L'union médicale du Canada, 1 juillet 1939, Juillet
[" Ace 5 -omre 63 =) MONTREAL, JUILLET 1939 Numéro 7 vf Le sg RE Vi SV ONY W'Ulnion ADEdicale ou Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Bulletin de l'Hssociation des (Médecins de Langue Française de ; TRmey pik pu for (d ny NAN NW fi y Nt AS 7 SR Ni Ys 7 4 ) \\ (a ) 9 = NX FH 1 = SECRÉTARIAT 326 est, blvd St-Joseph MONTRÉAL Téléphone: LAncaster 9888 ET CONCENTRATIONS PLUS FORTES A PLUS BAS PRIX COMPRIMÉS DE PROGYNON-DH Une double réduction dans le coût des Comprimés de Progynon-DH \u2014 augmentation des concentrations et diminution des prix \u2014 les met à portée d'un plus grand nombre de vos malades.Vous pouvez maintenant prescrire cette préparation œstrogène, dont la valeur n'est plus à démontrer, à beaucoup de malades qui précédemment n'avaient pas les moyens de les acheter.Un grand nombre des traitements coûteux par injections peuvent maintenant être remplacés rationnellement par la thérapie buccale plus économique.Voyez, par exemple, les possibilités très avantageuses des nouveaux comprimés de 120 unités qui sont meilleur marché que les comprimés de 50 unités qu'ils remplacent.La demande grandissante créée par les médecins qui ont prescrit de plus en plus les Comprimés de Progynon-DH nous a permis de les produire beaucoup plus économiquement, et nous sommes heureux de vous en faire bénéficier ainsi que vos malades.COMPRIMES .DE.PROGYNGN- DH Estradiol Clistailisé +3: 5% , .Prix Suggérés Concentrations Présentation aux Médeci 1/10 (0.1) mom.(1200 Unités Rat) Boîtes de 30 $ 2.00 120 Unités Effectives 60 3.60 (Remplace l'ancien comprimé de 50 Unités) 250 13.20 1/5 (0.2) mom.(2400 Unités Rat) Boîtes de 30 3.20 240 Unités Effectives 80 5.75 (Remplace l'ancien comprimé de 200 Unités) 250 21.00 1/2 (0.5) mom.(6000 Unités Rat) Boîtes de 30 5.60 600 Unités Effectives 60 10.10 250 36.00 QE R, \u2018 Qt R, SCHERING (CANADA) LIMITED Boite Postale 358, Place d\u2019Armes, Montréal, P.Q. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, juillet 1939 \u201cTUTAMATE\u201d (TUTAMINA MATRIS: Défenses de la mère) CAPSULE No 653 \u201cSon\u201d un SUPPLEMENT spécifique de la NUTRITION durant la GROSSESSE et l\u2019 ALLAITEMENT e Chaque dose quotidienne (2 capsules) contient: ADJUVANT DANS: Huile de germe de blé (vitamine E) .5minimes \u2014la prévention de la pré (l'équivalent de 5 onces de blé entier) maturité Fer (sous forme de sel ferreux) .1/2 gr.} \u2014la prévention de l'anémie Cuivre (sous forme de sel) .1/50gr.de nutrition Vitamine D (\u2019Ostogen\u2018\u2019) 2,000 unités (internationales)) \u2014l« prévention du rachitis- Phosphore (sous forme de sel) 3/4 ar.me, de la came dentaire et ) à ] ] | de la tétanie par carence Calcium (sous forme de sel) .gr.de la vitamine D.lode (sous forme de sel).1/192gr.\u2014la prévention de la carence en iode Vitamine B.300 unités (internationales) \u2014la prévention de la polynévrite par carence en vitamine B; Vitamine À .4,000 unités (internationales) \u2014l'édification de la résistance Standardisees biologiquement.Posologie: deux capsules par jour.Boites de 50 capsules.® Chades &.Frost & Co.Une organisation canadienne de fabricants des meillours produits depuis 1899 MONTREAL CANADA SOMMAIRE IN MEMORIAM E.-P.BENOIT: Aldège Ethier Léon GERIN-LAJOIE: Aldège Ethier BULLETIN Albert LeSAGE: La conscience du médecin Ministère de la Santé: Division de l'Epidémiologie MEMOIRES R.TURPIN: Contribution à l'étude des fonctions du thymus G.PINSONNEAULT et A.JUTRAS: Considérations sur la classification et le diagnostic des lymphadénies Lucien SYLVESTRE: Traitement de la blennorragie masculine par le 693 (Dagenan) RECUEIL DE FAITS Jules PREVOST et G.LECLERC: Tuberculose et abcès pulmonaire Yves CHAPUT: Quelques données actuelles sur le cancer du pancréas REVUE GENERALE Jules ARCHAMBAULT: Le traitement de la syphilis Daniel LONGPRE: L'alimentation artificielle du nourrisson normal Herman GAUTHIER: Le pneumo-thorax extra-pleural .VARIETES Ethique médicale La psychologie du tuberculeux dans ses rapports avec l'assistance 697 699 701 704 705 709 722 726 728 735 748 750 753 755 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F,A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 Hématique Totale SIROP de DESCHIENS à l'Hémoglobine vivante Renferme intactes les Substances Minimales du Sang total Médication rationnelle des SYNDROMES ANÉMIQUES et des DÉCHÉANCES ORGANIQUES Une cuillerée à potage à chaque repas.\u2014oe- DESCHIENS, D' en Ph'*, 9, Rue Paul-Baudry, Paris (8°) Représentant: ROUGIER, 350, Rue Lemoine - MONTREAL (Canada) OPOTHERAPIE SERIQUE DÉCHÉANCES ORGANIQUES, CONVALESCENCES, ANÉMIES.SERUM HÉMOPOÏÉTIQUE FRAIS de CHEVAL A + (Sirop) , A gent de Régénération Hématique, de Leucopoicse et de Phagocytose, SOMMAIRE (Suite) ANALYSES .2 222111111111 0 MEDECINE Discussions sur la thérapeutique des avitaminoses (p.759).Essai thérapeutique local de la Vitaminose A (p.759).Syndrome neuro-anémique par entérite chronique: guérison par la Vitamine A (p.759).Polynévrite expérimentale et Vitam'ne A (p.759).Carence en Vitamine A secondaire à un cancer du cæcum (p.760).L'avitaminose A en dermatologie.Considérations biologiques et thérapeutiques (p.760).Essai de traitement de la fièvre typhoïde par la Vitamine À (p.760).Œdème et avitaminose À (p.760).Vitamine B, et Cardiopathies (p.760).Quelques cbservations de névrite du moignon d'\u2019amputation traitée par la Vitamine B, synthétique (p.761).Essai de thérapeutique de quelques affections nerveuses par la Vitamine B: (p.761).Etude comparative des glycémies par ingestion et par injections dans la sprue (p.761).Etude du métabolisme du calcium et du phosphore dans la sprue (p.761).Traitement de la sprue (p.761).Traitement de la pellagre avec signes nerveux: deux cas par la Vitamine C, un cas par la Vitamine B.Guérison (p.761).Pellagre et troubles mentaux (p.762).Action de l'acide ascor- bique à hautes doses et du régime hypervitaminé (Vitamines À et C) dans les états basedowiens (p.762).Un test clinique d'hypovitaminose C (p.762).Nature du régime et action de la Vitamine D chez l\u2019animal en croissance et chez l'adulte (p.762).Considérations sur les antagonismes des Vitamines (p.762).Etude expérimentale de l\u2018hypervitaminose E (p.762).PHTISIOLOGIE Les sels de testostérones dans le traitement des poussées mensuelles chez les tuberculeuses pulmonaires (p.763).Tuberculose, ménopause et castration (p.763).GASTRO-ENTEROLOGIE Entérite régionale (p.764).Le traitement des diarrhées et côlites chroniques par la Vitemine B et l'extrait de foie de veau (p.764).Les hormones gonadotropes et l'ulcère peptique (p.764).CHIRURGIE La maladie post-opératoire (p.764).GYNECOLOGIE La transfusion sanguine dans les infections puerpérales généralisées (p.765).OBSTETRIQUE Effets provocateurs de l\u2019illumination sur les crises éclamptiques (p.766).NEURO-PSYCHIATRIE Syndrome neuro-anémique.Considérations pathologiques.Traitement par la Vitamine B, (p.766).Méningite cérébro-spinale & méningocoque B guérie par la seule chimiothérapie sulfamidée (p.767).Paraplégie spasmodique consécutive à l'\u2019ingestion de sulfate de pelletiérine (p.767).DERMATO-SYPHILIGRAPHIE Réaction de Wassermann positive dans les infections à spirochètes autres que la syphilis (p.767).PHYSIOLOGIE Complexe précurseur de l'acétylcholine (p.768).Etude du stockage lacunaire du glucose par la perfusion d\u2019un territoire périphérique (p.768).LABORATOIRE Les myélomes plasmocytaires.(Plasmocytosarcomes de la moelle osseuse.) (p.768).Affection des vaisseaux cérébraux accompagnant l\u2019anémie à hématies falciformes.(Cerebral vascular disease accompanying suckle cell anemia.) (p.769).Les nodules lymphoides de la moelle osseuse humaine.(The lymphoid nodules of human bone marrow.) (p.769).Sur les transformations de l'épithélium ovarien apres traitement au goudron et au prolan.Une contribution à la question de l'origine hormonale du cancer (p.769).SOCIETES .2° 2021124112 S La Société Médicale de Montréal: séance du 21 mars 1939 (vo.770); séance du 18 avril 1939 (p.772).\u2014 Société de Chirurgie de Montréal: séance du ler mars 1939 (».776).NOUVELLES .LL LL AA LS Université Laval de Québec.\u2014 Hôpital du Sacré-Cœur, Cartierville.\u2014 Rapport du publiciste du Comité provincial de Défense contre la Tuberculose.\u2014 Agrandissement de l\u2019hôvital du Sacré-Cœur.\u2014 Projet des assurances en maladie adopté par l'Association des Médecins d'Ontario.Vaccination antidiphtérique en France.\u2014 Journées d'études.\u2014 Adresse de la \u201cMedical Peace Campaign\u201d aux membres du corps médical mondial.\u2026 REVUE DES LIVRES NECROLOGIE BIBLIOGRAPHIE 759 770 780 790 796 802 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 LULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 193: 5 QUELQUES-UNS DES NOMBREUX COMMENTAIRES DE LA BIBLIOGRAPHIE DU PYRIDIUM UN EXEMPLAIRE DE CE PAMPHLET SUR PYRIDIUM, AVEC ILLUSTRATIONS EN COULEURS, SERA ADRESSÉ À CEUX QUI EN FERONT LA DEMANDE Pyridium présente de nombreux avantages pour le soulagement de certains symptômes subjectifs qui retardent si fréquemment l\u2019évolution favorable de la guérison des infections génito-urinaires, et il ne présente pas les inconvénients inhérents à plusieurs modes de médications orales.MERCK & CO.LTD.Fabricant Chimistes «Nous n'hésctons pas à dire que le Pyrcarum reste encore un des plus puis- sunts anlisepliques urinaires malgré l\u2019ap- partion de nouveaux médicaments que nuus élud.erons pius lon.» (O.Mercier.«Au sujet du traitement de la colibacillose urinaire».J.de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, 6: 315-332, nov.- déc.1937.) « Durant quelques années j'ai employé le bleu de méthylène associé avec l\u2019acide borique, mais, depuis son apparition, àl y a dix ou douze ans, jJ'aa employé le Pyridium avec une estime grandissante pour ses qualités analgésiques dans les cas d\u2019inflammation aiguë.» (Wolbarst, A.L, Modern Remedies in treatment of gonorrhea in the male, M.Rec., 148: 135-137, Aug.17, 1938.) «Nos résultats, dans le traitement de la cystite, confirment ceux de Neuberger qui croit que nous sommes justiciables d'affirmer que Pyridium peut être placé au premier rang dans la thérapeutique des infections vésicales.» (Tatum, W.B.The use of pyridium in the treatment of genito-urinary infections in women and children.M.J.& Rec, 136: 207- 211, Sept.7, 1932.) « Dans la plupart des cas il survient une amélioration étonnament rapide.Avec la même régularité universelle les douleurs disparaissent rapidement et les muctions impérieuses diminuent aussitôt» (Tatum.W.B.The use of pyridium in the treatment of genito-urnary infections in women and children.M.J.& Rec.136: 207-211, Sept.7, 1932.) « Les effets rapides que ce médicament exerce sur le développement des bactéries dans les infections du tractus urinaire, aussi bien que chez les organes voisins, doivent être constatés pour être appréciés.» (Walther.H.W., E., Clinical application of urinary antiseptics.South, M.J, 22: 161-166, Feb.1929.) MONTREAL, P.Q. L\u2019UNION -MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 eI.\u2019 Union Médicale (du Canada) Fondée en 1872 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.Fondée à Québec en 1902 © DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Professeur Emile Sergent, de Paris.Professeur Maurice Roch, Genève.Professeur Pierre Masson.Professeurs E.-P.Benoît, A.-H.Desloges, J.-A.Leduc, D.Masson, T.Parizeau (Montréal).BUREAU DE DIRECTION MM.R.Amyot, Albert Bertrand, R.Boucher, B.-G.Bourgeois, A.Comtois, J.-E.Dubé, L.Gérin-Lajoie, A.LeSage, A.Marin, D.Marion, O.Mercier, J.-A.Mousseau, ]J.-N.Roy, E.Saint-Jacques, L.-C.Simard, R.-E.Valin, J.-A.Vidal, Sénateur Lacasse.BUREAU DE REDACTION Redacteur en chef Albert LeSAGE Secrétaire de la rédaction Secrétaire adjoint Léon Gérin-Lajoie Roma Amyot BUREAU DE COLLABORATION MM.P.-R.Archambault, H.Baril, G.Barry, À.Bellerose, P.Bourgeois, J.Brault, A.Cantero, E.Desjardins, R.Doré, E.Dubé, M.Fauteux, J.-C.Favreau, L.Fortier, L-A.Gagnier, L.-H.Gariépy, H.Gélinas, A.Gratton, A.Jutras, G.Lafresnière, G.Lapierre, C.Lefrançois, E.Legrand, J.LeSage P.Leton- dal, A.Magnan, P.Morin, J.-P.Paquette, P.Poirier, J.-L.Riopelle, J.Saucier, Pierre Smith. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 pr a EST-CE DE LA GOUTTE ?Sensibilité, raideur, léger gonflement des jointures des phalanges (les autres articulations peuvent être prises), motilité affaiblie, ralentissement graduel des fonctions.se manifestant surtout vers l'âge moyen.tel est le tableau-symptômes que présentent de nombreux cas.|| peut indiquer un cas de goutte, ou bien un cas d\u2019arthritisme.\u201c LYXANTHINE ASTIER donnée per os, à dose d'une cuillerée à thé, une, et même deux fois par jour, amène ordinairement une rapide amélioration de cet état, et, si on continue le traitement, la disparition complète de tous les symptômes.La Lyxanthine Astier produit cet effet en vertu de ses éléments synergiques associés: iode, calcium, soufre, bitartrate de lysidine !.ce dernier, puissant dissolvant et éliminateur des déchets métaboliques.1.Méthylglyoxalidine ou éthylethenyldiamine.\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014\u2014 \u2014 E\u2014\u2014 \u2014\u2014 _\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 2 _\u2014 \u2014 y MS ss PROT TA [At ROUGIER FRERES, 350, rue Le Moyne, Montréal Veuillez m\u2019envoyer de la littérature et un échantillon: LYXANTHINE ASTIER L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 e l'Union Médicale (du Canada) Fondée en 1872 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.Fondée à Québec en 1902 ADMINISTRATION OFFICIERS Président: R.-E.Valin Vice-président: Albéric Marin Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal COMITÉ EXÉCUTIF MM.R.-E.Valin, Albéric Marin, A.LeSage, J.-A.Vidal, D.Marion.COMITE DE PUBLICITE MM.A.LeSage, D.Marion, E.Saint-Jacques, J.-A.Vidal.Jacques-D.Clerk, publiciste.COMITE DE PROPAGANDE MM.J.-E.Dubé, E.Saint-Jacques, J.-A.Mousseau, L.Gérin-Lajoie.MM CORRESPONDANTS P.Desfosses (Paris): A.Granger (Nouvelle-Orléans); L.-E.Phaneuf (Boston); P.-C.Mathé (San Francisco); A.Fontaine (Woonsocket): J.-H.Lapointe, J.-E.Gaulin, L.Mentha (Ottawa); L.-F.Dubé, M.P.P.(Notre-Dame-du-Lac); Fug.Tremblay (Chicoutimi): P.Bertrand, R.Gaudet (Sherbrooke); Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Riviéres) Pio-A.Laporte (Edmunston): D.Collin (Saint-Boniface); L.-P.Mousseau (Edmonton).Le Président, le Rédacteur en chef et le Secrétaire-trésorier sont, \"ex officio\u201d, membres de tous les comités. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 SILICRINE Pour favoriser une digestion complète + stomacale, pancréatique et intestinale La Poudre Silicrine est une combinaison de Trisilicate de Magnésie et des ferments Entérokinase et Prosé- crétine pour établir une digestion complète, stomacale, pancréatique et intestinale.Silicrine par sa formule, possède une supériorité d'efficacité plus définie et plus radicale sur la poudre de Trisilicate de Magnésie seule, pour procurer une digestion totale.Trisilicate de Magnésie: Le Trisilicate de Magnésie est un composé synthétique ayant comme base la Magnésie et la Silice sous la forme de colloïdal de dimensions très minimes et 15 fois plus actif pour le bleu méthylène in vitro que le kaolin colloidal le plus raffiné qu'il soit possible de trouver dans le commerce.Ferments Entérokinase et Prosécrétine: Ces deux ferments sont transformés en sécrétine active par l'action de l'acide hydrochlorique de l'estomac; leur principale fonction est de stimuler les glandes du Pancréas et de l'intestin pour accélérer leurs sécrétions, afin de faciliter toutes digestions.Action: La Poudre Silicrine, grâce à sa composition, procure une digestion complète, la magnésie et la silice absorbent le surplus d'acide gastrique dans l'estomac; les ferments Entérokinase et Prosécrétine continuent d'aider la digestion en activant la sécrétion des glandes du Pancréas et de l'intestin.Propriétés Médicinales: Ulcères peptiques, Insuffisance intestinale, Urticaire chronique, Troubles digestifs du diabète pancréatique, Dyspepsies pancréatiques, Gaz d'estomac, Hyperacidité, Vomissements chez les femmes enceintes et autres cas de déficience d'une digestion complète.Toxicité: La Poudre Silicrine est une combinaison non toxique et ne peut atténuer l'acidité du suc gastrique en bas de son point normal, si une trop grande dose est donnée, elle est évacuée par l'intestin.La poudre Silicrine étant insoluble ne peut accroître la réserve d'alcali du corps; même l'absorption d'une forte dose pendant une longue période ne fait pas varier l'acidité de l'urine.Mode d'Emploi: Une cuillerée à thé dans 2 verre d'eau après les repas.Répétez après 1 heure si nécessaire.Préparé par CASGRAIN & CHARBONNEAU LIMITEE 30 EST, RUE SAINT-PAUL, MONTREAL _\u2014\u2014\u2014\u2014 10 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 eI.\u2019 Union Médicale (du Canada) .La plus ancienne revue francaise de Médecine et de Chirurgie au Canada Fondée en 1872 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.Fondée à Québec en 1902 OFFICIERS Président: R.-E.Valin Vice-présidence: Albéric Marin Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal Redacteur en chef Albert LeSAGE Secrétaire de la redaction Léon Gérin-Lajoie Secrétaire adjoint Roma Amyot ONT COLLABORÉ AU VOLUME 67: MM.Amyot (Roma), Archambault (P.-R.), Aumont (Gérard), Barbeau (Antonio), Baril (Edm.), Baril (Henri), Barry (Gaetan), Baudoin (J.-A.), Béclère (Claude), Bélisle (S.-P.), Belle- rose (A.), Benoit (E.-P.), Bernier (Alph.), Bertrand (A.), Bolduc (A.), Bonnier (Maurice), Boucher (Roméo), Boulais F.-L.), Bourgeois (Paul), Boutin (J.-R.), Brien (Jules), Cabana (Léo-Paul), Cantero (Ant.), Chaput (Yves), Charbon- neau (J.-Henri), Cone (William), Côté (L.), Couillard (J.-A.), Cousineau (P.-P.), Cruchet (René), D'Argencourt (Guy), Décarie (Roland), De Martigny (François) Denoncourt (J.-A.), Desfosses (Paul), Desjardins (Ed.) Doré (Réal), Dubé (J.-E.), Dufresne (Roger-R.), Dumouchel (Antoine), Fauteux (Mercier), Favreau (J.-C.), Fernet (P.), Ferron (Maurice), Fiessinger (Noël), Forget (Ulysse), Fortier (Jacques), Fortier (Louis), Fournier (N.), Francœur (Louis), Frappier (A., Gagnier (L.-A.), Gagnon (Eugène), Ga- riépy (L.-H.) Gariépy (Urgel), Gauthier (Herman), Gau- vreau (Joseph), Gélinas (Henri), Gendreau (J.-E.), Gérin- Lajoie (Léon), Gibeault (H.), Girard (R.), Gratton (Armand), Grenier (Jean), Grignon (C.-E.), Groulx (Adélard), Guilbeault (A.), Hébert (Georges), Jarry (Gaétan), Jarry (J.-A.), Jutras (Albert), Lacasse (Gustave), Lafresnière (Gabriel), Lambert (J.-Adrien), Lamoureux (C.-E.), Lamou- reux (L.), Lanthier (Réal), Lapointe (J.-H.) Laquerrière (A.), Larichelière (A.), Larivière (Paul), Laurin (P.-E), Lauzer (Rosaire), Lebel (M.-H.), Leclerc (Georges), Le- françois (Charles), Letendre (Samuel), Léger (A.), Le grand (Emile), Legrand (Hervé), Léonard (D.), LeSage (Albert), LeSage (Jean), Letondal (Paul), Léveillé (Antonio), Lian (C.), Magnan (L.-Arthur), Manseau (G.), Manseau (J.-A.), Marin (Albéric), Marion (Donatien), Martin (Paul), Masson (Pierre), Mercier (Oscar), Millet (J.-A.), Morin (Gaspard), Morin (Paul), Morissette (Léopold), Mousseau (J.-A.), Nègre (Léopold), Ostiguy (Marcel), Pa- net-Raymond (Jean), Paguette (Jean-Philippe), Patoine (Lionel), Pearson (Georges), Péloquin (G.-E.), Penfield (Wilder), Pettigrew (A.), Piette (Edmond), Pilon (Alci- de), Pinard (Marcel), Pinsonneault (G.), Poirier (Paul), Poliquin (Paul), Power (Honorable), Prévost (Jules), Richer (Arthur), Riopelle (J.-L.), Roch (Maurice), Roch (Sylvio), Rolland (René), Rouquier (A.), Roy (J.-N.), Samson (J.-Ed.), Saint-Jacques (Eugène), Sansregret (Edmond), Saucier (Jean), Sergent (Emile), Siguier (F.), Siguret (G.), Simard (L.-C.), Simard (Raymond), Smith (Pierre), Syl vestre (Lucien), Tremblay (Jean), Turpin (R.), Valin (R.-N.), Viau (Horace), Vidal (J.-A.). L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 11 (Granulé effervescent) ANTI-URIQUE TYPE (Ampoules 20 cc.) Littérature et échantillons sur demande adressée à : VINANT Ltée, 533, Rue Bonsecours, MONTRÉAL PIPÉRAZINE EFFERVESCENTE MIDY THIODÉRAZINE MIDY (injectable) (Ampoules 5 ce.) Traitement général du RHUMATISME CHRONIQUE THIODÉRAZINE MIDY (buvable) (Gouttes) Traitement général du RHUMATISME CHRONIQUE THIODACAINE MIDY Traitement local de la DOULEUR RHUMATISMALE Pelletiérine Tanret TCE NIA 98 EXPULSIONS SUR 100 TENTATIVES La Pelletiérine est le principe actif alcaloide de l'écorce de grenadier, découvert par Tanret en 1878.La Pelletiérine Tanret est le tcenifuge le plus siir et le plus facile à prendre.La Pelletiérine ne doit pas étre donnée aux épileptiques.AMINO-SEL BYLA Remplace le Sel RÉGIMES ACHLORURÉ ET DÉCHLORURÉ INDICATIONS: Affections circulatoires, hépatiques \u2014 Albuminurie \u2014 Néphrites aiguës \u2014 Scarlatine.LES ÉTABLISSEMENTS BYLA - PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTRÉAL 12 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 OFFICIERS DE L'ASSOCIATION des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord Fondée à Québec en 1902 PRÉSIDENT HONORAIRE L'honorable J.-H.-A.PAQUETTE, Ministre de la Santé dans le Cabinet provincial de Québec.VICE-PRÉSIDENT HONORAIRE L'honorable Pio.-H.LAPORTE, Ministre de la Santé dans le Cabinet du Nouveau-Brunswick.DIRECTEUR-GÉNÉRAL EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION R.-E.VALIN, R.-E.VALIN 165 est, i .est, ave bauer Ottawa D.MARION .J.-H.LAPOINTE SECRETAIRE-TRESORIER BLOI Donatien MARION, Chs De BLOIS 326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal.J.-A.DENONCOURT e COMITÉ DU XVIe CONGRÈS Chs De BLOIS, Président J.-M.TRUDEL, 3e Vice-Président J.-A.DENONCOURT, Secrétaire B.-G.BOURGEOIS, ler Vice-Président J.-B.FALCON, 4e Vice-Président A.TÉTREAULT, Trésorier F.BERTRAND, 2e Vice-Président J.-A.TARDIF, 5e Vice-Président \u2019 e ANCIENS PRESIDENTS ]-E.DUBE A.VALLEE Albert LeSAGE P.-C.DAGNEAU R.-E.VALIN Albert PAQUET J.-A.JARRY J.-H.LAPOINTE e MEMBRES DU CONSEIL BAUDOUIN, J.-A., 23, Springrove, Montréal 1940) LeSAGE, Albert, 260, Carré Saint-Louis, Montréal BEAUCHEMIN, L.-O., Cal lgary, Alberta 942) MARION, D., 326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal ( (1 BELISLE, J.-R., Hull ee ee.(1942) MATHE, P.-C.450, Sutter, San Francisco .(1940) BERTRAND, F,, Sherbrooke 22 2.(1940) MAYNARD, Oswald, 73, West Pearl, Nashua, N.-H- (1942) BIBAUD, B., Valleyfield .(1940) MELANÇON, W., Drummondville \u2018.(1942) BOURBEAU, L.-A., Val d'Or, \"Abitibi (1942) MERCIER, 0., 943, Cherrier, Montréal .(1640) BOURGEOIS, B.-G., 418 est, Sherbrooke, Montréal MILOT, J.-D., \"1017, Stafford Road, Fall River, Mass.(1940) COLLIN, Donat, Saint- Boniface, Manitoba .(1942) NORMAND, \"Hudon, Trois-Rivières .(1942) CREPAULT, A.-Z., 403 est, Sherbrooke, Montréal (1940) PAQUET, Albert, 71, Sainte-Anne, » Québec .DAGNEAU, P.-C., 4, rue Collins, Québec co.PERRAS, |.-E, Hull .(1940) DE BLOIS, Chs, Trois-Rivières.ce.PHENIX, Ceorges, Saint- Jean .(1940) DENONCOURT, J.-A., Trois- Rivières .PIETTE, Ed, Joliette .(1942) DUBE, ].-E., 454 est, Sherbrooke, Montréal .PLOUFFE, R.772, Villeray, Montréal (1942) DUBE.L.-F.Notre-Dame du Lac, Témiscouata (1942) PROVENCHER, Gustave, Granby .(1942) DUMONT, KR Campbellton, N.-B.(1940) ROY, G.-E., Nicolet .:.(1940) FALCON, A.-J.-R, pawtucket, R.-1.(1940) RICHARD, A.- L., 168 est, Laurier, Ottawa .(1942) FONTAINE, x.-F.-A., Woonsocket, R-I.(1942) SAUCIER, Jean, 300 est, Sherbrooke, Montréal .(1940) CATIEN, J.-F.-A., 4765, Adam, Montréal .(1942) SAVOIE, L.-P.Roberval .(1942) CAUDET, Richard, Sherbrooke .(1940) SMITH, Pierre, 418 est, Sherbrooke, Montréal .(1940) CAUTHIER, P.-P., 47, Hazelwood, Montréal (1942) SAINT- JACQUES, E., 110 ouest, Pr.-Arthur, Mtl.(1940) GIROUARD, J.-A., 19, Union, Willimantic, Conn.(1942) TANGUAY, R., Sudbury, Ont.+ .(1942) GRANGER, \"Amédée, Canal Bank Bldg., N.-O.La.TARDIF, J.-A, Lévis .+ .JARRY, J.-A., 7718, rue Saint-Hubert, Montréal .TASSE, C.-E., Worcester, Mass.(1940) LACASSE, G., Sénateur, Tecumseh, Ont, .(1942) 942) TRUDEL, J.-J., Winnipeg, Manitoba .942) TRUDEL, J.-M., Shawinigan Falls .VALIN, R.-E., 165 est, Laurier, Ottawa .940) VIDAL, J.-A., 454 est, Sherbrooke, Montréal .(19 942) VICER, |.-A.Saint-Hyacinthe .(1940) 940) VOORHYES, R.-D., Lafayette, La .(19 Ce.( LAFRAMBOISE ).-M., 692, Saint-Patrice, Ottawa ( LAPOINTE, J.-H., 163, Laurier, Ottawa .LAROCHELLE, ).-E., Manchester, N.-H.(1 LAROCHELLE, R., Biddeford, Maine .(1 LEBEL, M.-H., 3646, Laval, Montréal .0 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BUIIETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 13 Le Calcium eo Est particulièrement important durant la crise physiologique de la grossesse et de l'allaitement.® Une plus grande quantité de calcium et de phosphore est par- ticulierement importante durant la grossesse et l'allaitement, puisque, en plus de ses propres besoins, la mère doit suppléer aux besoins du fœtus.® A cause de goûts particuliers pour certains aliments durant la grossesse, l'ingestion de calcium peut être déficiente.Cependant, l'addition de calcium seul n\u2019est pas suffisant.I! a été démontré que trois facteurs \u2014 le calcium, le phosphore et la vitamine D \u2014 doivent être fournis à doses suffisantes pour obtenir les meilleurs résultats.Plusieurs médecins recommandent « Viophate D», composé de phosphate de dicalcium et viostérol de Squibb, qui contient ces trois facteurs dans les quantités thérapeutiques efficaces.ll se vend en comprimés et en capsules.@® Un comprimé de saveur agréable, ou deux capsules contiennent 9 grains de phosphate de dicalcium, 6 grains de gluconate de calcium et 660 unités Internationales de Vitamine D.On peut alterner l'emploi des capsules et des comprimés.Les capsules en bouteilles de 100 et 1000; les comprimés en boîtes de 51 et 250.Pour imprimés écrire à: E'R: SQUIBB & SONS OF CANADA Ltd.Fabricants de Produits Chimiques pour le Corps Médical depuis 1858. 14 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 e l'Union Médicale e (du Canada) Fondée en 1872 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.Fondée à Québec en 1902 CONDITIONS DE PUBLICATIONS: « L'Union Médicale (du Canada) » paraît tous les mois.Cette Revue est l'organe officiel de 1'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.Elle publie les travaux des Congrès et tous les communiqués de l'Association.Chaque numéro contient des mémoires originaux, des faits cliniques, un mouvement médical, une revue générale, des notes de pharmacologie et de médecine pratique, des analyses, des revues de livres et des nouvelles médicales.ABONNEMENT: L'abonnement est de cinq dollars par année.Les membres déjà inscrits à l'Association des Médecins de Langue française de l'Amérique du Nord ont droit, de ce fait, à la réception du Journal ainsi que tous les médecins qui font partie des Sociétés Médicales des divers Etats et Provinces.COLLABORATION: Seuls les travaux inédits sont acceptés.MANUSCRITS: Les manuscrits doivent être dactylographiés avec double interligne. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 15 À DÉFAUT D'INJECTIONS : SOLUCAN EN GOUTTES PH RE @ Dans de nombreux cas vous ne pouvez prescrire le \"SOLUCAM- PHRE\" en injections.@ Dans d'autres cas, les injections ne sont pas absolument urgentes.@ Aussi pour prolonger l'action des piqures.PRESCRIVEZ ALORS: SOLUCAMPHRE en GOUTTES SIMPLE ou SPARTEINE LABORATOIRES MICHEL DELALANDE PARIS - - - FRANCE Littérature et échantillons à Messieurs les Médecins sur demande à : MILLET, ROUX & CIE, LIMITÉE 1215, RUE SAINT-DENIS, MONTREAL 16 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 ILLUSTRATIONS: L' « Union Médicale » assume les frais de cing illustrations au maximum, pour chaque travail, pourvu que les auteurs fournissent des photographies et des dessins convenables; les illustrations supplémentaires sont payées par l'auteur.Nous n'acceptons pas de négatifs de clichés.Chaque illustration doit porter au verso le nom de l'auteur et les photographies devront être claires, de préférence noires et sur papier glacé.Les dessins doivent être effectués à l'encre de Chine sur papier blanc.EXTRAITS: L'auteur peut obtenir des extraits pourvu qu'il signe la formule accompagnant la galée et qu'il en assume les frais.Tous changements du texte de la galée entraînent des frais supplémentaires pour l'auteur.TARIF: Sans page de titre, tel que publié dans la revue: 4 pages 8 pages 16 pages 32 pages 100 .$3.50 $ 5.50 $ 8.25 $13.75 200 .425 6.50 12.25 18.00 °00 .6.00 11.50 18.75 29.00 1000 .9.50 16.50 25.50 36.50 La page de titre comprenant 4 ou 5 lignes de texte sera fournie au prix de $1.50 pour les frais de composition, et les corrections d'auteur devront être payées au prix de l'heure.Couverture imprimée en noir, qualité et couleur or de la revue: 10.2.+.+.+.+.$ 5.00 200.6.50 so .11.00 1000 .+ + + .18.50 Tous ces prix sont susceptibles d'être majorés de la taxe fédérale et de la taxe municipale s'il y a lieu, et de toute autre taxe qui pourrait survenir. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 | R | S | F X Cu a Ca a ci a a Ca Cu fa is Ca a) Pour favoriser une digestion stomacale complète Le Trisilex est un Trisilicate de Magnésie C.P.préparé spécialement pour combattre l'hyperacidité de l'estomac en favorisant une digestion stomacale complète.Maud a défini le Trisilicate de Magnésie comme étant un composé synthétique ayant pour formule H, Ma, Sis O+19 sous forme de cristallins de très petites dimensions colloïdales beaucoup plus petites en grosseur que celles du kaolin dans les variétés les plus raffinées que l'on puisse obtenir.Action de Trisilex: Le Trisilex possède de fortes propriétés antiacides et il agit de la manière suivante: Cette poudre en présence de l'eau réagit avec le suc gastrique normal (qui correspond à l'acide hydrochlorique n/20) et une réaction complexe se produit entre deux colloidaux hydratés et deux électrolytes; à la température du corps il faut généralement 3 heures pour que le processus soit complet.La réaction se faisant in vitro d'après l'équation suivante: MasSisOgnH,0O + 4HCl = 2MgCl, + 3Si0, + nH.O L'équilibre de l'acidité peut être calculé comme l'équivalent de la magnésie contenue dans le Trisilex, la moitié à peu près neutralisant rapidement le surplus d'acide gastrique tandis que l'autre moitié occasionne une neutralisation secondaire et lente pendant les quelques heures qui suivent.Au point de vue chimique, c'est la lenteur de la réaction qui est importante, la durée de l'action antiacide est approximativement égale à l'espace de temps requis pour la digestion gastrique.Toxicité: Le Trisilex n'est pas toxique et ne peut réduire l'acidité du suc gastrique en dessous de son point normal; si une trop grande dose est donnée il est éliminé par l'intestin.Le Trisilex étant insoluble, il ne peut augmenter la réserve d'alcali du corps; même une forte dose, pendant un temps prolongé, ne change pas l'acidité de l'urine.Indications Thérapeutiques: Le Trisilex est recommandé pour le traitement des ulcères peptiques, l'hyperacidité de l'estomac, les gaz d'estomac, vomissements chez les femmes enceintes, dyspepsie, ou autres cas de mauvaises digestions stomacales.Mode d'emploi: Une cuillerée à thé dans un demi-verre d'eau après les repas.Répétez apres 1 heure si nécessaire.Préparé par CASGRAIN & CHARBONNEAU LIMITEE 30 EST.RUE SAINT-PAUL, MONTREAL offs ods fs fs en edn ods ole ole ofa cfs fs ols ofa ods ols ole edn ols afin ods fs ala os edn ade afin oda offs ofa eds ols of: dn efoto 18 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 BIBLIOGRAPHIE: L'index bibliographique de chaque travail doit être restreint aux indications les plus importantes.Le Journal se réserve toujours le droit de le limiter.Chaque indication bibliographique doit être fournie comme suit: nom de l'auteur, titre de l'article, nom du périodique, volume, page, mois (jour du mois, si le périodique est hebdomadaire), année.PUBLICITÉ Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le barême des annonces est fourni sur demande à Jacques-D.Clerk, publiciste, 326 est, blvd Saint-Joseph.Téléphone: LAncaster 9888.Tout annonceur qui n'observe pas l'éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d'attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de conduite.Tout ce qui concerne la rédaction et l'administration doit être adressé franco aux bureaux de l' « Union Médicale (du Canada) », 326 est, Boulevard Saint-Joseph, Téléphone: LAncaster 9888.+++ \u2014\u2014 >. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 19 Vitamines pures sous des formes et en dosages variés \u201cBETAXIN\u201d \u2014 Chlorhydrure de vitamine Bl cristallisée synthétique.L\u2019anorexie, l\u2019'atonie intestinale, les déficiences de nutrition et de croissance, la polynévrite et certains autres types de névrite, et les vomissements de la grossesse sont, avec le béribéri, quelques-unes des affections contre lesquelles cette préparation est surtout recommandée.Si ces symptômes sont causés par une carence de vitamine Bl.un mieux marqué se manifeste d'ordinaire bientôt après le commencement du traitement.Pour répondre aux exigences de chaque cas particulier, la Bétaxine est présentée sous forme de comprimés de dosages variés, ainsi qu\u2019en ampoules et flacons (pour l\u2019injection hypodermique).\u201cCANTAXIN\u201d \u2014 La vitamine synthétique C est aussi reconnue comme essentielle à la d'ététique.Ses principales indications sont le scorbut et ces états subcliniques (moins graves, mais plus communs) de carence de vitamine C que caractérisent une nutrition insuffisante, une tendance à l\u2019hémorragie, et l'anémie.Dans les infections fébriles, il faut au malade beaucoup plus de vitamine C, ainsi que de vitamine B1.PRÉSENTATION: \u201c\u201cBetaxin\u2019: comprimés de 0.1 mg., 0.5 mg., et ] mg., flacons de 50; comprimés de 5 mg., flacons de 25, 100 et 500.Tubes de 20 comprimés hypodermiques de 6 mg.L\u2019élixir, à base de vin, et de goût très agréable, contient 5 mg., par once (0.625 mg., par cuillerée à thé), 9 pour 100 d\u2019alcool, et 0.1 pour 100 d\u2019acide benzoique.Flacons de 8 onces et bouteilles d\u2019un gallon.Ampoules de l mg.(1 cc.), boîtes de 10 et 100; ampoules de 10 mg.(1 cc.), boîtes de 5 et 25; fioles de 100 mg.(10 cc.) et 250 mg.(10 cc.).\u201c\u201cCantaxin\u2019\u2019: comprimés de 25 mg., flacons de 40, ampoules de 2 cc.contenant 100 mg.de Cantaxine (sous forme de sel de sodium), boites de 5.BETAXIN CANTAXIN Marque déposée au Canada et aux E.-U.d\u2019A.eal Marque déposée au Canada et aux E.-U.d\u2019A.Marque du CHLORURE DE THIAMINE , .PREMIER CHLORHYDRURE DE VITA- Marque de I'ACIDE CEVITAMIQUE MINE B1 CRISTALLISEE SYNTHETIQUE Vitamine WINTHROP CHEMICAL COMPANY, INC.Produits pharmaceutiques supérieurs à l\u2019usage de la Faculté Bureaux et laboratoires à Windsor, Ontario.Une succursale montréalaise (immeuble \u2018\u2018Dominion Square\u2019) est au service de MM.les Médecins et Pharmaciens. 20 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.A N.\u2014 Montréal, juillet 1939 \u2018 PEE Cesare rer or SOUTIEN DU CŒUR CORAMIN \u201cCTI A\u201d a ; CARDIO-TONIQUE D\u2019ACTION RAPIDE, ENERGIQUE ET DURABLE Gouttes Ampoules ; Traitement prolongé \u2014 Indications d\u2019urgence \u2014 à T .lési ] Toute défaillance aiguë du ous cœurs insuffisants, lésionnels myocarde : .ou séniles: 15 a 12 cc.par : 20 à 100 gouttes voie sous-cutanée par 24 heures.! ou intraveineuse. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.juillet 1959 21 SÉDATIF DES \u2018 TROUBLES SYMPATHIQUES Polonovski et Nitzberg HYPO-ACIDITÉ granules \u2014 dragées \u2014 gouttes \u2014 ampoules.TACHYCARDIE \" SEDATIF DU VAGUE G E N AT RO P ] N E HYPERCHLORHYDRIE Polonovski et Nitzberg SPASMES DIGESTIFS granules \u2014 gouttes \u2014 ampoules.VOMISSEMENTS G E NOSCOPOLAMINE \u2014 PARKINSONISME Polonovski et Nitzberg SYNDROMES granules \u2014 gouttes \u2014 ampoules.POSTENCÉPHALITIQUES Laboratoires AMIDO, A.Beaugonin, Pharmacien, PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTRÉAL SÉDATIF DU SYSTÈME NEURO -VÉGÉTATIF PASSIFLORE JUSQUIAME CRATAEGUS L.ASSOCIATION SYNERGIQUE : HYPERACTIVE it\": LABORATOIRES LICARDY 38, B° BOURDON _ NEUILLY- PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTRÉAL L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.AN.\u2014 Montréal, juillet 1939 ANATORIUM PRÉVOST INCORPORE ÉTABLISSEMENT DE PSYCHOTHÉRAPIE Magnifique situation au bord de la Rivière-des-Prairies, à proximité de Montréal.Parc de 600,000 pieds carrés.Tennis, billard, etc.Chambres pourvues de tout le confort moderne.TRAÎTEMENT INDIVIDUEL DES AFFECTIONS DU SYSTÈME NERVEUX | par trois médecins spécialistes et un personnel expérimenté.Cure de repos.Régimes.Electrothérapie.Rayons U.V.Hydrothérapie.Traitements spéciaux des toxicomanies (alcool, morphine, cocaïne).Malariathérapie et toutes pyrétothéra- pies.Prospectus sur demande.Personnel médical: Dr Edgar Langlois, médecin-directeur; Dr Jean Saucier; Dr Roma Amyot; Dr Charles-A.Langlois (électro-radiologie).4455 ouest, Boulevard Gouin, Téléphone: BYwater 1240 | L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 23 OMNIVALENT 1a4 ampoules parjour - ATOXIQUE INDOLORE Rhodium colloidal électrique adopté par GRIPPES INFECTIEUSES les hôpitaux BRONCHO-PNEUMONIES de Paris ÉRYSIPÈLES Le THYPHOÏDES SEPTICÉMIES PUERPÉRALES \"| TOUTES HYPERTHERMIES Agents pour le Canada: LABORATOIRES JEAN OLIVE, 533, rue Bonsecours, MONTRÉAL.Oaboratoiré © » oe JAI: ele = A C\u2019est la saison des COUPS DE SOLEIL, PIQURES DE MARINGOUINS, MOUCHES.Essayez, DOCTEUR.Cet usage moins médical vous convaincra de l\u2019efficacité de Nestosyl, anesthésique par excellence.ANESTHÉSIE SUPERFICIELLE par simple contact Laboratoire P.Baude 72, rue Saint-Dominique, Paris PRURITS, engelures, Zerçures, crevasses, brûlures, e ECZÉMAS, hémorroides, ulcères variqueux, escarres, crevasses du sein, dermites infantiles Agents au Canada: Anesthésiques insolubles et non toxiques - cessation immé- LABORATOIRES JEAN OLIVE diate de la douleur sur les tissus lésés et toutes muqueuses 533, rue Bonsecours, Montréal Autres formes: SOLUTION HUILEUSE 59, \u2014OVULES\u2014SUPPOSITOIRES 24 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 À , LE COLLEGE ROYAL DES MEDECINS ET CHIRURGIENS DU CANADA ee ++ EXAMENS EN OCTOBRE 1939 Les examens écrits, sur les sujets primaires et finals, auront lieu les 2, 3 et 4 octobre \u2014 à Vancouver, à Edmonton, à Saskatoon, à Winnipeg, à London, à Toronto, à Kingston, à Montréal, à Québec et à Halifax.Les examens oraux sur les sujets primaires auront lieu le 21 octobre à Halifax et le 24 octobre à Toronto.Les examens oraux et cliniques sur les sujets finals auront lieu le 21 octobre à Haliiax et le 24 octobre à Toronto.LES EXAMENS ORAUX ET CLINIQUES EN LANGUE FRANÇAISE Ils auront lieu & Montréal ou à Québec.Les dates, l'endroit ou les endroits seront annoncés le ler septembre.Les cours de révision annoncés à date: \u2014 Sur les sujets primaires: \u2014 Edmonton \u2014 Université de l'Alberta, s'adresser au Dr Evan Greene, Dépt.d'Anatomie.London \u2014 Université de Western Ontario, s'adresser au Prof.F.R.Miller, Medical School.Toronto \u2014 Université de Toronto, s'adresser à Mlle M.Cory, Dépt.d'Anatomie.Kingston \u2014 Queen's University, s'adresser au Dr John Orr, Queen's University.Montréal \u2014 Université de Montréal, s'adresser au Dr Georges Baril, Faculté de Médecine.Sur les sujets finals: \u2014 Division de Médecine \u2014 Montréal \u2014 s'adresser au Dr W.de M.Scriver, 1374, Sherbrooke Ouest.Division de Chirurgie \u2014 Toronto \u2014 s'adresser au Dr F.G.Kergin, 235 Medical Arts Building.Montréal \u2014 s'adresser au Dr R.R.Fitzgerald, 1414, rue Drummond.Montréal \u2014 s'adresser au Dr H.S.Morton, 1374, Sherbrooke Ouest.L'ASSEMBLÉE ANNUELLE \u2014 OTTAWA \u2014 SAMEDI LE 28 OCTOBRE.Les candidats gradués de 1930, ou antérieurement, d\u2019une Ecole de Médecine ou d\u2019une Université approuvée par le Conseil, ne seront pas tenus de passer l'examen primaire mais devront, à l\u2019examen final, faire preuve d\u2019une connaissance générale et pratique de l\u2019application clinique de l\u2019anatomie et de la physiologie.Cet examen spécial sera fait par des cliniciens.Le privilège de cette subdivision aux Règlements prendra fin le ler décembre 1940.Toutes les communications devront être adressées à: Waren S.LYMAN, M.D., F.R.C.P.(C) Secrétaire-honoraire, Chambre 3018, National Research Laboratories Building, Rue Sussex, Ottawa, Canada.Des renseignements supplémentaires apparaîtront dans d\u2019autres numéros de ce Journal. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.juillet 1939 25.Alcalins et terres alcalines Hydroxyde d'Alumine \u201cpes d'Antiacides pour de traitement de l'ULCERE PEPTIQUE 15 30 45 MINUTES 15 30 45 60 [© 15 30 45 60 MINUTES MINUTES MINUTES Ces graphiques indiquent clairement la différence existant entre la thérapeutique moderne à base d'hydroxyde d'alumine dans le traitement de l'ulcère peptique, et l\u2018usage des anti- acides plus anciens\u2014leg alcalins et les terres.alcalines.Amphojel, la Gelée d'Alumine de Wyeth, apporte une diminution efficace et sûre de l'acidité gastrique sans neutralisation ou alcalinisation complète.Amphojel permet d'enrayer l'acidité gastrique sans troubler l'équilibre de la base acide.Les graphiques indiquent l\u2019effect pH des divers.antiacides lorsqu'ils réagissent dans le double de la quantité théorique sur de l'\u2018acide hydro- chlorique N/10 à 37° C.JOHN WYETH & BROTHER, Incorporated WALKERVILLE, ONTARIO 26 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 FONDE EN 1896 PAR LE DOCTEUR DE BLOIS SANATORIUM DE BLOIS 225, boulevard Laviolette, TROIS-RIVIERES, Qué.Maison de repos, de régimes et de convalescence Affections nerveuses en général Maladies de l\u2019estomac et de l\u2019intestin; surmenage, troubles de la nutrition.Neurasthénie, rhumatisme, artério-sclérose, intoxications (morphine, alcool, etc.).Psychothérapie, hydrothérapie, électrothérapie, rayons ultra-violets, etc., etc.PRIX MODÉRÉS DEUX MÉDECINS RESIDENTS ET PLUSIEURS MÉDECINS CONSULTANTS.Deux solariums, service d\u2019ascenseur, etc.Médecin-directeur, ° Directeur-adjoint, Dr CHARLES DE BLOIS, Dr GEORGES DE BLOIS, TROIS-RIVIERES, P.Q.Téléphone, 3420 Les aliénés et les contagieux ne sont pas admis.PROSPECTUS SUR DEMANDE L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 27 \"NÉSOL (Salicylarsinate de Mercure) 38,46% de Mercure métal et 14,4% d'Arsenic.70 fois moins toxique que Hg!\u201d Traitement Arsenico-Mercuriel de la SYPHILIS et du PSORIASIS Traitement de choix des malades fatigués, de la femme enceinte, des enfants.DOSES: 'njections intramusculaires indolores (2 à 8 cc.) Injections intraveineuses (4 a 10 cc.) FORMES: Ampoules d\u2019ÉNÉSOL, de 2 et 5 cc, titrées à O gr.03 d\u2019Énésol par cc.INJECTIONS CLIN STRYCHNO-PHOSPHARSINEES permettent la triple médication phosphorée - arsenicale - strychnique Formules No 1 Ne2 | Ne3 N°4 Cacodylate de Soude .| O gr.O5 O gr.05 O gr.10 O gr.25 Glycérophosphate de Soude .O gr.10 O gr.10 Ogr.20 | O gr 10 Sulfate de Strychnine .2 mgr.0 gr.001 | 0 gr.001 O gr.001 Amp.de 1 cc.| Amp.de 1 cc.Amp.de 2 cc.Amp.de 5 cc.Boîtes de 12 et 100 ampoules.LES GOUTTES CLIN STRYCHNO-PHOSPHARSINÉES réalisent la même médication par voie digestive.NEURASTHÉNIE - DÉPRESSION NERVEUSE - CONVALESCENCE LABORATOIRES CLIN, COMAR & CIE, PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTRÉAL 28 L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.juillet 1939 TEINTURE.Le Métaphène, un composé organique du mercure découvert et perfectionné entièrement par le Service des Recherches de la maison Abbott, est le choix de milliers de médecins lorsqu'il s'agit de rencontrer les conditions d'antisepsie les plus rigoureuses.Le Métaphène doit sa popularité non seulement à son efficacité comme antiseptique, mais aussi à sa faible toxicité, à l'absence presque complète de propriétés irritantes, et enfin au fait qu'il ne précipite pas en présence du sérum.METAPHENE EN PETITE ET EN GRANDE CHIRURGIE Pour la désinfection pré-opératoire de la peau, on recommande la Teinture de Mé- taphène 1:200.C'est une solution colorée de Métaphène dans un mélange d'eau, d'alcool et d'acétone, et c'est la préparation à base de Métaphène la plus concentrée.La Teinture de Métaphène colore les tissus orange, délimitant ainsi nettement le champ d'application.La tache s'enlève facilement avec de l'eau et du savon.Présentée en flacons de 1 once, de 4 onces, de 16 onces, de 80 onces et de 1 gallon.ABORATOIRES ABBOTT LTÉE 388 ouest, rue Saint-Paul, MONTREAL IN MEMORIAM ee ee ALDEGE ETHIER 1868-1939 Notre confrère le professeur Ethier était le fils du docteur Calixte Ethier.Il était né à Curran, dans la province d\u2019Ontario, en 1869.C\u2019est là également que sont nés son frère, le docteur Calixte Ethier, de Sherbrooke, et sa sœur, Mme F.-A.Labelle.Le docteur Ethier, le père, étant venu s\u2019installer à Montréal, son fils Aldège fait ses études médicales à l\u2019Université Laval de Montréal.Il est reçu médecin en 1892 et tout de suite entre comme interne à l\u2019hôpital Notre- Dame où il fait un internat de plusieurs années, puis il accepte, avec la recommandation du docteur E.-P.Lachapelle, un poste de médecin à l\u2019hôpital Saint-Michel que dirigeait à Paris le docteur Récamier.Il demeure également plusieurs années à cet hôpital et se crée.pendant son long séjour en France, des amitiés nombreuses, car notre ami Ethier avait un caractère amical.Il y complète aussi sa formation technique, commencée à Montréal avec ses maîtres de la vieille faculté: Brosseau, Brennan, Foucher et les autres.Surtout.il apprend dans ces deux milieux, Montréal et Paris, dans ces deux institutions, Notre-Dame et Saint-Michel, la vraie signification du mot servir.Le service qu\u2019Ethier donnera pendant quarante-cinq ans, à Notre-Dame, à la Faculté, à sa nombreuse clientèle, sera toujours loyal, efficace et complet, mêlé à une grande bonté et à un dévouement à toute épreuve.A son retour d\u2019Europe, Ethier épouse sa cousine Béatrice, fille du juge Champagne, de Hull, dont il eut une fille, Mireille, qu'il adorait.Son foyer sera complété par la présence de sa belle-sœur.Mlle Anita Champagne.C\u2019est avec ces trois femmes qu\u2019il vivra et cu Le.1401978 continuera, comme a \u2019hdpital, comme a la faculté, comme a son bureau, a servir, donnant a tous et a toutes le meilleur de son coeur, de son esprit et de son talent, et cela sans compter, sans se ménager jamais, toujours fidèle et dévoué aux institutions qu'il sert, à sa famille, à ses amis.Quant à sa carrière professorale, on peut la résumer en cinq mots: elle reposait toute, complètement, sur la pratique de son art.Il devient assistant à la clinique de gynécologie en 1904, suppléant au cours et à la clinique en 1909, professeur adjoint de gynécologie en 1915, professeur titulaire de clinique de gynécologie en 1934, poste qu\u2019il occupera jusqu\u2019au moment de sa démission, le 12 juillet 1938.J\u2019ajouterai, pour compléter l\u2019énumération, que notre collègue faisait partie de la commission des gardes-malades de la Faculté et du bureau des Examinateurs du Conseil Médical du Canada.Ethier était bon professeur; mais il fut surtout, je le répète, un bon clinicien et un bon praticien.Il n\u2019a pratiquement rien publié, contrairement a ce qu\u2019exigent les règlements nouveaux; son enseignement, ses assistants, ses internes, ses éléves de la Faculté, les gardes- malades de son service de gynécologie en ont bénéficié dans son travail de tous les jours, dans la sûreté de son diagnostic, dans les heureux résultats de ses interventions, dans les conseils pratiques qu\u2019il donnait si généreusement et qu\u2019appréciaient tant les médecins qui lui amenaient des clients; ces derniers, d\u2019ailleurs, trouvaient chez lui un aviseur éclairé, un conseiller sûr, et cet appui moral que désirent tant ceux qui s\u2019inquiètent de leur Lape 4 qu's apprécient toujours quand le 698 médecin qui les traite est, en même temps qu\u2019un praticien, un médecin de famille.Beaucoup de ses clients, par ailleurs, ont bénéficié de la grande charité du docteur Ethier.C\u2019est là un point qu\u2019il faut surtout signaler, dans une nécrologie du professeur Ethier.A l\u2019imitation de ses premiers maîtres, les anciens de la Faculté de Médecine, les fondateurs de l\u2019hôpital Notre-Dame, il fut toujours et avant tout le praticien d\u2019autrefois, dévoué et sympathique, fidèle aux traditions, plein de considération pour les autres, constamment au service de ses confrères, de ses patients, de son hôpital.Jamais Ethier n\u2019a porté la moindre attention à la publicité; il considérait que son œuvre témoignait pour lui et que c\u2019est à ses actes, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 et non pas à ses paroles, que l\u2019on juge un homme de profession.Il est mort à la tâche, sans vouloir prendre un repos qui lui devenait nécessaire; il est parti satisfait de l\u2019estime que lui avait procurée une vie professionnelle si bien remplie.Nous pouvons, devant sa tombe, nous incliner avec respect et fierté; c\u2019est la dernière demeure d\u2019un médecin et d\u2019un professeur qui fut avant tout un honnête homme, qui laisse après lui de profonds regrets et que les gradués de notre Faculté peuvent imiter sans hésitation, car 11 fut un modèle de dignité et de droiture.E.-P.BENOIT, Secrétaire de la Faculté.Montréal, le 26 juin 1939. ALDEGE Aldége Ethier n\u2019est plus.Moins d\u2019un an après sa retraite forcée par les exigences des règlements universitaire et hospitalier, 11 s\u2019est éteint après une courte maladie le 2 juin 1939, dans sa soixante et onzième année.Malgré une limitation de ses obligations, il conservait une très grande activité, et l\u2019hôpital Notre-Dame le revoyait tous les matins, parcourant les corridors où se trouvaient ses malades privés; fréquemment il se plaisait à nous rejoindre dans les salles de l'Assistance Publique, où il s\u2019était dépensé durant près de 50 ans au bénéfice des mala- ETHIER des indigents, d\u2019abord comme interne, puis comme assistant, comme chef-adjoint et enfin, comme chef du service de gynécologie.Contemporain des Brennan, des Brosseau, des Harwood, des Trudeau, avec qui il travailla à l\u2019Université et à l\u2019Hôpital, 11 succéda à notre regretté maître, le professeur Louis de Lotbinière Harwood, à la mort prématurée de celui-ci en mai 1934; il occupa la chaire de gynécologie à l\u2019Université de Montréal et devint chef de la clinique gynécologique de l'hôpital Notre-Dame.Il maintint les traditions chères à ses prédécesseurs, et l\u2019enseigne- 700 ment de sa spécialité aux élèves de la Faculté de Médecine l\u2019intéressait particulièrement: dans ses nombreux voyages qu\u2019il fit en Europe, en songeant à l\u2019amélioration possible de l\u2019aridité de l\u2019enseignement théorique, à une époque où les transparents étaient rares et le cinéma scientifique inexistant, il avait trouvé une formule heureuse, en se procurant des pièces anatomiques de bassin de femme, à l\u2019état normal et pathologique, pièces anatomiques faites de papier mâché et articulées.Ces achats, il les faisait pour sa propre satisfaction; les pièces étaient sa propriété et il n\u2019en demanda jamais le remboursement à l\u2019Université.Aujourd\u2019hui elles serviront encore au but pour lequel il se les était procurées, puis- qu\u2019il les a léguées à son successeur qui s\u2019efforcera de les utiliser avec autant de compétence et d\u2019habileté que lui-même l\u2019aurait désiré.En dehors de l\u2019enseignement, il avait conservé le culte du dévouement et de l\u2019assiduité à l\u2019égard des malades de l\u2019Assistance Publique.Quelques semaines avant sa mort, il avait accédé à la demande d\u2019une malade pauvre qui désirait se faire opérer par lui, et il intervenait sans but lucratif, sans espoir de rémunération, par simple humanité.Ses malades, de quelque condition qu\u2019ils aient été, lui manifestaient un attachement profond, et réciproquement il leur témoignait une sympathie toute naturelle et sans prétention.Il savait gagner leur confiance par un abord souriant, délicat et vraiment paternel.Sa sincérité était réelle et l\u2019entourage des patients sous ses soins sentaient leurs inquiétudes apaisées et leurs craintes dissipées par ses paroles chaudes et convaincantes.Il écrivait peu.Sa timidité le retenait de L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 participer activement à toutes les manifestations d\u2019un caractère public, mais lorsqu\u2019il jugeait de son devoir d\u2019y prendre part, il apportait à la préparation des travaux qu\u2019on requerrait de lui un souci d\u2019exactitude et de précision.Ce n\u2019est qu\u2019après de multiples demandes et l\u2019insistance de ses collègues du Cercle Universitaire qu\u2019il en accepta la présidence pour une année.Il s\u2019acquitta de sa tâche avec dignité et son règne fut l\u2019un des plus brillants de cette période troublée de la dépression.Malgré ses attributions à l\u2019hôpital Notre- Dame, il avait su concilier celles non moins difficiles de chirurgien en chef de l\u2019hôpital Général de la Miséricorde.Il doublait ainsi ses responsabilités, mais il les avait épousées avec la sincère conviction qu\u2019il pouvait ainsi rendre encore plus de service à l\u2019humanité souffrante.Entré à l\u2019hôpital Notre-Dame comme interne d\u2019abord, en 1891, il y fut attaché toute sa vie; c\u2019est là qu\u2019il y rendit son dernier soupir près de 50 ans plus tard.Le vide causé par sa mort sera grand.Bien peu en effet, sont capables d\u2019exercer ainsi leur influence durant près d\u2019un demi-siècle au service d\u2019une institution, sans fléchir, sans sourciller, toujours sur la brèche, pratiquement vingt-quatre heures par jour.Le rôle qu\u2019il y a joué est grand.Son dévouement peut servir d\u2019exemple aux jeunes que le moindre effort semble fatiguer.Ethier est mort, mais sa mémoire demeure.Sur sa tombe à peine fermée, nous désirons apporter à nouveau notre faible témoignage de sincère admiration et de profonde reconnaissance, et réitérer à sa famille éplorée l\u2019expression de nos très vifs regrets.Léon GERIN-LAJOIE. BULLETIN ee ++ LA CONSCIENCE DU MÉDECIN \u201c Fais aux autres ce que tu voudrais qu\u2019ils te fissent C\u2019est en s\u2019inspirant de ce proverbe que le Professeur Sergent vient de publier un article remarquable sur «la conscience du médecin » }, Toute profession a ses principes de morale, dit-il, et cette morale, pour le médecin, comporte des devoirs et des droits qu\u2019il convient d\u2019exposer de temps à autre dans le monde désaxé que nous sommes.Nous ajouterions volontiers que le médecin, au point de vue de la déontologie, a surtout des devoirs; ils sont plus nombreux que ses droits.Ce sont plutôt des privilèges et si la loi protège le secret professionnel, il semble que les lois sociales sont en train de l\u2019abolir.