L'union médicale du Canada, 1 novembre 1940, Novembre
[" Tome 69 \u2014 Numéro 11 MONTREAL, NOVEMBRE 1940 oh 2880 MÉDECINE 7a A Bulletin de l'Hssoctation des (BDédecins de Langue Française de l'Amérique du Mord (Fondée à Québec en 1902) W'Union lDédicale ou Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) m5 === | i ADMINISTRATION 326 est, boul.Saint-Joseph Tél.: LAncaster 9888 Montréal SECRETARIAT SECRETARIAT 126 est, boul.Saint-Joseph 5342, rue Saint-Louis Montréal Québec 1 LES ÉLÉMENTS MINÉRAUX OU INORGANIQUES DANS LA NUTRITION | \u201cLes fonctions des sels mineraux sont si importantes qu\u2019on pourrait dire qu\u2019elles contrôlent la vie même.\u201d (1) | @ C\u2019est avec cette déclaration précise qu\u2019une mono- la déclaration ci-dessus n\u2019est pas du tout exagérée graphie récente résume l\u2019importance des sels miné- quant à l\u2019importance des sels minéraux dans la raux dans le métabolisme animal.nutrition.Les premiers physiologistes considéraient la liste Quant à leur présence naturelle, les sels minéraux suivante d\u2019éléments inorganiques assez complète en sont plutôt largement répartis dans les aliments ce qui concernait la nutrition animale: quoique la quantité présente\u2014même dans un ali.Calcium Sodium Phosphore ment du même genre\u2014soit reconnue comme variable Fer Potassium Chlore (3).Aucun aliment, ni aucun groupe d\u2019aliments, ne lode Magnésium Soufre possède tous les Géments essentiels à la nutrition.LL .onc, pour assurer la meilleure ration de sels Cependant, on semble devoir ajouter le cuivre, le minéraux, le régime alimentaire devrait comprendre manganèse, le zinc et apparemment le cobalt à \u2014autant que possible\u2014+t ] d\u2019ali cette liste d\u2019éléments considérés indispensables ou que p .\u201c ous cs genres daliments.désirables dans la nutrition.De plus, des analyses Dans la préparation des aliments, on devrait avoir des tissus animaux ont révélé la présence des soin de préserver leurs éléments minéraux.À cause éléments qui, soi-disant, \u201claissent des traces\u201d de leur nature soluble dans l\u2019eau, certains sels (aluminum, silicium, arsenic, fluor, brome, baryum, minéraux sont perdus dans l\u2019eau de la cuisson.rubidium, nickel et sélénium).Seules, des études Par conséquent, pour profiter entièrement des sels futures pourront décider (2) quels sont ceux de ces minéraux contenus dans les aliments, il est nécessaire éléments qui jouent un rôle défini dans le d'employer, d\u2019une façon ou d\u2019une autre, l\u2019eau dans métabolisme mammifère et ceux qui sont présents laquelle ces aliments ont été cuits.en tant que contaminants.Au cours du procédé de mise en conserve, les Quoique les fonctions spécifiques de tous les sels aliments sont cuits dans une quantité limitée d\u2019eau minéraux essentiels ne soient peut-être pas entière- ou de saumure, dans la boîte scellée qui les contient.ment connues, il est évident que beaucoup de ces Les pertes d\u2019éléments inorganiques sont donc éléments inorganiques\u2014sous leur forme de sels ou réduites et, lorsqu\u2019il emploiera tout le contenu de la d\u2019ions\u2014sont associés aux fonctions essentielles du boîte, le consommateur obtiendra tous les sels corps.Ainsi, le commencement et la continuation minéraux qui y ont été conservés.Grâce à cette de la fonction cardiaque, le maintien des relations façon de procéder pour la mise en conserve, les osmotiques des tissus et de l'équilibre acide-alcalin, aliments en boîtes sont des aliments précieux et et la formation de tissus osseux et calcaires et de pratiques pour les régimes qui doivent fournir les l\u2019hémoglobine sont quelques-unes des fonctions meilleures quantités d'éléments inorganiques essen- vitales de ces sels minéraux (1).Il est évident que tiels à la nutrition complète de l\u2019homme.AMERICAN CAN COMPANY MONTREAL .HAMILTON .TORONTO AMERICAN CAN COMPANY, LTD.VANCOUVER (1) 1939.Métabolisme Minéral, Alfred T.(2) 1940.Extraits et Revues sur la Nutrition (3) 1938.Etudes Univ.de Colorado 25, 181, Shohl, Reinhold, New-York.9, 515.GR ATIS\u2014PRÉCIEUX LIVRE gistes.Pour votre commodité, le Laboratoire de Nutrition du Bureau des Recherches scientifiques de l\u2019American Can DE RENSEIGNEMENTS Company a compilé une suite de faits sur les besoins alimentaires, les aspects nutritifs des conserves alimentaires, Depuis plus d\u2019une génération, les conserves alimentaires les procédés de la mise en conserve, etc.Une bibliographie vendues dans le commerce sont l\u2019objet de nombreuses de rapports scientifiques y est ajoutée.Un exemplaire recherches par les chimistes, biochimistes et bactériolo- vous sera adressé sur réception du coupon ci-dessous.e % 3% % 4 % US 4 % 6 9 4 3 6 6 9 4 3 à 9 3 4 9 4 9 3 3 3 8 à 9 8 8 9 0 1 0 M American Can Company, ve TR Na Medical Arts Building, Hamilton, Ontario.107 pages de renseigne- wn \u2018 Ce 2 ee Veuillez envoyer gratuitement un exemplaire de votre ments authentiques avec livre \u201cAspects Nutritifs des Conserves Alimentaires\u201d à Table des matières pour y référer facilement.3 es 9 4 Sr 3 9 9 0 3 9 à 9 à A 9 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 \u201cTUTAMATE\u201d (TUTAMINA MATRIS: Défenses de la mère) CAPSULE No 653 \u201cSon! un SUPPLÉMENT spécifique de la NUTRITION durant la GROSSESSE etl\u2019 ALLAITEMENT © Chaque dose quotidienne (2 capsules) contient: ADJUVANT DANS: Huile de germe de blé (vitamine E) .5 minimes \u2014la prévention de la pré (l'équivalent de 5 onces de blé entier) maturité Fer (sous forme de sel ferreux) .1/2 ar.\u2014a prévention de l'anémie Cuivre (sous forme de se).1/50 ar.de nutrition Vitamine D (\u2019Ostogen\u2018\u2019) 2,000 unités (internationales) \u2014la prévention du rachitisme, de la carie dentaire et Phosphore (sous forme de sel) .3/4 ar.de la tétanie par carence Calcium (sous forme de sel) .l ar.de la vitamine D.Iode (sous forme de sel) .1 /192 gr.\u2014la prévention de la carence en iode Vitamine B; .300 unités (internationales) \u2014la prévention de la polynévrite par carence en vitamine B1 Vitamine A .4,000 unités (internationales) _'édification de la résistance Standardisées biologiquement.Posologie: deux capsules par jour.Boîtes de 50 capsules.Charles &.host &Co.Une organisation canadienne de fabricants des meilleurs produits depuis 1899 MONTRÉAL CANADA SOMMAIRE BULLETIN Albert LeSAGE: Quarantième anniversaire de la fondation de la Société Médicale de Montréal CONGRES DE L\u2019' A.M.L.F.À.N.R.-E.VALIN: Complications à la suite de la chirurgie abdominale .Auguste PANNETON: Considérations sur les troubles fonctionnels de l'oreille d'origine tubaire L.-Henri GARIEPY: Le diabète et la chirurgie .Norbert BOURGAULT: Le strabisme paralytique .Lucien Sylvestre: Le sulfathiazol Résolutions adoptées par le Conseil de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord .RECUEIL DE FAITS Charles-Emile GRIGNON et Georges LECLERC: Traitement moderne de la maladie d'Addison Charles LEFRANÇOIS: Sur les troubles vasculaires et nerveux causés par la côte cervicale .EDITORIAL Roma AMYOT: La Vitamine E QUARANTIEME ANNIVERSAIRE DE LA SOCIETE MEDICALE DE MONTREAL Albert LeSAGE: L'action sociale du médecin canadien-français.Hier \u2014 Demain .Mercier FAUTEUX: Les conditions de la recherche scientifique en médecine .M.TIFFENEAU: .M.Philippe Roy, ancien Ministre du Canada à Paris .MEDECINE SOCIALE Adélard GROULX: L'hygiène publique (suite) .MEDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES Adrien LAMBERT: Glanures dermato-syphiligraphiques Edouard DESJARDINS: Traumatismes du thorax .1149 .1152 1158 .1162 .1176 .1181 .1183 .1187 .1190 .1195 .1197 .1203 .1208 .1210 .1216 .1217 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 1111: Hématique Totale SIROP de [A DESCHIENS A I SANG à l'Hémoglobine vivante Renferme intactes les Substances Minimales du Sang total Médication rationnelle des SYNDROMES ANÉMIQUES et des DÉCHÉANCES ORGANIQUES Une cuillerée à potage à chaque repas \u2014f\u2014\u2014 DESCHIENS, D' en Ph'*, 9, Rue Paul-Baudry.Paris (8%) Représentant: ROUGIER, 350, Rue Lemoine - MONTREAL (Canada) » DYVYYVYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYPYVYYYVYY VYVYYYYPVYYVYVYVYY PYYYYVYYYYYYYYYYYYYYYYVYYYYVYYVYVYVYVYYHY LABORATOIRE NATIVELLE 27, Rue de la Procession - PARIS 15 OUABAINE ARNAUD insuffisance ventriculaire gauche.Myocardites diverses à cœur régulier.Toutes cardiopathies décompen- sées.MM.ROUGIER Frères, 350, rue Le Moyne, MONTREAL.ARAAAAARAAAAAAAAAAAAA | INDICATIONS FORMES Solution 4 2/100.Nouvelle présentation: Comprimés a 5 mg.Dépôt général pour le Canada: Ampoules au 1/4 de mg.pour injections intraveineuses.Draeger a AAAMAAAAAAAAAAAAAAAAAS AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAY LLY YY YY TS SOMMAIRE (Suite) ANALYSES MEDECINE Sulfathiazol et sulfaméthylthiazol, dérivés du sulfanilamide (p.1220).La Prostigmine dans le traitement des troubles de la circulation périphérique (p.1220).La vitamine B: dans la maladie des radiations (p.1221).Le traitement de l\u2019artériosclérose oblitérante (p.1221).PHTISIOLOGIE De quelques cas de rechutes survenues sur une série de 242 opérés, ayant paru guéris, par thoracoplastie, d\u2019une tuberculose pulmonaire cavitaire unilatérale (p.1222).Conduite initiale à suivre en tuberculose suivant la psychologie du malade (p.1222).GASTRO-ENTEROLOGIE Considérations gastroscopiques \u2018\u2019de malaises gastriques\u201d à la suite d'opérations sur l'estomac (p.1222).ENDOCRINOLOGIE Etude clinique du stilbestrol œstrogène synthétique (p.1223).CHIRURGIE Traitement chirurgical de l'hémorragie gastrique aiguë (p.1223).GYNECOLOGIE La radiothérapie des cancers de l'utérus (p.1224).CHIRURGIE INFANTILE ET ORTHOPEDIE Pied plat congénital (p.1225).PEDIATRIE L'otite et l'antrite du nourrisson et leurs répercussions sur l'état digestif (p.1226).NEURO-PSYCHIATRIE Méningite cérébro-spinale épidémique (méningococcique) (p.1226).OPHTALMOLOGIE Application locale de préparation à base de vitamine À en ophtalmologie (p.1227).UROLOGIE Une nouvelle thérapie acidifiante urinaire.Injection intraveineuse de phosphate monosodique (p.1227).DERMATO-SYPHILIGRAPHIE Pyodermite chancriforme de la face (p.1228).RADIOLOGIE Tuberculose rénale.Pathogénie et signes radiologiques (p.1228).LABORATOIRE De l'effet des anesthésiques sur les capillaires de l'hypothalamus (p.1229).Papillome intrakystique de la glande mammaire (p.1229).Métastase osseuse d\u2019un neuro- blastome présentant le syndrome d'Ewing, avec discussion du sarcome d'Ewing (p.1229).Pathogénie de l'infection causée par le virus herpétique chez l'embryon de poulet (p.1230).Anatomie pathologique du purpura thrombopénique expérimental du chien (p.1230).ANESTHESIE Rapport annuel de la section d\u2019anesthésie pour l\u2019année 1939 (p.1230).SOCIETES Journées Médicales à l\u2019occasion du Quarantième Anniversaire de la Société Médicale de Montréal, à l'hôpital Notre-Dame, mercredi, 9 octobre 1940 (p.1232).A l'Hôtel- Dieu, jeudi, 10 octobre 1940 (p.1240).Journée Médicale de l'Association Franco- Américaine (p.1244).NOUVELLES .Le nouveau Doyen de la Faculté de Médecine de Laval fêté par ses collègues.\u2014 Le Service de Santé de la Province est honoré au Congrès Général des Hygiénistes canadiens.\u2014 Nomination à la Faculté de Médecine de Laval.\u2014 Causeries radiophoniques sur l'hygiène alimentaire.\u2014 Nominations: Dr Albert De Guise, médecin à l'hôpital Notre-Dame et le Dr J.-A.Mousseau à l\u2019Hôtel-Dieu.\u2014 Société d'Electro-Radiologie canadienne-française.\u2014 Election à la Division de Québec de l'Association Médicale Canadienne.\u2014 Le docteur Paul Letondal, élu directeur.\u2014 \u2018Montreal Ophtalmological Society\u201d à l'hôpital Notre-Dame.Nouveaux \u201cFellows\u201d du College Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada.NECROLOGIE REVUE DES LIVRES 1220 1232 1246 1252 1252 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.novembre 1940 5 | Analgésie génito-urinaire avec - \u2014PYRIDIUM- (Phénylazo-alpha-alpha-diamino-pyridine mono-hydrochloride) Lorsque la tempête des symptômes douloureux tels que : les mictions fréquentes, douloureuses, impérieuses, le ténesme, l\u2019irritation périnéale, annonce la cystite, la pyélonéphrite, la prostatite ou l\u2019urétrite\u2026 (Phenylazo#AiphetAlpha-Diamino- ;- Pyridine Moro-Hydrochloride) fi PYRIDIUM, administré per os au cours de l\u2019infection, procure un soulagement symptomatique rapide avec sûreté et tolérance, et sans la nécessité ; | | \\ d\u2019un régime spécial ou le contrôle du pH urinaire.Nous vous enverrons sur demande un pamphlet, a illustré en couleurs, sur l\u2019anatomie et la pathologie.| MERCK & CO.LIMITED Chimätes Fatvicans, MONTRÉAL, P.Q.dit AES CA ge = L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A,N.\u2014 Montréal, novembre 1940 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord., Fondée à Québec en 1902 e l'Union Médicale e (du Canada) Fondée en 1872 DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Professeur Emile Sergent, de Paris.Professeur Maurice Roch, Genève.Professeur Pierre Masson.Professeurs E.-P.Benoît, A.-H.Desloges, J.-A.Leduc, D.Masson, T.Parizeau (Montréal).BUREAU DE DIRECTION MM.R.Amyot, Albert Bertrand, R.Boucher, B.-G.Bourgeois, A.Comtois, Edmond Dubé, C.-A.Gauthier, L.Gérin-Lajoie, Renaud Lemieux, A.LeSage, Paul Letondal, A.Marin, D.Marion, O.Mercier, J.-A.Mousseau, Achille Paquet, L.-J.Petitclerc, J.-N.Roy, Roméo Roy, E.Saint-Jacques, L.-C.Simard, Eugène Tremblay, R.-E.Valin, J.-A.Vidal, Sénateur Lacasse.BUREAU DE RÉDACTION Rédacteur en chef Albert LeSAGE Secrétaire de la Rédaction Léon Gérin-Lajoie Secrétaire adjoint a Montréal Secrétaire adjoint à Québec Roma Amyot C.-A.Gauthier 326 est, boulevard Saint-Joseph.5342, rue Saint-Louis.BUREAU DE COLLABORATION MM.P.-R.Archambault, H.Baril, G.Barry, A.Bellerose, P.Bourgeois, A.Cantero, Yves Chaput, E.Desjardins, R.Doré, Roger Dufresne, Roland Dussault, M.Fauteux, J.-C.Favreau, L.Fortier, L.-A.Gagnier, L-H.Gariepy, H.Gélinas, A.Gratton, Georges Hébert, A.Jutras, G.Lafresniere, C.Lefran- cois, E.Legrand, J.LeSage, A.Magnan, P.Morin, J.-P.Paquette, Germain Pinsonneault, P.Poirier, J.-L.Riopelle, J.Saucier, Raymond Simard, Pierre Smith. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 7 EST-CE DE LA GOUTTE?Sensibilité, raideur, léger gonflement des jointures des phalanges (les autres articulations peuvent être prises), motilité affaiblie, ralentissement graduel des fonctions.se manifestant surtout vers l'âge moyen.tel est le tableau-symptômes que présentent de nombreux cas.I! peut indiquer un cas de goutte, ou bien un cas d'arthritisme.\u201c YXANTHINE ASTIER donnée per os, à dose d'une cuillerée à thé, une, et même deux fois par jour, amène ordinairement une rapide amélioration de cet état, et, si on continue le traitement, la disparition complète de tous les symptômes.La Lyxanthine Astier produit cet effet en vertu de ses éléments synergiques associés: iode, calcium, soufre, bitartrate de lysidine 1.ce dernier, puissant dissolvant et éliminateur des déchets métaboliques.1.Méthylglyoxalidine ou éthylethenyldiamine.ROUGIER FRÈRES, 350, rue Le Moyne, Montréal Veuillez m'envoyer de la littérature et un échantillon: LYXANTHINE ASTIER Ag L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.novembre 1940 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.Fondée à Québec en 1902 e l'Union Médicale e (du Canada) Fondée en 1872 ADMINISTRATION OFFICIERS Président: R.-E.Valin ler Vice-président: Albéric Marin 2e Vice-président: L.-J.Petitclerc Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal COMITÉ EXÉCUTIF MM.R.-E.Valin, Albéric Marin, L.-J.Petitclerc, A.LeSage, J.-A.Vidal, D.Marion.COMITÉ DE PUBLICITE MM.A.LeSage, D.Marion, E.Saint-Jacques, J.-A.Vidal.Jacques-D.Clerk, publiciste.COMITÉ DE PROPAGANDE MM.E.Saint-Jacques, J.-A.Mousseau, L.Gérin-Lajoie.CORRESPONDANTS MM.P.Desfosses (Paris): L.-E.Phaneuf (Boston); P.-C.Mathé (San Francisco); A.Fontaine (Woonsocket); J.-H.Lapointe, J.-E.Gaulin, L.Mantha (Ottawa): L.-F.Dubé, M.P.P.(Notre-Dame-du-Lac); Eug.Tremblay (Chicoutimi); P.Bertrand, R.Gaudet (Sherbrooke); Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Rivières) D.Collin (Saint-Boniface); L.