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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Août
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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L'union médicale du Canada, 1940-08, Collections de BAnQ.

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[" Tome 69 \u2014 Numéro 8 | MONTRÉAL, AOÛT 1940 Bulletin de l'Hssoctation des fi -\u2014\u20140. FORMULE : * Surrénale 14 grain, © Substance cérébrale 10 grains, Thymus 3 grains, Teinture Valériane L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, août 1940 19 40 gouttes.RIEUROCRIN INDICATIONS: Neurasthénie, Perte ou sommeil agité, cause nerveuse, Surrénalites aiguës ou chroniques, Névroses, Épilepsie, Hystérie, Hyper- excitabilité psychique, Fatigues, Surmenage, Épuisement de l\u2019énergie et tous autres troubles nerveux.- CASGRAIN & CHARBONNEAU, LIMITEE 30 est, rue Saint-Paul Conditionnement : Les comprimés NEU- ROCRINE sont présentés en flacons de 50 et 100 comprimés, enrobés de sucre gris.W | Pharmaciens en gros Montréal 20 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 Le Collège Royal des pédecins et Chirurgiens du Canada Ÿ Examens 1940 ® Les examens écrits, sur les sujets primaires et finals, auront lieu les 30 septembre, ler et 2 octobre \u2014 à Vancouver, Edmonton, Saskatoon, Winnipeg, London, Toronto, Kingston, Montréal, Québec et Halifax.© Les examens oraux sur les sujets primaires auront lieu le 21 octobre à Edmonton et les 24 et 25 octobre à Montréal.© Les examens oraux et cliniques sur les sujets finals auront lieu le 21 octobre à Edmonton et les 24 et 25 octobre à Montréal.© Les examens oraux et cliniques en langue francaise auront lieu à Montréal ou à Québec le 21 octobre.LES COURS DE REVISION Sur les sujets primaires: \u2014 A Edmonton \u2014 Université de l\u2019Alberta.\u2014 S\u2019adresser au bureau du Doyen, Faculté de Médecine.A London \u2014 Université de Western: Ontario.\u2014 S\u2019adresser au bureau du Doyen, Faculté de Médecine.A Montréal \u2014 Université McGill.\u2014 S\u2019adresser au Dr S.Dworkin, Département de Physiologie.A Montréal \u2014 Université McGill.\u2014 S\u2019adresser au Dr E.W.Workman, Département d\u2019Anatomie.A Toronto \u2014 Université de Toronto.\u2014 S\u2019adresser 3 Mlle M.Cory, Département de.Physiologie.Sur les sujets finals: \u2014 DIVISION DE MEDECINE: \u2014 A Montréal.\u2014 S\u2019adresser au Dr W.de M.Scriver, 1374 ouest, rue Sherbrooke, Montréal, P.Q.A Toronto.\u2014 S\u2019adresser au Professeur Duncan Graham \u2014 Département de médecine, Université de Toronto, 100 rue Collège, Toronto Ontario.DIVISION DE CHIRURGIE: \u2014 A Montréal.\u2014 S\u2019'adresser au Dr R.R.Fitzgerald, 1414 rue Drummond, Montréal, P.Q.\u201d \u2014 S\u2019adresser au Dr Gavin Miller \u2014 Hôpital Royal Victoria, Montréal, P.Q.A Toronto.\u2014 S\u2019adresser au Secrétaire \u2014 Département de Chirurgie, Institut Banting, Toronto, Ontario.Les candidats gradués de 1930, ou antérieurement, d\u2019une École de Médecine ou d\u2019une Université immo par le Conseil, ne seront pas tenus de passer l\u2019examen primaire mais devront, à less 1 final, faire preuve d\u2019une connaissance générale et pratique de l'application clinique de l\u2019anatomie et de la physiologie.Cet examen spécial sera dirigé par des cliniciens.Toutes les communications devront être adressées à: WARREN S.LYMAN, M.D., F.R.C.P.(C.), Secrétaire-Honoraire Chambre 3018, National Research Laboratories, Sussex Street, OTTAWA.Ontario.Des renseignements supplémentaires apparaîtront dans d\u2019autres numéros de ce journal. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 GRANULE = COMPRIMES \u2014 INJECTABLE MALADIES DEGENERATIVES LYMPHATISME - SCROFULE Laboratoires ROBIN, 13, Rue de Poissy, PARIS GRANULE et COMPRIMES Clycérophosphate de Ca.0.125 Glycérophosphate de Soude 0.0125 AMPOULES 2 cmc Glycérophosphate de Soude 0.05 2.Nucléinate de Soude 0.0125 Nucléinate de Soude .0.005 Méthylarsinate disodique 0.01 Méthylarsinate disodique 0.01 Grammes par cuillerée-dose ou comprimé.Gms, par c.c.1 ou 2 inj.par 24 hres.2 à 3 cuill.ou comprimés aux repas.Agents pour le Canada: LABORATOIRES JEAN OLIVE, 533, rue Bonsecours, MONTRÉAL.Ethers éthylique et butylique de l\u2019acide paraaminoben- zoïque \u2014 résorcine \u2014 oxyquinoléine \u2014 oxyde de zinc.ANESTHESIE SUPERFICIELLE par simple contact Laboratoire P.Baude 72, rue Saint-Dominique, Paris PRURITS, engelures, gercures, crevasses, brûlures, ® ECZEMAS, hémorroides, ulcéres variqueux, escarres, crevasses du sein, dermites infantiles Agents au Canada: LABORATOIRES JEAN OLIVE 533, rue Bonsecours, Montréal Anesthésiques insolubles et non toxiques - cessation immédiate de la douleur sur les tissus lésés et toutes muqueuses Autres formes: SOLUTION HUILEUSE 59, \u2014OVULES\u2014SUPPOSITOIRES 22 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 NEURO-TRASENTINE \u201cCIBA\u201d (Trasentine + acide phényléthylbarbiturique Nouveau produit \u2018\u201cCiba\u2019\u2019 agissant, suivant la dose, soit comme sédatif-antispasmodique d\u2019action centrale et périphérique, soit comme médicament de choix dans le traitement des troubles neuro-végétatifs de l\u2019insomnie.En associant la Trasentine, antispasmodique de synthèse d\u2019action totale, à l\u2019acide phényléthylbarbiturique on réalisa, sous le nom de Neuro-Trasentine, une telle potentialisation des effets sédatifs et antispasmodiques de chacun des deux composants et ceci avec des doses si minimes sans tout danger d\u2019accoutumance, que même l\u2019administration prolongée d\u2019une même dose de Neuro-Trasentine assure un effet constant.La Neuro-Trasentine, renfermant donc ces deux substances en proportion judicieusement établie à la suite d\u2019essais cliniques systématiques, agit, suivant la dose administrée, soit comme sédatif-antispasmodique d\u2019action centrale et périphérique, soit comme médicament de choix dans le traitement des troubles neuro-végétatifs de l\u2019insomnie.POSOLOGIE PRÉSENTATION Dose sédative antispasmodique: 3 à 6 dragées au cours de la journée, en traitement prolongé.Dose soporative: 2 à 3 dragées V2 heure avant le coucher.En flacons de 30 et de 100 dragées.Également en emballages de 500 dragées pour hôpitaux.(Chaque dragée contient 20 mgrms de Trasentine et 20 mgrms d'acide phényl- étnylbarbiturique.) ComPAaGNIE CIBA MONTRÉAL LIMITÉE ne en I | ga y EE L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 \u2019 23 eo y MEY Nes FX ; eo; ces NO, Mos \u20ac = he \u201cREGULATEUR DE LA jig gi CIRCULATION VEINEUSE \u201d je Ç TROUBLES de la PUBERTÉ et de la MÉNOPAUSE = 236 imés par jour Si comprimés par jour.vil = \\ LABORATOIRES MIDY - PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTREAL ma LIPIODOL LAFAY Huile d\u2019œillette iodée à 40 °/, O gr.540 d\u2019iode par c.c.pour combattre : AS TH M E ARTERIOSCLEROSE LYMPHATISME RHUMATI SME ALGIES DIVERSES SCIATI QUE SYPHILIS AMPOULES, CAPSULES, POMMADE EMULSION, COMPRIMES Pour explorer : SYSTEME NERVEUX VOIES RESPIRATOIRES UTERUS ET TROMPES VOIES URINAIRES SINUS NASAUX VOIES LACRYMALES ABCES ET FISTULES VINANT Ltée.533.rue Bonsecours, MONTREAL Abcès froid exploré au \u2018\u2019 LIPIODOL\u201c Agents exclusifs pour le Canada des (Collection Sicard et Forestier) LABORATOIRES A.GUERBET & C* 22, Rue du Landy, 22 PARIS - SAINT - OUEN 24 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 FILMS RADIOGRAPHIQUES __DUPONT__ VITESSE IN TECHNIQUE QUALITE UNIFORME La grande rapidité et le contraste des Films radiogra- ty phiques DUPONT sont d\u2019une même uniformité.Les divergences ennuyeuses de vitesse et de technique sont éliminées.Ils sèchent plus rapidement et plus durs; ceci les pro- tège davantage contre la détérioration que cause la ma- nipulation répétée.\u2014_\u2014___ Un stock constamment frais à votre disposition chez CASGRAIN & CHARBONNEAU LTEE Dépt.des Rayons-X 28-36 est, rue Saint-Paul Montréal L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 2 Une décade de succes De 1870 a 1880 \u2014 années de succes.Bell transmit la premiére phrase au téléphone, Edison enregistra la patente pour la lampe électrique incandescente et le docteur Phillips présenta un des agents thérapeutiques les plus renommés \u2014 le Lait de Magnésie Phillips.Aujourd'hui, comme il y a 60 ans, le Lait de Magnésie Phillips est le médicament de choix lorsqu\u2019un léger laxatif ou une médication antiacide.est nécessaire.Le Lait de Magnésie Phillips neutralise l'excès d'acidité gastrique avec un minimum de réaction acide.Son action laxative s\u2019accomplit sans irritation.Doses: comme antiacide: 2 3 4 com- primés; 2 a 4 cuillerées a thé; comme laxatif léger: 4 à 8 cuillerées à thé.Échantillons envoyés sur demande.+ LAIT DE MAGNESIE PHILLIPS PHILLIPS THE CHAS.H.CHEMICAL CO.Windsor, Ontario 26 L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 FACILITE la PÉNÉTRATION La Gelée lubrifiante K-Y, employée sur les gants, cathéters, sondes et autres instruments, facilite les examens et traitements.La K-Y est aseptique, non graisseuse, transparente et soluble dans l\u2019eau.Elle ne détériore pas le caoutchouc.On se procure la Gelée lubrifiante K-Y en tubes ordinaires de 24; onces et tubes pour hôpitaux de 434 onces.( LIMITED (ohmic « LES PLUS GRANDS FABRICANTS DE PANSEMENTS CHIRURGICAUX AU MONDE ». L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 27 : GELOGASTRINE 3 2 GUID 1cuillerée & bouche avant chaque repos Ou Ou moment des crises CHILLY 2 tablettes ovont chaque repos LABORATOIRES LICARDY 38.B\"° Bourdon.NEUILLY-PARIS Agents pour le Canada: VINANT Limitée - 533, Rue Bonsecours, MONTRÉAL SÉDATIF DU SYSTÈME Ë NEURO-VÉGÉTATIF |: PASSIFLORE VROTVES E JUSQUIAME | CRATAEGUS \u2018ASSOCIATION SYNERGIQUE HYPERACTIVE mi.LABORATOIRES LICARDY 38 8° BOURDON _ NEUILLY- PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTREAL \u2014 28 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 SANATORIUM PRÉVOST INCORPORE .Ë I] RE | | i [A ETABLISSEMENT DE PSYCHOTHERAPIE Magnifique situation au bord de la Riviére-des-Prairies, a proximité de Montréal.Parc de 600,000 pieds carrés.Tennis, billard, etc.Chambres pourvues de tout le confort moderne.TRAITEMENT INDIVIDUEL DES AFFECTIONS DU SYSTEME NERVEUX par trois médecins spécialistes et un personnel expérimenté.Cure de repos.Régimes.Electrothérapie.Rayons U.V.Hydrothérapie.Traitements spéciaux des toxicomanies (alcool, morphine, cocaine).Malariathérapie et toutes pyrétothéra- pies.Prospectus sur demande.Personnel médical: Dr Edgar Langlois, médecin-directeur; Dr Jean Saucier; Dr Roma Amyot; Dr Charles-A.Langlois (électro-radiologie).4455 ouest, Boulevard Gouin, Téléphone: BYwater 1240 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULIETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 29 Contrôlez chaque caractéristique de cet appareil à Rayons-X combiné: EFFICACE, COMPACT et FLEXIBLE , AvanT d'acheter un appareil à Rayons-X vous vous devez de vérifier chaque caractéristique du Modèle G-E D3-38.Il «st d\u2019un prix modéré et, dollar pour dollar, cet appareil vous offre plus de valeur que tout autre du même genre.Dessiné et construit pour répondre à vos besoins, il incorpore toutes les suggestions avantageuses que vous avez faites, et la valeur incomparable de l\u2019unité D3-38 sera rapidement reconnue par la profession médicale qui possède le sens aigu de la valeur.Commencez dès aujourd\u2019hui votre investigation.Servez-vous du coupon ci-dessous pour obtenir un exemplaire du catalogue de l\u2019unité D3-38.re ND UD CD CIN [NID (I me mr I VICTOR X-RAY CORPORATION of CANADA, Ltd.DISTRIBUTORS FOR GENERAL ELECTRIC X-RAY CORPORATION | | TORONTO: 30 Bloor St, W VANCOUVER: Motor Trans.Bldg., 570 Dunsmuir St.| MONTREAL: 600 Medical Arts Building WINNIPEG: Medicol Arts Building \u2019 | Veuillez m\u2019envoyer un exemplaire du catalogue | concernant le Modèle G-E D3-38 et tous les | | renseignements sur cet appareil à Rayons-X com- | biné moderne.Nom Adresse Ville i | ce vue Se ms ee EE EE ES CS CS CN 30 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 SANATORIUM de BLOIS Maison de zep03, de régime et de convalescence AFFECTIONS NERVEUSES MÉDECIN-DIRECTEUR: .Dr Charles de BLOIS EN GENERAL DIRECTEUR-ADJOINT : - .Dr Georges de BLOIS ., Maladies de | estomac et de MEDECINS CONSULTANTS: | Intestin, surmenage, rou \u2018es Professeur Albert LeSAGE, Montréal: Dr Charlemagne de la nutrition, neurasthénie, BARIBEAU, Trois-Rivières; Dr J.-C.GELINAS, Trois-Ri- rhumatisme, artério-sclérose, vières; Dr Benoît JACOB, Trois-Rivières; Dr Rob.VEIL- .X (Radiologiste) is-Rivières.intoxications (morphine, al- LEU adiologiste), Trois-Rivières cool, etc.).Psychothérapie, hydrothérapie, électrothérapie, PRIX MODÉRÉS\u2014Deux solariums, service d\u2019ascenseur, etc.rayons ultra-violets, etc., etc.Les aliénés et les contagieux ne sont pas admis.Pour renseignements supplémentaires et réservations: s\u2019adresser par lettre, télégramme ou téléphone au Directeur: PROSPECTUS ILLUSTRÉ Dr Charles de Blois SUR DEMANDE ° SANATORIUM de BLOIS Téléphone 3420 225 boul.Laviolette - Trois-Rivières, P.Q. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 31 LA METHODE EMPIRIQUE est parfois utile Un jour, un grand médecin de renommée mondiale, spécialisie du diagnostic, en entrant dans une des .salles publiques d'un hôpital, renifla l'air et s'écsia: \"Je sens la typhoide ici.Et il avait raison! Le médecin sait bien que, même avec tout l'outillage scientifique qu'il a à sa disposition, il ne peut jamais se passer des analyses intuitives faites par ses yeux, son ouïe, son toucher et son odorat\u2026 De même, pour le Lait Carnation Irradis, le jugement humain supplée toujours aux procédés de contrôle automatiques et précis dinsi qu'aux analyses de laboratoire.Un expert en méthode empirique échantillon- ne chaque lot de lait, tous les jours, dans toutes les condenseries Carnation.Il le goûte, en examine la couleur, le prend à la cuillère pour en connaître la consistance \u2014 afin de s'assurer doublement que chaque boîte de Lait Carnation Irradié sera conforme au prototype supérieur de qualité que le corps médical s'attend à trouver dans cet aliment important.UNE BROCHURE POUR MEDECINS \u2014 Ecrivez pour la demander, « Alimentation Simplifiée pour Bébés » est une brochure scientifique qui traite de l\u2019emploi du Lait Carnation Irradié dans les cas d\u2019alimentation normale ou difficile.Adressez-vous à ! In Carnation Company Ltd, Toronto.| \"À Ontario.IRRADIATED \u201cment [vaPOL 2s) ARNATION MILK IRRADIE UN PRODUIT DU QUEBEC \u2018\u201c\u201cprovenant de vaches bien nourries\u2019\u2019 32 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 PENTA-KAPS AMELIOREE FORMAT REDUIT- TENEUR EN VITAMINES PLUS ELEVEE Produit des Laboratoires de recherches Abbott, les Penta-Kaps Améliorées fournissent cinq vitamines importantes dans des concentrations considérablement augmentées.Chaque capsule contient 10,000 unités internationales de vitamines A, 1,000 unités internationales de vitamines D, 200 unités internationales de vitamines B:, 40 unités Sherman de vitamines G et 500 unités internationales de vitamines C.Grâce au perfectionnement des méthodes de fabrication, la grosseur des capsules Penta-Kaps a été diminuée de quarante pour cent.Il faut s'assurer, en prescrivant une préparation vitaminée, que votre patien: reçoive un produit dont la teneur en vitamines a été définitivement établie et prouvée.C\u2019est pourquoi sur toutes vos ordonnances de vitamines, vous devez spécifier PENTA-KAPS AMÉLIORÉE ABBOTT.Comme tous les produits vitaminés Abbott, les Penta-Kaps Améliorées sont standardisées biologiquement, sous des conditions rigidement contrôlées.Vous êtes donc assuré qu\u2019elles vont fournir toutes les vitamines et dans les quantités mentionnées sur l\u2019étiquette.Les Penta-Kaps Améliorées sont présentées en boîtes de 25, 50, 100 et 250 capsules.LABORATOIRES ABBOTT LTÉE \u2014 20, CHEMIN BATES, OUTREMONT. IN MEMORIAM P.-C.DAGNEAU (1877-1940) Il est des gens qui disparaissent et qu\u2019on dera.Il rencontre a cette époque Arthur Rous- regrette parce que leur compagnie était agréa- seau et l\u2019union de ces deux hommes: Rousseau ble.La famille, l\u2019entourage, les amis pleurent à l\u2019activité débordante, et Dagneau au juge- et se souviennent.ment sûr et pondéré, engendre des œuvres dont Il en est d\u2019autres dont la mort ferme une une seule suffirait pour créer un monument à époque, leur époque.Ils avaient vu plus grand eux deux.Ce sont: la réforme des études qu\u2019eux et leur passage a laissé des œuvres qui médicales; la réorganisation de la Faculté de ont grandi et pris Médecine; la Cli- de l\u2019expansion.On nique Roy-Rous- en veut à la mort seau; l\u2019Hôpital qui met fin à une Laval et leur der- vie si prodigue.nier né\u2026 l\u2019Hôpi- Le docteur Da- tal du Saint-Sa- gneau emporte crement.avec lui de sem- À cet hôpital, blables regrets.il avait consacré Sa vie, il l\u2019avait les 15 dernières vouée tout en- années de sa tière à l\u2019Universi- vie.Il lui avait té Laval.Ses sacrifié sa clientè- activités dépas- le, ses loisirs et saient le domaine sa santé.Il le de la Faculté de chérissait comme Médecine.son enfant et Il était né à Lé- craignait tout ce vis en 1877.Mé- qui pouvait en decin en 1901, il altérer la consti- fait l\u2019internat d\u2019u- tution ou la bon- sage à l\u2019Hôtel- ne réputation.Dieu de Québec et Calixte Da- part pour l\u2019Euro- gneau était un pe en 1903.Il va chirurgien de pre- à Paris.Il y ap- mier ordre.Il n\u2019o- prend les princi- pérait que quand pes et les techni- il était bien sûr ques de l\u2019art chirurgical qu\u2019il illustrera plus de pouvoir rendre service à son malade.Il tard à Québec.craignait par-dessus tout la maladie chirur- A son retour, il devient l\u2019assistant, à l\u2019Hôtel- gicale, aussi était-il très parcimonieux dans Dieu, du docteur Michel Ahern à qui il succé- ses interventions. 790 Dagneau était encore un lettré.Il avait présidé très honorablement aux destinées de la Société du Parler Français et à celles de l\u2019Institut Canadien de Québec.Il parlait avec une facilité étonnante tant en anglais qu\u2019en français.Sa voix était chaude, prenante.Pas de grandes phrases ronflantes, pas de métaphores, mais des mots, toujours le mot juste, des anecdotes, des souvenirs, des citations de Mark Twain ou autres émaillaient ses discours débités sur le ton de la conversation la plus intime.On reconnaissait en lui un jugement sûr et pondéré.Ses conseils étaient judicieux, bienveillants et souvent à point.En un mot ou deux il se débarrassait d\u2019un importun et celui-ci n\u2019avait plus envie de recommencer.Il n\u2019était pas toujours agréable à aborder.Sa figure longue, qu\u2019il avait longtemps ornée d\u2019une barbe impériale, son nez en cascade, ses grands yeux bleus, tout cela formait un ensemble qui glaçait à première vue et l\u2019importun qui se hasardait quand même recevait en deux mots une réponse à ses questions qui ne supportait pas la réplique.Le docteur Dagneau ajustait son pince-nez, jetait l\u2019œil sur un bout de papier et notre homme avait compris que là finissait l\u2019entrevue.Cependant si on l\u2019intéressait il se mettait à causer, déridant de temps à autre sa grande figure d\u2019un large sourire à l\u2019emporte- pièce et prouvait à son homme qu\u2019il en savait plus que lui.Cette froideur cachait des trésors de bonté et de tendresse.Que de malades en ont abusé! Ses assistants, les médecins et tout le personnel de l\u2019hôpital Saint-Sacrement savent jusqu\u2019à quelle profondeur ils pouvaient puiser.Dagneau était bilingue et Canadien avant tout.Il était un de ces rares bilingues qui peuvent parler et jouer parfaitement avec toutes les finesses des deux langues anglaise et française.Ses relations avec les médecins de langue anglaise du Canada furent des plus cordiales et dans tous les milieux canadiens on reconnaissait sa valeur.Il fut longtemps, et jusqu\u2019à sa mort, directeur de la « Canadian Medical Association ».L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 Son grand jugement et son patriotisme ardent, sa science et son bilinguisme rendirent grand service à la Médecine canadienne.Personne plus que lui n\u2019a concouru à rendre plus cordiales les relations médicales entre les deux grandes races qui se partagent le pays.Il représentait la science et la mentalité française au sein de la « Canadian Medical Association ».Il contribua largement à la fondation et à l\u2019organisation du « Royal College of Surgeons of Canada ».La France avait reconnu sa valeur et l\u2019avait fait chevalier de la Légion d\u2019Honneur en 1934.Rome l\u2019avait précédemment créé Commandeur de Saint-Grégoire le Grand.Pendant de longues années il avait enseigné à Laval la pathologie chirurgicale et l\u2019anatomie.Il gardait avec prédilection la chaire de déontologie, science qu\u2019il personnifiait et qu\u2019il aimait par-dessus tout.Il avait l\u2019habitude de dire, « c\u2019est à l\u2019enseigner qu\u2019on apprend une science ».Il savait bien ce qu\u2019il enseignait.Ses cours étaient d\u2019agréables conférences.Ils se terminaient toujours en tangente sur des considérations morales ou scientifiques.Musicien de nature, son cours sur l\u2019anatomie de l\u2019oreille était une conférence sur des données physiques et musicales.Il connaissait toutes les romances du terroir et la salle d\u2019opération était l\u2019endroit où il les débitait avec prédilection.Il était un timide qui se donnait difficilement, mais qui se donnait fidèlement.Il est mort après deux longues années, miné par une maladie cachectisante qui a rongé ses forces petit à petit.Il est mort à l'hôpital Saint-Sacrement où il avait si ardemment vécu.Il est parti.Son œuvre, comme celle d\u2019Arthur Rousseau, se perpétuera.Il était un des derniers survivants de cette pléiade d\u2019hommes qui donnèrent à la Faculté de Médecine de Laval la place qu\u2019elle occupe aujourd\u2019hui avec honneur dans le monde médical.Sylvio LeBLOND.Québec, 8 juillet 1940. BULLETIN LE CONGRÈS DES TROIS-RIVIÈRES Pendant qu\u2019une effroyable guerre terrifie l\u2019Europe et en décime la population, la science médicale doit continuer sa tâche admirable de sauvegarder la vie des hommes.En ces temps troublés, aurait-on le droit de suspendre l\u2019activité de nos organisations scientifiques?Telle n\u2019est pas l\u2019opinion des dirigeants de l\u2019Association des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord ; et voilà pourquoi tous les médecins de langue française du Canada et des Etats- Unis devraient répondre par leur présence, à l\u2019invitation qui leur est faite d\u2019assister au Congrès des Trois-Rivières, les 9, 10, 11 et 12 septembre prochain.Alors que nous sommes isolés de la France pour une période que personne n\u2019est en mesure de préciser, et qu\u2019elle ne peut communiquer avec nous, ni par ses publications, ni par la voix de ses maîtres à qui nous devons notre formation médicale, l\u2019appel de l\u2019Association devient plus impérieux.Il faut que nous serrions les rangs, que nous conservions intactes les traditions médicales françaises en Amérique.L\u2019œuvre de l\u2019Association a une importance nationale pour nous; par elle, nous manifestons notre existence et nous pouvons non seulement sauvegarder, mais même enrichir notre héritage scientifique.Le programme des travaux scientifiques publié dans l\u2019édition de juillet du Bulletin de l\u2019Association et de l\u2019Union Médicale, fournira un véritable cours de perfectionnement, précieux à la fois pour le médecin praticien et pour le médecin spécialisé.Le comité local du Congrès causera d\u2019agréables surprises aux épouses des congressistes: thés, modes, réceptions, promenades à Shawinigan et à Grand\u2019Mère, cinéma, etc.Tous doivent se faire un devoir d\u2019assister au Congrès des Trois-Rivières. | | | 46, a i A i £4 i 7 SNE 57 4 af, E\u2026 3 PE A i 4 7% % A A 9 de 2 ; iy 0 Eo % \u201cA \u201c ov e i 7 7: 4 4 A A # x J 5 A Sr 4d 47 7 > 7 CE = f = a 4 7 Si Gi A 5 / A A aR 7 % ë fn 3 Hh 4 # 25 FA 7 2 2 É Le > GE 7 .2 1 7 5 i 2 A 7; § a A 26 7 Pa Æ i Œ hn # EE 2 Zi ¢ Secrétaire-Tré x 7 78 25 je 25 i a7 C4 7 7 7; 2 Hh er Sori + Ë PE 7 | 75 2 a 7 és \u2018 5 2 GE er G 2 er \u2019 i 59; 4x or 5 7 Ai y ci 7 i a 7% 4 CA ; 2 2 2 i 7 io 7 2 7 5 Gi 0 7 or LÉ di ene , Docteur Donatien Marion, F.R.C.S.(C) (Montréal) ral Professeur agrégé aan ve RY SEE ERR ITER sg SITIES TE Sr = 3 ÿ Se : 5 | = , > ; = 3 # PE $ ; : à 3 ç ns : 5 = : ¥ \u20ac i Docteur R.SS i + i : ; 6) Fx SY à i : Directeur G 3 + ; *evass à 5 3 Ë | A $ : 3 = | AS ene 2 : j i 7 = ¢ : : ; = se = se = = 5 5 a {2 ; 3 a ¢ § à à FD rE ral i à Se ve = 5 = br $ : FS a SDS ete = SE fi, 5 he pe 3 be #50 & i Ss! ator, ons: Hh AY = ; set as ce = ote EE) 2 Be 5 en 2 = 2A Gen 5 se a 2 pret Rs oe = dy ve 5 ae FRE a = Sdn Se SRN dh A Seta 5 RRS ie = saisis = se.& 5 aE FRS Le ss 25 des x, 2, js vs Wa 5 E Spe ny \u20ac UN >, 8 ny 2% xe SN css i 5 = aaa ny SR Pa 35, re as va Rs Be de A 5 BE 5 SE Fes oo aN i a > \u201cexe x Den Sh oR ee \u201c© a.Se oH Ja, Sud sm se oo \u201c5 Se ss Fo, oy SH DES ne és Bis, ns.5 \u2018 der 7e Fu cs ow 9.2 a + oi Fi ey Sets = i Ed, NS iad So Sin + -E.Valin, F.R.C.S, (C) (Ottawa) Bi Es 2 » $ DE oN i #.\u2019 RIQUE DU NORD CAISE DE L'AME- DE LANGUE FRAN- DES MEDECINS L'ASSOCIATION OFFICIERS 2 2 22 = a Te 22 Docteur Chs De Blois (Trois-Rivières) Président du Congrès ox 8: = a Se © = Docteur J.-A.Denoncourt (Trois-Rivières) Secrétaire du Congres 55 S Ra = = ee 2 = 35 = ne = NE es > = Se SN £5 8, is = oh Ce 3 0 2 oS 2 i 5 ge a Le SE Æ Docteur A.Tétreault (Trois-Rivières) Trésorier du Congrès \u201c ee i va A SN SE ph) NY = hs 2 x = Docteur J.-H.Lapointe (Ottawa) A Membre de l'Exécutif $ = sa SPR 5 » = a rase = se = s se A 4 * Ë # 22 > 5 Xo Be i 4 pi e Docteur J.-M.Trudel (Shawinigan-Falls) Vice-Président pr À 3 .3 e = ss Docteur A.-J.-B.Falcon (Pawtucket) N Vice-Président .S a ; se = se se = HR SE = = ss Ë x an 3 = NN NN 33 iy t, UE = a = vi = À JE Ps o À = 7 Et ee + + & J Docteur J.-A.Tardif (Lévis) Vice-Président 5 MÉMOIRES o + e TRAITEMENT DIRECT DES CONJONCTIVITES GONOCOCCIQUES PAR LES SULFAMIDES Par Philippe PANNETON, Chef du Service d\u2019Ophtalmologie, Hôpital Notre-Dame (Montréal).On a pu dire avec raison que la conjonctivite gonococcique, l\u2019ophtalmie purulente, était la grande pourvoyeuse des hospices pour aveugles.En effet sa malignité, sa ténacité et surtout la facilité avec lesquelles elle cause d\u2019irréparables lésions cornéennes la rendent particulièrement redoutable.L'utilisation «des sels d\u2019argent, nitrate d\u2019argent et surtout argyrol, donna depuis leur adoption qui s\u2019est généralisée, des résultats meilleurs que les traitements insuffisants qui se faisaient autrefois; et avec de la patience et des solutions fortes, on arrive à guérir assez rapidement par ce moyen les infections point trop virulentes.Malheureusement il arrive souvent aussi que même prise à temps et traitée vigoureusement, la conjonctivite devient kératite; et, sous les yeux même des médecins et de la garde-malade, fait d\u2019un œil normal, une chose horrible à voir et désormais plus nuisible qu\u2019utile.L'invention des dérivés organiques du soufre donna lieu à bien des espoirs et à bien des tentatives.Après les résultats si encourageants obtenus dans le traitement des uréthrites par les comprimés et solutions sulfamidés, il ne fallut pas grand temps pour que l\u2019on songeât à attaquer de la même façon les conjonctivites gonococciques.Malheureusement, il y eut nombre de malades chez qui l\u2019ingestion causa des ennuis parfois redoutables, dont les moindres étaient de violentes réactions stomacales rapidement, une intolérance au médicament.En outre, pour obtenir des résultats, il faut, avec l\u2019ingestion de ce médicament, se rapprocher sensiblement du seuil de l\u2019intolérance; et cela ne laisse pas que d\u2019être toujours un tant soit peu inquiétant.Aussi plusieurs médecins eurent-ils bientôt l\u2019idée de traiter directement la conjonctivite en se servant d\u2019une solution de sulfamidés en irrigations ou en instillations fréquentes dans les yeux, in loco dolentr.Malheureusement, les sulfamidés ne se prêtent pas très bien à des solutions concentrées.Ils sont solubles dans l\u2019eau salée chaude; mais encore est-il difficile d\u2019obtenir une solution stable qui dépasse quelque peu un pour cent.Avec plusieurs autres, dont les travaux sont mentionnés dans la bibliographie ci-après, nous nous sommes servis avec avantage de la solution.Pendant près de quatre ans, jusqu\u2019à cette année, c\u2019est par ce procédé que nous avons systématiquement traité nos petits malades de la Crèche d\u2019Youville où nous rencontrons de moins en moins de cas, cependant.On peut se demander, soit dit entre parenthèses, si le traitement des uréthrites, et leur guérison rapide par la nouvelle chimiothérapie, n\u2019est pas la cause de cette raréfaction d\u2019une maladie autrefois certainement plus commune.Ce traitement par des instillations nous avait donné des résultats encourageants; à tout événement, il y avait progrès, si l\u2019on comparait la durée et l\u2019efficacité du traitement avec celles du traitement classique aux sels d\u2019argent.Mais il arriva qu\u2019un jour nous eûmes affaire à un cas particulièrement menaçant, si la quantité de pus peut être prise comme critérium.Et c\u2019est en présence de ce cas que nous eûmes l\u2019idée de recourir à un nouveau mode de traitement après nous être fait le raisonnement suivant, dont la simplicité et la logique nous paraissaient indiscutables: 804 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 Les sulfamidés ont sur le gonocoque une action incontestable et remarquablement efficace, «in vitro ».«In vivo », la solution de sulfamidé agit même à la dilution courante, dans le torrent sanguin, de dix milligrammes par 100 c.c., soit au dix millième! D\u2019autre part, la substance elle-même n\u2019est pas irritante, ou que peu, pour les muqueuses.Il s\u2019agit d\u2019attaquer un microbe sis au niveau de la conjonctive, or: 1) \u2014 pourquoi prendre une voie détournée, orale, pour atteindre une région directement accessible ?2) \u2014 pourquoi se servir d\u2019une solution, puisque les larmes, solution salée chaude, pourront fort bien dissoudre la substance déposée dans la paupière.Par prudence, avant de commencer sur le malade, il nous parut préférable de faire l\u2019essai «in anima vili.» Prenant un peu de poudre de sulfocide, l\u2019auteur en déposa dans le cul-de-sac lacrymal de son propre œil, avec une spatule.Cela lui donna une sensation vague de poussières dans l\u2019œil, sensation qui dura une dizaine de minutes et ce fut tout.Après cette simple et bénigne expérience, l\u2019œil se comporta le mieux du monde.Aussi fut-ce sans crainte que le traitement fut entrepris sur le malade.C\u2019est ainsi qu\u2019une certaine quantité, trente centigrammes environ, fut déposée dans les yeux du patient.On trouvera plus bas les histoires de cas qui parlent par elles-mêmes et n\u2019appellent pas d\u2019autres commentaires.Précisons cependant que les notes de ces cas sont simplement transcrites des dossiers; ce sont les notes journalières des infirmières de garde et non point nos propres observations, où on aurait pu croire que l\u2019enthousiasme nous emportait.Enfin, je dois beaucoup à nos excellents confrères les docteurs Jean Mignault, de l\u2019hôpital Sainte-Justine, et Marcel Ostiguy, chef de service à l'hôpital Pasteur, hôpital des contagieux à Montréal, ainsi qu\u2019au surintendant de cette dernière institution le docteur Char- bonneau.Celui-ci me donna gracieusement accès au lit et au dossier de leurs malades; et leur hôpital était celui où je pouvais trouver des cas de conjonctivite gonococcique.Quant au docteur Mignault, le deuxième des cas ci-après mentionnés était un de ses malades.Nous n\u2019aurions eu nous-même que deux cas à présenter si le Dr Marcel Ostiguy ne nous avait généreusement permis de voir et de publier les huit cas qu\u2019il avait traités par notre méthode suivant la suggestion que nous lui avions faite lors d\u2019une séance de la « Société Médicale de Montréal », en mai 1940.Bien plus, le docteur Ostiguy a ajouté à l\u2019idée principale quelques détails qui l\u2019améliorent singulièrement.Tout d\u2019abord au lieu de déposer la poudre dans l\u2019œil, il eut l\u2019idée de se servir d\u2019un pulvérisateur; outre que la poudre est ainsi mieux répandue, et reste entièrement stérile, le travail en est singulièrement simplifié.Ensuite, sur sa suggestion, la maison qui gracieusement lui fournit le streptocide, consentit à le lui fournir préparé spécialement, soit à l\u2019état pur, sans aucun corps neutre.Grâce à la collaboration précieuse que nous reçûmes, nous pouvons apporter dix cas qui nous paraissent justifier entièrement notre enthousiasme.Ajoutons que la confirmation de nos espoirs nous est venue d\u2019un confrère qui ne suivit notre suggestion que pour vérifier les résultats que nous prétendions avoir eus dans le premier cas + 3* Observation I.René C.25 ans.Ce malade se présente pour inflammation aigué suppurée des yeux, le vingt-neuf décembre 1939.Histoire: le huit décembre, ce jeune homme perçoit les premiers symptômes d\u2019une uréthri- te aiguë qui dans les jours suivants prend l\u2019allure absolument classique de la blennorragie.Jusqu\u2019au vingt-sept, le cours en est normal PANNETON: CONJONCTIVITES ET SULFAMIDÉS et le traitement classique local lui est appliqué par son médecin.Le vingt-six cependant, il se sent les paupières enflammées et les yeux larmoyants.Le vingt-sept, l\u2019inflammation s\u2019aggrave en même temps qu\u2019apparaît une douleur précise localisée à la cheville gauche.Bientôt une fièvre légère se montre.Rapidement les symptômes s\u2019aggravent.Quand il vient nous consulter, dans l\u2019après- midi du vingt-neuf décembre, l\u2019état de ses yeux est caractéristique d\u2019une ophtalmie purulente gonococcique encore au début.En effet, les deux yeux sont rouges, les paupières un peu enflammées.L\u2019écoulement purulent, un pus jaunâtre, est à ce point abondant qu\u2019il doit s\u2019essuyer constamment les yeux avec son mouchoir.Littéralement, il pleure du pus.Il n\u2019y a pas encore de chémosis, bien qu\u2019il commence à s\u2019en dessiner dans le fond des culs-de-sac.La cornée est claire.En présence de l\u2019ophtalmie purulente, de l\u2019arthrite, de l\u2019uréthrite aiguë, il n\u2019y a qu\u2019un diagnostic possible: celui de conjonctivite aiguë gonococcique.Le malade est immédiatement hospitalisé et le traitement commencé.Nous prescrivons les lavages à la solution au 10,000e d\u2019oxycyanure de mercure, comme toilette, toutes les deux heures.Toutes les demi-heures, une instillation abondante et répétée d\u2019une solution de sulfanilamide à 2%, ce traitement étant celui qui nous avait donné de bons résultats à la Crèche d\u2019Youville, comme nous le disons ailleurs.En outre, le malade absorbera sept fois par jour 0,50 centigrammes d\u2019un produit de même nature, par la bouche.Enfin glace en permanence.Le lendemain, trente décembre, le dossier porte « sécrétions abondantes.» La rougeur n\u2019a pas diminué et le pus n\u2019est pas moins épais.C\u2019est à la visite du midi que l\u2019idée nous vient de tenter l\u2019application directe de poudre dans l\u2019œil.Nous essayons d\u2019abord sur nous- même pour nous assurer que cela n\u2019a rien d\u2019ir- 805 ritant; puis à l\u2019aide d\u2019une spatule nous déposons une certaine quantité de poudre (sul- focide) sur la cornée et dans les culs-de- sac.Le malade déclare n\u2019en ressentir aucune irritation.Ceci devra être fait toutes les deux heures, après lavage à la solution d\u2019oxycyanure au 10,000e.Suppression de toute autre médication.Le soir méme, la garde- malade rapporte: pus moins abondant.Le trente et un, le lendemain midi, soit vingt- quatre heures environ apres, nous constatons avec stupeur que l\u2019écoulement a complètement tari! La garde-malade confirme dans l\u2019après- midi l\u2019absence persistante de toute sécrétion anormale.Les deux yeux sont bien encore un peu rouges; mais le malade lui-même nous déclare qu\u2019il se sent à peu près guéri de ses yeux! Et pourtant pendant ce temps, l\u2019uréthrite a continué à évoluer de même que l\u2019arthite qui est devenue polyarthrite.Cela affirme encore plus le diagnostic en même temps que la virulence de la souche microbienne présente.Et à partir de ce moment, l n\u2019y eut plus de pus dans les yeux, ni aucune sécrétion anormale! Le quatre, le traitement était abandonné et par mesure de prudence, comme assurance contre une récidive possible, nous prescrivons de l\u2019argyrol dans les yeux.Le sept, le malade était congédié de notre service, ses yeux guéris absolument et s\u2019en allait soigner sa polyarthrite qui fut cependant extraordinairement tenace.Observation II.Jeannine P.10 ans (dossier No 69, 632).Le onze avril: admise à l'hôpital Sainte- Justine par le docteur Saint-Onge et confiée au docteur Jean Mignault.Depuis une dizaine de jours, l\u2019enfant se plaignait d\u2019une gêne à l\u2019œil droit, comme de poussières.Ensuite apparurent de l\u2019inflammation, puis de la rougeur et de l\u2019ædème.Le premier examen montre un œil droit très enflammé.Les paupières sont gonflées; le ché- mosis est marqué.À la face interne des paupières, sur la conjonctive, on voit de nom- 806 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 breuses granulations et, dans le fond du cul- de-sac, un repli qui fait penser à une « crête de coq » œdématiée.Le pus est abondant, jaunâtre, agglutinant.L\u2019œil gauche est indemne.On commence immédiatement le traitement classique: glace en permanence; grands lavages au permanganate de K au dix-millième, et instillation d\u2019argyrol à 25%, toutes les demi-heures; sulfamidé (Dagenan) un demi- comprimé par voie orale, toutes les demi- heures.Le douze avril: les symptômes sont les mêmes; la cornée commence à paraître laiteuse.Le treize avril: le laboratoire à qui on a soumis un frottis répond: Neisser douteux.L\u2019ulcère est déjà établi.Il couvre un cinquième environ de la cornée.Le quatorze avril: un peu moins de pus.Le quinze avril: beaucoup de pus.L\u2019ulcère cornéen a pris une teinte jaunâtre de mauvais augure.Le seize avril: les symptômes ne s\u2019amendant pas, on fait un chauffage de la cornée.Les comprimés sont supprimés.Le dix-sept avril: pus en abondance.L\u2019œil gauche est toujours indemne.Le chémosis a diminué quelque peu, mais les paupières gonflées rendent difficile l\u2019examen.La conjonctive palpébrale forme plusieurs replis, véritables crêtes de coq allongées.L\u2019ulcère s\u2019est quelque peu étendu.Le dix-huit avril: voyant la petite malade, avec le docteur Mignault, nous suggérons le traitement à la poudre de sulfapyridine.Nous prescrivons la cessation de tout traitement autre que le suivant: poudre dans l\u2019œil, toutes les heures, sauf la nuit où ce sera toutes les quatre heures.Le dix-neuf avril: moins de pus.L\u2019ædème a diminué de façon notable.Le laboratoire donne la réponse d\u2019une prise faite le dix-sept: Neisser positif.La coloration jaune de l\u2019abcès à disparu et la zone d\u2019infiltration qui l\u2019entourait est en train de s\u2019effacer.Le vingt et un: l\u2019ædème et le pus sont en pleine régression de même que l\u2019ulcère qui prend bonne apparence et commence à se cicatriser.L\u2019œil commence à s\u2019ouvrir.Le vingt-trois avril: très peu de pus.On décide d\u2019alterner maintenant sulfamidé et ar- gyrol.En outre, pour tenter de réduire les crêtes de coq qui ne diminuent que lentement, on fait une application par jour de nitrate d\u2019argent à 1%.Le vingt-six: l\u2019ulcère est guéri! Il n\u2019y a presque plus de rougeur.La petite malade tient maintenant ses yeux grand ouverts.Un peu de sécrétion, le matin.Le vingt-neuf avril: aucune sécrétion désormais.Le trois mai: ce matin, paupières un peu collées.Les crêtes de coq sont presque entièrement effacées.Le vingt et un mai: congé.Tout est rentré dans l\u2019ordre.Il ne reste qu\u2019une petite taie de faible épaisseur.A la suite de la suggestion que nous avions faite à la réunion du 19 mars de la « Société Médicale de Montréal », le docteur Marcel Ostiguy, de l'hôpital Pasteur (contagieux) décidait de tenter ce traitement.Observation II.Réal D, âgé de huit jours.Hospitalisé pour infection conjonctivale datant de quelques jours.Les deux yeux sont rouges, injectés, sécré- tants: l\u2019œil gauche laisse couler du pus franc jaunâtre, en abondance.L\u2019examen du frottis ne donne pas de réponse positive, mais le diagnostic clinique est net.Le traitement classique: glace en permanence, argyrol à 25%, lavages, etc., est institué et fait toutes les trois heures.Le six mars: suppuration abondante.Apparition d\u2019un fort œdème.Le sept mars: suppuration augmentée ainsi que le chémosis: l\u2019œil droit se prend et commence à suppurer.Le huit mars: le chémosis s\u2019est encore exagéré malgré le traitement fait avec soin et ponctualité par des gardes-malades expertes.Le neuf mars: aucune amélioration.Ché- mosis et pus en abondance des deux yeux.La , PANNETON: CONJONCTIVITES ET SULFAMIDÉS cornée gauche commence à se troubler et l\u2019œil prend une vilaine apparence.En outre, la conjonctivite gauche a tendance à s\u2019ulcérer dans le cul-de-sac inférieur.Le dix mars: un peu moins d\u2019ædème.Mais la cornée gauche présente un ulcère para- central.On ajoute de l\u2019atropine au traitement.Le quatorze mars: œdème et pus ont quelque peu diminué, mais l\u2019ulcère continue à évoluer.Le quinze: très peu de pus.Le seize: otite double.Double paracentèse.L\u2019ulcère se creuse et les yeux restent en mauvais état.Le vingt: des excoriations apparaissent aux paupières inférieures.Le soir, au moment où on fait le lavage, la membrane de Descemet cède au niveau de l\u2019ulcère.Le cristallin s\u2019échappe de ceil.Du sang se fait jour en abondance par le même chemin, au point qu\u2019il faut faire un pansement compressif.Le huit avril: l\u2019évolution sub-aiguë continue malgré le traitement.I] y a du pus bien que en petite quantité.Le dix-neuf avril: même chose.La cornée lentement tend à se cicatriser.Le vingt-sept avril: présence de pus franc dans l\u2019æil gauche, tandis que l\u2019œil droit sécrète aussi.Les applications d\u2019argyrol sont cependant espacées à toutes les trois heures.Le vingt-huit avril: présence de pus en notable quantité dans l\u2019æil gauche, l\u2019œil droit étant bien.Devant cette infection tenace, on songe à tenter le traitement par la poudre de sulfami- dé.On prescrit le streptocide qui est mis dans Peeil par insufflation, au moyen dun pulvérisateur.Cela est fait toutes les heures.Le vingt-neuf avril: pus.Le trente avril: absence de pus, pour la première fois en huit semaines! Et cette disparition est définitive.Chaque jour, la même note est inscrite au dossier; absence de pus.La cornée se cicatrise rapidement.807 Le dix mai: tout est rentré dans l\u2019ordre.La cicatrisation est complète; plus de rougeur, ni excoriations, ni œdème, ni sécrétions.L\u2019enfant reste malheureusement avec un staphylome couvrant presque toute la cornée, suite de l\u2019ulcère antérieur au traitement par le streptocide.Observation IV.André L., âgé de dix Jours.Le quatorze mars: admis à l'hôpital Pasteur (Service du Dr Ostiguy) pour conjonctivite gonococcique.Frottis: Neisser positif.Œil gauche: rougeur et écoulement de pus jaunâtre de moyenne abondance.Pas de ché- mois.(Eil droit, un peu de rougeur.On prescrit le traitement classique argyrol, lavages, glace, etc.Le dix-sept mars: non seulement il n\u2019y à pas amélioration mais l\u2019œil droit est maintenant nettement infecté et suppurant.L\u2019œil gauche donne du pus en abondance.Le vingt-six mars: le pus est plus ou moins abondant selon les jours; mais cela ne va pas mieux.Le vingt-huit mars: pus très abondant œil droit et gauche.Le deux avril: très peu de pus.Le trois avril: le pus réapparaît abondant aux deux yeux.Rougeur, léger œdème.Jusqu\u2019au 25 avril, la même chose se reproduit mais sans que jamais il n\u2019y ait d\u2019indice de guérison prochaine.Certains jours, le pus est moins abondant, d\u2019autres jours, il l\u2019est plus.Le vingt-six avril: on prescrit les insufflations de streptocide.Le vingt-sept avril: absence de pus.Il n\u2019y a plus de sécrétion anormale, à peine un peu de rougeur encore, et de larmoiement.Et, depuis lors, la guérison s\u2019est maintenue.Observation V.Réjean-C., âgé de neuf jours.Le six mai: admis à l\u2019hôpital Pasteur (Service du Dr Ostiguy) pour conjonctivite go- nococcique.Aux deux yeux, pus jaunâtre en abondance.Rougeur.Chémosis assez marqué pour rendre difficile l\u2019inspection des cornées. 808 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 Frottis: Neisser négatif.Le traitement ordinaire (vg cas no 3 et 4) est institué.Le sept mai: œdème encore augmenté.Pus en quantité.Le neuf mai: même état.Le onze mai: œdème légèrement diminué.Mais la cornée gauche blanchit et s\u2019infiltre; dans cet œil, le pus est extrêmement abondant.Le quatorze mai: il s\u2019est fait au niveau des conjonctives palpébrales des excoriations; il y en a aussi à la face cutanée des paupières droites et gauches et qui saignent au pansement.On y applique de la pommade de zinc.Le dix-sept mai: pus diminué quelque peu en quantité; mais la cornée est ulcérée.Le vingt-deux mai: l\u2019ulcère a progressé et il se fait ce jour-là une hernie de l'iris.Prescription: atropine.Présence de pus assez abondant.En même temps on décide de supprimer l\u2019argyrol et de tenter l\u2019insufflation de poudre de sulfamidé (Dagenan).Le vingt-trois mai: absence de pus.Amélioration notable de la lésion cornéenne et des symptômes oculaires en général.L\u2019œdème a considérablement diminué et les ulcérations cutanées sont de bonne couleur.Le vingt-quatre mai: la cornée est en pleine cicatrisation.Pas de pus; à peine un peu de sécrétion louche.Le vingt-neuf mai: absence de pus définitive.Le trente mai: œdème complètement disparu.Les lésions palpébrales et la cornéenne sont complètement guéries.Le six juin: tout est normal.Il reste naturellement une taie demi-transparente avec synéchie irienne.Observation VI.André R., âgé de six jours.Le vingt et un mai: admis à l\u2019hôpital Pasteur (Service du Dr Marcel Ostiguy) pour conjonctivite gonococcique.(Eil gauche: pus assez abondant.Rougeur depuis trois jours et, depuis la veille, cedéme franc.Frottis: Neisser négatif.Après les succès précédents, le docteur Osti- guy, confiant, laisse de côté le traitement classique et commence incontinent le traitement nouveau par insufflation de poudre de strep- tocide directement dans les yeux, toutes les trois heures, après lavage à la solution d\u2019oxy- cyanure de mercure au 10,000e.Les seuls adjuvants sont la glace en permanence et les compresses humides.Le vingt-deux mai: pus moins abondant.Le vingt-trois mai: absence de pus.Le vingt-quatre mai: un peu de sécrétion purulente.Le vingt-cinq mai: disparition du pus et de la sécrétion qui n\u2019ont pas reparu depuis.Observation VII.Ulric D., 65 ans.Le dix-huit mai: ce malade est admis à l\u2019hôpital Pasteur (Service du docteur Marcel Ostiguy) dans un état lamentable.Accompagnant une violente uréthrite aiguë, son ophtalmie purulente est au maximum.De ses paupières à droite comme à gauche, s\u2019échappe un flot de pus jaunâtre, épais.Le ché- mosis est extrême et fait saillie entre les paupières.En outre, les paupières inférieures sont le siège d\u2019une inflammation simulant un érysipèle et qui est en réalité deux abcès d\u2019où une fistule laisse couler du pus.Dès le premier lavage, les paupières saignent.Frottis: Neisser positif.On instaure immédiatement le traitement par insufflation de streptocide toutes les trois heures.Le dix-neuf mai: déjà il semble que le pus soit moins abondant.L\u2019œdème, lui, est nettement en diminution.Le vingt mai: l\u2019œdème n\u2019existe à peu près plus.Il n\u2019y a pas de pus.Le malade n\u2019est traité que depuis quarante-huit heures, et déjà 1l ouvre les yeux.Le vingt et un mai: un peu de sécrétion dans les yeux, mais bien peu.Il n\u2019y a plus d\u2019cedéme.Le vingt-trois mai: il n\u2019y a plus de sécrétion dans les yeux et les paupieres ne donnent plus de pus. PANNETON: CONJONCTIVITES ET SULFAMIDÉS Le vingt-cinq mai: un peu d\u2019ædème et de rougeur aux yeux, voilà tout ce qui reste.Le vingt-sept mai: chute des escarres palpébrales.Guérison.Ce cas est le seul où l\u2019on ait donné outre le traitement local, du Dagenan par voie orale; mais le dix-neuf mai seulement alors qu\u2019il y avait déjà amélioration du côté des yeux; et cela à cause de l\u2019uréthrite qui s\u2019accompagnait de céphalée et de fièvre.La dose fut de 6 grammes, le dix-neuf; 3 grammes par jour, les trois jours suivants; et pendant huit jours, deux grammes.Observation VIL Jean-Paul G., âgé de onze jours.Le vingt-huit mai: admis à l'hôpital Pasteur (Service du doctetrr Marcel Ostiguy) pour conjonctivite gonococcique.Aux deux yeux, pus franc, jaunâtre; rougeur des globes, chémosis.Frottis: Neisser négatif.Ce malade est mis au nouveau traitement direct, streptocide, sans attendre.Après douze heures, absence complète de pus et de sécrétions.Après vingt quatre heures, le chémosis est disparu.Après trente-six heures, l\u2019œil est parfaitement normal.Observation IX.Liliane D., âgée de treize jours.Le trente et un mai: admise à l\u2019hôpital Pasteur (Service du docteur Marcel Ostiguy) pour conjonctivite gonococcique.