« En raison des multiples mesures administratives nécessitées par les exigences des services publics et des organisations privées, le secret médical n\u2019est plus confidentiel, dans le sens exact du mot, puisqu'il circule, en langage écrit, sur de nombreuses fiches qui passent de mains en mains dans les bureaux.» (Sergent.) Ces commentaires opposent, semble-t-il, la loi en face des devoirs dictés par la conscience du médecin ; mais, dit-il, il est des circonstances où la décision à prendre est indépendante de toute obligation légale et découle uniquement des faits qu\u2019il observe.Il fait la déduction très logique que la conduite du médecin ne peut avoir de valeur réelle que si elle résulte d\u2019une instruction et d\u2019une formation scientifiques et pratiques solidement établies, si bien, qu\u2019il peut exister des cas dans lesquels « les ordres de la loi peuvent être en désaccord avec ceux de la conscience.» La vraie déontologie, ajoute-t-il, doit être comme les nobles principes de la morale, considérée dans ses bases générales et dans ses déterminations spécialement professionnelles.Il compare les deux serments d\u2019Hippocrate et de Galien en démontrant que ces deux Pères de la médecine repoussent toute considération d\u2019intérêt matériel: « Il n\u2019est pas possible, dit Galien, de convoiter la richesse et, en même temps, de cultiver la médecine, cet art si noble.Si on s\u2019attache avec ardeur à l\u2019une on néglige certainement l\u2019autre.» Quelle belle vérité! ajoute le Professeur Sergent.Dans le but de faire tomber les obstacles qui exposent les médecins à violer les principes de la morale professionnelle, 1l suggère que l\u2019on rende moins misérables les débuts de leur carrière.\u2014 Ces réflexions sont admirables, elles sont tout imprégnées 1.Ilevue des Deux Mondes, Paris, mai 1939, page 194. 702 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 d\u2019idéal, mais combien éloignées de l\u2019époque de matérialisme outrancier que nous vivons actuellement et de la socialisation partielle de la médecine.Puis 1l cite quelques exemples, dont deux anciens, que je rapporte, ce qui nous permet de distinguer entre la conscience de deux médecins: « Après la Révolution de 1830, Dupuytren, recevant l\u2019ordre de désigner les insurgés qui se trouvaient en traitement dans son service chirurgical, répondit: « Je n\u2019ai pas vu d\u2019insurgés; je n\u2019ai vu que des blessés.» Quarante ans plus tard, après la Commune, lorsque les « Versaillais » rentraient dans Paris, un de ses successeurs, recevant le même ordre, désigna «les commuards » soignés dans son service.Est-ce devant celui-ci ou devant Dupuytren que nous devons nous incliner respectueusement » ?Il fait suivre ces deux exemples d\u2019autres plus récents que bon nombre de médecins connaissent.Il s\u2019agit d\u2019un mariage anticipé entre un jeune homme taré et une jeune fille indemne.C\u2019est autour de ces problèmes que Brieux a construit sa pièce sensationnelle « Les Avariés ».Quelques-uns parmi les médecins ne voudront pas révéler ce que le jeune homme est venu leur avouer à titre de médecin, ils laisseront s'accomplir l\u2019attentat.D\u2019autres, écoutant exclusivement l\u2019ordre de leur conscience, feront tout pour le prévenir et l\u2019empêcher.Voilà un duel en marge du secret professionnel que le Professeur Sergent a tranché en ce qui le concerne en mettant tout en œuvre pour prévenir ce malheur.Je n\u2019ai pas l'intention de me prononcer sur ce débat puisque je fais un simple commentaire en marge de ce travail.Pour que le médecin puisse se prononcer en pareille circonstance, «il faut que sa décision soit exempte de toute considération d'intérêt personnel, qu\u2019elle soit liée à un désintéressement absolu et qu\u2019elle ne vise qu\u2019à faire le bien à celui qui se confie à lui.Il faut, en un mot, que le médecin qui doit prendre une résolution dictée par les ordres de sa conscience ait le droit de penser qu\u2019il ne se trompe pas, que son diagnostic est exact, que la ligne de conduite qu\u2019il a suivie, que les conseils qu\u2019il a donnés sont conformes aux conditions et aux exigences de la situation.» (Sergent).L\u2019objection que l\u2019on peut faire au médecin est la suivante: Quelle preuve a-t-il de l'exactitude du jugement qu\u2019il porte?Il est basé, pourrait-on répondre sur l'observation, l\u2019expérience et l'éducation.Si un médecin possède ces trois qualités essentielles son jugement est à l\u2019abri des erreurs occasionnelles en pareille circonstance.« D'ailleurs, dit-il, lorsque le moindre doute, la moindre hésitation, se dessineront devant vous, faites appel à la compétence particulière d\u2019un de vos confrères possédant une connaissance approfondie et une expérience solide sur le domaine spécial dans lequel prend place la maladie qui évolue sous votre observation.» Ajoutons qu\u2019il n\u2019y a pas que ces cas particuliers qui lancent de trop fréquents appels à la conscience du médecin ; il y a aussi d\u2019importants problèmes qui surgissent à tout instant dans les questions BULLETIN sociales et d'assurances, les rapports des médecins entre eux-mêmes, leur attitude à l'égard de leurs clients, nos engagements, écrits ou non, réels ou moraux, envers les hôpitaux et l\u2019Université.Toutes ces obligations découlent de l\u2019exercice de notre profession et constituent le précieux héritage à sauvegarder si nous voulons maintenir notre prestige en face des tendances actuelles de l\u2019État.Le savoir est à la portée de tous ceux qui le cherchent, a-t-on dit; mais il en est de la médecine comme de la guerre: « Il y a des principes permanents qui sont à la portée des intelligences les plus ordinaires.Mais cela ne signifie pas que tout le monde soit en état de les appliquer.» (Dragomiroff.) C\u2019est à ce moment que s\u2019affirment les qualités du caractère.Le Professeur Sergent termine son article en énumérant quelques- unes des conditions fondamentales de la formation du médecin: science, expérience, désintéressement, conscience.« Le devoir avant l\u2019intérêt, l'honneur avant l'argent.» «Apprendre patiemment et assidument les connaissances acquises par les recherches scientifiques.» « Assurer la solidité de l\u2019application de ces connaissances par l\u2019expérience, résultant, suivant la sage parole de Laennec, de l\u2019observation maintes et maintes fois répétée.» « Régler les conséquences de cette formation selon les principes de la morale.» «Souvenons-nous, dit-il, en terminant, que nous sommes les représentants d\u2019une des plus nobles des professions libérales et que, si nous maintenons les principes de charité, de désintéressement, de travail scientifique et bienfaisant que nous ont transmis nos devanciers, nous continuerons à mériter le respect dont ils étaient entourés.» Tel est le résumé succinet de la belle conférence que vient de publier le Professeur Sergent.Nous avons cru utile d\u2019en faire le bref commentaire afin d'exprimer de nouveau certains principes fondamentaux qui doivent diriger l\u2019exercice de la médecine.Nous vivons des temps difficiles où le désir remplace l\u2019ambition légitime et constitue un appel dangereux si l\u2019on oublie les serments d\u2019Hippocrate et de Galien, que l\u2019on répète inconsciemment avant de quitter les bancs de l\u2019Université.Plus il est question de médecine sociale, plus le médecin doit réfléchir sur le prix de son indépendance et l\u2019utilité de ses services pourvu qu\u2019ils reposent sur la base fondamentale que vient de poser notre excellent et fidèle ami, le Professeur Sergent, que nous félicitons de sa belle et constante attitude en la matière.Albert LeSAGE.703 MINISTÈRE DE LA SANTÉ DIVISION DE L\u2019EPIDEMIOLOGIE La prévention et le contrôle des maladies infectieuses sont deux activités primordiales de toute organisation d\u2019hygiène publique, car elles ont une influence directe sur la morbidité et la mortalité générales.La lutte contre la contagion est chez nous confiée à la Division de l'Epidémiologie, qui est aidée dans ce travail par les Bureaux de Santé des cités et villes, les Unités Sanitaires de comtés et les méde- cins-hygiénistes des Districts Sanitaires.La province se trouve ainsi couverte par un corps d'officiers initiés au contrôle des infections; mais pour exercer leur action, ils doivent connaître les cas de maladies contagieuses.La loi fait un devoir au médecin de déclarer à l\u2019autorité chaque cas de maladie contagieuse dont il a pris connaissance dans l\u2019exercice de ses fonctions, que le cas soit confirmé ou douteux.Nous comprenons que les médecins ne voient pas tous les cas de maladies contagieuses survenant dans leur clientèle, nous admettons encore que chaque cas ne soit pas diagnostiqué, il n\u2019en reste pas moins que bon nombre de malades sont traités par le médecin et que, même alors, la déclaration est déficiente.Nous voulons bien faire la part de la fatigue causée par le travail et des oublis qui peuvent en résulter, mais nous serions cependant heureux de constater que les rapports des médecins nous parviennent avec une fidélité égale à celle dont ils font preuve envers la Commission des Accidents du Travail.Arrêtons-nous un moment à considérer le côté social et humanitaire de la question.Quand, à la suite d\u2019une déclaration, des mesures de prévention et de contrôle empêchent la propagation d\u2019une maladie contagieuse, on ne peut évaluer en argent le fait qu\u2019un homme n\u2019a pas contracté la fièvre typhoïde, qu\u2019un enfant n\u2019est pas mort de diphtérie ou n\u2019a pas été atteint d\u2019une scarlatine qui en aurait fait un invalide pour la vie avec une néphrite chronique.Il semble bien superflu d\u2019insister sur les conséquences désastreuses que peut amener l\u2019abstention d\u2019une déclaration, mais encore faut-il que le médecin réalise pleinement son devoir; il lui sera facile de prendre ensuite ses responsabilités.Il ne faut pas déduire de ce qui précède que le médecin, comme classe, veut sciemment éluder la loi.Il nous fait plaisir de proclamer ici que beaucoup de confrères font serupuleusement toutes leurs déclarations et cette conduite de ces médecins qui sont réellement des sommités de la profession nous est très agréable; un très grand nombre s\u2019efforcent de se conformer à la loi.Il reste malheureusement trop de négligents et d\u2019oublieux, sans parler de ceux qui sont volontairement réfractaires.Le Ministère de la Santé fait un appel tout spécial à chaque médecin de la province: « Docteur, par une déclaration fidèle de vos cas de contagion, aidez-nous à protéger la santé de notre peuple, aldez-nous à sauver la vie de nos enfants ».LE MINISTERE DE LA SANTE. MÉMOIRES e + CONTRIBUTION À L\u2019ÉTUDE DES FONCTIONS, DU THYMUS Par le Professeur agrégé R.TURPIN, (Paris).En dépit de recherches qui débutèrent au milieu du siècle dernier, nous hésitons encore sur la place qu\u2019il convient d\u2019accorder au thymus, et nous ne savons s\u2019il mérite d\u2019être rangé parmi les glandes endocrines.Son évolution particulière, solidaire de la croissance, est la plus frappante de ses particularités.On peut admettre comme un schéma que son poids, de 13 grammes à la naissance, double à 10 ans, triple à la puberté, pour retomber aux environs de 15 grammes vers le milieu de la vie.Cette régression thymique débute avec les transformations glandulaires pubérales.L\u2019expérimentation confirme et précise ce fait; elle est basée sur des recherches qui peuvent être réparties en deux groupes: a) les unes étudient l\u2019influence sur le thymus normal d\u2019interventions diverses capables de retarder ou d\u2019accélérer son évolution.Elles montrent que l\u2019involution thymique est retardée par l\u2019extirpation, avant la puberté, des surrénales ou des glandes sexuelles, qu\u2019elle est accélérée au contraire par les injections d\u2019extraits de ces glandes, folliculine, adrénaline, ou de stérols doués de propriétés gonado-sti- mulantes.Certaine hormone anté-hypophysaire peut agir de même, sans doute par l\u2019intermédiaire d\u2019une stimulation des fonctions thyroïdiennes (hormone thyréotrope); au contraire, l\u2019hormone somatotrope, en même temps qu\u2019elle fait apparaître l\u2019acromégalie, chez le chien, détermine une hypertrophie thymique.Il est vraisemblable que le système hypo- physo-thyroïdien commande en partie ces dif- * Travail présenté au XVe Congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord, Ottawa-Hull, septembre 1938.férentes phases d\u2019activité thymique et génito- surrénale.b) les autres recherches étudient l\u2019influence sur un organisme normal, de la thymectomie ou de l\u2019injection d\u2019extraits thymiques.I.Les extraits thymiques injectés au rat albinos ont permis à divers expérimentateurs, Rowntree, Clark et Hanson! entre autres, de stimuler de façon remarquable l\u2019accroissement du poids et de la taille, du système nerveux (myélinisation plus précoce), du squelette (apparition des points d\u2019ossification, calcification), de la fécondité (portées plus nombreuses et plus fréquentes), de réduire les délais qui précèdent chez le nouveau-né l'apparition des dents, des poils, l\u2019ouverture des yeux, des oreilles, les signes de la puberté.Ces injections stimulent le développement sans dépasser les limites normales; les animaux traités ne deviennent pas des géants.On peut amplifier ces résultats en faisant agir les extraits thymiques sur les générations successives d\u2019une même lignée.L\u2019intérêt de ces travaux est indéniable, mais ce n\u2019est pas le sous-estimer que de dire qu\u2019on ne peut opposer les résultats de ces injections à ceux de la thymectomie.Les doses employées sont considérables; elles correspondent à 0 gr.60 de thymus frais par centimètre cube.Or, O gr.60 pour un raton nouveau-né de 5 grammes, équivalent à 7 Kg, 200 pour un homme de 60 Kg.; 0 gr.60 pour un rat de 1 mois, qui pèse 30 gr., correspondent à 1 Kg, 200 pour un homme de 60 1.Rowntree.The thymus gland.J.A.M.A.24 aout 1935, p.592.Rowntree.J.Clark et A.M.Hanson.Biologic effects of thymus extract.Arch.of Internal Medicine.Vol.56, juillet 1935, n° 1, p.1-29, 706 \u2026 UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.juillet 1939 Kg., dont le thymus pèse à la puberté 37 gr.environ.Par ailleurs, il est très probable que ce trai- \u2019 tement par voie péritonéale suscite la formation rapide d\u2019anticorps antithymiques, qui surajoutent leurs effets à ceux de cette hyperthy- misation extra-physiologique.Les propriétés de la préparation semblent dépendre en partie de sa teneur en glutathion.Avec mes collaborateurs, Mlle Tisserand et J.Valletta, nous n\u2019avons pu obtenir les résultats de Rowntree; notre extrait ne contenait pas de glutathion.Rowntree rattache aussi une expérience infructueuse à la même cause.II.Les résultats de la thymectomie ont été assez diversement jugés.Avec mes collabora- \u201cteurs R.M.May, Mlle Tisserand et J.Valletta, j'ai repris cette étude en utilisant un élevage de rats albinos de grande homogénéité.Nos animaux ont été opérés toujours au même âge \u2014 un mois environ \u2014 et nous avons évité les causes d\u2019erreur, dans la mesure du possible, qui auraient pu tenir aux thymus aberrants, ou aux témoins pris en dehors de la portée des animaux opérés.Ces recherches nous ont permis de confirmer ou de mettre en valeur plusieurs faits relatifs à l\u2019influence du thymus sur le développement et les métabolismes.A.Le thymus n\u2019est pas indispensable à la vie, dans nos conditions expérimentales: ablation à l\u2019âge d\u2019un mois.L'animal peut succomber pendant l\u2019opération ou aussitôt après, mais cette mortalité, de 20% dans nos expériences, dépend des circonstances opératoires.B.Les modifications du développement an- té-pubéral que nous avons notées confirment les données de Rowntree et de ses collaborateurs: il s\u2019agit d\u2019une hypotrophie passagère qui s\u2019atténue progressivement pour s\u2019effacer vers le 3e mois.Nous n\u2019avons pas observé de retentissement sur l\u2019activité, ni le comportement général, ni la formule sanguine, exception faite d'une po- lynueléose post-opératoire éphémère.\u2018C.A l\u2019aide d\u2019expériences, d\u2019ailleurs inachevées, nous essayons \u2018de préciser l'influence de la thymectomie du mâle et de la femelle d\u2019un couple de rats âgés d\u2019un mois, sur la durée de la période qui sépare la naissance de ces animaux de la mise bas de leur première portée.Cette investigation permet de préciser à la fois l'effet de l\u2019ablation du thymus sur le développement des organes génitaux, sur la date de la puberté, sur l'aptitude à la fécondation.Certains auteurs, dont Putzu Donoddu ?, ont rapporté en effet que cette intervention amoindrissait l\u2019activité génitale du lapin et rendait quasi impossible la fécondation, le mâle et la femelle étant opérés.D.Andersen 3, au contraire estime que la thymecto- mie n\u2019agit ni sur l\u2019âge de la puberté, ni sur le poids à ce moment, ni sur la date d\u2019apparition des cycles œstraux, ni sur la fécondité des rats mâles ou femelles.Nos premiers résultats nous montrent que 1.la thymectomie d\u2019un couple, non seulement ne retarde pas la maturité génitale, mais semble plutôt l\u2019accélérer.Le délai qui sépare la naissance des couples thymectomisés de la mise bas de leur première portée est en moyenne de 90 jours, alors que celui des témoins est de 122 jours.2.La thymectomie ne diminue pas la fécondité.Un couple thymectomisé P, donne la première portée F, en 104 jours; un couple de F,, thymectomisé, donne F, en 169 jours; un couple de F.thymectomisé, donne F, en 126 jours.Le délai moyen qui sépare chaque nouvelle génération de cette lignée est de 133 jours.Or, ce délai pour deux lignées témoins est de 149,3 et 145,6 jours.3.Il est nécessaire de prendre pour témoins des animaux de même portée car les différences sont grandes entre les couples, suivant les portées, les poids, les saisons, l\u2019ambiance.D.Certains expérimentateurs se sont attachés à l\u2019étude des troubles métaboliques engendrés par la thymectomie.Ainsi on a pu parler d\u2019un accroissement de l\u2019élimination 2.Putzu Donoddu.L\u2019influenza della stimizzazione sulla attivitd genetica e sulla prole.3.Andersen, D.H.Studies on the physiology of reproduction.Journ.of Physiol.LXXIV 49-64, 1932.ge?fut lf eld Gu (31 i teur TURPIN: CONTRIBUTION À L'ÉTUDE DES FONCTIONS DU THYMUS 707 aqueuse, de l\u2019élimination chlorurée et surtout d\u2019une spoliation calcique.En dépit d\u2019opinions quelque peu discordantes il semble que la thy- mectomie soit suivie d\u2019une augmentation du Ca urinaire et fécal, et d\u2019une diminution du Ca tissulaire.L\u2019étude chez les pigeons de la teneur en Ca de la coquille des œufs, la lenteur de la consolidation des fractures chez les thymoprives, ajoutent à la vraisemblance des faits expérimentaux.Avec mes collaborateurs J.Sérane et J.Valletta, j'ai étudié les relations du thymus et du glutathion hépatique.En effet, le glutathion, tripeptide formé d\u2019une molécule de cystéine, d\u2019une molécule d\u2019acide glutamique et d\u2019une molécule de glycocolle, participe aux oxydo-réductions effectuées par les êtres vivants.Il échange, avec les glandes endocrines, des relations importantes étudiées par L.Binet et ses collaborateurs *.Mais il était utile, puisque nous utilisions des rats en voie de croissance, de préciser en même temps les variations spontanées du glu- tathion hépatique chez un animal qui se développe.1.Or, nos dosages * nous ont montré que le glutathion hépatique total rapporté à 100 gr.de tissu hépatique frais baisse, de la naissance à 3 mois, de 207 mg.à 192, et le glutathion réduit de 184 à 172,5.Ces chiffres diminuent relativement moins de 3 mois à 6 mois, passant respectivement de 192 à 184 et de 172,5 à 166.Au delà, les différences sont inappréciables.Le glutathion total et le glutathion réduit du foie diminuent donc parallèlement chez le rat, pendant le premier semestre de la vie.Cette diminution est indépendante des facteurs ambiants.En effet des injections d\u2019allyl- thio-urée (thiosinamine) peuvent élever à la fois les valeurs du glutathion total et du glu- 4.Th.Regnier.Le glutathion dans les glandes endocrines.C.R.Soc.Biol.CXVIII, t.1, 1935, p.1060- 1062.5.Turpin.R.Serane, J.et Valletta, J.Etude des variations du glutathion hépatique du rat albinos en fonction de la croissance.C.R.Soc.Biol.Séance du 16 juillet 1938.tathion réduit jusqu\u2019à un maximum, mais sans effacer les différences qui tiennent à l\u2019âge.2.Or, la thymectomie trouble cette évolution physiologique °.Elle abaisse le taux du glutathion.Cette chute commence 11 jours après l\u2019opération, atteint son maximum vers le 30e jour, et apparaît corrigée au 56e.Au 31e jour, le glutathion hépatique total est tombé à 176 mg.pour 100 gr.de tissu, le glutathion réduit à 172,5 mg., alors que ces valeurs sont respectivement de 200 et de 184 chez les témoins.La diminution du glutathion total est plus importante que celle du glutathion réduit.L\u2019action de l\u2019extirpation de l\u2019hypophyse, des ovaires des parathyroïdes et surtout du pancréas, chez le chien, est encore plus efficace (L.Binet et ses collaborateurs).* % * Dans l\u2019espoir d\u2019amplifier les résultats de l\u2019extirpation du thymus, Einhorn et Rown- tree \u201d ont soumis à la thymectomie, répétée de génération en génération, les rats d\u2019une même lignée.Ils ont observé en F, un retard moyen de la croissance en poids et en taille.Cette hypotrophie était plus notable en F,; le retard de croissance atteignait à 30 jours son maximum: 36,9% pour le poids, 15,3% pour la taille.Après 70 jours, ces courbes de croissance rejoignaient les courbes des témoins.Ils ne notèrent aucune autre anomalie.Nous avons poursuivi cette même expérience pendant une durée plus longue que Einhorn et Rowntree.Nos animaux sont répartis en deux groupes: a) Une première série comporte actuellement 8 générations, mais F, n\u2019est pas issue en série ininterrompue des branches aînées.Parfois des incidents opératoires nous ont obligé à prendre les 2e ou 3e ou 4e portées d\u2019une génération.6.Turpin, R., Serane, J.et Valletta, J.De l\u2019influence de la thymectomie sur le glutathion hépatique du rat albinos.C.R.Soc.Biol.t.CXXVII, n° 2, 1938, p.96.7.Einhorn, N.H.et Rowntree, L.G.The biologic effects of thymectomy.Endocr.XX, 3, mai 1936, p.342-347. 708 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 b) Une seconde série comporte actuellement 5 générations.Ici, F, est issue en ligne directe des couples thymectomisés des premières portées de P, F,, F,, F,.Nous avons étudié la croissance de ces animaux de leur naissance a 30 jours, par comparaison avec celle de 374 témoins répartis en 74 portées.Le retard du développement du poids et de la taille nous est apparu moindre que celui noté par Einhorn et Rowntree.Ces différences, même, ne nous semblent pas jusqu\u2019à présent plus importantes que celles qui, dans l\u2019élevage, sont inhérentes aux qualités individuelles, au nombre des animaux par portée, à la saison.Nous confirmons entièrement les remarques de Einhorn et Rowntree relatives aux dates d\u2019ouverture des oreilles, des paupières, d\u2019apparition des dents, du pelage, de descente des testicules, et au nombre d\u2019animaux par portée.À la 8e génération de thymectomisés ces particularités de croissance nous sont apparues normales.* * Au terme d\u2019une telle étude, on reste surpris du désaccord qui existe entre l\u2019importance des travaux accumulés et celle de leurs résultats.Ceci tient peut-être au fait que le thymus, à la période où nous l\u2019étudions n\u2019est, suivant l\u2019ingénieuse conception de Jolly et Dustin, qu\u2019un réservoir de nucléo-protéides, libérées par la pycnose des thymocytes suivant les besoins de la croissance, de la régénération, de la gravidité.Peut-être aussi conviendrait-il d\u2019étudier séparément, suivant l\u2019opinion de Kinugasa®, la corticale et la médullaire.Il est incontestable que les possibilités fournies par la thymectomie ne sont pas épuisées et que la pathologie et la thérapeutique humaines pourront en tirer de nouveaux enseignements.8.Kinugasa.Fonctions de la substance corticale et médullaire du thymus, spécialement en ce qui concerne leurs relations avec les glandes génitales.T'he Keijo Journ.of Med.L, 1-49, février 1930. CONSIDÉRATIONS SUR LA CLASSIFICATION ET LE DIAGNOSTIC DES LYMPHADENIES A propos d\u2019une observation personnelle de leucémie lymphatique a forme amygdalienne ' G.PINSONNEAULT, Radiologiste à l\u2019Institut du Radium.Observation.Madame D.X, 56 ans, se présente à l\u2019hôpital, le 23 juillet 1934, pour tuméfaction des amygdales.Son père est mort à 39 ans, d\u2019une maladie du cœur, sa mère à 35 ans, d\u2019infection puerpérale.Deux frères sont en bonne santé; un est mort à 48 ans, d\u2019hémorragie cérébrale, un autre, à 54 ans, de diabète.Une sœur est décédée à 39 ans, d\u2019une affection indéterminée du tube digestif.Une fille en bonne santé.Une fausse couche.Ménopause à 42 ans.Le mari, âgé de 59 ans, est bien portant.Aucune maladie antérieure intéressante à signaler.La malade est dyspeptique depuis plusieurs années.; Les troubles fonctionnels durent depuis un an.Ils sont caractérisés par de la constriction pharyngée, de la toux, de la dysphagie et une douleur intermittente de la région parotidienne droite qui s\u2019irradie vers l\u2019oreille du même côté.L\u2019examen physique pratiqué le 23 juillet fournit les données suivantes.Habitus extérieur satisfaisant.Personne de taille moyenne, pesant 141 livres.Le poids a diminué de 11 livres depuis deux ou trois mois.La température est normale, mais la malade nous avoue qu\u2019elle se sent très souvent fiévreuse.La palpation des régions cervicales nous montre plusieurs petits ganglions fermes, arrondis, mobiles et légèrement douloureux au palper.Du côté droit, on en trouve un qui mesure environ deux centimètres de diamètre et qui est situé derrière l\u2019angle de la mâchoire.Un 1.Travail de l\u2019Institut du Radium: Professeur J.-E.Gendreau, Directeur.Par et A.JUTRAS, Radiologiste à l\u2019Hôtel-Dieu.autre, un peu moins volumineux, siège dans la région sous-maxillaire.Au niveau de la portion moyenne de la chaîne jugulaire, on en perçoit quatre ou cinq dont le plus gros atteint le volume d\u2019une cerise et le plus petit, celui d\u2019un pois.Du côté gauche, on trouve également un ganglion sous-angulo-rétro-maxillaire, moins volumineux toutefois que celui du côté opposé, et le long du bord antérieur du sterno-cléido- mastoïdien, quatre ou cinq petites masses du volume d\u2019un haricot, disposées en grains de chapelet.L\u2019examen de la cavité buccale révèle une hypertrophie très considérable des deux amygdales, plus marquée pour la droite.Celle-ci atteint le volume d\u2019une grosse noix et déborde en arrière la fosse amygdalienne.La surface est lisse, légèrement luisante et de coloration bleutée.L\u2019aspect est assez régulièrement arrondi.La consistance est ferme et la tumeur repose sur une base nettement infiltrante.L\u2019examen minutieux des sillons ne laisse voir nulle part d\u2019ulcération de la muqueuse.L\u2019amygdale gauche présente les mêmes caractères mais un volume moindre.L\u2019examen du rhinopharynx et du larynx ne révèle rien d\u2019anormal.La seule hypertrophie ganglionnaire qu\u2019on trouve sur les autres chaînes de lymphatiques siège dans l\u2019aisselle droite, où il existe une petite masse arrondie de 2 centimètres de diamètre environ, dure, roulant sous le droit et douloureuse au palper.Ni le foie, ni la rate ne sont hypertrophiés.Les téguments n\u2019offrent cucune trace d\u2019éruption.Il n\u2019y a jamais eu de prurit.L\u2019examen radioscopique de la cavité 710 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 thoracique montre un médiastin clair et des poumons à peu près normaux, à part une légère infiltration infra-hilaire droite.L\u2019exploration des divers appareils est entièrement négative.La tension artérielle est de 170-110.Les urines ne contiennent ni sucre, ni albumine.Le B.West négatif dans le sang.L\u2019examen histologique d\u2019un fragment prélevé sur l\u2019amygdale droite montre des plages uniformes de lym- phoblastes sans trace apparente de réticulum, avec nombreuses figures de mitose.L\u2019hémogramme oriente le diagnostic vers la leucémie lymphatique.Valeur globulaire .0.87 Hémoglobine .80% Globules rouges .4,100,000 Globules blanes .46,800 Polynucléaires .3% Lymphocytes .86% Grands mononucléaires .10% Eosinophiles .1% Le traitement rœntgenthérapique est entrepris le 24 juillet.Tension constante de Gaiffe: 200 K.V., 4 M.A.Distance anticathode-peau: 50 cm.Filtration 2 mm de Zn plus 1 mm d\u2019Al.L\u2019irradiation est pratiquée par deux champs cervicaux droit et gauche, qui englobent les amygdales et la plus grande partie des chaînes lymphatiques jugulaires.Le champ droit mesure 5 x 7 pouces; le champ gauche est rond et mesure 7 pouces de diamètre.Le traitement est pratiqué au rythme de 125r par jour environ sur chaque champ.Le 20 août, 1l est suspendu après avoir atteint la dose totale de 2,590r pour le côté droit et de 2,635r pour le côté gauche.La radioépithélite de la peau et des muqueuses est assez marquée.Les amygdales sont d\u2019un volume sensiblement normal et les masses ganglionnaires cervicales ont à peu près complètement disparu.Dix jours après le traitement, apparaît à la face un érythème papuleux, avec desquamation assez marquée et prurit intense, en même temps que la formule révèle une polyglobulie blanche plus accentuée.BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 Valeur globulaire .0.88 Hémoglobine .80% Hématies .4,075,000 Leucocytes .113,000 Lymphocytes .72% Polynucléaires .20% Grands mononucléaires .7% Eosinophiles .1% Plusieurs séances de rœntgenthérapie et que!:ques séances de télérœntgenthérapie ont raison de ces accidents, et vers la mi-septembre la malade regagne son domicile dans un état de bonne santé apparent.Huit mois plus tard, c\u2019est-à-dire en mai 1935, les mêmes accidents cutanés réapparaissent, cette fois-ci, desséminés sur tout le corps.Le nombre des globules blancs atteint 125,000 par mm.cube de sang, avec 86% d\u2019éléments mononucléés.On reprend les traitements de télérœntgenthérapie.À la suite d\u2019une dose totale de 290r, la malade retourne chez elle à peu près débarrassée de ses leucémies et de son prurit.Elle passe un an sans se présenter au dispensaire.Nous la voyons réapparaître au mois de mai 1936.Elle est amaigrie, pâlie, dans un état physiologique assez misérable.Le corps est à peu près entièrement couvert d\u2019une érythrodermie squameuse qui rappelle fortement le mycosis fongoïde.On trouve des ganglions hypertrophiés aux aines et aux aisselles.La rate est légèrement augmentée de volume.L\u2019hémogramme est le suivant: Valeur globulaire .0.90 Hémoglobine .85% Hématies .4,250,000 Leucocytes .400,000 Polynucléaires .3% Lymphocytes .92% Grands mononucléaires .4% Eosinophiles .1% Le manque d'espace et d\u2019appareils nous obligèrent à différer le traitement.Au moment où nous aurions pu recevoir la malade, la famille nous fit savoir que l\u2019état était jugé PINSONNEAULT ET JUTRAS: DIAGNOSTIC DES LYMPHADÉNIES désespéré et que le déplacement paraissait inutile.La mort est survenue le 16 février 1937.Nous manquons de détails précis sur la période ultime de la maladie.Commentaires.Dans notre opinion, cette malade est morte de leucémie lymphatique.Néanmoins, on est tenté de se demander si la maladie n\u2019a pas débuté par un lymphosarcome de l\u2019amygdale.Et cela pour trois raisons: la première, la réponse du laboratoire, qui s\u2019est prononcé pour un lymphosarcome.Nous ne nous faisons pas d\u2019illusions sur les difficultés du diagnostic histologique différentiel entre une amygdale leucémique et une amygdale lymphosarcoma- teuse.Pourtant il existe des signes de probabilité en faveur de l\u2019une ou de l\u2019autre affection ; l\u2019ensemble des signes chez notre malade fit d\u2019abord pencher le diagnostic en faveur d\u2019un lymphosarcome.Deuxièmement, l\u2019atteinte des amygdales est la grande exception dans la leucémie lymphatique.Aubertin (1), dont l\u2019autorité et la longue expérience sont bien connues, affirme n\u2019en avoir rencontré que deux cas dans toute sa carrière, et il s\u2019agissait de phénomènes survenus à une phase tardive de la maladie.Dans notre observation, l\u2019affection a débuté par les amygdales et est restée longtemps confinée à ces organes.Troisièmement enfin, le fait de savoir si on a affaire à une leucémie ou à un sarcome lymphatique est d\u2019une grande importance pratique et théorique.L\u2019un de nous (27) a établi en 1935 que le lymphosarcome du pharynx, soumis a un traitement approprié, a 34.8% de chances de guérison (46 cas).La leucémie, au contraire, comporte un pronostic absolument fatal.D\u2019autre part, l'opinion d\u2019aujourd\u2019hui tend encore à faire de la leucémie une entité foncièrement différente du lymphosarcome.La nosographie actuelle des affections du système lymphopoiïé- tique reste toujours basée sur l\u2019ancienne classification de Virchow qui, en dépit de son intérêt historique, devrait être considérée comme périmée.711 En 1845, Virchow (54) divisa le groupe vague des lymphadénies spléno-ganglionnaires isolé par Hodgkin (23) vers 1832, en lym- phomes purs, sans répercussion sanguine, et en lymphomes leucémiques, compliqués du passage d\u2019éléments anormaux dans la circulation sanguine.Dans les leucémies, l\u2019auteur distingua la leucémie splénique des leucémies ganglionnaires.En 1863 (55), il classa les lym- phomatoses pures en lymphomes simples, hy- perplasiques, et en lymphomes malins, néoplasiques, qu\u2019il dénomma lymphosarcomes.Voyons dans quelle mesure cette classification s\u2019est montrée conforme aux faits cliniques rapportés.Dès 1865, Conheim (5) montre qu\u2019il n\u2019existe pas de cloison étanche entre les lymphadénies leucémiques et les lymphadénies aleucémiques.Certaines de ces dernières présentent à l'autopsie le tableau des hyperplasies diffuses de la leucémie sans en offrir les modifications sanguines.On parle donc depuis Conheim de pseudo-leucémies ou de leucémies aleucé- miques.En 1893, Kundrat (29) précisa les signes d\u2019une variété de lymphosarcome qui a gardé son nom.C\u2019est une lymphadénopathie à caractère régional, généralement cervico-médias- tinale, à début pluricentrique, ne métastasant pas par voie sanguine, mais extrêmement in- filtrante et récidivante, s\u2019ulcérant souvent, et tuant le malade en 8 ou 10 mois par simple effet compressif.Le terme de lymphosarcoma- tose, proposé par Kundrat, pour remplacer celui de lymphosarcome, laisse entendre une maladie de système autant qu\u2019une tumeur et donne une juste idée de ses caractères anato- mo-cliniques.De 1898 à 1902, Paltauf (39), son élève Sternberg (47), Dorothy Reed (41), décrivent une autre entité jusque-là considérée comme faisant partie des lymphosarcomes.C\u2019est la lymphogranulomatose maligne qui devrait en toute justice s\u2019appeler adénie de Trousseau (52).Maladie autonome, fébrile, cachecti- sante, non tuberculeuse, non syphilitique, débutant généralement par une tuméfaction 712 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 sans suppuration des ganglions cervicaux, comportant parfois une hypertrophie splé- nique, des manifestations cutanées, médiasti- nales ou pleurales, évoluant en 18 ou 24 mois et présentant à l\u2019autopsie une rate d\u2019aspect rouge vif parsemé de points et de trabécules blanchâtres.Tout cela a été dit en 1866, par Trousseau\u2026 et oublié.On conçoit aisément que l\u2019identification des granulomes malins ait porté un rude coup à la lymphosarcomatose de Kundrat.Il n\u2019est pas douteux en effet que cet auteur ait englobé dans le syndrome qu\u2019il a décrit de nombreux cas de lymphogranulomatose à forme cervico- médiastinale.En dépit de cette restriction et de sa grande rareté, le syndrome de Kundrat a acquis une place à part (24) parce qu\u2019il présente des caractères anatomo-cliniques qui le différencient assez bien de la maladie de Hodgkin d\u2019une part, et du lymphome hyperpla- sique simple d\u2019autre part.On ne peut en dire autant de sa distinction avec le lymphosar- come à début unicentrique (néoplasie maligne au sens classique).La différence capitale serait que celui-ci est apte à métastaser dans n\u2019importe quel organe par voie sanguine aussi bien que par voie lymphatique.Il aurait théoriquement l\u2019allure d\u2019une tumeur et non d\u2019une maladie de système.Mais le syndrome de Kundrat est rarement pur.Parfois il donne des foyers à distance, et quand il n\u2019en donne pas, c\u2019est peut-être parce que l\u2019évolution est écourtée par des phénomènes compressifs ou que les conditions mécaniques réalisées ne s\u2019y prêtent pas.D'autre part, le lymphoblastome malin authentique, métastasant, garde en fait un air de lymphoblastose.Le début n\u2019y est pas toujours franchement unicentrique 2.À l\u2019au- 2.J\u2019mn de nous a en l\u2019occasion d'observer ces jours derniers un cas bizarre de soi-disant lympho- sarcomatose.Il s\u2019agit d\u2019un homme de 56 ans, qui présente des tumeurs multiples dont les premières sont apparues il y a 20 ans.Ces tumeurs sont situées la plupart dans le tissu cellulaire sous-cutané, en des points d\u2019une symétrie absolument frappante et qui n\u2019ont rien à voir avec le siège des ganglions lymphatiques Un examen histologique pratiqué au Lahora- toire d\u2019Anatomie Pathologique de l\u2019Université Laval de Quétec il v a trois ans, a conclu à un « réticulo- sarcome ».Un fragment examiné au Laboratoire de topsie, il arrive fréquemment qu\u2019on ne sache pas où trouver la localisation primitive.On constate des foyers métastasiques dans des organes généralement laissés indemnes par la plupart des cancers: la rate, l\u2019intestin, le rein, le cœur.Et on trouve toujours cette propension flagrante à métastaser dans un tissu de même souche, qui est bien spéciale au lymphosar- come.Autre argument plus troublant: Ehrlich et Gerber (10) se sont appliqués à étudier un très grand nombre de ganglions sur des malades morts de lymphosarcome.Certains de ces ganglions étaient totalement envahis, d\u2019autres totalement indemnes, d\u2019autres enfin pré- sentalent des lésions discrètes, caractérisées par la présence de quelques cellules néoplasiques, identifiées par ailleurs et facilement reconnaissables.Or il s\u2019est trouvé dans certains de ces cas que la périphérie du follicule était farcie de cellules cancéreuses alors que la zone intermédiaire et le centre germinatif s\u2019en montraient complètement dépourvus.D\u2019autres fois cependant, les cellules néoplasiques stagnaient dans le sinus marginal du ganglion et semblaient manifestement charriées par le courant lymphatique.Au point de vue anatomo-clinique, les limites du lymphosarcome sont done imprécises.Du point de vue cytologique, elles le sont encore davantage.En fait d\u2019histogénèse, certains auteurs invoquent le prolymphoblaste, longuement décrit par Sabrazes (44).Cette façon de voir déplace le problème, mais ne le résout pas.On sait que chez les mammifères adultes, les petits lymphocytes résultent, pour la plupart, de mitoses répétées des lymphoblastes au sein des organes lymphatiques.Le lympho- sarcome peut donc théoriquement avoir pour I'Institut du Radium a fait porter le diagnostic de « Lymphosarcome ».M.le Professeur Pierre Masson, que nous voudrions remercier en passant pour l\u2019ac- ceuil aimable qu\u2019il nous a toujours réservé, a bien voulu examiner nos préparations et nous en faciliter l\u2019étude.Il s\u2019agit d\u2019un cas ou le diagnostic histologique de rét.culosarcome paraît parfaitement justifiable mais où l\u2019évolution et les signes anatomo- cniques plaident indiscutablement en faveur d\u2019une réticulo-endothéliose d\u2019un type un peu particulier.Cette observation sera étudiée en détail dans un travail subséquent. PINSONNEAULT ET JUTRAS: DIAGNOSTIC DES LYMPHADENIES 713 origine une prolifération anormale et monstrueuse des lymphoblastes.Les cellules filles, issues des premières divisions, perdraient plus ou moins rapidement et en plus ou moins grand nombre, leur pouvoir de différenciation.D\u2019où l\u2019aspect plus ou moins évolué (plus ou moins « lymphocytique ») des lymphosar- comes, Jusque-là c\u2019est très clair, et on suit facilement l\u2019idée de Sabrazes.Les choses se compliquent quand l\u2019auteur veut fixer l\u2019origine des prolymphoblastes à partir d\u2019une différenciation des lymphoblastes préexistants et quand il entend formuler les caractères cytologiques différentiels entre le prolymphoblaste, le lym- phoblaste et l\u2019hémocytoblaste.Tout ce qui touche à l\u2019hémogenèse sent la confusion.C\u2019est cependant l\u2019étape primordiale et indispensable à l\u2019étude des tumeurs des organes lymphatiques.Nous exposerons les grandes lignes de la conception uniciste de Maximow (A.Maximow et W.Bloom: A.Textbook of histology.Third edition.Saunders, 1938).C\u2019est celle qui réunit le plus d\u2019arguments tirés à la fois de l\u2019'histologie et de l\u2019embryologie comparée, de la pathologie et de la culture expérimentale des tissus (p.103).C\u2019est aussi la seule, à notre avis, qui rende à peu près compréhensibles la complexité et les variations histologiques du lymphosarco- me.Bien des raisons portent à croire en effet que pour les tumeurs en général, et pour les mésenchymoses en particulier, l\u2019oncogénèse rappelle, à certains points de vue, la philo- génèse.Geschickter a déjà montré le bien- fondé de cette hypothèse pour les tumeurs ostéogéniques et l\u2019a illustrée par une figure très suggestive dans les premières pages de son traité.Toutes les cellules sanguines dérivent d\u2019une cellule souche commune qui est l\u2019hémocyto- blaste.Aucun critère certain ne permet de différencier l\u2019hémocytoblaste des grandes formes du lymphocyte.Tous deux sont morphologiquement identiques et sont doués du même potentiel évolutif (Maximow et Bloom, loc.cit, page 101).Les petits lymphocytes résultent de la multiplication par caryocynèse, au sein des organes lymphatiques, des moyens lymphocytes (p.74); mais ils ne se reproduisent plus eux-mêmes par mitose (p.73).Dans leur migration à travers les tissus, 1ls paraissent susceptibles de s\u2019hypertrophier et de récupérer, sous certaines influences, le type hémocytoblastique (p.73).Les monocytes sont des hémocytoblastes spécialement adaptés à la phagocytose (p.103).On peut en dire autant des macrophages libres en général (p.91).Les lymphocytes, grands, moyens ou petits, sont en définitive des éléments doués d\u2019un potentiel hémopoiétique, phagocytaire et fi- brocytique.Ils constituent une « réserve mobile de mésenchyme» (p.105) comme le groupe des éléments migrateurs du système réticulo-endothélial, avec lesquels ils présentent d\u2019ailleurs toutes les formes possibles de transition (p.91).Ces éléments mobiles sont aptes à proliférer d\u2019une façon autonome et à subir les modifications évolutives appropriées aux besoins physiologiques ou pathologiques de l\u2019endroit.Toutefois, il est évident qu\u2019ils prennent source en fin de compte dans la réserve fire de mésenchyme ou portion fixe du système réticulo-endothélial: clasmatoey- tes du tissu conjonctif lâche, cellules adventi- cielles des vaisseaux, cellules de Kuppfer, endothélium des sinus de la rate, des ganglions, de la surrénale, de l\u2019hypophyse, etc., et surtout cellules réticulaires des organes lym- pho-hémopoiïétiques, qui libèrent la quantité d'éléments en rapport avec l\u2019usure ou les besoins de défense de l\u2019organisme.Si ces notions histologiques sont fondées, on doit théoriquement concevoir le lymphosarcome comme un hémocytoblastome ou mieux comme un réticulo-endothélio-sarcome où le degré et le sens de la différenciation sont des phénomènes accidentels ou secondaires.Et, en supposant encore que cette façon de voir soit la bonne, on doit s\u2019attendre à trouver les analogies les plus frappantes entre les tumeurs issues du réticulum de la moelle des os et celles issues du réticulum des formations 714 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 lymphatiques.Les recherches, entreprises sur les réticulo-endothéliosarcomes par Oberling (35) il y à une dizaine d\u2019années et poursuivies depuis par plusieurs auteurs, semblent confirmer cette hypothèse.Au stade le moins différencié, réticulo-sar- come de la moelle osseuse et réticulosarcome des ganglions lymphatiques présentent un aspect à peu près superposable.Cet aspect est extrêmement simple et identifiable au premier coup d\u2019œil.Il répond à des plages uniformes de protoplasme pâle, homogène, neutrophile ou légèrement basophile, criblé de noyaux ovales ou fusiformes, également très pâles, à membrane nucléaire mince, et présentant deux ou trois grosses mottes de chromatine perdues dans un nuage de la même substance.C\u2019est là le critère histologiaue pathognomonique de tous les réticulosarcomes, qu\u2019ils proviennent de la moelle osseuse ou d\u2019une formation lymphatique quelconque.On s\u2019attend néanmoins à ce que cette ressemblance entre les deux types de tumeurs aille en s\u2019atténuant à mesure que leur différenciation s\u2019accentue, car la différenciation dans le processus tumoral doit logiquement être le reflet de la différenciation dans le processus histogénétique normal.Tout en tenant compte des métaplasies fréquentes, on observe en effet que les réticulosarcomes des os évoluent en général vers le type myéloïde, alors que les réticulosarcomes des formations lymphatiques évoluent vers le type lymphoide.Autre différence: les tumeurs du réticulum de la moelle osseuse sont en général des tumeurs peu ou pas évoluées, alors que les tumeurs des formations lymphatiques sont le plus souvent des néoplasies caractérisées par un stade de différenciation assez avancée.D\u2019ou l\u2019extrême complexité de ces dernières et leur aspect quelquefois assez variable dans l\u2019espace et dans le temps sur un même malade.L\u2019évolution des cellules syneytiales peut paraître plus ou moins avancée suivant l\u2019âge des ganglions prélevés.La quantité de réticuline élaborée, la proportion de la masse synceytiale restante, le pourcentage de petits lymphocytes à noyaux sombres seront donc des éléments de diagnostic très variables.Si l\u2019on ajoute qu\u2019une formation lymphatique comporte normalement des éléments de type embryonnaire et que la même image de multiplication cellulaire peut tout aussi bien correspondre à un phénomène de régénération physiologique qu\u2019à une néoplasie extrêmement maligne, on se fera une juste idée des difficultés que comporte l\u2019appréciation de la malignité dans les tumeurs des ganglions lymphatiques.La plupart du temps, le diagnostic de cancer ne peut se faire que sur des modifications architecturales dont les principales sont l\u2019effondrement de la capsule ganglionnaire et l\u2019infiltration des tissus avoisinants.Mais ce ne sont là, à proprement parler, que des signes de semi-malignité et non des signes de malignité vraie.Comment s\u2019opère la maturation du réticulo- sarcome indifférencié?Des craquelures apparaissent dans la masse syncytiale, « comme dans une coulée de lave qui se refroidit, et la divisent en de petits territoires angulaires avec aspect de mosaïque, où seules ces fissures s\u2019inscrivent en clair, interrompues de place en place par des ponts intercellulaires.