-P.Mousseau (Edmonton).Le Président, le Rédacteur en chef et le Secrétaire-trésorier sont, \u201cex officio\u201d, membres de tous les comités. PP\u2014\u2014 | I > Conditionnement Préparé par 30 est, rue Saint-Paul L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 == => No 28 Phenylethylmalonylurée .0.01 Substance Cérébrale .0.15 No 29 Phenylethylmalonylurée .0.05 Substance Cérébrale .0.30 No 30 Phenylethylmalonylurée .0.10 Substance Cérébrale .0.30 INSOMNIES, AGITATIONS NOCTURNES, TICS NERVEUX, ECLAMPSIES, EPILEPSIES, CONVULSIONS.Les comprimés SEDACRINE sont présentés dans les empaquetages suivants: No 28 en bouteilles de 100 comprimés No 29 \u201c \u201c 50 \u201c No 30 66 6 30 6 CASGRAIN & CHARBONNEAU, LIMITÉE Pharmaciens en gros - Montréal 10 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, novembre 1940 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.Fondée à Québec en 1902 .L'Union Médicale ° .La plus ancienne revue française de Médecine et de Chirurgie au Canada Fondée en 1872 OFFICIERS Président: R.-E.Valin ler Vice-président: Albéric Marin Ze Vice-président: L.-J.Petitclerc Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal Rédacteur en chef Albert LeSAGE Secrétaire de la Rédaction Léon Gérin-Lajoie Secrétaire adjoint à Montréal Roma Amyot 326 est, boulevard Saint-Joseph.Secrétaire adjoint à Québec C.-A.Gauthier 534, rue Saint-Louis ONT COLLABORÉ AU VOLUME 68: MM.Amyot (Roma), Archambault (Paul-René), Archam- bault (Jules), Badeaux (François), Barbeau (Antonio), Baril (Georges), Barry (Gaetan), Beaudoin (J.-A.), Bé- langer (Léonard-F.), Benoît (E.-P.), Benoît (René), Bernier (Alphonse), Bertrand (Albert), Bertrand (Claude), Blain (Emile), Boileau (W.), Bombardier (J.-P.), Bonin (Wilbrod), Bonnier (Maurice), Brahy (Jules), Brosseau (A.), Boulais (F.-L.), Bourgeois (Paul), Cabana (E.), Cantero (Antonio), Cartier (G.-E.), Champeau (Jean), Chaput (Yves), Charron (Ernest) Chaussé (Dr.), Comby (J.), Cousineau (P.-P.), De Guise (Albert), Deshaies (Georges), Desjar- AEE dins (Edouard), Doré (Réal), Doucet (J.-C.), Dubé (J.-E.), Dufresne (Roger), Dussault (Roland), Fauteux (Mercier), Favreau (J.-C.), Ferron (Maurice), Forget (Ulysse), For- tler (De la Broquerie), Fortier (L-E.), Frenette (Ulric), Gagnier (L.-A.), Gant (Julian-C.), Gariépy (L.-Henri), Gariépy (Urgel), Gatien (Romuald), Gaulin (Eugène), Gauthier (C.-A.), Gauthier (Herman), Gauthier (Jacques), Gélinas (Henri), Gendreau (J.-E), Gérin-Lajoie (Léon), Gibeault (H.), Gratton (Armand), Grégoire (Georges), Grignon (C.-E.), Groulx (Adélard), Guilbeault (A), Hé- bert (Charles), Hébert (Georges), Hébert (Fernand), Jackson (Chevalier), Jackson (Chevalier-L.), Jarry (Gaetan), Jutras (Albert), Laberge (Lasalle), Laberge (An- - tonio), Ladouceur (Léo), Lafresniere (Gabriel), Lambert (J.-Adrien), Lapierre (A.), Laquerriére (A.) 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Patoine (Lionel), Penfield (Wilder), Perras (J.-E.), Pettigrew (A.), Pilon (Alcide), Pinsonneault (G.), Poliquin (Paul-A.), Prevost (Jules), Provost (Adolphe-].), Richer (A.), Riopelle JL), Robillard (Eugène), Rochette (Paul), Rolland (Gérald), Roy (J.-N.), Saint-Jacques (Eugène), Samson (J.-Edouard), Sanche (Hector), Saucier (Jean), Savignac (Raymond-J.), Simard (Raymond), Sliosberg (A.), Smith (Pierre), Sylvestre (Lucien), Tétrault (Julien), Turpin (R.), Verschel- den (Marcel), Viau (Horace), Vidal (J.-A.). L'UNION\"MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 11 : n : SÉDATIF DES G E TROUBLES SYMPATHIQUES granules \u2014 dragées \u2014 goutles \u2014 ampoules.GÉNATROPINE 22.\u201d HYPERCHLORHYDRIE granules \u2014 gouttes \u2014 ampoules.GENOSCOPOLAMINE LEE granules \u2014 gouttes \u2014 ampoules.Polonovski et Nitzberg HYPO-ACIDITÉ TACHYCARDIE Polonovski et Nitzberg SPASMES DIGESTIFS VOMISSEMENTS Polonovski et Nitzberg SYNDROMES POSTENCEPHALITIQUES Laboratoires AMIDO, A.Beaugonin, Pharmacien, PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTREAL LA SOLUTION DE SALICYLATE DE SOUDE \\U DOCTEUR CLIN Flacon de 300 c.c.CAPSULES GLUTINISEES DE SALICYLATE DE SOUDE DU DOCTEUR CLIN boite de 60 capsules dosées à O gr.50 RHUMATISME ARTHRITISME + SCIATIQUE TOLERANCE e ACTIVITE PL ABORATOIRES CLIN, COMAR & CIE, PARIS Agents: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, Montréal 12 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN AM.L.F.AN.\u2014 Montréal, novembre 1940 OFFICIERS DE L'ASSOCIATION des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord Fondée à Québec en 1902 | ° DIRECTEUR-GÉNÉRAL EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION R.-E.VALIN, R.-E.VALIN 165 est, ave Laurier, Ottawa.D.MARION SECRETAIRE TRESORIER J.-H.LRPOINTE Donatien MARION, Chas De.BLOIS 326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal.J.-A.DENONCOURT ° COMITÉ DU XVIe CONGRÈS Chs De BLOIS, Président | J.-M.TRUDEL, Vice-Président J.-A.DENONCOURT, Secrétaire J.-B.FALCON, Vice-Président A.TETREAULT, Trésorier J.-A.TARDIF, Vice-Président ANCIENS PRESIDENTS Albert LeSAGE R-E.VALIN Albert PAQUET I-A.JARRY J.-H.LAPOINTE MEMBRES DU CONSEIL BAUDOUIN, J.-A., 23, Springrove, Montréal .(1940) MARION, pO 326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal BEAUCHEMIN, L-0 + Calgary, Alberta .(1942! MATHE, p.-C., 450, Sutter, San Francisco .BELISLE, ].-R., 12 ee .(1942) MAYNARD, Oswald, 73, West Pearl, Nashua, NH.BIBAUD, B., Valley field \u2018 .(1940) MELANCON, W., Drummondville \u2018.BOURBEAU, L.-A., Val d'Or, \"Abitibi (1942) MERCIER, O., 943, Cherrier, Montréal .53 ve 58% ~~ ~~ ~~ BOURGEOIS, B.-C., 418 est, Sherbrooke, Montréal MILOT, }.oF \"1017, Stafford Road, Fall River, Mass.) COLLIN, Donat, Saint- Boniface, Manitoba .(1942) NORMAND, \u2018Hudon, Trois-Rivières © 942) CREPAULT, A.-Z., 403 est, Sherbrooke, Montréal (1940) PAQUET, Albert, Te Sainte-Anne, Québec .DE BLOIS, Chs, \u2018Trois-Rivières .PERRAS, ).-E., Hu 2 © .(1940) DENONCOURT, J.-A., Trois-Rivières .PHENIX, Ceorges, Saint Jean .(1940) DUBE, L.-F., Notre-Dame du Lac, Témiscouata .(1942) PIETTE, Ed., Joliette .(1942) DUMONT, ky Campbellton, N.-B.(1940) PLOUFFE, R., 772, Villeray.Montréal .(1942) FALCON -}.y pawtuckef, R.-l.(1940) PROVENCHER, Gustave, Granby .(1942) FONFAIRE - KA Woonsocket, R-l1.(1942) E., Nicolet .41940) GATIEN 4765, Adam, Montréal .(1942\u2019 RICHARD, A.-L., 168 est, Laurier, Ottawa .(1942) GAUDET richard, Sherbrooke .(1940\" SAUCIER, Jean, 300 est, Sherbrooke, Montréal .(1940) GAUTHIER, P.-P., sa; Hazelwood, Montréal (1942) SAVOIE, L.-P.Roberval .(1942) GIROUARD, J.-A.19, Union, Willimantic, Conn.(1942) SMITH, Pierre, 418 est, Sherbrooke, Montréal .(1940) JARRY, J.-A.Mia Tue Saint- Hubert, Montréal .SAINT- JACQUES, E., 110 ouest, Pr.-Arthur, Mtl.(1940) LACASSE, GC.Sénateur, Tecumseh, Ont.(1942) TANGUAY, R., Sudbury, Ont.(1942) LAFRAMBOISE J.-M.692, Saint- Patrice, \u201cOttawa (1942) TARDIF, J.-A \u2026 Lévis .ee eee LAPOINTE, }.-H., 163, Laurier, Ottawa .TASSE, C.-E., Worcester, Mass.\u2018 ., (1940) LAROCHELL .aE Manchester, N-H.(1940) TRUDEL, J.-., Winnipeg, Manitoba .(1942) LAROCHELLE, .Biddeford, Maine .(1942) TRUDEL, J.-M., Shawinigan Falls .LEBEL.M.-H., 3646, Lavai, Montréal .(1940) VALIN, R.-E., \"165 est, Laurier, Ottawa .LeSAGE, Albert, 260, Carré Saint- Louis, Montréal VIDAL, J.-A., 454 est, Sherbrooke, Montréal .(1940) VIGER, J.-A., Saint- Hyacinthe .(1940) L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 13 comme stimulant hemopoiétique et tonique puissant maladies infectieuses ou d'interventions chirurgicales, il accélère le retour à la vigueur et à la force normales.Ces résultats s\u2019expliquent facilement par l\u2019action associée de la substance complète du Les résultats satisfaisants obtenus par .foie, du fer et de la moelle rouge que l\u2019emploi de Jeculin dans l\u2019anémie secondaire, les états de dénutrition, la gros- contient Jeculin.sesse, l\u2019allaitement et la convalescence se En vente dans toutes les pharmacies manifestent par-une élévation du taux d\u2019ordonnances sous forme d\u2019un liquide de l\u2019hémoglobine, l\u2019augmentation de agreable au goût dans un véhicule l\u2019appétit et une sensation de bien-etre d\u2019extrait de malt, en bouteilles de 10 général.Jeculin s\u2019est avéré très efficace et de 24 onces, et sous forme de cap- dans la convalescence, à la suite de sules, en bouteilles de 84.S THE UPJOHN COMPANY A) UPJOHN] Fabricants des meilleurs produits pharmaceutiques depuis 1886 TORONTO, CANADA pr 5 fd >.Marque deposee + 14 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.Fondée à Québec en 1902 e l'Union Médicale e (du Canada) Fondée en 1872 CONDITIONS DE PUBLICATION: « L'Union Médicale (du Canada)» paraît tous les mois.Cette Revue est l'organe officiel de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.Elle publie les travaux des Congrès et tous les communiqués de l'Association.Chaque numéro contient des mémoires originaux, des faits cliniques, un mouvement médical, une revue générale, des notes de pharmacologie et de médecine pratique, des analyses, des revues de livres et des nouvelles médicales.ABONNEMENT: L'abonnement est de cinq dollars par année.Les membres déjà inscrits à l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord ont droit, de ce fait, à la réception du Journal ainsi que tous les médecins qui font partie des Sociétés Médicales des divers états et provinces.COLLABORATION: Seuls les travaux inédits sont acceptés.MANUSCRITS: Les manuscrits doivent être dactylographiés avec double interligne L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 15 IMEUROCRIN INDICATIONS: Neurasthénie, Perte ou sommeil agité, cause ner- veuse, Surrénalites aiguës ou chroniques, Névroses, Épilepsie, Hystérie, Hyper- excitabilité psychique, Fa- tigues, Surmenage, Épui- sement de l\u2019énergie et tous autres troubles nerveux.FORMULE: Conditionnement : Surrénale 14 grain, Les comprimés NEU- ROCRINE sont pré- Substance cérébrale 10 grains, Thymus 3 sentés en flacons de grains, Teinture Va- 50 et 100 comprimés, lériane 40 gouttes.enrobés de sucre gris.CASGRAIN & CHARBONNEAU, LIMITÉE Pharmaciens en gros 30 est, rue Saint-Paul - - Montréal 16 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 ILLUSTRATIONS: « L'Union Médicale » assume les frais de cing illustrations au maximum, pour chaque travail, pourvu que les auteurs fournissent des photographies et des dessins convenables; les illustrations supplémentaires sont payées par l'auteur.Nous n'acceptons pas de négatifs de clichés.Chaque illustration doit porter au verso le nom de l'auteur et les photographies devront être claires, de préférence noires et sur papier glacé.Les dessins doivent être effectués à l'encre de Chine sur papier blanc.EXTRAITS: L'auteur peut obtenir des extraits pourvu qu'il signe la formule TARIF: accompagnant la galée et qu'il en assume les frais.Tous changements du texte de la galée entraînent des frais supplémentaires pour l'auteur.Sans page de titre, tel que publié dans la revue: 4 pages 8 pages 16 pages 32 pages 100.$330 $ 5.50 $ 8.25 $13.75 200 .425 6.50 12.25 18.00 so.6.00 11.50 18.75 29.00 1000 .9.50 16.50 25.50 36.50 La page de titre comprenant 4 ou 5 lignes de texte sera fournie au prix de $1.50 pour les frais de composition, et les corrections d'auteur devront être payées au prix de l'heure.Couverture imprimée en noir, qualité et couleur or de la revue: 0 .$500 20 .CL.6.50 0 .11.00 00 .1850 Tous ces prix sont susceptibles d'être majorés de la taxe fédérale et de la taxe municipale s'il y a lieu, et de toute autre taxe qui pourrait survenir. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 17 SA BASE ACTIVE DE COMPOSITION ET D'ACTION DÉFINIES ET CONSTANTES Phospho-Gaïacolate de Codéïne ASSURE : PAR L'IMPRÉGNATION ANTISEPTIQUE de la mu- queuse de l'appareil pulmo- Manous == naire : i ELIMINATION des | | Ep éléments infectants, PRE.la SUPPRESSION \u2018 UT à progressive de latoux 7e et de I'expectoration.PU LMO 2° PAR SON PHOSPHORE ORGANIQUE directe- BAILLY ment assimilable : 90 c.c.environ çÇ VS AFFECTIONS LERENFORCEMENT VOIES RESPIRATOIRES de la capacité de dé- \u2014 fense de l'organisme.umes, Catarrhes, Grippes, waa, Sp Sime LA STIMULATION Larynomphysime.cites.puissante du tonus = nerveux, de l'appétit paar 4 TRUBS et des fonctions diges- | Fu a Suis i tives.| Pins a cete nt ÉE © Mes A BAILLY ttes Toutes les affections des voies if 16 Rue de Rome, PARIS respiratoires, préventif et curatif Dépét Général pour la Canada: À des complications broncho-pulmo- VINANT Limitée naires de la grippe et des maladies infectieuses, toux.| cuillerée à café au milieu de chacun des repas.\u2014 Aucune contre indication ARORA eo} \u2018 wi » Bb RO) Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTREAL L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 BIBLIOGRAPHIE: L'index bibliographique de chaque travail doit être restreint aux indications les plus importantes.Le journal se réserve toujours le droit de le limiter.Chaque indication bibliographique doit être fournie comme suit: nom de l'auteur, titre de l'article, nom du périodique, volume, page, mois (jour du mois, si le périodique est hebdomadaire), année.PUBLICITÉ: Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le barême des annonces est fourni sur demande à Jacques-D.Clerk, publiciste, 326 est, blvd Saint-Joseph.Téléphone: LAncaster 9888.Tout annonceur qui n'observe pas l'éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d'attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de conduite.Tout ce qui concerne la rédaction et l'administration doit être adressé franco aux bureaux de «l'Union Médicale (du Canada)», 326 est, boulevard Saint-Joseph.Téléphone: LAncaster 9888.+ \u2014\u2014\u2014\u2014 > ®ve L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 19 VS SCILLITRI ASSOCIATION DE SCILLE - TRINITRINE PHENYLETHYLMALONYLUREE HYPERTENSION - ANGOR AEROGASTRIE - FAUX CARDIAQUES LAB.PERRIER - PARIS, FRANCE AGENTS GENERAUX AU CANADA: MILLET, ROUX & CIE LIMITEE 1205, rue Saint-Denis - Montréal SST \u2014 20 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 DIOVOCYLINE \u201cCIBA\u2019\u201d En 1936 1l fut observé dans les Laboratoires de Recherches Ciba que l\u2019effet de la testostérone ou l\u2019hormone mâle pouvait être considérablement prolongé par estérification.Ensuite en 1938, dans les mêmes Laboratoires, on prépara un grand nombre d\u2019esters de l\u2019œstrone et de l\u2019œstradiol et il fut constaté que la plupart de ces œstrogènes manifestaient un effet assez intense et prolongé dans les tests de l\u2019œstrus et de la croissance de l\u2019utérus.On reconnut toutefois que l\u2019un d\u2019entre eux, le dipropionate d\u2019œstradiol, ou la DI-OVOCYLINE, était le plus puissamment actif.Cet ester (DI- OVOCYLINE) est doué, en plus de son seuil d\u2019efficacité notablement bas, d\u2019une action remarquable par son intensité et sa durée en proportion des doses administrées.Par exemple, la figure à gauche montre la durée de l\u2019æstrus chez la rate châtrée après administration de doses d\u2019œstradiol, de benzoate d\u2019œstradiol et de dipropionate d\u2019œstra- diol (DI-OVOCYLINE).Les courbes à droite mettent en évidence les modifications de poids de l\u2019utérus de la rate après injection des mêmes substances œstrogéniques.\u2018© lL OI - OVOCYLIN (a - Estradio! Dipropionate) u Oo VV T Di-OVOCYLIN A PSS 1- Estradiol Benzoate Lee] NU \u2014 be Benzoate AN ; erent | 10 ] ] se N | - i ~ z- Esiradiol a- Estradio 3 \u201c + î , \\ =, \u2014 } 50 Gamma | 012343678510; 20 30 40 246 8161214161820 30 20 50 50 Gamma 60 Days nN =) Duration of Estrus in Doys _ > [=] 8 Weight of Uterus in Mg.w o En clinique, la DI-OVOCYLINE comporte les mêmes indications que celles des préparations d\u2019hormone folliculaire connues auparavant.Mais elle a sur ces dernières le grand avantage de déployer, aux mêmes doses, une activité plus intense et plus prolongée, d\u2019être mieux utilisée, sa résorption étant plus lente.La DI-OVOCYLINE comparée, à doses égales, à d\u2019autres produits d\u2019hormone folliculaire, permet de pratiquer les injections à des intervalles très espacés, procurant ainsi aux malades confort et économie.La DI-OVOCYLINE est la plus active substance œstrogène et la moins coûteuse.PRÉSENTATION: Ampoules dosées à 0.1, 0.2, 1, 2.5 et 5 mgrms.Références: Am.J.Obst, & Gyn., sept.1939.Endocrin: Vol.24, No.4, avril 1939, et voi.27, No.1, juillet 1940.COMPAGNIE CIBA LIMITÉE - Montréal L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 21 gig mm pee \u20ac us = = MELONf AO) jis MEH Sey = 7 Jl \u201cREGULATEUR DE LA 10 y CIRCULATION VEINEUSE \" je ; TROUBLES de la PUBERTÉ et de la MÉNOPAUSE = 2 à 6 comprimés par jour Je primes P gifs » LABOKATOIRES MIDY - PARIS Agents pour le Canada.VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTREAL LIPIODOL LAFAY Huile d\u2019œillette iodée à 40 °/, O gr.540 d\u2019iode par c.c.pour combattre : A S TH M E ARTERIOSCLEROSE LYMPHATISME RHUMATI SME ALGIES DIVERSES SCIATI QUE SYPH ILLS AMPOULES, CAPSULES, POMMADE EMULSION, COMPRIMES Pour explorer : SYSTEME NERVEUX VOIES RESPIRATOIRES UTERUS ET TROMPES VOIES URINAIRES SINUS NASAUX VOIES LACRYMALES ABCES ET FISTLLES VINANT Ltée, 533 rue Bornisecou:s MONTREAL Abcès froid exploré au \u2018\u2019 LIPIODOL\u201c\u201c Agents exclusifs pour le Canada des (Coliection Sicard et Forestier) LABORATOIRES A.GUERBET & C* ,22, Rue du Landy, 22 \u201cPARIS - SAINT - OUEN 22 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN AMLF.AN \u2014 Montréal, novembre 1940 ® SANATORIUM de BLOIS | Maison de tep03, de régime et de convalescence a | L AFFECTIONS NERVEUSES MÉDECIN-DIRECTEUR: .Dr Charles de BLOIS EN GENERAL DIRECTEUR-ADJOINT : .Dr Georges de BLOIS Maladies de l\u2019estomac et de MÉDECINS CONSULTANTS: l'intestin, surmenage, troubles Professeur Albert LeSACE, Montréal; 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> ENREGISTREE Ce.AU CANADA eh Ci : oduits concentrés de vitamines utiles ou » * pour la thérapeutique vitaminque spécifique ou de soutien.