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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Janvier
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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L'union médicale du Canada, 1939-01, Collections de BAnQ.

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[" Tome 68 \u2014 Numéro 1 MONTRÉAL, JANVIER 1939 asBOC.DES ww 5% xx KA ais UE 2 \"a V4 o\\ ND CAE + oN %, Ria\" 49 L'Union aAdédicale ,ou Canada (Revue mensuelle fondée en 1872) Bulletin de l'Hssociation des (MDédecins de Langue Francaise de l'Hmérique du Mord =, z > NN ae > a N OS | \\ =) If Xi @ Sy A na NS jo 5 > Ee TG SECRÉTARIAT 326 est, blvd St-Joseph MONTRÉAL Téléphone: LAncaster 9689 HUILE DE FOIE DE MORUE rendue AGRÉABLE AU GOÛT son SCOTT est hautement que celle des Vitamines À et D considérée par le corps médi- seulement.cal depuis plus de soixante-quinze ans.Elle offre un moyen d\u2019administrer de I'huile de foie de morue l'huile de foie de morue.Des d'une façon beaucoup plusagréable essais cliniques ont prouvé que et sa valeur, à ce point de vue, est cette émulsion est quatre fois De plus, 'Emulsion Scott est la manière idéale d\u2019administrer de connue depuis très longtemps.plus facile à digérer que l\u2019huile Les recherches scientifiques les de foie de morue ordinaire.Elle plus récentes indiquent queles pro- a un goût et une odeur agréables.priétés curatives de l\u2019huile de foie Elle s\u2019assimile facilement et ne de morue sélectionnée qui est cause ni régurgitations ni goût per- employée dans l\u2019Emulsion Scott sistant après l'absorption.sont dues à l\u2019action synergique des Chaque fois que l\u2019huile de foie lipoides et des acides gras avec de morue est indiquée, les méde- les Vitamines d'origine À et D.cins peuvent vaincre I'aversion na- Cette découverte laisse entrevoir turelle que la plupart des patients que l'administration d\u2019huile de ont pour l'huile ordinaire, en re- foie de morue fait plus de bien commandant l\u2019Emulsion Scott.* * * Nous enverrons gratis, aux médecins qui en feront la demande, des échantillons d\u2019Emulsion Scott ainsi qu\u2019un Tableau de Pesée pour Adultes et Enfants.S\u2019adresser au Dépt.S.B.4F.L\u2019EMULSION SCOTT SCOTT and BOWNE (CANADA) LIMITED TORONTO, ONTARIO | L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 193 1 Lépreuve du Iemps « Ferro-Catalytic », présenté à la profession médicale seulement après que des épreuves cliniques sérieuses eurent prouvé sa valeur thérapeutique dans le traitement des ANÉMIES SECONDAIRES a résisté à l\u2019épreuve du temps, et chaque jour apporte une preuve nouvelle de son utilité.Les malades qui, pendant des années, ont été des demi-invalides à cause de l\u2019anémie et qui ont été traités par différents modes thérapeutiques sans résultats évidents, ont bénéficié d\u2019une façon étonnante du traitement par FERRO-CATALYT Sur votre demande nous vous enverrons avec plaisir des échantillons cliniques, des Ustes de formules et une échelle pour le dosage de l\u2019hémoglobine.| i \" CAPSULES Chades &.Frosst & Co.en dlrs MONTREAL.- CANADA Sep Une firme canadienne fabriquant des produits pharmaceutiques de haute qualité depuis 1899 pour enfants SOMMAIRE © BULLETIN Roma AMYOT: Tradition, école d'expérience .MEMOIRES Albert LeSAGE: Le syndrome angineux Alfred MOUSSEAU: Gastroscopie REVUE GENERALE Arthur MAGNAN: Indications de la césarienne basse ou segmentaire .PETITE CLINIQUE Pierre SMITH: Un cas d'hépatite suppurée consécutive à une appendicite aiguë sup- purée .MEDECINE SOCIALE Lasalle LABERGE: L'effort antituberculeux des provinces de l'Ouest canadien .~ \u2014- \u2014 + + 25 36 41 43 L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1959 3 Hématique Totale SIROP de CIN [NIN DESCHIENS [HR \u201cDU SANG à l'Hémoglobino vivante Renferme intactes les Substances Minimales du Sang total Médication rationnelle des SYNDROMES ANÉMIQUES et des DÉCHÉANCES ORGANIQUES Une cuillerée à potage à chaque repas.\u2014_\u2014\u2014 DESCHIENS, D' en Ph'*, 9, Rue Paul-Baudry, Paris (8°) Représentant : ROUGIER, 350, Rue Lemoine - MONTRÉAL (Canada) ro ACADEMIE DE MEDECINE DE PARIS PRIX ORFILA PRIX DESPORTES 1872 AE 1904 DIGITALINE NATIVELLE CRISTALLISEE Agit plus sûrement que toutes les autres préparations de Digitale Granules au 1/10 de milligr.\u2014 Solution au 1/1000e.Ampoules au 1/4 de milligr.pour iniections intramusculaires.LABORATOIRE NATIVELLE, 27, rue de la Procession, PARIS (XV) [od Draeger 5 Concessionnaires au Canada: ROUGIER FRERES, 350, rue Le Moyne, Montréal. SOMMAIRE (Suite) ANALYSES 22 © MEDECINE L'iléite segmentaire (p.47).PHTISIOLOGIE Diagnostic des perforations pulmonaires par l'épreuve de la menthe (p.48).Etudes sur la tuberculose aviaire (p.48).GASTRO-ENTEROLOGIE Le cancer d'estomac au début (p.49).CHIRURGIE Occlusions intestinales consécutives aux appendicectomies (p.49).Le malheureux côlon (p.50).Une source inépuisable de sang pour les transfusions et son mode de conservation (p.50).L'action des irradiations infra-rouges sur les modifications humorales post-opératoires (p.51).Les irradiations infra-rouges et ultra-violettes en chirurgie opératoire (p.52).Bloc chirurgical à cellules opératoires stérilisables (p.52).La salle d'opération moderne (p.53).Le conditionnement de l'air dans les salles d'opération (p.53).GYNECOLOGIE Développement folliculaire provoqué dans l'ovaire de la femme au moyen de mitosine sérique (hormone gonadotrope du sérum de jument gravide) (p.53).Les kystes lutéiniques (p.54).Hormonologie gynécologique (p.55).UROLOGIE L'urétéropyélographie chez le nourrisson (p.55).Quelques considérations sur la pathogénie du priapisme (p.55).CHIRURGIE INFANTILE ET ORTHOPEDIE Les effets des liens sur les nerfs des extrémités (p.56).Douleur sciatique d'origine inconnue.Une méthode effective de traitement (p.56).OBSTETRIQUE La diminution moderne de l'allaitement maternel (p.58).PEDIATRIE La bronchite capillaire et son traitement par la saignée et la transfusion du sang (p.58).NEURO-PSYCHIATRIE Sur une forme mésocéphalique des syndromes neuro-anémiques (p.59).Les encéphalites herpétiques forme apoplectique, forme convulsive et hallucinatoire, contagion par le virus herpétique (p.59).Deux cas de guérison de méningites cérébro-spinales à méningocoques, traitées exclusivement par le 1162 (p.60).Le traitement du spasme facial (p.60).DERMATO-SYPHILIGRAPHIE Epithélioma de la verge chez un jeune.Rôle activant probable du chancre mou intercurrent (p.60).Pigmentation en coulées par eau de cologne ayant persisté plus de 8 mois (p.61).Dermite de contact causée par une monture de lunettes en corne (p.61).Le test de Laughlen comparé aux séro-diagnostics de Kahn et Kalmer modifié, pour la syphilis (p.61).ELECTRO-RADIOLOGIE Traitement de l'hypertrophie amygdalienne par la roentgenthérapie (p.61).LABORATOIRE La greffe bréphoplastique sous-cutanée de la thyroïde chez le rat (p.62).Régénération après innervation de la glande surrénale (p.62).Nouvelles études de bacte- riologie et de technique chirurgicale (p.62).SOCIETES LL ALL ALL ALL RAS La Société Médicale de Montréal: Séance du 22 novembre 1938 (p.64).Société de Chirurgie de Montréal: Séance du 9 novembre 1938 (p.65).Assemblée scientifique du Bureau médical de l'hôpital Notre-Dame: Séance du 20 octobre 1938 (p.68).REVUE DE LIVRES .2 444044444442 46 BIBLIOGRAPHIE .4 444444141141 .NOUVELLES.Diner au prof.Albert LeSage, doyen de la Faculté de Médecine, par les Médecins de l'hôpital Notre-Dame.Grande fête à l'Hôtel-Dieu en l'honneur du prof.J.-E.Dubé.Allocution du prof.Albert LeSage, doyen.Hommage au prof.Aldège Ethier.Allocution du docteur B.-G.Bourgeois.Allocution du docteur Léon Gérin-Lajoie.Allocution du docteur Aldège Ethier.À la mémoire du docteur Sévérin Lachapelle.Conseil médical du Bureau médical de l\u2019Hôtel-Dieu à Montréal.Nominations: docteurs Charles Vézina, Paul Letondal, Albert Guilbault, Jean LeSage et Léon Gerin-Lajoie.La Société Medicale de Montréal.Société de Chirurgie de Montréal.La mortalité infantile à Montréal va décroissant.Soutenance de thèse.Autour de la tuberculose.Réunion de la Société des médecins du nord de Montréal.Réunions médico-chirurgicales de morphologie.NECROLOGIE .LIVRES RECUS EN DECEMBRE 1938 .47 64 79 85 90 114 115 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 5 -PYRIDIUM - (Phenylazo-Alpha-Alpha-Diamino-Pyridine Mono-Hydrochloride) ES he ti fa PRESCRIT SANS HESITATION Ordinairement Pyridium est spontanément adopté dans les ordonnances pour Ia eystite la pyélite (pyélonéphrite) la prostatite l\u2019urétrite PARCE QUE PYRIDIUM * est sans effet narcotique\u2026 et qu\u2019il est bien toléré.* possède un effet analgésique sur la muqueuse génito-urinaire, procure un soulagement rapide des symptômes urinaires douloureux, l'effet se faisant souvent sentir dans l\u2019espace de 20 à 30 minutes.* \"hospitalisation n'est pas nécessaire et qu'il peut être employé sous forme de comprimés par le patient ambulant.* produit ses effets thérapeutiques sans régime spécial et sans le con- trole du Ph urinaire.LITTERATURE ENVOYEE SUR DEMANDE.MERCK & CO.Limited - @mnitsjitsiis - MONTREAL, P.Q, L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 eI.\u2019 Union Médicale (du Canada) Fondée en' 1872 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Professeur Emile Sergent, de Paris.Professeur Maurice Roch, Genève.Professeur Pierre Masson.Professeurs E.-P.Benoit, A.-H.Desloges, J.-A.Leduc, T.Parizeau (Montréal).BUREAU DE DIRECTION MM.R.Boucher, B.-G.Bourgeois, A.Comtois, J.-E.Dubé, L.Gérin-Lajoie, A.LeSage, A.Marin, D.Marion, D.Masson, O.Mercier, J.-A.Mousseau, J.-N.Roy, E.Saint-Jacques, J.-A.Vidal, R.-E.Valin, Sénateur Lacasse.BUREAU DE RÉDACTION Rédacteur en chef Albert LeSAGE Secrétaire de la rédaction Secrétaire adjoint Léon Gérin-Lajoie Roma Amyot Membres A.Bertrand, E.Desjardins, R.Doré, M.Fauteux, L.-C.Favreau, A.Tutras, J.LeSage, P.Letondal, J.-A.Manseau, A.Marin, E.Saint-Jacques, J.Saucier, L.-C.Simard, Pierre Smith.BUREAU DE COLLABORATION MM.R.Amyot, P.-R.Archambault, H.Baril, H.Barry, A.Bellerose, A.Bertrand, Albert Bertrand, P.Bourgeois, ].Brault, A.Desforges, E.Desjardins, R.Doré, E.Dubé, M.Fauteux, L.-C.Favreau, R.Fontaine, L.Fortier, L.-A.Gagnier, L.-H.Gariépy, R.Gatien, H.Gélinas, A.Jutras, G.Latresnière, G.Lapierre, R.Lefebvre, E.Legrand, J.LeSage, P.Letondal, A.Magnan, J.-A.Manseau, P.Morin, J.-P.Paquette, P.Poirier, J.-L.Riopelle, J.Saucier, L.-C.Simard, Pierre Smith. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 \\QU E EN L ENC E ce «+ A a & Ps \\3 DIGES Ça DEFICIENCES GASTRIQUES ay a gn » Cd i La 7) on Concessionnaires au Canada: ROUGIER FRERES, 350, rue Le Moyne, Montréal. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 e ,\u2019 Union Médicale (du Canada) Fondée en 1872 772 - A CE Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.ADMINISTRATION OFFICIERS Président: J.-A.Mousseau Vice-président: R.-E.Valin Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal COMITÉ EXÉCUTIF MM.J.-A.Mousseau, R.-E.Valin, A.LeSage, J.-A.Vidal, D.Marion.COMITE DE PUBLICITE MM.A.LeSage, D.Marion, E.Saint-Jacques, J.-A.Vidal.Jacques-D.Clerk, publiciste.COMITE DE PROPAGANDE MM.J.-E.Dubé, E.Saint-Jacques, J.-A.Mousseau, L.Gérin-Lajoie.CORRESPONDANTS MM.P.Desfosses (Paris): A.Granger (Nouvelle-Orléans): L.-E.Phaneuf (Boston): P.-C.Mathé (San Francisco): A.Fontaine (Woonsocket); J.-H.Lapointe, J.-E.Gaulin, L.Mantha (Ottawa); L.-F.Dubé, M.P.P.(Notre-Dame-du-Lac); Eug.Tremblay (Chicoutimi): P.Bertrand, R.Gaudet (Sherbrooke): Aug.Panneton, ].-A.Denoncourt (Trois-Rivières) Pio-A.Laporte (Edmunston); D.Collin (Saint-Boniface); L.-P.Mousseau (Edmonton).+ Le Président, le Rédacteur en chef et le Secrétaire-trésorier sont, \"ex officio\u201d, membres de tous les comités. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 SILICRINE Pour favoriser une digestion compléte stomacale, pancréatique et intestinale La Poudre Silicrine est une combinaison de Trisilicate de Magnésie et des ferments Entérokinase et Prosé- crétine pour établir une digestion complète, stomacale, pancréatique et intestinale.Silicrine par sa formule, possède une supériorité d'efficacité plus définie et plus radicale sur la poudre de Trisilicate de Magnésie seule, pour procurer une digestion totale.Trisilicate de Magnésie: Le Trisilicate de Magnésie est un composé synthétique ayant comme base la Magnésie et la Silice sous la forme de colloidal de dimensions très minimes et 15 fois plus actif pour le bleu méthylène in vitro que le kaolin colloidal le plus raffiné qu'il soit possible de trouver dans le commerce.Ferments Entérokinase et Prosécrétine: Ces deux ferments sont transformés en sécrétine active par l'action de l'acide hydrochlorique de l'estomac; leur principale fonction est de stimuler les glandes du Pancréas et de l'intestin pour accélérer leurs sécrétions, afin de faciliter toutes digestions.Action: La Poudre Silicrine, grâce à sa composition, procure une digestion complète, la magnésie et la silice absorbent le surplus d'acide gastrique dans l'estomac; les ferments Entérokinase et Prosécrétine continuent d'aider la digestion en activant la sécrétion des glandes du Pancréas et de l'intestin.Propriétés Medicinales: Ulcères peptiques, Insuffisance intestinale, Urticaire chronique, Troubles digestifs du diabète pancréatique, Dyspepsies pancréatiques, Gaz d'estomac, Hyperacidité, Vomissements chez les femmes enceintes et autres cas de déficience d'une digestion complète.Toxicité: La Poudre Silicrine est une combinaison non toxique et ne peut atténuer l'acidité du suc gastrique en bas de son point normal, si une trop grande dose est donnée, elle est évacuée par l'intestin.La poudre Silicrine étant insoluble ne peut accroître la réserve d'acali du corps; même l'ab- soption d'une forte dose pendant une longue période ne fait pas varier l'acidité de l'urine.Mode d'Emploi: Une cuillerée à thé dans 2 verre d'eau après les repas.Répétez après 1 heure si nécessaire.Préparé par CASGRAIN & CHARBONNEAU LIMITEE 30 EST.RUE SAINT-PAUL, MONTREAL 10 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 e l\u2019Union Médicale (du Canada) .La plus ancienne revue française de Médecine et de Chirurgie au Canada Fondée en 1872 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.OFFICIERS Président: J.-A.Mousseau Vice-président: R.-E.Valin Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal Rédacteur en chef Albert LeSAGE Secrétaire de la rédaction Léon Gérin-Lajoie Secrétaire adjoint Roma Amyot Membres A.Bertrand, A.Desjardins, R.Doré, M.Fauteux, L.-C.Favreau, A.Jutras, ].LeSage, P.Letondail, J.-A.Manseau, J.Saucier, L.-C.Simard, Pierre Smith.ONT COLLABORE AU VOLUME 67: MM.Amyot (Roma), Archambault (P.-R.), Aumont (Gérard), Barbeau (Antonio), Baril (Edm.), Baril (Henri), Barry (Gaé- tan), Baudoin (J.-A.), Béclère (Claude), Bélisle (S.-P.), Belle- rose (A.), Benoit (E.-P.), Bernier (Alph.), Bertrand (A.), Bolduc (A.), Bonnier (Maurice), Boucher (Roméo), Boulais F.-L.), Bourgeois (Paul), Boutin (J.-R.), Brien (Jules), Ca- kana (Léo-Paul), Cantero (Ant.), Chaput (Yves), Charbon- neau (J.-Henri), Cone (William), Côté (I.), Couillard (J.-A.), Cousineau (P.-P.), Cruchet (René), D'Argencourt (Guy), Décarie (Roland), De Martigny (François), Denoncourt (J.-A.), Desfosses (Paul), Desjardins (Ed.), Doré (Réal), Dubé (J.-E.), Dufresne (Roger-R.) Dumouchel (Antoine), Fauteux (Mercier), Favreau (J.-C), Fernet (P.), Ferron (Maurice), Fiessinger (Noël), Forget (Ulysse), Fortier (Jacques), Fortier (Louis), Fournier (N.), Francœur (Louis), Frappier (A.), Gagnier (L.-A.), Gagnon (Eugène), Ga- riépy (L.-H.), Gariépy (Urgel), Gauthier (Herman), Gau- vreau (Joseph), Gélinas (Henri), Gendreau (J.-E.), Gérin- Lajoie (Léon), Gibeault (H.), Girard (R.), Gratton (Armand), Grenier (Jean), Grignon (C.-E.), Groulx (Adélard), Guilbeault (A.), Hébert (Georges), Jarry (Gaétan), Jarry (J.-A), Jutras (Albert), Lacasse (Gustave), Lafresnière (Gabriel), Lambert (J.-Adrien), Lamoureux (C.-E.), Lamou- reux (L.), Lanthier (Réal), Lapointe (J.-H.), Laquerriére (A.), Larichelière (A.), Larivière (Paul), Laurin (P.-E.), Lauzer (Rosaire), Lebel (M.-H.), Leclerc (Georges), Le- francois (Charles), Letendre (Samuel), Léger (A.), Le- grand (Emile), Legrand (Hervé), Léonard (D.), LeSage (Albert), LeSage (Jean), Letondal (Paul), Léveillé (Antonio), Lian (C.), Magnan (L.-Arthur), Manseau (G.), Manseau (J.-A.), Marin (Albéric), Marion (Donatien), Martin (Paul), Masson (Pierre), Mercier (Oscar), Millet (J.-A.), Morin (Gaspard), Morin (Paul), Morissette (Léopold), Mousseau (J.-A.), Nègre (Léopold), Ostiguy (Marcel), Pa- net-Raymond (Jean), Paquette (Jean-Philippe), Patoine (Lionel), Pearson (Georges), Péloquin (G.-E.), Penfield (Wilder), Pettigrew (A.), Piette (Edmond), Pilon (Alci- de), Pinard (Marcel), Pinsonneault (G.), Poirier (Paul), Poliquin (Paul), Power (Honorable), Prévost (Jules), Richer (Arthur), Riopelle (J.-L), Roch (Maurice), Roch (Sylvio), Rolland (René), Rouquier (A.), Roy (J.-N.), Samson (J.-Ed.), Saint-Jacques (Eugène), Sansregret (Edmond), Saucier (Jean), Sergent (Emile), Siguier (F.), Siguret (G.), Simard (L.-C.), Simard (Raymond), Smith (Pierre), Sylvestre (Lucien), Tremblay (Jean), Turpin (R.), Valin (R.-N.), Viau (Horace), Vidal (J.-A.). L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 &: | Xe Ee S ; I A & \u201c ANTI-URIQUE TYPE\u201d Œ = /.< © poe CGEEGEGE 2 à 4 cuillerées à café par jour.MID) ¥¥ CE ~ LABORATOIRES DE LA PIPERAZINE MIDY - PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTREAL 11 NEUROTROPHOL BYLA Tonique Nervin a base d'acide nucléinique, d'hormones orchitioues et de glycéro-phospharsinate disodique SURMENAGE \u2014 ÉPUISEMENT \u2014 NEURASTHENIE Le NEUROTROPHOL se révèle un merveilleux agent d'équilibration du système génital Neuro-Endocrinien.SPLENARMONE BYLA Reconstituant général, à base d'hormones hépatique et splénique, d'extrait de muqueuse gastrique et d'extrait surrénal.ANÉMIES \u2014 CONVALESCENCE (AMPOULES et SIROP) LES ÉTABLISSEMENTS BYLA, PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTRÉAL 12 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 OFFICIERS DE L'ASSOCIATION des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord PRÉSIDENT HONORAIRE L'honorable J.-H.-A.PAQUETTE, Ministre de la Santé dans le Cabinet provincial de Québec.VICE-PRÉSIDENT HONORAIRE L\u2019honorable Pio.-H.LAPORTE, Ministre de la Santé dans le Cabinet du Nouveau-Brunswick.DIRECTEUR-GENERAL R.-E.VALIN, 165 est, ave Laurier, Ottawa.SECRETAIRE-TRESORIER Donatien MARION, 326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal.EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION R.E.VALIN D.MARION J.-A.JARRY J.-H.LAPOINTE Arthur RICHARD COMITÉ DU XVe CONGRÈS J.-H.LAPOINTE, Président J.-R.BÉLISLE, 3e Vice-président A.RICHARD, Secrétaire R.LAROCHELLE, 4e \u201d J.-M.LAFRAMBOISE, Trésorier B.-G.BOURGEOIS, 2e Vice-président A.GRANGER Se \u201d e ANCIENS PRÉSIDENTS Albert PAQUET Albert LeSAGE J.-A.JARRY MEMBRES DU CONSEIL ]J-E.DUBE A.VALLEE R.-E.VALIN BAUDOUIN, J.-A., 23, Springrove, Montréal BEAUCHEMIIN, .L.-O., Calgary, Alberta .BELISLE, J.-R.Hull ee BERTRAND, F., Sherbrooke BIBAUD, B., Valleyfield BOURBEAU, L.-A., Val d'Or.Abitibi BOURGEOIS, B.-G.418 est, Sherbrooke, Montréal .COLLIN, Donat, Saint: Boniface, Manitoba CREPAULT, A.- DAGNEAU, P.& \"4, rue Collins, Québec DE BLOIS, Chs, \"Trois-Rivières .DUBE, |.-E., 454 est, Sherbrooke, Montréal | DUBE, L.-F., Notre-Dame du Lac, Témiscouata DUMAS, F.-A., Edmonton, Alberta DUMONT, AS -E., Campbellton, N.-B.FALCON, A.-].-B,, A awtucket, R.-I.FONTAINE, |.-F.-A., Woonsocket, R.-1.GATIEN, J.-F.-A., 4765, Adam, Montréal GAUDET, Richard, Sherbrooke .GAUTHIER, P.-P., 47, Hazelwood, Montréal GIROUARD, J.-A.19, Union, Willimantic, Conn.GRANGER, Amédée, Canal Bank Bldg., N.-O., La.JARRY, J.-A., 7718, Saint-Hubert, Montréal LACASSE, G.Sénateur.Tecumseh, Ont.LAFRAMBOISE.].- LAPOINTE, 1.-H LAROCHELLE, LAROCHELLE, .Ms.Laurier, Ottawa .].-E., Manchester, N.-H.R., Biddeford, Maine ., 403 est, Sherbrooke, Montréal : 692, Saint- Patrice, Ottawa .(1940) 40) 42) LEBEL, M.-H., 3646, Laval, Montréal .LeSAGE, Albert, 260, Carré Saint- Louis, Montréal .MARION, D., 326 est, boul.Saint- Joseph, Montréal MATHE, P._C., 450, Sutter, San Francisco .MAYNARD, Oswald, 73, West Pearl, Nashua, N.-H.MELANÇON, W., Drummondville .MERCIER, 9.943, Cherrier, Montréal .MILOT, ].- 1017, Stafford Road, Fall River, Mass.NORMAND.\u2018\u2019Hudon, Trois-Rivières .PAQUET, Albert, 71, Sainte-Anne, Québec PERRAS, J.-E.ull.PHENIX, iy Saint- Jean PIETTE, Ed., Joliette .PLOUFFE, R., 772, Villeray, Montréal PROVENCHER, Gustave, Granby .RICHARD, A.-L, 168 est, Laurier, Ottawa .ROY, C.-É., Nicolet SAUCIER, Jean, 300 est, Sherbrooke, Montréal SAVOIE, L.-P., Roberval .SMITH, Pierre.418 est, Sherbrooke, Montréal | SAINT-JACQUES, E., 110 ouest, Pr.-Arthur, Mntri TANGUAY, R., Sudbury, Ont.TASSE, C.-E.Worcester, Mass.TRUDEL, J.-J, Winnipeg, Manitoba .VALIN, R.-E., 165 est, Laurier, Ottawa .?J.-A.\u201d 454 est, Sherbrooke, Montréal I-A.Saint- Hyacinthe .VOORHYES, R.-D., Lafayette, La.P.-C.DAGNEAU (1940) A N 9 9 942) 940) 9 9 9 942) 940) 9 9 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 13 REDUCTION DE PRIX ORETON- PROLUTON ORÉTON Schering \u2014 A base d'hormone sexuelle masculine pure, cristallisée (propionate de testostérone).Les prix ont été considérablement réduits, et le modèle pour hôpitaux, contenant 50 ampoules, est encore plus économique.L'ORÉTON est indiqué pour le traitement de l'hypertrophie prostatique bénigne, des symptômes de la ménopause masculine, de l'hypergona- disme, et de l'impuissance, lorsque ces états sont dûs à une insuffisance d'hormone sexuelle.Le traitement à l'ORÉTON a également donné d'heureux résultats dans certains troubles gynécologiques, tels que des cas spéciaux de ménorragie et de dysménorrhée.L'ORÉTON se vend en ampoules de 1 cc., contenant 5, 10 et 25 mgm.de propionate de testostérone en solution dans l'huile de sésame.Il y a des boîtes de 3, de 6 et de 50 ampoules.PROLUTON Schering \u2014 Hormone du corps jaune pure, cristallisée.Les prix ont été réduits de 3314% par l'augmentation du nombre d'ampoules par boîte, et le modèle pour hôpitaux, contenant 50 ampoules, est encore plus économique.Le PROLUTON est indiqué dans l'avortement récidivant, la menace d'avortement, la ménorragie, la métrorragie, la dysménorrhée avec développement utérin normal, et la tension prémenstruelle, lorsque ces états sont dûs à une insuffisance d'hormone du corps jaune.Le PROLUTON se vend en ampoules de 1 cc.contenant 14, 1, 2 et 5 mom.d'hormone en solution dans l'huile de sésame, en boîtes de 6 et de 50 ampoules; et aussi en boîtes de 3 ampoules contenant 10 mom.POUR PLUS AMPLES DÉTAILS SUR L\u2019ORÉTON ET LE PROLUTON, ÉCRIVEZ-NOUS.Copyright 1939 par Schering (Canada) Limited.*Nom déposé au Canada et aux États-Unis.SCHERING (CANADA) LIMITED BOÎTE POSTALE 358 (Place d\u2019Armes) Téléphone: LAncaster 9073 - 751 CARRE VICTORIA MONTREAL, P.Q. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 e l'Union Médicale e (du Canada) Fondée en 1872 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.CONDITIONS DE PUBLICATIONS: « L'Union Médicale (du Canada)» paraît tous les mois.Cette Revue est l'organe officiel de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.Flle publie les travaux des Congrès et tous les communiqués de l'Association.Chaque numéro contient des mémoires originaux, des faits cliniques, un mouvement médical, une revue générale, des notes de pharmacologie et de médecine pratique, des analyses, des revues de livres et des nouvelles médicales.ABONNEMENT: L'abonnement est de cing dollars par année.Les membres déjà inscrits à l'Association des Médecins de Langue française de l'Amérique du Nord ont droit, de ce fait, & la réception du Journal ainsi que tous les médecins qui font partie des Sociétés Médicales des divers Etats et Provinces.COLLABORATION: Seuls les travaux inédits sont acceptés.MANUSCRITS: Les manuscrits doivent être dactylographiés avec double interligne. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 15 LABORATOIRES DEGLAUDE 15.BOUL° PASTEUR.PARIS (XV®) a MÉDICAMENTS CARDIAQUES SPÉCIALISÉS De DINE ASM FLY Yeo SP aa x § | Ë TY A a ST > 3 ES : 4, \\, | = p\u201d 2 i j = I Di I Sle): CARE a 1 Sr on Agents généraux pour le Canada: MILLET, ROUX & CIE LIMITEE 1215, RUE SAINT-DENIS - - MONTREAL L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 ILLUSTRATIONS: L' « Union Médicale » assume les frais de cing illustrations au maximum, pour chaque travail, pourvu que les auteurs fournissent des photographies et des dessins convenables; les illustrations supplémentaires sont payées par l'auteur.Nous n'acceptons pas de négatifs de clichés.Chaque illustration doit porter au verso le nom de l'auteur et les photographies devront être claires, de préférence noires et sur papier glacé.Les dessins doivent être effectués à l'encre de Chine sur papier blanc.EXTRAITS: L'auteur peut obtenir des extraits pourvu qu'il signe la formule accompagnant la galée et qu'il en assume les frais.Tous changements du texte de la galée entraînent des frais supplémentaires pour l'auteur.TARIF: Sans page de titre, tel que publié dans la revue: 4 pages 8 pages 16 pages 32 pages 100 .83.50 $ 5.50 $ 8.25 $13.75 200 .425 6.50 12.25 18.00 0 .6.00 11.50 18.75 29.00 1000 .9.50 16.50 25.50 36.50 La page de titre comprenant 4 ou 5 lignes de texte sera fournis au prix de $1.50 pour les frais de composition, et les corrections d'auteur devront être payées au prix de l'heure.Couverture imprimée en noir, qualité et couleur or de la revue: 100 .$ 5.00 200.6.50 50.\u2026.11.00 1000 .2.+.+.+.+.18.50 Tous ces prix sont susceptibles d'être majorés de la taxe fédérale et de la taxe municipale s'il y a lieu, et de toute autre taxe qui pourrait survenir. 8 ns â = x 3 SS be?5 É.2 7 Es 5 ; Es pr di Es i Es 7 iy À ge = 5e 2 E 2 7 4 / 7 Ais 7 i) 2 ii i iz 4 7 2 ÿ 20 2 2 a 25 CE ; 2 2 7 fs 7 5 5 .Ge 26 iL SELS SE \u2026 \u201ces a - moe REECE TT ert - qo mpg re 0e = ym: AE TR oy Ny SA ~~ ge LES PLASTULES HEMATINIQUES SONT PLUS EFFICACES DANS LES CAS D\u2019ANEMIE HYPOCHROMIQUE LES PLASTULES HEMATINIQUES présentent des ava aphpaos tincts sur tous les autres genres de fer dans le traj ent des suffisanc ER 97 yA ue, parce te à l'action te d'ammo- fa anémies résultant dose de fer quotidienne efficace, équiva hématopoiétique de 120 grains de fer et de ci nium ou à 90 grains de pilules de Blaud.iques \u2014La dépense occasionnée par les Plastules Ordin&ltes n'est que de 5c par jour.Cela se compare très favorablement Econ avec n'importe quelle prescription de pilules Blaud contenant du fer.Le prix des Plastules contenant de l'Extrait fe Foie est sensiblement plus eleve.\u2014 Ces capsules émollientes gélatinées s'avalent Elles ne tachent pas les dents et ne causent auc - ment gastrique, comme il s'en produit souvent parations liquides à base de fer.En un mot, les Plustules HématiniquesWyeth permettent lé trCitement efficace des anémies secondaires et de la débilité générale Iles contiennent du fer sous sa forme la plus agsimilable ainsi mes 1 levure concentrée pour stimuler l'appétit et renforcer l'aëtion-duw-fe DEUX GENRES\u2014Ordinaires et avec du Concentré de Foie.JOHN WYETH & BROTHER INC - WALKERVILLE, ONT. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 | R | S | F X od ofa edn afin on fis en of ols od offs ods alin ef els edn afin od of Pour favoriser une digestion stomacale complete Le Trisilex est un Trisilicate de Magnésie C.P.préparé spécialement pour combattre l'hyperacidité de l'estomac en favorisant une digestion stomacale complète.Maud a défini le Trisilicate de Magnésie comme étant un composé synthétique ayant pour formule Hy Mg, Siz O49 sous forme de cristallins de trés petites dimensions colloidales beaucoup plus petites en grosseur que celles du kaolin dans les variétés les plus raffinées que l'on puisse obtenir.Action de Trisilex: Le Trisilex possède de fortes propriétés antiacides et il agit de la manière suivante: Cette poudre en présence de l'eau réagit avec le suc gastrique normal (qui correspond à l'acide hydrochlorique n/20) et une réaction complexe se produit entre deux colloidaux hydratés et deux électrolytes; a la température du corps il faut généralement 3 heures pour que le processus soit complet.La réaction se faisant in vitro d'après l'équation suivante: Mga:SisOgnH,0 + 4HCl = 2MgCl, + 3510, + nH:0 L'équilibre de l'acidité peut être calculé comme l'équivalent de la magnésie contenue dans le Trisilex, la moitié à peu près neutralisant rapidement le surplus d'acide gastrique tandis que l'autre moitié occasionne une neutralisation secondaire et lente pendant les quelques heures qui suivent.Au point de vue chimique, c'est la lenteur de la réaction qui est importante, la durée de l'action antiacide est approximativement égale à l'espace de temps requis pour la digestion gastrique.Toxicité: Le Trisilex n'est pas toxique et ne peut réduire l'acidité du suc gastrique en dessous de son point normal; si une trop grande dose est donnée il est éliminé par l'intestin.Le Trisilex étant insoluble, il ne peut augmenter la réserve d'alcali du corps; même une forte dose, pendant un temps prolongé, ne change pas l'acidité de l'uri ne.Indications Therapeutiques: Le Trisilex est recommandé pour le traitement des ulcères peptiques, l'hyperacidité de l'estomac, les gaz d'estomac, vomissements chez les femmes enceintes, dyspepsie, ou autres cas de mauvaises digestions stomacales.Mode d'emploi: Une cuillerée à thé dans un demi-verre d'eau après les repas.Répétez après | heure si nécessaire.Préparé par CASGRAIN & CHARBONNEAU LIMITÉE 30 EST, RUE SAINT-PAUL, MONTRÉAL fr ete 4e Ja 0 Ja e)e en a) 29e on en on 29e a) 9e fn 9 2) fin 2) ein) fin 2) en În ef e)n a) en 2) af 9e ete 9] 18 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, janvier 1939 - BIBLIOGRAPHIE: L'index bibliographique de chaque travail doit être restreint aux indications les plus importantes.Le Journal se réserve toujours le droit de le limiter.Chaque indication bibliographique doit être fournie comme suit: nom de l'auteur, titre de l'article, nom du périodique, volume, page, mois (jour du mois, si le périodique est hebdomadaire), année.PUBLICITÉ Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le barême des annonces est fourni sur demande à Jacques-D.Clerk, publiciste, 326 est, blvd Saint-Joseph.Téléphone: LAncaster 9888.Tout annonceur qui n\u2018observe pas l'éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d'attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de conduite.Tout ce qui concerne la rédaction et l'administration doit être adressé franco aux bureaux de l'« Union Médicale (du Canada) », 326 est, Boulevard Saint-Joseph, Téléphone: LAncaster 9888. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 19 © Cheminée à double tuyau qui s\u2019encrasse vite, tire mal, s\u2019obstrue, ronfle et se change en fontaine.Rhino-Orargol débouche, désinfecte et ramone la cheminée, la décrasse, l\u2019assèche et lui rend son tirage normal et son harmonieuse résonance naturelle.RHINO-ORARGOL COMPOSITION: Colloïde d\u2019Argent, 0.09% \u2014 Colloïde d\u2019Or, 0.01% \u2014 Ephédrine 2% INDICATIONS: Les «Rhumes de Cerveau », Sinusites, Rhinites, Fièvres des Foins, etc.MODE D'EMPLOI: Quelques gouttes dans chaque narine.\u2014 En flacons de 15 cc., avec compte-gouttes.Échantillon et littérature sur demande à: ANGLO-FRENCH DRUG Cie, 354 est, rue Sainte-Catherine, MONTREAL 20 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 ONGUENT ANALGÉSIQUE ET ANTIPRURIGINEUX NUPERCAINA \u201cCIBA\u201d Le Nupercainal, pommade onctueuse et douce, facile à appliquer, facile à enlever par essuyage ou lavage à l\u2019eau tiède, met à la disposition du médecin un moyen maniable d\u2019analgésie par applications externes des lésions douloureuses ou prurigineuses de la peau et des muqueuses.INDICATIONS: Brûlures, coups de soleil, eczémas, macérations de la peau, décubitus, ulcères, prurit anal et vulvaire, fissures anales, hémorroïdes, etc.Tubes d\u2019une once En pots d\u2019une livre L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 Manoquz Dxz arque tique Te: 46, Rue de R BAILLY AFFECTIONS VOIES RESPIRATOIRES Bronchites, Asthme, Emphysème, Formule du PULMO-BAILLY Puimonaria ext satroeseeeeeees 0.005 Garrag: vives : 208$ Galncal He ide nat.° col liquide nat.de \u2018Calcium.° \u201c005 PE he Gatacom te de C Phosphn-Galarolate de Sodium Acid Phosphorique.- .Excip.ins.ce a 10 (Une culllerée à café).5 gr.a PULMO 90 c.c.environ «NE Rhumes, Catarrhes, Grippes, Laryngites, Pharyngites.> : A.BAILLY OP ¢ Docteur en Pharmacie, Ez-laterne des hépliaur 18, Rue de Rome, PARIS VINANT Limitée ABORATOIR | Dépôt Général pour le Canada: | PAR L'IMPRÉGNATION ANTISEPTIQUE de la muqueuse de l\u2019appareil pulmonaire : L\u2019ELIMINATION des éléments infectants, la SUPPRESSION progressive de latoux et de l'expectoration.2° PAR SON PHOSPHORE ORGANIQUE directement assimilable : LERENFORCEMENT de la capacité de défense de l'organisme.LA STIMULATION puissante du tonus nerveux, de l'appétit et des fonctions digestives.Toutes les affections des voies respiratoires, préventif et curatif des complications broncho-pulmo- naires de la grippe et des maladies infectieuses, toux.| cuillerée à café au milieu de chacun des repas.\u2014 Aucune contre Indication PULMO-BAILLY SA BASE ACTIVE DE COMPOSITION ET D'ACTION DÉFINIES ET CONSTANTES Phospho-Gaïacolate de Codéïne ASSURE : 21 IE Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTRÉAL 22 L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F,A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 ern we mem mgm tr SANATORIUM PREVOST INCORPORE ETABLISSEMENT DE PSYCHOTHERAPIE hl Magnifique situation au bord de la Riviére-des-Prairies, a proximité de Montréal.Parc de 600,000 pieds carrés.Tennis, billard, etc.Chambres pourvues de tout le confort moderne.TRAITEMENT INDIVIDUEL DES AFFECTIONS DU SYSTEME NERVEUX par trois médecins spécialistes et un personnel expérimenté.Cure de repos.Régimes.Electrothérapie.Rayons U.V.Hydrothérapie.Traitements spéciaux des toxicomanies (alcool, morphine, cocaïne).Malariathérapie et toutes pyrétothéra- pies.Prospectus sur demande.Personnel médical: Dr Edgar Langlois, médecin-directeur; Dr Jean Saucier: Dr Roma Amyot; Dr Charles-A.Langlois (électro-radiologie).4455 ouest, Boulevard Gouin, Téléphone: BYwater 1240 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 23 La Méthode Moderne D'HYGIENE MENSTRUELLE TAMDAX TAMPONS MENSTRUELS Préférés parce qu'ils .Permettent l'absorption de l'écoulement menstruel cu niveau du col utérin.Eliminent tout danger d'irritation.3.Diminuent les inconvénients des odeurs fétides produites par les substances en décomposition.Diminuent le danger d'infection d'origine périnéale.Enlèvent toute obsession.Assurent une protection hygiénique sous la forme la plus commode et la plus confortable.Accepté pour publicité par le «Journal of the American Medical Association », Département MD92 CANADIAN TAMD AX CORPORATION LIMITED Avez-vous examiné « Tampax»?150 Duchess Street, Toronto, Ontario.A litre gracieux, échantillons envoyés aux médecins sur demande. 24.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 FONDÉ EN 1896 PAR LE DOCTEUR DE BLOIS SANATORIUM DE BLOIS 225, boulevard Laviolette, TROIS-RIVIERES, Qué.Maison de repos, de régimes et de convalescence Affections nerveuses en général Maladies de l\u2019estomac et de Pintestin; surmenage, troubles de la nutrition.Neurasthénie, rhumatisme, artério-sclérose, intoxications (morphine, alcool, etc.).Psychothérapie, hydrothérapie, électrothérapie, rayons ultra-violets, etc, etc.PRIX MODÉRÉS DEUX MÉDECINS RESIDENTS ET PLUSIEURS MÉDECINS CONSULTANTS.Deux solariums, service d\u2019ascenseur, etc.Médecin-directeur, ° Directeur-adjoint, Dr CHARLES DE BLOIS, Dr GEORGES DE BLOIS, TROIS-RIVIERES, P.Q.Téléphone, 3420 Les aliénés et les contagieux ne sont pas admis.PROSPECTUS S UR DEMANDE \u2014_\u2014m_\u2014m\u2014\u2014_\u2014m_Mm_m_m\u2014_m_\u2014i-\u2014-(mr\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014_\u2014\u2014\u2014 > L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 NEOPRONTOSIL IMPORTANTE ADDITION A LA THERAPEUTIQUE par le SULFONAMIDE Des recherches pharmacologiques et les essais cliniques qui en sont le complément probant, ont définitivement démontré que le Neoprontosil est des plus efficaces lorsqu'on l'administre per os.En outre, les écrits de cliniciens réputés en soulignent la tolérance relativement satisfaisante après cette ingestion par la bouche.Le Neoprontosil est maintenant présenté sous forme de comprimés, ce qui permet au médecin d'en prescrire l'administration par la bouche.Ces comprimés sont spécialement indiqués dans les cas où l'injection hypodermique n'est pas requise, ou dans ceux dont le traitement consiste d'abord en injections, suivies par la médication per os ou dont elle est le complément.Envoi à titre gracieux, à tout médecin qui en fait la demande, d'une notice explicative touchant l'emploi du Neoprontosil, les infections contre lesquelles est utilisé cet agent thérapeutique, Ses contre-indications et ses effets indirects.PRÉSENTATION \u2014 Flacons de d0 comprimés (5 grains) de Neoprontosil.Injections: Solution stérile de Neoprontosil (2.5 pour 100 et 5 pour 100), ampoules de 5 cc.et 10 cc, boîtes de 5 et 50; flacons de 50 cc, à bouchon-diaphragme.\u2014a\u2014 NEOPRONTOSIL Marque de commerce (ci-devant: PRONTOSIL) Bisulfonate de 4-sulfamido-phényl-2-azo- 7-acetylamino-1-hydroxynaphtaléne bisodique.WINTHROP CHEMICAL COMPANY, Inc.produits pharmaceutiques supérieurs & l'usage de la Faculté.en, Administration et laboratoires à Windsor, Ontario.INTHRO Bureaux à l'usage de MM, les Médecins et Pharmaciens Immeuble \u201cDominion Square\u201d, Montréal, P.Q.634 aMC I\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 En obstétrique et en gynécologie & D ETTO 1\u2019 L\u2019ANTISEPTIQUE MODERNE, NON TOXIQUE \u2026 satisfait au plus haut point aux exigences de l\u2019antisepsie moderne J EXPERIENCE du corps médical canadien confirme en tous points les constatations faites sur \u2018\u201cDet- tol\u201d par les hopitaux anglais et consignées dans la littérature médicale de l\u2019Angleterre ainsi que l\u2019adoption de cet antiseptique par ces mêmes hôpitaux.Le fait que des hôpitaux canadiens de première importance s\u2019en servent couramment constitue un témoignage de sa grande valeur.Le coefficient phénol du \u201c\u201c\u2018Dettol\u201d\u2019 déterminé d\u2019après l\u2019Essai du Laboratoire d\u2019Hygiène, est de 3.0.Une solution à 2% de cet antiseptique détruit rapidement les streptocoques hémolytiques et les colibacilles en présence de pus.Le \u201cDettol\u201d reste constant en présence de sang, de matiéres fécales ou d\u2019autres substances organiques.Le \u201cDettol\u201d jouit d\u2019une grande puissance de pénétration et, a des concentrations de 30% ou plus, il assure une antisepsie durable.Employé a de telles concentrations, il assure aux mains ou a la peau une protection parfaite contre les streptocoques hémolytiques, durant aux moins deux heures.Cependant, malgré son pouvoir germicide extraordinaire, le \u201cDettol\u201d n\u2019est pas toxique et n\u2019irrite pas les tissus humains, qualités qui permettent de l\u2019utiliser à des doses très élevées.Il ne tache ni la peau ni le linge et possède une odeur agréable.Un tel antiseptique est évidemment d\u2019un grand intérêt en obstétrique, en gynécologie et en chirurgie, tant pour le nettoyage des plaies que pour la désinfection des mains, de la peau et des instruments.Brochurettes et échantillons fournis sur demande a: RECKITTS (OVER SEA) LIMITED Service des produits pharmaceutiques 1000, rue Amherst, Montréal, P.Q.\u201cDETTOL'\u201d l\u2019antiseptique moderne, non toxique. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 27 SEDATIF DES G E N EF I TROUBLES SYMPATHIQUES Polonovski et Nitzberg HYPO-ACIDITÉ ae granules \u2014 dragées \u2014 gouttes \u2014 ampoules.TACHYCARDIE GENATROPINE xn HYPERCHLORHYDRIE Polonovski et Nitzberg SPASMES DIGESTIFS granules \u2014 gouttes \u2014 ampoules.VOMISSEMENTS GENOSCOPOLAMINE \u201ccme PARKINSONISME Polonovski et Nitzberg SYNDROMES granules \u2014 gouttes \u2014 ampoules.POSTENCÉPHALITIQUES Laboratoires AMIDO, A.Beaugonin, Pharmacien, PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTRÉAL SOLUTION de Salicylate de Soude du Docteur CLIN Sel cristallisé blanc, d'une pureté chimique absolue, assure l'efficacité du traitement salicylé, par voie buccale ou par voie veineuse, sans jamais produire \"DE PHÉNOMÈNES D'INTOLÉRANCE\"\u201d.Dosage rigoureux (2 gr.par cuillerée à soupe).RHUMATISME ARTHRITISME SCIATIQUE LABORATOIRES CLIN, COMAR & CIE - PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTRÉAL, \u2014rrrr 28 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F,A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 SOULAGE LA CONGESTION \u2014 COMBAT L'INFECTION La Métaphédrine \"99\" en solution huileuse fournit au médecin la préparation qui lui permet de prévenir et de soulager les complications résultant du rhume simple, de la rhinite hypertrophique, du coryza, et de toutes les infections du nez ou des sinus.La Métaphédrine est une combinaison d'Ephédrine à 1% et de l'antiseptique bien connu: Métaphène à la dilution de 1:2500e dans l'huile minérale douce.L'originalité de la Métaphédrine réside dans l'action combinée qui permet à la fois de soulager le malaise causé par la congestion des voies respiratoires et de limiter et d'enrayer l'infection.Échantillon et littérature sur demande.LABORATOIRES ABBOTT, Limitée, 388 ouest, rue Saint-Paul, Montréal.METAPHEDRINE No 99 BULLETIN ee ee TRADITION, ÉCOLE D\u2019EXPERIENCE Chaque génération doit produire ses œuvres.Selon l\u2019heure, les circonstances, les besoins collectifs et les moyens à utiliser, une tâche bien définie doit être accomplie.Tâche individuelle du citoyen, qui a forcément une portée sociale.Mais, par-dessus tout, tâche collective dans sa fin et les efforts qui la circonserivent.Chaque groupe de la collectivité possède un but particulier à atteindre, devant harmonieusement se fondre dans l'intérêt commun.La poursuite des buts particuliers collabore ainsi au bien de la communauté.Et, de cette façon, s\u2019édifie le progrès dans l\u2019ordre et la concorde.La connaissance parfaite du passé n\u2019est pas une entrave à ce progrès: au contraire, elle en est la condition essentielle, le seul étai sur lequel il est possible de construire en mettant à son crédit toutes les chances d\u2019un succès durable.Elle permet de connaître la naissance des institutions et des initiatives.Elle oblige au jugement exact des actes du passé; elle évite des dépenses d\u2019énergie, des reprises d\u2019initiatives; elle fait surgir des sentiments de gratitude et d\u2019admiration et, par là, elle incite à l\u2019émulation créatrice.Par-dessus tout, elle opère la continuité dans l'effort et établit la tradition.La tradition, c\u2019est la «liaison du temps », la synthèse de ses trois éléments par laquelle le passé se fusionne au présent et à l\u2019avenir.Par là seulement, naît l\u2019ardente fidélité au patrimoine et l'\u2019énergique désir de l\u2019affiner, de l\u2019enrichir avant de le transmettre aux générations futures.De nécessité suprême, l\u2019œuvre sacrée de nos Universités cana- diennes-francaises doit bénéficier d\u2019un tel processus d'évolution et de progrès.Nos Facultés de Médecine, au sein de nos Universités, ont besoin d\u2019évoluer, de progresser ; c\u2019est une loi à laquelle elles sont soumises.Méditons.Que nos esprits fassent preuve de maturité.Abandonnons les gestes et les paroles irréfléchis, les initiatives d'occasion, les projets sans charpente et sans avenir.3 ; BULLETIN Etayons solidement dans le temps, avec lucidité et méthode.Et puis, si on appliquait le principe que les exemples du passé peuvent éclairer dans les entreprises du présent, on éviterait bien des écueils et bien des reculs.Ces exemples nous démontrent des fautes à réparer, des lacunes à combler.Ils nous rappellent aussi des succès à imiter, des victoires à gagner.C\u2019est l\u2019expérience qu\u2019ils nous offrent, par laquelle ils peuvent diriger des esprits entreprenants et progressifs.Leçon que, à notre avis, ont doit tirer de la belle page d'histoire de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal, évoquée récemment par le doyen actuel, le Professeur Albert LeSage.Répondant à l'hommage de ses collègues de l'hôpital Notre-Dame à l\u2019occasion de sa récente nomination au décanat, 1l fit revivre la vie professionnelle et universitaire de ses trois prédécesseurs disparus: les doyens Rottot, E.-P.Lachapelle et L.de Lotbinière-Harwood.Retour au passé; hommage respectueux aux disparus.Regard vers l'avenir; appel à l'enthousiasme des jeunes.Roma AMYOT. MÉMOIRES + + LE SYNDROME ANGINEUX' Par Albert LeSAGE, Professeur de Clinique médicale à l\u2019Université de Montréal.SYNOPSIS I.Introduction: Lésions des artéres coronaires et du plexus cardiaque: troubles fonctionnels ou pathologiques.II.Division: Angor cardio-artériel commun.Angor coronarien fébrile.A.Angor cardio-artériel commun a) Symptomes: 1) Douleur et mouvement: soudaine.vive et sidérante ; siège, aspect, durée, irradiation, attitude du malade; potentiel: cardiaque, vaso-moteur.psychique.2) Cœur: hypertrophie, arythmies.souffles.Radioscopie : aorte grosse.déroulée, P.A.élevée, battements et angor.3) Poumons: râles fréquents.4) Electro: atypie ventriculaire \u2014 QRST et T.b) Anatomie pathologique: 1) Sténose coronarienne \u2014 Aortite.plaques de sclérose.2) Thrombose ?3) Hypertrophie cardiaque \u2014 dégénérescence scléreuse, ischémie.4) Infarctus?c) Etiologie: Age, profession, syphilis.tabac.alcool.maladies de la nutrition.suralimentation.Hypercholestérinémie \u2014 hypertension.1.Communication présentée au XVe Congrès de FAMLT AN.Ottawa-Hull.septembre 1938.II.d) Diagnostic: Les signes cliniques: Douleur sternale.Angoisse, constriction, griffe, irradiation, arythmies, crises paroxystiques.\u2014 marche électro auscultation \u2014 P.A.1) Insuffisance cardiaque.2) Les névralgies.3) La cholécystite calculeuse.4) La pancréatite aiguë.5) L\u2019uleus perforée) Pronostic et évolution: 1) Fréquence des crises \u2014 plus ou moins rapprochées.2) Arythmies.3) Electro: incurvation de ST encoches dénivellation.4) Paroxysmes hypertensifs.5) Insuffisance ventriculaire gauche.6) (Xdéme pulmonaire.7) Oligurie.B.Angor aigu coronarien fébrile 1) Douleur tenace, intolérable, prolongée.2) Défaillance cardiaque.chute de la pression artérielle (décapitée).3) Fièvre.4) Péricardite, infarctus.5) Troubles gastriques: vomissements, douleurs épigastriques.6) Hyperleucocytose.7) Electro: onde monophasique de Smith et Pardee (mécanisme).Traitement: a) Médical.1) Angor commun.2) Angor aigu fébrile.b) Chirurgical. 4 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 I.Introduction Nous n\u2019avons pas l\u2019intention, dans ce rapport succinct, d\u2019envisager tous les aspects de cette vaste question.Il y a eu et il y à encore à ce sujet des divergences d\u2019opinions que nous ne saurions dissiper, même en les exposant, toutes, devant vous.Nous vous soumettons plutôt son dossier: la doctrine actuelle.A cette fin, nous avons tenu compte des publications antérieures en y faisant des emprunts substantiels, auxquels nous joignons quelques-unes de nos observations personnelles.Seul le point de vue clinique nous intéresse, car nous nous adressons à des praticiens soucieux, avant tout, de pouvoir s\u2019orienter logiquement vers un diagnostic précoce et aussi précis que possible en l\u2019occurrence.Qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019un trouble fonctionnel ou pathologique, nous devons admettre que les artères coronaires et le plexus cardiaque jouent le principal rôle dans ce syndrome.Ici, on peut invoquer, soit une thrombose d\u2019un ou de plusieurs trones artériels, soit une sclérose de leur paroi telle que la lumière en soit à peine conservée; là, un spasme vasculaire dû à une excitation ou à une intoxication du plexus cardiaque dont les irradiations, bien connues, peuvent nous guider en vue d\u2019un diagnostic probable.Dans les deux cas, nous devons admettre l\u2019existence certaine d\u2019une ischémie cardiaque et ses graves conséquences, dont l\u2019une, dramatique: la mort subite.Les nécropsies nous révèlent que cette fin tragique coïncide souvent avec des coronaires sclérosées mais perméables.La thrombose n\u2019existe pas dans tous les cas, loin de là.II.Division Abordons, maintenant, l\u2019étude plus détaillée de ce syndrome en la scindant en deux chapitres principaux: 1° Angor cardio-artériel commun apyrétique.2° Angor coronarien fébrile.A.Angor cardio-artériel commun apyrétique.a) Symptômes.1.La douleur est le symptôme le plus important à cause de sa constance, de son intensité, de ses paroxysmes, de son siège et de ses irradiations.Elle apparaît, habituellement, à la suite d\u2019un effort musculaire: marche, soulèvement d\u2019un poids, ascension d\u2019une côte ou d\u2019un escalier, une course rapide pour rejoindre un tramway, un mouvement brusque au jeu de golf ou de quilles, une émotion subite ou prolongée.a) Siège: elle est ressentie souvent à la fourchette sternale, à la région rétro-sternale, dans tout le thorax, en avant ou en arrière.b) Aspect: le malade éprouve la sensation d\u2019un poids, d\u2019une griffe, d\u2019un étau ou d\u2019une étreinte.c) Irradiations: cette douleur irradie aussitôt et le plus souvent vers l\u2019épaule et le bras gauches pour atteindre la main et les doigts.À ces malaises, s\u2019ajoute une sensation d\u2019angoisse indéfinissable, une véritable liguéfac- tion de la personnalité.Le malade est figé sur place, comme pétrifié, n\u2019osant faire le moindre mouvement ni prononcer un seul mot.La figure est pâle, l\u2019œil fixe, atone, la main placée sur la région précordiale.Au bout de quelques secondes, la crise cesse aussi brusquement qu\u2019elle est venue, et le malade reprend sa marche, jusqu\u2019à la prochaine fois.A ce sujet, certaines particularités, observées par les auteurs et par nous-même, sont utiles à connaître.Ainsi, la marche agit différemment chez les malades: chez les uns, la crise survient à une allure rapide ou normale, chez les autres un simple ralentissement suffit à la dissiper; ceux-ci la voient apparaître après un repas, à la sortie d\u2019un atelier, ou le soir de préférence; ceux-là peuvent effectuer des marches assez longues en terrain plat, mais ils ressentent des malaises dès que la route monte, tandis qu\u2019ils peuvent gravir des esca- LeSAGE: LE SYNDROME ANGINEUX I liers à leur domicile sans rien ressentir.Ici.c\u2019est au lever, là, c\u2019est la marche contre le vent, l\u2019action de l\u2019air humide et froid.Ailleurs, c\u2019est l\u2019émotion, la peur, la joie, en un mot tout ce qui peut, dans le subconscient, « déclencher des phénomènes réflexes vaso-moteurs provocateurs de la crise » (Lian).On peut donc affirmer que celle-ci est subordonnée à une série des potentiels: cardiaque, vaso-moteur, psychique, exerçant une action variable selon les circonstances de temps et de lieu en tenant compte des susceptibilités individuelles.Cette douleur n\u2019est pas toujours localisée au même endroit, classique, des auteurs; elle peut siéger à droite du sternum, à l\u2019appendice xiphoïde, au sein gauche, à la région sous- claviculaire gauche, dans les mâchoires inférieures; on l\u2019a même observée en arrière, dans la région interscapulaire; elle peut, aussi, irradier à l\u2019épaule et dans le bras droits.(Clerc, Lian.) On doit envisager tous les aspects du syndrome douleur afin de songer à l\u2019angine possible malgré le tableau, insolite quelquefois, de ses manifestations douloureuses, car il y a des formes frustes où elle ne s\u2019accompagne pas toujours de ces sensations pénibles et angoissantes que nous avons décrites ci-haut.Il faut savoir interpréter les moindres signes qui puissent déceler la nature angineuse de telle ou telle manifestation.Ainsi, la douleur peut débuter à la main et, de là, progresser vers l\u2019épaule, le cou et la nuque.On cite des faits ou elle a originé aux mâchoires inférieures.L'idée d\u2019une dent incluse surgit aussitôt.Une radiographie en révèle la présence et l\u2019extraction met fin à la crise si elle en est la cause.Gallavardin.mon éminent collègue de Lyon, a relaté des faits où « certains sujets éprouvent une sensation de vide qui se fait sentir en arrière du sternum avec impossibilité de faire pénétrer l\u2019air ».Il se demande si cette « respiration bouchée » ne correspond pas à une crise d\u2019angine fruste.Tous ces signes doivent être recherchés soigneusement, car, on l\u2019a dit, souvent, « le drame angineux est un drame intérieur qui se déroule silencieusement et solitairement » (Lian).Au moment de la crise, le malade est tenu de s\u2019arrêter, dût-il se faire écraser.Voici un exemple rapporté par Laubry et cité par Lian: «Il s\u2019agit d\u2019un colonel qui, au moment d\u2019une attaque, franchit le parapet de la tranchée.bondit quelques mètres et s\u2019arrête, frappé d\u2019une crise.La mitraille fait rage.Tous s\u2019abritent et se couchent, lui seul est debout, insensible au danger, aux balles, aux exhortations désespérées de ses hommes, docile à la douleur, dans l\u2019attitude d\u2019un héros.» 2.Le cœur, durant la crise, varie selon les malades.Chez les hypertendus, les chiffres de la pression artérielle peuvent se maintenir assez élevés.Chez la plupart d\u2019entre eux il y a plutôt de l\u2019hypotension avec palpitations, extrasystoles, tachycardie.Mais, dans la grande majorité des cas, nous sommes en présence d\u2019hypertendus anciens avec aortite et coronarite.En consultant les statistiques de Galla- vardin, de Clerc, de Lian, et les nôtres, le pourcentage des hypertendus s\u2019élève de 65 à 75% sur un total d\u2019environ 1,000 malades, soit dans les deux tiers des cas.