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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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L'union médicale du Canada, 1940-10, Collections de BAnQ.

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[" Tome 69 \u2014 Numéro 10 SECRÉTARIAT A 326 est, boul.Saint-Joseph Montréal MONTREAL, OCTOBRE 1940 Bulletin de l'Hssoctation des (Médecins de Langue Francaise de l'Emérique du Mord (Fondée à Québec en 1902) W'Union lDédicale ou Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) ADMINISTRATION 326 est, boul.Saint-Joseph Tél.: LAncaster 9888 Montréal SECRÉTARIAT 5342, rue Saint-Louis Québec Quand vos plus Jeunes Patients ont passe l\u2019Âge des Purees RECOMMANDEZ LES 12 ALIMENTS HEIN POUR ENFANTS! Ces Aliments, Nouveaux et Succulents, sont appuyés par la Réputation Exceptionnelle de Qualité dont la Maison Heinz jouit depuis 70 ans; vous pouvez vous fier à l\u2019Uniformité de leur Pureté et de leur Saveur! UTE fois que les bébés que vous surveillez ont passé l\u2019âge des Purées Heinz, il est temps qu\u2019ils prennent les nouveaux Aliments Heinz pour Enfants! Appuyés par la réputation qui a mérité partout la confiance absolue des mères, ces aliments très nutritifs qui ne sont pas des purées répondent aux besoins des petits enfants.Les Aliments Heinz pour Enfants ont une saveur fraîche\u2014et une couleur appé- tissante\u2014parce qu\u2019ils sont préparés soigneusement, avec les meilleurs ingrédients du pays.Et ils sont prêts à faire chauffer et à servir.Vous pouvez CHOISISSEZ PARMI 12 SORTES DELICEUSES 8 = TOMATE ET RIZ À LA CREME.Légumes de choix, poudre de petit lait et farine de soya y sont ajoutés pour fournir une alimentation mieux équilibrée\u2014une saveur plus riche.2.\\ POMMES DE TERRE EN DES A LA CREME.Du lait, de la créme, du beurre et de la levure de bière rendent cet aliment plus énergétique et plus nutritif.P « 8 LEGUMES VERTS A LA CREME.Cet aliment résout le probléme de faire aimer les légumes verts aux enfants! C'est un mélange succulent de chou frisé, laitue verte, asperges vertes, petits pois, lait et créme.pr 2 \\ 8 LEGUMES EN DES A LA CREME.Lait, riz, et légumes de choix en dés ou hachés.L\u2019addition d\u2019un concentré de levure en rehausse la teneur en vitamines B et G.2\u2019 AGNEAU ET FOIE AVEC LEGUMES.Cet aliment comprend de la viande et du foie d\u2019agneau, et du foie de poulet.Il est utile pour prévenir l'anémie et remédier.Des égumes de choix en améliorent la saveur et la teneur en vitamine.P BOUILLIE DE LEGUMES FARINE ET POULET.Faite avec de la viande et du bouillon de poulets sélectionnés, des légumes savoureux, de la farine Durum, du germe de blé et du lait.Voici un bon moyen de donner lus de céréale à bébé! Il s\u2019en régalera! AROTTES.Des carottes sucrées, mûres, hachées assez grossièrement pour demander à être mastiquées.La riche teinte orange indique la haute teneur en vitamine À.P 2 P LEGUMES MELANGES.C\u2019est un mélange nourrissant de plusieurs légumes, tres apprécié dans l'alimentation des enfants.Ce mélange comprend des pommes de terre, patates sucrées, carottes, céleri, haricots verts et oignons.les recommander en toute confiance! \u2019 EPINARDS.Des épinards frisés d\u2019un beau vert foncé sont coupés en morceaux de grosseur qui ne demande qu\u2019une mastication moyenne.% POUDING AU RIZ À L\u2019ANANAS.Préparé avec des ananas de Hawaï de qualité supérieure dans une bonne cossetarde enrichie de riz.Grâce à sa teneur élevée en hydrates de carbone, c\u2019est un aliment énergétique.Les oeufs et le lait rehaussent sa valeur nutritive.POUDING AUX PRUNEAUX.Des pruneaux de choix et de la farine sont cuits avec du lait et des oeufs, fournissant un mets nutritif, bien équilibré et moins laxatif que les pruneaux seuls.DESSERT AUX POMMES, FIGUES ET DATTES.Des pommes mûres et savoureuses sont mélangées avec des figues blanches graines fines et des dattes sélectionnées.jus de citron est ajouté pour donner ce mélange savoureux, un petit goût acide. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 \u201cTUTAMATE\u201d (TUTAMINA MATRIS: Défenses de la mère) CAPSULE No 653 \u201cSion! un SUPPLÉMENT spécifique de la NUTRITION durant la GROSSESSE etl ALLAITEMENT ® Chaque dose quotidienne (2 capsules) contient: ADJUVANT DANS: Huile de germe de blé (vitamine E) .5 minimes \u2014la prévention de la pré (l'équivalent de 5 onces de blé entier) maturité Fer (sous forme de sel ferreux) .1/2 gr.\u2014la prévention de l'anémie Cuivre (sous forme de se) .1/50 or.de nutrition Vitami \u201c \" She (i \u2018 \u2014la prévention du rachitis- PE amine D (\u201cOstogen\u2019\u2019) 2,000 unités (internationales) me, de la carie dentaire et osphore (sous forme de sel) .3/4 gr.de la tétanie par carence Calcium (sous forme de sel) .1 gr.de la vitamine D.lode (sous forme de sel) .1/192 gr.\u2014la prévention de la carence en iode Vitamine B, .300 unités (internationales) \u2014la prévention de la polynévrite par carence en vitamine B, Vitamine A .4,000 unités (internationales) l'édification de la résistance | Standardisées biologiquement.Posologie: deux capsules par jour.Boîtes de 50 capsules.Chartes &.Frosst &Co.Une organisation canadienne de fabricants des meilleurs prodiiits depuis 1899 MONTRÉAL CANADA SOMMAIRE BULLETIN Roma AMYOT: Le Congrès des Trois-Rivières XVIe CONGRES DE L'A.M.L.F.A.N.Séance d'ouverture: allocution du Président, le docteur Charles De Blois Rapport du Secrétaire-Trésorier général, le docteur Donatien Marion .Banquet de clôture: allocution du Président, le docteur Charles De Blois .UNIVERSITE DE MONTREAL Gaston LAPIERRE: Hygiène de l'enfance MEMOIRES Jean NAGEOTTE: 1 Peut-on améliorer le traitement des blessures des nerfs périphériques .René CRUCHET: Considérations sur l'aphasie ou « Maladie de Lordat- Dax » à l'occasion d\u2019un cas d'origine infectieuse .RECUEIL DE FAITS Anselme LEGER et Roger-R.DUFRESNE: La hernie diaphragmatique .MOUVEMENT MEDICAL Honoré NADEAU: Le régime diététique PETITE CLINIQUE Henri LALIBERTE et Jean-Paul POULIOT: La maigreur hypophysaire .EDITORIAL R.A.: Le traitement de l'angine de poitrine par le procedé chirurgical du docteur Mercier Fauteux .R.A.: Le Congrès du Jubilé d'Argent de l'Association des hôpitaux catholiques américains et canadiens Ce eee MEDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES C.LIAN et GOLBLIN: L'électrocardiographie dans l\u2019angine de poitrine .Edouard DESJARDINS: Contusions de l'abdomen .1029 1032 .1034 1036 .1040 .1046 .1054 .1072 .1079 .1085 .1096 .1096 .1098 .1100 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 WY METHODE DE DE WH DE WHIPPLE He EPATH Forme ampoule-Forme sirop SYNDROMES ANÉMIQUES mavatesu taie .ROUE ee ou AMONE mur wa od * a PRIX DESPOR TES 1904 PRIX ORFILA 1872 DIGITALINE NATIVELLE CRISTALLISÉE Agit plus sûrement que toutes les autres préparations de Digitale Granules au 1/10° de milligr.\u2014- Solution au 1/1000°.Ampoules au 1/4 de milligr.pour iniections intramusculaires.LABORATOIRE NATIVELLE, 27, rue de la Procession, PARIS (XVe) on Draeger 5 B SH SOMMAIRE (Suite) ANALYSES MEDECINE Disparition de la céphalée de l'hypertension artérielle par élévation de la tête du lit (p.1103).PHTISIOLOGIE Le problème de la virulence du bacille de Koch (p.1103).GASTRO-ENTEROLOGIE Valeur du régime de Meulengracht au cours des hémorragies graves par ulcus (p.1103).ENDOCRINOLOGIE Emploi de la vitamine B dans l'hyperthyroïdie (p.1104).GYNECOLOGIE Sur un cas de foiliculome de l'ovaire (p.1104).CHIRURGIE INFANTILE ET ORTHOPEDIE Rétraction de Volkmann localisée (p.1106).Un cas de fracture de la grande apophyse du calcanéum (fracture d'Open-Beak) (p.1108).Tuberculose isolée de l'apophyse épineuse vertébrale (p.1108).RADIOLOGIE Physique nucléaire et thérapeutique: rapport préliminaire sur une nouvelle méthode de traitement de la leucémie et de l'érythrémie (p.1108).Les différences entre la rœntgenthérapie à 200 kv.et la ræntgenthérapie à très hauts voltages (p.1110).LABORATOIRE + De l'absorption de substances radio-opaques à partir de la vésicule obstruée expérimentalement (p.1110).Le sinus carotidien est-il vaso-presseur quand la tension est basse?(p.1112).Les protéines du plasma: origine, production, utilisation (p.1112).Lésions histologiques des ganglions lymphoïdes dans la mononucléose infectieuse (p.1112).Granulome solitaire de l'os (p.1112).CONGRES ET SOCIETES .Compte rendu de la Semaine de séances cliniques tenues à l'hôpital du Sacré-Cœur, du 26 au 31 août 1940 (p.1114).La Société Médicale de Montréal, séance du 7 mai 1940 (p.1122).Réunion scientifique du Bureau Médical de l'hôpital Notre- Dame, séance du jeudi, 16 mai 1940 (p.1126).NOUVELLES NECROLOGIE 1103 1114 1136 1138 il EN L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 5 NE PYRIDIUM (NOM.DEPOSE) Pour un soulagement symptomatique rapide des caractères douloureux urinaires chez les patients ambulants, principalement dans les cas de cystite et de prostatite, lorsque la pollakyurie, les mictions douloureuses ou la douleur périnéale sont augmentées par le fait de rester debout ou assis durant les occupations professionnelles.Pyridium présente les avantages exceptionnels suivants : e Administration commode sous forme de comprimés.e Elimination par les voies urinarres.Joe e Efficace dans les cas d\u2019urines acides ou alcalines.KA \u201cAlph ha- ¥ Pyridine\u201d Hydrachloride) if Aucun régime spécial pour le contrôle du pH urinaire.e Très peu torique.e Non irritante Bien toléré.Littérature sur demande.MERCK & CO.LTD.Cémäts Falrcans MONTREAL, P.Q. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULIETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.Fondée à Québec en 1902 e l'Union Médicale e (du Canada) Fondée en 1872 e DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Professeur Emile Sergent, de Paris.Professeur Maurice Roch, Genève.Professeur Pierre Masson.Professeurs E.-P.Benoît, A.-H.Desloges, J.-A.Leduc, D.Masson, T.Parizeau (Montréal).BUREAU DE DIRECTION MM.R.Amyot, Albert Bertrand, R.Boucher, B.-G.Bourgeois, A.Comtois, Edmond Dubé, C.-A.Gauthier, L.Gérin-Lajoie, Renaud Lemieux, A.LeSage, Paul Letondal, A.Marin, D.Marion, O.Mercier, J.-A.Mousseau, Achille Paquet, L.-J.Petitclerc, J.-N.Roy, Roméo Roy, E.Saint-Jacques, L.-C.Simard, Eugéne Tremblay, R.-E.Valin, J.-A.Vidal, Sénateur Lacasse.BUREAU DE RÉDACTION Rédacteur en chef Albert LeSAGE Secrétaire de la Rédaction Léon Gérin-Lajoie Secrétaire adjoint à Montréal Secrétaire adjoint à Quebec Roma Amyot C.-A.Gauthier 326 est, boulevard Saint-Joseph.5342, rue Saint-Louis.BUREAU DE COLLABORATION MM.P.-R.Archambault, H.Baril, G.Barry, A.Bellerose, P.Bourgeois, A.Cantero, Yves Chaput, E.Desjardins, R.Doré, Roger Dufresne, Roland Dussault, M.Fauteux, J.-C.Favreau, L.Fortier, L.-A.Gagnier, L.-H Gariéoy, H.Gélinas, A.Gratton, Georges Hébert, A.Jutras, G.Lafresnière, C.Lefran- cois, E.Legrand, J.LeSage, A.Magnan, P.Morin, J.-P.Paquette, Germain Pinsonneault, P.Poirier, J.-L.Riopelle, J.\u2018Saucier, Raymond Simard, Pierre Smith. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 7 EST-CE DE LA GOUTTE?Sensibilité* raideur, léger gonflement des jointures des phalanges (les autres articulations peuvent être prises), motilité affaiblie, ralentissement graduel des fonctions.se manifestant surtout vers l'âge moyen.tel est le tableau-symptômes que présentent de nombreux cas.Il peut indiquer un cas de goutte, ou bien un cas d'arthritisme.% YXANTHINE ASTIER donnée per os, à dose d'une cuillerée à thé, une, et même deux fois par jour, amène ordinairement une rapide amélioration de cet état, et, si on continue le traitement, la disparition complète de tous les symptômes.La Lyxanthine Astier produit cet effet en vertu de ses éléments synergiques associés: iode, calcium, soufre, bitartrate de lysidine 1.ce dernier, puissant dissolvant et éliminateur des déchets métaboliques.1.Méthylglyoxalidine ou éthylethenyldiamine.Mae RUE QE COURS ROUGIER FRÈRES, 350, rue Le Moyne, Montréal Veuillez m'envoyer de la littérature et un échantillon: LYXANTHINE ASTIER L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.Fondée à Québec en 1902 e l'Union Médicale (du Canada) Fondée en 1872 ADMINISTRATION OFFICIERS Président: R.-E.Valin ler Vice-président* Albéric Marin 2e Vice-président: L.-].Petitclerc Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal COMITE EXECUTIF MM.R.-E.Valin, Albéric Marin, L.-J.Petitclerc, A.LeSage, J.-A.Vidal, D.Marion.COMITÉ DE PUBLICITÉ MM.A.LeSage, D.Marion, E.Saint-Jacques, J.-A.Vidal.Jacques-D.Clerk, publiciste.COMITÉ DE PROPAGANDE MM.E.Saint-Jacques, J.-A.Mousseau, L.Gérin-Lajoie.CORRESPONDANTS MM.P.Desfosses (Paris); L.-E.Phaneuf (Boston); P.-C.Mathé (San Francisco); A.Fontaine (Woonsocket); J.-H.Lapointe, J.-E.Gaulin, L.Mantha (Ottawa); 5 Dubé, M.P.P.(Notre-Dame-du-Lac); Eug.Tremblay (Chicoutimi): P.Bertrand, R.Gaudet (Sherbrooke); Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Rivières) D.Collin (Saint-Boniface); L.-P.Mousseau (Edmonton).Le Président, le Rédacteur en chef et le Secrétaire-trésorier sont, \u2018ex officio\u201d, membres de tous les comités. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 No 28 Phenylethylmalonylurée .0.01 Substance Cérébrale .0.15 No 29 Phenylethylmalonylurée .0.05 Substance Cérébrale .0.30 No 30 Phenylethylmalonylurée .0.10 Substance Cérébrale .0.30 INDICATIONS = >= INSOMNIES, AGITATIONS NOCTURNES, TICS NERVEUX, ÉCLAMPSIES, ÉPILEPSIES CONVULSIONS.Conditionnement ; A = comprimés SÉDACRINE sont présentés dans les empaquetages suivants: No 28 en bouteilles de 100 comprimés No 29 66 cc 50 6 No 30 6 [13 30 6 \u2014_\u2014 Préparé par EN CASGRAIN & CHARBONNEAU, LIMITEE Pharmaciens en gros 30 est, rue Saint-Paul - - Montréal 10 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.Fondée à Québec en 1902 e l'Union Médicale e (du Canada) .La plus ancienne revue française de Médecine et de Chirurgie au Canada Fondée en 1872 OFFICIERS Président: R.-E.Valin ler Vice-président: Albéric Marin 2e Vice-président: L.-J.Petitclerc Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal Rédacteur en chef Albert LeSAGE Secrétaire de la Rédaction Léon Gérin-Lajoie Secrétaire adjoint à Montréal Roma Amyot 326 est, boulevard Saint-Joseph.Secrétaire adjoint à Québec C.-A.Gauthier 53Y2, rue Saint-Louis ONT COLLABORE AU VOLUME 68: MM.Amyot (Roma), Archambault (Paul-René), Archam- bault (Jules), Badeaux (François), Barbeau (Antonio), Baril (Georges), Barry (Gaetan), Beaudoin (J.-A.), Bé- langer (Léonard-F.), Benoit (E.-P.), Benoit (René), Bernier (Alphonse), Bertrand (Albert), Bertrand (Claude), Blain (Emile), Boileau (W.), Bombardier (J.-P.), Bonin (Wilbrod), Bonnier (Maurice), Brahy (Jules), Brosseau (A.), Boulais (F.-L.), Bourgeois (Paul), Cabana (E.), Cantero (Antonio), Cartier (G.-E.), Champeau (Jean), Chaput (Yves), Charron (Ernest) Chaussé (Dr), Comby (J.), Cousineau (P.-P.), De Guise (Albert), Deshaies (Georges), Desjardins (Edouard), Doré (Réal), Doucet (J.-C.), [Dubé C3 Dufresne (Roger), Dussault (Roland), Fauteux (Mercier), Favreau (J.-C.), Ferron (Maurice), Forget (Ulysse), For- tler (De la Broquerie), Fortier (L.-E.), Frenette (Ulric), Gagnier (L.-A.), Gant (Julian-C.), Gariépy (L.-Henri), Gariépy (Urgel), Gatien (Romuald), Gaulin (Eugène), Gauthier (C.-A.), Gauthier (Herman), Gauthier (Jacques), Gélinas (Henri), Gendreau (J.-E.), Gérin-Lajoie (Léon), Gibeault (H.), Gratton (Armand), Grégoire (Georges), Grignon (C.-E.), Groulx (Adélard), Guilbeault (A.), Hé- tert (Charles), Hébert (Georges), Hébert (Fernand), Jackson (Chevalier), Jackson (Chevalier-L.), Jarry (Gaetan), Jutras (Albert), Laberge (Lasalle), Laberge (Antonio), Ladouceur (Léo), Lafresnière (Gabriel), Lambert (J.-Adrien), Lapierre (A.), Laquerrière (A.) La Rochelle (Paul), Laurendeau (Edmond), Laurier (Yvon), Laurin (P.-E.), Lauzer (Rosaire), Lecavalier (Paul), Leclerc (Georges), Lefrançois (Charles), Léger (A.), Legrand (Emile), Lemieux (Henri), Léonard (D.), LeSage (Albert), LeSage (Jean), Letendre (Samuel), Letondal (Paul), Longpré (Daniel) Magnan (Arthur), Major (Willie) Manseau (Georges), Maranda (Emilien), Marion (Donatien), Marin (Al- béric), Mathé (Charles-Pierre), Millet (J.-A.), Morin (Paul), Mousseau (J.-Alfred), Nègre (Léopold), Odinet (Jacques), Panneton (Philippe), Paquette (J.-P.), Patoine (Lionel), Penfield (Wilder), Perras (J.-E.), Pettigrew (A.), Pilon (Alcide), Pinsonneault (G.), Poliquin (Paqul-A.), Prevost (Jules), Provost (Adolphe-].), Richer (A.), Riopelle (J.-L.Robillard (Eugène), Rochette (Paul), Rolland (Gérald), Roy (J.-N.), Saint-Jacques (Eugène), Samson (J.-Edouard), Sanche (Hector), Saucier (Jean), Savignac (Raymond-].).Simard (Raymond), Sliosberg (A.), Smith (Pierre), Sylvestre (Lucien), Tétrault (Julien), Turpin (R.), Verschel den (Marcel), Viau (Horace), Vidal (J.-A.).1 ht nn mA.asapate 25 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 11 x Pelletiérine Tanret TCE NIA 98 EXPULSIONS SUR 100 TENTATIVES La Pelletiérine est le principe actif alcaloïde de l'écorce de grenadier, découvert par Tanret en 1878.La Pelletiérine Tanret est le tœnifuge le plus sûr et le plus facile à prendre.La Pelletiérine ne doit pas être donnée aux épileptiques.AMINO-SEL BYLA Remplace le Sel RÉGIMES ACHLORURÉ ET DÉCHLORURÉ INDICATIONS: Affections circulatoires, hépatiques \u2014 Albuminurie \u2014 Néphrites aiguës \u2014 Scarlatine.LES ÉTABLISSEMENTS BYLA - PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTRÉAL SÉDATIF DU SYSTÈME NEURO -VÉGÉTATIF PASSIFLORE JUSQUIAME CRATAEGUS [Ad HYPERACTIVE fé LABORATOIRES LICARDY 38, B° BOURDON _ NEUILLY- PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTRÉAL ASSOCIATION SYNERGIQUE \"\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\"\u2014\" 12 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 OFFICIERS DE L'ASSOCIATION des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord Fondée à Québec en 1902 | © DIRECTEUR-GÉNÉRAL EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION R.-E.VALIN, R.-E.VALIN 165 est, ave Laurier, Ottawa.A D.MARION SECRETAIRE-TRESORIER 1-H.LAPOINTE Donatien MARION, Chs De BLOIS 326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal.J.-A.DENONCOURT © COMITÉ DU XVIe CONGRÈS | Chs De BLOIS, Président J.-M.TRUDEL, Vice-Président J.-A.DENONCOURT, Secrétaire J.-B.FALCON, Vice-Président A.TÉTREAULT, Trésorier | J.-A.TARDIF, Vice-Président © } ANCIENS PRÉSIDENTS | Albert LeSAGE R.-E.VALIN Albert PAQUET J.-A.JARRY J.-H.LAPOINTE e MEMBRES DU CONSEIL BAUDOUIN, J.-A., 23, Springrove, Montréal .1940) MARION, D., 326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal ( BEAUCHEMIN, L.-O., Calgary.Alberta .\u2026.41942! MATHE, 'p.-C., 450, Sutter, San Francisco .(1940) BELISLE, J.-R., Hull .11942) MAYNARD, Oswald, 73, West Pearl, Nashua, N.-H.(1942) BIBAUD, B., Valleyfield .(1940) MELANCON, w., Drummondville \u2018.(1942) BOURBEAU, L.-A., Val d'Or, \"Abitibi.(1942) MERCIER, < , 943, Cherrier, Montréal .(1940) BOURGEOIS, B.-G., 418 est, Sherbrooke, Montréal MILOT, J.- T1017, Stafford Road, Fall River, Mass.(1940) COLLIN, Donat, Saint-Boniface, Manitoba.(1942) NORMAND \u2018\u2019Hudon, Trois-Rivières .41942) CREPAULT, À.-Z., 403 est, Sherbrooke, Montréal (1940) PAQUET, Albert, 71, Sainte- Anne, Québec : DE BLOIS, Chs, \u2018Trois-Rivières .PERRAS, }.-E., Hull .(1940) DENONCOURT, J.-A., Trois-Riviéres .PHENIX, Georges, Saint- Jean .(1940) DUBE, L.-F., Notre-Dame du Lac, Témiscouata .(1942) PIETTE, Ed., Joliette .(1942) DUMONT, LT Campbellton, N.-B.(1940) PLOUFFE, R., 772, Villeray.Montréal (1942) | FALCON -J.-R., pawtucket, R.-I.(1940) ROVENCHER, Gustave, Granby (1942) FONTAINE, y .-À., Woonsocket, R.- I.(1942) oy, G.-E., Nicolet.(1240) GATIEN, ).-F.-A.4765, Adam, Montréal .(1942! RICHARD, A.-L., 168 est, Laurier, Ottawa .! ! (1942) T GAUDET Richard, Sherbrooke .(1940! SAUCIER, Jean, 300 est, Sherbrooke, Montréal .(1940) CAUTHIER, P.-P., 47, Hazelwood, Montréal (1942) SAVOIE, L.-P.Roberval .(1942) GIROUARD, j.-A., 19, Union, Willimantic, Conn.(1942) SMITH, Pierre, 418 est, Sherbrooke, Montréal .(1940) JARRY, |.-A., 7718, rue Saint-Hubert, Montréal .SAINT-JACQUES, E., 110 ouest, Pr.-Arthur, Mtl.(1940) LACASSE, GC.Sénateur, Tecumseh, Ont.(1942) TANGUAY, R., Sudbury, Ont.(1942) LAFRAMBOISE J.-M, 692, Saint- Patrice, \u2018Ottawa (1942) TARDIF, J.-A., Lévis .LAPOINTE, ET 63, Laurier, Ottawa .TASSE, 'C.-E., \"Worcester, Mass.(1940) LAROCHELLE, Manchester, N.-H.(1940) TRUDEL, J.J., Winnipeg, Manitoba .(1942) LAROCHELLE, Biddeford, Maine .(1942) TRUDEL, J.-M., Shawinigan Falls .© LEBEL.M.-H., Resat Laval, Montréal (1940) VALIN, R.-E., 165 est, Laurier, Ottawa .LeSACE, Albert, 260, Carré Saint-Louis, Montréal VIDAL, |.-A.454 est, Sherbrooke, Montréal 2 ! 1940) VIGER, ].-A., Saint-Hyacinthe ., (1940) UPJOHN L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 13 4 Dans Les Etats de Carence Parce que les éléments composants de la vitamine B complexe sont trés étroitement associés, il est reconnu que l\u2019administration de la vitamine complexe totale produit de meilleurs résultats que ses composés donnés isolément.LES COMPRIMÉS CERELEXIN COMPOUND, préparés d\u2019extraits de foie et de levure, riches en vitamine, contiennent tous les facteurs connus de la vitamine B complexe associée au fer rapidement assimilable.Chaque comprimé fournit, en plus des autres composés de la vitamine B complexe, 80 unités internationales de la vitamine B 1; 25 unités internationales de la vitamine G (Bz); et environ 20 mg.de fer.Cerelexin est indiqué dans la carence de la vitamine B complexe, dans le traitement de la névrite périphérique, dans l\u2019anorexie, dans l\u2019hypotonie gastro- intestinale due à une déficience en vitamine B,.Le Sirop Cerelexin (exempt de fer), qui contient 300 unités internationales de vitamine B, et 80 unités Sherman de vitamine G (Bz) par cuillerée à thé, convient particulièrement aux enfants et aux adultes qui ne peuvent avaler de comprimés.Les Comprimés Cerelexin Compound sont en vente dans toutes les pharmacies, en bouteilles de 60, 240 et 1200, de mème que le Sirop Cerelexin, en bouteilles de 3 onces et de 8 onces.Cerelexin Conpored THE UPJOHN COMPANY Fabricants des meilleurs produits pharmaceutiques depuis 1886 TORONTO, CANADA PE *Marque déposee FE 5 a > | L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.Fondée à Québec en 1902 el: Union Médicale e ~ (du Canada) Fondée en 1872 CONDITIONS DE PUBLICATION: « L'Union Médicale (du Canada)» paraît tous les mois.Cette Revue est l'organe officiel de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.Elle publie les travaux des Congrès et tous les communiqués de l'Association.Chaque numéro contient des mémoires originaux, des faits cliniques, un mouvement médical, une revue générale, des notes de pharmacologie et de médecine pratique, des analyses, des revues de livres et des nouvelles médicales.ABONNEMENT: L'abonnement est de cinq dollars par année.Les membres déjà inscrits à l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord ont droit, de ce fait, à la réception du Journal ainsi que tous les médecins qui font partie des Sociétés Médicales des divers états et provinces.COLLABORATION: Seuls les travaux inédits sont acceptés.MANUSCRITS: Les manuscrits doivent être dactylographiés avec double interligne L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 15 NEUROCRIN INDICATIONS: Neurasthénie, Perte ou sommeil agité, cause nerveuse, Surrénalites aiguës ou chroniques, Névroses, Épilepsie, Hystérie, Hyper- excitabilité psychique, Fatigues, Surmenage, Épuisement de l\u2019énergie et tous autres troubles nerveux.© FORMULE: Surrénale Y, grain, Substance cérébrale 10 grains, Thymus 3 grains, Teinture Valériane 40 gouttes.Conditionnement : Les comprimés NEU- ROCRINE sont présentés en flacons de 50 et 100 comprimés, enrobés de sucre gris.Vv CASGRAIN & CHARBONNEAU, LIMITEE Pharmaciens en gros 30 est, rue Saint-Paul - - Montréal L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 ILLUSTRATIONS: « L'Union Médicale » assume les frais de cinq illustrations au maximum, pour chaque travail, pourvu que les auteurs fournissent des photographies et des dessins convenables; les illustrations supplémentaires sont payées par l'auteur.Nous n'acceptons pas de négatifs de clichés.Chaque illustration doit porter au verso le nom de l'auteur et les photographies devront être claires, de préférence noires et sur papier glacé.Les dessins doivent être effectués à l'encre de Chine sur papier blanc.EXTRAITS: L'auteur peut obtenir des extraits pourvu qu'il signe la formule accompagnant la galée et qu'il en assume les frais.Tous changements du texte de la galée entraînent des frais supplémentaires pour l'auteur.TARIF: Sans page de titre, tel que publié dans la revue: x 4 pages 8 pages 16 pages 32 pages 100 .$3.50 $ 5.50 $ 8.25 $13.75 200 .425 6.50 12.25 18.00 0.600 11.50 18.75 29.00 1000 .9.50 16.50 25.50 36.50 La page de titre comprenant 4 ou 5 lignes de texte sera fournie au prix de $1.50 pour les frais de composition, et les corrections d'auteur devront être payées au prix de l'heure.Couverture imprimée en noir, qualité et couleur or de la revue: 100 .$500 200 .LL LL.6.50 sto .11.00 100.a.1880 Tous ces prix sont susceptibles d'être majorés de la taxe fédérale et de la taxe municipale s'il y a lieu, et de toute autre taxe qui pourrait survenir. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 17 ve RAA NEURO-SEDATIF & HYPNOGENE Dragees de Génistenal (0.035 d'éthylphénylmalonylurée et 0.015 de sparteine).Adultes: 1 Agents, pour .le .Canada: VINANT .Ltee,~.533, SEDATIF CARDIO -VASCULAIRE ANTISPASMODIQUE [A .\u2026 /.Isovalerianate Sparteine Dragees de Spartoval (dosees à O gr, 05,) 2 à 6 par jour.Spartéine Ethylphenylbarbiturate Neutre de «EQUILIBRANT » du Système nerveux végetatif a 6 dragées par jour.\u2014 Enfants: 15 à 4 LABORATOIRES CLIN, COMAR & CIE, PARIS rue , Bonsecours, MONTREAL .; : a.tte tt ARAN *e * LE .\"20 \u201cee , o - ., .- sv ry Ye - = 0 «Se os.ve, .\u201cted Ve Avs Sc, Ter + .° 18 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 BIBLIOGRAPHIE: L'index bibliographique de chaque travail doit être restreint aux indications les plus importantes.Le journal se réserve toujours le droit de le limiter.Chaque indication bibliographique doit être fournie comme suit: nom de l'auteur, titre de l'article, nom du périodique, volume, page, mois (jour du mois, si le périodique est hebdomadaire), année.PUBLICITÉ: Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le baréme des annonces est.fourni sur demande a Jacques-D.Clerk, publiciste, 326 est, blvd Saint-Joseph.Téléphone: LAncaster 9888.Tout annonceur qui n'observe.pas l'éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d'attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de «conduite.» Tout ce qui concerne la rédaction et l'administration doit être adressé franco aux bureaux de «l'Union Médicale (du Canada)», 326 est, boulevard Saint-Joseph.Téléphone: LAncaster 9888.< \u2014\u2014# @P\u2014\u2014e L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULIETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 VS SCILLITRINE ASSOCIATION DE SCILLE - TRINITRINE PHENYLÉTHYLMALONYLURÉE i = Gh = IR HYPERTENSION - ANGOR AEROGASTRIE - FAUX CARDIAQUES LAB.PERRIER - PARIS, FRANCE AGENTS GENERAUX AU CANADA: MILLET, ROUX & CIE LIMITEE 1205,rue Saint-Denis - Montréal 19 \u2014 Nee 20 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 Duration of Estrus in Days DI-OVOCYLINE \u201cCIBA\u201d En 1936 il fut observé dans les Laboratoires de Recherches Ciba que l\u2019effet de la testostérone ou l\u2019hormone mâle pouvait être considérablement prolongé par estérification.Ensuite en 1938.dans les mêmes Laboratoires, on prépara un grand nombre d\u2019esters de l\u2019æstrone et de l\u2019æstradiol et il fut constaté que la plupart de ces œstrogènes manifestaient un effet assez intense et prolongé dans les tests de l\u2019œstrus et de la croissance de l\u2019utérus.On reconnut toutefois que l\u2019un d\u2019entre eux, le dipropionate d\u2019œstradiol.ou la DI-OVOCYLINE, était le plus puissamment actif.Cet ester (DI- OVOCYLINE) est doué, en plus de son seuil d\u2019efficacité notablement bas, d\u2019une action remarquable par son intensité et sa durée en proportion des doses administrées.Par exemple, la figure à gauche montre la durée de l\u2019æstrus chez la rate châtrée après administration de doses d\u2019œstradiol, de benzoate d\u2019œstradiol et de dipropionate d\u2019œstra- diol (DI-OVOCYLINE).Les courbes à droite mettent en évidence les nrodifications de poids de l\u2019utérus de la rate après injection des mêmes substances œstrogéniques.Dt - OVOCYLIN {« - Estradiol Dipropionate! 30 Le eee om 200 T Di-OVOCYLIN pd (2 - Estradiol Dipropionate) 20 _ 2 BE = 150 a-Estradiol Benzoste 0 3 SN eae] 5 a- Estradiol Benzoate Sy 3 10 £100 $ i N N = x - Esiradio} a- Estradiol \\ \u201c Î | MN >, 9 Hs emma greaenereno 20 30 0246 8101214161820 30 40 50 50 Gamma 60 Days En clinique, la DI-OVOCYLINE comporte les mêmes indications que celles des préparations d\u2019hormone folliculaire connues auparavant.Mais elle a sur ces dernières le grand avantage de déployer, aux mêmes doses, une activité plus intense et plus prolongée, d\u2019être mieux utilisée, sa résorption étant plus lente.La DI-OVOCYLINE comparée, à doses égales, à d\u2019autres produits d\u2019hormone folliculaire, permet de pratiquer les injections à des intervalles très espacés, procurant ainsi aux malades confort et économie.La DI-OVOCYLINE est la plus active substance œstrogène et la moins coûteuse.PRESENTATION: Ampoules dosées à 0.1, 02, 1, 2.5 et 5 mgrms.Références: Am.J.Obst.& Gyn., sept.1939.Endocrin: Vol.24, No.4, avril 1939, et voi.27, No.1, juillet 1940.COMPAGNIE CIBA LIMITÉE - Montréal L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 21 PIPÉRAZINE EFFERVESCENTE MIDY (Granulé effervescent) ANTI-URIQUE TYPE THIODÉRAZINE MIDY (injectable) (Ampoules 5 cc.) Traitement général du RHUMATISME CHRONIQUE THIODERAZINE MIDY (buvable) (Gouttes) Traitement général du RHUMATISME CHRONIQUE THIODACAINE MIDY (Ampoules 20 cc.) Traitement local de la DOULEUR RHUMATISMALE Liltérature et échantillons sur demande adressée à : VINANT Ltée, 533, Rue Bonsecours, MONTRÉAL TENEBRYL GUERBET Di-iodométhane sulfonate de sodium \u2019 © Urographie intraveineuse Ampou es de 20 cc.titrées à 40% © Pyélographie instrumentale Explorations diverses À concentration égale, le « TENEBRYL » est le plus opaque, lemoins hypertonique des moyens de contraste organiques solubles © VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTRÉAL ; , : .Urographie intraveineuse au \u2018* TENEBRYL\u201d Agents exclusifs pour le Canada des {Clinique d'Urologie de Necker) 22, Rue du Landy, 22 PARIS - SAINT - OUEN LABORATOIRES A.GUERBET & C* 22 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 SANATORIUM PRÉVOST INCORPORE ÉTABLISSEMENT DE PSYCHOTHÉRAPIE Magnifique situation au bord de la Rivière-des-Prairies, à proximité de Montréal.Parc de 600,000 pieds carrés.Tennis, billard, etc.Chambres pourvues de tout le confort moderne.TRAITEMENT INDIVIDUEL DES AFFECTIONS DU SYSTÈME NERVEUX par trois médecins spécialistes et un personnel expérimenté.Cure de repos.Régimes.Électrothérapie.Rayons U.V.Hydrothérapie.Traitements spéciaux des toxicomanies (alcool, morphine, cocaïne).Malariathérapie et toutes pyrétothéra- pies.Prospectus sur demande.Personnel médical: Dr Edgar Langlois, médecin-directeur; Dr Jean Saucier; Dr Roma Amyot; Dr Charles-A.Langlois (électro-radiologie) .4455 ouest, Boulevard Gouin, Téléphone: BYwater 1240 L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 23 La maniere moderne d'obtenir de meilleurs platres pee de longue attente inquiétante quand on emploie le Bandage \u2018Specialist\u2019.Point de temps perdu! Dés qu\u2019il n\u2019est plus requis, vous le coupez immédiatement.Le \u2018Specialist\u2019 est un bandage recouvert d\u2019une couche de plâtre dure, qui donne un moulage solide mais léger.S\u2019obtient en plusieurs largeurs et longueurs pour répondre à tous les besoins.On peut aussi se procurer les éclisses \u2018\u2018Specialist\u201d.( LIMITED fohmron Les plus grands fabricants au monde d\u2019articles pour pansements chirurgicaux. 24 L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 UN ANTIACIDE COMMODE ET SUR P L'ULCERE DE L\u2019ESTOMAC CHEZ | PATIENTS QUI PEUVENT MARCH JpChaque comprimé d\u2019Amphojel produit 4 près le même effet antiacide que deux à rées a thé d\u2019Amphojel (Wyeth\u2019s Alumina) Les comprimés d\u2019Amphojel sont pré comme un supplément commode à la # peutique de l\u2019Amphojel pour le traitd des patients qui peuvent marcher.CH# comprimé d\u2019Amphojel équivaut à 10 @ d\u2019alumine hydratée, AL» (OH) ç, et pro peu près le même effet que deux cuille i thé de I\u2019Amphojel liquide.1 f | 5 i i FIFTY TABLETS ; AMPHOJEL TRAOË MARK AEC.INCANAGA ) BRAND - * Hydrated Sliemina Tablets Each tablet produces the.antacid effect of about 2 teaspoonfuls of Amphoiel, Wyeth's Alumina Gel.ANTACID MADE IN CANADA John Wyeth & Brother (Canada) Ltd.WALKERVILLE ONT.Directions pour les comprimés d\u2019Amphojel: | Un demi-comprimé ou un comprimé dj dans un demi-verre d\u2019eau, ou si l\u2019on p garder le comprimé dans la bouche en bi de l\u2019eau à petites gorgées.À répéter ci six fois par jour entre les repas et au co Fourni en bouteilles de 50 comprimés.La ES résultats étonnants qu\u2019on obtient avec l\u2019Amphojel dans l\u2019ulcère de l\u2019esto- J mac et l\u2019hyperchlorhydrie gastrique, sont d\u2019abord attribuables à la façon unique par laquelle il contrôle l\u2019excès d\u2019acide chlorhydrique en stabilisant l\u2019acidité gastrique dans la \u201czone de sûreté\u201d (pH,.0 à 5.0) ; l\u2019Amphojel neutralise l\u2019HCI libre \u2014 soulageant la douleur et travail- el dt aie, lant à la guérison de l\u2019ulcère \u2014 et cependant il ne peut produire une réaction alcaline dans le chyme gastrique, éliminant ainsi l\u2019augmentation secondaire de l\u2019acidité et tout danger d\u2019alcalose.| Les comprimés d\u2019Amphojel réduisent l\u2019acidité Ë gastrique sans danger d\u2019alcalose ou d\u2019augmenta- À tion secondaire de l\u2019acidité.L\u2019Amphojel sous | forme liquide ou en comprimés ne contient | aucun alcali ou substance alcaline et il ne peut être absorbé.Les principales caractéristiques de ce traitement moderne sont: soulagement prompt de la douleur, guérison rapide de a | l'ulcère, agent de tout repos.Directions pour l\u2019Amphojel liquide: Une à | deux cuillerées à thé pur ou dans un peu d\u2019eau, | a prendre cinq ou six fois par jour, entre les | repas et au coucher.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULIETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 25 L'AMPHOJEL contrôle vraiment l'acidité 12 FLUID OUNCES AMPHOJEL Lo f TRADE MARK REGISTERED IN CANADA ue oo qd ~~ WYETH'S | ALUMINA GEL | A palatable Crean SE ue Alumina flavored | with peppermint | ANTACID-ADSORBENT 34 free from Alkalls or Alkaline Earths AVERAGE DOSE ONE OR TWO TEASPOONFULS \"BETWEEN MEALS.SHAKE WELL Dose moyenne = Une ou deux cuillerées à thé entre les repas, \u201cAGITEZ BIEN MADE |N CANADA Amphojel simple et Amphojel avec de l\u2019huile minérale Fourni en bouteilles de 12 onces 26 L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 SANATORIUM de BLOIS Maison de tepao3, de régime et de convalescence AFFECTIONS NERVEUSES MÉDECIN-DIRECTEUR: .Dr Charles de BLOIS EN GENERAL DIRECTEUR-ADJOINT : .Dr Georges de BLOIS Maladies de l'estomac et Je MEDECINS CONSULTANTS: I I \u2018 ntestin, surmenage, trou es Professeur Albert LeSAGE, Montréal; Dr Charlemagne de la nutrition, neurasthénie, BARIBEAU, Trois-Rivières: Dr J.-C.GELINAS, Trois-Ri- rhumatisme, artério-sclérose.vières; Dr Benoît JACOB, Trois-Rivières; Dr Rob.VEIL- intoxications (morphine, al- LEUX (Radiologiste), Trois-Rivières.cool, etc.).Psychothérapie, hydrothérapie, électrothérapie, PRIX MODÉRÉS\u2014 Deux solariums, service d\u2019ascenseur, etc.rayons ultra-violets, etc., etc.Les aliénés et les contagieux me sont pas admis.Pour renseignements supplémentaires et réservations: s\u2019adresser par lettre, télégramme ou téléphone au Directeur: PROSPECTUS ILLUSTRÉ Dr Charles de Blois SUR DEMANDE ° | SANATORIUM de BLOIS Téléphone 3420 225 boul.Laviolette - Trois-Rivières, P.Q. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 TRÉPHONYL | Sérum hémopoiétique - Foie foetal - Tréphones embryonnaires FLACONS - AMPOULES SIROP Anémies intenses 1 à 2 ampoules par jour dans 1/4 de verre Convalescences d\u2019eau, par voie buccale loin des repas.Déficiences organiques Troubles de la croissance 1 cuillerée à potage (enfants une cuillerée Allaitement à café) avant les trois principaux repas.Laboratoires du D' ROUSSEL, 97, rue de Vaugirard, PARIS Agents pour le Canada : J.EDDÉ L'\u201c, New Birks Bldg., MONTRÉAL Toutes les Indications de l'IODE et des IODURES lODOGÉNOL FITTER EERE ERR Rn P E P i N Pas d\u2019lodisme SE AGENT GÉNÉRAL : J.EDDE LY - MONTREAL 28 L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.AN.\u2014 Montréal, octobre 1940 Ve la RADIOSCOPIE VERTICALE à la RADIOGRAPHIE HORIZONTALE L'Unité à Rayons-X « PANDEX » de WESTINGHOUSE permet ceci et toutes positions intermédiaires requises en Radiodiagnostic.Malgré son prix moyen, rien n\u2019a été sacrifié en: FLEXIBILITÉ MÉCANIQUE © FLEXIBILITÉ ÉLECTRIQUE * FACILITÉ D\u2019OPÉRATION PROTECTION ÉLECTRIQUE AMPLEUR DE RENDEMENT Demandez-nous d\u2019abord la littérature sur cette Unité.Nous vous invitons ensuite à venir la voir en opération à 36 est, rue Saint-Paul.C\u2019est avec plaisir que nous vous en ferons une démonstration et sans engagement de votre part.DISTRIBUTEURS EXCLUSIFS DES APPAREILS À RAYONS-X « WESTINGHOUSE » + + CASGRAIN & CHARBONNEAU Limitée 28-36 est, rue Saint-Paul MONTRÉAL L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.octobre 1940 \u201cTOUT, excepté le PHYGMOMETRE\"\u201d N médecin, visitant une condenserie Carnation et observant le système compliqué qui y est employé pour analyser et éprouver le lait, remarqua: \"Vous semblez avoir tout ce qu'il faut excepté le sphygmometre!\u201d Cette exclamation humoristique fait bien ressortir les soins méticuleux apportés par la compagnie Carnation dans toutes ses condenseries.Un contrôle routinier mais rigoureux rejette le lait qui a trop d'acidité, de sédiment, ou dont l'odeur est \u2018douteuse\u2019.Il assure un lait dont la composition et la teneur en Vitamine D sont uniformes.Il garantit une stérilisation complète \u2014 un lait facilement digestible et parfaitement sir.Tout le Lait Carnation Irradié, qu'importe où et quand il a pu étre acheté, assure, de facon incontestable, une qualité absolument uniforme et fiable.UNE BROCHURE POUR MEDECINS \u2014 Ecrivez pour la demander.« Alimentation Simplifiée pour Bébés » est une brochure scientifique qui traite de l\u2019emploi du Lait Carnation Irradié dans les cas d\u2019alimentation normale ou difficile.Adressez-vous à la Carnation Company Ltd, Toronto, Ontario.ARNATION MILK IRRADIE UN PRODUIT DU QUEBEC \u2018\u201c\u201cprovenant de vaches bien nourries\u2019\u2019 30 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 Za A LIE / Ha à = TE TL Sew FRUITS Ne TRE I Sn sa aad an Première inoculation de l\u2019Antitoxine Diphtérique dans les Laboratoires Parke-Davis.RAE Le jeune médecin qui consulta Von Behring n l'an 1894.\u2014 À cette époque, le traitement de la Diphtérie consistait en applications locales et à faire la « vigile » \u2014 alors vint la découverte de l\u2019antitoxine diphtérique par Von Behring.Le Dr E.M.Houghton, un brillant jeune médecin qui venait de se joindre à l\u2019organisation Parke-Davis, fut envoyé immédiatement à Vienne, afin de se renseigner auprès du grand savant sur tout ce qui concernait la production et l\u2019usage de cette antitoxine.Peu après la Compagnie Parke-Davis établit le premier laboratoire biologique commercial sur le continent américain, et elle détient, depuis, la licence N° 1 aux Etats-Unis comme au Canada, pour la fabrication des produits biologiques à l\u2019usage du médecin.Ce courage de pionniers a caractérisé la maison Parke-Davis depuis sa fondation.En 1870 elle introduisit le cascara.Quelques années plus tard, les premiers extraits fluides standardisés furent présentés, et durant la dernière décade du dix-neuvième siècle, elle mit au point la standardisation physiologique.Le début du nouveau siècle apporta l\u2019Adrénaline, le Pituitrin, Pitocin et Pitressin \u2014 la Ventriculine, l\u2019antitoxine méningococcique, le Mapharsen.En élargissant constamment ses activités dans le domaine des recherches, d'année en année, notre Compagnie s'efforce sans cesse a mieux remplir son rôle traditionnel envers la cause médicale.PARKE, DAVIS & COMPAGNIE PIONNIERS DANS LE DOMAINE DES RECHERCHES MEDICALES L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 31 UCLÉARSITO GRANULE = COMPRIMES \u2014 INJECTABLE MALADIES DEGENERATIVES LYMPHATISME - SCROFULE Laboratoires ROBIN, 13, Rue de Poissy, PARIS AMPOULES 2 cmc Glycérophosphate de Soude 0.05 Nucléinate de Soude .0.005 Méthylarsinate disodique .0.01 Gms, par c.c.1 ou 2 inj.par 24 hres.GRANULE et COMPRIMES Glycérophosphate de Ca.0.125 Clycérophosphate de Soude 0.0125 Nucléinate de Soude 0.0125 Méthylarsinate disodique 0.01 Grammes par cuillerée-dose ou comprimé.2 à 3 cuill.ou comprimés aux repas.e | Agents pour le Canada: LABORATOIRES JEAN OLIVE, 533, rue Bonsecours, MONTRÉAL.| ; = OMNIVALENT ATOXIQUE | INDOLORE \u20ac > C Ge _ vo , Li NS Rhodium colloïdal électriq ue 104 ampoules parjour © cn mm Co = a.; adopté par GRIPPES INFECTIEUSES , les hôpitaux BRONCHO-PNEUMONIES de Paris ÉRYSIPÈLES | ho THYPHOIDES ; pboratoires COUTURIEUX 18 Avenue FPR FIR SEPTICEMIES PUERPERALES TOUTES HYPERTHERMIES Agents pour le Canada: LABORATOIRES JEAN OLIVE, 533, rue Bonsecours, MONTREAL. 32 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 PENTA-KAPS AMELIORÉE FORMAT REDUIT\u2014 TENEUR EN VITAMINES PLUS ELEVEE Produit des Laboratoires de recherches Abbott, les Penta-Kaps Améliorées fournissent cinq vitamines importantes dans des concentrations considérablement augmentées.Chaque capsule contient 10,000 unités internationales de vitamines A, 1,000 unités internationales de vitamines D, 200 unités internationales de vitamines B., 40 unités Sherman de vitamines G et 500 unités internationales de vitamines C.Grâce au perfectionnement des méthodes de fabrication, la grosseur des capsules Penta-Kaps a été diminuée de quarante pour cent.[I faut s'assurer, en prescrivant une préparation vitaminée, que votre patien: recoive un produit dont la teneur en vitamines a été définitivement établie et prouvée.C\u2019est pourquoi sur toutes vos ordonnances de vitamines, vous devez spécifier PENTA-KAPS AMÉLIORÉE ABBOTT.Comme tous les produits vitaminés Abbott, les Penta-Kaps Améliorées sont standardisées biologiquement, sous des conditions rigidement contrôlées.Vous êtes donc assuré qu\u2019elles vont fournir toutes les vitamines et dans les quantités mentionnées sur l\u2019étiquette.Les Penla-Kaps Améliorées sont présentées en boîtes de 25, 50, 100 et 250 capsules.LABORATOIRES ABBOTT LTEE \u2014 20, CHEMIN BATES, OUTREMONT. BULLETIN + + LE CONGRÈS DES TROIS-RIVIÈRES LE RÔLE DE NOTRE ASSOCIATION En 1906, le troisième Congrès de l\u2019'A.M.L.F.A.N.avait lieu aux Trois-Rivières.Le Président de ce Congrès, le docteur L.-P.Normand, dans son discours d'ouverture prononçait les paroles suivantes: « Le Congrès des Trois-Rivières est, en effet, le premier organisé dans un district rural, le premier organisé sans la bienfaisante et immédiate protection des universités, le premier organisé par un petit groupe de collègues.En un mot, c\u2019est la première affirmation des praticiens.