L'union médicale du Canada, 1 juin 1939, Juin
[" Tome 68 \u2014 Numéro 6 MONTRÉAL, JUIN 1939 A A x hk A g 9 ce 7) 10 OQ TL Union aADédicale ou Canada (Revue mensuelle fondée a Montréal en 1872) Bulletin de l'Hssoctation 0¢es Médecins de Langue Francaise Oe UElmérique du Mord 7 > AN =\\ 4 at NN ie ce= / f, 3 A $ [= © y S NS Ne Rd £3 A i) 2 SECRETARIAT 326 est, blvd St-Joseph ® MONTRÉAL Téléphone: LAncaster 9888 Soulage le Patient qui souffre de DIARRHEE KAOMAGMA restaure le mouvement normal du côlon et, en consolidant les selles, soulage le patient qui souffre de diarrhée.KAOMAGMA est du kaolin médicinal finiment divisé et suspendu dans une gelée colloïdale d\u2019Hydrate d\u2019Alumine.Le Kaolin ainsi peptonisé avec de la gelée d'alumine possède l\u2019avantage d\u2019une puissance adsorptive maximum.KAOMAGMA enraye promptement les diarrhées \u2014 consolide les selles fluides \u2014 élimine les substances putréfiées \u2014 prévient la déshydratation et restaure la tonicité de la muqueuse intestinale.Trois genres: KAOMAGMA - simple avec K AOMAG MA huile minérale KAOMAGMA - rectal pour cam: nistration rectale comme énéme dans les cas de colite) EN FLACONS DE 12 ONCES \u2014 DANS TOUTES LES PHARMACIES JOHN WYETH & BROTHER, Incorporated WALKERVILLE ONTARIO L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurrrTIN A.M L.F.A.N, \u2014 Montréal, juin 1939 \u201cTUTAMATE\u201d (TUTAMINA MATRIS: Défenses de la mère) CAPSULE No 653 \u201cSol un SUPPLEMENT spécifique de la NUTRITION durant la GROSSESSE et l\u2019 ALLAITEMENT © Chaque dose quotidienne (2 capsules) contient: ADJUV ANT DANS: Huile de germe de blé (vitamine E) .5minimes \u2014la prévention de la pré- (l'équivalent de 5 onces de blé entier) maturité Fer (sous fdrme de sel ferreux) .1/2 gr.\\ \u2014la prévention de l'anémie Cuivre (sous forme de sel) .1/5Dor.f de nutrition Vitamine D (\u2019Ostogen\u2018\u2019) 2,000 unités (internationales) \u2014la prévention du rachitis- Phosphore (sous forme de sel) .3/4 gr.\\ * MC: de la carie dentaire et Calcium (sous forme de sel) lar | de la tétanie par carence QC © as Pt tt gt.de la vitamine D.lode (sous forme de sel).1/192gr.\u2014la prévention de la carence en iode Vitamine B.300 unités (internationales) \u2014la prévention de la polynévrite par carence en vitamine B, Vitamine A.4,000 unités (internationales) l'édification de la résis- \u2019 : tance Standardisées biologiquement.Posologie: deux capsules par jour.Boîtes de 50 capsules.© Chartes &.érosst & Co.Une organisation canadienne de fabricants des meillours produits depuis 1899 MONTRÉAL CANADA SOMMAIRE BULLETIN Albert LeSAGE: Le Bill du Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada Roma AMYOT: Cours de perfectionnement .Le Ministère de la Santé .MEMOIRES J.-N.ROY et Albert JUTRAS: Aspects radiologiques d\u2019une ostéo-périostose presque généralisée, associée à une hypertrophie des tarses palpébraux, des téguments de la face et des extrémités des membres: un syndrome nouveau .Philippe PANNETON: La pharyngite aiguë fébrile des amygdalectomisés .RECUEIL DE FAITS Roma AMYOT: Méningite aiguë purulente traitée par le sulfanilamine.Guérison .Ulysse FORGET: Othematome .J.-A.MILLET: Le diagnostic précoce de la tuberculose pleuro-pulmonaire chez l'adulte A.GUILBEAULT, A.BERNIER, A.BERTRAND et G.MANSEAU: Tuberculose généralisée chez un nouveau-né de 20 jours.Tuberculose transplacentaire.Vaccination par le B.C.G.REVUE GENERALE Jacques ODINET: Cardiopathies congénitales Jules ARCHAMBAULT: Le traitement de la syphilis .Ernest CHARRON: La prévention des effets post-opératoires dans les cas d'extraction et d'anesthésie locale.Principales causes d'accidents.Prévention.Traitement MOUVEMENT MEDICAL Maurice BONNIER: Origines, indications et avantages de la bronchoscopie dans les maladies des voies respiratoires inférieures .MEDECINE PRATIQUE Roger DUFRESNE: Traitement de l\u2019intoxication barbiturigue aiguë 981 584 586 587 599 604 606 608 610 614 623 627 630 640 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1939 H METHODE DE WHIPPLE Extrait concentré hydrosoluble de foie de veau Forme ampoule-Forme siro SYNDROMES ANÉMIQUES DESCHIENS.¢.aus rave 0a - asretesutaur .ROUGIER.sve.sue canons mous aucuns AVYVYYVYYVPYYVPYVPPYPYYPYYVYPYVYYYVYYYVPYVYYVPPYVVPYVVYVVYVVYYY LABORATOIRE NATIVELLE 27, Rue de la Procession - PARIS 15 OUABAINE ARNAUD » INDICATIONS FORMES insuffisance ventriculaire gauche.Solution 3 2/100.Myocardites diverses à cœur ré- Ampoules au 1/4 de mg.pour gulier.injections intraveineuses.Toutes cardiopathies décompen- Nouvelle présentation: sées.Comprimés à 5 me.Dépôt général pour le Canada: ; MM.ROUGIER Frères, 350, rue Le Moyne, MONTRÉAL.Draeger 1 AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAS TVAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAALSL AMAAAAAAANAAAALAAAAAA | | AUVYUVVUVUVUVVUVUVUVTVOUVUVUVVUVUUUUY SOMMAIRE (Suite) ANALYSES MEDECINE Les extraits hépatiques concentrés et la cure d'entretien de l\u2018anémie pernicieuse (p.641).Influence de l'extrait d\u2019artichaut sur la fouction antitoxique du foie chez le cobaye (p.642).PHTISIOLOGIE Les sources et la prophylaxie de la tuberculose chez l'écolier (p.642).Le pneumo-péri- toine comme traitement de la tuberculose pulmonaire.Effet local sur le péritoine (p.643).Dépistage des tuberculeux (p.643) GASTRO-ENTEROLOGIE Etudes sur l\u2018emploi de l'hydroxyde d\u2019alumine dans l'ulcére peptique (p.644).Hemor- ragie sous-endocardique en nappe, consécutive à un traumatisme cervical (p.646).Observation sur la valeur clinique de la gastroscopie (p.648).Polypose du grêle (p.648).Cancer d\u2018estomac par métastase (p.648).Valeur clinique de la gastroscopie (p.648).: ENDOCRINOLOGIE Virilisme chez des femmes traitées par l'hormone génitale mâle pour des troubles menstruels (p.648).CHIRURGIE Rupture traumatique retropéritonéale du duodenum (p.550).Syndrome appendiculaire et adénite mésentérique aiguë (p.650).Goitre intrathoracique (p.652).GYNECOLOGIE Quelques considérations sur le cancer du corps de l'utérus (p.652).Traitement du cancer du col de l'utérus (p.654).OBSTETRIQUE Les hemorragies graves par insertion basse de l'œuf dans les premiers mois de la gestation (p.654).Placenta praevia: traitement moderne (p.656).La prophylaxie de I'anémie maternelle et infantile (p.658).Glycosurie, diabète et gestation (p.655).4 .ORTHOPEDIE ET CEIRURGIE INFANTILE Pied valgus congénital convexe (p.648).NEURO-PSYCHIATRIE L'énervation sinu-carotidienne.(p.660).La thérapeutique convulsivante dans les psychoses (p.662).DERMATO-SYPHILIGRAPHIE Eruption varioliforme causée par le sulianilamide (p.662).VENEREOLOGIE - Etat actuel de la question des dérivés sulfoconjugués des amines aromatiques dans le traitement de la blennorragie masculine (p.662).SOCIETES .2 4402442410 La Société Médicale de Montréal: séance du 21 février 1939 (p.666); séance du 7 mars 1939 (p.672).La Société de Phtisiologie: séance du 19 janvier 1939 (p.676).Réunion scientifique de l'hôpital Saint-Luc: séance du 16 mars 1939 (p.678).NOUVELLES .\u201c Hôpital Sainte-Justine (cours de perfectionnement).\u2014 Hôpital de la Miséricorde (cours de perfectionnement en pédiatrie.Programme des cours).\u2014 Réunion annuelle de la \u2018Canadian Medical Association\u2018.\u2014 Dîner d'adieu aux diplômés de la Faculté de Médecine de l'Université de Montréal.\u2014 Nomination.REVUE DE LIVRES BIBLIOGRAPHIE NECROLOGIE 641 666 684 690 635 696 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1939 5 «Nous n'héslons pus à dire que le QUELQ U E S -U NS D ES N 0 M B R E U X Pyridium reste encore un des plus puts- sants antiseptiques urinaires malgré l\u2019apparition de nouveaux médicaments que C 0 M M E NTA R E S D E LA nous étud'erons plus lon.» (O.Mercier.«Au sujet du traitement de la colibacillose urinaire».J.de l\u2019Hôtel-Dieu de B B LI 0 G RAPH E D U PYR D U M Montréal.6: 315-332.nov.- déc.1937.) « Durant quelques années j'a employé le bleu de méthylène associé avec l'acide borique, mais, depuis son apparition, il y a dix ou douze ans, j'aà employé le Pyridium avec une estime grandissante pour ses qualités analgésiques dans les cas d\u2019inflammation aiguë.» (Wolbarst, A.L, Modern Remedies in treatment of gonorrhea in the male, M.Rec., 148: 135-137, Aug.17, 1938.) « Nos résultats, dans le traitement de la cystite, confirment ceux de Neuberger qui croit que nous sommes justiciables d\u2019affirmer que Pyridium peut être placé au premier rang dans la thérapeutique des infections vésicales.» (Tatum, W.B.The use of pyridium in the treatment of genito-urinary infections in women and children.M.J.& Rec., 136: 207- 211, Sept.7, 1932.) « Dans la plupart des cas il survient une amélioration étonnament rapide.Avec la même régularité universelle les douleurs disparaissent rapidement et les mictions impérieuses diminuent aussitôt » (Tatum.W.B, The use of pyridium in the treatment of genito-urinary infections in women and children.M.J.& Rec.136: 207-211, Sept.7, 1932.) «Les effets rapides que ce médicament exerce sur le développement des bactéries dans les infections du tractus urinaire, aussi bien que chez les organes _ voisins, doivent être constatés pour être - appréciés.» (Walther.H.W., E., Clinical application of urinary antiseptics.South, M.J., 22: 161-166, Feb.1929.) UN EXEMPLAIRE DE CE PAMPHLET SUR PYRIDIUM, AVEC ILLUSTRATIONS EN COULEURS, SERA ADRESSÉ À CEUX QUI EN FERONT LA DEMANDE rs Pyridium présente de nombreux avantages pour \u2018 le soulagement de certains symptômes subjectifs qui retardent si fréquemment l\u2019évolution favorable de la guérison des infections génito-urinal- res, et il ne présente pas les inconvénients inhérents à plusieurs modes de médications orales.hioride) 3 MERCK & CO.LTD.Fabricant Chimsts MONTREAL, P.Q. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1939 e l'Union Médicale Fondée en 1872 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.Fondée à Québec en 1902 © DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Professeur Emile Sergent, de Paris.Professeur Maurice Roch, Genève.Professeur Pierre Masson.Professeurs E.-P.Benoît, A.-H.Desloges, J.-A.Leduc, D.Masson, T.Parizeau (Montréal).BUREAU DE DIRECTION MM.R.Amvot, Albert Bertrand, R.Boucher, B.-G.Bourgeois, A.Comtois, J.-E.Dubé, L.Gérin-Lajoie, A.LeSage, A.Marin, D.Marion, O.Mercier, J.-A.Mousseau, J.-N.Roy, E.Saint-Jacques, L.-C.Simard, R.-E.Valin, J.-A.Vidal, Sénateur Lacasse.BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef Albert LeSAGE Secrétaire de la rédaction Secrétaire adjoint Léon Gérin-Lajoie Roma Amyot BUREAU DE COLLABORATION MM.P.-R.Archambault, H.Baril, G.Barry, A.Bellerose, P.Bourgeois, J.Brault, A.Cantero, E.Desjardins, R.Doré, E.Dubé, M.Fauteux, J.-C.Favreau, L.Fortier, L.-A.Gagnier, L.-H.Gariépy, H.Gélinas, A.Gratton, A.Jutras, G.Lafresnière, G.Lapierre, C.Lefrançois, E.Legrand, J.LeSage P.Leton- dal, A.Magnan, P.Morin, J.-P.Paquette, P.Poirier, J.-L.Riopelle, J.Saucier, Pierre Smith.NX L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1939 Produits Spéciaux des LABORATOIRES LUMIÈRE \u2014 45, rue Villon, LYON \u2014 ROUGIER FRÈRES \u2014 350, rue Le MOYNE À MONTRÉAL (Canada) Oléochrysos Lumière L\u2019or et le strontium.Suspension dans l\u2019huile d'auro- thiopropanol et sulfonate de strontium.Imprègne l\u2019organisme lentement et régulièrement.Tuberculoses - Rhumatismes - Syphilis - Dermatoses.Emgé Lumière Médication hyposulfitique magnésienne.Prophylaxie et traitement de tous les troubles liés à un état d\u2019instabilité humorale.ANTI-CHOC.Allochrysine Lumière Chrysothérapie de la tuberculose par voie intramusculaire.Cryptargol Lumière Antiseptique intestinal non toxique.Adultes: 4 à 6 pilules par jour.Enfants: 1 à 4 cuillerées à café de granulé par jour.Cryogénine Lumière Antipyrétique et Analgésique.Pas de contre-indication.Un à trois grammes par jour.Borosodine Lumière Calmant antispasmodique.Adultes: Solution, une demi-cuillerée à 2 cuillerées à café par jour.Enfants: Sirop, une demi-cuillerée à 4 cuillerées à café par jour.Tulle Gras Lumière Pour le traitement des plaies cutanées.Évite l\u2019adhérence des pansements.Se détache aisément sans douleur, ni hémorragie.Active les cicatrisations.Rhéantine Lumière Vaccinothérapie antigonococcique par voie buccale, quatre sphérules par jour, une heure avant les repas.Entérovaccin Lumière Antitypho-colique polyvalent.Pour immunition et traitement de la fièvre typhoïde.Allocaïne Lumière Aussi active que la cocaïne.Sept fois moins toxique.Mêmes emplois que la cocaïne.Opozones Lumière Préparations organothérapiques à tous organes contenant la totalité des principes actifs des organes frais.Persodine Lumière Dans tous les cas d\u2019anorexie et d\u2019inappétence.Hémoplase Lumière Médication énergique de toutes les déchéances organiques, quelle qu\u2019en soit l\u2019origine.(Ampoules, Cachets, Dragées, Granulés). L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuULIETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1939 e l'Union Médicale ° (du Canada) Fondée en 1872 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.Fondée à Québec en 1902 © ADMINISTRATION OFFICIERS Président: R.-E.Valin Vice-président: Albéric Marin Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal COMITE EXECUTIF MM.R.-E.Valin, Albéric Marin, A.LeSage, J.-A.Vidal, D.Marion.COMITE DE PUBLICITE MM.A.LeSage, D.Marion, E.Saint-Jacques, J.-A.Vidal.Jacques-D.Clerk, publiciste.COMITE DE PROPAGANDE MM.J.-E.Dubé, E.Saint-Jacques, J.-A.Mousseau, L.Gérin-Lajoie.CORRESPONDANTS MM.P.Desfosses (Paris); A.Granger (Nouvelle-Orléans); L.-E.Phaneuf (Boston); P.-C.Mathé (San Francisco); A.Fontaine (Woonsocket); J.-H.Lapointe, J.-E.Gaulin, L.Mantha (Ottawa); L.-F.Dubé, M.P.P.(Notre-Dame-du-Lac); Eug.Tremblay (Chicoutimi); P.Bertrand, R.Gaudet (Sherbrooke); Aug.Panneton, 1.-A.Denoncourt (Trois-Riviéres) Pio-A.Laporte (Edmunston); D.Collin (Saint-Boniface); L.-P.Mousseau (Edmonton).Le Président, le Rédacteur en chef et le Secrétaire-trésorier sont, \"ex officio\u201d, membres de tous les comités.\\ « L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, juin 1939 SILICRINE Pour favoriser une digestion complète stomacale, pancréatique et intestinale La Poudre Silicrine est une combinaison de Trisilicate de Magnésie et des ferments Entérokinase et Prosé- crétine pour établir une digestion complète, stomacale, pancréatique et intestinale.Silicrine par sa formule, possède une supériorité d'efficacité plus deé- finie et plus radicale sur la poudre de Trisilicate de Magnésie seule, pour procurer une digestion totale.Trisilicate de Magnésie: Le Trisilicate de Magnésie est un composé synthétique ayant comme base la Magnésie et la Silice sous la forme de colloïdal de dimensions très minimes et 15 fois plus actif pour le bleu méthylène in vitro que le kaolin colloidal le plus raffiné qu'il soit possible de trouver dans le commerce.Ferments Entérokinase et Prosécrétine: Ces deux ferments sont transformés en sécrétine active par l'action de l'acide hydrochlorique de l'estomac; leur principale fonction est de stimuler les glandes du Pancréas et de l'intestin pour accélérer leurs sécrétions, afin de faciliter toutes digestions.Action: La Poudre Silicrine, grace à sa composition, procure une digestion complète, la magnésie et la silice absorbent le surplus d'acide gastrique dans l'estomac; les ferments Entérokinase et Prosécrétine continuent d'aider la digestion en activant la sécrétion des glandes du Pancréas et de l'intestin.Propriétés Médicinales: Ulcères peptiques, Insuffisance intestinale, Urticaire chronique, Troubles digestifs du diabète pancréatique, Dyspepsies pancréatiques, Gaz d'estomac, Hyperacidité, Vomissements chez les femmes enceintes et autres cas de déficience d'une digestion complète.Toxicité: La Poudre Silicrine est une combinaison non toxique et ne peut atténuer l'acidité du suc gastrique en bas de son point normal, si une trop grande dose est donnée, elle est évacuée par l'intestin.La poudre Silicrine étant insoluble ne peut accroître la réserve d'acali du corps; même l'ab- soption d'une forte dose pendant une longue période ne fait pas varier l'acidité de l'urine.Mode d'Emploi: Une cuillerée à thé dans V verre d'eau après les repas.Répétez après 1 heure si nécessaire.Préparé par CASGRAIN & CHARBONNEAU LIMITEE 30 EST, RUE SAINT-PAUL, MONTREAL \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 10 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1939 e là Union Médicale e (du Canada) .La plus ancienne revue française de Médecine et de Chirurgie au Canada Fondée en 1872 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.Fondée à Québec en 1902 OFFICIERS Président: R.-E.Valin Vice-présidence: Albéric Marin Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal Rédacteur en chef Albert LeSAGE Secrétaire de la redaction Léon Gérin-Lajoie Secrétaire adjoint Roma Amyot ONT COLLABORÉ AU VOLUME 67: MM.Amyot (Roma), Archambault (P.-R.), Aumont (Gérard), Barbeau (Antonio), Baril (Edm.), Baril (Henri), Barry (Gaé- tan), Baudoin (J.-A.), Béclére (Claude), Bélisle (S.-P.), Belle- rose (A.), Benoit (E.-P.), Bernier (Alph.), Bertrand (A.), Bolduc (A.), Bonnier (Maurice), Boucher (Roméo), Boulais F.-L.), Bourgeois (Paul), Boutin (J.-R.), Brien (Jules), Cabana (Léo-Paul), Cantero (Ant.), Chaput (Yves), Charbon- neau (J.-Henri), Cone (William), Côté (I.), Couillard (J.-A.), Cousineau (P.-P.), Cruchet (René), D'Argencourt (Guy), Décarie (Roland), De Martigny (François), Denoncourt (J.-A.), Desfosses (Paul), Desjardins (Ed.), Doré (Réal), Dubé (J.-E.), Dufresne (Roger-R.), Dumouchel (Antoine), Fauteux (Mercier), Favreau (J.-C.), Fernet (P.), Ferron (Maurice), Fiessinger (Noél), Forget (Ulysse), Fortier (Jacques), Fortier (Louis), Fournier (N.), Francœur (Louis), Frappier (A.), Gagnier (L.-A.), Gagnon (Eugène), Ga- riépy (L.-H.), Gariépy (Urgel), Gauthier (Herman), Gau- vreau (Joseph), Gélinas (Henri), Gendreau (J.-E.), Gérin- Lajoie (Léon), Gibeault (H.), Girard (R.), Gratton (Armand), Grenier (Jean), Grignon (C.-E.), Groulx (Adélard), Guilbeault (A.), Hébert (Georges), Jarry (Gaétan), Jarry (J-A.), Jutras (Albert), Lacasse (Gustave), Lafresniére (Gabriel), Lambert (J.-Adrien), Lamoureux (C.-E.), Lamou- reux (L.), Lanthier (Réal), Lapointe (J.-H.), Laquerrière (A.), Larichelière (A.), Larivière (Paul), Laurin (P.-E), Lauzer (Rosaire), Lebel (M.-H.), Leclerc (Georges), Le- françois (Charles), Letendre (Samuel), Léger (A.), Le grand (Emile), Legrand (Hervé), Léonard (D.), LeSage (Albert), LeSage (Jean), Letondal (Paul), Léveillé (Antonio), Lian (C.), Magnan (L.-Arthur), Manseau (G.), Manseau (J.-A.), Marin (Albéric), Marion (Donatien), Martin (Paul), Masson (Pierre), Mercier (Oscar), Millet (J.-A.), Morin (Gaspard), Morin (Paul), Morissette (Léopold), Mousseau (J.-A.), Nègre (Léopold), Ostiguy (Marcel), Pa- net-Raymond (Jean), Paquette (Jean-Philippe), Patoine (Lionel), Pearson (Georges), Péloquin (G.E.), Penfield (Wilder), Pettigrew (A.), Piette (Edmond), Pilon (Alci- de), Pinard (Marcel), Pinsonneault (G.), Poirier (Paul), Poliquin (Paul), Power (Honorable), Prévost (Jules), Richer (Arthur), Riopelle (J.-L.), Roch (Maurice), Roch (Sylvio), Rolland (René), Rouquier (A.), Roy (J-N.), Samson (J.