À l\u2019auscultation, on perçoit fréquemment, à la base, un clangor aortique, un léger souffle systolique de sténose avec aortite.Dans bon nombre de cas, la pointe est abaissée, on y entend parfois un souffle systolique accompagné ou non d\u2019un bruit de galop.Si l\u2019on pousse un peu plus son investigation, on peut entendre un bruit de frottement pré- cardiaque, doublé de quelques bruits de frottements pleuraux.A la radiologie, la crosse de l\u2019aorte est déroulée et agrandie dans plus de 25% des cas.3.Electrocardiographie.L'étude des cardiogrammes est, sans aucun doute, l\u2019une des plus utiles à faire.On y retrouve fréquemment les mêmes signes répartis sur le complexe ventriculaire QRST.Ajoutons, cependant, que le 6 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 cœur angineux est souvent normal.Mais l\u2019atypie ventriculaire indique nettement une souffrance cardiaque.Ce sont toujours les mêmes constatations; elles n\u2019impliquent pas un diagnostic indéniable d\u2019angor, car on peut les retrouver ailleurs; mais si elles concordent avec les signes cliniques mentionnés ci-haut, elles le précisent et le renforcent.Voici, d\u2019abord, un électro-cardiogramme normal (fig.1 et 2).Fra.1 Electrocardiogramme normal, dans les trois dérivations.P, oreillette \u2014 QRST, ventricules.Groupe ventr \u2014 IT | Q Z | 1 1S | | : 0,18 (904 0,10 | 0,19 | | _\u2014_ ©\" 0,33 Fic.2 Relations, en secondes, du temps entre les divers incidents de l\u2019électrocardiogramme, d\u2019après Bordet.Voyons, maintenant, quelques-unes de ces atypies révélées à l\u2019électro dans un cas d\u2019angine.1° Elargissement, aplatissement et épaississement des branches de la grande onde initiale du complexe ventriculaire R (fig.3).Fic.2° Encoche de l\u2019une des branches R dans une ou deux dérivations (fig.3 et 4).3° T négatif en D' et D\u2018! et dénivellation de la ligne S T (fig.6).Tels sont les principaux signes révélés par l\u2019électrocardiographie dans les cas d\u2019angor cardio-artériel commun; inutile de charger le 3 tableau.Les atypies existent dans 40 à 50% des cas, et elles constituent une sérieuse présomption d\u2019angor secondaire à une coronarite sténosante; car il est rare, chez ces malades, après un examen clinique, radiologique et élec- trocardiographique, de trouver l\u2019appareil cardio-vasculaire normal.(Clerc, Lian, Galla- LeSAGE: LE SYNDROME ANGINEUX vardin.) White, de Boston, soutient que cette triple exploration décèle des signes pathologiques dans les trois quarts des cas.Si bien, Fic.4 (Lian) Electrocardiogramme de Fic.5 (Lian) Electrocardiogramme de M.Adel\u2026 dans l\u2019intervalle des crises (forme commune de l\u2019angor cardio-artériel): A- typie légère de R (encoche de la branche ascendante) en Ds, déformation analogue en Ze M.Such.dans l'intervalle des crises (forme commune de l\u2019angor cardio-artériel): Atypie moyenne caractérisée par l\u2019élargissement de la grande onde initiale du complexe ventriculaire et le caractère né- gatif de T en D, et Ds.qu\u2019un pareil examen, négatif, est un argument contre le diagnostic d\u2019angor sans nous autoriser à l\u2019écarter d\u2019une façon absolue.C\u2019est l\u2019opinion généralement admise en Europe et Fic.6 Dénivellations et encoches dans 3 dérivations (Lian).Bloc de branche du type commun (bloc septo-ventriculaire gauche) aux Etats-Unis, et à laquelle nous nous rallions pour les mêmes raisons.7 { Nous terminons, ici, l\u2019exposé clinique, synoptique, de la forme commune de l\u2019angor artériel.Nous avons, délibérément, mis de côté les questions secondaires qui n\u2019apporteraient aucun éclaircissement sur ce sujet.b) Anatomie pathologique.Toute la littérature médicale, depuis quarante ans, s\u2019accorde sur certaines notions fondamentales: 1° La quasi-constance \u2014 90% des lésions coronariennes dans l\u2019angor.(Huchard, Mae- Kenzie, Clerc et ses élèves, Laubry, Gallavar- din, Lian, Mouisset et ses élèves.) 2° La coïncidence d\u2019une aortite, avec plaques gélatiniformes, s\u2019il s\u2019agit d\u2019un syphilitique.Dans ces cas, la plaque calcaire peut obstruer l\u2019orifice de la coronaire sans lésion de son tronc principal.Nous savons que tout ceci est démontré par des nécropsies dont nous avons, nous-même, recueilli quelques exemples dans notre service d\u2019hôpital.3° Un cœur augmenté de volume avec ou sans infarctus.4° Une coronaire révélant des traces de sclérose discrète avec ou sans oblitération, selon les cas.Nous rappelons, à ce propos, le cas = d\u2019un malade ayant succombé à un infarctus dans notre service et dont la coronaire gauche était complètement obstruée.(fig.7).OBS.VI.Monsieur A.P., 57 ans, voyageur de commerce.Dossier 6560.Aut.3008.Hospitalisé le 8 août 1938 à cause d\u2019une douleur subite rétro-sternale très violente, intolérable, et qui n\u2019a pas cessé un instant depuis son apparition.Aspect: facies angoissé, pâle.Pouls: petit, régulier 120.P.A.80/65.Poumons: rien a noter.Cœur: pointe abaissée et déviée.Les bruits sont assourdis à tous les foyers.Le malade est décédé le 18 août 1938, à 6.20 a.m.Autopsie.Artério-sclérose des vaisseaux du cœur.Foyers de sclérose multiples, dont un situé dans la paroi antérieure du ventricule gauche, s\u2019étendant dans la paroi interventriculaire près de la pointe.Le myocarde est de couleur brun pâle. 8 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 La coronaire antérieure révèle une paroi épaissie, scléreuse, calcifiée, et renferme un thrombus récent qui l\u2019oblitère incomplètement.Fra.7 \u2014 Obs.VI Thrombose de la coronaire antérieure (LeSage).Voici, en quelques brefs paragraphes, qu'il est superflu de commenter plus longuement, les conclusions des nombreux rapports publiés sur cette importante question, du point de vue anatomique.c) Etiologie.A une exception près, l\u2019angor cardio-artériel n\u2019a pas d\u2019étiologie spéciale.Il s\u2019agit, souvent, d\u2019un état dyscrasique: la sclérose des artères et des viscères.1° L\u2019âge.Elle apparaît, habituellement, entre 50 et 60 ans, en débutant par des troubles de nutrition dont les deux plus fréquents sont l\u2019hyperglycémie et l\u2019hypercholestérinémie accompagnées tres souvent d\u2019hypertension avec artério-sclérose généralisée dont l\u2019angor n\u2019est qu\u2019une manifestation cardio-artérielle localisée.2° Le sexe joue un rôle important.Je cite quelques statistiques étrangères et personnelle: Cas Hommes Femmes Huchard 277 224 53 Gallavardin .486 397 89 MacKenzie 284 244 40 White .500 376 121 Lian .638 472 166 LeSage .125 75 50 Neuberger .168 143 25 2478 1931 547 Soit, les trois quarts des cas chez les hommes, le quart chez les femmes.Pourquoi?Sans doute: habitudes, excès, tension nerveuse, intoxication, surmenage.3° La profession joue un rôle de premier plan.L\u2019angine se recrute surtout dans les professions libérales: parmi les banquiers, les courtiers, les commerçants, bref chez les sujets de la classe aisée.On a dit que c\u2019est «une maladie de la clientèle de ville ».C\u2019est exact, en général, mais on la rencontre de plus en plus dans les hôpitaux.Il arrive même que nos lits soient occupés presque exclusivement par des hypertendus avec angor.Nos statistiques anciennes diffèrent beaucoup d\u2019avec celles d'aujourd'hui.Elles vont de pair avec la tension des temps actuels, nul doute là-dessus.L'étude du milieu dans lequel on vit exerce une influence que l\u2019on ne saurait nier et dont nous devons tenir compte.4° La syphilis.Voici une maladie grave dont le rôle est indéniable dans l\u2019angor cardio- artériel.C\u2019est elle que nous rencontrons dans la plupart des aortites; mais nous devons faire une certaine discrimination entre les cas observés.Au delà de 60 ans, on semble admettre qu\u2019un certain degré de dilatation et de flexuo- sité de l\u2019aorte n\u2019est pas une présomption de syphilis à cause de la fréquence de l\u2019athérome, plus ou moins prononcé à cet âge.Il en serait autrement chez les sujets de 40 à 60 ans.On y rencontre la syphilis surtout chez ceux qui ont une aortite avec insuffisance.Certaines statistiques d\u2019anévrisme et d\u2019insuffisance aortique, sans rhumatisme articulaire aigu antérieur, décèlent la syphilis dans LeSAGE: LE SYNDROME ANGINEUX 9 100% des cas.Dans l\u2019aortite chronique sans anévrisme ni insuffisance, on n\u2019en trouve plus que 27%.Des statistiques publiées ultérieurement donnent des chiffres de 30%, 70%, 80% pour les mêmes lésions (Lian).Il est donc indéniable que, dans les aortites, la syphilis se rencontre très fréquemment: mais nous devons tenir compte qu\u2019elle évolue presque toujours sur un terrain athéromateux issu de certaines maladies de la nutrition telles que la goutte, l\u2019alcoolisme, le diabète, le saturnisme, etc.C\u2019est ce que nous voyons chez nous.Ces dyscrasies de la cinquantaine et plus.l\u2019âge critique, sont à l\u2019origine des angors car- dio-artériels dans les deux tiers des cas, la syphilis ne représentant que le tiers.5° Le tabac.Le rôle des intoxications n\u2019est pas admis de tous sans discussion.Nous connaissons l\u2019action sclérosante des maladies de la nutrition dans l\u2019athérome.Ecartons l\u2019alcool, qui n\u2019agit qu\u2019indirectement par les lésions viscérales qu\u2019il produit, et voyons le rôle du tabac.Nous ne voulons pas, ici, rapporter les discussions qu\u2019il a suscitées.Nous dirons ce que nous avons observé personnellement.Malgré les opinions contradictoires, nous croyons au rôle nocif du tabac dans l\u2019angor cardio-artériel.I.Voici un homme de 57 ans qui fait des crises d\u2019angor à divers intervalles.Il fume 50 cigarettes par jour, il séjourne fréquemment, le soir, dans une atmosphère de fumée de tabac.Nous lui conseillons d'abandonner graduellement le tabac, surtout la cigarette.Il arrive bientôt à en cesser complètement l\u2019usage.Au bout de quelques mois, se sentant mieux, il fait une tentative à la fin d\u2019un dîner.Il avait à peine aspiré quelques bouffées qu\u2019il sent la crise réapparaître sous la forme d\u2019une étreinte sternale avec pâleur et immobilité.L\u2019orage passe.Reprise du tabac deux mois plus tard: nouvelle crise plus violente; la mort survient au bout de deux heures.Coïncidence, dites-vous?Impressionnante tout de même.II.En voici un autre, 39 ans, professionnel, 40 cigarettes par jour.Il a des crises gastriques qui l\u2019inquiètent: l\u2019angor fait son apparition.Abandon du tabac graduellement.Six mois plus tard.pendant une réunion d\u2019un Conseil.qu\u2019il préside, on fume quelques cigarettes.Il y a de la fumée dans la pièce.Peu à peu certains malaises bien connus de lui se font sentir.Il pâlit, tombe à la renverse, et il meurt.Nouvelle coïncidence ?D\u2019accord, mais dramatique.Sans doute, le tabac ne crée pas nécessairement l\u2019angor, mais nous croyons sincèrement qu\u2019il peut amorcer la crise, et personne ne peut dire comment elle se terminera.III.Un troisième angineux a vu ses crises disparaître en cessant le tabac.Depuis plus de deux ans, secouru périodiquement par quelques antispasmodiques et toni-cardiaques appropriés, il continue de vaquer à ses affaires sans malaises.C\u2019est un hôtelier.IV.Voici un homme plus jeune, 38 ans, qui présente tous les signes d\u2019une névrite du plexus cardiaque avec ses irradiations brachio-céphaliques.pâleur, ete.Il fume 40 cigarettes par jour.P.A.160/100.Nous lui conseillons de diminuer aussi rapidement que possible et de ne pas aspirer la fumée comme le pratiquent la plupart des fumeurs.Ses douleurs, présumées rhumatismales, s\u2019atténuent, sa P.A.baisse pour osciller bientôt entre 125 et 130.Il fume cinq cigarettes par jour.V.Enfin, un dernier malade angineux.aimant la vie, l\u2019alcool, le tabac.le monde et ses pompes! Il prend nos avis.Il freine: moins d\u2019alcool, point de cigarettes.Les crises s\u2019estompent, l\u2019espoir renaît avec les secours du traitement.Or, au cours d\u2019un voyage, il est repris par de nouvelles aventures et, un soir, quelques cigarettes le terrassnt.La crise passe.Le lendemain, nouvelle cigarette, nouvelle esquisse de crise.\u201cJ\u2019ai ressenti des malaises aux premières bouffées de ma cigarette, dit-il; je ne fume plus.» Il se porte de mieux en mieux.Nous pourrions citer de nombreux exemples identiques.Nous sentons, après ces investigations personnelles, qu\u2019il vaut mieux \u2014 face aux malades \u2014 faire la trêve des discussions et tenir compte des faits tels qu\u2019ils sont.Selon nous.le tabac joue un rôle certain dans l\u2019angor cardio-artériel.S\u2019il ne crée pas la maladie, il en précipite, quelquefois, l\u2019évolution et, dans certains cas, la terminaison par son action évidente sur le plexus cardiaque.Si l\u2019intoxication tabagique n\u2019est pas une cause déterminante de l\u2019athérome, il en favorise la genèse et constitue une cause occasionnelle pour déclencher un accès angineux. 10 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 d) Diagnostic.Voici le dilemne que nous devons nous efforcer de résoudre, car on nous posera invariablement la question: Est-ce de l\u2019angine de poitrine?Elle est d\u2019importance pour le malade et pour son entourage, car des intérêts primordiaux, souvent, se liguent autour de nous, médecins, soumettant notre responsabilité à une douloureuse, même périlleuse épreuve.Certains cas d\u2019angor sont faciles à reconnaître cliniquement, surtout les cas types qui réunissent les éléments constitutifs du syndrome.Enumérons-les: 1° douleur rétrosternale et précordiale; 2° angoisse, constriction thoracique; 3° irradiation de voisinage, surtout dans le bras gauche; | 4° troubles cardio-vasculaires: arythmies; 5° manifestations se produisant par crises; 6° provocation par la marche; 7° électrocardiogrammes atypiques.Les difficultés du diagnostic d\u2019angine de poitrine naissent du fait que tout repose sur le malade: c\u2019est un syndrome subjectif.Seul, au début du moins, compte le témoignage du malade.Nous serons appelés à établir notre diagnostic entre l\u2019angor cardio-artériel et quelques autres affections que nous rencontrons fréquemment.1) L\u2019insuffisance cardiaque s'accompagne de dyspnée d\u2019effort, de toux, de congestion violacée de la face, du moins des lèvres; d\u2019une gêne thoracique avec sensation de gonflement pénible, mais non franchement douloureuse ni angoissante; de palpitations et de battements de la région cardiaque avec tendance à l\u2019évanouissement et à la perte de connaissance.Nous sommes loin, on le voit, du drame intérieur et de la griffe implacable de l\u2019angor.Là, c\u2019est un gonflement, un encombrement; ici, c\u2019est un effondrement, un anéantissement.Dans l\u2019angine, la crise est, d'emblée, soudaine, totale, rapide et elle disparaît par le repos absolu.Dans l\u2019insuffisance cardiaque, la crise est aggravée par la marche, « surtout en côte », mais ne disparaît pas complètement par le repos.Les signes en sont atténués, mais subsistent; l\u2019irritation est rare et le malade ne ressent pas cette impression de mort imminente, si nette dans l\u2019angor.Nous avons donc, là, des jalons qui nous orientent en attendant les tracés électrocardio- graphiques.Mais, dussent-ils manquer, que notre examen clinique suffirait en l\u2019occurrence.2) Les névralgies peuvent, quelquefois, en imposer pour de l\u2019angor.Dans l\u2019angor, notons que la douleur, vive, est de courte durée; ici, au contraire, elle est d\u2019une intensité plus ou moins grande, mais elle se prolonge durant longtemps avec de courtes rémissions.La marche n\u2019exerce aucune influence sur leur apparition, si elles sont accentuées par les mouvements.D\u2019ailleurs, nous pouvons, en répérant les points douloureux, situer le siege de la maladie névralgique et en déceler la cause dans la plupart des cas.Cependant, le siège atypique de la douleur angineuse peut nous induire en erreur.Je laisse de côté le chapitre des angines névrosiques réflexes, que nous aurons l\u2019occasion d\u2019aborder plus tard, du moins succinctement.C\u2019est, là, un aspect riche en aperçus nouveaux et utiles à connaître.Souvenons- nous, cependant, que si la douleur siège exceptionnellement à l\u2019épigastre, elle irradie vers l\u2019épaule en cas d\u2019angor.Ajoutons quelques notions générales sur ce point; il est opportun de les rappeler.3) La cholécystite calculeuse s\u2019accompagne d\u2019une douleur située au niveau des fausses côtes, à l\u2019intersection d\u2019une ligne allant de l\u2019aisselle à l\u2019ombilic, mais elle irradie du côté droit, de bas en haut, par le phrénique, le plexus cervical, et à l\u2019épaule droite par le circonflexe.Il y a des paroxysmes, mais l\u2019attitude du malade diffère: ni angoisse ni constriction, le repos ne produit aucun effet.Seules la morphine et la chaleur apaisent.4) La pancréatite aiguë est souvent dramatique, à cause de sa soudaineté et de son LeSAGE: LE SYNDROME ANGINEUX 11 intensité.La douleur, exquise, siege & mi- distance entre 'ombilic et \u2019appendice xiphoide, mais elle coincide presque toujours avec un repas copieux; elle irradie & gauche et en arrière à la région lombaire.Elle est intolérable, prolongée et tenace, comme les vomissements qui l\u2019accompagnent.5) Enfin, l\u2019ulcère perforé peut, aussi, nous induire en erreur, mais il y a l\u2019hématémèse, le melæna, les anamnèses, et cette douleur, cette fois, soudaine, plongeante, en coup de poignard.Nous n\u2019insistons pas davantage, mais le médecin doit songer à toutes ces manifestations de la douleur, car chacune d\u2019elles peut être l\u2019épine qui ait provoqué la crise d\u2019angor,; les déux affections pouvant coexister chez le même malade.Tels sont les principaux aspects cliniques concernant le diagnostic de la forme commune de l\u2019angor cardio-artériel.Ils suffisent, dans presque tous les cas, même pour le praticien éloigné des centres, s\u2019il veut bien se donner la peine de les observer avec attention.e) Pronostic.Nous sommes d\u2019accord pour admettre que le médecin puisse hésiter longuement, quelquefois, avant de formuler un pronostic dans un cas d\u2019angine de poitrine, du moins en prédire l\u2019échéance si nous en connaissons la terminaison fatale.Tout dépend de l\u2019évolution.Sachant que l\u2019angor est causé par une coronarite sténo- sante, le pronostic repose donc entièrement sur la progression de l\u2019artérite, « soit en longueur, soit en profondeur », car elle atteint, ainsi, le débit circulatoire, l\u2019irrigation, la nutrition, l\u2019oxygénation du muscle cardiaque, de sorte que l\u2019ischémie est le point cardinal dans le pronostic de l\u2019angor.C\u2019est elle, en effet, qui est la cause de la crise en provoquant « une véritable claudication intermittente du cœur » semblable à celle que l\u2019on observe dans les artérites des membres inférieurs.Si bien, qu\u2019avant de formuler une opinion, nous devons attendre quelques mois et procéder à des examens précis afin d\u2019établir l\u2019amélioration ou l\u2019aggravation de la maladie.«Tant que l\u2019observation attentive du malade ne permet pas de penser que la poussée extensive est terminée et que l\u2019organisme a atteint un état d\u2019équilibre relatif, on ne peut faire de pronostic à longue vue.» (Lian.) Voici quelques-uns des éléments de gravité que tout médecin attentif peut observer et dont 1l doit tenir compte: 1° La fréquence répétée des crises au moindre effort et à la moindre émotion, leur durée plus prolongée, leur apparition, même au repos, le jour, souvent la nuit.2° Certains désordres l\u2019arythmie complète, le bruit de galop, le pouls alternant, la bradycardie par dissociation au- riculo-ventriculaire.3° La dénivellation et l\u2019incurvation de la ligne S T, le caractère diphasique de T négatif, l\u2019atypie ventriculaire, l\u2019encoche des branches R.(Fig.4, 5 et 6.) 4° Poussées hypertensives paroxystiques.5° Ajoutons qu\u2019à toutes ces défaillances s\u2019adjoignent, soudain, des signes d\u2019insuffisance du V-G.avec œdème pulmonaire, dont nous connaissons tous l'issue rapide et fatale.Ce sont là des signes de grande valeur pronostique et d\u2019une haute gravité que nous devons apprendre à reconnaître et à rechercher.cardio-vasculaires : B.L'angor aigu coronarien fébrile.Nous n\u2019avons pas intention d\u2019en faire un exposé complet, loin de 14.Si nous en abordons l\u2019étude, même sommaire, c\u2019est qu\u2019il constitue, selon nous, un processus évolutif greffé sur l\u2019angor cardio-artériel commun, que nous venons de décrire, et dont il est souvent une complication.Il en précipite, ainsi, l\u2019évolution sous la forme d\u2019un accident grave: l\u2019infarctus, se terminant presque toujours par une mort rapide.Voici, énumérés dans leur ordre d\u2019apparition, les traits caractéristiques de cette forme d\u2019angor. 12 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 1° La douleur: précordiale, constrictive, prolongée, durant des heures, intolérable, avec paroxysmes surajoutés, irradiant dans toute la cage thoracique, aux deux épaules, à la nuque, au cou, même dans les mâchoires et au creux épigastrique, contre laquelle échouent les médicaments usuels, même à doses élevées et répétées.2° La défaillance cardiaque: affaiblissement des bruits du cœur, à peine entendus; faiblesse du pouls, arythmique, le plus souvent; chute brusque de la P.A.à tous les étages, la maxima s\u2019effondrant sur la minima, annihilant la différentielle.Le malade a des sueurs froides, il est cyanosé ou pâle.Dans d\u2019autres cas, les signes extérieurs sont moins prononcés.3° La fièvre: on doit la rechercher avec soin au début, car elle évolue rapidement sous la forme d\u2019une ascension subite et rapide, pour décroître, lentement, comme dans une simple grippe.4° Dans certains cas, le péricarde est atteint, on y entend des frottements; ailleurs, un bruit de galop; mais ces signes ne sont pas constants.En cas d\u2019infarctus, s\u2019ajoute un bruit d\u2019écrasement, de crénitement, coïncidant avec la systole, mais différent du bruit de frottement, et dont la valeur est très importante en pareil cas.On doit le rechercher systématiquement.Il est causé par une infiltration, une inondation intracardiaque.5° Troubles.gastriques: nausées, vomissements, douleur épigastrique, légère tension locale aggravée par les aliments, si bien qu\u2019on pense à un ulcère probable de l\u2019estomac ou à une pancréatite aiguë, dont la gravité est bien connue.6° Dans presque tous les cas, il y a hyper- leucocytose: de 15 à 20,000 éléments, avec polynucléaires 2%.(Libman.) 7° L\u2019électrocardiographie révèle des signes de la plus haute importance pour le diagnostic et le pronostic.À part ceux que nous avons projetés devant vous et que l\u2019on observe de nouveau dans l\u2019angor fébrile, il en est un, spécial, sur lequel nous attirons attention: c\u2019est la grande onde monophasique de l\u2019onde T ou plutôt de l\u2019intervalle R.S.T.(fig.8 et 9).R R R \u2026.P P Derivation Î 8 c a T T ,Ç Pp p T » Derrvetron HI S S S Fic.8 Onde monophasique de Smith et Pardee.«Ce segment du tracé ne revient pas à la ligne isoélectrique et tend à absorber soit la branche descendante de R, soit la branche ascendante de S, réalisant, suivant les cas, un demi-dôme Frc.9 Tracé en trois dérivations: Onde en dôme.en D\u201d et D* (d\u2019après Pardee).ou une demi-cupule suivi d\u2019un T pointu et négatif dans une ou plusieurs dérivations.» (Lian, p.175.) Telle est la déformation caractéristique de la crise d\u2019angor coronarien fébrile LeSAGE: LE SYNDROME ANGINEUX 13 (onde de Smith et Pardee).Elle s'accompagne d\u2019un bas voltage des accidents QRS, mais ce graphique se rencontre dans d\u2019autres syndromes (fig.10).Fic.10 Dénivellation.T renversé: cupule.Transformations successives et symétriques de l\u2019onde T en cas d\u2019infarctus (d\u2019après Parkinson et Bedford).Nous relatons, à ce sujet, la classification de Parkinson et Bedford, en deux types principaux: A.Type I: dans lequel la ligne RST est arrondie et surélevée en D, Ds, et T.négatif en D,.Dans ce type, il s\u2019agirait d\u2019un infarctus de la pointe du cœur, de la portion antérieure du V.G.ou des deux à la fois, dépendant d\u2019une oblitération du territoire irrigué par la coronaire gauche.(Fig.8.) (Lian.) B.Type II: la ligne RST est arrondie et surélevée en D> Dj, et T négatif en Dj.Ce type correspondrait aux infarctus de la région postérieure du V.G.Le V.G.est rarement atteint.(Fig.9 et 10.) (Lian.) Enfin, les élargissements et les encoches intéressant R et S seraient la conséquence d\u2019une thrombose des branches terminales du faisceau de His, dans la cloison interventri- culaire.(Fig.3 et 13.) Quant à l\u2019interprétation de cette onde mono- phasique de Pardee, son auteur croit « qu\u2019elle serait due moins à une déformation de T qu\u2019à l\u2019existence d\u2019une onde nouvelle surajoutée due à un courant spécial d\u2019irritation (current of injury) qui prendrait naissance dans la zone ischémiée.» (Lian, p.188.) Mécanisme de l\u2019onde de Smith et Pardee.Nous avons.maintes fois, répété que l\u2019ischémie est la cause principale de la crise angineuse.Voyons comment les choses se passent du point de vue expérimental.Une ligature de la circonflexe gauche et de la coronaire droite ne provoque pas l\u2019apparition de l\u2019onde en dôme.Fra.11 Irrigations C.G.V.G! L\u2019artére de l\u2019atrio-necteur.Radiographie d\u2019un cœur injecté avec une masse opaque aux rayons Rœntgen.L\u2019artère de l\u2019atrio-necteur A.AN.naît, sur ce cœur, de-la coronaire droite CD.CG.coronaire gauche (figure empruntée à l\u2019Atlas de Jamin et Merkel).(D\u2019après Géraudel.) Par contre, la ligature de la coronaire gauche au-dessous de l\u2019orifice de la circonflexe fait apparaître l\u2019onde en dôme de Smith et Pardee (A.Pezzi, A.Agostini, de Milan.) (Fig.26.) Enfin, fait très important, si on lie wsolé- ment tous les vaisseaux de la pointe par une 1.Les figures 11 et 12 nous montrent surtout l\u2019importance de l'irrigation intracardiaque auriculo-ventri- culaire et du faisceau de His.C\u2019est là que siège la cause de l\u2019arythmie et de l\u2019atypie ventriculaire. 14 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 suture circulaire ou au surjet enchaîné à toute l\u2019épaisseur de la paroi ventriculaire, on enregistre aussitôt l\u2019onde en dôme.Donc, une altération de la coronaire gauche, ischémiant la zone de la pointe du cœur, qu\u2019elle irrigue seule, sera suivie de l\u2019apparition de l\u2019onde en dôme.(Fig.15.) tes en ign mr Fic.12 L'artére du wventriculo-necteur.Radiographie d\u2019un cœur injecté avec une masse opaque aux rayons de Rœntgen.La double série d\u2019artères septales antérieures (en haut) et postérieure (en bas).L\u2019artère du ventriculo-necteur indiquée par la flèche est la plus élevée des artères septales postérieures et donne ses rameaux au ventriculo-necteur schématiquement figuré.VN A.AN, artère de l\u2019atrio- necteur (cf.la figure ).(Géraudel.) Des expériences complémentaires ont démontré que c\u2019est sur la pointe seule que des excitations épicardiques peuvent produire sur l\u2019électro une onde monophasique.Ainsi, l\u2019application de teinture d\u2019iode sur la pointe déter- Fic.13 Faisceau de His chez le veau (Vaquez).mine un réflexe vaso-moteur constrictif suivi d\u2019une ischémie suffisante à l'apparition de l\u2019onde en dôme.(Fig.14.) D'autre part, la stellectomie double n\u2019est suivie d\u2019aucune action vaso-dilatatrice, sur la circulation coronarienne.Il en est ainsi de la résection des fibres thoraco-sympathiques pré- ganglionnaires, des fibres sensitives du nerf vertébral, et des nerfs pneumogastriques dans le cou.(Fig.14.) Fic.14 Electrocardiogramme après badigeonnage de la pointe par la teinture d\u2019iode.Stellectomie double, apparition nette de l\u2019onde en dôme.L\u2019onde de Smith et Pardee est un test d\u2019angio-spasme coronarien exclusif de la pointe (Pezzi et Agostini).Oh peut le faire dispa- raitre par l\u2019artériectomie, seule, de la coro- Fr.15 Onde en dôme de Smith et Pardee chez le chien par ligature de tous les vaisseaux de Ja pointe.A gauche, animal intact; à droite, après ligature (onde en dôme).naire gauche.La coronaire droite n\u2019exerce aucune telle action sur la production de l\u2019onde en dôme.(Fig.16.) Telles sont les données générales et spéciales concernant le pronostic de l\u2019angor cardio- artériel. LeSAGE: LE SYNDROME ANGINEUX 15 Quant à leur valeur, certaines, parmi elles, constituent un apport très important à la cli- Fic.16 A gauche, onde en dôme après application de la teinture d\u2019iode sur la pointe; à droite, disparition de l\u2019onde après artériectomie et nouveau badigeonnage.nique, tel l\u2019électrocardiogramme, dont les graphiques « indiquent une gêne intracardiaque de mauvais augure » (Clerc).« Quant à décider si nous pouvons, par cette méthode, guider le diagnostic et le pronostic, nous l\u2019es- \u201c pérons\u2026 car nous nous trouvons en présence d\u2019un moyen précieux de mettre en évidence un aspect pour ainsi dire nouveau de l\u2019insuffisance ventriculaire faisant présager, d\u2019une façon précoce, une perturbation profonde, dont les conséquences, tôt ou tard, se feront sentir.Aucune autre méthode ne saurait le surpasser.» (Clerc.) Nous croyons, quant à nous, qu\u2019une étude attentive des graphiques, jointe à un examen clinique méthodique, nous autorise à formuler, sans hésitation, un diagnostic et un pronostic sûrs dans presque tous les cas.Observations ! Fic.17.\u2014 Obs.I.Onde de Pardee (LeSage-Barry).I.Omer H, 43 ans.11 mai 1936.Salle 103 Ecg.674-A.Cœur: Bruits très affaiblis.Arythmie complète.Bat dans le 5e espace.Onde de Pardee + I-II-III.D.Diagnostic: Thrombose coronarienne gauche.ECG.674-A.Eréthisme.Rares extra-systoles ventriculaires gauches.Dissociation incomplète.1.Je remercie le Dr Gaétan Barry, l\u2019un de mes assistants, de m\u2019avoir fourni ces électros enregistrés sur des malades de ma clinique de Notre-Dame, que nous avons suivis ensemble.L.Prédominance gauche.Atypie de QRS et surtout de T.Troubles de la conduction (P-R et S-T).Conclu.c.: Hypertrophie et insuffisance ventrieu- laire gauche probable.Troubles myocardiques \u2014 thrombose coronarienne.Autopsie: 25 mai 1936.Thrombose sur plaque athéromateuse de la coronaire antérieure.Infarctus du myocarde.Thrombose du ventricule gauche.Ramollissement de l\u2019hémisphère cérébral gauche par thrombose. 16 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, janvier 1939 Frc.18.II.Louis M.30 avril 1934.Salle 106-9.Ecg.125-A.Cœur: Rythme régulier.F.aortique: clangor 2e bruit.F.mitral: s.systolique.Galop.P.A.258-145.Eréthisme.Œdème périmalléolaire.Râles aux bases pulmonaires.Sang: créatinine 21 mgr.11; urée 1.08.Diagnostic: Syndrome hypertensif.Hypertrophie ventric.gauche.Aortite.Néphrite c.= Ee AR te SRI SL ns Obs.II (LeSage-Barry).ECG.125-A.Eréthisme.Prédominance gauche.Aty- pie de QRS.de T en DI; de S-T (légère dénivellation de S-T en DI et DIII avec léger allongement pour le rythme); tracé d'insuffisance aortique avec souffrance coronarienne (tr.myocardiques).Orthod.: Gros cœur horizontal augmenté selon tous ses diamètres, flasque et basculé.Aorte élargie, pulsa- tile et teintée.sé =.Toma en Las : Sphinn ERE Gant 43 Tone Ae Ruma tas SIRO SE ae se SE se ae RTE den i SES.SRE + AS sa0se {rest A = S H EE sta EL se FE ré + Fic.19.\u2014 Obs.III (LeSage-Barry).III.Joseph A, 69 ans.Août 1933.Salle 106-4.ECG: Identifiacation sur ecg.: 15068-33.Cœur: Percussion: douleur à la région précordiale.Pointe palpable en position assise.Pointe bat dans le 5e espace à 9 cm.de la ligne médiane. LeSAGE: LE SYNDROME ANGINEUX 17 F.aortique: souffle systolique.Di.2e bruit, clan- goreux.F.mitral: souffle systolique.2e bruit accentué.P.A.: Mx 122 à 90; Mn 60 à 90.B.W.négatif.ECG.: Tachycardie sinusale.Eréthisme (104 à la mi.).Prédominance gauche.Atypie marquée de QRS, P.T(I), Q qn DII et DIII.Dénivellation positive en I, II, III.Insuffisance ventriculaire gauche.Bloc probable des arborisations.Thrombose coronarienne.Infarctus probable.Diagnostic: Angine.Coronanrite.A quitté l'hôpital amélioré.se EE Lvs: wr a ee Re TH Ee tuer es Sa pr Se rare à 44.a a Eee eus ane ane : fired Tet IST CT dre Gian ia Ra = Eee Fes EU 3 7 ab ae an kod Das Lon in: EE ATA SA I Ars Fic.21.\u2014 Obs.VI (B).Onde de Pardee (LeSage-Barry). 18 se hE aa Toe ir IA = SE = == ras 0 ara ee aE RT ee ; spa Sont at ares RARE St Ron Toma, oa L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 _ roue ai ere Sgro = Era rennes a en ed SS Sa Baie ARR RTS RER RE TE DE > Pa a : SAI Frc.22.\u2014 Obs.IV IV.Emilien M.14 mars 1934.Salle 106-7.Ecg 74 A-B-C.Auscult.: Bruits assourdis.Pointe: à 14 cm.de ligne médiane.Base F.A.; 2e bruit accentué.Pointe: F.M.; galop, rythme irrégulier, extra-systoles.Pauses.Céphalée.Urée: 0.75, puis 1.36.23-3-34: S.systolique à la pointe.Douleurs rétro- sternales et céphalée diminuées.26-3-34: Souffle systolique de la pointe ne s\u2019entend plus.11-4-34: Signes de défaillance cardiaque.Tachycardie.Œdème malléolaire.Râles aux bases pulmonaires.21-11-34: S.holosystolique à la pointe.Œdème, cyanose et oppression diminuées.Légère amélioration.ECG.: 74-A.15-3-34.Rythme à 110.Eréthisme.(C) (LeSage-Barry).Léger allongement de P-R.0.20 sec.Prédominance gauche.Extra-systoles ventriculaires gauches.Atypie de QRS.P, T.lère onde de Pardee S-T partout.2e onde de Pardee Q en III.\u201c Bloc de branche gauche et des arborisations.Thrombose coronarienne.Infarctus.ECG.: 74-B et C.Mêmes signes moins marqués.Signes chroniques.Muscle faiblissant.Diag.: Thrombose coronarienne.Infarctus probable.(Ins.card.) Autopsie: 29 juin 1934.Dilatation des cavités cardiaques.C'oronaire droite épaissie, calcifiée et thrombosée.Thrombose de l\u2019auricule droite.Temps: 1/10 \u2014 1/50 seconde.NI.Traitement médical A.Angor cardio-artériel commun.LA CRISE.Nous serons plutôt bref dans ce chapitre.Nous avons affaire à une lésion anatomique contre laquelle il n\u2019y a pas de traitement spécifique, si ce n\u2019est lorsque la syphilis est en cause, mais, même dans ces cas, il est quasi impossible de faire rétrocéder une lésion scléreuse ancienne; tout au plus, pou- vons-nous en ralentir la marche envahissante.Voici les conseils que l\u2019on doit donner au malade durant la crise: 1° Cesser marche et effort: repos et immobilité absolus.Le malade peut s\u2019asseoir en cas d\u2019angor nocturne.D'ailleurs, il s\u2019autorisera lui- même en pareil cas, car il sait ce qui lui convient le mieux.2° La trimtrine: médicament très actif, dont l\u2019absorption se fait rapidement dans la LeSAGE: LE SYNDROME ANGINEUX 19 bouche.C\u2019est dans ce but que l\u2019on conseille au malade de croquer la dragée et de tenir la solution dans la bouche avant de l\u2019avaler.On la prescrit sous deux formes: la dragée de trinitro-caféine contenant deux gouttes de trinitrine, que l\u2019on peut répéter six à huit fois dans les vingt-quatre heures, et la solution inspirée par le regretté professeur Vaquez.La voici: Sol.trinitrine à 1% 60 gouttes Benzoate de soude 2 grammes Chlorhydrate d\u2019héroïne .5 gouttes Caféine .1 gramme Sirop d\u2019éther 60 grammes Eau distillée, q.s.p.100 c.c.Une cuillerée à thé renferme trois gouttes de trinitrine à 1%.Renseigner les malades sur la sensation de constriction des tempes quelque temps après l\u2019ingestion de ce médicament.Son action se fait sentir en provoquant une réaction vasodilatatrice; conséquemment, elle agit en sens inverse de l\u2019angor qui s\u2019accompagne d\u2019un spasme des coronaires.Il y a aussi des comprimés de tétranitrol, dosés à 5 milligrammes.Ces malades doivent porter avec eux ce médicament en cas de crise insolite.3° Le nitrite d\u2019amyle.Adjuvant indispensable en cas de crise irréductible.On le prescrit en inhalation, dans de petites ampoules revêtues d\u2019un treillis très serré, en soie, que le malade peut écraser entre ses doigts sans courir le risque de se blesser.Il doit être renseigné, également, sur son effet; sinon, il deviendra inquiet en apercevant sa figure toute rouge avec sensation de chaleur et de battements violents dans la tête.Il suffit, pour en atténuer la violence, de tenir l\u2019ampoule à une certaine distance du nez, et de respirer moins profondément.Ce médicament est plus puissant que la trinitrine.4° La morphine s\u2019impose dans certains cas particuliers où la douleur est intolérable et se prolonge malgré la trinitrine.Nous y associons volontiers l\u2019atropine, dont l\u2019action antispasmodique est bien connue.5° Compresses d\u2019eau chaude et cataplasmes sinapisés produisent une certaine accalmie quelquefois.6° Vessie glacée.Ailleurs on se trouve bien de l\u2019application de glace sur la région précordiale.Nous en avons fait l\u2019essai.Chez une de nos malades nous avons remarqué qu\u2019une vessie glacée tenue en place durant deux heures, chaque jour, le matin, avait presque jugulé les crises, du moins le nombre et l\u2019intensité.7° Les ventouses sèches ont paru agir favorablement: deux ou trois à la base précordiale.8° Contre l\u2019insuffisance cardiaque et ses défaillances possibles durant la crise, on ne doit pas hésiter à pratiquer des injections intraveineuses de ouabaïne: une ampoule de 1, de milligramme, chaque jour, ou plus, en débutant par 14.9° Contre l\u2019ædème pulmonaire, dont on appréhende l\u2019apparition et l\u2019évolution foudroyante, quelquefois, la saignée est l\u2019arme héroïque, mais pas très abondante, car on doit songer à l\u2019ischémie cardiaque en pareil cas.10° Injections sous-cutanées d\u2019oxygène.Voici une pratique peu répandue en vue de juguler la crise d\u2019angor.Elle est pourtant logique parce que physiologique.En effet, l\u2019ischémie s\u2019accompagne d\u2019anoxhémie.L\u2019oxygène, à la dose de 500 c.c.ou plus, produira un excellent effet durant la crise ou dans les intervalles.Ajoutons, ici, un renseignement que le médecin doit connaître afin de se prémunir contre l\u2019ignorance ou l\u2019affolement de l\u2019entourage.Si une piqûre intraveineuse s\u2019impose, urgente, pour parer, si possible, à la menace grave de l'insuffisance cardiaque, ou si une saignée s\u2019avère impérieuse pour sauver le malade d\u2019une mort certaine qui peut se produire, malgré tout, entourons-nous de toutes les précautions.Répartissons les responsabilités sur plus d\u2019un, si nous en avons le temps et le pouvoir, car on peut imputer la mort à votre inter- 20 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014- Montréal, janvier 1939 vention! Coïncidence malheureuse entraînant quelquefois des drames inattendus, car «en cas de terminaison fatale, on pense bien plus à incriminer le médecin que la maladie à proprement parler » (Lian).Nous en connaissons des exemples regrettables.Comme on le sait, il s\u2019agit d\u2019une médication symptomatique; il n\u2019y a pas de traitement médical spécifique.Cependant, nous obtenons, quand même, des résultats contre les principaux signes qui constituent la crise et ses séquelles.B.Angor fébrile.Dans la forme fébrile, nous avons affaire a des souffrances atroces et prolongées, accompagnées d\u2019une défaillance cardiaque menaçante.1) La morphine et ses succédanés sont indiqués, à des doses répétées et élevées, auxquels on doit adjoindre la médication toni-cardiaque bien connue: ouabaïne, digitaline, digibaïne et autres préparations similaires: natibaïne, co- ramine, injections s.c.de préparations camphrées, etc.2) Applications chaudes ou froides, selon les cas.3) Le citrate de soude, à la dose de 3 à 4 grammes par jour.Médication symptomatique pure et simple, mais qui rendra des services dans tous les cas.4) Bien entendu, le repos au lit s'impose, de même que la tranquillité.Nous y attachons une grande importance à cause de l'habitude que l\u2019on sait d\u2019encombrer la chambre du malade et de le harceler de questions, de suggestions et de potins de toutes sortes.Médications adjuvantes On a proposé plusieurs médications en vue de prévenir les crises et de ralentir l\u2019évolution de la coronarite.1) Lian préconise les injections intraveineuses d'iode, en particulier l\u2019iodaseptine associée à l\u2019iodure de sodium en ampoules de 5 ce.dosées à 6 centig.d\u2019iode par cc.Il injecte le contenu d\u2019une ampoule i.v.(0.30 cen- tig.iode) trois fois par semaine.Il a même administré 2 ampoules en une dose.Sur 17 malades, 15 améliorés.C\u2019est un traitement palliatif, car le mode évolutif de la coronarite en rend l\u2019interprétation difficile.2) Le même auteur vante beaucoup les injections de CO?sous la peau: les doses s\u2019étagent de 50 à 250 c.m.c.par injection, Frc.23 Homme, 27 ans, traumatisme cranien, mortel.Cœur anatomiquement normal *.L\u2019injection d\u2019une solution oléo-térébenthinée de minium dans la coronaire gauche injecte la totalité de ce territoire vasculaire.Les branches principales ont un calibre important qui décroît régulièrement et progressivement sans que les contours présentent la moindre irrégularité.Les fines ramificatoins (chevelu coronarien) sont partout bien injectées.Plusieurs anastomoses fines permettent à la substance opaque d\u2019atteindre les principales branches de la coronaire droite et de ressortir par la canule fixée à cette dernière.L'existence d\u2019anastomoses entre les deux coronaires est évidente.jusqu\u2019à 500 c.m.c.par jour.Elles seraient d\u2019une parfaite innocuité.Elles ressemblent aux injections d\u2019oxygène.3) La radiothérapie s\u2019adresse surtout au plexus cardiaque dont l\u2019ébranlement doulou- 1.Les trois figures suivantes.23.24 et 25, sont reproduites de T'herapeutic Notes, publiées par la Maison P.& D.Elles éclairent un point du plus haut intérêt dans cette question angineuse au point de vue irrigation et anastomoses.\u2014 L. LeSAGE: LE SYNDROME ANGINEUX 21 reux est certain dans la crise d\u2019angine.Elle aurait pour effet de diminuer la réceptivité des éléments nerveux sympathiques et rachidiens.(Babinsky-Delherm-Laquerrière.) On conseille de débuter par des doses faibles que l\u2019on augmente progressivement et d\u2019irradier largement toute la surface précordiale ainsi que les régions vertébrale et para- vertébrale de la même région, en débutant par 50 à 100 R.Fic.24 Femme, 50 ans, hospitalisée pour crise angineuse; mort subite après son arrivée au cours d\u2019une nouvelle crise particulièrement violente.Altérations considérables du réseau coronarien.L\u2019injection poussée dans la coronaire gauche montre que les principaux troncs d\u2019origine sont imperméables ou réduits à un filet opaque, irrégulier et crénelé ou moniliforme.L\u2019interventriculaire antérieure est interrompue vers son milieu.De nombreuses branches n\u2019ont qu\u2019une réplétion fragmentaire.Une volumineuse anastomose par les branches auriculaires, permet l\u2019injection partielle du réseau droit qui, opacifié dans un second temps, montre des altérations également importantes.On emploie.actuellement, les ondes courtes.Cette méthode est contre-indiquée chez les personnes âgées (plus de 70 ans), les cachectiques, les insuffisants cardiaques et l\u2019angor fébrile.Nous l\u2019avons, cependant, employée chez une personne de 75 ans, sans inconvénients ni succès évident: une simple accalmie*.4) La diathermie est encore à ses débuts.1.Cette malade a succombé dernièrement à un infarctus du myocarde V.G.\u2014 L.Certains auteurs en ont vanté les bons effets dans les angors névrosiques surtout.Nous manquons de recul pour en tirer des conclusions définitives.5) Les nitrites semblent rallier bon nombre de suffrages.On les donne en injections s.c., ampoules de 2 c.c.contenant 4 centig.chacune, trois fois par semaine.On peut aussi les prescrire en solution aqueuse à la dose de 10 centigrammes par jour.(Lian.) Fic.25 Femme, 73 ans, présente depuis une semaine de violentes douleurs thoraciques constrictives apparues brusquement; derniére crise plus violente avec collapsus, chute tensionnelle et mort.La palpation de l\u2019épicarde comme la radiographie de la pièce non injectée permet de suivre les principaux troncs coronaires qui sont calcifiés sur toute leur longueur.L'injection poussée dans la coronaire gauche ne progresse pas, celle-ci étant complètement oblitérée près de son orifice.Par la coronaire droite, on ovpacifie d\u2019abord les deux principaux troncs droits très altérés (sinueux, irréguliers.à contours crénelés, filiformes), puis un abondant réseau de fines anastomoses dirigées perpendiculairement au grand axe du cœur, toutes filiformes, irrégulières, se continuant avec plusieurs segments des troncs coronariens gauches.Nous les avons employés avec succès dans un cas d\u2019artérite des membres inférieurs avec claudication intermittente. 22 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 6) La théobromine provoquerait la dilatation des coronaires; on la prescrit habituellement à la dose de 0.50 centig.trois fois par jour.On peut y associer le Br.ou le gardénal contre la céphalée.7) Benzoate de benzyle en solution alcoolique à 20% à la dose de 20 à 40 gouttes trois à quatre fois par jour, associé ou non au crætagus.8) La Papavérine est d\u2019un usage courant à la dose de 5 centig.trois fois en 24 heures.9) Le Belladonal à la dose de 2 à 3 comprimés par jour peut être utile.10) L\u2019acétylcholine est d\u2019un usage courant en ampoules de 0.05, 0.10 à 0.20 centig.par jour durant 8 à 10 jours.Fra.26 ! Distribution schématique de la coronaire antérieure (gauche).Les lettres a, b, c, indiquent les trois niveaux différents de nos ligatures: a) ligature au niveau du tronc même de la coronaire gauche ; b) ligature de la branche descendante au-dessous de la branche circonflexe.mais avant le départ de la premiere collatérale importante; c) en-dessous de cette première collatérale.11) L\u2019insuline a été préconisée dernièrement.Elle agirait sur le métabolisme des hydrates de carbone et de la cholestérine et exercerait une influence trophique sur les parois artérielles.12) Le silicate de soude agirait « en vertu d\u2019une hypothèse d\u2019après laquelle un déficit d: 1.Les deux figures 26 et 27 nous ont été fournies par le Dr Mercier-Fauteux, dont nous connaissons les belles recherches expérimentales sur les chiens en vue du traitement chirurgical de l\u2019angine de poitrine.\u2014 L.silice dans l\u2019organisme faciliterait les dépôts de calcium » (Lian).On la prescrit & la dose de 1 a 3 grammes par jour.Solution sirupeuse de silicate de soude .30 grammes Eau distillée .500 cc.Une cuillerée à soupe au début des repas pendant un mois, suspendre 15 jours, puis reprendre.Prescriptions générales Si, à tout cela, nous ajoutons quelques conseils généraux concernant la diète et l\u2019exercice, nous aurons complété l\u2019étude synoptique du syndrome de l\u2019angor coronarien.Un individu souffrant d\u2019angine doit, autant que possible, suivre les directives suivantes: Ne jamais se hâter.Manger peu et prendre un repos après les repas.Eviter les émotions \u2014 les veilles prolongées.Supprimer le tabac, l\u2019alcool, le thé et le café.Restreindre la viande.Se méfier des grandes quantités d\u2019eau glacée.Consommer les légumes et les fruits.Les œufs sont permis.Telles sont les prescriptions diététiques générales indispensables en pareil cas.IV.Traitement chirurgical La chirurgie ne s\u2019est pas désintéressée de cette question si angoissante du traitement des coronarites et de la thrombose coronarienne.L\u2019on connaît, sans qu\u2019il soit nécessaire d\u2019insister, les interventions pratiquées sur le sympathique et le ganglion étoilé.Ces opérations se proposent surtout de faire disparaître ou tout au moins d\u2019atténuer la douleur angineuse; elles auraient, par ailleurs, le mérite, en provoquant une vasodilatation coronarienne, d\u2019augmenter le débit coronarien et de favoriser une meilleure irrigation du cœur.Le professeur Urgel Gariépy a déjà publié des travaux importants sur cette question.Le but que recherchent certaines autres opérations plus récentes et encore à l\u2019étude est LE JOURNAL DE THERAPEUTIQUE 23 CONSULTATION MÉDICALE Traitement de l'infarctus du myocarde Le traitement de l\u2019infarctus du myocarde consiste essentiellement dans le repos au lit prolongé et dans l\u2019administration de médicaments ayant pour but de calmer la douleur, de diminuer l\u2019ischémie du myocarde et de lutter contre le collapsus.I.La théophylline.\u2014 Parmi les vaso-dilatateurs coronariens, une place de choix revient à la théophylline dont il existe a l'heure actuelle plusieurs préparations dans le commerce.On utilise tantôt la théophylline-éthylène-diamine tantôt la théophylline calcique.La théophylline est considérée à l'heure actuelle par beaucoup d\u2019auteurs comme le médicament de choix de l\u2019infarctus du myocarde.Expérimentalement FowLER, HUREWITZ et SMITH ont constaté que la théophylline-éthylène-diamine injectée par voie intra-veineuse diminuait dans de fortes proportions la zone de pâleur produite par la ligature de l\u2019artère interventriculaire antérieure.Ch.LAUBRY, E.SouLré et P.LAUBRY ont répété ces expériences, mais en leur ajoutant le contrôle électro-cardiographique : ils ont ainsi constaté que les modifications des tracés électriques produites par la ligature artérielle, si elles diminuent rapidement après l\u2019injection, se reproduisent avec une égale rapidité.L'action du médicament serait donc toute transitoire.De plus on peut voir survenir dans les mêmes circonstances expérimentales divers troubles du rythme tels qu\u2019extrasystoles, tachycardie ventriculaire et méme fibrillation ventriculaire mortelle.Il apparaît donc à la lumière de ces expériences que les injections intra-veineuses de théophylline dans l\u2019infarctus du myocarde, ne sont peut-être pas complètement dépourvues de danger.Néanmoins, elles ont été largement employées à l\u2019étranger dans le traitement de l\u2019infarctus du myocarde et ont été considérées comme donnant des résultats favorables.Il semble indiqué de se tenir pour la voie veineuse aux doses faibles ou moyennes de théophylline (0,05 à 0,20) et de pousser l\u2019injection avec une grande lenteur, au besoin en goutte à goutte intra-veineux.On pourra également employer la voie intra-musculaire, la voie digestive (comprimés, suppositoires), II.La rechloruration.\u2014 On a signalé aussi cette année les heureux effets de la rechloruration dans certains cas d\u2019infarctus myo- cardique.À.TAMCHES rapporte deux observations dans lesquelles l\u2019état général, très gravement touché, se rétablit avec rapidité sous l\u2019influence du sérum chloruré hypertonique intra-veineux.F.Ra- THERY, S.BACHMAN et H.-P.KLorz, dans un cas avec hypochloré- 24 LE JOURNAL DE THERAPEUTIQUE mie plasmatique et globulaire, ont obtenu par l\u2019emploi de sérum physiologique sous-cutané et intra-rectal une nette amélioration de l\u2019état général avec relèvement de la pression artérielle et reprise de la diurèse.Le sérum salé semble particulièrement à conseiller lorsque l\u2019infarctus se complique de vomissements abondants.Mais il n\u2019est pas impossible qu\u2019il ait aussi une action directe sur les lésions artérielles comme lé donneraient 3 penser les bons résultats obtenus par SILBERT dans les artérites des membres inférieurs et par EINBERG dans cértains angors coronariens.III.Oxygénothérapie.\u2014 Un dernier mode de traitement de Vinfarctus du ryocarde, trés employé en Amérique, consiste dans le repos au lit en milieu suroxygéné: On peut appliquer en France ce traitement avec l\u2019apparéillage de L.BrNET et M.BocHET.Le malade est placé sous une tente-cabriolet (RAINAL constructeur) alimentée en oxygène et munie d\u2019un dispositif de condensation et de refroidissement.L'air contenu sous la tente contient 40 à 60 % d\u2019oxygène.La température est maintenue entre 17 et 20°.Le degré hygrométrique est de 55 à 70 %.Cet appareillage peut être aisément adapté au lit du patient.Nous signalerons aussi la belle étude clinique de l\u2019oxygénothérapie dans les pneumupathies et l\u2019appareillage simple que viennent de faire deux médecins de la Marine, HEDERER et ANDRE.Les masques d\u2019une étanchéité absolue, type LEGENDRE et NicLoux, étant mal supportés, ils ont fait construire un petit masque métallique (SPENGLER, constructeur) à base ovalaire s'appliquant sur le nez et la bouche et ne réalisant pas une étanchéité parfaite.Ainsi le malade respire une atmosphère contenant 60 % d'oxygène.L'inhalation doit être à peu près continue, n\u2019étant interrompue que quelques minutes de temps en temps.- Pour les malades qui supportent mal l\u2019application d\u2019un masque, rappelons que LIAN et NAVARRE ont réalisé le pneumo-oxygénateur (DRAPIER -constructeur) : tube en aluminium avec deux soupapes constituées par une simple rondelle de caoutchouc maintenue en son milieu par un.fil métallique.Le tube est relié, d\u2019une part, à un ballon plat en communication avec un tube à oxygène comprimé, d\u2019autre part, à un tube de caoutchouc se terminant par une pièce ovalaire à placer entre les gencives et les lèvres.Le malade respire l'oxygène pur par la bouche et l\u2019air par le nez, on peut obturer une narine avec un tampon d\u2019ouate imbibé d\u2019eau et de glycérine à parties égales.A C.LIAN et J.FACQUET.(L\u2019Année Médicale Pratique, 1938.) Imprimerie Spéciale des Publications Scientifiques Le Gérant : et Médicales; 6, rue de Tournon.\u2014 PARIS (VIe).A.GAUTIER. LeSAGE: LE SYNDROME ANGINEUX _ 23 encore plus séduisant: « chercher à créer artificiellement une meilleure irrigation myocar- dique par apport de sang provenant de tissus voisins ou éloignés » (Fauteux).Beck, en 1935, à la suite de travaux de chirurgie expérimentale sur le chien, propose et pratique sur l\u2019homme une greffe musculaire dans le but d\u2019établir « des ponts vasculaires » entre ce greffon et le myocarde.O\u2019Shaughnessy, en 1937, partant de la même idée, du même principe, utilise comme greffe le grand épiploon qu\u2019il considère plus favorable à la formation de nouveaux vaisseaux que le tissu musculaire.Enfin, chez nous, Mercier-Fauteux, en 1937, à la Société de Physiologie de Montréal, rapportait le résultat de ses expériences sur le chien dans le but de créer une meilleure irrigation du cœur.Pour lui, il ne serait pas nécessaire d\u2019apporter au myocarde un apport sanguin extra-cardiaque, les coronaires pou- 100 90 80 70 + 60 9 9 90 + S 40 ç À : 30 2 20} Ro 10k pr 7 5 0 LRB LRB LRB Age BltodS 461030 6ltoT5 Fig.3.Fréquence de l\u2019obstruction artérielle.L = coronaire gauche R = coronaire droite B = les deux coronaires vant fournir le sang indispensable au bon fonctionnement du cœur.Le cœur ne souffrirait pas d\u2019une ischémie dans un sens de manque de volume de sang, mais d\u2019ischémie par trouble de distribution homogène du sang coronarien.Afin de corriger ce vice de distribution, il agit sur le facteur tensionnel de la circulation coronarienne.Ses résultats expérimentaux sont très encourageants et laissent entrevoir de grandes possibilités thérapeutiques.s'attaquer à de tels problèmes par un acte chirurgical n\u2019est sûrement par un labeur facile et nous devons marquer notre reconnaissance et notre encouragement à ces hommes qui ne craignent pas d\u2019entreprendre au laboratoire des travaux aussi ardus.Puisse leur effort nous apporter une solution heureuse a cette question si actuelle du traitement de l\u2019angine de poitrine, des coronarites et de la thrombose coronarienne! Le docteur Mercier-Fauteux poursuit ses travaux, pour lesquels il a déjà reçu un prix, après concours!, Nous comptons sur le perfectionnement de sa méthode pour l\u2019appliquer à l\u2019homme aussitôt que les circonstances le permettront.BIBLIOGRAPHIE A.CLERC: Problèmes actuels de pathologie médicale, 3e série.A.CLERC et P.Noël DESCHAMPS: «La Pathologie de l\u2019oblitération coronarienne et ses bases anatomo-physiologiques.» Presse Médicale, 1924, n° 78, p.777.A.CLERC: « Angine de poitrine et théorie coronarienne » (avec critique de la lettre de Rougnon).Presse Médicale, 1927, n° 38.