Œil droit: pus assez abondant, jaunâtre; rougeur du globe; léger chémosis.Œil gauche: un peu de chémosis et de sécrétion.Frottis: présence de pus à polynucléaires; absence de microbes.Cette petite malade est immédiatement mise au nouveau traitement: streptocide.Bien entendu elle avait, avant son entrée, été traitée aux sels d\u2019argent, en plus de subir le traitement prophylactique à sa naissance, comme tous les cas de nouveau-nés rapportés ici.Cela expliquerait l\u2019absence fréquente de gonocoques dans les frottis portés au laboratoire.809 On prescrit donc: poudre de streptocide en insufflation directe sur l\u2019œil, toutes les trois heures, les seuls adjuvants seront la glace et les pansements humides comme pour les autres.L\u2019argyrol n\u2019est mis que dans le nez, à cause d\u2019un léger coryza.Après douze heures, il n\u2019y a plus de pus ni de sécrétion aucune.Il reste à peine un peu de rougeur et d\u2019œdème.Le deux juin, soit quarante-huit heures après son admission: il n\u2019y a plus rien de pathologique.[ Le cinq juin: tout est resté normal.Observation X.Thérèse V., âgée de deux jours.Le trois juin, avant qu\u2019elle soit admise à l\u2019hôpital Pasteur (Service du docteur Marcel Ostiguy), elle avait été traitée.À ce moment, elle avait déjà les yeux rouges et du pus franc, jaunâtre, dans les deux yeux, quoique en petite quantité.Le quatre juin: admission.On constate qu\u2019elle souffre aussi de vaginite.Frottis: (yeux) négatif.Traitée immédiatement par des insufflations directes de streptocide toutes les trois heures après lavage à l\u2019oxycyanure de mercure.Le cinq juin: très peu de pus.Le six juin: absence de pus, qui se continue depuis.Il n\u2019y a plus de symptômes.* * * Commentaires Nous ne croyons pas qu\u2019il soit nécessaire d\u2019insister.Nous le répétons, neuf de ces dix observations ont été faites dans un milieu hospitalier qui n\u2019est pas le nôtre, où des confrères refaisaient, pour leur compte, un essai loyal du nouveau mode de traitement et ou les notes journalières que nous avons transcrites étaient prises par les infirmières de service.Il n\u2019est cependant pas mauvais que nous attirions l\u2019attention sur quelques points: 1.\u2014 Tout d\u2019abord, la rapidité des résultats.Pour les dix cas traités, voici au bout de combien de temps on vit disparaître d\u2019abord le pus, puis toute sécrétion: 810 No 1 pus: 2 jours, sécrétion; idem 2 \u201c 6 jours, ( idem 3 \u201c 2 jours, 6 idem 4 \u201c 1 jour, \u201c 1dem 5 \u201c 1 jour, \u2018\u201c sept jours 6 \u201c 2 jours, \u201c quatre jours 7 \u201c2 jours, ( cinq jours 8 \u201c L jour, \u201c idem 9 \u201c 1 jour, \u201c idem 10 \u201c 2 jours, ( idem Faisons remarquer que pour le second item nous avons tenu compte de toute sécrétion, si peu abondante soit-elle.En outre, ce bref tableau ne tient pas compta de la gravité de plusieurs cas.Il faut se reporter à chaque histoire pour se rendre compte combien certains d\u2019entre eux étaient graves.Enfin, il faut noter que le cas No 2 fut traité au Sulfocide, le No 5, à la Sulfo-pyridine, les autres au Streptocide.Le petit nombre de cas ne permet pas de juger de la valeur respective des deux produits.2.\u2014 Nous savons qu'ailleurs le cours de la L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 maladie a été suivi en examinant les frottis; ce qui est certainement plus scientifique.Mais pour une raison ou pour une autre, l\u2019examen des larmes n\u2019a donné de résultat positif que dans deux cas.Par ailleurs, le diagnostic était assurément assez net du point de vue clinique pour que nous puissions classer ces cas comme de conjonctivite gonococcique aiguë; les cas douteux n\u2019entrent pas en ligne de compte.Comme nous l\u2019avons noté plus haut, il est possible et même probable que la négativité du Neisser était due aux traitements antérieurs, prophylactiques ou thérapeutiques.Nous espérons, par ce travail, attirer l\u2019attention des confrères ophtalmologistes sur un mode de traitement dont nous croyons que l\u2019avenir nous démontrera l\u2019efficacité.De tels résultats et la simplicité du traitement nous portent à croire que désormais il serait possible à un praticien de traiter efficacement une aussi terrible infection avec un médicament qu\u2019il aurait toujours sous la main et dont l\u2019application serait infiniment facilitée.N.B.\u2014 Cet article du docteur Panneton est publié actuellement pour prendre date. RECUEIL DE FAITS MÉNINGITE A PNEUMOCOQUES AVEC HEMATEMESES CHEZ UN NOURRISSON DE HUIT MOIS Par Paul LETONDAL, Professeur agrégé de Pédiatrie à l\u2019Université de Montréal, Chef de service à la Crèche de l\u2019hôpital de la Miséricorde, Fellow of the American Academy of Pediatrics.Les méningites à pneumocoques sont rares chez le nourrisson.Je n\u2019en ai abservé que deux cas en 5 ans, depuis que je suis à la Crèche de la Miséricorde.Et les deux cas ont eu une évolution fatale en moins d\u2019une semaine.Le dernier même a été emporté après 3 jours de maladie seulement.C\u2019est celui-là que je désire rapporter au- jourd\u2019hui, parce que l\u2019observation est très complète et que la méningite s\u2019est compliquée d\u2019hématémeses.Observation.\u2014 Yvon M., est né le 26 septembre 1939.Il est donc âgé de huit mois.Son père est inconnu.Sa mère, âgée de 20 ans, est en bonne santé et son B.W.est négatif.L\u2019enfant est né à terme, à la suite d\u2019un accouchement difficile avec forceps, en état d\u2019asphyxie blanche.Traitement par des bains alternativement chauds et froids.À la naissance le poids est de 3 kg, 300, et la taille de 48 centimètres.Nourri au sein jusqu\u2019à trois semaines, puis à l\u2019allaitement mixte jusqu\u2019à deux mois.Il est sevré à ce moment, parce que la mère ne donne que 60 grammes de lait en 24 heures.Par la suite, lait de vache coupé, puis lait pur, avec addition de farines, de jus de fruits et d'huile de foie de morue, de purée de légumes et de jaune d\u2019œuf.La croissance est lente, irrégulière, interrompue à plusieurs reprises par des infections des voies respiratoires supérieures, qui cèdent rapidement au Dagénan.Fait des plus rares chez un nourrisson hospitalisé, 11] n\u2019a jamais fait d\u2019otite.La maladie actuelle a débuté brusquement le 16 juin 1940 par une température à 103 3/5 F., de l\u2019anorexie, des vomissements.Le lendemain, le 17, la température monte à 104 3/5 F., s\u2019accompagnant d\u2019une chute de poids (\u2014 80 grammes).A l\u2019examen, on constate, avec cette température élevée, de l\u2019agitation, des phénomènes de rhinopharyngite et de la stomatite.L\u2019enfant ne tousse pas, n\u2019a rien aux poumons.Le 18 juin, la température atteint 104 4/5 F.la chute de poids continue (\u2014 80 grammes).On me présente l'enfant, parce que son état général est profondément altéré et que la cause de cette hyperthermie n\u2019apparaît pas très clairement.Je suis d\u2019abord frappé, à l\u2019examen, par son agitation: l\u2019enfant a des mouvements presque continuels des muscles de la langue, des lèvres et des membres supérieurs.Il paraît très souffrant, présente de l\u2019hyperesthésie et de l\u2019exagération des réflexes tendineux.Sa fontanelle antérieure est tendue.Il a un coryza séro-purulent.Sa gorge et ses gencives sont rouges et légèrement tuméfiées.Il n\u2019a rien aux poumons.Je porte le diagnostic de réaction méningée succédant à des phénomènes de rhinopharyngite avec stomatite.Le 19 juin, on fait une ponction lombaire.On retire 5 c.c.de liquide trouble, coulant goutte à goutte, dans lequel on trouve, par la suite, du pus et des pneumocoques.Le même jour, l\u2019otoscopie du tympan ne révèle aucune anomalie.On fait même une double paracentèse qui est négative.La température baisse progressivement, de 812 même que les forces de l\u2019enfant.L\u2019effondrement de la courbe des poids s\u2019accentue (\u2014 120 grammes).Apparition d\u2019un liquide visqueux, brunâtre, criblé de petits grains noirs sur la joue gauche: ce liquide provient de la bouche qui ne présente aucune lésion.Il n\u2019y a pas d\u2019épistaxis.Il s\u2019agit donc bien d\u2019hématémese qui vient compliquer le tableau clinique.Ajoutons que le foie est gros et l\u2019abdomen légèrement ballonné.D'autre part, les troubles nerveux sont de plus en plus marqués.L\u2019enfant devient tout à fait inconscient.Sa fontanelle antérieure est très tendue.Il a maintenant de la raideur des membres supérieurs; il aura, un peu plus tard dans la journée, de la raideur de la nuque.Il présente de la fixité du regard, un léger strabisme et quelques mouvements cloniques des globes oculaires.Dans ces conditions, le diagnostic de méningite aiguë purulente à pneumocoques, compliquée d\u2019hématémèses, ne fait aucun doute.Malgré la gravité du pronostic, on continue le traitement.Nouvelle ponction lombaire.On retire 6 c.c.de liquide louche.On injecte ensuite, par la voie intrarachidienne, 5 c.c.d\u2019une solution de Solu-Dagenan à 5%.On injecte également 5 c.c.de cette même solution par la voie intramusculaire.Par ailleurs, l\u2019enfant reçoit les vitamines C et K et 20 c.c.de sang humain.Enfin, malgré ce traitement, l\u2019enfant tombe dans le coma et, jusqu\u2019à la fin, continue à vomir du sang noir.Il meurt le soir vers 11 heures, sans secousses ni convulsions.Une autopsie est pratiquée le lendemain après-midi par M.T.Farmer, dont voici les constatations essentielles: méningite purulente généralisée; à la base et à la convexité du cerveau, pus verdâtre abondant.Rien aux oreilles, ni à la mastoïde ni aux poumons.Estomac normal: aucune altération de la muqueuse.Mais au niveau de la surface postérieure de la première partie du duodénum, près du pylore, petite ulcération superficielle, recouverte par un caillot très adhérent.Par ailleurs, lésions dégénératives du foie et des L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 reins.Pas d\u2019hémorragie dans les différents organes.En résumé, un nourrisson de huit mois présente des hématémèses au cours d\u2019une méningite à pneumocoques et meurt après 3 jours de maladie.Une autopsie pratiquée le lendemain, révèle des lésions typiques de méningite purulente généralisée.Il n\u2019y a rien à l\u2019estomac, mais on trouve un ulcère du duodénum.x + * Voilà une observation vraiment intéressante qui pourrait prêter à de multiples considérations.Je me bornerai à faire de brèves remarques, pouvant être utiles aux médecins en clientèle générale, en me plaçant au double point de vue « méningite » et « hématémese ».1° Du point de vue « méningite ».\u2014 Est- il besoin de souligner la rareté des méningites vraies, en particulier des méningites purulentes chez l\u2019enfant de moins d\u2019un an, que l\u2019on peut opposer à la fréquence des réactions méningées ?Et quand cette méningite est une méningite primitive, à début brutal, avec une température à 104 F., comme une pneumonie, quand il n\u2019y a rien aux poumons ni aux oreilles, que la maladie évolue en 3 jours et que les signes proprement méningés (contracture des membres, raideur de la nuque) apparaissent tardivement, le dernier jour par exemple, on con- coit les difficultés de la tâche du médecin en pareil cas.C\u2019est dans ces conditions que j'ai été appelé à faire un diagnostic.Je l\u2019ai fait grâce à la ponction lombaire qu\u2019il convient de pratiquer chez le nourrisson chaque fois que la cause d\u2019une hyperthermie persistante n\u2019appa- rait pas très clairement, alors que l\u2019examen des poumons et des oreilles est négatif et que d\u2019autre part, il existe des troubles nerveux, tels que: tension de la fontanelle antérieure, agitation, hyperesthésie.Cela suffit pour justifier la ponction lombaire qui servira à la fois comme moyen de diagnostic et de traitement. LETONDAL: MÉNINGITE À PNEUMOCOQUES avec HÉMATÉMÈSES Sans nier la valeur de la thérapeutique par les sulfamidés, il est bon que l\u2019on sache que la méningite à pneumocoques chez le nourrisson, en particulier chez l\u2019enfant de moins d\u2019un an, demeure une affection redoutable, en raison de la rapidité de son évolution et des difficultés du diagnostic.2° Du point de vue « hématémèse ».\u2014 I y a lieu d\u2019attirer l\u2019attention sur la valeur pronostique de l\u2019'hématémèse au cours des toxi- infections du premier âge.Que l\u2019hématémèse corresponde à des ulcérations gastriques ou duodénales; ou qu\u2019elle soit le fait de troubles vaso-moteurs en rapport avec une altération des centres nerveux, comme l\u2019a soutenu récemment S.Loewe-Lyon!, le vomissement de sang chez le nourrisson infecté comporte le plus souvent un pronostic fatal.Et cela est important à connaître pour la pratique.Mais encore faut-il savoir faire le diagnostic d\u2019une hématémèse ?« L\u2019hématémese, écrit Louis Ramond ?, c\u2019est par définition le vomissement de sang.Elle résulte du rejet par vomissement du sang accumulé dans la cavité gastrique.Or, ce sang peut venir de l\u2019estomac lui-même qui saigne, d\u2019une gastrorragie; ou bien, il peut refluer dans l\u2019estomac après s\u2019être épanché dans les régions 1.S.LOEWE-LYON: « Les gastrorragies du nourrisson.Leur signification au cours des toxi-infections.Thèse de Paris 1937.2.Louis RAMOND: « Le diagnostic d\u2019une hématémèse.» Journal de Médecine et de Chirurgie Pratiques, Paris 1926, Art.28468, p.353-378.813 voisines (nez, gorge, œsophage ou duodénum) ».Chez l\u2019enfant du premier âge, l\u2019hématémèse a des caractères particuliers, bien précisés par L.Ribadeau-Dumas et S.Loewe-Lyon 3.Ce n\u2019est jamais un vomissement de sang rouge.C\u2019est toujours un vomissement de sang noir, un « vomito negro » comparable à du « mare de café ».L\u2019hématémèse est en général peu abondante, contrairement à ce qu\u2019on observe chez l\u2019adulte, par exemple dans les appendicites toxiques, où le vomissement noir atteint 200, 300 grammes, ainsi qu\u2019il y a déjà longtemps le fait avait été constaté par Dieulafoy *.« Parfois même chez le nourrisson, tout se réduit à quelques stries sanglantes, criblant les aliments ou le mucus vomi.Le plus souvent, \u2019hématémese précéde de peu la mort ».S\u2019agit-il de méningite, le vomissement hématique se fera sans effort, souvent à l\u2019insu de la garde-malade, ne se traduisant que par une bave noirâtre sur la joue ou encore sur l\u2019oreiller, comme dans le cas que nous rapportons, où l\u2019hématémèse avait comme substratum un ulcère du duodénum, fait assez rare pour mériter d\u2019être signalé.3.L.RIBADEAU-DUMAS et S.LOEWE-LYON : «Les hémorragies gastriques des toxi-infections de la première enfance.» Archives de Médecine des Enfants, Tome 40.No.7; juillet 1937, p.425-431.4.DIEULAFOY : « Vomito negro appendiculaire.» in Manuel de Pathologie Interne, Tome 2, Par's 1920.p.267. L\u2019'ANGINE DE POITRINE SYMPOSIUM ÉTUDE CLINIQUE ET ÉLECTROCARDIOGRAPHIQUE DE L\u2019'ANGINE DE POITRINE Par Albert DeGUISE, Médecin de l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).L\u2019angine de poitrine ordinaire, même aux seuls points de vue clinique et électrocardio- graphique, est un sujet trop vaste pour que j'aie la prétention de le traiter ici «in extenso ».Je me bornerai done à en étudier seulement quelques aspects, et encore d\u2019une façon très incomplète.L\u2019angine de poitrine est un syndrome constitué par 3 éléments principaux: 1°) une crise douloureuse à siège habituellement rétro- sternal, souvent précordial, s\u2019accompagnant le plus souvent d\u2019une sensation de constriction thoracique; 2°) des irradiations douloureuses gagnant le plus souvent l\u2019épaule et le membre supérieur gauches et parfois d\u2019autres régions; 3°) un sentiment d\u2019angoisse et souvent d\u2019une mort imminente.L\u2019angotrsse, la sensation d\u2019une mort imminente sont la répercussion mentale de la douleur.Elles sont variables d\u2019un sujet à l\u2019autre, en relation avec l\u2019état psychique de chaque individu; elles peuvent même manquer dans certains cas.La douleur dans l\u2019angine est un symptôme trop connu pour que je m\u2019attarde à en refaire ici le tableau détaillé.Certains caractères pourtant de la douleur angineuse méritent de retenir notre attention.C\u2019est d\u2019abord le siège de cette douleur, qui est rétro-sternale le plus souvent, soit dans la partie haute du sternum, soit plus bas dans la région de l\u2019appendice xiphoïde.Souvent aussi, 1.Travaux présentés à la «Société Médicale de Montréal », séance du 2 avril 1940.Voir le rapport de cette séance à la page 876 du présent numéro, pour discussions de ces communications.la douleur siège dans la région précordiale, ou même elle s\u2019étend à toute la poitrine.Le plus souvent la douleur angineuse s\u2019accompagne d\u2019une sensation de constriction, constriction derrière le sternum, au coeur lui- même ou dans toute la poitrine.C\u2019est une étreinte insupportable comme celle d\u2019une griffe de fer, d\u2019un étau, d\u2019un écrasement de la poitrine.Parfois la douleur prend le masque de troubles gastro-intestinaux: c\u2019est une douleur épigastrique violente, accompagnée de ballonnement abdominal, d\u2019éructations gazeuses, de nausées continuelles et de vomissements alimentaires ou bilieux.C\u2019est l\u2019état de mal cardio- gastro-angineux de Lian, caractérisant l\u2019infarctus du myocarde, mais prêtant souvent à confusion avec les affections abdominales les plus diverses.La durée de la douleur apportera souvent un élément de diagnostic important.Dans l\u2019angine d\u2019effort liée au spasme ou au rétrécissement coronariens, à la distension aortique, la douleur dure le temps que dure l\u2019effort, pour disparaître avec lui.L\u2019angine du décubitus se présente sous la forme d\u2019une douleur prolongée, durant de quelques heures à plusieurs heures, mais cédant habituellement au traitement cardiaque.Mais il est des cas où la douleur, tenace, intolérable, étreint le malade pendant des heures et des jours, résistant aux thérapeutiques les plus énergiques: c\u2019est là, le tableau dramatique de la thrombose coronarienne et de sa conséquence, l\u2019infarctus du myocarde.Les irradiations douloureuses dans l\u2019angine de poitrine se font le plus souvent dans l\u2019épaule gauche, au bras et à l\u2019avant-bras gauches, jusque dans les deux derniers doigts de la main. DEGUISE: ANGINE DE POITRINE Mais elles peuvent suivre d\u2019autres directions soit, en haut, vers le cou, le maxillaire inférieur, la face, l\u2019oreille et la nuque, soit, vers le bas, au creux épigastrique, au scrotum, aux lombes et jusque dans les membres inférieurs.La douleur peut aussi gagner le côté droit, le membre supérieur droit.Parfois la douleur est localisée à l\u2019épaule, au pli du coude, au poignet, à l\u2019épigastre, et même, dans certains cas, en l\u2019absence de douleur rétro-sternale.La thrombose coronarienne s\u2019accompagne souvent d\u2019irradiations douloureuses très étendues.L\u2019étude du trajet suivi par les irradiations n\u2019est pas sans intérêt, tant au point de vue pa- thogénique qu\u2019au point de vue thérapeutique.Les irradiations (d\u2019après Mackensie et Head) partent du plexus cardiaque formé des nerfs cardiaques du sympathique et du pneu- Parcs Vioracsque Membre sup\u2019 qauche = Fic.1 Schéma d\u2019un arc réflexe (d\u2019après Guillaume et Lian).mo-gastrique, gagnent les centres de la moelle par des filets du pneumo-gastrique (nerf du Cyon), soit plutôt par les filets sympathiques inférieurs qui se rendent au ganglion sympathique cervical inférieur (stellaire, étoilé), et, par les «rami communicantes, » arrivent aux ganglions spinaux des racines postérieures de la moelle: ce sont les racines postérieures de la 8e paire cervicale, et des 1ère et 2e paires dorsales.La transmission se fait par le côté gauche surtout (les «rami communicantes » semblent établir des connexions plus faciles à gauche).Des cornes postérieures l\u2019excitation douloureuse peut se propager aux cornes antérieures, 815 d'où les troubles moteurs: constriction thoracique, parésie du bras, contracture des muscles intercostaux.La commissure grise peut transmettre à la corne droite une excitation intense de la corne gauche.La 8e paire cervicale, les 1ère et 2e paires dorsales commandent le nerf circonflexe, le brachial cutané interne et le nerf cubital.Le ganglion cervical inférieur est relié aux différents étages de la moelle par le cordon sympathique et le nerf vertébral, d\u2019où les irradiations à distance (épigastre, scrotum, lombes, membres inférieurs) et celles du plexus cervical (tête).* * + La classification des angines de poitrine est une question qui est loin d\u2019être résolue à l\u2019heure actuelle.La plupart des divisions ou classifications proposées par les auteurs sont trop tranchées ou trop exclusives, ou elles prêtent trop à confusion.La division en angines vraies et fausses angines doit être rejetée.La classification proposée par J.Mackensie, Gallavardin et A.Clere, en angines primaires et secondaires, fonctionnelles et lésionnelles, névrosiques et organiques, repose trop largement sur une base anatomo-pathologique pour satisfaire aux desiderata de la clinique.Elle semble, pour le moins, prématurée, malgré l\u2019appui de plus en plus solide qu\u2019elle doit à l\u2019électrocardiographie.La division en angines mineures et majeures, malignes et bénignes, suivant l'intensité ou le nombre des crises ou l\u2019évolution de la maladie, comporte trop d\u2019inconnues pour être acceptée, étant données les variantes multiples que présente l\u2019angine de poitrine dans ses phénomènes douloureux et dans sa marche.Nous en sommes donc réduits à adopter, pour classifier les angines de poitrine, la division la plus large et la moins exclusive, celle qui est basée sur la physionomie clinique de la ma- 816 L'UNION MÉDICALE ladie, nous présentant 3 formes principales de syndromes angineux: l\u2019angine d\u2019effort, l\u2019angine du décubitus, le syndrome de la thrombose coronarienne ou infarctus du myocarde.Il est à peine nécessaire d'ajouter qu'il n\u2019y à pas d'opposition tranchée entre chacune de ces formes et qu\u2019elles peuvent même être associées.SERESCRON ISA ERONITE di at : se 1 he ae EERE 44 «oufiii set Suiistiititsriaheenniune i ti ue anéâlé.à \u20ac ut «si i rrp % EE HE iH ; ik Hi Ë i IE CR A Ne BUR : M.ft = se Ÿ lan ii LU RY A pt ci ~~ ts sd fi ; = HE rE Ea Br EE DU CANADA \u2014 BULLETIN A M.L.F.AN.\u2014 Montréal, aout 1940 constances extérieures (climat, froid, vent), les réactions a certains toxiques (tabac), enfin l\u2019_équivalent mental de l\u2019effort comme les rêves, ou l'effet neuro-circulatoire de l\u2019effort, variant suivant les tempéraments individuels, x ® * La pathogénie de l\u2019angine de poitrine est un problème si ét:ndu que nous ne pourrons qu\u2019en donner un très bref aperçu.Huchard, au siècle dernier, avait déjà relevé Foal & Ty CN Cli i it i HY Eau prireess piston ra ju ee = = PER Fic.2.\u2014 Electrocardiogramme normal.Quant aux termes d\u2019effort et du décubitus, ils doivent être pris dans leur sens le plus large.Le décubitus veut dire ici la période du repos ou l\u2019absence de tout effort.L\u2019effort désigne les efforts physiques, les efforts des fonctions organiques (digestion, coit, miction, défécation), les efforts intellectuels ou psychiques, les émotions, les réactions aux cir- au moins 80 théories pathogéniques de l\u2019angine.Leur nombre a même augmenté depuis.On peut raisonnablement les réduire actuellement à 4 principales: la théorie coronarienne, la théorie aortique, la théorie myocardique, la théorie nerveuse. DEGUISE: ANGINE DE POITRINE La théorie coronarienne, la plus importante, actuellement, des théories pathogéniques de l\u2019angine de poitrine, celle qui s\u2019affermit le plus de jour en jour, est basée sur les lésions des artères coronaires et sur les troubles fonctionnels (spasmes) de la circulation coronarienne.Le rétrécissement lésionnel ou fonctionnel des coronaires entraînant une 1ischémie plus ou moins transitoire du myocarde, détermine des troubles nutritifs ou fonctionnels du myocarde (claudication intermittente).817 prend naissance le nerf de Cyon (dépresseur), origine de réflexes vaso-moteurs, insensibles dans les conditions normales mais trés douloureuses si l\u2019aorte est malade.La douleur angineuse serait essentiellement une douleur de distension aortique.Vaquez applique cette pathogénie à l\u2019angine d\u2019effort.La théorie myocardique, à laquelle se sont ralliés Lauder Brauton, Merklen, Vaquez, Mac- kensie, Danielopolu, etc., attribue l\u2019angine à des troubles ou à des lésions du myocarde, Fic.3.\u2014 Signes communs de l\u2019angine de poitrine et des troubles myocardiques: Prédominance électrique gauche; Encoches ou empâtements du groupe Q R S; Diminution de l\u2019amplitude de Q R S; Inversion de l\u2019onde T dans la 1ère ou la 2e dérivation ou dans les deux; Diminution de l\u2019amplitude de T.L\u2019oblitération des coronaires (thrombose) peut même être complète et produire un infarctus du myocarde.Les travaux modernes, la clinique, l\u2019électrocardiographie particulièrement, la médecine expérimentale, les progrès de la chirurgie du cœur, apportent constamment de nouveaux arguments à l\u2019appui de la théorie coronarienne.La théorie aortique, avec Clifford Abbott, attribue l\u2019angine à l\u2019aortite, particulièrement à l\u2019aortite de la région sus-sigmoïdienne, zone éminemment sensible, riche en filets nerveux, où résultant soit d\u2019insuffisance de l\u2019irrigation coronarienne, soit d\u2019une insuffisance myocardi- que proprement dite, que ces troubles myocar- diques soient accompagnés ou non de troubles nerveux (sympathiques ou autres).Vaquez voit dans la distension ventriculaire gauche aiguë et accessoirement la distension aiguë de l\u2019aorte la cause pathogénique de l\u2019angine du décubitus.La théorie nerveuse rattachait l\u2019angine à une névralgie ou névrite du plexus cardiaque.Elle eut d\u2019abord, au siècle dernier, une vogue très 818 étendue, puis elle tomba dans le discrédit.Mais certains anatomo-pathologistes contemporains, entre autres Oberdornfer, posent de nouveau la question, sous un angle différent, et voient, à côté des coronarites, l\u2019influence possible des altérations des ganglions sympathiques sur les manifestations angineuses.Et, en face des résultats de certaines inter- bu I | T S Fic.4 Onde de la thrombose ou oblitération coronarienne (dans les premières heures): T a une forme de dôme, surélevé, se branchant sur Q.R.S.à une certaine distance du niveau iso-électrique.ventions chirurgicales ou autres sur le sympathique, il n\u2019est pas permis, à l\u2019heure actuelle, d'ignorer tout-à-fait les influences nerveuses (probablement sympathiques) dans l\u2019angine de poitrine.Si l\u2019on veut faire la discussion des théories pathogéniques de l\u2019angine de poitrine, on est conduit à admettre que chacune des théories que nous venons de mentionner apporte sa contribution à la compréhension du problème troublant de l\u2019angine, chacune d\u2019elles a ses lacunes, aucune ne suffit à elle seule à rendre compte de tous les faits.La théorie coronarienne prend chaque jour plus d\u2019importance et elle rallie autour d\u2019elle des partisans de plus en plus nombreux.Mais les théories aortique, myocardique et même la théorie nerveuse ne sont pas sans arguments réellement démonstratifs.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, août 1940 En somme, il est rationnel d\u2019envisager le problème dans un sens large, non exclusif, sans oublier que si l\u2019angine oppose une hyperexcita- tion fonctionnelle ou lésionnelle, elle n\u2019en exige pas moins une hyperexcitabilité ou ce que J'appellerais une réceptivité particulière du malade.Les cadres de cette communication ne nous Fic.5 Onde coronarienne (après quelques jours): Le segment S T est convexe vers le haut et T est inversé vers le bas avec un sommet angulaire ou pointu.permettent pas d\u2019étudier séparément la symptomatologie de l\u2019angine d\u2019effort et de l\u2019angine du décubitus.Qu\u2019il me suffise de mentionner seulement quelques caractères cliniques qui ne manqueront pas d\u2019orienter le diagnostic dans la thrombose coronarienne: la fièvre à peu près constante, habituellement modérée; la durée et l\u2019intensité de la douleur; la chute de la pression artérielle; le frottement péricardique.Les signes électrocardiographiques représentent un des aspects les plus importants de l\u2019étude de l\u2019angine de poitrine.Nous ne pourrons en donner ici qu\u2019une très bref aperçu.(Cf figures 2, 3, 4, 5.) Sur un tel sujet il est plus facile d\u2019ouvrir que de clore le débat.Je laisserai de côté le point de vue exclusif de l\u2019électro-cardiogra- phie, tout en admettant que les modifications atypiques du complexe auriculo-ventriculaire révèlent, sans aucun doute, le siège, la nature et l\u2019étendue des lésions cardio-vaseulaires.Le faible voltage Q.R.S., l\u2019épaississement, le crochetage des deux parois et du sommet de l\u2019angle, ainsi que l\u2019élargissement de ses bases, signifient une atteinte grave de la fibre musculaire du cœur.Mais la dénivellation de l\u2019espace S.T., au niveau de la ligne isoélectrique, ainsi que les altérations de l\u2019onde T, surtout dans les dérivations 1 et 2, indiquent une lésion déjà ancienne de dégénérescence myocar- dique.Fic.2.\u2014 Dénivellations et encoches S.T.D'autre part, l\u2019aspect curviligne de la ligne S.T., dite «onde de Pardee », peut être in- _1.Commentaires à propos des mémoires et discussions à la Société Médicale de Montréal, séance du 2 avril 1940 à l\u2019Hôtel-Dieu.LE DIAGNOSTIC CLINIQUE DE L\u2019ANGINE DE POITRINE ! Par Albert LeSAGE, Doyen de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal.Fie.1.\u2014 Aplatissement.\u2014 Epaississement.\u2014 Crochetage.\u2014 Elargissement Complexe ventriculaire.terprété comme une thrombose coronarienne que l\u2019on rencontre surtout dans les accidents aigus.Mais je voudrais, en quelques mots, trouver une formule clinique qui permette au praticien d'interpréter et de situer une lésion vasculaire en tenant compte de la pression artérielle et des constatations révélées par l\u2019auscultation et les signes subjectifs.Fra.3.\u2014 Espace S.T.T.renversé.Pouvons-nous, par la clinique seulement, poser le diagnostic d\u2019angine de poitrine sans le secours d\u2019un électro-cardiogramme?Cette remarque n\u2019infirme nullement les services rendus par cet appareil, mais le praticien, éloigné 820 des centres et empêché d\u2019y transporter son malade, peut-il, du moins, poser un diagnostic sûr, même, situer le siège de la lésion en se basant sur les signes cliniques?C\u2019est ce que je voudrais essayer de démontrer très brièvement.1° Ainsi, nous savons que l\u2019arythmie, accompagnée d\u2019extrasystoles, est causée par une lésion située dans le voisinage du sinus coronaire, ou nœud de Tawara.Dans ce cas, nous constatons, à l\u2019auscultation, une série de contractions successives (extra-systoles), suivies d\u2019un arrêt plus ou moins prolongé, appelé \u201crepos compensateur ».Frc.4.\u2014 Onde de Pardee.Que devons-nous penser en pareil cas sinon qu\u2019il s\u2019agit, certainement, d\u2019un trouble circulatoire affectant ce centre important.Or, quel est le capillaire qui irrigue ce centre?C\u2019est l\u2019artère atrio-necteur, issue de la coronaire droite.Nous pouvons donc conclure qu\u2019il s\u2019agit, dans ce cas particulier, moins d\u2019un trouble d\u2019innervation que d\u2019un trouble de circulation, que nous pouvons situer exactement au niveau de ce nœud de Tawara, en un endroit L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 situé dans le parvis de l\u2019oreillette, au-dessus ou au-dessous du centre principal de cette région appelée « Nodale ».L\u2019excitation anormale sera donc supra ou infra-nodale.Dans le premier cas, l\u2019oreillette se contracte avant le ventricule; dans le deuxième cas, le ventricule se contracte avant l\u2019oreillette.L\u2019électro précise la position de P.Ce détail n\u2019a pas une très grande importance.Le pronostic reste le même.2° L'examen clinique révèle un ralentissement anormal du pouls appelé « Bradycardie ».Comment pouvons-nous interpréter un tel symptôme?Sachant que le faisceau de His Frc.5.\u2014 Artère atrio-necteur-nodale ou nœud de Tawara, À.N.transmet l\u2019onde de l\u2019oreillette au ventricule, nous serons enclins à conclure que cette bradycardie, si elle n\u2019est pas modifiée par l\u2019atropine, serait due à une lésion située au niveau du détroit auriculo-ventriculaire et qu\u2019elle est causée par un trouble circulatoire local.Nous pourrions donc déduire, sommairement, par la seule auscultation et le pouls, qu\u2019il s\u2019agit, dans ce cas, d\u2019une lésion vaseu- laire siégeant vraisemblablement, dans l\u2019artériole qui irrigue le faisceau de His, soit: l\u2019artère atrio-ventriculaire, issue, sauf erreur, de LESAGE: ANGINE DE POITRINE la coronaire droite.Nous pourrions même conclure, cliniquement, à une dissociation auriculo- ventriculaire si, par l\u2019auscultation, nous entendons quelques-unes de ces systoles en écho qui se produisent pendant le long silence de la diastole; dans ces cas, les contractions ventriculaires sont devenues autonomes, tandis que l\u2019oreillette se contracte à un rythme normal, ou atypique: auriculo-flutter ou fibrillaire.Il s\u2019agit, souvent, d\u2019un bloc de l\u2019une des branches coronaires, surtout de la gauche.3° Si, à tous ces signes cliniques, faciles à constater, dans la plupart des cas, nous ajoutons des renseignements fournis par une pres- Fig.6.\u2014 Artère atrio-ventriculaire.\u2014 Artère atrio- necteur au-dessus.\u2014 Artères pénétrantes irriguant surtout la ponte et issues des coronaires: antérieure g.ou dr., siège habituel de l\u2019infractus.sion artérielle basse, surtout si la maxima a tendance a se rapprocher de la minima et a s\u2019effondrer, avec une différentielle à peine existante, nous sommes en droit de conclure que ce myocarde est gravement atteint et qu\u2019il est sous la menace d\u2019une trombose ou d\u2019un infarctus imminent, situé dans le faisceau des capillaires artériels issus de la coronaire gauche, antérieure ou postérieure, et pénétrant au sein même du muscle cardiaque du V.G.Si, à l\u2019auscultation, on entend ce bruit de crépitement, si significatif, siégeant à la région thoracique préventriculaire gauche, on doit songer à un infarctus, sans attendre l\u2019onde de Pardee, et se comporter en conséquence.# 821 Ces simples constatations nous indiquent, déjà, une certaine ligne de conduite dans le traitement: indication formelle de la digitaline dans le premier cas (arythmie avec extra-systoles) et contre-indication formelle, dans le second cas (bradycardie), sans compter les autres conseils d\u2019urgence au point de vue du repos, qui s\u2019impose, total, dans le troisième cas (infarctus).4° Que conclure de tout ceci, que je m\u2019excuse de dire en si peu de mots?Que la pathogénie de l\u2019angine de poitrine repose entièrement et exclusivement sur une lésion vasculaire, suivie d\u2019ischémie plus ou moins complète ou prolongée de la pointe.Telle est, dans mon humble opinion.la seule conclusion qu\u201d l\u2019on puisse tirer de tous les signes que l\u2019on a énumérés, appuyée sur les autopsies et l\u2019anatomie pathologique.Ces troubles circulatoires sont, ou chroniques, comme dans l\u2019angor coronarien commun, ou aigus, comme dans l\u2019angor coronarien fébrile.Je ne nie pas que l\u2019on puisse attribuer certains troubles à l\u2019influence du système nerveux.Ainsi, par exemple, chez certaines personnes relativement jeunes, on observe des accidents qui ressemblent singulièrement à l\u2019angine de poitrine.J\u2019en ai fréquemment rencontré, surtout chez des personnes qui abusent du tabac, en particulier de la cigarette, ou d\u2019autres qui subissent les coups imprévus des émotions si multiples de la vie quotidienne.J\u2019en ai déjà publié quelques faits, mais, dans ces cas, al ne s\u2019agit pas d\u2019angine de poitrine: il s\u2019agit d\u2019une intoxication aiguë ou d\u2019un état vagotonique accompagnés de spasmes coronariens et d\u2019anémie passagère.Mais il n\u2019y a pas, en l\u2019occurrence, de lésion pathologique scléreuse ou thrombosique.Il en est ainsi d\u2019autres causes, comme l\u2019aortite et les affections calculeuses du foie et du rein, etc.5° Je voudrais, aussi, en terminant, attirer l\u2019attention du médecin sur le syndrome gastrique de l\u2019angine de poitrine chez les personnes âgées.Il revêt, dans ces cas, la forme gastrique, accompagnée de vomissements, qui n\u2019est autre, 822 bien souvent, qu\u2019un symptôme gastrique de l\u2019angine de poitrine véritable, ignorée ou insolite.J\u2019attire l\u2019attention du praticien sur ce tableau, à peine ébauché, mais souvent très significatif, si on veut bien l\u2019approfondir.Je voudrais que l\u2019on ne confonde pas les causes nombreuses et fréquentes de l\u2019angine de poitrine avec la maladie angineuse elle-même.On évitera, ainsi, beaucoup de confusion dans L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 la classification des formes de l\u2019angine.Selon moi, elle ne revêt que deux formes: a) l\u2019angine coronarienne chronique; b) l\u2019angine coronarienne aiguë.Telles sont les remarques à peine plus élaborées que celles que j'ai faites à la Société Médicale de Montréal.Elles complètent ma pensée en accordant à l\u2019examen clinique une très grande importance à côté de l\u2019électrocardiographie qu\u2019elle peut, quelquefois, devancer.TRAITEMENT MÉDICAL DE L\u2019ANGINE DE POITRINE Par Rodrigue LEFEBVRE, Cardiologue à l\u2019Hôtel-Dieu (Montréal).PRÉAMBULE La douleur précordiale ou rétro-sternale qui constitue l\u2019angine de poitrine peut dépendre d\u2019un des deux facteurs suivants: ou biein elle découle d\u2019une ischémie de quelque région du myocarde, ischémie, aiguë ou chronique; ou bien elle est produite à distance par une lésion affectant des organes autres que le cœur et situés souvent assez loin du cœur.L'ischémie du myocarde est en rapport, dans la plupart des cas, avec une déficience circulatoire du système coronarien; et cette déficience circulatoire peut reconnaître comme causes un spasme ou de la sclérose ou une thrombose des coronaires, ou encore l\u2019obstruction partielle des orifices des coronaires comme dans l\u2019aortite athéromateuse ou syphilitique, et elle peut se manifester au moment des efforts ou au repos.On reconnaît maintenant que ce facteur coronarien est le plus important et le plus fréquemment en cause dans la production des crises angineuses.Et c\u2019est précisément au traitement des accidents de cette nature que je limiterai mon exposé, en laissant de côté le traitement des angors qui sont réflexes, né- vrosiques ou toxiques.Je vous parlerai d\u2019abord du traitement des crises d\u2019angor cardio-artériel sans infarctus, puis du traitement de la crise angineuse de la thrombose coronarienne.J\u2019exposerai ensuite, pour chaque cas, la thérapeutique à appliquer pour prévenir les crises et pour en combattre les causes.Traitement des crises d\u2019angor cardio-artériel sans infarctus Quand il s\u2019agit d\u2019angine effort, il paraît bien inopportun de recommander au malade de cesser son effort, car il sera forcément obligé de s\u2019y résoudre de lui-même, tant la douleur pourra être intense.Ce qu\u2019il importe de faire en premier lieu, c\u2019est de calmer la douleur le plus tôt possible, si elle a tendance à se prolonger.Toute la série des nitrites, qui sont des vaso-dilatateurs reconnus, pourra être employée dans ce but, mais on s\u2019adressera de préférence à ceux qui ont une action rapide, comme le nitrite d\u2019amyle, qui est très volatil et très diffusible et se donne en inhalations à la dose de 3 à 10 gouttes; tous les médecins ont eu l\u2019occasion d\u2019employer les ampoules, recouvertes d\u2019un petit sac de soie, qui contiennent 5 minimes de ce médicament et qu\u2019on brise dans un mouchoir sous le nez du malade.L'action en est immédiate et souvent efficace.Cependant, à cause des céphalées intenses qui suivent parfois son administration, beaucoup de malades le refusent; d\u2019ailleurs, il peut provoquer une chute trop brusque de la pression artérielle et, de ce fait, se révéler dangereux chez les artério-scléreux. LEFEBVRE: ANGINE DE POITRINE Il vaut mieux employer la trinitrine, soit en solution alcoolique au 1/100 à la dose de 2 à 4 gouttes, soit en dragées qui en contiennent 2 gouttes et que le malade doit croquer pour permettre l\u2019absorption et la diffusion rapide du médicament par la muqueuse buccale.C\u2019est un remède excellent et dont on peut répéter la dose plusieurs fois dans les 24 heures sans risquer l\u2019apparition de phénomènes réactionnels déplorables.Comme le nitrite d\u2019amyle, il abaisse lui aussi la pression artérielle, mais d\u2019une façon beaucoup moins brutale.Vaquez l\u2019associait souvent à la caféine et à la codéine, et Donzelot à l\u2019atrophine et à la codéine.Si on n\u2019a pas sous la main, de nitrite d\u2019amyle ou de trinitrine, on pourra donner un peu de cognac ou encore un carminatif quelconque qui apportent, dans certains cas, un soulagement manifeste.L\u2019ammoniaque aromatique même est susceptible de procurer au malade une sédation très appréciable.Il sera bon d\u2019appliquer un sinapisme sur la région précordiale et de faire des immersions des avant-bras et des pieds dans de l\u2019eau chaude, toutes manœuvres capables de se montrer efficaces quand les moyens ci-haut décrits ne peuvent être employés.Quand la crise dure plus longtemps que 10 minutes, il y a présomption d\u2019occlusion coronarienne et, alors, on ne doit pas hésiter à recourir à la morphine, et d\u2019emblée à une dose forte, au moins 1/4 de grain, qu\u2019on pourra répéter au bout de 15 à 20 minutes.Certains auteurs ont préconisé l\u2019infiltration de la région précordiale avec de la novocaïne dans le but de bloquer la transmission de la douleur.La crise d\u2019angine de décubitus, individualisée par Vaquez, exigerait des mesures thérapeutiques supplémentaires.Dans certains cas, il se produirait, en plus de la douleur, une distension du ventricule gauche causée probablement par l\u2019augmentation du débit cardiaque dans la position de décubitus.Une saignée sera alors nécessaire suivie d\u2019une injection intraveineuse d\u2019ouabaïne.Je soulignerai cependant la difficulté qu\u2019il y aura à faire le diagnostic différentiel entre l\u2019angor de décubitus 823 et la thrombose coronarienne et, en conséquence, la prudence qu\u2019il faudra exercer dans l\u2019administration d\u2019un médicament aussi violent que l\u2019ouabaïne.Dans le doute, la Cora- mine par voie intramusculaire sera préférable.Traitement contre le retour des crises d\u2019angor cardio-artériel sans infarctus à) TRAITEMENT ÉTIOLOGIQUE.Si la syphilis est en cause, le bismuth et le cyanure de mercure seront indiqués.S'il s\u2019agit de polysclérose, on prescrira: Un régime hypograisseux et atoxique, quantitativement réduit.Des mesures hygiéniques comme celles-ci: supprimer le tabac, l\u2019alcool, le thé et le café; éviter le froid; se reposer après chaque repas; dormir suffisamment.Des médicaments altérants dont le plus utile sera l\u2019iode, lequel a une action trophique sur les parois des vaisseaux.Je rappellerai ici la méthode de Lian qui consiste à faire des injections iodées intensives dans les veines, même s\u2019il y a apparition d\u2019iodisme.Dans ce cas, le Cortiode (association d\u2019iodaseptique et d\u2019iodure de soude) qui contient O gr.06 d\u2019iode par c.c., est injecté à raison de 5 c.c.du liquide, 3 fois par semaine, durant 6 semaines.C\u2019est un traitement qui donne de bons résultats.b) TRAITEMENT SYMPTOMATIQUE.Contre la susceptibilité du systéme neuro- végétatif: les bromures, le gardénal, la belladone; un nouveau médicament, qui est un sympa- thicolytique de synthèse, qui porte le n° 883 F (dans le commerce, c\u2019est le Pro- sympal), et a donné d\u2019excellents résultats dans les mains du Prof.Clerc et de ses assistants Sterne et Lenoir.A la dose de 0 gr.20 par jour, il aurait déterminé dans un nombre important de cas une séda- tion remarquable et prolongée des crises, surtout dans les angors purs ou liés à une aortite.Je ne l\u2019ai pas encore employé. 824 Contre les spasmes coronariens: la trinitrine aura toujours sa place, non seulement pour faire cesser la douleur, mais pour l\u2019empêcher d\u2019apparaître quand le malade aura un effort à faire; les dérivés xantiques garderont leur utilité .s'il y a sclérose des coronaires.Je me permettrai maintenant de dire quelques mots des mesures spéciales qu\u2019il faudra prendre quand les crises seront rebelles aux traitements médicaux proprement dits.Dans ce cas, on aura le choix entre: 1) Les TRAITEMENTS PHYSIOTHÉRAPIQUES: a) La radiothérapie moyennement pénétrante, appliquée sur la région précordiale ou sur le symphatique cervical, chez les malades chez lesquels l\u2019électrocardiogramme n\u2019est pas trop altéré et dont les crises ne sont pas subintrantes, à pu apporter des améliorations d\u2019une durée de 6 à 12 mois.On doit faire 2 ou 3 séances par semaine, durant 4 à 6 semaines.Cependant, dans certains cas, il y aurait exacerbation des crises.b) Les ondes courtes seront appliquées aux malades qui éprouvent des douleurs de façon à peu près continue ou à l\u2019effort le plus minime.On obtiendrait ainsi 40% de bons résultats.Il faut laisser aux électrothérapeutes le soin de nous renseigner davantage sur ces modes de traitements, dont je n\u2019ai aucune expérience.2) Les INJECTIONS ANESTHÉSIANTES: les injections d\u2019alcool, toutes les méthodes chirurgicales.Ce sont les chirurgiens qui peuvent le mieux nous dire les résultats qu\u2019on en doit attendre.= * * Traitement de la crise angineuse de l\u2019'infarctus du myocarde a) Au début, quand le malade ressent dans la région précordiale cette douleur atroce qui lui broie la poitrine et le plonge dans une angoisse extrême, que faut-il faire?Deux mesures importent le plus: calmer la douleur et combattre l\u2019état de shock.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 Contre la DOULEUR: On donnera de la morphine, sans hésitation, a fortes doses, 15 grain à répéter au bout d\u2019une heure ou deux.Il ne faudra pas risquer cependant des doses qui déprimeraient le centre respiratoire; mais, en général, on pourra continuer la morphine aussi longtemps qu\u2019il sera nécessaire.Certains auteurs conseillent d\u2019associer, à la morphine, l\u2019atropine qui pourrait avoir quelque influence sur les spasmes coronariens et agirait favorablement sur les troubles gastro- intestinaux qui accompagnent souvent la thrombose coronarienne.De même, on peut l\u2019associer à la papavérine dont l\u2019action sur les muscles à fibres lisses, est bien connue.Il y a, dans le commerce, des préparations injectables qui contiennent à la fois du panto- pon, de l\u2019atropine et de la papavérine.Les inhalations d\u2019oxygène ont fréquemment pour effet de soulager rapidement la douleur et d\u2019améliorer la dyspnée et la cyanose; on aura encore plus raison de les employer si on admet, avec l\u2019Ecole américaine, que la douleur dans l\u2019infarctus est liée à une oxygénation insuffisante du muscle cardiaque.La tente à oxygène remplit toutes les conditions nécessaires à une bonne oxygénation, laquelle requiert une proportion de 50% d\u2019oxygène dans l\u2019air inhalé; quand elle est bien supportée, elle peut rendre les plus grands services.