L'union médicale du Canada, 1 avril 1939, Avril
[" Tome 68 \u2014 Numéro 4 MONTREAL, AVRIL 1939 w.% ALE Jessi} x * % DN y 3 % 2 ra SE %, 0) avy i TW TWUAnion lIDédicale du Canada (Revue mensuelle fondée en 1872) Bulletin de l'Hlssociation des Médecins de Langue Francaise de l'Hmérique ou fHord K =, \u2014 SN in \\ i Pl > pe) W N© N 2 Û N Si AE WZ h- SECRETARIAT 326 est, blvd St-Joseph MONTREAL le 5 Téléphone: LAncaster 9888 \u2014_\u2014_\u2014_\u2014\u2014\u2014 Métabolisme des glucides x Résistance aux infections x Rachitisme Appétit = s=2 = À = = À | Vitamines À, B, D, G et sels minéraux eee 1338 LAGAUCHETIERE EST USINES CHIMIQUES DU CANADA INC.(87 Station C) - MONTREAL L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1939 1 Produits associés DANS LE TRAÎTEMENT DE l\u2019Ulcère peptique tan \"NEUSORB \u201d Une suspension colloïdale von trisilicate de magnésie dans le traitement de L'ULCÈRE PEPTIQUE L'HYPERACIDITÉ et la DYSPEPSIE FONCTIONNELLE Chaque once fluide contient: Trisilicate de magnésie en suspension colloïdale gr.60 POSOLOGIE: Une à quatre cuillerées à thé diluées dans VITAMINES HYDROSOLUBLES (WATER SOLUBLE VITAMINS) W.s.V.Comprimé no 330 \u2018\u2018Frosst\u201d pour la prophylaxie et le traitement de la carence de la vitamine hydrosoluble qui peut se rencontrer dans L\u2019ULCÈRE PEPTIQUE Chaque comprimé contient: Vitamine B; (chlorure de thiamine) - 0.33 me.(100 unités internationales) deux ou trois fois le volume de lait ou d\u2019eau.Administrer 10 à 15 minutes après iles repas.Le mode d'administration peut être basé sur la technique diététique employée dans le traitement de l\u2019ulcère peptique.Préparé seulement en bouteilles originales de 16 onces.Vitamine B» (riboflavine) .- 0.17 mg.(50 unités Sherman-Bourquin) Vitamine C (acide cévitamique) .8.00 me.(160 unités internationales) Vitamine préventive de la pellagre .5.00 mg.(Acide nicotinique) Posologie: 1 à 3 comprimés par jour Les comprimés W.S.V.contiennent pour une dose moyenne quotidienne, sous une forme très concentrée, des quantités appropriées de pures vitamines hydrosolubles cristallisées.Ces comprimés sont facilement et rapidement absorbés et procurent ainsi une protection contre les malaises qui découlent de leur carence.A Charles &.3rosst & Co.Une organisation canadienne de fabricants des meilleurs produits pharmaceutiques depuis 1899 MONTREAL CANADA SOMMAIRE e BULLETIN Georges BARIL: Rapport sur le Congrès de Chicago MEMOIRES Chevalier JACKSON et Chevalier L.JACKSON: Les tumeurs broncho-pulmonaires bénignes .Antonio BARBEAU et Edmond LAURENDEAU: Résultats immédiats dans le traitement de l'épilepsie essentielle par le venin de cobra .Jules PREVOST, Georges HEBERT et Georges LECLERC: Evolution de la thérapeutique des pneumopathies aiguës depuis deux ans .RECUEIL DE FAITS Léon GERIN-LAJOIE: Réaction d'Ascheim-Zondek négative dans un cas de grossesse gémellaire avec un œuf intra-utérin et l'autre tubaire .Charles LEFRANÇOIS: L'invagination intestinale aiguë de la seconde enfance .REVUE GENERALE Albert BERTRAND: Transmission de la syphilis par transfusion .Emile BLAIN: Initiation à l'étude du strabisme latent .MEDECINE PRATIQUE Henri GELINAS: Traitement du rhumatisme articulaire aigu .ACTUALITES Une grande œuvre française Les adieux du Comité France-Amérique à S.Exc.M.Philippe Roy, ministre du Canada Co.349 353 363 375 384 387 392 395 400 402 403 ii - Sv.SEED.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1939 Hepaîue DESCHIENS; Extrait .concentré hydrosoluble de foie de veau Forme ampoule-Forme sirop SYNDROMES ANÉMIQUES DESCHIENS.e.aus Pau saves eurrésentaut ., ROUGIER.»s0.ave Cemoins MOMTREAL (Eamamn PYYEYYYYYYPYYPYYYYYYYYYYYYYYYYYYYPYYYVYYYYYYYVYYVYYVYYY LABORATOIRE NATIVELLE 27, Rue de la Procession - PARIS 15 OUABAINE ARNAUD ve RAR AAAAdRR INDICATIONS FORMES insuffisance ventriculaire gauche.Solution à 2/100.Myocardites diverses à cœur ré- Ampoules au 1/4 de mg.pour gulier.injections intraveineuses.Toutes cardiopathies décompen- Nouvelle présentation: sées.Comprimés à 5 mg.Dépôt général pour le Canada: ; MM.ROUGIER Frères, 350, rue Le Moyne, MONTRÉAL.Draeger j | AhAAA\u2019\u2019\u2019A\u201c\"\u2019A\u2018N\u2019E\u2018N\u2018\u2019E\u2018AN\u2019AANAAE AYYVYYVYYPVYYYPYVYYYYPYYYYYYYYYYYYYVYYVYVYYY FAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA ARAAAAAARAAAAAAAAAAAA | SOMMAIRE (Suite) ANALYSES MEDECINE Introduction de la thérapeutique des avitaminoses (p.406).Les bases du traitement des avitaminoses À (p.406).Sur la thérapeutique des avitaminoses de l'adulte en pays tropical (p.407).Thérapeutique des avitaminoses C (p.408).La thérapeutique de la Pellagre (p.408).La thérapeutique des avitaminoses D de l\u2018adulte (p.409).PHTISIOLOGIE Recherches sur le métabolisme de la Vitamine C, chez les tuberculeux pulmonaires (p.409).Examens pulmonaires en groupes (p.410).Scopies au cours du pneumothorax (p.410).GASTRO-ENTEROLOGIE Le cancer d'estomac au point de vue médical (p.410).Diabète et ulcère peptique (p.410).Maladie de Hodgkins affectant l'estomac (p.411).NEURO-PSYCHIATRIE Le vertige.Les aspects neurologiques, circulatoires et chirurgicaux (p.411).CHIRURGIE Asepsie de l'air des salles d'opération.Le Scaphandre (p.412).Simples réflexions sur la constitution et le fonctionnement des \u201cblocs opératoires\u201d (p.413).Les irradiations infra-rouges et ultra-violettes dans les interventions chirurgicales (p.413).CHIRURGIE INFANTILE ET ORTHOPEDIE Réflexions concernant la pathogénie de la scoliose (p.414).GYNECOLOGIE L'emploi du glucose hypertonique intraveineux en obstétrique et en gynécologie.Etude expérimentale et clinique (p.415).Diagnostic de l\u2019hyperplasie de l\u2018endo- metre (p.415).UROLOGIE Reins atrophiques (p.415).PHYSIOLOGIE A propos des effets du gluconate de calcium chez les animaux digitalisés (p.416).Système glycogénolytique hormonal, sur le mécanisme de l\u2019action glycogéno- lytique de l\u2018adrénaline et le rôle de l'hormone hypophysaire dans ce mécanisme (p.416).Congrès de la \u201cCanadian Medical Association\u201d .SOCIETES .+ + « « « « « « « « « « « .Société Médicale de Montréal (p.426).Société de Chirurgie de Montreal (p.432) Société de Gastro-Entérologie (p.438).NOUVELLES Cours de perfectionnement de l'hôpital Sainte-Justine.Cours de perfectionnement en Pédiatrie.Inauguration d\u2019un service d'électro-radiologie à l'Hôtel-Dieu.Association des hôpitaux catholiques des Etats-Unis et du Canada.Association d\u2019anciens aliénés traités à l\u2019Institut Psychiatrique\u201d de l\u2019Université de l'Illinois.Université de Paris, Cours de perfectionnement.IIème Congrès International de la Fédération Latine des Sociétés d'Eugénique, Bucarest 25-30 septembre 1939.Institut National pour les recherches culturelles avec l'étranger.REVUE DES LIVRES BIBLIOGRAPHIE NECROLOGIE .406 417 426 442 450 456 460 {ll West bi peus Re, doy ay) ite i Feng $ fy IER, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1939 5 Lorsque le tractus génito-urinaire est envahi par l'infection CYSTITE PYELONEPHRITE PROSTATITE URETHRITE PYRIDIUM sera reconnu sur, efficace.i Il est bien toléré et non irritant a dose thérapeutique.Pyridium est non narcoti- » que, donne un soulagement symptomatique prompt et évident: ses effets thérapeutiques ne nécessitent pas le contrôle du pH urinaire ni régime spécial.Il s'administre facilement sous forme de comprimés.i Littérature sur demande \u201cI MERCK & CO.LTD.Fbriant Chimits MONTREAL, P.Q. + L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1939 e l'Union Médicale e (du Canada) Fondée en' 1872 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.Fondée à Québec en 1902 DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Professeur Emile Sergent, de Paris.Professeur Maurice Roch, Genève.Professeur Pierre Masson.Professeurs E.-P.Benoît, A.-H.Desloges, J.-A.Leduc, D.Masson, T.Parizeau (Montréal).BUREAU DE DIRECTION MM.R.Boucher, : B.-G.Bourgeois, A.Comtois, J.-E.Dubé, L.Gérin-Lajoie, A.LeSage, A.Marin, D.Marion, O.Mercier, J.-A.Mousseau, J.-N.Roy, E.Saint-Jacques, J.-A.Vidal, R.-E.Valin, Sénateur Lacasse.BUREAU DE RÉDACTION Rédacteur en chef Albert LeSAGE Secrétaire de la rédaction Secrétaire adjoint Léon Gérin-Lajoie Roma Amyot BUREAU DE COLLABORATION MM.R.Amyot, P.-R.Archambault, H.Baril, H.Barry, A.Bellerose, Albert Bertrand, P.Bourgeois, J.Brault, A.Cantero, E.Desjardins, R.Doré, E.Dubé, M.Fauteux, L.-C.Favreau, L.Fortier, L.-A.Gagnier, L.-H.Gariépy, H.Gélinas, A.Gratton, À.Jutras, G.Lafresnière, G.Lapierre, C.Lefran- çois, E.Legrand, J.LeSage, P.Letondal, A.Magnan, P.Morin, J.-P.Pa- quette, P.Poirier, J.-L.Riopelle, J.Saucier, L.-C.Simard, Pierre Smith. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1939 7 Pa 5 ie init fo Gouttes pour le traitement interne des VARICES\u2014PHLÉBITES HÉMORROÏDES \u2014 VAPEURS TROUBLES DE LA MÉNOPAUSE.FORMULE Marron d'Inde .Valériane Anémone 0 gr.10 Hamamélis Chlure: de Magnésium.0 gr.03 Véhicule spécial q.s.1 cc.l cc.= 40 gouttes Contenance 30 cc.DOSE MOYENNE: 20 à 25 gouttes deux fois par jour aux repas, dans un peu d'eau, sucrée à volonté.Interrompre le traitement 8 jours par mois.Lab\"®S L.LAURIN, 86 Bould de Port-Royal, PARIS, FRANCE Concessionnaires pour le Canada: ROUGIER FRÈRES 350, rue Le Moyne, Montréal L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1939 e L'Union Médicale (du Canada) Fondée en 1872 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.Fondée à Québec en 1902 © ADMINISTRATION OFFICIERS Président: R.-E.Valin Vice-président: Albéric Marin Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal COMITÉ EXÉCUTIF MM.R.-E.Valin, Albéric Marin, A.LeSage, J.-A.Vidal, D.Marion.COMITÉ DE PUBLICITÉ MM.A.LeSage, D.Marion, E.Saint-Jacques, J.-A.Vidal.Jacques-D.Clerk, publiciste.COMITÉ DE PROPAGANDE MM.J.-E.Dubé, E.Saint-Jacques, J.-A.Mousseau, L.Gérin-Lajoie.CORRESPONDANTS MM.P.Desfosses (Paris): A.Granger (Nouvelle-Orléans): L.-E.Phaneuf (Boston); P.-C.Mathé (San Francisco): A.Fontaine (Woonsocket): J.-H.Lapointe, J.-E.Gaulin, L.Mantha (Ottawa); L.-F.Dubé, M.P.P.(Notre-Dame-du-Lac); Eug.Tremblay (Chicoutimi); P.Bertrand, R.Gaudet (Sherbrooke); Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Riviéres) Pio-A.Laporte (Edmunston); D.Collin (Saint-Boniface); L.-P.Mousseau (Edmonton).Le Président, le Rédacteur en chef et le Secrétaire-trésorier sont, \u2018ex officio\u201d, membres de tous les comités. \u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014; L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1939 9 I]! La Vitamine \u2018\u201cB:\u2019\u201d\u2019 correspond à la vitamine antinévritique, isolée du son de riz, par Funk en 1912.Elle joue un rôle important dans le métabolisme des glucides et il existe une relation très nette entre l\u2019utilisation par l\u2019organisme des glucides digérés et la quantité de Vitamine \u201cB:\u201d, présente dans le régime.En l\u2019absence de vitamine \u2018\u2018B:\u2019\u2019, l\u2019organisme cessant d\u2019utiliser normalement les glucides digérés, il se produirait une inanition partielle, en même temps qu\u2019une accumulation de produits toxiques dérivés des glucides qui pourraient expliquer les crises de polynévrite ou autres troubles causés par carence de Vitamine \u201c\u201cB:\u201d- VITAMINE B, INDICATIONS THÉRAPEUTIQUES Dérangement ou perte d\u2019appétit.Dérangement du processus digestif.Croissance arrêtée des jeunes pendant la période de lactation.Stérilité due à la cessation du cycle de l\u2019œstrus.Anhydremie.Perte de poids et de vigueur.Température subnormale.Fatigue.Maladies nerveuses.FONCTIONS DE LA VITAMINE \u2018\u2018B,\u201d DANS L'ORGANISME Aide l\u2019appétit et la digestion.Aide à la croissance en stimulant les échanges métaboliques.Protège le corps contre les maladies nerveuses.Est nécessaire à la mère pour la reproduction et la lactation.Active la tonicité de l\u2019appareil digestif.COMPRIMÉS: Enfants: 6 à 9 ans: Un comprimé une fois par jour.9 à 12 ans: Un comprimé deux fois par jour.MODE D'EMPLOI ; Adultes: Un comprimé trois fois par jour.ELIXIR: Enfants: 6 à 9 ans: Une cuillerée à thé une fois par jour.9 à 12 ans: Une cuillerée à thé deux fois \u2018par jour.Adultes: Une cuillerée à thé trois fois par jour.AN A l'usage exclusif du médecin.CASGRAIN & CHARBONNEAU LIMITÉE 30 EST, RUE SAINT-PAUL, MONTRÉAL 10 L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN AM.L.F.AN.\u2014 Montréal, avril 1939 e l'Union Médicale (du Canada) .La plus ancienne revue française de Médecine et de Chirurgie au Canada Fondée en 1872 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.Fondée à Québec en 1902 OFFICIERS Président: R.-E.Valin Vice-présidence: Albéric Marin Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal Rédacteur en chef Albert LeSAGE Secrétaire de la redaction Léon Gérin-Lajoie Secrétaire adjoint Roma Amyot ONT COLLABORÉ AU VOLUME 67: MM.Amyot (Roma), Archambault (P.-R.), Aumont (Gérard), Barbeau (Antonio), Baril (Edm.), Baril (Henri), Barry (Gaé- tan), Baudoin (J.-A.), Béclère (Claude), Bélisle (S.-P.), Belle- rose (A.), Benoit (E.-P.), Bernier (Alph.), Bertrand (A.), Bolduc (A.), Bonnier (Maurice), Boucher (Roméo), Boulais F.-L.), Bourgeois (Paul), Boutin (J.-R.), Brien (Jules), Cabana (Léo-Paul), Cantero (Ant.), Chaput (Yves), Charbon- neau (J.-Henri), Cone (William), Côté (I.), Couillard (J.-A.), Cousineau (P.-P.), Cruchet (René), D'Argencourt (Guy), Décarie (Roland), De Martigny (François), Denoncourt (J.-A.), Desfosses (Paul), Desjardins (Ed.), Doré (Réal), Dubé (J.-E.) Dufresne (Roger-R.) Dumouchel (Antoine), Fauteux (Mercier), Favreau (J.-C.), Fernet (P.), Ferron (Maurice), Fiessinger (Noël), Forget (Ulysse), Fortier (Jacques), Fortier (Louis), Fournier (N.), Francœur (Louis), Frappier (A.), Gagnier (L.-A.), Gagnon (Eugène), Ga- riépy (L.-H.), Gariépy (Urgel), Gauthier (Herman), Gau- vreau (Joseph), Gélinas (Henri), Gendreau (J.-E.), Gérin- Lajoie (Léon), Gibeault (H.), Girard (R.), Gratton (Armand), Grenier (Jean), Grignon (C.-E.), Groulx (Adélard), Guilbeault (A.), Hébert (Georges), Jarry (Gaétan), Jarry (J.-A), TJutras (Albert), Lacasse (Gustave), Lafresniére (Gabriel), Lambert (J.-Adrien), Lamoureux (C.-E.), Lamou- reux (L.), Lanthier (Réal), Lapointe (J.-H.), Laquerriére (A.), Larichelière (A.), Larivière (Paul), Laurin (P.-E), Lauzer (Rosaire), Lebel (M.-H.) Leclerc (Georges), Le- françois (Charles), Letendre (Samuel), Léger (A.), Le- grand (Emile), Legrand (Hervé), Léonard (D.), LeSage (Albert), LeSage (Jean), Letondal (Paul), Léveillé (Antonio), Lian (C.), Magnan (L.-Arthur), Manseau (G.), Manseau (J.-A.), Marin (Albéric), Marion (Donatien), Martin (Paul), Masson (Pierre), Mercier (Oscar), Millet (J.-A.), Morin (Gaspard), Morin (Paul), Morissette (Léopold), Mousseau (J.-A.), Nègre (Léopold), Ostiguy (Marcel), Pa- net-Raymond (Jean), Paquette (Jean-Philippe), Patoine (Lionel), Pearson (Georges), Péloquin (G.-E.), Penfield (Wilder), Pettigrew (A.), Piette (Edmond), Pilon (Alci- de), Pinard (Marcel), Pinsonneault (G.), Poirier (Paul), Poliquin (Paul), Power (Honorable), Prévost (Jules), Richer (Arthur), Riopelle (J.-L), Roch (Maurice), Roch (Sylvio), Rolland (René), Rouquier (A.), Roy (J.-N.), Samson (J.-Ed.), Saint-Jacques (Eugène), Sansregret (Edmond), Saucier (Jean), Sergent (Emile), Siguier (F.), Siguret (G.), Simard (L.-C.) Simard (Raymond), Smith (Pierre), Sylvestre (Lucien), Tremblay (Jean), Turpin (R.), Valin (R.-N.), Viau (Horace), Vidal (J.-A.).i } | i L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1939 11 a 538 owe we vo 553 © Agents pour le Canada: VINANT Ltée rue Bonsecours, MONTRÉAL 3.ne # 3 Docteur.en Phar Ë Pour vos VÉSICULAIRES Pour vos HÉPATIQUES | OPOBYL associe L'OPOTHÉRAPIE BILIAIRE ET HÉPATIQUE A LA MÉDICATION VÉGÉTALE HABITUELLE Hépatites et Cirrhoses Cholécystites et Ictères Troubles digestifs et Constipation Hépatisme latent © Laboratoires A.BAILLY, 15, Rue de Rome, PARIS-8° 12 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1939 OFFICIERS DE L'ASSOCIATION des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord Fondée à Québec en 1902 PRÉSIDENT HONORAIRE L'honorable J.-H.-A.PAQUETTE, Ministre de la Santé dans le Cabinet provincial de Québec.VICE-PRÉSIDENT HONORAIRE L\u2019honorable Pio.-H.LAPORTE, ! Ministre de la Santé dans le Cabinet du Nouveau-Brunswick.DIRECTEUR-GENERAL EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION R.-E.VALIN, R.-E.VALIN 165 est, ave Laurier, Ott .awa D.MARION © , .J.