« Discussion de la communication Donzelot.» Bull.Soc.Méd.Hôp.1928, p.179.« L\u2019obstruction coronarienne aiguë.» Journal Médical Français, t.XIX.n° 2, fév.1930.Les Arythmies en clinique.Masson et Cie, éditeurs.DANIELOPOLU: Angine de poitrine.Edit.Masson, 1924 et 1927 (avec bibliographie).«Sur le traitement chirurgical de l\u2019angine de poitrine.» Soc.Nat.de Chir, Paris, 21 mars 1931, LVII, ne 10.Résultats du Trait.chirurg.de UAngine de poitrine, 1 vol., 1932, Bucarest, imprim.Cultura.«Sur la Physiologie du ganglion étoilé» (avec J.Marcu et G.G.Proca).Arch.Mal.Cœur, décembre 1929.DONZELOT: «Trois cas de guérison clinique d\u2019infarctus du myocarde.» Bull.Soc.Méd.Hôp, 1928, p.179.L.GALLAVARDIN: Les angines de poitrine.Edit.Masson, 1925 (avec bibliographie).« Accès angineux à forme syncopale.» Lyon M édic., 25 janv.1931, p.3.« L\u2019angine de poitrine coronarienne non syphilitique.» Cinq observations nouvelles avec autopsie.Lyon Méd., 17 janv.1932, p.57.\u201cAngine de poitrine coronarienne syphilitique.» 1.Le prix Charbonneau, juin 1937. 24 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 Sept observations nouvelles avec autopsie.Lyon Méd., 21 fév.1932, p.217.«De l\u2019absence de lésions coronariennes dans l\u2019angine de poitrine des cardiopathies valvulaires endo- cardiques.» Revue Méd.Frang., avril 1932, p.339.GALLAVARDIN et GRAVIER: « Formes cliniques de l\u2019infaretus du myocarde.» Annales de Médecine, 1926, t XX, p.161.E.GERAUDEL: Le mécanisme du cœur et ses anomalies.1 vol.1928.HUCHARD: Traité clinique des maladies du cœur et de l\u2019aorte.Edit.Doin, t.IT, 1899.LERICHE: «Comment se pose le problème du traitement chirurgical de l\u2019angine de poitrine.» Bullet Mém.Société de Chirurgie, 21 mars 1931, t.LVII, n° 10.LERICHE et FONTAINE: «Les résultats actuels du traitement chirurgical de l\u2019angine de poitrine.» Journal de Chirurgie, t.XXXVTIII, n° 6, déc.1931.LIAN: L\u2019angine de poitrine: formes cliniques.Traitement médical et chirurgical.Avec Blondel, Hubert, Marchal et Welti.1932.Masson, édit.«Le diagnostic clinique de l\u2019infarctus du myocarde.» La Médecine, mars 1921, p.450.« Maladies du cœur.» T.IV du Traité de Pathologie médicale Sergent, 1ère édition, 1921, Maloine, édit.«Des bons effets de la diathermie dans la claudication intermittente.» (En collaboration avec Des- coust.) Presse Médicale, 22 oct.1934, p.833.\u2014 « L\u2019électrothérapie dans les maladies du cœur et des vaisseaux.» (En collaboration avec Descoust.) Journal Médical Français, fév.1925, p.52.«La forme angineuse de la colique hépatique.» (En collaboration avec Weissenbch et Parturier.) Presse Médicale, 29 nov.1924, n° 96, p.945.« Les accidents cardiaques de la lithiase biliaire et des cholécystites non calculeuses.» La Médecine, mars 1925, p.428.«L\u2019atypie ventriculaire en électrocardiographie.» (En collaboration avec Viau et Vidrasco.) 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GASTROSCOPIE \u2018 Par J.-Alfred MOUSSEAU, F.R.C.P.(Canada), Professeur agrégé de l\u2019Université de Montréal, Médecin de l\u2019hôpital Notre-Dame.Après que Wolf et Schindler, tous deux allemands, eurent, à la suite de leurs travaux d\u2019intime et longue collaboration, livré au monde médical, en 1932, un gastroscope que sa flexibilité et le jeu perfectionné de ses lentilles rendaient supérieur à tous les précédents, des travaux nombreux et importants furent publiés dans lesquels, après avoir rendu un juste hommage aux inventeurs, on exposa successivement l'historique de la gastroscopie, l\u2019évolution de son perfectionnement technique, depuis l\u2019époque éloignée où en fut conçu le principe jusqu\u2019à aujourd\u2019hui, ses indications comme ses contre-indications.On signala les rapports intimes de la radiologie et de la gastroscopie et le secours que leur action combinée est en mesure de rendre pour le diagnostic et le traitement des maladies de l\u2019estomac.| Dans ce travail, je m\u2019inspirerai donc nécessairement de tous ceux qui, depuis six ans, ont contribué par leurs écrits à en vulgariser la connaissance et l\u2019emploi.Je ne ferai que répéter, sous une autre forme, ce qu\u2019on en a dit d\u2019abord en Allemagne, ensuite en France et aux Etats-Unis.Je voudrais traiter cette question aussi brièvement que possible et n\u2019en considérer que les aspects les plus importants pour le praticien.Comme cette méthode d\u2019investigation n\u2019est utilisée que par les spécialistes des hôpitaux, il serait fastidieux d\u2019entrer dans les détails de la technique opératoire.Un film ?que j\u2019ai tourné spécialement dans intention de faire connaitre aux praticiens cette technique et les bienfaits de cette méthode de recherches, 1.Communication présentée au XVe Congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord, Ottawa-Hull, septembre 1938.2.Ce film a été tourné par l\u2019auteur à l'hôpital Notre-Dame, assisté de son collègue le docteur R.Rolland, et présenté au Congrès.montrera en même temps, et mieux que des mots, la facilité de la technique opératoire.A l\u2019aide de quelques observations personnelles recueillies dans notre service de gastro-enté- rologie de l\u2019hôpital Notre-Dame, j\u2019essaierai, à la fin de ce travail, de faire voir les précieux avantages que la gastroscopie, associée à la radiologie, est en mesure de fournier pour l\u2019assurance du diagnostic et la conduite du traitement.Historique C\u2019est à Desormeaux, un français, que nous devons le principe de l\u2019endoscopie.Dès 1853, il imagina un appareil tout à fait rudimentaire qui lui permit d\u2019examiner l\u2019intérieur du rectum, de l\u2019urètre, de la vessie et de l\u2019utérus.Comme il arrive souvent aux inventeurs d\u2019un principe de technique, il ne put jamais en voir l\u2019application pratique.Son idée, toutefois, n\u2019avait pas été vaine, puisque plus tard, en Allemagne, ensuite en Amérique, sous figure de méthode nouvelle, réapparut l\u2019application des anciens procédés de Desormeaux que l\u2019on chercha à perfectionner.Les progrès de l\u2019électricité, associés à ceux de la physique, dans le domaine de l\u2019optique, devaient conduire à l\u2019abandon rapide des appareils à vision directe constitués par des tubes rigides ou semi- rigides éclairés par des ampoules très éclairantes et qui servaient à l\u2019examen des viscères tubulaires tels que l\u2019æsophage, le rectum, l\u2019anse sigmoïde.L\u2019estomac, organe cavitaire, réclamait pour être examiné, un appareil à vision indirecte, par système prismatique, pouvant donner une visibilité angulaire de 50° & 90° et pouvant être utilisé dans un but de diagnostic.Avant d\u2019en arriver à ce stage de perfectionnement de la technique instrumentale, plusieurs auteurs accomplirent des recherches qui ne furent pas inutiles.Dès 1868 Kussmaul, 26 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 avec un tuyau de métal, éclairé par réflexion, selon le princ:pe de Desormeaux, accomplit sa première gastroscopie chez un avaleur de sabres; mais il trouva que la distance de la bouche à l\u2019estomac était trop grande pour obtenir une illumination suffisante, aussi a- bandonna-t-il complètement cette méthode de procéder.Avec Mikuliez, en 1881, commence la seconde période du développement d\u201d la gastroscopie.Ce dernier empruntant les idé s de Nitze et de Leiter, quant au principe de l\u2019optique dont ils s\u2019étaient servi pour la construction de leur premier gastroscope, construis t le premier gastroscope fermé qu\u2019on put vraiment utiliser avec quelque avantage; mais, pour des raisons de technique instrumentale, Mikulicz abandonna son œuvre, n\u2019ayant pas été très heureux dans ses premières expériences; ses travaux cependant ont marqué un pas dans l\u2019histoire de la gastros- cople.Je ne fais que citer les noms de Leening- Stieda qui, en 1908, construisit un gastroscope dont la partie distale était flexible et avec lequel il obtint certains résultats pratiques.Des tubes gastroscopiques non rigides ou articulés (Susmann, Hoffman, Van der Reiss) furent expérimentés qui ne firent que donner l'avantage au gastroscope rigide.En 1911, Elsner construisit un gastroscope rigide qui est resté le modèle de tous les instruments jusqu\u2019en 1932.Entre temps, de 1911 à 1920, il y eut une période d\u2019arrét dans le développement de la technique gastroscopique.La grande guerre, en paralysant pour un temps l\u2019effort des chercheurs, n\u2019avait cependant pas détourné l\u2019attention des médecins de cette pass-onnante question de l\u2019endoscopie gastrique.Rendons hommage à un munichois, Schindler, d\u2019avoir repris et poursuivi jusqu\u2019au succès définitif l\u2019étude de la technique instrumentale.Pendant la guerre, intéressé davantage par les malades si nombreux du tube digestif, il était resté frappé du nombre considérable de ces malades, des femmes en particulier, pour lesquels l\u2019examen clinique complet ne permettait de diagnostiquer que des troubles fonctionnels.T1 s\u2019était demandé si, sur un nombre aussi grand de dyspepsies, il n\u2019y avait pas plus souvent, à la base de ces troubles, des lésions organiques.Mais comment contrôler ces faits?C\u2019est alors qu\u2019il se rappela qu\u2019avant la guerre des efforts avaient été tentés pour l\u2019examen endoscopique de l\u2019estomac.Il relut tout ce qu\u2019on avait pu écrire sur la question.Il releva qu\u2019en 1911, Elsner avait publié une monographie sur la gastroscopie dans laquelle était décrit tout le côté technique de la gastroscopie mais où, par contre, était grandement négligé le côté clinique.Pour contrôler ses propres examens cliniques où jusque là, les troubles hystériques avaient tenu une si grande place, Schindler reprit le gastroscope d\u2019Elsner resté dans l\u2019ombre et l\u2019oubli depuis une dizaine d\u2019années.Il fut surpris des résultats appréciables qu\u2019on pouvait en obtenir.C\u2019est ainsi qu\u2019il put apercevoir la muqueuse gastrique, l\u2019action du pylore et l\u2019image frappante d\u2019un carcinome de l\u2019estomac.Pendant dix ans, Schindler, poursuivant ses recherches de contrôle à l\u2019aide du gastroscope rigide d\u2019Elsner, ne fut pas sans s\u2019apercevoir des lacunes de cet instrument dont l\u2019objectif se souillait trop facilement au cours de l\u2019examen.Mais la grande question qui tourmentait Schindler résidait surtout dans le fait que cet instrument rigide avec lequel on obtenait, il est vrai, certains résultats pratiques n\u2019en restait pas moins un instrument difficile à introduire et qui apeurait les malades.Schindler construisit donc en 1922 un nouveau modèle de gastroscope, rigide encore cette fois, mais qui l\u2019emportait sur celui d\u2019Elsner par certaines modifications importantes qui lui permirent d\u2019accomplir en très peu de temps, plus de 400 gastroscopies.Ainsi commença de disparaître chez les malades, la crainte de l\u2019instrument en même temps que se répandit dans la publie médical et les hôpitaux, l\u2019écho des précieux avantages du nouvel instrument.Ce nouvel instrument, quelque perfectionné qu\u2019il fut, n\u2019en faisait pas MOUSSEAU: GASTROSCOPIE 27 moins courir au malade certains accidents possibles: sa rigidité pouvait entrainer la rupture de l\u2019œsophage; dans 10% des cas on ne pouvait passer à travers la portion diaphragmatique de l\u2019æsophage.Enfin, et pour une raison de grande valeur, même avec cet instrument relativement perfectionné, il n\u2019était pas possible de l\u2019introduire assez loin dans l\u2019estomac pour que l\u2019opérateur pût voir le pli angulaire, l\u2019antre et le pylore, régions importantes des localisations lésionnelles.Dans ces conditions apparaissait clairement la nécessité d\u2019abandonner le gastroscope rigide et d\u2019en construire un autre qui fit flexible.C\u2019est en 1928 que Schindler prit cette décision.Il avait toujours pensé que si cet instrument pouvait au moins posséder dans son extrémité distale une partie flexible longue d\u2019environ 3 à 4 centimètres, il serait ensuite possible d\u2019obvier aux difficultés précédentes et d\u2019apercevoir à cette distance les parties les plus importantes de la cavité gastrique.Sa pensée devait le conduire encore plus loin, mais il fallait pour cela s\u2019assurer la participation d\u2019un physicien en optique.Il trouva dans la personne de G.Wolf, de Berlin, un dévoué collaborateur.Après avoir, tous les deux, considéré à maintes reprises les idées émises par leurs devanciers Kelling et Haufmann, sur le mode de construction des gastroscopes flexibles, ils finirent par découvrir qu\u2019il était possible de voir à travers un tube flexible et courbé d\u2019au moins trente degrés, à l\u2019aide de lentilles d\u2019une très courte distance focale.Ce principe avait déjà été reconnu par Gœrz durant la guerre, mais n'avait pas été publié.Leur premier gastros- cope était flexible dans toute sa longueur; mais ceci exigeait pour son maniement de grandes précautions et l\u2019exposait à se briser plus facilement.Une certaine rigidité, associée à une flexibilité relative, était donc nécessaire pour faciliter l\u2019introduction de l\u2019instrument dans l\u2019estomac.C\u2019est après quatre années de collaboration intime que Wolf et Schindler en arrivèrent à assurer le succès de leur glorieuse entreprise.Ils firent la démonstration de cet instrument à la Société Médicale de Munich, le 6 juillet 1932.Depuis, comme le dit Schindler dans son dernier volume, publié à Chicago en 1937, sur la gastroscopie, dont un exemplaire nous fut gracieusement offert lors de notre passage dans cette ville en juin 1937, la gastroscopie est devenue un mode d'investigation sûr, non dangereux, peu coûteux et indispensable pour assurer le diagnostic des maladies de l\u2019estomac.* * * Un clinicien de renom, comme Schindler, qui a utilisé avantageusement les Rayons-X pour le diagnostic des maladies de l\u2019estomac et qui, en même temps, a travaillé avec tant de ténacité à perfecitonner la technique instrumentale de la gastroscopie, espérait-il trouver dans cette dernière méthode d\u2019examen direct de l\u2019estomac un procédé supérieur aux Rayons-X?Non.Mais il à considéré, comme beaucoup d\u2019autres endoscopistes, que ce moyen de contrôle doit être employé tout aussi fréquemment que l\u2019examen radiologique, et ne pas constituer un procédé d\u2019exploration exceptionnelle, mais un moyen pratique et important de diagnostic.La radiologie et la gastroscopie sont appelées à se rendre des secours réciproques; ce ne sont pas des procédés concurrents, l\u2019un ne supplante pas l\u2019autre, ne fait pas double emploi mais le complète; et c\u2019est ainsi qu\u2019on ne doit jamais pratiquer une gastroscopie sans qu\u2019au préalable ne soit fait un examen radiologique.On se rend compte par là de la perméabilité de l\u2019æsophage qu\u2019il serait téméraire et dangereux de traverser d\u2019emblée.L\u2019examen radiologique fournit ensuite des renseignements que la gastroscopie peut confirmer ou infirmer suivant le cas.* * * Deux affections fréquentes de l\u2019estomac pour le diagnostic desquelles l\u2019examen gas- troscopique est d\u2019un appoint considérable, furent étudiées, la première lors du premier Congrès International de Gastro-entérologie, 28 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 tenu à Bruxelles en août 1935 (les gastrites), la seconde au deuxième Congrès International tenu à Paris en 1937 (le cancer d\u2019estomac: son diagnostic précoce).En mettant ces questions à l\u2019ordre du jour ces Congrès successifs ont consacré officiellement la gastroscopie.Trop souvent, avant la découverte du gastroscope flexible, on a porté sans preuves à l\u2019appui le diagnostic de gastrite.Inversement, le diagnostic de troubles fonctionnels de l\u2019estomac a été porté alors que les lésions organiques en étaient la cause.Depuis qu\u2019il est possible d\u2019inspecter directement la muqueuse gastrique le diagnostic des gastritcs et de leurs différentes variétés a été porté sans qu\u2019on puisse mettre en doute la valeur de ce diagnostic.Il en est ainsi du cancer de l\u2019estomac.La valeur incontestable de ce procédé nouveau d\u2019investigation devrait écarter le scepticisme qui règne peut-être encore dans l\u2019esprit du médecin.Je voudrais, en me limitant aux seules altérations majeures de l\u2019estomac, résumer brièvement les idées de ceux qui ont pris part à la discussion de ces deux questions, et montrer les avantages incontestables de la gastroscopie pour le diagnostic.* * * Les rapporteurs sur la question des gastrites n\u2019ont fait, il est vrai, que toucher superficiellement la question, personne n\u2019ayant été chargé spécialement de faire une étude des gastrites au point de vue gastroscopique.Eux-mêmes n\u2019ont fait que résumer, en les condensant, les résultats obtenus par les gas- troscopistes.Sans vouloir diminuer en quoi que ce soit la valeur de l\u2019effort radiologique, Moutier, rapporteur sur la question des gastrites au point de vue anatomo-pathologique, n\u2019en a pas moins soutenu que la difficulté était grande d\u2019établir un diagnostic anatomique des gastrites d\u2019après les seules données radiologiques.Cette opinion est confirmée par H.H.Berg dans son rapport radiologique, lorsqu\u2019il affirme que la majeure partie des formes de gastrites reconnaissables histologi- quement, échappent au contrôle de la radiologie «chaque modification du calibre des plis, seule, n\u2019est pas à cons:dérer comme une preuve d\u2019altération gastrique.L\u2019examen radiologique des altérations gastritiques prend de la valeur et obtient d\u2019emblée une valeur diagnostique anatomique certaine quand les altérations de relief de l\u2019estomac gastritique sont rigides, déformées, allant jusqu\u2019à l\u2019épaississement plastique ».« Si, dit plus loin Moutier, l\u2019examen radiologique montre une disposition normale des plis de la muqueuse, c\u2019est au contrôle gastros- copique et à lui seul, que l\u2019on doit de pouvoir interpréter ces images radiologiques, car, avec des plis normaux peuvent se rencontrer toutes les lésions possibles, hypertrophiques ou atro- phiques, soit parce que le relief des accidents mammelonnés se trouve trop faible pour être enregistré par le film, soit parce que le relief est masqué par ces épais dépôts muqueux dont l\u2019abondance atteint généralement son maximum au niveau des sillons.Si, d\u2019autre part, on constate par l\u2019examen radiologique un relief anormal de la muqueuse on ne peut tirer aucune conclusion, car l\u2019étalement des plis, la profondeur des sillons peuvent dépendre du tonus, du remplissage ou de la distension de l\u2019estomac ».Et Moutier conclut avec Henning en disant: «la radiographie est un procédé d\u2019examen de la muqueuse gastrique qui ne permet régulièrement ni d\u2019affirmer un diagnostic de gastrite ni d\u2019en préciser la nature.Ce sont là les opinions de deux des rapporteurs sur la question des gastrites.» Si maintenant nous consultons les travaux de ceux qui ont apporté leur contribution à la discussion de cette question des gastrites au point de vue radio-gastroscopique, voici ce que MM.Bonadies et S.Attili (Rome) rapportent aprés avoir montré, dans une étude comparative sur les plis de la muqueuse gastrique, ce que la gastroscopie et la radiologie sont à même de fournir.Leurs conclusions établissent que l\u2019examen radiologique ne peut donner que peu de chose, étant donné l\u2019aspect si différent des images, tandis que l\u2019examen endoscopique peut nous permettre MOUSSEAU: GASTROSCOPIE 20 un diagnostic exact soit dans l\u2019interprétation des plis gastriques soit dans les cas de gastrite atrophique.Dans l\u2019ulcère gastrique, l\u2019endoscopie peut aller au delà de la radiologie pour les cas favorables qui permettent la vision de l\u2019ulcère, son extension, ses contours; mais, par contre, la radiologie devient d\u2019indiscutable valeur dans certaines localisations d\u2019ulcères, masqués par du mucus ou encore obstrués par suite de l\u2019irritation de la muqueuse qui peut fermer l\u2019ulcère en «en sac à tabac» et le cacher au gastroscope; de même dans l\u2019uleus duodénal, l\u2019endoscopie ne peut donner que des données indirectes et nullement décisives.L\u2019étude gastroscopique des tumeurs a fourni à ces auteurs des renseignements qui, plusieurs fois, se sont montrés inférieurs à ceux que peut offrir la radiographie.Dans les syndromes douteux, l\u2019union des deux examens, endoscopique et radiologique, est toujours nécessaire et fructueux; de même lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019indiquer ou non l\u2019opportunité d\u2019une intervention chirurgicale et de déterminer son extension, ces deux méthodes combinées fournissent des données de la plus grande importance et en général décisives.Avant l'ère gastroscopique il eut été téméraire d\u2019oser parler de gastropathies allergiques.René Chevalier, de Lyon, rapporte quatre observations « d\u2019œdème antral fugace », diagnostic vérifié à la faveur des nouvelles méthodes gastroscopiques.« De caractère essentiellement fugace, dit-il, cet œdème antral ne peut être observé avec netteté qu\u2019en pleine crise gastralgique chez les petits insuffisants hépatiques à système neuro-végétatif déréglé.Comme il s\u2019agit d\u2019un véritable œdème localisé à l\u2019antre pylorique et à ses pilliers, mais d\u2019un œdème à éclipse, l\u2019étude radiologique en devient difficile.Cependant, on a pu rencontrer sur des clichés en séries, certains aspects anormaux, comme certaines images spongieuses, et même franchement lacunaires de la région antro-pylorique: expression radiologique d\u2019un œdème angio-neurotique fugace limité à l\u2019antre et au musculus sphincter antri.Cet cedéme antral fugace représente actuellement, grace à l\u2019endoscopie, le type le mieux individualisé de ces gastropathies allergiques, de ces aller- gogastries.» Georges Scheiner, de Prague, a pu suivre pendant quatre années, grâce à la gastroscopie, l\u2019évolution d\u2019une gastrite érosive, cause d\u2019'hématémèses répétées.La gastroscopie avait d\u2019abord révélé une érosion unique localisée à la partie antrale de l'estomac, érosion sur la paroi antérieure près de la petite courbure, et qui avait échappé aux autres méthodes d\u2019investigation.Un peu plus tard, plis de muqueuse hypertrophiés en certains endroits, érosion longitudinale de couleur rouge vif et saignante et en dehors de ces formations, de nombreuses hémorragies pointillées: autant de témoins de l\u2019évolution d\u2019une gastrite érosive et qui guérit sans laisser aucune altération du point de vue gastros- copique.Ceci confirme à nouveau l\u2019importance de la gastroscopie dans les cas où les autres méthodes d\u2019investigation ont échoué.Dans un travail important sur le diagnostic des gastrites, par l\u2019examen comparatif des trois méthodes, endoscopique, radiologique et chimique, trépied diagnostic des gastrites, Mi- los Netousek (Tschécoslovaquie) étudie 35 cas de gastrites chroniques.Le relief radiologique était intact dans 23% des cas.Ceci indique, une fois de plus, le pourcentage élevé de cas de gastrites qui échappent au diagnostic radiologique et que peut découvrir un examen gastroscopique bien conduit.Les conclusions de tous ces auteurs viennent donc souligner de façon indubitable l\u2019importance primordiale de la gastroscopie, combinée à la radiologie pour le diagnostic certain des gastrites et de leurs différentes variétés.C\u2019est elle qui a entièrement transformé les notions que nous possédions sur les gastrites parce qu\u2019elle permet de voir directement les lésions, d\u2019en mesurer l\u2019étendue, de suivre leur évolution et d'appliquer la thérapeutique requise.* * * Le deuxième Congrès International de Gas- tro-entérologie, tenu à Paris en 1937, avait 30 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 mis à l\u2019étude la question délicate du diagnostic précoce du cancer de l\u2019estomac.Ceux qui furent chargés (Gosset et Pierre Duval) de résumer les conclusions des rapporteurs sur cette question, étudiée à des points de vue divers, ont à leur tour apporté des conclusions générales qui traduisent bien leur réelle déception en face des minces résultats obtenus, soit par la clinique, soit par la biochimie, soit par les méthodes d\u2019examen direct: anatomie pathologique, gastroscopie, la- paratomie exploratrice.Par contre, ces auteurs ont pu enregistrer de très notables progrès dans les résultats fournis par la combinaison de l\u2019examen clinique et radiologique.Donc, pour ces auteurs, la clef du diagnostic ne peut consister que dans la répétition systématique des examens clinique et radiologique et la comparaison minutieuse de leurs résultats.La gastroscopie n\u2019aurait donc rien apporté d\u2019appréciable, d\u2019après eux, pour le diagnostic du cancer de l'estomac.Voyons, cependant, les opinions de quelques autres auteurs qui ont à leur crédit, une grande expérience dans l'interprétation de la lésion cancéreuse au début.Henning, rapporte Moutier, admettait que la gastroscopie peut se montrer utile, mais que la radiologie lui est supérieure.Schindler, au contraire, tient la gastroscopie pour supérieure à la radiographie et insiste, dans ses derniers travaux, sur les erreurs liées à l\u2019étude des plis; il soutient que les cas cliniquement susceptibles d\u2019être un cancer au début, tout comme les maladies précancéreuses telles que gastrites atrophiques ou polyposes, pourvu qu\u2019ils soient systématiquement soumis à l\u2019examen gastroscopique, peuvent tirer de ce dernier examen des indications précieuses pour orienter le diagnostic vers le cancer.Résumant son étude gastroscopique du cancer, Francois Moutier, aprés avoir montré la nécessité de distinguer formellement l\u2019aspect et l\u2019évolution du cancer sur le corps de l\u2019estomac et sur la région antro-pylorique, soutient qu\u2019au niveau de cette dernière région on peut rencontrer des «lésions très jeunes » et que cette recherche endoscopique du cancer au début doit être poursuivie selon une méthode et un plan stricts.«Au niveau de l\u2019antre, poursuit-il, les lésions précoces les plus intéressantes se présentent sous forme de polype isolé, de plaques squirrheuses d\u2019aspect liniti- que ou de plis à nodosités espacées.Comme le cancer n\u2019apparaît plus en cours d\u2019évolution avec les mêmes caractères macroscopiques qu\u2019au tout début, il convient de soumetttre à des examens endoscopiques sériés toute lésion suspecte.» R.Schindler, de Chicago, et Wilmer Wirts, Jr, de Philadelphie, dans leur communication à ce deuxième Congrès, sur le diagnostic précoce du cancer de l\u2019estomac au point de vue gastroscopique, après avoir montré que l\u2019intervention même précoce pour tumeurs gastriques malignes ne peut être nullement effective et que la grosseur de la tumeur, par ailleurs, n\u2019a rien à voir dans le pronostic postopératoire, ajoutent que la question de localisation de la tumeur soit sur l\u2019antre ou sur le corps de l\u2019estomac ne doit pas déterminer le degré de gravité de ces lésions, mais que l\u2019aspect macroscopique, partant gastroscopique, d\u2019un carcinome, renseigne davantage sur le pronostic.Aussi, s\u2019appuyant sur une subdivision adoptée par Borrmann, finissent-ils par distinguer quatre types gastroscopiques: 1° le type polypoïde, opérable; 2° le type non infiltré; 3° le type infiltré; 4° le type infiltré diffus: ces deux derniers types étant de pronostic mauvais, tandis que les deux premiers seraient d\u2019un excellent ou tout au moins d\u2019un bon pronostic.Démontrant plus loin qu\u2019un examen radiologique négatif n\u2019est pas une preuve d\u2019absence tumorale, et qu\u2019un examen radiologique positif peut encore recevoir de l\u2019endoscopie des renseignements capables de déterminer le type de la tumeur et sa possibilité d\u2019opérabi- lité, ils conclunt à la supériorité de la gastroscopie sur la radiologie.Ces auteurs rapportent un cas des plus démonstratifs à l\u2019appui de leurs prétentions gastroscopiques et démontrent quel guide puissant représente la gastroscopie pour la limitation de l\u2019exérèse chirurgicale, réduisant d\u2019autant par là la mortalité post-opératoire. MOUSSEAU: GASTROSCOPIE 31 René Chevalier, de Lyon, a aussi apporté une précieuse collaboration à l\u2019étude du diagnostic précoce du cancer de l\u2019estomac par la gastroscopie, en nous démontrant combien cette dernière méthode d\u2019investigation gastrique pouvait révéler des états pathologiques spéciaux de la muqueuse qui n\u2019avaient reçu jusqu\u2019ici aucune signification de malignité et qui déterminaient pourtant le stade initial d\u2019une lésion cancéreuse.Le syndrome endoscopique qu\u2019il décrit, et qui semble objecter les stades initiaux de certaines néoplasies, est constitué par un état cartonné « leuco atropho-amixique » de la région envahie.Quatre fois cette lésion trouvée par la gastroscopie intéressait la zone antro-pylorique, une seule fois la petite courbure fundique.Ce syndrome n\u2019a jamais été vu en dehors du cancer qui s\u2019est toujours développé dans des délais plus ou moins longs et là où 1l avait été dûment constaté.Comme faits capitaux, il signale que cette rigidité pariétale s\u2019affirme beaucoup plus précocément à l'examen gastroscopique qu\u2019à l\u2019examen ra- diographique: la rigidité paraissant totale à l\u2019endoscopie alors que le péristaltisme paraît encore normal à l\u2019examen radiologique.La décoloration de la muqueuse est particulièrement nette dans la région antrale où elle revêt l'aspect d\u2019une plage exangue.La muqueuse gastrique ayant perdu son velouté ne présente plus aucun pli et fait penser à un processus atrophique, cette atrophie spéciale de la muqueuse confiant au cancer, diffère de celle des anémies graves, celles-ci ne présentant aucune rigidité pariétale.Autre élément du syndrome: la muqueuse est sèche (amyxie).Ceci constitue un signe de très grande valeur et ne s\u2019observe qu\u2019au stade initial de dégénérescence cancéreuse.Plus tard, l\u2019amyxie fait place à l\u2019hypermyxie classique du néoplasme ulcéré et bourgeonnant et secondairement infecté.Autre fait important, cette sécheresse de la muqueuse n\u2019a jamais été vue chez les syphilitiques.Ne répondant à aucune forme de syphilis gastrique, cet état de la muqueuse chez un syphilitique doit attirer l\u2019attention et faire penser à un cancer au début.L\u2019auteur en décrivant cet intéressant syndrome, révélé seulement par la gastroscopie, et qui traduit indubitablement les aspects initiaux de la dégénérescence cancéreuse, apporte à l\u2019étude du diagnostic précoce du cancer, par la gastroscopie, une collaboration des plus précieuses qui devra servir dans l\u2019avenir.Toujours à propos de cette même question du diagnostic précoce du cancer, le Dr Georges Rosanoff, de Nice, reconnaissant la défaillance de la clinique pour le dépistage précoce du cancer gastrique, se demande ce que l\u2019on peut attendre des épreuves complémentaires représentées par la radiographie et la gastroscopie.Il rappelle que René Gutmann démontre, à l\u2019aide d\u2019une magnifique mais effroyable collection de clichés, une multitude d\u2019aspects radiologiques déconcertants qui entraînent l\u2019erreur fatale par défaut de bonne interprétation.Alors qu\u2019attendre de la gastroscopie?Bien que les causes d\u2019erreur soient encore nombreuses parce que «l\u2019œil gastroscopique » s\u2019acquiert lentement, le diagnostic de cancer, méme quand la clinique et la radiologie n\u2019ont encore rien apporté de probant, peut étre posé par la gastroscopie; elle reste en cas de doute une épreuve complémentaire de choix; elle permet de surprendre à son stade gastroscopi- que un cancer encore imperceptible au stade radiologique.E.B.Freeman (Baltimore) reconnaît la supériorité de la gastroscopie dans les cas où de toutes petites lésions au début sont impossibles à déceler par la radiologie; mais pour cela, plus d\u2019un examen gastroscopique est nécessaire et pourvu qu\u2019on répète ces examens à des intervalles réguliers sur un laps de temps s'étendant sur plusieurs semaines ou mois, à ces conditions seulement il sera possible d\u2019accorder à la gastroscopie un élément de supériorité sur la radiologie.Quoiqu\u2019il en soit, la radiologie et la gastroscopie constituent les deux meilleures méthodes d\u2019examen de l\u2019heure présente et l\u2019une ne doit pas être employée sans l\u2019autre.* * #* Je viens d\u2019exposer, en regard des conclusions générales émises par Gosset et Pierre Duval, celles de quelques auteurs importants 32 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 qui ont participé à la discussion sur la question du diagnostic précoce du cancer de l\u2019estomac.Je l\u2019ai fait à dessein, afin que soient également connues les impressions de médecins compétents qui, dans des études comparatives, gastroscopiques et radiologiques, ont pu eux aussi, voir, comparer et juger de la valeur respective des deux plus récentes méthodes d\u2019investigation gastrique.Sur la question des gastrites on peut dire qu\u2019il y a unanimité presque complète d\u2019opinion.Sur la question du cancer, les opinions sont partagées: les uns, tenant pour la supériorité exclusive de la radiologie, les autres croyant à une plus grande facilité de diagnostiquer par la gastroscopie de façon précoce, un cancer d\u2019estomac.Il faut respecter les opinions des uns et des autres.Un champ immense d\u2019expériences s\u2019ouvre encore aux chercheurs.On peut dire que l\u2019œil gastroscopique n\u2019est jamais le même pour chacun.Il faudra attendre encore longtemps pour que se fasse sur une seule et même zone gastrique à examiner une unanimité d\u2019ipinions.* * * Nous venons de considérer des opinions contradictoires exprimées par divers auteurs, de différents pays, sur la valeur respective de l\u2019examen gastroscopique et radiologique pour le diagnostic des gastrites et du cancer de l\u2019estomac.Je ne dirai qu\u2019un mot d\u2019une autre question et qui prend chaque jour une importance de plus en plus grande: c\u2019est celle des bouches de gastro-entérostomie.A l\u2019avenir le chirurgien devra consulter davantage le gastroscopiste s\u2019il veut se renseigner sur la nature des troubles qui surviennent chez les gastro-entérostomisés.Chez un malade qui vient de subir une gastro-entérostomie pour lésion ulcéreuse de l\u2019estomac, il arrive que des symptômes douloureux apparaissent dans les jours ou les semaines qui suivent l\u2019opération.L'ensemble des symptômes cliniques incite le chirurgien à penser soit à une péri-gastrite, soit à une gastrite ou, selon l\u2019allure des crises douloureuses, à un ulcus peptique.Or, si, dans ce cas, la radiologie permet d\u2019affirmer que la bouche gastro-intestinale fonctionne mal ou qu\u2019il existe un ulecus peptique, ce qui souvent est très difficile à affirmer, elle est par contre incapable de donner des renseignements précis sur l\u2019état de la muqueuse gastrique, en l\u2019oceur- rence la gastrite.Et la gastrite post-opératoi- re est plus fréquente que l\u2019ulcère peptique, dont la symptomatologie se confond aisément avec celle de la gastrite.L\u2019examen gastrosco- pique, supérieur, dans ces cas, à la radiologie renseignera avec précision sur l\u2019état de la muqueuse gastrique et sur l\u2019aspect de la bouche gastro-intestinale, évitant de ce fait une réin- tervention inutile et que remplacera très avantageusement un traitement uniquement médical.En même temps, par la gastroscopie, on pourra apprécier la physionomie de l\u2019ancien ulcère qui avait motivé l\u2019intervention, déceler un ulcus peptique passé inaperçu à l\u2019examen radiologique, et même découvrir des ulcères nouveaux; car, il ne faut pas l\u2019oublier, la maladie ulcéreuse est susceptible de récidiver souvent et l\u2019opération ne l\u2019enraye pas toujours à tout jamais.Je voudrais maintenant, à l\u2019aide de quelques observations cliniques personnelles, appuyées de la radiologie et de la gastroscopie, essayer de montrer les secours réciproques que peuvent se rendre ces trois méthodes d\u2019examen pour la précision du diagnostic en gastro-en- térologie.Observations ! Observation 1 D.C.\u2014 Ulcère gastro-pylorique.D.R.\u2014Ptose.Région pré-pylorique mal remplie, de forme variable et toujours irrégulière.I.G.\u2014 Gastrite hypertrophique antrale.1.Explication des abréviations: D.C.\u2014 Diagnostic clinique.D.R.\u2014 Diagnostic radiologique.I.G.\u2014 Impression gastroscopique.Ces observations sont ici résumées, tant au point de vue clinique, radiologique que gastroscopique. MOUSSEAU: GASTROSCOPIE 33 Observation 2 D.C.\u2014 Ptose gastrique opérée par méthode de Lambret.D.R.\u2014 Ptose gastro-intestinale.I.G.\u2014 Polype de la région antrale.Trace d\u2019un ancien ulcère pré-pylorique.Observation 3 D.C.\u2014 Néoplasme probable du pylore.D.R.\u2014 Estomac long, bas et peu tonique.Pylore net.Estomac se vide rapidement.Cadre duodénal peu grand, mais pas déformé.I.G.\u2014 Absence de néoplasme.Gastrite hypertrophique antrale légère.Observation 4 D.C.\u2014 Uleus peptique chez un gastro- entérostomisé.D.R.\u2014 Rétrécissement probable de la bouche de gastro-entérostomie.I.G.\u2014 Absence d\u2019ulcus peptique.La bouche gastro-intestinale fonctionne normalement.On remarque contraction lente du pylore.Observation 5 D.C.\u2014 Gastrorragie d'origine crypto-gé- nétique.D.R.\u2014 Altération légère du sommet du bulbe.I.G.\u2014 Polypose gastrique.Observation 6 D.C.\u2014 Néoplasme probable du pylore.D.R.\u2014Soupçon de lésions organiques dans la région pyloro-bulbaire.Paroi gastrique normale jusqu\u2019à cette région.I.G.\u2014 Gastrite atrophyque de la région antrale de nature suspecte.Possibilité de dégénérescence cancéreuse.Observation 7 D.C.\u2014 Récidive d\u2019ulcère chez ancien opéré par suture.D.R.\u2014 Aspect anormal de la région pylorique; adhérences ?I.G.\u2014 Polype de la région antrale avec long pédicule, en battant de cloche; trace de cicatrices répondant au genre d\u2019opération subie.Observation 8 D.C.\u2014 Neurasthénie, troubles fonctionnels de l\u2019estomac.D.R.\u2014 Estomac de grande capacité mais se vidant normalement.I.G.\u2014 Estomac d\u2019apparence normale.Observation 9 D.C.\u2014 Tabès gastrique.D.R.\u2014 Estomac orthotonique.Pylore net.Bulbe non déformé.Duodénum normal.I.G.\u2014 Gastrite hypertrophique érosive chez un spécifique.Observation 10 D.C.\u2014 Ulcère duodénal (hématémèse légère).D.R.\u2014 Estomac long, bas placé.Parois normales.Bulbe et duodénum normaux.I.G.\u2014 Gastrite hypertrophique chronique.Observation 11 D.C.\u2014 Néa probable du pylore.D.R.\u2014 Antre pylorique suspect.I.G.\u2014 Gastroscopie impossible: l\u2019anesthésie œsophagienne déclenche des troubles nerveux chez un névropathe très impressionnable.Ponto- caïne et codéine peuvent être responsables des accidents nerveux.À l\u2019opération, néoplasme de la région pylorique confirmant l\u2019impression clinique.Observation 12 D.C.\u2014 Névruse gustrique d\u2019origine coliti- que.D.R.\u2014 Spasme colique gauche.Dilatation côlon droit.Dolicho du transverse.I.G.\u2014 Estomac normal. 34 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 Observation 13 D.C.\u2014 Ulcère pyloro-duodénal.D.R.\u2014 Région pyloro-bulbaire étroite.Pylore invisible.L'opération confirme le diagnostic clinique, mais les suites post-opératoires font penser à l'existence d\u2019un ulcus peptique, (gastro-jéjunite post- opératoire).I.G.\u2014 Bouche de G.E.d\u2019aspect normal.Absence d\u2019ulcus peptique.Pylore atrésié.Pointe de suture en évidence.Observation 14 D.C.\u2014 Ulcère pyloro-bulbaire.D.R.\u2014 Bulbe invisible.Evacuation lente.I.G.\u2014 Gastroscopie possible, malgré contre-indication (parkinsonisme, pro- gnatisme, cyphose cervico-dorsa- le).Preuve qu\u2019une gastroscopie peut être tentée, grâce au gastros- cope flexible; ce qui paraît impossible parfois.Ici, les contractions des parois gastriques sur l\u2019objectif empêchent toute vision.Observation 15 D.C.\u2014 Ulcus peptique, gastro-jéjunite.D.R.\u2014 La G.E.paraît très mal fonctionner.I.G.\u2014 Bouche de gastro-entérostomie, de grandeur suffisante pour assurer bon fonctionnement, mais placée peut-être dans partie moins déclive pour assurer bon vidage d\u2019estomac.Aucun aspect de gastro-jé- junite; bords de la bouche de G.E.normaux.Observation 16 D.C.\u2014 Troubles fonctionnels gastriques.Gastro-névrose.D.R.\u2014 Estomac normal, ptose notable du colon.I.G.\u2014 Gastrite chronique superficielle.Observation 17 D.C.\u2014 Néo probable de l\u2019estomac.D.R.\u2014 Aspect suspect de l\u2019antre.I.G.\u2014 Gastrite hypertrophique antrale.Absence de néoplasme gastrique.Diag.post-opér: absence de néoplasme gastrique, mais on trouve un cancer du pancréas adhérant à l\u2019estomac.Observation 18 Revue de l\u2019estomac précédent.I.G.\u2014 Mêmes impressions: gastrite hypertrophique antrale.Observation 19 D.C.\u2014 Uleus gastrique.Hématémèse considérable ayant nécessité transfusion.D.R.\u2014 Image lacunaire de la région an- trale.I.G.\u2014 Lésions néoplasiques probables de la région antro-pylorique.Aspect noirâtre de la muqueuse ressemblant à du bifteck grillé.Observation 20 D.C.\u2014 Gastrite infectieuse d\u2019origine dentaire.D.R.\u2014 Ptose gastrique et tendance à l\u2019atonie.I.G.\u2014 Aspect normal de la muqueuse gastrique.Observation 21 Revue de l\u2019observation 20.I.G.\u2014 Mêmes constatations gastroscopi- ques.Observation 22 D.C.\u2014 (Revue du No 13).Gastro-enté- rostomisé: gastro-jéjunite.I.G.\u2014 Gastrite superficielle: muqueuse très rouge; absence d\u2019ulcère, mais gastro-jéjunite superficielle.Observation 23 D.C.\u2014 Déséquilibre Gastro-névrose.D.R.\u2014 Absence de lésions organiques.I.G.\u2014 Estomac normal.Gastro-névrose?vago-sympathique. MOUSSEAU: GASTROSCOPIE 39 Observation 24 D.C.\u2014 Uleus gastrique avec ptose.Syndrome endocrinien associé.D.R.\u2014 Ptose gastrique prononcée.Evacuation très lente de l\u2019estomac et de l\u2019intestin.I.G.\u2014 Gastrite atrophique.+ * * Conclusions Nous avons examiné, en tout, vingt-quatre malades présentant des troubles digestifs de caractéres variés.Pour chacun de ces malades, un examen radiologique a été fait.La question est de savoir si la clinique, aidée de la seule radiologie, eut été en mesure de donner des renseignements précis sur la nature des lésions rencontrées.Nos conclusions gastroscopiques, pour aussi sincères qu\u2019elles puissent être, démontrent que, dans la plupart des cas, la clinique, aidée de la seule radiologie, ne peut arriver à des conclusions précises qu\u2019avec le secours de la gastroscopie.Est-ce à dire que la radiologie remplit un rôle secondaire?non.Et, si dans bien des cas, les signes radiologiques sont incapables d\u2019apporter toute la précision nécessaire, ils contribuent, néanmoins, à guider l\u2019œil du gastros- copiste sur les régions des anomalies radiogra- phiques et facilitent en définitive le diagnostic final.Dans d\u2019autres cas ou la clinique pouvait prétendre par elle seule préciser la nature des lésions, des renseignements d\u2019ordre radiologiques, et gastroscopiques, n\u2019ont fait que confirmer les données cliniques.Par ailleurs, il est arrivé que la clinique et la radiologie associées ont été dans l\u2019incapacité absolue de préciser un diagnostic: Une symptomatologie quelque peu équivoque peut bien parfois légitimer certaines impressions cliniques; on attend alors de la radiologie une réponse confirmative; mais, seule, la gastroscopie peut mettre en évidence une lésion que rien, jusque là, ne laissait soupçonner.C\u2019est ce qu\u2019on pourrait appeler l\u2019interdépendance clinico-radio-gastroscopique.On a dit, avec beaucoup de raison, qu\u2019il ne fallait pas comparer la clinique au laboratoire.Sous peine de ne rien comprendre aux problèmes de gastro-entérologie, il ne faudrait jamais opposer les uns aux autres, les examens cliniques, radiologiques et gastroscopiques.Associés, ils constituent un trépied indispensable sur lequel doit s\u2019appuyer désormais le gas- tro-entérologiste soucieux d'arriver toujours plus près de la vérité. REVUE GÉNÉRALE 6 + © + INDICATIONSIDE LA CÉSARIENNE BASSE OUSSEGMENTAIRE ! Par Arthur MAGNAN, Professeur agrégé à l\u2019Université de Montréal, Médecin de l\u2019hôpital Notre-Dame.Quelles sont les indications de la césarienne basse ou segmentaire?Pour répondre à cette question, il convient d\u2019envisager le double point de vue de la mortalité et de la morbidité maternelles et fœta- les.Ainsi que nous l\u2019avons énoncé plus haut, les promoteurs de l\u2019opération césarienne ont eu d\u2019abord pour objectif de sauver la vie de l\u2019enfant, soit au moment où la mère était mourante, soit après la mort de celle-ci.Mais de nos jours, cette opération prend une importance primordiale, car elle envisage non seulement la survie de la mère aussi bien que celle de l\u2019enfant, mais elle a aussi pour but de permettre à la mère d\u2019enfanter, sans l\u2019hypothéquer de séquelles qui empoisonneront le reste de son existence.Les indications de la césarienne se sont multipliées depuis une vingtaine d\u2019années, ce qui est partiellement dû à l\u2019apparition de la césarienne basse; il est évident que la mortalité et la morbidité sont en régression constante depuis que cette intervention est pratiquée par des chirurgiens expérimentés.N'oublions pas, cependant, un autre facteur non moins essentiel que l\u2019habileté de l\u2019opérateur et sa connaissance parfaite des techniques: nous voulons parler des qualités de jugement et de discernement qui doivent dicter la décision opportune, au moment d\u2019un accouchement compliqué.Passons donc en revue les différentes indications connues, auxquelles nous ajouterons 1.Extrait de la thèse d\u2019agrégation du docteur Ma- gnan à la chaire de gynécologie de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal.quelques opinions et commentaires, inspirés par notre propre expérience dans ce domaine.Il est maintenant classique de diviser les indications de la césarienne en deux grandes catégories: I.Les indications absolues.IT.Les indications relatives.I.Les indications absolues Il est d\u2019ores et déjà admis que la césarienne, basse ou haute, est nécessaire lorsque le fœtus, mort ou vivant, macéré ou non, ne peut pas passer par les voies naturelles, c\u2019est-à- dire la voie vaginale.Cependant, l\u2019objectif de la grossesse étant la naissance d\u2019un fœtus vivant, un grand nombre d\u2019auteurs considèrent comme indication absolue tous les cas où il est impossible d\u2019extraire le fœtus vivant par les voies naturelles.Il n\u2019est guère permis, dans le cadre nécessairement limité de ce travail, de traiter en détail, des indications absolues.De par leur évidence même, elles n\u2019offrent d\u2019ailleurs qu\u2019un intérêt bien médiocre.Nous rangeons dans cette catégorie tous les bassins dont le rétrécissement ou les déformations sont tels qu\u2019il est impossible d\u2019accoucher sans causer des lésions graves, souvent destructives pour la mère comme pour l\u2019enfant.Ces malformations sont généralement reconnues au cours de la grossesse et, dès lors, l\u2019indication opératoire devient formelle.Nous parlerons plus loin du choix du type opératoire dans les indications absolues, c\u2019est- à-dire de l\u2019opportunité de pratiquer la césarienne classique, segmentaire ou vaginale dans chaque cas.Nous essaierons également de pré- MAGNAN: CÉSARIENNE BASSE OU SEGMENTAIRE 37 ciser la valeur propre de chacune de ces interventions.II.Les indications relatives De nos jours, on pratique une césarienne dans la plupart des cas où l\u2019indication est simplement relative.L\u2019indication est relative lorsqu\u2019il y a des possibilités d\u2019extraire le fœ- tus par les voies naturelles, bien qu\u2019il y ait des dangers pour la mère et pour l\u2019enfant, à tenter un accouchement normal.Ces indications relatives ont donné lieu à de vives discussions et à de non moins vives critiques.Nous passerons en revue ces indications diverses, nous efforçant de n\u2019en oublier aucune; nous formulerons ensuite une opinion personnelle aussi claire et précise que possible.LÉGERS RÉTRÉCISSEMENTS ET LÉGÈRES DÉFORMATIONS DU BASSIN Nous faisons entrer dans cette catégorie tous les rétrécissements qui ne sont pas assez accentués pour rendre tout à fait impossible l\u2019accouchement par la voie naturelle.Cependant, soit en raison de ces anomalies elles- mêmes, soit à cause de certains autres facteurs aggravant cet état de choses (gros fœ- tus, mauvaise présentation, etc.), il semble évident qu\u2019une intervention abdominale offre plus de chances de survie pour la mère et pour l\u2019enfant.Ces cas de déformation du bassin exigent une sûreté de jugement, une expérience et des connaissances obstétricales d'autant plus grandes que le degré en est plus ou moins marqué.Dans cette catégorie entrent aussi les « bassins limites » (Bordeline pelvis).Nous citerons sur ce point la définition de B.Jacobs, qui a fait une étude spéciale de la question.« Un bassin limite, écrit-il, est celui chez lequel on peut joindre le promontoire au toucher, même s\u2019il existe une certaine rigidité périnéale.» Nous nous bornerons à cette définition générale \u2014 claire et judicieuse \u2014 sans nous attarder à diviser les « bassins limites » en différents groupes, ce qui entraînerait inutilement une étude détaillée des indications, pour chaque groupe particulier.Dans ces cas d\u2019anomalies légères et de bassins limites, on peut tenter l\u2019épreuve du travail car \u2014 nous le verrons un peu plus loin \u2014 elle ne compromet pas l\u2019hystérotomie ultérieure, si elle est faite basse.TUMEURS PRÆVIA Fibromes utérins.Les fibromes situés sur le corps utérin sont rarement considérés comme une cause de dystocie à titre de tumeurs prævia.Ils sont surtout des facteurs de présentations vicieuses qui rendent l\u2019accouchement difficile ou dangereux.Les fibromes du segment inférieur peuvent également entraîner des positions vicieuses.Ils peuvent être nuls comme obstacles à l\u2019accouchement s\u2019il se produit une ascension qui débloque le bassin; l\u2019accouchement peut alors se pratiquer normalement.Sinon, l\u2019hys- térotomie s\u2019impose par crainte de rupture utérine.D\u2019après le type ou la localisation du fibrome, on choisira la césarienne haute ou basse.Les fibromes du col, plus rares mais plus graves, sont une indication formelle de césarienne, car il ne se produit, dans ces cas, aucun phénomène d\u2019ascension.Dans tous les cas de tumeurs prævia, nous estimons dangereuse toute manœuvre telle que refoulement de la tumeur, version, forceps, etc.Il faut essayer l\u2019épreuve du travail et, si la tumeur ne remonte pas, recourir sans hésiter à l\u2019hystérotomie.La césarienne basse sera la méthode de choix, à cause de l\u2019épreuve du travail.Elle sera suivie de myomectomie, si possible.Dans les cas contraires, pratiquer une hystérectomie.Kystes de l\u2019ovaire.Les kystes intra-abdominaux, comme les fibromes du corps utérin, n\u2019influencent l\u2019accouchement qu\u2019en autant qu\u2019ils entraînent des positions vicieuses.Si les kystes sont à développement pelvien, ils sont toujours une cause 38 L UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 de dystocie; l\u2019accouchement spontané ne se produit que si la tumeur est de petit volume ou si elle est susceptible d\u2019être distendue, ce qui est rare.Ici encore il convient de s\u2019abstenir de toute manœuvre.De plus, lorsque le diagnostic a été posé avant le début de tout travail, il n\u2019y a nul intérêt, semble-t-il, à tenter l\u2019épreuve du travail.