À défaut de tente, un cathéter nasal pourra faire le même office.Je ferai remarquer ici que le nitrite d\u2019amyle et la trinitrine ont peu d\u2019influence sur la douleur angineuse de l\u2019infarctus, en sorte qu\u2019il ne faudra pas s\u2019acharner à en répéter les doses si les premières s\u2019étaient montrées inactives.Contre L\u2019ÉTAT DE SHOCK, dont le signe le plus caractéristique est l\u2019effondrement de la pression artérielle, on injectera le camphre et ses dérivés, de même que la Coramine.Bien qu\u2019une forte stimulation du cœur doive faire craindre la rupture d\u2019un anévrysme du cœur ou la production d\u2019embolies, ces accidents sont moins à craindre qu\u2019au début, alors que l\u2019infarctus n\u2019est pas complètement formé.L\u2019oxygène pourra être aussi d\u2019un grand se- \u2014_\u2014 LEFEBVRE: ANGINE DE POITRINE 825 cours contre le shock, en raison de son action stimulante générale.Personnellement, je ne suis pas beaucoup en faveur de l\u2019usage de la caféine qui, malgre une certaine action vaso-dilatatrice sur les coronaires, excite le cortex cérébral.Monquin suggère néanmoins de l\u2019employer en injections fréquentes alternées avec le camphre.Quant à l\u2019adrénaline, ses indications sont bien discutées.Pour Donzelot, elle serait très utile et devrait être injectée à la dose d\u2019un milligramme par vole intramusculaire.Si on admet que les coronaires sont innervées par le pneumogastrique, il est logique d\u2019employer l\u2019adrénaline.Mais, et le fait a été souvent prouvé, c\u2019est une substance qui peut réveiller des rythmes hétérotropes dans un myocarde ischémié, i.e.provoquer des tachycardies paroxystiques ventriculaires et méme la fébril- lation ventriculaire.De plus, en produisant une vaso-constriction périphérique, elle augmenterait le travail du cœur et serait capable de faire apparaître conséquemment une crise d\u2019œdème aigu du poumon; elle intensifierait aussi la douleur angineuse.À mon avis, l\u2019adrénaline devrait être proscrite: On dit que l\u2019éphé- drine n\u2019aurait pas les mêmes inconvénients.Dans ce premier stade de la maladie, la digitale et le strophantus sont contre-indiqués.S'il existait une trop grande défaillance circulatoire, on aurait raison d\u2019injecter par voie veineuse, à toutes les 12 ou 24 heures, 20 à 50 c.c.de sérum glucosé à 50%.Quant à l\u2019injection intraveineuse de théophylline immédiatement après l\u2019occlusion coronarienne, on doute de sa valeur à cette période.Le malade sera tenu au repos au lit et bien au chaud; on s\u2019abstiendra de donner un lavement rectal ou des laxatifs durant les 5 premiers jours.La diète ne comprendra que des liquides, 1,000 à 1,200 c.c.par 24 heures, par petites quantités additionnées de glucose.Si le malade a des nausées ou s\u2019il vomit, on ne donnera que de la glace à sucer.b) Après quelques jours, quand la douleur s\u2019est calmée, le malade entre dans la période d\u2019état qui est en même temps la période de réparation de l\u2019infarctus.C\u2019est une phase importante de la maladie où il faut, par tous les moyens appropriés, favoriser la cicatrisation de l\u2019infarctus, faciliter la circulation coronarienne et éviter des accidents toujours menaçants comme l\u2019asystolie, les embolies, la rupture du cœur et les arythmies graves.Certaines médications utilisées au début seront continuées à cette période-ci: la morphine, la papavérine, l\u2019atropine, dont les doses pourront être diminuées au besoin.Il sera bon aussi de prescrire des barbituriques, surtout le gardénal à doses filées, pour calmer chez le malade son hyperexcitabilité et son instabilité nerveuses, sources de spasmes artériels qui sont capables d\u2019amorcer d\u2019autres crises d\u2019angor.I] va sans dire que le malade gardera tou- Jours un repos absolu au lit et toutes les causes d\u2019énervement seront éloignées à tout prix.Ce sera alors le bon moment pour prescrire certains vaso-dilatateurs qui ont pour action de diminuer l\u2019ischémie du myocarde et l\u2019étendue de l\u2019infarctus.Les meilleurs sont les dérivés xanthiques; on emploie couramment deux isomères qui sont des diméthyl-xanthiques: la théobromine et la théophylline.| La théobromine a un role surtout diurétique bien que son influence dilatatrice sur les coronaires ne soit pas négligeable; on la prescrira à la dose d\u2019un gramme et 50 par jour.La théophylline est généralement employée en combinaison avec l\u2019éthylènediamine.C\u2019est un médicament précieux qui dilate les vaisseaux tant coronaires et rénaux que cérébraux, qui est diurétique, un peu moins que la théobromine, peut-être, et qui stimule le centre respiratoire; il sert souvent à éteindre les douleurs angineuses et il augmente l\u2019énergie du myocarde en facilitant la circulation coronarienne.Depuis que je l\u2019emploie, j'ai toujours eu l'impression qu\u2019il était très efficace.Sa dose utile est de O gr.30 à O gr.80 par jour « per os».Quand il se manifeste de l\u2019intolérance digestive, on l\u2019injectera quotidiennement par voie intramuseulaire, à raison d\u2019une à trois ampoules de 2 c.c.contenant 0 gr.48 du produit, ou en suppositoires contenant 0 gr.36; 826 ces derniers sont parfois irritants pour la muqueuse rectale.L\u2019injection intraveineuse ne serait pas dépourvue de dangers; Laubry a montré expérimentalement qu\u2019elle pouvait provoquer des extra-systoles, de la tachycardie ventriculaire et méme de la fibrillation ventriculaire.De toutes façons, si la voie veineuse est indiquée, l\u2019injection de O gr.05 à O gr.24 devra être pratiquée lentement et même on aura avantage à faire une dilution du médicament dans une solution de glucose à 10% ou 20% qu\u2019on injectera en goutte à goutte.Comme autres vaso-dilatateurs, on a conseillé les hormones circulatoires et l\u2019acétyl- choline.Parmi les hormones circulatoires, les substances extraites du pancréas, du foie et des muscles striés ont eu de la vogue il y a quelques années et sont beaucoup moins employées aujourd\u2019hui.Fabre (de Bordeaux) a beaucoup vanté récemment une substance dérivée de l\u2019adénosine, l\u2019acide adénylique, qui est trouvée dans le sang et surtout dans les muscles striés et le cœur.Son action la plus remarquable et, pour ainsi dire, « quasi spécifique », serait une vaso-dilatation marquée des vaisseaux coronaires.L\u2019adénosine s\u2019emploierait par voie intramusculaire à la dose de 5 à 10 mgrs par 24 heures (2 mgrs.5 par c.c.de sérum physiologique).Il existe dans le commerce une préparation qui contient de l\u2019adénosine et qui se donne « per os » et en injections sous-cutanées.Quant à l\u2019acétylcholine, qui serait une substance semblable à celle qui chemine dans le pneumogastrique, elle ne devrait pas être administrée dans la thrombose coronarienne.Bien qu\u2019elle ait sur les artérioles périphériques une action vaso-dilatatrice, il faut craindre une influence contraire sur les coronaires qu\u2019on prétend être innervées par le vague.Il y a une mesure thérapeutique qui a été préconisée assez récemment et qui peut avoir son importance; je veux parler de la rechlo- rurahion qui améliorerait l\u2019état général, relèverait la pression artérielle et stimulerait la diurèse.Cette mesure sera, en tout cas, formellement indiquée s\u2019il y a eu vomissements abondants et hypochlorémie consécutive.On L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 s\u2019est demandé si la rechloruration n\u2019avait pas une action directe sur les lésions coronariennes, une action analogue à celle qu\u2019elle a dans la maladie de Buerger, où Silbert (de New- York) a obtenu des résultats remarquables en injectant du sérum salé dans les veines.Durant cette seconde période, on augmentera le régime alimentaire en ajoutant des aliments qui se digèrent bien.On évitera de donner au malade des aliments qui laissent un gros déchet et ceux qui peuvent provoquer de la flatulence.Aux Etats-Unis, on a recommandé de soumettre le malade pendant plusieurs semaines à un régime pauvre en calories (700 à 800 par jour) qui comprendrait: 100 grammes d\u2019hydrates de carbone, 50 de protéines et 20 de lipides.Cette diète offrirait de grands avantages: elle éliminerait les réflexes gastro-cardia- ques; elle diminuerait l\u2019élévation du métabolisme et du débit cardiaque qui se produit ordinairement après les repas; elle abaisserait graduellement le métabolisme basal, la fréquence du pouls et la pression artérielle.Il sera bon d\u2019ajouter les quantités de vitamines B et © qui sont nécessaires dans un régime si réduit.Il restera maintenant à empêcher des accidents toujours possibles: a) Pour prévenir l\u2019asystolie qui suit souvent l\u2019infarctus, on injectera du sérum glu- cosé, soit par voie veineuse, 50 c.c.d\u2019une solution à 50%, 2 fois par 24 heures, soit par voie sous-cutanée, en solution à 3% ou 4%, soit par voie digestive (100 à 200 grammes de glucose par jour).Doit-on ajouter de l\u2019insuline au glucose?L\u2019insuline à la dose de 10 à 20 unités n\u2019offre probablement pas de danger, mais sa combinaison au glucose ne paraît pas êtré plus efficace que le glucose seul.Et que dire de la digitale?La digitale doit être évitée, en principe durant les deux premières semaines, en raison de son action sur l\u2019excitabilité myocardique qu\u2019elle augmente et sur la conductibilité hisienne qu\u2019elle diminue. LEFEBVRE: ANGINE DE POITRINE Le strophantus ou l\u2019ouabaïne pourrait, à la rigueur, être donnée prudemment par la bouche si un tonicardiaque était absolument nécessaire.b) Pour prévenir la rupture du cœur et les embolies, il faut tenir le malade dans le plus grand repos et éviter, si possible, les tonicardiaques qui, en augmentant la force des systoles, favorisent précisément ces accidents.\u201c \u20ac) Pour prévenir les troubles du rythme, comme les extra-systoles, le bloc total et la tachycardie paroxystique ventriculaire, y a-t- il quelque moyen à notre disposition?Levine (de Boston) conseille de donner du sulfate de quinidine chaque jour pour empêcher l\u2019apparition de ces arythmies.La quinidine est pourtant un dépresseur de tout le myocarde et je crois qu\u2019elle ne devrait être administrée qu\u2019au cas où il se serait produit une tachycardie ventriculaire, trouble rythmique très grave qui accompagne une lésion du septum et qui entraîne toujours la mort si elle se prolonge.Le cœur, affaibli par un infarctus, supporte mal des irrégularités persistantes.On donnera donc alors la quinidine à la dose de O gr.20 à O gr.40 toutes les 4 heures, jusqu\u2019à ce que le rythme normal se rétablisse.Contre le bloc total, l\u2019éphédrine est conseillé; mais la dissociation auriculo-ventriculaire est souvent transitoire ici, tout comme les extrasystoles.Traitement contre le retour des accidents d'occlusion artérielle On agira sur l\u2019état vasculaire, 1) Par des mesures hygiéniques et diététiques: 827 Le malade sera gardé au repos absolu au lit, durant 4 à 6 semaines et même davantage.Celui qui se lève trop tôt peut développer plus facilement une asystolie ou voir revenir plus tôt ses crises; plus le repos est long, plus la cicatrice est solide.Il ne reprendra pas son travail avant trois mois, au moins.Il aura, par la suite, une vie exempte de fatigues physiques et mentales, d\u2019émotions et de tracas.Il supprimera le tabac, l\u2019alcool, le café et le thé.Il évitera les grands vents, les froids humides.Il réduira la quantité de ses aliments, et particulièrement les boissons.2) Par des traitements médicamenteux: a) de l\u2019hyperexcitabilité nerveuse: sédatifs nerveux pendant de longues périodes; b) de la sclérose et des spasmes coronariens: dérivés xanthiques; c) de l\u2019artério-sclérose, en général: iode (méthode de Lian) silicate de soude.J\u2019al essayé de vous présenter un ensemble assez complet des traitements qu\u2019on peut instituer dans l\u2019angor coronarien.Ces traitements sont, en réalité, en nombre limité, mais ils sont suffisamment efficaces pour permettre, s\u2019il y a pleine collaboration des malades avec leur médecin, des survies prolongées.TRAITEMENT DE L'ANGINE DE POITRINE ' Par Paul MORIN, Médecin de l\u2019hôpital Saint-Luc (Montréal).Après le travail très élaboré de mon confrê- re, le docteur Lefebvre, je ne voudrais ici que discuter avec vous d\u2019une façon pratique et d\u2019a- 1.En discussion à la communication du docteur Rodrigue Lefebvre.«Société Médicale de Montréal », séance du 2 avril 1940.prés mon expérience personnelle, de la forme la plus fréquente de l\u2019angine qu\u2019on rencontre en clientèle.Je vous dirai ce qu\u2019il faut attendre de certaines méthodes, ou médicaments, pour lutter contre cette maladie.Je veux vous parler des angors purs.Sous ce titre nous désignons 828 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 les malades chez lesquels les douleurs ang\\- neuses représentent le trouble dominant et ne s\u2019associent à peu ou pas de manifestations évidentes, cliniques, radiologiques ou électro-car- diolographiques, de défaillance cardiaque, d\u2019aortite, ou de coronarite.Sur l\u2019intensité de la douleur, vous pouvez avoir deux variétés: la forme légère, ou la forme sévère.1° Dans la forme légère, la douleur angineuse varie beaucoup dans son intensité; mais habituellement, elle cesse rapidement au repos.Pour prévenir la crise, je conseille habituellement d\u2019éviter les efforts qui déclanchent la douleur angineuse; le traitement de l\u2019état général et la sclérose vasculaire est ici d\u2019une grande importance, et j\u2019y reviendrai dans la deuxième variété.Au cours de la crise elle-même, il faudra recommander au patient d\u2019arrêter immédiatement tout effort et si la crise a tendance à se prolonger, de croquer une dragée de trinitrine.La trinitrine est véritablement un médicament merveilleux de ces douleurs.En moins d\u2019une minute la crise commence à diminuer d\u2019intensité pour disparaître rapidement; mais il ne faut pas oublier de mentionner au patient de croquer le comprimé, autrement l\u2019effet serait à peu près nul.J\u2019emploie à l\u2019hôpital, la trinitrine « Burroughs & Wellcome » 1/100; et elle m\u2019a paru aussi efficace que sous la forme dragée.2° Dans la forme sévère des angors purs qui surviennent au moindre effort (t même souvent la nuit pour durer parfois plus d\u2019une heure, ce qui nous permet de les distinguer des angors de décubitus et de l\u2019infaretus du myocarde, c\u2019est l\u2019absence de tout signe objectif d\u2019insuffisances cardiaque, et la répétition des crises souvent plusieurs fois par jour pendant des mois.Comme traitement préventif, je conseille au patient habituellement un repos complet d'au moins dix jours; mais si le repos n\u2019est pas possible, je lui demande au moins de se coucher 1 heure après chaque repas.En effet les crises surviennent avec bzaucoup plus de facilité après les repas, qui devront être modérés et où il faudra éliminer en particulier le thé, le café, diminuer les aliments azotés, ete.Il faudra éviter de sortir quand il vehte ou qu\u2019il fait froid, ainsi que toute émotion.Les médicaments et méthodes préventives de ces accidents sont fort nombreux, mais peu sont efficaces.Comme je l\u2019ai dit plus haut, le traitement de l\u2019état général est très important et en partieu- lier, s\u2019il y a lieu, il faudra traiter l\u2019aérophagie, le nervosisme, l\u2019obésité, le diabète et surtout l\u2019artérioclérose, ete.Même en l\u2019absence de ner- vosisme, j\u2019emploie avec des résultats satisfaisants le gardenal, un centigramme toutes les heures ou deux.J\u2019al vu préconiser par un auteur américain le port d\u2019une ceinture chez les obèses et les ptosiques, au cours de l\u2019angine de poitrine.J\u2019ai eu l\u2019occasion d\u2019utiliser souvent cette méthode et il est très fréquent d'assister à une atténuation et parfois même à une disparition complète des crises.Au point de vue médicamenteux, il sera bon de recommander au patient de croquer une trinitrine avant d\u2019accomplir un effort.Chez un grand nombre, elle sera très efficace et assez souvent la seule efficace.J\u2019ai employé l\u2019aminophylline buccale; mais sauf de rares exceptions, les crises angineuses n\u2019ont pas paru modifiées, et c\u2019est d\u2019ailleurs l\u2019opinion américaine et celle du professeur Clerc avec qui j'ai eu l\u2019occasion de discuter de ce problème, il y a quelque temps.Cependant il sera toujours utile d\u2019en faire l\u2019essai.Seule l\u2019aminophylline intraveineuse présente quelque valeur.J\u2019y recours volontiers lorsque les crises sont d\u2019une grande fréquence, et très intenses.Il faut savoir tout de même que les douleurs angineuses reviennent le plus souvent après la cessation du médicament.Les injections iodées intensives par voie intraveineuse préconisées par Lian, m\u2019ont paru inefficaces pour empêcher le retour des crises; je recommande les iodures par la bouche, mais seulement pour lutter contre l\u2019arteriosclérose.Il en a été de même des extraits musculaires ou myocardiques, des extraits de pancréas désin- MORIN : ANGINE DE POITRINE sulinés où les résultats ont été loin d\u2019être con- vainquants.Dernièrement, j'ai pu étudier le Prosympal (883 F.), chez cinq cas d\u2019angine très rebelle, mais je n\u2019ai obtenu aucun résultat.Mon expérience est encore trop ristreinte pour vous donner une opinion définitive sur ce médicament, et je me propose de continuer mes recherches.Je passe sous silence, d\u2019autres méthodes, telle que la radiothérapie ou les ondes courtes qui sont maintenant à peu près délaissées.Mais que pouvons-nous si malgré tous nos efforts les crises persistent ?Est-il possible de faire davantage ?Je recours dans ces cas aux injections paravertébrales de novocaïne, qui m'ont semblé à peu près inoffensives.Nos cinq premiers essais ont porté sur l\u2019alcool et nous avons obtenu trois bons résultats.Mais les inconvénients sont souvent pire que le mal qu\u2019on veut enlever.Chez vingt patients j'ai utilisé la novocaïne et, surtout lorsqu\u2019il n\u2019existait pas de signe d\u2019insuffisance cardiaque ou de thrombose coronarienne, les résultats sont parfois surprenants.Sur ce nombre, j'en compte six qui sont soulagés complètement depuis au-delà de cinq ans.J\u2019ai revu ces jours derniers un patient qui avait présenté, en 1934, des crises angineuses tellement fréquentes que le moindre effort était devenu impossible.Immédiatement après les injections paravertébrales, les douleurs disparurent, et ce patient travaille com- 829 me débardeur depuis ce temps, pratiquement sans malaise.Et pour résumer nous avons obtenu des succès dans environ 60% de nos angineux.Naturellement il y a des échecs et si l\u2019état général le permet, c\u2019est dans ces cas que la chirurgie sera indiquée et devrait donner les meilleurs résultats.Le traitement de la crise elle-même consistera surtout dans l\u2019emploi de la trinitrine.Il est exceptionnel que j'aie à recourir au nitrite d\u2019amyle, qui amène habituellement des sensations désagréables.Si la douleur n\u2019est pas soulagée au bout de dix minutes, 1l faudra recourir à l\u2019injection de morphine.J\u2019ai essayé parfois des injections intra-der- miques de novocaïne, dans la région précordiale d\u2019après la méthode de Lemaire.Les résultats ne sont pas constants mais il sera bon d\u2019y recourir pour éviter des injections de morphine répétées.Quant aux autres formes d\u2019angors, le temps qui m'est alloué ne me permet pas de les aborder, mais sauf quelques variations, le traitement est souvent le même que dans les angors purs.Jusqu\u2019à un certain point, cette étude peut être considérée comme la conclusion pratique du travail présenté par le docteur Lefebvre et j\u2019espère qu\u2019elle pourra être utile aux médecins dans l\u2019application des différentes méthodes thérapeutiques anti-angineuses.POSITIONS ACTUELLES DU TRAITEMENT CHIRURGICAL DE L\u2019ANGINE DE POITRINE Par Mercier FAUTEUX, Assistant à la Clinique Chirurgicale de l\u2019hôpital Royal Victoria (Montréal).Le traitement chirurgical de l\u2019angine de poitrine n\u2019a pas échappé aux lois qui régissent l\u2019évolution de la thérapeutique en général; et les notions qui, à diverses époques, ont imprimé aux théories pathogéniques des directions dans des sens variés n\u2019ont pas été sans influencer et conditionner singulièrement les interventions que nous possédons aujourd\u2019hui.C\u2019est pourquoi il ne nous semble pas futile, au début de ce travail, de passer rapidement en revue les données et les faits qui, dans une large mesure, marquent le mouvement de nos conceptions thérapeutiques dans cette affection.Une telle révision n\u2019a pas qu'une simple valeur historique.Eminemment instructive, elle met en lumière les voies parcourues et 830 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 nous incite souvent à remanier la mosaïque de nos systèmes, rejetant dans des positions bien secondaires des principes considérés injustement de grande importance, et à replacer au premier plan des constatations oubliées ou jugées à tort d\u2019aucune signification pendant de longues années.C\u2019est à Heberden !, en 1768, que nous devons d\u2019avoir nettement individualisé l\u2019angine qui, à la suite de ses observations, entre définitivement dans le cadre des maladies vasculaires.Mais à cette période lointaine, le mécanisme de cette affection fut surtout, sem- ble-t-il, imputé à des réflexes douloureux d\u2019origine aortique; et cette manière de voir, juste dans certains cas, domina et exerça très longtemps une influence prépondérante et non justifiée sur les idées en cours et les modes de traitement.Décrivant le protocole d\u2019autopsie d\u2019un malade mort d\u2019angine, Heberden rapporte que si l\u2019on fait exception d\u2019un certain degré de calei- fication aortique, aucune lésion myocardique, valvulaire, artérielle ou veineuse ne peut être mise en évidence à l\u2019examen du cœur.Un peu plus tard, Fothergill 2, en 1776, relate une observation de la même maladie et signale qu\u2019à l\u2019autopsie le cœur présentait au niveau du ventricule gauche des zônes pratiquement blanches et dépourvues d\u2019élasticité, donnant l\u2019apparence d\u2019un début d'ossification; et les deux coronaires, à leur origine et au niveau de plusieurs ramifications, étaient rigides et comme de Vos.Mais il ne semble pas que les lésions coronariennes ainsi que les zones infarcies du myocarde de cette observation furent considérées comme ayant une relation avec les crises angineuses du malade.Jenner 3 est, sans doute, le premier médecin qui reconnut cliniquement l\u2019origine coronarienne de certaines crises d\u2019angine à la suite de l\u2019examen de l\u2019illustre Hunter dont on connaît tous la fin dramatique survenue le 16 octobre 1793 au St.George\u2019s Hospital.Irrité au sujet de certaines choses, mais parfaitement maître de lui-même, il réprima ses sentiments et s\u2019éloigna vers une autre pièce où, se tournant vers le Dr Robertson, l\u2019un des médecins attachés à cette institution, il poussa un profond soupir et mourut.À l\u2019autopsie, des lésions cardiaques, aortiques et coronariennes superposables à celles de l\u2019observation de Fothergill sont relevées.L\u2019on attribue à Hammer *, en 1878, d\u2019avoir le premier reconnu cliniquement une occlusion coronarienne.Son diagnostic clinique établi quelques heures avant la mort de son malade fut confirmé à l\u2019autopsie.! En 1896, George Dock porte à l\u2019attention de la médecine le développement d\u2019une circulation coronarienne collatérale à la suite de l\u2019occlusion lente et graduelle des vaisseaux nourriciers du cœur.Mais toute la signification de ce mécanisme compensateur ne devait être mise en pleine valeur que beaucoup plus tard.En 1910, Osler °, dans une conférence devant le Collège Royal des Médecins de Londres, distingue parfaitement que des causes multiples peuvent déterminer l\u2019angine; et cette entité pathologique graduellement perd son apparence de bloc homogène et apparaît sous son vrai jour comme un syndrome qui accompagne des processus vasculaires, il est vrai, mais non toujours de mécanismes identiques; tantôt étant l\u2019expression d\u2019affections organiques aortiques, coronariennes, ou myocardiques; parfois succédant à des troubles purs de la vaso-motricité cardio-aortique, ou périphérique; parfois enfin étant sous la dépendance de déséquilibres du métabolisme ou même de la sécrétion hormonale.Et l\u2019on ne saurait trop insister sur l\u2019importance de ces différents cadres pathogéniques qui laissent entrevoir qu\u2019il ne peut y avoir de traitement spécifique de l\u2019angine et que seules les thérapeutiques à action sur les déséquilibres, conditionnant son apparition, peuvent être susceptibles de modifier heureusement les perturbations vaseu- laires.Il est actuellement classique de distinguer deux grandes formes d\u2019angine.L\u2019une fonctionnelle, d\u2019origine spasmodique et sans lésions coronariennes appréciables; l\u2019autre organique, avec lésions des coronaires évidentes.Les observations des malades souffrant de _ = = = \u2014\u2014 CT cs FAUTEUX: ANGINE DE POITRINE cette affection et surtout l\u2019étude anatomo-pa- thologique des cœurs d\u2019individus morts à la suite d\u2019une crise angineuse semblent bien établir que si la forme fonctionnelle pure n\u2019est pas exceptionnelle, elle est sûrement d\u2019un pronostic beaucoup moins sérieux.En effet dans les cas où, à l\u2019autopsie et à l\u2019examen histologique, le cœur est minutieusement examiné, une forme quelconque de lésions coronariennes est mise en évidence dans une impressionnante proportion.Il ne fait, par ailleurs, aucun doute, qu\u2019entre ces deux grandes formes si nettement individualisées et présentées vraisemblablement avec des caractéristiques aussi arbitrairement définies que dans un but didactique, il existe des formes mixtes où prédominent tantôt un élément fonctionnel et vaso-constricteur avec un minimum de lésions artéritiques, tantôt un élément organique important, occlusion ou thrombose, avec en second plan des états spasmodiques réflexes.Mais quelles que soient les formes rencontrées, un fait demeure constant et propre à chacune d\u2019elles: un trouble de l\u2019irrigation myocardique est à leur origine ou devient leur conséquence immédiate.C\u2019est dire qu\u2019il est logique d\u2019orienter toute cette question autour de l\u2019ischémie cardiaque qui apparaît commune à toutes les formes, en conditionne leur évolution et en règle les directives thérapeutiques.Comme le faisait remarquer récemment Marcel Bérard 7, « que l\u2019élément ischémique ne soit pas tout dans l\u2019angine, que la mise en jeu de réflexes conditionne l\u2019apparition de la crise, et que ce facteur nerveux intervienne non seulement pour en projeter à la périphérie les manifestations cliniques mais pour en intensifier encore au niveau du cœur les perturbations circulatoires d\u2019où naît le trouble, il n\u2019empêche qu\u2019à l\u2019origine de ces phénomènes l\u2019on retrouve avant tout une déficience dans l\u2019apport coronarien ».N'est-ce pas, d\u2019ailleurs, en se basant sur une telle interprétation des faits que la médecine préconise les vaso-dilatateurs coronariens, les sédatifs contre les états spasmodi- 831 ques, la mise au repos afin de diminuer le travail du cœur qui, à l\u2019effort, ne reçoit plus ou très inadéquatement l\u2019apport sanguin exigé pour maintenir ses fonctions.Il ne fait aucun doute que ces mesures thérapeutiques donnent dans maints cas d'heureux résultats; mais il n\u2019en demeure pas moins vrai que chez beaucoup d\u2019autres elles ne modifient en rien l\u2019ischémie et les complications si redoutables qui en résultent.Un grand nombre de malades meurent soudainement par thrombose coronarienne et fibrillation ventriculaire; et chez ceux qui échappent à une fin aussi brutale, il n\u2019est pas rare de voir des signes d\u2019insuffisance cardiaque se développer graduellement, s\u2019intensifier et conduire à une issue fatale dans un délai variable.Le pronostic si grave de cette affection, la constatation de sa fréquence et le fait qu\u2019en présence d\u2019une crise rien ne permet d\u2019en prévoir les conséquences ou ses récidives, expliquent l\u2019effort apporté à étudier davantage, surtout en ces dernières années la circulation coronarienne normale et pathologique à la lumière des données de la clinique, de la physiologie expérimentale et de l\u2019anatomie pathologique.La chirurgie n\u2019est pas restée indifférente à tous ces problèmes et depuis longtemps elle apporte sa collaboration sinon à guérir cette affection du moins à atténuer certains éléments de son ensemble encore si complexe.En 1889, François Franck * propose l\u2019ablation de la chaîne cervico-thoracique afin de supprimer la sensibilité aortique et les réflexes partis de la paroi même de l\u2019aorte.Cette suggestion marque le début des tentatives chirurgicales dans le traitement de l\u2019angine de poitrine.L\u2019on assiste graduellement au développement de méthodes opératoires variées qui se proposent d\u2019agir par voie nerveuse; et longtemps seules ces interventions furent pratiquées.Récemment des opérations par voie vasculaire ont été mises au point et utilisées.Nous sommes donc actuellement en présence de deux grands groupes d\u2019interventions visant à améliorer les états angineux coronariens mais par des mécanismes totalement différents. 832 Ceux qui tentent de corriger les déséquilibres circulatoires et faire disparaître les crises angineuses par vole nerveuse considèrent que l\u2019ischémie est avant tout subordonnée à des phénomènes vaso-constricteurs; ceux qui, dans le même but, abordent la voie vasculaire, sont d\u2019opinion que l\u2019ischémie relève surtout d\u2019un désordre de l\u2019hydraulique circulatoire et que les troubles de la vaso-motricité ne sont pas à l\u2019origine de l\u2019angor coronarien.* * * Interventions par voie nerveuse Jonnesco ® 19.11, en 1916, fut le premier à tenter la résection du sympathique cervico- thoracique qui consiste à enlever toute la chaîne cervicale depuis le pôle supérieur du ganglion supérieur jusque et y compris le ganglion étoilé.Son malade, âgé de 38 ans, syphilitique et ayant un cœur hypertrophié et une aorte dilatée, fut complètement libéré de ses accès angineux.Depuis, cette opération a été souvent répétée avec des résultats loin d\u2019être toujours encourageants.Il s\u2019en est suivi que de nombreuses modifications furent apportées à la sympathectomie initiale.Coffey et Brown !?\u201d, en 1923, simplifient la méthode en ne pratiquant que l\u2019ablation du ganglion supérieur ou en ne sectionnant uniquement que les branches qui en émergent pour former le nerf cardiaque supérieur.Danielopolu !®, en 1925, donne la préférence à la ramisection cervicale basse avec ablation du segment sus-stellaire de la chaîne sympathique cervicale.Eppinger et Hofer !*, en 1929, proposent l\u2019ablation du dépresseur.L\u2019ablation isolée de l\u2019étoilé, pratiquée par quelques opérateurs depuis 1919, trouve en Leriche 1% 18 un défenseur énergique qui la considère comme l'intervention de choix et celle qui donne les meilleurs résultats.Rupert B.Raney !\u201d, en 1939, recommande et pratique la section de la chaîne sympathique entre le cinquième et sixième ganglions dorsaux ainsi que les rameaux communicants de nerfs intercostaux.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULIETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 Par ailleurs, et toujours dans le but de bloquer des réflexes douloureux, des méthodes d\u2019infiltration novocaïnique ou d\u2019alcool ont été prônées comme très effectives.Anesthésie vé- gétante indirecte (Danielopolu-Hristide 1%); infiltration novocaïnique de l\u2019étoilé (Leriche) ; injections paravertébrales d\u2019alcool (Mandl \", Swetlow 20 21, J.C.White 22.28.24), Quelle est la valeur de ces interventions?Malgré le nombre assez élevé d\u2019observations rapportées par différents opérateurs, il semble très présomptueux de porter un jugement en se basant uniquement sur les résultats acquis.Il importerait pour se former une opinion solide d\u2019avoir, d\u2019un opérateur, une série importante de malades opérés par la même technique pour un syndrome angineux véritable et déterminé par des causes tout au moins non totalement dissemblables.Malheureusement nous sommes loin de posséder une si précieuse source de renseignements.Les séries sont, en général, très limitées, ne se résumant souvent qu\u2019à deux, trois ou quatre observations; et la tendance de certains auteurs à grouper de nombreuses observations disparates, provenant d\u2019opérateurs différents afin de légitimer telle ou telle intervention, est une façon quelque peu téméraire de procéder.Que d\u2019erreurs inappréciables peuvent se glisser dans ce genre de compilation! Par ailleurs bien des observations sont très sobres en renseignements essentiels et d\u2019autres sont présentées comme étant des guérisons ou de grandes améliorations, un mois, six mois ou huit mois après l\u2019opération.Enfin ces diverses sympathectomies ont été pratiquées, apparemment au gré et tendances des opérateurs, chez des angineux dont le syndrome relevait des causes les plus variées: aortite syphilitique, hypertrophie ventriculaire gauche avec insuffisance cardiaque, lésions valvulaires, artériosclérose, occlusion coronarienne, thrombose coronarienne, etc.Et l\u2019on ne semble pas s\u2019inquiéter de grouper les résultats obtenus chez ces malades sous la mention aussi large qu\u2019obseure «angine de poitrine »; bien qu\u2019il soit difficile d\u2019acceptation que toutes ces lésions doivent répondre exactement de la même FAUTEUX : façon à l'interruption des réflexes douloureux.Il s\u2019ensuit des difficultés insurmontables d\u2019interprétation.Un fait, tout de même, qui se dégage à la lecture attentive des cas publiés, et d\u2019une réelle valeur, c\u2019est que les échecs s\u2019observent surtout chez les malades présentant des lésions coronariennes telles qu\u2019occlusions ou thromboses.Dans ces cas, les diverses sympathectomies ont pu faire, chez quelques-uns, disparaître ou atténuer l\u2019élément douleur; il est généralement réapparu par la suite et inutile d\u2019ajouter que les opérés de ce groupe n\u2019ont pas été dispensés de mourir ultérieurement de leurs lésions coronariennes.Et cette constatation permet d\u2019apprécier la remarque sage et prudente de Leriche qu\u2019on a surtout chance d\u2019obtenir la guérison chirurgicale quand l\u2019angine est liée à un minimum de lésions organiques.A notre sens, les coronariens considérés comme guéris aprés intervention sur le système sympathique ne sont soulagés que de l\u2019élément douleur et nous ne pouvons admettre, sans preuves expérimentales à l\u2019appui, certaines assertions laissant supposer que ces interventions peuvent améliorer ou faire disparaître les phénomènes ischémiques qui résultent des troubles constants de la mécanique circulatoire coronarienne chez ces malades.Et d\u2019ailleurs bien des arguments ont été apportés montrant que les bases sur lesquelles reposent ces interventions sont loin d\u2019être solides.Le fait de modifier les techniques opératoires, les critiques souvent assez acerbes que les défenseurs de ces différents procédés élèvent les uns contre les autres, les résultats cliniques inconstants montrent l'insuffisance de nos connaissances anatomiques, physiologiques et pathologiques et doivent nous inciter à la prudence et surtout à la révision de nos données à la lumière des acquisitions récentes dans ce domaine si complexe que constitue le syndrome angineux.Mackenzie 25, en 1924, n\u2019avait peut-être pas absolument tort de considérer le traitement chirurgical de l\u2019angine de poitrine comme purement empirique, sans aucune base physiologique, sans aucune connaissance de sa na- ANGINE DE POITRINE 833 ture et de son évolution.L\u2019angine primitive, insistait-il, est une affection du muscle cardiaque caractérisée par des altérations de sa structure; lésions qui portent sur les arteres coronaires et sur le tissu musculaire du ventricule gauche.Or l\u2019opération ne peut avoir la prétention d\u2019agir sur ces lésions anatomiques, de les enrayer ou de les faire régresser ; elle n\u2019a d\u2019influence que sur l\u2019élément douleur.Plus récemment, Laubry ?°, en 1938, déclare qu\u2019il n\u2019a vu que des succès temporaires où il est parfois difficile d\u2019affirmer le rôle de l\u2019acte opératoire; et il garde des interventions sympathiques une impression «faite moins d\u2019enthousiasme que d\u2019une attention bienveillante ».* * * Interventions par voie vasculaire A.Méthodes de revascularisation myocar- dique.Théoriquement plusieurs méthodes peuvent se concevoir afin d\u2019irriguer artificiellement le cœur.Les travaux de chirurgie expérimentale dans le but de réaliser une idée aussi séduisante ont porté à créer des anastomases vasculaires entre le myocarde et une greffe tissulaire.I.Procédé de Claude S.Beck ?7.28.29.80, 31, En 1930, Beck et Griswold, étudiant les effets de la péricardite chronique adhésive produite expérimentalement, observèrent que des vaisseaux sanguins s\u2019étendaient entre le tissu cicatriciel adhérent au cœur et le myocarde lui-même.En 1934, Beck, réséquant chez l\u2019homme une bande de tissu cicatriciel qui s\u2019étendait de la base du ventricule gauche au péricarde pariétal, remarqua que le sang coulait vivement des deux extrémités de la bande sectionnée et davantage du côté du tissu cicatriciel adhérent au cœur.Cette observation opératoire confirmait son opinion que des connections vaseu- laires entre le cœur et des tissus adhérentiels pouvaient se former chez l\u2019homme et l\u2019encourageait à continuer ses expériences sur le 834 chien dans le but de créer artificiellement des « ponts vasculaires ».De nombreux chiens furent opérés et les résultats, rapportés en 1935, furent tels que Beck, en février 1935, transportait en clinique cette nouvelle mesure chirurgicale contre l\u2019ischémie cardiaque d\u2019origine coronarienne.Il greffe un pédicule musculaire provenant du grand pectoral gauche, au niveau du myocarde.L\u2019opération fut un succès et le patient, suivi par la suite, ne présenta plus de crises angineuses et put même reprendre un travail de jardinier sans ressentir le moindre ennui.Actuellement le nombre de ses opérés se chiffre à plusieurs; et la dernière série est indemne de mortalité opératoire.Ces résultats brillants sont tous à l\u2019honneur de la patience, de la dextérité, et du grand labeur de ce chirurgien dont nous avons été à même d\u2019apprécier la haute probité scientifique, et dont l\u2019amitié sincère et les conseils judicieux ont été pour nous d\u2019un grand encouragement et d\u2019une aide précieuse dans les travaux que nous poursuivons à l\u2019Université McGill.II.\u2014 Procédé de Laurence O\u2019Shaugnessy 2% 33, 34 Les expériences d\u2019O\u2019Shaugnessy sont basées sur les mémes principes qui ont guidé Beck.Et ses résultats en chirurgie expérimentale n\u2019apportent rien de nouveau a ce que le chirurgien américain avait déjà observé.A la place d\u2019une greffe musculaire, il se sert d\u2019une greffe épiploïque qui posséderait une faculté de pouvoir former des anastomoses vasculaires plus facilement et plus sûrement que le muscle.Il a opéré ainsi plusieurs malades avec des résultats satisfaisants.III.\u2014 Procédé de Lézius 35.Cet expérimentateur a trouvé beaucoup plus simple de recourir à la cardio-pneumopexie.En autant que nous savons, sa méthode n\u2019a pas encore franchi le stade expérimental.Ces procédés de revascularisation du cœur n\u2019ont pas été sans laisser prise à la critique 3% 37, Et les arguments apportés, sans leur nier toute valeur, apparaissent tout de même diminuer sensiblement le rôle que leur attribuent Beck et O\u2019Shaugnessy.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 Quelle est la valeur fonctionnelle de ces « ponts vasculaires »?Le sang qui passe du greffon au myocarde est-il d\u2019un volume suffisant?Irrigue-t-il systématiquement les zones ischémiées?N'\u2019arrive-t-il pas parfois que son trajet, laissé au hasard des connections vasculaires ne l\u2019apporte qu\u2019au niveau de territoires parfaitement irrigués?Et ces connections vasculaires s\u2019établissent-elles régulièrement?Toutes ces questions, évidemment sont difficiles à résoudre et demeurent encore sans réponse.D\u2019autre part, l\u2019un des gros arguments théoriques apporté, comme l\u2019exprime Bérard, c\u2019est de lutter dans le syndrome angineux contre le seul élément ischémique « tournant délibérément le dos », dit Leriche, au côté physiologique du problème des artérites, qui a eu tant d\u2019influence sur notre compréhension générale des phénomènes de la maladie.B.Méthode personnelle: la coronariectomie segmentaire associée à la ligature de la veine coronaire gauche.Depuis 1935 38 nous nous sommes vivement intéressés aux problèmes thérapeutiques que soulève l\u2019angine de poitrine; et il nous a semblé qu\u2019il y aurait avantage à combiner dans une même intervention des mesures agissant simultanément contre les perturbations vasomotrices et les déséquilibres circulatoires purement mécaniques qui, à notre avis, ont tous deux des effets nocifs sérieux.Les interventions sur le système nerveux nous apparaissent comme ayant aucune ou tout au plus une très faible influence sur les troubles mécaniques; par ailleurs, les procédés de revaseularisation, non seulement sont indifférents à l\u2019élément vaso-moteur, mais il est loin d\u2019être évident qu\u2019ils représentent la formule idéale pour améliorer l\u2019ischémie cardiaque.Il nous semble que la déficience de l\u2019irrigation myocardique dans les affections coronariennes organiques n\u2019est pas tant une diminution du volume total de sang apporté au cœur qu\u2019un défaut de distribution homogène de ce sang dans le muscle cardiaque.Le cœur FAUTEUX: ANGINE DE POITRINE n\u2019a pas tant besoin d\u2019un apport sanguin de source extra-coronarienne que d\u2019une circulation bien équilibrée et également repartie dans toute sa structure anatomique du sang qu\u2019il continue à recevoir par son système naturel de canalisation.La création artificielle d\u2019anastomoses vasculaires au niveau d\u2019un tissu est loin d\u2019être l\u2019unique et la plus importante condition d\u2019une bonne irrigation.Dans la nutrition, l\u2019apport sanguin utilisable est avant tout sous la dépendance de facteurs tension- nels.Comme l\u2019exprime Wiggers, le débit sanguin dans les vaisseaux collatéraux dépend non seulement du calibre des communications mais de l\u2019importance des différences de tension.L\u2019état des vaisseaux conditionne, avant tout autre élément, les variations de tension constantes nécessaires afin de maintenir et d\u2019assurer un équilibre circulatoire parfait et une distribution uniforme du débit sanguin.Il est facile de concevoir les répercussions graves sur un mécanisme aussi délicat qui résultent lorsqu\u2019un tronc artériel important se trouve atteint de sclérose ou se bouche totalement, comme il arrive si souvent au cours de l\u2019angine coronarienne.Cette artère ne possède plus les propriétés élastiques et contractiles nécessaires dans son rôle de régularisation du volume et de la vitesse du sang.Elle n\u2019est souvent plus qu\u2019un véritable corps étranger.\u201c A la suite de Leriche et de ses collaborateurs, nous croyons que les troubles artériels observés au niveau du cœur dans les coronarites ne diffèrent pas essentiellement des troubles artériels rencontrés au niveau des membres dans certaines affections vasculaires.L\u2019on sait avec quelle insistance il s\u2019est attaché à démontrer le rôle énorme que joue l\u2019innervation de la paroi artérielle dans le déterminisme des accidents consécutifs aux oblitérations artérielles.Et d\u2019après lui, dans tous ces phénomènes, l\u2019élément «trouble de l\u2019innervation pariétale » en produisant des réflexes vaso-constrictifs entraine des effets des plus nocifs.Il considère qu\u2019une artère oblitérée n\u2019est plus une artère, mais un groupement de nerfs sympathiques en conditionnement anormal et chroniquement irrité.Et ses résul- 835 tats cliniques a la suite d\u2019artériectomies seg- mentaires démontrent le bien-fondé de ses théories sur la valeur de telles opérations afin de créer des rétablissements circulatoires.En 1932 !°, il avançait même l\u2019idée qu\u2019il n\u2019y avait aucune raison de penser que les choses se passeraient différemment pour la cireula- tion coronarienne.Nos expériences ont montré que la résection partielle d\u2019un segment haut situé de l\u2019artère coronaire gauche descendante est généralement mortelle chez le chien à artères saines.Nous ne sommes pas prêts à conclure qu\u2019il en serait ainsi en intervenant sur des artères atteintes de coronarite, oblitérées et thrombosées.D\u2019autres expériences, en cours depuis maintenant au delà de six mois, démontreront probablement la bénignité de ces résections partielles d\u2019artères coronaires malades.Quoiqu\u2019il en soit de cet aspect du problème, il nous fut tout de même possible de réséquer partiellement la coronaire descendante et de maintenir vivants et en bonne santé toute une série de chiens, si, à l\u2019artériectomie nous associons la ligature de la veine coronaire gauche, tout près de l\u2019origine du sinus coronarien.Ces expériences ont été rapportées en 1937 à la séance du 20 décembre de la « Montreal Physiological Society »; elles ont fait, par ailleurs, le sujet d\u2019un rapport au Congrès de la «Canadian Medical Association », en 1939.Et, à cette occasion, nous avons montré sur quelles bases physiologiques reposent l\u2019artériectomie segmentaire associée à la ligature de la veine coronaire.Nous croyons que cette intervention a une action heureuse contre les facteurs vaso-cons- trictifs et purement mécaniques.En avril 1939, après quatre ans d\u2019études et d\u2019expérimentation, nous nous sommes crus autorisés, par les résultas obtenus chez les animaux, de tenter la ligature de la veine coronaire chez un malade * souffrant d\u2019angine * Cette observation sera publiée prochainement dans le Canadian Medical Journal et l\u2019Union Médicale. 836 d\u2019origine coronarienne contrôlée par l\u2019électrocardiogramme et confirmée à l\u2019opération, à l\u2019examen du cœur où nous avons trouvé un infarctus de la paroi antérieure du ventricule gauche.Chez ce malade les branches coronariennes gauches importantes n\u2019étaient pas oblitérées; c\u2019est pourquoi, il ne fut pas jugé nécessaire de faire la coronariectomie segmentaire.Depuis, ce malade ne présente plus de crises angineuses et se considère comme un homme nouveau.Deux autres malades ont été opérés par la suite.Leurs observations seront rapportées ultérieurement.Il serait prématuré actuellement de porter même un jugement provisoire sur la valeur de ce procédé.Le recul du temps et l\u2019étude des résultats obtenus dans plusieurs cas sont nécessaires.Conclusions Le traitement chirurgical de l\u2019angine de poitrine n\u2019a pas la prétention de guérir et de faire disparaître les causes qui généralement la provoquent.De telles tentatives relèvent toujours de la thérapeutique médicale.Certaines interventions, cependant, font dans nombre de cas disparaître les crises ou les atténuent sensiblement; c\u2019est une contribution non négligeable.D\u2019autres, plus récentes, tentent davantage et espèrent supprimer à la fois et l\u2019élément douloureux et l\u2019ischémie cardiaque.Les résultats qu\u2019elles obtinrent, à date, méritent l\u2019attention mais, avant de les accepter définitivement, il est juste de leur donner un essai dans plusieurs cas bien sélectionnés afin d\u2019en établir leur exacte valeur.BIBLIOGRAPHIE 1.HEBERDEN, W.: «Commentaries on the History and Cure of Diseases.» Boston, 1918.2.FOTHERGILL, J.: «Farther Account of the Angina Pectoris.» Med.Obs.& Inquiry, Londres.1776.3.HOME, E.: «Life of John Hunter, in John Hunter\u2019s Treatise on the Blood, Inflammation and gunshot Wounds.» Philadelphia, 1796.4.HAMMER, A.: «A Case of Thrombotic Occlu- 10.11.12.13.14.15.16.17.18.19.20.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 sion of one of the Coronary Arteries of the Heart.» Wien Med.Wchnschr, 28, 102, 1878.DOCK, G.: «Some Notes on the Coronary Arteries.» Med.& Surg.Reporter, 75, 1, 1896.OSLER, W.: «The Lumleian Lectures on Angina Pectoris.» The Lancet, 1839, 1910.BERARD, M.: «Le traitement chirurgical de l\u2019angine de poitrine par les méthodes de revascularisation du myocarde.» La Presse médicale, Paris, 46, 173, 1938.FRANCK, F.: «Signification physiologique de la résection du sympathique dans la maladie de Basedow, l\u2019épilepsie, l\u2019idiotie, et le glaucome.» Bull Acad.de Méd.Paris, 41, 565, 1899.JONNESCO et GOMOIU: «Incarcare terapeu- tica.Simpatectomia cervico-toracica in angina pectoris.» Revista de Chir., Bucarest, 3, 281, 1916.JONNESCO, T.: «Traitement chirurgical \u2018de l\u2019angine de poitrine par la résection du sympathique cervico-thoracique.» Bull.Acad.de Méd.Paris, 84, 93, 1920.JONNESCO, T.: «Traitement chirurgical de l\u2019angine de poitrine par la résection du sympathique cervico-thoracique.» La Presse Médicale, Paris, 24, 193, 1921.COFFEY, W.B.et BROWN, P.K.: «The Surgical Treatment of Angina Pectoris.» Arch.Int.Med., 31 200, 1923.DANIELOPOLU, D.: «Angine de Paris, 1927.HOFER, G.: «Clinique et technique de la section du nerf dépresseur dans l\u2019angine de poitrine.» Wien, med.Wochen., 74, 1356, 1924.LERICHE, R.et FONTAINE, R.: «Les résultats actuels du traitement chirurgical de l\u2019angine de poitrine.» Journ.Chir, Paris, 38, 785, 1931.LERICHE, R.et FONTAINE, R.: « Chirurgie des nerfs du cœur.» Rapport au Congrès français de Chirurgie, Paris, 1932.RANEY, R.B.: «A Hitherto Underscribed Surgical Procedure Relieving Attacks of Angina Pectoris.» J.A.M.A.113, 1619.1939.DANIELOPOLU, D.: «La méthode d\u2019anesthésie indirecte; 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REVUE GÉNÉRALE e.