À ce stade, c\u2019est l\u2019aspect réticulaire dense, auquel succède l\u2019aspect réticulaire lâche, lorsque les cellules, plus espacées, ne sont plus réunies que par de fins ponts intercellulaires.Lorsque ces dernières se rompent ou disparaissent, les cellules deviennent indépendantes, libres; ce sont des histocytes à noyau tordu et déformé, ou bien des gros lymphocytes à noyau arrondi ou ova- laire, non déformé et plus dense, a cytoplasme concentré et chromophile.» [Cracium et Ursu (7).] Pour comprendre la complexité possible des néoplasmes ganglionnaires, il faut se rappeler que «le tissu réticulaire n\u2019est pas du tissu conjonctif différencié, mais qu\u2019il présente au contraire les caractéres du mésenchyme original, embryonnaire, non différencié, résumant en lui toutes les fonctions élémentaires nécessaires à la défense et à l\u2019entretien de la vie, avec toutes les possibilités d\u2019évolution et de différenciation ultérieures (43)».Oberling et PINSONNEAULT ET JUTRAS: DIAGNOSTIC DES LYMPHADENIES Raileanu (36) ont décrit l\u2019évolution endothéliale, hématopoiétique, erythroblastique et myélocytaires des tumeurs du réticulum.Cra- cium et Ursu (7) ont signalé la différenciation histiocytaire, lymphocytaire et fibroblastique.Gery (18), qui a étudié un très grand nombre de cancers des organes lymphoides, en distingue trois formes: 1° la forme réticulaire englobant le réticulosarcome syncitial classique et certains endothéliomes; 2° la forme dictyocytaire à cellules séparées, mais peu différenciées, polymorphes, qui rappelle à certains égards la lymphogranulomatose maligne, avec de grosses cellules polygonales, claires, basophiles, quelquefois géantes, à noyaux parsemés d\u2019un réseau chromatinien grossier et souvent monstrueux; 3° la forme lymphoblas- tique qui est le lymphosarcome classique.Dans cette dernière catégorie, Géry entend conserver l\u2019ancienne division en un type lymphoey- tique, uniforme, ne montrant pas de trace de réticulum par les méthodes de coloration ordinaires et un type lymphoblastique, plus polymorphe, à trame réticulaire assez grossière pour être visible sans coloration spéciale.D\u2019après Géry, cette division histologique trouverait sa raison dans les différences cliniques.Le type lymphoblastique aurait une évolution plus longue ainsi qu\u2019une tendance moins marquée et moins précoce à la généralisation.Cette constatation, qui nous semble fondée, donne apparemment lieu à certaines contradictions sur lesquelles nous reviendrons.Aux Etats-Unis, Ehrlich et Gerber (10), se basant sur une étude très complète et très détaillée de 18 cas, en sont arrivés à une classification identique aux précédentes dans les grandes lignes.Les auteurs distinguent: 1l° un type réticulaire comportant soit une forme a structure syncitiale, soit une forme à structure réticulée proprement dite.Dans cette dernière, les cellules du réseau ressemblent à celles de la forme précédente.Elles s\u2019en distinguent cependant par une ébauche de baso- philie périnucléaire du protoplasme, par des noyaux un peu moins volumineux et par une 715 membrane nucléaire plus nette.Les mailles du réseau occasionnellement vides, contiennent des cellules lymphatiques plus ou moins évoluées et en plus ou moins grand nombre.2° Un type intermédiaire formé de cellules réticulaires en partie anastomosées et en partie libres.Les cellules anastomosées sont semblables à la deuxième forme du premier type, et les cellules libres sont des éléments mononucléés, à gros noyaux sombres, sertis d\u2019une mince bordure de protoplasme basophile.3° Un type lymphocytique où tous les éléments sont libres, arrondis, 4 noyaux opaques, parfois extrêmement difficiles à distinguer du grand lymphocyte normal.Ces essais de classifications sont peut-être prématurés ou basés sur des données d\u2019histo- génèse sujettes à caution.Elles gardent le mérite incontestable de montrer l\u2019extension possible des termes de réticulosarcome et lympho- sarcome.On pourrait les adopter comme on adopte certaines hypothèses de physique qui simplifient les méthodes de travail.Car il s\u2019en faut de beaucoup que tout le monde admette la filiation du lymphocytome à partir du réticulome.Certains voient même le processus de différenciation en sens inverse et suggèrent qu\u2019un réticulosarcome puisse résulter de la désintégration d\u2019un lymphosar- come [Firket (15) ].D\u2019autres (33), plus sceptiques encore, refusent toute espèce d\u2019entité au réticulosarcome et préfèrent ressusciter l\u2019ancienne dénomination de sarcomes globo- cellulaires.Leur argumentation est celle-ci: les tumeurs désignées sous le nom de sarcomes réticulaires ne présenteraient ni la morphologie ni les caractéristiques biologiques du tissu réticulo-endothélial.La présence d\u2019éléments sanguins dans l\u2019architecture de la tumeur ne serait que la traduction d\u2019un processus réactionnel banal.Il nous semble que ces objections peuvent étre écartées.L\u2019idée de vouloir caser les réticulosarcomes dans le groupe des endothéliomes n\u2019a plus cours depuis quelques années.L\u2019endothélium, tissu conjonctif au point de vue génétique, 716 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 tissu épithélial au point de vue morphologique, ne correspond ni au premier ni au second du point de vue potentiel évolutif.I] est établi depuis Ribbert et largement confirmé par les travaux de Maximow (32) que l\u2019endothélium du tissu conjonctivo-vaseulaire commun est foncièrement différent de l\u2019endothélium des organes lymphohémopoïétiques.Ce dernier ne représente qu\u2019un aspect morphologique particulier du tissu réticulaire, à potentiel évolutif pour ainsi dire illimité, alors que le premier, dès un stade un peu avancé de la vie embryonnaire, tend à devenir un tissu très différencié, à potentiel évolutif excessivement restreint.Dans les termes de tissu réticulo-endothélial et de réticulo-endothélio-sarcome, le mot endothélium est donc logiquement de trop.Cette longue dissertation sur les obscurités cliniques et histologiques du lymphosarcome paraîtra puérile aux anatomo-pathologistes.Elle ne s\u2019adresse pas à eux, mais aux radiologistes qui répètent depuis trente ans que « les lymphosarcomes fondent aux rayons X comme du beurre au soleil».Cette phrase, presque passée en axiome, est quelquefois vraie, mais le plus souvent fausse.Le temps est venu de joindre au diagnostic de «lym- phosarcome » d\u2019autres précisions.Tant que l\u2019histopathologiste se confinera dans la science pure et que le radiologiste négligera les particularités biopsiques, la rœntgenthérapie des lymphadénies demeurera empirique et le pathologiste comme le radiologiste, à tour de rôle, émettront sur la radiosensibilité des tumeurs, des pronostics ultérieurement démentis.On continuera à travailler dans des routines de technique, sans jamais pouvoir apporter d'explication valable à des contradictions dont voici un exemple choisi parmi plusieurs: Il y a trois ou quatre ans, nous voyions à la consultation, à quelques semaines d\u2019intervalle, deux malades amenés chacun par leur médecin respectif.Tous deux étaient des hommes autour de la quarantaine.Ils avaient à peu près le même poids, la même taille, le même type physique.Leur état général était à peu près également atteint.Leurs antécédents pathologiques ne présentaient rien d\u2019important, et les analyses usuelles de laboratoire (B.W.-urines-hémogramme) ne révélaient rien d\u2019anormal.Tous les deux souffraient d\u2019un réti- culosarcome des ganglions lymphatiques de la région cervicale.Le diagnostic histologique dans un cas comme dans l\u2019autre comportait toutes les garanties.Tous les deux furent traités par rœntgenthérapie sur les mêmes appareils, avec la même technique.Chez le premier, qui apportait un pronostic favorable aux radiations posé par un pathologiste, la régression de la tumeur fut nulle et la mort par cachexie survint dans les six mois; le second, qui apportait un pronostic de radio-résistance, posé par un radiologiste, se porte aujourd\u2019hui à merveille.Si les limites et les caractéristiques du lym- phosarcome sont imprécises (il n\u2019y a pas de lymphosarcome « typique »), celles de la leucémie ne sont pas plus nettes.Il y a des états leucémiques (nous voudrions pouvoir dire «leucémoïdes ») qui se comportent apparemment comme de vraies maladies infectieuses autonome (37).Il y en a qui évoluent manifestement à la façon des cancers et sur lesquelles nous reviendrons plus loin.On en trouve enfin qui surviennent comme des épiphénomènes au cours de certains états pathologiques (9, 28).En un mot, l\u2019ensemble des faits cliniques rapportés engage à considérer la leucémie non comme une maladie, mais plutôt comme un syndrome; Ewing (11) va même jusqu\u2019à dire: comme un symptôme complexe d\u2019étiologie variable.A l'heure actuelle, on entend généralement par leucémie un complexe pathologique caractérisé cliniquement par une tuméfaction des organes lympho-hémopoïétiques; au point de vue hématologique, par la présence permanente dans la circulation générale d'un pourcentage important de leucocytes immatures; enfin, anatomiquement, par trois particularités qu\u2019on constate dans la plupart des autopsies: une hyperplasie diffuse et généralisée i.le ey PINSONNEAULT Er JUTRAS: DIAGNOSTIC DES LYMPHADENIES 717 de la variété de tissu hémopoiétique en cause, une métaplasie des variétés connexes et une infiltration viscérale plus ou moins marquée et d\u2019allure plus ou moins agressive.La variété de leucémie est désignée d\u2019après la lignée sanguine hyperplasiée.On connaît depuis Virchow des leucémies spléniques (myéloïdes) et des leucémies ganglionnaires (lymphoides).On a signalé depuis 1913 (Reschad et Schilling) un bon nombre de cas de leucémies 4 monocytes (42) dont l\u2019autonomie est discutée et discutable suivant la conception qu\u2019on se fait de l\u2019hématogénèse.Disons enfin qu\u2019on connaît aussi des leucémies mixtes dont l\u2019étude et l\u2019interprétation sont extrêmement complexes.Des faits de ce genre ont été rapportés par Browning (1905), Hirchfeld (1906), Von Do- marus (1908), Citron (1915), Fineman (1922), Logefeil (1924), Cooke (1934) (6), Jordan (1937) (26).On sait que la caractéristique hématologique des leucémies est la qualité des leucocytes en circulation et non leur quantité.On peut être leucémique avec 4,000 leucocytes par millimètre cube de sang et ne pas l\u2019être avec 100,000.I] y à quelques années, nous avons eu à traiter un jeune homme pour un sarcome polymorphe de la cuisse.Ce malade a présenté durant les six derniers mois de sa vie une leucocytose permanente et progressive qui atteignait 90,000 au moment de la mort.Les hémogrammes et l\u2019autopsie rendaient cependant impossible l\u2019idée d\u2019une leucémie.C\u2019est donc la présence d\u2019éléments jeunes qui est seule essentielle à connaître, et on peut dire que plus ces éléments sont éloignés du type adulte normal, plus la maladie est caractérisée et plus le pronostic est sombre.Il faut bien noter toutefois que le pourcentage de leucocytes immatures en circulation n\u2019est un signe de leucémie qu\u2019à la condition d\u2019être important et permanent.Les leucocytoses intenses s\u2019accompagnent en général de mise en liberté d\u2019éléments jeunes, mais dans ce cas, ces cellules sont peu éloignées du type normal, peu nombreuses, et leur présence est transitoire.De même dans les anémies.Ici, le diagnostic peut présenter de grandes difficultés, soit que la réaction blastique soit très marquée au cours: d\u2019une anémie (anémies pseudo- leucémiques), soit que la leucémie se complique d\u2019anémie (leucanémies).L\u2019appréciation de l\u2019âge des leucocytes est assez simple en ce qui concerne les granulocytes.L'âge varie en raison directe du polymorphisme du noyau et de la quantité de granulations contenues dans le protoplasme.Cette étude se fait aisément sur des préparations fixées et colorées d\u2019après les techniques habituelles.Malheureusement, il n\u2019en est plus de même dans la détermination de l\u2019âge des lymphocytes.Pendant longtemps, on a tablé sur la taille des cellules.Certains ont considéré comme jeunes, les cellules de grandes dimensions (Schilling, Sabin) ; d\u2019autres, les cellules de petites dimensions (Arneth, Pappenheim) ; enfin d'autres, comme Naegali, ont refusé *o- talement de tabler sur ce critère.Dans la pratique courante, on élimine la difficulté par une sorte de compromis, en basant le diagnostic des leucémies lymphatiques sur des signes cliniques associés à une augmentation des nombres absolu et relatif de lymphocytes contenus dans le sang.Cette façon de procéder expose soit à prendre pour des leucémies aiguës des leucémies dont la chronicité est passée inaperçue, soit à confondre lymphosarcomes et authentiques leucémies, pour ne mentionner que les erreurs les moins graves.L'étude de la structure cellulaire intime du lymphocyte n\u2019est possible que sur des préparations vitales.C\u2019est sur cetté structure intime que s'appuie la détermination de l\u2019âge des cellules.Une série d\u2019études entreprises par Wiseman (59) en 1931 a fourni les conclusions suivantes: «Sur des préparations fixées, il s\u2019établit des modifications de la taille au cours de la fixation.Quoique les lymphocytes grands et moyens puissent en principe être d\u2019âge variable, sur des préparations vitales, la majorité d\u2019entre eux sont des cellules jeunes.Sur des préparatiôns fixées, c\u2019est l\u2019inverse qui est 718 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 vrai.Les petits lymphocytes des préparations fixées peuvent être d\u2019âge variable.» Deux critères de jeunesse sur lesquels on semble d\u2019accord, sont le degré de basophilie et la richesse en mitochondries.En se basant sur ces données, Wiseman a classé les lymphocytes du sang circulant en: jeunes 4.9%, mirs 48.5%, et en vieux 46.6%.Nous n\u2019avons pas l\u2019expérience voulue pour entrer dans des détails de technique.Nous estimons seulement en avoir assez dit pour démontrer que la leucémie lymphatique comporte des problèmes de cytologie fine qui devraient être confiés à un hématologiste.Nous sommes arrivés maintenant à la leuco- sarcomatose, à l\u2019entité la plus complexe de toutes les lÏymphadénies.De prime abord, elle semble inclure les caractéristiques du lympho- sarcome (néoplasie à cellules malignes, « colonisant » par voie lymphatique et sanguine) et celles de la leucémie (maladie de svstème, de nature inconnue).En réalité, il n\u2019en est \u2018pas ainsi.La leucosarcomatose n\u2019a ni les caractères d\u2019un lymphosarcome authentique, ni ceux d\u2019une leucémie vraie, mais elle constitue _à proprement parler une véritable «transi- \u2018tion » entre les deux affections.En effet, il ressort de la plupart des autopsies de malades morts de cette affection, que les foyers leuco- sarcomateux n\u2019ont pas tous le même caractère.Certains ont l\u2019allure de vraies métastases, alors que d'autres rappellent les reviviscences des foyers leucémiques, ce qui n\u2019est exactement conforme ni à l\u2019idée courante qu\u2019on se fait d\u2019une néoplasie maligne, ni à celle qu\u2019on a des maladies de système.TI] semble aussi démontré que l'atteinte du système lymphatique n\u2019est jamais généralisée et diffuse comme dans la leucémie, mais par contre qu\u2019elle est toujours beaucoup plus étendue que dans le lympho- sarcome vrai.Bien avant 1908, c\u2019est-à-dire bien avant le mémoire de Sternberg (48), qui lui laissa son nom, ce type d\u2019affection était connu.Senator (46) en 1882, Westphal (58) en 1887, Sadler (45) en 1892, Palma (38) la méme année, Martin et Mathewson (31) en \u20181896, Ewing (12) en 1901, Warthin (56) en 1904, et d\u2019au- trcs en avalent rapporté des observations sous des titres divers.Cet ordre de faits avait méme incité Banti (3) à émettre, dès 1903, l\u2019opinion que la leucémie lymphatique était une affection de nature néoplasique.La discussion a commencé du jour où Sternberg voulut faire de la leucosarcomatose une entité pathologique à part, à cellule spécifique.Cette fameuse cellule, qu\u2019il avouait en 1916 n\u2019avoir pu identifier exactement (50) et qu\u2019il qualifiait de « bête noire des hématologistes » (51), a fait depuis trente ans les frais de ce débat qui dure encore.Les descriptions récentes qu\u2019en ont faites Fiessinger, Gauthier et Laur (14), Wiseman (60), Isaacs (25), montrent suffisamment que l\u2019accord est loin d\u2019être parfait, même en tenant compte des divergences dues aux techniques.Ceux que ces problèmes de cytologie sanguine intéressent peuvent se reporter au tableau comparatif (60) que Wiseman s\u2019est appliqué à dresser entre la cel- iule lymphatique normale, la cellule leucémique et la cellule sarcomateuse.Dans l'idée de Sternberg (49), la leuco- sarcomatose, maladie de nature néoplasique, était done une entité différente de la leucémie classique, maladie de nature hyperplasique.Turk (53), Herz (22), Graetz (19), Fraen- kel (17), Herxheimer (21) n\u2019ont jamais admis cette conception, et Pappenheim (40), Fabian Naegeli et Schatiloff (13) ont soutenu que la cellule leucosarcomateuse de Sternberg était en réalité une cellule assimilable à un grand lymphoblaste, présente en plus ou moins grande proportion dans toutes les leucémies lymphatiques.Cette discussion n\u2019avance à rien parce qu\u2019elle n\u2019est basée en définitive que sur des détails de morphologie cellulaire et que les détails de morphologie cellulaire, surtout en hématologie, peuvent être pure question de technique.Elle est venue jeter de l\u2019obscurité sur une entité clinique qui paraissait en somme assez simple: une leucémie d\u2019une agressivité particulière (sarcoleucémies de Pappenheim et de Sabrazès).Elle est cause qu\u2019aujourd\u2019hui, on ne sait pas très bien à quoi répond la leuco- sarl PINSONNEAULT ET JUTRAS: DIAGNOSTIC DES LYMPHADÉNIES sarcomatose.Nous ne voulons pour preuve de ce que nous avançons que la statistique des cas relevés jusqu\u2019à date.Elle était de 37 en 1925 pour Louet (30), de 42 en 1936 pour Aubertin (2) et supérieure à 107 pour Flash- man et Leopold (16) en 1929.Et depuis 1936, nous avons relevé les cas de Fiessinger (14), de Craver (8), de Wiseman (60), de Morin (34).L'idée de vouloir restreindre le groupe aux cas où la cellule anormale du sang circulant reproduit exactement le type de la cellule tumorale n\u2019est pas plus légitime que celle d\u2019exiger que la cellule leucosarcomateuse soit un élément spécifique.D\u2019abord, 11 y a plusieurs raisons théoriques de penser qu\u2019une cellule sanguine qui quitte les tissus matriciels doit subir certaines modifications au cours de son passage et de son séjour dans les vaisseaux.Et deuxièmement, si on se reporte à l\u2019ensemble des observations cliniques rapportées, comme l\u2019ont fait Flashman et Leopold (16), on constate que dans une proportion importante de cas, la cellule leucémique du sang circulant n\u2019est pas identique à la cellule qui entre dans la constitution des masses néoplasijues.On a remarqué aussi que dans bon nombre de cas (57) les cellules leucémiques aussi bien que les cellules tumorales donnent une réaction oxydasique positive.On a même rapporté, ces dernières années (4, 20), deux observations où un lymphosarcome authentique se compliquait d\u2019une leucémie myéloïde non moins authentique !.Tous ces faits font hésiter à attribuer à la leucosarcomatose de Sternberg une autonomie et un cadre particulier.Ils semblent plutôt démontrer que ce soit une conception trop étroite de regarder les leucémies comme des hyperplasies de système et les cancers comme 1.Au moment de livrer ce travail à la publication, nous avons connaissance d\u2019un cas de réticulo-sarcome du cavum, à différenciation réticulaire, compliqué, à la phase ultime de la maladie, d\u2019une leucémie à 428,000 leucocytes par millimètre cube, dont 97% de lymphocytes.Cf.Fdling, Lars: « Contribution to the pathology and clinical picture on reticulum-cell sarcoma.» Radiology, vol.30, no 1, pages 19-34, janvier 1938.719 des affections a début unicentrique ou focal.Les raisons de mettre en doute l\u2019existence de néoplasies «systématiques d\u2019emblée » sont plutôt théoriques; c\u2019est peut-être un tort de les croire intangibles.Conclusions De cet exposé, nous pensons pouvoir tirer les conclusions suivantes: 1° La classification actuelle des lymphadé- nies est une classification didactique et factice; elle ne cadre qu\u2019imparfaitement avec les faits cliniques rapportés.2° Le diagnostic entre l\u2019hyperplasie et la néoplasie, entre la bénignité et la malignité dans les formations lymphohémopoiétiques, est un problème souvent insoluble.3° Grâce aux notions acquises par la découverte et l\u2019étude du système réticulo-endothé- lial, certaines tumeurs de la lignée sanguine tendent à se fondre en un groupe de réticulo- endothéliomes à évolution variable.C\u2019est au fond l\u2019unicisme de l\u2019hématologie moderne qui retentit sur l'oncologie.4° Une collaboration plus étroite entre l\u2019his- topathologie et le radiologiste amènerait non seulement un traitement plus rationnel des malades, mais pourrait contribuer, dans une certaine mesure, à la connaissance du comportement des cellules sanguines et de la formation des tumeurs.BIBLIOGRAPHIE 1.Ch.AUBERTIN: Cité par Patey in Encyclope- die médico-chirurgicale de Laffont et Durieuxæ.Fase.13014, p.2.2.Ch.AUBERTIN: « Leucosarcomatose.» Encyclopédie médico-chirurgicale de Laffont et Du- rieux.Fasc.13017, Paris 1937.3.G.BANIT: « La Leucémie expérimentale.» Arch.di biol.Firenze.Vol.57, p.786-789, 1903; aussi Centrabl.f.allg.Path.u.path.Anat.lena, vol.15, page 1-12, 1904.4.Yang.CHI-SHIH: « Chronic myelogenous leu- kæmia in association with lymphosarcoma- tosis and diabetes insipidus.» The Chinese Med.Journ.Vol.50, no 9, page 1153-1160, september 1936. 720 5.J.COHNHEIM: « Ein Fall von Pseudoleukémia.» 10.11.12.13.14.15.16.17.18.19.20.Virchows Arch.f.path.Anat.33: 451-454, 1865.W.E.COOKE: «A case of mixed leukemia.» The Brit.Med.Journ., page 895, May 19, 1934, ; 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toutes ces communications que le 693 marque un progrès important sur le 1162 F., le 1399 F.et le D.B.90.Les premiers travaux publiés simultanément en France, par P.Durel et en Angleterre, par Lloyd et ses collègues, font ressortir tout l\u2019intérêt de cette nouvelle médication dans le traitement de la blennorragie.Voici les résultats publiés par divers auteurs à la suite de leurs expérimentations avec le Dagenan.Nombre de Auteurs cas traités Guérisons Cuilleret 123 92% Bowie et ses collègues 91 93% Marincovitch 50 86% Lloyd et ses collègues 108 85% Fernet et Durel 80 78% L.M.Pautrier et P.Laugier 25 64% Depuis quelques mois, nous avons utilisé le dérivé sulfamido-pyridinique, ou le 693 (Da- genan), chez la plupart des malades que nous avons observés soit à notre dispensaire, soit à notre service hospitalier.Notre statistique porte sur 34 cas.Elle concerne des urétrites aiguës récentes, antérieures ou totales, et des urétrites prolongées avec ou sans complications.Cette expérimentation, s\u2019étendant sur un nombre plutôt restreint de cas, nous avons pensé qu\u2019il était préférable d\u2019adopter une même posologie médicamenteuse pour tous nos blennorragiques, nous réservant pour un travail ultérieur plus complet, l\u2019étude d\u2019autres posologies plus ou moins actives.Le Dagenan a été employé par les auteurs, 1.Travail de la Clinique des Voies Génito-Urinaires de l\u2019hôpital Notre-Dame.suivant trois posologies différentes.(Posologies de Durel.) Pour l\u2019utilité générale nous les publions ci- contre.Posologie I à grm.(6 comprimés) par jr, pendant 2 jrs; 2 grm.(4 comprimés) par jr, pendant 2 jrs; 1 grm.(2 comprimés) par jr, pendant 2 jrs; 0 gr.50 (1 comprmé) par jr, pendant 2 jrs; soit 13 grammes en 8 jours.Posologie II 2 grm.(6 comprimés) par jr, pendant 3 jrs; 2 grm (4 comprimés) par jr, pendant 3 jrs; 1 grm.(2 comprimés) par jr, pendant 3 jrs; soit 18 grammes en 9 jours.Posologie III 4 grm.(8 comprimés) par jr, pendant 2 jrs; 3 grm.(6 comprimés) par jr, pendant 2 jrs; 2 grm.(4 comprimés) par jr, pendant 2 jrs; 1 grm.(2 comprimés) par jr, pendant 2 jrs; soit 20 grammes en 8 jours.Nous avons étudié la posologie moyenne: chaque patient recevant une dose initiale de 0.gr.75 toutes les six heures soit, 3 grammes de produit actif par jour et une dose totale de dix-huit grammes en 9 jours.Ce traitement chimiothérapique a été appliqué d\u2019emblée dans tous les cas à l\u2019exclusion des soins locaux.Néanmoins, chez les patients où une première cure par le 693 s\u2019est montrée inopérante, nous avons associé à la chimiothérapie interne, les traitements locaux sous forme de lavages antiseptiques.Il est impossible de dire avec quel soin et attention nos patients ont suivi leurs traitements.Les patients de dispensaire montrent habituellement plus d\u2019indifférence dans la poursuite de leur guérison que les patients de clientèle privée. SYLVESTRE: TRAITEMENT DE LA BLENNORRAGIE PAR LE 693 723 Avant d\u2019instituer cette thérapeutique, nous faisons l\u2019interrogatoire du malade, le diagnos- tie clinique est toujours confirmé par un examen bactériologique de la goutte urétrale (Gram) où, si nécessaire, par la culture.L\u2019épreuve des deux verres est aussi indispensable.Durant toute la durée du traitement, le patient est vu tous les jours ou tous les deux jours.Nous profitons de ces visites pour faire des examens quotidiens des sécrétions du méat et des urines ainsi que pour noter les moindres incidents.Au dixième jour, le traitement chimiothéra- pique est interrompu et il est suivi d\u2019une courte période d\u2019observation de trois où quatre jours.Les patients sont alors soumis aux tests classiques de réactivation: épreuve de la bière, nitratation, massage de l\u2019urètre sur béniqué sans lavage, puis massage de la prostate et des vésicules séminales pour examen direct des sécrétions et culture dans les cas douteux.Ces procédés de réactivation et ces examens sont répétés à une semaine où deux d\u2019intervalle.Trente-quatre cas personnels de blennorragie masculine Dans ce groupe de patients, 25 urétrites antérieures ou totales donnent: 21 guérisons: 17 cas où la goutte et le gonocoque ont disparu en 1 à 5 jours; 4 cas où la goutte et le gonocoque ont disparu en 7 à 13 jours.Quatre cas échouèrent: 2 cas d\u2019urétrite prolongée ayant résisté au 1162 F.et 2 cas d\u2019urétrite récente.Notons que 5 cas ne furent pas revu après la deuxième ou troisième visite.Quatre n\u2019ont pas subi les épreuves classiques, mais paraissalent guéris.Mentionnons deux cas de canaux para-uré- traux qui avaient été traités durant plusieurs mois sans succès par le 1162 F.et localement par des injections d\u2019argyrol.Nous avons obtenu chez ces 2 malades, avec le Dagenan, les résultats suivants: Dans 1 cas, disparition de la goutte et du gonocoque en 2 jours.Dans le deuxième cas, le patient\u2019 n\u2019est pas revu après la première visite.Il revient nous voir après trois semaines avec un écoulement gonococcique.Une nouvelle cure au 693 fait Tableau montrant le nombre de jours nécessaires à la disparition du gonocoque chez 21 patients traités avec succès.Jours de traitement Durée de la maladie Traitements ; ve .Cas Age avant le traitement antérieurs avant la disparition Incidents u gonocoque 1 31 21 jours sulfanilamide 2 aucun 2 22 18 jours aucun 2 aucun 3 25 15 jours aucun 10 aucun 4 22 1 mois aucun 3 céphalée 5 16 1 mois aucun 13 aucun 6 28 3 mois sulfanilam:de 5 aucun 7 22 6 mois sulfan.lamide 3 aucun 8 50 4 jours, aucun 3 céphalée 9 30 15 jours aucun 7 céphalée 10 18 2 mois sulfanilamide 2 nausées 11 31 21 jours sulfan:lamide 3 aucun 12 35 10 jours aucun 4 aucun 13 21 4 jours aucun 4 céphalée 14 26 6 jours aucun 4 céphalée 15 25 4 jours aucun 11 aucun 16 44 3 jours aucun 4 aucun 17 19 30 jours aucun 1 aucun 18 25 3 mois aucun 4 aucun 19 20 2 jours aucun 2 aucun 20 35 5 mois nombreux 2 aucun 21 30 3 jours aucun 4 aucun mt.À 724 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 disparaître les gonocoques en deux jours.Ce patient est sous observation.Grâce à l\u2019amabilité du docteur Albert Bertrand, plusieurs examens hématologiques pratiqués au début et à la fin de ce traitement, nous ont révélé que le nombre des hématies ne fut pas influencé.Une hyperleucocytose qui accompagne l\u2019infection gonococcique se rapproche de la normale au moment de la guérison.Nous insistons sur le fait qu\u2019aucun de nos patients n\u2019a fait de complications au cours de ce traitement.Les incidents: céphalée, nausées, vertige et asthénie sont généralement légers et peu fréquents.Un malade s\u2019est plaint de céphalée intense l\u2019obligeant à s\u2019aliter durant deux jours.Commentaires Ce traitement fait disparaître habituellement tous les signes de blennorragie en trois ou quatre jours avec une dose initiale de trois grammes par vingt quatre heures.S\u2019il n\u2019y a pas d\u2019amélioration en 3 ou 4 jours avec ce traitement chimiothérapique, il y a lieu de redouter un échec.La durée totale du traitement ne doit pas être prolongée au-delà de 8 à 10 jours.On peut tenter une seconde cure par le 693 cinq à six Jours après échec de la première.Dans ce cas, il vaut mieux associer les traitements locaux A la chimiothérapie interne.La disparition rapide de l\u2019écoulement et des gonocoques n\u2019est pas toujours synonyme de guérison.Dans un cas nous avons noté la réapparition du gonocoque un mois après la guérison apparente.Dans le but de forcer le patient à rester sous un contrôle médical rigoureux et pour éviter de nombreux abus, 1l est indispensable que le médecin donne lui-même ces produits souffrés à son patient.Ainsi, nous avons reçu à notre dispensaire, un patient qui, pendant un mois avait absorbé, sans surveillance médicale, une dose quotidienne de 5.2 grammes de 1162 F.Il présentait encore du gonocoque dans sa goutte urétrale et avait fait une épididymite au quinzième jour de cette cure.Ce fait peut aussi servir à illustrer la futilité des traitements prolongés dans les formes rebelles ou sulfamido-résistantes de la blennorragie.Conclusion Le 693 (Dagenan) est plus efficace et mieux toléré que les anciens dérivés sulfamidés.Il ne saurait y avoir de meilleures conclusions que les chiffres pour montrer l\u2019efficacité, presque miraculeuse, des dérivés organiques du souffre dans le traitement de la blennorragie.(Palazolli.) La moyenne de la durée du traitement est de: 13 jours avec le 1162 F.(75 pour cent) 11 jours avec le 1399 F.(72 pour cent) 6 jours avec l\u2019acétyl-sulfamide (78 pr cent) 4 jours avec le 693 (Dagenan) (86 pr cent) Il paraît évident, d\u2019après tout ce qui précède, que la blennorragie aiguë chez l\u2019homme peut être guérie par la chimiothérapie exclusive.Cependant, certains auteurs préconisent la méthode mixte d\u2019emblée dans tous les cas.Les cas ayant résisté aux autres sulfamidés guérissent dans une proportion de 80 pour cent avec le 693 (Dagenan) !.BIBLIOGRAPHIE LLYOD, V.E,, ERSKINE, D., JOHNSON, A.G.: « Chemotherapy of Gonorrhea with M.& B.693.» Lancet 235: 1160-1163 (19 novembre) 1938.DUREL, P.: «Essais de traitement de la blennorragie sans soins locaux par un nouvel agent chi- miothérapique: l\u2019a (p.amino-phényl-sulfamido) pyridine (693) ».Bull.de la Soc.Fr.de Dermat.45: 960-966, (juin) 1938.CUILLERET, P.: «A propos du traitement de la blennorragie aiguë par l\u2019a (p.amino-phényl-sulfa- mido) pyridine.» Bull.Soc.Franç.de Derm.et syph.45: (novembre) 1938.BOWIE, F.J.T.: « Chemotherapy in gonorrhea ; prelim:nary report on use of 2-(p.aminobenzène- sulfonamido) pyridine, M.& B.693» Brit.M.J.283 (6 août) 1938.1.Nous désirons remercier Monsieur le docteur À.Lapierre, directeur général du Ministère de la Santé à Montréal pour l\u2019intérêt qu\u2019il a porté à ce travail et pour l\u2019aide généreuse qu\u2019il nous a accordée.Nos remerciements aussi au Professeur Albert Bertrand pour les examens hématologiques et au docteur Louis Phil.Lebeau pour les recherches bactériologiques et en particulier pour ses travaux sur les cultures. Ir iy SYLVESTRE: TRAITEMENT DE BATCHELOR, R.C.L., LEES, R.,, MURREL, M.and BRAINE, G.I.H.: «2-sulphanilyl-aminopy- ridine (M.& B.693) in treatment of gonorrhea.» Brit.M.J.1142 (3 déc.) 1938.PREBLE, E.E.: «Treatment of acute gonorrhea with M.& B.693 [2-(p.aminobenzènesulfonami- do)-pyridine] ; analysis of 65 cases.» Lancet 233: 1163 (19 nov.) 1938.MARSHALL, E.K.and PERRIN H.Long.: «Sodium sulfapyridine.» The Journal of the A.M.Ass, 112: 1671 (29 avril) 1939.BOWIE, F.J.T., ANDERSON, T.E., DAWSON, A.and MACKAY, J.F.: «Treatment, of Gonorrhea by M.& B.693.» Brit.M.J.711 (8 avril) 1939.LA BLENNORRAGIE PAR LE 693 725 MARKINOVITH, R.: «Chemotherapy of Gonorrhea.» Brit M.J.317 (18 fév.) 1939.PALAZZOLI, M.: «L\u2019action du para-amino-benzéne- sulfam:de et de ses dérivés dans la gonococcie.» La Presse Médicale, 47: (20 mai) 1939.CUILLERET, P., PELLERAT, J.et PEISSEL, J.: «Premiers résultats du traitement exclusif de la blennorragie aiguë par deux nouveaux dérivés sul- famidés (146 R.P.et 4 aminobenzolsulfonacéta- mide).» Bull.de la Soc.Fran.de Derm.et de Syph., 46: 370 (mars) 1939.PAUTRIER, L.M.et LAUGIER, P.: « Nouveaux résultats obtenus dans le traitement de la blennorragie par les sulfamidés.».Bull.de la Soc.Fran.de Derm.et de Syph.46: 1935-1940 (décembre) 1939. RECUEIL DE FAITS 2e ee TUBERCULOSE ET ABCÈS PULMONAIRE ' Par Jules PREVOST, médecin, et G.LECLERC, interne, Hôpital Notre-Dame.Nous présentons cette observation, non pas pour attirer l\u2019attention sur des faits extraordinaires et nouveaux, mais, plutôt pour rapporter une histoire clinique ou la tuberculose et l\u2019abcès pulmonaire se montrent sous un jour particulier.Observation.R.T., âgé de 36 ans, est admis à l\u2019hôpital Notre-Dame, le 23 octobre 1936.Quinze jours auparavant, il avait eu une vomique très importante qui avait marqué le début d\u2019un état infectieux sérieux.Puis était survenue une toux rebelle avec expectoration de plus en plus abondante.Les crachats avaient une odeur putride d\u2019oignons pourris, au dire du malade, et laissaient un dépot au fond du crachoir.Aucun frisson, ni point de côté.Depuis trois mois, il se sent fatigué, surtout le soir.Commis-épicier depuis 26 ans, il travaille 12 à 15 heures par jour, exposé aux changements brusques de température, car, il doit pénétrer souvent dans l\u2019appareil à réfrigération.Il fume peu et ne boit pas.Il habite un logement salubre.Aux poumons, nous constatons: une respiration normale; une sub-matité des sommets; des râles congestifs disséminés dans l\u2019étendue des deux champs; à droite, une respiration amphorique, en avant, et un souffle caverneux, en arrière.L\u2019haleine est fétide et repoussante.Les crachats sont verts avec une couche supérieure aérée et spumeuse, couvrant un dépot épais et filant.Il expectore 350 à 400 cc.en 24 heures.Le 24, 27 et 29 octobre, il n'y a pas de BK 1.Travail présenté à l\u2019Assemblée scientifique du Bureau de l'hôpital Notre-Dame, séance du 20 octobre 1938.dans les crachats.Le 28, nous en trouvons quelques-uns ( G 2).Une radiographie, en date du 25 octobre, donne les résultats suivants: à droite, toute la partie supérieure de la plage est très sombre.Au centre de cette opacité, il y a une tache claire à côté de laquelle nous voyons une cavité avec niveau liquide.Très forte réaction parenchymateuse sur le reste de la plage avec scissure arquée.Le poumon gauche est sensiblement normal.Nous posons le diagnostic d\u2019abcés gangreneux de poumon droit et nous instituons le traitement approprié, i.e.repos au lit; potions asséchantes et antiseptiques; alcool a 33% 1.V.a la dose de 20 cc., tous les jours; huile goménolée et lipiodol I.M.alternativement tous les jours.Sous l\u2019effet de cette théra- reutique, la fétidité de l\u2019haleine disparaît et l\u2019expectoration diminue considérablement, cependant l\u2019état général s\u2019aggrave et un cliché en date du 2 novembre montre que les réactions pulmonaires sont beaucoup plus étendues.Mêmes constatations douze jours après.Le 2 décembre, il fait un abcès du périné que nous ponctionnons quelques jour plus tard.Absence de BK dans le pus.Le 5 décembre, incision et drainage de l\u2019abcès; inoculation du pus au cobaye.Ce dernier est sacrifié dans les mois suivants: BK nettement positif.Le malade nous quitte dans un état pitoyable, le 11 décembre, pour l\u2019hôpital du Sacré- Cœur.Il est mis au repos complet pendant onze mois, sans succès.Sur 25 analyses de crachats, cinq reviennent positives.Au cours de cette longue cure, un médecin tente vainement d\u2019amorcer un pneumothorax.Une réaction pleurale importante lui fait abandonner ce projet. PRÉVOST ET LECLERC: TUBERCULOSE ET ABCÈS PULMONAIRE 727 Le 6 novembre 1937 (onze mois après le début de la maladie), le docteur Georges Des- haies fait une thoracoplastie (Procédé Sam- Overhalt ie.sans résections des apophyses transverses).Résection des côtes, 3ième (6cms), 2iéme (1234cms) et liére (1114cms).L\u2019apex est entièrement mobilisé et descendu au niveau de la 4ième côte.Une radio tirée environ 10 jours après l\u2019opération montre que le collapsus est excellent; on ne voit aucune trace de cavité.Bacilloscopies hebdomadaires négatives jusqu\u2019à sa sortie de l'hôpital en mai 1938.Nous retrouvons notre malade, au début d\u2019octobre dernier.Son état général est excellent; il a pris 40 livres; il ne tousse pas mais il se sent un peu géné lorsque le temps est humide.L\u2019examen physique est négatif et une dernière radiographie nous donne les renseignements suivants: effondrement du sommet droit par thoracoplastie.Les lésions parenchymateuses sont disparues, cependant il persiste une petite zone de condensation au niveau de la 4ième côte, en arrière.Aucune trace des cavités.Commentaires.L'association tuberculose et abcès pulmo- monaire est relativement fréquente, mais il est souvent difficile de concevoir l\u2019enchaine- ment pathologiques de ces deux affections.L\u2019'infection ou plutôt la réinfection putride d\u2019une vieille cavité au cours d\u2019une tuberculose latente ou d\u2019une tuberculose évolutive très lente, est exceptionnelle.Il n\u2019en est pas question chez notre malade.Avons-nous assisté à une simple sortie de bacilles de Koch, au cours d\u2019une suppuration pulmonaire (constatation de laboratoire) ?Nous ne le croyons pas.Nous admettons cette «expulsion » de bacilles de Koch dans certains abcès ou néoplasmes du poumon, mais dans ces cas, nous n\u2019observons jamais l\u2019évolution ultérieure d\u2019une tuberculose bénigne ou grave.L\u2019abcès guéri, tout rentre dans l\u2019ordre.La température persistante; l\u2019expectoration bacillifère; l\u2019aggravation de l\u2019état général; l\u2019extension du processus pathologique, constaté cliniquement et radiologiquement; l\u2019apparition d\u2019un foyer tuberculeux extra-pulmo- naire, etc., militent en faveur du «réveil » d\u2019une tuberculose apparemment cicatrisée ou du moins méconnue.Cette question soulève des problèmes pa- thogéniques très discutables et nous laissons à d\u2019autres le soin de les régler.Nous insistons cependant sur la difficulté d\u2019établir, au cours des suppurations pulmonaires, un pronostic éloigné, étant donné l\u2019éventualité toujours possible d\u2019un épisode aigu tuberculeux, se développant, soit sur place, soit à distance.Au point de vue thérapeutique, dans les formes où l\u2019abcès et la tuberculose évoluent simultanément, il n\u2019y a aucun doute que l\u2019intervention chirurgicale est à rejeter.Dans les cas où la tuberculose se développe secondairement à un abcès guéri, le traitement est celui de la tuberculose. QUELQUES DONNÉES ACTUELLES SUR LE CANCER DU PANCRÉAS ! Par Yves CHAPUT Sans vouloir décrire ici la symptomatologie de cette redoutable affection, nous voudrions insister sur les faits suivants: d\u2019après sa localisation on a décrit trois formes cliniques: le cancer de la tête, celui du corps et celui de la queue.Nous occupant que des deux premières variétés, c\u2019est-à-dire le cancer de la tête ou forme ictérique, et le cancer du corps ou forme douloureuse, nous rappellerons les symptômes principaux dits « classiques »: 1° l\u2019ictère de rétention, continu, progressif et sans rémission ; 2° les douleurs cœliaques dues à la compression ou à l\u2019envahissement de ce plexus par la tumeur; 3° la tumeur qui n\u2019est perçue que dans un quart des cas; 4° la dilatation de la vésicule que l\u2019on sent à la palpation: loi de Courvoisier et Terrier; 5° les modifications radiologiques du cadre duodénal et surtout son élargissement; 6° l\u2019insuffisance de la sécrétion externe, mise en évidence par divers procédés.Le but de ce travail est de montrer que ces signes pour classiques qu\u2019ils soient, ne sont pas toujours constants et que leur absence ne permet pas d\u2019éliminer le cancer du pancréas; enfin nous voulons insister sur l\u2019intérêt que présente au point de vue du diagnostic, l\u2019épreuve à la sécrétine purifiée et le tubage duodénal, tels que pratiqués dans le service de M.le Professeur Chiray.Reprenons plus en détail les symptômes principaux: A.L\u2019ictère de rétention, continu, progressif et sans rémaissions.Il fait partie du tableau clinique du cancer de la téte ou du cancer du corps envahissant 1.Travail fait dans le service de Gastro-entéro- logie de M.le Professeur Chiray, à l\u2019hôpital Bichat, Paris.(de Montreal).secondairement la partie céphalique de cet organe.Les auteurs modernes ont montré que cet ictère peut varier dans son intensité, simulant ainsi un ictère lithiasique et ils attribuent ses variations à des poussées d\u2019angio- colites.De plus, l\u2019absence d\u2019ictère est possible dans le cancer de la tête du pancréas; soit que la tumeur occupe une situation telle que le cholédoque ne soit pas comprimé ou encore lorsque ce dernier, par une anomalie de position, est extra-pancréatique.B.Les douleurs cæœliaques.Elles siègent habituellement à l\u2019épigastre et peuvent être continues ou intermittentes; variables, elles peuvent être intenses, pliant le malade en deux, irradiant à l\u2019hypocondre gauche et aussi dans l\u2019espace interscapulaire.Une bonne façon de les objectiver est la suivante (M.Chiray): la palpation du creux épigastrique, le thorax étant fléchi sur l\u2019abdomen éveille, souvent une douleur vive, quasi syncopale (voir observation n° 4).Mais cette douleur peut aussi être absente ou ne faire son apparition que tardivement, notamment lorsque le cancer de la tête est superficiel, se développant antérieurement loin du cholédoque et du plexus cœliaque; dans le cancer juxta vatérien la douleur est aussi tardive.C\u2019est dans le cancer du corps que la douleur est la plus précoce et la plus intense, pouvant aller jusqu\u2019à simuler la crise gastrique tabétique.Chauffard avait même utilisé la ponction lombaire pour éliminer ce diagnostic dans.un cas de cancer du corps du pancréas à forme particulièrement douloureuse.C.La tumeur.L\u2019existence de la tuméfaction cancéreuse, perceptible & la palpation, est un signe très infidèle; la tumeur ne serait palpable que dans un quart des cas, arrondie, irrégulière, de siège- variable, peu mobile.LL ema emmy vp pd em ss D = CHAPUT: QUELQUES DONNÉES SUR LE CANCER DU PANCRÉAS Des quatre malades que nous rapportons, un seul (voir observation n° 2) a présenté une tuméfaction perceptible à la palpation.D.La dilatation de la vésicule perceptible à la palpation.Loi de Courvoisier et Terrier (signe de Bard et Pic).On attache une grande valeur séméiologique à cette loi: la vésicule dans la lithiase cholé- docienne est rétractée et peu perceptible, alors que dans les obstructions néoplasiques, notamment le cancer de la tête du pancréas, elle est parfois volumineuse et perceptible.On a dit que ce signe était sans conteste l\u2019un des meilleurs critériums de diagnostic différentiel entre la lithiase biliaire cholédocienne et les obstructions cancéreuses du cholédoque.Ce signe a une valeur certaine, mais non absolue en ce sens que la grosse vésicule palpable dans le cancer de la tête du pancréas, est plus un signe opératoire que clinique: les malades des observations 1, 2, et 3, présentaient tous à l'opération une grosse vésicule distendue qui, cliniquement à la palpation, ne fut jamais perçue.D'ailleurs depuis longtemps, M.Chiray insiste sur la difficulté de sentir à la palpation une grosse vésicule distendue.Il faut examiner attentivement le malade dans les trois positions: décubitus horizontal, décubitus latéral gauche, et position assise, le thorax fléchi sur l\u2019abdomen.Même avec cette technique, 1l faut un concours de circonstances que l\u2019on aura rarement l\u2019occasion de rencontrer: il faut que la vésicule dilatée puisse se dégager du bord inférieur du foie et entrer en contact avec une paroi ni trop graisseuse, ni trop contracturée.Il faut de plus que le foie ne soit pas ptosé.Inutile d\u2019insister davantage sur les nombreuses difficultés que présente la perception clinique d\u2019une grosse vésicule dilatée: tous les auteurs sont d\u2019accord sur ce point.La loi de Courvoisier et Terrier conserve sa valeur, mais une valeur plus opératoire que clinique.E.Les modifications radiologiques du cadre duodénal et surtout son élargissement.729 Les modifications radiologiques du cadre duodénal dans les affections cancéreuses du pancréas et surtout celles atteignant la tête, soit primitivement soit secondairement, sont bien connues; de par la situation anatomique du pancréas sont réalisées les images variées de compression, de sténose de la deuxième portion du duodénum et d\u2019élargissement en forme de C majuscule du cadre duodénal.Ces aspects ont une grosse importance diagnostique, particulièrement lorsqu\u2019on les rencontre chez des personnes âgées.Elles complètent le diagnostic de néoplasie pancréatique, mais peuvent aussi et souvent faire défaut.Dans un article de l\u2019American Journal of Cancer, décembre 1936, Clute rapporte 33 cas de cancer du pancréas et insiste sur le fait que 34,8% de ces cas n\u2019ont donné aucune modification radiologique de l\u2019estomac et du duodénum.Les malades des observations 1, 2, 3, n\u2019ont présenté aucun élargissement du cadre duodénal à la radiographie, mais on notait l'existence de compression gastrique, soit antrale, soit pré- pylorique.Mais il y à plus encore: on voit assez souvent en radiologie, des sujets qui, indemnes de toute lésion ou affection pancréatique, présentent cependant des modifications morphologiques de leur cadre duodénal, qui, si l\u2019on n\u2019est pas prévenu, peuvent orienter le diagnostic sur une fausse piste.C\u2019est dire qu\u2019il faut être très prudent dans l\u2019interprétation pathogénique des images radiologiques et dans le cas particulier de cancer du pancréas, se rappeler que la radiographie peut donner des renseignements très utiles, à condition de bien les interpréter, se souvenant qu\u2019un très grand nombre de cancers du pancréas ne présentent aucune modification radiologique des organes avoisinants.F.L\u2019insuffisance de la sécrétion externe.Physiologiquement, il faut admettre qu\u2019un pancréas altéré réagit par une sécrétion externe insuffisante qualitativement et parfois quantitativement.C\u2019est dire que toute atteinte cancéreuse du pancréas doit se traduire par une modification qualitative et quantitative de la 730 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 sécrétion externe.C\u2019est ce principe physiologique fondamental qui a servi de base aux nombreuses méthodes préconisées pour la mise en évidence de cette déficience pancréatique externe.Les méthodes étudiées sont très nombreuses et peuvent se diviser en deux catégories: 1) Les méthodes indirectes ayant pour but de déceler les ferments pancréatiques aux lieux mêmes de leur élimination: fèces, urines et sang.Telle la recherche de l\u2019amylase et de la trypsine dans les fèces, tel l\u2019examen histo- chimique des selles.L\u2019expérience a montré que sauf dans les cas de déficience pancréatique très marquée, ces méthodes étaient très incomplètes et insuffisantes.La recherche de l\u2019activité pancréatique par l\u2019examen du sang consistant à doser le pouvoir amylolytique du sang s\u2019est aussi montrée insuffisante et sa valeur est très discutable.Une méthode plus intéressante est celle qui consiste à rechercher l\u2019activité pancréatique par l\u2019examen des urines; nous voulons parler tout particulièrement de la réaction de Wolge- muth basée sur la recherche de l\u2019amylase pancréatique éliminée dans les urines.Les Ecoles anglaise, allemande et américaine accordent une grande valeur à cette épreuve pour le diagnostic des affections pancréatiques.Dans un article du Journal des Praticiens (2 octobre 1937), Radvan a très bien étudié la question et ses conclusions sont les suivantes: a) Cette réaction a une importance réelle dans les pancréatiques aiguës, où on trouve toujours des valeurs diastasiques augmentées.b) Dans les pancréatiques chroniques médicales, elle donne des valeurs normales ou diminuées.c) Dans les tumeurs du pancréas, elle donne quelquefois des valeurs au-dessus de la normale.d) Sa valeur est en rapport direct avec l\u2019état fonctionnel du rein et la diurèse.Par conséquent, si dans les états aigus pancréatiques la réaction de Wolgemuth peut donner des résultats satisfaisants, il semble bien que dans les états chroniques et notamment le cancer du pancréas, elle n\u2019apporte guère de précision diagnostique, étant soit normale, soit légèrement au-dessus de la normale.Pratiquée chez deux de nos malades (Obs.1 et 2) elle a donné des chiffres normaux.2) Les méthodes directes ayant pour but le recueil et le dosage des ferments pancréatiques recueillis par le tubage duodénal.Là aussi les épreuves proposées furent nombreuses citons pour mémoire: le dosage des ferments pancréatiques par écoulement spontané du suc pancréatique lors du tubage d\u2019Einhorn; l\u2019excrétion provoquée de la sécrétion pancréatique externe par instillation intra- duodénale d\u2019acide chlorhydrique, d\u2019éther, de sulfate de magnésie, de lait, etc.Toutes ont donné des résultats trés variables, inconstants, et dont l\u2019intérêt diagnostique est des plus incertains.Il n\u2019en est pas ainsi de L\u2019ÉPREUVE À LA SÉCRÉTINE purifiée préconisée par MM.Chi- ray, Lebon, Maire, Salmon, Madame Jeandel et récemment mise au point par M.Marc Bolgert.Etudiée depuis bientôt dix ans par M.Chi- ray et ses collaborateurs, dans le diagnostic des affections pancréatiques, elle apporte des renseignements très précis et contribue de beaucoup à faciliter l\u2019étude de ces états pathologiques.Dans le cancer du pancréas où si souvent la clinique est trompeuse, elle est une aide précieuse et permet très souvent de poser un diagnostic pré-opératoire que l\u2019expérience semble vérifier.Etudiée chez nos quatre malades, elle a donné et d\u2019une façon constante, les résultats suivants, témoignant d\u2019une déficience pancréatique importante: a) Une légère diminution de volume de la sécrétion, qui normalement peut osciller entre 70 et 170 centimètres cube, recueillie en cinq échantillons, de cinq minutes en cinq minutes.b) Surtout un abaissement considérable des deux cœfficients diastasiques: lipase et trypsine.gene ou! seu sit mag (re nie i CHAPUT: QUELQUES DONNÉES SUR LE CANCER DU PANCRÉAS Normalement l\u2019activité lipasique, mise en évidence par le procédé de Bondi et modifiée par M.Chiray et ses collaborateurs, est comprise entre 30 et 60.L'activité trypsique, mise en évidence par le procéde de Gauthier, Roche et Baratte, est comprise entre 7.5 et 12.5.c) Découlant de cette épreuve et corollaires à elle, les signes suivants de tubage: la présence d\u2019un suc duodénal spontané, incolore ou hémorragique \u2014 l\u2019absence de réponse vésiculaire au Meltzer chaud et froid \u2014 la persistance d\u2019un suc duodénal incolore ou hémorragique après injection intraveineuse de Sécrétine, permetttent d\u2019affirmer d\u2019une manière quasi absolue l\u2019existence de lésion pancréatique importante, qu\u2019une expérience assez considérable a montré être la plupart du temps, une altération néoplasique du pancréas et le plus fréquemment de la tête de cet organe.Les malades rapportés dans ce travail ont tous présenté ces signes et la vérification opératoire ou histologique est venue confirmer l\u2019exactitude des déductions du tubage et de l\u2019épreuve à la Sécrétine.Particulièrement intéressante est l\u2019observation n° 4, où le diagnostic pré-opératoire, dans un cas très difficile, reçut une confirmation chirurgicale.Observations Observation No 1.M.Du., 63 ans, chauffeur, hospitalisé salle Gilbert pour ictère, le 10 octobre 1938.Début de la maladie le 2 septembre, par un léger subictère conjonctival et une teinte jaune du visage; dans les 15 jours qui suivent, généralisation progressive de cet ictère à tout le corps, sans aucun phénomène douloureux ni poussée thermique, sans aucune régression, le tout accompagné d\u2019un prurit intense.Les selles sont complètement décolorées, pâteuses et molles; les urines très foncées.Amaigrissement de 11 kg.depuis le début de la maladie; diminution légère de l\u2019appétit, sans anorexie élective pour les viandes ou les graisses.Pas de nausées ni vomissements, aucune hémorragie.731 Dans les antécédents personnels ou héréditaires de ce malade rien & noter: a toujours été bien portant, sauf une fatigue générale et asthénie dans les jours qui précédèrent l\u2019apparition de l\u2019ictère.Examen: Ictère cutanéo-muqueux citron foncé, généralisé à tout le corps, quelques lésions de grattage; amaigrissement considérable.Pouls à 50.P.A.: 13-7.T°: n\u2019a jamais dépassé 38°.Cœur et poumons normaux.Abdomen: Rien à l\u2019inspection \u2014 pas de météorisme, aucun point douloureux.Foie augmenté de volume: le bord inférieur dépassant de plusieurs travers de doigts le rebord costal \u2014 matité de 23 ems.sur la ligne mamelonnaire \u2014 hépatomégalie lisse, indolore.La vésicule n\u2019est pas palpable.Région pancréato-cholédocienne indolore, sans aucune tuméfaction.Examen complémentaire: B.W.: négatif.Urée sanguine: 0 gr.35.Glycosurie de 15 grammes par 24 heures.Légère anémie.Urines contenant des pigments et sels biliaires.Galactosurie provoquée: la réaction est perturbée, le malade étant glycosurique avant l\u2019épreuve.Examen radiologique : Opacification de la vésicule, sans calcul visible.Estomac refoulé vraisemblablement par le foie.Aucune modification du cadre duodénal.Tubage duodénal et épreuve a la Sécrétine: (M.Bolgert).Liquide duodénal incolore.Réponse vésiculaire négative après Melt- zer chaud et froid et aussi après injection de Sécrétine. 732 Réponse pancréatique après 3 minutes: liquide un peu verdâtre, sans trace d\u2019hémorragie.Volume total: 52 c.c.en cinq échantillons.Activité lipasique moyenne: 5 Activité trypsique moyenne: 1.5.Conclusions : Obstructions cholédocienne certaine par lésion pancréatique importante: il y a en effet abaissement considérable des deux coefficients.Il s\u2019agit soit de pancréatite simple, soit de néoplasme associé à une pancréatite.L'absence quasi totale de bile, jointe à une légère diminution du volume sécrété est en faveur de ce dernier diagnostic.Réaction de Wolgemuth: 32 unités (normale).Vérification chirurgicale: A l\u2019ouverture de l\u2019abdomen, pas d\u2019ascite: foie gros, de coloration verdâtre.Caché derrière le foie, on sent une vésicule énorme, distendue: la ponction retire 160 c.c.de bile noire.