« L\u2019Association des Médecins de Langue Française prend, dans le Congrès des Trois-Rivières, la place qui doit lui appartenir et se met en état de remplir le but pour lequel elle a été fondée.» Le docteur Charles de Blois y assuma les lourdes fonctions de secré- taire-général.Le troisième Congrès fut couronné de succès: l\u2019assistance y fut nombreuse, les contributions scientifiques considérables.Elles traitaient surtout de l\u2019alcoolisme, de la tuberculose, de l\u2019hygiène infantile.En plus, de multiples communications portant sur des sujets divers furent présentées.Trente-quatre années se sont écoulées et l\u2019Histoire s\u2019est répétée.Le XVIe Congrès vient d\u2019être tenu aux Trois-Rivières.Il fut, de nouveau, le Congrès des praticiens et un hommage au médecin des centres ruraux.Le grand succès d\u2019assistance, dépassant celles d'Ottawa en 1938 et de Montréal en 1936, témoigne des sentiments d'amitié et de respect à l\u2019égard du médecin de province et est à l\u2019honneur des officiers du Congrès et tout particulièrement des médecins des Trois-Rivières.Nous les félicitons chaleureusement.Leur organisation fut au point et leur hospitalité accueillante.Les séances scientifiques furent suivies avec attention et les communications présentées, par leur variété et leur quantité, étaient de nature 3 instruire les auditeurs.Ces communications paraîtront dans notre Journal et tous les membres de l\u2019Association pourront en prendre connaissance 1030 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLrETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 et se rendre compte de la somme abondante d\u2019enseignement qu\u2019elles comportent.Par leur multiplicité, par leur diversité, elles peuvent capter l'attention d\u2019un plus grand nombre de médecins.Leur portée pratique, assurée par la nature des sujets traités et l\u2019objectivité de leur présentation, les rendent éminemment assimilables et utilisables par le médecin praticien.Ne l\u2019oublions pas, et ce fut ce que désiraient atteindre les fondateurs de notre Association, nos Congrès doivent être pour nos praticiens, des occasions faciles et agréables de s\u2019instruire, d\u2019être renseignés congrument et par des médecins dignes de foi, sur les progrès de la science médicale.D'autre part, notre Association possède un caractère ou plutôt un rôle spirituel qui n\u2019incombe pas ordinairement aux Associations médicales.Elle doit témoigner de notre existence comme groupe médical français en Amérique; ses Congrès doivent affirmer ce fait ethnique de l\u2019aventure franco-amiéricaine ; elle doit renforcer, par le contact mutuel, la détermination de ses membres non seulement à la survivance, mais aussi, et surtout, à la progression, à l\u2019avancement professionnel et national du groupe entier.On comprend que nos réunions de tous les deux ans soient propices à des distractions sociales ou autres, à des rencontres et accolades de vieux amis qui se retrouvent, ou encore à d\u2019attrayantes activités sociales et mondaines; ce sont des à-côtés utiles, peut-être néces- salres, parce qu\u2019attractives et édulcorantes, mais ils n\u2019en demeurent pas moins des contingences.La fin véritable vers laquelle on doit tendre sans relâche, c\u2019est la survivance d\u2019un groupe distinct, c\u2019est l\u2019ascension professionnelle et collective et c\u2019est, conséquemment, l\u2019affirmation digne et légitimement fière de ce groupe.D'où il découle ce devoir, pour chacun de nous, d\u2019appartenir de tout cœur à l\u2019Association des Médecins de Langue Française; d\u2019où on devrait s\u2019obliger rigoureusement à participer à ses congrès, à lire, à encourager par tous les moyens, l\u2019Union Médicale du Canada qui est le Bulletin de l\u2019Association, d\u2019y contribuer à l\u2019occasion; d\u2019où ce devrait être une mission impérative pour tous les médecins qualifiés de l\u2019Association de prodiguer à leurs collègues, soit par le truchement des Congrès, soit par celui du Bulletin, et pour seuls fin et intérêt collectifs, le récent, l\u2019actuel, le nouveau de la médecine. BULLETIN Ces idées ont été exprimées.Ces projets et ces espoirs ont été chaleureusement énoncés et applaudis en de multiples occasions.En marge de ce XVIe Congrès, nous avons cru bon de les réaffirmer.Nous ne nous sommes pas éloigné du sujet.Tous nos Congrès ravivent la même flamme: celle de la confiance et de l\u2019enthousiasme.Ils font revivre aussi nos sentiments d\u2019attachement spirituel à la France dont les maîtres nous ont enseigné la médecine; que nous ayions la joie de recevoir, comme habituellement, ses délégués, ou que nous éprouvions, comme cette année, la triste et amère déception de leur absence.Aussi longtemps que nous survivrons sur cette terre d\u2019Amérique, nous devrons tendre par tous les moyens de perfectibilité, à grandir, à rendre cette survivance digne d\u2019être maintenue.Autrement, aussi bien lâcher; le croupissement dans la médiocrité est le lot des faibles qui disparaîtront tôt ou tard.L'Association et ses Congrès réalisés et employés unanimement avec foi, comme 1l se doit, constituent un des multiples moyens à notre disposition.Qu'elle vive, se fortifie, afin de nous servir à monter.Roma AMYOT.1081 XVIe CONGRÈS DE L\u2019A.M.L.F.A.N.te ++ SÉANCE D\u2019OUVERTURE Allocution du Président, le docteur Charles De BLOIS En ma qualité de Président du XVIe Congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord, j'ai l\u2019agréable devoir et l\u2019insigne honneur de vous souhaiter à tous, la plus cordiale bienvenue.Je salue respectueusement, au nom du Comité Exécutif et en mon nom personnel, les personnalités éminentes ici présentes et tous les distingués représentants de la science médicale, qui consacrent leur labeur et leur dévouement à l\u2019avancement de la science, à la gloire de la religion et de la patrie ou au service de l'humanité.Tous nos cœurs s\u2019unissent dans une commune joie pour vous dire à tous, notre admiration, notre hommage et nos plus fraternels sentiments.Le XVIe Congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord, s\u2019ouvre aujourd\u2019hui sous les auspices de l\u2019honorable Henri Groulx, Secrétaire provincial et Ministre de la Santé.Aussi nos premières paroles seront pour exprimer à l\u2019honorable Henri Groulx, Président honoraire de notre Association, l'hommage de notre reconnaissance pour l\u2019appui matériel et moral, si généreusement accordés à l\u2019œuvre de nos Congrès français d\u2019Amérique.Je veux de plus vous redire, monsieur le Ministre, notre plaisir et notre fierté de voir ainsi nos réunions placées sous l\u2019égide du Gouvernement provincial, dont vous êtes le si distingué représentant.C\u2019est le deuxième Congrès que l\u2019Association des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord tient aux Trois-Rivières.Le premier eut lieu en 1906, alors que j'étais secrétaire-général de notre association, sous l\u2019égide de notre cher et regretté Président, honorable docteur Philippe Normand.Ce congrès fut couronné de succès et honoré par la présence de trois délégués français.Notre précédent congrès s\u2019est tenu à Ottawa il y a deux ans.Il fut présidé par notre sympathique collègue le docteur Lapointe.L'accueil réservé aux congressistes fut, comme il est de tradition chez nos compatriotes de l\u2019Ontario, de la plus courtoise et de la plus franche sympathie et l'hospitalité des plus chaleureuses.Notre Association entre aujourd\u2019hui dans sa quarantième année d\u2019existence puisqu\u2019elle fut fondée à Québec en juin 1900, par le docteur Delphis Brochu, professeur à l\u2019Université Laval.Mais ce n\u2019est qu\u2019en juin 1902 que nous assistions à Québec à l\u2019ouverture solennelle du Premier Congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord.Le docteur Brochu qui présidait cette première réunion avait su s\u2019adjoindre des collaborateurs dévoués, qui ont continué son œuvre et lui ont assuré la survivance.Plusieurs personnalités éminentes qui s\u2019étaient proposé de prendre part à nos assises scientifiques s\u2019en voient empêchées par des circonstances incontrôlables.Nous regrettons tous, que son Eminence le Cardinal Villeneuve, soit retenu par les impérieux engagements de la visite pastorale de son diocèse.Son Excellence, Sir Eugène Fiset, Lieutenant- Gouverneur de cette Province, s\u2019est excusé de ne pouvoir être avec nous ce soir, parce qu\u2019il est retenu à \u2018Québec pour la réception en l'honneur du comte d\u2019Athlone, Gouverneur Général du Canada.Le Premier Ministre de la Province de Québec, l\u2019honorable Adélard Godbout, assis- am sl.te XVI* CONGRÈS DE L\u2019A.M.L.F.A.N.tera probablement a notre banquet, mais il ne peut, à son regret, accepter notre invitation pour notre séance d\u2019ouverture, à cause de ses devoirs parlementaires.Nous regrettons avec vous l\u2019absence de délégués français, qui, lors de nos précédentes assises médicales venaient nous apporter dans des séries de conférences, le meilleur de leur savoir.La guerre dérange tout.Restons quand même fidèles, dans cette période douloureuse, à la France, notre ancienne mère patrie, à qui nous devons ce que nous avons de plus précieux: notre foi, notre langue, notre culture et nos traditions.Notre loyauté et notre union qui sont assurées à l\u2019Angleterre dans sa juste lutte pour la sauvegarde de la liberté et de la civilisation chrétienne, ne sauraient diminuer dans nos cœurs l\u2019affection que nous portons à la France d\u2019hier ni l\u2019espoir que nous gardons de la voir se relever.Je suis sûr d\u2019être votre fidèle interprète en adressant notre respectueux hommage à son Excellence Monseigneur Odilon Comtois, digne successeur des grands évêques Laflèche et Cloutier, qui ne pouvant, malgré son grand désir, assister à notre réunion, nous a fait la faveur de se faire représenter ici par son dévoué Grand Vicaire, Monseigneur Trudel.Salut confraternel à notre éminent doyen de la faculté \u2018de Médecine de l\u2019Université de Montréal, le professeur Albert LeSage ainsi qu\u2019à notre conférencier de ce soir, le docteur Léo Parizeau, deux apôtres de la culture française et de la science médicale française au pays.Un hommage chaleureux aux très distingués représentants des grands centres médicaux des autres provinces du Canada, des Etats- Unis, de Cuba, d\u2019Haïti, du Mexique, ete, dont il nous fait plaisir de louer l\u2019incontestable valeur et qui exercent une réelle influence dans les développements de l\u2019art médical.Je n\u2019al pas besoin de vous dire à tous combien la Cité des Trois-Rivières est heureuse de vous accueillir dans ses murs.Il me fait particulièrement plaisir de 1033 signaler qu\u2019à l\u2019exemple du Gouvernement provincial, le conseil municipal des Trois- Rivières, et monsieur le maire Pitt, ont bien voulu nous accorder une substantielle ailo- cation.Recevez, monsieur le Maire et messieurs les membres du Conseil, l'hommage de notre profonde gratitude.En plus de ces concours matériels et moraux, notre comité a trouvé de tous côtés des témoignages de sympathie.La présence de nombreux prêtres parmi cet auditoire d\u2019élite en est un qui nous honore grandement.À vous tous, congressistes et amis de partout, la plus cordiale bienvenue.Je voudrais ajouter un mot à l\u2019adresse des comités des Dames.Elles ont préparé un magnifique programme, pour recevoir dignement les épouses et les filles des congressistes.Grâce à elles, nous sommes assurés Mesdames, que votre séjour aux Trois-Rivières sera en même temps utile et agréable.Merci également à l\u2019Exécutif et aux confrères et amis des Trois-Rivières qui nous ont secondé si admirablement.Combien ne faudrait-il pas, Mesdames et Messieurs, allonger ce palmarès, si nous voulions mettre en lumière tous les concours patents et latents, grâce auxquels notre tâche a pu être réalisée.Si tous ne sont pas expressément nommés, que tous soient ici globalement remerciés.Qu\u2019il me soit permis en terminant d\u2019adresser un salut respectueux, admiratif et reconnaissant, à nos savants conférenciers ainsi qu\u2019à nos vaillants pionniers de la culture intellectuelle et scientifique, si brillamment représentés ce soir parmi nous.C\u2019est à ces apôtres que nous sommes redevables, pour une large part, du succès de nos assises médicales et des développements merveilleux de la médecine canadienne-française, au cours de ces dernières années.Trois qualités maîtresses du savoir et du génie français nous ont permis de prendre place au firmament médical de l\u2019Amérique du 1034 Nord, l\u2019intelligence, l\u2019esprit de travail, la rigueur des méthodes scientifiques.Contrairement à certains pays totalitaires qui ne paraissent chercher dans la science que la destruction de l\u2019humanité, notre science à nous, comme la vôtre, comme celle de nos amis de la Grande-Bretagne, de la France, des Etats-Unis et des autres nations vraiment + + L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 civilisées, a pour but d\u2019édifier, d\u2019apporter aux hommes un peu plus de bonheur et de développer toujours d\u2019avantage, l'amour et la bienfaisance dans l\u2019humanité.Mesdames et Messieurs, le Congrès Médical des Trois-Rivières est maintenant officiellement ouvert et tout annonce qu\u2019il rapportera un grand succès.Rapport du Secrétaire-Trésorier général, le docteur Donatien MARION Septembre 1938.Dans la capitale du Canada, à Ottawa, des centaines de délégués venus de toutes les régions du pays et de l\u2019Est des Etats-Unis assistent attentifs aux séances d\u2019étude du XVème Congrès de notre Association.Dans l\u2019intervalle de ces réunions, pendant que la foule des congressistes, en compagnie de leurs épouses, se reposent des labeurs de la journée, en participant à un programme social, tel que savent l\u2019organiser nos amis d\u2019Ottawa, les Pères Conserits du Conseil, les Sages de l\u2019Association discutent les graves problèmes de la profession médicale.Et parmi ces problèmes se pose le choix du siège du prochain Congrès, en 1940.La ville des Trois-Rivières est mise de l\u2019avant: facile d\u2019accès de tous les coins de la province, connue pour son hospitalité si cordiale, pourrait-on lui reprocher de n\u2019être pas une ville universitaire ?Ne perdons pas de vue que notre Association groupe, pour la plupart, des médecins praticiens qui viennent cueillir, durant ces assises scientifiques, les dernières données de la science médicale.N\u2019est-ce pas un hommage au médecin de la campagne que de se réunir dans cette belle région de la Mauricie où foisonnent tant de médecins distingués.Aucune hésitation possible.A l\u2019unanimité, la ville des Trois-Rivières recevrait les Médecins de Langue Française pour son XVIème Congrès, en 1940.Le Conseil élisait comme membres du Comité du Congrès: Président : M.le docteur Charles-N.de Blois, Trois-Rivières.ler Vice-président: M.le professeur B.-G.Bourgeois, Montréal (démissionnaire en 1939, pour raison de santé).2ème Vice-président: M.le docteur F.Bertrand, Sherbrooke, décédé en février 1940.3ème Vice-président: M.le docteur J.-M.Trudel, Shawinigan-les-Chutes.4ème Vice-président: M.le docteur A.-J.-B.Falcon, Pawtucket.5ème Vice-président: M.le docteur J.-A.Tardif, Lévis.Secrétaire: M.le docteur J.-A.Denoncourt, Trois-Rivières.Trésorier: M.le docteur A.Tétreault, Trois- Rivières.Un voile de deuil assombrit toujours chaque Congrès au rappel des noms des vaillants soldats qui sont tombés en cours de route.Depuis 1938, la mort a cruellement décimé les rangs de notre Association: l'honorable docteur Pio H.Laporte, ministre de la Santé dans le Gouvernement provincial du Nouveau-Bruns- wick, le docteur Fred.Bertrand, deuxième Vice-président du XVIème Congrès.Deux anciens Présidents manquent à l\u2019appel: le professeur J.-E.Dubé, de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal, le grand apôtre de la lutte contre la tuberculose, et le professeur P.-C.Dagneau, Doyen de la Facul- XVI° CONGRÈS DE L\u2019A.M.L.F.A.N.1035 té de Médecine de l\u2019Université Laval de Qué- tous ces travaux seront publiés, « in extenso », bec, ancien Président du Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec.En décembre dernier, disparaissait un de nos fidèles amis de la lointaine Louisiane: le professeur Amédée Granger, Directeur du Service de Radiologie du Centre Médical de l'Université d\u2019Etat de la Louisiane, et Vice- président de notre Association, de 1934 à 1938.Aux familles de tous ces disparus, l\u2019Association désire réitérer officiellement l\u2019expression de sa plus vive sympathie.Pour la première fois dans l\u2019histoire de nos Congrès, la voix de nos chers Maîtres de France ne résonnera pas dans les salles de nos délibérations.Nos cœurs lourds de tristesse, mais remplis d\u2019espérance, nous formulons le vœu de les recevoir en grand nombre à notre prochain Congrès.La France peut être vaincue, mais elle vit à jamais dans nos cœurs.Désireux de collaborer, comme par le passé, avec le Ministère de la Santé, le Comité du Congrès a mis au programme plusieurs travaux sur la tuberculose, dans le but de seconder l\u2019œuvre admirable du Comité de Défense contre la Tuberculose.N\u2019est-ce pas là faire œuvre sociale que de protéger notre population contre ce fléau qui, malheureusement, emporte chaque année trop de vies.Et dans le Bulletin de l\u2019Association, fusionné avec l\u2019Union Médicale du Canada, le plus ancien Journal médical français en Amérique du Nord.Depuis le Congrès d'Ottawa, en 1938, notre Association n\u2019a pas délaissé l\u2019Associa- tion-Sœur franco-américaine.Plusieurs de nos membres sont allés assister aux journées médicales de Worcester et de Boston.À Worcester, le 5 octobre 1938, nous relevons les noms des docteurs Albert LeSage, J.-E.Dubé, Oscar Mercier, Riopelle, Jean Saucier et le Secrétaire-trésorier général, de Montréal, J.-H.Lapointe et J.-M.Laframboise d\u2019Ottawa.A Boston, le 27 septembre 1939, figuraient au programme les docteurs J.-A.Mousseau et J.-E.Gendreau, de Montréal.Le docteur De- noncourt et votre Secrétaire général durent, à leur grand regret, rebrousser chemin à l\u2019aérodrome Saint-Hubert par la faute d\u2019un épais brouillard.Malgré les tristesses et les difficultés de l\u2019heure présente, notre Association continue son œuvre d\u2019éducation professionnelle; en cela elle suit le sillon tracé par ses fondateurs qui voulurent, sur cette terre d\u2019Amérique, le parfait développement de la culture médicale française.Conseil de l\u2019Association des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord Comiré nu xvir° conorès: Directeur Général: R.-E.Valin, Ottawa, Secrétaire-Trés.Gén.: Donatien Marion, Montréal.Président: Oscar Mercier, Montréal.ler Vice-Prés.: Charles Vézina, Québec.2e \u201c : J.-A.Tardif, Lévis.3e \u201c : A.-J.-B.Falcon, Pawtucket.de : Sénateur Lacasse, Tecumseh.5e \u201c : C.-E.Dumont, Campbellton.Secrétaire : Roma Amyot, Montréal.ANCIENS PRÉSIDENTS: Albert LeSage, Montréal.J.-A.Jarry, Montréal.J.-H.Lapointe, Ottawa.Albert Paquet, Québec.Chs De Blois, Trois-Rivières. 1036 MEMBRES DU CONSEIL: 1942 Beauchemin, L.-O.Calgary.Bélisle, J.-A.Hull.Bourbeau, L.-A.Rouyn.Collin, Donat .St-Boniface.Dubé, L.-F.Notre-Dame du Lac.Fontaine, J.-F.-A.Woonsocket.Gatien, J.-F.-A.Montréal.Gauthier, P.-P.\u201c Girouard, J.-A.Willimantic.Laframboise, J.-M.Ottawa.Larochelle, R.Biddeford.Maynard, Oswald .Nashua.Melançon, W.Drummondville.Normand, Hudon .Trois-Rivières.Piette, Ed.Joliette.Plouffe, R.Montréal.Provencher, Gustave .Granby.Richard, L.-A.Ottawa.Tanguay, R.Sudbury.Trudel, J.-J.Winnipeg.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 1944 Baudoin, J.-A.Montréal.Béliveau, P.Méthégan, N.-E.Bibaud, B.Valleyfield.Blain, Emile .Montréal.Blanchet, R.Québec.Bohémier, C.-A.Montréal.Caron, Sylvio .Québec.Cloutier, Victor .Denoncourt, J.-A.Dumas, F.-A.St-Georges, Beauce.Montréal.Trois-Rivières.Chicoutimi.Desmeules, Roland .Québec.Gaudette, Richard .Sherbrooke.Gauthier, C.-A.Québec.Jobin, J.-B.Larochelle, J.-R.Lebel, M.-H.Saint-Célestin.Lacharité, V.(45 .Manchester.Montréal.Lemieux, J.-R.Québec.Milot, J.-D.Fall River.Prud\u2019Homme, Ernest .Montréal.Perras, J.-E.Hull.Phenix, G.Saint-Jean.Smith, Pierre .Montréal.Tassé, C-E.Worcester.Vidal, J.-A.Montréal.Viger, J.-A.Saint-Hyacinthe.o + BANQUET DE CLÔTURE Allocution du Président, le docteur Charles De BLOIS Au moment où va se clore le Congrès Médical qui aura illustré en 1940 la vieille cité de Trois-Rivières, je suis particulièrement heureux de rappeler le grand succès qu\u2019a remporté ce Congrès, de souligner son importance au point de vue scientifique et social, et de remercier tous ceux qui ont contribué à sa remarquable réussite.J\u2019ai la conviction qu\u2019il marquera une date dans l\u2019histoire de l\u2019Association des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord.Je remercie au nom du comité d\u2019organisation, et en mon nom personnel, toutes les personnalités, qui ont bien voulu assister à ce banquet qui clôt les travaux du XVIe Congrès des Médecins de Langue Française d\u2019Amérique.Je suis sûr d\u2019être votre fidèle interprète en adressant notre respectueux hommage à l'honorable Henri Groulx, Président honoraire de notre Association, qui ne pouvant, malgré son grand désir, se trouver ce soir avec nous, nous a fait la faveur de se faire représenter ps re pe lB mn XVI CONGRÈS DE L'\u2019A.M.L.F.A.N.ici, par son dévoué sous-ministre, le docteur Jean Grégoire.L\u2019honorable Premier Ministre de la province de Québec, honorable Adélard Godbout, qui s\u2019était proposé de prendre part à notre banquet est également retenu à Québec pour le dîner d\u2019état en l'honneur de son Excellence le Gouverneur Général, le comte d\u2019Athlone.Pour les mêmes raisons, l\u2019honorable Maurice Duplessis, le distingué chef de l\u2019Opposition à la Législature de Québec, et député des Trois- Rivières, ne peut ce soir, à son regret, accepter notre invitation.Nous avons également regretté l\u2019absence de notre sympathique député des Trois-Rivières à Ottawa, monsieur Robert Ryan.Son Excellence Monseigneur Odilon Com- tois ne pourra assister à ce banquet à cause de circonstances incontrôlables.Il a bien voulu nous déléguer son dévoué grand-vicaire général, Monseigneur Trudel, qui nous honore ce soir de sa présence.Dans l\u2019organisation de ces assises scientifiques, nous avons voulu avoir cette année un Congrès d\u2019actualités médicales.Voilà pourquoi tous nos conférenciers, grâce à leur compétence particulière, ont traité devant vous des sujets de pratique courante, avec une mise au point parfaite.J\u2019ai déjà dit, au déjeuner de ce jour, tout le bien que je pensais de nos conférenciers qui ont fait honneur à la science médicale canadienne-française; je n\u2019y reviendrai pas à cause du peu de temps mis à ma disposition.Mais qu\u2019il me suffise de rappeler d\u2019un mot, que tous nos conférenciers ont été à la page, nous donnant un véritable cours de perfectionnement qui a été vivement apprécié.Ce que je tiens à signaler d\u2019une manière particulière, c\u2019est le geste qui vous honore grandement, chers collègues, d\u2019avoir voulu RENDRE HOMMAGE AUX MÉDECINS PRATICIENS en tenant le présent congrès, non dans un centre universitaire, mais dans une petite ville de province, la cité historique des Trois-Rivières.Aussi les praticiens sont exceptionnellement sensibles à l\u2019attention que vous voulez avoir 1037 à leur endroit.S\u2019ils n\u2019osent se comparer aux professeurs de nos Universités, ils sont heureux de se dépenser au service immédiat du peuple et ils sont fiers et honorés que les premiers daignent apprécier leurs modestes travaux, leur effacement dans les petites paroisses et jusqu\u2019à leurs veilles et leur fraternelle sollicitude à l\u2019égard des pauvres.De tout cela, chers collègues, soyez remerciés et de tout cœur.Vous me permettrez d\u2019adresser un salut respectueux aux humbles médecins de campagne et des petites villes.Conseillers éclairés, ouvriers de toutes les heures, toujours, au moins très souvent à la peine.Vous désirez qu\u2019ils soient aujourd\u2019hui à l\u2019honneur.C\u2019est un hommage bien mérité à plus d\u2019un titre à l\u2019égard de ces « grands oubliés du monde médical ».Aussi, je m\u2019incline profondément devant ces admirables gardiens de la santé des familles.Aimant leur profession et ne demandant qu\u2019à la bien servir, ces médecins praticiens, à l\u2019exemple du bon samaritain parcourent nuit et jour la vallée de la misère humaine, poussant même jusqu\u2019à l\u2019extrême limite les bienfaits de leur action et de leur apostolat.Honneur donc à ces praticiens de chez nous, qui exercent.leur profession avec désintéressement, l\u2019élevant volontiers à la hauteur d\u2019un sacerdoce.Et voilà pourquoi, nous accordons ce soir un diplôme « Bene merentt» a l'un de nos valeureux médecins de campagne, le docteur Eudore Blondin, de Bécancourt, un pionnier de la première heure et qui n\u2019a jamais manqué un Congrès depuis la fondation de notre Association.Qu\u2019il me soit permis d\u2019être votre interprète à tous pour remercier, de nouveau, l'honorable Adélard Godbout ainsi que l\u2019honorable Henri Groulx, pour l\u2019aide indispensable qu\u2019ils ont apporté, à l\u2019œuvre de nos Congrès.Mais sur la liste de nos bienfaiteurs, il ne faut pas oublier le conseil municipal des Trois- Riviéres et monsieur le maire Pitt, qui ont bien voulu également nous accorder une subvention 1038 généreuse.En dehors de ces concours matériels et moraux, notre comité d\u2019organisation a trouvé de tous côtés des témoignages de sympathie.Je ne puis toutefois passer sous silence l\u2019aide généreuse que nous avons trouvée auprès de la presse médicale canadienne, principalement le bulletin officiel de notre Association, l\u2019Uninn Médicale du Canada, comme aussi auprès de la Presse Associée, sans lesquelles il eût été impossible de préparer, d\u2019annoncer et d\u2019analyser les travaux de notre congrès.Je ne saurais oublier dans cet ordre d\u2019idée, Le Nouvelliste, Le Bien Public, Action Catholique, Le Soleil, La Presse, La Patrie et les autres journaux, ainsi que le posté de radio, C.H.L.N., qui en mettant au service du Congrès, leur puissante et si moderne organisation, ont aidé de toutes manières à sa réussite.Nos respectueux hommages vont à vous, Mesdames et Mesdemoiselles, venues si nombreuses à ce banquet et dont l\u2019aimable présence en tempère si heureusement la sévérité.En vous regardant, je ne puis faire autrement que de répéter après le célèbre Dr Dar- tigues, que vous apportez à nos réunions le sourire de la nature.Nos remerciements vont aux Comités des Dames, pour le beau travail accompli dans l\u2019exécution du programme social, ce qui a grandement contribué au succès de ce congrès.Merci également à l\u2019exécutif, au comité d\u2019organisation, aux confrères et amis des Trois- Rivières, qui m\u2019ont secondé si admirablement, surtout Messieurs les docteurs Valin, Lapointe et Marion ainsi que le zélé secrétaire du Congrès, Monsieur le docteur Denoncourt, sans oublier Messieurs les docteurs Tétrault, Ba- ribeau, Roch Hébert et les autres.Combien ne faudrait-il pas, Mesdames et Messieurs, allonger le palmarès de notre reconnaissance, si l\u2019on voulait mettre en lumière tous les concours patents et latents grâce auxquels notre tâche a pu être réalisée.Si tous ne sont pas expressément nommés, que tous soient ici globalement remerciés.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULIETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 Au moment de terminer le Congrès des Trois-Rivières, qui marque le quarantième anniversaire de la fondation de notre Association, je veux évoquer la grande figure de notre fondateur le professeur Delphis Brochu, qui, dans un sursaut de pensée française et canadienne, fondait à Québec, en juin 1900, l\u2019Association des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord.Depuis ce temps, notre Association a réalisé de grands progrès et comme le soulignait notre premier président, le professeur Brochu lors du Congrès de 1902, « Nous devons, disait- il, garder l\u2019espoir que cette Association sera comme un foyer de plus en plus lumineux d\u2019où rayonnera la science médicale canadienne- française sur toutes les parties de ce continent; et nous devons nourrir l\u2019ambition qu\u2019elle reste dans l\u2019avenir le centre vers lequel graviteront tous les groupes canadiens-français de l\u2019Amérique du Nord.» Nous croyons que les buts proposés par notre fondateur ont été en grande partie réalisés.Et dans sa grande modestie, ce qui prouve bien qu\u2019il était un homme vraiment supérieur, il terminait son discours par ces mots: «Je ne puis guère m'\u2019attribuer d\u2019autre rôle, à la vérité, dans cette organisation que celui d\u2019avoir été le porte-drapeau d\u2019une idée qui était déjà le partage de tous ceux de mes confrères qui ont le plus à cœur le prestige et l\u2019avancement de notre profession.» De notre côté, gardons un souvenir reconnaissant au professeur Brochu, à cet apôtre, l\u2019une des gloires dont la profession médicale s\u2019honore et efforçons-nous de suivre les exemples et les conseils qu\u2019il nous a donnés.Pour ma part, je dois au professeur Brochu, dont j'ai été l\u2019élève, l\u2019honneur d\u2019avoir été choisi en 1904, comme secrétaire général de notre Association.Je ne voudrais pas oublier de rappeler à votre souvenir, un autre grand disparu, le professeur Z.Rhéaume, président du XIIe Congrès et ex-directeur général de notre association, si rapidement enlevé à notre affection.Nous avons gardé la mémoire de sa forte personnalité, de sa parole éloquente XVI° CONGRÈS DE L\u2019A.M.L.F.A.Net persuasive.Aussi, en mesurant la grandeur des services rendus par le professeur Rhéau- me, qui a réorganisé en 1934 notre Association sur des bases solides, avec un secrétariat permanent, nous sentons toute la perte que nous avons faite.Heureusement que la Providence nous a permis de trouver un réalisateur, un homme de premier plan, pour continuer son œuvre; j'ai nommé notre ami, le docteur R.-E.Valin d'Ottawa.Ai-je besoin d\u2019ajouter que le Dr Valin est admirablement secondé par un autre animateur, le Dr Donatien Marion, notre sympa- 1039 thique secrétaire-trésorier général, l\u2019une des âmes dirigeantes de toute notre organisation.Le Congrès des Trois-Rivières touche à sa fin, et il convient de redire que, grâce au concours de toutes les bonnes volontés, il a remporté un brillant succès.Le prochain congrès aura lieu à Montréal en 1942 et sera présidé par notre éminent collègue, et ami, le professeur Oscar Mercier.À la vérité, nous allons remettre à nos successeurs, une association forte, grande, pleine de vigueur et en voie de continuer sa marche ascendante vers le progrès, dans l\u2019intérêt même du rayonnement de la science médicale fran- caise, sur cette terre d\u2019Amérique. UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL e + 2 OUVERTURE OFFICIELLE DES COURS DE LA FACULTÉ DE MÉDECINE Leçon du Professeur Gaston LAPIERRE ! HYGIENE DE L\u2019ENFANCE Il y a un an, la Faculté de Médecine faisait l\u2019ouverture officielle de ses cours dans les circonstances universelles tragiques que nous connaissons tous.Douze mois sont passés, et le bouleversement s\u2019accentue à une folle allure.Votre génération grandit et se fortifie au milieu de ces épreuves, et je ne saurais mieux faire, en guise d\u2019hymne national, au début de cette allocution, que de vous répéter quelques- unes des paroles que prononçait notre souverain, Sa Majesté Georges VI, le 24 mai dernier, dans son mémorable discours irradié à tout l\u2019Empire britannique: « Peuples de l\u2019Empire, hommes et femmes de tous les coins du globe, je vous dis: apportez à votre tâche, quelle qu\u2019elle soit, tout le courage et la résolution dont vous êtes capables.Que vos cœurs restent fiers et votre raison invincible! Allons de l\u2019avant, comme un seul homme, vers la tâche qui nous incombe, le sourire aux lèvres, la tête bien haute.Et avec l\u2019aide de Dieu, nous ne tomberons pas! » À une époque où la vie humaine va devenir de plus en plus précieuse, nous devons plus que jamais faire tendre tous nos efforts vers l\u2019amélioration et la conservation de nos enfants.Votre génération en particulier aura la tâche sublime de s\u2019y consacrer avec toute la ferveur, avec tout le dévouement et avec toute la compétence, à laquelle vous avez le devoir de tendre sans relâche.Pour cela, vous devez dès maintenant vous y appliquer, en y apportant tout le courage et la résolution dont vous êtes capables.1.Prononcé à la Faculté de Médecine, le 16 septembre 1940.Faisons donc le point ensemble.Voyons rapidement le chemin parcouru et levons le voile sur l\u2019œuvre inachevée.Il n\u2019est pas nécessaire d\u2019être spécialisés en pédiatrie pour y apporter ses efforts et son enthousiasme.* * * Dans cet exposé, sans nous perdre dans la.nuit des temps, nous nous étonnerons tout d\u2019abord, que les anciens à Sparte aient mis en honneur une sorte de moyens orthopédiques\u2026 (si l\u2019on peut dire) simples et complets: « Si l\u2019enfant était chétif et contrefait, ils l\u2019envoyaient aux Apothètes, gouffre voisin du Taygète, parce qu\u2019il n\u2019y avait avantage ni pour lui ni pour la cité à ce qu\u2019il vécut, condamné dès la naissance à n\u2019avoir ni force ni santé, » (Plutarque).L\u2019édit de Constantin, après l\u2019avènement du Christianisme, leur accorda le droit.légal de la vie.Les édits des empereurs chrétiens, le développement considérable des refuges d\u2019enfants dans l\u2019Empire d\u2019Orient, l'importance donnée aux chefs de ces maisons, montrent que l\u2019intérêt exclusif de l\u2019enfant dirigeait désormais l\u2019autorité.Après la chute de l\u2019Empire romain, pas de trace de médecine sociale.Dès le Ve siècle et surtout pendant le VIe., les papes et les conciles s\u2019occupèrent de la lèpre; les premières léproseries s\u2019organisaient à Constantinople, les conciles prescrivaient l\u2019isolement des lépreux et leur allouaient des vivres et des vêtements.C\u2019est encore l\u2019Église qui entreprend d\u2019arréter la marche de la peste effroyablement meurtrière du moyen âge.Ainsi la médecine sociale s\u2019acheminait vers la sau- LAPIERRE: HYGIÈNE DE L\u2019ENFANCE vegarde de la race et la protection des peuples.L'influence du Christianisme déjà évidente sous les derniers empereurs romains et l\u2019esprit de charité chrétienne entrent en jeu dans les créations ultérieures; tel est le mobile de l\u2019Aumônier de Marguerite de Valois, Vincent de Paul, qui crée en France les Filles de la Charité et recueille les enfants trouvés, imaginant du même coup le premier groupe d\u2019infir- mières-visiteuses et l\u2019organisation des enfants assistés.Peu à peu la question économique entre en scène, et c\u2019est elle qui est à l\u2019origine de toute l\u2019organisation anti-tuberculeuse.Le législateur a d\u2019abord voulu soigner le travailleur, afin d\u2019en obtenir de plus longues années de travail professionnel.Puis, est apparue cette notion fondamentale: c\u2019est l\u2019enfant qui contracte la tuberculose, c\u2019est lui qu\u2019il faut protéger, parce qu\u2019il est un capital en puissance, et l\u2019œuvre de Grancher, en arrachant l\u2019enfant sain à la contagion familiale, pour en faire un paysan sain et vigoureux, était avant tout une solution économique indiscutable.La concentration des peuples dans les villes, en modifiant profondément les conditions normales de la vie, en créant l\u2019encombrement des habitations, la sous-aération, l\u2019alimentation défectueuse, les contagions, a nécessité un effort considérable de prophylaxie.On a vu naître graduellement: le dépistage du malade, les mesures d\u2019assainissement, l\u2019éducation des familles, les établissements sanitaires nombreux et complets, les ligues contre la mortalité infantile, les hôpitaux d\u2019enfants, les gouttes de lait, l\u2019assistance aux mères, les centres de puériculture anté-natale, les infir- mières-visiteuses sociales, etc, et les progres qui en ont résulté, ont eu des conséquences variées, selon l\u2019importance et le nombre des organisations sociales et l\u2019étendue de la culture de ceux qui étaient appelés à les diriger.Il est logique que tendent vers l'enfant le plus grand nombre de ces mouvements sociaux, dont on attend la survie et la force des peuples.1041 * +# * Les règles hygiéniques applicables à l\u2019enfant ne sont pas identiques à celles qui concernent l\u2019adulte.Les causes de cette différence sont faciles à comprendre: l\u2019enfant n\u2019est pas un homme en miniature; il ne diffère pas de l\u2019adulte uniquement par un moindre poids, une moindre taille, de moindres capacités, de moindres besoins; son anatomie et sa physiologie présentent au contraire des caractères qui leur sont propres; il a des facultés et des besoins spéciaux; ses aptitudes morbides ne sont pas celles de l\u2019adulte; certaines maladies ne se voient jamais dans l\u2019enfance; il en est d\u2019autres qui, au contraire, n\u2019existent que chez les enfants.On conçoit donc sans peine que les moyens de conserver un sujet en bonne santé diffèrent selon que ce sujet est enfant ou adulte, et qu\u2019il y a une hygiène de l\u2019enfance qui mérite d\u2019être étudiée indépendamment de celle de l\u2019adulte, bien que fondée sur les mêmes bases scientifiques.On pourrait aller plus loin et dire que chaque période de l\u2019enfance a son hygiène spéciale.La différence essentielle entre l\u2019organisme de l\u2019enfant et celui de l\u2019adulte est que le premier est en cours de croissance, et par suite en perpétuelle transformation.L'enfant naît avec une température rectale qui ne diffère de celle de la mère que par un ou deux dixièmes en plus.Il se refroidit très vite.Sa température tombe dans les premières heures d\u2019un, deux ou même trois degrés, et resterait basse quelque temps si l\u2019on n\u2019avait soin d\u2019entourer l\u2019enfant de chaudes couvertures et au besoin de boules d\u2019eau chaude, si la température de la pièce n\u2019est pas suffisamment élevée.L\u2019abaissement de température est d\u2019autant plus marqué et d\u2019autant plus prolongé, que l\u2019enfant est plus petit et plus faible.Le pouls de l\u2019enfant nouveau-né bat 120 à 140 fois à la minute; il est du reste instable; la fréquence varie beaucoup d\u2019un moment à l\u2019autre, et les irrégularités, les inégalités sont fréquentes sous l\u2019influence de la moindre excitation ou même sans cause apparente.Il semble que le mécanisme régulateur des bat- 1042 tements du cœur est dans les premiers jours aussi imparfait que celui de la température.Le jeune enfant, à l\u2019état de veille, respire très irrégulièrement.La fréquence plus grande de la respiration s\u2019explique par l\u2019activité plus grande des échanges chez l\u2019enfant.À poids égal, l\u2019enfant mange et boit infiniment plus que l\u2019adulte et produit deux fois plus d\u2019acide carbonique.Les soins et précautions relatifs à l\u2019alimentation, sont dans la première enfance, de beaucoup ceux qui doivent être observés avec le plus de rigueur.La puériculture et la pédiatrie constituent une question de haute importance du point de vue national et canadien- français.Notre devoir, votre devoir est donc grave et impérieux.Un des nôtres, conférencier de renom, a parlé un jour de la revanche des berceaux.Un autre de nos compatriotes, non moins célèbre, a voulu compléter cette pensée par un programme en deux mots: la veillée des berceaux.Il est bien vrai qu\u2019il ne suffit pas de naître: il faut vivre.Hélas! cette revanche des berceaux a perdu de son panache, puisque notre natalité baisse: son taux était à 39 en 1913, et il n\u2019était plus qu\u2019à 19 en 1939.Certains facteurs de la mortalité infantile sont les mêmes partout.D\u2019autres diffèrent dans un endroit par rapport à un autre.Il y a des grands facteurs psychologiques et économiques, tels que l\u2019ignorance et la pauvreté.Lorsque les services publics d'hygiène vont au peuple pour surveiller son alimentation; écarter la contagion par de sages mesures, au besoin rigoureuses; lui fournir de l\u2019eau saine, du lait pasteurisé, qui nous a tant aidé à diminuer la mortalité infantile; mettre à sa portée des centres publics de consultation pour les bébés; faire l\u2019inspection médicale périodique des enfants dans nos écoles; ces services publics font un apport considérable à l\u2019hygiène de l\u2019enfance en particulier.Est-ce que tout le monde comprend bien jusqu\u2019à quel point nous leur devons notre pleine L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 collaboration, puisqu\u2019ils nous aident à sauver des vies précieuses.Aussi devons-nous la solliciter cette collaboration, l\u2019expliquer, écarter l\u2019indifférence et encore plus l'hostilité.Ces tà- ches sont celles de tout citoyen bien pensant.Nos hôpitaux d\u2019enfants, dont le nombre de lits s\u2019est sensiblement aceru, depuis une vingtaine d\u2019années, contribuent de plus en plus à sauver des milliers et des milliers de vies d\u2019enfants.Vous avez l\u2019avantage de recevoir votre enseignement de pédiatrie à l\u2019hôpital Sainte-Jus- tine où il y a 520 lits, \u2014 l'hôpital d\u2019enfants le plus considérable du Canada, et peut-être d\u2019Amérique.Les cliniciens de cette maison sont presque tous des anciens élèves des grands maîtres américains et européens, et s\u2019appliquent avec ponctualité & vous donner les meilleurs fruits de leur expérience et de leur constant travail.La Faculté de Médecine trouve à Sainte-Justine et à Sainte-Justine seulement, tout ce qui est nécessaire à son enseignement en pédiatrie sans restriction: médecine, chirurgie, orthopédie, agents physiques, gymnastique, obstétrique, puériculture, maladies contagieuses, bronchoscopie, ophtalmologie, oto- rhino-laryngologie, chimie appliquée, etc.Il y a même à Sainte-Justine un centre parfaitement outillé pour la fabrication des poudres de fruits et de légumes, constituant une application thérapeutique nouvelle de certains troubles digestifs importants du nourrisson.L\u2019envergure de l\u2019œuvre de Sainte-Justine est entravée par le manque d\u2019espace et certains inconvénients de son site, aussi souhaitons-nous ardemment qu\u2019un nouvel hôpital Sainte-Jus- tine s\u2019élève à l\u2019ombre de la nouvelle Université de Montréal.Il y aurait là de nombreux | avantages pour tous, y compris les étudiants, facilitant ainsi par cette transformation, la centralisation de la clinique et de la théorie, dans un endroit superbement approprié aux soins de l\u2019enfant malade.A Montréal, métropole du Canala, le taux de la mortalité infantile était en 1939 à 71.5 par 1,000 naissances, chez les bébés de O à 1 an, alors qu\u2019il était à 301.05 en 1900; chiffre \u2014 \"res = = == = =.= =.= = ee LAPIERRE: HYGIÈNE DE L\u2019ENFANCE honteux, qui nous plaçait au dernier rang parmi les peuples les moins ouverts aux directions vitales.Nous avons gravi une belle côte, mais il y a encore place à beaucoup de progrès.Depuis 1920, le taux des décès par 1,000 naissances causés par l\u2019infection gastro-intestinale, a été réduit dans la proportion de 76 pour cent; celui des décès par maladies des voies respiratoires, dans la proportion de 18.4 pour cent; mais ce sont surtout les causes antérieures à la naissance qui occupent maintenant le premier rang.Le grand facteur serait le manque de surveillance pré-natale suivie.Ce sont les parents, ce sont les mères, qui n\u2019apportent pas à leur état toute la prudence sacrée, les soins à la portée de tous, puisqu\u2019il y a des cliniques anté-natales à leur disposition, pour prévenir et traiter les maladies, puisque les médecins de famille sont de mieux en mieux qualifiés pour les diriger.Il vous incombera une nouvelle tâche, celle de bien vous préparer à la puériculture anté- natale.Nous vous aiderons à y parvenir.Dans cette grande œuvre, vous serez les missionnaires indispensables.L\u2019indifférence et l\u2019égoïsme des parents sont choses, hélas! de plus en plus fréquentes.Dans de nombreux cas, la situation de fortune, au cours de la longue crise de misère qui va s\u2019accentuant, est souvent à la base de ce découragement, mais le plus souvent ce sont les sentiments moraux, l\u2019éducation première et l\u2019absence ou l\u2019affaiblissement des croyances reli- gleuses qui en sont responsables.Dans cette lutte, des personnes étrangères à la médecine doivent exercer leur action bienfaisante, mais notre tâche est de lutter contre l\u2019ignorance par des campagnes pour l\u2019éducation des femmes enceintes et des mères, par l\u2019enseignement de la puériculture aux jeunes filles dans les écoles et les couvents, à leur dernière année, \u2014 en arriverons-nous là bientôt, je l\u2019espère ardemment depuis longtemps \u2014 par le perfectionnement des soins médicaux, et par l\u2019extension des services publics relatifs à la maternité.L\u2019action personnelle d\u2019un médecin 1043 instruit et avisé est énorme, pour répandre les connaissances nécessaires, redresser les erreurs et détruire les préjugés.Lorsque vous aurez commencé la pratique de votre profession, vous serez heureux d\u2019avoir apporté tous vos efforts à vous instruire de la puériculture et de la pédiatrie, parce que c\u2019est dans ce vaste champ d\u2019action où vous éprouverez peut-être les plus belles satisfactions, en face de vous-mêmes, à la fin de chaque jour.Dans la lutte contre la mortalité infantile, je tiens à attirer votre attention sur l\u2019influence néfaste du taudis.Nous devons amplifier sans cesse la lutte systématique par tous les moyens possibles contre lui, afin de donner assez d'air, de soleil, d\u2019espace, d\u2019eau et d\u2019hygiène générale à tous nos compatriotes.Je vous ai dit quel facteur était l\u2019ignorance des mères.Il faut instruire ces dernières avant la naissance de l\u2019enfant.Il faut instruire la femme enceinte, il faut instruire celle qui allaite; il faut instruire les riches comme les pauvres.Le métier de mère s\u2019apprend comme un autre métier.On croit trop que l\u2019instinct y suffit; hélas! non: des milliers d\u2019enfants sont morts, ayant des mères dévouées, et pourtant elles n\u2019ont pas su les sauver.La meilleure puériculture sera celle qui sera faite par la mère, mais quand elle aura été dûment instruite, car, contrairement, à l\u2019opinion si répandue, rien n\u2019est plus difficile que d\u2019élever un enfant, car rien n\u2019est plus fragile.Enfin, il faut instruire les femmes, bénévoles ou rétribuées, qui se vouent à la puériculture.J\u2019ai l\u2019air de dire une vérité de La Palisse, et pourtant, combien de femmes bienfaisantes dans l\u2019Âme, donnent de déplorables conseils, parce qu\u2019elles sont ignorantes et trop sûres d\u2019elles.Et je tiens à vous dire ici une phrase que je vous prie de souligner dans vos notes avec des crayons de toutes couleurs: al n\u2019y a pas de mauvais lait de femme.Vous entendez dire souvent: j'ai sevré parce que j'avais du mauvais lait.Une femme sur mille peut-être a du mauvais lait.Trop de femmes se croient la millième, tandis qu\u2019en général leur lait est 1044 toujours bon.Pourtant, vous verrez constamment des mères juger leur lait mauvais; pourquoi?parce qu\u2019il est trop clair, trop transparent.Donc, quand une mère vous dira: mon lait est bleu, vous lui répondrez: je l\u2019espère bien, et vous conserverez l\u2019allaitement maternel.Si on veut que l\u2019enfant ait une croissance normale et un développement normal afin qu\u2019il devienne à l\u2019âge adulte, un sujet sain et bien équilibré physiquement et moralement, deux conditions sont nécessaires: 1° I1 faut connaître les règles scientifiques, basées sur l\u2019anatomie et la physiologie, qui permettent de réaliser chez lui l\u2019équilibre des fonctions de la vie de nutrition et de la vie de Telation, c\u2019est-à-dire l\u2019hygiène de l\u2019enfant sain ; 2° Il faut connaître également les circonstances dans lesquelles se développent les maladies infectieuses, aiguës ou chroniques, qui peuvent entraver ce développement normal, parfois dès avant la naissance, et savoir également comment on peut, soit les éviter, soit, par un traitement approprié, remédier aux tares que ces maladies ont pu produire.Jusqu\u2019à un petit nombre d\u2019années, \u2018l\u2019importance de ces questions a été méconnue ou négligée.Ni les parents, ni les éducateurs ne s\u2019en étaient préoceupés et il faut bien le reconnaître, leur attention n\u2019avait pas été suffisamment orientée par les médecins dans cette direction.En ce qui regarde le nourrisson, les cours de puériculture, les consultations de nourrissons, les hôpitaux d\u2019enfants, sont maintenant organisés presque partout, dirigés par des techniciens, et permettront de suivre le développement du tout jeune enfant et les soins qu\u2019il réclame, à condition que les parents aient compris l\u2019importance des conseils qu\u2019on peut leur donner, et consentent au besoin à nous les demander.Est-ce suffisant?et ne convient-il pas de secouer l\u2019apathie ancestrale des mères et d\u2019aller à domicile leur porter la bonne parole et les leçons qui renforceront leur inexpérience?A partir de l\u2019adolescence, le jeune sujet L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 échappe encore à toute action d\u2019ensemble.La pratique du sport au grand air semble être la seule méthode proposée.Elle est du reste excellente.Mais ne pourrait-on la renforcer, la compléter par l\u2019enseignement d\u2019une hygiène simple, à la fois physique et morale, qui s\u2019appuierait sur l\u2019emploi plus judicieux des aptitudes au travail du corps ou du cerveau.Mais la période qui nous paraît la plus importante, celle qui aura surtout appelé nos efforts, c\u2019est la période intermédiaire qui commence après le sevrage et se termine au sortir de l\u2019école.Période préscolaire d\u2019abord où l\u2019enfant est dirigé par la mère, puis confié à l\u2019école.Période scolaire où le même enfant mène une double existence: collective pendant les heures d'étude, individuelle lorsqu\u2019il revient au logement des parents.Mais, dira-t-on, pendant cette période, l\u2019enfant n\u2019est-il donc pas assez surveillé, assez guidé par les parents d\u2019abord, par les éducateurs ensuite?Il y a quelque soixante ans, Herbert Spencer pouvait s\u2019exprimer ainsi en parlant de l\u2019éducation physique si négligée des parents: « À la table du propriétaire, après que les dames se sont retirées, à l\u2019auberge un jour de foire, entre fermiers, au cabaret du village le dimanche, quel est le sujet qui, après la question politique du jour, excite l\u2019intérêt le plus général?C\u2019est l\u2019élevage des animaux, la nourriture des chevaux, les croisements, le dressage des chiens, les qualités nutritives des différentes sortes de fourrage, la porcherie, l\u2019attention scrupuleuse donnée aux effets produits par tel ou tel procédé d\u2019engraissement.