-Ed.), Saint-Jacques (Eugène), Sansregret (Edmond), Saucier (Jean), Sergent (Emile), Siguier (F.), Siguret (G.), Simard (L.-C.), Simard (Raymond), Smith (Pierre), Sylvestre (Lucien), Tremblay (Jean), Turpin (R.), Valin (R.-N.), Viau (Horace), Vidal (J.-A.). L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1939 11 ARGENT COLLOÏDAL ÉLECTRIQUE À PETITS GRAINS, STÉRILE ET STABLE Ampoules de 5 et 10 c.c.e Ampoules compte-gouttes de 25 c.c.pour instillation nasale ou oculaire LABORATOIRES CLIN, COMAR & CIE, PARIS Agents: VINANT Ltée, 533 rue Bonsecours MONTRÉAL ENTERITES AIGUES © A VI I D A L FERMENTATIONS ® AUTO-INTOXICATIONS e + ++ poudre - cachets - comprimés - dragées.DIARRHÉES S E D\u2019 H 0 R M 0 N F HYPEREXCITABILITÉ NERVEUSE e INSOMNIE \u2014 ANXIÉTÉ e Grands Syndromes d'excitation Une a six dragées ou ; ° ; un a trois suppositoires par jour.EPILEPSIE \u2014 ENURESIE dragées et suppositoires.NEURASTHENIE GENOSTHENIQUES SURMENAGE Polonovski et Nitzberg granules \u2014 gouttes \u2014 ampoules.CONVALESCENCE Laboratoires AMIDO, A.Beaugonin, Pharmacien, PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTREAL 12 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1939 OFFICIERS DE L'ASSOCIATION des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord Fondée à Québec en 1902 PRÉSIDENT HONORAIRE L'honorable J.-H.-A.PAQUETTE, Ministre de la Santé dans le Cabinet provincial de Québec.VICE-PRÉSIDENT HONORAIRE L\u2019honorable Pio.-H.LAPORTE, Ministre de la Santé dans le Cabinet du Nouveau-Brunswick.DIRECTEUR-GENERAL R.-E.VALIN, 165 est, ave Laurier, Ottawa.SECRÉTAIRE-TRÉSORIER Donatien MARION, 326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal.EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION R-E.VALIN D.MARION J.-H.LAPOINTE Chs De.BLOIS J.-A.DENONCOURT COMITÉ DU XVIe CONGRÈS Chs De BLOIS, Président B.-G.BOURGEOIS, ler Vice-Président F.BERTRAND, 2e Vice-Président J.-M.TRUDEL, 3e Vice-Président J.-B.FALCON, 4e Vice-Président J.-A.TARDIF, 5e Vice-Président J.-A.DENONCOURT, Secrétaire A.TÉTREAULT, Trésorier ANCIENS PRÉSIDENTS 1-E.DUBÉ R.-E.VALIN A.VALLEE Albert PAQUET Albert LeSAGE J.-A.JARRY P.-C.DAGNEAU J-H.LAPOINTE MEMBRES DU CONSEIL BAUDOUIN, J.-A., 23, Springrove, Montréal BEAUCHEMIN, L.Qs Calgary, Alberta BELISLE, J.-R., Hull «ee BERTRAND, F,, Sherbrooke B!BAUD, B., Valleyfield .BOURBEAU, L.-A., Val d'Or, \u201cAbitibi BOURGEOIS, B.-C., 418 est, Sherbrooke, Montréal COLLIN, Donat, Saint- Boniface, Manitoba .CREPAULT, A.-Z,, 403 est, Sherbrooke, DAGNEAU, P.-C.4, rue Collins, Québec .DE BLOIS, Chs, Trois-Rivières .DENONCOURT, J.-A., Trois- Rivières .DUBE, J.-E., 454 est, Sherbrooke, Montréal DUBE, L.-F.Notre-Dame du Lac, Témiscouata DUMONT, C.-E., Campbellton, N.-B.Ce.FALCON, A.-J.-R.pawtucket, R.-I.FONTAINE, J.-F.-A., Woonsocket, R.-1.CATIEN, J.-F.-A., 4765, Adam, Montréal GAUDET, Richard, Sherbrooke .GAUTHIER, P.-P., 47, Hazelwood, Montréal GIROUARD, J.-A., 19, Union, Willimantic, Conn.GRANGER, \"Amédée, Canal Bank Bldg., N.-O.La.JARRY, J.-A, 7718, rue Saint- Hubert, Montréal LACASSE, G., Sénateur, Tecumseh, Ont.LAFRAMBOISE J.-M, 692, Saint-Patrice, LAPOINTE, J.-H., 163, Laurier, Ottawa .LAROCHELLE, ].-E.\u2026 Manchester, N.-H.LAROCHELLE, R., Biddeford, Maine LEBEL, M.-H., 3646, Laval, Montréal Montréal \u2018Ottawa 9 9 942) 940) 942) 9 LeSAGE, Albert, 260, Carré Saint-Louis, MARION, De 326 est, boul.Montréal Saint- Joseph, Montréal MATHE, P.- 450, Sutter, San Francisco .(1940) MAYNARD, Gina.73, West Pearl, Nashua, N.-H.(1942) MELANÇON, W., Drummondville \u2018.(1942) MERCIER, O., 943, Cherrier, Montréal .(1940) MILOT, J.-D., \"1017, Stafford Road, Fall River, Mass.(1940) NORMAND, \u2018Hudon, Trois-Rivières .\u2026.(1942) PAQUET, Albert, 71, Sainte-Anne, : Québec .PERRAS, J.-E., Hull\u2019 .(1940) PHENIX, Georges, Saint- Jean .(1940) PIETTE, Ed., Jol'ette .(1942) PLOUFFE, R.772, Villeray, Montréal (1942) PROVENCHER, Gustave, Granby (1942) ROY, G.-E., Nicolet .\u2026 .(1940) RICHARD, A.-L., 168 est, Laurier, Ottawa .(1942) SAUCIER, Jean, 300 est, Sherbrooke, Montréal .(1940) SAVOIE, L.-P.\u2019 Roberval .(1942) SMITH, \"Pierre, 418 est, Sherbrooke, Montréal .(1940) SAINT- JACQUES, E., 110 ouest, Pr.-Arthur, Mtl.(1940) TANGUAY, R., Sudbury, Ont.2.+.(1982) TARDIF, J.-A., Lévis .2 +444 + + .TASSE, C.-E., \"Worcester, Mass.(1940) TRUDEL, J.- L Winnipeg, Manitoba .(1942) TRUDEL, }.- Shawinigan Falls .VALIN, R.ir A 65 est, Laurier, Ottawa .VIDAL, ].A.454 est, Sherbrooke, Montréal .(1940) VIGER, J.-A.Saint- Hyacinthe 9249) VOORHYES, R.-D., Lafayette, La .L/ L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, juin 1939 IOTIN (Corps Œstrogène Squibb) Présentation spéciale pour le traitement de la RHINITE ATROPHIQUE L'AMNIOTIN exerce sur la muqueuse nasale telle qu\u2019 elle se rencontre dans la rhinite atrophique, une action régénératrice très salutaire dans le traitement de cette affection.L'AMNIOTIN EN SOLUTION HUILEUSE POUR ADMINISTRATION INTRANASALE par le médecin est titré à 10,000 Unités Internationales par centimètre cube.Il est présenté en fioles de 5 centimètres cubes avec bouchons qui vissent.Il peut être; appliqué sur les muqueuses nasales soit au moyen de tampons d\u2019ouate.soit par pulvérisation.Chaque fiole est accompagnée de toutes les indications nécessaires pour le mode d\u2019emploi.L'AMNIOTIN EN SOLUTION HUILEUSE, AVEC VAPORISATEUR.\u2014 Ce modèle est destiné à être employé à la maison sous la direction du médecin.Il contient 20,000 Unités Internationales d'AMNIOTIN dissous dans 30 centimètres cubes d\u2019une huile de maïs hautement purifiée.Il permet au malade de continuer le traitement entre les visites au médecin ou au dispensaire.Il ne contient aucune circulaire.L'AMNIOTIN en Solution Huileuse pour Administration Intranasale est présenté aussi en flacons de 30 centimètres cubes (d'une activité totale de 20,000 Unités Internationales), sans vaporisateur.Pour imprimés, écrire au Professional Service Department, 36 Caledonia Road, Toronto, Ont.ER: SQUIBB & SONS oF CANADA Lt.Fabricants de Produits Chimiques pour le Corps Médical depuis 1858. 14 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN AMLF.AN.\u2014 Montréal, juin 1939 e l'Union Médicale e Fondée en 1872 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.Fondée à Québec en 1902 CONDITIONS DE PUBLICATIONS: « L'Union Médicale (du Canada)» paraît tous les mois.Cette Revue est l'organe vfficiel de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.Elle publie les travaux des Congrès et tous les communiqués de l'Association.Chaque numéro contient des mémoires originaux, des faits cliniques, un mouvement médical, une revue générale, des notes de pharmacologie et de médecine pratique, des analyses, des revues de livres et des nouvelles médicales.ABONNEMENT: L'abonnement est de cinq dollars par année.Les membres déjà inscrits à l'Association des Médecins de Langue française de l'Amérique du Nord ont droit, de ce fait, à la réception du Journal ainsi que tous les médecins qui font partie des Sociétés Médicales des divers Etats et Provinces.COLLABORATION: Seuls les travaux inédits sont acceptés.MANUSCRITS: Les manuscrits doivent être dactylographiés avec double interligne.AU RU AUR w7777777777777 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULIETIN A.M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, juin 1939 15 rt M L'\u2019AMPHO-V ACCIN INTESTINAL A INGÉRER POLYMICROBIEN POLYVALENT A ses indications dans les INFECTIONS MICROBIENNES aiguës ou chroniques dues à une virulence exagérée des germes normaux de l'intestin EMPLOI COMMODE ET AGRÉABLE CAS AIGUS: Une ou deux amp.par jour.CAS CHRONIQUES: Une ampoule par jour pendant 8 jours \u2014 une ampoule tous les 2 jours pendant 16 jours \u2014 puis une ampoule tous les 3 ou 4 jours \u2014 ENFANTS: demi-dose.Il agit rapidement par son lysat, sans choc ni réaction, assurant rapidement un Microbisme intestinal normal avec toutes ses conséquences heureuses ACTION CERTAINE Sans ingestion de bile Sans nécessiter de modification du milieu organique.AUCUNE CONTRE - INDICATION Pas d\u2019accoutumance en cas de traitement prolongé LABORATOIRES DES AMPHO-VACCINS A.D.RONCHÈSE Agents pour le Canada: MILLET, ROUX & Cie, Limitée 1215, rue Saint-Denis, Montréal Ii) L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1939 ILLUSTRATIONS: L' « Union Médicale » assume les frais de cing illustrations au maximum, pour chaque travail, pourvu que les auteurs fournissent des photographies et des dessins convenables; les illustrations supplémentaires sont payées par l'auteur.Nous n'acceptons pas de négatifs de clichés.Chaque illustration doit porter au verso le nom de l'auteur et les photographies devront être claires, de préférence noires et sur papier glacé.| Les dessins doivent être effectués à l'encre de Chine sur papier blanc.EXTRAITS: L'auteur peut obtenir des extraits pourvu qu'il signe la formule accompagnant la galée et qu'il en assume les frais.Tous changements du texte de la galée entraînent des frais supplémentaires pour l'auteur.TARIF: Sans page de titre, tel que publié dans la revue: 4 pages 8 pages 16 pages 32 pages 100 .$3.50 $ 5.50 $ 8.25 $13.75 200 .425 6.50 12.25 - 18.00 500 .6.00 11.50 18.75 29.00 1000 .930 16.50 25.50 36.50 La page de titre comprenant 4 ou 5 lignes de texte sera fournie au prix de $1.50 pour les frais de composition, et les corrections d'auteur devront être payées au prix de l'heure.Couverture imprimée en noir, qualité et couleur or de la revue: 10.850 2000.650 5000.1100 1000 .1850 Tous ces prix sont susceptibles d'être majorés de la taxe fédérale et de la taxe municipale s'il y a lieu, et de toute autre taxe qui pourrait survenir._ = = \u2014 \u2014 PP \"nes L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1939 om ee Le Trisilex est un Trisilicate de Magnésie C.P.préparé spécialement pour combattre l'hyperacidité de l'estomac en favorisant une digestion stomacale complète.Maud a défini le Trisilicate de Magnésie comme étant un composé synthétique ayant pour formule H, Mg» Sis O19 sous forme de cristallins de très petites dimensions colloïdales beaucoup plus petites en grosseur que celles du kaolin dans les variétés les plus raffinées que l'on puisse obtenir.Action de Trisilex: Le Trisilex possède de fortes propriétés antiacides et il agit de la manière suivante: Cette poudre en présence de l'eau réagit avec le suc gastrique normal (qui correspond à l'acide hydrochlorique n/20) et une réaction complexe se produit entre deux colloidaux hydratés et deux électrolytes; à la température du corps il faut généralement 3 heures pour que le proces- ; sus soit complet.La réaction se faisant in | Vito d'après l'équation suivante: Ma:SisOgnH20 + 4HC] = 2MgCl, + 3Si0, + nH.O L'équilibre de l'acidité peut être calculé comme l'équivalent de la magnésie contenue dans le Trisilex, la moitié à peu près neutralisant rapidement le surplus | R S | F X ods ella ods effn ofa elo offs eds afin fe offs offs ode alla fs edn ofa of of 17 Pour favoriser une digestion stomacale complète d'acide gastrique tandis que l'autre moitié occasionne une neutralisation secondaire et lente pendant les quelques heures qui suivent.Au point de vue chimique, c'est la lenteur de la réaction qui est importante, la durée de l'action antiacide est approximativement égale à l'espace de temps requis pour la digestion gastrique.Toxicité: Le Trisilex n'est pas toxique et ne peut réduire l'acidité du suc gastrique en dessous de son point normal; si une trop grande dose est donnée il est éliminé par l'intestin.Le Trisilex étant insoluble, il ne peut augmenter la réserve d'alcali du corps; même une forte dose, pendant un temps prolongé, ne change pas l'acidité de l'urine.Indications Thérapeutiques: Le Trisilex est recommandé pour le traitement des ulcères peptiques, l'hyperacidité de l'estomac, les gaz d'estomac, vomissements chez les femmes enceintes, dyspepsie, ou autres cas de mauvaises digestions stomacales.Mode d'emploi: Une cuillerée à thé dans un demi-verre d'eau après les repas.Répétez après | heure si nécessaire.Préparé par CASGRAIN & CHARBONNEAU LIMITEE 30 EST, RUE SAINT-PAUL, MONTRÉAL cc ac a ae a ct a da a bc cc Ca ra a ae a ae le ae Ca a fa ae ae ae) of Ca a ae a 18 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1939 BIBLIOGRAPHIE: L'index bibliographique de chaque travail doit être restreint aux indications les plus importantes.Le Journal se réserve toujours le droit de le limiter.Chaque indication bibliographique doit être fournie comme suit: nom de l'auteur, titre de l'article, nom du périodique, volume, page, mois (jour du mois, si le périodique est hebdomadaire), année.PUBLICITÉ Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le barême des annonces est fourni sur demande à Jacques-D.Clerk, publiciste, 326 est, blvd Saint-Joseph.Téléphone: LAncaster 9888.Tout annonceur qui n'observe pas l'éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d'attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de conduite.Tout ce qui concerne la rédaction et l'administration doit être adressé franco aux bureaux de l' « Union Médicale (du Canada) », 326 est, Boulevard Saint-Joseph, Téléphone: LAncaster 9888.\u2026.\u2014 We. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1939 19 Médication régulatrice commode et agréable au goût , Les Comprimés au Lait de Magnésie Phillips présentent les propriétés laxatives antiacides reconnues d\u2019oxyde de magnésie sous une forme très agréable au goût.Les comprimés au Lait de Magnésie Phillips sont particulièrement utiles dans les troubles fonctionnels nécessitant une médication anti- acide \u2014 ulcère peptique, rhumes, hyperacidité, etc.Efficaces depuis soixante ans.Le produit original \u2014 le Lait de Magnésie Phillips (liquide) a été une aide efficace pour la profession médicale pour plus de soixante ans.Doses: Comme antiacide: 2 à À cuillerées à thé (2 à 4 comprimés).Comme laxatif léger: 4 à 8 cuillerées à thé (4 comprimés ou plus).Nous enverrons des échantillons à la profession médicale sur demande LAIT DE MAGNÉSIE PHILLIPS co.CHEMICAL THE CHAS.H.PHILLIPS Windsor, Ontario - 20 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1939 SOUTIEN DU CŒUR CORAMINE \u201cCIBA\u201d CARDIO-TONIQUE D\u2019ACTION RAPIDE, ENERGIQUE ET DURABLE Gouttes Ampoules Traitement prolongé \u2014 Indications d'urgence \u2014 Toute défaillance aiguë du Tous cœurs insuffisants, lésionnels , myocarde : ou séniles: 20 à 100 gouttes par 24 heures.voie sous-cutanée ou intraveineuse.| 15 à 12 ce.par i L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurrETIN A.M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, juin 1939 21 SUPPOSITOIRES MIDY 4 EX} DE MARRONS PRINCIPES D'INDE PRAIS STABILISÉ TTY TS ACTIFS NEY.py © yas ul LABORATOIRES MIDY, 67 AVENUE DE WAGRAM, PARIS, (France) EPINEPHRINE STOVAINE £ Ne A POMMADE MIDY Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTRÉAL.LIPIODOL LAFAY Huile d\u2019œillette iodée à 40 /, O gr.540 d\u2019iode par c.c.pour combattre : AS TH M E ARTERIOSCLEROSE LYMPHATISME RHUMATI SME ALGIES DIVERSES SCIATI QUE SYPHILIS AMPOULES, CAPSULES, POMMADE EMULSION, COMPRIMES Pour explorer : SYSTEME NERVEUX VOIES RESPIRATOIRES UTERUS ET TROMPES VOIES URINAIRES SINUS NASAUX VOIES LACRYMALES ABCES ET FISTULES © VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTREAL Abcès froid exploré au \u2018\u201cLIPIODOL\u201c\u201c Agents exclusifs pour le Canada des (Collection Sicard et Forestier) 22, Rue du landy, 22 PARIS - SAINT-OUEN LABORATOIRES A.GUERBET & C* 22 L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN AM L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1939 SANATORIUM PRÉVOST INCORPORE ÉTABLISSEMENT DE PSYCHOTHÉRAPIE Magnifique situation au bord de la Rivière-des-Prairies, à proximité de Montréal.Parc de 600,000 pieds carrés.Tennis, billard, etc.Chambres pourvues de tout le confort moderne.TRAITEMENT INDIVIDUEL DES AFFECTIONS DU SYSTÈME NERVEUX par trois médecins spécialistes et un personnel expérimenté.Cure de repos.Régimes.Electrothérapie.Rayons U.V.Hydrothérapie.Traitements spéciaux des toxicomanies (alcool, morphine, cocaïne).Malariathérapie et toutes pyrétothéra- pies.Prospectus sur demande.Personnel médical: Dr Edgar Langlois, médecin-directeur; Dr Jean Saucier; Dr Roma Amyot; Dr Charles-A.Langlois (électro-radiologie).4455 ouest, Boulevard Gouin, Téléphone: BYwater 1240 \u2014_\u2014 \u2014_.- vs ue L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F,A.N.\u2014 Montréal, juin 1939 23 NEUROSOLÈNE \u2014 ÉTATS NERVEUX \u2014 INSOMNIES \u2014 NEUROSOLÈNE \u2014 ÉTATS NERVEUX i La forme moderne et suractivée de l'ancienne pilule de Méglin NEUROSOLENE ext.de jusquiame \u2014 ext.de valériane \u2014 oxyde de Zn + phényl- éthyl-malonylurée &a 0.017 gm.Comprimés \u2014 2 à 4 par jour \u2014 insomnie \u2014 4 le soir au coucher.puissant sédatif du vague .PRÉSENTATION LABORATOIRES D'ANALYSES PAUL BRÉANT tubes aluminium de 60's 11, rue de Clichy \u2014 Paris (IXe) pour la clientèle \u2014 flacons de 500 et 1000 pour Canada: LAB.JEAN OLIVE MM.les médecins et hôpitaux 533, rue Bonsecours \u2014 Montréal NEUROSOLENE \u2014 ÉTATS NERVEUX \u2014 INSOMNIES \u2014 NEUROSOLENE \u2014 ETATS NERVEUX Tous les troubles endocriniens de |\u2019 Enfant, 0% she attt toute une équipe 0 au secours des A GLANDES DEFICIENTES (PAR Jour de Adulte Vieillard.LABORATOIRES COUTURIEUX ¢ 18, AVENUE HOCHE ¢ PARIS Agents pour le Canada: LABORATOIRES JEAN OLIVE, 533, rue Bonsecours, MONTREAL. 24 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1939 TAFFETAS GOMMÉ \"ZOO\" Le diachylon auquel on peut toujours se fier.I! se déroule facilement, adhère instantanément, épouse les formes des pansements et les supporte efficacement.La substance adhésive y est uniformément répartie et n\u2019irrite pas les tissus.Le diachylon ZO se vend dans toutes les largeurs, en bobines de cinq et de dix verges.On peut aussi l\u2019obtenir, pour les hôpitaux, en rouleaux soit de 12\u201d de largeur et de dix verges de longueur (découpé tel que 3 he désiré) soit de 12\u201d de largeur et de cina \u2018 verges de longueur (non découpé).( LIMITED Got Les plus grands fabricants de pansements chirurgicaux au monde. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1939 25 LES PRopuiTrs SGHERING EN THERAPIE HORMONALE Le prépondérance de la maison SCHERING dans le domaine des hormones sexuelles féminines a été établie lorsque la première elle introduisit la véritable hormone folliculaire (œstradiol) dans Progynon-DH et Progynon-B.Elle fut aussi la première à réaliser la synthèse de l\u2019hormone du corps jaune (progestérone) sous le nom de Proluton.La maison Schering s\u2019est de plus distinguée dans la thérapie hormonale par l\u2019hormone masculine en introduisant l\u2019Oréton.Les comprimés de Thyroïde (P.E.U.) ont aussi été ajoutés à la liste des produits Schering.PROGYNON-B (Benzoate d\u2019œstradiol en solution dans l\u2019huile de sésame) Pour le traitement efficace de sévères déficiences d\u2019hormone folliculaire, telles que la ménopause naturelle ou chirurgicale, l\u2019aménorrhée fonctionnelle, l\u2019infantilisme et la stérilité, les nausées et vomissements de la grossesse, la dysménorrhée avec retard du développement utérin.Progynon-B est présenté en ampoules de 1 c.c.de 500, 1,000, 2,000 et 10,000 unités- rat (Allen Doisy) pour injection intramusculaire.Nouveau! Solution de PROGYNON-DH (œstradiol) Indiquée chaque fois qu\u2019il y a lieu d\u2019administrer par voie buccale un produit œstrogène de grande activité.Par exemple, lorsque l\u2019on ne peut pas ou ne doit pas administrer l\u2019hormone: par injection intramusculaire, ou comme traitement d\u2019entretien dans les cas plutôt légers de déficience d\u2019hormone folliculaire.Présentée en flacons de 10 c.c.avec compte-gouttes:\u2014 0.1 milligramme d\u2019alpha-cestradiol cristallisé par c.c.d\u2019alcool à 95°C, PROGYNON-DH (œstradiol) Les mêmes indications que pour Progynon-B: dans les cas plutôt légers et comme traitement d'entretien à la suite d\u2019injections.Présenté en comprimés de 50, 200 et 600 unités effectives.PROGYNON-DH, suppositoires vaginaux (cestradiol) Pour le traitement de la vaginite infantile gonococcique, de la vaginite sénile et du prurit vulvaire.Présenté en suppositoires de 250 unités-rat (pour adolescentes) et de 250 et 2,500 unités-rat (pour adultes).PROGYNON-DH \u2014 Onguent (cestradiol) Pour application locale pour le traitement de la vaginite sénile, du prurit vulvaire, et de certaines dermatoses.Présenté en pots de 200 et 1,000 unités-rat par gramme.PROLUTON (progestérone, en solution dans l\u2019huile de sésame) Pour les cas de déficiences de l\u2019hormone du corps jaune tels que la menace d\u2019avortement, l\u2019avortement récidivant, certains cas de ménorragie et de métrorragie, de dysménorrhée avec développement utérin normal, et de tension prémenstruelle.Proluton produit sur l\u2019utérus les effets définitivement établis de l\u2019hormone du corps jaune.) Présenté en ampoules de 1 c.c.contenant >, 1, 2, 5, et 10 mg, pour injection intramusculaire.ORETON (propionate de testostérone, en solution dans l\u2019huile de sésame) Pour le traitement des déficiences de l\u2019hormone sexuelle masculine telles que l\u2019hypertrophie bénigne de la prostate, la soi-disant ménopause chez le mâle, l\u2019hypogonadisme et certains cas d\u2019impuissance.Co re Présenté en ampoules de 1 c.c.contenant 5, 10 et 25 mg, pour injection intramusculaire.Nouveau! Onguent d\u2019ORETON (propionate de testostérone) Comme complément des ampoules d\u2019Oréton ou dans certains cas de dermatoses dues 3 une ge» , .\u201d .rp.déficience d\u2019hormone masculine, l\u2019Onguent d\u2019Oréton a souvent produit une amélioration considérable.Présenté en tubes de 50 g.contenant 2 mg.de propionate de testostérone cristallisé par gramme.THYROIDE \u2014 comprimés.Cette médication est fréquemment employée en conjonction avec l\u2019hormone folliculaire du corps jaune et de l\u2019hormone masculine.En comprimés (non enrobés) de thyroïde desséchée conformément à la pharmacopée des E.-U., en concentrations de 2, 1 et 2 grains.FE, EMMAGASINEZ LA LISTE COMPLETE DES HORMONES \u201cSCHERING\u201d 3 G SCHERING (CANADA) LIMITED BOITE POSTALE 358, PLACE D\u2019ARMES \u2014 MONTRÉAL, P.Q.751, Carré Victoria Tél.LAncaster 9073 26 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1939 FONDE EN 1896 PAR LE DOCTEUR DE BLOIS SANATORIUM DE BLOIS 225, boulevard Laviolette, TROIS-RIVIERES, Qué.Maison de repos, de régimes et de convalescence Affections nerveuses en général Maladies de l\u2019estomac et de l'intestin; surmenage, troubles de la nutrition.Neurasthénie, rhumatisme, artério-sclérose, intoxications (morphine, alcool, etc.).Psychothérapie, hydrothérapie, électrothérapie, rayons ultra-violets, etc., ete.PRIX MODERES DEUX MÉDECINS RESIDENTS ET PLUSIEURS MÉDECINS CONSULTANTS.: Deux solariums, service d\u2019ascenseur, etc.Médecin-directeur, ° Directeur-adjoint, Dr CHARLES DE BLOIS, Dr GEORGES DE BLOIS, TROIS-RIVIERES, P.Q.Téléphone, 3420 Les aliénés et les contagieux ne sont pas admis.PROSPECTUS S UR DEMANDE \"\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014\"\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1939 27 NEUROTROPHOL BYLA Tonique Nervin à base d'acide nucléinique, d'hormones orchitiques et de glycéro-phospharsinate disodique SURMENAGE \u2014 ÉPUISEMENT \u2014 NEURASTHENIE Le NEUROTROPHOL se révèle un merveilleux agent d'équilibration du système génital Neuro-Endocrinien.SPLENARMONE BYLA Reconstituant général, a base d'hormones hépatique et splénique, d'extrait de muqueuse gastrique et d'extrait surrénal.ANÉMIES \u2014 CONVALESCENCE (AMPOULES et SIROP) LES ÉTABLISSEMENTS BYLA, PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTRÉAL GÉLOGASTRINE = LICARDY » GTA IAUD DE.CALAGE 1cuillerée à bouche 2 tablettes ovont avant chaque repas choque repos Ou Ou moment des crises ou au moment des crises LABORATOIRES LICARDY - 38.B'° Bourdon NEUILLY-PARIS Agents pour le Canada: VINANT Limitée - S33, Rue Bonsecours, MONTRÉAL SOULAGEMENT L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1939 RAPIDE! RAPIDE \u2026.Pour Brütvres DE Tous DEGrés La Pommade au Picrate de Butésine Par une triple action \u2014anesthésique \u2014 analgésique \u2014 antiseptique, la Pommade au Picrate de Butésine (Abbott) constitue le traitement idéal pour les brûlures de tous degrés et de tous genres.Dans les brûlures même les plus graves la douleur aiguë trouve un rapide soulagement.Toute cause d'infection est efficacement combattue.La granulation et la reconstitution des cellules épithéliales sont stimulées.donne des résultats particulièrement précieux dans le traitement des brûlures étendues dues aux insolations.Une application simple et rapide fait de la pommade au Picrate de Butésine le traitement de choix des grands hôpitaux modernes et des cliniques d\u2019urgence des établissements industriels.Conditionnement: Tubes de 1 oz.et de 2 oz., pots de 1 Ib.et de 5 Ib.De plus amples détails et références seront fournis sur demande.LABORATOIRES ABBOTT, LTÉE, 388 ouest, rue St-Paul, MONTRÉAL POMMADE AU PICRATE ve BUTESINE BULLETIN ee e+\u2014 LE BILL DU COLLÈGE ROYAL DES MÉDECINS ET CHIRURGIENS DU CANADA Le Conseil du Collège Royal a présenté au Sénat, en février, en deuxième lecture, un amendement à sa charte en vue de l\u2019autoriser à décerner des diplômes ou certificats en spécialités: urologie, der- mato-syphiligraphie, ophtalmo-rhino-laryngologie, radiologie, ete, pourvu que le candidat soit tenu de faire des études complémentaires durant trois années consécutives suivies d\u2019un examen dont les exigences sont nettement stipulées dans un rapport concernant chaque spécialité.Nous avons aussitôt posé quelques objections: 1° Cet amendement constitue un empiètement du Fédéral sur le Provincial en matière d\u2019enseignement ; 2 Il octroie au Collège Royal un privilège ou un droit qui relève Jusqu\u2019ici des seules Universités du Canada ; 3° Il relègue au second plan l\u2019enseignement universitaire en accordant à un Corps non enseignant un pouvoir discrétionnaire et exclusif en matière d\u2019enseignement médical pour lequel il ne possède aucune organisation pédagogique, ni contrôle, ni compétence.4° Enfin il amoindrit ou annihile l'importance d\u2019un diplôme octroyé par nos Universités, surtout canadiennes-francaises, qui \u2019auralent déjà institué.Nous avons transmis cette opinion à l\u2019Université Laval et au Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec.Ils l\u2019ont appuyée d\u2019emblée, comme juste et raisonnable.Après des entrevues, des discussions et une volumineuse correspondance échangée entre le Président et quelques membres autorisés du Collège Royal, nous avons, enfin, convenu, de part et d\u2019autre, d\u2019accepter un sous-amendement, lequel, tout en octroyant ce privilège au Collège Royal du Canada, reconnaît les mêmes droits qu\u2019auparavant à toutes les Universités du Canada dont les diplômés en spécialités pourront recevoir, en retour, sans examens supplémentaires, le certificat spécial du Collège des Médecins et Chirurgiens du Canada.Les voici, tous deux: (a) l\u2019amendement ; (b) le sous-amendement.C\u2019est le sous-amendement qui a été adopté par les deux Chambres à Ottawa, en mai 1939. 582 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN AM L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1939 A) The Amendments are: To Section 10, add (a) \u201cThe Council shall have power to provide for and hold special examinations for physicians and surgeons in Canada and make such by-laws, rules and regulations concerning the nature of said examinations and the qualifications of candidates as the Council in its sole discretion may from time to time consider expedient and the Council shall have the power to grant special certificates to persons who shall have shown such degree of profi- clency in such examination as the Council may consider entitles them to such special certficates, provide that the granting of such special certificate shall in no Way qualify such persons to be Fellows of the College.\u201d Section 11.Repealed and the following substituted \u2014 \u201cThe Council may make such by-laws, rules and regulations not inconsistent with the provisions of this Act as it may deem necessary or advisable for the government and management of its business and affairs and especially with respect to the qualifications, classifications, admission and expulsion of Fellows and provide for examinations and the granting of certificates pursuant to Section 10 hereof, the fees and dues which it may deem advisable to impose, and the number, constitution, powers, duties and mode of election of the Council or any subcommittees thereof, and of the officers of the College, and may time to time or repeal all or any of such by-laws or rules as it may see fit.\u201d Section 8, sub-section (2) repealed and the following substituted \u2014 \u201cA candidate wishing to be examined in either the English or the French language for fellowship in the College shall be a graduate of not less than three years standing of a Medical School or University approved by the Council and shall hold a license to practice Medicine in at least one of the Provinces of Canada, or shall be a licentiate of the Medical Council of Canada.\u201d The Amendments are being submitted to medical organizations in Canada.B) The Sub-amendments are: To Section 10 add\u2014 (a) \u201cThe Council shall have power to provide for and hold special examinations for physicians and surgeons in Canada and make such by-laws, rules and regulations concerning the nature of the said examinations and qualifications of candidates as the Council may consider expedient from time to time, after consultation with Canadian Universities and the national organizations representing special fields of medicine.(b) The Council shall have power to grant special certificates to persons who shall have shown such degree of proficiency in such examination as the Council may consider entitles them to such special certificates provided\u2014 1.That the granting of such special certificates shall in no way qualify such persons to be Fellows of the College.2.That the Council shall have power to grant certificates to graduates in specialties without further examination if such graduates have certificates or diplomas in specialties issued from a recognized Canadian University.Section 11 \u2014 repealed and the following substituted\u2014 \u201cThe Council may make such by-laws, rules and regulations not inconsistent with the provisions of this Act as it may deem necessary or advisable for the government and management of its business and affairs and especially with respect to the qualifications, classification, admission and expulsion of Fellows, and provide for examinations and the granting of certificates pursuant to Section 10 hereof, the fees and dues which it may deem advisable to impose, and the number, constitution, powers, duties and mode of election of the Council BULLETIN or any sub-committees thereof, and of the officers of the College, and may from time to time alter or repeal all or any of such by-laws or rules as it may see fit.\u201d Section 8, sub-section (2) repealed and the following substituted\u2014 \u201cA candidate wishing to be examined in either the English or the French language for fellowship in the College shall be a graduate of not less than three years\u2019 standing of a Medical School or University approved by the Council and shall hold a license to practice medicine in at least one of the Provinces of Canada, or shall be a licentiate of the Medical Council of Canada.\u201d Nous croyons avoir agi sagement en procédant ainsi.Nous avons, une fois de plus, trouvé un moyen sûr de promouvoir l\u2019enseignement de la Médecine au Canada sans amoindrir l\u2019influence de nos Universités.Cette condition était essentielle.Il suffit de comparer les deux rédactions pour en saisir la différence et les avantages réels du second sur le premier.Le status des deux races en Canada nous fait un devoir d\u2019exercer une constante vigilance sur la législation en matière aussi importante tout en coopérant efficacement au progrès du haut enseignement.C\u2019est ce que nous avons voulu réaliser en cette occasion avec le concours bienveillant de nos collègues anglais.Albert LeSAGE, Doyen de la Faculté de Médecine.583 COURS DE PERFECTIONNEMENT Dans les centres universitaires où les écoles de médecine sont parvenues à un certain état de maturité et ont suivi une évolution progressive de leur enseignement, il est d\u2019usage et d\u2019obligation inhérente à leur rôle et à leur prestige, que les milieux hospitaliers auxquels l'enseignement clinique officiel est confié, organisent des cours ou conférences de perfectionnement.Cet enseignement, en complément et en marge des leçons du programme régulier de la Faculté, s\u2019adresse tout particulièrement aux médecins, aux praticiens.Ces derniers désirent-ils renouveler, compléter, amplifier la somme de leurs connaissances dans un domaine de la pathologie, il leur est alors offert une occasion de satisfaire leur vœu d\u2019une façon rapide, facile, agréable et éminemment effective.Le cours de perfectionnement joint à l\u2019enseignement théorique choisi, sélectionné en vue des exigences quotidiennes de l\u2019exercice de la médecine et des problèmes de l\u2019heure présente, l\u2019illustration par le document humain et la démonstration immédiatement pratique.L\u2019épuration des matériaux inutiles ou simplement aléatoires est toute faite, l'assimilation est en quelque sorte opérée au bénéfice des auditeurs éventuels.Cet enseignement, modelé à l\u2019usage du médecin, prolonge l\u2019action dirigeante de l\u2019Université au-delà des limites assez restreintes du cours régulier de la Faculté.Mais, il y a plus.Ces initiatives, qui devraient passer ici à l\u2019état d\u2019institution, sont la manifestation d\u2019une activité, d\u2019un esprit de progrès et d\u2019entreprise en même temps que la volonté de servir, de la part des chefs de service qui en sont les protagonistes.Leur œuvre est à double et longue portée: ils servent leur Faculté et leur hôpital; ils obligent et instruisent leurs confrères praticiens et en définitive ils améliorent le sort du grand public qui bénéficie inéluctablement du degré de science et du désir d\u2019apprendre du praticien auquel il se lie pour des raisons de conservation et de confort physiques.Quand ces cours de perfectionnement ont trait à un domaine de la médecine plus étroitement couplé à l\u2019existence sociale et nationale d\u2019un groupement, leur importance se décuple.Et c\u2019est le cas de la pédiatrie.Plus les médecins seront instruits en médecine infantile, et ils ne le seront jamais trop, plus ils sauront pertinemment et efficacement, non seulement traiter leurs petits malades, mais surtout réaliser une hygiène infantile essentielle à la vigueur de la nation.La natalité est bien l\u2019élément fondamental de l'accroissement d\u2019un groupe, de son expansion ; l\u2019hygiène infantile est le complément indispensable de ce facteur initial, et la seule force pour éviter que les individus de ce groupe ne comptent que par le nombre, ne BULLETIN s\u2019effritent, ne deviennent des unités tarées, débiles et à rendement médiocre, ne créant, en dernier ressort, qu\u2019une masse à dynamisme de très moyenne valeur.Il est à l'honneur de l\u2019hôpital Sainte-Justine qui a organisé une série de conférences sur la pédiatrie sous la direction du docteur (ras- ton Lapierre, professeur titulaire de pédiatrie à l\u2019Université de Montréal.Ces conférences sont données durant le cours du mois de juin.Ce long préambule est à la louange du docteur Paul Letondal, professeur agrégé, qui a inauguré, en juillet 1938, un cours de perfectionnement à l'hôpital de la Miséricorde.Ce cours remporta un réel succès d\u2019assistance, et le docteur Letondal ne craint pas de réitérer son heureuse initiative cette année, en juillet prochain, au même hôpital, s\u2019étant assuré, comme l\u2019an passé, de la collaboration de collègues d\u2019autres hôpitaux de Montréal.Ces deux séries de cours se complètent; ils permettront aux praticiens d'acquérir les notions les plus récentes sur des questions de grande importance pratique.L\u2019Union Médicale s\u2019est toujours plu à souligner et à encourager les activités heureuses, progressives, d'intérêt général et de caractères divers qui se produisent au sein de notre corps médical.Une fois de plus, elle le fait pour le principe des cours de perfectionnement dans nos hôpitaux universitaires.Elle souhaite que l'initiative s\u2019étende, se généralise même, et elle demande à ses lecteurs d'encourager les organisateurs de ces cours, par leur présence assidue.Nous exprimons à ces chefs de service tout le succès qu\u2019ils désirent légitimement atteindre \u2018 Roma AMYOT.1.Le programme détaillé de ces cours de perfectionnement a paru dans l'Union Médicale d\u2019avril et de mai; ils paraissent également dans le présent numéro.p.684.585 LE MINISTÈRE DE LA SANTÉ Le Ministère de la Santé est l\u2019organisme constitué pour promouvoir l'hygiène et protéger la santé publique dans notre province.On nous a longtemps reproché d\u2019être vingt-cinq ans en retard sur les autres provinces anglaises ou les Etats limitrophes, relativement à la protection de notre population.L\u2019aisance matérielle et des conditions économiques favorables ont sans doute contribué pour une grande part dans les mesures de santé publique adoptées par nos voisins, lorsque des conditions adverses prévalaient chez nous.Quoi qu\u2019il en soit, le Gouvernement de la province a réalisé la grandeur du devoir qui lui incombe, et I'organisation d\u2019hygiéne publique que nous possédons actuellement a donné des preuves évidentes de son efficacité.On a cessé, à l\u2019étranger, de nous regarder avec un certain sentiment de pitié ou de commisération.Les témoignages d\u2019observateurs sérieux et indépendants ne manquent pas de signaler les résultats obtenus par un travail de quelques années seulement, et laissent entrevoir les plus belles espérances.Le travail du Ministère est surtout éducationnel, et pour imprégner profondément notre population des principes d'hygiène, nous demandons la coopération effective de la profession médicale.C\u2019est un devoir social pour le médecin praticien de s\u2019allier à son confrère le médecin-hygiéniste pour propager ensemble, par l\u2019exemple et par la parole, les grandes mesures de santé publique.On a plaidé en certains milieux que les mesures adoptées par le Ministère étaient au détriment de la profession.Les médecins qui ont bien voulu s\u2019arrêter à un instant de réflexion ont vite découvert que tel n\u2019est pas le cas.Ils se sont rendu compte que le bien public prime l'intérêt particulier, que maintes lois sociales ont bouleversé l\u2019économie de nos professions et changé les conditions de travail des ouvriers, et que la profession médicale ne peut vivre isolée et stationnaire, au milieu d\u2019un monde en évolution.Les hygiénistes du Ministère de la Santé n\u2019oublient pas qu\u2019ils sont des médecins et ils ont eu l\u2019occasion d\u2019en donner des preuves; la direction se croit justifiée de faire un appel tout spécial au médecin pour obtenir sa coopération.