L'union médicale du Canada, 1 décembre 1938, Décembre
[" Tome 67 \u2014 Numéro 12 MONTRÉAL, DÉCEMBRE 1938, WITH 7 < nd A x Sfuseiehr, ét, AS KEK A PAS A ; A Je AS LY BE, \u20ac a \u20ac 2 SES 2 p4 % $ , FR \\ aL] ==; I Ÿ be © Up) VA cs == 2A rs SA 1) EH SECRETARIAT 326 est, blvd St-Joseph | ® MONTREAL Téléphone: LAncaster 9888 Pour combattre les objections à L\u2019HUILE DE FOIE DE MORUE 1: techerches médicales les plus técentes indiquent que les propriétés curatives de l'huile de foie de morue sont dues à l\u2019action synergique des lipoïdes et des acides gras avec les Vitamines d\u2019origine, À et D.Les médecins reconnaissent déjà que cette découverte laisse entrevoir que l\u2019administration de l'huile de foie de morue fait plus de bien que l\u2019administration des Vitamines À et D seulement.Malheureusement, des objections s\u2019élèvent contre la prescription générale de l'huile de foie de morue.Celle-ci a un goût et une odeur désagréables.Très souvent, elle fait régurgiter et éructer, ce qui rend son assimilation particulièrement difficile chez les tout petits.Avec l\u2019Emulsion Scott, ces objections sont surmontées.Son émulsification est si parfaite que l'huile de foie de morue devient quatre fois plus facile à digérer.Le goût et l\u2019odeur désagréables sont éliminés.Il n\u2019y a pas de régurgitation, pas de goût qui persiste après l\u2019absorption.L\u2019Emulsion Scott présente, sous une forme agréable au goût et facilement assimilable, toutes les qualités tonifiantes de la meilleure huile de foie de motue.Nous enverrons gratis, aux médecins qui en feront la demande, des échantillons d\u2019Emulsion Scott ainsi qu\u2019un Tableau de Pesée pour Adultes et Enfants.S\u2019adresser au Dépt.S.B.3F.LEMULSION SCOTT SCOTT and BOWNE (CANADA) LIMITED TORONTO, ONTARIO L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 1 L'épreuve du lemps « Ferro-Catalytic », présenté à la profession médicale seulement après que des épreuves cliniques sérieuses eurent prouvé sa valeur thérapeutique dans le traitement des ANEMIES SECONDAIRES a résisté à l\u2019épreuve du temps, et chaque jour apporte une preuve nouvelle de son utilité.Les malades qui, pendant des années, ont été des demi-invalides à cause de l\u2019anémie et qui ont été traités par différents modes thérapeutiques sans résultats évidents, ont bénéficié d\u2019une façon étonnante du traitement par FERRO-CATALYTIC Sur votre demande nous vous enverrons avec plaisir des échantillons cliniques, des listes de formules et une échelle pour le dosage de l\u2019hémoglobine.CAPSULES Frost & Co.pour adultes MONTREAL.- CANADA et SIROP Une firme canadienne fabriquant des produits pharmaceutiques de haute qualité depuis 1899 pour enfants SOMMAIRE BULLETIN Léon GERIN-LAJOIE: Réflexions UNIVERSITE DE MONTREAL Oscar MERCIER: Chaire d'Urologie .MEMOIRES R.TURPIN: Les conditions d'apparition du mongolisme J.-Ed.SAMSON: Syndrome douloureux lombo-sacré Jean SAUCIER: Note préliminaire sur l\u2019électropyrexie dans le traitement de la chorée J.-H.CHARBONNEAU: Maladies contagieuses RECUEIL DE FAITS Albéric MARIN: Amélioration ultra-rapide d\u2019un cas de syphilis nerveuse par la vaccino- chimio-pyrétothérapie .Lucien SYLVESTRE: L\u2019arthrite gonococcique Guy D'ARGENCOURT: La chirurgie en province .PETITE CLINIQUE M.ROCH: Colibacillose ou paludisme chez une brightique ACTUALITÉS A.BERTRAND: Hommage au professeur Léopold Nègre .Louis FRANCŒUR: Pour que survive notre esprit français 1255 1257 1263 1267 1273 1278 1283 1285 1288 1292 1296 1297 \\ L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULIETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 Lu METHODE DE DE WH DE WHIPPLE H epal DESCHIE ENS- 2 di | AA E xtrait concentré hydrosoluble de foie de veau Forme ampoule-Forme sirop SYNDROMES ANEMIQUES DESCHIENS.so.nut PAUL BauSEY - PARIS 111d eeprésentaNt .ROUGIER.»56.RUE LEMOINS MONTREAL (CANADA: Ret [SILI X TR MARC IIN~MA ZA DLS PREPARATION STABLE D\u2019IODURE DE CAFEINE CRISTALLISÉE CHIMIQUEMENT PURE Cette association synergique d\u2019lode et de Caféine \u2014 sous forme d\u2019lodocaféine \u2014 offre l\u2019avantage de réunir en un seul médicament l\u2019action des iodures alcalins et de la Caféine, sans provoquer de troubles digestifs.REMPLACE AVANTAGEUSEMENT L\u2019IODURE DE POTASSIUM Asthme \u2014 Emphysème \u2014 Oppressions Bronchite Chronique \u2014 Artério-Sclérose L'Elixir Martin-Mazade est un produit de prescription strictement médicale.\u2014 Nouveau prix réduit.P.SUIFFET, Pharmacien, SAINT-RAPHAËL, FRANCE Pour littérature et échantillons s\u2019adresser à: ROUGIER FRÈRES, 350, rue Le Moyne, Montréal Gi SOMMAIRE (Suite) ANALYSES .1801 MEDECINE Les septico-pyohémies à \u201cbacillus funduliformis\u201d (p.1301).Evolution de l'ulcére gastrique.Etude clinique, radiologique et gastroscopique (p.1302).Troubles fonctionnels du côlon d'origine sociale (p.1302) Les cacosmies buccales (p.1303).Reins et hypertension artérielle (p.1304).PHTISIOLOGIE Effets de l'oxygénothérapie sur la dyspnée dans les perforations pulmonaires (p.1305).Contribution au diagnostic de la symphise pleurale (p.1305).NUTRITION Le dosage de l'acide hippurique pour apprécier le fonctionnement du foie (p.1305).Les effets de la protamine zinc insuline chez les diabétiques (p.1306).GASTRO-ENTEROLOGIE Gastrite antrale et spasme (p.1306).Stase duodénale (p.1306).NEURO-PSYCHIATRIE Résultats definitifs du traitement de 655 cas de traumatismes craniens (p.1307).Le traitement des infections aiguës du système nerveux central par le sulfa- nilamide (p.1307).Considérations sur la céphalée (p.1308).CHIRURGIE Possibilités chirurgicales dans les tumeurs malignes du foie chez l'enfant et chez l'adulte (p.1308).UROLOGIE Intérêt de l'urétéro-pyélographie rétrograde dans le cancer du rein au point de vue du diagnostic et de l\u2019opérabilité (p.1309).CHIRURGIE INFANTILE ET ORTHOPEDIE Cyphoses congénitales (p.1310).GYNECOLOGIE Etude de 110 cas de stérilité à l\u2019aide de l'hystéro-salpingographie (1311).OBSTETRIQUE Soins durant la grossesse (p.1312).DERMATO-SYPHILIGRAPHIE Dermatite et stomatite causées par le mercure des amalgames pour obturations dentaires (p.1312).RADIOLOGIE Le diagnostic radiologique des diverticules du duodénum (p.1313).LABORATOIRE Les hémocultures.Techniques et interprétations (p.1313).SOCIETES ET CONGRES .1316 Troisième Congrès de l\u2019Association Médicale Franco-Américaine (p.1316).La Société Médicale de Montréal (p.1320).REVUE DES LIVRES .1328 NOUVELLES .+.+ +.+ .+ .1336 Sympathies au Dr Albert Jutras.\u2014 Soutenance de thèse.\u2014 La chirurgie du cœur.\u2014 Section de la lutte contre la tuberculose au Service de la Santé de Montréal.\u2014 Nominations.\u2014 Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada.\u2014 Campagne contre le cancer.\u2014 Status des internes dans les hôpitaux de New York.\u2014 Sir Andrew MacPhail.\u2014 Semaine internationale contre le cancer.\u2014 Association Internationale de Cosmobiologie.\u2014 Vacances de Noël sur la Côte d'Azur.NECROLOGIE .1348 TABLE ALPHABETIQUE DES MATIERES .1349 TABLE ALPHABETIQUE DES ANALYSES .1360 TABLE ALPHABETIQUE DES AUTEURS .1365 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 > - PYRID (Phenylazo-Alpha-Alpha-Diamino-Pyridine Mono- Hydrochloride) Ordinairement Pyridium est spontanément adopté dans les ordonnances pour la eystite Ia pyélite (pyélonéphrite) la;prostatite l\u2019urétrite PARCE QUE PYRIDIUM * est sans effet narcotique\u2026 et qu'il est bien toléré.* possède un effet analgésique sur la muqueuse génito-urinaire, procure un soulagement rapide des symptômes urinaires douloureux, l'effet se faisant souvent sentir dans l\u2019espace de 20 à 30 minutes.* l\u2019'hospitalisation n\u2019est pas nécessaire et qu\u2019il peut être employé sous forme de comprimés par le patient ambulant.* produit ses effets thérapeutiques sans régime spécial et sans le contrôle du Ph urinaire.LITTÉRATURE ENVOYÉE SUR DEMANDE.MERCK & CO.Limited - Génétsfahriquent - MONTRÉAL, P.Q. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1923 e l'Union Médicale « {du Canada) Fondée en 1872 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Professeur Emile Sergent, de Paris.Professeur Maurice Roch, Genève.Professeur Pierre Masson.Professeurs E.-P.Benoît, A.-H.Desloges, J.-A.Leduc, T.Parizeau (Montréal).BUREAU DE DIRECTION MM.R.Boucher, R-G.Bourgeois.A.Comtois.T.-E.Dubé, L.Gérin-Lajoie, A.LeSage, A.Marin, D.Marion, D.Masson, O.Mercier, J.-A.Mousseau, J.-N.Roy, E.Saint-Jacques, J.-A.Vidal, R.-E.Valin, Sénateur Lacasse.BUREAU DE RÉDACTION Rédacteur en chef Albert LeSAGE Secrétaire de la rédaction Léon Gérin-Lajoie Secrétaire adjoint Roma Amyot Membres A.Bertrand, E.Desjardins.R.Doré, M.Fauteux, L.-C.Favreau, A.Jutras, , LeSage, P.Letondal, ].-A.Manseau, À.Marin, E.Saint-Jacques, J.Saucier, L.-C.Simard, Pierre Smith.BUREAU DE COLLABORATION MM.R.Amyot, P.-R.Archambault, H.Baril, H.Barry, À.Bellerose, A.Bertrand, Albert Bertrand, P.Bourgeois, J.Brault, A.Desforges, E.Desjardins, R.Doré, FE.Dubé, M.Fauteux, L.-C.Favreau, R.Fontaine, L.Fortier, L.-A.Gagnier, L.-H.Gariépy, R.Gatien, H.Gélinas, A.Jutras, G.Lafres- niére, G.Lapierre, R.Lefebvre, E.Legrand, J.LeSage, P.Letondal, A.Magnan, J.-A.Manseau, P.Morin, J.-P.Paquette, P.Poirier, J.-L.Riopelle, J].Saucier, L.-C.Simard, Pierre Smith. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 Produits Spéciaux des LABORATOIRES LUMIÈRE \u2014 45, rue Villon, LYON \u2014 ROUGIER FRÈRES \u2014 350, rue Le MOYNE À MONTRÉAL (Canada) Oléochrysos Lumière L\u2019or et le strontium.Suspension dans I'huile d\u2019auro- thiopropanol et sulfonate de strontium.Imprégne l\u2019organisme lentement et régulièrement.Tuberculoses - Rhumatismes - Syphilis - Dermatoses.Emgé Lumière Médication hyposulfitique magnésienne.Prophylaxie et traitement de tous les troubles liés à un état d\u2019instabilité humorale.ANTI-CHOC.Allochrysine Lumière Chrysothérapie de la tuberculose par voie intramusculaire.Cryptargol Lumière Antiseptique intestinal non toxique.Adultes: 4 à 6 pilules par jour.Enfants: | à 4 cuillerées à café de granulé par jour.Cryogénine Lumière Antipyrétique et Analgésique.Pas de contre-indication.Un à trois grammes par jour.Borosodine Lumière Tulle Gras Lumière Rhéantine Lumière Entérovaccin Lumière Calmant antispasmodique.Adultes: Solution, une demi-cuillerée à 2 cuillerées à café par jour.Enfants: Sirop, une demi-cuillerée à 4 cuillerées à café par jour.Pour le traitement des plaies cutanées.Évite l\u2019adhérence des pansements.Se détache aisément sans douleur, ni hémorragie.Active les cicatrisations.Vaccinothérapie antigonococcique par voie buccale, quatre sphérules par jour, une heure avant les repas.Antitypho-colique polyvalent.Pour immunition et traitement de la fièvre typhoïde.Allocaïne Lumière Opozones Lumière Persodine Lumière Aussi active que la cocaïne.Sept fois moins toxique.Mêmes emplois que la cocaïne.Préparations organothérapiques à tous organes contenant la totalité des principes actifs des organes frais.Dans tous les cas d\u2019anorexie et d\u2019inappétence.Hémoplase Lumière Médication énergique de toutes les déchéances organiques, quelle qu\u2019en soit l\u2019origine.(Ampoules, Cachets, Dragées, Granulés). L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.décembre 1938 e l'Union Médicale (du Canada) Fondée en 1872 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.ADMINISTRATION OFFICIERS Président: J.-A.Mousseau Vice-président: R.-E.Valin Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal COMITÉ EXÉCUTIF MM.J.-A.Mousseau, R.-E.Valin, A.LeSage, J.-A.Vidal, D.Marion.COMITE DE PUBLICITE MM.A.LeSage, D.Marion, E.Saint-Jacques, J.-A.Vidal.Jacques-D.Clerk, publiciste.COMITE DE PROPAGANDE MM.J.-E.Dubé, E.Saint-Jacques, J.-A.Mousseau, L.Gérin-Lajoie.CORRESPONDANTS MM.P.Desfosses (Paris): A.Granger (Nouvelle-Orléans); L.-E.Phaneuf (Boston); P.-C.Mathé (San Francisco); A.Fontaine (Woonsocket); J.-H.Lapointe, J.-E.Gaulin, L.Mantha (Ottawa); L.-F.Dubé, M.P.P.(Notre-Dame-du-Lac); Eug.Tremblay (Chicoutimi); P.Bertrand, R.Gaudet (Sherbrooke); Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Rivieres); Pio.-A.Laporte (Edmunston); D.Collin (Saint-Boniface); L.-P.Mousseau (Edmonton).Le Président, le Rédacteur en chef et le Secrétaire-trésorier sont, « ex officio », membres de tous les comités. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 SILICRINE Pour favoriser une digestion complète stomacale, pancréatique et intestinale La Poudre Silicrine est une combinaison de Trisilicate de Magnésie et des ferments Entérokinase et Prosé- crétine pour établir une digestion complète, stomacale, pancréatique et intestinale.Silicrine par sa formule, possède une supériorité d'efficacité plus définie et plus radicale sur la poudre de Trisilicate de Magnésie seule, pour procurer une digestion totale.Trisilicate de Magnésie: Le Trisilicate de Magnésie est un composé synthétique ayant comme base la Magnésie et la Silice sous la forme de colloïdal de dimensions très minimes et 15 fois plus actif pour le bleu méthylène in vitro que le kaolin colloidal le plus raffiné qu'il soit possible de trouver dans le commerce.Ferments Entérokinase et Prosécrétine: Ces deux ferments sont transformés en sécrétine active par l'action de l'acide hydrochlorique de l'estomac; leur principale fonction est de stimuler les glandes du Pancréas et de l'intestin pour accélérer leurs sécrétions, afin de faciliter toutes digestions.Action: La Poudre Silicrine, grâce à sa composition, procure une digestion complète, la magnésie et la silice absorbent le surplus d'acide gastrique dans l'estomac; les ferments Entérokinase et Prosécrétine continuent d'aider la digestion en activant la sécrétion des glandes du Pancréas et de l'intestin.Propriétés Médicinales: Ulcères peptiques, Insuffisance intestinale, Urticaire chronique, Troubles digestifs du diabète pancréatique, Dyspepsies pancréatiques, Gaz d'estomac, Hyperacidité, Vomissements chez les femmes enceintes et autres cas de déficience d'une digestion complète.Toxicité: La Poudre Silicrine est une combinaison non toxique et ne peut atténuer l'acidité du suc gastrique en bas de son point normal, si une trop grande dose est donnée, elle est évacuée par l'intestin.La poudre Silicrine étant insoluble ne peut accroître la réserve d'acali du corps: même l'ab- soption d'une forte dose pendant une longue période ne fait pas varier l'acidité de l'urine.Mode d'Emploi: Une cuillerée à thé dans V2 verre d'eau après les repas.Répétez après 1] heure si nécessaire.Préparé par CASGRAIN & CHARBONNEAU LIMITEE 30 EST, RUE SAINT-PAUL, MONTREAL L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.décembre 1933 e ,\u2019Union Médicale « (du Canada) La plus ancienne revue francaise de Médecine et de Chirurgie au Canada Fondée en 1872 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.OFFICIERS Président: J.-A.Mousseau Vice-président: R.-E.Valin Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal Rédacteur en chef Albert LeSAGE Secrétaire de la rédaction Léon Gérin-Lajoie Membres Secrétaire adjoint Roma Amyot A.Bertrand, E.Desjardins, R.Doré, M.Fauteux, L.-C.Favreau, A.Jutras, J.LeSage, P.Letondal, J.-A.Manseau, J.Saucier, L.-C.Simard, Pierre Smith.ONT COLLABORÉ AU VOLUME 66 Drs Aumont (Gérard), Amyot (Roma), Archibald (Edward), Archambault (P.-R.), Attendu (Gérard), Baril (H.), Barry (Gaétan), Bélanger (Léopold), Belisle (L.-P.), Bellerose (A.), Benoît (E.-P.), Bernier (Alph.), Bertrand (Albert), Bertrand (A.), Bonin (Wil- brod), Boucher (S.), Bourgeois (Paul), Boutin (J.-R.), Cantero (Antonio), Chaput (Yves), Charron (Ernest), Delâge (Jean), DeMontigny (Gérard), Desjardins (Edouard), Doré (Réal), Dreyfus (Gilbert), Dubé (.-E.), Dufresne (Eugène), Dufresne (Origène), Dufresne (Roger-R.), Fac- quet (J.), Farley (L.), Fauteux (Mercier), Favreau (L.-C.), Ferron (Maurice), Fortier (L.-E.), Fortier (Ls), Ga- gnier (L.) Gagnon P.-A.), Gariépy (J.-U.), Gélinas (Henri), Gendreau (JE.), Gérin-Lajoie (Léon), Gratton (Armand), Hartmann (Henry), Jutras (Albert), Lafresnière (Gabriel), La- moureux (Léopold), Lefrancois (Charles), Lemierre (A.), Lemieux (.-Edouard), LeSage (Albert), Le- Sage (Jean), LeSage (Jules), Leton- dal (Paul), Leven (Roland), Lian (C.), Major Manseau (Willie), Marin (Albéric), Martel (J.-Alcide), Martin (Paul), Mercille, Millet (J.-A.), Mon- geon (Léo), Morin (Gaspard), Morin (Paul), Mourgue (R.), Mousseau (J.- Alfred), Panneton (Philippe), Pa- quette (J.-P.), Pariseau (Léo), Pari- zeau (T.), Pilon (J.-Alcide), Pinson- neault (G.), Poirier (Paul), Poliquin (Paul-A.), Ravina, Riopelle (J.-L), Roch (Sylvio), Roy (J.-N.), Saint-Jac- ques (Eugène), Saucier (Jean), Sergent (Emile), Simard (L.-C.), Simard (Raymond), Simard (Roland), Smith (Pierre), Sorrel (E), Tétrault (Edouard), Winiphen (André). L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1958 11 PULMO-BAILLY BASE ACTIVE : Phospho- -Gaïacolate de Codéine Sa préparation réalisée par les procédés les plus perfectionnés de la technique moderne lui assure une composition et une action constantes et définies.i \u20185 0 foi LE VIRUS GRIPPAL 1 en soi peu redoutable, est dangereux tique A parce qu'il prépare le poumon à l'attaque ; 5 et à l'infection des saprophytes habituels : \u2018 STAPHYLOCOQUES PNEUMOCOQUES 1 STREPTOCO QUES fii: oo ee are COCCO-BACILLES DE PFEIFFER \u2018> ps i DANS UN ORGANISME DEBILITE : ® S BAILLY LE PULMO-BAILLY 90 \u20ac.c.environ ms s ASSURANT AFFECTIONS VOIES.RESPIRATOIRES I° L'imprégnation antiseptique des voies pulmonaires Rhumes, Catarrhes, Grippes, Bronchites, Asthme, 2° La tonification énergique de Emphysème, : I\u2019 .« Laryngites, Pharyngites.organisme Formule dx POLMO-BAILLY at HILAL us REPOND PLEINEMENT Garragaben ext.ta.221 a ang 00 ses Sl de Ci oe aux nécessités thérapeutiques du traite- Phosphn-Galacolate de Sodium.- 2.08 > .Aciég Phasphorique.\"safe ment complet, préventif et curatif des ED ae catiorie sit TE | Infections grippales, foux, laryngites, bronchites saisonnières et de toutes les 2 A.BAILLY .Docteur en Pharmacie, Es-lsiorn dat bipitacr affections broncho-pulmonaires.16, Rue de Rome, PARIS Dépôt Cenéral pour le Canada : VINANT Limitée Dans la lutte contre la contagion et l'infection grippale le PULMO-BAILLY EST UNE ARME THÉRAPEUTIQUE COMPLÈTE ET EFFICACE Adultes : | cuilierée à café au milieu des 2 repas LABORATOIRES A.BAILLY - 15, RUE DE ROME :.\"PARIS-VIl.Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTREAL. 12 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, décembre 1938 OFFICIERS DE L'ASSOCIATION des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord PRÉSIDENT HONORAIRE L'honorable J.-H.-A.PAQUETTE, Ministre de la Santé dans le Cabinet provincial de Québec.VICE-PRÉSIDENT HONORAIRE L'honorable Pio.-H.LAPORTE, Ministre de la Santé dans le Cabinet du Nouveau-Brunswick.DIRECTEUR-GENERAL EXECUTIF DE L'ASSOCIATION R.-E.VALIN, R.-E.VALIN 165 est, ave Laurier, Ott .aurier awa D.MARION e 2 , T.-A.JARRY SECRET AIRE-TRÉSORIER J.H.LAPOINTE Donatien MARION, ce 326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal.Arthur RICHARD © COMITE DU XVe CONGRES J.-H.LAPOINTE, Président J.-R.BÉLISLE, 3e Vice-président A.RICHARD, Secrétaire R.LAROCHELLE, 4e \" J.-M.LAFRAMBOISE, Trésorier B.-G.BOURGEOIS, 2e Vice-président A.GRANGER Se « e ANCIENS PRESIDENTS J.-E.DUBE A.VALLEE Albert LeSAGE P.-C.DAGNEAU R.-E.VALIN Albert PAQUET J.-A.JARRY e MEMBRES DU CONSEIL BAUDOUIN, J.-A., 23, Springrove, Montréal .(1940) LEBEL, M.-H., 3646, Laval, Montréal .(1940) BEAUCHEMIN, L.lo.Calgary, Alberta ., (1942) LeSAGE, Albert, 260, Carré Saint-Louis, Montréal .BELISLE, ].-R.Hull .ce.(1942) MARION, Da 326 est, boul.Saint- Joseph, Montréal BERTRAND, F., Sherbrooke 8 + + + .(1940) MATHE, Pp.450, Sutter, San Francisco .(1940) BIBAUD, B., Valleyfield .co.(1940) MAYNARD, Goma, 73, West Pearl, Nashua, N.-H.(1942) BOURBEA U, L.-A., Val d'Or, Abitibi .(1942) MELANÇON, W., Drummondville .(1942) BOURGEOIS, B.-G.418 est, Sherbrooke, \u2018Montréal .MERCIER, 9.943, Cherrier, Montréal .(1940) COLLIN, Donat, Saint-Boniface, Manitoba .(1942) MILOT, |.-D., 1017, Stafford Road, Fall River, Mass.(1940) CREPAULT, A.-Z., 403 est, Sherbrooke, Montréal .(1940) NORMAND.\u2018\u2019Hudon, Trois-Rivières .,.(1942) DAGNEAU, P.-C., \"4, rue Collins, Québec .PAQUET, Albert, 71, Sainte-Anne, Québec DE BLOIS, Chs, \"Trois-Rivières .Co PERRAS, ].-E., Hull .(1940) DUBE, J.-E., 454 est, Sherbrooke, Montréal .PHENIX, Georges, Saint- Jean (1940) DUBE, L.-F., Notre- Dame du Lac, Témiscouata .(1942) PIETTE, Ed., Joliette .(1942) DUMAS, F.-A., Edmonton, Alberta .(1942) PLOUFFE, R., 772, Villeray, Montréal (1942) DUMONT, A E, Campbellton, RNB.(1940) PROVENÈHER, Custave, Granby .(1942) FALCON, A.-}.-B,, Pawtucket, R.-I.(1940) RICHARD, A.-L., 168 est, Laurier, Ottawa .(1942) FONTAINE, J.-F \u201cA, Woonsocket, R-I.(1942) ROY, G.-E., Nicolet .(1940) CATIEN, ].-F.-A., 4765, Adam, Montréal .(1942) SAUCIER, Jean, 300 est, Sherbrooke, Montréal .(1940) GAUDET.Richard, Sherbrooke .(194N) SAVOIE, L.-P., Roberval .(1942) CAUTHIER, P.-P., 47, Hazelwood, Montréal (1942) SMITH, Pierre, 418 est.Sherbrooke, Montréal .(1940) GIROUARD, J.-A.19, Union, Willimantic, Conn.(1942) SAINT-JACQUES, E., 110 ouest, Pr.\u201cArthur, Mntrl (1940) CRANGER, Amédée, Canal Bank Bidg., N.-O., La.TANGUAY, R., Sudbury, Ont.(1942) JARRY, JA, 7718, Saint-Hubert, Montréal.TASSE, C.-E., Worcester, Mass.(1940) LACASSE, G., Sénateur, Tecumseh, Ont.(1942) TRUDEL, ].-J., Winnipeg, Manitoba .(1942) LAFRAMBOISE.|.- 692, Saint- Patrice, Ottawa .(1942) VALIN, R.-E., 165 est, Laurier, Ottawa .LAPOINTE, J.-H.Ms.Laurier, Ottawa .VIDAL, J.-A., 454 est, \u2018Sherbrooke, Montréal (1940) LAROCHELLE, J.-E., Manchester, N-H.(1940) VIGER.J.-A.Saint- Hyacinthe .(1940) LAROCHELLE, R., Biddeford, Maine .(1942) VOORHYES, R.-D., Lafayette, La.\u2026 \u2026 (1942) JE \u2014\u2014 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 NOTES CLINIQUES à propos de KNOX ONE OF À SERIES OF CORRESPONDENCE EXCHANGES WITH PHYSICIANS ABOUT KNOX GELATINE.Lettres, faisant partie d\u2019une série, échangées avec des médecins au sujet de la Gélatine Knox.Le CONTENU de GLYCINE dans la GELATINE KNOX Un médecin écrit: « Au sujet de la Glycine \u2014 glycocol NH: CH: COOH \u2014 la gélatine en contient une grande quantité.Aux malades souffrant de fatigabilité et d\u2019épuisement nerveux je prescris beaucoup de Gélatine Knox, associée à 15 à 30 grammes de Glycine par jour, et les résultats en sont très bons.La Glycine est plutôt onéreuse pour les patients \u2014 environ huit dollars la livre.J\u2019aimerais savoir le pourcentage de Glycine que contient votre meilleure qualité de Gélatine Knox, afin que je puisse substituer des rations plus copieuses de Gélatine Knox et diminuer la dose de Glycine pure, pour atteindre un niveau plus économique.» Le LABORATOIRE DE Voici ce que nous avons répondu: « Nous vous remercions, Docteur! Vous avez raison en ce qui concerne la Gélatine Knox.Des quantités de plus en plus considérables sont données dans les cas d\u2019asthénie.La Gélatine Knox contient 25% d\u2019acide amino-acé- tique (Glycine).De bonnes quantités peuvent étre données dans les soupes, les bouillons et autres recettes, par cette Gélatine savoureuse et si économique, pour fournir la quantité de Glycine nécessaire.La façon la plus simple de la servir est peut-être la suivante.» Échantillon et livre de recettes utiles envoyés sur demande.Ecrivez au Dept.472.LA GELATINE KNOX LAIT FOUETTÉ « KNOX » Mettez le contenu de 4 enveloppes de Gélatine Knox dans un verre ordinaire.Ajoutez 4 onces de lait froid et laissez tremper durant cing minutes.Ajoutez encore 2 onces de lait et brassez bien jusqu\u2019à consistance homogène.Placez alors le verre dans une petite bouilloire remplie d\u2019eau chaude, et laissez-le ainsi jusqu\u2019à ce que le mélange devienne liquide.Ajoutez encore 2 onces de lait froid, ce qui lui donnera une température satisfaisante, à peu près celle du corps humain.On peut y ajouter une cuillerée à soupe de jus de prune ou quelques gouttes d\u2019essence ordinaire, telle que la vanille.Total: 8 onces liquides - environ 250 calories.Pourquoi vous devez insister sur la \u201cKnox Sparkling Gelatine\u201d Parce que la CGélatine contient 85% de protéine sous forme facilement assimilable \u2014 parce qu\u2019elle ne contient absolument pas de sucre ou autres substances susceptibles de causer des gaz ou de la fermentation.La Gélatine Knox ne doit pas être confondue avec une poudre de gélatine manufacturée, chargée de sucre.La Gélatine Knox a été employée avec succès dans les régimes des convalescents, des anorexiques, des tuberculeux, des diabétiques, des colitiques et des vieillards.ARKLING GELATINE IS PURE GELATINE-NO SUGAR L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 e l'Union Médicale e (du Canada) Fondée en 1872 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.CONDITIONS DE PUBLICATION: « L'Union Médicale (du Canada) » paraît tous les mois.Cette Revue est l'organe officiel de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.Elle publie les travaux des Congrès et tous les communiqués de l'Association.Chaque numéro contient des mémoires originaux, des faits cliniques, un mouvement médical, une revue générale, des notes de pharmacologie et de médecine pratique, des analyses, des revues de livres et des nouvelles médicales.ABONNEMENT: L'abonnement est de cinq dollars par année.Les membres déjà inscrits à l'Association des Médecins de Langue française de l'Amérique du Nord ont droit, de ce fait, à la réception du Journal ainsi que tous les médecins qui font partie des Sociétés Médicales des divers Etats et Provinces.e \u201c COLLABORATION: Seuls les travaux inédits sont acceptés.MANUSCRITS: Les manuscrits doivent être dactylographiés avec double interligne. L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 15 LABORATOIRES DEGLAUDE i5.BOUL\u2019 PASTEUR.PARIS (XV?) a MÉDICAMENTS CARDIAQUES SPÉCIALISÉS D\\ es fe ay SP Pld stD AN \\ 1 A { \\ a 24 N 7 ean Z \\ RR / qe SS ) AN x 9 & & us ÿ O ses ly 23:8 ! oT / ; 7 i J t Lu Op th y > 5) Agents généraux pour le Canada: MILLET, ROUX & CIE:LIMITEE 1215, RUE SAINT-DENIS MONTREAL 16 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 ILLUSTRATIONS: L' « Union Médicale » assume les frais de cinq illustrations au maximum, pour chaque travail, pourvu que les auteurs fournissent des photographies et des dessins convenables; les illustrations supplémentaires sont payées par l'auteur.Nous n'acceptons pas des négatifs de clichés.Chaque illustration doit porter au verso le nom de l'auteur et les photographies devront être claires, de préférence noires et sur papier glacé.Les dessins doivent être effectués à l'encre de Chine sur papier blanc.EXTRAITS: L'auteur peut obtenir des extraits pourvu qu'il signe la formule accompagnant la galée et qu'il en assume les frais.Tous changements du texte de la galée entraînent des frais supplémentaires pour l'auteur.TARIF: Sans page de titre, tel que publié dans la revue 4 pages 8 pages 16 pages 32 pages 100 $3.00 $ 5.00 $ 7.50 $12.50 200 3.75 6.00 11.00 18.00 500 5.50 10.50 17.00 26.50 1000 7.75 15.00 23.15 33.00 La page de titre comprenant 4 ou 5 lignes de texte sera fournie au prix de $1.50 pour les frais de composition.et les corrections d'auteur devront être payées au prix de l'heure.Couverture imprimée en noir, qualité et couleur or de la revue 10.$65.00 20 .650 S00.1100 1000 .1850 Tous ces prix sont susceptibles d'être majorés de la taxe fédérale et de la taxe municipale s'il y a lieu, et de toute autre taxe qui pourrait survenir. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 1 R | S | L EX a cu a Ca a ie a cu a a Ca a Pour favoriser une digestion stomacale complète Le Trisilex est un Trisilicate de Magnésie C.P.préparé spécialement pour combattre l'hyperacidité de l'estomac en favorisant une digestion stomacale complète.Maud a défini le Trisilicate de Magnésie comme étant un composé synthétique ayant pour formule H, Mg» Sis O19 sous forme de cristallins de très petites dimensions colloïdales beaucoup plus petites en grosseur que celles du kaolin dans les variétés les plus raffinées que l'on puisse obtenir.Action de Trisilex: Le Trisilex possède de fortes propriétés antiacides et il agit de la manière suivante: Cette poudre en présence de l'eau réagit avec le suc gastrique normal (qui correspond à l'acide hydrochlorique n/20) et une réaction complexe se produit entre deux colloidaux hydratés et deux électrolytes; a la température du corps il faut généralement 3 heures pour que le processus soit complet.La réaction se faisant in vitro d'après l'équation suivante: MasSisOgnH:O + 4HCl = 2MgCl, + 3510, + nH.O L'équilibre de l'acidité peut être calculé comme l'équivalent de la magnésie contenue dans le Trisilex, la moitié à peu près neutralisant rapidement le surplus d'acide gastrique tandis que l'autre moitié occasionne une neutralisation secondaire et lente pendant les quelques heures qui suivent.Au point de vue chimique, c'est la lenteur de la réaction qui est importante, la durée de l'action antiacide est approximativement égale à l'espace de temps requis pour la digestion gastrique.Toxicité: Le Trisilex n'est pas toxique et ne peut réduire l'acidité du suc gastrique en dessous de son point normal; si une trop grande dose est donnée il est éliminé par l'intestin.Le Trisilex étant insoluble, il ne peut augmenter la réserve d'alcali du corps; même une forte dose, pendant un temps prolongé, ne change pas l'acidité de l'uri ne.Indications Therapeutiques: Le Trisilex est recommandé pour le traitement des ulcères peptiques, l'hyperacidité de l'estomac, les gaz d'estomac, vomissements chez les femmes enceintes, dyspepsie, ou autres cas de mauvaises digestions stomacales.Mode d'emploi: Une cuillerée à thé dans un demi-verre d'eau après les repas.Répétez après | heure si nécessaire.Préparé par CASGRAIN & CHARBONNEAU LIMITÉE 30 EST, RUE SAINT-PAUL, MONTRÉAL fr ete 9e ra ete on a) 29e on ete ef în 8e a) ein) 9e a) en) efsednctactn 29e a) en 2)n fn a)n af 29m af 9e et edf 18 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1935 BIBLIOGRAPHIE: L'index bibliographique de chaque travail doit être restreint aux indications les plus importantes.Le Journal se réserve toujours le droit de le limiter.Chaque indication bibliographique doit être fournie comme suit: nom de l'auteur, titre de l'article, nom du périodique, volume, page, mois (jour du mois, si le périodique est hebdomadaire), année.PUBLICITÉ: Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le barême des annonces est fourni sur demande à Jacques D.Clerk, publiciste, 326 est, blvd Saint-Joseph.Téléphone: LAncaster 9888.Tout annonceur qui n'observe pas l'éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d'attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de conduite.Tout ce qui concerne la rédaction et l'administration doit être adressé franco aux bureaux de l'« Union Médicale (du Canada) », 326 est, Boulevard Saint-Joseph, Téléphone: LAncaster 9888. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.décembre 1938 © 19 © Cheminée à double tuyau qui s\u2019encrasse vite, tire mal, s\u2019obstrue, ronfle et se change en fontaine.Rhino-Orargol débouche, désinfecte et ramone la cheminée, la décrasse, l\u2019assèche et lui rend son tirage normal et son harmonieuse résonance naturelle.RHINO-ORARGOL COMPOSITION: Colloïde d\u2019Argent, 0.09% \u2014 Colloide d'Or, 0.01% \u2014 Ephédrine 15% INDICATIONS: Les « Rhumes de Cerveau », Sinusites, Rhinites, Fièvres des Foins, \u201cetc, MODE D'EMPLOI: Quelques gouttes dans chaque narine.\u2014 En flacons de 15 cc., avec compte-gouttes.Échantillon et littérature sur demande à: ANGLO-FRENCH DRUG Cie, 354 est, rue Sainte-Catherine, MONTREAL 20 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 ONGUENT ANALGÉSIQUE ET ANTIPRURIGINEUX NUPERCAINAL \u201cCIBA\u201d Le Nupercainal, pommade onctueuse et douce, facile à appliquer, facile à enlever par essuyage ou lavage à l\u2019eau tiède, met à la disposition du médecin un moyen maniable d\u2019analgésie par applications externes des lésions douloureuses ou prurigineuses de la peau et des muqueuses.INDICATIONS: Brûlures, coups de soleil, eczémas, macérations de la peau, décubitus, ulcères, prurit anal et vulvaire, fissures anales, hémorroïdes, etc.Tubes d'une once A PGT L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 21 POMMADE MIDY SUPPOSITOIRES MIDY EPINEPHRINE STOVAINE ANESTHESINE EX! DE MARRONS PRINCIPES ACTIFS > E D'INDE PRAIS STABILISE OER - 5 PARIS - FRANCE > 22 VE D \u20ac HÉMORROÏDES LABORATOIRES MIDY, 67 AVENUE DE WAGRAM, PARIS, (France) Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTRÉAL.WN nr ry CORYZA , ASTHME, RHUME DES FOINS SÉDATION IMMÉDIATE N 4 STOVOCAINE EPHÉDRINE ~N AT UR e & t& \u20ac DEBOUCHE .: NEZ LABORATOIRES LICARDY.58,Boulevard Bourdon Neuilly s/Scine Agents pour le Canada : VINANT Limitée, 533, Rue Bonsecours, MONTRÉAL 22 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.décembre 1938 Un grand progrès en matière ANTISEPSIE EE 3 BA Le \u2018DETTOL\u2019, nouvel antiseptique anglais, aun coefficient phénol de 3.0, d\u2019après l\u2019essai de laboratoire d\u2019hygiène, et cependant, il n\u2019irrite pas les tissus, même à des concentrations élevées.Se vend maintenant au Canada Un antiseptique qui est trois fois plus puissant que Pacide carbolique, comme l\u2019établit l\u2019essai de laboratoire d\u2019hygiéne, qui n\u2019est pas toxique et qui n\u2019irrite pas les tissus humains, même à des concentrations élevées.Tel est le \u2018\u2018Dettol\u2019\u2019, le nouvel antiseptique anglais que l\u2019on fait connaître actuellement à la profession médicale du Canada.Ce produit est un liquide clair, à odeur douce et agréable, qui ne tache ni le linge ni la peau.Il possède toutes les qualités de l\u2019antiseptique idéal: efficience, pouvoir pénétrant et effet durable.Un antiseptique de cette valeur est, sans contredit, de la plus grande utilité en chirurgie, en obstétrique, en médecine générale et pour les soins à apporter aux malades.N\u2019étant toxique que pour les microbes et n\u2019étant pas irritant, le \u201c\u201cDettol\u2019\u2019 convient particulièrement pour la maison, surtout s\u2019il y a des enfants.L\u2019antiseptique \u2018\u2018Dettol\u2019\u2019 se vend maintenant au Canada en petites et moyennes bouteilles ainsi qu\u2019en récipients de grande contenance pour les hôpitaux et les médecins.Pour obtenir plus de détails ainsi qu\u2019un échantillon du produit, écrivez à RECKITTS (OVER SEA) LIMITED Service des produits pharmaceutiques 1000, rue Amherst, Montréal, P.Q.\u2018DETTOL\u201d marque déposée L\u2019ANTISEPTIQUE MODERNE L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 APPEL D'URGENCE APRES UNE NUIT BLANCHE POUR UN ACCOUCHEMENT | Sortir encore à la hâte.Le garçon Barnes est malade.Seulement un demi-déjeuner.Et comme votre tête fait mal! Très souvent le médecin qui est harassé, dont les nerfs sont tiraillés et les muscles fatigués peut employer | un bon calmant qui, cependant, ne doit pas embrouiller- les facultés mentales.Bromo-Seltzer apporte un SOULAGEMENT RAPIDE Bromo-Selizer est un des calmants modernes des plus efficaces.Des expériences cliniques ont démontré son efficacité à soulager rapidement les douleurs d\u2019origine | nerveuse.Bromo-Seltzer est un composé qui procure le ; maximum d\u2019analgésie avec un dosage minimum.Bromo-Seltzer empêche la transmission de la douleur aux centres supérieurs, ainsi l\u2019activité mentale ne s\u2019en trouve aucunement gênée.Au contraire, Bromo-Selizer agit comme léger stimulant des facultés mentales.Les citrates donnent à Bromo-Seltzer son agréable effervescence et en font un splendide alcalin.Bromo-Seltzer mérite votre essai personnel.Vous pourrez alors juger par vous-même que vous pouvez recommander ce produit scientifique à vos patients.Pour échantillons de Bromo-Seltzer écrivez simplement à: BROMO-SELTZER LTD.TORONTO - - CANADA 23 24 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 ANATORIUM PRÉVOST INCORPORE ETABLISSEMENT DE PSYCHOTHERAPIE Magnifique situation au bord de la Rivière-des-Prairies, à proximité de Montréal.Parc de 600,000 pieds carrés.Tennis, billard, etc.Chambres pourvues de tout le confort moderne.TRAITEMENT INDIVIDUEL DES AFFECTIONS DU SYSTEME NERVEUX par trois médecins spécialistes et un personnel expérimenté.Cure de repos.Régimes.Electrothérapie.Rayons U.V.Hydrothérapie.Traitements spéciaux des toxicomanies (alcool, morphine, cocaïne).Malariathérapie et toutes pyrétothéra- pies.Prospectus sur demande.\u2014 \u2014 Personnel médical: Dr Edgar Langlois, médecin-directeur; Dr Jean Saucier; Dr Roma Amyot; Dr Charles A.Langlois (électro-radiologie).4455 Boulevard Gouin ouest, Téléphone, BYwater 1240 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 FONDÉ EN 1896 PAR LE DOCTEUR DE BLOIS SANATORIUM DE BLOIS 225, boulevard Laviolette, TROIS-RIVIÈRES, Qué.Maison de repos, de régimes et de convalescence Affections nerveuses en général Maladies de l\u2019estomac et de l'intestin; surmenage, troubles de la nutrition.Neurasthénie, rhumatisme, artério-sclérose, intoxications (morphine, alcool, etc.).Psychothérapie, hydrothérapie, électrothérapie, rayons ultra-violets, etc., etc.PRIX MODÉRÉS DEUX MÉDECINS RESIDENTS ET PLUSIEURS MÉDECINS CONSULTANTS.Deux solariums, service d\u2019ascenseur, etc.Médecin-directeur, ° Directeur-adjoint, Dr CHARLES DE BLOIS, Dr GEORGES DE BLOIS, TROIS-RIVIÈRES, P.Q.Téléphone, 3420 Les aliénés et les contagieux ne sont pas admis.PROSPECTUS SUR DEMANDE J 26 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.décembre 1938 \u201cPar suite de la difficulté que l\u2019on rencontre a se procurer du lait de femme, tous les bébés (au Service des Prématurés, Hôpital Général de Cincinnati) sont nourris au lait évaporé additionné d'eau et de lactose béta.Les résultats obtenus sont favorables si on les compare a ceux des années précédentes où l\u2019on employait du lait de femme.\u2019 Conférence: Assemblée de la Région III, Académie Américaine des Pédiatres; |.Pédiat, 710, mai 1937.POUR LES PREMATURES UN LIVRET POUR LES MEDECINS \u2014 Vous étes prié d\u2019écrire pour demander un exemplaire du livret intitulé: «Alimentation Simplifiée pour Bébés».Vous y trouverez des renseignements provenant d\u2019'autorités compétentes sur l\u2019emploi du Lait Carnation Irradié dans tous les cas d'alimentation \u2014 normale ou difficile Carnation Company, Ltd., Toronto, Ontario.Le succès obtenu avec le lait évaporé dans l'alimentation des enfants prématurés est dû, en grande partie, & la transformation du lait en caillots mous \u2014 qualité qu'il doit à la chaleur à laquelle il a été soumis pendant sa stérilisation.Sous ce rapport, l'uniformité du Lait Carnation Irradié est assurée par le contrôle exact de la durée de la stérilisation et de la chaleur dégagée au cours de celle-ci \u2014 et c'est là une des raisons pour lesquelles ce produit est devenu le lait évaporé que choisissent nombre de pédiatres.TL ARNATION MIL IRRADIE UN PRODUIT CANADIEN \u2018\u2018Provenant de vaches bien nourries\u2019\u2019 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 27 LIQUEUR LAVILLE < L'ANTIGOUTTEUX \u201d Composition: À base de quinium, colocynthis et des principes actifs de convalleria maialis, gentiona, scilla, hermodactylus et fraxinus excelsior: vin médicamenteux concentré.Mode d'Action: Facilite la dissolution et l'élimination des Tophi.Provoque une augmentation de l'excrétion urique.Elle est essentiellement sédative de la douleur.Crise Violente, 1 cuil.