurait découvert des images anormales, lors du premier examen radiologique, si l\u2019on avait utilisé sa technique de la substance opaque en sac de caoutchouc.M.SIMARD cite un cas par lui observé de syndrome œsophagien pur chez un cancéreux gastrique.M.MOUSSEAU résume une observation analogue qu\u2019il a publiée dans l\u2019Union Médicale du Canada.Il demande au rapporteur s\u2019il connaît des succès chirurgicaux dans le cancer juxta-cardiaque.M.FAUTEUX avoue que les guérisons définitives sont extrêmement rares.Il mentionne quelques chirurgiens qui ont obtenu de bons résultats provisoires.Expérimentalement, chez les chiens, la suppression totale de l\u2019estomac réussit.Ces animaux tolèrent mal les graisses et présentent une anémie qui s\u2019atténue sous l\u2019action de la vitamine C; ce qui donne à penser que les anémies post-opératoires ont des relations avec l\u2019avitaminose.Le Secrétaire, Albert JUTRAS. \u201c\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1938 993 .BREVES BIOGRAPHIES DF, BORDEN LF, COUSIN FINAUD ET SON EPOUSE Un ménage des plus respectables, dévoué aux principes Borden, et dont la vie fut entièrement consacrée au service de l\u2019humanité.Leur union fut, plus tard, bénie d\u2019une nombreuse progéniture qui fit l\u2019orgueil des parents et aussi de Borden.Bien entendu, nous ne prétendons pas connaître le nom de toutes les vaches qui fournissent du lait à Borden \u2014 mais, chaque fois qu'un trou- ST CHARL $ peau laisse à désirer, nous le savons.Borden vérifie séparément tous les envois de lait qui arrivent aux usines d\u2019évaporation.Et il faut que ce lait soit bon, sinon nous ne l\u2019employons pas pour faire le Lait Evaporé Irradié Borden\u2019s.Pour être sûr d'une qualité répondant aux prototypes établis par votre profession, nous vous suggérons d'écrire le mot Borden\u2019s sur les formules de lait évaporé que vous prescrivez.Le Lait Evaporé Borden's a été accepté en 1930 par le Comité de l\u2019Association Médicale Américaine sur les Aliments.AMERICAN MEDICAL ) ASSN.yy REVUE DES LIVRES Application de la méthode de centrage en deux temps ou anatomo-géométrique et du centreur radio-stéréoradiographique a l'examen radiographique de l'os temporal.Par le Docteur Chaussé, ancien assistant d'O.R.L.des Hôpitaux de Paris.1 vol in-4° de 128 pages avec 28 reproductions radio- graphiques sur films et 28 planches hors texte.Librairie H.Le Sourdier, éditeur, 174-176, blvd Saint-Germain, Paris (6e).Ce magnifique volume, qui se place bien au- dessus de la production courante à cause de ses illustrations, a pour objet de démontrer les avantages du centrage radiologique en deux temps dans ses applications à l\u2019os temporal.Au début, l\u2019auteur rappelle cette méthode de centrage qu\u2019il a mise au point et décrite dans des travaux antérieurs.Le centreur est constitué d\u2019un cadre indéformable à trois côtés réalisant une liaison mécanique entre l\u2019ampoule à rayons X et un point fixe solidaire de la table.Dans un premier temps, on pratique le centrage d\u2019après les données classiques avec un localisateur d\u2019au moins 8 em.d\u2019ouverture.On développe rapidement le radiogramme et on le place encore mouillé sur un tableau de repérage.Celui-ci est un négastocope quadrillé avec, au milieu, un index en forme d\u2019aiguille qui montre quelles sont les régions anatomiques traversées par le rayon principal.La tête restant bien fixée à l\u2019organe de support, on lui fait subir des mouvements de translation parallèles au plan de la table au moyen de deux pas de vis de manière à amener la partie à centrer sur la pointe de l\u2019index du tableau de repérage.C\u2019est le centrage géométrique, le second temps.Ce dispositif est particulièrement utile dans l\u2019étude de l\u2019appareil auditif et de la mastoïde.Il permet l\u2019obtention de clichés très localisés et très améliorés.Il rend facile la stéréoradio- graphie de régions restreintes, ce qui entrai- nera sans doute la revision et la complétion de la séméiologie radiologique en oto-rhino-laryngologie.Le livre actuel consacre la véra- cité de ces prétentions; il montre aussi que l\u2019on peut publier, dans des livres, des reproductions de radiographies qui ont la valeur et la netteté des clichés originaux, offrir des tirages stéréoradiographiques de petits objets avec excellente sensation de relief.Chaussé décrit avec force détails ses techniques pour les incidences temporo-tympanique (Schuller), occipito-zygomatique (Stenvers) et fronto- tympanique (Mayer).Il compare la valeur de ces incidences à celles de Stenvers 1917, de Lannois et Arcelin, de Cottenot et enfin de la sienne propre P.L.O.(position initiale de l\u2019os pétreux).Celle-ci donne les canaux semi-circulaires vertical et horizontal en vue de profil.La méthode du centrage en deux temps rend aussi possible des incidences partielles pour le conduit auditif et l\u2019apex, pour le canal semi-circulaire vertical et la région an- trale, pour la cochlée et pour beaucoup d\u2019autres régions en partant de la position de Lan- nois et Arcelin.La partie la plus saisissante du livre est celle des documents radiologiques dont la splendeur, à notre avis, n\u2019a jamais été égalée.Il s\u2019agit de 28 couples stéréoradiographiques qu\u2019on examine par transparence avec une lunette stéréoscopique de poche.Sur la page, en face, se trouve un dessin schématique avec légende qui rend l\u2019analyse très aisée.Ces stéréogrammes ont toutes les qualités que peuvent donner un centrage rigoureux et l\u2019effet anti-diffusant d\u2019un cône localisateur très étroit.Aussi on contemple à loisir la fine structure de l'os temporal, celle du labyrinthe, du conduit auditif interne, de l\u2019apex, du fond de caisse, etc.On ne saurait trop louer un tel livre qui vaut par ses qualités propres et par les voies nouvelles qu\u2019il ouvre.On garde l'impression que la radiographie localisée avec la possibilité de retrouver la même incidence sur un même sujet, à des époques différentes, d\u2019obte- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1938 995 GAROL À SUBI UN EXAMEN PHYSIQUE .Le rayon X dit: \u201cRecherchez la densité uniforme comme preuve de pureté\u201d \u2014 et l'Agarol est une émulsion parfaitement uniforme dont chaque dose agit de la même façon.Le microscope dit: \u201cRecherchez les petits globules d'huile uniformes\u201d qui sont un signe de l'émulsification parfaite de l'Agarol.Cela signifie stabilité, absence de goût huileux, miscibilité facile avec l\u2019eau, le lait, les jus de fruits ou tout autre liquide.Le pharmacien dit: \u2018Si elle coule librement, c\u2019est signe que c\u2019est une bonne émulsion.\u201d Et, en effet, l'Agarol est une bonne émulsion d'huile minérale qui a entièrement prouvé combien elle est précieuse pour le soulagement de la constipation aiguë et le traitement de Ja constipation habituelle.Demandez-nous-en la preuve.Vous recevrez, sur demande faite sur papier à en-tête, une notice descriptive et un échantillon d'essai d'Agarol.Agarol est vendu en flacons de 6, 10 et 16 onces.La dose pour un adulte moyen est de une cuillerée à soupe.WILLIAM R.WARNER & COMPANY, LTD.127 KING STREET, WEST TORONTO, ONTARIO AGAROL POUR LA CONSTIPATION 996 nir des images parfaitement symétriques pour comparaison, va prendre un essor considérable et que les otologistes vont cesser de regarder la radiologie comme un simple procédé de luxe et d\u2019importance médiocre en ce qui les concerne.Tout radiologiste doit posséder ce livre et en étudier longuement chaque page, jusqu\u2019é ce qu\u2019il ait le courage et les moyens de mettre en pratique ce qu\u2019il contient.Albert JUTRAS.Manuel d'instructions pour l'inspection médicale des écoles.Le Service de Santé de la Cité de Montréal, division de l\u2019Hygiène de l\u2019Enfance, sous la direction du docteur Adélard Groulx, vient de publier