À l\u2019occasion, il serait si facile de dire un bon mot sur l\u2019hygiène, de montrer devant le public l\u2019estime que vous portez à votre confrère, de conseiller à votre client de suivre les enseignements de l\u2019hygiéniste, de la même manière que celui-ci insiste pour que les patients aillent vous consulter.LE MINISTÈRE DE LA SANTÉ. MÉMOIRES ASPECTS RADIOLOGIQUES D'UNE OSTÉO-PÉRIOSTOSE PRESQUE GÉNÉRALISÉE, ASSOCIÉE À UNE HYPERTROPHIE DES TARSES PALPÉBRAUX, DES TÉGUMENTS DE LA FACE ET DES EXTRÉMITÉS DES MEMBRES: UN SYNDROME NOUVEAU J.-N.ROY, Professeur Université de Montréal.L\u2019un de nous a rapporté en 1936 \u201c l\u2019observation d\u2019un homme de 57 ans qui présentait un syndrome nouveau.Ce syndrome se caractérisait par une hypertrophie chéloïdienne des tarses palpébraux, par une pachydermie de la face et des extrémités, et par une ostéo-pé- riostose à la fois hyperclasique et hyperpla- sique presque généralisée.(Fig.1.) Résumé d'observation R.L., homme, 57 ans, vétérinaire, marié, taille 1 m.70, poids 72 kilos.Antécédents héréditaires.Sans particularité notable si ce n\u2019est la fréquence du goitre chez les ascendants féminins: mère, trois tantes, deux sœurs et grand\u2019mère maternelle.Les parents et grands-parents ont vécu dans une région peuplée de goitreux.Recherches négatives quant à la syphilis et à la tuberculose.Antécédents personnels et histoire de la maladie.Aspect normal à la naissance.Dès l\u2019âge de trois ans, premières constatations par l\u2019entourage du développement exagéré de la tête, des poignets et des chevilles; à quinze ans, ablation de deux chalazions aux paupières supérieures; à dix-huit ans, apparition de rides à la figure.À vingt ans, les yeux subissent pendant plusieurs jours une très forte irritation par de la fumée en chambre close; il s\u2019en suit une hyperhémie conjonctivale avec déman- 1.Travail préparé à l\u2019Institut du Radium de Montréal quand l\u2019un de nous (A.J.) y était attaché.2.J.-N.Roy: « Hypertrophie des tarses palpébraux, des téguments de la face et des extrémités des membres, associée à une ostéo-périostose presque généralisée: un syndrome nouveau.» Ann.Ocul, vol CLXIIT, n° 8, p.637, août 1936.Par Albert JUTRAS, Radiologiste \u2014 Chef de Service Hôtel-Dieu de Montréal.geaison, larmoiement et photophobie.À vingt ans et demi, début de l\u2019épaississement et de la rigidité des paupières; à vingt-deux ans, arrêt de l\u2019hypertrophie osseuse, car, depuis lors, la pointure des bagues et des chapeaux n\u2019a pas changé; à vingt-cinq ans, augmentation du volume des paupières inférieures.Etat actuel Généralités cliniques.Systèmes respiratoire, cardio-artériel, digestif, génito-urinaire, neu- ro-musculaire et endocrinien apparemment normaux y compris la thyroïde.Hydarthrose séro-fibrineuse du genou gauche.Caractère irascible mais fond mental sain.Pression artérielle 130/80.Tête.La peau de la figure est épaissie avec rides nombreuses et profondes.Au front, elle prend un aspect cérébroïde, vorticellé.Les cheveux sont drus, gros, raides et de couleur poivrée.Le cuir chevelu n\u2019est pas manifestement hypertrophié.Diam.bi-pariétal maximum .17 cem.\u2014 normal (Soulié) 1544 em.Diamètre glabel- le-occiput .20% » \u2014 » 19.1 » Circonférence maxima .62 » \u2014 » 564 » Une biopsie de la peau dans la région inter- sourcillière à montré au Prof.Pierre Masson : «un épaississement du derme par l\u2019exagération en nombre et en dimensions des dérivés épidermiques qui s\u2019y sont développés, l\u2019encombrent et le dépassent en profondeur.Le développement excessif des follicules pilo-sébacés et des glomérules sudoripares s\u2019accompagne de folli- a 288 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN AMLF.AN._ Montréal culte et d\u2019un œdème albumineux peu abondant.» (Fig.2.) Paupières.Les deux paupières supérieures considérablement épaissies dans la zône ciliaire juin 1939 une muqueuse hyperémiée jusqu\u2019au fond des culs-de-sac.Il n\u2019existe pas de lésion trachoma- teuse; mais, sur toute la hauteur du tarse, on trouve de multiples ct profondes fissures qui Fic.v.\u2014 Hypertrophie bilatérale et symétrique des tarses palpébraux, des téguments de la face et des avant-bras.(Photographie de 1925.) et davantage encore aux cantus externes, recouvrent plus que l'hémisphère supérieur des globes oculaires.Elles sont rigides et s\u2019avancent en auvent, leur bord libre perdant le contact des yeux.Retournées, elles montrent délimitent des bourgeons durs dont la consistance rappelle celle du cartilage.Ces paupières mesurent 6.5 cm.de largeur, 3 cm.de hauteur et 1.5 em.dans leur plus grande épaisseur.rar rte ROY Er JUTRAS: ASPECTS RADIOLOGIQUES D'UNE OSTÉO-PÉRIOSTOSE Les paupières inférieures aussi sont hypertrophiées mais clles demeurent en contact avec les globes oculaires.Yeux.Vision bonne; emmétropie.L'étude des réactions papillaires, de la perception des couleurs, des champs visuels (paupières relevées) et du fond de l\u2019œil indique l\u2019intégrité des fonctions optiques.Fic.2.\u2014 Coupe de la peau frontale du malade, représentée au faible grossissement.L\u2019épiderme, d\u2019épaisseur normale, donne naissance, non à trois mais à dix-sept follicules pileux différenciés.Nombre de saillies profondes, ayant l\u2019aspect de crètes épidermiques allongées qui sont vraisemblablement des ébauches de gaines pileuses.Autour d\u2019elles les coupes de deux larges gaines pileuses.Autour d\u2019elles ou isolées dans le derme, on reconnaît des glandes sébacées gigantesques et multilo- bées.Dans la région profonde du derme, quatre à cinq fois plus épais qu\u2019à l\u2019état normal, on distingue trois groupes de tubes sudoripares.Chacun répond à un glomérule géant.Celui du milieu est sectionné à quarante reprises et son tube, manifestement élargi.Bien que les voies lacrymales soient perméables, le malade accuse de l\u2019épiphora et un fort catarrhe conjonctival qui durent, paraît- il, depuis l\u2019origine de la maladie.De nombreuses télangiectasies plus ou moins tortueu- 589 ses parcourent les téguments palpébraux et leur donnent une coloration violacée.Léger madarosis.Deux biopsies tarsiennes par voie conjone- tivale conduisent le Prof.Pierre Masson aux conclusions suivantes: «IL s\u2019agit, en somme, d\u2019une dégénérescence progressive des glandes de Meibomius dont les vestiges déterminent Fic.3.\u2014 Biopsie de la paupière.Stade précoce.Glandes sébacées kystiques; entre elles le tissu conjonctif est infiltré de macrophages invisibles à ce grossissement.la production de granulomes et de kystes ainsi qu\u2019une hyperplasie chéloïdienne du tissu conjonctif tarsien.» (Fig.3 et 4) Membres.Les quatre membres présentent un élargissement symétrique qui va s\u2019accentuant vers les extrémités distales.Les parties hautes des cuisses et des bras ne semblent pas modifiées et les membres gardent leur rectitude normale.Le tiers inférieur des avant- bras, les poignets et les mains, de même que le tiers inférieur des jambes, les chevilles et les ee 590 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BUIIETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1939 pieds atteignent des dimensions transversales extraordinaires.La peau de ces segments est sèche, très discrètement épaissie et dépourvue d\u2019élasticité.A la paume des mains, la peau est calleuse.Au bout des doigts gros et boudinés, les ongles sont larges, épais et bombés dans neue ce ty t aN à % ares BE A A SA A ALi Fra.4.\u2014 Biopsie de la paupière.Stade plus avancé.Amas de cellules géantes contenant des débris provenant d\u2019une glande sébacée dégénérée, complètement détruite; à gauche de cet amas une bande fibreuse, et de part et d\u2019autre de cette bande.des traînées de macrophages à inclusions grasses.toutes les directions comme des verres de montre.Il faut noter que, malgré leur déformation, les mains conservent leur dextérité: calligraphie remarquable.(Fig.5.) Laboratoire: Bordet-Wassermann .négatif.Urines .normales.Ure .035 gr.au litre.Calcium sanguin .0106 gr.au litre.Dosage du calcium ionisé 17.09 mgr.au litre.(formule Rona-Taka- hashi) Cholestérinémie .197 gr.au litre.Phosphatémie .3421 mgr.au litre.Métabolisme basal .+ 2%.Glycémie provoquée .1.12 gr.à jeun; 142 gr.après 1% heure; 1.30 gr.après 114 heure; 1.10 gr.après 244 heures.Formule sanguine: Valeur globulaire .09 Hématies «+.4,000,000 Leucocytes .| | 16,000 Polyneutrophile .| 52% Grands mononucléaires .59 Lymphocytes .26% Moyens lymphocytes .11% Méta-myélocytes 1.21 - - 83% Myélocytes 2111 1 - 2% Basophiles .2.2.1% Donc leucocytose légère à prédominence mononucléaire.Etude radiologique du squelette L'image du squelette radiographié en entier, est altérée par une dystrophie bilatérale, à peu près symétrique et à prédominence hy- perplasique.Le processus affecte un grand nombre d\u2019os; il en respecte un certain nombre d\u2019autres.| 1° Os épargnés: le massif facial, l\u2019os hyoïde, les vertèbres cervicales, les huit premières dorsales, les côtes, le sacrum, le coccyx; aux deux mains, le semi-lunaire, le grand os et le trapézoïde et, à chaque pied, les deuxième et troisième cunéiformes. ROY ET JUTRAS: ASPECTS RADIOLOGIQUES D\u2019UNE OSTÉO-PÉRIOSTOSE 591 2° Os légèrement touchés: les os du crâne, le maxillaire inférieur, les omoplates, les quatre vertèbres dorsales inférieures, les cinq lombaires, les os coxaux; à chaque main, l\u2019os crochu, le scaphoïde, le trapèze, le pyramidal, le pisiforme et, aux deux pieds, le calcanéum, l\u2019as- tragal, le cuboïde, les métatarsiens et les phalanges.3° Os gravement atteints: a) aux membres supérieurs: calvicules, humérus, cubitus, radius, métacarpiens et phalanges; b) aux membres inférieurs: fémurs, tibias, péronés, rotules, scaphoïdes et premiers cunéiformes.Le remaniement intéresse donc la plus grande part du squelette mais non sa totalité.Il n\u2019existe point d\u2019anomalie de nombre ou de position des pièces osseuses.On ne trouve point de manifestation d\u2019allongement ni d\u2019incurvation des os longs.Le processus se fait en largeur, augmentant le diamètre des grands et des petits os longs, et les dimensions transversales des massifs carpiens et tarsiens.L\u2019élargissement est plus marqué aux épiphyses distales qu\u2019aux épiphyses proximales des humérus, des cubitus, des radius, des fémurs, des tibias et des péronés, ce qui donne à chacun de ces os un aspect en massue avec grosse extrémité en bas.Le remaniement de la structure porte sur le canal médullaire, la corticale et le périoste.Le canal médullaire, peu contrasté mais notablement élargi, empiète sur la corticale dont les contours internes s\u2019estompent.Le cortex est mince, tantôt homogène et dense, tantôt feuilleté, trabéculaire.Le réticule offre des mailles d\u2019inégales dimensions, ordinairement plus longues que larges et dirigées selon l\u2019axe de l\u2019os.On trouve des géodes polymorphes de petite taille dans les parties spongieuses des épiphyses distales.Le périoste présente une hyperplasie ossi- fiante qui rappelle les réactions de l\u2019ostéomyélite: petites néoformations irrégulières, fibrillaires, tomenteuses ou spinescentes.Son épaisseur atteint en certains endroits jusqu\u2019à 7 ou 8 mm.Sa densité est moindre que celle de la corticale sous-jacente, ce qui permet l\u2019individualisation.La gaine de production osseuse s\u2019étend d'un cartilage diarthroïdal à l\u2019autre, incluant les surfaces extra-articulaires des épiphyses.(Fig.6, 7, et 8.) Aux clavicules, l\u2019épaississement progresse de l\u2019extrémité distale vers la tête.Sur les phalan- Frc.6.\u2014 Radiographie de l'avant-bras et du poignet droits en 1934.ges des mains et des pieds, sur les métacarpiens et les métatarsiens, le processus atteint surtout la diaphyse bien que les épiphyses ne soient pas totalement indemnes.Les rotules, sauf sur leur face articulaire, sont couvertes de petites proliférations osseu- a slip 292 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN AML.F.A.N.-\u2014 Montréal, juin 1939 ses qui en augmentent les trois dimensions.Le même aspect se constate sur les surfaces extra- articulaires des os en bordure des carpes et des tarses: os crochu, scaphoïde, trapèze, pyramidal et pisiforme pour les mains; astragale, calcanéum et cuboide pour les pieds.L\u2019apophyse des scaphoides tarsiens et les pyramidaux sont particulièrement ostéoplasiques.Fiac.7.\u2014 Radiographe d\u2019une main.Les omoplates, en dehors d\u2019une trabéculation relâchée, n\u2019offrent d\u2019irrégularités de contours que dans la partie sous-glénoïdienne de leur bord externe.Aux os coxaux, les altérations se limitent à de petites aspérités sur le pourtour des trous obturateurs, sur les épines iliaques antérieures et supérieur:s, ainsi que dans les régions sus- cotyloïdiennes.Les quatre dernières vertèbres dorsales et les cinq lombaires, sont élargies transversalement en leurs bords supérieur et inférieur; elles affectent l\u2019aspect dit «en diabolo », avec des angles légèrement ostéophytiques.Au crâne, on relève un certain épaississement des parois et une augmentation des cavités para-nasales, plus spécialement des sinus frontaux.Les diamètres antéro-postérieur et Frc.8.\u2014 Rudiographie d\u2019une jambe.transversal paraissent au-dessus de la moyenne.Signalons aussi, pour les besoins de la discussion, que la selle surcique se montre tout à fait normale dans sa conformation ct son volume.(Fig.9.) rn ROY Er JUTRAS: ASPECTS RADIOLOGIQUES D'UNE OSTEO-PERIOSTOSE En résumé, du point de vue radiologique, nous sommes en présence d\u2019une poly-ostéo- périostose actuellement plastique, mais avec des reliquats de fibrose.Les lésions se manifestent surtout par un élargissement considérable des os des membres; à un degré moindre, elles touchent aussi plusieurs os courts et os plats.Aucun cartilage articulaire s\u2019est modifié.Fic.9.\u2014 Radiographie du crâne de profil.Diagnostic Le malade qui fait l\u2019objet de la précédente observation présente une association de trois ordres de lésions: 1° une hypertrophie chéloïdienne des tarses palpébraux; 2° une pachydermie vorticellée (cutis ver- ticis gyrata) affectant la face et les extrémités; 3° un~ poly-ostéo-périostose hypertro- phiante, Virchow (14), dans l\u2019édition française de la Pathologie des Tumeurs parue en 1867, men- 293 tionne des lésions de l\u2019os et du périoste coïncidant avec des pachydermies et relevant, selon lui, du même mécanisme.C\u2019est ce rapprochement qui motiva sa description de la Leontia- sis ossea.Dans une thèse récente, L.Golé (2 et 11), a pu extraire de la bibliographie 31 observations où l\u2019on voit l\u2019association de la pachydermie plicaturée avec la pachypériostose des extrémités.Dans aucun cas, cet auteur ne mentionne l\u2019hypertrophie chéloïdienne des tarses palpébraux, si ce n\u2019est dans l\u2019observation de Touraine et Solente (2, obs.XXXI) ou il signale, sans le définir histologiquement, l\u2019épaississement des paupières supérieures.Dans aucun cas, les lésions osseuses n\u2019ont affecté un si grand nombre d'os et n\u2019ont atteint les proportions que nous avons enregistrées.Pour Golé, pachydermie et pachypériostose résument toute la maladie.T1 rejette du syndrome qu\u2019il veut introduire, les modifications craniennes et l\u2019augmentation des cavités para-nasales que nous avons remarquées, notion qui acquiert de plus en plus d\u2019importance pathogénique.Toutefois, parmi les 31 cas recueillis dans la littérature, et faisant la matière de son travail, Golé résume plusieurs observations où les rapporteurs avaient constaté des manifestations acromégaliques.À la rigueur, nous pouvons admettre que les cas consignés à date se présentent comme des formes atténuées d\u2019un syndrome décrit pour la première fois, par l\u2019un de nous, et se constituent, nous le répétons, de la trilogie suivante: 1° Hyperplasie chéloïdicnne des tarses palpébraux; 2° Hyperplasie dermo-épithéliale; 3° Hyperplasie poly-ostéo-périostosique.Le diagnostic différentiel doit être fait avec l\u2019ostéite déformante de Pag:t, l\u2019ostéite fibreuse de Recklinghausen, l\u2019acromégalie, l\u2019ostéo- arthropathie pneumonique de Pierre Marie, la mélorhéostose de Léri et l\u2019ostéopétrose d\u2019Albers-Schonberg.La maladie de Paget.Cette affection, loin de se manifester dans l\u2019enfance ou l\u2019adoles- 594 cence, comme c\u2019est le cas pour notre malade, apparaît généralement après 40 et même 50 ans.Elle produit l\u2019allongement des os longs et les déforme, telle l\u2019incurvation des tibias, des fémurs, ete.L\u2019épaississement des parois craniennes excède souvent 3 ou 4 cm.La sue- cession des phénomènes d\u2019ostéoclasie et d\u2019hyperplasie nodulaire s\u2019inscrit au crâne dans l\u2019aspect crépu, floconneux, si caractéristique.On n\u2019a jamais mentionné l\u2019augmentation des sinus faciaux mais plutôt leur obstruction.En ce qui concerne les autres os, il faut reconnaître que, dans les deux affections, il s\u2019agit d\u2019une poly-ostéopathie et que la structure intime se ressemble souvent; mais, dans le Paget, la trabéculation est beaucoup plus anarchique et donne l\u2019image ouatée classique.De plus, nous avons personnellement noté que l\u2019hypertrophie de l\u2019ostéite déformante accuse une prédilection pour les extrémités proximales, tandis que, chez notre sujet, elle prédomine aux extrémités distales.Les douleurs, l\u2019hyperthermie locale, les troubles cardiaques et sensoriels, ete, si communs dans le syndrome de Paget, n\u2019existent pas dans l\u2019histoire de notre patient.Les lésions offrent rarement la symétrie constatée dans notre cas.L\u2019ostéite fibro-kystique de Recklinghausen, ostéose généralisée d\u2019origine hyperparathyroi- dienne, primitivement confondue et encore apparentée à la maladie de Paget, est une dégénérescence décalcifiante et destructrice de l\u2019os avec une ostéoplasie reconstructrice moins marquée toutefois que dans l\u2019ostéite déformante.Elle s\u2019accompagne d\u2019hypercalcémie, d\u2019hypercalciurie et d\u2019hyperphosphaturie.La phosphatase sanguine s\u2019exagère tandis que le taux du phosphore s\u2019abaisse.L\u2019acromégalie, à cause de l\u2019aspect des mains qui ressemble à celui qu\u2019on trouve parfois associé au Cutis verticis gyrata, a souvent donné lieu à méprise.Cette affection, bien connue comme résultant de l\u2019adénome chromophile du lobe antérieur de l\u2019hypophyse chez l\u2019adulte, détermine l\u2019hypertrophie des os des mains, des pieds, du nez ainsi que la saillie des pommettes et le prognathisme du maxil- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1939 laire inférieur.La selle turcique est dilatée en ballon.Le crâne élargi offre des épaississements inégaux, dus à l\u2019exubérance du diploé et surtout marqués dans la région occipitale (ressaut rétrolambdoïdien).Remarque d\u2019importance, les cavités para-nasales sont très développées, spécialement les sinus frontaux.La structure intime des os hypertrophiés n\u2019est guère modifiée sur les radiographies.Plusieurs acromégaliques présentent des troubles visuels par compression chiasmatique et un complexe neuro-végétatif.Nous devons cependant reconnaître que la dysplasie cranienne, observée chez notre malade, comporte quelques caractères atténués de l\u2019acromégalie.Nous sommes loin du syndrome classique; néanmoins, nous y trouvons des éléments sur lesquels il faudra revenir à propos de la pathogénie.L\u2019ostéo-arthropathie hyperthrophiante pneu- mique, décrite par Pierre Marie, est une hyperplasie sous-périostée qui affecte symétriquement l\u2019extrémité des membres.La gaine d\u2019hy- perostose, assez homogène, dédouble la corticale dont elle est séparée par un délicat trait clair.En opposition avec le vocable qui la désigne, la maladie épargne les articulations.On n\u2019y voit point d\u2019altération cranienne ou sel- laire.Parfois, des foyers d\u2019ostéoclasie se forment dans la corticale des diaphyses et occasionnent des fractures spontanées.Malgré l\u2019épithète pneumique, l\u2019ostéo-arthropathie hy- pertrophiante ne reconnaît pas toujours une étiologie pleuro-pulmonaire.La dilatation des doigts «en baguettes de tambour» et les ongles bombés produisent une certaine similitude avec les déformations digitales de notre sujet, mais la ressemblance n\u2019est que superficielle.La mélorhéostose (Léri) produit une opacification en coulées de bougie.L\u2019ostéopétrose (Albers-Schonberg) détermine chez \u2019enfant, une densification éburnée, marmoréenne, des os envahis; ceux-ci ne sont pas ou peu déformés par le processus de sclérose mais présentent une fragilité extréme. ROY ET JUTRAS: ASPECTS RADIOLOGIQUES D\u2019UNE OSTÉO-PÉRIOSTOSE Commentaires Il ressort de cette comparaison, que les lésions squelettiques de notre malade se distinguent, par plusieurs points, des autres poly- ostéopathies hyperplasiantes déjà décrites.Fic.10.