-A.JARRY - SECRET AIRE-TRESORIER H.LAPOINTE Donatien MARION, 1-H.326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal.Arthur RICHARD © COMITÉ DU XVe CONGRES J.-H.LAPOINTE, Président J.-R.BÉLISLE, 3e Vice-président A.RICHARD, Secrétaire R.LAROCHELLE, 4e \" J.-M.LAFRAMBOISE, Trésorier B.-G.BOURGEOIS, 2e Vice-président A.GRANGER 5e \" © ANCIENS PRESIDENTS ]-E.DUBE A.VALLEE Albert LeSAGE P.-C.DAGNEAU R.-E.VALIN Albert PAQUET J.-A.JARRY ® MEMBRES DU CONSEIL BAUDOUIN, ].-A., 23, Springrove, Montréal .(194C) LEBEL, M.-H., 3646, Laval, Montréal (1940) BEAUCHEMIN, L.0 Calgary, Alberta .(1942) LeSACE, Albert, 260, Carré Saint-Louis, Montréal .BELISLE, JR, Hu .Lo.9a MARION, D., 326 est, boul.Saint- Joseph, Montréal BERTRAND, Sherbrooke 22 ee, , (1940) MATHE, P.-C., 450, Sutter, San Francisco .(1940) BIBAUD, Valosfield .,.(1940) MAYNARD, Oswald, 73, West Pearl, Nashua, N.H.(1942) BOURB EAU: L.-A., Val d'Or, \" Abitibi .(1942) MELANÇON, W., Drummondville .(1942) BOURGEOIS, B.-G., 418 est, Sherbrooke, \u2018Montréal .MERCIER, 0.943, Cherrier, Montréal .(1940) COLLIN, Donat, Saint.Boniface, Manitoba .(1942) MILOT, J.- 1017, Stafford Road, Fall River, Mass.(1940) CREPAULT, A , 403 est, Sherbrooke, Montréal .(1940) NORMAND.\u2018\u2019Hudon, Trois-Rivières .(1942) DAGNEAU, & \"4, rue Collins, Québec .© PAQUET, Albert, 71, Sainte-Anne, Québec DE BLOIS, Es \"Trois-Rivières .PERRAS, J.-E., Hull (1940) DUBE, ).-E., 454 est, Sherbrooke, Montréal .PHENIX, Georges, Saint- Jean (1940) DUBE, L.-F., Notre-Dame du Lac, Témiscouata .(1942) PIETTE, Ed., Joliette .(1942) DUMAS, F.-A., Edmonton, Alberta .(1942) PLOUFFE, R., 772, Villeray, Montréal (1942) DUMONT, AZ _E., Campbellton, N.-B.(1940) PROVENCHER, Gustave, Granby .(1942) FALCON, A.-].-B,, Pawtucket, R.-I.(1940) RICHARD, A.-L., 168 est, Laurier, Ottawa .(1942) FONTAINE, J.-F.ZA, Woonsocket, R-I.(1942) ROY, GC.-E., Nicolet .(1940) GATIEN, J.-F.-A., 4765, Adam, Montréal .(1942) SAUCIER, jean, 300 est, Sherbrooke, Montréal .(1940) GCAUDET, Richard, Sherbrooke (1940) SAVOIE, L.-P., Roberval .(1942) GAUTHIER, P.-P., 47, Hazelwood, Montréal (1942) SMITH, Pierre, 418 est, Sherbrooke, Montréal .(1940) GIROUARD, f.-A., 19, Union, Willimantic, Conn.(1942) SAINT-JACQUES, E., 110 ouest, Pr.-Arthur.Mntrl (1940) GRANGER, Amédée, Canal Bank Bldg., N.-O., La.TANGUAY, R., \u2018Sudbury, Ont.; (1942) JARRY, J.-A.7718, Saint-Hubert, Montréal .TASSE, C.-E., Worcester, Mass.(1940) LACASSE, G.Sénateur, Tecumseh, Ont.(1942) TRUDEL, }.-]., Winnipeg, Manitoba .(1942) LAFRAMBOISE, J.- 692, Saint- Patrice, Ottawa .(1942) VALIN, R.-E.165 est, Laurier, Ottawa 9 .LAPOINTE, J.-H.163, Laurier, Ottawa .VIDAL, J.-A., 454 est, \u2018Sherbrooke, Montréal (19 LAROCHELLE, L- -E., Manchester, N.-H.(1940) VIGER, |.-A.Saint Hyacinthe ., (1940) LAROCHELLE, , Biddeford, Maine .(1942) VOORHYES, R.-D., Lafayette, La.ue = L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1939 La Maison Schering offre une Nouvelle Préparation Hormonale SOLUTION DE PROGYNON-DH (oestradiol) POUR ADMINISTRATION PAR VOIE BUCCALE FIN de répondre à la demande d'une préparation œstrogène de A haute activité, sous forme liquide pour administration par voie buccale, la maison Schering présente la SOLUTION de PROGY- NON-DH*.Ce produit contient de l'œstradiol cristallisé, qui est le principal corps œstrogène de structure chimique connue que l'on ait à date obtenu des follicules ovariennes.!! est considéré comme étant la véritable hormone folliculaire.INDICATIONS La SOLUTION de PROGYNON-DH est indiquée chaque fois qu\u2019il y a lieu d\u2019administrer par voie buccale un produit œstrogène de grande activité; par exemple, dans les cas plutôt légers de déficience d\u2019hormone folliculaire et comme traitement d'entretien; ou encore lorsqu\u2019on ne peut pas ou qu\u2019on ne doit pas administrer l\u2019hormone par injection intramusculaire.La SOLUTION de PROGYNON-DH est utile dans certains cas légers de troubles de la ménopause, aménorrhée fonctionnelle, dysménorrhée avec retard du développement utérin, stérilité, frigidité, nausées et vomissements de la grossesse, et migraine, lorsque ces états sont attribuables à une déficience d\u2019hormone œstrogène.POSOLOGIE ET MODE D'EMPLOI Un centimètre cube (environ 60 gouttes) de SOLUTION de PROGYNON- DH administré par voie buccale produit à peu près le même effet clinique que l\u2019injection intramusculaire de 300 Unités Rat (Allen-Doisy).La dose moyenne est de 10 à 20 gouttes deux fois par jour, avant les repas.La façon la plus commode de prendre la Solution est sur un morceau de sucre ou de pain, ou dans de l\u2019eau, du lait, etc.|! vaut mieux prendre la Solution tous les jours pendant les deux premières semaines après les règles.Si les règles sont supprimées, on peut continuer à la prendre tous les jours pendant quatre à six semaines.Pour le traitement d\u2019attaque, il peut être bon de combiner l\u2019administration de la SOLUTION de PROGY- NON-DH par voie buccale avec l'injection intramusculaire de PROGYNON-B en solution huileuse.PRÉSENTATION Flacons de 10cc., avec compte-gouttes.0.1 milligramme d\u2019alpha-cestradiol cristallisé par centimétre cube d\u2019alcoo! à 95° c.AER, 8 As Copyright 1939 par Schering (Canada) Limited.\u201cNom déposé au Canada et aux États-Unis.SCHERING (CANADA) LIMITED Boîte Postale 358 (Place d\u2019Armes) Montréal, Qué. 14 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN AM.L.F.AN.\u2014 Montréal e l'Union Médicale ° {du Canada) Fondée en 1872 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.Fondée à Québec en 1902 CONDITIONS DE PUBLICATIONS: « L'Union Médicale (du Canada) » paraît tous les mois.Cette Revue est l'organe vuificiel de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.Elle publie les travaux des Congrès et tous les communiqués de l'Association.Chaque numéro contient des mémoires originaux, des faits cliniques, un mouvement médical, une revue générale, des notes de pharmacologie et de médecine pratique, des analyses, des revues de livres et des nouvelles médicales.ABONNEMENT: L'abonnement est de cinq dollars par année.Les membres déjà inscrits à l'Association des Médecins de Langue française de l'Amérique du Nord ont droit, de ce fait, à la réception du Journal ainsi que tous les médecins qui font partie des Sociétés Médicales des divers Etats et Provinces.COLLABORATION: Seuls les travaux inédits sont acceptés.MANUSCRITS: Les manuscrits doivent être dactylographiés avec double interligne.; | ce eue op L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1939 15 EMORRAGIES | \\ AINS/IROS Av 27e EAN \\% Ny I\" pa oe NV wv, $ SOTONIQ $ NOUVEL S HEMOSTATIQUE Oo \u20ac = Préventif et curatif A e a = NON TOXIQUE WN 2 BOM TU js one © X CALMENT LES TOUX REBELLES ET \u20ac ne S 2 RESPECTENT LESTOMA 2, Gig \u20ac 2 0 Nl a Comm NNN 5 CE .ISIN { CURES TONICARDIAQUES PROLONGEES i CARDIOPATHIES VALVULAIRES 2 MYOCARDITES TOXIQUES ET f INFECTIEUSES Z INSUFFISANCE CARDIAQUE E- [[ TONIQUE PrOTEETCAUCHE oo CAMPHRE SOLUBLE j 77 ZCARDIAQUE S DANS L'EAU NU] : \u2014AMPOULES = 4 T A GOUTTES.\\ 2 \u2019 COMPRIMES dl 0) | f | BAI N = TA L'ancien Laboratoires mp ç Ce ) ASSOCIATION = (bile couRBaVows MÉTHODE À \u2018 \\ qu DIGITALINEE campbree eine) 7 phre ) X a 0 % olu NN : x OUABAINE D 2 \u20ac ON ) 5 CRIE ELITE GOUTTES INJECTION 50 ut INTRAMUSCULAIRE/OU INTRAVEINEUSE \u2018 IRE 3 À p ili Laboratoires Deglaude préparation: exclusive de médicaments cardiaques Dr L.DEGLAUDE Docteur en Médecine \u2014 Licencié és-Sclences N Pharmacien de lère classe \u2014 Qu IHN | Agents généraux pour le Canada: | NN MILLET, ROUX & CIE, LIMITEE | 1215, rue Saint-Denis - Montréal | 16 \u201c\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1939 ILLUSTRATIONS: L' « Union Médicale » assume les frais de cing illustrations au maximum, pour chaque travail, pourvu que les auteurs fournissent des photographies et des dessins convenables; les illustrations supplémentaires sont payées par l'auteur.Nous n'acceptons pas de négatifs de clichés.Chaque illustration doit porter au verso le nom de l'auteur et les photographies devront être claires, de préférence noires et sur papier glacé.Les dessins doivent être effectués à l'encre de Chine sur papier blanc.EXTRAITS: L'auteur peut obtenir des extraits pourvu qu'il signe la formule accompagnant la galée et qu'il en assume les frais.Tous changements du texte de la galée entraînent des frais supplémentaires pour l'auteur.TARIF: Sans page de titre, tel que publié dans la revue: 4 pages 8 pages 16 pages 32 pages 100 .$3.50 $ 5.50 $ 8.25 $13.75 200 .4325 6.50 12.25 18.00 so .6.00 11.50 18.75 29.00 1000 .950 16.50 25.50 36.50 La page de titre comprenant 4 ou 5 lignes de texte sera fournie au prix de $1.50 pour les frais de composition, et les corrections d'auteur devront être payées au prix de l'heure.Couverture imprimée en noir, qualité et couleur or de la revue: 10.#$ 5.00 200.6.50 50 .11.00 000 .18.50 Tous ces prix sont susceptibles d'être majorés de la taxe fédérale et de la taxe municipale s'il y a lieu, et de toute autre taxe qui pourrait survenir. AN L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1939 SILICRINE Pour favoriser une digestion complète stomacale, pancréatique et intestinale La Poudre Silicrine est une combinaison de Trisilicate de Magnésie et des ferments Entérokinase et Prosé- crétine pour établir une digestion complète, stomacale, pancréatique et intestinale.Silicrine par sa formule, possède une supériorité d'efficacité plus définie et plus radicale sur la poudre de Trisilicate de Magnésie seule, pour procurer une digestion totale.Trisilicate de Magnésie: Le Trisilicate de Magnésie est un composé synthétique ayant comme base la Magnésie et la Silice sous la forme de colloidal de dimensions trés minimes et 15 fois plus actif pour le bleu méthyléne in vitro que le kaolin colloidal le plus raffiné qu'il soit possible de trouver dans le commerce.Ferments Entérokinase et Prosécrétine: Ces deux ferments sont transformés en sécrétine active par l'action de l'acide hydrochlorique de l'estomac; leur principale fonction est de stimuler les glandes du Pancréas et de l'intestin pour accélérer leurs sécrétions, afin de faciliter toutes digestions.Action: La Poudre Silicrine, grâce à sa composition, procure une digestion complète, la magnésie et la silice absorbent le surplus d'acide gastrique dans l'estomac; les ferments Entérokinase et Prosécrétine continuent d'aider la digestion en activant la sécrétion des glandes du Pancréas et de l'intestin.Propriétés Médicinales: Ulcères peptiques, Insuffisance intestinale, Urticaire chronique, Troubles digestifs du diabète pancréatique, Dyspepsies pancréatiques, Gaz d'estomac, Hyperacidité, Vomissements chez les femmes enceintes et autres cas de déficience d'une digestion complète.Toxicité: La Poudre Silicrine est une combinaison non toxique et ne peut atténuer l'acidité du suc gastrique en bas de son point normal, si une trop grande dose est donnée, elle est évacuée par l'intestin.La poudre Silicrine étant insoluble ne peut accroître la réserve d'acali du corps; même l'ab- soption d'une forte dose pendant une longue période ne fait pas varier l'acidité de l'urine.Mode d'Emploi: Une cuillerée à thé dans V2 verre d'eau après les repas.Répétez après 1 heure si nécessaire.Préparé par CASGRAIN & CHARBONNEAU LIMITEE 30 EST, RUE SAINT-PAUL, MONTRÉAL \u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014 18 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1939 BIBLIOGRAPHIE: L'index bibliographique de chaque travail doit être restreint aux indications les plus importantes.Le Journal se réserve toujours le droit de le limiter.Chaque indication bibliographique doit être fournie comme suit: nom de l'auteur, titre de l'article, nom du périodique, volume, page, mois (jour du mois, si le périodique est hebdomadaire), année.PUBLICITÉ Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le barême des annonces est fourni sur demande à Jacques-D.Clerk, publiciste, 326 est, blvd Saint-Joseph.Téléphone: LAncaster 9888.Tout annonceur qui n'observe pas l'éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d'attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de conduite.Tout ce qui concerne la rédaction et l'administration doit être adressé franco aux bureaux de l' « Union Médicale (du Canada) », 326 est, Boulevard Saint-Joseph, Téléphone: LAncaster 9888.oe 0 m0. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1939 19 ole @ \u2014- Traitement de début dans les rhumes Comprimés au Lait de Magnésie Phillips © Le traitement de début dans les rhumes devrait comprendre en même temps un antacide efficace et un léger laxatif.Les comprimés au Lait de Magnésie de Phillips, sous une forme commode et agréables au goût, répondent à ces deux indications et ils sont de plus en plus en faveur.® Dose \u2014 comme antacide: 2 à 4 comprimés; comme léger laxatif: 4 comprimés ou plus.® Le Lait de Magnésie Philipps liquide a été l'un des agents les plus sûrs de la profession pour au-delà de soixante ans.® Des échantillons vous seront envoyés sur demande.LAIT DE MAGNÉSIE PHILLIPS THE\"CHAS.H.\u201cPHILLIPS CHEMICAL\u2019 CO.Windsor, Ontario 20 I UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1939 SOUTIEN DU CŒUR RAMINE \u201cCIBA\u201d CARDIO-TONIQUE D'ACTION RAPIDE, ÉNERGIQUE ET DURABLE .ty Ampoules et Indications d\u2019urgence \u2014 T .lési ] Toute défaillance aiguë du ous cœurs insuffisants, lésionnels myocarde ou séniles: Gouttes Traitement prolongé \u2014 à oo 15 à 12 cc.par 20 à 100 gouttes voie sous-cutanée par 24 heures.ou intraveineuse. i L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1939 21 _ TOGOL__ IODHYDRATE D'HEXAMETHYLENE TETRAMINE ETHANOL ANTISEPTIQUE INTERNE se dissociant dans l'organisme en aldéhyde formique et iode QUELLE QUE SOIT LA REACTION ACIDE OU ALCALINE DU MILIEU TRAITEMENT DES INFECTIONS LOCALES ET GENERALES Infections urinaires, hépato-biliaires, intestinales Septicémies - Infections chroniques TOUTES LES INDICATIONS DE LA MÉDICATION IODÉE FORMES: Dragées à 0.20; Ampoules à 0.25 LABORATOIRES CLIN, COMAR ET CIE - PARISI Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTREAL PIPERAZINE EFFERVESCENTE MIDY (Granulé effervescent) ANTI-URIQUE TYPE THIODERAZINE MIDY (injectable) (Ampoules 5 cc.) Traitement général du RHUMATISME CHRONIQUE THIODERAZINE MIDY (buvable) (Gouttes) Traitement général du RHUMATISME CHRONIQUE THIODACAÏNE MIDY (Ampoules 20 ce.) Traitement local de la DOULEUR RHUMATISMALE Litterature et échantillons sur demande adressée à : VINANT Ltée, 533, Rue Bonsecours, MONTRÉAL 22 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN AM.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1939 FONDE EN 1896 PAR LE DOCTEUR DE BLOIS SANATORIUM DE BLOIS 225, boulevard Laviolette, TROIS-RIVIERES, Qué.Maison de repos, de régimes et de convalescence Affections nerveuses en général Maladies de l\u2019estomac et de l\u2019intestins surmenage, troubles de la nutrition.Neurasthénie, rhumatisme, artério-sclérose, intoxications (morphine, alcool, etc.).Psychothérapie, hydrothérapie, électrothérapie, rayons ultra-violets, etc., etc.PRIX MODERES DEUX MÉDECINS RESIDENTS ET PLUSIEURS MÉDECINS CONSULTANTS.Deux solariums, service d\u2019ascenseur, etc.Médecin-directeur, ° Directeur-adjoint, Dr CHARLES DE BLOIS, Dr GEORGES DE BLOIS, TROIS-RIVIERES, P.Q.Téléphone, 3420 Les aliénés et les contagieux ne sont pas admis.PROSPECTUS SUR DEMANDE D TEE Le ET L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1939 23 Picrate d\u2019argent - Wyeth ® La poudre de picrate d\u2019argent est un composé cristallin d'argent et d'acide picrique en une association chimique déterminée.Cette poudre est plus ef- | ficace pour I'extermination des trichomonades que l'acide picrique seul, et moins caustique que le nitrate d'argent.© L'insufflateur spécial offre une méthode commode pour l'application de la poudre de picrate d'argent sur la muqueuse vaginale au cabinet de consultation.© Les suppositoires au picrate d'argent sont employés comme traitement supplémentaire par les malades à la maison, afin d'assurer l'action continue entre les visites au bureau.