L'union médicale du Canada, 1 septembre 1940, Septembre
[" Tome 69 \u2014 Numéro 9 MONTRÉAL, SEPTEMBRE 1940 Ê p - ZA 4 ~ attest > Ets ~ Bulletin de l'Hssociation des (Dédecins de Langue Française de l'Hmérique du Mord - Fondée à Québec en 1902) L'Union liDédicale ou Canada (Revue mensuelle fondée a Montréal en 1872) PROCHAIN CONGRES ASSOCIATION DES MEDECINS DE | LANGUE FRANÇAISE DE L'AMÉRIQUE DU NORD TROIS-RIVIÈRES, Qué.9-10-11-12 septembre 1940 4 ; ADMINISTRATION SECRÉTARIAT 326 est, boul.Saint-Joseph SECRÉTARIAT à 326 est, boul.Saint-Joseph Tél.: LAncaster 9888 5342, rue Saint-Louis 7 Montréal Montréal Québec L \u2014\u2014\u2014\u2014/Z\\\\\\ SCILLITRINE ASSOCIATION DE SCILLE - TRINITRINE PHENYLETHYLMALONYLUREE © HYPERTENSION - ANGOR AÉROGASTRIE - FAUX CARDIAQUES \"\u2014\u2014\u2014r\u2014 LAB.PERRIER - PARIS, FRANCE AGENTS GÉNÉRAUX AU CANADA: MILLET, ROUX & CIE LIMITÉE 1205,rue Saint-Dan is Montréal 22e pe L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULIETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 \u201cTUTAMATE\u201d (TUTAMINA MATRIS: Défenses CAPSULE No 653 \u201cZrosr un SUPPLÉMENT spécifique de la NUTRITION durant la GROSSESSE et l\u2019 ALLAITEMENT + Chaque dose quotidienne (2 capsules) contient: Huile de germe de blé (vitamine E) .5 minimes (l'équivalent de 5 onces de blé entier) Fer (sous forme de sel ferreux) .1/2 gr.Cuivre (sous forme de sel) .1/50 gr.Vitamine D (\u2019Ostogen'\u2019) 2,000 unités (internationales) Phosphore (sous forme de sel) .3/4 gr.Calcium (sous forme de sel) .\u2026 1 gr.Iode (sous forme de sel) .1 /192 gr.Vitamine BB.300 unités (internationales) Vitamine A .4.000 unités (internationales) de la mère) ADJUVANT DANS: \u2014la prévention de la pré maturité \u2014la prévention de l'anémie de nutrition :\u2014la prévention du rachitisme, de la carie dentaire et de la tétanie par carence de la vitamine D.\u2014la prévention de la carence en iode \u2014la prévention de la polynévrite par carence en vitamine B; l'édification de la résistance Standardisées biologiquement.Posologie: deux capsules par jour.Boîtes de 50 capsules.Chades &.Frosst & Co.Une organisation canadienne de fabricants des meilleurs produits depuis 1899 MONTRÉAL CANADA SOMMAIRE CONGRES Programme du Congrès .MEMOIRE :h Pierre SMITH: Le lever précoce en chirurgie abdomino-pelvienne RECUEIL DE FAITS Roma AMYOT: Gomme cérébrale .Jean LeSAGE: 1 Maladie d\u2019Addison a début abdominal REVUE GENERALE Yves CHAPUT: | Quelques complications de la gastro-entérostomie Samuel LETENDRE: Considérations sur le problème de la stérilité MOUVEMENT MEDICAL Honoré NADEAU: Le lait évaporé dans le traitement diététique de l'hyperchlorhydrie et de l'ulcère gastro-duodénal Charles TURCOT: Anémie ferriprive .Jacques GAUTHIER: La biopsie de la muqueuse utérine MEDECINE SOCIALE Adélard GROULX: L'hygiène publique ; EDITORIAL Roma AMYOT: Les avitaminoses du complexe de la vitamine B CHIRURGIE PRATIQUE Edouard DESJARDINS: Plaies pénétrantes de l'abdomen 917 921 943 950 954 957 967 970 973 976 984 986 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 3 EY TANNO-SUFROL COMPRIMES DÉPURATIFS SOUFRES ANTISTAPHYLOCOCCIQUES Pour le Traitement Efficace de la Furonculose et des Affections à Staphylocoques.te © n° FORMULE Soufre Electro négatif .1¢gr.10 - Ext.de Bardane Stab .15 gr.Étain et Oxyde d\u2019Étain .Ogr.50 Ext.Splénique .-.-, - Mgr.10 Hyposulfite de Magnésium .0gr.50 Ezcip.Q.8.+ .Peur.100 comp.INDICATIONS: Anthrax \u2014 Phlegmons \u2014 Panaris \u2014 Abcès tubéreux \u2014 Acné Folliculites \u2014 Pyodermites \u2014 Sycosis \u2014 Septicémies a Staphylocaques, etc.Présentation strictement professionnelle en étuis de 40 comprimés et en flacons de 500.+-e ++ LABORATOIRES CROSNIER, Montreuil - Paris Dépositaires pour le Canada: ROUGIER FRÈRES, 350, rue Le Moyne, Montréal.Totale SIROP de WINS DESCHIENS IY LTH à l'Hémoglobine vivante Renferme intactes les Substances Minimales du Sang total Médication rationnelle des SYNDROMES ANÉMIQUES et des DÉCHÉANCES ORGANIQUES Une cuillerée à potage à chaque repas.\u2014e\u2014 DESCHIENS, D' en Ph**, 9, Rue Paul-Baudry Paris (8°) Représentant: ROUGIER, 350, Rue Lemoine - MONTREAL (Canada) SOMMAIRE (Suite) ANALYSES .988 PHTISIOLOGIE Epidémie familiale d'érythème noueux (p.988).Le pneumothorax extrapleural (p.988).GASTRO-ENTEROLOGIE A propos d'une enquéte sur les accidents de la gastroscopie (p.989).La dysenterie bacillaire et les diarrhées intermittentes chroniques (p.989).CHIRURGIE Le traitement de la maladie d'Addison par implantation d'hormone synthétique (p.989).Gastrectomie partielle.Considérations sur certains problèmes de technique (p.990).GYNECOLOGIE Du vaginisme dans ses rapports avec la douglassite et la paramétrite postérieure (p.990).CHIRURGIE INFANTILE ET ORTHOPEDIE Spondylolisthésis (p.991).NEURO-PSYCHIATRIE Un cas de polynévrite arsenicale traité par de la vitamine Bs synthétique et de l'alpha-tocophérol (p.992).CONGRES ET SOCIETES .93 La Société Médicale de Montréal: séance du 16 avril 1940 (p.993).Reunion scientifique du Bureau médical de l'hôpital Notre-Dame: séance du 11 avril 1940 (p.994).Réunions scientifiques du Bureau médical de l'hôpital de l'Enfant-Jésus: séances du 19 avril et du 11 mai 1940 (p.1008).NOUVELLES .2 2 2446488 2.1010 Journées médicales à l\u2019occasion du 40e anniversaire de la Société Médicale de Montréal.\u2014 Le ministère de la Santé et l'hygiène industrielle.\u2014 Nominations au ministère de la Santé.\u2014 Bourses d'étude accordées aux étudiants en médecine de l\u2018Université de Montréal.REVUE DES LIVRES .2212211 1 1 - - 104 NECROLOGE .2.22122112 1 1 1 .100 BIBLIOGRAPHIE .2 24444222 +.1022 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, septembre 1940 5 PYRIDIUM (Nom déposé) pour un prompt soulagement symptomatique dans les affections urinaires ordinaires VUE CYSTOSCOPIQUE DE LA CYSTITE \u2014 VESSIE NORMALE e CYSTITE e PROSTATITE e PYÉLITE e URÉTRITE La littérature publiée depuis plus d\u2019une décade a démontré les avantages suivants de Pyridium: .Sûreté Stabilité chimique Minimum de toxicité Absorption rapide Élimination par le tractus urinaire Effet analgésique sur la muqueuse génito-urinaire Efficacité en présence d\u2019urine acide ou alcaline Efficacité sans régime spécial Commodité d\u2019administration per os SV ®NOV ok WwN \u2014 Se vend en solution aqueuse à 1% pour les nourrissons et les enfants.MERCK & CO.Limited SFatuicants Chimistes MONTRÉAL, P.Q. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.Fondée à Québec en 1902 e l'Union Médicale e (du Canada) Fondée en 1872 DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Professeur Emile Sergent, de Paris.Professeur Maurice Roch, Genève.Professeur Pierre Masson.Prnfesseurs E.-P.Benoit, A.-H.Desloges, J.-A.Leduc, D.Masson, T.Parizeau (Montréal).BUREAU DE DIRECTION MM.R.Amyot, Albert Bertrand, R.Boucher, B.-G.Bourgeois, A.Comtois, Edmond Dubé, C.-A.Gauthier, L.Gérin-Lajoie, Renaud Lemieux, A.LeSage, A.Marin, D.Marion, O.Mercier, J.-A.Mousseau, Achille Paquet, L.-J.Petitclerc, J.-N.Roy, Roméo Roy, E.Saint-Jacques, L.-C.Simard, Eugène Tremblay, R.-E.Valin, J.-A.Vidal, Sénateur Lacasse.BUREAU DE RÉDACTION Rédacteur en chef Albert LeSAGE Secrétaire de la Rédaction Léon Gérin-Lajoie Secrétaire adjoint à Montréal Secrétaire adjoint à Québec Roma Amyot C.-A.Gauthier 326 est, boulevard Saint-Joseph.5342, rue Saint-Louis BUREAU DE COLLABORATION MM.P.-R.Archambault, H.Baril, G.Barry, A.Bellerose, P.Bourgeois, A.Cantero, E.Desjardins, R.Doré, M.Fauteux, J.-C.Favreau, L.Fortier, L.-A.Gagnier, L-H.Gariépy, H.Gélinas, À.Gratton, Georges Hébert, A.Jutras, G.Lafresnière, C.Lefrançois, E.Legrand, J.LeSage, P.Letondal, A.Ma- gnan, P.Morin, J.-P.Paquette, Germain Pinsonneault, P.Poirier, J.-L.Riopelle, J.Saucier, Pierre Smith. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 3 ee D INDICATIONS > » Conditionnement BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 No 28 Phenylethylmalonylurée .0.01 Substance Cérébrale .0.15 No 29 Phenylethylmalonylurée .0.05 Substance Cérébrale .0.30 No 30 Phenylethylmalonylurée .0.10 Substance Cérébrale .0.30 INSOMNIES, AGITATIONS NOCTURNES, TICS NERVEUX, ECLAMPSIES, EPILEPSIES CONVULSIONS.> présentés a > comprimés SEDACRINE sont dans les empaquetages suivants: No 28 enbouteillesde 100 comprimés No 29 \u201c 50 No 30 \u201c 30 66 [1 65 6 Préparé par CASGRAIN & CHARBONNEAU, LIMITÉE Pharmaciens en gros 30 est, rue Saint-Paul Montréal L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.AN.\u2014 Montréal, septembre 1940 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.Fondée à Québec en 1902 e l'Union Médicale (du Canada) Fondée en 1872 \u2014 ADMINISTRATION OFFICIERS Président: R.-E.Valin ler Vice-président: Albéric Marin Ze Vice-président: L.-J.Petitclerc Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal COMITÉ EXÉCUTIF MM.R.-E.Valin, Albéric Marin, L.-J.Petitclerc, A.LeSage, | J.-A.Vidal, D.Marion.| COMITE DE PUBLICITE MM.A.LeSage, D.Marion, E.Saint-Jacques, J.-A.Vidal.Jacques-D.Clerk, publiciste.COMITÉ DE PROPAGANDE MM.E.Saint-Jacques, J.-A.Mousseau, L.Gérin-Lajoie.CORRESPONDANTS MM.P.Desfosses (Paris): L.-E.Phaneuf (Boston); P.-C.Mathé (San Francisco); A.Fontaine (Woonsocket): J.-H.Lapointe, J.-E.Gaulin, L.Mantha (Ottawa); L.-F.Dubé, M.P.P.(Notre-Dame-du-Lac); Eug.Tremblay (Chicoutimi); P.Bertrand, R.Gaudet (Sherbrooke); Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Rivières) D.Collin (Saint-Boniface); L.-P.Mousseau (Edmonton).Le Président, le Rédacteur en chef et le Secrétaire-trésorier sont, \u201cex officio\u201d, membres de tous les comités. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 9 se REMATIMIE DLASTULES Dé paf VASE SES WET: Ren ss ë ions set té bed HEMATINIC PLASTULE POUR LES INSUFFISANCES EN FER HEMATIMIE ay in Camara eus see Lomires SHEEN ERT FACILE A PRENDRE PARCE QUE x TYPE : plastules he- 1.Ingurgitation facile.\u2014 Les plastules matiniau®* hématiniques sont des petites capsules simples de gélatine.Dose- | ples 2.Augmentation rapide de l'hémoglopi- las- tule tr ne.\u2014 Tolérance facile sauf une appa- par jour .rence de dérangement gastrique.ies \u20ac .\\ en Fou iles de 3.|! suffit de prendre une capsule après de ee chaque repas.\u2014 La dose a conseiller est de trois plastules hématiniques simples par jour.4.Sans goût et sans odeur.\u2014 Enrobage hermétique du remède.Ce qui assure une action uniforme du sel ferreux et donne toujours de bons résultats.John Wyeth & Brother (Canada) Limited WALKERVILLE, ONTARIO 10 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.Fondée à Québec en 1902 e l'Union Médicale (du Canada) .La plus ancienne revue française de Médecine et de Chirurgie au Canada Fondée en 1872 OFFICIERS Président: R.-E.Valin ler Vice-président: Albéric Marin Ze Vice-président: L.-J.Petitclerc Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal Rédacteur en chef Albert LeSAGE Secrétaire de la Rédaction Léon Gérin-Lajoie Secrétaire adjoint à Montréal Roma Amyot 326 est, boulevard Saint-Joseph.Secrétaire adjoint à Québec C.-A.Gauthier 53Y2, rue Saint-Louis ONT COLLABORE AU VOLUME 68: MM.Amyot (Roma), Archambault (Paul-René), Archam- bault (Jules), Badeaux (François), Barbeau (Antonio), Baril (Georges), Barry (Gaetan), Beaudoin (J.-A.), Bé- langer (Léonard-F.), Benoît (E.-P.), Benoît (René), Bernier (Alphonse), Bertrand (Albert), Bertrand (Claude), Blain (Emile), Boileau (W.), Bombardier (J.-P.), Bonin (W ilbrod), Bonnier (Maurice), Brahy (Jules), Brosseau (A.), Boulais (F.-L.), Bourgeois (Paul), Cabana (E.), Cantero (Antonio), Cartier (G.-E.), Champeau (Jean), Chaput (Yves), Charron (Ernest) Chaussé (Dr), Comby (J.), Cousineau (P-P.), De Guise (Albert), Deshaies (Georges), Desjardins (Edouard), Doré (Réal), Doucet (J.-C.), [Dubé TE) Dufresne (Roger), Dussault (Roland), Fauteux (Mercier), Favreau (J.-C.), Ferron (Maurice), Forget (Ulysse), For- tier (De la Broquerie), Fortier (L.-E.), Frenette (Ulric), Gagnier (L-A.), Gant (Julian-C.), Gariépy (L.-Henri), Gariépy (Urgel), Gatien (Romuald), Gaulin (Eugène), Gauthier (C.-A.), Gauthier (Herman), Gauthier (Jacques), Gélinas (Henri), Gendreau (J.-E.), Gérin-Lajoie (Léon), Gibeqult (H.), Gratton (Armand), Grégoire (Georges), Grignon (C.-E.), Groulx (Adélard), Guilbeault (A.), Hé- tert (Charles), Hébert (Georges), Hébert (Fernand), Jackson (Chevalier), Jackson (Chevalier-L.), Jarry (Gaetan), Jutras (Albert), Laberge (Lasalle), Laberge (Antonio), Ladouceur (Léo), Lafresnière (Gabriel), Lambert (].-Adrien), Lapierre (A.), Laquerrière (A.), La Rochelle (Paul), Laurendeau (Edmond), Laurier (Yvon), Laurin (P.-E.), Lauzer (Rosaire), Lecavalier (Paul), Leclerc (Georges), Lefrançois (Charles), Léger (A.), Legrand (Emile), Lemieux (Henri), Léonard (D.), LeSage (Albert), LeSage (Jean), Letendre (Samuel), Letondal (Paul), Longpré (Daniel), Magnan (Arthur), Major (Willie), Manseau (Georges), Maranda (Emilien), Marion (Donatien), Marin (Al- béric), Mathé (Charles-Pierre), Millet (J.-A.), Morin (Paul), Mousseau (J.-Alfred), Nègre (Léopold), Odinet (Jacques), Panneton (Philippe), Paquette (J.-P.), Patoine (Lionel), Penfield (Wilder), Perras (J.-E.), Pettigrew (A.), Pilon (Alcide), Pinsonneault (G.), Poliquin (Paul-A.), Prevost (Jules), Provost (Adolphe-].), Richer (A.), Riopelle (J.-L.), Robillard (Eugène), Rochette (Paul), Rolland (Gérald), Roy (J.-N.), Saint-Jacques (Eugène), Samson (J.-Edouard), Sanche (Hector), Saucier (Jean), Savignac (Raymond-].), Simard (Raymond), Sliosberg (A.), Smith (Pierre), Sylvestre (Lucien), Tétrault (Julien), Turpin (R.), Verschel- den (Marcel), Viau (Horace), Vidal (J.-A.).rr L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 ENTÉRITES AIGUËS © AMIDAL mn.© AUTO-INTOXICATIONS e poudre \u2014 cachets \u2014 comprimés \u2014 dragées DIARRHÉES ASSOCIATION GÉNÉSERINE AMPHOSYNTHYL cevamome © Polonovski et Nitzberg RPG SV MPATHIOUE ET ° granules \u2014 gouttes \u2014 élixir.SYNDROMES AMPHOTONIQUES S F D 7 H 0 R M 0 N F HYPEREXCITABILITÉ NERVEUSE © INSOMNIE \u2014 ANXIÉTÉ © Grands Syndromes d'excitation Une à six dragées ou ; ° ; un à trois suppositoires par jour.EPILEPSIE \u2014 ENURESIE dragées et suppositoires.Laboratoires AMIDO, A.Beaugonin, Pharmacien, PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTRÉAL NEUROTROPHOL BYLA Tonique Nervin à base d'acide nucléinique, d'hormones orchitioues et de glycéro-phospharsinate disodique SURMENAGE \u2014 ÉPUISEMENT \u2014 NEURASTHÉNIE Le NEUROTROPHOL se révèle un merveilleux agent d'équilibration du système genital Neuro-Endocrinien.SPLENARMONE BYLA Reconstituant général, à base d'hormones hépatique et splénique, d'extrait de muqueuse gastrique et d'extrait surrénal.ANEMIES \u2014 CONVALESCENCE (AMPOULES et SIROP) LES ETABLISSEMENTS BYLA, PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTREAL 12 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 OFFICIERS DE L'ASSOCIATION des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord Fondée à Québec en 1902 e DIRECTEUR-GÉNÉRAL EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION R.-E.VALIN, R.-E.VALIN 165 est, ave Laurier, Ottawa.° D.MARION SECRÉTAIRE-TRÉSORIER IH.LAPOINTE Donatien MARION, Chs De BLOIS 326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal.J.-A.DENONCOURT ° COMITE DU XVIe CONGRES Chs De BLOIS, Président J.-M.TRUDEL, Vice-Président J.-A.DENONCOURT, Secrétaire J.-B.FALCON, Vice-Président A.TÉTREAULT, Trésorier J-A.TARDIF, Vice-Président ANCIENS PRÉSIDENTS Albert LeSAGE R -E.VALIN Albert PAQUET J.-A.JARRY J.-H.LAPOINTE MEMBRES DU CONSEIL BAUDOUIN, J.-A., 23, Springrove, Montréal 940) MARION, D., 326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal (1 BEAUCHEMIN, L.-0., Calgary, Alberta .(1942! MATHE, 'p.-C., 450, Sutter, San Francisco .0 BELISLE, J.-R., Hull .(1942) MAYNARD, Oswald, 73, West Pearl, Nashua, N.-H.(1942) BIBAUD, B., Valleyfield .(1940) MELANÇON, W.Drummondville \u2018.(1942) BOURBEAU, L.-A., Val d'Or, \"Abitibi.(1942) MERCIER, S- 943, Cherrier, Montréal .(1940) BOURGEOIS, B.-G,, 418 est, Sherbrooke, Montréal MiLOT, J.- \"1017, Stafford Road, Fall River, Mass.(1940) COLLIN, Donat, Saint- Boniface, Manitoba .(1942) NORMAND, \u2018\u2019Hudon, Trois-Rivières .(1942) CREPAULT, A.-Z., 403 est, Sherbrooke, Montréal (1940) PAQUET, Albert, 7i, Sainte-Anne, Québec .DE BLOIS, Chs, Trois-Rivières .PERRAS, J.-E., Hu Co .(1940) DENONCOURT, J.-A., Trois-Rivières .PHEN IX, Georges, Saini- Jean .(1940) DUBE, L.-F., Notre-Dame du Lac, Témiscouata (1942) PIETTE, Ed., Joliette .(1942) DUMONT, CE Campbellton, N.-B.(1940) PLOUFFE, R., 772, Villeray.Montréal .(1942) FALCON -).-R,, pawtucket, R.-|.(1940) ROVENCHER, Gustave, Granby (1942) FONTAINE.AF .-A., Woonsocket, Ri-l.(1942) oY, G.-E., Nicolet.(1940) GATIEN, J.-F.-A.4765, Adam, Montréal .(1942) RICHARD, A.-L., 168 est, Laurier, Ottawa .(1942) GAUDET Richard, Sherbrooke .(1940 - SAUCIER, Jean, 300 est, Sherbrooke, Montréal .(1940) CAUTHIER PR 47, Hazelwood, Montréal .(1942) SAVOIE, L.-P.Roberval .(1942! GIROUARD, J.-A 19, Union, Willimantic, Conn.(1942) SMITH, Pierre, 418 est, Sherbrooke, Montréal .(1940) JARRY, |.-A., 7718, rue Saint-Hubert, Montréal .SAINT- JACQUES, E., 110 ouest, Pr.\u201cArthur, Mt.(19401 LACASSE, G., Sénateur, Tecumseh, Ont.(1942) TANGCUAY, R., Sudbury, Ont.(1942: LAFRAMBOISE ).-M., 692, Saint-Patrice, Ottawa (1942) TARDIF, J.-A., Lévis .ee eee 6 LAPOINTE, }.-H., £53 Laurier, Ottawa .TASSE, C.-E., Worcester, Mass.(1940) LAROCHELLE, AE .Manchester, N.-H.(1940) TRUDEL, J.+ Winnipeg, Manitoba .(1942) LAROCHELLE, Biddeford, Maine .(1942) TRUDEL, J.- Shawinigan Falls .LEBEL.M.-H.3646.Laval, Montréal .(1940) VALIN, R.- E., Mon est, Laurier, Ottawa .LeSAGE, Albert, 260, Carré Saint-Louis, Montréal VIDAL, J.-A., 454 est, Sherbrooke, Montréal .(1940) VIGER, J.-A., Saint-Hyacinthe .(1940) ER ES UPJOHN J UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.AN.\u2014 Montréal, septembre 1940 # Dans Les Etats de Carence Parce que les éléments composants de la vitamine B complexe sont très étroitement associés, il est reconnu que l\u2019administration de la vitamine complexe totale produit de meilleurs résultats que ses composés donnés isolément.LES COMPRIMÉS CERELEXIN COMPOUND, préparés d\u2019extraits de foie et de levure, riches en vitamine, contiennent tous les facteurs connus de la vitamine B complexe associée au fer rapidement assimilable.Chaque comprimé fournit, en plus des autres composés de la vitamine B complexe, 80 unités internationales de la vitamine B 1; 25 unités internationales de la vitamine G (B:); et environ 20 mg.de fer.Cerelexin est indiqué dans la carence de la vitamine B complexe, dans le traitement de la névrite périphérique, dans l\u2019anorexie, dans l\u2019hypotonie gastro- intestinale due à une déficience en vitamine B,.Le Sirop Cerelexin (exempt de fer), qui contient 300 unités internationales de vitamine B, et 80 unités Sherman de vitamine G (Ba) par cuillerée à thé, convient particulièrement aux enfants et aux adultes qui ne peuvent avaler de comprimés.Les Comprimés Cerelexin Compound sont en vente dans toutes les pharmacies, en bouteilles de 60, 240 et 1200, de meme que le Sirop Cerelexin, en bouteilles de 3 onces et de 8 onces.Derelexin Conpeiund THE UPJOHN COMPANY Fabricants des meilleurs produits pharmaceutiques depuis 1886 TORONTO, CANADA COMPRIMES ET Bie a 2 Py rir L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.Fondée à Québec en 1902 e l'Union Médicale e | (du Canada) Fondée en 1872 CONDITIONS DE PUBLICATION: « L'Union Médicale (du Canada) » parait tous les mois.Cette Revue est l'organe officiel de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.Elle publie les travaux des Congrès et tous les communiqués de l'Association.| Chaque numéro contient des mémoires originaux, des faits cliniques, un mouvement médical, une revue générale, des notes de pharmacologie et de médecine pratique, des analyses, des revues de livres \u2018 et des nouvelles médicales.| ABONNEMENT: L'abonnement est de cing dollars par année.Les membres | déjà inscrits à l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord ont droit, de ce fait, à la réception du Journal ainsi que tous les médecins qui font partie des Sociétés Médicales | des divers états et provinces.C | COLLABORATION: Seuls les travaux inédits sont acceptés.MANUSCRITS: Les manuscrits doivent être dactylographiés avec double interligne L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 15 | FORMULE: ) Surrénale 14 grain, } Substance cérébrale 10 grains, Thymus 3 * grains, Teinture Va- | lériane 40 gouttes.NEUROCRIN INDICATIONS: Neurasthénie, Perte ou sommeil agité, cause nerveuse, Surrénalites aigués ou chroniques, Névroses, Epilepsie, Hystérie, Hyper- excitabilité psychique, Fatigues, Surmenage, Épuisement de l\u2019énergie et tous autres troubles nerveux.Conditionnement: Les comprimés NEU- ROCRINE sont présentés en flacons de 50 et 100 comprimés, enrobés de sucre gris.\\ CASGRAIN & CHARBONNEAU, LIMITEE Pharmaciens en gros 30 est, rue Saint-Paul - - Montréal 16 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 ILLUSTRATIONS: « L'Union Médicale » assume les frais de cing illustrations au maximum, pour chaque travail, pourvu que les auteurs fournissent des photographies et des dessins convenables; les illustrations supplémentaires sont payées par l'auteur.Nous n'acceptons pas de négatifs de clichés.Chaque illustration doit porter au verso le nom de l'auteur et les photographies devront être claires, de préférence noires et sur papier glacé.Les dessins doivent être effectués à l'encre de Chine sur papier blanc.EXTRAITS: L'auteur peut obtenir des extraits pourvu qu'il signe la formule TARIF: accompagnant la galée et qu'il en assume les frais.Tous changements du texte de la galée entraînent des frais supplémentaires pour l'auteur.Sans page de titre, tel que publié dans la revue: 4 pages 8 pages 16 pages 32 pages 100 .883.50 $ 5.50 $ 8.25 $13.75 200 .425 6.50 12.25 18.00 0.6.00 11.50 18.75 29.00 1000 .9.50 16.50 25.50 36.50 La page de titre comprenant 4 ou 5 lignes de texte sera fournie au prix de $1.50 pour les frais de composition, et les corrections d'auteur devront être payées au prix de l'heure.Couverture imprimée en noir, qualité et couleur or de la revue: 10.2.+.$ 5.00 20.2 2 2 2 2 © 6.50 so .11.00 0 .1850 Tous ces prix sont susceptibles d'être majorés de la taxe fédérale et de la taxe municipale s\u2019il y a lieu, et de toute autre taxe qui pourrait survenir. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 17 Laboratoires CLIN, COMAR & CIE, Paris \u2014 Agents: VINANT Ltée, Montréal ARGENT COLLOIDAL ELECTRIQUE A PETITS GRAINS, STERILE ET STABLE LABORATOIRES CLIN, COMAR & CIE, PARIS Agents: VINANT Ltée, 533 rve Bonsecours MONTREAL L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 BIBLIOGRAPHIE: L'index bibliographique de chaque travail doit être restreint aux indications les plus importantes.Le journal se réserve toujours le droit de le limiter.Chaque indication bibliographique doit être fournie comme suit: nom de l'auteur, titre de l'article, nom du périodique, volume, page, mois (jour du mois, si le périodique est hebdomadaire), année.PUBLICITÉ: Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le barême des annonces est fourni sur demande à Jacques-D.Clerk, publiciste, 326 est, blvd Saint-Joseph.Téléphone: LAncaster 9888.Tout annonceur qui n'observe pas l'éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d'attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de conduite.Tout ce qui concerne la rédaction et l'administration doit être adressé franco aux bureaux de «l'Union Médicale (du Canada) », 326 est, boulevard Saint-Joseph.Téléphone: LAncaster 9888.a; L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 19 Assurez votre patient contre les risques post-opératoires par la PROSTIGMINE \u2018ROCHE\u2019 ATONIE INTESTINALE post-opératoire e ADHERENCES post-opératoires RETENTION URINAIRE post-opératoire GAZ, METEORISME ampoules de 1 cc.1:2000 (régulières) post-opératoire ampoules de 1 cc.1:4000 (prophylactiques) ® comprimés à 15 mgm.(dans la myasthénie grave) Tous renseignements et échantillons au service du Corps Médical La maison Hof,mann-La Koche Limitée à Montréal participera activement au XVY° Congrès de l'Association des Médecins de Langue Francaise de l'Amérique du Nord qui aura lieu à Onois-Kivières les 9, 10, 11 et 12 septembre 1940.Nous invitons chaleureusement tous les médecins à visiter notre stand à la salle d\u2019exposition.Nos représentants scientifiques seront heureux de les y recevoir et de leur fournir des renseignements sur les produits « Roche ».HOFFMANN-LA ROCHE LIMITÉE, MONTRÉAL L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014- BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 NEURO-TRASENTINE \u201cCIBA\u201d (Trasentine + acide phényléthylbarbiturique» Nouveau produit \u2018\u2018Ciba\u2019\u2019 agissant, suivant la dose, soit comme sédatif-antispasmodique d\u2019action centrale et périphérique, soit comme médicament de choix dans le traitement des troubles neuro-végétatifs de l\u2019insomnie.En associant la Trasentine, antispasmodique de synthèse d'action totale, à l\u2019acide phényléthylbarbiturique on réalisa, sous le nom de Neuro-Trasentine, une telle potentialisation des effets sédatifs et antispasmodiques de chacun des deux composants et ceci avec des doses si minimes sans tout danger d\u2019accoutumance, que même l\u2019administration prolongée d\u2019une même dose de Neuro-Trasentine assure un effet constant.La Neuro-Trasentine, renfermant donc ces deux substances en proportion judicieusement établie à la suite d\u2019essais cliniques systématiques, agit, suivant la dose administrée, soit comme sédatif-antispasmodique d\u2019action centrale et périphérique, soit comme médicament de choix dans le traitement des troubles neuro-végétatifs de l\u2019insomnie.POSOLOGIE PRÉSENTATION Dose sédative antispasmodique: 3 à 6 dragées au cours de la journée, En flacons de 30 et de 100 dragées.Également en emballages de 500 dra- en traitement prolongé.> 2 gées pour hôpitaux.Dose soporative: (Chaque dragée contient 20 mgrms de « .1 2 à 3 dragées '2 heure avant le Trasentine et 20 mgrms d'acide phényl- coucher.étnylbarbiturique.) eme COMPAGNIE CIBA LIMITÉE MONTRÉAL L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 21 POMMADE MIDY SUPPOSITOIRES MIDY EPINEPHRINE STOVAINE ANESTHÉSINE EX* DE MARRONS PRINCIPES D'INDE FRAIS STABILISÉ ACTIFS LABORATOIRES MIDY, 67 AVENUE DE WAGRAM, PARIS, (France) Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTRÉAL.ER RÉGULATEUR DE LA CIRCULATION DU SANG HAMAMELIS, CUPRESSUS MARRON D'INDE STABILISÉ CRATAEGUS, GUI, BOLDO = CONDURANGO LABORATOIRES LICARDY,38.BOUL* BOURDON, NEUILLY (SEINE) Agents pour le Canada : VINANT Limitée - 533, Rue Bonsecours - MONTRÉAL PE .\u2019 0 22 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 i! Le Collège Royal des edecins et Chirurgiens du Canada D Examens |\" 1940 © Les examens écrits, sur les sujets primaires et finals, auront lieu les 30 septembre, ler et 2 octobre \u2014 à Vancouver, Edmonton, Saskatoon, Winnipeg, London, Toronto, Kingston, Montréal, Québec et Halifax.9 Les examens oraux sur les sujets primaires auront lieu le 21 octobre à Edmonton et les 24 et 25 octobre à Montréal.@ Les examens oraux et cliniques sur les sujets finals auront lieu le 21 octobre à Edmonton, et les 24 et 25 octobre à Montréal.@ Les examens oraux et cliniques en langue française auront lieu à Montréal ou à Québec, ie 21 octobre.LES COURS DE REVISION Sur les sujets primaires: \u2014 A Edmonton \u2014 Université de l\u2019Alberta.\u2014 S\u2019adresser au bureau du Doyen, Faculté de Médecine.A London \u2014 Université de Western Ontario.\u2014 S\u2019adresser au bureau du Doyen, Faculté de Médecine.A Montréal \u2014 Université McGill.\u2014 S\u2019adresser au Dr S.Dworkin, Département de Physiologie.A Montréal \u2014 Université McGill.\u2014 S\u2019adresser au Dr E.W.Workman, Département d\u2019Anatomie.A Toronto \u2014 Université de Toronto.\u2014 S\u2019adresser a Mile M.Cory, Département de Physiologie.Sur les sujets finals: \u2014 | DIVISION DE MEDECINE: \u2014 À A Montréal.\u2014 S'adresser au Dr W.de M.Scriver, 1374 ouest, rue Sherbrooke, | 0 Montréal, P.Q.a A Toronto.\u2014 S\u2019adresser au Professeur Duncan Graham \u2014 Département de médecine, Université de Toronto, 100 rue Collége, Toronto, Ontario.DIVISION DE CHIRURGIE: \u2014 A Montréal.\u2014 S\u2019adresser au Dr R.R.Fitzgerald, 1414 rue Drummond, Montréal, P.Q.» \u2014 S\u2019adresser au Dr Gavin Miller \u2014 Hopital Royal Victoria, Montréal, P.Q.A Toronto.\u2014 S\u2019adresser au Secrétaire \u2014 Département de Chirurgie, Institut Banting, Toronto, Ontario.ASSEMBLÉE ANNUELLE À OTTAWA, SAMEDI LE 26 OCTOBRE D candidats gradués de 1930, ou antérieurement, d\u2019une École de Médecine ou d'une Ey _ = approuvées par le Conseil, ne seront pas tenus de passer l\u2019examen primaire mais devront, à l\u2019examen final, faire preuve d\u2019une connaissance générale et pratique de l\u2019application clinique de l\u2019anatomie - et de la physiologie.Cet examen spécial sera dirigé par des cliniciens.Toutes les communications devront être adressées à: WARREN S.LYMAN, M.D., F.R.C.P.(C.), Secrétaire-Honoraire Chambre 3018, National Research Laboratories, Sussex Street, OTTAWA.Ontario.Des renseignements supplémentaires apparai- tront dans d\u2019autres numéros de ce Journal.A are L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 23 Effets comparatifs sur l\u2019abaissement de la tension artérielle systolique, en deçà des lignes normales, produits par: 1.le nitrite d\u2019amyle; 2.le nitroglvcé- rine: 3.le nitrite de soude; 4.le tétranitrate d\u2019érythrol.La tension diastolique subit un changement analogue dans les mêmes proportions.L\u2019action vaso-dilatatrice du Tétranitrate ip ee ë HE Tee = d\u2019Erythrol, de Merck, est plus lente et plus durable que celle d\u2019autres nitrites ordinairement employés.La vaso-dilatation commence habituellement en moins de quinze minutes environ après l\u2019administration et persiste durant à ou 4 heures.On peut obtenir un effet soutenu par un dosage soigneusement calculé pour chaque cas en particulier.Tnttérature sur demande.\"MERCK & CO.LTD.EB eel Pour une vaso-dilatation prolongée dans l'hypertension Tot Chimie MONTREAL, P.O. pre 24 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 + + 28-36 est, rue Saint-Paul Ve la RADIOSCOPIE VERTICALE à la RADIOGRAPHIE HORIZONTALE L\u2019Unité à Rayons-X « PANDEX » de WESTINGHOUSE permet ceci et toutes positions intermédiaires requises en Radiodiagnostic.Malgré son prix moyen, rien n\u2019a été sacrifié en: FLEXIBILITÉ MÉCANIQUE FLEXIBILITÉ ÉLECTRIQUE FACILITÉ D\u2019OPÉRATION PROTECTION ÉLECTRIQUE AMPLEUR DE RENDEMENT Demandez-nous d\u2019abord la littérature sur cette Unité.Nous vous invitons ensuite à venir la voir en opération à 36 est, rue Saint-Paul.LU C\u2019est avec plaisir que nous vous en ferons une démonstration et sans engagement de votre part.DISTRIBUTEURS EXCLUSIFS DES APPAREILS À RAYONS-X « WESTINGHOUSE » CASGRAIN & CHARBONNEAU Limitée MONTRÉAL \\ == \\ i lh L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 25 ~ EN REPONSE A DE NOMBREUSES DEMANDES ane préparation de WI | AMINE B,- fluide, non alcoolique, agréable au goût.Préparé à la demande de plusieurs médecins, notre Sirop de Bêtaxine contient 6 ma.(2000 unités internationales ou U.S.P.) de vitamine B, cristallisée (chlorhydrate de thiamine) par once fluide, ou 0.75 mo.(250 unités internationales ou U.S.P.) par cuillerée à thé (4 cc.).Efficace, stable et de consistance fluide, il est coulant, agréablement citronné, aisément ingéré sans être dilué.On peut cependant le couper d'eau, de jus de fruits, de lait, ou l'incorporer à des entremets, des céréales, etc.Il plaira particulièrement aux petits et aux grands enfants, ainsi qu'aux adultes qui répugnent aux préparations alcoolisées.PRÉSENTATION: flacons de 8, 32 et 128 onces fluides.La bêtaxine est aussi présentée en comprimés (administrés per os ou en injections hypodermiques), en ampoules et fioles (injections), et sous forme d'un élixir de goût très agréable.Sirop de BETAXINE (Betaxin Syrup) Marque déposée au Canada et aux E.-U.d'A.Marque du CHLORHYDRATE DE THIAMINE.Chlorhydrate de vitamine B' synthétique cristallisée i | | WINTHROP CHEMICAL COMPANY INC.Produits pharmaceutiques supérieurs à l\u2019usage de la Faculté.| WINTHROP Administration et laboratoires à Windsor, Ontario.Bureaux a la disposition de MM.les médecins et pharmaciens: | Immeuble Dominion Square, Montréal, P.Q.Cette réclame paraît dans les principales publications médicales.WINTHROP 26 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 SANATORIUM PRÉVOST INCORPORE ÉTABLISSEMENT DE PSYCHOTHÉRAPIE Magnifique situation au bord de la Rivière-des-Prairies, à proximité de Montréal.Parc de 600,000 pieds carrés.Tennis, billard, etc.Chambres pourvues de tout le confort moderne.TRAITEMENT INDIVIDUEL DES AFFECTIONS DU SYSTÈME NERVEUX par trois médecins spécialistes et un personnel expérimenté.Cure de repos.Régimes.Électrothérapie.Ravons UV.Hv- drothérapie.Traitements spéciaux des toxicomanies (alcool.morphine, cocaïne).Malariathérapie et toutes pvrétothéra- pies.Prospectus sur demande.Personnel médical: Dr Edgar Langlois, médecin-directeur; Dr Jean Saucier; Dr Roma Amyot; Dr Charles-A.Langlois (électro-radiologie).4455 ouest, Boulevard Gouin, Téléphone: BYwater 1240 > L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 27 5 .TRÉPHONYL Sérum hémopoiétique - Foie foetal - Tréphones embryonnaires FLACONS - AMPOULES SIROP Anémies intenses l à 2 ampoules par jour dans 1/4 de verre Convalescences d'eau, par voie buccale loin des repas.Déficiences organiques Troubles de la croissance | cuillerée à potage (enfants une cuillerée Allaitement à café) avant les trois principaux repas.Laboratoires du D' ROUSSEL, 97, rue de Vaugirard, PARIS Agents pour le Canada : J.EDDE L', New Birks Bldg., MONTREAL Toutes les Indications de l''IODE et des IODURES IODOGENOL IRR PE Pl N Pas d\u2019lodisme AGENT GÉNÉRAU J.EDDE LY - MONTREAL 28 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BUIIETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 S'HABILLAIENT LES MARINS VERS 180 COMMENT re rd 7 i 2 NL So 5 ee = eile on .es 2 eds LE ee = Et voici ce qu\u2019ils CS \u2018disaient: 74 7e ; Mol \"pQUR 7 RS \u201d ou UJ T0 _ LS | MO Ie ce se i Se 0 So a Ee 0 ¥ LA BIÈRE QUE VOTRE ARRIERE-GRAND-PERE BUVAIT Le. \"UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 PULIETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembr: 1940 29 Le eee SEE MODELE \u2019EBRF\u201d ippareil de radiodiagnostic avec protection électrique absolue « modèle \u2018EBRF\u201d standard de Ferranti est un appareil de radio- #gnostice complet pour la fluoroscopie et la radiographie.Il est fourni TORONTO CLEC RC io NITED iec plusieurs dispositifs de contrôle, et son pouvoir maximum de 200 | ; ; tté Jliampéres permet d ir t 1 .; , Veuillez m'envoyer de la littérature concernant il d L de COUVFIr oute a surface à radiographier en l'appareil de radiodiagnostic modèle \u2018EBRF\u2019 avec lisant des techniques modernes à grande vitesse.Deux de ses protection électrique absolue.incipales caractéristiques sont: la grille diffusante Bucky qui se NOM ooo eee EEE pes sur toute la longueur de la table et la fluoroscopie qui se ADRESSE a que également sur toute la longueur de la table.Inscrivez votre ee eee eee eran M sur le coupon ci-joint afin de recevoir des renseignements complets VILLE PS 840 r cette aide importante de diagnostic.Bouts tutos set ve se à w- 30 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.AN.\u2014 Montréal, septembre 1940 = .Pa wesw re vg .i co ; .vn vrs SANATORIUM de BLOIS Maison de repos, de régime et de convalescence AFFECTIONS NERVEUSES MÉDECIN-DIRECTEUR: .Dr Charles de BLOIS EN GENERAL DIRECTEUR-ADJOINT : .Dr Georges de BLOIS Vialadies de | estomac et Je MEDECINS CONSULTANTS: in in r a estin, su menage, rou \u2018es Professeur Albert LeSAGE, Montréal; Dr Charlemagne de la nutrition, neurasthénie, BARIBEAU, Trois-Rivières: Dr J.-C.CELINAS, Trois-Ri- rhumatisme, artério-sclérose, vières; Dr Benoît JACOB, Trois-Rivières: Dr Rob.VEIL- .= .) fe EEN .intoxications (morphine, al- LEUX (Radiologiste), Trois-Rivières cool, etc.).Psychothérapie, hydrothérapie, électrothérapie, PRIX MODÉRÉS\u2014 Deux solariums, service d\u2019ascenseur, etc.rayons ultra-violets, etc., etc.Les aliénés et les contagieux ne sont pas admis.Pour renseignements supplémentaires et réservations: s\u2019adresser par lettre, télégramme ou téléphone au Directeur: PROSPECTUS ILLUSTRÉ Dr Charles de Blois SUR DEMANDE .SANATORIUM de BLOIS Téléphone 3420 225 boul.Laviolette - Trois-Rivières, P.Q.mm\" L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 31 LABORATOIRES JEAN OLIVE Agents represen tars des: Laboratoires CH.COUTURIEUX 18, avenue Hoche, PARIS LANTOL, PANGLANDINE, GLESION, ZYMION Laboratoires MAURICE ROBIN 13, rue de Poissy, PARIS GLYCERO, IODONE, NUCLEARSITOL, PEPTONATE DE FER Laboratoires BAUDE 72, rue Saint-Dominique, PARIS POMMADE ANESTHESIQUE NESTOSYL Laboratoires UPSA 29, boul.de la République, AGEN NORMOGASTRYL Laboratoires PORCHER 35, rue des Blancs-Manteaux, PARIS ECZEDA, DERMACIDE, ANGUSTURYL Laboratoires DEPRUNEAUX 18, rue de Beaune, PARIS PHOSPHONEUROL Laboratoires ROGER SAVOIRE 2-4, place Saint-Martin, VENDOME PYOCOLINE Laboratoires PAUL BREANT 11, rue de Clichy, PARIS NEUROSOLENE, OSMO-VACCINS Bréant Spécialités Pharmaceutiques Françaises 533, Bonsecours - HA.0277 - MONTRÉAL U_\u201d ertaines maisons françaises n\u2019ont pu cette année exposer au Congrès.MM.les Médecins en comprendront si aisément les raisons qu\u2019ils leur pardonneront certainement en leur gardant toute leur confiance.La Direction du Congrès a su apprécier le concours passé qu\u2019elles ont accordé à notre organisation et ne doute pas de les voir revenir parmi nous dès notre prochaine réunion.Elle souhaite vivement que MM.les Médecins continuent à prescrire, tant pour la qualité irréprochable des produits qui leur sont connus, que l\u2019intérêt et le souvenir qu\u2019ils portent à la France, dont ils partagent la détresse actuelle.Que nos Confrères soient indulgents si l\u2019échantillonnage a dû être réduit et si toutes les communications scientifiques ne leur parviennent qu\u2019irrégulièrement.Les Agents nous ont affirmé qu\u2019ils ont en mains un stock important, qu\u2019il ne faut pas craindre de prescrire, et s\u2019excusent si le service médical a pu légèrement diminuer.Nous avons considéré qu\u2019il était de notre devoir, et c\u2019est aussi notre plaisir, de faire un accroc à notre politique en vous rappelant ici les noms et les produits de ces fabricants de France.LA DIRECTION.PpPous rernerctert infiniment de votre patron age 32 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 PENTA-KAPS AMELIORÉE FORMAT REDUIT- TENEUR EN VITAMINES PLUS ELEVEE Produit des Laboratoires de recherches Abbott, les Penta-Kaps Améliorées fournissent cinq vitamines importantes dans des concentrations considérablement augmentées.Chaque capsule contient 10,000 unités internationales de vitamines A, 1,000 unités internationales de vitamines D, 200 unités internationales de vitamines B:, 40 unités Sherman de vitamines G et 500 unités internationales de vitamines C.Grâce au perfectionnement des méthodes de fabrication, la grosseur des capsules Penta-Kaps a été diminuée de quarante pour cent.Il faut s'assurer, en prescrivant une préparation vitaminée, que votre patien: reçoive un produit dont la teneur en vitamines a été définitivement établie et prouvée.C\u2019est pourquoi sur toutes vos ordonnances de vitamines, vous devez spécifier PENTA-KAPS AMÉLIORÉE ABBOTT.Comme tous les produits vitaminés Abbott, les Penta-Kaps Améliorées sont standardisées biologiquement, sous des conditions rigidement contrôlées.Vous êtes donc assuré qu\u2019elles vont fournir toutes les vitamines et dans les quantités mentionnées sur l'étiquette.Les Penla-Kaps Améliorées sont présentées en boîtes de 25, 50, 100 et 250 capsules.LABORATOIRES ABBOTT LTÉE \u2014 20, CHEMIN BATES, OUTREMONT. XVIÈM CONGRÈS DE L\u2019ASSOCIATION DES MEDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DE L\u2019AMÉRIQUE DU NORD TROIS-RIVIERES, les 9-10-11-12 SEPTEMBRE 1940 HAUT PATRONAGE Son Eminence le cardinal J.-M.-R.VILLENEUVE, Archevéque de Québec.Sir Eugène FIsET, Lieutenant-Gouverneur de la province de Québec.L'Honorable Adélard GopBOUT, Premier Ministre de la province de Québec.L\u2019Honorable Henri GroULx, Ministre de la Santé et secrétaire provincial.Monseigneur Camille Roy, Recteur de l\u2019Université Laval.Monseigneur Olivier MAURAULT, Recteur de l\u2019Université de Montréal.M.le docteur Albert LE SAGE, Doyen de la Faculté de Médecine de l'Université de Montréal.Monsieur le Doyen de la Faculté de Médecine de l'Université Laval.LUNDI, 9 SEPTEMBRE Après-midi Inscription à la salle des exposants.S.00 heures du soir.;( SÉANCE SOLENNELLE D'OUVERTURE 1.Ouverture de l'assemblée par le Président du XVIème Congrès, M.le docteur C.-N.de BLo1s.2.Allocution du Directeur Général, M.le docteur R.-E.VALIN.3.Allocution de l\u2019Honorable Ministre Provincial de la Santé, Honorable Henri GrouLx.4.Présentation de diplôme d'honneur au Président du XVème Congrès, par le Secrétaire-trésorier général, M.le docteur Donatien MARION.5.Allocution du Président du XVème Congrès, M.le docteur J.-H.LAPOINTE.6.Conférence et projections lumineuses: « L'histoire de la transfusion sanguine », M.le docteur Léo PARISEAU.7.Présentation de diplômes du « Collège Royal des médecins et chirurgiens du Canada », M.le Prof.Albert LE SAGE, Vice-président du collège. 918 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 PROGRAMME SCIENTIFIQUE MARDI, 10 SEPTEMBRE Avant-midi 9.30 h\u2014M.le docteur Paul-Marc SAINT-PIERRE.Les hématémèses.9.50 h\u2014M.le docteur Amaury MORRISSETTE, Les hémorragies de la grossesse.10.10 h\u2014MM.les docteurs Jean PANET-RAY- MOND et Jacques OLIVIER.Conduite à tenir dans les traumatismes cramens.10.30 h\u2014M.le docteur Albert GUILBEAULT.La vaccination par le BCG.10.50 h\u2014M.le docteur C.-A.GAUTHIER.Di-phé- nyl Hydantoinate sodique et Epilepsie.Résultats personnels.11.10 h\u2014MM.les docteurs Gaston CAISSE et C.BISSON.Les scolioses.11.40 h \u2014M.le docteur Léo PARISEAU.Ce que mes yeux de radiologiste ont vu durant la | guerre de 1914-18.12.00 h \u2014 Visite de l\u2019exposition.12.30 h\u2014Déjeuner offert par la cité de Trois-Ri- viéres.Après-midi PRÉSIDENTS CONJOINTS: M.le docteur J.-D.Mivor, de Fall River, Mass.M.le docteur C.-A.GAUTHIER, délégué de la Société Médicale de Québec.M.le docteur O.-E.Caza, délégué de l\u2019Association Médicale de Valleyfield.230 h\u2014M.le docteur Rodrigue DUGRE.Les lé- stons du col utérin.2.50 h\u2014M.le docteur Donat VOGHEL.Le drame : abdominal et son traitement.3.10 h\u2014M.le docteur G.DESHAIES.Les empyèmes tuberculeux.3.30 h.\u2014M.le docteur J.-B.JOBIN.Considérations sur deux cents cas d\u2019ulcère gastro-duodénal traités à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, depuis ; 0 quatre ans.3.50 h\u2014M.le docteur Albert COUTURIER.Méthode personnelle de suspension utilisée - pour la réduction des fractures de la colonne vertébrale.Cinquante-six observations personnelles.4.10h\u2014M.le docteur R.DESMEULES.Primo- infection tuberculeuse.e © e- + 4.30 h \u2014 M.le docteur Henri GARIEPY.Le diabète et la chirurgie.4.45 h\u2014M.le docteur J.-A.BAUDOUIN.La natalité dans la province de Québec.5.00 h\u2014 Visite de l\u2019exposition.5.30 h\u2014Excursion à Shawinigan; Réception et Buffet à l\u2019Hôtel Cascade.MERCREDI, 11 SEPTEMBRE Avant-midi PRÉSIDENTS CONJOINTS: M.le docteur J.-R.LAROCHELLE, de Biddeford, Maine.M.le docteur Pierre Roy, délégué de la Société Médicale de Limoilou.M.le docteur Lionel GroLeau, délégué de l\u2019Association des Médecins de Sherbrooke.9.30 h\u2014M.le docteur Adélard TETREAULT.Maladies mitrales et gestation.9.50 h\u2014M.le docteur Albert JOANNETTE.Les faux tuberculeux.10.10 h\u2014M.le docteur R.-E.VALIN.Les compli- \u201c cations post-opératoires dans les interventions abdominales.10.30 h \u2014MM.les docteurs Roméo BOUCHER et J-H.CHARBONNEAU.Considérations sur le traitement de l\u2019agranulocytose.10.50 h\u2014MM.les docteurs M.LANGLOIS et R.THIBAUDEAU.Orientation thérapeutique actuelle dans les troubles digestifs graves du nourrisson.11.10 h\u2014M.le docteur Donatien MARION.Conduite à tenir dans les vomissements gravidiques.: 1125 h\u2014M.le docteur Albéric MARIN.Le traile- ment de la syphilis nerveuse.11.45 h\u2014M.le docteur L.