« Mais qui donc, entre la poire et le fromage, ou bien dans des circonstances analogues, a jamais entendu parler de l\u2019élevage des enfants?Quand le gentilhomme campagnard a rendu sa visite quotidienne à l\u2019écurie et vérifié en personne l\u2019état et le traitement de ses chevaux, quand il a jeté un coup d\u2019œil sur sa basse-cour et fait des recommandations sur ce sujet, combien de fois monte-t-il dans la chambre de ses enfants, s\u2019informer de leur LAPIERRE: HYGIÈNE DE L\u2019ENFANCE régime, des heures de leurs repas et de l\u2019aération de la pièce où ils vivent?«Il n\u2019est presque pas un seul homme qui ne doive confesser au fond de lui-même que le régime de ses enfants au berceau n\u2019est pas de sa compétence.» Peut-être jugera-t-on cette peinture un peu sévère actuellement, et cependant, que l\u2019on prenne successivement le nourrisson, l\u2019enfant de la période préscolaire, l\u2019écolier, on doit reconnaître que la surveillance constante de l\u2019enfant n\u2019existe pas et que, s\u2019il n\u2019y a pas toujours négligence de la part des parents, il existe presque toujours chez eux une scandaleuse ignorance des lois qui doivent régir la croissance de l\u2019enfant.L\u2019ambition d\u2019une jeune mère est d\u2019avoir un gros enfant \u2014 peu importe que ses chairs soient flasques, que la graisse manifestement l\u2019empâte, qu\u2019il soit apathique et endormi comme un jeune animal trop nourri.De là les pratiques de certaines castes médicales où l\u2019on cherche à capitaliser, à commercialiser, peut- être parfois par une espèce d\u2019impulsion héréditaire, cette psychologie facile à exploiter et à monnayer.Restez dans la ligne des écoles classiques modernes.Vous serez fiers de vos succès, vous garderez le respect durable d\u2019une clientèle qui par ailleurs assurera convenablement votre subsistance et celle de votre famille.La jeune mère veut aussi que le bébé marche très tôt.Elle est plus fière de quelques pas maladroits que de la beauté et de la belle venue du corps de son enfant; elle s\u2019inquiète peu de savoir si elle déviera ou non ses membres.L\u2019enfant qui marche est livré à lui-même.On s\u2019inquiète bien peu de vérifier comment il marche.Combien de parents se demandent si leur enfant respire bien ou mal et lui donnent dans l'appartement une chambre largement aérée?Pense-t-on souvent que par l\u2019exercice de la 1045 respiration on peut amener le jeune enfant à s\u2019oxygéner dans de meilleures conditions?Sait-on le rôle de telle ou telle alimentation sur la croissance des os, le développement des muscles chez le jeune enfant?Faisons vivre l\u2019enfant à l\u2019extérieur, avec la protection appropriée selon les saisons.Quoique beaucoup moins fréquemment qu\u2019autrefois, nous voyons encore trop de jeunes enfants qui sont casernés à la maison, à partir de l\u2019automne jusqu\u2019au printemps.* * * La puériculture, ou si l\u2019on veut, l\u2019art d\u2019élever un enfant en bonne santé, nous apparaît comme une nécessité patriotique d\u2019enseignement.Anté-natale, elle prépare des générations saines.Appliquée à la première enfance, elle combat la mortalité infantile.Étendue aux grands enfants, elle dirige leur développement vers un épanouissement harmonieux de leurs forces physiques, intellectuelles et morales.La puériculture n\u2019offre pas seulement cet avantage d\u2019être, en raison des caractères propres à l\u2019organisme infantile, plus efficace que l\u2019hygiène de l\u2019adulte; elle possède encore une autre raison de succès: c\u2019est que l\u2019entendement de l\u2019enfant est plus accessible aux leçons; 1l est, pour ainsi dire, fait d\u2019une matière plus avide, plus malléable, et gardant plus solidement les empreintes.Aussi bien est-ce chez l\u2019enfant que l\u2019éducation hygiénique peut porter tous ses fruits; à une condition cependant, c\u2019est que les leçons soient des leçons de choses; c\u2019est que l'hygiène soit enseignée par l\u2019exemple et non par la doctrine.C\u2019est 1c1 que l\u2019on peut parler à bon droit de propagande par le fait.Mais qui se chargera de cette propagande?Dans notre esprit, tous ceux qui ont une part de responsabilité dans la culture de l\u2019enfant: familles, instituteurs, infirmiéres-visiteuses, mais surtout le médecin. MÉMOIRES + + PEUT-ON AMÉLIORER LE TRAITEMENT DES BLESSURES DES NERFS PERIPHERIQUES' Par Jean NAGEOTTE La question si importante de la réparation chirurgicale des nerfs blessés est loin d\u2019être résolue.Cela tient à la complexité des processus biologiques qui se passent au cours de la vie normale dans les nerfs sains et au cours de leur régénération lorsqu\u2019ils ont été lésés.Ce que nous savons n\u2019est pas encore suffisant pour nous permettre d\u2019agir avec une efficacité constante dans le traitement des plaies nerveuses.Dans l\u2019avenir on peut espérer que les progrès récents de l\u2019histophysiologie, s\u2019étendront à la fonction nerveuse et donneront à nos successeurs de puissants moyens d\u2019action.Mais pour l\u2019instant, il faut nous borner à tirer le meilleur parti possible de ce que nous savons déjà.Les statistiques publiées ne sont pas satisfaisantes, surtout si on les rapproche des résultats obtenus chez les animaux.Il faut naturellement tenir compte de la différence énorme qui existe entre une plaie de guerre et une section expérimentale aseptique.Mais alors même que la blessure est simple, il est évident que la régénération est plus aléatoire et statistiquement moins bonne chez l\u2019homme que chez le chien.On pourrait en tirer la conclusion que le pouvoir de régénération est moindre chez l\u2019homme que chez le chien.Il est problable, en effet, que le chien est favorisé à cet égard, mais il n\u2019est pas du tout certain que les différences physiologiques 1.Les travaux expérimentaux de Jean Nageotte sur la régénération nerveuse sont bien connus et font autorité.Nous remercions l\u2019éminent professeur honoraire du Collège de France du très intéressant travail qu\u2019il a envoyé à l\u2019Union Médicale et que ncus publions avec le plus grand plaisir.(Paris).entre l\u2019homme et le chien soient aussi grandes qu\u2019on pourrait le croire d\u2019après les statistiques publiées, car certaines observations démontrent que, dans des cas pris en particulier, les résultats chez l\u2019homme peuvent être aussi bons que chez le chien.Pourquoi ne le sont-ils pas toujours?Pourrait-on tenter quelque amélioration dans le traitement des nerfs blessés avec espoir de réussir?C\u2019est la question que je me propose d\u2019examiner.Au moment où je faisais des recherches expérimentales sur l\u2019utilisation, pour réparer les plaies nerveuses, du greffon mort de tissu conjonctif, dont je venais de découvrir les propriétés physiologiques, j'ai eu l\u2019occasion de pratiquer un grand nombre d\u2019opérations sur le chien et d\u2019en suivre les résultats pendant de longs mois.J\u2019ai donc pu observer dans d\u2019excellentes conditions le comportement de ces animaux.Ils supportent très bien la section du sciatique au milieu de la cuisse, au-dessus de sa bifurcation, même lorsqu\u2019elle est pratiquée des deux côtés simultanément \u2014 ce que je faisais habituellement pour mieux comparer la valeur de greffons différents.Les dispositions de leurs ligaments permettent à ces animaux de se tenir sur leurs quatre pattes, si la section a été bilatérale, et de marcher; presque aussitôt après l\u2019opération ils sont très capables de manifester leur turbulence, et ils ne s\u2019en privent pas.Toutefois si la section a été unilatérale, ils tiennent soulevée la patte opérée et marchent sur trois pattes; j'ai eu l\u2019impression que l\u2019évolution dans ce cas était ce 2 a = => = 3 | a | wf wk i | 3; al | NAGEOTTE: BLESSURES DES NERFS PERIPHERIQUES moins bonne, mais n\u2019ayant pas eu le loisir d\u2019étudier systématiquement ce point, ce que je regrette, il m\u2019est impossible de rien affirmer.Quoi qu\u2019il en soit, il faut retenir ce fait: dans les sections bilatérales du sciatique chez le chien, l\u2019activité de l\u2019animal n\u2019est à aucun moment diminuée et le passage de la marche défectueuse du début à la restauration intégrale de la fonction se fait par transition insensible.Cette restauration est complète au bout de 9 mois environ, lorsque l'opération a été correcte.À ce moment, dans les cas favorables, la guérison peut être parfaite: la force et l\u2019agilité peuvent être revenues a l\u2019état normal, de même que la sensibilité.Je reviendrai plus loin sur les constatations anatomiques.Les conditions dans lesquelles le blessé de guerre se trouve sont très différentes, à toutes les périodes.La blessure initiale est infiniment plus grave et tout l\u2019art du chirurgien doit s\u2019employer d\u2019abord à la guérison de cette blessure et à la reconstitution de la région, de façon à permettre ultérieurement le rétablissement opératoire de la continuité interrompue du nerf, qui malgré les conditions défavorables peut pourtant réussir, si les bouts de ce nerf n\u2019ont pas subi de lésion infectieuse trop étendue.Cette opération ne saurait être tentée avant la disparition de toute trace d\u2019infection \u2014 il ne faut pas se hâter, car on sait que l\u2019on peut attendre autant qu\u2019il est nécessaire, sans compromettre le succès final.Mais après l\u2019opération chirurgicale, que se passe-t-il?On attend dans l\u2019inaction les résultats, alors que dès ce moment, et même peut-être avant, il pourrait être utile de chercher à augmenter le pouvoir de régénération des neurones en s\u2019inspirant de ce qui se passe dans l\u2019expérimentation sur le chien.Je me suis bien souvent demandé si les efforts vigoureux que le chien fait instine- tivement pour marcher, malgré sa paralysie, ne sont pas un des facteurs de son aptitude à la régénération des nerfs.Chacun sait l\u2019influence bienfaisante à l\u2019état normal, de l\u2019exercice d\u2019une fonction sur la nutrition de l\u2019organe qui en est 1047 le siège, et inversement les méfaits d\u2019un défaut d\u2019usage prolongé.Les résultats du traitement ambulatoire des fractures sont là pour prouver qu\u2019une stimulation fonctionnelle produit, à l\u2019état pathologique, un excellent effet sur la restauration des organes lésés.On me dira que la régénération des nerfs est bien différente de la guérison des fractures osseuses \u2014 soit! Que l\u2019interruption totale de la fonction, en cas de section nerveuse, met obstacle à toute stimulation fonc- tionelle -\u2014 mais, est-ce bien certain ?Certes, dans le cas de lésion nerveuse lorsque les connexions périphériques ne sont pas rétablies, un acte se volition exercé sur une cellule motrice de la moelle ne peut pas avoir d\u2019effet visible.Mais rien ne prouve qu\u2019un tel acte ne puisse pas se produire et s\u2019il se produit, qu\u2019il ne puisse pas déterminer une excitation fonctionnelle utile, tout en restant latente.Les connexions centrales des cellules motrices de la moelle sont, en effet, conservées, et si l\u2019on arrive à mettre en action le mécanisme psychique qui préside aux actions volontaires, il est permis d\u2019espérer que la stimulation produite sur ces cellules, si elle ne se traduit pas par un mouvement, aura néanmoins une action favorable sur leur vitalité.Pour les cellules sensitives, la situation est plus claire, car il n\u2019est pas difficile de s\u2019assurer qu\u2019elles sont encore capables d\u2019être excitées par la portion conservée de la fibre nerveuse périphérique, et de transmettre cette excitation aux centres supérieurs, d\u2019où il résulte une sensation.On peut trouver, dans d\u2019autres considérations, des arguments en faveur de la réalité d\u2019une action exercée sur la vitalité des éléments par la stimulation fonctionnelle des neurones blessés.Dans les névromes d\u2019amputation, ce n\u2019est pas l'insuffisance, mais au contraire l\u2019exubérance de la régénération qui est gênante.Il est facile de voir ce qui se passe: la plus petite croissance des neurites sensitifs les amène dans une région où ils sont exposés à des excitations fonctionnelles 1048 trop intenses, d\u2019où résultent: 1° des phénomènes douloureux, 2° une croissance excessive qu\u2019il est souvent difficile d\u2019arrêter.Peut-on douter que ce soit l\u2019excès d\u2019excitation qui provoque cet excès de croissance?Deuxième exemple: le cubital est, de l\u2019avis de tous, le nerf qui se régénère le plus mal \u2014 mais c\u2019est aussi celui dont la paralysie compromet le moins les fonctions de la main; pendant la phase latente de la régénération, le malade a le temps de s\u2019habituer a se passer de son cubital, dont les neurones s\u2019assoupissent, et la régénération reste en panne.Et il faut penser aussi à la possibilité d\u2019états prolongés d\u2019inhibition, causés par un choc nerveux, d\u2019où une stimulation fonctionnelle pourrait tirer les neurones.Ce qui serait particulièrement intéressant, ce serait de noter, dans les observations, les caractéristiques psychiques des sujets et de rechercher s\u2019il y a des relations entre la mentalité et l\u2019aptitude à la régénération, amenant des prédispositions individuelles.Je serais porté à croire que l\u2019on mettrait en évidence des faits intéressants, dont on pourrait tirer parti pour l\u2019organisation d\u2019un traitement moitié psychique, moitié physique, destiné à réveiller ou à entretenir la vitalité des neurones par des excitations fonctionnelles pendant la période latente de la régénération, et, par là-même, à préparer une régénération plus vigoureuse et plus sûre.Je ne me dissimule ni les difficultés matérielles et psychologiques de cette entreprise, ni son caractère aléatoire, car si j'espère que l\u2019on réussira, je n\u2019en sais rien: seule l\u2019expérience permettra de porter un jugement sur la valeur de présomptions que l\u2019on peut tirer de certains faits.Mais j'estime que cette expérience mérite d\u2019être tentée, en raison de l'importance des résultats qu\u2019elle pourrait donner si elle réussit; et elle n\u2019aura de chances de réussir que si elle est parfaitement conduite, avec toute la compétence, le zèle et la ténacité nécessaires.Comment concevoir l\u2019organisation de cette expérience?Je ne puis qu\u2019exprimer des dési- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 dérata fondés sur des considérations physiologiques, car cette question rentre dans les attributions des techniciens de l\u2019éducation physique et de l\u2019entraînement sportif qui ont la compétence nécessaire pour établir la pro- 4 gression à suivre.Il faudra naturellement répartir les malades en équipes judicieusement sélectionnées, sous la direction de moniteurs instruits.C\u2019est de l\u2019intelligence, de l\u2019ingéniosité et du dévouement de ces moniteurs que dépendra le succès.Leur tâche sera difficile, au début surtout, alors que les résultats seront encore latents; il faudra qu\u2019ils sachent entretenir le moral de leurs élèves et leur inspirer une longue patience, ce qui suppose un sens psychologique très averti.Mais les questions relatives à l\u2019éducation physique et à l\u2019entraînement sportif ont fait de tels progrès que l\u2019on trouvera certainement le personnel approprié parmi les professionnels ou les infirmières spécialisées et parmi ceux des jeunes médecins qui s\u2019intéressent aux sports \u2014 ce sont même peut-être ces derniers qui conviendront le mieux, en raison des études qu\u2019ils ont faites dans le domaine de la physiologie.Quant au programme, il devra viser au développement de la force musculaire dans tous les segments des membres, du côté sain comme du côté malade.Afin que les muscles intacts servent à entraîner les muscles paralysés, il faudrait choisir des mouvements où soient mis en œuvre synergiquement des muscles capables de fonctionner et des muscles paralysés; on chercherait à obtenir des efforts énergiques de volition dirigés sur des territoires médullaires aussi étendus que possible, dans l\u2019espoir que l\u2019excitation fonctionnelle, qui amènera la contraction des muscles intacts, atteindra en même temps tous les centres moteurs des muscles paralysés où elle restera nécessairement latente, mais sera peut-être utile comme je l\u2019ai dit plus haut.Les exercices de marche nécessiteront un appareillage orthopédique approprié et des appuis tels que cannes ou chariots.Enfin la sensibilité devra être excitée superficiellement dans les régions NAGEOTTE: BLESSURES DES NERFS PÉRIPHÉRIQUES qui environnent la zone d\u2019anesthésie, et profondément sur le trajet du bout supérieur du nerf.Mais il est évident que si l\u2019efficacité d\u2019une stimulation fonctionnelle des centres trophiques vient à être démontrée par la pratique, cela ne diminuera en rien l\u2019utilité de l\u2019hype- rémie provoquée par la méthode de Leriche dans le territoire périphérique où croissent et se nourrissent les fibres de régénération, car il est prouvé que, d\u2019une façon générale, l\u2019hyper- émie hâte la cicatrisation des plaies.Il serait donc indiqué d\u2019associer ces deux actions: le potentiel de régénération ne saurait être exagéré, quand le cheminement correct des fibres régénérées a été assuré par l\u2019opération chirurgicale.Tout ce traitement devra être poussé activement et continué très longtemps, en évitant le surmenage.Il sera pénible au début, mais on n\u2019obtient jamais rien sans peine.* * *% Quelle que soit l\u2019aptitude du blessé à la régénération nerveuse, ce processus ne peut aboutir à la restauration fonctionnelle qu\u2019après la réparation chirurgicale du nerf, qui nécessite l\u2019emploi d\u2019un greffon.Le greffon ne peut influer d\u2019aucune façon sur le potentiel de régénération du neurone; son rôle est entièrement passif ; mais s\u2019il oppose la moindre résistance au passage des jeunes fibres nerveuses, le résultat fonctionnel est diminué et s\u2019il est imperméable, la fonction ne peut pas se rétablir.Il est donc nécessaire de chercher quel est le greffon le plus approprié par sa structure à l\u2019usage que l\u2019on en doit faire.Actuellement les préventions d\u2019autrefois contre legreffon mort ont disparu \u2014 ou presque \u2014 et divers types de greffons se disputent la faveur des chirurgiens.Les seuls arguments invoqués de part et d\u2019autre sont des « impressions favorables » ; la clinique ne peut donner rien de mieux.Ce qu'il faut pour élucider cette question, 1049 c\u2019est d\u2019abord connaître exactement les dispositions anatomiques des fibres nerveuses en voie de régénération et leurs besoins physiologiques, ensuite rechercher quelles sont les qualités qui permettent à un greffon de satisfaire le mieux à ces besoins physiologiques.Alors l\u2019expérimentation sur l\u2019animal, contrôlée par l\u2019examen histologique minutieux des cicatrices obtenues, permettra de vérifier l'exactitude des prévisions et d\u2019aboutir à des conclusions solidement établies.L\u2019application à la thérapeutique chirurgicale des notions ainsi acquises sera légitime, car les processus fondamentaux de la vie des tissus sont essentiellement les mêmes chez l\u2019homme et chez l\u2019animal.J\u2019ai pensé qu\u2019il pouvait être utile de résumer les données que je considère comme acquises sur le mécanisme de la régénération et les propriétés du greffon.Dans leur cheminement à travers les tissus, les neurites embryonnaires et les neurites de régénération chez l\u2019adulte se comportent de la même façon.Ils sont toujours enveloppés par une gaine satellite nucléée d\u2019origine ectodermique, qui les empêche d\u2019entrer en contact avec les tissus mésodermiques.Il ne faut donc pas considérer les neurites pris isolément, mais les fibres nerveuses, formations complexes qui résultent de l\u2019association indissoluble des neurites avec leur gaine satellite.Les jeunes fibres, embryonnaires ou régénérées, tant qu\u2019elles n\u2019ont pas acquis leur gaine de myéline, ce qui ne se produit que beaucoup plus tard, ont une constitution anatomique très différente des fibres à myéline adultes \u2014 c\u2019est là un fait qui présente quelque intérêt dans la question qui nous occupe, comme on va le voir.Ces fibres ne sont pas simples, c\u2019est-à-dire contenant un seul neurite, mais composées, c\u2019est-à-dire formées de neurites multiples siégeant en commun dans une travée protoplasmique nucléée; en s\u2019unissant à ses voisines, cette travée prend part à la formation d\u2019un réseau à malles allongées dans le sens de la croissance.C\u2019est ce réseau plus ou moins condensé, qui constitue le bourgeon de régéné- 1050 ration, formé à l\u2019extrémité du bout supérieur du nerf sectionné.Pour atteindre le bout inférieur du nerf, où siège l\u2019appareil de Schwann persistant, mais transformé par la dégénération wallérienne, il faut que ce bourgeon traverse le greffon et l\u2019on voit ce qui se passe: le réseau protoplasmique du bourgeon de régénération filtre à travers les canaux du greffon; grâce à sa consistance demi-fluide, il peut subir toutes les déformations nécessaires, mais les neurites qu\u2019il contient doivent conserver leur continuité, ce qui complique les choses.Il est évident que si, de leur côté, les éléments du greffon avaient une plasticité suffisante pour que la forme des interstices s\u2019adaptent exactement aux nécessités de cette circulation, ce serait très avantageux \u2014 or c\u2019est précisément ce qui se produit par suite d\u2019une certaine propriété de la trame conjonctive qui persiste dans le greffon mort, comme on le verra plus loin.Le bourgeon de régénération traverse donc le greffon et les neurites pénètrent dans l\u2019appareil de Schwann du bout inférieur, où le processus de régénération s\u2019achève, puis les jeunes fibres nerveuses reprennent la forme adulte, ce qui accompagne la reprise de la fonction.Tout ce processus de migration des jeunes fibres nerveuses est évidemment gouverné par un tropisme qui coordonne leur activité et lui donne une apparence de finalité.À l\u2019état embryonnaire les fibres nerveuses en voie de croissance sont orientées vers les organes qu\u2019elles doivent innerver par des chimiotro- pismes spécifiques; mais au moment où s\u2019amorce le développement du nerf, l\u2019embryon est très petit et les distances à parcourir sont très courtes.Au contraire, dans la régénération chez l\u2019adulte, les distances sont très grandes et les chimiotropismes perdent toute efficacité; ils persistent néanmoins et redeviennent utiles quand les jeunes fibres, ayant retrouvé leurs anciennes gaines de Schwann persistantes dans les nerfs dégénérés sont amenées au voisinage des éléments moteurs ou sensitifs qu\u2019elles doivent réinnerver.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 Mais dans le trajet très long d\u2019une perte de substance du nerf, comment vont-elles trouver leur chemin et quel tropisme les amènera dans le bout inférieur du nerf blessé ?L'observation prouve que ces jeunes fibres s\u2019engagent dans toutes les fentes étroites qui sont béantes sur leur trajet et elles suivent ces fentes par l\u2019effet d\u2019un tropisme purement physique, sui se rencontre fréquemment en biologie dans des circonstances diverses: c\u2019est le stéréotropisme.Si, au sortir du nerf sectionné, ces fibres se trouvent dans le tissu cellulaire lâche, dont les fentes sont orientées dans tous les sens, elles se dispersent et très peu d\u2019entre elles aboutissent au bout inférieur du nerf; la restauration de la fonction est impossible en pareil cas.Le rôle du greffon est de capter toutes les jeunes fibres et de les conduire à destination sans en laisser échapper une seule.Il n\u2019a aucune action chimique et ce n\u2019est pas sa substance, mais sa structure qui importe.Peut-on imaginer un greffon plus approprié qu\u2019un fragment de nerf où des trajets parallèles ont été préparés par les fibres nerveuses qui l\u2019habitaient?C\u2019est donc un nerf qu\u2019il faut choisir comme greffon.Pratiquement l\u2019auto- greffe vivante d\u2019un nerf humain n\u2019est pas possible; il faut donc faire une hétérogreffe, ce qui n\u2019a aucun inconvénient si le greffon a été tué par l\u2019alcool.Certes, il n\u2019est pas impossible d\u2019obtenir un résultat avec un nerf hétérogène frais, c\u2019est-à- dire survivant, mais c\u2019est en réalité faire une greffe morte, avec un greffon préparé par un procédé qui n\u2019est pas sans inconvénient, car les cellules de ce greffon meurent lentement en donnant des produits nuisibles, comme l\u2019expérience le prouve.Et pourquoi s\u2019imposer la complication d\u2019un prélèvement improvisé, alors qu\u2019on peut choisir un greffon meilleur dans une collection préparée d\u2019avance, avec tous les soins nécessaires?Je puis affirmer, après une expérimentation très minutieuse, que des greffons morts de tissu conjonctif empruntés au lapin, au chien et aux animaux de boucherie, lorsqu\u2019on les NAGEOTTE: BLESSURES DES NERFS PÉRIPHÉRIQUES introduit dans les tissus vivants d\u2019hôtes appartenant à des espèces différentes, ne déterminent aucune réaction et se comportent comme des autogreffons vivants après s\u2019être réhabités de fibroblastes et s\u2019être revascularisés, c\u2019est-à- dire qu\u2019ils deviennent partie intégrante de l\u2019organisme en se rattachant à la trame conjonctive de l'hôte et en obéissant docilement aux conditions physiologiques ambiantes, si celles-ci nécessitent une adaptation de la forme.Ils ont donc repris entièrement, après « défixation », les propriétés de la trame conjonctive des tissus vivants, ce qui prouve bien que cette trame est entièrement passive dans la part qu\u2019elle prend à la vie des tissus.Elle n\u2019a pas de propriétés « vitales », mais seulement des propriétés physico-chimiques, inaltérées par la fixation réversible qui a tué les cellules vivantes qu\u2019elles contenait.Tous ces phénomènes sont extrêmement faciles à observer, à la seule condition d\u2019opérer aseptique- ment; il n\u2019y a donc aucune cause d\u2019erreur possible.Et comme, d\u2019autre part, il n\u2019y a aucune différence dans le comportement du greffon, quelle que soit l\u2019espèce animale à laquelle il a été emprunté, on peut en conclure que, parmi les espèces que j'ai énumérées, le choix est indifférent.Les nombreuses expériences de greffe nerveuse morte que j'ai faites chez le chien m'ont prouvé que les déductions tirées des faits observés sur des greffons de tissu conjonctif quelconque sont correctes et valables pour le greffon nerveux, car celui-ci donne d\u2019excellents résultats quand l\u2019opération a été bien faite et que les conditions indépendantes du greffon ont été favorables.La facilité d\u2019adaptation observée dans la trame des greffons morts explique très bien les modifications qui se produisent dans la structure de l\u2019endonèvre du greffon nerveux lorsque les jeunes fibres nerveuses s\u2019y installent; ces fibres, comme je l\u2019ai dit plus haut, ont une forme différente des fibres adultes sur lesquelles s\u2019est modelé l\u2019endonèvre du greffon; une adaptation est donc nécessaire et c\u2019est pour qu\u2019elle se fasse plus facilement que je considère comme préférable l\u2019emploi de greffons à endonèvre très délicat, comme celui du 1051 nerf de lapin, malheureusement trop grêle, ou celui des animaux de boucherie très jeunes, Il importe en effet de faciliter le plus possible le passage des neurites en écartant tous les obstacles, afin de ne pas imposer à ces éléments un travail inutile, qui ne peut que ralentir leur marche et diminuer leur énergie de croissance.Pour éliminer tout facteur nuisible, il est prudent de ne se servir pour le nerf que de greffons préparés à l\u2019alcool qui se « défixent » et reprennent leurs propriétés physiologiques plus vite que les greffons préparés au formol; c\u2019est la pratique que j'ai toujours conseillée et suivie; J'ai employé tantôt de l\u2019alcool à 90°, tantôt de l\u2019alcool au tiers, sans constater de différences appréciables et je ne prétends pas qu\u2019avee le formol on ne pourrait pas obtenir des résultats aussi bons \u2014 mais ces résultats ne seraient certainement pas meilleurs.D\u2019autres greffons conjonctifs, empruntés à des tissus différents, peuvent à la rigueur donner une régénération fonctionnelle, mais ils sont très nettement inférieurs à des greffons de nerf.Je citeral comme exemple une observation autrefois publiée avec photographies *, qui est instructive à divers points de vue.Chez une chienne, après résection des deux sciatiques sur une longueur de 4 cent, j'ai greffé d\u2019un côté un sciatique de lapin fixé à l\u2019alcool et de l\u2019autre j'ai pratiqué une suture tubulaire à l\u2019aide d\u2019un tronçon de veine de chien fixé au formol.Au bout d\u2019un an, l\u2019animal est sacrifié; depuis déjà longtemps les troubles de la marche avaient complètement disparu des deux côtés.A l\u2019autopsie les muscles de la jambe sont en parfait état du côté de la greffe de sciatique de lapin; ils ont certainement repris entièrement leur volume normal et les proportions entre le groupe postérieur et le groupe antérieur sont correctes.Le sciatique affecte avec l\u2019atmosphère ambiante de tissu conjonctif des relations entièrement normales et rien ne laisserait supposer qu\u2019il a été le siège d\u2019une opération, sauf que dans toute l\u2019étendue du greffon il a conservé le diamètre d\u2019un sciatique 1.C.-R.Soc.de Biol.t.LXXX, 1917. 1052 de lapin; ce greffon trop mince est d\u2019ailleurs parfaitement régulier et a l\u2019aspect d\u2019un nerf normal.Le pied, les orteils et les griffes sont absolument intacts.Au contraire du côté de la greffe de veine, les muscles sont moins volumineux et le déficit est un peu plus marqué sur le groupe antérieur.Le greffon est irrégulier dans sa forme extérieure et l'examen histologique montre qu\u2019il est mal délimité; il est formé de fascicules nerveux qui sont groupés en certains points et dispersés en d\u2019autres; de plus, la cicatrice est parcourue par des tractus fibreux.Le greffon a bien conduit un grand nombre de neurites dans le bout inférieur du nerf, mais il en a laissé échapper qui se sont égarés et c\u2019est sans doute pour cela que la proportion qui existe entre le groupe musculaire antérieur et le groupe postérieur n\u2019est pas tout a fait normale.Enfin trois orteils manquent; cela résulte d\u2019un accident qui n\u2019est pas rare et dont l\u2019apparition est précoce.Cet accident indique une défectuosité de technique; ce n\u2019est pas un trouble trophique; il résulte de phénomènes douloureux que l\u2019animal localise dans son pied, ce qui l\u2019amène à se mordre les orteils pour essayer d\u2019ôter la cause de ses sensations et, l\u2019anesthésie aidant, il dévore le bout de son pied en produisant parfois des lésions considérables.Néanmoins, au point de vue fonctionnel, le résultat de cette greffe de veine aurait pû être considéré comme passable.Il n\u2019est pas besoin d\u2019insister sur les détails, les conclusions à tirer de cet exemple sont claires: un greffon conjonctif quelconque peut donner des résultats fonctionnels utiles, mais un greffon nerveux, par sa structure, est infiniment préférable, parce qu\u2019il permet un passage plus régulier et plus facile des neurites, tandis qu\u2019un greffon moins approprié peut amener des réactions douloureuses par suite des obstacles que rencontrent les éléments de la régénération.Toutefois, il est un point sur lequel je voudrais attirer l\u2019attention, c\u2019est que le calibre trop faible du greffon nerveux n\u2019a pas eu d\u2019influence défavorable sur le résultat.Il est sans doute préférable de choisir un gref- L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 fon de même calibre que le nerf à réparer, mais il m\u2019a semblé qu\u2019un greffon trop large a plus d\u2019inconvénients qu\u2019un greffon trop étroit à cause de formations scléreuses qui peuvent résulter de ce que le bourgeon nerveux laisse des espaces mal pourvus de neurités d\u2019où la possibilité de causes d\u2019irritation amenant des douleurs.* * * De ce qui précède, la conclusion générale est que l\u2019expérimentation prouve entièrement l\u2019exactitude des prévisions théoriques fondées sur l\u2019étude des propriétés physiologiques mises en jeu par la régénération des nerfs, et que le seul greffon qu\u2019il faille utiliser pour obtenir la restauration anatomique dans les cas de perte de substance des nerfs, est le greffon de nerf mort.Le choix de l\u2019espèce animale qui devra fournir le greffon n\u2019a absolument aucune importance, mais il n\u2019en est pas de même pour la structure histologique de ce greffon, qui devra avoir une trame collagène aussi peu dense que possible.La technique à suivre pour la fixation du greffon joue certainement un rôle considérable dans l\u2019évolution du processus.Ce qui importe, ce n\u2019est pas la solidité des sutures, car si le nerf réparé a, comme il se doit, une longueur suffisante pour rester relâché dans toutes les attitudes du membre, on n\u2019a pas à craindre les accidents de désunion, même si le membre est mobilisé.La seule utilité des sutures est de maintenir en contact les surfaces de section pendant le temps très court où l\u2019adhérence physiologique des tissus n\u2019est pas encore réalisée.Or il ne faut pas oublier qu\u2019un neurite est constitué par un gel très mou et que, tant qu\u2019il n\u2019a pas sa gaine de myéline, il n\u2019est protégé par rien contre la compression, qui lui est très nuisible.Faire un surjet sur les gaines, c\u2019est préparer une striction sur le bourgeon nerveux, le névrome de régénération, qui va faire tumeur lorsqu\u2019il se formera, juste à l\u2019endroit de la suture.Il faut donc ne faire que des points séparés et avoir bien soin de ne pas les serrer pour ne pas écraser l\u2019une NAGEOTTE: BLESSURES DES NERFS PÉRIPHÉRIQUES contre l\u2019autre les surfaces de section, ce qui amènerait un rebroussement de l\u2019extrémité des tubes nerveux.Dans mes expériences sur le sciatique du chien, je ne faisais que deux points de suture à chaque extrémité du greffon, en passant dans la gaine lamelleuse un fil de soie très fin à l\u2019aide d\u2019une aiguille à cornée, et je ne serrais le nœud que juste assez pour affronter les surfaces de section sans pression; rarement un troisième fil était nécessaire pour corriger un petit déplacement.Or sur environ 150 chiens opérés des deux côtés, dans un seul cas il s\u2019est produit une désunion de la suture inférieure du greffon, 1053 qui était due sans doute à une maladresse évitable; et pourtant ces animaux sont très remuants.Tels sont les renseignements que l\u2019expérimentation sur l\u2019animal peut apporter aux chirurgiens pour le traitement des plaies de nerfs périphériques.Les uns suggèrent une tentative qui n\u2019aura aucun danger si elle échoue, mais pourra donner des résultats utiles si elle réussit.Les autres donneront à la technique chirurgicale proprement dite des bases soigneusement étudiées, que l\u2019observation clinique ne pourrait pas établir par les moyens dont elle dispose. CONSIDÉRATIONS SUR L\u2019APHASIE OU \u201cMALADIE DE LORDAT-DAX\u201d A L\u2019OCCASION D'UN CAS D\u2019ORIGINE INFECTIEUSE Par René CRUCHET, Professeur à la Faculté de Médecine de Bordeaux.I Parmi les grandes questions qui ont illustré la clinique médicale française, il faut citer l\u2019aphasie, ou perte de la parole.Quelques noms émergent: d\u2019abord Lordat et Dax, puis Bouil- laud et Broca, Trousseau et plus récemment Déjerine et Pitres.Les uns ont vu surtout le côté clinique du problème: ce sont Lordat, Trousseau, Pitres; les autres ont été principalement dirigés sur la localisation des lésions cérébrales: ici, à Bouillaud, Dax et Broca, il faut adjoindre Charcot, Grasset et Pierre Marie.Bien que ces faits soient bien connus, il est cependant extraordinaire que l\u2019initiateur de ces travaux mémorables ne soit presque jamais cité dans les traités récents ou d\u2019une façon tout à fait insuffisante et incomplète.Je veux parler de Lordat, le physiologiste de Montpellier, qui atteint lui-même de perte de la parole en 1825, exposa en 1843 la question de l\u2019alalie, comme il l\u2019appelle, dans une plaquette de 65 pages, qui reste un modèle inégalé de clair bon sens et de saine clinique.Qu\u2019il y ait eu, avant Lordat, des exemples nombreux de perte du langage articulé, rien n\u2019est plus certain: tous les médecins de France en avaient observé eux-mêmes et j'ai pu signaler, entre autres, celui du professeur Elie Gin- trac, le fondateur de l\u2019Ecole Médicale moderne de Bordeaux qui, en 1830, publia le cas d\u2019un hémiplégique droit, chez lequel il trouva, 18 mois plus tard, à l\u2019autopsie, un foyer cavitaire dans la partie moyenne et postérieure du lobe antérieur gauche.Mais toutes ces relations, aussi bien celle- là que les autres, étaient isolées, très incomplètes, et sans vue d\u2019ensemble sur la question.Lordat, le premier, a non seulement donné une observation remarquable \u2014 peut-être parce que c\u2019est la sienne propre \u2014 mais encore des considérations originales sur le sujet, très superficiellement étudié jusqu\u2019à lui.Le plus important, et ce qui est resté et demeure aussi vrai qu\u2019au premier jour, ce sont les signes principaux de l\u2019aphasie, ou plutôt de l\u2019alalie, comme il l\u2019appelait.On y retrouve, au début, la perte totale de la parole, ou des mots réduits à « quelques-uns »; il ne pouvait même pas dire: Bonjour, comment vous portez-vous?Il cite une dame de 50 à 55 ans qui ne trouvait qu\u2019«un ou deux mots » pour parler; et aussi le peintre Moulinier, incapable de prononcer un mot pendant 48 heures.Ce trouble de la parole spontanée peut persister: il cite ainsi une jeune femme de 24 ans, qui, atteinte d\u2019une alalie complète avec une hémiplégie dont elle guérit, ne pouvait dire au bout d\u2019un an que ou: et dé.Le curé de Saint-Guillen le Désert n\u2019avait à sa disposition, après plusieurs années, que deux mots français ¢ et foutre.Une dame de Bordeaux eut une «attaque apoplectiforme » suivie d\u2019a- lalie et d\u2019hémiplégie: elle guérit de sa paralysie mais ne pouvait dire que: Mon Dieu! Analysant cette alalie, il montre que certains malades peuvent répéter les mots qu\u2019on leur dit de façon parfaite \u2014 ce qui était son cas \u2014 ou seulement les lettres ou les syllabes: ainsi le botaniste Broussonnet, capable de répéter les lettres séparément, ne pouvait arriver à composer le mot, ni répéter le nom de sa fille Betzi.Pour la parole spontanée, il avait remarqué, en ce qui le concernait, qu\u2019il avait conservé l\u2019utilisation des lettres de l\u2019alphabet, mais avait oublié la fonction des lettres pour la formation des mots, ainsi que la coordination des mots pour exprimer sa pensée: il lui fallait réapprendre à épeler lentement les mots et à parler par des exercices grammaticaux. CRUCHET: Il lui arrivait souvent ce qu\u2019il appelle de la paramnésie: c\u2019est ainsi qu\u2019il prononçait mouchoir quand il voulait dire livre, qu\u2019il rétractait aussitôt pour chercher le mot propre; il disait encore sairin pour raisin ou sumulman pour musulman.Et il cite d\u2019autres exemples analogues: ainsi Broussonnet qui, lui aussi, employait des mots n\u2019ayant «aucun rapport avec les mots propres »: il disait ce soir, aussi bien pour le temps présent que pour le temps passé ou à venir; il disait les juments pour parler « d\u2019une dame et de sa charmante demoiselle »; il répétait bête, bête, bête.sans qu\u2019on put comprendre ce qu\u2019il voulait dire.Si le langage parlé est celui qui paraît dans l'alalie le trouble le plus évident, il y a un autre langage moteur qui peut s\u2019exprimer par écrit.Le fait n\u2019avait point échappé à Lordat.Lui-même l\u2019avait perdu, puisqu\u2019il explique qu\u2019il fut obligé de réapprendre à écrire.Il signale d\u2019autres cas analogues: celui de la dame de Bordeaux qui ne pouvait écrire, mais copiait l\u2019imprimé, et pouvait le trans- ecrire en manuscrit; celui de la jeune femme de 24 ans qui pouvait converser par écrit, bien que son orthographe fut défectueuse.Pour parler ou écrire, manifestations motrices du langage, il est indispensable qu\u2019on les ait apprises soit par l\u2019ouïe, soit par la vue.L\u2019ouïe surtout est extrêmement importante, et la chose avait été particulièrement signalée par Lordat.L\u2019ouïe peut être intacte, et cependant la signification des mots entendus n\u2019est plus reconnue: c\u2019est ce phénomène que signale sur lui-même le génial physiologiste montpelliérain, et qu\u2019il appelle « amnésie de signification des mots entendus ».Et il insiste sur «le découragement, la difficulté de prendre part aux conversations dont j\u2019étais, dit-il, simplement témoin, l\u2019humiliation qui en résultait, l\u2019effort mental que je faisais pour rappeler, tantôt la valeur d\u2019un terme que j'avais entendu, tantôt le son d\u2019une idée que je voulais émettre ».Ce « sommeil ou cet oubli des synergies vocales », comme il l\u2019écrit, « phénomène singulier » dont on ne peut méconnaître la réalité « malgré la présence remé- APHASIE 1055 morative des sons vocaux », correspond très exactement à ce qu\u2019on a appelé depuis la surdité verbale.Et ce phénomène, comme il le note, peut très bien manquer dans certains autres cas d\u2019alalie, notamment chez une dame de 50 à 55 ans qui «était tombée dans une difficulté de parler, quoique l\u2019intelligence pa- rût intacte »; chez le peintre Moulinier, chez la jeune femme de 24 ans et chez la dame de Bordeaux: celle-ci pouvait également « fredonner » et avec « justesse » les airs qu\u2019elle connaissait.Fin ce qui concerne le langage lu, par éducation verbale de la vue, le phénomène de sa perdition fut particulièrement net chez Lor- dat, qui précise lui-même qu\u2019il avait perdu la signification « des signes visibles » des mots: il ne pouvait même plus lire le titre du livre qu\u2019il avait sous les yeux, quand il fut atteint d\u2019alalie.Ce ne fut qu\u2019après quelques semaines de « tristesse profonde et de résignation » qu\u2019il versa « des larmes de joie» en s\u2019apercevant, un jour qu\u2019il regardait le dos des livres de sa bibliothèque, qu\u2019il pouvait lire « explicitement le titre Hippocratis opera ».Il cite d\u2019autres cas: celui de la dame de Bordeaux qui, incapable de lire à haute voix, pouvait transerire un mot et les chiffres, même les nombres de deux chiffres qu\u2019on lui avait tracés.D\u2019autres remarques avaient frappé Lordat.Il avait noté chez certains alaliques, comme le curé de Saint-Guillen le Désert, qu\u2019il avait perdu l\u2019usage de la langue française pour ne conserver que le languedocien.Et il avait montré que l\u2019amnésie verbale de ces alaliques devait être séparée: 1° de la simple « brady- logie » comme il l\u2019appelle, dans laquelle les sujets, ne trouvant pas le mot, le remplace par «un mot indéterminé postiche » par exemple le mot «chose », comme le faisait fréquemment Montesquieu dans la conversation courante \u2014 ce qui correspond à l\u2019amnésie d\u2019évocation, décrite par Pitres en 1898.2° De cette autre forme d\u2019amnésie, décrite aussi par Pitres sous le nom d\u2019amnésie de fixation, et dans laquelle les sujets ne fixent les souvenirs que durant un temps très court.Lordat cite le cas d\u2019un homme de 50 ans qui 1056 ne pouvait conserver un souvenir \u2014 par exemple la mort de Louis XVIII, plus de 24 heures.Dans le cas de Pitres (1913) il s\u2019agissait d\u2019un homme qui, pendant 23 ans, selon les questions qu\u2019on lui posait ou les spectacles qu\u2019on lui montrait, n\u2019en conservait le souvenir que durant quinze secondes à deux ou trois minutes au plus.II On voit, si l\u2019on s\u2019en tient exclusivement à l\u2019observation clinique, que l\u2019analyse faite de l\u2019alalie par Lordat correspond de la manière la plus étroite à tous les faits qui ont été décrits depuis sous les noms d\u2019aphémie, d\u2019aphasie, d\u2019agraphie, de surdité et de cécité verbales.On a précisé ces faits, on les a complétés, mais il faut convenir en toute loyauté qu\u2019on les retrouve tous dans le mémoire de Lordat: et c\u2019est là le principal, et même la seule chose qui compte.Si l\u2019on passe, en effet, à leur explication, il est certain que la discussion demeure ouverte, bien que la conception de Lordat, dans son ensemble, tende à regagner du terrain \u2014 d\u2019ailleurs sans que ceux qui y reviennent s\u2019aperçoivent qu\u2019ils ont eu un précurseur.Bouillaud vers la même époque, en 1825, avait entrevu le problème: il pensait que la perte de la parole pouvait provenir soit de l\u2019oubli des mots, soit de l\u2019impossibilité de les prononcer, bien ques les organes moteurs de la prononciation fussent demeurés absolument intacts: de toute façon, il ne s\u2019agissait que de la parole extérieure, la parole intérieure étant caractérisée par la « faculté de créer des mots comme signes de nos idées et d\u2019en conserver le souvenir ».Mais ce qui était surtout une définition pour Bouillaud, devint une réalité clinique pour Lordat qui essaya d\u2019en faire la démonstration.Il classa, d\u2019une part, sous l\u2019appellation d\u2019amnésie verbale, l\u2019oubli des mots, l\u2019oubli de leur coordination pour exprimer la pensée, et comprit encore sous ce terme «l\u2019incapacité de comprendre les sons entendus », ainsi que «l\u2019impossibilité de lire » et aussi « d\u2019écrire »; et ce qu\u2019il dénomma la « paramnésie », c\u2019est- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 à-dire tout ce qui correspond aujourd\u2019hui l\u2019aphasie et ses quatre variétés classiques.D'autre part, il décrivit l\u2019asynergie verbale, c\u2019est-à-dire les cas où sans paralysie des organes de la parole, ni oubli des mots, ni altération de l\u2019intelligence, l\u2019articulation verbale est absente.Malgré la présence remémorative- des sons vocaux, et l\u2019intégrité de l'intelligence qui commande, la synergie est suspendue et la parole ne sort pas.L\u2019alalie, ou perte de la parole, ou aphasie avec ses formes cliniques, peut donc s\u2019expliquer aussi par «asynergie- verbale ».Considérée du point de vue psychologique- ou de la formation du langage, ce chapitre des synergies pour articuler les sons vocaux, les.acquérir et les conserver, est fort remarquable.Lordat montre l\u2019importance de cette éducation de la parole chez l\u2019enfant \u2014 ce qui est.