© o + LES TROUBLES DE LA FONCTION RESPIRATOIRE CHEZ LE NOUVEAU-NÉ ET LE NOURRISSON ! Par de la Broquerie FORTIER, Médecin des Services de Pédiatrie de l\u2019Hôtel-Dieu et de l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus (Québec).Tout récemment encore l\u2019on supposait que l\u2019enfant normal naissait en état d\u2019apnée physiologique et que dès l\u2019arrêt de la circulation placentaire, l\u2019accumulation de l\u2019oxyde de carbone dans le sang stimulait le centre respiratoire et mettait en mouvement la respiration.Le poumon, à l\u2019issue de la vie intra-utérine, à l\u2019encontre du coeur qui depuis de nombreux mois a acquis une régulation parfaite, se trouverait ainsi promu instantanément à un rôle de tout premier ordre.Mais, les études de Snyder et Rosenfeld (1) auraient démontré que les mouvements respiratoires surviennent selon un rythme régulier durant le dernier tiers de la vie intra-utérine.Dès qu\u2019ils sont établis, ils sont continus et ininterrompus à moins d\u2019influences profondes exercées sur le fœtus.L\u2019accouchement, si cette théorie est vraie, deviendrait l\u2019influence profonde qui interromprait temporairement le rythme respiratoire intra-utérin et ferait songer à l\u2019existence de l\u2019apnée physiologique au moment de la naissance.Si séduisante que puisse être cette théorie, il importe davantage de connaître quelles sont les modalités de la fonction respiratoire du nouveau-né avant d\u2019en étudier les manifestations pathologiques.L'observation directe qui a permis a Parrot de constater que l\u2019expansion pulmonaire ne se produisait pas toujours immédiatement après la naissance, et l\u2019exploration radiologique qui a permis à Wassom (2) de préciser que l\u2019expansion pulmonaire pouvait même n\u2019être com- 1.Travail présenté à la « Société Médicale de Québec », le 13 mars 1940.plétée que deux semaines après la naissance ne renseignent pas sur la fréquence, le rythme et l\u2019amplitude des mouvements respiratoires.La méthode graphique au contraire, permettant d'inscrire les mouvements respiratoires pendant un temps assez long, semble, à l\u2019heure actuelle, celle qui fournit les meilleurs renseignements sur la fonction respiratoire de l\u2019enfant en bas âge.Aussi Ribadeau-Dumas, Briand et Jorrond (3) ont-ils à l\u2019aide d\u2019un pneumogramme étudié ces principaux caractères.Ils avancent que « le mode respiratoire du «nouveau-né donne de précieuses indications «sur ses aptitudes à la vie ».Selon ces auteurs, au cours des premières heures de la vie, la respiration est très superficielle, fort irrégulière et très rapide; mais après un temps relativement court un type respiratoire s\u2019installe et restera fixé pendant plusieurs semaines.La fréquence des mouvements respiratoires atteint très souvent 60 à la minute.Des variations individuelles de 40 à 100, et même plus, ont été constatées.Il existerait donc ce que Helmreich a appelé une « surventilation physiologique durable » dont les effets concourent à la régulation de l\u2019équilibre acido-basique.Le rythme est, en général, régulier mais, souvent l\u2019on constate des pauses alternant régulièrement avec des groupes de mouvements respiratoires rappelant exactement le Cheynes- Stokes.Ces pauses ont même été de 20 ou 25 secondes mais ils furent suivies irrégulièrement de phases de respiration régulière.L\u2019amplitude varie grandement d\u2019un sujet à un autre.Dans les premières heures elle est FORTIER: TROUBLES DE LA FONCTION RESPIRATOIRE très faible puis après 48 heures elle prend le type individuel normal.De plus, certaines causes extrinsèques peuvent faire varier le type respiratoire du nouveau-né ou du nourrisson, témoignant de l\u2019extrême mobilité de la fonction respiratoire à cet âge.La tétée, le tympanisme abdominal, les jeux, les cris, la toux sont autant de causes qui peuvent temporairement modifier la respiration.Ils provoquent de larges mouvements d\u2019ampliation thoraciques suivis de pauses plus ou moins prolongées, mais ces modifications ne sont que temporaires et demeurent physiologiques.On conçoit aisément, à la connaissance de ces faits, que l\u2019appareil respiratoire puisse dans certaines conditions pathologiques, se montrer insuffisants à remplir son rôle et réaliser ainsi des syndromes cliniques complexes où l\u2019observation note la cyanose, l\u2019anoxhémie, les anomalies ou l\u2019absence de tout mouvement respiratoire.Laissant volontairement de côté certaines affections pulmonaires, comme les kystes aériens du poumon, le pneumothorax spontané, les pneumonies ou broncho-pneumonies par aspiration et les dilatations bronchiques congénitales ou les troubles respiratoires sont particulièrement importants, nous nous bornerons a l\u2019étude de certains syndromes particuliers aux nouveau-nés ou aux nourrissons où les troubles de la fonction respiratoire sont prépondérants.L\u2019hémorragie cérébro-méningée, l\u2019atélectasie pulmonaire, et l\u2019hypertrophie du thymus sont des entités cliniques qui chez le nouveau-né ou le nourrisson sont le plus souvent à l\u2019origine de ces troubles de la fonction respiratoire.Hémorragie cérébro-méningée Etudiant les principales causes de la mortalité précoce H.N.Bundessen (de Chicago) et ses collaborateurs constatèrent que les hémorragies cérébrales y contribuaient pour 25.6%.C\u2019est donc une éventualité clinique fréquente qu\u2019il importe de savoir diagnostiquer 839 afin de lui appliquer un traitement qui, nous le verrons, est efficace en bien des circonstances.L\u2019hémorragie cérébro-méningée se présente en clinique sous une forme actuellement bien caractérisée.Le plus fréquemment, il s\u2019agit d\u2019enfants nés en état de « mort apparente » en asphyxie blanche ou en asphyxie bleue ou encore simplement étonnés.Ranimés avec plus ou moins de facilité, ils conservent une fonction respiratoire faible et après un intervalle libre de 2 à 5 jours présentent des accidents secondaires dont les plus caractéristiques sont les troubles moteurs, sous forme de convulsions, et les troubles de la fonction respiratoire sous forme de crises d\u2019apnée avec ou sans cyanose.Les convulsions surviennent généralement vers le 2ème au 3ième jour, parfois dès les premières heures.Assez fréquemment premier symptôme pathologique présenté par l\u2019enfant, ces convulsions accompagnent les crises d\u2019apnée avec lesquelles elles se confondent souvent.La phase clonique alterne avec la phase tonique, mais cette dernière est toujours prépondérante.Généralisées ou localisées elles peuvent également n\u2019être que larvées et ne présenter alors comme toute manifestation qu\u2019un petit accès de cyanose.Leur fréquence est aussi variable que leurs formes.Quoiqu\u2019elles aient tendance à s\u2019espacer et à diminuer d\u2019intensité, elles entraînent parfois la mort.Dans l\u2019intervalle des crises l\u2019enfant peut être normal ou obnubilé.Sa coloration est le plus fréquemment normale mais un certain état cya- notique peut demeurer en permanence.S\u2019il persiste un certain état de contracture avec exagération des reflexes tendineux, à aucun moment l\u2019on peut mettre en évidence un « signe de Chvostek » ou un «signe de Trousseau », témoins d\u2019une tétanie certaine.Le trouble de la fonction respiratoire au cours d\u2019une hémorragie cérébro-méningée s\u2019extériorise par des accès d\u2019apnée ou, comme l\u2019a constaté Ribadeau-Dumas et ses collaborateurs (3), par de l\u2019hyperpnée, associée ou non à de l\u2019apnée.Ces crises d\u2019apnée sont l\u2019apanage des débiles 840 et des prématurés mais se rencontrent également chez les enfants à terme, sains en apparence.L\u2019apnée revêt fréquemment un aspect dramatique.Rilliet et Barthez (4) en ont fourni une excellente description.La crise apparait brusquement: l\u2019enfant a des convulsions; les yeux sont à demi fermés, les pupilles contractées, la pâleur alterne avec la cyanose.Au point culminant de l\u2019accès il y a un arrêt de la respiration pendant 2, 3, 5 minutes même, puis l\u2019enfant reprend haleine avec beaucoup d\u2019angoisse et de difficulté.Les crises durent 15 à 30 minutes.Lorsqu\u2019elles se reproduisent trop fréquemment, 10 à 12 fois par jour, la mort survient généralement.De la toux spasmodique, du hoquet (Marquezy) (5) des mouvements de la mâchoire ont été signalés comme symptômes concomitants.Ces accès, on le conçoit, ont un pronostic sombre; et il reste très souvent, conséeutive- ment à cet état, des séquelles nerveuses plus ou moins prononcées \u2014 selon l\u2019importance de l\u2019hémorragie cérébro-méningée.Certaines crises d\u2019apnée ne présentent pas ce tableau dramatique.Il n\u2019cst qu\u2019ébauché et ne se révèle que par un léger état cyanotique avec reprise presqu\u2019immédiate de la coloration normale ou moins encore, par une modification peu prononcée de la respiration.On ne retrouve plus alors de lésions précises du cerveau.Et ces troubles, selon certains auteurs, seraient imputables non plus à l\u2019hémorragie cérébro- méningée, mais à l\u2019insuffisance fonctionnelle des centres respiratoires, à l\u2019immaturation des centres nerveux, conséquence de la débilité congénitale.L'importance de ces troubles, convulsions et crises d\u2019apnée, ne saurait échapper; ils expliquent bon nombre de morts précoces ou tardives.Aussi leur diagnostic doit-il être porté dès leur apparition.Devant la symptomatologie que nous venons de passer brièvement en revue, la ponction lombaire s\u2019impose.Elle est capitale dans les hémorragies cérébro-méningées.Pour certains auteurs, Waitz notamment (6), L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 la seule présence de liquide céphalo-rachidien dès la naissance témoigne d\u2019une réaction méningée certaine: œdème ou hémorragie.Pour Tassovatz (7) et bien d\u2019autres, le liquide existerait normalement dès les premiers jours de la vie; mais sa composition serait différente de celle de l\u2019adulte.Quoi qu\u2019il en soit, la lésion cérébro-méningée lorsqu\u2019elle existe se révèle toujours par un liquide céphalo-rachidien xan- tochromique ou franchement hémorragique dont l\u2019évolution cytologique témoigne de l\u2019évolution de la lésion et conditionne, jusqu\u2019à un certain point, le pronostic immédiat ou éloigné de la maladie.Cette ponction lombaire a confirmé un diagnostic encore hésitant.Elle a fait plus: elle est devenue la première étape du traitement.Elle sera donc renouvelée dans les 12 ou 24 heures qui suivront et répétée quotidiennement pendant 4 à 5 jours.Puis suivant l\u2019évolution de la formule cytologique, ne sera effectuée que tous les 2 ou 3 jours cessée dès la disparition des symptômes cliniques.Ce drainage de la colonne vertébrale a permis de décomprimer les centres respiratoires mais d\u2019autres moyens thérapeutiques doivent lui être associés.Ils ont pour but d\u2019exciter ces centres respiratoires.L'insufflation, la respiration artificielle sont à rejeter.Inopérants ou brutaux ils risquent d\u2019aggraver la situation ou tout au moins de faire perdre un temps précieux.La carbogéno- thérapie utilisée par Portes et Mayer (8) dans le traitement de la mort apparente du nouveau- né à l\u2019hôpital Baudelocque a donné d\u2019excellents résultats.Il semble, quoiqu\u2019ils n\u2019en fassent pas mention dans leur mémoire publiée en 1938, que plusieurs de leurs observations aient trait à des hémorragies cérébro-méningées.Pour Ribadeau-Dumas et ses collaborateurs (3) «la technique s\u2019est montrée insuffisante dans les crises d\u2019apnée prolongée avec cyanose par hémorragie cérébro-méningée.» Mais, ajoutent-ils « l\u2019application du carbogène « est extrêmement précieuse dans les cas où la « lésion cérébrale est purement congestive et où FORTIER: TROUBLES DE LA FONCTION RESPIRATOIRE «il ne s\u2019agit que d\u2019une simple immaturation « des centres respiratoires ».L\u2019oxygénation ne doit pas être utilisée dans ces cas.Elle risque de provoquer ou d\u2019accentuer des rythmes périodiques qui n\u2019existaient pas auparavant ou étaient à peine ébauchés.On a vu des crises d\u2019apnée périodiques survenir après l\u2019injonction de 100 c.c.d\u2019oxygène.Certaines substances médicamenteuses sont susceptibles d\u2019exciter les centres respiratoires.Parmi ces substances la lobéline a un pouvoir de régularisation extrêmement puissant.Son emploi à eu d\u2019heureux effets dans le traitement de l\u2019apnée, mais il faut en surveiller l\u2019action car elle est de courte durée; à doses utiles ce médicament exerce une action dépressive sur la circulation.Il importe donc de lui associer un toni-cardiaque.Ce traitement de l\u2019hémorragie cérébro-mé- ningée pour si peu effectif qu\u2019il puisse être dans les cas graves, doit, à mon avis, être toujours mis en oeuvre.Un certain nombre de nouveau-nés en bénéficieront.Car il faut bien savoir que toute stimulation de la fonction respiratoire chez le nouveau-né peut être suivie d\u2019effets défavorables par suite de ce que Ri- badeau-Dumas a appelé «l\u2019épuisement des centres nerveux ».L'amélioration de la fonction respiratoire est parfois suivie d\u2019une aggravation des symptômes antérieurs.L\u2019inhalation de carbogène notamment, ne devrait pas durer plus de 2 à 3 minutes par heure.Atélectasie pulmonaire L'important mémoire de H.N.Bundessen, auquel nous faisions allusion au début, note que pour 14 des enfants où il n\u2019y a pas de conditions pathologiques pour expliquer la mortalité précoce, l\u2019on constate une atélectasie pulmonaire.Il insiste de plus sur le fait que cette atélectasie est secondaire à une dépression du centre respiratoire soit par hémorragie cranien- ne, soit surtout par une oxygénation insuffisan- to du sang au cours de l\u2019accouchement ou à une narcose par l\u2019abus des narcotiques chez la mère.841 Cette éventualité clinique, on le conçoit aisément, semblerait être universelle et surtout accentuée chez les prématurés.Elle doit être soupçonnée chaque fois qu\u2019à la naissance ou dans les quelques semaines qui suivent l\u2019on constate une arythmie respiratoire.Au moment de la naissance, ces enfants ont une respiration très faible, sont atones; ils semblent vivre en état d\u2019inconscience.Si l\u2019amplitude de la respiration est suffisante, l\u2019on remarque cependant qu\u2019il existe des pauses.La croissance pondérale est à peu près nulle.Si l\u2019atélectasie est assez étendue, des crises de cyanose se greffent sur cette arythmie respiratoire.La persistance de ces crises est d\u2019un mauvais pronostic.Les études radiologiques du nouveau-né ont permis à Wasson (2) et à Von Russe de constater que l\u2019expansion pulmonaire n\u2019apparaît que 5 minutes après la naissance et n\u2019est complète qu\u2019au bout de six ou sept jours.Dans le cas d\u2019une expulsion normale, il existerait donc une atélectasie pulmonaire physiologique.Chez les prématurés ou après un accouchement prolongé, l\u2019atélectasie peut être totale et donner alors à la radiologie une opacité uniforme.Cette éventualité est heureusement rare.De plus l\u2019image radiologique pulmonaire permet de constater qu\u2019il existe dans les cas d\u2019até- lectasie assez prononcée une attraction du médiastin et une élévation du diaphragme.Le diagnostic d\u2019atélectasie étant porté, il importe de provoquer largement le déplisse- ment des poumons.Le traitement à instituer est sensiblement le même que celui que nous vous avons signalé pour l\u2019hémorragie cérébro- méningée.L\u2019insufflation et la respiration artificielle sont dangereuses.L\u2019oxygénation et surtout l\u2019inhalation du carbogène rendent de très grands services.L\u2019on devra leur associer la lo- béline et les stimulants toni-cardiaques.Les effets de ce traitement seront parfois heureux.Il permettra à un certain nombre de surmonter l\u2019atélectasie susceptible non seulement de provoquer une mort rapide ou lente, mais aussi une infection pulmonaire.Beaucoup de ces su- 842 Jets auront un développement médiocre.Ils nécessiteront donc des soins attentifs et prolongés.Chez le nourrisson, l\u2019atélectasie pulmonaire est consécutive à la pénétration de corps étrangers tout spécialement des particules alimentaires.Le syndrome est alors au grand complet.La dyspnée apparaît d\u2019emblée, suivie de quintes de toux violentes et convulsives.Parfois le corps étranger est alors expulsé et tout rentre dans l\u2019ordre.Ou bien le syndrome se continue et l\u2019on assiste au grand syndrome respiratoire: suffocation, cyanose, battements des ailes du nez, toux spasmodique, matité à la percussion, opacité radiologique d\u2019étendue variable avec attraction du médiastin et élévation du diaphragme.Lorsque l\u2019atélectasie survient par inhalation d'aliments, le même syndrome se présente chez le grand enfant, mais chez le nourrisson il se résume à peu de chose: soit que l\u2019enfant est trouvé mort dans son berceau, soit que cette triste éventualité soit précédée d\u2019une courte période d\u2019asphyxie.Le traitement découle de l\u2019étiologie du syndrome et comporte l\u2019oxygénothérapie, le car- bogène et les stimulants usuels du centre respiratoire.Hypertrophie du thymus Il est une affection qui, chez nous du moins, suscite de nombreuses controverses et dont la symptomatologie est essentiellement respiratoire: c\u2019est l\u2019hypertrophie du thymus.Admise par les uns comme une entité clinique fréquente, tenant sous sa dépendance unique tous les troubles respiratoires avec cornage et cyanose, \u2019hypertrophie du thymus est au contraire niée catégoriquement par d\u2019autres.Le Professeur Finkelstein n\u2019a-t-il pas écrit en effet n\u2019en avoir jamais observé et qu\u2019aucun cas de troubles respiratoires dus à une hypertrophie du thymus n\u2019a été relevé à la Clinique de Czeny.Devant la divergence des opinions des médecins étrangers, 1l se demande même s\u2019il ne L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 faut pas croire qu\u2019à l\u2019exemple du goitre endémique, l\u2019hypertrophie du thymus est plus fréquente dans certaines régions.Sans pouvoir établir, pour notre région, la vérité d\u2019une telle hypothèse, nous croyons que l'hypertrophie du thymus existe, mais qu\u2019elle est rare si l\u2019on a soin d\u2019en poser le diagnostic après une critique serrée des faits et la réunion d\u2019un ensemble concordant de signes cliniques et radiologiques.Quels sont donc ces éléments cliniques et radiologiques ?LES SIGNES CLINIQUES L\u2019hypertrophie du thymus est une affection de la premiére enfance qui débute dans les premiers jours ou les premières semaines de la vie mais n\u2019apparaît guère après la première année.Tantôt il s\u2019agit d\u2019un nourrisson qui, depuis sa naissance, à de façon continue une respiration bruyante et difficile, s\u2019accompagnant de cornage, de tirage et de cyanose avec des accès de suffocation quelquefois mortels mais fréquemment suivis de rémissions plus ou moins longues.Tantôt il s\u2019agit d\u2019un jeune enfant bien portant qui brusquement a une respiration bruyante accompagnée de tirage et de congestion de la face.Dans les deux cas les symptômes qui attirent l\u2019attention sont la dyspnée et la cyanose.La dyspnée, généralement continue, apparaît dans les 2 ou 3 premiers mois de la vie, parfois dès la naissance.En examinant l\u2019enfant, on est frappé par l\u2019existence d\u2019une respiration bruyante, d\u2019un cornage qui s\u2019entend aux 2 temps de la respiration mais qui prédomine à l\u2019inspiration.Ce cornage ne s\u2019accompagne jamais de modification de la voix ou de la toux; il diminue dans la position verticale, augmente dans le décubitus, s\u2019exagère pendant le sommeil et au moment des cris et, fait qui, à mon avis, est d\u2019une importance capitale, s\u2019'aggrave par l\u2019extension forcée de la tête.Sur ce fond de dyspnée continue viennent se greffer FORTIER: TROUBLES DE LA FONCTION RESPIRATOIRE des accès paroxystiques où la dyspnée et le cor- nage deviennent intenses.La cyanose, deuxième élément qui doit attirer l\u2019attention vers une hypertrophie thymique probable, accompagne toujours les troubles respiratoires.De préférence localisée à la face, elle peut au cours des accès paroxystiques être plus étendue et parfois même constituer à elle seule le syndrome.À ces signes primordiaux: dyspnée, cornage et cyanose, s\u2019ajoutent parfois des troubles de la déglutition, de l\u2019aphonie ou un hoquet prolongé.Il faut également signaler qu\u2019il existe des formes frustes ou tous les signes ne sont qu\u2019ébauchés et d\u2019un diagnostie particulièrement délicat.LES SIGNES RADIOLOGIQUES Ces signes fonctionnels ne sont pas par eux- mêmes caractéristiques d\u2019une hypertrophie du thymus.Seule la radiologie est susceptible d\u2019apporter des précisions valables à cette séméiologie thymique.Mais cette méthode doit également être passée au crible d\u2019une critique rigoureuse.« Le diagnostic de l\u2019hypertrophie du thymus, « écrivent Mouriquand et Bernheim (9) a été « basé trop souvent sur des données radiologi- «ques erronées, dans nombre de cas sur la «foi d\u2019une image marquant un élargissement «de l\u2019ombre du médiastin supérieur ».Cette ombre du médiastin supérieur est, on le sait, formée par l\u2019ombre sténo-vertébrale et celle des éléments vasculaires du cou sur lesquels est couché le thymus.L\u2019ombre sténo-vertébrale étant de 2 centimètres à 2 cm.5 moins large que celle projetée par le pédicule vasculaire; c\u2019est donc cette dernière qui donne au médiastin son opacité.Les variations physiologiques que peut subir ce pédicule vasculaire concourront à l\u2019élargissement de l\u2019ombre médiastinale supérieure et seront susceptibles d\u2019être attribuées à l\u2019hypertrophie du thymus.La connaissance de ces variations est donc indispensable.En tout premier lieu, l\u2019ombre des vaisseaux du cou est variable avec la position dans la- 843 quelle s\u2019effectue l\u2019examen radiologique.Elle est relativement élargie lorsque, comme c\u2019est l\u2019habitude, la radiographie est pratiquée, l\u2019enfant étant en position couchée ou assise.Le stade respiratoire pendant lequel est effectué l\u2019examen radiologique conditionne également la largeur de l\u2019ombre médiastinale supérieure.À l\u2019état expiratoire, la largeur augmente nettement et s\u2019aminecit au contraire dans l\u2019inspiration.Les cris, si fréquents chez les nourrissons, l\u2019aérogastrie et l\u2019aérocolie sont autant de causes qui peuvent également transformer l\u2019ombre médiastinale normale.Il découle de ces constatations que toute radiographie pour thymus doit être prise l\u2019enfant étant debout et en inspiration.Si ces conditions ne sont pas réalisées \u2014 elles peuvent toujours l\u2019être \u2014 l\u2019on risque d\u2019attribuer à une hypertrophie du thymus l\u2019ombre élargie du médiastin lorsqu\u2019elle n\u2019est la résultante que d\u2019une variation physiologique.Les causes d\u2019erreur étant éliminées comme nous venons de le signaler, comment apparaîtra l\u2019ombre radiologique d\u2019un gros thymus ?La silhouette radiologique d\u2019un gros thymus est variable et ne semble pas avoir des caractères très tranchés.D\u2019une manière générale cependant, cette ombre surmonte celle du coeur, déborde latéralement de chaque côté le sternum et d\u2019une façon plus précise le pédicule vaseu- laire.Elle dessine une limite externe régulièrement convexe, descend selon Maurice La- my (10) jusqu\u2019au-dessus du sillon auriculo- ventriculaire antérieur, parfois le dépasse et recouvre la face antérieure du cœur.DIAGNOSTIC DE L\u2019HYPERTROPHIE DU THYMUS Nous vous avons rappelé les points essentiels de la séméiologie thymique, le soin qu\u2019il faut apporter à la technique radiologique et esquissé la silhouette radiologique d\u2019un gros thymus.Munis de toutes ces données cliniques et radiologiques, le diagnostic de l\u2019hypertrophie du thymus semble s\u2019imposer d\u2019emblée.Et pourtant il faut savoir que, tant au point de vue clinique que radiologique, certaines affections 844 sont capables d'engendrer des manifestations analogues.Elles doivent être éliminées avant de pouvoir porter le diagnostic d\u2019hypertrophie du thymus.Chez un nourrisson présentant du stridor, il est indispensable, avant toute chose, d\u2019éliminer toutes les causes d\u2019obstacles des voies aériennes supérieures: nez, bouche et pharynx.Le cornage respiratoire dit 4 une occlusion nasopharyngée se distingue du cornage thymique en ce qu\u2019il disparaît par l\u2019occlusion du nez et augmente si l\u2019on ferme la bouche.Le laryngo-spasme, même dans les premiers mois de la vie et à la naissance, simule un stridor thymique mais il est alors associé à d\u2019autres signes de la spasmophilie qu\u2019il faut toujours rechercher: les signes de Chvostek, de Weiss ou de Lust.En leur absence, la brièveté des accès de spasme glottique et l\u2019état normal de la respiration entre ces accès permettent d\u2019en poser le diagnostic.Le stridor-laryngé-congénital est de toutes ces affections celle qui simule le plus la symptomatologie de l\u2019hypertrophie du thymus avec laquelle elle est le plus souvent confondue chez nous.La seule distinction valable est que le stridor-laryngé-congénital s\u2019atténue considérablement ou disparaît parfois lorsqu\u2019on met la tête en hyperextension.Est-il nécessaire d\u2019ajouter encore que des corps étrangers de la trachée, des tumeurs in- tralaryngées congénitales, une sténose trachéale ou œsophagienne congénitale, voire même un goitre congénital, peuvent provoquer du stridor avec crises dyspnéiques superposable au syndrome thymique ?La radiologie lèvera tous les doutes dans les affections que nous venons de passer en revue en montrant l\u2019absence d\u2019ombre médiasti- nale supérieure.Mais pour ajouter encore à la difficulté du problème, nous devons signaler que la radiologie même bien faite n\u2019est pas à l\u2019abri de toute critique.Dans ces cas de dyspnée laryngée, par stridor congénital, corps étrangers, sténose congénitale de la trachée ete., il existe, écrit Mauriquand, une congestion respiratoire L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 intense qui amène une stase vasculaire et accroît le calibre des grosses veines du médiastin.L\u2019ombre médiothoracique s\u2019élargit d\u2019autant et il faut en être averti.Nous pourrions signaler encore, pour être complet, que la tuberculose ganglio-pulmonaire, des tumeurs médiastinales, des pleurésies mé- diastines, des abcès pottiques ont été pris pour des thymus hypertrophiés.Si, comme nous venons de le voir, la clinique et la radiologie sont fréquemment insuffisants à résoudre le problème et n\u2019apportent que des présomptions en faveur de l\u2019hypertrophie du thymus, que penser de l\u2019épreuve thérapeutique?L\u2019action du traitement radiothérapique, écrivent Mouriquand et Bernheim (11) lorsqu\u2019elle se montre trés rapidement favorable et définitivement curative nous paraît être la preuve la plus certaine de l\u2019origine thymique des troubles respiratoires.Dès la première irradiation les accidents graves: cornage, accès de suffocation avec cyanose, s\u2019atténuent et au bout de quelques séances la respiration redevient normale.Si ce résultat n\u2019est pas obtenu ou si la sédation n\u2019est que relative après plusieurs séances de radiothérapie, le diagnostic d\u2019hypertrophie du thymus doit apparaître douteux.Conclusion De tout cet ensemble de faits cliniques que nous venons de relater brièvement devant vous, que devons-nous retenir?La fonction respiratoire du nouveau-né une fois établie, présente des caractères qui lui sont propres.Sa fréquence se manifeste par de la polypnée; son rythme est entrecoupé de pauses qui rappelle le Cheynes-Stokes et son amplitude est variable mais toujours faible.Tous ces caractères fondamentaux sont au cours de certaines affections profondément modifiés.Parmi elles il faut tout particulièrement distinguer l\u2019hémorragie cérébro-méningée, l\u2019atélectasie pulmonaire et l\u2019hypertrophie du thymus.La première a des caractères bien définis.L\u2019apnée du nouveau-né, les convulsions des pre- FORTIER: TROUBLES DE LA FONCTION RESPIRATOIRE miers jours, la cyanose continue avec des accès paroxystiques, sont presque toujours sous sa dépendance.L\u2019on doit toujours, en présence de troubles respiratoires des premiers jours y songer et en porter un diagnostic certain par la ponction lombaire.L\u2019évolution cytologique du liquide céphalo-rachidien conditionne le pronostic immédiat et éloigné d\u2019une telle affection en même temps qu\u2019elle fixe les modalités du traitement.Si la ponction lombaire s\u2019est montrée négative, il faut alors songer à l\u2019atélectasie pulmonaire.La radiologie en fixera le diagnostic.Les moyens d\u2019action à lui opposer sont nombreux: oxygène, carbogène, lobéline, tonicardiaques; mais il faut se souvenir que cette thérapeutique doit s\u2019effectuer avec ménagement car l\u2019on risque « l\u2019épuisement rapide du système nerveux » et l\u2019aggravation de la situation.Chez le nourrisson, même déjà chez le nouveau-né il faut songer à la possibilité de l\u2019hypertrophie du thymus comme étiologie des troubles respiratoires.Mais ce diagnostic ne devra être admis qu\u2019après une critique serrée des faits cliniques, une interprétation minutieuse des signes radiologiques et des effets thérapeutiques.Une telle rigueur médicale est commandée par la physiologie même de la glande qui, on le sait, concourt d\u2019une façon toute spéciale à la croissance et à la maturation sexuelle et constitue le pivot endocrinien du système endocri- no-végétatif de l\u2019enfant (12).Son irradiation amène au sein de la glande des modifications qui ont leur répercussion sur l\u2019organisme entier, notamment sur le métabolisme de l\u2019eau (13) dont l\u2019extrême importance chez le nourrisson n\u2019échappe à personne.De plus avec Jacques Odinet (14) nous ajoutons que l\u2019on ne 845 saurait nullement affirmer que l\u2019irradiation de la région du manubrium sternal agit élective- ment et exclusivement sur le thymus.BIBLIOGRAPHIE 1.SNYDER et ROSENFELD: «Intra-uterine respiratory movements of the human fœtus.» J.A.M.A, 108: 1946 (5 juin) 1937.2.WASSOM: «Etude radiologique de la poitrine de l\u2019enfant à la naissance.» J.A.M.A.83: (18 oct.) 1924.3.L.RIBADEAU-DUMAS, A.BUAND et JOR- RAND: «Etude sur les troubles respiratoires du nouveau-né.Apnée et hyperpnée.» R.Fran.de Pédiatrie, 15: 225, 1939.4.RILLIET et BARTHEZ: Maladies des enfants.Tome I.5.MARQUEZY et DEYFUS: « Apnée du nouveau- né.» Bull.Soc.de Ped., avril 1937.6.R.TASSOVATZ: «Le liquide C.R.chez le nouveau-né normal.» Le Nourrisson, mars 1935.7.R.WAITZ: «Le liquide C.R.chez le nouveau- né.» R.F.de Pédiatrie, 4: 1, 1928.8.PORTES et MAYER: «Utilisation du carbo- gène dans le traitement de la mort apparente du nouveau-né.» La Médecine, avril 1938.9.G.MOURIQUAND et BERNHEIM: « Hypertrophie du thymus et états thymo-lym- phatiques.» La Pratique Médicale illustrée, 1932.10.Maurice LAMY: «La silhouette radiologique des gros thymus.» Bull.Soc.de Péd.Paris, 34: 145 (mars) 1936.11.G.MOURIQUAND et BERNHEIM: « Diagnostic de \u2019hypertrophie du thymus chez le nourrisson.» Paris Médical, 22: 372 (5 nov.) 1932; (372-378) 5 nov.1932.12.Marcel LAEMMER: «Le système endocrino- végétatif de l\u2019Enfant.» Arch.Méd.des Enf.35: 579, 1932.13.Y.HIRATA et F.OKAMOTO: «The function of the thymus and water metabolism.» Orient J.Dis.Infant, 21: 48 (mai) 1937.14.Jacques ODINET: «Conception actuelle de I\u2019hypertrophie du thymus.» Gazette des hépi- taux, 107: 96 (1 déc.) 1934. ENCÉPHALOGRAPHIE NORMALE ! Par Jean SIROIS, Neuro-chirurgien, Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus (Québec).L'intervention précoce est le facteur capital du succès en Neuro-Chirurgie.S\u2019il est en effet brillant de réussir l\u2019extirpation d\u2019une volumineuse tumeur cérébrale, on comprend facilement qu\u2019un grand nombre de malades bénéficieraient d\u2019une intervention pratiquée à un stade moins tardif du développement de leur lésion ; ceci atténuant d\u2019une part l\u2019importance des complications post-opératoires dues en grande partie au dégagement brusque des centres neuro-végétatifs depuis longtemps comprimés, et d\u2019autre part les sequelles neurologiques du syndrome focal et les conséquences d'une stase papillaire ou d\u2019une atrophie optique trop anciennes.Mais, objectera-t-on, cette possibilité opératoire nécessite un diagnostic précoce et il est souvent difficile de préciser au début l\u2019étiologie tumorale ou autre de certains syndromes encéphalitiques ou oculaires par le simple examen clinique, on doit donc recourir à des procédés indirects parmi lesquels la ventriculogra- phie et l\u2019encéphalographie gazeuses sont les plus précieux.On sait que les deux consistent à voir radiologiquement les ventricules, les cavités sous-arachnoidiennes et surtout les formations cérébrales importantes entourant celles-ci et celles-là, au moyen de l\u2019air ou de l\u2019oxygène.En 1913, Luckett découvre accidentellement la présence d\u2019air dans les ventricules cérébraux d\u2019un patient ayant eu une radiographie pour fracture de l\u2019os frontal droit.Skinner en 1916, Luckett en 1917, Holmes en 1918, May Potter, Glenard et Aimard en 1919, rapportent des cas identiques.Dandy, en 1918, pour la première fois introduit intentionnellement 40 c.c.à 300 c.c.d\u2019air directement dans les ventricules de 20 enfants de un a 12 ans.L\u2019introduction de 1.Travail présenté à la Société Médicale de Québec, le 14 février 1940.l\u2019air fut faite par les fontanelles ou au moyen d\u2019un trou de trépan.Dandy lui-même baptise ce procédé du nom de « Ventriculographie ».Peu de temps après, Dandy introduit de l\u2019air dans l\u2019espace sous-arachnoïdien lombaire après en avoir retiré le liquide.Il s\u2019aperçoit alors que par cette méthode le liquide céphalo-rachidien est remplacé par l\u2019air non seulement dans les ventricules, mais aussi dans les citernes et les scissures cérébrales.Ce procédé fut alors dénommé « Encéphalographie» par Bingel en 1921 pour le distinguer de l\u2019autre procédé mentionné plus haut.Ce terme d\u2019encéphalographie comprend aussi la méthode par laquelle l\u2019on emploie la grande citerne pour introduire l\u2019air au lieu de la route lombaire.Ce dernier procédé n\u2019eut que peu d\u2019adeptes entre autres War- tenberg-Fisher et Fluget.Enfin, en 1937, la technique de l\u2019encéphalographie est mise à point définitivement et les structures cérébrales sont étudiées d\u2019une façon presque parfaite par Dyke et Davidoff, de New-York, alors qu\u2019ils font une revue des radiographies de 3000 cas d\u2019encéphalographie pratiqués jusqu\u2019à cette date à l\u2019Institut Neurologique de New-York.Depuis ce temps l\u2019encéphalographie a pris une importance considérable pour le diagnos- tie précoce des lésions cérébrales et est entrée dans la pratique courante de tout service neu- ro-chirurgical ou même neurologique.La substance de contraste employée est maintenant l\u2019oxygène parce que moins irritante, il s\u2019absorbe plus rapidement de 36 à 48 heures et occasionne moins de céphalées que l\u2019air.Après l\u2019examen le malade est immobilisé sur le dos pour 34 à 36 heures.La céphalée disparaît rapidement, très souvent en moins de 12 heures.Au moment de l\u2019intervention, il se produit parfois des nausées et des vomissements Q 1 \u2014 \u2014 SIROIS: ENCÉPHALOGRAPHIE NORMALE qui ne sont pas de beaucoup d\u2019importance.Les accidents graves sont rares, si l\u2019on a soin d\u2019éliminer les cas suspects de la fosse postérieure ou de forte hypertension intracrânienne.Règle générale, nos malades se lèvent après 36 heures et quittent l'hôpital le 4ième jour s\u2019il n\u2019y à pas d\u2019intervention.Quant au choix des malades, un point est très important à observer.Tout malade chez lequel on suspecte une lésion de la fosse postérieure, ou ayant une forte hypertension intracrânienne, ne doit pas être soumis à l\u2019encéphalographie.En effet on l\u2019exposerait à une mort subite par descente brusque des amygdales cérébelleuses dans le trou occipital ou par hernie du lobe temporal à travers la fente cérébrale de Bichat.La technique de l\u2019encéphalographie est en soi des plus simples.Il s\u2019agit de mettre le malade en position assise que l\u2019anesthésie soit locale ou générale, les bras sont appuyés sur le dos mobile d\u2019une chaise, la tête légèrement fléchie par en avant, la colonne vertébrale en ligne droite.On pratique une ponction lombaire avec préparation ordinaire.L\u2019on adapte à l\u2019aiguille de la ponction un robinet à double conduit, fermé par une clef permettant la fermeture ou l\u2019ouverture de l\u2019un ou l\u2019autre de ces conduits.À l\u2019un est fixé un tube de caoutchouc le reliant au ballon d\u2019oxygène, à l\u2019autre un autre tube plus court le reliant à l\u2019aiguille à ponction.Ce dernier tube donne plus de facilité aux mouvements de la seringue.Ainsi, nous sommes en mesure de pouvoir retirer le liquide et d\u2019injecter l\u2019oxygène alternativement en ne déplaçant que la seringue.Tous ces tubes, le robinet et la seringue nécessairement seront stériles et manipulés avec une paire de gants stériles.L\u2019on doit injecter autant que possible la même quantité d\u2019oxygène que de liquide retiré, en alternant par 5 ou 10 c.c.à la fois.Le bon éclairage des différentes parties cérébrales nécessite au moins 60 c.c.d\u2019oxygène.La quantité d\u2019oxygène varie suivant la lésion suspectée et les régions que nous voulons distinguer.Parfois, lors d\u2019atrophie cérébrale probable, dans 847 les cas d\u2019épilepsie généralisée ou localisée, de lésions discrètes, nous pratiquons un drainage complet des cavités crâniennes et sous-arach- noïdiennes.Toutes les radiographies doivent être prises en stéréoscopie.Il est en effet impossible de vouloir interpréter exactement une encéphalographie sur radiographie simple.Cela va de soi car nous devons étudier la forme et surtout toute défectuosité dans la forme des cavités dites ventriculaires ou sous-arachoïdiennes.L\u2019on doit prendre des antéro-postérieures, des postéro-antérieures et des latérales gauches et droites en position verticale d\u2019abord puis horizontale.Ces différentes positions sont toujours nécessaires, car souvent une déformation quelconque sera visible dans l\u2019une et invisible dans l\u2019autre, parfois une seule position nous permettra de faire un diagnostic quand il aurait été impossible de voir la lésion dans les autres.L\u2019oxygène injecté dans l\u2019espace sous-arach- noïdien lombaire, vu sa densité, cherchera à monter vers l\u2019encéphale.Deux voies se présentent, l\u2019antérieure et la postérieure.L\u2019oxygène de la voie postérieure monte jusqu\u2019au trou occipital, à cet endroit, si la tête du sujet est en bonne position, l\u2019oxygène pénètre dans le quatrième ventricule, le remplit puis passe dans l\u2019aqueduc de Sylvius pour arriver au troisième ventricule, de là il pénètre par le trou de Monro pour enfin remplir les deux ventricules làitéraux.Supposez que toutes ces cavités, les ventricules latéraux, le trou de Monro, le troisième ventricule, l\u2019aqueduc de Sylvius et le quatrième ventricule soient remplis d\u2019oxygène et que vous en injectez encore.Alors à son arrivée au trou occipital l\u2019oxygène pénétrera dans les trous de Magendie et de Luska pour remplir la grande citerne cérébelleuse puis fuser dans l\u2019espace sous-arachnoïdien de la convexité et remplir toutes les cavités que l\u2019arachnoïde forme au niveau des scissures.Cependant il n\u2019est pas toujours nécessaire que les cavités intra- cérébrales soient toutes remplies pour que 848 l\u2019oxygène fuse dans l'espace sous-arachnoïdien cérébral.A presque toutes les encéphalographies l\u2019oxygène se répand aux deux endroits.L\u2019oxygène de la voie antérieure passera au trou occipital pour venir remplir la citerne ou l\u2019espace sous-arachnoïdien en avant du pont de Varole, entre les deux pédoncules cérébraux supérieurs, l\u2019espace formé à la région du chiasma et de la « lamina terminalis, » fuser sous le lobe frontal, y remplir les scissures et la région antérieure du lobe frontal.Ainsi donc vous voyez clairement que toutes les cavités intra-cérébrales et sous-arachnoi- diennes peuvent être et doivent être parfaitement dessinées par l\u2019oxygène lors d\u2019une encéphalographie.Si ces cavités sont distinguées, et connaissant parfaitement l\u2019anatomie des régions cérébrales avoisinant ces dernières, il nous sera donc relativement facile d\u2019apprécier tout degré d\u2019anormalité de ces régions cérébrales.Etudions ensemble la position et la forme sous lesquelles nous apparaîtront, vus à l\u2019encéphalographie, les ventricules, les voies de communication interventriculaire, les plexus choroïdes, le corps quadrijumeau, les scissures et les circonvolutions cérébrales, enfin les citernes sous-arachnoïdiennes.Nous ferons au cours de cet exposé une étude rapide des régions anatomiques avoisinant ces cavités.Je me contenterai de ne vous donner qu\u2019un aperçu général de chacune de ces formations, réservant pour des études futures une description beaucoup plus complète de chacune des trois parties suivantes.RÉGIONS VISUALISÉES 1.Les ventricules avec les trous Monro-Aqueduc- Magendie.Corps quadrijumeaux.Plexus choroi- des.2.Scissures: interhémisphériques : Longitudinales.Du corps calleux.La sous-frontale.Pariéto-occipitale.Calcarine.Pré-olfactive.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 A la convexzité: Sylvius.Temporales.Centrales.Frontales.Pôle postérieur.3.Circonvolutions: interhémisphériques : Corps calleux.Sous-frontale.Cuneus.Paracuneus ou lobe quadrilatère.Paracentrale.Frontale supérieure.Région olfactive.A la converité: Lobe temporal.frontal.pariétal.occipital.4.Citernes: Grandes: Hémisphère cérébelleux.Vermis.Trou de Magendie.Pont: 65% Le pont par mensuration.Artère basilaire.Les nerfs qui y passent: auditif, facial moe.Trijumeau.Interprédonculaire : 92% Tuber cereneum 44%.Infundibulum.Corps mamillaires 28%.Les pédoncules 40%.5.Citernes: Chiasmatiques : 78% Diaphragme de la selle.Infundibulum.Chiasma et parfois nerfs optiques.« Lamina terminalis» « Ambiens » Fosse de Sylvius rare LES VENTRICULES.LES VOIES DE COMMUNICATION INTERVENTRI- CULAIRES.Les PLEXUS CHOROIDES.LES CORPS QUADRIJUMEAUX.Nécessairement les ventricules seront généralement les parties les mieux éclairées et les plus visibles. SIROIS: ENCÉPHALOGRAPHIE NORMALE Le quatrième ventricule est une cavité centrale, en forme de carreau ou rhomboïde, situé antérieurement au cervelet, postérieurement au pont de Varole et au bulbe.Il communique avec le troisième ventricule par l\u2019aqueduc de Sylvius et librement avec l\u2019espace sous-arach- noïdien de la colonne cervicale, à sa partie inféro-postérieure sont situés les trous de Ma- gendie de Luska.Un peu au-dessus de l\u2019angle inférieur à la partie postérieure de la cavité et au dedans d\u2019elle se trouve le plexus choroide du quatrième ventricule.Ce sommaire aperçu anatomique nous permettra de distinguer les différentes formations cérébrales entourant le quatrième ventricule.En position postéro- antérieure, il est pratiquement impossible de voir le quatrième ventricule à cause des sinus frontaux, des os de la base du crâne et de l\u2019image du troisième ventricule.Mais en latérale horizontale ou verticale, il nous apparaîtra ayant la forme d\u2019un triangle isocèle avec le grand côté formant le plancher, la partie antérieure.Au côté isocèle inféro-postérieur, l\u2019on aperçoit très souvent une petite encoche qui est formée par le plexus choroïde.Connaissant cette formation normale, on pourra évaluer toute déformation et souvent pouvoir dire de quelle partie avoisinante est due cette déformation, soit du cervelet, du bulbe, de la protubérance et même du plexus choroïde du quatrième ventricule.(Fig 1 et 2.) À l\u2019angle supérieur du quatrième ventricule et faisant communiquer ce dernier avzce le troisième ventricule nous voyons l\u2019aqueduc de Sylvius.La partie inférieure est franchement verticale et la partie supérieure presque horizontale.En arrière et en haut de la partie supérieure se trouve le corps quadritumeau.En avant la calotte de la protubérance et la matière grise épendymaire sur laquelie antérieurement repose les pédoncules cérébraux.Done, l\u2019aqueduc de Sylvius prend la forme d\u2019un conduit légèrement courbé en avant à sa partie moyenne.Il devient donc possible de voir les corps quadrijumeaux, la substance grise épen- 849 dymaire et même la forme des pédoncules.Il existe d\u2019ailleurs des mensurations normales des distances de ces différentes régions dont il serait trop long de donner tous les détails.(Fig.1.) Le troisième ventricule est aussi une cavité centrale qui en section sagittale prend la forme plus ou moins trapézoïde et en section transversale la forme quelque peu lenticulaire.Il nous apparaîtra ainsi à l\u2019encéphalographie.Nous y voyons aussi en section transversale, ou en radio-latérale, le trou de Monro situé à la partie tout antéro-supérieure.Antérieurement et à la partie inférieure, les piliers antérieurs du trigone, la commissure antérieure et la «lamina terminalis ».Enfin au plancher du troisième ventricule, nous retrouverons le chiasma, l\u2019infundibulum, le tubercule mamillaire, le tuber cireneum.Les murs latéraux sont formés par les parties moyennes du thalamus et de l\u2019hypothalamus.Toutes ces formations cérébrales peuvent être identifiées parfois séparément, le plus souvent en entier au cours d\u2019une encéphalographie.En radiographie antéro-postérieure il a la forme ovale, en posté- ro-antérieure légèrement circulaire, mais en latérale horizontale la forme lenticulaire nous permet de situer les parties cérébrales entourant les troisièmes ventricules qui furent énumérés plus haut.(Fig.1-4.) Quant aux ventricules latéraux, il serait très long de vouloir les décrire en détails.Nous y retrouverons les cornes antérieures ou frontales, le corps des ventricules, les cornes postérieures ou occipitales enfin les cornes temporales ou inférieures.Chacune d\u2019elles prend une forme distincte selon l\u2019angle et la position de la radiographie prise.Les cornes antérieures ont la forme d\u2019une aile de papillon, situées de chaque côté de la ligne médiane, les cornes postérieures ou occipitales celle d\u2019une corne de bœuf renversée.Un examen des clichés sera plus démonstratif que toute description.(Fig.1-2-3-4.) 