-P.MARS, Port-au-Prince, Haïti.Culture et psychiatrie.12.00 h.\u2014Visite de l\u2019exposition.12.30 h\u2014Déjeuner champêtre au club de golf Méta- béroutin.Après-midi PRÉSIDENTS CONJOINTS: M.le docteur Albert PaquET, de Québec.M.le docteur P.-P.Beaubry, délégué de l\u2019Associa- -> tion des Médecins de Sherbrooke.M.le docteur V.Brassarp, délégué de la Société | Médicale de Shawinigan.1 PROGRAMME SCIENTIFIQUE 2.30 h\u2014M.le docteur C.-A.PAINCHAUD.Considérations pratiques sur la valeur des examens du sang et du liquide céphalo-rachidien au cours de la syphilis.2.50 h\u2014M.le docteur Paul DUFAULT.de Rut- land.Les tuberculeux hospitalisables.3.10 h\u2014M.le docteur C.VEZINA.Quelques considérations sur l\u2019appendicite.3.30 h\u2014M.le docteur Roma AMYOT.Le traitement des polynévrites par la Vitamine B*.350 h\u2014M.le docteur U.FRENETTE.Lésions traumatiques récentes du genou.4.10 h-\u2014M.le docteur J.-E.SAMSON.Séquelles de traumatisme du genou.4.330 h\u2014M.le docteur A.BELLEROSE.Résumé d\u2019un rapport sur le cancer d\u2019intestin.4.50 h\u2014M.le docteur B.-G.BOURGEOIS.dérations sur le cancer de l\u2019intestin.5.00 h\u2014 Visite de l\u2019exposition.6.00 h\u2014 Buffet au club de golf Ki-8-eb.8.00 h\u2014 Baseball.10.00 h\u2014Danse des jeunes au Château De Blois.JEUDI, 12 SEPTEMBRE Avant-midi Consi- PRÉSIDENTS CONJOINTS: M.le docteur C.-E.Tassé, de Worcester, Mass.M.le docteur Roméo GaGnoN, délégué de la Société Médicale de Saint-Roch et Jacques-Cartier.| M.le docteur Geo.-A.JousErT, délégué de la Société | Médicale du Bas-Saint-Laurent.9.30 h\u2014M.le docteur Lionel GROLEAU.Les ulcères de jambe.Projections, lumineuses.9.30 h \u2014M.le docteur L.-P.ROY.Les retards de la consolidation .osseuse.10.10 h\u2014MDM.les docteurs Renaud LEMIEUX, Antonio MARTEL et Guy DROUIN.Contribution à l\u2019étude du traitement des pneu- mopathies aiguës par les dérivés sulfa- | midés.| 10.30 h\u2014MM.les docteurs Paul BOURGEOIS et L.SYLVESTRE.Les sulfamidés en urologie.| 10 50 h\u2014-M.le docteur Emile GAUMOND.Les directives de la syphilis.ar.10h \u2014M.le docteur J.-H.LAPOINTE.Physiopathologie du syndrome diarrhée.Interprétation clinique et traitement.+ + 919 11.30 h\u2014M.le docteur Sylvio LE BLOND.En marge du tubage duodénal.11.45 h \u2014MM.les docteurs Armand FRAPPIER, et Gaston LAPIERRE.Les réattions tuberculiniques chez les mouveau-nés vaccinés par le BCG.12.00 h\u2014Visite de l\u2019exposition.12.30 h\u2014Déjeuner des Dames, gracieusement offert par la Maison Fortin.Après-midi PRESIDENTS CONJOINTS: M.le docteur Eugène BISSONNETTE, délégué de la Société Médicale de Québec.M.le docteur L.-G.Morau.T, délégué de l\u2019Association Médicale du Bas-Saint-Laurent.\u201cM.le docteur J.-E.Dorion, délégué de la Société Médicale de Saint-Roch et Jacques-Cartier.9.30 h\u2014M.le docteur Georges GREGOIRE.Résumé des activités du Comité Provincial de la Défense contre la Tuberculose.2.50 h\u2014M.le docteur Urgel GARIEPY.Les injections para-vertébrales dans les troubles d\u2019origine sympathique.3.10 h\u2014M.le docteur Oscar MERCIER.Le traitement moderne de Uhypertrophie de la prostate.330 h\u2014MM.les docteurs A.LEGER, C.-E.GRI- _ GNON et Georges LECLERC.L\u2019hypo- \u2018thyroïdie fruste.3.50 h\u2014MM.les docteurs R.DESMEULES et Philippe RICHARD.L'interprétation des réactions tuberculiniques.4.05 h\u2014M.le docteur Victor POTVIN.Les ostéo- syntheses dans les fractures de membres.Observations.personnelles.0 4.20 h\u2014M.le docteur Jean LE SAGE.Résultats comparés obtenus par les Rayons X et la gastroscopie chez le malade avant et après opération.4.35 h\u2014M.le docteur Jean SAUCIER.Nouvelles observations à propos de l\u2019électro-pyréto- thérapie de la chorée.4.50 h\u2014M.le docteur Honoré NADEAU.L'insuline protamine-zinc dans le traitement du - diabète.5.10 h\u2014 Visite de l\u2019exposition.7.30 h\u2014Banquet et Bal. 920 SECTION DE L\u2019OPHTALMO-OTO- RHINO-LARYNGOLOGIE MERCREDI, 11 SEPTEMBRE Avant-midi PRÉSIDENT: M.le docteur Auguste PANNETON, hôpital Saint- Joseph.Trois-Rivières.9.30 h\u2014Le strabisme concomitant, par MM.les docteurs Jules BRAULT et Emile BLAIN.9.55 h \u2014Discussion.10.20 h\u2014Le strabisme paralytique, par M.le docteur Norbert BOURGAULT.10.45 h \u2014 Discussion.11.10 h\u2014Autoplastie avec chirurgie conservatrice d\u2019une tumeur maligne de la paupière supérieure, par MM.les docteurs François BADEAUX et Lucien PERRON.11.20 h \u2014Discussion.11.30 h\u2014Un cas très rare de cholestéatome de l\u2019orbite, par MM.les docteurs Philippe PANNETON et Réné ROUX.11.40 h.\u2014Discussion.Après-midi PRÉSIDENT : M.le docteur Ernest PLANTE, Sherbrooke.2.30 h\u2014Benign and malignant tumors of the larynz, par M.le professeur G.TUCKER, de Phi- ladelphie.3.30 h \u2014Discussion.3.50 h\u2014Les sténoses æsophagiennes, par le docteur V.LATRAVERSE.4.05 h \u2014Discussion.4.15 h\u2014Dacryolacorhinostomie chez une malade ayant subi l\u2019extirpation du sac lacrymal antérieurement, par MM.les docteurs Francois BADEAUX et Rolland PEL- LERIN.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.septembre 1940 4.25 h \u2014Discussion.435 h.\u2014Extraction électromagnétique des corps étrangers de l\u2019œil, par M.le docteur Lucien GELINAS.4.45 h \u2014Discussion.JEUDI, 12 SEPTEMBRE Avant-midi PRÉSIDENT: M.le docteur Paul ParncHauD, Hôtel-Dieu, Québec.9.30 h\u2014Les sinusites chez l\u2019enfant, par M.le docteur J.VAILLANCOURT.9.55 h.\u2014Discussion.10.20 h\u2014Les sinusites chez l\u2019adulte, par M.le docteur C.-T.MATHIEU.10.45 h.\u2014Discussion.11.10 h.\u2014Le traitement actuel de la tuberculose laryngée, par M.le docteur Jules BRAHY.11.20 h \u2014Discussion.11.30 h\u2014Troubles fonctionnels de l\u2019oreille d\u2019origine tubaire, par M.le docteur Auguste PANNETON.; 11.40 h \u2014Discussion.11.50 h.\u2014Le problème du glaucome sympathique | d\u2019origine traumatique, par M.le docteur @ Antonio GODIN.12.00 h \u2014Discussion.Après-midi PRESIDENT: M.le docteur L.-G.Jousert, Hotel-Dieu, Montréal.2.30 h.\u2014Opportunité de fonder une société d\u2019ophtal- À mo-oto-rhino-laryngologie.3.30 h.\u2014Temps libre.Visite de l\u2019exposition. MÉMOIRE LE LEVER PRÉCOCE EN CHIRURGIE ABDOMINO-PELVIENNE (Étude basée sur 900 cas personnels) Par Pierre SMITH, Chirurgien de l'hôpital Saint-Luc (Montréal).La méthode du lever précoce des opérés en chirurgie abdominale ou abdomino-pelvienne : n\u2019a pas connu jusqu\u2019à présent la même évolu- tion progressive que les méthodes d\u2019anesthésie et d\u2019analgésie, d\u2019aseptie et de technique opéra- | toire, de traitement pré et post-opératoire.Les suppurations post-opératoires coutumières et les suites opératoires mouvementées de jadis, venaient sans doute justifier pour les laparotomisés d\u2019alors, une immobilisation au lit se prolongeant parfois jusqu\u2019à trois ou quatre semaines et même davantage.Aujourd\u2019hui, la chirurgie est mieux com- | prise.Aussi pour différentes catégories d\u2019interventions abdominales, la morbidité et la mortalité post-opératoires sont quasi nulles et les suites opératoires silencieuses; mieux encore, Pévolution post-opératoire serait grandement améliorée, si à l\u2019acte chirurgical lui-même, et aux thérapeutiques médicales post-opératoires, succédait une mobilisation plus hâtive et plus complète des opérés.Et alors, on s\u2019explique difficilement pourquoi, sans discrimination suffisante, systématiquement et pour le moins inutilement, on laisse encore un nombre incaleulable de lapa- rotomisés garder le lit, huit, neuf, dix jours et parfois plus longtemps encore; alitement prolongé, cause de convalescence traînante, de frais matériels inutilement onéreux pour les malades et leur famille, de sureroît de travail pour le personnel hospitalier, d\u2019encombrement constant de « convalescents » dans les hopi- taux, dont le nombre de lits est toujours inférieur aux demandes d\u2019hospitalisation.Et cependant, nul n\u2019ignore que, de par le monde, un nombre imprécis mais fort élevé sans doute de laparotomisés indisciplinés ou impatients, trompant la vigilance de leurs surveillants, ou indociles aux ordres de leur chirurgien, se sont levés dans les Jours qui suivirent immédiatement Jl\u2019opération sans avoir pour cela compromis la bonne évolution de leur convalescence ou diminué la qualité de leur guérison.Nous savons de même que les enfants lapa- rotomisés, ignorant le «réflexe d\u2019immobilité » post-opératoire, conservent leur turbulence instinctive, s\u2019agitent impunément dans leur lit et réalisent ainsi ce que Payr et Henle ont appelé «la promenade au lit ».Dans un ordre de faits très voisins, nombre d\u2019accouchées civilisées ou incultes se lèvent immédiatement après la délivrance, sans voir survenir de ce fait, plus d\u2019accidents ou d\u2019incidents dans les suites de couches.Si bien que de nombreux accoucheurs n\u2019hésitent plus a faire lever leurs accouchées peu après la délivrance.Nous connaissons depuis longtemps l\u2019heureuse influence de la marche sur l\u2019état local et général des fracturés de jambe traités par l\u2019appareil de Delbet.Les segments osseux en contact et en friction légère à chaque mouvement de la marche, n\u2019en guérissent pas moins bien, en formant un col osseux de toute sécurité.Plus récemment, certains chirurgiens ont préconisé le lever et la marche immédiats, après la coaptation des fragments de la rotule fracturée.Dans le domaine expérimental, ne sait-on pas que les animaux et notamment les chiens laparotomisés se mettent à remuer, à marcher ou à courir dès la fin de leur sommeil anesthésique, sans que chez eux non plus surviennent des éviscérations, des éventrations ou des morts obligatoirement dues à ces cxercices immédiats après la laparotomie expérimentale. 922 Rien n\u2019est moins certain que pour nombre de viscères, l\u2019immobilité soit un facteur obligatoire de guérison; une plaie cardiaque ou vasculaire accidentelle suturée, cicatrisera quand même et cela malgré les battements inéluctables du cœur et des artères; la paroi et les viscères abdominaux sur lesquels nous intervenons sont en activité dynamique perpétuelle après, comme avant et pendant les manœuvres opératoires; le foie, et le lit vési- eulaire, la loge splénique grâce au rythme costo-diaphragmatique ne connaissent pas le repos de l\u2019immobilité après les interventions pratiquées à leur endroit; l\u2019estomac, le duodénum, le grêle, les côlons conservent leur mobilité rythmée après les résections, les sections ou les sutures dont ils sont l\u2019objet; tous ces viscères, en état de mobilité persistante guérissent quand même leurs lésions chirurgicales.Entre ces mouvements constants et normaux et ceux provoqués par le lever et la marche post-opératoires, il n\u2019y a qu\u2019une différence d\u2019intensité.Et cette différence au lieu d\u2019être néfaste à l\u2019opéré, bien au contraire, hâte sa guérison comme nous aurons l\u2019occasion de le redire au cours de ce travail.D'ailleurs toute thérapeutique dirigée contre l\u2019atonie gastro-intestinale post-opératoi- re n\u2019a pas d\u2019autre but que de ramener ces viscères à leur contractilité normale.Sans doute, pour les tissus meurtris, infee- tés, chez les malades « médicaux », « généraux »: cardiaques, néphrétiques, tuberculeux, diabétiques, porteurs de lésions chirurgicales, l\u2019immobilité garde ses droits de haut facteur de guérison; mais là n\u2019est pas le cas dans les indications du lever précoce ou les conditions tissulaires et l\u2019état général des malades doivent être tout autre; la maladie chirurgicale est dans la majorité des cas, une lésion locale, uni-viscérale, exclusive, extirpable ou instru- mentalement réparable, n\u2019affectant très souvent en rien l\u2019état général.Les lésions médicales post-opératoires proprement dites, la « maladie post-opératoire », si toutefois elles se produisent, sont souvent la conséquence de l\u2019anesthésie, ou d\u2019incidents L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 post-opératoires.Le plus souvent transitoires, elles ne nécessitent nullement une thérapeutique dont l\u2019interminable repos au lit réaliserait l\u2019élément idéal et essentiel.D'autre part, combien d\u2019opérés, les malades adipeux notamment, souffrent de façon très pénible de ce malaise, qu\u2019eux-mêmes, fort à propos, savent qualifier de « fatigue du lit ».Pour atténuer ces malaises causés par l\u2019immobilité, on se contente de paroles lénitives illusoires, et de l'injection traditionnelle et souvent néfaste de morphine, quand il suffirait, pour mettre fin à ce pénible état, que de sortir les opérés de leur lit, ne serait-ce que pour quelques minutes tous les jours.Quelle inquiétude ne ressentons-nous pas, dans l\u2019attente de la congestion pulmonaire hypostatique des vieillards laparotomisés et immobilisés, de la redoutable embolie postopératoire chez certains opérés confinés au lit, des plaies de lit et des escarres de décubitus si fréquentes chez les malades amaigris, déshydratés, cachectiques._ C\u2019est, nul doute, en considération de ces faits, que depuis longtemps déjà, certains accoucheurs ou chirurgiens eurent l\u2019idée de faire lever et marcher précocement leurs malades, ou du moins de leur imposer-la « gym- rastique au lit» c\u2019est-à-dire lexécution de mouvements actifs ou passifs dès les heures.qui suivent l\u2019accouchement ou l\u2019opération.Toutes ces questions d\u2019ailleurs, ont déjà fait l\u2019objet de rapports et de communications dans divers congrès !, de publications et de travaux dont la liste s\u2019allonge constamment.1.1908.\u2014 Berlin, Congrès des gynécologues., 1909.\u2014 Budapest, XVIe Congrès international de médecine.1909.\u2014 Paris, Congrès français de chirurgie.1913.\u2014 Londres, Congrès médical.1919.\u2014 Bruxelles, ler congrès de l\u2019Ass.des gynécologues et obstétriciens de langue française.1930.\u2014 Moscou, Congrès de chirurgie.1930.\u2014 Varsovie, Congrès international de médecine.1934.\u2014 Paris, Congrès français de chirurgie.1934.\u2014 Québec, XIIIe Cong.de l\u2019Ass.des Médecins de langue française de l\u2019Amériaue du Nord, conjointement avec le XXIIIe Cong.français de médecine.1937.\u2014 Berlin, LXIe Congrès de chirurgie.1938.\u2014 Ottawa, XVe Cong.de l\u2019Ass.des Méd.de langue française de l\u2019Amérique du Nord. SMITH: LEVER PRÉCOCE EN CHIRURGIE Si bien que le nombre des cas de levers précoces publiés dans les différents pays jusqu\u2019à ce jour, se chiffrent par milliers °.Notes historiques Si Charles White en Angleterre, conseillait déjà fortement vers la fin du XVIIIe siècle, le lever précoce des accouchées, ce furent Robert T.Morris et Emile Ries (de Chicago) et Boldt ( de New-York) qui dès 1889 à 1895, préconisèrent et réalisèrent les premiers et de façon systématique, le lever précoce de leurs opérés en chirurgie abdomino-pelvienne.Des Etats-Unis, la méthode se répandit en Allemagne, où défendue par des chirurgiens de renommée, elle connut, en moins d'une décade, une vogue considérable qui gagna peu à peu maints pays d\u2019Europe.Il faut bien dire, que malgré la conviction ardente de ses nombreux promoteurs, cette méthode n\u2019a pas connu partout une diffusion progressive et constante ni une approbation universelle ou unanime.Il y a un quart de siècle et plus, les techniques chirurgicales et les suites opératoires ne donnaient pas le sentiment de sécurité qu\u2019elles procurent aujourd\u2019hui.Des accidents malheureux ont dû survenir et refréner l\u2019enthousiasme d\u2019opérateurs insuffisamment avertis, qui attendaient de la méthode, dans des cas mal choisis sans doute, plus qu\u2019elle ne pouvait alors leur donner.En France, J.L.Faure, en 1908 suggéra et instaura comme date du premier lever, au lieu 2.Pour ne citer que quelques statistiques, mentionnons: Etats-Unis: Emil Ries (1909) 500 cas; H.J.Boldt (1907) 384 cas; W.et C.Mayo (1909) 1,788 cas; D.W.Tovey (1929) 2,375 cas; Brooks H.Wells (1918) 1,500 cas.Allemagne: C.Hartog (1909) 350 cas; B.Kronig (1909) 466 cas; Max Silberberg (1909) 408 cas; Hermann Kiimmell (1909) 800 cas; Franz Cohn (1909) 100 cas; Edv.A.Bjorikenheim (1910) 131 cas; Kot- zenberg (1909) 419 cas; Zillmer (1930) 564 cas; Seldheim (1909) 215 cas.France: Henry Reynès (1914) 100 cas; Sauvé (1934) 80 cas; A.Chalier (1934) plus de 514 cas; G.Jean- neney (1934) 78 cas.Roumanie: D.Gerota (1931) 3,000 cas.Russie: V.Platonoff (1912) 139 cas.Espagne: Prof.E.Lopez (1934) 2,000 cas.Canada: Pierre Smith (1940) 900 cas.923 du 2le jour alors classique, le 10e jour pour les appendicites, et le 12e jour pour les autres laparotomies.C\u2019était un réel progres déja, et malgré tout, cette suggestion aujour- d\u2019hui acceptée universellement et sans critique fut alors l\u2019objet de violentes contradictions.Chalier (de Lyon) dès 1917, fait lever un grand nombre de ses laparotomisés dès les premiers jours qui suivent l\u2019opération.Dans une série de publications récentes, il donne un regain de vitalité à cette question et suscite un grand nombre de nouveaux adeptes.Actuellement, il semble bien que la méthode soit connue sinon appliquée dans la plupart des pays du monde.Si un grand nombre de partisans dans différents pays n\u2019ont pas encore approuvé ou adopté la méthode du lever très précoce, c\u2019est-à-dire le lever le jour même de l\u2019opération ou dans les quatre ou cinq jours qui la suivent, du moins ont-ils admis la valeur du principe, ou ont-ils cherché à réaliser, pour certaines catégories d\u2019opérés, une diminution du long séjour traditionnel au lit.© Nous connaissons au Canada ou du moins dans la Province de Québec un certain nombre de chirurgiens, d\u2019ores et déjà convertis à la méthode, qu\u2019ils appliquent souvent à leurs opérés, mais pour les références nous ne devons faire état que des travaux publiés sur la question *.1.Soumettons de suite aux lecteurs les noms d\u2019un certain nombre d\u2019adeptes dans différents pays et pour quelques partisans, le nombre de leurs opérés levés précocement.Etats-Unis: Robert T.Morris (1891); Emil Ries, Chicago (1889 jusqu\u2019en 1909, 500 cas); H.J.Boldt, New-York (jusqu\u2019en 1907, 384 cas); F.C.Schaefer; Manly; Wiggins; Grandin: W.et C.Mayo (jusqu\u2019en 1909, 1,788 cas); Byford; J.Vance (jusqu\u2019en 1907, 50 cas); August Martin; Daniel H.Craig; D.W.Tovey (jusqu\u2019en 1929, 2,375 cas); V.F.Marshall et E.W.Quick; Baldy; Deavy; Chandler (jusqu\u2019en 1909, 96 cas) ; A.Brothers; Bandler; Brooks H.Wells (jusqu\u2019en 1918, 1,500 cas); Holmes.Allemagne: C.Hartog (jusqu\u2019en 1909, 350 cas); B.Krônig (jusqu\u2019en 1909, 466 cas); Max Silberberg (jusqu\u2019en 1909, 408 cas); Hermann Kiimmell (jusqu\u2019en 1909.800 cas); Franz Cohn (jusqu\u2019en 1908, 100 cas); Edv.A.Bjorkenheim (jusqu\u2019en 1910, 131 cas); Witzel; Kotzenberg (jusqu\u2019en 1909, 419 cas); Kohschütter; Zillmer (jusqu\u2019en 1930, 564 cas) ; Basin; Lessing; Von Jaschke; Menge; V.Haberer; Seitz; Stich; Dôberlein et Schweninger; V.Harff; Bumm; 924 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 Notre expérience personnelle du lever précoce remonte au 12 juillet 1933.Déjà, nous avons publié «in extenso », nos 65 premières observations dans le « Paris Médical », (numéro du 21 juillet 1934, pp.68-73).Nous comptons \u2018aujourd\u2019hui 900 cas de levers précoces après interventions abdomino-pel- viennes, ce qui représente environ 85% de nos laparotomisés depuis que nous utilisons cette méthode.Ces 900 cas concernant: 10 laparotomies exploratrices, \u201c 11 cas de libération d\u2019adhérences abdominales, 2 splénectomies pour splénomégalies, 32 opérations sur les voies biliaires, dont: 17 cholécystendèses, 3 cholécystectomies, 4 cholécystostomies, 8 libérations d\u2019adhérences sous- hépatiques.Jung; Tillmans; Fromme; Bier; Franke; Pfannes- tiel; Vagel; Seldheim (jusqu\u2019en 1909, 215 cas) ; Neumann; Henschen; P.Schumacher; Konig; Florcken H.; Wohleben.France: Walther; Ch.Dujarier; Montprofit; Henri Reynès (jusqu\u2019en 1914, 100 cas); Savariaud; Prof.Forge; R.Grégoire; Sauvé (jusqu\u2019en 1934, 80 cas) ; A.Chalier (jusqu\u2019en 1934 plus de 514 cas); J.Du- cuing et P.Guilheim; L.Brisset, de Saint Lô (jusqu\u2019en 1929, 51 cas); G.Cotte, de Lyon; Delannoy et H.Gaudier, de Lille; G.Jeanneney, de Bordeaux (jusqu\u2019en 1934, 78 cas); A.Foliasson et G.Beaudry, de Grenoble (jusqu\u2019en 1933, 40 cas) ; Lecercle; Binet, de Nancy; Jonchères, de Saintes; Migimiac, de Toulouse; Champel; Charbonnier; Duchet Suchaud, de Vesoul; Ulrich; Jacques, de Monceau-les-Mines; Ricard; Richer; Rigondet, de Monluçon; Ph.Rochet; Ch.Carry, de Lyon; Vincent Georges.Belgique: L.Daumerie; Loute; L.Machurot.Autriche-Hongrie: Biedenger; Finsterer.Roumane: Gerota (jusqu\u2019en 1931, plus de 3.000 cas).Russie: V.Platonoff (jusqu\u2019en 1912, 139 cas).Suisse: Hanselmann; Bourcart; Henri Paschoud (jusqu\u2019en 1935, levers immédiats, plus de 60 cas); A.Charbonnier.Italie: E.Pestalozza; G.Bellerini; Andrea Consen- tino; Ferroni et Bellerini; Cacin et Cacina.Espagne: Goyanes; Prof.E.Lopez (jusqu\u2019en 1934, 2,000 cas).Angleterre: Moullin; C.Mansell; Rowlands.Ecosse: George Robertson.Danemark : Jacques Borelius (jusqu\u2019en 1908, 85 cas) ; Paul Kühnel.Argentine: Calcagno; J.A.Caeiro; Delloro; Ca- rones; A.R.Poletti; Ricci; Zenda.Brésil: Joao Camargo; Correa Brandino; C.J.Pepe.Canada: Pierre Smith (jusqu\u2019en 1940, 900 cas).17 interventions sur l\u2019estomac ou le duodénum, dont: 12 gastro-entérostomies postérieu- Tes, 2 enfouissements d\u2019ulcères perforés, 1 gastropexie de Lembret, 1 gastrostomie continente, 1 duodéno-jéjunostomie.anastomose iléo-transversaire, cæcopexie pour volvulus de cæcum, cæcostomie, réfections de valvule de Bauhin.CO DN = 183 opérations gynécologiques, dont: 44 salpingo-ovariectomies unilatérales dont trois pour gros kystes ovariens et quatre pour hématocèles.12 salpingo-ovariectomies bilatérales dont cinq pour gros kystes ovariens.2 myomectomies.4 hystéropexies.2 hystérectomies fundiques.94 hystérectomies subtotales dont douze pour gros fibromes utérins.1 hystérectomie totale pour épi- thélioma du col.8 cas de libération d\u2019adhérences pelviennes.9 ovariotomies (résection partielle de l\u2019ovaire).215 herniotomies, dont: 180 hernies étranglées, 12 hernies crurales, 10 hernies ombilicales, 1 hernie épigastrique, 12 hernies post-opératoires.inguinales dont 9 423 appendicectomies, 219 aiguës, 144 subaiguës, 160 chroniques. an rt A D 0 nt.SMITH: LEVER PRÉCOCE EN CHIRURGIE Résultats personnels post-opératoires Tous les cas de cette série ont été opérés, observés et suivis par nous-même.Sur ces 900 opérés levés précocement nous comptons quatre morts.La première consécutive à une laparotomie exploratrice pour phénomènes abdominaux post-traumatiques.Les troisième et quatrième jours, des gastrorragies profuses surviennent inopinément à la suite desquelles le malade succombe.L\u2019autopsie révèle notamment: «à la face interne de la paroi gastrique antérieure et un peu à gauche de la colonne vertébrale, une large ulcération, sans réaction périphérique, mais présentant des vaisseaux Aartériels béauts, cause vraisemblable des hématémèses mortelles ».Le deuxième cas est celui d\u2019une femme assez corpulente, décédée le 5e jour après l\u2019opération, de péritonite survenue insidieusement à la suite d\u2019une cholécystectomie.\u201c L\u2019autopsie a révélé: « Un abcès sous-hépa- tique sans diffusion apparente ».Dans le troisième, la mort est survenue huit jours après une salpingo-ovariectomie pour hémato-salpinx droit, chez une femme de 34 ans.Dans l\u2019après-midi du 7e jour, la malade, à Pinsu des infirmières, fait un malencontreux écart de régime, en ingérant des aliments très indigestes.Quelques heures plus tard, faiblesse et malaise subits, avec douleurs épigastriques et vomissements.L'état s\u2019aggrave et la malade algide meurt le lendemain.Pas d\u2019autopsie.La quatrième éventualité fatale est celle d\u2019une femme de 33 ans, hystérectomisée pour utérus fribromateux.L\u2019état local et général jugés satisfaisants, la malade est autorisée à s\u2019asseoir dans la chaise le 5e jour.Le lendemain, légère hyperthermie et un peu de météorisme intestinal.Dans l\u2019après-midi, sensation de constriction aux bases thoraciques et dyspnée progressive.Vers la fin de la soirée, la malade succombe 925 après avoir présenté des signes pouvant faire penser à l\u2019embolie post-opératoire.Pas d\u2019autopsie.A part, ces quatre éventualités malheureuses que nous ne saurions attribuer exclusivement au lever précoce puisqu\u2019elles auraient pu aussi bien survenir au cours d\u2019un alitement prolongé, nous n\u2019avons aucun autre aceli- dent grave à déplorer.Nos malades ont reçu soit l\u2019analgésie locale, soit l\u2019anesthésie rachidienne, soit le pento- thal intraveineux, soit pour le plus grand nombre, l\u2019anésthésie générale par inhalation au cyclopropane.Quelques malades ont présenté des accidents pulmonaires légers après le lever.Si le lever précoce n\u2019a pu les prévenir, il nous semble difficile par ailleurs de lui en imputer exclusivement les causes, puisque d\u2019autres malades au cours de cette série ont également présenté des pneumopathies post- anesthésiques ou post-opératoires avant le lever.Un grand nombre de malades se sont levés et ont marché avec leur drain (mèche entourée de cellophane) dans la plaie opératoire sans qu\u2019il ne survienne aucun accident.Nombre d\u2019opérés ont vu la rétention de leurs gaz intestinaux céder immédiatement après le lever, de même que l\u2019émission des urines a été provoquée instantanément maintes fois, surtout chez les opérés de hernies.Nous n\u2019avons eu recours qu\u2019exceptionnellement à la Pituitrine, aux lavements, au tube rectal pour l\u2019évacuation des gaz et des matières intestinales.Les injections post-opératoires de narcotiques ont été diminuées de façon appréciable.Aucun malade n\u2019a présenté d\u2019éviscération, ni d\u2019éventration post-opératoire.Je ne parle pas des petites déhiscences pariétales tardives survenant au niveau des orifices de drainage et qui se produisent aussi bien chez les opérés longtemps confinés au lit.A notre connaissance, nous avons eu 3 récidives de hernies survenues dans les circonstances suivantes: une hernie inguinale opérée par le procédé classique de Bassini et 926 levée précocement a récidivé au bout de quelques semaines.Réopérée (le 29 juillet 1935) en utilisant le procédé de la suture du tendon conjoint au ligament de Cooper aux crins perdus, elle n\u2019a pas présenté de récidive malgré un nouveau lever précoce.Le deuxième cas est celui d\u2019une petite hernie sus-pubienne, opérée antérieurement à l\u2019occasion d\u2019un étranglement du grêle.La cure opératoire pratiquée hâtivement et peut-être sans une dissection suffisante des plans mus- culo-aponévrotiques, il y eût récidive après plusieurs mois.Refaite plus minutieusement aux crins perdus, elle n\u2019a pas récidivé depuis.Le troisième malade présentait une déficience tissulaire marquée et la récidive serait sans aucun doute survenue malgré l\u2019alitement prolongé.| Ces cas assez spéciaux, sur un total de 215 hernies représentent une bien faible proportion de récidives, en regard des hernies diverses opérées et levées tardivement et dont les récidives avec les procédés courants se chiffrent généralement de 3 à 10%, si l\u2019on en croit certaines publications récentes.Nous ajouterons dès à.présent que depuis quelques années, nous n\u2019utilisons plus, pour la cure radicale des hernies inguinales et crurales que le procédé qui consiste à suturer le tendon conjoint au ligament de Cooper, à l\u2019aide de crins iodés perdus.Ce procédé, croyons-nous, fournit le maximum de solidité et semble effectivement mériter le nom -de cure radicale.Quelques parois qui ont légèrement suppuré n\u2019ont pas de ce fait entraîné d\u2019éventration ou hernie post-opératoire.Les crins perdus sur le plan aponévrotique ou musculo-aponé- vrotique ont sans doute été dans ces cas, un grand facteur de solidité.Nous avons employé pour le plan aponévrotique ou musculo-aponévrotique, le catgut chromé fort, points séparés, pour un certain nombre d\u2019opérés.Bien qu\u2019avec ce matériel de suture, nous n\u2019ayons constaté aucun accident, nous avons, pour la plupart des opérés, utilisé pour le plan aponévrotique ou musculo-aponévrotique L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 le crin perdu simple ou couplé, nœuds profonds, alternés avec le catgut chromé fort, points séparés.Sur les centaines de crins ainsi abondonnés dans les parois abdominales, nous avons dû cependant réintervenir chez une quinzaine de malades, pour leur enlever soit un, ou soit deux crins qui entretenaient quelques mois après l\u2019opération une suppuration légère extérieurement fistulisée.A l\u2019exception du cas présumé d\u2019embolie rapporté plus haut, nous n\u2019avons eu aucun autre incident analogue chez nos autres malades levés précocement.Les cas de fibromes utérins ont présenté des suites opératoires immédiates et secondaires absolument rassurantes.Plusieurs malades ont pu abréger de moitié, voire même davantage, la durée post-opéra- toire traditionnelle du séjour à l'hôpital.La convalescence se continuait à domicile, peut- être plus heureuse, en tous cas, sans plus d\u2019incident qu\u2019à l\u2019hôpital.Nous avons pu revoir un très grand nombre de nos opérés levés précocement soit un mois, soit 6 mois, soit un an et plus, après leur départ de l\u2019hôpital.Chez aucun, nous n\u2019avons constaté d\u2019accident sérieux ultérieur, imputable au lever précoce.Les cicatrices opératoires de ces malades étaient en tout point comparables, sinon d\u2019apparence meilleure et tout aussi solide que celles de nos malades levés tardivement à l\u2019époque où nous n\u2019avions pas encore adopté la méthode.La surprise et l\u2019appréhension du premier lever, constatées chez quelques opérés, fal- saient place immédiatement après, et presque chez tous, à un état de bien-être et de confiance euphorique inusités chez les malades levés tardivement; si bien que la plupart insistaient d\u2019eux-mémes pour se relever chaque jour dans la suite.La surprise éventuelle des parents ou de l\u2019opéré levé tôt, faisait vite place à un sentiment de confiance et de contentement, dû sans doute au fait que l\u2019idée du lever est inti- SMITH: LEVER PRÉCOCE EN CHIRURGIE mement associée à celle d\u2019une guérison quasi assurée et d\u2019une convalescence abrégée.Dans un seul cas, nous avons encouru les reproches de la famille.Disons de suite que ces reproches éventuels ne doivent pas plus influencer notre conduite post-opératoire que les conseils de même origine ne doivent guider nos directives opératoires ou pré-opératoires.Technique du lever précoce En quoi réside précisément cette méthode du lever précoce?Telle que nous la pratiquons, elle consiste à faire lever et marcher les malades, le plus tôt possible, le jour même ou dans les cinq jours qui suivent l\u2019opération, en comptant comme premier jour le lendemain de l\u2019opération.Les levers précoces des 6, 7, 8 quoique déjà méritoires pour les tatonnements du début, ne méritent que médiocrement cette appellation.Plusieurs auteurs et notamment Max Sil- berberg, ne considèrent plus le lever au quatrième jour comme lever précoce, cette date étant déjà, à leur avis, un lever tardif.D\u2019autres chirurgiens en sont rendus au lever immédiat de leurs opérés.C\u2019est ainsi que Henri Paschoud (de Lausanne), dans une communication récente, publiait plus d\u2019une cinquantaine de cas de levers immédiats, en chirurgie abdomino-pelvienne: c\u2019est-à-dire, lever de la table d\u2019opération, marche à l\u2019ascenseur puis au lit; résultats magnifiques obtenus avec l\u2019aide de la thérapeutique adjuvante des irradiations opératoires.Pour le choix de l\u2019heure et du jour du premier lever, il faut, cela va sans dire, prendre en considération la nature de l\u2019opération, la Tésistance du malade qu\u2019il faudra stimuler s\u2019il y a lieu par des thérapeutiques appropriées: toni-cardiaques, sérums, augmentation alimentaire quantitative ou qualitative; considérer l\u2019état local et général dans les suites opératoires immédiates, la présence ou la possibilité prochaine de complications postopératoires sérieuses.Tout ceci reste bien entendu, affaire d\u2019analyse, appliquée à chaque cas particulier, par un clinicien suffisamment averti.927 Avant de faire lever le malade, il faut vérifier l\u2019état de la plaie opératoire, renforcer, s\u2019il y a lieu, le pansement abdominal chez les personnes obèses notamment, par de solides bandelettes de diachylon ou de sparadrap dont les extrémités doivent être bien collées de chaque côté, dans les flancs, en arrière du prolongement de la ligne axillaire.Chez ces personnes grasses ou à pannicule adipeux très développé, il convient d\u2019appliquer solidement une bande abdominale en tissu ferme et souple bien maintenue par des sous-cuisses.Ces dernières précautions ne sont nullement nécessaires chez les opérés d\u2019appendicites ou de hernies par exemple, qui n\u2019ont eu que de petites incisions et dont la paroi abdominale présente par ailleurs une conformation normale.En général, sitôt la secousse anesthésique ou opératoire terminée, et si les suites opératoires immédiates s\u2019annoncent favorables ce qui, le plus souvent, peut se vérifier dans les vingt-quatre ou trente premières heures postopératoires, le malade préalablement et charitablement éduqué, est invité à s\u2019asseoir lentement sur le bord du lit, les jambes pendantes, après avoir réalisé, le ou les jours qui précèdent le lever, quelques mouvements de gymnastique au lit.| Une fois l\u2019équilibre circulatoire rétabli, si le malade ne présente aucun vertige ou aucune tendance lypothymique, dus trés souvent au seul fait d\u2019avoir été anesthésié, ou d\u2019avoir déjà été trop longtemps alité, on l\u2019aide en le soutenant, à glisser hors du lit, et pour le premier lever à le faire asseoir simplement dans sa chaise à côté du lit, ou même à faire quelques pas, si sa résistance physique l\u2019autorise.Si ces premiers efforts semblent mal supportés, rien n\u2019est plus aisé que de suspendre la séance ou de recoucher le malade et de remettre le lever à une heure plus tardive ou à une date ultérieure.Ces séances du lever et de la marche, chaque jour plus prolongées, sont aussi de mieux en mieux accueillies et tolérées.Si le malade, au premier lever a ressenti quelques douleurs ou 928 quelques tiraillements au niveau de la cicatrice opératoire, ils ne sont en général que bénins, transitoires, sans lendemain et vite oubliés.Chez nombre de malades résistants, notamment chez ceux opérés pour hernies et appendicites banales, le premier lever s\u2019effectue sans aucun effort dès que l\u2019effet de l\u2019anesthésique est disparu; et spontanément, ils peuvent souvent marcher seuls et se relever plusieurs fois dans la journée du premier lever.D\u2019autres malades, au contraire, nécessitent un choix judicieux du jour du lever, et une attention particulière de la part des aides.Si chez certains malades le lever est de réalisation plus difficile, il est aussi pour nombre d\u2019entre eux d\u2019une indication plus formelle.Ainsi chez les fortement adipeux, chez les vieillards, chez les malades qui ont subi des grandes laparotomies pour interventions viscérales, ou gynécologiques pour fibromes par exemple.Chez tous ceux-là, s'impose avant le lever, une étude plus attentive de l\u2019évolution immédiatement post-opératoire, l\u2019appréciation de la résistance cardiaque à la fatigue postopératoire.Chez ceux-là aussi, les exercices au lit avant le lever doivent être progressivement instaurés et gradués.Mouvements et flexions des bras et des jambes, déplacements modérés du tronc, position de Fowler accentuée, position assise au bord du lit, les jambes pendantes, doivent précéder le lever dans la chaise et la marche autour du lit.Ainsi compris, le lever chez cette catégorie d\u2019opérés, est pour ainsi dire graduellement dosé, et le malade s\u2019il n\u2019a pu effectuer le lever et la marche le premier jour, arrive ainsi à se lever le quatrième ou le cinquième jour, puis plus facilement les jours suivants.Avant le lever, le malade est chaudement vêtu ou soigneusement recouvert afin d\u2019éviter tout risque de refroidissement à l\u2019occasion de la sieste dans la chaise ou le fauteuil.Il est recouché, dès qu\u2019il manifeste des signes de lassitude ; le mieux-être général qu'il accuse après cette excursion hors du lit, le récompense amplement de l\u2019effort qu\u2019il aurait pu fournir.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940.Indications du lever précoce La réalisation du lever précoce est d\u2019autant plus facile que l\u2019état local et l\u2019état général du malade sont rassurants, que l\u2019intervention abdominale est bénigne et que sont religieusement observés les desiderata de la chirurgie moderne: anesthésie sans intoxication et sans choc, aseptie rigoureuse, technique éprouvée, hémostase parfaite avec ligatures vasculaires fermement fixées, sutures viscérales nettement réalisées, péritonisation soignée, réfection pariétale patiente, minutieuse, solidement éprouvée.Le bilan physique et psychique pré et postopératoire nous renseignera sur le degré de résistance de l\u2019opéré.L\u2019exécution de l'opération nous en aura montré sa gravité ou sa bénignité et partant son évolution post-opéra- toire probable.Les exigences de la technique proprement dite, observées, il nous faut considérer le mode de réfection pariétale.Dans le but d\u2019assurer à la paroi une solidité de tout repos, nous avons adopté pour les laparotomies médianes sus ou sous-ombilicales le mode de réfection pariétale suivant, applicable d\u2019ailleurs aux incisions para-médianes: péritoine, surjet au catgut simple; plan museulo-aponévrotique, catgut chromé fort, points séparés alternés à chaque centimètre ou centimètre et demi, par des crins simples ou couplés, nœuds profonds, dans les parois d\u2019épaisseur normale ou plus simplement nœuds superficiels chez les adipeux; peau et tissu cellulaire sous-cutané, crins simples ou couplés, agrafes, bourdonnets chez les adipeux.Chaque point est arrêté par trois nœuds droits, bien serrés et les fils coupés courts.L\u2019hémostase pariétale doit être au cours de cette fermeture soigneusement vérifiée, et pour prévenir encore tout hématome intra-pariétal susceptible d\u2019infection ultérieure, les plans sont solidarisés entre eux, le plan profond avec le susjacent, ainsi de suite jusqu\u2019au plan superficiel.Aussi le «temps pariétal» ainsi compris est très souvent tout aussi long que le temps viscéral ».Toutefois, une réfection pariétale ainsi éla- casa és EE TR | SMITH: LEVER PRÉCOCE EN CHIRURGIE borée nécessite de la part du chirurgien et de ses aides un dernier et parfois réel effort de patience et d\u2019endurance, et un certain degré d\u2019abnégation ; mais cette paroi ainsi refaite est d\u2019une solidité à toute épreuve et absolument inébranlable.Rien ne peut la faire céder si ce n\u2019est une nécrose massive des bords de la plaie, ce qui est rarissime et d\u2019ailleurs prévisible, ou des efforts de toux ou de vomissements d\u2019une intensité inusitée; même s\u2019il survient une suppuration pariétale, localisée, les crins perdus sont bien tolérés et assurent une solidité de toute quiétude comme nous avons pu le vérifier maintes fois.Effectivement, depuis que nous refermons ainsi les parois abdominales, nous ne voyons plus survenir chez nos malades l\u2019éviscération ou l\u2019éventration post-opératoire, et nous espérons ne jamais plus connaître une éventualité d\u2019autant plus déplorable qu\u2019elle est évitable.La réalisation du nœud profond ou « point inversé » avec les crins de Florence perdus, a déjà été fortement recommandée par Chalier *.On l\u2019exécute en faisant parcourir à l\u2019aiguille, sur les bords du plan à suturer, un trajet inverse à celui parcouru habituellement, pour les points non inversés, c\u2019est-à-dire qu\u2019on fait passer les chefs du fil de dehors en dedans, au lieu de dedans en dehors.En serrant les chefs, le nœud glisse sous le plan qui vient ainsi le recouvrir.Certains malades, chez lesquels le crin perdu a été utilisé, reviennent parfois se plaindre d\u2019un certain picotement ou malaise de la cicatrice dû aux nodosités formées par les nœuds et perceptibles sous la peau.Au bout de quelques mois, ces nodules et les malaises légers qu\u2019ils provoquent finissent par disparaître entièrement; le nœud profond utilisé pour les crins de Florence perdus vient remédier partiellement à cet inconvénient des premiers mois post-opératoires.| Très exceptionnellement, il arrive que, comme pour le dermol, le fil de soie ou de lin, le crin perdu entretient une petite suppuration 1.Chalier, A.: « Nouveau procédé de suture.» Bullet Mém.Soc.Nat.de Chir, séance du 23 oct.1929.T.LV, ne 27.929 persistante.Depuis quelque temps, pour obtenir une plus grande aseptie des crins, nous les laissons tremper dans la teinture d\u2019iode pendant quelques minutes avant leur emploi.Cependant, il faut bien encore convenir que tant que nous n\u2019aurons pas « l\u2019aseptie absolue ou totale » des blocs opératoires et de tout le matériel chirurgical, préconisée par Gudin et après lui, par d\u2019autres chirurgiens, il faudra se résigner à voir sûrvenir éventuellement un certain nombre de suppurations post-opéra- toires les unes bénignes, les autres parfois néfastes.L\u2019enlèvement de ces crins, ne présente aucune gravité mais revêt plutôt le caractère d\u2019une petite intervention extrêmement simple, pouvant très bien être réalisée dans la plupart des cas à l\u2019anesthésie locale.Dans deux cas cependant nous avons dû ré-hospitaliser et endormir les malades pour leur enlever plusieurs crins perdus.En tout cas, cette rare éventualité est préférable à la perspective d\u2019une éventration post-opératoire, toujours possible, lorsque le catgut seul est employé pour la réfection pariétale.Mais le crin perdu simple ou couplé bien stérilisé est en général très bien toléré par les tissus.Il donne la certitude de réaliser, même si une suppuration pariétale survient, une cicatrice absolument inébranlable en provoquant la formation d\u2019un tissu fibreux très dense et très solide.Ainsi, pour citer un cas particulier, une hernie post-opératoire médiane et sous-ombilicale récidivée deux fois, après interventions et levers tardifs dans d\u2019autres hôpitaux, a été refaite par nous aux crins perdus.Et quoique levée précocement, elle ne présenta pas de récidive ultérieure.Pour les hernies inguinales et crurales, nous ajouterons ici, qu\u2019avec le procédé de la suture aux crins perdus du tendon conjoint au ligament de Cooper, les récidives méme a la suite du lever précoce sont rarissimes.Nous répétons que ce procédé que nous employons systématiquement depuis quelques années procure le maximum de solidité et 930 semble effectivement, mériter le nom de cure radicale.LE LEVER PRÉCOCE ET LES IRRADIATIONS POST-OPÉRATOIRES Plus les suites opératoires seront heureuses plus le lever précoce des malades sera facilité.Les irradiations infra-rouges et ultra-violettes au cours des opérations, et notamment au cours des opérations abdominales sont un adjuvant des plus précieux à cet égard.Elles contribuent grandement à diminuer, voire à réduire au minimum la maladie post-opératoi- re.Depuis le 11 mars 1939, nous avons pratiqué plus d\u2019une centaine d\u2019opérations abdominales sous les rayons infra-rouges et ultraviolets.Nous avons pu noter, chaque fois que la dose a été donnée assez forte et assez prolongée, les heureux effets que d\u2019autres auteurs ont fait remarquer avant nous: une sensation de bien-être plus marqué chez les opérés; une diminution notable des douleurs et dans plusieurs cas leur disparition quasi totale, la diminution ou l\u2019absence de météo- risme intestinal, et une plus facile émission des urines, des gaz et des matières alvines, les malades ne se sentent que peu déprimés ou peu fatigués; ils éprouvent souvent une sensation de bien-être qui est sous la dépendance des infra-rouges qui sont sédatifs.Les ultraviolets qui sont antiseptiques, complètent et prolongent l\u2019action des infra-rouges.Ainsi, en présence des heureux résultats obtenus, nous continuons à opérer sous les irradiations, con- vaineu, qu\u2019il y a là, comme l\u2019ont fait remarquer Paschoud, Leriche et d\u2019autres chirurgiens, un réel progrès.Contre-indications du lever précoce Ainsi la plupart des interventions abdominales aseptiques non choquantes, non anémian- tes peuvent idéalement bénéficier du lever précoce.Nous avons pu réaliser le lever précoce chez environ 85% de nos laparotomisés, avons- nous dit, mais nous sommes bien convaincus que nombre d\u2019opérés qui ont gardé le lit, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 auraient pu à leur avantage se lever précocement.Certes ici, comme dans bien d\u2019autres domaines chirurgicaux, la systématisation absolue est franchement indésirable.Le lever serait donc, au contraire, contre-indiqué chez les opérés affectés de lésions médicales sérieuses: cardiaques, néphrétiques, hépatiques, œdémateux, diabétiques, anémiques, cancéreux avérés, grands déprimés, malades souffrant dè pneumopathies graves, et dont le lever nécessiterait un effôrt physique trop onéreux; de même chez les malades dont la résistance tissulaire amoindrie est un facteur de cicatrisation lente ou précaire; chez les opérés ayant dû subir de grandes résections viscérales, si ces opérations ont laissé le malade dans un état d\u2019anémie, ou de fragilité post-opératoire marquée.C\u2019est ainsi que nous n\u2019avons pas encore jugé bon, de faire lever tôt, les malades ayant subi des résections gastriques ou intestinales étendues.Chez les malades opérés d\u2019urgence, dont le bilan physique et mental n\u2019a pu être entièrement établi; chez les malades qui, plusieurs Jours avant l\u2019opération, ont dû observer le repos au lit; chez ceux dont l\u2019état psychique est déficient; chez ceux dont la température est élevée ou qui sont en menace de complications post-opératoires graves.