À la fin de la grossesse ou au début du travail, lorsque le segment inférieur est bien formé, on pratique la césarienne supra-symphisaire, suivie d\u2019extirpation de l\u2019annexe correspondant au kyste de l\u2019ovaire.MALFORMATIONS UTÉRINES La césarienne est rarement indiquée ici.Si la malformation est accentuée, la grossesse ne va généralement pas à terme: il se produit un avortement ou accouchement prématuré.L\u2019utérus didelphe incomplet est plus apte à la fécondation et peut conduire une grossesse à terme.S\u2019il entraîne une présentation vicieuse, il sera une indication d\u2019accouchement prématuré et non de césarienne.DYSTOCIES D\u2019ORIGINE CERVICALE Depuis longtemps, on préconise la césarienne dans certains cas de sténose ou de rigidité du col.L\u2019apparition de la césarienne basse a permis d\u2019envisager cette question sous un angle beaucoup plus étendu.Il existe différents types de dystocie cervicale.L\u2019élongation hypertrophique est rarement une indication de césarienne.Les œdèmes du col, à la suite d\u2019un travail prolongé, de l\u2019irrégularité des douleurs ou de certains défauts ou retards d\u2019accommodation, peuvent être une indication de césarienne.On sait tous les dangers que peuvent entraîner, dans ces cols malades, une dilatation artificielle et une application.Les fausses rigidités cèdent généralement à un traitement médical approprié, après quoi l\u2019accouchement se fait normalement.Dans les rigidités vraies et les rigidités cicatricielles, syphilitiques et néoplasiques, la césarienne basse semble donner les meilleurs résultats.a Les cicatrices consécutives à une amputation du col, les sténoses cicatricielles dues à des déchirures antérieures, les tissus fibreux constitués par des cautérisations, intempestives exposent à des déchirures et à des lacérations graves qui mettent la vie du fœtus en danger et causent à la mère des lésions sérieuses, si l\u2019enfant est accouché par les voies naturelles.Il en est de même des scléroses syphilitiques portant sur le col et envahissant le segment inférieur.Le cancer du col, s\u2019il a déjà envahi la majeure partie du tissu, est justiciable de l\u2019hystérotomie.DYSTOCIES DANS LA PÉRIODE DU TRAVAIL Les irrégularités et les dystocies du travail se présentent sous divers aspects qui ont suscité maintes polémiques.La lenteur ou l\u2019arrêt du travail, les troubles de dilatation cervicale, les modifications de la contractilité utérine, soit par inertie, hypertonie, ete, sont en effet des accidents communs, qui exigent souvent une discussion thérapeutique où le jugement de l\u2019accoucheur est mis à une rude épreuve.La contraction de l\u2019anneau de Bandl, souvent difficile à diagnostiquer, entre dans cette catégorie.Pendelton en a fait tout récemment une étude détaillée, dont voici les conclusions: « Je dois, dit-il, confesser une mortalité fœtale et maternelle sérieuse dans le traitement des contractions de l\u2019anneau de Bandl par la version podalique; je recommande maintenant la césarienne basse.» HÉMORRAGIE RÉTRO-PLACENTAIRE D\u2019après Pery et Anderodias, l\u2019hémorragie rétro-placentaire est causée par une auto-intoxication gravidique, chez les multipares, et doit bénéficier largement de la césarienne basse.Cet accident comporte une mortalité fœtale de 95% (Forgeauld), 72% (Phaneuf) et une mortalité maternelle de 12% (Phaneuf).Dans les cas bénins et diagnostiqués dès le début, la césarienne peut sauver l\u2019enfant.Mais le plus souvent on trouve un fœtus mort et il faut songer à la mère.On doit alors rompre les membranes; si les contractions MAGNAN: CÉSARIENNE BASSE OU SEGMENTAIRE 39 sont rythmées et aboutissent à l\u2019expulsion rapide du fœtus, l\u2019utérus reste sain.D'autre part, si le muscle utérin est très affecté et l\u2019épreuve du travail de nul effet, il faut évacuer l\u2019utérus par la voie haute, avec ou sans conservation de ce dernier, suivant le cas.Dans les cas graves, recourir immédiatement à la césarienne basse, qui peut n\u2019être alors que le premier temps d\u2019une hystérectomie.PROCIDENCE DU CORDON « En dépit des progrès de l\u2019art obstétrical », Brindeau accuse 25 & 30 pour cent de mortalité fœtale dans la procidence du cordon.En présence d\u2019une telle complication, quelle conduite tenir?Si l\u2019enfant est mort, on ne pratiquera aucune intervention, sauf indication spéciale.Si l\u2019enfant est vivant et les membranes non rompues, c\u2019est-à-dire s'il y a procubitus seulement, il convient d'attendre.Morphine et chloroforme sont indiqués.Si les membranes sont rompues et la dilatation incomplète, essayer la réduction; en cas d\u2019échec, faire une césarienne basse.Si la dilatation est suffisante: version et forceps.Sil existe une ou plusieurs dystocies complexes, « la procidence rend absolues les indications relatives » (Brindeau).PRESENTATION DE SIEGE Cette présentation ne constitue pas, à elle seule, une indication de césarienne basse.Elle entre toutefois dans la catégorie des indications relatives si d\u2019autres dystocies viennent s\u2019y ajouter.Nous avons cru devoir adopter les vues d\u2019Anderodias et de Pery, qui ont fait de cette question une étude approfondie.La césarienne basse est indiquée: a) Dans une présentation de siège avec bassin limité, où l\u2019épreuve du travail serait nécessaire s\u2019il y avait présentation de sommet; b) Lorsqu\u2019il y a dilatation insuffisante et un travail qui ne progresse pas; c) En présence de tumeurs ou anomalies utérines ou vaginales; d) En présence de gros enfants et, en particulier, dans les cas où un accouchement antérieur a entraîné la mort du fœtus; e) Chez les primipares âgées.PRÉSENTATION DE LA FACE ET DU FRONT Ces présentations ne constituent pas, à elles seules, des dystocies: l\u2019accouchement spontané est souvent de règle.Elles sont cependant considérées comme vicieuses parce que, non seulement elles prolongent le travail, mais elles sont susceptibles d\u2019entraîner de l\u2019infection, une rupture utérine et des lésions périnéales graves.Comme dans la présentation du sommet, l\u2019épreuve du travail est ici le crite- rium le plus sûr.Si le fœtus est petit et le bassin très grand, l\u2019accouchement pourra se pratiquer normalement.Mais si le fœtus est très gros et si la mère semble s\u2019infecter, au cours du travail, la césarienne basse s'impose.PRÉSENTATION TRANSVERSALE C\u2019est le cas type de la dystocie de présentation.La version est évidemment la manœu- vre classique.Les indications de la césarienne, dans ces cas, rencontrent certaines limitations.La question a été résumée en ces termes, récemment, par Gueniot: « L\u2019indication la plus fréquente ou la moins rare de la césarienne basse, dans la présentation de l\u2019épaule, paraît avoir été dans la rétractation ou la contracture excessive de l\u2019utérus, rendant impossible ou dangereuse la version ou l\u2019embryo- tomie ».Il est évident que lorsqu\u2019à la présentation de l\u2019épaule s\u2019ajoutent d\u2019autres phénomènes dystociques: infection amniotique, procidence du cordon, tumeur prævia, bassin limité, ete, la césarienne est de rigueur.PLACENTA PRÆVIA Nous possédons, sur cette question, une littérature volumineuse.Diverses opinions ont été émises et discutées, surtout depuis l\u2019avènement de la césarienne basse.La question n\u2019a toutefois pas reçu de solution définitive.Cependant, que l\u2019on soit partisan ou adversaire de l\u2019intervention, dans ces cas, on ne saurait nier les tendances de plus en plus 40 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 marquées à recourir aux moyens chirurgicaux, pour le plus grand avantage de la mère et de l\u2019enfant.| Avec Davis, de Chicago, et Irving, de Boston, nous sommes d\u2019avis qu\u2019avec l\u2019avènement de la césarienne basse et la sécurité qu\u2019elle comporte, le traitement du placenta previa a fait un grand pas.Au Congrès français d\u2019Obstétrique et de Gynécologie, en 1933, la question fut étudiée sous tous ses aspects, à la lumière des résultats enregistrés dans les grandes cliniques mondiales.La conclusion fut que dans les cas graves de placenta præ- via, la césarienne basse est le traitement de choix.Aux Etats-Unis, le Dr Lee est partisan de la césarienne basse.Phaneuf prétend que toute hémorragie du placenta prævia, quelle qu\u2019en soit la variété, est une indication de la césarienne.Le degré de l\u2019hémorragie est plus important que la condition du col ou la variété du placenta.D\u2019autres auteurs jugent des indications par l\u2019état du col ou le degré de parité de la patiente.Un fait certain, c\u2019est que la gravité de l\u2019hémorragie est en proportion de son insertion sur le segment inférieur.Or, la césarienne basse pourvoit à ce danger: aussitôt que l\u2019enfant.est extrait, il se produit un léger écoulement sanguin, mais lorsque les sutures sont faites et les anneaux mus- eulaires captés, le suintement s\u2019arrête et les portes sont fermées à l\u2019infection.Citons, pour conclure, l\u2019opinion de Beut- ner: « La césarienne basse, écrit-il, est actuellement la seule technique pour toutes les opérations césariennes pour placenta prævia ».ECLAMPSIE L\u2019évacuation utérine par éclampsie a suscité beaucoup de discussions.Certains auteurs, comme Wagner et Furst, ont préconisé dans ces cas la césarienne basse.Massini a une mortalité nulle par ce procédé.D\u2019autre part, nombre d\u2019accoucheurs obtiennent un résultat identique en faisant l\u2019évacuation utérine par les voies naturelles.L\u2019évacuation abdominale, si on décide d\u2019y recourir, doit être pratiquée dès la première crise.CÉSARIENNE ANTÉRIEURE On croyait autrefois que si le premier accouchement avait nécessité une opération césarienne, il était de rigueur, dans les grossesses subséquentes, d\u2019accoucher la même patiente par le même procédé.Des accouchements normaux avaient cependant été pratiqués, ultérieurement à des césariennes; mais il faut admettre que les ruptures utérines se produisaient assez fréquemment.De nos jours, il arrive assez souvent qu\u2019on réussisse un accouchement normal, après que la patiente a subi une première césarienne, et ceci presque sans danger de rupture utérine.Phaneuf rapporte dix-sept cas, sur une série de 784 opérations césariennes, où ses patientes ont accouché normalement par la suite: deux cas où 1l y eut trois accouchements normaux successifs; trois cas où il y en eut deux, et douze cas où il n\u2019y en eut qu\u2019un.Les indications de la césarienne basse se sont multipliées à un tel point, qu\u2019une analyse de chaque cas ne saurait entrer dans les limites de ce travail.Citons les cardiopathies, les « gros enfants », les hématuries, les différentes toxémies, les tuberculoses, etc, toutes conditions susceptibles de présenter, selon le cas, des indications relatives de césarienne.Ici encore le jugement du chirurgien est mis à l\u2019épreuve, car il lui faut opter \u2014 parfois très rapidement \u2014 entre les risques d\u2019une intervention chirurgicale et l\u2019urgence d\u2019arracher à la mort deux vies humaines. PETITE CLINIQUE ee + UN CAS D\u2019HEPATITE SUPPUREE CONSECUTIVE A UNE APPENDICITE AIGUE SUPPUREE Par Pierre SMITH, Chirurgien de l\u2019hôpital Saint-Luc.Observation.Hôpital Saint-Luc, Dossier No 37234.M.G.-E.P., âgé de 22 ans, est transporté en ambulance à l\u2019hôpital Saint-Luc le 13 décembre 1937.Admis dans le service de chirurgie on constate à son arrivée des douleurs vives dans la fosse iliaque droite; ces douleurs ont été ressenties pour la première fois il y à cinq jours; plus intenses à la marche et dans la station debout, elles sont atténuées dans la position assise et dans le décubitus dorsal; douleurs sans nausées ni vomissements, mais accompagnées d\u2019un état fébrile marqué, de frissons, d\u2019asthénie, de courbature.Pas de rétention gazeuse ou alvines.Les phénomènes douloureux furent à certains moments si intenses, qu\u2019ils obligèrent le malade à se courber en deux, dans l\u2019espoir d\u2019en atténuer temporairement l\u2019acuité.Aux dires du malade, ce fut l\u2019unique et seule crise abdominale analogue dont il fut victime.À l\u2019examen objectif, nous constatons une défense musculaire abdominale douloureuse prédominante dans la fosse iliaque droite.Comme la fosse iliaque, le Douglas est douloureux et empâté.Le pouls est à 100, la température à 102°.L\u2019infection paraissant toutefois bien localisée dans la fosse iliaque droite, nous différons l'intervention de six jours tout en vaccinant intensément le malade pendant ce temps.Intervention chirurgicale le 20 décembre 1937, a l\u2019anesthésie générale.Incision de Mac- Burney.Nous tombons sur une collection purulente abondante et enkystée, dont la coque s\u2019ouvre en même temps que le péritoine.L\u2019appendice non visible d\u2019emblée n\u2019est pas recherché et pour cause; nous conservons l\u2019espoir d\u2019une appendicectomie ultérieure tardive dans des conditions moins dangereuses.Drainage généreux aux mèches cigarettes caoutchoutées.La température, qui n\u2019avait pas dépassé 102° avant l\u2019intervention, pointe au cours des deux premiers jours post-opératoires jusqu\u2019à 104° F.(40° C.) Toutefois les oscillations thermiques qui varient entre la normale et 100° les quinze jours suivants, tout en se maintenant cependant plus souvent et plus longtemps au voisinage de la norme, l\u2019écoulement purulent se produisant normalement, l\u2019état abdominal et général améliorés, laissent entrevoir un dénouement heureux.Mais, à partir du quinzième jour post-opératoire, les montées thermiques alarmantes se succèdent, se rapprochent, s\u2019accentuent.Simultanément l\u2019état de l\u2019opéré devient plus inquiétant: teint plombé, jaunâtre, sub-icté- rique; sensations de pesanteur, de tension douloureuse dans l\u2019hypochondre droit au niveau du foie, aggravées au cours des poussées fiévreuses.Le malade cachectique, intoxiqué, meurt en hypothermie le trente-cinquième jour après l\u2019opération.L\u2019autopsie révèle notamment: la présence de 200 c.c.de liquide rose pâle, libre dans la cavité péritonéale; une rate pesant 780 grammes; en arrière du cœcum, une petite cavité d\u2019abcès, cavité mesurant 2 centimètres de diamètre où adhère l\u2019extrémité distale de l\u2019appendice; thrombose totale de la veine colique droite inférieure et thrombose partielle de la grande mésoraïque, avec intégrité de la lumière de la veine porte; le foie pèse 3220 42 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 grammes; il est entièrement envahi de cavités purulentes et confluentes, d\u2019abcès miliaires innombrables, d\u2019abcès plus volumineux dont quelques-uns mesurent jusqu\u2019à 4 centimètres de diamètre; le pus qu\u2019ils contiennent est jaune verdâtre, épais; bref, le foie est une éponge énorme gorgée de pus.Commentaires Les complications de l\u2019appendicite aiguë suppurée, surtout quand l\u2019appendicite n\u2019a pu être opérée dans les premières heures de la crise, surtout si l\u2019appendice n\u2019a pu être enlevé au cours de l\u2019intervention, sont variées, multiples et parfois redoutables.Outre la péritonite appendiculaire menaçante, rappelons seulement les fistules pyo- stercorales intarissables spontanément si un calcul stercoral (ou tout autre corps étranger) reste captif dans la cavité abdominale; les nécroses artérielles ou veineuses proches ou à distance, facteurs d\u2019hémorragies des plus graves; les occlusions intestinales post-appendi- culaires dont le traitement doit étre judicieusement choisi suivant les modalités ou variétés de ces occlusions.Les phlébites et embolies à localisations parfois si inattendues; les pyohémies dont les métastases hépatiques semblent les plus fréquentes en raison du réseau veineux direct reliant le foyer appendiculaire au foie.L\u2019exposé du traitement de ces complications serait ici hors cadre.Leur prévention réside encore, redisons-le toujours, dans un diagnostic de la crise appendiculaire, diagnostic précoce suivi d\u2019une intervention immédiate, dans les premières heures de la crise. MÉDECINE SOCIALE à + à + L\u2019EFFORT ANTITUBERCULEUX DES PROVINCES DE L\u2019OUEST CANADIEN Par Lasalle LABERGE, Directeur de la lutte antituberculeuse au Ministére de la Santé, Québec.Depuis l'institution du premier sanatorium par Brehmer en 1859 et la pratique du pneumothorax par Forlanini en 1882, la plupart des pays civilisés se sont intéressés à la lutte contre le fléau de la tuberculose.Aux Etats- Unis, Trudeau ouvrait le premier sanatorium en 1885 et la première clinique antituberculeuse était établie à New-York en 1898.Le Canada ne tarda pas à s\u2019intéresser à ce problème angoissant, et vers 1910 plusieurs villes du Dominion possédaient des cliniques gratuites pour le dépistage de la tuberculose.Mais c\u2019est surtout durant ces quinze dernières années que l\u2019intensité de la lutte contre la tuberculose s\u2019est développée, et si nous tenons compte des statistiques actuelles, nous pouvons constater qu\u2019en général, Ontario et les provinces de l\u2019Ouest ont fait plus de progrès dans ce domaine et sont arrivés à un meilleur résultat que les provinces de l'Est, Québec et les Maritimes.Un séjour de quelques mois à Toronto et un voyage de quelques semaines dans les provinces de l'Ouest, m\u2019ont permis d\u2019étudier sur place l\u2019organisation antituberculeuse de chacune de ces provinces.J\u2019exposerai donc devant vous le programme de lutte antituberculeuse de chacune de ces provinces, et après un court exposé des résultats obtenus, je noterai quelques changements que nous devrons apporter à notre programme de lutte antituberculeuse dans Québec, si nous voulons arriver au même résultat.Ontario (Population: 3,711,000) La lutte contre la tuberculose dans la province d\u2019Ontario est conduite par trois organisations différentes.La première, le Département de la Santé publique de Toronto, opère sept dispensaires antituberculeux pour le diagnostic et la classification des tuberculeux de la ville.La seconde s\u2019oceupe de la tuberculose rurale au moyen des huit sanatoria de comtés, répandus dans les différents points de la province, et auxquels sont attachées des cliniques ambulantes de tuberculose.Enfin la troisième, la Division pour la Prévention de la tuberculose, établie en 1935, et relevant du Ministère de la Santé provincial, opère des cliniques ambulantes dans les centres dépourvus de moyens de diagnostic.Le Département de la Santé publique de Toronto a des dispensaires antituberculeux dans la plupart de ses hôpitaux, et les cas ambulants de pneumothorax y reçoivent des insufflations.Un service social est attaché à chaque dispensaire, et les infirmières assistent aux cliniques en plus de faire les visites à domicile.Les tuberculeux de la ville sont envoyés aux sanatoria suivants: au Weston Sanatorium, près de Toronto, au Muskoka Hospital, à Gravenhurst, au Queen Alexandra Sanatorium, à London, et au Mountain Sanatorium, à Hamilton.Les sanatoria de comtés, en plus de tenir une clinique quotidienne pour les malades du dehors, ont des cliniciens ambulants choisis parmi leur personnel médical qui tiennent des cliniques régulières dans les principaux centres de ces comtés.En avril 1935, le gouvernement créa un organisme spécial connu sous le nom de Division pour la Prévention de la tuberculose.Le directeur de cette division et ses assistants 44 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 furent en même temps nommés inspecteurs des hôpitaux et des sanatoria.L'établissement de cette Division avait pour but les objectifs suivants: 1) Tenter de coordonner les efforts variés consacrés à la prévention de la tuberculose à travers la province.2) Assister les officiers médicaux et les bureaux de santé locaux dans le contrôle de la tuberculose.3) Coopérer avec les sanatoria, les hôpitaux et les dispensaires dans la solution de problèmes spéciaux.4) Contrôler les activités des cliniques ambulantes de tuberculose.5) Etudier les phases variées du problème tuberculeux.Les cliniques ambulantes de cette Division sont localisées à Toronto, au parlement, à Belleville, à Fort Williams, à Ottawa, à North Bay et à Timmins, et elles visitent les principaux centres deux fois par année.Les malades sont adressés à la clinique par leurs médecins traitants, ct les moins de trente ans reçoivent tous l\u2019épreuve à la tuberculine.Tous les positifs sont radiographiés.Pour amener le plus grand nombre de contacts possible à ces cliniques, un bureau spé- clal enregistre tous les décès, les positifs nouveaux, les malades admis dans les sanatoria, ceux qui en sont déchargés, afin de les surveiller, les noms de tous les contacts et enfin les noms des médecins traitants.Les bons résultats d\u2019une telle organisation sont patents.De 125 par 100,000 de population qu\u2019elle était en 1885, la mortalité par tuberculose a baissé jusqu\u2019à 36.2 en 1935.Bien que des données bien définies manquent pour établir une comparaison, les indications sont que la morbidité est réduite et que le nombre des personnes simplement infectées de tuberculose va en diminuant.Une analyse des résultats obtenus par l\u2019épreuve à la tuberculine chez 3,014 élèves des écoles normales et des High Schools montrent que 30% seulement ont eu une réaction positive alors que 60% au moins auraient eu la même réaction il y a vingt ans.Pour l\u2019année 1936, Ontario a dépensé pour ses tuberculeux la somme de $2,590,285.dont près d\u2019un dimi-million en allocations aux mères nécessiteuses.À la suite d\u2019un rapport présenté par le directeur de la division de la tuberculose et établissant que dix pour cent à peine des tuberculeux pouvaient faire les frais d\u2019une année de cure dans un sanatorium, la législature d\u2019Ontario a voté l\u2019hospitalisation gratuite dans la province depuis juillet 1938 et a approprié une somme de trois millions pour la lutte contre la tuberculose.Manitoba (Population: 735,000) Le Sanatorium Board of Manitoba s\u2019occupe de toute l\u2019organisation antituberculeuse de la province.Il a son siège à Winnipeg, au Central Tuberculosis Clinic, qui en outre d\u2019être le principal centre de consultation de la ville, peut mettre à la disposition des malades une cinquantaine de lits pour les cas urgents, re- colt lcs pneumothorax ambulants pour ré- sufflations et fait la classification des tuberculeux.C\u2019est aussi l\u2019endroit où est localisé le Central Tuberculosis Registry où sont rapportés tous les décès, les positifs nouveaux, les cas déchargés des sanatoria et le nom des contacts familiaux.C\u2019est aussi le centre d\u2019organisation des cliniques ambulantes de tuberculose dans les principaux centres et dans les réserves indiennes.D'autres cliniques à date fixe sont tenues à l'hôpital Royal Edward et à l'hôpital de Saint- Boniface.Le sanatorium principal est situé à Ninette, à 150 milles de Winnipeg et contient 250 lits.Ce sont des médecins attachés à ce sanatorium qui sont chargés des cliniques ambulantes, d\u2019avril à novembre, et des cliniques mensuelles sont tenues dans les deux principaux centres, Brandon et Portage la Prairie.Un autre sanatorium situé à Saint-Vital, à 8 milles de Saint-Boniface comprend 220 lits, dont 50 sont réservés aux Indiens.Tous les malades qui se présentent à la clinique sont adressés par leur médecin traitant, excepté parfois les contacts, et 43 infirmières faisant du service social dans la pro- LABERGE: L\u2019EFFORT ANTITUBERCULEUX DE L'OUEST 45 vince s\u2019occupent de diriger les malades à la clinique.Un avis de clinique est envoyé aux médecins locaux trois semaines à l\u2019avance.Tous les malades adressés à la clinique par les médecins sont radiographiés ainsi que tous les élèves des écoles normales et les étudiants qui réagissent positivement à la tuberculine.Deux médecins, une infirmière spéciale et deux techniciens sont en charge de la clinique et une centaine de radiographies peuvent être prises en une seule journée.Une taxe spéciale imposée aux villes et aux municipalités permet au gouvernement du Manitoba de rencontrer toutes les dépenses occasionnées par la lutte antituberculeuse.Les recettes de la vente du Timbre de Noël défrayent les frais des cliniques ambulantes.Saskatchewan (Population: 939,000) Dans cette province, le centre de l\u2019organisation antituberculeuse est situé au sanatorium de Fort Qu\u2019Appelle, à 60 milles de la capitale, Régina.Il y a aussi de grands sanatoria au nord de la province, à Saskatoon et à Prince-Albert.Des cliniques sont tenues régulièrement dans ces trois sanatoria et dans les principaux centres, comme Régina.Dans les centres ruraux, les cliniques ambulantes attachées à chacun des sanatoria tiennent une clinique annuelle, et les patients sont envoyés chez les praticiens munis d\u2019appareils à rayons X pour être radiographiés, sur la base de trois dollars par radiographie.Les pneumothorax ambulants sont réinsufflés par des praticiens sous la surveillance des cliniciens.A Fort Qu\u2019'Appelle se trouve un sanatorium de 100 lits pour les Indiens tuberculeux, sous la direction du docteur Simes qui depuis quelques années distribue le B.C.G.parmi les enfants indiens.Fait intéressant à noter, la province de Saskatchewan est celle qui a le taux de mortalité par tuberculose le plus bas du Dominion, soit 22, l\u2019hospitalisation y est gratuite, et sa proportion de lits par décès est la plus élevée, soit 2.53.Alberta (Population: 778,000) La province d\u2019Alberta n\u2019a qu\u2019un seul sanatorium situé à huit milles de Calgary.et centre de toute l\u2019organisation antituberculeuse de la province.Les hôpitaux de la capitale, Edmonton, ont une centaine de lits à la disposition des tuberculeux et des dispensaires gratuits fonctionnent dans les principaux centres.Des cliniques ambulantes sont aussi tenues dans les municipalités rurales et les malades adressés par le praticiens sont radiographiés dans les petits hôpitaux disséminés dans la province.Tous les films sont envoyés au sanatorium de Calgary pour être interprétés.Dans les régions éloignées de l'extrême nord, le clinicien est muni d\u2019un appareil portatif et voyage par avion.L\u2019hospitalisation est gratuite pour les tuberculeux dans l\u2019Alberta.Colombie-Britannique (Population: 751,000) Le Vancouver General Hospital est le siège du Bureau de Santé et de la Division de la tuberculose de cette province.Seul centre de consultation pour la ville de Vancouver, un hôpital-sanatorium de 200 lits lui est attaché.Son directeur, le docteur Hatfield, est reconnu comme un maître en fait d\u2019organisation.Centre de toutes les activités antituberculeuses de la province et de l\u2019enregistrement de tous les malades, ce bureau comprend un personnel médical et clérical considérable.50 infirmières sont chargées du service social dans la ville et 50 autres dans le reste de la province.En plus, des infirmières avec un entraînement spécial en tuberculose surveillent le travail des infirmières du service social.Des centres de cliniques ambulantes sont localisés à différents points de la province, à Vancouver, Victoria, Neilson au nord et au sanatorium de Tranquille, près de Kamloops.C\u2019est une infirmière technicienne qui prend les clichés et les développe.Tous les cas positifs à la tuberculine et tous les contacts sont radiographiés automatiquement.Tous les ma- 46 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, janvier 1939 lades sont référés à la clinique par le médecin traitant.25 médecins qui ont reçu un entraînement de deux semaines font les réinsuffla- tions chez les pneumothorax ambulants, dans les centres éloignés des dispensaires.Une loi assez sévère oblige les médecins traitants à rapporter leurs nouveaux cas de tuberculose.Le seul grand sanatorium est situé à Tranquille, à 250 milles à l\u2019est de Vancouver, et contient 320 lits.En plus de son hôpital- sanatorium de 200 lits, Vancouver a un préventorium de 80 lits.Une cinquantaine de lits sont disponibles à Victoria.La province a sur les bras un problème assez embarrassant avec les 40,000 Orientaux qui vivent dans les limites, la plupart sur la côte du Pacifique.Avec les Indiens au nombre de 25,000, ils contribuent environ 37% des tuberculeux.Sans ces races encore absolument réfractaires aux bienfaits de l'hygiène, la Colombie-Britannique aurait un taux de mortalité par tuberculose assez bas, soit 52, au lieu de 74.93, par 100,000 de population.Une division de la silicose a récemment été créée pour l\u2019examen obligatoire de tous les mineurs de la Colombie, et déjà les cliniques ambulantes en ont radiographié 4,000.Ces examens sont aux frais des compagnies minières.La tuberculose au Canada par province et proportion des lits par rapport aux mortalités en 1936.(taux pour 100,000 de population) Total Indiens Taux des Taux exclus.Lits de lits décès Taux par décès Canada 6,763 6140 55 8504 125 Ile du P.-Edouard 61 6630 65 60 98 N.-Ecosse 485 9031 89 541 1.11 N -Brunswick 357 8207 80 405 113 Québec 2890 9334 92 1735 66 Ontario 1,327 36.33 3205 241 Manitoba 420 59.07 37 678 16 Saskatchewan 279 2997 22 707 2.53 Alberta 382 49.48 29 330 86 C .-Britannique 562 7493 52 651 1.15 Au début de mon travail, j'ai noté qu\u2019Ontario et les provinces de l\u2019Ouest présentaient un taux de mortalité par tuberculose bien moins élevé que Québec et les Maritimes.Bien qu\u2019elles ne représentent que 37 p.c.de la population, ces provinces contribuent 36 p.ce.de toutes les mortalités.En excluant les Indiens, ces trois provinces contribuent 62 p.c.de l\u2019ensemble des mortalités par tuberculose chez les blancs au Canada.D\u2019après la compilation des figures pour 1938, un certain nombre de lits ont été ajoutés dans les provinces suivantes: l\u2019Ile du Prince-Edouard a maintenant 80 lits au lieu de 60; le Nouvaeu-Brunswick, 500 au lieu de 405; Québec, 2,400 au lieu de 1,735; Ontario, 3,500 au lieu de 3,205; et enfin l\u2019Alberta, 390 au lieu de 330.Toutes les provinces, excepté Québec, ont maintenant au moins un lit par décès par tuberculose.Résumé Depuis une quinzaine d\u2019années, toutes les provinces du Dominion font une lutte intense à la tuberculose.Ontario et les provinces de l\u2019Ouest ont fourni un effort plus considérable que Québec et les Maritimes.Leurs taux de mortalité sont en général beaucoup plus bas, leur proportion de lits par décès est plus élevée, et dans trois de ces provinces, l\u2019hospitalisation est gratuite.Presque tous les patients qui se présentent aux cliniques y sont dirigés par leurs médecins traitants, la plupart sont radiographiés, et la réaction à la tuberculine est pratiquée sur une grande échelle.Pour arriver à baisser davantage son taux de mortalité par tuberculose, la province de Québec doit tendre tous ses efforts à obtenir une ségrégation plus complète de ses tubereu- leux et mettre à leur portée un traitement approprié.La ségrégation complète dépend de la collaboration de tous les médecins praticiens de la province avec les différentes organisations antituberculeuses, parce que ce sont eux qui voient le plus de malades et qu\u2019ils les voient les premiers.Pour le traitement, il est permis d\u2019énoncer que dans Québec, pas plus de cinq pour cent des tuberculeux peuvent faire les frais d\u2019une année de cure, et dans ces conditions, l\u2019hospitalisation gratuite offrirait la seule solution possible à ce grave problème. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le «Quarterly Cumulative Index Medicus»: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois, si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.Ann.Med.\u2014 psychol.94: 1 (juin) 1938.MEDECINE Henry J.TUMEN.\u2014 L'iléite segmentaire.\u201cInternational Clinics\u201d, Guin 1938), p.274.L\u2019iléite segmentaire, «regional ileitis» des Américains, fait figure d\u2019entité clinique autonome depuis 1932 grace aux travaux de Crohn, Guizkurg et Oppenheimer.Les auteurs rapportant alors quatorze cas, en firent un processus inflammatoire non spécifique, hypertrophique, ulcéreux et finalement sté- nosant confiné à l\u2019iléon et surtout à son segment terminal.Nous en connaissons, actuellement, deux cents cas.Ajoutons ici que T.fait suivre son exposé d\u2019une bibliographie imposante où l\u2019on ne retrouve trace d\u2019aucun travail français sur la question.L\u2019iléite segmentaire, maladie autonome, ne semble pas, à l'heure actuelle, très étudiée en France.On l\u2019a gratifiée aux Etats-Unis de multiples vocables: l\u2019iléite terminale, entérite chronique cicatricielle, entérite ulcéreuse chronique, maladie de Crohn.Le terme d\u2019iléite segmentaire semble rallier actuellement tous les suffrages.L\u2019affection se localise le plus souvent aux vingt à vingt-cinq centimètres de l\u2019iléon; mais tout le petit intestin sous-jacent à l\u2019angle de Treitz peut être atteint.Il arrive même que le côlon soit touché; il faut alors distinguer ces cas de ceux où la colite ulcéreuse est primitive et la propagation iléale secondaire.Au point de vue anatomo-pathologique, la phase aiguë, peu connue d\u2019ailleurs, se comporte comme tout honnête processus inflammatoire.Les lésions caractéristiques appartiennent à la période subaiguë.On y trouve un segment iléal rigide, épaissi, en noyau d'arrosage, avec une séreuse higarrée, semée parfois de tubercules, et souvent adhérente aux anses voisines.La muqueuse boursoufflée, présente surtout du côté de l\u2019attache mésentérique, des pertes de substances ovalaires et parsemées ou déchiquetées et confluentes.Vient ensuite la sténose cicatricielle, ou, plus rarement, la formation d\u2019abcès et la fistulisa- tion.La réaction mésentérique est très vive et, si précoce que soit l\u2019intervention, on y trouve toujours bon nombre de ganglions hypertrophiques et + + durs.L\u2019évolution de l\u2019iléite segmentaire est habituellement progressive, avec des périodes d\u2019accalmie et d\u2019allure très variable, le plus souvent lente.On rapporte, toutefois, des cas de guérisons spontanées du moins apparentes, et d\u2019autre part, on a vu évoluer en quinze jours l\u2019iléite vers la fistulisation ou la sténose.L\u2019étiologie est encore à trouver, prétend T.\u2026.on a successivement éliminé tuberculose, Hodgkin, syphilis, mycoses, Nicolas-Favre, néoplasies et dysen- térie bacillaire.En ce qui concerne la pathogénie, même mystère.On avait d\u2019abord invoqué le rôle des inflammations des divers segments du tube digestif, surtout celui de l\u2019appendicite.L\u2019on s\u2019était ému de la fréquence des appendicectomies dans les cas d\u2019iléite terminale.Il s'agissait, dans un bon nombre de cas d\u2019erreurs de diagnostic au moins topographique, et l\u2019on tend à croire, actuellement, à la simple coïncidence des lésions appendiculaires et iléales.L\u2019iléite segmentaire est une affection de l\u2019adolescence et de l\u2019âge adulte, atteignant surtout l\u2019élément masculin, avec une prédilection apparente pour les juifs.Nous disons apparente, parce que jusqu\u2019ici les auteurs américains qui se sont le plus occupés de la question, travaillaient en des milieux hospitaliers où l\u2019élément sémite était en très forte proportion.La symptomatologie n\u2019offre rien de très particulier à l\u2019iléite: douleur rayonnant dans tout le bas-ventre ou localisée à la fosse iliaque droite; diarrhée modérée, avec des selles pâteuses, souvent recouvertes de mucus ou de pus et contenant habituellement, du sang occulte.Ajoutons au tableau clinique: nausées, vomissements, température irrégulière, anémie, perte de poids, asthénie et finalement les signes d\u2019occlusion intestinale ou de fistulisation.L\u2019A.ramène l'intérêt de l\u2019examen physique aux constatations suivantes: 19 présence, d\u2019ailleurs irrégulière, dans la fosse iliaque droite, d\u2019une masse assez ferme, douloureuse et fixe, d\u2019un volume variant de celui d\u2019une grosse noix à celui d\u2019une orange; 2° signe d\u2019occlusion intestinale; 3° cicatrice d\u2019appendicectomie, lorsque l\u2019histoire révèle le peu de succès qu\u2019eût l\u2019intervention sur l\u2019évolution de la maladie; 4° signes de fistulisation; 5° recto-sygmoi- doscopie négative.Le secours de la radiologie est indispensable pour le diagnostic.A ce sujet, l\u2019A.rapporte les travaux de Kautor qui a mis au point la technique d\u2019exploration et décrit les images propres à l\u2019iléite.Signalons, entre autres, le signe de la corde, «string sign », 48 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 dû à la sténose rigide inflammatoire ou cicatricielle du segment affecté.T.en vient ensuite au diagnostic différentiel.Il s\u2019efforce de pronver que l\u2019on peut, par la clinique, distinguer l\u2019iléite de l\u2019appendicite aiguë, ce qui est souvent impossible avant l\u2019intervention; de la colite ulcéreuse, de l\u2019entérocolite tuberculeuse primitive ou secondaire, des mycoses et des néoplasmes.Le traitement médical n\u2019offre rien de très consolant.Toute thérapeutique efficace est du ressort de la chirurgie.Les auteurs semblent d\u2019accord pour ne pas intervenir à la période aiguë, à moins que l\u2019occlusion intestinale force la main au chirurgien.Celui-ci devra cependant prendre une décision lorsque la phase chronique sera atteinte.Résection de tout le segment atteint ou simple dérivation.T., à la suite de Crohn, est partisan de la thérapeutique radicale qui supprime le foyer septique et doit se faire en deux temps avec exérèse des ganglions mésentériques, source possible de réinfection.Même après de tels délabrements, les récidives sont possibles mais très rares, ce qui est consolant pour le chirurgien.et le malade.Roger DUFRESNE.PHTISIOLOGIE C.AUGUSTE et R.PLUCHARD.\u2014 Diagnostic des perforations pulmonaires par 1épreuve de la menthe.« Revue de la Tuberculose, 4: 1010 (novembre) 1938.Le diagnostic des perforations pulmonaires est une chose qui présente de grandes difficultés dans un trop grand nombre de cas.Les auteurs nous entretiennent d\u2019un nouveau moyen de diagnostic qui fait ses preuves avant que n\u2019arrivent infection de la cavité pleurale, la toux, la vomique; ce sont, comme tous savent, les premiers signes évidents de cet accident.Il est loisible de nous servir de l\u2019auscultation, de la radiologie.La pleuroscopie et l\u2019épreuve du bleu de méthylène sont des signes inférieurs à l\u2019épreuve manométrique.La nouvelle épreuve proposée est simple.Il s\u2019agit de demander au malade s\u2019il perçoit ou non l\u2019odeur des vapeurs d\u2019essence de menthe poivrée, injectée dans la cavité pleurale.Avec cette méthode, on a réussi là où les autres moyens avaient échoué.Les auteurs ont essayé des gaz ou des produits divers tels que l\u2019éther, le goménol, le gaïcol, le créosote.La menthe remplit les conditions nécessaires pour démontrer la présence d\u2019une fistule pleuro-pulmonaire, parce qu\u2019un gaz introduit dans la plèvre, s\u2019échappe rapidement dans les voies aériennes à condition qu\u2019il réunisse les conditions suivantes.Il doit être inoffensif premièrement, deuxièmement il doit être facile à caractériser dans l\u2019air et à l\u2019état de trace, enfin troisièmement, il doit être incapable de traverser rapidement la plèvre non perforée.Il faut tout de même nous entourer de certaines précautions avec cette épreuve de la menthe poivrée.Il faut saturer l\u2019atmosphère intra-pleurale de vapeur de menthe.Il faut créer une surpression intra-pleu- rale afin d\u2019introduire les vapeurs dans les voies aériennes, s\u2019il y a fistule pleuro-pulmonaire.Il faut nous assurer que le sujet ne souffre pas de troubles olfactifs.De plus, la pièce où se fait l\u2019épreuve, doit être exempte de toute odeur afin d\u2019éviter les erreurs et la suggestion.Une fois l\u2019épreuve commencée, on est prié de noter le moment de l\u2019apparition de l\u2019odeur caractéristique qui ne saurait beaucoup retarder s\u2019il y a fistule.Dans les résultats positifs sa signification est évidente Dans les résultats négatifs sa valeur est moins précise.Or les auteurs rapportent vingt quatre cas qui ilustrent bien leur travail pratiqué sur un millier de sujets.Ce test de la menthe poivrée se montre supérieur à tous les autres par sa simplicité et par son innocuité, parce qu\u2019il suffit que la fistule laisse passer une trace de gaz odorant pour qu\u2019il devienne positif.Paul-René ARCHAMBAULT.A.B.CRAWFORD.\u2014 Etudes sur la tuberculose aviaire.\"Amer.Review of Tuberculosis\u201d, p.579; juin 1938.Série de quatre articles courts où l\u2019auteur étudie, chez le porc, la différenciation des deux espèces et la possibilité de la tuberculose aviaire chez l\u2019homme.Alors qu\u2019on croyait, avec raison, à la tuberculose aviaire chez le porc, on croyait aussi à une localisation quelconque constante de la maladie chez cet animal.L\u2019auteur rapporte que Feldman a trouvé des tuberculoses aviaires généralisées chez 24 porcs sur 30 au cours de surveillances d\u2019abattoirs.Par ailleurs, on a découvert récemment que le porc est aussi susceptible de tuberculose bovine.Comparant, en second lieu, la virulence comparée des bacilles aviaires et bovins extraits de lésions du porc, l\u2019auteur, sur deux séries de lapins inoculés, trouve que le lapin offre une bonne virulence au bacille aviaire.Il a aussi trouvé que le poumon était chez cet animal, l\u2019organe le plus vite attaqué par le bacille bovin.Le bacille aviaire n\u2019a pas de prédilection pour un organe plus que l\u2019autre.Pour la différenciation des infections aviaire et bovine, Crawford trouve la méthode de sensibilisation nettement probante.C\u2019est le thème du troisième article.Enfin, s\u2019il y a peu de tuberculose aviaire chez l\u2019homme, c\u2019est qu\u2019on y est résistant ou pas assez exposé.Ce sont les ouvriers des basses-cours qui le sont.Il y a pour eux danger, et par ingestion et ANALYSES 49 par inhalation.La population ordinaire est exposée à l\u2019infection, par l\u2019ingestion d\u2019œufs de poules affectées de tuberculose de l\u2019oviducte.Actuellement, la tuberculose ne semble pas un danger.J-P.PAQUETTE.GASTRO-ENTEROLOGIE W.C.MacCARTY, senior.\u2014 Le cancer d\u2019estomac au début.American Journal of Digestive Diseases and Nutrition\u201d, p.549; (novembre 1938).On me permettra, au début de cette analyse, de citer textuellement l\u2019un des passages de cette remarquable communication sur le cancer d\u2019estomac au début, présentée à la réunion de l\u2019Association Américaine de gastro-entérologie en mai dernier.«Je suppose, dit l\u2019auteur, que certains esprits chagrins vont murmurer avec mépris que je veux faire radiographier ou opérer tout individu qui digère mal, et que je suis partisan de l\u2019exérèse de tous les uleus.S\u2019ils voulaient seulement murmurer un peu plus haut, nous verrions plus de cancers précoces et curables, et 75% des néoplasmes que nous examinons actuellement ne seraient plus au delà des ressources de la chirurgie simplement parce que l\u2019examen radiologique n\u2019aura pas été fait à temps».L\u2019auteur de ces remarques agressives s\u2019occeupe de cancer d\u2019estomac depuis 1907.À partir de 1918, il s\u2019est appliqué à préciser la dimension de tous les néoplasmes gastriques reçus à son laboratoire d\u2019anatomie pathologique.Citons ses chiffres de 1918 à 1937: 1918 cancers réséqués, dont 128 de deux centimètres ou moins de diamètre.Comment ces 128 cancers au début se présentèrent-ils en clinique?Par des douleurs vives ou sourdes, plus ou moins périodiques, de la fatigue, des nausées, des vomissements, des troubles d\u2019évacuation post-prandiale, éructation, sensation de plénitude épigastrique, indigestions fréquentes.Donc, ici, pas question de la symptomatologie classique avec amaigrissement, tumeurs palpables, ganglions métastatiques, anémie, hématémèse ou mœléna.N\u2019oublions pas surtout, le taux élevé de l\u2019acidité gastrique et le chiffre d\u2019hémoglobine normal.Donc, en somme, rien qui puisse différencier le tableau clinique de ces petits néoplasmes des histoires qui sont le pain quotidien des consultations de gastro-entérologie.Comme l\u2019auteur, on trouverait tous les symptômes plus haut mentionnés à l\u2019interrogatoire de n'importe quel groupe d'individus moyens.Il s\u2019agit alors d\u2019y découvrir les cancers au début.La radiologie est alors indispensable, puis la chirurgie et le microscope.Il faudra donc, conclut l\u2019A.que le praticien oublie les notions classiques du cancer d\u2019estomac, relevant d\u2019une phase trop avancée de la maladie, et qu\u2019il cesse de traiter à l\u2019aveugle les troubles digestifs, si légers soient-ils.Il faudra enfin, que dans les cas douteux, il n\u2019hésite pas à recourir à la gastroscopie, aux rayons X et voire même à la chirurgie exploratrice.Ajoutons que l\u2019attitude dont l\u2019auteur se fait le champion en Amérique est défendue avec la même énergie en France par Gut- mann, dont les recherches cliniques et radiologiques sur la question font école à l\u2019heure actuelle.Roger DUFRESNE.CHIRURGIE B.V.YOVANOVITCH.\u2014 Occlusions intestinales consécutives aux appendicectomies.\"Archives Hospitalières\u201d, fév.1938, 4; p.151.L\u2019embolie et l\u2019occlusion intestinale sont des complications graves post-opératoires.L\u2019auteur, pour son travail, se base sur les observations d\u2019occlusions intestinales post-app., survenues pendant les 20 dernières années dans le service de Gosset.Il analyse en outre la plupart des statistiques françaises et étrangères se rapportant au sujet.Etiologie et pathogénie.Les appendicites tiennent la première place dans la genèse des accidents occlusifs post-opératoires.D\u2019après Korte 2% d\u2019occlusions post-app., Mac-Neil 1.15%., à la Salpétrière 025%.L\u2019A.énumère les causes nombreuses favorisant l\u2019occlusion: opérations laborieuses et délabrantes, contact de l\u2019intestin à la peau iodée, éthérisation du péritoine, désinfection du péritoine au moyen d\u2019antiseptiques, traction ou friction de l\u2019intestin, usage de clamps traumatisants, de champs râpeux, opération en cours d\u2019infection péritonéale, moignon appendiculaire non enfoui, drains et mèches, brides après drainage.Aspects anatomo-cliniques.L\u2019A.suggère la classification suivante: a) occlusions immédiates (dans les quelques jours qui suivent l\u2019opération) ; b) occlusions précoces (dans les premières semaines) ; c) tardives (quelques mois à plusieurs années après l\u2019intervention).Les occlusions immédiates rares sont d\u2019ordre paralytique pur; à souligner l\u2019insidiosité du début, le diagnostic difficile, l\u2019évolution rapide.L\u2019A.énumère les symptômes de ces occlusions.Les occlusions précoces sont les plus fréquentes; elles sont à la fois dynamiques et mécaniques.L\u2019obstacle dynamique est fondamental.Suit l\u2019énumération symptomatique.Les occlusions tardives sont d\u2019ordre plus souvent mécanique: brides, adhérences, volvulus.L\u2019A.note 50 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 deux cas personnels où le diverticule de Meckel jouait le rôle d\u2019agent d\u2019étranglement.L\u2019A.fait le tableau clinique des occlusions tardives.Traitement Difficile et angoissant.On doit envisager séparément le traitement dans les occlusions immédiates paralytiques, dans les occlusions précoces mixtes, et dans les occlusions tardives mécaniques.lo Traitement des occlusions immédiates: la médication salée hypertonique est primordiale; si elle reste inefficace, ce qui est rare, faire l\u2019iléostomie à la phase de la paralysie segmentaire.2° \"Traitement des occlusions précoces: l\u2019intéro- anastomose est discutable.La désagglutination des anses l\u2019est encore davantage.L\u2019iléostomie est la méthode de choix.30 Traitement des occlusions tardives: c\u2019est la la- paratomie et la levée de l\u2019obstacle.Ne pas oublier que le diverticule de Meckel et la trompe utérine peuvent être agents d\u2019étranglement, et ne pas les sectionner aveuglément; parfois l\u2019iléostomie complémentaire sera indiquée pour fins de désintoxication; de même l\u2019en- térotomie évacuatrice pour faciliter le travail dans un abdomen aux anses intestinales surdistendues.Pierre SMITH.Arthur HURST.\u2014 Le malheureux côlon.\u2018\u2019Archives Hospitalières\u201d, mars 1938, 6; pp .253- 258.L\u2019Auteur, en épigraphe, déplore le fait qu\u2019aucun autre organe n\u2019est si mal compris, traité et diffamé, par le public, les médecins, les anatomistes et les physiologistes; les fonctions sécrétoires surtout sont négligées; résultat: emploi irraisonné de purges et autres irritants.L\u2019A., dans ce travail, donne en 6 courts chapitres ses conceptions actuelles sur la fonction motrice du grêle, du côlon, sur la constipation, sur les purges, sur les lavements, sur la taille, la position et la mobilité du côlon et la sécrétion du mucus colique.A la lumière de ces explications, il semble facile de se rendre compte que le côlon est habituellement mal traité médicalement et chirurgicalement, «les radiologues diagnostiquent trop fréquemment un cœcum pelvien et une ptose du côlon, et les chirurgiens n\u2019ont pas encore abandonné les opérations ayant pour but de fixer le côlon dans la position qu\u2019il occupe dans les illustrations des manuels d\u2019anatomie, mais nulle part ailleurs; n\u2019ayant pas compris qu\u2019un intestin sain demande une liberté de mouvements absolue et une absence complète de points fixes».Par exemple un cœcum en permanence dans le bassin peut s\u2019y trouver très bien et sans rien gêner.x «Il y a des chirurgiens difficiles à contenter.Si le côlon est fixé par des adhérences, ils le mobilisent ; s\u2019il est indûment mobile, ils le fixent ».L\u2019A., en manière de conclusion, nous dit qu\u2019il espère avoir réussi, dans ce travail, à donner un tableau compréhensible du côlon humain normal.car une connaissance complète de son anatomie et de sa physiologie forme la seule base valable pour une compréhension de ses dérangements et de son traitement ».Ce travail lu et médité, évitera peut-être aux médecins et aux chirurgiens bien des traitements intempestifs.Pierre SMITH.J.R.GOODALL, F.P.ANDERSON, G.T.AL- TIMAS, F.L.MacPHAIL.\u2014 Une source inépuisable de sang pour les transfusions et son mode de conservation.\u2018\u2019Surg., Gyn.and Obst.\u201d, ler fév.1938, vol.66; 176-178.Ce travail, clair et concis, présente un intérêt pratique considérable.Les transfusions sanguines sont de haute actualité dans les services hospitaliers, notamment dans les services de chirurgie.La thérapeutique des transfusions serait davantage utilisée si le sang à transfuser était d\u2019acquisition plus facile et moins onéreuse.Fait paradoxal, on laisse en pure perte gaspiller un matériel précieux et extrêmement abondant dans certains milieux, matériel que l\u2019on doit payer très cher quand la nécessité si fréquente Pexige.Le travail des auteurs simplifie à l\u2019extrême cet important problème toujours d\u2019actualité.En suivant leurs directives, le passage à la réalisation pratique est quasi accompli.Coût d\u2019installation minime, avantages inappréciables.Les À.énumèrent d\u2019abord les idées et les faits qui les ont amenés à considérer le sang placentaire comme une source d\u2019exploitation facile, source précieuse et inépuisable de matériel pour les transfusions sanguines; inutilité de masse sanguine rétro-placentaire pour faciliter ou hâter le décollement du placenta; abondance de sang placentaire s\u2019écoulant par le cordon non ligaturé du côté maternel, énorme gaspillage d\u2019un sang de valeur inestimable.Pour préserver et conserver ce sang, ils utilisent le liquide de conservation employé par l\u2019Institut d\u2019Hématologie de Moscou.(La formule est détaillée au complet, et la maison de Montréal qui la fournit en ampoules toutes préparées est indiquée en renvoi.) Le mode de mélange, proportions, sang, eau distillée, solution, est clairement indiqué.Les A.expliquent en détails le procédé utilisé pour collecter le sang de façon aseptique et indiquent la température favorable à sa conservation en glacière, en même temps qu\u2019ils rappellent la ANALYSES 51 nécessité de préciser les groupes du sang prélevé et de faire pour chaque prélèvement le Bordet-Wasser- mann.Certaines précautions élémentaires à ne pas méconnaître; sang à ne pas recueillir: le sang placentaire d\u2019une mère ou d\u2019un enfant atteint de maladie contagieuse, le sang issu d\u2019un placenta dont les membranes sont rompues depuis 48 heures, le sang provenant d\u2019un écoulement par trop prématuré; au cours de l\u2019asphyxie blanche la quantité de sang est si minime qu\u2019il ne vaut pas la peine d\u2019être recueilli.Cependant le sang placentaire d\u2019une mère éclamp- tique peut être utilisé.Les A.fournissent ensuite de précieuses indications sur les groupes sanguins maternel et placentaire, sur la signification des aspects que présente le sang en réserve dans les bocaux en glacière, sur la valeur globulaire quantitative et qualitative du sang placentaire; sur l\u2019ictère hémolytique des nou- veaux-nés qui serait dû très souvent à un excès de globules rouges, d\u2019où absence de nocivité pour le nouveau-né en sectionnant le cordon très tôt.Ils indiquent en outre la valeur comparative entre le sang d\u2019adulte et le sang placentaire.Les A.donnent pour terminer quelques détails de technique d\u2019ailleurs simples pour procéder à la transfusion.Un service d\u2019obstétrique dans un hôpital général fournira plus de sang qu\u2019il n\u2019en faut pour les besoins de cet hôpital.Le coût de l'installation est très minime; mieux encore, une fois réalisée, l\u2019installation devient rapidement une économie et éventuellement une source de revenus du fait que les malades non indigents sont tenus de payer ce sang qui leur est transfusé.En tout cas, le sang placentaire recueilli et utilisé de la façon préconisée par Goodall et ses collaborateurs est une source inépuisable, efficace et de toute sécurité pour les transfusions sanguines, source sans rivale, malheureusement non encore suffisamment exploitée.Pierre SMITH.O.LAMBERT et DRIESSENS (de Lille) \u2014 L'aciion des irradiations infra-rouges sur les modifications humorales post-opéra- toires.\u2018\u2019Mém.Acad.de Chir.\u201d, t.63, n° 2 (séance 20 janvier 1937), pp.48-53.Les À.signalent d\u2019abord les travaux français récents sur cette question.Ils ont aussi « vérifié cliniquement l\u2019exactitude des faits annoncés par les précédents auteurs: suites opératoires simplifiées, tatigue moins grande, pouls bien frappé, retour rapide des fonctions urinaires et intestinales, tension artérielle normale, état général excellent », mais les À.n\u2019ont pas observé chez tous leurs opérés l\u2019absence de douleurs décrites par Paschoud.Les A.ont fait des recherches sur l\u2019urée, les polypeptides, les acides aminés, la glycémie, le chlore plasmatique, le chlore globulaire, le pH et la réserve alcaline (R.A.) post-opératoire chez les malades irradiés aux I.R.Parallèlement, la situation clinique a été notée minutieusement.L\u2019intérêt de ces recherches « réside dans le fait qu\u2019ils permettent d\u2019établir une classification dans les troubles humoraux post-opératoires ».En ce qui concerne les modifications bio-chimiques et neuro-endocriniennes: a) Les I.R.sont sans action aucune sur l\u2019hyper- polypeptidémie et sur I\u2019hyperglycémie; b) Ils diminuent légérement I\u2019hypochlorémie; Ils agissent puissamment sur les phénomènes biophysiques et freinent sensiblement la chute du pH et celle de la réserve alcaline (R.A.).Cette action est tres nette et elle est d\u2019ordre important, par exemple, à la suite d\u2019une opération majeure sans IR., le pH subit facilement une baisse qui le ramène de 7.40 à 7; avec les I.R., cette baisse n\u2019est plus que de 7.40 à 7.20.De même, pour la R.A.; sans IR, elle descend généralement de 58 à 41; avec IR, elle ne tombe pas plus bas que 50.Cliniquement, l\u2019acidose n\u2019est pas supprimée, mais elle est suffisamment freinée, pour que, cliniquement, la maladie opératoire ne se manifeste pas.Les A.à la lumière de leurs recherches, commentent les phénomènes du choc opératoire et anesthésique, de l\u2019acidose et des heureux effets des L.R., sur ces manifestations pathologiques, ils expliquent le mode d\u2019apparition de l\u2019hypolypeptidémie et de l\u2019hypochlorémie post-opératoire.Ils rappellent une médication qu\u2019ils ont déjà préconisée pour prévenir la maladie post-opératoire à savoir: 10 une injection de 150 cc.de sérum (100 c.c.hypertonique glucosé à 30 pour 100, 50 c.c.hy- pertonique chloruré à 20 pour 100).20 une injection de 15 U.d\u2019insuline répétée 2 fois à une heure d\u2019intervalle, la première injection intra-veineuse est faite immédiatement après l\u2019opération, la deuxième six heures après, la troisième facultative vingt-quatre heures après.L\u2019action serait la même que celle des IR.avec un léger retard toutefois qui reste ignoré de la clinique.Avec les IR.+ chlore + glucose + insuline, les résultats sont encore meilleurs, c\u2019est-à-dire que les modifications humorales post-opératoires sont tout à fait insignifiantes dans les deux domaines biochimique et biophysique.Il ne faut pas cependant renoncer aux IR, malgré les petits inconvénients de l\u2019installation.Pierre SMITH. 52 IL UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 Les irradiations infra-rouges et ultra-violettes en chirurgie opératoire.