\u2014 Radiographie d\u2019un avant-bras en 1937 pour montrer l\u2019arrêt du processus.L\u2019évolution de la maladie paraît terminée, stabilisée, puisque le tissu osseux néoformé porte les marques d\u2019une organisation déjà ancienne; puisque, dans l\u2019espace de quatre années, les contrôles radiologiques n\u2019ont montré aucun changement (fig.10); puisque, entre 595 deux séries de photographies prises à 8 ans d\u2019intervalle, nous n\u2019avons constaté dans l\u2019aspect du visage, que les altérations causées par le vieillissement.(Fig.11.) Dans l\u2019état actuel de nos connaissances sur la physiopathologie osseuse, ce serait manquer de circonspection que d\u2019émettre une opinion catégorique concernant la genèse des lésions observées.Il reste quand même permis, à la lumière de travaux récents, de mettre en cause certaines glandes endocrines, en particulier l\u2019hypophyse, les parathyroïdes, la thyroïde et peut-être les glandes génitales.Expérimentant chez le rat blanc et le chien, Mortimer (5) a démontré, d\u2019une part, que l\u2019hy- pophysectomie amène rapidement une hypo- plasie de la voûte cranienne et des cavités homologues des sinus frontaux; d\u2019autre part, que des injections d\u2019hormones somatotropiques restituent aux os du crâne, au diploé et aux sinus frontaux modifiés par l\u2019hypophysectomie, leur architecture normale.Ce même auteur, étudiant avec Levene et Rowe (6) les observations cliniques, radiologiques et bio-chimiques de 4000 cas soupçonnés de dysendocrinie, a reconnu, dans les formes légères de suractivité du lobe antérieur de l\u2019hypophyse, l\u2019inverse des phénomènes constatés après hypophysectomie expérimentale: agrandissement du crâne, hyperplasie du diploé, hyperpneumatisation du massif facial, amorce de prognathisme, bref, syndrome acromégalique fruste.Or, notre patient présente un crâne augmenté de dimensions; de plus les radiographies témoignent: 1° d\u2019un développement excessif des sinus frontaux et autres cavités para- nasales; 2° d\u2019un épaississement de la voûte, surtout dans la région occipitale, aux dépens du diploé; 3° enfin, d\u2019un très léger degré de prognathisme.On peut donc admettre un hyperpituitarisme discret; mais, bien entendu, sans dilatation de la selle turcique, c\u2019est-à-dire sans évidence d\u2019adénome.Les autres particularités du squelette peuvent-elles être mises, pour une part du moins, à la charge des parathyroides?A propos du diagnostic, nous nous sommes Page 596 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1939 efforcés de séparer le syndrome de notre malade, la maladie de Paget et la maladie de Recklinghausen.Il faut bien confesser cependant que l\u2019aspect radiologique dans ces démontrée.On produit cexpérimentalement Postéite fibreuse par des injections de parathormone et on guérit cette maladie par l\u2019ablation des parathyroïdes.Certains ont Fic.11.\u2014 Photographie pratiquée en 1933.illustrant la stabilité des lésions.trois affections, indique quelque chose de commun: l\u2019ostéoclasie et l\u2019ostéoplasie.Certes, le mécanisme physio-pathologique n\u2019est pas identique dans toutes les maladies malaciques; mais l\u2019influence des parathyroïdes y paraît amélioré des malades atteints d\u2019ostéite déformante par l\u2019ablation des parathyroïdes (7), d\u2019autres, par l\u2019injection de parathormone (12).Dissemblables dans leurs formes extrêmes, beaucoup moins différentes dans leurs formes - atypiques, la maladie de Paget et la maladie de Recklinghausen, possèdent une parenté pa- rathyroïdienne.Certaines similarités dans la morphologie radiologique du squelette avec l\u2019une et l\u2019autre de ces affections donnent à aussi dans la famille des dystrophies où les parathyroïdes ont un rôle à jouer.Par ailleurs, les recherches expérimentales de Leriche et Jung (3), ainsi que les travaux de Pautrier et Zorn (7) démontrent l\u2019influence des parathyroïdes et de l\u2019hypercalcémie dans les sclérodermies et les chéloïdes.L'association de sclérose cutanée, d\u2019hypertrophie osseuse et de transformation chéloïdienne des paupières constatée dans notre cas, apporte donc un argument de plus en faveur d\u2019un trouble para- thyroïdien et établit un lien entre des faits de prime abord disparates.On concèdera encore plus de consistance à notre hypothèse étiologique, si l\u2019on tient compte de la lourde hérédité thyroïdienne de notre sujet, du fait qu\u2019il a véeu sa jeunesse dans une région peuplée de goitreux et si, en outre, l\u2019on ne perd point de vue la notion bien classique des synergies thyro-parathyroïdien- nes.Peut-être devrions-nous aussi verser dans ce débat les expériences de Bachman, Collip et Seleye (1).Ces auteurs ont publié, après la rédaction de notre premier travail, des exemples d\u2019hypertrophie cutanée fort analogue au cutis verticis gyrata et résultant d\u2019injections d\u2019œstriol.Il nous apparaît donc possible que les glandes génitales, dont la dépendance avec l\u2019hypophyse, la thyroïde et les parathyroïdes est admise, aient aussi participé au déséquilibre du système endocrinien lequel nous inclinons à rendre responsable des dystrophies osseuses, cutanées et palpébrales.cerne l\u2019hyperplasie des paupières, nous ne pouvons passer sous silence l\u2019irritation oeu- aire produite par la fumée alors que le malade avait 20 années d\u2019Age; cette irritation prolongée a été suivie d\u2019une conjonctivite © ROY mr JUTRAS: ASPECTS RADIOLOGIQUES D'UNE OSTEO PERIOSTOSE 50 penser que le processus, par nous décrit, entre «Comme cause déterminante, en ce qui con- =} te chronique qui a vraisemblablement favorisé la transformation fibreuse des paupiéres.Traitement L'évolution paraissant terminée et les lésions définitivement fixées, nous n'avons pas cru devoir instituer de traitement.Nous avons pensé aux rayons ultra-violets, au calcium, aux extraits parathyroïdiens, aux vitamines ainsi qu\u2019aux rayons X sur l\u2019hypophyse, sur la thyroïde et sur les parathyroïdes; mais, comme nous ne pouvions surveiller ces médications forcément empiriques, nous avons craint de réveiller le processus endormi et de causer plus de mal que de bénéfice.En ce qui regarde les yeux, nous nous bornons aux soins d\u2019hygiène et topiques usuels.Conclusions Le malade qui fait l\u2019objet du présent travail, offre trois ordres de symptômes dont l\u2019ensemble constitue un syndrome non décrit (10): 1° une hypertrophie de la peau du visage et des extrémités; 2° une hypertrophie chéloïdienne des tarses palpébraux; 3° une dystrophie osseuse à prédominance hyperplasique, affectant un grand nombre d\u2019os mais surtout ceux des membres qu\u2019elle élargit considérablement.Les images radiologiques du squelette sont très spéciales.Elles révèlent une poly-ostéo- périostose actuellement plastique et fixée, mais gardant les traces d\u2019un processus originairement fibrotique.Elles dénoncent, en outre, une dysplasie cranienne du type hyperpituitaire.Le diagnostic différentiel, par les caractères cliniques et radiologiques, est relativement facile à l\u2019égard des formes franches de l\u2019acromégalie, de l\u2019ostéo-arthropathie hypertro- phiante de Pierre Marie, de la maladie de Paget, de la maladie de Recklinghausen et des autres dystrophies condensantes.Il y a néanmoins des raisons théoriques de mettre en cause l'hypophyse, les parathyroïdes, la thvroïde et les glandes génitales qui interviennent aussi dans la genèse des processus ci-dessus mentionnés. 598 L\u2019évolution de la maladie de notre malade paraissant achevée depuis une trentaine d\u2019années, aucun traitement n\u2019a été appliqué.BIBLIOGRAPHIE (1) BACHMAN, C, COLLIP, J.B.et SELEYE, H.: « The Effects of Prolonged Oestriol Administration upon the Sex Skin of Macaca Mulatta.» Proc.Roy.Soc.London, Series B, No 802, vol.117, p.16, 1935.(2) GOLE, L: «Un syndrome ostéo-dermopathique: la pachydermie plicaturée avec pachypérios- tose des extrémités.» Thèse de Paris, Vigot Frères, 1935 (Bibliographie).(3) LERICHE et JUNG: Soc.Méd.des Hôpitaux de Paris, 8, 379, 1934.(4) MONIER-VINARD: Soc.Méd.des Hôpitaux de Paris, 8, 379, 1934.(5) MORTIMER, H: «Pituitary and Associated Hormone Factors in Cranial Growth and Differentiation in White Rat: a Roentgenological Study.» Radiology, vol.28, n° 1, p.5, janvier 1937.(6) MORTIMER, H., LEVENE, G.et ROWE, A.W.: «Cranial Dysplasias of Pituitary Origin.» Radiography, vol.29 n° 3, pp.279-296, 1937.(7) PAUTHIER et ZORN: «Réunion Dermatolo- gique de Strasbourg.» 17 mai 1931.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1939 (8) RICHET (fils), SOURDEL.PERGOLA et JA- ROUSSE: Soc.Méd.Hôpitaux de Paris, 14, p.681, 1935.(9) ROY, J.-N.: «Hypertrophie des tarses palpébraux, des téguments de la face et des extrémités des membres, associée à une ostéo- périostose presque généralisée: un syndrome nouveau.» L'Union Méd.du Can, vol LXV, n° 6, p.517, juin 1936; Ann.Oculist, vol.CLXXIII, n° 8, p.637, août 1936; Can.Med.Ass.J., vol.34, p.615, juin 1936.(10) ROY, J-N.: «A propos du titre de mon mémoire analysé dans La Presse Médicale du 13 mars dernier.» L\u2019Union Méd.Can, vol.LXVI, n° 8, p.861, août 1937.(11) TOURAINE, A, SOLENTE, G., et GOLE, L.: «Un syndrome ostéo-dermopathique: la pachydermie plicaturée avec pachypériostose des extrémités» La Presse Méd., n° 92, p.1820, 16 nov.1935.(12) TOURAINE et SOLENTE: «Pachydermie et pachypériostose de la face et des extrémités.» Bull.Soc.F.D.S., p.287, 14 fév.1935.(13) VAN de MAELE: « Contribution au traitement de la maladie de Paget.» Journal Belge de Radiologie, vol.XXV, fase.142, p.255, 1936.(14) Virchow, R.: «Pathologie des tumeurs.» Paris, Baillière, 1867. LA PHARYNGITE AIGUË FÉBRILE DES AMYGDALECTOMISÉS ! Par Philippe PANNETON.La pharyngite aiguë est une entité pathologique bien connue.La plupart des manuels modernes en contiennent une description complète suivant les cadres classiques: étiologie, symptomatologie, diagnostic et traitement.Il semblerait bien qu\u2019il n\u2019y ait pas lieu de revenir sur une chose aussi banale.Il en est pourtant de cela comme de toutes les choses en médecine et généralement dans l\u2019expérience humaine.A mesure que nous avancons et pour chaque médecin à mesure qu\u2019il voit plus de malades, il se trouve rarement de nouvelles entités pathologiques, mais il se rencontre plus fréquemment qu\u2019on ne le penserait, des modalités nouvelles de maladies banales, modalités sur lesquelles il n\u2019est pas mauvais d\u2019attirer l\u2019attention.Le nombre des amygdalectomisés va croissant depuis trente ans.L\u2019amygdalotomie qui était la règle alors est aujourd\u2019hui à l\u2019abandon ; la pince de Ruault, instrument grossier et, si Jose dire, anti-anatomique, s\u2019en va doucement vers le musée.À sa place règne le serre- nœud, et chez certains, la guillotine.Ainsi donc le nombre des amygdalectomi- sés s'accroît de plus en plus.En Amérique particulièrement, on peut dire que si la majorité des plus de quarante ans ont encore leurs tonsilles, le tiers des individus de vingt à quarante ans les ont perdues; de vingt à dix, c\u2019est sûrement la moitié; chez les moins de dix ans, deux tiers nous semble une juste approximation.Or depuis les quelque quinze ans que nous pratiquons l\u2019oto-rhino-laryngologie, il nous a paru que de plus en plus nous rencontrons une forme de pharyngite particulière par son aspect et sa violence.Il semblerait inutile d\u2019attirer l\u2019attention sur une variété, si cette variété elle-même n\u2019était absente des livres courants.1.Travail du Service d\u2019Oto-rhino-la logie d l\u2019hôpital Notre-Dame.ryngologie de Cette affirmation est facile à vérifier.Prenons comme exemple l\u2019excellent Précis des Maladies de l\u2019Oreille, du Nez, du Pharynz et du Larynx, de Lannois, dans la « Collection Testut ».Datant déjà, puisque publié en 1908, il y a trente ans, il n\u2019a été complété depuis par aucun autre sur ce point.En outre, peu de manuels sont faits de façon aussi claire et aussi complète.Or les « pharyngites aiguës » (Chapitre IV du deuxième volume) y sont classées sous le nom d\u2019angines et avec les subdivisions suivantes: Angines superficielles.1° Catarrhales: A) Amygdalite catarrhale aiguë palatine.B) Amygdalite catarrhale aiguë pharyngée.C) Amygdalite catarrhale guale.E) Amygdalite catarrhale diffuse: idiopathique, symptomatique.2° Vésiculeuses:.3° Pseudo membraneuses:.aiguë lin- Angines profondes.Angines totales.Amygdalites ulcéro-membraneuses.Cette division est de toutes la plus nette et la plus claire.Elle est classique.Or sans aller plus loin, il n\u2019est que d\u2019examiner la division assignée par Lannois aux angines ou pharyngites pour constater que la pharyngite que nous décrirons plus loin ne saurait entrer dans les cadres ainsi établis.En effet, nous pouvons mettre de côté les trois grandes classes des angines profondes, des angines totales et des angines ulcéro-mem- braneuses.Car l\u2019angine aiguë des amygdalec- tomisés n\u2019est pas une angine profonde, elle n\u2019est pas non plus une angine ulcéro-mem- braneuse.Pour ce qui est des angines totales, Lannois, n\u2019y fait entrer que le phlegmon diffus péri-pharyngien et la gangrène du pharynx.Il 600 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuUriErIN À M L.F.A.N.\u2014 Montréal, ju'n 1939 en donne pourtant la caractéristique suivante: Angines totales: angines intéressant tous les tissus du pharynx, entendant comprendre dans leur domaine les amygdales pharyngée et linguale, jusqu\u2019à l\u2019épiglotte et les replis ary-épi- glottiques.Des angines superficielles, nous pouvons, sens attendre, éliminer les deux groupes des angines vésiculeuses et pseudo-membraneuses.Nous voilà restreints au premier groupe, celui des angines aiguës dites « catarrhales ».Dans ce groupe quatre espèces basées sur l\u2019individualisation des « amygdales », la palatine, la pharyngée, la linguale.Ici non plus, nous nel trouvons pas place pour l\u2019angine aiguë des amygdalectomisés, angine dont le maximum se trouve derrière les piliers postérieurs et sur la paroi postérieure du pharynx.Quant aux angines catarrhales diffuses, l\u2019auteur les divise en symptomatique, ce qui ne nous intéresse point; et enfin en «idiopathique » (!) ce qui ne dit pas grand chose.Mais il précise en ces termes: «\u2026 tout est pris, mais les amygdales ne sont pas sensiblement tuméfiées, ete.» (Lannois p.221).Sans discuter le détail sur lequel nous reviendrons, il semble bien que si l\u2019on devait adopter la classification de Lannois c\u2019est après cette classe des angines catarrhales diffuses que notre entité devrait prendre place.Prenons comme point de comparaison, le tout récent manuel américain de Morrison (Diseases of the Nose, Throat and Ear, 1938).La division adoptée en a) pharyngite aiguë simple et b) pharyngite chronique simple, ne comprend pas la sous-variété que nous décrivons icl.Toute cette explication peut paraître longue.Elle est en réalité une justification, qui nous a paru nécessaire, de notre description.Qu'est-ce done que cette pharyngite aiguë fébrile des amygdalectomisés?Voilà la définition que nous en donnerions: La pharyngite aiguë fébrile des amygdalec- tomisés est une angine particulière à ceux dont les tonsilles ont été extirpées en tout ou en presque totalité.Elle est caractérisée par une inflammation violente dont le maximum siège à la paroi postérieure du pharynx, avec fièvre et courbature.Le détail des symptômes sera donné plus loin.