À l\u2019instar de Chalier, redisons que tout ceci est affaire de «claire vision clinique ».Les malades fortement adipeux malgré la difficulté parfois réelle des premiers levers, bénéficient grandement de la méthode.Elle leur est applicable, si leur état général le permet, si la paroi est reconstituée de la fa- Çon que nous avons mentionnée et si le pansement abdominal est solidement appliqué et si on ne redoute rien du côté du cœur.Le petit drain souple n\u2019est pas une contre- indication au lever, si par ailleurs la plaie est solide.Un très grand nombre de nos opérés se sont levés avant que le drain ne fut enlevé et jamais il n\u2019est survenu d\u2019incident local.Il arrive cependant qu\u2019au voisinage immédiat d\u2019un drain les fils de suture entretiennent- SMITH: LEVER PRÉCOCE EN CHIRURGIE une legère suppuration, éventuel facteur d\u2019une petite déhiscence pariétale tardive.Mais ce fait se produira tout aussi bien chez un malade longtemps alité.Incidents ou accidents possibles du lever précoce C\u2019est toujours une surprise nouvelle et heureuse de constater, après avoir pratiqué tant de fois le lever, que rien d\u2019alarmant ne survient lorsqu\u2019on a pu craindre pendant si longtemps que tout pouvait arriver.Tout peut arriver en effet, mais rien n\u2019arrive de plus, que si les malades étaient levés tardivement.Les hémorragies post-opératoires surviennent généralement dans les douze ou vingt- quatre heures qui suivent l\u2019opération.Les hémorragies tardives par nécrose des parois vasculaires sont d\u2019un autre ordre de faits et si elles sont parfois imprévisibles, leur rareté ne doit pas contre-indiquer le lever.La crainte d\u2019une hémorragie possible à la suite du lever précoce, ne doit donc pas nous arrêter dans notre décision, si les ligatures ont été effectuées par l\u2019opérateur lui-même et sous le contrôle de la vue; si elles ont été solidement nouées et bien fixées, de préférence avec du matériel de résorption lente pour les vaisseaux de quelque importance.Jamais nous n\u2019avons eu d\u2019inquiétude sur ce point ni noté d\u2019hémorragie même légère due au lever précoce.D'ailleurs le transport et les manipulations souvent brusques subies par le malade au cours du transfert de la table d\u2019opération à son lit, les violents accès de toux, les efforts de vomissements post-opératoires, sont des épreuves autrement plus inquiétantes sur les ligatures vasculaires, les sutures viscérales et pariétales que les exercices réfléchis, réglés et progressifs, du lever et de la marche; et si la région opérée a pu triompher sans encombre des premiers efforts inconscients et involontaires, il surmontera certainement les seconds.Faut-il encore craindre pour la paroi abdominale fraîchement suturée, l\u2019effort que lui impose le lever.D\u2019après Jeanneney « dans la station debout, 931 les muscles droits tendent à se rapprocher de la ligne médiane; c\u2019est le contraire dans le décubitus dorsal.Théoriquement donc, une paroi doit présenter plus d\u2019éventration sur un opéré maintenu au lit, que sur un opéré levé ».Voilà pour les incisions médianes; nous avons indifféremment fait lever les malades porteurs d\u2019incisions sus-ombilicales de même que ceux porteurs d\u2019incisions para-médianes et obliques sans plus d\u2019ennui pour les uns que pour les autres.La fièvre de résorption tissulaire postopératoire légère et transitoire n\u2019est pas une contre-indication au lever précoce.Très souvent cette légère température tombe définitivement à la normale et cette chute vers la norme semble même être favorisée par les premiers levers.Pour les menaces de péritonite, dans les cas septiques on est généralement fixé aprés quarante-huit ou soixante-douze heures; il est cependant préférable d\u2019attendre quelques jours soit environ trois ou quatre jours après les opérations septiques pour éviter la diffusion d\u2019un foyer menaçant.Si, les premiers jours écoulés, le péritoine demeure silencieux, il le demeurera de même dans la suite et malgré le lever.Il y a lieu cependant, dans les cas d'appendicite aiguë ou subaiguë chez la femme, de s\u2019assurer de la coexistence possible de lésions annexielles inflammatoires.Le lever précoce dans ces cas, risque fort, sinon de réchauffer ces lésions, du moins d\u2019en retarder la guérison.Nous avons cependant, en maintes circonstances, fait lever des malades dont le pus s\u2019écoulait encore par la plaie opératoire par ailleurs solide: ainsi, pour des cas d\u2019appendicite suppurée, lorsque l\u2019infection s\u2019est refroidie et nettement localisée, que l\u2019état général est rassurant, que le péritoine est devenu silencieux et que la température descend graduellement vers la normale.Il arrive parfois qu\u2019au premier lever, le malade, présente quelques vertiges accompagnés d\u2019un état lipothymique léger; quelques frictions de la figure ou de la nuque, à l\u2019eau 932 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 froide suffisent généralement à remédier à cet incident passager.Si cependant l\u2019état de faiblesse était trop intense, rien n\u2019est plus facile que de recoucher le malade pour le faire relever ultérieurement.Il arrive aussi quelquefois que les premiers mouvements ou les premiers pas, provoquent une certaine douleur au niveau de la cicatrice.Cette douleur est généralement unique, courte et sans lendemain.Bien rares sont les malades qui après le premier lever aient hésité à se relever les jours suivants.Très souvent, au contraire, ils sollicitent d\u2019eux- mêmes l\u2019excursion hors du lit.Certes des accidents graves et exceptionnels ont pu survenir à la suite du lever.Certains auteurs qui ont une grande expérience de la méthode en ont notés dans leurs statistiques.Mais faut-il de là attribuer exclusivement ces accidents au lever?Ceci demanderait de bien longs et multiples commentaires.Aussi ne faut-il pas oublier que si des ennuis ou des accidents exceptionnels sont survenus à la suite du lever, d\u2019autres aussi nombreux peut-être se sont produits et se produiront sans doute au cours et à la suite du repos prolongé au lit.Et ces accidents exceptionnels relatés ici et là, ne pèseront guère, en regard des avantages nombreux et réels que présentent le lever précoce.Avantages du lever précoce Les avantages du lever précoce sont multiples et divers.Si quelques-uns sont nettement saisissants, d\u2019autres pour être plus discrets n\u2019en sont pas d\u2019importance moindre.Nous avons fait remarqué dès le début que le lever précoce prévenait ou supprimait d\u2019emblée la « fatigue du lit », c\u2019est-à-dire cet ensemble de malaises dont se plaignent avec tant d\u2019insistance, un grand nombre de malades immobilisés au lit.En évitant ces malaises, le lever supprime aussi nombre d\u2019injections de narcotiques et assure un repos nocturne plus physiologique et plus prolongé.Les plaies de lit, les escarres de décubitus peuvent éventuellement être évitées par le lever précoce et la marche des malades.Par le lever et la marche précoces et quotidiens, suprême expression du mouvement actif complet, toute manifestation de raideur ou d\u2019atrophie musculaire, de perte transitoire du sens de l\u2019équilibre sont, de ce fait abolies.Effectivement les chirurgiens qui ont l\u2019expérience successive des méthodes du lever tardif et du lever précoce, remarquent aisément que les malades levés précocement demandent une surveillance beaucoup moins longue et attentive aux premiers levers que les malades levés tardivement, et que ces derniers sont beaucoup plus sujets aux étourdissements, aux vertiges et aux lipothymies; que la stabilité de la marche et la recupération des forces est aussi plus lente que chez les malades levés précocement.Le lever, et les mouvements divers qu\u2019il exige, en facilitant les fonctions de la vie organique, circulation, respiration, digestion, provoquent aussi une assimilation et une désassimilation plus facile et améliorent le métabolisme en général.Nul doute que le lever précoce active la circulation sanguine et lymphatique.Pour ce qui est de la lymphe notamment «un facteur essentiel du cheminement de la lymphe dans le système des voies lymphatiques réside dans la contraction des groupes musculaires voisins des vaisseaux et troncs.À chaque contraction des muscles, les troncs lymphatiques sont comprimés et la lymphe est poussée en avant; la contraction cessant, les valvules empêchent la lymphe de refluer.Ce mécanisme a une grande importance pratique: il est à la base même des effets bienfaisants de l\u2019exercice physique et du massage musculaire sur l\u2019organisme entier ».(Policard).En activant la digestion, il augmente l\u2019appétit et par une plus grande absorption d\u2019aliments et leur assimilation plus facile, il exerce une heureuse influence sur la tension artérielle et sur la rapidité de la circulation sanguine. SMITH: LEVER PRÉCOCE EN CHIRURGIE En luttant contre l\u2019atonie vésicale et intestinale, en facilitant les mictions, les évacuations gazeuses et alvines, il évite un grand nombre de cathétérismes vésicaux et rectaux, de lavages intestinaux, de laxatifs ou de purgatifs.En activant le libre jeu des viscères abdominaux, il prévient dans une certaine mesure, les parésies, les obstructions ou occlusions intestinales, et les adhérences post-opératoires.En stimulant le rythme respiratoire et circulatoire il augmente encore la tension artérielle, diminue le nombre de pneumopathies passives post-opératoires, si fréquentes après les opérations sur les segments élevés du tractus digestif, et redoutables surtout chez les vieillards.Chez les malades levés précocement, on remarque souvent une solidité pariétale plus rapide et plus marquée que chez ceux levés tardivement.Ce fait en apparence paradoxal a été noté maintes fois par différents auteurs.Lorsque le crin est employé pour la réfection du plan aponévrotique, il semble que ce corps étranger définitivement inclus dans les tissus et bien toléré dans la majorité des cas, active par sa seule présence, la formation conjonctive cicatricielle, mais il semble aussi non moins probant que les mouvements des muscles pariétaux occasionnés par les efforts erdonnés de la marche jouent un rôle d\u2019activation dans la formation d\u2019une cicatrice rapidement très dense et très solide.Nous avons remarqué chez plusieurs de nos opérés qu\u2019il se formait une espèce de traînée fibreuse cicatricielle épaisse et solide qui s\u2019assouplissait avec le temps.Nous savons d\u2019ailleurs par les données histo- physiologiques, « que la substance collagène du tissu fibreux en voie de formation, sans l\u2019influence de divers facteurs, notamment des actions mécaniques, telles que le mouvement, la marche commande l'orientation de la fibre conjonctive et partant la résistance de l\u2019ensemble de la trame conjonctive » (Policard).Si ces actions mécaniques, mouvement et 933 contraction musculaire concourent au développement du tissu fibreux en voie de formation, il est logique de penser que ces mêmes facteurs doivent également favoriser le développement du tissu fibreux en voie de régénération, tel qu\u2019il se produit dans les cicatrices opératoires.Le lever précoce en procurant un mieux- être immédiat change entièrement l\u2019état d\u2019esprit des opérés, des convalescents et de leur entourage.Il est d\u2019un intérêt extrême de citer, à cet égard, l'impression de médecins opérés, et qui ont expérimenté sur leur propre personne, l\u2019effet du lever précoce.Voici deux observations, concernant des médecins opérés, et levés précocement: « Kohlschutter, chirurgien allemand et promoteur de la méthode, dut étre opéré en 1913, d\u2019une hernie inguino-scrotale droite.L'intervention est pratiquée à l\u2019anesthésie locale.Le jour de l\u2019opération et le lendemain, repos au lit avec légère température.Le deuxième jour, fatigué du lit, il s\u2019habille, quitte le lit pour la journée entière et marche, un peu courbé et d\u2019une allure hésitante il est vrai, jusqu\u2019à son fauteuil.À partir du moment où il quitta le lit, il éprouva un mieux-être notable.Il marcha dans sa chambre à maintes reprises dans la journée.L\u2019appétit, quasi inexistant les deux jours précédents, s\u2019aiguisa le jour du lever.Selle abondante le soir, après lavement.Le matin de ce jour, fièvre à 367, le soir à 37\u2019.L\u2019insomnie de la veille fait place le soir à un sommeil paisible.Nouveau lever et marche plus facile le jour suivant.Le quatrième jour, dîner à la salle à manger et courte promenade dans les jardins.Température définitivement normale à partir du quatrième jour.Dès le sixième jour, il reprend, dans les services hospitaliers une partie de son travail.Le septième jour, guérison locale «per primam» et cicatrice solide; et aucun malaise général, et longues marches sans fatigue.» Zillmer, chirurgien allemand, et ardent protagoniste du lever précoce (depuis 1922, en- 934 viron 564 opérés d\u2019appendicites, levés précocement).Lui-même crut nécessaire de se faire enlever l\u2019appendice.À cette occasion, il eut l\u2019avantage d\u2019étudier sur lui-même les effets du lever précoce.Il en vint à la conclusion, que le fait de se lever est entièrement une question de bon vouloir.Mise à part une sensation de tension au niveau de l\u2019incision opératoire qui disparaît d\u2019ailleurs lorsque la paroi abdominale a atteint son extension normale, il n\u2019existe que bien peu de malaises subjectifs.Le plus longtemps le malade reste en dehors du lit et provoque par la marche les mouvements de sa musculature, le plus tôt les sensations de malaises disparaissent.Le troisième jour après son opération, nous dit encore Zillmer, il pouvait descendre l\u2019escalier jusqu\u2019à l\u2019étage inférieur et retourner à sa chambre sans éprouver de malaise notable, et ainsi le quatrième jour, réaliser la promenade au jardin.Au nombre de nos opérés levés précocement, nous comptons trois médecins, un étudiant en médecine, deux gardes-malades et deux infirmiers.Tous ont semblé heureux de sortir du lit dans les jours qui suivirent immédiatement l\u2019opération et aucun d\u2019eux à notre connaissance n\u2019a eu lieu, tôt ou tard de s\u2019en repentir ou de nous le reprocher.Le lever précoce et les phlébites Le lever précoce, d\u2019après maints auteurs, exerce une influence prophylactique considérable sur l\u2019apparition des phlébites et des embolies, surtout fréquentes à la suite des opérations pelviennes notamment les hystérectomies pour fibromes.La gymnastique au lit, le lever et la marche assurent un débit sanguin plus rapide, active et intensifie la circulation des extrémités et des organes abdo- mino-pelviens.Sans doute, dans les opérations gynécologiques mutilantes, surtout chez les malades âgées opérées pour fibrome, il existe une fatigue post-opératoire parfois notable, mais dans le fibrome surtout, le danger des phlébites est menaçant et le lever et la marche L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 précoces plus difficiles ici à réaliser, n\u2019en sont que plus indiqués.Si pour la production des phlébites, à côté de maints autres facteurs le « terrain prédisposant », l\u2019infection et la stase jouent un rôle primordial, le lever et la marche, en supprimant la stase, suppriment au moins un facteur essentiel.Le débit sanguin accéléré, intensifié, empêchera de même la formation du thrombus et s\u2019il n\u2019y a pas de thrombus, il n\u2019y aura pas d\u2019embolie.C\u2019est bien encore sur la question des phlébites et des embolies, que viennent discuter avec le plus de violence et d\u2019ardeur, les adeptes et les adversaires du lever précoce.Certes le lever précoce associé ou non aux thérapeutiques usuelles et connues, n\u2019a pas fait disparaître entièrement le danger des phlébites et des embolies et quelques-unes surviendront encore malgré le lever précoce et les thérapeutiques associées.La phlébite pelvienne ou des extrémités, souvent fruste dans ses manifestations initiales, peut demeurer absolument insoupçonnée cliniquement; de même l\u2019embolie, dont la période de formation est souvent fort courte, survenant chez les malades alités comme chez ceux mobilisés précocement, cette embolie, disons-nous, peut se manifester sans signes prémonitoires décelables cliniquement, a n'importe quel instant de la période opératoire ou post-opératoire, et tuer soudainement la malade avant, pendant comme après l\u2019opération.Et sans doute, nombre de morts subites et mystérieuses, demeurées inexplicables, surve- | nues au cours de l\u2019acte opératoire même, ; = peuvent-elles être attribuées à un thrombus massif pré-existant et brusquement mobilisé ; par les manipulations viscérales et tissulaires | obligatoires, chez une phlébitique méconnue.De même, une embolie mortelle peut exceptionnellement survenir chez une malade au moment même de son premier lever, pratiqué | précocement; et certes cette fatale coïncidence serait bien suffisante pour déconcerter et décourager à tout jamais'un chirurgien par ailleurs convaineu de l\u2019utilité de la méthode.mcm eme gum SMITH: LEVER PRÉCOCE EN CHIRURGIE + Ici, ce n\u2019est pas un fait ou quelques rares faits isolés et malheureux qui doivent nous inciter à rejeter une méthode qui n\u2019a pas su les éviter entièrement.Mais il faut plutôt considérer le résultat que donne la méthode sur un ensemble considérable de cas.Il est certes bien déplorable qu\u2019un accident malheureux ou qu\u2019une mort subite inattendue survienne chez tel malade dans les mains de tel chirurgien.Mais il faut en outre considérer si avec une méthode bien appliquée et chez un très grand nombre des malades levés précocement, il existe universellement une diminution globale des phlébites et des embolies mortelles.En thèse générale, s\u2019il est reconnu qu\u2019avec une bonne et même avec une mauvaise méthode on peut obtenir, à l\u2019occasion, de bons résultats, il est non moins certain qu\u2019avec une meilleure \u2018méthode les résultats d\u2019ensemble seront sûrement plus favorables.En faveur de la méthode prophylactique du lever précoce, certaines statistiques semblent bien probantes; les frères Mayo auraient constaté une diminution de un tiers dans les risques d\u2019embolie et de thrombose.Gerota, sur 3,000 cas de lever précoce (lever dans les trois jours post-opératoires), n\u2019a pas constaté un seul cas de thrombo-phlébite ou d\u2019embolie.Chalier, sur 514 cas levés précocement, ne relève aucun accident de phlébite ou d\u2019embolie grave.Nous savons le terrible drame de l\u2019embolie mortelle post-opératoire.C\u2019est souvent le 12e ou le 13e jour à l\u2019occasion du premier lever ou du départ de l\u2019hôpital, que la malade alors heureuse et confiante, s\u2019affaisse subitement et sans recours.Le jour classique et traditionnel du premier lever ou le jour du départ, ce 13e jour, jour fatidique et tristement symbolique est celui aux environs duquel se détache le thrombus meurtrier.Les adversaires du lever précoce en choisissant ce jour, ont réalisé un choix bien malheureux, mieux vaudrait peut-être comme jadis, attendre systématiquement le 20e ou le 21e jour.935 Mais aucun chirurgien ne voudrait aujour- d\u2019hui, en prévision d\u2019une embolie éventuelle, soumettre la plupart de ces opérés à ce lever retardé.Si nombre d\u2019auteurs reconnaissent sans conteste l\u2019utilïité du lever précoce dans la prophylaxie et la dimunition des phlébites et embolies post-opératoires, si d\u2019autres au contraire refusent à la méthode cette propriété salutaire et conservent l\u2019opinion que le procédé n\u2019en a en rien diminué la quantité, personne cependant n\u2019est encore venu affirmer qu\u2019avec le procédé la quantité des phlébites et des embolies post-opératoires augmentait.Et s\u2019il ne restait que les autres avantages physiques, moraux, et sociaux au profit de la méthode, elle serait déjà hautement justifiée.Le lever précoce et la convalescence -Le lever précoce des opérés est un facteur primordial de convalescence facile, heureuse, abrégée.Un opéré levé, et qui marche, peut déjà avoir soin de lui-même: toilette personnelle, exigences corporelles intimes et quotidiennes, se font très tôt sans le secours de l\u2019infirmier ou de la garde-malade.Et ce personel hospitalier ainsi libéré de ces multiples corvées journalières devenues dès lors inutiles, peut répartir ses soins attentifs de façon infiniment plus judicieuse et efficace, pour les grands opérés dont l\u2019alitement reste obligatoire.Et ce facteur est de haute importance dans la plupart des grands hôpitaux où le personnel ne saurait être multiplié à l\u2019infini.Un opéré qui se lève et marche est déjà convaineu de l\u2019inutilité d\u2019une longue convalescence à l\u2019hôpital et il ne désire rien moins que réintégrer son foyer à bref délai, pour la reprise du devoir familial ou social.Et effectivement, les opérés levés tôt, parlent sans tarder de leur sortie qu\u2019ils entrevoient très prochaine; exception faite toutefois pour les indigents qui préfèrent le séjour à l\u2019hôpital à leur logis miséreux.C\u2019est dire l\u2019avantage qu\u2019il y aurait à créer 936 ou à multiplier les salles de convalescents en marge des services chirurgicaux pour dégager ces services, des opérés en imminence de guérison.Nous avons noté sur nos dossiers, à côté du jour du lever, et du jour du départ des opérés, le jour de leur lever possible et le jour de leur départ possible.Cette constatation rétrospective, qui n\u2019est pas sans valeur, puisqu\u2019elle repose sur une observation « intra muros » pour chaque cas, nous a affermi dans notre conviction, que 50 pour cent au moins des opérés levés précocement aurait pu diminuer de moitié le nombre de jours de leur convalescence à l'hôpital.Un service hospitalier pourrait donc ainsi hospitaliser, dans un temps donné, environ deux fois plus de malades chirurgicaux qu\u2019il ne le fait présentement.Ou encore peut-on considérer que pour un montant donné, l\u2019Etat pourrait subvenir à deux fois plus d\u2019indigents.D'où, meilleure répartition possible des dépenses hospitalières.Et cette économie de fonds pourrait plus avantageusement servir à l\u2019amélioration qu\u2019exige les progrès constants de l\u2019outillage et les modifications hospitalières matérielles.Et nous en arrivons à deux facteurs matériels d\u2019amélioration dans les suites opératoires, qui ne sont pas ici hors cadre, puisque chacun d\u2019eux contribue à augmenter la sécurité opératoire et post-opératoire, et partant le lever des opérés et le raccourcissement de leur convalescence.Conclusions Le lever précoce, en chirurgie abdominale et abdomino-pelvienne découle de l\u2019évolution progressive des méthodes d\u2019anesthésie et d\u2019analgésie, d\u2019aseptie et de technique opératoire; de la meilleure compréhension de l\u2019état physique pré et post-opératoire des malades, de la nécessité et de la possibilité d\u2019éviter maints ennuis divers et maintes complications post-opératoires.Réalisée scientifiquement depuis près d\u2019un demi-siècle, la méthode est aujourd\u2019hui connue, L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 sinon adoptée par un très grand nombre de chirurgiens dans plusieurs pays du monde.Le lever précoce, appliqué à bon escient, ne présente maintenant pas plus de risques que le lever tardif, et offre par contre de récls avantages.Le mieux-être physique et psychique des opérés est notable; la convalescence est abrégée, circonstance particulièrement heureuse pour le malade, son entourage, sa famille.L\u2019indisponibilité post-opératoire est, dans la plupart des cas réduite de moitié, de même que le séjour habituel à l\u2019hôpital, d\u2019où avantage social immense.De réalisation parfois difficile, le lever n\u2019en est pas moins indiqué chez certaines catégories d\u2019opérés, chez ceux exposés aux plaies de lit et aux escarres de décubitus; chez les vieillards exposés aux pneumopathies post-opéra- toires passives; chez les opérés du tube digestif chez qui les congestions pulmonaires post-opératoires sont particulièrement fréquentes; à la suite des interventions gynécologiques surtout chez les malades en menace de phlébites ou d\u2019embolies post-opératoires, notamment chez les opérés pour fibromes utérins.Facilement applicable aprés un tres grand nombre d\u2019interventions abdominales, on ne devra quand même recourir à la méthode, qu\u2019après une étude minutieuse des conditions cliniques pré et post-opératoires dans chaque cas particulier, et lorsque toutes les rigoureuses exigences de la chirurgie moderne auront pu être observées pendant tout le cours de l\u2019opération et que les moyens adjuvants pré et post-opératoires du lever auront été mis en œuvre.Bien comprise, cette méthode réalise un incontestable progrès chirurgical, pour l\u2019opéré lui-même et sa famille, pour l\u2019hôpital et son personnel hospitalier, pour la société.Parfaitement réalisable avec nos procédés és A ie ci SMITH: LEVER PRÉCOCE EN CHIRURGIE actuels d\u2019aseptie relative et incomplète, les possibilités seront certes plus nombreuses et plus faciles, et les résultats encore plus enviables, lorsque nous pourrons pratiquer toutes nos interventions surtout les opérations abdomino-pelviennes, sous les irradiations infra-rouges et ultra-violettes, émanées d\u2019excellents appareils, et dans des milieux chirurgicaux devenus aujourd\u2019hui absolument nécessaires et parfaitement réalisables, c\u2019est-a- dire, dans des blocs opératoires a air climatisé et conditionné, munis de systèmes efficaces pour la réalisation de la stérilisation absolue et totale de ces mêmes blocs opératoires.BIBLIOGRAPHIE ! 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RECUEIL DE FAITS ee.GOMME CEREBRALE Observation clinique \u2014 Exérése chirurgicale Par Roma AMYOT.La lésion tumorale de nature syphilitique n\u2019est pas fréquente.La gomme cérébrale, ayant les caractères volumétriques d\u2019une tumeur, est une lésion rare.Gross, au cours d\u2019une étude portant sur 3,471 cas de syphilis, a trouvé une lésion gommeuse viscérale dans 11.1 pour cent, et dans un travail ultérieur se rapportant à 36,757 cas d\u2019infection luétique, s\u2019est rendu compte que le processus gommeux s\u2019y trouvait dans 11.8 pour cent de ces cas.Le cerveau occupait la troisième place dans l\u2019ordre de fréquence des organes où siégeait cette lésion, après les reins et le foie.Cushing, sur 2,000 tumeurs endocraniennes vérifiées histologiquement, n\u2019a eu l\u2019occasion d\u2019observer que 12 gommes syphilitiques, à caractères physiques franchement tumoraux.Ce qui donne une proportion de 0.6 pour cent.Dix de ces malades furent opérés 14 fois sans aucune mortalité opératoire.Starr a pu colliger un total de 600 cas de tumeurs endocraniennes étudiées par différents auteurs et 22 gommes cérébrales auraient été comprises dans ce groupe, constituant ainsi une proportion de 3.6 pour cent.Clark, sur 99 tumeurs endocraniennes a trouvé une fréquence de 6 pour cent; Purves- Stewart, sur 117 tumeurs, 1.7 pour cent; Sacks, sur 800 tumeurs, 0.5 pour cent; Globus et Elsberg, sur 37 tumeurs, 2.7 pour cent; Clovis Vincent, sur 1,500 tumeurs, 0.2 pour cent; de Martel, sur un nombre de tumeurs endocranien- nes à peu près équivalent à celui de Vincent, n\u2019aurait observé la présence d\u2019une gomme cérébrale qu\u2019en une circonstance.F.C.Grant, sur 517 tumeurs cérébrales n\u2019a constaté une gomme cérébrale que dans 0.5 pour cent des cas; Tooth, enfin, sur 258 tumeurs endocra- niennes n\u2019a rencontré aucune lésion tumorale de nature syphilitique.D\u2019après ces statistiques, on peut se faire une opinion assez juste sur la fréquence relative de la gomme cérébrale.SI on faisait une moyenne des diverses proportions fournies par les auteurs cités, et basées sur un nombre de sept mille et quelques cents tumeurs endocraniennes, on devrait conclure que la gomme cérébrale a une fréquence d\u2019environ 1.5 pour cent par rapport aux autres tumeurs endocraniennes de toutes catégories histo-pathologiques.On peut donc affirmer que la gomme cérébrale, tumeur inflammatoire, est une lésion rare, beaucoup plus rare qu\u2019on ne le pensait autrefois et «qu\u2019on est porté, chez les profanes, à (Sézary et Auzépy).La gomme cérébrale est habituellement solitaire, se développe surtout à la convexité du cerveau, bien qu\u2019elle puisse apparaître à la base et dans la profondeur du parenchyme.Elle se présente sous la forme d\u2019une masse nodulaire, à surface irrégulière, de consistance variable d\u2019une unité à l\u2019autre et d\u2019une zone à l\u2019autre de la même masse.Cette masse a une coloration grise.Son centre est habituellement ramolli, nécrosé, à couleur jaunâtre.Dans un cas rapporté par Paterson, elle était transformée en un amas purulent entouré d\u2019une coque fibreuse.Sézary affirme même que la présence de ce tissu nécrosé et caséifié est essentielle au diagnostic anatomo-pathologique de la gomme syphilitique.Microscopiquement, elle est constituée par du tissu nécrotique au sein d\u2019un infiltrat dense de cellules rondes qui sont, en majorité, des le croire». 944 plasmocytes.La tumeur gommeuse est parcourue d\u2019artères aux parois altérées par le processus assez typique de la pan-artérite syphilitique.Ces lésions vasculaires sont la cause de la nécrose centrale et un frein à la croissance illimitée de la tumeur.Cette dernière peut atteindre la dimension d\u2019un oeuf de poule.La- gomme naît du tissu conjonctif, soit des vaisseaux, soit des méninges et, selon Cushing (Bagdasar), de la dure-mère.Cette origine dure-mérienne expliquerait la situation habituelle de la gomme à la convexité du cerveau et son adhérence à ce feuillet méningé, au point qu\u2019il fait réellement corps avec la masse sous-jacente et que, dans le plus grand nombre de cas, l\u2019os sus-jacent réagit par hyperplasie et même parfois en se ramollissant.Dans la plupart des cas, la gomme est cérébrale par son expansion, mais dure-mérienne par son origine.* * «* La symptomatologie de la gomme cérébrale est celle des tumeurs endocraniennes avec le contingent des signes généraux secondaires à l\u2019hypertension intracranienne, associé à celui des symptômes de localisation.Les quelques observations que nous avons parcourues dans la littérature médicale, nous ont démontré que fréquemment l\u2019affection débute, ou est marquée durant son évolution par des convulsions du type épileptique.Gowers avait trouvé la raison de ce fait dans la localisation habituellement superficielle de la gomme qui peut ainsi irriter la couche corticale du cerveau avant d\u2019en inhiber les fonctions, ou en déterminant concomitamment des signes déficitaires, comme toute autre tumeur.Les résultats des examens biologiques sont d\u2019une extrême variété.Ainsi, la réaction de Wasserman peut être positive ou négative dans le sang et le liquide, soit simultanément dans un sens ou dans l\u2019autre, soit isolément dans l\u2019un ou l\u2019autre milieu.D\u2019après Hazem, le Pandy (réaction à la globuline) serait positive dans 80 pour cent des cas.Il y aurait habituellement hypercytose de 10 à 200 éléments et hy- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULIETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 peralbuminose.La réaction colloïdale a lor (Lange) serait plus variable.Ces assertions n\u2019ont rien d\u2019absolu; elles répondent aux faits généraux et ne doivent pas être reconnues comme des indices péremptoires.Cette grande diversité de réaëtions biologiques observées au cours du développement de la gomme cérébrale jointe à la symptomatologie de tumeur endocranienne que cette lésion produit, fait que, le plus souvent, le diagnostic causal est fait durant l\u2019intervention chirurgicale ou, en dernier ressort, par le truchement de l\u2019investigation histologique.On comprend que le diagnostic étiologique soit d\u2019une grande difficulté, si on se rappelle que 1° la réaction de Wasserman peut être rendue positive par une tumeur endocranienne qui n\u2019a rien de la gomme; 2° qu\u2019une telle lésion peut apparaître, par coïncidence, chez un syphilitique aux réactions sanguines et liquidiennes positives; 3° que la gomme est une lésion rare, pouvant, en plus, évoluer sans les critères biologiques habituels de la syphilis.I] va sans dire, cependant, qu\u2019un syndrome de tumeur cérébrale accompagnée des réactions biologiques de la syphilis dans le sang et le liquide céphalo-rachidien, doivent au moins faire suspecter fortement la présence d\u2019une gomme cérébrale.À tout événement, qu\u2019on ait ou non la bonne fortune de porter un diagnostic causal précis, le traitement ne sera pas modifié et le malade n\u2019en souffrira pas.Gowers et Horsley reconnurent que le traitement médical n\u2019avait habituellement pas d\u2019action sur la gomme cérébrale.Il est vrai que la thérapeutique antiluétique se résumait alors à l\u2019emploi du mercure.Les éclatantes découvertes ultérieures du 606, du 914 et du bismuth n\u2019ont pas modifié la portée de l\u2019enseignement de ces deux auteurs anglais.Horsley conseillait l\u2019ablation chirurgicale de la lésion syphilitique tumorale, après six semaines d\u2019un traitement médical inefficace.On doit encore prescrire le traitement chirurgical et, ce qui est plus, y recourir d\u2019emblée sans la mise en œuvre du traitement médical d\u2019é- \u2014 alin a ar th ber rm rt tie ne Ms se Lane ve es me Ee en rt mime te Le MLE tes ma ou AMYOT: GOMME CÉRÉBRALE preuve.Agir autrement ou s\u2019attarder selon le mode classique recommandé par Horsley, de traiter les tumeurs endocraniennes par la médication syphilitique puis, en cas d\u2019échec, après 6 semaines de traitement, d\u2019opérer, est perdre un temps précieux, user de moyens inefficaces et causer un certain préjudice au malade.Ce traitement médical, qu\u2019il s\u2019agisse de gomme ou « a fortiori » de toute autre tumeur, est inopérant.Il faut immédiatement requérir l\u2019aide de la chirurgie, quand la présence d\u2019une tumeur endocranienne est reconnue avec certitude et qu\u2019on envisage l\u2019indication de son ablation, en prenant en considération sa nature histologique, son volume, sa situation et la résistance du malade.Bref, on doit accepter cette notion, maintenant agréée unanimement, que le traitement de la gomme cérébrale aux caractères volumétriques de tumeur endocranienne et à la symptomatologie d\u2019une telle entité est exclusivement chirurgicale.Ce premier assaut doit être suivi du traitement médicamenteux de la syphilis, bien plus pour combattre l\u2019infection du malade que pour atteindre et faire disparaître les derniers vestiges de la lésion tumorale endocranienne, au sein de laquelle d\u2019ailleurs, on ne trouve pas de spirochètes.Pour illustrer les -quelques idées générales que nous venons d\u2019exposer, nous présentons l\u2019observation suivante qui est, à leur égard, démonstrative.Observation.Mme.Alfred L., 42 ans, nous fut adressée le 11 décembre 1938, à l\u2019hôpital Notre-Dame, par son médecin.Nous l\u2019avons examinée le même jour et voici l\u2019histoire de sa maladie telle qu\u2019elle nous la raconta.Depuis le mois d\u2019octobre 1938, elle était incommodée par une céphalée occipito-nuquale gauche irradiant vers le bord supérieur du trapèze; la douleur était plus violente durant la nuit.Subitement, durant la journée du 30 novembre, elle eut 3 crises convulsives généralisées.Une crise semblable se produisit quelques jours plus tard, avec perte de conscience comme à l\u2019occasion 945 des 3 premières.Le 10 décembre, pendant quelques minutes les muscles de l\u2019hémi-face droite furent parcourus par une vague de contractions irrésistibles.Au cours de cette crise motrice localisée, la parole devint impossible et la malade demeura parfaitement consciente assistant totalement impuissante aux différentes phases de l\u2019incident.Depuis, elle a la sensation que sa tête est grosse; elle éprouve une certaine difficulté à trouver ses mots.Ses antécédents familiaux sont sans intérêt.Ses antécédents personnels n\u2019offrent pareillement aucune particularité; elle n\u2019a jamais eu de maladie grave, elle a 5 enfants qui sont en bonne santé, qui se sont développés normalement et sans convulsions.Elle n\u2019a pas perdu d\u2019enfant, n\u2019a pas eu de fausse couche.L\u2019examen neurologique a montré ce qui suit: La langue est saburrale et déviée vers la droite; la pupille droite est plus grande que la gauche.Le réflexe photo-moteur est conservé.On remarque la présence de petites secousses nystagmiques dans les regards à droite et à gauche.Il existe une hémianopsie droite.Les membres supérieurs, dans la position du serment permettent de constater une flexion progressive des doigts de la main droite.Les réflexes osso-tendineux du membre supérieur droit sont plus forts qu\u2019à gauche.Les réflexes abdominaux droits sont affaiblis.Les réflexes tendineux du membre inférieur droit sont exagérés, sans signe de Babin- ski, ni clonus de la rotule ou du pied.L'épreuve de Barré est négative, mais celle de Mangazzini est positive à droite.Il existe une flexion combinée du tronc et de la cuisse droite.Les sensibilités sont normales et les épreuves cérébelleuses négatives.Légère obnubilation mentale avec évocation des mots, lente et laborieuse.Nous ne pouvons pas l\u2019affirmer catégoriquement, mais nous croyons qu\u2019il n\u2019y avait pas de stase papillaire.\u2018 Une ponction lombaire montra une pression 946 de 140 mms du liquide, la malade en position couchée.Le liquide céphalo-rachidien présenta les particularités biologiques suivantes: B.W.(extrait alc.0.8) + + ++ (extrait cho.0.4) + + + + Pandy + Lange et benzoin colloïdal, réaction subpo- sitive.Albuminose 0.15 centg.0/00 Lymphocytose 1.5 B.W.du sang + + + + Kahn + + + + Urines normales.Trente centimètres cubes d\u2019oxygène furent injectés par voie lombaire en vue d\u2019une encéphalographie.Cette dernière montra un déplacement en masse des cavités ventriculaires vers la droite; le troisième est franchement à droite, la troisième portion du ventricule latéral gauche, en plus d\u2019être diminuée en capacité, est basculée en dehors et en bas.(Fig.1) EN RÉSUMÉ, malade de 42 ans ayant une céphalée occipito-nuquale à prédominance gauche depuis 2 mois, ayant eu des crises épileptiques généralisées et une crise localisée à l\u2019hémi- face droite avec aphasie; dont l\u2019examen neurologique révéla une hémiplégie droite fruste avec hémianopsie droite et aphasie motrice fruste; chez laquelle une encéphalographie fit voir une déviation ventriculaire vers la droite et chez laquelle les réactions de Wasserman du sang et du liquide céphalo-rachidien furent positives.Nous confiâmes cette malade au docteur Hoen (1) de l\u2019hôpital Saint-Luc qui l\u2019opéra le 23 décembre 1938.OPÉRATION.Craniotomie fronto-temporale gauche.Périoste épaissi, soit enflammé, soit envahi par la tumeur.Le crâne avait une épaisseur de 1.Nous devions publier ce travail en collaboration avec le docteur Hoen, mais le récent départ de ce dernier nous en a empêché.Nous regrettons ce contretemps.Nous le remercions cependant de son aimable et bienveillante coopération à poursuivre l\u2019investigation clinique*de cette malade et de nous avoir communiqué les observations recueillies au cours de l\u2019opération.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 2 cms, éburné dans la région susjacente à la tumeur.La dure-mère y présentait une surface irrégulière et épaissie de 3 fois sa dimension normale.Elle adhérait au cerveau: susjacent.Il existait dans le cortex un nodule circonserit plus ou moins bien délimité, assez ferme de consistance et qui pénétrait dans le cerveau à une profondeur de 5 cms environ.Ce nodule se trouvait dans une région du cortex correspondant au tiers inférieur de la scissure de Rolando.On enleva en très grande partie la masse nodulaire qui avait une coloration grisâtre.Les suites opératoires furent heureuses, l\u2019opération laissa une paralysie frontale droite et une aphasie motrice incomplète.On traita la syphilis de cette malade.Le 14 août 1939, le docteur Panet-Raymond eut l\u2019occasion d\u2019examiner la malade.Elle n\u2019avait plus de céphalée, sa mémoire était bonne, la paralysie faciale droite était disparue, l\u2019aphasie motrice était améliorée.Elle pouvait être considérée comme guérie de son affection nerveuse.EXAMEN HISTOLOGIQUE.Le docteur Farmer procéda à l\u2019examen histologique des fragments de la masse nodulaire, enlevés au cours de l\u2019intervention.Nous remercions le docteur Farmer d\u2019avoir eu la gentillesse de nous faire connaître le résultat de son examen.Je transcris le rapport du docteur Farmer.«On a regu trois petites pièces de tissu de couleur grisâtre, de consistance assez ferme.« Examen histologique.Dans ces coupes, on voit des foyers de nécrose caséeuse dans \u2018laquelle se trouvent des débris cellulaires en forme d\u2019ombres de cellules et de noyaux pyknoti- ques.Autour de ces régions nécrotiques, se trouve du tissu de granulation caractérisé par une infiltration lympho-plasmocytaire bien marquée et par la présence de nombreux vaisseaux capillaires.Ceux-ci montrent souvent un gonflement et même une prolifération du revêtement endothélial.« À quelques endroits, on voit que la lumière ru, i AMYOT: GOMME CÉRÉBRALE des petits vaisseaux sanguins est oblitérée par une prolifération fibroblastique où se trouve aussi un dépôt de collagène.Presque partout, on voit çà et là des foyers d\u2019infiltration péri- vasculaire.I] y à aussi une prolifération fibro- blastique tantôt en forme d\u2019une architecture 947 nécrose caséeuse, la vascularisation bien marquée, l\u2019infiltration péri-vasculaire, l\u2019infiltration plasmocytaire abondante, et les lésions vasculaires sont, croyons-nous, en faveur du diagnostic de gomme syphilitique.« (Périoste et dure-mère) Dans ces coupes, Fig.I.lâche, tantôt en forme de masses serrées de fi- broblastes avec beaucoup de collagène qui est bien démontrée par des colorations au safran.