À la palpation, la tête du pancréas est volumineuse, dure et bosselée, présentant un aspect typique de néoplasme.Cholécysto-gastrostomie.Observation No 2, M.Or.4gé de 45 ans, hospitalisé le 3 avril 1936, pour ictère.Début de la maladie en septembre 1935, coliques abdominales violentes, sans irradiations et difficulté pour aller à la selle \u2014 le malade est alors traité pour son foie.Les troubles digestifs persistent sous forme de pesanteur, de brûlures post prandiales et amaigrissement progressif: 3 kgs en 1 mois.Le 19 mars 1936, apparition insidieuse, progressive, sans douleur, sans fièvre, d\u2019un ictère qui peu à peu se généralise à tout le corps avec prurit intense; en même temps apparition d\u2019un certain degré de ballonnement, avec sensation de tension douloureuse dans l\u2019hypocondre droit.Pas de nausées ni vomissements, aucune hémorragie.Selles décolorées et urines très foncées.Aucun antécédent pathologique.Examen: Malade très amaigri, présentant un ictère cutanéo-muqueux généralisé.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 Pouls: 60.P.A.: 12-6.T°: normale.Cœur et poumons normaux.Abdomen: tendu, météorisé et douloureux \u2014 dans l\u2019hypocondre droit, on perçoit une tumeur de consistance élastique et ferme, très tendue et qui empiète sur la ligne médiane plongeant dans la fosse iliaque droite.Cette tumeur paraît assez superficielle et s\u2019enfonce sous le gri! costal; elle n\u2019est pas douloureuse à la palpation et se délimite facilement.Foie: on ne peut sentir le foie vu l\u2019état de tension de l\u2019abdomen.La vésicule n\u2019est pas palpable.Examen complémentaire: B.W.: négatif.Urée: O gr.45.Urines: absence de sucre, présence de sels et pigments biliaires.Galactosurie provoquée: l\u2019épreuve montre une légère hépatite.Examen radiologique: Opacification de la vésicule.Déformation de l\u2019antre par compression extrinsèque.Le cadre duodénal n\u2019est pas élargi, mais présente un aspect lacunaire au voisinage du genu supérieur.Tubage duodénal et épreuve à la Sécrétine: L'épreuve a toujours montré lors des différents examens: 1° un suc duodénal incolore \u2014 2° l\u2019absence de réponse vésiculaire au Metzer chaud et froid \u2014 3° une légère diminution de volume de la sécrétion pancréatique externe \u2014 4° un abaissement constant des deux coefficients: l\u2019activité lipasique étant toujours inférieure à 7 \u2014 l'activité trypsique diminuant progressivement de 3,4 à 1,7.Réaction de Wolgemuth: normale.Vérification opératoire: Grosse vésicule distendue \u2014 la tête du pancréas est dure, bosselée, augmentée de volume présentant un aspect de néoplasie.Cholécysto-gastrostomie. CHAPUT: QUELQUES DONNÉES SUR LE CANCER DU PANCRÉAS Observation No 3.M.Dag.4gé de 62 ans, hospitalisé le 8 février 1934, pour un ictère existant depuis 15 jours.Depuis un mois le malade souffrait de troubles digestifs: douleurs tardives post prandiales, irrégulières, sans périodicité, avec renvois acides, sans nausées ni vomissements, et avec une constipation assez tenace.C\u2019est au cours d\u2019une de ces périodes de constipation qu\u2019est apparu l\u2019ictère: généralisation lente et progressive, avec prurit, selles décolorées et urines foncées.Aucun phénomène douloureux, pas de température, anorexie élective pour les graisses et amaigrissement de 15 kgs.depuis quatre mois.\u2014 Dans les antécédents rien à noter.Examen: Ictère cutanéo-muqueux généralisé avec prurit, décoloration des selles, urines foncées, amaigrissement et déshydratation marquée, la peau gardant le pli.Pouls: 70.P.A.: 14.8.T°: normale.Cœur et poumons: normaux.Abdomen: ventre flasque, sans point douloureux, ni tuméfaction.Foie: un peu augmenté de volume, débordant de deux travers de doigts le rebord costal \u2014 la palpation en est indolore.Vésicule: la vésicule n\u2019est pas palpable \u2014 pas de points douloureux cystiques.Région pancréato-cholédocienne sans aucune tuméfaction.Examen complémentaire: B.W.: négatif.Urée sanguine: O gr.52.Urines contenant des pigments et des sels biliaires.Galactosurie provoquée: montre une hépatite moyenne: premier échantillon, 28 0/00; deuxième échantillon, 10 0o/00;.Examens radiologiques: Aspect lacunaire de la région pré-pylorique.La vésicule ne s\u2019imprègne pas: la présence dans le côlon de tétraiode montre que le colorant a été rejeté dans l\u2019intestin sans passer par la vésicule.indolore, 733 Le cadre duodénal ne présente aucune modification.Tubage duodénal et épreuve de Sécrétine: Liquide duodénal faiblement coloré.Pas de réponse vésiculaire au Metzer chaud et froid.Après injection de Sécrétine le liquide recueilli est incolore: Volume de 5 c.c.en cing échantillons.Activité lipasique: 11,8 et 5,4.Activité trypsique: 3,7 et 3,3.Par conséquent diminution trés marquée des deux coefficients; déficience pancréatique importante.Vérification opératoire: Grosse vésicule distendue, sans lésions inflammatoires: à la ponction, bile noire et très épaisse.Augmentation très nette de volume de la tête du pancréas qui est dure et bosselée: biopsie impossible.Cholécysto-grastrostomie.Autopsie et rapports histologiques: Téte du pancréas augmentée de volume et dure: l\u2019histologie montre une pancréatite associée à un épithélioma canaliculaire.Observation N° 4.M.Sch.(malade de M.le Chiray).Le 20-10-38: début apparent de la maladie il y a trois mois par un endolorissement de la région épigastrique, d\u2019abord vague, puis plus nettement localisée à droite.Actuellement souffre vivement sous les côtes à droite et dans tout le ventre.Digestions longues, pénibles, sensation de torsion épigastrique, de gonflement qui se prolonge plusieurs heures, souffre également la nuit.Fonctions intestinales peu troublées, constipation habituelle, quelques alternatives de diarrhée.Perte de poids de 7 kgs.en 3 ans.L\u2019état général est bon.Dans les antécédents: vague histoire dyspeptique avec légères douleurs dans.le côté droit, datant de plusieurs années, en rapport probable avec des écarts de régime importants.Professeur 734 Ni fièvre typhoïde, ni ictère.Appendicite aiguë opérée il y a 6 ans.Examen: gros foie irrégulier, douloureux.Signes radiologiques discrets: vésicule un peu grosse, pâle au tétraiode.Estomac, duodénum normaux.Pas d'images de caleuls pancréatiques.Colonne vertébrale normale.Pyélographie rétrograde: rien à noter.Le 26-10-38.Souffre de plus en plus: les douleurs l\u2019empêchent de rester couché; nécessité de l\u2019emploi de plusieurs suppositoires calmants.Le 30-10-38.Douleurs devenues rapidement insupportables: elles sont maintenant surtout postérieures, dorsales, en ceinture.La manœuvre (M.Chiray) d\u2019appui sur la région épigastrique, thorax fléchi sur l\u2019abdomen éveille une douleur presque syncopale.L\u2019état général a considérablement changé: malade alité, abattu, que seule la morphine calme.Le 12-11-38.Apparition d\u2019un ictère qui restera modéré et variable.La douleur est tantôt dorsale, tantôt sous hépatique.Le foie est toujours gros, irrégulier: pas de grosse vésicule palpable.L\u2019épreuve à la Sécrétine (M.Chiray et M.Bolgert) fait conclure à un cancer du pancréas: Liquide duodénal très pâle.Pas de réponse vésiculaire au Metzer chaud et froid, et après l\u2019injection de Sécrétine.Réponse pancréatique: volume de 53 c.c.en 5 échantillons.Activité lipasique: 5 Avtivité trypsique: 2,4 Conclusions: Atteinte sérieuse du pancréas caractérisée par une diminution marquée des deux coefficients diastasiques.L\u2019aspect du liquide avant et après Sécrétine, témoigne d\u2019une oblitération incomplète du cholédoque.Un tel ensemble est beaucoup plus en faveur d\u2019un cancer du pancréas, que d\u2019une pancréatite.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 Le 22-11-38.Intervention: (M.le Professeur Gosset).Dès l\u2019ouverture de l\u2019abdomen, on tombe sur un foie gros, présentant de nombreux noyaux cancéreux sur les deux lobes.Le corps du pancréas est le siège d\u2019une néoplasie étendue qui s\u2019étend à la tête pancréatique.Une cho- lécystostomie rapide à la peau amène une bile foncée presque noire, épaisse, abondante.Résumé Ces quatre observations de cancer du pancréas, dont trois de la tête et un du corps, sont des exemples typiques, démontrant bien le but proposé de cette courte étude: l\u2019absence fréquente des signes « classiques », et l\u2019intérêt que peut présenter l\u2019épreuve à la Sécrétine associée au tubage duodénal.En présence de toute altération pancréatique où l\u2019on pourrait être amené à soupçonner une néoplasie, elle peut donner des renseignements de première importance, que la clinique à elle seule ne laisse pas supposer.BIBLIOGRAPHIES CHIRAY, PAVEL et LOMON: « La vésicule biliaire et ses voies d\u2019excrétion.» CHIRAY et BOLGERT: «Le diagnostic des affections pancréatiques par l\u2019épreuve à la Sécrétine purifiée.» Presse Médicale, n° 22, le 14 mars 1936.CHIRAY, Mme JEANDEL et A.SALMON: « L\u2019exploration clinique du pancréas et l\u2019injection intraveineuse de Sécrétine purifiée.» Presse Médicale, n° 58, le 19 juillet 1930.Mare BOLGERT: « Lésions du pancréas et troubles fonctionnels pancréatiques: diagnostic en clinique par l\u2019épreuve à la Sécrétine purifiée.» RADVAN : « Diastasurie et pancréatites.» Journal des praticiens, le 2 octobre 1937.BLOCH: «Cancer du pancréas.» Encyclopédie Mé- dico-chirurgicale.A.GOSSET et D.Petit DUTAILLIS: du pancréas.» Pathologie chirurgicale.American Journal of Disgestive Diseases and Nutrition, 1935-36.American Journal of Cancer; New York, décembre 1936.Mac CLURE: « Observations on the physiology and pathologie physiology of external pancréatic functions.» The Review of Gastro-enterology, mars 1936.« The problem of the Cancer of the Pancreas» Journal of the American Medical Association, 11 juillet, 1936.« Maladies REVUE GÉNÉRALE 2e + LE TRAITEMENT DE LA SYPHILIS LA SYPHILIS NERVEUSE.LA SYPHILIS HEREDITAIRE Par Jules ARCHAMBAULT, Chef-adjoint au Service de Dermato-syphiligraphie de l\u2019Hôtel-Dieu, Sérologiste du Ministère de la Santé.I.LA SYPHILIS NERVEUSE \u201c Le praticien, le neurologiste et le syphiligraphe se retrouvent dans le domaine de la syphilis nerveuse.Plusieurs aspects du diagnostic et du traitement relèvent de la spécialité, d\u2019autres sont accessibles au médecin de famille, grâce au perfectionnement des procédés de laboratoire et des méthodes thérapeutiques.Dans tous les cas la collaboration d\u2019un expert consultant, pour instituer et diriger le traitement, en assurera les meilleurs résultats.On estime que 15 à 20 pour cent des syphilis peu ou pas traitées évoluent dans un délai de 12 à 25 ans vers les manifestations nerveuses de la paralysie générale (5-6 pour cent), du tabes (3-5 pour cent) ou de la syphilis méningo-vasculaire diffuse (5-10 pour cent).Le taux de ces complications nerveuses graves serait réduit à moins de 15 de un pour cent (Moore), si tous les syphilitiques recevaient, dès le début de leur infection, une médication intensive par le novar et le bismuth, continuée pendant deux années ou plus.Prophylaxie Le médecin qui entreprend de traiter la syphilis assume, vis-à-vis de ses patients, la double responsabilité de prévenir l\u2019atteinte du système nerveux, en appliquant un traitement intensif et précoce aux infections récentes, et de dépister par la ponction lombaire les localisations méningo-vaseulaires ou pa- 1.Voir l\u2019Union Médicale du Canada, livraisons des mois de mai et juin 1930.renchymateuses du tréponème, avant que n\u2019apparaissent les signes cliniques.À tout médecin praticien il incombe un rôle important dans la prophylaxie de la syphilis nerveuse, celui d\u2019atteindre le grand nombre des syphilitiques qui ignorent leur infection.Cette catégorie de malades, qui fournira, à.plus ou moins longue échéance, la moitié des tabétiques et des paralytiques généraux, est en somme facile à diagnostiquer puisqu\u2019elle se révèle d\u2019ordinaire par une sérologie positive dans le sang et dans le liquide céphalo-rachidien.L'examen du sang, s\u2019il est trouvé positif, doit être sur d\u2019une ponction lombaire.Dans quinze pour cent des syphilis latentes on constatera des modifications du liquide céphalo- rachidien.Ponction lombaire L'importance de la ponction lombaire et la nécessité de la pratiquer dans toute syphilis, récente ou tardive, ressortent du fait que les anomalies du liquide céphalo-rachidien précèdent de plusieurs années (10 à 25) les manifestations cliniques de la syphilis nerveuse.A quel moment convient-il de la pratiquer?Elle n\u2019est jamais conseillée au début de l\u2019infection.Les anomalies qu\u2019elle révèlerait durant la septicémie primo-secondaire, sont, pour la plupart, destinées à disparaître par l\u2019effet du traitement d\u2019attaque; on n\u2019en saurait retirer de renseignements utiles.En principe on doit explorer le liquide céphalo-rachidien au moment convenu pour suspendre le traitement intensif, en moyenne une année après le négativation sanguine.Lorsque 736 i UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 la sérologie résiste à un traitement intensif et continu de six mois, dans une infection récente, ou qu\u2019elle se réactive après une rémission passagère, il y à lieu de soupçonner une localisation nerveuse et de hâter la ponction lombaire.Dans la syphilis tardive on procédera à l'examen du liquide céphalo-rachidien aussitôt que sera posé le diagnostic de syphilis (E.Moore).C\u2019est la règle généralement admise et applicable à tous les cas, sauf aux femmes enceintes, aux patients âgés de plus de 60 ans qui ne présentent pas de symptômes neurologiques, à ceux chez qui l\u2019on soupçonne l\u2019existence d\u2019une tumeur cérébrale.Suivant l\u2019opinion de Sezary on peut différer la ponction lombaire si l\u2019on constate chez un malade les signes d'une affection cutanée ou viscérale (aortique, hépatique, osseuse, etc.) de nature syphilitique, pourvu toutefois que le système nerveux soit cliniquement indemne.« La constatation d\u2019un liquide anormal serait une raison de plus de traiter le malade mais elle ne modifierait pas, du moins au début, les directives thérapeutiques.» (Sezary.) Quelle que soit la raison qui l\u2019ait fait différer, la ponction lombaire s\u2019impose toutes les fois que la séro-réaction se montre rebelle après une année de traitement intensif.Examen du liquide céphalo-rachidien Wassermann.Des réactions de laboratoire sur le liquide céphalo-rachidien, seul le Wassermann, lorsqu\u2019il est positif, est pathognomonique et prouve l\u2019existence de la syphilis nerveuse.Il permet encore de mesurer l\u2019intensité du processus syphilitique, pourvu que l\u2019on procède avec des doses croissantes de liquide, qui permettent d\u2019atteindre les limites supérieure et inférieure de la positivité, et d\u2019évaluer les degrés intermédiaires.On trouvera sur le tableau suivant le degré de positivité, évalué en fonction des doses de liquide et de la fixation, tel que nous l\u2019indiquons sur nos rapports, au laboratoire du Ministère de la Santé.ExTr.ALC.CHOLEST.+++ 02 ++4+ 0.2 ++++04 ++++02- Poe ++++ 08 ++++# 04) ++4+4+ 1.5 ++++ 0.8) ++++ 2.1 +4 1.5% Positive +++ 2 f+ 15) ++ 2.++++ 15 .+ ou + 2.dt 5) ne \u2014 2 +++ 15 _ 9, _ 9 tT La) Douteuse Certains liquides hyperactifs, employés à une fraction de la dose minima de 0.2 c.c.produiraient encore la fixation totale.Comme on en peut juger, la globuline ou les autres substances qui donnent lieu aux réactions sérologiques, existent dans les liquides céphalo-rachidiens à des concentrations fort variables.Elles s\u2019y trouvent en moyenne cinq à dix fois plus diluées que dans le sérum.Les réactions de précipitation s\u2019accommodent mal de ces dilutions et si l\u2019on veut pratiquer celle de Kahn sur les liquides, il faut au préalable concentrer dix fois leurs globulines.Cette opération complique la réaction de Kahn sans lui rendre la valeur qu\u2019elle a dans l\u2019examen des sérums.La réaction de Wassermann, pratiquée avec de fortes doses de liquide céphalo-rachidien, un antigène sensible et une fixation à froid (8° centigr.) reste la technique la plus sensible et la plus spécifique qui puisse s\u2019appliquer au diagnostic de la neuro-syphilis (H.Yagle).Un résultat positif permet en principe d\u2019affirmer l\u2019existence de la syphilis nerveuse.Une réaction négative ne suffit pas à l\u2019éliminer puisque certaines de ses formes, le tabes fixé, la paraplégie d\u2019Erb, etc., relevant plus de la sclérose que du tréponème, continuent parfois à évoluer avec un liquide céphalo-rachidien normal.De même l\u2019hémiplégie par endarté- rite sans atteinte méningée.Une positivité faible se retrouve dans les lésions vasculaires ou méningées des première et deuxième périodes, aussi au déclin de toutes ent i ARCHAMBAULT: LE TRAITEMENT DE LA SYPHILIS 737 les syphilis nerveuses.Une positivité moyenne est habituelle dans le tabes évolutif.Les plus fortes réactions aux doses de .2 et .4 de liquide céphalo-rachidien, s\u2019observent dans 95 pour cent des syphilis cérébro-spinales, et presque toujours dans la paralysie générale (Sezary, Kolner).: Leucocyles, albumine, globuline.L\u2019augmentation du nombre des leucocytes, du taux de l\u2019albumine et de la globuline sont des anomalies communes à toutes les formes de méningite ou de méningisme, quelle que soit leur étiologie.La numération des leucocytes n\u2019a de valeur que si elle est faite dans l'heure qui suit la ponction lombaire et si le liquide ne contient pas de sang.Un liquide est considéré anormal lorsqu\u2019il contient plus de 3 éléments par mm.c.; plus de cinq suivant les auteurs allemands; on en compte de 10 à 100 durant la phase active des syphilis nerveuses, cependant que l\u2019hyperleu- cocytose n\u2019y soit pas constante.Elle manque le plus souvent dans l\u2019hémiplégie par endar- térite cérébrale.La réaction cellulaire marque l\u2019acuité et l\u2019étendue de l\u2019atteinte méningée, mais non la gravité des lésions nerveuses, comme en témoigne la disparition rapide de leucocytoses élevées, alors que persistent, malgré le traitement, les réactions de Wassermann, de lor et du benjoin, associées à des symptômes cliniques graves.La nature des cellules, pas plus que leur nombre, ne renseigne sur l\u2019étiologie ni sur le type des lésions.Un excès d\u2019albumine (plus de 30 milligrammes par 100 c.c.) ou la présence de globuline, traduisent un état pathologique du liquide c.-r.sans le caractériser.Ces anomalies en accompagnent d\u2019autres en règle générale, mais comme elles sont lentes à disparaître, on les retrouve quelquefois comme derniers témoins de syphilis presque éteintes.L\u2019albumine et la globuline & un taux très élevé, avec une leucocytose peu marquée ou nulle, forment une dissociation caractéristique d\u2019hypertension intracranienne ou de compression médullaire, de quelque origine qu\u2019elle soit.Réactions colloidales.Les solutions colloidales de substances diverses: or (Lange), benjoin (Guillain), gomme mastique (Emmanuel), baume du Canada (Bertrand), peuvent être employées dans l\u2019examen des liquides céphalo- rachidiens.Les unes et les autres ont un pouvoir floculant périodique, la période n\u2019étant pas la même pour les liquides normaux, pour les liquides syphilitiques, pour les liquides inflammatoires banaux.La première en date de ces réactions, celle de l\u2019or colloïdal, fut introduite par Lange en 1912.À cause des difficultés que comporte la préparation du réactif on lui a cherché un substitut.À cet effet Guillain, Laroche et Le- chelle ont proposé le benjoin.Leur technique comprend 16 tubes mais les précipitations qui s\u2019observent dans les cinq derniers n\u2019ont aucun rapport avec la syphilis nerveuse.Aussi nous les avons omis dans nos examens de laboratoire qui sont nécessairement limités au domaine de la syphilis.Nous avons également retranché le premier tube de la série, comme le fait d\u2019ailleurs Guillain dans sa technique simplifiée.C\u2019est que ce premier tube à lui seul requiert une quantité de liquide céphalo-rachidien dont nous ne pouvons généralement pas disposer après avoir pratiqué les autres réactions sur le liquide: Wassermann quantitatif, Or Colloïdal, Pandy.Plus de 2,500 échantillons de liquides céphalo-rachidiens sont reçus annuellement et examinés au laboratoire du Ministère de la Santé.L'expérience acquise nous permet d'\u2019arriver aux conclusions suivantes qui sont par ailleurs généralement admises.1.Les résultats des réactions de l\u2019or et du benjoin concordent en général avec ecux du Wassermann.Leur valeur découle de cette corrélation.Lorsqu\u2019elle manque, le Wassermann étant négatif et les courbes de floculation positives, le plus souvent on retrouve une lésion non syphilitique du système nerveux, cependant qu\u2019au déclin d\u2019une syphilis nerveuse traitée, les réactions colloïdales persistent quelquefois après la négativation du Wassermann.2.Le manque de spécificité des réactions colloidales a été constaté dans cinq pour cent 738 des résultats positifs obtenus.La plupart relevaient de la sclérose en plaques, quelques- uns de tumeurs et d\u2019abcès du cerveau ou de la moelle.Plus de la moitié des scléroses en plaques s\u2019accompagnent de courbes de précipitation positives, souvent du type qui caractérise la paralysie générale.Le Wassermann est toujours négatif, et cette dissociation forme un véritable syndrome humoral de la sclérose en plaques évolutive.3.Le syndrome de la paralysie générale comporte toujours un Wassermann fortement positif et des courbes de floculation, étendues vers la droite au-delà des cinq tubes de la zone syphilitique, mais ces fortes réactions s\u2019observent dans plus d\u2019une modalité de la syphilis nerveuse.Elles ne deviennent caractéristiques de la paralysie générale que par leur résistance au traitement habituel de la syphilis.4.Des deux réactions colloïdales, celle de l\u2019or contribue le mieux à différencier entre eux les types de syphilis nerveuses.Elle est plus objective dans ses résultats, car de petites différences dans la floculation s\u2019apprécient plus clairement par les décolorations successives de la solution d\u2019or que par la sédimentation du benjoin.5.Avec les liquides troubles, teintés ou contenant du sang, les floculations colloïdales n\u2019ont aucune valeur, l\u2019absence de floculation dans les cinq premiers tubes contribue toutefois à éliminer la syphilis nerveuse.Au résultat de chacune des réactions sur le liquide céphalo-rachidien s\u2019attache une signification particulière, mais il est essentiel d\u2019interpréter les faits dans le groupement particulier où ils se présentent.x * * Traitement de la syphilis nerveuse A.SYPHILIS NERVEUSE LATENTE Absence de signes cliniques.Anomalies constatées dans le liquide céphalo-rachidien.Une classification de ces anomalies en trois groupes, suivant leur gravité, est généralement L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 admise.Elle sert également au diagnostic des syphilis nerveuses et à l\u2019orientation du traitement.Groupe I: Lymphocytose: plus de 5 éléments par millimètre cube.Globuline positive, ou 40 a 75 milligrammes d\u2019albumine par 100 c.c.Réactions de Wassermann, de l\u2019or colloidal et du benjoin négatives ou douteuses.Ces anomalies caractérisent les réactions méningées, fréquentes au début de la syphilis et destinées pour la plupart à disparaître sous l\u2019effet du traitement d\u2019attaque.La leucocytose disparaît plus rapidement que les autres réactions.Sa persistance chez un malade traité est l\u2019indice d\u2019une rechute probable (Sezary).La globuline et l\u2019hyperalbuminose résistent davantage et souvent ne disparaissent qu\u2019en dernier lieu, témoignant quelquefois d\u2019une lésion syphilitique presque éteinte.Ces anomalies, lorsqu\u2019elles relèvent du tréponème, cèdent d\u2019ordinaire au novar et au bismuth administrés à fortes doses, suivant les règles établies pour le traitement d'attaque de la syphilis.On ne sera justifié de l\u2019interrompre qu\u2019après s\u2019être assuré par de nouvelles ponctions lombaires, que le liquide céphalo-rachidien est normal depuis au moins une année.Groupe II: Lymphocytose: 5 à 100 éléments par millimètre cube.Globuline positive ou hyperalbuminose.Wassermann positif: Extrait Ale.++ à +++ avec 1.5 ou plus de liquide; Antigène cholesteriné +\u2014\u2014-\u2014- avec des doses de liquide variant de 0.8 à 2 c.c.Courbes du type subpositif avec les réactions colloïdales: Or: 3344432100 ou 2223321000.Benjoin: 221022100 ou 121022100.Ce syndrome humoral d\u2019intensité moyenne révèle une atteinte plus ou moins grave du système nerveux.Lorsqu'on le retrouve chez un syphilitique intensivement traité par le ARCHAMBAULT: LE TRAITEMENT DE LA SYPHILIS novar, on ne peut hésiter à appliquer les thérapeutiques spéciales de la syphilis nerveuse: la tryparsamide, le stovarsol sodique, asso- \u2018Aa ou non à la pyrétothérapie.Chez les malades insuffisamment traités et présentant le même syndrome, Sezary conseille de faire l\u2019_épreuve du novar et du bismuth, considérant cette médication active dans la syphilis nerveuse latente qui évolue vers le tabes.Moore limite la durée de l'épreuve à six mois.Mais il faut prévoir l\u2019insuccès de cette médication dans bien des cas, et la nécessité de recourir par la suite aux pentava- lents, voire même à la fièvre provoquée.On évitera ces échecs et les retards qui en découlent, en recourant d\u2019emblée à la tryparsamide ou au stovarsol sodique pour le traitement de la syphilis nerveuse latente, chez les malades qui ne présentent aucune lésion du nerf optique.L\u2019intégrité du nerf optique, constatée par un ophtalmologiste, est une condition essentielle à l\u2019emploi des arsenicaux pentavalents.L\u2019examen du fond de l\u2019œil et du champ visuel sera répété à plusieurs reprises durant la première série de tryparsamide ou de stovarsol sodique, et de temps à autre à l\u2019occasion des séries subséquentes (Stokes).Il faut surveiller l\u2019acuité visuelle du malade et s\u2019assurer fréquemment qu\u2019il lit sans plus de difficulté qu\u2019au début, de fins caractères d'imprimerie.Tenir compte des symptômes subjectifs: éblouissements, effets de brouillard.Dès qu\u2019ils surviennent, suspendre le traitement et référer le malade à un ophtalmologiste.La névrite optique est la complication propre à l\u2019emploi des pentavalents, ils n\u2019exposent que rarement à d\u2019autres réactions.Aussi se re- commandent-ils particulièrement dans la syphilis nerveuse des cardiaques et des malades chez qui l\u2019intolérance aux arsénobenzènes s\u2019est déjà manifestée par des crises nitritoïdes, par une dermite, même par une érythrodermie exfoliante.La tryparsamide s\u2019administre par la voie intraveineuse, une fois la semaine à la dose de 3 grammes, en commençant par 2 grammes.Les 739 séries sont de 10 à 12 injections, quelquefois même de 16 inj.(E.Moore).Le stovarsol sodique s\u2019injecte trois fois la semaine dans le tissu cellulaire sous-cutané ou dans les masses musculaires; moins recommandable est la voie intraveineuse.Sa dose est de O gr.50 pour la première injection, de 1 gramme pour les injections suivantes, et de 21 grammes au minimum pour une série.(Se- Zary.) Les séries de tryparsamide ou de stovarsol sodique se succèderont avec des repos de quatre à six semaines durant la première année, puis de six à huit semaines tant que les réactions du liquide céphalo-rachidien restent positives.De courtes séries de bismuth (iodoquinate, salicylate, hydroxyde) sont généralement administrées durant les repos, ou conjuguées avec les injections d\u2019arsenic.Quelques séries de novar seront encore utiles aux malades qui, antérieurement, n\u2019ont pas été soumis à une médication intensive par les arsénobenzènes.Dans sa durée, le traitement de la syphilis nerveuse doit être soumis à la règle générale et continué plus de douze mois après que le liquide céphalo-rachidien est devenu normal.Ce résultat s'obtient dans un délai de 2 à 8 ans (Sezary), mais l\u2019effet de la médication, s\u2019il doit être favorable, se manifeste dès les premières séries, par une régression marqué du syndrome humoral.Après deux séries de tryparsamide ou de stovarsol sodique, c\u2019est-à-dire vers le huitième mois depuis le début du traitement, on fera un deuxième examen du liquide céphalo-rachidien.Il ne suffit pas d\u2019y constater la diminution de la leucocytose et de la globuline.On ne sera justifié de continuer la chimiothérapie seule que si le Wassermann est réduit et les courbes de l\u2019or et du benjoin sensiblement abaissées.Une sérologie stationnaire indique qu\u2019il faut recourir à une thérapeutique plus active.L\u2019expérience acquise avec la malaria, depuis vingt ans, a démontré que la pyrexie provoquée rend opérante le même traitement arsenical qui, sans elle, n\u2019aurait aucun effet sur le tréponè- 740 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F,A.N.\u2014 Montréal.juillet 1939 me.Mais on hésite à faire courir les risques de l\u2019impaludation à des malades qui ne présentent ni les signes cliniques ni le syndrome humoral de la démence paralytique.Par contre il est tout indiqué, chez ces malades, d\u2019amorcer l\u2019action des pentavalents par une pyrexie active et sans danger, telle qu\u2019on la réalise en associant la chaleur artificielle à l\u2019action des vaccins.Cette thérapeutique, que nous exposerons plus loin sous le nom de C.-V.-P.donne des résultats compa- rales sinon supérieurs à ceux de la malaria.Groupe III: Lymphocytose: 10 à 200 éléments par millimètre cube.Globuline positive, ou 75 à 200 centigrammes d\u2019albumine au litre.Wassermann fortement positif: Extrait Ale.+++ avec 0.2 ou 0.4 de liquide; Antigène cholestérné +\u2014\u2014\u2014 avce 0.2 ou une quantité moindre de liquide céphalo-rachidien.Courbes caractéristiques de la paralysie générale: Or:5555543210 ou 5555555432.Benjoin: 2221222210 ou 2222222221.Lorsque le syndrome humoral se présente avec ce maximum d\u2019intensité, il fait soupçonner d\u2019emblée l\u2019existence de la paralysie générale dans sa phase préclinique.L\u2019atteinte diffuse du parenchyme cérébral, lésion essentielle de la paralysie générale, n\u2019est cependant pas une condition absolue à l\u2019existence de ce syndrome.On le retrouve aussi dans la syphilis méningo-vasculaire, mais il y est dépourvu de la stabilité qui le caractérise dans la paralysie générale.(Moore, Stokes, Tar- gowla.) Chaque fois que le syndrome caractéristique de la paralysie générale se retrouve dans un liquide céphalo-rachidien, la gravité du pronostic impose d\u2019urgence le traitement par la malaria ou la pyrétothéramie.Il arrive cependant que l\u2019éloignement des centres de traitement, l\u2019occupation professionnelle ou le milieu social d\u2019un syphilitique, l\u2019obligent à différer le moment de se soumettre à l\u2019une ou l\u2019autre de ces thérapeutiques.Chez ce malade on pourra faire l\u2019_épreuve du traitement par les pentavalents.Après 16 injections consécutives de tryparsamide ou deux sérics de 21 grammes de stovarsol sodique un deuxième examen du liquide céphalo- rachidien indiquera la conduite à tenir.Une réduction marquée dans la positivité de Wassermann et des courbes, avec diminution du nombre des lymphocytes sont des indications favorables et le traitement peut être continué par les pentavalents.Mais si le syndrome sé- rologique n\u2019est pas notablement modifié, il faut recourir sans plus de délai à la malaria ou à la pyrétothérapie.B.SYPHILIS NERVEUSE AVEREE Manifestée par des symptômes cliniques et des anomalies du liquide céphalo-rachidien.Localisations artérielles.Hémiplégie, paraplégie par endartérite.L\u2019hémiplégie des jeunes sujets, exempts d\u2019'affections cardio-rénales, est presque toujours d\u2019origine syphilitique et commande un traitement d\u2019urgence par le novar, à doses moyennes, associé au bismuth (Milian, Seza- ry).Il faut être prudent dans l\u2019emploi du novar s\u2019il existe une cardiopathie, et traiter par le bismuth, du moins au début.L'ictus qui marque quelquefois le début de la paralysie générale résulte d\u2019une lésion vasculaire associée à l\u2019encéphalite diffuse.Il se reconnaît aux symptômes psychiques des malades, ou du moins à la formule caractéristique que révèle le liquide céphalo-rachidien.Toutes les réactions y sont positives: Groupe III.Au contraire, une endartérite syphilitique n\u2019intéressant ni le parenchyme, ni les méninges, produit l\u2019hémiplégie sans beaucoup modifier l\u2019état du liquide céphalo-rachidien.Souvent même il reste normal et ce manque de corrélation entre les réactions sérologiques et les symptômes cliniques, que l\u2019on rencontre dans l\u2019hémiplégie par endartérite simple, est un fait d\u2019exception dans le domaine de la syphilis nerveuse. ARCHAMBAULT: LE TRAITEMENT DE LA SYPHILIS 741 Localisations méningées.La méningite diffuse précoce cède rapidement au traitement d\u2019attaque qu'il est préférable de commencer par une série de bismuth.Les méningites circonscrites tardives résistent beaucoup plus à la médication, comme en témoigne la persistance de leurs manifestations: paralysie des nerfs craniens, épilepsie partielle ou généralisée, névralgies, névrites radiculaires, sciatique.Quelques-uns de ces symptômes sont des séquelles indélébiles.Les modifications constatées dans le liquide céphalo-rachidien indiqueront la conduite à suivre.Associer la tryparsamide ou le stovar- sol sodique lorsque les anomalies ont résisté au traitement par les arsénobenzènes.Si la formule cst celle de la paralysie générale, (Groupe III) recourir d\u2019emblée à la malaria ou de préférence à la pyrétothérapie.Localisations parenchymateuses: tabes, paralysie générale Tabes.Le danger de réactiver une lésion syphilitique par le novar, ou par un traitement insuffisant, est particulièrement redoutable dans le tabes qui, bien souvent, tend à s\u2019atténuer ou à s'arrêter spontanément dans son évolution.II arrive que ces tabes frustes ont pour seules manifestations l\u2019abolition des reflexes avec un signe d\u2019Argyll Robertson positif, des douleurs ou des crises viscérales atténuées.Deux séries de bismuth préviendront le réveil de ces formes latentes.On leur appliquera dans la suite le traitement par le novar à doses moyennes, associé au bismuth, quelquefois au mercure.Dans le tabes évolutif on atteindra les doses de .75 et .90 de novar et le total de 7 à 9 grammes par série, à la condition que l\u2019organisme ne soit pas taré.La dose maxima sera réduite chez les intolérants ou chez les individus atteints d\u2019une insuffisance rénale, hépatique, d\u2019artérioselérose avancée ou de syphilis cardiaque.Bien souvent chez de tels malades il y a lieu de substituer le bismuth au novar, lorsque le tabes évolue lentement et sans manifestations graves.Le bismuth a une action remarquable sur les symptômes subjectifs du tabes (Stokes).De préférence, on emploie les suspensions huileuses de sels insolubles (hydroxyde, salicylate, iodoquinate) qui permettent d\u2019obtenir une imprégnation lente et prolongée de l\u2019organisme par le bismuth.Les séries seront de 15 injections, répétées deux fois par semaine lorsque la dose de bismuth métal n\u2019excède pas 13 centigrammes, une fois tous les 5 à 7 jours si elle dépasse ce chiffre.Il faut toujours surveiller la muqueuse buccale et prévenir la stomatite.Le mercure a une action incontestable mais lente, inférieure à celle du bismuth.Soit qu\u2019on fasse alterner les séries de novar avec les séries de bismuth, qu\u2019on emploie le bismuth seul ou associé au mercure, le traitement doit être continué tant que le liquide céphalo-rachidien reste anormal.Quand il ne présente plus d\u2019anomalies, un traitement de consolidation prolongé est encore requis.Comme résultat clinique on obtient généra- [ement l\u2019amélioration des douleurs fulgurantes, des crises gastriques ou sphynctériennes, de l\u2019ataxie même, en autant que ces manifestations ne sont pas liées à des scléroses radiculo- médullaires, séquelles irrémédiables de foyers éteints.Suivant les statistiques du « Cooperative clinical Group » 2, la médication arséno- benzenique, associés au bismuth ou au mercure, atténue ou fait disparaître les douleurs et les crises chez 65% des tabétiques, et l\u2019ataxie chez 50% de ces malades.Les modifications du liquide céphalo-rachidien ne suivent pas un cours absolument parallèle à celui des manifestations cliniques.Celles-ci peuvent s\u2019atténuer et le liquide rester positif chez certains malades; chez d\u2019autres, le liquide est redevenu normal et cependant les douleurs et l\u2019ataxie progressent, par extension du processus scléreux.On peut toutefois, par l\u2019absence d\u2019anomalies dans le liquide céphalo-rachidien, juger que les lésions actives ou inflammatoires du tabes ont cessé d\u2019évoluer.Le tabes évolutif se révèle d\u2019ordinaire dans 2.Sont membres du Coopérative clinical Croup: John Earle Moore, Harold N.Cole.Paul A.O\u2019Leary, Thomas Parran, John H.Stokes, R.A.Vonderlehr.Leurs stetistiques et leurs directives sont mises à profit dans ce trava:l. 742 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 le liquide céphalo-rachidien par les anomalies du Groupe II: Wassermann positif ou fortement positif, courbes de l\u2019or et du benjoin sub- positives.Des réactions plus fortes, ou leur résistance au traitement, font prévoir une forme grave du tabes ou l\u2019atteinte du parenchyme cérébral.D'ailleurs l\u2019association de la paralysie générale n\u2019est pas un fait d\u2019exception puisqu\u2019on l\u2019observe chez 5% des tabétiques.Cette forme grave relève de la malaria ou de la pyrétothérapie.Ces traitements seraient encore indiqués dans le tabes compliqué de crises gastriques persistantes ou d\u2019atrophie du nerf optique.La fragilité du nerf optique dans le tabes ferait rejeter d\u2019emblée les arsenicaux penta- valents, suivant l\u2019opinion de Sezary.Du moins faut-il en restreindre l\u2019emploi à un petit nombre de patients résistants ou intolérants au novar, sous une surveillance spéciale du fond de l\u2019œil, de l\u2019acuité et du champ visuels.(Earle Moore, ete.).Du fait de cette exclusion plus ou moins générale des pentavalents, la chimiothérapie du tabes se trouve singulièrement appauvrie.Il y aura lieu de renforcer son action par la chaleur et les vaccins, sans attendre que la preuve d\u2019un échec thérapeutique ne soit apportée par une résistance marquée de la formule humorale, ou par la persistance de symptômes généralement amenables au traitement.Paralysie générale.Malariathérapie.Pyrétothérapie.La médication usuelle de la syphilis par le novar ou les autres trivalents, associés au bismuth ou au mercure, est reconnue absolument inopérante, dans la paralysie générale.Aussitôt que le diagnostic de cette forme de la syphilis nerveuse est confirmé, il faut d\u2019emblée avoir recours à l\u2019impaludation ou à la pyré- tothérapie, et faire suivre l\u2019une ou l\u2019autre de ces thérapeutiques par un traitement prolongé où figurent, en première place, la tryparsa- mide et le stovarsol sodique.Employés seuls, les arsenicaux pentava- lents ont pu arrêter l\u2019évolution de la paralysie générale chez un petit nombre de malades.Par contre on observe couramment une modification rapide des symptômes psychiques à la suite de l\u2019impaludation, avant même que n\u2019intervienne la chimiothérapie.C\u2019est sans aucun doute par la combinaison des deux méthodes que l\u2019on obtient le plus grand nombre de succès durables, soit 35 pour cent de rémissions complètes, permettant une réadaptation parfaite aux occupations professionnelles antérieures, et 15 pour cent de rémissions incomplètes.Mais les risques de la malariathérapie sont incontestables, et le pourcentage des décès dus à l'impaludation reste de 5 pour cent (Sezary) même si l\u2019on s\u2019abstient de traiter les malades en état de déficience organique.Une thérapeutique pratiquement exempte de dangers, et par conséquent d\u2019une application beaucoup plus générale, a été réalisée par la combinaison de la fièvre artificielle, des vaccins et des arsenicaux.Il semble que la température de 105 à 106 degrés, provoquée chez le syphilitique par la malaria, ou par des procédés physiques, soit l\u2019agent principal et nécessaire qui rende le tréponème vulnérable et le sensibilise à l\u2019action ultérieure des médicaments antisyphilitiques.Cependant il ne fait pas doute que la malaria agit encore sur le tréponème par d\u2019autres mécanismes, puisqu\u2019un paludisme d\u2019allure sub- alguë agit encore favorablement, tout comme agissent, dans une certaine mesure, les vaccins pyrétogènes, sans provoquer de fortes pyréxies.Il est donc logique d\u2019admettre que la pyré- tothérapie, pour être active, doive faire appel aux différents moyens de défense de l'organisme et donner au malade le bénéfice du choc protéimique, en même temps qu\u2019elle élève sa température au degré voulu et pour l\u2019espace de temps jugé nécessaire.En tenant compte de ces faits, le professeur A.Marin a réalisé, dans son service de l\u2019hôpital Notre-Dame, une technique personnelle de traitement applicable à la syphilis nerveuse en général, où sont associés la pyrexie artificielle, l\u2019action des vaccins et des arsenicaux: la chimio-vaccino-physicopyrétothérapie, ou C.-V.-P.tm, \u2014 | \u2014- \u2014 \u2014_\u2014 vs ps = -\u2014 ARCHAMBAULT: LE TRAITEMENT DE LA SYPHILIS 743 Chaque semaine le malade subit une séance de 5 à 7 heures de fièvre à 105°, et dans l\u2019heure qui précède, une injection de tryparsamide ou de novar; puis il reçoit deux vaccins, Dmel- cos ou Pyrifer, de deux en deux jours.En 8 ou 10 semaines on réalise la dose totale de 50 heures de pyrexie à 105, en plus des accès moindres et autres réactions produites par 16 ou 20 vaccins.Cette thérapeutique n\u2019expose à aucun danger sérieux, et présente des contre-indications beaucoup moins nombreuses que la malaria, À ne comparer les deux méthodes qu\u2019à ce seul point de vue, il serait à prévoir que la malaria devienne une thérapeutique d\u2019excæption ou qu\u2019elle soit délaissée.Mais une thérapeutique s'impose avant tout par son action curative, et de celle-ci nous avons comme preuve, dans la paralysie générale, la disparition plus ou moins rapide des symptômes cliniques et sérologiques, et la permanence de ces résultats.Cette dernière notion implique qu\u2019il faudra le recul de nombreuses années pour établir le pourcentage véritable des guérisons et des arrêts définitifs obtenus par la C.-V.-P.dans l\u2019évolution de la méningo-encéphalite diffuse.Il ne fait cependant pas doute que, dès au- jourd\u2019hui, l\u2019on puisse augurer favorablement de cette nouvelle thérapeutique, en comparant les résultats qu\u2019elle donne à ceux que l\u2019on obtient de l\u2019impaludation, dans le domaine sé- rologique.L'examen du liquide céphalo-rachidien de 33 malades, fait avant et après une cure complète de C.-V.-P., établit, chez 28 d\u2019entre eux, une amélioration « inégale mais indiscutable » du syndrome sérologique qu\u2019ils présentaient au début.« Chez 9 individus qui ont subi une de.P.L.après une cure de C.-V.-P.suivie de 9 à 16 mois de traitement ambulatoire médicamenteux, à ont montré un retour à la normale ou presque, et 5 une très forte avance.» (Marin, Union Médicale, mai 1939.) Comparons maintenant avec les résultats constatés en examinant, avant et après l\u2019impaludation, le liquide céphalo-rachidien de 44 syphilitiques ayant supporté de 7 à 12 accès fébriles.La deuxième ponction révèle 30 améliorations dont 26 portent sur le syndrome humoral tout entier.Une troisième ponction pratiquée chez 13 de ces malades, dans un délai moyen de 26 mois et après médication, démontre que quatre liquides sont normaux, 8 fortement améliorés, un seul peu ou pas modifié.(A.Marin, Union Médicale, mars 1939.) On sera davantage convaineu des excellents résultats de la C.-V.-P.si l\u2019on étudie les tableaux, tels que présentés par le Dr Marin, en suivant les modifications de chaque réaction, dans les espaces de temps où elles se sont produites.Il.LA SYPHILIS HEREDITAIRE Dans la transmission de la syphilis héréditaire, le rôle de l\u2019infection maternelle est prépondérant.C\u2019est par la voie placentaire que le tréponème pénètre dans l\u2019organisme fœtal.La syphilis du père se transmet indirectement au fœtus en produisant d\u2019abord l\u2019infection chez la mère; directement, elle produit des dystrophies dues à l\u2019imprégnation du sperme par les toxines.Suivant le degré de virulence de l\u2019infection maternelle, on observe les faits suivants: 1.La grossesse est interrompue à une époque plus ou moins précoce et le fœtus expulsé, macéré ou non.La syphilis est une cause habituelle de fausses couches, avortements et accouchements prématurés.2.L\u2019enfant naît avant ou à terme, peu viable et porteur de lésions actives.La plus caractéristique est le pemphigus palmaire et plantaire, bulles de séro-pus où fourmillent les tréponèmes.Le foie et la rate sont hypertrophiés, le placenta augmenté de volume.3.De 2 à 6 semaines après la naissance apparaissent les symptômes de la syphilis héréditaire précoce: a) Chute du poids, faciès vieillot.b) Coryza séro-purulent, fétide, génant la respiration et l\u2019allaitement.c) Syphilides érythémato-papuleuses polymorphes, parfois ulcérées.Plaques muqueuses 744 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 des lèvres avec fissures profondes, ou rhagades, laissant des cicatrices indélébiles et révélatrices.d) Au squelette: périostites, décollements épiphysaires produisant une impotence des membres caractéristique: pseudo paralysie de Parrot.Le cranio-tabes ou ramollissement de l\u2019occipital et des os voisins.e) Hépato-splénomégalie.4.L\u2019hérédo-syphilis se manifeste tardivement, entre 5 ct 10 ans, quelquefois même après la vingtième ou la trentième année, précédée ou non de manifestations précoces.Fréquemment c'est une kératite parenchymateuse bilatérale avec une sérologie positive qui révèle l\u2019infection.Tous les organes et tissus peuvent être lésés et les accidents de la syphilis héréditaire sont analogues à ceux de la syphilis acquise.Du côté du squelette: arthropathies fréquentes, ostéo-périostite hypertrophique incurvant les tibias en lame de sabre, foyers d\u2019ostéo-myélite avec fistulisa- tion, nécrose des os du nez.Sur le système nerveux, la syphilis héréditaire reproduit à peu près le tableau de la syphilis acquise.Elle est en plus la source de dégénérescences mentales, de perversions et d\u2019arréts dans le développement intellectuel.Nombreux sont les cas de paralysie générale juvénile d'origine congénitale.L\u2019atteinte fréquente du système glandulaire par la syphilis produit différents syndromes de déficience, entre autres le myxœdème.D'où la nécessité d\u2019associer au traitement spécifique l\u2019opothérapie pluriglandulaire.5.L\u2019hérédo-syphilis se présente sous une forme atténuée, ou prédominent les dystrophies et les stigmates: nez effondré, en pied de marmite, proéminence des bosses frontales et pariétales, asymétrie faciale, bec de lièvre, voûte palatine ogivale.Les malformations dentaires sont innombrables: érosions semi-lunaires des incisives médianes supérieures avec obliquité en dedans (dent d\u2019Utchinson), mi- crodontisme, atrophie cuspidienne des molaires, tubercule supplémentaire de Carabelli sur la face interne de la première grosse molaire supérieure, vulnérabilité dentaire, carie noire, etc.Diagnostic de la syphilis héréditaire Y penser toujours, la rechercher dans tout cas suspect.Quelquefois des signes associés, fréquemment un stigmate isolé, les ganglions épitrochléens, donnent l\u2019éveil et le soupçon est confirmé par l\u2019enquête familiale et le sérodiagnostic.Les réactions sérologiques sont généralement positives, et à un fort degré, dans les formes actives à gros accidents et dans la majorité des syphilis latentes.Il faut noter cependant que la sérologis peut tarder à devenir positive et le nouveau-né présenter, durant quelques semaines, des lésions actives avec un sang négatif.Les réactions franchement positives sont ici beaucoup plus rares que dans la syphilis acquise et l\u2019on tiendra compte des réactions positives partielles, même faibles.Enfin la sérologie demeure totalement silencieuse dans un certain nombre de formes frustes de l\u2019hérédo-syphilis où les dystrophies prédominent sur les accidents en activité.L\u2019examen du liquide céphalo-rachidien ne sera pas davantage révélateur, sauf dans les manifestations nerveuses de l\u2019hérédo-syphilis: hydrocéphalie, idiotie, encéphalopathies diverses.Il faut retenir de ces faits qu\u2019une réaction négative, surtout à la naissance, ne doit pas faire écarter l'hypothèse de syphilis héréditaire, même si elle persiste dans une série d\u2019examens.À défaut d\u2019une réaction positive chez l\u2019enfant, les accidents syphilitiques qu\u2019il présente, la sérologie positive du père, surtout celle de la mère, enfin l\u2019ensemble des constatations familiales cliniques et sérologiques, permettront de poser le diagnostic.La réaction de Wassermann doit être faite systématiquement chez toute femme dont l\u2019enfant est soup- conné de syphilis.Beaucoup de cas ou le diagnostic est indécis chez l\u2019enfant, sont éclairés par la sérologie positive chez la mère (Marin). ARCHAMBAULT: LE TRAITEMENT DE LA SYPHILIS Prophylaxie de la syphilis héréditaire Traitement de la mère pendant la grossesse La prophylaxie de la syphilis héréditaire sera réalisée: 1.Par le traitement des syphilitiques avant leur mariage qui ne sera jamais autorisé tant que n\u2019aura pas été obtenue une assurance suffisante de guérison.Voir critérium de guérison.2.Par le traitement de la mère syphilitique pendant sa grossesse.Chez les mères syphilitiques non traitées pendant leur gestation, on observe que 16% seulement des grossesses donnent issue à des enfants sains.Par contre, la mère syphilitique traitée intensivement avant le cinquième mois de sa grossesse \u2014 elle doit l\u2019être au plus tôt \u2014 produira neuf fois sur dix un enfant apparam- ment sain.Même institué tardivement, le traitement diminue les dangers d\u2019infection pour le fœtus.Il est donc essentiel de dépister la syphilis maternelle et d\u2019examiner le sang de toute femme en état de grossesse.S\u2019il est trouvé positif, appliquer de suite le traitement; s\u2019il est négatif, traiter dans les cas suivants: a) Le père n\u2019est pas entièrement guéri.b) Il y a moins de quatre ans que la mère est négativée.c) Les grossesses antérieures ont donné des avortements, des morts-nés, des hérédo-dys- trophies.C\u2019est même l\u2019opinion d\u2019un grand nombre de syphiligraphes que toute femme ayant eu la syphilis devrait être traitée pendant chacune de ses grossesses, tout au moins durant la première (Parran).On traitera la syphilis de la femme enceinte par le novarsénobenzol en commençant par les doses de 0.15, 0.30, 0.45 espacées de trois à cinq jours, pour atteindre rapidement 0.60 et, si possible, 0.75 pour une injection par semaine.Le traitement sera continué à ce rythme jusqu\u2019à la fin de la grossesse (Marin), ou divisé en deux séries par un repos (Moore).La première série doit atteindre un minimum 745 de 7 grammes de novar, le repos ne pas dépasser trois semaines (avec bismuth) et la deuxie- me série de novar se terminer à l\u2019accouchement.S'il s\u2019établit une véritable intolérance au novarsénobenzol on tentera de lui substituer le mapharsen.Une injection par semaine, la première à la dose de 0.02, les suivantes \u2018à 0.04, par séries de 10 injections, avec repos de trois semaines entre les séries.Ce médicament ne met pas la mère à l\u2019abri des réactions gastro-intestinales et ne semble pas apporter au fœtus une protection aussi efficace que le novar, contre l\u2019infection tréponémique.À l\u2019une et l\u2019autre des médications le bismuth doit être associé en l\u2019injectant entre les séries.On peut également l\u2019administrer durant les séries de novar ou de mapharsen, c\u2019est-à-dire faire un traitement conjugé (voir le chapitre précédent sur le « Traitement conjugué ».L'association du bismuth et de l\u2019arsenic durant les séries se recommande particulièrement dans deux cas: lorsque le traitement est institué tardivement, par exemple après le septième mois de la grossesse; lorsque des doses inférieures à 0.60 de novar ou 0.04 de mapharsen sont seules tolérées.* * * Traitement de la syphilis héréditaire Tout enfant hérédo-syphilitique doit être soigné comme l'adulte, suivant les mêmes principes et les mêmes méthodes.Le traitement sera systématiquement poursuivi pendant plusieurs années, longtemps après la négativation des réactions sérologiques, lorsque ce résultat peut être atteint.Notons que la sérologie est plus souvent irréductible chez l\u2019hérédo que dans la syphilis acquise.La syphilis du jeune enfant réclame, dès le début, un traitement arsenical qui ne durera pas moins de deux années.Il faut toutefois faire exception pour la syphilis infectieuse massive du nourrisson, et ne la traiter par les arsénobenzènes que lorsque, sous l\u2019influence du bismuth, l\u2019état général de l\u2019enfant sera amélioré.(Lesné, Linossier, Ardoin.) 