| ® Deux insufflations par semaine, séparément, et 12 suppositoires donnent des résultats satisfaisants dans la grande majorité des cas.UNE BROCHURE ILLUSTRÉE EXPLIQUANT EN DÉTAIL CETTE MÉTHODE EFFICACE DU TRAITEMENT DES TRICHOMONAS SERA ENVOYÉE SUR DEMANDE.JOHN WYETH & BROTHER, INC.WALKERVILLE, ONTARIO 24 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1939 \u2014\u2014\u2014\u2014 SANATORIUM PREVOST INCORPORE ETABLISSEMENT DE PSYCHOTHERAPIE Magnifique situation au bord de la Rivière-des-Prairies, à proximité de Montréal.Parc de 600,000 pieds carrés.Tennis, billard, etc.Chambres pourvues de tout le confort moderne.TRAITEMENT INDIVIDUEL DES AFFECTIONS DU SYSTEME NERVEUX par trois médecins spécialistes et un personnel expérimenté.Cure de repos.Régimes.Electrothérapie.Rayons U.V.Hydrothérapie.Traitements spéciaux des toxicomanies (alcool, morphine, cocaine).Malariathérapie et toutes pyrétothéra- pies.Prospectus sur demande.Personnel médical: Dr Edgar Langlois, médecin-directeur; Dr Jean Saucier: Dr Roma Amyot; Dr Charles-A.Langlois (électro-radiologie).4455 ouest, Boulevard Gouin, Téléphone: BYwater 1240 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1939 25 TONIQUE DE L\u2019ORGANISME REMINÉRALISANT Nn RECALCIFIANT == C= AMPOULES COMPRIMES GRANULE mE.AGENT GENERAL: J.EDDE LY - MONTREAL Sérum hémopoiétique - Foie foetal - Tréphones embryonnaires || TREPHONYL { FLACONS - AMPOULES | SIROP | | Anémies intenses 1 à 2 ampoules par jour dans 1/4 de verre Convalescences d\u2019eau, par voie buccale loin des repas.Déficiences organiques Troubles de la croissance | cuillerée à potage (enfants une cuillerée Allaitement à café) avant les trois principaux repas.Laboratoires du D' ROUSSEL, 97, rue de Vaugirard, PARIS Agents pour le Canada : J.EDDE L', New Birks Bldg, MONTRÉAL EOE Pr 26 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1939 APPAREILS A RAYONS-X WESTINGHOUSE A DOMICILE Appareil DIADEX portatif: - Capacité 0 à 15 MA., jusqu'à 85 KV.-Fournit toute la portée radiographi- que.- Assemblé, il fonctionne et est flexible comme un Unité Mobile.-1l se démonte en trois pièces transportables comme valises.Il y a aussi un Modèle Diadex Portatif, de même construction, mais de capacité de 0 à 30 MA., ajustable de 30 à 85 KV.en étapes de 2 KV.\u2014\u2014>- A VOTRE BUREAU FLUOROSCOPE VERTICAL: - Haute Tension entièrement renfermée dans le Fluoroscope en métal.Le panneau d'avant est en veneer de noyer 5 plis.- Ecran fluoroscopique Patterson \"B\" 12 x 16 avec déplacement vertical de 39\u201d & 63\u201d du plancher et déplacement latéral de 14\u201d.- Le Transformateur Haute Tension a une capacité de 30 MA.à 85 KV.et son contrôle est monté sur le côté du fluoroscope.- Un attachement spécial additionnel peut être fourni pour travail orthodiagraphique.Ce Fluoroscope avec un appareil Diadex Portatif font une installation complète à prix raisonnable pour votre Bureau.Littérature gracieusement fournie sur demande par CASGRAIN & CHARBONNEAU Limitée Succursale: OTTAWA :-+ MONTRÉAL \u2014 SRE PME TS ARE Sri ape mme mu à ep _\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Ry, Laboratoires CLIN, COMAR & CIE, Paris \u2014 Agents: VINANT Ltée, Montréal LIPIODOL LAFAY Huile d\u2019œillette iodée à 40 o/, O gr.540 d\u2019iode par c.c.pour combattre : A 5 TH M E ARTERIOSCLEROSE LYMPHATISME RHUMATI SME ALGIES DIVERSES SCIATIQUE SYPHILIS AMPOULES, CAPSULES, POMMADE EMULSION, COMPRIMES Pour explorer : SYSTÈME NERVEUX VOIES RESPIRATOIRES UTERUS ET TROMPES VOIES URINAIRES SINUS NASAUX VOIES LACRYMALES ABCES ET FISTULES ® te, 533.1secours, TRÉAL VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTR Abcès froid exploré au \u201c\u2019LIPIODOL\u201c \u2018Agents exclusifs pour le Canada des {Collection Sicard et Forestier) M LABORATOIRES AU SNA RCE TORT RAT 28 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1939 Clio, Muse of History\u2014Rome, Vatican Museum NS 2 ena Ne = SSI ISIN > 2 SION 2 RRS I ~ SN SIS ~ S SN N = ~~ S ~ ~ EN + 2 : wi Re aN yr WAY \\ ; MA AN ' \u2018 \\ | 4 \\ } ; \" 22 wal oli (7 CEE CSA PU ji GS CE > oy 7 .PLUS DE 200 COMMUNICATIONS Depuis sa présentation à la profession médicale, il y a déjà six ans, le Nembutal a été l'objet de 200 études et d'un nombre considérable de références dans la Presse Médicale.Le Nembutal, sa pharmacologie, sa valeur thérapeutique et son utilité incontestée sont désormais parfaitement établies.C'est ainsi que l'on sait qu'en comparaison avec les autres barbituriques le Nembutal présente le maximum d'efficacité sous la dose minimum et la marge de sécurité pratique la plus élevée.Non seulement le chirurgien, mais le médecin doivent faire appel à ses propriétés uniques; c'est ainsi que dans tous les cas d'insomnie, d'éclampsie, d'empoisonnement à la strychnine, d'hystérie, etc.Le Nembutal est le médicament de choix.De plus amples détails et références seront fournis sur demande.LABORATOIRES ABBOTT, LTÉE, 388 ouest, rue St-Paul, MONTRÉAL NEMBUTAL ABBOTT TEETER ere ToT BULLETIN Old ve RAPPORT SUR LE CONGRES DE CHICAGO Le Congres de \u2019« American Medical Association», tenu en février dernier à Chicago, a traité d\u2019une question qui constitue une des assises principales de la Médecine.La Médecine, application d\u2019un art et d\u2019une science, possède une valeur objective et temporelle considérée sous l\u2019angle des activités humaines, morales, sociales et scientifiques, qui équivaut intégralement à celle des individus qui la pratiquent.La qualité de ces derniers est le produit immédiat de leur éducation, de leur formation spirituelle et, enfin, de l\u2019enseignement médical qu\u2019ils ont reçu.Formation secondaire pré-universitaire, enseignement médical sont les deux pierres angulaires sur lesquelles repose l\u2019édifice médical d\u2019un groupe ou d\u2019une nation.Tant vaudront les fondations; tant vaudra l'édifice.Les Conseils de nos Facultés de Médecine ne peuvent et ne doivent séparer ces deux éléments dans leurs méditations et délibérations sur les destinées de nos Ecoles de Médecine.Leur sollicitude envers l\u2019enseignement qu\u2019elles donnent est forcément spontanée; ils ne doivent pas plus se désintéresser de la formation secondaire de leurs futurs élèves.Le rapport du docteur Baril est d\u2019un très grand intérêt, il ne manquera pas d\u2019intéresser et d\u2019édifier nos lecteurs.Il montre les soucis et les inquiétudes des Facultés américaines, touchant ce dernier problème.Que leur perplexité nous soit une source profitable d\u2019expérience.Les 13 et 14 février, avait lieu à Chicago, le 35e Congrès annuel de l\u2019« American Medical Association » On Medical Education and Li- censure.L\u2019Exécutif de la Faculté de Médecine a décidé qu\u2019il y avait lieu d\u2019être représenté à ce Congrès, j'y fus délégué.Aucun événement mondain ou social n\u2019a marqué ces réunions qui étaient uniquement consacrées à discuter d\u2019enseignement médical et des problèmes posés par l\u2019octroi de la licence professionnelle.Comme à certaines heures, deux sections travaillaient concurremment, j'ai décidé d\u2019assister à celles des réunions où étaient inscrits des travaux qui pouvaient être le plus de nature à intéresser notre Faculté.La séance d\u2019ouverture comportait en particulier deux discours sur la nécessité de la Culture générale pour le futur médecin.La causerie de M.James B.Conant, président de Harvard, était intitulée: College Education for the Future Doctor; celle du président de l\u2019Université de Chicago, M.Robert Maynard Hutchins, LL.D., avait pour titre: The Orga- 350 nization and Subject Matter of General Education.Les deux conférenciers se sont accordés pour déplorer le fait que l\u2019étudiant en Médecine moyen des Etats-Unis, reçoit peut-être une formation spécialisée et technique de premier ordre, mais que cette formation pèche par son manque de culture générale.C\u2019est que les conditions d\u2019admission à l\u2019étude de la Médecine varient d\u2019une université à l\u2019autre.Certaines institutions inscrivent l\u2019élève après sa dernière année de High School; d\u2019autres exigent une année de « College course »; un certain nombre, deux; les plus exigeantes, trois années de « college ».Poursuivant la discussion de tout le problème de l\u2019enseignement prémédical, le président Conant a mis en garde les doyens des facultés de Médecine, ou ceux qui, dans les universités, ont la charge de surveiller les inscriptions d\u2019élèves, contre la tendance qu\u2019ont ceux-ci de présenter des dossiers surchargés de « crédits » scientifiques et de masquer ainsi leur pauvreté en matière de culture générale.Evidemment, dit-il, la profession médicale peut être divisée en deux: les praticiens et les chercheurs ou ceux qui se destinent à l\u2019enseignement.Théoriquement, l\u2019enseignement pré- médical devrait peut-être se préoccuper de cette double orientation future des étudiants en Médecine et être organisé en conséquence.Mais ce serait un mauvais système, car il n\u2019est pas toujours possible de prévoir ce que l\u2019étudiant deviendra dans un avenir plus ou moins éloigné.À tout événement, dit le président Conant, dont je résume de mémoire les idées principales sans avoir sous les yeux le texte original de son rapport, nous devons nous mettre bien en face d\u2019une situation de fait la masse des étudiants en Médecine américains manque de culture générale.Textuellement: They cannot read, write or think.Cependant, pas de formule précise concernant les sv) ts qu'il conviendrait d\u2019inclure dans un programme obligatoire de culture générale.L'UNTON MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1939 Succédant au président Conant, le président Hutchins dit qu\u2019il sera encore plus catégorique (drastic): il réclame franchement que l\u2019on exige des futurs étudiants en Médecine, le grade de bachelier (B.A.) avant de les admettre aux études médicales.Il favorise sans hésitation le retour aux humanités gréco- latines.« Les philosophes anciens, dit-il, ont eu à se pencher sur les mêmes problèmes que les nôtres.Je ne sache pas que nous ayons encore trouvé pour les résoudre de meilleures formules que celles qu\u2019ils ont indiquées.» Par conséquent, s\u2019il est essentiel qu\u2019avant d\u2019étudier la Médecine, les élèves aient reçu une solide formation en Biologie, Chimie et Physique, il est non moins essentiel que la fréquentation des littératures gréco-latines leur ait appris à «lire, à penser et à écrire ».« Nous sommes au monde, affirme-t-il, les seules institutions enseignantes à ne pas exiger le baccalauréat comme condition d\u2019admission à l\u2019étude de la médecine; il est grandement temps que nous y venions.» J\u2019ai cru qu\u2019il y avait lieu de retenir ces affirmations pour notre gouverne.Elles reprennent pour le bénéfice des Universités du Continent nord américain, la thèse que plusieurs sommités du monde médical français ont dévelonnée au cours de la dernière année dans la Presse Médicale, sur la valeur des humanités gréco-latines comme formation de base du médecin.Elles confirment l\u2019attitude que notre Faculté a adoptée et conservée depuis de nombreuses années, envers et contre tous, sur ce sujet; elles nous justifient d\u2019avoir affirmé en juin dernier notre décision bien arrêtée d\u2019exiger, dans toute la mesure du possible, le baccalauréat ou son équivalent comme condition d\u2019admission à notre Faculté.kk 3k Il ne peut être question de rendre compte en détails de toutes les séances du Congrès.Certaines d\u2019entre elles auraient beaucoup plus intéressé un délégué du Collège des Médecins qu\u2019un représentant de la Faculté, parce qu\u2019il y était surtout question d\u2019enregistrement pro- TE \u2014\u2014\u2014\u2014 ss =r = + ; 4 BULLETIN fessionnel.Une des séances était à peu près exclusivement consacrée à un symposium sur «le petit hôpital ».Je désire donc simplement attärer votre attention sur deux autres travaux du Congrès: l\u2019un du docteur Ralph M.Waters, directeur du département d\u2019anesthésie de l\u2019Université du Wisconsin (Madison), intitulé: The Relation of Anesthesiology to Medical Education; le second du prof.Carlson, de l\u2019Université de Chicago, intitulé T'enure of Members of the Faculty in Schools of Medt- cine.En attendant que nous recevions le texte du travail du Dr Waters, j'ai rapporté un résumé miméographié décrivant le fonctionnement du service d\u2019anesthésie de l\u2019Ecole de Médecine du Wisconsin.En général, dit le Dr Waters, on n\u2019enseigne pas l\u2019anesthésie dans les Ecoles de Médecine.Dans de nombreux endroits, les anesthésiques sont administrés par des techniciennes.Lorsque le corps médical proteste, les autorités se défendent en disant que les médecins ne sont pas entraînés à cette fin.C\u2019est pour remédier à cet état de choses que le Dr Waters a organisé dans son milieu un enseignement systématique de l\u2019anesthésie.Il a débuté, il y a douze ans, avec une heure par semaine, il en donne maintenant six.L\u2019anesthésie doit être enseignée d\u2019une façon aussi scientifique que le reste des sujets médicaux.Cet enseignement doit se faire en collaboration avec le laboratoire.«J\u2019affirme, dit le Dr Waters, qu\u2019un jeune médecin qui a fait de solides études prémé- dicales et médicales, peut être entraîné en un mois.On peut alors se fier à lui beaucoup mieux qu\u2019à une technicienne de deux ans de formation.» Comment cet enseignement doit-il être organisé?Cela dépasserait les cadres de ce rapport que de l\u2019écrire.Retenons simplement que l\u2019enseignement de l\u2019anesthésie ne consiste pas uniquement à montrer aux médecins comment administrer l\u2019anesthésie choisie, mais à leur apprendre tout ce qui se rattache à cette technique, à savoir: la préparation du patient; les indications opératoires ou autres qui doi- 351 vent réglementer le choix de \u2019anesthésique; le traitement des accidents et des suites de l\u2019anesthésie, ete.Dois-je vous dire que je suls revenu avec la conviction que nous avons quelque chose à faire à ce sujet dans la révision du programme de notre curriculum, et la résolution d\u2019organiser dans notre Faculté un enseignement correspondant à celui dont j'ai entendu un exposé si intéressant.Du dernier travail, auquel j'ai fait allusion, je dirai peu de chose, me réservant, s\u2019il y a lieu, de l\u2019analyser lorsque j'en aurai le texte complet sous les yeux.Retenons-en simplement pour le moment que nos amis d\u2019outre 45e, ne conçoivent aucunement comme nous la question du choix du Doyen, ainsi que celle du choix et des conditions d\u2019engagement des professeurs à quelque catégorie qu\u2019ils appartiennent.Si j'ai bien compris les statistiques que le professeur Carlson nous a présentées à l\u2019écran lumineux, nous sommes la seule Université en Amérique, où le Doyen est éligible; nous sommes également la seule institution où les professeurs sont élus ou choisis par un Conseil de Faculté, après les épreuves que nous connaissons tous.Le Doyen est choisi par le Bureau d\u2019Administration de l\u2019Université (Board of Trustees).Une fois nommé, c\u2019est à ce Bureau qu\u2019il est responsable du succès de sa Faculté; c\u2019est lui qui avise ce Bureau dans le choix des professeurs, libre à lui de se renseigner sur la valeur de ces derniers, comme il le jugera à propos.Pour le reste, choix et conditions d\u2019engagement des professeurs, la pratique varie d\u2019une institution à l\u2019autre.Cependant d\u2019une façon générale, tous les professeurs sont nommés par le «Board of Trustees », après consultation avec le Doyen de la Faculté qui, lui-même, consulte ses collègues ou d\u2019autres compétences, selon qu\u2019il le juge à propos.Le rôle des Conseils de Faculté est, en cette matière, plutôt d\u2019ordre consultatif que délibératif.Telles sont quelques-unes des idées que j\u2019ai recueillies au fil de la plume au cours des séan- 352 L'UNTON MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1939 ces de ce Congrès.Je me réserve de rectifier ce que mon exposé pourrait avoir d\u2019erroné, si la lecture du texte original des Mémoires me révélait que j'ai mal saisi la pensée des rapporteurs.Je me réserve aussi de revenir sur les questions débattues si, dans les Mémoires publiés, je trouve des précisions ou des idées nouvelles qui pourraient nous être utiles dans la révision que nous poursuivons de notre curriculum.Et je remercie, Monseigneur le Recteur, d\u2019avoir permis à notre Faculté de se faire représenter à ce Congrès.Georges BARIL, Directeur des Etudes à la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal.fl Ey que le nol eme ely ler thg an il up cite, Meur iy Nine Bnost Pas of la ! Mon | Pari Parmi ~~ | bi