« Cette lésion montrant de la nécrose ca- séeuse et une infiltration des cellules rondes, fait penser à la possibilité de tuberculose ou de syphilis comme agent étiologique.Le genre de on voit aussi une lésion inflammatoire riche en fibroblastes et en collagène » .Commentaires 1° Disons dès maintenant que la perplexité du docteur Farmer en face de ses coupes histologiques qui lui suggèrent deux diagnostics 948 vraisemblables: le tubercule ou la gomme, devrait cesser dès qu\u2019on lui ferait connaître les faits cliniques pré et post-opératoires et surtout l\u2019apport fourni par les réactions du Was- serman sanguin et liquidien.D'ailleurs, le rapport histologique donne des arguments, qui, par eux seuls, devraient incliner à accepter l\u2019hypothèse de gomme syphilitique.Parmi les faits cliniques qu\u2019on pourrait faire valoir en faveur de la gomme, s\u2019il était vraiment nécessaire, on ne devrait pas manquer de souligner les notions suivantes: le tubercule se développe habituellement sur des jeunes sujets, alors que la gomme apparaît chez des adultes comme notre malade; la gomme siège au cerveau, le tubercule, le plus souvent, au cervelet; la gomme, le plus souvent, altère le cerveau, les méninges et même l\u2019os sus-jacent, ainsi qu\u2019il fut constaté dans le cas que nous présentons, le tubercule ne propage pas ainsi sa lésion; enfin l\u2019ablation du tubercule, à moins qu\u2019elle ne soit complète et n\u2019englobe la zone péri-tumorale, ce qui n\u2019empêche pas absolument des conséquences déplorables, est suivie le plus, souvent de méningite tuberculeuse mortelle alors que l\u2019exérèse de la gomme, avec guérison au moins immédiate, n\u2019encourt pas de mortalité opératoire.(Cushing).Mais, nous n\u2019avons ajouté ces remarques que pour fins didactiques, puisque le diagnostic étiologique n\u2019offre, dans notre cas, aucune obscurité.| 2° Chez certains malades porteurs de gomme syphilitique cérébrale, les réactions biologiques du sang et du liquide céphalo-rachidien ne sont pas celles d\u2019une infection syphilitique à évolution.Nous l\u2019avons dit plus haut, ces réactions sont capricieuses, variables d\u2019un sujet à l\u2019autre.Dans notre cas, la réaction de Was- serman était franchement positive dans le sang et le liquide, les réactions colloïdales et de la globuline étaient également anormales.D\u2019autre part, contrairement à ce que les auteurs affirment pour la majorité des cas ou il fut fait une ponction lombaire, l\u2019albuminose et la cytologie liquidiennes étaient tout a fait L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 normales.Autre fait démontrant la diversité des réactions biologiques dans la gomme cérébrale et surtout l\u2019absence de corrélation des unes par rapport aux autres.Cette hétérogénéité biologique est évidente chez notre malade: alors que le B.-W.était fortement positif aux deux antigènes dans le liquide, que les réactions de Pandy et de Lange étaient sub-posi- tives, la normalité de l\u2019albumine et de la cytologie liquidiennes démontre clairement cette assertion.À ce sujet, la gomme cérébrale se comporte comme toute syphilis vasculaire des centres nerveux, qui produit des réactions très variables du liquide céphalo-rachidien et provoque encore moins fréquemment de l\u2019hypercytose et de l\u2019hyper-albuminose du liquide que la lésion gommeuse.3° La gomme de notre malade était superficielle, modifiant l\u2019anatomie de la dure-mère et même la texture de l\u2019os sus-jacent.La dure- mère était épaissie et adhérente au cerveau.Cependant, alors qu\u2019ordinairement les altérations osseuses produisent le ramollissement de l\u2019os contigu à la tumeur superficielle, on trouva plutôt au cours de l'intervention chirurgicale, un excès de condensation calcaire associée à un épaisissement de cette partie de la voûte cranienne.L\u2019aponévrose épicranienne était elle- même épaissie et congestionnée.Notre malade eut des crises d\u2019épilepsie d\u2019abord généralisée, puis une crise localisée à l\u2019hémi-face droite, accompagnée d\u2019aphasie.Ces phénomènes, nous le notons au début de cet article, ouvrent très souvent le cortège des symptômes de la gomme cérébrale; Gowers l\u2019avait signalé, il les attribuait à la situation superficielle de la lésion dans la majorité des cas.4° La céphalée particulière de notre malade doit nous attarder.Elle était sévère et surtout presque exclusivement localisée au côté gauche et à la nuque.D\u2019autre part, la pression du li- -quide céphalo-rachidien n\u2019était que de 140 millimètres, c\u2019est-à-dire bien loin d\u2019être exagérée.Il ne s\u2019agissait donc pas d\u2019une céphalée AMYOT: GOMME CÉRÉBRALE par hypertension intracranienne généralisée, qui est le complément habituel, sinon la cause, de la céphalée par tumeur endocranienne.Et c\u2019est ainsi que des exceptions à cette habitude des faits, rendent plus difficiles l\u2019interprétation du mécanisme de ces céphalées et de la céphalée en général.Des hypertensions intracranien- nes formidables sans céphalée, des céphalées sans hypertension se rencontrent, malgré tout, assez fréquemment.Ces faits bizarres, si on s\u2019en tient à la présentation ordinaire des phénomènes, portent à réfléchir.Ils nous inclinent à croire que l\u2019augmentation de pression n\u2019est pas tout dans la genèse de la céphalée des tumeurs cérébrales, surtout des céphalées bien localisées, situées, à l\u2019occasion, du côté de la tumeur, comme chez notre malade.Ils sont aussi de nature à suggérer que la pression directe sur la dure-mère par la tumeur, ou encore son envahissement par cette dernière ou son irritation par un processus inflammatoire de voisinage, peuvent déclancher la céphalée.Et, dans ce cas, la douleur est ressentie dans une région du crâne qui coïncide avec le côté où se trouve la tumeur ou la lésion irritative et, parfois mieux, avec la zone où le processus siège assez exactement.Nous croyons que les choses se passèrent ainsi chez notre malade qui, sans hypertension cranienne, avait une forte céphalée gauche, du côté de sa gomme; cette dernière n\u2019avait pas envahi la dure-mère, mais elle y avait toutefois provoqué un épaississement considérable par le processus de l\u2019inflammation chronique.Pourquoi cette douleur de tête était-elle reportée vers l\u2019occiput et même vers la nuque?Nous n\u2019en offrons aucune explication irréfutable et surtout objectivement démontrée.5° Cette malade fut soumise au seul traite- 949 ment efficace de la gomme du cerveau: celui de la tumeur.Nous l\u2019avons confiée au neuro-chi- rurgien sans faire le diagnostic étiologique de la lésion expansive.Nous savions que notre malade était une syphilitique et même que cette infection avait envahi le centre nerveux ou au moins ses dépendances immédiates.Nous crûmes à une coïncidence de lésions: syphilis et tumeur.Le diagnostic clinique fut bon; les conclusions de l\u2019investigation furent incomplètes n\u2019impliquant pas la nature exacte de cette tumeur, ne mentionnant pas qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une tumeur inflammatoire; d\u2019origine syphilitique, lésion très rare, dont la notion n\u2019habite presque exceptionnellement l\u2019esprit des neurologistes, contrairement à ce qui se passe d\u2019une façon un peu trop facile, dans la pensée d\u2019un grand nombre de médecins non spécialement férus de connaissances neurologiques ou syphi- ligraphiques.\u2018 BIBLIOGRAPHIE B.J.ALPERS: «Gumma of the brain.» Am.J.of Syphilis, 23: 233 (mars) 1939.(Bibliographie).D.BAGDASAR: «Le traitement chirurgical des gommes cérébrales.» Rev.Neurol, 2: 1 (juillet) 1929.(Bibliographie).H.CUSHING: «Intracranial tumours.» Charles C.Thomas, éditeur, 1932.R.D\u2019ANNOY, A.FRIEDRICHS et A.ZOELLER: « Gumma of the brain with report of a case.» Amer.J.of Syphilis, 14: 175 (avril) 1930.(Bibliographie).J.E.PATERSON: British Med.Journal, 21 (juillet) 1934.p.(Bibliographie).A.SEZARY et P.AUZEPY: «Les gommes syphilitiques du cerveau et la pathogénie de la neuro- syphilis.» Paris Médical, 99: 209 (7 mars) 1936.B.SHARP et P.O.ELLISON: «A case of intra- cranial tumour.» The Lancet, 1: 524 (7 mars) 1939.«Gumma of the brain.» The 109. MALADIE D\u2019ADDISON À DÉBUT ABDOMINAL Poikilodermie réticulo pigmentaire associée.Guérison par des extraits surrénaliens ! Par Jean LeSAGE.7?Observation.Le 15 août 1939, on me demande auprès d\u2019un albanais, Ebrahim T., âgé de 39 ans, cuisinier, qui souffre d\u2019une asthénie complète depuis près de deux semaines, asthénie l\u2019empêchant presque de se mouvoir dans son lit.Il vomit continuellement environ une demi- heure après les repas.Ses vomissements sont alimentaires mélangés de bile, le goût en est aigrelet, mais il souffre peu de l\u2019abdomen; il ne prend plus que de l\u2019eau et du jus d\u2019orange dont il garde une certaine partie; il a maigri de 17 lbs dans ces deux semaines.Il n\u2019a fait aucun abus alimentaire et son entourage m\u2019affirme qu\u2019il ne prend pas d\u2019alcool.Dans ses antécédents personnels on relève une fièvre typhoïde à l\u2019âge de 25 ans.Un mois auparavant, il a été traité à l\u2019hôpital Général pour une otite simple, vite guérie et pour une maladie de peau dont nous apercevons encore les stigmates.En effet, à l\u2019examen, outre une pâleur généralisée, quelques bridges dentaires en or, en voie de détérioration, les autres dents et les gencives se montrant normales, ce malade laisse apercevoir, disséminée sur tout le corps, «une pigmentation réticulaire brun foncé et une atrophie de la peau avec desquamation poudreuse », tableau très suggestif d\u2019une « poikilo- dermie réticulo-pigmentaire », dira en consultation le docteur A.Desforges.A l\u2019examen les systèmes respiratoires et génitaux urinaires ne donnent rien à noter.Les réflexes pupillaires, les réflexes ostéo- tendineux et cutanés se montrent normaux.On note une raie blanche abdominale de Sergent.La pression artérielle est de 95/65.1.Travail présenté à la «Société Médicale de Montréal ».Séance de l\u2019hôpital St-Luc, le 20 novembre 1939.2.Collaboration dermatologique du docteur Aimé Desforges.EXAMENS DE LABORATOIRE 25 août \u2014 Tubage duodénal.Bile A Bile B Bile C Pigments bil.R.Ind.Pos.Im.Pos.Im.Pos.Im.(Unités v.d.Berg.) traces 2.6 unités traces Culture.Bile A Bacilles typhiques.Bile B \u201c ( Bile C ( ( 26 août Urée: pas assez de sang.Glycémie: 1.20.2 sept.Urée: 1.750.B.W.Négatif.9 sept.Urée: 3.750 (avec 1 c.c.).Urine: absence d\u2019acétone, d\u2019acide diacétique et de corps bi-réfringents.11 sept.Consultation avee Dr A.Desfor- ges: poikilodermie reticulée pigmentaire probable.14 sept.Urée: 3,350.15 sept.Urines: alcalines; fortes traces d\u2019albumine; présence de phosphates bi- calciques.19 sept.Absence de bacilles typhiques dans les selles.Hémogramme.Hémoglobine 50 Globules rouges 4.000.000 \u201c blancs 7,900 Valeur globulaire: 67 Polynucléaires: 63 (neutrophiles et basophiles) Lymphocytes: (petits et moyens) 36 Grands mononucléaires 1 Polynucléaires éosinophiles: 0 21 sept.Urée: 1.750 7 oct.Urée: 0.750 = \u201cs##_\u2026_.\u2026_\u2014 LESAGE: MALADIE D\u2019ADDISON 11 oct.Volume des urines 1800 c.c.Urée: 5.125 gms au litre (urines).Quantité réelle: 9.12 gms.10 nov.Dr Denis, dentiste, confirme l\u2019absence de foyers infectieux dentaires, mais trouve les bridges défectueux.13 nov.Urée: 0.50 14 nov.\u2019Tubage gastrique normal dans les cinq prélèvements; à jeun après injection d\u2019alcool et après histamine.Cependant, un nouveau tubage duodénal pratiqué le 21 novembre ramène du bacille typhique à l\u2019état pur, après ensemencement.Notre malade reste donc porteur de germes.Le voici: ' BILES (Epreuve de Meltzer-Lyon) Chimie Bile A Bile B Bile C Couleur verdâtre jaunitre blanchatre teintée de clair trouble jaune Consistance visqueuse plutôt fluide trouble Réaction: alcaline acide acide acide Cholestérine (Grigaut) leg.traces leg.traces leg.traces Pigments bil.(Unités vd.pas assez de Berg.) bile Culture Bile À Bacilles typhiques Bile B \u201c \u201c Bile C \u201c ( EVOLUTION CLINIQUE ET TRAITEMENT 8 septembre.\u2014 Extrait thyroïdien: 0.05, 3 fois par jour; peu d\u2019amélioration ; vomissements et asthénie.11 septembre.\u2014 Teinture de belladone et valériane: 20 gouttes, quatre fois par jour; cessées vingt-quatre heures plus tard par suite d\u2019intolérance.Nous décidons alors, étant données l\u2019asthénie et l\u2019hypotension, de faire administrer un extrait de surrénale total en solution huileuse à la dose d\u2019une ampoule par jour.19 septembre.\u2014 Depuis deux jours, amélioration marquée de l\u2019état général.Le malade peut remuer ses membres, s\u2019asseoir dans son 951 lit, converser.Or, depuis deux jours, ce malade n\u2019a reçu que de l\u2019extrait de surrénale total.Les vomissements ont cessé.La pression artérielle est de 115/85.Depuis le 17 septembre, l\u2019amélioration va grandissant et vers le 24 septembre notre malade prend et digère normalement le régime alimentaire généreux des hôpitaux.Il se lève et marche depuis le 25 septembre.L\u2019extrait surrénal est continué jusqu\u2019au 16 octobre.Notre malade ayant perdu toute séméiologie pathologique, circule et lit à son gré dans le Service.Nous cessons l\u2019extrait surré- nalien le 16 octobre.La courbe du poids est passée de 100 le ler octobre, de 95 qu\u2019elle était, à 125 le 5 novembre.Depuis la cessation du traitement institué, comme à la suite de ce traitement, le malade est redevenu normal.Congé à la fin janvier 1940, avec un excellent état général.Revu tous les 15 Jours depuis.Il se porte bien sans prendre aucun extrait de surrénale.En mai 1940 ce malade a repris un travail manuel régulier et se pôrte bien.Commentaires (Dr A.Desforges) \u2014 «A la fin d\u2019août, il m\u2019était donné d\u2019examiner ce malade qui présentait alors une éruption recouvrant le tronc, l\u2019abdomen, la face antérieure des bras, des cuisses et des jambes.Cette dermite était disposée en réseau bien marqué, réseau dont les mailles d\u2019environ un pouce de diamètre étaient formées de taches brunes très pâles par endroit et roses par ailleurs.Le centre des mailles semblait plus pâle que la peau normale et son épiderme mince et brillant était recouvert d\u2019une desquamation poudreuse.Le malade, extrêmement pâle et émacié, se plaignait de grandes faiblesses et avait peine à se bouger dans son lit.La vue d\u2019un tel tableau était très suggestif de poïkilodermie que nous posions comme diagnostic.L\u2019anamnèse, en effet, nous apprenait.qu\u2019en juillet, le malade fut hospitalisé à lhôpital Général, présentant des rougeurs 952 \u2018dans le cou, sur le tronc et sur les membres, accompagné d\u2019un prurit plus ou moins marqué.Un mois plus tard, le malade était admis à lhôpital Saint-Luc dans le service de médecine, avec le diagnostic clinique de cancer de l\u2019estomac (?).Il est évident qu\u2019à ce moment le syndrome gastrique s\u2019imposait au point de faire croire à un néoplasme.La poïkilodermie fut individualisée par le prof.Petges, de Bordeaux.Son étude fut reprise par plusieurs auteurs qui la subdivisèrent en plusieurs modalités \u2018cliniques.Petges la résume ainsi: syndrome cutané pur ou cutanéo-musculaire survenant en général à l\u2019âge adulte, vraisemblablement d\u2019origine endocrinienne dont la symptomatologie à la période d\u2019état se traduit par de l\u2019atrophie réticulée, de la pigmentation, des télangiectasies donnant à la peau l\u2019aspect bigarré des radio- dermites.À ces manifestations cutanées peuvent s\u2019ajouter un certain degré d\u2019atrophie et de sclérose musculaire se traduisant parfois par une impotence fonctionnelle indépendante de toute atteinte du système nerveux périphérique et des infiltrations calcaires.Un auteur allemand, Gotron, qui s\u2019attarda à l\u2019étude de cette maladie écrit relativement à sa forme cutanéo musculaire: [Il faut élargir le cadre des P.dans le sens étymologique le plus étendu du terme et lui annexer temporairement toutes les variétés cliniques derma- tologiques où l\u2019on voit survenir cet état bigarré de la peau atrophiée, réticulée avec pigmentations et télangiectasie disposées en réseau, associées ou non aux myosites, à la cal- cinose, etc.] Au début de septembre lors d\u2019un premier examen, toute la région ventrale était littéralement recouverte par l\u2019éruption.C\u2019est alors que fut institué le traitement tout indiqué dans cette maladie, c\u2019est-à-dire l\u2019administration d\u2019extrait surrénale totale.L\u2019amélioration fut telle qu\u2019en deux semaines le malade prit 25 livres, vit ses forces revenir rapidement et \u2018aussi son éruption s\u2019estomper.Il s\u2019agit au- jourd\u2019hui d\u2019un malade transformé qui cependant donne un tableau assez juste de l\u2019aspect L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 qu\u2019il présentait lors du premier examen.Voilà pourquoi nous nous sommes cru en droit d\u2019étiquetter cette éruption: Poïkilodermie que nous avons saisie au tout début de son développement.» À ces remarques du docteur Desforges, nous tenons à ajouter les commentaires suivants: 1° Notre malade s\u2019est présenté au début, avec tous les signes d\u2019une perturbation profonde de l\u2019appareil digestif: nausées et vomissements, d\u2019abord alimentaires et bilieux, inégaux d\u2019intervalle, et d'intensité variable, puis constants; à la fin, vomissements de type acidosique avec douleurs épigastriques de gravité croissante.L\u2019asthénie progressive depuis quelques semaines, les troubles digestifs antérieurs, la pâleur, la fonte tissulaire généralisée pouvaient aisément nous porter à incriminer un cancer digestif, gastrique de probabilité.Il est à noter que les sédatifs neuro-végétatifs, les antispasmodiques aussi bien que les injections intraveineuses de sérum glucosé ou salé restent à peu près inopérantes.L\u2019extrait thyroïdien n\u2019a pas d\u2019efficacité.2° La recherche systématique chez tous les anciens typhiques avérés de germes typhiques, par tubage duodénal, nous à montré, une fois de plus, que ce malade était bel et bien un porteur de germes \u2014 (nous en connaissons 6 bien vérifiés en 1 an) \u2014; c\u2019est en outre \u2014 quel danger! \u2014 un cuisinier.Mais cette découverte et l\u2019administration de substances antiseptiques biliaires, elles sont rares, l\u2019ingestion, dans la suite, forcée de breuvages alcalins, ne semblent pas amener une tournure nouvelle à l\u2019évolution de ce syndrome qui, invoqué à son tour, eût pu nous en imposer pour une cholécystite chronique infectieuse latente et soudain réveillée.3° Ce n\u2019est, somme toute, qu\u2019après l\u2019adm1- nistration d\u2019une injection intramuseulaire quotidienne d\u2019un extrait surrénalien total, quoique sans adrénaline, que ce malade graduellement se délivre de sa torpeur et reprend peu à peu, à un rythme qui va s\u2019accélérant, un jour les mouvements des bras, puis celui des jambes, un autre la vivacité de son expression LESAGE: MALADIE D\u2019ADDISON et de son langage et au bout de 12 à 25 jours, le besoin de marcher, de lire, de s'intéresser à la vie.Il est vrai que c\u2019était un hypotendu, un asthénique en baisse depuis des mois.On a trouvé à l\u2019examen une raie blanche de Sergent, puis des taches réticulée-pigmentaires.Et ici se pose la question: s\u2019agit-il là uniquement d\u2019une poïkilodermie réticulée pigmentaire, maladie de Petges-Jacob, ou d\u2019une maladie d\u2019Addison?Cette première maladie, à plusieurs points de vue, ne serait-elle pas, dans une multitude de cas, une des formes de l\u2019addisonisme ?Dans les deux cas, l\u2019opothérapie surréna- lienne obtient, nous le savons, des succès inespérés.On ne peut donc baser sur la seule opothérapie un diagnostic différentiel.\\ La clinique nous incline à croire qu\u2019il est possible d\u2019invoquer ces deux maladies, et, dans le cas qui nous occupe, à étiqueter de chacune de ces deux maladies le malade en question.A la maladie d\u2019Addison, appartiennent les troubles digestifs, troubles réflexes d\u2019origine endocrinienne, l\u2019asthénie, la pâleur, la raie blanche.A la maladie de Petges et Jacob, les lésions cutanées.Il semble, en effet, que la pigmentation cutanée de la maladie d\u2019Addison soit beaucoup plus bronzée et confluente et même davantage généralisée, sans ces espaces à l\u2019infinie de zones tégumentaires blanches, telles qu\u2019en présentait notre malade.Il existe, d\u2019ailleurs, à ces deux maladies un tel polymorphisme, une telle variété de formes inter- 953 médiaires ou de passage que nous n\u2019osons pas vouloir faire ici le procès de cette question.4° Il s\u2019agit bien d\u2019une poussée aiguë de maladie d\u2019Addison, comme dans l\u2019observation si intéressante de Jean Paraf, Abaza, Andrée Dauphin et L.Boutbien!.Dans ce cas, asthénie profonde, vomissements, température à 90°, pigmentation brun noir, de coloration très foncée et localisée, de douleurs violentes à l\u2019épigastre et les hypochondres.Et s\u2019il s\u2019agit aussi d\u2019une guérison au moins clinique chez notre malade, puisqu'il se porte admirablement bien 7 mois après son départ de l'hôpital, sans avoir repris d'extraits glandulaires, on ne peut, par ailleurs, le rapporter dans notre cas à une désoxycorticostérone.Nous nous sommes servi d\u2019un extrait de lipoïdes surrénaliens à 2 pour 100 en sciution huileuse, sans adjonetion d\u2019adrénaline.Le mérite en revient aux travaux d\u2019Ioconesco, en 1913, de même qu\u2019à ceux de Swingle et Pfiffner, de Houssay et Marenzi, enfin à ceux de Rogoff et Stewart, présentés à Boston en 1929, au Congrès International de Physiologie.Vraiment nous nous en sommes trouvé très bien.Il a suffi de deux séries de 30 injections pour rétablir notre malade et s\u2019il reste porteur de germes typhiques, malgré nos efforts, ces germes évoluant et peut-être agissant pour leur propre compte, on ne peut qu\u2019être émerveillé de l\u2019effet à distance dans le temps de cette opothérapie \u2014 sept mois après en être servi, notre addisonnien demeure guéri.1.Soc.Méd.des Hôp.de Paris, 3 jan.1940.« Nouveau cas de guérison de poussée aiguë de maladie d\u2019Addison par le désoxycorticostérone.» REVUE GÉNÉRALE ee ++ QUELQUES COMPLICATIONS DE LA GASTRO-ENTÉROSTOMIE ! Par Yves CHAPUT, Assisstant bénévole au Service de médecine de l\u2019hôpital Notre-Dame.Le sujet de cette courte communication peut peut-être paraître plus chirurgical que médical et si j'ai choisi cette question, c\u2019est intentionnellement pour les deux raisons suivantes.D'abord, pour bien insister sur la nécessité d\u2019une étroite collaboration médico-chirurgi- cale et radiologique dans l\u2019étude de ces syndromes, et spécialement, parce que les gastro- entérostomisés qui souffrent sont habituellement revus par leur médecin, étant donné l'intervalle de temps plus ou moins long qui s\u2019est écoulé depuis l\u2019opération et l\u2019apparition de ces troubles.Chez tout gastro-entérostomisé qui souffre, la première chose à faire est une enquête sur les troubles de la période pré-opératoire: un hépatique, un vésiculaire nanti d\u2019une bouche supplémentaire à son estomac continuera évidemment à souffrir de son foie ou de sa vésicule.Le diagnostic rétrospectif d\u2019ulcère étant vérifié, ne pas oublier la co-existence possible d\u2019une autre infection colite ou cholécystite; guéri de son ulcère, le malade continue à souffrir de son côlon ou de sa vésicule.C\u2019est dire que tout ce qui se passe chez un gastro-entérostomisé n\u2019est pas nécessairement consécutif à l\u2019opération.Le plus souvent cependant, c\u2019est bien un trouble post-opératoire en rapport avec son ulcère qui amène le malade à consulter.Quelles sont donc les éventualités les plus fréquentes?Elles sont au nombre de quatre: 1.Le syndrome ulcéreux post-opératoire.2.Les adhérences.3.Les sténoses.4.Les gastro-jéjunites.1.Travail présenté à la «Société Médicale de Montréal », mardi, le 7 mai 1940.I.LE SYNDROME ULCÉREUX POST-OPÉRATOIRE.Ici trois possibilités: 1) la reviviscence de l\u2019ancien ulcère; 2) l\u2019apparition d\u2019un ulcère peptique; 3) la fistule jéjuno-colique.La reviviscence de l\u2019ancien ulcère est en rapport intime avec le fonctionnement de la bouche de gastro-entérostomie: si la bouche fonctionne bien, l\u2019ulcère reste guéri \u2014 s\u2019il se produit un processus d\u2019obstruction de la bouche et de ses anses, l\u2019ancien ulcère récidive.Le malade recommence à souffrir de douleurs tardives, souvent par périodes; ces douleurs sont vives, épigastriques ou droites, calmées par les aliments ou les alcalins, beaucoup plus facilement que celles de l\u2019uleus peptique.Souvent le syndrome n\u2019est pas aussi pur et est composé de signes plus variables: gêne d'évacuation par la nouvelle bouche, lourdeur, distension tardive, quelques vomissements, brûlures de gastrite, ensemble sur lequel tranchent les douleurs de l\u2019ulcère avec leur caractère typique.Une hémorragie peut survenir dont la cause peut être soit l\u2019ulcère en reviviscence ou les processus qui génent le fonctionnement de la bouche.La radiologie montre une niche gastrique ou des signes d\u2019activité d\u2019ulcère du bulbe; à noter que si la lésion bulbaire primitive était ancienne, il peut être très difficile de distinguer une déformation cicatricielle d\u2019une modification lésionnelle en activité.L'ulcère peptique, ou mieux l\u2019ulcère gastro- jéjunal selon la momenclature des Anglo- Saxons, a une symptomatologie très nette.Il peut survenir un temps variable après l\u2019opération: souvent après la première année, mais jusqu\u2019à 10, 20 et 25 ans après la gastro-enté- rostomie.Son début est variable: tantôt il CHAPUT: GASTRO-ENTÉROSTOMIE 95 succède à des troubles divers du côté de la bouche, sténose incomplète, gastrite, qui augmentent progressivement jusqu'aux douleurs typiques de l\u2019uleus peptique; d\u2019autres fois son début est aigu.Une fois constitué, 1l évolue par période comme ulcère ordinaire, ou de façon subcontinue.Son signe majeur est constitué par des douleurs dont le caractère est d\u2019être effroyable: le malade se plie en deux, se roule par terre \u2014 ses douleurs sont plus vives que celles de l\u2019ancien ulcère \u2014 siégeant ou ayant leur maximum dans la région para- ombilicale gauche \u2014 la pression de cette région est excessivement douloureuse.Ces douleurs sont souvent, mais non toujours, calmées par des alcalins mais reviennent rapidement.Si la lésion est sténosante, il y aura des vomissements \u2014 les hémorragies fréquentes sont rarement menaçantes, étant dues plutôt aux phénomènes congestifs muqueux qu\u2019à l\u2019ulcus lui-même.\u201cA côté de cette forme typique, il faut signaler des formes hémorragiques sans douleur et quelquefois des formes latentes se traduisant subitement par une perforation ou une fistule jéjuno-colique.Aiguillé par la clinique, le diagnostic sera posé par la radiologie: clichés en série faits en décubitus ventral et quelquefois compression dosée, montreront la niche ulcéreuse soit près de la bouche, soit sur l\u2019anse efférente.Exceptionnellement, les poussées récidivantes de gastro-jéjunite pourront simuler l\u2019histoire clinique de l\u2019ulcère.La fistule jéjuno-colique est d\u2019un diagnostic facile: au syndrome ulcéreux succède une sorte d\u2019accalmie avec aggravation des signes généraux et apparition de deux symptômes importants: | 1.La diarrhée post-prandiale, lienthérique fétide, parfois à type de sprue; 2.Les vomissements et les renvois d\u2019odeur fécaloïde.Radiologiquement, deux possibilités: la baryte ingérée passe directement dans le côlon et le lavement baryté vient opacifier l'estomac.Qt II.LES ADHERENCES.Se souvenir ici que tout sujet opéré présente quelques adhérences qui peuvent ne jouer aucun rôle dans les troubles présentés par le malade.Cependant, elles peuvent être responsables d\u2019un certain nombre de troubles.Les péri-gastrites légères par leur irritation sur l\u2019estomac peuvent être à la base d\u2019une dyspepsie hyper ou hyposthénique banale; elles peuvent donner des nausées, elles peuvent aussi comprimer les organes de la région et donner ces gênes d\u2019évacuation des anses dont nous parlerons plus loin.Chez les prédisposés, les « ventres à adhérences » elles peuvent provoquer des désordres biliaires, des désordres coliques: stase colique droite avec ses conséquences.Par irritation, par simple congestion, elles servent de lit à la gastrite et à la duodéno-jéjunite dont nous étudierons les poussées.Elles peuvent indirectement être responsables d\u2019hématémèses ou de mélæna, tels qu\u2019on les rencontre dans les péri- viscérites.Enfin, l\u2019atteinte de l\u2019état général, les dystonies neuro-végétatives, les carences vitaminées par insuffisance alimentaire et les troubles glandulaires peuvent faire de ces malades des sujet aigris, souffrants, souvent plus qu\u2019avant l'intervention première.III.LES STENOSES.Ici deux possibilités: sténose des anses ou sténose de la bouche de gastro-entérostomie.1.La sténose des anses due à des causes infectieuses (inflammations aiguës ou chroniques) ou mécaniques (adhérences résiduelles, brides, plicatures, invaginations) peut porter sur l\u2019anse afférente ou sur l\u2019anse efférente.Portant sur l\u2019anse afférente, empêchant l\u2019écoulement des sucs duodénaux vers la bouche de gastro-entérostomie, elle se traduit clini- Qquement par des vomissements électifs de bile accompagnées de céphalée et douleurs.Radio- logiquement, l\u2019estomac n\u2019est pas dilaté, son contenu s\u2019évacue normalement, mais la bouillie barytée dessine une anse afférente dilatée et à l\u2019écran on note des moments anti-péris- taltiques.Portant sur l\u2019anse efférente, la sténose se 956 traduit par des vomissements bilieux et alimentaires et radiologiquement par un arrêt plus ou moins complet de la bouillie barytée dans un segment de cette anse, avec dilatation rétrograde de l\u2019anse et parfois de l\u2019estomac.2.La sténose de la bouche de gastro-enté- rostomie peut s\u2019accompagner d\u2019un rétrécissement des anses anastomosées juxta-gastriques, réalisant un syndrome analogue à celui de la sténose pylorique.Si la bouche est rétrécie, la communication entre les deux anses reste perméable, tout passe par le pylore et l\u2019estomac se trouve placé dans les mêmes conditions qu\u2019avant l\u2019opération.Toutes ces conditions sont favorables à la reviviscence de l\u2019ancien ulcère.Radiologiquement, deux aspects importants à connaître: 1.Les aspects déformés de la zone opérée décrite par Gutmann sous le nom de « périgas- trite lacunaire des gastro-entérostomisés.» Cette image est très importante à connaître, car elle simule de très près le néoplasme par son aspect radiologique.Elle est très fréquente et il importe d\u2019en être averti.2.Les images d\u2019invagination des anses à travers la bouche de gastro-entérostomie caractérisées par une lacune bombant dans l\u2019estomac et dont la surface, divisée en deux par un axe central, présente de fines stries horizontales, comparables aux nervures d\u2019une feuille.Toutes ces complications sont d\u2019ordre chirurgical.Pour terminer cette question des sténoses, une forme bénigne, médicale celle-là, décrite par Gutmann et Jahiel: il s\u2019agit d\u2019une poussée de gastrite qui gonfle et obstrue à la fois le pylore et la bouche \u2014 début brusque chez un opéré dont l\u2019estomac fonctionnait antérieurement bien \u2014 cette forme relativement fréquente guérit médicalement, notamment par les antispasmodiques et le collargol.IV.LES GASTRO-JÉJUNITES.Peuvent être aiguës ou chroniques.Aiguës.Leur aspect est polymorphe: comme toutes les manifestations de muqueuses, elles L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 sont manifestées essentiellement par des brûlures parfois violentes en général post-pran- diales précoces \u2014 quelquefois accompagnées de crampes à type tardif \u2014 un peu de température et de polynucléose souligne la note inflammatoire du processus.L'évolution de cette poussée est en général limitée, et le traitement que nous verrons plus loin en vient facilement à bout; cependant l\u2019estomac reste sensibilisé et le moindre écart ou une infection banale peuvent déclencher de nouveau une nouvelle poussée.Ces poussées aiguës peuvent se manifester par une forme hémorragique: accompagnées ou non de brûlures \u2014 quelquefois l\u2019hémorra- gle en est le seul symptôme.Ces poussées aiguës jéjunétiques peuvent précéder l\u2019apparition de l\u2019ulcère peptique en en faisant en quelque sorte le lit.Le diagnostic de ces poussées est assez facile: les clichés montrent d\u2019énormes bour- soufflements de la muqueuse soit de l\u2019estomac, soit du jéjunum, soit des deux.Sous influence du traitement ces images disparaissent et font place à des aspects de muqueuse normale ou sub-normale, les gênes d\u2019évacuation disparais- \u2018sent et les dilatations lésionnelles diminuent.Les gastro-jéjunites peuvent aussi être chroniques: ces malades souffrent d\u2019une façon sub-continue de brûlures, lourdeur et présentent quelquefois du mélæna.\u2014 La gastroscopie et la réintervention nous montrent des estomacs congestifs surtout près de la bouche, porteurs de petites ulcérations superficielles ou fissuraires et des anses anastomosées à muqueuse gonflée et tomenteuse.Ces inflammations chroniques servent souvent de point de départ aux poussées plus aiguës et par leur cicatrisation causent les sténoses organiques.TRAITEMENT Du point de vue thérapeutique, la plupart de ces complications sont plutôt d\u2019ordre chirurgical: notamment pour la fistule jéjuno- colique et la majorité des ulcères peptiques.Mais comme il est difficile de savoir à l\u2019avance si la cause qui provoque les sténoses, les gastro-jéjunites, est fibreuse ou inflamma- CHAPUT: GASTRO-ENTÉROSTOMIE toire, c\u2019est-à-dire définitive ou réductible, 1l importe de toujours essayer un traitement médical avant une réintervention chirurgicale.Voici rapidement esquissé les grandes lignes de ce traitement médical: 1.Il faut remettre le malade temporairement à un régime plus sévère et, dans les poussées nettement aiguës, imposer une diète lactée de quelques jours et même une diète hydrique.2.S\u2019il existe des éléments de sténose, les petits lavages d\u2019estomac seront utiles.3.Contre l\u2019élément spasmodique surajouté au processus inflammatoire la médication an- ti-spasmodique habituelle agit bien.4.Contre l\u2019élément inflammatoire la meilleure médication est le Collargol: soit une solution à 3% dont on donne une cuillerée à thé dans 45 verre d\u2019eau.Soit une potion composée comme suit: Collargol 6 grammes Sirop d\u2019écorces d\u2019oranges Eau ad 50 grammes 240 grammes À donner une cuillerée à soupe d\u2019eau chaude avant les repas.957 On peut aussi employer une médication de choc sous forme de protéino-thérapie.5.Comme adjuvant, les agents physiques, diathermie ou ondes courtes peuvent aider.Sous l'influence de cette thérapeutique, on aura souvent disparition des symptômes cliniques et aussi des signes radiologiques.Si, malgré tout cela, les troubles persistent, 11 faut opérer.Ici les diverses opérations d\u2019anastomoses, de jéjunostomie, de destruction d\u2019adhérencea donnent rarement de bons résultats et quand cela est possible, il faut recourir à la gastrectomie.En cas d\u2019ulcère peptique, on peut tenter de nouveau un traitement médical d\u2019ulcère, mais avec peu de chance de succès.La dégastro-entérostomie chez ces malades remet l\u2019estomac dans les mêmes conditions qu\u2019avant la première opération et facilite la reviviscence de l'ulcére original.On doit cependant la faire si l\u2019état du malade ne permet pas la résection ou comme premier temps à une résection ultérieure.Dans certains cas malheureux, on a tenté de nourrir le malade à la sonde par une jéjunos- tomie espérant obtenir la cicatrisation de l\u2019ulcère.CONSIDÉRATIONS SUR LE PROBLÈME DE LA STÉRILITÉ Ne parlons plus de stérilité féminine mais toujours de stérilité conjugale Par Samuel LETENDRE.Depuis un certain nombre d\u2019années, les sociologues étaient inquiétés, à juste titre, en France, à la vue des statistiques montrant que la mortalité annuelle devenait en excès par rapport à la natalité; mais ce n\u2019est guère qu\u2019au cours des premiers mois de 1939 que le législateur s\u2019est décidé à lutter, par tous les moyens, contre l\u2019abaissement progressif de la population française, même en pleine paix.Au Canada français, nous n\u2019en sommes pas encore rendus là, Dieu merci! et le problème de la dénatalité ne constitue pas, croyons-nous, à l\u2019heure actuelle une menace aussi imminente pour notre vie économique et nationale.Cependant, donnons-nous la peine de parcourir rapidement les statistiques des dernières années et nous y découvrirons des faits vraiment intéressants.Posant d\u2019abord des points de répére, il appert que notre taux de dénatalité était de 31.4 en 1926 pour tomber a 24.6 en 1938.C\u2019est done une dégression de 6.8, soit.21.7% au cours de cette période de 13 années. 958 Toutefois, il est intéressant de noter que cette diminution a réellement pris une allure appréciable seulement en 1933.De 1926 à 1932, nos taux de natalité variaient seulement de quelques dixièmes par année vers la dégression évidemment marquante au cours de 1933 alors qu\u2019on a enregistré une diminution de 2.2 ou 7.8% en une seule année.Depuis, le taux se maintient aux environs de 24, alternativement vers la hausse ou la baisse.Il existe manifestement une restriction des naissances dans notre province, comme dans tous les autres pays, même ceux que dirigent avec brio les dictateurs! Faut-il s\u2019étonner en face de cette constatation?Nous ne le croyons pas, vu les idées nouvelles qui nous envahissent et le genre de vie actuel que nous adoptons.Dans cette étude de notre dénatalité il est, certes, intéressant d\u2019en rechercher les causes; les sociologues et les moralistes peuvent trouver là un champ fertile d\u2019investigations.Mais non moins intéressant est le travail qui a pour but d\u2019en localiser l\u2019existence.Nous disions plus haut que notre natalité a décru considérablement depuis 1926.Ici deux questions se posent tout de suite à notre esprit: cette natalité a-t- elle décru ainsi uniformément dans toute la province?Décroît-elle aussi uniformément dans tous les ménages et à tous les âges de la femme susceptible de devenir mère?Ces deux questions, nous semble-t-il, ne manquent pas de susciter un vif intérêt.Pour y répondre, voici ce que nous fournit la statistique.Tout d\u2019abord, la décroissance de notre taux de natalité est deux fois plus considérable dans les grands centres urbains, comme Montréal, Québec et quelques autres, que dans les parties régionales de la province.Et le Dr Paul Parrot, démographe de la province de Québec, est enclin à croire que cette diminution totale de 21.,7% est enregistrée dans une proportion des trois-quarts dans les centres urbains contre seulement un quart dans les campagnes.Quant à la seconde question, il semble que c\u2019est après le quatrième enfant seulement que la femme commence à restreindre la natalité.Bien que cet énoncé puisse L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 paraître étrange, les chiffres sont là à l\u2019appui pour prouver que le nombre de nos premiers- nés, deuxièmes-nés, jusqu\u2019aux quatrièmes-nés demeure sensiblement le même d\u2019une année à l\u2019autre.Même au cours des deux dernières années les premiers et deuxièmes-nés augmentent.De ceci nous pouvons conclure que les théories de restriction de la natalité ne seraient mises en pratique qu\u2019aprés un certain nombre d\u2019années de mariage, et que l\u2019augmentation des premiers et deuxièmes-nés ne peut être que corollaire à cette augmentation assez considérable dans le nombre des mariages depuis trois ans !.* * Rajeuni, remanié par la découverte d\u2019ingénieux procédés d\u2019exploration et de traitement, le problème thérapeutique de la stérilité féminine a acquis, dans ces dernières années, une importance de premier plan et suscité un très grand nombre de travaux.En France, il est d\u2019une acuité plus vive que dans aucun autre pays, en raison du taux décevant de la dénatalité.En effet, la stérilité involontaire est chose relativement fréquente, puisqu\u2019elle frappe environ de 15 à 20% des ménages.Si l\u2019on compte de 15 à 20% de ménages stériles d\u2019emblée, il existe, certes, un pourcentage plus grand encore de ménages secondairement inféconds, après une fausse- couche ou un premier enfant.Est-il donc excessif de considérer la stérilité comme un «fléau social» nuisible à l\u2019individu, à la famille, à la nation?C\u2019est à cette tâche que doivent se vouer les chirurgiens avertis, en réalisant dans les opérations pelviennes de la femme le maximum de conservation.Par d\u2019ingénieux et de multiples procédés, par une observation minutieuse et en série de nombreux cas, les gynécologues se 1.Nous tenons à remercier chaleureusement le docteur Paul Parrot, démographe de la province de Québec, qui a bien voulu nous fournir ces données statistiques et nous communiquer son opinion personnelle touchant ces questions de natalité et de dénatalité en notre province. LETENDRE: sont efforcés de situer et de traiter les multiples causes de la stérilité et ont ainsi apporté une précieuse contribution à l\u2019étude de la question.Le question médico-sociale de la stérilité ne date pas d\u2019aujourd\u2019hui puisqu\u2019on la voit déjà étudiée dans les écrits d'Hippocrate.Dans l\u2019antiquité la stérilité était regardée comme un grand fléau.Un peuple qui voulait jeter l\u2019anathème à une nation ennemie et l\u2019ae- cabler d\u2019une malédiction redoutable priait le ciel de rendre ses femmes stériles.Ainsi la terrible imprécation d\u2019Œdipe menaçant les Thébains de voir leurs femmes sans enfants.La loi romaine couvrait de honte la femme stérile en permettant de répudier la femme inféconde et, si nous ne nous abusons, cette loi existe encore de nos jours chez certaines peuplades de l\u2019Afrique-Nord et chez les Arabes.