un Manuel d\u2019Instructions devant servir à l\u2019inspection médicale des écoles.Ce manuel, sous une forme concise, ramassée, contient l\u2019essentiel des données concernant l\u2019organisation actuelle de l'inspection médicale des écoles.Il comprend aussi une partie vraiment importante et utile aux médecins praticiens et à la population en général, un schéma substantiel de la technique de l\u2019examen médical des enfants, des tares ou anomalies des différents appareils et systèmes sur lesquels le médecin doit particulièrement porter son attention.Cet ouvrage constitue une méthode, un système qui permettra d\u2019évoluer dans ce domaine primordial de l\u2019enfance, avec un plan d\u2019ensemble bien défini.Contraste heureux, antithèse louable à l\u2019à-peu-près, à l\u2019opportunisme d\u2019abandon et de négligence qui marquent trop malheureusement notre action sociale et pédagogique.Nous félicitons chaleureusement le docteur 'Groulx et ses collaborateurs du Service de la Santé de leur initiative et de leur effort progressif vers le classement, la précision et la définition exacte du travail que doit accomplir dans nos écoles notre Service de Santé, et tout particulièrement sa division de l\u2019Hygiène de l\u2019Enfance.Nous nous permettons de reproduire la préface de ce Manuel, écrite par le docteur Groulx.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1938 Elle illustrera plus parfaitement son but ct son objet.« L\u2019hygiène scolaire est une partie de l\u2019hygiène publique dont l\u2019objectif principal, voire essentiel, est la protection de la santé de l\u2019enfant à l\u2019école, afin qu\u2019il puisse mieux profiter de l\u2019enseignement qu\u2019on lui donne et qu\u2019il soit vraiment armé pour rendre à la société les services qu\u2019elle est en droit d\u2019attendre de lui.«La gent écolière représente environ 1/5 de la population générale.C\u2019est un groupe assez important pour en tenir compte quand il s\u2019agit d\u2019une ville, comme Montréal, de 885,000 habitants.« Les effets immédiats de l\u2019inspection médicale des écoles et son influence sur l\u2019âge adulte sont des facteurs qui démontrent son importance.« La santé est un facteur de succès.«Si on maintient l\u2019enfant en bonne santé, si on le protège contre les infections qui l\u2019entourent, si on le met en état de se développer normalement, le rendement scolaire aura toute son efficacité.«Au sortir de l\u2019école pour prendre place dans la société, l\u2019enfant sera classé comme citoyen suivant ses qualités; 1l deviendra une charge ou une source de richesse pour sa famille et son pays, selon sa valeur physique, intellectuelle et morale.« L'âge scolaire est favorable au travail de prévention, c\u2019est la période la plus plastique de la vie, celle où l\u2019on peut obtenir les meilleurs résultats.«C\u2019est, par ailleurs, l\u2019âge de la croissance, époque d\u2019activité débordante et de transformation physique importante.La puberté a une influence considérable sur le système nerveux et sur tout l\u2019organisme de l\u2019enfant, au moment où l\u2019élève est soumis à un travail intellectuel intense.« C\u2019est, comme l\u2019a dit Brouardel, l\u2019âge du réveil des infections latentes de l\u2019enfance ».«De plus, l\u2019enfant s\u2019éloigne du milieu familial et devient au contact des agglomérations exposé à maints dangers physiques et moraux; c\u2019est dans ces conditions que l\u2019école EL L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L F.A.N.\u2014 Montréal.septembre 1938 997 Li A 111 + \u201c - La Méthode Moderne D'HYGIENE MENSTRUELLE - TAMDAX TAMPONS MENSTRUELS Préférés parce qu'ils 1.Permettent l'absorption de l'écoulement menstruel au niveau du col utérin.2.Eliminent tout danger d'irritation.© .Diminuent toute cause de fermentation.an .Diminuent le danger d'infection d'origine périnéale.S.Enlèvent toute inquiétude.6.Donnent une protection hygiénique sous une forme irès commode et confortable.: Accepté pour pu- klication par le « Journal of the American Medical Association ».Département MD9 CANADIAN TAMPAX CORPORATION LIMITED 150 Duchess Street, Toronto, Ontario.E-hant llons gratuils envoyés aur médecins sur demande. 998 devient facteur d\u2019expansion des maladies contagieuses contre lesquelles il faut le protéger.« Les absences dues à la maladie et surtout aux maladies \u2018 contagieuses font perdre un temps précieux aux élèves, temps qui peut être sauvé par une inspection régulière.«Les maladies que nous rencontrons durant l\u2019âge scolaire et qui retiennent le plus souvent l\u2019enfant hors de l\u2019école, sont les maladies contagieuses et les affections des voies respiratoires.«Le nombre des défectuosités physiques que l\u2019on trouve chez les enfants, là où l\u2019inspection médicale existe, les résultats obtenus et l\u2019amélioration sensible de la santé générale chez les élèves démontrent la nécessité de l\u2019inspection.« En somme, quatre raisons fondamentales militent en faveur de l\u2019hygiène scolaire: 1° La protection de la société contre la propagation des maladies contagieuses ; 2° La recherche et la correction des défectuosités physiques et mentales; 3° L'importance pour les enfants de vivre en un milieu conforme à l'hygiène; 4° Le devoir d\u2019enseigner aux élèves les principes nécessaires à la conservation de la santé.« Les services d'hygiène, d\u2019ailleurs, ont la responsabilité de tout ce qui concerne la santé publique.«Ce manuel a été préparé avec la collaboration dévouée et compréhensive de notre personnel, médecins et infirmières.» Roma AMYOT.Névrose cardiaque.Par le Dr José Proença PINTO DE MOURA, professeur de Physiologie à la Faculté de Pharmacie et d'Odontologie de Campinas, chef de la Clinique médicale de Santa Casa.Préface (A.Austregesilo.) Je lis avec plaisir les origines du travail du Dr Pinto de Moura.Il ressort de la lecture de ce travail une bonne orientation vers la psy- chothérapeutie.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1938 Les notions initiales scientifiques, éclairées des divers épisodes qui y sont relatés, concernant l'excitation cardiaque et les perturbations qui en découlent, prouvent que l\u2019auteur ne pensa pas seulement aux psychonévroses comme causes exclusives des arythmies.Il est présenté avec érudition et élégance.L\u2019auteur démontre qu\u2019il est au courant des conquêtes récentes en cardialogie et en endocrinologie du système nerveux végétatif.La simple énumération des chapitres nous fait conclure que le livre éveillera l\u2019intérêt de la classe médicale et des patients, parce que la lecture en est facile et le style clair.Les conclusions de l\u2019auteur sont optimistes.La psychothérapie constitue la grande arme cu- Tative des psychonévroses comme conséquences de la névrose cardiaque.L\u2019auteur « ne réfère pas aux médicaments » (?) qui possèdent un grand pouvoir pour soulager les malades.Une préface ne doit pas être longue.Que le lecteur en tire des conclusions personnelles et suive pas à pas la pensée de l\u2019auteur, qui érudit, clair et clinicien, essaie de soulager l\u2019humanité de ses maux curables! Je suis certain que le Dr Pinto de Moura n\u2019a pas besoin de ma présentation, et suis persuadé du succès de cet intéressant volume.Préambule Après quinze années de clinique cardialo- gique, on peut maintenant dire quelque chose sur la névrose cardiaque.Sujet d\u2019actualité pour la révision qui s\u2019opère grâce à l\u2019interprétation psychologique des symptômes présentés par les malades.En voici les principaux chapitres.Le terrain Il y a, dans notre thorax, une ile musculaire, rose-vermeille, qui palpite: c\u2019est le cœur.Examinons-le; voyons son fonctionnement, c\u2019est-à-dire, son mécanisme.