MÉMOIRES + + LES TUMEURS BRONCHO-PULMONAIRES BÉNIGNES \"\u201d Par Chevalier JACKSON Le but de cette communication n\u2019est pas de présenter le point de vue technique des étapes bronchoscopiques du sujet, mais plutôt de soumettre à la considération des congressistes quelques études bronchoscopiques de la pathologie vivante qui influe sur le diagnostic et le traitement d\u2019affections broncho-pulmonaires.Les dossiers de notre clinique nous démontrent que le nombre des tumeurs bénignes des bronches est de beaucoup supérieur a celui que nous fournit la littérature médicale sur ce sujet.Pour cette raison, notre expérience nous induit à croire que la tumeur bénigne primaire se trouve dissimulée dans l\u2019immense pathologie, secondaire aux processus de suppuration qu\u2019elle provoque.Elle passe ainsi inaperçue à la clinique et à l\u2019autopsie.Nos observations nous portent à croire également, que l\u2019oceur- rence des tumeurs bénignes est suffisante pour exiger une considération de la possibilité de leur présence dans le diegnostic différentiel de chaque cas de maladie pulmonaire.Notre raison d\u2019y croire, c\u2019est que bien souvent nous trouvons des tumeurs bénignes associées aux symptômes et aux signes physiques de bronchite, de bronchiectasie, d\u2019atélectasie, de pneumonie et d\u2019abcès.En plus, nous avons fréquemment découvert des proliférations bénignes chez des patients référés avec un diagnostic d\u2019asthme lorsqu\u2019en réalité, il n\u2019existait pas chez eux d\u2019asthme vrai.La majorité des tumeurs malignes du poumon détruisent le tissu pulmonaire d\u2019abord par l\u2019infiltration de leurs cellules cancéreuses parmi les cellules normales, plus tard par les 1.Du département de Broncho-Oesophagologie, Ecole de Médecine de l\u2019Université Temple.2.Travail présenté au XVe Congrès de l'Association Médicale de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord.Ottawa-Hull.septembre 1938.et Chevalier L.JACKSON.processus de suppuration qui se développent secondairement à l\u2019obstruction, finalement par la rupture de la masse tumorale.La majorité des tumeurs bénignes détruisent le poumon par un seul des processus mentionnés, à savoir la suppuration secondaire à l\u2019obstruction de la ventilation et du drainage de ses canaux naturels.Ces processus de suppuration, secondaires à l\u2019obstruction, peuvent détruire entièrement un lobe ou un poumon, et envahir la plèvre pour produire un empyème.C\u2019est un fait admis qu\u2019une tumeur bénigne est une tumeur qui ne présente pas de métastases dans son évolution, et dont les cellules ne s\u2019infiltrent pas parmi les cellules normales de voisinage.Le terme bénin appliqué à une excroissance dans l\u2019arbre trachéo-bronchique, n\u2019est pas synonyme du mot inoffensif, d\u2019autant plus qu\u2019une telle excroissance peut être cause d\u2019une mort primaire par asphyxie, ou secondaire par la maladie suppurative qu\u2019a déterminée son obstruction à la ventilation et au drainage.Quelques-unes des néoplasies bénignes habituelles sont parfois rencontrées sous des formes malignes (4).Etiologie.La cause des néoplasmes vrais, sans doute n\u2019est pas définitivement connue.L\u2019inflammation joue un rôle étiologique dans la formation de certaines tumeurs; mais on n\u2019a pu déterminer positivement pourquoi elle résulte plus fréquemment dans les bronches qu'\u2019ailleurs, en une forme de tumeur à contours arrondis plutôt qu\u2019en une fibrose diffuse.Nous avons attribué la fréquence du contour arrondi de ces tumeurs à la forme cylindrique en même temps qu\u2019aux mouvements physiologiques des bronches qui les moulent.Le mécanisme ressemble en quelque sorte à celui du cylindre à pilule sous l\u2019action des doigts du pharmacien. 354 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1939 Dans certains cas, les infections spécifiques comme la tuberculose, la syphilis, la spirochétose, la blastomycose, l\u2019actinomycose sont causes de granulomes.Chez un certain nombre de patients depuis longtemps guéris d\u2019une tuberculose pulmonaire, nous avons trouvé dans l\u2019arbre trachéo-bronchique, un tuberculome pédiculé recouvert d\u2019un épithélium.Chez un certain nombre d\u2019autres, nous avons vu un hématome des bronches dû à la rupture d\u2019un capillaire que nous avons attribuée à la toux.Dans quelques cas, nous avons découvert des hématomes en voie d\u2019organisation, mais cette forme de tumeur est de beaucoup plus commune dans le larynx.Par conséquent, nous pouvons dire que le traumatisme offre un facteur étiologique moindre dans la trachée et les bronches que dans le larynx.Ceci s\u2019appliquerait aux traumatismes par le mouvement, l\u2019explosion des courants d\u2019air expiratoire, la fumée de tabac, la poussière de l\u2019atmosphère.Cependant, nous avons rencontré des granulomes non spécifiques des bronches chez des patients souffrant de silicose et d\u2019anthracose professionnelles.Nous les avons alors attribués à un traumatisme silicotique.Dans deux occasions, nous avons enlevé une masse gra- nulomateuse de l\u2019orifice de la bronche droite chez deux hommes qui avaient été gazés, l\u2019un trois ans, l\u2019autre six ans avant la découverte bronchoscopique des papillomes.Dans quatre autres cas de papillomes des bronches, il n\u2019y avait aucun facteur irritatif décelable.Il y a quelque raison de soupçonner un facteur infectieux dans l\u2019étiologie du papillome laryngé (8) ; mais il n\u2019y en a pas que nous sachions relativement au papillome bronchique.L\u2019obstruction inflammatoire peut jouer un role dans l\u2019étiologie des kystes proprement dits « de rétention »; mais les kystes d\u2019air, et pour le moins les tératomes sont d\u2019origine congénitale, même si d\u2019autres facteurs peuvent être impliqués dans l\u2019existence des changements secondaires associés.Une particularité pathologique importante des néoplasies bénignes de l\u2019arbre trachéo- bronchique est la production dans le poumon, de changements secondaires destructifs et diffus, hors de proportion avec leur masse tumorale.Il existe ici un facteur anatomique dans le diamètre relativement petit des bronches, et un facteur physiologique dans ce que la résistance du poumon dépend largement de son état de ventilation et de drainage.Les régions profondes de l\u2019arbre trachéo-bronchique sont pratiquement stériles.Les quelques organismes présents sont impuissants contre le pouvoir de défense du poumon en autant que la ventilation et le drainage sont normaux (3, 9, 10).Quand la ventilation et le drainage sont arrêtés par une tumeur qui obstrue une bronche, les quelques bactéries présentes dans le territoire distal acquièrent de la virulence; un processus inflammatoire de suppuration qui augmente progressivement se développe.Le stade de suppuration apparaît souvent assez brusquement lors d\u2019une attaque d\u2019influenza ou d\u2019une autre infection respiratoire aiguë, à cause de l\u2019occlusion par la réaction inflammatoire, du passage aérien restant, relativement petit au niveau de la tumeur (9).Au moyen de la bronchoscopie, il a été découvert qu\u2019il existe trois types d\u2019obstruction d\u2019une bronche par une tumeur, comparable aux trois types d\u2019obstruction rencontrés dans le mécanisme des pompes à air, à savoir, l\u2019obstruction par soupape d'arrêt, l\u2019obstruction par soupape à sens unique et l\u2019obstruction par soupape de régulation (9).La soupape d\u2019arrêt donne une occlusion complète; cette action a pour effet de produire lentement de l\u2019atélecta- sie dans le territoire distal, proportionnelle à l\u2019absorption de l\u2019air par le sang circulant.La soupape à sens unique agit selon la direction de son jeu.À l\u2019aide d\u2019une pompe à air, on peut remplir un réservoir à sa pleine capacité si la soupape est réglée de façon à ce que l\u2019air ne refoule pas.Si la soupape à sens unique est réglée pour ne pas laisser pénétrer l\u2019air, le réservoir sera vidé de son air à l\u2019aide de la même pompe, jusqu\u2019à ce qu\u2019un vide partiel, proportionnel au pouvoir de la pompe, soit créé.Dans les poumons, si la soupape à sens unique est réglée contre la sortie de l\u2019air, elle produit de l\u2019emphysème dans le territoire distal.Si au contraire, elle est réglée contre l\u2019en- {i} Co il rail ds avait net on i a tion à flots ped at.J ets wp ibd Jar ie & a ed ope © ol | à Ja, 4 .| juin ; : .» en appendice au présent travail.JACKSON ET JACKSON: LES trée de l\u2019air, le poumon est dégonflé par le pompage de l\u2019air au dehors et l\u2019atélectasie se développe rapidement.Sous l\u2019écran fluorosco- pique, nous avons été témoins qu\u2019un lobe pulmonaire devint atélectasié en quelques minutes après que nous eûmes déplacé une tumeur vers le bas, dans l\u2019orifice de la bronche correspondante; ce lobe reprit promptement sa ré- expansion après que nous eûmes retiré doucement la tumeur vers le haut.(La réexpan- sion eut requis une période plus longue si l\u2019atélectasie eut été plus ancienne).Il faut ajouter que l\u2019atélectasie de ce genre n\u2019a rien de commun avec le pneumothorax.En plus, il faut signaler comme fait pathologique que la forme obstructive d\u2019atélectasie diffère, en ce sens qu\u2019une suppuration se développe dans le territoire atélectasié si on laisse l\u2019obstruction se prolonger.En plus, il faut insister sur ce point qu\u2019une tumeur péribronchique, par une sténose bronchique de compression, peut être cause d\u2019un mécanisme de soupape à sens unique du type d\u2019expansion qui produit un emphysème d\u2019obstruction, aussi bien que plus tard, d\u2019un mécanisme de soupape d\u2019arrêt qui produit une atélectasie.Dans un certain nombre de cas, nous avons vu des kystes d\u2019air qui avaient une communication avec les bronches.Les néoplasies kystiques de la muqueuse bronchique étaient dans certains cas du type de rétention, et dans d\u2019autres, du type tératomateux contenant des cheveux et une substance amorphe.Les kystes plus larges étaient associés à une suppuration.Les petits kystes, contenaient une substance mucoïde d\u2019aspect glaireux.La paroi des petits kystes de rétention enlevés de la muqueuse bronchique différait peu dans sa structure histologique de celle des kystes si communs du larynx (8).L\u2019histologie des tumeurs bénignes des bronches, depuis le développement de la biopsie bronchoscopique, a été largement revisée.Des considérations plus étendues de leur pathologie et de leur histo-pathologie pourront être obtenues en consultant la liste des références TUMEURS BRONCHO-PULMONAIRES 355 Les aspects bronchoscopiques de la pathologie vivante, avec de nombreuses illustrations en blanc et noir aussi bien qu\u2019en couleur, pourront être trouvés dans les travaux mentionnés.Pathologie.\u2014 Nos dossiers de cas comprennent l\u2019angiome, l\u2019adénome, le myome, l\u2019hématome en voie d\u2019organisation, le papillome, le fibrome, le lipome, le chondrome, l\u2019ostéome, le tuberculome et un groupe de tumeurs d\u2019origine probablement inflammatoire qui furent classifiées comme granulomes non spécifiques (10, 4).La biopsie bronchoscopique a suscité de nouveaux problèmes d\u2019étude pour l\u2019histo-pa- thologiste, notamment dans la différenciation des adénomes bénins des adénomes malins.Tous les premiers cas d\u2019adénomes rapportés étaient reconnus par les histologistes comme adéno-carcinomes, par conséquent malins.Des études basées sur le matériel biopsique abondant fourni par le bronchoscopiste ont démontré que ces conclusions étaient fausses.Ce genre de tumeur, à structure quelque peu d\u2019aspect malin, n\u2019en demeure pas moins un processus local, ce qui veut dire qu\u2019il n\u2019infiltre nt ne donne de métastases.Chevalier L.Jackson et Frank W.Konzelmann ont rapporté douze cas avec analyses histologiques (4).Dans certains cas, il n\u2019y eut récidive locale qu\u2019après une période longue de treize années et même alors, il n\u2019y avait ni infiltration, ni métastase.D\u2019une manière générale, les douze tumeurs décrites présentaient une structure grossière et histologique comparable l\u2019une à l\u2019autre.Elles se projetaient dans la lumière et ne semblaient pas enlitées profondément dans la paroi bronchique.Comme aucun des patients n\u2019est mort, la profondeur vraie de pénétration n\u2019a pu être déterminée par autopsie.En général, la surface était couverte par un épithélium pavimenteux et une bande large de tissu conjonctif était interposé entre cette surface et la tumeur propre.Les cellules néoplasiques: étaient généralement groupées en masses, parfois sans arrangement spécifique des cellules; plus souvent les cellules périphériques formaient une couche définie comme on le voit.d\u2019une façon si caractéristique dans les can- 356 cers baso-cellulaires de la peau.Les cellules plus centrales, libres, n\u2019étaient pas attachées l\u2019une à l\u2019autre.Elles étaient souvent cubiques, parfois aplaties, et quelquefois cylindriques.Rarement une lumière était visible dans les massifs de cellules, et dans au moins deux cas, cette lumière était remplie de substance mu- coide.Dans tous les cas, les noyaux avaient la structure de noyaux de cellules normales, non néoplasiques.Il y avait une membrane nucléaire délicate mais définie, et une dissémination de fines particules de chromatine; lorsqu'il y avait des nucléoles, ils étaient petits et profondément colorés.Les figures de mitoses étaient excessivement rares.Le stroma variait.Dans certaines tumeurs plus anciennes, il était assez dense et franchement adulte.Dans d\u2019autres, il était lâche et riche en fibro- blastes.Dans quelques-unes, il était mucoïde.Quelques tumeurs étaient riches en capillaires; chez celles-ci l\u2019association rapprochée des capillaires et des cellules épithéliales était frappante.La possibilité que ces tumeurs pourraient être associées à des éléments nerveux et pourraient avoir des affinités avec les carcinoïdes rencontrés dans le tube gastrointestinal fut envisagée.Quelques-unes des tumeurs furent imprégnées d\u2019argent et ne montrèrent pas les propriétés argentaffines des carcinoïdes.Il semble possible que ces tumeurs puissent provenir de l\u2019épithélium des glandes muqueuses.Symptomatologie.Un questionnaire serré suivi d\u2019une étude attentive des histoires de nos patients nous a permis de tirer des conclusions définies sur la symptomatologie des tumeurs.Les symptômes varient selon la période à laquelle les patients sont examinés.Au début, le patient ne présente aucun symptôme.Un léger sifflement perçu à l\u2019ouverture de la bouche et non à la paroi thoracique est habituellement le symptôme le plus précoce et est presque toujours manifeste dans tous les cas.Le bruit ressemble beaucoup à celui produit dans l\u2019asthme, de fait à ce point, que plusieurs de nos patients avaient été considérés comme souffrant de l\u2019asthme.A mesure que la néoplasie augmente, la toux et une ex- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1939 pectoration légèrement mucoïde apparaissent qui causent généralement plus de gêne lorsque la tumeur obstrue la bronche.La dyspnée, qui apparaît en dehors de tout effort, n\u2019est pas produite par l\u2019atélectasie d\u2019obstruction d\u2019un lobe ou même de tout un poumon.Dans l\u2019un de nos cas une masse de granulomes épithé- lialisés occupant l\u2019orifice de la bronche droite et causant une atélectasie d\u2019obstruction de tout un poumon, n\u2019a pas produit d\u2019autre dyspnée qu\u2019une dyspnée d\u2019effort; dans un autre cas, la masse tumorale de structure histologique semblable, située à la bifurcation des bronches et occupant une partie des orifices principaux de celles-ci, provoquait des crises de dyspnée nocturne simulant de si près l\u2019asth- \u2018\u2019me qu\u2019elle avait induit les médecins à traiter le patient comme asthmatique pendant des mois.L\u2019ablation des tumeurs sous bronchoscopie a amené la disparition de ces symptômes.L\u2019hémoptysie est un symptôme de tumeur bronchique; elle est assez constamment associée à l\u2019adénome.Aussi étrange que cela puisse paraître, plusieurs livres qui traitent du sujet de l\u2019hémoptysie, omettent de mentionner l\u2019existence des tumeurs bénignes comme possible, dans le diagnostic différentiel de l\u2019hémoptysie.Diagnostic.A notre clinique, nous procédons comme