à café 2 heures avant les repas ou 4 heures après.Posologie: Crise Modérée, 1 cuil.à café le matin à jeun pendant 3 jours.Dose Préventive, 2 cuil.à café le matin à jeun.La LIQUEUR du Dr LAVILLE se présente aussi en flacon de 150 pilules.LABORATOIRES CLIN, COMAR & CIE - PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTRÉAL.LIPIODOL LAFAY Huile d\u2019œillette iodée a 40 °/, O gr.540 d\u2019iode par c.c.pour combattre : A S T H M E ARTERIOSCLEROSE LYMPHATISME RHUMATI SME ALGIES DIVERSES SCIATI QUE SYP H I LIS AMPOULES, CAPSULES, POMMADE EMULSION, COMPRIMES Pour explorer : SYSTEME NERVEUX VOIES RESPIRATOIRES UTERUS ET TROMPES VOIES URINAIRES SINUS NASAUX VOIES LACRYMALES ABCES ET FISTULES VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTREAL Abcès froid exploré au \u2018/LIPIODOL* Agents exclusifs pour le Canada: {Collection Sicard et Forestier) 22, Rue du Landy, 22 PARIS - SAINT - 28 L\u2019UNIUN MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 SOULAGE LA CONGESTION \u2014 COMBAT L'INFECTION La Métaphédrine \"99\" en solution huileuse fournit au médecin la préparation qui lui permet de prévenir et de soulager les complications résultant du rhume simple, de la rhinite hypertrophique, du coryza, et de toutes les infections du nez ou des sinus.La Métaphédrine est une combinaison d'Ephédrine à 1% et de l'antiseptique bien connu: Métaphène à la dilution de 1:2500e dans l'huile minérale douce.L'originalité de la Métaphédrine réside dans l'action combinée qui permet à la fois de soulager le malaise causé par la congestion des voies respiratoires et de limiter et d'enrayer l'infection.Échantillon et littérature sur demande.LABORATOIRES ABBOTT, Limitée, 388 ouest, rue Saint-Paul, Montréal.METAPHEDRINE No 99 BULLETIN + + RÉFLEXIONS Avec ce numéro de décembre se termine le premier volume de l\u2019Union Médicale du Canada depuis son alliance avec le Bulletin de I\u2019 Association des Médecins de Langue française de l\u2019Amérique du Nord.N\u2019avons-nous pas raison d\u2019être fiers de cette fusion?Il y avait un risque réel à tenter une publication d\u2019une telle envergure.Après avoir mesuré notre force, seruté les bonnes volontés, réveillé certaines indolences, adouci certains angles, amorti des sursauts, nous avons ouvert nos voiles et nous voguions d\u2019emhlée en pleine mer, immédiatement en butte à des accusations de fautes de technique.Pour certaines gens, notre départ était intempestif.Mais l\u2019assemblée du grand Conseil de l'AMLFAN approuva notre audace et, bientôt, sur une mer plus calme, les mois se succédèrent sans qu\u2019à l\u2019horizon un nuage noir se dessinât.De partout, des provinces canadiennes, des Etats américains, de France, de Belgique, des pays de langue française nous venaient des félicitations et des encouragements.Seul intermédiaire de publicité au nom du Congrès qui eut lieu à Ottawa-Hull en septembre dernier, il servit admirablement la cause, et le succès remporté témoigne assez hautement du lien créé par cette diffusion mensuelle, chez les membres de notre association, d\u2019une littérature médicale scientifique, de nouvelles et d'intérêts professionnels.Je craindrais de blesser certains auteurs, par omission, en essayant de soupeser la valeur des travaux publiés.Tous mériteraient, certes, une mention; ils nous sont venus de partout, tant de la Province, que de l\u2019étranger.Ce que je ne peux toutefois passer sous silence, c\u2019est le fait que plus de la moitié des travaux du dernier Congrès sont déjà publiés, alors qu'avec les anciennes publications il nous fallait attendre des mois, voire même parfois plus de deux années, avant d\u2019en compléter la publication.D'ici deux mois, nous aurons sûrement terminé l'impression de tous les travaux présentés en septembre à Ottawa.Ceci n\u2019a pas empêché la publication, dans les dernières éditions, de certains travaux particulièrement appropriés qui nous sont venus de l\u2019extérieur et que nous avons eru devoir passer parce que déjà il y avait plusieurs mois qu\u2019ils étaient en notre possession.L\u2019abondance de la matière nous a forcés de retarder la publication d\u2019un certain nombre d'\u2019articles et nous nous en excusons auprès des 1256 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 auteurs, leur assurant toutefois que nous procédons toujours par ordre de réception et qu\u2019incessamment ils pourront se lire dans les éditions des premiers mois de l\u2019année 1939.La famille de l\u2019Union Médicale du Canada et du Bulletin de l'Association des Médecins de Langue française de l'Amérique du Nord est grande; les pages de son Journal sont ouvertes à ceux qui désirent transmettre à leurs collègues le fruit de leur expérience.Nous invitons donc tous et chacun de nos collègues à nous faire parvenir, au secrétariat, tous articles ou nouvelles susceptibles d\u2019intéresser les confrères.Les rubriques sont nombreuses et variées.Les analyses, particulièrement lues, sont le fait d\u2019une lecture attentive au cours de laquelle des notes sont jetées sur le papier; elles apportent suceincte- ment à celui qui est pris par le travail quotidien, la facilité de se mettre au courant de faits nouveaux en quelques minutes, quitte à se reporter à l\u2019article original, à l\u2019occasion.L\u2019idée qui a présidé à l'élaboration de cette revue ne périra pas.Depuis sa fondation elle n\u2019a fait que progresser.Dans ces dernières quinze années particulièrement, elle a évolué avec une ardeur et un enthousiasme jusqu'alors inconnus, pour atteindre cette année une forme, un volume, un débit et surtout une valeur scientifique qui la place au rang des meilleures revues médicales françaises, citées couramment dans les index et les bibliographies.Elle fait le tour du monde, et nous n\u2019en avons pour preuve que les demandes d\u2019échange et d\u2019extraits qui nous parviennent des quatre coins du globe.L\u2019œuvre est créée.L\u2019œuvre demeurera.Elle est vôtre: c\u2019est vous qui la maintiendrez.À l\u2019approche des fêtes de Noël et du Nouvel An, les Comités de Direction, de Rédaction et de Collaboration de l\u2019Union Médicale du Canada et du Bulletin de l\u2019Association des Médecins de Langue française de l\u2019Amérique du Nord adressent à tous leurs lecteurs leurs vœux de bonheur, de santé et de prospérité pour 1939.GERIN-LAJOIE. UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL CHAIRE D\u2019UROLOGIE DE LA FACULTE DE MEDECINE Leçon inaugurale du Professeur Oscar MERCIER\" Monseigneur le recteur, Monsieur le doyen, Mesdames, Messieurs, En prenant possession de la chaire d\u2019Urologie que l\u2019Université de Montréal vient de créer, et avant même d\u2019assurer mon entier dévouement au Conseil de la Faculté de médecine qui m\u2019a témoigné sa confiance et sa bienveillance en m\u2019accueillant dans son sein, je m'\u2019efforcerais vainement d\u2019empêcher les premières paroles que je dois prononcer en ma qualité de titulaire, d\u2019aller tout droit aux RR.SS.Hospitalières et à mes collègues de l\u2019Hôtel-Dieu, pour les remercier de cctte éclatante preuve d\u2019amitié qu\u2019ils ajoutent à toutes celles qu\u2019ils m\u2019ont prodiguées depuis douze ans.Comme s\u2019il était nécessaire de rehausser encore l\u2019éclat de cette inauguration, que la présence des autorités universitaires et des sommités de notre profession rend déjà suffisamment imposante, vous avez voulu, mes révérendes sœurs et mes dévoués collaborateurs de l\u2019Hôtel-Dieu, que cette séance inaugurale prenne un air de fête, en m\u2019offrant un admirable cadeau, cette toile de l\u2019un de nos meilleurs peintres canadiens-français.Le récipiendaire d\u2019un si grand honneur et d\u2019aussi touchantes marques d\u2019estime serait ridicule de chercher & dissimuler son émotion; et sl je verse dans la banalité en vous déclarant l\u2019émotion qui m\u2019étreint en ce jour où je crois se réaliser la grande ambition de ma vie, vous me pardonnerez sans doute l\u2019aveu de ce sentiment banal, parce qu\u2019il est profondément humain, et qu\u2019il n\u2019est pas interdit à un chirurgien d\u2019être humain.J\u2019osais à peine espérer qu\u2019une aussi haute récompense fût jamais accordée à mes efforts.J\u2019en suis aussi fler que reconnaissant à ceux qui m\u2019ont con- 1.Prononcée à l\u2019Hôtel-Dieu, le 19 octobre 1398.duit jusqu'ici.Cette consécration me lie à jamais à l\u2019Université de Montréal et à l\u2019Hô- tel-Dieu; et je souhaiterais que vous éprouviez à l\u2019œuvre, mieux que par mes paroles, mon entier dévouement à l\u2019enseignement que vous me confiez, ma collaboration la plus sympathique au corps médical et à nos étudiants, mon admiration pour les religieuses hospitalières et pour les médecins de l\u2019Hôtel- Dieu qui me firent, en 1926, à un moment difficile de ma carrière, un accueil que je ne pourrai jamais oublier.* Monsieur le doyen, Je suis heureux d\u2019être le premier confrère que vous introduisez au Conseil de la Faculté de médecine, depuis votre récente accession au poste de doyen.Votre dévouement inlassable aux études médicales vous qualifiait entre tous pour devenir notre chef.Personne ici ne peut connaître l\u2019étendue des obligations que j'ai contractées envers vous.À mon retour d\u2019Europe, vous m\u2019avez tendu une main amicale, et votre influence, jointe à vos conseils, ont fortement facilité mon succès.Vous m\u2019avez associé à votre travail à «l\u2019Union Médicale du Canada » où, pendant trois ans, je fus votre secrétaire de rédaction.Et en juin dernier, vous me témoigniez de nouveau votre sollicitude en favorisant hautement la création d\u2019une chaire d\u2019Urologie a la Faculté de médecine.Obligation signifie gratitude; aussi dois-je vous remercier avec une affectueuse reconnaissance.Si le Conseil de la Faculté de médecine m\u2019a jugé capable de diriger l\u2019enseignement de l\u2019Urologie au Canada français dans cette nouvelle chaire, ce n\u2019est point à moi seul qu\u2019en revient le mérite.Je le reporterai, avec un sentiment de fidèle et respectueux souvenir, à 1258 ceux qui ont été mes maîtres et qui, par leur enseignement et par leur exemple, ont attiré vers moi votre confiance et vos suffrages.* * * Le maître qui m\u2019a initié à la vie médicale fut mon père, le professeur Oscar Mercier.Fils unique, je fus l\u2019objet de ses ambitions et de ses gâteries.Mais celles-ci ont consisté beaucoup plus dans l\u2019avantage de pouvoir pénétrer dans l\u2019intimité de ses pensées, que dans celui d\u2019obtenir certaines faveurs.Homme d\u2019énergie et rude travailleur, il n\u2019admettait pas la flânerie et encore moins la paresse.Aussi dès mon jeune âge, au collège, il développa chez moi l\u2019esprit de travail.Organisateur puissant et méthodique, il s\u2019efforça de m\u2019inculquer ces qualités.Enfin, excellent chirurgien et professeur limpide, il m\u2019enseigna la chirurgie et fut mon premier maître.Guidé par lui dans mes études, j'ai donc eu le rare avantage d\u2019avoir sous mes yeux un parfait modèle.Ma plus chère ambition à été et reste encore de calquer ma vie sur la sienne.Je sais tout le bonheur et tout l\u2019orgueil qu\u2019il prendrait à voir son fils sièger au Conseil de la Faculté de médecine; et ma joie serait complète s\u2019il avait participé à cette cérémonie qui eût été pour lui le plus beau jour de sa vie.* * Mes études terminées à l\u2019Université de Montréal, je m\u2019embarquai pour Paris.Je rends un respectueux hommage à mes maîtres canadiens, pour la plupart disparus.J\u2019associe particulièrement au sentiment de ma gratitude le nom du professeur J.-E.Dubé et celui de mon beau-père, le professeur Théo- dule Bruneau, qui m\u2019ont si efficacement aidé de leurs conseils.* * À mon arrivée en France, je me sentis égaré au milieu des nombreux maîtres parisiens.J'ai contracté une dette d\u2019affectueuse reconnaissance envers M.le professeur Louis Om- brédanne qui me dirigea dans mes études.Il L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 revenait d\u2019un voyage au Canada, et m\u2019accueillit chez lui où je pénétrai dans l\u2019intimité de sa famille.Il ne découvrit chez moi aucun goût particulier pour la chirurgie plastique ou pour celle des enfants, et il dut par conséquent renoncer à m'\u2019enseigner ces spécialités qui étaient les siennes.Mais il m\u2019aida de ses conseils et me fit acquérir la plus grande qualité du chirurgien, la personnalité.T1 me donna confiance en moi-même et développa chez moi ce que Pascal appelait «la possession de soi ».* * Un soir, à dîner chez Ombrédanne, je rencontrai celui qui m\u2019enscigna les principes de la chirurgie et qui devait m\u2019orienter vers l\u2019urologie: M.le professeur agrégé Ernest Des- marest.Pendant un an, dans son service de Bicêtre, je travaillai à ses côtés.Il me prodigua ses conseils, me fit rédiger de nombreuses observations qu\u2019il prenait un malin plaisir à démolir, me fit opérer fréquemment sous sa direction.Homme méthodique, habille chirurgien, il m\u2019enseigna rapidement la chirurgie et spécialement celle de l\u2019estomac et du côlon.Je rédigeai dans son service ma thèse de doctorat de l\u2019Université de Paris.D\u2019après ses avis, je suivis les conférences de l\u2019Internat des hôpitaux, comme si je devais en briguer les suffrages.Je compris alors l\u2019importance de cette gymnastique intellectuelle et tout l'avantage qu\u2019elle procure.Au moment des vacances de l\u2019été de cette première année, j'étais donc nettement orienté vers la chirurgie générale et surtout vers celle du tube digestif.Ce fut à son retour, en octobre, qu\u2019il m\u2019apporta une grande désillusion, celle de quitter mes études de chirurgie gastro-intestinale pour me fixer en urologie.Un voyage au Canada, au cours de l\u2019été, lui avait permis d\u2019entrevoir l\u2019avenir d\u2019un chirurgien uro- logiste à Montréal.Je dois donc à M.Des- marest l\u2019orientation de ma carrière.Je quittai à regret son service où je restai cependant attaché comme consultant en urologie.De fait, au cours des années que je consacrai à mes études urologiques, j'étais appelé à Bicétre J are LECON INAUGURALE DU PROFESSEUR OSCAR MERCIER pour les malades atteints de quelque maladie de l'appareil urinaire.De plus, il me garda dans son intimité et continua à me prodiguer ses conseils.Je dois à M.Desmarest non seulement de m'avoir orienté vers l\u2019urologie, mais aussi de m\u2019avoir indiqué le maître qui devait m\u2019enseigner: M.le professeur Georges Marion.Quand je lui demandai une lettre d\u2019introduction pour celui qu'il m\u2019indiquait, il me dit: « Présentez-vous spontanément & lui, car Marion déteste les lettres de recommanda- dion ».J\u2019eus la malencontreuse idée d\u2019aller frapper au domicile du célèbre praticien, ma carrière d\u2019urologue fut sur le point de sombrer dans son cabinet de consultation.Décidé, je retournai le lendemain matin le relancer à son service de Lariboisière.Il me demanda énigmatiquement si je voulais suivre son service ou le suivre.Perplexe, je lui répondis que je voulais suivre son service, de façon à le suivre aussi.Ma réponse lui plût sans doute, puisqu\u2019il me fit remettre un bon pour une blouse et un tablier \u2014 ce qui équivalait à une consécration.Ma carrière d\u2019urologue commençait.Pendant plus de trois ans, j'eus le rare bonheur de suivre constamment un maître aussi parfait; je vécus dans le rayonnement de cette vive intelligence, à côté de ce professeur passionné pour l\u2019enseignement et qui laissera une trace si profonde dans l\u2019Urologie.Il n\u2019est guère d\u2019usage de tracer l\u2019œuvre d\u2019un savant qui vit encore, et d\u2019en classer les conséquences.Mais notre profession nous oblige aux constatations immédiates et positives, et nous contraint souvent aussi d\u2019outrepasser les précautions oratoires et les protocoles sociaux.C\u2019est ainsi qu\u2019en assumant la chaire que la Faculté de médecine a bien voulu me confier, J'ai cru devoir m\u2019ouvrir sans vergogne afin d'apprendre au corps médical et à nos étudiants, quelle a été la formation du titulaire qui leur présentera le résultat de ses travaux et de ses expériences; et c\u2019est ainsi qu\u2019étant appelé à professer sur une terre lointaine, mais dans une Université bien française, j\u2019exprimerai à mon vénéré maître Marion ma 1259 propre gratitude, en faisant connaître son œuvre au Canada, et la reconnaissance de tous nos urologues qui lui revaudront d\u2019avoir rendu leur tâche plus simple, plus aisée et plus efficace.C\u2019est en 1908 que Marion prit possession du service Civiale à l\u2019Hôpital Lariboisière, où il demeura jusqu\u2019en 1931 pour passer à la chaire de Clinique urologique à Necker.Nous pouvons nous représenter ce qu\u2019était l\u2019Urologie à cette époque, quand nous savons que ce n\u2019est qu\u2019en 1897 qu\u2019Albarran présenta le cystoscope à onglet qui permettait la cathétérisme des uretères.Nous pouvons dire que Marion, par ses travaux, compléta l\u2019essor qu\u2019Albarran avait donné à l\u2019Urologie.Il serait impossible de décrire 1ci tous les travaux que lui et ses élèves ont publiés et de calculer leur contribution à l\u2019Urologic pendant trente ans.Nous mentionnerons les principaux de ces travaux, ceux qui ont jalonné ou bâti la science urologique moderne.Les livres de Marion caractérisent son enseignement.Ils sont remarquables par la limpidité, la précision de leur style; leur lecture en est rendue facile par leur dépouillement de tout apparat littéraire; la logique avec laquelle les faits sont développés gravent dans la mémoire le sujet exposé.Le premier en date est un Précis de thérapeutique urinaire, publié en 1910.Deux ans plus tard paraissaient les Leçons de chirurgie urinaire.Puis le Traité pratique de cystoscopie et de cathétérisme urétéral est publié chez Masson, en collaboration avec Heitz-Boyer.Ce traité de cystoscopie, le premier édité dans le monde entier, servira de base à l\u2019enseignement universel des lésions de la vessie vues au travers du cystoscope.Enfin, après la guerre, nous voyons paraître en librairie le Traité d\u2019urologie.Ce dernier, qui en est à sa troisième édition, est certainement le meilleur de tous.Il est extraordinaire qu\u2019un seul homme ait pu écrire une œuvre aussi considérable.Ce traité se compare, par l\u2019abondance des matières, avec d\u2019autres ouvrages publiés en collaboration par plusieurs urologues.Ceux- ci à cause de la multiplicité des auteurs, ont 1260 des chapitres d\u2019inégale valeur, tandis que celui de Marion a une tenue régulière.Il est le grand traité consulté et étudié par tous les urologues.Nous pouvons dire que c\u2019est un véritable trésor que Marion nous a donné là.Nous avons aussi de lui un Manuel de techm- que chirurgicale qui en est à sa sixième édition, où nous trouvons décrites les différentes techniques opératoires et principalement celles qui lui sont personnelles.Enfin, Marion publia en 1936 un précis intitulé: Quelques vérités premières en urologie.Aucun écrit du professeur Marion ne peint mieux son caractère, son tempérament et son exposé clinique.La technique chirurgicale urologique lui est redevable de nombreuses interventions dont il a réglé les mouvements.La chirurgie du rein lui doit en particulier une intervention très simple et absolument bénigne, qu\u2019il a préconisée sous le nom de « pyélotomie élargie », par laquelle nous pouvons extraire des caleuls volumineux des cavités rénales sans grand délabrement du parenchyme.Avant cette intervention, les gros calculs rénaux étaient enlevés par la néphrotomie large, dangereuse et dilacératrice, dont l'issue était fréquemment l\u2019ablation du rein.Nous pouvons dire que Marion, par sa pyélotomie élargie où il branche sur l'indication du bassinet une autre intéressant le rein sur la face postérieure, a prouvé l\u2019inocuité de ces incisions sur les faces antérieure ou postérieure du rein, conception jusqu\u2019alors niée.Les néphrotomies partielles sur les faces du rein, opérations maintenant pratiquées, découlent de cette intervention de Marion.De plus, en étudiant la caleulose dans ses différentes localisations sur l\u2019arbre urinaire, il a établi les indications de l\u2019intervention dans chacun des cas particuliers qui peuvent se présenter en clinique, et il a fixé les indications de chaque méthode opératoire.Il préconise un nouveau procédé de « mé- phrostomie ».Pour drainer le rein, ou pour dériver les urines par voie lombaire, il conseille de pénétrer dans le bassinet au moyen d\u2019un dilateur gouttière de Tripier, ce qui a L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 l'avantage de ne pas aborder le bassinet par une grande incision du rein.Là où il rend le plus grand service à l\u2019urologue dans la pratique de la chirurgie rénale, c\u2019est lorsqu\u2019il décrit « la conduite à tenir en présence de l\u2019échappement du pédicule du rein ».Nous savons que l\u2019accident le plus dramatique, le plus déroutant et le plus dangereux qui peut survenir au cours de l\u2019ablation du rein, est le glissement hors des pinces et des ligatures des veines et de l\u2019artère qui alimentent l\u2019organe.Si on cherche à reprendre immédiatement le pédicule, l\u2019échec est certain et l\u2019on risque de voir l\u2019opéré sucom- ber à l\u2019hémorragie sur la table d\u2019opération.Il enseigne qu\u2019au moment où l\u2019on voit le sang jaillir, il ne faut pas essayer de pincer, mais tamponner fortement de manière à arrêter l\u2019hémorragie et attendre cinq minutes.Le tamponnement étant alors enlevé, on peut voir un jet insignifiant qui permet de saisir facilement les vaisseaux.Cette méthode, Marion ne l\u2019enseignait pas seulement par ses écrits, mais par des faits pratiques.Et plusieurs fois nous l\u2019avons vu laisser échapper un pédicule à seule fin de nous démontrer comment manœuvrer.L\u2019enseignement de cette pratique au cours de l\u2019échappement du pédi- cule a certainement permis de sauver de nombreuses vies.L\u2019urologie doit encore à Marion la ligne de conduite à suivre dans les suites opératoires de la prostatectomie.L\u2019opération décrite par Fuller se terminait fréquemment par des échecs lamentables, à cause de l\u2019infection qui se produisait dans la plaie et dans la cavité vésicale.Grâce aux tubes qu\u2019il fit construire, Marion permit le drainage parfait de la vessie, l\u2019isolement de la plaie de cys- tostomie de l\u2019urine.Si nous nous rapportons aux contributions de Marion sur le traitement opératoire des maladies de la vessie, nous voyons qu\u2019il règle d\u2019une façon définitive la cure chirurgicale des diverticules vésicaux et des fistules vésico- vaginales.C\u2019est en 1913 qu\u2019il préconisa une opération pour la résection des diverticules de la vessie.Il ouvre largement la cavité vé- LEÇON INAUGURALE DU PROFESSEUR OSCAR MERCIER 1261 sicale; il pratique alors une incision circulaire de la paroi de la vessie tout autour du diverticule, puis il place des pinces de Kocher sur le pourtour, comme on ferait sur la circonférence d\u2019un sac herniaire.Enfin un ou deux doigts étant introduits dans l\u2019intérieur du diverticule, la dissection s\u2019opère de la même façon que l\u2019on ferait dans un sac de hernie.L\u2019infirmité terrible que porte la femme atteinte de fistule vésico-vaginale est maintenant facilement guérie par la technique qu\u2019il a décrite.Jusque là, ces fistules étaient opérées cinq, six ou sept fois sans succès, et la pauvre femme, devant ces échecs, vivait à l\u2019écart et désespérée.Avec la cure par voie transvésicale décrite par Marion, nous pouvons dire que le succès est complet et définitif.Lui-même, en étudiant sa technique, rattache ses résultats: 1° à ce qu\u2019il est plus facile d'aborder beaucoup de ces fistules par voie haute que par voie basse; 2° à ce qu\u2019on a plus d\u2019étoffe en les avivant par la vessie que par le vagin; 3° à ce qu\u2019on est capable de repérer les uretères que l\u2019on peut refouler, écarter; 4° enfin à ce que la cure des fistules vési- co-vaginales par voie transvésicale est suivie de dérivation de l\u2019urine par cystostomie qui est capitale pour le succès de l\u2019opération.Dans le même ordre d\u2019idée Marion publie une autre technique pour la «reconstitution d\u2019un urètre continent chez la femme ».La destruction de l\u2019urètre et du col vésical, consécutive à des traumatismes obstétricaux, constitue une infirmité aussi pénible que la fistule vésico-vaginale.Cette destruction, cause d\u2019une incontinence d'urine perpétuelle, est d\u2019une cure extrêmement délicate; mais le succès est complet grâce à l\u2019opération de Marion.Une infirmité grave qui peut atteindre l\u2019honime est la rupture traumatique de l\u2019urètre; il en résulte soit un rétrécissement avec sa pathologie, soit une fistule périnéale par où l\u2019urine trouve issue.Nous sommes redevables à Marion du succès que nous obtenons dans la cure de ces états pathologiques de l\u2019urètre masculin.Par sa technique «de la reconstitution de l\u2019urètre par l\u2019urétrorra- phie circulaire avec dérivation de l\u2019urine », nous guérissons tous les malades atteints de ces affections.Voilà, Messieurs, exposées d\u2019une facon bien succinte, les principales opérations que Marion a créées et qu\u2019il a placées dans l\u2019arsenal chirurgical de l\u2019Urologue.La littérature urologique abonde de ses travaux; la liste de ses articles dépasse certainement le nombre de trois cents.Il nous serait impossible de les étudier ici.Nous avons voulu, dans ce court espace de temps, vous exposer les plus importantes des différentes techniques opératoires qui marquent son œuvre.* * A côté de ces travaux personnels, Marion, pendant trente ans, a orienté, dans son service de Civiale ou de Necker, de nombreuses recherches et un nombre incalculable de publications de ses élèves.Leur énumération seule déborderait, par leur abondance, le cadre de cette leçon.Qu\u2019il nous suffise de nommer ses principaux élèves dont le groupe est considérable.Nous y lisions des travaux de: Bardon, Bilger, Blanc, Bouchard, Bouillié, Brisson, Colombet, Dalsace, Danziger, El- trich, Falci, Henry, Krummer, Kogan, Laroche, Lanzillota, Laquière, Lebrun, Lucri, Henri Marion, Mercier, Negro, Pollet, Pé- rard, Popovitch, Roucayrol, Sterian, Salvini, Viollet, et de combien d\u2019autres! * * * Elève de cette école Civiale dont Marion fut le créateur et l\u2019animateur, j'ai la lourde tâche et le périlleux honneur d\u2019en continuer l\u2019enseignement au Canada français.Premier titulaire de cette nouvelle chaire d'Urologie de l\u2019Université de Montréal, il me faut dresser un programme des leçons que je me propose de donner.Mon devoir primordial sera d\u2019initier les élèves à la pratique courante dont ils auront besoin à chaque instant dans leur profession.Personne ne saurait prétendre que Tei \u2026 1262 l\u2019urologie est la première et la plus importante de toutes les spécialités.La connaissance de l\u2019obstétrique est certainement plus nécessaire au praticien.Cependant, ce dernier devra, au sortir de l\u2019Université, être en mesure de dépister une tuberculose rénale, un cancer du rein, de soulager par un cathétérisme vésical bien exécuté un malade atteint de rétention complète d\u2019urine.Le plus possible, je leur ferai examiner les malades, connaître et manier les instruments urologiques; je leur apprendrai les raisons de nos explorations et des moyens de diagnostic que nous demandons au laboratoire.Nous croyons, et mes collègues de la Faculté le savent, qu\u2019il est préjudiciable à l\u2019élève de partager, dans une même période, ses heures de travail entre des sujets différents.Nous avons donc été très heureux d\u2019apprendre que le Conseil de la Faculté de médecine a décidé de nous consigner les élèves tous les jours, de 9 à 11 heures.Ils viendront par groupes dans notre service où, durant trois semaines, ils viveront la vie quotidienne.Ils pourront ainsi voir un plus grand nombre de malades, approfondir les diagnos- ties et suivre l\u2019évolution des maladies.Et nous avons la conviction que, dans leur pratique, ils pourront facilement diagnostiquer les maladies urologiques et réaliser d\u2019une façon parfaite les traitements d\u2019urgence.Pour les praticiens qui veulent mettre au point leurs notions urologiques, pour ceux qui L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 se préparent à la spécialité, pour mes collègues qui déjà pratiquent avec talent l\u2019urologie, je voudrais que mon service soit un centre toujours accueillant.Cependant, je vous l\u2019avoue, mon ambition s\u2019étend plus loin.Dépositaire en cette terre d\u2019Amérique de l\u2019enseignement français, je caresse l\u2019idée de faire connaître à nos collègues anglais et américains les méthodes de diagnostic et de traitement des urologues de France.Nous avons déjà commencé la réalisation de cet idéal en acceptant, depuis trois ans, un élève de l\u2019Université de Pennsylvanie qui participe, durant toute une année, à la vie de notre service où il rédige sa thèse, pour l\u2019obtention du diplôme de « maître en science urolo- gique ».Deux de ces élèves ont déjà soutenu brillamment leur thèse, l\u2019un sur le traitement des petites hydronéphroses, et l\u2019autre, sur la ligature totale de la veine cave inférieure.Un troisième, actuellement dans notre service, prépare la sienne sur les ruptures traumatiques de l\u2019urètre.Il entre en outre dans notre programme d\u2019établir des cours de perfectionnement annuels, en langue anglaise, où nous exposerons les idées particulières aux maîtres de France.Cet enseignement de perfectionnement sera pour nous la façon la plus pratique d\u2019exprimer notre reconnaissance à ceux qui nous ont instruits et formés, et de faire aussi connaître en Amérique la Faculté de l\u2019Université de Montréal. MÉMOIRES + + LES CONDITIONS D\u2019APPARITION DU MONGOLISME ' Par le professeur agrégé R.TURPIN, (Paris).Les travaux de nos devanciers ont dégagé du groupe des arriérations mentales de l\u2019enfance une affection bien caractérisée par les signes physiques qui l\u2019accompagnent: le mongolisme, qui peut être défini «une dystrophie pseudo-mongolienne avec arriération mentale ».Dans le cours des dix d.rnières années, j'ai pu recueillir 104 observations de cette curieuse maladie congénitale, et enrégistrer certains faits cliniques consignés dans les publications antérieures.Avec mon collaborateur À.Caratzali, j'ai étudié l\u2019étiologie de cette maladie.Nous avons pu dégager de ces études différents faits dont j'ai l'honneur de vous apporter les conclusions en limitant mon exposé aux particularités ét'ologiques ?.* * Bien que l\u2019étiologie du mongolisme demeure encore très mystérieuse, les circonstances qui environnent son apparition sont assez particulières pour retenir l\u2019attention du médecin.Elles comportent d\u2019autre part des déductions prophylactiques qui ne sont pas négligeables.Les résultats de notre enquête peuvent être répartis en trois groupes: le ler a trait à la morbidité des ascendants et des collatéraux; le second aux conditions familiales de la maladie; .1.Cette communication a été présenté~ 9 XVe Congrès de I'A.M.L.F.A.N.Ottawa-Hull, septembre 1938.2.Cf.R.Turpin, A.Caratzali et H.Rogier: Rapport du Ter Congrès Latin d'Eugénique, p.154 à p.164.Masson.édit.1938.le dermier, à la répartition de la maladie par- ma les jumeaux.En même temps, nous avons conduit une enquête parallèle dans les maternités parisiennes auprès de 1,100 mères, dont l\u2019observation a été prise au hasard des circonstances.Leur descendance nous a servi de population témoin.L'examen maternel a été effectué 82 fois; il nous a permis de constater que la fréquence de la syphilis, de la tuberculose, n\u2019est pas supérieure à celle de la population témoin.Aucune maladie infectieuse ou viscérale ne retient non plus l\u2019attention; parmi les dystrophie, la langue scrotale observée 3 fois sur 62 femmes, est à considérer puisque cette anomalie appartient précisément à la symptomatologie mongolienne.Mais beaucoup plus importantes à notre point de vue sont les anomalies psychiques.Nous avons pu noter en effet, en examinant ces 82 mères, 2 cas de débilité mental°, un de retard de la fonction du langage, un d\u2019amnésie, un de troubles confusionnels avec fuite et impulsions, quatre de psychasthénie, et six de folie puerpérale.: L'examen paternel, pratiqué 76 fois, nous a mis en présence de faits comparables.L\u2019alcoolisme, la tuberculose, la syphilis, les intoxications endogènes ou exogènes ne sont pas plus fréquents que dans la population témoin.Par contre, sur 56 examens, nous avons observé quatre cas de langue plicaturée, et une proportion élevée d\u2019anomalies psychiques; le diagnostic de débilité mentale a été porté à 2 fois, celui d\u2019épilepsic post-traumatique 1 fois, de crices nerveuses non-épileptiques 1 fois, d\u2019obession 1 fois également.Deux autres de ces sujets étaient atteints de bégaiement dont un compliqué de myopie. 1264 L'examen de 164 collatéraux permet de retenir des éléments importants.Tout d\u2019abord la haute proportion des naissances avant terme: 7,3%.Cette proportion, inférieure sans doute à celle que nous notons parmi nos mongoliens: 21,2%, est très élevée.Son écart avec la prématuration moyenne en France est très significatif, puisqu\u2019il est égal à 7,3/2,04, soit 3,6 environ.Les troubles de la croissance sont anormalement fréquents eux aussi, parmi les collatéraux nés à terme: 5 débiles congénitaux, 4 athrepsiques, 5 hypothrepsiques, 2 cryptor- chides.Les dystrophies ont aussi retenu notre attention ; l\u2019'hypermétropie exceptée, nous avons recueilli un cas de micromélie unilatérale avec pied bot, et un pourcentage de langue plicaturée de 5,3%.Son écart avec le pourcentage 1.3, d\u2019une population témoin, est significatif.Il en est de même des pourcentages de fausses-couches, mortinatalité, et mortalité infantile.La comparaison avec les pourcentages recueillis dans la population témoin donne des différences significatives.Enfin, les anomalies neuro-psychiques frappent elles aussi lourdement ces collatéraux, qu\u2019il s\u2019agisse de retard de la fonction du langage (6), d\u2019épisodes convulsifs (3), de névropathie (3), d\u2019asthme (2), d\u2019arriération intellectuelle (1), d\u2019épilepsie (1), de paralysie (1), de cécité congénitale (1).Par contre la proportion des naissances gémellaires: 1,6%, est peu différente de la proportion moyenne observée en France: 1,1% environ.Au total, cette étude des collatéraux de nos 104 malades montre que plus du tiers de ces enfants au-delà de l\u2019âge d\u2019un an est entaché d\u2019une anomale.Aucune autre maladie, la schizophrénie exceptée, ne s'accompagne d\u2019une telle proportion familiale d\u2019anormaux.* L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 Parmi les conditions familiales d\u2019apparition du mongolisme, il convient de dégager: l\u2019âge de la mère, l\u2019âge du père, le rang de naissance du malade.L'âge moyen des mères de mongoliens est supérieur à l\u2019âge moyen des mères d\u2019enfants normaux.Nous avons insisté sur ce fait bien connu, dans des publications antérieures.Cette nouvelle enquête nous a permis de constater que l\u2019âge moyen de la mère, à la naissance du mongolien, est de 33 ans, 3 + 0,84, des non viables 31 ans, 7 == 0,99, des collatéraux viables: 28 ans, 9 + 0,55.S1 l\u2019écart entre le 1er et le deuxième groupe n\u2019est pas significatif, il est significatif entre le 2e et le 3e, et surtout entre le 1er, celui des mongoliens, et le 3e, celui des collatéraux viables: 4,4.De même, l\u2019écart entre l\u2019âge moyen du père au moment de la naissance du mongolien: 36,8 + 1,11, et au moment de la naissance des collatéraux viables 32,5 \u2014 0,43, est significatif.Quant à l\u2019étude du rang de naissance, elle confirme le fait bien connu que ces anormaux sont en général les derniers nés de la famille.En effet, les fratries que nous avons considérées sont de 3,64, et le rang moyen des mongoliens de 3,16.Quoiqu'il en soit, il semble bien d\u2019après les documents publiés en particulier par Benn- holdt-Thompson, Penrose, que l\u2019âge maternel soit le seul à considérer de ces trois facteurs.La probabilité de naissance d\u2019un mongolien augmente donc avec l\u2019âge maternel, mais la fécondité aux âges considérés étant très réduite, la probabilité de rencontrer plus d\u2019un mongolien par fratrie est très petite.En effet, l\u2019étude de la fréquence familiale de ces malades montre qu\u2019ils sont presque toujours une exception dans leur famille.Nous avons dépisté trois fois seulement un mongolien parmi les collatéraux des parents de nos malades.Ces anormaux appartenaient aux descendants de collatéraux paternels immédiats, deux fois, cousin germain une fois.Par contre, nous n\u2019avons pas observé l\u2019apparition de plusieurs mongoliens dans une TURPIN: LES CONDITIONS D\u2019APPARITION DU MONGOLISME même fratrie; une étude de Penrose groupe 221 mongoliens répartis sur 217 familles.Cette rareté de cas familiaux de mongolisme tient à la condition subléthale qui lui est propre (13% des naissances sont léthales dans les familles de notre enquête), et à l\u2019influence de l\u2019Âge maternel sur la dystrophie.La consanguinité parmi les parents, moins de 2%, n\u2019est pas très différente de la fréquence observée en France, 0,70 à 1%, suivant les années.La répartition du mongolisme suivant le sexe, peut au contraire avoir une signification génétique.En regard de 63 mongoliens mâles, dont un était hermaphrodite à la naissance, nous n\u2019avons que 41 mongoliens femelles.Cette différence avec la normale est très significative.L\u2019accord est unanime sur ce point.Il conviendrait toutefois de reprendre cette étude en établissant la proportion dès la naissance.Cependant si le mongolisme suit une loi souvent vérifiée, la mortalité du ler âge doit frapper plus lourdement les garçons que les filles et tendre plutôt à réduire la différence signalée.