(Description du cœur.) L\u2019homme La biologie actuelle essaie de trouver dans la métaphysique de l\u2019élément ultime, de l\u2019exposé minime et de l\u2019infiniment petit, la pos- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1938 999 Dans LES ANEMIES PAR INSUFFISANCE DE FER ORGANIQUE VOUS AUSSI, DOCTEUR LES PLASTULES HEMATINIQUES (WYETH) e EFFICACES 15 grains dé sulfate de fer (trois Plastules \u2014 dose quotidienne) équivalent à 90 grains de pilules de Blaud e ECONOMIQUES 3 Plastules ordinaires = 5 sous avec foie \u2014 un peu plus cher e COMMODES s'avalent facilement ne tachent pas les dents ne causent aucun dérangement gastrique JOHN WYETH & BROTHER, INC.WALKERVILLE, ONTARIO. 1000 sibilité de résoudre le problème de la vie par la plus simple décomposition de la matière.La lutte L\u2019auteur parle des hystériques.Il cite une pensée de Freud, qui les accuse d\u2019exagération, d\u2019erreur volontaire et de dissimulation, les châtie en leur retirant son appui.Freud les considère également comme des personnes qui transgressent les lois de la science.La victoire Lorsque le patient se sent guéri.C\u2019est le chapitre le plus intéressant par ses aspects dis- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1938 parates, et le plus difficile au point de vue clinique.La cure doit être orientée pour chaque individu.Conclusions Nous devons reconnaître le grand mérite de Freud dans l\u2019orientation quotidienne de l\u2019analyse des idées des névrosés; orientation même qui est le pivot de la cure.Autre grande valeur de Freud: il n\u2019a jamais été abandonné de ses malades.ROUSSEAU.LIVRES REÇUS EN AOUT 1938 Manuel d'instructions d'inspection médicale des écoles, Cité de Montréal.Par le docteur Adélard GROULX, Directeur du Service de Santé de la Ville de Montréal.1938.Oreille interne.Par le docteur Ch.CLAOUE (de Paris).Volume de 227 pages.En vente aux Editions N.Maloine, 27, rue de l'Ecole- de-Médecine, Paris.Archives de maladies professionnelles, hy- giéne et toxicologie industrielles.Par M.le Prof.V.BALTHAZARD.Masson & Cie, éditeurs, 120, boul.Saint-Germain, Paris. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1938 1001 TAMPOL \u201cROCHE\u201d au thigénol \u201croche\u201d PANSEMENT-TAMPON GYNÉCOLOGIQUE IDÉAL en boîtes de 6 Tampols (ovule derrière lequel est comprimée de la laine aseptique non-absorbante, contenue dans une capsule de gélatine soluble) DÉCONGESTIONNE, CALME LA DOULEUR, ANTISEPTISE ET CICATRISE Le Tampol au thigénol offre l'avantage d'un emploi facile et rigoureusement aseptique.Il est sage de le prescrire dans les affections gynécologiques et chaque fois qu'il existe douleur, congestion, inflammation ou infection.VAGINITE, GONORRHÉE, MÉTRITE, etc.Échantillons et littérature à la disposition de Messieurs les Médecins.D1NOP \"ROUHE\u201d au Thiocol 4-6 ve CLASSIQUE See = SA Wa N EVR SY + 4 LES Less.=; ® toujours bien toléré TOUTES LES AFFECTIONS DES VOIES RESPIRATOIRES Produits HOFFMANN-LA ROCHE Limitée 286 ouest, rue Saint-Paul, Montréal.| ANNONCE AU MÉDECIN EXCLUSIVEMENT mm AR PSE NE PRT CL BNE amet Lai Note a is afin TO VY A IR BIBLIOGR À PHIE ee ++ La tuberculose pulmonaire chez les sujets apparemment sains et la vaccination antituberculeuse.Par L.SAYE, Professeur de phtisiologie à l'Université de Barcelone.Un volume de 256 pages avec 88 figures.Prix: 60 francs.Masson et Cie, éditeurs.Il résulte des recherches poursuivies depuis plusieurs années que les sujets apparemment sains sont, dans les proportions de 1 à 3 p.100 environ, porteurs de lésions de tuberculose active ou évolutive décelables seulement par la radiographie.Ces lésions, dans l'enfance et l\u2019adolescence et même chez les jeunes adultes, sont très souvent provoquées par la primo-infection, plus tard par la surinfection.Cette recherche est possible à cause de la lenteur de l\u2019évolution des lésions tuberculeuses du poumon jusqu\u2019à la production des signes toxiques ou fonctionnels.: C\u2019est l\u2019étude des lésions tuberculeuses inactives, actives et nettement évolutives chez les sujets morts d\u2019autres processus qui permet de reconnaître leurs variétés et leurs caractères.Elles sont dans la plupart des cas si définies, qu\u2019elles donnent une base de plus en plus solide à leur interprétation radiographique.La plupart de ces lésions sont absolument asymp- tomatiques.Dans d\u2019autres cas, elles sont associées à des signes cliniques, minimes, très discrets, sans rapport avec l'importance des lésions constatées.Les signes radiographiques donnent dans certains cas des indications très utiles pour juger de leur degré d\u2019activité.Mais c\u2019est surtout l\u2019application des nouvelles techniques de diagnostic bactériologique qui a permis de constater, par la culture ou l\u2019inoculation, la présence de bacilles dans l\u2019expectoration ou le contenu gastrique dans une proportion importante de ces cas, ce qui permet de faire un pronostic plus exact.Comme ces processus évoluent souvent vers la phtisie, la question de leur traitement se pose.Pour certains auteurs, l\u2019application de la collapsothérapie doit être envisagée, celle également de la chrysothérapie qui a permis d\u2019obtenir la stérilisation des cracl.ats, même dans des cas où le sujet traité a poursuivi son travail habituel.La prophylaxie de ces formes présente un intérêt primordial dans la lutte contre la phtisie.Les travaux expérimentaux ont démontré que les animaux allergiques sont plus résistants aux surinfections que les non allergiques.Les enseignements de la clinique humaine le confirment.Les observations faites par l\u2019auteur lui-même sur un groupe d\u2019enfants vacei- nés par la voie digestive, qui ont maintenant atteint dix à quinze ans, lui ont montré que le but poursuivi par Calmette de rendre l\u2019enfant allergique a été atteint.Il y a donc tout intérêt à mieux faire connaître la pratique de la vaccination et a étudier les moyens de la rendre plus efficace.Telles sont les questions traitées dans ce livre; c\u2019est-à-dire celles qui ont paru à l\u2019auteur avoir le plus d\u2019importance.Mais en ce qui concerne la vaccination, les résultats obtenus lui paraissent avoir une portée si considérable que la conclusion primordiale, qui résulte de son étude, est que le B.C.G., en réduisant la gravité de la primo-infection, limite considérablement le nombre et la signification des lésions de la tuberculose inapparente.Hygiène du cardiaque.Par B.THEODORES- CO, ancien interne des hôpitaux de Paris, agrégé à la Faculté de médecine de Bucarest.Préface du Professeur D.DANIELO- POLU.1 vol.in-16 de 100 pages.Prix: 15 francs.Collection « Hygiéne et Diététique ».Librairie Qoctave Doin.Gaston Doin et Cie, éditeurs, 8, Place de l'Odéon, Paris (Ge).Si la connaissance des règles d\u2019hygiène est très importante pour éviter et combattre les divers troubles de l\u2019organisme, il n\u2019est pas un chapitre qui ne cède le pas à celui concernant le cœur.Car en effet, le mauvais fonctionne- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1938 Revision de l'étiquetage du PROGYNON-B et du PROGYNON - DH Le titrage de ces hormones sera dorénavant basé sur l'Unité Rat de Allen et Doisy.L'usage de l'Unité Internationale a été discontinué pour les raisons importantes suivantes.L'Unité Internationale est basée sur un poids défini d\u2019ŒSTRONE (céto- oxy-œstrine).Vu que le principe actif du PROGYNON-B et du Progynon-DH est \"ESTRADIOL (di-oxy-œstrine), beaucoup plus actif que l'œstrone, l'Unité Internationale ne peut s'appliquer à ces produits.L'œstradiol est considéré comme étant la véritable hormone folliculaire.