40 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 La médication arsénicale, chez l\u2019enfant, s=ra réalisée par le sulfarsénobenzol (ou sulfarsé- nol), le seul des arsénobenzènes qui se puisse injecter aussi bien par les voies intramuseu- laire et sous-cutanée que par la voie intraveineuse.Pour les injections intramusculaires et sous- cytanées, on fait une solution de 0 gr.04 de sulfarsénobenzol par c.c.d\u2019eau distillée, que l\u2019on injecte lentement dans le muscle fessier ou sous la peau des flancs.Une solution au même titre ou moins concentrée est utilisable pour la voie veineuse.Les doses seront calculées, comme celles du novar pour l\u2019adulte, en fonction du poids, à O gr.015 par kilo (2.2 lbs).Les jeunes enfants, en raison de leur grande tolérance à l\u2019arsenic, supporteront facilement la dose maxima dès la troisième injection.Milian n'hésite pas à injecter d\u2019emblée O gr.025 chez un enfant de 2 kilos et à doubler cette dose dès la deuxième injection qu\u2019il pratique trois jours plus tard.Il répète cette dose de 0 gr.05 tous les 5 a 6 jours.Sauf au début de la série, les injections de sulfarsénobenzol seront espacées d\u2019une semaine et répétées le nombre de fois qu\u2019il faudra pour totaliser O gr.12 à O gr.13 par 2 lbs de poids.Connaissant le poids d\u2019un hérédo, 1l sera facile d\u2019établir la dose de sulfarsénobenzol qui.lui convient pour une injection et pour une série entière, en se rapportant au tableau suivant: Te jour Poids de et semaine Total de l\u2019enfant ler jour 3e jour suivante la série 5 livres Ogr.01 Ogr.02 Ogr.03x9 Ogr.30 9ä810 \u201c .01 .03 06x99 0 * 58 13315 \u201c .02 .04 .09x9 0 * .87 17a20 * .03 06 .12x9 1\u201c 17 25 à 30 \u201c .04 .09 .18x9 1 \u201c 75 35340 \u201c .06 J2 24x9 2 * 34 50a60 \u201c .09 .18 36x9 3 * 51 70480 \u201c .12 24 48 x9 4 .68 100 \u201c .12 36 54x9 5\u201c .34 Les séries de sulfarsénobenzol se succède- ront avec des repos de trois à quatre semaines durant les deux premières années.Mais, dans la suite, aussi longtemps que la sérologie restera positive, et douze mois après, la médication sera continuée par des séries d\u2019arsenic alternant avec des séries de bismuth.Les arsenicaux pentavalents, acétylarsan, ete., ne sont pas à conseiller (Marcel Pinard).Aussi est-ce au bismuth que l\u2019on aura recours, même dès le début, si le nourrisson manifeste de l\u2019intolérance au sulfarsénobenzol (Pinard).Le bismuth s\u2019injecte dans le muscle fessier, à la dose de 3 milligrammes de bismuth métal par semaine et par kilo (2.2 livres) de poids.À cause de leur rapidité d\u2019absorption les préparations oléo-solubles (Neocardyl, etc.) s\u2019injectent deux fois la semaine, à la dose de 1 1/2 milligramme par kilo, en séries de 15 à 20 piqûres.Avec les préparations insolubles (Muthanol, Neoluatol, ete.), la dose hebdomadaire de 3 milligrammes par kilo est in- Jjectée d\u2019un coup, et les séries sont de 10 à 12 piqûres.Entre les séries de bismuth, repos de 21 à 30 jours.Pour le traitement des jeunes enfants, on trouve dans le commerce des ampoules de Neo- cardyl infantile et de muthaho! infantile, qui s\u2019administrent à la dose de 1/10 de c.c.par 2 livres de poids.Pour les enfants plus âgés (pesant plus de 25 livres), on calculera, d\u2019une manière pratique, la dose à injecter en fractions de celle de l\u2019adulte.À un enfant de 30 livres 1/4, à un enfant de 60 livres 1/2, à un enfant de 90 livres les 3/4 de la dose d\u2019un adulte.Le mercure peut être employé comme médicament d\u2019appoint, principalement dans les affections oculaires, où l\u2019on fait généralement alterner le cyanure de mercure intraveineux et le novarsénobenzol.Par voie cutanée, le mercure a une action très lente, mais réelle, si les frictions sont faites par une aide intelligente.Aussitôt que l\u2019enfant présentera des veines accessibles, il y aura avantage à substituer aux injections intramusculaires de sulfarséno- benzol les injections intraveineuses du méme produit ou de novar, les doses restant les mêmes.Les intolérants aux arsenobenzènes pourront dès ce moment bénéficier de l\u2019emploi du Mapharsen, à la dose de 1 centigramme (0 gr.01) par 25 à 30 livres de poids, une fois lo gl joe Din jb lid du Ué cel En santé Vint here semé lore thr TED Lop ARCHAMBAULT: LE TRAITEMENT DE LA SYPHILIS la semaine.Ne donner que la moitié de la dose à la première injection.Dans sa forme générale, le traitement des hérédos âgés de 12 ans et plus se confond avec celui de la syphilis de l\u2019adulte.(Voir le schéma du traitement d\u2019attaque de la syphilis récente).Enfin, il ne faut pas oublier que la croissance normale de l\u2019enfant dépend en partie de l\u2019intégrité de ses glandes endocrines.Chez les hérédos, on observe fréquemment un ralentissement ou une déviation des fonctions glandulaires, qu\u2019il faudra corriger par l\u2019opothérapie thyroïdienne, hypophysaire, ovarienne ou surrénale suivant le cas, ou plus fréquemment par l\u2019opothérapie pluriglandulaire.BIBLIOGRAPHIE CARLE, M.: «Dermatoses par tréponémes.» Encyclopédie M édico-chirurgicale, Paris 1936.CASTELLO, A, ROEDER, H.DICKSON, etc.: « Mapharsen in the treatment of syphilis complicating pregnancy.» American journal of syphilis, mai 1939.DEMANCHE, R.: «Les réactions sérologiques de la syphilis.» Tome II du Traité de la syphilis par Jeanselme, Paris 1931-1932.EAGLE, Harry.: «The laboratory diagnosis of syphilis.» St-Louis 1937.FOURNIER, Ed.et Pierre FERNET.: «Syphilis héréditaire.» Paris 1921.GOUGEROT, H.: «Le traitement de la syphilis en clientele.» GOLAY, Jean.: «Syphilis tertiaire.» Encyclopédie m.-c., Paris 1936.JEANSELME et BUREAU: «Syphilis.» Encyclopédie m.-c.Paris 1934.747 KOLMER, John A.: «Serum diagnosis by complement fixation.» Philadelphie.KOLMER, Brown, ANNA Rule: «Studies of the bismuth therapy of syphilis.» Am.j.of Syphilis, janvier 1939.KAHN, R.L.: «The Kahn test.» Baltimore.LEVY, Georges: «Séro-diagnostic de la syphilis \u2014 Réactions spéciales au liquide céphalo-rachidien.» Encyclopédie m.-c., Paris 1938, (fasc.3008 à 3012).3012).MARIN, A.: «La chim:o-vaceino-physicopyretothé- rapie de la syphilis nerveuse» Union Médicale, mai 1939.MARIN, A.et F-L.BOULAIS: « Modifications liquidiennes consécutives à la malariathérapie.» Union Médicale, mars 1939.MARIN, A.: «L\u2019ictère chez les syphilitiques.» Union Médicale, juin 1938.MILIAN, G.: «Syphilis.» Vol.II et III de la Nouvelle pratique dermatologique, par Darier, ete, Paris 1936.MOORE, Joseph Earle: «The modern treatment of syphilis.» Baltimore 1933.NICOLAS et GATE: «L\u2019hérédité de la syphilis.» Encyclopédie m.~c.PINARD, Marcel: «Syphilis héréditaire.» Encyclopédie m.-c., Paris 1936.SEZARY, A.: «La syphilis du système nerveux.» Paris 1938.SEZARY et HOROWITZ: «Le traitement de la syphilis.» Encyclopédie m.-c., Paris 1934.SOLOMON, H.C.et MALETZ: «Spinal fluid reactions in general paresis as modified by malaria and tryparsamide.» Am.J.of Syphilis, mai 1937, p.287.STOKES, John: 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L\u2019ALIMENTATION ARTIFICIELLE DU NOURRISSON NORMAL ! Par Daniel LONGPRE, L\u2019alimentation artificielle se pratique depuis des siècles.Un de nos compatriotes distingués, le docteur T.G.Drake de l\u2019Université de Toronto, à rapporté d\u2019un de ses voyages dans la région du Caire des biberons et des tétines datant de l\u2019époque des Pharaons.Mais de cette époque lointaine jusqu\u2019au Traité de Versailles, pourrait-on dire, l\u2019alimentation artificielle est un fait d\u2019exception.On n\u2019y recourt que dans la plus extrême nécessité: la mort de la mère constituant pour ainsi dire sa seule indication formelle.Et même dans ce cas, les classes sociales supérieures, la noblesse et la bourgeoisie, se servent de préférence de nourrices mercenaires.Récemment encore les grandes malades, les tuberculeuses, les typhiques, les diabétiques et les autres, allaitaient leurs petits.Dans mes jeunes années, les gens bien-pensant se montraient du doigt, souvent avec mépris, la jeune femme qui osait alimenter son enfant au biberon.Aujourd\u2019hui un phénomène inverse se produit.On peut dire que l\u2019immense majorité des nourrissons sont alimentés artificiellement dès la fin du premier mois, et un très grand nombre dès la naissance.On n\u2019en est pas encore rendu à considérer comme amorale la mère qui allaite son bébé, mais cela se produira probablement un de ces jours! Ce changement radical dans les mœurs de nos enfants est dû à deux facteurs: Premièrement, les femmes de notre génération sont de piètres nourrices.Quelques-unes par mauvaise volonté.Mais immense majorité d\u2019entre elles voudraient allaiter leurs bébés et ne -le peuvent pas.Après avoir essayé durant quelques jours et même durant quelques semaines, elles se lassent, et mettent leur enfant au biberon.Elles n\u2019ont pas tout à fait tort, car 1.Communication à la Société Médicale de Montréal, séance du 6 décembre 1938.Deuxièmement, le biberon a cessé d\u2019être le cauchemar des mères et des médecins.Il n\u2019y a pas si longtemps, un pédiâtre illustre de l\u2019Ecole française déclarait que « sevrer précocement un enfant, c\u2019était signer son certificat de décès ».Or c\u2019était vrai autrefois.Aujourd\u2019hui c\u2019est faux.Certes, le lait maternel reste l\u2019aliment de choix du nourrisson.Mais depuis ces dernières années, l\u2019alimentation au biberon n\u2019est plus, en soi, la cause primordiale d\u2019une mortalité infantile stratosphérique.Elle dresse des difficultés et présente des dangers que l\u2019on ne rencontre pas dans l\u2019allaitement maternel.Mais son application s\u2019est rationalisée à un tel point que l\u2019on peut dire, à la suite d'un pédiatre américain célèbre « qu\u2019une bonne alimentation artificielle, scientifiquement conduite, vaut infiniment mieux qu\u2019un allaitement maternel médiocre ou nonchalant ».Le problème de l\u2019alimentation artificielle du nourrisson a été résolu le jour où on a dressé une ligne de démarcation, où on a construit une cloison pratiquement étanche entre la diététique de l\u2019enfant normal et celle de l\u2019enfant malade.Ce jour-là on a réalisé que tout ce vaste sujet, sur lequel des traités nombreux et volumineux avaient été écrits, pouvait se résumer en quatre mots: A) Régime complet et suffisant, c\u2019est-à-dire renfermant dans des proportions suffisantes tous les éléments nutritifs dont l\u2019organisme humain en croissance peut avoir besoin; B) Aliments propres et stériles.Le reste est relatif, et même accessoire.Par exemple: sachant que l\u2019organisme de l\u2019enfant, pour vivre et pour progresser, a besoin de matières albuminoïdes animales, et en quantité suffisante.la ration doit nécessairement en contenir une quantité suffisante.Et comme cette ration doit être liquide, l\u2019aliment qui s\u2019impose, liquide, riche en matières protéiques, riches également en matières gras- LONGPRÉ: L\u2019ALIMENTATION ARTIFICIELLE DU NOURRISSON 749 ses tout aussi indispensables, c\u2019est le lait.Quels que soient nos sentiments personnels, nos goûts et nos dégoûts, que nous aimions mieux le lait de chèvre que le lait de vache, le lait cru que le lait pasteurisé, que nous préférerions les laits industrialisés (dévitalisés), desséchés ou semi-desséchés, tout cela n\u2019a qu\u2019une importance tout à fait relative et secondaire.Ce qui importe c\u2019est que l\u2019enfant boive suffisamment de lait, que le lait que nous lui donnons soit digestible, propre et stérile.2) On sait que les hydrates de carbone, les sucres, sont indispensables à la vie, comme matériaux de combustion, producteurs de chaleur et source d\u2019énergie, et que, chaque jour, l\u2019enfant doit en ingérer près de 2 c.à thé pour chaque livre de son poids, souvent plus surtout sous nos climats.C\u2019est tout ce qu\u2019il importe de savoir et de se souvenir.Que ce soit du miel, du saccharose, du lactose, de la dextrine ou du maltose que nous lui donnions, cela n\u2019à aucune espèce d\u2019importance.3) Qu\u2019importent enfin nos goûts et nos dégoûts respectifs pour le jus de tomates, les épinards, le jaune d\u2019œuf et l\u2019huile de foie de morue, comme pour le gruau épais et tous les autres aliments « grossiers ».On sait aujour- d\u2019hui que nos enfants ne sauraient s\u2019en passer bien longtemps, non seulement parce que ces aliments, qu\u2019hier encore, l\u2019on croyait indi- gestibles, sont très riches en matières calori- gènes, où qu\u2019ils renferment des éléments nutritifs nécessaires à l\u2019édification du squelette comme à la construction de système musculaire et du système nerveux, calcium, phosphore, fer, cuivre, iode et que sais-je, mais parce qu\u2019ils constituent une source précieuse de vitamines A, B, C, D, et que les vitamines sont des agents fixateurs indispensables, aussi indispensables en biologie que les mordants sont indispensables en teinturerie.En tenant compte de ces faits, aujourd\u2019hui scientifiquement éprouvés, non seulement on peut décrire la formule de la ration alimentaire d\u2019un nourrisson normal, mais on peut l\u2019expliquer dans son ensemble, comme on peut mettre en lumière la raison d\u2019être de chacun des ingrédients qui la constituent.Jusqu'à il y a 15 ans, nous étions dans les ténèbres comme les médecins et la médecine étalent dans les ténèbres avant les découvertes retentissantes de Pasteur.Nous sommes sortis de l\u2019empirisme.Pour faciliter les calculs, examinons la ration d\u2019un enfant de 10 livres.Ration quotidienne: Lait .25 onces Eau .5 onces Sucres .3 \u20ac à soupe Total: 30 onces Règle générale, les repas se donnent à des intervalles de trois heures, six repas par jour.Trente onces en six repas: cinq onces par repas.Certains enfants digèrent plus lentement.On s\u2019est aperçu qu\u2019ils se portaient mieux s\u2019ils mangeaient toutes les quatre heures.Par conséquent 30 onces en cinq repas: six onces par repas.Jus d\u2019orange ou de tomates, de une c.à thé à quatre ce.à s.Huile de foie de morue, de dix gouttes à deux c.à thé.Voilà la ration de l\u2019enfant de 10 livres.Au fur et à mesure que cet enfant progresse, quel que soit son âge, la ration doit, elle aussi, progresser.Mais on admet que la ration quotidienne d\u2019aliments liquides ne doit pas dépasser 40 onces.Supposons que ce même enfant pèse maintenant 18 livres.Sa ration devrait être normalement de 18 livres x 3 onces: 54 onces.Nous la fixons arbitrairement à 40 onces.Ration quotidienne: .+.40 onces 4 c.à soupe Lait Sucres Nous donnons cinq repas par jour, huit onces par repas. 750 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 Matin et soir, immédiatement avant un biberon, nous suppléons à l'insuffisance de la ration en donnant de une ec.à thé à x c.à soupe de gruau épais (servi à la cuillère).Immédiatement avant le biberon du midi, nous donnons de une c.à thé à x c.à soupe de légumes en purée.Jus d\u2019orange et huile de foie de morue, mêmes quantités.À mesure que l\u2019enfant vieillit, et que son système digestif s\u2019aguerrit, toujours pour satisfaire aux besoins de l\u2019organisme en croissance, nous ajoutons d\u2019autres aliments tels que le jaune d\u2019œuf, la banane ou autres fruits Crus.Et dès l\u2019âge d\u2019un an, l\u2019enfant mange comme son père, trois fois par jour, et il mange de tout ce que son père devrait normalement manger.Les seules petites différences qui existent, du point de vue diététique, entre l\u2019enfant d\u2019un an et son père, c\u2019est que: premièrement, le papa n\u2019a pas besoin d\u2019huile de foie de morue; et deuxièmement, que le bébé peut se passer de sa bouteille.LE PNEUMO-THORAX EXTRA-PLEURAL ' HISTORIQUE Par Herman GAUTHIER, Médecin de l\u2019hôpital du Sacré-Cœur.L'histoire d\u2019un nouveau-né est généralement asscz courte.Le pneumo-thorax extra-pleural est un nouveau-né; je serai donc très bref.Mais lorsque ce nouveau-né présente autant de traits, de son ancêtre que le pneumo-thorax extra-plzural en présente pour l\u2019apicolyse paraffinée, il peut être de quelque intérêt de revoir un peu les deux histoires.À vrai dire ce nouveau-né me paraît plutôt un ressuscité.Le pneumo-thorax extra-pleural n\u2019est pas un procédé nouveau.Vouloir en faire l'historique, c\u2019est fair: revivre toute la genèse de l\u2019apico- lyse paraffinée que tous et chacun connaissent ; pn-umo-thorax extra-pleural et apicolyse paraffiné: si en discrédit aujourd\u2019hui, s\u2019apparentent beaucoup.Le terme dc pneumo-thorax extra-pleural s'applique à une forme de collapsothérapie dans laquelle la plèvre pariétale est séparée de la paroi endo-thoracique par une opération chirurgicale créant ainsi un espace où l\u2019on peut introduire de l\u2019air et maintenir un collapsus.Après sa création, cette forme de pneumo-tho- rax diffère du pneumo-thorax intra-pleural en ceci que la partie collabée est recouverte 1.Traveil présenté à la réunion de la « Société de Phtisiologie de Montréal», à l'hôpital du Sacré- Cœur, le 29 novembre 1938.aussi bien par la plèvre pariétale que par la viscérale.Ce collapsus est superposable au collapsus obtenu par la pneumolyse avec plombage, en différant seulement par lair qu'on y introduit au lieu de la cire selon la méthode de Baer qui créa le premier plombage paraffiné, ou encore de boule de graisse, comme fit Tuffier, de fragments de muscles pectoraux « Archibald fecit », de ballon de caout- choue, méthode de Monod, de blocage huileux, cher à Davies et Toussaint, de morceaux de côtes réséquées, selon Wilno.Mais les csprits avertis comprirent aussi que l\u2019on pouvait proprement remplacer par de l\u2019air pur ces lambeaux sanglants, « cet horrible mélange d\u2019os et de chairs meurtries » digne d\u2019un songe d\u2019Athalie.Le premier, Tuffier en 1891, institue l\u2019api- colyse.En 1910, il en rapporte trois cas où le pneumo a été maintenu par ré-insufflation d\u2019air.Murphy en 1898, lors de son discours sur la chirurgie du poumon, au Congrès annuel de «l\u2019American Medical Association » rappelait le pneumo extra-pleural, la thoracoplastie et le pneumo intra-pleural comme les trois grandes méthodes pour collaber une lésion tuberculeuse du poumon.Il rapporte le cas d\u2019une apicolyse extra-pleurale exécutée sur un sujet GAUTHIER: LE PNEUMO-THORAX EXTRA-PLEURAL trop malade pour drainer une cavité tuberculeuse, chez lequel le succès clinique fut très heureux puisqu\u2019il obtint la guérison apparente d\u2019une large cavité, mais il ne parle pas de ré- insufflation.Murphy cite la méthode de Tuf- fier comme un temps préliminaire à l\u2019opération radicale d\u2019une lésion tuberculeuse du sommet.En 1913, Mayer publiait les radiographies d\u2019un sujet chez lequel la plèvre pariétale était séparée en entier de la paroi thoracique et du diaphragme et donnait ainsi un pheumo extra- pleural complet.\u201d Mais on abandonna cette méthode parce qu\u2019il se faisait de l\u2019emphysème sous-cutané, disait Tuffier, médiastinal, disait Zorini.En 1921, Jessen père, cite dix cas où la pleu- rolyse sans plombage a suffi a provoquer la rétraction pulmonaire.En 1923, Romani et Rivière accomplissent une pneumolyse extra-pleurale complète, mais ne font aucune tentative pour insuffler cet espace avec de l\u2019air jusqu\u2019au 12e jour après l\u2019opération, alors que le poumon s\u2019était ré-ex- pandu et avait oblitéré l\u2019espace.En 1932, le chirurgien hongrois Sebestyen fait 12 fois des apicolyses simples pour traiter des cavernes apicales et aurait ainsi obtenu 7 bons résultats.Sebestyen avait employé cette méthode comme adjuvant à un pneumo intra- pleural pour éviter les inconvénients d\u2019une pneumolyse intra-pleurale.La même année, 1932, Omodéi-Zorini de Rome, publie les résultats de 40 cas d\u2019apicoly- ses simples, dont 14 bons résultats et 10 améliorations.Sa publication fait beaucoup de bruit et avec raison d\u2019ailleurs, car Zorini est actuellement vice-directeur de l\u2019Institut Car- lo-Forlanini, et il est certes le meilleur clinicien qu\u2019il m\u2019ait été donné de rencontrer à Rome durant mon stage.Bernou et Fruchaud disent de lui « nous croyons malgré la légitimité des objections que l\u2019on pourra apporter, que l\u2019on ne saurait trop tenir compte des faits intéressants rapportés par Omodéi-Zo- rini».Avec lui, ils admettent l\u2019éventualité des rechutes, mais ils ajoutent, toujours avec lui, qu\u2019il y a de nombreux cas ou cela n\u2019arrivera pas.751 C\u2019est à Graf, de Dresde en Allemagne, que revient le crédit d\u2019avoir fait revivre l\u2019intérêt sur cette méthode.Ennuyé incidemment par des complications de la base, à la suite de thoracoplasties hautes, il se tourna vers le pneumo-thorax extra-pleural en 1934, et en rapporta 107 cas en 1937.Schmidt, de Heidelberg, adopta cette opération plus tard que Graf.En février 1938, à la « Société de Conférences de l'hôpital Laënnec » à Paris, il nous présente 200 cas dont 69% ont vu disparaître les bacilles de Koch et l\u2019expectoration, 47% ont vu leurs cavernes se fermer, et 12% sont morts.Maurer, qui préside cette séance mémorable à Laënnec, nous présente une statistique de 51 cas opérés avec Hautefeuille qui fit le premier pneumo extra-pleural en France en 1937.Olivier Monod, l\u2019élève de Maurer, en rapporte 40 cas personnels.Maurer lève la séance sur ces mots: «Le pneumo-thorax extra-pleural est une méthode da dépannage, on ne doit pas lui demander plus qu'il ne peut donner et ce n\u2019est pas une opération à tenter sur les morts.Sa valeur doit être jugée dans 5 ans.» Il s\u2019accorde avec Hautefeuille pour admettre que c\u2019est une intervention intéressante mais à Indications très limitées et dangereuses.En Angleterre, Roberts pratiqua cette opération au « Brompton Hospital » dès le début de 1937, sur des sujets tuberculeux bi-laté- raux où le pneumo-thorax intra-pleural était impossible et les succès qu\u2019il obtint furent encourageants.Les Etats-Unis adoptèrent le pneumothorax extra-pleural vers le même temps, et commencent à publier des statistiques non dépourvus d\u2019intérêt, quoique trop jeunes pour être catégoriques au point de vue des résultats cliniques.A Montréal, lcs docteurs Deshaies et Rolland s\u2019y lancent avec ardeur et l\u2019hôpital du Sacré-Cœur aura son mot à dire avant longtemps.J\u2019ai fait l\u2019historique du seul pneumo-thorax extra-pleural chirurgical, et cependant on a tenté des pneumo-médicaux avec l'aiguille à 752 amorce plantée entre le fascia endothoracique et la plèvre pariétale.Lefebvre et Arnaud l\u2019ont pratiqué en France, d\u2019autres les ont suivis, mais il semble que les tentatives n\u2019ont pas eu les résultats attendus.En pratique, je crois qu\u2019il faut demeurer avec l\u2019enseignement de Maurer: « Le pneumo-thorax extra-pleural se réalise chirurgicalement ».Je citerai pour terminer ces mots de Pierre Bourgeois et Mario Lebel: « Il faudra l\u2019épreuve du temps pour juger cette méthode collap- so-thérapique.Un recul de deux ou trois années est nécessaire pour nous faire une opinion définitive.Nous n\u2019en sommes pas moins per- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 suadés que le pneumo-thorax extra-pleural constitue une acquisition essentielle dans le traitement chirurgical de la tuberculose pulmonaire.» BIBLIOGRAPHIE BERNOU et FRUCHAUD: Chirurgie de la Tbc.pulmonaire.Journal of Thoracic Surgery, juillet 1931.ROURGEOIS et LEBEL: Presse médicale, mai 1938.MONALDI: Fisiopatologia dell\u2019's apparato respira- toro.MONOD, OLIVIER: Annales medico-chirurgicales, janvier 1938.SCHMIDT: Conférence a Laénnec, février 1938.MAURER: Conférences à Laënnec, février 1938. I | VARIÉTÉS + + ÉTHIQUE MÉDICALE Dans tous les pays, la médecine, malgré la volonté de maintenir les nobles traditions de son passé, entrevoit le péril de transformations profondes qui peuvent mettre en danger sa liberté, son éthique et ses vertus moralisatrices.Pour résister à Vlassaut violent de l\u2019étatisation et de la législation de ses pérogatives, elle requiert de ses membres un redressement énergique de revendication de leurs droits et privilèges.Dans notre Province, le Collège des Médecins et Chirurgiens se montre plus déterminé que jamais à supporter le médecin de famille.Des sociétés régionales s\u2019organisent.Et c\u2019est tant mieux, mais à la condition essentielle que le médecin ait le respect de sa profession et la conscience du rôle qu\u2019il a à remplir.Les paroles que prononça le professeur Wybauw, président du Collège des médecins et chirurgiens de l\u2019Agglomération Bruxelloise, lors de la remise des diplômes aux nouveaux docteurs en médecine de l\u2019Université libre de Bruxelles, nous paraissent d\u2019une vive actualité et sauront sans aucun doute, intéresser nos lecteurs.R.A.Suivant l\u2019heureux usage établi par la Faculté de Médecine de Bruxelles, je viens en ma qualité de Président du Collège des Médecins de l\u2019Agglomération, vous féliciter au- jourd\u2019hui et vous souhaiter bonne réussite dans la vie professionnelle.Vous allez faire connaissance avec les réalités de la vie médicale à un moment où notre profession vient de recevoir du Législateur une consécration nouvelle.L\u2019ORDRE DES MÉDECINS Vient d\u2019être créé par un vote des Chambres et nous attendons la signature royale.Dans quelques mois, nous serons tous tenus à nous inscrire au tableau de l\u2019Ordre et nous serons désormais soumis à sa juridiction.Vous avez entendu le cours de votre distingué Professeur M.Héger-Gilbert qui vous donna les règles de déontologie médicale.Vous connaissez son remarquable livre.En somme l\u2019Ordre est surtout destiné à entretenir dans le corps médical les idées de probité, de correction dont cet enseignement est inspiré; il permettra, par voie d\u2019admonestations, éventuellement de sanctions, de corriger les erreurs de ceux qui avilissent notre profession.Grâce à ces votes, la noblesse de la profession médicale a été affirmée une fois de plus; le fait que l\u2019on a jugé qu\u2019il nous fallait dans beaucoup de cas, une jurisprudence spéciale, dont la finesse échappe au magistrat de profession, établie aux yeux de tous que notre ligne de conduite doit être inspirée par des considérations d\u2019une délicatesse toute particulière, et que les nombreux impondérables qui nous entourent tout le temps ne peuvent être évalués que par ceux qui en ont acquis eux- mêmes une vaste expérience.Les facteurs qui déterminent nos actions, les erreurs mêmes que nous pouvons commettre, ne peuvent être mesurées à la même échelle que ceux qui interviennent dans la vie des personnes appartenant à d\u2019autres professions.L'Ordre aura pour tâche de tenir intacte notre correction, en somme de maintenir dans l\u2019observation des « devoirs », ceux qui pourraient être tentés de s\u2019en écarter.Malheureusement, quelle que soit notre tenue morale il arrive trop souvent que notre collaboration est sous-estimée et trop souvent, associations privées et pouvoirs publics ont une déplorable tendance à trouver que nos services doivent s\u2019inspirer exclusivement 754 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 de notre esprit de charité, si bien qu\u2019ils refusent au médecin la rétribution à laquelle 1l a légitimement droit par rapport au service rendu.Or l\u2019intérêt même de la Société c\u2019est que notre corps médical soit comme une élite, par son savoir et par son attitude morale.Comment maintenir le niveau de cette élite si de lamentables concurrences en abaissent à tel point sa situation matérielle qu\u2019elle est exposée à céder à toutes les tentations parce que la misère la guette?L\u2019Ordre des Médecins aura beau édicter des lignes de conduite, voire annoncer des sanctions, il ne pourra rien faire pour maintenir dans la voie de la correction des hommes que la Société réduit à la misère par ses exigences et par sa parcimonie.Il faut là un autre organisme, un organisme de défense; c\u2019est dans l\u2019association professionnelle seule que vous trouverez l\u2019appui indispensable, c\u2019est par un esprit de corps compris sans étroitesse que vous pourrez maintenir ce niveau social du médecin, dont la population a un réel besoin.En ce moment même, des questions brûlantes sont à l\u2019ordre du jour.Il s\u2019agit notamment de la question des mutualités et celle des sociétés privées et des administrations publiques qui favorisent l\u2019octroi de soins gratuits ou quasi gratuits à des personnes dont la situation matérielle est prospère.On voit des administrations d\u2019assistance publique oublier journellement des lois qui leur ont cependant été rapelées par le Ministre de la Justice.Il y a des abus mais il vont probablement prendre fin.Nous nous réjouissons de ce que l\u2019esprit d\u2019épargne en Belgique ait fait naître tant d'institutions de prévoyance et d\u2019assurance.Mais nous ne pouvons accepter que sous prétexte de charité ou sous un autre prétexte, nos prestations, indispensables au fonctionnement de ces institutions, soient rémunérées insuffisamment même d\u2019une manière que j\u2019appellerai offensante, ou mises à la disposition des personnalités qui n\u2019y ont aucun droit.En ce moment, toutes ces questions sont en voie d\u2019étude et une transformation importante se montrera bientôt.Notre prestige est en voie d\u2019augmentation, et la création de notre Ordre ne peut que le renforcer.Mais pour être une force, nous avons besoin de la collaboration de tous et surtout de celle des jeunes.Dorénavant donc, d\u2019une part, le médecin sera membre de l\u2019Ordre, obligatoirement et toute sa vie médicale y sera soumise au point de vue de sa tenue morale.D\u2019autre part, s\u2019il veut sauvegarder le respect dû à ses fonctions et la sauvegarde de ses intérêts les plus évidents, il sera membre de son association professionnelle.Aussi espérons-nous que, aussitôt que vous aurez commencé pour de bon votre vie professionnelle, vous n\u2019hésiterez pas à vous faire inscrire comme membre de l\u2019Union professionnelle de votre région, affiliée à la Fédération Médicale Belge.Je vous parle de juridiction, de défense collective, d\u2019intérêts menacés.Ne soyons pourtant pas trop pessimistes.La lutte pour l\u2019existence est souvent difficile et même dure, les désillusions fréquentes.Mais pourtant si par notre union nous parvenons à réaliser un état de choses normal, et je crois que ce sera possible d\u2019ici peu malgré le pessimisme de quelques articles, les malades ne sont pas des êtres hostiles, la vie médicale réserve beaucoup de joie aux vrais médecins.S\u2019il se conduit avec le sentiment intense de ses responsabilités, si sa bonté et sa sympathie pour les malades s\u2019ajoutant à l\u2019intérêt qu\u2019il porte à la science, lui font constamment joindre à sa pratique médicale une psychothérapie continuelle et bienveillante, il s\u2019entoure d\u2019une atmosphère d\u2019affection et d\u2019estime dans laquelle il lui sera doux d\u2019évoluer.J\u2019en connais ainsi plusieurs, en ville, à la campagne surtout; lorsqu\u2019ils passent dans la rue, sur les seuils, aux fenêtres, des visages souriants et reconnaissants les saluent au passage.Ils sont devenus le grand ami de toute une population.Puissiez- vous, par une belle vie professionnelle, arriver à cette haute situation morale et trouver par elle de quoi surcompenser les petites déconvenues auxquelles aucun de nous n\u2019échappe! LA PSYCHOLOGIE DU TUBERCULEUX DANS SES RAPPORTS AVEC L'ASSISTANCE ! La lutte contre la tuberculose est engagée avec méthode et farouche détermination dans la province de Québec.Le taux de mortalité des nôtres par cette terrible maladie, beaucoup trop élevé, qui, en plus de nous humilier, constitue une cause alarmante d\u2019amoindrissement de la croissance, de l\u2019expansion et de la santé de notre groupe ethnique, doit être abaissé d\u2019une façon catégorique.Dans ce but, tout doit être mis en œuvre et par dessus tout, des mesures préventives et thérapeutiques.A ce propos, les lignes qui suivent ne manquent pas d\u2019opportunité et de pertinence.Nous voudrions souligner parmi les judicieux conseils qu\u2019elles contiennent la grande importance pour l\u2019Etat qui entreprend et débourse et pour la Médecine qui combat, de la prévention de la tuberculose par la vaccination et les Oeuvres de Placement familial des enfants exposés à la contagion.D\u2019autre part, l\u2019auteur de cette communication fait de Jjudicieuses remarques sur l\u2019aspect psychothé- rapique du traitement de la tubercoluse, remarques qui peuvent comporter de pratiques applications concernant l\u2019organisation des Sanatoria.R.A.L\u2019assistance aux tuberculeux n\u2019existe en France officiellement que depuis la Guerre.Auparavant elle dépendait uniquement d\u2019ce- vres privées, telle l\u2019Oeuvre de la Tuberculose Humaine, à laquelle nous avons eu l\u2019honneur de collaborer avec ses fondateurs, les Docteurs Samuel Bernheim et Georges Petit, qui, en 1901, avaient créé les premiers dispensaires anti-tuberculeux à Paris, en même temps que Calmette fondait à Lille son dispensaire où il avait l\u2019idée d\u2019adjoindre le visiteur-en- 1.Communication du docteur Pierre Barbier à la Société Internationale pour l\u2019étude des questions d\u2019Assistance, le 27 avril 1938 (UMFIA, 19-10-38).quêteur à domicile, idée qui fut reprise ensuite par les Etats-Unis avec leur « visiting nurses.» La création officielle de dispensaires de préservation sociale contre la tuberculose date de la loi Léon Bourgeois (15 avril 1916) ; la création des Sanatoria fut le fait de la loi Honnorat (7 septembre 1919).Un crédit de 60 millions fut voté par les Chambres en 1930 pour la création de Sanatoria publics, villages et hameaux solitaires destinés aux tuberculeux de Guerre pensionnés à 100 pour 100.Pour les tuberculeux qui ne sont pas susceptibles d\u2019aller au Sanatorium (malades curables fébriles et tuberculeux incurables) ils doivent être conservés à l\u2019hôpital, où ils seront isolés des autres malades, les incurables devraient pouvoir être ainsi conservés définitivement à l\u2019hôpital, afin de les empêcher de semer des germes dangereux autour d\u2019eux.« Mais le plus souvent, comme le disait en 1928 le docteur Armand Delille, le malade que son affection rend particulièrement instable au point de vue mental passe les mois qui lui restent à vivre en allées et venues entre son domicile et l\u2019hôpital.Dès qu\u2019il se sent un peu mieux, avec l\u2019euphorie qui caractérise les tuberculeux, il se hâte de rentrer chez lui pour se remettre à travailler.Ce malade contagieux revient ainsi dans le milieu familial et il contamine ceux des enfants qui avaient eu la chance d\u2019échapper aux contacts bacillifères antérieurs ».Cette instabilité de l\u2019état mental du tuberculeux, nous l\u2019avions déjà signalée dans une communication au Congrès de Grenoble de l\u2019Association Française pour l\u2019avancement des Sciences en 1925.« Les caractères physiques du terrain tuberculeux, disions-nous en matière de conclusion, essentiellement caractérisé par l\u2019exagération des échanges organiques, nous expliquent son état mental où dominent l'instabilité du caractère, l\u2019aphronie, l'excitabilité intellectuelle, l\u2019exaltation des sentiments et des passions.» 756 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 Ces notions sur la psychologie du tuberculeux nous faisaient donc rejeter la conception allemande du Sanatorium, comportant l\u2019isolement avec repos obsolu au lit pour lui préférer la conception anglaise du home sanatorium dans laquelle le malade reste au contact des siens, tout en prescrivant les soins hygiéniques et prophylactiques indispensables pour éviter la contagion.D'ailleurs, comme le disait Charles Vincenti dans le Bulletin Médical « Plus de contaglomanie excessive et dangereuse, nous en sommes parvenus à un stade où la peur du microbe est grosse d\u2019inconvénients et tourne à l\u2019idée fixe.On veut coûte que coûte arriver à faire disparaître le bacille, avant de rendre l\u2019homme à ses semblables.Pour cela on fait souvent des thérapeutiques inutiles.Si on n\u2019y parvient pas, on emprisonne effectivement le malheureux dans des cages plus ou moins dorées, mais cages tout de même et cages surtout morales, sans penser qu\u2019il a peut-être besoin de ces bacilles pour son équilibre.» La contamination entre époux est en effet à peu près nulle; seuls les jeunes enfants devront être protégés par la vaccination préventive de Calmette et de Guérin et éloignés de leurs parents malades.C\u2019est alors qu\u2019interviendront les Oeuvres d\u2019Assistance Sociale, telles que l\u2019Oeuvre de la Préservation de l\u2019Enfance contre la Tuberculose, fondée par Gran- cher et l\u2019Oeuvre de Placement Familial des Tout-Petits, créée par Léon Bernard.Comme l\u2019ont montré les statistiques établies par Armand Delille, Calmette et d\u2019autres auteurs, dans les familles où les enfants restent en contact de parents tuberculeux, la morbidité tuberculeuse est de 60%, avec une mortalité de 40% ; d\u2019après Léon Bernard et Debré, cette mortalité atteint 95% chez le nourrisson ; au contraire, l\u2019expérience de l\u2019Oeuvre Gran- cher portant sur 3.500 enfants parisiens a donné en tout 9 cas de tuberculose, 3 cas de mort, ce qui fait une morbidité de 0,03% et une mortalité de 0,01%.Dans les centres d\u2019élevage pour nourrisson, la mortalité oscille entre 7 et 9%, ce qui est un chiffre relativement satisfaisant, puisque par ce procédé, on protège encore de la mort, près de 90% des nourrissons.Plus récemment, le Docteur Mo- linéry a préconisé pour les enfants prédisposés la création de Camps thermaux et climatiques: c\u2019est ainsi que les lymphatiques, scrofuleux herpétiques ou arthritiques iraient au sel, au soufre, à l\u2019arsenic, aux chlorurées magnésiennes, après leur passage au centre de Triage, base même de la Crénothérapie Sociale.Ainsi sera réalisé le vœu de Victor Pauchet: « Envoyez les enfants aux stations thermales et climatiques; vous aurez contracté pour eux une assurance contre tous risques.» Ces œuvres sociales de prophylaxie tuberculeuse de l\u2019enfance ont donc une importance primordiale et il sera beaucoup plus utile d\u2019y consacrer des capitaux que d\u2019employer ceux-ci pour augmenter le nombre des sanatoria, où il sera bien difficile de garder les malades, vu leur instabilité de caractère, et surtout de leur conserver un bon état mental indispensable à leur guérison; on crée ainsi des charges considérables à l\u2019Assistance, sans aucun profit pour le malade.À l\u2019heure actuelle surtout, étant données les variations possibles du prix de journée en raison des conditions économiques certains établissements ont été dans la nécessité de fermer, le prix de journée imposé pour les malades assistés étant souvent inférieur au prix de revient; ce qui oblige à majorer le prix de journée des malades payants, dont le nombre va ainsi en se raréfiant.Quant à l\u2019immobilité au lit ou à la chaise longue, qui est encore une cause de dépression pour le moral des malades, on a tendance à préférer actuellement les exercices modérés.Votre distingué Président, le docteur Georges Petit, a bien montré les inconvénients du désœuvrement et de l\u2019ennui sur l\u2019évolution des lésions pulmonaires et c\u2019est avec raison qu\u2019il recommande le travail au Sanatorium, comme élément de cure au même prix que le grand air, le repos et l\u2019alimentation rationnelle.Le travail constitue en effet pour le tuberculeux un élément psychique de tout premier ordre; c\u2019est en même temps un moyen VARIÉTÉS de relèvement moral, qui est indispensable aux tuberculeux, dont la lenteur de la maladie atténue la volonté et les laisse enclins à ne rien faire, à se laisser soigner ou à se plaindre.Les travaux des champs dans le pays natal, que réalisera si bien l\u2019Oeuvre des Villages et Hameaux Sanitaires, seraient surtout pour les tuberculeux immigrés de nos grandes villes, parmi lesquels la maladie fait tant de ravages; comme le montrait en 1905 le docteur Georges Bourgeois dans une remarquable étude intitulée « Exode Rural et Tuberculose ».Déjà à cette époque, le nombre des immigrés formait les 2/3 de la population parisienne et la contribution de ces immigrés dans le total des décès par tuberculose constatée dans les hôpitaux généraux à Paris s\u2019élevait à 62%.Personne ne peut nier l\u2019action sédative de l\u2019air si salubre des campagnes, dont le vert des prairies et le bleu du ciel reposent à la fois les yeux et les neurones cérébraux, action sédative bien plus grande encore dans certaines régions privilégiées de notre belle France, comme Arcachon et le Pays Landais, où l\u2019atmosphère est purifiée par les émanations balsamiques des pins; les magnifiques stations climatiques des Alpes et des Pyrénées, comme la ville de Pau, dont le climat est à ce point sédatif, qu\u2019il a mérité le qualificatif de climat bromuré.Ces stations d\u2019altitude sont particulièrement utiles aux surmenés physiques et intellectuels et aux anémiés des grandes villes dont le sang a été intoxiqué par l\u2019air confiné de nos logements et de nos milieux industriels, trop riche en acide carbonique et trop souvent même en oxyde de carbone, ce gaz nocif par excellence.Dans ces climats d'altitude, les radiations ultra-violettes très abondantes n\u2019étant pas absorbées par les vapeurs d\u2019eau et les poussières, jouent un rôle thérapeutique stimulant et purificateur important.Ces radiations exercent une action très puissante sur la respiration, sur la circulation et sur la nutrition même des tissus.Pour les malades, qu\u2019il ne nous sera pas 757 possible d\u2019envoyer dans les stations d\u2019altitude, nous mettrons pour eux en ceuvre tous les moyens psychothérapiques dont nous disposons, psychothérapie armée de tous les agents physiques capables d\u2019influencer favorablement leur moral: lumière bleue, qui possède une action sédative si remarquable; applications de haute fréquence, dont l\u2019action révulsive locale complète si bien l\u2019action psy- chothérapique; rayons ultra-violets enfin, qui sont particulièrement efficaces dans les adénopathies de la prétuberculose.Quant aux médicaments, nous ne possédons pas encore de traitement véritablement spécifique de la tuberculose.Dans certains cas trop limités malheureusement, la chrysothé- rapie (traitement par les sels d\u2019or) et le pneu- mo-thorax artificiel présentent leurs indications respectives.Mais, dans tous les autres cas, le Phtisiologue devra être doublé d\u2019un psychothérapeute en faisant appel à diverses médications chimiothérapiques ou phytothé- rapiques, dans le but d\u2019entretenir chez son malade l\u2019espérance bienfaisante et en sachant lui inspirer chaque fois confiance dans le nouveau traitement qu\u2019il institue.Un praticien d\u2019un esprit vraiment psychothérapique devra rééduquer la volonté de son malade, trop souvent un aboulique, et en même temps réformer son jugement basé sur cette idée fausse de la tuberculose, maladie incurable, encore malheureusement ancrée dans l\u2019esprit populaire.Quant à l\u2019alimentation du tuberculeux, elle doit également nous préoccuper.Si nous avons renoncé depuis longtemps à la suralimentation, que le professeur Landouzy appelait avec raison une surintoxication, nous devons préconiser un régime varié, reconstituant, riche en aliments frais, c\u2019est-à-dire en vitamines, ces principes vitaux que ne seraient autres que de la lumière intégrée, aliment qui ménage l\u2019estomac, la place d\u2019armes du tuberculeux, et lui rend l\u2019appétit si utile pour lui restituer son euphorie et favoriser la calcification de ses lésions.Comme nous le disions déjà en 1910 dans La Revue Internationale de la Tuberculose, la viande de cheval crue, 758 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 particulièrement riche en glycogène, aliment dynamogénique et en même temps antitoxique, atténuant et neutralisant même les poisons des tissus et très riche également en azote, élément si important pour le tuberculeux qui présente surtout au début de sa maladie une déperdition azotée considérable par suite d\u2019une véritable autophagie; la viande de cheval, qui est la seule à pouvoir être consommée crue sans aucun danger, constitue pour le tuberculeux un traitement d\u2019opothérapie musculaire vraiment remarquable.Comme nous l\u2019avons démontré dans notre communication au Congrès National des Médecins Amis des Vins de France, à Béziers, en 1934, le vin donné à dose modérée ne peut qu'être utile aux tuberculeux; car, en dehors de l'alcool, il renferme de la glycérine et du tanin, substances qui sont pour le tuberculeux de puissants toniques et modérateurs de la nutrition.Son action sera également salutaire pour le système nerveux de ces malades, dont il remontera le moral toujours affecté, dont il dissipera les idées mélancoliques, et ainsi par son action euphorique, aidera à stimuler les moyens de défense de l\u2019organisme contre le microbe envahisseur.Le vin est également une source puissante de vitamines et les Anciens disaient avec raison qu\u2019il purifie le corps « Bonum Vinum Læti- ficat cor hominum », c\u2019est donc avec raison ques les médecins doués de l\u2019esprit psychothé- rapique ont renoncé au régime sec si pernicieux pour préconiser l\u2019usage modéré du bon vin, ce présent des dieux, comme le disent les Grecs (Owog tetov /\\opoy).CONCLUSION 1° L\u2019Assistance aux tuberculeux devra tenir compte avant tout de leur psychologie essentiellement caractérisée par l\u2019instabilité du caractère d\u2019où la difficulté de les maintenir dans un même sanatorium et de les empêcher de changer de méthode de traitement.2° À la méthode allemande du Sanatorium comportant l\u2019isolement et le repos absolu du malade, qui sont nuisibles à un bon état mental nous devons préférer le système anglais du Home Sanatorium ou encore mieux les villages sanitaires, où le travail et les exercices modérés seront pour le tuberculeux d\u2019un effet psychologique très favorable.3° La Psychothérapie possède une importance de tout premier ordre dans le traitement de la tuberculose; elle sera complétée par une alimentation rationnelle, dans laquelle le bon vin et les vitamines joueront un rô- le primordial. &e = = =- ff ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le «Quarterly Cumulative Index Medicus»: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois, si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 \"Tuberculose et démence précoce.« Ann.Med.\u2014 psychol.» 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE M.Georges BICKEL (Genève).\u2014 Discussions sur la thérapeutique des avitaminoses.L\u2019auteur insiste sur l\u2019importance qu\u2019il y a, dans l'étude des besoins de l\u2019organisme en vitamines, à considérer non seulement la dose minimale nécessaire à la prévention des maladies par carence, mais aussi la dose optimale, c\u2019est-à-dire celle qui maintient l\u2019organisme dans les conditions d\u2019existence et de résistance les plus favorables.Entre ces deux doses, l\u2019écart est souvent énorme, comme le montrent les observations faites sur le cobaye en ce qui concerne l\u2019acide ascorbique.Il signale, d\u2019autre part, les bons résultats obtenus par un traitement à l\u2019acide nicotinique chez deux pellagreux dont l\u2019un présenta des accidents aigus à la suite d\u2019une exposition trop prolongée aux rayons solaires, et rappelle que la plupart des cas de pellagre, récemment observés en Suisse, sont survenus chez les alcooliques.M.Raoul LECOQ insiste sur la grande variabilité des besoins vitaminiques d\u2019un sujet à l\u2019autre.Les observations expérimentales de l\u2019auteur, en rapport avec les observations cliniques, montrent que les avitaminoses se trouvent fréquemment compliquées de déséquilibre alimentaire ou nutritif exagérant le besoin en vitamines des individus.Plus que la carence, le déséquilibre humoral conditionne les syndromes avitaminiques.Ce déséquilibre peut être lié à l\u2019ingestion d'aliments déséquilibrants, à une dysmi- crobie intestinale (spécialement au développement d\u2019une flore microbienne acidifiante), à des troubles nutritifs divers (dysmétabolies), à des dysfonctionnements endocriniens ou à des troubles du système neuro-végétatif.Dans ces cas, la vitaminothérapie ne perd pas ses droits; mais ses échecs se trouvent expliqués, car certains déséquilibres atteignant d'emblée la phase irréversible doivent être corrigés avant que l\u2019organisme puisse tirer profit de la thérapeutique par les vitamines.M.SIMONET (Paris) demande à M.Leblond s\u2019il estime pouvoir classer les sujets en état de carence occulte de Vitamine C par la seule considération du taux de l\u2019élimination urinaire de ce principe.Il lui demande également ce qu\u2019il pense du test de Rotter fondé sur la vitesse de décoloration du Dichlorphénol-indophénol injecté dans l\u2019épaisseur de la peau.M.SUREAU (Paris).\u2014 Essai thérapeutique local de la Vitaminose A.Deux types d\u2019organisme paraissent particulièrement sujets à une carence en Vitamine A: le nouveau-né et la femme enceinte.Pour cette dernière, la carence s\u2019explique par la multiplication cellulaire fœtale qui entraîne une consommation considérable de vitamines.L'auteur étudie la seule action thérapeutique de la vitamine À sur des organismes carencés, et par extension sur des organismes supposés carencés localement ou d\u2019une façon plus générale sur les affections cutanées chez la femme enceinte: crevasses du sein, ulcères variqueux, escarres et trajets fistuleux postopératoires, plaies périnéo-vulvaires, ulcérations du col et accessoirement erythème du nouveau-né et pemphigus bénin épidémique.Cette thérapeutique à doses convenables donne d\u2019excellents résultats.H.ROGER et J.-E.PAILLAS (de Marseille).\u2014 Syndrome neuro-anémique par entérite chronique: guérison par la Vitamine A.Sclérose combinée compliquée de contractions fibrillaires et de troubles sphinctériens chez un vieillard atteint d\u2019entérite chronique depuis 15 ans, non amélioré par les traitements classiques de l\u2019anémie et quasi guéri par l\u2019administration parentérale de Vitamine A.MM.J.BOUDOURESQUE et L.ESPY (de Marseille).\u2014 Polynévrite expérimentale et Vitamine A.Au cours d\u2019une intoxication arsenicale progressive chez le cobaye, les A.suivent l'apparition de phénomènes névritiques par la mesure des chronaxies; ils mettent ainsi en évidence une période d\u2019égalisation des chronaxies qui existe dans tous les cas et précède toujours leg manifestations névritiques.Ce stade d\u2019égalisation correspond au moment où la réserve hépatique en Vitamine À est épuisée. 760 MM.P.AUGIER et CARLOTTI (de Nice).\u2014 Carence en Vitamine A secondaire à un cancer du cæcum.Ils ont vu évoluer parallèlement pendant 21 mois.chez un sujet atteint d\u2019un cancer du cæcum, des troubles intestinaux, avec altération de l\u2019état général, des troubles oculaires de type xérophtalmique et une anémie hypochrome.Le parallélisme entre l\u2019évolution des troubles oculaires et celle de l\u2019anémie les a incités à rapporter ces deux ordres d\u2019accidents à une carence en Vitamine A, d\u2019autant que, pendant l\u2019aggravation progressive du syndrome intestinal qui a duré 21 mois, ils ont pu faire regresser l\u2019anémie et les troubles oculaires à deux reprises, pendant une période de un mois chaque fois, sous l'influence des injections intra-musculaires de vitamines A, cependant que les autres symptômes, en particulier la chute du poids, continuaient à s\u2019accentuer pour aboutir finalement à la mort du malade.Cette observation entre dans le cadre des carences secondaires à une lésion du tractus intestinal.Les A.rapprochent leur fait des cas de pellagre consécutifs à des cancers du gros intestin et des troubles d\u2019absorption consécutifs à une polypose du gros intestin décrite par Bensaude, Willeman et P.Augier.MM.Paul VIGNE et R.LOMBARD (de Marseille).\u2014 L\u2019avitaminose A en dermatologie.Considérations biologiques et thérapeutiques.La carence de la vitaminose A provoque chez les animaux des lésions histologiques de kératinisation anormale, et une infiltration dermique subaiguë.Plusieurs auteurs avaient admis la possibilité de l\u2019action de la vitamine À dans certains processus der- matologiques.Les A., grâce au procédé de Cheval- lier et Duboulos, ont pu rechercher le rôle de cette substance dans certains syndromes dermatologiques.Voici le résumé de leur constatation: dans les maladies de sensibilisation avec processus exsudatif intense et réaction spongiocytaire, la teneur en Vitamine À est faible.Les dermo-épidermites, les érythrodermies, ont un taux très faible, parfois nul.Au contraire, les lichénifications donnent des taux très élevés, de même les eczémas en voie de liché- nification.Dans les maladies de photosensibilisation, taux très élevé (parenté entre le carotène et les por- phyrines).En traitant certaines dermatoses par des injections intra-musculaires de Vitamine À (30,000 unités tous les deux jours), les A.ont pu améliorer des pelades anciennes, des érythrodermies, une scléroder- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 mie, un xeroderma pigmentosum.Le succes de cette thérapeutique montre le rôle de la Vitamine A dans les divers processus cutanés.MM.Paul GIRAUD et À.VALETTE (de Marseille).