# + Les renseignements que la génétique puise dans l\u2019étude des jumeaux sont trop importants pour qu\u2019une enquête sur le mongolisme se prive de ce précieux moyen d\u2019investigation.Or il existe 60 cas de grossesses gémellaires ayant donné naissance chacune à un ou deux jumeaux mongoliens.25 de ces couples sont de sexe opposé; un seul des enfants de chaque paire est mongolien.Les 35 autres peuvent être divisés en deux groupes.L\u2019un, de 10, est composé de gémellités dizygotes contrôlées; or un seulement des jumeaux de chaque paire est mongolien.L'autre groupe, de 25, se décompose en 16 paires ne comportant chacune qu\u2019un malade, et 9 paires en comportant deux.Si nous supposons que les 16 sont dizygotes, les 60 couples seraient formés de 51 gémellites dizygotes et 9 monozygotes.1265 Or précisément, en appliquant la formule de Weinberg, on trouve que théoriquement 50 couples environ devraient être dizygotes et les 10 autres monozygotes.Ces faits concordants montrent donc que la répartition du mongolisme parmi les jumeaux est telle que cette maladie ne coincide jamais chez des jumeaux dizygotes ou tout au moins de sexe différent.L\u2019investigation génétique du mongolisme se heurte à de nombreuses difficultés.L\u2019une tient à la durée moyenne de la vie des mongoliens.En général, elle ne dépasse pas 14 ans, et les rares sujets qui peuvent atteindre l\u2019Âge de la procréation sont incapables de faire souche.D'autre part, l\u2019enfant atteint de cette maladie est presque toujours isolé dans la fratrie; cette seconde particularité nous prive des ressources d\u2019une étude du mongolisme familial.Par contre, l\u2019étude de la morbidité des ascendants et des collatéraux des malades, la haute proportion parmi eux de troubles neuro- psychiques ou d\u2019anomalies héréditaires 1so- lées qui appartiennent au mongolisme; l\u2019étude des conditions familiales de la maladie; de ses rapports avec la gémellité fournissent des arguments favorables à son origine germinale.D'ailleurs la théorie germinale s\u2019accorde mieux que les théories infectieuses ou traumatiques avec l\u2019opinion actuelle qui tend à donner une base génétique à tout processus morphogénétique (Goldschmidt).Les données recueillies sont compatibles avec plusieurs hypothèses génétiques.a) La première est celle de la substitution d\u2019un seul gène.Pour qu\u2019elle puisse être retenue il faudrait que l\u2019expression de ce gène fût polymorphe, influençable par l\u2019ambiance.b) La seconde est celle d\u2019une détermination polymérique.Plusieurs gènes seraient nécessaires pour produire par des combinaisons mendéliennes la dystrophie.Les conditions familiales du mongolisme, ses rapports avec la gémellité s\u2019accommoderaient de cette théorie.Elle a été adoptée par Miss Mac Klin, qui croit que le mongolisme est déterminé par 5 1266 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 gènes récessifs ou 4 récessifs et 1 dominant; elle n\u2019est pas rejetée par Penrose, qui, sans exclure la possibilité d\u2019une détermination mo- nodominante, croit plutôt à 2 ou 3 dominants.Malheureusement, la polymérie, sans étude embryologique précise, n\u2019est qu\u2019un vain mot (G.Just).c) Il y a d\u2019ailleurs une troisième hypothèse, elle aussi acceptable, celle du mongolisme solidaire d\u2019une anomalie chromosomique.L\u2019expérimentation nous fournit un exemple typique d\u2019anomalie chromosomique: celui de la mutation BAR, due à une inversion, chez la Drosophile.Cette hypothèse serait compatible avec l\u2019existence des formes frustes et des formes typiques du mongolisme.Ces théories ne doivent pas nous faire perdre de vue la seconde condition qui joue un rôle dans l\u2019apparition du mongolisme: l\u2019âge maternel.Cette maladie est le meilleur exemple que peut nous fournir actuellement la pathologie humaine, de la conjonction des forces héréditaires et ambiantes.Le milieu maternel influence grandement les chances d\u2019ap- -parition de cette dystrophie.On a pu calculer que la proportion de 1,2%, de 40 à 45 ans, atteint 3% de 45 à 50 ans, et 17% au delà.Il west pas excessif de dire que la fréquence du mongolisme serait réduite des 2/8 au moins, st la procréation pour la femme était limitée à la période de la vie qui s\u2019étend de 20 à 30 ans.| SYNDROME DOULOUREUX LOMBO-SACRÉ ! Par J.-Ed.SAMSON, Chirurgien de l\u2019hôpital du Sacré-Cœur.J\u2019ai à vous parler de douleurs lombo-sa- crées.C\u2019est un chapitre extrêmement dense; je n\u2019entreprendrai pas de le liquider en vingt minutes.Je n\u2019ai pas non plus la prétention de vous présenter aujourd\u2019hui un travail purement scientifique; j'ai cru opportun de donner à cette communication une tournure plutôt pratique que théorique.Après un bref rappel anatomique, je me contenterai d\u2019insister sur l\u2019importance et la fréquence des douleurs lombo-sacrées; en second lieu, je tâcherai de mettre en relief certains points de l\u2019histoire et de l\u2019examen clinique, radiologique du malade qui pourront orienter le médecin vers un diagnostic.+ + + De toute notre charpente osseuse, le carrefour lombo-sacré est, à mon sens, un des plus compliqués malgré sa constitution anatomique relativement simple.Le sacrum s\u2019articule en diarthro-amphiarthrose avec les os iliaques, ce qui ne lui permet qu\u2019un faible mouvement de bascule, tandis que le corps de la cinquième lombaire pivote en amphiarthrose vraie sur la base du sacrum.Sur les deux ailerons sacrés, deux apophyses à direction verticale s\u2019artieu- lent avec des facettes similaires de la cinquième lombaire.Les apophyses épineuses sont presqu\u2019horizontales, fort variables dans leurs dimensions et leur forme; les transverses sont en rapport intime par leur face inférieure avec les nerfs lombaires correspondants.Les corps vertébraux qui constituent le rachis lombaire sont volumineux.Ils s\u2019unissent entre eux par les disques intervertébraux, et aussi par les ligaments: antérieur, postérieur, inter et sus-épinoux, et intertransversaires.Ajoutez à cela le ficelage capsulo-ligamentaire, les filaments nerveux, le rembourrags musculo-car- 1.Cette communication a été présenté~ au XVe Congrès de l\u2019A.M.L.F.A.N, Ottawa-Hull.septembre 1938.tilagineux qui accompagnent toute articulation, et vous avez là le schema osseux anatomique de la région.À la station verticale, tout cela commence un peu à se compliquer, avec le jeu multiple de ces différentes articulations.C\u2019est que nous sommes à un des pivots de l\u2019organisme, le principal, celui qui porte tout le tronc, et en assure la mobilité sur le bassin.Chacune de ces surfaces articulaires est sujette à l\u2019usure organique avec hyperostose concomitante, à des malformations congénitales, des positions défectueuses, des lésions inflammatoires, traumatiques, ou infectieuses.Toutes et chacune de ces altérations anatomiques ou pathologiques s\u2019accompagnent plus ou moins du signe «douleur », et c\u2019est l\u2019ensemble de tout cela que nous désignons sous le titre de syndrôme douloureux lombo-sacré.Nous sommes, vous le voyez, bien loin du temps où l\u2019on réduisait, sans soureiller, ce chapitre immense en trois mots: rhumatisme, lumbago, mal de Pott.Aujourd\u2019hui, l\u2019on parle couramment dans la littérature chirurgicale de sacralisation, de lombalisation, spondylo- lyse, spina-bifida-occulta, spondylolisthésis, de fasciite, myosite, de hernie du disque intervertébral, arthrite chronique lombo-sacrée, etc.Dans cette longue énumération, vous constaterez la présence d\u2019un bon nombre de malformations congénitales.Je veux prendre immédiatement position sur ce sujet.Comme vous, Je sais la fréquence des anomalies congénitales des vertèbres en général, et du segment lombo-sacré plus particulièrement.Je serais mal vu de prétendre que tous les sujets porteurs de ces malformations seront des lom- balgiques, mais je crois et beaucoup d\u2019auteurs pensent comme moi que, du fait même de leur anomalie congénitale, ces individus, apparemment normaux, sont plus exposés que d\u2019autres à souffrir, un jour ou l\u2019autre, de leur rachis; c\u2019est même ce qui fait que la région lombo- 1268 sacrée, avec ses affections, ses douleurs, ses malformations, se classe parmi les premières du squelette.Je m\u2019excuse de rapporter ici des statistiques personnelles, mais d\u2019elles-mémes, et mieux que tout commentaire, elles prouvent clairement ce que je viens de vous dire.En dix mois, l\u2019an dernier, nous avons examiné cent neuf (109) malades consultant pour des douleurs lombo-sacrées, tandis que quatre-vingt- deux (82) consultaient pour la hanche, cent quatre-vingt-huit (188) pour le genou, cent cinq (105) pour le reste de la colonne vertébrale.Statistiques qui démontrent hautement la fréquence relative des douleurs lombo- sacrées.Si maintenant je reporte mon enquête sur les dix dernières années de ma pratique, je constate que nous avons examiné neuf cent quatre-vingt-quatre (984) malades souffrant des lombes, répartis de la façon suivante: anomalies congénitales diverses: 590, soit 59.2% ; lésions d\u2019ordre trophique, inflammatoire, ou infectieux: 394, soit 40.8%.C\u2019est en méditant sur ces statistiques que j\u2019ai décidé de vous exposer l\u2019examen d\u2019un malade lombalgique, au risque de reprendre des données bien conues, élémentaires même.Je crois, en effet, qu\u2019ici comme partout ailleurs, c\u2019est l'examen méthodique, patient, du malade, avec tous ses détails, ses exigences, qui nous amène à découvrir tous les lombalgiques.* * * L'histoire de la maladie.M.Leriche me disait, l\u2019automne dernier: « Bien des fois, nous ratons notre coup auprès d\u2019un malade, parce que nous ne savons pas l\u2019écouter, ou que nous écoutons son histoire avec des idées préconçues.» C\u2019est un conseil d\u2019or que tous les cliniciens répètent à l\u2019envi.Mathieu Weil écrit: «Nous rangeons parmi les pithiatiques des malades dont nous n\u2019avons pas compris l\u2019histoire, ni saisi la souffrance.» C\u2019est un premier élément de diagnostic qu\u2019une histoire de malade complète, soigneusement prise.Voici quelques autres facteurs dont on doit aussi tenir compte: le sexe, la condition de L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 vie, l\u2019âge.Notre première statistique comprend: Le sexe: 65 femmes, 44 hommes.La condition de vie: 61 manœuvres, 48 sédentaires.L\u2019âge: 20 avaient moins de 20 ans, 65, de 20 à 50 ans.24, de 50 à 70 ans.Etudions séparément chacune de ces catégories.Les jeunes d\u2019abord.Il s\u2019agit ordinairement d\u2019une malformation congénitale: sacralisation, spina-bifida, mauvaise implantation lombo-sacré, ete., ceci pourrait bien expliquer, en partie du mois, la fréquence de la scoliose à cet age.La deuxième catégorie comprend l\u2019âge moyen.Celle-ci se divise d\u2019après le sexe.Chez les femmes, d\u2019après Weil,! le syndrôme lombo-sacré coïncide avec la ménopause, et se trouve fréquemment associé à des troubles endocriniens.Ce détail peut motiver un traitement médico-chirurgical, traitement préventif ou curatif, suivant les cas, suffisant par lui- même, sinon préparatoire au traitement chirurgical proprement dit.Chez les hommes, les douleurs sont, habituellement, d\u2019origine traumatique ou infectieuse, plus souvent traumatique, puisque le manœuvre est plus exposé aux douleurs lombo-sacrées que le sédentaire: 61 manœuvres, 48 sédentaires.Ce détail importe surtout pour l\u2019accidenté du travail, et ses réclamations légales.L\u2019accidenté peut être porteur d\u2019une malformation congénitale inconnue, de lésions infectieuses, guéries, ou, jusqu\u2019à son accident, en parfaite santé.Ces trois éléments entrent en cause dans l\u2019application des réclamations légales, et de toute évaluation pour incapacité partielle temporaire, ou permanente.J\u2019ouvre une parenthèse.Je dois rectifier une erreur; je croyais que, chez nous, d\u2019après la loi des accidents du travail de Québec, il arrivait qu\u2019un accidenté était privé de secours parce qu\u2019on lui découvrait une malfor- 1 P.W.Weil: La sacro-lombalisation.Revue du rhumatisme, novembre 1934. SAMSON: SYNDROME DOULOUREUX LOMBO-SACRE mation congénitale.Mais les médecins de la Commission des Accidentés du travail m\u2019ont affirmé qu\u2019ici, tout comme en France, il suffit d'établir une corrélation entre l\u2019accident et la douleur, pour obtenir une compensation, même dans un cas de malformation congénitale.Cette dernière façon de juger me paraît plus équitable.Enfin, chez le patient d\u2019âge mûr et le vieillard, il s\u2019agit, ordinairement, de lésions d\u2019arthrite chronique lombo-sacrée, ou inter-apophysaire.Il va sans dire qu\u2019il faut, dans l\u2019histoire du malade, noter ses antécédents personnels, infectieux ou traumatiques, et aussi familiaux, l\u2019état général de santé de la famille, le milieu dans lequel il a vécu, ou travaillé, ete.Examen clinique du malade.Vient ensuite l\u2019examen du malade.Le malade se présente, soit en pleine crise, avec tout le syndrôme lombo-sacré nettement aigu, ou bien, il s\u2019agit d\u2019une affection chronique, plus ou moins déguisée.Dans le premier cas, c\u2019est le syndrôme bien connu de la sciatique aiguë, sciatique symptômatique.J'insisterai plutôt sur l\u2019examen du malade en dehors des périodes de crise.Le diagnostic est aussi plus difficile et plus nuancé.Les douleurs sont tenaces, persistantes, continues ou subcontinues, plus pénibles par leur durée que par leur intensité; elles siègent dans la région lombo-sacrée, médiane ou latérale, avec ou sans irradiation au membre inférieur.Ces douleurs sont, parfois, calmées par telle position, dans le décubitus horizontal, aggravées à la station verticale, ou vice-versa.La pression à la région lombo-sacrée les exagère toujours.Certains malades souffrent davantage la nuit; ils doivent se lever, marcher quelques instants, pour engourdir leur mal.Passons maintenant aux signes objectifs.Le patient, nu, est examiné de face, de profil, et d\u2019en arrière.Après avoir noté l\u2019aspect général du tronc, des groupements musculaires, l'orientation des membres et du bassin, il faut concentrer toute son attention sur le segment douloureux.Parfois, le tronc est très cambré, 1269 avec une ensellure lombaire courte, fixe, surtout prononcée au-dessus des fesses; les fesses sont saillantes.Dans le fond de l\u2019angle lombo- fessier, le doigt enfonce comme dans un trou.Le tronc paraît court comparativement à la longueur des membres.Ajoutez à cela la présence de plis cutanés, profonds, au-dessus des fesses, la chute de l\u2019abdomen sur les cuisses, et vous avez là, sous vos yeux, le tronc du spondylolisthésique.Je n\u2019ai pas le temps de décrire en détail l\u2019aspect extérieur du tronc dans chacune des malformations ou affections lombo-sacrées.Je dirai cependant qu\u2019un segment lombaire court.plat, mobile en tous sens, suggère une sacralisation.Dans l\u2019arthrite chronique inter-apophysaire lombo- sacrée, dans les lésions du disque intervertébral, la région lombaire est plane, ou très légèrement ensellée, mais, fait digne de mention, ses mouvements sont toujours très nettement limités.La touffe de poils lombo-sacrée est souvent le témoin d\u2019un spina-bifida-occulta.La cyphose lombaire mobile est caractéristique d\u2019une lombarthrie de Léri.La cyphose courte, anguleuse, fixe, fera penser à une ancienne fracture vertébrale, à un mal de Pott.Voilà des signes de première importance.En second lieu, une inspection minutieuse sert à apprécier l\u2019étendue des mouvements de toute la colonne vertébrale, des hanches, du segment lombo-sacré en particulier, et ceci est capital.On doit toujours compter les apophyses épineuses, et délimiter avec précision la zone douloureuse, palper les points névralgiques, percuter les articulations sacro-iliaques, apophysaires, ete.Pour atteindre plus facilement les apophyses transverses et inter-apo- physaires de la 5e lombaire, il vaut mieux examiner le patient debout et recourbé en avant.Il faut toujours rechercher les signes de Lasè- gue, de Bonnet, de Goldwaith, et, en plus, explorer les réflexes et tout le fonctionnement nerveux du train postérieur; ceci pour démêler un diagnostic spécifiquement nerveux: tabès, tumeur, ou autre affection médullaire.* * * 1270 Etude radiologique.Enfin, l\u2019étude radiologique complète l\u2019examen, et précise, dans la plupart des cas, le diagnostic.Pour cela, il faut une radio de face, de profil, et en oblique.Les trois peuvent servir.La radio de face renseignera sur le nombre des vertèbres, leur forme, leur architecture, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 tionnels; avec Huc, nous croyons que l\u2019orientation du sacrum n\u2019a, en elle-même, qu\u2019une importance secondaire, qu\u2019elle est fonction de la position générale du bassin.On verra aussi sur une radiographie de face la condition des apophyses transverses, la sacralisation complète ou incomplète, unie ou bilatérale de la de lombaire (fig.4).Les articulations sacro- Fic.1 M.C.L., 12 ans, examiné le 1 mars, 1937, consulte pour douleur à la région lombaire, et impotence partielle des membres inférieurs, depuis toujours.Radiog.le 2 juillet.1937: Spina bifida occulta de la 5e lombaire et des deux premières sacrées.leur structure histologique, pour ainsi dire.Elle montrz aussi la condition des articulations inter-apophysaires, les dimensions des espaces inter-vertébraux, la présence d\u2019un spina-bifida-occulta (fissure de l\u2019arc postérieur) (fig.1) ou du corps de la vertèbre (so- matochisis) (fig.2), l\u2019orientation générale du bassin, la position du sacrum, sa lombalisa- tion (fig.3).On a beaucoup parlé de sacrum vertical, oblique, horizontal «sacrum basculé ».Gourdon, le premier, a soigneusement décrit les diverses attitudes du sacrum auxquelles il attachait beaucoup de troubles fonc- Fic.2 Mlle Y.B, 21 ans, examinée le 5 avril 1935.La patiente consulte pour troubles sphinctériens, douleurs lombo-sacrées, et pieds bots varus.Radiog.le 5 avril 1935: F.ssure du corps des 4e et 5e lombaires et de la première sacrée.Fissure verticale de l\u2019arc postérieur des quatre dernières sacrées.iliaques se dessinent sur la pellicule par une mine: ligne oblique, régulière, dont le pôle supérieur correspond à la base du sacrum, l\u2019inférieur à la grande échancrure ischiatique.Normalement, la ligne sacro-ischiatique est symétrique des deux côtés, et forme un demi- cintre.Toute anomalie dans l\u2019orientation, la forme, les dimensions des sacro-iliaques, doivent faire le sujet d\u2019une enquête approfondie.La radio de profil met en lumière l\u2019état des corps vertébraux, leur alignement, la condition de leur cartilage d\u2019encroûtement, l\u2019épais- SAMSON: SYNDROME DOULOUREUX LOMBO-SACRÉ Frc.3 M.J.B., 32 ans, examiné le 7 août, 1936.Douleurs à la région lombaire, depuis quatre ans.Radiog.le 7 août, 1936: Lombalisation.Fra.4 Sr Ste J., 28 ans, examinée le 7 janvier, 1935.Douleurs au dos, avec irradiation au membre inférieur gauche, depuis six mois.Radiog.le 7 janvier.1935: Sacralisation gauche.Scoliose antalgique.Facettes articulaires entre l\u2019apophyse transverse gauche hypertrophiée de la 5e lombaire et l\u2019aileron iliaque.1271 seur des disques intervertébraux (tout pincement articulaire avec effondrement d\u2019un corps vertébral est suspect de T.B.ou d\u2019une ancienne fracture).Une lyse considérable d\u2019une ou de deux vertèbres, sans reconstruction osseuse, sans pincement articulaire, fait penser au cancer.Une ostéoporose généralisée relève souvent d\u2019un trouble endocrinien, ostéite fibro-kystique, ostéopsathyrose, toujours grave.On découvre aussi, sur un bon profil, le spondylolisthésis (fig.5), c\u2019est-à-dire, le glis- Fic.5 M.P.T, 42 ans, examiné le 20 juillet, 1938.Douleurs à la région lombaire avec irradiation à la fesse droite, depuis cing ou six ans, Radiog., le 30 août, 1938: Glissement en avant du corps de la 5e lombaire sur le sacrum.Sypondylo- listhesis.sement antérieur du corps de la 5e lombaire sur le sacrum, alors que l\u2019arc postérieur est resté en place; ou le sacrolisthésis, glissement en avant du sacrum, décrit récemment par M.Mouchet.La radio de profil est donc indispensable pour un diagnostic précis; c\u2019est elle qui fournit, la plupart du temps, l\u2019élément essentiel du diagnostic.Enfin, certains traits de fracture, certains ostéophytes, n\u2019apparaissent nettement que sur une radio oblique. 1272 * * * Exploration du canal médullaire au lipiodol.Lorsqu'on suppose une diminution de calibre du canal médullaire par un nucléus pul- posus hernié, ou par tout autre obstacle mécanique, on est justifié d\u2019explorer la lumière du canal en injectant au-dessus un corps opaque, le lipiodol, dont on suit la progression sous l\u2019écran; l\u2019on pourra ainsi déterminer le lieu et le degré d\u2019obstruction de la cavité médullaire.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN AMLF.AN _\u2014 Montréal, décembre 1938 Conclusion Le syndrôme douloureux lombo-sacré est plus fréquent qu\u2019on le croit communément.Cette fréquence tient, en partie, à un examen complet, à la fois clinique et radiologique.Une observation bien faite, avec ses temps classiques, sert d\u2019abord à différencier les douleurs d\u2019origine viscérale: calculose, tuberculose rénale, affections utérines, etc., de ce qui est nettement d\u2019origine osseuse ou articulaire.Enfin, l\u2019examen établit clairement, et une fois de plus, que la sciatique idiopathique, le lum- gago, est presque toujours un fond organique ostéoarticulaire, et relèvent très souvent d\u2019un traitement chirurgical. NOTE PRÉLIMINAIRE SUR L\u2019ÉLECTROPYREXIE DANS LE TRAITEMENT DE LA CHORÉE ! Par Jean SAUCIER, Professeur agrégé à l\u2019Université de Montréal, Médecin des hôpitaux Notre-Dame et Ste-Justine.Depuis les travaux de Wagner von Jauregg, la pyrétothérapie a acquis en thérapeutique une importance que l\u2019on ne peut plus méconnaître.Les résultats obtenus par la fièvre provoquée ont été tels que l\u2019an dernier, un congrès international \u2014 le premier de ce genre \u2014 fut convoqué à New York pour faire le point, en même temps que pour discuter plus avant les diverses techniques et pour élargir les modalités d\u2019application de la méthode.Nous sommes déjà loin de la malariathéra- pie et encore davantage de l\u2019abcès de fixation.Nous avons dépassé l\u2019étape des diverses pyrexies par les agents chimiques et biologiques.Nous en sommes actuellement à l\u2019étude des applications de l\u2019électropyrexie.Ce rappel schématique de l\u2019évolution de la pyrétothérapie n\u2019indique pas une progression dans le sens de nos préférences définitives, ni nécessairement une courbe ascendante vers des résultats thérapeutiques toujours meilleurs.Comme pour toutes les nouvelles thérapies en général il ne peut en être ainsi pour les pyrexies, puisque les plus anciennes, comme par exemple, la malariathérapie, conservent toujours leurs indications particulières, et pour quelques-unes d\u2019entre elles \u2014 de l\u2019avis de certains auteurs \u2014 leur valeur insurpassée.Dans ce domaine de la thérapeutique, comme, du reste, dans toutes les applications thérapeutiques, les préférences varient avec les médecins, et surtout, avec les tempéraments individuels de ceux-ci.Il s\u2019agit d\u2019observer loyalement jusqu\u2019à quel point l\u2019électropyrexie l\u2019emporte en efficacité sur les méthodes anciennes.En ce qui a trait à la chorée de Sydenham, nous voulons simplement rapporter les résultats que nous avons observés chez dix-sept 1.Cette communication a été présentée au XVe Congrès de l\u2019A.M.L.F.A.N.\u2026 Ottawa-Hull.sev- tembre 1938.malades atteints de cette affection, résultats excellents que nous n\u2019hésitons pas à attribuer à l\u2019électropyrexie.Nous n\u2019avons pas l\u2019intention de faire l\u2019historique de l\u2019électropyrexie.Cette digression nous entraînerait dans des considérations fastidieuses sur le mode d\u2019action des ondes courtes et sur des détails d\u2019ordre essentiellement physique, sujets qui ressortissent à la compétence de physiothérapeutes exclusifs.Nous avons utilisé les appareils que le Dr Albéric Marin a gracieusement mis à notre disposition, appareils d\u2019un maniement relativement simple et qu\u2019il décrira dans une prochaine communication inscrite au programme de ce congrès.Nous n\u2019entendons pas conclure que l\u2019électro- pyrexie soit le seul traitement de la chorée, ni qu\u2019il soit définitivement établi qu\u2019aucun autre ne lui sera supérieur.Nous soumettons les observations de quelques malades atteints de chorée de Sydenham et les résultats que nous avons obtenus.Ces résultats ont dépassé ce que nous espérions, et c\u2019est là la principale raison qui nous a dicté la publication un peu précoce de cette communication.Nous nous rendons bien compte qu\u2019il nous manque le recul suffisant qui établirait de façon indiscutable l\u2019excellence de la méthode appliquée à la chorée.Cette lacune étant confessée, il nous faut toutefois admettre l\u2019extraordinaire rapidité d\u2019action de l\u2019électropyrexie sur l\u2019évo- Jution de la chorée.Nous donnons notre présente documentation à titre de note préliminaire.Nous estimons que les espoirs sont tellement prometteurs qu\u2019il y a tout intérêt de continuer notre étude sur une série de choréiques beaucoup plus considérable.D\u2019ores et déjà, nous le répétons, nous avons la conviction très nette que ce mode de traitement est excellent et nous n\u2019avons pu résister à la tentation 1274 de faire connaître à la profession médicale les bons résultats que nous avons obtenus, même à l\u2019échelle très modeste que nous offrons.x kk *% Nous signalerons les indications de ce traitement au cours des syndromes choréiques.Nous indiquerons schématiquement la technique que nous avons utilisée.Nous terminerons par un résumé synoptique des cas que nous avons observés.x ko Voyons d\u2019abord à quels choréiques nous devons appliquer la thérapeutique de l\u2019élec- tropyrexie.De l\u2019avis de tous ceux qui ont étudié la question, il semble bien que les chorées où l\u2019électropyrexie donne les meilleurs résultats soient les chorées rhumatismales, celles à qui convient vraiment la description de Sydenham que nous reproduisons ci-après: « La danse de St-Guy, dit Sydenham, est une sorte de convulsion qui frappe surtout les enfants de l\u2019un et de l\u2019autre sexe, depuis l\u2019âge de 10 ans jusqu\u2019à la puberté.Elle commence d\u2019abord par une espèce de boîterie, ou plutôt de faiblesse d\u2019une jambe que le malade traîne, comme le font les insensés.Ensuite, elle attaque le bras du même côté.Le malade, après avoir appliqué la main sur la poitrine ou sur toute autre partie du corps est tout à fait incapable de la maintenir, ne fut-ce qu\u2019un moment, dans la même situation; et, quels que soient ses efforts pour résister, une certaine distortion convulsive la fera continuellement changer de place.«Lui donne-t-on à tenir un verre plein, avant qu\u2019il le porte à sa bouche, il se livrera à mille contorsions à la façon des bateleurs.Comme il ne peut l\u2019y porter en ligne droite (le spasme en éloignant sa main) il le tourne de côté et d\u2019autre jusqu\u2019à ce que l\u2019ayant enfin par hasard approché de ses lèvres, il sable la boisson et l\u2019avale avec avidité; on dirait que le malheureux ne cherche qu\u2019à faire rire les spectateurs de cette comédie.«À mesure qu\u2019il guérit, il traîne moins le pied, il retient plus longtemps le bras dans la L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 même situation et il porte plus aisément le verre à sa bouche.« Comme ceux qui ont été attaqués de cette maladie y retombent aisément, il sera bon, l\u2019année suivante, de les saigner, ct ensuite, de les purger plusieurs fois dans le temps où ils ont commencé d\u2019être attaqués, ou un peu auparavant.» En peu de lignes, cet auteur a décrit parfaitement, dès 1685, les caractéristiques essentielles d\u2019une affection qui frappe la seconde enfance et qui a une tendance à récidiver.Syden- ham n\u2019a pas mentionné d\u2019autre pathogénie que l\u2019action irritative d\u2019une humeur qui s\u2019est engagée dans les nerfs et les agite de mouvements convulsifs, mais en revanche, il a décrit une entité qui correspond parfaitement à la chorée rhumatismale.Sa description vaut infiniment mieux que son explication pathogénique qui nous reporte aux comédies de Molière.Aujourd\u2019hui l\u2019étiologie rhumatismale de la chorée est universellement admise et quelles que soient les autres théories offertes, il est indiscutable que rhumatisme et chorée affectent les relations les plus étroites.Il faut admettre, avec Babonneix, que le plus souvent le rhumatisme commence et que la chorée suit, et que ce sont les rhumatismes légers ou subaigus qui se compliquent le plus souvent de chorée.Les autres hypothèses patho- géniques qui mettent à la base de la chorée, soit l\u2019hérédo-syphilis, soit l\u2019encéphalite épidémique ne répondent qu\u2019à une infime minorité de faits.Les examens histologiques des chorées mortelles ont révélé une prédominance de lésions au corps strié, notamment au putamen \u2014 c\u2019est ainsi que l\u2019on a pu parler de chorées striées \u2014 ; mais dans d\u2019autres cas des lésions très nettes existaient aussi ailleurs, parfois exclusivement en ces autres endroits: à l\u2019écorce cérébrale et au cervelet \u2014 ce furent les chorées corticales et cérébelleuses.A vrai dire il n\u2019existe pas encore d\u2019unité anatomique indiscutable de la chorée, et les cas nettement rattachables à la maladie de von Economo ou à la syphilis sont trop rares pour que nous accordions à ces étiologies l\u2019importance du facteur rhumatismal. SAUCIER: ÉLECTROPYREXIE ET TRAITEMENT DE LA CHORÉE 1275 Les choréiques que nous avons soumis à l\u2019électropyrexie n\u2019ont présenté aucun signe de la série encéphalitique et rien ne laisse soup- conner chez eux l\u2019hérédo-syphilis.Le Wassermann de tous était négatif.Nous n\u2019avons dans notre série aucun cas de chorée chronique de Huntington.Tous ressortissent à la maladie de Sydenham, affection & allure sub- aiguë, très vraisemblablement rhumatismale, et nous ajouterons, rhumatismale jusqu\u2019à preuve du contraire.On a voulu codifier le triage des choréiques qui doivent être soumis à l\u2019électropyrexie et l\u2019on a opposé les chorées légères aux chorées graves, les chorées récentes aux chorées anciennes, les premiers accès aux récidives, les cas simples à ceux qui sont compliqués de manifestations rhumatismales.En vérité, ce souci un peu scrupuleux dans le choix des choréiques ne nous semble pas entièrement justifié.Nous croyons que les cas légers et récents bénéficient du traitement au même titre que les cas anciens, récidivants et compliqués.L'expérience de l\u2019électropyrexie chez les rhumatisants aigus, avec ou sans cardiopathie est assez encourageante pour que nous négligions cette complication.Loin de contre-indiquer le traitement, elle en renforce l\u2019indication.Chez de tels malades il s\u2019agit simplement d\u2019être plus prudent et de doser plus graduellement l\u2019hyperthermie.Les choréiques rebelles sont de toute évidence les sujets que l\u2019on dirigera presque d'emblée vers l\u2019électropyrexie, mais il doit en être ainsi pour les malades atteints de formes légères.On objectera que les anciens traitements ont fait leurs preuves et que les choréiques guérissaient et guérissent encore par le repos, l'isolement, les sédatifs bénins, l\u2019arsenic, l\u2019an- tipyrine, le salicylate de soude et la balnéation tiède.Nous ne nions pas l\u2019action bienfaisante de cette thérapeutique.Nous portons seulement à la connaissance du grand public médical un procédé qui permet de raccourcir considérablement la durée de la maladie tout en offrant au malade la marge de sécurité à laquelle il a droit.Nous ne sommes pas sans savoir que l\u2019on a publié récemment deux cas mortels, consé- eutifs à l\u2019électropyrexie.On en publiera certainement d\u2019autres et il n\u2019y a pas lieu d\u2019être surpris, car il s\u2019agit d\u2019une procédure assez délicate et qui nécessite un personnel attentif et bien entraîné, mais dans de bonnes conditions, ces éventualités ne doivent pas être redoutées, du moins, pour la chorée.Incidemment, les deux décès mentionnés plus haut sont survenus chez des malades traités pour gonococcie: un nourrisson atteint de vulvite neissérienne et un adulte de la cinquantaine.On peut difficilement rapprocher ces malades de nos choréiques: d\u2019abord ils n\u2019ont pas le même âge, et puis, on ignore l'importance du facteur gonococcique dans le déclenchement des perturbations qui ont entraîné la mort de ces sujets.Voici maintenant, en résumé, la procédure que nous avons mise en œuvre chez nos 17 malades.Pour les 3 ou 4 séances d\u2019électropyrexie \u2014 habituellement 3 \u2014 le malade est préparé comme suit: la veille, au coucher, et le matin du traitement, lavement évacuant; déjeuner à 6.30 hrs a.m.; Nembutal 15 gr.au coucher et le matin du traitement; une injection intraveineuse de salicylate de soude en solution glu- cosée à 10%, soit un gramme de salicylate vers 7 hrs a.m.; coramine, une ampoule en injection sous-cutanée avant le début du traitement.Début de l\u2019électropyrexie & 8 hrs a.m.Celle-ci atteint 105 degrés F.en une heure et cette température est maintenue 4 ou 5 hures.Le retour a la température normale est obtenu en environ 45 minutes.Au cours du traitement, le malade absorbe du NaCl à raison de 3 grammes toutes les heures et environ 3 litres d\u2019eau.Des injections de Coramine sont données au besoin.La température est prise toutes les 10 minutes.Pour la plupart de nos malades, nous avons laissé entre les séances d\u2019électropyrexie des intervalles allant de 4 à 7 jours.Certains auteurs rapprochent encore davantage les séances.Ceux que la question intéresse pourront consulter avec profit le rapport du congrès de 1276 New-York; ils y trouveront toutes les modalités d\u2019application du traitement.La méthode que nous avons adoptée correspond dans l\u2019ensemble à celles que l\u2019on utilise ailleurs.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 puis le dernier traitement et les résultats obtenus chez nos 17 malades.Les âges de nos malades varient entre 6 et 21 ans.Le sexe masculin excède légèrement S JRS.NO.DE E PARTICU- AC- NO.DE SEM.DE- NOM AGE X JINTEN- LARITES CES DE TR.PUIS RESULTATS E SITE.CLIN.ANT.| TR.A DERNIER L\u2019H.TRAIT.| PS 10 M Mod.Clign.incess.0 3 22 7 Guéri | grimaces RM) 15 M Mod.Ch.ban.calmée 2 3 21 6 Guéri | a dès le 2e.tr.CC 12 F Mod.Ch.ban.1 3 24 15 Guérie FP 7 F Moi.Ch.ban.1 3 20 11 Guérie b JD 6 F Mod.Ch.ban.1 3 20 7 Guérie c (54) ED 12 M Marg.Mvts.incess.0 4 27 22 Guéri d Dystalie.PM) 12 M Mod.Grim.Tr.du 0 4 C1 17 Pas de mvts.invol.! carct.rares clignements e JV 10 M Mod.Hemich.droite 1 3 22 11 Guéri f (42) HL 12 M Lég.Rh.art.&endoc.; 0 3 19 13 Guéri au départ.ch.fruste.(42) Pas revu depuis.MA 13 F Marg.Grim.tenaces.6 4 C1.13 Guérie h Imp.de manger ext.FM 21 F Fruste Endoc.2 1 C1.8 Guérie i ext.JL 8 M Lég.Prédomcéphal.0 3 18 7 Guéri J (59) JP 12 M Mod.Clign.marqués 3 3 15 35 Guéri k & tr.LT 10 F Marg.Dysph.& dys- 1 3 16 7 Guérie 1 lalie.(52) RL 9 M Mod.Endoc.1 3 22 15 Guéri GM 8 M Mod.Ch.ban.0 3 17 8 Guéri m (59) HL 11 F Marq.Ch.de 15 mois.0 3 CI.7 Très améliorée.n Ext.Le tableau ci-dessus est une vue d\u2019ensemble comportant le nom, l\u2019âge, le sexe, l\u2019intensité de la maladie, les particularités cliniques, le nombre d\u2019accès antérieurs, le nombre de traitements, le nombre de jours de traitement à l\u2019hôpital, le nombre de semaines écoulées de- le sexe féminin.Nous avons eu 3 chorées légères, 10 modérées et 4 assez sérieuses.Nous en avons eu de récentes et d\u2019anciennes, de banales et de compliquées d\u2019endocardite, de nouvelles et de récidivantes.Plus de la moitié de nos cas avaient subi un ou plusieurs accès an- SAUCIER: ÉLECTROPYREXIE ET TRAITEMENT DE LA CHORÉE térieurs.La plupart reçurent 3 séances alors que chez 3 malades nous dûmes avoir recours à 4 séances.| Les jours d\u2019hospitalisation sont difficilement appréciables attendu que quelques malades ne venaient à l\u2019hôpital que les jours de séance; dans l\u2019ensemble toutefois, nous n\u2019avons pas dé- sé 27 jours et deux de nos malades sont sortis après 15 et 16 jours.Les chiffres mis entre parenthèses vis-à-vis les lettres b, c, f, g, j, | et m n\u2019indiquent pas véritablement le temps d\u2019hospitalisation; il s\u2019agit d\u2019enfants que nous avons gardés à l\u2019hôpital un peu par complaisance, durant les mois d\u2019été, prétextant une convalescence pratiquement terminée.Chez ces malades, les chiffres qui ne sont pas mis entre parenthèses correspondent en réalité à la fin du traitement.Le recul qui nous permet de juger la constance de la guérison n\u2019est pas très imposant puisque nous avons dû l\u2019exprimer en semaines, mais par ailleurs, nous n'avons inscrit nos résultats qu\u2019après avoir revu tous nos malades, sauf un, durant la dernière semaine d\u2019août.Nous voulons, avant de terminer, souligner quelques particularités intéressantes au sujet des cas indiqués par les lettres a, d, e, h, i, k et n.Le malade a avait eu deux accès antérieurs traités par les procédés classiques et guéris chaque fois en 3 mois.L\u2019électropyrexie l\u2019a guéri en 3 semaines et la guérison se maintient après 6 semaines, sans adjonction de sédatifs.d avait une chorée très marquée, avec mouvements incessants et impossibilité de parler.Après 4 séances et 27 jours d\u2019hospitalisation, il est guéri et la guérison persiste après 22 semaines.L\u2019enfant e a été traité 2 mois par le repos, les bains tièdes, les sédatifs et la médication arsenicale.Loin de s\u2019améliorer, il était devenu à ce point irritable que son séjour à l\u2019hôpital était devenu très difficilement supportable.Après 4 séances d\u2019éleertopyrexie ses mouvements involontaires ont disparu et il ne persiste que quelques rares clignements.Son irritabilité a complètement disparu.1277 h est une fillette qui a eu 6 accès en 7 ans.Elle n\u2019a jamais parfaitement guéri entre ses accès.Celui-ci fut le plus sérieux puisque les mouvements involontaires étaient tels qu\u2019elle ne pouvait manger seule.Après 4 séances, elle pouvait quitter l\u2019hôpital.Après 2 mois de tranquillité pour compléter l\u2019action de l\u2019électropy- rexie, elle ne présente absolument aucun mouvement involontaire 13 semaines après la dernière séance.i est une choréique récidivante avec endocardite.Elle fut soumise à l\u2019électropyrexie autant pour son endocardite que pour un retour d\u2019accès choréique très fruste.Cette malade, âgée de 21 ans, très émotive, n\u2019a pas voulu subir plus d\u2019une séance, mais sa sœur nous a appris que l\u2019accès choréique avait avorté après quelques jours.Le malade k avait eu 3 accès avant d\u2019être soumis aux séances d\u2019électropyrexie.Ces trois accès avaient guéri péniblement en 3 ou 4 mois.Après 3 séances il quittait l\u2019hôpital guéri et la guérison persiste après 35 semaines.La malade n enfin, est atteinte d\u2019une chorée intense qui dure depuis 15 mois.Les traitements habituels ont eu très peu d\u2019effet.Après 3 séances d\u2019électropyrexie elle est améliorée dans une proportion de 50% et le progrès continue.En somme, notre pourcentage de guérisons: 82.3%, correspond à celui des travaux américains.Nous retrouvons le même parallélisme au sujet de la durée de la maladie et du nombre de séances.Par le traitement classique, la chorée guérit en 2 ou 3 mois, parfois davantage tandis que la fièvre artificielle provoquée par les ondes courtes nous a donné une moyenne approximative de 20 jours de traitement à l'hôpital.Nous croyons pouvoir affirmer l\u2019innocuité de la méthode lorsque la technique est bien observée.Nous admettons volontiers qu\u2019actuellement l\u2019électropyrexie est le traitement de choix de la chorée de Sydenham. MALADIES CONTAGIEUSES ! Conception moderne Par J.