À Sparte, tout citoyen restait soldat tant qu\u2019il n\u2019avait pas donné trois fils à la patrie.Hippocrate écrivait déjà: « Les femmes qui ont eu des enfants sont moins sujettes aux dérangements que celles qui n\u2019en ont pas eu.» Cela confirme ce que Pinard aimait à répéter: « Femmes, \u2018vous ne voulez pas d\u2019enfants, vous aurez un fibrome.» Vous connaissez tous le travail immense entrepris par certains peuples voisins de la France qui, comprenant le danger d\u2019une dénatalité croissante, ont réagi par une action vigoureuse en punissant très sévèrement l\u2019avortement; en infligeant de féroces punitions aux « faiseurs » et aux «faiseuses d\u2019anges », en instituant le prêt au mariage et en glorifiant la maternité.Lorsqu\u2019on envisage la question de la dénatalité ou qu\u2019on aborde le problème de la stérilité, il semble que, parmi les mesures prises, on ait attaché une importance «un peu trop exclusive » au traitement de la stérilité féminine.Si celle-ci joue, en effet, un rôle notable dans l\u2019étiologie de la diminution de la natalité ou de la stérilité, il faut bien dire que ce n\u2019est là qu\u2019une partie du problème, et que les causes du mal sont plus profondes.STÉRILITÉ 959 Nous passerons vite sur la catégorie des «stérilités volontaires ».C\u2019est, à coup sûr, la variété la plus fréquente; mais elle n\u2019a rien à voir avec la gynécologie, si ce n\u2019est par les accidents infectieux liés à l\u2019avortement provoqué et par les troubles généraux et névro- pathiques de ce que l\u2019on pourrait appeler la « dérobade » malthusienne.Les malades de cette catégorie consultent non pour leur stérilité, mais pour les troubles consécutifs aux avortements: poussées congestives, lésions de l\u2019appareil utéro-annexiel, désordres variés, dus à la plexalgie hypogastrique; troubles nerveux généraux, consécutifs à une longue pratique de fraudes conjagales.Malgré les soins les plus attentifs, on n\u2019est pas certain de voir se réaliser le désir de maternité, en admettant que toujours il arrive à se manifester.Et pourtant, tôt ou tard, il renaît ce désir, car il nous fut donné plus d\u2019une fois de voir arriver à la consultation de l\u2019hôpital Broca, à Paris, de jeunes femmes qui, après un ou deux avortements provoqués, il va sans dire, prises soudainement du désir d\u2019avoir un gosse, venaient, les larmes aux yeux, solliciter notre aide dans le but de leur favoriser une grossesse.Dieu sait la peine et les embêtements que nous donnaient ces malades, dont le tractus génital infecté par des manœuvres abortives antérieures était devenu bien peu propre à une nouvelle fécondation.La stérilité volontaire est un fruit de la civilisation.Elle naît du développement de l\u2019évolution sociale dans un pays.Quand grandit l\u2019aisance et que progressent vers le bien-être toutes les classes d\u2019une société, la natalité décroît.Les grandes cités antiques, Sparte, Rome, n\u2019ont pas échappé à ce mal.Dans nos sociétés modernes, si préoccupées d\u2019assurer le mieux-être, non par une utilisation meilleure de l\u2019effort humain et une compréhension plus belle de la vie, mais par l\u2019affaiblissement de cet effort et une conception rétrécie qui fait de l\u2019existence un repliement perpétuel vers soi, il était naturel que l\u2019enfant fût écarté comme une gêne.C\u2019est ainsi 960 qu\u2019a grandi le nombre des stérilités volontaires qui menacent la vie de certains pays.Et nous pourrions ajouter avec le professeur Cotte; « Mais en escomptant par avance les succès les plus grands, on peut dire que ceux-ci n\u2019auront jamais qu\u2019un succès plus individuel que social et que ce n\u2019est pas en s\u2019occupant seulement des femmes stériles qu\u2019on résoudra le problème de la dénatalité.Celui-ci reconnaît à son origine des causes profondes, morales, économiques et sociales, dont les pouvoirs publics comme les médecins doivent s\u2019occuper sans plus tarder.» À côté d\u2019une stérilité volontaire, qui n\u2019est pas niable et qui n\u2019est malheureusement que trop fréquente, existe une «stérilité involontaire », grave par les conséquences psychiques qu\u2019elle peut avoir.Il suffit d\u2019avoir vu les répercussions fâcheuses dans tous les domaines que le désir inassouvi de maternité a sur un grand nombre de femmes et d\u2019avoir constaté les désordres qu\u2019il provoque dans un grand nombre de ménages pour comprendre son importance.Ce sont là des troubles dont le gynécologue averti ne peut se désintéresser et c\u2019est faire œuvre profondément humaine que de mettre en œuvre, pour essayer d\u2019y remédier, toutes les méthodes d\u2019examens et tous les moyens thérapeutiques que les progrès de la science contemporaine vous permettent d\u2019utiliser aujour- d\u2019hui.Aussi, le médecin a-t-il le devoir de venir au secours de ces femmes malheureuses, assoiffées de maternité \u2014 car il en existe encore, Dieu merci! \u2014 et il ne doit, en aucun cas, les décourager s\u2019il ne veut pas s\u2019exposer de temps à autre à un démenti cinglant et à des rancunes tenaces.De tous les temps et en tous les lieux la femme a été tenue uniquement responsable de la stérilité pathologique.En cela, comme en bien d\u2019autres choses, l\u2019homme est toujours absous, la femme toujours coupable.On trouve décrites dans Hippocrate de nombreuses causes de stérilité et de nombreux traitements; mais, il n\u2019est toujours question que de la femme; seule elle est examinée, rendue responsable et traitée.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940) Actuellement encore il est très difficile de: faire entendre aux maris que leur\u2019 femme inféconde est saine et apte à concevoir, tandis- qu\u2019eux seuls sont incapables de procréer.Il leur suffit pour se croire à l\u2019abri de tout soupçon de montrer « duo testes et bene pendentes.» Si les lois des peuples occidentaux ont supprimé la répudiation pour stérilité, il n\u2019en reste pas moins que dans nos sociétés encore soumises au patriarcat ancestral la femme est considérée en général comme responsable de la stérilité du couple.Que de femmes soignées pendant plusieurs années pour une stérilité qu\u2019un examen du mari aurait permis d\u2019imputer à celui-ci! La première règle de conduite que devrait s\u2019imposer un gynécologue consulté pour stérilité serait d\u2019exiger un examen clinique et soigneux du conjoint.Avant d\u2019affirmer une stérilité féminine, il faut s\u2019assurer des possibilités fécondantes du mari.En présence d\u2019une stérilité conjugale confirmée, le premier devoir du spécialiste est de s\u2019efforcer aussi rapidement que possible de savoir si cette stérilité est curable ou non.Pour cela une série d\u2019examens nous paraît absolument indispensable.Mais il faut, dans l\u2019étude de ce problème complexe de la stérilité conjugale, beaucoup de patience et de ténacité, car il comporte encore beaucoup d\u2019inconnus.Nous pouvons avouer sans crainte que nous devons aux progrès récents de la chimie biologique, de la physiologie, de la découverte des hormones et des vitamines, des agents physiques, d\u2019avoir un peu progressé et de commencer à voir clair; mais il nous faut encore demeurer modestes dans nos prétentions et nous devons être surtout indulgents pour nos prédécesseurs, moins bien armés que nous au point de vue scientifique.Prenons, par exemple, la question des hormones.Ils ne sont pas très loin les jours où à peu près tous les troubles de la femme, mal connus et rangés sous l\u2019étiquette vague d\u2019«insuffisance ovarienne » ou autre non moins va- LETENDRE : gue, étaient traités par la folliculine et un peu par la progesterone ou par des extraits pluri- glandulaires, sorte de lac bienfaisant où, pen- sait-on, les divers organes allaient pêcher à la ligne ce dont ils avaient besoin.Opinion qui, aujourd\u2019hui, à perdu de sa vogue.A-t-on assez abusé de la folliculine?Depuis surtout une dizaine d\u2019années, cette question des hormones à fait de très appréciables progrès, mais malgré les nombreux travaux qu\u2019elle a suscités, elle n\u2019est encore qu\u2019à ses débuts et peut nous «causer encore bien des déceptions comme elle nous apporte aussi d\u2019agréables satisfactions.Là, comme en obstétrique, il faut savoir attendre.Tout d\u2019abord, qu\u2019on ne parle plus de « stérilité féminine » mais toujours de «stérilité conjugale ».Ceci est d\u2019autant plus important que si les femmes, déçues dans leurs espoirs de maternité, se prêtent presque toujours volontiers à tous les examens qu\u2019on leur propose, il n\u2019en est pas toujours ainsi des hommes qui, par orgueil intempestif ou pour dissimuler une tare congénitale ou acquise, un péché de jeu- messe, se refusent parfois à tout examen.Entreprendre de soigner la femme seule « sans avoir vu le mari », c\u2019est risquer de « courir à un échec », c\u2019est une faute lourde.Combien de fois n\u2019arrive-t-il pas, en effet, de constater chez un mari bien portant en apparence, donnant «a priori» toute confiance parce qu\u2019il remplit bien ses devoirs d\u2019époux, à plus forte raison chez un homme surmené par sa vie sociale, par la pratique des affaires, une « déficience spermatique » très nette, tant au point de vue de la quantité des spermatozoïdes qu\u2019au point de vue de la mobilité, de la forme, de la vitalité, c\u2019est-à-dire de la qualité des spermatozoïdes?Avec de nombreux auteurs, nous croyons que le mari est en cause dans environ un tiers des cas de stérilité conjugale.Jusqu\u2019à date, on n\u2019a pas fait à l'homme la part qu\u2019il mérite dans l\u2019infection génitale et dans la stérilité par infection de la femme.« L\u2019infécondité propre du mâle entre souvent en jeu dans le problème de la stérilité conjugale ».Il est donc plus rationnel de ne pas dis- STÉRILITÉ 961 socier les deux éléments du couple dans l\u2019étude de la stérilité des ménages.En abordant « le cas du mari », une question capitale vient de suite à l\u2019esprit, et que nous ne pouvons laisser sans réponse: « Quelle conduite faut-il tenir vis-à-vis du mari?» En effet, ne serait-il pas parfaitement inutile \u2014 et ridicule \u2014 de soigner l\u2019infertilité d\u2019une femme dont le conjoint serait stérile?On conçoit donc la «tendance actuelle de maints gynécologues à ne rien entreprendre pour guérir la stérilité féminine avant d\u2019avoir acquis la certitude de la fécondité du mari ».Cette attitude est des plus logiques, surtout du point de vue des consultations hospitalières de stérilité où l\u2019afflux des clientes peut exiger une sélection en vue du but social à atteindre, qui est l\u2019augmentation des naissances.Mais cette « règle doit-elle être de mise partout et toujours »?Devraigne et Séguy, Dalsace et nombre d\u2019autres auteurs, tant européens qu\u2019américains, insistent sur la « nécessité absolue d\u2019examiner avant tout le mari » et de s\u2019assurer de ses possibilités fécondantes.Cependant Chalier, de Lyon, n\u2019entend pas procéder d\u2019une façon aussi systématique, et dans le cas d\u2019une stérilité secondaire, il ne voit pas la nécessité de soumettre le mari à un contrôle génital et spermatique, à moins que l\u2019interrogatoire de la femme mette sur la voie d\u2019un fait nouveau, survenu dans le mariage depuis la dernière grossesse.« Par ailleurs, continue ce dernier auteur, nous savons que la stérilité masculine \u2014 souvent relative et transitoire \u2014 est plus facile à soupçonner qu\u2019à prouver ».Le fait de ne pas avoir constaté de spermatozoïdes à l\u2019examen du liquide spermatique, même fait à différentes reprises, ne permet pas d\u2019affirmer qu\u2019il n\u2019en existe plus » (Le Chevalier).Il est donc difficile, même après de nombreux examens du sperme, pratiqués en série et à intervalles assez éloignés, de tirer une conclusion définitive, à supposer que l\u2019on ne se heurte pas à une résistance ou à une apathie bien décevante.Voilà pourquoi, sans doute, nous constatons avec stupeur une « grande divergence 962 dans les pourcentages de la stérilité masculine » établis pourtant par des spécialistes de la question: ils vont de 8 à 40%.« Comme on le voit, ajoute Chalier, de telles variations ne sont pas faites pour asseoir notre confiance dans le diagnostic de la stérilité masculine basé sur l\u2019examen du sperme.» Cependant qu\u2019il nous soit permis d\u2019ajouter que de tels résultats ne doivent pas nous arrêter dans ces recherches qui ne sont encore qu\u2019à leur début, et que le laboratoire, aidé des cliniciens, doit continuer à poursuivre ses travaux, en s\u2019efforcant chaque jour d\u2019améliorer ses techniques.Après tout cela, que devons-nous conclure?Selon l\u2019avis de Chalier, « l\u2019examen préalable du mari ne doit pas être systématique ».« En donnant ce conseil \u2014 que d\u2019aucuns trouveront peut-être entaché d\u2019androphille \u2014 ce n\u2019est pas, écrit cet auteur, que cet examen n\u2019apparaisse comme une manœuvre comminatoire, susceptible de blesser l\u2019amour-propre maseu- lin, mais plutôt comme mesure capable de détourner de nos soins beaucoup de femmes stériles, impuissantes à nous amener leur époux, et que nous pouvons souvent guérir sans lui.Et puis, quel intérêt y a-t-il dans nombre de cas à dévoiler à l\u2019homme \u2014 et « a fortiori» a sa femme \u2014 la tare masculine?Qu\u2019adviendrait-il, en cas de grossesse, si nous avions déclaré le mari «incompétent », et comment innocenter alors le laboratoire, chargé de l\u2019examen spermatique, ou la femme inconstante?Enfin, n\u2019oublions pas que beaucoup de femmes stériles nous consultent à l\u2019insu de leur mari, ce qui ne nous donne pas le droit de leur refuser nos soins pour cela.» Voilà bien des raisons qui, pour cet auteur, ne paraissent pas militer en faveur de l\u2019examen préalable du mari, du moins dans la clientèle privée.Il est pourtant une éventualité où, pour Chalier, cet examen semble s\u2019imposer « d\u2019une façon formelle »: c\u2019est le cas d\u2019un ménage parfaitement uni, désireux, par-dessus tout, d\u2019avoir des enfants, et alors que, du côté fé- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 minin, l\u2019observation soigneuse et complète a démontré soit l\u2019absence de toute cause décelable de stérilité, soit la nécessité d\u2019une la- parotomie, c\u2019est-à-dire d\u2019une opération importante, se présentant comme l\u2019ultime ratio susceptible d\u2019amener le succès, mais qui, n'ayant d\u2019autre indication que le désir de maternité, ne saurait être tentée au cas d\u2019une déficience maritale.Nous avons tenu à donner ici, d\u2019une façon assez détaillée, l\u2019opinion de Chalier sur l\u2019examen du mari dans les cas de stérilité conjugale, parce que d\u2019abord c\u2019est une opinion qui a sa valeur et se discute, et, qu\u2019ensuite, cette opinion est émise par un homme qui est un chirurgien compétent, ayant étudié la question et possédant l\u2019autorité voulue pour discourir sur un sujet aussi complexe.Ces prémices posées, attardons-nous pendant quelques instants à l\u2019examen du mari.L\u2019examen clinique comportera d\u2019abord un « interrogatoire » serré et méthodique, portant sur les antécédents familiaux et pathologiques.Puis on s\u2019assurera qu\u2019il n\u2019existe pas d\u2019anomalies testiculo-épididymaires, qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019hypospadias.Un toucher rectal permettra de se rendre compte de l\u2019état de la prostate et des vésicules séminales.Y a-t-il eu blennorragie?Dans ce cas on devra s\u2019assurer qu\u2019il n\u2019existe pas de rétrécissement serré, une lésion du veru montanum.Ensuite \u2014 détail très important \u2014 on se renseignera sur le comportement sexuel du mari.N\u2019existe-t-il pas une impuissance larvée qui se traduit si souvent par des érections incomplètes ou par des éjaculations précoces ou ante portas?Une fois en possession de ces détails indispensables, on examinera le sperme.Il va sans dire que le sperme doit être examiné extemporanément.Il faut recueillir le sperme frais, sur une boîte de Petri bien sèche et il est à recommander de récolter ce sperme après un repos sexuel d\u2019au moins quarante-huit heures.De ce sperme on fera un examen direct et une spermoculture.Ne pas se contenter d\u2019un coup d\u2019œil rapide au microscope.Trop souvent la FH = Ge.+ LETENDRE: STÉRILITÉ réponse du laboratoire pèche par concision et conclut seulement à la présence ou à l\u2019absence de spermatozoïdes; c\u2019est vraiment insuffisant.Il faut savoir reconnaître le nombre de spermatozoïdes par champ de microscope, en apprécier la qualité et s'assurer de leur mobilité.Un sperme frais normal doit contenir un haut pourcentage de spermatozoïdes vivants, très mobiles, animés d\u2019un mouvement rapide et restant vivants plusieurs heures.Des spermatozoïdes animés de « mouvements de boussole », s\u2019agitant sur place, sont des spermatozoïdes malades.On ne se bornera pas à l\u2019examen des seuls spermatozoïdes.Une étude cytologique pratiquée sur le sperme vivant et sur étalements colorés, devra le compléter, car des surprises peuvent nous y attendre.Un nombre élevé de leucocytes, la présence de polynucléaires, d\u2019hématies, de microbes devra entraîner un examen uro-génital très complet avant de poursuivre tout traitement de la stérilité chez la femme.On voit importance de ces investigations qui permettront de reconnaitre la part qui revient à l\u2019homme dans la stérilité conjugale.Si le nombre des azoospermies varie, selon les auteurs, de 5 à 15% dans l\u2019étude des couples stériles, on peut déduire aisément que le nombre des oligospermies, des nécrospermies, des pyospermies et du comportement sexuel augmente la responsabilité de l\u2019homme.Cette étude, d\u2019ordre général, laisse évidemment beaucoup de points dans l\u2019ombre.Il faut bien avouer que les recherches physiologiques sur le sperme humain sont encore difficiles et souvent décevantes.Une idée vient à l\u2019esprit, ou plutôt, bien des hypothèses se font jour dans l'esprit de ceux qui s\u2019intéressent à cette question: « N\u2019existe-t-il pas, malgré les apparences, un cycle sexuel chez l\u2019homme?Que sa- vons-nous de l\u2019influence du régime, de la fatigue, des toxiques?Quel est le rôle du liquide prostatique, des glandes annexes?Quel est le pH optimum?Pourquoi les eryptorchides sont- ils azoospermiques?Pourquoi est-il si difficile et presque toujours impossible de modifier une azoospermie ou une oligospermie au moyen des 963 diverses hormones?N\u2019existe-t-il pas des incompatibilités spermato-ovulaires ainsi qu\u2019en témoignent certains couples stériles dont chaque élément se montre fertile avec un autre partenaire?» (Dalsace).«Il y a des incompatibilités humorales qui rendent la fécondation impossible », écrivait Champy.Il est, en effet, des cas trop nombreux où, après un examen complet de l\u2019un et de l\u2019autre, ni l\u2019homme ni la femme ne peuvent être déclarés coupables de la stérilité.N\u2019est-il pas permis alors de songer à une stérilité biologique par incompatibilité d'humeur?C\u2019est, ainsi que l\u2019étude chimique et hormonale plus poussée du sperme nous révélera peut-être des surprises.Comment expliquer, en effet, ces cas qu'on connaît de conjoints stériles qui divorcent après plusieurs années et qui ont des enfants de part et d\u2019autre dans un second lit: n\u2019y a-t-il pas là incompatibilité d\u2019humeurs à laquelle l\u2019homme de loi ne pense pas quand il prononce le divorce?Si les divers examens cliniques et biologiques paraissent mettre l\u2019homme hors de cause, nous avons le droit non d\u2019affirmer mais de supposer une stérilité féminine.Nous n\u2019avons nullement l\u2019intention, dans les cadres restreints de ce présent article, de faire une revue générale de toutes les causes de stérilité chez la femme.Nous ne parlerons pas non plus de toutes celles, évidentes, qu\u2019un bon interrogatoire et qu\u2019un examen clinique soigneux permettront d\u2019indiquer.Qu\u2019il nous soit permis d\u2019insister sur quelques points de la physiologie utérine et tubaire et sur les grandes lignes des données modernes de l\u2019endocrinologie en matière de stérilité.Point n\u2019est besoin d\u2019insister sur l\u2019importance d\u2019un examen clinique bien dirigé après un interrogatoire minutieux portant sur les antécédents familiaux, physiologiques et pathologiques de celle qui vient consulter pour stérilité.Le premier point est de nous assurer de la possibilité « mécanique »: 1) De la pénétration du spermatozoïde dans les voies génitales de la femme; 964 2) de sa rencontre avec l\u2019ovule; 3) de la migration de l\u2019ovule jusqu\u2019à l\u2019uté- Tus.La pénétration du spermatozoide dans les voies génitales de la femme peut être entravée par des lésions pouvant siéger au niveau de la vulve et du vagin, de l\u2019utérus, des trompes ou du péritoine, et reconnaissant les causes les plus variées: anomalies de développement, vices de position, inflammations, infections, tumeurs etc.Il faut noter, entre autres, les infections du col: le bouchon purulent d\u2019une « endocervi- cite chronique » est un des obstacles les plus fréquents.Lorsqu\u2019on est assuré d\u2019une perméabilité des premières voies, il faut vérifier celle qu\u2019un examen clinique ne permet pas d\u2019affirmer.C\u2019est alors qu\u2019on utilisera avec profit deux procédés d\u2019exploration qui sont l\u2019hystérosal- pingographie et l\u2019insufflation utéro-tubaire.« Il est curieux de noter, écrit Dalsace, que les adeptes de l\u2019une ou l\u2019autre de ces deux méthodes tentent toujours de les opposer.» Nous considérons, au contraire, qu\u2019elles se complètent, surtout depuis que la kymographie a permis d\u2019explorer la physiologie tubaire.Seule l\u2019hystérosalpingographie au lipiodol nous donne une image complète de l\u2019utérus et des trompes; et, en plus de jouer un rôle capital dans le diagnostic étiologique de la stérilité, elle offre l\u2019avantage appréciable d\u2019être aussi d\u2019un grand intérêt thérapeutique.Grâce à la technique des images en séries de réplétion et d\u2019évacuation, elle permet d\u2019apercevoir les anomalies de position, de forme et différentes altérations de la muqueuse.Grâce à l\u2019hys- térosalpingographie, il nous sera possible de répérer une atrésie haute du col et d\u2019explorer la contractilité utérine.Cette méthode d\u2019exploration rend compte d\u2019une perméabilité ou d\u2019une imperméabilité tubaire.« Mieux encore, elle nous permet, véritable dilatateur liquide, de vaincre des spasmes, de redresser des courbures, de chasser un bouchon muqueux et, ce faisant, de rétablir une perméabilité absente ou compromise.» (Dalsace) « En effet, alors L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 que l\u2019on n\u2019attendait (Francillon et Dalsace) de l\u2019hystérosalpingographie qu\u2019un élément de diagnostic, on s\u2019est aperçu bien vite que dans une proportion assez élevée une grossesse survenait dans les mois qui suivaient l\u2019intervention.Après avoir cru à une coïncidence, on a dû bientôt se rendre à l\u2019évidence.» Le grand avantage de cette méthode est de permettre non seulement l\u2019exploration radiologique des trompes et d\u2019obtenir des clichés que l\u2019on pourra étudier à loisir mais encore le lipiodol poussé avec une certaine pression est capable de « déplisser, de dérouler, de désobstruer les trompes agglutinées ou coudées par les adhérences ou encore remplies par un mucus plus ou moins épais.» (Cotte) Ainsi peut-on expliquer la fréquence des guérisons de stérilité obtenues grâce à cette méthode: 12 à 20% dans la stérilité primitive, et 25 à 33% dans la stérilité secondaire (statistiques de Dalsace).L\u2019insufflation utéro-tubaire kymographique est, à notre avis, le complément physiologique de I'hystérosalpingographie; et c\u2019est grâce à elle seule que nous pouvons explorer la physiologie tubaire, la valeur fonctionnelle des trompes.Cet appareil est d\u2019une extrême sensibilité, ce qui nous permet de mesurer les moindres contractions tubaires.Bonnet y a adjoint un robinet débit-métrique grâce auquel nous pouvons vérifier la marche d\u2019un traitement qui vise à augmenter une perméabilité médiocre.Ce procédé très simple, qui peut être utilisé au cabinet du médecin, permet rapidement d'étudier la perméabilité tubaire et l\u2019on peut suivre ainsi de mois en mois les progrès obtenus.« Adjoint à l\u2019hystérosalpingographie, il permet la visualisation des organes pelviens (T.Stein et Arens) en créant un pneumo péritoine qui nous livre le contour externe de l\u2019utérus et des\u2019 annexes.» Il est préférable \u2014 c\u2019est aussi notre façon de voir \u2014 « de commencer l\u2019exploration par l\u2019insufflation qui peut, d\u2019ailleurs, être recommencée plusieurs fois sans inconvénients.» (Cotte) A elle seule, elle suffit à affirmer s\u2019il y a oui ou non perméabilité.Mais si les trompes LETENDRE: sont imperméables au gaz, on peut recourir a l\u2019hystérosalpingographie au lipiodol.Enfin, judicieusement employée, elle nous aidera sans doute à préciser certaines notions physiologiques sur le cycle menstruel.Au cours de ces dernières années, grâce au travail persévérant de vaillants chercheurs, les notions physiologiques sur la menstruation se sont éclairées d\u2019un nouveau jour \u2014 bien qu\u2019il faille avouer que nous n\u2019en connaissons pas encore le véritable mécanisme; on a pénétré plus à fond le secret des diverses hormones sexuelles et les relations interglandulaires se sont singulièrement précisées.Nous traitons aujourd\u2019hui ces questions d\u2019une façon plus scientifique et nous sortons peu à peu de l\u2019empirisme dans lequel nous étions plongés.Longtemps les troubles de la femme furent rangés sous l\u2019étiquette de l\u2019«insuffisance ovarienne »; expression qui, souvent, ne signifiait pas grand\u2019chose et ne servait qu\u2019à masquer notre ignorance dans un domaine de la médecine encore insuffisamment exploré; et l\u2019on sait au- jourd\u2019hui combien de faits contradictoires voulaient expliquer ces deux mots.Nous n\u2019ignorons plus maintenant qu\u2019il existe des oligoménorrhées et des aménorrhées hy- perhormonales dont la fréquence est peut-être plus grande que celle des aménorrhées hypo- hormonales.Nous commençons à connaître le rôle de l\u2019ovaire sur le tractus génital et celui de l\u2019hypophyse sur l\u2019ovaire.Moricard a attiré notre attention sur les « métroses de réceptivité ».Nous pouvons mesurer dans le sang et dans l\u2019urine, soit au moyen de réactions biologiques, soit chimiquement, la folliculine, la progestérone et le prolan.Le métabolisme basal nous montre l\u2019activité thyroïdienne.Et d\u2019autres tests nous sont aussi proposés.Varan- got a insisté récemment sur l\u2019intérêt des curettages biopsiques.Ferrier a traité du syndrome hyperfolliculinique, dont nous cannais- sons mieux maintenant les signes cliniques, en particulier la congestion mammaire prémenstruelle.Nous avons personnellement, en 1939, étudié le problème de la persistance de l\u2019état folliculinique en phase prémenstruelle.Cette STÉRILITÉ 965 étude nous a permis de nous rendre compte que certaines femmes sont stériles pour la simple raison qu\u2019elles n\u2019ovulent pas, alors qu\u2019elles continuent quand même à avoir leurs menstruations régulièrement tous les mois.Ces cas entrent dans la catégorie des « cycles ano- vulatoires ».(Cf.L'Union Médicale du Canada, décembre 1939.) En même temps, l'isolement des diverses hormones et leur synthèse clinique permet- talent de réaliser des syndromes expérimentaux.C\u2019est ainsi que certaines hormones synthétiques comme le testostérone se montraient capables de combattre effectivement l\u2019hyperfolliculinisme.On a donc pu mettre en valeur des dysharmonies ou des antagonismes endocriniens et les corriger.D\u2019autre part, l\u2019expérimentation portant sur la stérilisation hormonale, à la suite des travaux d\u2019Haberland, de Vogt, de Brouha, Pearl et Surface, de Gobi- glio, nous montrait que toute hormone en excès entrainait soit la suppression du rut, soit une suspension des régles et déterminait une stérilité temporaire.Enfin, les recherches de Knaus et d\u2019Ogino, les travaux de Seguy sur la recherche de la perméabilité physiologique du col montrant l'importance des glaires cervicales translucides, nous indiquaient les périodes les plus favorables à la fécondation.* * En abordant ce travail, d\u2019ordre plutôt général, nous n\u2019avions nullement l\u2019intention d\u2019épuiser la riche matière d\u2019un sujet aussi vaste; et ce trop rapide aperçu laisse apparaître l\u2019extraordinaire complexité des problèmes que soulèvent l\u2019étude et le traitement de la stérilité conjugale, les points encore obscurs et les recherches indispensables.Certes, de nombreuses précisions nous ont été apportées au cours de ces dernières années grâce à l\u2019exploration utéro-tubaire et à l\u2019amélioration de nos connaissances en physiologie et en pathologie endocriniennes.Aussi l\u2019utilisation de nouvelles thérapeutiques tant chimiques, hormonales que 966 physiques nous a-t-elle permis d\u2019obtenir des résultats encourageants.Mais il reste encore beaucoup d\u2019inconnus à la pénétration desquels il faut nous acharner sans relâche.Nous nous sommes efforcés de rassembler ici les principales idées actuellement en cours sur cette question ; et, chemin faisant, nous nous sommes permis d\u2019émettre un certain nombre d\u2019hypothèses de travail.Il en est sans doute d\u2019autres encore.Les problèmes gynécologiques, dont la stérilité n\u2019est qu\u2019un cas particulier, sont devenus trop complexes pour être abordés par un chercheur isolé.Pour progresser, pour arriver à résoudre la multiplicité des problèmes que soulèvent le dépistage, l\u2019étude et les thérapeutiques des diverses formes souvent intriquées de ce syndrome de la stérilité conjugale, il faut une collaboration franche de plusieurs compétences: biologistes, chimistes, anatomo-patholo- gistes, travaillant en symbiose étroite avec le clinicien.Et c\u2019est grâce à la conjugaison de tous ces efforts que nombre de stérilités sont devenues et deviendront de plus en plus ecu- rables, d\u2019où la légitimité de ce travail.BIBLIOGRAPHIE BAYLE (H.): «La stérilité masculine par lésions organiques.Le traitement chirurgical dans les séquelles de l\u2019épididymite blennorragique.» L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 Le Bulletin Médical; 49e année, no 43, 1935.\u2014 Société Fr.d\u2019Urologie.Nov.1938.BONNET (L.): «L\u2019insufflation kymographique.» Société des Chirurgiens de Paris, 15 mai 1936.CHALIER (A.): «Le traitement médical et chirurgical de la stérilité féminine.» Paris, 1936.COTTE (G.): «Troubles fonctionnels de l'appareil génital de la femme.» Masson, édit., 1931.«La stérilité féminine et le problème de la dénatalité.» Lyon Médical, no 10, 1939.CHAMPY (M.): Ve Congrès Français de Gynécologie, 18-21 mars 1936.DEVRAIGNE (L.): «Traitement de la stérilité conjugale.» Paris Médical, no 47, 1938.FRANCILLON-LOBRE (Mme) et DALSACE (J): « Diagnostic de la stérilité d\u2019origine tubaire.» Bull.Méd., 2 avril 1927, no 40.GEIST et GOLBERGER: « A study of the intramural portion of normal and diseased tubes with special reference to the question of sterility.» Surg.Gyn.and Obst.XII, 5, 1925.LE CHEVALLIER (H.-J.): Thése de Paris, 1931.MOCQUOT (P.): «Radiologie de l\u2019utérus et des trompes.» Bull.et Mém.Soc.Nat.Chir, mai 1926.RUBIN (I.-C.): « Tubal strictures and their localisation by means of utero-tuba insufflation and the kymograph.» Amer.Journal of Obst.and Gyn.XX.1, 1930.SEGUY (J.): «Revue Médicale Française, 19e année, no 9, 1938.SCHOCKAERT (J.A.) et DELRUE (G.): Stérilité féminine et pH du mucus cervical.» Bruzel- les Médical, fév.1938.Fe \u2014\u2014 -\u2014 a vy == | MOUVEMENT MÉDICAL LE LAIT ÉVAPORÉ DANS LE TRAITEMENT DIÉTÉTIQUE DE L\u2019HYPERCHLORHYDRIE ET DE L\u2019ULCÈRE GASTRO-DUODÉNAL Par Honoré NADEAU, Professeur de Diététique, Université Laval (Québec).L'utilisation des laits modifiés dans la Diététique de l\u2019adulte est chose assez courante à l\u2019heure actuelle.De nombreux cliniciens reconnaissent les bons effets que l\u2019on peut tirer de l\u2019usage de ces produits dans de nombreux cas où, le régime lacté étant indiqué, le lait pur ou tout simplement pasteurisé, est mal toléré à cause des fermentations qu\u2019il entraîne ou des intolérances qu\u2019il provoque.Parmi ces laits modifiés il en est dont la composition, les propriétés nutritives et diététiques gagneraient d\u2019être mieux connues et qui sont propres à répondre aux indications diététiques posées dans certaines affections, en particulier certaines maladies de l\u2019estomac et de l\u2019intestin.Nous voulons parler ici de l\u2019emploi des laits évaporés ou concentrés dans le traitement diététique de l\u2019hyperchlorhydrie simple et de l\u2019ulcère gastro-duodénal.Au cours de ces syndromes deux grandes indications thérapeutiques sont à retenir: diminuer la sécrétion de l\u2019estomac, neutraliser en partie le suc gastrique hyperacide.Ces indications ont pour but de mettre l\u2019estomac malade au repos relatif, suivant ainsi un grand principe de thérapeutique générale qui veut que tout organe malade soit mis, sinon au repos complet, du moins au repos relatif.Certes, ces deux indications peuvent être remplies dans une grande mesure par la médication antispasmodique, antisécrétoire et alcaline, mais celle-ci à toujours besoin du support d\u2019un régime diététique bien compris, afin de pouvoir donner ses pleins résultats.C\u2019est là que le choix des aliments qui doivent entrer dans le régime revêt une singulière importance.Les diverses catégories d\u2019aliments exercent une action tout différente, selon leur composition, sur la motricité et surtout sur la qualité et le volume de la sécrétion gastrique.C\u2019est ainsi que les corps gras possèdent des propriétés inhibitrices manifestes sur la sécrétion stomacale, probablement par calfatage des glandes gastriques.Leur digestion est à peine amorcée dans l\u2019estomac dont la sécrétion est assez pauvre en ferment lipasique, elle se fait plutôt dans l\u2019intestin sous l\u2019action des ferments pancréatiques et intestinaux, après émulsion par la bile.Par contre, les matières albuminoïdes (viandes, poissons, ete.) peuvent être comptées parmi les meilleurs excitants sécrétoires intra- gastriques; elles sont très actives à ce point de vue.Au cours de leur digestion gastrique les matières protéiques retiennent une assez grande quantité d\u2019acide chlorhydrique qui se combinent aux produits de dédoublement (acidalbumines), ce qui diminue d\u2019autant la proportion d\u2019acide chlorhydrique libre du suc gastrique; acide libre qui semble en grande partie responsable des principaux troubles subjectifs observés au cours des dyspepsies hyperchlorhydriques et de l\u2019ulcère gastro- duodénal.L'action neutralisante des matières protéiques semble à ce point importante que certains auteurs ont préconisé l\u2019emploi d\u2019un régime assez fortement carné dans le but de neutraliser le suc gastrique hyperacide.Les féculents, les amylacés, les farineux 968 ont pratiquement une action nulle sur la sécrétion gastrique.Le traitement diététique de l\u2019hyperchlorhydrie et de l\u2019ulcère gastro-duodénal doit viser à modifier le volume et la qualité de la sécrétion gastrique, à diminuer le travail de l\u2019estomac, tout en fournissant une ration alimentaire propre à subvenir aux divers besoins de l\u2019organisme, surtout si le régime doit être prolongé pendant quelque temps.Il y a donc lieu dans l\u2019établissement du régime de recourir de préférence aux aliments ayant un haut pouvoir nutritif, de digestion facile, peu excitants de la sécrétion gastrique.Ces aliments sont nombreux et variés.À ce point de vue, le lait évaporé ou concentré, sucré ou non sucré, constitue un aliment très précieux à cause de sa haute valeur nutritive et de ses propriétés diététiques et digestives partieu- lieres.| La composition moyenne du lait évaporé est la suivante: Matiéres grasses.7.99, Lactose.9.99, Caséine.5.19, Albumine.1.19 Sels.1.49, Eau.73.69, ; La forte teneur en matières grasses (7.9%) et en matières protéiques (6.8%) devait conférer au lait évaporé des propriétés diététiques particulières; une action inhibitrice et néutralisante sur la sécrétion stomacale.C\u2019est ce que nous avons recherché par des expériences chez des sujets porteurs soit d\u2019une hyperchlorhydrie simple, soit d\u2019un ulcère gastro- duodénal bien caractérisé.Ces sujets ont d\u2019abord été soumis à une épreuve à l\u2019histamine afin d\u2019établir la qualité de leur sécrétion gastrique.Puis le jour suivant on leur administre un repas d\u2019épreuve composé de 100 à 200 c.c.de lait évaporé non dilué.Le liquide gastrique est retiré après une heure pour analyses chimiques.Voici les résultats obtenus dans quelques cas assez typiques: \u2018Observation I.M.J.G.(Hyperchlorhydrie simple.) L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 Epreuve à l\u2019histamine Avant Après l'injection l'injection 4 hr.3 hr.HA hr.1 hr.Quantité.80cc.100cc.70cc.70 cc.50 cc.Couleur.lactescent.Réaction.Leg.acd.acide acide acide acide HY.0 2.119%, 3,429, 3,469, 1,829, H&C.0,329% 237% 3,659 3,65% 2,009, C%.0,329, 0,26% 0,229, 0.199, 0,189, Acid.Ferm.0,59% 0,449, 0,299, 0,299, 0,37% Acid.totale.091% 281% 3,949 3,949 2,37% Repas d\u2019épreuve (200 cc.de lait évaporé) Quantité.111211041001 1 1111110 225 cc.Couleur.lactescent Réaction.acide HI.LL LL néant H&CYY%.LL LL 0.989, Acide lactique.0.91% Acidité totale.1.89% M.Ch.M.Observation II.duodénal.) (ulcère pyloro- Epreuve à l\u2019histamine 44 hr.14 hr.34 hr.1 hr.Quantité.80 cc.130 cc.120 cc.20 cc.Couleur.lactescent.lactes.lactes.lactes.Réaction.acide acide acide acide HY.1.979, 2,559, 3,83% 3,63% H&C%.2,339 2.77% 4,01% 4,01% Acid.ferm.0,22% 0,36% 0,379, 0,229, C%.ooovi 0,36% 0,22% 0,18% 0,36% Acid.totale.2,559, 3,139, 4.389, 4,239, Repas d\u2019épreuve d\u2019Ewald: Quantité.500 cc.Couleur.jaune pâle Réaction.acide HY.1.64% H&CYY%.2.199, CO 0.559, Acid.ferm.0.259, Acid.lactique.LL.néant Acidité totale.2.449, Repas d\u2019épreuve (150 ce.de lait concentré) Quantité.60 cc.Couleur.lactescent Réaction.acide H%.néant H&CO.ii.0.659%, Acid.ferm.0.629, Acid.lactique.2022000000000 néant Acidité totale.LL.1.27% es Lea mme terres ene NADEAU: LE LAIT ÉVAPORÉ DANS L\u2019HYPERCHLORHYDRIE # * * Des recherches similaires ont été effectuées chez de nombreux sujets présentant soit une hyperchlorhydrie simple, soit un ulcère gastro- duodénal avec hyperacidité; elles ont toujours donné des résultats à peu près identiques: diminution iconsidérable de l\u2019acidité totale, diminution et parfois disparition complète de l\u2019acide chlorhydrique libre avec élévation du taux de l'acide chlorhydrique combiné.L\u2019étude du chimisme gastrique après ingestion de lait.évaporé explique donc, en grande partie, les résultats obtenus en clinique par l\u2019emploi de ce produit au cours de l\u2019hyperchlorhydrie simple et de l\u2019ulcère gastro-duodénal.L\u2019ingestion d\u2019une certaine quantité de lait évaporé est rapidement suivie de la disparition des sensations de brûlures, de crampes, de serrements épigastriques qui sont le lot des hyperchlorhydri- ques et des ulcéreux.Le lait évaporé séjourne habituellement 3 à 4 heures dans l\u2019estomac ; la sensation de bien-être digestif qui suit son ingestion se prolonge donc beaucoup plus longtemps qu\u2019après l\u2019ingestion de lait ordinaire ou d\u2019alcalins.D\u2019ailleurs l\u2019action des alcalins est beaucoup plus persistante s\u2019ils sont administrés avec une certaine quantité de lait évaporé non dilué.Dans de nombreux cas le lait concentré non dilué pris a la dose de 100 a 150 c.c., toutes les 2 ou 3 heures, remplace avec avantage les prises alcalines.A part son action calmante, le lait évaporé constitue un apport nutritif non négligeable chez des sujets souvent inanitiés qui ont be- soln d\u2019une alimentation riche sous un petit volume.Au cours du traitement diététique de l\u2019hyperchlorhydrie et de l\u2019ulcère gastro-duodénal le lait évaporé remplace avec avantage le lait ordinaire simple ou additionné de crème; il est moins souvent cause d\u2019intolérance; il est d\u2019un maniement plus facile et d\u2019un coût de revient moins élevé.Le lait évaporé se prend le plus souvent 969 tel quel, sans aucune dilution.Au début du traitement, lorsque les troubles digestifs sont importants, il y a souvent avantage de l\u2019associer à la médication alcaline.Après chacun des trois principaux repas on administre une prise alcaline, celle-ci est répétée toutes les deux ou trois heures, en même temps on fait ingérer 100 a 150 c.c.de lait évaporé.L'action des alcalins se trouve ainsi amplement renforcée, et, très souvent, on assiste à une régression rapide des troubles digestifs subjectifs; l\u2019effet du lait évaporé sur les douleurs gastriques est parfois remarquable.Au fur et à mesure que l\u2019amélioration se fait sentir, il y a lieu de diminuer les doses alcalines, de les espacer, pour en arriver à les supprimer complètement, tout en continuant les prises de lait évaporé.Il y a parfois avantage à faire prendre au malade une certaine quantité de lait évaporé (2 à 3 cuillerées à soupe) avant chacun des principaux repas dans le but de diminuer le volume de la sécrétion psychique et de la sécrétion chimique provoquée par le contact des aliments sur la muqueuse gastrique.Il est inutile d\u2019insister sur le fait que les aliments qui entrent dans le régime doivent être choisis parmi les moins excitants.D\u2019ailleurs ce régime sera toujours assez restreint, le lait évaporé étant par lui-même très nutritif, puisqu\u2019il peut fournir plus de 1,500 calories au litre; de plus, les laits évaporés de bonne marque sont assez riches en vitamines indispensables, - L\u2019emploi assez large du lait évaporé dans le traitement diététique de l\u2019hyperchlorhydrique et de l\u2019ulcéreux amène le plus souvent une reprise rapide des forces, de l\u2019appétit et du poids chez des sujets fatigués, amaigris, émaciés, affaiblis, par suite de restrictions alimentaires trop grandes qui leur ont été imposées, souvent a tort, par leur médecin traitant, ou qu\u2019ils se sont imposés .eux-mêmes dans l\u2019espoir d\u2019y trouver un soulagement à leurs troubles digestifs.Dans tous les.cas on voit apparaître une amélioration rapide de l\u2019état général, en même temps que les signes subjectifs ne tardent pas a s\u2019effacer.Il semble bien 970 que dans la majorité des cas observés, les modifications du milieu gastrique provoquées par les prises répétées de lait évaporé, fassent naître les conditions les plus favorables à la cicatrisation de l\u2019ulcère, diminuant ainsi les risques de complication, et permettant un retour plus rapide à une alimentation plus large et plus variée.Grâce à sa composition (richesse en graisses L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 a ct en protéines), à sa haute valeur nutritive (plus de 1,500 calories au litre), à ses propriétés diététiques particulières, le lait évaporé ou concentré non dilué s\u2019avère un adjuvant alimentaire précieux dans le traitement diététiques de nombreuses affections digestives, en particulier, l\u2019hyperchlorhydrie et l\u2019ulcère gastro-duodénal.ANÉMIE FERRIPRIVE ! Par Charles TURCOT, Chef du Service de Pédiatrie Hôpital de l'Enfant-Jésus (Québec).C\u2019est la forme la plus fréquente des anémies de l\u2019enfance.C\u2019est une anémie par carence qui se rapproche par quelques-uns de ses caractères cliniques de la chlorose des jeunes filles, mais en diffère par sa pathogénie.Dans le premier cas, c\u2019est l\u2019apport du fer qui fait défaut, dans le second c\u2019est la fixation de l\u2019élément ferrugineux qui se trouve troublée.L\u2019on comprendra mieux la fréquence de cette forme particulière d\u2019anémie, chez le nourrisson, en pensant à la consommation considérable de fer que celui-ci doit faire par la formation de ses globules et de ses muscles.Il est à noter que la masse sanguine et musculaire augmente considérablement durant les deux premières années de l\u2019enfant et il épuise bien vite les réserves accumulées dans son foie durant la vie fœtale.C\u2019est cette forme habituellement bénigne d\u2019anémie que je voudrais résumer sommairement en m\u2019inspirant des travaux et des auteurs qui en ont donné une description magistrale (Hal- lez, Tixier, Bleshman, Apert, etc.), et que quelques-uns voudraient voir désignée du terme plus précis et suggestif d\u2019oligosidérémie (peu de fer dans le sang).1.Travail présenté à la «Société Médicale de Québec », le 17 mars 1940.CARACTÈRES CLINIQUES Elle est caractérisée cliniquement par une décoloration plus ou moins accentuée des téguments et des muqueuses.La numération des globules rouges ne met en évidence aucune diminution notable des hématies, par contre la quantité d\u2019hémoglobine est extrêmement réduite.Ce sont là les principales raisons qui font rapprocher cette forme d\u2019anémie de la chlorose et la plupart des auteurs lui assignent les caractères hématologiques suivants: le chiffre des hématies est normal, la valeur globulaire est réduite de moitié du fait de la diminution considérable du taux de l\u2019hémoglobine, absence de réaction myéloïde, anisocytose, poïkilocy- tose.Il peut d\u2019 ailleurs y avoir une légère leucocytose variable selon les cas et la cause qui a engendré l\u2019anémie.La pauvreté du fer dans l\u2019organisme du jeune enfant serait la cause première de cette maladie du sang, soit que la réserve de fer soit insuffisante au moment de la naissance, soit que la provision de ce métal vienne à s\u2019épuiser par suite de la prolongation au delà de la première année d\u2019un régime très pauvre en fer (lait, farineux, etc.).Les troubles gastro-intestinaux chroniques peuvent donner lieu aux mêmes conséquences TURCOT: ANÉMIE FERRIPRIVE et l\u2019on sait que cette forme se rencontre de préférence chez les nourrissons, vers 12 à 18 mois, et surtout ceux qui ont eu des accidents gastro- intestinaux au moment du sevrage et qui n\u2019ont pas un régime adéquat à leur âge, régime trop pauvre ou souvent trop riche mais comportant presque exclusivement du lait en trop grande quantité.Les vomissements, la constipation avec alternatives de diarrhée, les colites aiguës ou chroniques sont des signes habituels qui précèdent et qui accompagnent très souvent l\u2019anémie.On fait remarquer au médecin que depuis quelques semaines l\u2019enfant est triste, grognon ou irritable; l\u2019anorexie est de règle, à peine ébauchée dans quelques cas, à un ou plusieurs répas de la journée.Elle atteint parfois