\u2018Journal des praticiens\u2019, n° 16, 17 avril 1937, pp.267-269 (Pratique thérapeutique).Havlicek, opérant pour vérifier certains détails anatomiques de la paroi intestinale, sous lumière de Wood, attribua le mieux-être de ses opérés, à l\u2019action des Rayons ultra-violets (U.V.).De là est née la méthode des irradiations opératoires.Pas- choud utilisa ensuite les rayons infra-rouges (I.R.).On s\u2019adressera aux IR.de grande longueur d\u2019onde, en utilisant des émetteurs capables de dégager, sur le champ opératoire, une température constante qui doit, au minimum, être de 48° et ne peut, sans danger, depasser 58°.Les I.R.sont l\u2019irradiation de base.Les U.V.sont donnés vers la fin de l\u2019opération pendant quatre à huit minutes.Si l\u2019opération est courte, augmenter la dose d\u2019U.V.Pour Paschoud, il vaut mieux supprimer avant l\u2019opération, la morphine; donner plutôt la novalgine intra-veineuse et la scopolamine.Il recommande encore, l\u2019anesthésie au protoxyde d\u2019azote et l\u2019anesthésie locale surtout; ces deux anesthésies ne produisant pas d\u2019hypotension artérielle.L\u2019action des I.R.et U.V.d\u2019après Bastien, est nettement marquée sur trois catégories de faits: a) la maladie post-opératoire; b) les phlébites et les thromboses; c) les péritonites.a) La maladie post-opératoire.Diminution, voire suppression de la douleur, pas d\u2019oligurie, pas de rétention d\u2019urine, pas de chute de P.A., les intestins fonctionnent rapidement et normalement; sensation de mieux-éire général.Si l\u2019action est très nette sur les manifestations cliniques de la maladie post-opératoire, il n\u2019en est pas de même sur les troubles humoraux qui l\u2019accompagnent.L\u2019urée, le pH, la réserve alcaline sont assez stables; l\u2019hypochlorémie et l\u2019hyperglycémie existent, de même les polypeptides; d\u2019où contraste frappant ne cadrant pas, avec les idées admises sur la pathogénie de la maladie post-opératoire.Leriche, (qui écrivait: Revue de Chirurgie, février 1936, que l\u2019opération sous infra-rouge, doit être, à son avis largement généralisée) estime que plusieurs remarques méritent d\u2019être faites sur la pathogénie de ce syndrome.Le rôle de premier plan est à l\u2019anesthésie (locale) et au chirurgien (douceur des gestes opératoires).Les irradiations ne viennent qu\u2019après.Leriche remarque en outre que le dit syndrome est lié à la topographie de l\u2019intervention (cavité péritonéale).Paschoud constate qu\u2019il n\u2019y a pas de maladie post-opératoire sans oligurie; oligurie par hypotension du domaine porte laquelle hypotension est cause essentielle de la maladie post-opératoire.Les irradiations agissent peut-être en supprimant la déshydratation, en neutralisant des modifications du système neuro-végétatif.b) Les phlébites et les embolies.Tous les chirurgiens, qui opèrent sous IR.et UV.ont constaté une diminution extrêmement nette de ces lésions.Pour l\u2019expliquer il faut reprendre les idées d\u2019Havlicek, sur la circulation.Ces idées sont développées, en cinq paragraphes, dans ce travail.c) Les péritonites.Les radiations exercent une très heureuse influence sur les péritonites (Bastien).Pour Havlicek les irradiations opératoires autorisent la suppression du drainage.Paschoud est plus éclectique et draine si l\u2019opération a troublé une réaction de défense de l'organisme déjà effective, mieux vaut peut-être diminuer le drainage que de le supprimer.Cette méthode des irradiations en diminuant la maladie post-opératoire et le nombre des phlébites, a contribué grandement à améliorer le pronostic opératoire.Pierre SMITH.Fernand MASMONTEIL.\u2014 Bloc chirurgical à cellules opératoires stérilisables.\u2018Revue de Chirurgie\u201d, n° 6; juin 1937, pp.428-449 (5 fig.).L\u2019A.nous dit d\u2019abord que la nécessité de créer des salles d\u2019opération à atmosphère stérilisable se fait de plus en plus sentir.Les recherches de Gudin, de Proust, de Trenel préparèrent l\u2019opinion chirurgicale et récemment Cunéo, Gosset, Hauduroy et Jean Gosset se rallient à la nouvelle conception.Le programme élaboré et décrit dans cet article a été réalisé à la clinique du Landy à deux détails près.La construction du bloc opératoire est actuellement achevée, et en plein fonctionnement.La question dominante a été celle de la stérilisation de l\u2019air des salles d\u2019opération.L\u2019A.expose les nombreux problèmes de tous ordres que la réalisation de son bloc opératoire rationnel a soulevé : Titres des chapitres: Description du bloc opératoire, Boxes d\u2019anesthésie, Salles d\u2019opération ou cellules opératoires, Fonctionnement du bloc chirurgical, Expériences et résultats.«En conclusion, dit l\u2019A.nous pouvons, dès à présent, affirmer que la stérilisation de l\u2019air est obtenue et qu\u2019il est possible, en plus, de réaliser à tout moment les conditions de confort maximum dans les cellules opératoires.Le chirurgien peut opérer en toute sécurité, avec une sensation de bien-être absolu, dans un silence complet.Les conditions de travail sont tellement changées qu\u2019elles ont frappé aussitôt les aides et la panseuse. ANALYSES 53 Les résultats dépassent même nos espérances.Il semble que la condensation légère de buées sur les parois, suivie de son évaporation, suffit à entraîner les germes microbiens.Les appareils fonctionneraient comme aspirateurs de germes dans la salle et, ensuite, comme fixateurs sur la batterie réfrigérante.Bien entendu, de nouvelles expériences suivront, dans le but de déterminer le mécanisme précis de la stérilisation dont le processus exact nous échappe encore, mais dont les résultats sont d\u2019ores et déjà incontestables ».Pierre SMITH.Jean GOLDMAN.\u2014 La salle d\u2019opération moderne.\"La Clinique\u201d, octobre 1938 (A), pp.219-223 (6 fig.).L\u2019A.rappelle d\u2019abord les nombreux perfectionnements récents dans l\u2019équipement des salles d\u2019opération: éclairage par diffusion ou réflexion, aspiration électrique des sécrétions, appareils de diathermie pour le réchauffement du malade, l\u2019électro-coagulation des tissus ou leur coupe sans hémorragie par le bistouri électrique, l\u2019irradiation du patient par les rayons infra-rouges et ultra-violets diminuant le choc opératoire, etc.Tous ces progrès mériteraient, d\u2019après l\u2019A.de longs développements.Mais ce que l\u2019A.expose dans ce travail, ce sont les efforts de nombre de chirurgiens pour améliorer l\u2019aseptie du milieu où s\u2019exécute l\u2019opération.Il envisage alors l\u2019aménagement de la salle d\u2019opération, et aussi, l\u2019ensemble des locaux attenants, le bloc opératoire.Il mentionne les chirurgiens qui ont travaillé à cette question et les résultats déjà obtenus dans différents milieux.L'article est divisé en 5 chapitres où sont étudiés en détails: 1°.Les bases de l\u2019organisation d\u2019un bloc opératoire aseptique, 20.Les d'spositions des locaux opératoires, 3°.L\u2019aménagement de la salle d\u2019opération, 40, La préparation de la salle, 5°.La salle d\u2019opération à voûte elliptique.Chacun de ces chapitres ne peut être que difficilement résumé ou analysé, chaque remarque et chaque détail ayant son importance.Les figures sont nettement démonstratives.En bref, doivent être réalisés: le conditionnement de l\u2019air du bloc opératoire, la purification bactériologique de l\u2019air, l\u2019aseptie la plus parfaite du bloc opératoire et de la salle d\u2019opération au moment de l\u2019opération (douche de rayons ultra-violets pour l\u2019opérateur et ses aides et le malade avant de pénétrer dans la salle d\u2019opération) spectateurs regardant par en dehors de la salle, partout exclus de la salle d\u2019opération elle-même, la suppression des poussières, porteuses de germes nocifs pour l\u2019opéré.Cet article est à lire et à étudier.Et les préceptes qu\u2019il contient à réaliser sous une forme ou sous une autre dans nos hôpitaux actuels ou à venir.Cette réalisation sera à coup sûr un progrès immense pour le mieux-être de nos opérés, Pierre SMITH.M.TRENEL.\u2014 Le conditionnement de l'air dans les salles d'opération.« Mém.Académie de Chirurgie » T.64: No 7: séance du 23 février 1938, pp.291-305 (1 fig.).Pierre Fredet, rapporteur, rappelle les travaux de Proust, Moure, Desplas, Gudin, sur le même sujet, présentés aux séances de l\u2019Académie de Chirurgie; il fait remarquer que la question d\u2019opérer en atmosphère aseptique a considérablement évolué ces derniers temps, et quoiqu\u2019il y ait encore bien des problèmes à résoudre, il tient à donner un aperçu, aussi complet que possible, des acquisitions récentes.M.Trenel, imbu de l\u2019idée que l\u2019air contient des microbes dangereux, a fait construire une salle d\u2019opération ventilée par de l\u2019air conditionné, au sens chirurgical du mot, c\u2019est-à-dire désinfecté.avant d\u2019être porté à un degré de température et d\u2019humidité optimum.L'installation est décrite au complet, et commentée longuement.Il rappelle et évoque les idées et les travaux de ceux qui directement ou indirectement ont contribué à faire évoluer ce problème de l\u2019aseptie des salles d\u2019opération.Ici encore tous les problèmes relatifs à l\u2019aseptie des salles d\u2019opération sont étudiés sous leurs différents aspects.Cet article très soigné et fortement documenté vaut d\u2019être lu par tous les intéressés, surtout les chirurgiens.Pierre SMITH.GYNECOLOGIE F.WORICARD et F.SAULNIER.\u2014 Développement folliculaire provoqué dans l'ovaire de femme au moyen de l'injection de mi- tosine sérique (hormone gonadotrope du sérum de jument gravide).« Gynécologie et Obstétrique », 27; (février) 1938.M.et S.étudient du point de vue thérapeutique un sérum de jument gravide qu\u2019ils ont dénommé mitosine sérique; c\u2019est l'hormone gonadotrope sérique de Roussel.Le travail expérimental a porté sur environ 2,000 animaux.Ils le résument ainsi.10 Il existe dans le sérum de jument gravide une hormone qui provoque un développement folliculaire massif dans l\u2019ovaire de souris impubères de 18 à 21 jours. 54 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 20 La mitosine sérique a la dose de 1/1,000 de milligramme peut multiplier par 10 le poids de l\u2019utérus de la souris impubère.Le poids de l\u2019utérus des animaux témoins est d\u2019environ 15 milligrammes; après l'injection, le poids atteint 160 milligrammes.30 La réceptivité de l\u2019ovaire à l\u2019action de la mi- tosine est variable.Une dose de 100 à 200 provoque des effets différents suivant l\u2019âge des animaux traités.La mitosine est sans effet sur l\u2019ovaire de souris nouveau-nées; elle provoque un effet d\u2019œstrus sans développement folliculaire chez l\u2019animal de 10 à 12 jours; elle déclenche un développement folliculaire limité avec œstrus chez la souris sacrifiée au 17e jour.Chez l\u2019animal sacrifié au 25e jour, on observe un développement folliculaire massif et chez l\u2019animal plus âgé ils ont pu observer un développement folliculaire suivi de lutéinisation.Puis suivent les rapports de 4 observations de malades castrées chez lesquelles on a pratiqué des greffes ovariennes vulvaires.Ces greffes ont été en activité pendant des périodes variant de 1 à 3 ans après quoi tout phénomène actif a cessé.L\u2019injection de mitosine sérique a déclenché chez toutes ces malades la reprise du fonctionnement hormonal des greffes.Raymond SIMARD.B.S.Ten BERGE.\u2014 Les kystes lutéiniques.«Gynécologie et Obstétrique », 37; (juin) 1938.Les symptômes cliniques occasionnés par les kystes lutéiniques sont: l\u2019aménorrhée et des douleurs abdominales, douleurs à la hanche, ete, parfois ces douleurs ressemblent à la sciatique.Chez la femme comme chez l\u2019animal ces kystes provoquent la stérilité.Chez la femme c\u2019est une lésion chirurgicale que la diathermie améliore quelques fois.Ces kystes sont généralement du volume d\u2019une mandarine, rarement de la grosseur du poing.L\u2019endomètre est au stade sécrétoire et l\u2019utérus est atonique; ce dernier caractère est bien démontré par le remplissage avec l'huile iodée.Les kystes lutéini- ques ne s\u2019accompagnent pas toujours d\u2019aménorrhée.B.rapporte 2 observations de malades où les seuls troubles consistaient en douleurs abdominales avec menstruation à peu près régulière et en la présence d\u2019une tumeur à volume constant.Les opinions sont partagées sur la valeur du symp- tome aménorhée.De méme également sur le mécanisme de la formation de ce kyste lutéinique.Les uns admettent qu\u2019un kyste folliculaire peut devenir kyste du corps jaune; les autres pensent que le kyste se développe aux dépens du corps jaune lui-même.Toutefois la majorité des auteurs pensent que les symptômes sont ceux d\u2019une pseudo- gravidité et par conséquent aménorrhée et que la persistance du corps jaune kystique est sous la dépendance de l\u2019hypophyse.B.établit alors la relation entre la menstruation qui peut se produire indépendamment d\u2019un kyste lutéinique.Comment se produit la menstruation ?B.admet que la question est toujours à l\u2019étude.Il apporte l\u2019opinion de plusieurs auteurs.Pour lui on attache trop d\u2019importance à l\u2019hémorragie menstruelle en rapport avec le cyclus.Le saignement a un caractère secondaire et n\u2019est pas si important que l\u2019ovulation et les changements morphologiques de l\u2019endomètre pendant cette période.Les modifications de la muqueuse sont sous la dépendance de l\u2019hormone folliculaire et lutéinique, mais l\u2019hémorragie est due à des modifications localrs qui s\u2019opèrent au niveau du muscle utérin et des vaisseaux.B.a fait l\u2019étude sur coupe de l\u2019endothélium des vaisseaux sanguins et des cellules du réticulum conjonctif.Il prétend que ces deux éléments ne forment qu\u2019une unité; ils sont unis par des ponts de protoplasme.Dans le premenstruum les cellules du tissu conjonctif sont hyperplasiées; les mêmes changements s\u2019opèrent au niveau des cellules endothéliales des vaisseaux.Donc sous l\u2019influence de l\u2019hormone folliculaire le tonus des fibres musculaires de l\u2019utérus et des vaisseaux est diminué considérablement provoquant l\u2019hémorragie menstruelle.Le saignement se produirait par diapédèse.B.étudia les modifications de la muqueuse utérine chez une malade opérée pour césarienne et dont on avait fixé l\u2019utérus ouvert à la paroi pour prévenir l'infection de la cavité péritonéale.Il observa qu\u2019il se passa aussitôt avant la menstruation un changement brusque dans les capillaires, une expansion de leur calibre.Il en conclut que l\u2019apparition du flux menstruel ne peut pas être exclusivement expliqué par l\u2019activité hormonale; mais que d\u2019autres facteurs, particulièrement le système nerveux, entrent en jeu.Pour résumer, B.admet que l\u2019hormone folliculaire amène la muqueuse utérine à un état par lequel l'hémorragie peut se produire.Comme fonction de Putérus on peut considérer les changements cycliques.La menstruation est plutôt un événement.B.reconnaît à l\u2019hormone lutéinique une action hémostatique.Il a obtenu de bons résultats par l\u2019implantation d\u2019un corps jaune frais chez une jeune fille présentant des hémorragies de la puberté.L\u2019action des kystes lutéiniques serait analogue expliquant ainsi l\u2019aménorrhée.Raymond SIMARD. ANALYSES HO Pierre HAON.\u2014 Hormonologie gynécologique.« Gynécologie et Obstétrique », 38; (octobre) 1938.L\u2019examen de l\u2019ovaire permet de suivre le développement folliculaire.Au 10e jour des règles environ, un follicule est mûr; il se rompt vers le 15e jour pour se transformer en corps jaune qui régresse ensuite.Le développement ovocytaire est conditionné par la fonction des cellules de la couronne folliculaire.Puis l\u2019ovocyte entre dans une période de repos qui est conditionné par les cellules de la granulosa.Enfin la première mitose de maturation se produit, laquelle précède l\u2019ovulation.L\u2019ovaire possède deux glandes endocrines: 1° la thèque interne, glande œstrogène; 2° la gra- nulosa qui forme le corps jaune.L\u2019étude fonctionnelle du cycle génital permet d\u2019isoler quatre fonctions: lo l\u2019état de préfécondation qui coïncide avec le développement folliculaire; 2° l\u2019état de fécondation qui correspond à l\u2019ovulation; 3° l\u2019état de prénida- tion qui coincide avec l\u2019activité sécrétoire de l\u2019endomètre.4° l\u2019état de menstruation qui accompagne la régression du corps jaune.Ces constatations sont à la base des recherches connues sous le terme d\u2019exploration cyto-hormonale.L\u2019injection de 30 milligrammes de benzoate de folliculine chez une femme castrée, déclenche une prolifération intense de l\u2019endomètre qui peut aboutir à une menstruation folliculinique.Hormonémie.\u2014 La folliculinémie s\u2019éleve progressivement \u2018jusqu\u2019à la période prémenstruelle pour s\u2019abaisser ensuite.Pour les mitosines (gonadotropes) le maximum s\u2019observe vers le 10e jour des règles.Hormonurie.\u2014 La courbe de folliculine est croissante jusqu\u2019au 10e jour environ de l\u2019intermenstruum, puis elle descend pour présenter un deuxième maximum vers le 20e jour.Mitosine.\u2014 Il existe deux maxima: un premier aux environs du 16e jour des règles; un deuxième qui coïncide avec'la période menstruelle.A la ménopause il y a révélation de la quantité de mitosine circulant dans le sang et éliminée dans l\u2019urine.Il faut remarquer que la disparition de la menstruation n\u2019est pas synonyme de disparition de la sécrétion endocrine de l\u2019ovaire.Etude de la fonction de l\u2019ovaire humain en greffe vulvaire.Développement folliculaire provoqué par l\u2019injection de mitosine urinaire.Les greffes ovariennes commencent à fonctionner 4 à 5 mois environ après leur transp'antation.Leur activité dépasse rarement 2 ou 3 ans: les troubles de la castration réapparaissent alors.Si on injecte des mitosines urinaires on provoque le développement folliculaire dans ces fragments d\u2019ovaire greffés.Raymond SIMARD.UROLOGIE René BOUCHARD.\u2014 L'urétéropyélographie chez le nourrisson.« La Presse Médicale » No 80, (octobre) 1938, page 1472.L\u2019auteur profite d\u2019un court article pour insister sur importance de l\u2019urétéropyélographie rétrograde chez le nourrisson; malgré la plus grande facilité apparente, l\u2019auteur ne croit pas que l\u2019urographie intraveineuse pratiquée par l\u2019injection de la substance opaque dans le sinus longitudinal supérieur, donne les renseignements de la méthode instrumentale.L\u2019urétéropyélographie rétrograde, en plus de donner une image d\u2019un rein qui ne secréterait pas, constitue un moyen de traitement efficace.Il a eu l\u2019occasion d\u2019employer cette méthode avec la plus grande facilité chez des nourrissons mâles de trois mois et demi, et même plus tôt.La nécessité de l\u2019anesthésie générale ne doit plus être un épouvantail.L'auteur rapporte ensuite une observation où une pyélonéphrite, ayant résisté à tous les traitements antérieurs, céda immédiatement à un cathétérisme des uretères préliminaire à une pyélographie.Deux autres petits malades, adressés pour préei- sions de diagnostic d\u2019une masse abdominale, bénéficièrent de la pyélographie instrumentale.Il s\u2019agissait dans les deux cas de sarcome du rein.L\u2019urographie intraveineuse aurait-elle permis de porter le diagnostic de sarcome du rein; elle aurait pu ne pas donner d\u2019image du côté du rein malade.L\u2019urographie reste un excellent moyen de diagnostic mais la méthode instrumentale garde tous ses droits.En concluant, l\u2019auteur démontre que l\u2019exploration radiologique de l\u2019appareil urinaire, s'impose en présence de toute pyurie donnant lieu à une hyperthermie ou à une atteinte de l\u2019état général.Elle met en évidence le point de départ d\u2019une tumeur abdominale.Le meilleur procédé consiste dans la méthode instrumentale rétrograde qui permet d\u2019abord d'examiner la vessie, donne une image plus complète des cavités excrétrices et est admirablement supportée par le nourrisson que la courte anesthésie nécessaire n\u2019ennuie pas du tout.Paul BOURGEOISE.CHAUVIN.\u2014 Quelques considérations sur la pathogénie du priapisme.«Journal d'Urologie », 46: 224 (septembre) 1938.L\u2019Auteur profite de deux observations, qu\u2019il a eu l\u2019avantage d\u2019étudier complètement au cours des der- 56 niers mois pour faire une revue de la question du priapisme permanent à début aigu.Rapportant d\u2019une façon très détaillée les observations de deux malades qu\u2019il a traités de la même façon, il décrit ensuite les divisions classiques adoptées jusqu\u2019à maintenant, soit: 1° les causes nerveuses, 2° une gêne à la circulation de retour, 3° un hématome du pénis, 4° une thrombose des corps caverneux.Comparant ces différentes causes avec les faits cbservés dans ses deux cas, il démontre tour à tour que les théories nombreuses énoncées jusqu\u2019à maintenant n\u2019ont pas été prouvées.De plus, comme conclusion de sa longue discussion pathogénique, il se croit autorisé à affirmer que le priapisme est, non pas un hématome des corps caverneux, ni une oblitération des veines péniennes mais bien une obstruction des capillaires par un sang épaissi et visqueux.Le point de départ résiderait dans des érections prolongées, pathologiques ou physiologiques, amenant une condensation sanguine favorisée par certains états antérieurs: leucémie où hyperviscosité du sang.Comme il le dit en terminant, cette façon d\u2019envisager les choses présente l'immense avantage de faire rentrer toutes les variétés du priapisme dans un même cadre et de supprimer les distinctions purement étiologiques, que les symptômes et surtout l\u2019évolution, identique dans tous les cas, ne justifient pas.| Paul BOURGEOIS.CHIRURGIE INFANTILE ET ORTHOPEDIE Frederick M.ALLEN, (New-York).\u2014 Les effets des liens sur les nerfs des extrémités.« Annals of Surgery», 108: (décembre) 1938.c.La résistance des membres à l\u2019asphyxie locale est généralement plus grande qu\u2019on ne le croit, puisque l\u2019expérimentation démontre qu\u2019elle peut facilement atteindre quinze heures.Un lien bien appliqué ne risque donc pas d\u2019amener de la gangrène.Ce qu\u2019il faut plutôt redouter c\u2019est la paralysie ou la contracture causées par la pression sur les gros troncs nerveux ou l\u2019asphyxie.Le traumatisme du tourniquet.Chez les animaux de laboratoire, la ligature des pattes-arrière amène des troubles sensitivo-moteurs à échéance de moins en moins rapide à mesure que l\u2019on s\u2019adresse à des animaux de plus grande taille.L\u2019épaisseur et la fermeté des tissus protègent mieux les paquets vasculo- nerveux.De plus, les troubles occasionnés par l'application d\u2019un tourniquet régressent d\u2019autant plus vite que celui-ci a été maintenu en place moins longtemps: voilà une règle générale bien contrôlée par l\u2019expé- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 rimentation.Et la récupération se fait de haut en bas: ce qui prouve que c\u2019est bien le nerf qui se régénère de sa lésion propre.L'asphyzie.Si, au lieu de ligaturer tout le membre, on ligature toutes les masses tissulaires sans ligaturer le grand nerf sciatique par exemple, la paralysie s\u2019installe quand même.Voilà donc une démonstration évidente de la possibilité d\u2019obtenir de la paralysie sans comprimer les nerfs.Il faut done conclure que la paralysie peut être causée non seulement par la compression des nerfs au niveau d\u2019un tourniquet mais aussi par l\u2019asphyxie.Cependant, il faut bien noter que les ulcérations, les plaques de nécrose et autres complications permanentes sont le fait du tourniquet seul, puisque les dommages n\u2019ont jamais un caractère de permanence quand ils sont dus à l\u2019asphyxie seule (quand, bien entendu, les expériences n\u2019ont jamais été poussées jusqu\u2019à la phase de gangrène).Voilà pourquoi les séquelles paralytiques dues à l\u2019asphyxie récupèrent toujours et complètement.Les paralysies permanentes, dites ischémiques, n\u2019existent donc pas et ce terme est faux.Influence de la tension et de la température.Pour produire de la paralysie et de l\u2019anesthésie, il faut que la tension du lien soit juste suffisante pour arrêter la circulation artérielle.L'arrêt de la circulation veineuse seulement n\u2019amène pas la paralysie.De plus, il est prouvé que la chaleur augmente les chances de complications du tourniquet tandis que le froid les diminue.Régénération sensorielle et motrice.Les expériences d\u2019Allen conduisent encore à cette assertion: la ligature des membres a moins d\u2019influence sur la sensibilité que sur la motricité.Résistance comparée de la fibre merveuse et des autres cellules.D\u2019après l\u2019auteur, la résistance de la cellule nerveuse à l\u2019asphyxie est pour le moins égale à celle: des autres cellules.Cinq conclusions claires et concises résument cet intéressant travail de Frederick Allen.Pour ceux qui ont pris l\u2019habitude de faire leur chirurgie des membres sans bandes d\u2019Esmark, cet article est d\u2019un intérêt tout particulier.J.-C.FAVREAU.G.E.HAGGART.\u2014 Douleur sciatique d'origine inconnue.Une méthode effective de traitement.Extrait de \u2018The Journal of Bone and Joint Surgery\", oct.1938, pp.851 à 869.On dit qu\u2019une douleur sciatique est d\u2019origine inconnue, lorsqu\u2019aprés une étude clinique attentive, on ne peut en déterminer la cause.Cette étude comprendra les examens de laboratoire, les radiographies, les consultations neurologiques et orthopé- ANALYSES EEE BE 57 diques, et la possibilité d\u2019une « focal infection ».Le but de cet article est de présenter une méthode effective de traitement pour ces douleurs sciatiques qui, même chez les gens dont la cause est inconnue ou du moins non clairement présentée par la clinique, pourra apporter un soulagement.Dans les cas discutables, comme dans les cas de sciatique vraie, l\u2019origine de la douleur n\u2019est pas clairement démontrée à cause d\u2019un défaut de renseignements cliniques.La douleur sciatique est une douleur réflexe dont les symptômes du cas type résultent d\u2019une pression exercée par le ligament sacro-iliaque postérieur, irradiant la douleur le long de la cuisse et de la jambe.Badgley conclut que la lésion primaire siège dans la région lombaire, lombo-sacrée, ou sacro-iliaque, et \u2018que l\u2019origine serait musculaire, articulaire ou sque- \u2018lettique s\u2019irradiant vers la cuisse et la jambe.Enfin, qu\u2019elle serait due à une irritation d\u2019un nerf sensitif se terminant dans cette région avec un mécanisme purement réflexe.Pour Steindler, ce caractère réflexe de la douleur appartiendrait aux structures qui alimentent la partie postérieure du nerf spinal.De plus, il localise des points de sensibilité, « triggerpoints» due aux ligaments ou aponévrose musculaire.La lésion la plus fréquente siège soit à l\u2019articulation lombo-sacrée, ou bien est due aux ligaments lombo-iliaques ou à une sacralisation.Steindler attire encore l\u2019attention sur le nerf émergeant du trou vertébral pour retourner dans le canal intervertébral et se terminer dans les pédicules, dans les corps, dans l\u2019espace périméningée et dans le périoste.Une modification dans cet espace où se trouve le nerf ou dans l\u2019entourage immédiat cause cette douleur lombaire ou sciatique.On croit encore qu\u2019une affection de l\u2019articulation sacro-iliaque cause la sciatique, et que cette douleur est mieux expliquée si on la rapporte à la compression par le muscle piriforme.Comme dernier point important de ces remarques, c\u2019est que la douleur irradiée dans les extrémités ne correspond pas toujours au nerf victime d\u2019une irritation, comme on le constate dans ce cas où on avait une hernie du disque intervertébral qui faisait compression sur le nerf auquel on ne pouvait rapporter l\u2019irradiation de la douleur existante.Dans le traitement, la première ligne de conduite à tenir est la mobilisation contrairement à l\u2019immobilisation, puis l'injection d\u2019une solution saline de novocaïne dans l\u2019espace épidural par la voie sacro- coccygienne, mais on a eu des insuccès et alors on l\u2019a abandonnée.Une autre méthode a été la réunion de deux procédés, et dans quelques cas, de trois: 1° l\u2019injection pé- rineurale du nerf sciatiqué de novocaïne à 1% ; 2° une traction sur le membre malade; 3° massage du tronc inférieur sous anesthésie.La traction, pour les cas traités récemment, a été omise, si ce n\u2019est que pour les cas rebelles, parce qu\u2019on s\u2019est aperçu que l\u2019injection combinée à la manipulation suffisait à faire disparaître la douleur et qu\u2019on pouvait mobiliser le patient plus rapidement.Sans pouvoir l\u2019expliquer, la solution de novocaïne à 1% est plus'effitace que la solution salée.La difficulté de l\u2019injection réside dans l\u2019atteinte de l\u2019espace périneural à la sortie de celui-ci de l\u2019échancrure.sciatique.Le pointi\u2018d\u2019injection: sera\u2018 constitué par la rencontre de deux lignes, dont l\u2019une horizontale partant de l\u2019extrémité de l\u2019espace interfessier, et l\u2019autre venant de la tubérosité.ischiatique.L\u2019horizontale étant de 3 pouces chez l\u2019homme et de 344 pouces pour la femme.Avec les soins ordinaires de l\u2019asepsie, l\u2019aiguille est introduite au point d\u2019union des deux lignes, le malade étant couché sur le côté, les cuisses en flexion à 20 degrés.L\u2019indication d\u2019une position de l'aiguille sera réalisée par une petite douleur révélée par le patient.Deux autres aiguilles seront introduites de chaque côté de la première de manière à traverser le muscle piriforme.La solution employée est composée de novocaïne à 1% avec deux gouttes d\u2019adrénaline au 1/1000.50 c.c.de la solution dans l\u2019aiguille centrale et 100 c.c.dans les deux autres.Si nous soupçonnons une réaction de la part du patient à la novocaïne, il serait bon de ne donner que 10 à 15 cc.de la solution à 1% et d\u2019ajouter une solution saline pour le reste de l\u2019injection.Si, suivant ce procédé, les aiguilles sont bien en place, la douleur devrait diminuer ou disparaître ; dans le cas contraire, il faudra recommencer la disposition des aiguilles.Puis nous installons une traction sur le membre malade avec un poids de 25 à 50 livres pour les premières 36 heures pour diminuer ensuite et arriver à une pesée d\u2019une quinzaine de livres.La durée de l\u2019extension est d\u2019environ deux semaines.La manipulation a parfois été ajoutée à ce traitement, mais ce ne fut que pour certains cas où on avait affaire à une 5e lombaire instable, ou à une entorse sacro-iliaque.Cette thérapeutique par manipulation a été ajoutée au traitement dans un nombre croissant de cas de sciatique idiopathique.En plus de cette méthode par l\u2019injection et la manipulation, avec ou sans traction, les patients font de l\u2019exercice en vue de développer les muscles lombaires et fessier; puis viennent les séances de chaleur, de massage et des rayons infra-rouges.Cette méthode de traitement peut être applicable aux cas dont l\u2019étiologie est inconnue et aussi pour 58 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 apporter un soulagement immédiat à la douleur pendant que la clinique de son côté s\u2019efforce den déterminer la cause réelle.P.-P.COUSINEAU.OBSTETRIQUE C.].SPENCE.\u2014 La diminution moderne de l'allaitement maternel.« British Medical Journal », (8 oct.) 1938, p.729.À défaut de la nourrice mercenaire on a fait appel la science du chimiste afin de soustraire la mère ce devoir impérieux de nourrir son enfant.©» fo Pour sauver les quarante mille nourrissons qui meurent annuellement en Angleterre, un médecin hygiéniste n\u2019a rien trouvé de mieux que de préférer le lait de vache au lait de la mère.Il est difficile, sinon impossible, d\u2019établir la proportion des enfants nourris au sein car les statistiques colligées ne portent que sur quelques hôpitaux ou certaines villes.Par exemple, à Edimbourg de 3.000 mères, 55% d\u2019entre elles nourrissaient leurs bébés entre les troisième et sixième mois et 385% seulement après le sixième mois.Toutefois, on peut raisonnablement affirmer que dès la naissance 20 à 30% des bébés sont nourris artificiellement dans la plupart des grandes villes anglaises et qu\u2019à peine un tiers des mères continuent l\u2019allaitement après le sixième mois.L\u2019influence de l\u2019allaitement sur la santé de l\u2019enfant n\u2019est pas une quantité négligeable, si l\u2019on en Juge par les recherches de Grulee et Sanford de Chicago: sur 20,000 cas observés, le taux de morbidité s\u2019éleva à 37% des enfants nourris au sein, 55% dans l\u2019allaitement mixte et 63% dans l\u2019allaitement artificiel.Les taux de mortalité furent encore plus impressionnants: 15 seulement moururent sur 9,749 enfants nourris par la mère, 59 sur 8,605 soumis à l\u2019allaitement mixte et 144 moururent sur 1,707 enfants nourris artificiellement.Les difficultés de l\u2019allaitement par la mère découlent le plus souvent de la méconnaissance de certaines particularités qui doivent régir cet allaitement; moment d\u2019apparition de la sécrétion lactée, un personnel compétent et entraîné, le lever de la mère, la composition variable du lait d\u2019un boire à l\u2019autre, la quantité requise par le bébé, l\u2019atmosphère de quiétude dans lequel doit vivre la mère, etc.Une campagne éducative s\u2019Iimpose donc chez les médecins et les infirmières afin de remettre à l\u2019honneur l\u2019allaitement maternel qui demeure le meilleur moyen de sauvegarde pour la vie des tout-petits.Donatien MARION.PEDIATRIE B.TASSOVATZ.\u2014 La bronchite capillaire et son traitement par la saignée et la transfusion du sang.« Le Nourrisson » (septembre) 1938.B.Tassovatz, de Belgrade, passe en revue la symp- tômatologie, l\u2019évolution et le traitement habituel de la bronchite capillaire.Il en complète le traitement par la transfusion sanguine.L\u2019évolution est dramatique: dyspnée (surtout ex- piratoire), angoisse, fièvre, mauvais état général.Il est impossible de couper la crise.Pendant une couple de jours, la dyspnée va s\u2019accroissant et à l\u2019auscultation on trouve des rales sibilants, ronflants et sous-crépitants moyens et fins.C\u2019est surtout le caractère de cette dyspnée expiratoire, intense, et le mauvais état général qui feront penser à une véritable bronchite capillaire (catharre suffocant) plutôt qu\u2019à une bronchite diffuse des moyennes et des petites bronches.Mais ce n\u2019est qu\u2019après deux jours qu\u2019on aura le tableau classique: dyspnée, cyanose, insuffisance respiratoire et enfin asphyxie.Le pronostic est très grave: à part quelques exceptions, la bronchite capillaire emporte le malade en quelques jours.Le traitement classique: révulsif, toni-cardiaque, oxygène et même la saignée, ne fera ordinairement que retarder l\u2019issue fatale de la maladie.L'auteur complète ce traitement par la transfusion précédée d\u2019une saignée abondante et les résultats ont été excellents.Voici le résumé du traitement qu\u2019il préconise et dont il a fait l\u2019expérience sur un enfant de deux ans, souffrant de bronchite capillaire rendue au stade d\u2019asphyxie et de fléchissement cardiaque.Il tonifia d\u2019abord le cœur, puis il fit une saignée de 170 cc.; ce qui améliora nettement le pouls et la respiration.Deux heures plus tard, il fit une transfusion de 120 c.c.de sang et eut comme résultat une amélioration encore plus marquée (diminution de la dyspnée, disparition de l\u2019asphyxie et amélioration du pouls).Douze heures plus tard il n\u2019y avait plus ni dyspnée, ni cyanose, ni faiblesse cardiaque.Par la suite l\u2019infection bronchique a guéri en quelques jours.Chez le nourrisson, la saignée et l\u2019injection de sang se feront dans le sinus longitudinal et la transfusion suivra immédiatement la saignée.Pendant l\u2019intervention.l\u2019enfant sera assis pour éviter le risque d\u2019apnée mortelle.On combattra le collapsus cardio-vasculaire possible par de l\u2019ouabaïne.Concluons en remarquant que c\u2019est à la phase de début d\u2019asphyxie et de fléchissement cardiaque qu\u2019on doit recourir à ce traitement de saignée suivie de transfusion.Willie MAJOR. ANALYSES 59 NEURO-PSYCHIATRIE Georges GUILLAIN, Jean LEREBOULLET et P.AUZEPY.\u2014 Sur une forme mésocépha- lique des syndromes neuro-anémiques.\u201cBull.Mém.Soc.Méd.Hop.Paris\u201d, 54: 1449, (24 oct.) 1938.On connait bien les formes médullaires et névritiques des syndromes neurologiques qui accompagnent, parfois précèdent, les anémies, tout particulièrement du type pernicieux.Les auteurs rapportent l\u2019observation d\u2019une malade de 64 ans présentant des phénomènes neurologiques qui, pour deux raisons, sont dignes d\u2019attention eu égard au syndrome neuro-anémique.C\u2019est d\u2019abord qu\u2019ils se manifestèrent un an avant toute manifestation anémique; cette précession du contingent neurologique sur l\u2019anémie, quoique loin d\u2019être habituel, est connue.C\u2019est que surtout le début des accidents nerveux fut assez rapide et qu\u2019ils offraient en plus une telle disposition et un tel caractère qu\u2019ils furent attribués à une mésocéphalite infectieuse.Ils furent les suivants: ptose bilatérale, disparition pratiquement complète de la mobilité des globes oculaires; paralysie des masticateurs avec atrophie des temporaux et parésie des mouvements de déduction, qua- driparésie à prédominance gauche et rhizomélique.Toutes les sensibilités étaient normales, pas de signes cérébelleux, pas de Babinski, les réflexes tendineux étaient normaux aux membres supérieurs, exagérés aux membres inférieurs.Le liquide céphalo- rachidien était normal.Un an plus tard, l\u2019anémie se manifestait, la parésie ne se montrait qu\u2019aux membres inférieurs; aux globes oculaires, on constatait une paralysie du droit supérieur gauche et droit, du droit interne droit, du droit externe droit et gauche, les pupilles étaient égales, le reflexe photo-moteur était faible à droite et il y avait une double atrophie optique.Pas plus qu\u2019un an auparavant, il ne fut observé de troubles des sensibilités.Avec les auteurs, nous ne pouvons ne pas nous étonner d\u2019une telle symptomatologie neurologique accompagnant une anémie pernicieuse.Il est, en effet, presque contre les plus importants critères de diagnostic d\u2019un tel syndrome de ne pas trouver ici les dysesthésies et le déficit habituel des sensibilités profondes, non plus que les signes plus accentués d\u2019une atteinte pyramidale.Certains auteurs ont rapporté des lésions diencéphaliques in- fundibulo-tubériennes et de l\u2019atrophie optique au cours des syndromes neuro-anémiques, mais il est à présumer que ces auteurs avaient constaté, en plus, les signes caractéristiques qui en signaient l\u2019origine et la nature.À tout événement, consignons cette étrange obser- a vation pour la comparer à d\u2019autres semblables, si le hasard permet jamais d\u2019en rencontrer.Roma AMYOT.G.de MORSIER.\u2014 Les encéphalites herpe- tiques forme apoplectique, forme convulsive et hallucinatoire, contagion par le virus herpétique.\"La Presse Médicale\u201d, 2 novembre 1938, p.1611.L\u2019auteur rapporte les observations de trois malades ayant présenté des manifestations neurologiques aiguës qu\u2019il attribue à une encéphalite herpétique.L\u2019argument qu\u2019invoque de M.en faveur de l\u2019étiologie herpétique de ces accidents est surtout Pappartion de plaques d\u2019herpés labial et buccal au cours de ceux-là.Ce serait aussi, certaines modifications du liquide céphalo-rachidien comme de l\u2019hy- per-albuminose moyenne chez deux malades et une légère hypercytose chez l\u2019un d\u2019eux.Deux malades furent pris subitement d\u2019un coma profond qui disparut après la seconde journée.De l\u2019hyperthermie, quelques manifestations neurologiques dont un syndrome méningé d\u2019intensité relative marquèrent l\u2019évolution de l\u2019affection qui fut entièrement résolue le 11ème jour.La troisième malade présenta subitement un état de mal convulsif suivi de confusion mentale avec hallucinations micropsiques.Ici, également, hyperthermie, mais liquide céphalo-rachidien normal et aucun signe d\u2019irritation méningée.Une semaine après Péruption herpétique labiale de la malade, l\u2019infirmière qui en avait pris soin présenta une kératite herpétique.Ce dernier fait semble démontrer qu\u2019il y eut contagion de la maladie à son infirmière.On a déjà signalé des syndromes méningo-encé- phalitiques accompagnés de manifestations herpétiques, et on a pas manqué d\u2019y incriminer le virus herpétique.Certaines procédures expérimentales de bactériologie sont cependant nécessaires pour affirmer scientifiquement la relation entre ces lésions d\u2019encéphalites et le role efficient du virus de l\u2019herpès.Par ailleurs, l\u2019encéphalite herpétique chez l\u2019homme, quoique certaines observations en démontrent l\u2019authenticité et l\u2019existence, n\u2019est pas encore de notion classique.Certains bactériologistes éminents dont, entre autres, Levaditi, ne doutent en aucune manière de sa réalité, Ce dernier auteur confond même le virus de l\u2019encéphalite épidémique avec celui de l\u2019herpès, pour n\u2019en faire qu\u2019un seul.En conclusion, et pour des besoins de clarté clinique, on peut présumer que le virus herpétique peut provoquer une encéphalite dont le syndrome prendra une allure à prédominance: 1° soit comateuse à début apoplectique; 2° soit méningée; 3° soit convulsive.Roma AMYOT. 60 L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 R.A.MARQUEZY, Cl.LAUNAY et Mlle E.MAGE.\u2014 Deux cas de guérison de méningites cérébro-spinales à méningocoques, traitées exclusivement par le 1162.\u2018Bull.Mém.Soc.Méd.Hôp.Paris\u201d, 54: 1459, (24 oct.) 1938.Les sulfamidés sont à l\u2019épreuve et à l'honneur.Le pronostic de certaines infections est radicalement transformé.Certaines médications sérologiques, à efficacité douteuse, comme la sérothérapie antimé- ningococcique, sont en train d\u2019être complètement supplantées par les nouveaux produits chimiques.C\u2019est chose normale, puisque ces derniers font montre d\u2019une activité incontestable.Les deux observations des auteurs sont à joindre à d\u2019autres rapportées où les sulfamidés ont guéri des méningites streptococciques et méningococciques.Les deux malades, l\u2019un de 16 ans, l\u2019autre de 55 ans, furent guéris d\u2019une méningite à méningocoques indubitable, en un mois, par l\u2019emploi du 1162 F.Le premier absorba 90 grammes du médicament par voie buccale et 117 cc.de la solution à 08% par voie intrarachidienne.Le second ne fut traité que par l\u2019administration du 1162 F «per os».Dès le second jour du traitement de ce dernier malade, le liquide céphalo-rachidien se montrait clair.Le médicament fut administré par la bouche aux doses allant jusqu\u2019à 7 grammes par jour, par voie lombaire à une dose variant de 6 à 20 cc.de la solution de 0.8%.Les auteurs rapportent certains travaux importants qui ont été publiés sur le sujet; ils font des considérations personnelles appropriées et, à bon droit, ils concluent en préconisant le traitement de toute méningite cérébro-spinale épidémique par les sulfa- midés exclusivement.Roma AMYOT.Claude C.COLEMAN.\u2014 Le traitement du spasme facial.« Annals of Surgery », 105: 5, 647-57 (mai) 1937.Le spasme facial unilatéral ou bilatéral (paraspas- me facial de Sicard) est rarement curable spontanément.L\u2019étiologie de ces manifestations spasmodiques est connue; qu\u2019il s\u2019agisse de complication d\u2019une paralysie faciale, d\u2019une séquelle post-encéphalitique ou de lésions diverses du facial au dessous du ganglion géniculé.La thérapeutique de ces états s\u2019est inspirée des heureux résultats obtenus par l\u2019alcoolisation des branches du V.dans les tics douloureux de la face, toutes interventions qui visent à supprimer momentanément la fonction.Pour traiter avec succès un spasme facial on a sectionné la branche supérieure de ce nerf et l\u2019on a suturé bout à bout les deux extrémités que l\u2019on venait de sectionner, réalisant de la sorte une paralysie du facial supérieur de quelques mois, qui régressait peu à peu grâce à la prolifération graduelle des fibres du bout central dans le bout périphérique immédiatement réuni.Cette opération réussit dans bon nombre de cas.Lorsqu\u2019elle échoue, il faut recourir à une autre source d\u2019innervation.Nous croyons qu\u2019il est peut- être préférable de recourir d\u2019emblée à cette autre source d\u2019innervation.L\u2019opération consiste alors à anastomoser le facial, soit au spinal externe, soit de préférence à l\u2019hypoglosse.La régénération s\u2019accomplit comme dans l\u2019opération précédente et le spasme ne revient jamais.Quelle que soit l\u2019opération que l\u2019on choisisse, la musculature frontale demeure toujours imparfaite.Il est bon de connaître cette ressource de la thérapeutique afin de diriger précocement au neurochirurgien ces malades qui ont vite fait de devenir les clients maussades et insatisfaits de multiples médecins qui ont tenté en vain les thérapeutiques exclusivement médicales.Le spasme facial appartient à la neurochirurgie dès son apparition.Jean SAUCIER.DERMATO-SYPHILIGRAPHIE M.GATE, P.CUILLERET et P.MOREAU.« Epithélioma de la verge chez un jeune.Role activant probable du chancre mou intercurrent.» « Bulletin de la Société Fran- caise de Dermatologie et Syphiligraphie », (juillet) 1938, no 7; page 1405.Si la syphilis fait souvent le lit du cancer, il est assez rare de constater que le chancre mou puisse être le point de départ d\u2019un néoplasme; d\u2019où l\u2019intérêt de l\u2019observation actuelle où les auteurs rapportent un cas d\u2019épithélioma spino-cellulaire développé sur un chancre mou de la verge.Il s\u2019agit d\u2019un jeune homme de 31 ans, qui présentait deux vastes ulcérations phagédéniques de la verge à caractère chancrelleux typique, accompagnées du classique bubon ulcéré, le tout signé par la présence de bacille de Ducrey dans le pus, et la reproduction au bras \u2014 par cuti-réaction avec le pus du chancre mou \u2014 d\u2019une ulcération franchement chan- crelleuse contenant elle-méme du bacille de Du- crey.\u2014 L\u2019aspect particuliérement bourgeonnant de la lésion de la verge, incita les auteurs à faire la biopsie, qui démontra nettement la présence d'un épithélioma spino-cellulaire à globes carnés.Il est donc intéressant de noter la possibilité du développement d\u2019une affection néoplasique à allure ANALYSES extrêmement rapide et à caractère malin, sur une lésion chancrelleuse, maladie qui n\u2019est pourtant pas connue, se prêtant bien à la dégénérescence épithé- liomateuse.J.-Adrien LAMBERT.Jean LACASSAGNE.\u2014 Pigmentation en coulées par eau de cologne ayant persisté plus de 8 mois.« Bull.de la Soc.Fr.de Dermatologie et Syphiligraphie », juillet 1938, no 7; page 1365.Cette observation relate l\u2019histoire d\u2019une femme qui, avant de prendre un bain de soleil se fit une copieuse application d\u2019eau de cologne d\u2019un grand parfumeur parisien, sur la nuque.Le lendemain apparut une sensation de brûlure, suivie quelques jours après d\u2019une pigmentation très foncée, couleur chocolat.\u2014 Comme l\u2019eau de cologne avait coulé le long du rachis, il advint que la patiente présenta une pigmentation en coulée, s\u2019étendant de la nuque jusqu\u2019à la région sacrée en formation linéaire.Cette réaction pigmentaire, qui dura 8 mois, fut remplacée par du tissu cicatriciel.\u2014 Il importe donc de savoir que les accidents de photo-sensibilisation peuvent exister avec des substances qui ne sont nécessairement pas des dérivés tinctoriaux tels que la gonacrine \u2014 ou l'huile de bergamote.J-Adrien LAMBERT.Harry S.BERKOOF.\u2014 Dermite de contact causée par une monture de lunettes en «Corne ».« Archives of Dermatology and Syphilology », 38: 746 (novembre) 1938.L\u2019auteur passe en revue les quelques cas semblables publiés à date ainsi que les quelques facteurs alors donnés comme causes probables.L\u2019auteur donne ensuite l\u2019histoire clinique d\u2019un patient âgé de 50 ans souffrant d\u2019asthme et d\u2019emphysème pulmonaire, qui un peu après l\u2019achat d\u2019une nouvelle paire de lunettes à monture de corne» présente une dermite eczé- matoïde à la base du nez, aux régions temporales et aux plis rétro-auriculaires.Toute une série de tests cutanés sont alors faits et l\u2019auteur en fait un rapport détaillé.F.-L.BOULAIS.R.B.DIENST et E.S.SANDERSON.\u2014 Le test de Laughlen comparé aux séro-dia- gnostics de Kahn et Kalmer modifié, pour la syphilis.« American Journal of Syphilis, Gonorrhea and Venereal Diseases », 22: 699 (nov.) 1938.Les A.rappellent un récent article du Journal of American Medical Association mettant en garde contre certaines techniques nouvelles de séro-diagnos- 61 tics rapides pour le diagnostic rapide de la syphilis.Les A.donnent ensuite la composition du réactif et la technique à suivre.Les auteurs donnent ensuite dans une série de tableaux, les résultats comparés des différents tests qui ont été faits sur 1000 sérums.Enfin les A.tirent les conclusions suivantes: 1) Il faut connaître les causes d\u2019erreurs possibles et être absolument familier avec le test avant de l\u2019entreprendre.2) Le test de Laughlen est simple et demande peu d'outillage.3) Le test de Laughlen est plus sensible que le Kahn et beaucoup plus sensible que le Kalmer modifié.4) Le test de Laughlen ne donne pas de résultats positifs faux dans une proportion indue.5) Les résultats du test de Laughlen se comparent favorablement avec d\u2019autres séro-diagnostics, tels que rapportés par le Comité des tests du sérodiagnostic pour la syphilis du département de la Santé Publique des Etats-Unis.F.-L.BOULAIS.ELECTRO-RADIOLOGIE Th.NOGIER.\u2014 Traitement de l'hypertrophie amygdalienne par la rœntgenthéra- pie.« Bull.et Mém.Soc.d'Electro-Radiolo- gie Méd.de France », no 251, page 481, juillet 1938.Le traitement rœntgenthérapique de l\u2019hypertrophie tonsillaire a été imaginé par Regaud et Nogier en 1913.Il a fait l\u2019objet de la thèse de Doctorat de Stoïchitch (1922) et de Clenet (1937).Il est maintenant devenu classique surtout depuis que l\u2019on connaît l\u2019action puissante des rayons X sur les organes lymphoides.C\u2019est dans les hypertrophies vraies et molles de l\u2019enfance ou de l\u2019adolescence que la rœntgenthérapie donne les meilleurs résultats.Dans les hypertrophies lacunaires, elle n\u2019amène règle générale qu\u2019une amélioration.Dans les hypertrophies dures de l\u2019adulte, étant donnée l\u2019abondance du tissu de sclérose, les résultats sont le plus souvent minimes.Il est nécessaire selon l\u2019auteur, de bien veiller à l\u2019orientation du faisceau de rayons X et à l\u2019utilisation de bons localisateurs de cristal plombeux, pas trop larges.Les résultats immédiats se font sentir environ quinze jours après la première séance.La réduction de volume devient alors évidente.La surface amyg- dalienne, de grenue qu\u2019elle était, devient lisse.Les eryptes, si elles contiennent de la matière caséeuse, s\u2019ouvrent et laissent sourdre celle-ci.Les symptômes fonctionnels diminuent également d\u2019intensité: la respiration est meilleure, la phonation est plus facile, la 62 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 douleur à la déglutition disparaît.Les enfants renaissent à la vie.A noter que les radiations exercent sur les amygdales une action antiinfectieuse surprenante.Comme résultats éloignés, Nogier, depuis 1913 à suivi avec attention tous les malades qu\u2019il a irradiés.Il a eu la satisfaction de constater qu\u2019aucun d'eux n\u2019a présenté d\u2019accidents du côté de la gorge depuis le traitement.Aucun des malades n\u2019a eu aussi de récidives.Comme technique, l\u2019auteur applique 5 unités Holtz- knecht ou 1000 unités Rœntgen (R) sur chaque ré- glon amygdalienne, puis laisse reposer le malade un mois.Si les amygdales sont infectées, il réduit la dose à 200 unités Rœntgen par amygdale et par séance.Le traitement consiste donc en applications couplées par deux et suivies d\u2019un mois de repos.D\u2019après l\u2019auteur, c\u2019est un traitement simple et indolore, n\u2019exposant pas les enfants au danger de mort.ni aux complications infectieuses du rhino-pharynx comme l\u2019amygdalotomie.C\u2019est la méthode par excellence dans les cas d\u2019hypertrophie amygdalienne avec hémophilie, chez les sujets présentant des affections cardio-vasculaires, chez les brightiques, les chlorotiques, chez les sujets présentant une hypertrophie ganglionnaire liée à une tuberculose latente de l\u2019organe.Par sa simplicité, son innocuité et l\u2019excellence des résultats, Nogier termine en disant que la rœntgen- thérapie de l\u2019hypertrophie amygdalienne mérite d\u2019être utilisée beaucoup plus souvent.L-A.GAGNIER.LABORATOIRE Raoul M.MAY.\u2014 La greffe bréphoplastique sous-cutanée de la thyroïde chez le rat.« Arch.d'Anat.d'Hist.et d'Embryol.», 21: 31; 1936.À cause des insuccès fréquents qui se rencontrent dans les modes habituels de greffe (autoplastie, ho- moplastie, hétéroplastie), l\u2019auteur a tenté chez l\u2019adulte, l\u2019implantation de tissus embryonnaires (bré- phoplastie).Dans des travaux précédents (1930, 1932, 1933), May a démontré que cette opération réussissait couramment quand on utilisait comme récepteur, l\u2019œil du greffé.Elle possède en plus l\u2019avantage d\u2019être durable.Il décrit maintenant une technique plus pratique: implantation sous-cutanée.Relativement simple, elle consiste à Cinsuffler» dans le tissu sous-cutané de l\u2019oreille d\u2019un rat adulte, la thyroïde et la para- thyroïde d\u2019un raton né le jour même.Le greffon, soigneusement disséqué, mesure environ 1 mm.Il est prélevé à l\u2019aide d\u2019une pipette stérile et immédiatement transporté dans la plaie du porte-greffe.Les deux glandes se développent et se différencient histologiquement dans un grand nombre de cas.Chez des sujets greffés et préalablement éthyroïdés, la croissance suit son cours normal.Les insuccès sont attribués par l\u2019auteur à des conditions mécaniques, notamment le retard de vascularisation, le traumatisme du greffon ou son écrasement dans une loge trop petite.Comme conclusion, May signale l\u2019importance de cette greffe de «tissu dormant» semblable à celle des horticulteurs.Elle peut un jour être réalisée pratiquement chez l\u2019homme, au moyen de tissus d\u2019embroyons ou de nouveau-nés morts par traumatisme.Léonard-F.BELANGER.W.H.HOLLINSHEAD et H.FINKELSTEIN.\u2014 Régénération après innervation de la glande surrénale.« The Journal of Comparative Neurology », 67: 215 (août) 1937.Les auteurs ont observé la régénération des nerfs après exérèse du sympathique qui innerve les glandes surrénales.Ils ont enlevé chez des chats, toute la chaîne orthosympathique et leurs rameaux communiquants dans la région thoracique inférieure et dans la région lombaire supérieure.Les nerfs qui innervent l\u2019organe chromaffine de la médulla surré- nalienne dégénèrent tous; ils sont constitués par des fibres préganglionnaires; le corps cellulaire est localisé dans la moelle épinière.En conséquence, la section a causé la dégénérescence du bout périphérique, mais elle n\u2019a pas lésé le bout central et la cellule nerveuse.À cause de la survie du corps cellulaire, le bout central régénère la fibre et au bout de 4 mois, l\u2019innervation de la surrénale est tout à fait normale.Les fibres néoformées viennent des nerfs rachidiens de la région thoracique inférieure et de la région lombaire supérieure.En conséquence, chez le chat, il est impossible d\u2019obtenir une innervation permanente de la surrénale.Wilbrod BONIN.Philip B.PRICE.