\u2014 Essai de traitement de la fièvre typhoïde par la Vitamine A.De l\u2019examen de 71 observations de typhiques traités par l\u2019administration de Vitamine A.il résulte que: La marche générale de la maladie a été favorablement influencée et la mortalité à 11 pour cent (20 à 25 pour cent dans les statistiques antérieures).Les complications pulmonaires, nerveuses et hépatiques n\u2019ont pas paru modifiées.Les escarres ont été évitées ou rapidement guéries.Les hémorragies intestinales ont été complètement supprimées, les perforations rendues plus rares.Ces premiers essais sont donc nettement encourageants et doivent faire conserver la vitaminothé- rapie parmi les médications encore trop rares, utilisables dans la lutte contre la fièvre typhoïde.MM.CHEVALLIER, D.OLMER, Jean OLMER et Jean VAGUE (de Marseille) \u2014 Œdème et avitaminose À.Les auteurs ont trouvé une diminution de la Vitamine A.dans le sang, chez deux vagabonds dont les cedémes étaient inexplicables par une cause classique, et au cours d\u2019un syndrome ictéro-cedéma- teux grave; le premier seul a été traité par des injections de Vitamine A., le second par une simple alimentation normale; l'hépatite œdémateuse s\u2019est améliorée: dans les 3 cas, le taux de la Vitamine A.du sang s\u2019est relevé avec l\u2019amélioration clinique et la disparition des œdèmes.Chez les deux premiers, il semble s\u2019être agi d\u2019une insuffisance d\u2019apport de Vitamine A, chez le troisième d\u2019une carence de fixation hépatique.M.BICKEL (Genève).\u2014 Vitamine B, et Cardiopathies.On sait depuis longtemps que l\u2019avitaminose B;, ou béribéri, caractérisé essentiellement par des symptômes polynévritiques, s\u2019accompagne dans la règle de troubles cardio-vasculaires plus ou moins sérieux, prenant dans les cas les plus graves le type d\u2019une défaillance aiguë du myocarde.Des troubles cardiaques du même ordre, généralement moins impressionnants que ceux du béribéri, se manifestent fréquemment, dans les pays exempts de cette maladie, au cours de l\u2019alcoolisme chronique, de la gravidité, du diabète, des maladies infectieuses ou de l\u2019hyperthyroïdisme, affections qui s\u2019accompagnent toutes d\u2019une défectuosité dans l\u2019ab- ANALYSES sorption de la vitamine B,, ou d\u2019une augmentation des besoins de l\u2019organisme en cette vitamine.Les symptômes cardio-vasculaires coexistent volontiers en pareil cas avec une polynévrite, le plus souvent fruste, qui traduit le même état de carence.C\u2019est ainsi que la prétendue myocardite éthylique, les cardiopathies idiopathiques de la gravidité, plus exceptionnellement celles du diabète et des maladies infectieuses chroniques, peuvent être envisagées parfois comme de véritables manifestations d\u2019hypovi- taminose.Les troubles sont facilement reversibles, du moins dans les cas d\u2019apparition récente, sous l\u2019influence d\u2019une thérapeutique énergique par la vitamine B:.M.A.SLIOSBERG (Paris).\u2014 Quelques observations de névrite du moignon d'amputation traitée par la vitamine B, synthétique.L'auteur présente quatre observations de névrite des amputés, dont trois ont été guéris et le quatrième très amélioré par des injections sous-cutanées de Vitamine B: synthétique; dans les trois premiers cas, l\u2019amélioration s\u2019est manifestée dès la première injection.Les doses employées variaient de 1 à 10 mg.par jour.L'auteur pense que la vitamine a agi comme véritable médicament, car aucun des malades ne pouvait être soupçonné de carence en vitamine B.MM.P.L.DROUET, P.MICHON et PICARD (Nancy).\u2014 Essai de thérapeutique de quelques affections nerveuses par la Vitamine B,.Les auteurs appliquant empiriquement ce traitement à diverses affections neurologiques, ont observé, à côté d\u2019échecs dans des encéphalites anciennes, un succès très rapide et complet dans une forme choréique récente, dont certains symptômes moteurs notamment résistaient aux autres traitements.Deux cas de séquelles polynévritiques très anciennes et en apparence immuablement fixées, ont réagi favorablement et sont encore en traitement.Non seulement des troubles sensitifs subjectifs et moteurs ont regressé, mais, sans que les réflexes aient jusqu\u2019à présent marqué une tendance à la réapparition, les réactions électriques de dégénérescence se sont radicalement transformées.MM.P.AUGIER et DIESNIS (Nice).\u2014 Etude comparative des glycémies par ingestion et par injection dans la sprue.Les auteurs en comparant, chez trois malades, la courbe d\u2019hyperglycémie provoquée par ingestion et par injection, retrouvent les résultats déjà signalés, montrant l\u2019existence d\u2019une courbe plate par ingestion, et d\u2019une courbe normale par injection.761 Cette forme de courbe n\u2019est pas spécifique; elle présente cependant une certaine individualité puis- qu\u2019une affection prolongée et chronique du gros intestin, comme la rectocolite ulcéreuse, donne des courbes bien particulières et différentes de la Sprue.MM.A.AUGIER, D.RONCHESE, P.AUGIER, DIESNIS (Nice).\u2014 Etude du métabolisme du calcium et du phosphore dans la sprue.Le trouble d\u2019absorption du calcium est contingent dans la Sprue; il n\u2019est nullement fonction de la gravité de la maladie, ni de l\u2019intensité du trouble concomitant de l\u2019absorption des graisses.Il leur paraît uniquement lié à la quantité de calcium total ingéré.On ne saurait donc souscrire aux hypothèses pathogéniques et aux sanctions thérapeutiques qui découlent d\u2019une soi-disant altération du métabo- bolisme calcique dans la Sprue.D'autre part, il paraît également aux auteurs peu fondé d\u2019invoquer dans la genèse ou l'entretien de la Sprue, un syndrome d\u2019acidose dû à une insuffisance des bases alcalinoterreuses contre lequel s\u2019inscrivent les résultats de leurs recherches.Les conclusions valables pour le calcium sont également valables pour le phosphore, dont le métabolisme est rigoureusement parallèle à celui du calcium.MM.A.et P.AUGIER (Nice).\u2014 Traitement de la sprue.Les auteurs passent rapidement en revue les données physio-pathologiques récentes et ne retiennent comme définitivement fondé que le trouble d\u2019absorption des graisses et l\u2019action du facteur anti-anémique des extraits hépatiques.Ils fondent leur traitement sur l\u2019emploi d\u2019un régime dérivé du régime lacté de Patrick Manson.Bien que ce régime seul leur ait donné des guérisons chez certains malades, et des améliorations chez d\u2019autres, ils se sont trouvés bien de l\u2019adjonction des extraits hépatiques à doses suffisantes.Ils ont également utilisé l\u2019acide ascorbique sans que leur expérience trop brève de ce produit leur permette de se prononcer à son égard.MM.Paul VIGNE et R.LOMBARD (Marseille).\u2014 Traitement de la pellagre avec signes nerveux: deux cas par la Vitamine C, un cas par la Vitamine B.Guérison.Les syndromes cliniques d\u2019avitaminose ne doivent plus être considérés comme dûs à la carence d\u2019un seul facteur vitaminique.Les A, ont observé 3 cas de pellagre vraie, compliqués de paralysies périphériques.2 cas ont été traités par l\u2019acide ascorbique, le troisième par la vitamine B.Dans les 3 cas, les symptômes se sont amendés assez rapidement. 762 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 Ces dystrophies sont dues à des pluricarences vitaminiques provoquées par un déséquilibre général de la ration.MM.Joseph ALLIEZ et Maurice SANSOT (Marseille).\u2014 Pellagre et troubles mentaux.Cas de pellagre typique avec bradypsychie et onirisme nocturne agité, ou il existait une baisse considérable du taux de l\u2019hémovitamine A et de l\u2019hé- patovitamine À.MM.G.CARRIERE, J.MOREL et J.-P.GI- NESTE (Lille).\u2014 Action de l'acide ascor- bique à hautes doses et du régime hyper- vitaminé (Vitamines À et C) dans les états basedowiens.Les auteurs rappellent que les hyperthyroïdies s\u2019accompagnent constamment d\u2019une carence en acide ascorbique.Il semble, d\u2019autre part, que la vitamine C exerce une action inhibitrice sur la sécrétion thyroïdienne.Les auteurs rapportent un certain nombre d\u2019observations de maladie de Basedow, traitée avec succès par l\u2019acide ascorbique seul ou associé à la cure iodo-iodurée.M.Max VAUTHEY (de Vichy).\u2014 Un test clinique d\u2019hypovitaminose C.Le test décrit est basé sur le principe suivant: étude des variations de l\u2019ascorburie de base (ou excrétion horaire à jeûn) au cours d\u2019une épreuve de saturation massive répétée; il consiste essentiellement en l\u2019administration, répétée quotidiennement, de 600 mg.d\u2019acide ascorbique par voie intra-mus- culaire, et en la détermination du nombre de jours nécessaires pour obtenir une valeur de l\u2019ascorburie de base doublée par rapport à la valeur initiale témoin.Caractérisé par la simplicité clinique et par l\u2019exactitude chimique et physio-pathologique.le test proposé apparaît comme un text clinique susceptible de déceler d\u2019une façon précise un état d\u2019hypovitami- nose C et de traduire par une valeur chiffrée le déficit en vitamine C.MM.Jean ROCHE et Yves MARCELET.\u2014 Nature du régime et action de ia Vitamine D chez l'animal en croissance et chez l'adulte.L\u2019action de la vitamine D administrée à dose forte mais non toxique (4,000 unités internationales par jour) chez le rat, est liée à la nature des sels minéraux alimentaires et au degré de croissance des animaux.Des lots de rats, les uns adultes, les autres en cours de développement, ont été soumis pendant 45 à 60 jours à des régimes contenant des mélanges salins équilibrés (Ca/P = 15) ou non (Ca/P = 0,5 dans un cas, 3 et 10 dans d\u2019autres) et additionnés ou non de vitamine D.Le degré de calcification de leurs os (fémur, tibia, omoplate, voute cranienne, dents) a été déterminé en fin d\u2019expérience par l\u2019établissement du rapport: phosphore p.100, azote p.100 (P/N), et les résultats obtenus ont été comparés à ceux de l\u2019analyse des mêmes pièces squelettiques prélevées chez des animaux témoins.La conclusion de ces recherches est que la vitamine D exerce toujours dans les conditions expérimentales adoptées, une action favorable sur la calcification des os d\u2019animaux jeunes, sauf en cas de déséquilibre salin considérable (Ca/P = 10) sur leur croissance.Chez l\u2019adulte, elle permet, suivant la nature des sels du régime un stockage modéré des sels dans les os ou une réduction des pertes du squelette en matériel phosphocalcique.MM.L.CORNIL, A.CHEVALLIER et J.-E.PAILLAS.\u2014 Considérations sur les antagonismes des Vitamines.Les auteurs proposent de distinguer des antagonismes homotypiques, oppositions physiologiques observées entre les vitamines liposolubles d\u2019un côté, et les vitamines hydrosolubles de l\u2019autre; et des antagonismes hétérotypiques, oppositions entre les vitamines d\u2019une part et les hormones, certaines substances minérales, certains éléments minéraux d\u2019autre part.Cette classification découle en particulier des recherches expérimentales concernant les survitaminoses A.Elle est susceptible d\u2019expliquer les effets thérapeutiques discordants parfois obtenus, et la nécessité d\u2019un équilibre alimentaire bien compris.MM.L.CORNIL et J.-E.PAILLAS.\u2014 Etude expérimentale de l'hypervitaminose E.Les auteurs ont injecté à des rats blancs mêlés, par voie intrapéritonéale, une solution huileuse extraite des germes de blé.Poursuivies à un rythme bihebdomadaire pendant 2 et 3 mois, ces injections ont provoqué des lésions dans les divers viscères: hyperplasie de la muqueuse digestive, avec hyper- génèse glandulaire et mitoses, suivie de dégénérescence cellulaire, caryolasie hépatique, infiltration lipoïde et tubulite rénale, éosinophilie hypophysaire, hyperplasie des glandes prostatiques, hypergénèse séminale.?1.Résumé des rapports et communications se rapportant à la troisième question du xxve Congrès français de Médecine, novembre 1938. = 8 =o on BB a a aia ANALYSES PHTISIOLOGIE MM.M.CHIRAY et H.MOLLARD.\u2014 Les sels de testostérone dans le traitement des poussées menstruelles chez les tuberculeuses pulmonaires.\u2018La Presse Médicale\u201d, 6 mai, 1939.Les hormones rénales posséderaient deux actions: l\u2019une de stimuler, l\u2019autre de neutraliser la folliculine en excès.Les règles ont certes une mauvaise influence chez les tuberculeuses pulmonaires.À cette période, on remarque de l\u2019hyperthermie menstruelle ou prémenstruelle, des hémoptysies, des poussées évolutives; ce qui accompagne ou précède les congestions mammaire et utérine.On a noté aussi l\u2019apparition de crises d\u2019asthme au cours de ces perturbations génitales.Pour lutter contre ces troubles, on a injecté des extraits ovariens ou des hormones femelles, c\u2019est-à- dire de la folliculine, mais sans beaucoup de succès.Il semble que ces phénomènes sont la conséquence d\u2019une hyperfollicul:némie transitoire.C\u2019est rarement le fait d\u2019une insuffisance ovarienne.Par ailleurs, pour combattre ces congestions mammaire et utérine, les auteurs ont utilisé avec succès l\u2019antagoniste de la folliculine qu\u2019est l'hormone mâle, c\u2019est le propio- nate ou l\u2019acétate de testostérone à la dose de 5 et de 10 milligr.3 injections par semaine depuis le douzième jour qui suit une période menstruelle jusqu\u2019à l\u2019avant- veille de la période suivante.On rapporte dix cas dont six ont été suivis suffisamment pour affirmer des succès.Ils se sont traduits par la cessation des accidents congestifs prémenstruels ou menstruels qui provoquent des poussées pulmonaires avec réveil ou extens:on des lésions.Dans la lutte antituberculeuse on vise deux buts.Premièrement, c\u2019est apporter la guérison des lésions locales.Deuxièmement, c\u2019est améliorer le terrain.La présence d\u2019une hyperfolliculinémie viendrait ainsi affaiblir le terrain.C\u2019est pourquoi les auteurs ont fait usage des sels de testostérone.Paul-René ARCHAMBAULT.Pierre BOURGEOIS, Mme M.BOQUET-JESIN- SKY et J.LEVERNIEUX.\u2014 Tuberculose, ménopause et castration.\u2018Revue de la T.B.\u201d, mai 1939.Dans un premier mémoire, ces auteurs ont montré que l\u2019hyperthermie qui précède, accompagne ou suit les règles chez les femmes tuberculeuses, n\u2019est pas un phénomène isolé.Elle fait partie d\u2019un syndrome complexe dans lequel interv'ennent des troubles de la menstruation et des troubles sympathiques généraux qui rappellent ceux que l\u2019on observe au voisinage de la ménopause.enfin des manifestations res- 763 piratoires inconstantes de symptomatologie très variable.Ce syndrome constitue la poussée menstruelle des tuberculeuses.Dysménorrhée et fièvre menstruelle sont si étroitement unies que, agissant sur un de ces deux signes, il est logique d\u2019espérer une réduction parallèle de l\u2019autre.Cette considération avait amené ces auteurs à utiliser avec un succès réel des injections de folliculine ou de benzoate de di-hydro- folliculine comme traitement de la poussée menstruelle.Depuis ce premier travail, d\u2019autres auteurs ont obtenu des résultats comparables par l\u2019emploi de la folliculine.Les rapports de la tuberculose et de la puberté ont été minutieusement étudiés en 1936 par Nobe- court, Briskas et Aboza.L\u2019étude des rapports de la tuberculose et de la grossesse, objet de nombreuses controverses, a été particulièrement bien étudiée par Mme Kourilsky.Maintenant dans un second mémoire, les auteurs de cet article se sont attachés à étudier les rapports qui unissent la tuberculose et la ménopause d\u2019une part, la tuberculose et la castration d\u2019autre part.1.Tuberculose et ménopause.Le rôle des hormones anté-hypophysaires sur le déclenchement de la ménopause est mal connu.L'activité ovarienne ne cesse pas avec l\u2019arrêt des règles.En tout cas, la ménopause constitue indiseu- tablement une phase d\u2019instabilité endocrinienne, c\u2019est-à-d\u2019re de moindre résistance du terrain tuberculeux.Le déséquilibre hormonal n\u2019est pas le seul phénomène qui intervient dans la ménopause.L\u2019action mécanique de la disparition du flux menstruel joue aussi un rôle.Au point de vue clinique, ils envisagent les points suivants: a) Les tuberculoses qui débutent au moment de la ménopause.b) Les réveils d\u2019une tuberculose ancienne à l\u2019occasion de la ménopause.c)Les tuberculoses qui apparaissent après la ménopause.d) Les mod:fications produites par la ménopause chez une femme atteinte de tuberculose en évolution.Cette étude est basée sur 83 observations dont plusieurs sont citées par les auteurs.2.La tuberculose chez les femmes castrées.25 observations ont pu être recueillies d\u2019association de tuberculose pulmonaire et de castration.Dans 3 cas la castration a été réalisée chez des femmes antérieurement tuberculeuses.Dans 22 cas, il s\u2019agit de femmes castrées devenues ultérieurement tuberculeuses. 764 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 Dans tous les cas, où la castration précède de plusieurs années le développement de la tuberculose pulmonaire, celle-ci a une évolution nettement atténuée.L'équilibre hormonal troublé par la castration a eu le temps de se rétablir avant qu\u2019apparaisse la tuberculose.Au contraire, quand la malade est déjà atteinte de tuberculose, la castration même progressive au moyen de Rayon X apparaît comme une méthode dangereuse, parce qu\u2019elle agit brutalement et ne fait que substituer aux troubles physiologiques liés à la menstruation une aménorrhée active dont le développement détermine des troubles infiniment plus graves que la castration normale.Gaétan JARRY.GASTRO-ENTEROLOGIE E.P.LEHMAN.\u2014 Entérite régionale.\"Rev.of Gastro-Ent.\"\u201d, 6: 222 (mai) 1939.L'auteur attire l\u2019attention au fait que le diagnostic différent:el de cette condition et l\u2019appendicite aiguë, n\u2019est possible que par une laparatomie exploratrice.L'étude très poussée de sept cas rapportés par l\u2019auteur, le porte à conclure que dans la symptomatologie de ces deux conditions, qui sont identiques, il est à noter cependant les diarrhées plus fréquentes dans l\u2019entérite régionale.L'article se termine par une revue du traitement de cette condition préconisée, jusqu\u2019à date.Il est surtout à noter que dans l\u2019état aigu de l\u2019entérite régionale, une chirurgie plus conservatrice devrait être envisagée.Les sept cas rapportés subirent tous une simple append'cectomie et l\u2019auteur conclut que malgré un recul de plus de 9 ans; pour aucun de ces cas envisage-t-il une intervention plus radicale.A.CANTERO.G.CHENEY.\u2014 Le traitement des diarrhées et colites chroniques par la vitamine B et l'extrait de foie de veau.\u2018Am.Jour.Dig.\u201d, 6: 161 (mai) 1939.Trois groupes de malades sont traités soit par la vitamine B, soit par extrait de foie de veau, combiné à la vitamine B, \u2014 Groupe 1 \u2014 formé de 7 malades souffrant d\u2019une diarrhée chronique depuis plusieurs années qui sont soumis avec résultat au traitement de la vitamine B.Groupe 2 \u2014 comprenant 6 malades souffrant de colite muco-membraneuse, chez lesquels la vitamine B semble peu influencer l\u2019évacuation colique.Cependant le traitement combiné de vitamine B et d\u2019extrait de foie de veau se trouve très efficace.Groupe 3 \u2014 11 malades, souffrant de colite ulcéreuse, dont un cas seulement ne semble pas répondre au traitement de la vitamine B et d'extrait de foie de veau.De ces observations l\u2019auteur conclut cependant que la vitamine B, et la vitamine B, peuvent être des facteurs importants dans le contrôle ues diarrhées, mais 1l ne semble pas bien établi que la vitamine B,, facteur actif dans l\u2019extrait de foie de veau, soit l'elément principal agissant dans les colites ulcéreuses.A.CANTERO.SANDWEISS-SALTZTEIN.\u2014 Les hormones gonadotropes et l'ulcére peptique.\u2018Am.Jour.Dig.Dis.\"\u201d, 6: 1 (mars) 1939.Cette étude est basée sur un examen de la statistique des hôpitaux aux Etats-Unis, qui révèle la rareté de l\u2019ulcère peptique, chez la femme enceinte.Ils notent chez 25 femmes, souffrant d\u2019ulcère, que les symptômes disparaissent durant toute la période de gestation.Ainsi l\u2019uleus étant plus fréquent, chez l\u2019homme que chez la femme, avant sa ménopause, devient par contre, plus fréquent après la ménopause.Les auteurs croient que l\u2019hormone du lobe antérieur de l\u2019hypophyse, doit jouer un rôle assez important dans la formation de l\u2019ulcus gastrique ou duodénal.Ils rapportent 18 malades traités à l\u2019Antuitrin Set notent une amélioration après 4 à 6 injections.Joignant la clinique au laboratoire, les auteurs entreprirent une série d\u2019expériences sur des ch:ens, chez lesquels des ulcères sont formés à la suite de la méthode Mann-Williamson et qui furent contrôlés par l\u2019injection d\u2019Antuitrin S.Dans une autre série, les chiens reçurent une injection d\u2019urine déficiente en extrait hormonal et qui n\u2019affecta en rien l\u2019évolution de l\u2019ulcère, produit par la méthode Mann-Williamson.Les auteurs concluent que l\u2019ulcère peptique semble intimement lié à des dérangements dans la section du lobe antérieur de l\u2019hypophyse.A.CANTERO.CHIRURGIE R.MAUCLAIRE.\u2014 La Maladie Post-opéra- toire.L'\u2018Europe Médicale\u201d, novembre 1938.Plusieurs auteurs considèrent l\u2019opération chirurgicale comme le type de l\u2019intoxication massive et brutale par les polypeptides et les albumines et après en avoir étudié les troubles du métabolisme du chlore et des glucides, ils créèrent le mot de maladie post-opératoire pour résumer ces troubles humoraux.En voici un résumé d\u2019après l\u2019auteur. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 Troubles biologiques post-opératoires des humeurs et des tissus.1) Prédisposition à la phlébite et à l\u2019embolie non septique à cause de la viscosité post-opératoire de la masse sanguine.Les muscles traumatisés du foyer opératoire fixent l\u2019eau, le chlore et les substances minérales.2) Augmentation de l\u2019urée sanguine.3) Diminution du chlore dans les globules rouges et le plasma sanguin.4) Diminution du chlore urinaire.5) Elévation de la glycémie et abaissement de la réserve alcaline.6) Hyperleucocytose.7) Evacuation du plasma en dehors des capillaires qui sont presque vides, d\u2019où hypotension artérielle.Etiologie.Ces troubles peuvent survenir aussi: bien après l\u2019opération la plus anodine qu\u2019après une opération grave, mais ils sont plus fréquents après une opération abdominale ou sur la hanche.Les organismes tarés y sont prédisposés.Symptômes.On peut rencontrer des formes légères qui passent inaperçues.des formes moyennes marquées par de l\u2019inappétence.pâleur, léger ballonnement abdominal.vomissements, pouls rapide, hypotension artérielle où tout rentre dans l\u2019ordre en 4 à 5 jours, enfin des formes graves qui se traduisent par une pseudo-oc- clusion intestinale, vomissements, langue sèche, oligurie.congestion pulmonaire, température, insomnie, pouls très rapide, sueurs profuses et qui se terminent parfois par la mort.Pathogénie.I) Théorie merveuse: Troubles neuro-végétatifs par irritation nerveuse au niveau des tissus dilacérés trop violemment (Leriche).II) Théorie de la déshydratation et de la déminéralisation.ITI) Théorie de l\u2019intoxication par l\u2019anesthésique.IV) Théorie de l\u2019intoxication par l\u2019albumine et les protéides mises en liberté par traumatisme qui diffusent et à l'insuffisance fonctionnelle hépato- rénale, puis hyperglycémie et cétose par défaut de sécrétion d\u2019insuline et hyperchlorémie et déshydratation par déplacement du chlore et de l\u2019eau vers les tissus traumatisés.V) Théorie colloïdale de la floculation de Lumière.VI) Théorie des troubles endocriniens post-opéra- toires.Traitement A) Prophylactique : Faire faire les principales analyses du sang avant l\u2019opération et traiter les troubles s\u2019ils existent.A l'opération faire de petits pédicules et pas de ligatures en masse (Leriche), et opérer en douceur.765 Après l\u2019opération, donner à l\u2019opéré du sérum hy- pertonique glucosé à 30% et du sérum hypertonique salé à 20%, ou une petite transfusion sanguine de 100 c.c.B) Curatif: Injections intraveineuses de sérum salé à 4% et de sérum isotonique ou hypertonique.Donner de l\u2019insuline s\u2019il y a hyperglycémie.Employer les différents tonicardiaques et aussi du bicarbonate de soude contre l\u2019acidose.Jacques GAUTHIER.GYNECOLOGIE R.KELLER et J.LIMPACH.\u2014 La transfusion sanguine dans les infections puerpérales généralisées.Revue Française de Gynécologie et d'Obstétrique\u2019\u2019, mars 1939.Aprés un bref historique de cette thérapeutique, les auteurs arrivent au rapport plutôt récent de Terechowa (de Moscou) qui après n\u2019avoir perdu que 4 cas sur 20 cas traités conclut: «La transfusion sanguine dans la phase de septicémie est couronnée de succès et guérit les malades dans tous les cas: dans la phase désespérée de septicopyémie, la transfusion reste sans résultat, et enfin dans les cas de foyers purulents clos, elle provoque l\u2019exacerbation du processus septique et aggrave son cours».Les auteurs ont eux-mêmes traité 21 cas d\u2019infection grave depuis 1934, et sont convaineus que la transfusion améliore au moins la maladie lorsqu\u2019elle ne la guérit pas.Voici leur opinion: Le sang transfusé n\u2019agit pas spécifiquement mais en excitant l'appareil réticulo- endothélial, en activant et en accélérant les forces défensives de l\u2019organisme et en soutenant la résistance de la malade.Le sang transfusé combat l\u2019anémie souvent en cause qui favorise l\u2019éclosion et le progrès de l\u2019infection, il agit ensuite par ses anticorps et par le pouvoir bactéricide du sérum.Quoique la transfusion sanguine n\u2019agisse pas dans tous les cas, elle a toujours une action stimulatrice et désintoxicante.Chez 7 malades, la transfusion eut un effet, presqu\u2019immédiat, qui consista en une amélioration subjective, une baisse de la température et du pouls, la suppression des frissons, la stimulation de l\u2019appétit et la reprise des forces vitales.Chez 7 autres malades, les effets de la transfusion sont douteux et elle n\u2019a agi que comme stimulant de l\u2019organisme.Enfin un dernier groupe de 7 malades a montré que dans la phase terminale de septicémie ou de pyé- mie, dans les stades avancés du processus septique, quand il existe des altérations organiques et des métastases, la transfusion n\u2019a pas d\u2019effet, bien plus elle peut provoquer l\u2019aggravation de la maladie.Après ces observations, les auteurs en arrivent aux conclusions suivantes: \u2018 1) La transfusion sanguine a une influence effective sur l'évolution de certains cas de fièvre puerpérale généralisée qui se manifeste par une chute du pouls et de la température, la suppression des frissons et l'amélioration de l\u2019état général.2) L'efficacité de la transfusion est liée à la précocité de son application et à la répétition de cet acte à des intervalles assez rapprochés.3) Elle est inopérante dans les phases tardives de la maladie.après la formation de métastases et de lésions septiques graves des organes.4) L\u2019endocardite, la néphrite, l\u2019hépatite et les affections pulmonaires aiguës en sont des contre- indications.5) La quantité de sang transfusé variera de 150 à 200 c.c.à intervalles rapprochés.6) Le sang citraté, le sang pur, le sang placentaire peuvent être utilisés indifféremment.7) La méthode la plus efficace pour combattre l\u2019infection puerpérale de nos jours.Jacques.GAUTHIER.OBSTETRIQUE Henri VIGNES.\u2014 Effets provocateurs de l\u2019illumination sur les crises éclamptiques.\u2018Revue Française de Gyn.\u201d, août 1938.L\u2019excitation lumineuse est tout particulièrement nocive pour les éclamptiques et les femmes menacées d\u2019éclampsie.Voilà pourquoi Stroganoff et nombre d\u2019auteurs insistent sur la nécessité de réaliser le maximum d\u2019obscurité compatible avec la surveillance de la malade.L\u2019auteur aprés avoir fait différentes expériences chez neuf hommes entre 20 et 53 ans.chez une femme non enceinte de 26 ans, chez 6 femmes enceintes normales, chez une femme ayant une grossesse ge- mellaire atteinte d\u2019éclampsie avec hypertension, œdème, et azotémie à 0.47, chez 2 femmes enceintes ayant eu de l\u2019éclampsie à une grossesse précédente.en vient aux conclusions suivantes: le passage de la lumière d\u2019une lampe de 40 watts à l\u2019obscurité complète n\u2019a pas eu d\u2019effet sur la tension artérielle dans la moitié des cas.Mais le passage brusque de l\u2019obscurité à l\u2019illumination par une lampe de 300 watts a amené une poussée hypertensive plus fréquente chez les femmes enceintes, mais constantes chez les femmes enceintes de familles éclamptiques.Aussi la comparaison entre les tensions prises au début de l\u2019expérience avant l\u2019obscuration et les tensions prises après l\u2019illumination indique une fréquence assez grande de l'hypertension par illumination pour la fam\u2019lle éclamptique.L\u2019auteur ajoute que ce n\u2019est pas se lancer dans une hypothèse hasardeuse que de supposer une stimulation de la post-hypophyse par une brusque 766 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.Montréal.juillet 1939 illumination.Se rappelant bien le rôle de cette hypophyse dans le déterminisme des phénomènes spasmodiques propres à l\u2019éclampsie, on comprend aisément le danger d\u2019une lumière trop vive et les b.en- faits de l'obscurité.H.GIBEAULT.NEURO-PSYCHIATRIE R.MASSIERE.\u2014 Syndrome neuro-anémi- que.Considérations pathologiques.Traitement par la vitamine B,.\"Gazette des hôpitaux\u201d, 111: 1173 (14 septembre) 1938.L'auteur rapporte l'observation d\u2019une malade de 12 ans atteinte d\u2019une anémie à forme pern\u2018cieuse et d'un syndrome neurologique constitué par une paraplégie spasmodique avec dysesthésies et ataxie.L'hépatothérapie améliora cons.dérablement l\u2019anémie de la malade et son état général; elle n\u2019eut aucune action sur les lésions médullaires.L\u2019emploi de la vitamine B, en injection quotidienne à la dose de 0.01 centig.exerça une influence des plus heureuses sur la paraplégie, au point que la marche devint possible un mois plus tard.Mais, il y a plus.La malade cessa ses injections de foie de veau et son anémie récidiva dans les mois qui suivirent, le nombre des hématies passant de 4,280,000 à 1,400,000.Elle avait cependant tou- Jours reçu ses injections de vitamine B,.Malgré la récidive de l\u2019anémie, le syndrome neurologique continua de s\u2019améliorer.Ce seul fait clinique possède une importance pratique manifeste et une valeur thérapeutique indéniable.Il suffirait, sans autres commentaires, à indiquer la conduite à suivre dans le traitement des syndromes neuro-anémiques.Mais l\u2019auteur ne s\u2019en tient pas au seul fait ob- lectif et, de l\u2019enseignement qui découle de l\u2019étude de sa malade, il postule quelques considérations qui confirment ce qu\u2019on croyait ou soupçonnait: hépato- rés.stance des troubles neuro-anémiques (non absolue cependant, à notre avis); indépendance de l\u2019anémie et du syndrome neuro-anémique; absence de lien entre les manifestations nerveuses de la maladie de Biermer et les troubles gastriques.Comme les lésions nerveuses qui accompagnent certaines anémies pernicieuses ne semblent pas dépendre ni de l\u2019anémie elle-même ni de l\u2019achlorhy- drie gastrique; comme d\u2019autre part, ces lésions hé- pato-résistantes bénéficient, du moins dans certains cas, de l\u2019introduction parentérale de fortes doses de vitamine B, dont la carence expérimentalement provoquée amène des lésions médullaires, on peut présumer, comme l\u2019auteur, que les altérations nerveuses du syndrome neuro-anémique sont la conséquence d\u2019une déficience d\u2019action de la vitamine B,.Peu de- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 travaux cliniques encore ont été publiés sur les effets thérapeutiques de la vitamine B, dans les troubles nerveux de l\u2019anémie pernicieuse.L\u2019avenir nous dira si l\u2019observation très intéressante de Massière doit comporter un enseignement de portée extensive.Roma AMYOT.A.GERMAIN et G.GAUTRON.\u2014 Méningite cérébro-spinale à méningocoque B guérie par la seule chimiothérapie sulfamidée.\u201cBull.Mém.Soc.Méd.Hop.Paris\u201d, 55: 103 (6 février) 1939.Nouvelle observation d\u2019un adulte de 42 ans guéri de sa méningite par le 1162 F.Le malade fut traité par la para - amino - phényl - sulfamide introduite par voie buccale et rachid:enne.Pendant les 5 premiers jours il fut fait 4 injections intra-rachidiennes de la solution du produit à 08 pour 100 à la dose de 20 à 30 cc.Pendant 23 jours, le malade absorba 117 grammes de sulfamide «per os».Ce qu\u2019il y a de remarquable dans cette cure.c\u2019est que dès le lendemain du début du traitement, le syndrome clinique était manifestement amélioré: chute de la température, céphalée et somnolence très diminuées.Quarante-huit heures après, l\u2019apyrexie était définitive, la culture du liquide céphalo-rachidien était stérile.Après 3 jours de traitement, tous les signes cliniques étaient pratiquement disparus.Les auteurs sont partisans des doses fortes dès le début, afin d\u2019attaquer rigoureusement l\u2019infection.Ils donnèrent 8 grammes par jour à leur malade.Ils croient également qu\u2019il faut les continuer assez longtemps, afin d\u2019éviter des récidives de l\u2019infection toujours possible, ce qui se produit chez leur malade sous la forme exclusive d\u2019une augmentation appréciable de l\u2019hypercytose liquidienne qui jusque là était décroissante.Ils attribuent aussi une certaine importance au maintien d\u2019un taux de la sulfamide dans le liquide C-r qui ne doit pas être inférieur à 4 milligrammes pour 100.C\u2019est en multipliant des observations semblables qu\u2019on créera la conviction que le traitement actuel de certaines méningites, tout particulièrement de celle causée par le méningocoque doit être l\u2019emploi des produits sulfamidés par voie orale et rachidienne.Roma AMYOT.Jacques DECOURT, R.DEGOS et J.GUILLE- MIN.\u2014 Paraplégie spasmodique consécutive à l'ingestion de sulfate de pelletiérine.\u2018\u2019Bull.Mém.Soc.Méd.Hôp.Paris\u201d, 55: 132 (6 février) 1939.Observation d\u2019une paraplégie spasmodique chez un homme de 34 ans.767 Une prem:ère dose de 030 cg.de sulfate de pelletiérine, absorbée pour chasser un tenia intestinal, avait provoqué, quelques heures après, des accidents d\u2019intoxication: nausées, vertiges, crampes dans les membres inférieurs.Une seconde dose, ingérée 3 mois plus tard, amena les mêmes phénomènes d\u2019intoxication.Mais.5 jours après s\u2019installa une paraplégie qui eut les caractères de spas- modicité accompagnée d\u2019engourdissements à la face interne de l\u2019avant-bras gauche et aux deux derniers doigts.Des troubles sphinctériens se montrèrent très discrets avec lenteur de la miction.Les sensibilités furent trouvées normales aux membres inférieurs, sauf dans le domaine du sciatique poplité externe droit où toutes les sensibilités superficielles étaient diminuées.Examens de laboratoire, tous négatifs y compris ceux du liquide céphalo-rachidien.Nerfs craniens fonctionnellement normaux.En conclusion, lésion médullaire de la région dorsale atteignant exclusivement les faisceaux pyramidaux et probablement lésions périphériques portant sur le sciatique poplité externe droit et le cu- bital gauche.Les auteurs croient que la paraplégie de leur malade doit être attribuée à la pelletiérine ingérée à la dose habituelle à deux reprises, à 3 mois d\u2019intervalle.Aucun cas semblable n\u2019a été rapporté dans la littérature médicale.Mais, connaissant l\u2019action texique de cet alcaloïde sur le système nerveux au sein duquel elle provoque au moins des accidents transitoires, il n\u2019est pas déraisonnable d\u2019admettre qu\u2019elle peut également y faire naître des lésions profondes qui déterminent l\u2019apparition de signes tenaces.Roma AMYOT.DERMATO-SYPHILIGRAPHIE Thomas W.Murrel RICHMOND, V.A.\u2014 Réaction de Wassermann positive dans les infections à spirochétes autres que la syphilis.\u201cArchives of Dermatology and Syphilology\", 39: 667 (avril) 1939.L\u2019A insiste sur le fait que certaines infections peuvent donner des réactions de Wassermann positives et appuie sur l\u2019importance de leur interprétation correcte lors de l\u2019adoption des lois exigeant le cert'ficat prénuptial et lors de l\u2019émission de ce même certificat.Suit un tableau des diverses maladies pouvant donner des réactions positives.Puis l\u2019A.rapporte lhistorique d\u2019un enfant de 7 ans, souffrant de fièvre recurrente avec un B.W.positif à plusieurs reprises.Les cultures sanguines ont révélé la présence de spirochète de Novyl».Après la deuxième injection intraveineuse d\u2019un composé arsenical le Wassermann est négatif à certains laboratoires et positif à d\u2019au- 768 tres.Une troisième injection fait disparaître les dernières traces de positivité.L'examen répété à diverses reprises durant les 6 mois suivants a toujours été négatif.Conclusion: Les fausses réactions de Wassermann positives ne sont pas tout à fait une rareté et les lois de l\u2019eugénisme posées sur les examens sanguins doivent en tenir compte.Il serait souhaitable que ce terme de fausses réactions disparaisse pour en accepter un plus approprié aux faits.F.-L.BOULAIS.PHYSIOLOGIE E.CORTEGGIANI, A.CARAYON-GENTIL, J.GANTULET et A.KASWIN.\u2014 Complexe précurseur de l\u2019acétylcholine.\u201cJourn.de physiol.et pathol.gén.\u201d, 37: 1 (mars) 1939.Depuis la découverte fondamentale de Loewi sur le rôle de l\u2019acétylcholine comme médiateur chimique de l\u2019excitation nerveuse, le problème de l\u2019origine de l\u2019acétylcholine se heurte au choix entre deux hypothèses: formation directe par synthèse ou libération à partir d\u2019une combinaison inactive.Les auteurs ont mis en évidence dans le tissu nerveux central et périphérique des vertébrés et des molusques l\u2019existence d\u2019un complexe à substrat probablement protidique qui libère de l\u2019acétylcholine par chauffage.Sans détruire l\u2019hypothèse de la synthèse de l\u2019acétyl- choline au niveau du site de son action, ce travail souligne l\u2019importance de ces combinaisons dont la décomposition expliquerait les décharges brusques d\u2019acétylcholine trouvées dans certaines circonstances.Cette forme cachée d\u2019acétylcholine n\u2019existe pas chez les crustacés qui ne réagissent pas d\u2019ailleurs à ce corps.Eugéne ROBILLARD.) A.BAISSET, L.BUGNARD, C.SOULA et A.VALATI.\u2014 Etude du stockage lacunaire du glucose par la perfusion d'un territoire périphérique.\"J.de physiol.et pathol.gén.\u201d, T.37, no 1, p.51-81, mars 1939.37: 51 (mars) 1939.Le mérite d\u2019avoir démontré le dépôt de glucose non transformé dans les espaces intertissulaires revient à Folin.Une injection intraveineuse de glucose à un animal provoque une période d\u2019hyperglycémie transitoire au cours de laquelle le glucose inonde les espaces lacunaires pour retourner plus tard en circulation quand la glycémie s\u2019abaisse.Ainsi le liquide hyperglycémique artériel de perfusion de la patte isolée du chien contiendra plus de glucose que le liquide veineux.Ce sera l\u2019inverse dans l\u2019hypoglycémie.On étudie ici les moda- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 lités de ce phénomène et ses rapports avec le Stockage hépatique.Le stockage lacunaire périphérique se fait indépendamment de l\u2019action du foie, mais il est en partie sous la dépendance du système nerveux et du pancréas.Si on conserve à la patte isolée ses connexions nerveuses le stockage est plus intense.Par contre les chiens préalablement dépancréatés admettent moins de glucose dans leurs espaces lacunaires dont l\u2019insuline semble régler le seuil d\u2019utilisation.Enfin au cours de l\u2019hyperglycémie d'gestive, le stockage hépatique n\u2019est pas immédiat contrairement au stockage lacunaire.Le foie est débordé par l\u2019apport digestif de glucose qui va se déposer dans les tissus.Au bout de 2 à trois heures ceux-ci restituent au sang le glucose que le foie transforme graduellement en glucogène.Le stockage lacunaire de glucose apparaît donc comme un phénomène régulateur de la glycémie.Eugène ROBILLARD.LABORATOIRE F.BUSSER et M.HUGUENY.\u2014 Les myélomes plasmocytaires.(Plasmocytosarcomes de la moelle osseuse.) \u2018Annales d'Anatomie pathologique\u201d, 16: 443 (avril) 1939.Les auteurs B.et H.regardent les plasmocyto- sarcomes comme des tumeurs malignes entrant dans le cadre des sarcomes de la série réticulo-endothéliale.Leur étude porte sur 61 observations dont 19 à localisation unique et 31 à localisations multiples.Aucun caractère macroscopique n\u2019appartient en propre aux plasmocytosarcomes; seule leur structure microscopique permet leur identification en anatomie pathologique.Les cellules qui les constituent ont des caractères très voisins du plasmocyte de Unna: forme ovale; protoplasme plus condensé et plus basophile à la périphérie, plus clair au centre; noyau excentrique avec chromatine en grosses mottes disposées en \u201crayons de roue»; souvent centrosome clair paranucléaire.Les cellules sont nettement individualisées, jamais disposées en syncytium.Les plages cellulaires sont séparées par un stroma scléreux, richement vasculaire, mais ne les pénétrant jamais.De conditions d\u2019apparition imprécises, ces tumeurs se manifestent cliniquement différemment selon qu\u2019elles sont solitaires ou multiples.Le myélome plasmocytaire solitaire, atteignant généralement les os longs, se manifeste par une fracture spontanée après une période de douleurs atténuées.L'examen radiographique seul peut orienter vers le diagnostic exact de la tumeur que viendra confirmer une biopsie, car tous les autres examens, albumosurie et hématologie, ont toujours été négatifs.La lésion, gégel des \u20ac a Js fete a que gt i: fu L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 siégeant au niveau de la diaphyse a un centre clair, des contours irréguliers, envahit d\u2019abord la cavité osseuse pour diffuser ensuite vers les extrémités.Dans les formes à localisations multiples: la lésion se manifeste habituellement par de la douleur et troubles variant avec la localisation osseuse principale: signes que les auteurs passent en revue.Les symptômes généraux sont ceux qui accompagnent une cachexie progressive avec modifications sanguines et lymphatiques: fièvre, asthénie, anémie, état subleucémique.Les clichés radiographiques sont analogues à ceux des formes solitaires.L'évolution des formes multiples se fait constamment vers la mort, car les diverses thérapeutiques sont toujours suivies de récidives ou de nouvelles localisations.Dans les formes uniques il faut, selon les cas, essayer un traitement chirurgical ou radio- thérapique, du fait qu\u2019elles sont radiosensibles et lentes d\u2019évolution.Les auteurs terminent par un résumé des 61 observations cliniques connues jusqu\u2019à cette date.P.-E.LAURIN.W.H.BRIDGERS.\u2014 Affection des vaisseaux cérébraux accompagnant l\u2019anémie à hématies falciformes.(Cerebral vascular disease accompanying sickle cell anemia.) \u201cAmer.Jour.of Path.\u201d, 15: 353 (mai) 1939.Plusieurs auteurs ont observé des accidents cérébraux vasculaires au cours de l'anémie à hématies falciformes.B.étudie deux cas d\u2019anémie à hématies falcifor- mes (l\u2019un chez un adulte.et l\u2019autre, chez un enfant), qui se manifestèrent au début par un syndrome d\u2019affection vasculaire du cerveau.Les symptômes suggéraient les d'agnostics de thrombose vasculaire cérébrale ou d\u2019hémorragie intracranienne.Dans le premier cas.les grosses artères subarach- noïdiennes montraient tous les stades d\u2019une oblitération dont le mécanisme est superposable à celui des artères spléniques.Ce processus consiste en une prolifération de l\u2019intima artérielle.non en une thrombose.Dans le second cas l\u2019altération vasculaire siégeait au niveau des petits vaisseaux cérébraux et avait occasionné de petits fovers hémorragiques et nécroti- ques, contrairement au premier cas.où l\u2019oblitération des vaisseaux de plus gros calibre avait conduit à la formation d\u2019infarctus relativement volumineuse.La nature de cette altération vasculaire est inconnue.J.-L.RIOPELLE.769 R.J.WILLIAMS.\u2014 Les nodules lymphoides de la mœlle osseuse humaine.(The Lymphoid nodules of human bone marrow.) \u201cAmer.Jour.of Path.\u201d, 15: 377 (mai) 1939.Le matériel étudié par W.provient de 265 adultes pris au hasard, à l\u2019exclusion des cas d\u2019affection primitive des organes hémopoiétiques.Une seconde série de 23 adultes, dont les viscères ne montraient aucune trace de lésion inflammatoire.a servi de contrôle.Les nodules lymphoïdes se rencontrent fréquemment dans la moelle osseuse.Ils sont liés à l\u2019activité hémopoiétique de la moelle.On les trouve dans un grand nombre de maladies, dans certains cas où l\u2019on ne trouve ni infection, ni lésions inflammato:res; enfin, chez des personnes mortes subitement d\u2019accident.Il n\u2019y a pas de lésion locale qui rende compte de leur présence.Ils sont plus fréquents passé la quarantaine.On ne peut attribuer une signification pathologique aux nodules lymphoïdes de la moelle osseuse humaine.J.-L.RIOPELLE.Karl KATZ.\u2014 Sur les transformations de 1'épithélium ovarien aprés traitement au goudron et au prolan.Une contribution a la question de l'origine hormonale du cancer.\u2018\u2019Zeitshft fur Kresforschung\u201d B 48, H 4, Feb.1939.L'auteur étudie les altérations épithéliales de l\u2019ovaire et de l\u2019utérus de la souris blanche.Elles cons\u2018stent chez les animaux séniles en une élévation de l\u2019épithélium qui devient cylindrique.On peut obtenir cette même métaplasie cylindrique par un traitement prolongé au prolan.On note aussi alors des métaplasies malpighiennes de la muqueuse utérine.mais non dans l\u2019ovaire.Un traitement combiné au prolan et au goudron en badigeonnage sur la peau produit les mêmes altérations et dans l\u2019ovaire et dans l\u2019utérus.Ici on note done des métaplasies malpighiennes dans l\u2019épithé- llum ovarien.Mais le badigeonnage seul au goudron ne conduit pas à la métaplasie dans l\u2019utérus mais bien dans l\u2019ovaire.On en conclut qu\u2019il existe une substance ovariotrope dans le goudron qui produirait la métaplasie malpighienne ovarienne.Cette substance est différente par son activité biologique de la folliculine du prolan et des benzopy- renes 1-2.Arthur BERNIER. SOCIÉTÉS L\u2019 « Union Médicale du Canada » publie les comptes rendus scientifiques de toute société savante de langue française de l'Amérique du Nord.Ces comptes rendus doivent cependant être rédigés succinctement en dactylographie par les secrétaires respectifs et être adressés, sans retard, à la Rédaction.LA SOCIETE MEDICALE DE MONTREAL Séance du 21 mars 1939 | Tenue à l'Université de Montréal Présidence de M.Geo.-E.Mignault Diagnostic des méningites aiguës M.Jean SAUCIER M.Saucier établit succintement la symptomatologie classique des méningites aiguës: il discute brièvement les syndromes avec lesquels peuvent se confondre les méningites à début brusque et les méningites à début lent; il recherche, enfin, la nature du syndrome méningé par l\u2019aspect macroscopique du |.c.-r.La communication de M.Saucier est essentiellement clinique.Il insiste sur l\u2019importance des signes moteurs de la méningite, en tête desquels il place la contracture, décelable cliniquement par les signes de Kernig et de Brud- zinski.Il signale le trépied classique: céphalalgie, vomissement et constipation.Il donne moins d'importance aux convulsions, aux paralysies, aux troubles sensitifs et aux désordres vaso-moteurs, tous signes qui n\u2019appartiennent pas exclusivement à la méningite.Le diagnostic différentiel comportera rarement beaucoup de difficulté: la pneumonie, Vinfluenza, l\u2019hémorragie méningée, l\u2019helminthiase, constituent les principaux écueils.La méningite tuberculeuse et la méningite cérébro-spinale épidémique sont les seules, dans la pratique, où le diagnostic de nature pourra être parfois hésitant.Dans la première, le syndrome s\u2019établit à bas bruit, chez un sujet déjà amaigri et suspect de troubles situés ailleurs, qui ont déjà fait soupconner la tuberculose.Le délire est doux; la température relativement peu élevée; la constipation oniniâtre ; les para'ysies oculaires sont très fréquentes.La seconde est marquée par l'importance des contractures, la violence du délire et la persistance d\u2019un bon état général.Le 1.c.-r.purulent élimine presque d\u2019emblée la tuberculose et la syphilis.Le liquide clair au contraire doit faire songer à ces éventualités, à moins qu\u2019il n\u2019existe pas de méningite.Le liquide xantochromique signe l\u2019hémorragie méningée.Le liquide sanglant provient soit d\u2019une ponction traumatique, soit d\u2019une hémorragie méningée.La teinte xanto- chromique après sédimentation confirme le diagnostic d\u2019hémorragie méningée, alors qu'un liquide limpide doit faire croire & une ponction traumatique.En résumé, il est possible de faire cliniquement le diagnostic de méningite.La clinique, cependant, n\u2019est pas tout.Il faudra recourir au laboratoire, toutes les fois que l\u2019examen clinique nous donnera un doute sérieux de méningite.Discussion M.Paul LETONDAL félicite le rapporteur et insiste sur les difficultés du diagnostic des méningites aiguës dans la première enfance; outre qu\u2019elles sont exceptionnelles, leurs symptomatologie au début est le plus souvent fruste; d\u2019une façon générale, chez le nourrisson, la somnolence domine le tableau clinique de la méningite tuberculeuse, tandis que la raideur de la nuque constitue le signe majeur de la méningite cérébro-spinale.M.Jean SAUCIER est d'accord avec M.Le- tondal sur les difficultés du diagnostic des méningites aiguës chez le nourrisson et sur l'importance de la somnolence dans le tableau clinique de la méningite tuberculeuse chez l\u2019enfant. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.juillet 1939 771 Séméiologie du liquide céphalo-rachidien dans les méningites aiguës M.Armond FRAPPIER M.Frappier présente son travail sous forme de tableaux projetés à l\u2019écran, montrant quelles sont les modifications du liquide céphalo-rachidien dans les méningites aiguës, tant au point de vue chimique, que bactériologique et cytologique.D\u2019une manière générale, on peut dire que les méningites aiguës avec présence de microbes ou sérologie positive, se caractérisent par un taux élevé d\u2019albumine dans le 1.c.-r,, par un abaissement des chlorures et du sucre, ce dernier pouvant même disparaître complètement, enfin, par une leucocytose élevée, soit de la lymphocytose, dans les méningites syphilitiques ou tuberculeuses, soit de la polynu- cléose, dans les méningites septiques banales ou épidémiques.En général, plus la leucocytose est élevée, plus il y a d\u2019albumine.D\u2019autre part, plus les microbes sont abondants, moins il y a de sucre, particulièrement au cours de la méningite épidémique.Si l\u2019évolution se fait vers la guérison, sucre et chlorures remontent.Au contraire, leur taux reste bas dans les cas fatals ou au cours des rechutes.Dans les autres affections aiguës ou chroniques, les proportions ou relations précédentes n\u2019existent pas.La formule de Mestrezat et de la lymphocytose, dans la méningite tuberculeuse, n\u2019est pas pathognomonique.La présence du B.tuberculeux, qu\u2019il faut rechercher avec patience, donne seule la certitude.Le travail se termine par de nombreux conseils aux cliniciens relativement à la façon de procéder au cours des prélèvements ou de l\u2019interprétation des résultats de laboratoire.Discussion M Albert BERTRAND insiste sur l\u2019importance de l\u2019examen du liquide céphalo-rachidien pour le diagnostic de la nature de la méningite.Dans la méningite grippale, la présence de bacilles de Pfeiffer associés à d\u2019autres microbes ne permet pas de conclure « à priori » qu\u2019il y a eu contamination du tube, car il existe souvent en parcil cas des associations microbiennes.M.Georges HEBERT demande au rapporteur s\u2019il a constaté que la mononucléose était fréquente au début de la méningite cérébro- spinale?M.Geo.