@ Nous attirons l\u2019attention sur le fait 2 aucun nom de fabrique n\u2019est utilsé que chaque produit est désigné par on nom technique et non par une i terme termes.de poi 1e e poids.On omet l\u2019usage du \u201cun 2 30 ités\u201d sur les étiquettes des aqu paq ets, sauf quand c\u2019est nécessaire.- Pour Éviter Ja confusion aucune ten- \u201c.7 .% : \u201c .\u201d tative n\u2019a été faite pour ee \u201c tir asso paire rtir les \u201cou pour recherch upé riorité par des chiffres ou par de ; combinaisons multiples de tor Chaque paquet porte la mention: Attention\u2014a n\u2019utiliser que sur les | ; instruc i P tions ou l'ordonnance d\u2019un mé- = 8e é, ce qui est entièrement laissé à la discrétion du médecin Grosseur Produit COMPRIM ES No de liste 501 Comprimés de Carotene SMACO\u20143 me.= ee ee 50's 521 Comprimés de Carotene with Vitamin D SM ACO 10e += .- 50's 531 Comprimés de Vitamin ; M ACO\u2014500 unites (US SP.) - - - - 50's 131 Comprimés de Riboflavin SMACO\u2014! me.- a 50's 141 Comprimés de Nicotinic Acid S SMACO\u201450 mg.- - .- - 0 50's 151 Comprimés de Nicotinic Acid Amide SMACO\u201450 mg.- °° - 50's 111 Comprimés de Thiamine Hydrochloride SMACO\u20141 me.- - 508 e 121 Comprimés de \u2018Thiamine Hydrochloride S SMACO\u20143 mg.- °° OU - 50s 201 Comprimés de Ascorbic Acid 1 SMACO\u201425 mg.- \" Ce ee 50's Quand vous CAPSULES prescrivez des 502 Capsules de Carotene-in-Oil SMACO - - + * 70\" Le eee 50's rames, 512 Capsules de Vitamin A and D SMACO CL.eee eT 100° voue LIQUIDES spé SMACO 115 B-Plex SMACO\u2014(B- complex with Thiamine Hydroc hloride and Riboflavin) 2440 ce.505 Carotene- .in-0il SMAC - Le 50 ce.510 Cod Liver Oil with ACO enc-and- Vitamin -D- Concentrate CSM ACO - - 4 oz.525 Carotene- .with-Vitamin-D- Concentrate-in-Oil SMACO - - = © °° 50 cc.AMPOULES 123 Ampoules de Thiamine 4 drochoride 8 SMACO\u20143 mg.par cc .- Boite de 6 133 Ampoules de Thiamine Hydrochloride $ SMACO\u201410 mg.par ec.~ , .Boîte de 6 163 Solution de Thiamine Hydrochloride SMACO_-250 me par ¢ ce.= tC Boite de | 143 Ampoules de Riboflavin SMACO\u20141 mg.par 5e 1 _ .Boite de 3 153 Ampoules d e Nicotinic Acid Amide SMACO\u2014 50 me.par \u20ac - Boite de 6 103 Thiamine Hydrochloride 2 mg.Riboflavin 1 me Ni cotinie Acid Amide 10 mg.Ampoules 5 ACO de 5 ce.- eo.=.Boite de 3 400 Injectable Whole Liver Conc -entrate 5 SMACO de 5e cee = omomom mT Boite de l | LA PLUS VIEILLE MAISON PHARMACEUTIQUE AU CANADA Ta FONDÉE EN 1883 Se ce L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 .a 240 @.iin REG D IN Canada oo B-PLEX B-COMPLEX with THIAMINE \u2018HYDROCHLORIDE and RIBOFLAVIN Alcohol 16% : squeous extract of rice bran with crystallin: Thiamine Hydrochloride and Riboflavin added à : t each 8 cc.will provide Yh extrait aqueux contenant de Vécorce de riz de l'Hydrochlorure de Thiamine cristallisée et de vine.8 cc.de cet extrait représentent Thiamine Hydrochloride 1000 gamma Riboflavin 839 gamma.© Nicotinic Acid 5000 gamma Vitamin B.ue 260 gamma : CAUTION: To be \u2018used only by or om te Prescription of a physician.= IMPORTANT: Ne doit être employé que ur \u201cus médecin où selon sa prescription Biochemical Divi : nw WYETH & BROTHER (Conse! Limi imite: WALKERVILLE, ONTARIO 25 26 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 SANATORIUM PRÉVOST INCORPORE ÉTABLISSEMENT DE PSYCHOTHÉRAPIE Magnifique situation au bord de la Rivière-des-Prairies, à proximité de Montréal.Parc de 600,000 pieds carrés.Tennis, billard, etc.Chambres pourvues de tout le confort moderne.TRAITEMENT INDIVIDUEL DES AFFECTIONS DU SYSTÈME NERVEUX par trois médecins spécialistes et un personnel expérimenté.Cure de repos.Régimes.Électrothérapie.Rayons UV.Hydrothérapie.Traitements spéciaux des toxicomanies (alcool, morphine, cocaine).Malariathérapie et toutes pyrétothéra- pies.Prospectus sur demande.ee Personnel médical: Dr Edgar Langlois, médecin-directeur; Dr Jean Saucier; Dr Roma Amyot; Dr Charles-A.Langlois (électro-radiologie) .4455 ouest, Boulevard Gouin, Téléphone: BYwater 1240 A \\N L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrerin AM.L.F.AN.\u2014 Montréal, novembre 1940 27 TREPHONYL Sérum hémopoiétique - Foie foetal - Tréphones embryonnaires FLACONS - AMPOULES SIROP Anémies intenses 1 à 2 ampoules par jour dans 1/4 de verre Convalescences d\u2019eau, par voie buccale loin des repas.Déficiences organiques Troubles de la croissance | cuillerée à potage (enfants une cuillerée Allaitement à café) avant les trois principaux repas.Laboratoires du D' ROUSSEL, 97, rue de Vaugirard, PARIS Agents pour le Canada : J.EDDE L', New Birks Bldg, MONTREAL Toutes les Indications de | l'IODE et des IODURES lODOGÉNOL ALRITE ET ROR ETE P E P i N Pas d'lodisme AGENT GÉNÉRAL J.EDDE L*® - MONTRÉAL 28 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1949 LES ALIMENTS \u2019 © lOMOGENIZED (EXTRACELLULAR) POUR BÉBÉS Aident à maintenir la Croissance optimum des Bébés Les vitamines et sels minéraux précieux qui se trouvent dans les Légumes et Fruits Homogénéisés, aident à maintenir la croissance optimum des bébés et à les protéger contre l'anémie résultant de la sous-alimentation, ainsi que l\u2019ont démontré des essais cliniques d'alimentation.Des bébés n\u2019ayant que six semaines ont très bien digéré des Légumes et Fruits Homogénéisés qui leur avaient été donnés sous surveillance médicale.Par suite de ce succès dans qui y sont contenus sont répartis à travers le tout, exposant ainsi une plus grande surface aux enzymes digestifs.Des essais cliniques et de laboratoire ont prouvé qu'il fallait moins de temps pour digérer ces Aliments Homogénéisés l\u2019alimentation solide à un bas âge, beaucoup de pédiatres Libby's pour Bébés que pour digérer les aliments préparés recommandent maintenant un supplément régulier de Légu- selon n\u2019importe quelle autre méthode domestique ou mes et Fruits Homogénéisés au régime lacté des bébés.commerciale.C\u2019est grâce au procédé d\u2019homogénéisation exclusif à Libby que l\u2019alimentation solide à un aussi bas âge est rendue possible.Les légumes et les fruits sont d\u2019abord passés au passe-purée, puis homogénéisés.Les fibres grossières et les cellules nutritives laissées entières dans les purées sont brisées en particules minuscules non irritantes et les aliments ÉCHANTILLONS GRATUITS La maison Libby\u2019s se fait toujours un plaisir d\u2019envoyer des échantillons, à titre gracieux, aux médecins qui en font la demande par écrit.10 ALIMENTS ÉQUILIBRES POUR BÉBES : Grâce à ces combinaisons de céréales, soupes, fruits et légumes homogénéisés, le Médecin peut facilement prescrire une variété d'aliments solides pour les bébés.1 Pois, betteraves, 2 Citrouille, to- Pois, carottes, Céréale \u2014 lait Pruneaux, jus ® asperges - com- S mates, haricots & épinards \u2014 un u évaporé, ble ® d\u2019ananas, jus de plete le régime lacté verts.Source de Vita- mélange d'éléments complat, cuite dans eu citron \u2014 aide à en- et fournit un supplé- mine A; fournit aus- nutritifs qui fournit lait, cette céréale courager l'évacuation ment de fer et de Vitamine C.Soupe \u2014 légu- B mes, foies de poulet, orge, avec tomates, carottes, céleri et un soupçon d'oignon frais pour donner du goût.Source importante de Vitamine A, riche en facteurs anti-anémi- ques.si du fer.7 Soupe maigre = \u2014- légumes, farine de soya et d'orge.La farine de soya est une excellente source de protéines.de la Vitamine À et du fer.Banames, pommes, abricots \u2014 fournit des hydrates de carbone facilement digestibles, et excite l'appétit.fournit une bonne uantité de chaux et e phosphore \u2014 très énergétique.9 Pois, épinards, \" haricots verts \u2014 une combinaison de légumes verts.Et, de plus, trois légumes seuls spécialement homogénéisés normale.1 Tomates, ca- ® rottes, pois \u2014une délicieuse combinaison d'ingrédients convenables.CAROTTES - POIS - ÉPINARDS Faits au Canada par LIBBY, MCNEILL & LIBBY OF CANADA LIMITED, CHATHAM, ONT. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA -\u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 29 NE CONFONDEZ PAS la Gélatine Knox ordinaire (mousseuse) (U.S.P.) avec une gélatine de qualité inférieure ou avec des poudres a dessert aromatisées et chargées de sucre.La Gélatine Knox ne contient absolument pas de sucre ou autres substances susceptibles de causer des gaz ou de la fermentation.Elle est fabriquée après vingt et une épreuves de laboratoire, y compris un contrôle bactériologique sévère afin de maintenir sa pureté et sa qualité.Si vous spécifiez le nom de KNOX votre hôpital se la procurera pour vos malades.CELATINE KNOX (U.S.P.) GELATINE A DESSERT FABRIQUEE ET AROMATISEE Gélatine en entier.Contient seulement 10 a 129, de gélatine.Protéine 85% à 87%.Protéine 10 à 12%.pH environ 6.0.pH très variable.Absolument sans sucre.Pas d\u2019essence.Pas de coloration.Sans odeur.Sans goût.S\u2019incorpore bien à n\u2019importe quel aliment.Pratique pour plusieurs régimes, tels que pour: le diabète, l\u2019ulcère peptique aigu, la convalescence, l\u2019anorexie, la tuberculose, la cdlite, les vieillards, etc.Environ 85%, de sucre.Contient de l\u2019essence, de l\u2019acide et des matières colorantes.Contre-indiquée dans les régimes du diabète, de l\u2019uicère peptique et autres régimes.DIETES de DIABETIQUES .svi GELATINEKNOX Afin d\u2019épargner du travail, du temps et des ennuis dans la préparation des régimes pour diabétiques, nous avons préparé une brochure de 56 pages * que vous pouvez remettre à vos patients.La brochure contient des ensembles de menus quotidiens à des taux variés de calories.Elle explique l\u2019emploi de la GELATINE KNOX ORDINAIRE (mousseuse) en donnant une variété de repas complets appétissants, sans intervenir d\u2019une façon appréciable avec les besoins en calories.La gélatine Knox ne contient pas de sucre \u2014 85% à 87% de protéine.La brochure renferme aussi une longue liste d\u2019aliments de substitution.Chaque régime est conforme aux idées nouvellement conçues sur le traitement du diabète par le régime des matières grasses.Elle comprend aussi la composition et la valeur en calories de chaque aliment ainsi que des recettes simples et économiques.Combien de ces brochures devons-nous vous envoyer?LA GÉLATINE KNOX ORDINAIRE (mousseuse) (U.S.P.) est employée dans tous ces régimes.GÉLATINE KNOX EST PURE \u2014 NEUTRE \u2014 SANS SUCRE ENVOYEZ-NOUS CE COUPON POUR DES Nom BROCHURES GRATUITES.* \u201cTHE DIABETIC DIET AND KNOX SPARKLING GELATINE\u201d.KNOX GELATINE Johnstown, N.Y., US.A., Dept.472.Veuillez m\u2019envoyer .brochures.Adresse 30 L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.MLF.AN.- \u2014 Montréal.novembre 1940 races = PUISSANT LA Perle Vi-Penta EST UNE vraie centrale d én ergie Les PERLES VI-PENTA contiennent les 5 vitamines importantes A, B,, B», C et D en dosage parfaitement balancé.Elles sont très petites, les enfants les avalent facilement et les prennent d\u2019autant plus volontiers.Elles ne donnent pas d\u2019éructations.Les vitamines s\u2019y trouvent sous une forme très pure et par conséquent très concentrée.- BOÎTES DE 25 ET 100 PERLES 9000 UNITÉS INTERNATIONALES.La teneur normale en vitamine À de 34 de livre de beurre.= 200 UNITES INTERNATIONALES.La teneur normale en B, de 9 tranches de pain complet.Q 100 GAMMA DE LACTOFLAVINE.La teneur normale en B.de 6 onces de jus de tomate.© 500 UNITES INTERNATIONALES.La teneur normale en C de 50 cc.de jus d\u2019orange.© 900 UNITES INTERNATIONALES.La teneur en vitamine D de 3 cuillerées à thé d\u2019huile de foie de morue.Echantillons et littérature à la disposition du médecin.HOFFMANN-LA ROCHE LIMITÉE \u2014 MONTRÉAL Nota Bene: Les Perles Vi-Penta sont faites au Canada et annoncées exclusivement au Corps Médical.Le Cath CEUX ls i Went L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 31 DONNEZ-VOUS une MATIERE GRASSE convenable ?Qui, certaines matières grasses les dérangent.Pourtant une matière grasse convenable joue un rôle essentiel dans la diète de tout bébé.L\u2019addition des hydrates de carbone ne saurait offrir de compensation pour l\u2019absence d\u2019une quantité suffisante de gras convenable.La matière grasse SMA ressemble à celle du lait humain.Elle a les mêmes caractéristiques chimiques et physiques.Et parce que le gras SMA est comme le gras du lait humain, l\u2019hydrate de carbone SMA est la lactose, le seul sucre qui existe dans le lait humain.Les pourcentages de gras, d\u2019albumine, d\u2019hydrate de carbone et de sels minéraux sont les mêmes que ceux du lait humain et, quand on le prépare suivant les instructions du médecin, SMA est essentiellement semblable au lait humain.En conséquence, SMA peut être donné aux bébés normaux nés à terme sans le modifier en quoi que ce soit, puisqu\u2019il n\u2019est pas nécessaire de modifier le lait humain.Les bébés normaux adorent SM A.Ils le digèrent facilement et ils se développent magnifiquement.S.M.A.- BIOCHEMICAL DIVISION - JOHN WYETH & BROTHER (CANADA) LIMITED Walkerville, Ontario. 32 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 PENTA-KAPS AMELIOREE FORMAT REDUIT\u2014 TENEUR EN VITAMINES PLUS ELEVEE Produit des Laboratoires de recherches Abbott, les Penta-Kaps Améliorées fournissent cing vitamines importantes dans des concentrations considérablement augmentées.Chaque capsulz contient 10,000 unités internationales de vitamines A, 1,000 unités internationales de vitamines D, 200 unités internationales de vitamines B., 40 unités Sherman de vitamines G et 500 unités internationales de vitamines C.Grâce au perfectionnement des méthodes de fabrication, la grosseur des capsules Penta-Kaps a été diminuée de quarante pour cent.Il faut s\u2019assurer, en prescrivant une préparation vitaminée, que votre patien.recoive un produit dont la teneur en vitamines a été définitivement établie et prouvée.C\u2019est pourquoi sur toutes vos ordonnances de vitamines, vous devez spécifier PENTA-KAPS AMELIOREE ABBOTT.Comme tous les produits vitaminés Abbott, les Penta-Kaps Améliorées sont standardisées biologiquement, sous des conditions rigidement contrôlées.Vous êtes donc assuré qu\u2019elles vont fournir toutes les vitamines et dans les | quantités mentionnées sur l\u2019étiquette.Les Penla-Kaps Améliorées sont présentées en boîtes de 25, 50, 100 et 250 capsules.LABORATOIRES ABBOTT LTÉE: \u2014 20, CHEMIN BATES, OUTREMONT. BULLETIN ; Quarantième Anniversaire de la Fondation de la Société Médicale de Montréal Les 9, 10, 11 et 12 octobre 1940 LES JOURNÉES MÉDICALES Le succès remporté par les journées médicales de cet anniversaire constitue un témoignage très encourageant de l\u2019importance que prend, chaque année, la Société Médicale de Montréal.Nous en avons publié le programme dans ce Journal le mois dernier.Il a été complètement réalisé selon les vœux des organisateurs.Nous publierons, chaque mois, dans le plus bref délai possible, la série des travaux et des conférences qui ont été préparés en vue de cette session spéciale.On se rendra compte que le point de vue scientifique s\u2019allie au point de vue clinique.Les auteurs ont voulu démontrer, ainsi, l\u2019étroite coopération entre la clinique et les laboratoires, mais en donnant la préférence à l\u2019observation stricte du malade qui constitue l\u2019objet principal de la pratique médico-chirurgicale.Nous en avons eu la preuve en assistant aux séances des quatre hopitaux mentionnés au programme.Ajoutons que ces travaux avaient une valeur non seulement scientifique et clinique, mais, aussi, littéraire.Les conférences se sont succédé avec un rythme parfait et leurs auteurs ont pu démontrer qu\u2019ils possèdent non seulement la maîtrise du sujet traité mais, aussi, la culture générale lorsqu\u2019on aborde des sujets où prévalent les idées para-médicales.Un auditeur très distingué et fidèle à ces réunions, médecin, a exprimé l'opinion que les médeçins s\u2019expriment avec clarté et élégance.C\u2019est un témoignage qu\u2019il me plaît d\u2019enregistrer et de publier, car j'ai souvent exprimé l\u2019opinion que la culture du groupe actuel s\u2019étendait autant aux lettres qu\u2019aux sciences.Si l\u2019Université nous procurait l\u2019avantage de nous produire un peu plus, de nous extérioriser dans les Congrès étrangers, et de nous confronter avec nos groupes voisins, nous serions appréciés plus justement. 