850 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 | Fig.1.Stéréographie latérale droite d\u2019une encéphalographie normale.A \u2014 Grande citerne.B \u2014 Image normale du 4e ventricule.C \u2014 Aqueduc de Sylvius.E \u2014 Ebauche de la corne occipitale.F \u2014 Troisième ventricule.H \u2014 Trou de Monroe.J \u2014 Ventricule latéral, avec sa corne antérieure, son corps.K \u2014 Citerne du pont.L \u2014 Citerne inter-pédonculaire.N \u2014 Image négative du tubercule mamillaire.forme d\u2019une encoche arrondie à la citerne inter-pé- donculaire, O \u2014 Diaphragme de la selle turcique.P \u2014 Citerne du chiasma avec une couche verticale du chiasma (image plus foncée.) À _\u2014 A Fig.3.Stéréographie postéro-antérieure.Encéphalographie: À \u2014 Aspect des cornes postérieures normales.RE Fig.2.Stéréographie latérale droite.Encéphalographie.A \u2014 Encoche formée par le plexus choroide du 4e ventricule.B\u2014 Citerne du pont; à noter l\u2019image bien délimitée du pont de Varole entre la citerne et l\u2019aqueduc de Sylvius en arrière.C \u2014 Citerne in- ter-pédonculaire.Fig.4.Stéréographie antéro-postérieure.Encéphalographie: A \u2014 Cornes frontales normales.C \u2014 Troisième ventricule vue antérieure.B \u2014 Scissure longitudinale. LES SCISSURES ET LES CIRCONVOLUTIONS.Des renseignements de grande valeur peuvent être obtenus par un examen bien soigné des scissures et des circonvolutions cérébrales délimitées par l\u2019encéphalographie; une connaissance plus précise de l\u2019apparence normale du cerveau chez un individu vivant peut être obtenue, les anomalies sont mieux reconnues, enfin les lésions cérébrales peuvent être mieux localisées par l\u2019éclairage des scissures et des circonvolutions.Assez fréquemment après introduction par voie lombaire, l\u2019oxygène n\u2019est pas visible dans les ventricules tandis que les scissures sont bien remplies.Il est donc aussi important d\u2019être capable de pouvoir déduire des conclusions d\u2019après l\u2019apparence des scissures quand les ventricules ne sont pas visibles, que de faire un diagnostic encéphalographique d\u2019après l\u2019apparence des ventricules seuls.Pour bien vous démontrer l\u2019importance de ce fait un ou deux exemples vous seront donnés dans lesquels l\u2019oxygène fut trouvé dans les scissures seulement, lesquelles étaient déplacées par une tumeur.Il est donc évident que si l\u2019apparence normale de ces scissures n\u2019avait été connue auparavant, les altérations de leur position et leur trajet ainsi que la signification de telles altérations n\u2019auraient pas été reconnues.Pour déterminer avec précision la localisation d\u2019une scissure, qu\u2019elle soit à la convexité ou interhémisphérique, au pôle frontal ou occipital du cerveau, une vue stéréoscopique est essentielle.Certaines scissures sont régulièrement visibles dans un encéphalogramme, d\u2019autres occasionnellement, enfin d\u2019autres plus rarement.Celles situées entre les deux hémisphères sont beaucoup plus souvent visibles et d\u2019une façon plus satisfaisante que celles de la convexité.Par ordre de fréquence les scissures qui sont le plus souvent éclairées sont les suivantes: la longitudinale ou scissure interhémisphérique, la sous-occipitale, la pariéto-occipitale, la calca- rine, la scissure du corps calleux et la syl- vienne, enfin la pré-olfactive.SIROIS: ENCÉPHALOGRAPHIE NORMALE 851 La séparation entre les deux hémisphères qui laisse passage à la faux du cerveau est très souvent délimitée par l\u2019oxygène.Elle nous apparaît comme une bande épaisse vue en antéro- postérieure et en postéro-antérieure.Occasionnellement cette scissure est déplacée de sa position médiane et dans un encéphalogramme dans lequel les ventricules ne sont pas éclairés, son déplacement peut être d\u2019une grande valeur de diagnostic.(Fig.No 4.) Le corps calleux forme le toit des ventricules latéraux et est séparé du reste du cerveau a sa partie supérieure par la scissure sous- frontale.Dans un encéphalogramme normal, en vue antéro-postérieure, les scissures du corps calleux sont reconnues comme étant deux petits triangles étroits situés latéralement à la ligne médiane et dont la partie supérieure et médiane est formée par la scissure longitudinale.Cette formation a quelque peu l\u2019aspect d\u2019un triangle.Alors entre les scissures et la face supérieure des ventricules latéraux, toujours vue en antéro-postérieure, il devient relativement facile de juger de la position et de la forme du corps calleux supérieur à ces deux formations, nous y voyons aussi deux points séparés de la ligne médiane, lesquels représentent les scissures sous-frontales.Donc dans une vue antéro-postérieure d\u2019un encéphalogramme nous pouvons voir d\u2019abord les deux ventricules latéraux dont les cornes antérieures sont bien délimitées puis, supérieurs à ceux-ci et sur la ligne médiane, le corps calleux, plus exactement le genou du corps calleux et, toujours en remontant vers la partie supérieure, les deux points formés par les scissures sous- frontales délimitant alors entre elles et celles du corps calleux, l\u2019image de la circonvoiution sous-frontale.(Fig.5.) En vue latérale nous avons encore plus de précision et deux nouvelles scissures viennent se surajouter à celles déjà dénommées.En latérale les scissures du corps calleux et de la sous-frontale apparaîtront l\u2019une au-dessus de l\u2019autre supérieures à l\u2019image des ventricules latéraux formant une ligne parfois assez épais- 852 se d\u2019avant en arrière du crâne, délimitant donc entre elles le corps calleux, sa forme, sa position, son épaisseur, de même que la circonvolution sous-frontale.À la partie postérieure du film viendront s\u2019éclairer des deux scissures interhémisphériques postérieures la pariéto- occipitale et la calcarine.Alors ayant bien en Fig.5.Stéréographie postéro-antérieure.Encéphalographie: A \u2014 Ombre des cornes antérieures et postérieures.B\u2014 Oxygène dans la scissure du corps calleux.C\u2014 Image du corps calleux située entre les ventricules latéraux et la scissure du corps calleux.vue ces quatre scissures, nous pourrons identifier entre celles-ci le corps calleux, la circonvolution sous-frontale, le lobe cuneus, le lobe precuneus ou quadrilatère, le paracentral et enfin le frontal supérieur.(Fig.6.) Il resterait maintenant la scissure pré-clfac- tive qui dans 66% des encéphalographies sera bien éclairée, apparaissant comme un long trait épais a la région sous-frontale partant de la grande aile du sphénoïde de chaque côté pour venir mourir à la partie antérieure de l\u2019os frontal, délimitant ainsi la région sous-frontale.Il est très important de connaître sa position exacte pour pouvoir apprécier tout déplacement causé par un méningiome de l\u2019olfactif ou même de l\u2019aile du sphénoïde qui sont L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 très souvent assez silencieux au point de vue clinique.(Fig.7.) Enfin les scissures de la convexité scront identifiées au moyen de mensuration du crâne.Ces dernières furent données d\u2019une façon très précise par Taylor et Haughton qui les déterminèrent de la façon suivante: Un cerveau fut fixé à la formaline dans la boîte crânienne durant trois semaines.Le cerveau enlevé, ils placèrent dans les scissures un fil malléable ainsi qu\u2019à certains points de repère de la boîte crânienne.Le cerveau fut replacé dans la boîte crânienne et une radio- Fig.6.Stéréographie latérale gauche.Encéphalographie: A \u2014 Situation des corps quadrijumeaux.B \u2014 Ebauche de la scissure du corps calleux.C \u2014 Scissure de la circonvolution sous-frontale laquelle est done visible ici entre les scissures B et C.D \u2014 Scissure pariéto-occipitale.E \u2014 Ebauche de la scissure calcarine.On peut donc délimiter assez bien dans ce cliché les lobes cuneus et precuneus entre les scissures pariéto-occipitale et calcarine et la branche montante de la scissure sous-frontale.latérale prise fit voir les différents points de repère entre la boîte crânienne et les scissures de la convexité.Ce procédé fut répété plusieurs fois et les mensurations moyennes furent données au moyen de lignes tirées de ces points de repère.En se servant de ces moyennes et des points de repère de la boîte crânienne, nous pouvons identifier, à la convexité, les scissures de Syl- vius, les scissures centrales, temporales, frontales et enfin celles du pôle postérieur.De la position de ces scissures il nous devient possi- Le memes TRE re re AE SIROIS: ENCÉPHALOGRAPHIE NORMALE 853 ble d\u2019apprécier la position et la forme des différents lobes cérébraux.LES CITERNES SOUS-ARACHNOÏDIENNES L'\u2019arachnoïde cérébrale est bien accolée à la pie-mère excepté au-dessus des scissures cérébrales et dans certaines régions de la base du crâne.À cet endroit la pie-mère et l\u2019arachnoïde sont séparées largement et forment des cavités qui sont dénommées citernes.Ces citernes communiquent librement les unes avec les autres et avec les espaces sous-arachnoïdiens cérébraux et spinaux.Les différentes subdivisions cérébrales de ce système communiquant ont un Fig.7.Stéréographie latérale droite.Encéphalographie: AP \u2014 Eclairage de la scissure sous-frontale.nom individuel suivant leurs relations et leurs positions avec les régions cérébrales bien connues.C\u2019est ainsi que rous distinguerons les citernes suivant-s: la grande citerne, celle du pont de Varole, interpédonculaire, chiasma- tique, « lamina terminalis, » et de la fosse de Sylvius.Puisque ces citernes communiquent toutes entre elles et de plus qu\u2019elles communiquent avec les espaces sous-arachnoïdiens spinaux, il est facile de comprendre que lors d\u2019une encéphalographie l\u2019oxygène y pénètre et y demeure et ainsi délimite chacune de ces citernes tout en donnant une image dont la forme devient individuelle pour chacune d\u2019elles.Alors connaissant cette image normale et surtout les formations cérébrales avoisinant chacune d'elles, on pourra identifier en grande partie les formations du cerveau situées à la base du crâne.Vous voyez déjà l\u2019immense avantage lors de lésions de ces parties.A la grande citerne l\u2019oxygène viendra de l\u2019espace sous-arachnoïdien spinal postérieur par les trous de Magendie et de Luska.Cette citerne fait suite au trou occipital délimitant ainsi les hémisphères cérébelleux, le vermis, le trou de Magendie et même les amygdales cérébelleuses, la partie postérieure du bulbe.Elle a la forme d\u2019un sac séparé par son milieu par une bande résistante attachée au vermis.L\u2019image stéréoscopique est facilement reconnaissable dans sa forme.(Fig.1.) A la citerne du pont de Varole, l\u2019oxygène vient de l\u2019espace sous-arachnoïdien spinal antérieur.Elle apparaît sous la forme d\u2019une ligne épaisse ayant à sa face antéro-inférieure le dos de la selle turcique et le corps du spénoïde, à sa face inféro-postérieure le pont de Varole.Ainsi donc entre ces deux citernes à la radio- latérale, le bulbe, la protubérance sont visibles ayant un aspect plus opaque.On peut y mesurer l'épaisseur, apprécier leur contour et juger de tout déplacement qui peut s\u2019y rencontrer.(Fig.1-2.) En certaines occasions nous pouvons même identifier l\u2019artère basilaire plus dense située à cette région verticalement et en de rares occasions les nerfs qui émergent de chaque côté de la protubérance et de la partie supérieure du bulbe qui sont l\u2019auditif, le facial, le M.O.E.et le trijumeau.Faisant suite à la citerne du pont de Varole se trouve une large cavité supérieure à cette dernière, de forme triangulaire, située entre les pédoncules cérébraux qui est la citerne inter- pédonculaire.Ses contours sont délimités par le tuber cireneum, le tubercule mamillaire, les pédoncules cérébraux et l\u2019infundibulum.(Fig.1-2.) Enfin encore plus antéricurement à la citer- 854 ne interpédonculaire, à la région chiasmatique, l\u2019oxygène met en évidence deux petites cavités superposées qui sont les citernes chiasmatiques et de la lamina terminalis.Ayant leur forme spéciale, elles servent à identifier le diaphragme de la selle turcique, le chiasma optique avec parfois les nerfs optiques, aide trés précieuse lors de petits adénomes de l\u2019hypophyse, enfin la lamina terminalis qui ferme antérieurement le troisième ventricule.(Fig.1-2.) La citerne de la fosse de Sylvius de même que la scissure du même nom est identifiée au moyen de mensurations déterminées selon la méthode de Taylor et Haughton décrite antérieurement.Elle a une forme et une position bien définies mais difficiles à identifier étant située plus à la convexité que les autres citernes.Conclusion Ainsi donc d\u2019après ces données succinctes, je crois que l\u2019on peut affirmer que l\u2019encéphalographie est un examen qui nous sert à étudier toutes les formations anatomiques cérébrales intraventriculaires et surtout celles avoisinant les cavités intracérébrales et sous-arachnoï- diennes.On peut par les images radiologiques en faire une dissection assez complète in vivo et les étudier séparément, on peut délimiter leur forme, apprécier leur position, juger même de leur grandeur et de leur épaisseur.Alors vous comprenez l\u2019importance très grande de cet examen pour arriver à un diagnostic L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 précoce d\u2019une lésion cérébrale.Naturellement l\u2019interprétation des films est chose difficile et demande une connaissance exacte des données mentionnées dans ce travail.Vous voyez aussi que le simple répérage ventriculaire a bien peu de valeur, mis à côté de l\u2019encéphalographie puis- qu\u2019il ne servira à apprécier que le déplacement des ventricules et encore faut-il que celui-ci soit prononcé et qu\u2019une grande quantité de lésions, qui ne sont identifiées que par la vue des scissures ou des citernes échapperont complètement au répérage.L\u2019encéphalographie est donc un procédé plutôt simple en soi, donnant peu de réactions si les malades sont bien choisis et bien préparés et ayant une valeur de diagnostic tout à fait indiscutable.BIBLIOGRAPHIE 1.DYKE et DAVIDOFF: « Demonstration of Normal cerebral structures by means of Encephal- ography.» The Bulletin of Neurological Institute of New-York, juillet 1932, juin 1933, mars 1934, mars 1935, octobre 1935.2.BOHN: «Reactions to Encephalography.» Bulletin of Neur.Inst.of New York, déc.1937.3.DYKE: «Chronic Subdural hematoma.» Bulletin of Neur.Inst.of New York, sept.1938.4.LOVE: Proceedings Mayo Clinic, 1937, p.600.5.ADSON: Proceedings Mayo Clinic, 1939, p.646.6.PENDERGRASS: Surgical Clinic of North Amer- rca, 1930, p.1461.7.WARTENBERG: Journal of Nervous and Mental diseases: mai 1939, p.640.8.PANET-RAYMOND: L\u2019Union Médicale du Canada, janvier 1940. MOUVEMENT MÉDICAL LA PROPHYLAXIE DE LA ROUGEOLE PAR LES GLOBULINS PLACENTAIRES ' Par Donat LAPOINTE, Chef de Service a la Clinique infantile de fa Crèche Saint-Vincent-de-Paul.Il y a déjà de nombreuses années que le monde médical s\u2019efforce de découvrir des agents capables soit de prévenir la rougeole soit de modifier son évolution.| En 1926, Ferry et Fisher ont tenté de traiter des rougeoleux en pratiquant des injections d\u2019un sérum très complexe.Une partie de ce sérum était constitué par du sang recueilli chez des chevaux et des moutons ayant été préalablement inoculés avec un streptocoque isolé chez des malades atteints de rougeole.L'autre partie du sérum provenait du sang de chevaux et de chèvres auxquels on avait déjà injecté un filtrat de sécrétions nasales prélevé chez des rougeoleux.Ce sérum ne donna pas les résultats attendus et il fut bientôt abandonné.D\u2019autres méthodes de préventions ont tour à tour été expérimentées sans résultats plus encourageants, jusqu\u2019au moment où des travaux de plus en plus nombreux sur le sérum de convalescent vinrent affermir les convictions des cliniciens sur l\u2019efficacité réelle de cette prophylaxie.C\u2019est en 1907 que Cenei utilisa le premier cette méthode préventive.Les mêmes travaux furent repris en 1918 par Nicolle et Conseil, puis par Connor et un grand nombre d\u2019autres.Aujourd\u2019hui, tous les médecins sont généralement d\u2019accord pour admettre qu\u2019une injection de 10 à 20 c.c.de sang d\u2019un rougeoleux convalescent faite dans les cinq jours qui suivent le premier contact peut conférer une immunité passive d\u2019une durée d\u2019environ trois semaines.D\u2019autres auteurs ont obtenu des résultats moins bons dans l\u2019ensemble en employant des 1.Travail présenté à la «Société Médicale de Québec », le 13 mars 1940.injections de 20 c.c.à 40 c.c.de sang prélevé chez des adultes ayant déjà fait une rougeole antérieurement.Ces deux derniers modes d\u2019immunisation bien qu\u2019intéressants et efficaces ne se sont pas répandus parce qu\u2019ils comportaient trop de difficultés d\u2019ordre pratique.Jusqu\u2019en 1929, tels étaient les moyens de prophylaxie de la rougeole qui étaient à la disposition des médecins.A ce moment, De Souza, de Lisbonne, entreprit d\u2019éprouver le pouvoir immunisant du sang placentaire filtré et il fut favorablement 1m- pressionné par les premiers résultats obtenus.Depuis lors les mêmes recherches ont été poursuivies et amplifiées dans plusieurs pays et aux Etats-Unis en particulier par Charles McKahn et Chu.Tous ces travaux ont permis à des maisons de commerce d\u2019offrir sous les noms de « Placimunin » et « d\u2019'Immune Globulin » des globulins placentaires qui semblent assez actifs pour diminuer l\u2019incidence et la gravité de la rougeole.Tous les auteurs qui ont utilisé ces préparations sérologiques sont d\u2019avis que les injections doivent être faites le plus tôt possible et jamais plus tard que cinq jours après le premier contact infectant.Quant à la quantité à injecter certains médecins tels que Crosbie, de Liverpool, préconisent des doses de 10 c.c., même chez les enfants au-dessous de 2 ans.De Souza conseille 65 c.c., tandis que la plupart des médecins américains ne donnent guère des doses qui dépassent 4 c.c.L\u2019immunisation se fait généralement en deux injections de quantité égale à 2 à 3 jours d\u2019intervalle.Si nous employons de fortes doses (10 c.c.), peu de temps après le contact infectant, nous pouvons être à peu près sûr d\u2019éviter toutes les manifestations de la rougeole.Le sujet béné- 856 ficiera d\u2019une immunité passive qui durera trois semaines à un mois.Si, au contraire, les doses sont moins fortes, mais faites à temps, l\u2019enfant ne fera qu\u2019une ébauche de rougeole, mais il organisera en même temps une immunité active qui lui assurera une protection sûre et durable.#% + + Nous avons eu récemment l\u2019occasion d\u2019employer les globulins placentaires dans une famille de huit enfants.Nous sommes appellés pour voir une enfant de 12 ans que nous trouvons en pleine période d\u2019invasion de rougeole.Nous décidons d\u2019essayer de protéger les autres enfants de la famille.À deux jours d\u2019intervalle nous pratiquons 2 injections de 2 c.c.à cinq enfants âgés de 3 ans à 11 ans.La plus âgée de 16 ans refuse les injections et nous négligeons de les faire à un bébé de 2 mois et demi pensant bien que celui-ci jouissait encore de l\u2019immunité passive transmise par sa mère.L'enfant, source de la contagion, ne fut pas injectée et fit une rougeole classique de même que celle de 16 ans qui refusa l\u2019immunisation.Quant au bébé 1l demeura indemne de toute atteinte de rougeole.Les cinq enfants qui reçurent des injections « d\u2019'Immune Globulin » furent tous atteints d\u2019une rougeole bénigne.Les modifications les plus frappantes dans l\u2019évolution de la maladie furent les suivantes: 1.La période d\u2019invasion a été prolongée jusqu\u2019à 18 à 20 jours.2.La courbe thermique classique à double clocher est supprimée.La température s\u2019élève L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 à 100° Fa.et dure 2 à 3 jours.3.Le catarrhe des bronches et des muqueuses est léger.4.L\u2019exanthème beaucoup plus pâle n\u2019atteint pratiquement pas les membres inférieurs.5.Après quatre jours de malaises légers tous les enfants sont sur pieds sauf celle qui avait refusé l\u2019immunisation.Quelques semaines plus tard, un enfant de 7 ans, hospitalisé dans un hôpital de cette ville, vient en contact avec un autre nourrisson du même dortoir qui développe une rougeole quelque 8 jours après son entrée.Nous lui injectons 4 c.c.d\u2019« Immune Globulin » en 2 injections.Cet enfant n\u2019a pas fait la moindre manifestation de rougeole.La maladie ne s\u2019est pas développée chez lui, parce que le contact avait été moins intime que celui qui est de règle dans le milieu familial.De plus l\u2019immunisation avait été faite très précocement.*% *k * Cette méthode de prophylaxie simple a en plus l\u2019avantage de ne pas être accompagnée de réactions importantes.On observera tout au plus un peu de raideur de la cuisse quelques heures après l\u2019injection.Parfois on notera une légère élévation thermique qui ne se prolonge pas au delà de 10 à 12 heures.Pour notre part nous pensons bien que les globulins placentaires seraient un moyen précieux, sinon pour éviter, du moins pour rendre moins meurtrières les épidémies de rougeole dans nos Crèches; mais nous aurions aussi à considérer une dépense d\u2019environ $1,500.car il faut compter un dollar par centimètre cube.L\u2019ÉPISIOTOMIE: QU\u2019EN PENSER ?Par F.-X.DEMERS, Assistant au Service d\u2019obstétrique.Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus (Québec).Nous ne voulons que donner une opinion sur une petite intervention, qui est à la portée de tous, puisqu\u2019elle ne consiste qu\u2019en la section de l\u2019orifice vulvaire lors d\u2019un accouchement ; section intéressant plus ou moins largement le périnée, pratiquée par quelques-uns perpendiculairement à la vulve au niveau de son tiers inférieur et pouvant être bilatérale, d\u2019où nécès- cité d\u2019une troisième suture si une déchirure médiane est venue s\u2019ajouter.Pour d\u2019autres accoucheurs plus pratiques, toute menace de déchirure, chez la primipare, est remplacée par une incision postérolatérale du périnée, se dirigeant de la commissure pos- DEMERS: L\u2019ÉPISIOTOMIE.térieure de la vulve vers l\u2019un ou l\u2019autre des deux ischions.Cette incision a la supériorité d\u2019être unique à reparer, de protéger surement la sphincter et de permettre une expulsion non retardée par la résistance des tissus.Malgré ces quelques avantages, nous croyons qu\u2019il est préférable de ne faire d\u2019épisiotomie que lorsque la déchirure menace directement l\u2019anneau musculaire anal c\u2019est-à-dire lorsque tout le périnée antérieur a déjà été déchiré par le fœtus lui-même.En résumé, l\u2019épisiotomie ne devra être pratiquée que pour dévier une déchirure en dehors du sphincter; si l\u2019on fait abstraction du coup de ciseaux qui fera sauter le pont antérieur d\u2019une déchirure centrale.Cette manière de voir garantira plus sûrement l\u2019avenir obstétrical et gynécologique de la femme; car le rôle de l\u2019accoucheur n\u2019est pas de donner à la famille un héritier, mais il doit s\u2019efforcer de conserver à la patiente une anatomie normale.Le meilleur moyen d\u2019y arriver n\u2019est pas de sectionner transversalement les muscles, «car! l\u2019anatomie pathologique nous enseigne quelque chose de fondamental sur la régénération des fibres musculaires brisées.Il est démontré, en effet, que lorsqu\u2019un muscle est sectionné, la régénération de ses fibres est insignifiante, l\u2019endroit de section se comblant par la néoformation de tissu conjonctif fibreux qui n\u2019est en rien élastique, de plus la privation de la connexion nerveuse consécutive au traumatisme, provoque l\u2019atrophie musculaire progressive.» Nous préférons la déchirure médiane, qui ne sera jamais plus longue que nécessaire, qui sera moins hémorragique que la section instrumentale des tissus et qui conservera aux muscles et leurs vaisseaux et leurs nerfs, grâce à leur élongation pour ainsi dire physiologique.La réparation plan par plan du périnée déchiré sera tout aussi facile, si on a la précaution de régulariser aux ciseaux (si nécessaires) les bords déchiquetés de la muqueuse.Cette cicatrice linéaire médiane sera indolore, étant moins tiraillée et moins exposée à \u2018857 servir de point d\u2019appui lorsque la femme est assise sur un plan rigide.Elle conservera aux deux moitiés du périnée toute leur élasticité; élasticité que le médecin retrouvera avec satisfaction à un accouchement ultérieur, car si la primipare accepte sans critique une déchirure, elle en- voudra à son accoucheur de lui faire des points lors d\u2019un deuxième enfant.| La sangle périnéale mieux conservée sera utile au gynécologue qui aura, plus rarement, a corriger une vulve béante avec amorce de rec- tocèle.La meilleure conduite à tenir lors d\u2019un accouchement avec déchirure inévitable sera de la laisser progresser lentement, ayant toujours sous la main les ciseaux qui sauveront l\u2019anneau musculaire anal.L\u2019épisiotomie seule, étant insuffisante à diminuer de beaucoup le temps d\u2019expulsion, lors de souffrances fœtales, ou de toutes complications maternelles qui nécessiteraient une délivrance rapide, une application de forceps facile, la tête étant basse, libérera promptement la malade.On aura soin de ne pas brutaliser les tractions, et grâce à une anesthésie suffisamment poussée on obtiendra un bon relâchement de l\u2019anneau vulvaire et les contractions des muscles abdominaux n\u2019ajouteront pas de pression brusque sur le périnée lors d\u2019une présentation du siège; si la manœuvre de Mauriceau est trop laborieuse, une application de forceps sur tête derrière évitera les tiraillements excessifs sur le plancher de la bouche et sur le maxillaire inférieur de l\u2019enfant.Le rôle de l\u2019accoucheur se résumera à diriger le dégagement de l\u2019extrémité céphalique par ses diamètres minima ; et comme on ne sait jamais à l\u2019avance toute l\u2019extensibilité de l\u2019anneau vulvaire on aura souvent la surprise de n\u2019avoir à réparer qu\u2019une légère rupture de la muqueuse vaginale.Cette rupture sera toujours au minimum et engagera moins l\u2019avenir, que tout traitement intempestif.BIBLIOGRAPHIE 1.A.J.BENGOLEA : «Gynécologie et obstétrique », janvier 1939. 858 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue française de l'Amérique du Nord L'UNION MÉDICALE DU CANADA Août 1940 LES PROPRIÉTÉS ANTICONVUL- SIVANTES DU DIPHENYL HYDANTOÏNATE DE SODIUM L\u2019insuffisance de son action dans les équivalents épileptiques Depuis 1937-1938, la médication symptomatique de l\u2019épilepsie s\u2019est enrichie d\u2019un nouveau produit dont l'intérêt n\u2019est pas négligeable: le diphényl hydantoinate de sodium, connu sous divers noms selon la maison qui le fabrique.Ce médicament est déjà trop connu pour que nous répétions ici les particularités de son dosage, de sa présentation et de son mode d\u2019administia- tion.Nous voulons seulement faire quelques commentaires utiles à propos de son emploi.Pas plus que les bromures et que les barbituriques, le D.H.S.ne supprimera l\u2019épilepsie pour la raison bien connue \u2014 jamais trop, cependant, à notre avis \u2014 que l\u2019épilepsie n\u2019est pas une entité nosographique immuable, mais un vaste syndrome dont les multiples manifestations sont aussi variables que inattendues et dont les nombreuses pathogénies ne pourront jamais s'accommoder d\u2019une thérapeutique « omnibus ».Récemment, Penfield a proposé une nouvelle classification de l\u2019épilepsie qui ne comprend pas moins de l7 variétés, sans compter les sous-variétés.Pour simplifier au maximum, admettons l'épilepsie convulsive et les autres variétés; l\u2019épilepsie vulgaire, à opposer aux syndromes épileptiques spéciaux tels que les équivalents psycho-moteurs, les vertiges, la pyc- nolepsie, les décharges jacksoniennes conscientes, etc.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 Tandis que les formes dégradées de l\u2019épilepsie sont dirigées au spécialiste, le mal comitial commun, surtout s'il dure depuis de nombreuses années, demeure, et à juste titre, fidèle au praticien, au médecin de famille.Depuis un siècle, l\u2019épilepsie convulsive a connu divers traitements.Les plus connus sont les bromures et les barbituriques.Depuis 1938, le D.H.S.s'est avéré, expérimentalement \u2014 chez le chat !, et cliniquement 2, un excellent anticonvulsivant ayant l\u2019avantage de ne pas causer de désordres cutanés et d'être dépourvu d'effets soporifiques.Les démonstrations, expérimentale et clinique, de l\u2019action anticonvulsivante de D.H.S.ont été récemment renforcées par Goldstein et Weinberg 3, qui ont imaginé de tester le médicament en l\u2019administrant préalablement à des sujets ultérieurement soumis à un agent pharmacologique con- vulsivant bien connu: le métrazol.Incidemment, l\u2019expérimentation a porté sur 15 épileptiques, par conséquent sur des sujets qui, théoriquement, devaient répondre plus brutalement au choc métrazolique.Cependant, grâce à la « préparation » de ces malades par le D.H.S., le métrazol n\u2019a dé- clanché de véritables convulsions que chez un seul malade; les 14 autres ont eu des crises larvées, ou ont présenté un état confusionnel passager.Le D.H.S.avait fait ses preuves expérimentales et cliniques.Celles-ci viennent d'être confirmées après avoir soutenu l\u2019épreuve d'un agent pharmacodynamique nettement convulsivant.Il est possible que les barbituriques se comporteraient de la 1.Merritt, H.H.: Putnam T.J, et Schwab D.H.A.New series of Anticonvulsant Drugs Tested by Experiments on Animals.Arch.Neurol.& Pschyat.39: 1003 (mai) 1938.2.Merritt H.H.et Putnam T.J.Sodium Diphenyl Hydantoinate in the Treatment of Convulsive Disorders.J.A.M.A.111: 1068 (17 sept.) 1938.3.Goldstein H.H.et Weinberg J.Experimental evidence of Anticonvulsant Properties of Sodium Diphenyl Hydantoinate.Arch.Neurol.& Psch.43: 453 (mars) 1940. ÉDITORIAL même façon, mais on ne peut l'affirmer sans les soumettre aux mêmes conditions d\u2019expérimentation.Nous sommes personnellement d\u2019avis que dans l\u2019épilepsie convulsive commune, dite essentielle, le D.H.S.est un agent anticonvulsivant de premier ordre.Nous sommes d'avis également que le D.H.S.ne produit pas les bons effets des barbituriques dans les équivalents comi- tiaux, notamment dans l'absence et le vertige épileptiques.Nous avons déjà dit qu'à pouvoir anticonvulsivant égal, \u2014 ce qui reste à démontrer, \u2014 le D.H.S.a sur les barbituriques l\u2019avantage de ne pas produire la lassitude et souvent la somnolence qui éloignent parfois spontanément les malades des dérivés de la malonylurée.Les bromures, encore en honneur chez certains vieux épileptiques, constituent au- jourd\u2019hui une médication désuete qui deviendra bientôt une médication inusitée.Les nombreux traitements proposés contre l\u2019épilepsie au cours des 100 dernières années ont été tour à tour rejetées.Seuls les bromures ont persisté à cause de leur action vraiment efficace contre les convulsions.859 Puis vinrent les barbituriques plus maniables et moins désastreux pour les téguments.Les barbituriques sont le médicament de choix pour toute l\u2019épilepsie; ils ne sont égalés \u2014 peut-être dépassés \u2014 que par le D.H.S., et pour la seule manifestation convulsive de ce syndrome.Pour concéder aux barbituriques une action anticonvulsivante égale ou supérieure, il faudrait répéter a leur endroit tout le protocole des expériences effectuées avec le D.H.S.On ne l\u2019a pas fait a notre connaissance.Du reste, cette répétition eût été oiseuse pour le moins, car à pouvoir anticon- vulsivant à peu près égal, comme semble l'indiquer la clinique, on choisira d\u2019emblée l'agent qui n\u2019a pas de propriétés somnifères.Ces remarques déjà un peu longues se passent aisément de conclusions.Le lecteur gardera peut-être ses préférences, mais il ne pourra nier les faits.En somme, les barbituriques atteignent l\u2019épilepsie tout entière; le D.H.S.est le spécifique le plus au point de l'élément convulsif.Jean SAUCIER.MORTALITÉ Le dernier numéro du Bulletin d\u2019 Hygiene du Service de Santé de la ville de Montréal * nous informe que le taux de la mortalité infantile qui était de 143.7 en 1928, est tombé a 71.5 en 1939, soit une réduction de moitié en 12 ans.Ce sont là des chiffres très éloquents, qui montrent les progrès accomplis dans la lutte contre la mortalité infantile à Montréal.Mais ces progrès, qui sont tout à l\u2019honneur de nos hygiénistes, n\u2019ont pu être réalisés que grâce à la collaboration de la profession médicale et à la coopération d\u2019organismes, tels que la Fédération d'Hygiène 1.Ad.GROULX: Bulletin d'Hygiène, Service de Santé, Cité de Montréal, mai-juin, 1940, vol.26, no 3, p.2.INFANTILE Infantile, la Child Welfare Association, etc., ainsi que le souligne avec raison le Dr Adé- lard Groulx lui-même.« Dans la lutte contre la mortalité infantile, a écrit le professeur Marfan ?, le médecin est le missionnaire indispensable.Les personnes étrangères à la médecine peuvent exercer une action très bienfaisante.Quand elles sont éclairées et dévouées, elles sont pour nous des auxiliaires d\u2019un grand prix.Mais il faut bien dire que rien ne peut remplacer l\u2019action personnelle d\u2019un médecin instruit et avisé; pour répandre les connaissances nécessaires, redresser les erreurs et 2 .A.-B.MARFAN: Clinique de maladie de la première enfance, lère série, Paris, Masson, 1926, p.61. 860 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 détruire les préjugés, rien ne vaut les conseils qu\u2019il donne dans chaque cas particulier, soit dans sa clientèle privée, soit dans une consultation de nourrissons.On commence à reconnaître que les œuvres de protection de la première enfance qui n'ont pas une bonne direction médicale donnent des résultats médiocres; pour être pleinement efficaces, ces œuvres doivent fonctionner avec le concours d\u2019un médecin connaissant l\u2019hygiène et les maladies des nourrissons.» C\u2019est ce qu'ont très bien compris nos dirigeants actuels qui recherchent de plus en plus des compétences en hygiène et encouragent de plus en plus nos « jeunes » à se qualifier dans ce domaine.Et dans ces conditions, on peut espérer que Montréal aura avant longtemps un taux exceptionnellement bas de mortalité infantile.VARIÉTÉS Un Ancétre de la Médecine Trifluvienne: Pierre de Sales LA TERRIERE (1743-1815) Par Léonard-F.BELANGER, Assistant à la chaire d\u2019histo-biologie de l\u2019Université de Montréal.La ville de Trois-Rivières sera dans quelque temps, le siège du prochain congrès de l\u2019Association des Médecins de langue française de l\u2019Amérique du Nord.A cette occasion, il sera sans doute intéressant de se reporter à quelque 150 ans en arrière et de faire la connaissance de l\u2019une des figures les plus intéressantes de la région.C\u2019est grâce à l\u2019intérêt et à l\u2019obligation du professeur Frederic-T.Lewis, de Harvard, que je suis venu à connaître la vie mouvementée de cet ancêtre de notre corps médical.Pierre de Sales La Terrière fut tour à tour apprenti-marin, commis-épicier, directeur d\u2019usine, peut-être un peu révolutionnaire mais certainement et pardessus tout, médecin.Il naquit en France en 1743, à Alby, dans le Languedoc.A l\u2019âge de 16 ans, il entra dans la marine française, qu\u2019il devait quitter deux ans après, pour suivre, comme clerc, M.de Rochambeau, médecin de la Reine.Il s\u2019inscrivit en même temps aux conférences du théâtre de St.Côme et «assista aux pansements importants à l\u2019Hôtel-Dieu.» Bientôt le goût de l\u2019aventure le fit passer en: Angleterre puis au Canada, où il arriva au lendemain de la conquête en 1766.Il avait alors 23 ans et, pendant quelque temps, la médecine fut le moindre de ses soucis.Durant une année, il fut commis-épicier à Montréal, emploi qui lui avait été procuré par une tante influente habitant la Longue- Pointe, mais qui ne satisfaisait pas ses aspirations.On le retrouve l\u2019année suivante.à Québec, où il était devenu le commissaire des Forges du St-Maurice.L\u2019an 1775 marque le premier contact de Pierre de Sales La Terrière avec la région de Trois-Rivières: il vient d\u2019être nommé inspecteur des Forges et va prendre résidence à cet endroit.Au bout d\u2019un an, il devint le surintendant de cette usine et en conséquence, le plus important personnage de la région.\u2018C\u2019est à cette époque de haute prospérité, qu\u2019il prit femme.Cette dernière, une jeune fille de la région, du nom de Catherine Del- zenne, lui donna l\u2019année suivante, une fille qu\u2019il nomma Dorothée.Tout alla bien jusqu\u2019en 1779, date où le gouverneur Haldimand le fit arrêter et em- VARIÉTÉS prisonner avec trois autres Canadiens soup- connés comme lui de sympathies pour Montgomery et les Américains qui venaient d\u2019envahir le Canada.L\u2019historien David Heald, de Harvard, rapporte cet épisode de la façon suivante: « Whether he (M.la Terrière) was innocent or not, the French population was undeniably dissaffected and he was a person of considerable prominence in his part of the country, and excellent as an example.».ans Quoiqu\u2019il en soit, il fut relâché trois après, en 1782, à condition de quitter le Canada.Il s'embarqua alors pour Terre-Neuve.C\u2019est à cet endroit que le goût pour les choses médicales lui revint et il s\u2019établit graduellement une petite clientèle parmi les gens de la région, la plupart d\u2019origine écossaise.Après le traité de Versailles, il pût revenir au Canada.Nous retrouvons alors le sieur La Terriére a G ntilly, ou il véeut pendant quelques années des fruits de la médecine et de la terre.En 1778, le gouverneur d\u2019alors qui était Guy Carleton, émit un décret restreignant la 861 pratique de la médecine aux diplômés d\u2019écoles reconnues, capables d\u2019autre part de subir une épreuve officielle Le pauvre La Terrière avait perdu ses certificats français au milieu de ses périgrinations antérieures.Il décida alors de se mettre en route vers l\u2019Université de Cambridge, « près de Boston », dont il connaissait la haute réputation par les Américains qu\u2019il avait connus durant l\u2019invasion.La première étape de son voyage vers Cambridge consista en une épique randonnée en canot.Il remonta la rivière St.François, traversa le lac Memphremagog, puis s\u2019engagea dans la Black River, en territoire américain.Il remonta cette dernière jusqu\u2019a sa rencontre avec le chemin d\u2019Haverhill.11 parcourut alors, partie en poste, partie à pieds, les quelque 200 milles le séparant de Boston.La Terrière fit un séjour des plus profitables à cette Université de Cambridge qui est maintenant Harvard.Son année d\u2019études fut couronnée par le baccalauréat en médecine, après soutenance d\u2019une thèse portant sur la fièvre puerpérale.Une transcription de la page-titre de ce très rare document, apparaît ci-contre.(Printed on the 11th of July, 1789) A DISSERTATION on the PUERPERAL FEVER, delivered At a Public Examination for the Degree of BACHELOR IN MEDICINE, before the Reverend JoserH WirLarn, S.T.D.President.The Medical Profession and The Governors Of the University at CAMBRIDGE, In AMERICA, by PETER DE SALES LA TERRIERE, From CANADA.Cor dolet admonitu quoties reminiscor amaras quas miseranda subit fæmina sæpa vices.BosToN.Printed by Samuel Hall.at No.53, Cornhill.MDCCLXXXIX.L\u2019impression date de 1789, date ou le diplôme fut octroyé. 862 Ii est intéressant de remarquer ici que l\u2019Université de Cambridge en était alors à ses toutes premières armes en ce qui regarde l\u2019enseignement de la médecine.Pierre de Sales La Terrière, le premier Canadien à recevoir un parchemin de cette institution, fut également l\u2019un des premiers diplômés de l\u2019École de Médecine (1789).Muni de ce document, La Terrière regagna le Canada à dos de cheval, en suivant cette fois, la rive est du lac Champlain.Il avait mis trois mois à atteindre Cambridge; à son retour, 1l parvint au fort St-Jean, premier point en terre canadienne, en moins de deux mois.À son arrivée à Québec, il n\u2019eut aucun mal à passer l\u2019examen du gouvernement.Il se remit alors en route vers sa région du St-Mau- rice et s\u2019arrêta finalement à Baie-du-Fèvre, où il installa ses pénates.Il était en ce moment, âgé de 46 ans.Il décrit ainsi son contentement: « J\u2019étendis ma pratique jusqu\u2019aux Trois- Rivières et à toutes les paroisses du nord du lac St-Pierre.J\u2019y fis de belles cures.» Il exerça ainsi l\u2019art médical jusqu\u2019en 1807, date où il entreprit un voyage en Europe, dans le but de réclamer le fief familial.Le ministre de la guerre anglais l\u2019empêcha alors de pénétrer en France.Il revint à Québec et acheta la seigneurie des Éboulements en 1810.Il y mourut à l\u2019âge de 72 ans, en 1815.La vie mouvementée de ce grand citoyen des Trois-Rivières nous est surtout connue par ses « Mémoires », volumineux document dans lequel le docteur La Terrière a compilé ses souvenirs.Le manuserit fut imprimé par l\u2019É- vènement à Québec, en 1873, sous la direction de F.X.Garneau.Il comporte en plus des aventures personnelles de l\u2019auteur, des réflexions intéressantes sur la médecine de la fin du XVIIIème siècle.Notamment, La Terrière raconte deux souvenirs amusants de ses études médicales à Paris.Le premier a regard à une expérience faite à l\u2019Hôtel-Dieu, par un certain Denis, laquelle consistait dans la transfusion du sang d\u2019un jeune animal à un criminel.Voici ce qu\u2019en raconte La Terrière dans ses « Mémoires »\u2026 [UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 « A mesure qu\u2019on ôtait du sang artériel et que M.Denis insinuait à la place du sang de veau, la victime baissait et le sang se coagulait dans ses veines.Ce pauvre malheureux périt comme chacun l\u2019avait prévu.Ainsi le même jour vit la naissance et la mort sans résurrection de cette infâme transfusion qui devait suivant les fous et les spéculateurs en délire, éterniser la vie humaine.» .L'auteur indigné nous donne ensuite l\u2019explication de l\u2019insuccès: «Comment le sang humain et le sang animal, d\u2019une hétérogénéité certaine et bien connue, pourrait-il se trouver homogénéisé dans les veines sans avoir subi la transformation ordinaire de la sanguifica- tion par tous les couloirs jusqu\u2019au cœur?»\u2026 Plus loin, il raconte les résultats d\u2019une inspiration qui était venue à un autre grand homme: « Un certain génie de l\u2019Académie voulant prouver que la joie de la vie et le chagrin de la mort logeaient dans le sens, que l\u2019on pouvait en faire l\u2019expérience sur un criminel si le roi vouloit en accorder un; ce qu\u2019ayant obtenu et la grâce pour la victime si elle n\u2019en mourroit pas, l\u2019Hôtel-Dieu fut encore choisi pour cet essai qui se fit devant la faculté.Le meurtrier (sic) arrive qui annonce que le criminel doit mourir de peur.On place celui-ci sur une bergère, les yeux bandés, et l\u2019autre lui dit d\u2019une voix de bourreau que sa sentence porte qu\u2019il doit mourir par perte de tout son sang aux quatre veines.Huit satellites de l\u2019art médical sont occupés, quatre à faire semblant de lui piquer et ouvrir les veines tout d\u2019un tems (sic), et les quatre autres à verser de l\u2019eau chaude sur les prétendues ouvertures, d\u2019où elle coule dans les poëlettes jusqu\u2019à suffisante exécution.Tout finit tel que prédit au bout de 25 minutes, par le déliquium et la mort de la victime, sans qu\u2019aucun des moyens de résurrection que l\u2019on employa dix minutes après, avec tous les soins possibles (comme on les administre aux noyés) put le faire revenir.Ce fut le premier et dernier essai de ce genre, le roi ayant répondu que c\u2019étoit assez.J\u2019y étois aussi proche qu\u2019a l\u2019expérience de la transfusion du sang, J'abhor- rois la dureté et l\u2019inhumanité de l\u2019opérateur, VARIÉTÉS 863 et je finis par avouer en moi-même que notre vie est bien peu de chose.» Au sujet des sauvages ( Hurons et Têtes-de- Boules) qui fréquentaient sa région des Trois- Rivières, il fait cette savoureuse remarque: «Je les ai souvent traités de leurs maladies et j'ai même suivi l\u2019été, leurs doctoresses dans les bois.Ils m\u2019ont toujours paru francs, de bonne foi et pour ce qui est de la connaissance des plantes dont leur médecine est formée, bien supérieurs aux Européens.Quant à la chirurgie opératrice, ils n\u2019y entendent rien.» Enfin, il professe en embryologie la doctrine alors générale du préformisme.Il s\u2019en prend, en terminant ses « Mémoires », à un certain docteur Agronôme, partisan du principe de « l\u2019incitabilité sthénique ».En d\u2019autres termes, ceci veut dire ni plus ni moins « que physiquement parlant, il n\u2019y a pas de crime à faire avorter une femme; que l\u2019on ne commet pas de meurtre, puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un corps qui ne voit, ni ne sent, ni ne comprend.» La Terrière se révolte contre ces principes (on en ferait autant aujourd\u2019hui) et il à contre leur auteur, cet émouvant réquisitoire: «On a beau lui dire que dès l\u2019instant de la création de l\u2019être, il est tout ce qu\u2019il doit être, quoique en embryon, qu\u2019il est organisé et qu\u2019en déranger l\u2019ordre et l\u2019existence, c\u2019est meurtre suivant tous les honnêtes gens; ce n\u2019est point son sentiment à lui; ce n\u2019est selon son système que redonner cours matériellement, par des excitants, 4 des corpuscules qui se sont spontanément arrétés dans le passage des fluides.Exécrables principes ».Ainsi parlait Pierre de Sales La Terriére, médecin de la Baie-du-Fèvre, il y a 150 ans.Quoique ses visions théoriques nous fassent un peu sourire aujourd\u2019hui, il est bon de se souvenir que cet homme fut un pionnier important dans notre progrès médical.Au lieu de se retrancher dans un isolationisme abrutissant et stérile, il avait compris que la science n\u2019a ni frontière, ni clocher.C\u2019est parce qu\u2019elle est forte de cette vérité, que la Médecine canadienne-française occupe maintenant une place de plus en plus importante sur cette terre d\u2019Amérique.Qu'il nous soit permis de nous arrêter quelquefois dans nos travaux, et d\u2019avoir une pensée reconnaissante pour ces « anciens »: ce sont eux qui nous ont faits ce que nous sommes, BIBLIOGRAPHIE La TERRIERE, Pierre de Sales: « A dissertation on the Puerperal Fever, delivered at a Public Examination for the Degree of Bachelor in Medicine before the Reverend Joseph Willard, S.T.D., President, the Medical Professors, and the Governors of the University at Cambridge in America.» Samuel Hall, Boston (1789).\u2014\u2014:« Mémoires de Pierre de Sales La Terrière et de ses traverses», édition intime, l\u2019Evénement, Québec (1873).HEALD, David: «The Harvard Medical School in 1788-89 », Boston Med.and Surg.Journal, 162, 517-524 (1910). MÉDECINE o © e + ET CHIRURGIE PRATIQUES PLAIES DE LA FACE VARIÉTÉS Les plaies de la face peuvent intéresser ou les parties molles ou le squelette ou encore, et les parties molles et le squelette, avec ou sans corps étrangers inclus.PRINCIPE INITIAL La préoccupation principale doit être de réduire au minimum la défiguration et les troubles fonctionnels.GÉNÉRALITÉS Les plaies de la face présentent certaines particularités qu\u2019il est utile de bien connaître.Ces plaies causent souvent des accidents immédiats: asphyxie, hémorragies, troubles de la déglutition.Quatre principes! l\u2019infection n\u2019y à aucune gravité \u2014 l\u2019hémorragie peut tuer rapidement \u2014 la respiration n\u2019est jamais gravement entravée immédiatement \u2014 la déglutition doit être assurée à tout prix.PLAIES PAR PROJECTILES Les lésions par projectiles varient avee la nature de ceux-ci et la distance de leur tir.Ce sont des blessures irrégulières avec pertes de substance plus ou moins notables et qui s\u2019accompagnent presque toujours de lésions profondes des maxillaires.ASPECT PARTICULIER La physionomie spéciale des plaies de la face est due aux faits suivants: d\u2019abord qu\u2019il existe toujours menace d\u2019hémorragie sérieuse, que le blessé y est exposé aux complications broncho- pulmonaires, qu\u2019il y a souvent gêne de la déglutition, que les blessures s\u2019infectent fatalcment, quand elles sont en communication ave les cavités naturelles et que les cicatrices y sont épaisses et disgracieuses au point de constituer souvent une véritable rétraction cicatricielle, facteur de défiguration et de troubles fonctionnels.Jamais l\u2019érysipèle, ni la gangrène gazeuse ne viennent compliquer les plaies de la face.TRAITEMENT Lors du traitement, il ne faut pas ajouter aux délabrements faits par le projectile, mais utiliser les voies naturelles au maximum ou les brèches traumatiques.L\u2019anesthésie est très importante.Se servir surtout de la locale, de la loco- régionale, de l\u2019Evipan ou, si impossible, de l\u2019anesthésie générale au moyen de la sonde nasale.PRINCIPES Etre économe, faire un nettoyage discret, garder les fragments osseux qui se couvrent de bourgeons et de muqueuse, faire l\u2019hémostage par compression.MODALITÉ DU TRAITEMENT Le traitement chirurgical comporte la suture, la greffe, l\u2019autoplastie, la prothèse maxillo- faciale.Il varie suivant le temps, l\u2019infection et l\u2019importance des lésions superficielles et profondes.La radiographie est indispensable pour le repérage des projectiles.Pour parer à la gêne respiratoire et éviter la trachéotomie, on doit tirer sur les lambeaux et sur la langue par des points.La sonde de Nélaton ou celle de Lévine sont parfaites pour combattre les troubles de la déglutition.Il y a également des modalités de traitement qui varient avec la localisation de ces plaies.Les plaies de l\u2019étage supérieur de la face peuvent s\u2019accompagner de lésions osseuses ou de lésions oculaires; les plaies de l\u2019étage moyen peuvent être médianes, latérales ou totales et celles de l\u2019étage inférieur peuvent atteindre la lèvre inférieure, le menton, le plancher de la bouche et la mandibule, os mobile et résistant.Enfin, les plaies qui intéressent le canal de Sténon demandent une attention particulière.Dans toutes ces formes, le traitement est donc complexe, puisque le plus souvent, il doit voir à réparer les parties molles et le massif maxillo-facial.Edouard Desjardins. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complétes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le «Quarterly Cumulative Index Medicus»: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois, si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Med.\u2014 psychol.» 