-H.CHARBONNEAU, Directeur médical de l\u2019hôpital Pasteur.Lorsqu\u2019on m\u2019a proposé le titre de cette communication je suis resté passablement perplexe comme bien d\u2019autres peut-être en le voyant, et je me suis demandé s\u2019il fallait faire le résumé de la manière dont nous concevons aujourd'hui les maladies contagieuses ou plutôt rapporter les plus récents progrès de la pathogénie, de la prophylaxie et de la thérapeutique de ces mêmes maladies.Il faudrait presqu\u2019un traité pour y arriver et il est impossible dans une aussi courte communication de faire plus qu\u2019effleurer à peine toutes les questions.Nous essalerons cependant dans un résumé aussi court que possible, de toucher légèrement ici et là dans le domaine de la contagion.Heureusement pour nous, nous habitons au Nord de l\u2019Amérique septentrionale ce qui nous enlève déjà un volumineux chapitre.Regardons d\u2019abord dans l\u2019histoire pour voir quelles étaient les idées des anciens vis-à-vis des maladies contagieuses et quels étaient leurs moyens de les combattre.La notion de contagion est très vieille et cela s\u2019explique puisque les maladies conta- gleuses ont toujours existé, méme plus fréquentes autrefois qu\u2019aujourd\u2019hui.Nous en retrouvons la notion très loin dans l\u2019antiquité, notamment en Egypte où l\u2019on observait déjà une angine couenncuse (la diphtérie) a- vee la description de sa contagiosité.Plus tard de multiples épidémies ont ravagé les peuples, surtout à la suite des guerres, et ont fait la terreur des chefs qui avaient entraîné leurs sujets dans ces engagements.La notion des miasmes infectants évoquait alors une pathogénie assez plausible en somme, si l\u2019on considère les moyens dont on disposait.1.Communication faite au XVe Congrès de l\u2019Asso- cintion des Médecins de Langue française de l\u2019Amérique du Nord, Ottawa-Hull, septembre 1938.Il faut arriver à Trousseau pour trouver un réel progrès dans l\u2019étude des maladies conta- gleuses.N\u2019a-t-il pas montré en cffet, qu\u2019à part la contagion, il existe ce que l\u2019on appelle aujourd\u2019hui l\u2019immunité naturelle en se faisant lui-même un badigeonnage de la gorge avec une fausse membrane diphtérique.Mais c'est au grand Pasteur, à l\u2019ère pasteurienne et à celle de Lister que l\u2019on doit vraiment tout ce que nous savons aujourd\u2019hui des maladies contagieuses de même que de la majeure partie de leur thérapeutique et de la prophylaxie.C\u2019est lui qui a posé les jalons qui ont permis à ses successeurs les grandes découvertes qui nous permettent de traiter un grand nombre d\u2019infections et de les prévenir.Encore la liste n\u2019est-elle pas terminée de toutes les maladies que l\u2019on pourra prévenir dans un avenir rapproché.Des noms illustres se sont ajoutés au sien: mentionnons surtout les Lister, les Roux, Yersin, Besredka, Bordet, les Dick, les Loef- fler, Netter, Koch, Behring et Kitasato, les Martin et combien d\u2019autres qui ont tant contribué à l\u2019avancement de la science médicale et de la science bactériologique dans leur sphère respective.Il ne faut pas oublier ici le nom de Jenner, le père de la vaccination, qui, à une époque où l\u2019on ne connaissait ni les micro-organismes infectants ni l\u2019immunité, a su réaliser le nremier vaccin préventif et qui reste encore le prototype de cette méthode.La découverte des entités microbiennes, l\u2019identification des virus, les notions merveilleuses de l\u2019immunité tant naturelle qu\u2019acquise passive ou active, immunité sanguine, immunité locale et tissulaire, toutes ces connaissances nouvelles sont venues révolutionner les notions d\u2019autrefois sur les maladies contagieuses.On a pu dès lors savoir au moins pour la plu- CHARBONNEAU: MALADIES CONTAGIEUSES part comment elles se propagent, et pour un grand nombre comment les prévenir.C\u2019est sur ces découvertes qu\u2019est basé l\u2019isolement d\u2019aujourd\u2019hui complètement différent de celui d\u2019autrefois; c\u2019est sur ces mêmes données qu\u2019est basé l'installation moderne des hopi- taux de contagion complètement différente encore de l\u2019ancienne.Si l\u2019on jette en effet un coup d\u2019œil sur l\u2019hôpital moderne de contagion, on est peut-être surpris de voir au lieu des anciens pavillons, une construction unique disposée à recevoir en apparence, pêle-mêle, toute sorte de contagion.Quelle en est la raison, sinon que le contagieux moderne grâce à l\u2019isolement bien compris, est infiniment mieux isolé dans sa chambre, ou même dans son box, que ne l\u2019étaient autrefois les quelque 40 à 60 malades de la prétendue même maladie dans leur pavillon.L\u2019isolement peut se réaliser de telle sorte que maintenant l\u2019hôpital de conta- gleux est bien souvent, parmi tous les hôpitaux d\u2019enfants, celui où il se contracte le moins de maladies contagieuses tant parmi les malades que parmi le personnel.Ainsi depuis bientôt cinq ans l'hôpital Pasteur à Montréal est ouvert et 3 enfants seulement sur 11,000 qui sont passés par \u2019hOpital, ont contracté la scarlatine, et aucun cas de diphtérie ne s\u2019est déclaré parmi les malades.Je ne crois pas qu\u2019en cinq ans beaucoup d\u2019institutions de non-contagieux puissent se réclamer d\u2019un semblable record.Les infirmières bien entendu sont plus exposées surtout vis-à-vis de la scarlatine puis- qu\u2019elles peuvent se faire cracher à la figure par les malades.Malgré cela depuis plus de 2 ans, aucune infirmière n\u2019a contracté cette maladie à l\u2019hôpital malgré l\u2019absence de toute immunisation.Je me souviens malheureusement d\u2019un temps pas si lointain où nous avions presque continuellement à l\u2019année longue entre une et 4 infirmières hospitalisées pour cette même maladie dans les navillons d\u2019autrefois.À quoi attribuer un changement si radical?A deux facteurs; d\u2019abord l\u2019installation moderne qui est telle qu\u2019elle fournit la disposition et l\u2019instrumentation nécessaire à un isolement aussi parfait que possible; les stérilisateurs 1279 placés partout où le besoin peut s\u2019en faire sentir, des éviers, des sabliers, des blouses partout, et ensuite un personnel entraîné permanent et un personnel temporaire que l\u2019on entraîne adéquatement à suivre une technique des plus minutieuses.Cette technique, enfant dernier-né en somme de la technique de la salle d\u2019opération, est done dans l'hôpital de contagion moderne l\u2019âÂme qui doit flotter partout et toujours pour transformer l\u2019hôpital entier en une vaste salle d\u2019opération.Elle doit suivre tous les points possibles de contamination à partir du malade lui-même, de sa vaisselle, de la lingerie aux poussières de l\u2019aspirateur jusqu\u2019à la chaufferie centrale.Tous les détails doivent en être observés jusqu\u2019à la minutie, car si un chaînon manque à la chaîne l\u2019édifice s\u2019écroule.C\u2019est dire comme la surveillance doit être active à toute heure du jour et de la nuit.Les résultats cependant viennent amplement récompenser les efforts.C\u2019est aussi grâce au système d\u2019isolement qu\u2019est dû le renversement de l\u2019ancienne théorie qu\u2019il ne fallait pas hospitaliser les jeunes rougeoleux ou les jeunes coquelucheux, puisque le pronostic était plus grave à l\u2019hôpital qu'à la ville, à cause des complications pulmonaires plus fréquentes en milieu hospitalier.Nous avons eu l\u2019occasion de publier l\u2019an dernier dans la revue « L\u2019Hôpial » une statistique de 2 ans portant sur 700 cas de rougeole et nous avons démontré qu\u2019il n\u2019était survenu aucune complication pulmonaire grave à l\u2019hôpital, alors que nous en avions hospitalisé un grand nombre avec les mêmes complications survenues à domicile, et cela sans infecter en rien nos malades.La théorie de l\u2019isolement est donc confirmée par les résultats, au prix cependant de bien des troubles, et souvent même dans certains cas, de dermatoses pour les mains et les bras des infirmières.La théorie de l\u2019absence de contagion par l\u2019air et de la transmissibilité par contact direct ou indirect seulement s\u2019en est trouvée de ce fait bien prouvée.Ce ne sont pas là les seuls progrès réalisés.Dans le domaine de la thérapeutique et de la 1280 prophylaxie, que de chemin parcouru! Revi- sons très rapidement ces acquisitions de la science, qui pour plusieurs d\u2019entre elles sont déjà presque de l\u2019histoire ancienne.LA DIPHTÉRIE pour sa part a fait l\u2019objet de très nombreux travaux, depuis l\u2019apparition du sérum de Roux qui en révolutionnait le traitement.En 1924 apparut l\u2019anatoxine de Ramon qui laissait entrevoir un avenir très sombre pour la maladie, mais très heureux pour les enfants.Les espérances qu\u2019on avait fondées sur cette immunisation n\u2019ont pas été déçues.Les statistiques de tous les pays, de toutes les villes, sont unanimes à en proclamer les bienheureux effets.Là où l\u2019immunisation a été pratiquée sur une haute échelle, comme à Montréal par exemple, où elle n\u2019est pas obligatoire, mais où une campagne de vulgarisation excellemment organisée a ouvert les yeux du public, cette maladie, si elle n\u2019est pas encore tout à fait disparue, est en merveilleuse régression.Nous nous rappelons encore les années de 1926 à 1931 où la grosse majorité de nos malades dans l\u2019ancien hôpital St-Paul étaient des diphtériques et où nous avons déjà eu en même temps jusqu\u2019à 17 malades intubés, alors qu\u2019aujourd\u2019hui la diphtérie est la moins en vogue de toutes les maladies que nous soignons à l'hôpital Pasteur.La maladie elle- même cependant a parue s\u2019aggraver et de nombreuses associations microbiennes en font parfois de la diphtérie maligne et assombrissent le pronostic.L'association du streptocoque et du pneumo, de même que la forme né- crotique (véritable angine de Hénoch) sont les plus fréquentes.Le dosage de la sérothérapie a également fait l\u2019objet de nombreuses controverses, les uns étant partisans d\u2019une dose massive unique, d\u2019autres de doses moyennes répétées et d\u2019autres enfin de doses massives et répétées.Nous sommes personnellement restés en faveur des doses massives jusqu\u2019à la disparition des membranes et des principaux symptômes d\u2019imprégnation toxique.Contre les associations à strepto, les vaccins et les sérums ont été utilisés avec d\u2019assez bons résultats, et depuis peu les sulfamidés.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 Dans la forme nécrotique les auteurs français utilisent le sérum anti-gangreneux.Cette méthode cependant, ne nous a personnellement pas donné satisfaction et nous préférons employer les arseno-benzènes qui nous paraissent plus actifs.La vitamine C a aussi été employée comme moyen anti-infectieux avec avantage.La toxémie diphtérique, la myocardite aiguë ont fait l\u2019objet de nombreux essais thérapeutique.Les meilleurs succès à date paraissent être obtenus par la strychnine à haute dose et par l\u2019emploi répété de sérum glucosé LV.ou S.C.Nous utilisons personnellement la vitamine B, dont on connaît les propriétés stimulentes de la circulation, en injection S.C.a la dose de 6 milligr.matin et soir conjointement avec le sérum glucosé et la strychine.Le nombre de malades traités par cette méthode à date n\u2019est pas assez considérable pour que nous puissions tirer une conclusion nette, mais nous avons l'impression que les résultats couronneront nos espérances.Au point de vue biologique, nous ne ferons que mentionner la cuti-réaction de Reh qui vient au secours de la réaction de Schick pour mesurer la réceptivité d\u2019un sujet à la diphtérie.Enfin le milieu de culture innové par Brah- dy (milieu au sérum de cheval) pour lequel le bacille de K.L.pousse dans un laps de temps de 4 à 6 heures ce qui représente dans certains cas un gros avantage sur le milieu de Loeffler.Dans la diphtérie laryngée et surtout trachéale ou bronchique, le pronostic a été considérablement amélioré par l\u2019application de la laryngoscopie directe, de la trachéoscopie et de la bronchoscopie.Il n\u2019était pas rare autrefois que, par un tubage rendu absolument nécessaire, on bloquait la trachée par un bouchon de fausses membranes sous la pression du tube.Nous n\u2019avions alors d\u2019autre alternative que d'espérer que le malade puisse dégager sa trachée en toussant ou de faire sur le champ une trachéotomie en un seul temps, et être assez heureux pour extraire à la pince la membrane par l'ouverture trachéale.On pouvait CHARBONNEAU: MALADIES CONTAGIEUSES espérer aussi parfois qu\u2019une poussée thoracique violente puisse décrocher le bouchon par compression de l'air Malheureusement les succès étalent alors très rares.Aujourd'hui du moment que l\u2019on craint une obstruction même trachéale on utilise d\u2019emblée la laryngoscopie puis la succion ou la traction à la pince.On a la surprise intense parfois de sortir de véritables moules du larynx, de la trachée et même de plusieurs ramifications bronchiques.Après la succion, la bronchoscopie nous aide à vérifier l\u2019état de la trachée et des bronches et nous permet de compléter l\u2019extraction des membranes.Cette nouvelle méthode thérapeutique a permis d\u2019améliorer considérablement le pronostic de ces malades, pronostic que Marfan considérait comme fatal dans tous les cas.Elle est également beaucoup plus scientifique que le tubage aveugle.Cependant à cause de la formation ultra-rapide des membranes, il faut parfois répéter l\u2019opération au bout de 12 heures.Chez l\u2019adulte également où le tubage est impraticable, l\u2019extraction des membranes sous laryngoscopie directe est une méthode de choix.Dans la SCARLATINE les progrès ont peut- être été plus lents depuis l\u2019apparition du sérum anti-scarlatineux de Dick.L'efficacité de ce dernier cependant est maintenant bien reconnue, même en Europe où son introduction a été plus lente à cause de l\u2019utilisation plus fréquente du sérum de convalescent.La prévention par de petites doses de toxine de Dick a fait l\u2019objet de nombreuses publications et statistiques aux Etats-Unis et l\u2019efficacité paraît en être définitivement démon- rée.Cependant le nombre d\u2019injections et les réactions encourues empêchent encore la méthode de se généraliser.On entrevoit enfin l'apparition d\u2019une anatoxine qui sera peut-être le point final de la question.Au chapitre du traitement, les sulfamidés sont venus s'ajouter aux armes que nous avions et paraissent donner certains résultats dans bon nombre de complications.En effet nous avons pu voir régresser avec le sufami- 1281 de nombre de bubons que nous étions obligés d'ouvrir autrefois.Nous ajouterons même que nous avons cru guérir plusieurs cas de mastoïdites sans opération.Ils ne remplacent certes pas la sérothérapie, car, même donnés à haute dose dès le début de la maladie, ils n\u2019en ont jamais modifié le cours au point par exemple d\u2019empêcher la desquammation comme le fait le sérum dans un grand nombre de cas lorsqu\u2019il est injecté dès le début.Le grand succès des sulfamidés est l\u2019Érrs1I- PÈLE dont il a complètement révolutionné la thérapeutique.Au point que cette maladie est devenue tout à fait bénigne.Nous n\u2019employons plus du tout le sérum anti-érysipéla- teux ni vaccin d\u2019aucune sorte et la régression des lésions de même que la chute de la température sont toujours beaucoup plus précoces (cette dernière tombe à la normale en 48 heures dans 80% des cas).Dans l\u2019érysipèle grave, erratique, serpigineux avec phlegmons superficiels ou profonds, dans l\u2019érysipèle chirurgical les sulfamidés font figure d\u2019un véritable traitement spécifique.De même dans l\u2019érysipèle du nourrisson, où le pronostic autrefois était si grave, il s\u2019est montré d\u2019une efficacité constante et d\u2019une parfaite innocuité (nous voulons parler ici des dérivés non azoïques bien entendu).Pour ce qui est de leur toxicité, les doses moins élevées que nous donnons aujourd\u2019hui ne sont guère à craindre, et quant à la possibilité de l\u2019agranulocytose par intolérance toute particulière, son éclosion paraît extrêmement rare.Nous avons done là une addition à la thérapeutique d\u2019une grande valeur qui a fait même dire à Levaditi: « Reconnaissons que la découverte de cette nouvelle chimiothérapie anti-endotoxique nous ouvre ses horizons nouveaux et que tôt ou tard, à côté d\u2019une sérothérapie antitoxique il faudra compter avec une chimiothérapie également antitoxique.» Dans le domaine de la RouGEOLE des progrès également ont été réalisés, grâce à la découverte des extraits placentaires, de la séro- prévention et de la séro-atténuation, sans cependant apporter une méthode absolument sûre de prophylaxie sauf peut-être avec 1282 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 le sang total de convalescents.Au point de vue thérapeutique le sérum de convalescents, comme l\u2019immuno-transfusion se montrent efficace dans un grand nombre de cas.La COQUELUCHE a aussi fait l\u2019objet de publications de toute sorte et de nombreuses recherches.Dans le domaine de la thérapeutique retenons l\u2019éther, en lavement mais surtout en injection I.M., les rayons ultra-violets, les Rayon X, toute la gamme des opiacés, des antispasmodiques, des somnifères et puis la vaccinothérapie par voie orale ou parentérale.Cette dernière a soulevé et soulèvera encore bien des controverses, mais nous devons tout de même admettre que donnés au début les vaccins ont une action incontestable à condition d\u2019être administrés à de fortes doses.Enfin une thérapeutique par des anti-virus qui, espérons-le, deviendra une arme puissante.Le dernier de tous les traitements de la coqueluche consiste dans l\u2019administration répété de fortes doses d\u2019acide ascorbique.Cette thérapeutique, basée sur la diminution de l\u2019acide cévitamique dans l\u2019organisme au cours de la coqueluche (comme au cours d\u2019ailleurs de toutes les maladies infectieuses), a donné d\u2019heureux résultats entre les mains de nombreux observateurs.Nous devons avouer pour notre part que nous n\u2019avons jamais constaté les miracles que la réclame nous faisait espérer.Cependant avec un dosage assez précis on arrive parfois à des résultats surprenants.Le dosage recommandé est le suivant: 300 milligrammes par 24 heures, les 2 premiers jours; 250 milligrammes le 3ième et 4ième jour; 200 le 5ième et 6ième; 150 le 7ième et Sième; 125 le 9ième et 10ième, et 100 milligrammes les jours suivants.Au point de vue prophylactique le vaccin de Sauer s\u2019est révélé une arme de premier ordre, d\u2019après toutes les statistiques, mais il soulève l\u2019ennui d\u2019un grand nombre d\u2019injections difficiles à faire accepter à l\u2019enfant sauf dans le premier âge.La POLIOMYÉLITE bien qu\u2019elle ait fait l\u2019objet d\u2019innombrables travaux dans tous les pays n\u2019a pas malheureusement rapporté les mêmes progrès que les autres et, tant au point de vue curatif qu\u2019au point de vue préventif, il n\u2019y a pas encore de spécifique capable d\u2019en enrayer les effets.Kolmer et ensuite Brodie nous ont fait entrevoir un moment donné l\u2019espoir d\u2019un vaccin préventif efficace, mais malheureu- ment ils ont dû remettre leurs travaux sur le métier avant de croire à la victoire.Le sulfate de zine employé d\u2019abord en pulvérisation puis en instillation n\u2019a pas encore fait ses preuves.En thérapeutique, le sérum de convalescents & ses détracteurs et ses partisans, de même que le traitement de Bordier, par la radiothérapie profonde et la diathermie.Il n\u2019y a guère que sur un point où tout le monde est d\u2019accord, c\u2019est sur l\u2019immobilisation complète et aussi précoce que possible des membres malades en bonne position.C\u2019est l\u2019orthopédie préventive, point de vue essentiel dans le traitement de cette terrible maladie.Le respirateur est devenu une arme très utile dans la paralysie des muscles respiratoires, mais absolument inefficace dans la paralysie des centres.Enfin dans le traitement général de toutes les maladies infectieuses de grands progrès ont été réalisés grâce aux vitamines, aux extraits hépatiques, aux réminéralisants, et la convalescence de ces maladies est beaucoup moins longue aujourd\u2019hui qu\u2019autrefois.Les vitamines principalement se sont révélées un adjuvant très précieux dans le traitement et dans la convalescence.C\u2019est ainsi que grâce aux progrès réalisés d\u2019une part par les chercheurs dans le domaine de la biologie, les sérums, les techniques de transfusions, et d\u2019autre part par les progrès réalisés par la médecine en général, les maladies contagieuses ont fait un grand pas pour le bien-être de l\u2019humanité et que, nous en sommes convaincus, dans un avenir rapproché on enrégistrera encore de nouvelles avances scientifiques.si RECUEIL DE FAITS ee ++ AMÉLIORATION ULTRA-RAPIDE D'UN CAS DE SYPHILIS NERVEUSE PAR LA VACCINO-CHIMIO-PYRÉTOTHÉRAPIE Par Aibéric MARIN, Afin de mieux traiter les faits, disont tout de suite qu\u2019un malade doit être considéré comme souffrant de syphilis nerveuse dès que sa ponction lombaire relève des anomalies liquidiennes.Celles-ci s\u2019installent bien avant les signes cliniques nerveux mais sont un indice certain que ce malade tôt ou tard en présentera.(D'où l\u2019impérieuse nécessité de pratiquer systématiquement une ponction lombaire chez tout syphilitique ancien.) La syphilis nerveuse, il semble oiseux de le redire, ne répond pas au traitement ordinaire anti-luétique.Le novarseno-benzol, le bismuth, le mercure seuls ne peuvent que rarement enrayer la marche fatale de la trépo- némie, lorsqu\u2019elle envahit les centres nerveux.Ces médicaments, même donnés à haute dose, n\u2019empêcheront pas l\u2019évolution de la maladie.Avec plusieurs, nous croyons que la pyréto- thérapie physique en constitue aujourd\u2019hui le traitement de choix, lorsqu'elle est simultanément associée à la chimiothérapie.* * * Mais si la supériorité de la chimio-pyré- tothérapie est désormais bien établie, puis- qu\u2019elle donne un rendement supérieur à la malaria ou aux corps chimiques ou aux substances protéiniques utilisées isolément, il y manque le choc protéinique et il est certain que celui-ci, par un mécanisme encore mystérieux, libère un principe curatif.Nous avons pensé que la combinaison vac- cins-médicaments-chaleur, conjuguant différents efforts thérapeutiques, en exalterait le rendement: le vaccin produit un choc humoral, la haute température fragilise le tréponème, rend plus perméables les méninges, sensibilise les centres nerveux, le médicament apporte son action spécifique.Ceci nous a amené à traiter des cas de syphilis nerveuse par la vaccino-chimio-pyré- tothérapie.* * % Voici l\u2019observation d\u2019un malade qui a subi cette cure il y a 10 mois.Arthur PI, âgé de 43 ans, (Dossier 84,976 du Service de Dermato-Syphiligraphie de l\u2019hôpital Notre-Dame), est admis d\u2019urgence dans un Service de Médecine, le 14 septembre 1937, pour hémiplégie du côté droit, survenue brusquement la veille.Pression artérielle: 140/80.Urée: 0.50.Glycémie: 1.20.Wasserman du Sang: (444-4) (+-+-F-+).Etat mental normal.Le malade reçoit 15 injections de Mutha- nol (Bismuth).Son hémiplégie s\u2019améliorant, il recoit son congé le 14 octobre, avec recommandation de venir se faire traiter au Service de Syphiligraphie où une ponction lombaire lui est faite et qui donne: Wasserman: Ant.cholestérine .Ant.a extrait : +++ (1.5cc.) alcoolique .: +++ (08cc.) Globuline .: Positive.Or colloidal .: 3334431000.Benjoin colloidal .: 1210022000.Albumine .: 0.50.Lymphocytose .: 12.Gomme Bertrand .2.: +++ 1284 L\u2019examen clinique ne montre rien d\u2019autre qu\u2019une hémiparésie résiduelle du côté droit.Le malade traîne la jambe, il ne peut se raser de la main droite.Du 3 novembre 1937 au 16 janvier 1938, il est soumis à la vaccino-chimio-pyrétothéra- pie.Il reçoit durant ces deux mois et demi, 24 grammes de Stovarsol, 15 injections de Dmelcos et 50 heures de pyrétothérapie (en 9 séances).Dès la 4e séance, l\u2019impotence fonctionnelle disparaît totalement.Une nouvelle ponction lombaire, faite immédiatement après cette cure, nous révèle une amélioration fort nette: Wasserman: Ant.cholestérine .: \u2014\u2014\u2014+\u2014 (2 ce.) Ant.& extrait alcoolique .: +++ (1.5cc.) Globuline .: Négative.Or colloïdal .: 1112221000.Benjoin colloidal .: 1100000000.Albumine .: 0.30.Lymphocytose .: 7.Gomme Bertrand .: ++++ Il revient alors au Dispensaire de Syphiligraphie, où il lui est donné jusqu\u2019à septembre 1938, trois séries de Stovarsol de 25 grammes chacune.En octobre, une troisième ponction lombaire donne le résultat: L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.décembre 1938 Wasserman: Ant.cholestérine .| \u2014\u2014\u2014\u2014 (2cc.) Ant.à extrait alcoolique .: \u2014\u2014\u2014\u2014+ (15ce.) douteux.Globuline .: Négative.Or colloïdal .: Négatif.Benjoin colloidal .: Négatif.Albumine .: 0.15.Lymphocytose .: 1.Gomme Bertrand .: Négative.Wasserman dusang : (\u2014\u2014\u2014\u2014) (+++) Kahn .: (+\u2014++) * * +* Ainsi donc voici un malade présentant des signes d\u2019impotence fonctionnelle du côté droit, (séquelle d\u2019une hémiplégie) avec une sérologie positive dans le sang et dans le liquide céphalo-rachidien, qui subit une cure de vac- cino-chimio-pyrétothérapie plus 7 mois de traitement par pentavalents et qui voit les signes liquidiens devenir négatifs et ses réactions sanguines faiblement positives, avec récupération fonctionnelle du côté droit.SI nous comparons ces résultats avec ceux obtenus par d\u2019autres méthodes nous n\u2019hésitons pas à les qualifier d\u2019ultra-rapides.Ce malade n\u2019est pas encore guéri mais nous pouvons espérer qu\u2019il le sera à brève échéance.Les auteurs qui désirent des extraits de leurs travaux sont priés d'en faire la demande à l'éditeur, dès la parution du numéro qui contient ces travaux. L\u2019ARTHRITE GONOCOCCIQUE ! Son traitement par la pyrétothérapie physique Par Lucien SYLVESTRE, Médecin de l\u2019hôpital Notre-Dame.Depuis quelques années, ia pyrétothérapie est employée avec succès dans le traitement des complications articulaires qui surviennent au cours des infections gonococciques.Nous avons eu en ces derniers temps, l\u2019avantage de soumettre à la pyrétothérapie physique des patients atteints d\u2019arthrites gonococ- ciques.Nous devons à l\u2019initiative du Doctour Abé- ric Marin l\u2019établissement à l\u2019Hôpital Notre- Dame de ce centre de pyrétothérapie, un des premiers du genre à fonctionner au Canada.Je suis également heureux de dire que c\u2019est grâce à son concours si nous avons pu utiliser ce moyen thérapeutique pour le traitement de nos patients atteints de complications articulaires.Nous désirons démontrer par ces quelques observations que les résultats obtenus semblent se comparer avantageusement aux sue- cès de nos voisins, les Américains.Ceux-ci considèrent en effet comme méthode de choix cette thérapeutique qui leur a donné 75% de guérisons dans le traitement de l\u2019arthrite.Si l\u2019on étudie les statistiques publiées dans l\u2019ouvrage du professeur Henri Mondor sur: «Les Arthrites Gonococciques », lequel date d\u2019une dizaine d\u2019années, on se rendra bien vite compte que l\u2019arthrite gonococcique est une affection extrêmement grave.En effet Konig aurait obtenu, sur 31 arthrites du genou, 10 guérisons complètes, 1 mort et 10 ankyloses.Mackenzie Forbes indique, comme durée moyenne de la maladie, plus de dix mois.La plus importante comparaison de statistique a été faite par Chiari.Il en ressort que, dans 30% à 40% des observations, l\u2019impotence fonctionnelle restait importante.« .J.Communication présentée à l\u2019Assemblée scientifique du Bureau Médical de l\u2019hôpital Notre-Dame, séance du 20 octobre 1938.Il est évident, par la comparaison des résultats cités dans les auteurs américains, que ce nouveau mode de traitement (la pyréto- thérapie) marque un progrès important sur les anciennes thérapeutiques.Cette complication articulaire atteint généralement ceux qui contractent la blennorragie dans la proportion d\u2019un à deux pour cent.Elle survient parfois au déclin d\u2019une uréthrite gonococcique aiguë vers la 3e ou 4e semaine; elle peut également se produire à différents temps de la vie chez un sujet atteint de séminalo-vésiculite gonococcique chronique et le rendre impotent durant la plus grande partie de son existence.Le vénéréologue a peu d\u2019occasion de dépister ces cas d\u2019arthrites, parce que le patient atteint de cette complication, croyant souffrir de rhumatisme ordinaire, consulte le plus souvent son médecin de famille.Il est souvent tenu dans l'ignorance d\u2019une affection gonococcique passée, devenue chronique et à foyers latents.L\u2019arthrite s\u2019établit généralement de façon insidieuse et persiste quelques fois sous une forme plutôt légère, que l\u2019on désigne sous le terme d\u2019arthralgie ou arthrite fruste.Elle n\u2019en rend pas moins son sujet impotent durant des années, aussi longtemps que durera le foyer d'infection à caractères chroniques, localisé à la prostate ou aux vésicules séminales.D\u2019autres fois, elle débute d\u2019emblée sous une forme grave affectant une ou plusieurs articulations?Elle se caractérise par des douleurs intenses, de la tuméfaction et une impotence fonctionnelle plus ou moins complète.Ce sera tantôt une arthrite aiguë, sèche ou avec épanchement, tantôt une arthrite pseu- do-phlegmoneuse qui est certainement de tou- 1284 L\u2019examen clinique ne montre rien d\u2019autre qu\u2019une hémiparésie résiduelle du côté droit.Le malade traîne la jambe, il ne peut se raser de la main droite.Du 3 novembre 1937 au 16 janvier 1938, il est soumis à la vaccino-chimio-pyrétothéra- pie.Il reçoit durant ces deux mois et demi, 24 grammes de Stovarsol, 15 injections de Dmelcos et 50 heures de pyrétothérapie (en 9 séances).Dès la 4e séance, l\u2019impotence fonctionnelle disparaît totalement.Une nouvelle ponction lombaire, faite immédiatement après cette cure, nous révèle une amélioration fort nette: Wasserman: Ant.cholestérine .: \u2014+-+ (2 cc.) Ant.à l\u2019extrait alcoolique .: ++++ (15cc.) Globuline .: Négative.Or colloïdal .: 1112221000.Benjoin colloidal .: 1100000000.Albumine .: 0.30.Lymphocytose .: 7.Gomme Bertrand .2.: +++ Il revient alors au Dispensaire de Syphiligraphie, où il lui est donné jusqu\u2019à septembre 1938, trois séries de Stovarsol de 25 grammes chacune.En octobre, une troisième ponction lombaire donne le résultat: L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 Wasserman: Ant.cholestérine .: \u2014\u2014\u2014\u2014 (2cc.) Ant.à extrait alcoolique .1: \u2014\u2014\u2014\u2014+ (1.5cc.) douteux.Globuline .: Négative.Or colloïdal .: Négatif.Benjoin colloïdal .: Négatif.Albumine .: 0.15.Lymphocytose .: 1.Gomme Bertrand .: Négative.Wasserman dusang : (+\u2014\u2014\u2014\u2014) (++++) Kahn .: (\u2014\u2014++) * * # Ainsi donc voici un malade présentant des signes d\u2019impotence fonctionnelle du côté droit, (séquelle d\u2019une hémiplégie) avec une sérologie positive dans le sang et dans le liquide céphalo-rachidien, qui subit une cure de vac- cino-chimio-pyrétothérapie plus 7 mois de traitement par pentavalents et qui voit les signes liquidiens devenir négatifs et ses réactions sanguines faiblement positives, avec récupération fonctionnelle du côté droit.Si nous comparons ces résultats avec ceux obtenus par d\u2019autres méthodes nous n\u2019hésitons pas à les qualifier d\u2019ultra-rapides.Ce malade n\u2019est pas encore guéri mais nous pouvons espérer qu\u2019il le sera à brève échéance.Les auteurs qui désirent des extraits de leurs travaux sont priés d'en faire la demande à l'éditeur, dès la parution du numéro qui contient ces travaux. L\u2019ARTHRITE GONOCOCCIQUE ! Son traitement par la pyrétothérapie physique Par Lucien SYLVESTRE, Médecin de l\u2019hôpital Notre-Dame.Depuis quelques années, ia pyrétothérapie est employée avec succès dans le traitement des complications articulaires qui surviennent au cours des infections gonococciques.Nous avons eu en ces derniers temps, l\u2019avantage de soumettre à la pyrétothérapie physique des patients atteints d\u2019arthrites gonococ- ciques.Nous devons à l'initiative du Doctour Abé- ric Marin l\u2019établissement à l\u2019Hôpital Notre- Dame de ce centre de pyrétothérapie, un des premiers du genre à fonctionner au Canada.Je suis également heureux de dire que c\u2019est grâce à son concours si nous avons pu utiliser ce moyen thérapeutique pour le traitement de nos patients atteints de complications articulaires.Nous désirons démontrer par ces quelques observations que les résultats obtenus semblent se comparer avantageusement aux succès de nos voisins, les Américains.Ceux-ci considèrent en effet comme méthode de choix cette thérapeutique qui leur a donné 75% de guérisons dans le traitement de l\u2019arthrite.Si l\u2019on étudie les statistiques publiées dans l\u2019ouvrage du professeur Henri Mondor sur: «Les Arthrites Gonococciques », lequel date d\u2019une dizaine d\u2019années, on se rendra bien vite compte que l\u2019arthrite gonococcique est une affection extrêmement grave.En effet Konig aurait obtenu, sur 31 arthrites du genou, 10 guérisons complètes, 1 mort et 10 ankyloses.Mackenzie Forbes indique, comme durée moyenne de la maladie, plus de dix mois.La plus importante comparaison de statistique a été faite par Chiari.Il en ressort que, dans 30% à 40% des observations, l\u2019impotence fonctionnelle restait importante._ 1.Communication présentée à l\u2019Assemblée scientifique du Bureau Médical de l\u2019hôpital Notre-Dame, séance du 20 octobre 1938.Il est évident, par la comparaison des résultats cités dans les auteurs américains, que ce nouveau mode de traitement (la pyréto- thérapie) marque un progrès important sur les anciennes thérapeutiques.Cette complication articulaire atteint généralement ceux qui contractent la blennorragie dans la proportion d\u2019un à deux pour cent.Elle survient parfois au déclin d\u2019une uréthrite gonococcique aiguë vers la 3e ou 4e semaine; elle peut également se produire à différents temps de la vie chez un sujet atteint de séminalo-vésiculite gonococcique chronique et le rendre impotent durant la plus grande partie de son existence.Le vénéréologue a peu d\u2019occasion de dépister ces cas d\u2019arthrites, parce que le patient atteint de cette complication, croyant souffrir de rhumatisme ordinaire, consulte le plus souvent son médecin de famille.Il est souvent tenu dans l'ignorance d\u2019une affection gonococcique passée, devenue chronique et à foyers latents.L\u2019arthrite s\u2019établit généralement de façon insidieuse et persiste quelques fois sous une forme plutôt légère, que l\u2019on désigne sous le terme d\u2019arthralgie ou arthrite fruste.Elle n\u2019en rend pas moins son sujet impotent durant des années, aussi longtemps que durera le foyer d\u2019infection à caractères chroniques, localisé à la prostate ou aux vésicules séminales.D\u2019autres fois, elle débute d\u2019emblée sous une forme grave affectant une ou plusieurs articulations?Elle se caractérise par des douleurs intenses, de la tuméfaction et une impotence fonctionnelle plus ou moins complète.Ce sera tantôt une arthrite aiguë, sèche ou avec épanchement, tantôt une arthrite pseu- do-phlegmoneuse qui est certainement de tou- 1286 tes les arthrites la plus dangereuse et celle qui comporte le pronostic le plus sérieux.Et puisque nous avons parlé de foyer d\u2019infection, soulignons tout de suite l\u2019importance de rechercher avec un soin tout particulier le gonocoque avant d\u2019instituer un traitement.Ce foyer sera parfois difficile à découvrir, parce que le patient au moment de l\u2019attaque rhumatismale, ne présente que peu de symptômes de son infection initiale.Il est toujours utile dans ces cas de faire un massage de la prostate et des vésicules séminales, et d\u2019examiner les sécrétions prostatiques et vésiculaires pour la recherche du pus et des microbes.On devra aussi recueillir aseptiquement les sécrétions et demander au laboratoire de rechercher l\u2019organisme en cause par des examens microscopiques multiples et par le moyen des cultures.Pour éviter l\u2019ankylose et assurer ainsi une guérison complète et rapide, on doit appliquer un traitement approprié et prompt dès l\u2019apparition des symptômes de l\u2019infection articulaire gonococcique.Cette guérison ne consiste pas seulement dans la disparition de la douleur et de la température, mais dans le retour à l\u2019état normal de la fonction articulaire.Le traitement le plus recommandé est celui qui permet la suppression de la douleur dans le plus court délai.En effet c\u2019est la disparition des phénomènes douloureux qui permet une mobilisation précoce de l\u2019articulation affectée et qui peut éviter l\u2019ankylose.En présence d\u2019une arthrite gonococcique, il est impossible d\u2019en prévoir l\u2019évolution, et tout le problème consiste à prévenir l\u2019impotence fonctionnelle du membre.Plus le traitement est institué de bonne heure, plus on a de chance de guérir l\u2019arthrite sans séquelles.Le salicylate de soude a un effet nul dans le traitement de ces arthrites gonococciques; il ne faut donc pas l\u2019administrer pendant des mois & ces malheureux.Ce sera perdre un temps précieux.