À poids égaux l'activité en Unités Rat de l\u2019œstradiol est de plusieurs fois plus élevée que celle de l\u2019œstrone, qui est une des formes sous lesquelles l'hormone folliculaire est éliminée.L'activité du Progynon-B et du Progynon-DH ne sera donc plus donnée qu'en Unités Rat de Allen et Doisy.Lorsque le produit est administré par voie buccale il n\u2019y a qu\u2019environ un dixième des unités qui sont effectivement utilisées; c\u2019est pourquoi les étiquettes des Comprimés du Progynon-DH indiqueront aussi le nombre d'unités actuellement effectives ou Unités Biologiques Actives.Vous noterez les nouvelles étiquettes, mais il n\u2019y a aucun changement dans les produits eux-mêmes.SCHERING (CANADA) LIMITED Boîte Postale 358 (Place d\u2019Armes) - - MONTREAL 1003 1004 ment de cet organe, suffit le plus souvent pour entraîner des troubles au niveau de tous les autres appareils.L'auteur, ancien élève du Prof.H.Vaquez, qui possède une longue expérience en cardiologie, parvient à nous donner dans cet ouvrage, sous un volume réduit, toutes les notions utiles d\u2019abord pour éviter l\u2019atteinte du cœur, puis, lorsque celle-ci existe, mettre à même l\u2019organe central de la circulation de suffire à sa tâche.Le premier chapitre est réservé à la prophylaxie des affections cardiaques.On y trouve, entre autres, clairement exposés, les moyens pratiques pour empêcher la produe- tion des séquelles cardiaques de la maladie de Bouillaud aussi bien dans sa forme articulaire que dans sa forme abarticulaire.Dans le deuxième chapitre, l\u2019auteur traite de l'hygiène générale du cardiaque.Les problèmes que pose la pratique journalière sont abordés tour à tour.Les questions du choix d\u2019une profession, des régimes alimentaires, ete.sont étudiées et résolues d\u2019une manière pratique.Ainsi qu\u2019il était naturel par ces temps où les sports ont pris un si grand développement, l\u2019auteur accorde une importance particulière à l\u2019étude des sports et exercices physiques chez les normaux et chez les cardiaques.Dans le troisième chapitre de ce petit ouvrage, consacré à l'hygiène spéciale du cardiaque, l\u2019auteur indique les points particuliers d'hygiène s'appliquant aux cardiopathies, à l\u2019hypertension artérielle et aux artérites.Nous croyons que ce livre, par sa clarté et par la précision des indications d\u2019ordre pratique qu\u2019il donne, sera d\u2019une grande utilité non seulement pour le cardiaque, mais aussi pour le médecin praticien.Index médico-pharmaceutique.Par MM.N.T.DELEANU, Professeur à la Faculté de Bucarest, Directeur du Laboratoire de Chimie analytique, Membre de l'Académie de Médecine et de l'Académie des Sciences de Bucarest; R.FABRE, Professeur & la Faculté de Pharmacie de Paris, Directeur des Laboratoires de contrôle du Mi- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1938 nistère de la Santé publique et de l'Académie de Médecine de Paris, Pharmacien en Chef du Groupe hospitalier Necker- Enfants-Malades; L.CONIVER, ancien assistant à l'Université de Bucarest et Chi- miste-Légiste, Lauréat de la Faculté de Pharmacie de Nancy et de la Société des Amis de l'Université de Paris.Avec la collaboration de MM.les Prof.M.TIFFF- NEAU, G.PAMFIL, Al.JONESCU-MATIU, Mme L.RANDOIN, Mlle REGNIER et MM.H.PENAU et G.REBIERE.Préface de M.Maxime RADAIS, Membre de l'Académie de Médecine, Doyen honoraire de la Faculté de Pharmacie de Paris, Vice-Président de la Commission de la Pharmacopée française.Un vol.gr.in-8° de 756 p.dont 488 de tableaux, broché 120 francs.Cartonné toile 150 francs.Masson et Cie, éditeurs.L\u2019index médico-pharmaceutique est un ouvrage destiné aux médecins et aux pharmaciens; il a pour but de répondre à une nécessité que ces praticiens ressentent journellement dans l\u2019exercice de leur profession.Il y a une dizaine d\u2019années, le Professeur N.-T.Deleanu et M.L.Coniver avaient publié en langue roumaine un ouvrage intitulé: « Codex Medico-Farmaceutic », qui avait été conçu dans cet esprit et dont le succès fut tel, en Roumanie, qu\u2019il fut rapidement épuisé.Les auteurs ont eu, dès lors, l\u2019idée de publier en français une œuvre similaire, mais modernisée et entièrement revisée.Dans le but de réaliser ce nouvel ouvrage, ils se sont adjoint la collaboration du Professeur R.Fabre, qui fit à plusieurs reprises des conférences fort remarquées à Bucarest, et qui était tout désigné pour créer la liaison entre les collaborateurs roumains et les collaborateurs français de l\u2019Index Médico-Pharmaceutique.Cet ouvrage conserve le plan initial du Codex Medico-Farmaceutic, mais le praticien v trouvera les renseignements les plus précieux basés sur une documentation mise à jour au ler janvier 1937.L\u2019Index Médico-Pharmaceutique est composé de deux parties bien distinctes: 1° Les tableaux synoptiques, de lecture facile, où sont condensés sous une forme claire I ie L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1938 EA ee CRA D y Gg \u2018cme \\ Da 4 7 a A, / q Vincens A A \u20ac A PEPTONE IODEE SPECIALE LA PLUS RICHE EN IODE ORGANIQUE, ASSIMILABLE, UTILISABLE Jo Doi GOÛT TOUTES LES INDICATIONS DE L\u2019IODE TOLERANCE AGREABLE ET DES IODURES MÉTALLIQUES PARFAITE Bien supérieur aux Sirops et Vins lodés ou Iodotanniques.PRESCRIRE AUX ENFANTS : 10 à 30 gouttes par jour.\u2014 AUX ADULTES : 40 à 60 gouttes par jour.Échantillons sur demande Laboratoires PEPIN & LEBOUCQ.à MM.les Docteurs.COURBEVOIE \u2014 PARIS Dépôt général pour le Canada: J.Eddé, Limitée, New Birks Bldg., Montréal.1005 1006 les caractères essentiels des médicaments en vue de leur manipulation ainsi que de leur application à la thérapeutique; et comprenant la description de plus de 1,500 produits chimiques ou galéniques.Ces tableaux sont complétés par d\u2019autres où sont indiqués le dosage en gouttes des médicaments liquides, les formules courantes des solutions physiologiques, les synonymies commerciales des drogues simples, les doses maxima, etc.2° Une partie didactique, dans laquelle, grace à des chapitres fort documentés dus à des savants particulièrement qualifiés de France et de Roumanie, le lecteur trouvera des renseignements -parfaitement mis à jour sur les principales questions susceptibles d\u2019intéresser le médecin ou le pharmacien.C\u2019est ainsi que le professeur M.Tiffeneau expose les notions fondamentales de pharmacodynamie, le professeur Pamfil, celles de pharmacie galénique; le professeur R.Fabre traite de la physiologie comparée alimentaire, médicamenteuse et toxique, le cas particulier L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1938 des stupéfiants faisant l\u2019objet d\u2019un chapitre dû au professeur Joneseu-Matiu.La question des médicaments organothérapiques et de l'hormonothérapie est traitée par M.H.Pé- nau, celle de la sérothérapie et de la vaccinothérapie, par le regretté G.Rebière, et celle de la physiothérapie, par Mlle Regnier.Enfin un chapitre particulièrement important est consacré à l\u2019hygiène alimentaire et aux vitamines; la rédaction en a été confiée à Mme Lucie Randoin, savante spécialiste en la matière.Si les Pharmacopées des différents pays constituent d\u2019indispensables répertoires de description de médicaments en vue de leur contrôle et de leur préparation, l\u2019Index Médico-Phar- maceutique a le rare mérite de rassembler dans un ouvrage de langue française les documents puisés dans toutes les Pharmacopées et les ouvrages de pharmacie et de pharmacologie, et d\u2019en donner un exposé clair et synthétique.Il constitue, pour le médecin qui prescrit l\u2019ordonnance comme pour le pharmacien qui l\u2019exécute, un guide lumineux et sûr.POSTE DE MÉDECIN M.l\u2019abbé Maurice Baudoux, curé à Prud\u2019homme, Saskatchewan, secrétaire général de l\u2019Association catholique franco-canadienne, nous informe qu\u2019un jeune médecin réussirait à se faire une bonne clientèle dans cette paroisse et qu\u2019il y ferait bien son affaire. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1938 1007 Près de cent années au service de la langue française LIBRAIRIE BEAUCHE MIN UMIÉE MAISON ÉTABLIE EN 1842 430, ST-GABRIEL MONTRÉAL SPÉCIALISÉE DANS LES ÉDITIONS ET LES PUBLICATIONS DE TOUTES SORTES.DEMANDEZ SON DERNIER CATALOGUE DES LIVRES PARUS QUI VOUS SERA ADRESSÉ FRANCO SUR DEMANDE.BEAUCHEMIN édite, imprime et relie.BEAUCHEMIN soccupe de la vente de tous les ouvrages qu'il édite.Ne NOUVELLES MISSION SCIENTIFIQUE Léopold Nègre ! Né à Montpellier (Hérault), le 15 juin 1879.Docteur en Médecine (1910).Docteur és Sciences naturelles (1918).Chef du Service des Recherches sur la Tuberculose à l\u2019Institut Pasteur.Co-Directeur de la Revue d\u2019Hygiène et de Médecine préventive.Entré en 1903 dans le laboratoire du professeur Borrel à l\u2019Institut Pasteur de Paris.Ses premières recherches ont porté sur les tumeurs cancéreuses de la souris.Il a montré que la greffe de l\u2019adéno-carcinome de cet animal pouvait être influencée par le régime alimentaire salin auquel les souris sont soumises; certains sels, comme ceux de potassium, favorisent le développement de cette tumeur.L\u2019étude expérimentale, faite chez la souris, d\u2019un protozoaire, la Sarcosporidie, qui vit dans les muscles de certains mammifères, lui a permis de découvrir un stade intestinal de ce parasite qui apparaît 15 jours après l\u2019ingestion des muscles contenant les sporozoïtes de ce protozoaire et disparaît entre le 50e et le 75e jour.L\u2019étiologie jusqu\u2019alors inconnue de cette affection a été ainsi précisée.Nommé en 1910 Chef de laboratoire à l\u2019Institut Pasteur d\u2019Algérie, Nègre a poursuivi de nombreux travaux sur la fièvre typhoïde et le traitement de cette affection par le vaccin sensibilisé de Besredka (en collaboration avec Ardin Delteil et M.Raynaud) sur la dysenterie bacillaire, le choléra, le typhus récurrent, les affections oculaires et les bactéries thermo- philes du Sahara.Il a, pour la première fois, établi avec M.Raymond l\u2019existence dans la fièvre ondulante des B.paramelitensis et, avec l'étude des conditions qui régissent le sérodiagnostic, fait réaliser des progrès au diagnostic de cette maladie.Avec Boquet, Nègre a obtenu pour la pre- , 1.Nous sommes heureux de publier quelques notes intéressantes concernant l\u2019hôte distingué de l\u2019Institut l'ranco-Canadien, actuellement en mission scientifique à Montréal.+ + mière fois la culture du Cryptocoque de Ri- volta, champignon qui est l\u2019agent de la lymphangite épizootique des Solipèdes et a préparé, avec cette culture, un vaccin qui est employé couramment pour le traitement de cette affection.Revenu en 1920 à l\u2019Institut Pasteur de Paris comme Chef de laboratoire dans le service du professeur Calmette, puis Chef de service dans les nouveaux laboratoires de recherches sur la tuberculose, Nègre a consacré depuis lors son activité à l\u2019étude expérimentale de la tuberculose.Il a collaboré avec Calmette, Guérin et Bo- quet à l\u2019étude expérimentale du BCG.pour préciser son innocuité chez les petits animaux de laboratoire et démontrer la résistance qu\u2019il leur confère vis-à-vis d\u2019une infection virulente d\u2019épreuve, ainsi qu\u2019aux premiers essais d\u2019application du vaccin BCG à la prémunition antituberculeuse des enfants nouveau-nés.Nègre a effectué, avec Boquet, l\u2019étude biologique des divers constituants du bacille de Koch.Ces auteurs ont mis en évidence l\u2019influence activante que les substances ciro-grais- seuses bacillaires exercent sur la tuberculose expérimentale du cobaye et du lapin, alors que les phosphatides bacillaires en retardent l\u2019évolution.À la suite de ces travaux, ils ont préparé l\u2019antigène méthylique qui est appliqué au diagnostic de la tuberculose dans la recherche des anticorps tuberculeux et au traitement de cette maladie.Ne présentant pas les inconvénients de la tuberculine et d\u2019une action plus régulière que cette dernière substance, son emploi se généralise de plus en plus, spécialement dans le traitement des tuberculoses externes et chirurgicales.Ses meilleurs effets sont obtenus dans le traitement des tuberculoses ganglionnaires, ostéo-articulaires, péritonéales et oculaires.Secrétaire général depuis 1921 de la Revue d\u2019Hygiéne, puis co-directeur de cette Revue avec les professeurs Robert Debré, Dopter et L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1938 1009 = \u2014 TRÉPHONYL Sérum hémopoiétique - Foie fœtal - Tréphones embryonnaires FLACONS - AMPOULES SIROP Anémies intenses 1 à 2 ampoules par jour dans 1/4 de verre Convalescences d\u2019eau, par voie buccale loin des repas.Déficiences organiques Troubles de la croissance Allaitement | cuillerée à potage (enfants une cuillerée à café) avant les trois principaux repas.Laboratoires du D' ROUSSEL, 97, rue de Vaugirard, PARIS Agents pour le Canada : J.EDDÉ L'é, New Birks Bldg, MONTRÉAL SPECIALITE e PHARMACEUTIQUE eo © ELIXIR POLYBROMURE (Sans sucre) (Une cuillerée à bouche de 20 grammes renferme 3 grammes de Bromure de Potassium, Sodium et Ammonium, associés à des Teintures amères et toniques.) Mode d\u2019emploi: 1 à 2 cuillerées à thé dans un peu d\u2019eau toutes les trois heures.Présentation: 240 c.c.© La Pharmacie d\u2019Ordonnances ARTHUR HIRBOUR ci-devant Bisaillon-Hirbour 35 ans d'expérience dans l'exécution exclusive d'ordonnances de Médecins \u2014 Nous n\u2019employons que les produits chimiques supérieurs.Angle Saint-Denis et De Montigny Téls: LA.7356 - PL.0305 - Montréal La science sauvegarde la pureté de \u201cCoca-Cola\u201d Dans un laboratoire moderne des plus propres, un chimiste diplômé contrôle toutes les opérations de la fabrication de « Coca-Cola», de la source même des ingrédients à la fabrication complète.Pas moins de 22 épreuves sont faites par cet expert pour sauvegarder sa pureté, sa saveur délicieuse et l\u2019uniformité de sa haute qualité.Un mécanisme automatique stérilise, remplit et scelle chaque bouteille, imperméable à l\u2019air, sans contact manuel.« Coca-Cola » se vend dans 76 pays et est en conformité avec les Lois des aliments purs de chacun de ces pays.THE COCA-COLA COMPANY OF CANADA, LIMITED OC 1010 Rochaix, Nègre a publié de nombreux articies ayant trait à l\u2019hygiène, à l\u2019épidémiologie et à la médecine préventive.Il est l\u2019auteur de nombreux ouvrages: Lymphongite épizootique des Solipèdes (avec Boquet), Technique de la réaction de déviation du complément de Bordet et Gengou (avec Armand-Delille), Manuel technique de Microbiologie (avec A.Cal- mette et A.Boquet), Antigénothérapie de la tuberculose par les extraits méthyliques du bacille de Koch (avec A.Boquet), Traitement de la Tuberculose par l\u2019Antigène méthylique (avec A.Boquet).Il a collaboré avec A.Bo- quet à la dernière édition de l\u2019ouvrage de A.Calmette, l\u2019Infection bacillaire et la Tuberculose chez l\u2019homme et chez les Animaux.TITRES SCIENTIFIQUES Grades universitaires 1902-1903 \u2014 Licence és Sciences naturelles.Certificats de zoologie, botanique, géologie, minéralogie.1910 \u2014 Doctorat en Médecine.1918 \u2014 Doctorat ès Sciences naturelles.Services civils et militaires 1903 \u2014 Attaché à l\u2019Institut Pasteur de Paris.1907 \u2014 Préparateur au cours de Microbiologie .de l\u2019Institut Pasteur de Paris.1910 \u2014 Chef de Laboratoire à l\u2019Institut Pasteur d\u2019Algérie.1913 \u2014 Chargé des fonctions d\u2019agrégé de para- sitologie à la Faculté de Médecine d\u2019Alger.1914 \u2014 Mobilisé sur place à l\u2019Institut Pasteur d\u2019Algérie comme médecin aide-major de 2e Cl., puis de 1ère CI.(analyses microbiolo- giques et préparation des vaccins antityphoi- dique et anticholérique pour l\u2019armée de l\u2019Afrique du Nord).1919 \u2014 Chef de Laboratoire à l\u2019Institut Pasteur de Paris.1921 \u2014 Secrétaire général de la Rédaction de la Revue d\u2019Hygiène et de Médecine préventive.1931 \u2014 Chef de Service à l\u2019Institut Pasteur de Paris dans les Laboratoires de recherches sur la tuberculose.1934 \u2014 Co-Directeur de la Revue d'Hygiène.