94:1 (juin) 1938.MEDECINE Rudolf SCHINDLER et F.H MORALES.\u2014 L'examen gastroscopique du pylore.\u201cAmer.Jr.of Dig.Diseases\u2019, 7: 242 (juin) 1940.On commence à mieux connaître les possibilités et les indications de l\u2019endoscopie gastrique.On sait, par exemple, qu\u2019il existe des \u201czones aveugles», «blind areas », des portions de muqueuse gastrique inexplorables, entre autres, la petite courbure de la région antrale et le segment de la face postérieure sur lequel repose instrument.Mais il faut aussi savoir que chez le malade ordinaire, pratiquement tout le reste de l\u2019estomac est visible, et le meilleur moyen de s'assurer que l\u2019examen est complet, c\u2019est de voir la région pylorique, ce qui demande parfois beaucoup d\u2019habileté et d\u2019expérience.D'ailleurs, on rejoint beaucoup plus souvent le pylore, depuis que l\u2019on emploie le gastroscope flexible, soit depuis 1932.Le progrès, contesté par certains auteurs, semble bien être la note saillante des publications les plus récentes, entre autres, celles de Kirihara et ce'les de Royer.Schindler et.Morales pour leur part, ont consacré, depuis quelque temps, une attention spéciale à cet examen de la région pylorique.Ainsi, sur 348 examens gastroscopiques pratiqués au cours de ces derniers mois, 336 furent considérés comme satisfaisants.De ce nombre, 23 présentèrent des obstacles anatomiques ou pathologiques tels qu\u2019ils empêchaient absolument de voir le pylore: soit des résections gastriques, des néoformations juxtapylo- riques, etc.Sur les 313 cas restants, la.région pylorique fut répérée et examinée dans 91% des cas.C\u2019est un beau résultat qui implique une sûreté de technique remarquable et l\u2019emploi d\u2019un certain nombre de précautions que les auteurs expliquent.Ainsi, ils insistent sur l'importance de la préparation psychologique du patient, sur l'avantage de créer autour de l\u2019examiné un décor sobre, et une atmosphère cor- + + diale, et même gaie, qui lui rappellera le moins possible la «salle d\u2019opération ».De même, vaut-il mieux procéder à l\u2019introduction du gastroscope sous une lumière tamisée, qui empêche le patient de voir trop clairement l\u2019instrument.Cêtte phase de l\u2019examen doit être rapide, sans brutalité; il importe ensuite d\u2019occuper l\u2019esprit du malade pendant l\u2019examen proprement dit, en multipliant les commentaires enthousiastes sur la clarté et la multiplicité des images.C\u2019est le moyen le plus sûr d\u2019obtenir du patient la détente nécessaire au succès de l\u2019endoscopie.Toutes ces précautions permettront d\u2019atteindre le pourcentage imposant de 91% des cas où la région pylorique aura pu être répérée et examinée à loisir.Roger-R.DUFRESNE.W.H.STEWART, Fr.HUBER et F.H.GHISE- LIN.\u2014 Amélioration technique de l\u2018examen radiologique du recto-sigmoïde.\u2018Am.J.of Dig.Dis.\"\u201d, 7: 244 (juin) 1940.La fréquence de néoplasmes sur ce segment intestinal est bien connue, Elle doit inciter à une découverte précoce, condition essentielle d\u2019un traitement rapide, seul gage de succès réel.Nombreux sont les malades envoyés au radiologiste pour tel ou tel symptôme vague, attirant l\u2019attention sur le recto- sigmoïde et nécessitant d\u2019abord le repérage du néoplasme.L'examen a tout avantage à se faire d\u2019après la technique suivante qui ne se contente pas d\u2019une vue antéro-postérieure, mais aussi d\u2019une fluoroscopie et d\u2019une graphie en oblique antérieure droite et en latérale gauche.L\u2019on dégage ainsi successivement chacune des portions du sigmoide sur les faces antérieure et postérieure de ce segment intestinal et les néopla- sies au début ont moins de chance de passer inap- perçues.Roger-R.DUFRESNE.PHTISIOLOGIE De LEOBARDY.\u2014 Remarques sur le tænia chez les tuberculeux pulmonaires.\u2018Revue de la Tuberculose\u201d, 5: 1240; 1930-1940.Après Grancher puis Bouillaud, qui ont déjà mentionné le pouvoir \u201cempêchant » sur le développement de la T.B., l\u2019auteur lui aussi a constaté les heureux effets de la présence du tænia chez les tuberculeux.Plusieurs observations viennent confirmer leurs prétentions pour en arriver aux conclusions suivantes: 866 a) Chez les tuberculeux le tænia est inoffensif ; b) Le tænia aurait une heureuse influence chez les tuberculeux en ce sens qu\u2019il améliore ou qu\u2019il maintient l\u2019état général; la polyglobulie et l\u2019éosinophilie en seraient les causes principales; c) L'action des tænifuges est toujours mauvaise et les effets de cette médication sont trop souvent aléatoires.d) Il serait done préférable de ne pas se hâter dans l\u2019emploi des anthelminthiques.De plus l\u2019auteur a constaté qu\u2019après l\u2019expulsion spontanée des œufs, il apparaissait une poussée évolutive.Paul-René ARCHAMBAULT.GASTRO-ENTEROLOGIE B.L.GREENE et L.H.BLACK.\u2014 Le glucona- te de chaux et kaolin dans le traitement de la dysenterie bacillaire.\u201cAm.Jour.Digest.Dis.\u201d, 5: 684 (octobre) 1939.Les auteurs rapportent les résultats obtenus dans 60 cas de dysenterie bacillaire qui furent traités par le gluconate de chaux et kaolin combinés.La mortalité s\u2019est abaissée de 50 à 75%.Les meilleurs résultats furent obtenus en faisant emploi du calcium-glucono-galacto gluconaté à 10% et 20%, par voie intraveineuse ou intramusculaire, combinés au gluconate de chaux et kaolin par voie buccale.L\u2019extrait de la parathyroïde n\u2019a pas donné le résultat désiré i.e.d\u2019intensifier l\u2019action du calcium.Son emploi ne semble pas être justifié.En conclusion, les auteurs font noter qu\u2019ils ne présentent aucune explication de l\u2019efficacité de ce traitement préconisé.A.CANTERO.E.J.DUNPHY.\u2014 Diagnostic précoce du cancer du pancréas.\u2018\u2019Am.Jan.Dig.Dis., 7: 69 (février) 1940.Il est erroné de penser, que l\u2019ictère sans douleur, est le signe classique du cancer du pancréas.Au contraire, l\u2019auteur fait noter que la douleur est d\u2019une importance primordiale, surtout dans le néoplasme affectant le corps du pancréas.Cette douleur peut être: a) sourde et persistante, située à l\u2019épigastre et avec irradiation paravertébrale ; b) paroxystique ; c) colitique, accompagnée d\u2019ictere, surtout nocturne et s\u2019accentuant en décubitus dorsal.A ceci, il faut aussi considérer une cachexie extrême et rapide, ainsi que des symptômes du système nerveux, i.e.dépression nerveuse et insomnie asso- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, août 1940 ciées à un syndrome abdominal, qui porteraient a poser un diagnostic de névrose.D\u2019autres symptômes, moins fréquents, mais qui doivent faire penser au cancer du pancréas, sont: 1) la diarrhée persistante ; 2) nausée, non associée à la prise d\u2019aliments; 3) malaise, situé à l\u2019épigastre.L\u2019examen radiologique, quoique souvent négatif, pourra révéler trois signes: 1) élargissement du cadre duodénal; 2) image de soustraction, au pylore ou au duodénum; 3) irrégularité de la grande courbure s\u2019il s\u2019agit d\u2019un cancer de la queue du pancréas.Conclusions: Le cancer du pancréas est opérable et le diagnostic précoce.quoique difficile, doit se poser avant l\u2019appa- vition de l\u2019ictère.A.CANTERO.CHIRURGIE John de J.PEMBERTON et Léonard K.ST AL- KER.\u2014 Kystes, sinus et fistules du conduit thyréoglossie.\u2018Annals of Surgery\u2019, 111: 950 (juin) 1940.Les auteurs rapportent ici une série de 293 cas de kystes du canal thyréoglosse traités par l\u2019opération de Sistrunk.On a pu relever 261 cas de guérison définitive et quatre cas avec récidive des kystes.Cette récidive fut le plus souvent due à l\u2019étendue des cicatrices et à l\u2019infection résultant d\u2019interventions ultérieures.Dans cet article on décrit l\u2019origine embryonnaire de la thyroïde et du canal thyréoglosse.ce qui nous permet de mieux comprendre la technique opératoire que Sistrunk a le premier si bien définie.Puis on rapporte quelques statistiques sur la fréquence de ces kystes et la persistance du canal thyréoglosse, selon l\u2019âge et le sexe.En conclusion nous devons retenir que l'opération de Sistrunk est la seule qui donne des résultats aussi satisfaisants.Ant.PETITGREW.Donald GUTHRIE et F.Harriman JONES.\u2014 La fréquence et le diagnostic de la hernie diaphragmatique.\u201cAnnals of Surgery\u201d, 111: 971 (juin) 1940.La hernie diaphragmatique qui consiste dans le passage d\u2019un viscère abdominal par l\u2019hiatus de l\u2019æsophage est celle qui nous intéresse ici.Les premières hernies reconnues étaient d\u2019origine traumatique et c\u2019est Ambroise Paré qui en rapporta deux cas en 1610 et en 1769 Morgagni écrivit la pre- ANALYSES mière monographie sur ce sujet.À la clinique Mayo, on trouva la première hernie diaphragmatique au cours d\u2019une opération.Et ce n\u2019est qu\u2019au cours des toutes dernières années que le diagnostic a pu se faire par les rayons X.D\u2019après les statistiques de Mœrsch et de Harrington, cette hernie est fréquente mais souvent méconnue et de nos jours le diagnostic préopératoire est plus fréquent.Les auteurs nous donnent les moyens de diagnostic et la symptomatologie ainsi que le traitement tout en rapportant 14 cas personnels.Ils concluent que la fréquence de cette hernie est plus grande qu\u2019on peut le croire.Chaque année on en reconnaît davantage qu\u2019autrefois et si nous y pensons à l\u2019examen d\u2019un patient qui présente une vésicule biliaire atypique avec des troubles de l\u2019estomac, un plus grand nombre de ces hernies seront reconnues.Une douleur sous-sternale basse, inconstante et d\u2019intensité moyenne, arrivant surtout après un gros repas est un symptôme important qui devrait faire douter le clinicien et lui faire prendre les moyens pour diagnostiquer un tel accident, puis l\u2019empêcher de faire subir une opération abdominale inutile ou un traitement médical inopportun.Le radiologiste devrait toujours y penser lors d\u2019examen de l\u2019æsophage et de l\u2019estomac.Ant.PETITGREW.GYNECOLOGIE Jean COURTIAL.\u2014 Epithéliomas primitifs du vagin et radiothérapie.\u2018Paris Médical\u201d, 29: 247 (18 mars) 1939.Parmi les diverses localisations des cancers primitifs développés à partir des muqueuses à épithé- llum pavimenteux stratifié, le cancer du vagin est rare, mais on le tient pour particulièrement redoutable, encore qu\u2019il soit permis d\u2019espérer que les progrès de la radiothérapie amélioreront bientôt le pronostic de cette affection.Les résultats de la radiothérapie des cancers du col utérin sont actuellement établis sur de très nombreux cas; la rareté du cancer vaginal ne permet pas encore d\u2019apporter des statistiques suffisantes, mais, de la connaissance des cas traités, ne peut-on, déjà, tirer des indications thérapeutiques intéressantes?Entre l\u2019épithélioma primitif du vagin et le cancer du col utérin existent des analogies anatomiques et histologiques: lo L\u2019épithélium de la muqueuse du vagin, de laquelle dérivent les épithéliomas primitifs de cet organe, est sensiblement le même que celui du museau de tanche aux dépens duquel se constituent les épithélio- mas exo-cervicaux.Les examens histologiques confir- 367 ment les étroites ressemblances de ces deux variétés d\u2019épithéliomas.20 Qu\u2019une tumeur se développe sur une paroi vaginale ou sur la partie extérieure du col utérin, elle est exposée, de par sa situation, aux mêmes affections secondaires, et l\u2019on ne saurait trouver ici la raison d\u2019une différence de radiosensibilité entre ces deux sortes d\u2019épithéliomas.30 Les réseaux lymphatiques du vagin sont drainés, de chaque côté, par des troncs vasculaires accompagnant les uns l'artère vaginale, les autres l\u2019artère utérine.Les premiers se déversent dans un ganglion hypogastrique situé près de l\u2019origine de l\u2019artère vaginale; les autres sont communs au vagin et au col utérin ; ils font relais dans la chaîne moyenne ou dans la chaîne interne des ganglions iliaques internes.Puisque les métastases par voie lymphatique d\u2019un épithélioma du vagin et celles d\u2019un épithélioma du col utérin se portent dans les mêmes régions de la cavité pelvienne, elles paraissent justifiables des mêmes thérapeutiques.En face de ces analogies, quels caractères propres différencient l\u2019épithélioma du vagin et du col utérin?L\u2019un de ces cancers se développe d\u2019emblée dans des tissus peu résistants.Entre la muqueuse vaginale et la tunique musculaire, est déposé un très riche réseau lymphatique.La musculeuse elle-même, mince et entremêlée de fibres conjonctives et élastiques, est traversée par de nombreux capillaires.Au delà, la loge vaginale n\u2019a pas de parois fibreuses propres.La muqueuse du col utérin, au contraire.repose sur une masse importante de tissu fibro-musculaire dans laquelle les lymphatiques sont beaucoup moins développés.Pendant une assez longue période un cancer peut rester inclus dans le col utérin.Le cancer du vagin, au contraire, peut se développer bien plus aisément, envahir presque d\u2019emblée les lymphatiques et s\u2019étendre plus rapidement aux tissus et aux organes environnants.Son extirpation chirurgicale risque d\u2019être insuffisante, et pour les cancers des deux tiers supérieurs du vagin, la colpo-hystérectomie élargie est difficile et grevée d\u2019une forte mortalité opératoire.Au contraire, vis-à-vis des thérapeutiques par les radiations, les différences qui séparent cancer du col et cancer du vagin n\u2019ont plus qu\u2019une importance secondaire.Dans l\u2019un et l\u2019autre cas, on cherche à réaliser une irradiation convenable de la tumeur et des territoires lymphatiques.Les conditions optima d\u2019une bonne irradiation reposent sur quelques données fondamentales qui sont rappelées ici brièvement : lo Répartition des radiations dans la région occupée par la tumeur.Pour déterminer, avec une probabilité voisine de la certitude, la mort des cellules (cancéreuses ou autres) distribuées dans un volume 868 donné.il faut détruire dans ce volume une certaine quantité minima d\u2019énerg'e raciante La stérilisation d\u2019un cancer développé dans une région de l\u2019organisme exige donc qu\u2019on fasse pénétrer, dans chaque unité de volume de cette région.des « doses » de radiations capables'de tuer toutes les cellules cancéreuses, mais insuffisantes pour entraîner la mort des cellules constituant les tissus sains environnants.Et 1l est nécessaire de donner.en tous les points, cette dose optima.Mais un rayonnement X ou gamma qui pénètre dans les tissus v perd rapidement de son intensité.de la surface cutanée vers la profondeur.Pour obtenir, dans la profondeur des tissus, une \u201cconcentration » suffisante des rayonnements, sans détruire entièrement la peau et les plans superficiels, on a recours, comme le suggère le terme même de concentration.aux irradiations en feux croisés.Mais, si la disposition anatomique des organes permet de porter des foyers de radiations au centre même de la tumeur, on peut alors se rapprocher, beaucoup plus facilement, des conditions idéales d\u2019homogénéité de l\u2019irradiation.Tel est le cas pour le cancer du vagin.20 Répartition des irradiations dans le temps.\u2014 La meilleure répartition dans le temps des doses d\u2019irradiation est encore l\u2019objet de controverses d\u2019écoles.D'un côté.traitements très rapides, à doses fortes, brutaux et exposant à de graves nécroses.De l\u2019autre.les traitements à doses faibles, par séances espacées.sont inefficaces.Où est l\u2019optimum entre ces deux extrêmes?La technique qui a été peu à peu précisée et adoptée à l\u2019Institut du Radium de l\u2019Université de Paris comporte habituellement (en autant que les conditions anatomiques et générales de la malade le permettent) les deux temps suivants: a) Curiethérapie intracavitaire par sonde intra- utérine, puis par appareil intravaginal.b) Irradiations externes péri-pelviennes: roentgen- thérapie pénétrante ou télécuriethérapie.Pour exposer les résultats obtenus dans la thérapeutique d\u2019un cancer tel que celui du vagin, les mêines règles que pour le cancer du col utérin peuvent être aisément adoptées: lo On peut considérer que les survies dépassant cinq années correspondent aux guérisons.Cependant, des métastases à distance peuvent se manifester plus tardivement.20 Il est indispensable d\u2019adopter une méthode de classification permettant d\u2019estimer aussi exactement que possible la gravité des cas.Le plus simple paraît être celle qui repose sur l\u2019extension apparente des lésions, bien qu\u2019elle comporte des causes d\u2019erreur.En s\u2019inspirant de la classification adoptée pour les cancers du col utérin par la Commission du Cancer du Comité d\u2019Hygiène de la Société des Nations, on L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.août 1940 peut établir, pour les cancers primitifs du vag'n, une échelle à trois degrés: Stade I.«En principe ».lésion strictement vaginale et ne franchissant pas encore la tunique musculaire du vagin.\u201cEn pratique \u201d, tumeur nodulaire ou ulcération peu creusante, l\u2019une ou l\u2019autre encore peu étendue en surface et paraissant n\u2019infiltrer qu\u2019une très faible épaisseur de paroi vaginale.Stade II.«En principe \u201d, lésion ayant franchi la tunique musculaire du vagin et s\u2019étendant dans les tissus environnants.\u201cEn pratique », tumeur dont la surface dépasse habituellement la moitié de l\u2019étendue d\u2019une face vaginale, mais, surtout, tumeur entore mobile, n\u2019adhérant pas au plan pariétal pelvien.Stade III.« En principe », comme «en pratique \u201d, tumeur adhérant à la paroi pelvienne ou infiltrant l\u2019une des muqueuses urétrale, vésicale ou rectale, ou envahissant la vulve et donnant des adénopathies inguinales.L'auteur présente une statistique qui comprend tous les cas traités.Les guérisons ont été obtenues, pour la plupart, par la méthode mixte: curiethérapie intra- cavitaire et irradiations extérieures.Bien que le nombre des épithéliomas primitifs du vagin traités à l\u2019Institut du Radium soit encore trop restreint pour qu\u2019on ait le droit de conclure à des règles précises, ces premiers résultats ne sont nullement en désaccord avec les prévisions, et l\u2019on peut espérer qu\u2019ils seront confirmés par les statistiques ultérieures.Samuel LETENDRE.Ch.GUILBERT, FRAIN, TORTAT et LE- GUERN.\u2014 De l'évolution de la cavite utérine après l\u2019irradiation du fibrome.\u2018Le Concours Médical\u201d, 24: (21 juin) 1938.Il y a plusieurs années que, dans un but de diagnostic complémentaire, ces auteurs font systématiquement l\u2019hystérographie chez toutes les malades qui se présentent dans leur service hospitalier pour un traitement roentgenthérapique du fibrome utérin.Comme l\u2019augmentation de volume de la cavité utérine est un des signes capitaux du diagnostic du fibrome, 1l était logique de ne pas négliger ce signe que la radiographie permet de rendre parfaitement objectif.Cet examen permet d\u2019éliminer toute tumeur annexielle et, d\u2019une façon générale, toute tumeur de voisinage.Il permet aussi d\u2019éliminer les lésions de la muqueuse susceptible de provoquer des hémorragies, telles que les polypes et les néoplasies.Les auteurs ont pu réunir quelques observations qu\u2019ils présentent en même temps.Dans l\u2019appréciation de la grandeur de la cavité utérine, ces auteurs ont pris les deux dimensions visibles sur l\u2019image (hauteur du fond à l\u2019isthme, largeur au ni- ANALYSES veau des cornes).Loin d\u2019être absolue, cette façon de faire est cependant plus exacte que l\u2019hystérométrie et donne une approximation qui a de la valeur quand il s\u2019agit de comparer un utérus à lui-même à des moments différents.La série de ces observations amène ces auteurs à conclure: 1) que l\u2019involution de la cavité utérine est presque toujours parallèle à la rétraction de la tumeur fibreuse ; 2) elle est d\u2019autant plus rapide et marquée que la tumeur est unique et limitée à un côté; 3) que le manque d\u2019involution de la cavité utérine peut faire présager un échec du traitement dont il convient de rechercher la cause avant de reprendre le traitement.Samuel LETENDRE.M.J.FIGARELLA.Novocainisation des métrites du col utérin.\u2018Bulletin de Gynécologie et d'Obstétrique\u201d, 8: 530, 1939.L'auteur fait part d\u2019une méthode simple, bénigne, et rapide pour le traitement des métrites du col.Parmi les nombreux traitements actuellement employés, tous visent soit à la destruction tissulaire, ou à la destruction microbienne; le traitement préconisé ici a pour but de guérir sans détruire.La vaso-dilatation artériolaire causée par l\u2019infiltration novocaïnique sert de base à cette méthode; c\u2019est par ce procédé que la muqueuse cervico-utérine se débarrasserait de son inflammation, de son érosion, de ses microbes.La technique, très simple, emploie la Syncaïne à 1 pour 200, sans adrénaline ; 20 à 25 c.c., suffisent pour une séance que l\u2019on répète deux fois la semaine, aussitôt après la fin des menstruations.L\u2019injection se fait dans la sous-muqueuse.Les résultats sont rapides, excepté dans les cols fibreux où le procédé n\u2019a pas semblé avoir de succès.Paul ROCHETTE.ORTHOPEDIE ET CHIRURGIE INFANTILE A.STRINDLER.\u2014 L'Interprétation des douleurs irradiantes sciatiques et le syndrome des douleurs dorsales basses.\u2018The Journal of Bone and Joint Surgery, janvier 1940.On présume que la majorité des cas de douleurs dorsales basses sont dues à des lésions minimes des tissus mous, mais il est difficile d\u2019établir la pathologie de ces lésions.Elles sont passagères; l\u2019opportunité de la biopsie est rare.La pathologie des lésions des tissus mous n\u2019est pas encore bien connue.Les symptômes dans l\u2019élongation forcée des tissus ou les déchirements des tendons ou des insertions 869 tendineuses sont souvent identiques.C\u2019est pourquoi dans les cas de douleurs dorsales basses, certains points douloureux correspondraient à des syndromes définis: 1) Le syndrome sacro-spinal avec point douloureux à la pression, au niveau de l\u2019épine iliaque postéro- supérieure et postéro-inférieure ; 2) Le syndrome lombo-sacré avec point douloureux à l'articulation lombo-sacrée.3) Le syndrome des fessiers présentant un point douloureux au niveau de l'insertion de ce muscle.4) Le syndrome de sacralisation, le point douloureux est au niveau de l\u2019apophyse transverse de la cinquième lombaire.\u201d5) Le syndrome du tenseur du fascia lata avec un point douloureux le long du bord de ce fascia avec signe positif à la novocaïne.6) Le syndrome de la masse lombaire avec douleur vague le long de ces muscles et de l\u2019aponévrose qui les recouvre.Ce qui fait la difficulté de diagnostic de ces syndromes, c\u2019est leur association avec les douleurs irradiantes sciatiques.On attribue, souvent à tort, les douleurs à l\u2019irritation ou à la compression directe du nerf sciatique ou de ces branches.1) Le compression directe des racines du sciatique par tuméfaction ou hernie dans le canal rachidien est exceptionnelle.2) Il n\u2019est pas prouvé que les malformations congénitales des arcs vertébraux produisent une pression directe sur les racines nerveuses.3) Il est possible que dans l\u2019arthrite vertébrale, les racines du sciatique soient directement comprimées, ce qui amènerait des douleurs dorsales basses.Mais dans ce cas, on aurait des troubles sensitifs et moteurs, ce qui n\u2019arrive que dans les syndromes d\u2019arthrite pure.Il semble plutôt que les douleurs irradiantes du nerf sciatique, dans les cas de douleurs dorsales basses seraient d\u2019origine réflexe et secondaires à celles-ci.L\u2019arc réflexe aurait pour point de départ les fibres sensitives musculaires, ligamentaires ou aponévrotiques.Comment le prouver?Une injection de novocaïne à 1% au niveau des points douloureux fait disparaître les douleurs sciatiques.Ces données sont appuyées sur des statistiques portant sur cent cas; 69% des tests ont été positifs.Conclusion: Il est important au point de vue pronostic et traitement de reconnaître que certains syndromes de douleurs dorsales basses sont d\u2019origine réflexe.Dans certains cas, l\u2019immobilisation sera une méthode de traitement, dans d\u2019autres cas il faudra intervenir pour ne pas voir le traitement voué à l\u2019échec.Paul TETREAULT. 870 OPHTALMOLOGIE D.MICHAIL et Mlle LAVINIA RUSU.\u2014 Les myosites des muscles périoculaires.\u2018Annales d'oculistique\u2019\u2019, 177: 97 (mars) 1940.Dans le cadre de cet article.les auteurs cherchent à exposer.dans son ensemble, le problème des myosites de la musculature périoculaire, et en se basant sur l\u2019étude de leurs cas personnels, tentent de relever les faits anatomo-cliniques qui pourraient nous aider à mieux approfondir ce nouveau chapitre de pathologie oculaire.lequel devrait se détacher du complexe encore confus des exophtalmies.Pour systématiser l\u2019étude du sujet, les auteurs le divisent en deux chapitres: celui des myosites primitives et celui des myosites secondaires de la musculature périoculaire.Les myosites primitives sont très rares.Leur nombre étant réduit jusqu\u2019à présent à 8 cas auxquels s\u2019ajoutent 2 cas personnels des auteurs.Leur diagnostic clinique, considéré comme impossible, pourrait être favorisé en dépistant l\u2019hypertrophie fréquente des muscles droit inférieur et petit oblique, assez facilement palpables.Quoique leur étiologie soit assez souvent syphilitique, elles restent pourtant à peu près insensibles au traitement spécifique et réclament fréquemment par leurs souffrances intolérables l\u2019éviscération totale de l\u2019orbite.La roentgenthé- rapie seule s\u2019est montrée à ce point de vue un peu efficace.Les myosites secondaires apparaissent à la suite des affections orbitaires et oculaires.Parmi les affections orbitaires qui les provoquent, c\u2019est toujours la syphilis qui occupe le premier plan.Elles peuvent pourtant être provoquées aussi par la tuberculose, la thrombo- phlébite ophtalmique, les corps étrangers et les inflammations du tissu cellulo-adipeux orbitaire.et par les ténonites.Parmi les affections oculaires ce sont les panophtalmies suppurées, les plaies perforantes du globe et les globes atrophiques qui provoquent d\u2019une manière à peu près constante les myosites secondaires, soit directement, par la voie des vaisseaux ciliaires antérieurs, comme c\u2019est le cas pour les plaies perforantes et les globes atropiques, soit indirectement, par la voie des veines vorticines et de la capsule de Tenon.comme c\u2019est habituellement le cas pour les panophtalmies purulentes.Emilien MARANDA.R.J.P.Mc.CULLOCH.\u2014 Signes oculaires des maladies intracraniennes.\u2018Can.Med.Ass.Jour.\u201d, 42: 236 (mars) 1940.L'auteur, un ophtalmologiste de grande réputation à Toronto donne son opinion au sujet des examens que doit faire un oculiste.Quoique souvent, le malade L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.A.N.\u2014 Myntréal.août 1940 vienne consulter soit pour un trouble de réfraction ou un malaise ou maladie même de l\u2019œil; le client doit s'attendre quelquefois à ce que l\u2019examen de ses yeux puisse orienter un diagnostic vers un état général déficient.C\u2019est au point de vue neurologique surtout que l\u2019oculiste doit être sur le qui-vive.L'auteur, qui doit être un agréable conférencier met en relief ses idées par un récit de ses livres sur cette question.Par exemple, un client le consulte pour un larmoiement.Il a été traité pour une conjonctivite, pour une dacryocystite, on lui a changé ses verres, sans apporter le moindre soulagement.Heureusement que ce médecin avait une grosse réputation, car le malade aurait pris une autre direction.Finalement, on découvre ce qui aurait dû être découvert au premier examen, une anesthésie de la cornée.Les examens subséquents font faire un diagnostic de tumeur de l\u2019angle ponto-cérébelleux.Nous sommes en relation avec ces cas par deux moyens.D'abord.c\u2019est un neurologiste ou un service de médecine qui demande un examen de l\u2019œil pour un cas suspect; nous cherchons des signes bien définis et nous ne risquons pas de passer à côté.Par ailleurs, nous voyons en clientèle, des malades qui viennent consulter pour des troubles oculaires qui sont en réalité des manifestations locales et extérieures de maladies intracraniennes.C\u2019est alors que nous pourrons passer à côté et faire des erreurs coûteuses pour nos patients.Nous faisons ces erreurs, et cela aussi bien en ophtalmologie qu\u2019en médecine générale, parce que nous écourtons nos examens ou encore parce que nous ne prêtons pas suffisamment attention à ce que nous raconte le patient.L\u2019auteur insiste sur ce dernier point.Il faut prendre le temps d\u2019écouter le patient.Il peut y avoir du superflu mais en l\u2019orientant, l\u2019essentiel s\u2019y trouve.La céphalée est un symptôme capital.Est-elle d\u2019origine oculaire ou d\u2019origine intracra- nienne?Le facteur temps de ce mal de tête dans l\u2019histoire du patient est très important.Dans la tumeur du cerveau, ce malade vous dira, que depuis une période de temps déterminée, trois mois par exemple, 1l a souffert d\u2019une céphalée qui ne ressemble en rien aux maux de tête qu\u2019il a déjà pu avoir dans le courant de sa vie.C\u2019est une céphalée paroxystique, souvent accentuée lorsqu\u2019il se couche.Céphalée qui apparaît plutôt la nuit et de bonne heure le matin.Cette céphalée le réveille le matin.Elle a tendance à devenir continuelle à mesure que la tumeur grossit.Elle devient plus violente au moindre effort, à l\u2019excitation, au cours de l\u2019éternuement, la toux, le vomissement.la défécation, etc, etc.Le facteur temps est encore important pour évaluer l\u2019évolution des signes mentaux.Il peut y avoir une histoire d\u2019hallucinations visuelles de défaut de mé- i i | ANALYSES moire, de crises épileptiformes ou de changements de caractère.On est porté ici à couper court à l\u2019exposé fait par une personne inquiète de tous ces troubles.Mais n'oublions pas que tout ce récit prend une valeur exceptionnelle, si le patient admet que son caractère n\u2019a changé ainsi que depuis quelques mois.Les signes oculaires qui ont une valeur importante pour le diagnostic d\u2019une tumeur ou une infection intra- cranienne sont: 1) la sensibilité de la Ve paire; 2) la motilité oculaire; 3) le nystagmus; 4) les défauts dans le champ visuel; 5) les changements dans l\u2019aspect de la papille du nerf optique.L\u2019anesthésie de la cornée est un des signes les plus précoces.Le malade se plaint du larmoiement.La cornée est insensible.L\u2019inflammation de la Ve paire, l\u2019encerclement du ganglion de Gasser par une tumeur peuvent produire ce symptôme.Les différentes variétés de paralysie oculaire sont aussi d\u2019intérêt neurologique.La paralysie provenant d\u2019une tumeur cérébrale se produit insensiblement, à tel point qu\u2019elle ne peut pas ne pas gêner le malade qui instinctivement corrige par une déviation de la tête.et le malade ne souffre à peu près pas de diplopie.Si l\u2019oculiste ne prête pas attention à cette déviation de la tête, la diplopie passe inaperçue.Le nystagmus est un symptôme oculaire qui a une signification intracranienne dans la plupart des cas.Les défauts dans le champ visuel sont les symptômes d\u2019une importance capitale qui malheureusement passent souvent inaperçus, car le patient n\u2019y a pas prêté attention.La périmétrie doit entrer dans la série des examens de routine.Dans les cas de tumeurs de la selle turcique, il y a toujours des signes évidents de défaut du champ visuel qu\u2019il faut tout de même rechercher attentivement.871 La stase papillaire est encore un symptôme capital pour établir un diagnostic de lésion intracranienne.Nous pouvons arriver à la période de régression de cette stase papillaire.alors qu\u2019il y a une atrophie optique.Le champ visuel aidera au diagnostic.Un malade peut avoir une acuité visuelle centrale normale avec une énorme stase papillaire.La papille de stase qui a une valeur de diagnostic considérable pour une tumeur cérébrale.n\u2019a pas beaucoup de valeur pour localiser cette tumeur.Jean LACERTE.DERMATO-SYPHILIGRAPHIE José MAY (Montevideo, Uruguay).\u2014 Contribution à l'éclaircissement du problème étiologique de l'induration penis plasti- ca.\u2018Annales de Dermatologie et Syphiligraphie\u201d, 10: 745 (No 9) 1939.L\u2019auteur apporte un peu de lumière sur l\u2019étiologie de l\u2019Kinduration penis plastica».Soupçonnant que ce processus pouvait être attribué à la maladie de Nicolas-Favre, il fit, chez quatorze malades atteints d\u2019une induration des corps caverneux, une intra-dermo- réaction à l\u2019antigène de Frei et constata qu\u2019elle était positive dans 85% des cas.Soumis à l\u2019antigénothéra- pie, ces malades positifs au Frei, virent peu à peu d's- paraître l\u2019induration de leur corps caverneux et guérir en quelques mois.Quand on se rappelle la tenacité du processus sclé- rogène de cette maladie, l\u2019on ne peut que se réjouir à la pensée de pouvoir, dans une respectable proportion de cas, améliorer ou même guérir une maladie si génante, grâce à un traitement à la portée de tous.J-Adrien LAMBERT. CONGRÈS ET SOCIÉTÉS L\u2019 « Union Médicale du Canada » publie les comptes rendus scientifiques de toute société savante de langue française de l'Amérique du Nord.Ces comptes rendus doivent cependant être rédigés succinctement en dactylographie par les secrétaires respectifs et être adressés, sans retard, à la Rédaction.JOURNEE MEDICALE DE L'ASSOCIATION CANADIENNE ANTITUBERCULEUSE, A l'hôpital du Sacré-Coeur, à Cartierville.Lors de sa 40ième assemblée annuelle de l\u2019Association Canadienne Antituberculeuse, la troisième et dernière journée de ce congrès a tenu ses assises à l\u2019hôpital du Sacré-Cœur, sous la présidence du Dr J.-A.COUILLARD.Malgré une température maussade, l\u2019assistance y a été nombreuse ; les médecins de Montréal s\u2019étant chargés de conduire, à Cartierville, les visiteurs des autres provinces ou de l\u2019extérieur.La plupart des travaux ont été donnés en langue anglaise à cause du grand nombre d\u2019invités anglais.Bel effort qui a été hautement apprécié.Les barrières.linguistiques tombent devant la science.C\u2019est ce que les phtisiologues ont cru.Les plus courageux se sont mis à l'honneur, c\u2019est ce que font toujours les bilingues.M.G.-E.MIGNAULT a ouvert la séance du matin en exposant les résultats de son expérience avec les sels d\u2019or contre la tuberculose.Après avoir été un «aurothérapeute » enthousiaste, M.Mignault s\u2019est vu forcé de délaisser un enfant autrefois chéri.Son expérience peut compter puisqu\u2019il a traité à l\u2019or plus de 300 cas.Il a usé de toutes les techniques, de tous les dosages, de toutes les solutions.Toutes ces dernières présentent des dangers assez graves plus ou moins tardifs.Nombreux sont les patients auro-sen- sibles ou auro-réfractaires.Les accidents vont du prurit à la néphrite grave.Ils sont très lents à guérir.Les belles indications de l\u2019or sont les cas exsudat'fs bénins.Or, ce sont précisément là les cas qui guérissent bien par la cure seule.Dans les cas de fibrose, de tuberculose cavitaire, l\u2019or donne le coup de fouet fatal, qui réveille des lésions peu actives en certains cas.C\u2019est un médicament à n\u2019employer qu\u2019en milieu hospitalier où on peut contrôler son effet par la clinique et le laboratoire; l\u2019urine et le sang doivent être constamment analysés avant chaque injection.M.J.-A.VIDAL fait un brillant relevé de l\u2019incidence de la tuberculose chez les infirmières de l\u2019hôpital du Sacré-Cœur.C\u2019est là un groupe de jeunes filles très fortement exposées à la tuberculose.Entre 1926 et 1930, admission gratuite ou presque: le simple certificat d\u2019attestation de santé suffisait.Depuis 1930, on suit la routine habituelle du dépistage à l\u2019arrivée de chaque candidate: clinique, radiologie, cuti-réaction.L'hôpital comprenant deux grandes catégories de malades, les tuberculeux et ceux de l\u2019orthopédie, le groupe d\u2019étudiantes à cuti-négative est envoyé en orthopédie; le groupe positif va dans les services de tuberculose.Toutes les gardes-malades sont pesées une fois le mois.Celles qui perdent cinq livres sont examinées, graduées comme étudiantes.Les sujets recrutés viennent en proportion égale de la ville et de la campagne.L\u2019imprégnation tuberculeuse est à peu près égale chez les campagnards et les citadins puisque les proportions de sujets négatifs | et positifs sont à peu près égales dans l\u2019un et l\u2019autre groupe.L'intra-dermo-réaction de Mantoux est la seule employée.Elle est répétée de trois-mois en trois mois.Le virage s\u2019effectue en moins d\u2019un an.Le groupe d\u2019orthopédie ne passe dans les services de tuberculose qu\u2019après le virage au positif.Les réactions générales accompagnant le virage sont rares.La tuberculose maladie, chez tout le groupe, ne s\u2019est pas déclarée souvent: sur 247 étudiantes, il y a eu 4 cas d\u2019érythème noueux, 4 cas de pleurésie séro-fibri- neuse et 7 cas de tuberculose pulmonaire, soit moins de 1% de maladie, et encore cette maladie ne fut fatale que dans deux ou trois cas.M.Vidal donne une belle série de chiffres, trop longue à énumérer.Il conclut à l'importance du fichier médical complet dans les écoles de gardes-malades, et même pour tout le personnel d\u2019un hôpital, à la nécessité de l\u2019éducation des étudiantes sur les points essentiels de la contagion.Il se fait aussi l\u2019avocat du B.C.G.chez les sujets dont le virage de la cuti est trop lent.M.P.RICHARD, de l\u2019hôpital Laval de Québec, trouve que les pleurésies séro-fibrineuses, malgré les apparences, ne sont pas toujours primitives.Différents auteurs français et autres ont émis cette hypothèse, il y a longtemps.Ils prétendaient que ces manifestations pleurales sont le plus souvent dues à une tuberculose parenchymateuse sous-jacente discrète.La clinique, la radiologie et le laboratoire ont été longtemps impuissants à faire une démonstration positive.M.Richard a réussi par la méthode de Meunier.Il retire du suc gastrique par tubage pour en faire l'examen microscopique. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BUIIETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 873 EST-CE DE LA GOUTTE ?Sensibilité, raideur, léger gonflement des jointures des phalanges (les autres articulations peuvent être prises), motilité affaiblie, ralentissement graduel des fonctions.se manifestant surtout vers l\u2019âge moyen.tel est le tableau-symptômes que présentent de nombreux cas.| |! peut indiquer un cas de goutte, ou bien un cas d'arthritisme.\u201c YXANTHINE ASTIER donnée per os, à dose d'une cuillerée à thé, une, et même deux fois par jour, amène ordinairement une rapide amélioration de cet état, et, si on continue le traitement, la disparition complète de tous les symptômes.La Lyxanthine Astier produit cet effet en vertu de ses éléments synergiques associés: iode, calcium, soufre, bitartrate de lysidine 1.ce dernier, puissant dissolvant et éliminateur des déchets métaboliques.1.Méthyiglyoxalidine ou éthylethenyldiamine.RIA | i ROUGIER FRERES, 350, rue Le Moyne, \"Montréal | Veuillez m'envoyer de la littérature et un échantillon: LYXANTHINE ASTIER | DF erieiiriniincrniietreseitecersaesaesncsnsansasraersoseeresssancenne muscscecenerssrenenenenessenene 00000000 | | AUTESSE.osvrcrssssenconsassnsassausensssnssosssmansessan vas anan eus mucssuenssesnsasseessnesancane ss | | 874 Alliance dangereuse, nous dit M.F.HEBERT, du Sacré-Cœur, que l\u2019alliance diabète et tuberculose.C\u2019est la tuberculose qui se greffe sur un terrain diabétique.Le diabète est toujours déclaré depuis cinq ou six ans lorsque éclôt la tuberculose.Sur 9,000 cas revisés à l\u2019hôpital du Sacré-Cœur, il n\u2019y a jamais eu d\u2019incidence de diabète chez les tuberculeux.Les lésions tuberculeuses lorsque découvertes sont toujours assez sérieuses.Dans 3.7% des cas seulement, la tuberculose existe sous une forme bénigne, exsudative, pleurale, ou fibreuse.Il faut traiter le diabète en même temps que la tuberculose: la diète et l\u2019insulinothérapie ont même d\u2019heureux effets sur la répercussion du traitement de la tuberculose.Chez les diabétiques non traités, la tuberculose a une marche excessivement rapide.Les cures radicales sont inconnues.M.BONNIER est le bronchoscopiste de l\u2019hôpital du Sacré-Cœur et de Sainte-Justine.Il rencontre assez souvent l\u2019atélectasie pulmonaire massive ou partielle à la suite des interventions chirurgicales.Ce processus consiste en l\u2019obstruction bronchique, par des sécrétions, par une stase artérielle, en une paralysie temporaire du diaphragme ou en un processus infectieux local se rapprochant de la pneumonite ou de l\u2019abcès.Un seul traitement efficace existe, c\u2019est la broncho-aspiration par la méthode Jackson des sécrétions qui sont peu abondantes mais épaisses et visqueuses.M.G.MANSEAU, pathologiste de l\u2019hôpital du Sacré-Cœur, rappelle les tests biologiques du diagnostic de la tuberculose pulmonaire.Il y a des tests rapides: examen direct, homogénéisation ; il y a aussi des tests lents mais plus précis: la culture et l\u2019inoculation au cobaye.La culture est la plus rapide des deux puisqu\u2019elle permet le diagnostic des micro- colonies de bacille humain entre 7 et 11 jours.C\u2019est donc une économie de temps et de matériel.La culture permet aussi de préciser entre le bacille bovin et le bacille humain par la date d\u2019éclosion des colonies.Le bacille humain pousse entre 10 et 30 jours, le bacille bovin entre 30 et 60 jours.Les colonies de bacille bovin sont rondes et transparentes.M.Geo.DESHAIES, chirurgien de l\u2019hôpital, présente une série de transparents et de films illustrant la technique de la thoracoplastie qu\u2019il emploie et les résultats qu\u2019il obtient.La thoracoplastie est une méthode de choix dans la tuberculose cavitaire du sommet.C\u2019est aussi une méthode à tenter dans les cas de pleurésie purulente pure, i.e.à bacille de Koch pur.Il s\u2019agit alors de pratiquer l\u2019ablation de toute ou une partie de côte et d\u2019aspirer le pus au cours des opérations subséquentes.C\u2019est une technique moins mutilante et moins dangereuse que celle de Shede.M.J.-A.-M.CHOLETTE, de l\u2019Institut Bruchési de Montréal, fait la synthèse des éléments du diagnostic précoce de la tuberculose pulmonaire.On ne saurait L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 trop insister sur l\u2019interrogatoire du patient, suivi d\u2019un bon examen clinique méthodique.Le laboratoire et la radiologie restent les premiers pilliers du diagnostic.Au laboratoire, on ne devrait pas manquer de recourir souvent à la méthode du tubage gastrique dont la valeur a été si bien démontrée par le Dr Richard de Québec, à la séance du matin.M.J-ED.SAMSON, chirurgien en chef du service d\u2019orthopédie de l\u2019hôpital du Sacré-Cœur.a parlé de l\u2019arthrodèse dans la coxalgie en évolution chez l\u2019enfant.Sa ligne de conduite est la suivante: traitement de l\u2019état général, repos au lit, immobilisation plâtrée avec contrôle clinique et radiographique tous les trois mois.Si la lésion évolue favorablement, il n\u2019y a pas lieu d\u2019intervenir; mais si au contraire, la situation s\u2019aggrave, il n\u2019hésite pas à procéder à l\u2019arthrodèse coxo- fémorale, de préférence à l\u2019arthrodèse para-articu- laire.En principe, la présence d\u2019un abcès n\u2019est pas une contre-indication à l\u2019opération.Le plus possible, on évite de l\u2019ouvrir, mais si la chose ne peut se faire, on l\u2019évide complètement et on procède quand même à l\u2019intervention.Si on suit rigoureusement les lois de l\u2019asepsie, l\u2019infection secondaire n\u2019est pas à craindre.Ses statistiques sont très intéressantes et couvrent une période de 10 années entre 1930 \u2014 1940.39 cas d\u2019arthrodèses chez des enfants de 5 à 12 ans.A) Résultats immédiats: 1) Guérison per primam des plaies: 30 cas.2) Guérison après fistulisation : 7 cas.B) Résultats éloignés 1) Ankylose osseuse primitive: 20 cas.2) Ankylose osseuse aprés une seconde intervention: 10 cas.3) Ankylose fibreuse: 3 cas.4) Résultat inconnu: 1 cas.5) Fistulisation prolongée: 3 cas.6) Mortalités: 2 cas.Durée moyenne du traitement après l\u2019arthrodèse: 10 mois et 3 jours.Guérison la plus rapide : 5 mois.Guérison la plus longue: 3 ans.* * J A midi, les congressistes ont été reçus au lunch avec l\u2019hospitalité bien connue des Sœurs de la Pro- D vidence, à l\u2019hôpital même. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 875 Le traitement Julcere = peptique wl Each Average tes fi Sv ipoanful containg 38 LC io Grains of Nydeoted 2 magnesium Yailicete \u201cin a bess compound CLT of medicinal glues; 7 sectors.and putin, LU EDR USE INDER PHYSICIANE DIRECTIONS: \u201cA mon avis, le trisilicate de magnésium hydraté est un excellent médicament antiacide pour les malades atteints d'ulcère peptique étant donné que, selon Mutch, sa propriété antiacide est maintenue pendant des heures même en un milieu acide excessif, son pouvoir absorbant reste intact pendant quelques jours, sa puissance anti- peptique est considérable, son emploi, même en doses élevées, ne provoque ni constipation, ni diarrhée et il ne peut causer un état d'alcalose par absorption de toute quantité en excès non utilisée.(.) Mes résultats ont été si encourageants que je fais usage de cette substance de préférence aux autres alcalis.\u2018\u2019 Kremer, M.: Am.J.Digest.Dis.5:422, septembre 1938.No 937 \u201cTRICEPIOL\u201d \u2014 préparation d'une saveur agréable dont chaque cuillerée à thé moyenne contient 35 grains de trisilicate de magnésium hydraté dans une base de glucose médicinal, de sucrose et de pectine.No 938 \u2018\u2019TRICÉPIOL\u201d Composé \u2014 chaque cuillerée à thé renferme, en plus de la formule du \"\u2019Tricépiol\u2018\u2019 simple, 1/500 grain de sulfate d'atropine et 1/8 grain de phénobarbital.Présentation: Bouteilles de 5% et 16 onces.AYERST, McKENNA & HARRISON LIMITÉE Biologistes et Pharmaciens MONTRÉAL CANADA Lo 876 Une visite détaillée de l\u2019édifice a été une révélation pour les confrères étrangers; ils ont paru émerveillés de l\u2019installation, de l\u2019outillage et de la tenue de lhôpital.C\u2019est un réconfort pour nous.Il fait bon de voir les étrangers montrer quelque enthousiasme à l\u2019égard de nos œuvres canadiennes-françaises.J-P.PAQUETTE, Médecin de l\u2019hôpital du Sacré-Cœur.+ + LA SOCIETE MEDICALE DE MONTREAL Séance du 2 avril 1940 Tenue à l'Hôtel-Dieu ! Présidence de M.Oscar Mercier L'angine de poitrine.\u2014 Etude clinique et | électrocardiographique M.Albert DE GUISE M.De Guise, apres avoir déerit le syndrome clinique de l\u2019angine de poitrine, en distingue les modalités suivantes: l\u2019angine d\u2019effort, l\u2019angine de décubitus et celle de la thrombose coronarienne.Les caractères de la douleur, son siège, la durée ou Ja répétition des crises permettront de préciser le diagnostic et d\u2019orienter les recherches cliniques et électrocardiographiques.Les nombreuses théories pathogéniques de l\u2019angine de poitrine peuvent être réduites à quatre: la théorie coronarienne, la théorie aortique, la théorie myocar- dique et la théorie nerveuse.Bien que chacune de ces théories apporte une utile contribution à l\u2019étude de l\u2019angine, le rapporteur place au premier plan la théorie coronarienne, si bien mis en valeur par les travaux récents.L\u2019électrocardiogramme apportera le plus souvent des éléments précieux pour le diagnostic et le pronostic, révélant le substratum anatomique du syndrome clinique: myocardite, obstruction ou oblitération coronarienne, infarctus myocardique.Il est indiqué d\u2019y avoir recours, lorsque le diagnostic et le pronostic restent hésitants; en pareilles circonstances, il rendra un verdict sans appel.Le rapporteur termine son travail par des projections portant sur l\u2019anatomie du cœur et l\u2019électrocardiographie.1.Séance académique consacrée à l\u2019angine de poitrine.On voudra bien consulter les mémoires publiés en entier par chaque auteur dans la présente édition.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 Discussion.M.Albert LE Sace félicite le rapporteur pour son exposé clair et précis, mais diffère d\u2019opinion avec lui sur certains points.Tout d\u2019abord, il estime qu\u2019il existe en réalité deux formes cliniques d\u2019angine de poitrine: l\u2019angor coronarien aigu ou fébrile, et l\u2019angor coronarien commun ou chronique.A son avis, la pathogénie de l\u2019angine de poitrine repose entièrement et exclusivement sur une lésion vasculaire suivie d\u2019ischémie plus ou moins complète ou prolongée.Du point de vue étiologique.M.Le Sage attache une grande importance aux causes émotives et toxiques.Il insiste sur le rôle considérable que joue le tabac, en particulier la cigarette.Du point de vue clinique, il attire l\u2019attention sur la fréquence de la forme gastralgique de l\u2019angine de poitrine chez les personnes âgées.Chez un malade, ayant dépassé la cinquantaine, toujours penser à la coronarite en présence d\u2019un syndrome gastrique.Enfin, en terminant, M.Le Sage, sans vouloir en aucune façon diminuer l'importance de l\u2019électrocardiogramme, pose, pour le médecin en clientèle générale, la question suivante: .