-E.MIGNAULT parle de l\u2019inoculation du liquide céphalo-rachidien dans la chambre antérieure de l\u2019œil du lapin, comme moyen de diagnostic rapide de la méningite tuberculeuse et demande au rapporteur s\u2019il a utilisé ce procédé proposé par Bezançon?M.Armand FRAPPIER répond à M.Mi- gnault qu\u2019il n\u2019a aucune expérience sur ce procédé de diagnostic.Mais il croit que la recherche patiente et méthodique du bacille d> Koch, que la constatation du microbe est à son avis l\u2019élément capital pour le diagnostic; mais, a- joute-t-il, la présence du bacille à elle seule ne permet pas de faire de diagnostic; il faut un ensemble de signes cliniques et de laboratoire pour affirmer l\u2019existence d'une méningite.A M.Hébert, le rapporteur répond qu\u2019il n\u2019a pas eu l\u2019occasion de constater la mononucléose du début de la méningite cérébro-spinale; on voit, du reste, très peu de méningites cérébro- spinales dans nos hôpitaux; d\u2019après une statistique récente de l'hôpital Saint-Luc, le rapporteur n\u2019en a noté que 10 cas sur 1000 cas de méningites aiguës.Traitement des méningites aiguës M.Willie MAJOR M.Major après des considérations générales sur le traitement des méningites aiguës passe successivement en revue le traitement de la méningite tuberculeuse, de la méningite syphilitique, de la méningite à streptocoques, de la méningite à bacilles de Pfeiffer, de la méningite ourlienne, de la méningite vermineuse, de la méningite otitique, pour s'arrêter plus longuement à la méningite à méningoco- cues et à la méningite à pneumocoques.Dans la méningite à méningocoques, le rapporteur conseille la sérothérapie par voie intra- rachidienne à la dose de 20 à 25 c.c.chez l\u2019enfant, 40 à 60 c.c.chez l'adulte, pendant 4 à 8 jours de suite 772 Le traitement par les produits sulfamidés donne aussi de bons résultats.Mais c\u2019est dans la méningite à pneumocoques, maladie jadis presque toujours fatale, que la supériorité du traitement avec les dérivés sulfamidés est particulièrement éclatante.A l\u2019appui de sa thèse, le rapporteur cite une série d\u2019expériences qu\u2019il a faites et dont les résultats sont concluants.Depuis janvier 1937, soit depuis une période d\u2019environ deux ans, douze cas de méningites à pneumocoques ont été enregistrés à l'hôpital Sainte-Justine.4 sont traités exclusivement au sérum; ils sont morts.1 est traité au vaccin, il est mort.1 cas compliqué de mastoïdite reçoit pendant toute la durée du traitement et du sérum et des sulfamidés: i] est mort.3 sont traités aux sulfamidés avec un peu de sérum pendant les trois premiers jours: ils sont guéris.3 autres enfin sont traités exclusivement aux sulfamidés: ils sont guéris.Bref un seul cas de mortalité enregistré sur 7 cas et il faut noter que ce cas était compliqué de mastoïdite.Pour que les sulfa- midés agissent bien, il faut que l\u2019organisme en soit constamment imprégné.La dose est d\u2019environ 14 grain par livre de poids, par jour.Discussion M.Henri CHARBONNEAU félicite le rapporteur d\u2019avoir mis en lumière l\u2019action remarquable des sulfamidés en particulier dans la méningite à pneumocoques.Aux doses ordinairement prescrites, le médicament est rarement toxique; pour en saturer l\u2019organisme il faut l\u2019administrer régulièrement jour et nuit, si possible toutes les 3 heures.Quant à la sérothérapie, en particulier chez l\u2019adulte, elle nécessite certaines précautions indispensables: tout d\u2019abord il convient de pratiquer l\u2019ophtalmo-réaction ou les réactions cutanées et, s\u2019il y a lieu, il faudra procéder à une désensibilisation de l\u2019organisme.M.Albert BERTRAND est d\u2019avis que si les sulfamidés donne de bons résultats dans les infections causées par des bactéries du groupe L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.AN.\u2014 Montréal, juillet 1939 des cocci, par contre les résultats sont moins bons dans les infections bacillaires comme la grippe et la paratyphoïde.M.Armand FRAPPIER demande au rapporteur s\u2019il croit qu\u2019il faut traiter la méningite cérébro-spinale avec les seuls sulfamidés ou continuer à faire du sérum en y associant les sulfamidés.M.Georges HEBERT dit que le nouveau dérivé, connu sous le nom de sulfa-pyridine, est moins toxique que les sulfamidés ordinaires.M.Willie MAJOR est d\u2019accord avec M.Char- bonneau sur la nécessité de toujours procéder avec précaution dans l\u2019emploi de la sérothérapie.Il répond à M.Frappier qu\u2019il est d\u2019avis d\u2019associer les sulfamidés à la sérothérapie dans le traitement de la méningite cérébro-spinale.Le Secrétaire, Paul LETONDAL.LA SOCIETE MEDICALE DE MONTREAL Séance du 18 avril 1939 Tenue à l'Hôtel-Dieu Présidence de M.Oscar Mercier A propos d\u2019un cas d'arythmie cardiaque avec bloc total transitoire M.Rodrigue LEFEBVRE M.Lefebvre rapporte l\u2019observation d\u2019un malade polyscléreux vago-tonique, présentant un syndrome de Stokes-Adams, avec bloc total intermittent, c\u2019est-à-dire une dissociation auriculo-ventriculaire complète alternant avec des phases de rythme sinusal normal.Pour mieux faire comprendre les phénomènes arythmiques, le rapporteur a projeté à l\u2019écran un long tracé électro-cardiographique, sur lequel chacun pouvait distinguer facilement les périodes de rythme normal et de phase bradycardique.Le bloc total intermittent est une forme plutôt rare d\u2019arythmie, puisqu\u2019on n\u2019en aurait rapporté jusqu'ici qu\u2019une vingtaine de cas.On l\u2019observe d\u2019ordinaire chez des polyscléreux.Certains auteurs ont tenté d\u2019expliquer ce syndrome par une augmentation de tonus du vague.Mais, bien que cette hypothèse soit L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 séduisante et parfois acceptable, le rapporteur estime qu\u2019il est plus logique d\u2019invoquer quelques déficiences circulatoires localisées, par exemple, un épaississement athéromateux des rameaux coronariens qui irriguent la région du nœud de Tawara.Là se produiraient des spasmes qui améneraient la «claudication» du faisceau de His et, par là, le bloc total intermittent.Discussion M.Georges HEBERT demande au rapporteur quelle est l\u2019évolution de ces cas d\u2019arythmie?M.LEFEBVRE répond que le bloc total transitoire devient permanent à la longue, et que son malade est mort au bout de 3 mois et demi de broncho-pneumonie grippale.Dermatoses usuelles \u2014 Présentation de malades M.Paul POIRIER M.Poirier présente 3 malades avec leur photographie et leur moulage, avec pièces histologiques et discussion du diagnostic.Premier cas.Diagnostic: granulome annulaire (avec biopsie).Fillette de 3 ans, présentant depuis 9 mois une éruption a évolution lente, localisée a la cuisse gauche, au genou et au pied droit, et caractérisée par des tubercules fermes, lisses, du volume d\u2019un petit pois, de coloration d\u2019un rose terne, groupés en anneaux qui s\u2019accroissent excentriquement.Le rapporteur fait du granulome annulaire une forme de tubereu- lides en rapport avec une infection pauci-ba- cillaire, et suggère comme traitement l\u2019antigène méthylique de Boquet et Nègre.Deuxième cas.Diagnostic: dermatose pré- cancéreuse de Bowen (avec biopsie).Homme de 71 ans, ayant depuis 7 ans une lésion localisée au tiers inférieur de la face interne de la cuisse gauche, se traduisant par une tache nummulaire nettement circonserite, légèrement saillante et aplatie, formée par la coalescence d\u2019éléments discoïdes plus petits; la surface est rosée, recouverte d\u2019une mince squame et de quelques croûtes, sous lesquelles on aperçoit une surface humide et papilloma- 773 teuse.Le traitement est essentiellement chirurgical; il consiste dans l\u2019ablation de la lésion.Troisième cas.Diagnostic: acné kystique.Homme de 32 ans, dont la maladie a débuté en 1923.Les lésions, surtout marquées dans la région du dos, consistent en une éruption polymorphe profuse, caractérisée par de nombreux kystes sébacés de coloration rosée et de peau normale, de la grosseur d\u2019un marbre de dimensions variables, de comédons, de taches brunâtres, pigmentaires, de taches maculeuses d\u2019un rouge sombre, de croûtes et de nombreuses cicatrices excavées.L'examen de l\u2019endocrinien \u2014 A propos de deux cas d'insuffisance ovarienne et pituitaire M.Charles NADEAU M.Nadeau fait d\u2019abord quelques considérations sur les troubles endocriniens.Sans prétendre au spécialiste en endocrinologie, le rapporteur souligne la fréquence de ces troubles et leur importance de plus en plus grande en clinique.Dans leur ensemble, les signes d\u2019insuffisance glandulaire ou d\u2019hyperfonctionne- ment peuvent apparaître isolés ou groupés en syndromes.Dans la plupart des cas, le trouble est complexe et plusieurs glandes à la fois sont touchées dans leur fonctionnement.L\u2019étiologie n\u2019est pas toujours facile à préciser.Le problème est done complexe et la tendance actuelle n\u2019est plus dans l\u2019unicité de l\u2019insuffisance ou de l\u2019hyperfonctionnement de telle ou telle glande, mais dans l\u2019appréciation globale du désiquilibre résultant du dysfonctionnement de plusieurs glandes.Après ces considérations générales sur l\u2019endocrinologie, le rapporteur présente 2 malades.Premier cas.Il s\u2019agit d\u2019une jeune fille de 20 ans, qui se présente dans le service pour aménorrhée et obésité.Elle n\u2019a jamais été menstruée.Par ailleurs, elle semble jouir d\u2019une assez bonne santé; cependant, son poids est trop élevé pour son âge et sa taille.Elle pèse en effet 160 livres avec une taille de 5 pieds et 4 pouces.Par ailleurs, elle présente depuis quelques années des crises nerveuses, d\u2019un caractère particulier, dont la dernière, qui a eu lieu dans le 774 service, simulait une crise tynique d\u2019appendicite.Le pannicule adipeux est abondant au ventre, les seins sont surchargés de graisse, et l\u2019examen gynécologique fait par un chirurgien a révélé, avec un hymen intact, l\u2019existence d\u2019un utérus petit et d\u2019aspect infantile, des annexes impalpables.Cette malade, qui n\u2019a jamais été menstruée, et qui de toute évidence a présenté des troubles du développement, est une endocrinienne chez laquelle il s\u2019est produit un arrêt de la croissance qui a touché les organes génitaux.Le rapporteur croit avoir trouvé une explication de ces troubles, grâce à une radiographie du crâne, qui a révélé une telle turcique déformée, pratiquement remplie par du tissu osseux; les apophyses antérieures et postérieures réunies forment un toit solide et épais.M.Nadeau conclut à un syndrome pluri- glandulaire à point de départ hypophysaire.Deuxième cas.Fillette de treize ans, hypo- trophique, dont le squelette au point de vue radiologique est celui d\u2019une enfant de 7 ans.Discussion M.C.-E.GRIGNON a eu l\u2019occasion d\u2019examiner la première malade; il en fait un cas de syndrome adiposo-génital consécutif à des infections de l\u2019enfance (rhino-pharyngite, otite), en rapport avec une insuffisance hypophysaire.M.Léon GERIN-LAJOIE, à propos des crises douloureuses abdominales que présentait cette malade, demande au rapporteur si ces crises survenaient à des périodes fixcs et si l\u2019hymen, quoique intact, était perforé.A son avis, dans les cas d\u2019aménorrhée primitive toute thérapeutique est illusoire.L\u2019opothérapie est inopérante et les interventions chirurgicales sont le plus souvent inutiles.Dans l\u2019emploi des extraits pituitaires et ovariens, comme avec les autres extraits glandulaires, l\u2019important est de trouver le seuil, c\u2019est-à-dire la dose nécessaire pour compléter la sécrétion interne déjà existante.M.René DANDURAND demande si on a étudié le métabolisme de l\u2019eau chez cette malade au moment des crises abdominales?L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 M.NADEAU répond à M.Grignon qu\u2019il ne croit pas à des infections de l\u2019enfance comme cause du syndrome que présente la malade.A M.Gérin-Lajore, que l\u2019'hymen était intact et perforé, qu\u2019il n\u2019espère pas beaucoup de l\u2019action de l\u2019opothérapie chez cette malade, qu'il croit susceptible de bénéficier d\u2019une intervention abdominale par un neuro-chirur- gien.À M.Dandurand qu\u2019il n\u2019a pas étudié le métabolisme de l\u2019eau.L'alimentation et les besoins journaliers en vitamines M.Gaston GOSSELIN M.Gosselin nous fait part des notions récentes sur les vitamines telles qu\u2019édictées par la Société des Nations en 1937, d\u2019après une entente internationale.Les vitamines font partie, avec les substances minérales et les protéines, des aliments dits protecteurs.Le rapporteur passe successivement en revue les vitamines À, B, C, D, et parle de leurs unités internationales.Il insiste en particulier, sur le fait que très peu d\u2019aliments contiennent la vitamine D, dont l\u2019emploi dans notre pays est si important en raison du climat.Discussion M.BERNIER demande au rapporteur s\u2019il y a danger de donner des vitamines en excès?M, L.-H.GARIEPY est d\u2019avis d'exprimer les vitamines en aliments usuels plutôt que de les prescrire systématiquement sous forme de spécialités pharmaceutiques.M.Yvano DUPUIS demande ce qu\u2019il faut penser de la valeur des vitamines des jus de fruit en conserves?M.René DANDURAND aimerait savoir s\u2019il est possible de mélanger les vitamines hydrosolubles et hypo-solubles?M.C.-E.GRIGNON: comment peut-on expliquer les avitaminoses chez les sujets ayant une alimentation normale?M.Paul LETONDAL estime que la dose de 10 c.c.de jus d\u2019orange par jour proposé par le rapporteur est insuffisante pour réaliser d\u2019une façon efficace la prophylaxie du scorbut infantile.D\u2019autre part, il croit que les comprimés de vitamine C qu'on trouve dans le com- lle de dt L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 775 DYSPNE-INHAL Antiasthmatique NOUVEAU TRAITEMENT EFFICACE DES CRISES D'ASTHME, MÊME LES PLUS VIOLENTES Suppression IMMÉDIATE de la sensation d\u2019étouffement, gênes respiratoires et dyspnées.Meédication non toxique, sans risque de mauvais effets secondaires et d'une action indiscutable puisque IMMEDIATE.Un pulvérisateur de poche spécial et pas encombrant rend l'utilisation de l'appareil facile à tout moment.Traitement économique.LABORATOIRES A.FOURTON CLERMONT-FERRAND, FRANCE Renseignements supplémentaires: ROUGIER FRÈRES 350, rue Le Moyne, - Montréal -z\u2014z\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 e 776 merce peuvent rendre des services dans les cas ou les enfants refusent ou tolérent mal le Jus de fruit.M.GOSSELIN répond à M.Bernier que d\u2019une façon générale il n\u2019y a aucun danger à donner des vitamines en excès, sauf pour la vitamine D.A M.Dupuis que les vitamines qu\u2019on trouve dans les jus de fruit en conserves sont de bonne qualité, parce que leur stérilisation se fait dans le vide.A M.Dandurand qu\u2019il est possible d\u2019associer les vitamines hydro-solu- bles et hypo-solubles sous forme d\u2019émulsion.A M.Letondal, que la dose de jus d\u2019orange qu\u2019il a proposée est celle qui a été convenue par la Société des Nations en 1937, mais qu\u2019il n'a aucune expérience clinique dans la prophylaxie du scorbut infantile.Les signes extra-oculaires dans les anomalies de la réfraction M.L.de G.JOUBERT M.Joubert après avoir fait un schéma au tableau noir des différentes anomalies de la réfraction, passe successivement en revue ces symptômes, suivant leur localisation au système oculaire, au système nerveux et au système digestif, et conclut que la connaissance et l\u2019observation de ces signes extra-oculaires par le praticien est de nature à favoriser une plus étroite collaboration avee l\u2019ophtalmologiste.Considérations sur le diagnostic du cancer par l'examen du culot de centrifugation M.Donald A.HINGSTON M.Hingston présente, à l\u2019aide de transparents, des coupes histologiques illustrant la valeur de la méthode dans 4 cas personnels.Chaque fois la recherche des cellules néoplasiques dans le culot de centrifugation a permis de faire le diagnostic du cancer.Cette méthode, qui a été mise en pratique par Quinc- ke en 1882 pour la premiére fois, a fait récemment l\u2019objet d\u2019un travail de Natham Foot de New-York, dont la statistique donne un pourcentage de diagnostic trouvé exact dans la proportion de 68% des cas.La dernière observation est celle d\u2019un hy- pernéphrome ayant fait l\u2019objet d\u2019un examen de l\u2019appareil urinaire par M.Oscar Mercier qui interprète la radiographie.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 Discussion M.Origène DUFRESNE propose la radiothérapie dans ce cas.M.HINGSTON est du même avis.Le Secrétaire, Paul LETONDAL.SOCIETE DE CHIRURGIE DE MONTREAL Séance du ler mars 1939 Présidence de M.Léon Gérin-Lajoie Présentation d\u2019un film cinématographique sur les ruptures de l'urètre: leur traitement chirurgical M.Oscar MERCIER Avce la collaboration de la maison DeLa- nauze de Montréal, M.Mercier nous présente un film superbe démontrant la technique de l\u2019urétrorraphie circulaire après résection du rétrécissement traumatique.Depuis plusieurs années l\u2019A.emploie cette technique de Marion qu\u2019il a modifiée et n\u2019a qu\u2019à s\u2019en louer.Il a traité de cette façon une quarantaine de cas avec des résultats excellents dans l\u2019ensemble.Il a eu l\u2019occasion de revoir plusieurs de ses opérés, qui ont pu se passer de dilatations périodiques; il insiste sur le fait de ne pas laisser de sonde à demeure; ce corps étranger laissé dans l\u2019urètre compromet l\u2019évolution de la cicatrice linéaire que l\u2019on doit tenter d\u2019obtenir.Discussion M.Chas.-A.BOHEMIER demande si le procédé a semblé nuire aux érections.M.Paul RICARD demande quelle sorte de fils 11 emploie pour les points de soutènement.M.Albert LAROCHE dit qu\u2019il n\u2019a pas grand\u2019chose à ajouter à ce que vient de dire M.Mercier, car il est de la même Ecole et qu\u2019il ne faut jamais laisser de sonde à demeure.Dans son service où il rencontre un grand nombre d\u2019accidentés, il emploie cette méthode qu\u2019il est très facile de réaliser.Pour ce qui est des ruptures au voisinage de l\u2019urètre prostatique, il a rencontré cependant certaines difficultés; lorsqu\u2019il est difficile de mobiliser le bout postérieur, la suture peut L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 195) L ed propriéléo p hysiologiques Lea plus importantes de [a preges Létone (1) La stimulation de la prolifération prégravidique de l'endometre.Wintersteiner, Oskar, et Allen, W.M., J.Biol.Chem.107:321 (octobre) 1934.(2) L\u2019inhibition de la motilité utérine in vivo.Allen, W.M., et Reynolds, S.R.M., Am.J.Obst.and Gynec.30:309 (septembre) 1935.(3) La suppression de la menstruation.Corner, G.W., Am.J.Physiol.113:238, 1935.(4) L\u2019inhibition de l\u2019activité ocytocique du lobe postérieur de l'hypophyse sur le myomètre.Makepeace, A.W., Corner, G.W., et Allen, W.M., Am.J.Physiol., 115:376 1936.PROGESTERONE EN SOLUTION HUILEUSE pour injections intramusculaires Un extrait standardisé et stable de l'hormone du corps jaune.Indications: Avortement habituel, menace d'un avortement, métropathie hémorragique et autres types d'hémorragies utérines irrégulières, et tranchées utérines.Présentation: n° 476, 1 mg.(1 unité internationale), n° 477, 5 mg.(5 unités internationales).Boîtes de 4 et de 10 ampoules d\u2019un cc.AYERST, McKENNA & HARRISON Limitée Biologistes et Pharmaciens MONTRÉAL CANADA 778 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.juillet 1939 devenir très difficile.Dans certains cas de fracture du bassin accompagné de rupture de l\u2019urètre membraneux.il a pu réussir à produire un canal sur une sonde en rapprochant les tissus périurétraux.M.P.BOURGEOIS félicite M.Mercier de son superbe film et partage bien son opinion pour les ruptures de l\u2019urètre pénien et bulbaire; il est démontré que ces régions présentent le grand avantage de trouver un corps spongieux qui entoure l\u2019urètre et donne de l\u2019étoffe pour les fils de soutènement.Il est bien d\u2019avis que la résection de l\u2019urètre suivi d\u2019urétroraphie circulaire représente le traitement idéal pour les rétrécissements traumatiques constitués.Pour ce qui est des ruptures de l\u2019urètre membraneux qui représente une mince portion du canal, emprisonnée dans les deux feuillets du ligament triangulaire et par conséquent peu mobile et difficile à mobiliser, il avoue que plusieurs fois il n\u2019a pu réussir à rétablir la perméabilité du canal qu\u2019en commettant l\u2019hérésie de la sonde à demeure.Dans les hôpitaux généraux où sont admis des quantités de cas d'urgence, provenant des grands accidents ou sinistres, on observe assez souvent des grands blessés où la multiplicité des appareils lésés modifient la directive des traitements.Pour les fracturés du bassin avec rupture de l\u2019urètre, on observe assez souvent des complications fâcheuses pour l\u2019évolution de la cicatrisation de l\u2019urètre.C\u2019est une des raisons pour lesquelles ont été décrits des procédés consistant en désinsertion des muscles et du ligament de Carcassonne, ou encore recherche du bec de la prostate ete.M.MERCIER.Dans les cas qu\u2019il a opérés, les phénomènes de l\u2019érection n\u2019ont pas été modifiés; il fait ses points de soutènement avec du catgut n° 3.Il à eu l\u2019occasion d\u2019opérer 22 cas de rupture de l\u2019urètre membraneux; dans ces cas, il enlève le feuillet antérieur de l\u2019aponévrose moyenne et de cette façon obtient une mobilité suffisante pour suturer ses deux bouts.Il maintient que la sonde à demeure constitue un appel à l'infection; lorsqu\u2019à la suite de la suture il observe un peu de décalage, il fait une urétrotomie interne.Il termine en disant que dans certains cas de délabrements considérables on fait ce que l\u2019on peut.Réaction d\u2019Ascheim-Zondek négative dans un cas de grossesse gémellaire avec un œuf intra-utérin et un autre tubaire M.GERIN-LAJOIE L\u2019A.nous rappelle les difficultés diagnostiques rencontrées quelquefois au cours des examens gynécologiques; c\u2019est pourquoi des méthodes de laboratoire ont surgi comme adjuvant.De ces méthodes, la réaction d\u2019As- cheim-Zondek, a démontré qu\u2019elle avait une valeur contrôlée dans presque 100% des cas.L\u2019A.rapporte un cas où il a opéré une malade présentant une grossesse tubaire avec fœtus mort et une réaction d\u2019Ascheim-Zondek négative et un utérus gravide.Ce cas est intéressant, parce qu\u2019il a démontré: 1° la difficulté du diagnostic; 2° la rareté d\u2019une grossesse gémellaire, l\u2019une utra-utérine et l\u2019autre extra-utérine; 3° la précision de la réaction d\u2019Ascheim-Zondek dont le rapport devait être exact, le fœtus intra-utérin étant sûrement mort au moment où la réaction a été faite.Discussion M.L.-Arthur MAGNAN trouve le cas très intéressant et démontrant l\u2019avantage du Zon- dek: la négativité indique la mort de tous les éléments du chorion.M.A.-Z.CREPAULT demande si dans le cas particulier, les signes cliniques et les réactions positives auraient commandé une intervention.M.Chas.-A.BOHEMIER demande à l\u2019As\u2019il est au courant de la cycloscopie?M.Paul-M.RICARD demande si chez une malade qui recevrait de la folliculine pour aménorrhée, la réduction donnerait une réaction postive.La discussion est alors reportée au mois d\u2019avril.Le Secrétaire, Paul BOURGEOIS.\\\\ L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 779 INDICATIONS: \u2014 Entérites \u2014 Colites \u2014 Stases Intestinales Chroniques Syndrome entérorénal et tous les états infectieux bactériens de l'intestin avec les états pathologiques qui en découlent.DIARRHÉES INFANTILES.TYPHOÏDE.Littérature et échantillon sur demande: ANGLO-FRENCH DRUG Cie, 354 est, rue Sainte-Catherine, MONTREAL NOUVELLES UNIVERSITE LAVAL DE QUEBEC Nomination à la Faculté de médecine Les docteurs Henri Pichette, Sylvio Caron, Gustave Desrochers et Lucien Larue ont été nommés professeurs titulaires.Les docteurs Honoré Nadeau, Louis-Napo- léon Larochelle ont été promus professeurs agrégés.2-e- 0-0 HOPITAL DU SACRE-CŒUR Cartierville Séances cliniques du 11 au 16 sept.1939 Comme l\u2019an dernier, l\u2019hôpital du Sacré- Cœur offrira du 11 au 16 septembre inclusivement, une semaine de leçons cliniques sur la tuberculose pulmonaire.Le programme de cette année étudiera les traitements actuels de la tuberculose pulmonaire.Tous les médecins sont cordialement invités à ces matinées cliniques qui sont absolument gratuites.PROGRAMME 11 septembre 9 h.\u2014 a) Ouverture.b) Directives sociales en tuberculose.\u2014 Dr G.-E.Mignault.12 septembre 9 h.\u2014 Cure hygiéno-diététique.\u2014 Dr J.-A.Vidal.10 h.\u2014 Résultats de la cure.Discussion de Popportunité de la cure.\u2014 Dr J.-P.Paquette.13 septembre 9 h.\u2014 Physico-chimiothérapie et Tubercu- linothérapie.\u2014 Dr Y.Laurier.10 h.\u2014 Paralysie du phrénique.\u2014 Dr F.Hébert.11 h.\u2014 Résultats et indications de la paralysie du phrénique.\u2014 Dr H.Gauthier.14 septembre 9 h.\u2014 Pneumothorax intrapleural artificiel.\u2014 Dr Louis Verschelden.10 h.\u2014 Résultats et démonstrations.\u2014 Dr J.-A.Millet.15 septembre 9 h.\u2014 Pneumolyse intrapleurale (Jaco- bœus).\u2014 Dr M.Verschelden.10 h.\u2014 Pneumothorax extrapleural.\u2014 Dr G.Rolland.11 h.\u2014 Résultats et démonstrations.\u2014 Dr G.Jarry.16 septembre 9 h.\u2014 Thoracoplastie.\u2014 Dr G.Deshaies et Dr J.-M.Filiatrault.e-e- + RAPPORT DU PUBLICISTE DU COMITE PROVINCIAL DE DEFENSE CONTRE LA TUBERCULOSE Le comité provincial de défense contre la tuberculose aura bientôt un an et demi d\u2019existence.La tâche qu\u2019il lui reste à accomplir est énorme, du moins peut-il se rendre le témoignage qu'il n\u2019a pas perdu son temps jusqu'ici.Les séances éducatives Inaugurées à Montréal en 1938, elles se sont poursuivies à un rythme accéléré.Dans la métropole et sa banlieue, il y en avait eu 58 au premier juin, organisées par le service municipal de la santé et par madame Harwood.Aux Trois-Rivières, 8 et à Québec, 7.Il aurait été possible de faire bien davantage avec un autre projecteur pour films parlants.Ici, nous avons dû emprunter celui du ministère de la Colonisation.Malheureusement, quand il n\u2019est pas disponible, force nous est de rester sous la tente.Les projections sont toujours accompagnées d\u2019une conférence donnée par un médecin, d\u2019ordinaire un membre du comité L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 781 NOUVEAU MEDICAMENT de la CELLULE HEPATIQUE Acide dehydrocholique * DESENSIBILISANT * CHOLERETIQUE * DIURETIQUE HEPATITES CHOLECYSTITES ANGIO-CHOLITES AFFECTIONS DIGESTIVES INSUFFISANCES HEPATIQUES Présenté en tubes de 20 comprimés, en flacons de 100 et en boîtes de 6 ampoules.LABORATOIRES POULENC FRÈRES DU CANADA, LTÉE 204, Place Youville - - - Montreal 782 L'UNION MÉDICALE DU CANADA -\u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 provincial de défense contre la tuberculose.Ce mode de propagande semble particulièrement efficace.L\u2019apport des journaux Bien que nous n\u2019ayons pas renouvelé nos contrats de publicité, la presse, quotidienne et hebdomadaire, continue de nous prêter généreusement l'usage de ses colonnes.Ainsi, depuis janvier, sous forme de nouvelles et éditoriaux, plus de quatre cents articles ont paru.Nous en avons relevé 215 dans les quotidiens et 187 dans les hebdos.Quelques-uns -\u2014 par exemple, des chapitres entiers du nouveau livre du docteur Paul Dufault \u2014 occupaient un large espace.En lignes agates, au tarif ordinaire de la publicité, cette contribution représente plusieurs milliers de dollars.Concours intercollégial Dix-sept maisons affiliées à l\u2019université d2 Montréal et dix affiliées à l\u2019université Laval! ont participé à notre concours intercollégial.Il y avait d'excellentes copies et les élèves, en général, ont fourni un effort sérieux.Grâce à ce concours, des centaines, probablement des milliers d\u2019écoliers et d\u2019écolières ont consacré quelques heures à une méditation salutaire sur ]e danger de la tuberculose.Certaines institutions ont même organisé un débat oratoire sur le même sujet.Le jury, dont faisaient partie M.l\u2019abbé Maheux, directeur du « Canada Français y, M.le docteur Rosario Potvin, secrétaire de la faculté de médecine de l\u2019université Laval, et le publiciste du comité provincial de défense contre la tuberculose, a attribué les prix et mentions de la façon sui- _ vante: Maisons affiliées à l\u2019université Laval ler prix: M.Henri-Paul Métivier, Séminaire de Nicolet.2e prix: Mlle Madeleine Mignault, élève de Rhétorique, Collège des Ursulines, Québec.lère mention: M.Richard Joly, élève de Rhétorique, Séminaire de Rimouski.2e mention: Mlle Patricia Timmons, Collège de Bellevue.Maisons affiliées à l\u2019université de Montréal ler prix: M.P.de Grandpré, élève de Philosophie 1ère, Collège Sainte-Marie.2e prix: M.Armand Croteau, élève de Philosophie, Séminaire de Sherbrooke.lère mention: M.Jean Marcoux, Séminaire de Joliette.2e mention: Mlle Antoinette Vaillancourt, Philosophie 2ème année, Collège Marie-Anne.\u201cLe premier prix était de $20.00 et le second de $10.00.Nous avons aussi fait \u2019achat de volumes pour les éléves qui ont obtenu des mentions.De la sorte, dans huit collèges l\u2019œuvre de notre comité se trouvera mise en évidence lors de la distribution solennelle des récompenses à la fin de l\u2019année.Nous nous proposons de publier dans les Journaux les meilleurs travaux qui ont été soumis.Ce concours pourrait être tenu de nouveau l\u2019an prochain.Il y aurait même avantage à l\u2019étendre aux élèves d\u2019autres institutions.« Notes sur la tuberculose » Notre bulletin mensuel, destiné aux médecins, entrera bientôt dans sa deuxième année.Le douzième numéro doit, en effet, paraître le rois prochain.Voici les sujets qui ont été traités jusqu\u2019ici: Août 1938.\u2014 Le diagnostic différentiel des affections pulmonaires (d\u2019après une étude du docteur Paul-H.Ranger: « Tuberculosis Abstracts »).Septembre 1938.\u2014 L\u2019épidémiologie de la tuberculose (conférence du docteur A.-R.Foley, épidémiologiste de la province, membre du comité provincial de défense contre la tuberculose).Octobre 1938.\u2014 La signification d\u2019une réaction positive à l\u2019épreuve de la tubereuli- ne («'Tuberculosis Abstracts »).Novembre 1938.\u2014 Quelques réflexions sur les débuts cliniques de la tuberculose pulmonaire (par un membre de notre comité).Décembre 1938.\u2014 La désinfection des chambres et des logements à la suite de la tuberculose (docteur Edgar Couillard, professeur d'hygiène à l\u2019université Laval). L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BUITETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 783 Cher Docteur ; En présentant Alka-Zane, nous reconnaissons que vous êtes certat- nement plus qualifié que le colporteur de fruits pour prescrire le traitement de l\u2019acidose.Vous prescrivez Alka-Zane pour la bonne raison que, lorsque la nourriture n\u2019y suffit pas, ce sel effervescent au goût agréable fournit le sodium, le potassium, le calcium et le magnésium nécessaires pour le renouvellement et le maintien de la réserve alcaline.Ces sels minéraux se trouvent dans Alka-Zane sous la forme facilement assimilable de citrates, de carbonates et de phosphates.Il n\u2019y a pas de lactates, de tartrates ni de sulfates.et pas de chlorure de sodium.Si vous désirez recevoir un échantillon d\u2019essai d\u2019Alka-Zane, veuillez nous le demander sur votre papier à en-tête.Nous nous ferons un plaisir de vous l\u2019envoyer.Alka-Zane est vendu en flacons de 11, 4 et 8 onces.N ATLKA-7Z AN Un produit de William R.Warner pour l\u2019ACIDOSE WILLIAM R WARNER & ComPANY, Ltd.727 King St.West, Toronto, Ont. 784 Janvier 1939.\u2014 La tuberculose et la famille (docteur J.-C.Meakins, professeur de médecine à l\u2019université McGill, Montréal).Févriers 1939.\u2014 Les avantages de sanatorium (docteur F.-L.Phelps, directeur médical du Sanatorium Laurentien, Sainte-Agathe- des-Monts).Mars 1939.\u2014 Radio-diagnostic de la tuberculose pulmonaire (docteur Jules Gosselin, médecin électro-radiologiste à l\u2019hôpital Laval et à l\u2019hôpital du Saint-Sacrement, Québec).Avril 1939.\u2014 Notre problème de la tuberculose (par un hygiéniste de la province de Québec).Mai 1939.\u2014 L\u2019hémoptysie tuberculeuse (par le docteur Charles K.Mc Carthy: extrait de l\u2019American Review of Tuberculosis).Juin 1939.\u2014 À propos de pleurésie (par un membre de notre comité).L'article paru en juin avait pour auteur M.le docteur G.-E.Mignault; celui de novembre, M.le docteur J.-A.Vidal.M.le docteur Paul Dufault, du sanatorium de Rutland, Massachusetts, a bien voulu écrire le prochain (« L\u2019interrogatoire: psychologie »), qui sera publié en juillet.Et nous en avons un autre du docteur Hugh E.Burke, assistant-directeur médical du Royal Edward Victoria Institute (« Silicose et tuberculose») pour le mois d\u2019août.Notre bulletin est bilingue.À ce sujet, nous tenons à remercier particulièrement M.le docteur G.-J.Wherrett qui nous prête un bienveillant concours.Les médecins s\u2019intéressent à cette revue et ne manquent pas de nous dire au\u2019elle leur est très utile.« Au service des tuberculeux » La brochure du R.P.Masson: « Au service des tuberculeux », éditée par le comité provincial de défense, jouit d'une grande vogue.Nous en avons distribué au moins mille exemplaires, sur demande spéciale du public.Et nous en avons envoyé près de deux mille autres exemplaires à tous les membres du clergé de la province.Nous continuons cette distribution dans les institutions enseignantes.L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 A l\u2019envoi de la brochure du Père Masson nous joignons généralement quelques fascicules de la Canadian Tuberculosis.Nous en avons beaucoup en magasin.Des colleges en ont reçu par centaines.Ce service sera étendu aux unités sanitaires.Cartes et pancartes Nous avons préparé de nouvelles séries de cartes « Isotype» en français.Elles sont maintenant à la disposition de ceux qui nous les ont demandées.Nous avons aussi reçu de Montréal 11,000 pancartes imprimées sur le modèle de celles qui ont été distribuées par le service de santé de M.le docteur Groulx.La ville de Québec en a eu 2,000; Trois-Rivières en a demandé un millier et Hull en prendra une certaine quantité.Nous allons écrire aux autres services de santé à ce sujet.Le Timbre de Noël Il n\u2019est pas trop tôt pour en parler.La semaine dernière, M.le docteur G.J.Wherrett m\u2019invitait a le rencontrer à Ottawa où nous avons discuté plusieurs problèmes, dont celui- là.M.le docteur Wherrett croit que la vente du Timbre de Noël pourrait produire une meilleure recette dans la province de Québec et il propose la tenue d\u2019une conférence à laquelle participeraient toutes les œuvres antituberculeuses qui s'intéressent à cette campagne.Il s\u2019agirait d\u2019uniformiser les méthodes et les plans et d\u2019étendre le champ d\u2019action actuel.Toutes les suggestions seraient les bienvenues.La conférence aurait lieu au mois de septembre.Voici le résumé de nos activités des dernières semaines.Le tout humblement soumis.Jean-Marie TURGEON, publiciste du comité.AGRANDISSEMENT DE L'HOPITAL DU SACRE-CŒUR Grand centre antituberculeux de Montreal Un comité formé de médecins du Sacré- Cœur: MM.G.-E.Mignault, J.-A.Vidal, J.-E.Samson, Y.Laurier, L.Verschelden, G. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 785 SCENES DES LABORATOIRES La Science de | Pharmacologie Technique chirurgicale rigoureusement aseptique dans les recherches pharmacologiques sur l\u2019hormone du corps jaune Le pharmacologiste porte une grande responsabilité.C\u2019est à lui que s'adresse la profession non seulement pour la standardisation des médicaments mais aussi pour les qualifications requises dans le choix judicieux de la médication et de son mode d\u2019administration.Bureau Canadien: THE UPJOHN COMPANY 384 ouest, Rue Adelaide KALAMAZOO, MICHIGAN, E.U.A.Toronto Fabricants des meilleurs produits pharmaceutiques depuis 1886. 786 Deshaies, F.Hébert, ont présenté récemment un rapport concernant l\u2019augmentation du nombre de lits pour tubereuleux dans la région de Montréal et favorisant, à cet effet, l\u2019agrandissement de l'hôpital du Sacré-Cœur.Une requête redigée en ce sens fut soumise au sous- ministre de la Santé, le docteur Jean Grégoire.Pour des raisons qu'il serait trop long d\u2019énumérer ici, mais qui découlent de sérieux arguments d\u2019épargne pécuniaire, de rend.ment thérapeutique et scientifique, les membres de ce comité ont adopté cette conclusion d\u2019agrandissement plutôt que le projet « Nazareth ».À tout évènement, souhaitons qu\u2019on aboutisse bientôt à un règlement de l\u2019urgente question du besoin de lits pour malades tuberculeux.PROJET DES ASSURANCES EN MALADIE ADOPTE PAR L'ASSOCIATION DES MEDECINS D'ONTARIO Après un rapport présenté par une commission de médecins qui ont étudié un projet d\u2019assurance-maladie, l\u2019Association Médicale d\u2019Ontario a adopté sur le champ ce rapport.Cette décision sera transmise à l\u2019Exécutif de la « Canadian Medical Association » qui avait déjà demandé aux différentes associations provinciales de médecins de lui faire connaître leur opinion sur cette importance question de l\u2019Assurance-maladie.Le projet ontarien comporte une contribution individuelle et hebdomadaire de 50 cents qui couvriraient les frais encourus par l\u2019hospitalisation y compris les examens nécessaires et les médicaments, par les soins des infirmières et, croyons-nous, par les offices du médecin traitant.-e + VACCINATION ANTIDIPHTERIQUE EN FRANCE A la suite d\u2019une campagne menée en France contre la vaccination anti-diphtérique obligatoire, campagne alimentée par l\u2019opposition de certains médecins et qui alla jusqu\u2019à déclencher une interpellation à la Chambre des Députés, la Société de Pédiatrie, à sa séance du 21 mars 1939, adopta à l\u2019unanimité moins une voix, le vœu suivant présenté par une com- L'UNION MÉDICALE DU CANADA - BULLETIN A.M.LF.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 mission composée de MM.Lesné, Marquézy, Ribadeau-Dumas: «La Société de Pédiatrie, convaincue de l\u2019innocuité et de l\u2019efficacité de la vaccination anti-diphtérique par l\u2019anatoxine Ramon, émet le vœu que cette vaccination soit généralisée dès la deuxième année.» Cette expression d\u2019opinion de la Société de Pédiatrie est lourde de signification et contribuerait, s\u2019il était nécessaire, à généraliser la vaccination anti-diphtérique aux petits Ca- radiens.JOURNEES D'ETUDES organisées par \u2018\u2019The University of Wisconsin Medical School\u201d et portant sur le sang et les organes hématopoiétiques 4-6 septembre 1939 Le programme comprendra des travaux et des «round table discussions » auxquels contribueront des hématologistes européens et 2 méricains.Tous les médecins sont cordialement invités.Un programme détaillé sera envoyé à tout médecin qui en aura fait la demande au Dr Ovid O.Meyer, « Chairman of Program Committee, University of Wiscinson Medical School, Madison, Wisconsin ».ADRESSE DE LA \u201cMEDICAL PEACE CAMPAIGN\u201d AUX MEMBRES DU CORPS MEDICAL MONDIAL Sachant quelles souffrances et quels maux la guerre cause, et acceptant la responsabilité cul nous incombe de prévenir et de soigner ces maux, nous en appelons à tous les gouvernements du monde, afin qu\u2019ils choisissent une ligne d\u2019action rendant la guerre impossible.Nous suggérons en particulier, étant donné l\u2019imminence du danger, que les gouvernements de la Grande-Bretagne, de la France et de la Russie se déclarent unis dans leur létermination de résister à toute agression future par la force des armes si elle est nécessaire; et que ces mêmes gouvernements invitent tous les autres pays, quelle que soit oN RN Ny RE EN ve SON a 0 ve Ra yd PX TR , Se y NRE a NS 2 5 NS Se TR a Ax BR WN W .AN , SN ER \\ ET N ve SE Wn ve , an RR WN NE Su « .Sy Ww ee de a Sn * pe 2 NA SR + XN « RS va ct sx ND SN # \u2026 WN ih 3 a N N 2 3 .x = & a ® A i 2 À Se A y NN I 1 a 09 EX Es es ce S $ z N ve es es Sy x ~~ & S aN 3 AE + AN on x 3 .WN = 3 h A SR A A NS he EN La A ns es x .nS 3 OX 0 » SN SE nN NS A We 5 oH W 3 A od oo = |__| Bi NS i a i = À À .at, \\ N SN AW A 8 y 8 Ws Na = = 2 a * 3 = Se 2) ee .NS = 2 * = 4 oY » \u20ac.Se | = aN RE i a = 3 = A BW N 52 a a a S NX Le a à S 2 ss ., A .= à Ce 2 RR a wR A a Gh SA se DN = 3 , WN .N N Ws 3 .A Ww Ws es \\ Ven La 3 WN N .3 N a Sa = 5 Ë Ne TE = = Ra ss S & = Nas ve > NN iB 2 a a dD a = S = 53 2 _ BN TR a A: à ; > = £3 Py = A NS = L'UNION MÉDICALE DU C $ \\ = = NN 3 23 A oi = = WW WR = x a A 0 Wu Th a 5 a N ss da ee = sa X .\\ x Si We VaR N = > > .WN Se WN ne A 3 BR AN A 5 oc x A en x a ces RS WW = Nn Se es 3 = 2 = $ 20 VENTE EN 3 a Se al ao 3 I À 3 NS = an 3 R x x $ WW AN N A A N A à We N NN ve 5 i RQ AR > 5.x N a WS i Es .AR LA >< EN a a: ja 5 = » A , , , qe Re SN nN NN es Wy Xe ey AN S = Sn = ne = a 3% Ws oN ® ss AR A NS SN se 14 \u20ac Ci = » \\ = WR HR a Ne Se a.an N We WW RIN 2 La N ss , oN pry Ü po À = Le.Z > oN 5 Se es pa) | CS 5 = 3 AN 2 75] WW 0 ANA AW ha Ne) WN nd wy He SN x .$ * = a % = ESS a SE mi , es su » RS H hy 3 A DR 3 Sa a AN 0 \" 0 + > 3 # tN id ; # 55 TR a I CS a ae _.: oi = 0 oN es i: Sn = La WN a: Ri es = ne | I » ti = = A = x 0 WR SRE RE $5 i sa SN DATARS Na WW WN RN 5 x \u20ac vu ae, se AER 5 N .° £3 WN NX oR py io) RY + ae WN se ne oN 5 = 2 nN se S = 3 oh > Ne = S aN 5 sn I 2 RN , A su G a \\ Ha 5 a 3 > AN AIDA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Mont À; = So .3) RR es > = \\ RA par agi È = re , 3» x 3 2 Nas ve SN 5 ER oe TH se : al.Se 2e BS 3 ee .Sa ha Ni = ce a Sr jul .pes Le 5 53 HH sx 2 es a RN: .GC ee RY oy N BN a a 2 NY A so m se x ve NE ES >.va sue llet 193 a .Se = © 3 Co) A .es Ses 2 = rs fi x et SR 5 WS = ee sa À > 787 788 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 la forme respective de leur gouvernement, à s\u2019associer à cette déclaration.Nous maintenons que le seul moyen d\u2019éliminer toute possibilité de guerre future est l\u2019établissement d\u2019une règle internationale de droit, basée sur des principes de justice pour tous et appuyée, aussi longtemps qu\u2019il est nécessaire, par une force militaire et économique décisive.À cette fin, nous demandons qu\u2019une conférence soit appelée de toute urgence à discuter des mesures pratiques à prendre.Finalement, en tant qu\u2019organisation représentative de l\u2019opinion du corps médical et considérant la médecine comme la profession la plus humaine et la plus internationale de toutes les professions, nous rappelons à tous nos confrères de tous les pays le grand rôle qu\u2019ils peuvent jouer en influençant l\u2019opinion publique au nom de la paix.Pour la « Medical Peace Campaign », signé, John A.Ryle, Président.I AMherst 8900-3733 MONTY, GAGNON & MONTY Ambulances de luxe, chauffées e Transport des malades à la ville et à la campagne.Service prompt et sûr.Pompes funèbres Salons mortuaires Salons mortuaires: 1926, rue Plessis 4156, rue Adam.Ambulanciers de l'Hôpital Notre-Dame N L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 789 HÉMOSTYL Sérum hémopoiétique frais de cheval FLACONS - AMPOULES Anémies .| Convalescences 1 à 2 ampoules le matin à jeun dans 1/4 Hémorragies de verre d'eau, par voie buccale.SIROP ; Anémies des enfants 1 cuillerée à potage (enfants une cuillerée Chloro-anémies à café) avant les trois principaux repas.e Laboratoires du D' ROUSSEL, 97, rue de Vaugirard, PARIS Agents pour le Canada : J.EDDÉ L'é®, New Birks Bldg, MONTRÉAL Toutes les Indications de Ii l'IODE et des IODURES A LR Dear CR Beal « HITHER EASDUEDORLENNDE P É PI N en AN {ODOGENOL.ou & eR: | 3 Jermat < FOUTTES, Le 7e RT = Pas d'lodisme AGENT GENERAL: J.EDDE L* - MONTREAL REVUE DES LIVRES + Sanatorium, par le docteur Paul DUFAULT.Il serait assez long de préciser les raisons qui ont amené le r:tard de l'analyse de ce volume.Il faudra que l\u2019auteur de Sanatorium nous fasse confiance et qu\u2019il croie qu\u2019il n\u2019y eût ni négligence ni omission.Du reste, ce délai aura eu du bon puisqu\u2019il nous a permis de signaler l\u2019ouvrage du Dr Dufault pendant que la campagne anti-tuberculeuse bat son plein.Sanatorium est une histoire abrégée de la lutte anti-tuberculeuse.Au cours des 180 pages de ce volume, le lecteur est mis au courant de la vie sanatoriale dans ses moindres détails.Bien plus, il est renseigné admirablement sur les conditions qui réalisent l\u2019infection tuberculeuse, sur les moyens à prendre pour enrayer le mal, aussi bien à ses débuts que lorsque le diagnostic est posé.L\u2019auteur a fait encore l'historique des sanatoriums: il a fait surtout connaître l\u2019évolution clinique de la maladie.Cette évolution de la tuberculose donne lieu à un récit romancé très attachant.Paul Dufault «donne » en effet la tuberculose à toutes les couches de la société et observe habilement les réactions individuelles.Ses descriptions témoignent de beaucoup de sincérité dans l\u2019observation et d\u2019une inventivité remarquable dans le maniement de ses personnages; le héros du volume, le Dr Pierre Gagnon, est toute noblesse.Il fait passer dans le récit de sa cure toute la vie canadienne.Il a d\u2019excellentes digressions sur le langage du Québec et sur la littérature canadienne.Il peint les mœurs d\u2019hôpital avec beaucoup de justesse, avec un réalisme toujours délicat.Il souligne la solidarité qui lie les malades entre eux, l\u2019intérêt que chacun porte à autrui, et combien d\u2019autres menus détails que crée l\u2019intimité quotidienne, pendant de longs mois de cure.Il nous fait voir le malade frondeur, la phtisique + sympathique et idéaliste, le récidivant qui n'a pas obéi aux préceptes prophylactiques, enfin la femme qui lui plaît, celle qui guérit en se soumettant parfaitement aux règlements de la maison de santé.Sanatorium n\u2019est peut-être pas un roman à la manière habituelle des romans; c\u2019est une suite d\u2019épisodes au cours desquels un personnage central anime les divers acteurs qui peuplent la maison de santé, et vulgarise les aspects variés de la tuberculose.Sanatorium est un ouvrage littéraire et médical que nous verrions aussi bien au théâtre ou au cinéma tant l\u2019action est menée avec entrain et habileté.L\u2019auteur a tort dè prévenir le lecteur du décousu de son ouvrage.Son volume a de l\u2019unité et les événements s\u2019y enchai- nent avec rigueur et logique.Le médecin y trouvera toute l\u2019argumentation nécessaire pour bien conduire une campagne anti-tuberculeuse.Le profane puisera dans ces pages un enseignement qu\u2019il retiendra d\u2019autant mieux qu\u2019il aura été davantage captivé par la délicatesse du récit.Nous en recommandons la lecture à tous les praticiens.Jean SAUCIER.Les acides aminés en phtisiothérapie.Par Dani HERVOUET.Thiron et Cie, imprimeurs, Clermont (Oise), 1938.Petit volume où sont réunies quelques communications faites à différents intervalles depuis 1927, dans le Concours Médical.L'auteur y expose des vues très personnelles sur le traitement de la tuberculose pulmonaire.Il y fait aussi le procès de plusieurs thérapeutiques dites spécifiques ct n\u2019en reconnaît aucune donnant un succès assuré, en aucun domaine de la médecine.Il en est de même de l\u2019Okamine, solution complexe d\u2019acides aminés préparée par M.Hervouet et utilisée dans le traitement de la \\ EN \u2014 = CSS\u2014>> I.UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 ENCORE UN VOLUME IMPRIME PAR BEAUCHEMIN D\u2014 _.MANUEL == DE MÉDECINE OPÉRATOIRE dédié tout spécialement au médecin praticien, par le docteur URGLL GARIEPY, chirurgien de l\u2019hôpital Notre-Dame, titulaire de la Chaire de Médecine opératoire et d'Anatomie topographique à l'Université de Montréal.A cet effet, l\u2019auteur y a condensé une foule de notions éparses dans divers traités ou revues et il en a fait une compilation à laquelle il donna souvent le ton personnel de sa longue expérience.|! a fait un livre essentiellement pratique, qui sera de nature à secourir le prati- c'en, qui y trouvera une réponse à un grand nombre d'imprévus journaliers médico-chirurgicaux.Voici les sujets traités dans ce manuel: Asepsie et antisepsie; \u2014 Sutures et ligatures avec le matériel qu'elles comportent; \u2014 Instrumentation chirurgicale d'urgence; \u2014 Des plaies en général; Plaies des membres et de la face; \u2014 Plaies des mains et des doigts; \u2014 Pigûres des doigts et des mains par crayons d\u2019aniline: \u2014 Section des tendons fléchisseurs de la main et des doigts; \u2014 Corps étrangers des mains; \u2014 Ligatures des artères; \u2014 a) Système aortique supérieur (radiale, cubitale, humérale, axillaire, sous-clavière, carotide primitive, carotide externe); \u2014 b) Système aortique inférieur (tibiale antérieure, péronière, tibiale postérieure, fémorale et iliaque externe) ; \u2014 Arthrotom'es des doigts: du poignet, du coude, de l\u2019épaule, des orteils, du cou-de-pied et du genou; \u2014 Panaris et phlegmons des doigts et des gaines (digitales et digito-carpiennes) : \u2014 Amputations des membres; \u2014 Généralités, instrumentations et hémostase dans les amputations; \u2014 Amputations en particulier: Amputations et désarticulations du membre supérieur (doigts, pouce, main, avant-bras, bras, désarticulation de l'épaule); \u2014 Amoputations et désarticulations du membre inférieur (orte'ls, métatarsiens, jambe, cuisse); \u2014 Appareillage des mo/gnons d'amoutés; \u2014 Pleurotomie et costo-pleurotomie; \u2014 Circoncision; \u2014 Ongle incarné (cure radicale).Le volume contient une abondante figuration qui rend claire la compréhersion du texte et des techniques.\u2014 Prix du manuel: $4.00.DEPOSITAIRES: WILSON & LAFLEUR (limitée) 10 ouest, rue Saint-Jacques, MONTREAL, Tél.: HArbour 1960 791 Imyprime, Relie, Annonce, Catalogue, Vend /.es éditions qui Lui Sont conñlées.Libraire BEAUCHEMIN Iimitée 430, rue Saint-Gabriel, Montréal \u2014 Tël: LAncaster 4236* _\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014-\u2014m\u2014\u2014m\u2014m\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 792 tuberculose par séries de douze injections, une ampoule tous les deux ou trois jours.M.Hervouet et plusieurs confrères ont employé l\u2019Okamine avec succès dans la tuberculose pulmonaire.Un contrôle clinique ayant prouvé l\u2019amélioration de presque tous les cas où cette thérapeutique a été employée, l\u2019auteur croit donc avoir produit une solution qui doit officiellement faire partie de l\u2019armement antituberculeux.La conception thérapeutique de l\u2019auteur repose sur les trois faits d\u2019observation suivants: 1° beaucoup d\u2019anciens tuberculeux sont des arthritiques et des goutteux; 2° les anciens bacillaires hyperazotémiques sont exposés aux rechutes lorsque l\u2019azotémie baisse trop; 3° certaines tuberculoses aiguës cessent d\u2019évoluer lorsque survient une néphrite.Ces articles et communications ont nécessairement fait naître des critiques.L\u2019auteur y a répondu avec aplomb en des énoncés concis, personnels, d\u2019une allure crâne et batailleuse.Le monde médical officiel et les phtisiologues n\u2019ont pas admis d\u2019emblée cette thérapeutique pour plusieurs raisons dont les deux principales sont: l'insuffisance des observations cliniques et l\u2019absence de contrôle radiologique.Ces contrôles, M.Hervouet les demande.Ses observations datent de 1927.Elles ont été identiques jusqu\u2019en 1937.Il semble qu\u2019à toute tentative honnête, il faut fournir l\u2019occasion d\u2019une preuve adéquate.Que la chimiothérapie remplace notre physi- cothérapie actuelle, c\u2019est ce que l\u2019avenir nous réserve.M.Hervouet aurait-il posé un premier jalon?Jean-Philippe PAQUETTE.La médecine d'urgence.Par J.ODDO.7e édition, G.-Doin et Cie, éditeurs, Paris, 1939.Les succès constants obtenus par ce livre depuis le jour où le Professeur Grasset en 1910 l'avait recommandé à l\u2019attention du public médical, ont incité le fils de l\u2019auteur à le reviser et à le remettre tout à fait à la page.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 Il ne faut pas voir ici une étude sous forme de traité de toutes les questions de pathologie interne où l\u2019urgence doit employer une décision, mais plutôt une mise au point détaillée, claire et complète de toutes les phases suivies par un certain nombre de syndromes aigus ainsi que de la thérapeutique rapide de ces divers moments.Ici pas de discussions patho- géniques, pas d\u2019historique.Une sémiologie du syndrome, le diagnostic différentiel et le traitement approprié.Dans les maladies respiratoires, l\u2019A.expose les questions suivantes: 1.Le croup et les faux croups.2.L\u2019asthme essentiel.3.Les pseudo- asthmes symptomatiques.4.L\u2019apoplexie pulmonaire et l\u2019embolie pulmonaire.5.L'hémoptysie.6.L\u2019ædème aigu du poumon.7.Le diagnostic et le traitement du pneumothorax.8.Les vomiques.9.Les points de côté.Maladies de l\u2019appareil circulatoire.10.Les insuffisances cardiaques aiguës.11.L'angine de poitrine et l\u2019infarctus du myocarde.12.La syncope.Maladies du système digestif et de ses annexes.13.Crises gastriques.14.Hématémèse.15.Gastro-entérites aiguës des nourrissons.16.Diarrhées profuses aiguës de l\u2019adulte.17.Hé- morragles intestinales.18.Diagnostic et traitement de l\u2019occlusion intestinale aiguë.19.Diagnostie de l\u2019appendicite aiguë.20.Les péritonites par perforation.21.La colique hépatique et ses complications.Maladies des reins.22.Hématurie.23.Symptômes, diagnostic et traitement de l\u2019urémie.24.Coliques néphri- tiques.Maladies du système nerveux.25.Apoplexie cérébrale.26.Le diagnostic des comas.27.Paraplégies soudaines.28.Les convulsions.Convulsions de l\u2019enfance.29.L\u2019épilepsie et les crises épileptiformes.30.L\u2019attaque d\u2019hystérie.30.Les délires aigus.Maladies générales et infectieuses.31.L'attaque de goutte.32.Le rhumatisme cérébral.33.Le coma diabétique.34.Accès.pernicieux paludéens. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 Francesco Laurana - Marbre Princesse de Naples Le SEDOBROL \u201cROCHE\u201d calme SOUVERAINEMENT les dyspepsies gastro-intestinales, névroses, excitations.Bouillon sapide et délicieux en boîtes de 30 tablettes HOFFMANN-LA ROCHE LIMITÉE, MONTREAL 793 794 Puis, notes sur les accidents produits par les arsénobenzènes et sur le mode de traitement préventif et curatif.Notions générales concernant le traitement des empoisonnements.Et alors apparaît un tableau synoptique détaillé des empoisonnements les plus fréquents dont la digitale, les gaz de combat, les intoxications alimentaires, le mercure, les opiacés, l\u2019oxyde de carbone etc, et leur traitement.J\u2019ai préféré présenter avant tout l\u2019_énumération peut-être simpliste de la table des matières de ce livre, afin de souligner ce que la lecture de la plupart des chapitres m\u2019inspire.À première vue on peut croire que 826 pages pour semblable conception de la médecine d'urgence, c\u2019est beaucoup.Il ne s\u2019agit que d\u2019une cinquantaine de questions \u2014 et puis c\u2019est bien insuffisant par ailleurs, quand on songe à tout ce qui reste de pathologie interne que l\u2019A.va retoucher.Tel n\u2019est pas le cas, après lecture, car chaque titre semble n'être qu\u2019un point de repère, qu\u2019un fil conducteur à travers les diverses formes cliniques que peut revêtir un syndrome.L\u2019A.discute les opinions cliniques d\u2019auteurs français et étrangers, ici, 11 met en évidence la valeur relative d\u2019un symptôme rencontré plutôt que tel autre, il établit une échelle des valeurs.Là, seront tour à tour recherchés et étudiés pour élimination les grands signes des syndromes avec lesquels peut s\u2019élever une confusion, et ces paragraphes sur le diagnostic différentiel se trouveront à faire entrer dans le cadre du chapitre toute une série d\u2019autres maladies ainsi résumées d'un coup.Un exemple entre plusieurs: La colique hépatique: a) Etude de ses causes, données nouvelles, infection des voies biliaires, cause purement mécanique, influence L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 physiologique.\u2014 Prédisposition individuelle (l\u2019âge, l\u2019hérédité etc.), puis les symptômes de la crise par ordre d\u2019importance: L'évolution de la crise \u2014 sa terminaison ; Les formes de la crise \u2014 là, la colique vésiculaire, la litthiase du cholédoque; Les formes frustes.Le grand chapitre du diagnostic de la colique hépatique: 1.suivant qu\u2019il y a absence de crise franche; 2.diagnostic pendant la crise.Ici, l\u2019étude de \u2018a crise d\u2019appendicite, de colique néphrétique, de l\u2019entérite muco-membraneuse, de la lithiase intestinale, de l\u2019aortite abdominale, de la coliques saturnine, du tabes gastrique.Le paragraphe de complication de la colique hépatique: 1.Trouble réflexe; 2.tétanie; 3.troubles cardiaques; 4.accidents pulmonaires.Complications d\u2019ordre mécanique: Enclavement du calcul dans le cystique, occlusion du cholédoque \u2014 rupture vésiculaire (étude) \u2014 1léus biliaire \u2014 sténose pylorique secondaire.Accidents, infections possibles.Pronostic.\u2014 Selon l\u2019intensité des symptômes cu selon la localisation de l\u2019infection (ictère grave, abcès du foie, pancréatite aiguë); py- lephlebite.Enfin, le traitement suivant chacun de ces paragraphes, suivant chacun des stades de ces diverses formes, enfin un long formulaire.Ainsi en est-il de chaque question.Voilà un nrojet ambitieux mené à bonne fin.Un peut dire d\u2019un médecin possédant à fon les données de ce livre, qu\u2019il peut se tirer d\u2019affaire sans crainte de tout accident; enfin le formulaire à lui seul vaut un deuxième livre.Jean LeSAGE.pi \\ 1 ss L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 v D Medication antidiarrheique par le GELOTANIN La médication antidiarrhéique utilise depuis longtemps le TANIN ainsi que des poudres ou extraits végétaux astringents.E.CHOAY a pensé que la préparation de choix serait celle dans laquelle le TANIN s'\u2019associerait, non pas à un support indifférent, mais à un support susceptible d'ajouter son action propre à celle du tanin: à ce point de vue, la gélatine antidiarrhéique et hémostatique convenait particulièrement.Le GÉLOTANIN, combinaison de tanin et de gélatine, qui réunit les avantages des deux composants sans provoquer d'intolérance, est une poudre blanchâtre, insipide, insoluble dans l'eau, même acidulée, soluble en milieu alcalin.Indication: TOUS LES CAS DE DIARRHÉES.Posologie: adultes: cachets dosés à O gr.50; enfants et nourrissons: paquets dosés à O gr.25 LABORATOIRES E.CHOAY, 48, rue Théophile-Gauthier, - - Représentants exclusifs: MM.HERDT & CHARTON Inc.2027, avenue McGill College, Montréal PARIS.France NÉCROLOGIE LE PROFESSEUR N.-A.LAFLEUR 1863-1939 La profession médicale du Canada ne saurait laisser passer le décès du professeur La- fleur sans rendre hommage au médecin éminent qui vient de disparaître, et sans exprimer le regret qu\u2019elle éprouve en présence d\u2019un dé- noeuement que ne faisait pas prévoir la vitalité manifestée par le défunt jusqu'aux derniers jours.Bien qu\u2019il fût né d\u2019une famille française de religion réformée \u2014 le docteur Lafleur était le fils de ce digne homme qui fut pasteur de l\u2019église anglicane de Longueuil, le frère du célèbre avocat de ce nom et du professeur Paul Lafleur, de la faculté des Arts de l\u2019Université McGill \u2014 bien qu'il eût fait ses études et passé la plus grande partie de sa vie en milieu anglais, le médecin dont nous déplorons aujourd\u2019hui la perte était absolument un des nôtres et par la tournure de son esprit et par ses affinités latines.Et quand, plus tard, on écrira l\u2019histoire de la Médecine au Canada, son nom sera parmi ceux qui ont le plus honoré la race française en ce pays.Il sera la démonstration de ce que, dans un milieu étranger, peuvent faire le talent et l\u2019étude, secondés par la plus parfaite probité professionnelle.Après avoir préparé sa carrière par de fortes études médicales, ici et à l\u2019étranger, le docteur Lafleur fut choisi par le professeur Osler pour être le premier interne de l\u2019hôpital John Honkins, qui venait d'ouvrir ses portes à Baltimore.De son œuvre, il fit un succès; et de fait, grâce à son personnel de la première heure et à son personnel actuel, le John Hopkins jouit aujourd\u2019hui d\u2019une réputation mondiale.Dans l\u2019intervalle, une position importante de clinicien à l\u2019hôpital Général, à Montréal, faculté de l\u2019Université McGill, étant devenue vacante, le docteur Lafleur fut rappelé au pays, et c\u2019est dans le poste de clinicien en chef de cette grande institution qu\u2019il passa la plus grande partie de sa vie.Au début de son enseignement, les recherches de laboratoire n\u2019avaient pas encore acquis la valeur et l\u2019importance qu\u2019elles ont de nos jours; aussi est-ce par la précision de ses méthodes cliniques d\u2019examen, par son clair esprit d\u2019observation, par la recherche minutieuse des détails en apparence insignifiants, qu\u2019il réussissait à faire un diagnostic exact, rarement infirmé par la suite.Plus tard, il eut pour règle rigide de toujours faire contrôler et ses diagnostics et ses traitements par les recherches de laboratoire.Il était toujours heureux d\u2019associer à son travail de clinicien les découvertes du laboratoire.Il a assurément contribué, par ses procédés précis et scientifiques, à atténuer, sinon à faire disparaître, ce scepticisme autrefois de mode pour toutes les choses de la médecine.On peut dire du professeur Lafleur que comme clinicien, il a été l\u2019égal des maîtres les plus réputés d\u2019Europe, à quelque nation qu\u2019ils appartiennent.Il fut non seulement un grand clinicien, il fut en plus un grand praticien. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 Lorsque vos patients ont besoin.sans retard.d\u2019injections intraveineuses de sérum glucosé ou chloruré, et lorsque le moindre retard peut avoir des conséquences graves, vous apprécierez alors les solutions intraveineuses en « Vaco- litres » Baxter, toujours prêtes.Parce que chaque litre de ces produits Baxter est aussi pur et infail- libre lorsque vous l\u2019employez que le jour même de sa fabrication.C\u2019est parce que les produits Baxter sont rigoureusement mis à l\u2019épreuve\u2026 scellés par le vide.protégés contre toute contamination par un cachet en métal spécial « tamper-proof ».1ls vous sont expédiés dans les « Vaco- litres » Baxter.Des mois d\u2019emmagasinage.en attendant d\u2019étre employés.n\u2019alterent aucunement la pureté des produits Baxter éprouvés par le laboratoire.Les produits Baxter sont toujours à votre disposition.Ainsi, lorsque vous avez besoin de solutions.lorsque vous demandez les produits Baxter.ils sont immédiatement a portée de votre main.garantis, sûrs, prêts à accomplir les effets que vous en attendez.Toronto Dépositaires exclusifs: INGRAM & BELL LIMITED Toronto Montréal \u2014 Winnipeg \u2014 Calgary 797 Les produits Baxter sont purs et garantis.toujours préts lorsque vous en avez besoin.BAXTER LABORATORIES OF CANADA LIMITED 798 Il occupait dans la clientèle une position de premier plan; et il exerçait par sa valeur un ascendant incontesté sur les membres de la profession en ce pays.Gouverneur pendant de nombreuses années du Collège des Médecins et Chirurgiens de la province de Québec, il savait faire accepter ses conseils toujours dictés avec courtoisie et inspirés par le dévouement le plus désintéressé et le plus sage.Aux membres de sa famille, la profession canadienne-française offre ses sympathies les plus profondes.L.-E.FORTIER.$6 ++ LE DOCTEUR ADHEMAR JEANNOTTE Le docteur À.Jeannotte, clinicien en tuberculose au ministère provincial de la Santé, est décédé le 25 juin à l\u2019âge de trente-huit ans.Diplômé de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal en 1929, le défunt était aussitôt entré au service du Gouvernement provincial.Notre regretté collègue est parti bien subitement et prématurément.Nous prions sa famille d\u2019accepter nos condoléances.+-e- ++ LE DOCTEUR LUCIEN TREMBLAY Le docteur Lucien Tremblay est décédé à Ottawa le 14 juin, à l\u2019âge de 70 ans.Le défunt avait fait ses études médicales à l\u2019Université MeGill.6-6 ++ LE PROFESSEUR LABBE Nous avons appris avec regret la mort du Professeur Marcel Labbé que les médecins canadiens-français connaissaient bien.Un certain nombre d\u2019entre-eux ont été ses élèves.Le Professeur Labbé a consacré la plus grande partie de ses activités scientifiques aux maladies de la nutrition: l\u2019obésité, surtout le diabète et les troubles par insuffisance endo- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 crinienne.Il a publié de nombreux travaux de la plus haute importance et des livres redi- gés avec soin en vue de vulgariser les notions nouvelles acquises à la suite des recherches mondiales sur ce chapitre si important de la médecine.Il faisait partie du bureau de direction d\u2019un grand nombre de Revues auxquelles il adressait régulièrement des communications importantes basées sur des travaux de laboratoire très précis, car le Professeur Labbé était un chimiste compétent.D\u2019autres mieux renseignés que nous publieront les commentaires usuels en pareil cas et donneront de ses travaux une opinion plus autorisée.a Quant à nous personnellement, nous pourrons rappeler le rôle qu\u2019il a joué au Congrès des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord, le 11 septembre 1926, car il présidait la délégation française comprenant MM.Labbé, président, Sabatier, Pinard, Moulonguet, Ameuille, Logre, Demieville, Jacquerod, Grégoire et Clerc.Nous avions rencontré pour la première fois le Professeur Labbé au Congrès de Nancy, en 1915, et nous l\u2019avions invité à venir au Canada, ce que le Gouvernement fit en le nommant Président de cette délégation.Nous adressons tous nos regrets à Madame Labbé, fille du Professeur Reclus, à l\u2019occasion de cette mort plutôt prématurée, mais dont on appréhendait le dénouement fatal depuis longtemps.LeSAGE.LE DOCTEUR MARCEL PINARD Le docteur Marcel Pinard, médecin des hôpitaux de Paris, bien connu par ses travaux sur la syphilis maternelle et infantile, est mort subitement le 16 mai dernier, foudroyé par une hémorragie cérébrale.Marcel Pinard nous honorait de son amitié et nous avait reçu à plusieurs reprises dans l\u2019intimité de son foyer.C\u2019est là qu\u2019il nous a L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 799 ANTISEPSIE des De récentes recherches ont établi que la pellicule sèche, que laisse sur les mains une solution de \u2018\u2018Dettol\u201d à 30%, protège ces dernières contre l\u2019infection des streptocoques hémolytiques, durant au moins deux heures, à moins qu\u2019il n\u2019y ait contamination brutale.(Vide \u2018\u2018British Medical Journal\u201d, 21 octobre, 1933, page 723).L\u2019essai de laboratoire d\u2019hygiéne démontre que la valeur bactéricide de l\u2019antiseptique \u2018Dettol\u2019 est trois fois plus élevée que celle du phénol.Une solution à 2% détruit rapidement les streptocoques hémolytiques et les colibacilles, même en présence de pus.é D ETTO L\u2019 I\"antiseptique moderne, non-toxique , Cependant, le \u2018Dettol\u2019 n\u2019est pas toxique, ne tache ni n\u2019irrite les tissus humains, qualités qui permettent son emploi, même à fortes concentrations.I! jouit d\u2019une grande puissance de pénétration, est miscible à l\u2019eau et possède une odeur agréable.Vous pouvez obtenir de votre pharmacien ou de votre fournisseur habituel l\u2019antiseptique \u2018Dettol\u2019 en bouteilles de grandeur pratique pour les 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(Répartir la dose sur toute la journée.) | CL J.EDDÉ Limitée, Edifice New Birks, MONTRÉAL 300 été permis de connaître la digne compagne de sa vie, qui nous transmettait récemment cette triste nouvelle.Parmi les médecins français que nous avons eu l\u2019avantage d'accueillir au Canada, lors de nos Congrès, le docteur Pinard est un de ceux qui ont laissé le meilleur souvenir, car, en plus de sa valeur scientifique, il avait une valeur «humaine », qui donnait à sa personnalité un charme très grand et le rendait extrêmement sympathique.Aussi la nouvelle de sa mort, que nous avons apprise avec émotion, suscitera-t-elle d\u2019unanimes regrets.Au nom de l'Union Médicale du Canada, à laquelle il avait collaboré encore récemment, L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 nous prions sa veuve et ses enfants d\u2019agréer l'hommage de nos sincères condoléances.Paul LETONDAL.LE DOCTEUR CHARLES MAYO, DECEDE A CHICAGO Un des deux célèbres frères Mayo, fondateurs de la Clinique Mayo de Rochester (Minnesota) de réputation internationale, vient de mourir (le 26 mai) de pneumonie, à l\u2019âge de 73 ans.Son frère aîné, William J.Mayo, âgé de 77 ans et en convalescence d\u2019une récente opération, lui survit.INSTRUMENTS À VENDRE Instruments de toutes sortes à vendre: machines électriques pour médecin, stérilisateur, trousse, appareil de Potain, seringues, pinces de tous genres.Vraie aubaine, cause décès.S\u2019adresser à: Madame J.- A.L\u2019Allier, Saint-André Avellin, comté de Papineau, P.Q.ANESTHESISTE DEMANDE ; pod Plein temps \u2018homme ou femme, avec degré de médecin, avec expérience nécessaire à J'anesthésie.S\u2019adresser au registraire du Montreal Neurological PL Institute, MeGil University, 3801, rue Université, J.N.Petersen, M.D.A L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 sol \u201cTortement recommandée par la Faculté contre LE RHUMATISME, L'ARTHRITISME, LA DYSPEPSIE ET LES AFFECTIONS VÉSICALES, ; HÉPATIQUES ET RÉNALES Æ Spécifiez a VICHY- MN CELESTINS ME L'embouteillage ; sur place IW est contrôlé par l'état français So iid Onodin | SPECIALITE Messieurs les Médecins e PHARMACEUTIQUE e sont invités à consulter e ELIXIR POLYBROMURE (Sans sucre) l'Encyclopédie (Une cuillerée à bouche de 20 grammes renferme 3 grammes de Bromure de Potassium, > Te .Sodium et Ammonium, associés à des Teintures amères et toniques.Médico-Chirurgicale Mode d\u2019emploi: l à 2 cuillerées à thé dans un peu d\u2019eau toutes les trois heures.au Secrétariat Présentation: 240 c.c.© 326 est, boulevard Saint-Joseph La Pharmacie d\u2019Ordonnances MONTRÉAL ARTHUR HIRBOUR ci-devant Bisaillon-Hirbour 35 ans d\u2019expérience dans l\u2019exécution exclusive d\u2019ordonnances de Médecins.\u2014 Nous n\u2019employons © que les produits chimiques supérieurs.Angle Saint-Denis et De Montigny Téls: LA.7356 - PL.0305 - Montréal -z\u2014z\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_ _\u2014 dans l'après-midi, de 2 à 5 heures BIBLIOGR À PHIE Atlas d'anatomie et de médecine opératoire du labyrinthe osseux.Par le Dr Louis GIRARD.Ouvrage couronné par l'Académie de Médecine.Préface de M.le Prof.H.ROUVIERE.3me édition entièrement refondue et considérablement augmentée.Un volume format 19 x 28 de 170 pages avec 80 figures de H.Frantz dans le texte.Tiré sur papier couché.Librairie Maloine, 27, rue de l'Ecole-de-Médecine, Paris-VIe.La chirurgie du rocher ne cesse d\u2019étendre son domaine.Dès longtemps maîtresse de l\u2019oreille moyenne et de toute la région mas- toidienne, elle a pris possession du labyrinthe depuis 30 ans environ et cherche à présent à le contourner, ou à le dépasser pour atteindre le conduit auditif interne et l\u2019apex pétreux.Encouragée récemment par l\u2019efficacité de la médication sulfamidée dans certaines méningites otitiques, elle va redoubler d\u2019efforts et d\u2019audace pour écarter du rocher tout foyer infectant, à quelque profondeur qu\u2019il se trouve.A une chirurgie à ce point audacieuse, il faut une anatomie qui soit le guide pratique et sûr de la main qui opère.Le présent Atlas d\u2019anatomie du labyrinthe, composé par un praticien auriste, répond très heureusement à ce besoin.Ses gravures montrent les organes intra-pé- treux (labyrinthe, aquedue de Fallope, canal carotidien, golfe de la jugulaire, ete.) dans une perspective otoscopique; son texte est rédigé pour éclairer le praticien occupé à scruter les secrets d\u2019un rocher pathologique le spéculum ou la gouge à la main; son chapitre de Médecine opératoire soigneusement illustré complète l\u2019œuvre anatomique et constitue pour le futur chirurgien auriste un bon instrument d\u2019initiation.Toutefois cet ouvrage n\u2019est pas exclusivement réservé aux médecins spécialistes, il s\u2019adresse aussi aux étudiants qui y trouveront très simplement et très clairement exposées, les questions de cours les plus élémentaires concernant: L'orientation labyrinthique à la tête humaine.La structure et les rapports du vestibule, des canaux semi-circulaires et du limaçon.La disposition des groupes cellulaires dans toute la pyramide pétreuse.Le trajet et les rapports de l\u2019aquedue de Fallope.La position du canal carotidien et du golfe de la jugulaire, découverts du fond de la trépanation mastoïdienne.Un chapitre spécial est même consacré aux débutants et leur offre des conseils pratiques pour exécuter sur l\u2019os temporal les plus utiles dissections.Comme dans tout atlas, l\u2019iconographie tient la plus large place; aucune affirmation dans le texte qui ne soit illustrée par la gravure.Les dissections bien connues du docteur Louis Girard, si hautement pédagogiques, ont été dessinées par H.Frantz qui a réussi à donner à l\u2019image la précision de la photographie et le relief saisissant que produirait le stéréoscope.C\u2019est ici une troisième édition.La première parue en 1910, fut couronnée par l\u2019Académie de Médecine, depuis lors, l\u2019ouvrage maintes fois sur le métier remis, s\u2019est enrichi de figures nombreuses et de chapitres nouveaux.On ne peut mieux faire, pour apprécier que de rapporter les lignes suivantes tirées de la préface écrite par Monsieur le docteur Rou- vière, professeur d\u2019anatomie à la Faculté de Médecine de Paris.« Par la netteté et la précision des figures, par la méthode qui a présidé, à leur présentation, par la clarté du texte qui les accompagne et les explique, la troisième édition de l\u2019Atlas d\u2019Anatomie et de Médecine opératoire du Labyrinthe osseux, est un ouvrage parfait.» L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 803 BREUVAGES AU MALT tenus en haute estime par plusieurs autorités éminentes Le grand diététiste anglais, le Dr Robert Hutchison.disait que la bière aide la digestion « en stimulant l'appétit.en favorisant la sécrétion des sucs gastriques et en activant les mouvements de l'estomac.» Il considérait que la présence d'une plus grande quantité d\u2019hydrates de carbone dans les breuvages au malt en fait véritablement les boissons alcooliques les plus nourrissantes.Avec plusieurs autres autorités sur le sujet, Paprath fail grand état de la teneur en acide carbonique de la bière \u2014 non seulement comme stimulant des sucs gastriques, mais aussi de la bile et des sucs pancréatiques.Il cite l'expérience de Lintner, qui montre l\u2018effet stimulant des gaz sur les nerfs de l'épiderme et de l'estomac.« La bière unit la valeur du thé et du café comme stimulants à celle du lait comme aliment », écrit Hopkins dans une de ses conclusions.Ce savant a aussi constaté que les aliments sont plus facilement assimilés, lorsqu'ils sont pris avec de la bière.Il signale l'importance de ses éléments minéraux, particulièrement des phosphates, essentiels pour la reconstitution des tissus.MOLSON BRASSERIE FONDÉE A MONTREAL EN 1786 804 Sur la Sclérose en plaques.Recherches sémiologiques, sérologiques, cliniques et thérapeutiques.(La sérothérapie hémolytique).Par M.LAIGNEL-LAVASTINE, Professeur à la Faculté de Médecine de Paris, membre de l'Académie de Médecine, Médecin de la Pitié, et N.T.KORESSIOS.Un volume de 370 pages.90 frs.Librairie Ma- loine, 27, rue de l'Ecole-de-Médecine, Paris.Les auteurs ont groupé, dans ce livre, le résultat de leurs recherches effectuées depuis 1925, sur la Sclérose en plaques.Première partie Recherches sémiologiques, sérologiques et cliniques.Dans leur introduction, les auteurs résument les idées prédominantes de leurs recherches et exposent les raisons qui leur permettent de considérer la sclérose en plaques comme une maladie de la trophicité de la moelle.Ils décrivent un signe, dérivé du signe de Babinski, sur lequel ils ont attiré l\u2019attention dès 1932, qui leur paraît capable de déceler les poussées évolutives de la maladie.Il s\u2019agit de l\u2019étude de la zone réflexogène du signe de Babinski.L\u2019hæmolyso-réaction ou intradermo-réaction au sérum hémolytique, leur permet de différencier certains processus infectieux du névraxe des syndromes de compression médullaire.Ils décrivent les modifications constatées dans le métabolisme des lipoïdes phosphorés dans le sang de malades atteints de sclérose en plaques, aux divers stades de leur affection.Ils signalent l\u2019existence de troubles des émonctoires sanguins au cours de l\u2019évolution de cette maladie.Ils signalent à l\u2019attention certaines formes de sclérose en plaques dont l\u2019origine peut être rattachée à l\u2019existence de troubles endocriniens, particulièrement les formes dites « ménopausiques » survenant à l\u2019occasion de la ménopause naturelle ou artificielle; l\u2019espect clinique de ces formes se différencie de celui des formes habituelles de sclérose en plaques.Ils décrivent des cas de sclérose en plaques familiales.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 Deuxième partie Recherches thérapeutiques.(La Sérothérapie hémolytique.) Les auteurs mettent à jour les observations qu\u2019ils avaient rapportées dans leur livre pré- cédent.Ils rapportent l\u2019observation de cent quatre- vingt-huit cas de sclérose en plaques.Ils divisent leur sujet en: a) cas guéris fonctionnellement ou organiquement.Vingt malades ont été suivis pendant huit à dix ans.Ils n\u2019ont pas présenté de rechute à ce jour; b) cas améliorés définitivement ou transitoirement.Cent cinquante malades ont été suivis pendant un temps plus ou moins long.Les auteurs évaluent à 60 p.100 le pourcentage de réussite chez des malades présentant des formes avancées de sclérose en plaques (évoluant depuis plusieurs années) ; c) cas non améliorés.Il s\u2019agit de formes très avancées de sclérose en plaques.Les auteurs donnent un aperçu rapide des expériences en cours et rapportent les publications ayant paru sur la sérothérapie hémolytique à l\u2019étranger où leurs résultats ont été confirmés.Leur ouvrage se termine par une étude approfondie sur le mode d\u2019action du sérum hémolytique.Conclusions générales.Essais sur la profession médicale et sur quelques règles qu'elle impose.Par H.GRE- NET, médecin de l'hôpital Bretonneau.In-8° carré de 160 pages, 1939.20 fr.Vigot Frères, éditeurs, 23, rue de l'Ecole-de-Mé- decine, Paris, Ge.Témoin des erreurs et des fautes que commettent, souvent par ignorance, les jeunes médecins les mieux intentionnés, il m\u2019a paru utile de préciser quelques-unes des règles que nous devons observer dans l\u2019exercice de notre profession.Appartenant à une famille où la médecine est en honneur depuis plusieurs générations, j'ai eu en exemple, dès mon enfance, le dévouement de chaque jour, de chaque instant, l'oubli de soi-même, qui nous sont nécessaires pour remplir dignement notre mission; TS pe L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 805 MELÇOROL La sensation du jour en crème glacée UN NOUVEAU PRODUIT en vente chez les dépositaires Joubert.MEL O ROL est délicieux, de forme pratique, enveloppé d'une façon hygiénique et offert dans des portions généreuses.Cette crème glacée est toujours ferme, fraiche et de la plus haute qualité.Essayez-la en cormnets, sundaes, sodas et laits maltés, dans votre essence favorite.Tél.FRontenac 3121 LIMITÉE .EE RE EE La boisson connue de tout À vos ordres! Quand vous recevez de l\u2019argent, ne le gardez donc pas sur vous ni chez vous.Soyez prudents.Ouvrez un compte d\u2019épargne à notre bureau le plus proche et déposez régulièrement les fonds dont vous n'avez pas besoin tout de suite.Ils seront en sûreté et vous rapporteront des intérêts.Qu\u2019il s'agisse de l\u2019ouverture d\u2019un compte, d\u2019avances, d\u2019escompte de billets, de placement ou de toute autre question, venez mous voir.Vous serez toujours les bienvenus.BANQUE CANADIENNE NATIONALE Actif, plus de $150,000,000 537 bureaux au Canada \u2014 66 succursales à Montréal 806 J'ai consacré à l\u2019hôpital quelques leçons à des questions de déontologie; et je me suis cru qualifié pour exposer les grands principes qui ne doivent cesser de nous guider.On retrouvera ici un certain nombre de pages qui ont déjà été publiées dans les avant- propos de mes Conférences cliniques de Médecine infantile, \u2014 dans la Science médicale pratique, \u2014 dans les Cahiers Laënnec, dans la Revue des Jeunes, \u2014 ou encore dans le Jeune Médecin ou dans l\u2019Esprit médical.Je les ai réunies, complétées et souvent notablement modifiées.Je leur ai laissé le style direct employé dans mes Conférences, car il s\u2019agit bien de leçons, qui s\u2019adressent surtout aux étudiants et aux jeunes médecins.J\u2019espère présenter un ouvrage utile.Je dois remercier les confrères connus ou inconnus qui m'ont écrit pour me faire part de l\u2019intérêt qu\u2019ils prenaient à mes publications, et en même temps de leurs remarques et de leurs critiques; je remercie les étudiants et les jeunes médecins qui sont venus me demander des conseils.Les uns et les autres m'ont ainsi encouragé dans mon œuvre; et ils m\u2019ont montré que dans ce temps de démoralisation, les questions de morale sont précisément de celles auxquelles on s\u2019attache le plus; c\u2019est là un signe que je ne puis m'empêcher de trouver des rlus rassurants pour l\u2019avenir de notre profession.Ce livre n\u2019est pas un traité de déontologie, avec une réponse à tous les cas litigieux qui peuvent se présenter.Il s\u2019agit plutôt d\u2019un exposé général des principales règles dont nous devons nous inspirer; et j'insisterai surtout sur la morale appliquée à l'exercice de la médecine.Je m\u2019efforcerai d\u2019ailleurs de montrer que là où la morale est rigoureusement observée, bien des difficultés sont aplanies.Je terminerai cet ouvrage en indiquant l\u2019orientation selon laquelle, à mon avis, doit être envisagée l\u2019organisation de la profession médicale: une telle étude ne peut être entreprise que lorsque l\u2019on a bien établi dans quelles conditions doit se faire l\u2019exercice de la médecine; elle en est la conclusion.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A,N.\u2014 Montréal, juillet 1939 Le Livre du diabétique.Hygiène.Régime.Traitement.Par Louis CAILLON, médecin de l'Hôpital Thermal de Vichy.Un volume de 184 pages.Collection \"Le Livre du Malade\u201d.Prix: 15 fr.Librairie Maloine.Ce livre qui a ouvert la série des livres de la Collection « Le Livre du Malade » atteint après 4 ans sa 8ème édition.Cette édition qui a été entièrement revue et complétée, constitue une des meilleures mises au point de la question importante du diabète.On y retrouve les qualités de clarté et de précision qui ont assuré le succès considérable des ouvrages de cette collection.Il fallait éviter un double écueil: être trop complet et traiter des problèmes difficiles à comprendre par le malade ou risquant de déformer son esprit; ou n\u2019étre pas assez complet et laisser le malade dans l\u2019ignorance.L\u2019auteur a réalisé ce difficile problème; il dit exactement tout ce que le malade doit connaître pour aider l\u2019action médicale, et il écarte de son texte tout ce qui n\u2019est pas pratique, tout ce qui n\u2019est pas dans l\u2019intérêt du malade.Aussi son livre est un guide sûr, méthodique et facile qui assure au diabétique un régime réellement efficace et lui permet d\u2019éviter les dangers constants auxquels il est exposé.Le médecin lui aussi y trouvera son compte, car il verra sa tâche singulièrement facilitée pour les prescriptions de tous les détails minutieux du régime et de la cuisine.Les acides aminés en phtisiothérapie.Par Dani HERVOUET.Volume de 140 pages.Prix: 15 fr.Edition Maloine.Cet ouvrage contient la plupart des communications faites depuis 15 ans par le Docteur D.HERVOUET, créateur de l\u2019Oxyamino- thérapie.En plus des travaux qui ont abouti par étapes à la réalisation de cette thérapeutique physiologique originale, on lira avec intérêt plusieurs monographies, entre autres « L'ALLERGIE DEVANT LA STATISTTI- QUE, » critique rigoureuse des Doctrines Orthodoxes, dont certains travaux récents de spécialistes ont prouvé la justesse et la profondeur, et « SENSIBILISATION, PARADOXE DE L\u2019'IMMUNITE », explication biologique N |! L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 807 \u2014=er \u2014\u2014Je ANAHÆMIN B.D.H.Dans le traitement de l\u2019anémie pernicieuse L'administration de l\u2019\u201c Anahæmin » B.D.H.dans les cas d\u2019anémie pernicieuse est devenue une routine après les effets satisfaisants unanimes qui ont été obtenus.De tels résultats sont démontrés dans un rapport où il est mentionné que des injections de 2 c.c.d\u2019« Anahæmin » B.D.H.par semaine, durant une période d\u2019un mois, produisirent une augmentation des globules rouges de 536,000 à 3,700,000, et une augmentation de l\u2019hémoglobine de 25 pour cent à 60 pour cent.À la fin d\u2019une autre période de traitement de six semaines il a été démontré que le taux des globules rouges avait augmenté à 4,600,000 et l\u2019hémoglobine a 70 pour cent.Cette augmentation des globules rouges de 536,000 a 4,600,000 s\u2019est accomplie avec une dose totale de 24 c.c.d\u2019« Anahamin », L\u2019« Anahæmin » B.D.H.est en vente chez tous les principaux pharmaciens du Dominion et des renseignements complets seront fournis par: THE BRITISH DRUG HOUSES (CANADA) LTD.Terminal Warehouse Toronto 2, Ont.ca ligne pointillée indique les 2 épines pubiennes antérieures._\u2014 An/Can/396-F.Charlotte Noël CORSETIÈRE PROFESSIONNELLE 3524, rue Hutchison, App.32, Montreal \u2014 Tel.: MA.6623 e | ee PS ls au \u2018 Nous créons un dessin spécialement pour vous Radiographie d'une ptose de l\u2019estomac avec ou sans support \u201cSPENCER\u201d.Indications: Anomalies, stase gastrique, hernies, traumatisme sacro-iliaque ou lombaire, néphroptose, grossesse.A droite soulèvement évident après ajustement du support.reste toujours un médicament de choix pour le traitement scientifique de la .COQUELUCHE .Le Pavéral est journellement prescrit avec succès pour les cas de coqueluches et des toux Coqueluchoïdes.\u2014 Ne cause ni intolérance, ni complication.© Littérature sur demande.« AGENTS CANADA DRUG.CO.MONTREAL +.wanmasian: a Ed aE RE Sy 808 aussi rationnelle que lumineuse des raisons de l\u2019évolution des maladies.Les fiches de pratique médicale (Fichier Des- four).17, rue Ecole-de-Droit, Montpellier, France.Nous recevons régulièrement les envois trimestriels de cet ouvrage.Réalisation moderne et très pratique à consulter, ce véritable livre permanent de la pratique médicale nous paraît devoir tenter de nombreux praticiens.Toujours plus riche par ses fiches de complément et toujours tenue à jour par ses fiches de remplacement, cette collection se prête, grâce à sa présentation sur fiches, à des ventes fractionnées: Thérapeutique, Maladies infectieuses, Tuberculose, Obstétrique, etc \u2026.Il nous est agréable d\u2019attirer sur elle l\u2019attention de nos lecteurs.La pratique des maladies de l'estomac.Par L.PRON.Un volume de 123 pages.(Collection \u201cLes Petits Précis\u201d, 1938 .Prix: 18 fr.Librairie Maloine, 27, rue de l'Ecole-de- Médecine, Paris-VIe.Ce petit livre n\u2019est pas une nouvelle édition de La Pratique des maladies de l\u2019estomac, parue en 1919 et qui, l\u2019année suivante, reparut en changeant de titre.Il n\u2019est pas non plus la quatrième édition de: Les Maladies de l\u2019estomac et leur traitement en clientèle, dont la troisième vit le jour en 1921.C\u2019est le résumé (en un nombre restreint de pages exigé par le format de la Collection « Les Petits Précis») d\u2019une pratique de 30 ans, menée parallèlement à une activité scientifique, que beaucoup de médecins connaissent.Aussi, trouvera-t-on là, à côté de notions classiques, certaines vues toutes personnelles et qui s\u2019appuient sur une expérience largement suffisante.Malgré sa minceur, ce petit livre contient tout ce que le praticien doit savoir en pathologie gastrique et, sans doute, connaîtra-t-il le même succès que ses a nés.Petite Chirurgie et Technique Médicale courante.Par G.ROUX, Professeur à la Faculté de Médecine de Montpellier.Un volume de 592 pages, avec 361 figures.Broché: 90 fr.Cartonné toile: 120 fr.Masson L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 et Cie, éditeur, Paris.120, boul.Saint-Germain, Cet ouvrage expose la pratique médicale et chirurgicale à laquelle le médecin doit avoir recours quotidiennement en clientèle et que l\u2019étudiant voit appliquer à l'hôpital.Il traite des méthodes essentielles d\u2019examens et de traitements des malades, des blessés et des opérés.Il contient les connaissances techniques indispensables pour assurer, dans les services hospitaliers, une fonction d\u2019assistance.Il s\u2019adresse donc: \u2014 aux étudiants aussitôt qu\u2019ils fréquentent les hôpitaux; \u2014 à ceux qui préparent les concours hospitaliers; \u2014 aux médecins qui doivent pouvoir appliquer, sans le secours de spécialistes, les procédés d\u2019investigation et de traitement les plus modernes.A l'hôpital, l\u2019étudiant intéressé par la discussion du diagnostic ou par la technique opératoire, ne peut souvent pas assister à tout le travail de préparation ou de recherches fait par un personnel entraîné, en dehors des heures d\u2019enseignement.Lorsqu\u2019il aura pris rang dans la hiérarchie hospitalière ou qu\u2019il aura acquis le droit d\u2019exercer, il devra appliquer lui-même cette technique courante d\u2019examens et de traitements dont il connaît les principes et les résultats, sans être rompu à sa pratique.C\u2019est le détail de cette pratique médicale et chirurgicale de tous les jours que ce livre expose.En l\u2019écrivant, l\u2019auteur a toujours envisagé le côté objectif de la question, la façon dont elle se pose au lit du malade, du blessé ou de l\u2019opéré.Afin d\u2019éviter les descriptions fastidieuses du matériel ou l\u2019énumération aride des divers temps de technique, il a donné à cet ouvrage un caractère essentiellement clinique.Aucune méthode, aucun procédé, aucun geste même n\u2019est décrit sans que les principes fondamentaux, anatomiques, physiologiques, pathologiques ou thérapeutiques, c\u2019est-à-dire les conditions cliniques dans lesquelles il se présente au médecin, ne soient préalablement L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 809 exposés.Comment un étudiant pourrait-il devenir un bon anesthésiste s\u2019il ne connaissait le mécanisme d\u2019action des anesthésiques sur le systéme nerveux et les limites de tolérance de celui-ci à l\u2019endroit des toxiques?Comment traiter utilement une syncope ou une asphyxie, explorer la circulation artérielle d\u2019un membre, appliquer les méthodes thérapeutiques courantes, depuis les méthodes anciennes de révulsion et de dérivation jusqu\u2019à la séro-vac- cinothérapie et aux méthodes thérapeutiques de choc, si les bases physio-pathologiques et biologiques sur lesquelles elles reposent ne sont pas connues.Chaque sujet forme ainsi un ensemble où les détails de la technique découlent naturellement des données cliniques fondamentales qui les imposent et les régissent.Cet ouvrage est divisé en quatre parties; \u2014 L'opération ; \u2014 Les traitements urgents; \u2014 Les méthodes élémentaires d\u2019examens et de traitements; \u2014 La petite chirurgie.La première partie expose les données qui se rapportent à l\u2019opération et à l\u2019opéré en dehors de la technique chirurgicale.Les méthodes aseptique et antiseptique et leur application moderne aux locaux opératoires, au matériel chirurgical et au personnel y sont traités.La préparation de l\u2019opéré tel qu\u2019il se présente au médecin, avec ou sans tare organique, et les procédés capables de dresser les éléments de résistance de l\u2019organisme à l\u2019endroit de l\u2019acte opératoire sont particulièrement étudiés.En ce qui concerne l\u2019opération, les méthodes générales de technique nécessaires à l\u2019assistant telles que l\u2019anesthésie, l\u2019hémostase, les sutures, le drainage, sont décrites.Jour par jour sont étudiées les suites opératoires simples et compliquées, depuis la sortie de l\u2019opéré de la salle d'opération, ainsi que les soins qu\u2019elles réclament.Cette première partie comprend encore l\u2019étude du pansement dans ses multiples formes et ses diverses applications avec la question actuelle du pansement des brûlures.En somme, tout ce qui intéresse l\u2019opéré avant, pendant et après l\u2019opération, fait l\u2019objet de cette première partie.| Hello gd ALLBAAN KELLOGG COMPANY OF CANADA, LTD LONDON,ONT.ALL-BRAN de Kellogg fournit le fer et la Vitamme B, en méme temps VOLUME LAXATIF Fabriqué au Canada par Kellogg FLAVORED A MALT SUGAR AND SALT DUE TO oe DEFICIENCY BULK\u201d 810 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.juillet 1939 La deuxième partie expose la technique des traitements urgents.Sous ce titre sont groupées les techniques de traitements et de secours aux accidentés, l\u2019appareillage des fractures, tels qu\u2019auront à l\u2019assurer le médecin praticien et l\u2019assistant des services hospitaliers.Le traitement des plaies d\u2019après les données biologiques actuelles, la transfusion du sang, le traitement de l\u2019asphyxie, de la syncope, des empoisonnements et intoxications aigus, les secours à apporter aux électrocutés sont étudiés avec les notions anatomiques et physiologiques qui donnent à ces divers traitements un caractère moderne.La troisième partie intéresse les méthodes élémentaires d\u2019examens et de traitements dans leur aspect pratique telles que doivent les appliquer les médecins.C\u2019est ainsi que la technique des prélèvements en vue des examens de laboratoire et les renseignements à demander à un produit de prélèvement avec leur interprétation sont étudiés en détail et présentés d\u2019une façon pratique.Combien d\u2019examens sont rendus difficiles ou impossibles et de résultats sont faussés par un prélèvement imparfait; combien de médecins ont présents à l\u2019esprit tous les renseignements qu\u2019un prélèvement peut leur fournir?Suivent la technique de la biopsie, de la mesure de la tension artérielle, des recherches de quelques constantes biophysiques du sang (temps de saignement, de coagulation), la recherche de la fragilité capillaire, les procédés d\u2019exploration de la circulation artérielle d\u2019un membre que tout médecin doit connaître.Le tubage duodénal qui est devenu un moyen d\u2019investigation courant est exposé avec détails.Dans cette troisième partie prennent place les grandes méthodes de traitements courants qui forment la base de la pratique médicale: parmi elles le tubage gastrique, les ponctions (thoracentèse, paracentèse du péritoine, ponction lombaire, ponction du péricarde, du genou, de l\u2019abcès froid), les injections médicamenteuses dans leurs divers modes et les injections sclérosantes des varices, la cautérisation avec les applications modernes, la cautérisation électrique (électrolyse, diathermocoa- gulation, bistouri électrique), la révulsion et la dérivation (ventouses, abcès de fixation, émissions sanguines locales et générales), l\u2019exposé de la pratique de la séro et vaccinothérapie d\u2019après leurs conceptions actuelles avec anatoxines, le bactériophage et la conduite à tenir en présence d\u2019une morsure de chien, les méthodes thérapeutiques de choc que le médecin doit pouvoir manier couramment, les lavements avec toutes leurs applications, la pratique de l\u2019héliothérapie qui doit être dirigée et surveillée et les accidents qu\u2019il faut savoir éviter; enfin, les applications de l\u2019hydrothérapie à domicile.La quatrième partie, sous le titre de « Petite chirurgie spéciale », expose la technique des interventions et les soins de chirurgie générale et spéciale que le médecin doit pouvoir assurer à ses blessés ou à ses malades.Les interventions courantes comme les incisions d\u2019abcès chauds, l\u2019ablation d\u2019une petite tumeur circonscrite superficielle, le traitement des corps étrangers de la main et des doigts, celui des panaris qui ne sont pas du ressort du chirurgien, de l\u2019ongle incarné, du furoncle et de l\u2019anthrax dont le traitement peut être dangereux s\u2019il est mal appliqué, y sont décrits afin qu\u2019ils puissent être exécutés facilement.Un chapitre spécial est réservé aux traitements des entorses par les injections anesthésiantes intra-ligamentaires, au traitement de la fissure anale (traitement médical, électrique, par injections néri-fissulaires et par la dilatation forcée de l\u2019anus), aux soins à donner au malade porteur d\u2019un anus contre nature avec les détails de l\u2019appareillage.La Petite Chirurgie Oto-rhino-laryngologi- que, écrite pour le praticien, donne les détails de l\u2019instrumentation indispensable, de l\u2019examen de l\u2019oreille, du nez, du pharynx et du larynx et expose la technique des interventions courantes ou urgentes que le médecin doit pratiquer sans faire appel au spécialiste (lavages d\u2019oreille, bouchon de cérumen, furoncle du conduit, abcès des amygdales, traitement de l\u2019épistaxis, injections trachéales, corps étranger de l\u2019oreille et du nez, fractures du nez, trachéotomie, tubage du larynx, etc.). La Petite Chirurgie Ophtalmologique, après ie étude des conditions spéciales anatomi- ies, physiologiques, générales, thérapeuti- tes, de la petite chirurgie oculaire, traite des testions de l\u2019anesthésie en ophtalmologie, des édications oculaires, des pansements, des cas urgence comme les contusions, les corps rangers, les brûlures de l\u2019œil, notions indis- nsables à l\u2019étudiant comme au praticien.La Petite Chirurgie Urologique est un ex- sé très complet des connaissances néces- ires pour résoudre les cas souvent embar- ssants que présentent les urinaires en clien- le courante.La composition de la trousse uri- ire d\u2019urgence du médecin, la description de instrumentation, la stérilisation, l\u2019entretien 1 matériel, l\u2019anesthésie, les cathétérismes, la nde à demeure, les lavages, l\u2019appareillage et 3 soins à donner aux cystostomisés, la ponc- on d\u2019hydrocèle vaginale, les suspensoirs, font »bjet d\u2019un enseignement très pratique per- ettant aux médecins et aux internes de garde : parer à toutes les difficultés de l\u2019urgence uro- giaue et de donner leurs soins aux urinaires.Enfin, sous le titre de Petite Chirurgie Gy- scologique, le toucher vaginal, l\u2019examen au éculum, l\u2019hystérométrie, l\u2019hystérographie, nt décrits et donnent toutes les notions de *xamen en gynécologie.Suivent les soins et technique de gynécologie courante comme pansement vaginal, le tamponnement, l\u2019a- ssthésie locale du col utérin, les injections aginales, la dilatation du canal cervical, la utérisation du col métrique par le caustique > Filhos, l\u2019emploi des pessaires et des hysté- iphores, que le médecin est appelé à prati- 1er dans son cabinet.En somme, les sujets développés ont été roisis et traités de façon que l\u2019ensemble fore un guide complet pour l\u2019étudiant ou l\u2019assis- nt à l\u2019hôpital et pour le médecin en clientèle.ssez concis pour être maniable, illustré de mbreuses figures, il réunit un nombre consi- rable de matières et de renseignements bien oupés dans des chapitres distincts qu\u2019une ta- e analytique et un index alphabétique dé- qillé et explicatif permettent de retrouver ès rapidement.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 Ë .Une formule intéressante exclusivement à base de lait .renfermant les principes nutritifs requis .approximativement dans les mêmes proportions que le lait maternel .que le nourrisson peut aisément digérer et assimiler.Des essais chimiques et biologiques faits sur chaque quantité préparée en assurent l\u2019homogénéité et garantissent l\u2019absence de bactéries pathogènes.accepté par le Council on Foods de l\u2019Association Médicale Américaine depuis 1931.Pas de publicité auprès du grand public.Le mode d\u2019emploi n\u2019est communiqué qu\u2019aux médecins.Pour imprimés et échantillons gratuits, écrivez sur papier à votre en-tête a NESTLE'S MILK PRODUCTS (Canada) Limited Metropolitan Building LR ee 812 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juillet 1939 Les diagnostics biologiques.Par Noël FIES- SINGER, médecin de l'hôpital Necker, professeur à la Faculté de Médecine; Henri- René OLIVIER, ancien interne en médecine, ancien chef de laboratoire à la Faculté de Médecine; et Maurice HERBAIN, ex-interne en Pharmacie des hôpitaux, assistant & la Faculté de Médecine.Préface du Professeur Albert ROBIN.Ouvrage couronné par l'Académie de Médecine (Prix Desportes 1930) et par l'Académie des Sciences (mention honorable 1930).1 volume format 15 x 22 cm., 768 pages, 152 figures, 11 planches en couleurs.4e édition entièrement revue et augmentée.Librairie Maloine, 27, rue de l'Ecole-de-Médecine, Paris, VIe.Les diagnostics biologiques se trouvent déjà dans les laboratoires du monde entier.Leur exposé simple dans le cadre schématique de: ce qu\u2019il faut, ce qu\u2019il faut faire, ce qu\u2019il faut voir, ce qu\u2019il faut dire, la minutie des descriptions techniques, la prudence des conclusions cliniques ont déjà assuré le succès des trois éditions précédentes.La nouvelle édition que les auteurs viennent de mettre au courant s\u2019est considérablement agrandie.Le laboratoire et la technique en médecine contemporaine prennent une importance de plus en plus débordante.Il a fallu refaire l\u2019installation du laboratoire, faire une étude du matériel d\u2019analyse, balances, colorimètres à cellules photoélectriques, refractomètres et photomètres.En bactériologie, sont analysés les nouveaux milieux de cultures, en particulier pour le bacille tuberculeux, les nouvelles techniques de sérologie pour le diagnostic de la syphilis, le diagnostic de Kala-azar, le cuti, intradermo- réactions, préparation des vaccins.L\u2019hématologie se modernise par une révision technique et par analyse des sédimentations globulaires, des groupes sanguins, par une étude technique des myélogrammes, spléno- grammes et adénogrammes.Les explorations fonctionnelles de l\u2019estomac se complètent par une précision des analyses de suc gastrique, par la recherche de l\u2019acide lactique; de l\u2019intestin par le dosage des acides organiques et de l\u2019ammoniaque.L\u2019exploration de la fonction respiratoire réserve un chapitre important au dosage de l\u2019oxygène et de CO?du sang avec tous les perfectionnements modernes.L\u2019exploration des fonctions de nutrition développe les techniques de métabolisme de base, de l\u2019étude de la réserve alcaline et du pH sanguin, et complète les dosages de l\u2019acidose cétonique et des glycémies.Dans les métabolismes partiels, les dosages d\u2019uricémie sont revus, de même pour les esters du cholestérol, et sont complétés les dosages du fer du sang, de l\u2019oxalémie et de l\u2019oxalurie, de la phosphorémie, de la calcémie, de la gluta- thionémie et de la lactacidémie.L'exploration fonctionnelle du foie est mise au courant des recherches les plus récentes sur la bilirubinémie, la cholalémie, la polypeptidé- mie, les concentrations galactosuriques fractionnées, la fibrinémie, la réaction de Takata- Ara et la cholécystographie.L\u2019exploration des reins se complète par l\u2019étude de la méthode des dilutions-concen- trations et de la méthode de Rehberg, de la natrurie, de la pression osmotique des nro- tides.Les fonctions de reproduction sont mises au courant des recherches les plus récentes sur les hormones gonadotropes et sur la follicu- lino-sécrétion.Une table des constantes organiques, des poids atomiques, et un chapitre des réactifs et solutions titrées terminent le volume.C\u2019est dire combien cette nouvelle édition des diagnostics biologiques s\u2019inspire des recherches les plus récentes.Elle met au point les techniques, éloigne les inutilités et supprime les erreurs.Par ses chapitres techniques, elle intéresse le praticien de laboratoire et le chercheur biologique; par ses applications diagnostiques elle reste éminemment utile au médecin quel qu\u2019il soit, savant ou praticien, spécialisé ou généralisé.Ce livre pose le jalon de la médecine biologique contemporaine.EE = 02 PGO _ A m_ RHUMATISME articulaire aigu__ PROPHYLAXIE: VITAVAL amines A, B, D, G et sels minéraux.Alimentation abondante v.\u2014_ Vie au grand a TRAITEMENT: | er \u201cPool.SA L-| I 0! D U M en injection intraveineuse.VAL-UROL cons store PIPERAZINE \u201cVALOR\u201d granulé effervescent.SALICYLATE de SOUDE \u2018VALOR\u2019 estervescent.USINES CHIMIQUES DU CANADA INC.1338 LAGAUCHETIERE EST, casier postal 87 Station C, MONTREAL SUSE po Pour la profession médicale seulement.2 A $13 \u2018 Ge at ae ay hy, SESTORE 1 BISMOL Suspension alcaline de Bismuth et d\u2019Alumine indiquée dans les affections gastro-intestinales des adultes.Diarrhée des enfants et diarrhées vertes des nourrissons.Bismol tapisse d\u2019une couche protectrice les membranes de l\u2019estomac et de l\u2019intestin.Dose générale : Une ou deux cuillerées à soupe à toutes les trois ou quatre heures.LE LABORATOIRE DU BISMOL 945, rue Côté 99 Harbour, KINGSTON, B.W.l.> 45 Peddar, HONG-KONG arbour MONTREAL edaar Représentants pour les États-Unis: Geo.J.WALLAU Inc., 153 Waverly Place, N.-Y.DISTRIBUTEURS: MONTREAL: La Cie Pharmaceutique DesBergers.TORONTO: Drug Trading, National Drug & Chemical Co.Ltd.WINNIPEG et REGINA: National Drugs Limited.CALGARY et EDMONTON: Alberta National Drugs Ltd.VANCOUVER: B.C.Drugs Limited.HALIFAX et SAINT-JEAN: National-Canadian Drugs Ltd.arme a "]
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