évidemment la chose essentielle.Il cherche à expliquer comment par l\u2019imitation \u2014 forcément au moyen de l\u2019ouïe \u2014 les premiers balbutiements se transforment en syllabes, puis en mots, d\u2019abord mal puis bien reproduits par suite de l\u2019exercice incessant de la prononciation, avec le concours de l\u2019intelligence.Il y a, au début, rattachement d\u2019un objet ou d\u2019une personne à un son, c\u2019est-à-dire à un mot; ensuite les phrases se constituent de 2 ou 3 mots sans substantifs et c\u2019est le passage- peu à peu des idées concrètes aux idées abstraites.Puis la prononciation se perfectionne, .la lecture y contribue largement, aussi bien la lecture à voix haute que la lecture mentale.Ainsi, par ces multiples « synergies », la parole arrive avec le temps à revêtir les formes de la pensée la plus élevée.Ces idées de Lordat me paraissent personnellement très justes mais demanderaient à être plus précisées.J\u2019ai toujours pensé qu\u2019en étudiant le développement progressif du langage chez l\u2019enfant on pourrait se faire une opinion assez exacte des troubles de l\u2019aphasie.Car l\u2019aphasie nous ramène à l\u2019état de l\u2019enfance, avec cette différence que l\u2019intelligence peut conserver sa valeur acquise, mais que les moyens intérieurs de l\u2019extérioriser sont gênés ou perdus en totalité ou en partie.Ea \u2014 B= crsy.om Py r- 4 LR LÉGER ET DUFRESNE: HERNIE DIAPHRAGMATIQUE génitale ou acquise; la première est de beaucoup la plus fréquente et la plus intéressante à étudier.Cette étude exige un rappel embryologique et anatomique tel que celui que l\u2019on doit à la plume de Bernier et Guilbault (8).Résumons quelques points de ce travail.L\u2019on sait que le cloisonnement du cœlome se complète au cours du 3e mois de la vie embryonnaire.Le septum transversum qui sépare à ce moment les deux cavités est à point de départ ventral et latéral et voile la cavité péricardi- que.La moitié postérieure du futur thorax est donc à ce moment, dépourvue de cloison; celle-ci se formera à même l\u2019extension de deux replis pleuro-péritonéaux à concavité antérieure qui viendront fermer le diaphragme à la manière d\u2019un iris de lentille cinématographique.S\u2019il intervient des facteurs qui paralysent l\u2019extension des replis pleuro-péritonéaux, nous aurons une hernie fausse, sans sac, grâce à laquelle les organes abdominaux seront directement en contact avec les viscères thoraciques: c\u2019est la hernie dite embryonnaire, la plus fréquente.Dans la hernie vraie qui est rare, il y à un sac, composé \u2018d\u2019un feuillet péritonéal, d\u2019une couche pleurale et parfois de quelques éléments musculo-membraneux plus ou moins dissociés.La hernie fausse siège habituellement à gauche; sur 635 cas, Eppinger (9) en 1911, n\u2019en avait trouvé que 55 à droite.Harrington (10) a consacré une longue étude à cette question des endroits d\u2019élection de la hernie; par ordre de fréquence ce sont: 1.Le trou de Bochdalek, un orifice anormal, créé par l\u2019aplasie du bourgeon postéro-latéral gauche; 2.L\u2019hiatus œsophagien qui n\u2019est que l\u2019agrandissement d\u2019un orifice normal; cette lésion est considérée actuellement comme très fréquente; l\u2019organe intéressé, en outre du coincement de la partie terminale de l\u2019æsophage, est habituellement la portion juxta-cardiaque de l\u2019estomac.Cette fréquence de l\u2019hiatus œsophagien expliquerait peut-être, d\u2019après Gutmann (11), ces gastralgies à éclipse avec des douleurs épi- 1073 gastriques, hautes, violentes et intermittentes que la radiologie limitée aux examens en position debout ou en simple décubitus trouve habituellement sans fondement.3.Le trou de Morgagni; 4.Le dôme diaphragmatique; à un degré plus avancé, il peut s\u2019agir de véritables agénésies diaphragmatiques amenant une absence partielle ou totale d\u2019un hémidiaphragme, expliquant certaines ectopies thoraciques importantes telles que celles rapportées par Ju- tras (12).Von Magenburg, cité par B.et G., souligne l\u2019importance de la recherche du nerf phrénique dans ces cas d\u2019infirmité du diaphragme; son absence permettrait de conclure à l\u2019aplasie primitive et sa présence à un simple manque de fermeture des orifices embryonnaires.La hernie non traumatique acquise est habituellement secondaire à la distension de l\u2019orifice œsophagien; elle peut également affecter l\u2019orifice de Bochdalek.Il arrive enfin qu\u2019une nécrose inflammatoire au cours d\u2019un abcès sus- ou sous-diaphragma- tique, facilite l\u2019apparition d\u2019une hernie, grâce à l\u2019atteinte des parties musculo-aponévroti- ques du diaphragme.Tous les viscères intra- abdominaux, sauf le rectum et les organes génitaux ont été retrouvés dans le contenu des hernies diaphragmatiques.L\u2019estomac et les côlons en sont les plus fidèles habitués.À ce sujet, les chiffres suivants colligés par Eppinger en 1905, sont à comparer à ceux qu'a donnés plus récemment Richards (13).Eppinger, sur 635 cas, avait relevé 187 fois la présence de l\u2019estomac, 174 fois celle des côlons, 113 fois celle du grêle, 107 fois l\u2019épiploon, 78 fois la rate, 60 fois le foie, 48 fois le duodénum, 32 fois le pancréas et 3 fois les reins gauche ou droit.Richards, lui, donne également, sur 330 cas, la première place à l\u2019estomac avec 161; puis viennent les côlons 145; le grêle, 83; l\u2019épiploon, 46; le foie, 43; le duodénum, 35; pancréas, 27; cæcum 20; les reins, 2.Si les organes intra-abdominaux s\u2019installent aussi volontiers dans la cavité thoracique, 1074 cette visite ne leur est jamais rendue par les viscères thoraciques.Saeurbruch (14) qui a revu toute la littérature à ce sujet, n\u2019a pu trouver mention d\u2019un seul cas d\u2019intrusion d\u2019une viscère thoracique dans la cavité abdominale.Tous les viscères creux qui élisent ainsi domicile plus ou moins permanent dans la cavité thoracique sont susceptibles d\u2019être touchés par les affections courantes, ulcères, cancers, appendicites, ete., en plus des occlusions et des volvulus qui viennent souvent compliquer l\u2019anomalie anatomique et parfois la révéler.Tant qu\u2019aux lésions des organes thoraciques, victimes de l\u2019invasion, elles n\u2019ont pas encore fait, à notre connaissance, l\u2019objet d\u2019une étude très approfondie.Nous en mentionnerons quelques-unes, parmi les plus rares, entre autres, le cas rapporté par Sergent (15) ou il s\u2019agissait d\u2019une hernie diaphragmatique incluant l\u2019estomac et le côlon, et subitement compliquée d\u2019un accident pulmonaire aigu avec pleurésie et obstruction fatale du côlon.On peut rencontrer d\u2019ailleurs des cas plus heureux tel celui rapporté par Brown et Sampson (16), d\u2019une tuberculose pulmonaire en évolution col- labée et guérie, grâce à une providentielle hernie diaphragmatique.Mais pour s\u2019en tenir aux lésions courantes subies par les viscères thoraciques refoulés, citons la dextrocardie, le collapsus pulmonaire plus ou moins permanent et complet, les adhérences péricardiques ou pleurales, et les épanchements qui pourront venir compliquer l\u2019intervention réparatrice.Symptomatologie À cause de son mutisme clinique total, la hernie diaphragmatique échappe dans un grand nombre de cas au médecin.En d\u2019autres circonstances, la masquarade symptomatologique en rend l\u2019identification pratiquement impossible.Voilà la notion capitale qui se dégage des publications accumulées sur le süjet; elle doit dominer l\u2019étude clinique que nous entreprenons.Nombre d\u2019auteurs se sont résignés, d\u2019ailleurs, à diviser les hernies diaphragmatiques au point de vue clinique en lésions qui L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 donnent des signes et en lésions qui n\u2019en donnent pas.Il semble que cette distinction repose surtout sur la présence ou l\u2019absence de l\u2019intestin dans le contenu de la hernie.Dans le premier cas, le tableau clinique est souvent très varié et, de ce fait, plus décevant.Pour des raisons d\u2019ordre purement didactique, l\u2019on a divisé la symptomatologie de la hernie diaphragmatique en signes thoraciques, cardiaques et pulmonaires, et en troubles d\u2019origine digestive.Le tableau cardiaque, dyspnée, cyanose, douleurs précordiales, tachycardie post-pran- diale, n\u2019a rien de très révélateur, si ce n\u2019est qu\u2019il apparaît surtout après les repas et cesse dès que le malade a vomi.G.Durand (17) rapporte un cas de hernie diaphragmatique chez un malade qui ne se plaignait, en plus d\u2019une légère dyspnée post- prandiale, que d\u2019une sensation étrange et assez mal définie « de quelque chose qui flottait dans son thorax».On découvrit aux rayons X un côlon qui décrivait en arrière de l\u2019ombre cardiaque une boucle importante, compliquée d\u2019une stase nette après évacuation intestinale.M.Roch (18) cite sous le titre de fausse angine de poitrine, un cas de hernie diaphragmatique congénitale révélée à l\u2019âge de 60 ans par des algies précordiales consécutives à une grippe.La symptomatologie pulmonaire, ou soi-disant pulmonaire est plus variée, au point de vue objectif surtout, et souvent plus impressionnante et plus déroutante.Les malades peuvent accuser une dyspnée continue ou non, à paroxysmes post-pran- diaux, exagérés par l\u2019abondance du repas.Il peut s\u2019agir aussi d\u2019algies thoraciques vagues et capricieuses, de toux fréquente, de bronchites à répétition.Au point de vue objectif, c\u2019est le chaos.Très souvent, la tolérance parfaite de la lésion s\u2019accompagne d\u2019un examen thoracique complètement négatif, ou alors, c\u2019est l\u2019apparition brusque d\u2019un syndrome complet d\u2019épanchement pleural, suivi à bref dé- - =\" 0 pe em \u2014 lai, d\u2019une symptomatologie « cavitaire », avec retour à la normale en quelques heures.Ce qu\u2019il faut retenir c\u2019est «la mutation rapide et capricieuse des signes cliniques, inexplicable dans l\u2019hypothèse d\u2019une affection pleuro-pul- monaire ».Gutmann à qui nous empruntons ces quelques lignes a rapporté en 1936 un cas de faux pneumo-thorax d\u2019origine digestive (19).Encore heureux est le confrère qui abusé par les signes d\u2019épanchement ou intrigué par la bizarrerie symptomatologique, ponctionne résolument dans la matité, s\u2019il ne perce pas l\u2019intestin et ne contamine pas la plèvre et le péritoine.Dazé (20) a publié en 1931, l\u2019histoire d\u2019un jeune homme d\u2019une trentaine d\u2019années, en parfaite santé jusqu\u2019alors qui fut saisi brutalement par une douleur thoracique violente, avec cyanose, vomissements, ete.L\u2019examen physique faisait croire à un épanchement pleural aigu.La mort survint en 48 heures et l\u2019autopsie révéla la présence d\u2019une hernie diaphragmatique congénitale étranglée, englobant l\u2019estomac, le côlon ascendant, le transverse et la rate.Les accidents de ce genre sont toutefois rares chez l\u2019adulte.Ils sont plutôt l\u2019apanage des nourrissons et des enfants en bas âge.Greenwald et Steiner ont compté sur 82 cas de hernie congénitale 43 morts à la naissance et 18 décès au cours de la première année; à peu près 25% seulement de ces enfants vivraient donc plus que douze mois et souvent d\u2019ailleurs avec de notables retards du développement, d\u2019après Lanenstein (21).Les troubles digestifs au cours de la hernie diaphragmatique peuvent être nuls, très discrets ou brutaux.Cela semble dépendre, surtout, nous l\u2019avons dit plus haut, des viscères inclus dans la hernie.L\u2019estomac et le duodénum seuls donnent des malaises souvent tenaces mais bénins, tandis que l\u2019intestion grêle ou le côlon sont plus susceptibles de provoquer inopinément des drames aigus qui déroutent d'autant plus le clinicien que l\u2019anomalie diaphragmatique avait pu jusqu\u2019à ce moment, rester muette.Cette éventualité redoutable n\u2019est pas la règle, surtout chez l\u2019adulte, et des LÉGER ET DUFRESNE: HERNIE DIAPHRAGMATIQUE 1075 lésions aussi considérables que celle présentée par notre première malade sont compatibles avec une existence quasi normale.L\u2019importance du bouleversement viscéral n\u2019influence pas toujours l\u2019allure du tableau clinique.Les troubles œsophagiens sont rares; ils se résument habituellement en déglutitions douloureuses ou rappellent plus ou moins le syndrome de la sténose œsophagienne incomplète.Plus souvent la symptomatologie est gastrique; elle simule habituellement l\u2019aérophagie qui peut d\u2019ailleurs coexister et compliquer la hernie; les patients accusent alors des pesanteurs post-prandiales, de la tension épigastrique, des régurgitations en salves et parfois même des vomissements abondants qui les soulagent.On peut aussi avoir affaire à des crises douloureuses de l\u2019épigastre qui peuvent en imposer pour certaines formes atypiques de l\u2019ulcère gastro-duodénal.Les troubles intestinaux se résument en constipation plus ou moins opiniâtre, aggravée de crises douloureuses d\u2019intensité variable, sensation de barre épigastrique avec gonflement sous-costal soulagée habituellement par le décubitus.C\u2019est le tableau habituel du dolicho ou du mégacôlon, de la colite de l\u2019angle gauche.C\u2019était d\u2019ailleurs le diagnostic porté chez notre première malade avant l\u2019examen radiologique.Les crises douloureuses de l\u2019hypocondre gauche qui peuvent être aussi violentes que courtes, parfois même syncopales, se terminent habituellement par des borborygmes et des émissions de gaz.Il nous resterait à faire la revue de la symptomatologie propre aux viscères abdominaux pleins inclus dans la hernie; foie, rate, pancréas, reins.Nulle part, il n\u2019en est fait mention d\u2019une façon précise.Ces anomalies doivent pourtant occasionner des troubles passagers du moins, dans la circulation intra-abdominale.Le fait qu\u2019on n\u2019en ait pas encore, à notre connaissance, rapporté d\u2019observations concluantes, est une autre preuve de la tolérance de l\u2019organisme à l\u2019égard de ces anomalies du diaphragme qui bouleversent souvent toute la topographie thoracique et abdominale. 1076 Les rayons X ont la partie belle, devant l\u2019impuissance de la clinique.Encore faut-il que le radiologiste ne se laisse pas abuser par la banalité de l\u2019histoire clinique et pense à rechercher l\u2019anomalie diaphragmatique.Moore et Kirklin (22) ont écrit en effet « que le plus grand empêchement qu\u2019ils connaissaient au repérage de la hernie diagphragmatique, c\u2019était la négligence du radiologiste à la rechercher ».Tl y a donc des précautions à prendre et des techniques à suivre que nous n\u2019avons pas à discuter au cours de ce travail.Les rayons X, en rénovant cette question des anomalies diaphragmatiques, ont également permis d\u2019isoler la hernie de l\u2019éventration et du mégadiaphrag- me.* x * De tout ce qui précéde, l\u2019on comprendra aisément la difficulté du diagnostic différentiel entre la hernie diaphragmatique et les multiples affections qu\u2019elle simule.Harrington (23) a relevé au cours d\u2019une étude détaillée de 131 cas opérés, une moyenne de trois erreurs de diagnostic par cas faites avant que les troubles aient été justement rattachés à l\u2019anomalie diaphragmatique.Les erreurs les plus communes seraient, par ordre de fréquence: la cholécystite, lithiasique ou non, l\u2019uleus gastrique ou duodénal, l\u2019anémie, le cancer du cardia, le spasme œsophagien, l\u2019appendicite et l\u2019obstruction intestinale.Bon nombre de ces affections peuvent évidemment coexister avec la hernie.Harrington n\u2019est pas très explicite sur ce point.Est-il besoin d\u2019ajouter que 12 des 131 malades furent opérés pour l\u2019une des lésions plus haut mentionnées, sans en tirer grand profit.Trémolières, Tar- dieu et Caquot (23) prétendent tout de même qu\u2019en bon nombre de cas, une étude clinique .minutieuse, révélant par exemple une douleur épigastrique post-prandiale précoce, calmée par le décubitus, associée à une dysphagie paradoxale et se compliquant d\u2019un syndrome car- dio-pulmonaire provoqué par la réplétion gastrique et calmé par des vomissements abon- I UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 dants, peut suggérer, sinon la hernie, du moins une anomalie du diaphragme.Il s\u2019agirait là du cas idéal, au point de vue clinique.Mais encore faut-il y penser! Il n\u2019est pas moins difficile de trancher la question du pronostic.Nous avons cité plus haut les chiffres de Greenwald et Steiner.Il s\u2019agissait, en l\u2019oceur- vence, de lésions congénitales importantes et, de ce fait, révélant tôt leur présence par des accidents graves.La hernie est-elle moins considérable ou mieux tolérée pour des raisons qui nous échappent d\u2019ailleurs dans un bon nombre de cas, qu\u2019elle devient compatible avec une existence plus ou moins normale et souvent prolongée.L\u2019inclusion de l'intestin dans le contenu herniaire oblige à plus de réserve, nous l\u2019avons vu.Cette dernière éventualité doit d\u2019ailleurs selon la majorité des auteurs, imposer une prompte intervention chirurgicale, à cause de la menace d\u2019occlusion intestinale.Cette opinion qu\u2019on ne peut discuter en théorie, rencontre cependant certaines objections d\u2019ordre pratique.Objections de la part du malade, dans certains cas; si ce dernier venu consulter pour une dyspepsie banale ou une simple tachycardie, apprend au bout de l\u2019enquête clinique et radiologique, qu\u2019il doit subir une intervention chirurgicale grave.Il se dira qu'il a vécu depuis un bon nombre d\u2019années, depuis sa naissance le plus souvent, avec une infirmité qui l\u2019incommode trop peu pour qu\u2019il accepte le risque d\u2019une réparation difficile même aux mains des plus qualifiés.Il ne nos appartient pas de discuter ici des techniques opératoires mais il nous semble que, quelle que soit la voie d\u2019abord, transthora- cique ou abdominale, on ne doit pas pouvoir sans peine et surtout sans danger défaire les adhérences créées, surtout dans les cas des hernies sans sac, entre les viscères thoraciques et les organes abdominaux qui sont venus partager leur domicile.Harrington répond à ces réserves en donnant sa statistique de 131 cas de hernie diaphragmatique, de nature, d\u2019em- nlacement et de calibre variés, opérés par lui, à la clinique Mayo.11 malades furent soumis ot pt cher i { i que\u2019 LÉGER ET DUFRESNE: HERNIE DIAPHRAGMATIQUE à une simple phrénicectomie; l\u2019un d\u2019eux succomba à une crise d\u2019angine de poitrine intercurrente, 4 moururent des causes indéterminées; les six survivants ont éprouvé après l\u2019intervention, une amélioration partielle.113 subirent la cure radicale.De ce nombre, 110 sont complètement débarrassés de leurs troubles, 3 ont subi des récidives.7 enfin, moururent des suites opératoires.Ce sont là des chiffres encourageants, semble-t-il, pour les partisans de l\u2019intervention.Il serait plus intéressant d\u2019avoir les détails de chaque cas opéré par Harringon, de connaître l\u2019importance anatomique et l\u2019emplacement de chaque lésion opérée, les circonstances cliniques qui motivèrent l\u2019intervention, drames aigus ou troubles chroniques; il faudrait peut-être, aussi que cette statistique des 116 guérisons sur 131 cas, subisse l\u2019_épreuve du temps, avant de rallier l\u2019opinion générale à la nécessité et aux bienfaits de la cure chirurgicale radicale.Les deux cas que nous présentons illustrent bien la coexistence de l\u2019anomalie anatomique importante et du tableau clinique capricieux, banal ou absent (cas n° 1); et d\u2019autre part, (cas n° 2) le danger du drame aigu révélant la lésion en même temps qu\u2019elle emporte le malade.Observation I.Mille X, 43 ans, traitée depuis quelques années pour soi-disant pleuropathie, sans toux, sans expectoration, sans température, sur la foi de quelques signes cliniques mal définis et sans contrôle radiologique.Le médecin qui la suit a remarqué aussi de la constipation, de l\u2019aérophagie qu\u2019elle combat avec du lait de magnésie et des huileux.La malade est vue par l\u2019un de nous, pour la première fois le 22 février 1938, elle accuse à ce moment des douleurs sous-costales gauches, de la constipation et de l\u2019aérophagie.Les troubles sont rapportés au côlon descendant et angle splénique et le lavement baryté permet de découvrir la lésion suivante.1077 Après ces constatations radiologiques, l\u2019étude du cœur et des poumons ne nous permet pas de Fic.I Le lavement montre un sigmoïde et un côlon descendant en position normale.Le côlon transverse, Pascendant et le cecum sont logés dans la cage thoracique gauche jusque sous la clavicule.L\u2019évacuation intestinale est rapide, complète et pratiquement indolore.conclusions cliniques.La malade prend de l\u2019huile de ricin et de l\u2019huile russe depuis 115 an et sa lésion semble parfaitement tolérée.Observation II.M.E.Ste-M., 45 ans, n\u2019a jamais présenté de troubles digestifs ou autres pouvant faire soupçonner la hernie diaphragmatique jusqu\u2019au jour où il est pris brusquement par une dyspnée intense, accompagnée d\u2019une douleur thoracique gauche.Son médecin trouve à l\u2019examen physique des signes indiscutables d\u2019épanchement thoracique, ponctionne et retire un pus sale.Le malade est transporté à l\u2019hôpital et meurt dans la nuit.L\u2019autopsie révèle sur la portion de l\u2019estomac, contenue dans la hernie diaphragmatique, la présence d\u2019un ulcère perforé.Ce que la ponction avait permis de retirer c\u2019était le bouillon que le malade avait pris avant sa crise. 1078 VI DU RON 10.11.BIBLIOGRAPHIE .DICKSON: «Hernie diaphragmatique», J.C.M A.juillet 1933.GRIFFIN: Cité par Dickson.BREITNER: Cité par Dickson.MORRISSON : Cité par Dickson.RITVO: Cité par Dickson.TOR, G.H.: Cité par Dickson.HEDBLOOM: J.A.M.A.n° 85, 1925; 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Par Honoré NADEAU, Professeur de Diététique à l\u2019Université Laval (Québec).Assistant du service de Médecine de l\u2019hôpital Saint-Sacrement.La Diététique, science de l\u2019alimentation et des régimes, est de connaissance assez récente.Elle a cependant fait d\u2019énormes progrès au cours des cinquante dernières années.L'ampleur et la rapidité de son essor ont été rendues possibles grâce aux nombreuses recherches effectuées en chimie biologique et alimentaire, grâce à l\u2019acquisition de données de la plus haute importance dans le domaine de la physiologie normale et pathologique de la digestion et de la nutrition générale.Livrée à l\u2019empirisme pendant de longs siècles, la diététique a vu, sous l'impulsion de nombreux chercheurs, s\u2019établir ses principes, aujour- d\u2019hui bien établis, et se codifier ses règles, de plus en plus précises, pour en arriver à prendre figure d\u2019une science nettement individualisée.* * * Une connaissance plus profonde de la composition, des propriétés biologiques et diététiques, de la valeur alimentaire et nutritive des diverses substances alimentaires retrouvées dans la nature, attire de plus l\u2019attention sur la nécessité d\u2019une alimentation bien comprise, fournissant les matériaux nécessaires à l\u2019édification, à l\u2019entretien et au renouvellement des tissus, en un mot, une alimentation capable de satisfaire aux besoins de l\u2019organisme quelles que soient les conditions dans lesquelles il puisse se trouver.La nécessité d\u2019une saine diététique s\u2019avère de plus en plus impérieuse non seulement chez les sujets sains, mais aussi, et surtout, chez les individus malades.« Il n\u2019est pas exagéré d'affirmer, dit Mouriquand, que 1.Communication faite à la « Société Médicale de Québec », la Diététique est, pour l\u2019homme, la plus utile des sciences; correcte, elle lui assure (sauf agressions pathogènes) une vie et une descendance normales; défectueuse, elle entraîne des troubles à échéance proche ou lointaine qui compromettent ou ruinent sa santé.» * # * La plupart des hygiénistes et des cliniciens s\u2019accordent à reconnaître d\u2019une part, l\u2019heureuse influence d\u2019une alimentation suffisante, variée et équilibrée, sur la régression de la morbidité générale; d\u2019autre part, la nécessité d\u2019un régime bien conçu et bien conduit dans le traitement de nombreuses maladies où il prend souvent tout autant d\u2019importance que le traitement médicamenteux.L'observation journalière nous fait voir que dans des cas bien déterminés, le régime diététique est la seule arme thérapeutique dont on puisse disposer, ou, du moins, la seule qui soit douée d\u2019une efficacité certaine, et que dans d\u2019autres cas, plus nombreux encore, le régime vient heureusement compléter la médication; tant 1l est vrai que «très souvent les médicaments actifs trouvent, dans un régime approprié, un support à leur action, faute de quoi, ils peuvent devenir nuisibles » (Mouriquand).Bien plus, on est allé jusqu\u2019à affirmer que «la Diététique doit toujours primer les médications, car l\u2019action de l\u2019aliment influence notre organisme de façon continue, alors que l\u2019action du remède est essentiellement passagère » (Brillat Savarin).* * * Pour que le régime diététique conserve toute son efficacité et qu\u2019il donne tous les résultats 1080 que l\u2019on est en droit d\u2019en attendre, il doit être établi suivant certaines règles qu\u2019il importe d\u2019avoir toujours présentes à l\u2019esprit.On pourra ainsi éviter de verser dans certaines erreurs trop communes en matière d\u2019alimentation et de régimes; erreurs d'autant plus néfastes que ce sont souvent les malades les moins résistants qui doivent en subir les conséquences.La première qualité du régime diététique est la simplicité.On ne saurait trop insister sur ce point.Ce n\u2019est qu\u2019au ptix de la simplicité que l\u2019on peut arriver à capter la bonne volonté du malade, et que l\u2019on peut obtenir de sa part une collaboration complète.Sans cette collaboration étroite entre le malade traité et le médecin traitant, le régime le mieux élaboré est presque toujours voué à un échec plus ou moins complet.On devra donc, quand les circonstances le permettent, et c\u2019est ce qui arrive dans un très grand nombre de cas, laisser une certaine latitude aux malades sur le choix des aliments permis, voire même sur le choix des préparations culinaires sous lesquelles ces aliments peuvent être présentés.Il est à craindre qu\u2019un régime, trop bien réglé dans ses moindres détails, qui ne laisse place à aucune initiative de la part du malade, n\u2019expose ce dernier à quelque relâchement qui ne manquera pas d\u2019avoir une influence plus ou moins facheuse sur les résultats.En règle générale, on réservera la minutie des détails aux seuls cas, heureusement assez rares, où il est pratiquement impossible de faire autrement.Dans un grand nombre de cas, les prescriptions diététiques se bornent à formuler quelques indications particulières dont le but immédiat est de corriger certaines erreurs d\u2019hygiéne alimentaire.Le régime ne doit jamais pécher inutilement par trop de sévérité.Un régime sévère, longtemps poursuivi, ne guérit personne: ou bien, il est suivi à la lettre, 11 peut alors être un facteur d\u2019aggravation de la maladie en cause, en raison de ses insuffisances multiples; ou bien, il n\u2019est pas suivi du tout, ses résultats sont alors nuls, ce qui est souvent fort heu- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 reux pour les malades à qui il a été imposé.C\u2019est cette dernière éventualité qui se présente le plus fréquemment.Au cas où un régime sévère est indiqué de toute nécessité, il est de bonne pratique d\u2019expliquer au malade l\u2019importance et la raison d\u2019être de ces fortes restrictions, afin d\u2019obtenir une collaboration qui sera d\u2019autant plus étroite et efficace qu\u2019elle sera plus éclairée.De plus, pour calmer les quelques appréhensions que peut faire naître une trop grande sévérité du régime, il est bon de laisser entendre clairement que ce régime sévère n\u2019a qu\u2019un caractère transitoire et que, une fois les troubles disparus que l\u2019on voulait corriger, on reviendra assez rapidement à une alimentation plus large, plus variée, se rapprochant de plus en plus de l\u2019alimentation normale.« Si l\u2019on est amené à prescrire un régime sévère, il y a intérêt à le faire exécuter avec le maximum de rigueur, un régime sévère est toujours un régime insuffisant et mal équilibré; il faudra donc l\u2019appliquer rigoureusement afin d\u2019en obtenir des résultats rapides pour arriver à l\u2019abandonner au plus vite.» (Ls.Caillon.) Le régime doit toujours être d\u2019une application facile, quel que soit le sujet auquel il s\u2019adresse.Il importe donc avant d\u2019établir le régime et d\u2019en préciser les détails de se bien renseigner sur le genre de vie du malade, sur ses occupations journalières, sur les possibilités alimentaires du milieu où il vit, et, point | important, mais trop souvent négligé, sur la valeur des ressources pécuniaires du malade | en cause.Cette petite enquête, menée le plus discrètement possible, fournit presque tou- j jours des renseignements des plus utiles qui permettent de modifier les détails du régime de façon à l\u2019adapter le plus parfaitement possible aux conditions d\u2019existence du malade.En agissant ainsi, on pourra établir un régime ., | qui ne sera pas une source trop grande de désagrément et une charge trop lourde pour le budget journalier.On ne saurait prescrire in- f- distinctement à un ouvrier d\u2019usine, un ma- nœuvre, ete, obligé à un travail intense et RP SPC NADEAU: RÉGIME DIÉTÉTIQUE dont les ressources pécuniaires sont plutôt limitées, un régime en tout point identique à celui imposé à un bourgeois plus cossu qui, lui, peut plus facilement se plier aux exigences d\u2019un traitement plus dispendieux.Pour ce faire, il est utile et même indispensable que le médecin soit parfaitement au courant des possibilités alimentaires qui répondent à tel ou tel milieu, à telle ou telle classe de la société, à telle ou telle région et à chacune des saisons pour une région donnée.C\u2019est ainsi que sous notre climat et dans nos régions où les saisons sont nettement tranchées, on se trouvera bien de prescrire les cures de légumes verts de préférence au printemps ou pendant l\u2019été; les cures de fruits mûrs à la fin de l\u2019été ou à l\u2019automne.On sait, par ailleurs, que le lait, le beurre, les œufs, etc.sont de meilleure qualité et d\u2019un prix plus modéré au printemps et pendant l\u2019été; tandis que l\u2019on peut se procurer les farineux, les céréales, les légumineuses, les pâtes alimentaires, les fromages, etc., à des prix presque invariables pendant tout le cours de l\u2019année.Le régime alimentaire devrait donc être modifié dans ses détails en rapport avec les possibilités alimentaires du moment.Ces facteurs ne manquent certainement pas d'importance en diététique; ils sont trop souvent oubliés, c\u2019est la raison pour laquelle on a souvent tant de peine à obtenir l\u2019observance stricte des régimes prescrits.Avant d\u2019établir le régime, il importe de s\u2019enquérir soigneusement des goûts particuliers du malade, de ses préférences pour certains aliments, voire même pour certaines préparations culinaires qu\u2019il affectionne tout particulièrement et qu\u2019il consomme le plus habituellement, en un mot, se renseigner sur ses habitudes particulières et ses tolérances en matière d\u2019alimentation.Il est, bien entendu, certaines habitudes alimentaires mauvaises qu\u2019il faut savoir corriger; mais il en est d\u2019autres, en soi inoffensives, qui sont à conserver et dont il importe de tenir compte dans l\u2019établissement du régime.C\u2019est pour n\u2019avoir pas tenu compte de ces facteurs que des régimes, en 1081 apparence appropriés aux syndromes qu\u2019ils étaient appelés à corriger, mais qui bouleversent trop radicalement des habitudes alimentaires depuis longtemps acquises, sont souvent mal tolérés et ne donnent pas tous les résultats désirés.« Chaque malade a droit à son régime.Il ne peut y avoir de régime passe-partout, pas plus que de traitement passe-partout.Les régimes types ne sont donnés qu\u2019à titre d\u2019indications générales; ils ont l\u2019avantage d\u2019être complets, mais ils doivent être adaptés à chaque malade et modifiés tant au point de vue de la qualité que de la quantité des aliments suivant les tolérances, les goûts, les habitudes du malade donné.» (Ls.Caillon.) « Il faut attacher plus d'importance aux préférences et aux sensations du malade qu\u2019aux règles souvent trompeuses et douteuses de l\u2019art médical.» (Sydenham) Les organes digestifs et, en cela, ils se comportent comme les autres organes de l\u2019économie, habitués à recevoir de préférence et à effectuer la digestion de tel ou tel aliment, préparé de telle ou telle façon, ont fini par s\u2019accommoder a ce genre d\u2019alimentation particulier; ils en arrivent à modifier leurs fonctions, en particulier leurs sécrétions dans un certain sens, en rapport avec le travail qui leur est imposé le plus fréquemment.Ces organes réagiront souvent défavorablement, si des modifications trop profondes de l\u2019alimentation viennent en quelque sorte troubler un habitus physiologique acquis de longue date.En matière de régime, les changements ne doivent jamais être brusqués, pas plus chez l\u2019adulte que chez l\u2019enfant; ils doivent au contraire être lents et progressifs, dans la mesure du possible, et cela, non seulement dans la mise en pratique du régime, mais aussi et surtout au moment de la réalimentation, lorsqu\u2019on revient à l\u2019alimentation normale.Le régime doit être varié.La variété est une qualité qui malheureusement fait défaut à de trop nombreux régimes.Un point très important en diététique, c\u2019est la conservation et parfois la stimulation de l\u2019appétit.Pour obtenir ce résultat il faut tenir grand compte de 1082 la variété dans le régime.Une trop grande uniformité dans les mets fatigue rapidement le malade et entraîne presque fatalement, à plus ou moins brève échéance, une diminution considérable, si ce n\u2019est la perte complète de l\u2019appétit, avec les conséquences que l\u2019on sait sur les actes digestifs et la nutrition générale.«Il n\u2019y a pas de bonne digestion sans appétit.Un des principaux excitants des glandes salivaires et du suc gastrique est le plaisir que procure un aliment.Un aliment qui est mangé sans appétit peut demeurer longtemps dans l\u2019estomac sans qu\u2019il se produise la moindre digestion, un aliment qui dégoûte ou tout simplement qui ne plaît pas peut arrêter net la digestion.» (Ls.Caillon.) Si l\u2019on connaît bien les différents aliments qui entrent dans une même catégorie et qui jouissent par le fait même de propriétés diététiques à peu près identiques; de même si l\u2019on est quelque peu familiarisé avec les diverses préparations culinaires ou autres sous lesquelles ces aliments peuvent être présentés, il sera relativement facile d\u2019introduire la variété dans un régime, même s\u2019il s\u2019agit d\u2019un régime restrictif.C\u2019est ainsi, pour ne citer qu\u2019un exemple, qu\u2019on pourra éviter l\u2019erreur commune de ne faire entrer dans le régime lacté que le lait pur ou encore le lait coupé d\u2019eau de Vichy ou additionné d\u2019eau de chaux.Un régime lacté ainsi conçu, s\u2019il est poursuivi pendant quelque temps, ne peut manquer de provoquer des intolérances, ou tout au moins d\u2019entraîner une diminution de l\u2019appétit et parfois un dégoût presque invincible pour cet aliment, par ailleurs, très précieux.On arrivera à varier le régime lacté en y introduisant, à côté du lait pur, du lait frais, toute la gamme des laits modifiés: lait caillé, yoghourt, kéfir, lait évaporé, lait condensé, lait en poudre, fromages frais, fromages blancs, etc.Ces laits modifiés, ces dérivés du lait participent aux mêmes propriétés diététiques que celles du lait frais, 1ls comportent les mêmes indications, ils ont souvent une valeur alimentaire plus élevée, leur tolérance est à peu près toujours parfaite.On peut ainsi établir un régime lacté, varié, agréa- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 ble, facile à supporter par les tubes digestifs les plus délicats, un régime lacté qui pourra être prolongé pendant un certain temps sans crainte de voir survenir des phénomènes d\u2019intolérance, d\u2019inanition ou encore la perte plus ou moins complète de l\u2019appétit.Dans l\u2019établissement du régime on devra apporter une attention toute spéciale à l\u2019équilibre de la ration, surtout si le régime doit être suivi pendant longtemps.La notion d\u2019équilibre a moins d\u2019importance lorsque le régime restrictif n\u2019a qu\u2019un caractère passager.On s\u2019efforcera donc de fournir un minimum des éléments fondamentaux de la ration: minimum de matières protéiques (acides aminés), minimum de matières grasses, minimum d\u2019hydrates de carbone, etc, dans la crainte de voir apparaître des troubles graves de la nutrition.Lorsqu\u2019un régime restrictif est imposé pour un certain temps, il faudra veiller à ce que la ration renferme une certaine quantité de substances minimales: sels minéraux, vitamines, etc, que l\u2019on sait indispensables à la bonne nutrition.Il est souvent besoin d\u2019en administrer sous quelque forme que ce soit dans le but d\u2019éviter l\u2019apparition de certaines carences qui viendraient encore ajouter à l\u2019affection en cause.En plus d\u2019être équilibré, le régime doit encore être suffisant, dans la mesure du possible.Il appartient au médecin de savoir ce que le -malade peut et doit manger.Il n\u2019est nullement besoin de se lancer dans des caleuls compliqués; d\u2019ailleurs, les valeurs caloriques propres à chaque aliment ne représentent jamais que des moyens très élastiques.Il suffira de se laisser guider dans la pratique par l\u2019observation journalière pour avoir une notion assez exacte de la valeur quantitative d\u2019une ration suffisante.Il n\u2019est pas de meilleur contrôle, à ce point de vue, que les variations du poids du malade; la ration devra être augmentée ou diminuée en rapport avec les variations de] cette courbe du poids.| En règle générale, on devrait toujours faire! en sorte que le régime diététique n\u2019ait qu\u2019uni caractère temporaire, si celui-ci s\u2019éloigne par| | 1 NADEAU: RÉGIME DIÉTÉTIQUE trop de l\u2019alimentation habituelle.Ce serait une grave erreur de soumettre un malade, pour un temps indéfini, à un régime restrictif qui le mette en quelque sorte en marge de la société où il vit, sans jamais tenter, par des essais répétés d\u2019aliments préalablement interdits, d\u2019élargir le régime et ainsi de le rapprocher graduellement de l\u2019alimentation normale.C\u2019est un poids bien lourd pour un malade que d\u2019avoir à s\u2019astreindre à des restrictions pour lui gênantes, si on ne lui laisse aucun espoir d\u2019un sort meilleur.« C\u2019est une bien ennuyeuse maladie que de conserver sa santé par un trop grand régime.» (La Rochefoucauld.) Est-il besoin d\u2019ajouter que dans tout régime prescrit aux malades on devra toujours donner la préférence aux aliments frais, aux al- ments dits « vivants », ayant conservé la totalité de leurs propriétés digestives et nutritives.Si, par hasard, on doit recourir aux aliments de conserve, on aura soin de choisir parmi ceux-ci les produits qui offrent les meilleures garanties de pureté et de digestibilité.L\u2019alimentation par les produits de conserve ne devra durer qu\u2019un temps limité, on reviendra aux aliments frais dès que les circonstances le permettront.Les aliments frais devront encore être préparés d\u2019une façon convenable.C\u2019est ici que la cuisine intervient et revêt une singulière importance.En diététique, la cuisine la meilleure est toujours la plus simple.Elle doit n\u2019avoir d\u2019autre but qu\u2019augmenter la digestibilité, et souvent la sapidité des aliments, tout en ne nuisant en rien à leurs propriétés nutritives.L\u2019usage de plats trop compliqués sera donc rigoureusement proscrit.La cuisson doit être faite dans les meilleures conditions possibles.Certains aliments, en particulier, les légumes, les légumineuses, les céréales, les farineux, et même les fruits, sont plus digestibles et ont un coefficient d'absorption d\u2019autant plus élevé que leur cuisson est plus parfaite.Les viandes, les œufs, les poissons sont aussi très digestibles et très nutritifs lorsqu\u2019ils sont bien cuits.Cependant, les viandes saignantes, les œufs cuits mollets, jouissent de certaines propriétés sti- 1083 mulantes et reconstituantes qu\u2019il est bon de mettre à profit dans certains cas particuliers où ils sont nettement indiqués.