\u2018Est-il permis à un praticien, éloigné des centres et empêché d\u2019y transporter son malade, de faire, sans électrocardiogramme, un diagnostic complet, en présence d'un cas d\u2019angine de poitrine?En d\u2019autres termes, est-il possible de situer la lésion par la seule clinique, en tenant compte de la pression artérielle, des constatations révélées par l\u2019auscultation et les signes subjectifs?» Oui, répond M.Le Sage, dans un assez grand nombre de cas, si l\u2019on possède certaines notions fondamentales d\u2019anatomie et de physiologie du cœur.Et dans ces conditions, il est possible d\u2019en déduire un traitement rationnel: indication formelle de la digitaline dans certains cas, contre-indication non moins formelle dans d\u2019autres.M.De GUISE remercie M.Le Sage pour ses judicieuses remarques et souhaite qu\u2019il continue à faire bénéficier les membres de la Société Médicale de sa vaste expérience clinique.Traitement médical de l'angine de poitrine M.Rodrigue LEFEBVRE M.Lefebvre limite son travail au traitement médical de l\u2019angine de poitrine d\u2019origine coronarienne.Il étudie d\u2019abord le traitement des crises d\u2019angor cardio-artériel sans infarctus et ensuite celui de la crise angineuse de l\u2019infarctus du myocarde.Contre les attaques d\u2019angor cardio-artériel sans infarctus, la trinitine paraît préférable au nitrite d\u2019amyle.Le cognac, les carminatifs, l\u2019ammoniaque L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 877 LES STE DE MUSCLES SQUELETTIQUES Hoe si TO 10] .RN / i SR 3dr cardio\u2019 -vaséulaire NUCLÉOCARDOL TRAITEMENT DE BASE DE TOUTES LES AFFECTIONS CARDIAQUES ET VASCULAIRES.En comprimés \u2014 forme buccale \u2014 et en ampoules pour injection sous-cutanée.Dépositarre pour le Canada : ANGLO-FRENCH DRUG CIE - MONTREAL 878 aromatique.les sinapismes sur la région précordiale peuvent être utiles.Quand la crise se prolonge, on doit recourir à la morphine.Si elle survient dans le décubitus et s\u2019il existe des signes de distension du ventricule gauche, on devra faire une saignée et injecter de l\u2019ouabaïne.Dans la crise angineuse de l\u2019infarctus du myocarde.il est indiqué de calmer la douleur par la morphine à fortes doses associée ou non à l\u2019atropine et à la papavérine.Contre l\u2019état de shock, le camphre, la coramine, la caféine et l\u2019oxygène rendront de précieux services; les injections de sérum glucosé à 50% aideront à lutter contre l\u2019effondrement de la pression artérielle.Par contre, l\u2019adrénaline, la digitale et le stophantus sont contre-indiqués.Pas de laxatifs, ni de lavement durant les cinq premiers jours.Repos absolu.Diète liquide.Dans la phase de réparation de l\u2019infarctus, on donnera la théobromine et la théophylline, dilatateurs des coronaires, ou encore l\u2019adénosine.L\u2019acéco- line sera rejetée.Pour empêcher le retour des crises d\u2019angine de poitrine, on agira sur l\u2019état vasculaire: a) par un traitement étiologique: antisyphilitique ou anti- scléreux (iode silice); b) par un traitement symptomatique: sédatifs nervins, symphathicolytiques, tri- nitine, dérivés xanthiques; c) par des mesures hygiéniques et diététiques.Si les crises sont rebelles au traitement médical proprement dit, la radiothérapie, les ondes courtes, les injections anesthésiantes pourront être tentées.Discussion M.Paul MORIN limite ses remarques au traitement des angors purs, c\u2019est-à-dire des syndromes d\u2019angine avec peu ou pas d\u2019insuffisance cardiaque, d\u2019aortite ou de coronarite.Il estime que c\u2019est la variété la plus fréquente de l\u2019angine qu\u2019on rencontre en clientèle.Suivant l\u2019intensité de la douleur, il en distingue deux formes: la forme légère et la forme sévère.Dans les deux cas, il conseille, au moment de la crise, de croquer un comprimé de trinitine au centième; si la douleur n\u2019est pas soulagée au bout de dix minutes par ce moyen, faire une injection de morphine.Comme traitement préventif, dans les cas rebelles à la thérapeutique classique, M.Morin ne préconise pas la radiothérapie et les ondes courtes qui sont maintenant à peu près délaissées, mais leur préfère de beaucoup les injections paravertébrales de novocaine qui lui ont donné d\u2019excellents résultats.Il a obtenu des succès avec cette méthode chez 60% de ses malades.Est-il nécessaire d\u2019ajouter qu\u2019il s'agis- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, ao\u2019t 1940 sait de cas d\u2019angors purs, c\u2019est-à-dire sans insuffisance cardiaque, sans thrombose coronarienne.M.Albert De GUISE croit devo'r faire une réserve à propos des injections intraveineuses de sérum glucosé hypertonique dans l\u2019angine de poitrine.Malgré la vogue considérable dont a joui cette thérapeutique depuis quelques années.11 estime que ces injections ont l'inconvénient de favoriser le retour des crises angineuses, d\u2019en augmenter l\u2019intensité et même de produire d'importantes modifications du fonctionnement cardiaque décelables à l\u2019électro- gramme.Quelques cardiologues, entre autres Scheif et Weissberg (de New-York), ont soutenu récemment (octobre 1939) cette opinion.Qu\u2019en pense le rapporteur?M.J.-Roméo PEPIN aimerait connaître l\u2019avis du rapporteur sur les régimes pauvres en calories proposés récemment par les Américains.M.Claude GUILBEAULT (d\u2019Oka) demande si l\u2019électrocardiogramme peut fournir des indications thérapeutiques susceptibles d\u2019améliorer l\u2019avenir de ces malades?M.Anselme LEGER souligne les difficultés du traitement de l\u2019angine de poitrine.Il estime que l\u2019évolution favorable ou défavorable de la maladie est bien plus fonction de l\u2019importance de l\u2019artère thrombosée que de thérapeutique instituée, comme le prouvent: 1° La mort brutale d\u2019emblée: c\u2019est là un fait des plus démonstratifs; 20 La mort après quelques jours par asystolie, infection liée à l\u2019infarctus, rupture du muscle ou autrement ; 3° Le fait que d\u2019autres angineux thrombosés continuent de souffrir, l\u2019artère oblitérée ou l\u2019infarctus continuant d\u2019agir comme cause de spasme; 40 Les cas ou la thrombose supprime définitivement les crises d\u2019angor: c\u2019est l\u2019_équivalent d\u2019une artériectomie.En pareilles circonstances, il n\u2019est pas rare de constater chez de tels malades, morts ultérieurement d\u2019autres causes, un anévrisme du cœur à l\u2019autopsie.M.LEFEBVRE répond: à M.De Guise que le sérum glucosé hypertonique est indiqué dans la thrombose coronarienne pour aider à remonter la pression artérielle, mais que cette méthode n\u2019a aucune action contre l\u2019élément douleur ou pour empêcher le retour des crises; à M.Pépin qu\u2019un régime pauvre en calories est logique chez ces cardiaques asystoliques et qu\u2019en fait 1l donne d\u2019excellents résultats; à M.Léger qu\u2019il n\u2019est pas de son avis.En dehors des cas de mort brutale, il existe un nombre considérable de circonstances où la thérapeutique médicale intervient de façon utile pour le malade, en faisant L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN LA GÉROTHÉRAPIE est du domaine de la médecine, mais elle a été l'objet de si peu d'attention, qu'aujourd'hui les hommes âgés sont des \"hommes oubliés\u201d.Et cependant la médecine peut apporter beaucoup de soulagement aux vieillards dont la plupart sont presque toujours affligés de constipation.Vous constaterez, comme l'ont déjà constaté beaucoup de médecins, que l'Agarol est une spécialité pharmaceutique qui convient particulièrement au traitement de la constipation opiniâtre chez les vieillards.Le bol alimentaire est ramolli grâce à l'humidité inabsorbable, et l'évacuation alvine se fait plus facilement, moins douloureusement et sans efforts graves.Naturellement, ceci est à désirer non seulement chez les vieillards mais chez les personnes de tous âges.L'Agarol est suffisamment doux pour les jeunes enfants et pourtant, en dose appropriée, il agit suffisamment chez les adultes.Un échantillon d'Agarol vous sera envoyé à titre gracieux sur demande.Se vend en flacons de 6, 10 et 16 onces.WILLIAM R.WARNER & CO.LTD.727 KING STREET, WEST \u2014 TORONTO, ONT.A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 879 880 disparaître ou en atténuant certaines causes d\u2019irritation ou en favorisant la circulation des coronaires.Traitement chirurgical de l\u2019angine de poitrine M.Mercier FAUTEUX Au début de sa communication, M.Fauteux rappelle que c\u2019est à la suite des travaux de François Francq en 1889 et à la suite de la suggestion de ce physiologiste français d\u2019intervenir sur le système sympathique dans le but de bloquer les réflexes douloureux de l\u2019angine de poitrine que l\u2019on assiste aux premières tentatives de la chirurgie dans le traitement de l\u2019angine.Jonnesco, en 1916, rapporte le premier cas de résection de la chaîne sympathique cervicale; puis, d\u2019autres chirurgiens préconisent dans les années qui suivent d\u2019autres opérations variées, portant toujours sur le système nerveux.Le nombre de ces opérations, les résultats inconstants obtenus, montrent que nous sommes loin d\u2019avoir résolu les problèmes inhérents à cette question difficile du rôle du système nerveux dans le syndrome :angineux.D\u2019autres chercheurs, considérant que la vaso-motri- cité et ses perturbations ne jouent pas une action de premier plan dans l\u2019angine, placent à l\u2019avant la théorie qui veut que l\u2019affection est avant tout caractérisée par une diminution importante du volume de sang cheminant par les coronaires pour irriguer le myocarde et développèrent des procédés chirurgicaux en vue d\u2019apporter au cœur un volume de sang plus considérable.Le rapporteur ne pense pas que dans l\u2019ischémie cardiaque d\u2019origine coronarienne avec lésions organiques de ces vaisseaux que le problème se résume tout simplement à apporter au niveau du myocarde un volume de sang extracoronarien par la création chirurgicale de « ponts vasculaires ».D'autre part, il considère que dans cette ischémie cardiaque il est nécessaire de lutter à la fois contre les déséquilibres vaso-mo- teurs et les déséquilibres purement mécaniques de la circulation coronarienne.Ces derniers, selon lui, ne consistent pas tant dans le fait d\u2019une diminution du volume total sanguin que dans un vice de distribution de l\u2019apport du sang qui n\u2019est plus réparti d\u2019une façon homogène dans tous les territoires myocardiques.Et pour illustrer sa théorie, il donne entre autres exemples que lorsque le cœur réussit à vaincre l\u2019ischémie secondaire aux lésions coronariennes, ce n\u2019est pas par le développement d\u2019une circulation extra-coronarienne, mais bien par des variations tensionnelles qui forcent les voies collatérales à jouer leur rôle de compensation et à rétablir une mécanique circulatoire suffisante pour les besoins du cœur.Partant de ce principe, M.Mercier Fauteux, de L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 1935 à 1939, expérimente sur le chien.Réséquant partiellement la coronaire descendante gauche à un niveau où généralement une telle résection détermine rapidement la mort par fébrillation ventriculaire, il associe à cette résection la ligature de la veine coronaire gauche juste avant l\u2019origine du sinus coronarien.Tous les chiens où uniquement l'artère fut résé- quée moururent.Ceux chez qui la veine fut liée survécurent au delà d\u2019une année et apparemment en bonne santé.Le rapporteur considère que cette intervention agit simultanément contre les réflexes vaso- constrictifs et contre les perturbations circulatoires mécaniques.Cette intervention fut par la suite transportée en clinique humaine.Il opérait son premier malade en avril 1939.Depuis, ce malade ne présente aucune crise angineuse, n\u2019a pas de dyspnée d'effort et semble en bonne santé.Deux autres malades ont été opérés par lui par le même procédé qu\u2019il a développé après de longues et patientes recherches expérimentales.Bien qu\u2019il soit encore prématuré, dit-il, de porter un jugement sur la valeur de cette nouvelle méthode, les résultats obtenus jusqu\u2019à date sont des plus encourageants et autorisent à continuer dans la même voie.Avec quelques années de recul et une plus large expérimentation clinique, il sera permis d\u2019apprécier à son juste mérite cette intervention qui est indiquée dans tous les cas de lésions coronariennes \u2014 occclu- sions ou thromboses \u2014 qui ne répondent pas à la thérapeutique médicale actuelle.Discussion M.Albert DE GUISE félicite le rapporteur pour son remarquable exposé.Les résultats vraiment encourageants qu\u2019a obtenus M.Mercier Fauteux, avec la iné- thode qui lui est personnelle, doivent l\u2019inciter à poursuivre ses recherches tant au point de vue clinique qu\u2019expérimental.M.Fauteux a proposé de classifier les angines de poitrine en angines d\u2019origine vaso-motrice, aortique, myocardique, métabolique ou hormonale, coronarienne.Une telle classification, très compréhensive, basée en grande partie sur l\u2019anatomie pathologique, est intéressante pour l\u2019étude, mais est-elle utilisable dans la pratique et peut-elle servir à poser les indications d\u2019un traitement chirurgical?M.De Guise ne le croit pas.M.Rodrigue LEFEBVRE estime que les interventions sur le sympathique, qui ont pour but de supprimer l\u2019élément douleur, ne doivent en réalité être pratiquées que dans les angines d\u2019origine vaso-motrice.Lorsque l\u2019angine est liée à une lésion organique, il est préférable de ne pas intervenir, car il est utile en pa- I UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 881 SHAKE WELL BEFORE LeING 4 Cac te yo eA [lad Re Chaque once liquide de Dilaxol E.B.S.contient: Soussalicylate de bismuth .4 grains Enzymes digestives .s .1 grain Trisilicate, carbonate et hydroxide .75 grains Dilaxol a une réaction alcaline et, au contraire des alcalins énergiques, il ne stimule pas la sécrétion d\u2019acide accumulé; ainsi il neutralisera plusieurs fois son volume d\u2019acide dans l'estomac.Cette propriété unique de Dilaxol est associée à l\u2019action neutralisante du sang.Dilaxol neutralise l\u2019acide libre, ne contrecarre pas le cours de la digestion normale et ne cause pas d\u2019alcalose.| Il est recommandé dans la dyspepsie, la duodénite, la flatulence, l\u2019hyperacidité, les vomissements de la grossesse et autres troubles gastro-intestinaux.Savoureux et protecteur.I est aussi fourni en poudre.Échantillon sur demande.THE E.B.SHUTTLEWORTH CHEMICAL Co.LIMITED TORONTO @\" #: » MANUFACTURING CHEMISTS FY Le SE TX SUR VOS ORDONNANCES, SPECIFIEZ E.B.S. 882 reil cas de connaître les caractères des douleurs précordiales.M.Jean PANET-RAYMOND se demande pourquoi les sympathectomies qui donnent de si magnifiques résultats dans le syndrome de Raynaud.la maladie de Buerger et autres affections vasculaires des membres ne donneraient pas des succès identiques dans les lésions coronariennes?M.Léon LONGTIN pose au rapporteur la question suivante: «Vous soutenez que l\u2019ischémie cardiaque qui survient à l\u2019occasion de la crise d\u2019angine n\u2019affecte pas le muscle cardiaque par anoxémie.ma's par manque d\u2019apport de sang.Comment expliquez- vous alors le soulagement et le bien-être du malade sous l\u2019influence de l\u2019oxygénothérapie.comme l\u2019a mentionné M.Lefebvre tout à l\u2019heure dans son rapport?» M.FAUTEUX répond: à M.De Guise qu\u2019évidemment il n\u2019est pas toujours facile de préciser la nature du mécanisme de la crise angineuse dans un cas donné.Toutefois, il est d\u2019avis que grâce à l\u2019examen clinique, rad'ologique, à l\u2019étude des électrocardiogrammes et aussi grâce à l\u2019étude de l\u2019histoire du patient.il soit possible d\u2019orienter un diagnostic tantôt vers une cause coronarienne organique, tantôt vers un mécanisme purement vasomoteur; à M.Lefebvre qu\u2019il est d\u2019accord avec lui sur les indications des interventions sur le sympathique qui donne parfois sans doute une sédation de l\u2019élément douleur dans les angors purs, mais qui ne peuvent modifier avantageusement l\u2019évolution du syndrome angineux s\u2019il existe des coronarites, des occlusions et des thromboses coronariennes; à M.Panet-Raymond qu\u2019il y a beaucoup de différence entre les lésions vasculaires des extrémités et celle des vaisseaux coronariens.Tout d\u2019abord, l\u2019on peut mettre au repos les membres; 1l est impossible de réaliser un tel objectif au niveau du cœur.La susceptibilité de ce dernier, parfois la moindre irritatian.n\u2019est pas à comparer avec celle que présente la museu- lature des membres.Enfin, les magnifiques résultats des sympathectomies dans le Raynaud et les autres lésions vasculaires des extrémités ne sont peut-être pas aussi fréquents et démonstratifs que le croit M.Panet-Raymond.Tout récemment, M.Smithwick (de Boston), qui a dans le traitement de ces affections et en particulier dans le syndrome de Raynaud une grande expérience, montrait que les résultats sont très inconstants et que parfois même, après un laps de temps de plusieurs mois ou d\u2019années de guérison apparente, les troubles réapparaissent nécess:tant de nouvelles interventions.D'ailleurs, est-on bien fixé sur le fait que le sympathique soit vaso-constricteur des vaisseaux L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.août 1940 coronariens?Cette question prête encore à maintes discussions ; à M.Longtin que dans l\u2019ischémie cardiaque d\u2019origine coronarienne, c\u2019est-à-dire à la suite de rétrécissement ou d\u2019occlusion coronarienne, l\u2019anoxémie n\u2019est pas due à une altération qualitative du sang circulant.mais est secondaire à une distribution inadéquate de ce sang au tissu myocardique.Certains territoires demeurent parfaitement irrigués, tandis que d\u2019autres ne sont que peu ou pas du tout.L\u2019oxygénothérapie, dont la valeur thérapeutique dans les affections cardiaques repose sur des données assez obscures, ne peut agir contre les mécanismes en cause dans l\u2019ischémie secondaire à des processus artéritiques, Son heureuse action s\u2019observe surtout contre la dyspnée et la cyanose qui surviennent parfois à la suite d\u2019une thrombose coronarienne et qui sont l\u2019expression clinique d\u2019une stase pulmonaire secondaire à un fléchissement du cœur.ELECTION DE MEMBRES MM.Liguori BRETON (de Warwick) et Antonio PAGE (de St-Hermas) sont élus membres correspondants de la Société Médicale de Montréal.Le Secrétaire-Trésorier Général, Paul LETONDAL: REUNION SCIENTIFIQUE DU BUREAU MEDICAL DE L'HOPITAL NOTRE-DAME Séance du 14 mars 1940 Présidence de M.Roma Amyot Un cas d\u2018anomalie embryologique du côlon LEGER et BELISLE Monsieur J.C.se présente au bureau du Dr Léger, le 18 décembre 1939.Il se plaint de crampes sévères dans tout l\u2019abdomen, mais surtout localisées à la région sous-ombilicale médiane et gauche, sans irradiation partieulière.Elles surviennent dans les minutes qui suivent son repas, et ceci depuis quatre ou cinq ans, avec des périodes de rémission presque complète durant des semaines pour reprendre de plus belle ensuite.Les douleurs paraissent aggravées par la marche.Ce malade se plaint aussi d\u2019une constipation opiniâtre installée depuis peu.et qu\u2019il ne peut vaincre que par la prise régulière de laxatifs huileux.Après une bonne exonération, il se sent souvent soulagé pour le reste de la journée.Eructations fréquentes et lourdeurs digestives accompagnées de nausées et de vomissements depuis 4 ou 5 jours.Examen: Le patient est un jeune homme, célibataire de 25 ans, au teint pâle et légèrement cireux, F MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 L\u2019UNION 883 ss 0 of Hi LR \u201c+ \u201c « A \u201c wr ps + + + $I * oh So me EN i¥ Ha a oR RE cs se SE RE So « % ce = = = ss «1 « » > x XR = SS ES 2 RY ce ce i = es = Fenn GE 2 Rad Se 2 cs ne 4 = 3% 85 = \u2014 33 BS = 7 se SRE eu i ry ty es 3 Re a es ne i ed ih a 43 a = A va = £3 a 52 2: = 23 es 5 = A Se iy 5 T = 7 par, x 3% 3 & = i ¢ am ¥ Fa 7 LE 2 4] i$ i Ey {a ax i » > 2 if ZA LE Zo 2 2 42) # on ® bY 5 i Bp 5 Ge te a y 3 7 7 +, sa io A Bs 7 ce xan 0d 38 LA [RE PAR SON, : « At y.\"CIN 5 of] Oa d eau, 4 Pe CE Une à trois 192 br hy lo (UT PE \u20ac LS ant la fermati atement av eDas.Jes x 3 Ou ex LE apr Pre oy 3 La à Fy RE RS 3 INC.IETE$DEXPANSIO A IQUE = Pr 3 = * GD917$RUE\u201cCHERRIER N BEA 884 d\u2019aspect plutôt émacié, petit de taille (5\u20191\u201d) et qui présente depuis l\u2019âge de 16 ans, dit-il, une scoliose dorsale prononcée.Pas de température, pouls normal.L\u2019abdomen est déprimé et souple au palper qui réveille une douleur diffuse et des borborygmes.Le repas baryté révèle la présence d\u2019un estomac orthotonique, bien mobile et souple au palper.Le reste de l\u2019examen permet de noter les anomalies suivantes: 1.Absence de cadre duodénal (D* et D*).2.Le jéjuno-iléon occupe tout entier et uniquement l\u2019hémi-abdomen droit.3.Absence de torsion du cadre colique: le bas-fond cæcal occupe la fosse illaque gauche; le transverse, le descendant et le sigmoïde, en plusieurs anses coudées et repliées sur elles-mêmes, occupent la région para- ombilicale.4.Le patient n\u2019a pas de selle spontanée en trois jours, mais des coliques abdominales intenses.5.Un lavement baryté administré au patient quelques jours plus tard, confirme le trajet atypique décrit plus haut.6.Il existe une spina bifida de la 5e lombaire.Cette observation inspire les remarques suivantes: a) Les douleurs en crampes paraissent causées par le réflexe gastro-colique normal agissant sur un côlon dont l\u2019allongement s\u2019est opéré normalement, mais dont la rotation incomplète aux divers stades de la vie embryologique a laissé les divers segments coudés les uns sur les autres dans le flane gauche.b) Ce retard du transit normal semble s\u2019augmenter du fait que ce recroquevillement du gros intestin gêne l\u2019abouchement iléo-cæcal; aussi du fait que le cæco- ascendant ainsi gêné est fort peu susceptible de mouvements autonomes.c) Ceux chez qui le terrain s\u2019avère favorable aux malformations embryologiques sont souvent des diminués physiologiquement ou physiquement.La petite taille de ce patient, la présence chez lui d\u2019une importante scoliose dorsale, d\u2019une spina bifida, avec cette anomalie colique, serait en faveur de cette assertion.Discussion.M.Yves CHAPUT.Ce malade a été présenté ailleurs à l\u2019occasion d\u2019une assemblée médicale et, en discussion, est survenue la question de l'intervention chirurgicale.Il serait intéressant de connaître l\u2019opinion des chirurgiens d\u2019ici.Là-bas, on a conseillé de différer l\u2019intervention chirurgicale.M.P.BERGERON.La seule intervention logique ici semble bien être l\u2019iléo-sigmoïdostomie, relativement bénigne, pour éviter les troubles du transit à travers le côlon.La colectomie n\u2019est pas indiquée.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 M.L.-P.BELISLE.J'ai lu des statistiques portant sur 43 cas.Ces malades se présentent généralement pour crises d\u2019occlusion ou de sub-occlusion.Chez les Mayo, on recommande justement le genre d\u2019anastomose que propose le docteur Bergeron.M.R.AMYOT.Le Dr Bélisle ou le Dr Léger ont- ils soupçonné l\u2019étiologie des différentes dystrophies présentées par le malade?M.L.-P.BELISLE.Personnellement, je n\u2019en connais pas l\u2019étiologie.Le Calcium ionisé PAUL RIOPEL Très bref résumé présenté à la demande de Monsieur le Président.Etats du calcium dans le sang.Trois différentes formes: 1.Calcium ultrafiltrable (calcium ionisé).2.Sel minéral ultrafiltrable (non ionisable).3.Calcium non ultrafiltrable, combiné aux protides, Répartition.La calcium sanguin se répartit comme suit: (Big- wood.) a) Calcium ionisé 1/5 du calcium total.b) Bicarbonate de Ca 1/5 à 2/5 du calcium total.c) Calcium à l\u2019état colloïdal 2/5 à 3/5 du calcium total.Calcium ionisé.En réalité, c\u2019est la portion ionisée qui intéresse les physiologistes et les cliniciens puisque \u2019a calcium n\u2019exerce son influence sur la perméabilité et l\u2019excitabilité cellulaire qu\u2019à l\u2019état d\u2019ion.Méthodes analytiques.Malheureusement il n\u2019existe aucune méthode permettant le dosage direct du calcium ionisé.Les différentes techniques préconisées sont relativement nombreuses.Parmi les principales, signalons: 1.Méthode de Rona et Takahashi.2.Modifications de Behrendt et Collip.3.Méthode de MacLean et Hastings.1) Méthode de Rona et Takahashi.Dans cette méthode on détermine le calcium ionisé à l\u2019aide d\u2019une formule qui ne fait intervenir que le pH et le taux de CO?vrai du plasma.Causes d'erreurs: a) L\u2019exactitude de cette méthode est, en premier lieu, fonction de la valeur du pH.b) «La mesure des ions calciques à l\u2019aide de la formule de Rona est dénuée de toute signification réelle et n\u2019est que l\u2019expression du pH sous une autre forme.» (C.Sannié.chef du service de Chimie 4 1'Institut du cancer de Paris.) L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 885 LES ALIMENTS AE TlTOMOGENIZED (EXTRACELLULAR) POUR BEBES | EXIGENT MOINS TT, NY D'EFFORTS POUR LA DIGESTION Ç( (L Ces progrès dans l\u2019alimentation infantile sont rendus possibles grâce au procédé exclusif d\u2019Homogénéisation Libby\u2019>s.Les légumes et fruits sont d\u2019abord passés au passe-purée, puis Homogénéisés.Les fibres grossières qui restent dans les purées sont réduites en particules minuscules beaucoup moins aptes à causer des troubles digestifs.Les parois des cellules nutritives sont brisées et la nourriture qui y était enfermée est répartie uniformément, ce qui en expose une grande surface aux enzymes digestives des bébés.Il en résulte que la digestion des Légumes et Fruits Homogénéisés se fait plus facilement et plus vite que celle des purées faites chez soi ou achetées.Des essais cliniques et de laboratoire ont démontré gue les bébés dépensaient moins d\u2019énergie pour digérer les Légumes et Fruits Homogénéisés Libby's que pour digérer les aliments préparés de n\u2019importe quelle autre manière.Puisque les organes digestifs des bébés ont besoin d\u2019aliments pouvant être digérés avec le minimum d\u2019efforts, ces découvertes démontrent que, grâce au développement de l\u2019Homogénéisation, la maison Libby\u2019s a apporté une aide précieuse à la pédiatrie.Les mélanges combinés de Légumes ou de Fruits Homogénéisés Libby's permettent d\u2019inclure une variété d\u2019éléments essentiels tels que protéines, hydrates de carbone, sels minéraux et vitamines, dans l\u2019alimentation infantile.Des rapports de sources compétentes indiquent que des bébés n\u2018ayant que six semaines ont bien digéré des Légumes et Fruits Homogénéisés qui leur avaient été donnés sous surveillance médicale.Par suite de cela, beaucoup de méde- decins recommandent maintenant un supplément régulier d'aliments solides au régime lacté des bébés afin de les protéger contre l\u2019anémie qui résulte de la sous-alimentation.ÉCHANTILLONS GRATUITS La maison Libby\u2019s se fait toujours un plaisir d\u2019envoyer des échantillons, à titre gracieux, aux médecins qui en font la demande par écrit.10 ALIMENTS ÉQUILIBRES POUR BÉBES : Grâce à ces combinaisons de céréales, soupes, fruits et légumes homogénéisés, le Médecin peut facilement prescrire une variété d'aliments solides pour les bébés.Céréale \u2014 lait 1 Pois, betteraves, Citrouille, to- Pois, carottes, = = évaporé, blé 5 Pruneaux, jus asperges - com- = mates, haricots ® épinards \u2014 un = .d\u2019ananas, jus de plete le régime lacté et fournit un supplément de fer et de Vitamine C.6 Soupe \u2014 légu- = mes, foies de poulet, orge, avec tomates, carottes, céleri et un soupçon d'oignon frais pour donner du goût.Source importante de Vitamine A, riche en facteurs anti-anémi- ques.verts.Source de Vitamine A; fournit aussi du fer.Soupe maigre \u2014 légumes, farine de soya et d\u2019orge.La farine de soya est une excellente source de protéines.CAROTTES LIBBY, McNEILL & LIBBY OF CANADA LIMITED, CHATHAM, ONT.mélange d\u2019éléments nutritifs qui fournit de la Vitamine A et du fer.Bananes, pommes, abricots \u2014 fournit des hydrates de carbone facilement digestibles, et excite l'appétit.POIS Faits au Canada par complet, farine de soya, \u2014 cuite dans du lait, cette céréale fournit une bonne quantité de chaux et de phosphore \u2014 très énergétique.9 Pois, épinards, \" haricots Verts \u2014 une combinaison de légumes verts.Et, de plus, trois légumes seuls spécialement homogénéisés citron \u2014 aide à encourager l'évacuation normale.1 Tomates, ca- ® rottes, pois \u2014une délicieuse combinaison d\u2019ingrédients convenables.EPINARDS 886 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 c) Si la formule de Rona s\u2019applique parfaitement aux solutions salines, on ne peut tout de même pas assimiler le rérum sanguin à un milieu aussi simple.2) Méthode Rona modifiée par Behrendt et Collip.C\u2019est pourquoi ces auteurs ont préconisé une formule du type (PO* = Ca?= K) se basant sur l\u2019hypothèse qu\u2019une élévation du PO*- provoque la formation du (PO*)°Ca® maintenu en solution pour les colloïdes du sérum mais non ionisé.Causes d\u2019erreurs: a) Complexité du milieu reconnue par les auteurs.b) Cette formule repose sur une hypothèse.3) Méthode MacLean et Hastings.Ces auteurs ont constaté que le taux du calcium ionisé décroît à mesure que celui des albumines augmente.Ils proposent une méthode qui permet de calculer le calcium ionisé à l\u2019aide du calcium total et du taux des albumines.Cause d\u2019erreur: Cette technique est contrôlée par la mesure du pouvoir d\u2019excitation d\u2019un cœur de grenouille par le sérum analysé.Or, les physiologistes ne sont pas d\u2019avis que le seul facteur en cause, dans une telle expérience, soit le taux de calcium ionisé.Conclusions.Toutes ces méthodes, nous venons de le constater, sont indirectes et prêtent à des critiques sérieuses.Je crois pouvoir conclure: 1.Avec Chs.-O.Guillaumin: «La mesure du calcium ionisé, qui a cependant tant d\u2019importance, est celle pour laquelle nous sommes encore (1939) démunis d\u2019une méthode absolument précise.» 2.Est-ce qu\u2019il faudrait en déduire qu\u2019aucune de ces méthodes n\u2019est utile en clinique.Aucunement et différents auteurs les étudièrent à ce point de vue.a) Bigwood (Bruxelles obtient avec la formule de Rona et Takahashi une normale de 25 mgrs 0/00.b) MacLean et Hastings: 42.5 à 52.5 mgrs 0/00.c) Modifiant la méthode de MacLean et Hastings Guillaumin (Paris) obtient: 41 à 45 mgrs 0/00.3.Dans l\u2019interprétation d\u2019un dosage du calcium ionisé, il y a donc lieu de tenir compte des difficultés analytiques.Discussion.M.Yves CHAPUT.Le dosage du phosphore minéral donne-t-il des renseignements plus précis que le dosage du calcium?Le rapport inverse entre le phosphore et le calcium a-t-il un état de chose réel?M.P.RIOPEL.Cette question a été soulevée par Collip.C\u2019est à ce moment qu\u2019il a mis en doute la méthode de Rona et Takahashi et en a proposé des modifications.Les phosphates peuvent troubler le rapport entre le phosphore et le calcium.La méthode modifiée n\u2019est guère meilleure.Sur la fréquence du cancer du col utérin chez la femme mariée et la femme célibataire LEON GERIN-LAJOIE et A.LABERGE A l\u2019instar du Dr L.-C.Simard qui a fait un relevé de dix années de cancer du sein chez la femme, à l\u2019hôpital Notre-Dame, nous avons relevé toutes les biopsies positives d\u2019épithélioma du col utérin de 1929 à 1938 inclusivement.Il y a eu pour cette période de dix années un total de 175 biopsies positives.Nous avons tracé des graphiques qui expliqueront mieux que nous pourrions l\u2019écrire, les résultats de notre relevé.Pour remplir les conditions du graphique dans le tableau no 1, il fallut éliminer dix-neuf biopsies à cause de certaines lacunes dans les histoires de cas, absence de l\u2019âge de la patiente, du nom, etc.Dans le tableau ci-dessous, vous pourrez juger de la répartition de la fréquence des cas de cancer suivant l\u2019âge des patientes.Les cas de cancer les plus fréquents sont entre 35 et 45 ans, puis entre 45 et 55 ans.La plus jeune n\u2019avait que 21 ans et la plus âgée 78 ans.Nous n\u2019avons trouvé que 105 dossiers de malades ayant eu une ou plusieurs grossesses, avec une moyenne de sept grossesses par femme.Le graphique des femmes mariées avec grossesses donne le même sigma que le graphique de tous les cas de cancer du col utérin.Un troisième graphique aurait été intéressant, celui des femmes sans enfant et les célibataires.Malheureusement le nombre relevé est trop restreint pour qu\u2019il ait de la valeur.Enfin, un dernier graphique nous montre une étude comparative entre le cancer du sein et du col utérin.Il y a un semblant de similitude dans les deux cas.Epithélloma du col utérin.Il existe tout de même un parallèle un peu diffé- rent.Tandis que le nombre des femmes mariées se comporte vis-à-vis des célibataires comme trois ou quatre est à un dans le cancer du sein, il est dans le cancer du col utérin dans la proportion de cinquante à un et même plus.Les femmes mariées qui ont été enceintes avec les femmes mariées sans enfant sont dans la proportion de dix à un dans les cancers du sein.Dans les cancers du col utérin la proportion est de neuf à un.Les femmes mariées qui ont été enceintes et les femmes qui n\u2019ont pas été enceintes dans le cancer du sein sont de 2.3 à un.Dans le cancer du col le rapport est de huit à un, et il y a un fait à signaler: dissimilitude entre les rs L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 887 UNE UNITE RAT DE PROGYNON-B rg OV 0S svrof DIX UNITES 40 0° act INTERNATIONALES (et D'ŒSTRONE (THEELINE) NE ampoule de MILLE Unités Rat de Progynon-B (hormone ovarienne folliculaire) produit le même effet œstrogène qu\u2019une ampoule de DIX MILLE Unités Internationales d\u2019æstrone (theeline).! LE PROGYNON-B ET LE PROCYNON-DH Il est généralement reconnu que les x-æstradiols \u2014 Progynon-B (pour injections) et Progynon- | SONT DES PLUS ÉCONOMIQUES POUR LE DH (par voie buccale) \u2014 sont les hormones TRAITEMENT ŒSTROGÈNE.sexuelles féminines les plus actives dont on dispose, mais combien de médecins se rendent compte qu\u2019ils sont aussi, et de beaucoup les plus économiques?Des travaux faisant autorité ont nettement prouvé qu\u2019UNE ampoule de 1,000 Unités Rat de Progynon-B produit le même effet œstrogène que DIX ampoules de 1,000 Unités Internationales d\u2019œstrone (theeline).Comme le prix d\u2019une ampoule de 1,000 Unités Rat de Progynon-B n\u2019est qu\u2019une fraction du prix de dix ampoules de 1,000 Unités Internationales d\u2019æstrone ou theeline, il est évident que le Progynon-B est beaucoup plus économique.Le fait qu\u2019une unité rat Allen-Doisy équivaut à dix unités internationales a été nettement établi par les travaux de Whitman, Wintersteiner et Schwenk (J.Biol.Chem.118: 789 (mai) 1937) à l\u2019Université Columbia de New-York.Ceri fut corroboré par les essais D\u2019Amour et D\u2019Amour (Endocrinology 22: 583 (mai) 1938) à l\u2019Université de Denver.INDICATIONS DU .symptômes de la ménopause, vaginite sénile, prurit vulvaire, PROGYNON-B ET DU vaginite infantile gonococcique, infantilisme génital; et l\u2019amé- PROGYNON-DH norrhée, la dysménorrhée et la stérilité dues a l\u2019hypoplasie utérine.POUR PLUS AMPLES INFORMATIONS ÉCRIRE AU SERVICE DES RECHERCHES MÉDICALES SCHERING CN PTE Ea TRI YT 358, PLACE D'ARMES, MONTREAL; AR 888 cas de cancer du sein, plus nombreux chez les femmes non mariées ou n\u2019ayant pas eu d\u2019enfants et ceux de cancers du col utérin, plus nombreux au contraire, chez les femmes mariées avec enfants.Il semble bien ici que le traumatisme obstétrical ait joué un rôle capital dans la production du néopiusme, s\u2019il est exact que le traumatisme et l\u2019irritation constituent un facteur possible de détermination du cancer.Le peuple canadien-français étant reconnu commie très prolifique, existe-t-il plus de cas de cancer du col utérin chez nos Canadiennes françaises que chez les Canadiennes d\u2019autres races, toutes proportions gardées?À ceci nous ne saurions actuellement répondre mais il y aurait un travail intéressant à relever dans ce sens.Nous devons remercier le docteur L-C.Simard qui nous a fourni le matériel nécessaire pour monter cette statistique.Tableau no I 1929 30 31 32 33 34 35 36 37 38 20-24ans =- 1 - 1-1 =- - 1 - : 4 2.5% 25-20 \u201c - 2 - 1 2 - - 1 1 - : 7 10.2% 30-34 \u201c1 - 1 - - 1 2 - 2 2 :9 35-39 \u201c 11 - 4 - 4 6 3 4 1 :24 38.47%, 40-44 \u201c 1 3 2 4 6 2 3 5 4 5 :35 45-49 \u201c 1 1 4 4 3 2 3 5 3 5 : 31 32.50-54 * 1 4 - 4 2 4 1 1 2 - :19 55-59 \u201c - 1 - - 3 2 3 2 1 2 :14 14.4% 60-64 \u201c - 3 - 2 \u2014- 2 - - 2 - :39 65-69 $ - - \u2014 1 ~- - - - - = 1: 1 70-74 * - - - 1 - - = = 1-7 2 25% 75-79 \u201c4 \u2014 1 - - - - = = 1 5 17 7 22 16 18 18 17 21 15 :156 100% Tableau no II Epithélioma du col utérin Femmes mariées: 105 87.59, Femmes mariées sans enfant: 12 10.% Célibataires: 3 2.5% 120 100.% Tableau no III Parallèle entre Cancer du sein Cancer du col a) femmes mariées 3 ou 4 150-50 b) célibataires 1 1 a) femmes mariées avec grossesses 10 9 b) femmes mariées 1 1 sans enfant a) femmes mariées avec grossesses 2.3 8 b) femmes jamais 1 1 enceintes L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 Tableau no IV Classification par le nombre de grossesses 1 grossesse: 15 femmes 2 i\u201c 6 \u201c 3 [x3 5 ii 4 4 8 be 5 [as 10 \u201c 6 4 8 \u201c\u201c 7 il 8 ed 8 cé 5 LS 9 (ES 11 \u201c 10 \u2018 5 \u201c 11 LE 5 \u201c 12 4d 4 [X} 13 i 1 ce 14 cé 5 fl 15 (ES 5 \u201c 16 c 1 dl 17 LES 1 (21 27 if 1 4 738 grossesses par 105 femmes moyenne: 7 grossesses Discussion M.L.-C.SIMARD.De cette communication, il ressort un premier fait, c\u2019est que du point de vue social, le cancer du col est plus fréquent chez les femmes mariées que chez les femmes célibataires.Ceci diffère du cancer du sein qui est plus fréquent chez les célibataires que chez les femmes mariées.Ces statistiques deviendront plus intéressantes si on les compare aux statistiques des autres pays.On pourra peut-être alors montrer que le traumatisme obstétrical et ses séquelles peuvent être une cause indirecte de cancer; en comparant, par exemple, les statistiques du cancer du col chez les femmes des autres provinces et celles des femmes de la province de Québec, dont la maternité est plus élevée qu'ailleurs.M.R.SIMARD.Il est dit à la page IV: «Il semble bien ici que le traumatisme obstétrical ait joué un rôle capital dans la production du néoplasme, s\u2019il est exact que le traumatisme et l\u2019irritation constituent un facteur possible de détermination du cancer.» Il est vrai que expérimentalement on ait pu favoriser l\u2019apparition du cancer par traumatisme, mais il s\u2019agit de traumatismes répétés très fréquemment.Est-il exact de penser que le traumatisme obstétrical jouerait un rôle dans la détermination du cancer du col?J\u2019en doute.N\u2019est-il pas plus logique de penser à l\u2019hypothèse la plus couramment admise actuellement, l\u2019hypothèse humorale.M.Georges LECLERC.En 1938, durant l\u2019été, il y a eu quatre cas de cancer du col, et les quatre patientes étaient spécifiques.Il serait intéressant de calculer le nombre de cas de spécificité dans les cancers du col.ete. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 Toutes les Indications de 1,æ |'|lODE et des IODURES THUCEROHEDDONDUSSESRONEOUNOSORDENTURHONEE lODOGÉNOL DEERE EET ER P E PI N = a muse Pas d\u2019lodisme EE AGENT GENERAL: J.EDDE L* - MONTREAL - TRÉPHONYL Sérum hémopoiétique - Foie fœtal - Tréphones embryonnaires FLACONS - AMPOULES SIROP Anémies intenses 1 à 2 ampoules par jour dans 1/4 de verre Convalescences d'eau, par voie buccale loin des repas.Déficiences organiques Troubles de la croissance 1 cuillerée à potage (enfants une cuillerée Allaitement à café) avant les trois principaux repas.Laboratoires du D' ROUSSEL, 97, rue de Vaugirard, PARIS Agents pour le Canada : J.EDDE L', New Birks Bldg, MONTRÉAL 889 890 M.Paul BOURGEOIS.Dans les cas des célibataires, serait-il possible de les diviser en vierges et non- vierges.M.Roma AMYOT.Après ce que nous 4 dit le Dr L.-C.Simard au sujet de la plus grande fréquence des cancers du sein chez les célibataires que chez les femmes mariées, je ne comprends pas le tablau no III de cette communication où on lit: « Cancer du sein» a) femmes mariées 3 ou 4 b) célibataires 1 Que signifie aussi le rapport: « Cancer du col ».a) femmes mariées 150-50 b) célibataires 1 M.L.-C.SIMARD.Le nombre de femmes mariées dans la province est plus élevé que celui des célibataires.Dans le cas de cancer du sein, celui-ci est relativement plus fréquent chez la célibataire que chez la femme mariée, tandis que pour le cancer du col c\u2019est exactement le contraire.M.A.LABERGE, Au point de vue de l\u2019association syphilis et cancer, cette question a déjà été mise à jour, et on nie totalement que le cancer soit causé par la syphilis.Nous n\u2019avons pu établir la proportion chez les célibataires, des femmes vierges et non-vierges.Dans le tableau no IIL.le rapport 150-50 est exact 1 et est dû au fait qu\u2019il y avait deux filles ayant eu chacune une grossesse.Quant à la question du traumatisme obstétrical comme cause de cancer et la question de l\u2019hypothèse humorale, je ne suis pas en mesure d\u2019y répondre.M.L.GERIN-LAJOIE.Le Dr R.Simard a parlé de l\u2019hypothèse humorale comme cause de cancer, c\u2019est-à-dire que la folliculine sécrétée en trop grande quantité pourrait conduire à la production du cancer.Cette hypothèse est très juste, mais en temps qu\u2019hypothèse seulement.Les travaux à ce sujet ne sont pas encore au point.Quant à la question du traumatisme obstétrical, il ne s\u2019agit pas en effet de traumatisme très souvent répété et la lésion peut guérir après chaque traumatisme.Mais il reste souvent de la métrite cervicale qui, elle, n\u2019a pas toujours tendance à guérir.Et c\u2019est sur elle que les cancers peuvent se greffer.C\u2019est donc par ce mécanisme que le traumatisme obstétrical peut jouer un rôle dans l\u2019apparition du cancer.Au sujet du «birth control », je ne suis pas sûr que l\u2019on puisse faire des statistiques.D\u2019ailleurs, il y a bien des facons de pratiquer le «birth control\u201d.Il y a d\u2019abord la méthode d\u2019Ogino-Knauss; elle donne certains résultats mais qui ne doivent pas entrer ici en ligne de compte.Notre collègue veut proba- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 blement parler de certains appareils introduits dans le vagin de la femme pour contrôler la maternité.Ces appareils, d\u2019ailleurs.varient beaucoup.J'ai déjà exprimé mon opinion à ce sujet lors d\u2019une controverse retentissante en Ontario sur le «birth control\u201d, en montrant le danger de ces appareils.Ces codoms placés au niveau du col peuvent causer de l\u2019irritation et ainsi favoriser le cancer.Nous avons vu des épithéliomas survenir derrière pessaires.des Je ne crois pas que nous puissions relever des statistiques en ce sens dans la province de Québec.Il serait plus facile de poursuivre une telle étude en Ontario où il existe des institutions qui se font les propagandistes du «birth control ».Nous ne sommes pas préts a dire gue ces méthodes sont des causes de cancer, mais qu\u2019elles peuvent l\u2019être.Réflexions en marge d'un cas d'ulcère du duodénum ARMAND GRATITON Ayant eu a traiter derniérement presque en méme temps quatre cas d\u2019ulcères de l'estomac dont deux se sont compliqués d\u2019hématémèse formidable, le même jour, nous avons cru intéressant de vous en présenter un dont l\u2019évoiution est assez curieuse et qui suscite maintes réflexions.En résumé, il s\u2019agit d\u2019un homme do 3S ans qui souffre de troubles digestifs depuis février 1938 caractérisés par des douleurs au creux épigastrique, pyrosis survenant deux À trois heures après les repas et soulagés par bicarbonate de soude.Hospitalisé du 26 octobre au 7 décembre 1938, malgré radiographie et gastroscopie, on n\u2019a pu en venir à un diagnostic précis et on en a ronclu à une cholécystite chronique tout en suggérant au malade de revenir pour une laparotomie exploratrice si les troubles digestifs réapparaissaient.Nous le voyons à notre bureau le 30 septembre 1939 pour les mêmes troubles digestifs réapparus depuis 244 mois.Nous constatons alors une douleur au point vésiculaire et à la pointe du sternum.Nous lui prescrivons des poudres alcalines.des antispasmodiques et le malade reçoit en plus 21 injections intramusculaires de solution d\u2019histidine à 4%.Résultat pratiquement nul.Nous conseillons alors une intervention que le malade refuse.Il continue pour un certain temps l\u2019usage des médicaments et finalement, découragé, il abandonne tout.Cependant il souffre de plus en plus et subitement le 17 janvier il fait hématémèse considérable.Hospitalisé d\u2019urgence, le malade tombe dans le délire le lendemain de son arrivée et n\u2019en sort qu\u2019au bout de trois jours.On constate alors un L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 891 E y ll error 2 HHH 22 a Io 21 LES TRANCHAE \u201cRIB-BAC ui offrent Ont ce nt fa me IB eu i réalabl ab esl ristiq ttent atteindre pl de yo n aa la | ne l\u2019efficacité de la u point ve économique, oupe et le longue durée des lames \u201cRIB- BACK\u201d les rendent recommendables comme e les instruments de moindre résistance.Is 47 \u2019Demandez-les à à votre Fournisseur BARD- PARKER COMPANY, Ine.DANBURY, CONNECTICUT IH | BARD 2 2.\" EL UC - 892 ictère qui ne persiste que quelques jours.Au bout de deux semaines, il est transféré en médecine et on assiste alors à l\u2019apparition d\u2019un ballonnement important puis d\u2019un œdème presque généralisé: bouffissure de la face, ascite et œdème des membres inférieurs qui ne sont pas encore complètement disparus surtout en ce qui regarde l\u2019ascite.Cependant, le malade ne souffre plus, et à peine accuse-t-il un léger ballonnement après son repas du soir.Une radiographie récente a montré un ulcère duodénal très évident.Que va-t-il advenir de ce malade?Quelle est la cause de cet ascite?Devrait-il y avoir intervention chirurgicale?Et laquelle?En résumé: Symptômes multiples et divers de l\u2019ulcère de l\u2019estomac qui font parfois errer le diagnostic.Importance de la périodicité des crises pour confirmer diagnostic de l\u2019ulcère.& Le traitement médical faisant échec devons-nous attendre les grandes complications pour intervenir?Côté social.Hospitalisation longue et coûteuse.Travail pénible ou impossible.Discussion M.Yves CHAPUT.On a l\u2019impression qu\u2019il s\u2019agit ici de deux maladies différentes.Le patient a fait une poussée d\u2019ictère avec ascite telle qu\u2019on la voit dans la cirrhose.\u2018 Si je n\u2019avais pas vu la radio, j'aurais pensé qu\u2019il s'agissait de duodénite avec cirrhose.Mais après examen radiographique, il s\u2019agit vraisemblablement d\u2019ulcère post-bulbaire avec duodénite constrictive.La question d\u2019ulcère est donc bien établie, mais la question de l\u2019ascite l\u2019est moins.S\u2019il s\u2019agit d\u2019une maladie \u2018du foie, quelle est son origine?Au sujet de l\u2019intervention chirurgicale, ce ne serait pas ici un bon cas.M.P.RICARD.Dernièrement, j'ai eu un cas analogue avec hématémèse importante.À l\u2019intervention.J'ai trouvé une cholécystite caleuleuse avec cirrhose.Il n\u2019y avait pas d\u2019ulcère.Il pourrait peut-être s\u2019agir de cirrhose ?Le drainage de la vésicule a amélioré notre malade.M.R.DUFRESNE.Nous sommes en présence du triple problème: cholécystite, hépatite et ulcère.Dans le cas du Dr Ricard, la radiographie avait- elle nettement montré une image d\u2019ulcère?Ici, peut- être, les deux maladies existent-elles.Les facteurs hépatiques qui compliquent l\u2019évolution de l\u2019ulcère ne contre-indiquent pas nécessairement l\u2019intervention, mais, ils la retardent.Il faudrait que ce malade eût un repos de quelques mois et alors, on pourrait faire une gastro-antéros- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULIETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 tomie de dérivation permettant d\u2019envisager plus sûrement l'avenir.Sans quoi, ce malade peut faire une nouvelle hématémèse et en mourir.Il va faire sûrement de la périduodénite l\u2019empêchant de gagner sa vie.Il demeurera un infirme au repos et au régime sévère tandis qu\u2019en l\u2019opérant, il pourrait peut-être recouvrir une activité modérée.