* * Pour suivre le cadre habituel et commode voici comment, selon nous, s\u2019écrirait ce nouveau chapitre de la pathologie pharyngée.Définition La pharyngite aiguë fébrile des amygdalec- tomisés est l\u2019inflammation aiguë et violente de la région pharyngée rétro-tonsillaire particulière aux amygdalectomisés, et'surtout à ceux qui le furent sur le tard.Etiologie Cette pharyngite se rencontre chez les individus à qui on a enlevé chirurgicalement les amygdales, à condition que cette ablation ait été complète ou à tout le moins sub-complète.Elle nous a semblé toucher indifféremment les hommes ou les femmes.On la rencontrera rarement si jamais chez les enfants; ce serait pour nous une .maladie de l\u2019adulte et partieu- lièrement d\u2019entre vingt-cinq et quarante-cinq ans.Pour ce qui est des enfants, le grand nombre des enfants que nous avons suivis après leur opération et cela pendant des années (surtout à la Crèche d\u2019Youville où nous avons opéré des centaines d\u2019enfants de tous les âges), nous incline à croire qu\u2019elle ne se rencontre pas.Du moins ne l\u2019avons-nous jamais rencontrée bien nette.De la trentaine de cas que nous avons eu sous nos soins, le plus jeune avait vingt-trois ans, le plus vieux quarante-sept.Mais du fait que nous n\u2019en avons pas rencontré à un âge plus avancé, nous nous garderons de tirer la conclusion qu\u2019elle ne puisse exister; l\u2019avenir nous fixera sur ce point.Il ne faut pas oublier en effet que ce n\u2019est que depuis peu d\u2019années, relativement, que la ton- sillectomie s\u2019est répandue ; si bien que très peu de vieillards d\u2019aujourd\u2019hui l\u2019ont subie.Différentes causes semblent y prédisposer dont la première est la disparition totale des tonsilles.Ceux auxquels il reste une portion appréciable de ces organes semblent plutôt PANNETON: LA PHARYNGITE AIGUË DES AMYGDALECTOMISÉS indemnes.Mais la présence de quelques nodules.primitifs ou néoformés, dans les loges, semble n\u2019avoir sur la violence et la fréquence de la maladie aucun effet.Parmi les causes secondaires, nous serions portés à assigner une importance majeure au rhumatisme, et à la goutte.Enfin l\u2019abus du tabac et des alcools pourrait avoir quelque action.L'état général, en dehors des notions que nous venons d\u2019avancer, ne semble pas avoir d\u2019influence nette.Bien entendu, parmi les circonstances extérieures, doivent entrer en ligne de compte toutes les causes occasionnelles des angines et des coryzas, et singulièrement les « refroidissements », et les séjours en une atmosphère chaude et sèche, telle qu\u2019il se rencontre si souvent l\u2019hiver dans nos maisons.Bactériologie Les recherches bactériologiques ne semblent pas donner de résultats intéressants.Il en est de même, d\u2019ailleurs, dans la plupart des infections buccales, sauf pour certaines entités bien caractérisées: angines diphtérique, ulcéreuse de Vincent, à granules (baciles de Koch), etc.Dans les grandes angines courantes, les cultures montreront des exemplaires nombreux de toute la flore microbienne ordinaire sans qu\u2019on puisse trouver un élément majeur.Anatomie pathologique Nous n\u2019avons jamais eu l\u2019occasion de faire faire l\u2019examen anatomo-pathologique de lambeaux de muqueuse au cours de l'infection.Etant donné les ennuis réels que comporte pour le malade cette affection, on comprendra qu\u2019il serait difficile de lui proposer une biopsie en tissu inflammé qui, outre l\u2019accentuation de la dvsphagie, risquerait d\u2019aggraver infection.Il n\u2019est pas douteux, cependant, que nous trouverions là l\u2019image banale de la muqueuse inflammée avec ici et là des follicules lymphatiques inflammés de même; car, nous le verrons plus loin, ce sont ces follicules hypertrophiés de façon tantôt permanente, tantôt temporaire, qui sont caractéristiques de 601 cette infection.La muqueuse, elle, présente extérieurement tous les signes de l\u2019inflammation, ce qui entraînerait évidemment dilatation des capillaires, diapédèse abondante des leucocytes, exsudation séro-fibrineuse, ete.Symptomes SYMPTOMES GENERAUX: les symptômes généraux, surtout ceux du début sont ceux de la grippe commune et, à peu près, ceux des infections aiguës.Tous les.malades décrivent cette période de frissonnements que l\u2019on a accoutumé de placer au début des coryzas et des grippes.En réalité, ce n\u2019est pas là la période de début, et c\u2019est bien à tort, selon nous, que les malades grippés ou enrhumés accusent ce refroidissement d\u2019être la cause de leur mal.Lorsqu\u2019ils ressentent ce froid profond, l'infection est déjà en train de se généraliser.En réalité, la pharyngite débute par une sensation de sécheresse dans la gorge et de raideur à la déglutition.Les malades ont souvent à ce moment des sueurs assez marquées.Dans les vingt-quatre heures, l'infection, qui rarement tourne court, s\u2019est répandue: le malade se sent frissonneux.La plupart du temps on rencontre des raideurs articulaires et même des douleurs véritables.En peu de temps la température monte.Elle atteindra rapidement 101°, 102°, voire 103° Far.Mais c\u2019est du côté du pharynx que sont centrés les ennuis.Le malade a la sensation que sa muqueuse pharyngée est devenue « une plaque de cuir épais, une râpe » ete.Les sécrétions, rares et claires au début, deviennent épaisses, presque glaireuses.La déglutition est rendue difficile non pas tant par une douleur aiguë, comme dans l\u2019angine aiguë de l\u2019'amygdale, mais bien par une gêne presque mécanique.Un malade comparaît la sensation à celle qu\u2019il avait connue lorsque, pour une intervention préalable, on lui avait complètement anesthésié la muqueuse de l\u2019arrière- gorge.Un autre évoquait la période annuelle de «son rhume des foins », à son maximum.Cette sensation dépendrait à notre avis, non 602 pas tant de l\u2019inflammation de la muqueuse que de celle du muscle pharyngien sous-jacent.La voix prend un timbre particulier qui se rapproche de la voix pharyngée, sans résonance, du porteur de végétations.Le manque d\u2019appétit est évidemment marqué, la soif généralement intense.Les intestins sont paresseux, les urines chargées.Rapidement les parties extrêmes du pharynx se prennent.C\u2019est à cette période que la déglutition entraîne des sensations pénibles du côté des oreilles, par irritation des pavillons tubaires.Cette douleur est rapportée aux oreilles par les malades qui généralement requièrent une otoscopie.Mais il est bien rare que celle- cl montre quoique ce soit.A peine une ou deux fois avons-nous cru voir un peu de roseur à l\u2019un des tympans.Tous ces symptômes subjectifs n\u2019ont rien de très particulier, surtout les symptômes généraux.Pour ce qui est des sYMPTOMES LOCAUX, le malade lui-même remarque qu\u2019ils prédominent non pas tant de chaque côté de la gorge qu\u2019à la partie postérieure.Il y a naturellement de l\u2019adénite.Elle nous a cependant paru moins marquée que dans les angines proprement amygdaliennes.Les symptômes objectifs eux, sont caractéristiques.Dès l\u2019ouverture de la bouche on est saisi de l\u2019apparence du pharynx.Sa douleur contraste violemment avec celle du reste de la bouche ou même de la pituitaire, si on a auparavant pratiqué la rhinoscopie.La muqueuse buccale a gardé, ou à peu près, son aspect normal.Si la langue est saburrale, cela prédomine dans la moitié de la langue.Les piliers antérieurs sont à peine plus rouges que normal.Au contraire, s\u2019il reste dans la loge quelques follicules, ceux-ci sont très hypertrophiés, écarlates, luisants.Ces cas sont les seuls où le malade ressent une douleur dans cette région.Les piliers postérieurs eux sont nettement épaissis, congestionnés.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.A.N.\u2014 Montréal, juin 1939 Mais c\u2019est au delà que l\u2019aspect est particulier.Dans presque tous les cas, l\u2019inflammation a suscité, derrière les piliers postérieurs et parallèlement à eux, de chaque côté, un troisième pilier.C\u2019est une véritable colonne hyperplas- tique, formée de tissu lymphoïde; cela est macroscopiquement analogue aux nodules de la pharyngite hypertrophique nodulaire.Entre les crises, jamais fréquentes et parfois uniques dans l\u2019histoire du malade, ces formations ont une apparence jaunâtre.Sur elle la muqueuse est d\u2019apparence à peine plus veloutée que normal.Mais en temps de crise, en pleine angine fébrile, toutes les zones hypertrophiques prennent un aspect qu\u2019on ne rencontre que chez les seuls amygdalectomisés en angine.Toute la paroi pharyngée est luisante et épaissie dès le début.Là-dessus se détachent particulièrement les ilôts hypertrophiques et les faux piliers qui peuvent jusqu\u2019à tripler de volume.Au bout de vingt-quatre heures, on trouve le long du pharynx de longues traînées de sécrétions glaireuses que le malade détache avec peine.La muqueuse nasale participe à cette inflammation mais à un degré infime.Quant aux loges amygdaliennes elles sont relativement respectées.La muqueuse en est bien rouge et congestionnée.Mais les vrais piliers, surtout les antérieurs, paraissent presque normaux par comparaison avec les faux piliers situés derrière les postérieurs.Souvent cependant comme dans toutes les angines, la luette pend lamentablement avec son bout œdématié, en battant de cloche.Complications Des cas que nous avons eu à soigner, aucun n\u2019a présenté de complications.À certains moments de violentes douleurs du côté des oreilles ont pu nous faire craindre une otite.Il est même arrivé exceptionnellement que nous ayons vu le ou les tympans rosir comme au début d\u2019une inflammation de l\u2019oreille moyenne.Mais il ne s\u2019est jamais rien passé de notable de ce côté.-\u2014_ er \u2014\u2014\u2014 -\u2014 PANNETON: LA PHARYNGITE Cours Le cours de la maladie est plutôt bref.Une période d\u2019invasion de un à trois jours, selon que l\u2019on compte des tout premiers symptômes locaux ou des premiers symptômes généraux.Une période d\u2019état qui va de trois à cinq jours, plus ou moins.Un décours rapide au début mais qui est prolongé sensiblement par une semaine environ de fatigue générale, de lourdeur et de sensibilité dans les membres.Et c\u2019est fini.Diagnostic Il se fait à vue d\u2019œil.Le malade lui-même attirant l\u2019attention sur son pharynx.Il ne faut pas se laisser égarer par la température dont il est important de savoir qu\u2019elle peut atteindre un degré élevé.Traitement Nous ne connaissons pas de traitement qui puisse avoir une influence décisive.Au début il en est de cette pharyngite comme des grippes et des coryzas.Il semble que les désinfectants locaux (nez et pharynx), parmi lesquels nous préférons et de beaucoup les sels colloidaux d\u2019argent, puissent arrêter le mal quand on est encore au début, avant la fin de la période d\u2019invasion.L\u2019effet des vaporisations de ces sels d\u2019argent, argyrol à 5%, électrargol à 2% de préférence dans du sérum physiologique que l\u2019on peut prescrire glucosé, semble réel.L\u2019éphédrine ajoutée à cette prescription en augmente sensiblement l\u2019effet immédiat et médiat.De même les comprimés d\u2019éphédrine (un centigramme environ trois fois par jour) peuvent aider à interrompre le cours d\u2019une pharyngite qui s\u2019annonce.Les mêmes médicaments sont utiles à la période d\u2019état.L\u2019éphédrine donnera un soulagement appréciable à la sensation de malaise généralisé.Toutefois il faut savoir que le des- séchement des muqueuses occasionné par l\u2019é- phédrine et ses succédanés, rend parfois plus AIGUË DES AMYGDALECTOMISÉS 603 pénible la sensation d\u2019empâtement du pharynx.Aussi à la période d\u2019état vaudrait-il mieux y aller de ce médicament avec circonspection.Localement, il faudra se garder des gargarismes à base d\u2019iode ou d\u2019acide phénique.Irritants pour une muqueuse déjà congestionnée au maximum, ils présentent en outre le grand défaut de figer les sécrétions en les rendant moins liquides.Au contraire, on se trouvera bien de tous les médicaments qui stimuleront la sécrétion pharyngée et faciliteront ainsi le nettoyage de la gorge encombrée.La simple solution salée hypertonique entraînera souvent une véritable suerie locale.La glace dans la bouche et autour de la gorge soulagera le malade.L'utilisation des anesthésiques locaux, sous formes de fondants, aident puissamment au confort du malade.Le régime semble avoir une certaine importance.Les boissons aux jus de fruits, de préférence alcalinisées, seront prises en très grande abondance; on semble se trouver bien de l\u2019abstention des substances carnées.Les glaces, crèmes glacées, ete.présentent l\u2019avantage d\u2019être nutritives tout en soulageant le malade par le froid.Le repos au lit sera évidemment imposé au malade.Mais rien ne pourrait lui être plus désagréable et nuisible que le séjour dans une chambre surchauffée et sèche, comme le sont la plupart des nôtres en automne et en hiver, saisons de choix de ces pharyngites.Elles se rencontrent en effet à ces époques où nos maisons souvent surchauffées à 80° présentent un pourcentage d\u2019humidité de 10% et même moins: il faudra ouvrir les fenétres installer des saturateurs quitte à bien couvrir le malade et lui fournir les boules chaudes dont il aura besoin.Chez ceux qui ont tendance au rhumatisme et dont les douleurs articulaires sont particulièrement aiguës, il faudrait peut-être songer au salicylate de soude.Et quand arrivera la convalescence, les fortifiants ne seront pas de trop. RECUEIL DE FAITS ee ee MÉNINGITE AIGUË PURULENTE TRAITÉE PAR LE SULFANILAMINE.GUÉRISON \" Par Roma AMYOT.Observation.Louis B., 16 ans, fut admis dans le Service de Neurologie, le 26 décembre 1938.Une semaine avant Noël, il fut pris d\u2019une céphalée fronto-temporale intermittente associée à une légère raideur de la nuque.Quelques jours plus tard, le malade commença à vomir des aliments.Vers le 25 décembre, la céphalée devint intolérable et constante.La température était alors d\u2019environ 102 Far.Pas d\u2019angine, ni d\u2019otite, ni sinusite, ni coryza, ni trachéo-bronchite.Histoire personnelle et familiale sans particularité.Examen a l\u2019entrée du malade (26 décembre 1938).Température buccale, 101.6 Far.Pouls 84.Malade se plaint constamment, maintient ses yeux clos (photo-phobie).Congestion veineuse du fond de l\u2019œil, sans image de stase papillaire.Langue saburrale, haleine fétide.Tympans normaux, pas de nystagmus, ni paralysie oculaire.Congestion du voile du palais, des piliers et du pharynx.Amygdales d\u2019aspect normal.Sinus normalement illuminés.Nerfs cra- niens normaux.Rardeur très marquée de la nuque.Rachialgie.Aucun signe neurologique aux membres, ni au tronc, sauf un signe de Kernig manifeste et une hyperesthésie très prononcée des téguments.Liquide céphalo-rachidien.Liquide trouble.1.Communication faite à l\u2019Assemblée scientifique du Bureau médical de I\u2019'H.N.D., séance de janvier 1939.Pression (couché) 240 millimètres.Perméabilité normale des espaces sous-ara- chnoïdiens.Albuminose 0.70 0/00.Présence de pus.Examen bactériolgoique négatif.B.W.négatif.Pandy +.Or et benjoin, précipitation dans la zone méningée.B.W.du sang, nég.Urine, Présence d\u2019acétone (vomissements répétés).Hémoculture.Staphylocoques interprétés comme étant l\u2019effet d\u2019une contamination.Une hémoculture de contrôle sera négative.Inoculation du liquide céphalo-rachidien au cobaye: résultat à venir.Ensemencement du 1.¢.r.sur milieu de Lowenstein: aucune culture de microbes pyo- genes; Koch nég.Para - amino - phényl - sulfamide (1162 F.« Septoplix ») 0.50 centig.Un comprimé toutes les 4 heures associé a 2 grammes de bicarbonate de soude, jusqu\u2019au 4 janvier 1939.« Soluseptazine » (46 R.P.) en injection in- tra-rachidienne 5 cc., les 27/12/38, 29/12/38, 31/12/38.Sérum glucosé en intra-veineuse (contre acidose) à partir du 4 de janvier; masse de Blaud et extrait hépatique en intra-musculai- re (contre anémie).Evolution de la maladie.Amélioration rapide du syndrome méningé.Dès le 31 décembre, c\u2019est-à-dire 4 jours après le début du traitement, la température était normale après avoir oscillé entre 100 et 102.8 AMYOT: MÉNINGITE TRAITÉE PAR LE SULFANILAMINE Far, le malade n\u2019avait plus de céphalée, la raideur de la nuque était grandement diminuée ainsi que le Kernig; le liquide céphalo-rachidien était moins trouble, sa pression était normale.Le 3 janvier 1939, tout syndrome clinique de méningite était disparu.Le 7 janvier, le liquide ne contenait que quelques lymphocytes et polynucléaires.Le 11 janvier, le malade pouvait se lever.Une formule sanguine recherchée le 31 décembre 1938, montrait: 73% gr.3,450,000 poly.g.b.3,350 baso.1% hém.62% grands mono.6% v.g.0.9 lympho.18% poly.eos.2% Anémie et leucopénie peut-être causées par la médication sulfamidée.Commentaires Nous croyons que ce malade a été guéri de sa méningite par le 1162 F.Cette méningite avait une évolution aiguë, histologiquement elle offrait l\u2019aspect d\u2019une méningite purulente, à polynucléaires; elle ne pouvait donc être rangée dans la classe des formes spontanément curables, à formule lymphocytaire de l\u2019hypercytose rachidienne.Le défaut d\u2019identification microbienne dans le liquide, enlève cependant à la médication employée toute valeur scientifique absolue.Nous rapportons cette observation parce que le résultat obtenu est intéressant; nous avons l'impression que le malade, non traité par les sulfamidés, serait mort.Nous profitons de l\u2019occasion pour faire quelques remarques sur le traitement des méningites aiguës les plus fréquentes, par le para- amino-phényl-sulfamide (sulfanilamine).La méningite staphylococcique ne semble pas bénéficier de cette thérapeutique.Certains cas de méningite pneumococcique auraient guéris.Ainsi, Joséphine B.Neal (J.A.M.A.111: 1353; 8 oct.1938) rapporta six guérisons sur 27 cas, alors que durant les 27 années précédentes toutes les méningites 605 pneumococciques observées par l\u2019auteur évoluèrent fatalement vers la mort.Espérons que l\u2019emploi du nouveau produit, le 693, obtenu par des auteurs anglais, améliorera encore le pronostic de l'infection méningée par le pneumocoque.L\u2019évolution de la méningite streptococcique (strepto-hémolytique) a été complètement changé depuis l\u2019usage des sulfamidés.Auparavant, mortalité dans 95% des cas; depuis les sulfamidés, mortalité qui pourrait être établie autour de 25%.L\u2019auteur cité, sur 27 cas traités, en a perdu 4 seulement.De nombreuses guérisons ont été rapportées par d\u2019autres auteurs.A la « Société médicale des hôpitaux de Paris », en 1938, des auteurs français en rapportèrent 4 cas.En avril 1937, Schwentker, Gelman et Long rapportèrent dans J.A.M.A., 11 cas de méningites méningococciques traités uniquement par les sulfamidés.Dix avaient été guéris.Ultérieurement de nombreuses autres observations de guérison furent publiées.Pour abréger, disons que le seul traitement incontestablement efficace de la méningite mé- ningococcique est, jusqu\u2019à nouvel ordre, le sul- fanilamine.Pour s\u2019en convaincre, on pourra lire entre autres publications, la communication de Marquézy, Launey et Mlle Mage à la «Société Médicale Hop.Paris» (Bull.Mém.24 oct.1938, p.1459.) Toutes ces méningites doivent être traitées par l\u2019administration du médicament par voie buccale et rachidienne.Il est important d\u2019employer des doses assez élevées du produit (de 5 à 7 grammes par jour, fractionnés en 6 ingestions durant les 24 heures, pour l\u2019adulte; 2 à 4 grammes, chez les enfants).Il est encore plus important d\u2019introduire le médicament dans les espaces sous-arachnoïdiens par ponction lombaire.L'évolution de certains cas a montré que l\u2019amélioration devint définitive dès qu\u2019on recourut à la voie lombaire.On pourra injecter de 15 ce.à 30 cc.de la solution à 8%, c\u2019est-à-dire environ 0.16 centig.tous les jours ou tous les deux jours, afin d\u2019obtenir un taux de sulfamide à 4 milligrammes p.100 606 dans le liquide céphalo-rachidien, ou encore jusqu\u2019à stérilisation du liquide et diminution manifeste du nombre des leucocytes.Il est sage de continuer l\u2019emploi du médicament pendant plusieurs jours après la guérison apparente, au moins par voie buccale et à doses moins élevées, afin d\u2019éviter des récidives toujours possibles de l\u2019infection méningée.En terminant, nous ne craignons pas d\u2019af- L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.