1150 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 Les hôpitaux qui ont participé à ce mouvement méritent nos félicitations pour l\u2019empressement qu\u2019ils ont mis à la réaliser avec beaucoup d'intérêt.D'autres hôpitaux seront appelés, dans l\u2019avenir, à leur tour, à coopérer, avec la Société Médicale, dans d\u2019autres Journées médicales plus spécialisées, et à démontrer ainsi l\u2019excellence de leur organisation.Nous tenons, cependant, à exprimer notre sentiment sur l\u2019initiative que le Bureau actuel a prise d\u2019inaugurer un tel enseignement pratique.La démonstration de cette année lui a permis de raviver quelques souvenirs concernant les fondateurs.Cette pensée est un hommage aux anciens qui ont fondé cette Société et dont la vision semble se réaliser pleinement.Mais nous tenons à signaler tout particulièrement les activités de certains d\u2019entre eux: Le président, M.Oscar Mercier, a assumé une responsabilité très importante et pleine d\u2019imprévu.Il a eu ce mérite de conjuguer, dans un même élan, les activités de la Société Médicale de Montréal et de la Medico-Chirurgical Society of Montreal, dont les travaux ont été couronnés par un dîner conjoint, où les collègues anglais et français ont fraternisé dans une même pensée d'union et d\u2019estime.Cette alliance intellectuelle, dans un pays bilingue, produira d\u2019excellents effets, en établissant, entre les deux groupes, des liens plus solides sur un terrain scientifique moins mouvant que celui de la politique ou des races.Son autorité et sa situation lui ont permis d\u2019atteindre ce but.Il a donc tracé la voie à suivre en invitant les deux groupes à se tendre la main au-dessus des problèmes sociaux actuels.Son geste mérite d\u2019être signalé et nous lui adressons les remerciements d'usage.Le vice-président, monsieur Sanche, s\u2019est appliqué, avec beaucoup de succès, à appuyer le président, soit par sa présence, soit par ses paroles.Mais nous devons un témoignage particulier au secrétaire-tréso- rier, M.le professeur agrégé Paul Letondal.Il a été, tous l\u2019admettent, l\u2019organisateur réel de toutes ces journées médicales, par sa conception et l\u2019élan qu\u2019il a mis de grouper autour de cette idée féconde toutes les unités indispensables pour atteindre le but qu\u2019il s\u2019était fixé.Toutes ces journées se sont*succédé avec un intérêt croissant, sans heurt ni retard, et avec une coopération constante de la part de tous.Un tel succès nous dispense de vaines paroles, et le docteur Le- tondal doit en être satisfait car il a reçu, de tous et de chacun, un témoignage non équivoque du rôle qu\u2019il a joué dans l\u2019organisation de ce Congrès régional.En de telles circonstances, c\u2019est le secrétaire qui en est l\u2019Âme dirigeante.Le docteur Letondal nous en a fourni BULLETIN un exemple et il s\u2019est montré digne de la tradition.Cela exige beaucoup de temps, d\u2019abnégation et de compréhension, car il ne s'agit pas d'un groupe, mais plutôt d\u2019une collectivité.Enfin, je désire rappeler à tous que nous avons eu le plaisir, cette année, d\u2019avoir, comme hôte d'honneur, Son Excellence Monsieur Philippe Roy, médecin et ancien ministre du Canada, à Paris.Tous les membres présents à nos séances ont été heureux de le compter au nombre de leurs fidèles auditeurs, et de lui rappeler les services importants qu\u2019il a rendus, en France, à tout le groupe, nombreux, des médecins canadiens-français et des étudiants en médecine, boursiers de la Province de Québec et autres.Nous n'avons pas oublié, certes, qu\u2019il a été le lien constant entre les universités canadiennes-françaises et les universités françaises où il a pu, grâce à son prestige et à son influence, obtenir des avantages exceptionnels et des équivalences dont nous avons tous bénéficié.Nous savons, d'autre part, quelles distinctions honorifiques lui ont été décernées à Paris: par la Ville de Paris, qui lui a accordé le titre de Citoyen; par le Gouvernement français qui lui a conféré les plus hauts grades de la Légion d'Honneur, et par l\u2019Université de Paris qui lui a remis, dans sa séance du 9 novembre 1939, en Sorbonne, le diplôme de Docteur Honoris Causa.Nous nous permettons, à titre d\u2019un hommage particulier, de publier, sous le titre Variétés, dans ce Journal, le discours prononcé en cette circonstance, le 9 novembre 1939, par monsieur Tiffeneau, doyen de la Faculté de Médecine de Paris.Telles sont les brèves impressions qui se dégagent de ce quarantième anniversaire de la Société Médicale.LESAGE.1151 CONGRÈS DE L\u2019A.M.L.F.A.N.TROIS-RIVIÈRES, 9, 10, 11, 12 septembre 1940 COMPLICATIONS À LA SUITE DE LA CHIRURGIE ABDOMINALE ! Par R.-E.VALIN, F.R.C.S.(C.) Chirurgien de l\u2019hôpital Général (Ottawa).Les complications qui font suite aux interventions chirurgicales abdominales furent et continueront d\u2019être l\u2019écueil de la chirurgie.Elles sont des plus pénibles pour le malade et présentent un problème bien compliqué pour le chirurgien.L\u2019interprétation des divers symptômes de ces complications est des plus difficiles et comme une décision immédiate doit être prise, afin d\u2019en déterminer le traitement, il est d\u2019une extrême importance de les dépister à bonne heure.Il m'est manifestement impossible de traiter dans cette courte communication toutes les complications, telles que: hémorragies, complications vasculaires, thrombo-phlébite, embolie artérielle, éventration, hernie abdominale, infection de la plaie, abcès secondaire, péritonite, etc.: Je me contenterai donc de considérer les complications strictement limitées au tractus gastro-intestinal où le vomissement est le signe prédominant, et dont les causes principales sont: 1) REACTION À L\u2019ANESTHESIE.2) MORPHINE.3) ACIDOSE.4) Irévs: Iléus paralytique, Iléus mécanique.1) RÉACTION À L\u2019ANESTHÉSIE.À la suite d\u2019une anesthésie générale et comme question de fait, à la suite de toute anesthésie, un malade est exposé aux vomissements surtout au moment du retour de la connais- 1.Travail présenté au Congrès de l\u2019A.M.LF.A.N, \u2018Trois-Rivières, septembre 1940.sance, quand il remettra un peu de mucus teinté de bile.Cette réaction sera conditionnée par la nature et le mode d\u2019administration de l\u2019anesthésie.Toutefois, en certaines occasions, le vomissement continuera jusqu\u2019à ce qu'il devienne une cause d\u2019ennui.Ceci se produisait surtout quand l\u2019éther était administré, soit par méthode directe ou indirecte.Aussi l\u2019éther est-il considéré comme un anesthésique désuet et est maintenant remplacé par des mixtures de différents anesthésiques qui sont administrés selon des indications bien déterminées; protoxide d\u2019azote et oxygène, cyclo- propane, anesthésie intraveineuse avec « Sodium Pentothal », rachianesthésie avec préparation spéciale du malade, anesthésie par infiltration régionale ou locale et anesthésie rectale par « Avertin ».Les réactions post-opératoires du malade sont devenues moins nombreuses et d\u2019intensité réduite depuis que l\u2019éther fut supplanté par ces différents agents d\u2019anesthésie.Une étude comparative de nos derniers cent ans de chirurgie a établi la constatation suivante: 50% présentèrent un peu de nausées; 50% des vomissements modérés ne dépassant pas les douze heures qui suivent l\u2019opération ; huit cas, une bronchite bénigne: un cas après rachianesthésie; un cas après anesthésie rectale; six cas après anesthésie au cy- clopropane.Ces cas de bronchite furent observés chez des hommes gros fumeurs de cigarettes.Ces observations indiquent des résultats infiniment supérieurs à ceux observés quand l\u2019anesthésie È VALIN: COMPLICATIONS DE LA CHIRURGIE ABDOMINALE n'avait pas atteint le stage de perfection qu\u2019elle a aujourd\u2019hui, car il faut remarquer que pas un de ces malades ne présenta de pneumonie.2) MORPHINE.L\u2019administration de la morphine comme sédatif de la douleur post-opératoire est d\u2019un usage courant.Cette drogue est merveilleuse de toute manière; elle active le péristaltisme, fait disparaître la douleur et permet le sommeil.Il y a actuellement beaucoup de substituts pour la morphine, mais nul ne l\u2019égale dans ses résultats.Malheureusement, quelques malades possèdent une idiosyncrasie pour la morphine et présentent à la suite de son administration, des vomissements persistants qui peuvent alarmer le chirurgien et qui sont préjudiciables au malade.L\u2019explication de cette intolérance est que la morphine stimule le vague, causant ainsi un spasme duodénal qui engendre le vomissement.Dès que le malade manifeste une intolérance pour la morphine on doit lui substituer un de ces succédanés tels que: codéine, Sédol.Pantopon, etc.3) ACIDOSE.L\u2019acidose résulte de la perte de l\u2019équilibre acide-base, et se manifeste cliniquement.par des vomissements continus, abondants et spontanés, sans que l\u2019on observe de distension abdominale ou d\u2019élévation de température.En ÿ cas de doute entre l\u2019acidose et l\u2019obstruction intestinale comme cause de vomissements, Y l\u2019efficacité d\u2019un lavement évacuateur lèvera tous les doutes.La présence des corps céto- niques dans l\u2019urine permet elle aussi d\u2019établir la cause des vomissements.Ce syndrome établit rapidement un cercle vicieux, parce que les vomissements résultant de l\u2019état d\u2019acidose aggravent celle-ci.Plusieurs auteurs ont étudié la réserve alca- \u2018 Aline de l\u2019organisme chez les opérés, et leurs © Rconclusions semblent indiquer comme facteur : *prédisposant à l\u2019acidose post-opératoire : 1 La diminution de l\u2019ingestion des liquides et \u2018 le jeûne pré-opératoire.1153 2) L\u2019anesthésie, l\u2019augmentation de l'élimination d\u2019eau par la peau et les poumons, et les réactions vaso-motrices.3) La condition qui a nécessité l\u2019intervention.4) Le traumatisme opératoire.C\u2019est un très mauvais usage de restreindre l\u2019ingestion des liquides préalab'ement à une intervention chirurgicale.Cette restriction, en plus des purgatifs et des lavements évacuateurs douze heures avant l\u2019opération, sont des pratiques qui conduisent facilement à l\u2019acidose.D\u2019autre part, il est établi d\u2019une façon péremptoire que la réserve alcaline diminue proportionne'lement à la durée de l\u2019anesthésie générale.Une opération durant de trente à quarante minutes n\u2019a que peu d\u2019effet sur cette réserve, cependant qu\u2019à partir de soixante à quatre-vingt-dix minutes une baisse manifeste a lieu et l\u2019on peut conclure que la tendance à l\u2019acidose augmente à mesure que se prolonge la durée de l\u2019anesthésie.Il va de soi que toutes les conditions pré-opé- ratoires qui peuvent engendrer cette comp'ica- tion devront être soigneusement évitées.Si toutefois l\u2019acidose se manifeste, il faut la combattre en réhydratant le malade par l\u2019administration intraveineuse de sérum glucosé isotonique à 5% associé à l\u2019insuline.Cette médication doit être répétée toutes les quatre ou six heures jusqu\u2019à la disparition des vomissements.4) IrÉvs.A) Tléus paralytique, B) Iléus mécanique ou obstruction intestinale, simple ou avec strangulation et diminution de l\u2019irrigation de la paroi intestinale.La différenciation entre un iléus paralytique (iléus par inhibition ou iléus adynamique) et un iléus mécanique est souvent des plus difficiles.Il est d\u2019une importance primordiale de pouvoir les distinguer l\u2019un de l\u2019autre, car le traitement de l\u2019un comporte une ré-interven- tion chirurgicale, tandis que l\u2019autre se traite par l\u2019expectative et des mesures palliatives.Dans l\u2019l'éus mécanique, un traitement d\u2019ur- 1154 gence doit être institué avant que le malade tombe dans un état de choc et de collapsus.Je ne connais aucune condition chirurgicale qui présente pour le chirurgien de problème plus difficile, même en dépit d\u2019une longue expérience.Rencontrer chez un de ses opérés des symptômes d\u2019obstruction intestinale est toujours une cause d\u2019alerte et de vives préoccupations.C\u2019est pourquoi le chirurgien doit être toujours des plus attentifs et observer minutieusement les moindres signes qui lui permettront de dépister cette dangereuse complication et d\u2019en instituer précocement le traitement.A) Iléus paralytique.Cette condition se manifeste habituellement par les symptômes suivants: a) vomissements persistants, surtout gastriques; b) distension de l\u2019abdomen, beaucoup plus marquée que dans l\u2019iléus mécanique; c) absence des douleurs, aucune colique, les ondes péristaltiques peuvent exister ou n\u2019être pas perçues; d)- constipation absolue, lavement évacuateur ne donnant aucun résultat; e) tous les signes concomitants au péristaltisme en amont d\u2019une obstruction mécanique sont absents; f) il est habituellement causé par une péritonite circonscrite; l\u2019histoire d\u2019un début rapide avec douleurs localisées, manque; g) fièvre modérée, pouls rapide.Le traitement est symptomatique et d\u2019expectative.1) Décompression de l\u2019intestin par l\u2019introdue- tion et la mise en demeure pendant plusieurs jours d\u2019un tube duodénal; 2) la ré-hydratation, la ré-chloruration et le maintien d\u2019un état nutritif normal; 3) application de chaleur sur l\u2019abdomen; 4) irrigations coloniques avec des solutions chaudes au sérum physiologique dans la position genu-pectorale.