suit: (1) histoire complète avec annotation minutieuse des symptômes; (2) examen médical général avec annotation de tous les signes physiques (l\u2019interprétation peut être différée assez facilement si nêces- saire) ; (3) prise de sang pour épreuve sérolo- gique et analyse des éléments; (4) examens répétés des crachats; (5) examen radiologique; (6) bronchoscopie diagnostique; (7) biopsie bronchoscopique; (8) examen histologique.Il n\u2019y a pas de signes physiques décelables dans les cas de tumeurs bronchiques non compliquées et non obstructives.Dès que !a néo- plasie a atteint une dimension suffisante pour entraîner le moindre degré d\u2019obstruction, alors les signes physiques sont définis et ont une signification de grande importance.Nos affir- JACKSON ET JACKSON: LES TUMEURS BRONCHO-PULMONAIRES mations sont basées sur nos études cliniques (3, 9) et sont le résultat de nos recherches du début sur les obstructions par les corps étrangers (9).Le signe physique le plus précoce d\u2019obstruction bronchique par une tumeur ou par autre chose, est un murmure que l\u2019on peut saisir à l\u2019ouverture de la bouche.Ce bruit a été si souvent interprété avant l\u2019admission des patients, comme étant l\u2019expression de l\u2019asthme, que nous lui avons donné le nom de « sifflement asthmatoïde », afin d\u2019attirer largement l\u2019attention sur la nécessité de différenciation entre ce bruit et le sifflement asthmatique vrai (9).Sans doute, cette distinction ne s\u2019impose pas dans les cliniques allergiques où l\u2019on fait des études complètes chez les asthmatiques.Cependant, il ne faut pas perdre de vue que plusieurs patients, trouvés par bronchoscopie diagnostique porteurs de tumeurs bénignes aussi bien que malignes, étaient allergiques et avaient été traités dans quelques cas pendant plusieurs mois pour leur allergie.Plusieurs de ces patients faisaient des crises nocturnes de dyspnée dues à leur tumeur et aux sécrétions accumulées pendant leur sommeil ceci complétait le tableau typique, magistralement trompeur de l\u2019asthme.En considération de cette expérience, nous nous croyons justifiés d\u2019affirmer qu\u2019il est obligatoire que le médecin pratiquant très occupé, se tienne cn garde contre l\u2019oubli de la possibilité de l\u2019existence d\u2019une tumeur bronchique chez des patients qui présentent un syndrome de sifflement, de crises nocturnes de dyspnée, et d\u2019allergie.Encore plus, même si nous pouvons avoir certaines tendances, nous croyons que les dossiers de la clinique bronchoscopi- que garantissent cette déclaration que chaque patient qui présente le tableau clinique de l\u2019asthme, doive subir une bronchoscopie diagnostique avant qu\u2019on puisse dire qu\u2019il a bénéficié de toutes les ressources thérapeutiques de la science médicale moderne.Les signes physiques les plus importants après le sifflement asthmatoïde à l\u2019ouverture de la bouche, sont ceux de la soupape de régulation, notamment la rudesse des bruits de la respiration dans le territoire distal à la 397 tumeur.Viennent ensuite les signes physiques d\u2019obstruction par soupape à sens unique produisant l\u2019atélectasie et l\u2019emphysème.Ceux-ci sont aussi distaux par rapport à la tumeur.Quand les signes physiques démontrent de l\u2019atélectasie ou de l\u2019emphysème, parmi les premières possibilités en cause il faut placer la tumeur bronchique, et la bronchoscopie diagnostique est le seul moyen pour déterminer le caractère de la lésion ou la nature de la substance responsable du mécanisme de la soupape à sens unique.L\u2019exumen radiologique est d'une valeur diagnostique égale à celle des signes physiques et de la bronchoscopie.S\u2019il est vrai que les petites tumeurs endo-bronchiques ne dessinent pas d\u2019ombre, il n\u2019en est pas moins vrai que la fluoroscopie est la meilleure méthode d\u2019investigation que nous possédions pour démontrer les différences d\u2019aération présentes dans tous les cas d\u2019obstruction par soupape à sens unique; cette forme d\u2019obstruction soulève toujours la question d\u2019une tumeur bronchique.Bien plus, dans les cas de grosses néoplasies bénignes produisant une sténose de compression à soupape d\u2019arrêt ou à soupape à sens unique, le néoplasme dessine généralement une ombre sur la radiographie, et la compression de la bronche peut être démontrée par l\u2019insufflation d\u2019une poudre de sous-carbonate de bismuth, ou par l\u2019instillation de lipiodol dans l\u2019arbre trachéo-bronchique (6).Examen bronchoscopique.\u2014 La technique de la bronchoscopie et les tumeurs bronchos- copiques ont été présentées et illustrées d\u2019une manière très élaborée ailleurs (6).La biopsie bronchoscopique est la seule méthode connue de la médecine d\u2019aujourd\u2019hui pour déterminer le caractère d'une tumeur bronchique bénigne.La différenciation histologique des tumeurs bénignes n\u2019entre pas dans le cadre de ce rapport.Elle a été largement discutée ailleurs.Les résultats de toutes ces investigations diagnostiques sont ensuite revisés et discutés en consultation conjointe, par l\u2019interne ou le pédiatre, le pathologiste, le radiologiste et le chirurgien du thorax. 358 Traitement.\u2014 Le plan de traitement, établi dans chaque cas à notre clinique en regard avec le diagnostic, est discuté et souvent déterminé à la consultation ci-haut mentionnée.Dans les grandes méoplasies peribronchi- ques qui compriment, si le traitement radical est en réalité requis, nous confions le patient au chirurgien du thorax pour qu\u2019il intervienne par la voie chirurgicale externe.Ceci s\u2019applique tout particulièrement aux kystes épider- moïdes qui amènent une destruction du parenchyme pulmonaire.Il est mécaniquement praticable par la méthode bronchoscopique, de traverser une paroi bronchique comprimée, saine, pour atteindre une tumeur péribronchi- que bénigne, mais il est discutable d\u2019aviser de le faire.Dans nos cas de kystes d\u2019air, il n\u2019y avait aucune indication de traitement, sauf quand l\u2019intérieur était devenu infecté et suppurait.Les kystes tératomateux larges étaient associés à une suppuration profuse et furent enlevés par les chirurgiens qui avaient référé les patients pour une bronchoscopie diagnostique.Après une série de\u2019 broncho-aspirations des quantités formidables de pus fétide, chez un patient qui avait été admis avec un diagnostic d\u2019abcès bronchectasiant, on découvrit chez lui un gros kyste épidermoïde; l\u2019opération externe fut requise pour l\u2019enlever.La radiothérapie externe est habituellement effective dans les tumeurs glandulaires, surtout le lymphome, l\u2019adénome, les tumeurs du thymus et de la thyroïde.Les applications d\u2019agents physiques à travers le bronchoscope ont été utiles dans certaines occasions.L\u2019extraction bronchoscopique.\u2014 Les néo- plasies endobronchiques bénignes de n\u2019importe quelle dimension peuvent être enlevées à travers le bronchoscope.Un signe quelconque d\u2019obstruction bronchique ou un soupçon qu\u2019une tumeur non obstructive devienne obstructive est chaque fois une indication de procéder à une bronchoscopie.Il est nécessaire de faire remarquer ici que lorsque nous disons « devienne obstructive », nous ne voulons nullement signifier, occlusive.Le moindre signe d'approche de l\u2019atélectasie d\u2019obstruction ou de l\u2019emphysème d\u2019obstruction, quelque soit le L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1939 peu d\u2019étendue du territoire qui manifeste ce signe, commande l\u2019ablation immédiate de la cause sous bronchoscopie directe, à moins qu\u2019il n\u2019y ait des contre-indications majeures.Attendre que l\u2019occlusion se fasse serait une grave erreur.En dehors de toutes les indications ci- devant mentionnées, nous croyons que toute petite formation tumorale trouvée à la bronchoscopie doive être extirpée à cause du danger de son potentiel.La diminution du drainage des sécrétions, mêmes normales, est une indication importante pour l\u2019ablation de toute tumeur, quelque petite qu\u2019elle soit.En plus de l\u2019obstruction causée par sa masse, une tumeur n\u2019a généralement pas de cils vibratils; le drainage s\u2019en trouve proportionnellement réduit dans son efficacité.Une réaction sérologique fortement positive, une hypertension artérielle irréductible, une maladie organique qui d\u2019elle-même abrège la vie du patient, sont les contre-indications les plus importantes.Les degrés moindres d\u2019hypertension artérielle ne présentent pas de contre-indication.L\u2019hémorragie n\u2019est pas une contre-indication à moins qu\u2019elle ne menace de rendre le patient exsangue.Dans quelques cas, il est recommandable de différer l\u2019ablation d\u2019une tumeur jusqu\u2019aprés une transfusion de sang ou jusqu\u2019à ce que d\u2019autres méthodes appropriées aient remonté le patient au-dessus du point d\u2019alarme de l'anémie.Par ailleurs, la bronchoscopie peut être indiquée comme moyen d'hémostase dans quelques-uns de ces cas.La technique d\u2019introduction du bronchosco- pe est si bien établie qu\u2019elle n\u2019exige pas d\u2019être présentée ici.Dans la majorité des cas, les pinces sont les instruments préférables pour l\u2019ablation bronchoscopique des tumeurs bénignes.Les deux formes les plus utiles sont la pince à cupules à mécanisme tubulaire et la pince emporte-pièce à panier à angles tranchants.La dernière a un mécanisme de pince- couteau franc qui doit être employé avec la plus grande précaution, afin d\u2019éviter de toucher aux tissus normaux; elle n\u2019est requise que dans les cas de chondromes, d\u2019ostéomes et d\u2019autres tumeurs très fermes.Les pinces à \u2014 JACKSON ET JACKSON: LES TUMEURS BRONCHO-PULMONAIRES cupules offrent une assez bonne sécurité si elles sont maniées avec un doigté habile et une délicatesse de touche.Les pinces à mors plats et minces sont utiles surtout comme dilatateurs.Lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019une petite tumeur pédieu- lée, elle peut être enlevée en entier, en prenant grand soin de ne pas endommager les tissus normaux de la base.S\u20191! s'agit de grosses néo- plasies ou de petites masses sessiles, généra- ment, il est préférable de connaître d\u2019abord la structure histologique de la tumeur.D\u2019où il est bon dans ces cas de faire une biopsie bron- choscopique préliminaire.Les petits kystes de rétention qui se projettent en dedans doivent être amputés sous bronchoscopie.Les petits kystes muqueux doivent être vidés de leur contenu par l'insertion dans leur cavité des mors d\u2019une pince fermée et par l\u2019expansion de ces mors pour distendre lorifice.Si l\u2019accumulation de mucus se refait à répétition, l\u2019un des bords de l\u2019orifice peut être morcelé.Les granulomes non spécifiques doivent être enlevés superficiellement.Les granulomes spécifiques, y compris les proliférations fongiformes, peuvent être enlevés; mais l\u2019ablation de syphilomes et de tuberculomes épithélialisés peut être contre- indiquée par des conditions d\u2019ordre général.Généralement les papillomes sont multiples, ils doivent être scalpés superficiellement, y compris chaque petit bourgeon, mais ni les pinces ni les caustiques ne doivent être employés sur leur base.L\u2019extirpation radicale est inutile, et expose à des risques qui ne sont pas nécessaires.De nouvelles proliférations peuvent apparaître en de nouveaux endroits, quelque radicale que puisse avoir été la première extirpation.Le scalpement superficiel au moyen de pinces à cupules enlèvera tout le tissu papillomateux tout en laissant les tissus normaux intacts.Le mot scalper est icl employé en opposition à couper, mordre ou même morceler.Les mors en cupules, en allouant à une pince délicate la transmission d\u2019une touche délicate aux doigts de l\u2019opérateur, permet à ce dernier de distinguer le tissu normal par sa résistance après que les mors 359 ont traversé le tissu papillomateux.Lorsqu'il sent cette résistance, il ne serre pas davantage les pinces, mais les retire doucement, pour permettre aux deux cupules de glisser sans léser la base normale.Pronostic.\u2014 Quelques tumeurs endobron- chiques bénignes sont fatales primitivement, par l\u2019asphyxie qu\u2019elles entraînent, ou secondairement, par une maladie de suppuration consécutive du poumon.Presque toutes les tumeurs endobronchiques bénignes et les formations d\u2019aspect tumoral peuvent être enlevées par bronchoscopie; dans de tels cas, le pronostic vital est bon.La récidive est une possibilité, surtout dans les cas de lymphôme et de papillome; dans le papillome et quelques formes de granulome, des nouvelles proliférations peuvent apparaître en des endroits nouveaux après ablation de la tumeur primitive.Dans de tels cas habituellement, elles cessent de réapparaître après une série d\u2019ablations superficielles répétées.Sommaire 1.Les tumeurs bénignes que l\u2019on rencontre dans l\u2019arbre trachéo-bronchique au moyen de la bronchoscopie sont les suivantes: l\u2019angiome, l\u2019adénome, le myome, l\u2019hématome en voie d'organisation, le papillome, le fibrome, le lipome, le chondrome, l\u2019ostéome, le tuberculome et un groupe de tumeurs probablement d\u2019origine inflammatoire qui furent classifiés comme granulomes non spécifiques.Quelques-unes de ces tumeurs furent méconnues dans les bronches jusqu\u2019à leur découverte par la bronchoscopie.2.L'étude bronchoscopique de la pathologie vivante macroscopique et la biopsie bronchos- copique ont fait reconnaître que les adénomes bénins sont distincts des adéno-carcinomes.3.Du point de vue clinique, la gravité d\u2019une tumeur bénigne dépend plus du degré et du site de l\u2019obstruction qu\u2019elle détermine, que de l\u2019histologie propre de sa structure.Un papillome situé à la bifurcation des bronches peut tuer le patient par asphyxic, et une hyperplasie inflammatoire à forme tumorale dans une bronche peut produire de l\u2019atélee- tasie dans la zone tributaire du poumon, en- 360 traîner la noyade de celui-ci ou la formation d\u2019abcès pulmonaire, ou tous ces effets par ordre de succession.L\u2019ablation de la tumeur par bronchoscopie amène la recouvrance de toutes ces conditions secondaires.Il est sage de répéter une ou d\u2019autres bronchoscopies par la suite à cause de la possibilité d\u2019une récidive.4.Indépendamment de sa valeur dans le diagnostic, la bronchoscopie doit être considérée une addition et non un substitut aux autres méthodes de diagnostic.Ceci s\u2019applique également au traitement, sauf pour l\u2019ablation des tumeurs bénignes endo-bronchiques.Dans cette chirurgie endo-bronchique, la bronchoscopie est unique dans son utilité.Légendes explicatives des 12 figures qui accompagnent ce travail.Douze cas de tumeurs Lénignes des bronches (Adénomes).19 Tumeur de la bronche droite chez un homme âgé de 35 ans.Ce patient avait souffert d\u2019un , \\ \\ r No ~ \u2018 JL 4 4 ) | \\ i » » i \\ | ¢ \\ 1 J \\ fu bon i 16 \u2018 vi \\ ;, i \\ \u2018 \\ \u201c ° \\ \u2018 \u201c \\ i 4 \\ { \\ \u2018 \\ , | , \\ gl ve Vo } \u20ac 2 3 \\ v ; 1 A , i > sz * à 1 1 54 | e Ti \u2018 \u201c1 \\ f vu ax mood 10 Ca males dard 1100 > a \\ /m > |! ° 7 (I J \\{ 7 b eo 5 ¥ s 2 { ° ¥ ~ 7 > æ té / \u20ac TEES \\ s \u2019 3 \\ t 4 ty é 3° __e \u201c { MN BON ON = 2 \\ / NN + =.fo Carbimel os A Abad 7 \u201ci \\ i \\ ¥ \\ » a » \u2018 > 7 4 « \u2019 i x 7 » FN meee 1 a 0 .- ¢ NN \u2018eo\u2019 \u201c.> | \\ \u2019 \u201c> - NS \\ 4 » ! \u2018 A, / 3 v \\ 1 \\ , v eo u » \\, 3 \\ Vo 2 Vi / \\ J 2 3d 37 6 1 8 « 10 HOM 5) 14 IE tk 17 14 Jue V 20 23 LV 17° 44 2797 29 50 57 94, v 5 Cas V.(A) \u2014 A et B \u2014 Du 16 avril au 5 août 1938, gardénal 10 cgrs par Jour; du 5 août au 24 déc.inconscient du malade constitue-t-il un équi- he valent épileptique; 2 4° aucune conclusion à tirer quant à l\u2019effi- + ¢ cacité relative des doses de venin.