* * * Ces règles élémentaires de diététique étant bien connues, comment allons-nous faire l\u2019ordonnance du régime?\u2019 Tout d\u2019abord, que faut- il penser de ces régimes tout préparés à l\u2019avance que l\u2019on retrouve avec tous leurs détails et leurs indications respectives dans une foule de publications médicales et paramédicales?Il est regrettable de constater que trop de médecins, sans doute pour s\u2019épargner un travail qui peut paraître fastidieux, sont souvent tentés de s\u2019emparer de ces régimes et de les appliquer sans aucune modification, et sans aucun discernement, aux malades chez qui ils semblent indiqués à première vue.Il est bon d\u2019insister une fois de plus sur le fait que ces régimes types ne comportent que des indications générales, lesquelles sont à retenir; mais ils doivent toujours subir des modifications de détail dans le but de les adapter aux goûts particuliers, aux tolérances, aux préférences, aux habitudes alimentaires, aux réactions particulières de chaque malade.Certains régimes types ont été établis et préconisés par leurs auteurs dans des cas bien choisis.Appliqués à bon escient, ils ont pu donner d\u2019excellents résultats, et cela, aussi longtemps qu\u2019on a su respecter leurs indications.Malheureusement, les résultats obtenus ont vite fait généraliser leur emploi et on en est venu à les appliquer tels quels à de plus nombreux malades de diverses catégories sans trop se préoceuper de leurs indications premières.Il ne faut pas s\u2019étonner alors qu\u2019après une période de vogue, ces régimes, dont l\u2019application irraisonnée a été suivi de résultats déplorables, soient tombés dans un discrédit qu\u2019ils n\u2019auraient certes pas encouru si on avait su leur conserver leurs indications premières.On ne conservera donc de ces régimes que les indications générales qu\u2019ils comportent, quant aux détails, ils seront modifiés 1084 plus ou moins profondément afin de les adapter à chaque cas particulier dans le sens qui vient d\u2019être indiqué.Le régime diététique doit toujours être prescrit à la façon d\u2019une ordonnance médicamenteuse, à laquelle il est d\u2019ailleurs assimilé, c\u2019est- à-dire d\u2019une façon claire, précise, détaillée et pratique.On ne se contentera pas de défendre l'usage d\u2019un certain nombre d\u2019aliments, de certaines préparations culinaires; il faudra encore donner la liste des aliments permis et les varier au possible, en rapport avec les possibilités alimentaires des malades auxquels on s'adresse.On indiquera aussi clairement que possible les aliments permis, les aliments tolérés, les aliments soumis à la pesée, les aliments défendus, la qualité et la quantité des boissons.Il est parfois utile d\u2019y ajouter un menu type tant quantitatif que qualitatif pour les vingt-quatre heures.Il sera souvent nécessaire d\u2019indiquer les préparations culinaires sous lesquelles les aliments permis pourront être consommés de préférence; il est certaines préparations culinaires qui à l\u2019instar de certains aliments doivent être exclues du régime diététique.On s\u2019est préoccupé pendant un certain temps des incompatibilités pouvant exister entre certains aliments, incompatibilités qui auraient une fâcheuse influence sur les phénomènes de la digestion, de l\u2019absorption et de l\u2019assimilation.On a tenté de mettre en évidence de telles incompatibilités entre les albumineux, les farineux, les féculents, ete.Pour éviter les prétendus inconvénients résultant de l\u2019association de ces aliments aux mêmes repas on a édifié toute une série de régimes dits « dissociés » dont on s\u2019est plu à vanter l\u2019efficacité dans le traitement diététique de certaines affections digestives, plus spécialement dans le traite- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 ment dans le traitement des dyspepsies et de l\u2019ulcère gastro-duodénal.Si l\u2019on tient compte du grand nombre de régimes qui ont été proposés dans le traitement de ces affections, on ne saurait attribuer aux seuls régimes dissociés des vertus curatrices qui sont aussi l\u2019apanage de nombreux régimes mixtes, mieux adaptés, semble-t-il, à la physiologie pathologique de ces affections.L'efficacité de tels régimes semble plutôt relever de susceptibilités individuelles dont on doit tenir compte dans l\u2019établissement du régime.A tout événement, la question des incompatibilités alimentaires ne semble pas avoir toute l\u2019importance que certains auteurs ont voulu lui accorder et, dans la pratique, elle ne doit pas être l\u2019objet de trop grandes préoccupations.En dernier lieu, l\u2019ordonnance alimentaire devrait comporter quelques conseils pratiques d'hygiène alimentaire concernant le volume de la ration, le nombre et la répartition des repas dans la journée, la nature, le volume et la répartition des boissons, la bonne mastication, la longueur des siestes, etc, enfin tout ce qui peut contribuer à améliorer la digestion, l\u2019absorption et la bonne assimilation des aliments.* * * En résumé, le régime diététique, si l\u2019on en veut tirer tous les résultats possibles, devra toujours revêtir certains caractères qui en assurent l'efficacité: être simple, varié, équilibré, suffisant, clairement ordonné, il devra répondre aux indications posées, il devra s\u2019adapter par- fartement aux conditions particulières de chaque malade.Ainsi conçu, le régime diététique constitue une arme thérapeutique non négligeable, et occupe une place de premier plan dans l\u2019arsenal thérapeutique moderne. PETITE CLINIQUE + + LA MAIGREUR HYPOPHYSAIRE ! Par Henri LALIBERTE, chef du service de médecine et Jean-Paul POULIOT, Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus (Québec).La question de la maigreur hypophysaire n\u2019étant pas souvent débattue dans nos réunions médicales, nous avons cru qu\u2019il serait intéressant de vous faire part d\u2019un cas qui fut observé pendant quelques jours dans notre service de médecine.I.\u2014 Dans la première partie de ce travail, nous traiterons de la maigreur en général, en donnant: a) Sa définition et quelques considérations générales; b) Sa description clinique générale; c) Son étiologie et sa pathogénie; d) Ses variétés cliniques.II.\u2014 Puis dans une deuxième partie, nous exposerons le cas; III.\u2014 Enfin, dans une troisième et dernière partie, nous discuterons le diagnostic.La maigreur en général I.\u2014 DEFINITION ET CONSIDERATIONS GÉNÉRALES La maigreur est un état caractérisé par l\u2019absence ou la diminution notable des réserves adipeuses de l\u2019organisme.Cet état traduit non seulement un trouble exclusif du métabolisme des lipides, mais, en réalité, une viciation plus profonde de la nutrition générale: il indique un déséquilibre accentué entre les recettes et les dépenses énergétiques de l\u2019organisme.1.Travail présenté à la «Société Médicale de Québec », séance du 19 avril 1940.En effet, les dépenses énergétiques viennent- elles à être supérieures aux recettes, c\u2019est de la masse adipeuse de réserve que l\u2019organisme tire le surplus d\u2019énergie nécessaire à assurer ses besoins.\u2014 Mais il importe de distinguer les maigres des amaigris.N\u2019existe-t-il pas une maigreur physiologique: celle des adolescents trop tôt grandis et celle des athlètes à l\u2019entraînement?On sait qu\u2019il existe des maigreurs constitutionnelles, celles des sujets qui ne peuvent engraisser en dépit de toute suralimentation et qui ne sauraient passer pour des malades.Par conséquent, on doit admettre qu\u2019il convient de réserver le terme de maigreur au sens pathologique, qu\u2019aux cas dans lesquels il y à fonte intense, continuelle, et durable des réserves graisseuses.II.\u2014 DESCRIPTION CLINIQUE GÉNÉRALE Dans les cas de « maigreur acquise », on assiste à une disparition progressive de la graisse disparition qui s\u2019effectue selon un mode topographique électif.L\u2019amaigrissement débute à la face, commençant par les joues, la région sous-menton- nière, et le cou.\u2014 Puis, des saillies anguleuses remplacent, au tronc, l\u2019arrondissement des saillies musculaires et osseuses; les aisselles se creusent, l\u2019abdomen s\u2019excave entre les épines iliaques, les membres deviennent grêles, en même temps que les extrémités s\u2019amaigrissent.C\u2019est, en premier lieu, la disparition des masses adipeuses de comblement, puis les mus- 1086 cles fondent à leur tour.\u2014 A la simple maigreur, succède l\u2019_émaciation.Au dernier degré, apparaît la cachexie, parfois partiellement masquée par l\u2019ædème.Ces modifications morphologiques coïncident avec des modifications de la statique viscérale qui sont dues à la disparition du capitonnage graisseux du péritoine, de l\u2019atmosphère périnéale et pelvienne.\u2014 Dès lors, la voie est ouverte aux ptoses, aux troubles douloureux, digestifs, nerveux et psychiques.Devenu un grabataire impropre à tout effort, le malade offre une proie facile aux infections.Ainsi, en se basant sur tout ce qui a été dit précédemment, est-il possible de reconnaître divers types ou divers degrés de la maigreur: 1.\u2014 La maigreur vigoureuse ou hypersthé- nique.Elle se rencontre chez les athlètes.Chez eux, le développement de la musculature, à défaut de graisses, conserve à la morphologie ses caractères normaux.C\u2019est une maigreur compatible avec une santé parfaite, car dans ce cas, nous avons affaire à des sujets actifs, bien portants, alertes, mangeant de bon appétit, et ne souffrant d\u2019aucun trouble de la nutrition.2.\u2014 La margreur hyposthénique.C\u2019est celle où graisse et muscles font à la fois défaut.Ce sont des sujets à formes anguleuses, faibles, sans entrain, sans énergie \u2014 toujours fatigués, anorexiques ou vite rassasiés, atones, inquiets.Chez eux, il existe le plus souvent, une ptose viscérale plus ou moins généralisée et de l\u2019hypotension artérielle.\u2014 Des complications ou associations morbides font, souvent, de cet état, une véritable maladie.3.\u2014 La margreur extrême des états de cachexie avancée.L\u2019œdème masque parfois cette maigreur, surtout aux membres inférieurs, et s\u2019accompagne d\u2019hypothermie, d\u2019oligurie et de séche- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 resse de la peau.Les malades sont grabataires et incapables de tout effort suivi, physique ou cérébral.Leur résistance aux infections est diminuée, et des troubles trophiques peuvent devenir des complications redoutables.4.\u2014 Margreurs associées ou compliquées.Ces associations ou complications morbides sont surtout l\u2019apanage des formes hyposthéni- ques, et en font comme nous l\u2019avons dit plus haut, une véritable maigreur-maladie.A) Troubles associés à la maigreur.a) Troubles digestifs.Ce sont l\u2019anorexie, la lenteur de digestion et la constipation.De plus, l\u2019examen aux Rayons-X montre un retard des transits stomacal et intestinal .Ces malades sont habituellement des ptosi- ques, et il s\u2019établit un cercle vicieux entre l\u2019amaigrissement qui accentue la ptose, et la ptose qui, par l\u2019entrave qu\u2019elle apporte à l\u2019assimilation, précipite l\u2019amaigrissement.b) Troubles circulatoires.On remarque une tendance marquée à la cyanose et au refroidissement.De plus, le pouls est petit, et la tension artérielle peu élevée.c) Troubles nerveux.Certaines douleurs digestives, la sensibilité solaire et une fatigabilité extrême ne.vont pas sans retentir sur le psychisme des malades: ceux-ci sont tristes, atones, abouliques, grincheux, parfois aigris et jaloux, et se plaignent incessamment de tout.Les psychasténiques déprimés se recrutent, en grande partie, parmi les maigres de cette catégorie.d) Troubles génitaux.Chez les femmes atteintes de maigreur hyposthénique, on constate de l\u2019hypoplasie génitale, de la dysménorrhée, de la leucorrhée, de la stérilité ou tendance à l\u2019avortement, de l\u2019atonie utérine, et des hémorragies faciles au cours de l\u2019accouchement.B) Complications graves de la maigreur.a) La tuberculose pulmonaire est particulièrement à redouter au terme de l\u2019évolution de l\u2019anorexie mentale et du jeune volontaire. LALIBERTÉ ET POULIOT : b) D'autre part, la cachexie par inanition peut survenir.c) L\u2019hyperazotémie et les cedémes peuvent être constatées à la phase terminale des inanitions.III.\u2014 ÉTIOLOGIE ET PATHOGÉNIE DE LA MAIGREUR L\u2019équilibre normal dans la constitution et le maintien des réserves organiques en graisse est réglé par: a) des apports alimentaires; b) des dépenses énergétiques; ec) des activités métaboliques endocrinienne.= à régulation Dans diverses circonstances, cet équilibre normal peut se trouver rompu: 1.\u2014 Pour des raisons extérieures à l\u2019organisme, par suite d\u2019une diminution des recettes alimentaires ou d\u2019une augmentation des dépenses énergétiques; ce sont les variétés exogènes de la maigreur.2.\u2014 Pour des raisons cette fois propres à l\u2019organisme lui-même, soit qu\u2019il y ait un trouble dans l\u2019utilisation des apports nutritifs, soit qu\u2019il y ait un vice dans la régulation des dépenses générales.Ce sont les variétés endogènes.3.\u2014 Enfin, on peut concevoir la possibilité d\u2019une anomalie portant exclusivement sur le métabolisme des lipides, et telle que l\u2019organisme possède une capacité diminuée de fabriquer ou de fixer des graisses.Ce sont les variétés dites « constitutionnelles » dont l\u2019existence est très discutable.A.Causes exogènes Elles se ramènent, comme nous l\u2019avons dit, à un déséquilibre entre les recettes alimentaires et les dépenses énergétiques.De tous les mécanismes décrits plus haut, c\u2019est le plus souvent en cause.Les deux éventualités à envisager, ici, sont donc la diminution des recettes alimentaires ou l'augmentation des dépenses énergétiques qui, toutes deux, donnent un bilan négatif, déficitaire, conduisant à la maigreur.MAIGREUR HYPOPHYSAIRE 1087 a) Diminution des recettes alimentaires.Ceci veut dire sous-alimentation, et pour couvrir des besoins restés identiques, l\u2019organisme mobilisera ses réserves graisseuses.La sous-alimentation peut relever de diverses causes, par exemple: 1.\u2014 Jeûnes absolus ou relatifs.Ils sont imposés par la misère, les circonstances, et frappent des individus isolés, des familles, des pays tout entiers.Certaines classes sont plus facilement touchées que d\u2019autres.On connaît les disettes relatives des temps de guerres et de crises.Dans ces cas, chez les jeunes, le développement est arrêté, et chez les sujets âgés, on peut observer diverses maladies carentielles: scorbut, rachitisme, ostéopathies.2.\u2014 Jeûnes volontaires.Ils se rencontrent chez les ascètes, les philosophes, les prêtres bouddhiques ou musulmans, et les grévistes de la faim.La coquetterie, enfin, pousse quelques femmes à se sous-alimenter par souci de conserver une forme élégante.C\u2019est aussi le cas des mannequins et des étoiles de cinémas.3.\u2014 L'insuffisance des apports alimentaires peut être légitimée par une sténose œsopha- gienne ou pylorique, une gastrite douloureuse, un ulcère gastro-duodénal, une anorexie cancéreuse ou urémique.Certains malades soumis à des régimes uniformes et monotones en perdent le goût de manger.\u2014 Souvent la diminution des recettes alimentaires résulte d\u2019une phobie de la douleur chez de faux gastropa- thes qui ne sont que des névropathes.Les sujets de cette catégorie, par crainte de ne supporter aucun aliment, en viennent à exclure successivement de leur table, viande, œufs, pain, crudités, etc.et à verser peu à peu dans l\u2019anorexie mentale.4.\u2014 L'anorexie mentale.Celle-ci résulte d\u2019un déséquilibre psychique.Elle s\u2019installe, souvent, sous le masque anodin d\u2019une restriction volontaire chez des jeunes filles ou des jeunes femmes soucieuses de conserver «leur ligne », dans un but de coquetterie et pour suivre les caprices de la mode; elles se soumet- 1088 tent aux régimes les plus fantaisistes sur les conseils d\u2019une amie, ou d\u2019une revue paramédicale.Chez d\u2019autres, elle fait suite à une émotion, à un chagrin, à une blessure d\u2019amour-propre qui déclenchent le processus morbide.Puis, le sujet, un peu plus tard, en arrive à ne plus manger, non pas parce qu\u2019il ne le veut pas, mais parce qu\u2019il ne le peut plus.\u2014 Son tube digestif, habitué à la vacuité cesse de sécréter, et ne supporte plus la nourriture.C\u2019est une psychose qui peut entraîner les complications les plus graves et nécessite une rééducation mentale et physiologique toujours délicate à conduire.b) L\u2019augmentation des dépenses énergétiques.Un même déséquilibre peut être réalisé, l\u2019apport alimentaire restant normal, et est lié soit à une activité exagérée, soit à un insuffisant repos.Elle est, d\u2019ailleurs, fréquemment combiné à une insuffisance des recettes, car le sujet qui travaille trop, qui veille tard la nuit, dont le sommeil agité n\u2019est que faiblement ou nullement réparateur, vient facilement à perdre l\u2019appétit.Et ce sont là autant de raisons à invoquer pour sa maigreur.Que ce soit sous-alimentation ou surmenage physique, l\u2019organisme doit faire appel à ses réserves adipeuses pour trouver, dans leur combustion, l\u2019énergie indispensable à assurer son fonctionnement normal.B.Causes endogènes.Ce sont les causes qui entraînent un défaut dans l\u2019utitilation des substances nutritives ou dans la régulation même des recettes et des dépenses énergétiques.En effet, de la façon dont ces apports seront utilisés jou dont ces dépenses seront réglées, pourra résulter un nouveau déséquilibre susceptible, lui aussi, d\u2019entraîner la maigreur.Dans ce groupe, peuvent entrer les causes qui relèvent de troubles digestifs divers entraînant un défaut dans l\u2019absorption ou l\u2019as- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 similation des aliments, celles dues à la carence d\u2019éléments nutritifs spéciaux, enfin, et principalement, celles qui sont consécutives à un trouble du fonctionnement endocrinien.a) Troubles de l\u2019utilisation des apports nutritifs.1.\u2014 Il sont représentés par un défaut d\u2019assimilation.Il est vrai que nombre de sujets, tout en conservant l\u2019apparence d\u2019une santé parfaite, assimilent imparfaitement les aliments qu\u2019ils ingèrent, et dans ces cas une suralimentation mal comprise ne fait qu\u2019accentuer leur trouble nutritif et ne corrige en rien leur maigreur.Mais, en général, si l\u2019assimilation est défectueuse, la quantité d\u2019énergie mise à la disposition de l\u2019organisme peut, de ce fait, être notablement amoindrie.C\u2019est dire l\u2019importance des troubles digestifs dans l\u2019explication de la maigreur.Toute dypepsie gastrique, hypo ou hyper- chlorydrique, peut, à la longue, influencer défavorablement la balance énergétique et, par suite, entraîner un amaigrissement notable.Il en est de même des troubles intestinaux, surtout la diarrhée.Le foie et le pancréas jouent un rôle majeur dans les phénomènes d\u2019assimilation.Aussi, une place prépondérante doit-elle être reconnue aux troubles des sécrétions biliaires et pancréatiques, en raison de l\u2019influence dominante qu\u2019elles exercent sur le métabolisme et des glucides.On connaît la maigreur de certains hépatiques et celle des sujets atteints de lésions du pancréas exocrine (cancer, sclérose, lithiase).Dans ces cas, les albumines et les graisses sont absorbées en proportion moindre que normalement, de sorte que les ingesta sont, en grande partie, inutilisées et rejetées par les selles.On connaît également, la maigreur des sujets porteurs de lésions du pancréas interne, les diabétiques.Mais, la transformation et l\u2019utilisation des substances alimentaires, i.e., le métabolisme de ces substances n\u2019est pas régi exclusivement par les grandes sécrétions digestives.2.\u2014 En effet, de ces troubles d\u2019utilisation des apports nutritifs, on devrait encore rapprocher les carences, carences en vitamines ou carences en facteurs essentiels, tels que les acides-aminés, toutes carences qui peuvent jouer un rôle important dans l\u2019apparition de la maigreur.Ce qui mérite, ici, la plus grande considération, parce qu\u2019elles entraînent des désordres sérieux susceptibles de retentir sur l\u2019équilibre énergétique, ce sont surtout l\u2019absence de la Vitamine B2, dite d\u2019utilisation nutritive et dont l\u2019influence apparaît grande sur le métabolisme des glucides, ainsi que l\u2019absence de certains acides aminés.©.\u2014 Troubles de la régulation des dépenses.À l\u2019étude de ces troubles, se rattache la notion du métabolisme basal.Nos dépenses se divisent en deux catégories: 1.\u2014 Les unes que, sans danger aucun, nous pouvons supprimer totalement pendant une durée plus ou moins longue, véritables dépenses de luxe qui tiennent principalement à l\u2019alimentation, au travail musculaire et à la régulation thermique.2.\u2014 Les autres qui ont leur source dans les actes fondamentaux de la vie cellulaire, et, aussi, de la respiration et de la circulation.Elles ne sauraient être suspendues un instant, sans que mort s\u2019ensuive.Ce sont nos dépenses de fond, et les transformations auxquelles elles correspondent constituent notre métabolisme basal.Ces dépenses sont assez fixes à l\u2019état physiologique.L\u2019adaptation de ces dépenses de fond aux besoins de l\u2019organisme est assurée par le système nerveux contrôlé, lui-même, par le système des glandes endocrines.Cette régulation peut done se trouver troublée dans certaines circonstances.Si on s\u2019en tient strictement au problème de la physiopathologie de la maigreur, on doit reconnaître que, en clinique humaine, le rôle primordial appartient au système endocrinien que nous allons maintenant exposer.Toutefois, on ne saurait réduire à la seule régulation du métabolisme basal, l\u2019action des LALIBERTÉ ET POULIOT: MAIGREUR HYPOPHYSAIRE 1089 glandes endocrines: celle-ci s\u2019exerce également sur le métabolisme des lipides, glucides ou protides, en sorte que, en réalité, le problème se trouve plus complexe.I.Thyroïde.Elle exerce sur tous les métabolismes et le métabolisme basal, en particulier, un contrôle assez strict.En fait, la maigreur est un symptôme pathognomonique des états thyroïdiens, maladie de Basedow, adénome toxique, hyperthyroïdie simple, et s\u2019explique par une élévation du métabolisme basal, et une augmentation du pouvoir dynamique spécifique des aliments.Par ailleurs, dans l\u2019hyperfonctionnement thyroïdien, l\u2019excrétion urinaire de l\u2019azote est augmentée, indiquant un déséquilibre dans le métabolisme des protides.Il peut aussi, exister de la glycosurie.D\u2019autres facteurs peuvent y contribuer: troubles digestifs, diarrhées, troubles nerveux tels que anxiété et insomnie, et les complications pulmonaires, surtout la tuberculose.IT.Glandes génitales.Nos connaissances sur les hormones génitales, malgré les énormes progrès réalisés en ces dernières années, sont encore trop imparfaites pour qu\u2019on puisse fonder sur des arguments physiologiques la part que prennent à la détermination de la maigreur, les glandes génitales.L'influence des glandes génitales est rendue certaine par de nombreuses observations cliniques chez des hypergénitaux, mais son étendue comme son interprétation reste encore, des plus obscures.III.Glandes surrénales.Il est difficile d\u2019établir la part que peuvent assumer ces glandes dans la pathogénie de la maigreur.On sait que l\u2019adrénaline, hormone de la zone médullaire, est capable d\u2019activer le métabolisme basal, d\u2019accroître les échanges salins, peut-être aussi, les échanges azotés, mais surtout, de mobiliser les réserves glycogéniques du foie et des muscles jusqu\u2019à provoquer hyperglycémie et glycosurie.En clinique, on sait que la dénutrition et l\u2019amaigrissement se rencontrent au cours de l\u2019insuffisance surrénale aiguë. 1090 En somme, on possède, sur la question, peu de connaissances et elles sont peu démonstratives.IV.Pancréas.1.\u2014 Le produit de sécrétion interne du pancréas, l\u2019insuline, occupe une place de tout premier plan parmi les facteurs réglant l\u2019assimilation et l\u2019utilisation des hydrates de carbone, et accessoirement aussi, sem- ble-t-il, celle des albumines et des graisses.Le défaut d\u2019insuline, primitif ou secondaire, entraîne l\u2019incapacité d\u2019utiliser ces éléments nutritifs.Rappelons l\u2019état de maigreur auquel parviennent certains diabétiques avec dénutrition azotée, et dont on a cru pouvoir caractériser une forme particulière, le diabète maigre.Mais, on ne peut expliquer tous ces faits par le seul trouble de la sécrétion insulinienne, comme limiter à ce trouble la pathogénie du diabète.Plusieurs ont voulu voir dans l\u2019insuline, un excellent facteur d\u2019utilisation nutritive qu\u2019ils ont préconisé, en dehors de tout diabète, dans le traitement de la maigreur.Mais, le rôle du pancréas ne doit pas être apprécié du seul point de vue de la sécrétion interne.2.\u2014 La déficience de la sécrétion externe ou digestive par l\u2019énorme trouble qu\u2019elle apporte à la digestion, et à l\u2019absorption des hydrates de carbone et des graisses peut retentir, de façon marquée, sur la nutrition générale, et entrai- ner un amaigrissement à la fois rapide et notable, ce qui est observé au cours de pancréatites chroniques ou de cancers du pancréas.3.\u2014 On peut observer, ce qui est rare, une insuffisance conjugée des deux sécrétions, externe et interne.Dans ce syndrome appelé diabète pancréatique, la maigreur occupe une place prééminente.V.Hypophyse et système nerveux central.Ce n\u2019est pas sans raisons que nous terminons par l\u2019hypophyse, cette revue du rôle joué par les glandes endocrines dans la pathogénie de la maigreur.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULIETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 Les travaux les plus récents lui attribuent une influence des plus considérables, sur l\u2019ensemble des phénomènes de la nutrition, ainsi que sur le fonctionnement des autres glandes.La glande pituitaire exerce son influence, en grande partie, par l\u2019intermédiaire du système nerveux central.L\u2019anté-hypophyse agit sur le métabolisme basal, et intervient dans le métabolisme des hydrates de carbone.Certains adénomes amènent un hyperfonc- tionnement glandulaire et élévation du métabolisme basal.Il existe une maigreur dite hypophysaire qui, à son degré extrême, réalise le tableau de la cachexie hypophysaire de Sim- monds et qui est rattachée à la destruction du lobe antérieur de l\u2019hypophyse par tumeur, kyste ou ramollissement embolique.Mais, malgré tout ce qu\u2019on vient de dire, c\u2019est plutôt à des troubles mixtes pluriglandu- laires qu\u2019on tend à rapporter les cas de maigreurs mal expliquées ou même constitutionnelles.La notion de centres nerveux nutritifs importants rend de plus en plus vraisemblable la participation du système nerveux à la pathogénie de ces maigreurs endogènes.Telles sont les principales causes connues de la maigreur.Le plus souvent, elles se combinent les unes aux autres en une pathogénie mixte.Ainsi, la maigreur secondaire aux maladies infectieuses aiguës ou chroniques peut relever de l\u2019augmentation des échanges, de la restriction alimentaire ou de troubles digestifs surajoutés tels qu\u2019anorexie, dyspepsie, diarrhée.La maigreur qui accompagne le cancer peut être due à la dénutrition, à des obstacles mécaniques, ete.Malgré tout, ces causes n\u2019épuisent pas tout le problème et, dans bien des cas, l\u2019enquête la plus poussée est négative.C.\u2014 Maigreur essentielle ou constitutionnelle.On dit, alors, qu\u2019il s\u2019agit de maigreur essentielle ou constitutionnelle, qui peut être héréditaire et familiale.Elle se manifeste, en EE PE RSS EI CE Sp LALIBERTÉ ET POULIOT: MAIGREUR HYPOPHYSAIRE tous cas, en bas âge, et paraît particulièrement rebelle aux thérapeutiques usuelles.Au surplus, elle n\u2019est pas incompatible avec un état général excellent, avec une vigueur physique et intellectuelle satisfaisante, et ne saurait faire figure d\u2019état morbide.Chez les gens qui en souffrent, on ne peut déceler ni troubles de l\u2019alimentation, ni déséquilibre énergétique, ni défaut d\u2019utilisation endogène par des lésions endocriniennes ou autres.De tels sujets sont maigres, parce que telle est leur constitution sur laquelle l\u2019alimentation et le genre de vie n\u2019ont aucune influence.On peut, aussi, rapporter cette maigreur à une éducation morbide: les enfants, le plus souvent, ne font que perpétuer les défauts d\u2019alimentation des parents.Mais, le problème de ces états constitutionnels peut se rapporter, en définitive, à celui de la consommation de luxe.Lorsqu\u2019un sujet reçoit une alimentation supérieure à celle qu\u2019exigent ses besoins énergétiques, il se défend contre cet excès par une augmentation de sa consommation calorique: transpiration plus active, congestion des téguments, surtout du visage, et accroissement des échanges gazeux.Ce sujet n\u2019a aucune tendance à constituer des réserves d\u2019énergie, et brûle tout ce qu\u2019il absorbe.Pour quelle raison, cette consommation de luxe est-elle augmentée?Il est difficile de répondre à cette question.Avant d\u2019affirmer l\u2019existence de la maigreur constitutionnelle, il faut s\u2019entourer de garanties.La maigreur constatée à la naissance relève, toujours, d\u2019un état pathologique tels que l\u2019hérédo-syphilis et l\u2019hérédo-alcoolisme.Dans la deuxième enfance et l\u2019adolescence, les fautes d'hygiène générale ou de régime sont à l\u2019origine.Chez l\u2019adulte, nombre de sujets maigres dits constitutionnels sont, en réalité, des mauvais assimilateurs qui s\u2019ignorent, justifiant leur réputation de manger beaucoup, sans engraisser jamais.D\u2019autres sont des dyspeptiques légers qui ne se portent bien qu\u2019à condition de peu manger.Certaines maigreurs dites ethniques, celles des montagnards, en particulier, peuvent s\u2019ex- 1091 pliquer par la vie active des sujets, ainsi que par l\u2019habituelle sobriété de leur régime alimentaire.Après avoir passé en revue ces diverses causes de la maigreur, nous en étudierons maintenant les variétés cliniques.IV.\u2014 VARIÉTÉS CLINIQUES DE LA MAIGREUR 1.\u2014 Nous ne nous attarderons pas à étudier la maigreur du nourrisson et de l\u2019enfant chez lui nous pouvons constater de l\u2019hypo- threpsie et de l\u2019athrepsie, car tel n\u2019est pas le cas de la malade qui nous occupe en ce moment.2.\u2014 Mais, nous dirons quelques mots des manrgreurs localisées.Ces états connus sous le nom de lipodystrophie progressive ou syndrome de Baraquer-Simons, sont caractérisés par un amaigrissement de toute la moitié supérieure du corps, contrastant avec l\u2019aspect normal ou adipeux de la moitié inférieure.La maigreur débute, en général, par le visage dont les traits deviennent de plus en plus émaciés.La disparition presque totale de la boule de Bichat lui donne un aspect très particulier.Puis, la maigreur s\u2019étend au cou et aux épaules, et gagne le tronc et les membres supérieurs.Par contre, elle respecte la partie inférieure du corps à partir des crêtes iliaques.Ce segment inférieur peut être d\u2019apparence normale, mais dans certains cas, 1l existe une véritable lipo-hypertrophie de la région des hanches et des cuisses.La graisse se dépose sous forme de lipomes fessiers ou cru- raux.Cette maigreur d\u2019observe, surtout, chez les femmes.Sa symptomatologie se borne, le plus souvent, aux troubles de morphogénèse que nous venons de décrire.Toutefois, il est possible qu\u2019il existe des troubles vaso-moteurs, de la polyurie, de la glycosurie, des troubles psychiques tels que de l\u2019anxiété mentale, et un déséquilibre vago- sympathique.La pathogénie de cette maigreur mal connue.3.\u2014 Il nous reste à parler de la variété des margreurs endocriniennes: a) Maigreur et pancréas endocrine.Dans 1092 la forme grave du diabète, 1.e.diabète avec dénutrition azotée, la maigreur fait partie intégrale du syndrome et se précipite aux approches du coma.La maigreur atteint un degré considérable dans les cas où, au déficit de la sécrétion interne insulaire, s\u2019associe un trouble de la sécrétion externe entraînant une diarrhée par insuffisance de digestion des graisses.Ces variétés sont rares.b) Maigreur thyroïdienne.IL\u2019amaigrissement constitue avec la tachycardie et l\u2019hy- permétabolisme, la triade fondamentale de l\u2019hyperthyroïdie \u2014 et en est le symptôme révélateur dans bien des cas.La maigreur, bien que ne faisant pas partie du tableau habituel de l\u2019hypothyroiïdie, s\u2019observe, souvent, dans le crétinisme thyroi- dien.Elle peut, aussi, à une phase avancée de l\u2019évolution de la maladie, succéder à l\u2019infiltration tégumentaire des myxœdémateux: myxœdème secondairement maigre, à peau flasque.ec) Maigreur et capsules surrénales.La petite insuffisance surrénale peut, en méme temps que d\u2019asthénie et d\u2019hypotension, s\u2019accompagner de maigreur.Celle-ci est de regle dans la maladie d\u2019Addison, conditionnée, avant tout, par les troubles digestifs et nutritifs, et, accessoirement, par l\u2019infection tuberculeuse causale.La cachexie surrénale se caractérise par un amaigrissement progressif du visage et des membres, par une impossibilité d\u2019accumuler les graisses, quelle que soit l\u2019alimentation, sans gros troubles digestifs.La peau est atrophiée, squameuse, de teinte sale, les cheveux tombent.Enfin, elle peut succéder à l\u2019adiposité symptomatique du syndrome génito-surré- nal.L\u2019hypergénitalité et l\u2019hyperdynamie font place à un amaigrissement progressif, puis à la ptose tardive, et à des crises d\u2019agitation épileptiforme.d) Maigreur et glandes génitales.On connaît la maigreur des hypergénitaux, mais il ne semble pas que le dégré du métabolisme joue un rôle important dans sa pathogénie.e) Maïigreur d\u2019origine hypophysaire.Il est des maigreurs d\u2019apparence primitive et isolée L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 qu\u2019une investigation minutieuse permet de rapporter à une altération de la région hypophysaire.La maladie de Simmonds en représente le degré le plus achevé, quoique peu fréquente.C\u2019est la cachexie hypophysaire à pronostic fatal, qui frappe, généralement, de jeunes femmes à la suite d\u2019une grossesse.Présentant les mêmes symptômes, mais atténués, nous rencontrons la maigreur hypophysaire.Celle-ci peut guérir et frappe, habituellement, des jeunes filles aux abords de la puberté.L\u2019amaigrissement en est le symptôme fondamental, celui qui, le premier, attire l\u2019attention du malade et de son entourage, amaigrissement global, sans caractère d\u2019électivité.Cette perte de poids entraîne, généralement, une asthénie marquée.L\u2019aménorrhée constitue le deuxième symptôme d\u2019importance majeure, et est totale.Enfin, l\u2019anorexie est extrêmement frappante, véritable répulsion alimentaire.À ces symptômes essentiels s\u2019ajoutent: des troubles des phanères portant sur la peau, les poils et les dents, contribuant à donner au malade un aspect sénile.On peut aussi, rencontrer des troubles psychiques: hypersensibilité, mélancolie, égocentrisme et fonctions intellectuelles diminuées.\u2014 Il existe des troubles digestifs: vomissements, douleurs abdominales et constipation spasmodique.On rencontre, également, une anémie simple très marquée et due à la dénutrition.La tension artérielle et le métabolisme basal sont abaissés.La glycémie est plus basse que normalement, la tolérance aux sucres est plus grande et la sensibilité à l\u2019insuline est si grande qu\u2019il est contre-indiqué d\u2019en donner à ces gens.L\u2019altération des autres glandes endocrines est habituelle.En effet, sont atteints la thyroïde avec réduction de la thyréo-stimuline, les para- thyroïdes avec hypocalcémie et tétanie, la surrénale avec asthénie et hypotension, les ovaires et testicules avec diminution des gonado-stimulines d\u2019origine hypophysaire.Des LALIBERTÉ ET POULIOT: MAIGREUR HYPOPHYSAIRE troubles de compression de la région hypophysaire peuvent s\u2019associer, exceptionnellement, à ce syndrome endocrinien et se manifester par une céphalée tenace et persistante, et des modifications radiologiques de la selle turcique.Observation et examen clinique du cas Observation.Le cas que nous présentons est celui d\u2019une jeune fille de 17 ans qui est venue à l'hôpital pour amaigrissement, asthénie, aménorrhée et constipation.Voici l\u2019histoire que nous fournit la mère à son entrée: dans les antécédents héréditaires de cette jeune fille, il n\u2019y a rien à signaler.Mais dans les antécédents personnels, on relève que la malade, à l\u2019âge de 14 ans, a présenté un état fébrile de cause et de nature inconnues, durant 15 jours, accompagné de fortes douleurs abdominales généralisées avec chute abondante des cheveux, mais sans autres manifestations eu- tanées.Le début de la maladie actuelle remon- teralt à 4 ans.À cette époque, les parents volent apparaître chez leur fille, un amaigrissement global, rapide, qui dure depuis ce temps, et qui est important, puisque la malade qui a déjà pesé 90 livres, n\u2019en pèse plus que 64 à son entrée à l'hôpital.A peu près dans le même temps, apparaît chez cette malade qui, apparemment, jouissait d\u2019une bonne santé à tous les points de vue, une anorexie brusque et intense, compliquée de pesanteur post- prandiale, de fortes douleurs siégeant à l\u2019épigastre et associées à un état nauséeux.Elle souffre, aussi, de constipation, et de céphalées fréquentes et tenaces.Elle se plaint de manque de force, de fatigabilité très rapide qui l\u2019oblige à rester couchée la plus grande partie de la journée.Elle est somnolente presque continuellement, mais dort mal la nuit.De plus, la mère confesse sa crainte de voir sa fille verser dans les troubles mentaux, parce que, dit-elle, depuis quelque temps, elle semble vouloir fuir ses semblables, est triste, pleure souvent, et de temps à autre, tient des propos incohérents.L'interrogatoire portant sur les différents sys- 1093 tèmes, à part ce qui a été dit plus haut, ne révèle rien, si ce n\u2019est que la jeune fille n\u2019a jamais été menstruée.L'examen clinique pratiqué chez cette malade donne les résultats suivants: nous sommes en présence d\u2019une jeune fille très maigre, paraissant beaucoup plus vieille que son âge, à la figure triste, aux mouvements lents et paresseux, à la parole lente et monotone.On remarque que sa peau est pâle, mince, sèche et ridée et qu\u2019il existe un léger développement des caractères sexuels secondaires: léger développement des seins, quelques poils au pubis et aux creux axillaires.À la tête, au cou et au thorax, à part les signes de maigreur, on ne constate rien, sinon une langue chargée et sèche.L\u2019examen des poumons est également négatif.À l\u2019appareil cardio-vasculaire, on constate que le cœur et les vaisseaux sont normaux.Le pouls est normal et la tension artérielle est de 105/75.L\u2019abdomen est excavé entre les épines iliaques.Aux membres, on constate de l\u2019acrocyanose et du refroidissement des extrémités.Les réflexes ostéo-tendineux sont très lents.La température est normale.Voilà le tableau clinique présenté par la malade à son entrée dans le service de médecine, le 25 février 1940.Des examens de laboratoire sont pratiqués: on fait un B.W.qui revient négatif.Les examens d\u2019urines, donnent, aussi, des rapports normaux.C\u2019est alors qu\u2019on institue le traitement: diète générale et généreuse, et vitamines synthétiques; extraits hypophysaires Choay, en injections (hypophyse-ovaire et surrénale) puis A.P.L.im.De plus, la malade est traitée par les rayons ultra-violets.Voici le comportement de la malade soumise à ce traitement, pendant son hospitalisation qui s\u2019étend du 25 février au 8 mars 1940.Les trois premiers jours (25 au 28 février), la malade se plaint des mêmes troubles que précédemment.Puis, le 28 février, les symptômes semblent s\u2019amender, l\u2019appétit est meilleur, la céphalée est moindre, les douleurs épigastriques 1094 sont moins fortes et moins fréquentes.La malade dort un peu mieux et se sent reposée.Mais, le ler mars, les signes reprennent leur intensité première, la malade refuse ses repas et ses injections par crainte d\u2019être empoisonnée.Elle est très nerveuse, ne dort pas, pleure.Elle se plaint toujours d\u2019une faim intense, mange, et présente des douleurs gastriques.Vers le 5 mars, la malade commence à tenir des propos incohérents, ne veut plus garder le lit, se promène dans le corridor fréquemment, jour ou nuit, quémandant, électivement aux gardes-malades ou aux médecins, une piqûre pour lui donner des forces.A ce moment, la malade a pris deux livres en poids.Mais, sa conduite étant devenue insupportable pour tout le monde, nous l\u2019avons dirigée vers la Clinique Roy-Rousseau, où elle fut soumise au traitement à l\u2019Anthuitrin S.Elle mange, paraît-il, plus régulièrement et d\u2019assez bon appétit, et a pris du poids, mais elle se comporte comme une démente précoce.Discussion du diagnostic Après tout ce qui a été dit sur ce cas, le diagnostic de maigreur est évident, mais 1l faut en trouver la cause, la variété.Il serait naturel ici, de penser à la tuberculose, au premier abord, mais l\u2019interrogatoire et la clinique nous font éliminer ce diagnostic.Mettons de côté la possibilité des jeûnes absolus ou relatifs et des jeûnes volontaires.Eliminons, également, l\u2019insuffisance d\u2019apports alimentaires par lésions du tractus digestif, car nous n\u2019en avons ici ni l\u2019étiologie, ni les symptômes.Pour ce qui est d\u2019une activité exagérée ou d\u2019un insuffisant repos, l\u2019histoire ne nous révèle rien à ce sujet.Nous n\u2019avons pas, non plus, le tableau clinique rencontré chez les hépatiques.Sommes-nous en présence d\u2019une malade souffrant de diabète avec dénutrition?Dans ce cas, les urines renfermeraient du sucre, mais deux examens de laboratoire sont négatifs sur ce point.Avons-nous affaire à un hyperfonc- tionnement de la glande thyroïde?L'histoire et les signes découverts à l\u2019examen ne nous L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 orientent pas vers ce diagnostic.La mesure du métabolisme basal eût été intéressante ici, car on sait qu\u2019il est élevé dans l\u2019hyperthyroïdie et abaissé dans la maigreur hypophysaire.Malheureusement, cet examen, de même que la radiographie de la selle turcique que nous aurions voulu prendre, n\u2019a pas été fait, la malade ayant quitté notre service trop tôt.Nous pouvons, également, éliminer la maladie d\u2019Addison, où en même temps que les signes de maigreur hypophysaire, existent une hyper- pigmentation des téguments et les signes de la tuberculose causale.Il reste à choisir entre l\u2019anorexie mentale et la maigreur hypophysaire.On ne relève rien dans l\u2019étiologie de la maladie qui puisse nous orienter vers le diagnostic d\u2019anorexie mentale.Mais, l\u2019évolution de la maladie et la réaction favorable du traitement opothérapique nous amènent à porter le diagnostic de maigreur hypophysaire, car dans toutes les autres maladies énumérées plus haut, ce traitement eût été sans effet.De plus: 1.\u2014 Les troubles morphologiques à type de cachexie, avec sénilité précoce; 2.\u2014 L'état de la peau et des phanères; 3.\u2014 L\u2019aménorrhée; 4.\u2014 L\u2019hypotension; 5.\u2014 La céphalée fréquente et tenace; nous font également porter sur ce cas, un diagnostic positif de maigreur hypophysaire.Maintenant que notre diagnostic de maigreur hypophysaire est posé, voyons quels seront l\u2019évolution, le pronostic et le traitement de cette maladie: « Évolution.Abandonnée à elle-même, sans opothérapie anté-hypophysaire intensive et prolongée, l\u2019évolution de la maigreur hypophysaire se fait, en règle générale, vers la cachexie et la mort par collapsus cardiaque, coma progressif ou infections intercurrentes.L\u2019autopsie révèle des altérations quasi constantes, du lobe antérieur de l\u2019hypophyse, allant de la simple sclérose jusqu\u2019à l\u2019atrophie et même la destruction complète, soit par atro- LALIBERTÉ ET POULIOT: MAIGREUR HYPOPHYSAIRE phie simple, adénome, cancer, kystes, gomme syphilitique, sclérose inflammatoire, lésions post-traumatiques.Il semble qu\u2019une insuffisance sécrétoire purement fonctionnelle de l\u2019antéhypophyse puisse réaliser le syndrome au complet.Mais, parfois, grâce aux injections d\u2019extraits hypophysaires antérieurs, l\u2019appétit reparaît, le poids augmente, les poils repoussent, et il survient une guérison souvent définitive, quelquefois temporaire.Pronostic.Il était jadis, absolument fatal, mais les injections d\u2019extraits du lobe antérieur de l\u2019hypophyse ont changé ce pronostic.Traitement.Il est actif surtout au début et dans les formes frustes.On utilise l\u2019extrait antéro-hypophysaire, mais il faut un extrait global renfermant des hormones gonadotropes, 1095 des hormones de croissance, ainsi que des cortico-stimulines et des thyréo-stimulines.Pour que le produit soit actif, il faut qu'il soit utilisé frais, car à la longue, il s\u2019altère.Il doit être injecté dans les muscles, et à titre complémentaire, peut se donner par la bouche, et la dose utilisée doit être progressivement croissante.L'action de cette opothérapie est, habituellement, rapide, mais le traitement doit être poursuivi longtemps.A cette thérapie hypophysaire essentielle, on peut associer les opothérapies thyroïdiennes, surrénaliennes et ovariennes et ceci, pour deux raisons: 1.