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 B) Iléus mécanique.Dans l\u2019iléus mécanique, la lumière du gréle devient subitement obstruée et en conséquence l\u2019on observe une série de phénomènes pathologiques, physiologiques et des modifications bio-chimiques donnant des directives précises dans le traitement de cette complication.Les signes de l\u2019iléus mécanique sont: 1) la douleur causée par les contractions tà- chant de faire franchir l\u2019obstacle au contenu de l\u2019intestin et qui révèle un caractère nettement de coliques; 2) nausées et vomissements; caractères des vomissements: en premier le vomitus teinté de bile, devient bientôt brunâtre pour éventuellement être franchement stercoral; 3) distension de l\u2019abdomen ; 4) péristaltisme visible ou perceptible; 5) borborygmes; 6) déshydratation du patient avec cyanose, rapidité du pouls, facies anxieux avec traits tirés; 7) signes de toxémie, de choc et de collapsus; 8) ces signes d\u2019obstruction s\u2019accompagnent de modifications bio-chimiques, qui dans certains cas prononcés peuvent devenir très alarmants.Plus l\u2019obstruction est sise haute dans le petit intestin, plus rapide sont les changements dans les échanges de l\u2019eau et la constitution chimique des humeurs.L\u2019intensité de ses variations permettent d\u2019apprécier la gravité du cas, d\u2019en établir le traitement et de faire un pronostic.L\u2019accumulation de gaz dans l\u2019intestin résulte de l\u2019aérophagie et des modifications du contenu intestinal.Parallèlement à augmentation de gaz et de liquide, la distension de la paroi devient plus grande, diminuant ainsi la lumière des vaisseaux de cette paroi, jusqu\u2019à ce qu\u2019enfin de compte la nécrose commence et que s\u2019établissent une transsudation de matières toxiques dans la cavité péritonéale.Aussi faut-il être prêt dès le début à instituer un mode de traitement bien établi: VALIN : 1) La prévention ou le soulagement de la distension de l\u2019intestin; 2) le maintien de l\u2019équilibre nutritif; du ch- miste minéral; de l\u2019équilibre de l\u2019eau; 3) application de chaleur sur l\u2019abdomen ; 4) transfusion; 5) la correction de l\u2019obstruction par intervention chirurgicale.1) La prévention et la correction de la distension intestinale s\u2019effectuent: 1.par la mise en demeure d\u2019un tube duodénal; 2.par le tube Miller-Abbott; 3.par syphonage et succion au moyen de plusieurs méthodes courantes, telle celle de Wangesteen ; 4.par l\u2019abstention de tout lavement.Le tube à demeure duodénal, introduit par la narine, suffit très souvent à évacuer le contenu gazeux et liquide de l\u2019intestin et de l\u2019es- tomae.Il peut être laissé en place pendant plusieurs jours, permettant au patient de boire à volonté.Ce tube à demeure permet en outre de constater le retour de la fonction normale de l\u2019intestin.Lorsque la quantité recueillie par le tube est moindre que la quantité ingérée, c\u2019est que la tolérance de l\u2019intestin pour les liquides est accrue, et l\u2019on peut alors retirer le tube avec sécurité.Le tube de Miller-Abbott est un tube à double lumière, ce qui lui donne une valeur plus grande; par contre son introduction est d\u2019une technique difficile et demande le contrôle du fluoroscope.D\u2019autre part, il permet de réussir très rapidement la décompression jusqu\u2019au point d\u2019obstruction.L'efficacité des lavements pour combattre la distension de l\u2019intestin est très douteuse.Les gaz et matières fécales qui sont évacués après leur administration n\u2019affecte que la partie distale de l\u2019intestin obstrué et sont sans aucune action sur cette partie en amont.Tout ce qu\u2019un lavement effectif permet d\u2019obtenir c\u2019est l\u2019évacuation en aval de l\u2019obstruction.COMPLICATIONS DE LA CHIRURGIE ABDOMINALE 1155 2) Restauration et maintien de la nutrition, de l\u2019équilibre chimique des humeurs et de la balance d\u2019eau.Dans tous les cas d\u2019obstruction intestinale, le facteur que l\u2019on doit combattre tout spécialement est la déshydratation faisant suite aux vomissements ou à l\u2019insuffisance de liquides ingérés.L'or a calculé que la perte de liquide par l\u2019organisme, par 24 heures, est approximativement 6% du poids du malade.Un malade de 60 kilogrammes a donc besoin de 3,500 ce.c.d\u2019eau par 24 heures pour remplacer la déperdition normale de l'eau soit: 2,000 c.e.d\u2019eau par sudation, 1,500 c.c.par l\u2019urine faisant un total de 3,500.A ces chiffres chez nos malades, il faut ajouter la quantité d\u2019eau perdue par vomissement, et Maddock de l\u2019Université Ann Harbor (Michigan), qui a fait l\u2019étude détaillée du métabolisme de l\u2019eau, a rapporté le cas d\u2019un obstrué, où il fut nécessaire d\u2019administrer 8,000 c.c.de liquide parentéralement dans les 24 heures.\u2018 | Les chlorures doivent étre maintenus dans leur limite normale ou restorés, s\u2019il y a lieu.En ce faisant, la destruction de l\u2019équilibre acide-base est corrigée, une distribution adéquate d\u2019eau aux tissus assurée et la déperdition des protéines de l\u2019organisme réduite à un minimum.Une solution salée hypertonique ou à 2%, ou la solution de Ringer peuvent être données dans ce but ou bien encore vingt c.c.d\u2019une solut'on salée à 25%.Habituellement 500 c.c.de la solution de Ringer est requise par 24 heures pour maintenir la chlorurémie à un taux normal.Je mentionne ces chiffres qui évidemment ne sont qu\u2019approximatifs, afin de permettre à ceux qui n\u2019ont pas les facilités du laboratoire pouvant déterminer le taux des chlorures du sang et estimer la quantité de chlorure néces- salre au maintien d\u2019un métabolisme normal.Lorsque l\u2019apport alimentaire normal n\u2019est pas possible, le métabolisme ne peut être maintenu.Il faut donc, lorsque l\u2019alimentation par la bouche est impossible, donner du glucose en plus de l\u2019eau et du chlorure de sodium.La solution 1156 de glucose à 5% est isotonique et est préférable à la solution à 10%.Cette dernière est hyper- tonique et doit être réservée aux cas extrêmes de déshydratation alors que la réserve en glycogène est sonsidérablement abaissée, ainsi que dans les cas de crises hyperthyroïdiennes à la suite d\u2019une thyroïdectomie.L'administration des solutions hypertoniques soit glucosées, soit chlorurées, doit être très attentivement surveillée, afin d\u2019éviter l\u2019hypotension et l\u2019apparition des œdèmes.Lorsque des quantités considérables de solution doivent être injectées, il vaut mieux les administrer alternativement par la voie endoveineuse et interstitielle.L\u2019injection doit être lente au taux de 60 à 80 gouttes par minute.3) Utilité des applications chaudes sur l\u2019abdomen.L'application de la chaleur par le moyen de compresses chaudes térébenthinées, augmente le tonus de l\u2019intestin et en stimule le péristaltisme.Ce traitement est en usage depuis un temps immémorial, mais je le crois, extrêmement bénéficiable.4) Transfusion sanguine.La transfusion est un traitement d\u2019appui pour les patients qui souffrent d\u2019obstruction intestinale.Elle est tout spécialement indiquée chez ceux qui présentent de l\u2019anémie secondaire ou après une maladie de longue durée, lorsque les protéines du sang sont diminuées.5) Traitement chirurgical de l\u2019obstruction.Je voudrais tout d\u2019abord appuyer sur la règle fondamentale suivante: tout patient qui présente de l\u2019hypochlorurémie, un pouls rapide, de la distension abdominale, qui est déshydraté et qui donne des signes évidents d\u2019un état de choc aigu, doit toujours recevoir avant l\u2019intervention chirurgicale un traitement préalable par syphonage ou succion intestinale et une ré-chloruration et ré-hydratation.Aussitôt que ces traitements sont faits, et que le malade présente une certaine amélioration, l\u2019intervention chirurgicale doit être faite immédiatement.Il ne faut pas se leurrer par l\u2019amélioration consécutive à ces traitements préalables et à cause d\u2019elle déférer l\u2019inter- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 vention.Celle-ci doit viser à deux résultats principaux: 1) La correction de l\u2019obstruction.2) La décompression de l\u2019intestin, particulièrement dans les cas où celle-ci n\u2019a pas fait suite au traitement par intubation conseillé plus haut.Il faut toujours se rappeler durant l\u2019acte chirurgical que que nous avons affaire à un intestin endommagé.Entérostomie.Lorsque l\u2019intervention radicale est impossible ou qu\u2019elle ne paraisse pas devoir donner des résultats satisfaisants, je me suis toujours bien trouvé d\u2019une entéros- tomie qui m\u2019a permis de sauver la vie à bien des malades.En effet, certains cas désespérés ne pourraient supporter une intervention majeure, et l\u2019on doit de toute façon tenter de décomprimer l\u2019intestin avant que la circulation de sa paroi soit affectée et que des signes d\u2019intoxication et de péritonite apparaissent.Une entérostomie faite sous anesthésie locale fera disparaître le danger immédiat de l\u2019obstruction, permettant au patient de s\u2019améliorer et donnant au chirurgien le loisir d\u2019une intervention radicale remise à plus tard.D\u2019autre part, il arrive parfois qu\u2019après avoir corrigé l\u2019obstruction, il soit nécessaire de drainer un intestin qui a été fortement distendu et dont les parois présentent des altérations rendant précaire la solidité des sutures.Cependant, il faut se rappeler que même une enté- rostomie ne réussit pas le drainage d\u2019un intestin paralysé.Le péristaltisme doit exister pour que les contenus liquides et gazeux s\u2019évacuent par le tube de l\u2019entérostomie.Lorsqu\u2019une péritonite généralisée existe, l\u2019entérostomie n\u2019est d\u2019aucune valeur.Si une fois la paroi abdominale ouverte, l\u2019on constate la présence de liquide sanguinolent dans la cavité abdominale, l\u2019on doit immédiatement conclure que l\u2019on a à faire face, non pas à une simple obstruction, mais à une obstruction E compliquée de strangulation, et que l\u2019irrigation Ÿ sanguine de la paroi intestinale a été avariée.Lorsque je fais une entérostomie, je m\u2019efforce Z VALIN: COMPLICATIONS DE LA CHIRURGIE ABDOMINALE \\ toujours d\u2019obtenir un drainage bas, à aussi grande proximité de l\u2019obstruction que possible.Je me sers à cet effet d\u2019un tube en T.Il est d\u2019une importance capitale d\u2019éviter de contaminer la cavité péritonéale et de s\u2019efforcer de réaliser un drainage étanche, afin d\u2019éviter une péritonite consécutive qui serait désastreuse.À cet effet, l\u2019on doit tout d\u2019abord isoler une anse intestinale avec un clamp intestinal et en aspirer tout le contenu avec une aiguille avant d\u2019y introduire le tube et de faire les sutures « en bourse au catgut chromique.Une fois le tube fixé à l\u2019intestin, il est passé à travers l\u2019omentum et fixé à la peau.Lorsque le drainage aura cessé, le tube devra être enlevé et l\u2019on observera très souvent une fermeture spontanée de l\u2019entérostomie.Il faut se rappeler que la faute la plus coûteuse qui puisse être commise dans le traitement d\u2019une obstruction intestinale postopératoire, est de temporiser et de remettre 1157 la ré-intervention à plus tard, car alors la condition du malade sera peut-être devenue \u201ctelle qu\u2019elle ne lui permettra pas de supporter le choc opératoire.Un diagnostic précoce est donc essentiel et l\u2019intervention doit être faite avant que la résistance du patient soit trop amoindrie.Cette intervention hazardeuse est faite chez un malade qui n\u2019est pas encore rétabli d\u2019une opération antérieure, et dans les cas très avancés les résultats de toute tentative de traitements sont désastreux.Dans les quelques minutes à ma disposition, je n\u2019ai, cela va sans dire, pu donner tous les éléments que comportent une question aussi importante que le vomissement post-opéra- toire.J\u2019ai voulu tout simplement poser les principes qui doivent guider le chirurgien pour éviter les causes qui déterminent cette complication et tâcher d\u2019établir la conduite chirurgicale à tenir lorsqu\u2019une intervention est nécessaire pour sauver la vie du malade.OMISSION Dans la liste des Maisons de produits pharmaceutiques et d\u2019instruments de chirurgie, qui ont bien voulu aider financièrement à l\u2019organisation du Congrès des Trois-Rivières, le nom de la Maison Millet, Roux et Cie a été omis.Il nous fait d\u2019autant plus plaisir de rectifier cette omission, que M.Marcel Robitaille, le dévoué gérant de la firme Millet, Roux et Cie, nous a versé une généreuse allocation, malgré les circonstances particulières dans lesquelles se trouve sa Compagnie, par suite de la capitulation de la France. CONSIDÉRATIONS SUR LES TROUBLES FONCTIONNELS DE L\u2019OREILLE D\u2019ORIGINE TUBAIRE ' Par Auguste PANNETON, (Trois-Rivières).Parmi les malades qui consultent l\u2019auriste, la majorité ou peu s\u2019en faut, se plaignent de troubles fonctionnels: surdité plus ou moins prononcée, bourdonnements, claquements, sensation de plénitude, etc.S'il est vrai que nous sommes hélas! trop souvent impuissants, et devons nous contenter de poser un diagnostic et émettre un pronostic plus ou moins camouflé \u2014 tel dans les trop nombreux cas de surdité d\u2019origine nerveuse centrale, par ankylose, sclérose ou adhérences organisées \u2014 il se présente cependant un nombre important de cas de troubles fonctionnels d\u2019origine tubaire ou para-tubaire, où il nous sera possible d\u2019apporter un soulagement fort apprécié sinon une guérison définitive.Le but de cette communication, est de passer sommairement en revue quelques données générales sur les troubles fonctionnels de l\u2019oreille par lésions tubaires, en insistant tout particulièrement sur quelques détails de l\u2019examen et du traitement tels qu\u2019ils se présentent en pratique courante.RAPPEL ANATOMO-PHYSIOLOGIQUE La trompe d\u2019Eustache comporte dans son tiers supérieur un canal osseux, toujours béant, et, dans ses deux tiers inférieurs, un canal cartilagineux, clos à l\u2019état de repos.Ces deux portions, osseuse et cartilagineuse, forment, à leur union, un angle obtus: l\u2019isthme de la trompe, endroit où elle est la plus étroite.Une muqueuse plutôt mince tapisse la portion osseuse, alors que la portion cartilagineuse est revêtue d\u2019une muqueuse épaisse contenant de nombreux noyaux lymphatiques.La bouche tubaire est béante dans la caisse, tandis que les lèvres de l\u2019orifice pharyngé sont accolées.L\u2019ostium pharyngé, chez l\u2019enfant, 1.Travail présenté au Congrès de l\u2019A.M.L.F.A.N.Tro\u2018s-Riviéres, septembre 1940.est situé au niveau du voile du palais et a tendance à remonter avec la croissance; chez l\u2019adulte, on le retrouve à la hauteur du bord libre du cornet inférieur.L\u2019aération de la caisse est nécessaire au bon fonctionnement de l\u2019oreille moyenne, et s\u2019il est vrai que le tympan et les osselets peuvent supporter pendant assez longtemps une aération déficitaire, tôt ou tard l'oreille finit par protester par des bourdonnements, une sensation de plénitude et une surdité progressive.Cette aération périodique se produit par l\u2019entremise des muscles dilatateurs de la trompe au moment de l\u2019acte de déglutition: muscles tenseurs et releveurs du voile du palais, et principalement les muscles péristaphylins externes.Sans insister davantage rappelons que la ventilation physiologique de la caisse suppose: l\u2019intégrité du tympan et des osselets; l\u2019intégrité des muscles du palais, l\u2019intégrité relative du nez et du naso-pharynx.EXAMEN DU MALADE Ayant procédé à l\u2019interrogatoire ordinaire et aux épreuves auditives, nous trouverons: soit une surdité centrale pure, soit une surdité de transmission, dans certains cas une surdité centrale aggravée de troubles de la transmission, ou encore, une audition à peu près normale, mais une histoire de bruits d\u2019oreille ou de sensation de pesanteur, de claquements d\u2019oreille.Examen de la membrane tympanique En premier lieu, à l\u2019aide d\u2019un spéculum, il faudra apprécier la position, la couleur du tympan, la présence ou l\u2019absence de la fragmentation du triangle lumineux.Chez l\u2019enfant, il nous a toujours semblé, par suite de l\u2019étroitesse de la membrane, que cet examen, même en s\u2019aidant d\u2019une lentille appropriée, PANNETON: TROUBLES DE L\u2019OREILLE D\u2019ORIGINE TUBAIRE n\u2019est satisfaisant que dans la moitié des cas.Un tympan enfoncé avec une forte procidence du marteau nous indiquera déjà une raréfaction d\u2019air dans la caisse ou une adhérence cicatricielle du marteau ou du tympan.Le degré de mobilité du tympan sera ensuite étudié à l\u2019aide du Siegel, préalablement enduit d\u2019une couche de vaseline, d\u2019abord en faisant faire à l\u2019examiné un mouvement de déglutition à vide.Si le tympan reste immobile on fera faire au malade l\u2019épreuve de Valsalva, ou mieux encore l'épreuve de Toynbee, après mouchage léger de chaque narine, en évitant l\u2019emploi de cocaine ou d\u2019adrénaline dans les fosses nasales ou le pharynx.Un tympan, quelle que soit son apparence, qui réagit au mouvement de déglutition nous fera déjà exclure une aération insuffisante de la caisse et, partant, une cause tubaire des troubles fonctionnels présents.Par contre, un défaut de réaction au mouvement de déglutition, mais une réponse positive pendant l\u2019épreuve de Toynbee orientera le diagnostic vers un obstacle à l\u2019aération normale de la caisse.L'expérience nous a toujours démontré qu\u2019un tvmpan pellucide en son entier, ou avec des ballonnements en secteur pendant cette épreuve, est d\u2019un mauvais pronostic quant à l\u2019efficacité et à la durée du soulagement qu\u2019un traitement tubaire pouvait donner.De même s\u2019il existe une perforation du tympan avec ou sans suppuration chronique, alors que ces différentes épreuves n\u2019ont plus de valeur, il ne faudra pas d\u2019emblée conclure qu\u2019une partie des troubles fonctionnels dont se plaint le malade ne dépendent pas d\u2019une lésion tubaire, car il est de notion courante qu\u2019un grand nombre de ces malades verront leur audition améliorée par le traitement d\u2019une sténose tubaire ou d\u2019une lésion de l\u2019orifice pharyngé.En cas de réponse négative: absence de mouvement perceptible du tympan pendant la déglutition et avec le Valsalva, il y aura lieu, au moyen du Siegel, de contrôler la mobilité du manche du marteau, car, bien entendu, une ankylose plus ou moins complète des osselets 1159 rendrait futile toute.tentative de