- Montréal, juin 1939 firmer que la Médecine par le truchement des sulfamidés, remporte dans les méningites ai- gués pyogenes des victoires d\u2019autant plus éclatantes que ces affections étaient auparavant presque inexorablement vouées à une évolution fatale.La découverte de ces produits chimiques et leur utilisation thérapeutique sont une des plus importantes acquisitions médicales contemporaines.OTHÉMATOME Par Ulysse Fall River, L\u2019othématome ou hématome du pavillon de l\u2019oreille, se voit surtout chez les boxeurs et les lutteurs.On le trouve aussi à la suite d\u2019accidents divers, intéressants le pavillon de l\u2019oreille.Le diagnostic est facile.C\u2019est une histoire de bagarre ou d\u2019accident chez un patient porteur d\u2019une oreille œdémateuse et pendante.Traitement Tous les auteurs s\u2019accordent à dire qu\u2019il faut opérer le plus tôt possible: ouvrir largement, nettoyer les caillots, faire l\u2019hémostase et suturer le lambeau en laissant un drain.Dans le cas d\u2019un boxeur, Coates recommande l\u2019application d\u2019un bandage élastique entre les «rondes », afin de diminuer l\u2019étendue de l\u2019hématome.Laurens recommande la même technique.Il insiste sur l\u2019ouverture précoce: « Ouvrir largement, faire l\u2019évacuation rapide de l\u2019othématome.Surtout évitez les ponctions ou les petites incisions qui ne soulagent le malade que temporairement.» Le professeur R.C.Howard, assistant à la clinique otologique du New York Polyclinic Medical School and Hospital, a traité un grand nombre de ces othématomes; l'hôpital se trouve tout près du Madison Square Garden.Ses résultats, en suivant la technique ordinaire, n\u2019ont pas toujours été satisfaisants.Dans ses recherches, il a perfectionné son opération de la fenêtre: « Window operation ».FORGET, (Mass.).Au lieu d\u2019ouvrir au bistouri, il fait sa fenêtre avec le « punch » de Myles.La fenêtre se fait dans la gouttière de l\u2019hélix, assez longue pour évacuer les caillots et faire l\u2019hémostase.Si le pincement des vaisseaux ne suffit pas, le catgut 000 monté sur aiguille atrau- matique, est idéal pour ces cas.Si l\u2019othéma- tome est volumineux, on peut faire une autre fenêtre sur le bord supérieur de la cavité de la conque, en suivant la courbure anatomique.L\u2019hémostase une fois faite, on ne suture pas la peau.Le lambeau est replacé sur le cartilage avec soin, une mèche iodoformée fait le drainage et le pansement tient le tout en place.Il faut y faire une compression moyenne pour empêcher une hémorragie possible; toutefois, une compression trop forte peut causer de la douleur et de la nécrose.On change le pansement tous les 2 jours, et tous les jours s\u2019il y a infection.J\u2019espère que le cas présenté avec photographies sera assez clair pour bien illustrer la technique de Howard.Observation Wm.C., âgé de 17 ans, se présente le 6 juin 1938, pour tuméfaction du pavillon de l\u2019oreille gauche, et donne l\u2019histoire suivante.Le 15 avril 1938, lors d\u2019une joute de boxe au club athlétique de l\u2019école, il reçut un coup de poing sur l\u2019oreille gauche.Il s\u2019en inquiéta peu, mais le lendemain, voyant le pavillon de son oreille œdémateux, il consulta son médecin.Il eut FORGET: OTHEMATOME Fig.1 Oreille schématique montrant les bouchées prises dans la gouttière de l\u2019hélix et sur le bord supérieur de la cavité de la conque.Fig.2 Othématome avant l\u2019opération.Fic.3 Aspect du pavillon 2 jours apres l'opération.607 dans la suite plusieurs évidements de son othé- matome, faits au bistouri, mais sans résultat.Je lui conseille l\u2019opération de la fenêtre et il accepte.J'ai suivi la technique décrite plus haut et au bout de 18 jours il était guéri.Le pavillon est un peu plus épais que celui de Frc.4 Photographie prise le 12 août 1938.l'oreille, mais il est souple.Le résultat est excellent, vu que le malade a été opéré très en retard, soit 52 jours après la formation de l\u2019othématome.* kk Si un othématome n\u2019est pas traité radicalement, le plus t6t possible, le cartilage est exposé & l'infection par les évidements répétés que l\u2019on est obligé de faire.Il s\u2019y installe une péri-chondrite chronique qui déforme le cartilage du pavillon et donne comme résultat final, l\u2019oreille en « chou-fleur ».Conclusions 1° L\u2019othématome, hémorragie du pavillon de l\u2019oreille doit être opéré le plus tôt possible après sa formation.2° L'opération de la fenêtre de R.C.Howard (de New-York), « Window operation », semble donner de meilleurs résultats que les autres procédés.BIBLIOGRAPHIE JACKSON-COATES: The Nose, Throat and Ear and ther Diseases.LAURENS: Chirurgie du nez, du pharynx et du larynx. LE DIAGNOSTIC PRÉCOCE DE LA TUBERCULOSE PLEURO-FULMONAIRE CHEZ L\u2019ADULTE Par J.-A.MILLET, Médecin à l\u2019hôpital du Sacré-Cœur.Ce problème compliqué se précise davantage par un minutieux examen clinique, radiologique et bactériologique.Etude clinique d\u2019abord, pour le praticien qui reçoit à sa consultation un tousseur issu ou non de phtisique, la tuberculose s\u2019entoure de symptômes fonctionnels et généraux, formant un syndrôme assez particulier: amaigrissement, anémie, asthénie profonde, fièvre, sucurs nocturnes, expectoration, dyspnée, douleurs thoraciques et souvent hémoptysie.À cet anamnèse, Laennec, Louis, Barth, Roger, Potain, Dieulafoy ajoutaient, pour reconnaître un vrai début de phtisie, la présence en un même point du poumon de cinq signes physiques: la submatité, la respiration faible, rude ou saccadée, la bronchophonie, l\u2019expiration prolongée, les craquements secs, et beaucoup d'encre a coulé depuis le jour où Gran- cher, par une fine auscultation, expliquait sa théorie de la germination.Aujourd\u2019hui, il est d'usage courant d\u2019enseigner la valeur du signe de Ruault dans 60% des tuberculoses unilatérales, pneumonie ou lésions rétractiles, de rechercher la sonorité du dôme pulmonaire suivant la méthode de Kronig et d\u2019observer que la respiration trouble, la respiration soufflante, accompagnés de râles crépitants et sous-crépitants, à consonance métallique, dans une zône d\u2019étendue variable, traduisent la formation d\u2019une alvéolite ou d\u2019un processus ulcéreux.Pour être parfaite sans être infaillible, l\u2019auscultation doit aussi explorer les régions axillaires et péri-scissurales parfois négligées.Cette qualité d\u2019infaillibilité rappelle toutes les controverses au sujet de l\u2019auscultation et Stéphani, entre autres, argumente avec une statistique de 200 cas de tuberculose pleuro- pulmonaire de formes diverses, pour conclure à: 29.5 de lésions clairement traduites, 32.5 de lésions mal traduites, 38 de lésions inauseultables.Ce témoignage accepté par un grand nombre exige de la radiographie un appui incessant pour formuler un diagnostie précoce.D\u2019une façon générale, on admet que la tuber- eulose « inciplens » siège non pas au sommet proprement dit, comme l\u2019enseignaient les classiques, mais dans l\u2019espace immédiatement sous-jacent, celui qui, sur le film se projette au-dessous de la clavicule, d\u2019où le nou d'infiltration sous-claviculaire précoce par lequel les auteurs allemands désignent la lésion initiale de l\u2019infection tuberculeuse dans ie poumon.L\u2019infiltrat précoce d\u2019Asmann présente les caractères d\u2019une tache grise, floue, nuageuse, aux contours très mal dessinés.Cette tache est isolée en plein parenchyme ou bien elle entre en contact avec le bord de la plage pulmonaire.- La plupart du temps, l\u2019infiltrat précoce se rencontre dans la région que nous venons de dire, moins fréquemment au niveau du hile et plus rarement àla base.C\u2019est une lésion cliniquement silencieuse qui peut entraîner la naissance d\u2019une caverne précoce ou tendre à la résolution spontanée plus ou moins rapide et plus ou moins complète.Pour Léon Bernard, le lieu d\u2019élection des lésions débutantes serait plus exactement la zône intercleido- hilaire.Du reste, d\u2019après cet auteur, le début réel se ferait à partir du hile, les lésions progressant ensuite vers la zône sous-claviculai- ré où se forment la grande majorité des spé- longues.Dans les formes diffuses, d\u2019emblée très étendues, le film pourra déceler une exagération du gros réseau primaire, la tramite de Bezan- con et du réseau secondaire identifié par Sergent sous le nom de périlobulite. MILLET: LE DIAGNOSTIC PRÉCOCE DE LA TUBERCULOSE Au point de vue anatomo-pathologique les éléments de la tramite sont: 1° la pleurite; 2° la lymphangite péribron- chique et péri-vasculaire; 3° l\u2019adénite.Il se trouve souvent que la plèvre apicale, touchée au début, comme l\u2019a noté Sergent, laissera une séquelle ainsi décrite par Stéphani.Une ombre discrète sous la forme d\u2019une bande grise dont la limite supérieure se confond avec celle de la deuxième côte (rarement de la première) et dont la limite inférieure se présente sous l\u2019apparence d\u2019une ligne presque toujours irrégulière formant une série d\u2019aspérités reliées par des arcs de cercle à concavité mfé- rieure, c\u2019est l\u2019ombre satellite de la deuxième côte.La lymphangite exprime toutes les images du renforcement de la trame broncho-vas- culaire, que l\u2019on nomme radiographiquement le de:sin pulmonaire, aussi bien dans la projection normale que dans le sens axial et c'est ainsi que la périlobulite n\u2019est autre chose que la localisation de la tramite aux derniéres ramifications des espaces interstitiels.Enfin, pour étre complet, le médecin doit demander au laboratoire des renseignements précieux.Car, s\u2019il arrive que auscultation et la radiographie se montrent impuissants a découvrir la nature tuberculeuse de la maladie, l\u2019examen direct isolé ou en série, I\u2019homogénéisation, l\u2019inoculation au cobaye des expectorations apportent souvent une solution définitive dans le dépistage et la classification des contacts.Pour illustrer l\u2019importance trop souvent négligée de l\u2019inoculation au cobaye, plus efficace que la culture, permettez-moi de rapporter brièvement ces deux observations.Observation I.La première est celle d\u2019une jeune fille de 20 ans, issue d\u2019un foyer tuberculeux où sont morts 4 adolescents de l\u2019année 1934 à 1939.Aucun antécédent pathologique remarquable, sauf en février 1937, le drainage d\u2019un abcès périnéphritique droit d\u2019origine appendiculaire.A l\u2019admission, le 8 octobre 1937, R.L.se plaint d\u2019amaigrissement, d\u2019aménorrhée, de 609 toux sèche progressivement tenace et de transpiration nocturne et ajoute que tous ces symptômes remontent à l'intervention opératoire de février 1937.Aucun signe adventice décelable.La radiographie est celle d\u2019une réinfection, d'une épisode de sensibilisation.À la cure, l\u2019état général s\u2019améliore jusqu\u2019au début de janvier 1938 où l\u2019examen pulmonaire révèle une évolution discrète localisée au sommet droit.L\u2019examen direct des expectorations purulentes et l\u2019'homogénéisation pratiquées en série ne montrent aucune trace de B.K.Seule à ce moment, l\u2019inoculation au cobaye revient positive.En mars suivant, la marche progressive de l\u2019infection est caractérisée par une température oscillante de 99 à 100 le soir et par une chute régulière de l\u2019état général.En avril, laryngite et bilatéralisation.En juillet, cortico-pleurite gauche et pour la 1ère fois depuis 9 mois que nous faisons des examens de crachats, en tout une vingtaine, le rapport revient du laboratoire B.K.positif, G 4.Observation II.La deuxième est celle d\u2019une patiente plus âgée, 57 ans, appartenant aussi à un foyer tuberculeux où sont morts la mère à 33 ans, un frère à 41 ans, une sœur à 34 ans et une autre à 52 .On retrouve des antécédents personnels chargés par une: scarlatine à 10 ans; paratyphoïde à 15 ans; épisode pulmonaire gauche à 30 ans; pleurite droite à 40 ans; épisode pleuro-pulmonaire à 53 ans, avec 10 examens de crachats négatifs; hémoptysie, 1 once (la 1ère) en novembre 1936 à 56 ans.Le début apparent, le juin 1937, est caractérisé par une douleur apicale gauche, fièvre à 99°, frissons, asthénie, anorexie, amaigrissement de 8 livres, toux et expectoration purulente. 610 Les examens de crachats et l\u2019homogénérsa- tion en série n\u2019ont jamais décelé de bacille de Koch.L\u2019inoculation au cobaye revient positive le 8 septembre 1937.Aucun signe adventice mais des symptômes suffisants pour retracer une évolution discrète et progressive jusqu\u2019en juin 1938 où l\u2019état pulmonaire paraît stabilisé.De nouveau, après 15 examens directs négatifs et autant d\u2019homogénéisations de crachats purulents, un cobaye meurt tuberculisé par ces expectorations en apparence inoffensives.En septembre 1938, une nouvelle évolution avec douleurs thoraciques, température, toux, expectoration et signes d\u2019intoxication générale.Alors, pour la 1ère fois, les expectorations reviennent positives avec B.K., à l\u2019examen direct, une année après que la preuve a été faite par l\u2019inoculation au cobaye.* + * En conclusion, la nécessité d\u2019un diagnostic précoce s\u2019impose pour vivifier la lutte anti- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1939 tuberculeuse et il faut entendre par diagnostic précoce celui qui sera posé le plus tôt après les premiers examens du patient.Il paraît suffisamment démontré que ce diagnostic peut se faire, si le médecin éclairé n\u2019omet aucun facteur indispensable pour appuyer son opinion.Il ne devrait plus se rencontrer de misérables anémies, faiblesses générales, névralgies, bronchites chroniques, qui, après des mois et des mois de traitement avec toutes les médications plutôt symptômatiques, ont contaminé un entourage sans méfiance, qui sera victime de la tuberculose pulmonaire reconnue trop tard, à cause d\u2019examens insuffisants.BIBLIOGRAPHIE Edouard RIST: La tuberculose ; Emile SERGENT: La tuberculose ; Revue de Phtistologie, 1931-1933.Revue de la tuberculose, mars 1937.René BURNAUD: Précis d\u2019auscultation dans la tuberculose pleuro-pulmonaire ; Jacques STEPHANT: Séméiologie radiographique.Albert GIRAUD: Précis de phtisiologie.TUBERCULOSE GÉNÉRALISÉE CHEZ UN NOUVEAU-NÉ DE 20 JOURS.TUBERCULOSE TRANSPLACENTAIRE.VACCINATION PAR LE B.C.G.' Par Albert GUILBEAULT, Alphonse BERNIER, Albert BERTRAND et Georges MANSEAU.Observation Père: âgé de 30 ans; B.S.Mère: âgée de 28 ans, mariée depuis 3 ans.Souffre de tuberculose pulmonaire depuis deux ans.Traitée à l\u2019Institut Bruchési depuis un an.Transportée à l'hôpital du Sacré-Cœur trois mois avant la naissance de l\u2019enfant.L\u2019analyse des crachats de la mère, faite à l\u2019hôpital du Sacré-Cœur donne les résultats suivants: Bacilles de Koch positifs dans les crachats.Les cultures sur Loewenstein furent aussi positives.Le Niehl a aussi montré de nombreux B.K.dans les lésions utérines.1.Travail présenté à l\u2019Assemblée scientifique du Bureau médical de l\u2019hôpital Notre-Dame.séance du 17 novembre 1938.Antécédents collatéraux.Une seule sœur née en mai 1936 est décédée de méningite tuberculeuse en octobre 1936.Antécédents personnels.Né le 2 juillet 1938, à l\u2019hôpital du Sacré- Cœur de Cartierville.Transporté à la Clinique du B.C.G.de l\u2019Assistance Maternelle le lendemain 3 juillet, à 1 hr.P.M.Le transport se fait en taxi par une infirmière de la clinique.Durant le séjour à l\u2019hôpital du Sacré- Cœur, il n\u2019y eut aucun contact post-natal entre la mère et l\u2019enfant.Histoire clinique.Examen de l\u2019enfant à la clinique du B.C.G.de l\u2019Assistance Maternelle: Poids: 6 lbs, 4 onces, ou 3,000 grms. GUILBEAULT, BERNIER, BERTRAND ET MANSEAU: TUBERCULOSE Taille: 17 pouces L4 ou 44 em.Circonférence de la téte, 13 pes 14 cm.ou 34 Circonférence du thorax, 13 pes 14 ou 34 em.Poumons \u2014 Cœur: normaux.Le cordon ombilical tombe le 13 juillet, e.-à-d.au onzième jour et se cicatrise bien.L'enfant est mis à l\u2019allaitement artificiel.Les 4 premiers jours de la vie, l\u2019enfant perd 8 onces ou 240 grammes, mais dès le 5 juillet, la courbe de poids se redresse.La température a toujours été normale jusqu\u2019au 13 juillet.Le 11 juillet, l\u2019enfant re- coit une ampoule de vaccin B.C.G.pour injection sous-cutanée portant le # 589, S 2 B.L\u2019injection est faite sous la peau de la région scapulaire droite et gauche: la dose totale de B.C.G.ainsi administrée est 1/25 de milligramme (un vingt-cinquième de milligramme).Poids du 11 juillet: 6 lbs, 1 oz.14.Le lendemain, 12 juillet, il ne se passe rien d\u2019anormal.13 juillet Chute de poids de 2 onces ou 60 grammes.Température du matin: 103° F.Température du soir: 104° F.14 juillet Poids: 5 lbs, 12 oz.Perte sur la veille: 3 oz.145 ou 70 grms.Température du matin: 104° F.Température du soir: 102° F.Selles: 4 selles avec grumeaux.Appétit: moins bon.Ration alimentaire: 11 0z.44 ou 345 grms.15 juillet Poids: 5 lbs, 10 oz.L'enfant perd 2 onces ou 60 grms.Température du matin: 102° F.Température du soir: 99° F.Selles: cinq selles semi-liquides.Appétit: moins bon.Ration alimentaire: 11 oz.ou 330 grms.16 juillet Poids: stationnaire.Température du matin: 99°F.611 Température du soir: 100° F.Selles: 2 avec grumeaux.Appétit: pauvre.Ration alimentaire: 10 oz.ou 300 grms.17 juillet Poids augmente d\u2019une once 45 ou 45 grms: 5 lbs 111/; l\u2019enfant a reçu sérum physiologique et glucosé sous-cutané.Température du matin: 100° F.Température du soir: 101° F.Selles: 4 dont 2 normales.Appétit: pauvre.18 juillet Poids: 5 lbs, 12 oz.15; gain: 1 oz.ou 30 grms.Température: 101° F.Selles: 2 selles normales.Appétit: pauvre.Ration alimentaire: 9 oz.Analyse des urines: albumine: fortes traces; sucre: traces; leucocytes :rares.Pas de pus ni cylindres.19 juillet Poids: stationnaire.Température: 101° F.A 7 heures A.M., mouvements convulsifs.Cyanose qui cède à l\u2019oxygénothérapie.Légère déshydratation.Examen clinique: légère raideur de la nuque, petits ganglions perceptibles aux aisnes.Pour fins d\u2019investigation plus complète l\u2019enfant est transporté, le 19 juillet, dans le service de pédiatrie de l\u2019hôpital Notre-Dame.Aussitôt admis à l'hôpital l\u2019enfant subit une ponction lombaire.L\u2019analyse du liquide céphalo-rachidien ne révèle rien.Malgré tous les traitements symptomatiques, l\u2019enfant meurt le 20 juillet avant que les examens de laboratoire de routine soient faits.L\u2019autopsie de l'enfant est pratiquée.Résumons dans un tableau, l\u2019histoire clinique du malade: co = 612 Adminis- Sérum .Température tration du sous- illet Poids Matin Soir Selles B.C.G.cutané 2-3 61bs 40z, Normales 11 61bs 15 oz.Normales + 12 61bs 115 oz.Normales 13 51bs 15s cz.103 104 14 5 1bs 12 oz.104 102 4 selles 15 51bs 10 oz.102 99 5semi-lig.16 51bs 10 oz.99 100 2 avec grumeaux \u2014 17 51Ibs114 oz.100 10] 4 selles 18 51bs12l5 0z.101 2 selles 19 51bs 125 0z.101 20 Mort CONSTATATIONS NECROPSIQUES DE L\u2019ENFANT Enfant de 3 kilos mesurant 46 centimètres de longueur, présentant sur les cuisses, les bras et le tronc une dizaine de petites vésicules purulentes.L\u2019une au niveau de l\u2019aisne droite est ulcérée.On prélève un ganglion inguinal, du même côté, qui, à la coupe, est caséeux.Deux incisions sont faites le long du rebord interne des omoplates, pour vérifier si l\u2019injection du B.C.G.n\u2019aurait pas laissé de traces.On n\u2019y trouve rien d\u2019anormal.L\u2019abdomen est très ballonné.A l\u2019ouverture du cadavre le foie dépasse les fausses côtes de 2 travers de doigt et pèse 300 grammes.Il est farci de petites granulations jaunes de la grosseur d\u2019une tête d\u2019épingle.La coupe en révèle quelques-unes plus volumineuses dans le parenchyme.La rate pèse 40 grammes, elle est bourrée de granulations semblables.Les deux reins sont aussi granuliques.Les deux poumons sont rouge foncé et assez consistants.