\u2014 Parce qu\u2019elles peuvent augmenter l\u2019action hypophysaire.\u2014 2.\u2014 Parce qu\u2019elles seules sont actives, si l\u2019'hypophyse n\u2019est pas intéressée.! 1.Documentation: a) Encyclopédie Médicale et b) Feuillets Médicaux. 1096 Bulletin de UVAssociation des (Dédecins de Langue Francaise de l\u2019Hmérique du Mord (Fondée à Québec en 1902) L'Union Médicale dDU Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 69 \u2014 N° 10 Montréal, octobre 1940 LE TRAITEMENT DE L\u2019ANGINE DE POITRINE PAR LE PROCEDE CHIRURGICAL DU DOCTEUR MERCIER FAUTEUX L\u2019important journal médical américain Surgery, Gynecology and Obstetrics vient de publier dans sa livraison du mois d'août un article du docteur Mercier Fauteux portant sur l\u2019étude expérimentale du traitement chirurgical de la coronarite.Nous connaissons tous le beau travail du docteur Mercier Fauteux, aussi bien expérimental que pratique, sur la thérapeutique chirurgicale de l\u2019angine de poitrine.Notre collègue a publié dans l\u2019Union Médicale du Canada du mois d\u2019août, un important mémoire qui exposait certaines tentatives d\u2019autres chirurgiens et sa méthode personnelle, simple et ingénieuse, de traiter la coronarite.Nous sommes donc en mesure d\u2019apprécier le grand mérite du docteur Fau- teux, sa ténacité et son inventivité.Mais nous sommes heureux et honorés de constater que notre collègue est également apprécié aux Etats-Unis.Cette même livraison de Surgery, Gynecology and Obstetrics contenait, en plus, un éditorial commentant l\u2019article du Dr Fauteux.On y disait, entre autres choses, ceci: «Comme l\u2019a dit James MacKenzie, l\u2019ingéniosité du chirurgien pourra éventuellement surmonter tous les obstacles en chirurgie cardiaque, et certainement la contribution du docteur Fau- teux est un appel à tous ceux qui s'intéressent au soulagement d\u2019une affection si fréquente chez l'homme.» L\u2019effort du docteur Fauteux est donc L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.4,N.\u2014 Montréal, octobre 1940 estimé hautement chez nos voisins; nous n'avions pas attendu cette consécration pour l'apprécier nous-mêmes.Mais l'attention qu'on y porte dans un journal aussi sérieux que Surgery, Gynecology and Obstetrics doit nous faire plaisir, et c\u2019est pourquoi nous tenons à le faire savoir à tous nos lecteurs.En plus, nous espérons que le docteur Fauteux continuera ses efforts avec persévérance.Certaines applications récentes et heureuses de sa méthode de traitement chez l\u2019homme, l\u2019encouragement qu'il reçoit de milieux scientifiques autorisés doivent l\u2019induire à poursuivre ses travaux.En tous cas, nous le félicitons des succès obtenus jusqu\u2019à maintenant.Nous souhaitons publier bientôt les premiers résultats favorables de ses interventions chez l'homme.R.A.6-6 ++ LE CONGRÈS DU JUBILÉ D\u2019AR- : GENT DE L\u2019ASSOCIATION DES HOPITAUX CATHOLIQUES AME- } RICAINS ET CANADIENS Nous avons reçu, il y a déjà quelques semaines, le texte du discours que prononça le Père Alphonse-M.Schwitalla, S.J., Président de l\u2019Association des hôpitaux catholiques des Etats-Unis et du Canada, au Congrès du jubilé d'argent qui eut lieu à Saint-Louis (Mo.) en juin dernier.Bien que quelques mois se soient écoulés depuis, nous croyons qu'il n\u2019est pas trop tard pour extraire certains faits et certaines idées de la magistrale allocution du Père Schwitalla.L'Association a été fondée en 1915.Il y avait alors 541 hôpitaux catholiques aux Etats-Unis et 90 au Canada.Aujourd\u2019hui on en compte 682 aux Etats- Unis et 179 en notre pays.Le nombre de] lits, alors de 10,550 au Canada, est maintenant de 32,946.Il a triplé.| Le champ d\u2019action de l'hôpital catholique] i ÉDITORIAL durant ces dernières vingt-cinq années s'est encore plus accru au Canada qu\u2019aux Etats- Unis.En 1915, les hôpitaux catholiques des deux pays hospitalisaient environ 925,000 malades annuellement.Aujourd'hui, ils en admettent et traitent 2,400,000; ce qui démontre une augmentation de cinq fois supérieure à l\u2019accroissement de la population catholique, de presque six fois à celui de la population globale.Les écoles de gardes-malades catholiques ont quadruplé le nombre de leurs admissions de 1915 à 1940 aux Etats-Unis et au Canada.Les diplômées en 1915 étaient au nombre de 1,700 aux Etats-Unis, de 275 au Canada; en 1939, les chiffres respectifs montraient 6,758 et 1,158.Durant les vingt-cinq ans, les écoles catholiques de gardes-malades américaines ont livré leur diplôme à 102,425 sujets.Au Canada, 18,010 furent diplômées.Ces chiffres font voir le développement considérable des hôpitaux catholiques en Amérique du Nord depuis vingt-cinq ans; au Canada, cette expansion s\u2019est produite surtout dans la province de Québec.Il serait superflu d'ajouter longuement à ces statistiques qui sont, par elles seules, éloquentes.Ce très important discours du distingué Président est copieux à ce point que nous 1097 ne pouvons le commenter en quelques lignes, comme nous le désirerions; l\u2019espace restreint de ces colonnes nous en empêche.Il touche à tous les sujets matériels et moraux qui regardent de loin ou de près les activités hospitalières.Mais on pourrait peut-être concentrer en peu de mots la pensée définitive de l\u2019orateur: l\u2019Association des hôpitaux catholiques des Etats-Unis et du Canada poursuit un but humanitaire, moral et religieux qui fait partie intégrante du grand mouvement d\u2019Action catholique dans le monde et surtout dans les pays où se trouvent déjà des groupes importants de catholiques.Pour que le but soit atteint pleinement, il faut, de toute nécessité, que les hôpiaux catholiques et leurs auxiliaires puissent donner un rendement d'organisation et d\u2019administration, puissent offrir une tenue scientifique qui soient comparables aux hôpitaux laïques ou d'Etat.L'Association a veillé à ce que ces résultats soient obtenus, elle s'efforce de plus en plus à stimuler le zèle, à coordonner les efforts pour que dans les sphères spirituelles et matérielles l\u2019hôpital catholique de l'Amérique du Nord accomplisse efficacement son œuvre humanitaire et apostolique.R.A. MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES ++ ++ L\u2019ELECTROCARDIOGRAPHIE DANS L\u2019ANGINE DE POITRINE* Par C.LIAN Professeur Agrégé, Médecin de l\u2019hôpital Tenon.Dans un récent travail, présenté aux Journées Cardiologiques de Royat en Juin 1939 (1), MM.Moquin et P.Laubry ont repris l\u2019étude d\u2019un sujet qui intéresse toujours vivement le médecin, à savoir les signes électrocardiogra- phiques de l\u2019angine de poitrine.Ils n\u2019ont eu en vue que l\u2019angor classique, du type « ambulatoire », en excluant par conséquent les douleurs cardiaques non angineuses, ainsi que le syndrome réalisé par la thrombose coronarienne (angor aigu fébrile), celui de l\u2019infarctus du myocarde.Il s\u2019agit donc de l\u2019angine de poitrine-type, telle que l\u2019a décrite Heberden, avec la douleur précordiale violente, constrictive, ses irradiations caractéristiques, évoluant par crises tendant à la répétition, d\u2019une durée assez brève, quelques minutes en général, et qui se produit habituellement à l\u2019effort.Il est un fait qu\u2019il convient d\u2019emblée de souligner, c\u2019est qu\u2019il n\u2019y a aucune altération élec- trocardiographique constante chez les angineux.Bien plus, ainsi que nous le verrons plus loin, un certain nombre d\u2019électrocardiogrammes recueillis chez des angineux sont parfaitement normaux.I.Anomalies majeures et mineures.Les anomalies électrocardiographiques que l\u2019on peut rencontrer chez les sujets présen- * Extrait de: L\u2019Année Médicale Pratique, volume annuel, publié sous la direction du Dr C.Lan, Prof.agrégé à la Faculté, Médecin de I\u2019hdpital Tenon.300 articles courts classés par ordre alphabétique exposant les acquisitions nouvelles et pratiques (méd., chir., obst., spécial, et questions prof.).25% de réduction aux souscripteurs.Envoyer avant le 15 avril: Etranger: Union Postale, 33 frs; autres pays.36 frs.A R.Lépine, 39, rue d\u2019Amsterdam, Paris.C/Chéques- Postaux; Paris 712.04.et GOLBLIN, Assistant de Cardiologie à l\u2019hôpital Tenon.tant de l\u2019angine de poitrine embrassent toutes les variétés d\u2019atypie du complexe ventriculaire, telles que: élargissement des accidents de la partie initiale du complexe ventriculaire (QRS), crochetages, épaississement, faible voltage de QRS; accentuation de l\u2019onde Q; dénivellation de l\u2019espace ST; altération de l\u2019onde T.Parmi les anomalies précitées, certaines peuvent être considérées comme des stigmates électrocardiographiques « majeurs », qui traduisent l\u2019existence d\u2019une perturbation organique du myocarde ou des coronaires, et constituent un argument en faveur de l\u2019origine de l\u2019angine de poitrine.Ce sont: a.Les dénivellations de l\u2019intervalle ST; b.La négativité de l\u2019onde T dans les dérivations I et II, en effet on considère comme dépourvue de valeur diagnostique l\u2019inversion isolée de T dans la dérivation III, à moins toutefois que T III soit constitué par une dépression à la fois profonde et pointue; c.L\u2019existence d\u2019une onde Q profonde en dérivation III (onde égale au moins au quart de l\u2019amplitude maxima de l\u2019une quelconque des trois dérivations, en dehors de toute déviation droite de l\u2019axe électrique).Nous verrons plus loin quelles sont parmi ces anomalies électrocardiogra- phiques celles qui, à notre avis, ont une signification plus spécialement coronarienne.À côté de ces anomalies électrocardiographi- ques « majeures », qui indiquent un trouble sérieux du myocarde, il en est de moins significatives « mineures », pourrait-on dire, telles que le faible voltage du complexe ventriculaire, l\u2019élargissement modéré de QRS, le crochetage ou l\u2019épaississement de l\u2019une de ses MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES ondes, le « triphasisme » de QRS en Dr, Dir ou Dr, l\u2019accentuation de l\u2019accident Q dans l\u2019une ou l\u2019autre des trois dérivations.II.Fréquence des anomalies electrocar- diographiques.La fréquence avec laquelle des anomalies électrocardiographiques s\u2019observent au cours de l\u2019angine varie, selon les statistiques, de la moitié aux deux tiers des cas.L\u2019emploi systématique de la dérivation IV (dérivation précordiale) augmente le pourcentage des cas positifs.Il en est de même des électrocardiogrammes pris après une « épreuve d\u2019effort » (afin de dé- clancher la crise), méthode intéressante, mais aux résultats parfois décevants ou paradoxaux.Malgré tous ces artifices, il reste des cas d\u2019angor franchement organique dans lesquels tous les tracés électrocardiographiques sont normaux.III.Anomalies d'allure coronarienne.Toutes les anomalies électrocardiographi- ques dites majeures sont loin d\u2019avoir la méme signification pour élucider l\u2019origine coronarienne ou non d\u2019une angine de poitrine.Ainsi, à ce point de vue, la simple inversion de T a peu de valeur diagnostique: on peut la trouver dans des cardiopathies valvulaires rhumatismales où l\u2019atteinte coronarienne est peu vraisemblable.Quant à la dénivellation de ST, elle n\u2019est en faveur de l\u2019origine coronarienne que si elle est très accentuée et que si la ligne ST est curviligne (onde de Pardee).La modification la plus significative est l\u2019onde monopha- sique de Pardee, dans laquelle RT ou ST d\u2019une part et T d\u2019autre part forment une onde arrondie d\u2019une seule tenue qui part du sommet de R ou de T et rejoint la ligne iso-électrique en dessinant un demi-dôme RT ou une demi- cupule ST.Cette onde monophasique est assez caractéristique de la thrombose coronarienne, mais elle ne s\u2019observe qu\u2019au stade tout initial et est ainsi de constatation tout à fait exception- 1099 nelle.D'ailleurs même cette onde si caractéristique n\u2019est pas pathognomonique, elle a été observée en dehors des affections coronariennes, par exemple dans des péricardites avec épanchement.Dans le domaine expérimental, elle a été constatée par le Pr Clerc après des ligatures coronariennes, mais C.Lian et P.Merklen ?l\u2019ont observée après des injections intramyocardiques de nitrate d\u2019argent.Quant au grand Qui de Pardee, nos recherches personnelles nous ont montré que c\u2019est seulement dans la moitié des cas où il existe qu\u2019il y a de l\u2019angine de poitrine.Par conséquent sa valeur pour le diagnostic d\u2019une coronarite est assez relative.Par contre, comme nous l\u2019avons rappelé à la réunion de Royat (1) 1l y a lieu d\u2019attribuer une valeur diagnostique bien plus grande à une variété particulière de grand Qui, que nous avons appelée l\u2019Isodiphasisme de QRrir (3).Voici comment nous le définissons: a.En Dir, Q et R constituent les deux seules ondes de la partie initiale du complexe ventriculaire (sans accident S), ces deux ondes ont une amplitude égale ou voisine de l'égalité, la plus petite des deux étant au moins les 2/3 de l\u2019autre.b.L\u2019onde Q doit avoir, en valeur absolue, au moins 5 mm.de profondeur (étalonnage- standard).c.L\u2019amplitude de Q et de R doit rester la même tout le long du tracé, ou ne présenter que des variations minimes, avec persistance de l\u2019isodiphasisme.| Dans 90% des cas ou l'on constate ainsi l\u2019isodiphasisme de QRr, il existe une angine de poitrine de la forme commune que nous appelons angor d\u2019origine cardio-artérielle et qui, croyons-nous, relève en général d\u2019une lésion coronarienne.C\u2019est dire la très grande valeur de l\u2019isodiphasisme de QRrm pour le diagnostic des angors organiques.Malheureusement c\u2019est un signe de constatation assez rare.IV.Conclusion.1.Un nombre appréciable d\u2019ang\u2019nes de poi- 1100 trine de nature organique et même coronarienne, donnent des tracés électrocardiogra- phiques parfaitement normaux.2.Dans la majeure partie des cas néanmoins, les tracés électrocardiographiques présentent des anomalies plus ou moins marquées du complexe ventriculaire qui témoignent d\u2019une atteinte du myocarde ventriculaire ou des coronaires, et par là traduisent l\u2019organicité du syndrome.3.Parmi ces anomalies, il en est qui sont plus significatives, ce sont les inversions pro- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 fondes et pointues de l\u2019onde T, les dénivellations accentuées de l\u2019intervalle ST (ou RT), le grand accident Qui: de Pardee.Enfin une modalité particulière de ce dernier, l\u2019isodipha- sisme de QRrr1 de Lian et Golblin, a une valeur exceptionnelle puisque dans 9/10 des cas il signale une angine de poitrine de nature car- dio-artérielle, très vraisemblablement coronarienne.(1) Arch.des Mal.du Cœur, juil.1939, p.743.\u2014 (2) Soc.Biol.t.107, 1931, p.696, 807 et 809.\u2014 (3) Soc.Méd.Hôp.Paris, 8 déc.1933.\u2014 Année Médicale Pratique, XIII, 1934, p.44.CONTUSIONS DE L\u2019ABDOMEN GÉNÉRALITÉS Les circonstances de l\u2019accident, son horaire et sa nature, ainsi que la forme particulière de l\u2019agent vulnérant méritent d\u2019être soigneusement notés.Le siège précis du traumatisme doit être recherché; ce qui est aisé, si le blessé est conscient et ce qui l\u2019est moins, dans le cas contraire, surtout si aucune marque extérieure n\u2019apparaît chez la .victime.EXAMEN OBJECTIF L\u2019examen local porte sur la recherche des signes particuliers aux drames abdominaux: défense musculaire, contracture, météorisme, matité des parties déclives, sonorité préhé- patique.Cet examen peut déceler l\u2019endroit exact où siège le maximum de la douleur.L\u2019examen général cherche à mettre en parallèle les signes subjectifs immédiats et leur signature objective.Ce sont le shock traumatique et son cortège de signes associés, l\u2019état syncopal, les vomissements, les troubles dans l\u2019émission des urines, des selles et des gaz, l\u2019apparition d\u2019hémorragies du tractus digestif.Ceci implique des modifications de la température (hypothermie et refroidissement des extrémités), du pouls (tachycardie), de la tension artérielle (hypotension), de la respiration (dyspnée et polypnée), de la coloration des téguments (pâleur).DIAGNOSTIC Il est facile quand on sait en reconnaître les signes subjectifs immédiats, leur confirmation objective et lorsque l\u2019examen local est pratl- qué minutieusement.Il reste, cependant, à reconnaître les viscères lésés et à savoir s\u2019il y a hémorragie interne.La connaissance exacte et précise de la région contuse est d\u2019une importance capitale.Le foie peut être atteint, si la contusion a porté sur l\u2019hypochondre droit; si elle a frappé l\u2019hy- pochondre gauche ou l\u2019épigastre, les lésions peuvent siéger sur l\u2019estomac ou la rate.L\u2019intestin grêle, le côlon transverse, la vessie ou le rectum peuvent être porteurs de lésions, si le traumatisme s\u2019exerce sur la région ombilicale ou sur l\u2019hypogastre et s\u2019il siège sur la fosse iliaque ou le flanc, les côlons ou l\u2019intestin grêle peuvent être touchés.Le diagnostic d\u2019hémorragie interne est fonction des signes généraux et locaux déja notés lors de l\u2019étude des plaies pénétrantes de l\u2019abdomen.TRAITEMENT Médical, c\u2019est celui du choc traumatique; chirurgical, c\u2019est la recherche des organes lésés, l\u2019arrêt d\u2019une hémorragie interne.Note capitale Dans le doute, ne jamais s\u2019abstenir, mais intervenir.> \u2014_\u2014 \u2014 MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES * * * Lésions traumatiques du foie GENERALITES Le foie est un organe trés vasculaire qui, fixé entre les côtes et la colonne, ne peut fuir les traumatismes directs, les plaies ou les contusions, d\u2019où comme conséquence, sa rupture lors d\u2019un accident qui l\u2019intéresse.ANATOMIE PATHOLOGIQUE Les ruptures ont des degrés variables: sous- capsulaire, capsulaire, avec ou sans perte de substance hépatique.Le foyer de rupture communique avec la cavité péritonéale.Les sites de prédilection des ruptures sont le lobe droit et la face convexe.La complication habituel!e est l\u2019infection venant des voies biliaires.SYMPTÔMES C\u2019est le tableau de shock.Un signe partieu- lier: l\u2019hémorragie: externe (s\u2019il y a plaie de la paroi) ou interne, manifestée par les signes immédiats (rapidité et petitesse du! pouls, s'contracture abdominale,- matité de la fosse iliaque droite\u2018*dyspnée, douleur à l\u2019hypochon- dre droit) et les signes tardifs (hoquet, ictère, température, pigments biliaires ou sucre dans les urines).TRAITEMENT L\u2019intervention doit être immédiate et consiste dans l\u2019hémostase par suture ou par tamponnement.+ * * Lésions traumatiques de la rate GÉNÉRALITÉS On peut rencontrer des plaies, des contusions, des ruptures ou des hernies de la rate.Ce sont surtout les contusions qui se rencontrent.La rupture peut être due à un traumatisme considérable (chute, écrasement).ANATOMIE PATHOLOGIQUE Les lésions sont de degrés variables: simple contusion, hématome intrasplénique avec intégrité de la capsule, rupture de celle-ci avec fissure, éclatement ou broiement de la rate et lésions du pédicule.1101 SYMPTÔMES Le tableau est variable avec les lésions et le shock.Ce sont des symptômes thoraciques et abdominaux: douleur à l\u2019'hypochondre gauche, dyspnée et autres signes pulmonaires et des indices d\u2019hémorragie interne avec tendance syncopale.L\u2019examen montre la défense de la paroi, la matité des parties déclives, de l\u2019hy- pochondre et du flanc gauche.TRAITEMENT Il est chirurgical.C\u2019est la splénectomie.* * * Lésions traumatiques du rein et de la vessie lo Plaies du rein GÉNÉRALITÉS Les plaies du rein sont surtout des lésions de guerre, car elles sont le plus souvent dues à des éclats d\u2019obus ou à des balles.ANATOMIE PATHOLOGIQUE Les lésions sont variables.On peut rencontrer un seul sillon à la surface du rein, ou une traversée de celui-ci de part en part, ou encore, si le projectile est volumineux et doué d\u2019une grande vitesse, un éclatement partiel ou total de l\u2019organe.Les vaisseaux et le bassinet peuvent être lésés.Dans les deux tiers des cas, il y a lésions concomitantes d\u2019organes voisins (intestins, foie, rate, plèvre, poumons, estomac, pancréas, veine cave).SYMPTOMATOLOGIE Le principal symptôme est l\u2019hématurie.Les signes généraux relèvent du choc traumatique et de l\u2019hémorragie.EXAMEN D\u2019abord, c\u2019est l\u2019examen de la plaie qui siège habituellement dans la région lombaire ou thoracique basse, dans le flanc ou à la partie antérieure de l\u2019abdomen et qui donne parfois issue à de l'urine.Puis l\u2019examen de la région lombaire montre le lieu de la douleur et fait constater un hématome.Ensuite examen de l\u2019abdomen par la recherche des signes classiques, (défense, contracture, matité des parties déclives) renseigne sur l\u2019atteinte ou l\u2019intégrité 1102 des viscères abdominaux.Enfin l\u2019examen des urines décèle l\u2019hématurie.DrAGNosTIC Celui-ci est facile et se résume par l\u2019équation suivante: plaie lombaire + hématurie = lésion du rein.Le diagnostic est indéniable, s\u2019il iy a issue d\u2019urine par la plaie.TRAITEMENT Dans les cas très légers, on peut tenter, tout en surveillant attentivement le pouls, la température et les urines, le traitement conservateur par le repos absolu au lit en décubitus dorsal après nettoyage chirurgical de la plaie et sa suture.Dans les cas graves, l'intervention s'impose, par voie antérieure, si des lésions intra-abdo- minales sont soupçonnées, par voie lombaire autrement.Elle consiste dans la suture, le tamponnement ou la néphrectomie.20 Contusions du rein GENERALITES Elles sont, en pratique civile, plus fréquentes que les plaies du rein.Bien noter les circonstances de l\u2019accident et les signes subjectifs immédiats (hématurie, vomissements, passage des selles et des gaz).Les contusions du rein sont habituellement l\u2019effet d\u2019un traumatisme direct portant sur la région lombaire, le flanc ou la partie latérale de la paroi antérieure de l\u2019abdomen.Les agents vulnérants ordinaires sont la ruade de cheval, le heurt violent contre un angle quelconque, le tamponnement ou l\u2019écrasement.Ces contusions peuvent aussi, mais plus rarement, être la résultante d\u2019un traumatisme indirecte (v.g.chute sur les pieds).ANATOMIE PATHOLOGIQUE Les lésions présentent différents degrés: a) infiltrations sanguines, b) fissures corticales, c) déchirures ou ruptures, d) broyement de l\u2019organe.SYMPTOMATOLOGIE Au moment de l\u2019accident, douleur plus ou moins vive avec ou sans état syncopal.L\u2019hématurie survient à la première miction qui suit le traumatisme ou après quelques heures ou encore quelques jours après.L\u2019hématurie peut manquer toutefois si l\u2019uretère est L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 rompu ou si le rein est séparé complètement des vaisseaux.Signes urinaires accessoires: oligurie ou anurie.Les symptômes généraux varient avec la gravité des lésions; ici encore, ce sont ceux du choc traumatique et de l\u2019hémorragie interne.EXAMEN L'inspection de la région contuse montre des ecchymoses et parfois une région lombaire augmentée de volume.La palpation bi-manuelle de la région lombaire et du flanc éveille la douleur et révèle une masse plus ou moins volumineuse (hématome péri-rénal).Le palper abdominal indique de la défense, de la contracture et, à la percussion, on a une matité du flanc intéressé.TRAITEMENT Le traitement des cas légers est d\u2019expectative (repos au lit, décubitus dorsal, ventouses, diète appropriée, antiseptiques urinaires).Le traitement des cas graves est chirurgical; «es modalités opératoires varient avec les lésons (nettoyage, suture, tamponnement ou néphrectomie).Les plaies de la vessie GENERALITES La porte d\u2019entrée de ces plaies a deux sièges habituels: la région hypogastrique et la région périnéale.Deux signes subjectifs immédiats: la rétention d\u2019urine et l\u2019hématurie.SYMPTÔMES Les phénomènes généraux sont marqués dès le début \u2014 la douleur est intense.La plaie vésicale peut donner issue à de l\u2019urine: le blessé a, habituellement, des envies d\u2019uriner sans résultat ou émet une urine sanglante.DIAGNOSTIC Le diagnostic repose sur les commémoratifs, le siège de la plaie et les constatations du cathétérisme explorateur.TRAITEMENT Le traitement est chirurgical: laparotomie, s\u2019il est nécessaire de vérifier l\u2019état du péritoine; si la plaie est nette, suture, sinon cystostomie.Edouard DESJARDINS. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisab'es, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le «Quarterly Cumulative Index Medicus»: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois, si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Med.\u2014 psychol.» 94:1 (juin) 1938.MEDECINE E.V.ALLEN et À.R.MacLEAN.\u2014 Disparition de la céphalée de l'hypertension artérielle par élévation de la tête du lit.\u2018Proceedings of the Staff Meeting of the Mayo Clinic\u201d, 15: 523 (14 août) 1940.Un grand nombre de malades hvpertendus sont grandement ennuyés par une céphalée assez particulière par sa localisation occipito-cervicale et par son apparition vers les dernières heures de la nuit.Elle réveille très souvent les malades ou encore ils s\u2019éveillent avec elle.Elle se dissipe après le lever, habituellement après quelques heures d\u2019activité.Et pourtant, ce qui a toujours semblé paradoxal aux auteurs, la pression artérielle s\u2019avère franchement plus basse durant le sommeil et l\u2019immobilisation du repos nocturne, c\u2019est-à-dire au moment même où apparaît la céphalée ; elle s\u2019élève incontestablement quand le sujet vaque à ses occupations, et pourtant c\u2019est alors que la céphalée disparaît.Les auteurs en conclurent-ils que cette céphalée de fin de nuit n\u2019était pas immédiatement rattachable au degré d\u2019hypertension, mais probablement à la position horizontale.Aussi, mettant en observation une hypertendue dont les fins de nuit étaient invariablement marquées de céphalée, ils purent constater que l\u2019élévation de la tête du lit d\u2019une hauteur de 18 pouces prévenait systématiquement la céphalée matutinale.Leur hypothèse fut donc confirmée par cette opération.Ainsi croient-ils que ce procédé simple, réalisable partout, pourrait prévenir la céphalée matutinale de l\u2019hypertension artérielle et même d\u2019autres mécanismes pathologiques.Roma AMYOT.PHTISIOLOGIE Jevrem NEDELKOVITCH.\u2014 Le probléme de la virulence du bacille de Koch.\"Revue de la Tuberculose\u2019, 5: 1170; 1939-40.La virulence du bacille chez le méme malade diminue-t-elle ou méme ne disparait-elle pas lorsque les lésions commencent à guérir?Des expériences ont + + été faites par l\u2019auteur sur les exsudats purulents du pneumothorax et sur ceux des pleurésies séro-fibri- neuses communes.On constate qu\u2019il n\u2019y a aucune différence entre la virulence des exsudats en voie de disparition spontanée chez des ma'ades qui ont guéri de leur pleurésie ou qui en sont morts.Les bacilles demeurent vivants et virulents dans les exsudats de pleurésies qui guérissent spontanément.Au cours des pleurésies -séro-fibrineuses ou purulentes, la guérison arrive malgré la présence dans la plèvre de bacilles vivants et virulents.L'organisme devient comme insensibilisé à l\u2019égard de ces bacilles et la guérison survient comme s\u2019il n\u2019y avait pas de bacilles; l\u2019organisme se charge de les éliminer.Ce qu\u2019il y a de remarquable d\u2019après ces expériences, les bacilles tuberculeux, loin de mourir avant d\u2019arriver à la guérison.ne deviennent pas moins virulents.Les lésions tuberculeuses guérissent comme si les bacilles n\u2019existaient pas.L'organisme deviendrait alors insensible aux bacilles et à ses toxines.Donc, le bacille tuberculeux ne joue pas un rôle primordial dans la tuberculose.La gravité et la guérison de la maladie ne sont pas conditionnées par la virulence du microbe.Un autre facteur intervient, et c\u2019est l\u2019organisme attaqué.En clinique humaine, il est très important de savoir s\u2019il y a rapport entre la virulence et la gravité de la maladie, et aussi de connaître le rapport qu\u2019il v a entre la virulence et l\u2019état de la maladie chez le même malade.Les formes graves de la maladie seraient-elles causées par des bacilles plus virulents que ceux des formes bénignes?L'accord n\u2019est pas fait.L'auteur a fait, après d\u2019autres savants, des expériences.On a pris des souches provenant de cas bénins et de cas malins.Ainsi, il a été démontré que «la malignité des cas ne dépend pas de la virulence de bacilles.mais bien de quelque autre facteur.» C\u2019est le terrain.Paul-René ARCHAMBAULT.GASTRO-ENTEROLOGIE Julius CHASNOFF, Sidney LEIBOWITZ et Robert SCHWARTZ.\u2014 Valeur du régime de Meulengracht au cours des hémorragies graves par ulcus.\"Amer.Jr.of Dig.Diseases\u2019, 7: 373 (sept.) 1940.L\u2019hémorragie grave est une complication fréquente au cours de l\u2019évolution d\u2019un ulcère gastro-duodénal : c\u2019est aussi une complication grave si l\u2019on en croit les taux de mortalité des anciens auteurs.variant de 34% à 25%.On l\u2019a traité jusqu\u2019à cette dernière décade par le jeûne quasi absolu.suivi d\u2019une diète sévère progressivement élargie.Dès 1931, frappé du 1104 fait qu\u2019un bon nombre de malades, ulcéreux, passaient sans encombre à travers une hémorragie grave.sans le traitement plus haut décrit, donc, sans restriction alimentaire, et semblaient arrêter de saigner en mangeant, Meulengracht décida de nourrir abondamment dès le début de leur hémorragie les ulcéreux qu\u2019il aurait à traiter dorénavant.Sa statistique d\u2019octobre 1937 comporte 368 cas d\u2019hémorragie grave et donne un taux de mortalité de 135%.Le régime apportant 2,300 calories par jour au malade consiste surtout en purées, pain, beurre, etc.; il est donné en détail par les auteurs qui l\u2019ont essayé, à leur tour.Leurs chiffres, moins considérables que ceux de Meulengracht, indiqueraient aussi la supériorité de l\u2019alimentation précoce et abondante: mortalité de 4% sur 21 cas traités au régime de Meulengracht, mortalité de 11% sur 72 cas soumis au jeûne classique.De plus.les malades nourris dès le début accusent un bien-être physique et mental dont ne jouissent pas les patients laissés au jeûne, sans que la durée d\u2019hospitalisatio\u201d des premiers soit raccourcie, cependant.Il faut aussi songer à la perforation qui accompagne parfois l\u2019hémorragie grave; il n\u2019est pas encore prouvé que l\u2019alimentation abondante et précoce favorise ou non cett\u201d autre complication.Voilà donc une méthode intéressante dont on parle beaucoup depuis quelques années.en bien et en mal, et qui mérite bien qu\u2019on l\u2019éprouve chez nous.: Roger R.DUFRESNE.ENDOCRINOLOGIE I.S.RAVDIN et W.D.FRAZIER.\u2014 Emploi de la vitamine B dans l'hyperthyroïdie.\u201c1938 Transactions \u2018 of the Third International Goiter Conference and the American Association for the Study of Goiter\u201d.L\u2019histologie et l\u2019activité fonctionnelle du foie sont, en général, modifiés dans l\u2019hyperthyroïdie.Ces modifications hépatiques sont susceptib'es de causer un risque opératoire.Par sa fonction antitoxique le foie joue un rôle important dans l\u2019excrétion de la thyroxine.L\u2019infiltration graisseuse du foie est souvent associée .À une hypofonction glycogénique chez les goitreux toxiques.Cette hypofonction glycogénique est en relation trois étroite avec la déficience de la vitamine B.McCarrison a constaté la présence d\u2019hyperplasie de la glande thyroïde chez des pigeons nourris d\u2019aliments dont la vitamine B était excluse.D\u2019autres observateurs ont vu disparaître l\u2019hyperplasie à la suite de l\u2019ingestion de cette vitamine.Les animaux hyperthyroïdiens, dit Driss, sous l\u2019effet de la vitamine B: et du complexe de la vitamine B, conservent leur poids et même l\u2019augmentent et la fonction glycogénique reste normale.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULIETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 Ravdin et Frazier affirment que ces expériences ont une importance clinique considérable.Les résultats qu\u2019ils ont obtenus expérimentalement chez des animaux sont superposables à ceux qu\u2019ils ont observés chez leurs patients.Deux groupes d\u2019hyperthyroïdiens furent étudiés: 1) Le premier, 75 cas, fut soumis à l\u2019action de la vitamine B: cristallisée à raison de 10 mill.tous les deux jours et à 10 grammes de levure de bière par jour en outre du traitement pré-opératoire de routine: 2) Le deuxième, 40 cas, n\u2019a reçu que le traitement pré-opératoire sans adjonction de vitamine.Ils en sont venus à la conclusion que chez les patients du premier groupe.il y eut amélioration considérable des symptômes suivants: diminution marquée de la tachycardie, augmentation du poids.temps opératoire raccourci.(Ici, les auteurs produisent des tableaux comparatifs de cas observés.) Il est important de noter, disent-ils, que dans l\u2019hyperthyroïdie légère ou fruste, la vitamine B ne semble pas avoir d\u2019action heureuse.Probablement qu\u2019à ce stade peu avancé de l\u2019hyperthyroïdie, cette vitamine n\u2019est pas encore en déficience.Cette thérapeutique vitaminée.ont-ils observé, ne modifie à peu près pas le métabolisme basal.Ils se résument en disant que la vitamine B: et le complexe de la vitamine B est d\u2019un secours considérable dans le traitement pré-opératoire du eoitre toxique, que l\u2019intensité des crises hyperthvroïdiennes post-opératoires est minime.Réal DORE.GY NECOLOGIE J.JEANNENFY et M.ROUSSEAU.\u2014 Sur un cas de folliculome de l'ovaire.\u2018Journal de Médecine de Bordeaux\u201d, 177 (25 fév.) 1939.On peut définir le folliculome comme une néoformation qui présente les mêmes caractères cellulaires que ceux du follicule de de Graaf et qui entraine des troubles somatiques et fonctionnels dus à une hypersécrétion de folliculine.Dans le cas qu\u2019il fut donné aux auteurs d\u2019observer, il s\u2019agissait d\u2019une enfant de 14 ans qui, sans aucun passé pathologique notable, présenta dès le début des règles anormales.L\u2019examen permit de découvrir dans la fosse iliaque droite une masse douloureuse du volume d\u2019une tête de nouveau-né.On intervint, et l\u2019examen anatomo-pathologique des pièces montra une tumeur dont l\u2019origine était soit l\u2019épithélium folliculaire de la granulosa » d\u2019un follicule, soit un corps jaune en formation.Il y eut récidive et décès trois mois plus tard.Quoique longtemps méconnu, le folliculome a fait l\u2019objet de nombreuses études d\u2019où il semble ressortir qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019une variété de tumeur ovarienne assez peu fréquente (2 à 3 p.100). L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 Ret) Elixir Martin-Mazade PREPARATION STABLE D\u2019IODURE DE CAFEINE CRISTALLISEE CHIMIQUEMENT PURE Cette association synergique d'lode et de Caféine \u2014 sous forme d\u2019lodocaféine \u2014 offre l\u2019avantage de réunir en un seul médicament l\u2019action des iodures alcalins et de la Caféine, sans provoquer de troubles digestifs.REMPLACE AVANTAGEUSEMENT L\u2019IODURE DE POTASSIUM Asthme \u2014 Emphysème \u2014 Oppressions Bronchite Chronique \u2014 Artério-Sclérose L'Elixir Martin-Mazade est un produit de prescription strictement médicale.\u2014 Nouveau prix réduit.P.SUIFFET, Pharmacien, SAINT-RAPHAEL, FRANCE Pour littérature et échantillons s\u2019adresser a: ROUGIER FRERES, 350, RUE LE MOYNE, MONTREAL GY OPOTHERAPIE SERIQUE DÉCHÉANCES ORGANIQUES, CONVALESCENCES, ANÉMIES.SERUM HEMOPOIETIQUE FRAIS de CHEVAL \\ A (Sirop) él A gent de Régénération Hématique, de Leucopoïèse et de Phagocytose, Représentants: Rougier Frères, Montréal. 1106 Sur 151 cas, Bland ect Goldstein ont constaté que 81 sont survenus avant 50 ans et 70 aprés 50 ans.De son côté, Schiller estime que 50 p.100 des folli- culomes surviennent après 50 ans.Aussi, aucun renseignement utile ne saurait être tiré de cette notion d\u2019age.Cliniquement, le folliculome entraine & tous les âges de la vie féminine une «exagération de l\u2019activité génitale ».a) Chez la jeune enfant, ce symptôme se manifeste par l\u2019apparition d\u2019une puberté précoce: b) Chez la malade ménopausée, ce sont des métrorragies qui presque toujours attirent l\u2019attention et, fait très curieux, ces pertes surviennent avec une certaine périodicité rappelant celle des menstruations normales, et s\u2019accompagnant d\u2019une augmentation du volume des seins et de modifications hyperplasiques de l\u2019endomètre ; c) Lorsque le folliculome se développe chez des malades en période d\u2019activité génitale, l\u2019excès de folliculine entraîne des phénomènes beaucoup moins typiques.Le plus souvent, on rencontre \u201cune aménorrhée suivie de métrorragies irrégulières ».Cliniquement, le folliculome de l\u2019ovaire est donc caractérisé par son action sur le cycle génital de la femme et par le fait que les troubles qu\u2019il entraîne sont bien dus à l\u2019action endocrinienne de la folliculine et non d\u2019origine nerveuse.Du point de vue anatomo-pathologique, l\u2019élément caractéristique de ces tumeurs, c\u2019est la cellule folliculaire, ou cellule de la « granulosa 9, que l\u2019on retrouve avec l\u2019ensemble de ses caractères, évidemment variables, suivant l\u2019évolution du follicule.Tantôt on trouve la petite cellule de la « granulosa » du follicule primordial; tantôt, au contraire, ce sera le gros élément du folliceule en voie de lutéinisation.Ainsi constitué, le folliculome ne présente cependant pas toujours le même aspect: il varie selon l\u2019agencement de ses éléments constitutifs.Parfois, il revêt la forme folliculoïde: on croirait être en présence d\u2019un follicule normal.C\u2019est le type Von Kahlden.Parfois, comme dans le cas faisant l\u2019objet de ce mémoire, la tumeur est constituée de cordons cellulaires» séparés par des bandes conjonctives, cet aspect trobéculaire simulant le surrénalome.Ces différentes dispositions se retrouvent d\u2019ailleurs souvent dans le même examen; ce que les Allemands appellent alors « granulose-zelltumoren ».Le folliculome peut présenter également un autre type histologique individualisé par Breuner, l\u2019oopho- rome de Breuner.Dans quelle mesure cet oophorome peut-il être rapproché des «granulosa-zelltumoren »?Pour beaucoup d\u2019anatomo-pathologistes, ce sont là deux formes d\u2019une même tumeur à un degré d\u2019évolution différent.Cette variabilité morphologique du folliculome s\u2019accompagne enfin d\u2019une variabilité d\u2019évolution.Si, avec L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BUr1ETiN A.M.LF.AN.\u2014 Montréal, octobre 1940 R.Meyer, on peut estimer que c'est là une affcetion bénigne dans 80% des cas, il ne faut pas méconnaître la marche parfois foudroyante qui caractérise cette affection chez la jeune femme.Si l\u2019union est en partie faite sur le chapitre de l\u2019évolution des folliculomes, il n\u2019en est pas de même de celui de son histogénèse.À ce sujet, deux conceptions ont été émises: d\u2019une part, l\u2019Ecole allemande estime qu\u2019il s\u2019agit là soit d\u2019une poussée supplémentaire anormale aux dépens de l\u2019épithélium germinatif, soit d\u2019un dysembryome né des follicules primordiaux de Valentin Pfluger; d\u2019autre part, l\u2019Ecole française pense qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une poussée génitale organo-géné- tique aux dépens de l\u2019épithélium germinatif que constituent les cordons de Valentin Pfluger.Ces deux écoles diffèrent en ce sens que les Allemands refusent un rôle histogénétique à l\u2019épithélium germinatif de Waldeyer.Samuel LETENDRE.CHIRURGIE INFANTILE ET ORTHOPEDIE John BRUCE.\u2014 Rétraction de Volkmann localisée.\u201cThe Journal of Bone and Joint Surgery\u2019, 22: (juillet) 1940.L\u2019auteur dit que la rétraction typique de Volkmann est due à une lésion grave du coude, mais qu\u2019une rétraction localisée peut prendre naissance à la suite d\u2019un simple traumatisme musculaire.Il avait, en effet, déjà observé une rétraction localisée et il relate l\u2019histoire suivante d\u2019un autre cas.Une dactylo fut frappée à l\u2019avant-bras par une balle de tennis.Œdème et douleur considérables.Puis.flexion pénible et limitée des doigts.Enfin, déformation graduelle du médius et impossibilité de son extension.Ce doigt, en effet, présente une rétraction fléchissant l'articulation métacarpophalangienne et celle qui relie la phalange à la phalangine.Cette déformation s\u2019exagère à l\u2019hyperextension du poignet et disparaît à la flexion de celui-ci.De plus, la palpation permet de constater une hypertension tendineuse (pendant l\u2019extension du poignet) et une induration localisée au milieu de l\u2019avant-bras.Il semble s\u2019agir d\u2019une rétraction du fléchisseur profond du médius.Cette rétraction fut corrigée, avec succès, par un allongement tendineux.L'auteur croit qu\u2019il s\u2019agissait probablement d\u2019une hémorragie localisée aux fibres musculaires du fléchisseur commun.Ce qui occasionna une compression vasculaire, puis une nécrobiose musculaire, et, enfin, de la sclérose et de la rétraction localisées.Joseph SAINE. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 1107 Malgré la hausse du coût de fabrication et la difficulté à obtenir de l\u2019huile de foie de morue, circonstances imputables à la guerre, la qualité supérieure de l\u2019Huile de Foie de Morue 10-D A yerst est toujours la même.Plus riche en vitamine D.titrée biologiquement et standardisée.\u2026 saveur agréable.AIDEZ À GAGNER LA .GUERRE PRESCRIVEZ DES PRODUITS CANADIENS EIB RI RIT: 1108 John O.DIETERLE.\u2014 Un cas de fracture de la grande apophyse du calcanéum (fracture d'Open-Beak).\u2018The Journal of Bone and Joint Surgery\", 22: (juillet) 1940.Un domestique, âgé de 50 ans, fut frappé au talon par un escabeau en chute.Il s\u2019ensuivit une fracture du calcanéum avec déplacement de la tubérosité.Ce qui occasionna de l\u2019impotence, de l\u2019ædème et une ecchymose considérable.C\u2019est pourquoi la réduction immédiate fut jugée impossible.Une semaine après, la tentative de réduction non sanglante s\u2019avéra infructueuse.Aussi, fit-il une réduction chirurgicale et une pexie au catgut chromique.Résultat excellent.Cette fracture est excessivement rare.Joseph SAINE.R.L.ANDERSON.\u2014 Tuberculose isolée de l'apophyse épineuse vertébrale.\u2018The Journal of Bone and Joint Surgery\", 22: (juillet) 1940.La portion antérieure du corps vertébral est, comme on le sait, le siège habituel de la tuberculose qui peut.de temps à autre, s\u2019étendre aux pédicules et aux lames sans intéresser les apophyses épineuses.L\u2019auteur rapporte le cas d\u2019une tuberculose isolée de l\u2019apophyse épineuse de la 4e vertèbre lombaire.C\u2019est le premier cas du genre dans la littérature médicale de l\u2019Amérique.Cependant, depuis 1878, on a publié, dans d\u2019autres pays, l\u2019histoire de 12 autres cas.Le premier symptôme de cette localisation du B.K, c\u2019est la douleur suivie, quelques mois après, d\u2019un abcès.Souvent, absence de défense musculaire.Le diagnostic peut se compléter par une réaction positive de Mantoux et par la radiographie.Pas de gibbosité ni de paraplégie.Cette lésion est moins grave que celle du corps vertébral et se trouve surtout chez les adultes.- Joseph SAINE.RADIOLOGIE John H.LAWRENCE.