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.décembre 1938 Ne l\u2019oublions pas: en quinze jours, le gonocoque peut produire dans une articulation des dommages absolument irréparables.Il se produit en peu de temps des adhérences au niveau des synoviales, des cartilages ulcérés ou détruits, des productions osseuses de compensation se forment, qui entravent définitivement les mouvements articulaires.Pour toutes ces raisons, il importe d\u2019instituer dès les premiers jours un traitement rationnel de l\u2019arthrite gonococcique.La pyrétothérapie, seule ou associée à la chimiothérapie donne des succès qu\u2019aucun autre traitement n\u2019a donnés jusqu'ici.Elle semble être le traitement de choix, parce qu\u2019elle s\u2019attaque au gonocoque qui est la cause même de l\u2019infection.Grâce au degré élevé de température qu\u2019elle développe au sein même des articulations, elle atténue grandement la virulence du microbe et exalte les défenses de l\u2019organisme de telle sorte que nous pouvons compter, dans un temps très court, sur une guérison définitive.Le gonocoque est détruit dans les foyers d\u2019infection par la chaleur seule, si celle-ci atteint 107° F., durant une période suffisante de temps, ou par la combinaison chimio-py- rétothérapique.L\u2019association des sulfamidés et de la fièvre artificielle atteignant 105° à 106° F., permet également d\u2019obtenir d\u2019excellents résultats.La perméabilité des tissus étant accrue vis- à-vis des produits chimiques sous l\u2019influence de la température, leur action s\u2019en trouve intensifiée et nous obtenons des succès que l\u2019emploie isolé de ces deux thérapeutiques ne saurait donner.Le gonocoque est thermolabile.Il est tué à la température de 107° F., in vitro (et aussi in vivo d\u2019après les expériences concluantes de Boak, Carpentier, Mucci et Warren) en un certain nombre d\u2019heures qu\u2019il a été possible de déterminer expérimentalement pour chaque souche de gonocoque. SYLVESTRE: L\u2019ARTHRITE GONOCOCCIQUE Nous avons utilisé à date la pyrétothéra- pie générale, parce que nous avions à traiter en même temps et les articulations affectées et les foyers uro-génitaux de nos patients.Ce traitement consiste à introduire le patient dans une cabine à air chaud et humide où l\u2019on peut graduellement faire monter la température à 120° F.La tête du malade seule demeure en dehors de l\u2019appareil.Par ce moyen on élève la température du patient jusqu\u2019à 105° ou 106° que l\u2019on maintient, pendant environ six heures durant chaque séance.Les traitements dans les cas qui nous intéressent ont été répétés tous le huit jours.Chaque patient a reçu en quatre séances, vingt-cinq heures de pyrétothérapie.Il existe aussi des appareils à ondes courtes pour le traitement d\u2019une région déterminée: tel qu'un foyer d\u2019infection uro-génital.Ces appareils, permettant une électro-py- rexie locale, ont l\u2019avantage d\u2019éviter aux patients les ennuis de la pyrétothérapie généralisée.En ces dernières années, grâce à l\u2019application de ces nouvelles méthodes thérapeutiques: la pyrétothérapie sous toutes ses formes et la chimiothérapie moderne par les sul- famidés, le pronostic de ces complications articulaires est moins sombre et les rapports des auteurs américains qui donnent un pourcentage élevé de guérisons par l\u2019emploi de ces traitements nouveaux apportent au médecin un véritable encouragement dans l\u2019application de ces moyens thérapeutiques au traitement de la blennorragie et des arthrites go- nococciques.Observation I L., André, 27 ans, nous est confié le 2 août, c\u2019est-à-dire quinze jours après le début de ses douleurs articulaires.Au niveau des articulations affectées: hanche droite, coude droit et poignet gauche, il présente tous les signes d\u2019une arthrite sèche plutôt grave: phénomènes très douloureux au niveau des articulations, où tout mouvement est impossible.1287 Il n\u2019existe cependant pas de rougeur à la peau.Au toucher rectal on trouve une prostate assez grosse et une vésicule séminale droite gonflée.Au moment de soumettre le patient à la pyrétothérapie, l\u2019écoulement urétral montre du pus et de nombreux gonocoques.Les deux verres d\u2019urines sont troubles.Les articulations sont douloureuses, et il y a impotence fonctionnelle à peu près complète.Les 8, 15, 22, et 29 septembre, on lui fait quatre séances de pyrétothérapie massive.La deuxième séance est suivie d\u2019une amélioration marquée dans l\u2019état général et de la disparition de la douleur.Cette action manifeste sur la douleur est d\u2019un intérêt capital, car elle permet la mobilisation articulaire d\u2019une façon précoce.Ces progrès se sont accentués de sorte qu\u2019en un mois le patient a recouvré toute l\u2019amplitude de ses mouvements et a pu quitter l\u2019hôpital.Les urines sont devenues limpides après la troisième séance.Dans ce cas, il n\u2019y a pas de doute que la pyrétothérapie a modifié favorablement des atteintes articulaires traînantes et installées depuis quelque temps.Au surplus elle a constitué un traitement de choix de l\u2019infection initiale c\u2019est-à-dire du foyer gonococcique vésiculaire ou prostatique.Observation II M.C., 20 ans, vient nous voir le 17 octobre pour une arthrite gonococcique aiguë du cou du pied droit ayant débuté il y a Un mois au cours d\u2019une blennorragie qui dure depuis quinze jours.Il présente une tuméfaction considérable, aspect globuleux, de l\u2019articulation.Les douleurs spontanées sont intenses et continues; le patient n\u2019a pas dormi depuis plusieurs nuits.La peau est rouge et la palpation légère du membre offre une sensation de chaleur plus considérable au côté affecté.La goutte urétrale contient du gonocoque.Les urines sont troubles dans les deux verres.Afin de soulager le malade et pour corriger la position vicieuse de son pied (varus 1288 équin), nous immobilisons le membre dans une gouttière plâtrée durant cinq ou six jours.Il reçoit ensuite quatre séances de pyréto à raison d\u2019une par semaine.Après ces quatre séances d\u2019hyperthermie généralisée, il est possible au patient de marcher sans aide.Le pied ne présente plus de tuméfaction et les mouvements articulaires sont à peu près normaux.La radiographie révèle cependant de la décalcification des os du tarse.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 Après la deuxième séance d\u2019hyperthermie, soit en quinze jours de traitement, le foyer uro-génital ne présente aucun symptôme d'infection.Le traitement avait commencé un mois après le début des troubles articulaires; s\u2019il eut été institué dès les premiers jours, les résultats eussent été encore plus rapides, avec des séquelles moins prononcées.LA CHIRURGIE EN PROVINCE Traumatismes abdominaux Par Guy D\u2019ARGENCOURT, Chirurgien de I\u2019hdpital Sainte-Croix (Drummondville).Cinq cas de traumatisme abdominal, les seuls d\u2019ailleurs que j'aie eus depuis trois ans à l'hôpital Ste-Croix de Drummondville, m\u2019ont fourni l\u2019occasion d\u2019obtenir une série opératoire heureuse que je livre à l\u2019interprétation du lecteur.Première observation.Le 9 août 1935, à 9 hrs p.m., se présente Gaétan L., 7 ans.L\u2019enfant aurait été encorné quelques heures plus tôt.A l\u2019arrivée, il se plaint de douleurs au creux épigastrique; faciès douloureux, pouls 88, température 97 F, dyspnée intense.A l\u2019examen clinique on constate sous le rebord costal droit, à la région vésiculaire, une perforation de la dimension du bout du pouce; cette plaie présente à peu près l\u2019aspect du trou de sortie d\u2019un projectile d\u2019arme à feu de moyen calibre.À l\u2019auscultation rien à noter, la paroi abdominale est souple.Malgré le peu de dégât apparent, je décide d\u2019intervenir sur-le-champ: lapa- rotomie oblique droite sous-costale; déchirure du bloc droit du foie parallèle au ligament falciforme et à environ deux pouces de ce dernier.On ne trouve aucune autre lésion.Suture profonde de la brèche par cinq points séparés.Lame de caoutchouc sur la face antérieure du foie, réparation de la brèche péritonéale qui intéressait le ligament, fermeture en trois plans après émondage des parois de la plaie.Sérum antitétanique.Evolution normale, départ le onzième jour.Deuxième observation.Le 9 mai 1936, Conrad C., 33, ans, est admis à 11 hrs a.m., à la suite d\u2019un accident d\u2019automobile.Chauffeur d\u2019un camion chargé de bois qui a capoté dans le fossé, il a été pris sous la charge et écrasé, à ce qu\u2019il croit, sous le levier de vitesse.Le patient arrive en marchant, avec de l\u2019aide.Pouls 76, température 98 4/5 F, dyspnée intense, toux, état général assez bon.Se plaint de douleur au creux épigastrique.L\u2019abdomen est en caréne et présente une défense généralisée.Au creux épigastrique, il y a une volissure considérable donnant l'impression d\u2019une éventration; au centre de cette voûssure, il y a une ecchymose et légère érosion de la peau.La défense musculaire commande le diagnostic de rupture probable d\u2019un organe intra-abdominal.Après la médication habituelle de l\u2019état de choc, j'interviens par laparotomie médiane sus-ombilicale: la paroi abdominale, sauf la peau, est complètement rupturée et remplie de caillots noirs; aucun gaz ni aucune odeur particulière ne s\u2019en dégagent.La cavité abdominale est remplie de sang rouge, l\u2019estomac ne présente rien de particulier.L\u2019explo- D'ARGENCOURT: TRAUMATISMES ABDOMINAUX ration du foie révèle à la face supérieure, à environ deux pouces du ligament coronaire, une rupture s\u2019étendant depuis le ligament fal- ciforme jusqu\u2019à la convexité externe du foie; il y a décalage d\u2019un travers de doigt entre les deux lèvres accolées de la rupture.Je referme en laissant deux cigarettes sous le bord externe du foie à la partie déclive et une autre le long du ligament falciforme.« Coagu- len » intra-veineux et intra-musculaire.Evolution normale.Le patient quitte l\u2019hôpital le quatorzième jour.Troisième observation.Le 20 septembre 1936, Georges C., 11 ans, vient d\u2019être frappé par une balle de carabine, calibre 22.Le patient est excessivement pâle, son pouls petit et rapide.A l\u2019examen on trouve une plaie ponctiforme à la région hypogastrique à mi-chemin entre l\u2019ombilic et le pubis et à gauche de la ligne médiane.À la région fessiére droite il y a une autre plaie, à peine plus grosse, un peu au-dessus de l\u2019articulation coxo-fémorale.D\u2019après les renseignements obtenus, la porte d\u2019entrée aurait été en avant; nous avons donc affaire à un trajet oblique de gauche à droite, d\u2019avant en arrière et un peu de haut en bas.Le cathétérisme de la vessie ramène du sang presque pur.Après avoir réchauffé le malade et donné les soins d\u2019urgence habituels, je pro- - cède à une laparotomie médiane sous-ombili- cale: présence d\u2019une grande quantité de sang dans l\u2019abdomen; l\u2019exploration révèle une perforation probablement incomplète du sommet de la vessie et il ne semble pas y avoir présence d\u2019urine dans la cavité abdominale.Sur la portion terminale de l\u2019iléon, jusqu\u2019à six pouces du cœcum environ, on retrace, sur une longueur de huit à neuf pouces, six perforations intestinales.Partout ailleurs: grêle, cœcum, sigmoïde, petit bassin, rien d\u2019anormal.Résection du grêle perforé, anastomose laté- rolatérale, appendicectomie.La plaie vésicale étant fortement ecchymotique, je n\u2019y fais aucune suture, me contentant d\u2019appliquer une eonde & demeure aprés l'intervention.Fermeture en trois plans avec deux cigarettes: Sé- 1289 rum antitétanique.Evolution normale, le patient quitte l\u2019hôpital le quinzième jour, guéri.Quatrième observation.Réjane D., 9 ans, nous arrive le 28 novembre 1937, à 4 hrs p.m., dans un état lamentable.Température 101 F., pouls 140, dyspnée intense, faciès péritonéal, nez pincé, ete.L\u2019enfant serait tombé à plat ventre sur une pierre proéminente, il y a trois jours.Son état semblant peu grave au début, les parents n\u2019ont fait demander le médecin que le jour de son arrivée à l\u2019hôpital.A l\u2019examen, l\u2019abdomen est distendu, douloureux et en contracture généralisée.Le toucher rectal provoque une douleur exquise au contact du Douglas.Laparatomie médiane sus et sous- ombilicale: cavité abdominale remplie de sang.L\u2019exploration du foie, de la rate, du mésentere, de l'intestin, ne réveéle rien de particulier.L\u2019endroit d\u2019où semble être venue l\u2019hémorragie serait le ligament gastro-splénique ou le pédicule de la rate.Comme l\u2019hémorra- gle semble arrêtée, je me contente d\u2019enlever sommairement le plus gros du sang épanché.Fermeture en trois plans avec cigarette dans le Douglas.L'enfant quitte l\u2019hôpital, le quatorzième jour, guérie.Cinquième observation.Wilfrid B., 31 ans, entre à l\u2019hôpital le 17 septembre dernier, à 5 hrs p.m.Mécanicien de son métier, le patient, en travaillant, est tombé à cheval, d\u2019une hauteur de deux pieds, sur une tige d\u2019acier d\u2019environ un demi-pouce de diamètre.Le patient se plaint d\u2019une forte douleur de la région inguinale gauche et prétend que la tige en question aurait pénétré dans la cavité abdominale jusqu\u2019à hauteur de l'ombilic.Examen: température 99 3/5, pouls 88, respiration 20.La paroi abdominale est parfaitement souple, sauf à la région inguinale gauche où, sur une lisière large de trois travers de doigt au-dessus du ligament de Poupart, il y a de l\u2019empâtement et de la douleur.Aucune ecchymose, aucune érosion.On sent une petite masse, à peu près à cheval sur le ligament, qui nous donne l\u2019impression d\u2019une adénite.Au fond de l\u2019hémi-sero- 1290 tum gauche, 1l y a une plaie à l\u2019emporte-pièce de la grandeur d\u2019un vingt-cinq sous, qui semble n\u2019intéresser que la peau.Le testicule et le cordon sont normaux, il n\u2019y a pas d\u2019épanchement dans le scotum, pas d\u2019ecchymose au périnée, le toucher rectal est négatif, quelques rares globules rouges dans les urines.En présence d\u2019aussi peu de signes, je décide d'attendre malgré l\u2019anxiété du malade qui soutient qu\u2019un morceau d\u2019étoffe, manquant à son pantalon et qu\u2019on n\u2019a pas trouvé, est dans son abdomen.La radiographie ne révèle aucune fracture.Le patient reçoit une ampoule de sérum antitétanique.Dans les jours qui suivent, le patient accuse des douleurs de plus en plus vives; la température monte à 100, la région inguinale devient inflammatoire.Le 22 septembre, soit cinq jours après son acei- dent, par une incision d\u2019herniotomie, j\u2019ouvre une collection purulente assez considérable au milieu de laquelle je trouve un morceau d\u2019étoffe irrégulier, d\u2019environ deux pouces de diamètre.Il y a une perte de substance intéressant l\u2019aponévrose du grand oblique, le petit oblique et le transverse.Après nettoyage, des crins de rapprochement sont mis en place et je lui fais un pansement au Dakin.Le troisième jour après l\u2019intervention, l\u2019état de la plaie permet de les lier.Le patient est encore à l'hôpital en bonne voie de guérison.Commentaires.L'observation I illustre le bien fondé de l\u2019intervention précoce dans les cas de plaies pénétrantes de la paroi abdominale.J\u2019étais presque convaincu avant d\u2019intervenir que je le faisais inutilement et que la lésion n\u2019avait pas dépassé le péritoine pariétal.Les faits m'ont prouvé, une fois de plus, que la symptomatologie des premières heures est trompeuse.La deuxième m\u2019a étonné par son évolution.J'ai vu peu de cas de rupture du foie aussi étendue revenir si vite à la santé.Je me rappelle un cas observé à l\u2019hôpital Notre-Dame (de Montréal) : il s\u2019agissait d\u2019une jeune fille L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 frappée par une automobile; si mes souvenirs sont bons.elle était restée environ un an à l'hôpital, avait présenté de la dégénérescence hépathique, une fistule intarissable; «lle en était sortie cachectisée, anémiée.Je m\u2019attendais bien à un résultat semblable.Peut-être les lé:lons de mon patient n\u2019étaient- elles pas aussi profondes que celles de la malade en question.A des années d\u2019intervalle il est difficile, de mémoire, de comparer deux cas.Chez mon patient, la suture était impossible à moins de pratiquer la mobilisation d\u2019un volet costal considérable.J\u2019ai cru de l\u2019intérêt du bl:ssé de faire le minimum.L'observation III ne présente rien de bien particulier sauf peut-être, pour moi qui en ai vu bien peu de semblable, l\u2019importance de l\u2019hémorragie causée par les lésions intestinales.Je sais bien que l\u2019intestin est copieusement irrigué et que les lésions portaient surtout sur le bord mésentérique de l'intestin ; mais j'aurais eru que l\u2019hémorragie causée à cet endroit par un si petit projectile se serait arrêtée bien avant de prendre cette importance.Malgré la gravité du cas, je crois avoir bien fait d\u2019enlever l\u2019appendice.Ce qui a motivé cette décision de ma part c\u2019est que, m'\u2019attendant à de l\u2019infection et probablement à une fistulisation interminable, je me suis dit qu\u2019il valait mieux prévenir une appendicite aiguë et ses conséquences au milieu d\u2019un fouillis d\u2019adhérences et de tissu cicatriciel.La quatrième observation justifie l\u2019axiome que le mieux est l\u2019ennemi du bien.Dans ce cas, l\u2019état général était franchement mauvais, il n\u2019y avait aucun signe d\u2019hémorragie immédiatement récente.La petite satisfaction d\u2019avoir trouvé exactement l\u2019origine de l\u2019hémorragie aurait-elle justifié le risque que j\u2019aurais fait courir à ma patiente en insistant davantage?Non.La dernière observation enfin m\u2019a bien amusé.Voici un homme qui présente, à la face inférieure du srotum du côté gauche, une plaie circulaire à l\u2019emporte-pièce de la grandeur d\u2019un vingt-cinq sous et qui semble n\u2019intéresser que la peau.Tout le reste de l\u2019exa- D\u2019ARGENCOURT: TRAUMATISMES ABDOMINAUX men, sauf cette pctite nodosité que j'ai prise pour un ganglion et la sensibilité de l\u2019aine, s\u2019est montré négatif.Durant les deux premiers jours, je soutiens « mordicus » à l\u2019encontre du patient, qu\u2019il n\u2019est pas possible avec des signes si insignifiants qu\u2019il se soit empalé 1291 comme il le prétend, encore moins que son morceau de pantalon soit en dedans cornme il dit, car, remarquez bien qu\u2019au troisième jour il n\u2019y a aucune ecchymose.L\u2019évolution, cependant, devait me donner tort.Comme quoi, il ne faut jurer de rien.Erythème noueux ! La question depuis longtemps à l\u2019ordre du jour de la pathogénie et des conséquences ultérieures de l\u2019érythème noueux, continue à s\u2019enrichir de documents nouveaux.Aux Etats-Unis, W.-W.Spink a provoqué des lésions cutanées cliniquement et histologiquement analogues à celles l\u2019érythème noueux, non seulement par injection de tuberculine, expérience déjà réalisée, mais par l'injection intra-dermique d\u2019une endotoxine constituée par des nucléo-protéines streptococciques.Il en conclut que l\u2019érythème noueux semble être une réaction inflammatoire spécifique de la peau à divers agents bactériens, toxiques et chimiques; l\u2019association à la tuberculose paraissant plus fréquente chez l\u2019enfant, l\u2019association aux streptococcies plus habituelle chez l\u2019adulte.J.Comby, dans plusieurs publications rappelle les conclusions dont il a toujours été le défenseur, et considère que l\u2019érythème noueux, maladie analogue aux fièvres éruptives, présente une évolution aiguë cyclique, et guérit rapidement sans complications immédiates ni séquelles tardives; et que son pronostic est toujours favorable, n\u2019exposant pas plus aux cardiopathies rhumatismales qu\u2019aux viscéropathies bacillaires.Par contre, un certain nombre d\u2019arguments biolo- 1.L\u2019Année Médicale pratique, René Lépine éditeur, Paris, 1938.giques et cliniques sont publiés par les auteurs qui considèrent l\u2019érythème noueux comme une des expressions du début de la tuberculose chez l\u2019enfant.R.Debré, A.Saenz et R.Broca ont recherché la bacillémie tuberculeuse chez les enfants atteints d\u2019érythème noueux.Ils ont obtenu des inoculations au cobaye positives dans 17% des cas, chiffre en apparence peu élevé, mais qui prend toute sa valeur si on le compare à celui des inoculations positives en cas de tuberculose avérée qui ne dépasse pas 4%.Au point de vue clinique, l\u2019un de nous (G.Blech- mann) a rapporté récemment deux cas d\u2019érythème noueux familial, s'accompagnant de virage de la cu- tiréaction et suivis après une certaine phase de latence de manifestations de tuberculose pulmonaire et d\u2019un cas de méningite tuberculeuse.Dans ces deux cas d\u2019érythéme noueux familial, il fut possible de retrouver un contact avec des tuberculeux pulmonaires avérés dans les mois qui précé- dérent apparition de 1\u2019érythéme.Une conception médiatrice entre les deux thèses est formulée par P.Durand qui considère les érythèmes noueux qui succèdent à une affection anergisante (grippe, rougeole), sont particulièrement redoutables; par contre que ceux qui apparaissent spontanément » sont beaucoup plus discrets dans leurs conséquences.Au total, il conclut que le pronostic lointain de Pérythème noueux est fonction des circonstances de son apparition.G.BLECHMANN et R.-Ch.FRANCOIS. PETITE CLINIQUE à + à + COLIBACILLOSE OU PALUDISME CHEZ UNE BRIGHTIQUE ! Par M.ROCH, Professeur de clinique médicale à Genève.Voici une malade âgée de 54 ans, entrée depuis quatre jours à l\u2019hôpital.D\u2019emblée elle nous frappe par sa prostration, son teint pâle et jaunâtre, son facies un peu bouffi et une odeur particulière de l\u2019haleine qui nous fait immédiatement penser à la grande azotémie.Comme c\u2019est le cas ici, l\u2019odorat pourra souvent vous rendre service dans la pratique médicale.Vous apprendrez vite à connaître l\u2019odeur des sanies provenant d\u2019un cancer utérin, l\u2019odeur ammoniacale de l\u2019incontinence urinaire, l\u2019odeur acide des sueurs rhumatismales, le parfum acétonique du diabétique dans le coma, la puanteur de fleurs pourries s\u2019exhalant d\u2019une vieille caverne tuberculeuse secondairement infectée.sans parler de la gangrène pulmonaire, de l\u2019ozène, de l\u2019haleine du buveur.Voila des renseignements précis que peut vous fournir votre muqueuse pituitaire, renseignements qui vous permettront souvent de porter un diagnostic rapide, «a vue de nez », si l\u2019on peut dire.Dans le cas particulier, le nez ne nous a pas trompé.Le taux de l\u2019urée du sang, de 2,63 0/00 avant-hier, était hier de 3,55 et il est aujourd\u2019hui de 3,84 soit 10 fois plus élevé que le taux normal.Il n\u2019y a donc pas de doute à avoir sur l\u2019existence d\u2019une urémie rapidement progressive, de pronostic sévère.L\u2019urémie explique fort bien la fatigue de la malade qui demande avant tout qu\u2019on la laisse en repos, son anorexie absolue, son état nauséeux, son aspect pâle et œdémateux.Le diagnostic de brightisme est confirmé par l\u2019albuminurie, un certain degré d\u2019hyper- 1.Travail original de notre éminent collègue de Genève, membre d\u2019honneur de l\u2019Union Médicale.tension artérielle, 17-9, un cœur hypertrophié, une diurèse médiocre, de 500 à 800 ce.d\u2019une urine contenant moins de 8 0/00 d\u2019urée, par conséquent très peu concentrée.L\u2019épreuve du rouge rénal est aussi mauvaise que possible: de la phénolsulfonephtaléine injectée, aucune trace ne passe dans l\u2019urine des deux premières heures.Les corps xanthoprotéiques du plasma sont à 160 mgr.par litre alors que la normale est entre 10 et 25 .L\u2019insuffisance rénale est donc évidente et, vraisemblablement, nous allons assister aux derniers jours d\u2019une vieille brightique.* * * Cette conclusion est sans doute juste; toutefois elle ne l\u2019est que partiellement car le cas n\u2019est pas aussi simple qu\u2019il le semble au premier abord.L\u2019albuminurie paraît due surtout à de la pyurie.Les urines sont troubles et le dépôt abondant que l\u2019on obtient au centrifugeur montre une purée de globules blancs et de colibacilles, sans aucun cylindre.De plus, la malade se plaint de douleurs dans le flanc gauche et elle est sujette à de violents accès de fièvre débutant par de grands frissons, suivis de sueurs abondantes.Ceg accès de fièvre, elle les attribue à la malaria et avec toute la lucidité et l\u2019énergie qui lui restent, elle s\u2019efforce de nous imposer sa conviction.Nous avons des raisons de douter de la réalité de l\u2019infection paludéenne et comme cause des accès fébriles d\u2019incriminer bien plutôt la pyélite colibacillaire.Pour arbitrer le différend, il est nécessaire de reprendre l\u2019histoire de cette malade que nous connaissons depuis fort longtemps et sur ROCH: COLIBACILLOSE OU PALUDISME CHEZ UNE BRIGHTIQUE laquelle nous possédons d\u2019anciennes observations.* * Une maladie infectieuse côntractée à Ajaccio doit retenir notre attention.C\u2019était en 1904.Notre malade avait 20 ans et était alors au service d\u2019une famille anglaise qui venait de séjourner six mois en Corse.En rentrant en Angleterre, elle fut prise d\u2019une fièvre intense, assez grave pour lui avoir fait perdre le souvenir du voyage et pour avoir nécessité un séjour de 3 mois à l'hôpital français de Londres.Elle affirme qu\u2019il s'agissait de malaria, tout en racontant aussi que cette maladie si prolongée a été caractérisée par une fièvre continue et non pas intermittente, par des céphalées, par des maux de ventre et de la diarrhée.À ces précisions, il faut ajouter qu\u2019en 1904, en Corse, elle n\u2019a guère pu prendre que la fièvre tierce, type de paludisme relativement bénin et réagissant très bien à la quinine, en sorte que nous sommes amenés à mettre en doute le diagnostic de malaria et à penser bien plutôt à la fièvre typhoïde.Tout de même, cette notion de paludisme, notion que nous avons de bonnes raisons de croire erronnée est restée gravée dans le cerveau de cette malade qui va, sa vie durant, suggestionner fâcheusement beaucoup de médecins.Comment cela a-t-il pu se produire?Souvent les médecins \u2014 tout particulièrement dans les services hospitaliers \u2014 parlent trop.Un des médecins de Londres n\u2019a-t-il pas pu dire: « Elle a de la fièvre, une grosse rate, elle vient de Corse, on pourrait penser à la malaria !» Ce mot peut frapper un cerveau affaibli par la maladie et c\u2019est suffisant pour provoquer une intoxication psychique qui dans le cas particulier s\u2019est perpétuée pendant 34 ans.Prenez donc garde à ce que vous dites dans vos discussions « au lit du malade ».Vos paroles généralement mal comprises se gravent 1293 parfois profondément dans la mémoire de vos patients.En 1913, âgée de 29 ans, notre malade entre à l\u2019Hôpital de Genève pour de prétendus accès de fièvre paludéenne.Elle a en effet des poussées fébriles qui atteignent 40°, sont précédées de frissons et suivies de sueurs abondantes.L\u2019interne adopte tout d\u2019abord le diagnostic de la malade, diagnostic qui a été aussi celui du médecin traitant; il note que la rate est hypertrophiée et la région du flanc gauche sensible à la palpation.Cependant, on ne trouve pas d\u2019hématozoaires dans le sang, la fièvre résiste à la quinine, la douleur du flanc gauche paraît provenir du rein plus que de la rate, les urines sont troubles en sorte qu\u2019on rectifie le diagnostic et qu\u2019on conclut à la pyélonéphrite: «Syndrome entéro-rénal de la colibacillose ».L\u2019état infectieux suffit à expliquer la splénomégalie.En 1932, nouveau séjour à l'hôpital.La malade a maintenant 48 ans.Depuis 3 mois, elle a des accès de fièvre élevée, toujours précédés de grands frissons et suivis de transpirations profuses.Ces accès d\u2019abord quotidiens s\u2019espacent bientôt et ne surviennent plus que tous les 2 ou 3 jours.Un médecin de la ville, mal orienté par la malade, ordonne de la quinine qui n\u2019a pas d\u2019effet appréciable, si bien qu\u2019un accès particulièrement violent amène la malade à l'hôpital où elle entre avec le diagnostic de paludisme admis d\u2019emblée par l\u2019interne.Celui-ci note que la rate est percu- table sur une longueur de 8 em.et qu\u2019on peut même palper son bord inférieur.Le foie, lui aussi, est palpable, dépassant de 3 travers de doigt le rebord costal; il est spontanément douloureux et sensible à la pression.De plus, il existe des douleurs irradiant vers l\u2019épaule droite et une légère teinte subictérique.Les sondages duodénaux montrent que la bile vésiculaire est légèrement infectée tandis que la cholécytographie ne donne pas d\u2019image caleculeuse.Quoique la culture de bile ait montré du staphylocoque, rétrospectivement, nous sommes portés à ad- 1294 mettre un « syndrome cntéro-hépatique de la colibacillose ».Les urines contiennent des traces d\u2019albumine; le taux de l\u2019urée du sang est de 0,66 0/00.Il y à une anémie modérée sans leucocytose notable.Comme 19 ans auparavant, il est lmnpossi- ble de déceler l\u2019hématozoaire dans le sang.Paraissant guérie, la malade sort de l\u2019hôpital; elle y rentre derechef quelques jours plus tard pour un nouvel accès de fièvre.Depuis lors la ménopause se passe sans trop de malaises.Quant aux accès fébriles, ils se reproduisent une ou deux fois par an, débutant par un frisson « terrible », s\u2019'accompagnant d\u2019une douleur du côté du foie et de l\u2019épaule droite, se terminant par des sueurs froides suivies de transpirations chaudes amenant une sensation de bien-être.À part la durée, cela ressemble bien à un accès de paludisme.Cependant surviennent de la dyspnée d\u2019effort, de la nycturie et des algies lombaires.Celles-ci s\u2019accentuent depuis ces dernières semaines et le 20 mai 1938 un frisson violent secoue la malade qui accuse des douleurs au foie et à l\u2019épaule droite et encore au flanc gauche avec irradiation vers la cuisse gauche.Il y a de plus des vomissements et de la diarrhée.La température rectale atteint 40°.Les accès fébriles se reproduisant cette fois-ci à brefs intervalles, la malade se décide à rentrer à l'hôpital dans l\u2019état ou nous la voyons.* * A la description sommaire que je vous ai faite au début de la leçon, je dois ajouter \u201cceci.La loge rénale gauche est sensible à la palpation, très douloureuse de même que les points urétéraux.Il existe même, dans le flanc gauche, une douleur à la détente qui fait craindre le début d\u2019une péritonite.La cystoscopie montre que des flots de pus s\u2019écoulent de l\u2019orifice de l\u2019uretère gauche, pus contenant de grandes quantités de colibacilles.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 Quant au sang, il ne contient pas trace d\u2019hématozoaires; par contre, une culture de sang prélevé pendant un accès fébrile montre des colibacilles.La preuve est donc faite qu\u2019il s\u2019agit bien ici d\u2019une septicémie à « bactérium coli ».Cette constatation est fort intéressante car si le colibacille est l\u2019hôte saprophyte le plus abondant de notre organisme, si son action pathogène peut être souvent incriminée, son passage dans le sang est tout de même assez exceptionnellement démontrable.Plusieurs questions se présentent alors à notre esprit.* * Les accés antérieurs considérés par la malade comme des réveils de paludisme ne sont- ils pas plutôt dus au colibacille?D\u2019après ce que je vous ai exposé, on peut répondre sans hésitation par l\u2019affirmative.La présence des colibacilles dans le sang n'est-elle pas ici une preuve que l\u2019infection rénale s\u2019est produite par voie sanguine?Vous savez qu\u2019il y a là un sujet de grandes discussions.Dans la colibacillose, le rein s\u2019in- fecte-t-il par voie ascendante ce qui paraît si facile à concevoir chez la femme ou le colibacille passe-t-il de l\u2019intestin au rein par voie sanguine?Chez notre malade rien ne nous autorise à affirmer le passage de l\u2019intestin au rein par le sang; nous ne pouvons en effet avoir de certitude car la septicémie coliba- cillaire peut fort bien être secondaire à la pyélo-néphrite.Quel a été le rôle des colibacilles dans la sclérose rénale?Je pense qu\u2019il a été important.Voici en effet une malade qui, durant 34 ans, a été tourmentée par une colibacillose constamment récidivante.Il n\u2019est pas trop osé d\u2019admettre que ces infections répétées ont, à la longue, provoqué des destructions du parenchyme avec réactions inflammatoires chroniques du tissu interstitiel.Que faire maintenant?Un mauvais pronostic ne doit jamais empêcher d\u2019entreprendre un traitement raisonnable.L\u2019idée d\u2019une intervention, suggérée par la violence des POCII: COLIBACILLOSE OU PALUDISME CHEZ UNE BRIGHTIQUE douleurs qui font craindre la formation d'un abcès péri-néphrétique est écartée sans discussion par l\u2019état général précaire de la malade.Nous demanderons seulement au chirurgien de placer une sonde à demeure dans l\u2019uretère gauche.Nous allons encore faire préparer un autovaccin et du bactériophage; en les attendant nous allons administrer du sérum anti-coli- bacillaire.+ 3* Epicrise Sous 'influence du drainage du bassinet infecté, immédiatement, les accès fébriles ont cessé donnant ainsi la preuve de leur origine; de nouvelles hémocultures sont demeurées stériles et l\u2019état général de la malade s\u2019est notablement amélioré.Le taux de l\u2019urémie qui a dépassé 4 0/00 est tombé au bout d\u2019un mois à 1.90 sans qu\u2019on ait toutefois vu s\u2019améliorer les fonctions rénales.Cela prouve que, dans l\u2019élévation du 1295 taux de l\u2019urée, il fallait faire la part, à côté de la rétention, à l\u2019hyperproduction de la fièvre.Toutefois le danger d\u2019infection n\u2019était que momentanément écarté.Les accès fébriles reprennent et la malade meurt sans qu\u2019on ait osé intervenir.L\u2019autopsie montre que les deux reins sont petits, durs, bosselés.Le parenchyme est presque totalement détruit par des cicatrices d\u2019abcès.Nous avions donc raison d\u2019admettre que l\u2019infection était la cause première des lésions ayant entraîné l\u2019insuffisance rénale.De plus, la reprise récente de l'infection co- libacillaire avait provoqué une pyélite gauche avec lésions suppurées des pyramides, fistuli- sation à travers le rein, abcès hémorragique périrénal et début de pleuréne purulente gauche.| À supposer que la malade ne fût pas morte sur la table d\u2019opération, une intervention n\u2019aurait pas permis une survie appréciable par le fait de l\u2019état du rein droit. ACTUALITÉS + + HOMMAGE AU PROFESSEUR LÉOPOLD NÊGRE Monsieur le Professeur Nègre, vous venez d\u2019exposer devant nous un problème d\u2019une ex- trème complexité, mais aussi d\u2019une importance capitale pour tous.Vous l\u2019avez fait avec la clarté, la science, la documentation qui caractérisent l\u2019Ecole française que vous personnifiez si dignement ici.En vous écoutant nous avons reconnu en vous le disciple des Pasteur, des Roux, des Calmette, ces maîtres inconstestés de la technique bactériologique qui n\u2019ont jamais voulu affirmer quoi que ce soit sans en apporter la preuve.Pour vous comme pour eux, le temps est subordonné au résultat final.Faut-il attendre 5 ans, 10 ans, 15 ans avant de pouvoir affirmer que le BCG est inoffensif mais efficace; faut-il multiplier les expériences, contrôler les souches microbiennes, autopsier des milliers d\u2019animaux, qu\u2019importe, pourvu qu\u2019il en résulte quelque bien pour l'humanité.Mais une fois la vérité sortie des ténèbres de l\u2019expérimentation, vous la proclamez aux quatre coins du monde, vous la soutenez, vous la défendez avec une ardeur qui n\u2019a d\u2019égale que celle que vous avez déployée dans sa recherche.C\u2019est cette vérité que vous ê- 1.Allocution prononcée par le Dr A.Bertrand à la séance extraordinaire de la Société Médicale de Montréal, 8 novembre 1938, pour remercier le Professeur Nègre, conférencier de l\u2019Institut Franco- canadien.tes venu répandre, non seulement ici même à cette tribune, mais encore dans les principaux centres de la province.Pour ce faire, vous n\u2019avez ménagé ni votre temps, ni vos conseils, ni vos peines, et nous vous en sommes profondément reconnaissants.Il faudrait chercher dans votre dévouement le secret de cette grande activité.Le bien qui résultera de votre passage parmi nous est difficile à exprimer avec des chiffres, mais nous sommes convaincus qu\u2019il sera immense.De toutes vos conférences se dégage en outre une leçon, que dans votre modestie vous n\u2019aviez sûrement pas prévue: une leçon d\u2019énergie dans le travail, de persévérance dans l\u2019effort, de confiance dans l\u2019avenir.Vous me permettrez, Monsieur, de souligner cet aspect particulier de votre enseignement qui restera, comme toute votre vie d\u2019ailleurs, un exemple pour tous ceux qui se livrent à des travaux de recherche.Monsieur le Professeur, nous nous consolerions difficilement de votre départ si nous n\u2019avions pas la certitude de vous revoir bientôt.En effet, n\u2019êtes-vous pas le conseiller de notre nouvel Institut de Microbiologie et d'Hygiène?C\u2019est donc en vous disant «au revoir » que nous vous prions d\u2019accepter nos plus sincères remerciements et de croire en notre profonde gratitude.A.BERTRAND.ERRATUM On est prié de lire, à la page 1206 du numéro de novembre, le titre suivant: « Eta- tisation de la médecine ou assurance-maladie,» qui doit remplacer: « Etatisation de la maladie ou assurance-maladie ».Nos excuses. POUR QUE SURVIVE NOTRE ESPRIT FRANÇAIS\" Par Louis FRANCŒUR.Je me sens naturellement très ému de l\u2019honneur que vous m\u2019avez fait en m\u2019invitant à venir vous apporter le salut de vos amis montréalais.Mais je dois vous avouer que je suis aussi quelque peu inquiet, alarmé, de venir ainsi, sans armes, m\u2019exposer, comme autrefois Daniel, à la cruauté des fauves.Groupés comme vous l\u2019êtes en une assocla- tion forte et vigilante, la nocivité professionnelle de chacun d\u2019entre vous se trouve accrue, du fait de votre nombre, de votre unité de pensée.Le profane, le simple client, qui s\u2019égare dans une assemblée de médecins, sait ce qui l\u2019attend de toute façon, même si l\u2019on n\u2019ose pas s\u2019emparer de lui par la force et lui ouvrir le ventre séance tenante.Suis-je paranoïaque?Suis-je simplement tuberculeux, «plus huit», ou précocement dément?J'ai suivi autrefois comme journaliste les congrès médicaux, et je vous avoue que chacun des cinq ou six reporters qui écoutaient et résumaient vos doctes travaux se croyait iImman- quablement atteint, à chaque fin d\u2019après-midi, du mal, du trouble ou de l\u2019épidémie dont on avait disserté.Vous qui prétendez si bien connaître, à ce que vous aimez qu\u2019on dise, les maux et les bobos des individus, il serait intéressant de vous voir vous attaquer tous ensemble, avec autant de frénésie que s\u2019il s\u2019agissait d\u2019un patient privé, au plus grand de nos maux collectifs: l\u2019anémie pernicieuse de notre patriotisme.Dans la vie courante, vous poursuivez les charlatans, vous nous incitez à nous méfier de certaines annonces par trop mirobolantes, vous blâmez l\u2019engouement du public pour des panacées qui ne soulagent que le gousset de celui qui les achète, et vous plaisantez la médecine de bonne femme.Ne croyez-vous pas que notre sens français soit un 1.Allocution prononcée au banquet de clôture du troisième congrès de l\u2019Association médicale Franco- américaine, Worcester (Mass.), 5 octobre 1938.peu charlatanesque, démodé, incohérent, plus sonore qu\u2019agissant, plus fort sur les cortèges que sur la doctrine?Quelques-uns d\u2019entre vous se disent peut- être déjà: « Voici un autre donneur de conseils ».Ce n\u2019est point du tout mon cas.Je ne suis pas sans savoir que vous êtes citoyens d\u2019un autre pays que le mien, que vos besoins ne sont pas les nôtres, que les conditions dans lesquelles vous vivez rendent impossible, même non désirable, une similitude parfaite de nos façons de vivre.Mais je sais aussi que nous avons, vous et nous, gens de sang français, un fond commun qui échappe ou qui doit échapper aux influences ou aux circonstances accidentelles.Nous avons tous le même héritage, le même sang, la même ascendance.Ni vous, ni nous ne sommes politiquement français ni ne désirons l\u2019être; nous sommes de cette race, la première en Amérique, au nord de la Floride et de la Rio Grande.Nos pères ont découvert votre pays comme ils ont découvert le nôtre.Avec le temps, les allégeances nationales et politiques nous ont séparés, avant que vous et nous ayons réalisé le rève d\u2019établir ici un Etat français.Où en sommes-nous aujourd\u2019hui?Quelles sont les constatations les plus frappantes d\u2019une première auscultation?Il semble d\u2019abord que notre esprit, notre langue française soient menacés de dix, de cent manières, différemment selon les latitudes, les états ou les provinces.La première question qui se pose au Français d\u2019Amérique qui réfléchit, c\u2019est donc de savoir s\u2019il pourra ou ne pourra pas durer lui-même indéfiniment.Certes, il est de nos groupements qui sont favorisés: dans le bas du Saint-Laurent, au Lac St-Jean, par exemple; d\u2019autres sont plus directement menacés: ici peut-être, dans les plaines de l\u2019Ouest, voire à Montréal même.En second lieu, en approfondissant l\u2019examen, on constate que ce qui nous manque le 1298 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 plus c\u2019est la fierté raisonnée, fille du cerveau lucide et de la conscience claire.Ici, où vous n\u2019avez pas à revendiquer, comme nous, le respect de certains droits constitutionnels, la nuance de votre patriotisme français ne peut évidemment d\u2019aucune manière être la nôtre.Votre tâche en est, du reste, d\u2019autant plus lourde, puisque vous n\u2019avez pas pour vous aider l\u2019armature d\u2019un texte précis.Nous avons tous cette commune inclination à nous contenter de l\u2019à peu près, de la demi- ration, à donner souvent plus d\u2019importance à l\u2019accessoire qu\u2019au principal.Et parfois, dans certains cas, quand les ennuis deviennent de toutes les heures, nous éprouvons comme un sentiment de doute, nous nous demandons à quoi rime notre ténacité, et nous envisageons l\u2019avenir avec pessimisme.C\u2019est uno tendance, certes, bien humaine; tant des nôtres ont trahi, tant des nôtres ont flanché, tant des nôtres se sont prudemment dérobés sous des prétextes de sagesse, qu\u2019il est bien naturel pour nous parfois, quand nous cherchons des chefs et que nous n\u2019en trouvons pas, de nous demander si le meilleur parti ne serait pas celui du silence, de la soumission et du conformisme.Pourtant, notre sang est fier.Près de deux cents ans de résistance à la force et à la ruse ne lui ont pas laissé loisir de s\u2019épaissir, de se coaguler.Malgré tant d\u2019épreuves et dans des circonstances généralement difficiles, nous avons survécu.Vous des Etats-Unis, vous vous êtes dotés d\u2019une élite, vous avez, renouvelant sous une autre forme le geste de nos pères, conquis des positions stratégiques.Ailleurs, on a peut-être pu constater un appauvrissement, une baisse.Mais, quoi qu\u2019il en soit, nous sommes quelques-uns à prétendre que nos victoires et nos défaites proviennent de la qualité de notre patriotisme.Il est bien beau d\u2019organiser des processions et d\u2019empiler de grands discours plus riches de métaphores que d\u2019idées précises, mais 1l est plus important de former fortement des consciences et des cerveaux.Vivre du passé est certes louable, dans la mesure où l\u2019on met à profit les enseignements de ce passé, mais, sous peine de dépérir, il faut se dire que c\u2019est aujourd'hui qui compte et que c\u2019est demain qu\u2019il faut préparer.Qu\u2019une partie de notre élite soit versée dans les lettres classiques, rien de mieux, mais qu\u2019on fasse très large la place à cette autre partie de l'élite que les sciences, les affaires, la finance ou le commerce attirent.Nous avons peut-être trop d\u2019orateurs en regard du nombre de nos hommes d\u2019action.Chez nous, à Montréal, nous avons incontestablement perdu pied dans l\u2019ordre économique.On a oublié, semble-t-il, de nous préparer des énergies pratiques.Et si vous constatez, quand vous venez chez nous, que dans certains domaines, dans certains quartiers, notre ville a perdu sa physionomie française, blâämez-nous-en hardiment, nous et plusieurs de ceux qui nous ont formés.Nous nous sommes dépensés en mots, nous nous sommes divisés en luttes politiques plus ou moins stériles, pendant que d\u2019autres s\u2019emparaient sans effort de positions que nous n\u2019avions pas prises ou que nous avions cédées.C\u2019est notre condamnation.Car le patriotisme profond et raisonné ne laisse rien au hasard et procède avec méthode et persévérance.Il étudie, il cherche, il ne veut être étranger à rien, et s\u2019il entend respecter les droits légitimes du voisin, il ne veut pas qu\u2019on oublie les siens.Certains de nos concurrents ont été très habiles; leur patriotisme était plus éclairé, mieux agissant que le nôtre.Ils ont fait dévier nos énergies vers la politique; ils nous ont divisés entre nous; ils nous ont fait parfois nous haïr.Par surcroît, ils ont su nous flatter, nous gaver de belles paroles et de compliments bien sentis.Et nous, occupés à nous combattre les uns les autres, timides, nous avons laissé la proie pour ces ombres, et nous leur avons abandonné, à l\u2019instigation de quelques chefs défaitistes, presque toute notre vie économique.Ne les blämons pas, ne blâmons pas davantage le juif.Vous me direz peut-être que le patriotisme de l\u2019Israélite est une manifestation de foi FRANCŒUR: POUR QUE SURVIVE NOTRE ESPRIT FRANÇAIS religieuse.