traitement d\u2019une lésion tubaire concomitante.Il faudra maintenant répéter les mêmes épreuves: examen du tympan pendant la déglutition et le Valsalva, après cocaïnisation et adrénalisation préalable des fosses nasales au porte-coton et non pas en pulvérisation qui agirait en même temps sur le rhino-pharynx, et dans un deuxième temps de la cocaïno-adré- nalisation de la bouche tubaire.Cette deuxième épreuve pourra nous renseigner dans le premier cas, sur une obstruction siégeant dans la fosse nasale seule: déviation, rhinite hypertrophique, queue de cornet; ou dans le deuxième cas, dans le rhino-pha- rynx: œdème, granulations, végétations, hypertrophie ou congestion de la muqueuse, etc.En supposant que, avec ou sans rétraction médicamenteuse des muqueuses nasales ou rhino-pharyngées le tympan ne réagisse pas normalement, il restera, par le cathétérisme de la trompe, à faire le diagnostie d\u2019une obstruction intrabubaire.Cependant on fera auparavant, en s\u2019aidant de cet instrument indispensable pour l\u2019examen du cavum, le naso-pharyngoscope, un examen attentif du pavillon tubaire.S\u2019il est vrai qu\u2019avec la rhinoscopie postérieure on peut avoir une idée générale de l\u2019état du cavum et des orifices tubaires, encore que ce soit une image angu'aire et déformée, cet examen est trop souvent impossible sans rétraction cocaïnique aui fera disparaître une hypertrophie importante à connaître.Seul le naso-pharyngoscope nous donnera \u201cne image exacte, directe, que l\u2019on peut interpréter à loisir dans tous ses détails, et qui nous renseignera sur l\u2019état normal de la fosse tubaire, surtout si l\u2019on a soin de limiter la cocaïnisation à la seule fosse nasale par où l\u2019on introduit le naso-pharyngoscope.Même chez l\u2019enfant cet examen se fera avec une facilité surprenante.Disons en passant qu\u2019on a souvent tendance à attribuer, bien à tort, à une obstruction nasale unilatérale, même totale, des troubles fonctionnels auriculaires.Il ne faut pas oublier 1160 en effet qu\u2019à moins d\u2019une obstruction nasale bilatérale, plus ou moins complète, l\u2019aération des deux caisses du tympan se fera normalement.Pour s\u2019en convaincre, on n\u2019aura chez un obstrué unilatéral, qu\u2019à examiner le tympan ou faire l\u2019auscultation pendant l\u2019épreuve de Toynbee (mouvement de déglutition avec occlusion du nez et de la bouche) pour constater que même du côté de la narine obstruée, le tympan réagira normalement et la caisse s\u2019aérera.On s\u2019évitera bien des reproches d\u2019opérés pour résection de déviation de la cloison ou de cornets hypertrophiés, en se rappelant ce détail clinique.Cathétérisme de la trompe d\u2019Eustache Le naso-pharyngoscope ayant révélé une fosse tubaire normale ou des lésions banales, on procédera au cathétérisme de la trompe soit par la narine correspondante, soit par l\u2019autre narine, en se servant d\u2019un cathéter à longue courbure, si une crête de: la cloison empêche le cathétérisme de côté de l\u2019oreille à examiner.On évitera à tout prix une pression trop forte sur la poire de Politzer lors des premières insufflations, surtout si on a déjà constaté de la flacidité du tympan, alors qu\u2019une pression trop forte causera une rupture, avec ecchymose de la membrane et tous les ennuis que ce petit accident comporte.Inutile d\u2019insister sur l\u2019interprétation de l\u2019auscultation au cours du cathétérisme.S1 l\u2019air passe difficilement ou ne passe pas du tout, laissant le cathéter en place et introduisant le naso-pharyngoscope par la narine opposée, on se convaincra si le bec du cathéter est bien en position.Une dernière manœuvre: l\u2019adrénalisation du tiers inférieur de la trompe et le bougirage nous renseigneront, en cas de cathétérisme négatif, sur une obstruction intratubaire.Cette adrénalisation se fera de préférence à l\u2019aide de l\u2019un de ces minuscules porte-coton pour la trompe introduit dans le cathéter, et portant une touffe d\u2019ouate hydrophile imbibée d\u2019adrénaline.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 SYMPTÔMES OBJECTIFS ET ASPECTS CLINIQUES Chez l\u2019enfant, la présence de volumineux lobes latéraux d\u2019adénoïdes et une insuffisance marquée de la respiration nasale, ou encore des pôles supérieurs amygdaléens hypertrophiés et refoulant en haut le voile \u2014 on se rappellera que l\u2019orifice tubaire est situé plus bas chez l\u2019enfant \u2014 suffiront ordinairement à expliquer les troubles fonctionnels des oreilles, le plus souvent paroxystiques et coïncidant avec des poussées de rhinite ou d\u2019amygdalite.Chez l\u2019adulte, sans mentionner les tumeurs malignes du cavum \u2014 rareté clinique, nous en avons rencontré deux cas seulement durant une pratique active de vingt-sept ans \u2014 on trouvera comme causes les plus fréquentes: 1.Une amygdalite chronique avec volumineux pôles supérieurs.2.Des queues de cornets hypertrophiés faisant office de valves et obturant l\u2019orifice tubaire, d\u2019occurrence assez rare.3.Une condition atrophique des muqueuses rhino-pharyngées.Le malade se plaint alors d\u2019autophonie et de bruits de claquement.Le nez et le cavum présenteront une apparence de sécheresse prononcée; la bouche tubaire inférieure restera béante; l\u2019auscultation, si la chaîne des osselets n\u2019est pas encore atteinte d\u2019arthrite, donnera un bruit sonore et un souffle exagéré.4.L\u2019hypertrophie de la muqueuse rhinopharyngée avec granulations lymphatiques péri-orificielles et intratubaires, où seule l\u2019a- drénalisation appuyée de la bouche tubaire et de la portion inférieure de la trompe permettra de faire un cathétérisme positif.5.Un œdème blanchâtre de la lèvre antérieure de la bouche tubaire, cas fréquent et rebelle.6.Une parésie ou une atonie du voile du palais, ou bien des lésions cicatricielles consécutives à une amygdalectomie où les piliers postérieurs et le voile du palais lui-même auront été brutalement déchirés.Tels sont, il nous semble, les aspects cliniques les plus souvent rencontrés à l\u2019origine des troubles fonctionnels d\u2019origine tubaire.ES EEE \u2014_\u2014\u2014 ==.= PANNETON : TROUBLES DE L\u2019OREILLE D'ORIGINE.TUBAIRE PROPHYLAXIE ET TRAITEMENT Chez l\u2019enfant où l\u2019adénoïdectomie est indiquée, on insistera tout particulièrement sur le décollement digital des lobes latéraux des adénoïdes, en appuyant sur le pourtour des trompes, en rompant les adhérences avec l\u2019ongle de l\u2019index, en refoulant au centre du cavum le paquet d\u2019adénoïdes avant d\u2019introduire la curette, ou mieux encore, l\u2019adéno- tome.Un toucher, après l\u2019ablation, fera constater que les faces latérales du cavum sont bien nettoyées.Au cours d\u2019une amygdalectomie, on soignera le dégagement des pôles supérieurs des amygdales, et l\u2019on aura soin de ménager le voile et les piliers postérieurs.Dans les cas d\u2019atrophie des muqueuses et de béance des trompes, où les malades se plaignent, en plus des troubles auriculaires: de sécheresse, de brûlements, de sensation de corps étranger, cas rebelles et tenaces où le traitement local par douche d\u2019air, massage, etc., n\u2019est pas indiqué et fait plus de mal que de bien, nous avons souvent obtenu un soulagement marqué, tant des symptômes pharyngés que des symptômes auriculaires, par l\u2019emploi d\u2019extraits ovariens ou testiculaires.Localement, l\u2019obturation permanente des conduits externes avec un léger tampon d\u2019ouate et des vaporisations de sérum hypertonique ont aussi un effet favorable.Au contraire, lorsqu\u2019on sera en présence d\u2019une condition d\u2019hypertrophie des muqueuses, avec tendance aux granulations, secrétions exagérées, etc, on tentera souvent avec succès l'administration d\u2019extraits thyroïdiens qui nous ont paru agir très efficacement en plusieurs occasions.On supprimera les causes irritantes: tabac, alcool; on prescrira un régime pauvre en hydrates de carbone.Localement, après avoir pourvu à une fone- tion respiratoire normale, on traitera les granulations péri-tubaires et les hypertrophies des lèvres tubaires, par des applications de nitrate d\u2019argent.Un bourdonnet d\u2019ouate au bout de la sonde d\u2019Itard qui a servi au cathétérisme, nous a toujours semblé le plus pra- 1161 tique des porte-coton pour l\u2019orifice tubaire.Pour combattre les lésions des trompes: hypertrophies de la muqueuse, rétrécissements, etc, le bougirage patient et longtemps continué, combiné à l\u2019introduction de porte-coton spéciaux, portant un peu d\u2019ouate imbibée de teinture de Métaphen ou de nitrate d'argent, laissés en place pendant une demi-minute, nous ont paru bien supérieurs aux instillations par la sonde d\u2019Itard qui ne pénètrent pas, ou très peu, dans une trompe rétrécie.Dans les cas d\u2019œdème blanchâtre de la lèvre antérieure de l\u2019orifice tubaire, quelques pointes de galvano-cautérisation sous le contrôle du naso-pharyngoscope, manœuvre très simple donneront des résultats souvent marqués et durables.On a préconisé-dans ces cas: hypertrophie, granulations, adénoïdes et paquets lymphatiques récidivants, le traitement par rayons X.Nous n\u2019en avons pas l\u2019expérience, mais peut- être trouverons-nous là un moyen d\u2019enrayer, surtout chez l\u2019enfant, tant de surdité de transmission et de troubles fonctionnels d\u2019origine tubaire qui progressent vers une surdité plus ou moins marquée.* * Ce rapide exposé, forcément incomplet, n\u2019a d\u2019autre but que d\u2019attirer davantage l\u2019attention des auristes sur certains détails d\u2019examen des malades souffrant de lésions tubaires pures ou associées.Nous avons insisté davantage sur l\u2019examen minutieux de ces malades auxquels on est trop porté dans la pratique courante à se désintéresser, mais qu\u2019il est possible de soulager le plus souvent, et de guérir quelquefois, et n\u2019est-ce pas là toute la médecine?S'il est vrai que la poire de Politzer et la sonde d\u2019Itard ont souvent causé bien du mal, il n\u2019en reste pas moins vrai que, malgré l\u2019ostracisme de certains auristes états-uniens, leur emploi raisonné et judicieux, joint à une application patiente des moyens actuels d\u2019examen et de thérapeutique, rendent et rendront encore de précieux services. LE DIABËÊTE ET LA CHIRURGIE ! Par L.-Henri GARIEPY, F.R.C.P.(C.) Médecin de I\u2019hépital Notre-Dame.L\u2019évolution du diabète peut étre entrecoupée d\u2019une foule de complications qui en aggravent le pronostic.De ces complications, plusieurs sont évitables si le médecin et le malade comprennent l'lmportance du traitement.et consentent à s\u2019imposer les sacrifices que comporte son application.Nous savons, sans qu\u2019il soit nécessaire d\u2019en faire l\u2019énumération, combien sont nombreux les détails d\u2019un traitement bien ordonné, et quelle dépense de temps ils signifient pour le praticien.Pour sa part, le malade doit accepter de soumettre toutes les activités de sa vie quotidienne, et surtout son alimentation, à une discipline rigoureuse.En faisant ainsi, et pourvu que la maladie n\u2019ait pas évolué trop longtemps sans traitement, on est assuré d\u2019éviter la plupart des complications qui, autrement, guettent le diabétique.Si, pour quelque raison, ces mesures ne sont appliquées que tardivement, il est probable que des lésions organiques sont déjà constituées contre lesquelles le traitement ne peut rien, si ce n\u2019est de retarder les désordres fonctionnels qui en résulteront tôt ou tard.Il est juste de dire que, de plus en plus, ces choses sont comprises par les médecins et bien acceptées par les malades, et que, depuis une vingtaine d\u2019années surtout, l\u2019ensemble des moyens qu\u2019on oppose au diabète atteint une efficacité qui devrait être un encouragement pour tous ceux que la difficulté pourrait, à première vue, dérouter.Quoi que l\u2019on fasse, cependant, le diabétique peut être la victime d\u2019une maladie accidentelle et étrangère à son diabète.Il en est ainsi de la grippe avec ou sans localisation pulmonaire, et de l\u2019appendicite, pour s\u2019en tenir à deux 1.Travail présenté au Congrès de l\u2019'A.M.L.F.A.N.Trois-Rivières, septembre 1940.maladies communes, dont tous les praticiens connaissent la somme d\u2019ennuis qu\u2019elles peuvent entraîner, lorsqu\u2019elles évoluent sur un terrain diabétique.Parmi ces complications, il en est un certain nombre qu\u2019il est logique, pour plusieurs raisons, de grouper et d\u2019étudier à part: c\u2019est le groupe de toutes les maladies dont le traitement nécessite une opération et dont un bon nombre se rencontrent dans le diabète à titre purement accidentel.Quelle que soit, en effet, la nature traumatique ou infectieuse de cette condition associée, sa présence soulève toujours une série de difficultés dans le traitement du diabète, lequel, malgré les autres exigences du moment, ne doit pas être perdu de vue, sous peine de le voir évoluer d\u2019une façon plus grave ou se compliquer d\u2019autres accidents sérieux.D'autre part, le terrain diabétique présente à l\u2019égard du traumatisme chirurgical et de ses suites des réactions particulières, dont il faut nécessairement tenir compte si l\u2019on ne veut pas compromettre le résultat de l\u2019opération.Il est aussi dangereux qu\u2019illusoire, dans ces conditions, de ne vouloir s\u2019oceuper du traitement que d\u2019une des deux affections pour reprendre plus tard le traitement de l\u2019autre.Les deux maladies doivent être traitées simultanément, et par le médecin et par le chirurgien dont la collaboration réciproque est alors plus importante que jamais.Nous verrons, à la lumière de quelques travaux récents, comment il faut envisager l\u2019action du diabète sur une intervention, et comment, de son côté, l\u2019intervention chirurgicale influence le diabète.Nous essaierons ensuite de dégager quelques principes pouvant servir de guide au médecin dans cette éventualité, dont la gravité intrinsèque et la fréquence méritent une étude sérieuse. GARIÉPY: DIABÈTE ET CHIRURGIE Le diabète aggrave le pronostic d'une intervention chirurgicale 1.LES TISSUS SONT MAL IRRIGUÉS ET LEUR RÉPARATION EST PLUS DIFFICILE.L\u2019insuline, en diminuant la fréquence de l\u2019acidose, a par le fait même supprimé le coma qui, auparavant, emportait la très grande majorité des diabétiques, avant qu\u2019ils aient pu atteindre la vieillesse ou même l\u2019âge adulte.Ces mêmes malades atteignent aujourd\u2019hui, à peu de chose près, l\u2019âge prévu pour les sujets exempts de diabète, et ils dépassent même souvent cet âge.Une des conséquences du prolongement de la vie des diabétiques a été de nous fournir la preuve clinique que le diabète atteint toujours le système cardio-artériel, par une action qui lui est propre et indépendamment de l\u2019âge réel du malade.On connaissait bien autrefois la tendance des diabétiques à faire de l\u2019artériosclérose, mais ils mouraient trop jeunes pour qu\u2019on pût observer, sur un nombre suffisant de malades, l\u2019évolution de cette sclérose jusqu\u2019à l\u2019apparition des troubles fonctionnels qu\u2019elle entraîne dans tous les organes.Depuis que les diabétiques ne sont plus emportés prématurément par le coma, ils meurent plus vieux d\u2019affections diverses dont la plupart sont des manifestations d\u2019artériosclérose, les autres étant des maladies accidentelles à côté desquelles nous pouvons observer toutes les manifestations dela sclérose des artères.La statistique de Joslin (1) est à ce point de vue très éloquente.Elle s\u2019étend de 1897 à 1938 et nous indique la cause de la mort de 3,575 diabétiques.Dans une première période, allant de 1897 à 1914, sur 325 décès, le coma a été responsable de la mort dans 63.7% des cas; les manifestations de sclérose (cardio-rénales- vasculaires), dans 17.55% des cas.Dans la dernière période de 1930 à 1938, sur 981 décès, 6.1% sont dus au coma, tandis que 55.4% sont dus à des manifestations de sclérose.La clinique, d\u2019ailleurs, ne manque jamais de nous démontrer l\u2019incidence élevée de la dégénérescence scléreuse des vaisseaux chez les 1163 diabétiques, pourvu que l\u2019on se donne la peine d\u2019en chercher les signes, soit par les différents moyens d'exploration des artères: palpation, oscillométrie, radiographie, examen du fond de l\u2019œil; soit par la recherche des signes cliniques de l\u2019insuffisance circulatoire au cœur ou aux reins.Si on examine les malades de ce point de vue, on constate facilement que chez la plupart des diabétiques, pour ne pas dire tous, les vaisseaux sanguins présentent des signes de sclérose.Joslin a trouvé des signes radiologiques d\u2019artériosclérose chez 90% des diabétiques dont la maladie remonte à plus de dix ans; et il n\u2019est pas exagéré de dire que, « du point de vue de leurs artères, les diabétiques ont dix ans de plus que leur âge réel » (2).Ce que l\u2019on sait du métabolisme des lipides, toujours profondément touché dans le diabète, vient d\u2019ailleurs appuyer les constatations de la clinique et nous donner les raisons de ce qu\u2019on y observe à ce point de vue.Tous les tissus ont besoin, pour conserver leurs qualités morphologiques et pour accomplir leurs fonctions, que le sang y arrive en quantité suffisante.Les phénomènes si complexes de la nutrition ne sont possibles qu\u2019avec une circulation locale satisfaisante.S1 les tissus sur lesquels s\u2019exerce le traumatisme chirurgical sont irrigués par des vaisseaux rétrécis par la sclérose, il est facile de comprendre que leur vitalité est diminuée, et que la réparation des désordres anatomiques résultant de l\u2019opération soit lente à s\u2019opérer, même en l\u2019absence de tout facteur infectieux.Cette lenteur à se réparer des plaies diabétiques a été observée de tous temps.Les malades la connaissent, et c\u2019est par elle souvent qu\u2019ils font eux-mêmes le diagnostic de leur maladie.On aurait tort de croire que les seules manifestations de l\u2019insuffisance circulatoire, dans le diabète, sont la gangrène et la paralysie.Ce sont certainement les plus évidentes, sinon les plus fréquentes.Les accidents par lesquels elles se manifestent sont toujours graves et traduisent des lésions avancées de sclérose. 