un degré extrême, l\u2019enfant refusant systématiquement toute alimentation.Les téguments d\u2019une teinte gris cendré sont légèrement bouffis, les yeux sont cernés, les muqueuses décolorées.On note quelquefois une dyspnée que n\u2019explique aucune lésion de l\u2019appareil respiratoire.On trouve parfois des souffles anémiques extracardiaques et des souffles vasculaires.La faiblesse est plus ou moins accusée et le pouls est plus rapide.L\u2019absence de température est de règle.Cependant on peut observer, en dehors de toute complication pulmonaire ou banale, de petites élévations thermométriques.Il faut aussi savoir qu\u2019il y a entre les différentes formes des anémies des nourrissons de nombreux termes de passage et beaucoup de caractères communs et des auteurs, grâce à des examens en série, ont pu mettre en évidence, chez le même enfant, plusieurs variétés d\u2019anémie.Je voulais simplement démontrer que l\u2019anémie ferriprive à type chlorotique n\u2019était que l\u2019exagération d\u2019un caractère dominant des anémies du jeune âge; c\u2019est-à-dire: la diminution de l\u2019hémoglobine et de la valeur globulaire, quel que soit le nombre des globules rouges dont le chiffre variable d\u2019un jour à l\u2019autre tourne autour de la normale.971 CAUSES Je regrette de ne pouvoir que mentionner les nombreuses causes qui peuvent être à l\u2019origine de cette forme particulière: la tuberculose, le parasitisme intestinal, la syphilis héréditaire, et je ne dirai que quelques mots sur celle qui paraît être la plus fréquente, c\u2019est- à-dire: la cause digestive.L'enquête auprès de la famille montre que, au-dessous d\u2019un an, les troubles digestifs sont souvent occasionnés par une alimentation défectueuse, soit lait de mauvaise qualité (nourrice insuffisante), lait falsifié ou de qualité inférieure, soit du bon lait tantôt donné en trop grande abondance, tantôt en trop petite quantité, éventualité beaucoup plus rare.Entre un ou deux ans, c\u2019est quelquefois la continuation d\u2019un régime lacté ou farineux dont la teneur en fer est insuffisante, qui cause cette anémie.Mais dans bien des cas, on doit incriminer les accidents où l\u2019administration en quantité immodérée d\u2019aliments qui ne conviennent pas à l\u2019âge de l\u2019enfant.PRONOSTIC Exception faite pour les formes de transition dont j'ai parlé tantôt, le seul intérêt pour le praticien du diagnostic de cette forme d\u2019anémie est de savoir que dans la majorité des cas, il pourra donner l\u2019assurance aux parents que l\u2019anémie disparaîtra avec une extraordinaire rapidité sous l\u2019influence du traitement ferrugineux dont je vais vous entretenir maintenant.TRAITEMENT Il est à peine besoin de rappeler qu\u2019un bon régime, des soins hygiéniques, des vitamines et une aération convenable sont autant de facteurs indispensables pour assurer le succès du traitement médicamenteux.I1 est classique de dire que le traitement arsenical produit une augmentation du nombre des hématies et que le traitement ferrugineux a pour conséquence un accroissement du taux de l\u2019hémoglobine.En réalité, on doit se méfier 972 de l\u2019arsenie donné généralement sous forme de liqueur de Fowler chez les nourrissons anémiques qui ont présenté des troubles digestifs.Il n\u2019est pas rare de voir l\u2019anémie s\u2019accentuer après l\u2019administration même prudente de liqueur de Fowler, et ce dont il faut savoir se méfier, c\u2019est que le fait peut se produire même quand les fonctions gastro-intestinales étaient régularisées depuis longtemps.Il est fort probable que l\u2019action nocive de l\u2019arsenic est la conséquence des altérations du foie si fréquentes au cours des troubles digestifs de l\u2019enfant et particulièrement des gastro-entérites.C\u2019est donc sans contredit la médication ferrugineuse qui donne les résultats les plus rapides, les plus constants, les plus durables.Le protoxalate de fer est la préparation la plus usitée.C\u2019est une poudre jaune, que vous connaissez tous, dépourvue de mauvais goût, que l\u2019on peut incorporer dans des purées de légumes, des bouillies ou même dans un biberon de lait.Avant de commencer la médication ferrugineuse, on doit s\u2019assurer, par la prescription d\u2019un régime en rapport avec les accidents et l\u2019âge de l\u2019enfant, du fonctionnement parfait du tube digestif.Il convient, si l\u2019on veut agir vite, de donner des doses fortes qui, généralement, sont bien tolérées, 10, 15 ou 20 centigrammes, chaque jour, en deux ou trois prises, mais il est, préférable de débuter, le premier jour, par une dose faible, 5 centigrammes, pour tater la susceptibilité individuelle, en arrivant aux doses massives précitées qu\u2019il est le plus souvent inutile de dépasser.Les vomissements sont exceptionnels, la tolérance est d\u2019ordinaire parfaite; toutefois, contrairement à ce qu\u2019on observe chez l\u2019adulte, où le fer a la réputation de constiper, les selles peuvent devenir un peu plus fréquentes et même légèrement diarrhétiques.D'autre part, chez les enfants prédisposés, le fer peut à la longue favoriser l\u2019apparition d\u2019éruptions diverses prurigineuses ou non maculeuses mais surtout papuleuses.Il suffit de suspendre pendant quelques jours le médicament pour voir les ac- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULIETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 cidents digestifs ou cutanés disparaître.La médication sera reprise ensuite mais à dose un peu plus faible.Il est habituel de constater que les selles prennent une teinte d\u2019autant plus noire que l'assimilation du médicament est moins complète.Dans ce cas, on peut donner, une heure après le repas, quelques gouttes d\u2019acide chlorhydrique dilué ou de jus de citron qui aideront à l\u2019absorption du fer résiduel sous une forme chimique plus assimilable.Le protoxalate de fer constitue le médicament de choix, il est d\u2019un maniement facile, aussi n\u2019avons-nous qu\u2019exceptionnellement recours au lactate de fer, au sous-carbonate de fer, au citrate de fer ammoniacal ou au gly- cérophosphate.La teinture de mars à base de tartrate fer- -rico-potassique est une bonne préparation, très facilement acceptée par les nourrissons, puis- qu\u2019on peut la donner à la dose de 10 à 30 gouttes dans du sirop.Le protoiodure de fer est moins bien toléré par le tube digestif; il a en outre l\u2019inconvénient de noircir les dents.Quant aux différentes combinaisons diverses de l\u2019hémoglobine, elles donnent souvent des résultats appréciables, dans les formes où les troubles digestifs prédominent.Il existe un grand nombre de spécialités dont le principe actif est le fer et qui recherchent la faveur soit du grand public soit du publie médical.Les meilleures sont celles qui contiennent le protoxalate de fer.Le praticien donnera la préférence aux granules qui sont plus faciles à prendre et mieux assimilés que les pilules.Certains granules à base de protoxalate de fer enrobés dans le sucre de vanille et du cacao sont particulièrement bien acceptés par les nourrissons anémiques et anorexiques.Ils rendent en pratique courante de réels services.Les résultats du traitement ferrugineux sont rapides.En l\u2019espace de huit ou dix jours, la coloration des muqueuses puis des téguments se rapproche de la normale; l\u2019enfant devient TURCOT: ANÉMIE FERRIPRIVE plus gai; le nombre des hématies s\u2019accroît dans des proportions notables tandis que l\u2019hémoglobine augmente d\u2019une façon telle que la valeur globulaire se rapproche progressivement de l\u2019unité.Dans les formes habituelles, vingt jours de traitement suffisent pour assurer la rénovation sanguine.Dans les formes plus tenaces, la médication est continuée pendant 2 ou 3 mois consécutifs, comprenant 20 jours de traitement et 10 jours de repos.Il est surtout indispensable de continuer l\u2019usage de fer lorsque la cause de l\u2019anémie n\u2019a pu être enrayée avant le début du traitement.Cette vieille médication est infiniment supérieure, dans la majorité des cas, aux traitements opothérapiques, \u2014 (moelle osseuse, gas- térine ventrex, etc.\u2014), aux injections hématopoïétiques de sérum physiologique ou d\u2019eau de mer.D'ailleurs, la médication hypodermique n\u2019est pas toujours bien supportée par le nourrisson ; la douleur locale qu\u2019elle provoque risque d\u2019accentuer l\u2019état de nervosité de ces petits anémiques.Ces injections prolongées au delà de 10 à 15 fatiguent les organes hématopoïétiques et deviennent ainsi un facteur supplémentaire d\u2019anémie.Lorsque le traitement ferrugineux ne donne pas un résultat décisif dès la première série de médication, c\u2019est qu\u2019il existe généralement une cause adjuvante ou autre, auxquelles il faut s\u2019adresser.973 En d\u2019autres termes, il est indispensable d\u2019associer au protoxalate de fer le traitement spécifique de la cause qui a engendré l\u2019anémie.Les extraits spléniques, hépatiques et surtout de muqueuse gastrique sont des adjuvants très utiles dans certains cas particuliers où le traitement classique se fait attendre dans ses résultats.-Il s\u2019est fait beaucoup de bruit dans ces dernières années autour des albuminates et des peptonates de fer.Leur emploi est très logique en apparence, puisque, d\u2019après nombre d\u2019auteurs, le fer, quelle que soit la forme sous laquelle il est administré, se transforme d\u2019abord en albuminate avant de passer dans le sang.La préparation que l\u2019on trouve se prépare habituellement en précipitant le blanc d\u2019oeuf par le perchlorure de fer liquide.On a beaucoup perfectionné cette thérapeutique en Allemagne, où Schmiedelieng a extrait du foie de porc une substance ferrugineuse, la ferratine, qui, administrée à la dose de 0.10 à 0.50 centigr.chez l\u2019enfant, constituerait une cure très efficace et rapide de cette forme particulière d\u2019anémie.BIBLIOGRAPHIE APERT: Pédiatrie.HALLEZ: « Anémie ferriprive.» Prat.Méd.Française, n° 12.BLECHMAN: Année Médicale Pratique, 1929 à 1939.TIXIER: Traité de Médecine des Enfants.NOBECOURT: Pédiatrie.AUBRY: Chlorose.Traité de Thérapeutique pratique (Robin) 6 vols.LA BIOPSIE DE LA MUQUEUSE UT ÉRINE ! Par Jacques GAUTHIER.Chez la femme, comme chez les autres mammifères, les divers éléments du tractus génital, les glandes mammaires mêmes, sont l\u2019objet de modifications en rapport avec le 1.Service de gynécologie de l\u2019hôpital Notre-Dame, dirigé par le professeur Léon Gérin-Lajoie.cycle de l\u2019ovaire.Cependant s\u2019il nous est possible de suivre l\u2019évolution des modifications de la muqueuse utérine au moyen de petites biopsies faciles à répéter au cours d\u2019un même cycle, celles de la trompe et des glandes mammaires échappent à nos moyens d\u2019investiga- 974 tions; quant à celles du vagin, elles sont beaucoup moins nettes aue celles observées chez les petits rongeurs et il y a à cet endroit du tractus génital une cause d\u2019erreur sur laquelle nous reviendrons un peu plus loin, car l\u2019histologie de la muqueuse vaginale n\u2019est pas toujours en rapport avec l\u2019activité ovarienne.C\u2019est à Novak en Amérique et à Moricard en France que revient le mérite d\u2019avoir attiré l\u2019attention sur l\u2019exploration cyto-hormonale de la muqueuse utérine.Chaque mois, l\u2019endomètre subit l\u2019influence successive des deux hormones ovariennes: la folliculine et la progestérone.Dans les conditions normales, l\u2019hémorragie menstruelle terminée, sous l\u2019influence de la folliculine sécrétée par l\u2019ovaire, l\u2019endomètre se régénère et prolifère, d\u2019où formation de nombreux tubes glandulaires à disposition hélicine et s\u2019enfonçant dans le chorion qui augmente ainsi d\u2019épaisseur et devient œdémateux.Ce processus évolue jusqu\u2019à la ponte ovulaire qui se fait ordinairement du 16e au 12e jour avant la date d\u2019apparition des règles comme l\u2019ont montré Ogino et Knaus.La ponte effectuée, le follicule se transforme en corps jaune; à ce moment intervient l\u2019hormone excrétée par le corps jaune, la progestérone.Sous son influence, les tubes glandulaires changent d\u2019aspect: leur paroi est soulevée par des épines conjonctives mises en évidence par l\u2019impregnation de la réticuline, comme Mori- card l\u2019a montré.Mais surtout, on voit apparaître au niveau des éléments cellulaires qui tapissent les culs-de-sac glandulaires des phénomènes sécrétoires et à leur partie basale et principalement dans leur zone apicale, des gouttes de glycogène qui prennent, sous l\u2019influence de coloration à l\u2019iode, une teinte brune acajou caractéristique.L\u2019expérimentation a démontré que ces modifications fonctionnelles dépendent des hormones ovariennes, car l\u2019administration à des femmes castrées, mais conservant leur utérus, de la folliculine et de la progestérone successivement, a permis de reproduire au niveau de la muqueuse utérine les différents aspects décrits précédemment.(Cotte, Mori- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembr» 1940 card, Kaufman, Clanberg, Allen, Corner.) Il est connu aussi que chez la guenon, et probablement aussi chez la femme, il y a des menstruations non précédées d\u2019ovulation (Corner, Allen, Novak, Courrier).C\u2019est précisément dans ces cas que la muqueuse utérine à la phase prémenstruelle ne présente pas de phénomènes sécrétoires.C\u2019est en se basant sur ces données physiologiques et expérimentales que la présence du glycogène dans la muqueuse utérine est devenue un test d\u2019action de la progestérone et que les auteurs en ont conclu que, s\u2019il y a du glycogène dans les tubes glandulaires, c\u2019est que la vésicule de De Graaf en évolution s\u2019est transformée en corps jaune.Dans des travaux assez récents, Mocquot et Moricard, après avoir fait de nombreux examens chez des cas normaux et pathologiques, ont montré que du 20e au 28e jour du cycle menstruel on trouve généralement du glycogène au niveau des tubes glandulaires utérins.Le glycogène apparaît ordinairement vers le 16e jour et devient abondant dans les 2 ou 3 jours qui précèdent la menstruation non seulement dans les éléments cellulaires, mais aussi dans la tumière des glandes.Il est encore difficile au point de vue histologique de dire si la présence du glycogène est spécifique de l\u2019action de la progestérone.En effet, Corner chez la guenon a trouvé des traces de glycogène sous la seule action de la folliculine et Moricard, de même, une activité sécrétoire marquée dans quelques cas où il y avait absence de glycogène.Mais ce ne sont que de rares cas et malgré les réserves à faire à leur sujet, il faut admettre que l\u2019apparition massive du glycogène dans la muqueuse utérine est due en grande partie à l\u2019action de la progestérone.En se basant sur ces faits, il semble que l\u2019examen de la muqueuse utérine permet d\u2019apprécier le fonctionnement de l\u2019ovaire.Si l\u2019endomètre présente des signes de prolifération normale, c\u2019est que l\u2019ovaire sécrète de la folliculine et une prolifération exagérée telle que constatée dans l\u2019hyperplasie glandulo-kysti- \u2018 - GAUTHIER: BIOPSIE DE LA MUQUEUSE UTÉRINE que de l\u2019endomètre est fonction d\u2019une hyper- folliculinémie, due soit à une sécrétion exagérée de folliculine, soit à une absence de sécrétion de progestérone.De plus la présence de phénomènes sécrétoires au niveau des tubes glandulaires en phase prémenstruelle permet de conclure que la muqueuse a subi l\u2019influence du corps jaune et que l\u2019action de la progestérone est venue s\u2019ajouter à celle de la folliculine.Au point de vue technique, ces explorations sont assez faciles.On se sert soit d\u2019une petite curette à bords parallèles, soit de petits tubes tranchants décrits par Cotte et Lepine, soit d\u2019une canule à aspiration telle qu\u2019employée par Novak.Il est bien entendu qu\u2019avant toute manœuvre, il faut s\u2019assurer qu\u2019il n\u2019y a pas de grossesse en cours, ni quelque état infectieux du col ou des annexes.* * * Et maintenant quelques mots sur les applications pratiques tirées de cette exploration cytologique.Avec les connaissances actuelles du rôle de l\u2019ovaire dans la pathogénie de beaucoup de troubles fonctionnels de l\u2019appareil génital, c\u2019est dans ce domaine surtout que l\u2019exploration cytologique peut rendre service.Si nous connaissions mieux le cycle de la folliculine ou de la progestérone dans le sang et l\u2019urine, nous arriverions même à saisir le mécanisme de certaines aménorrhées, ou ménorragies, ou stérilités et leur traitement en serait d\u2019autant plus juste.Dans les aménorrhées, l\u2019exploration cytologique permet de séparer les aménorrhées hyperhormonales avec utérus à developpement normal ou même hyperplasique des aménorrhées hypohormonales avec utérus infantil ou pubescent.Dans certaines dysménorrhées fonctionnelles, elle permet de déceler les activités irrégulières ou non compensées de la folliculine ou de la progestérone.Dans certaines stérilités, elle laisse supposer, si les phénomènes sécrétoires prémenstruels sont présents, que l\u2019ovulation et la formation du 975 corps jaune se font dans des conditions normales.L'étude des contractions utérines le confirme d\u2019ailleurs, car pendant l\u2019évolution du corps jaune l\u2019utérus ne répond pas à l\u2019excitation provoquée par une injection d\u2019hypophyse postérieure (Knaus).Dans ces cas le pronostic est plus favorable que si la muqueuse a une évolution incomplète.Dans certaines métrorragies, après avoir éliminé toute lésion organique, l\u2019absence de phénomènes sécrétoires et la présence d\u2019une prolifération exagérée de la muqueuse utérine apporte la preuve de l\u2019origine folliculaire de ce trouble et l\u2019indication de freiner l\u2019'hypophyse par de la progestérone ou par l\u2019hormone mâle ou par du prolan à action lutéinisante de façon à combattre l\u2019hypolutéinémie et le développement de nouveaux follicules.Avant de terminer, un mot seulement de l'examen de la muqueuse vaginale.Cet examen est certainement plus facile à faire que celui de la muqueuse utérine mais il y a ici une cause d\u2019erreur qui mérite d\u2019être mentionnée et qui doit faire abandonner cet examen pour le moment.En effet après une injection de folliculine il y a hyperhémie de la muqueuse vaginale et kératinisation des cellules de cette muqueuse; si en même temps, certaines substances, telle que l\u2019atropine, qui -empéekent l\u2019hyperhémie, sont injectées, la kératinisation des cellules vaginales ne se produit pas, tandis qu\u2019en injectant d\u2019autres substances telles que l\u2019yohimbine, qui produisent une hyperhémie, il y a kératinisation des cellules vaginales sans injection concommittante de folliculine; d\u2019où l\u2019action de la folliculine sur la muqueuse vaginale n\u2019est pas spécifique mais secondaire à l\u2019hyperhémie.De plus la kératinisation des cellules vaginales a été constatée chez des animaux qui présentaient des ovaires et un utérus atrophiés à la laparotomie.En terminant, il semble qu\u2019après ces données il est permis de conclure que l\u2019examen histologique de la muqueuse utérine est maintenant un des meilleurs moyens mis à notre disposition pour juger de l\u2019activité ovarienne et qu\u2019il mériterait d\u2019être appliqué plus souvent. 976 BIBLIOGRAPHIE E.ALLEN: «Sex and internal secretions.» Williams & Wilkins édit., Baltimore 1934.E.ALLEN et DOISY: Physiol.Review 7: 1927.E.-B.ASTWOOD: Endocrinology 23: 25; 1938.G.COTTE: «Troubles fonctionnels de l'appareil génital de la femme.» Masson et Cie édit, Paris, 1931.G.COTTE et MILEFF: Monde Médecine, 31 (mars) 1939.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 Lev HECHTER et SOSKINS: « The relations of hyperhæmia to the action of oestrin.» Endocrinology 28: 73 (janvier) 1940.H.SIMONNET: « L\u2019hormone folliculaire en physiologie normale et pathologique.» Masson et Cie, édit, Paris 1937.H.SIMONNET et ROBEY: «Le corps jaune.» Masson et Cie, édit., Paris 1939.ZONDEK: «Les affections des glandes endocrines et.leur traitement.» Maloine, édit., Paris 1938.MEDECINE SOCIALE L\u2019HYGIENE PUBLIQUE Par Adélard GROULX, Directeur du Service de Santé, Montréal.La médecine préventive ou l'hygiène est cette branche de la médecine dont on peut résumer l\u2019enseignement par ces simples mots qui sont d\u2019ailleurs toute son étymologie: la façon de se bien porter.Jean-Jacques Rousseau va jusqu\u2019à dire, dans son Emile, que l'hygiène est moins une science qu\u2019une vertu.« C\u2019est la science, écrit le professeur Beaudoin, qui nous enseigne les lois de la santé.» Son but est donc la conservation et l\u2019amélioration de la santé.L\u2019hygiène publique a un but plus vaste, son champ d\u2019action est plus étendu.Elle intéresse la collectivité; elle considère bien l\u2019individu mais en tant que partie de la famille et de la société.L\u2019hygiéne publique a une portée sociale et nationale.Devant ses exigences, l\u2019individu doit s\u2019effacer.L'intérêt général prime ici l\u2019intérêt personnel, qu\u2019il s\u2019agisse de l\u2019individu, de groupes professionnels ou d\u2019autres catégories de personnes.« L\u2019hygiène publique, écrit le professeur «I.V.Hiscock (citation Beaudoin), est celle «qui développe et conserve la santé et qui «prolonge la vie au moyen d\u2019activités collec- «tives organisées en vue de pourvoir à la «salubrité du milieu, d\u2019assurer le contrôle «des maladies contagieuses, \u2018de découvrir et «de traiter les maladies dès leur apparition, «de faire l\u2019éducation de la population sur les « principes de l\u2019hygiène.» Pour l'avenir de notre jeune pays et la survivance de notre race, la santé publique est un facteur primordial.Evolution de la médecine préventive Chez les Egyptiens, l\u2019hygiène personnelle était très répandue et très avancée.L\u2019embaumement des cadavres demeure, encore de nos jours, un exemple frappant de leur souci de se garantir des épidémies et des dangers que représentaient pour eux les restes des morts.Chez les Grecs, on adorait Hygie, fille d\u2019Esculape, déesse de la santé, qui avait sa large place dans la mythologie.La pratique de la culture physique, le développement intense de - l\u2019art de la lutte, le culte des muscles y prédominaient.Chez les Romains aussi, l\u2019hygiène était l\u2019objet d\u2019une attention particulière.Les piscines à ciel ouvert, certains travaux publics comme les aqueducs et les égoûts, avaient atteint un degré de perfection dont notre ère s\u2019énorgueil- lirait.Après les Romains, cette science semble avoir rétrogradé, mais au temps de la Renaissance, des épidémies nombreuses effrayèrent les populations et forcèrent les administrateurs publics à prendre des mesures d\u2019ensemble pour les prévenir. GROULX: L\u2019HYGIÈNE PUBLIQUE Au moyen Âge, cette entreprise contre le pa- sanisme a eu pour conséquence le mépris du « corps humain ».Toutefois, la lèpre est considérée contagieuse et l\u2019on prend des mesures pour la prévenir.Lors de l\u2019apparition d\u2019épidémies de typhus et de variole, la notion de contagion fut acquise et la quarantaine « vénitienne » établie.La syphilis attira l\u2019attention.Au début du XVIIe siècle, le capitaine John Brown entreprit l\u2019étude des statistiques vitales.Cependant, il y a moins d\u2019un siècle que les organisations d\u2019hygiène publique proprement dites ont été établies de façon permanente, avec un programme bien défini dont le but était la prévention des maladies et la sauvegarde de la santé publique.La première organisation d\u2019un bureau d\u2019hygiène fut instituée en Espagne.En 1752, le bureau royal de la santé recommandait l\u2019isolement des tuberculeux et la désinfection de leur logis.Chopin dut quitter ce pays parce qu'il souffrait de tuberculose.Naples et le Portugal suivent le mouvement et divers bureaux d\u2019hygiène sont organisés.Le bureau d'hygiène de Baltimore, aux Etats-Unis, fut organisé en 1795.Un service de santé fut établi à Liverpool en 1838.On constate que la maladie est l\u2019une des plus grandes afflictions du pauvre; l\u2019abattre ou la diminuer, telle est l\u2019ambition de Edwin Chadwick (1880-90) et de ses collaborateurs.L\u2019hygiène publique a surtout son origine en Angleterre; il y a environ un siècle, au cours d\u2019un grand mouvement d\u2019altruisme, la malpropreté, la pauvreté, les maladies, l\u2019exploitation de l\u2019enfance et les heures excessives de travail incitèrent bien des Anglais à entreprendre une réforme.L'évolution de la médecine préventive d\u2019après Chapin, peut se diviser en trois grandes périodes: 1.celle de la salubrité ou théorie des miasmes; 2.celle de la bactériologie et du contrôle des maladies contagieuses ou théorie des germes; 977 3.celle de l\u2019enseignement public.et de la théorie de l\u2019aspect social de la maladie et des facilités de traitement.Nous commenterons sommairement ce chapitre dans le présent article.I.PÉRIODE DE LA SALUBRITÉ.La première phase, celle de la salubrité, est basée sur la théorie des miasmes ?.e.sur la croyance que les maladies épidémiques chez les humains sont engendrées par la présence dans l\u2019air de germes et de gaz résultant de la décomposition de matières végétales ou animales.On estimait aussi que, en plus de causer des maladies spécifiques comme le choléra, le typhus et la diphtérie, ces émanations nuisaient à la santé, ouvraient la voie à l\u2019infection et entraînaient des conditions généralisées de débilité.Le « Public Health Act» et la création du « National Board of Health » d\u2019Angleterre, en 1848, furent les résultats du travail de ces p'onniers.Le but de ces novateurs était d'obtenir les résultats suivants: a) avoir des rues et des cours propres; b) avoir des maisons bien tenues et salubres; c) éliminer les nuisances; d) prévenir l'encombrement des habitations sur une superficie donnée; e) éviter le surpeuplement des logements; f) améliorer la construction; g) construire des égoûts, des cabinets d\u2019aisances ou des lieux d\u2019aisances; h) fournir un approvisionnement d\u2019eau potable.Les premières mesures de salubrité eurent d\u2019heureux résultats.Citons les suivants: une certaine diminution du taux de la mortalité générale; l\u2019élimination du choléra; la diminution de la typhoïde et de la diarrhée attribuables à l\u2019amélioration des procédés de disposition des excréments humains, au moyen d\u2019égoûts ou de puisards 978 et à l\u2019approvisionnement d\u2019une eau potable.La diminution de l\u2019encombrement des habitations a été la cause probable d\u2019une diminution de la vermine, d\u2019où l\u2019élimination du typhus.Il est aussi probable que l\u2019amélioration des logements et l\u2019eau en abondance ont créé des habitudes de propreté chez les individus qui ont contribué, dans une certaine mesure, à prévenir les maladies qui se propagent par les sécrétions du nez et de la gorge.Après l\u2019évolution de la médecine préventive en Europe, je crois qu\u2019il y a lieu de jeter un coup d\u2019œil sur cette évolution en Amérique.Il faut nécessairement prendre les Etats-Unis comme barrême, le Canada emboîtant le pas aux initiatives prises chez nos voisins d\u2019outre 45e avec, en général, quelques années de retard.Aux Etats-Unis, la théorie des miasmes à progressé rapidement et fut promptement acceptée.La profession médicale fut fortement influencée par l\u2019enseignement du clinicien anglais Murchison qui insistait sur le fait que la malpropreté engendrait les maladies.On partageait cette opinion quant à la fièvre jaune, la maladie épidémique la plus virulente aux Etats-Unis à cette époque.Un hygiéniste en vue de ce temps, le colonel Waring, enseignait que la malpropreté est une cause de maladie, que toute décomposition ou pourriture est dangereuse, que le plus petit défaut dans un système de plomberie peut faire pénétrer dans une maison une infinité de gaz dangereux.Il prétendait que la névralgie, la fièvre scarlatine, le choléra, la dysenterie, la méningite cérébro-spinale, la diphtérie, la tuberculose sont causées par un air vicié ou de l\u2019eau polluée.En 1877, à Providence, il y eut une terrible épidémie de diphtérie (mortalité 331 par 1000 de population).À peu près personne ne croyait à sa contagiosité et aucune mesure d\u2019isolement ne fut prise.On attribuait les ravages de cette maladie aux impuretés de l\u2019air provenant d\u2019un drainage insuffisant.A Providence, jusqu\u2019en 1899, on soutint cette opinion que la fièvre scarlatine n\u2019était pas contagieuse.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.septembre 1940 La théorie des miasmes, ou cette croyance que les gaz et les émanations sont des causes de maladie, continuait de faire école.Les seuls employés des services d\u2019hygiène d\u2019alors étaient des inspecteurs sanitaires, des nuisances inspectors.On appelait surtout nuisances, les mauvaises odeurs, les émanations de toutes sortes provenant des égouts, des abattoirs, des aliments ou fruits gâtés, des industries, ete.Tout le monde était si convaineu que la malpropreté était la seule cause de maladie que lors de la terrible épidémie de fièvre jaune à la Havane en 1897, le gouvernement y délégua le colonel Waring pour nettoyer cette ville et ses habitations.Le colonel en fit la ville la plus propre qui soit au monde; cependant, l\u2019année suivante, une nouvelle épidémie y fit des ravages sans précédent, et sévissait surtout dans les meilleurs quartiers de la ville.Entre 1840 et 1870, il y eut peu de changements dans les mesures sanitaires.A New-York, en 1860, le service de santé présente un intéressant rapport sur les conditions sérieuses dans cette ville au temps de la Guerre civile; cela entraîna la formation d\u2019un bureau métropolitain d\u2019hygiène.Les pouvoirs les plus extraordinaires avaient été donnés à ce bureau, plus qu\u2019aucun service de santé n\u2019en aura jamais.Une commission fut d\u2019abord établie dans l'Etat du Massachusetts où les conditions étaient semblables à celles de l\u2019Angleterre.Un bureau d\u2019hygiène y fut institué en 1869, après la Guerre civile.Les erreurs de cette théorie peuvent se résumer dans ces trois aphorismes: 1.les maladies sont engendrées par la malpropreté, au lieu d\u2019admettre simplement qu\u2019elles peuvent se propager par la malpropreté; 2.toute malpropreté est dangereuse alors que le danger vient surtout des sécrétions et des excrétions du corps humain; 3.l\u2019air impur est la cause des maladies infectieuses. GROULX: L\u2019HYGIÈNE PUBLIQUE Ces fausses théories ont retardé les progrès de la salubrité et certaines ont encore prise sur l\u2019opinion publique.En effet, la plupart des plaintes que nous recevons ont rapport aux émanations provenant des poubelles, des boîtes à fumier, des déchets, des animaux morts, ete., parce que la population estime qu\u2019elles sont une source de maladie et elle considère que le premier devoir des hygiénistes est de les faire disparaître.Nous savons aujourd\u2019hui que la plupart des mauvaises odeurs et des accumulations de détritus bien qu\u2019elles soient désagréables, sont sans danger pour la santé, à moins qu\u2019elles n\u2019aient été contaminées par un germe pathogène.L\u2019on perd donc ainsi beaucoup de temps qui devrait être accordé aux grands problèmes de l\u2019hygiène publique comme la lutte antituberculeuse, la lutte contre la mortalité infantile, les maladies vénériennes, etc.II.PÉRIODE DE LA BACTÉRIOLOGIE ET DU CONTRÔLE DES MALADIES CONTAGIEUSES PAR L\u2019ISOLEMENT ET LA QUARANTAINE.Même avant la découverte de la nature microbienne des maladies contagieuses, la théorie des miasmes à commencé à rétrograder.On réalisa que les malades infectieuses se transmettent d\u2019individu à individu, surtout par contact direct.Ceci amena à penser que l\u2019isolement des malades serait une mesure efficace de contrôle.C\u2019est la naissance de la deuxième phase de l\u2019évolution de la médecine préventive.On débute par exiger la déclaration des maladies contagieuses à l\u2019autorité sanitaire.Cette nouvelle attitude des hygiénistes entraîna la passation du « Public Health Act » en Angleterre, en 1875.Le développement phénoménal des méthodes de recherches dans les laboratoires et l'identification d\u2019un certain nombre de germes de maladies, les découvertes de l\u2019ère pasteurienne (1890) augmentèrent grandement nos connaissances et révolutionnèrent presque soudainement nos méthodes de travail.On comprit alors que le laboratoire 979 pouvait jouer un rôle primordial et servir de base à l\u2019hygiéniste dont la mission principale depuis 1890 est le contrôle des maladies contagieuses.Ces nouvelles découvertes amenèrent un isolement très sévère pour tous les contagieux et des mesures de quarantaine non moins sévères et souvent vexatoires contre toutes les personnes vivant avec eux.Les résultats n'ayant pas répondu aux espérances, une nouvelle étude de la question fut entreprise qui amena la découverte de la transmission de certaines maladies par les insectes.En 1893, la tique des bestiaux fut découverte par Smith et Kil- bourne.En 1899, on prouve que la transmission de la malaria et de la fièvre jaune se fait par les moustiques; la même année, on attribue aussi à divers insectes la transmission de la maladie du sommeil (Afrique), de la peste bubonique, du typhus et de bien d\u2019autres maladies.La propagation de la maladie par les insectes est l\u2019une des plus importantes découvertes de la médecine préventive.L\u2019isolement de la variole et la mise en quarantaine de tous les contacts ont contribué a sa diminution, mais la vaccination est un facteur non moins important pour la protection du public.Une population non suffisamment vaccinée offre des dangers.Cette maladie demande un isolement rigoureux dans un hopi- tal spécial.Ici, & Montréal, un hopital dit des varioleux est maintenu disponible par la ville.Dans notre ville, la variole est disparue.Le dernier décès remonte à 1918.Il n\u2019y a eu aucun cas durant les dernières dix années.Notre population est très bien protégée contre cette maladie à cause de la vaccination obligatoire; vaccination renouvelable tous les sept ans.Cette maladie fut longtemps l\u2019une des plus mortelles et des plus virulentes.La vaccination en a eu raison.Dans le contrôle de la fièvre scarlatine entrepris en Angleterre, un isolement sévère fut préconisé comme moyen de combat.Des hôpitaux dispendieux furent construits et 90% des cas furent hospitalisés.On crut ainsi pou- 980 voir faire disparaître cette maladie.Cet espoir ne se réalisa pas, mais la maladie diminua en virulence.C\u2019est ce qui fit dire à certains que l\u2019isolement diminue la virulence de la maladie.Dans le cas de la rougeole, bien des hygiénistes ne sont pas d\u2019avis que la quarantaine soit nécessaire.Je dois ajouter, cependant, que l\u2019isolement médical du malade à domicile ou à l\u2019hôpital garde toute sa valeur et son importance.Ces mêmes hygiénistes considèrent que cette mesure préventive a fait faillite dans les grandes villes et dans les armées, à cause de l\u2019ex- .trème contagiosité de cette maladie dès l\u2019apparition des premiers symptômes qui surviennent après une longue période d\u2019incubation et à un moment où le diagnostic est difficile à établir.Il en résulte que, dans les grandes agglomérations de population, lorsque le malade est isolé, il a déjà contaminé son entourage.Il est impossible de contrôler une maladie quand elle est répandue partout, mais 1l \u2018est possible de la prévenir avant que les cas ne soient trop nombreux.C\u2019est là que la quarantaine a beaucoup de valeur.La quarantaine maritime prévient non seulement la propagation de la maladie, mais elle permet de découvrir certaines affections exotiques très dangereuses et d\u2019isoler le malade jusqu\u2019à ce que le danger soit passé.Il est probable que s\u2019il n\u2019y avait pas de quarantaine maritime, le typhus et d\u2019autres maladies tropicales seraient beaucoup plus nombreuses qu\u2019elles ne le sont aux Etats-Unis et chez nous, comme dans les autres pays d\u2019ailleurs.Le peu de succès de l\u2019isolement a été démontré pour les maladies suivantes dans les villes: fièvre scarlatine, rougeole et coqueluche.Pour la méningite, 1a poliomyélite, la pneumonie et l\u2019influenza, il est encore plus problématique.Les raisons de cette demi-faillite sont: 1.d\u2019ordre administratif: il est difficile de trouver l\u2019origine de chaque cas de contagion; il est difficile de découvrir tous les contacts et de les maintenir sous stricte surveillance; difficulté du diagnostic en cer- L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 tains cas et retard a appeler le médecin.Un isolement adéquat est difficile à domicile; à l\u2019hôpital il n\u2019y a place que pour peu de contagieux.2.danger de la période d'incubation: c\u2019est durant cette période que la contagiosité est le plus à craindre, du moins pour la rougeole, la variole et la coqueluche.3.plusieurs cas passent inaperçus: les cas légers et atypiques, ?.e.ceux qui ne présentent pas les symptômes classiques de la maladie.Ces malades ne voient pas le médecin, se soignent mal et errent dans le public.L'expérience nous enseigne qu\u2019ils sont nombreux et fréquents chez les sear- latineux, surtout chez les rougeoleux et les autres cas de maladies mineures.Le laboratoire nous a aussi démontré que plusieurs contagieux guéris restent porteurs de germes; il en est de même des contacts.Les porteurs de germes de diphtérie sont plus nombreux que les diphtériques proprement dits.Il en est de méme pour la typhoïde, la méningite et plusieurs autres maladies.III.PÉRIODE DE LA VULGARISATION DE LA MÉDECINE PREVENTIVE PAR L\u2019EDUCATION PUBLIQUE.La troisième période, la période présente, est caractérisée par l\u2019enseignement et la vulgarisation de l'hygiène.Dans les dernières années du 19e siècle, on reportait la responsabilité de la santé individuelle sur l\u2019état et on prétendait que la prévention de la maladie dépendait uniquement de l\u2019hygiéniste.On en vint à reconnaître que cette théorie n\u2019était que partiellement vraie et que l\u2019individu pouvait et devait faire plus lui-même pour préserver sa santé.La difficulté était que l\u2019individu ignorait ce qu\u2019il devait faire pour y arriver.Les hygiénistes et certains citoyens bien intentionnés comprirent que l\u2019enseignement de l\u2019hygiène était un devoir envers le peuple.Au lieu de la rigueur des lois, on use de persuasion, on enseigne la manière de bien vivre et on invite la population à en profiter. GROULX: L\u2019HYGIÈNE PUBLIQUE La théorie dominante de la période actuelle consiste à considérer l\u2019aspect social d\u2019une maladie, tant au point de vue de sa prévention qu\u2019au point de vue des facilités de diagnostic et de traitement.Cette évolution dans la médecine préventive fut surtout marquée dans la lutte contre la tuberculose.Le dépistage, le diagnostic précoce sont de plus en plus préconisés et facilités.Les moyens de traitement, de plus en plus vulgarisés et répandus.Et que dire du service social, officiel ou volontaire organisé pour renseigner l\u2019individu et la famille.C\u2019est dans la lutte contre la tuberculose que l\u2019on considère pour la première fois la lutte sociale contre la maladie.Tous les efforts sont dirigés vers l\u2019enseignement personnel, le traitement et une assistance efficace à chaque individu.Chacun est instruit des dangers de l\u2019infection par contact, par l\u2019usage d\u2019un mauvais lait, etc., et comment il faut éviter de transmettre la maladie.L'enseignement est personnel et profite à chaque individu.Des cliniques ouvertes spécialement reçoivent tout individu qui veut savoir s\u2019il est malade.Des services d\u2019infirmières visiteuses sont organisés.L'éducation se poursuit à l\u2019école, à l\u2019atelier, en public, à la maison, partout.Le sanatorium promet la guérison à celui dont la maladie débute.L'hôpital soigne le malade avancé et l\u2019empêche de répandre la maladie en l\u2019isolant.La mortalité infantile est le second problème social dont la solution a attiré partout dans le monde l\u2019attention des hygiénistes et des travailleurs sociaux.C\u2019est un problème d\u2019importance vitale, surtout chez nous; depuis les dernières 30 années, il a fait dépenser bien des énergies; les résultats jusqu\u2019à date, ont été encourageants mais ce problème requiert encore tous nos efforts.Dans cette lutte on a d\u2019abord porté attention à la qualité du lait vendu, le mauvais lait, le lait sale a tué bien des bébés.On a tôt appris qu\u2019un bon lait est nécessaire.Le fait que la qualité du lait a été améliorée par une surveillance plus suivie de sa production « 981 et manipulation et par la pasteurisation a eu pour conséquence une diminution considérable de la mortalité infantile.Après s\u2019être assuré d\u2019un bon lait, on changea le mode d\u2019alimentation afin de procurer à l\u2019enfant la diète appropriée.La découverte des principes de l\u2019alimentation du nourrisson et l\u2019enseignement constant des méthodes nouvelles de puériculture sont en grande partie le fait de la profession médicale.L'infirmière visiteuse a aussi joué un grand rôle et qui est de première nécessité dans cette lutte.L\u2019hygiéne infantile est avant tout un problème d\u2019éducation et de nutrition.Parmi toutes les mesures préconisées pour le résoudre, la consultation de nourrisson est la plus importante.Dans la survivance des berceaux, la santé de la mère et de la future mère est aussi d\u2019importance primordiale.L\u2019inspection médicale des écoles est un problème d\u2019éducation comme toutes les questions d'hygiène publique d\u2019ailleurs.La prévention des maladies contagieuses et l'occurrence d\u2019épidémies ont été les facteurs de l'inauguration d\u2019un tel service aux Etats- Unis, à Boston en 1894, à l\u2019occasion d\u2019une épidémie de diphtérie, à Philadelphie en 1895 et à New-York en 1892.De même dans notre pays, à Montréal, en 1906.Les premiers essais de contrôle et de surveillance médicale à l\u2019école remontent à 1833, en France.| On s\u2019est vite rendu compte de la nécessité et de 'importance d\u2019élargir les cadres de cette surveillance qui doit être portée sur la santé générale de l\u2019écolier, sur son développement, sa nutrition, etc.En même temps que l\u2019on procédait à la recherche et à la correction des défectuosités physiques et mentales, on étudia les conditions sanitaires de l\u2019école.L'examen médical des volontaires dans la guerre du Transvaal en 1898-99 et la guerre de 1914-1918 a révélé un si grand nombre de défauts physiques que la population s\u2019en est 982 émue et réclame que l\u2019Etat fasse quelque chose pour rendre forts et sains les hommes et femmes de la nation.Pour y arriver, il faut s\u2019intéresser à l\u2019enfance et à la jeunesse, lui apporter à temps les remèdes nécessaires et lui enseigner les préceptes d\u2019une vie bien ordonnée.Le médecin est celui qui découvre les défauts et les corrige.Il est l\u2019éducateur qui enseigne; l\u2019infirmière visiteuse complète l\u2019action du médecin dont elle est le principal auxiliaire; comme infirmière visiteuse, elle se rend dans les familles, voit les parents et leur fait part des avis du médecin.C\u2019est un travail difficile et souvent ingrat.Importance de l\u2019enseignement de l\u2019hygiène.L\u2019enseignement de l\u2019hygiène et l\u2019éducation du public sont partie importante de l\u2019hygiène publique.L\u2019éducation qui est fondamentale offre deux aspects: 1.l\u2019acquisition des connaissances; 2.la diffusion des connaissances acquises.1° l\u2019acquisition de connaissances se développe dans les laboratoires, par des études et des recherches, des démonstrations scientifiques.Des écoles spéciales sont nécessaires pour la préparation à l\u2019hygiène publique.2° la diffusion ou la vulgarisation des connaissances acquises doit être dirigée par l\u2019autorité sanitaire.Dans la plupart des organisations sanitaires d\u2019état ou municipales, on a greffé à l\u2019administration générale, une section de l\u2019enseignement de l\u2019hygiène, confiée à un assistant dévoué entièrement à ce travail d\u2019éducation et de publicité.L'enseignement de l\u2019hygiène doit commencer dans la famille et se continuer à l\u2019école où l\u2019enfant qui se développe apprend l\u2019art de vivre selon les préceptes de la santé.Toutes les méthodes modernes pour atteindre la population sont utilisées: bulletins, circulaires, pancartes, communiqués, cinéma, radio, conférences, réunions publiques, exhibits, ete.