À la coupe ils sont œdémateux et ici les granulations tuberculeuses sont souvent agminées.Image macroscopique et histologique classique de granulie tuberculeuse.EXAMENS BACTÉRIOLOGIQUES Le foie trituré et le sang sont colorés par la méthode de Ziehl-Neelsen.On y trouve de nombreux bacilles de Koch.Inoculations Le 20-7-38 les animaux suivants sont inoculés: Un cobaye N° 1, de 700 grammes, et un cobaye N° 2, de 750 grammes, reçoivent sous furique et par l\u2019eau.Un lapin N° 1, de 2,500 grammes et un lapin N° 2, de 1,100 grammes, reçoivent dans L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1939 le péritoine le même matériel que les cobayes.(Ce matériel, contrôlé avant l\u2019inoculation, contient du B.de Koch.) Cultures Le 20-7-38 on ensemence sur Loewenstein et sur pomme de terre glycérinée du foie et du sang traités par l\u2019acide sulfurique et par l\u2019eau.Résultats Le 28-7-38 le lapin N° 2, de 1,100 grammes, succombe.Il présente des nodules hépatiques dus à de la coccidiose et un ganglion hilaire hépatique contenant quelques bacilles acido-résistants.Malheureusement ce matériel a été perdu.Le 6-8-38, soit 17 jours après l\u2019inoculation, le cobaye N° 2, de 750 grammes, est trouvé mort.Il ne pèse plus que 445 grammes.Il présente des ganglions inguinaux hypertrophiés et hyperhémiés.Le foie et la rate sont farcis de granulations de la grosseur d\u2019une tête d\u2019épingle contenant quelques bacilles de Koch.Le grand épiploon est criblé de nodules b'anchâtres qui renferment aussi de nombreux B.de Koch.Ce dernier matériel, traité par l\u2019acide sulfurique, a servi & l\u2019inoculation des cobaye N° 3 et lapin N° 3 et à l\u2019ensemencement sur Loewenstein.Un cobaye N° 4 a aussi été inoculé avec ce même matériel non traité par H°SO*.Le 8-8-38, le cobaye N° 3 et le lapin N° 3 sont trouvés morts.À l\u2019autopsie de ces animaux on ne constate aucune lésion.Le 9-9-38, le cobaye N° 1, de 700 grammes, meurt.Il ne pèse plus que 390 grammes et présente une ulcération caractéristique au point d\u2019inoculation et des ganglions inguinaux renfermant du bacille de Koch.La rate est hypertrophiée mais on n\u2019y décèle pas de nodules blanchâtres.Les poumons sont farcis de lésions grisâtres souvent agminées.On constate en plus un ganglion rétro-sternal hypertrophié.Un cobaye N° 5, 600 grammes, est inoculé avec le pus de ganglion inguinal.Les milieux de culture, Loewenstein et pomme de terre glycérinée, ensemencés avec le sang traité ont donné des résultats négatifs.Les mémes milieux ensemencés avec le 2 ea \u2014\u2014 GUILBEAULT, BERNIER, BERTRAND ET MANSEAU: TUBERCULOSE foie traité ont fourni des résultats positifs.Les premières pousses sur Loewenstein ancien ont été lentes et ont laissé croire à une forme dysgonique du B.de Koch.Les repiquages sur milieux fraîchement préparés se sont développés au contraire normalement et ont fourni des colonies du type eugonique.Sur pomme de terre glycérinée le foie traité a fourni des colonies ayant les caractères du type eugonique.En résumé, les épreuves de laboratoire semblent établir que le bacille isolé des diverses lésions de l\u2019enfant est un bacille tuberculeux humain.Cette opinion s\u2019appuie: 1° sur la virulence marquée du bacille pour le cobaye (cobaves N°° 1 et 2 morts avec des lésions tuberculeuses typiques); 2° sur la virulence faible du même bacille pour le lapin (lapin N° 1 encore vivant 6 mois après l\u2019inoculation) ; 3° sur les caractères de culture qui sont ceux du bacille de Koch humain.CONSTATATIONS NÉCROPSIQUES DE LA MÈRE Autopsie pratiquée 6 heures après la mort.Examen superficiel: cadavre de complexion extérieure amaigrie; cicatrice de phrénicecto- mie à gauche.Oedème des membres inférieurs.Abdomen étalé (ventre de batracien).Thorax: symphyse totale des deux plé- vres.Tuberculose pulmonaire bilatérale de type broncho-pneumonique.Cavernes géantes du lobe supérieur gauche.Excavations de dimensions moindres au sommet droit.Hydropéricarde: œdème de l\u2019épicarde.Dilatation du cœur droit et myocardite chronique.Athérome discret de l\u2019aorte ascendante.Abdomen: entérite et péritonite tuberculeuses.Foie de stéatose.Miliaire tuberculeuse.Rate: lésions de tuberculose miliaire.Bassin: utérus et annexes recouverts de membranes fibrino-purulentes.Ovaire gauche: kyste du volume d\u2019un œuf de pigeon.Utérus normalement involué: hauteur, 5 centimètres; largeur à la base, 4 centimètres; épaisseur, 2 centimètres.A l\u2019examen histologique, l\u2019utérus montre des lésions d\u2019endométrite ulcéro-caséeuse dont la nature tuberculeuse est indiscutable, les re- 613 cherches bactériologiques au niveau des ulcérations ayant démontré la présence du bacille de Koch.Le myomètre de son côté montre quelques rares foyers folliculaires.Commentaires Quelle est l\u2019origine de cette infection tuberculeuse?La tuberculose héréditaire étant niée par la plupart des auteurs et l\u2019enfant ayant été isolé de sa mère dès sa naissance, il ne reste plus à envisager que la possibilité d\u2019une contamination par voie transplacen- taire.L\u2019ensemble des lésions observées chez l\u2019enfant, l\u2019évolution rapide de la maladie, ba- cillémie et généralisation de l'infection et enfin la tuberculose utérine maternelle plaident en faveur de cette hypothèse plutôt qu\u2019en faveur d\u2019une contamination post-natale.Il serait difficile de ne pas admettre une relation de cause à effet entre l\u2019administration par voie sous-cutanée du vaccin B.C.G.chez notre enfant et l\u2019apparition de symptômes signalés dans l\u2019histoire clinique de notre petit patient.Mais nous nous empressons d'ajouter qu\u2019il ne s\u2019agit pas ici d\u2019une cause essentielle.Ces accidents se seraient déclarés tôt ou tard et pas très tard sans l\u2019aide du B.C.G.L'enfant a succombé à une tuberculose généralisée.Le microbe est de type humain.Rappelons que le B.C.G.est de type bovin, dont la virulence a été grandement diminuée par des artifices de culture.L\u2019endométrite ul- céro-caséeuse de nature tuberculeuse révélée à l\u2019autopsie de la mère est suffisante pour expliquer la congénitalité de l\u2019infection.En aucun temps après sa naissance, l\u2019enfant n\u2019est venu en contact soit avec sa mère tuberculeuse soit avec des personnes atteintes de tuberculose.Il a été transporté à la clinique du B.C.G.de l\u2019Assistance Maternelle le lendemain de sa naissance.Le personnel de la clinique est scrupuleusement surveillé au point de vue de tuberculose, par des examens cliniques contrôlés par des examens radiologiques.La congénitalité étant établie, quel rôle alors attribuer au B.C.G.ou à sa tuberculine?Celui d\u2019avoir activé des foyers prêts à se disséminer. REVUE GÉNÉRALE ee + CARDIOPATHIES CONGENITALES' Par Jacques ODINET, Ancien Interne des hôpitaux de Paris, Ancien Chef de Clinique à l\u2019hospice des Enfants-Assistés, Médecin de l\u2019hôpital Intercommunal de Montfermeil.On groupe sous le terme de cardiopathies congénitales l\u2019ensemble des malformations constituées pendant la vie intra-utérine, entre le moment où apparaît le tube cardiaque primitif et celui où l\u2019organe a pris sa forme définitive, et qui frappent soit le cœur lui-même soit les gros vaisseaux de la base.Elles représentent la presque totalité des cardiopathies observées dans la première enfance, car le rhumatisme articulaire aigu et les complications cardio-vasculaires qui en sont la conséquence ne se voient guere avant l\u2019âge de 5 ans.Ultérieurement, leur importance diminue, et leur pourcentage décroit par rapport à celui des cardiopathies acquises; elles se trouvent reléguées chez l'adulte au second plan.Elles forment un groupe très complexe dû au fait que les malformations peuvent porter sur la position du cœur, le cloisonnement des oreillettes et des ventricules, le siège et le calibre des gros vaisseaux de la base, la persistance d\u2019organes normalement transitoires et enfin sur le développement musculaire de l\u2019organe.Leur étude complète déborderait de beaucoup le cadre de cet entretien.Laubry et Pezzi en ont donné en 1921 une description d\u2019ensemble dans le « Traité des Maladies Congénitales du Cœur» qui est encore a l\u2019heure actuelle l\u2019ouvrage fondamental sur ce sujet.Cependant il est possible de schématiser leur étude et de dégager les caractères essentiels qui per- 1.Le texte inédit de cette remarquable conférence, prononcée l\u2019automne dernier au cours de perfectionnement du professeur Lereboullet, a été gracieusement mis à la disposition de l\u2019Union Médicale du Canada par M.le docteur Jacques Odinet, à la demande du docteur Paul Letondal, à ce moment à Paris.mettent dans la pratique d'en avoir une connaissance suffisante.La fréquence des cardiopathies congénitales est très difficile à établir, car certaines d\u2019entre elles sont incompatibles avec la vie alors que d\u2019autres sont absolument latentes et échappent de ce fait pendant un temps plus ou moins long à l\u2019observation médicale.Elles ne sont cependant pas d\u2019observation exceptionnelle et on peut en voir chaque année plusieurs cas dans une consultation ou dans un service actifs.Avant d\u2019étudier les différentes causes susceptibles d\u2019engendrer une cardiopathie congénitale, il est commode de se remémorer les théories pathogéniques qui ont été émises.Il est d\u2019ailleurs nécessaire de conserver un certain éclectisme et de ne pas considérer que toutes les cardiopathies congénitales relèvent d\u2019un mécanisme unique.Ce serait s\u2019exposer à de graves mécomptes car de fortes objections peuvent être opposées à chacune des deux théorics proposées.On admet actuellement que la plupart des cardiopathies congénitales résultent d\u2019un arrêt dans le développement du cœur.L'époque de la vie fœtale où il se manifeste explique la diversité des lésions qui sont d\u2019autant plus graves et complexes qu\u2019il a été plus précoce.C\u2019est la théorie embryogénique soutenue par Meckel, Rokitanski, Keith ct plus récemment par Weill et par Marfan.Cependant certaines d\u2019entre elles et en particulier l\u2019atrésie tricuspidienne incomplète et la sténose ortificielle droite semblent consécutives à une endocardite fœtale, ainsi qu\u2019en témoignent les constatations anatomiques, qui montrent au voisinage des malfor- ODINET: CARDIOPATHIES CONGÉNITALES mations cardiaques des lésions de pancardite insulaire.Ces constatations ont été à l'origine de la théorie inflammatoire, soutenue par Mor- gagni, Cruveilhier, Letulle et surtout Lance- reaux qui a résumé dans une phrase classique l\u2019opinion de ses tenants de cette théorie: «La tératologie du cœur n\u2019est autre chose que la pathologie de cet organe pendant la vie intra-utérine ».| Il suffit donc pour connaître l\u2019étiologie de ces cardiopathies congénitales de rechercher les différents facteurs qui ont été susceptibles pendant la vie intra-utérine de provoquer une endocardite ou d\u2019entraver le développement du cœur.Les causes incriminées ont été nombreuses.Le rôle du traumatisme est possible mais insuffisamment démontré.Pour avoir quelque valeur, le traumatisme doit s\u2019être manifesté dans les premières semaines de la gestation, avoir été assez violent pour atteindre les organes profonds, sans avoir cependant entraîné l'interruption de la grossesse.Ce sont des conditions qui restreignent singulièrement son rôle.Les intoxications ne semblent guère jouer un role plus important: on a incriminé successivement l'alcoolisme, le saturnisme, la goutte (Dick Duckworth) sans apporter de preuve convaincante de leur influence.Il semble par contre que le rôle des infections et en particulier des infections chroniques soit plus considérable.Cependant leur importance est très variable avec chaque cas particulier.Il est presque certain que les infections aiguës banales comme la pneumonie n\u2019entrent pas en ligne de compte.Le rôle du rhumatisme articulaire aigu n\u2019apparaît également pas très important: nombreuses sont les femmes qui en sont atteintes même pendant la grossesse et qui donnent le jour à des enfants indemnes de toute lésion cardiaque et jamais on ne constate l\u2019existence de lésions anatomiques d\u2019endocardite rhumatismale chez les enfants atteints de cardiopathies congénitales.Le rôle de l\u2019hérédo-infection tuberculeuse n\u2019est guère plus probant: les enfants viables 615 issus de mère tuberculeuse sont bien souvent chétifs mais ne présentent pas avec une particulière fréquence de cardiopathie congénitale.Par contre le rôle de l\u2019hérédité syphilitique est beaucoup plus important, mais des différences d'appréciation entre des auteurs également dignes de foi ne permettent guère de se faire sur son rôle exact une opinion précise.Si l'on ne tient compte en effet que des cas indéniables d\u2019hérédo-syphilis infectante, il n\u2019apparaît pas que ce soit là une cause de premier plan, puisque dans une étude portant sur 19 cas le professeur Nobécourt n\u2019a retrouvé que deux fois des signes de certitude de syphilis.Mais si l\u2019on fait intervenir la syphilis en tant que facteur d\u2019hérédo-dystrophie, on la retrouverait d\u2019après certains auteurs chez plus de la moitié des ascendants (thès de Louvet).Mais il conviendrait alors de se mettre d'accord sur la valeur des signes de présomption d\u2019hérédo-syphilis, et l\u2019on connaît toutes les divergences qui existent à l\u2019heure actuelle quant à la fréquence et à l'importance réelles de cette affection.Il ne faut pas d\u2019ailleurs se dissimuler combien seront fréquents les échecs au cours de cette enquête étiologique.C\u2019est alors que l\u2019on invoque ce facteur vague que constitue l\u2019hérédité et qu\u2019on rattache la cardiopathie congénitale à une altération probable du germe chez un des générateurs.En faveur de ce caractère héréditaire des inflammations congénitales du cœur, il est possible de trouver quelques arguments d\u2019ordre familial assez nets.Si la transmission d\u2019une cardiopathie d\u2019un procréateur a l'enfant est exceptionnelle, elle cest néanmoins possible et a été signalée à plusieurs reprises, notamment en 1923 par Debré ct ses collaborateurs.Il est d\u2019autre part possible de relevor des cardiopathies chcz plusieurs enfants issus d\u2019une même souche, mais il est surtout \u2018re- quent d\u2019observer la coexistence d\u2019un cardiz- pathie avec d\u2019autres malformations telles que 616 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1939 sténose du pylore, pied bot ou spina bifida, soit chez le même enfant, soit chez ses collatéraux.Enfin la plus grande fréquence des cardiopathies congénitales chez les enfants issus d\u2019un mariage consanguin est encore en faveur de l\u2019existence de ce facteur héréditaire, puisque la consanguinité ne crée pas la tare mais se borne à l\u2019augmenter: elle est suivant l\u2019expression de Legendre «une hérédité convergente accumulée.» Même après une enquête aussi poussée que possible il reste encore un grand nombre d\u2019inconnus, et c\u2019est dans ces derniers cas qu\u2019on pourrait peut-être faire jouer un rôle aux chocs émotifs (Laubry), aux brides amniotiques, aux torsions du cordon ou aux compressions fœtales (Apert).Il serait très séduisant de pouvoir donner une classification des cardiopathies congénitales basée sur l\u2019anatomie pathologique.Celle- ci est malheureusement impossible en raison de la multiplicité ct de la complexité des lésions anatomiques et de l'insuffisance des symptômes qui les traduisent.Dans une monographie publiée vers 1905, Thérémin en effet a r:levé plus de 100 variétés anatomiques de malformations congénitales du cœur et des gros Vaisseaux.Il est fréquent d\u2019autre part de constater à l\u2019autopsie que des lésions anatomiques très comparables donnent naissance à des signes cliniques très différents, alors qu\u2019inversement des lésions très dissemblables se traduisent par un même ensemble symptomatique.C\u2019est pourquoi on doit se contenter d\u2019une classification clinique basée sur l\u2019existence ou l\u2019absence d\u2019un signe fondamental, la cyanose, ce qui permet de décrire, cn dehors des cas incompatibles avec la vie et qui sont le plus souvent de véritables curiosités, des cardiopathies congénitales sans cyanose, des cardiopathies congénitales avec cyanose.Cardiopathies congénitales sans cyanose Les cardiopathies congénitales sans cyanose possèdent toutes un certain nombre de caractères communs qui cn font un groupe assez homogène: elles sont sous la dépendance d\u2019une lésion anatomique simple; elles ne se manifestent en général par aucun signe fonctionnel tant qu\u2019elles ne se compliquent pas d'insuffisance cardiaque; elles «ont donc latentes et fortuitement découvertes au cours d\u2019un examen complet du malade pratiqué soit systématiquement soit à l\u2019occasion d\u2019une maladie; elles donnent naissance à des signes physiques con 4° : \u2018 Cut ( i / .\u201col Pour imprimés et échantillons gratuits, ! | écrivez sut papier à votr fu en-tête au Serviçe.du LACTOGEN.us NESTLÉ'S MILK PRODUCTS (CANADA) LTD.METROPOLITAN BUILDING « TORONTO 1 { f ! NÉCROLOGIE e- + LE DOCTEUR J.-L.GRATTON Le docteur J.-Léo Gratton est décédé le 19 mai 1939.Le défunt était né à Saint- Augustin en 1883, avait fait ses études de médecine à l\u2019Université Laval de Montréal et avait été admis à la pratique en 1908.Le docteur Gratton était membre à vie de l\u2019hôpital Notre-Dame et de l'hôpital Général de Verdun où 1l faisait partie du conseil d\u2019administration.Il était médecin des Forestiers Canadiens, de l\u2019Alliance Nationale, de l\u2019Union Saint-Joseph du Canada, de l\u2019Association Ca- nado-américaine.2-\u2014 + LE DOCTEUR D.-A.PLOUFFE Le docteur D.-A.Plouffe pratiquait la médecine à Saint-Martin depuis près de 45 ans, est décédé le 5 mai, à son domicile, à l\u2019âge de 76 ans.Le défunt avait fait ses études médicales à l\u2019Université Laval de Montréal.Il fut un citoyen important de la région, ayant occupé les postes de conseiller municipal, de maire de Saint-Martin et de préfet du comté de Laval.Le docteur Plouffe avait mené de front ses occupations de praticien et une participation active à la vie sociale et politique de son comté.Le docteur Roméo Plouffe est le fils du défunt; le docteur Paul Gaboury est son neveu.Qu'ils acceptent nos plus soincères condoléances.ee ++ pe TT Ls DOCTEUR HENRI LACROIX \u2018Le docteur Henri Lacroix est décédé le 2 mai à, l\u2019âge de 43 ans \u2018aux Trois-Rivières.Le défunt avait fait \u2018sps études médicales à l\u2019Université Laval \u2018à Québec.Il pratiqua la médecine aux Trois
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