\u2014- Nouvelles études de bactériologie chirurgicale et de technique chirurgicale.« Jour.À.M.A.», 111: 1993 (26 nov), 1938.Depuis toujours la chirurgie a manqué d\u2019une technique appropriée pour déterminer le degré de désinfection de la peau.L\u2019auteur recommande de procéder de la manière suivante.Si, au moyen de savon et d\u2019une brosse on se lave les mains pendant une minute dans un bassin contenant de l\u2019eau distillée et si on répète la même ANALYSES 63 opération dans une série de bassins préparés à cette fin, en passant successivement de l\u2019un à l\u2019autre, on constate que les eaux de lavage contiennent de moins en moins de bactéries.En tenant compte du temps et des bactéries trouvées, on peut établir une courbe dont l\u2019étude fournit des renseignements précis sur le nombre et la localisation des germes.Cette technique se prête à des études sur la valeur de certains désinfectants utilisés entre deux lavages à l\u2019eau.Elle permet en plus de déterminer la nature et la localisation des bactéries et de préciser le mécanisme de leur destruction et de leur réapparition.Les bactéries normales de la peau sont des organismes transitoires» ou «permanents».Les premiers sont très nombreux et s\u2019enlèvent facilement, alors que les seconds sont plus difficiles à détruire.Le nombre des germes «permanents» est conditionné par des facteurs qui agissent sur leur multiplication ou sur leur destruction.De plus, parmi les permanents» il existe des organismes pathologiques provenant du contact des mains avec du matériel souillé.Le lavage des mains avec de l\u2019eau et du savon réduit le nombre des bactéries « permanentes» de 50%, après chaque 6 minutes de brossage.La vigueur du brossage est plus importante que la nature du savon et la stérilité de l\u2019eau.L'alcool à 70% en poids, utilisé pendant une minute, produit un effet germicide correspondant à un brossage de 61% minutes.Cet effet germicide peut encore être augmenté par friction de la peau avec une gaze rugueuse.Le bichlorure de mercure en solution ne réduit pas d\u2019une manière appréciable la flore microbienne de la peau.Il en est de même du biiodure de potassium et de mercure et de la solution d\u2019Harrington.La méthode de Kelly au permanganate de potasse et à l\u2019acide oxalique, est très efficace et correspond à un brossage de 20 à 30 minutes.Un germicide à base d\u2019alcool méthylique, 50 parties en poids, d\u2019alcool propylique normal, 20 parties, et d\u2019eau, 30 parties, donne pour chaque minute d\u2019immersion à la température de 25°C, un résultat comparable à un brossage de 11 minutes.Cependant l\u2019emploi d\u2019un germicide ne réduit jamais à O0 le nombre des bactéries de la peau, d\u2019où la nécessité de porter des gants pendant l\u2019opération.Le port des gants en caoutchouc, toutefois, favorise le développement et la multiplication des bactéries qui doublent leur nombre toutes les 40 minutes environ.Les gants de coton n\u2019ont pas le même inconvénient.L\u2019éther semble peu efficace.L\u2019iode à 7%, au contraire, se rapproche plus que tout autre antiseptique de la perfection.L\u2019iode à 2% dans de l\u2019alcool à 70%, réduit à 18% le nombre des bactéries normales de la peau.Le mercurochrome donne des résultats qui se comparent à ceux fournis par les sels de mercure.L\u2019auteur termine par les recommandations suivantes: Le lavage des mains à l\u2019eau et au savon pen- dans 7 minutes, enlève les bactéries «transitoires».L\u2019emploi de l\u2019alcool à 70% ou des mélanges d\u2019alcools déjà mentionnés, élimine les bactéries « permanentes»; une friction de 3 minutes réduit leur nombre à 2%.L\u2019immersion des mains dans une solution de bichlorure à 1/1000 ou de biiodure à 1/500 pendant une minute, augmente encore cette marge de sécurité.Le port des gants est nécessaire.Entre chaque opération il convient de se laver les mains dans une solution antiseptique, une minute pour chaque heure d\u2019opération.La toilette du patient doit comprendre le lavage de la région avec de l\u2019eau chaude et du savon.S\u2019il y a plaie, 11 faut employer un détergent chimique.Immédiatement avant l\u2019opération, le champ opératoire doit être lavé avec une gaze imbibée d\u2019alcool à 70% ou avec un des mélanges d\u2019alcools déjà cités.On appliquera ensuite sur la région où doit porter l\u2019opération, de l\u2019iode à 7% ou un mélange d\u2019iode et d\u2019alcool.On peut remplacer l\u2019iode par la solution Scott.On peut encore, si les circonstances s\u2019y prêtent, immerger les mains ou les pieds dans un bain de biio- dure à 1/500 pendant une minute.Dans ce dernier cas, il convient de laver préalablement à l\u2019alcool, le lieu où doit porter l\u2019incision.Pour la désinfection des mains souillées l\u2019auteur conseille d\u2019employer une solution de crésol ou de l\u2019eau et du savon pendant une minute puis, après séchage, de l\u2019alcool à 70%.A.BERTRAND. SOCIÉTÉS L\u2019 « Union Médicale du Canada » publie les comptes rendus scientifiques de toute société savante de langue française de l'Amérique du Nord.Ces comptes rendus doivent cependant être rédigés succinctement en dactylographie par les secrétaires respectifs et être adressés, sans retard, à la Rédaction.LA SOCIETE MEDICALE DE MONTREAL Séance du 22 novembre 1938 Tenue à l'hôpital Saint-Luc Présidence de M.Léon Gérin-Lajoie Un cas de fracture de plusieurs vertèbres cervicales avec luxation et paralysie M.A.COUTURIER Le rapporteur présente une malade qui, en juin 1936, s\u2019était fracturé les 5e et 6e vertèbres cervicales avec luxation complète en arrière de la 5e, paralysie motrice et sensitive des membres supérieurs.La réduction a été obtenue par traction sur la tête au moyen de l\u2019anse de Glisson, et par manipulation sans traction.Aussitôt la réduction obtenue, la malade fut immobilisée dans une minerve plâtrée.Les radiographies, prises cinq mois après, montrent le maintien de la réduction en bonne position; pour prévenir un glissement ultérieur, M.Couturier fait la greffe des de, 4e, de, 6e et 7e vertèbres cervicales.Actuellement, la malade est guérie, ne souffre pas du tout et sa paralysie est complètement disparue.Traitement de la vulvo-vaginite des petites filles M.J.-H.CHARBONNEAU Le rapporteur passe en revue les divers traitement préconisés contre cette maladie en insistant particulièrement sur le traitement décrit par Lewis, lequel est basé sur la modification de la muqueuse vaginale infantile à l\u2019état de muqueuse adulte par l\u2019injection d\u2019hormone folliculaire ovarienne.Il en décrit les avantages de même que les échecs.Les filtrats de gonocoque se sont montrés insuffisants, de même que les sulfanilamides par ingestion ou injection.Insistant sur la fréquence de l\u2019urétrite et de la cervicite concomitantes, il préconise le traitement suivant: instillation une fois par jour, le matin, d\u2019un bouillon-vaccin basé sur les propriétés des antivirus de Bes- redka, partie dans l\u2019urètre et partie dans le vagin; après quoi une douche de 150 c.c.de sulfamide soluble à 1 pour 2000.Le soir, introduction de la moitié d\u2019un suppositoire à base d\u2019hormone folliculaire dosé à 2000 unités.Les résultats ont donné une disparition complète des écoulements dans une moyenne de 9 jours, sans récidive.Les fractures du bassin M.H.-R.DEROME Le rapporteur divise les fractures du bassin, qui deviennent de plus en plus fréquentes, en fractures qui gênent la marche et la station debout, et celles qui ne les gênent pas.Il parle de la difficulté de leur diagnostic que soulignent l\u2019impotence fonctionnelle, les ecchymoses tardives et la recherche de la douleur provoquée, insistant sur la nécessité d\u2019une bonne radiographie.Il termine en disant un mot du traitement, variable suivant le siège de la fracture et l\u2019importance du déplacement.Des observations d'invagination intestinale aiguë de la seconde enfance M.C.LEFRANÇOIS Premier cas: garçon de 10 ans pris soudainement de douleurs abdominales atroces à droite.Le ventre est très douloureux à Ia palpation, mais sans défense musculaire.Perception d\u2019une tumeur semi-mobile qui fait faire le diagnostic d\u2019invagination aiguë; pas de sang au toucher rectal.Intervention 7 heures après le début de la crise: invagination aiguë iléo- colique; désinvagination laborieuse.Guérison.Deuxième cas: garçon de 13 ans.Début dramatique des douleurs abdominales; pas de dé- SOCIÉTÉS 65 fense musculaire; palpation d\u2019une tumeur allongée qui oriente le diagnostic d\u2019invagination aiguë.Toucher rectal négatif.Intervention à la 6e heure.Invagination iléo-iléale causée par un diverticule de Maeckel, lui-même invaginé.Guérison.Le rapporteur insiste sur le diagnostic d\u2019invagination intestinale aiguë de la seconde enfance, affection plutôt rare.Douleurs plus fortes et début plus brusque que dans l\u2019appendicite aiguë; douleurs sous forme de crises.L\u2019hémorragie rectale est inconstante chez le grand enfant.La palpation du boudin d\u2019invagination constitue le symptôme le plus important.Trois cas de gastrectomie M.L.BERNARD Tumeur du poumon?Anévrisme de l'aorte?M.R.BOUCHER Le secrétaire, G.-A.SEGUIN.SOCIETE DE CHIRURGIE DE MONTREAL Séance du 9 novembre 1938 Présidence de M.Eugène Saint-Jacques.Le traitement ambulatoire des fractures de la rotule M.E.SAINT-JACQUES M.Saint-Jacques nous présente la technique qu\u2019il exécute dans les fractures de la rotule.Nous rappelant que le but du traitement doit aller de pair avec une consolidation, .une marche précoce et une mobilisation rapide, l\u2019auteur emploie une technique introduite par Pierre Delbet qui consiste, après avoir trans- fixé la rotule en forme de X, à terminer par un cerclage.Il'emploie le fil de soie métallique, incassable, fabriqué par une maison de Berne (Suisse).Il nous produit de nombreux schémas et tableaux qui mettent bien en évidence les différents temps de la technique.Il présente un échantillon de ce fil qui est tressé légèrement.Il laisse une clisse protectrice pendant cinq jours; ensuite il permet des mouvements au lit jusqu\u2019au 10e jour.À ce moment, la marche est permise sans appareil; elle est facile et rapide.Il emploie cette méthode depuis plus de 20 ans et n\u2019a qu\u2019à s\u2019en louer.Il signale également que le fil ne doit être enlevé que très rarement, les blessés le supportant très bien.Discussion.M.FAUTEUX demande si le gros tendon de kangourou peut donner le même résultat.M.FERRON nous dit que le fil de bronze- aluminium est employé à Paris depuis très longtemps; il en à rapporté une certaine quantité à son retour d\u2019Europe en 1913.Il est d\u2019avis que le fil tressé doit produire un écouvillonnage du trajet de la suture au moment de l\u2019enlèvement et que, par là, il peut être dangereux en amenant des suintements qui peuvent aller jusqu\u2019à la suppuration.Il est convaincu que le fil de bronze-alumi- nium donne une réaction antiseptique, la preuve en étant faite dans les raccordements gingivaux, qui ne suppurent jamais et qui sont faits pourtant dans de mauvais milieux.Dans les cerclages du rectum, les crins et les fils de toute autre nature donnent des suppurations alors que le bronze-aluminium ne suppure pas.Il constate cependant que le procédé décrit par M.Saint-Jacques constitue un perfectionnement, car autrefois on exigeait un repos prolongé, alors qu\u2019aujourd\u2019hui la marche rapide peut être permise.M.COUTURIER est d\u2019avis que la guérison doit être recherchée par suture osseuse.Il emploie une suture transversale avec des crins, ayant abandonné les fils métalliques.Cependant il fabrique un plâtre ambulant pour garder bon le moral du malade.Il enlève le plâtre au bout de quatre ou cing semaines, mais il laisse marcher le malade au bout de quatre ou cinq jours.De cette facon il n\u2019observe pas d\u2019atrophie des muscles de la cuisse. 66 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 M.TREMBLAY a ecu l'occasion de faire une suture au kangourou par transfixion; cette suture a lâché.Deux mois après, des massages au quadriceps ont amené une soudure fibreuse.Il a employé la suture métallique avec de bons résultats.M.de MARTIGNY.La communication de M.Saint-Jacques soulève deux points intéressants: l\u2019union osseuse ; la suture avec un fil métallique tressé.Nous savons tous la multiplicité des traitements préconisés dans les cas de fracture de la rotule.Jusqu\u2019à présent, nous n\u2019obtenions que l\u2019union fibreuse avec résultats cliniques très bons, jamais d\u2019union osseuse.La méthode préconisée par le docteur Saint- Jacques nous permettrait d\u2019espérer cette union osseuse.J\u2019ai été des plus surpris à mon arrivée en France, pendant la guerre, de constater qu\u2019un certain nombre de chirurgiens, après avoir fait l\u2019encerclement métallique de la rotule, laissaient leurs blessés sans aucune attelle, sans aucune immobilisation et permettaient la marche dès le lendemain.J'ai vu un cas remarquable traité par le docteur Saint-Jacques, qui immobilise l\u2019articulation avec des attelles amovibles, et qui marchait sans difficultés après dix jours.J\u2019insiste donc sur le bon résultat que nous avons obtenu dans les cas de fracture de la rotule traités sans aucune immobilisation.Nous n\u2019avons pas observé les ennuis que nous observons après immobilisation du genou.M.DUFRESNE partage l\u2019opinion de M.CREPEAULT; il a toujours encerclé avec des résultats qui valaient les autres; il faisait marcher ses malades rapidement mais avec plâtre.M.TREMBLAY demande alors quelle est l\u2019opinion générale de l\u2019assemblée: doit-on faire une suture précoce ou retardée?Il fait ensuite la remarque que dans l\u2019Ouest du Canada, certains chirurgiens ne se donnent plus le mal de suturer la rotule, mais l\u2019enlèvent tout simplement et font une suture des bords de la loge suivant une technique spéciale.M.SAINT-JACQUES insiste sur le désavantage du kangourou, car c\u2019est un fil qui cède tôt.Il a opéré 25 cas de cette facon.Il trouve un grand avantage à ne pas mettre de plâtre et à permettre la marche au 10e jour.Il attend habituellement quatre ou cinq jours avant d'opérer et remplit quelquefois l\u2019articulation avec du Calot.Il n\u2019a jamais rencontré d\u2019ostéite.M.FERRON demande alors combien de temps il faut à la rotule, qui est un os sésamoïde, pour s\u2019ossifier.Il a constaté que ça prenait plus de temps qu\u2019on ne croyait, et il a vu également que les sutures coupaient, si le membre n\u2019était pas plâtré.Il a eu 24 beaux résultats.Cancer du rectum.Guérison opératoire M.Mercier FAUTEUX L'auteur rapporte alors l\u2019observation d\u2019une jeune femme de 32 ans, présentant des douleurs dans les deux fosses iliaques depuis 5 mois, avec de la diarrhée depuis un an et sang dans les selles.L'examen, pratiqué le 21 avril 1938, montre une malade amaigrie, un peu cachectique et présentant du sub-ictère.Le toucher rectal permet de sentir une masse fixée au sacrum et au vagin, cartonnée, annulaire, permettant à peine au doigt de pénétrer.La biopsie donne le rapport suivant: adénocarcinome du rectum.Une cystoscopie pratiquée à ce moment ne donne rien de particulier du côté de la muqueuse vésicale.Le 20 mai 1938, une laparotomie permet d\u2019enlever deux ganglions de la fourche mésentérique et d\u2019exécuter une abdomino-périnéale en un temps avec hystérectomie et terminée par drainage Mickuliez périnéal.Les suites opératoires sont normales, sauf un peu de température du 5e au 16e jour, température probablement due à de la cellulite périnéale. SOCIÉTÉS 67 Elle est revue 6 mois après; elle a engraissé de 40 livres, son anus illaque fonctionne très bien et est continent.M.Fauteux attribue la continence au fait de la rotation qu\u2019il a fait subir au côlon à travers le droit.En présentant cette observation, M.Fau- teux désire faire remarquer qu\u2019une abdomino- périnéale avec hystérectomie en un temps, chez une malade bien préparée, a été bien supportée et laisse entrevoir des résultats très heureux.Il est d\u2019avis que les femmes réagissent mieux que les hommes; il demande à ses collègues quels sont les procédés d\u2019anus contre nature qu\u2019ils favorisent.Il n\u2019a pas fermé la plaie périnéale, et avec des lavages au permanganate il a obtenu une guérison compléte en quinze jours.Il est d\u2019avis que les résultats immédiats de \"amputation sont meilleurs, mais que les résultats éloignés de l\u2019abdomino-périnéale sont les meilleurs.Chez l\u2019homme, il existe une zone très importante au voisinage de la prostate où peut exister de l\u2019infiltration.Il est d\u2019avis que le cancer du rectum ne relève pas de la radiumthérapie, et ne pense pas qu\u2019il y ait intérêt à faire des irradiations.Discussion.M.GERIN-LAJOIE.Croit tout de même à l\u2019intérêt des irradiations jusqu\u2019à 20,000 R après l\u2019intervention, comme il le fait dans les cas de cancer de l\u2019utérus.Il désire poser trois questions au rapporteur: 1° La cystoscopie négative est-elle une preuve de non-envahissement de la vessie?2° L'hystérectomie doit-elle être systématique?3° Quand faut-il enlever le Mickuliez?M.RICARD a eu l\u2019occasion de faire un anus à travers le droit, mais n\u2019a pu contrôler la continence, le malade ne s\u2019étant pas représenté à l\u2019examen.M.BOHEMIER désire faire les remarques suivantes: s\u2019il s\u2019agit d\u2019une malade en sub- occlusion, il faut procéder en deux temps.Au sujet de l\u2019anus À travers le droit, il faut être prudent car il existe une tendance à la sténose.De plus, 1l faut faire une suture du péritoine pariétal.La torsion vaut-elle quelque chose?Si le bout abouché à la peau est trop long, la torsion ne tiendra pas, et si le bout est court, il n\u2019est pas nécessaire de tordre l\u2019intestin.Pour ce qui est de l\u2019hystérectomie, il essaie toujours de garder l\u2019utérus pour soutenir le péritoine.Pour ce qui est du temps nécessaire pour laisser le Mickulicz, il n\u2019y a pas de règles fixes; seulement, il trouve très courte la période de quinze jours qu\u2019a prise la malade pour combler le cratère périnéal.Il est d\u2019avis que pour les cas qui relèvent de la radiothérapie, il est prudent de faire un anus artificiel.M.CREPEAULT se demande si on peut affirmer avoir enlevé tous les ganglions dans ces cas de cancer, et alors s\u2019il ne serait pas indiqué de faire de la radiothérapie par la suite.M.DUFRESNE demande ce qu\u2019est la réaction de Van Der Bergh et quels sont les résultats de la radiothérapie.M.SAINT-JACQUES fait d\u2019abord l\u2019anus dans les cas d\u2019occlusion.TI] emploie un procédé de tunnel sous-musculo-cutané, qui donne une continence parfaite.Il nous rappelle l\u2019histoire d\u2019une malade morte six ans après son abdo- mino-périnéale d\u2019une métastase hépatique.M.P.BOURGEOIS ne croit pas que la cystoscopie négative puisse faire conclure à la non-infiltration ; l\u2019envahissement se faisant par les couches musculeuses de la vessie, il peut très bien y avoir quelques cellules péri- vésicales qui ne donnent aucun signe du côté de la muqueuse.Il rapporte brièvement l\u2019histoire de deux malades qui ont subi une abdomino-périnéale en deux temps.Le premier fut opéré en 1927; actuellement ce malade, qui a repris ses activités, ne se porte pas trop mal.Son anus iliaque gauche est continent et le seul embéte- ment au tableau réside en crises de côlite sai- 68 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 sonnière.Le deuxième malade fut opéré en 1931; il à également repris ses activités, et son anus contre nature l\u2019embête tellement peu qu'il ne porte même pas de compresse sous ses sous-vêtements.Il évacue son intestin tous les matins à volonté, et le reste de la journée est sans incident.Seulement, ce deuxième malade est venu pour des troubles de la miction caractérisés par une rétention vésicale de 500 c.c.et un reflux vésico-urétéral droit avec pyonéphrose.A la suite de intervention, la vessie s\u2019est abaissée et coude l\u2019uretère vraisemblablement comme dans les prolapsus génitaux de la femme.Il devait revenir pour subir une néphrectomie droite au cours de l\u2019automne.M.FAUTEUX ne croit à l\u2019utilité de la cystoscopique pour démontrer qu\u2019il y a envahissement de la vessie, cas où l\u2019intervention sera inutile.Il ne fait pas l\u2019hystérectomie systématique: dans le cas particulier, il fallait une voie d\u2019accès large.Il ne tire jamais sur un Mickulicz, mais il le laisse venir.Il est entendu que l\u2019abdomino-périnéale en un temps ne s'applique qu\u2019à des cas spéciaux.Il ne faut pas faire de repas baryté, car le baryum peut donner de l\u2019occlusion.Il est d\u2019avis que la sténose de l\u2019anus est due à des réactions inflammatoires au pourtour de l\u2019intestin ; il faut avoir soin de cet anus, surveiller attentivement les pansements.Comme anesthésique, il a employé la rachi, et intervention a duré une heure; il reste entendu que l\u2019on ne peut prétendre enlever tous les ganglions, mais il faut faire le mieux possible.L\u2019abdomino-périnéale est l\u2019intervention qui donne les meilleurs résultats dans le cancer du rectum; l\u2019anus artificiel seul ne donne pas de résultats éloignés; le radium désinfecte sûrement, fait cesser la douleur, mais ne semble pas encore avoir donné une guérison définitive.La discussion est alors ajournée à la prochaine séance.Le secrétaire, Paul BOURGEOIS.ASSEMBLEE SCIENTIFIQUE DU BUREAU MEDICAL DE L'HOPITAL NOTRE-DAME Séance du 20 octobre 1938 Présidence de M.À.Bellerose Un cas de rhinophyma traité et quéri M.A.MARIN Cette communication paraîtra comme article original dans un prochain numéro de l\u2019Union Médicale.Discussion.M.P.PANNETON demande s\u2019il y aurait possibilité d\u2019aller plus loin dans le traitement afin d\u2019atteindre les quelques petites lésions d\u2019acné qui restent encore et de parfaire l\u2019apparence.M.LEGER fait remarquer la concision de l\u2019histoire du cas présenté, \u2014 on devrait, dit-il s\u2019en inspirer.M.LAQUERRIERE félicite le docteur Mà- rin du résultat qu\u2019il a obtenu.C\u2019est difficile de dire si, avec la radiothérapie on peut améliorer encore ce cas.Il faut toujours craindre de dépasser le but.Il a déjà traité des cas de rhi- nophyma par l\u2019électropuncture négative.C\u2019est un procédé long mais peut-être moins dangereux que les procédés plus rapides employés actuellement.M.MARIN.Le Docteur Laquerrière s\u2019est chargé de répondre au Docteur Panneton.Je dois ajouter que plus tard, grâce à la radiothérapie modérément pénétrante, il y aura possibilité d\u2019améliorer encore ce malade.Un cas de sillicose pulmonaire M.L.-C.SIMARD Les cas de silicose pulmonaire pure, sans lésions tuberculeuses actives associées, sont peu fréquents.Ils ont même été niés par certains auteurs sérieux qui les considèrent comme des turberculoses anciennes sclérogènes gné- ries.fn y dé Ji jot del Hi \\ ue! dep el de SOCIÉTÉS 69 En voici une observation suivie d\u2019une courte description histologique des poumons, prélevés à l\u2019autopsie, qui mérite d\u2019être versée au débat, à cause de la nature et de l\u2019abondance de la sclérose pulmonaire.Histoire de cas.Monsieur P., âgé de 41 ans, est employé à une usine de silice depuis 6 ans.Il est malade depuis le début de mars 1938.A cette date il se fatiguait facilement, avait de la dyspnée d\u2019effort; amaigrissement, anorexie.Il avait en plus de la difficulté à accomplir son ouvrage quotidien.Deux mois plus tard, i.e.au début d\u2019avril, le patient était dans l\u2019impossibilité de travailler.Ses troubles se sont toujours aggravés de jour en jour.Le 12 septembre 1938, jour où le médecin le voit pour la première fois, 11 a maigri d\u2019une trentaine de livres.Depuis 4 mois, son état général est mauvais.Il a beaucoup de difficulté à respirer.Il tousse et crache, peut à peine raconter ses troubles tant il est opressé.Ses intestins n\u2019ont pas fonctionné depuis deux jours.Il n\u2019a pas vomi.Il n\u2019a pas d\u2019appétit.Son système urinaire paraît indemne ainsi que son système nerveux.Examen objectif.Etat général: médiocre.Malade très pâle, ongles violacés, sueurs froides, air inquiet et angoissé.Respiration: 80 à la minute.Pouls: in- comptable.Température: 96.1 F.P.A.80/50 Crachats nummulaires.Téte: Yeux: pupilles dilatées, réagissent faiblement à la lumière.Langue: saburrale.Dents: cariées et malpropres.Cou: Pas d\u2019adénopathie perceptible.Thorax: Cœur: bruits très assourdis.Pas de souffle perceptible.Tachycardie.Poumons: Inspection: tirage très marqué.Respiration extrêmement accélérée.Thorax décharné.Palpation: vibrations vocales augmentées de volume.Percussion: submatité aux deux sommets aussi bien en avant qu\u2019en arrière.Auscultation: le murmure vésiculaire est à peine perceptible au sommet des deux poumons, tandis que la respiration est bruyante sur tout le reste du champ pulmonaire.Pas de rales huinides, mais égophonie.Abdomen: Légèrement tendu sans douleur précise.Rate non percutable et non palpable.Le foie n\u2019est pas douloureux et n\u2019est pas augmenté de volume.Les réflexcs sont normaux.Evolution: Le 14 septembre 1938: même état que le 12 avec, en plus, apparition de râles de congestion aux deux bases pulmonaires.Température 95.1F Respiration 90.Pouls 150.Le 16-9-38.Décès survenu à 11 heures a.m.Rapport macroscopique de l\u2019autopsie: Il s\u2019agit d\u2019un homme d\u2019une quarantaine d\u2019années environ mesurant 5 pieds et 8 pouces et pesant 126 livres.À l\u2019ouverture du thorax on remarque un liquide pleural d\u2019environ 200ce., couleur jaune citron.On a beaucoup de difficulté à décoller la plèvre viscérale qui adhère fortement à la plèvre pariétale.Le poumon droit est gros, dur, ne s\u2019affaisse pas et ne laisse pas pénétrer le doigt.Une tranche jetée dans l\u2019eau va immédiatement au fond.Tout le lobe inférieur présente une couleur noirâtre faisant contraste avec la couleur rouge foncée des deux autres lobes.En plus, le lobe supérieur est parsemé de végétations très dures, tantôt rondes, ovalaires ou linéaires.A la coupe, l\u2019aspect est franchement gris.Les lobes moyen et inférieur sont rouges, œ- démateux, laissant soudre un liquide spumeux à la pression.Le poumon gauche présente le même aspect que le poumon droit.Les lésions s\u2019étendent également à tout le lobe supérieur gauche.Le cœur, le foie, les reins, la rate paraissent normaux au point de vue macroscopique. 70 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 Examen histologique des poumons: Des prélèvements ont été pratiqués dans le poumon droit, au sommet dans le lobe moyen et dans le lobe inférieur.Les trois fragments présentent une sclérose intense constituée par des plages confluentes de tissu conjonctif dense, très pauvre en cellules conjonctives.La sclérose prédomine surtout dans la région corticale, sous-pleurale et s\u2019atténue progressivement en allant vers le hile.Dans le fragment du lobe moyen la sclérose est tellement abondante qu\u2019elle occupe presque toute la coupe; il ne reste que quelques rares lobules pulmonaires partiellemnt aérés.À la lumière polarisée, des milliards de cristaux constellent le tissu scléreux, et apparaissent même dans l\u2019exsudat alvéolaire des régions aérées.La recherche de la silice dans les crachats aurait sans doute été positive.Le fragment du sommet offre, à part la sclérose, plusieurs foyers d\u2019emphysème alvéolaire.Dans ce qui reste de lobules aérés existent de la congestion et de l\u2019œdème.Aucune lésion tuberculeuse active n\u2019a pu être décelée.Discussion.M.LAQUERRIERE.C\u2019est un cas très intéressant qui soulève une question à l\u2019ordre du jour.L\u2019école de Rist, à Paris, ne veut pas que la silicose soit une maladie propre; toujours, elle s\u2019accompagnerait de tuberculose.Or, les images radiologiques de silicose sont quelquefois tellement particulières qu\u2019on peut en les voyant, poser le diagnostic étiologique.Elles se présentent alors sous l\u2019aspect de masses tumorales que l\u2019on ne retrouve que dans cette affection.Si la silicose peut avoir un dessein radiologique spécial, elle doit avoir également une nature spéciale.Pourquoi vouloir toujours que la tuberculose intervienne dans la silicose et que celle-ci ne soit pas elle- même une maladie autonome?Ici l\u2019examen histologique a nettement démontré qu\u2019il n\u2019existait pas de tuberculose.M.J.PREVOST.Cette question est importante au point de vue pratique.Il est habituel de rechercher la tuberculose pulmonaire, lorsque l\u2019on est en présence de silicose et dans la majorité des cas on la trouve.Tous nos cas de silicose ont fait de la tuberculose et c\u2019est la tuberculose qui a emporté ces malades.Au point de vue légal on voit l\u2019importance d\u2019une telle affection.M.A.BERNIER.D\u2019après les statistiques des auteurs allemands, américains et australiens, le pourcentage des cas de silicose pur et simple est plus élevé qu\u2019on ne le pense.M.C.-E.GRIGNON.D\u2019après le rapport de l\u2019autopsie, le cœur serait normal.Je demande au docteur Simard comment il se fait qu\u2019avec des poumons si sclérosés, on n\u2019ait pas une dilatation du cœur droit.M.L.-C.SIMARD.(au Dr Grignon) L\u2019autopsie a été faite par un médecin de la campagne qui a bien voulu nous transmettre ses notes.Celles-ci ne mentionnent pas de dilatation du cœur droit, qui existait vraisemblablement, parce que l\u2019examen histologique du cœur a montré une dégénérescence des fibres musculaires cardiaques.Un cas de diverticule de l'œsophage M.A.LAQUERRIERE Mme R., 72 ans, vient consulter le 27 septembre à cause d\u2019une difficulté pour avaler qui dure depuis quelques années, et va en augmentant sans jamais se compliquer, jusqu\u2019à présent, de vomissement.Le Dr Vien qui l\u2019accompagne a fait le diagnostic de diverticule et en demande confirmation.La malade absorbe une bouillie barytée derrière l\u2019écran et nous voyons immédiatement se former à la base du cou, une grande tache opaque à fond arrondi, qui reste en permanence; la bouillie barytée descend sur le côté gauche de cette poche et dessine un œ- sophage un peu irrégulier.Il est en particulier déformé par une aorte dont la crosse est beaucoup plus opaque que normalement.Il se laisse cependant franchir sans difficulté et dans un temps normal.La poche du diverticule reste au contraire remplie durant la dizaine de minutes que nous pouvons consacrer à l\u2019examen, la malade n\u2019habitant pas Montréal. SOCIÉTÉS 71 Le diverticule de l\u2019æsophage est assez rare; il est exceptionnel sur le reste de l\u2019organe bien qu\u2019il puisse exister en n\u2019importe quel point.Son lieu d\u2019élection est comme chez notre malade la base du cou.On admet qu\u2019il siège en réalité dans l\u2019hypopharynx au-dessus de la bouche œsophagienne plutôt que sur l\u2019æso- phage proprement dit; mais le fond de la poche, quand elle est de grande taille, se dessine sur le côté de l\u2019œsophage lui-même.Discussion.M.A.MOUSSEAU.Radiographiquement parlant, je me demande s\u2019il s\u2019agit d\u2019un diverticule œsophagien ou pharyngien.Généralement ce sont les diverticules pharyngiens que l\u2019on rencontre.Ce sont ceux d\u2019ailleurs qui existent chez certains « professionnels-contre- bandiers » et qu\u2019on appelle les diverticules professionnels.M.P.PANNETON.Il est évident que la question des diverticules de l\u2019æsophage est véritablement une question « sudète »: on ne parvient pas à en délimiter nettement les frontières.Mais puisqu\u2019on a toujours appelé ces diverticules, des diverticules de l\u2019æsopha- ge, je ne vois pas l\u2019utilité d\u2019en changer le nom.Ce cas serait-il propice à l\u2019intervention?M.A.LAQUERRIERE.Au sujet de la localisation du diverticule, c\u2019est à la base du cou que se trouve le lieu d\u2019élection, au niveau du pharynx plutôt que de l\u2019æsophage.Mais on a toujours appelé cela, diverticule de 1'ce- sophage, même si ce n\u2019en est pas.Le point de vue opératoire n\u2019a pas été posé; vu que la malade supporte bien son affection; en mangeant doucement elle s\u2019alimente bien; il n\u2019y a par conséquent pas lieu d\u2019intervenir.Le pyrétothérapie physique dans le traitement des arthrites gonococciques M.Lucien SYLVESTRE Cette communication a paru comme article original dans le numéro de décembre 1938 de l\u2019« Union Médicale », p.1283.Discussion.M.U.GARIEPY.Quel est le résultat fonctionnel chez les sujets atteints d\u2019arthrites go- nococciques?M.A.LAQUERRIERE.À côté de la py- rétothérapie existe une méthode localisée par ondes courtes qui permet une réaction générale moins intense.Halpen et Auclair pratiquent l\u2019hyperthermie prolongée au niveau du bassin et des organes génitaux.Ils guérissent très rapidement les malades et cette méthode est particulièrement efficace chez les femmes porteuses de germes.Dans l\u2019arthrite généralisée on fera de la pyrétothérapie globale.Elle demande une surveillance précise et de plus c\u2019est une méthode pénible pour le patient.Il y a donc avantage à faire le traitement local chaque fois qu\u2019on le peut.M.SYLVESTRE.Dans notre cas, le résultat fonctionnel a été de près de 100%.Pas d\u2019ankylose, ni raideur articulaire.Les américains ont 75% de guérison par cette méthode, ce qui veut dire par conséquent que les fonctions articulaires sont intactes.(Au Dr Laquerrière): si l\u2019on peut faire le traitement local, il est certainement à conseiller.Mais je me demande, si les appareils que nous possédons ici sont suffisants pour obtenir ces résultats.\u2014 Ici le malade faisait des « métastases », ailleurs il faisait de la septicémie go- nococcique, et le traitement devait être général.Anévrysme de la crosse aortique ! Hémorragies sous-cutanées successives prises pour des dilatations anévrysmales.(Hémorragie foudroyante terminale.Présentation de la pièce) MM.A.LEGER et A.De GUISE Cette communication paraitra comme article original dans un prochain numéro de l\u2019« Union Médicale.» Discussion.M.P.PANNETON.Je félicite les auteurs d\u2019avoir eu le courage de corriger un diagnostic et de l\u2019avouer.\u2014 L\u2019utilité de telle erreur est beaucoup plus grande que tout autre genre de communication scientifique.1.Cas présenté aux réunions scientifiques par les Drs A.Léger et G.Barry, octobre 1936 et janvier 1937.Publié dans l\u2019Union Médicale, janvier 1937. 79 JL UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 Maladie de cushing.Syndrome paradoxal M.E.MENARD Mme A.L., dossier du dispensaire de l\u2019hôpital Notre-Dame: 84803.La malade se présente au dispensaire en date du 30-9-36 pour des troubles digestifs, sensation de pesanteur au creux épigastrique, tympanisme, douleurs abdominales, constipation opiniâtre, troubles circulatoires généralisés, céphalée, nycturie, acrocryesthésie, sco- tomes scintillants, avec une T.A.de 140/110; urines troubles avec densité de 1010, alb.traces, sucre non, leucocytes rares, et présence de bactéries.B.W.négatif.18-11-1936 T.A.195/115 pouls 100 2-12-1936 180/105 16-12-1936 220/120 7-4-1937 195/108 Cette malade nous est gracieusement référée par le Dr D.Duperron, pour des troubles endocriniens.Elle se plaint de fatigue au moindre effort, bouffées de chaleur, nervosisme, insomnie, céphalée sans localisation nette, crises de douleur très vives aux globes oculaires, bourdonnements d'oreilles, crampes dans les jambes, acrocyanose et acrocryesthésie, dyspnée d\u2019effort, douleurs à type nettement angineux, marquées à l\u2019effort, calmées par le repos et de courte durée, orthopnée (cyanose et suffocation quand elle se couche tête basse).Les douleurs précordiales s\u2019irradient dans le dos et dans l\u2019épaule et le bras gauche.Sensation de brûlure et d\u2019étau; dyspnée d\u2019effort, polyurie, polydypsie et polyphagie avec prurit généralisé, vertiges.Antécédents personnels: ne peut donner renseignements sur son poids de naissance, date des premiers mots, premiers pas et des premières dents; ne sait pas si sa mère a fait excès de poids au cours de ses grossesses.Rougeole 10 ans, diphtérie pendant adolescence.Elle pesait 165 livres à 16 ans, 99 livres à 19 ans (année de son mariage), 6 mois plus tard, 175 livres; elle aurait engraissé de 50 livres durant sa première grossesse et de 25 livres durant la deuxième, et l\u2019obésité a continué ensuite jusqu\u2019à atteindre 242 livres le [-4-37.Poids actuel: 182 livres.Puberté à 15 ans, régulière, 28 jours, durée 7 jours; actuellement, 4 Jours avec cycle de 23 jours, frigidite, mari V.B.S.lère grossesse avec forceps, acc.lab.Pas d\u2019albuminurie ni d\u2019ædème.Premier enfant de poids normal avec croissance normale; 2ième enfant, denture en temps normal mais a marché et parlé à 2 ans.Pas de mort, ni de f.c.Stérilité involontaire ensuite.Père 70 ans V.180 livres, 66 pouces; mère, obèse morte à 66 ans, d\u2019angine de poitrine.Deux frères vivants, poids: 160 et 110 livres b.s.; un présente des troubles osseux indéterminés; un autre, mort à 44 ans d\u2019angine de poitrine et un autre de cardiopathie à 46 ans.Quatre sœurs vivantes, non obèses et B.S.Une morte à 31 ans, après opération pour lithiase biliaire.Pas f.c.Examen clinique: facies pléthoriques, cyanose de face plus marquée en position couchée et tête basse avec dyspnée augmentée, obésité facio-tronculaire avec localisation à la nuque, cou, seins, épaules.Visage élargi, en pleine lune, bajoues, cuisses grosses, mais extrémités des membres non adipeuses.L\u2019a- diposite est douloureuse à la pression, les vergetures, sans teintes pourpres, mais donnant au toucher une sensation dur.Ces vergetures auraient déjà eu la teinte ecchymotique, ecchymoses des membres.Signes de virilisme: Moustache, poils aux jambes, mèche temporale avec peau très colorée brune dans cette région, poils pubiens normaux.Goitre diffus, non adénomateux avec tachycardie et léger tremblement.Cœur: bruit de galop, rythme pendulaire, mais bruits bien frappés et absence de souffle.Poumons normaux, œdème des membres inférieurs.Cavité buccale R.A.N.Douleur très vive, localisée au point vésiculaire.Main: coussin adipeux aux poignets.Peau sèche.Hypophyso-thyroïdienne type juvénile.Noter main sur la photo, la forme effilée des extrémités des doigts, ainsi que le pannicule adipeux à face dorsale de la main et des deux SOCIÉTÉS | 73 premières phalanges.(Insuffisance hypophysaire juvénile.Exophtalmie mais avec prédominance sur l\u2019œil gauche.Douleurs lancinantes aux globes oculaires, survenant par crises paroxystiques et fugaces et s\u2019accompagnant d\u2019amblyopie et de vertiges.Pas de dioplopie.Système osseux: absence de xyphose et de gibbosité, membres normaux; réflexes normaux.Enr Examen du Dr Lucien Gélinas: Oedème papillaire, sclérose vasculaire, champ visuel normal.a V: 1/10 O.D.2.00 V.2/3 V: 1/10 OG.250 V.1/2 Examens de Laboratoire: Métabolisme basal: 17 juin 1938: X31% 21 juin 1938: X35% 18 juillet /38: X13% 22 août 1938: 0 Cholesterinémie Glycémie 17/6/38 3 gr 21 1 gr 70 18/7/38 3 gr 21 1 gr 30 19/8/38 3 gr 46 Azotémie 17 juin 1938 0 gr 33 21 juillet 1938 0 gr 23 18 août 1938 0 gr 27 Action dynamique et spécifique des protéines.M.B.Avant le repas d\u2019épreuve, 13 sept.: X6%.Deux heures après absorption de 3 blancs d\u2019œufs cuits durs avec une tranche de pain beurré et une tasse de thé sans sucre, ni lait: X12.28 septembre 1938, numération globulaire: 3,600,000 globules rouges 6,000 globules blancs 65% hémoglobine 0.9 valeur globulaire 70% polynucléaires neutrophiles 6% grands mononycléaires 21% lymphocytes 3% polynucléaires Cosinophiles 10 septembre 1938: calcium dans le sang: 0.088 phosphore dans le sang: 0.260 Examens des urines: 26/7/38: albumine: oui; densité: 1012; sucre: non; acétone: non; acide diacétique: non; phosphates, leucocytes, rares bactéries.20/8/38: rapport identique avec densité: 1014; pas de sucre.13/9/38: densité: 1024; albumine: oui; sucre: 3 gr 47; acide, acétone: absence; bactérie: oui.13/9/38: densité: 1024; albumine: oui; 6 gr au litre; leucocytes; oui; pus: présence; troubles: réaction alcaline.5/10/38: aspect: trouble; densité: 1016; albumine: oui; sucre: non; leucocytes: rares; pas d\u2019acétone, ni d\u2019acide diacétique.Echantillon des urines de 24 heures: dosage 1 litre.Test de tolérances des H.D.C.(100 gr de glucose) 30/6/38: A jeun: s: 1 gr 50, 30 min; 2 gr 66, 60: 3.18, 120 min: 3 gr 18, 180 min.2 gr 50, 240 min: 1 gr 50, 300 min.1 gr 26 1/7/38: Glucosurie provoquée: à jeun: sucre: absence; 1% hre après: 2 gr 75; 1 heure après: 20.96; 2 heures après: 23.07; 3 heures après: 15.47; 4 heures après: 4.33; 5 heures après: absence.1/9/38: À jeun: sucre dans l\u2019urine: non; sucre dans le sang: 1 gr 37 30 min.Traces 2 gr 10 60 min.9 gr 33 2 gr 66 120 min.25 gr 40 2 gr 82 180 min.35 gr 2 gr 20 240 min.indosable 1 gr 40 300 min.absence 1 gr 26 Madame A.L.24928 Rapports du service de Radiologie: Rad.2-36683.Selle turcique, 20 juin 1938; la selle turei- que paraît un peu profonde (Dr D.Léonard).Radiographie de colonne dorso-lombaire (7 octobre 1938) rien de particulier à noter à la colonne (Dr D.Léonard).Morphologie et mensurations Poids 7/4/37 242 livres (nue) 20/6/38 210 \u201d 8/7/38 205 \u201d 74 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 13/7/38 205 livres (habillée) 12/10/38 182 \u201d Taille: 614% pouces Segment inférieur: 3415 pouces ?supérieur: 37 pouces Expansion: 6114 pouces août 17 1938: 190/110 août 30 1938: 180/120 24/11/37: Stomatologie: détartrage, acide chromique: paradantose (Dr Gérard Demon- tigny).Malade n\u2019a pas à revenir (Dr Reeves) 6/12/1937.Tension artérielle: Traitements: diète: glycide: 150 gr 17/6/38 lipide: 60 protides: 60 calories: 1340 Solution de digitaline au 1000ième; 5 gouttes, 2 fois par pour, pendant 6 jours, puis repos de quatre jours.Insuline (8/7/38): 30 unités le matin (pro- tozine Unités, signes d\u2019hypoglycémie) ; puis, 24 unités tous les matins (très bien toléré à cette dose).À partir du 17 août 1938, 7 séances de radiothérapie sur les régions surrénaliennes.Faits importants à noter dans l\u2019observation actuelle: 1° obésité dans période infantile et juvénile.La photo de sa main nous en fournit une preuve irréfutable et indélébile; 2° si nous n\u2019avons pas de renseignements sur sa croissance durant période fœtale et infantile, son augmentation considérable de poids durant la première grossesse et la deuxième, ainsi que les troubles de croissance manifestés chez le deuxième indiquent troubles thyroïdiens chez la mère et signes d\u2019hypothy- roidie chez le deuxième enfant; 3° rapidité de la manifestation de l\u2019obésité et caractères morphologiques classiques de syndrome de Cushing; 4° le cycle menstruel constamment normal indiquant sécrétion normale d\u2019hormone gona- dotropique par l\u2019hypophyse antérieure; 5° frigidité et stérilité secondaires; 6° mère morte, obèse, angine de poitrine; 7° Symptômes importants: Obésité typique.Plétorique.Diabète.Hyper- cholestérinémie.Hirsutisme.Vergetures.Frigidité et stérilité secondaires.Métabolisme basal élevé.Troubles cardio-vaseulaires.Troubles cardio-vasculaires.Diagnostic clinique: Syndrome de Cushing de la ménopause.Discussion.M.C.-E.GRIGNON.Je ne crois pas qu\u2019il faille étiqueter ce cas sous le nom de maladie Cushing, car il faut conserver un cadre aux maladies décrites par les auteurs.Or il manque beaucoup de symptômes dans cette observation pour parler de maladie de Cush- ing.L\u2019obésité que l\u2019on remarque sur les photographies n\u2019est pas typique de cette affection.En effet, dans la maladie de Cushing les malades présentent une obésité particulière du cou et de la face.Ils ont un cou de taureau et une figure très rouge.Il manque aussi de la polyglobulie qui est constante dans le syndrome de Cushing.L\u2019aménorrhée manque aussi.Il existe un début d\u2019inversion plutôt qu\u2019une inhibition sexuelle.L\u2019ostéoporose fait défaut.Tout ceci est suffisant pour nier le diagnos- tie de maladie de Cushing.L\u2019obésité de cette malade est une obésité ancienne.C\u2019est une obésité juvénile à type hypophysaire.Quant au métabolisme basal il est augmenté.Or, l\u2019augmentation du M.B., n\u2019est pas toujours synonyme d\u2019hyperthyroïdie.L\u2019élévation du M.B., se rencontre chez les obèses, gros mangeurs, de même que chez des hypertendus.\u2014 Comme preuve que l\u2019élévation du M.B., n\u2019est pas due à la maladie de Cushing, c\u2019est qu\u2019on rencontre en même temps une élévation du cholestérol sanguin.Il existe un diabète léger qui réagit bien à l\u2019insuline.L\u2019hypertension, contrairement au diabète hypophysaire ou surrénal n\u2019évolue pas comme dans la maladie de Cushing d\u2019une manière paroxystique et semble concomitante de sa néphrite chronique. SOCIÉTÉS 75 Pour établir le diagnostic, il existe des réactions hormonales stigmates: le sodium sanguin est toujours élevé, le potassium est toujours abaissé.La radiographie des capsules surrénales, après insufflation des loges rénales pourrait être pratiquée pour rechercher quelque tumeur de cette région.Le dosage de la cortine serait très précieux, mais on ne peut le faire ici actuellement.En somme, la malade de cette observation présente de l\u2019obésité, un diabète, de l\u2019hypertension, de la néphrite au moment de la ménopause, avec syndrome sexuel régressif de la ménopause.M.R.AMYOT.J\u2019admets presque entièrement les remarques du docteur Grignon.J\u2019ajouterai qu\u2019il ne faut pas enlever à la malade du docteur Ménard, le mécanisme endocrinien de ses troubles.L\u2019hypophyse doit participer, dans une certaine mesure, mais entre cette participation et l\u2019étiquette de maladie de Cushing il y a loin.Il est toujours difficile, d\u2019ailleurs, durant le cours de la vie d\u2019un malade de faire un diagnostic certain de maladie de Cushing.Certains malades ayant présenté un syndrome clinique typique n\u2019étaient pas porteurs d\u2019un adénome basophile de l\u2019hypophyse.\u2014 On ne peut dire avec certitude « maladie de Cush- ing» qu\u2019en présence non seulement du syndrome clinique, mais aussi de coupes de l\u2019hypophyse démontrant l\u2019adénome basophile de cette glande.Quant à l\u2019insufflation péri-rénale pour la recherche d\u2019un adénome surrénalien, il peut fort bien arriver que la radiographie ne décèle pas l\u2019adénome, même lorsqu\u2019il y en a, car ces adénomes sont souvent microscopiques.M.E.MENARD.Je n\u2019ai rien à ajouter.Il manque certainement à ma malade de nombreux symptômes.Les autres épreuves de laboratoire ne peuvent pas être faites ici pour la plupart.Je remercie le docteur Grignon.Cavité tuberculeuse et abcès gangreneux du poumon droit Cure de repos - Thoracoplastie - Guérison MM.J.PREVOST et G.LECLERC Cette communication paraîtra comme article original dans un prorhain numéro de l\u2019« Union Médicale.» Discussion.M.C.-E.GRIGNON.Il faut remercier les Drs Prévost et Leclerc de nous avoir fait communication.Je me rappelle un cas que nous avons suivi conjointement Prévost et moi.Il s\u2019agissait d\u2019un diabétique qui présentait, en plus, une lésion pulmonaire que nous ne pouvions diagnostiquer avec certitude, ni en faveur de l\u2019abcès ni en faveur de la tuberculose cavitaire.Un médecin de l'extérieur ayant vu le malade n\u2019hésita pas à poser le diagnostic de tuberculose et lui fit un pneu- mo-thorax dont le résultat aggrava l\u2019état du malade qui faisait un abcès.Lithiase pancréatique.Une observation M.L.-Henri GARIEPY Homme de 48 ans, mesurant 5 4\u201d, et pesant 10915 livres, vu au dispensaire le 9 mars 1937.Diabète découvert 9 mois auparavant.Se plaint actuellement de faiblesse, d\u2019amaigrissement, de douleurs dans les membres et de crises de diarrhée.Ses analyses démontrent: Urines: Sucre + \u2014.Acétone 0.Albumine 0.Microscope 0.Sang: Sucre 2.50.Urée 0.46.Cholestérine 1.89.B.W.négatif.Nous prescrivons un régime de 1,478 calories comprenant: Glucides 182 gr, lipides 42 gr, protides 93 gr.Pas d\u2019Insuline.Après 4 semaines la glycosurie est aussi abondante, le malade a maigri de 2 livres et tous ses malaises persistent.Nous recommandons une hospitalisation.Première admission: le 31 mars 1937.Sorti le 21 août 1937.Durée 146 jours.Pendant cette période le traitement du diabète a varié dans les limites suivantes: Glucides de 200 à 272 grammes.Lipides de 42à 70 ?Protides de 75 à 105 7 Calories de 1,562 à 2,030 par heures.Insuline Protamine Zinc de 20 à 36 unités. 76 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 Impossibilité absolue de contrôler la glycosurie et la glycémie.Sauf l\u2019Insuline non modifiée qui n\u2019a pas été essayée, la plupart des combinaisons possibles quant à la composition du régime, la distribution des glucides, le nombre et l'heure des repas, le moment d\u2019administration d\u2019Insuline, ont été tentées sans succès.Le malade faisait des crises d\u2019hypoglycémie (dont plusieurs furent d\u2019une gravité inquiétante), aux moments les plus inattendus, malgré une glycosurie qui fut toujours présente, sauf quelques jours seulement.Le niveau de la glycémie, répéré 50 fois pendant ces 146 jours, a donné les chiffres suivants: | 0.31 à 1.00 22 fois 1.00 à 1.50 20 fois 2.A212 3 fois Les selles furent presque toujours liquides, le plus souvent lientériques, et leur nombre atteignait pendant les crises 6 à 7 par jour.Un examen des selles montra la présence de fibres musculaires non digérées, mais absence de graisse et d\u2019amidon.En cherchant une cause à cette évolution anormale, nous constatâmes un jour du pus et des bactéries dans les urines.Les urologistes (Dr Paul Bourgeois) diagnostiquèrent une pyélo-néphrite chronique.Une radiographie de l\u2019arbre urinaire montra la présence de nombreux calculs dans le pancréas.Une intervention chirurgicale sur le pancréas fut proposée au malade mais refusée.Le malade quitte l\u2019hôpital et nous le perdons de vut pendant 9 mois.Deuxième admission.20 mai 1938, mort 17 Juillet 1938, durée 58 jours.Etat général mauvais.Poids 104 livres.Glycémie 1.25.Glycosurie Urée 0.33.Un régime généreux au goût du malade ayant provoqué une augmentation de la glycémie et de la glycosurie, nous en preseri- vimes un autre contenant: Glucides 182.lipides 70, protides 93, avec 20 unités d\u2019Insuline Protamine Zinc qui agit favorablement sur le diabète.A cause de l\u2019inappétence ct de la diarrhée qui augmentaient, régime et Insuline durent être abandonnés pour faire place à un traitement purement symptômatique.La cachexie s\u2019installa et le malade mourut 58 jours après son admission.Pendant cette période, un examen des selles montra des fibres musculaires et des graisses non digérées mais pas d\u2019amidon.Un dosage de la diastasurie donna 16 unités.Autopsie: (A.Bernier.) Nous nous contenterons ici de décrire les lésions pancréatiques.Nous reviendrons plus tard sur les autres lésions viscérales.Le pancréas est de dimensions sensiblement normales, mais mais ne possède plus la strue- ture et la teinte d\u2019un pancréas sain.Le palper révèle un grand nombre de sialolithes.Une section transversale de la queue montre des distensions énormes des canaux excréteurs.Ces distensions ne sont pas régulières elles sont petites en certains endroits, étendues en d\u2019autres.Elles donnent au système collecteur un aspect moniliforme.Le contenu des dilatations et des canaux est glaiseux, et contient du sable pancréatique.Certains caleuls sont volumineux ct coincés dans ces ectasies Il est impossible de les extraire sans déchirer les tissus environnants.Ces calculs sont durs, blancs et de toutes les formes possibles.Nulle part, on ne retrouve macros- copiquement la lobulation caractéristique du pancréas.La structure normale du pancréas est remplacée par un tissu scléreux, blanchâtre, lardacé et très dur.Une dissection de la tête a montré une obstruction complète du canal de Wirsung, au niveau de la paroi duodénale.Immédiatement, en amont de cette obstruction, on tomn- be sur une dilatation considérable du canal où l\u2019on retrouve un caleul de 1.5 em.de diamètre.Histologie.Masse scléreuse où l\u2019on retrouve en de très rares régions des restes d\u2019acini et quelques ilots de Langherhans étranglés dans la sclé- SOCIÉTÉS 77 rose.La coupe étudiée au niveau de la queue ne montre que 3 ilots de Langherhans, alors que c\u2019est la partie la plus riche en ilots.Cette masse fibreuse et creusée de nombreuses cavités tantôt étroites, rectilignes, tantôt larges, anfractueuses.Quelques cavités sont recouvertes d\u2019un épithélium à cellules eylindri- ques mucipares.Parfois, cet épithélium est aplati.D\u2019autres cavités sont dépourvues de tout révèlement épithélial.Leurs retards sont immédiatement tapissés d\u2019une couche acidophile de même nature que le contenu des cavités.Ces masses intra-contraires sont rougeâtres, acidophiles et sans doute le produit de sécrétion de l\u2019épithélium.Ce sont ces masses de sécrétion de mucus qui ont servi d\u2019amorce aux nombreux sialolithes qu\u2019on retrouve partout dans les canaux dilatés.Discussion.M.BERNIER projette les coupes histologiques du pancréas.M.U.GARIEPY.La malade a-t-elle évolué tellement vite que l\u2019on n\u2019ait pas pu faire à la malade un cholécystectomie?M.C.-E.GRIGNON.Au point de vue diabétique, un pancréas devant normalement présenter un balancement entre la sécrétion endocrine et l\u2019exocrine, ce malade est très intéressant.Lorsqu'il y a obstruction du canal de Wirsung la diarrhée apparaît avec de l\u2019hypoglycémie \u2014 à d\u2019autres périodes la glycémie remonte.Ce sont par conséquent des malades difficiles à traiter justement à cause de leurs périodes d\u2019hypo et celles d\u2019hyperglycémie.Ce qui frappe c\u2019est la disparition presque complète des îlots de Langerhans dans la région qui vous a été projetée à l\u2019écran et où il devrait justement en exister de nombreux, avec diabète léger.A-t-on pratiqué d\u2019autres coupes ailleurs dans le pancréas?M.BERNIER.J\u2019ai fait des coupes au niveau de la queue du pancréas ne pouvant pas les faire au niveau de la tête farcie de calculs.M.A.LEGER.Quelle est la fréquence d\u2019une telle lésion?M.R.AMYOT (au Docteur Bernier).Au sujet de l'influence de l\u2019obstruction du canal de Wirsung sur les îlots de Langerhans, il est bon de rappeler que les auteurs canadiens sont parvenus à isoler l\u2019insuline en interrompant la sécrétion externe du pancréas afin de réduire le pancréas à sa sécrétion interne ou encore à l\u2019exagérer.Comment le processus actuel a-t-1l pu provoquer une diminution de la sécrétion interne et la disparition des îlots de Langerhans.Est-ce que l\u2019hyperglycémie peut être expliquée?M.LAQUERRIERE.Une telle abondance de calculs est extraordinaire.C\u2019est une rareté.Merci à Gariépy de nous l\u2019avoir montrée.M.SIMARD.Au sujet des réflexions du Docteur Grignon et du Dr Amyot sur les îlots de Langerhans, il faut savoir que ceux-ci ne se régénèrent que s\u2019il persiste des petits canaux excréteurs et quelques acini.Or, dans le cas présent, la lithiase existant depuis longtemps; il s\u2019est formé une sclérose abondante.Il n\u2019existe plus de tissu exocrine à partir duquel se régénèrent les îlots de Langerhans.Comment se fait-il que le diabète soit léger s\u2019il ne reste plus que quelques îlots de Langerhans?Peut-être y a-t-il beaucoup plus d\u2019ilots en d\u2019autres points de la glande.On peut aussi expliquer ce phénomène par le fait que la qualité compense peut-être pour la quantité.M.A.MOUSSEAU.Au point de vue clinique, la lithiase pancréatique peut être douloureuse ou muette.Ici, dans l\u2019histoire, il n\u2019y a pas la moindre mention de ce symptôme.La distention du pancréas comprimant le plexus solaire aurait dû causer de la douleur.M.L.