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.septembre 1940 Cet enseignement doit être à base de la vérité: il est plus important d\u2019être véridique que d\u2019être habile.Facilités de traitement.Au début, la prévention et le traitement étaient deux arts absolument distincts.L\u2019officier sanitaire et le praticien étaient considérés comme deux unités à part; c\u2019est d\u2019ailleurs l\u2019opinion qui prévaut encore dans bien des milieux.Cependant cet état d\u2019esprit se modifie.Sir Arthur Newsholme émet l\u2019opinion que le traitement et la prévention de la maladie ne peuvent être séparés au point de vue administratif, sans diminuer l\u2019action de l\u2019un ou de l\u2019autre de ces moyens de combattre les mas ladies.En ceci, on doit considérer le problème social, les besoins de la population, son niveau relatif de bien-être ou de pauvreté.Une enquête, au Canada, établit que 25% de la population (soit environ 2,098,840 individus) a un revenu annuel de $950 ou moins, et que la classe moyenne représente le groupe à qui 1l en coûte le plus pour se faire soigner.Par ailleurs, chez nos gens, la famille est nombreuse en général et les besoins de première nécessité sont grands.C\u2019est pour répondre aux besoins urgents de la population que l'hygiène publique s\u2019est orientée vers le traitement préventif par la vaccination et a cru devoir accorder de plus grandes facilités de diagnostic et de traitements en établissant des centres de consultations, des dispensaires et des sanatoria.Le premier pas accompli dans cette direction a été la vaccination contre la variole et l\u2019antitoxine contre la diphtérie; vu le coût élevé de ces moyens de protection, les services de santé les ont offerts gratuitement à la population.Plus tard, avec le développement de la lutte antituberculeuse, on a créé des dispensaires pour le diagnostic et le traitement au pneumothorax et des sanatoria pour guérir les cas au début.L\u2019organisation et le maintien des consulta- } tions de nourrissons ont offert certaines facilités pour la prévention et le traitement de la gastro-entérite qui, à un moment.fut la cause principale des décès de la première enfance.Le nombre considérable des défauts physiques décelés par l\u2019examen médical des élèves dans les écoles a démontré la nécessité des cliniques spéciales pour traiter ces enfants.Ces cliniques sont nombreuses en Angleterre et dans plusieurs pays d\u2019Europe; ici, nous avons les cliniques dentaires municipales.Le contrôle des maladies vénériennes est un problème très sérieux; il est reconnu qu\u2019un traitement réellement efficace est très dispendieux, aussi dans maints endroits, aux Etats- Unis surtout, des cliniques publiques sont maintenues par les services de santé pour le traitement de ces maladies.L'examen médical périodique.Avec l\u2019évolution actuelle de l\u2019hygiène pu- | blique, I'examen médical périodique préconisé || de plus en plus, devient une arme excellente | que le médecin a à sa disposition pour contribuer à la conservation de la santé.Cet examen permet de découvrir la maladie latente, celle qui n\u2019a pas encore éveillé l\u2019at- \u2018tention de celui qui en est atteint; celui-là se croit en bonne santé et vit en toute sécurité parce qu\u2019il ne souffre d\u2019aucun malaise, mais sournoisement, la maladie fait son œuvre et bientôt le terrassera.Ce travail est déjà accompli dans les con- GROULX: L\u2019HYGIÈNE PUBLIQUE 983 sultations de nourrissons, dans l\u2019inspection médicale des écoles, chez les instituteurs; certaines compagnies d\u2019assurances en font aussi bénéficier leurs assurés.Il doit être propagé par les médecins au milieu de leur clientèle.L\u2019examen médical périodique est de la plus haute importance dans la lutte entreprise contre la maladie.Centres d\u2019hygiène et districts sanitaires.Les centres d\u2019hygiène sont des organismes locaux où sont régies les activités d\u2019un territoire défini.On a tendance, aujourd\u2019hui, à vulgariser ce système de décentralisation d\u2019un organisme central dans les régions rurales, par l\u2019organisation des « Unités sanitaires de comté » et dans les grands centres, par des « districts sanitaires ».Il y a avantage, là, à diviser le territoire d\u2019une grande ville en un certain nombre de districts.L'objet des « districts sanitaires » est d\u2019obtenir la décentralisation des services, un contact plus étroit avec la population, une étude plus suivie des problèmes locaux d'hygiène, un contrôle plus efficace de la mortalité infantile, de la mortalité maternelle et de la mortalité attribuable à la tuberculose ou aux autres maladies contagieuses; une coopération plus suivie avec les médecins et les divers organismes permet en plus un contact individuel et familial dans le milieu même où vivent ces individus et ces familles.(A suivre) 984 Bulletin de l\u2018Association des Médecins de Langue francaise de l'Amérique du Nord L'UNION MÉDICALE DU CANADA Septembre 1940 LES AVITAMINOSES DU COMPLEXE DE LA VITAMINE B L\u2019ariboflavinose et la pathologie oculaire Le groupe des syndromes causés par la carence des divers facteurs du complexe de la vitamine B, s'accroît sans cesse et rapidement.Des éléments cliniques nouveaux s'y ajoutent et l'exploration scientifique, dans ce domaine de l\u2019avitaminose, promet des découvertes encore nombreuses qui projetteront de la lumière sur l\u2019étiologie d'\u2019affections ou de syndromes d\u2019origine actuellement indéterminée.En 1911, Casimir Funk démontra que le béribéri était dû à la déficience alimentaire d\u2019une substance vitale: il découvrait les vitamines qu\u2019il nommait ainsi lui-même; la vitamine déficiente dans le béribéri était la vitamine B.De 1928 à 1935, un groupe de médecins américains réussirent à prouver que la polynévrite alcoolique et tout un groupe de polynévrites causées par des troubles métaboliques, étaient réellement la conséquence d\u2019une carence en vitamine B, plus précisément en vitamine B,.En 1926, les travaux d\u2019autres expérimentateurs américains, surtout de Goldberger, aboutirent à cette conclusion que la vitamine B n\u2019est pas une substance unique; elle constitue un complexe dont on put alors identifier deux constituants: le facteur anti- béribérique ou antinévritique, le facteur antipellagreux.Et c\u2019est ainsi que l\u2019on arriva à la solution certaine que la pellagre était causée par la carence d\u2019un facteur de la vitamine B.L UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 Depuis, on a extrait du complexe de la vitamine B, neuf facteurs différents.Auparavant, on avait décelé une similitude, sinon une identité, entre la «langue noire» du chien et la pellagre humaine; on avait réussi à provoquer l'une et l\u2019autre affections par le même régime } alimentaire électivement déficient *.Puis, en 1937, on put isoler des extraits concentrés du foie, la substance qui les} rendaient opérants contre le syndrome de la «langue noire» du chien; c'était une amide de l\u2019acide nicotinique qui, comme d\u2019ailleurs l\u2019acide nicotinique lui-même, ne manquait pas de faire disparaître systéma-| tiquement cette affection °.| Etablir alors un rapport entre l'acide ni- cotinique et la pellagre ne fut qu'un jeu, et, en 1938, des auteurs rapporterent des résultats complets chez 17 malades de l\u2019emploi de l'acide nicotinique dans la pel lagre 3.| De cette facon, on put croire que le principe antipellagreux de Goldberger produisait ses effets par l'acide nicotinique qu\u2019il contenait.' D'autre part, en 1933, Kuhn, Gyôrgy et Wagner-Jauregg isolèrent du blanc de l'œuf une substance vitaminique qui était jus-, qu'\u2019alors incluse dans ce principe complexe antipellagreux de Goldberger.Les auteurs la nommèrent « ovoflavine »; on l'appelle maintenant la «riboflavine ».Ce composé.fut produit synthétiquement en 1934.[ Peu à peu, tout comme la carence en vi-: tamine B; (thiamine ou aneurine) et la carence de cette partie du principe antipel- lagreux de Goldberger qui contient l'acide nicotinique, la déficience en riboflavine se: vit attribuer tout un faisceau d'accidents pathologiques qui n\u2019a pas cessé, d\u2019ailleurs, de grossir, comme nous le verrons.1.R.H.Chittenden et F.P.Underhill.Am.J.Physiol.44: 13 (aot) 1917.2.C.A.Elvehjem, R.J.Madden, F.M.Strong et D.W.Wooley, J.Am.Chem.Soc.59: 1767 (sept.) 1937.3.T.D.Spies, Clark Cooper et M.A.Blanken- horn, J.A.M.A.110: 622 (26 février) 1938.yy _\u2014 ÉDITORIAL Les signes de l'ariboflavinose humaine furent d\u2019abord reconnus par Sebrel et Butler, en 1938 *.On peut se rendre compte, par les dates, que la pathologie des avitaminoses du complexe B est tout récente et on doit reconnaître à l\u2019Ecole américaine le mérite et l\u2019honneur d\u2019avoir ouvert la voie et battu la marche dans ce nouveau et fertile domaine de la pathologie humaine.Ces signes de l\u2019ariboflavinose sont: rougeur anormale de la surface buccale des lèvres; macération des commissures labiales avec fissures et gerçures cutanéo-mu- queuses; séborrhée du pli nasogénien, des ailes du nez, des paupières, des pavillons des oreilles; kératose folliculaire au front, à la région malaire et au menton avec comédons sur les joues et le menton.Tout récemment, Norman Jolliffe décrivit une glossite appartenant au syndrome de l\u2019ariboflavinose.La langue est rouge, mais d\u2019un rouge plus clair que celui de la langue de la pellagre ou de l\u2019anémie pernicieuse (langue de Hunter), d'un rouge vermillon ou magenta et les papilles au lieu d\u2019être atrophiées, comme dans ces deux autres affections, s\u2019y trouvent élargies, étalées ou à l\u2019aspect de champignons.On commence à différencier ces divers glassites dont on ignorait autrefois tout à fait l\u2019origine, sauf la langue atrophique et parfois rouge de Hunter, et qu\u2019on était porté systématiquement à faire dépendre de vagues troubles gastro-hépato-intestinaux.Jusqu'aux observations et aux travaux de Sebrel et Butler, les phénomènes pathologiques que nous venons de mentionner étaient mis sur le compte de la pellagre et on était grandement intrigué de les voir se maintenir, malgré les traitements vitaminiques qui faisaient pourtant disparaître les autres manifestations de l'affection.Maintenant, on comprend bien la raison de ces échecs.L\u2019acide nicotinique n\u2019a aucun effet sur ces phénomènes.Il faut recourir à la thérapeutique élective, c\u2019est-à-dire à la riboflavine.985 Tout dernièrement, la pathologie de l\u2019a- riboflavinose humaine s\u2019est grossie de tout un groupement de phénomènes dont l\u2019étiologie se montre ainsi entièrement inusitée.Cette fois, nous abordons l\u2019ophtalmologie qui jusqu\u2019à date, dans la sphère des avitaminoses, n\u2019était intéressée que par la vitamine A.Aussi le travail de Sydenstricher, Sebrel, Cleckly et Kruse ® prend-il une tres grande importance: il constitue le premier document scientifique rapportant la présence des manifestations oculaires chez l\u2019homme, réalisées expérimentalement par un régime alimentaire déficient en riboflavine, et élimi- - nées radicalement par l\u2019administration de riboflavine.Quels sont ces troubles et lésions oculaires?Disons d\u2019abord qu\u2019ils furent observés chez 47 sujets tous guéris par la riboflavine.Les troubles dont se plaignaient ces sujets sont ceux qu\u2019on est communément porté à mettre sur le compte soit d'un état toxique, soit d\u2019un foyer d'infection ou encore d\u2019une fatigue oculaire: de la photophobie, avec sensation de cuisson oculaire ou de rudesse des surfaces palpébrales, de la fatigue visuelle, de l\u2019obscurcissement et même de la baisse véritable de la vision.Ces symptômes subjectifs s'accompagnent de congestion péricornéenne par engorgement et prolifération du plexus vasculaire péricornéen (cette congestion n\u2019est parfois visible qu\u2019à la lampe à fente et elle est le premier accident à apparaître); de la congestion de la sclérotique qui donne un aspect de conjonctivite, sans aucun indice d\u2019infection; une vascularisation de la cornée produisant de la kératite interstitielle avec opacités cornéennes; de la pigmentation anormale de l\u2019iris.Ces accidents sont de fréquence courante en ophtalmologie.Un examen à la lampe à 4.W.H.Sebrel et R.E.Butler.Public Health Rep.53: 2282 (1 déc.) 1939.5.V.P.Sydenstricher, W.H.Sebrel, H.M.Cleckley, H.D.Kruse.J.A.M A.114: 2437 (22 juin) 1940. 986 fente révélera souvent, toujours dans le cas d'ariboflavinose, les anomalies péricornéen- nes et cornéennes, la pigmentation anormale de l\u2019iris.En l'absence de l'examen à la lampe à fente, leur présence non expliquée par une cause incontestablement définie, motivera l'emploi de la riboflavine qui deviendra ainsi un test d\u2019une grande valeur diagnostique et, très souvent, thérapeutique.Le travail de ces auteurs possède l\u2019importance d'une véritable expérimentation.L'épreuve du traitement fut contrôlée par la contre- -épreuve de sa suspension accompagnée de la mise en œuvre d\u2019un régime carencé.La disparition des phénomènes, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N N.\u2014 Montréal, septembre 1940 leur réapparition subséquente rendent apparemment incontestable la démonstration des auteurs.L'ophtalmologie voit ainsi s\u2019éclaircir un coin de son champ d'action; sa thérapeutique deviendra par le fait plus radicale contre des accidents de fréquence assez marquée et trop souvent d\u2019une ténacité déconcertante.Le progrès se fait sans arrêt en médecine, c'est ce qui rend son étude palpitante.Cette fois c\u2019est l\u2019ophtalmologie qui bénéficie des découvertes qu\u2019on ne cesse d'effectuer, depuis 10 ans, en vitaminologie.Roma AMYOT.CHIRURGIE PRATIQUE ee.ve PLAIES PÉNÉTRANTES DE L\u2019ABDOMEN e- + GÉNÉRALITÉS Ces plaies comportent deux dangers principaux: l\u2019'hémorragie par lésion d\u2019un vaisseau NL TERM ] vs L[/ {LIS à pe 2 ge Pa ROUGIER FRÈRES, 350, rue Le Moyne, Montréal Veuillez m'envoyer de la littérature et un échantillon: LYXANTHINE ASTIER Dr necetonu.0000000000006DUCUOBO0COH06 enetnontu000200000000000000OSOU00O s.saccenn0n0et0000.n0000000c00N0000000 AAT ESS.nn eeeierenresesssersososesssssnssserssasasasssasssssssnsarsessrsonses mmovssssasssconsensesensenasees Vill@.\u2026oorsonsorrssencenaoemserensanenca0c00e0 Province.so assecssenssonnsesecsanes 996 Urines: Traces d\u2019albumine; Leucocytes rares.M.B.: \u2014 16%.Selle turcique, plutôt petite mais normale.Curettage \u2014 biopsie en période prémenstruelle: la muqueuse est trouvée fortement œdémateuse et les glandes légèrement dilatées et au stade folliculi- nique: rien ne permet de penser qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une muqueuse prémenstruelle, (Dr L.-C.Simard.) Cette jeune malade faisait donc des ménorrhagies avec hypothyroïdie, et le traitement semble vouloir confirmer le diagnostic puisque l\u2019administration d\u2019extrait thyroïdien à la dose de 1 grain matin et soir a vu tout d\u2019abord l\u2019état général de notre malade s\u2019améliorer considérablement, la fatigue matinale diminuer, la frilosité disparaître, le caractère s\u2019adoucir et le poids augmenter; ses menstruations s\u2019établissent de façon normale: ainsi le mois dernier, elles ne durèrent que 4 jours et furent deux fois moins abondantes qu\u2019auparavant.En présence de ces ménorrhagies des jeunes.filles ayant débuté à la puberté, il faut questionner minutieusement le fonctionnement thyroïdien et l\u2019on trouvera assez fréquemment une petite insuffisance thyroïdienne.Ces malades ne guérissent ni par l\u2019administration d\u2019A.P.L.de folliculine ou de progestérone mais plutôt par l\u2019extrait thyroïdien.Discussion M.A.GRATTON.La malade a-t-elle eu un autre métabolisme basal?Le docteur Grignon a-t-il pu trouver la cause de cette hypothyroidie?Y aurait-il indication à donner \u2018de.l\u2019Antuitrine-S?D'autre part, est-ce que la malade devra prendre longtemps - de l\u2019extrait thyroïdien?Et si elle cesse d\u2019en prendre, la maladie va-t-elle réapparaître ?_ ) M.J.TREMBLAY a constaté chez une \u2018malade après une appendicectomie, des contractures\u2019 cioni- ar > hypothyroïdie.Y aurait-il analogie avec la malade du Dr Grignon?ve M.LABERGE.Quel est le pronostic au point de vue stérilité plus tard chez cette malade?L\u2019ictère catarrhal aurait-il pu être en cause ici?M.Jean SAUCIER.demande au Dr L.-C.Simard ce qu\u2019il entend par stade folliculinique.M.Y.CHAPUT insiste sur importance que l'on doit donner au M.B.dans l\u2019hypothyroïdie et demande si on peut avoir hypothyroïdie avec M.B.normal.M.L.-C.SIMARD.Le curettage biopsique nous renseigne sur la muqueuse utérine en nous indiquant le stade du cycle menstruel.Dans la période folliculinique, le chorion de la muqueuse utérine est L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014- BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 pauvre en tissu cytogène et les glandes hélicines présentent de nombreuses mitoses.Après la ponte ovulaire, ces glandes deviennent irrégulières «en accordéon », le tissu cytogène augmente et les mitoses disparaissent graduellement des glandes.Quelques jours avant les menstruations on voit apparaître des cellules prédéciduales.Au point de vue diagnostic, cet examen est donc d\u2019une très grande iuportance.M.G.HEBERT.Comment expliquer chez cette malade l\u2019augmentation de son poids et la disparition de sa nervosité sous l\u2019effet de l\u2019extrait thyroïdien?Ceci semble paradoxal.M.C-E.GRIGNON répond au Dr A.Gratton que la malade n\u2019a eu qu\u2019un métabolisme basal, qu\u2019elle devait en avoir un autre mais qu\u2019elle va à l\u2019école actuellement et que c\u2019est partie remise.La cause de l\u2019hypothyroïdie peut être d\u2019origine congénitale, acquise ou héréditaire.Chez la malade actuelle, elle serait d\u2019origine acquise, car après un questionnaire approfondi, il n\u2019a pu être décelé comme cause que des adénoïdites à répétition et une amygdalectomie vers 7 ans.L\u2019amygdalite est fréquente dans les antécédents des hypothyroïdiens.L\u2019Antuitrine-S n\u2019était pas indiquée ici, parce que la malade ne présente pas de symptômes hypophysaires tels que nanisme, diabète, insipide, etc.On cessera l\u2019extrait thyroïdien quand la malade sera mieux.Sous l\u2019effet de cette médication, la glande reprendra son activité et pourra travailler normalement.Au Dr Laberge: il est difficile de faire ici un pronostic au point de vue stérilité, cependant, si la malade continue son traitement et ne fait pas d\u2019infection génitale, elle ne devrait pas être stérile.À ce propos, il est utile de se rappeler que la grande cause de stérilité chez la femme est l\u2019insuffisance thyroïdienne.Il est peu probable que l\u2019ictère catarrhal ait été en cause ici avec l\u2019hypothyroïdie.1\" Au Dr Y.Chaput: il est possible d\u2019avoir de l\u2019hy- pothyroidje localisée avec un métabolisme normal.Au Dr G.Hébert: en donnant de l\u2019extrait thyroïdien on améliore le métabolisme du malade, ses échanges se font plus facilement et son poids augmente.Quant au système nerveux, c\u2019est la malade elle-même qui nous a avoué que son caractère s\u2019était grandement adouci.M.A.BERTRAND.Un premier test de métabolisme basal peut donner des résultats inexacts par gêne, timidité ou nervosité du malade qu\u2019on ne peut pas toujours contrôler.C\u2019est pour cette raison qu\u2019il faudra faire des examens subséquents qui eux pourront nous renseigner plus exactement sur le métabolisme réel du malade. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014- BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 rs 4 e \u2018 © 9/ vaut mieux Jreventt.L'usage précoce de l'Emménine est l'un des moyens les plus efficaces d'empêcher l'apparition des malaises de la ménopause.\u201cLes femmes qui sont encore réglées lors de la ménopause, signale Hawkinson, * sont parfois plus difficiles à traiter.(.) La médication par voie buccale, sous forme d'Emménine, est le traitement de choix de ces cas.\u201d * Hawkinson, L.F.: J A.M.A.111: 392, 20 juillet 1938.L'Emménine \u2014 hormone œstrogène du placenta, active \u201cper os\u201d \u2014 est présentée en liquide (120 unités orales-quotidiennes Collip par cuillerée à thé) et en comprimés (120 unités orales-quotidiennes Collip par comprimé).{IYI 998 Persistance d'une fistule broncho-pleurale après désossement thoracique J.PREVOST et B.BAILLARGEON M.M.B.26 ans, infirmier.fut hospitalisé à l'hô- tal Notre-Dame du 8 mars au 5 décembre 1932 pour pleuro-pneumonie et empyème secondaire présentant alors comme condition associée de la spécificité.Examens radiologiques.26 mars 1932 \u2014 Radiographie pulmonaire: Opacité complète à gauche.Refoulement notable du cœur vers la droite.26 mai 1932 \u2014 Radiographie pulmonaire: Pneumothorax gauche avec brides pleurales: le fond de la cavité parait plus bas que le niveau de la fistule.3 septembre 1932 \u2014 Radiographie pulmonaire La plage pulmonaire droite présente de la tramite.À gauche, il y a une grande zone de pneumothorax et une plèvre très épaissie masquant \u2019ombre \u2018pulmonaire.Opérations pratiquées à Notre-Dame.26 mars 1932: Pleuro-costotomie gauche pour plevrécis purulente enkystée.14 avril 1932: Ouverture d\u2019un abcès de la rég'on fessière.16 juin 1932: Costotomie pour fistule thoracique.Examens de laboratoire.24 mars 1932: Pus de la plèvre: pneuniocoque.12 avril 1932: Pus de l\u2019abcès de la fesse: pneumocoque.26 avril 1932: Pus de la plévre: staphylocoque et Bacille de Koch.24 mars 1932: B.W.: +++ +++ Le 5 décembre, le patient quitte l\u2019hôpital avec un drain dans la plaie de sa pleuro-costotomie, qui suppure encore.Va à l\u2019hôpital Grace Dart, reste 7 jours, puis signe son congé.Reste chez lui un an et six mois.Pendant ce temps, son drain tombe et la plaie guérit complètement d\u2019elle-méme.Vers le mois de juillet 1934, le patient ressent des malaises dans son côté gauche: il consulte au Royal Edward Institute; on le ponctionne et on retire du pus.Le patient se fait hospitaliser ici à Notre-Dame du 12 juillet 1934 au 24 septembre 1934.Diagnostic.Empyème tuberculeux.Tuberculose pulmonaire bilatérale.Examens de laboratoire.18 juillet 1934: pus pleural \u2014 Présence de pus.Absence de microbe.Inoculation au cobaye.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, sentembr 1940 10 octobre 1934: Le rapport de inoculation revient positif.Le 24 septembre 1934.le patient quitte l'hôpital amélioré et doit revenir pour nouvelle ponction pleurale.En février 1935, le patient fait une grippe et se présente au Royal Edward Institute.là.après examen on l\u2019envoie dans un autre hôpital.Un chirurgien a pratiqué plusieurs temps de thora- cop'astie avec en plus une exérèse de la plèvre pariétale.En raison des fistules multiples, une tentative d\u2019implantation musculaire aux dépens de son grand pectoral, fut faite, mais malheureusement une infection secondaire s\u2019est produite dans cette greffe musculaire, amenant un phlegmon de sa paroi thoracique et finalement une destruction totale de tous les tissus mous de cette région.Examen subjectif.A.Resp: Tousse un peu.Ne crache pas.A.Cire: Dyspnée a effort.Aucun antécédent personnel et héréditaire digne d\u2019intérêt.Examen objectif.Amputation de la paroi thoracique gauche allant du creux de l\u2019aisselle au Ge espace intercostal et d\u2019avant en arrière de la ligne axillaire antérieure à la colonne vertébrale.Hernie du poumon gauche à la toux et sifflement témoin d\u2019une fistule broncho-pleurale.Commentaires.Bon nombre de fistules broncho-pleuro-pariétales guérissent spontanément.Nous avons vu des pleurésies tuberculeuses puriformes qui ont duré des années, qui se sont fistulisées et qui ont guéri toutes seules.Le liquide purulent cesse de l\u2019être, redevient séreux et les bacilles qu\u2019on y rencontrait en abondance disparaissent.Dans ces conditions, et en l\u2019absence de\u2018 pleurite septique la guérison est possible.Dans d\u2019autres cas de suppuration chronique et de fistulisation, la désinfection de la plèvre est impossible et il faut avoir recours à la thoracoplastie et souvent à la pleurectomie.Ces interventions ont été faites, sans succès, chez ce malade que nous présentons et nous demandons si la spécificité non traitée, joue un rôle quelconque dans le désossement thoracique progressif inopérant.Actuellement, nous étudions un moyen de recouvrir cette immense surface découverte.Toute suggestion de la part des médecins de Notre-Dame serait accueillie avec reconnaissance.Discussion M.J.-U.GARIEPY.Ce malade est actuellement très handicapé et il faudrait le protéger par une greffe ou un appareil protecteur. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 999 LES EXTRAITS DÉ MUSCLES SQUELETTIQUES \u2018 CEL LJ motrices), A Te CUS CDS EY YX Is FY IRIE) cardig.vasculaire] NUCLÉOCARDOL TRAITEMENT DE BASE DE TOUTES LES AFFECTIONS CARDIAQUES ET VASCULAIRES.En comprimés \u2014 forme buccale \u2014 et en ampoules pour injection sous-cutanée.Depositaire pour le Canada: ANGLO-FRENCH DRUG CIE - MONTREAL 1000 M.Jean TREMBLAY suggére un corset protecteur en celluloïd.M.Jules PREVOST répond que le malade n\u2019a pas été traité pour sa syphilis et que pour lui cette absence de traitement antiluétique serait la cause de l\u2019échec de l\u2019intervention réparatrice tentée au moyen d\u2019une greffe musculaire.Pour le moment, il veut protéger le thorax de ce malade par un appareil approprié, puis il envisagera l\u2019opportunité d\u2019un traitement antiluétique.Histoire compliquée d'un phlegmon ligneux du cou B.-G.BOURGEOIS et L.-C.SIMARD Madame P.B., âgée de 35 ans est hospitalisée le 31 janvier 1939 pour gonflement considérable de la moitié droite du cou de la région sous-maxillaire et «de la joue correspondante.La maladie a débuté il y \u2018a quatre jours par des douleurs à la région cervicale droite, par des frissons et une température à 103° F.La patiente est traitée deux ans pour des symptômes de sclérose en plaques.Elle a toujours été bien menstruée; elle a eu six grossesses à terme.Au moment de son admission à l\u2019hôpital, ses menstruations retardent de plusieurs jours.A l\u2019examen, nous constatons un gonflement ligneux très douloureux de la moitié supérieure du cou, de la région sous-maxillaire et de la joue du côté droit, du trismus et une induration du plancher de la bouche le long du bord interne du maxillaire.On pose le diagnostic de phlegmon ligneux.L\u2019état général est très mauvais.Le pouls est à 116 et la température à 1002/5° F.Nous conseillons une intervention qui est pratiquée immédiatement, à 1:30 p.m.le 31 janvier.Des incisions s\u2019écoulent un peu de liquide d\u2019ædème d\u2019abord puis, dans les heures qui suivent, du pus franc.Le soir, à 9 heures, le gonflement cervical a diminué; la patiente se sent soulagée et peut s\u2019alimenter quelque peu.Le Dr Bertrand trouve dans le pus du staphylocoque et quelques chaînes de streptocoque.Le 2 février, à 5 heures du matin, la patiente est prise de douleurs abdominales intenses que n\u2019arrivent pas à calmer une piqûre de pantopon et une autre de codéine; le pouls est à 144 et la température à 104° F.A ce moment, 'abdomen est souple et indolore partout, mais à gauche et au-dessus de l\u2019ombilic on perçoit une masse arrondie et dure très sensible qui n\u2019existait pas au moment du premier examen.Il n\u2019y a pas de défense musculaire.Une piqûre de morphine procure quelques heures de sommeil, mais la patiente s\u2019éveille en aussi mauvais état.La tumeur abdominale a grossi, et les muscles au-dessus d\u2019elle sont rigides.I UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 Un toucher vaginal qui avait révélé un utérus un peu gros probablement gravide sans douleur du Douglas, démontre maintenant une légère sensibilité profonde, diffuse.La limpidité des urines fait rejeter la diagnostic d\u2019hydronéphrose infectée; une radiographie montre des reins de volume normal et un intestin sans gaz ni niveau liquide.On écarte donc le volvulus.L\u2019absence d\u2019écoulement vaginal, le mutisme des culs-de- sac font également rejeter le diagnostic d\u2019une grossesse ectopique.- On s\u2019arrête à la possibilité d\u2019un kyste à pédicule tordu, à long pédicule ou à un kyste du mésentère.Nous proposons une laparotomie immédiate.On pratique une incision médiane sus et sous- ombilicale.Un liquide sanguino-purulent abondant s\u2019échappe par l\u2019ouverture, la cavité abdominale en est remplie.Sur la paroi postérieure de l\u2019abdomen, au niveau de l\u2019insestion mésentérique, du côté gauche, indépendante de la rate et du rein existe une masse hémorragique.Nous croyons qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un groupe de ganglions lymphatiques infectés et hémorragiques.La masse est extraite par un clivage assez facile.Mar- surpialisation de l\u2019enveloppe après hémostase soigneuse.Drainage de la cavité pentonéale par deux tubes dans le Douglas; drainage de l\u2019espace mésentérique par trois mèches et un petit tube; fermeture au catgut chronique et au crin perforant.La patiente meurt environ une heure après l\u2019intervention.L\u2019autopsie n\u2019a pu être faite, seule la pièce opératoire a subi un examen anatomo-pathologique.La pièce a la forme et les dimensions d\u2019un pamplemousse.Elle est de consistance générale plutôt molle, diffluente et hémorragique en de nombreux points, elle est parcourue par des traînées de couleur grise dont les bords se fondent progressivement avec les régions hémorragiques.Une capsule mince l\u2019entoure incomplètement.Plusieurs tranches ont été prélevées pour l'examen histologique.Au microscope, la majeure partie de la masse est nécrosée, hémorragique et très largement infiltrée par des fusées purulentes.Il ne reste de tissu vivant que près de la capsule.Ce tissu vivant est constitué par des cellules cylindriques tantôt placées les unes sur les autres en piles de monnaie formant ainsi des travées grêles, irrégulières et anastomosées les unes aux autres, et séparées par de nombreux capillaires, tantôt orientées en rosettes autour des vaisseaux.Leur protoplasma est finement granuleux de densité variable et fortement colorable par les colorants acides lorsque les granulations sont abondantes.Dans la capsule existent des acini pancréatiques caractéristi- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 1001 Aussi capricieux que puisse être parfois l\u2019estomac, vous pouvez en régler le fonctionnement avec CAL-BIS-MA, l\u2019antiacide gastrique préparé dans le but de contrôler l\u2019estomac.L\u2019estomac n\u2019a pas de crises de larmes, mais quand il est capricieux il déverse de l\u2019acide, plus qu\u2019il n\u2019en faut pour son propre bien-être.Le Cal-Bis-Ma neutralise promptement cet acide et le maintient neutralisé pendant un certain temps.Le kaolin colloïdal et le bismuth ajoutent leur action sédative et conciliatrice et empêchent la réapparition secondaire de l\u2019acide.L\u2019estomac a tendance à redevenir calme et à reprendre sa fonction digestive normale.Cal-Bis-Ma remplit sa tâche sans ostentation, sans même obliger le patient à avaler quelque chose de désagréable.Pourquoi ne connaîtriez-vous pas Cal-Bis-Ma?Nous vous en fournirons des échantillons à titre gracieux.Vous n\u2019avez qu\u2019à .écrire sur votre papier à en-tête.Cal-Bis-Ma se vend en boîtes de 134 et de 4 onces.'WILLIAM R.WARNER & CO., Ltd, 727 King Street, West, Toronto, Ont. 1002 ques et quelques îlots de Langerhans en voie d\u2019atrophie.La pièce opératoire nous apparaît donc comme une tumeur Langerhansienne du pancréas.Une coloration bactériologique nous a révélé dans les régions suppurées une quantité extraordinaire de streptocoques, aussi abondants que dans un milieu de culture.Et il s\u2019agit d\u2019une pièce opératoire fixée immédiatement après l\u2019intervention.Par conséquent, cet état microbien représente réellement la flore microbienne au moment de l\u2019opération.Voici donc une patiente souffrant d\u2019un phlegmon ligneux du cou dont l\u2019état général s\u2019améliore quelque peu après ouverture et drainage de la lésion.Une septico-pyohémie survient qui donne naissance à un abcès métastatique dans une tumeur Langerhansienne du pancréas.Cette tumeur se nécrose, le pus fuse dans la cavité abdominale et c\u2019est une péritonite suppurée généralisée qui emporte la patiente.Cette histoire de cas méritant, croyons-nous, d\u2019être rapportée.Dès après la première intervention, tout est devenu compliqué dans l\u2019évolution de la maladie et l\u2019étude anatomo-pathologique de la pièce éclairant la marche des événements, est venue ajouter encore à l\u2019extraordinaire de l\u2019observation, en révélant la présence d\u2019une tumeur rare du pancréas.Discussion M.J-U.GARIEPY croit qu\u2019il s\u2019agit ici d\u2019une embolie microbienne qui se serait localisée à un endroit rare.M.J.TREMBLAY.Cette tumeur existait-elle avant l\u2019apparition de l\u2019infection ?M.L-C.SIMARD.Je crois que la tumeur existait longtemps avant l\u2019infection, car la maladie terminale n\u2019a duré que trois jours.Je regrette cependant qu\u2019on n\u2019ait pas eu le temps de faire une glycémie, car dans ces tumeurs, on a presque toujours de l\u2019hypoglycémie.Il y a eu, il est vrai, une glycémie normale il y a trois ans, au moment où la malade était traitée pour symptômes de sclérose en plaques.Il aurait été d\u2019un très grand intérêt de connaître la glycémie au cours.des derniers mois.Bref, ce cas est remarquable par les circonstances rares qui l\u2019ont entouré.Anévrysmes de la saphène P.-M.RICARD et V.GAUTHIER Nous apportons deux cas de varices anévrysmales de la crosse de la saphéne qui nous sont envoyés pour hernie crurale.ler cas: S.P., 35 ans, journalier.Tuméfaction crurale droite depuis 6 mois qui augmente à la station debout, non douloureuse, rédue- tible au repos.S\u2019efface à la palpation pour réappa- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M,L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 raître aussitôt.Unilatéralité des varices localisées au membre inférieur droit.2e cas: Mme A.B., 47 ans.Tuméfaction crurale droite: volume d\u2019une noix, douloureuse quand la patiente repose sur le dos.Début: voilà deux uns.Réductibilité.L\u2019effort et la toux augmentent le volume.Varices unilatérales depuis 20 ans, Fatigue de membre inférieur droit.le soir, avec œdème malléolaire et fourmiilements.Diagnostic d'fférentiel.Adénite; hernie crurale; l\u2018pôme préherniaire.abcès froid, ossifluent.Diagnostic positif.Anévrysme de la saphène La tuméfaction crurale et l\u2019unilatéralité des varices seraient une indication de présomption.Traitement.Exérèse de l\u2019anévrysme avec ligature haute de la saphène, au ras de la valvule, à la jonction fémorale pour éviter la thrombose et l\u2019embolie, comme complications immédiates et mortelles.Evolution.Affaissement des varices du membre inférieur droit.Discussion M.J.TREMBLAY.Ce cas est surtout intéressant au point de vue du diagnostic différentiel qui s\u2019imposait ici entre la hernie crurale ou l\u2019anévrysme de la crosse de la saphène.M.U.GARIEPY.Je désire attirer l\u2019attention de cette assemblée sur l\u2019importance de faire un toucher vaginal dans les varices du membre inférieur afin de se rendre compte qu\u2019il n\u2019existe pas une compression des vaisseaux du bassin par une tumeur abdominale.M.A.BELLEROSE.Dans l\u2019anévrysme de la saphène, il est très important de ligaturer la veine très haut, le plus près possible de la crosse, sinon on encoure le risque de la formation d\u2019un caillot et d\u2019une embolie.Le cas présent rapporté par le Dr P.-M.Ricard est une maladie très rare, ce qui en rend le diagnostic d\u2019autant plus difficile.À ce point de vue, un symptôme important pour différentier l\u2019anévrysme de la hernie crurale, c\u2019est le suivant: dans l\u2019anévrysme.à la palpation, quand on cesse la pression, .la tumeur se reproduit d\u2019elle-même, immédiatement et sans effort de la part du malade tandis que dans la hernie, la tumeur ne se reproduit pas d\u2019elle-même ; il faut que le malade tousse pour qu\u2019elle réapparaisse.M.L.-C.SIMARD demande si les chirurgiens emploient l\u2019héparine dans les interventions sur les vaisseaux; l\u2019usage de ce médicament permet en effet de réussir des greffes sur les vaisseaux.M.C.HEBERT.La posologie de l\u2019héparine n\u2019est pas encore définitivement établie; on rapporte aussi des accidents qui lui seraient imputables, c\u2019est pour cela ns L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 1003 60% DEN an \u201cOo WW 20 ROVER Là \\ 138 SO an EAL \u201d AL A eRe (C ha pel) e 3 = La Gonado-Stimuline du lobe antéri de ncentration très \u20ac A | INTER A Un Rh qui YT une ssant ati AY S a =.fonctions evari es aT EY oy RC Aa To, gonad FIN nat a tion SE \u2018connue so s 5 SPECIALE et se j flaco oules ea \u201d de 5 Lhaque ontient 100 unités Fevold-Hysaw.La PREPHYSIN.de\u201d concentra- Li Nl ue M ac nadotrop old-Hysa TR es de 5 cc.et e |5'ec.Bibliographie récente sur la ol) 7A lel}: QOL US AMPLES INFORMATIONS Mi AR I [3 fs AS Se (EX 2 o: 2 Jen IX Withersp \"Clinical he TH Pathelogical LITE 939 x + = 0 +2 RUE Le 5 HE 3 Ci THE >A) 0 2 A NA HARVEY, COMPANY |SARATOGA SPRINGS, N.Y.or D'EXPANSION PHARMACEUTIQUE INC.3 917, RUE CHERRIER - Ra es 1004 que les chirurgiens hésitent à l\u2019employer.D\u2019après Best, les doses préconisées sont trop fortes.Ce médicament me semble précieux mais tant qu\u2019on ne sera pas fixé sur son innocuité et sa posologie, il me paraît plus prudent d\u2019en différer l\u2019emploi.M.A.BERNIER trouve curieux la greffe d\u2019une veine sur une artère, et se demande ce qu\u2019il en résulte.M.A.BELLEROSE.Lorsque accidentellement une veine communique avec une artère, il se produit un anévrysme artério-veineux.Dans les interventions sur les vaisseaux, nous employons avec des résultats satisfaisants l\u2019hirudine au lieu de l\u2019héparine.M.J.SAUCIER demande au Dr Gérin-Lajoie les rapports qui peuvent exister entre les anévrysmes de la saphène et les affections du bassin.M.GERIN-LAJOIE.Certaines flexions de l\u2019utérus peuvent entraîner une gêne de la circulation dans les plexus qui ont des communications avec la saphène, et ainsi entraver la circulation veineuse du membre inférieur.Cependant je ne suis pas sûr que par un examen gynécologique on puisse apprécier l\u2019étendue des lesions veineuses du bassin sauf quand il s\u2019agit de grosses lésions: fibromes, kystes de l\u2019ovaire, etc.M.U.GARIEPY.J\u2019insiste de nouveau et je prétends qu\u2019il peut exister dans le bassin des ponts fibreux qui compriment la veine iliaque et entravent toute la circulation veineuse correspondante.L\u2019existence de tels ponts fibreux peut être mise en évidence par un toucher vaginal, et il est important de la faire avant toute intervention sur les varices du membre inférieur.Un cas pour diagnostic (Ulcération et perforation intestinale) A.MAGNAN Le 5 janvier dernier, Madame X, 42 ans, est amenée à l\u2019hôpital pour avortement de 214 mois.À son arrivée, température 99.2, pouls 112.Pertes sanguines abondantes, odorantes.Frissons répétés depuis hier.Faciès pâle et anxieux.Examen gynécologique.Douleurs et défense à la partie inférieure de l\u2019abdomen.Utérus gros, peu mobile et douloureux.C-d-s latéraux douloureux.Col utérin déchiré, déchiqueté, bourgeonnant et ouvert.Curage le même jour ramène de nombreux débris placentaires, mortifiés et très odorants.Traitements post-opératoires immédiats.1.Néo-prontosil: 10 c.c.4 À.p.j.2.Coramine: 1 ampoule toutes les 6 hrs.3.Sérums et lavements.Le 9 janvier, température et pouls normaux.Histoire personnelle antérieure.Pleurésie, il y a 13 ans.Puberté 14 ans.Mariage 23.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 Menstruations difficiles\u2014 6 jours.Neuf grossesses, 8 enfants vivants, 1 f.c.; accouchements difficiles.Histoire de famille.Rien de particulier.Depuis plusieurs années, la malade a des douleurs à la région hypogastrique et lombaire.Pertes leucor- rhéiques muco-purulentes abondantes.Menstruations pénibles, abondantes et longues.Il y a 22 ans, à cause de ces troubles, la malade consulta ailleurs et on lui conseilla une hystérectomie.Le 11 janvier, après consultation, nous décidons de pratiquer une hystérectomie totale, mais seulement après une préparation d\u2019au moins 15 jours.La malade est donc mise au repos avec tonique, sérums, vaccins, etc.Examen de laboratoire (le 23 janvier) : Azotémie: 0.gr.40; Glycémie: 1.gr.00; Cytologie: G.R.437,500, G.B.5,000; Hémoglobine: 58%, V.g.0.7, Poly.65%, G.M.7%.Lymph.: 26%, poly.eo.2%.Analyse des urines: normale.Opération (ler février).Laparotomie M.S.0.Appendicectomie pour appendice rétrocæcal complètement recouverte d\u2019adhérences.Utérus gros, mollasque.Kyste de la grosseur d\u2019une mandarine à l\u2019ovaire droit.Hystérectomie totale sans incident.Drainage de la cavité par drain tubulaire et deux drains cigarettes extrapentoneaux dans chaque c-d-s latéral.Traitement post-opératoire habituel.Sérums, Coramine, Pantopon, etc.Le 4e jour, lavement ramène quelques grumeaux mais beaucoup de gaz.Le lendemain même chose.Le 6e jour: vomissements brunâtres; selles abondantes avec beaucoup de gaz.Température oscille autour de 100 avec un pouls entre 110 et 125 depuis l\u2019opération.7 février: Analyse d\u2019urine: alb.xxxx, sang, leucocytes, pus, bactéries.Dosage: 540 c.c.Cytologie: 15,000, G.B., Poly.neut.71%.L\u2019examen abdominal montre une grosse réaction péritonéale.Le drain abdominal ne donne rien.Léger écoulement sanguin par le vagin.Tube de Lévine mis en place et enlevé le lendemain.Le 8e et 9e jour: lavements reviennent avec grumeaux, glaires, et beaucoup de gaz.Température 101.Pouls 118.Ballonnement.Vomissements bilieux assez abondants.Le 10e jour: vomissements plus marqués.Température 102.Pouls 134.Pas de selle, ni gaz.Tube de Lévine puis appareil de Wangens- teen laissés en place. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 1005 ORETON HORMONE SEXUELLE MASCULINE DE SCHERING Agent thérapeutique puissant dans la ménopause masculine, l\u2019impuissance résultant de déficience androgène, et pour le soulagement symptomatique du prostatisme.© Oréton en ampoules pour injections.Onguent d\u2019Oréton-F en tubes et en « Toplicateurs » pour application locale.I 1006 Transfusions répétées; sérums en permanence, etc.Décès le 13e jour après l\u2019opération.Protocole d\u2019autopsie (Dr Simard).A l\u2019ouverture de l\u2019abdomen s\u2019échappe une grande quantité de pus mélangé à des lambeaux de fibrine et à des matières fécales.L\u2019estomac et le gros intestin sont dilatés.Les poumons présentent de l\u2019œdème et de la congestion tout le long du bord postérieur et dans les lobes inférieurs.A la fin de l\u2019iléon existent une dizaine d\u2019ulcérations localisées sur les bords libres occupant les plaques de Payer à fond encore sanieux mais presque complètement détergées.Deux d\u2019entre elles sont perforées.L\u2019aspect macroscopique rappelle les lésions intestinales de la fièvre typhoïde à la période de détersion.Les ganglions mésentériques sont un peu gros et de couleur rosée.Le foie n\u2019est pas augmenté de volume.La rate pèse 175 grammes; la boue splénique est très abondante.Les reins sont pâles et bigarrés.Un séro-diagnostic pratiqué avec le sang du cadavre a été négatif.La culture du pus abdominale n\u2019a pu mettre en évidence à part le colibacille que du pyocyanique.Diagnostic.Péritonite aiguë suppurée généralisée, ulcérations iléales multiples dont deux sont perforées.Dilatation de l\u2019estomac et de l'intestin.Lésions dégénératives du foie et des reins.L\u2019examen histologique n\u2019a pu révéler de lésions typhiques dans aucun des organes.L\u2019iléon et les ganglions ne montrent que des infiltrations inflammatoires et des lésions irritatives d\u2019allure banale.Commentaires.Il est de toute évidence ici que notre malade est morte de péritonite causée par la rupture de deux ulcérations de l\u2019iléon.Cependant, nous aimerions à nous expliquer la présence et la nature de ces ulcérations et la rupture de deux d\u2019entre elles.Discussion M.GERIN-LAJOIE.Je suis aussi perplexe que le Dr Magnan pour poser un diagnostic dans le cas actuel, cependant on peut toujours discuter et se poser quelques questions.Je me demande si la période de trois semaines à dater de l\u2019avortement jusqu\u2019à l\u2019intervention pour shystérectomie a été suffisamment longue, et si l\u2019inffiction était suffisamment refroidie?Il peut fort bien exister, au niveau des - tissus, en particulier au niveau des paramètres un microbisme latent qui pourrait se réveiller à l\u2019occasion d\u2019une intervention chirurgicale.A mon avis, la malade est morte de péritonite survenue après L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 perforation d\u2019une plaque de Payer.On peut se poser aussi plusieurs autres questions: Pourquoi la malade a-t-elle fait une fausse couche?Avait-elle une lésion rénale?Avait-elle déjà eu la typhoïde qui aurait pu causer l'avortement?A ce sujet, je me rappelle fort bien une malade qui a fait deux fausses couches avec séro-diagnostics positifs à la paratyphoïde durant la grossesse et négatifs dans l'intervalle.La malade du Dr Magnan était-elle porteuse de bacilles d\u2019Eberth?M.A.BERNIER.Afin d\u2019expliquer l'ulcération et la perforation, je feral remarquer que le volvulus post-opératoire peut amener un infarcissement et des ulcérations des plaques de Payer.M.L.