+3 Cas 5: Finn.B., 13 ans.L\u2019épilepsie aurait débuté chez ce sujet vers l\u2019âge de 7 ou 8 ans.D\u2019abord sous l\u2019aspect d\u2019un an à ut au 22 octobre.Alepsal 10 cgrs par jour.Crises tonico- cloniques conscientes.Du 22 oct.venin de cobra.Modification notoire dans la fréquence et le rythme de= pne- nomènes.Crises du type précédent.Crises généralisées inconscientes et absences lure suivante.Brusquement, le malade, qui demeure conscient, présente des convulsions toniques et cloniques aux membres supérieurs avec latéropulsion clonique de la tête, de gauche à droite.Le tout dure une demi-minute environ.Fréquences de telles crises: en moyenne, 16,8 par jour, soit 117 par semaine, bien comp- 370 tées, sans aucun jour de répit.Le 5 août, nous remplaçons le gardénal par l\u2019allepsal (deux comprimés de 10 cgrs.par jour).Cela jusqu\u2019au 22 octobre 1938.Nous notons, avec cette thérapeutique nouvelle que la fréquence des crises tombe à une moyenne de 7 à 9 par jour pour remonter au bout d\u2019un certain temps à son taux antérieur.z L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1939 3° quant à la qualité des phénomènes épileptiques, une évolution franche.La plupart conserve le même aspect, certaines crises deviennent généralisées et inconscientes, des absences apparaissent (7 en une occasion, 10 en une autre), sans phénomènes moteurs conco- mittants.4° quant à l\u2019efficacité relative des doses, une a A LS \u201c a, / Lad A \u201d 2 #4 + 1 \u2018eo\u2019 \\ \u2018 \\ \\ 7 b \\ ° % \" .\\ 5 ! \\ Tha 3 J N 4 $ ° * .- S Ae 3 / 4 = \\ / \\ A / A / Ap \\ 1 3 NEV Ny e-# / \\ / 3 9 >» \u201c 4 a .dtto(n $ » 1 33 MIS 16 J] Jf AOU A 344 AS 26 47 MA go U 1 A 3456 O7 6 5 10 H 8 13 MWE 1 10 9 \u2018 9 \u201c / {\" 7 A \\ [4 / I s ! iA A > à \\ \\ \u201cs ! I - 4 3 3 i , à 3 oY 3 ! TS, > A Ae / \\ A rl 1 A / ' v-e / \u2018»- ¢ \\ \\ / .J 8-e Le ss x / ¥ o 7 « > < ty 1810 2 ALES LY 25° 20 27 2, 40 37 F 23 of SC FFP 2.re 1304 45746 47 15 19 ie 21 18 1 9 5 7 P ; + 3 + i 0 > 25/918 Cas V.(B) Nous décidons de donner le venin de cobra (1/100 de mgr.le 22 octobre, 1/50 de mgr.le 28 octobre, 1/25 le 11 novembre, 1/50 le 25 novembre, 1/25 le 9 décembre, 1/10 le 22 décembre.) Et nous constatons: 1° quant a la fréquence des crises: une diminution nette à 2,6 par jour, soit 18,2 en moyenne par semaine.2° quant au rythme, l\u2019apparition de périodes calmes durant trois ou quatre jours.action sédative notoire de la dose n° I, en dépit de la suppression de l\u2019allepsal.La dose II, une semaine plus tard, est aussi calmante.L\u2019est davantage, 14 jours après, l\u2019injection de 1/25 de mgr.de venin, et plus encore, bien que temporairement l\u2019injection de 1/50 de mgr.14 jours plus tard.Puis nous voyons une multiplication considérable du nombre des crises dans les dix jours suivants que calme, mais moins bien, une nouvelle injection de 1/25 de mgr.de venin.Enfin, au bout de 11 jours, nous BARBEAU Er LAURENDEAU: ÉPILEPSIE ET VENIN DE COBRA injectons 1/10 de mgr.dont l\u2019action est très marquée puisque nous avons plusieurs jours sans aucune convulsion, remplacées qu\u2019elles sont d\u2019ailleurs par 7, 8, et 10 absences.Le 24 décembre, le malade part en congé.Il n\u2019est pas revenu à l\u2019Institut.Nous avons appris depuis, que son médecin de famille l\u2019a soumis à des traitements électriques dont les résultats d\u2019abord heureux ne se seraient pas maintenus.deller Aout : 934 34, 7 % 3 ¢ 5 \u2026 M var (sur i A Ln ~ Gagpenat me.6e < »N Ww Gautenal Scanrme Septembre 143$ ERA ENN sue > oe * Tv 14 24 tf te 27 5 29 30 |.3 4 % 6 1 8 4 10 Cas VI.(A) \u2014 A et B \u2014 Du 10 août au 9 sept, gardénal 10 cgrs par jour.Absences extrêmement nombreuses.une crise motrice généralisée.Du 9 sept.au 27 fév.vénin.Absences modifiées considérablement dans leur fréquence et leur rythme.Quatre crises motrices généralisées.Amélioration énorme du tempérament épileptique. 372 cgrs.de gardénal au coucher.Les phénomènes épileptiques prennent chez lui deux aspects: grand mal et absences.Le grand mal est rare.De mai 1937 à septembre 1938, on nous fait mention de 6 crises convulsives, tonico-cloni- ques, généralisées, inconscientes, sans aura.En ce qui a trait aux absences, elles se présentent OeToaRe 193% 6e = NN NJ oo ~ n 43 DECEMBRE L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1939 à la fréquence de 15 à 18 par jour, avec un minimum de 4 et un maximum de 30.En août 1938, nous augmentons à 10 cgrs.la dose de gardénal sans bénéfice.Au contraire, les absences se multiplient.Certains jours, on en compte 50.Leur moyenne hebdomadaire pour 10 semaines est de 146, sans aucun jour vierge.£ o 0 Novemdre Cas VI.(B) Et pour cette période, au cours de laquelle le malade prend 10 cgrs.de gardénal quotidiennement, nous ne constatons pas proportionnellement plus de crises généralisées que pendant les semaines où il n\u2019en recevait que 5 cgrs.Nous ne pouvons publier qu\u2019un extrait du graphique relatif à l\u2019évolution de la maladie sous l\u2019influence du gardénal à 5 et à 10 cgrs.Nous choisissons la période du 31 juillet au 4 septembre qui en illustre bien l\u2019allure générale.Le 9 septembre, nous décidons de donner le venin de cobra.Nous constatons alors: 1° Quant à la fréquence, une diminution extrême et de semaine en semaine plus marquée du nombre des absences; 146 en moyenne par semaine pendant 10 semaines de traitement au gardénal à 10 cgrs; 161 par semaine pendant les six premières semaines de traitement par le venin; 13 par semaine pendant les 13 dernières semaines, dont les 3 ou 4 plus récentes en contiennent à peine 8 en moyenne.2° Quant au rythme: quelques jours absolument vierges d\u2019absences.3° Quant à la qualité des phénomènes, la prédominance très forte des absences.Le nombre relatif des grandes crises a augmenté: 6 en 15 mois avec le gardénal et l\u2019allep- sal; 8 en 6 mois avec le venin.Soulignons toutefois un fait remarquable.Le caractère du malade a changé.Littéralement insupportable depuis des années, il s\u2019est de plus en plus adouci; et sous nos yeux, le facies confus s\u2019est éclairci.Le tempérament épileptique lui-même s\u2019estompe au fur et à mesure du traitement.4° Quant à la valeur relative des doses, peu de données.Il est notoire que la 1ère, la 2e et la 3e dose s\u2019accompagnèrent d\u2019une augmentation du nombre des crises.Mais il faut tenir compte de ce que nous avions supprimé à ce malade un sédatif auquel il avait accoutumé depuis des mois et des mois.Après | cette 3e dose, diminution manifeste dans le | nombre des absences.Diminution qui dure un peu plus d\u2019une semaine.Nous donnons alors 1/10 de mgr; la fréquence augmente © dix jours durant puis tombe considérable- BARBEAU Er LAURENDEAU: ÉPILEPSIE ET VENIN DE COBRA 373 ment pendant 2 semaines.Nouvelle montée.1/10 de mgr.améne une augmentation dans la fréquence des absences pendant une semaine et est suivie d\u2019une chute quasi verticale sur le graphique.La dose n° IV, donnée une semaine plus tard, répétée au bout de 15 et de 21 jours, possède un effet sédatif extrêmement manifeste et persistant.Résumé et conclusions 1° Chez six grandes malades, souffrant d\u2019épilepsie dite essentielle, dont les symptômes (crises motrices diverses, absences) étaient extrêmement nombreux et pénibles, nous avons supprimé toute médication sédative (bromure de sodium, gardénal, allepsal) et nous avons étudié l\u2019action du venin de cobra à des dosages variés (/100, 1/50, 1/25, 1/10, de mgr.).2° Sous une posologie tâtonnante, nous avons observé: a) Quant à la fréquence des phénomènes épileptiques une diminution hebdomadaire évidente: de 11 à 3 (cas 4); de 117 à 182 (cas 5); de 146 à 7 ou 9 (cas 6); une faible augmentation apparente \u2014 très vraisemblablement due à l\u2019accumulation extraordinaire des crises dans les tout premiers jours de la suppression du gardénal ou de l\u2019allepsal: 5,7 au lieu de 5,5 en moyenne par semaine (cas 1); 7,83 au lieu de 7,78 (cas 3); une seule augmentation franche et réelle (cas 2); de 0,7 à 4 en moyenne par semaine.b) Quant au rythme de ces phénomènes épileptiques, une modification notable et généralement heureuse.Les jours libres se multiplient (cas 1, 3, 4, 5, 6); si le nombre des phénomènes comitiaux augmente aux jours fatidiques (cas 1, 3) parfois, mais pas toujours (cas 4, 5, 6).La même exception existe pour le rythme que pour la fréquence (cas 2) : raccourcissement des intervalles tranquilles, multiplication quotidienne des crises.c) Quant à la qualité des phénomènes épileptiques, la persistance habituelle du type mais accompagnée de variations très fréquentes, généralement avantageuses.Crises tonico- cloniques, inconscientes, généralisées, sans au- 374 ra (cas 1) devenant conscientes avec aura prémonitoire; crises tonico-cloniques localisées, conscientes (cas 3) devenant Inconscientes; crises tonico-cloniques localisées, conscientes (cas 5) devenant généralisées et inconscientes; absences ou autres équivalents (cas 1, 2, 4 (?), 5) remplaçant les crises motrices plus graves.Et inversement (cas 6) crises motrices rares remplaçant d\u2019innombrables absences.Ajoutons la remarquable transformation du comportement chez deux malades (cas 5 et surtout cas 1).d) Quant à l\u2019efficacité relative des doses, l'impossibilité de fixer a priori la dose la meilleure pour tel sujet, l\u2019existence de doses excitantes et calmantes, la nécessité de baser sur l\u2019appréciation clinique la posologie individuelle.3° Résultats extraordinairement intéressants, si l\u2019on tient compte du genre de malades traités et de l\u2019insuffisance actuelle de notre expérience.Résultats, qui sans préjuger de l\u2019avenir plus lointain, nous semblent imposer une étude plus poussée et plus étendue.Il est peu probable que le venin de cobra devienne une panacée dans le traitement de l\u2019épilepsie essentielle.Il vaudra ce qu\u2019il vaudra.Mais n\u2019est-il pas du devoir de tout médecin, aux prises avec une maladie dont les victimes sont parfois des loques humaines, de chercher tou- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1939 jours la thérapeutique salvatrice, capable d'apporter l\u2019apaisement et l\u2019espoir.BIBLIOGRAPHIE \u2014 .KORESSIOS: Le venin de cobra.Son action physiologique, ses indications thérapeutiques.Editions J.Lac, Paris, 1934.Volume de 212 pages.Excellente bibliographie.2.RAVINA: «Les applications thérapeutiques du venin de serpent.» Presse Médicale, no 1 janv.1934.3.T.J.MAYS: «Proper dosage of crotalin in treatment of epilepsy.» Med.Council, Phila., 1913, XVIII, p.468.4.A.G.C.PREVOST: Contribution a l\u2019étude du traitement de l\u2019épilepsie dite essentielle par le vemn de crotale.Thèse de Lille 1913, 1914, in- 8°-1, no 17, (Lille Piron).5.D.A.THOM: «Present status of crotalin in treatment of epilepsy.» Boston M.et Surg.Journ., 1914, CLXXI, p.933.6.A.CALMETTE et A.MEZIE: « Essai de traitement de l\u2019épilepsie essentielle, par le venin de crotale.» C.R.Acad.des sciences, Paris, 1914, CLVIII, p.846.7.H.W.KEATLEY: «Epilepsy and its treatment, illustrating use of snake venom.» Am.Jour.clin.Med, Chicago, 1914, XXI.p.481.8.W.J.CHEWNING: «Crotalin in treatment of epilepsy.» (Charlotte.N.C) Med.Journ, 1915.LXXI, p.261.9.R.H.SPANGLER: «Intramuseular injection of foreign protein crotalin in 300 cases of epilepsy.» New York M.J., Etc.1918, CVII, p.727. ÉVOLUTION DE LA THÉRAPEUTIQUE DES PNEUMOPATHIES AIGUËS DEPUIS DEUX ANS Le sérum de cheval, le sérum de lapin et le M.B.693 Jules PREVOST, Georges HEBERT Médecins et Georges LECLERC Interne de l\u2019hôpital Notre-Dame.Il fut démontré en 1912-13 dans les hôpitaux du « Rockefeller Institute » que le sérum antipneumococcique du type I était efficace dans les pneumonies lobaires de ce type.Et, depuis ce temps, de nombreux travaux sont venus en confirmer les résultats.Jusqu'en 1937 on utilisa le sérum de cheval.Entre temps, on démontra que les variétés de pneumocoques s\u2019élevaient à 32 types différents: les plus fréquents étant les type I, II, iII, V, VII et VIII.On fabriqua par conséquent, des sérums de cheval, correspondant à ces types.Ils furent tous très efficaces.Depuis un an, les sérums de cheval sont remplacés par des sérums de lapin.Si l'on compare, en effet, ces deux sérums entre eux, on comprend facilement pourquoi la préfé- rerice va au sérum de lapin.1° Ce dernier est plus immunisant: ses anticorps sont au moins 2 fois plus nombreux, pour un même volume de sérum.2° Les réactions d\u2019anaphylaxie sont moins fréquentes et moins importantes, les réactions urticariennes sont moins considérables.3° Avec le sérum de cheval, si l\u2019on dépasse la dose maxima, on diminue le degré de protection de l\u2019individu, ce qui n\u2019arrive pas avec le sérum de lapin.4° L\u2019immunisation du cheval est longue et incertaine, à comparer à celle du lapin.5° Le coût est d\u2019à peu près 1/5 pour le sérum de lapin de ce qu\u2019il est pour le sérum de cheval.Si bien, qu\u2019actuellement, le sérum de cheval est en voie de devenir d\u2019un intérêt plus historique que pratique.Quant au sérum de lapin on le prépare de la façon suivante: on immunise un lapin de trois à cinq kilogrammes par l'injection intraveineuse d\u2019une suspension d\u2019une variété de pneumocoques préalablement traités à la formaldéhyde.On répète les injections à intervalles assez rapprochés.Puis on retire du cœur du lapin, à toutes les deux semaines environ, une cinquantaine de centimètres cubes de sang.Comment s\u2019administre le sérum?Après avoir identifié, par la méthode de Neufeld, le pneumocoque en cause, on utilise le sérum du méme type.La dose thérapeutique n\u2019est pas injectée d\u2019emblée.On recherche préalablement la sensibilité du patient au sérum.Pour ce faire, il existe trois tests: la voie intradermique, la conjonctive et la voie intraveineuse.A l'heure actuelle, cette dernière méthode semble celle qui renseigne le plus exactement sur la sensibilité du patient au sérum, et nous la décrivons.On prend 1/10 ce.du sérum à administrer, que l\u2019on mélange a 1 ce.de sérum physiologique salé, au moyen d\u2019une seringue de précision.Avant de l\u2019injecter, on recherche la tension artérielle et la vitesse du pouls que l\u2019on note soigneusement.Puis, cinq minutes après l'injection intravel- neuse de cette solution, faite très lentement, on reprend le pouls et la tension artérielle.SI cette dernière a baissé d\u2019une vingtaine de degrés environ, et, si le pouls s\u2019est accéléré d\u2019autant, nous avons affaire à une réaction positive et, dans ce cas, on doit éviter la sérothérapie ou du moins ne la faire qu'avec une prudence extrême; c\u2019est-à-dire, à des doses très petites que l\u2019on n\u2019augmentera qu'avec précaution.Si, au contraire, le pouls et la tension artérielle sont restés stables, on procède à la dose thérapeutique. 376 Quelle quantité doit-on donner?Elle varie avec l\u2019âge, le poids, le degré d'intoxication du malade et le type de pneumocoque en cause.Il semble cependant qu\u2019on puisse établir pour un adulte d\u2019un poids moyen, avec un degré moyen d\u2019intoxication, le taux de 100,000 à 150,000 unités pour le type I, et 150,000 à 200,000 pour le type II.Les doses peuvent être beaucoup plus élevées: jusqu\u2019à 400,000 unités.Au début, on administrait le sérum en plusieurs doses: on donnait 10,000 unités comme première dose et 20,000 unités toutes les 2 heures jusqu\u2019à concurrence d\u2019environ 100,000 unités.Actuellement la plupart des auteurs préfèrent donner en une seule dose la quantité totale qu\u2019ils croient opportune pour leur patient, quitte à ajouter dans les 24 ou 48 heures qui suivent une ou plusieurs nouvelles doses selon les besoins du sujet.On commencera par conséquent par une dose initiale de 100,000 à 150,000 unités, tout en observant de près le malade.Cette quantité de sérum doit être donnée lentement, elle ne doit pas être injectée en moins de vingt minutes.Aussi la méthode suivante est-elle à conseille.On procédera comme pour l\u2019injection d\u2019un sérum physiologique intraveineux.On utilisera done un bock à cet effet.Comme, d\u2019une part, le sérum antipneumococcique est très visqueux et que, d'autre part, le sérum physiologique est particulièrement indiqué dans les affections aiguës du poumon, telles que la pneumonie, on commencera par injecter 250 ce.de sérum physiologique salé à la température du corps.On ajoutera la quantité nécessaire du sérum an- tipneumococcique; et, lorsque ces quantités seront près d\u2019achever, on ajoutera 250 autres cc.de sérum physiologique salé afin qu\u2019il n\u2019y ait pas de perte de sérum par accolement sur les parois du tube et du bock.L\u2019aiguille que nous conseillons à cet effet est celle du calibre no 20.Nous nous en voudrions de ne pas avertir ici de la possibilité d\u2019une réaction anaphylactique; aussi, est-il obligatoire d\u2019avoir toujours L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1939 prête une seringue d\u2019adrénaline en cas de besoin.S1 le sérum doit être efficace, son action se manifestera dans les 12, 24 ou 48 heures qui suivent.Contre les frissons nombreux et importants qui peuvent se produire au cours de l\u2019administration du sérum ou quelque 3/4 d'heure après, on a recommandé de faire ingérer au patient, au début de l\u2019injection, de 0 gramme 50 à 1 gramme d\u2019acide acétylsalicylique.Les frissons alors n\u2019apparaîtraient pas ou, tout au plus, à leur minimum.Nous rapportons ici l\u2019histoire de sept patients que nous avons traités par la sérothérapie.Les quatre premiers ont reçu le sérum de cheval, ce sont des observations de 1937- 38, et les trois derniers du sérum de lapin.Malades traités au sérum de cheval 1° John Co., 32 entre le 29 novembre 1937.Pneumonie lobaire base droite, type L, depuis 24 heures.Traitement au sérum commencé 48 heures après le début.T.103.3, P.110, R.36.Reçoit 70,000 unités de sérum en 4 doses.Chute de la température en 12 heures.T.98, P.88, R.28.Congé, guéri après 14 jours.Bopital Notre-Dame NOM ET Âce furn£i J SAIT.IETF - Mm md .aoa a 19M sane 200-2 CHAMbRE a Fic.I 2° Mme Lucien Pi., 28 ans, entre le 11 janvier 1938.Pneumonie lobaire base droite, type on ey ee ee (A THAR BEA BAA >= Ye AM = = PREVOST, HEBERT rr LECLERC: I, depuis 36 heures.T.104, P.120, R.24.Sérum de cheval donné immédiatement: 50,000 unités en 3 doses.Chute de la température en 15 heures.T.98, P.104, R.22.Congé, guérie après 11 jours.