-H.GARIEPY.J\u2019ajouteral une explication a celle du Dr Simard au sujet de la légèreté du syndrome diabétique en l\u2019absence d\u2019ilots de Langerhans.Cette explication servira en même temps de réponse à la remarque du docteur Grignon au sujet de l\u2019alternance de la fonction endocrine ou exocrine du pancréas: le défaut de la digestion des matières alimentaires, qu\u2019on retrouvait presque intactes dans les selles pendant les 78 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 périodes d\u2019exacerbation de la diarrhée, équivalait au point de vue de la nutrition au jeûne et le bas niveau de la glycémie pendant ces périodes ne peut être attribué à une augmentation de sécrétion des îlots.La lithiase pancréatique, du moins de cette gravité est rare.C\u2019est le premier cas que je rencontre.Il m\u2019est donc difficile d\u2019en évaluer la fréquence, du moins chez nous.Il est intéressant de rappeler que c\u2019est la lecture d\u2019une observation analogue, dans le «Journal of Gynecology and Obstetrics» qui a suggéré a Banting l\u2019idée de chercher à isoler la sécrétion des ilots de Langerhans, qu\u2019on trouve habituellement conservés après la disparition des acini consécutive à l\u2019obstruction du canal de Wirsung par un calcul.M.A.BELLEROSE.Merci au Docteur Gariépy.Au point de vue chirurgical, ce serait une erreur de faire une cholécystectomie puisqu\u2019on enlèverait à l\u2019organisme la sécrétion biliaire alors que la sécrétion pancréatique fait déjà défaut.M.L.-H.GARIEPY (au Dr Mousseau).Le malade s\u2019était plaint de douleur sourde au creux épigastrique mais pas de symptômes aigus d\u2019occlusion du canal de Wirsung.Quant à la question opératoire, elle fut dis- eutée après constatation des calculs, malgré le peu d\u2019espérance qu\u2019elle nous inspirait.Nous l\u2019avons proposé afin de libérer le canal de Wirsung.A notre grande satisfaction le malade n\u2019a pas accepté l\u2019intervention.Embolie artérielle.Artériectomie M.J.-U.GARIEPY Paraîtra ultérieurement comme article original dans un prochain numéro de l\u2019« Union Médicale.» Discussion.M.A.LEGER.Le problème de l\u2019intervention se pose ici.Il a déjà été posé il y a quelques mois, et, l\u2019évolution a justifié l\u2019attente: il s\u2019est fait une délimitation nette avec début de moignon aussi élégant que celui du chirurgien.On soumet qu\u2019il y a danger d\u2019infection: ce sont des corps étrangers.Mais, que ferait une opération dans des tissus aussi compromis au point de vue circulatoire.M.A.BELLEROSE.Il y a un fait frappant: le sillon d\u2019élimination est établi.Le malade reste porteur de ses doigts gangrenés.Quant à la question des moignons, si on laisse évoluer ces escarres les moignons sont douloureux.Il faudrait amputer sans retarder.Il se fait une résorption d\u2019albumines toxiques prédominant de la vaso-constric- tion et qui aboutirait à des moignons douloureux.M.U.GARIEPY.Je suis de la même onion que le docteur Bellerose.On ne doit pas laisser à la nature de faire des moignons: des douleurs très importantes pourraient survenir.L'intervention va consister à faire deux valves et laisser le moignon ouvert, et non pas tenter de faire des moignons classiques.Le squelette recouvert d\u2019une cicatrice scléreuse serait nécessairement douloureux.Georges Hébert, Secrétaire des Séances. REVUE DES LIVRES \u2018Techniques chirurgicales générales\u201d.(Errors and Safeguards in Surgery).Professeur Max THOREK, Chicago.Lippincott, Chicago, éditeur.L\u2019auteur de « Errors and Safeguards in Surgery », ce livre si éminemment pratique de clinique opératoire, le Prof.Thorek, chirurgien en Chef de l\u2019« American Hospital » à Chicago, vient encore de se placer à l\u2019avant- plan avec un ouvrage considérable sur la Technique chirurgicale.Chirurgien d\u2019une large expérience qui remonte à près de 40 années, à la tête d\u2019un vaste service chirurgical, très international dans ses connaissances, le Prof.Thorek nous présente un ouvrage écrit surtout au point de vue pratique.Pas de discussions cliniques, ni pathologiques.Cet ouvrage de première place nous présente en trois volumes toutes les techniques modernes chirurgicales, avec une profusion d'illustrations qui ne se rencontre dans aucun ouvrage moderne à un tel point.Un texte succinct en précise les aspects particuliers, signalant les mérites spéciaux à chaque technique: c\u2019est un merveilleux ouvrage de référence.Tous les aspects de la chirurgie sont passés en revue.Des considérations générales ouvrent les premiers chapitres où, entre autres choses, nous lisons ces remarques de Moyni- han: « La Chirurgie n\u2019est pas seulement une question d\u2019habilité opératoire.Elle requiert à son service des qualités d\u2019esprit et de cœur qui l\u2019élèvent au plus haut sommet de l\u2019effort humain.Un malade ne peut vous témoigner plus de confiance que de vous confier sa vie et sa santé et tout aussi bien le bonheur de sa famille.Pour mériter cette haute confiance, il faut que le chirurgien se soumette toute sa vie durant, à un effort constant de recherche scientifique et de savoir, ainsi qu\u2019à une scrupuleuse attention à tous les détails lorsqu\u2019il opère.» Toutes les techniques propres à chaque système sont passées en revue et le mérite de chacune est indiqué: systèmes nerveux, osseux, digestif, urinaire, génital et toute la cavité abdominale.Ce qu\u2019il convient de signaler surtout c\u2019est la profusion d\u2019illustrations, presque à chaque page, qui en font un livre précieux pour le jeune chirurgien surtout et non moins pour le chirurgien d\u2019expérience.C\u2019est là une publication qui fait honneur à la Maison Lippincott non moins qu\u2019à l\u2019auteur, le Professeur Thorek.Eugène SAINT-JACQUES.Intoxications et carences alimentaires.Maurice LOEPER et COLLABORATEURS.255 pages.Masson et Cie, Paris, 1938.Cette idée heureuse du maître de confier la rédaction des divers chapitres à ses élèves, fait de ce volume une anthologie médicale du service Læœper.Elle réunit les quelques travaux et recherches faits depuis 5 ans et jugés utiles au praticien.Les questions qui orientent à la fois la pathogénie, la diététique et le traitement s\u2019y retrouvent comme faisant partie intégrale de l\u2019enseignement doctrinal.Ainsi, dans ce premier chapitre sur l\u2019hypersensibilité digestive, le maître écrit: « L\u2019'hypersensibilité représente la réaction anormale, excessive, de la muqueuse gastrique et même intestinale à certaines substances qui habituellement atoxiques, deviennent chez certains sujets, de véritables réactogènes.Le réacto- gène doit sa nocivité au terrain.L\u2019hypersensibilité est récidivante et bien que discrète, il semble qu\u2019on puisse lui reconnaître un substratum anatomique.» \u2014 Cet enseignement a suscité de nombreux travaux, qui font parti de ce volume.Ainsi la nécessité des études co- prologiques; étude des résidus alimentaires qui nous fournit des renseignements très nombreux et très utiles dans le diagnostic des di- 80 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F verses insuffisances sécrétoires.Elle permet de comprendre l\u2019origine de bien des cas d\u2019intoxication intestinale, d\u2019hypersensibilité digestive.En lisant le chapitre consacré à «la défense et protection du tube digestif », le praticien saura noter la physiologie complexe des voies digestives et les éléments de défense dont dispose le tube digestif, qui sont 1° dans l\u2019estomac, a) la sécrétion chlorhydro-pepti- que et les afflux leucocytaires; b) le rôle du mucus; c) l'influence nerveuse; 2° dans l\u2019intestin: a) le mucus; b) les leucocytes.Et parmi les conditions agressives, les intoxications alimentaires, \u2014 la lutte anti-infec- tieuse et la protection de l\u2019estomac contre l\u2019ulcère.Sous le titre: « Corps toxique du milieu intestinal », le rôle toxique des polypeptides est mis en doute; ce n\u2019est pas dans la désamina- tion des corps aminés que réside cette toxicité, mais plutôt dans la décarbonisation qui constitue le processus acide aminé inoffensif à base aminée très toxique.L'homme de laboratoire et le biologiste du reste trouveront un exposé, concis et clair du problème, intitulé « Les polypeptides et acides aminés de l\u2019organisme ».Dans cette cohorte d\u2019intoxication alimentaire, le foie n\u2019est pas sans jouer un rôle très important.Aussi l\u2019enseignement d\u2019hépatologie inspiré par M.Læper, se retrouve dans les chapitres qui suivent: « La défaillance hépatique et leur méchanisme »; «La défaillance de la fonction de détoxication »; «Foie malade et carence en vitamine C ».La première partie de ce volume se termine par une contribution de M.Garcin: « Troubles vasculaire et nerveux d\u2019origine digestive».Ce chapitre est en somme une confirmation des nombreux travaux du professeur Leeper, qui a insisté longuement sur la fréquence et l'intérêt de ces gastro-névrites et ces entéro- névrites qui jouent un si grand rôle dans la sémiliologie fonctionnelle directe ou éloignée, des affections gastro-intestinales, lésions qui expliquent la pérennité des douleurs comme leur atroce intensité.AN.\u2014 Montréal, janvier 1939 Des troubles vasculaires d\u2019origine digestive, il faut rappeler que dans ces derniers temps le professeur Lœæper, a particulièrement attiré l\u2019attention, sur le rôle des imidozols dans la genèse de nombre de ces réactions neuro- vasculaires, à point de départ digestif.« C\u2019est un chapitre nouveau qui s\u2019avère riche de promesses sur le triple terrain clinique, pathologique et thérapeutique.(Garcin) \u201cEn présence des données actuelles sur les Vitamines, l\u2019étude sur l\u2019effet des vitaminoses sur l'appareil digestif, est des plus instructifs.La deuxième partie du volume se termine par un exposé très précis des dyspepsies et de leur traitement: « Traitement local et général de l'insuffisance digestive ».Sans prétention, ce volume tout en faisant connaître les enseignements et les directives d\u2019une école, il n\u2019en est pas moins un exemple de la fécondité et de la richesse qui résulte de la collaboration intime de la clinique et du laboratoire.Cliniciens et hommes de laboratoires, y trouveront beaucoup à le lire attentivement.Antoine CANTERO.La tuberculose pulmonaire chez les sujets apparemment sains et la vaccination antituberculeuse, par L.SAYE.Masson et Cie, éditeurs, 1938.Dans cette monographie, l\u2019auteur nous entraîne à l\u2019exploration d\u2019un champ d\u2019études renouvelées et encadrées avec des radiographies, des statistiques, des références explicatives de faits cliniques chargés d\u2019un enseignement de grande valeur.Que ce soit par un processus de réactivation ou de surinfection, le réveil des lésions de primo-infection se produit dans la grande majorité des cas, comme le montrent les autopsies, avec une extrême lenteur.Il est donc facile de comprendre l\u2019intérêt capital de l\u2019examen des sujets apparemment sains qui permet de reconnaître, autour des anciens et nouveaux foyers, les lésions atélectasiques sous l'aspect d\u2019infiltrations ou d\u2019infiltrations vraies qui restent localisées pendant des années jusqu\u2019à leur dispersion par voie endobronchique ou hématique.Cette REVUE DES LIVRES 81 phase peut être silencieuse et n\u2019être découverte que par la radiographie.En conclusion, L.Sayé, après l\u2019examen d\u2019une série de cas de primo-infection de l\u2019enfant et de l\u2019adulte, affirme que la durée de l\u2019évolution des images pathologiques jusqu\u2019à leur résorption totale ou l\u2019apparition des images de calcification et de guérison paraît être en relation avec le type clinique de la primo-infection et l\u2019âge où elle a fait son apparition.Pour la plupart, le délai de résorption de l\u2019image de type exsudatif dans l\u2019enfance est de 2 à 3 ans et chez l'adulte en général, l\u2019image pathologique a été nettement visible pendant 3 et 4 ans et peut être accompagnée de l\u2019élimination de bacilles.Quant aux images que l\u2019examen de sujets permet de découvrir, présentant des lésions typiques de surinfection et des images cavi- taires, avec des bacilles dans les crachats, elles sont, assez souvent, tout à fait semblables à celles que nous découvrons lorsque nous faisons la radiographie au moment où le malade a eu les premiers signes cliniques, spécialement l\u2019hémoptysie discrète.Le diagnostic de la tuberculose pulmonaire chez les sujets apparemment sains exige un examen physique et radiologique, la recherche de l\u2019allergie par la tuberculine, la culture et l\u2019inoculation au cobaye des expectorations et souvent du produit de lavage de l\u2019estomac.Ces diverses méthodes ont servi d\u2019instrument pour tracer la classification suivante: 1° Sujets sains: 1) avec allergie à la tuberculine négative; 2) avec allergie positive, a) avec signes radiographiques de tuberculose inactive.b) sans signes radiographiques de tuberculose.IT.Sujets douteux de tuberculose.a) pour avoir été exposés à la contagion.b) processus apicaux d\u2019activité douteuse.c) images radiographiques de renforcement des arborisations bronchovas- culaires.d) sujets ayant eu récemment des signes de primo-infection avec des signes cliniques du type abortif ou none) réaction tuberculinique.III.Tuberculose de primo-infection.IV.Tuberculose pulmonaire active.V.Tuberculose pulmonaire de surinfection.Processus résiduels de la maladie gan- glio-pleuro-pulmonaire de primo-infection et de surinfection.Enfin, on ne pourra fermer cette intéressante brochure sans lire d\u2019un œil attentif les cha- VI.pitres, du pronostic, de traitement et de la prophylaxie de cette forme de tuberculose pulmonaire.J.-A.MILLET.\u201cPrécis de Notions Médicales\u201d, à l'usage des gardes-malades.Dr Roméo BOUCHER.(Imprimerie des Sourds-Muets, 7400 boulevard Saint-Laurent, Montréal, 1939).Résumer et condenser dans un précis d\u2019environ quatre cents pages tous les éléments de la pathologie générale et spéciale semble un projet hardi.C\u2019est ce que l\u2019auteur a cependant réalisé dans ce petit volume.«A l\u2019usage des gardes-malades »\u2026.Sans doute celles-ci trouveront dans un livre écrit par l\u2019un des nôtres l\u2019essentiel de ces deux grandes matières basales de la médecine.Les notions bien classifiées et clairement, abondamment définies \u2014 n'est-ce pas trop souvent dans les définitions et les divisions qu\u2019il y a désaccord, obscurité ou simplement ignorance depuis qu\u2019il y a des hommes et qui pensent \u2014 ces notions des valeurs s'adressent avant tout aux infirmières, mais on aura tort de croire que les étudiants en médecine des premières années ne peuvent grandement en bénéficier.L\u2019étude, pour eux, de ces petits tableaux schématiques, sans pécher par excès de simplification, devrait les préparer à la compréhension des livres plus détaillés de pathologie générale, puis, plus tard, de pathologie spéciale.Ce livre est, en effet, consacré dans une première partie à la pathologie générale.Il embrasse tous les éléments de la pathologie spéciale dans une deuxième partie. 82 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 Les plans des divisions se présentent selon un ordre original, selon des conceptions neuves.Ainsi, après les généralités, l\u2019étude des causes intrinsèques de la maladie et sous cette rubrique, les facteurs: Sujet, hérédité, auto-intoxication.Puis les causes extrinsèques avec leurs subdivisions en 1° Agents animés.2° Agents physiques.3° Agents mécaniques.4° Agents chimiques.Viennent, dans un chapitre suivant « Les processus de maladie » où se trouvent développées de façon générale, au lieu de les disséminer à travers la pathologie générale, les phénomènes primordiaux des maladies offrant des traits communs, des affinités avec la pathologie spéciale ou interne.Ces sous-chapi- tres se déroulent dans un ordre logique passant du général \u2014 processus infectieux ou inflammatoire, puis humoral \u2014 aux études plus particulières des processus circulatoires ou respiratoires pour se terminer par l\u2019exposé du processus nerveux, établissant ainsi une relation naturelle entre les deux grandes espèces de pathologie.Suivent quelques brefs tableaux sur « l\u2019évolution et marche de la maladie » le diagnostic de la maladie, son pronostic et le traitement.Puis, nous entrons de plein-pied en pathologie interne.Qu\u2019il suffise de citer les chapitres: maladie du tube digestif, du péritoine, du foie, du pancréas, des reins, de l\u2019appareil respiratoire (des bronches, des poumons, aiguës, chroniques, de la plèvre et du médiastin) de l\u2019appareil circulatoire, de la rate, de la nutrition, des glandes endocrines, les intoxications principales, enfin, les maladies infectieuses.On ne peut reprocher à ce vademecum d\u2019infirmière \u2014 comme on le fait quelquefois \u2014 d\u2019être un véritable cours pour médecin.Sans littérature superflue, celle-ci trouvera sous la rubrique de chaque maladie, la cause principale, ses symptômes par ordre d\u2019importance, ce qu\u2019il faut savoir des grandes lignes du traitement et du pronostic.Pas de discussion savante, d\u2019études pathogéniques.Au fond, beaucoup de tous ces essentiels dont se servent, j'imagine, la plupart des médecins, lorsqu\u2019ils sont appelés, de façon plus ou moins urgente, à pratiquer ce travail mental presque réflexe qui doit accoucher d\u2019un diagnostic exact \u2014 et sans avoir recours à toute leur érudition.On remarquera même que l\u2019auteur a évité d\u2019insister règle générale sur le paragraphe: diagnostic (étiologique, pathogénique ou différentiel) et cela fera plaisir à ceux qui craignent de surcharger le programme d\u2019études des infirmières.A la fin un index bibliographique très complet.Jean LeSAGE.Affections non ulcéreuses du duodénum.I.PAVEL et A.PAUNESCO-PODEANO.1 volume de 204 pages.Masson et Cie., éditeurs, Paris.La pathologie du duodénum s\u2019était jusqu\u2019ici prudemment confinée à l\u2019étude de l\u2019ulcère et de ses complications.Très rarement parlait-on de duodénite, à moins que toutes les hypothèses pathologiques que l\u2019on met habituellement de l\u2019avant au cours d\u2019une atteinte de cette région, aient dû être mises de côté.La duodénite mérite plus que ce « dagnostic résiduel », prétendent P.et P.-P.Ses formes cliniques pseu- do-ulcéreuse et ictérique sont dignes d'un meilleur sort.Les auteurs entreprennent, à l\u2019aide de documents cliniques et radiologiques de nous faire partager cette conviction à laquelle ils sont arrivés eux-mêmes au cours de recherches qui n\u2019intéressent pas spécialement le duodénum.Cette étude débute, naturellement, par un rappel complet de la physiologie endo et exocrine du duodénum et par l\u2019exposé des connaissances actuelles en bactériologie sur le su- Jet.La dynamique duodénale, telle que précisée par la radiologie et l\u2019expérimentation est ensuite longuement exposée, en isolant le bulbe de l\u2019arc duodénal proprement dit.La duodénite, entité clinique, se présente sous trois aspects principaux: pseudo-ulcéreux, hémorragique et ictérique.La symptomatologie de la première forme, en impose habituellement pour un ulcus gas- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 83 trique ou duodénal, rarement pour une cholécystite.La radiologie peut seule rendre justice à la duodénite.Kirklin, après contrôle biopsique ou nécropsique, en classe les signes suivants: A) irritabilité anormale du duodénum avec transit si rapide qu\u2019il laisse à peine deviner le bulbe; B) aspect réticulaire du relief muqueux; C) absence de la niche ulcéreuse.Cette duodénite pseudo-ulcéreuse se retrouve souvent chez des nerveux, des éthyliques ou des tachyphages alliée a de la gastrite plus ou moins marquée.Par contre, la duodénite isolée est rattachée par nombre d\u2019auteurs à la cholécystite et à l\u2019appendicite.Il en est de même pour la duodénite hémorragique.On incrimine, encore plus fortement ici, toutes les affections du carrefour iléo- cœcal, puisque le laboratoire a montré la facilité avec laquelle la région pyloro-duodénale répondait par une congestion active, voire même hémorragique, aux irritations parties des différents segments intestinaux, en particulier du cœcum et de l\u2019appendice.Cette forme clinique pose souvent ce que Gutmann estime être l\u2019un des problèmes les plus troublants et les plus angoissants de la gastro-entérolo- gie, le diagnostic étiologique d\u2019une hémorragie digestive.Problème souvent insoluble, dans le cas qui nous occupe, puisque, de l\u2019aveu même d\u2019anatomo-pathologistes compétents, il est impossible de déceler macroscopiquement le siège de l\u2019hémorragie si grave soit-elle.La duodénite ictérique a connu des fortunes diverses.À l\u2019honneur durant le siècle dernier, elle sombra, au début de celui-ci dans un oubli presque complet.Actuellement, la pratique courante du duodénal et de l\u2019exploration radiologique a rajeuni et remis à la mode le problème de l\u2019ictère secondaire à la duodénite ou de la duodénite au cours de l\u2019ictère.Les auteurs présentent, pour leur part, 3 cas de duodénite chronique avec ictère prolongé.C\u2019est tout à fait le tableau clinique de l\u2019ictère catarrhal prolongé avec un excellent état général.Le tubage duodénal, souvent laborieux à cause de l\u2019irritabilité du segment en cause, ramène un grand nombre de cellules épithéliales cylindriques, non teintées de bile et des leucy- tes en grande quantité.L\u2019examen radiologique révèle un duodénum spasmé avec des arrêts de la barite au niveau de la seconde et troisième portion ou parfois un simple filet opaque très mince.L\u2019amélioration clinique va naturellement de pair avec l\u2019heureuse évolution constatée par les méthodes ci-haut mentionnées.Il est indéniable, prétendent P.et P.-P.que nous sommes ici en présence d\u2019un processus infectieux dont l\u2019étiologie et la pathogénie sont encore à éclairer.En thérapeutique, la médication et la diététique doivent céder le pas au tubage.Après deux mois d\u2019ictère, on doit avoir recours à la dérivation chirurgicale, interne ou externe.Le problème de la duodénite au cours de l\u2019ictère catarrhall n\u2019est pas, non plus, très avancé.Hatzieganu et Hanga- nutz, frappés par la ressemblance entre le syndrome dyspeptique des ictères catarrhaux au début et l\u2019intoxication de la sténose duodénale, ont exploré, radiologiquement, 24 cas d\u2019ictères catarrhaux.Nous citons leurs constatations: dans 21 cas, troubles évidents de l\u2019évacuation duodénale, stase, antipéristaltisme marqué.Ces mêmes auteurs croient pouvoir affirmer la duodénite, grâce à la présence dans tous les cas d\u2019ictère catarrhal, d\u2019un liquide duodénal trouble, plein de flocons muqueux et très riche en cellules épithéliales et en leucocytes.Ces constatations, prétendent P.et P.-P.donnent poids aux théories de l\u2019ictère par des obstacles mécaniques ou fonctionnels, genre spasme du sphincter d\u2019Oddi.Le troisième chapitre est consacré au diverticule duodénal, affection à la mode, où triomphe encore la diologie.Après un long exposé des théories pathogéniques, les auteurs insistent sur la latence et la variété des signes cliniques, sur les précautions à prendre au cours de l\u2019examen radiologique et sur les difficultés de l'interprétation.Ils sont partisans de l\u2019intervention chirurgicale dès que la thérapeutique médicale ne calme plus la douleur ou se montre impuissante à prévenir les complications.Vient ensuite la question de stase duodénale, mécanique ou fonctionnelle.Les auteurs dé- 84 I; UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 crivent d\u2019abord, en détails, la symptomatologie de la stase duodénale, en faisant ressortir la valeur des modifications humorales que l\u2019on recherche couramment à l'heure actuelle: augmentation de l\u2019azote non protéique du sang; augmentation de la réserve alcaline, abaissement des chlorures et combinaisons chlorées; hyper-polypeptidémie.Sont successivement envisagées comme cause de stase duodénale mécanique: les péri- duodénites inflammatoires ou essentielles, dont la symptomatologie clinique et radiologique est souvent confuse; la compression chronique du duodénum par le pédicule mésentérique et sa thérapeutique spéciale que les américains ont baptisée « posture relief ».Enfin, l\u2019ocelu- sion duodénale aiguë post-opératoire ou plus justement post-anesthésique, avec sa sympto- malogie dramatique et son traitement au sérum hypertonique.Les stases duodénales fonctionnelles par spasme ont fait le sujet d\u2019une étude détaillée au cours du chapitre de la duodénite.Celles qui relèvent de l\u2019hypotonie sont connues et étudiées depuis quelques années seulement.Elles ont donné lieu à des discussions pathogéniques que les auteurs exposent longuement en se rabattant, à la fin, sur l\u2019hypothèse d\u2019une duodénite quelconque déterminant une stase paralytique ou atonique.Le dernier chapitre est consacré à la pathogénie plus rare du duodénum: les cancers qui sont exceptionnels et les tumeurs bénignes que l\u2019on connait désormais assez bien; les malformations congénitales, sans grand intérêt pratique, sauf le duodénum mobile, de plus en plus étudié, et finalement la parasitologie spécialement celle de la lambiase.Cette publication de P.P.-P.illustrée de radiographies remarquables, apporte sur quantité de points des notions nouvelles et soulève des problèmes bien propres à accroître l\u2019intérêt que le monde médical acordait jusqu'ici à la pathologie non ulcéreuse du duodénum.Roger DUFRESNE.\u2019 BIBLIOGR À PHIE ee a Eléments d\u2019embryologie.Par A.CELESTINO DA COSTA, professeur d'histologie et d'embryologie à la Faculté de Médecine de Lisbonne.Un volume de 494 pages, avec 386 figures, 120 fr.Masson et Cie, éditeurs.Le but de ce livre est de fournir aux étudiants les éléments de l\u2019histoire du développement embryonnaire, dont ils ont besoin, non seulement pour une meilleure compréhension de l\u2019Anatomie et de la Physiologie normales et pathologiques, mais aussi pour leur culture générale, pour la formation de leur esprit biologique.Toute la première partie de cet ouvrage est consacrée à l\u2019étude des gamètres et du zygote et complétée par l\u2019application des données cytologiques qui en résultent à l\u2019explication des faits expérimentaux et d\u2019observation concernant l\u2019hérédité | L\u2019étude de l\u2019embryologie générale qui forme la deuxième partie débute par la segmentation.Les chapitres suivants sont consacrés à la gastrulation, aux annexes de l\u2019œuf, et à son implantation, à l\u2019étude générale des dérivés des feuillets germinatifs et de la formation du corps de l\u2019embryon.Ensuite, il passe en revue les données essentielles concernant le problème de la détermination du développement et de ses anomalies les plus importantes.La troisième partie est consacrée à l\u2019Embryologie spéciale.Au lieu d\u2019étudier séparément les dérivés des divers feuillets, l\u2019auteur a préféré décrire successivement la formation des appareils et systèmes organiques, tout en les groupant par leurs affinités embryologiques.Les chapitres de cette partie ont donc pour objet: le squelette et les organes du mouvement; la peau et ses annexes, le système nerveux et les organes des sens; le sang et l\u2019appareil circulatoire; les appareils digestifs et respiratoire.les dérivés branchiaux et les séreuses; enfin, les appareils urinaire, génital et surrénal.Ces éléments d\u2019embryologie ne prétendent pas faire double emploi avec les excellents ouvrages qui les ont précédés en langue française; d\u2019une part, il a été conçu d\u2019une façon différente des manuels scolaires; d\u2019autre part, il est bien loin d\u2019être un véritable traité, étant donné son caractère élémentaire.Affections non ulcéreuses du duodénum.Duodénites, Diverticules, Stases mécaniques et fonctionnelles, Tumeurs, Malformations, Parasites, Physiologie normale et pathologique, Thérapeutique.Par MM.I.PAVEL, maître de conférences à la faculté de Médecine du Bucarest, médecin de l'hôpital Coltzea et A.PAUNESCO-PO- DEANO, ancien interne des hôpitaux de Bucarest, médecin de l'hôpital Brancovan.Préface de J.Ch.ROUX.Un volume de 204 pages avec 57 figures, 50 fr.Masson et Cie, éditeurs.Livre nouveau tant par le sujet que par l\u2019apport personnel des auteurs et par les con- séquencses pratiques qui en découlent.Les duodénites, soient-elles à forme pseudo-ulcé- reuse, à forme hémorragique ou à forme ictérique, plus fréquentes qu\u2019on ne l\u2019estime au- jourd\u2019hui, ont désormais une symptomatologie clinique et de laboratoire qui permet de poser un diagnostic positif et d\u2019instituer un traitement adéquat.Flles peuvent avoir des relations pathogéniques avec les cirrhoses et peut- être avec l\u2019ictère catarrhal.Les stases mécaniques, les stases fonctionnelles à peine connues jusqu\u2019à maintenant, les diverticules, sont l\u2019objet d\u2019une étude très détaillée.Suit enfin l\u2019exposé des tumeurs, des malformations et des parasites du duodénum, chapitres qui, pour être complets, n\u2019en sont pas moins personnels.L'expérience des auteurs s\u2019allie ici à leur érudition.L\u2019iconographice, très riche, est presque entièrement originale. 86 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 Les groupes sanguins.Leur application à la Biologie, à la Médecine et au Droit.Par le Professeur Ludwik HIRSZFELD, Directeur du département de bactériologie et médecine expérimentale de l'Institut d'Hygiène de l'Etat, à Varsovie.Traduit du Polonais, par Mme Hanna HIRSZFELD, Docteur en Médecine.Un volume de 169 pages avec 15 figures (Collection Médecine et Chirurgie: \"Recherches et Applications\u201d, No 14), 30 fr.Masson et Cie, éditeurs.Les groupes sanguins constituent actuellement un des chapitres les plus intéressants de la médecine et de la biologie.Les propriétés groupales du sang ont dévoilé au biologiste le secret de l\u2019hérédité chez l\u2019homme, ont permis aux médecins l\u2019application de la transfusion du sang, ont rendu possible au juriste la recherche de la paternité et ont permis de suivre les voies des migrations séculaires de peuples.La bibliographie concernant les groupes sanguins compte des milliers de monographies et des publications spéciales.II semblait done indiqué de mettre à la portée du lecteur sans l\u2019encombrer de nombres et de chiffres, une synthèse de ce qui est incontestablement établi dans ce domaine, en mettant également en évidence les problèmes dont la solution est encore un mystère.Le professeur L.Hirszfeld qui, avec von Dungern, a découvert les lois de l\u2019hérédité des groupes sanguins et ensuite avec Mme H.Hirszfeld a introduit les problèmes groupaux dans l\u2019anthropologie, a écrit ce livre de façon qu\u2019il puisse être compris non seulement par les médecins et les biologistes, mais également par les lecteurs non spécialistes, s\u2019intéressant à ces problèmes de biologie et de médecine.Les chapitres particuliers discutent les lois de l\u2019hérédité, la recherche de la paternité, les problèmes liés à la criminologie, la formation sérologique de I\u2019humanité et les problèmes des races.L\u2019auteur cherche à dévoiler le « mystère du sang » par les méthodes de la sérologie moderne.Ce livre présente donc d\u2019un côté les découvertes de la sérologie contemporaine, d\u2019autre part il esquisse les voies à suivre conformément à la pensée exprimée par l\u2019auteur dans la préface: « Dans cet ouvrage je désire être l\u2019expérimentateur qui se soucie des détails et en même temps l\u2019architecte qui embrasse par la pensée l\u2019édifice de l\u2019avenir.» Les manifestations de l\u2018anaphylaxie et les substances histaminiques.Par Jean-Louis PARROT.Etude clinique, expérimentale et thérapeutique.1 vol.112 p., 7 fig., in-8°.Paris, Baillière, 1938.32 fr.L'auteur montre dans ce livre comment les principales manifestations de l\u2019anaphylaxie expérimentales et cliniques sont déterminées par la libération de substances histaminiques dans l\u2019organisme.L'ouvrage est divisé en trois parties: expérimentation, clinique, thérapeutique.La partie expérimentale permet de saisir l\u2019analogie entre le choc anaphylactique et le choc histaminique; elle montre en outre comment certains organes tels que le foie chez le chien, le poumon chez le cobaye libèrent au cours du choc anaphylactique une substance semblable à l\u2019histamine; elle apporte enfin les premiers fondements de la thérapeutique cn mettant en évidence notamment l\u2019efficacité de la vitamine C.La partie clinique, particulièrement «éve- loppée, permet d\u2019envisager successivement le rôle des substances histaminiques dans l\u2019urticaire, les accidents sériques, l\u2019asthme, et la migraine.L\u2019auteur, grâce à une conception physiologique du terrain en pathologie, s\u2019est efforcé de dégager le type physiologique de l\u2019urticarien, de l\u2019asthmatique et du migraineux.Il montre en outre l\u2019existence de poussées hypertensives d\u2019origine anaphylactique et les explique à la lumière de la théorie histaminique.L'auteur étudie enfin le rôle du facteur nerveux dans la libération des substances histaminiques.Dans la partie thérapeutique il déduit de la théorie histaminique de l\u2019anaphylaxie trois indications principales et montre comment chacune d\u2019elles peut être remplie.Notons l\u2019in- BIBLIOGRAPHIE 87 térêt de deux médications nouvelles de l\u2019anaphylaxie: la vitamine C et l\u2019histaminase.Une bibliographie très complète permet au lecteur soit de parfaire sa documentation personnelle sur un point particulier, soit de trouver immédiatement dans le corps de l\u2019ouvrage, en se reportant au numéro de la page qui est indiqué à la suite de chaque référence, le résumé de cette dernière.Tuberculose et Médecine sociale.Par Etienne BERNARD, professeur agrégé à la Faculté de Médecine de la Salpêtrière.Préface du Professeur F.BEZANCON.Un volume de 160 pages, avec 4 figures: 36 fr.Masson et Cie, éditeurs, Existe-t-il un médecin, même non spécialisé en phtisiologie, qui puisse se dire indifférent au problème médico-social de la tuberculose?La lutte antituberculeuse est devenue depuis vingt ans en France une grande œuvre nationale.Une maladie qui, malgré un recul déja remarquable, cause encore chaque année la mort de 70 à 80.000 Français, jeunes pour la plupart, justifie tous les efforts.L\u2019auteur dresse le tableau de ce fléau social et montre comment la Médecine sociale, par son développement, peut faire bénéficier toutes les collectivités des bienfaits de l\u2019assistance et des progrès de la science.Mais malgré les ressources de la thérapeutique, le pronostic de la tuberculose pulmonaire reste encore fatal dans la moitié des cas.Aussi l\u2019auteur donne-t-il une place prépondérante à tous les problèmes de la prophylaxie, notamment dans les collectivités d\u2019enfants, chez les étudiants, chez les femmes jeunes, chez les transplantés.La lutte doit s\u2019orienter de plus en plus vers une prophylaxie de groupements systématiquement surveillés: dépistage précoce des lésions insoupçonnées grâce aux examens radiologiques en série et son corollaire: le traitement précoce.Diagnostic de la primo-infection grace aux cuti-réactions tuberculiniques largement répandues et fréquemment répétées et son corollaire: la convalescence de cette primo-infection, méme si elle ne s\u2019accompagne pas de phénomènes morbides flagrants.L\u2019auteur expose l'important développement de l\u2019armement antituberculeux français groupé autour des dispensaires de prophylaxie.Il montre aussi dans quel sens doivent s\u2019orienter les nouveaux efforts: d\u2019une part, lutte contre l\u2019ignorance, le taudis, la sous-alimentation; d\u2019autre part, envoi rapide des tuberculeux en stations de cure, accroissement des préventoriums de plaine et de montagne, réadaptation au travail et assistance post-sana- toriale.Une vive lumière est projetée sur tous ces problèmes abordés sous la double face de la clinique phtisiologique et de la maladie sociale.Quel est l\u2019avenir de la tuberculose?Quel est dans cette destinée le rôle de la Nature, celui de la Société, celui de la Médecin-?Tous ceux que préoceupent ces questions trouveront des réponses dans cet ouvrage.Traitement des suppurations pulmonaires.Par Victor CORDIER.Avec la collaboration de P.-L.MONNIER-KUHN.Un volume de 174 pages, avec 24 figures (Collection Médecine et Chirurgie.Recherches et applications, n° 12): 32 fr.Masson et Cie, édit.Une sorte d\u2019introduction à l\u2019étude des suppurations est consacrée à la nosologie, à la pathogénie et à l\u2019histogénie; elle aboutit a cette conclusion que dans tous les cas, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019abcès, de gangrène ou de bronchectasie, ce sont toujours les mêmes processus; nécroti- ques, suppuratifs et sclérosants, qui vont jouer.S\u2019il est logique de dissocier ces trois facteurs sur les terrains anatomo-clinique et no- sologique, lorsqu\u2019il s\u2019agit de fixer les indications du traitement, on est ramené à une vue d\u2019ensemble, où domine la notion d\u2019évolution, notion capitale pour déterminer l'heure de l\u2019intervention.Après un examen critique de la valeur des moyens thérapeutiques médicaux et chirurgicaux, les indications sont posées dans les périodes évolutives des divers types de suppurations pulmonaires, en tenant compte des hésitations du médecin, qui suivant les aggravations ou les améliorations, craint de laisser passer l'heure d\u2019une action plus énergique. 88 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 De cette étude, l\u2019auteur tire des conclusions qui ne sont formulées ni sous le signe de la crédulité,ni sous celui du septicisme et expose des hypothèses susceptibles de servir de point de départ à de nouvelles recherches, concernant notamment la prophylaxie actuellement insuffisamment développée, le dépistage toujours trop tardif et surtout les notions anatomiques et expérimentales qui doivent nous éclairer sur le monde de constitution des lésions, sur leur pathogénie et sur leur traite- tement causal.Revue de Cosmobiologie.Le Livre XII de la Revue termine: la troisième année.En voici le sommaire: Chapitre I.\u2014 Conférences et mémoires: Action des Rayons lumineux sur les Animaux, par A.Lumière, correspondant de l\u2019Institut.\u2014 Les Causes des Epidémies, par le Dr M.Faure.\u2014 Le Rayonnement Solaire, par A.Boutaric, professeur à la Falculté des Sciences de Dijon.Chapitre IT.\u2014 Recherches originales: L'Influence de l\u2019Ozone Atmosphérique, par G.Dejardin, Professeur de Physique générale à l\u2019Université de Lyon.\u2014 Influence de la Lumière solaire sur l\u2019Etiologie des Cancers de la Peau, par A.H.Roffo, professeur à la Faculté de Médecine de Buenos-Aires.\u2014 Le Rôle du Soleil dans la Génèse des Cancers, Maladies des Cicatrices, par le Dr P.Gas- quet (Nice).Chapitre III.\u2014 Politique scientifique: L\u2019Empire du Soleil-Levant, par R.Dessort.\u2014 Problème démographique de la Pologne, par P.Aeschimann.\u2014 L'intelligence des animaux: Nos Amis: Les Chats, par Marcellin Fabrice, Paul Leautaud, Ch.Baudelaire.Chapitre IV.\u2014 Mouvement \u2018scientifique.\u2014 Informations: L\u2019Eruption solaire, l\u2019Aurore polaire, et les Accidents terrestres de Janvier 1938, par Maurice Faure.\u2014 Compte-rendu général du ler Congrès International de Cos- mobiologie, par R.G.Keyser.\u2014 Compte- rendu général du 1er Congrès Néo-Hippocra- tique, par le Dr Martiny.Le Livre XII est accompagné d\u2019une annexe qui a pour sujet: La Guerre, phénomène cosmique, par James Pointe.Les trois premières années de la Revue de Cosmobiologie forment trois volumes illustrés de 350 à 450 pages chacun, avec Table de Matières et Reliure cartonnée, que l\u2019on peut demander au Secrétariat de la Revue, 24 Rue Verdi à Nice.Les maladies de l'œsophage.Par J.TERRA- COL, professeur à la Faculté de Médecine de Montpellier.Avec la collaboration de J.Baumel, S.Belinoff, P.Betoulières, |.Del- mas, G.Despons, F.-G.Feman, H.-L.Gui- bert, P.Guns, M.-H.Marant, F.Haslinger, P.Lamarque, Mounier-Kuhn, A.Peroni, M.Sargnon, J.Vialle, M.Wisner, M.Worms.Un volume de 664 pages avec 352 figures.Broché: 190 fr.Cartonné toile: 220 fr.Masson et Cie, éditeurs, Paris.Cet ouvrage, conçu sur le même plan que « Les maladies des fosses nasales », paru dans la même Collection, constitue jusqu\u2019à ce jour une synthèse aussi complète que possible de toutes les notions importantes qui se rapportent à l\u2019œsophage.| C\u2019est un ouvrage complet et le médecin spé- clalisé aussi bien que le médecin non spécialisé, désireux de se documenter, trouveront dans ses pages toutes les données normales et pathologiques de l\u2019æsophage ainsi que l\u2019anatomie et la physiologie nécessaires.L'exploration de l'organe, selon tous ses modes, a été traitée avce un soin particulier, notamment l\u2019exploration endoscopique et l\u2019exploration radiologique.| Le livre est divisé en deux grandes parties.La première partie étudie les notions anatomiques et physiologiques et les méthodes d'exploration.Les notions anatomiques illustrées par de nombreux schémas et des radiographies ont pour but de faciliter la lecture des clichés et la technique des manœuvres endoscopiques et chirurgicales, c\u2019est-à- dire par voie interne ct par voie externe.L\u2019endoscopie surtout pratiquée sur le vivant a permis de rectifier les notions classiques mais inexactes, établies d\u2019après les recherches cadavériques.En raison de son importance, l\u2019æsophagos- copie a été minutieusement détaillée; la te- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 89 chnique et l\u2019instrumentation des principales méthodes dues aux auteurs français et étrangers sont exposées et illustrées par des dessins ou des photographies.La deuxième partie envisage la pathologie de l\u2019æsophage.Toutes les affections sont successivement passées en revue selon l\u2019ordre didactique classique mais les problèmes de la pratique courante et surtout la thérapeutique sont étudiés dans tous leurs détails.Chaque chapitre contient de nombreuses illustrations: pièces anatomophathologiques, coupes microscopiques, technique endoscopique et chirurgicale.Un développement tout particulier a été réservé aux brûlures (œsophagite corrosive aiguë), aux rétrécissements ( cesophagite corrosive chronique), aux corps étrangers de l\u2019œsophage et au cancer.Enfin, en raison des rapports de voisinage et de son développement récent, l\u2019endoscopie gastrique a été traitée dans l\u2019ouvrage.Ce livre, en raison de son importance et de son étendue, de la qualité des collaborateurs français et étrangers, de son iconographie, est un document indispensable de base pour tous les endoscopistes et les chirurgiens qui s\u2019occupent de l\u2019æsophage.Traité de Thérapeutique Clinique.Par Paul SAVY, professeur de Clinique médicale à l'Université de Lyon.Deuxième édition.3 volumes formant ensemble 2,776 pages.Brochés: 350 fr.Cartonnés toile: 450 fr.Masson et Cie, éditeurs, Paris.Malgré un fort tirage ce Traité de Thérapeutique a été épuisé en six mois.Etant donné l\u2019énorme succès qui l\u2019accueillit, il semblait qu\u2019il eût pu être réédité sans aucun changement.Mais l\u2019auteur a revu son livre page par page, paragraphe par paragraphe, bien qu\u2019il fût déjà complet; il a mis au point certains chapitres, il en a ajouté d\u2019autres en raison de la fréquence des affections qu\u2019ils traitent et de leurs relations avec la médecine générale.Une page extraite des tables de l\u2019ouvrage et reproduite ci-après donnera au lecteur un aperçu partiel du plan de ce Traité et de la méthode adoptée par l\u2019auteur.Mais la physionomie générale de ce livre qui n\u2019a à l\u2019heure actuelle aucun équivalent ne saurait être mieux présentée que par la reproduction intégrale du compte rendu qui fut publié dans un grand périodique médical lorsqu\u2019il parut la première édition. NOUVELLES DINER OFFERT AU PROF.ALBERT LeSAGE, DOYEN DE LA FACULTE DE MEDECINE, PAR LES MEDECINS DE L'HOPITAL NOTRE-DAME Jeudi soir, le 15 décembre, au Cercle Universitaire, les médecins de l'hôpital Notre- Dame reçurent leur collègue, le professeur Albert LeSage, à un dîner intime et lui offrirent leurs chaleureuses félicitations pour sa récente nomination aux hautes fonctions du décanat à la Faculté de Médecine.M.J.-A.Mousseau, président du Bureau Médical de l\u2019hôpital, se fit l\u2019interprète des médecins de l\u2019institution et exprima toute l\u2019admiration et la fierté qu\u2019ils éprouvent à la pensée qu\u2019un de leurs Patrons ou collègues préside aux destinées de notre Faculté de Médecine.Monsieur LeSage, très ému, répondit en prononçant une solide allocution au cours de laquelle il traça les points saillants de la carrière professionnelle de ses prédécesseurs disparus au poste de doyen: MM.Rottot, E.- P.Lachapelle et L.de Lotbinière-Harwood *.A l'hommage qu\u2019on lui offrait, il répondit avec beaucoup de tact et de discrétion en faisant l\u2019éloge des disparus.Leçons du passé, leçons d\u2019énergie, de progrès et de continuité dans l\u2019effort.M.A.Léger, élève et collaborateur du doyen actuel, son successeur à la chaire de pathologie médicale à la Faculté, exprima toute la reconnaissance qu\u2019éprouvent pour leur professeur, les éléves du docteur LeSage.En son nom personnel et au nom des éléves du professeur LeSage qui peuvent revendiquer d\u2019appartenir a son Ecole, il souhaita au nouveau doyen des vœux de succès et de santé.À la table d'honneur, avaient pris place MM.le sénateur Rainville, Chas-A.Roy et 1.L\u2019allocution du Prof.LeSage paraîtra dans le numéro de février.H.Geoffrion, administrateurs; les docteurs L.-J.Lemieux et E.-P.Chagnon, médecins honoraires, les docteurs J.-E.LeSage et Jean LeSage, respectivement frére et fils du doyen, le docteur J.-E.Dubé, médecin de l\u2019Hôtel- Dieu; les chefs de service de l\u2019hôpital Notre- Dame.GRANDE FETE A L'HOTEL-DIEU EN L'HONNEUR DU PROFESSEUR J.-E.DUBE Le mardi, 20 décembre 1938, à quatre heures et trente de l\u2019après-midi eut lieu à l\u2019Hôtel- Dieu de Montréal, une grande fête du souvenir et de la reconnaissance, fête toute intime que combla la présence de notre distingué doyen.Le personnel religieux et médical de l\u2019Hôtel- Dieu, désirant témoigner à M.le docteur J.-E.Dubé leur reconnaissance infinie pour les longs services qu\u2019il a rendus à cette Institution, comme professeur et comme médecin, organisa cette réunion.La fête vit un concours considérable de médecins que compléta la présence de la grande majorité des religieuses et des gardes-malades de l\u2019Hôtel-Dieu.La réunion fut présidée par le docteur Oscar Mercier, président du Conseil Médical, et consista d\u2019abord dans la présentation d\u2019une petite saynète écrite en collaboration et jouée par des infirmières, et ensuite, dans une magnifique série de discours, tous élogieux et parfaitement au point.La saynète mit en évidence les nombreuses fondations qui ont dû leur naissance a l\u2019activité débordante et à l\u2019enthousiasme toujours jeune du jubilaire.Les allocutions furent nombreuses et toutes intéressantes.M.l\u2019abbé Albert Pinault présenta d\u2019abord les souhaits des infirmières de l\u2019Hôtel-Dieu d\u2019une manière pittoresque et bien sentie.Le docteur Paul Letendre, à son tour, vint dire la part que les internes et les élèves pre- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 91 STANNO-SUFROL COMPRIMES DEPURATIFS SOUFRES ANTISTAPHYLOCOCCIQUES Pour le Traitement Efficace de la Furonculose et des Affections à Staphylocoques.COMPOSITION.\u2014 Association d\u2019étain et son oxyde au soufre actif, à l\u2019extrait de bardane stabilisé et à l'extrait splénique.ACTION.\u2014 Arrête l\u2019évolution de la maladie, supprime l\u2019inflammation et la douleur, permet à l\u2019œdème de régresser, assèche les foyers, favorise la résorption des bourbillons, évite les récidives.INDICATIONS.\u2014 Anthrax \u2014 Phlegmons \u2014 Panaris \u2014 Abcès tubéreux \u2014 Acné \u2014 Folliculites \u2014 Pyodermites \u2014 Sycosis \u2014 Septicémies à Staphylocoques, etc.Présentation strictement professionnelle en étuis de 40 comprimés et en flacons de 500.e ee LABORATOIRES CROSNIER, Montreuil - Paris Dépositaires pour le Canada: ROUGIER FRÈRES, 350, rue Le Moyne, Montréal.a 2 EFFICACE .contre les affections de la gorge, les ulcérations de la bouche, les angines, les amygdalites, les stomatites, les gingivites, les affections causées par le tabac, les maux de gorge, sensibilité et inflammation des cordes vocales.Dépot général pour le Canada: Bu ROUGIER FRERES, Montréal. 92 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 naient à cette manifestation en mettant à jour la gratitude qu\u2019ils devaient à leur vénéré Maître.Le professeur Roméo Pepin se fit ensuite l\u2019interprète des médecins de l\u2019Hôtel-Dieu et dit à l\u2019assistance, toute la peine que ceux-ci prenaient du départ forcé de monsieur Dubé et en profita pour signaler les bienfaits, nombreux et inappréciables, que l'hôpital retira de sa collaboration.M.le doyen Albert LeSage prononça ensul- te, avec une émotion qu'il ne put cacher, d\u2019une voix toute vibrante et les larmes aux yeux, un magnifique éloge de son très cher ami et profita de l\u2019occasion pour mettre en relief le mot d\u2019ordre de sa propre vie et de celle de tous les médecins qui s\u2019honorent d\u2019être ses élèves: Servir! Allocution du Professeur Albert LeSage, doyen « Mon cher ami, «Nous voici réunis, tous, anciens et nouveaux: religieuses, gardes-malades, parents et amis, dans la Maison que tu as servie si fidèlement, durant plus de 40 années consécutives, avec science, dévouement et probité.J\u2019apporte, ce soir, un témoignage de plus: \u2014 merci à ceux qui m\u2019en ont fourni l\u2019occasion \u2014 celui d\u2019une amitié intangible de 46 ans dont la constance demeure telle qu\u2019aux premiers jours.Elle est même devenue proverbiale.Quel beau et noble sentiment que celui-là! Quel puissant réconfort dans une vie de labeur! Seul, il anime l\u2019être tout entier et lui inculque les fortes qualités de l\u2019âÂme: fidélité, courage et loyauté.« \u2014 Cher ami: tu as toujours porté avec dignité le blason héréditaire de la grande famille médicale; j\u2019en rappelle le signe héraldique: servir! Permettez-moi, après tant d\u2019autres, d\u2019en paraphraser la haute signification.« \u2014 Servir!.Madame la Supérieure, Mesdames, Messieurs! De tous les mots de notre langue, il est la plus simple expression du devoir.«La Médecine, depuis les temps anciens, lui a voué un culte parce qu\u2019il magnifie, très souvent, la souffrance.« La Guerre lui a donné une signification sacrée: honneur et servitude.On le sait, dans cette Maison.et ailleurs; quelques-uns, parmi vous, y étaient; ils nous ont bien servis, la-bas.nous nous en souvenons!.« \u2014 Cher ami, tu as été, jusqu\u2019ici, un des grands prétres de ce culte.« A travers la vapeur splendide du nuage Tu montais, tout-puissant, content de ton ouvrage.» «\u2014 Et puis, un jour, après un long et dernier pèlerinage, on les voit défiler, les uns à la suite des autres, remettant le flambeau.Où vont-ils à travers la vaste forêt de symboles, peuplée de tant de souvenirs?\u2026 Nous les saluons, très bas comme jadis les disciples du Divin Maître à la Montagne d\u2019Horeb, car nous appartenons, tous, à la même religion.«\u2014 Servir! Ces deux syllabes sont entrai- nantes.« Dans la cité, elles s\u2019élèvent au-dessus des rumeurs, du tumulte, de la mêlée confuse, des cris de la foule impatiente.« Elles mâtent l\u2019orgueil, elles étouffent les réclamations de l\u2019amertume et celles des mécontents; elles réduisent à néant les vanités.« Elles rythment les énergies et les lancent à l\u2019assaut de l\u2019action pour les confondre dans un seul effort.«Servir! C\u2019est un ordre qui éveille la conscience en exigeant la soumission de l\u2019âme sans l\u2019asservir tandis qu\u2019il l\u2019affranchit de l\u2019égoïsme et de la cupidité.«Servir! Madame la Supérieure, c\u2019est un élan de l\u2019intelligence, de l\u2019âme, sous l\u2019impulsion d\u2019une foi qui n\u2019est pas illusoire, car il confie à chacun une mission que chacun ne songe plus qu\u2019à remplir.« Servir! Enfin, c\u2019est la secrète inspiration du courage.«\u2014 Voilà, cher ami, quel a été le programme de ta vie.Tous, en ce moment, le proclament dans une touchante unanimité.« Partout: à l\u2019hôpital, à l\u2019Université, dans les congrès et les sociétés savantes, dans les L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 193) 93 UN NOUVEAU PROGRES DANS LA CHIMIOTHÉRAPIE SULFAMIDÉE DAGENAN 2 \u2014 Sulfanilyl-Aminopyridine \u2014 CORPS 693 ° TOXICITÉ MINIME e ACTIVITÉ POLYVALENTE S'exercant principalement sur le PNEUMOCOQUE Dans la Pneumonie \u2014 Mortalité diminuée des 25 et le GONOCOQUE Comprimés a 0 g.50 Tubes de 20, Flacons de 100, 500 et 1000 comprimés.nn LITTERATURE SUR DEMANDE N Laboratoires POULENC FRÈRES du Canada, Ltée 204 Place Youville - - - Montréal 94 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 revues de Médecine, pour les œuvres sociales, envers tes amis et ta famille, tu as servi loyalement et courageusement, même contre vents et marées; mais tu as été admirablement secondé par Madame Dubé dont le sourire aborde constamment les lèvres tandis que l\u2019épreuve, quelquefois, meurtrit son cœur.Partout, dis-je, tu as bien servi.« Je ne saurais te décerner un plus juste éloge au nom de ceux qui, nombreux, te connaissent et t\u2019estiment.«Le sage, parlant des gens de bien, a écrit que « leurs seules actions les peuvent louer », car «Ce qui tourmente une âme au déclin de la vie, Ce n\u2019est plus ou l\u2019orgueuil, ou la crainte, ou l\u2019envie, C\u2019est un désir ardent et plein d\u2019anxiété De se juger soi-même en toute vérité.« \u2014 Un simple départ, sans apparât, apres une telle vie \u2014 dont le cycle n\u2019est pas encore fermé, qu\u2019à Dieu ne plaise \u2014 s'accompagne de plus de fierté et de grandeur que d\u2019amertume.« Tes collègues, tes confrères, tes amis, tes élèves, tous le regrettent!