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1938 Sociétés savantes Membre de la Société de Biologie.Membre de la Société de Pathologie exotique.Membre de la Société d\u2019Etudes scientifiques sur la tuberculose.Membre correspondant de l\u2019Académie de Médecine de Rome.Membre correspondant de l\u2019Académie de Médecine de Rio-de-Janeiro.1902 \u2014 Lauréat de la Faculté des Sciences de Montpellier.Prix Tempié (Sciences naturelles).1910 \u2014 Lauréat de la Faculté de Médecine de Paris.Mention honorable (Prix de thèse).1922 \u2014 Académie de Médecine.Prix Panné- tier (avec A.Boquet).1924 \u2014 Académie de Médecine.Prix Marie Chevallier (avec A.Boquet).1924 \u2014 Académie des Sciences.Prix Bréhant (avec A.Boquet).1927 \u2014 Académie de Médecine.Arrérages du Prix Audiffred (avec A.Boquet).1928 \u2014 Ministère de l\u2019Hygiène, de l\u2019Assistance et de la Prévoyance Sociales.Prix Benja- min-J.Rosenthal au médecin français qui a le plus contribué, par ses recherches scientifiques, à la lutte contre la tuberculose dans le cours de l\u2019année 1927 (avec A.Boquet).1930 \u2014 Académie de Médecine.Prix Merzbach (avec À.Boquet et J.Valtis).Missions scientifiques 1910-1919 \u2014 Missions en Algérie pour des mesures à prendre contre diverses épidémies.1927 \u2014 Représentant de l\u2019Institut Pasteur de Paris au ler Congrès panaméricain de la tuberculose à Cordoba (République Argentine).Rapport sur l\u2019orientation actuelle des recherches sur la vaccination antituberculeuse.Conférences en République Argentine, au Chili, en Uruguay et au Brésil sur la vaccination antituberculeuse par le bacille bilié de Calmette et Guérin et sur le traitement de la tuberculose par l\u2019antigène méthylique.Conférences sur les mêmes sujets en France et dans divers pays (Belgique, Espagne, Maroc). L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1938 \u201cVOLUME,\u201d VITAMINE B,, et FER utilisable dans le Ielloggs ALL-BRAN x e Nombre d\u2019aliments à texture fibreuse ont été proposés comme source de volume laxatif.Mais ce volume n\u2019a d\u2019effet sur l\u2019évacuation que lorsqu'il arrive dans le colon sans être digéré.Le succès de All-Bran de Kellogg comme source de volume vient du fait que chez l\u2019individu normal une grande partie de sa teneur fibreuse ne se digère pas et fournit à l\u2019intestin un résidu idéal sous forme de masse molle.De plus, All-Bran apporte une somme importante de vitamine B,, bienfaisante au ton de l\u2019intestin.Et comme source de fer, All-Bran est particulièrement précieux.car dans All-Bran le fer est mélangé de cuivre et sert rapidement à former l\u2019hémoglobine.Par ces contributions à d\u2019importantes fonctions physiologiques, All-Bran est donc tout indiqué dans le régime auxiliaire de la constipation causée par le manque de volume.Fabriqué au Canada par Kellogg.LA CÉRÉALE LAXATIVE NATURELLE === L- SUT SHOAN AHN in peurs out y puavon is - CONSTIPATION ® NAT WEIGHT ONE POUND 1011 | PAIX ¢ BONHEUR Vous Sont Assurés .Si Vous Pratiquez l\u2019Economie! LA BANQUE D\u2019ÉPARGNE DE LA CITÉ ET DU DISTRICT DE MONTRÉAL Fondée en 1846 Coffrets de sûreté à tous nos bureaux SUCCURSALES DANS TOUTES LES PARTIES DE LA VILLE $529 1012 Leçons sur la tuberculose expérimentale données par le Docteur H.L.Nègre, dans les Hôpitaux de Montréal, aux jours et dates ci-après mentionnés.Hôtel-Dieu: Lundi, 17 février.\u2014 Virus tuber- leux.Types bacillaires.Mardi, 18 février.\u2014 Eléments filtrables.Notre-Dame: Mercredi, 19 février.\u2014 Diagnostic par les moyens de laboratoire.Jeudi, 20 février.\u2014 Voies d\u2019infection.Saint-Luc: Vendredi, 21 février.\u2014 Bacillémie et élimination de bacilles tuberculeux par les voies naturelles.Lundi, 24 février.\u2014 Hérédité.Bruchési: Mardi, 25 février.\u2014 Constituants chimiques et tuberculines.Mercredi, 26 février.\u2014 Hypersensibilité.Jeudi, 27 février.\u2014 Phénomène de Koch et résistance aux sur-infections exogènes.Vendredi, 28 février.\u2014 Immunité et allergie.Lundi, 2 mars.\u2014 Déviation du complément (recherche des anticorps tuberculeux par la).Cartierville: Mardi, 3 mars.\u2014 Chimiothéra- pre, Sérothérapie.Mercredi, 4 mars.\u2014 Antigénothérapie.Sainte-Justine: Jeudi, 5 mars.\u2014 Vaccination par le B.C.G.Vendredi, 6 mars.\u2014 Prophylazie.Conférences publiques sur la tuberculose expérimentale données dans le grand amphithéâtre de Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal.Lundi, 17 février 1936.\u2014 Le virus tuberculeux; état actuel de la question.Mercredi, 19 février 1936.\u2014 Le virus tuberculeux; état actuel de la question (suite).Lundi, 24 février 1936.\u2014 Hérédité, Contagion.Mercredi, 26 février 1936.\u2014 Traitement de la tuberculose par les méthodes biologiques.Lundi, 2 mars 1936.\u2014 Vaccination par le B.C.G.(étude expérimentale).Mercredi, 4 mars 1936.\u2014 Vaccination par le B.C.G.(application).L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.AN.\u2014 Montréal, septembre 1938 Raymond Turpin On attend plusieurs centaines de médecins franco-canadiens et franco-américains les 5, 6, 7 et 8 septembre prochain au XVe Congrès annuel de l\u2019Association des Médecins de langue française de l\u2019Amérique du Nord, dont les assises auront lieu à Ottawa et Hull.Le Comité d'organisation a préparé pour les sociétaires un programme scientifique élaboré et un programme récréatif très agréable.De nombreux travaux d\u2019un intérêt médical incontestable y seront présentés par une quarantaine de médecins et spécialistes en vue de tout le Continent.Toutefois l\u2019Association a voulu, comme par les années dernières, présenter aux congressistes l\u2019une des plus grandes personnalités du monde médical européen.C\u2019est au docteur Raymond Turpin, médecin des hôpitaux de Paris, que reviendra cette fois la tâche d\u2019exposer à ses collègues d\u2019Amérique certains développements de la science médicale française.Sa carrière Le Dr Turpin naquit à Pontoise, le 5 novembre 1895, et dès le début de ses études médicales, il s\u2019orienta vers la médecine infantile.La guerre, au cours de laquelle il fit héroiquement son devoir, une fois terminée, il franchit rapidement les étapes qui jalonnent les concours.Depuis 1929 il est attaché aux hôpitaux de Paris et plus particulièrement au nouvel hôpital Beaujon, à Clichy, l\u2019institution la plus moderne de France.Il est professeur agrégé à la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Paris depuis 1934.Il y est chargé du cours de Thérapeutique.Malgré son travail professionnel intense, le Dr Turpin a trouvé moyen de fournir des contributions très substantielles aux principaux traités de Médecine, de Physiologie, de Pédiatrie et de Thérapeutique.Il a publié « La tétanie infantile », et « Sang et organes hématopoiétiques ».Divers travaux sur la vaccination antituberculeuse, sur les glandes endocrines et sur la thérapeutique, en collaboration étroite avec son maître Lœper, décidèrent l\u2019Institut Scien- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1938 1013 PEPTO-KOLA ROBIN NUCLEARSITOL ROBIN GLYCEROPHOSPHATE GRANULE ROBIN GO UTTES ELIXIR ANEMIE - - CHLOROSE DEBILITE .LABORATOIRES ROBIN, 13, Rue de Poissy, PARIS J.EDDÉ Limitée Agent À votre disposition ® Votre banque n\u2019est pas seulement votre caissiére et la dépositaire de vos capitaux d'épargne.Elle est en état de vous rendre d\u2019autres services.Vos occupations et vos préoccupations d'ordre professionnel ne vous laissent guère le loisir de vous documenter au jour le jour sur les questions d'affaires.Vous n'en êtes pas moins tenu, à l\u2019occasion, de résoudre certains problèmes financiers qui mettent en jeu vos intérêts.Recourez donc avec confiance au gérant de votre banque dont les avis désintéressés vous seront souvent utiles.