1164 Des lésions plus discrètes siégeant sur des artères de plus petit calibre, peuvent entraîner des désordres fonctionnels sérieux.On s\u2019intéresse, depuis quelques années, aux troubles de l\u2019irrigation sanguine des nerfs, que l\u2019on croit, et avec raison semble-t-il, être à la base de maints syndromes sensitifs ou moteurs rencontrés dans des affections diverses, parmi lesquelles le diabète.Pour Sanstead et Beams (3), et plusieurs autres, les névralgies, principalement sciatiques, et les névrites si fréquentes au cours de l\u2019évolution du diabète, seraient l\u2019expression d\u2019un trouble de la circulation dans les « vasa nervorum ».L\u2019explication repose sur des bases anatomiques et physiologiques indiseutables, et les résultats obtenus par un traitement inspiré de ces données semblent justifier cette hypothèse.Si l\u2019insuffisance de la circulation des « vasa nervorum » peut entrainer des troubles graves dans la nutrition des nerfs et dans les tissus correspondants, v.g.névrite et atrophie museu- laire, rien ne s\u2019oppose à ce que nous admettions l\u2019existence d\u2019une nutrition ralentie entraînant un retard de cicatrisation dans les tissus dont la circulation locale est diminuée.Ici encore, nous pouvons admettre le jugement de l\u2019expérience clinique: « .Arteriosclerosis and consequent slow healing of old tissues, is still a real obstacle to recovery » (4).Les tissus des diabétiques subissent prématurément l\u2019atteinte de la vieillesse, leurs vaisseaux sanguins sont scléreux; leur nutrition est mauvaise.Ils se réparent mal.Dibold et Huber (5) écrivent à ce sujet: «La présence de plaies chez les diabétiques porteurs de troubles vasculaires, représente le danger le plus sérieux.» Ils appuient cette affirmation sur ce qu\u2019ils ont observé chez 194 diabétiques, dont ka maladie était compliquée d\u2019une affection chirurgicale.La mortalité la plus élevée (28% ) s\u2019est rencontrée chez ceux qui avaient une tension systolique au- dessus de 200, et une tension diastolique au- dessus de 100, tandis qu\u2019elle n\u2019a été que de 9% L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 chez ceux dont la tension diastolique était inférieure à 100, quel qu\u2019ait été le niveau de la pression systolique, \u2014 supérieur ou inférieur à 100.Ils ont trouvé le même rapport entre la mortalité et l\u2019artériosclérose en prenant pour critère de sclérose l\u2019état des vaisseaux rétiniens.Dans leurs conclusions, ils mentionnent parmi les autres causes du retard de la guérison des plaies chez les diabétiques «l\u2019acidose et la mauvaise nutrition générale qui l\u2019accompagne », mécanisme qui, à mon avis, peut être retenu, même si nous ne pouvons, dans l\u2019état actuel de nos connaissances, en donner une explication satisfaisante.Nous savons cependant que l\u2019acidose s\u2019accompagne de déshydratation, et il est logique de croire que cette déshydratation puisse agir dans le même sens qu\u2019une insuffisance de la circulation des tissus dans un endroit donné, et qu\u2019elle puisse entraver la guérison normale d\u2019une plaie.2.LA NUTRITION DU MUSCLE CARDIAQUE EST MAUVAISE.Ceci découle de ce qui vient d\u2019être dit et qui n\u2019a pas besoin d\u2019être répété.Le myocarde dépend pour sa nutrition d\u2019une circulation locale qu\u2019assurent les artères coronaires, lesquelles sont souvent les premières à souffrir de l\u2019atteinte du système artériel par la sclérose, chez les diabétiques comme chez les non-dia- bétiques.Toute intervention chirurgicale entraîne, par elle-même ou par l\u2019anesthésie qui l\u2019accompagne, des perturbations de la circulation sanguine: variations, dans un sens ou dans l\u2019autre, de la tension artérielle; diminution du volume du sang par hémorragie; gêne de la circulation de retour; tachycardie de différentes causes, shock, etc., demandant au myocarde un effort qu\u2019il ne pourra fournir que s\u2019il peut compter sur un apport sanguin suffisant.Si cette condition n\u2019est pas réalisée, une défaillance irrémédiable du cœur peut en être la conséquence, et effectivement les choses se passent ainsi.Ni 1] po | fr de toy bl que GARIEPY: DIABETE ET CHIRURGIE Un autre facteur intervient souvent pour diminuer la capacité de l\u2019effort du cœur: c\u2019est la diminution du glycogène dans le myocarde comme dans tous les autres muscles, diminution dont le diabète mal contrôlé est responsable, et qui est encore aggravée par la réduction de l\u2019alimentation qui accompagne toujours une opération chirurgicale.Si, au niveau du foie, simple réservoir à ce point de vue, l\u2019absence de glycogène n\u2019entraîne pas de troubles sérieux, il en est autrement du myocarde, dont la contraction, comme celle de tout muscle, dépend de l\u2019utilisation du glycogène.Bien qu\u2019il y ait encore plusieurs points obscurs dans le mécanisme physico-chimique de la contraction musculaire, nous pouvons admettre que le glycogène y joue un rôle important.Ce fait est conforme à ce que nous montre l\u2019observation clinique dans le goitre toxique, où les troubles cardiaques et la diminution du glycogène qu\u2019on a observés (6) dans le myocarde, semblent étroitement liés.Le danger des réactions hvpoglycémiques chez les vieillards s\u2019explique probablement de la même façon.Enfin, certains auteurs, dont Læper (7), Kisthinios (8) et d\u2019autres, ont rapporté des effets thérapeutiques encourageants dans le traitement de l\u2019insuffisance cardiaque, par l\u2019association glucose-insuline.En attendant que l\u2019accord soit réalisé sur la physiologie de la contraction musculaire, nous pouvons admettre que le mvocarde peut souffrir d\u2019une diminution de ses réserves de glycogène.Or, le diabétique se trouve le plus souvent dans cette condition défavorable lorsqu\u2019il doit être opéré, et ceci augmente le risque de l\u2019opération.3.LA PLAIE PEUT S\u2019INFECTER ET COMPROMETTRE LE RÉSULTAT DE L\u2019OPÉRATION.Ceci résulte de la diminution de la résistance des diabétiques vis-à-vis de l\u2019infection, qui est connue depuis toujours, mais dont on n\u2019a pas encore trouvé l\u2019explication définitive, bien qu\u2019on en ait proposé un grand nombre.1165 La première qui se présente à l\u2019esprit et que l\u2019on est porté à accepter sans examen, est que la concentration élevée du sucre dans les humeurs, favorise le développement des germes infectieux.Lassar, le premier, je crois, vers 1904, prétendit que la concentration élevée du sucre dans le sang favorise la culture du staphylocoque.Certains auteurs (9) ont adopté cette explication, faute d\u2019une meilleure, sem- ble-t-il.D\u2019autres la soutiennent par des arguments tirés d\u2019observations expérimentales (10).Labbé (11) semble l\u2019admettre, et il écrivait en 1920: « L\u2019hyperglycémie favorise la suppuration.» Au contraire, d\u2019aprés certaines expériences de Handman (12), du glucose ajouté au sang in vitro, dans la concentration de 0.5 à 1%, ne favorise pas le développement des cultures microbiennes.Quoi qu\u2019il en soit, cette explication, probablement plus simple que conforme aux faits, est à peu près abandonnée aujourd\u2019hui.On a également étudié, chez les diabétiques, les différents caractères de leurs réactions humorales vis-à-vis des agents infectieux: propriété antibactéricide du sang des diabétiques, formation des anticorps; influence de la glycosurie et de la polyurie, de l\u2019équilibre osmotique, mais aucune de ces recherches n\u2019a apporté la réponse cherchée, et nous ne connaissons pas encore la cause du manque de résistance des diabétiques vis-à-vis de l\u2019infection.Le seul point sur lequel on semble d\u2019accord est qu\u2019elle n\u2019existe que si le diabète n\u2019est pas contrôlé, et que, si ses humeurs sont normales, le diabétique se comporte vis-à-vis de l\u2019infection comme un sujet indemne de diabète.C\u2019est aussi l\u2019opinion exprimée par Marble, White et Fer- nald (13): « The resistance to infection in well controlled cases appears to approximate the normal.» Il découle de ceci, au point de vue thérapeutique, une conclusion importante et qui doit être retenue.Dibold et Huber, déjà cités, ont observé dans une série de 194 diabétiques avant subi une intervention chirurgicale que, lorsque la glycémie à l\u2019admission était supérieure à 3.50, 1166 la mortalité due à un défaut de cicatrisation des plaies opératoires était deux fois plus considérable que lorsque la glycémie était inférieure à 3.50; mais ils ajoutent que ces glycémies élevées étaient accompagnées de lésions du système vasculaire et des reins, auxquelles ils attribuent en partie l\u2019évolution défavorable.À côté de ces cas où une infection peut venir compliquer, chez le diabétique, des suites opératoires qui, normalement, devraient évoluer sans infection, il y a à envisager les cas très nombreux où l\u2019intervention est effectuée sur un foyer septique: anthrax, abcès, fistule, maladies infectieuses du bassin, de l\u2019abdomen ou du thorax.Dans ces circonstances, l\u2019insuline associée à un régime approprié a complètement modifié le pronostic, en rendant possible l\u2019intervention destinée à débarrasser l\u2019organisme de la complication infectieuse, alors qu\u2019aupa- ravänt on n\u2019osait entreprendre ces opérations, de crainte qu\u2019elles ne servent qu\u2019à disséminer l\u2019infection dans les tissus environnants, ce qui, d\u2019ailleurs, était le résultat le plus fréquent.L'intervention aggrave le diabète 1.L\u2019OPÉRATION EST SOUVENT SUIVIE D\u2019INFECTION.Le diabè*e, nous l\u2019avons vu, sensibilise l\u2019organisme vis-à-vis de l\u2019infection.Nous savons aussi que la présence de la moindre infection aggrave le diabète, et d\u2019une façon souvent disproportionnée à la gravité de la cause.Cet effet de l\u2019infection sur le diabète est incontestable.Les malades le connaissent et savent par expérience qu\u2019un rhume, une grippe, un furoncle sont suivis de glycosurie: à la consultation, c\u2019est l\u2019excuse qu\u2019ils donnent- eux- mêmes de leur glycosurie, dont la cause, le plus souvent, n\u2019a rien de pathologique.Plusieurs mécanismes ont été proposés pour expliquer cette aggravation du diabète sous l'influence de l\u2019infection: diminution de la sécrétion de l\u2019insuline, production d\u2019hormones antagonistes, neutralisation ou inactivation de l'insuline par un principe élaboré par la cause L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLrerIN AMLF.AN._\u2014 Montréal, novembre 1940 infectieuse, ainsi vitch (14), (15).L'observation des faits semble plutôt favoriser cette hypothèse.En effet, s\u2019il s\u2019agissait d\u2019une diminution de la sécrétion, on devrait, en augmentant temporairement la dose de l\u2019insuline injectée, réduire facilement les signes du diabète; or, les doses très élevées d\u2019insuline qu\u2019il faut employer en présence de l\u2019infection donnent Vraiment l'impression que cette insuline \u2014 exogène aussi bien que l'insuline endogène \u2014 est neutralisée ou détruite aussitôt qu\u2019injectée.que le suggère Rabino- Le cas est fréquent de malades contrôlés sans insuline, qui, à l\u2019occasion d\u2019une infection, doivent prendre 60 ou 70 unités d\u2019insuline, dont Ils peuvent se passer après la disparition de l\u2019infection.Dans tous les cas, l\u2019insuline doit être augmentée pendant la durée de l\u2019infection.Dans certaines infections particulièrement virulentes, la glycosurie est absolument incontrôlable, malgré les doses d\u2019insuline les plus élevées.Quelle que soit l\u2019habileté du chirurgien, on observe souvent chez le sujet non diabétique, après l\u2019opération, des symptômes d\u2019infection locale ou générale; le diabétique est davantage exposé à cette complication, laquelle, une fois établie.augmente les difficultés du traitement du diabète.Le rapport entre l\u2019infection et l\u2019aggravation du diabète est si étroit qu\u2019après une opération, on peut, ainsi que le dit Joslin, prédire qu\u2019une infection de la plaie est en train de s\u2019établir, si on observe sur le dossier une augmentation de la glycosurie.L'infection s\u2019installe ordinairement d\u2019une des deux façons suivantes: a) La plaie d\u2019une opération aseptique suppure.La chose est de plus en plus rare avec l\u2019amélioration des techniques chirurgicales, et elle peut, je crois, être évitée dans la plupart des cas, bien que le terrain soit mauvais.Marcel Labbé a écrit à ce sujet (11): « Au- jourd\u2019hui, \u2019on redoute beaucoup moins la sup- GARIÉPY: DIABÈTE ET CHIRURGIE puration.Pour suppurer, il faut non seulement une prédisposition, mais des microbes, et le bon chirurgien ne doit pas en introduire.» Cependant, malgré toutes les précautions, il faut encore compter avec la possibilité de la suppuration.b) L'opération a lieu sur un foyer infectieux.En l\u2019absence de toute faute de technique, il arrive souvent que l\u2019opération soit suivie de suppuration ou phénomènes infectieux, parce qu\u2019elle a lieu sur un foyer déjà infecté.L\u2019infection, circonscrite ou torpide avant l\u2019opération, peut être rallumée et se propager dans les tissus environnants, sous l\u2019action du traumatisme opératoire.Cette complication est d\u2019autant plus fréquente que la nutrition des tissus est mauvaise, comme nous l\u2019avons déjà vu, et alors le résultat est presque toujours le même: une cellulite progressive évoluant vers la gangrène humide, fait suite à l\u2019opération.Cet accident, en plus de sa gravité propre, a un effet désastreux sur le diabète.et lorsqu\u2019il survient, on peut tout craindre: le diabète et l\u2019infection deviennent l\u2019un et l\u2019autre imncon- trôlables.Aussi, lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019intervention sur les membres, quand le diabète est ancien ou que la circulation artérielle est insuffisante, est-il beaucoup plus sûr de sacrifier d\u2019emblée le membre entier, pour opérer aussi loin que possible du foyer infectieux, et là où on est certain que la circulation sera suffisante pour assurer la réparation.2.I INTERVENTION ENTRAINE DES DIFFICULTES DANS LE TRAITEMENT DU DIABETE, EN ENTRAVANT L\u2019ALIMENTATION.La dissémination d\u2019une infection n\u2019est pas la seule façon dont une intervention puisse aggraver le diabète.Il y a aussi les cas très nombreux où le régime alimentaire doit être suspendu à cause de la maladie chirurgicale; ainsi en est-il dans l\u2019appendicite, dans les opérations sur le foie et les voies biliaires, par exemple.1167 À ces raisons de suspendre l\u2019alimentation s\u2019ajoutent souvent l\u2019intolérance du tube digestif et les vomissements qui peuvent être dus soit à la maladie en cause, soit à l\u2019opération elle-même, soit à