(Voir fig.I.) 3° Horace Ce\u2026, 27 ans, entre le ler mars 1938.Pneumonie de la base droite, type I.Hospitalisé le 3e jour.Le lendemain on donne le sérum de cheval: 70,000 unités en 4 doses.La température persiste durant 5 Jours.Le 9 mars, il fait une pleurésie purulente.Le 23 mars, costotomie.Congé après 48 jours, guéri.4° Mlle Zénophile Ve., 42 ans, entre le 22 mai 1938.Congestion pleuro-pulmonaire, type I, depuis 4 jours.Le 23 et le 24 mai, reçoit 100,000 unités de sérum de cheval en 6 doses.La température persiste durant 4 jours.Congé après 21 jours.Malades traités au sérum de lapin 5° Philippe Le., 20 ans, entre le 10 février 1939.Pneumonie lobaire droite, type II, depuis 72 heures.T.103.2, P.110, R.30.Sérum de lapin: 200,000 unités en 5 doses.La température tombe en 12 heures.T.98.1, P.84, R.28.Deux jours plus tard, persistance de tous les signes de pneumonie malgré la température normale.Reprise de sérum: 120,000 unités en 3 doses.Disparition des signes en 24 heures.Congé après 13 jours.6° Albert Pr., 36 ans, entre le 15 février 1939.Pneumonie lobaire du lobe moyen droit, type I, depuis 36 heures.T.102.1, P.128, R.44.Sérum de lapin: 150,000 unités en une dose.Chute de la température en 12 heures.Ascension à 102 à la 16ième heure.Nouveau sérum: 150,000 unités en deux doses.Chute définitive de la température à la 24ième heure.T.97.4, P.90, R.36.Lever après 3 jours.Congé après 8 jours, guéri.7° Angelo Di., 16 ans, entre le 17 février 1939.Pneumonie lobaire du lobe inférieur gauche, type I, depuis 48 heures.Sérum de lapin donné 12 heures plus tard: 200,000 unités en 2 doses.T.104.3, P.120, R.52.Chute de la température en 15 heures.T.98, P.90, R.32.Il a fait un énorme frisson après la PNEUMOPATHIES AIGUËS 377 2ième dose de sérum.Temp.normale durant 3 jours.Petits clochers à 99,100 et même 101 durant 6 jours.Puis la temp.se maintient à 101 durant 6 heures.On donne alors du M.B.693, 20 grammes en 6 jours, et la temp.tombe définitivement en 8 heures.Le patient fait une poussée subite d\u2019urticaire, 10 jours après le sérum.L\u2019urticaire disparaît spontanément après 30 heures.(Voir fig.IL.) Dépital Sotre-Bame NOM ET ÂGE FFEE = Wb .Single Yi Leu 139 479 sae 0} Hom wh Fra.II De ces observations, il est facile de conclure, avec tous les auteurs, à la valeur de la sérothérapie lorsqu'elle est pratiquée au début de l\u2019affection.Les cas no 3 et 4 n\u2019ont pas réagi au sérum ct nous sommes convaincus que son administration a été trop tardive et que les doses ont été insuffisantes.La sérothérapie ne s\u2019applique avec efficacité que dans les cas de pneumonie, et seulement dans les 72 premières heures de la maladie.Ce laps de temps écoulé, il est inutile d\u2019utiliser le sérum: les résultats sont négatifs.À ce moment l\u2019association microbienne, toujours existante, empêche l\u2019action du sérum.Depuis que ce traitement est à l\u2019essai, le taux de mortalité, chez les cas traités, a baissé d\u2019environ 30% à environ 12%.Il faut ajouter, cependant, que les cas du type III n\u2019ont pas réagi à cette thérapeutique et que le taux 378 de mortalité de 47% n\u2019a baissé qu\u2019au taux de 46%, si bien qu\u2019actuellement on ne fabrique pas de sérum contre le type III.* * * Pendant que la sérothérapie s\u2019efforçait de changer le pronostic de la pneumonie, la chimie faisait de son côté d\u2019immenses progrès dans le domaine des produits soufrés.Elle offrait un premier composé: la sulfamide (1162F) auquel elle substituait en quelques mois, la sulfamido-pyridine (M & B 693).Ces deux produits portent des dénominations plus compliquées, la sulfamide ou sul- fanilamide s\u2019appelle: p.amino-benzène-sulfo- namide, et la sulfamido-pyridine (M & B 693) : 2 (p.amino-benzène-sulfonamido) pyri- dine.Les lettres M & B servent d\u2019abréviation pour May and Baker, laboratoires où Whitby, en 1938, a démontré l\u2019efficacité de ce dernier produit vis-à-vis du pneumocoque.Il s\u2019agit d\u2019une substance cristalline, de saveur amère, soluble dans l\u2019eau à la température ordinaire au taux de 1/1000.Sa formule AN NH?< son NN N diffère du sulfanilamide en ce qu\u2019un ion hydrogène du groupe SO?NH?est remplacé par un groupe basique pyridiné.Son action a été prouvée particulièrement évidente sur les pneumocoques du type I, VII et VIII, elle est trés grande vis-a-vis les types IT, ITI et V.Sur soixante quatre composés sulphamidés différents, c\u2019est le seul produit dont l\u2019action soit si manifeste sur le pneumocoque.Vis-à- vis du streptocoque, les sulfures, les sulfones, les sulfoxydes et les thiophénols ont une action étonnante mais il n\u2019en n\u2019est plus de même vis-à-vis du pneumocoque.Nous nous empressons d\u2019ajouter que la lecture des travaux sur le M & B 693 nous a convaineus de l\u2019efficacité aussi grande du M & B 693 sur le L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1939 strepto, le gono et le méningocoque que n\u2019importe lequel de ces produits sulfurés.Les résultats extraordinaires obtenus par les auteurs tant in vivo que in vitro par le M & B 693 sur le pneumocoque leur ont fait rechercher le mode d\u2019action de ce produit chimique.Les opinions se sont partagées, et on peut dire qu'à l\u2019heure actuelle on explique de trois manières l\u2019action du M & B 693 sur le pneumocoque.1° Il agirait directement sur le microbe qu\u2019il détruirait.2° Il neutraliserait les toxines sécrétées par les microbes.3° Il s\u2019opposerait à l\u2019encapsulation des microbes qui, alors, seraient facilement phagocytés par les éléments de défense de l\u2019organisme.Dans ce dernier cas, le rôle de l\u2019organisme intervient sur une haute échelle, c\u2019est lui, qui en dernier lieu, se débarrasse de l\u2019agent microbien.Il à été démontré que si l\u2019on met in vivo des pneumocoques dans la cavité péritonéale d\u2019une souris on s\u2019aperçoit que les non-encap- sulés sont vite phagocytés, tandis que les autres résistent à cette action.Il existe certainement une interdépendance entre la capsulogé- nèse du pneumocoque et sa virulence.En fait, nous ignorons encore le mode d\u2019action exact de ce produit chimique; mais, il est très satisfaisant pour l\u2019esprit de penser que son action s\u2019adresse aussi bien à la capsule qu\u2019à la toxine microbienne et que l\u2019organisme phagocyte les pneumocoques devenus avirulents.Agit-il directement lui-même ou agit-il par des composés nouvellement formés dans l\u2019organisme?C\u2019est encore une question à l\u2019étude.Cependant, pour qu\u2019il soit efficace il en faut un taux suffisant dans le sang que l\u2019on évalue aux environs de 1/100,000 d\u2019après Osgood et Brownlee.Au point de vue de la posologie du M & B 693, elle est exceptionnellement simple.Comme pour toute thérapeutique, il existe tou- Jours une certaine marge où peut jouer la personnalité du médecin ou celle du patient.Mais, en principe, les doses suivantes peuvent (As à ts tue] Jon Ment fog le veut lle fit être retenues en mémoire: lière dose: 2 grammes, puis, pendant les 24 à 48 heures suivantes, un gramme toutes les quatre heures.Au bout de 48 heures, si la température est à la normale, on pourra diminuer à un comprimé toutes les six heures, jusqu\u2019à concurrence de 25 à 28 grammes.Si la dose d\u2019attaque est de première importance, 11 faut savoir aussi qu\u2019il faut continuer le médicament au moins pendant 5 jours même si la température et tous les signes cliniques paraissent en excellente voie de guérison.Chez l'enfant, \u2014 nous n\u2019avons pas d\u2019expérience personnelle encore, \u2014 les doses ont été bien étudiées.Evans et Gaisford recommandent les doses suivantes: de 1 a4 3 mois, 14 de comprimé toutes les 4 heures (les comprimés sont de 0 gramme 50); de 6 mois à 1 an, 14 comprimé toutes les 4 heures; 2 ans, 24 comprimé toutes les 6 heures; 3 ans, 1 comprimé toutes les 6 heures; 5 ans, 1 comprimé toutes les 4 heures.Dans les cas sévères, la première dose sera doublée.Comme pour toute médication, on a recherché le degré d\u2019intoxication du médicament.Il est actuellement très bien démontré que la toxicité du M & B 693 est moindre que celle de la sulfamide (1162 F).Or, nous savons très bien que même cette dernière, si largement distribuée depuis plus de deux ans, n\u2019a pas donné d\u2019accidents graves nombreux.On a rapporté dernièrement dans le J.A.M.A.neuf cas d\u2019agranulocytose par la sulfanylamide, mais tous ces cas en avaient reçu de fortes doses et de plus avaient présenté des symptômes d'intoxication longtemps avant qu\u2019on les ait suspendues.Ce médicament donnant habituellement des résultais en dedans de 4 à 7 Jours, il est inutile de le continuer indéfiniment, et même dangereux.Eh! bien le M & B 693 est encore moins toxique.Chez la souris, la dose mortelle est de 66 à 68 fois plus élevée que la dose thérapeutique.C\u2019est une très large marge.Il existe cependant quelques signes d\u2019intoxication, ils sont assez fréquents mais jamais PREVOST.HEBERT Er LECLERC: PNEUMOPATHIES AIGUËS 379 graves d\u2019apres notre expérience personnelle et d\u2019après toute la littérature que nous avons lue à date sur le sujet, sauf deux cas rapportés où la médication avait été donnée pendant 11 et 18 jours, au taux de 54 grammes chacun.L\u2019anorexie vient au premier plan avec les nausées et les vomissements, puis la céphalée et les étourdissements.Pas de cyanose, comme avec la sulfanylamide.Pas de leucopénie importante.Nous insistons même sur le fait que plusieurs patients ont vu diminuer leurs nausées et vomissements dès que nous avons administré le produit en capsules.C\u2019est un des rares médicaments où nous croyons, avec plusieurs auteurs, que malgré quelques petits signes d\u2019intolérance, il faille continuer quelque temps, sans toutefois persister d\u2019une façon butée.Ce qui nous permet de nous exprimer ainsi, c\u2019est l\u2019absence jusqu\u2019à date de signes graves d\u2019intoxication chez l'homme.Comme pour la souris, il semble que la marge entre la dose thérapeutique et la dose mortelle soit grande.De plus, on doit l\u2019employer sans crainte dans les cas de pneumonie avec délire, dans celles qui surviennent après la quarantaine et dans tous les cas de pneumopathies sérieuses.Nous rapportons les observations de malades traités à l\u2019hôpital Notre-Dame par le M & B 693.Malades traités au M.B.693 8 Julien La., 20 ans, entre le 8 janvier 1939.Pneumonie gauche non typée, depuis 20 heures.Aucun traitement spécifique durant 24 heures.T.103, P.108, R.40.On donne 19 grammes de M.B.693 en 5 jours.Chute de la temp.en 6 heures.T.98.3, P.112, R.32.Congé après 13 jours, guéri.9° Jeannette Fo., 24 ans, entre le 10 janvier 1939.Pneumonie lobe gauche, inférieur, type IT, depuis 4 jours.T.102.1, P.112, R.36.On donne 14.50 grammes de M.B.693 en 8 jours.Temp.tombe à la normale en 36 heures.T.98.3, P.92, R.28.Congé après 26 jours, guérie. 380 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1939 10° Guy Va., 21 ans, entre le 27 janvier 1939.Congestion pleuro-pulmonaire de la base droite depuis 3 semaines.T.101.3, P.120, R.22.On donne 20.50 grammes de M.B.693 en 5 jours.Chute de la temp.en 28 heures.T.98.4, P.96, R.24.Congé apres 18 jours, e.v.d.g.11° Alphonse Mo., 43 ans, entre le 21 janvier 1939.Pneumonie du sommet droit depuis 48 heures.Non typée parce que pas de crachats.T.102, P.76, R.36.On donne 20 grammes de M.B.693 en 6 jours.Temp.tombe brusquement en 6 heures.T.98.2, P.88, R.28.Congé apres 13 jours, guéri.12° Mme Edouard Ga., 40 ans, entre le 30 janvier 1939.Pleuro-pneumonie depuis 5 jours.T.101, P.100, R.36.On donne 10.56 grammes de M.B.693 en 10 jours.La temp.tombe en 3 jours.Légère reprise 3ième et 4ième jours.Nouvelle reprise 1lième et 12ième jours.Alors on donne 10.50 grammes de M.B.693 en 4 jours.Chute définitive de la température.Congé après 25 jours.13° Madeleine De., 18 ans, entre le 1 février 1939.Broncho-alvéolite aigué (base gauche) depuis 48 heures.T.103, P.128, R.42.On donne 10 grammes de M.B.693 en 2 jours.Chute de la température en 9 heures.T.98.1, P.92, R.28.Congé aprés 17 jours, guérie.14° René La., 38 ans, entre le 10 février 1939.Broncho-pneumonie depuis 5 jours.T.101.3, P.72, R.40.On donne 17 grammes de M.B.693 en 4 jours.La temp.tombe à la normale en 12 heures avec nouvelle poussée à la 14ième heure et chute définitive à la 48ième heure.T.98.2, P.88, R.32.Congé après 15 jours, guéri.15° Théodore Ga., 37 ans, entre le 4 février 1939.Pneumonie lobaire du sommet gauche au tout début.Typage non réussi.Traité au Sherman 38.La température entre 101.3 et 104.2 durant 72 heures.Alors on donne 7 grammes de M.B.693, en 5 jours.La température tombe en 20 heures.Congé après 24 jours, guéri.(Voir fig.III.) 16° Georges La., 21 ans, entre le 24 février 1939.Pleuro-pneumonie bilatérale des bases, depuis 72 heures.Typage non réussi.T.103, P.108, R.32.On donne 24 grammes de M.B.693 en 5 jours.Chute définitive de la temp.en 30 heures.T.98, P.76, R.28.(Voir fig.V.) Dôpital L_Motre-Bame NOM ET ÂcE Pleas - X 5 pra) aomis H tua 1938 saue 19#- 9 chasse ne 1074 Fic.III 17° Léo Ma., 23 ans, entre le 8 février 1939.Broncho-pneumonie droite depuis 4 jours.Type II.La température va en aug- se NE Motre-Dame À pm.er suelo > cHaMbe.LL No 167 Fig.IV mentant durant 3 jours et l\u2019état général devient de plus en plus mauvais.T.103.4, P.ny li \u201che PRÉVOST, HÉBERT Er LECLERC: PNEUMOPATHTES AIGUËS 112, R.48.On donne 25.50 grammes de M.B.693 en 7 jours.Amélioration nette de l\u2019état général.Chute de la temp.en 18 heures, suivie d\u2019une petite montée à 99.4 qui persiste 16 heures.T.98, P.88, R.36.Le patient est guéri.(Voir fig.V.) Bôpital Notre-Dame 1939 saute Vo CHAMRE_ 93.ADMIS $ Fic.V 18° Mme Geo.Ro., 26 ans, entre le 23 février 1939.Pleuro-pneumonie droite, lobe moyen et lobe inférieur, depuis 48 heures.Accouchement prématuré de 7 mois, 1l y a 2 jours.Cas désespéré.Médecin consultant a constaté une temp.de 104.2 à la maison de la patiente et a donné 2 grammes de M.B.693 sur les lieux.