© Banque Canadienne Nationale 1014 tifique Franco-Canadien à l\u2019inviter à donner une série de conférences à Québec et à Montréal.Décoré de la Croix de Guerre, de la Médaille Militaire et de la Légion d'Honneur, le Dr Turpin, par suite de ses études sur l\u2019hérédité, s\u2019est vu désigné, en 1937, pour organiser à Paris le ler Congrès de la Fédération Internationale des Sociétés Latines d\u2019Eugénique.+\u2014e ++ ASSOCIATION MEDICALE FRANCO- AMERICAINE Nos collègues franco-américains tiendront leur Troisième Congrès annuel, le 5 octobre prochain, à l\u2019hôtel Bancroft, Worcester, Mass.Ils espèrent qu\u2019une nombreuse délégation du Canada participera à cette journée médicale.Les officiers sont les suivants: Président Honoraire: Dr W.Rocheleau, Woonsocket; Président: Dr J.-D.Milot, Fall River; ler Vice-Président: Dr E.Larochelle, Manchester; 2¢ Vice-Président: Dr R.Larochelle, Biddeford; Secrétaire-Permanent: Dr Henri-E Gauthier, Woonsocket; Trésorier: Dr Eugène Beauchamp, Springfield.ee ++ PRIX ASSELIN (100 dollars) Le professeur Asselin offre cette année aux élèves de deuxième année de Médecine une somme de cent dollars, comme prix pour le meilleur travail présenté sur un sujet de physiologie.Le concours s\u2019ouvrira le 20 septembre 1938 et se terminera le 20 septembre 1939.ee ++ NECESSAIRES POUR EXAMENS DE LABORATOIRE Le docteur Ad.Groulx, directeur du Service de Santé de Montréal, rappelle aux mé- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1938 decins que le laboratoire de ce service leur fournit, sur demande, les nécessaires pour la diphtérie, la fièvre typhoïde, la tuberculose, la pneumonie (« Typing») ct la dysentérie amibienne.Les praticiens peuvent se procurer les nécessaires pour les maladies vénériennes en s\u2019adressant au laboratoire du Ministère de la Santé.Conséquemment, pour tout prélèvement d\u2019échantillons destinés à un examen bactériologique ou chimique, il est important d\u2019avoir recours à ces nécessaires, ce qui permet de procéder à une recherche plus précise et plus complète.LE COLLEGE DES MEDECINS ET CHIRURGIENS DU CANADA L\u2019assemblée régulière de la mi-été du Conseil a eu lieu à Halifax le 20 juin.Le Président \u2014 le Dr George S.Young \u2014 occupait le fauteuil présidentiel et les membres suivants étaient présents: C.R.Gilmour, Winnipeg; H.C.Jamieson, Edmonton; J.S.McEachern, Calgary; W.E.Gallie, Toronto; W.S.Lyman, Ottawa; A.T.Bazin, A.H.Gordon, G.L.de Bellefeuille, F.S.Patch, Montreal; W.A.Jones, Kingston; H.A.Farris, St-John; J.G.McDougall, K.A.Mackenzie, Halifax.Le Secrétaire-Honoraire annonça les décès, survenus en février dernier, du Dr Théodule Bruneau, F.R.C.P.C., de Montréal, et du Dr Frank P.Patterson, F.R.C.S.C., Vancouver.Le Président du Comité des Examens, des Applications et des Lettres de Créance présenta un rapport dont les résolutions suivantes furent adoptées: La réunion annuelle aura lieu à Ottawa, le samedi, 29 octobre.Les, examens écrits auront lieu les 3, 4 et 5, à Vancouver, Edmonton, Saskatoon, Winnipeg, Toronto, Montréal, Québec et Halifax.Les examens oraux sur les matières pri- /4 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULIETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1938 1015 ( F | 0 1 A N | \\ e MEDICATION ANTIDIARRHEIQUE Indications TOUS les CAS de DIARRHEES Particuliérement recommandé dans les: DIARRHEES DES NOURRISSONS DIARRHEES DES TUBERCULEUX Présenté en: Cachets dosés a 0.gr 50 Paquets dosés à 0.gr 25 Echantillons et Littérature sur demande.Laboratoires}E.CHOAYŸ, 48, rue Théophile-Gautier, Paris Âgents exclusifs HERDT &\"CHARTON Inc., 2027, ave McGill College, Montréal reste toujours un médicament de choix pour le traitement scientifique de la .COQUELUCHE .Le Pavéral est journellement prescrit avec succès pour les cas de coqueluches et des toux Coqueluchoïdes.\u2014 Ne cause ni intolérance, ni complication.e Littérature sur demande.SERIE e140 SR OV FX) {He MON Ve ed M ES AMherst 8900-3733 MONTY, GAGNON & MONTY Ambulances de luxe, chauffées © Transport des malades à la ville et à la campagne.Service prompt et sûr.Pompes funèbres ® Salons mortuaires Salons mortuaires: 1928, rue Plessis 4156.rue Adam.Ambulanciers de l'Hôpital Notre-Dame 1016 maires auront lieu à Winnipeg, le 20 octobre, et à Toronto, le 22 octobre.Les examens oraux et cliniques sur les matières finales auront lieu à Winnipeg, le 24 octobre, et à Toronto, le 26 octobre.Les examens en langue française \u2014 oraux et cliniques \u2014 auront lieu à Montréal ou à Québec, le choix dépendant du nombre relatif de candidats qui préféreront l\u2019un ou l\u2019autre de ces centres.L\u2019avis en sera donné le ler septembre.Le Dr Léon Judah Solway, de Toronto, B.A, MD, (Toronto), M.R.C.P., (London), a été nommé membre « Ad Eundum » dans la section de médecine.Le Dr John Hammond Palmer, Montréal, M.D., CM., (McGill, M.R.C.P., (London), a été nommé membre « Ad Eundum » dans la section de médecine.Le Comité pour l\u2019enregistrement et le certificat en spécialités fit rapport du progrès considérable des Comités conjoints formés pour l\u2019étude de chacune des six spécialités choisies, et ces Comités conjoints avaient respectivement soumis un projet de qualification.Le Comité Central du Conseil est à coordonner ces différents rapports.Le Conseil autorisa le Président à prendre les procédures légales nécessaires pour amender la Charte en vue de l\u2019enregistrement dans ces spécialités.Les dates et la façon de procéder aux examens de nouveau sérieusement discutées et la question fut référée au Comité d\u2019examen pour y être étudiée.Les affaires de routine habituelles ont été étudiées et la séance fut levée après une assemblée de quatre heures.Dans l\u2019après-midi du 19 juin, le Président et Madame Young reçurent à un thé à l\u2019Hôtel «Nova Scotian » auquel furent invités tous les membres résidents des Provinces Maritimes.Un grand nombre d\u2019invités assistèrent à cette réception qui fut des plus charmantes.\u2014-+e- \u2014.-.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1938 LOI DE L'OPIUM ET DES DROGUES NARCOTIQUES « Sous ce pli, je vous adresse en triple exemplaire la dernière édition de la Loi de l\u2019opium et des drogues narcotiques.Vous y trouverez, indiquées en caractères gras, les modifications apportées à la loi précitée, ainsi qu\u2019aux Règlements établis sous l\u2019empire de cette loi, modifications devenues exécutoires le ler août 1938.«Comme vous pourrez le constater, la nouvelle loi ne renferme qu\u2019une seule modification intéressant le corps médical: l\u2019article 27 (a) qui retire les exonérations antérieurement prévues par les articles 6, 10 et 16.C\u2019est done dire que, désormais, les dispositions de ces articles s\u2019appliqueront également aux drogues mentionnées dans les Parties I et II de l\u2019Annexe de la loi.En d\u2019autres termes, la codéïne et la paracodéine se trouvent maintenant assujetties au même régime que la morphine, l\u2019héroïne, et le reste, en tant que (a) le médecin ne doit prescrire ou fournir de la codéine et de la paracodéine & un malade que sur indication thérapeutique; (b) il est interdit & un malade, au cours de son traitement, de se procurer de la codéine et de la paracodéine de plus dun médecin à la fois; (c) il est interdit à un médecin de fournir ou de prescrire ces substances à un habitué pour que ce toxicomane s\u2019administre lui- même cette drogue, à moins que le patient ne présente un état pathologique résultant d\u2019une autre cause que l\u2019emploi abusif d\u2019une drogue quelconque.«L'article 9 des Règlements s\u2019applique maintenant à toutes les drogues mentionnées à l\u2019Annexe et oblige les médecins à fournir, sur demande du Ministère, tous les renseignements requis relativement à tout stupéfiant qu\u2019ils pourront avoir reçu, prescrit ou distribué.