À ce compte, pourquoi le nôtre ne l\u2019a-t-il pas été, s\u2019il est vrai que pour nous, religion et nationalité ne se séparent pas?Notre patriotisme, en théorie du moins, est mystique, puisqu\u2019il ne se cristallise pas pour nous tous dans une commune loyauté à un drapeau et à des institutions tout à fait à nous.Le juif est arrivé; il a agi; il nous a laissé criailler, pendant qu\u2019il s\u2019infiltrait et qu\u2019il conquérait.Chose étrange, alors que nous perdions du terrain dans le domaine pratique, nous augmentions le nombre des organismes spécialement voués à l\u2019entretien de la flamme patriotique.Évidemment, il a manqué quelque chose quelque part, puisque la splendeur de nos démonstrations publiques a marché au même rythme que notre recul.Puisque ce ne sont pas les talents et les bonnes volontés qui manquent, ne serait-ce pas plutôt la formation et la direction?Entre la condescendance passive et résignée et le chauvinisme stupide, il y a plusieurs plans.Je me demande si l\u2019on n\u2019a pas oublié un peu de développer en nous les qualités de fond du tempérament français, et je me demande si l\u2019esprit de concession, de bonne entente, qui à sa place dans toutes les relations humaines, n\u2019a pas été parfois poussé un peu trop loin.Évidemment, ce n\u2019est pas une tâche facile que de garder intacts une âme et un tour d\u2019esprit dans une ambiance qui n\u2019est pas toujours la leur.Mais c\u2019est là que le chef doit intervenir; c\u2019est là qu\u2019il doit se montrer, parler, écrire, guider, conduire.Avons-nous eu ces chefs?Ce qui nous a le plus manqué, je crois, ç\u2019a été les hommes de pensée.Nous avons eu trop confiance en des hommes politiques qui pouvaient être de bons gouvernants, d\u2019habiles stratèges électoraux, mais que les nécessités de leur mandat forçaient à ménager toutes les chèvres et tous les choux.Ils ont eu peur d\u2019insister, de passer pour extrémistes, sans se douter que leur façon de parler et d\u2019agir offrait souvent aux extrémistes une apparence de justification.Et ce sont eux, je crois, qui sont les grands responsables de ce patriotisme 1299 de cataplasme dont nous déplorons, à l\u2019expérience, les effets malheureux.Ils ont complètement oublié l\u2019élément spirituel, sans lequel le patriotisme n'est qu\u2019une vaine apparence.En notre siècle, plus qu\u2019en aucun autre, il faut se penser soi-même, individuellement et collectivement; il faut raisonner toutes ses croyances.Le sentiment qui n\u2019est pas l\u2019irradiation d\u2019une foi intelligente et ardente n\u2019est qu\u2019un mirage.Regardez ce qui se passe en certains pays d\u2019Europe, par exemple, où le sens d\u2019une conscience collective est devenu comme une mystique.Je crois que ce qui nous a manqué, à nous peut-être plus qu\u2019à vous, c\u2019est d\u2019être imprégnés jusqu\u2019à la moëlle de notre mystique française.Certes, il n\u2019entre pas dans notre tempérament commun de nous accommoder du caporalisme, de l\u2019enthousiasme de commande, du racisme, qui sont de mode ailleurs.La France n\u2019a jamais prétendu à la pureté du sang, laquelle d\u2019ailleurs n\u2019existe pas en Europe occidentale.Mais, de notre berceau celtique, gaulois, latin et germanique, est sorti une fleur très particulière qui est le tempérament français, tempérament fait d\u2019équilibre et de mesure, de bon sens souriant et de ténacité douce.Cet esprit français, expression de l\u2019âme collective, se transmet dans le sang; il imprègne l\u2019atmosphère de nos vies.Si nous na pensons, si nous ne sentons conformément aux exigences spirituelles et physiologiques de notre hérédité, nous ne sommes plus rien.Né doctrinaire, disserteur, raisonneur, équilibré, le Français a besoin de sentir que sous les apparences variables du temps ou des circonstances, il est en son être un fond solide et millénaire que rien ne peut détériorer.Malgré tant de convulsions politiques et sociales, son âme n\u2019a jamais changé.Et dans toutes les périodes, à toutes les époques, la France est restée, dans la ligne de son génie, l\u2019incarnatrice de la civilisation occidentale.Son génie n\u2019a pas attendu quinze cents ans de civilisation pour éclore, comme le génie anglo-saxon, par exemple; il n\u2019a 1300 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 pas connu des éclipses intermittentes et parfois très prolongées, comme le génie italien; il ne s\u2019est pas laissé dévier de sa mission propre par des considérations accessoires, comme le génie allemand.Chaque siècle de l\u2019histoire de France, de l\u2019histoire spirituelle, traduite par l\u2019histoire littéraire et mystique de la France a regorgé de grands noms.Au plus fort de la Révolution française, André Ché- nier faisait des vers et David sculptait; dans le sang des guerres de religion, Marguerite de Navarre, Clément Marot, François Villon et Ronsard faisaient évoluer notre langue de la confusion des deux siècles précédents à la clarté de Corneille.Toutes ces données, tous ces éléments, comportent certes une large part d\u2019impondérables, mais il n\u2019en reste pas moins que cet ensemble d\u2019impondérables fait comprendre mieux qu\u2019une longue thèse le tour particulier de l\u2019esprit français.Évidemment, nos cousins de France ont sur nous un double et formidable avantage: ils sont chez eux, sur la terre d\u2019où leurs générations sortent depuis deux mille ans; ensuite, n\u2019ayant pas à lutter contre des influences hétérogènes, ils respirent l\u2019atmosphère sans mélange de la patrie commune.Notre patriotisme à nous, au point de vue de la race, est forcément spirituel.Nous sommes sujets britanniques; vous êtes citoyens des États-Unis.Dans toutes les parties de l\u2019Amérique, sauf dans la province de Québec, nos frères n\u2019ont pas de droits garantis par des textes; leur langue n\u2019est pas la langue courante; l\u2019ambiance dans laquelle ils vivent n\u2019est pas française.Nous nous demandons souvent si ce n\u2019est pas vous, aujourd\u2019hui, qui êtes le mieux en mesure de faire connaître la force de résistance qui caractérise le Français.Vous vous maintenez, vous progressez, vous vous enrichissez, vous vous imposez, uniquement par votre intrépidité méme, alors que tout, autour de vous, semble contre vous.Nous, dans cette vicille province qui fut autrefois la Nouvelle-France, nous nous amollissons, au point qu\u2019on se demande parfois si les garanties écrites qu\u2019on nous a données n\u2019ont pas agi à la façon d\u2019un émollient.Des textes formels nous assurent notre religion, notre langue, nos droits, mais, ces textes, qui ne sont au fond qu\u2019un minimum, ne s\u2019inter- prétent-ils pas souvent au plus grand contentement des tièdes et des médiocres?Il y a là, je crois, un sujet de thèse qui peut donner à réfléchir.Pourvu qu\u2019on ne nous attaque pas, pourvu qu\u2019on ne nous persécute pas, nous avons tendance à juger que tout va pour le mieux, comme si une minorité pouvait s\u2019offrir le luxe de somnoler, après s\u2019être offert le luxe de se diviser.Ce qu\u2019il faut donc c\u2019est de prêcher autour de nous la force de la foi.Notre goût des demi-mesures nous amène à la médiocrité satisfaite, nous du Québec.Le péril qui vous menace, vous, dans la fidélité de vos enfants; les épreuves de nos frères de l\u2019ouest, persécutés par le législateur ou silencieusement brimés par d\u2019autres autorités, sont pour certains faibles des motifs de découragement.Nous tous ici, qui sommes de l\u2019élite, devons donc nous armer d\u2019intelligence et de force.Le patriotisme verbeux, stérile et piétinant sur place ne nous convient pas; il ne convient à aucune race fière.Car ce ne sera pas à coup de métaphores que vous empêcherez vos enfants de parler l\u2019anglais, ou que nous acquerrons une place de premier plan dans l\u2019ordre économique.Nous sommes aussi aptes aux affaires que qui que ce soit, à la condition cependant de renoncer à nos routines et d\u2019avoir quelque persévérance.Les portes de la fortune ne nous sont pas fermées; c\u2019est seulement nous qui avons trop longtemps négligé de les ouvrir.Souhaitons et prions qu\u2019il surgisse parmi nous des excitateurs, des maîtres et des chefs, qui ne cherchent pas midi à quatorze heures, qui aient le courage d\u2019abord de penser, ensuite, de diriger, et qui puissent s\u2019appliquer à la lettre, pour en convaincre ensuite nos frères, l\u2019axiome qui traduit si bien \"ame fran- caise par dessus les frontières et les régimes: « Vivre dans la vérité, penser comme on vit, et parler comme on pense ». ANALYSES + + Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le «Quartely Cumulative Index Medicus»: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois, si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.Ann.Med.\u2014 psychol.94: 1 (juin) 1938.MEDECINE A.LEMIRE.J.REILLY.\u2014 Les septico-pyohé- mies a \u201cbacillus funduliformis.\u201d \u201cAnnales de Médecine\"; page 165; Tome 44; (octobre) 1938.L'histoire des septicémies à «bacillus fundulifor- mis» commence avec les mémoires publiés en 1929 et 1931, par Pierre Tessier et ses collaborateurs.Le « bacillus funduliformis» a été décrit en 1898 par Jean Hallé.C\u2019est un fin bacille anaérobie susceptible d\u2019acquérir en bouillon glucosé surtout un polymorphisme surprenant.Il peut alors apparaître sous forme de filament ou d\u2019élément sphérique parfois volumineux.On a décrit ce même agent pathogène sous divers noms: «fusobactérium nucléatum » (Knorr), «bacterium pyogènes anaerobium».Le «bacillus symbiophiles» des auteurs allemands fréquemment trouvé associé à un streptocoque anaero- bie lui paraît identique.Le point de départ des infections à « bacillus fun- duliformis» est le plus souvent l\u2019amygdale.On le rencontre à la suite d\u2019otite.Il peut provenir également de l'intestin ou des voies génito-urinaires.C\u2019est un saprophyte normal des diverses muqueuses.Claude F.Dixon et Isel L.Rautermann ont vu apparaître des septicémies à «bacillus funduliformis » à la suite d\u2019opérations sur des cancers du rectum (6 cas).Pathogénie.Le germe pénétré dans les tissus servant de porte d\u2019entrée provoque la formation d\u2019un abcès, souvent d\u2019un simple micro-abcès, puis d\u2019une phlébite.Il pullule alors dans le thrombus de façon extraordinaire pour donner naissance à un ensemencement surabondant du sang qui met facilement en évidence la culture en milieu anaerobie.Presque toujours on peut noter l\u2019apparition d\u2019abcès pulmonaires et hépatiques à la suite d\u2019embolus septiques provenant de la grande circulation ou de la circulation porte.Symptomatologie.Les septicémies à «bacillus fun- duliformis» se voient généralement à la suite d\u2019une amygdalite soit d\u2019emblée, soit au cours de cette amygdalite.Parfois le malade paraît guéri.Le tableau clinique est assez caractéristique : 1°.Apparition brusque d\u2019un accès fébrile avec fièvre à 104° ou 105° suivie d\u2019une défervescence rapide, accompagnée de transpiration profuse.Cet accès fébrile peut se répéter une ou plusieurs fois par jour.Il est très pénible au malade.La température peut se maintenir élevée pour s\u2019exagérer lors des poussées fébriles.Localement, apparition d\u2019une adénite à l\u2019angle de la mâchoire avec empâtement sur le trajet du muscle sterno-cleido-mastoïdien.20.Le poumon est généralement atteint avec ou sans pleurésie.L\u2019épanchement n\u2019est généralement pas fétide, à moins que la maladie ne se prolonge.3°.Les articulations sont presque toujours touchées.Arthrites purulentes fréquentes.Fait très curieux, l'articulation sacro-iliaque est prise de façon élective.4°.Le foie est généralement le siège d\u2019abcès multiples On constate fréquemment l\u2019existence d\u2019un ictère plus ou moins marqué.Si l\u2019infection a un point de départ intestinal, le foie est particulièrement touché.On a aussi observé des méningites, des thyroidites, des péritonites & bacillus fundu- liformis.L\u2019examen hématologique montre une hyperleuco- cytose variant généralement entre 20,000 et 30,000 globules blanes avee polynucléose.Evolution.Cette affection est trés grave.Elle dure de 3 jours à 2 mois.Les auteurs ont perdu 13 cas sur 98.Diagnostic.Le diagnostic se fait par l\u2019hémoculture.Cependant la notion d\u2019une amygdalite suivie d\u2019une infection grave avec accès fébriles particulièrement intenses et répétés accompagnés de troubles pulmonaires, hépatiques et d\u2019arthrites, constitue un ensemble clinique susceptible de faire soupconner l\u2019existence d\u2019une septicémie à «bacillus funduli- formis».Traitement: Il est symptomatique.Les auteurs ont utilisé le sulfanilamide, 3 fois, et ont sauvé 2 malades.On a ligaturé la jugulaire pour s\u2019opposer à la dissémination des embolies septiques sans grands succès apparemment.Henri GELINAS. ae.1302 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 W.L.PALMER, Rudolphe SCHINDLER et F.E.TEMPLETON.\u2014 Evolution de l'ulcere gastrique.Etude clinique-radiologique et gastroscopique.\u201cAmerican Journal of Digestive Diseases\u2019, octobre 1938; page 501.Les auteurs raménent aux deux points suivants le problème jusqu\u2019ici insoluble de l\u2019ulcère gastrique: pathogénie de la lésion et processus de guérison.Ils ont consacré bon nombre d\u2019années à l\u2019étude de ces deux aspects de la question avec l\u2019aide des rayons-X et du gastroscope.Ils affrment, tout de suite, que ces procédés d\u2019exploration se complètent et ne s\u2019opposent pas.«Nous avons dé- célé au gastroscope des ulcères méconnus par la radiologie, disent-ils et inversement, le repas baryté nous a montré à maintes reprises des images typiques invisibles à l\u2019inspection directe.» Dans cet esprit, ils nous présentent l\u2019histoire complète, clinique, radiologique et gastroscopique, de 14 cas d\u2019ulcère, grâce auxquels ils croient être en mesure d\u2019énoncer les vérités suivantes: 1°.un ulcère aigu peut apparaître et disparaître rapidement; 2°.la taille de l\u2019ulcère peut varier assez fréquemment; 3°.après guérison comnlète.la perte de substance peut réapparaître au même endroit: 4°.l\u2019évolution ulcéreuse complète peut se dérouler sons éveiller l\u2019attention par aucun symptôme: 5°.durant les poussées ulcérenses et entre elles, le reste de la muqueuse gastrique peut varier de la normale à la gastrite superficielle atrophique ou hypertrophique, avec on sans hémorragies: 6°.la ranidité de guérison varie énormément d'un cas à l\u2019autre; 7.le régime alimentaire «ad hoc», la neutralisation de l\u2019acidité et la nronhvlaxie de l\u2019infection intercurrente jouent un grand rôle dans la guérison ; 8°, Les guérisons à retardement s\u2019accompagnent souvent de trouble d\u2019évacuation gastrique et de diminution du calibre de l\u2019autre.En ce qui concerne la pathogénie, les auteurs rassent en revue, par ordre chronologique.les théories chimiques.circulatoires (infarctus), traumatiques et enfin inflammatoires, à laquelle se rattachent nombre de modernes.La preuve expérimen- tole est faite.d\u2019après eux, que le processus ulcéreux, parti de la muqueuse, atteint progressivement la sous-muqueuse et la musculeuse.De même.la clinique confirme-t-elle souvent cette progression que la radiologie et la gastroscopie mettent hors de doute.A ce propos, les auteurs prétendent que le gestroscopiste appréce souvent moins exactement la taille de l\u2019ulcère que le radiologiste.Au sujet de la \u201cgastrite » de l\u2019antre avec images radiologiques pseudo-lacunaires concomitantes de l\u2019ulcère gastrique, les auteurs rapportent n\u2019avoir trouvé au gastroscope que dans quelques cas, une véritable boursoufflure œdémateuse de la muqueuse, mais ajoutent-ils, \u201cnous ne pouvions témoigner ainsi que de l\u2019état de la muqueuse et nous ne pouvions en rien préjuger de l\u2019inflammation possible de la musculeuse.» Si nous en venons maintenant au processus de la guérison nous voyons que les auteurs insistent beaucoup sur le rôle de la diète sévère et prolongée, qui, d\u2019après eux, a semblé améliorer d\u2019une façon très sensible des ulcéreux jusque là stationnaires.Ils admettent, cependant, que certains cas de guérison retardée avaient scrupuleusement suivi le régime de Sippy modifié qu\u2019ils prescrivent à leurs malades depuis plusieurs années.Ces cas de cicatrisation lente, disent-ils, coexistent fréquemment avec un trouble d\u2019évacuation dont le mécan'sme est loin d\u2019être éclairci.Cette communication remarquable, en plus d\u2019exposer au détail l\u2019histoire clinique, radiologique et gastroscopique de 14 malades bénéficie de clichés des plus probants qui en rendent la lecture très intéressante.Roger-R.DUFRESNE.E.G.WAKFFIELD et C.W.MAYO.\u2014 Troubles fonctionnels du colon d'origine sociale.\u2018Journal of American Medical Association\u2019\u2019, 29 octobre 1938; page 1627.Beaucoup d\u2019individus ennuyés par leur rolon, bon nombre de victimes de constipation ou de diarrhée, de douleurs ou de malaises abdominaux, n\u2019ont aucune atteinte organique de leur intestin.A l\u2019origine de leurs troubles, on retracera souvent un choc émotionnel ou intellectuel, un conflit moral ou religieux.A ce moment là, l\u2019apparition d\u2019une constipation ou d\u2019une diarrhée est difficile à expliquer.On met alors en œuvre une thérapeut que quelconque qui ne réussit pas toujours et risque, du fait de cet insuccès, de transformer le malade en « colitique » chronique.D\u2019autant plus que la crise déclanchante est vite perdue de vue.D\u2019où l\u2019intérêt d\u2019une intervention thérapeutique adéquate dès l\u2019origine des troubles.Les auteurs ont fait un schéma original des causes sociales déjà invoquées.On peut réunir dans un même chapitre les facteurs hérédité, ambiance et condit'ons actuelles d\u2019existence, souvent antiphysiologiques et partant, anti-hygiéniques.Vient ensuits la phobie de la maladie sciemment entretenue par l\u2019annonce du journal ou de la radio, préconisant à répétition des mesures prophylactiques pour le moins superflues.Et puis les laxatifs, «aussi vieux que l\u2019espèce humaine », prétendent les gute! pou pro fos fi a rs es.= Ty ANALYSES auteurs.Beaucoup de médecins leur accordent la première place dans l\u2019étiologie des troubles intestinaux dont il s\u2019agit.Les auteurs croient qu\u2019il faut avoir un colon susceptible pour être sérieusement incommodé par l'usage des laxatifs.D\u2019autre part, ils n\u2019admettent pas l\u2019auto-intoxication par rétention fécale.A leur avis, aucun argument scientifique n\u2019est venu prouver l\u2019existence de ce fameux empoisonnement.Ils accordent une importance très secondaire aux malformations congénitales et trouvent qu\u2019on a beaucoup exagéré au sujet des «intolérances alimentaires».Avant de se rabattre sur cette étiologie à la mode, il faudrait, disent-ils, en faire dans chaque cas la preuve scientifique, et les résultats obtenus par la suppression de tel ou tel aliment n\u2019ont aucune valeur sérieuse puisque l\u2019amélioration a porté uniquement sur des troubles subjectifs souvent vagues et confus.Inutile d\u2019insister sur les signes cliniques; tous les symptômes connus peuvent enrichir l\u2019histoire de chacun de ces malades.On reconnaîtra souvent, disent les auteurs, le trouble fonctionnel à la crise sociale qui l\u2019a provoqué; et, d\u2019autre part, les lésons organiques s\u2019accompagneront généralement d\u2019élévation thermique, perte de poids considérable, sang dans les selles, etc.En pratique, W.et M.n\u2019affirment le caractère fonctionnel du trouble intestinal qu\u2019aux conditions suivantes: 19°.\u2014 pas de parasites ou d\u2019œufs dans trois échantillons successifs de selles liquides; 2°.\u2014à la rectoscopie et à la sigmoïdoscopie, muqueuse normale; 3°.\u2014 colons et iléon normaux à l\u2019exploration barytée; 4°\u2014taux normal de HCL dans liquide gastrique après repas d\u2019épreuve et 5°\u2014méta- bolisme basal normal.Traitement.Ça n\u2019est pas en étiquetant ces malades «colitiques» et en les traitant comme tels, qu\u2019on améliorera leur sort.Dans ces cas là, prétendent W.et M, la psychothérapie doit jouer le premier rôle.Ici, pas de règle fixe; mais, avant tout, faut-il convaincre le malade que l\u2019on n\u2019a rien épargné pour découvrir une lésion organique ou une affection latente: remonter à l\u2019origine «sociale » des troubles en présentant les malaises abdominaux comme purement réflexes.Ce qui vaudrait encore mieux ce serait d\u2019éliminer, dans chaque cas, l\u2019épine «sociale» qui a causé tout le mal et souvent l\u2019entretient.En ce qui touche la thérapeutique physique, les auteurs n\u2019ont pas de recommandations très spéciales à faire.Ils considèrent comme très hypothétique l\u2019effet sur le colon de toute la médication \u201cper os» à base de poudres dites absorbantes ou antiseptiques, parce que le sort réservé aux dites poudres le long de la traversée jéjunale et iléale leur semble encore bien mystérieux.Ils s\u2019élèvent aussi contre toute rigueur diététique dans ces cas, en insistant toutefois 1308 sur l\u2019heureux effet d\u2019un régime simple et surtout sans modifications brusques et fréquentes.Enfin, toute intervention chirurgicale au cours de ces troubles fonctionnels est formellement contre-indiquée et constitue d\u2019après W.et M.une magistrale erreur de jugement, en persuadant le malade purement «fonctionnel,» du bien-fondé de ces plaintes.Roger-R.DUFRESNE.M.G.SAMARELLI.\u2014 Les cacosmies buccales.« Presse Médicale », n° 79; ler octobre 1938.Dans la première partie de cet article, l\u2019auteur après avoir fait remarquer que l\u2019halitose essentielle ne doit pas être confondue avec les odeurs produites par des processus inflammatoires tels qu\u2019abcès pulmonaire, bronchiectasie, amygdalite, etc, nous fait l\u2019exposé des différentes théories concernant l\u2019origine et la nature de l\u2019halitose.Certains prétendent que l\u2019halitose serait due à une digestion irrégulière ou encore à un mauvas état des dents.Pour d\u2019autres bactériologistes l\u2019halitose serait due à une action fermentative fétide.Boldyreff affirme pour sa part, que l\u2019halitose est due à l\u2019estomac parce que pour lui le suc pancréatique donnerait au suc gastrique une action irritative lorsque celui-ci arriverait dans l'intestin, ce qui provoquerait une contraction de la muqueuse intestinale produisant un reflux dans l\u2019estomac.Là, le suc gastrique étant devenu alcalin, il y aurait décomposition putride des protides, donnant origine à Phalitose.Un autre chercheur, Tamchès, émet l\u2019opinion que l\u2019halitose est d\u2019origine intestinale.Pour lui l\u2019halitose proviendrait des voies respiratoires par la voie en- téro-pulmonaire.Pour l\u2019auteur l\u2019halitose serait due à des troubles digestifs, mais parce que dans les troubles digestifs il y a toujours un retentissement sur la muqueuse buccale.Pour lui l\u2019aphorisme qui dit que la langue est le miroir du tube digestif est exact car l\u2019enté- ropathe est aussi un gastropathe.Si l\u2019intestin souffre, il y a de l\u2019insuffisance et de la modification sécrétoire et de l\u2019intestin et de la salive en même temps.Or la salive ne joue pas seulement un rôle diastasique, mais aussi un rôle bactéricide et alors dans les troubles digestifs la salive perdrait son action antibactéride et la flore microbienne se développerait pour couvrir la bouche de l\u2019enduit saburral que l\u2019on connait, et déterminer l\u2019halitose.Dans la seconde partie, l\u2019auteur laisse entendre qu\u2019à l\u2019action bactéricide de la salive, s\u2019ajoute l\u2019action acidifiante des streptococques buccaux.Normalement la flore microbienne de la bouche est constituée par des bactériacées, des microcoques, des formes vibrioniennes et spirillaires, mais surtout par 1304 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 des streptococques et il est certain qu'aucune de ces espèces ne peut produire de mauvaises odeurs.D\u2019un autre côté, des expériences ont démontré que si nous cultivons du tartre dentaire avec de la salive dans un bouillon ordinaire, après deux jours, ce tube dégagera une forte odeur de putréfaction, la réaction du liquide sera alcaline et on trouvera une flore microbienne très marquée.Ceci obtenu, si nous ajoutons à cette préparation des hydrates de carbone, la réaction deviendra acide, l\u2019odeur de putréfaction disparaîtra et la flore microbienne sera en grande partie représentée par des streptococques.Pourquoi cet état de chose ?Parce que les Streptococques sont très acidogènes et qu\u2019alors ils transforment le lactose en acide lactique empêchant ainsi par leurs diastases le développement des microbes de la putréfaction qui ne peuvent se développer qu\u2019en milieu alcalin.Après nous avoir fait voir précédemment le rôle de la salive et des streptococques comme agents combattant l'halitose l\u2019auteur dans la 3e partie s\u2019efforce de nous montrer que l\u2019halitose a bien une origine bactérienne.Pour cela, il nous montre d\u2019abord par des expériences multiples que si les streptococques buccaux sont dans un milieu favorable, ils empêchent l\u2019ha- litose et empêchent le développement des microbes de la putréfaction.Ensuite il nous affirme que s\u2019il y a des modifications quantitatives ou qualitatives de la salive, ce qui arrive toujours dans les troubles digestifs, il se fait un développement plus abondant des microbes de la putréfaction parce que, selon le cas, l\u2019action bactéricide de la salive est diminuée ou encore parce que l\u2019irrigation de la muqueuse buccale par la salive est perturbée.Ce développement exagéré des microbes de la putréfaction détermine toujours l\u2019halitose.L'auteur termine cet article en disant que l\u2019origine de l\u2019haleine fétide n\u2019est ni gastrique, ni intestinale, ni pulmonaire mais exclusivement locale et causée par des fermentations putrides banales qui, à la suite des conditions anormales du tube digestif peuvent se manifester dans la bouche.Arthur RICHER.L.LANGERON et R.DEHOUCK.\u2014 Reins et hypertension artérielle.«Presse Médicale », n° 81; 8 octobre 19538.Les auteurs, après avoir rappelé que la question des rapports reins hypertension est très vieille et très controversée, nous apprennent qu\u2019il semble maintenant permis d\u2019en entrevoir l\u2019orientation.Pour cela, les auteurs envisagent la question à quatre points de vue.L\u2019anatomie pathologique nous apprend que le rein est ordinairement atteint dans l\u2019hypertension et cela très précocement.C\u2019est là un élément capital au point de vue pronostic et traitement.La clinique de son côté, nous montre que les fonctions physiologiques du rein sont atteintes d\u2019une façon très inégale au cours de l\u2019hypertension.Il y a des hypertendus avec signes précoces d\u2019atteintes rénales; d\u2019autres avec signes rénaux succédant à une phase d\u2019hypertension; enfin des hypertensions qui évoluent sans signes cliniques d\u2019atteinte rénale.Il est donc nécessaire, chez tout hypertendu, d\u2019établir soigneusement le bilan fonctionnel du rein, car la clinique nous indique que c\u2019est autour du rein que doit se concentrer le problème nosologique, pronostique et thérapeutique des hypertensions.L\u2019expérimentation nous fait voir à son tour que si nous provoquons expérimentalement des hypertensions, à peu près dans tous les cas, elles seront suivies de lésions et de troubles fonctionnels du rein, pour peu que ces hypertensions soient suffisamment intenses et prolongées.Par ces expérimentations on apprend aussi qu\u2019on peut créer une hypertension en agissant sur le rein, et que des interventions aboutissant à la vaso-dilatation rénale peuvent prévenir ou réduire l\u2019hypertension.Ces notions fournissent donc un atout précieux pour l\u2019établissement d\u2019une thérapeutique.; Enfin, la physio-pathologie nous prouve que le rein représente un relais important de la régulation tensionnelle, dont l\u2019hypertension constitue une des déviations pathologiques.La circulation générale doit s\u2019adapter à la circulation rénale et si un obstacle forcé, existe dans le rein, la P.A., s\u2019élève.C\u2019est pour cela qu\u2019en expérimentation on élève la P.A., si on produit de la vaso-constriction rénale.et on abaisse la P.A., si on produit de la vaso-dilatation rénale.Dans l\u2019hypertension un cercle vicieux prend naissance au niveau du rein, car dans toute hypertension le rein réagit, augmente la résistance au passage du sang et par le fait même élève la P.A.Ce contre-effet est dû à ce que l\u2019augmentation de la P.A., augmente la réaction du rein, et ainsi de suite.Cette réaction est due à ce que le glomérule pour se protéger contre un courant sanguin à pression dangereuse se protège par un spasme qui fait obstacle et qui devient une cause d'augmentation nouvelle de la P.A.Le rôle du rein apparaît encore comme des plus importants dans l\u2019hypertension.Les auteurs terminaient ce travail en disant que cette importance rénale explique pourquoi on doit ménager le rein des hypertendus et ils préconisent comme traitements préférés, les interventions dirigées sur le rein telles que décapsulation et énervation qui fait disparaître la vaso-constriction glomérulaire et ainsi détruisait le cercle vicieux hypertentif.Pour les auteurs les acquisitions récentes confirment et précisent l\u2019importance du rein dans l\u2019hy- ANALYSES pertension ce qui fait que c\u2019est essentiellement en fonction du rein que les cliniciens doivent considérer l\u2019hypertension artérielle.Arthur RICHER.PHTISIOLOGIE MM.F.BEZANCON, F.JOLY, M.BRUNEL et C.O.GUILLAUMIN.\u2014 Effets de l'oxygénothérapie sur la dyspnée dans les perforations pulmonaires.« Revue de la Tuberculose », 4: (juillet), 1938.L\u2019oxygénothérapie continue sous la tente a été employée avec beaucoup de succès par les auteurs au cours de perforations pulmonaires.Ils en rapportent quatre observations.Les mêmes se sont servis de cette méthode dans les artérites pulmonaires et dans la tuberculose fibreuse.Les crises de polypnée avec cyanose ont été améliorées.Le déséquilibre circulatoire et la désaturation de l\u2019oxyhémoglobine ont été rétablis.L\u2019oxygénothérapie apporte donc une sé- dation fonctionnelle importante et durable, si elle n\u2019a par ailleurs aucune action sur l\u2019évolution de la maladie.Elle aide sûrement à passer la période difficile des premiers jours.La durée du traitement doit varier entre 4 à 8 jours.Paul-René ARCHAMBAULT.A.DUFOURT, B.MULLER et L.REYNAUD.\u2014 Contribution au diagnostic de la symphise pleurale.\"Archives Medico-Chirurgicales de l'Appareil Respiratoire, 13: 58; 1938.Il n\u2019y a pas de signe absolu de la symphise pleurale: les adhérences les plus simples comme les plus complexes sont imprévisibles en clinique.La radiologie, jusqu\u2019en ces derniers temps, pouvait offrir de grandes présomptions, mais aucune certitude à ce sujet.Les auteurs ont rencontré un signe radiographique dont ils n\u2019ont trouvé mention que chez les auteurs allemands Braeunning et Redeker: c\u2019est le signe de la ligne pleurale axillaire.Il a une très grande valeur.Il n\u2019a que le défaut d\u2019être inconstant en ce sens qu\u2019on ne le voit que sur les très bons films radiographiques.La scopie ne le montre que \u2018rès rarement.Il consiste en une ligne verticale, doublant le bord interne des côtes à la région axillaire sur toute la hauteur du thorax, ou une partie de celui- ci.Lorsque partielle, la ligne n\u2019existe que dans la partie inférieure du thorax.Les auteurs ont rencontré ce signe dans un peu moins de la moitié des cas où le pneumo était indiqué.Ils rapportent vingt observations démonstratives.Ils publient aussi dans le même article, quatre films bien démonstratifs.Ils ont rencontré la ligne axillaire aussi dans des cas où le pneumo a dû être abandonné à cause de symphise progressive.L'absence de ligne axillaire serait, dans bien des 1305 cas, explicable par la technique radiographique.Les films durs ne la montrent jamais.L'existence de cette ligne s\u2019explique par l\u2019épaississement des feuillets pleuraux.C\u2019est donc un très bon signe de symphise surtout lorsqu\u2019il s'accompagne du comblement des sinus costo-diaphragmatiques.Les images linéaires du sommet n\u2019ont aucune valeur.Jean-Philippe PAQUETTE.NUTRITION Le dosage de l'acide hippurique pour apprécier le fonctionnement du foie.\"The Journal of the A.M.A.\u201d, II: 1470, 1938 (Article de rédaction.) Des travaux récents ont démontré que l\u2019élimination horaire de l\u2019acide hippurique dans l\u2019urine pouvait traduire la capacité maxima de l\u2019organisme pour faire la synthèse de l\u2019acide amino-acétique.Ce dernier étant fabriqué par le foie, on peut conclure que le débit de l\u2019acide hippurique variera parallèlement au degré de la capacité fonctionnelle du foie.A.J.Quick, dont les travaux de laboratoire ont éclairé cette question, a confirmé ces conclusions en clinique, et il a démontré que l\u2019élimination de l\u2019acide hippurique était grandement diminuée dans l\u2019ictère catarrhal, la cirrhose syphilitique, l\u2019ictère par obstruction prolongée.Il a proposé d\u2019y avoir recours pour apprécier la valeur fonctionnelle du foie.D\u2019autres cliniciens ont étudié au moyen de cette épreuve, le fonctionnement hépatique dans certaines maladies chirurgicales, surtout dans le goitre toxique, dont la crise post-opératoire fatale, ressortirait d\u2019après eux, à l\u2019insuffisance hépatique.Pendant la période préparatoire à l\u2019opération, ils proposent d\u2019apprécier périodiquement la valeur de la fonction hépatique par l\u2019épreuve de l\u2019acide hippurique, et de n\u2019intervenir que lorsqu\u2019elle indique un fonctionnement satisfaisant.D\u2019autres cas chirurgicaux, en dehors du goitre et des affections biliaires, ont été étudiés à la lumière de la même épreuve, en vue de connaître la répercussion de l\u2019acte chirurgical sur le foie.On a ainsi observé une diminution constante de la capacité fonctionnelle du foie, plus marquée après l\u2019anesthésie rachidienne qu\u2019après l\u2019anesthésie à l\u2019Ethylène.Les vomissements et la rétention azotée seraient un empêchement à l\u2019application de cette épreuve.Quant à l\u2019objection que l\u2019épreuve de l\u2019acide hin- purique ne s\u2019adresse qu\u2019à une des fonctions du foie, on peut y répondre, que ces différents mécanismes sont solidaires, et que l\u2019insuffisance de l'un d\u2019eux s\u2019accompagne de l\u2019insuffisance des autres.L.-Henri GARIEPY. 1306 W.BARDY, L.BUGUARD et C.DARNAUD.\u2014 Les effets de la protamine zinc insuline chez les diabétiques.