\u2014 Physique nucléaire et thérapeutique: rapport préliminaire sur une nouvelle méthode de traitement de la leucémie et de l\u2019érythrémie.Radiology\u201d, 35: 51 (juillet) 1940.La radioactivité, qu\u2019on parvient maintenant à conférer artificiellement à la plupart des métaux, n\u2019enlève ou ne modifie en rien les propriétés chimiques ou pharmacodynamiques que ces métaux possédaient par ailleurs à l\u2019état inactif.La seule différence qu\u2019on observe dans leur comportement est l\u2019émission de radiations, décelables au compteur de Geiger Muller ou à l\u2019électroscope.Lorsque ces éléments radioactifs L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BUL1ETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 sont absorbés ou injectés dans l\u2019économie, leur présence se traduit premièrement par les effets physiologiques qui les caractérisent d\u2019ordinaire, et deuxièmement, si les doses sont assez fortes, par des modifications biologiques assimilables à celles engendrées par une exposition aux rayons du radium ou aux R.X.Ce qui rend les produits radioactifs artificiels particulièrement intéressants au point de vue thérapeutique, c\u2019est leur vie raccourcie comparativement à celle du radium.On sait que l\u2019activité de ce dernier décroît de moitié en 1,550 ans; le même phénomène se traduit pour le sodium radioactif en 148 heures, pour le phosphore en 143 jours, pour le fer en 47 jours.D\u2019autre part, comme certains métaux s\u2019accumulent électivement dans certains organes, par exemple l\u2019iode dans la thyroïde, le fer dans les globules rouges, le phosphore dans les os, on devient en mesure de localiser en divers points de l\u2019économie une dose de radiations connue d\u2019avance.Le but de ce travail est de montrer le parti qu\u2019on a pu tirer de ces données nouvelles.Dans le domaine physiologique, la radioactivité artificielle a servi à étudier l\u2019absorption, la distribution et l\u2019élimination de divers produits chimiques dans l\u2019organisme, étant donné qu\u2019il est facile de déceler et de mesurer d\u2019une façon précise des quantités de métaux radioactifs qui passeraient inaperçues aux méthodes d\u2019analyses ordinaires portant sur les mêmes métaux à l\u2019état inactif.C\u2019est ainsi que Hahn, | Bale, Whipple et d\u2019autres ont pu étudier l\u2019action du fer sur le chien.Un chien normal assimile des quantités négligeables de fer, alors qu\u2019un chien anémique en assimile d\u2019importantes.Ce fer est véhiculé par le plasma.Le chien contrôle sa réserve en fer | en l\u2019absorbant suivant ses besoins.Il ne peut en éliminer que de faibles quantités par les voies biliaires et le tube digestif.Les recherches portant sur le phosphore radioactif ont montré que celui-ci est à peu près entièrement absorbé par la muqueuse gastro-intestinale et qu\u2019il est lent à s\u2019éliminer.On a montré aussi que l\u2019échange de phosphore est plus considérable pour les tissus § touchés par la leucémie que pour les tissus normaux.Les travaux de Hamilton et Soley, portant sur l\u2019iode radioactif, ont établi que ce produit se concentrait dans la glande thyroïde.Ce fait suggère naturellement l\u2019idée d\u2019utiliser l\u2019iode radioactif dans le traitement de quelques affections du thyroïde.Comme certains colorants sont absorbés élective- corps | ment par certains tissus, il est probable qu\u2019on possédera dans l\u2019avenir des produits radioactifs susceptibles : de se concentrer dans les tumeurs.Kruger a mis ! au point une expérience de ce genre qui semble assez encourageante. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 1109 LES EXTRAITS DE MUSCLES SQUELETTIQUES (GIT FL RCE LSD) 7 Les 7 ONL à let \"ir eutique cardio\u2019- vasculaire 2 = 3 | NUCLEOCARDOL TRAITEMENT DE BASE DE TOUTES LES AFFECTIONS CARDIAQUES ET VASCULAIRES.En comprimés \u2014 forme buccale \u2014 et en ampoules pour ih injection sous-cutanée.I ' a Dépositaire pour le Canada: ANGLO-FRENCH DRUG CIE - MONTREAL 1110 L\u2019idée de substituer des produits radioactifs artificiels au radium pour l\u2019irradiation directe des tumeurs n\u2019est pas pratique pour le moment.non pas parce que le cyclotron soit incapable de fournir ces produits sur une base commerciale.mais parce que le tableau atomique des divers éléments est encore trop incomplet.Le radiophosphore incorporé au phosphate de sodium, et introduit dans l\u2019organisme.s\u2019accumule surtout dans l\u2019os et dans la moelle osseuse.Comme ce radiophosphore émet des rayons bêta qui produisent une ionisation intense dans le voisinage.1l semble que son usage soit indiqué dans les cancers métastatiques de l\u2019os, dans les myélomes et dans la leucémie myéloïde.Depuis deux ans, l\u2019auteur a expérimenté dans ce domaine.Le présent travail comporte le détail de cinq cas de leucémie myéloïde et deux cas d\u2019érythrémie soumis au radiophosphore.Les résultats obtenus semblent comparables à ceux qu\u2019on obtient d\u2019ordinaire avec la rœntgenthérapie.G.PINSONNEAULT.Richard DRESSER, Joe C.RUDE et Bernard J.COSMAN.\u2014 Les différences entre la rœnt- genthérapie à 200 kv.et la rœntgenthérapie à très hauts voltages.\u2018\u2019Radiology\u201d, 34: 13 (janvier) 1940.Les auteurs ont expérimenté à 1.000 kv.de tension constante, 70 cm.de distance, une filtration de 3 mm.de Pb.plus 775 mm.de Cu.et une intensité de 1 à 15 MA.Le débit dans l\u2019air était de 60 à 70 r.à la minute.Le filtre de la demi-absorption (H.V.L.) s\u2019est montré de 10.5 mm.de Cu.au lieu de 1 à 2 mm.à 200 kv.La pénétration à 10 cm.était 50% au lieu de 30 à 35%, à 200 kv.Le «back scattering » atteignait 8% au lieu de 24%, et la dose éliminée (exit dose) était de 20% au cours de l\u2019irradiation d\u2019un pelvis de proportions moyennes.La protection jugée nécessaire fut de 6 pouces de plomb au lieu d\u2019un quart de pouce, à 200 kv.Les radiations secondaires émises étaient de longueur d\u2019onde beaucoup plus considérable que celles émises par le tube.Pour s\u2019en protéger efficacement, une épaisseur d\u2019un pied de ciment suffisait.La tolérance de la peau est notablement augmentée.La réaction des muqueuses est à la fois plus précoce et plus marquée.Le mal des radiations est plus rare, et quand il existe, il est moins prononcé.Les auteurs attribuent ce fait à ce que le «lateral scattering» est moins considérable et.partant, le volume de tissu irradié plus réduit.La répercussion sur le système hémopoïétique est plus accentuée, en ce sens que la leucopénie est plus marquée et plus durable, surtout avec de grands champs.On n\u2019observe pas de différence portant sur le nombre des hématies et des plaquettes.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.octobre 1940 La dose destructive sur des tumeurs testiculaires du lapin et sur des œufs de Drosophi'a.s'est montrée la même qu\u2019à 200 kv.dans l'ensemble.mais l\u2019effet sur les couches profondes prises isolément est plus considérable à 1,000 kv.qu\u2019à 200 kv.alors que pour les couches superficielles, l\u2019avantage est aux 200 kv.Les auteurs ont remarqué aussi que sur les tumeurs profondément situées, la différence d'effet penchait nettement en faveur des hauts voltages.et ceci, dans des proportions qui n\u2019étaient plus en rapport avec les données de l\u2019ionomètre.A 200 kv., la pénétration diminue considérablement quand on diminue la surface du champ : à 1.000.000 de kv., le taux de pénétration reste autour de 50%, même avec des champs bien inférieurs à 100 cm?.Les auteurs ont vu des épithéliomas utérins disparaître totalement avec une dose tumorale de 3,000 à 3.500 r\u2026 administrée en 3 semaines, mais ils ont la conviction que cette quantité de radiations est insuffisante pour assurer la guérison définitive de la maladie.Il faudrait, d\u2019après eux, administrer cette même dose en un temps beaucoup plus court, ou l\u2019augmenter considérablement si on n\u2019en modifie pas la durée.Il y a des réserves à faire sur la possibilité des accidents tardifs avec les traitements à très hauts voltages.Il convient de se montrer prudent aussi longtemps qu\u2019on ne pourra tabler un recul de plusieurs années pour juger de leurs effets.G.PINSONNEAULT.LABORATOIRE Benjamin G.P.SHAFIROFF et J.R.BURMAN.De l'absorption de substances radio-opa- ques à partir de la vésicule obstruée expérimentalement.\"Am.J.Physiol.\u201d, 129: 703, 1940.Les A.suivent aux R.X.l\u2019absorption de substances R.opaques à partir de vésicules de chats normales et obstruées.Ils étudient ainsi le Diodrast (cristal- loïde), le Thorothrast (colloïde), le Lipiodol (lipoïde), le sulfate de baryum (suspensoide).Avec une vésicule normale, ces corps sont évacués dans l'intestin avant toute absorption.Avec une vésicule expérimentalement obstruée, le type choisi de cristalloïde passe dans le courant sanguin par les vaisseaux cystiques et de là dans l\u2019urine.Ceux de lipoïde et de suspensoïde sont absorbés plus lentement et se répandent dans les lymphatiques régionaux.Les colloïdes ne sont pas absorbés.Des expériences analogues avec l'iodobismitol, l\u2019acide iodo-acétique et le tétra-iodophénolphtaléine de sodium ont illustré l\u2019absorption sélective d\u2019iode.Ces résultats concordent avec des travaux antérieurs d\u2019où il résultait que les substances traversent la vésicule biliaire obstruée, membrane hémi-per- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.LE PAUVRE VIEILLARD NE POUVAIT S'ASSEOIR La douleur et le malaise sont le partage de celui qui souffre d\u2019hémorroïdes, qu'il soit jeune ou vieux.Mais les hémorroïdes et autres maladies rectales sont particulièrement pénibles pour les personnes âgées.Il y a plus de danger que leur état s'aggrave ou devienne chronique et bien souvent une opération qui apporterait le soulagement est contre-indiquée.C\u2019est pour apporter un soulagement confortable à ces patients que les Suppositoires ANUSOL sont préparés.Dès que le suppositoire fond à la température du corps, les ingrédients émollients, calmants et protecteurs que contient l\u2019Anusol exercent leur action favorable.L'irritation et l'inflammation sont soulagées: la congestion et le saignement enrayés.L\u2019Anusol n'endort pas le mal par un narcotique, ou un anesthésique ou analgésique.Il ne contient pas de drogues qui pourraient apporter une fausse sensation de sécurité.Toute amélioration ressentie est véritable.Rendez-vous compte par vous-même que l\u2019Anu- sol est indiqué pour le traitement rationnel des hémorroïdes et autres maladies rectales.Un échantillon d'essai sera env si vous en faites la demand en-tête.ANUSOI Oyé à titre gracieux \u20ac sur votre papier à AN.\u2014 Montréal, octobre 1940 1111 W WN SNR NY AN x WW SOI SUPPOSITOIRES HÉMORROÏDAUX disponibles pour ordonnances, en btes de 6 et de 12.WILLIAM R.WARNER & CO., Ltd., 727 King Street, West, Toronto, Ont. 1112 méable, selon leur diamètre moléculaire et leur diffu- sibilité pour se déverser dans les vaisseaux sanguins et lymphatiques.(15 notes bibliographiques.) Philippe RIOPELLE.H.Morrow SWEENEY.\u2014 Le sinus carotidien est-il vaso-presseur quand la tension est basse?\"Am.J.Physiol\", 130: 186, 1940.La pression artérielle du chien, abaissée par suite d\u2019hémorragie, s\u2019élève par l\u2019énervation du sinus caro- tidien.Conclusion: même aux basses tensions, le sinus exerce une vaso-dépression, ce qui est contraire aux résultats de Heymans et Bouckaert, mais s\u2019accorde avec les idées de Hering et Koch.(7 notes bibliographiques.) Eugène ROBILLARD.Sidney C.MADDEN et George H.WHIPPLE.Les protéines du plasma: origine, production, utilisation.\u2018Physiol.Rev.\"\u201d, 20: 194, 1940.Les protéines plasmatiques, fibrinogène, albumine et globuline, prennent naissance principalement dans le foie.Les cellules de la moelle osseuse, qui en disparaissent au cours des anémies aplastiques avec hypoprotéinémie, représentent un autre facteur indispensable pour leur formation.Elles trouvent leur source ultime dans les protéines alimentaires dont les produits de dédoublement, les acides aminés, absorbés du tractus intestinal, sont synthétisés, dans le foie surtout, en protéines du plasma ou bien sont transformés en matériaux de réserve.Ceux-ci s\u2019identifient avec les réserves protidiques de l\u2019organisme, c\u2019est- à-dire avec toute protéine que peuvent céder un organe ou un tissu sans nuire à leurs fonctions.Le ravitaillement en acides aminés d\u2019une part, les besoins de l\u2019organisme en protéines d\u2019autre part, forment avec les réserves un système équilibré.Si les besoins de l\u2019organisme pour la formation de protéines cellulaires, plasmatiques ou même d\u2019'hémoglobine dépassent le ravitaillement, les réserves sont mises à contribution.Dans le cas inverse, elles sont reconstituées.On a montré de plus un échange entre les protéines du plasma et celles des cellules.La formation des molécules cellulaires spécifiques à partir des protéines du plasma se fait sans perte d\u2019azote.(92 notes bibliographiques.) Eugène ROBILLARD.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 E.A.GALL et H.A.STOUT.\u2014 Lésions histologiques des ganglions lymphoides dans la mononucléose infectieuse.\"Amer.J.of Path.\u201d, 16: 433-447; 1940.Les auteurs reprennent la description des altérations ganglionnaires survenant au cours de la mononucléose infectieuse.Leur étude porte sur dix ganglions prélevés à divers stades de la maladie.Le caractère histologique le plus important, presque pathognomonique, de cette affection est la présence \u2018en grand nombre, dans\u2018 la pulpe ganglionnaire, dans les sinus et au pourtour des centres germinatifs des éléments mononucléés spécifiques.Après fixation an Zenker, la coloration combinée phloxine-bleu-de-mé- thylène fait ressortir ces mononucléaires, remarquables par leur protoplasme abondant un peu spongieux, et d\u2019un bleu céruléen.La méthode des empreintes et les colorations vitales montrent que ces cellules sont bien identiques aux mononucléaires spéciaux observés dans le sang.Cette lésion est d\u2019une telle constance que les auteurs lui donnent la priorité dans le diagnostic histologique de la mononucléose infectieuse.J.-L.RIOPELLE.S.OTANI et J.-C.EHRLICH.\u2014 Granulome solitaire de l'os.\u2018Amer.J.of Path.\u201d, 16: 479- 490; 1940.Depuis 1932, les auteurs ont observé 7 cas d\u2019une lésion osseuse qu\u2019ils n\u2019ont pu classer parmi les variétés reconnues de tumeur osseuse.Le granulome solitaire de l\u2019os survient chez les enfants et les adolescents.Il se traduit par une tuméfaction douloureuse localisée dont la durée peut remonter à quelques semaines, ou même à des mois.Souvent, on retrace une histoire de traumatisme portant sur l\u2019os affecté.La radiographie révèle une destruction localisée de l\u2019os, avec néoformation os- À seuse irrégulière se prolongeant jusque dans les tissus % mous.À l\u2019opération, on découvre une tuméfaction mollasse encapsulée, facile à curetter.Dans tous les cas, les constatations histologiques § sont similaires.On observe en effet un tissu de granu- * lation très cellulaire, formé en majeure partie d'\u2019his- tiocytes et d\u2019éosinophiles.L'évolution chimique montre que la lésion est } bénigne.Son étiologie est inconnue, mais il semble que le | traumatisme joue un rôle important, d\u2019après les } tonstatations cliniques.J.-L.RIOPELLE. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 1113 Le fer est la plus ancienne et cependant il est encore l\u2019une des médications de choix pour le traitement de l\u2019anémie.Toutefois, ce n\u2019est que récemment que la médication ferrugr- neuse, sous la forme la plus efficace, fut définitivement découverte.Autrefois, des centaines de composés ferrugineux, organiques et inorganiques, furent cliniquement mis à l\u2019épreuve et donnèrent des résultats très variés.Cette diversité de résultats incita les observateurs à poursuivre l\u2019étude de l\u2019absorption du fer dans les cas d\u2019anémie.Leurs récentes découvertes confirmèrent le fait, déjà observé, que les sels ferrugineux s\u2019absorbent plus rapidement que sous d\u2019autres formes, et que tout fer ingéré est transformé à l\u2019état ferrugineux avant l\u2019absorption.Cf.Journal C.M A., mars 1933.Lucas et Henderson.F.Hendrych et K.Klimesch, Arch.Exptl.Path.Pharmakol 178, 178-88, 1935, considérent le chlorure ferrugineux comme la forme physiologique du fer.Ils constatent qu\u2019il ne cause aucune intoxication chronique lorsqu\u2019il est administré per os, mais que le carbonate ferrugineux et le citrate ferrugineux sont réellement préjudiciables au foie.Cependant, le chlorure ferrugineux est altérable et, par conséquent, si désagréable au goût que plusieurs patients refusent de continuer le traitement assez longtemps pour remonter le taux de l\u2019hémoglobine à la normale.Les objections d\u2019autrefois à l\u2019emploi du chlorure ferrugineux ont été vaincues par «\u201cFerrochlor E.B.S.» qui contient le chlorure ferrugineux sous une forme inaltérable et agréable au goût.Chaque cuillerée à thé de « Fer- rochlor » contient 2 grains de chlorure ferrugineux.équivalant à 30 grains de fer moléculaire.« Ferrochlor E.BS.» augmente rapidement l\u2019hémoglobine.« Ferrochlor » est aussi fourni en comprimés pour les patients qui préfèrent cette forme de médication ferrugineuse.THE E.B.SHUTTLEWORTH CHEMICAL CO.LIMITED TORONTO lL eneue die MANUFACTURING CHEMISTS Ar ed 2 LU SUR VOS ORDONNANCES, SPÉCIFIEZ E.B.S. CONGRÈS ET SOCIÉTÉS à + 2 + L\u2019 « Union Médicale du Canada » publie les comptes rendus scientifiques de toute société savante de langue française de l'Amérique du Nord.Ces comptes rendus doivent cependant être rédigés succinctement en dactylographie par les secrétaires respectifs et être adressés, sans retard, à la Rédaction.COMPTE RENDU DE LA SEMAINE DE SEANCES CLINIQUES TENUES A L'HOPITAL DU SACRE-CŒUR DU 26 AU 31 AOUT 1940 La troisième Semaine Clinique Annuelle de l\u2019Hôpital du Sacré-Cœur, tenue en cet hôpital, sous le haut patronage du Lieutenant-Gouverneur de la province.du Ministère de la Santé, du Comité Provincial de Défense contre la Tuberculose et de l\u2019Université de Montréal, s\u2019est écoulée du 26 au 31 août dernier.M.Albert LeSAGE, doyen de la Faculté de Médecine, en a fait l\u2019ouverture officielle lundi matin.Il est heureux de représenter la Faculté en cette occasion.L\u2019heure tragique et meurtrière que nous traversons a son envers consolant du fait que les médecins se réunissent encore pour s\u2019aider dans la recherche de moyens à conserver les vies humaines.La réunion de cette semaine joint la noblesse de son but à l\u2019utilité.C\u2019est une œuvre nécessaire dans la tragédie où la tuberculose maintient depuis trop longtemps le groupe canadien-français dans la province.M.LeSage présente M; Jarry, le conférencier du jour, en le félicitant du beau travail social qu\u2019il a accompli jusqu\u2019ici.M.Jarry dit n\u2019avoir réussi ce qu\u2019il a accompli qu\u2019avec l\u2019aide efficace de ses collègues.Il félicite les autorités religieuses et médicales de l\u2019Hôpital du Sacré-Cœur de l\u2019initiative de ces semaines cliniques qui ont tant de bien à faire.Il termine son préambule en des termes délicats à l\u2019adresse de Madame la nouvelle Supérieure qui est identifiée à une maison dont elle connaît les rouages depuis longtemps.Rôle de l'organisation sociale dans la lutte contre la tuberculose M.JARRY Il raconte ce qui se faisait il y a 25 ans.Le grand apport du médecin consistait alors à faire un diagnos- tie de tuberculose pulmonaire.La clinique étant assez au point, la chose se faisait assez bien.Le rôle du médecin, cependant, se bornait là, à peu de chose près.Il formulait une vague indication de repos à la campagne, plus ou moins bien suivi, ignorant les dangers de contagion subséquemment possibles.On avait tellement foi en la clinique seule qu\u2019on se demandait souvent l\u2019utilité des appareils de rayons X.Les tactiques sont aujourd\u2019hui changées.Le diagnostic des lésions pulmonaires est aujourd'hui fait avec précision: les laboratoires de bactériologie et de radiologie étant I\u2019 « obligato» de la clinique.Les moyens cliniques eux-mémes sont plus étendus, le médecin est mieux armé depuis l'innovation de M.le Doyen qui, par un remaniement des études, a permis aux étudiants un stage prolongé aux cliniques pulmonaires.L\u2019armement médical antituberculeux, chez nous, est donc à la page, et il le sera de plus en plus.La plaie qui reste à guérir est une plaie sociale.On peut accuser, comme cause de notre haute mortalité, le chômage, la mauvaise alimentation, l\u2019habitation insalubre, l\u2019habit inadéquat, le surpeuplement, la promiscuité.Il est jusqu\u2019à des centres d'accueil pour enfants qui sont de véritables foyers d'infection tuberculeuse.Il faut donc, d\u2019abord, la disparition du taudis, le relèvement du niveau économique, l\u2019organisation publique de cours de culture physique, de terrains de jeux, des camps de santé, des camps d\u2019été: nous avons actuellement place pour 500 enfants aux camps d\u2019été et il y a 10,000 enfants de contact.C\u2019est l\u2019enfant qu\u2019il faut surtout protéger par ces camps, par des préventoria et des abris contre la contagion.L'organisation actuelle a déjà vu, par son Service Social, à enseigner au patient dépisté comment se protéger et protéger les siens.Il voit à diriger les membres de la famille à l\u2019examen médical adéquat par la radiologie, les tests à la tuberculine et la prévention chez l\u2019enfant au moyen du B.C.G.Le point faible de notre organisation actuelle, c\u2019est la pénurie de lits: le nombre est environ au tiers de ce qu\u2019il devrait être.La profession médicale et la société doivent s\u2019unir pour obtenir du Gouvernement les allocations nécessaires à l\u2019ouverture de sanatoria répondant aux besoins.Il faudra aussi créer un organisme central pour voir au traitement des malades et à la protection de leur entourage et, surtout, de l\u2019enfance.Discussion M.VIDAL déplore l\u2019arrivée de moribonds dans les hôpitaux spécialisés.Ces malades ont déjà contaminé tout leur entourage et ne bénéficient aucunement des L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 1115 OZ NRC ù av Ww Ww © ao NOV P 30 118 NN vb AO WD, REPHYSIN 1 ei \u201c (Chappel) 5 = x by line du lobe an Gonado-St |\u2019 ph n+r IS dec mn dla disposition == qui $i Ry Es À ct a LL Li Withersp Clinica \u201c9 y Pathological 6 per Eu 28 A a bats ou, 28 7 55 5 Ny Ll re SE i À 1% he 5 1), | NY ee HA 1113 ACOMPANY i 3 at SIT SPRINGS, N.YA.SOCIÉTÉ.D'EXPANSION | ep ™ Ed pa J TEE MONT EA 1116 traitements médicaux.Il suggère qu\u2019on surveille plus étroitement les admissions, afin de conserver ces lits pour des gens moins profondément atteints et qui bénéficieraient d\u2019une hospitalisation plus prompte.M.LADOUCEUR insiste sur le grand rôle de la prévention, qu\u2019il est facile d\u2019obtenir par le dépistage.La prévention est plus facile que le traitement.Elle est aussi plus utile que le traitement dans nombre de cas.M.J-A-E.BEAUDOIN cite les magnifiques résultats obtenus par le B.C.G.dans la prévention de la tuberculose.M.MIGNEAULT émet le vœu de voir augmenter le nombre de lits.M.LeSAGE remercie le conférencier et exprime le désir de voir deux nouvelles maisons de convalescence s\u2019ouvrir, l\u2019une pour enfants, l\u2019autre pour adultes.+ * * MARDI LE 27 AOUT.La séance est présidée par M.le docteur J.E.DES- ROCHERS, Président du Collège des Médecins et Chirurgiens de la province de Québec.M.Desrochers présente M.Foley, épidémiologiste au Service Provincial d\u2019Hygiène de Québec.La tuberculose est une maladie contagieuse M.A.FOLEY Toutes les expériences voulues ont prouvé que la tuberculose est une maladie microbienne.Trop souvent, en notre province, l\u2019expérience se reprend, au sein de notre malheureuse population, aux dépens de nos adultes et de nos enfants.La contagion par bacille de Koch, si elle n\u2019a pas la brève et éclatante incubation du bacille de la diphtérie, par exemple, n\u2019en a pas été moins démontrée comme ravageant deux fois plus que les autres les enfants laissés en milieu - bacillaire.Depuis toujours, on a cru à la contagiosité de la tuberculose.Villemin a prouvé la contagiosité en montrant l\u2019identité des lésions en faisant passer la maladie d\u2019un animal à un autre.On admet aujourd\u2019hui que l\u2019enfant naissant est indemne de tuberculose, que l\u2019infection tuberculeuse est cumulative et que, proportionnellement à l\u2019âge, de 50 à 100% des populations civilisées sont atteintes par l\u2019infection.Le bacille bovin se trouve assez souvent chez l\u2019homme à la suite de mammites tuberculeuses de la vache.De là vient la nécessité de la sélection des troupeaux laitiers et de la pasteurisation du lait.Les viandes d\u2019animaux tuberculeux sont moins dangereuses que le lait, parce que le muscle ne contient pas ou peu de bacilles, et parce que la cuisson les détruit.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 La contagion interhumaine reste la plus dangereuse.Il n\u2019y a pas d\u2019ubiquité du bacille.Il n\u2019est que où il y a des tuberculeux.Ce dernier est grand pourvoyeur de bacille par ses sécrétions pulmonaires.Certains malades peuvent émettre des milliers de bacilles dans une journée par les gouttelettes de salive émises par la toux, l\u2019éternuement et l\u2019expectoration.Le bacille de Koch meurt en 10 jours, par disséca- tion, à l\u2019obscurité.La lumière solaire le tue en quelques heures.L\u2019humidité le conserve.Les chambres habitées par des tuberculeux peuvent être habitées de nouveau, à peu près sans danger, trois mois après la sortie du malade.Discussion M.J.-A-E.BEAUDOIN trouve qu\u2019il y a trop de tuberculose chez nos enfants.Il insiste sur la nécessité de la sélection des troupeaux et sur la nécessité de la pasteurisation du lait.M.J-E.DESROCHERS félicite le conférencier en montrant toute la valeur scientifique de ses travaux et du bel exposé qu\u2019il vient de faire.Il termine en disant que les dirigeants ont le devoir impératif de suivre les directives du Corps Médical en matière de santé.La tuberculose est une maladie infectieuse et contagieuse qui peut et doit être éliminée.* * + MERCREDI LE 28 AOÛT.Séance présidée par M.Adélard GROULX, directeur du Service de Santé de Montréal.Le B.C.G.M.A.FRAPPIER M.Frappier félicite le personnel de l\u2019Hôpital pour l\u2019excellent travail qu\u2019il apporte dans la lutte antituberculeuse.Les efforts des dernières années donnent déjà un résultat appréciable, notre taux de mortalité est déjà tombé de 20 par 100,000 de population en deux ans.Le B.C.G., dernier né des remèdes antituberculeux, est un agent de prévention idéal; c\u2019est le plus économique et le plus facile à employer.Les voies digestives et respiratoires étant les deux grandes voies de pénétration du bacille dans l\u2019organisme humain, il est important de vacciner les nouveau-nés avant tout contact possible.Le B.C.G.représente un moyen d\u2019immunisation et d\u2019imprégnation d\u2019une innocuité absolue.Chez l\u2019être humain, le contrôle de son efficacité est assez difficile ; on porte cette efficacité à 50%.Chez les bovidés, l\u2019efficacité a été démontrée absolue.Le B.C.G.offre une protection d\u2019un mois à cinq ans, et ce vaccin prendrait cinq ans environ à s\u2019éliminer de l\u2019organisme.Il est alors temps de vacciner de nouveau. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 LE CHOC OPÉRATOIRE EST MAINTENANT ÉUIT ABLE Par la Routine au CORTATE Perla et ses collègues ont démontré que, grâce au traitement de routine préopératoire au CORTATE, on peut éviter le choc opératoire.Ce progrès essentiel avait été prévu physiologiquement et expérimentalement par Swingle et ses collaborateurs, \\Zwemer, Sweet, Rowntree, Lucas, Wyman, Harrop et Weinstein, et Loeb et Atchley.Le traitement de ROUTINE AU CORTATE dans la préparation préopératoire représente un progrès de première importance dans le domaine de la chirurgie.Même chez des patients débiles subissant des interventions très étendues, la préparation préopératoire au CORTATE eut pour résultats.\u201caucune trace de choc.tension artérielle maintenue ou augmentée.le Le \u20ac & R, 2 cours de la convalescence est excellent\u201d.Lorsqu\u2019on employa la ROUTINE AU COR- TATE après l\u2019opération\u2026.\u201cl\u2019épuisement et la toxémie postopératoires furent nettement diminués, il n\u2019y eut aucune complication.et d\u2019après les chirurgiens, le rétablissement des patients sembla s\u2019effectuer plus rapidement qu\u2019avant l\u2019adoption de cette technique\u201d.1 La ROUTINE AU CORTATE est devenue un facteur essentiel comme préventif du choc, de même que pour le traitement des asthénies occasionnées par les maladies ou les états épuisants.1.Perla, D., Freiman, D.G., Sand- berg, M., et Greenberg, S.S.: Proc.Soc.Exper.Biol.& Méd.43: 397 (fév.) 1940.© SCHERING CORPORATION LIMITED Analyse et Synthèse BOÎTE POSTALE 358, PLACE D\u2019ARMES, MONTRÉAL. 1118 Il y a deux formes de vaccin: forme buccale, forme injectable.On les donne en trois fois à deux jours d'intervalle.Il ne se conserve que dix jours.On devrait vacciner tous les enfants naissants à cause des imprévus de la tuberculose et du grand nombre de porteurs inconnus de bacilles.Il n\u2019y a d\u2019autre contre-indication que l\u2019ictère du nouveau-né.la grande débilité et les malformations congénitales.On peut aussi donner le vaccin tardivement chez les adultes en contact avec les tuberculeux, notamment chez les étudiants, les gardes-malades, les aides.Chez les tuberculeux, la vaccination est inutile.Pour les nouveau-nés, il faut un isolement, pour 6 à 8 semaines, de tout contact avec des porteurs de bacilles.La vaccination antituberculeuse est en train d\u2019entrer dans nos mœurs préventives.Il s\u2019agit d\u2019organiser maintenant les revaccinations périodiques.Brillante causerie dont nous ne rapportons que quelques points longuement développés.Elle s\u2019est terminée par une série de transparents démontrant l\u2019efficacité du vaccin.* x * JEUDI LE 29 AOUT.Le Président, M.A-M.CHOLETTE, Président de la Fédération des Sociétés Médicales de la province de Québec, a présenté M.Ladouceur, Directeur de la Division de la Tuberculose au Service de la Santé municipal.Valeur des méthodes employées pour le dépistage de la tuberculose pulmonaire M.Léo LADOUCEUR Belle revue des moyens usuels employés au dépistage.M.Ladouceur insiste sur le questionnaire complet, le classique enchaînement de l\u2019observation médicale complète.Le laboratoire bactériologique vient au secours de la clinique pour l\u2019examen des sécrétions bronchiques.Dans le Québec, le Laboratoire Provincial d\u2019Hygiène et les Services Municipaux des grandes villes possèdent, pour ces examens, l'outillage le plus complet et un personnel très compétent.Il faut donc y recourir et fréquemment, car il est nécessaire de multiplier ces examens.L'absence d\u2019un des grands symptômes cliniques, quelques sécrétions négatives ne doivent pas arrêter les investigations du médecin.Il doit encore interroger la radiologie.On n\u2019a pas le droit de l\u2019ignorer aujourd\u2019hui, alors qu\u2019elle est à la portée de tous, par les dispensaires et les cliniques ambulantes.Rares sont les cas qui échappent à la radiologie, surtout la radiographie.La tuberculino-réaction est le dernier-né des moyens de dépistage.Elle est surtout utile chez l\u2019enfant.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 Négative, elle indique un terrain vierge de tuberculose chez l'enfant et le jeune adulte.Positive, elle indique que le sujet est déjà tuberculisé.La radiologie et la clinique déteïmineront ensuite s\u2019il s\u2019agit de maladie ou de simple imprégnation.Discussion M.L.LABERGE croit la tuberculine No 1 trop faible.Il recommande le dosage No 2 comme dosage suffisant.Il emploie aussi le « Vollmer Patch Test », encore plus simple d\u2019application.Les réactions de ce dernier sont cependant plus faibles.M.VIDAL fait remarquer que chez les femmes il faut attendre la période intermenstruelle pour le Vollmer si on ne veut pas avoir trop de réactions négatives.M.LAURIER croit que les grands malades comme les porteurs de bacilles doivent être considérés comme dangereux.Ils doivent être hospitalisés; ils constituent un réel danger public.Il préconise l\u2019organisation de groupes devant faire des instances auprès des corps publics en vue d\u2019obtenir un plus grand nombre de lits pour tuberculeux.* * * VENDREDI LE 30 AOUT.M.le Dr Louis VERSCHELDEN, Président du Conseil Médical de l\u2019Hôpital du Sacré-Cœur, présente M.Lasalle Laberge comme grand voyageur et novateur.Dans ses voyages, M.Laberge a su observer partout où il est passé.Il a vu, entre autres choses, comment la lutte anti-tuberculeuse est sur pied ailleurs.Aussi l\u2019a-t-on choisi en Québec comme organisateur de la Division de la Tuberculose au Gouvernement de Québec.Organisation de la lutte antituberculeuse dans la province de Québec M.Lasalle LABERGE M.Laberge remercie le Président de ses bons mots.Il lui serait plus facile de parler de ses voyages que du sujet aride qu\u2019il doit traiter.Après un bref résumé historique de la lutte antituberculeuse dans la province, M.Laberge nous rappelle que le taux de mortalité par tuberculose est passé de 127 à 84 par 100,000 de population, de 1926 à 1939.Actuellement, la province de Québec possède 12 cliniques ambulantes couvrant 54 comtés.En 1939, on y a fait 32,000 examens dont 1,230 ont été positifs.Le dépistage a été grandement aidé par les campagnes d\u2019éducation et la surveillance des cas de contact.M.Laberge exhibe l\u2019appareil de radiologie en usage par les cliniciens.Cet appareil a été mis au point par le conférencier.La radiographie et la radioscopie sont faciles à faire et sans danger pour l\u2019opérateur qui, tout en étant protégé contre les radiations, n\u2019a pas 1 I # ue SE qu y IF L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 1119 267 TANETS \u20146 GRAINS DES 65} Z : : ; Contain 5% plyeqring.weed 1 i ; A fhe Ë .sosprensds 7 art à : ge Se SA ee than 2 - BREWERS a e \u201d ; and 56 Sherman.nity : : i _ YEAST _ muouia © HP ~ TABLETS lie Ee Ca Stain Kes oi ÿ 3 an 0 ; UC .ANY % piycario, used 45 PE pat MEAD JOHNSON a0omP ou Each gram contains not jess ii 9 7 QE TARADALINITÉS © 1 ons Détional vmtsvitarnin Be pv iE DTA à AMAR anita vitarain \u20ac ee 11 aquuesihé.i MÉAD JOHNGON & 97 a SE ; : OF CANADA, LIMITED © BELLEVILLE, ONTARIO Mis Lure apopris ape 1449 VITAMINE B, VITAMINE G et autres facteurs connus du COMPLEXE DE LA VITAMINE B y compris l\u2019acide nicotinique COMPRIMÉS DE LEVURE DE BIÈRE DE MEAD.Chaque comprimé de levure de bière de Mead contient 20 unités internationales de vitamine B, (thiamine \u2014 facteur anti- névritique) et 20 unités Sherman de vitamine G (riboflavine).Des expériences cliniques ont démontré que le produit était riche en acide nicotinique pour la prévention et le traitement de la pellagre.Ce produit est présenté sous forme de comprimés de 6 grains, en flacons de 100 et 250.POUDRE DE LEVURE DE BIÈRE DE MEAD.Chaque gramme (% cuillerée à thé) fournit >0 unités internationales de vitamine B, et 50 unités Sherman de vitamine G (de même efficacité que les comprimés de levure de bière de Mead), ainsi que l\u2019acide nicotinique.Cette poudre se mélange facilement avec différents véhicules, de sorte que le médecin peut la prescrire avec la nourriture des enfants.Cette poudre se vend en flacons'de 6 onces.La levure de bière de Mead est stérile et est empaquetée à vide pour empêcher l\u2019oxydation.Elle est mise en flacons bruns et enfermée dans des cartons pour une plus grande protection.MEAD JOHNSON & CO.OF CANADA, LTD., BELLEVILLE, ONT. 1120 l\u2019embarras du tablier au plancher.Une série de radiographies prises au hasard nous paraissent plus que suffisantes pour un diagnostic.L'organisation de dépistage est assez au point.Ce qui manque le plus: un bureau central avec fichier central de tous les tuberculeux; un nombre de lits suffisant.Les régions éloignées de la province ont un centre de traitement dans un rayon raisonnable.Il en manque cependant pour les Iles de la Madeleine, le Témiscamingue et la région de Montréal.La lutte antituberculeuse peut se résumer à ceci: hospitaliser le malade; protéger l\u2019enfant des porteurs de bacilles par le placement familial, les camps de santé et le B.C.G.Discussion M.LAURIER félicite le conférencier.Il déplore la pénurie de lits.Il suggère qu\u2019un comité soit nommé devant faire les démarches nécessaires à Québec pour en augmenter le nombre.M.BEAUDOIN réclame aussi l\u2019augmentation du nombre de lits après avoir exposé la situation où nous sommes dans Québec, en un tableau navrant.Il insiste sur l\u2019utilité et l\u2019efficacité du B.C.G.M.VIDAL trouve que la qualification de sanatorium est trop généreuse pour certains centres éloignés qui, en somme, ne sont que des abris pour les tuberculeux.On n\u2019y fait que la cure plus ou moins bien.L\u2019outillage, le personnel spécialisé en sont absents.Il rappelle aussi que les fonds du Comité de Défense vont s\u2019épuiser bientôt et que sa tâche n\u2019est pas terminée.Il faudrait trouver les fonds nécessaires à continuer la campagne d\u2019éducation populaire déjà commencée.M.l\u2019échevin J.-M.SAVIGNAC, Président du Comité Exécutif de la Cité de Montréal, se dit heureux d\u2019avoir assisté à cette séance.Il aurait voulu voir la salle bondée non seulement de médecins, mais aussi de laïques.Il se dit atterré du dégât de la tuberculose chez nous, et il s\u2019engage à entreprendre les démarches nécessaires pour continuer la campagne d\u2019éducation commencée et voir aux représentations à faire à Québec en vue d\u2019augmenter le nombre de nos lits pour tuberculeux dans la région de Montréal.* * * SAMEDI LE 31 AOUT.M.COUILLARD, aviseur technique du Ministère de la Santé, est le Président.Il félicite les organisateurs et présente M.Dufault, surintendant-adjoint au Sanatorium d\u2019Etat, à Rutland, Mass.M.Dufault est connu ici par ses publications cientifiques et littéraires en deux langues et en deux pays.L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 Réadaptation et assistance post-sanatoriale M.Paul DUFAULT M.Dufault est chez lui, en Québec, puisqu\u2019il y est né.Il est chez lui à Montréal, parce qu\u2019il y a étudié.Il revit donc au milieu de nous une vie d\u2019étudiant qu\u2019il a eue belle et heureuse.Une proportion trop grande d\u2019anciens tuberculeux n\u2019est pas vraiment réhabilitée à cause: 1° du tempérament et de la crainte du sujet lui-même: 2° à cause des craintes de contagion de l\u2019employeur et des compagnons de travail; 3° à cause de la rareté du travail approprié.Le travail post-sanatorial à recommander est assez limité: la grande culture, par exemple, et les industries métallurgiques offrent des conditions trop rigoureuses.Il faut, autant que les conditions de travail le permettent, renvoyer le patient à son emploi antérieur.Des grandes tentatives d\u2019organisations post-sanato- riales, qui ont réussi ailleurs, M.Dufault ne connaît que celle de Poppsworth, en Angleterre, où on a organisé un village de tuberculeux.En France, ce fut un fiasco.A New-York, on maintient une imprimerie à coup de millions de dollars annuellement.A Rutland, deux écoles ont été établies où on enseigne, dans l\u2019une, certains travaux manuels légers, dans l\u2019autre, les sciences commerciales.En chacune on peut recevoir environ 35 sujets.Les résultats sont plus ou moins satisfaisants pour ce qu\u2019il en coûte.Ce qu\u2019il faut faire, c\u2019est d\u2019orienter les moins de 25 ans sur des tâches faciles et peu onéreuses, dont le coût des études est peu élevé.À certains sujets, il faut tenter de faire monter d\u2019un cran dans l\u2019échelle sociale par une étude appropriée.À cela doivent servir les organisations déjà existantes, tels les cours par correspondance, ou encore orienter les travaux thérapeutiques sous un but pratique.Discussion MM.VIDAL, JARRY et BEAUDOIN félicitent M.Dufault de son beau travail à Rutland.Il s\u2019y est montré un psychologue doublé d\u2019un médecin.Certains essais tentés à Rutland pourraient être tentés ici.M.LABERGE voit en orientation des activités vers les arts domestiques une solution partielle au problème.M.PAQUETTE croit qu\u2019un plan d\u2019éducation populaire devrait être ajouté au point ayant trait à la réhabilitation du tuberculeux.À quoi sert de guérir le tuberculeux s\u2019il ne peut retourner en son milieu antérieur sans être considéré comme un pestiféré.L\u2019éducation au public ne doit pas être un épouvantail.M.COUILLARD voit beaucoup de bien dans l\u2019occupation thérapeutique au sanatorium.Il suggère qu\u2019on fasse la demande de cours gratuits par correspondance.Il appuie la suggestion précédente sur =#- tétons Lamm tree tie He L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 a Hi Fi Ts] 1 Fi À lu Ell 7 a RUSH] to HLL RSR IS OTT ce = PEER === ll EN TOUT ET PARTOUT au service de la PROFESSION MÉDICALE DURBAN \u201cpas PRODUITS PHARMACEUTIQUES ET DE NUTRITION John Wyeth & Brother (Canada) Limited WA LKERVILLE - ONTARIO 1121 1122 l'éducation du public au sujet des ex-patients.Il termine en disant que le grand succès de Poppsworth est dû à Poppsworth lui-même.* « + La semaine est terminée.Au point de vue scientifique et enseignement, c\u2019est un succès.Il faut chaudement féliciter et encourager l\u2019animateur de ces séances, le Dr J-A.Millet.Une chose à déplorer: la même que l\u2019an dernier.Pourquoi faut-il que les praticiens ignorent ces réunions?Il semble qu\u2019on en méconnaît trop l\u2019importance.Jean-Philippe PAQUETTE.ee ++ LA SOCIETE MEDICALE DE MONTREAL Séance du 7 mai 1940 tenue à l'hôpital Notre-Dame ! Présidence de M.Oscar Mercier Quelques aspects de la thérapeutique actuelle par les sulfamidés MM.J.-Roméo PEPIN et René DANDURAND M.Pépin présente une étude critique sur l\u2019emploi des sulfamidés en thérapeutique.Il estime que ces produits ne doivent être administrés qu\u2019à bon escient, après un examen clinique complet et, si possible.après un contrôle bactériologique ; qu\u2019il faut éviter à la fois les doses insuffisantes et l\u2019usage par trop prolongé de cette médication ; enfin, qu\u2019il convient de prendre certaines précautions élémentaires et de ne pas abuser de cette nouvelle chimiothérapie.A cet égard, il conseille de toujours faire précéder l\u2019emploi des sulfamidés par l\u2019administration d\u2019un lavement à l\u2019eau savonneuse et de surveiller attentivement le tube digestif pendant toute la période du traitement.Discussion M.Georges HEBERT demande au rapporteur s\u2019il a utilisé le Sulfa-Méthyl-Thiazol dans les staphylo- Coccies.M.Léon GERIN-LAJOIE aimerait savoir si M.Pépin a observé dans certains cas des nausées et des vomissements avec les sulfamidés, à la dose d\u2019un gramme toutes les 4 heures, et, dans l\u2019affirmative.s\u2019il a obtenu des résultats favorables par la simple addition de la vitamine C au médicament ?M.J-A.MOUSSEAU est d\u2019avis qu\u2019on manque souvent de prudence dans l\u2019application du traitement par les sulfamidés.En raison de la toxicité de ces produits et du nombre vraiment trop considérable de 1.Séance académique «libre », où plusieurs questions scientifiques différentes purent être traitées.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 cas de mort observés depuis quelque temps chez l\u2019adulte, à la suite de l\u2019administration sans contrôle de cette thérapeutique, n\u2019y aurait-il pas lieu de réagir et de faire systématiquement précéder l\u2019emploi des sulfamidés par des tests sur la valeur fonctionnelle du foie et des reins?On éviterait ainsi à certains malades des catastrophes.Même dans nos hôpitaux standardisés, on néglige souvent d'utiliser ces méthodes biologiques avant l\u2019application du traitement.M.A GEOFFROY (de Joliette) demande au rapporteur ce qu\u2019il pense de l\u2019administration simultanée de doses massives d\u2019alcalins avec les sulfamidés, dans le but de ptévenir certains accidents imputables à l\u2019usage de ces derniers?M.PEPIN répond: à M.Hébert qu\u2019il a obtenu des résultats satisfaisants avec le Sulfa-Méthyl-Thiazol dans le traitement des staphylococcies; à M.Gérin-Lajoie que lorsqu\u2019il existe des nausées et des vomissements, il utilise la voie intramuseculaire ; à M.Mousseau que ses remarques sont très pertinentes et qu\u2019il est tout à fait d\u2019accord avec hu sur la nécessité des tests biologiques avant l\u2019emploi des sulfamidés; à M.Geoffroy que l\u2019usage des alcalins n'a pas d\u2019action préventive contre les accidents imputables aux sulfamidés.A propos de certaines complications de la gastro-entérostomie 2 M.Yves CHAPUT M.Chaput passe en revue les complications les plus fréquentes de la gastro-entérostomie.Il étudie successivement: 1° le syndrome ulcéreux post-opéra- toire; 2° les adhérences; 3° les sténoses; 4° les gastro- jéjunites.Il conclut à la nécessité d\u2019une étroite collaboration médico-chirurgicale et radiologique chez les malades souffrant d\u2019ulcères gastro-duodénaux.Discussion M.J-A.MOUSSEAU insiste sur l\u2019importance de la gastroscopie avant et après les interventions sur l\u2019estomac.Parmi les complications qu\u2019à dessein le rapporteur n\u2019a pas mentionnées et que les rayons X ne sont pas toujours capables de mettre en évidence, se trouvent la gastrite «ante» et «post-opératoire», les ulcus peptiques péri-orificiels, de diagnostic radiologique difficile, les péri-stomites, enfin les ulcus récidivants; car, pour ce qui a trait à ces derniers, la chirurgie ne guérit pas la maladie ulcéreuse, toujours capable de s\u2019implanter ailleurs.Or.le gastroscope, en nous mettant en contact visuel direct avec l\u2019une ou l\u2019autre de ces lésions ou 9.Voir Union Médicale du Canada, 69: 954 (septembre) 1940.À A L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLrETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 1123 | | Supplements de Vitamines pour vos Malades Adultes \"un POUR LA PROPHYLAXIE EN GENERAL \u2014Adex\u2014vitamines A et D sous forme de comprimés stables (aucun goût d\u2019huile).Chaque comprimé contient 3,300 unités internationales de vitamine À et 660 unités internationales de vitamine D.Dose: 1-3 comprimés par jour.Se vend en flacons de 80 et 250 comprimés.