«Je profite de l\u2019occasion qui m\u2019est offerte ici de signaler qu\u2019il y a des médecins qui ont parfois recours au téléphone pour placer des commandes de stupéfiants chez les pharmaciens.Or, d\u2019après l\u2019article 5 de la loi, il est ab- \u2014_\u2014_\u2014 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1938 1017 Cherchez-vous un \u201cRed Cap\u201d?Non.une \u201cSweet Cap\u201d.CIGARETTES SWEET CAPORAL \u201cLa forme la plus pure sous laquelle le tabac peut être fumé.\u201d La CREME À CÉRÉALES rend le déjeuner plus agréable DEMANDEZ A VOTRE LIVREUR DE VOUS EN LAISSER POUR DEMAIN LIMITÉE 1018 solument interdit à un pharmacien de livrer des stupéfiants dans de telles conditions.Aux termes de cet article, le pharmacien ne doit livrer des stupéfiants que sur le vu d\u2019une commande écrite et datée, revêtue d\u2019une signature qui lui est connue ou qui, si elle lui est inconnue, devra être dûment vérifiée par lui avant de remplir la commande.L\u2019acceptation d\u2019une commande par téléphone constitue non seulement une infraction à la loi mais encore L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1938 une injustice envers la grande majorité des pharmaciens qui se conforment aux dispositions de la loi à cet égard.Les médecins contribueraient donc largement à l\u2019observation des règlements s\u2019ils voulaient bien se rappeler ce point particulier et s\u2019abstenir de téléphoner leurs commandes de stupéfiants chez les pharmaciens détaillants.» C.H.L.SHARMAN, Directeur du Bureau des stupéfiants. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1938 1019 BREUVAGES AU MALT tenus en haute estime par plusieurs autorités éminentes Le grand diététiste anglais, le Dr Robert Hutchison, disait que la bière aide la digestion « en stimulant l'appétit, en favorisant la sécrétion des sucs gastriques et en activant les mouvements de l'estomac.» Il considérait que la présence d'une plus grande quantité d\u2019hydrates de carbone dans les breuvages au malt en fait véritablement les boissons alcooliques les plus nourrissantes.Avec plusieurs autres autorités sur Je sujet, Paprath fait grand état de la teneur en acide carbonique de la bière \u2014 non seulement comme stimulant des sucs gastriques, mais aussi de la bile et des sucs pancréatiques.Il cite l'expérience de Lintner, qui montre l'effet stimulant des gaz sur les nerfs de l'épiderme et de l'estomac.« La bière unit la valeur du thé et du café comme stimulants à celle du lait comme aliment », écrit Hopkins dans une de ses conclusions.Ce savant a aussi constaté que les aliments sont plus facilement assimilés, lorsqu'ils sont pris avec de la bière.Il signale l'importance de ses éléments minéraux, particulièrement des phosphates, essentiels pour la reconstitution des tissus.MOLSON BRASSERIE FONDEE A MONTREAL EN 1786 TABLE DES ANNONCEURS Abbott, Laboratoires, Ltée (Nembutal) .28 Anglo-French Drug, Cie (Panvita) .19 Ayerst, McKenna & Harrison, Ltée .2e page de couverture Banque Canadienne Nationale (A votre disposition) .1013 Banque d'Epargne .eee.2.\u2014 1011 Borden Co.Ltd, The .9% Bromo-Seltzer Ltd.8 Canada Drug (Paveral) .10I5 Canadian Tampax Corporation Limited .997 Casgrain & Charbonneau, Ltée (Sulfocide) .9 Casgrain & Charbonneau, Ltée (Stérilisateur \u201cCastle\u201d .17 Ciba, Compagnie, Ltée (Nupercainal) .20 Collège Royal des Médecins et Chirurgiens .26 Eddé, J.Limitée (Tréphonyl) .1009 Eddé, J.Limitée (Iodogénol Pépin) .1005 Eddé, J.Limitée (Peptonate de fer Robin) .1013 Frosst Charles E., & Co.(Ferro-Catalytic) .1 Herdt & Charton, Inc.(Gélotonin).1015 Herdt & Charton, Inc.(Uroprazine) .1021 Hirbour, Arthur (Elixir Polybromure) .1009 Hoffmann-La Roche, Ltée (Tampol) .1001 Hoffmann-La Roche, Ltée (Sirop \u201cRoche\u2019) .1001 Imperial Tobacco (Sweet Caporal) .1017 J.J.Joubert, Ltée (La creme a céréales) .1017 Johnson & Johnson (Technique de l'application des plâtres ambulatoires) 13 Kellogg's (All-Bran) .1ol Laboratoires du Bismol (Bis-Mix) .4e page de couverture Laboratoires Lumière .7 Laboratoires Poulenc Frères du Canada, Ltée (Sonéryl) .991 Librairie Beauchemin, Ltée (Imprimeurs, Relieurs, Editeurs) .1007 Merck & Co.Ltd.(Pyridium) .2 2° 21212220 5 Millet, Roux & Cie, Ltée (Ampho-vaccin intestinal) .18 Molson\u2019s Brewery Ltd.(Biere et Porter) .1019 Monty, Gagnon & Monty .10l5 Office Canadienne Incorporée (Aesculin) .3e page de couverture L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1938 1021 UROPRAZINE GRANULE EFFERVESCENT ELIMINE L\u2019ACIDE URIQUE COMPOSANTS PRINCIPAUX: Pipérazine Hexaméthylenetétramine Soufre colloïdal Formiate de lithine ~ INDICATIONS: © | GOUTTE + RHUMATISME «+ SCIATIQUE ' Laboratoires Spartol, Paris, France Distributeurs: HERDT & CHARTON, Inc.2027, avenue McGill College Montréal I TABLE DES ANNONCEURS (suite) Parke, Davis & Cie .2121224222 2 24 Rougier Freres (Digitaline Nativelle) 3 } Rougier Frères (Hémoglobine) 3 Rougier Frères (La Néo-Gastricine) .2440446686 989 Rougier Frères (Stanno-Sufrol) 989 Sanatorium Prévost 22 © .22 Schering (Canada) Limited (Progynon-B \u2014 Progynon- pH) .1003 Vinant Limitée (Pommade Midy) 11 Vinant Limitée (Amidal) 11 Vinant Limitée (Glycobyl) .11 Vinant Limitée (Génosthéniques) .11 Vinant Limitée (Arsaminol) .21 Vinant Limitée (Cacodylate de Soude Clin \u2014 Métharsinate Clin) A] | Vinant Limitée (Pelletiérine Tanret \u2014 Amino-sel Byla) .27 Vinant Limitée (Gélogastrine Licardy) .27 Warner, William R., Limited (Agarol pour la constipation) .99 Winthrop Chemical Co.Inc.Drisdol) .28 Wyeth, John & Brother, Inc.(Les plastules hématiniques) .999 1022 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.AN.\u2014 Montréal, septembre 1938 POINTS D'APPUI STRYCHNO-ARSENICAL Cacodylate Sodium, 0.30 gm, Strychnine Sulfate 0.001 gm.Lig.Sed.Chior.Physiol.See.Sodii Cacodylas Strychninae Sulp.001 Gm.Ferri Colloid 01 Gm, Liq.Sod.Chlor.Physiol Cacodylate Sodium 0.30 gm.Strychnine Sulfate, 0.001 gm.Nucleophosphate, 0.06 gm.See.À EPROUVES PAR LA THERAPEUTIQUE MODERNE MM.les médecins, Voulez-vous obtenir des résultats rapides et certains?STRYCHNO-ARSENICAL «VALOR» à triple association, a été étudié en vue de fournir aux malades, aux affaiblis et aux convalescents, les éléments essentiels d\u2019une médication intensive et rapide.Le physiologiste trouvera dans les éléments de STRYCHNO-ARSE- NICAL (Arsenic, Fer, Acide Nucléinique et Strychnine) les véritables catalyseurs de toutes les grandes fonctions vitales.La méthode hypodermique, si appréciée pour la rapidité et la sûreté de son action, EST LA SEULE qui portera intégralement les éléments de STRYCHNO-ARSENICAL à l'organisme, leur évitant le chemin long et incertain des voies digestives.USINES CHIMIQUES du CANADA Inc.1338, rue Lagauchetière Est - - - Montréal FORMULE PAR 100 C.C.Ext.Aesculus Hippocast.Sem.Liq.\"Officine\" Ext.Hamamelidis Virg.Fol.Liq.Officine\" Sol.glycero-hydroxy-ethylic.citric.OFFICINE CANADIENNE INCORPOREE Fabricants de Spécialités Pharmaceutiques MONTREAL \u2014 LABORATOIRES: LACHINE, QUE.J.L.GIRARDEAU-GINGRAS, Phm.B., Président-\u2014Gérant Général A.ROUSSELLE, Directeur Distributeurs: Lymans Agencies, Ltée., Casier Postal, 1050, Place d\u2019Armes, Montréal Pour correspondance et échantillons adresser: 126-3e Avenue, Lachine, Qué. 0 7 Ext.de Stramoine ny Peroxide de Magnésie = Carbonate et Subgallate CR de Bismuth > Citr.de soude et potasse, \\ Phosphate de soude \\n Carbonate de Magnésie, \\\\ Phosphate de calcium, Kaolincolloidal , e LES COMPRIMÉS: en boîtes de 42 e LA POUDRE: enboites de 4 onces LE LABORATOIRE DU BISMOL 945, rue Côté 45 Peddar, HONG-KONG 99 Harbour, KINCSTON, B.W.l.MONTRÉAL Représentants pour les Etats-Unis: Geo.J.WALLAU Inc., 153 Waverly Place, N.-Y.DISTRIBUTEURS : É i : ing, National Drug & Chemical Co.Ltd.MONTREAL: La Cie Pharmaceutique DesBergers.TORONTO: Drug Trading, | crie et REGINA: National Drugs Limited.CALGARY et EDMONTON: Alberta National Drugs Ld.VANCOUVER: B.C.Drugs Limited.HALIFAX et SAINT-JEAN: National-Canadian Drugs .\u2014\u2014\u2014 a i i "]
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