\u2026 Mais, en retour, dans un dernier élan de générosité, tu leur lègues une tradition: la tienne, afin qu\u2019ils y trouvent un refuge sûr contre les déceptions des lendemains imprévus.« Tu entres, ce soir, dans la survivance!.tu continueras donc de servir quand même, ceux qui se souviendront.et les autres! « Telle est ta récompensel.«Le bien qu\u2019on croit caché sort de la nuit obscure.» M.l\u2019abbé Emile Lépine, p.s.s.parla ensuite au nom des religieuses hospitalières de l\u2019Hôtel- Dieu et ne se fit pas faute de dire bien clairement, à qui voulait l\u2019entendre, toutes les satisfactions que Monsieur Dubé leur avait apportées pendant son long séjour dans leur Maison et de proclamer le chagrin bien grand qui s\u2019empara d\u2019elles à la nouvelle de son départ.Au nom du collège de Joliette, dont monsieur Dubé s\u2019honora toujours d\u2019être l\u2019élève, et à qui il fit une propagande comme lui seul sait les faire, au nom de la communauté des Clercs de Saint-Viateur, le Révérend Père Fafard, c.s.v., apporta, bien que pris a I'improviste, un hommage débordant de reconnaissance.Le professeur Oscar Mercier présenta alors à monsieur Dubé un splendide cadeau, don du personnel de l\u2019Hôtel-Dieu, et lui souhaita de vivre de très, très longues années encore, années pleines d\u2019action et toujours sous l\u2019empire du même enthousiasme.Une délicieuse enfant, qui doit le renouveau de sa vie à ses séjours aux Camps David-Per- ron, offrit, avec le charme d\u2019un sourire, une magnifique gerbe de fleurs à madame Dubé.Le complément de cette manifestation, presque spontanée, n\u2019était pas possible sans le discours de l\u2019heureux jubilaire.Il est inutile de dire que celui-ci fit honneur à sa réputation de magnifique causeur et qu'il charma, une fois de plus, son auditoire de souvenirs p1- quants et d\u2019anecdotes amusantes.Il ne serait d\u2019ailleurs pas impossible qu\u2019il put mettre par écrit cette improvisation pour en faire goûter les lecteurs de l\u2019Union Médicale du Canada.DESJARDINS.6-6 + HOMMAGE AU PROFESSEUR ALDEGE ETHIER Après quarante-sept années de service régulier comme médecin, à l'hôpital Notre- Dame, le docteur Aldège Ethier vient de prendre sa retraite.Retraite bien méritée couronnant une carrière de médecin d\u2019hôpital, faite d\u2019assiduité, de modestie et de sollicitude constante à l\u2019égard des innombrables malades qui lui furent confiées.Malades pauvres, malades riches, sans distinction de rang social ou d\u2019affinement intellectuel, reçurent du docteur Ethier la même attention et les mêmes soins, toutes furent l\u2019objet des mêmes soucis et préoccupations.Véritable apostolat du médecin, quoi qu\u2019en disent les sceptiques ou les adeptes d'une science, soit vouée au mercantilisme, soit non appliquée aux peines, aux misères et aux grandes faiblesses de l\u2019être humain. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 AVIS 95 LE SÉRUM ANTIPNEUMOCOCCIQUE DE LAPIN ds est présenté maintenant en deux types (TYPE 1 et TYPE 2) Grâce à la collaboration du Professeur E.G.D.Murray du Laboratoire de Bactériologie et d'Immunité, Université McGill, nos laboratoires présentent le sérum antipneumo- coccique de lapin pour le traitement de la pneumonie lobaire due au type 1 et au type 2.Ce sérum est préparé et standardisé selon les méthodes précisées au Rockefeller Institute for Medical Research.Chaque lot de sérum antipneumococcique de lapin Ayerst est soumis à un essai clinique avant d'être offert en vente.4 po\u201d LE SERUM Ma pROCESSED AND TESTED | ANTIPNEUMOCOCCIQUE PE | erst est titré à 50,000 unités internationales dans chaque empaquetage.LE SÉRUM ANTIPNEUMOCOCCIQUE DE LAPIN du type 2 erst est titré à 20,000 unités internationales dans chaque empaquetage.Prix et renseignements sur l'identification des types de pneumocoques et sur la posologie seront fournis à Messieurs les Médecins et aux hôpitaux, sur demande.AYERST, McKENNA & HARRISON LIMITEE Biologistes et Pharmaciens MONTREAL CANADA 96 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 En présence des dames patronnesses de l'hôpital, des médecins, des religieuses, des gardes-malades, il fut présenté au docteur Ethier, le 7 décembre 1938, une toile d\u2019Adrien Hébert, représentant un coin du vieux Montréal, sur laquelle se profilent le vénérable château de Ramezay et, à l\u2019arrière-plan, les orgueilleux entrepôts à grains du port.Antithèse et contraste des œuvres de deux époques! C\u2019est dans ce quartier de Montréal, celui de l\u2019ancien hôpital Notre-Dame, que s\u2019est écoulée la majeure partie de l\u2019existence médicale du docteur Ethier.La toile offerte lui rappellera, sans doute, la vieille Ecole de Médecine, située à proximité, sur la Place Jac- ques-Cartier, le vieil hôpital, ses salles vétustes, les recoins, les dénivellements imprévus d\u2019un service à l\u2019autre, l\u2019atmosphère d\u2019intimité qui flottait à l\u2019intérieur de ses lourds murs de pierre noircis par la fumée des locomotives de la gare Viger.Le docteur B.-G.Bourgeois, au nom des médecins de la maison, rendit hommage au docteur Ethier en mettant en relief ce que représentent de dévouement et d\u2019abnégation, quarante sept années de service hospitalier.Le docteur Albert LeSage, doyen de la Faculté, rappela certains souvenirs du passé; souvenirs du temps heureux ou le docteur Ethier et lui-même étaient internes de l\u2019hôpital Notre-Dame, souvenirs d\u2019une époque où la joie de vivre était peut-être plus spontanée, souvenirs de jeunesse que l\u2019on revit toujours par la pensée avec une douce et sereine mélancolie.Le docteur Gérin-Lajoie, successeur du docteur Ethier à la chaire de gynécologie de la Faculté et au service de gynécologie de Notre- Dame rendit à son maître et ami un témoignage de gratitude.Le docteur Ethier, très ému, répondit aux témoignages et vœux exprimés par ses collègues.Son allocution, dont le texte est reproduit ci-dessous, reflète sa personnalité; elle est une leçon de modestie, une profession de foi envers les œuvres et les ouvriers du passé grâce auxquels Notre-Dame fait actuellement notre fierté, une discrète allusion aux services qu\u2019il pourrait encore rendre, si on lui demandait de servir de nouveau.Belle fête de famille sans bruit, sans clameur, sans clinquant, comme il convenait qu\u2019elle fût, à l\u2019adresse du Professeur Ethier.Allocution du Dr B.-G.Bourgeois L\u2019hopital Notre-Dame, mon cher docteur Ethier, a désiré vous offrir un témoignage de gratitude pour les services que vous lui avez rendus et vous exprimer ses regrets que les «lois de la vie » vous aient amené à donner votre démission de son service de gynécologie.Il a convié dans cette salle, pour vous rendre hommage, les éléments importants qui le constituent: ses administrateurs, vos collègues du Conseil et du Bureau médical, les hospitalières religieuses, les infirmières et le Comité de ses dames patronnesses.Ce témoignage de gratitude, il faut le faire très large et très sincère; aussi large et sincère, en somme, que fut la collaboration que vous lui avez apportée depuis plus de 45 années! Personne, autant que ceux-là qui ont servi comme vous dans cette maison; qui l\u2019ont vue grandir; qui ont été parmi les artisans quotidiens de son développement et de la réputation enviée qu\u2019elle a acquise; qui ont été, en somme, des « instruments dispensateurs », assez souvent méconnus, mais toujours au poste quand même, grâce auxquels il a pu diffuser les bienfaits de la charité que la générosité de ses bienfaiteurs et la sagesse de ses administrateurs le chargeaient de répandre; qui ont connu, comme vous, les lourdes responsabilités et les anxiétés morales du service quotidien; \u2014 les fatigues de la « garde », \u2014 le souci impérieux d\u2019accomplir un devoir bénévole au prix de l\u2019abnégation de soi-même, \u2014 de sa tranquillité parfois si attrayante, \u2014 de son repos souvent nécessaire, \u2014 les réveils aux L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 97 GAROL A SUBI UN EXAMEN PHYSIQUE .\u2026.Le rayon X dit: \u201cRecherchez la densité uniforme comme preuve de pureté\u201d \u2014 et l'Agarol est une émulsion parfaitement uniforme dont chaque dose agit de la même façon.Le microscope dit: \u2018Recherchez les petits globules d'huile uniformes\u201d qui sont un signe de l\u2019émulsification parfaite de l'Agarol.Cela signifie stabilité, absence de goût huileux, miscibilité facile avec l\u2019eau, Je lait, les jus de fruits ou tout autre liquide.Le pharmacien dit: \u201cSi elle coule librement, c\u2019est signe que c'est une bonne émulsion.\u201d Et, en effet, l'Agarol est une bonne émulsion d'huile minérale qui a entièrement prouvé combien elle est précieuse pour le soulagement de la constipation aiguë et le traitement de Ja constipation habituelle.Demandez-nous-en la preuve.Vous recevrez, sur demande faite sur papier à en-tête, une notice descriptive et un échantillon d'essai d'Agarol.Agarol est vendu en flacons de 6, 10 et.16 onces.La dose pour un adulte moyen est de une cuillerée à soupe.WILLIAM R.WARNER & COMPANY, LTD.127 KING STREET, WEST TORONTO, ONTARIO AGAROL POUR LA CONSTIPATION 98 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 premiers moments d\u2019un sommeil réparateur, \u2014 les révoltes de la « chair » contre la discipline inexorable de la volonté et de la conscience, \u2014 les nombreuses « nuits blanches » comme complément et comme adoucissement aux rigueurs d\u2019une journée déjà épuisante, et comme préparation au travail laborieux du lendemain! Personne, dis-je, autant que ceux-ci qui vous entourent en ce moment, ne peut comprendre tout ce que comporte d\u2019usure physique et de fatigue intellectuelle et morale la vie du « médecin d'hôpital » que d\u2019aucuns se représentent comme facile parce qu\u2019ils la contemplent de loin! et que d\u2019autres n\u2019hésitent pas à critiquer, à mépriser même, pour n\u2019avoir pas à en reconnaître le dévouement et le désintéressement ! Personne, non plus, ne peut savoir combien il est raisonnable de songer à se reposer quand on l\u2019a vécue consciencieusement pendant près d\u2019un demi-siècle! Mais votre retraite, mon cher ami, si justifiée qu\u2019elle nous paraisse, ne manquerait pas de nous causer des regrets, encore plus amers, si elle devait équivaloir à votre départ.Nous voulons y voir plutôt une permutation toute normale et nous avons la satisfaction de penser que vous restez parmi nous puisque le Conseil médical, en appréciation de vos états de service, vous a prié d\u2019accepter le titre de médecin honoraire.Les assauts qu\u2019elle a subis n\u2019ont pas ébranlé sérieusement votre constitution robuste! Les années ont pu filer, mais le corps est resté solide, et nous avons confiance que les « égards tardifs » que vous aurez pour lui dans l\u2019avenir vous assureront de pouvoir consacrer à votre clientèle privée de nombreuses années encore et\u2026 de restituer à madame Ethier et à mademoiselle Ethier, dont je salue respectueusement la présence à vos côtés, quelques-uns des loisirs et des plaisirs de la vie de famille qu\u2019ont pu leur dérober dans le passé vos activités auprès de nos indigents! Afin qu\u2019il vous reste, de cette démonstration d\u2019amitié, très simple mais très sincère, un souvenir tangible, l\u2019on m\u2019a prié de vous remettre cette toile qui la rappellera à votre pensée, lorsque sur les côtes de Gaspé, en face du beau rocher de Percé où vous passez l\u2019été, dans la tranquillité et la douceur d\u2019un beau soir, vos méditations pourront se diriger vers Montréal; vers ce Château de Ramezay où vous avez étudié la médecine et vers cet H ôpital Notre-Dame où vous aurez la consolation d\u2019avoir fait le bien et où vous êtes assuré d\u2019avoir laissé un excellent souvenir.Allocution du Dr Léon Gérin-Lajoie Permettez que mes premières paroles vous expriment toute la joie que nous éprouvons à vous voir à cette fête de famille, organisée dans le seul but de témoigner à votre mari, Madame, à votre père, Mademoiselle, toute l\u2019admiration que nous lui portons, et le remercier des services inestimables qu\u2019il a rendus à l\u2019hôpital Notre-Dame, au service de gynécologie en particulier et à moi-même personnellement, durant les quarante-sept années qu\u2019il a travaillé dans cette institution.Mon cher Maître, Vous comprendrez facilement toute l\u2019émotion qui m\u2019étreint en ce moment.Présenté comme votre successeur, à cet auditoire nombreux et distingué qui est venu vous rendre hommage, je sens peser sur mes épaules un fardeau lourd de responsabilités et d\u2019obHi- gations.Des voix plus autorisées que la mienne ont apprécié votre valeur personnelle et vos services rendus.Ceux-là vous ont connu bien avant moi et ont parcouru avec vous des étapes où, enfant encore, j'ignorais même votre existence.Elève de la période de guerre, diplômé de cette époque, ce n\u2019est qu\u2019après la démobilisation que le professeur Louis de Lotbinière Harwood, de regrettée mémoire, m\u2019incita a.poursuivre mes études complémentaires dans: la spécialité qu\u2019il avait choisie.N L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 193) 99 GLYGOLIXIR contre Asthénie Non Spécifique Au sujet de l\u2019effet du glycocoll chez l\u2019adul- cas de poids inférieur à la normale, de perte te asthénique, mais par ailleurs normal, de poids, d\u2019anorexie, de nervosité, de pro- Wilder! a établi que \u2018les patients et les su- pension à la fatigue ainsi que contre l\u2019asthé- jets qui sont tout simplement fatigués ob- nie non spécifiques tiennent soulagement\u201d et qu\u2019 \u2018\u2018ils semblent ; .Le Glycolixir se distingue nettement de en état d\u2019aller plus loin et d\u2019en faire da- © ye 8 vantage avant que la fatigue les prenne\u201d toutes les autres substances soi-disant \u2018\u2018toniques\u2019.Son effet est strictement physiolo- Le Glycolixir est une préparation agréable A, à ique.C\u2019est une préparation \u2018\u2018tonique\u2019\u2019, dont au gout, a base de glycocoll de Squibb.A gq t er et déterminer biochimique- cause de sa teneur en glycocoll, il produit on peut prouver q ment l\u2019action.Ce n\u2019est aucunement un une action d\u2019économie de protéines et une action de désintoxication, toutes deux bien marquées et qui, isolément ou ensemble, opèrent des résultats bienfaisants dans les \u2018fouet pour cheval fatigué\u201d.Le surdosage est impossible et il n\u2019existe pas de contre- indications connues.EN VENTE SOUS DEUX FORMES DE DOSAGE TRÈS AGRÉABLE À PRENDRE: ELIXIR \u2014 Une cuillerée à soupe présente 1.85 Gm.de glycocoll dans un mélange spécial de vin fin.Dose moyenne pour adultes: trois cuillerées à soupe tous les jours.COMPRIMÉS \u2014 Les comprimés présentent 1.0 Gm.de gly- cocoll chacun.|ls sont agréablement aromatisés et de cou- du Personn l leur distinctive.Utiles, également, dans les cas où l\u2019alcool, Procég » Dour, dans l\u2019élixir, pourrait ne pas être désirable.Dose moyenne nique res, Cli.pour adultes: deux comprimés, trois fois par jour.606 Mayo\u201d 9 ( Soa LL LL : ?Oétobre,) Pour imprimés, écrire au Professional Service Department, 1934.36 Caledonia Road, Toronto, Ont.{ : \u2018 E-R-SQUIBB & SONS OF CANADALtd: depuis 1858.Am Fabricants de Produits Chimiques pour le Corps Médical 100 Au retour d\u2019Europe, en 1922, je pris contact avec vous.En rappelant succinctement ce qu\u2019était le Service d\u2019alors et son évolution graduelle vers le développement qu\u2019il a atteint aujourd\u2019hui, Je rappellerai à plusieurs des souvenirs, et j'apprendrai à un grand nombre ce qu\u2019une saine ambition, une étroite collaboration, et une ferme détermination à réussir, peuvent obtenir, Vous avez été de ceux qui ont contribué à rendre à la gynécologie la place qu\u2019elle occupe aujourd\u2019hui à la Faculté et à l\u2019hôpital.À cette époque, nous occupions l\u2019ancien édifice, rue Notre-Dame.Le service était restreint à deux salles, Sainte-Marguerite.et Sept-Douleurs.L'hiver, j'assistais le professeur Harwood et le professeur Raphaël Trudeau, dont je ne puis pas ne pas évoquer le souvenir; l\u2019été, je continuais avec vous, cher maître, et le docteur Hector Aubry, agrégé en bactériologie, qui s\u2019occupait du laboratoire durant l'hiver, mais que ses loisirs, durant l\u2019été, permettaient de vous accompagner dans le service de gynécologie.Puis ce fut l\u2019occupation du nouvel immeuble rue Sherbrooke.La gynécologie réclama un plus grand nombre de lits; le service fut doublé; je fus attaché à la section dirigée par le professeur Trudeau.Nous travaillions parallèlement, et nos rencontres furent forcément moins fréquentes.Le service s\u2019agrandit progressivement avec la construction de l\u2019aile de la rue Champlain.Au décès prématuré et inattendu de notre chef , vous avez pris la direction effective de tout le service; mais, maintenant la tradition et avec votre conciliation coutumière, les deux sections furent- maintenues dans leur intégrité.Malgré lamaladie et le congé prolongé de votre adjoint, alors, nos relations profes- \u201csionnelles demeurètent d\u2019une intégrité et d\u2019une , harmonié à à toute: épreuve.Lorsque, au décès de celui-ei, je fuss appelé a le remplacer, la confiance que, vous mt'\u2019avez manifestée se continua, et d'assistant, vous avez proposé de me nommer votre adjoint.Plus qu\u2019avant, nos con- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 tacts furent nombreux, et la part de collaboration que vous m\u2019avez accordée me permit de constater une fois de plus votre largeur d\u2019esprit et votre infatigable énergie, pour le maintien des traditions énoncées par les Brennan, les Harwood et les Trudeau.Enfin, lorsque vint le moment pour vous de donner votre démission à l\u2019Université d\u2019abord, puis à l\u2019hôpital, vous me proposiez pour vous succéder au titulariat et à la direction du*service de gynécologie.Prenant conscience de l\u2019honneur qui m'\u2019é- chéait, je compris en même temps que les positions de titulaire et de chef de clinique pèsent plus qu\u2019on ne se l\u2019imagine.Aujourd\u2019hui, je réalise mieux l\u2019ampleur de la tâche et le grand mérite que vous avez eu d\u2019avoir pu mener de front, les exigences d\u2019une clientèle imposante qui vous conserve encore et avec raison, tout sa confiance, et les soucis d'une responsabilité dont vous ne vous êtes jamais départi.Les obligations que vous aviez épousées, vous les rencontriez avec affabilité, avec gaieté de cœur et d\u2019esprit, sans sourciller, sans reculer devant la tâche, au dispensaire, dans les salles publiques, le jour ou la nuit.Vous vous êtes astreint à faire «la garde », dont vous auriez certes pu vous départir depuis longtemps, en vous reposant sur vos assistants, et tout dernièremeñt encore, vous abandonniez votre sommeil pour intervenir chez une malade, parfaite inconnue.Souriant, aimable, encourageant, les patientes vous aimaient et anticipaient votre visite avec quiétude, confiantes que vous feriez pour elles ce que vous aviez fait pour tant d\u2019autres: les soulager, les guérir.Peut-on se détacher ainsi de tout ce que fut notre vie, notre raison d\u2019être, brusquement, alors qu\u2019on sent encore son cœur très jeune et son âme très virile?Difficilement.Aussi, est-ce avec plaisir que mon collègue Arthur Magnan, récemment nommé professeur agrégé, et que je félicite en passant de sa nomination, et moi-même, avons accédé à votre demande de L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 101 ____\u2014\u2014\u2014 = = 5 heureux pocteur, gilleurs ébut de 1939, NOUS ° nos Au d e JOuUS ncer $ ott e com p ortumn d\u2019 quoi l et Je bonheu\" g Lanne prospérité yœux qui 5 une année ; tous Ceux 5 vivemeN Nous nous Nous 7 emerclon leur en courageme tous, mat nous ont donné étant P as de ce fforcé nt sommes la P erfectiom \" us mal heureusemé n avon pas et monde; ui wont et M Nous PT de NOUS \u201c nous « CO yenir N° us TevoN octeur> ons?« CO sultat nnez des pouvons car j VOUS ausst, sulter »> po y tout Ce y la san « co ultations\u201d donner à pressions s imprimés cerne 10S ous confier le >hésite\u201d pas \u20ac beso in dans V0 ez av dont vous PO à volre dis position os experts $0 Docteuts 0176, yeuill gz NOUS CT Vos Lo ut dé N Limitee EMI UC al el Monte Libr are SaintGabr 43 à Y demande s seront \u20ac gues vou Nos catalo J Wy = D Wl = ha TXT D, 102 suivre dans le service certaines malades indigentes avec lesquelles vous avez eu déjà des contacts personnels et chez lesquelles vous êtes intervenu antérieurement.L'hôpital Notre-Dame est et demeure votre hôpital; le service de gynécologie est le vôtre, il vous est ouvert.Ce départ volontaire n\u2019en est un qu\u2019en autant que la direction du Service est confiée à celui qui vous a succédé au poste d\u2019enseignement.C\u2019est dire que nous vous sommes très reconnaissants des services que vous nous avez offerts lors de la dernière assemblée du Bureau médical de l'hôpital, et nous vous en remercions très sincèrement.Vos conseils, votre expérience, nous seront d\u2019une aide précieuse à l\u2019occasion et permettronnt ainsi de continuer votre contact avec l\u2019œuvre de l'hôpital.L\u2019effort que vous avez fourni est un bel exemple de ténacité.À ceux qui vous suivent, aux moins jeunes, et je m'adresse ici à ceux de ma génération, et aux plus jeunes encore, je pose le problème en toute franchise, en toute sincérité: regardons nos aînés, plaçons-nous dans les conditions où ils ont été placés, à notre âge, et de- mandons-nous si nous résisterions aux luttes, aux tracas, aux ennuis qu\u2019ils ont essuyés.Ceux-là qui nous précèdent, à qui nous devons d\u2019être ce que nous sommes, méritent plus qu\u2019une simple mention, plus que notre confiance, plus que notre amitié ou notre amour, plus que nous ne leur avons jamais donné et que nous ne serons jamais capables de leur donner, Vous êtes de ceux-là, mon cher docteur Ethier, et je veux que vous sachiez que nous gardons de vous un souvenir bien sincère de votre travail, de votre énergie, de votre enseignement, de votre dévouement à notre égard.En vous parlant, j'associe à ces sentiments ceux de tous vos collègues du Bureau médical de l\u2019hôpital Notre-Dame, ceux de toutes les religieuses et les gardes-malades passées et présentes.En leur nom et en mon nom personnel, je vous prie d\u2019agréer, avec nos hommages, l\u2019ex- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 pression de nos sentiments de très cordiaux et très sincères remerciements.Allocution du Dr Aldège Ethier Lorsque, il y a quelques jours, le Président du Conseil Médical, le Professeur Albéric Marin, et le Professeur Léon Gérin-Lajoie, qui m\u2019a remplacé à la chaire de clinique gynécologique et dans le service hospitalier, me firent part de l'intention que les autorités supérieures de l\u2019hôpital avaient de me donner un témoignage de reconnaissance pour les quarante-sept années vécues au service de l\u2019hôpital, je refusai d\u2019abord, ne me reconnaissant aucun titre particulier à une telle démonstration.Mais après m\u2019avoir fait comprendre que c\u2019était le désir général, j'ai accepté, à condition que ce soit une chose de la famille hospitalière.Ainsi, je ne puis dire que j'ai été pris par surprise.Toutefois, je puis vous avouer que je ne m\u2019attendais pas à ce que l\u2019on donnât autant d\u2019importance à l\u2019affaire.J\u2019en suis tout confus et ému.Et les paroles de remerciements que je vous adresse ne peuvent que faiblement exprimer les sentiments de reconnaissance dont Je suis pénétré en ce moment.Soyez assurés, Mesdames, Messieurs, que je conserverai longtemps le souvenir de ce jour d\u2019une fin de carrière déjà assez longue, et per- mettez-moi d\u2019ajouter, avec la satisfaction d\u2019avoir fait tout mon possible pour la bien remplir.Ce n\u2019est pas sans regret que j\u2019abandonne ce service de gynécologie, dans lequel j'ai travaillé durant tant d\u2019années, et la nuit, et le jour, sans compter, pour les indigents, pour les fortunés, en y mettant toute mon âme et mon dévouement entier, m\u2019efforçant de continuer la belle œuvre commencée par mes deux prédécesseurs, les regrettés Professeurs Mi- chel-Thomas Brennan et Louis de Lotbinière Harwood qui lui avait succédé.Je me plais à rendre ici un hommage ému à la mémoire de ces deux maîtres et amis qui ont succombé trop tôt, à la tâche, et en pleine carrière.1 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1959 103 Toutes les Indications de l'IODE et des IODURES lODOGÉNOL CIE ERR ERLE TERETE RRR P E PI N NI NICS ac E : GHOGENO ; PÉPIN Pas d'Ilodisme \u2014\u2014\u2014 AGENT GÉNÉRAL: 3.EnpDÉ L«\u201c - MONTRÉAL HÉMOSTYL Sérum hémopoiétique frais de cheval FLACONS - AMPOULES Anémies Convalescences Hémorragies 1 à 2 ampoules le matin à jeun dans 1/4 de verre d'eau, par voie buccale.SIROP Anémies des enfants 1 cuillerée à potage (enfants une cuillerée Chloro-anémies a café) avant les trois principaux repas.° Laboratoires du D' ROUSSEL, 97, rue de Vaugirard, PARIS Agents pour le Canada : J.EDDE L', New Birks Bldg, MONTREAL 104 Je ne dois pas oublier, en cette circonstance, de mentionner le nom de celui qui, le premier, à contribué à ma formation de chirurgien et dont j'ai été l\u2019interne et l\u2019assistant durant les premières années de mon internat: Toussaint Brosseau, un des fondateurs de notre institution et son premier chirurgien.Je crois être le seul survivant de cette phalange des chirur- giens-pionniers de cette époque.Si notre hôpital jouit aujourd\u2019hui d\u2019une réputation assez enviable, notre reconnaissance doit aller à ces ouvriers de la première heure et aussi aux deux autres chirurgiens qui ont suivi, le docteur O.-F.Mercier, décédé il y a quelques années, et le docteur Téles- phore Pariseau, ancien doyen en retraite, de notre Faculté de Médecine.Je n\u2019ai parlé ici que de mes maîtres, les chirurgiens.Je m\u2019en voudrais et serais ingrat si j'omettais de parler un instant des fondateurs de l\u2019hôpital Notre-Dame, et en particulier du docteur E.-P.Lachapelle, auquel je dois une reconnaissance toute spéciale pour la part qu\u2019il a prise dans ma carrière de chirurgien, et par les conseil qu\u2019il me donna, et le poste d\u2019interne à l'hôpital Saint-Michel de Paris, qu\u2019il me procura, et dont le chirurgien- chef était le regretté docteur Joseph Récamier, son ami intime.J\u2019eus le grand avantage d\u2019y séjourner deux années.Je dois aussi vous mentionner les noms des docteurs Rottot, Laramée, Foucher, de messieurs C.-P.Hébert, Tansey, Généreux qui furent pour moi de bons conseillers et protecteurs, sans oublier nos religieuses, les Révérendes Sœurs Grises, dont la première Supérieure fut la Rév.Mère Perrin, qui occupa ce poste à trois reprises différentes.Elle fut véritablement l\u2019âme dirigeante, par excellence, de notre institution.Je me rappelle avec plaisir les bonnes relations qui existaient entre le personnel médical de l'hôpital et les dames patronnesses, dont la fondatrice et la première présidente fut madame Rosaire Thibaudeau, qui vit encore et à laquelle l\u2019institution doit la plus grande L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A,N.\u2014 Montréal, janvier 1939 part de sa survivance, au cours des années difficiles qu\u2019elle traversa, et qu\u2019elle contribua à surmonter par les nombreuses œuvres de charité qu\u2019elle organisa en différentes occasions, au cours de sa longue carrière.Quelques-uns d\u2019entre nous, peu nombreux cependant, doivent se rappeler la première grande kermesse qu\u2019elle organisa, sur la Place d\u2019Armes, en 1884, qui fut un véritable succès.Vous en trouverez une jolie photographie dans le volume Histoire de Uhépital Notre-Dame, écrit par le docteur E.-P.Benoit.Que madame Thibaudeau veuille bien agréer l\u2019expression de mes sentiments les plus respectueux et mes remerciements les plus chaleureux pour tout le bien qu\u2019elle a fait à notre hôpital! J'aurais encore beaucoup à dire de ceux et celles qui continuent à contribuer à la prospérité et au succès de notre hôpital, mais on ne doit pas parler de ceux qui n\u2019ont pas fini de remplir leur tâche.Il faut attendre le moment de la retraite, paraît-il.Je m\u2019apercois que le plaisir que j\u2019éprouve à revivre ces années déjà lointaines m\u2019entraîne trop longuement, et je ne dois pas abuser davantage de votre patience.À tous ceux qui ont contribué à l\u2019organisation de cette fête, je dois adresser mes plus sincères remerciements.Je n\u2019abandonne pas l'hôpital.Je continuerai d\u2019y diriger mes patientes, dans les chambres et dans le service, et si l\u2019on a besoin de mes services en quoi que ce soit, je serai toujours à la disposition du personnel de l\u2019institution.Avant de terminer, qu\u2019il me soit permis de vous adresser une demande toute cordiale.À mes confrères et collègues, surtout les anesthésistes, présents et passés, aux religieuses, aux gardes-malades, que, dans des moments d\u2019impatience, soit au cours d\u2019une attente prolongée, soit au cours d\u2019une opération difficile et dont dépendait la vie d\u2019une patiente, j'aurais pu traiter un peu rudement, sans aucune intention malicieuse, de bien vouloir me pardonner ces emportements dus à mon caractère L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 105 dors.toutes les insomnies méme opiniatres SOMNIFENE \u201cROCHE\u201d action nerveuse centrale élimination très rapide - ON DONNE A CHACUN SA DOSE en gouttes (12 cc.) 20 a 60 gouttes.en ampoules de 2 cc, dans les troubles nerveux et mentaux, convulsions.Indiqué particulièrement dans la crise éclamptique en injection intraveineuse.Echantillons, littérature et précisions sur un mot de Messieurs les Médecins.Gherardo delle Notti (1590-1656) Jeune dame (Rome, Palais Doria) DINUF NOUNE au Thiocol CLASSIQUE a 4 cuillerées toujours 1 à soupe par jour bien toléré TOUTES LES AFFECTIONS DES VOIES RESPIRATOIRES HOFFMANN-LA ROCHE LIMITÉE 286 ouest, rue Saint-Paul, Montréal.1 106 un peu prompt, et de les oublier pour me permettre de terminer, dans la paix du cœur et de l\u2019esprit, une carrière aussi longue.Et veuillez croire que toujours je n\u2019ai eu en vue que les intérêts de nos chers malades, de l\u2019institution, de nos internes, des élèves, et de tout le personnel de l\u2019hôpital.+ A LA MEMOIRE DU Dr SEVERIN LACHAPELLE À la séance de mardi, 20 décembre, de la « Société Médicale de Montréal », qui eut lieu à la Miséricorde, une plaque commémorative a été dévoilée à l\u2019occasion du 25e anniversaire de la mort du regretté docteur Sévérin Lachapelle.Ce dernier fut le premier professeur de pédiatrie à l\u2019Université Laval de Montréal et surintendant médical de la Crèche de la Miséricorde.La plaque est l\u2019œuvre du seulpteur canadien M.Elzéar Soucy.Cet hommage des anciens éleves et amis du professeur Sévérin Lachapelle fut due à l\u2019initiative des religieuses et des médecins de l\u2019hôpital de la Miséricorde.À cette occasion, des allocutions furent prononcées par les docteurs Stephen Langevin, Paul Letondal et Albert LeSage.À la suite de ces allocutions, la Société Médicale présenta son programme scientifique composé de travaux communiqués par Messieurs Langevin, Sanche, Robert, Ricard, médecins à la Miséricorde.ee ++ CONSEIL MEDICAL DU BUREAU MEDICAL DE L'HOTEL-DIEU DE MONTREAL Le nouveau Conseil Médical de l\u2019Hôtel- Dieu pour l\u2019année 1939 sera ainsi constitué: MM.Oscar Mercier, président; Roméo Ro- chette, secrétaire-trésorier; Donald Hingston, Roméo Pepin, Louis de Gonzague Joubert, Ernest Trottier et Ernest Prud\u2019homme, conseillers.J\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 Le Bureau Médical a élu comme son président, M.Pierre-Paul Gauthier ect M.Paul Poirier, comme son secrétaire.NOMINATIONS Le docteur Charles Vézina, professeur de clinique chirurgicale à l\u2019Université Laval et chirurgien à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, vient d\u2019être nommé membre associé de l\u2019Académie de Chirurgie de France.Nos félicitations.Les docteurs Paul Letondal et Albert Guil- bault (de Montréal), membres correspondants étrangers de la Société de Pédiatrie de Paris, ont été élus « Fellows of the American Academy of Pediatrics », à Evanston, Illinois.Ce témoignage d\u2019estime, dont sont l\u2019objet deux de nos compatriotes de la part des pédiatres américains, est tout à l\u2019honneur de notre Faculté de Médecine, et nous félicitons chaleureusement les docteurs Letondal et Guilbault de cette distinction si bien méritée.Le docteur Jean LeSage, après avoir subi avec succès une épreuve théorique consistant en une leçon sur l\u2019« évolution des maladies », vient d\u2019être nommé assistant à la chaire de Pathologie générale de la Faculté.Nous félicitons Jean LeSage.À la dernière séance du Conseil Médical de l\u2019hôpital Notre-Dame le professeur Léon Gé- rin-Lajoie a été élu chef du Service de Gynécologie en remplacement du professeur Aldè- ge Ethier, démissionnaire.LA SOCIETE MEDICALE DE MONTREAL Les membres de la Société Médicale de Montréal ont procédé, en décembre dernier, à l\u2019élection du Bureau pour l\u2019année 1939.Le nouveau Comité Exécutif se compose comme suit: le docteur Georges Mignault (hôpital du Sacré-Cœur), président; le docteur Oscar Mercier (Hôtel-Dieu), vice-président: le doc- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 SPECIALITE e PHARMACEUTIQUE e © ELIXIR POLYBROMURE (Sans sucre) (Une cuillerée à bouche de 20 grammes renferme 3 grammes de Bromure de Potassium, Sodium et Ammonium, associés à des Teintures amères et toniques.) Mode d\u2019emploi: 1 à 2 cuillerées à thé dans un peu d\u2019eau toutes les trois heures.Présentation: 240 c.c.e La Pharmacie d\u2019Ordonnances ARTHUR HIRBOUR ci-devant Bisaillon-Hirbour 35 ans d'expérience dans l'exécution exclusive d'ordonnances de Médecins.\u2014 Nous n'employons que les produits chimiques supérieurs.Angle Saint-Denis et De Montigny Téls: LA.7356 - PL.0305 - Montréal Messieurs les Médecins sont invités a consulter l'Encyclopédie Médico-Chirurgicale au Secrétariat 326 est, boulevard Saint-Joseph MONTRÉAL dans l'après-midi, de 2 à 5 heures EEE LA VITAMINE B, POUR TONIFIER LES VOIES INTESTINALES Depuis que de récentes études ont révélé le bienfaisant effet de la vitamine B: sur les fonctions intestinales, son emploi devient de plus en plus fréquent dans le traitement auxiliaire de la constipation atonique.All-Bran de Kellogg est une bonne source de vitamine B.Remarquez le montant de vitamine B: contenu dans All-Bran par comparaison à d\u2019autres aliments.La présence de cette vitamine en si abondantes quantités, dans un aliment riche en même temps en « volume » naturel, est une raison de plus pour recommander l\u2019emploi de cette céréale laxative.IL FAUT 2 OZ.D\u2019EPINARD OU 2% OZ.D'ŒUF OU 2% OZ.D'ORANGE, POUR ÉGALER LE MONTANT DE B, CONTENU DANS 1 OZ.DE Kelloggs ALL-BRAN 107 108 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 teur Paul Letondal (hôpital de la Miséricorde), secrétaire-trésorier-général; le docteur Léon Gérin-Lajoie (hôpital Notre-Dame), conseiller.Nos félicitations aux nouveaux élus et nos meilleurs vœux de succès pour 1939.+ ++ SOCIETE DE CHIRURGIE DE MONTREAL A la dernière séance de la Société de Chirurgie de Montréal les membres ont élu l\u2019Exécutif suivant pour 1939: président: M.Léon Gérin-Lajoie; vice-président: M.L.-P.Séné- cal; secrétaire-général: M.Mercier-Fauteux; trésorier: M.J.-H.Rivard; bibliothécaire-ar- chiviste: M.Pierre Smith; secrétaire annuel: M.Paul Bourgeois.ee + LA MORTALITE INFANTILE A MONTREAL VA DECROISSANT Amélioration considérable depuis un an Moins de maladies contagieuses La mortalité infantile a décrû considérablement depuis l\u2019an dernier à Montréal, selon ce qui est constaté au Bulletin d\u2019hygiène de septembre-octobre publié par la Santé municipale.Au premier novembre de l\u2019an dernier, on avait compté 93.8 décès par 1.000 naissances, alors qu\u2019à la même date de cette année, on n\u2019en a compté que 68.2.Et si l\u2019on compare septembre-octobre 1937 avec l\u2019époque correspondante de cette année, l\u2019amélioration est encore plus visible, car la proportion de l\u2019an dernier était de 97.1 par 1,000 naissances (pour les deux mois en question) et seulement de 68.4 cette année.Sous le rapport des maladies contagieuses, la statistique n\u2019est pas moins encourageante.Au premier novembre de l\u2019an dernier, on avait enregistré 83 décès attribuables à la rougeole; à la même date cette année, 36 seulement; 92 décès par la coqueluche l\u2019an dernier, 37 cette année; 184 décès par l\u2019influenza (grippe) Pan dernier, 115 cette année.En dix mois, l\u2019an dernier, Montréal avait eu 54 suicides; cette année, 47.Le Dr Adélard Groulx, directeur de la Santé.annonce dans le Bulletin l\u2019institution d\u2019une « section de la tuberculose » dans son service.Cette section est confiée au Dr Léo Ladouceur, qui a été attaché à l\u2019Institut Bruchési durant 15 ans.SOUTENANCE DE THESE Mercredi, le 14 décembre 1938, à 8.30 du soir, dans la salle des promotions (214) à l\u2019Université.le docteur Gaston Gosselin a soutenu une thèse pour l\u2019Agrégation en Chimie Physiologique.Le titre de la thèse était: Contribution a l\u2019étude de l\u2019eau de constitution.2e ++ AUTOUR DE LA TUBERCULOSE Le numéro septembre-octobre du Bulletin d\u2019Hygiène de la Cité de Montréal, offre d\u2019intéressants renseignements, au sujet de la lutte entreprise contre la tuberculose.Il rappelle d\u2019abord la création d\u2019une « Section de la Tuberculose » au Service de Santé.Un homme jeune et d\u2019une belle expérience a été nommé à ce poste: M.le docteur Léo Ladouceur, ancien secrétaire de la Société de Phtisiologie de Montréal.Le nouveau titulaire est déjà à l\u2019œuvre.Un de ses premiers actes est de préconiser l\u2019application de l\u2019épreuve cutanée à la tuberculine, chez le nourrisson des cliniques infantiles et chez les enfants d\u2019école, pour, de là, passer aux examens radiographiques des sujets positifs.Il veut généraliser cette épreuve du Mantoux, jusque dans le bureau du praticien, grâce à un service gratuit, dans le but de hâter le dépistage des cas de tuberculose.L\u2019article suivant présente une étude comparative de chiffres très intéressants.Le démographe de la Cité y fait figurer les nombres de décès par tuberculose, pour chaque année de 1930 à 1937 inclusivement, pour chaque sexe en particulier et en six groupes d'âges différents (0-4, 5-14, 15-24, 25-39, 40-59.60 +).= En Er me wa gg om \u2014 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 109 \u2014\u2014 VACCINS DU PROFESSEUR MINET\u2014 VACCIN ANTI-PNEUMONIQUE: Pneumonie, Broncho-Pneumonie des enfants et des vieillards, Grippe et complications grippales.Ampoules injectables de | cc.VACCIN ANTI-ASTHMATIQUE: Asthme, Emphysème, Catarrhe bronchitique, Bronchite des gazés.Ampoules injectables de | cc.VACCIN ANTI-GRIPPAL: Grippe et complications grippales, Otites, Sinusites, Mastoidites.Ampoules injectables de 1 cc.Laboratoires Sténé, 2 bis, Place des Vosges, PARIS, France Représentants exclusifs: MM.HERDT & CHARTON, Inc., 2027, avenue du Collège McGill, Montréal A base: d\u2019Acide Bori- que, Alun, Acide Car- bolique (1-1/3%), et d\u2019Huile de Menthe.Prompte récupération des forces Jarres de 4 et 8 onces.Regain de vita- lité en si peu de temps! Vi-Tone se transforme rapidement en nourriture et en La poudre & douches MIRALOSE est préparée d\u2019après la prescription d\u2019un médecin qui l\u2019a conseillée pendant des années et qui l\u2019a trouvée efficace, sûre et digne de confiance.Cette formule, d\u2019ailleurs, est déjà connue de la profession médicale, ce n\u2019est cependant que depuis quelques mois qu'elle est fabriquée et vendue sous un nom distinctif.Réalisant qu\u2019elles doivent se préserver contre les effets nuisibles de certains produits largement annoncés, les femmes en général comptent sur\u2019 la profession médicale pour les conseiller dans le choix des produits qu\u2019elles peuvent employer pour leur hygiène intime.En prescrivant Mi- ralose le médecin aura la certitude de fournir à sa patiente un remède inoffensif et efficace.Miralose est vendue dans toutes les bonnes pharmacies.énergie.Un breuvage alcalin de saveur très agréable et digestible.Fortement recommandé pour les enfants, les a- MM.les médecins peuvent se procurer des échantillons de Miralose en en faisant la demande par écrit à efereulose 427, rue Saint-François-Xavier, Montréal.ALIMENT LIQUIDE TONIQUE 1-TONKE dultes et les convalescents.| V 110 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 On y constate que le plus grand nombre de décès par tuberculose survient entre les Ages de 25 et 39 ans: pour 1930, 134 hommes et 156 femmes.Dans les années qui suivent, nos adultes ont été mieux protégés d\u2019année en année; les chiffres ont graduellement baissé jusqu\u2019à 115 hommes et 129 femmes, en 1937.Nous avons cité les groupes 25 à 39 ans, parce que c\u2019est celui qui a le taux le plus élevé.Notons bien que la même régression existe dans tous les groupes d\u2019Âge.Le tableau démontre aussi que de 0 à 14 ans le nombre des décès est le même, chez les garçons et chez les filles; qu\u2019entre 15 et 24 ans, les décès sont presque deux fois plus nombreux chez les femmes; que les nombres, chez l\u2019un et l\u2019autre sexe, s\u2019égalisent de nouveau entre 25 et 39 ans; qu\u2019après 40 ans, les hommes sont doublement fauchés.Deux faits découlent de ces exposés: 1° A cause des conditions sociales et sexuelles, la femme est plus souvent atteinte de phtisie comme Jeune adulte, tandis que l\u2019homme est miné au cours ou après ses années de plus grande activité en période de production économique.2° Si lente soit-elle, il y a régression de la tuberculose chez nous.Le concours des gouvernements étant déjà acquis, puisse le public se joindre efficacement à la campagne d\u2019éducation entreprise par le «Comité provincial de défense contre la tuberculose ».++ : REUNION DE LA SOCIETE DES MEDECINS DU NORD DE MONTREAL Les médecins du Nord de Montréal se sont réunis au cercle Outremont, mardi soir, 13 décembre.M.Anselme Bois, Ph.D., nous a présenté la psychologie expérimentale qui dérive de la physiologie et des statistiques et n\u2019a rien de commun avec la philosophie.Elle possède ses tests particuliers pour étudier la personnalité.Les psychologues doivent collaborer avec les médecins et tout le monde s\u2019en trouvera mieux, tout particulièrement les malades.Une résolution fut ensuite adoptée demandant aux compagnies d\u2019assurance-accidents de payer directement les comptes des médecins qui soignent des blessés protégés par une assurance.Par le passé, ces comptes étaient habituellement payés au porteur de l\u2019assurance qui ne se souciait pas toujours d\u2019en faire remise au médecin.On décida ensuite de demander au département du procureur-général d\u2019émettre des plaques spéciales pour les licences d\u2019automobiles de médecins, ainsi que cela se pratique ailleurs, dans l\u2019Ile du Prince-Edouard notamment.Enfin, le docteur Laporte, après un court exposé des conditions dans lesquelles se fait la lutte contre le cancer, propose que recommandation soit faite aux gouvernements de mettre à la disposition des cancéreux une certaine quantité de lits.En effet, il ne suffit pas de dire à une personne qu\u2019elle souffre de cancer, encore faut-il pouvoir lui offrir les commodités nécessaires pour soigner son affection.Or, actuellement, les médecins qui s\u2019occupent de cancer ne trouvent pas de lits où ils puissent hospitaliser leurs clients pauvres.De son côté, le docteur Lacharité insiste sur le dépistage du cancer et afin d\u2019augmenter l\u2019efficacité du dépistage, il nous faut des centres de recherches et des dispensaires spécialisés.Il faut encore attirer l\u2019attention des médecins et des étudiants sur les manifestations qu'offre le cancer au début.De là, la résolution suivante qui complète la première: « Que les gouvernements soient priés de multiplier les moyens de dépistage du cancer et de mettre à la disposition des cancéreux, un nombre adéquat de lits dans les services hospitaliers existants, ou mieux encore, d\u2019ériger un hôpital pour cancéreux ».Les élections annuelles eurent alors lieu.Le docteur F.-X.-P.Goyette fut unanimement élu à la présidence de l\u2019Association des médecins du Nord où il remplacera le docteur A.-M.Cholette dont le terme d\u2019office est expiré.Li L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 111 UROPRAZINE ~ GRANULE EFFERVESCENT ELIMINE L'ACIDE URIQUE COMPOSANTS PRINCIPAUX: Pipérazine Hexaméthylenetétramine Soufre colloidal Formiate de lithine INDICATIONS: © GOUTTE + RHUMATISME + SCIATIQUE Laboratoires Spartol, Paris, France Distributeurs: HERDT & CHARTON, Inc.2027, avenue McGill College Montréal reste toujours un médicament de choix pour le traitement scientifique de la .COQUELUCHE .Le Pavéral est journellement prescrit avec succés pour les cas de coqueluches et des toux Coqueluchoides.\u2014 Ne cause ni intolérance, ni complication.e Littérature sur demande.INTER el ON UT NE = AMbherst 8900-3733 MONTY, GAGNON &« MONTY Ambulances de luxe, chauffées e Transport des malades à la ville et à la campagne.Service 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mauvais résultat des examens des écoliers ou étudiants.L\u2019élève à évolution lente Mais constante, est le sujet d\u2019avenir.Il est dommage de l\u2019entraver par des examens et des concours avec limite d\u2019âge où brilleront les jeunes gens dont la race commande une sexualité précoce.Parlant de l\u2019enseignement mixte, il expose les diverses raisons qui entravent l\u2019homogénéité des classes et signale le péril de la mas- culinisation des jeunes filles: lorsqu\u2019elles se virilisent, les garçons se féminisent, d\u2019où augmentation de l\u2019intersexualité.Pour conclure, l\u2019auteur demande que la jeune fille, tout en demeurant une intellec- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1939 tuelle, pense à l\u2019avenir qu\u2019elle doit avoir dans un foyer, en évitant le surmenage intellectuel.source de maladies.Dr Ducroquet (Paris) : Orthopédie et Morphologie.Le Dr Ducroquet montre que les traitements orthopédiques ont pour but dans l\u2019immense majorité des cas de conserver ou de rétablir la forme.Ces traitements s\u2019appuient sur de simples manipulations ou appareillages externes ou sur des techniques précises et réglées de chirurgie ostéo-articulaire ou musculaire.Par de nombreux exemples de redressement de pieds bots, de genu-valgum et de cyphoses, il montre que chez l\u2019enfant l\u2019orthopédie externe reste la plus judicieuse, pour ces déformations tout au moins.Dr J.-A.Huet (Paris): Importance de la morphologie au cours des périodes d\u2019évolution de la sexualité.L'auteur insiste sur l\u2019importance du facteur morphologique dans l\u2019évolution de la sexualité, et plus particulièrement des désordres qu\u2019elle entraîne, tant à la puberté qu\u2019à la ménopause.Il s\u2019attache à montrer que la forme du corps et des extrémités permet à un observateur minutieux de prévoir les inconvénients pathologiques de ces périodes tumultueuses.L'auteur attache une grande importance à l'examen comparatif des hémifaces, suivant la technique d\u2019Abraham, pour permettre l\u2019orientation psychique des malades observés pendant ces périodes.L'auteur projette un grand nombre de clichés tout à fait démonstratifs, de malades observés par lui dans son centre d\u2019Endocrinologie de l'hôpital Rothschild. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.ML.F.AN.\u2014 Montréal, janvier 1939 113 A \u201cFortement recommandée par la Faculté contre LE RHUMATISME, L\u2019ARTHRITISME, LA DYSPEPSIE ET LES AFFECTIONS VÉSICALES, HÉPATIQUES ET RÉNALES a D Ras) Spécifiez VICHY- CELESTINS L'embouteillage sur place est contrôlé par l'état français ERAGE 8 EN AMELIOREZ VOTRE MAISON 4 La Banque Canadienne Nationale, en collaboration avec le gouvernement fédéral, est toujours désireuse de faire des prêts aux propriétaires qui veulent réparer, rénover ou agrandir leurs maisons.4 Présentez-vous à notre suceur- jusqu\u2019au parachèvement\u2026 AUCUN CONTACT HUMAIN vous réservera le meilleur accueil Le long de toutes les étapes de la fabrication du \u201cCoca- et vous fournira avec plaisir Cola\u201d, depuis les ingrédients jusqu\u2019au scellage des bouteilles, .| chaque opération est attentivement surveillée, dirigée et vérifiée tous les renseignements utiles.sale la plus proche.Le gérant par un chimiste diplômé.Au cours de la fabrication, ce chimiste fait jusqu\u2019à vingt-deux épreuves, pour assurer la pureté et l\u2019uniformité de la liqueur.Le \u201cCoca-Cola\u201d se vend dans 76 pays et se conforme entièrement aux lois régissant la pureté des | produits alimentaires.BANQUE CA A E NAT ONALE THE COCA-COLA COMPANY OF CANADA, LIMITED Actif, plus de $150,000,000 æ oO 537 bureaux au Canada ® 66 succursales à Montréal NÉCROLOGIE Le docteur L.-Damase Pagé est décédé le 30 novembre 1938 à Iberville, à l\u2019âge de 77 ans.Le docteur Pagé était bien connu à Québec où il fut pendant de nombreuses années en charge du service médical à l\u2019hôpital de l\u2019Immigration.Le docteur Pagé, époux de feu Alice Lemoine, naquit à Saint-Casimir de Portneuf en 1861.En 1887, il obtient son doctorat en médecine à l\u2019Université Laval et pratiqua à Waterloo, Québec, durant 16 ans.En 1904, le docteur Pagé entrait au service du gouvernement fédéral en qualité de surintendant médical de l\u2019hôpital de l'Immigration au port de Québec.En 1920, alors qu\u2019on rattachait les services médicaux des quarantaines de l'immigration, au ministère de la Santé, nouvellement créé, on nommait le docteur Pagé chef de ce département.Après 28 ans de service, le docteur Pagé prenait sa retraite en 1932.Il vécut à Farnham jusqu\u2019en 1935, après quoi il vint habiter Iberville.Lui survivent 3 filles et 2 fils.6-6 ++ Le docteur C.-Jérémie Coulombe ancien député et le doyen de nos médecins, est décédé à l\u2019Assomption le 2 décembre 1938.Il naquit à Saint-Cuthbert le 23 octobre 1846.Il fit ses études classiques au collège de l\u2019Assomption et poursuivit ses études médicales à l\u2019école de Médecine Victoria.Il s\u2019établit à Saint-Justin de Maskinongé où il exerça sa profession durant 65 ans.Pendant plusieurs années il fut député conservateur aux Communes pour le comté de Maskinongé.Lui survit un fils.++ e+ 2-0 ee Le docteur Emile Lafortune est décédé le 2 décembre à l\u2019âge de 62 ans.Il était autrefois de Sainte-Rose de Laval mais il exerçait sa profession dans la paroisse de la Nativité d\u2019Hochelaga depuis 38 ans.Il avait fait ses études classiques au collège de l\u2019Assomption et il avait étudié la médecine à l\u2019Université Laval de Montréal.En 1916, il était élu échevin du quartier Hochelaga.Lui survivent son épouse, née Clémentine Pépin, trois fils, dont le docteur Paul-Emile Lafortune et quatre filles.ee ++ Le docteur Martial Lavoie de Granby, est décédé le 7 décembre dernier à l\u2019âge de 57 ans.Il était né le 3 octobre 1881 à Saint-Anaclet, comté de Rimouski.Il avait fait ses études primaires à Rimouski et à Charlottetown; il étudia la médecine à l\u2019Université Laval de Québec où il fut reçu médecin en 1912.Il alla s\u2019établir à Gravelbourg, Sask., où il demeura pendant 20 ans.En 1932 il vint s\u2019établir à Granby.Lui survivent son épouse, née Jeanne Rousseau, un fils et trois filles.ee ++ Le docteur Marcel-Adélard Corsin est décédé le 11 décembre 1938 à l\u2019âge de 59 ans.Il était né à Montréal le 7 octobre 1879.Il avait fait ses études au collège l\u2019Assomption et au collège Sainte-Marie.Il a été diplômé médecin de l\u2019Université Laval de Montréal.Il était attaché au service Provincial d\u2019Hygiène depuis 1913.Lui survit son épouse, née Blanche Lamarre. LIVRES REÇUS EN DECEMBRE 1938 ee ee Pyrétothérapie.Charles RICHET, Jean SUR- Affections non ulcéreuses du Duodénum.MONT et Pierre LE GO.Volume de 190 p.Masson et Cie, Paris.Prix, 50 francs.Atlas de Phonocardiographie clinique.A.CALO.Préface du Professeur A.CLERC.Volume de 102 pages.Masson et Cie, Paris.Prix, 6O francs.Les Groupes sanguins.Professeur Ludwik HIRSZFELD.Volume de 168 pages.Masson et Cie, Paris.Prix, 30 francs.Eléments d'Embryologie.A.Celestino DA COSTA.Volume de 494 pages.Masson et Cie, Paris.Prix, 120 francs.La Dépression constitutionnelle.A.MON- TASSUT.Volume de 208 pages.Masson et Cie, Paris.Prix 45 francs.Les manifestations de l'Anaphylaxie et les substances histaminiques.Jean-Louis PARROT.Volume de 112 pages.J.-B.Bailliere et fils, Paris.I.PAVEL et A.PAUNESCO-PODEANO.Volume de 204 pages.Masson et Cie, éditeurs, Paris.Prix, 50 francs.Boletin del Instituto de Medicina experimental.Imprenta de la Universidad, Buenos Aires.A Banana.Dr Vincente Henriques DE GOU- VEIA.Volume de 75 pages.Funchal, 1938.Les Maladies de l'Œsophage.J.TERRACOL.Volume de 664 pages.Masson et Cie, Paris.Prix, 620 francs.Traité de Thérapeutique clinique.Paul SAVY.En trois volumes.2e édition.Rapport du Service de Santé, Ville de Montréal.Année 1937.Par le Dr Ad.GROULX, C.P.H., Directeur.Almanach du Peuple.1939.Librairie Beau- chemin Limitée.Prix, 25 sous.Franco, 35 sous.Transactions and Studies of the College of Physicians of Philadelphia, sept.1938. 116 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, janvier 1930 Spécialités Pharmaceutiques| DES USINES CHIMIQUES du CANADA Inc.1338, rue Lagauchetiére est (87 Station C) Montréal.PANCREAVAL \u201cVALOR\u201d Constipation d'origine hépatique.Dérangement du foie.STRYCHNO ARSENICAL \u201cVALOR\u201d Traitement arsenical intensif.Anémie.syphilis, maladies cutanées, débilité générale, dépression nerveuse.Par voie intraveineuse ou sous-cutanée.VITAVAL \u201cVALOR\u201d Vitamines A.B.D.G.Sels Minéraux.Rachitisme - Anémie - Croissance - Appétit.VALDINE \u201cVALOR\u201d Constipation chronique.CALCIVAL \u201cVALOR\u201d Solution stérilisée de Gluconate de Calcium à 10%.Récalcifiant - Reconstituant.VALUROL \u201cVALOR\u201d Granulé effervescent 3 base de pipérazine et} hexaméthylénetétramine.Cystites, urétrites, abcés urinaux, bactériuries, rhumatisme.NUCLEOPHOSPHATE \u201cVALOR\u201d Phosphore, arsenic et nucléine.Neurasthénie, lymphatisme, scrofulose, convales-J cences longues.En injections sous-cutanées ou intraveineuses.BISMAVAL \u201cVALOR\u201d Hyperacidité stomacale, Régurgitation, Gastrites, Nausées. eu FORMULE PAR 100 C.C.Ext.Aesculus Hippocast.Sem.Liq.\"Officine\" Ext.Hamamelidis Virg.Fol.Liq.Officine\" Sol.glycero-hydroxy-ethylic.citric.- - = OFFICINE CANADIENNE INCORPOREE Fabricants de Spécialités Pharmaceutiques MONTREAL \u2014 LABORATOIRES: LACHINE, QUE.J.L.GIRARDEAU-GINGRAS, Phm.B., Président-\u2014Gérant Général Distributeurs: Lymans Agencies, Ltée,, Casier Postal, 1050, Place d'Armes, Montréal Pour correspondance et échantillons adresser: 126-3e Avenue, Lachine, Qué. 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