\u2014Adex-Levure\u2014fournit les vitamines A, B, D et autres facteurs du complexe B sous forme de comprimés stables.Ne cause pas de ballonnement et n\u2019a aucun goût d\u2019huile.Possède une très haute teneur dans les facteurs du complexe de la vitamine B; biologiquement éprouvé par des expériences.Se vend en flacons de 80 et 250.Dose: 1-3 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assez grand nombre de cas, de parer aux complications si fréquentes de cette intervention chirurgicale.M.Saint-Jean DES ROSIERS préfère la gastrectomie à la gastro-entérostomie dans le traitement de l\u2019ulcère d\u2019estomac.Ce n\u2019est que lorsque la première est inopérante qu\u2019on devrait recourir à la seconde, laquelle n\u2019est qu\u2019une intervention palliative.M.Léo BLAGDON est d\u2019accord avec M.Saint-Jean Des Rosiers sur la supériorité de la gastrectomie sur la gastro-entérostomie dans l\u2019ulcère gastrique proprement dit.Mais dans l\u2019ulcère du duodénum, qui est le type de beaucoup le plus fréquent des ulcères gastro-duodénaux, le traitement médical est préférable au traitement \u2018chirurgical.M.Mercier FAUTEUX estime que la communication de M.Chaput est une démonstration des inconvénients de la gastro-entérostomie, lorsque celle- ci est pratiquée sans discernement chez les ulcéreux.Il est préférable de chercher à prévenir qu\u2019à traiter ces complications.On peut y arriver la plupart du temps en prenant en considération la localisation de l\u2019ulcère, ses caractères morphologiques et les déformations qu\u2019il entraîne.Dans l\u2019ulcus gastrique, lorsqu\u2019il n\u2019y a pas de contre- indications d\u2019ordre général, la gastrectomie étendue est sans aucun doute l\u2019intervention de choix.Dans la plupart des cas, elle a donné à M.Fauteux des résultats qui se maintiennent et qui sont bien supérieurs à ceux qu\u2019il a obtenus avec la gastro-entérostomie.Dans l\u2019ulcus duodénal, il préfère la résection de l\u2019ulcère à la gastro-entérostomie, qui devient de plus en plus un procédé d\u2019exception, à réserver aux cas où des interventions plus importantes et plus efficaces se trouvent contre-indiquées par l\u2019état des malades.M.CHAPUT répond à MM.Des Rosiers, Blagdon et Fauteux qu\u2019il est pleinement d\u2019accord avec eux sur la supériorité de la gastrectomie sur la gastro-enté- rostomie dans le traitement de l\u2019ulcère d\u2019estomac.Dans l\u2019ulcère du duodénum, qui ne se cancérise jamais, et qui est plus fréquent en Amérique que l\u2019ulcère gastrique, on peut évidemment au début appliquer le traitement médical, et il n\u2019y a pas de sérieux inconvénients à temporiser.Mais vient un moment où la situation ne s\u2019améliore plus ou s\u2019aggrave et où il convient de discuter l\u2019opportunité d\u2019une intervention chirurgicale.Toutefois, avant de prendre une décision, on se trouvera bien d\u2019étudier à fond le système nerveux du malade.Des statistiques récentes de la clinique Mayo ont montré que les résultats opératoires étaient déplorables chez les sujets nerveux.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 Résultats immédiats et éloignés (un an de recul) de la chimio-vaccino-pyrétothérapie de la syphilis nerveuse M.Albéric MARIN M.Marin rapporte les résultats qu\u2019il a obtenus depuis un an dans le traitement des différents types cliniques de syphilis nerveuse par la combinaison de la fièvre artificielle par agents physiques (ondes courtes ou air chaud humide), de la chimiothérapie (arsenic pentavalent et bismuth) et de la vaccinothérapie (Dmelcos ou Pyrifer).À l\u2019aide de projections, il établit une comparaison avec les autres méthodes de traitement, en particulier avec la malariathérapie, indiquant leurs avantages et leurs inconvénients respectifs.Il conclut à la supériorité de la méthode de chimio- vaccino-pyrétothérapie, qu\u2019il a eu l\u2019occasion d\u2019employer depuis 30 mois dans son service avec des résultats très encourageants.Diagnostic entre l\u2019appendicite et les affections rénales droites (avec projection d\u2019un film) M.Oscar MERCIER M.Mercier, avant de projeter son film, expose les éléments du diagnostic difffférentiel entre l\u2019appendicite et les affections rénales droites.I faut éviter de confondre l\u2019appendicite aiguë avec la pyélite aiguë; l\u2019appendicite sub-aiguë ou chronique avec un calcul de l\u2019uretère ou une hydronéphrose.L\u2019examen des urines, la recherche des points douloureux rénaux et urétéraux permettront de différencier les affections rénales droites de l\u2019appendicite.Le film de M.Mercier est ensuite projeté à l\u2019écran.Le film montre comment il convient de procéder à la recherche des différents points douloureux qui servent de base au diagnostic.VEU En raison du nombre de plus en plus considérable de cas d\u2019intozication par les sulfamidés, la résolution suivante, en faveur de interdiction de la vente de ces médicaments, sans ordonnance médicale, est adoptée à l'unanimité : «Attendu que les produits sulfamidés sont des produits toxiques; «Attendu que les cas de morts ou d\u2019accidents causés par l\u2019emploi, sans contrôle, de ces médicaments, sont de plus en plus nombreux; «La Société Médicale de Montréal, réunie le 7 mai 1940 en assemblée régulière à l\u2019hôpital Notre- Dame, adopte à l\u2019unanimité la résolution suivante, sur proposition de M.V.Cléroux, secondée par M.P.-A.Robichaud: «Que la vente de ces produits, sans ordonnance médicale, soit interdite par la loi, comme celle des L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuUrrETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 1125 >\" BARD-PARKER | FORMALDEHYDE GERMICIDE offre ce qu\u2019il y a de mieux en fait de preparation non-corrosive pour la desinfection des Instruments chirurgicaux Une étude approfondie,* fixant la valeur bactériologique et l'action non- Son.cognosié NON GLS TINE \u2018 1 corrosive des solutions chimiques habituellement employées pour la stérili- ni PINTES sation des délicats instruments chirurgicaux, démontre l\u2019action plus rapide i (40 onces liquides) et plus efficace du Germicide & la Formaldehyde de Bard-Parker sur les > $2.50 la pinte bactéries aussi bien que sur leurs spores.GALLONS A cause de ses propriétés non-corrosives ce Germicide prolonge d'une façon appréciable la durée des instruments; diminue les replaquages fréquents et réduit au minimum le renouvellement des instruments.L'économie $7.50 le gallon réalisée sur les renouvellements dépasse souvent le coût réel de ce Germicide économique et très efficace.*Surgery, Gynecology & Obstetrics, 1939, 69, 738-744.tq (160 onces liquides) ep os fo Demandez-le à votre marchand.PARKER, WHITE & HEYL, INC.w 218 FRONT STREET, EAST, TORONTO 2, ONTARIO, CANADA pu DANBURY, CONNECTICUT, U.S.A.de {yn | I A BARD=PA F 1126 autres substances toxiques, telles que la morphine, la cocaine, etc.; «Et que copie de cette résolution soit envoyée au Ministre de la Santé, à Ottawa et à Québec, ainsi qu\u2019au Maire de Montréal.» ELECTION DE MEMBRES Sont élus: membres titulaires: MM.Wilfrid Boi- leau, Réal Lanthier, G.Pearson, A.Valois et Noël Verschelden; membres correspondants: MM.G.Boi- leau (Sainte-Dorothée), F.Ethier (Iberville), A.Geoffroy (Joliette) et G.Phaneuf (Saint-Jean).Le Secrétaire-Trésorier Général, Paul LETONDAL.+-e\u2014 REUNION SCIENTIFIQUE DU BUREAU MEDICAL DE L'HOPITAL NOTRE-DAME Séance du jeudi, 16 mai 1940 Présidence de M.Jean Saucier Perforation de la vésicule biliaire en péritoine libre M.Jean TREMBLAY Madame N., âgée de 46 ans entre à l\u2019hôpital le 28 mars 1940.Elle est envoyée à l'hôpital pour occlusion intestinale présentant les symptômes habituels: vomissements, ballonnement, absence de selles et de gaz depuis 2 jours.Les vomissements sont apparus la nuit précédente.C\u2019est une malade difficile à interroger, elle aurait fait une gastrite il y a 10 ans.Elle fut opérée il y a 17 ans, elle a une cicatrice médiane sous-ombilicale.Nous apprenons plus tard qu\u2019elle fut opérée pour grossesse extra-utérine rompue.Examen.Etat général: mauvais, vomissements, température 99.4, pouls 120 peu perceptible.Respiration 36.P.A.96/40.Cœur: Bruits assourdis.Poumons: Râles de congestion à droite, matité au poumon droit.Membres: Sains.Abdomen: Ballonnement prononcé mais uniforme, absence de matité, absence de péristaltisme.Pas de signe de Von Wahl.Douleur du flanc droit.On porte le diagnostic d\u2019occlusion intestinale par bride probablement d\u2019origine post-opératoire.Voici le traitement institué d\u2019abord par l\u2019interne.Patiente arrive en ambulance à 6.25 p.m.Physos- tiguine 1 amp.7.15.Lavement à la mélasse.9.30 Pitressine 1 amp.Sérum hypertonique salé 20% \u2014 20 ce.I.V.La malade est revue à 1045.Comme l\u2019état ne s\u2019améliore pas, l\u2019opération est décidée.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 Opération.Incision médiane sous-ombilicale à travers l\u2019ancienne cicatrice.Les anses grêles sont légèrement dilatées, on note l\u2019issue d\u2019un liquide verdâtre abondant.Incision para-médiane droite sus- ombilicale.On trouve une vésicule retractée contenant de nombreux calculs et présentant une perforation punctiforme au niveau de la face inférieure.Extraction des calculs.Drain tubulaire dans la vésicule qui est fixé à la vésicule par des catguts.Drain dans le Douglas.On note que l\u2019utérus est en place.Fermeture des deux incisions.Evolution.La patiente fait de la broncho-pneumonie, son pouls s\u2019affaiblit, elle meurt de défaillance cardiaque la même nuit à 2 heures.Il n\u2019y a pas eu d\u2019autopsie.Commentaires.Nous sommes en présence d\u2019un cas d\u2019occlusion intestinale par péritonite d\u2019origine biliaire.C\u2019est une péritonite par perforation sur les calculs dont quelques-uns étaient à pointes effilées.Les péritonites biliaires par perforation en péritoine libre sont rares, sur 61 cas de perforation vésiculaire en 10 ans chez Mayo, on a trouvé 2 cas de perforation en péritoine libre, les autres péritonites étaient localisées.C\u2019est une péritonite toujours grave.Les calculs\u2018 dans les observations rapportées semblent dans 74% des cas, être les agents déterminants.Ces perforations arrivent chez les vieux lithiasiques ou chez les jeunes, elles sont alors d\u2019origine éberthien- ne.L\u2019affection évolue en deux phases: la perforation et la péritonite.Mais les deux phases se succèdent rapidement, l'accélération serait due à l\u2019intoxication biliaire et à l\u2019infection.En peu de temps l\u2019infection s\u2019étend.Les signes de péritonite généralisée arrivent un à un, douleurs diffuses, contraction généralisée, immobilité respiratoire de la paroi, douleur du Douglas, matité dans le flanc droit, vomissements porra- cés, arrêt des selles et de gaz, faciès plombé, fièvre, tachycardie, faiblesse et accélération du pouls, puis ballonnement, hoquet et collapsus.Le diagnostic d\u2019après Gosset n\u2019aurait été fait que 9 fois sur 111 cas.C\u2019est seulement au cours d'actes opératoires que l\u2019aspect de l\u2019épanchement fait redresser l\u2019erreur et fait reconnaître l\u2019origine de la péritonite.Le diagnostic peut se faire par les antécédents et la localisation initiale de la douleur et la contracture, localisée au début.La perforation au cours d\u2019une typhoïde peut se diagnostiquer plus facilement.Il faut se souvenir que les lithiasiques peuvent faire trois graves complications chirurgicales soudaines: la perforation, la pancréatite aiguë et l\u2019iléus biliaire.Discussion M.Jean TREMBLAY.Je désirerais ajouter que ces perforations ont l\u2019habitude d\u2019être cloisonnées et | if | i} hy i L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuUL1ETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 1127 | JS mn\" | TAMPAX EN | 3 DIMENSIONS lee Puy répondre a loul 1.SUPER LR Lesoin rmdéviduol.3.JUNIOR em Quoique des patientes ayant des menstruations très abondantes présentent souvent un problème hygiénique plus difficile, leur état n\u2019est pas un empêchement à l'absorption interne de l\u2019écoulement \u2014 expérimenté d\u2019une façon si satisfaisante par des milliers de femmes dans tout le pays.Tampax Super fut imaginé par un médecin afin d'assurer une marge de protection pour la femme à menstruations abondantes, ou pour celles qui, à certains jours, ont besoin d\u2019une protection supplémentaire.Cependant, même avec sa grande absorptivité d\u2019une capacité de 45 ce.par tampon, la grandeur de Tampax Super a été confinée à une petite section de 11/16 de pouce seulement.Tampax Super s\u2019est révélé un véritable bienfait pour un grand nombre de femmes.Il renferme toutes les particularités remarquables de Tampax \u2014 un tampon de fin coton chirurgical comprimé, des piqûres entre-croisées pour empêcher la désagrégation\u2026.un applicateur individuel pour l\u2019insertion facile.et une ficelle à l\u2019épreuve de l\u2019humidité pour le retrait facile.Son action capillaire positive empêche l\u2019arrêt de l\u2019écoulement.Demandez des échantillons de Tampax pour en faire l\u2019examen.Le coupon ci-dessous vous sera utile.CANADIANTAMPAX CORPORATION Ld.150 Duchess Street - - Toronto, Ontario | CANADIAN TAMPAX CORPORATION LTD.| Dept.51L, 150 Duchess Street, Toronto, Ont.ALZZ 49 .MESSIEURS: Veuillez m\u2019envoyer des échantillons de vréé d'une façon fonctionnelle pourune ! Tampax dans ses trois dimensions.| NOM ive hiotecton TA MPAX: Nop i 1128 de s'ouvrir dans le duodénum contrairement au cas présent.Les chirurgiens portent alors un diagnostic de perforation de l\u2019estomac et c\u2019est lors de l\u2019intervention qu\u2019on s\u2019aperçoit de l\u2019erreur.Il y avait ici à faire le diagnostic différentiel avec l\u2019iléus biliaire, cependant, celui-ci se rencontre ordinairement chez de vieilles femmes qui ont souffert, dans le passé, de lithiase biliaire et chez ces malades.il est de coutume de sentir une masse abdominale.Dans le cas présent, nous avons pensé à la possibilité d\u2019un iléus paralytique causé par une bride à cause de la cicatrice opératoire que présentait la malade.Un cas de glaucome infantile MM J.BRAULT, L.GELINAS et GUILBAULT Enfant Y.G., né à terme le 24 avril.Accouchement trés laborieux, application de forceps, sous anesthésie chloroformique durant quatre heures.Poids à la naissance: 9 livres.26 avril: \u2014 Admission dans le service de pédiatrie, deux jours après naissance, pour crises convulsives.Antécédents.Mère âgée de 17 ans \u2014 117 lbs.Père âgé de 22 ans \u2014 125 lbs.T.B.du côté de la mère.Examen au moment de l\u2019entrée à l\u2019hôpital.Tête: \u2014 Marques de forceps sur le cuir chevelu aux régions bi-pariétales, \u2014 sur les deux joues et sur oreille gauche.Fontanelles non tendues, de grandeur normale.Chute de la paupière supérieure droite.L\u2019enfant n\u2019ouvre pas cet œil.Dilatation de la pupille à droite.Absence de réaction à la lumière.Légère exophtalmie droite.Œdème de la paupière droite.Teint sub-ictérique.Pas de paralysie faciale, semble-t-il, ni paralysie des membres.Oreilles: \u2014 Tympans normaux.Thorax: \u2014 Cœur rapide, régulier, pas de souffle, bruits bien frappés.Poumon: murmure vésiculaire normal.Abdomen: \u2014- Souple, non douloureux.Membres: \u2014 Nil.Le 27 avril: ponction lombaire.Examen cytologique.Numération globulaire: \u2014 Globules rouges 3,150,000 Globules blancs 13,000 Hémoglobine 65% Valeur globulaire IX Formules leucocytaires: \u2014 Polynucléaires neutrophiles 59 Grands mononucléaires 4 Lymphocytes (petits et moyens mononucléaires) 37 Polynucléaires éosinophiles L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 Le 29 avril: \u2014 Requête en ophtalmologie re: examen du fond d\u2019ceil.Réponse : \u2014 Région orbito-palpébrale droite.La paupière supérieure est nettement œdématiée ct privée de mouvement d\u2019élévation.Paralysie du releveur de la paupière.Aspect d\u2019exophtalmie très marquée.Œil droit: \u2014 Segment antérieur légèrement augmenté de diamètre.Mégalo-cornée.Œil buphtalme.La transparence de la cornée est assez bien conservée.La pupille est en mydriase exagérée.Absence de réflexe à la lumière directe et indirecte.Réflexe con- sensuel aboli.Paralysie du constricteur de l\u2019iris.Fond d\u2019œil: \u2014 La papille est atrophiée, déformée, agrandie et allongée dans son diamètre vertical; les artères sont filiformes tandis que les veines nous apparaissent tortueuses et augmentées de volume.Tension oculaire: \u2014 Prise aux doigts, très augmentée environ 60.Diagnostic.Glaucome infantile de (Glaucome absolu.) Œil gauche: \u2014 Segment antérieur nous apparaît normal.La pupille est de dimension régulière et réagit bien à la lumière directe.Le fond d'œil difficile a bien examiner semble cependant normal.Tension oculaire: \u2014 Prise aux doigts, augmentée d\u2019environ 40.Diagnostic.Glaucome infantile au début.Traitement.Nitrate de pilocarpine Sol.à 1% en instillations dans les yeux 4 fois par jour.Liqueur de Donovan-Ferrari.Le 8 mai.La tension des globes oculaires est considérablement réduite.La pupille droite s\u2019est contractée sous l\u2019effet de la pilocarpine.La tension de l\u2019œil gauche est également améliorée.Commentaires.Le glaucome infantile débute souvent durant les premiers jours de la naissance, voire même durant la vie fœtale.On lui attribue comme étiologie une lésion inflammatoire évoluant au cours de la vie intra-utérine et on en a inféré que souvent l\u2019hérédosyphilis était en cause.(Morax.) Le traitement du glaucome infantile consistera surtout dans l\u2019emploi des myotiques et d\u2019une thérapeutique d\u2019ordre général antisyphilitique.Il faut dans certains cas recourir à l\u2019acte opératoire.Le glaucome infantile est toujours une maladie excessivement grave produisant une baisse marquée de la vision, avec déformation du globe, et déterminant la cécité absolue dans 50% des cas.Un diagnostic précoce associé à un traitement judicieux influence favorablement l\u2019évolution de cette terrible maladie.l\u2019œil droit.Pas de discussion L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 1129 Le véhicule logique de la VITAMINE D POUR LES BÉBÉS ET LES ENFANTS O N sait que les formules lait-eau-glucides, tout en fournissant les calories nécessaires, sont déficientes en vitamine D, facteur essentiel au métabolisme calcium-phosphore normal.Un complément de vitamine D doit s'y ajouter pour que la croissance soit normale et que l'ossature se développe comme il le faut.Le lait est un excipient naturel du facteur antirachitique et un moyen facile d'augmenter sa teneur en vitamine D est d'ajouter quelques gouttes de Drisdol en solution de glycol propylénique à la formule quotidienne (bébés) ou à un verre de lait (petits enfants).Non oléagineux, le Drisdol en solution de glycol propy- lénique se répand parfaitement dans le lait et les autres liquides aqueux.Il ne se dissocie pas et ne change pas le goût du lait.PRÉSENTATION: Flacons de 5 et 50 cc.Chaque flacon est muni d'un compte- gouttes spécial, débitant 250 unités U.S.P.de vitamine D par goutte.DRISDOL WINTHROP Marque déposée au Canada et aux É.-U.d\u2019A.WINTHROP Marque de la VITAMINE D CRISTALLISÉE (de l\u2019ergostérol) EN SOLUTION DE GLYCOL PROPYLÉNIQUE OGIQUE » PRATIQUE * EFFICACE « ANTIRACHITIQUE INTHROP CHEMICAL COMPANY INC.Administration et laboratoires à Windsor, Ontario.Bureaux à la disposition de MM.les médecins et pharmaciens: Immeuble Dominion Square, Montréal, P.Q. 1130 Tubage gastrique dans les maladies des globules rouges MM.Anselme LEGER, Georges LECLERC et M.P.RIOPEL Nous avons eu dernièrement l\u2019occasion de faire le chimisme gastrique chez trois malades souffrant de maladies des globules rouges: un cas d\u2019anémie pernicieuse, un cas d\u2019anémie hypochrome par manque de fer et un cas de polyglobulie.Nous avons fait le dosage de l\u2019acide chlorhydrique et le dosage de la pepsine dans divers échantillons du suc gastrique avant et après injection d\u2019histamine.Nous présentons les résultats de ces dosages.Dosage de l\u2019acide chlorhydrique Anémie Anémie pernicieuse hypochrome Polyglobulie Avant histamine 0 0 - 10 minutes aprés histamine \u2014 0 1.1 grm/litre 20 \u201c \u201c \u201c 0 0 2.3 ¢ 90 \u201cow - - - 30 \u201c \u201c \u201c 0 0 2.9 * 40\u201c \u201c= 12 h.Renseignements: Les « Journées Médicales » sont organisées pour célébrer le 40e anniversaire de la fondation de la Société Médicale de Montréal. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 1137 AFFECTIONS DES VOIES RESPIRATOIRES CORYZA RHINITES SINUSITES TRACHÉO-BRONCHITES (CORYPHEDRINE+ Sous forme de comprimés renfermant: Acide Acétylsalicylique .- O gr.50 Chlorhydrate d\u2019Éphédrine lévogyre .O gr.015 Présentation: Tube de 20 comprimés Flacon de 100 comprimés 1 à 4 comprimés par jour LABORATOIRES POULENC FRERES DU CANADA, Ltée 204, Place Youville, Montréal 1138 Elles auront lieu, par suite d'une entente avec nos collegues de langue anglaise, en même temps que le Congrès Annuel de la Montreal Medico-Chirurgical Society.L'inscription aux «Journées Médicales » est gratuite pour les membres de la Société Médicale et leurs invités: elle donne droit au Programme-Souvenir et à un insigne.Au Banquet conjoint de la Société Médicale de Montréal et de la Montreal Medico-Chirur- gical Society: tenue de soirée.Prix du couvert: $2.00.Pour plus amples renseignements, s\u2019adresser au Secrétariat, 2274 ouest, rue Dorchester (Tél.WIlbank 8640).Le Secrétaire-Trésorier Général, Paul LETONDAL.Le Président, Oscar MERCIER.\u2014 LE DOCTEUR JEAN GREGOIRE A L'HONNEUR Le docteur Jean Grégoire, sous-ministre de la Santé de la province de Québec, a été élu, hier, président de la Canadian Public Health Association, au 29e Congrès annuel de l\u2019Association, tenu à Winnipeg.Nos félicitations au docteur Grégoire.ee ++ L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 BOURSES D'ETUDES DU GOUVERNEMENT PROVINCIAL Vu les circonstances internationales actuelles, c\u2019est aux Etats-Unis que les nouveaux boursiers iront compléter leurs études.Ainsi, des jeunes médecins qui sont les bénéficiaires des ces bourses, le docteur Paul Letendre étudiera la gastro-entérologie à l\u2019Université de Chicago, le docteur Wilfrid Caron, la chirurgie à Boston et le docteur Léopold Morrissette continuera ses études, comme interne, à la clinique Mayo de Rochester (Minnesota).Nous félicitons nos jeunes collègues des grands avantages que la province leur procure, et qui sont dus à leurs mérites respectifs.Nous leur souhaitons bonne chance et nous tenons à leur dire que nous comptons sur eux pour ce qui est du rôle qu\u2019ils auront à remplir soit à l\u2019Université soit dans nos hôpitaux.Le progrès de notre médecine dépend en très grande partie des médecins qui ont eu le temps et le privilège de parfaire leurs connaissances dans des universités étrangères.La collectivité les aide aujourd\u2019hui; ils devraient demain, et en retour, contribuer efficacement au bien de la communauté.ee + NOMINATION Le docteur Samuel Letendre a été nommé récemment assistant bénévole en gynécologie médicale de l'hôpital de la Miséricorde (Montréal).NÉCROLOGIE LE DOCTEUR FRANÇOIS DE MARTIGNY Le docteur François de Martigny est décédé le 28 septembre, à l\u2019âge de 68 ans.Le défunt était une figure éminente de la profession médicale de notre province et occupait un poste élevé dans la milice canadienne.Il avait fait ses études médicales à l\u2019Université Laval de Montréal où il obtint son diplôme de médecine en 1898.Après un séjour d\u2019études en France, il devint chirurgien de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, puis chirurgien en chef à l\u2019hôpital Français qui devenait plus tard l'hôpital Sainte-Jeanne-d\u2019Arc et dont il fut le principal fondateur. WL vara AAA SAN L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 \u201cSublime est la tâche de soulager la douleur 2) L'effort d'hier est couronné de succès aujourd'hui.La douleur, qui est le symptôme le plus communément rencontré, a été mise sous contrôle.On emploie l'anesthésie pour la douleur de la chirurgie: d'autres douleurs graves sont contrôlées par les narcotiques, et les douleurs musculaires temporaires ainsi que les autres douleurs qui constituent la masse de la pratique médicale peuvent être soulagées efficacement par l'administration ASPIRIN L'analgésique et l'antifébrifuge, si avantageusement employé aujourd'hui, Aspirin, est constitué de substances essentiellement pures qui se désagrègent rapidement, et sont presque complètement dépourvues d'acides salicylique et acétique dissociés.Il nous fera plaisir de vous envoyer des échantillons d'Aspirin sur votre demande.çÇ Nom déposé au Canada.THE BAYER COMPANY, LIMITED, 1019 Elliott Street West, Windsor, Ontario.1139 ALALLL ALLL ALLL a i iy \u201cwt ANNAN pam PE - 1140 Le docteur de Martigny était membre de nombreuses sociétés savantes françaises et avait participé activement, comme rapporteur, à d\u2019importants congrès internationaux de chirurgie, tout particulièrement en France et en Allemagne.Enrolé dès le début de la guerre de 1914- 1918, il avait été chirurgien au Woolwich Hospital de Londres, chirurgien en chef du Ris- borough Hospital, chirurgien en chef de l\u2019hôpital de Saint-Cloud et chirurgien de l\u2019hôpital Carrel de Compiègne.Il était officier de l\u2019Instruction publique et avait reçu du Gouvernement français la Médaille d\u2019or du dévouement.Lieutenant-colonel de réserve de l\u2019armée médicale canadienne, il avait été élu à l\u2019unanimité, en 1936, président provincial de la Légion Canadienne.Personnalité de premier plan, le docteur de Martigny était doué d\u2019une activité, d\u2019une énergie et d\u2019une vitalité qui firent de lui un combatif et un chef.L'hôpital Sainte-Jeanne- d\u2019Are demeurera son œuvre principale.Chirurgien de première valeur, toujours écouté aux sociétés savantes, il fut parmi les plus réputés consultants de Montréal et même de la province.Canadien d\u2019ascendance française, il était fier de ses origines et ne manquait jamais une occasion de manifester par des actes son attachement à la France qu\u2019il avait servie en 1914-1918.La profession médicale pleure sa disparition.Nous offrons nos condoléances à sa famille et nous prions son gendre, le docteur Prud\u2019homme Saint-Germain, d\u2019accepter notre vive sympathie.LE DOCTEUR LA SALLE ARCHAMBAULT Le docteur La Salle Archambault est décédé à l\u2019âge de 61 ans, le 28 septembre.Le défunt avait fait ses études à la Faculté de Médecine d\u2019Albany où il devint plus tard professeur de Neurologie.Ancien élève de Pierre Marie, il fut un éminent neurologiste, auteur de nombreux tra- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 vaux portant sur la pathologie du système nerveux et publiés dans les journaux médicaux français et américains.Le docteur La Salle Archambault avait conservé de son séjour d\u2019études en France un souvenir vivace, pour son maître Pierre Marie, une gratitude et un respect inaltérables.D\u2019ascendance canadienne-française, il avait gardé le culte de sa langue maternelle.Il nous fit honneur, chez nos voisins des Etats-Unis.LE DOCTEUR JEAN-CHARLES DUCHARME Le docteur J.-C.Ducharme est décédé le 16 septembre, à l\u2019âge de 66 ans.Le défunt avait fait ses études médicales à l\u2019Université Laval de Québec qui lui avait décerné son diplôme de médecin en 1900.Il s\u2019était occupé activement, durant sa longue carrière de médecin poursuivie dans la paroisse de Saint- Edouard (Montréal), d\u2019æœuvres paroissiales et nationales, de sociétés de mutualité.Nous prions son fils, le docteur Gérard Du- charme, d\u2019agréer nos condoléances.LE DOCTEUR GEORGES-A.FOREST Le docteur Georges-A.Forest est décédé subitement le 31 août.Le défunt avait obtenu son doctorat en médecine de l\u2019Université Laval de Montréal en 1910.LE DOCTEUR OVILA BIRS Le docteur O.Birs, pratiquant la médecine à Coaticook depuis 1907, vient de mourir à l\u2019âge de 59 ans.Le défunt avait fait ses études médicales à l\u2019Université Laval de Montréal qui lui décernait son diplôme de médecin en 1907.LE DOCTEUR L.-P.SAVOIE Le docteur L.-P.Savoie est décédé, à l\u2019âge de 41 ans, le 4 septembre.Le défunt était chargé de la surveillance des Unités Sanitaires de la région du Saguenay.LE DOCTEUR GEORGES DESROSIERS Le docteur Georges-E.Desrosiers, diplômé de l\u2019Université de Montréal en 1920, vient de mourir à l\u2019âge de 45 ans. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 1141 Encore une édition BEAUCHEMIN du plus VLh intérêt: UNE ÉDITION COMPLETE / VENDUE EN 15 JOURS + VIENT DE PARAÎTRE: PRÉCIS DE MORALE MÉDICALE pour Infirmières, Médecins et Prêtres par le R.Père S.-A.LAROCHELLE, O.M.1.et le Docteur C.T.FINK, C.M.EXTRAITS DE LA PRÉFACE: « Voilà certes un livre appelé à faire beaucoup de bien et à servir de guide moral aux Gardes-Malades, aux Étudiants en Médecine et même aux Médecins.Le livre.a l\u2019avantage d\u2019être complet et d\u2019avoir été écrit par un prêtre qui connaît sa théologie.« À l\u2019étude des questions médico-morales, le révérend Père a ajouté des considérations pratiques et sûres qui seront d\u2019une grande utilité à tous ceux qui soignent les malades.» Mgr Georges Gauthier membranes foœtales.\u2014 Stérilisation et muti- de mort, et à jeun; 2.Pour les malades, non bliographiques; Introduction (morale, mo- lation: 13 Stérilisation et mutilation (mé- à jeun, et non en danger de mort; 3.Pour rale professionnelle, plan).frorragie! : iy) Salpingectomie et ovariecto- les malades fa danger de mort: 4.Cas .mie; ystérectomie et hystéropexie; 16.spéciaux: enfants, inconscients, vomisse- co LA CONSCIENCE MORALE: Nature de la Vasectomie; 17.Laparatomie, opération de ments, toux; 5.Préparation matérielle.\u2014 morales; Obligation de la conscience.Porro, symphyséotomie; 18.Eugénisme: Sa Extrême-Onction: 1.Le cas ordinaire; 2.\u2019 nature: Ses deux principaux moyens; Sté- Cas spéciaux: enfants, impénitents, incons- LE VOLONTAIRE INDIRECT: Le volon- | rilisation immorale, abusive, inefficace: A cients; 3.Mort relative et mort réelle; 4.taire: définitions et divisions; Influence propos des maladies mentales; Au sujet des Quelques directives pratiques; 5.Prépara- du volontaire indirect sur l'acte moral.criminels.\u2014 Quelques autres cas de droit tion matérielle.\u2014 Secours aux derniers TRAITEMENTS, MANŒUVRES, OPERA- | à la vie ou à la santé.19.L'opération césa- moments.TIONS: Avis préliminaires: Remarques | r\u2018enne: Sa nature: Obligation de la mère; QUELQUES AUTRES DEVOIRS DE JUS- d'ordre général et plan suivi; Individualité Sur une morte: 20.Accouchement préma- TICE ET DE CHARITE: Explications pré- des cas; Loi naturelle, source de moralité: |turé: 21.L'euthanasie et la prolongation liminaires.\u2014 La responsabilité: 1.Défini- Prudence élémentaire, sans fausse pu- de la vie: Nature: Actualité; Immoralité: tion et division; 2.Fondement; 3.Respon- deur.\u2014 A propos de la conception: 1.Prolongation de la vie: 22.Calmants et sabilité des conséquences et des actes Pratiques anticonceptionnelles et limitation remèdes: Natura des calmants; Usage pru- d\u2019autrui.\u2014 La coopération: 1.Importance des naissances: Nature de ces pratiques; dent et modéré; Usaga considérable:| du sujet, nature, division, principes; 2.Quelques raisons d\u2019en parler; Le point de Durant la grossesse; Pour les mourants; A Règles générales et cas de coopération.\u2014 vue moral; Conclusions pratiques; 2.Conti- l'occasion d\u2019un accouchement: Règles gé- Le secret professionnel: 1.Nature, division, nence périodique d\u2019après la méthode Ogino- nérales à pronos de remèdes: 23.L\u2019hypno- principes; 2.Son objet et causes qui per- Knaus: Ce qu'elle est; Sa moralité; 3.Ex- |tisme; 24.À pronos de maladies psychi- mettent de le divulguer; 3.Des cas: ceptions possibles en cas de maladie véné- ques: Un suiet à étudier; Classification syphilis, tuberculeux ou épileptique, crime, rienne ou de viol: 4.Fécondation artificielle stable impossible: Quelques Drécisions;| etc.; 4.Usage du secret et conclusion | TABLE DES MATIÈRES: Préface; Avant-propos; Indications bi- et spermoculture.\u2014 À propos de la vie fœta- Psychoses et névroses: Neurasthénie, psy- pratique.\u2014 Science et habileté profession- le: 5.L\u2019avortement provoqué: Ce qu\u2019il est; chasténie, hvstérie; Psychothérapie; Res-| nelles: 1.Compétence nécessaire chez Prétextes invoqués; Moyens employés; bonsabilité morale.nous; 2.Obligation de justice et grave; 3.L'animation du fœtus; Point de vue moral; CAS SPECIAUX POUR LES SACREMENTS: Science indispensable et habileté; 4.Ques- Point de vue pénal; Point de vue médical; Le bantême: 1.Le cas ordinaire: Intention: tions sociales et Action catholique.\u2014 Point de vue physique; Point de vue phar- Eau; Manière de bantiser: Suiet à bapti- L\u2019honnêteté professionnelle: 1.Plusieurs maceutique; Quelques objections; Conclu- ser: Les paroles; Nécessité du baptême: cas déjà traités; 2.La question d'honorai- sions pratiques; 6.Curettage; 7.Tampon- 2.Le cas.en danger de mort; 3.Doute sur res; 3.Mensonge et restrictions; 4.Char- nement utérin ou vaginal; 8.L\u2019embryoto- une condition de validité: 4.Dans un ac- latanisme; 5.Le serment professionnel.\u2014 mie; 9.Radium, radiothérapie et radio-| rouchement difficile: 5 Les fœtus avant Quelques autres vertus: 1.Le dévouement graohie; 10.Ablation de l'utérus gravide| terme (à bantiser, à inhumer): 6 Les| au malade, au médecin; 2.La bonté, de malade; 11.Ablation de poches fœtales monstres: 7.Baptême intra-utérin: 8.Adul- préférence, surnaturelle; 3.La fermeté extra-utérines: Fœtus ectopique mort; Pas tes protestants ou païens en danger de raisonnable; 4.La patience à l'égard de de danger immédiat: Fœtus probablement mort: 9.Un inconscient totalement in-| tous; 5.La dignité envers soi, les autres, viable; Fœtus douteux: Foœtus non viable; connu: 10.Les enfants de parents non la profession.\u2014 Epilogue.\u2014 Appendice: Rien de direct n'est permis: Cas impré- catholiques.\u2014 La cnnfession.\u2014 L\u2019Eucha- Code moral des hôpitaux catholiques du vus; Conclusions pratiques; 12.Ponction des | ristie: 1.Pour les malades, non en danger Canada et des Etats-Unis.EN VENTE DANS TOUTES LES LIBRAIRIES \u2014 \u2014 PRIX: l\u2019exemplaire, $1.50 Librairie BEAUCHEMIN Limitée \u2014 430, rue Saint-Gabriel, MONTREAL \u2014 Téléphone: LAncaster 4236* 1142 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 At LES ALIMENTS 9 TOMOGENIZED (EXTRACELLULAR) POUR BEBES Fournissent le Volume sans rien qui puisse irriter Des observations faites au cours d\u2019essais cliniques et d\u2019analyses de laboratoire, en ce qui concerne l'alimentation, ont démontré que le « volume », qui est nécessaire pour encourager l\u2019évacuation normale chez les petits bébés, se trouve dans les Légumes et Fruits Homogénéisés sous une forme lisse et fine qui ne peut irriter.29 La valeur des Aliments Homogénéisés Libby's pour Bébés dans l\u2019alimentation des très jeunes bébés a été démontrée par des essais au cours desquels des bébés n\u2019ayant que six semaines digérèrent très bien les Légumes et Fruits Homogénéisés.Avant l\u2019homogénéisation, il était impossible de donner une les éléments nutritifs qui y sont contenus et les répartissant dans toute la masse.Grace a cette répartition, une large surface de ces éléments nutritifs se trouve exposée aux enzymes digestives des bébés.La digestion des Légumes .et Fruits Homogénéisés Libby's se fait plus vite, plus facilement et avec moins d'effort qu\u2019il n'en faut pour d'gérer les aliments alimentation solide à un aussi bas âge.préparés d\u2019après d'autres méthodes.Afin d\u2019être présentés sous une forme fine et lisse, les Aliments Libby\u2019s pour Bébés sont d\u2019abord passés au passe-purée, puis homogénéisés.Ce procédé d\u2019homogénéisation fait deux choses: il réduit les fibres grossières qui restent dans les purées en particules minuscules non irritantes; et il brise les cellules nutritives qui sont restées entières dans la purée, libérant ainsi ÉCHANTILLONS GRATUITS La maison Libby\u2019s se fait toujours un plaisir d\u2019envoyer des échantillons, à titre gracieux, aux médecins qui en font la demande par écrit.10 ALIMENTS ÉQUILIBRES POUR BÉBES 4 Grâce à ces combinaisons de céréales, soupes, fruits et légumes homogénéisés, le y Médecin peut facilement prescrire une variété d'aliments solides pour les bébés.A 1 Pois, betteraves, Citrouille, to- Pois, carottes, Céréale \u2014 lait Pruneaux, jus ® asperges - com- ® mates, haricots B épinards \u2014 un com Sapore.blé ® d\u2019ananas, jus de plete le régime lacté verts.Source de Vita- mélange d'éléments Sova cuite dans du citron \u2014 aide à en et fournit un supplé- mine A: fournit aus- nutritifs qui fournit lait, cette céréale courager l'évacuatio ment de fer et de si du fer.de la Vitamine A et fournit une bonne normale.Vitamine C du fer quantité de chaux et ! : .e phosphore \u2014 très 3 énergétique.Soupe \u2014 légu- Soupe maigre Bananes, pom- 9 Pois, épinards, 1 Tomates, C& let re, TE oe = légumes, fa- ® mes, abricots \u2014 ® haricots verts ® rottes, poifft mates, carottes, cé- rine de soya et d\u2019or- fournit des hydrates \u2014 une combinaison \u2014une délicieuse comfft leri et un soupçon ge.La farine de soya de carbone facilement ; binaison d'ingrédient d\u2019oignon frais pour est une excellente digestibles, et excite de légumes verts.convenables.donner du goût.Sour- 2: , J source de protéines.l\u2019appétit.ce importante de Vitamine A, riche en facteurs anti-anémi- facte Et, de plus, trois légumes seuls spécialement homogénéisés CAROTTES - POIS - ÉPINARDS Faits au Canada par LIBBY, McNEILL & LIBBY OF CANADA LIMITED, CHATHAM, ONT{ nploi Jecins.1tation, envoyez votre feuil- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Bur1ETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 de publicité ni de mode envoyés, excepté aux Pour recevoir, gratis, échantillons et de la docu- professionnelle d'ordonnance \u2018\u201cLactogen Department.\u201d Dans les maisons où il n\u2019y a pas de réfrigération, ou quand une maman est en voyage ou en vacances avec son bébé, chaque biberon de Lactogen peut être sréparé au moment de le donner au bébé.quand on a la réfrigération, on peut préparer à avance la quantité suffisante pour l\u2019alimentation de 24 heures.a mère la plus occupée ou la moins expérimentée >eut préparer sans d'fficulté la formule Lactogen, :ar elle n\u2019a qu\u2019à faire dissoudre la quantité prescrite le Lactogen dans de l\u2019eau bouillie tiède.Cette acilité de préparation est la meilleure assurance de on emploi correct.FACILE EMPLOYER! à © Je lactogen est fait entièrement avec du lait de vache et est reconnu comme un succédané très satisfaisant du lait maternel quand il est présenté sous la forme et dans les proportions appropriées.® Le lait de vache est modifié par l\u2019addition de grus de lait et de sucre de lait afin de ressembler au lait de femme quant aux proportions de gras, de protéines et d\u2019hydrates de carbone.e Le Lactogen est un aliment facile à digérer parce que les propriétés de la caséine sont changées pour qu\u2019il se forme des caillots fins et floconneux, et que les globules gras sont absolument brisés.1143 Ÿ 1144 L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.AN.\u2014 Montréal, octobre 1940 LE TRAITEMENT DE LA Dysménorrhée Lk .¥9 \"Pour la plupart des dysménorrhéiques, le traitement le EMMENINE plus efficace que nous connaissions à l'heure actuelle consiste en l'usage per os d'une substance cestrogene, No 927 \u2014 \u201cEMMENINE\u201d l'Emménine, prise avec une quantité suffisante d'eau, et LIQUIDE l'adjonction d'une médication ferrique et vitaminique adé- 30 unités orales-quotidiennes quate.Le repos est aussi important dans ce traitement.\u201d * (Collip) par c.c.En bouteilles de 4 onces No 701 \u2014 \u201cEMMÉNINE\u201d Posologie: Trois cuillerées à thé d'Emménine Liquide ou trois comprimés Emménine par jour pendant les dix jours qui précèdent les règles.La dose se prend avec de l'eau.COMPRIMÉS ; J , , 4 .120 unités orales-quotidiennes L'Emménine est préparée et standardisée biologiquement (Collip) par comprimé d'après la méthode du docteur J.B.Collip et est présentée En bouteilles de 42 comprimés avec l'approbation du Laboratoire de Biochimie de l'Université McGill.* Watson, Melville C., Bulletin Academy of Medicine, Toronto, 13:132, mars 1940.AYERST, McKENNA & HARRISON Limitée Biologistes et Pharmaciens MONTRÉAL .i CANADA LE FILM RADIOGRAPHIQUE DE SÉCURITÉ «DUPONT», SON CONTRASTE BRILLANT ACCENTUE SES DÉTAILS Vendu par l'intermédiaire des principaux marchands d'appareils radiographiques d'un océan à l'autre Représentants canadiens : CANADIAN INDUSTRIES LIMITED SACI rem ee.- Division de la Plastique LIMITED Qué.Montréal - - - L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Burrerin A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1940 1145 | __ POUR DIMINUER LA CONGESTION Se NASALE La congestion nasale est le principal symptôme dans les rhumes, les sinusites, la fièvre des foins et les troubles similaires des voies respiratoires supérieures.a Pour diminuer rapidement une telle congestion, sûrement et complètement EMULSION NEO-SYNEPHRIN HYDROCHLORIDE offre une vasoconstriction prolongée.(Aucune réaction désagréable et une toxicité moins élevée en dosage thérapeutique que l\u2019épinéphrine ou l\u2019éphédrine.) 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Charbonneau, Ltée (Westinghouse) .2.222 424 4 240 28 Coca-Cola Co.of Canada Ltd .1146 Compagnie Ciba Ltée (Di-Ovocyline) \u201c 20 Eddé, J., Ltée (Tréphonyl) .27 Eddé, J.Ltée (Iodogénol) .27 Frederick Stearns & Co.of Canada Lid.(Néo-Synephrin Hydrochloride) .1145 Frosst, Charles E., & Co.(Tutamate) .1 Heinz, H.J., Co.of Canada Lid.(Recommandez les 12 aliments Heinz pour enfants) 2e page de couverture Herdt & Charton Inc.(Uroprazine) .1145 Hirbour, Arthur (La pharmacie d'ordonnances) 2.244244 440 1146 Imperial Tobacco Co.(Sweet Caporal).1147 Johnson & Johnson Ltd.(La manière moderne d'obtenir de meilleurs plâtres) 23 Knox Gélatine (Comparez) .1135 Laboratoires Abbott Ltée (Penta-Kaps) 32 Laboratoire du BisMol (Fertinic) 4e page de la couverture Laboratoires Jean Olive (Nucléarsitol Robin) 31 Laboratoires Jean Olive (Lantol) .31 Laboratoires Poulenc Frères du Canada Ltée (Coryphedrine) .+ 1137 Libby.McNeill & Libby of Canada Ltd.(10 aliments équilibrés pour bébés) .1142 Librairie Beauchemin Ltée (Précis de Morale Médicale) .+ +.1141 Mead Johnson & Co.Ltd (Complexe de la Vitamine B) .1119 ee es \"+ 2 vr 2» 0 Merck & Co., Ltd (Pyridium) .5 Millet, Roux & Cie, Ltée (Scillitrine) .19 Monty, Gagnon, Monty .1147 Nestlé\u2019s Milk Products (Canada) Ltd.(Lac- togen) .+ 2 +4 + + + +0 0 \u2026 1143 Parke, Davis & Cie (Le jeune médecin qui consulta Von Behring) .30 Parker, White & Heyl, Inc.(Les preuves a l'appui) .« .« 1125 Rougier Frères (Hepathemo) .3 Rougier Frères (Digitaline Nativelle) .3 Rougier Frères (Lyxanthine Astier) .7 Rougier Frères (Elixir Martin-Mazade) .1105 Rougier Fréres (Spectrol) .1105 Sanatorium De Blois .26 Sanatorium PrévostInc.22 Schering Corporation Ltd.(Routine au Cortate) .1.222 24240 1117 Shuttleworth, E.B.Chemical Co.Ltd.(Ferrochlor) ee ee ee ee 1113 Squibb & Sons of Canada Lid, E.R.(Suppléments de Vitamines) .1123 Société d'Expansion Pharmaceutique Inc.(Prephysin) .2 22 2 22200 1115 Upjohn Co.(Cerelexin) .Usines Chimiques du Canada Inc.(Sirop B Co.Valor) .3e page de la couverture gy Victor X-Ray Corporation of Canada Ltd.1133 § 11 § Vinant Limitée (Pelletiérine Tanret) .ll Vinant Limitée (Amino-Sel Byla) Vinant Limitée (Sédosine) .11 Vinant Limitée (Spartoval) .17 Vinant Limitée (Sparto-Camphre) .17 Vinant Limitée (Génisténal) .17 Vinant Limitée (Pipérazine Midy) .21 Vinant Limitée (Thiodérazine Midy- \u2014 injectable) .24424440 21 Vinant Limitée (Thiodérazine Midy \u2014 buvable .+.2244 44 40 21 Vinant Limitée (Thiodacaine Midy) .21} Vinant Limitée (Ténébryl Guerbet) 21 Warner, William R., Co.Ltd (Anusol) .1111 Winthrop Chemical Co.Inc.(Drisdol) .1129 Wyeth & Bro., Canada Ltd, John (Am- phojel) .1.22444 42420 24 Wyeth & Bro., Canada Ltd, John (Am- phojel) .2242444000 25 Wyeth & Bro., Canada Ltd, John (En tout et partout au service de la profession médicale) B1 300 unités .Riboflavine 0.2 mg.Les Vitamines Synthétiques B Acide micotinique 10° mmo Be 0.1 mg.COMPLEXE Prescrivey simplement: «Sirop B Co.Valor» Riches et pauvres souffrent d'avitaminose Par mauvaise alimentation, soit insuffisante, soit inadéquate à cause de préférence ou dédain pour certains mets.Chez l'alcoolique, l\u2019alcool prend la place d\u2019une quantité de nourriture correspondante.Diètes arbitraires trop longtemps suivies.Littérature sur demande USINES CHIMIQUES DU CANADA INC.1338 est, rue LAGAUCHETIERE (87 Station C) MONTREAL Permettant la meilleure utilisation possible du fer.® Un composé chimique défini de fer, stable à l'état ferreux.Le fer constitue 12% de la molécule et est combiné au phosphore et à l'acide gluconique.@ Des essais cliniques ont démontré que le fer, sous cette forme, prend une toute nouvelle valeur comme hématinique.@ Voir expérimentation biologique et résultats cliniques résumés en brochures à l'intention de la profession médicale.Conditionné en flacons de 90 \u201cCapils\u201d.Dose: 2 \"Capils\u201d, ¥2 hre avant les repas.(Phospho-gluconate Hématinique nouveau Coetficient d'augmentation de l'hémoglobine.FERTIRIC Ferreux) 16 14 12f 10 4 8 12 16 20 JOURS LP.G.= Fertinic (Phospho-gluconate Ferreux), I1P.G.+ C.= Fertinic avec Vitamine C.LA.C.= Citrate de Fer Ammoniacal.B == Carbonate Ferreux (Blaud).Le LABORATOIRE du BISMOL (La Cie Pharmaceutique DesBergers) 388 ouest, rue Saint-Paul - - Montréal IPG "]
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