« Gazette des hôpitaux », 111: 849; (29 juin), 1938.Après quelques considérations sur l\u2019insuline ordinaire et son action, les auteurs font l\u2019historique de la découverte de l\u2019insuline retard par Hagedon et de linsuline protamine zinc par Scott et Best de Toronto.Puis ils font connaître les résultats de leurs recherches personnelles sur dix-huit cas.Ils ont traité leurs patients avec l'insuline normale jusqu\u2019à disparition de la glycosurie, puis à ce moment ils ont pratiqué quatre dosages de la glycémie: à 9 heures du matin, avant le repas de midi, aussitôt après ce repas et avant le repas du soir.L'équilibre recherché étant atteint, ils ont essayé de le reproduire en injectant seulement une dose de protamine zinc légèrement inférieure à la dose totale d\u2019insuline ordinaire, en augmentant progressivement jusqu\u2019à disparition complète de la glycosurie.La glycémie était déterminée à 4 reprises selon l\u2019horaire indiqué plus haut.Le régime de ces malades comportait par kilo de poids: 2 gr.50 de glucides, 1 gr.25 de protides et 2 gr.de lipides.Quinze fois sur dix-huit les résultats obtenus ont été aussi satisfaisants et souvent plus satisfaisants qu\u2019avec l\u2019insuline ordinaire.Les auteurs concluent que l\u2019insuline protamine zinc correspond à un progrès notable dans le traitement du diabète sucré, que cette injection unique supprime les oscillations, dangereuses de la glycémie, souvent observées à la suite d\u2019injections d\u2019insuline ordinaire, que l\u2019horaire des injections est beaucoup moins rigoureux qu\u2019avec l\u2019insuline normale, ce qui constitue un avantage très appréciable pour le malade, que le contrôle du diabète pendant la nuit et la matinée est beaucoup mieux assuré par la P.Z., et qu\u2019enfin la dose journalière est presque toujours moindre que la dose quotidienne totale d\u2019insuline ordinaire indispensable pour assurer un traitement correct du diabète sucré.Gabriel LAFRESNIERE.GASTRO-ENTEROLOGIE R.GOLDEN.\u2014 Gastrite antrale et spasme.\u2018\u2019Jour.Am.Med.Ass.\u201d, 109: 1497 (6 nov.) 1937 La gastrite, quoique pouvant affecter toute la muqueuse de l\u2019estomac, est généralement, bien limitée à la région antrale \u2014 (gastrite antrale \u2014 py- lorite ou gastrite pylorique).La symptomatologie ie.douleur, hématémeése; vomissement et perte de poids, peut faire croire à un ulcus.Le diagnostic se fait par l\u2019examen gastroscopique et la radiographie.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 L'auteur fait remarquer, que cette gastrite an- trale peut évoluer jusqu\u2019à simuler un syndrome pré-pylorique.Ainsi, l\u2019inflammation cause un rétrécissement pré-pylorique, avec spasme.L'\u2019infiltration se fait sentir par un léger cartonage et péristaltisme irrégulier, une hypertrophie ou même absence des plis de la muqueuse.Quelquefois, l\u2019on note des érosions superficielles allant jusqu\u2019à des ulcères pénétrants, surtout situés dans la région de la petite courbure.Cette condition peut faire croire à une évolution néoplasique, surtout si une gastrite atrophique est causée par un amincissement de la muqueuse de cette région.Des examens répétés après plusieurs lavages de l\u2019estomac, peuvent aider à préciser le diagnostic.Au moindre doute il est préférable d\u2019intervenir chirurgicalement.A.CANTERO.J.M.BARNES et D.E.STEDEN.\u2014 Stase duodénale.\"New York State Jorn.of Med.\"\u201d, 15 mai, 766-772, 38.Les troubles dyspeptiques vagues, céphalées migraineuses, apparaissant au temps des règles, chez des sujets asthéniques et souffrant de ptose, devront faire penser à la stase duodénale.L\u2019examen radiologique démontre fréquemment un estomac ptosé et atone, étirant le genu supérieur et le ligament de Treitz.Il en résulte une stase dans les autres segments duodénaux, dilatation et phénomènes de brassage.Dans les cas plus avancés, il y a dilatation et atonicité du bulbe duodénal, relâchement du pylore et dérangement dans la motilité, allant jusqu\u2019à absence temporaire de péristaltisme de la région jéjunale.Les auteurs rapportent les observations basées sur 80 cas de stase duodénale, se classifiant comme suit: 10 causés par obstruction, soit par adhérences duodénales \u2014 (6) \u2014 2 \u2014 par tumeurs; \u2014 1 \u2014 par un rein polykistique; \u2014 38 cas, d\u2019origine, extraduodénale ou par réflexe, ainsi \u2014 14 cas causés par vésicule biliaire malade.Ulcus duodénal eens 8 cas Troubles appendiculaires \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026 6 cas Artério sclérose variée nee 6 cas Gastro-entérite aiguë ren 2 cas SAUINISME |.\u2026.\u2026\u2026\u2026cooccorecrccrerreenmmersensesssnsessenss \u2026 2 cas 32 cas, causés soit par traction de l\u2019artère mésentérique ou par traction méso-colique.Mais les auteurs sont portés à croire plutôt à une origine nerveuse, voir dérangement du système neurovégétatif.Résultat du traitement.A côté des interventions chirurgicales, duodénojéjunostomie et jéjunojéjunos- tomie, les auteurs préconisent l\u2019emploi d\u2019acétyl- choline, à dose de 100 mlgm, en injection sous- cutanée. ANALYSES « Ils attribuent l\u2019efficacité de l\u2019acétyl-choline à son action spécifique, comme stimulant du parasympathique.A.CANTERO.NEURO-PSYCHIATRIE Michael M.SCOTT.\u2014 Résultats définitifs du traitement de 655 cas de traumatismes craniens.Philadelphia Neurological Society, 25 février 1938.\u201cArch.Neur.Psy\u201d, 40: 605 (septembre) 1938.Mortalité: 117, soit 178%, dont 26 moururent durant les 3 heures qui suivirent l\u2019hospitalisation.Opération que sur 50 malades, donnant une mortalité de 44%.Cas compliqués d\u2019hémorragie méningée et de signes de localisation lésionnelle encéphalique comportèrent une mortalité de 466%.Un seul cas présentait une hémorragie extra- durale; accident rare contrairement à ce qu\u2019on écrit dans les manuels (c\u2019est bien l\u2019opinion qui découle de notre modeste expérience).Répartition des blessés et du taux de mortalité respective.1° \u2014Commotion cérébrale, sans fracture avec liquide limpide: 342 malades; mortalité de 5,5%.29:\u2014 Fracture du crâne seule avec liquide limpide: 53 malades; mortalité de 132%.30 \u2014 Liquide sanguinolent (à au moins 2 ponctions), sans fracture décelée à la radiographie: 115 malades; mortalité 26%.4o \u2014Liquide sanguinolent avec fracture du crâne: 145 malades; mortalité 42%.Voici la méthode du traitement des traumatisés du crâne adoptée par l\u2019auteur: .lo\u2014Traitement du «shock»: réchauffement du malade; injection intraveineuse d\u2019une solution à 50% de glucose et chlorure de sodium: arrêt de la déperdition des liquides par la transpiration, en administrant de l\u2019atropine, pituitrine, ergot qui provoquent la vaso-constriction périphérique.2° \u2014Ponction lombaire après la période du «shock»; répétée au moins tous les jours, si le liquide est sanguinolent, jusqu\u2019à l\u2019aspect xanthochro- mique (4e et 7e jour).39 \u2014Radiographie du crâne aussitôt que l\u2019état du malade le permet.49 \u2014 Restriction des liquides (660 à 950 c.c.par 24 heures).Diète pauvre en eau; proscription du sel et des hydrates de carbone.5°\u2014Pas de morphine.Bromure de sodium.chloral ou barbituriques, permis.6° \u2014Méthénamine à la dose de 0.65 centigrammes, 4 fois par jour, quand il y a hémorragie ou écoulement de liquide des cavités du crâne.1307 79 \u2014Intervention chirurgicale dans deux seules conditions: a) fracture avec enfoncement du ou des fragments; b) signes neurologiques de localisation, témoignant qu\u2019il y a hématome soit intra-cérébral, sous-dural, soit extra-dural.8° \u2014 En général, le malade quitte l\u2019hôpital entre le 7iéme et le 10iéme jour d\u2019hospitalisation, après s\u2019être levé vers le Gième jour.Pendant trois mois, il s\u2019astreint à limiter les liquides d\u2019ingestion et à une diète pauvre en eau.Dans 80% des cas les malades qui ont persisté à n\u2019ingérer qu\u2019environ 950 c.c.de liquides par 24 heures furent exempts de séquelles nerveux et purent retourner à leur travail 3 mois après leur traumatisme.Cette étude montre, après bien d\u2019autres antérieures, que le traitement des traumatismes du crâne à la phase aiguë est maintenant bien systématiquement établi, du moins dans les hôpitaux américains.Elle illustre également le fait que dans la grande majorité des cas le traitement reste médical.En plus, elle nous apprend que dans des services hospitaliers de neuro-chirurgie on évacue les malades très rapidement après leur admission et qu\u2019on conseille la reprise du travail, sans considération de la gravité du traumatisme, à une date apparemment précoce.L\u2019auteur, qui est de l\u2019opinion de Temple Fay, attribue une importance énorme à la restriction des liquides ingérés.Un médecin en discussion de cette communication est plus sceptique et affirme catégoriquement que les malades peuvent reprendre leur travail, sans plainte et précocement, surtout et plutôt parce qu\u2019ils n\u2019ont pas été dorlotés, sinon « cuisinés» par le médecin.Roma AMYOT.Joséphine B.NEAL.\u2014 Le traitement des infections aiguës du système nerveux central par le sulfanilamide.\u201cJ.A.M.A.111: 1353 (8 oct.1938).L\u2019auteur a utilisé conjointement le prontosil qui ne contient que 0.73 centigrammes de sulfanilamide par 100 c.c.de la solution à 25%, et du sulfanila- mide, par vole parentérale.En général, 5 c.c.chez les enfants, 10 c.c.chez les adolescents et les adultes, de la solution de prontosil & 2.5% furent administrés toutes les 4 heures.De 032 centigramme à 1 gramme de sulfanilamide furent donnés toutes les 4 ou 6 heures.L'auteur a obtenu des résultats aussi heureux par l\u2019absorption entérale de ces produits.Elle croit que contre la méningite ménigococcique et la méningococcémie le sulfanilamide peut être employé seul avec succès.L\u2019expérience de l\u2019auteur à l\u2019égard du traitemtnt de la méningite due au bacille de l\u2019influenza est que l\u2019emploi combiné de sérum spécifique et de substances sulfamidées n\u2019a pas donné des résultats heureux.Sur 18 malades, deux seulement guérirent.Durant les dernières 27 années, tous 1308 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 les cas de méningite à pneumocoques eurent une issue fatale.Depuis l\u2019usage des sulfamidés, sur 33 cas, 6 guérirent et un était encore en observation lors de la rédaction de ce travail.Dans cette dernière méningite, l\u2019auteur conseille d'employer le sulfanila- mide concurremment au sérum spécifique par voie intra-rachidienne, quand on a pu identifier le type de pneumocoque en cause.Mais c\u2019est contre la méningite streptocoque hémolytique que le sulfanila- mide remporte ses succès les plus éclatants.Son efficacité se montre péremptoire quand on constate avec l\u2019auteur qu\u2019avant le sulfanilamide.la mortalité causée par cette infection méningée était de 95% environ alors qu\u2019avec l\u2019aide de ce nouveau produit, sur 27 cas traités par l\u2019auteur, elle ne fut que de 20%.La plupart de ces cas de méningite streptococcique étaient secondaires à des otites et mastoïdites.soit 23.Les autres provenaient de sinusites, d\u2019une infection des voies respiratoires supérieures, et du pharynx.Des cinq morts, l\u2019un avait un abcès du cerveau et ne fut traité que pendant quelques heures par le sulfanilamide, 2 moururent respectivement 12 et 24 heures après le début du traitement, un autre avait eu une méningite 7 jours après une mastoïdectomie et à l'infection méningée s\u2019ajoutait une thrombose des sinus transverse et latéral et de la veine jugulaire gauche compliquée d\u2019une hernie du cervelet, le cinquième enfin n\u2019avait qu\u2019une banale infection méningée sans suppuration.Les observations de l\u2019auteur concordent avec celles d'autres auteurs.Le sulfanilamide possède maintenant un dossier important qui témoigne d\u2019une efficacité incontestable de son emploi dans certaines méningites qui étaient, soit le plus souvent, soit systématiquement mortelles.A ce seul titre, la découverte du sulfanilamide constituerait une victoire appréciable sur la maladie et un triomphe de la médecine.Mais cette substance chimique possède d\u2019autres lauriers et elle a probablement marqué une ère nouvelle dans le traitement des maladies infectieuses.D\u2019autres découvertes seront effectuées, des travaux complémentaires seront poursuivis et, sans doute bientôt.nous pourrons utiliser des composés à formule semblable, mais d\u2019activité encore plus énergique.Roma AMYOT.D.W.C.NORTHFIELD.\u2014 Considérations sur la céphalée.Brain, 61: 133 (juin) 1938.Intéressant travail basé sur les propres observations cliniques de l\u2019auteur, sur ses expériences, sur les rapports qui existent entre les causes les plus fréquentes de céphalée et les variations de la tension intra-cra- nienne et de la circulation sanguine méningo-encé- phalique.L'auteur étudie d\u2019abord les relations entre la douleur de tête et les tumeurs intra-craniennes.Certaines localisations tumorales déterminent la céphalée comme première manifestation de leur présence.Ailleurs, assez rarement cependant, une céphalée violente ne s'accompagne pas d\u2019hypertension intra-cranienne, ou inversement, l\u2019augmentation de cette tension n\u2019est pas associée à une douleur cra- nienne.Ces exceptions à la règle de constance entre hypertension intra-cranienne et céphalée sont troublantes et apparemment difficilement explicables.L'auteur après avoir étudié la céphalée au cours des tumeurs encéphaliques, passe en revue certaines céphalées causées par d\u2019autres agents; il communique les résultats de ses investigations portant sur la production expérimentale de la céphalée par excitation «mn situ» au cours d\u2019interventions chirurgicales intra-craniennes, par des modifications provoquées de tension endocranienne, par encéphalographie et ven- triculographie, par l\u2019injection d\u2019histamine, par collapsus cérébral.Il rapporte les effets de la sympathectomie cervicale et de la section radiculaire du trijumeau sur la céphalée histaminique et de certaines procédures chirurgicales qui ont fait disparaître des céphalées tenaces.Toutes ces observations cliniques et expérimentales personnelles ou recueillies dans la littérature médicale conduisent l\u2019auteur à admettre que la céphalée n\u2019est pas due à une irritation des nerfs de la dure-mère, mais plutôt à un état de tension anormale des parois des vaisseaux encéphaliques.De ce processus d\u2019hypertension sur des parois vasculaires naîtrait pour l\u2019auteur l\u2019influx nerveux pathologique qui crée la douleur de tête.Intéressante hypothèse qui pourrait expliquer la pathogénie de plusieurs types de céphalée, mais qui s\u2019oppose à l\u2019opinion générale des neuro-chirurgiens accréditant ce symptôme à la souffrance des nerfs dure-mériens situés à certaines zones définies de son étendue, et qui demanderait à être confirmée par d\u2019autres travaux d\u2019expérimentation sur le vivant.Roma AMYOT.CHIRURGIE M.FEVRE et G.DOSSIOS.\u2014 Possibilités chirurgicales dans les tumeurs malignes du foie chez l'enfant et chez l'adulte.« Journal de Chirurgie »; page 321 (mars), 1938.Pour les A, le domaine de la chirurgie des tumeurs malignes du foie doit s\u2019étendre jusqu\u2019à certains cancers primitifs, voire même secondaires, et non correspondre aux seuls adénomes solitaires à tendance maligne de cet organe.L\u2019acte chirurgical peut consister ou bien en une intervention exploratrice précoce suivie de résec- ANALYSES tion hépatique pour tumeur maligne, ou bien en une intervention exploratrice tardive pour tumeur inopérable, ou bien en une intervention d\u2019urgence pour rupture de tumeur maligne.Suivent trois observations des A., avec survie et bonne santé apparente dans un cas opéré pour tumeur maligne du foie, il y a trois ans.La laparatomie exploratrice tardive est grave a cause de la facilité de rupture et la tendance hémorragique de certaines tumeurs.Les tumeurs malignes du foie sont par ordre de gravité croissante: 1° les adénomes solitaires du foie à tendance maligne; 20 les tumeurs malignes primitives; 3° les tumeurs secondaires du foie.Le signe majeur de ces tumeurs est, cliniquement, la tumeur hépatique elle-même.Celle-ci peut apparaître à l'inspection ou n\u2019être décelée qu\u2019à la palpation.Cette tumeur est tantôt dure, tantôt molle, mobile avec les mouvements respiratoires.Plus tard, elle devient immobile, bloquée soit par son volume, soit par des adhérences.Les douleurs manquent longtemps dans la plupart des cas.Lorsqu\u2019elles existent, elles se traduisent par une sensation de plénitude, de pesanteur dans l\u2019hypocondre droit.L\u2019ictère est exceptionnel.Les troubles digestifs ne sont pas exceptionnels, ils se présentent sous la forme de diarrhée ou de vomissements.L\u2019amaigrissement s\u2019accompagne de fatigue, de pa- leur et d\u2019anémie.Le cancer primitif, à l\u2019encontre de l\u2019adénome à tendance maligne, évolue rapidement.La tumeur découverte, il reste à préciser son origine, sa nature, son degré de malignité.Les deux grandes causes d\u2019erreur de diagnostic sont la tumeur du rein chez l\u2019enfant, le kyste hydatique du foie chez l\u2019adulte.L\u2019existence d\u2019une tuméfaction dans l\u2019hypocondre droit peut faire hésiter entre des tumeurs d\u2019origine colique, rénale, vésiculaire ou hépatique.Les rayons X permettent de trancher la difficulté dans la plupart des cas.Seul l\u2019examen histologique pourra trancher entre certains dysembryomes hépatiques simples et les adénomes solitaires à tendance maligne.Trois genres d\u2019interventions peuvent être faites: 1° l\u2019intervention exploratrice, complétée ou non par une biopsie; 20 l\u2019intervention d\u2019urgence pour tumeur rompue; 3° l\u2019intervention terminée par résection hépatique.Résultats rapportés: sur 48 résections, 44 guérisons opératoires.Résultats éloignés: récidives rapides dans les tumeurs malignes primitives, récidives tardives dans les adénomes à tendances malignes.Quant aux tu- 1309 meurs malignes secondaires, des résultats satisfaisants au bout de 18 mois, au bout de 6 ans, viennent justifier certaines tentatives d\u2019exérèse après ablation de la tumeur initiale.A.BELLEROSE.UROLOGIE R.GAYET.\u2014 Intérêt de l'urétéro-pyélogra- phie rétrograde dans le cancer du rein.Au point de vue du diagnostic et de l'opérabili- té.(à propos de 13 cas).\"Lyon Chiruroi- cal\u201d, 13 fig.35: 385 (uillet-août 1938).L\u2019A.débute par quelques considérations d\u2019ordre général, sur l\u2019apport important que les méthodes radiologiques nouvelles, basées sur l\u2019emploi des substances de contraste, fournissent au diagnostic, dans certaines affections rénales.Il pratique l\u2019urétéro- pyélographie rétrograde (U.P.R.) suivant la méthode de Chevassu, plus fidèle que la pyélographie par injection intraveineuse pour reproduire sur les clichés les lésions atteignant les canaux excréteurs du rein (calices, bassinets et uretère).Il décrit, dans la première partie de ce travail, les différents types d\u2019images anormales données par I'U.P.R.dans le cancer du rein, en regard de image normale des calices, des bassinets et de l\u2019uretère.En effet, ces voies excrétrices, lorsqu\u2019elles sont intactes présentent certaines caractéristiques qui sont les suivantes: un contour net, sans zones floues ni aspect lacunaire; une orientation normale de chaque élément; des dimensions conservées.Mais la tumeur développée à leur contact trouble cet ordre régulier.L\u2019A.indique, dans ce cas, les modifications des éléments de l\u2019image normale, étudiées en particulier, et les modifications associées de plusieurs éléments de l\u2019image normale.La seconde partie de ce travail est un exposé de l\u2019intérêt de l\u2019U.P.R.pour apprécier la forme anatomique du cancer, le degré d\u2019envahissement aux organes voisins et les difficultés opératoires probables.Les formes anatomiques du cancer que l\u2019U.P.R.permet de distinguer, sont: les tumeurs primitives du bassinet, les cancers du parenchyme rénal secondairement propagées au bassinet, les tumeurs de la portion moyenne du rein et les tumeurs des pôles.L\u2019examen pyélographique ayant permis de situer la tumeur, on peut encore reconnaître le degré d\u2019envahissement et les difficultés opératoires.En effet, en parcourant les différentes observations, l\u2019A.a constaté que la pyélographie avait laissé prévoir les faits suivants: 1310 les tumeurs du bassinet ou juxta-hilaires se propagent exceptionnellement, tout à fait au terme de leur évolution: ce sont de bons cas, toutes réserves faites pour l\u2019extension à l'uretére; les tumeurs de la portion moyenne et du pôle inférieur du rein demeurent longtemps extirpables.Si on intervient tardivement et qu\u2019il existe des adhérences, celles-ci seront attaquées sous le contrôle de la vue et ne rendront pas l\u2019intervention périlleuse ; les tumeurs du pôle supérieur ou de la totalité du rein doivent être considérées comme très difficiles à enlever, car l\u2019opérateur rencontrera des difficultés du côté du diaphragme, de la plèvre et des gros vaisseaux, surtout à droite.\u2018 Enfin, l\u2019U.P.R.peut fournir des indications et des contre-indications opératoires.Par exemple, dans les tumeurs avec peu de s:gnes cliniques, un rein de volume normal, une image pyélographique indiquant une lésion pyélique ou une tumeur du parenchyme bien localisée, l\u2019hésitation n\u2019est pas permise.Dans les cas plus avancés, tumeur d\u2019un des pôles, reconnue grâce à la déformation des cavités excrétrices à ce niveau, I'U.P.R.permet de savoir où se rencontreront les difficultés.L'opérateur pourra alors modifier la voie d\u2019abord et choisir, selon le cas, la voie para ou transpéritonéale.Si c\u2019est en haut que le rein est atteint, il y aura à redouter des adhérences avec le diaphragme ou la plèvre.La voie thoraco-abdo- minale rend de grands services.En dernier lieu, lorsque les cavités excrétrices paraissent envahies dans leur totalité, que l\u2019ombre rénale est très augmentée, que l\u2019uretère apparaît repoussé au devant de la colonne, l\u2019opération ne doit se pratiquer qu\u2019à la demande formelle du malade.L\u2019A.confirme ces assertions par l\u2019observation résumée de treize cas de cancer du rein, avec images typiques fournies par l\u2019U.P.R.En conclusion, l\u2019A.propose la lecture répétée de cette phrase d\u2019un maître de l\u2019urologie: « L'idée et la conviction que tout malade présentant de l\u2019hématurie, surtout lorsqu\u2019elle se manifeste sans cause, sans douleur et sans dysurie, doit être immédiatement adressé à un spécialiste pour être soumis à un examen approfondi afin de trouver la cause de l\u2019hématurie, cette idée et cette conviction doivent être ancrées dans la conscience de tout médecin».Puis l\u2019A.ajoute: \u201cIl ne faut pas attendre que les symptômes du cancer soient devenus trop évidents, car les images pyélographiques ne nous apporteront qu\u2019une confirmation, hélas! trop redoutée, alors qu\u2019au tout début de l\u2019affection elles auraient permis dans de bonnes conditions une intervention bénigne et efficace.Dr Rosaire LAUZER.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 CHIRURGIE INFANTILE et ORTHOPEDIE Pierre LOMBARD et L.GENISSEL.\u2014 Cyphoses congénitales.\u2018Revue d'Orthopédie et de l'appareil locomoteur\u201d, 25: 532 (septembre 1938.Les cyphoses congénitales pures sont rares, cependant en voici quelques exemples que nous diviserons en trois groupes suivant les lésions anatomiques: 1) Les cyphoses avec fusion du corps vertébral 2) Les cyphoses par platyspondylie 3) Les cyphoses par microspondylie.Pathogénie.À ce point de vue, il faut considérer que ces anomalies entrent dans le cadre des aplasies et par conséquent défaut de soudure des noyaux osseux.Les travaux récents de Junghams nous montrent de plus que la persistance du tissu chordal, entravant l\u2019ossification, expliquerait la chise du corps vertébral.Exemple du premier groupe: Enfant âgé de 7 ans chez qui la mère découvre un beau jour une petite gibbosité dorsale haute.L'apophyse épineuse de la 2ème dorsale paraît plus saillante.La radio découvre toute une série d\u2019anomalies et en particulier synostose de D 2 et D3 avec une ébauche de disque seulement et somatochisis paramédian D2, C3 et C4.La mère porte une scoliose lombaire par malformation de L5.Exemple du deuxième groupe: Platyspondylie.Enfant de 8 ans chez qui la radio montre la division de D1.Le corps de cette vertèbre est de hauteur inférieure à la normale, mais les disques sont intacts.Exemple du 3ème groupe.Microspondylie: forme légère.1ère observation: C\u2019est un enfant de 2 ans qui présente une gibbosité de L 1: le corps vertébral est réduit d\u2019un tiers dans son diamètre antéro-postérieur.La vertébre susjacente glisse et bascule la colonne lombaire en lordose.L'enfant continue de grandir et la gymnastique aidant il marche sans appareil et sa gibbosité est réductible à volonté.Donc c\u2019est une vertèbre plus petite, placée entre vertèbres normales, sans être toutefois écrasée par celles-ci, mais leur cédant l\u2019espace qu\u2019elle n\u2019occupe pas.Forme moyenne.Enfant de 5 ans.Ici la région lombaire est vous- surée.Projection des apophyses épineuses des dernières dorsales et de L2.Gibbosité médiane exagérée par la position assise; les mouvements d\u2019inclinaison latérale et rotation sont normaux.La radio de face nous montre que L 1 a des bords flous, diminuée de hauteur avec disques très larges. ANALYSES 1311 D 11 et D 12 paraissent soudées.Le cliché de profil montre que la déformation correspond à des vertèbres réduites de hauteur et refoulées.Soumise au lit plâtré, la colonne semble se redresser et la gibbosité diminuer, puis l\u2019enfant est perdu de vue.Revenant 4 ou 5 ans plus tard on remarque une incurvation à convexité gauche dont le sommet correspond & la D 12.Les vertèbres lombaires sont séparées par des disques plus irréguliers, soit pincés, soit à peine reconnaissables.Ce n\u2019est qu\u2019apparence car la radio de profil montre que les corps sont distincts et séparés par des intervalles normaux, mais dont les surfaces sont irrégulières.Les corps dorsaux ont une direction inverse en bas et en avant, et le sommet de la gibbosité se trouve À l\u2019union de ces deux segments si différemment orientés.Forme grave.C\u2019est un enfant âgé de 4 ans qui ne peut se tenir debout; malingre, chétive, front bas, paupières petites, yeux vifs.Le nez est en selle, dents d\u2019Hutchi- son et palais ogival.De plus le thorax est en carène et les membres inférieurs non symétriques.Mais la lésion principale est une gibbosité dorso-lombaire.Les apohyses épineuses font saillie de la base sacrée à DX.La radio montre une réduction de hauteur de la colonne lombaire.Le profil montre une angu- lation brutale au-dessus de L3 et l\u2019axe des derniers corps lombaires se dirigeant en arrière et en haut, tandis que l\u2019axe dernière dorsale et L1 se dirige en arrière et en bas.Donc le microspondyle se trouve entre L1 et L3 dans l\u2019axe même du canal.L\u2019enfant est au lit plâtré et on obtient une correction discrète.Mais la radio montre que la lésion s'aggrave nettement: le corps vertébral malformé a glissé davantage en arrière.L\u2019année suivante la radio montre toujours la même lésion et l\u2019enfant ne peut encore se tenir debout.Le lipiodol au niveau de D11 montre une compression de la moelle.On pratique une laminectomie qui fait voir une moelle refoulée en arrière.Le corps vertébral intrarachidien est enlevé après trois interventions.Les suites sont favorables et la paralysie paraît régresser.Une autre observation pourrait se rapprocher de cette dernière non par la clinique, mais par ses analogies radiologiques.C\u2019est une enfant de 7 ans amenée pour douleurs rachidiennes.Ici la radio montre (de profil) la colonne des corps angulée à 45° ; le sommet se trouve au-dessous de D 12.Entre ce corps et celui de la vertèbre sous- jacente se trouve un intervalle triangulaire dans lequel on reconnaît une petite masse arrondie: c\u2019est L 1 pourvue de petits moignons latéraux dont le gauche plus développé que le droit.L2 est normale, L3 inégalement developpée, L 4 très réduite, le corps de L 5 est basculé vers la gauche et mal développé.Le pronostic des cyphoses est en fonction de la variété des lésions anatomiques et c\u2019est la vertèbre malformée qui domine la scène.La thérapeutique sera commandée par les symptômes propres à chaque variété.En face d\u2019une microspondylie de taille réduite.amenant de la compression avec ses conséquences, c\u2019est à la résection qu\u2019il faut avoir recours.P.P.COUSINEAU.GYNECOLOGIE Claude BECLERE et Elie FRANCOIS.\u2014 Etude de 110 cas de stérilité à l'aide de l'hys- téro-salpingographie.\"Bull.de la Soc.d'Obst.et de Gyné.de Paris\u201d, juillet 1937.La question de la stérilité féminine est toujours à l\u2019ordre du jour.La stérilité présente, en effet, une importance affective, familiale et sociale si grande, que l\u2019on ne saurait trop s\u2019efforcer de la combattre.De 1932 à 1935, dans le service de M.le Professeur COUVELAIRE, les deux auteurs ont poursuivi l\u2019étude d\u2019une série continue et homogène de cas de stérilité, et ont observé 110 femmes venues à la consultation de stérilité.Depuis un recul de deux ans qui leur permet de juger les résultats obtenus, au point de vue du traitement de ces stérilités, les auteurs apportent: Io Les résultats diagnostiques que donne l\u2019hysté- ro-salpingographie correctement exécutée et l\u2019étude critique de la valeur de ces résultats; II° le nombre de grossesses qui se sont produites dans les mois qui ont suivi cet examen.Pour ce qui est des résultats diagnostiques de l\u2019hystéro-salpingographie, cette opération a apporté des précisions sur les 3 points suivants: A.Etat et fonction des trompes de Fallope, B.Etat de la cavité utérine, C.Existence d\u2019un spasme de l\u2019isthme, particulièrement marqué.A.Au point de vue du fonctionnement des trompes de Fallope, les méthodes doivent être divisées en 3 groupes: 19 Obturation tubaire bi-latérale complète.\u2014 Chez 50 malades sur 110, soit dans 45% des cas, les 2 trompes de Fallope sont complètement obturées.Cette catégorie constitue chez les jeunes femmes stériles l\u2019aspect radiologique le plus fréquemment observé.Voici maintenant les proportions des divers types d\u2019obturation tubaire réalisés: Hydrosalpinx ignoré: Ici, chez 21 malades sur 110, soit dans 19% des cas, il existait un hydrosalpinx latent que la clinique seule ne permet pas de diagnostiquer et que la salpingographie vient révéler.Ta Ra 1312 Sur cet ensemble de 110 jeunes femmes, 12 présentent un hydrosalpinx bi-latéral.Chez 9 autres l\u2019hydro-salpinx est uni-latéral et l\u2019autre trompe est obturée, sept fois à la corne utérine et deux fois au pavillon tubaire.Autres types d\u2019obturation tubaire formant un ensemble de 29 malades sur 110.\u2014 a) Obturation bi-latérale au pavillon, b) Obturation bi-latérale de la corne utérine, ec) Chez 5 autres malades, l\u2019obturation tubaire s\u2019est produite d\u2019un côté au pavillon et de l\u2019autre à la corne utérine.20 Perméabilité tubaire diminuée.\u2014 Un ensemble de 32 malades sur 110, soit 29% des cas, présente une lésion tubaire incomplète.Sur ce total, 3 sont devenues enceintes par la suite: a) Perméabilité unilatérale, b) Perméabilité bi-latérale conservée, mais diminuée.Ces faits sont donc en faveur des interventions conservatrices et des ablations unilatérales d\u2019annexes, autant que possible.3° Perméabilité bi-latérale semblant normale.\u2014 C\u2019est seulement chez 28 des 110 cas.soit dans 25% des cas que les auteurs ont ainsi observé une perméabilité semblant normale.Mais par contre, de ces 28 jeunes femmes, 7, soit 25%, sont devenues enceintes.B.Etat de la cavité utérine.\u2014 Sur 110 jeunes femmes stériles, les auteurs ont noté 12 fois, soit dans 11% des cas une anomalie utérine qu\u2019il faut diviser en 3 groupes: 1° Anomalie de résorption de la cloison intermal- lérienne, 920 Insuffisance du développement de l\u2019utérus, 3° Malformation utérine atypique.Il s\u2019agit dans la majorité des cas, de lésions congénitales importantes, ayant lésé simultanément l\u2019ovaire, l\u2019utérus et les trompes.C.Spasme de l\u2019Isthme.\u2014 Le spasme de l\u2019isthme a été constaté chez 4 malades.L\u2019une d\u2019entre elles présentait en même temps une obturation des deux trompes de Fallope, au niveau du pavillon.CONCLUSIONS 1° Le diagnostic de la valeur fonctionnelle des trompes de Fallope par la salpingographie à une valeur considérable lorsque l\u2019examen est correct.20 Onze grossesses se sont produites chez ces 110 jeunes femmes venues pour stérilité, soit une proportion globale de 10%; 3° Toute la question du diagnostic et du pronos- tie de la stérilité est donc bien dominée par la question de la valeur fonctionnelle des trompes de Fal- lope.Samuel LETENDRE.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 OBSTETRIQUE Otto H.SCHWARY.\u2014 Soins durant la grossesse (Antepartum Care).\u2018Journal of the American Medical Association\u2019; 111: 1460 (15 octobre) 1938.Dès le début de la grossesse, l'examen général doit viser surtout les cardiopathies, la tuberculose, le diabète et l\u2019hyperthyroïdie.Il est important de poser, à bonne heure, le diagnostic des dystocies et des tumeurs du bassin.La rétroversion utérine peut entraîner des troubles de rétention urinaire qui ne cèderont qu\u2019après la mise en place de l\u2019utérus gravide.L\u2019examen complet, répété à intervalles rapprochés, ne possède de valeur que s\u2019il est une préparation en vue d\u2019un accouchement dirigé avec sûreté et intelligence.Dans le rapport Rothert sur les causes de la mortalité puerpérale, 7,380 décès étaient dus à l\u2019infection dans un proportion de 40%, et aux toxémies de la dernière partie de la grossesse dans 26%.725 patientes seulement avaient été suivies d\u2019une façon satisfaisante durant leur grossesse.Pour l\u2019éclampsie, par exemple, l\u2019hygiène prénatale a réduit la mortalité de 20 à 10%; la remarquable statistique compilée à Snoo d\u2019Utrecht ne révèle aucune mortalité par éclampsie sur un total de 20,000 accouchements en 10 ans.Donatien MARION.DERMATO-SYPHILIGRAPHIE Eugène F.TRAUB et Roy.Herbert HOLMES.Dermatite et stomatite causées par le mercure des amalgames pour obturations dentaires.\u2018Archives of Dermatology and Sy- philology\u2019, 38: 349 (sept.1938).Les cas de dermatite et stomatite mercurielle à la suite des obturations dentaires sont rares mais sans aucun doute plus fréquentes que la littérature semble l\u2019indiquer.Les auteurs ont eu l\u2019occasion de rencontrer deux de ces cas et croient qu\u2019ils sont les premiers à en rapporter.Les auteurs font ensuite l\u2019historique d\u2019une écolière de 13 ans qui fit une dermatite assez prononcée et une légère stomatite à la suite d\u2019obturations dentaires; elle avait eu des troubles semblables cinq ans auparavant à la même occasion.Suit une description détaillée des lésions ainsi que le rapport de multiples \u201cpatch tests\u201d.Leur deuxième cas est celui d\u2019une femme de 27 ans qui, à deux reprises, fit une dermatite mercurielle à la suite d\u2019obturations dentaires.Les auteurs croient que cette dermatite en est une de contact et non de résorption.En effet lors de la préparation de l\u2019amalgame, il adhère du mercure aux doigts du den- ANALYSES tiste lequel ensuite le dépose sur les lèvres de la patiente lors de la mise en place de l\u2019obturation.Dans tous ces cas la dermatite apparaît dans les quelques heures qui suivent le traitement et est limitée aux zones qui sont en contact avec les mains du dentiste.Les auteurs font ensuite une revue détaillée d\u2019une controverse qui eut lieu de 1926 à 1928, sur les intoxications mercurielles par les amalgames dentaires et une revue complète de la littérature sur ce sujet jusqu\u2019à 1934 et ils tirent les conclusions suivantes: 1) Le danger pour le patient d\u2019un empoisonnement mercuriel par les amalgames dit d\u2019argent est très minime.2) Le danger d\u2019empoisonnement chronique par les amalgames au cuivre est rare et existe seulement chez les patients sensibilisés.3) Les dermatites et stomatites par les amalgames sont probablement plus fréquents que la littérature semble l\u2019indiquer et démontrent simplement une hypersensibilité au mercure appliqué extérieurement.4) La découverte du mercure dans les urines a plus d'importance que dans les selles.Cependant.comme plusieurs personnes apparemment normales et non porteurs d\u2019obturations à l\u2019amalgame excrètent du mercure dans leurs urines; il faut que la quantité de mercure retrouvée soit considérable avant de lui donner une importance diagnostique.5) Le degré de sensibilité aux différentes préparations mercurielles varie avec les cas, et chaque patient ne réagit pas nécessairement à tous les composés mercuriels.Enfin la peau réagit plus rapidement et plus facilement que les muqueuses aux applications mercurielles.F.-L.BOULAIS.RADIOLOGIE M.GIRAUD et P.DUFOUR.\u2014 Le diagnostic radiologique des diverticules du duodénum.\u2018Bull Mém.Soc.Eleciro-Radiol.\u201d France, 251: 464 (juillet) 1938.Le diagnostic de diverticule duodénal se fait toujours par la radiographie.Sa fréquence augmente avec le perfectionnement technique.Selon la définition de Diez et Murtagh les diverticules duodénaux sont des formations sacculaires, développées aux dépens de la paroi intestinale, constituées par une ou plusieurs de ses tuniques et communiquant avec sa lumiére par un orifice plus ou moins rétréci.Les diverticules secondaires à une affection duodénale ou périduodénale évidente n\u2019ont qu\u2019un intérêt accessoire puisque le traitement doit être dirigé surtout contre la lésion primordiale.Les diverticules essentiels sans autre lésion concomitante soulèvent un problème thérapeutique autre- 1313 ment difficile.Il faut apprécier leur rôle dans les troubles signalés.Le traitement chirurgical n\u2019étant pas sans danger, il faut aussi se demander si le risque vaut les chances de guérison.On se résignera à l\u2019intervention si les raisons sont sérieuses (stase prolongée, réactions inflammatoires de voisinage, cellulite abdominale, soupçon de dégénérescence maligne, etc.) et après avoir éliminé toutes les causes capables de produire la symptomatologie observée (ulcus, lithiase, ete.).Les diverticules duodénaux sont une cause fréquente de pancréatite; le radiologiste doit s\u2019attacher à l\u2019étude du cadre duodénal où il pourra trouver des modifications indiquant des réactions du pancréas.Le siège le plus commun des diverticules vrais est la deuxième portion.Au bulbe de même que sur les troisième et quatrième portions, on les voit beaucoup moins souvent.Plusieurs diverticules peuvent exister simultanément sur divers segments.Le diagnostic radiologique du diverticule duodénal se fait d\u2019après les signes suivants: tache opaque, à contours nets.apparaissant dès les premières évacuations pyloriques, au voisinage de l\u2019anneau duodénal et relié à lui par un pédicule contenant des plis muqueux, niveau horizontal surmonté souvent d\u2019une bulle d\u2019air en position debout, persistance de la tache pendant des heures et même des jours.Diagnostic différentiel \u2014 a) Il y a lieu de distinguer les gros diverticules d\u2019une dilatation duodénale au-dessus d\u2019une bride, d\u2019un méga-duodénum ficelé par des brides, cet aspect peut faire croire à l\u2019existence de plusieurs diverticules (Gutmann), d\u2019un remplissage de la vésicule après cholécysto-duodé- nostomie, d\u2019un duodénum mobile.b) Il faudra distinguer les petits diverticules des calculs vésiculaires, rénaux ou pancréatiques, des images ganglionnaires calcifiées, d\u2019une niche du bulbe, des pseudo-diverticules, d\u2019une dilatation de l\u2019ampoule de Vater, d\u2019un cancer du pancréas avec perforation duodénale, ete.En présence d\u2019un malade ayant des troubles digestifs et de la diverticulose duodénale, il faut d\u2019abord chercher une autre explication, puis répéter les examens afin de saisir soit une évolution, soit des preuves plus précises.Albert JUTRAS.LABORATOIRE E.AGASSE-LAFONT, A.GRIMBERG et S.MUTERMILCH.