-C.SIMARD.S\u2019il y avait eu typhoïde, on aurait trouvé du bacille typhique dans la culture du pus abdominal.Il n\u2019y avait pas de volvulus dans 'intestin de cette malade ni infarcissement.Macroscopiquement et anatomiquement, on pouvait poser le diagnostic de typhoïde.Cependant.je crois qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une colite ulcéreuse par bacille pyocyanique.M.A.BERTRAND.Les agglutinines se conservent et le séro-diagnostic, même après la mort du patient, est bon.Le bacille pyocyanique peut causer une colite avec ulcération et perforation.M.B.-G.BOURGEOIS.Le Dr Magnan a-t-il enfoui le moignon appendiculaire?S'non.ceci pourrait expliquer la péritonite qui a suivi.M.L.-C.SIMARD.A l\u2019autopsie.Je n\u2019ai rien cons- J\u2019ai que la péritonite ne venait pas des paramètres mais des perforations intestinales.M.J.-U.GARIEPY.Y avait-il des taches rosées lenticulaires?M.J.TREMBLAY.Est-ce la péritonite qui a causé les perforations ou vice versa?M.C.-E.GRIGNON.A-t-on fait un examen anato- mo-pathologique de l\u2019utérus?M.P.-M.RICARD.A-t-on remarqué des signes cliniques pathognomoniques de la perforation tels que douleur subite en coup de po:gnard, baisse de la on aurait peut-être pu taté au moignon appendiculaire.l\u2019impression température.etc.?Si ou.intervenir.M.A.MAGNAN.La cause de la fausse couche résidait dans l\u2019état de l\u2019utérus et du col qui étaient très infectés depuis longtemps; on avait déjà proposé à la malade l\u2019hystérectomie deux ans auparavant.Je crois réellement que\u201c'a malade avait été refroidie suffisamment et que.\u2018son état se serait guère amélioré si on avait attendu plus longtemps.L\u2019hystérectomie n\u2019a pas été faite trop tôt si on se reporte à l'infection puerpérale où on n\u2019hésite pas et où on enlève l\u2019utérus d\u2019emblée pour enlever le foyer d'in- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 1007 RÉTROSPECTIVE Trois décades d'expérience clinique L'emploi d'un mélange de lait de vache, d'eau et d'hydrates de carbone représente la seule méthode d'alimentation infantile qui, d'une façon constante, durant trois décades, a reçu l'approbation générale des pédiatres.Aucun hydrate de carbone employé dans cette méthode d'alimentation infantile ne jouit d'une rétrospective aussi magnifique | et aussi durable en expérience clinique de haute valeur, que Dextri-Maltose.DEXTRI-MALTOSE No 1 (avec 2% de chlorure de sodium) pour bébés normaux.DEXTRI-MALTOSE No 2 (ordinaire, sans sel) permet au médecin de modifier le sel.DEXTRI-MALTOSE No 3 (avec 3% de bicarbonate de potassium) pour bébés constipés.Ces produits sont hypo-allergiques DEXTRI-MALTOSE Veuillez inclure votre carte professionnelle lorsque vous demandez des échantillons de produits de Mead Johnson afin de coopérer à empêcher leur destination à des personnes non autorisées à les recevoir.Mead Johnson & Company of Canada Limited, Belleville, Ontario. 1008 fection.Je n\u2019ai pas remarqué de lésion au cæcum, mais l\u2019appendicectomie a été laborieuse.Toutefois après 6 jours, le tube de drainage ne donnait plus, et comme il n\u2019y a pas eu de signes cliniques apparents de perforation, je n\u2019ai pas jugé opportun d\u2019intervenir de nouveau.Le Secrétaire des Assemblées Scientifiques, Armand GRATTON, + + REUNIONS SCIENTIFIQUES DU BUREAU MEDICAL DE L'HOPITAL DE L'ENFANT-JESUS Séance du 19 avril 1940 La maigreur hypophysaire H.LALIBERTE et J.-P.POULIOT Ce travail sera publié in extenso.Un cas d'hématurie rebelle H.LALIBERTE et M.VACHON Le Dr Vachon signale qu\u2019il existe des pseudo- hématuries v.g.médicamenteuses, et des hématuries vraies.Après une longue étude clinique où L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 tour à tour diagnostics d\u2019hématuries par calculs, cancer, tuberculose, hémophilie sont envisagés, les auteurs arrivent à porter le diagnostic de néphrite hématurique.Le traitement médical n\u2019ayant apporté aucune amélioration, la patiente est dirigée vers la clinique où l\u2019on tentera la décapsulation rénale.Le Secrétaire, W.Le BLOND.\u2014 Séance du 11 mai Actinomycose cutanée M.BEAUDRY Observation d\u2019un homme âgé de 39 ans porteur d\u2019un plastron induré intéressant la figure, la joue, et le cou du côté droit.Guérison en cinq semaines par le traitement à l\u2019iode.Le diagnostic des infections typhiques W.LEBLOND Révision des différentes méthodes de diagnostic anciennes et modernes, notamment celle qui utilise des antigènes statulisés.Le Secrétaire-adjoint, De la Broquerie FORTIER._ .ADSI.ATID ess nes\u2019 + > L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, septembre 1940 1009 DOCTEUR \u2014 jo les vitamines À et D sous forme de produits appropriés à vos besoins Petite dose et grande efficacité.Économie Q.E.D.pour vos patients Dose d\u2019une cuillerée à thé \u2014 L'huile de foie de morue N.N.R.de Squibb (ordinaire ou aromatisée à la menthe) est si riche qu\u2019une cuillerée à thé fournit une dose quotidienne de 6,600 U.l.de vitamine À et 960 U.l.de vitamine D.Une provision de soixante-douze jours (12 onces) coûte seulement un dollar à votre patient.\u2014 L'huile de foie de morue 10D de Squibb est indiquée lorsqu\u2019il y a carence de vitamine D.Dose 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préparation et d\u2019emballage de Squibb.Pour les échantillons, écrivez à 36 Caledoma Road, Toronto.E-R:SQUIBB & SONS OF CANADA, Ltd.Fabricants de produits chimiques pour le corps médical depuis 1858.I NOUVELLES JOURNEES MEDICALES A L'OCCASION DU 40ème ANNIVERSAIRE DE LA SOCIETE MEDICALE DE MONTREAL les 9, 10, 11 et 12 octobre 1940 Sous la présidence d\u2019honneur de l\u2019Honorable HENr: GroULx Programme général Mercredi, 9 octobre Hôpital Notre-Dame 30.\u2014 Inscription.Visite des différents services de l\u2019hôpital.Exhibits scientifiques.30.\u2014 Séance clinique à l\u2019amphithéâtre.30.\u2014 Conférence sur un sujet d\u2019intérét général pour la profession médicale.30.\u2014 Buffet froid offert gracieusement par le Bureau d\u2019Administration de l\u2019hôpital Notre-Dame (Pavillon des Gardes-Malades), aux médecins régulièrement inscrits.8h.12 h.Jeudi, 10 octobre Hôtel-Dieu 30.\u2014 Inscription.Visite des différents services de l\u2019hôpital.Exhibits scientifiques.30.\u2014 Séance clinique à l\u2019amphithéâtre.30.\u2014 Conférence sur un sujet d\u2019intérêt général pour la profession médicale.30.\u2014 Buffet.froid offert gracieusement par les Religieuses de l\u2019Hôtel- Dieu, aux médecins régulièrement inscrits.8 h.12 h.Vendredi, 11 octobre Hôpital de la Miséricorde 30.\u2014 Inscription.Visite des différents services de l\u2019hôpital.Exhibits scientifiques.30.\u2014 Séance clinique à l\u2019amphithéâtre.8 h.9 h.11 h.30.\u2014 Conférence sur un sujet d'intérêt général pour la profession médicale.12 h.30.\u2014 Buffet froid offert gracieusement offert par les Religieuses de la Miséricorde, aux médecins régulièrement inscrits.7 h.30.\u2014 Banquet conjoint de la Société Médicale de Montréal et de la Montreal Medico-Chirurgical Society.Samedi, 12 octobre Hôpital du Sacré-Cœur 8 h.30.\u2014 Inscription.Visite des différents services de l\u2019hôpital.Exhibits scientifiques.9 h.30.\u2014 Séance clinique à l\u2019amphithéâtre.11 h.30.\u2014 Conférence sur un sujet d\u2019intérêt général pour la profession médicale.12 h.30.\u2014 Buffet froid offert grac\u2018eusement par les Religieuses de.la Providence, aux médecins régulièrement inscrits.Renseignements: Les « Journées Médicales » sont organisées pour célébrer le 40e anniversaire de la fondation de la Société Médicale de Montréal.Elles auront lieu, par suite d\u2019une entente avec nos collègues de langue angla\u2018se.en méme temps que le Congrés Annuel de la Montreal Medico-Chirurgical Society.L'inscription aux «Journées Méd'ea'es » est gratuite pour les membres de la Société Médicale et leurs invités: elle donne droit au Programme-Souvenir et à un insigne.Le Secrétaire-Trésorier Général.Paul LETONDAI.Le Président, Oscar MERCIER. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 1011 a marque d'origine de la \u201cSullapyridine 7 e PNEUMOCOCCIES e GONOCOCCIES : © MÉNINGOCOCCIES 4 Les Laboratoires Poulenc Frères furent les premiers à offrir aux médecins canadiens la SULFAPYRIDINE sous le nom déposé de \u201cDAGENAN\u201d.L'accueil spontané et les résultats cliniques qui ont suivi l\u2019avènement de ce médicament ont prouvé d\u2019une façon non équivoque la supériorité thérapeutique et la 100 COMPRESSED TABLETS Each 7 A grains - 2-sulphendyi-omin (Sulfopyrion LEER Sup mms ma = cu mu ete mA mm A 2 riad Ll EE ES 27e 17 ae @ \u201cBa C 00 am tr vu 000 220 Grew.are 2-3 0lphenilyl.ommepyé ii Someone qualité de fabrication de ce produit.4 ERAPY OF fe CHIMIOTH ; .ys Necsrecnons 7 anti-A MM.les médecins en spécifiant DAGE- NAN sur leurs ordonnances seront toujours assurés de prescrire un produit d\u2019une grande pureté et d\u2019une posologie précise.PRÉSENTATION: Tube de 20 comprimés et Flacon de 100 comprimés.Lasoratomes POULENC FRÈRES Du CANADA, Ltée 204, Place Youville - - Montréal. 1012 LE MINISTERE DE LA SANTE ET L'HYGIENE INDUSTRIELLE Le personnel de la division de l\u2019Hygiène industrielle au Ministère de la Santé, en coopération étroite avec le Ministère du Travail et le Ministère des Mines, s\u2019est efforcé depuis le début de ses activités d\u2019aider les industriels de ses conseils et de ses suggestions afin de les mettre en mesure de protéger efficacement la santé de leurs ouvriers contre les dangers auxquels ceux-ci sont exposés durant le cours de leur travail.Les poussières constituent l\u2019un de ces dangers.On sait que certaines poussières sont très dangereuses à respirer; d\u2019autres le sont beaucoup moins.Mais, en principe, toute poussière, si elle est respirée en trop grande quantité est susceptible de provoquer l\u2019une quelconque des maladies des voies respiratoires ou d\u2019aggraver ces maladies si elles existent déjà.Le contact de la peau avec certaines poussières peut aussi donner naissance à des éruptions très ennuyeuses pour l\u2019ouvrier.Certaines poussières enfin peuvent provoquer des empoisonnements aigus ou chroniques très graves.{ De tous les problèmes d'hygiène industrielle existant dans la province celui des poussières est probablement le plus important; le nombre d\u2019industries qu\u2019on y rencontre et où l\u2019on utilise des procédés qui chargent l\u2019atmosphère de poussière en plus ou moins grande quantité est en effet assez considérable.Comme c\u2019est la poussière invisible, c\u2019est-à-dire, celle qui est composée de particules extrêmement petites, qui est souvent la plus dangereuse, une étude technique approfondie des locaux de travail doit être faite afin de pouvoir déterminer le degré du danger auquel l\u2019ouvrier est exposé et afin d\u2019établir les mesures de protection qu\u2019il convient de prendre.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 Le personnel de la Division de l\u2019Hygiène industrielle a complété un nombre substantiel de ces études dans divers établissements et les recommandations nécessaires ont été faites pour le plus grand intérêt de l\u2019ouvrier et de l\u2019industriel.Nous devons ajouter que la très grande majorité des industriels nous ont accordé jusqu\u2019à présent leur entière coopération, dans ce travail de médecine préventive.NOMINATIONS AU MINISTERE DE LA SANTE Le docteur Jean-Charles Beaudet a été nommé secrétaire et assistant du docteur Jean Grégoire sous-ministre de la Santé.Les docteurs Antonio Bossinotte et Bruno Lahaye ont été respectivement promus aux postes de chef de là division de l\u2019Assistance publique et chef de la division des unités sanitaires.Nos trois collègues étaient attachés au ministère de la Santé avant leur récente nomination et étaient diplomés en hygiène publique de l\u2019Université de Toronto.BOURSES D'ETUDE ACCORDEES AUX ETUDIANTS EN MEDECINE DE L'UNIVERSITE DE MONTREAL Le Gouvernement provincial vient d\u2019accorder des bourses d\u2019études à un certain nombre d\u2019étudiants de nos universités.A la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal les étudiants dont les noms suivent ont été les heureux bénéficiaires: Charles Dominique, Edouard Gagnon, Robert Genest, René Gagnon, Robert Robitaille. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 | 1013 \u2014 AVIS e Schering Corporation Ltd.est heureuse d\u2019annoncer qu\u2019elle dispose maintenant de moyens beaucoup plus considérables qui lui permettront de rendre de plus précieux services au corps médicale D\u2019ici quelques mois, nous serons en mesure de mettre sur le marché plusieurs nouvelles hormones de la plus haute importance.Leur pureté et leur activité iront de pair avec celles des autres préparations hormonales de Schering, telles que le PROGYNON-B, le PROGYNON-DH et 'ORETON.Et comme tous nos produits, ces hormones seront fabriquées par des spécialistes canadiens et américains dans des laboratoires canadiens et américains \u2014 car Schering Corporation Ltd.est entièrement canadienne et américaine.e En plus de fournir des fonds et des produits pour des travaux indépendants dans les universités et les hôpitaux conn- diens, comme nous Uavons fait dans le passé, nous développons nos propres moyens de recherches.D\u2019ici peu le Service de Recherches Médicales Schering mettra à la disposition du corps médical une série de monographies concises et authentiques se rapportant à divers aspects pratiques de l\u2019endocrinologie.e Pour vous assurer des produits de tout repos, spécifiez toujours le nom Schering.JER, to Zz SCHERING CORPORATION § \u201c85°F LIMITED - MONTREAL REVUE DES LIVRES La maladie hypertensive.A.DUMAS.Volume de 132 pages.Masson et Cie, Paris.La maladie hypertensive comprend une affection du système artériel tout entier dont l\u2019hypertension constitue le symptôme majeur.Débutant par un état d\u2019hypertonie, cette affection évolue secondairement vers la sclérose artérielle qui pénètre par la voie vaseu- laire les différents organes, à des degrés divers, et y crée des lésions infarctoïdes plus ou moins accentuées.Elle comporte trois phases successives d\u2019évolution: une phase précoce d\u2019hypertension solitaire d\u2019apparence purement fonctionnelle, une phase d\u2019état où Ilcs symptômes organiques s\u2019agrègent successivement au niveau du rein d\u2019abord, au niveau du cœur ensuite avec retentissement possible sur les autres viscères; une troisième phase enfin ou phase de déclin ou phase d\u2019involution tensionnelle.Au point de vue étiologique, la maladie hypertensive entre dans le cadre des maladies de la nutrition.L'auteur donne ensuite la description eli- nique de l\u2019hypertension solitaire, de la phase organique, de la phase d\u2019involution.Les complications et accidents de ces trois stades sont minutieusement décrits et classifiés.Au point de vue clinique, il existe une forme à évolution rapide, connue sous le nom d\u2019hypertension maligne, une forme périphérique a manifestations principalement artérielles, une forme cardiaque dans laquelle le cœur se montre précocement en jeu, une forme rénale, enfin une forme d\u2019hypertension solitaire indéfiniment prolongée.Des considérations intéressantes sur la pathogénie, l\u2019anatomie pathologique, la physiologie pathologique font suite et s\u2019inspirent des acquisitions les plus récentes de la clinique et du domaine expérimental.L'auteur donne dans la dernière partie de son travail d\u2019excellentes données thérapeutiques.Le traitement diffère aux différentes périodes évolutives: 1) Médications spécifiques: a) extraits pancréatiques (insuline, angioxyl); b) extraits hépatiques.2) Médications étiologiques: alcalins, cholagogues, diurétiques, régimes appropriés.3) Médications pathogéniques: a) vaso-dilatateurs: iodures, nitrites, acétylcholine, diathermie, bains carbo-gazeux, irradiation des surrénales.L\u2019auteur pose ensuite la question suivante si d\u2019actualité: Quels sont les cas justifiables d\u2019intervention chirurgicale?Il élimine d\u2019abord certains types hyperten- sifs qui ne correspondent pas du tout à la maladie hypertensive et qui peuvent être sûrement améliorés par la chirurgie.Etats hypertensifs d\u2019origine thyroïdienne, sans qu\u2019il s\u2019agisse de goitre exophtalmique proprement dit, thyroïdectomie; d\u2019autres, d\u2019origine rénale, par néphrite confirmée, décapsulation du rein associée ou non à l\u2019énervation du rein; états hypertensifs paroxystiques dus à des hyper- néphromes, surrénalectomie.Les interventions chirurgicales dans la maladie hypertensive vraie ne seraient pas aussi heureuses, d\u2019après l\u2019auteur.Il considère la surrénalectomie comme l\u2019opération de choix.La section des splanchniques ne suffit pas, ajoute-t-il, à paralyser l\u2019activité de la surrénale et, par ailleurs, les effets de l\u2019extirpation du sympathique lombaire ne sont pas encore parfaitement connus et Leriche lui-même admet que là encore il existe des fonctions biologiques d\u2019un ordre particulier que nous ne commençons qu\u2019à peine à concevoir.En somme voici un livre où sont traités à fond tous les problèmes de cette question de l\u2019hypertension essentielle.Il est d\u2019un intérêt très grand non seulement pour l\u2019étudiant, mais pour le praticien, et le chirurgien qui s\u2019intéresse à la chirurgie de l\u2019hypertension.Mercier FAUTEUX.an L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN AM.L.F.AN.\u2014 Montréal, septembre 1940 1015 Aux Congressistes : J surs heureux de la mutee chemmn Li Libraire Beau de succe?meilleurs voeux set d\u2019of mit ux directeur?au bres d aux mem Langue decin3 de ond Association ) Améngue Française vi: Longe à l\u2019occaston JERAIRIE BEAUCHEMIN LIMITÉE \u2014 430, RUE SAINT-GABRIEL, MONTRÉAL \u2014 TÉL.: LANCASTER 4236* 1016 Clinical Rœntgenology of the Alimentary Tract.Far Jacob BUCKSTEIN.W.S.Saunders Co., 1940 Ce livre, de conceptions nouvelles, n\u2019a pas comme but de servir d\u2019atlas radiologique en gastro-entérologie, mais plutôt de permettre un diagnostic radiologique en rapport avec un diagnostic clinique.En même temps, et à la suite de l\u2019histoire élinique l\u2019A.présente l\u2019étude étiologique et anatomo-pathologique des diverses lésions du tube digestif susceptibles d\u2019illustrer plus clairement les radiographies.On y a de plus tenté d\u2019établir les relations existant entre les modifications pathologiques trouvées à l\u2019opération ou à l\u2019autopsie et les perturbations similaires aperçues radiologiquement.L\u2019A.a suivi dans l\u2019ordre des chapitres les étapes d\u2019un repas passant successivement de l\u2019œsophage dans l\u2019estomac, le duodénum, l\u2019intestin grêle et les côlons et a terminé par une étude des hernies et éventrations du diaphragme, des maladies de la vésicule et des canaux biliaires, puis la radiographie de la rate, du foie et du pancréas.Au début de chaque chapitre, dans un déroulement systématique apparaissent avant la description pathologique tous les aspects normaux de l\u2019organe étudié.On peut se rendre compte de l\u2019étendue de ce travail par l\u2019étude consacrée à l\u2019æœsophage par exemple: qui comprend 74 pages et envisage les aspects suivants: 1 \u2014 l\u2019æsophage normal 2 \u2014 les anomalies congénitales de l\u2019œsophage soit: a) anomalies de positions ment) b) anomalies de formation (atrésie) c) malformations congénitales (rétrécissement de l\u2019æsophage) 3 \u2014 déplacement et compression de l\u2019œso- phage par des lésions extra-cesopha- giennes.4 \u2014 diverticules de l\u2019æsophage (de traction de pulsion transitoire, congénitale, épi- phrénique) 5 \u2014 cardiospasme (déplace- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 6 \u2014 tumeurs bénignes de l\u2019œsophage 7 \u2014 lésions malignes de l\u2019æsophage 8 \u2014 corps étrangers de l\u2019æsophage 9 \u2014 varices œsophagiennes 10 \u2014 ulcères de l\u2019æsophage 11 \u2014 œsophagites 12 \u2014 syphilis de l\u2019æsophage 13\u2014 estomac thoracique (œsophage court, congénital).Il y a là des revues (toujours avec bibliographies d\u2019auteurs, où tous les pays sont représentés impartialement) de l\u2019estomac normal, des gastrites chroniques, de l\u2019hypertrophie du pylore, où l\u2019étiologie est d\u2019abord vivement passée en revue, où plusieurs histoires cliniques sont citées jusqu\u2019aux suites opératoires ou jusqu\u2019à.l\u2019autopsie.sans doute, l\u2019ulcère gastrique et duodénal et les diverticules de l\u2019estomac et les tumeurs bénignes ou malignes, la syphilis comme la tuberculose gastriques y reçoivent une analyse critique mais plus intéressante, parce que nouveaux sont les problèmes de l\u2019estomac postopératoires, de l\u2019aspect radiographique de ses complications, tel l\u2019ulcère jéjunal, l\u2019aspect des ulcères en voie de cicatrisation, l\u2019aspect de l\u2019estomac après pyloroplastie, après perforation avec résections en V ou plus larges.On y trouve 100 pages sur le duodénum, plus loin près de 60 sur l\u2019intestin grêle.Ceci est remarquable.On s\u2019est tellement habitués à n\u2019envisager que l\u2019estomac, le duodénum, le gros intestin en négligeant l\u2019intestin grêle! Il en est de même des côlons.L\u2019A.s\u2019est aussi efforcé de dépouiller les titres et les sous-titres de ces chapitres des noms propres attachés à une multitude de maladies et qui manquent de tout sens descriptif.C\u2019est en lisant le texte et c\u2019est au cours de la description d\u2019un syndrome particulier qu\u2019une note dans le texte ou en marge, identifie ce syndrome et rendra justice au mérite.Le texte lui-même n\u2019est pas encombré.Ce livre à notre avis peut intéresser autant le praticien que le spécialiste, et c\u2019est à ce titre que nous le recommandons.Jean LeSAGE.f/ L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 1017 Po Doe: One tablet tue «the ; Say \u2018as dadicated.C.T.No 691 Chaque comprimé contient: Théobromine .5 grains + Neurobarb E.B.S.Y= grain Bicarbonate de soude 5 grains Les ingrédients contenus dans le « Theobarb» E.B.S.ayant une action antispasmodique et sédative, agissent simultanément pour soulager le spasme.Le soulagement qui suit son administration améliore considérablement l\u2019état d\u2019esprit du malade et lui procure une sensation de bien- être physique.INDICATIONS: Angor pectoris, artériosclérose, affections cardio- vasculaires, troubles nerveux de la ménopause, épilepsie, hypertension et aussi comme antispasmodique et sédatif.On peut aussi se le procurer avec 44 de grain de « Neurobarb » sous le nom de C.T.No 691 A «Theobarb » faible Littérature et échantillons sur demande.+ « Neurobarb » est le nom déposé pour « Phenobarbital ».THE E.B.SHUTTLEWORTH CHEMICAL CO.LIMITED TORONTO @* dite MANUFACTURING CHEMISTS FX a LL) SUR VOS ORDONNANCES, SPECIFIEZ E.B.3. 1018 Les maladies du tube digestif et de ses annexes.J.TRABAUD et |.R.TRABAUD.Vigot Frères, éditeurs, Paris 1940.Ce volume à petit format fait partie de la série «Le Guide Thérapeutique du Médecin Praticien ».Il ne faut pas y chercher un traité, mais plutôt un formulaire qui permet au praticien de revoir en un coup d\u2019œil rapide, et de le consulter sur les problèmes de la gastro- entérologie.Sous chaque rubrique, il y a un rappel clinique, très succinct, suivi de quelques données sur l'hygiène générale et le traitement étiologique.Le traitement médicamenteux y occupe une large part, comprenant plusieurs formules à l\u2019ordre du jour: quelques formules magistrales complétées par une liste de produits pharmaceutiques à la mode.Les indications thérapeutiques plus spécialisées, i.e., la chimiothérapie, psychothérapie et crénothérapie, sont incluses pour compléter toute la gamme possible dans le traitement des digestifs.Notons que ce volume n\u2019a aucune prétention.Il faut le considérer comme le « vade-mecum » du praticien achalandé et qui y trouve un formulaire pour des indications courantes des malaises digestifs.L'\u2019interne affecté au service de gastro-entéro- logie y puisera des données succinctes et précises qui l\u2019aideront à l\u2019initier à une thérapeutique toute spéciale du tube digestif.Pour le gastro-entérologue, ce volume ne sera qu\u2019un petit formulaire.troubles Antonio CANTERO.ee + Les annales médico-chirurgicales de l'hôpital Sainte-Justine, tome 3, No 3, mai 1940.La livraison de 1940 des « Annales de Sain- te-Justine » vient d\u2019être publié: et livrée au public médical.Comme par les années passées, cette initiative a été inaugurée en 1938, l\u2019édition actuelle démontre l\u2019effort constant que font les médecins de cette institution hospitalière dans le domaine scientifique.Chaque édition fait preuve d\u2019un progrès sur les pré- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 cédentes et manifeste d\u2019une intention réfléchie à réaliser une publication instructive, intéressante, d\u2019une portée pratique en même temps que doctrinale.La livraison de cette année est plus volumineuse, les travaux présentent une riche iconographie qui aide à la compréhension du texte et à la démonstration des auteurs.La qualité des sujets traités, la valeur intrinsèque des travaux et leur composition par le fond et la forme font que les « Annales Médico-Chirurgicales » de cette année constituent une publication sérieuse et utile.Soulignons que parmi les travaux se trouve un historique de l\u2019hôpital Sainte-Justine et une description détaillée de son organisation médicale, effectués par le docteur W.Major, qui aideront à faire connaître l\u2019institution et à montrer comment une ferme résolution et un désir constant de créer une œuvre durable et nécessaire dont nous pouvons être fiers, ont réussi à atteindre entièrement le but proposé.Voici la table des matières du présent volume: Première section Mégacôlon (par le docteur René Benoît) - p.7 Présentation d\u2019un cas de corps étranger endobronchi- que qui a produit à lui seul, en moins de cinq jours, les trois grands jeux de soupape pouvant entraîner l\u2019obstruct'on partielle ou complète des bronches (par !e docteur Maurice Bonnier) .p.13 Le diagnostic de la néphrose lipoïdique et le laboratoire (par le docteur N.-R.Boulliane) .p.25 Un cas de sodoku traité par pyrétothérapie (par le docteur Ernest Cabana) .- p.30 Résultats éloignés de l\u2019ostéomyélite chronique des enfants (par le docteur Edmond Dubé) .p.35 La vulnérabilité de l'articulation coxo-fémorale de l'enfant (par le docteur J.-C.Favreau) .p.53 Etude radiologique de la mastoïde chez l'enfant (par le docteur L-A.Gagnier, jr) - - p.55 Oto-mastoïdite du nourrisson (par le docteur Jean Lapointe) 22 © .p.7l L'électrocardiograph'e chez l'enfant (par le Cocteur Antonio Léveillé) .- p.96 Cancer primitif du foie chez un enfant de trois ans (par le docteur Paul Martin) - p.115 L'hydrocéphalie (par le docteur Jean Saucier) p.129 Un cas de rhubdomyosarcome de la langue ( par le docteur Emile Thomas) - p.135 LES ALIMENTS AE YOMOGENIZED (EXTRACELLULAR) POUR BEBES | ajoutent de précieuxfacteurs (2 Ki-anémiques au régime lacté essais cliniques et de laboratoire indiquent que les mes et Fruits homogénéisés Libby's contiennent Un cer- nombre des facteurs anti-anémiques nécessaires pour à protéger les jeunes bébés contre l\u2019anémie qui résulte 1 sous-alimentation.use de la teneur en vitamines et sels minéraux des , eae ae .a .Pr ., d\u2019homogénéisation.Les fibres grossiéres qui restent dans les mes et Fruits homogénéisés Libby's, beaucoup de ., : , ; ; .purées \u2014 et qui sont aptes a causer des troubles digestifs \u2014 tres peuvent maintenant les considérer comme un \u2019 .Jo, ., , , LL 2 sont réduites en particules minuscules non irritantes.Les ément précieux au régime lacté des bébés.Ye .I.; cellules nutritives, laissées entières dans les purées, sont brisées par l'homogénéisation et la nourriture qui y est contenue est répartie uniformément et exposée aux enzymes digestifs des bébés.ours de ces essais, des bébés de six semaines ont très digéré des Légumes et des Fruits homogénéisés.Les ttes rendus de ces essais cliniques et de laboratoire uent aussi que les Aliments homogénéisés Libby\u2019s pour s étaient digérés plus facilement, plus vite et avec s d\u2019effort qu'il n\u2019en fallait pour digérer les purées pré- is chez soi ou achetées.ECHANTILLONS GRATUITS La maison Libby\u2019s se fait toujours un plaisir d\u2019envoyer des échantillons, à titre gracieux, aux médecins qui en font la demande par écrit.ALIMENTS ÉQUILIBRES POUR BÉBES : Grâce à ces combinaisons de céréales, soupes, fruits et légumes homogénéisés, le Médecin peut facilement prescrire une variété d'aliments solides pour les bébés.légumes et les fruits préparés par Libby's sont d'abord s au passe-purée, puis subissent un procédé exclusif s, betteraves, herges - com- régime lacté t un supplé- : fer et de C.ipe \u2014 légu- is, foies de ge, avec to- rarottes, cé- un soupçon , frais pour u goût.Sour- tante de Vi- A, riche en anti-anémi- Citrouille, tomates, haricots verts.Source de Vitamine A: fournit aussi du fer.Soupe maigre \u2014 légumes, farine de soya et d\u2019orge.La farine de soya est une excellente source de protéines.Pois, carottes, épinards \u2014 un mélange d\u2019'éléments nutritifs qui fournit de la Vitamine À et du fer.Bananes, pom mes, abricots \u2014 fournit des hydrates de carbone facilement digestibles, et excite l\u2019appétit.Céréale \u2014 lait us évaporé, blé complet, farine de soya \u2014 cuite dans du lait, cette céréale fournit une bonne quantité de chaux et e phosphore \u2014 très énergétique.9 Pois, épinards, \" haricots verts \u2014 une combinaison de légumes verts.Et, de plus, trois légumes seuls spécialement homogénéisés Pruneaux, jus ® d\u2019ananas, jus de citron \u2014 aide à encourager I\u2019évacuation normale.1 Tomates, ca- ® rottes, pois \u2014une délicieuse combinaison d\u2019ingrédients convenables.CAROTTES - POIS - ÉPINARDS Faits au Canada par D, McNEILL & LIBBY OF CANADA LIMITED, CHATHAM, ONT. 1020 Les prolapsus du rectum (par le docteur Em'l'en Vigeant) - p.141 Deuxième section L\u2019abcés de Brodie (par le docteur P.-P.Cousineau) .ce.-p.145 Pronostic de l\u2019otite, son traitement (par le docteur R.Destroismaisons) .p.155 Un cas d\u2019hémopneumothorax traumatique (rar le docteur Marius Dubeau) .p.181 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 Sang placentaire et transfusion (par le docteur R.Labrecque) Cp.192° Troisième section L'hôpital Sainte-Justine (par le docteur Willie Major) PE 4881111 p.198 Rapport médical de l'hôpital pour 1939 .p.222 Programme des séances d\u2019étude de l'année .p.225 R.A.NECROLOGIE + + LE DOCTEUR ALPHONSE LAGACE Le docteur Alphonse Lagacé est décédé à Franklin (N.H.) le 26 juillet, à l\u2019âge de 58 ans.Le défunt était né à Saint-Hyacinthe mais habitait les Etats-Unis depuis l\u2019âge de 8 ans.Il avait cependant fait ses études médicales à l\u2019Université Laval de Montréal où il fut reçu médecin en 1909.Après un an d\u2019internat à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, il s\u2019installa à Franklin.Le docteur Lagacé était un vétéran de la guerre de 1914-18 et un citoyen éminent de Franklin, y ayant exercé les fonctions de premier magistrat de 1934 à 1937.Il était en plus, membre de nombreuses sociétés catholiques des Etats-Unis.LE DOCTEUR RENE PLAMONDON Le docteur René Plamondon est décédé le 21 août, à l\u2019âge de 55 ans.Le défunt pratiquait la médecine à Québec.Nous offrons nos condoléances au docteur Albert Paquet, de Québec, beau-frère du disparu. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 1021 Avortement habituel et menace d'un avortement \u2018L\u2019usage de la progestine dans les avortements habituels ou chez les femmes menacées d\u2019un avortement spontané constitue une thérapeutique logique et de valeur.Nous avons traité 41 de ces cas par l\u2019hormone du corps jaune dont 34 avec succès.\u2019 Falls, F.H, Lackner, J.E., et Krohn, Leon; J.A.M.À.106: 271, 25 janvier 1936.Plusieurs autres cliniciens sur ce continent et en Europe ont aussi démontré le mérite de la progestérone comme traitement préventif de l\u2019avortement.yr PROGESTERONE - :.et stable de l\u2019hormone du corps jaune en solution huileuse stérile; présenté en deux teneurs pour injections intramusculaires.No 476 \u2014 1 mg.(1 unité int.) par c.c.} Boîtes de 4 et 10 ampoules d'un c.c.No 477 \u2014 5 mg.(5 unités int.) par c.c.La progestérone est aussi indiquée dans la métropathie hémorragique, l'aménorrhée et pour soulager les tranchées utérines.AYERST, McKENNA & HARRISON LIMITÉE Biologistes et Pharmaciens MONTRÉAL CANADA LE FILM RADIOGRAPHIQUE DE SÉCURITÉ «DUPONT», Rapidité extrême - Absence totale de voile Sa VASTE LATITUDE EVITE toute REPETITION Vendu par l'intermédiaire des principaux marchands d'appareils radiographiques d'un océan à l'autre Représentants canadiens : CANADIAN INDUSTRIES LIMITED RL rer Division de la Plastique LIMITED Montréal - - - Qué. BIBLIOGR A PHIE Le traitement actuel de la tuberculose pulmonaire.Par P.WEILLER, assistant à l'hôpital Beaujon et S.KATZ, assistant libre de l'hôpital Beaujon.Préfacé par le docteur Louis RAMOND, médecin de l'hôpital Laénnec.In 8° de XII \u2014 234 pages, 44 radiographies, 13 figures 1939, 90 fr.Vigot Frères, éditeurs, 23, rue de l'Ecole de Médecine, Paris-6e.La thérapeutique de la tuberculose pulmonaire qui, il n\u2019y a pas si longtemps encore, se résumait dans la vieille et classique formule opium et mentiri, a subi depuis une quarantaine d\u2019années une transformation radicale.Certes, la panacée définitive, le traitement réellement et pleinement spécifique restent a trouver.Mais que de changements apportés dans la précision et la précocité du diagnostic, dans la discussion raisonnée du pronostic, dans la routine et l\u2019électisme de la thérapeutique! Et que de guérisons enregistrées qui, il y a un demi-siècle, n\u2019eussent pu être envisagées ! Depuis la mise au point de la cure hygié- no-diététique jusqu\u2019à la véritable révolution qu\u2019a apportée la pratique du pneumothorax artificiel et de la collapsothérapie chirurgicale, en passant par la chimiothérapie et les médications biologiques que de progrès accomplis! Mais aussi que de discussions soulevées, \u2014 et qui ne sont pas épuisées à l\u2019heure actuelle, \u2014 entre partisans obstinés de l\u2019abstentionnisme ou du simple traitement symptomatique et les thuriféraires résolus du traitement dynamique! | Submergés par la parution d\u2019articles, de travaux et de rapports parfois disparates et souvent contradictoires, les praticiens débutants ou chevronnés ont bien de la peine à se faire une idée exacte de la question.; C\u2019est pour tenter de remédier à cet état de choses que deux phtisiologues, MM.P.Weiller et S.Katz, tous deux assistants du service de Phtisiologie de l'hôpital Beaujon, ont écrit ce livre.Destiné avant tout au praticien, écrit dans le seul but de l\u2019éclairer et de le servir, ce précis d\u2019un format très maniable, imprimé et présenté avec goût, orné de nombreuses figures et reproductions de radiographies, est précédé d\u2019une préface que le docteur Louis Ramond, médecin de l'hôpital Laénnec, \u2014 dont le nom et les œuvres sont bien connus et appréciés des praticiens, \u2014 a bien voulu rédiger pour cet ouvrage.Avant d\u2019aborder le traitement proprement dit, les auteurs passent en revue les éléments nécessaires à l\u2019établissement d\u2019un bon diagnostic, puis les diverses formes de tuberculose pulmonaire envisagées sous l\u2019angle de leur traitement et enfin les bases de l\u2019élaboration d\u2019un pronostic logique.Des chapitres particulièrement fouillés, mais très clair, sont consacrés à la psychothérapie, à la cure diététo-hygiénique et sanatoriale, au pneumothorax artificiel, aux méthodes chirurgicales, à la chimio-bio- et physiothérapie.Tous les incidents ou accidents, toutes les complications pouvant survenir chez un tuberculeux sont abordés, quel que soit le mode de traitement qui ait été prescrit au malade, et leur thérapeutique est exposée, qu\u2019un formulaire détaillé complète heureusement.La tuberculose de la plèvre, le pneumothorax tuberculeux, la tuberculose de l\u2019enfance et celle du vieillard font l\u2019objet de paragraphes spéciaux.Le traitement des diverses autres localisations tuberculeuses (bacilloses laryngée, intestinale, méningée, péritonéale, ostéo-articu- laire, uro-génitale, oculaire, articulaire, rhumatisme tuberculeux) est exposé dans un chapitre où les auteurs s\u2019emploient à combiner les thérapeutiques propres à la seule tuberculose pulmonaire et celles qui relèvent des autres localisations.Un certain nombre de pages sont consacrées à l\u2019étude des diathèses et affections venant JO al L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 BIBLIOGRAPHIE (Suite et fin) compliquer la phtisie: diabète, syphilis, cardiopathies, asthme, grossesse, \u2014 cette dernière question ayant soulevé et soulevant encore de nombreuses discussions.Le praticien trouvera d\u2019autre part des réponses, agrémentées parfois d\u2019une pointe d\u2019humour, à différentes questions que lui posent souvent les tuberculeux: mariage, relations sexuelles, tabac, alcool, professions et métiers.Le livre se termine par un chapitre sur la guérison de la tuberculose et par une mise au point de la lutte contre ce fléau avec tous les problèmes sociaux qu\u2019elle comporte.Sur ce véritable manuel, sur ce vade-mecum du praticien, le Docteur L.Raymond a écrit ces lignes, que nous extrayons de sa préface: « Le livre de MM.P.Weiller et S.Katz est écrit dans un style élégant et simple, sur le ton d\u2019une conversation entre les auteurs et le lecteur.Celui-ci a l'impression de recevoir directement un conseil d\u2019un phtisiologue consultant, conseil qui lui est donné d\u2019une manière si persuasive qu\u2019il ne peut pas ne pas être convaincu, en l\u2019écoutant, qu\u2019il va appliquer à un malade le traitement le mieux approprié.» Et voici sa conclusion: « Cet ouvrage de très grand mérite, à la fois très complet et très précis, en mettant à la portée de tous les médecins non spécialisés les méthodes actuelles de traitement de cette maladie, doit permettre d\u2019en généraliser l'emploi.Ainsi se réalisera l\u2019intention de ses auteurs; contribuer à abaisser la morbidité et la mortalité de la tuberculose encore malheureusement trop dévastatrice.» 1023 ALL-BRAN de KELLOGG céréale laxatif est recommandé avec confiance pour les cas de constipation dus au manque de \u2018volume\u2019 dans l'alimentation Fabriqué au Canada par Kellogg [LAAN FLAVORED WITH MALT SUGAR AND SALT DUE TO DIET DEFICIENCY OF \"BULK\" KELLOGG COMPANY OF CANADA LTD LONDON,ON 1024 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULIETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 | NI TROP SÈCHES NI TROP LIQUIDES Ps © nr p50 Afin d\u2019établir un état normal du contenu fécal \u2014 une différence HEMTEL 44 OAK Tate.TE XGSHS entre les deux extrêmes \u2014 les selles durcies de la constipation | et les selles fragmentées semi-liquides de la diarrhée, nous présentons MUCILOSE Une demi-cellulose (gomme végétale) extraite par un procédé spécial du \u2018\u2018Plantago lœflingii\u201d\u2019, qu: aide à contrôler l\u2019équilibre de l\u2019eau.Mucilose apporte un soulagement symptomatique appréciable dans la côlite et la constipation en maintenant l\u2019eau dans les selles et en augmentant ainsi le mécanisme physiologique du péristaltisme.| Se vend en paquets de 4 onces et de 16 onces aux pharmacies d\u2019ordonnances.Littérature et échantillons envoyés sur demande.FREDERICK STEARNS & COMPANY OF CANADA, LIMITED Windsor, Ontario Fabricants de Kasagra Détroit, Mich.\u2014 New York, N.Y.\u2014 Kansas City, Mo.\u2014 San Francisco, Calif.\u2014 Sydney, Australie.Visitez notre kiosque ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DE L\u2019AMERIQUE DU NORD 9 - 12 septembre 1940 Voyez notre étalage scientifique de TYMPANS PATHOLOGIQUES (en couleurs) © | - The Dohow Chemical Company, Ltd.UH MONTREAL - NEW YORK - LONDRES PAVIEERA' 1S reste toujours un médicament de choix pour le traitement scientifique de la .COQUELUCHE .Le Pavéral est journellement prescrit avec succès pour les cas de coqueluche et des toux Coqueluchoïdes.\u2014 Ne cause ni intolérance, ni complication.© Littérature sur demande.AGENTS CANADA DRUG.CO.MONTREAL L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.septembr: 1940 1025 PRÉPARATIONS D\u2019HORMONES ŒSTROGÈNES B.D.H.ŒSTROFORM \u2014 Hormone œstrogène naturelle.Pour le traitement spécifique des troubles de la ménopause, retard de la puberté, aménorrhée.stérilité et dysménorrhée dues à l\u2019hypoplasie utérine.PROGESTIN B.D.H.\u2014 Hormone naturelle du corps jaune.Pour le traitement de la ménorragie et la prévention de l\u2019avortement.SÉROGAN \u2014 Hormone folliculinisante.Pour le traitement de tous les troubles dus à l'activité défectueuse du foll\u2018eule ovarien chez l\u2019homme.GONAN \u2014 Hormone lutéinisante.Pour le traitement de l\u2019avortement habituel et de l\u2019hémorragie utérine, chez la femme.de la eryptorchidie et de l\u2019infantilisme génital chez l\u2019homme.Ces préparations d\u2019hormones æstrogènes sonl en vente chez tous les principaux pharmaciens du Dominion, et des renseignements complets seront fournis par: THE BRITISH DRUG HOUSES (CANADA) LTD.Terminal Warehouse, Toronto 2, Ont.\u2014 \u2014 SHor/Can/409 1026 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014- BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1940 Protection parfaite ~ contre l'infection L'antiseptique \u2018Dettol\u2019 est très employé dans les hôpitaux et par les médecins en clientèle dans les cas de chirurgie et d'obstétrique.Des autorités en la matière ont signalé son efficacité, dans les revues médicales.\u2018Dettol\u2019 s'emploie à des doses réellement effectives et demeure constant en présence de sang, des fèces et d\u2019autres matières organiques.Une solution à 2% détruit rapidement les streptocoques hémolytiques pour au moins deux heures, à moins qu\u2019il n\u2019y ait contamination brutale.\u2018Dettol\u2019 possède une odeur agréable, est miscible 3 l'eau et déodorise d\u2019une facon efficace.Il ne tache ni la peau ri les tissus.Vous pouvez obtenir de votre pharmacien ou de votre fournisseur d'instruments chirurgicaux, l\u2019antiseptique \u2018Dettol\u2019 en bouteilles de grandeur pratique pour les ordonnances et en récipients de plus grande contenance pour le bureau ou l\u2019hôpital.Pour vous procurer des échantillons et des brochurettes descriptives, écrivez à: Reckitt G Colman (Canada) Limited, S=rvice des produits pharmaceutiques, 1000, rue Amherst, Montréal.¢ DETTOL\u2019 l'antiseptique moderne - non toxique | Une étude de l\u2019emploi et des avan- Leur excellence est reconnue tages de ces tameux produits vous ; 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