\"M.A.GRATTON.Jai présenté ce malade justement pour le problème diagnostic qu\u2019il suscite.Il est probable qu\u2019il y ait deux maladies concomitantes.Il y a deux ans les troubles hépatiques ont été constatés mais les symptômes étaient flous et l\u2019intervention chirurgicale a été retardée.Si on avait fait une laparotomie, peut-être aurait- on constaté l\u2019ulcère et la cirrhose?Le travail de cet homme consiste à goûter des crèmes, des essences, etc, ce qui ne doit pas être particulièrement indiqué pour son foie.La radio semble montrer, d\u2019une façon évidente, la présence d\u2019un ulcère.Si on pouvait pratiquer la laparotomie, peut-être pourrions-nous répondre.Nous pourrions éliminer le côté duodénal et soulager le malade.Si nous attendons, nous risquons certainement des accidents ultérieurs.Granulome à corps étranger et tuberculose scrotale © PAUL BOURGEOIS et L.FOURNIER R.P., 37 ans vient consulter au dispensaire d\u2019urologie le 9 janvier 1940 pour des malaises au scrotum.Il nous raconte qu\u2019il y a quelque temps au cours de son sommeil un coup de genou mal appliqué, lui aurait fait \u201ccraquer le sac des parties».Un examen rapide nous permet de constater du côté droit une légère perte de substance avec des bords irréguliers: l\u2019épiderme est décollé; le fonds de la craquelure laisse suinter un liquide sanieux non odorant.Nous l\u2019hospitalisons avec un diagnostic de gomme tuberculeuse du scrotum et avec l\u2019intention de lui faire une résection scrotale.Un nouvel examen fait dans le service interne nous permet de contrôler les faits suivants: Une T.B.pulmonaire évolutive de la base pulmonaire droite et du sommet gauche avec des crachats négatifs, L'analyse microscopique des urines est négatif RE: Koch.On note dans les deux aines de nombreux ganglions gros et peu mobiles.Le scrotum présente deux fistules près de l\u2019angle inguino-pubien; le palper permet de sentir dans l\u2019épaisseur de la paroi scrotale gauche une masse molle allongée indépendante des épididymes qui ne semblent pas modifiés.Les testicules sont normaux.Le L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 893 GLOBEXINE est indiquée e 0, | A nes oy 7s les , te a\" ce Cx O ls \u2019 Wir Stop | \\e® & Hs 20 ON ~~ re > oF \u201cHoge | DEPRESSIONS PHYSIQUES ET NERVEUSES \u2014 ASTHENIE Sp + + Au cours des INFECTIONS locales et générales comme important appoint | aux thérapeutiques habituelles.\u2014 Au cours de toutes HEMORRAGIES AMPOULES BUVABLES DE 10 cc.Laboratoires des Produits Scientia, Paris.Agents exclusifs: Herdt & Charton, Inc.\u2014 Montréal, Paris. 894 toucher rectal montre une prostate petite, molle sans noyaux.Aucun trouble urinaire.Le 12-1-40, une petite incision inguinale gauche nous permet d\u2019enlever un ganglion gros, assez dur, très adhérent et présentant une péri-adénite marquée.Un examen histologique est demandé.On complète par une résection scrotale atypique, enlevant toutes les parties ramollies du scrotum, ainsi que les fistules.Guérison par seconde intention avec l\u2019aide des rayons ultraviolets.Congé pour service externe le 8-2-40.Rapport anatomopathologique \u2014Dr Simard: RE: Ganglion de Paine gauche: La tuméfaction inguinale est constituée par un granulome de corps étrangers dont les cavités sont remplis par une substance graisseuse.Il est possible que cette substance provienne d\u2019injections locales antérieures.La lésion scrotale infiltrée secondairement et fistu- lisée présente une lésion inflammatoire aiguë avec tissu de granulation et cellules géantes.La lésion scrotale paraît être une tuberculose secondairement infiltrée.À la suite de ce rapport nous avons demandé à notre malade si, déjà il avait reçu des injections dans ses aines.Il y a 18 ans, il fut traité au Royal Victoria pour un « Poulin ».Après incision, il reçut dans les deux aines des injections de substances de différentes couleurs.Conclusions.Nous avons cru ce cas intéressant parce qu\u2019il explique bien la formation des granulomes par corps étrangers.Nous nous accusons bien humblement de notre questionnaire insuffisant, qui mieux fait, nous aurait permis de poser le diagnostic avant d\u2019avoir recours à l\u2019examen anatomo-pathologique.Nous nous permettons de rappeler que les graisses minérales, qui servent de support à certaines substances médicamenteuses (huile grise, huile camphrée.huile bismuthée) de même que la paraffine et la vaseline sont souvent les points de départ de ces granulomes à corps étrangers.Le traumatisme a vraisemblablement révélé, par l\u2019infection secondaire surajoutée, la lésion tuberculeuse latente des parois du scrotum.L\u2019absence de lésions ou plutôt de troubles fonctionnels urinaires, indique une non-participation des épididymes des testicules, de la prostate, de la vessie et des reins.Nous nous sommes même demandé, à un certain moment, si la lésion scrotale ne relevait pas elle aussi des substances huileuses injectées.Discussion M.P.BOURGEOIS.Nous avons reçu une lettre L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 de l\u2019hôpital Victoria portant le diagnostic d\u2019uréthrite gonococcique avec bubon gauche.Incision du bubon: pus, mèche iodoformée à 10%.Ceci confirme encore notre diagnostic de granulome à corps étranger.Leucémie lymphoide GEORGES HEBERT et GEORGES LECLERC Adolphe Sal., 53 ans (Dossier 1888-1940), se présente à l'hôpital Notre-Dame, le 28 février 1940, | pour les symptômes suivants: 1.Amaigrissement considérable depuis 4 mois.En octobre 1939, il pesait 260 livres.Aujourd\u2019hui, son poids est de 180 livres.2.Faiblesse progressive surtout évidente aux jambes.3.Dyspnée au moindre effort.4.Transpirations très abondantes la nuit.5.Impuissance sexuelle complète depuis 6 mois.6.Surdité et bourdonnements de l\u2019oreille droite depuis 15 jours.Antécédents.Chancre à 42 ans.Traité par un onguent et par 18 à 20 injections dans les bras.Blennorrhagie à 47 ans.Une sœur et trois frères sont morts de tuberculose à 32, 21, 16 et 15 ans respectivement.Métier: travaille le fer.Habitudes: De l\u2019âge de 16 ans jusqu\u2019à l\u2019âge de 50 ans, il prenait environ une chopine de whisky à chaque fin de semaine.\u2019 Examen objectif.Patient ambulant qui porte un gros ventre hémisphérique, solide et très proéminent.Pâleur terreuse des téguments.Dyspnéique au moindre effort.Anxiété légère.Front plissé.Pouls: 88.Respiration: 20.Température: 98 4/5.P.A.bras gauche: 136/80.Poids: 180 livres.Petits ganglions à la région latéro-cervicale gauche.Nombreux ganglions ayant le volume d\u2019une fève aux régions sus-claviculaires droite et gauche.Ganglions axillaires, mobiles sous la peau et sur les plans profonds.Dans l\u2019aisselle gauche, plusieurs ganglions sont agglomérés et forment une masse du volume d\u2019un jaune d\u2019œuf aplati.Les autres ganglions ont les dimensions de petits marbres aplatis.Les aines sont remplies par des masses de ganglions soudés les uns aux autres, non adhérents à la peau ni aux plans profonds.Macroglossie moyenne.La pointe du cœur bat dans le 4e espace à 11 cm.de la ligne médio-sternale, juste au-dessus du mamelon gauche.Souffle systolique à la base avec intensité maxima au niveau du sternum.Matité des deux bases pulmonaires.Léger œdème de la paroi du dos et de la face interne des malléoles.a PWN yg L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 89 Relâchement osmotique avec SAL HEPATICA pour éliminer doucement les déchets de l\u2019intestin L'équilibre osmotique réalisé par Sal Hepatica, à dose recommandée, crée la masse liquide dans l\u2019intestin.Doucement et légèrement, cette masse liquide débarrasse l'intestin de ses déchets par la stimulation du péristaltisme, par la lubrification et le nettoyage.Si l\u2019hyperacidité gastrique ou un ralentissement de l\u2019écoulement de la bile accompagnent la constipation, Sal Hepatica peut également être efficace en neutralisant l\u2019excès d\u2019acidité gastrique et l\u2019action cholérétique.BRISTOL-MYERS COMPANY 1241-F, rue Benoît, Montréal, Canada 896 L\u2019abdomen est globuleux et solide.Il ne pend pas sur le pubis en position debout.Il est un peu étalé sur les flancs en position couchée.Suit les mouvements de la respiration.Ne semble pas contenir beaucoup de liquide.Circonférence de 43 pouces.A l\u2019inspection, on note une légère surélévation transversale juste au-dessous des fausses côtes gauches.La paroi abdominale n\u2019est pas épaissie.À la palpation, on sent plusieurs masses irrégulières, dures et bosselées ayant à peu près le volume et la forme d\u2019un poing fermé et situées à des distances variables de la paroi.Ces masses semblent être des agglomérations de ganglions dans le mésentère et le grand épiploon.La percussion de l\u2019abdomen est alternativement mate et sonore.Le foie mesure 13 cm, et déborde les fausses côtes de 4 cm.Son bord inférieur est difficilement percutable mais facilement palpable.La rate ne peut être percutée ni palpée avec certitude.Bloc sanguin: 28 février 29 février 5 mars Globules rouges: 1,725,000 1,800,000 1,600,000 Globules blancs: 123,000 132,000 112,000 Hémoglobine: 45% 559, 45% Valeur globulaire: 1.3 1.5 1.3 Poly.neutro.: 1% 3% 3% Grands mono.: ¢ 1% 2% 1% Lymphocytes: 96% 95% 96% Poly.éosino.: 1% 0% 0% Myélocytes: 1% 0% 0% Plaquettes sanguines: 200,000 (normal 250,000 \u2026\u2014 500,000) Réticulocytes: 1% ( \u201c 0 à2% ) Volume globulaire: 209, ( * 459, ) Index volumétrique: 1.37 « * 0.85 à 1.15 ) Temps de saignement: 43 minutes (normal 2 - 5mi.) Temps de coagulation: méthode de la pipette: 33 minutes (normal i.) 4à 6mi méthode de la lame de verre: 10 minutes ( ** 10 à 15 mi.) Signe du lacet: négatif.Rétractilité du caillot: retardée et incomplète.Myélogramme (ponction sternale).Poly.neutro.: 1 normal 24 Poly.éosino.: 1 Métamyélocytes: 0 10 M yélocytes: 2 30 Promyélocytes 0 1 Cellules souches: 1 1 Lymphocytes jeunes: 13 0 Lymphocytes: 74 6 Grands lymphocytes: 4 8 Grands mono.: 0 2 Normoblastes: 1 15 Mégaloblastes; 3 2 TOTAL: 100 100 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 BW.\u2014\u2014\u2014+++++ Kahn + + + + Métabolisme basal: + 59%.R.X.Pulmonaire: Pas de ganglions médiastinaux.Intérêt de la Communication : 1.Rareté relative de la leucémie lymphoïde (environ 15% des leucémies).2.Forme spéciale de leucémie avec nombreuses masses abdominales, Discussion M.R.AMYOT.Quelle est la signification du métabolisme basal élevé dans la leucémie lymphoïde?La leucémie lymphoide est-elle une maladie primitive des ganglions lymphatiques ou de la moelle osseuse?Au point de vue physiologie, le lymphocyte vient-il des ganglions lymphatiques ou de la moelle osseuse?M.Georges HEBERT.Le métabolisme basal élevé est un phénomène que l\u2019on retrouve dans toutes les leucémies, myéloïdes et lymphoïdes.Mais, nous n\u2019avons trouvé nulle part d\u2019explications satisfaisante à ce sujet.Dans la leucémie lymphoide, le métabolisme basal est généralement au-dessus de 45.La leucémie lymphoïde est certainement une maladie primitive des organes lymphoïdes; c\u2019est seulement secondairement que la moelle osseuse intervient dans le processus.Le fonctionnement de la moelle est d\u2019ailleurs troublé par l\u2019accumulation des lymphocytes à son niveau.Quant à l\u2019origine des lymphocytes, je suis encore d\u2019avis qu\u2019ils proviennent des organes lymphoïdes, ganglions en particulier mais le Dr L-C.Simard pourrait peut-être nous donner son opinion à ce sujet.M.L.-C.SIMARD.Normalement, les lymphocytes sont fabriqués par les organes lymphoïdes.Dans les leucémies, il peut y avoir métaplasies.Ainsi dans la leucémie myéloïde, les ganglions lymphatiques peuvent donner naissance à des myélocites.Le Secrétaire des Assemblées Scientifiques, Georges HEBERT, L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 897 STASE INTESTINALE.la oii une aide mécanique est indiquée \u2014 GRANAY A, gomme karaya de Squibb.Granaya absorbe l\u2019eau très facilement et forme une masse gélatineuse uniforme et non dangereuse.Granaya ne produit pas d\u2019accoutumance; son action est douce, il se prend facilement, ne contient aucun médicament irritant; ne cause aucun effet délétère sur l\u2019absorption d\u2019aliment ou de Vitamine À.Les granules sont enrobés d\u2019une couche contenant des ingrédients aromatisés afin d\u2019en augmenter leur saveur agréable.L\u2019épaisseur de l\u2019enrobement est si bien proportionnée que l\u2019eau ne peut les pénétrer, de sorte qu\u2019ils ne peuvent gonfler.Cependant, l\u2019enrobement se dissout rapidement lorsque les granules de Granaya atteignent l\u2019estomac ou l'intestin.Un choix méticuleux de la gomme de karaya employée dans le Granaya, en plus du procédé d\u2019épuration spécial de Squibb, assurent sa pureté exceptionnelle et l\u2019exemption de substances étrangères indésirables.Les granules sont de grosseur uniforme \u2014 sans poudre.Granaya de Squibb se vend en paquets de 4 onces, 10 onces et 24 onces.Dose: 1 ou 2 cuillerées à thé avec de l\u2019eau après les repas.Granaya de Squibb, avec Cascara, se vend aussi en paquets de 4 onces, 10 onces et 24 onces.Dose moyenne: 1 cuillerée a thé apres les repas ou 2 cuillerées a thé au moment du coucher.la où un traitement généralisé est indiqué à cause d\u2019une carence en Vitamine B \u2014 SIROP DE COMPLEXE VITAMINIQUE Be Dans un travail élaboré, Borsook et ses collaborateurs * ont démontré que 146 patients sur 151, souffrant de constipation, ont été soulagés par un régime approprié et l'administration de Complexe Vitaminique B, comme supplément au régime.Macy, Brown et leurs collaborateurs * ajoutèrent un supplément de Complexe Vitaminique B au régime de 113 femmes sous-alimentées et à celui d\u2019enfants souffrant de constipation et ayant fait usage de laxatifs d\u2019une façon régulière.En moins de deux semaines il y eut une amélioration du fonctionnement intestinal chez 83% de ces patients.Des faits semblables ont été rapportés par plusieurs autres cliniciens.Le Sirop de Complexe Vitaminique B de Squibb est une préparation très concentrée, d\u2019une saveur agréable, à base de tous les facteurs connus dans le terme \u201cComplexe Vitaminique B\u201d.Chaque cuillerée à thé de 5 cc.fournit: 200 unités internationales de Vitamine B,.50 gammas de Riboflavine (Ba).500 gammas (approx.) de Vitamine B,- 125 unités J-L (approx.) élément filtré.Riche également en élément antipellagreux (acide nicotinique) il renferme probablement le facteur W et la Vitamine B.Se vend en flacons de 3 onces, 6 onces et 12 onces.Le Complexe Vitaminique B se vend aussi en capsules, en flacons de 235, 100 et 250.* Am.J.Digest.Dis.& Nutrition, 5: 246.* |.Am.Dietet.A.10: 29.Pour renseignements supplémentaires, écrivez à 36 Caledonia Road, Toronto.E-R:SquIiBB & SONS OF CANADA, Ltd.Fabricants de Produits Chimiques pour le Corps Médical depuis 1858. NOUVELLES LE TRAVAIL DES UNITES SANITAIRES DE LA PROVINCE Avce le retour de l\u2019été, le travail des cliniciens en tuberculose et cn puériculture prend une ampleur de plus en plus considérable si bien qu\u2019au cours du mois de juin dernier, on a examiné pour la tuberculose 3,729 personnes et 10,827 bébés dans les cliniques de puériculture.C\u2019est ce que déclarait rée-mment le ministre provincial de la Santé, l\u2019honorable Henri Groulx.«Les visiteuses d\u2019hygiène, ajoute l\u2019hon.M.Groulx, ont vu à domicile 12,171 bébés et 13,493 enfants d\u2019âge préscolaire.On a tenu 670 cliniques de puériculture et 125 cliniques de tuberculose.» Voici d\u2019ailleurs les chiffres communsqués par l\u2019hon.M.Groulx touchant le travail effectué par le personnel des Unités sanitaires au cours du mois de juin: VACCINATIONS ET IMMUNISATIONS Vaccinations contre la variole: 1,849; contre la typhoide: 137; immunisations contre la diphtérie: 1,617.Ajoutons a cela que 10,759 enfants reçurent une première injection contre la diphtérie pendant cette période.MÈRES ET BÉBÉS Mères et bébés bénéficièrent également des Unités sanitaires au cours de juin dernicr.On a donné 57 conférences sur l\u2019hygiène maternelle; 562 démonstrations privées; 5 démonstrations publiques (avec une assistance de 487 personnes).2,077 !visites \u2018 pré-natales furent faites et 2,451 post-natales.Aux 670 cliniques de puériculture et à l\u2019examen de 10,827 bébés, il faut ajouter l\u2019examen de 6,045 enfants d\u2019age pré-scolaire.Quant à l\u2019hygiène scolaire, on constate que 3,649 enfants furent examinés.On a donné 38 cours de nutrition devant une assistance moyenne de 2,239 personnes.INSPECTIONS ET LABORATOIRES Les inspections sanitaires effectuées au cours de juin atteignent le joli nombre de 7,473 réparties comme suit: logements visités: (nuisance) 366; établissements de coiffure: 130; écoles: 485; laiteries: 620; vacheries: 418; abattoirs: 284; marchés publies: 712; autres établissements de victuailles: 2,072; aqueducs: 96; puits: 377; autres insp ctions: 1,913; aliments confisqués: 5,179 livres.Le travail des laboratoires en ce qui concerne les Unités sanitaires porta sur les divers échantillons transmis au laboratoire provincial à Montréal: soit 821 prélèvements d\u2019eau, 706 prélèvements de lait, 189 prélèvements pour diphtérie, 81 prélèvements pour typhoïde et 475 prélèvements pour tub\u201dreulose.MALADIES CONTAGIEUSES La lutte aux maladies contagieuses et le travail de l\u2019épidémiologie se continuent dans toutes les branches de l\u2019activité du ministère provincial de la santé.Au cours de juin, 259 enquéles épidémiologiques furent faites.On répartit le travail fait dans ce domaine comme suit: cas déclarés: 390; cas non déclarés, mais dépistés: 499; maisons visitées: 638; maisons affichées: 113; contacts et cas suspects examinés: 1,300; exclusions des écoles: 250.125 cliniques de tuberculose furent tenues et 3,729 personnes examinées.Les cas positifs nouveaux atteignent 194 et les cas positifs revus sont au nombre de 329.Les cas vus à domicile se chiffrent à 1,241.TRAVAIL DE PROPAGANDE Le travail de propagande des Unités sanitaires qui donnent de si bons résultats et qui assurent une diffusion de plus en plus grande de l\u2019hygiène à travers la province et chez nos populations a été considérable au cours de juin.En voici le bilan: conférences d'hygiène générale: 118; assistance: 13,766; cours aux Jeunes filles: 6; leçons de secourisme: 26; cig cf 4 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 899 Khume des joins ?\u2018CORYPHEDRINE: SYNERGIE MÉDICAMENTEUSE ANTIDYSPNÉIQUE et DÉCONGESTIVE SOUS FORME de COMPRIMES RENFERMANT: acide acétylsalicylique .O gr.50 chlorhydrate d\u2019Ephédrine lévogyre .0 gr.015 Prise dès l'apparition des premiers symptômes du rhume des foins, la Coryphédrine apporte un soulagement presqu'immédiat.Si le rhume des foins est nettement me Primes, tubes déclaré, tous les symptômes pénibles AUTRES INDICATIONS: et douloureux qu\u2019il engendre seront Infections saisonnières toujours atténués par l'administration des voies respiratoires.de la Coryphédrine.« Coryza © + Rhinites Présentation: Sinusites Tube de 20 comprimés e Trachéo-bronchites Flacon de 100 comprimés.LABORATOIRES POULENC FRÈRES Du CANADA, Ltée 204, Place Youville - Montréal 900 représentations cinématographiques: 42; im primés distribués: 39,106; communiqués aux journaux: 80; familles visitées par les visiteuses d'hygiène: 16,488.o-& 0 HOPITAL DU SACRE-CŒUR Cartierville Séances cliniques du 26 au 31 août 1940 Comme l\u2019an dernier, l\u2019hôpital du Sacré- Cœur offrira du 26 au 31 août inclusivement, une semaine de leçons cliniques sur le Problè- \u201c me Social de la Tuberculose pulmonaire.Le programme de cette année étudiera les traitements actuels de la tuberculose pulmonaire.Tous les médecins sont cordialement invités à ces matinées cliniques qui sont absolument gratuites.PROGRAMME Lundi 26 août de 9 hrs à 10 hrs am.PRÉSIDENT: Dr Albert LeSage, doyen de la Faculté de Médecine.Rôle de l\u2019organisation sociale dans la lutte contre la tuberculose.Dr J.-A.Jarry.Mardi 27 août de 9 hrs à 10 hrs a.m.PrésIDENT: Dr J.-FE.Desrocher, président du Collège des Médecins.La Tuberculose est une maladie contagieuse.Dr A.Foley.Mercredi 28 août de 9 hrs à 10 hrs a.m.PRÉSIDENT: Dr A.Groulx, directeur du Service de Santé Municipal.B.C.G.Dr A.Frappier.Jeudi 29 août de 9 hrs à 10 hrs am.PRÉSIDENT: Dr A.-M.Cholette, président de la Fédération des Sociétés Médicales de la province.Valeur des méthodes employées pour le dépistage de la Tuberculose pulmonaire.Dr Léo Ladouceur.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 Vendredi 30 août de 9 hrs a 10 hrs a.m.PRÉSIDENT: Dr L.Verschelden, président du Conseil médical.Organisation de la lutte antituberculeuse dans la province de Québec.Dr Lasalle Laberge.Samedi 31 août de 9 hrs à 10 hrs a.m.PrisipeNT: Dr J.-A.Couillard, aviseur technique au Ministère de la Santé.Réadaptation et assistance post-sanatoriale.Dr Paul Dufault, Rutland, Mass.N.B.\u2014 Ces conférences seront suivies de cliniques dans les différents services de 10.30 à 11.30 heures, chaque matin.De cette façon, les médecins pourront, à leur gré, faire du travail personnel.ee ++ COURS DE PERFECTIONNEMENT EN PEDIATRIE Hôpital de la Miséricorde 1051, rue Saint-Hubert, Montréal Directeur: M.le Pr agrégé PAUL LETONDAL Comme l\u2019an dernier, un cours de perfectionnement sur la pathologie digestive du nourrisson aura lieu à l\u2019hôpital de la Miséricorde.Ce cours \u2014 qui comprendra dix leçons \u2014 sera donné, du 3 au 7 septembre, par le docteur Paul Letondal, professeur agrégé de Pédiatrie à la Faculté de Médecine, avec la collaboration des professeurs agrégés Hector Sanche et Gaston Gosselin et avec le concours des docteurs Daniel Longpré, Albert Guilbeault, Henri Charbonneau, Albert Jutras, Gilbert Brisebois et Léon Journet.Les leçons auront lieu l\u2019après-midi, de 4 à 6 heures, à la salle Saint-Joseph, et seront suivies de projections.Pendant cette semaine, tous les matins, de neuf heures à midi, à la Crèche, conférences de séméiologie et de thérapeutique digestive avec présentation de malades. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 901 POUR UNE HYGIÈNE MENSTRUELLE MODERNE ACCEPTÉ POUR PUBLICITÉ DANS \u201cLE JOURNAL OF THE AMERICAN MEDICAL ASSOCIATION\".Un tampon a action capillaire positive La facilité avec laquelle un tampon menstruel Tampax absorbe l\u2019écoulement menstruel provient de l\u2019action capillaire positive de son coton chirurgical à longues fibres.Cette faculté d\u2019absorber le liquide à un endroit et de le répartir également dans toute l\u2019étendue, peut se démontrer d\u2019une façon convaincante en plongeant un des bouts du tampon sec dans un verre d\u2019eau \u2014 laissant l\u2019autre bout dépasser largement le dehors du verre.Le tampon, comme une mèche, attirera infailliblement l\u2019eau jusqu\u2019au bord pour imbiber le bout libre.Cette action capillaire absolue empêche tout arrêt d\u2019écoulement menstruel \u2014 puisque, avec une égale sûreté, il attire le flux menstruel du col utérin, En plus de cette protection efficace, la facilité et la commodité d\u2019usage de Tampax plaisent beaucoup aux femmes.Le tampon comprimé s\u2019introduit au sommet de la cavité vaginale au moyen de son applicateur ingénieux.Les piqûres spéciales entre-croisées empêchent le tampon de se désagréger lorsqu\u2019il se dilate à sa pleine capacité in situ, et une ficelle à l\u2019épreuve de l\u2019humidité permet son retrait facile.Pour votre commodité servez-vous du coupon ci-dessus pour la demande d\u2019échantilions pour la démonstration à vos patientes.CANADIAN TAMPAX CORPORATION Ltd.| 150 DUCHESS STREET - TORONTO, ONTARIO CANADIAN TAMPAX CORPORATION LTD.Dept.412F, 150 Duchess St., Toronto, Ont, TAMPAX CRÉÉ D\u2019UNE FAÇON FONCTIONNELLE POUR UNE VÉRITABLE PROTECTION HYGIÉNIQUE.Veuillez m'envoyer un paquet d\u2019échantillons de Tampax.NOM .cccccrerenerenserae ss seen enesenane see enene ns vacsesensaue .RUE L.\u2026.c.scccronsrrrenserremenemessesnesen sera nensrc anne cnresss conne Ville L.\u2026rcresssrsseressesss.Province.encrunes avvee 902 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULIETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 Le Ceux qui désirent suivre ce cours de perfectionnement sont priés de s\u2019inscrire a l\u2019avance au Secrétariat de l\u2019hôpital de la M1- séricorde.Droit à verser: deux dollars.Les auditeurs recevront avant chaque leçon un plan détaillé du cours.Un certificat sera \u2018décerné aux médecins .régulièrement inscrits.Pour renseignements complémentaires, s\u2019adresser au Secrétariat de l\u2019hôpital de la Miséricorde (Harbour 6255) ou au docteur Paul Letondal (Wilbank 8640).PROGRAMME DES COURS Mardi 3 septembre 4 h.\u2014 Quverture du cours.\u2014 M.Paul Le- tondal.4 h.15 \u2014 Physiologie de la digestion dans la première cnfance.Les échanges nutritifs.\u2014 M.Gaston Gosselin.5 h.\u2014 Les accidents de la première dentition.Les stomatites.\u2014 M.Henri Charbon- neau.Mercredi 4 septembre 4 h.\u2014 Les vomissements du nourrisson.La sténose congénitale du pylore.\u2014 M.Daniel Longpré.5 h.\u2014 Exploration radiologique de l\u2019estomac et de l\u2019intestin dans la première enfance.\u2014 M.Albert Jutras.Jeudi 5 septembre 4 h.\u2014 La constipation du nourrisson.La maladie de Hirschsprung.\u2014 M.Albert Guil- beault.5 h.\u2014 L\u2019occlusion intestinale.L\u2019imperfora- tion anale.Le prolapsus rectal.\u2014 M.Emile Hébert.Vendredi 6 septembre 4 h.\u2014 Les diarrhées aiguës du nourrisson.\u2014 M.Daniel Longpré.5 h.\u2014 Les diarrhées chroniques.La maladie cœliaque.\u2014 M.Albert Guilbeault.Samedi 7 septembre 4 h.\u2014 Les ictères du nouveau-né.L\u201dictère grave familial.\u2014 M.Albert Guilbeault.5 h.\u2014 Les états de dénutrition du premier âge.L\u2019hypothrepsie et l\u2019athrepsie.\u2014 M.Daniel Longpré.PROGRAMME DES CONFERENCES CLINIQUES Mercredi 4 septembre 9 h.\u2014 L\u2019examen clinique du nourrisson.M.Paul Letondal.11 h.\u2014 Coprologie clinique.\u2014 M.Gilbert Brisebois.Jeudi 5 septembre 9 h.\u2014 Les aliments de régime.\u2014 Préparations à base de lait: babeurre, poudre de lait, lait évaporé.La question des laits acidifiés.\u2014 M.Paul Letondal.11 h.\u2014 L\u2019examen clinique du nouveau-né.\u2014 M.Hector Sanche.Vendredi 6 septembre 9 h.\u2014 Les aliments de régime.\u2014 Préparations à base de lait: lait condensé sucré, lait albumineux, soupe au beurre.La bouillie épaisse.\u2014 M.Paul Letondal.11 h.\u2014 Les médicaments.\u2014 M.Léon Jour- net.Samedi 7 septembre 9 h.\u2014 Les aliments de régime.\u2014 Préparations amylacées.Diète hydrique.Cure de fruits.Les régimes sans lait.\u2014 M.Paul Le- tondal.11 h.\u2014 Techniques thérapeutiques.\u2014 M.Emile Hébert.JOURNEES MEDICALES A L'OCCASION DU 40ème ANNIVERSAIRE DE LA SOCIETE MEDICALE DE MONTREAL des 9, 10, 11 et 12 octobre 1940 Programme général Mercredi, 9 octobre Hôpital Notre-Dame 8 h.30.\u2014 Inscription.Visite des différents services de l\u2019hôpital.Exhibits scientifiques.9 h.30.\u2014 Séance clinique à l\u2019amphithéâtre.gun gui venir (lies li a.I.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 903 NE CONFONDEZ PAS la Gélatine Knox ordinaire (mousseuse) (U.S.P.) avec une gélatine de qualité inférieure ou avec des poudres à dessert aromatisées et chargées de sucre.La Gélatine Knox ne contient absolument pas de sucre ou autres substances susceptibles de causer des gaz ou de la fermentation.Elle est fabriquée après vingt et une épreuves de laboratoire, y compris un contrôle bactériologique sévère afin de maintenir sa pureté et sa qualité.Si vous spécifiez le nom de KNOX votre hôpital se la procurera pour vos malades.GÉLATINE KNOX (U.S.P.) GÉLATINE À DESSERT FABRIQUÉE ET AROMATISÉE Gélatine en entier.Contient seulement 10 a 129, de gélatine.Protéine 85% à 87%.Protéine 10 à 1297.pH environ 6.0.pH très variable.Absolument sans sucre.Environ 85% de sucre.Pas d\u2019essence.Pas de coloration.Sans odeur.Sans gout.S'incorpore bien à n\u2019importe quel aliment.Pratique pour plusieurs régimes, tels que pour: le diabète, I'ulcére peptique aigu, la convalescence, l\u2019anorexie, la Contient de l\u2019essence, de l'acide et des matières colorantes.Contre-indiquée dans les régimes du diabète, de l\u2019ulcère peptique et autres régimes.tuberculose, la côlite, les vie'llards, etc L\u2019ULCÈRE PEPTIQUE LA GÉLATINE KNOX .L'efficacité de l\u2019emploi de la Gélatine Knox dans le traitement de l\u2019uicère peptique a été récemment reconnue.* Chez un groupe de quarante patients, 36 (ou 90%) furent symptomatiquement améliorés; 28 (ou 70%) de ces derniers éprouvèrent un soulagement immédiat de tous les symptômes.Aucune médication, en dehors du régime ordinaire qui comprenait des repas fréquents à la Gélatine Knox ordinaire, ne fut administrée à l\u2019exception d\u2019un laxatif de temps en temps.Ce régime alimentaire simple a pour avantage d\u2019éliminer les \u2018\u2019dangers de l\u2019alcalose\u201d\u2019 et il a pour effet de produire \u2018une neutralisation plus prolongée du suc gastrique\u201d.La Gélatine Knox ordinaire (mousseuse) (U.S.P.) a été employée pour cette expérience.FORMULE POUR L\u2019ULCÈRE PEPTIQUE: Versez une enveloppe de Gélatine Knox dans un verre aux trois quarts rempli d\u2019eau froide ou de lait.Laissez le liquide imbiber la gélatine.Agitez vigoureusement et buvez immédiatement avant qu\u2019il épaississe.A prendre toutes les heures entre les repas, à raison de sept doses par jour.ENVOYEZ-NOUS CE COUPON POUR UNE BROCHURE.# CET EK an I + \u201cPEPTIC ULCER\u201d \u2014 The effect of High I KNOX py J] Protein Diet on the Behavior the oe PLAIN ji Disease\u201d by \\Windwer and Matzner, Am.| PARKLING fi ! Ji.Dig.Dis.5: 743, 1939.I É hi i N° PE 1 | i KNOX GELATINE, Johnstown, New York, | 6 É | pi |] Dept.472.iELATINE |}: : I \u2014S SSIEIEITS ||}: EST PURE \u2014 I Veuillez m'envoyer la brochure ci-haut X ] wl I mentionnée.I TUT Jit soe NEUTRE \u2014 SANS SUCRE i l Nom 1 I J Adresse .| 4d EES IIR EEE I ENS = = -\u2014 - - - oa mi 904 11 h.30.\u2014 Conférence sur un sujet d\u2019intérêt général pour la profession médicale.12 h.30.\u2014 Buffet froid offert gracieusement par le Bureau d\u2019Administration de hôpital Notre- Dame, (Pavillon des Gardes- Malades), aux médecins régulièrement inscrits.* # * Jeudi, 10 octobre Hôtel-Dieu 30.\u2014 Inscription.Visite des différents services de I\u2019hopital.Exhibits scientifiques.30.\u2014 Séance clinique à l\u2019amphithéâtre.8 h.9 h.11 h.30.\u2014 Conférence sur un sujet d\u2019inté- rét général pour la profession médicale.12 h.30.\u2014 Buffet froid offert gracieusement par les religieuses de l\u2019Hôtel-Dieu, aux médecins régulièrement inscrits.* + * Vendredi, 11 octobre Hopital de la Miséricorde 30.\u2014 Inscription.Visite des différents services de de I\u2019hopital.Exhibits scientifi- 8 h.ques.9 h.30.-\u2014 Séance clinique à l\u2019amphithéâtre.11 h.30.\u2014 Conférence sur un sujet d\u2019intérêt général pour la profession médicale.30.\u2014 Buffet froid gracieusement offert par les Religieuses de la Miséricorde, aux médecins régulièrement inscrits.% % ¥* 12 octobre Hôpital du Sacré-Cœur 30.\u2014 Inscription.Visite des différents services de l'hôpital.Exhibits scientifiques.12 h.Samedi, 8 h.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 9 h.30.\u2014 Séance clinique à l\u2019amphithéâtre.11 h.30.\u2014 Conférence sur un sujet d\u2019intérêt général pour la profession médicale.12 h.30.\u2014 Buffet froid gracieusement offert par les Religieuses de la Providence, aux médecins régulièrement inscrits.\u201c = = Renseignements Les « Journées Médicales » sont organisées pour célébrer le 40ème anniversaire de la fondation de la « Société Médicale de Montréal».Elles auront lieu, par suite d\u2019une entente avec nos Collègues de langue anglaise, en même temps que le Congrès annuel de la « Montreal Medico-Chirurgical Society ».L'inscription aux «Journées Médicales » est gratuite pour les membres de la Société Médicale et leurs invités: elle donne droit au Programme-Souvenir et à un insigne.Le Secrétaire-Trésorier Général, Paul LETONDAL.Le Président, Oscar MERCIER.\u2014 MAITRE EN ANATOMIE DE HARVARD Le docteur Léonard Bélanger vient de recevoir le grade de maître en anatomie, avec grande distinction, à l\u2019Université Harvard.Nous félicitons chaleureusement le docteur Bé- langer.2-0 ve NOMINATIONS M.le docteur Robert Cailloux (de Joliette), docteur en médecine de l\u2019Université de Montréal (promotion 1940), a été nommé récemment Chef Interne à l'hôpital de la Miséricorde.M.le docteur Jean-Louis Beaudry (de Shawinigan Falls), docteur en médecine de l\u2019Université Laval (promotion 1940), vient d\u2019être nommé Interne, pour une période de deux ans, à l\u2019hôpital de la Miséricorde. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 905 RÉTROSPECTIVE Trois décades d'expérience clinique L'emploi d'un mélange de lait de vache, d'eau et d'hydrates de carbone représente la seule méthode d'alimentation infantile qui, d'une façon constante, durant trois décades, a reçu l'approbation générale des pédiatres.Aucun hydrate de carbone employé dans cette méthode d'alimentation infantile ne jouit d'une rétrospective aussi magnifique et aussi durable en expérience clinique de haute valeur, que Dextri-Maltose.DEXTRI-MALTOSE No 1 (avec 2% de chlorure de sodium) pour bébés normaux.DEXTRI-MALTOSE No 2 (ordinaire, sans sel) permet au médecin de modifier le sel.DEXTRI-MALTOSE No 3 (avec 3% de bicarbonate de potassium) pour bébés constipés.Ces produits sont hypo-allergiques DEXTRI-MALTOSE Veuillez inclure votre carte professionnelle lorsque vous demandez des échantillons de produits de Mead Johnson afin de coopérer à empêcher leur destination à des personnes non autorisées à les recevoir.Mead Johnson & Company of Canada Limited, Belleville, Ontario. NECROLOGIE THIERRY DE MARTEL Tout récemment, les journaux nous apprirent que Thierry de Martel était mort dans des circonstances tragiques.L\u2019événement survint le jour ou les Allemands pénétrerent dans Paris.De Martel n\u2019a pu supporter ia honte de la défaite et, par dessus tout, il n\u2019a pu subir la cuisante humiliation de céder aux Allemands et d\u2019optempérer à leurs dictées.De Martel était de la noblesse française la plus pure.Par filiation, il appartenait à une classe où les vertus d\u2019honneur, de loyauté et de fierté illustrèrent la chevalerie du moyen âge.Il représentait, à notre époque, par un admirable anachronisme, le vrai chevalier, le parfait gentilhomme, enfin un type d\u2019homme vraiment exceptionnel pour lequel les valeurs morales comptent par dessus tout et doivent sublimer, en quelque sorte, les activités humaines.Et avec cela de la race, du panache et de l'humour le plus subtil.Il fut un grand chirurgien, chirurgien général d\u2019abord, puis neuro-chirurgien.Et c\u2019est dans la mise en œuvre de cet art merveilleux de la chirurgie nerveuse, qu\u2019il put appliquer ses rares qualités morales.De Martel fut un travailleur acharné.Chirurgien mondain, attaché à l\u2019Hôpital Américain de Neuilly, très en vogue dans ce qu\u2019on est convenu d\u2019appeler le meilleur monde, sans aucun titre et qualification, soit universitaires, soit des hôpitaux, il devint le premier neuro-chirurgien de France.Dès 1909, il suivait Horsley, se rendant à Londres chaque semaine pour apprendre du grand chirurgien anglais.Plus tard, il fréquenta Cushing aux Etats-Unis et, de retour en France, il put diriger Clovis Vincent qui avait l\u2019ambition de faire de la neuro-chirurgie et qui y réussit parfaitement à un âge où peu auraient tenté une pareille entreprise.Vincent reconnait lui- même l\u2019inestimable service que lui rendit de Martel: « Sans de Martel, avoua-t-il dans sa leçon inaugurale de la chaire de neuro-chirur- gle, je n\u2019eusse pas été neuro-chirurgien et je ne serais pas ce soir devant vous.» Aveu franc, loyal et d\u2019autant plus pathétique que des cir- .constances malheureuses et peut-être des incompatibilités de caractère séparèrent, ces dernières années, les deux amis et collaborateurs d\u2019autrefois, ces deux hommes, de forte trempe, aussi fiers l\u2019un que l\u2019autre et aussi peu enclins à céder aucune de leurs convictions ou conceptions à qui que ce soit.Dès que de Martel put pratiquer la neurochirurgie sur une vaste échelle il ouvrit une clinique, rue Vercingétorix, à Paris pour ses malades privés, mais où il recueillait avec autant d\u2019empressement ses malades pauvres.Quelle difficulté eut-il à surmonter dans l\u2019installation de cette clinique, dans l\u2019éducation de son équipe d\u2019assistants infirmiers, dans l\u2019organisation de la salle d\u2019opération et surtout, étant seul, dans la surveillance des malades opérés! Travail et tenacité admirables que tous les médecins français, surtout des milieux hospitaliers et universitaires de Paris connais- salient et respectaient.De Martel doit être considéré comme le véritable pionnier de la neuro-chirurgie en France.Sans lui, l\u2019équipe de neuro-chirurgiens qu\u2019elle possède actuellement et dont elle peut être fière, formée en grande partie par Vincent, n\u2019existerait probablement pas et la chaire de neuro-chirurgie de la Faculté de Médecine de Paris, dont Vincent est le titulaire depuis 1939, ne serait pas.Rendons lui cet hommage, en toute justice.J\u2019eus l\u2019occasion d\u2019entendre de Martel lors d\u2019une causerie qu\u2019il donna à l\u2019Infirmerie spé- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 ciale près ia Préfecture de Police, à Paris.Il y avait été invité par son ami de Clérambault dont les jours, étrange coïncidence, se terminèrent de la même façon dramatique.Il parla de neuro-chirurgie à son auditoire intime, dans la chambre basse et obscure de l\u2019Infirmerie, que les neurologistes canadiens-fran- çais connaissent bien.Sans apprêt, tout simplement, il nous charma, tant le rafinement de sa personne, la simplicité et en même temps l\u2019élégance de ses gestes, enfin la race qui le marquait dans tout son être, lui donnaient un irrésistible attrait.C\u2019est encore dans cette chambre bien nue, vétuste et froide de l\u2019Infirmerie que j\u2019évoque la figure altiere de de Martel.C\u2019est celle d\u2019un grand français qui mourut du malheur de son pays.C\u2019est celle d\u2019un grand chirurgien qui, par son énergie indomptable et sans l\u2019aide d\u2019aucune organisation officielle, inaugura en France, la neuro-chirurgie.La France possède de grands hommes dans tous les domaines de l\u2019activité humaine.Ce sont eux qui lui assureront sa pérennité.De Martel a accompli un- œuvre.Cette œuvre et surtout ce qui reste de lui dans la mémoire de ceux qui l\u2019ont connu, contribueront à la restauration morale et matérielle de cette France que nous n\u2019avons jamais cessé d'aimer.Roma AMYOT.907 LE DOCTEUR J.-ADHEMAR BRIEN Le docteur J.-A.Brien est décédé le 12 juillet, à l\u2019âge de 71 ans.Le docteur Brien avait été au service municipal de la Santé d2 juin 1921 jusqu\u2019.n 1939.En 1929; il avait été nommé surintendant de la division du controle médical, comme premier assistant du docteur Boucher.Auparavant, le défunt avait pratiqué la médecine aux Etats-Unis, plus précisément à Marinette, Michigan.De 1907 à 1921, 1l pratiqua son art à Longu:uil.Nous offrons nos condoléances à son fils, le docteur Maurice Brien, de Lewiston (Maine).LE DOCTEUR J.-D.LATOUR Le docteur J.-D.Latour, depuis quarante ans médecin à l\u2019Assomption, est décédé le 15 juillet à l\u2019âge de 67 ans.Le défunt avait reçu son doctorat de l\u2019Université Laval de Montréal en 1873.Nous prions son fils, l> doc'\u2018eur Paul Latour, et son gendre le docteur Hervé Remington, d\u2019agréer nos condoléances.LE DOCTEUR AIME HANDFIELD Le docteur À.Handfield est décédé subitement, le 2 juillet, à l\u2019âge de 58 ans.Le défunt avait fait ses études médicales à l\u2019Université Laval de Montréal qui lui avait décerné son doctorat en 1906.Nous prions les docteurs Oswald et Irénée Handfield, frères du défunt, d\u2019accepter nos condoléances. 908 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULIETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 Appareil de radiodiagnostic avec protection électrique absolut Le modele \u2018EBRF\u2019 standard de Ferranti est un appareil de radiodiagnostic complet pour la fluoroscopie et la radiographie.Il est fourni avec plusieurs dispositifs de contrdle, et son pouvoir maximum de 200 milliamperes permet de couvrir toute la surface à radiographier en utilisant des techniques modernes à grande vitesse.Deux de ses principales caractéristiques sont: la grille diffusante Bucky qui se glisse sur toute la longueur de la table et la fluoroscopie qui se pratique également sur toute la longueur de la table.Inscrivez votre nom sur le coupon ci-joint afin de recevoir des renseignements complets sur cette aide importante de diagnostic.FLORA CLLR IRC MODELE \u2018EBRI ! FERRANTI ELECTRIC LIMITED TORONTO 9, ONTARIO.Veuillez m'envoyer de la littérature concernant l\u2019appareil de radiodiagnostic modèle \u2018EBRF\u2019 avec protection électrique absolue.| NOM LL.LL enr aan aa naar e rene ananas ee ADRESSE .\u2026.\u2026.uuuuucscesrrera ecran ea aaararren rene nee case nes encre rene VILLE ooo eee nee venant Lmdc 840 | L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 909 La philosophie du chercheur est unique Le dicton \u201cun oiseau dans la main.\u201d est peut-être logique \u2014 mais le chercheur de laboratoire, s'inspire d\u2019une tout autre philosophie \u2014 il cherche à découvrir \u201cdeux oiseaux dans les broussailles\u201d.Le vrai savant ne se satisfait pas des choses accomplies \u2014 délibérément, il fouille l\u2019avenir.Cette philosophie permit, aux laboratoires Parke-Davis, de contribuer à l'avancement de la médecine, avec des agents tels que l\u2019Adrénaline, le Pituitrin, le Pitocin, le Mapharsen et l\u2019Antitoxine Méningococcique.Chacune de ces préparations procure au médecin l\u2019avantage de traiter ses patients avec plus de confiance, plus d\u2019efficacité et plus d\u2019assurance.Cette philosophie dirige constamment les recherches des Laboratoires Parke-Davis vers de nouvelles découvertes et à la production de nouveaux et meilleurs agents thérapeutiques.PARKE, DAVIS & CIE Pionniers dans les recherches de produits médicaux. 910 L\u2019UNION » E DU CAN ADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A M.LF.AN \"UT Montréa \u2019 1940 1440- Gutenberg déco de bois dans l\u2019art de Pimprimeur» et 3 } es 1) tels qu\u2019ils sont aujo pionnier 1642-\u2014 de Maisonneuve eff Mance, vient fonder yille-Marie française vaste continent améric fière métropole 1 8 A 2 TT Beauchemin ouvre Ses portes.stant et efficace.ala défense de la mais encore a travers p Amérique effort con au Canada non seulement Reauchemun se specialise, puis toujours dans Pédition des manuels scolaires» es livres d littérature es livres scientifiques» des livres techniques des revues édicales.etc- Reauchem n\u2019emplole que des ouvriers reconnus compe tents et aide ses © ployé surtout les jeunes devenir Montréal métropole du Canada, célébrera son pricentenaïré ave orgueil son centenalir® MONTREAL , L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 1940 911 LE TRAITEMENT DU + , syndrome \u201cEMMENINE\u201d ménopausique _ No 927 \"Les troubles ménopausiques et les perturbations nerveuses \"EMMENINE\" LIQUIDE qui les accompagnent cédent au traitement œstrogène.(.) 120 unités orales-quotidiennes Les symptômes s'amendent rapidement et, règle générale, (Collip) par cuillerée à thé.le soulagement ainsi procuré dure pendant des périodes pro- Bouteilles de 4 onces.longées et peut être maintenu par une posologie minime.Le No 701 mérite thérapeutique d'une substance œstrogène active \u201cEMMÉNINE\u201d \u2014 COMPRIMÉS per os (emménine) facilite le traitement des femmes méno- 120 unités orales-quotidiennes pausiques.* (Collip) par comprimé.* Jacoby, Adolph et DerBrucke, Maurice G.: Am.J.Obst & Gynec.Bouteilles de 42 comprimés.39: 509, mars 1940.Posologie: Trois cuillerées à thé d'Emménine Liquide ou trois comprimés Emménine par jour jusqu'au soulagement des malaises, puis une cuillerée à thé ou un comprimé par jour comme dose d'entretien ordinaire.L'Emménine est préparée et standardisée biologiquement d'après la méthode du docteur J.B.Collip et est présentée avec l'approbation du Laboratoire de Biochimie de l'Université McGill.AYERST, McKENNA & HARRISON LIMITÉE ; Biologistes et Pharmaciens MONTREAL CANADA LE FILM RADIOGRAPHIQUE DE SÉCURITÉ «DUPONT», IDEAL POUR L\u2019ETE NE GONDOLE PAS \u2014 SECHE PLUS VITE Vendu par l'intermédiaire des principaux marchands d'appareils radiographiques d'un océan à l'autre Représentants canadiens: CANADIAN INDUSTRIES LIMITED Division de Ia Plastique LIMITED Qué.Montréal - - - 912 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, août 1940 Confirmation énergique \u2026du traitement de la diarrhée par la poudre de pomme « Son succès a été si grand qu\u2019il remplacera sans aucun doute la plupart des autres méthodes de traiter ces cas.» (Beck- man, H.: Treatment in General Practice, 2nd.Ed.) « À ce régime, les selles prennent le caractère de la pomme pratiquement pure, dans l\u2019espace de douze à vingt-quatre heures.» (Levine: Bull.N.Y.Acad.of Med.p.739, déc.1938.) « La poudre se prête aussi à un dosage plus uniforme et à une plus grande facilité d\u2019administration.» (Manville, I.A.: Arch.of Ped., p.306, mai 1940.) POUDRE DE POMME «APPELLA » (STEARNS) est un mélange de poudre provenant de plusieurs variétés de pommes choisies pour leur haute teneur en pectine et acides uroniques.Se mèle bien à l\u2019eau, au lait ou à la formule.Se vend en boîte de 7 onces pour ordonnances, et en boîtes de 20 onces pour l'hôpital.Littérature et échantillons envoyés aux médecins qui en feront la demande.FREDERICK STEARNS & COMPANY of CANADA, Limited Windsor, Ontario Fabricants de Kasagra Détroit, Mich.New York, N.Y.Kansas City, Mo.San Francisco, Calif.Sydney, Australie.Leur excellence est reconnue comme régime alimentaire sucré.Composés d\u2019hydrates de carbone sous leur forme le plus facilement assimilable \u2014 les sirops de blé d\u2019Inde (Mais), \u201cCROWN BRAND\u201d et \u201cLILY WHITE\u201d servis avec le lait, constituent la nourriture la plus substantielle et la plus économique pour les bébés.Leur coût modique, leur qualité qui ne le cède en rien aux préparations d\u2019hydrates de carbone les plus dispendieuses, en font la nourriture d\u2019enfants la plus économique dont vous puissiez vous servir ou recommander.Nombre de médecins réputés recommandent depuis des années ces deux célèbres marques, sachant qu\u2019elles sont fabriquées dans les conditions les plus hygiéniques.SIROPS de MAÏS ; 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RS 25 5% 3 oe 2 2 Ca 3 = L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, août 194 Se ; 5% x = = \\ = = se rt Lt COMMENT S'HABILLAIENT LES VIEUX MESSIEURS EN 1845 Sy Si 916 LA BIERE QUE VOTRE ARRIERE-GRAND-PERE B1 300 unités \u2019 .Riboflavi 0.2 .Les Vitamines Synthétiques B Acide nicotinique 10 mg.JE Be 0.1 mg.SIROP COMPLEXE Prescrives simplement: «Sirop B Co.Valor» Riches et pauvres souffrent d\u2019avitaminose Par mauvaise alimentation, soit insuffisante, soit inadéquate à cause de préférence ou dédain pour certains mets.o Chez l\u2019alcoolique, l\u2019alcool prend la place d'une quantité de nourriture correspondante.Diètes arbitraires trop longtemps suivies.| Littérature sur demande.; USINES CHIMIQUES DU CANADA INC.1338 est, rue LAGAUCHETIERE (87 Station C) MONTREAL LA PECTINE DE POMMES 9 \u201cPextose\u201d EN THERAPEUTIQUE contre les troubles gastro-intestinaux de l'enfant et de l\u2019adulte.« Pextose » a été préparée dans le but d\u2019appliquer les propriétés thérapeutiques de la pectine de pommes aux troubles gastro- intestinaux.Cette médication fournit tous les éléments nécessaires à ce traitement, surtout dans les cas d\u2019ulcère peptique avec ou sans hématémèses.« Pextose » est une préparation nouvelle de pectine de pommes, activée par un procédé spécial, qui a pour effet d\u2019empêcher la forma- tion de masses inertes en présence d\u2019eau, de lait ou du chyme stomacal.« Pextose » est Une bouteille, de format régulier, de granules de Pextose (100 grammes) équivaut 3 2 1/5 livres de poudre de pommes séches ou 3 20 livres de pommes fraiches.Posologie: V2 à 1 cuillerée à thé, ., ; .une demi-heure avant les repas et Littérature et échantillons a la associée aux vitamines A, B, et D, sous forme de granules.au coucher.profession médicale seulement.Le LABORATOIRE du BISMOL (La Compagnie Pharmaceutique DesBergers ) MONTRÉAL \u2014_\u2014 : Représentants: Pour les E.-U.: Geo.J.Wallau Inc., New-York.Afrique-Sud: Wm.J.Fowlie, Johannesburg.Jamaïque: R.A.McKenzie & Co., Kingston.Cuba: VDA.de Jardy y Hno, Havane.Chine: Jardine Matteson & Co., Ltd., Hong-Kong.Indes: G.Loucatos & Co., Bombay et Calcutta."]
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