\u2014 Les hémocultures.Techniques et interprétations.\u2018Monde Médical, octobre 1938: page 769.Les auteurs font sur la question des hémocultures une mise au point qui offre pour guider le diagnostic et la thérapeutique un intérêt primordial.Ils en- 1314 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 visagent: \u2014 1 \u2014 les conditions générales d'hémocul- _nisme à déceler, c\u2019est-à-dire sa facilité à se dévelop- tures; \u2014 2 \u2014 les hémocultures en vue de la recher- per sur les milieux ordinaires ou ses exigences par- che d\u2019un agent pathogène déterminé; \u2014 3 \u2014 les hé- ticuliéres pour certains milieux spéciaux.son affini- mocultures en vue de la recherche d\u2019un agent pathogène dont la nature ne peut être cliniquement précisée; \u2014 4 \u2014 l'interprétation des résultats d\u2019hémocultures négatives, ou positives.Conditions générales d\u2019hémocultures.En plus des précautions d'usage d\u2019antisepsie de la région à ponctionner et de la stérilisation parfaite du matériel de récolte, il faut prévenir la coagulation du sang qui emprisonnerait une partie ou la totalité des germes, et tenir compte de la quantité de sang ensemencé.Sur ce dernier point les opinions sont très partagées.Règle générale, plus grande est la quantité de sang, plus on a de chance d\u2019avoir une hémoculture positive.La présence dans le sang d\u2019anticorps normaux ou nouvellement formés et le petit nombre de microbes circulants exigent souvent l\u2019ensemencement d\u2019au moin 10 c.c.de sang.Pour obtenir des dilutions convenables il faudrait utiliser des litres de bouillon.Ceci rend la technique de l\u2019hémoculture par dilution du sang onéreuse et peu pratique.Avant de proposer d\u2019autres techniques les auteurs étudient le mécanisme de la bactériolyse au cours des hémocultures.Leurs expériences sur le colibacille ont montré que dans les premières heures qui suivent l\u2019ensemencement, il y a d\u2019abord bactériolyse puis multiplication des germes survivants.Ce réveil des bactéries serait dû non à leur résistance aux anticorps présents, mais à un épuisement du complément contenu dans le sérum.Le citrate de soude ajouté au bouillon, au taux de 30 à 40 pour 1000, inhibe l\u2019action alexique du plasma pour les bactéries du groupe coli-typhique.À cette concentration, toutefois, le citrate de soude est contraire au développement du streptocoque.Le staphylocoque, le méningocoque, le gonocoque sont arrêtés ou favorisés dans leur développement par des taux de citrate variant de 40 à 3 pour 1000.L'action favorable de la bile sur le développement du bacille typhique et des para-typhiques.s\u2019explique également par son action inhibitrice du complément.La bile cependant est défavorable au développement de nombreuses bactéries.Le polyanétholsulfonate de sodium (liquide Roche), au contraire se prête bien à la culture de nombreuses bactéries grâce à sa double action anticoagulante et anticomplémentaire.Recherche d\u2019un agent pathogène déterminé.Dans la recherche d\u2019un agent pathogène déterminé il faut considérer l\u2019histoire naturelle du microorga- té pour l\u2019oxygène (aérobie ou anaérobie), sa sensibilité aux changements brusques de température.De plus il faut envisager, soit le moment d\u2019apparition, d\u2019atténuation ou de disparition de la bactérie.soit la question des bactériémies intermittentes.Enfin il est souvent insuffisant, en se basant uniquement sur les données cliniques, de ne faire porter la recherche que sur un seul agent pathogène, une même infection, v.g.l\u2019infection puerpérale, pouvant être causée par des bactéries diverses: streptocoques, staphylocoques, pneumocoques, colibacilles.Recherche d\u2019un agent indéterminé.Beaucoup plus complexe est le problème quand l\u2019hémoculture est destinée à rechercher si le sang renferme un ou simultanément, ce qui arrive parfois, plusieurs organismes sur la nature desquels la clinique ne permet pas d\u2019émettre une hypothèse.Dans ce cas il faut appliquer toutes les conditions nécessaires à la culture et à l'identification de microorganismes indéterminés, isolés ou associés.L\u2019emploi du tube de Hall permet souvent d\u2019obtenir de bons résultats.Interprétation des résultats.Négative, l\u2019'hémoculture doit être interprétée avec prudence, en tenant compte de tous les facteurs em- pêchants déjà signalés.Plus les conditions favorables auront été multipliées plus le résultat sera valable.L\u2019hémoculture positive doit également être interprétée avec discernement.Il faut se demander si le microorranisme ou les microorganismes mis en évidence étaient vraiment en circulation dans le sang examiné.En effet il faut toujours penser aux contaminations possibles surtout lorsque le microbe trouvé est un hôte normal du revêtement cutané ou des couches profondes de la peau.On doit se demander encore s\u2019il s\u2019agit d\u2019une bactériémie, d\u2019une septicémie ou d\u2019une pyohémie.A ce sujet les auteurs envisagent.\u2014 1 \u2014 les bactériémies normales qu\u2019on a pu constater chez certains animaux et qui sont dues au passage intermittent dans le sang de simples saprophytes; \u2014 2 \u2014 les bactériémies dues à la présence de microbes secondaires ou de sortie; \u2014 3 \u2014 les bac- tériémies par présence de l\u2019agent même de la maladie.Conclusions.La question des hémocultures, techniques et interprétation des résultats est un des problèmes les plus délicats de la bactériologie.A.BERTRAND. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 1315 OPOTHÉRAPIE SÉRIQUE DÉCHÉANCES ORGANIQUES, CONVALESCENCES, ANEMIES.SÉRUM HÉMOPOÏÉTIQUE FRAIS de CHEVAL (Sirop) Agent de Régénération Hématique, de Leucopoïèse et de Phagocytose, Représentants: Rougier Frères, Montréal.EFFICACE.contre les affections de la gorge, les ulcérations de la bouche, les angines, les amygdalites, les stomatites, les gingivites, les affections causées par le tabac, les maux de gorge, sensibilité et inflammation des cordes vocales.u Dépot général pour le Canada: | ROUGIER FRÈRES, Montréal. CONGRÈS ET SOCIÉTÉS L\u2019 \u201cUnion Médicale du Canada\u201d publie les comptes rendus scientifiques de toute société savante de langue française de l'Amérique du Nord.Ces comptes rendus doivent cependant être rédigés succinctement en dactylographie par les secrétaires respectifs et être adressés, sans retard, a la Rédaction.6-6 ++ TROISIÈME CONGRÈS DE L\u2019ASSOCIATION MÉDICALE FRANCO-AMERICAINE Tenu a Worcester, Mass., le 5 octobre 1938 La séance scientifique s\u2019ouvre a 2 heures.Le Dr.J.D.Milot de Fall River, Mass., souhaite la bienvenue aux congressistes.Il fait en peu de mots l'historique de l\u2019Assso- ciation.Il annonce que Messieurs les Docteurs J.E.Dubé, Valin, Jarry, Marion, Vital ont été nommés membres honoraires, parce qu\u2019ils ont assisté à notre première réunion de Providence, R.I., en octobre, 1936.Le Dr Milot souhaite la bienvenue à chaque délégation en particulier; de Montréal nous viennent Monsieur le Doyen Albert Le- sage, les Drs J.Edmond Dubé, Donatien Marion, Oscar Mercier et Jean Saucier.Ottawa, Ont., nous honore en envoyant les Drs Lapointe et Laframboise.Enfin, d\u2019outre-mer nous vient le docteur Léopold Nègre, de l\u2019Institut Pasteur.Une invitation spéciale est renouvelée à tous les médecins du Canada qui voudront bien se joindre à nous l\u2019année prochaine à Boston, Mass.Fièvre des Foins (allergie) ! R.J.SAVIGNAC, (Worcester, Mass.) C\u2019est un travail très intéressant où sont décrites ses diverses expériences sur le ganglion sphéno-palatin, dans les maladies allergiques: asthme et fièvre des foins.Divers anesthétiques locaux sont d\u2019abord employés par la voie d\u2019approche la plus accessible et qui se trouve en arrière et en haut du cornet 1.Cette communication paraîtra comme article original dans un prochain numéro de l\u2019Union Médicale.nasal moyen.Ces anesthésies locales amènent des soulagements très durables dans certains cas.Après la cocaïne et la novocaine, les expériences sont renouvelées avec une solution physiologique, qui donne des résultats analogues.Dans d\u2019autres expériences, on emploie un courant électrique spécial avec de très bons résultats.Il est donc conclu que le soulagement est obtenu plutôt par contre- irritation que par anesthésie locale.Le traitement électrique sera surtout d\u2019une grande valeur dans le temps des crises, ou les antigènes sont peu efficaces.Ce travail sera publié dans l\u2019Union Médicale sous peu: voyez- le.Il est impossible de donner une idée juste du travail, il faut le lire au complet pour en comprendre tous les détails et toute l'importance.Epilepsie infantile M.Jean SAUCIER (Montréal) Après une introduction d\u2019ensemble sur la maladie, le conférencier borne son sujet à l\u2019épilepsie chez les enfants.Il faut bien différencier la crise épileptique qui survient chez l\u2019enfant à l\u2019occasion d\u2019une cause irritante passagère, telle que l\u2019irruption dentaire, gastro-entérite, etc, de l\u2019épilepsie franche.La première n\u2019est que passagère, la deuxième \u2018s\u2019installe définitivement et donnera des crises répétées dont les intervalles varieront, mais elle fera du malade un taré.Les causes à base de ce syndrome sont les affections congénitales, la syphilis héréditaire surtout.-\u2014 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 1317 NOUVEAU MÉDICAMENT de la CELLULE HEPATIQUE Déhydrocholate de Sodium * DESENSIBILISANT » CHOLERETIQUE DIURETIQUE HEPATITES CHOLECYSTITES ANGIO-CHOLITES AFFECTIONS DIGESTIVES INSUFFISANCES HÉPATIQUES Présenté en tube de 20 comprimés et en boîtes de 6 ampoules.Produit de marque « Théraplix » offert par les LABORATOIRES POULENC FRÈRES DU CANADA, LTÉE 204, Place Youville - - - Montréal 1318 Il faut la rechercher inlassablement dans tous les cas.Une autre cause importance vient des traumatismes craniens causés par les applications de forceps ou les dystocies pelviennes chez la mère.Enfin, les tumeurs et les abcès du cerveau.Discussion.MM.BALLADION (Portland.Me), GARNEAU (Fall River, Mass.) et SAVI- GNAC (Worcester, Mass.).Comment expliquer le petit nombre d\u2019épileptiques chez les enfants, quand on considére le nombre considérable d\u2019applications de forceps pouvant amener des traumatismes craniens à la naissance?M.DONATIEN MARION (Montréal).Une cause des plus fréquentes des traumatismes craniens à la naissance se rencontre chez les primipares âgées.Le col est dur et très résistant; de plus, il y a une certaine dénutrition de ces enfants qui nous présentent un crâne à parois osseuses très minces.M.JEAN SAUCIER.En effet, c\u2019est bien étonnant de voir tout ce que peut endurer le crâne d\u2019un enfant normal.Le traitement chirurgical des rétrécissements traumatiques de l\u2019urètre M.Oscar MERCIER (Montréal) Deux classes de malades se présentent: 1) les traumatisés récents; 2) les vieux rétrécis.Si le malade a une urètrorragie et peut uriner, on temporise et donne des antiseptiques vésicaux.Si le malade a une urétorra- gie et ne peut uriner, ou dans le cas d\u2019un vieux rétrécissement, le malade est en état de rétention vésicale, il faut pratiquer d\u2019emblée la cystostomie sus-pubienne.L\u2019urétro- radiographie est très importante dans ces cas, afin de pouvoir mesurer exactement la longueur du rétrécissement.Deux semaines après la cystostomie, on pratique la résection du rétrécissement et la réparation de l\u2019urètre.L\u2019urètre sectionnée est une réunie par 4 points de suture avec du catgut O, pris en dehors de la muqueuse.Les deux points de L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 soutènement et le capitonnage de l\u2019urètre sont très importants.Ils préviennent les complications si le malade venait à avoir une érection durant la période post-opératoire.Le plus important de tout, c\u2019est de ne pas laisser la sonde à demeure.Ensuite, le Dr Mercier nous fait voir un film en primeur qui nous permet de suivre tous les détails de sa technique.Une courte discussion fut faite par le Dr Généreux de Webster, Mass., et le Dr Boivin de Fall River, Mass.La vaccination anti-tuberculeuse M.Léopold NEGRE (Institut Pasteur de Paris) «Je suis surpris de voir une si belle réunion de médecins canadiens dans les Etats- Unis.J\u2019en suis profondément ému et je voudrais qu\u2019il fût donné aux médecins français de vous voir.» La vaccination anti-tuberculeuse a été fort discutée.Ce n\u2019est qu\u2019après un travail long et des expériences répétées, qu\u2019il soit possible d\u2019en démontrer la valeur.Si on injecte au cobaye déjà infecté par la tuberculose un microbe virulent, on observe que sa résistance est plus grande que lors de son infection première.La disparition des bacilles est beaucoup plus lente et les microbes demeurent au point d\u2019innoculation beaucoup plus longtemps.Ceci s\u2019accorde avec la loi de Marfan: les sujets qui sont exposés à l\u2019infection tuberculeuse quand ils sont jeunes, présentent une résistance spéciale pour la maladie quand ils sont adultes.« Des expériences faites en Norvège sur un groupe d\u2019infirmières et d\u2019étudiants, ont démontré que ceux dont la cuti-réaction était positive ont mieux résisté à l\u2019infection tuberculeuse que ceux dont la cuti-réaction était négative.Calmette et Guérin ont travaillé pendant 13 ans et sont parvenus à extraire une souche de bacilles avirulents, d\u2019une souche virulente primitive.Quand on a essayé de prouver que le B.C.G.est virulent, on a toujours trouvé des causes d\u2019erreur: soit qu\u2019on a contaminé une souche de bacilles a- virulents ou qu\u2019on a travaillé sur des animaux déjà infectés.Les résultats obtenus L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 eux nouneaux proouils era No 937 TRICEPIOL No 938 TRICEPIOL COMPOSE Préparations de trisilicate de magnésium hydraté standardisées selon la méthode de Mutch.Le Tricépiol et le Tricépiol Composé sont efficaces dans le traitement des ulcères peptiques, de l'hyperacidité gastrique et de la dyspepsie fonctionnelle.Ils possèdent un pouvoir adsorbant et antiacide considérable et sont d'une innocuité parfaite.No 937 TRICÉPIOL \u2014 chaque cuillerée à thé moyenne contient 35 grains de trisilicate de magnésium hydraté, dans un véhicule composé de pectine, de glucose médicinal et de sucrose.No 938 TRICÉPIOL COMPOSÉ \u2014 chaque cuillerée & thé moyenne contient: Trisilicate de magnésium hydraté, 35 grains; sulfate d'atropine, 1/500 grain; phénobarbital, 1/8 grain, dans un véhicule composé de pectine, de glucose médicinal et de sucrose.Bouteilles de 54 onces.ACIDITÉ GASTRIQUE Effet immédiat Effet prolongé Effet localisé ACTION ISOLANTE SUR L'ULCÈRE Très grande SPASME GASTRO-INTESTINAL Soulagement FONCTION GASTRO-INTESTINALE Aucun dérangement ALCALOSE TOXIQUE Absence complète RÉSULTATS CLINIQUES Excellents AYERST, McKENNA & HARRISON LIMITÉE Biologistes et Pharmaciens MONTRÉAL CANADA 1319 1320 dans les jardins zoologiques chez les singes, sont très probants, quant à la valeur du B.C.G.Chez les bovidés, comme chez les singes on a l\u2019avantage d\u2019empêcher tout contact des petits avec la mère infectée.À Paris, nous avons l\u2019œuvre des « Placements des tout petits », mais naturellement, beaucoup de mères ne veulent pas se séparer de leurs enfants.William Park, aux Etats-Unis, présente des statistiques intéressantes.La première année, sur 269 enfants vaccinés par le B.C.G.il en à eu une mortalité de 1.6% et sur 345 témoins, la mortalité a été de 6.1%.Durant la deuxième année, la mortalité a été nulle pour le premier groupe et a été de 24% pour le deuxième groupe, La vaccination par voie buccale a été la plus employée.Elle consiste dans l\u2019ingestion de 1 centigramme de B.C.G.dans les premiers jours qui suivent la naissance.La voie sous-cutanée donne des résultats plus démonstratifs et une plus grande sécurité.On injecte de 1/100 à 1/25 de milligramme.Chez certains sujets, elle peut avoir l'inconvénient de produire de petits nodules au point d\u2019injection.Tout de même, la vaccination sous-cutanée ne doit pas supplanter l\u2019autre.Il faut diffuser la vaccination anti-tuberculeuse par tous les moyens, mais il faut aussi mener la lutte sociale anti-tuber- culeuse avec la plus grande opiniâtreté.C\u2019est la seule garantie de succès.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 Discussion.M.LANDRY (Everett, Mass.) Quelle est la durée de l\u2019immunité par le B.C.G?C\u2019est un point difficile à préciser.Surtout chez les enfants issus de parents tuberculeux, il faut faire de nouvelles vaccinations et conduire la lutte sociale anti-tuberculeuse.M.LAPOINTE (Ottawa, Ont.) En Ontario, on fait & grands frais les cuti-réactions chez les instituteurs pour compléter les examens cliniques.On recherche surtout les sujets a cuti-réaction positive pour les éliminer.Si les sujets à cuti-réaction positive sont tuberculinisés, il sera plus difficile pour eux de contracter la maladie pour la répandre que ceux dont la cuti-réaction est négative.C\u2019est une question compliquée.Les individus allergiques peuvent être des porteurs de petites lésions, ou porteurs non infectés crachant des bacilles et partant dangereux pour les enfants.Les sujets non allergiques peuvent être un terrain propice à la tuberculose.Ils ne sont pas dangereux pour les enfants, mais sont plus exposés eux-mêmes.Je m\u2019excuse auprès des conférenciers pour ce compte rendu si imparfait.Les erreurs qui ont pu s\u2019y glisser sont tout à fait involontaires.Ulysse FORGET, secrétaire adjoint.(Worcester, Mass.).LA SOCIETE MEDICALE DE MONTREAL Séance du 4 octobre 1938 Tenue à l'Université de Montréal Présidence de M.Léon GERIN-LAJOIE Le diagnostic des ictères M.J.-A.MOUSSEAU Le rapporteur distingue 3 grands types d\u2019ictères: hémolytique; par hépatite toxique ou infectieuse; par obstruction de la voie biliaire principale.L\u2019ictére hémolytique présente les caractéristiques suivantes: le début est précoce et progressif, sans signes d\u2019intoxication biliaire; les matières fécales ne sont jamais décolorées; les urines ne contiennent pas de pigments biliaires; le foie s\u2019hypertrophie légèrement, mais la rate est trés nettement augmentée de volume; l\u2019état général peu atteint; enfin l\u2019examen du sang, révèle d\u2019importantes lésions sanguines, et une auto-agglutination des hématies.Des deux autres types d\u2019ictères, il en est qui sont de diagnostic facile, ce sont les ictères catarrhaux, infectieux et par obstruction mécanique.L\u2019ictère catarrhal se reconnaît facilement, surtout si l\u2019on tient compte d\u2019un si- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 1321 QUATRE POINTS à considérer dans LA THERAPIE HEMORROIDALE Efficacité thérapeutique, sécurité, absence de tout effet accessoire ou organique, commodité \u2014 voila les quatre points qui caractérisent les SUPPOSITOIRES ANUSOL.La douleur et le malaise sont soulagés par le décongestionnement et non par des narcotiques, des analgésiques ou des substances anesthésiques.Les Suppositoires Anusol ont des qualités protectrices et calmantes, parce que les ingrédients qu\u2019ils renferment sont incorporés dans un corps émollient.Les Suppositoires Anusol ne contiennent pas de belladone, pas d'adrénaline, pas d\u2019éphédrine \u2014 rien qui puisse causer une réaction organique.Et leur forme permet leur introduction sans qu\u2019il y ait possibilité de traumatisme.À tous points de vue, l'emploi des Suppositoires Anusol est tout indiqué pour le traitement médical des hémorroïdes.Ce genre de thérapie a définitivement fait ses preuves.WM.R.WARNER CO., Ltd.727 King St.W.- Toronto, Ontario e Les Suppositoires Anusol sont vendus en boîtes de 6 et de 12.Un échantillon d\u2019essai sera envoyé à titre gracieux.Faites-en la demande sur votre papier à en-tête. 1322 gne important: la réduction de la quantité des urines.La guérison de cet ictère se reconnaît par la crise polyurique et la récoloration des matières.L\u2019ictère infectieux s\u2019en diffère par son début brusque, la température très élevée et une atteinte profonde de l\u2019état général.L\u2019ictère par obstruction mécanique se distingue des précédents par l\u2019absence de fièvre au début, les antécédents de crise hépatique et l\u2019hépatomégalie progressive.De diagnostic plus difficile est la forme prolongée de l\u2019ictère catarrhal, ainsi que l\u2019ictère par obstruction de cause médicale (cholédo- cites) ; cependant il peut être grandement facilité dans ces cas par des examens de laboratoire tels que le tubage duodénal, l\u2019épreuve de la galactosurie et celle de la diurèse provoquée.Dans un type d\u2019ictère à diagnostic difficile enfin, il faut noter les hépatites ictéri- gènes au cours desquels ces épreuves d\u2019insuffisance hépatiques sont très troublées.Conclusion.Le diagnostic et les indications thérapeutiques, au cours d\u2019un ictère, sont très intimement liés.Un bon diagnostic peut guérir l\u2019ictère, un faux diagnostic entraine la mort.Les épreuves de laboratoire jouent un role très important dans la classification des ictères; elles permettent de préciser le diagnostic et doivent toujours se joindre à la clinique.Le traitement médical des ictères M.Jean LeSAGE En matière de diététique, le point capital est d\u2019éliminer de l\u2019alimentation les graisses, les œufs et les crèmes.L\u2019administration des hydrates de carbone est à recommander, surtout au cours des rétentions biliaires, ainsi que les cures d\u2019eau lactosée dans les ictères infectieux.Médication désinfectante.On doit convenir maintenant que le salicylate de soude et l\u2019uro- tropine n\u2019ont pas l\u2019efficacité qui leur ont été attribuée.On obtient de meilleurs résultats en alcalinisant la bile, soit par l\u2019atophan et les sels bilaires, soit par des injections intraveineuses de bicarbonate de soude.Opothérapie hépathique.Surtout dans les cirrhoses avec ictères.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 Médication cholalogue.L'huile d'olive, à la dose de 50 à 60 grammes, ne doit pas perdre ses droits, car elle est assez constante dans ses effets.Mais si l\u2019on veut écourter l\u2019évolution d\u2019un ictère et surtout empêcher la résorption d\u2019une bile infectée, on aura recours au tubage duodénal, en se servant, pour amorcer le drainage, d\u2019une solution soit de sulfate de magnésie, soit de peptone, soit d\u2019huile d\u2019olive.Les cholérétiques.A part les sels biliaires et l\u2019atophan, il est des cholérétiques à action directe, tels que les phénols et l\u2019oléate de soude, et enfin les végétaux: la camomille, la laitue, la chicorée, le pissenlit et surtout l\u2019artichaut; le romarin, le thym, la mélisse, la menthe, ete.Parmi les cholérétiques à action indirecte, on note la sécrétine, le sulfate ou le chlorure de magnésium, et surtout les eaux minérales, bicarbonatées sodiques tels les divers types d\u2019eau de Vichy.En conclusion, c\u2019est au médecin de choisir tel ou tel médicament selon l\u2019intensité de l\u2019excrétion biliaire qu\u2019il veut obtenir: les cho- lalogues, lorsqu\u2019il s\u2019agit surtout des voies biliaires extra-hépatiques, de la vésicule; les cholérétiques pour ictère avec congestion hépatique sans atteinte des voies biliaires.Il faut se rappeler que le drainage ne s'adresse pas seulement au foie et aux voies biliaires, mais à tout le système lymphatique et lacunaire.Aussi faut-il prolonger le drainage médical et varier les différentes médications durant l\u2019évolution d\u2019un ictère, afin d\u2019atteindre aussi bien le foie et la voie intestinale que l\u2019organisme en action derrière le foie, derrière la barrière hépatique.Discussion: M.St-Jean DESROSIERS rappelle le danger des altérations du parenchyme hépatique, dans un organe chargé d\u2019épurer l\u2019organisme des microbes: hépatites d\u2019élimination.Les ictères apyrétiques et paraissant peu graves doivent être surveillés étroitement, à cause de la possibilité de complications et de l\u2019atteinte de l\u2019état général.Il dit les bons résultats du sérum glucosé, et parfois aussi de l\u2019insuline, dans les cas d\u2019ictères chez lesquels on doit in- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 1323 Le Glycolixir a reçu, comme agent thérapeutique, l'approbation de nombre de médecins.Ce produit se distingue nettement de toutes les autres substances soi-disant \u2018toniques\u201d.Son effet est strictement physiologique et ses deux actions principales \u2014 désintoxication et épargne des muscles \u2014 sont démontrables physiologiquement et biochimiquement.Le Glycolixir est un composé, agréable au goût, de Glycocoll de Squibb.On l'a perfectionné à la suite d'expériences de clinique et de laboratoire poussées à fond et qui ont établi la valeur du glycocoll au point de vue de \u2018l'épargne des protéines\u2019.Il est indiqué dans le traitement des affections de longue date, opiniâtres, réfractaires: asthénie non spécifique, amaigrissement, tendance à la fatigue, anorexie, nervosité, enfin, pour le patient \"fatigué\".En vente sous deux formes de dosage très agréables à prendre Elixir \u2014 Une cuillerée à soupe présente 1.85 Gm.de glycocoll dans un mélange spécial de vin fin.Dose moyenne pour adultes: trois cuillerées à soupe tous les jours.Comprimés \u2014 Les comprimés présentent 1.0 Gm.de glycocoll chacun.Ils sont agréablement aromatisés et de couleurs distinctives.Utiles, également, dans les cas où l'alcool, dans l'élixir, pourrait ne pas être désirable.Dose moyenne pour adultes: deux comprimés, trois fois par jour.Pour imprimés, écrire au Professionnal Service Department, 36 Caledonia Road, Toronto, Ont.E-R:-SQUIBB & SONS oF CANADA Ltd.Fabricants de Produits Chimiques pour le Corps Médical depuis 1858.MODERNE DANS SON CONCEPT .eprouvé quant a sa valeur thérapeutique 1324 tervenir chirurgicalement.Quant aux médications, il est à souhaiter de ne donner rien qui soit trop énergique, dans la crainte de déséquilibrer la fonction hépatique déjà si impressionnable.Traitement chirurgical des ictères M.J.-U.GARIEPY M.J.-U.Gariépy est invité à donner ses vues sur le traitement chirurgical des ictères.Il insiste sur la nécessité d\u2019une coopération médico-chirurgicale étroite dans les cas d\u2019ictères.L\u2019indication opératoire se pose chez tous ces malades accusant les uns des douleurs répétées ou prolongées, les autres des troubles digestifs sérieux et une atteinte grave de l\u2019état général, et cela à plus forte raison lorsqu\u2019il existe des signes radiographiques nets.M.Gariépy dit les heureux effets que donne la dérivation de la bile dans le duodénum, ainsi ques les bons résultats des transfusions sanguines dans l\u2019ictère hémolytique.Le Secrétaire, G.-A.SEGUIN.Séance du 8 novembre 1938 Tenue à l'Université de Montréal Présidence de M.Léon Gérin-Lajoie Le bacille de Koch et l'infection tuberculeuse chez l'homme LE DOCTEUR LEOPOLD NEGRE, (Chef de Laboratoire à l'Institut Pasteur de Paris) Il est avéré que certains faits peuvent rendre les individus plus ou moins sensibles à l\u2019infection tuberculeuse ou imprimer à l\u2019allure clinique de cette dernière des caractères spéciaux.Les sujets déjà parasités par le bacille de Koch sous forme d\u2019une infection latente décelable par les réactions tuberculiniques sont beaucoup plus résistants à la tuberculose que les sujets indemnes de cette infection latente.C\u2019est ce qui a pu faire croire que L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.décembre 1938 la tuberculose est héréditaire.En effet, les tout jeunes enfants sont particulièrement exposés à se contaminer au contact des malades parce qu\u2019en général ils naissent vierges de toute infection.Au contraire, les adolescents et les adultes qui ont plus de chances de s\u2019infecter légèrement et ainsi de s\u2019immuniser sont beaucoup plus résistants que les enfants.Pour ce qui est des variations de virulence du virus tuberculeux et l\u2019influence du terrain, il est facile de se rendre compte expérimentalement que les conditions de milieu, aussi bien in vivo qu\u2019in vitro, peuvent influencer le développement d\u2019une souche bacillaire et même, dans certains cas, son pouvoir pathogène.Les bacilles tuberculeux cultivés en milieux pauvres perdent leur acido-résistance et leur virulence.Celle-ci reparaît lorsque ces germes seront réensemencés sur les milieux habituels.Les liquides spécifiques et non spécifiques activent le développement des lésions tuberculeuses.La vitamine C paraît augmenter la résistance de l\u2019organisme à l\u2019infection tuberculeuse.Ces faits sont corroborés par les observations cliniques, en particulier pour ce qui concerne la cure hygiéno-diététique.Il semble aussi que certains régimes alimentaires peuvent dans certains cas améliorer les lésions externes.Par contre, les populations soumises à des restrictions alimentaires semblent plus sensibles à l\u2019infection tuberculeuse.Tous les cliniciens sont d\u2019accord sur le fait que le diabète, les grossesses rapprochées, les causes d\u2019épuisement, certaines maladies aiguës peuvent provoquer le réveil de lésions anciennes ou aggraver une tuberculose en cours d\u2019évolution.Aux différentes phases de son évolution, le bacille, cette fois, peut avoir aussi des propriétés pathogènes différentes, et certaines affections à allure torpide, qui paraissent d\u2019après leurs lésions histologiques et leur allure de nature tuberculeuse, seraient déterminées par des caractères spéciaux de leur virus, ou de certaines conditions du milieu interne.Comme application pratique au point de vue de la prophylaxie et du traitement de la L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 Relations of stomach and colon in normal body type as contrasted with asthenic type This type is often associated with constipa- (at right) : i tion.(Note long thorax, narrow costal angle, and visceral ptosis) - Masse de liquide et \u2018Lavage\u2019 du côlon avec une solution non diffusée Le liquide pris avec Sal Hepatica n\u2019est que partiellement absorbé.Sal Hepatica fournit ainsi une masse liquide qui provoque le péristaltisme intestinal et assure un lavage complet de l'intestin.Sal Hepatica assure le bon fonctionnement du tube digestif sur toute sa longueur.Les alcalins minéraux neutralisent l'excès d\u2019'acidité gastrique sans nuire au bon fonctionnement de l'estomac.L'écoulement de la bile dans le duodénum est augmenté par son action cholagogue et laxative.Sal Hepatica produit les mêmes effets que les eaux minérales réputées.|| constitue une savoureuse boisson effervescente.Échantillons et littérature envoyés sur demande.SAL HEPATICA Nettoie le tube digestif et aide la nature à combattre l\u2019acidité gastrique.BRISTOL MYERS COL, - 1241-F, rue Benoît Montréal, Canada 1325 1326 tuberculose, de tous les faits passés en revue, il faut insister sur les principaux points suivants: la surveillance de l\u2019hygiène et de l\u2019alimentation des enfants a une importance encore plus grande que celle qu\u2019on soupçonne; la lutte contre le microbe doit surtout être réalisée par la séparation des enfants du milieu contaminé (œuvre de placement familial des tout-petits), par la vaccination au moyen du BCG (clinique du BCG), par le dépistage et le traitement précoces, qui permettent d\u2019agir sur les lésions au moment qu\u2019elles sont le plus curables.Discussion.M.G.MIGNAULT se demande pourquoi une péritonite avec ascite guérit par l\u2019exposition à l\u2019air, alors qu\u2019une plaie tuberculeuse dans les mêmes conditions ne guérit pas.M.NEGRE y voit là un phénomène d\u2019adaptation, le microbe de la peau accoutumé à l\u2019air ne réagit pas aussi bien que celui de l\u2019abdomen, lequel ne se trouve pas dans les mêmes conditions.M.J.-E.DUBE.La baisse notable dans la mortalité par la tuberculose, telle qu\u2019observée aux Etats-Unis depuis 50 ans, ne serait- elle pas due, d\u2019une part à des conditions économiques meilleures, et d\u2019autre part, à l\u2019isolement dans de très nombreux sanatoria?L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 M.NEGRE.Les sanatoria certes sont indispensables, quoique leur indication ne se pose que dans des cas bien déterminés et que le pourcentage des guérisons y soit infime.De l\u2019avis de M.Nègre, la lutte contre la tuberculose est avant tout affaire de prophylaxie et de vaccination.M.P.LETONDAL demande des précis- sions sur le mode d\u2019administration du BCG et ses résultats, ainsi que l\u2019opinion de M.Nègre sur l\u2019opportunité de la généralisation et l\u2019extension de la méthode.M.NEGRE.Chez les animaux, la voie buccale donne de bons résultats si le vaccin est donné en quantités suffisantes.Chez l\u2019enfant, il ne faut pas se fier à l\u2019allergie pour confirmer ou infirmer l\u2019excellence des résultats; on n\u2019a qu\u2019à répéter les prises de vaccin pour obtenir une immunisation plus solide.La voie parentérale semble être la plus sûre.M.Nègre se dit absolument convaineu de l\u2019innocuité de la vaccination par le BCG, car après des milliers d\u2019innoculations il n\u2019a jamais observé de reprise de virulence.De plus, il n\u2019y à pas de raison de limiter la vaccination aux enfants que l\u2019on sait exposés, car nombreux sont ceux qui se contaminent à des sources de contagion inconnues.Le secrétaire, G.A.SEGUIN. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 1327 POUR PLUS DE SURETÉ Dans le traitement arsenical de la syphilis 500,000 1,000,000 2,000,000 3,000,000 5,000,000 INJECTIONS DE MAPHARSEN ADMINISTREES SANS AUCUN ACCIDENT Le Mapharsen est approuvé par le Comité de Pharmacie et de Chimie de l\u2019American Medical Association.Le Mapharsen (oxyde de méta-amino-para-hydroxy-phénylarsi- ne) est présenté en ampoules individuelles de O gr.04 et O gr.06 avec ou sans eau distillée \u2014 et en ampoules de 10 doses contenant O gr.4 ou 0 gr.6 \u2014 pour usage dans les hôpitaux ou les cliniques.PARKE, DAVIS & CIE - MONTREAL, QUE.Les plus grands manufacturiers de Produits Pharmaceutiques et Biologiques au Monde. REVUE DES LIVRES Les Annales Médico-Chirurgicales de l'Hôpital Sainte-Justine, tome 3, n° 1, mai 1938.Continuant la tradition maintenant solidement établie, l\u2019hôpital Ste-Justine offrait en mai dernier au publie médical, le recueil des principaux travaux poursuivis par ses médecins durant l\u2019année.Les Annales de mai \u201938 comportent 13 articles de médecins de la Maison, et 4 sont dus à des médecins-internes.Les sujets traités ressortissent à des aspects très variés de la pédiatrie: médical, chirurgical, anatomo-pathologique, bactériologique, radiologique et social.Ces travaux comprennent des études sur la poliomyélite, la réaction leucocytaire au cours des infections, certaines affections chirurgicales abdominales, l\u2019ostéomyélite du nouveau-né et du nourrisson, le radiodiagnostic précoce, la cataracte congénitale, la réaction à la tuberculine, la leucémie myé- loïde, le syndrome abdominal dû au diverticule de Mackel, le B.C.G., la jeunesse délinquante et la sclérose en plaques.Les 4 observations des médecins-internes ont trait a un cas de diarrhée prandiale du nourrisson, d\u2019ostéo-arthrite coxo-fémorale tuberculeuse, d\u2019une méningite séreuse compliquant une pneumonie, et de saturnisme infantile.Ces diverses contributions sont clairement exposées, bien documentées, et pourvues d\u2019une abondante icinographie.Plusieurs travaux constituent des aperçus originaux.Il convient de féliciter le bureau médical de Ste-Justine et son Directeur de continuer la belle initiative de la publication des Annales.Ceux qui ont l\u2019expérience des publications médicales savent les difficultés insoupçonnées qu\u2019il faut vaincre pour réaliser un journal dont la rédaction est confiée à une collaboration.Nous souhaitons qu'à Ste-Justine on ne se lasse pas de ces disciplines, et nous espérons revoir en mai prochain une livraison aussi intéressante et aussi bien présentée.J.S.+ + Le souffle systolique.Par J.WALSER.Leçons de Cardiologie sous la direction de Charles Laubry.Doin, édit., 1938.Le chapitre des souffles systoliques est l\u2019un des plus importants de la sémiologie cardiaque.Leur fréquence, leur apparition dans des conditions très différentes, leur importance souvent primordiale dans le tableau stétha- coustique, les difficultés que peut soulever leur interprétation, en font dans bien des cas l\u2019élément essentiel du diagnostic et du pronostic.C\u2019est dire qu\u2019on ne saurait leur accorder trop de valeur et partant trop s\u2019attacher à leur étude.Comment naît un souffle systolique?Pour Weber, à la vibration des parois au niveau d\u2019un changement brusque de calibre, vibration due à une accélération du courant ainsi qu\u2019à une action propre au rétrécissement; pour Chauveau, à la vibration d\u2019une veine liquide formée par le sang passé avec une certaine force d\u2019une partie étroite dans une partie plus large; pour Marey, à la vibration de la paroi sous l\u2019influence des oscillations périodiques de pression.Les souffles systoliques relèvent, ainsi que MM.Laubry et Pezzi l\u2019ont montré, des vibrations de la paroi sous le heurt d\u2019une veine liquide formée par le passage du sang, sous une certaine pression, d\u2019un segment étroit dans une partie plus large.Les souffles organiques relèvent d\u2019altérations valvulaires, cicatricielles ou inflammatoires, ainsi que des pertuis anormaux entre les ventricules ou entre les gros vaisseaux de la base.Les souffles systoliques fonctionnels reconnaissent le même mécanisme.La veine liquide se forme au niveau des valves auriculo-ventriculaires in- complétement fermées lors de la systole et va se briser contre la paroi auriculaire.Mais la béance valvulaire relève d\u2019une hypotonie myocardique qui fait que la contraction ventriculaire manque à son rôle de serrage sur le joint valvulaire.Enfin, les souffles systo- \u2014 A \u2014_\u2014\u2014\u2014 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1938 1329 es.\u2014\u2014\u2014 chem?cent ans Docteur» ome S av ez-vou 9 ue all \u201d n tre pat ; de Ja ele fondée conserv PP bl jon amr elle a partic P Il coll dicaux: rançal Livres aise l res, langue frang mb livres SCO nelle es dienne- ran tes scientift on \u20ac 1s\u20acS romans gan Fille es t la S liers P fat bl ations sedan cars s effor our U éditv Si s ave putes sortes autre, Dans toutes ail irréP 0 : Jical com\u201d r U ons de do\" blier, Not liv pers vous ffrir avou d posit?urrie hésitez P entier vo ts éten enseigné UNION tou es revi ous es» besoun de Nous impr?P L b MEDIC ALE » liorer P me y nous @ pisons des article annonce gestions not Envo ez ttre \u20ac n ratique Cc eur, n greer, sater ons d les me uillez us Z por ee A pous 9 ttentrO ez-nous: en po et re s lignes ces ues, Vo s tout devo MIN Lim EAU Montréal Libr are Saint G abriel > 430» s suT demande nt envoy s VOUS sero Nos catalog\u201c
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