À son entrée, T.101, P.124, R.56.On continue le M.B.693 et on donne 24 grammes en 6 jours.Chute définitive de la temp.en 22 heures.199 Mme Emmanuel Be., 33 ans, entre le 23 février 1939.Congestion pleuro-pulmonaire depuis 72 heures.T.102.3, P.128, R.28.On donne 23 grammes de M.B.693 en 7 jours.Chute définitive de la température en 30 heures.T.97.3, P.88, R.20.Commentaires Toutes les observations sont démonstratives comme le prouvent les feuilles de température ci-jointes.381 Nous ajoutons que depuis 1939, nous n\u2019avons pas eu un seul cas de mortalité à l\u2019hôpital Notre-Dame par pneumonie ou broncho- pneumonie parmi les cas traités par le M.B.693.Le séjour des cas de pneumopathies aiguës a été abrégé et surtout l\u2019état général des patients a subi des transformations tout à fait surprenantes.Les formules sanguines faites dans tous les cas, pendant ou après le traitement, n\u2019ont pas montré de tendance à l\u2019anémie; les globules rouges sont restés à un chiffre très voisin de la normale.Le chiffre le plus bas que nous ayons enregistré à été de 3,250,000 g.r.et en 7 jours le nombre était remonté à la normale.Le taux d\u2019hémoglobine n\u2019a presque pas varié de même que celui de la valeur globulaire.Les globules blancs n\u2019ont baissé qu\u2019après la chute de température ou avec elle; ils n\u2019ont pas baissé en bas du taux normal, sauf en un cas (no 18) où l\u2019on a constaté une chute à 3,000 globules blancs.Les granulocytes dans ce cas étaient à 56% et la malade n\u2019a jamais présenté de signes nous faisant craindre l\u2019agranulocytose.Le plus bas chiffre des polynucléaires a été 43% avec 10,000 globules blancs (cas no 11).Comme tous ceux qui ont étudié ce produit, les seuls signes d\u2019intoxication que nous avons constatés ont été de l\u2019anorexie, des nausées, des vomissements, des étourdissements et de la céphalée et un cas de cyanose légère (no 18).Absolument aucun autre symptôme.Deux malades ont présenté une légère glycosurie après traitement, qui n\u2019existait pas avant le traitement.La recherche du sucre avant le traitement dans un de ces 2 cas n\u2019a pas été faite, mais pendant le traitement on remarqua une glycosurie à 10 grammes au litre qui a cessé avec l\u2019arrêt du médicament.La glycémie s\u2019est, élevée à 1 gr.37 une seule fois.Dans l\u2019autre cas il y avait absence de sucre dans les urines avant traitement et 4 jours après début du traitement il y eut 4 grammes de sucre au litre dans les urines.Le lendemain de la cessation du traitement il n\u2019y 382 avait plus de sucre.La glycémie ne s\u2019est pas élevée pendant, ni après le traitement, elle est demeurée à 1 gramme 06 environ.Si nous comparons le sérum du M & B 693, nous remarquons que la T.tombe un peu plus tôt avec le M& B 693 qu\u2019avec le sérum, par exemple les 2 cas où la température est définitivement tombée à la normale en 6 heures, no 8 et 11, alors que la chute la plus rapide avec le sérum fut de 12 heures.De plus, les signes physiques de la pneumonie, matité, souffle tubaire, ete.disparaissaient plus vite avec le M & B 693 qu\u2019avec la sérothérapie.En règle générale, ils sont tous disparus au bout de 5 jours environ alors qu\u2019avec le sérum 1l persiste presque toujours de la matité, respiration soufflante, ete., au bout de ce temps.Nos conclusions se dégagent d\u2019elles-mémes.La sérothérapie spécifique de la pneumonie nous a donné des guérisons exceptionnellement rapides (Cf.cas no 1, 2, 5, 6, et 7).La sulfamido-pyridine a surpassé l\u2019action de la sérothérapie dans plusieurs cas (Cf.no 8, 11, 13, 15, 17 et 18).Elle a été tout au moins aussi efficace dans les autres cas.Ce sont deux armes nouvelles, très précieuses dans le traitement des pneumonies et de toutes les affections pulmonaires aiguës à pneumocoques.Et nous ajoutons que, personnellement, nous donnons notre préférence au produit chimique: 1° Il est plus efficace.2° Il s'adresse plus indifféremment à toutes les affections aiguës pulmonaires.d° Il ne nécessite pas obligatoirement un typage du pneumocoque.4° I] est d\u2019administration beaucoup plus simple.5° Son prix de revient est très inférieur à celui du sérum.6° Les réactions coup plus rares.individuelles sont bcau- BIBLIOGRAPHIE G.M.EVANS et W.F.GAISFORD: «Treatment of pneumonia with 2-(p-aminobenzenesulphona- mido) pyridine.» Lancet, 11, p.14-19.2 juillet 1938.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.AN.\u2014 Montréal, avril 1939 F L.HORSFALL, jr, K.GOODNER, C.M.Mac- LEOD et A.H.HARRIS: « Antipneumococeus rabbit serum as a therapeutic agent in lobar pneumonia.» J.A.M.A, vol.108, 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RECUEIL DE FAITS dessous et ces choses utiles vous- seront adressées immédiatement.\u201d.The CANADA STARCH CO, Ltd.Montréal Veuillez m\u2019envoyer [0 CALCULATEUR [J Livret: \u201cLES SIROPS DE MAIS DANS L\u2019ALIMENTATION DES ENFANTS\u201d OO TABLETTES DE PRESCRIPTIONS O La brochure: \u201cLA FEMME ENCEINTE\u201d au \u201c EDWARDSBURG CROWN BR AND O La brochure: \u201cDEXTROSOL\" wn \u201d et LILY WHITE Adresse \u2014 Manufacturés par THE CANADA STARCH COMPANY, Limited i .\u2014 BIBLIOGR A PHIE ee ++ Le Poumon.Structures et mécanismes à l'état normal et pathologique.Par A.PO- LICARD, Professeur à la Faculté de Médecine de Lyon, Directeur de Laboratoire à l'Ecole des Hautes Etudes.Un volume de 314 pages avec 31 figures.55 fr.Masson et Cie, éditeurs, 120 boul.Saint-Germain, Paris.Cet ouvrage est consacré à l\u2019exposé de ce que nous savons et pensons aujourd\u2019hui des divers tissus qui entrent dans la composition du poumon, de leurs structures, des mécanismes de leurs fonctionnements particuliers, de leurs réactions pathologiques.Dans la physiologie du poumon, deux points de vue distincts peuvent être considérés.On peut étudier la fonction pulmonaire proprement dite, l\u2019échange de gaz qui se déroule dans la paroi des alvéoles, ce que fait la physiologie.On peut aussi envisager la façon dont la machine pulmonaire et ses divers rouages se comportent en cette affaire; les mécanismes, ce qui est le domaine de l\u2019histophysiologie.Or, c\u2019est cette histophysiologie qui intéresse tout spécialement le médecin.Les processus pathologiques se déroulent, surtout dans le plan des tissus.Pour saisir la suite des évolutions pathologiques, ce sont les «tissus pulmonaires », les rouages de la machine, que le pathologiste devra étudier.Ce qu\u2019il a besoin de connaître, c\u2019est la disposition, la construction et le mode de fonctionnement de la machine pulmonaire, aussi bien à l\u2019état normal qu\u2019à l\u2019état pathologique, quand des processus anormaux ont perturbé sa marche.Prenant comme base de description ce que montre un poumon adulte, l\u2019auteur étudie séparément les deux parties très différentes de ce poumon: 1° Le parenchyme alvéolaire, c\u2019est-à-dire le tissu aéré du poumon qui constitue le centre fonctionnel du poumon.2° Le squelette fibreux du poumon, formé par des travées et des cloisons conjonctives qui contiennent les bronches et les vaisseaux.Comme on pourra s\u2019en convaincre après la lecture de ce livre, l\u2019histophysiologie pulmonaire est encore fort mal connue.Cela tient aux difficultés de son étude.Maintenu caché dans la cavité thoracique, le poumon ne peut être pratiquement soumis à l\u2019expérimentation qu\u2019après perturbation du mécanisme pleural, c\u2019est-à-dire qu\u2019à l\u2019état collabé.Un poumon hors du thorax n\u2019est plus un poumon normal.Pour le médecin qui veut comprendre le «comment » des troubles qu\u2019il observe, cette étude histophysiologique est d\u2019un intérêt capital.Le traitement non sanglant des fractures du rachis.Fractures récentes, fractures anciennes.Technique et résultats.Par Pierre MALLET-GUY, Chirurgien des hôpitaux de Paris.Préface du Professeur R.LERI- CHE.Un volume de 118 pages avec 54 figures.40 fr.Masson et Cie, éditeurs, 120, boul.Saint-Germain, Paris.En quelques années, une transformation radicale s\u2019est faite dans la thérapeutique des fractures du rachis, dont on sait maintenant assurer la réduction correcte et la consolidation, en bonne position, à l\u2019abri des séquelles tardives, type Kummel-Verneuil.Sans doute, l\u2019idée n\u2019est pas nouvelle, mais en pratique, l\u2019objectif réduction était négligé, jusqu\u2019à ce que Davis, Watson Johnes, Bœhler, reprenant le problème à sa base, aient mis au point une méthode dénuée de risques et qui donne régulièrement de bons résultats, sous la réserve que des lésions médullaires irrémédiables ne soient venus compliquer le dégât osseux.Mais.le plus souvent, les publications qui ont vanté cette méthode dont les avantages sont apparus à tous très grands, ne donnent à l\u2019appui de leur plaidoyer que des documents ou trop peu nombreux ou trop peu explicites ou encore d\u2019o- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1939 457 Article Acceptable de Suralimentation L'Ovaltine contient les facteurs diététiques que voici: Protéines et Hydrates de carbone Vitamine A Calcium Phosphore Fer Vitamine B Vitamine D Vitamine G Tout conseiller médical de famille rencontre dans sa pratique des cas où les enfants refusent tout simplement de manger de la nourriture substantielle en quantité suffisante.Leurs jeunes patients accusent, conséquemment, des symptômes d'anémie et de malnutrition.Leur poids est inférieur a la normale et leur résistance faible.L'on a trouvé l'Ovaltine très bienfaisante en pareils cas.L'Ovaltine est la substance nutritive concentrée de lait frais, d'œufs et d'un extrait spécial de malt d'orge, le tout légèrement aromatisé de cacao.Elle est richement dotée des facteurs diététiques que l'enfant refuse tels qu'habituellement préparés.Et les enfants l'aiment.OVALTINE ALIMENT - TONIQUE - LIQUIDE Préparée par A.Wander Limited, à Peterborough, Canada.Fabriques aussi en Angleterre, en Suisse, en France et aux Etats-Unis.LA PREMIÈRE PIPÉRAZINE SULFAMIDÉE ULFORAZIN Granulé effervescent Urolytique et antiseptique urinaire RHUMATISMES, GOUTTE, ARTHRITISME 2 à 6 cuillerées à thé par jour, de préférence avant les repas.FLACONS DE 95 ET DE 200 GPAMMES.J.EDDE, Limitée, 6-6 ++ + Edifice New Birks + Montréal 458 rigines si diverses, qu\u2019il est difficile de se faire sur eux une conviction.C\u2019est pourquoi il a paru utile à l\u2019auteur qui, en cinq ans, a traité personnellement 34 cas de fractures des corps vertébraux, de rassembler ses documents, d\u2019analyser méthodiquement les radiographies et, ayant pu revoir la presque totalité de ses blessés, à longue échéance, d\u2019affirmer de façon indiscutable la valeur très grande de la méthode.La technique de réduction et d\u2019immobilisation plâtrée est minutieusement décrite, avec les perfectionnements successifs que l\u2019expérience a peu à peu commandés.De nombreuses figures en fixent les différents temps.De l\u2019analyse des dossiers radiologiques, dont pour chaque blessé les clichés s\u2019échelonnent sur plusieurs années, il a été permis à l\u2019auteur d\u2019identifier quelques types essentiels, dont la connaissance donne dans une certaine mesure la clé de ces différences évolutives qui, à traitement égal, s\u2019observent dans les lésions apparemment comparables.En particulier, se dégage le grand rôle que jouent, dans l\u2019évolution anatomique de la fracture, les dégâts ménisco-ligamentaires associés, \u2014 et aussi la possibilité de prévoir, sur le cliché initial, la modalité précise de la consolidation.De très nombreux schémas, résumant l\u2019histoire radio- graphique de chacun des blessés observés, illustrent ce chapitre.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1939 Une iconographie abondante affirme de même l'excellence du résultat clinique: qu\u2019il s\u2019agisse de fractures dorso-lombaires, dorsales moyennes ou cervicales basses, de fractures récentes ou anciennes, le plus souvent, il ne persiste aucune séquelle notable de l\u2019accident.À côté de ce traitement non sanglant, l\u2019auteur reconnaît à la laminectomie de larges indications pour les fractures du rachis compliquées de paraplégie; par contre, les interventions sanglantes de greffes osseuses voient leur domaine singulièrement rétréci, d\u2019autant qu\u2019à côté de la méthode type de Bœhler, il faut réserver une place assez large à la méthode des infiltrations novocaïniques qu\u2019à préconisée le Professeur Leriche.* Dans la préface qu\u2019il a écrite pour ce livre, il en montre bien les qualités qui, dit-il, en font «le type du livre utile: il est suivant la ligne que devaient suivre tous les ouvrages chirurgicaux.Il aborde droit son objet et dit tout uniment ce qu\u2019il veut dire.Et cette simplicité dépouillée nous repose de la fausse érudition et du manque d\u2019esprit critique de tant de livres invertébrés, abondant en citations contradictoires, chiches de conseils pratiques, que l\u2019on quitte sans avoir rien appris.Au lieu de cela, nous trouvons un chirurgien, des faits, des jugements critiques, une expérience ». L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1939 SPECIALITE + PHARMACEUTIQUE e e ELIXIR POLYBROMURE (Sans sucre) (Une cuillerée à bouche de 20 grammes renferme 3 grammes de Bromure de Potassium, Sodium et Ammonium, associés à des Teintures amères et toniques.) 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L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1939 461 \u2014\u2014 VACCINS DU PROFESSEUR MINET\u2014 VACCIN ANTI-PNEUMONIQUE: Pneumonie, Broncho-Pneumonie des enfants et des vieillards, Grippe et complications grippales.Ampoules injectables de 1 cc VACCIN ANTI-ASTHMATIQUE: Asthme, Emghysème, Catarrhe bronchitique, Bronchite des gazés.Ampoules injectables de 1 cc.VACCIN ANTI-GRIPPAL: Grippe et complications grippales, Otites, Sinusites, Mastoidites.Ampcules injectables de 1 cc.Laboratoires Sténé, 2 bis, Place des Vosges, PARIS, France Représentants exclusifs: MM.HERDT & CHARTON, Inc., 2027, avenue du Collège McGill, Montréal reste toujours un médicament de choix pour le traitement scientifique de la .COQUELUCHE .Le Pavéral est journellement prescrit avec succès pour les cas de coqueluches et des toux Coqueluchoïdes.\u2014 Ne cause ni intolérance, ni complication.e Littérature sur demande.AMherst 8900-3733 MONTY, GAGNON & MONTY Ambulances de luxe, chauffées e Transport des malades à la ville et à la campagne.Service prompt et sûr.Pompes funèbres © Salons mortuaires Salons mortuaires: 1928 rue Plessis Ambulanciers de I'Hépital Notre-Dame 462 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1939 % = \u2014 ou By M [of y ! % 3 e =| 4 gp D = = MO se a - FN s MIDY ©: y y Sy es 3e \u201cRÉGULATEUR DE LA ie ie CIRCULATION VEINEUSE \" TROUBLES de la PUBERTÉ et de la MÉNOPAUSE 5 & - 2 à 6 comprimés par jour.5 # + LABORATOIRES MIDY - PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTRÉAL 3524, rue Hutchison Tél.: MArquette 6623 App.32 \u2014 Montréal Charlotte Noël | CORSETIÈRE PROFESSIONNELLE \u201cSPENCER\u201d Nous créons un dessin spécialement pour vous Radiographie d\u2019une ptose Seétiomec avec ou sans support © « P \u201d, .* .La ligne pointillée indique les 2 épines pubiennes antérieures, Indications: Anomalies, stase gastrique, hernies, traumatisme\u201d A droite soulèvement évident après ajustement du support.sacro-iliaque ou lombaire, néphroptose, grossesse.1-\u2014 Deux postes d'interne \u201cSENIOR\u201d seront vacants en juin prochain, dans le service d'\u2019ORTHOPÉDIE.Rémunération raisonnable.Chambre et pension.S'adresser à Sœur Supé- d d 7 , eure, hôpital du Sacré-Cœur, 3300 ouest, boulevard Gouin, e m a n es a Cartierville.Tél.: BY water 1340 63 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1939 463 \u201cLa forme la plus pure sous laquelle le tabac peut être fumé\u201d La sante est la base du succès dans les luttes de la vie.L'emploi régulier du lait dans le régime alimentaire est le plus sûr moyen de conserver la santé.FRontenac 3121 Tuber; 464 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1939 BREUVAGES AU MALT tenus en haute estime par plusieurs autorités éminentes Le grand diététiste anglais, le Dr Robert Hutchison, disait que la bière aide la digestion « en stimulant l'appétit, en favorisant la sécrétion des sucs gastriques et en activant les mouvements de l'estomac ».Il considérait que la présence d'une plus grande quantité d'hydrates de carbone dans les breuvages au malt en fait véritablement les boissons alcooliques les plus nourrissantes.Avec plusieurs autres autorités sur le sujet, Paprath fait grand état de la teneur en acide carbonique de la bière \u2014 non seulement comme stimulant des sucs gastriques, mais aussi de la bile et des sucs pancreatiques.Il cite l'expérience de Lintner, qui montre l'effet stimulant des gaz sur les nerfs de l'\u2019épiderme et de l'estomac.\u2019 « La biére unit la valeur du thé et du café comme stimulants a celle du lait comme aliment », écrit Hopkins dans une de ses conclusions.Ce savant a aussi constaté que les aliments sont plus facilement assimilés, lorsqu'ils sont pris avec de la bière.Il signale l'importance de ses éléments minéraux, particulièrement des phosphates, essentiels pour la reconstitution des tissus.MOLSON BRASSERIE FONDÉE À MONTRÉAL EN 1786! 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