l\u2019anesthésie.Dans un cas comme dans l\u2019autre, la difficulté est la même: la diminution de l\u2019alimentation, surtout des glucides, entraîne un appauvrissement des réserves glycogéniques et une tendance à l\u2019acidose.On suspend souvent l\u2019administration de l\u2019insuline pour éviter les réactions hypoglycémiques, ralentissant encore, de ce fait, le métabolisme du glucose.Le métabolisme des lipides et des protides continue seul et donne naissance à des corps cétoniques dont l\u2019action émétisante s\u2019ajoute à celle des causes locales, constituant un cercle vicieux dont il est parfois difficile de faire sortir le malade.Parmi ces troubles métaboliques figure aussi, pour une large part, la déshydratation qui relève des causes précédemment énumérées.Autrefois, il fallait ajouter à ces difficultés celle née de la préparation à toute opération, qui comportait un jeûne plus ou moins prolongé, accompagné de purgations et de lavements, tous de nature à épuiser le glycogène des réserves dont le malade se trouvait totalement dépourvu.et d'autant plus longtemps qu\u2019il était d\u2019usage de retarder de plusieurs jours la reprise .de l\u2019alimentation.Celle-ci, au début, ne comportait que des breuvages sans valeur nutritive et ne contenant aucune substance gluci- dique.On se croyait en sûreté parce que la glycosurie était absente, et l\u2019on n\u2019attachait aucune importance à la présence de l\u2019acidose, de la déshydratation des tissus et de la rétention de substances toxiques secondaires à l\u2019oligurie.3.L\u2019ANESTHÉSIE AGGRAVE LE DIABÈTE PENDANT L\u2019OPÉRATION ET REND L\u2019ALIMENTATION DIFFICILE APRÈS L\u2019OPÉRATION.Depuis que grâce à une meilleure connaissance des besoins de la nutrition les malades sont mieux préparés pour l\u2019opération, nous avons beaucoup moins souvent à faire face aux 1168 vomissements prolongés après l\u2019opération, lesquels constituent un danger sérieux chez les diabétiques.Cependant, la plupart des agents anesthésiques modifient temporairement la nutrition et peuvent influencer défavorablement le diabète par leur action nocive sur le foie, le pancréas, les reins, organes essentiels au métabolisme.D\u2019après quelques auteurs (17), la toxicité des anesthésiques à l\u2019égard du diabète serait proportionnelle au degré d\u2019asphyxie qui accompagne l\u2019anesthésie.L\u2019explication semble bien conforme aux faits, puisqu\u2019on trouve de la glycosurie et une augmentation de la glycémie \u2018dans tous les états asphyxiques: empoisonnement par le monoxyde de carbone, par le gaz d\u2019éclairage, l\u2019asphyxie par immersion, etc.Cette considération est à retenir, puisqu'elle permet d\u2019envisager la possibilité de diminuer l\u2019action nocive des anesthésiques, en évitant la cyanose par une technique appropriée, et en choisissant les anesthésiques les moins susceptibles d\u2019en produire.Même avec une bonne technique et des agents anesthésiques peu toxiques, il n\u2019en demeure pas moins que l\u2019anesthésie générale offre toujours certains risques, d\u2019autant plus menaçants que l\u2019anesthésie est plus longue.Le chirurgien peut faire beaucoup pour en atténuer les effets, puisque la durée de l\u2019anesthésie dépend dans une large mesure de circonstances dont il a seul le contrôle.Chloroforme.Son effet délétère sur la cellule hépatique \u2018est bien connu, et cette raison en fait l\u2019anesthésique le plus dangereux dans le diabète, à cause de l\u2019importance du foie dans l\u2019utilisation des glucides.Son emploi est toujours accompagné d\u2019une élévation de la glycémie qui se prolonge bien au delà de la durée de l\u2019anesthésie.De plus, on a vérifié expérimentalement (18) «qu\u2019il entrave l\u2019oxydation complète de l\u2019acide beta- oxy-butyrique, même en l\u2019absence du dia- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 bète ».Pour ces raisons, on est unanime à en condamner l\u2019emploi dans le diabète.Marcel Labbé écrivait il y a vingt ans (11): «Si l\u2019on est obligé de recourir à l\u2019anesthésie générale, on utilisera le chlorure d\u2019éthyle; chez un diabétique avec acidose, on ne doit employer ni chloroforme ni éther.» Ether.Son action hyperglycémiante, maintes fois constatée au cours de la pratique hospitalière, et qui se manifeste chez le normal comme chez le diabétique, acquiert une signification particulièrement grave dans cette maladie.Elle s\u2019expliquerait (18) par la propriété qu\u2019a l\u2019éther d\u2019empêcher la conversion du glucose en glycogène.Pour d\u2019autres (19), il s\u2019agirait plutôt d\u2019une exagération de la glycogé- nolyse.Qu'il s\u2019agisse d\u2019un mécanisme ou de l\u2019autre, \u2014 ce qui intéresse davantage le physiologiste que le clinicien \u2014 il est indiscutable que l\u2019éther élève la glycémie et diminue proportionnellement la quantité de glycogène dans les réserves.Parmi ces dernières, le myocarde est particulièrement exposé à souffrir de cette privation à cause du travail considérable que lui imposent et l\u2019anesthésie et l\u2019opération.Cette diminution du glycogène dans le myocarde, pendant la narcose à l\u2019éther, a été constatée expérimentalement par Brow et Long (20) chez des chats, et elle peut atteindre le chiffre important de 87% de la quantité présente avant l\u2019anesthésie.Cette élévation de la glycémie témoigne aussi d\u2019un ralentissement de l\u2019utilisation du glucose, susceptible d\u2019entraîner.s\u2019il se prolonge, la production de corps cétoniques.Ce trouble, sérieux en soi, est encore aggravé par une augmentation de la production de l\u2019acide phosphorique dans les muscles, dont l\u2019élimination par le rein appauvrirait la réserve alcaline, amoindrissant la défense de l\u2019organisme dans sa lutte contre l\u2019acidose (21).Ce danger d\u2019acidose, dans l\u2019anesthésie a l\u2019éther, est encore augmenté par l\u2019action toxique de l\u2019éther sur l\u2019épithélium rénal.La forma- M GARIEPY: DIABETE ET CHIRURGIE tion d\u2019ammoniaque par le rein est diminuée, ce qui prive l\u2019organisme d\u2019une substance importante pour le contrôle de l\u2019équilibre acide-base.Cette même action serait responsable de l\u2019oligurie et de la rétention, dans le sang, des déchets azotés (18).Pendant l\u2019anesthésie à l\u2019éther, l\u2019action de l\u2019insuline serait neutralisée (17).Oxyde nitreux.Ce gaz était considéré comme l\u2019anesthésique de choix pour les diabétiques avant l\u2019emploi du cyclopropane (22).Larocque, de l\u2019Hôtel- Dieu, écrivait en 1922 qu\u2019il le considérait comme le seul anesthésique qui n\u2019endommageât pas la cellule hépatique.Cette opinion devait être basée sur le fait que le protoxyde est employé avec l\u2019oxygène qui diminue sa toxicité en diminuant l\u2019anoxémie.Cette dernière, même en poussant l\u2019oxygène au maximum, ne peut être complètement évitée, et on sait aujour- d\u2019hui que le protoxyde d\u2019azote, pour cette raison, n\u2019est pas complètement dépourvu de toxicité (17).On lui reconnaît encore d\u2019autres inconvénients: il ne permet pas d\u2019obtenir une résolution musculaire satisfaisante pour le chirurgien, ce qui oblige de lui associer l\u2019éther avec les dangers que comporte cet anesthésique.Enfin, la période d\u2019induction de l\u2019anesthésie au protoxyde est souvent accompagnée de contractions musculaires violentes qui diminuent la quantité du glycogène musculaire, au détriment des besoins du myocarde et de l\u2019organisme en général.L\u2019oxyde nitreux abaisse la réserve alcaline, mais à un degré moindre que le chloroforme et l\u2019éther.Cyclopropane.Le peu de toxicité et les grands avantages pratiques de ce gaz en ont fait se répandre l\u2019emploi très rapidement.Il a été l\u2019objet d\u2019études expérimentales et cliniques nombreuses qui ont démontré sa supériorité sur les autres anesthésiques dans le diabète.Les modifications qu\u2019il entraîne dans les éléments chimiques du sang sont peu marqués 1169 durant l\u2019anesthésie et disparaissent rapidement lorsque celle-ci est terminée.La période d\u2019induction et le réveil sont accompagnés d\u2019un minimum de symptômes nerveux, et lorsqu\u2019on a pris les précautions voulues, les vomissements sont rares.De la lecture des travaux de Combs (23), Frias (24), Wilcox et Tovell (17), Neff et Stiles (25), Raginsky et Bourne (26), Bour- ne (27), pour ne mentionner que ceux-ci, 1l découle que le cyclopropane n\u2019éleve la glycémie que d\u2019une façon insignifiante chez le diabétique comme chez le non-diabétique; il n\u2019augmente pas la glycogénolyse; il n\u2019entrave pas la fonction rénale; 1l n\u2019augmente que peu les déchets du métabolisme azoté; il est pratiquement sans action sur la réserve aicaline; il ne s\u2019est pas montré toxique pour le foie normal, pour le foie déjà touché par le chloroforme et par l\u2019éclampsie.Il possède donc toutes les qualités qu\u2019on puisse exiger d\u2019un anesthésique pouvant être employé avec un minimum d\u2019inconvénients dans le diabète.Anesthésie rachidienne.On ne lui connaît pas d\u2019action défavorable sur le diabète, et il y aurait avantage à la préférer à l\u2019anesthésie générale chaque fois que la nature de l\u2019opération, l\u2019état du système nerveux et cardio-vaseulaire le permettent (28).Anesthésie locale.Parmi les procédés d\u2019anesthésie locale, l\u2019anesthésie tronculaire doit être préférée à l\u2019infiltration locale qui a l\u2019inconvénient de modifier le champ opératoire, et qui peut, lorsque la circulation locale est insuffisante, déclencher des accidents de gangrène.Pour résumer, on peut dire que ces différents agents anesthésiques possèdent à l\u2019égard du diabète des propriétés très différentes, que le médecin doit connaître, pour pouvoir évaluer avec justesse le risque d\u2019une intervention chirurgicale chez les diabétiques, et pour donner en connaissance de cause les conseils qu\u2019on est en droit d\u2019attendre de lui dans ces circonstances difficiles. 1170 Même avec les anesthésiques les moins toxiques, l\u2019anesthésie par elle-même doit être considérée, dans l\u2019évolution du diabète, comme une complication dont les effets, souvent imprévus, peuvent se manifester sur l\u2019un quelconque des organes du diabétique, dont la résistance est toujours diminuée.Il importe que le médecin en soit averti pour prendre toutes les mesures qui peuvent en atténuer les conséquences.* * * Ces raisons sont suffisantes, je crois, pour démontrer que si la chirurgie chez les diabétiques demeure toujours une complication redoutable, ce caractère peut être largement atténué et même disparaître complètement si le médecin et le chirurgien travaillent de concert pour: a) Réduire la durée de l\u2019anesthésie ; b) Choisir l\u2019anesthésique le moins nocif à l\u2019égard du diabète; c) Maintenir en tout temps le diabète parfaitement contrôlé.Il y aurait bien à ajouter à cette énumération des considérations d\u2019ordre purement chirurgical, dont l\u2019importance est évidente mais qui sont en dehors des cadres de cette étude.Il en est ainsi des deux premiers points relatifs à l\u2019anesthésie.Je me contente de les indiquer et de souligner leur importance.Je dois me borner ici à exposer les grandes lignes du traitement du diabète, avant et après une opération chirurgicale.\u2018Traitement préventif De ce qui précède, il découle que tous les dangers qui menacent le diabétique lorsqu\u2019une opération chirurgicale est nécessaire: céto-aci- dose ou coma, insuffisance cardiaque et cardio- rénale, réparation défectueuse des tissus, infection locale, septicémie, sont d\u2019autant plus à craindre que le diabète a évolué plus longtemps sans traitement, ou qu\u2019il a été mal contrôlé au moment de l\u2019opération.Ce point est bien admis aujourd\u2019hui (29): L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 un diabétique exempt d\u2019acidose, avec une réserve alcaline élevée, des tissus bien hydratés, une concentration normale de sucre dans le sang, une nutrition normale, ne présente pas plus de risque au point de vue opératoire qu\u2019un sujet non diabétique.Cependant, la notion de la durée du diabète est, à mon avis, plus importante que la gravité actuelle d\u2019un diabète récent lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019évaluer le risque d\u2019une opération chez un diabétique, quel que soit le point de vue dont on envisage la question: répercussion du diabète sur la maladie chirurgicale ou vice versa.Pour que chaque organe puisse faire face aux difficultés que comporte une opération, une nutrition optima des tissus est essentielle, et celle-ci existe rarement lorsque le diabète évolue depuis longtemps et que le système circulatoire est envahi par la sclérose.Dans ce cas, l\u2019insuline, à la dernière minute, pourra toujours rétablir l\u2019équilibre dans le métabolisme général et parer au danger de l\u2019acidose, mais elle ne pourra rien contre la sclérose des vaisseaux et ses conséquences sur la nutrition des tissus.Avec un diabète de date récente mal contrôlé mais sans sclérose vasculaire, le traitement ramènera plus facilement à la normale la nutrition des tissus.Il est évident, cependant, qu\u2019avant que ce résultat soit atteint, des désordres irréparables peuvent avoir eu le temps de se constituer; ce qui revient à dire que la meilleure assurance, pour un diabétique, de pouvoir, le cas échéant, subir une intervention chirurgicale sans complications, est de traiter efficacement son diabète dès que celui-ci a- été reconnu, et de ne jamais tolérer la présence de glycosurie.Lorsque survient la complication chirurgicale, les signes du diabète, essentiellement variables d\u2019un jour à l\u2019autre, même d\u2019une heure à l\u2019autre, doivent être recherchés fréquemment tant que le danger n\u2019est pas complètement écarté, car non seulement la présence de ces signes, mais aussi leur intensité, ont une importance capitale pour la direction du traitement.de On ne réalise pas toujours, en certains milieux, que le meilleur guide du traitement est l\u2019observation de la glycémie, et que celle-ci varie continuellement au cours des vingt-quatre heures, suivant que varient eux-mêmes tous les facteurs qui la conditionnent: gravité de l\u2019état diabétique, virulence de l\u2019infection, doses d'insuline, quantité des glucides dans l\u2019alimentation ou dans les solutions administrées par la voie parentérale.On se contente souvent de rechercher une seule fois la glycémie et on croit que tout ira bien parce qu\u2019elle est normale à ce moment.On fait opérer le malade cinq ou six jours plus tard sans une nouvelle analyse et on ne s\u2019en inquiète que si les choses vont mal.On oublie que la glycémie peut varier aussi rapidement que la température, et que l\u2019hyperglycémie est aussi importante à connaître que l\u2019hyperthermie.| Si la glycosurie peut, dans une certaine mesure, permettre de suivre l\u2019évolution d\u2019un diabète non compliqué, elle est ici un mauvais guide, parce qu\u2019elle est presque toujours influencée par une des causes qui élèvent le seuil d\u2019élimination du glucose, de sorte que la glycémie peut être très élevée quand les urines sont exemptes de sucre.Ces causes de l\u2019élévation du seuil sont bien connues, et personne ne met en doute leur existence.Les principales sont l\u2019artériosclérose, la néphrite, l\u2019infection, très fréquente dans les circonstances qui nous occupent, les fluctuations dans la composition du régime et même l\u2019usage prolongé de l'insuline.Nous avons maintes fois observé, avec de l'infection et des écarts de régime, des urines exemptes de sucre avec des glycémies de 2.50 et de 3 grammes.Ainsi, chez un de nos malades (Obs.n° 400), atteint de diabète et de tuberculose pulmonaire, et suivant son régime d\u2019une façon négligente, nous avons trouvé les chiffres suivants de glycémie à jeun, avec des urines de 24 heures toujours exemptes de sucre: 2.50 grammes, 2 grammes, 2.63 grammes, 1.66 gramme, 2.27 grammes, 2.77 grammes.En prenant la glycosurie pour seul guide du GARIÉPY: DIABÈTE ET CHIRURGIE 1171 traitement, nous aurions cru ce cas bien contrôlé alors qu\u2019il ne l\u2019était pas.Malgré l\u2019opinion contraire de quelques auteurs (30), nous ne croyons pas que le métabolisme puisse être normal, avec une glycémie anormale, même si les urines sont exemptes de sucre.Nous reconnaissons cependant l\u2019importance qu\u2019il y a de faire disparaître la glycosurie, à cause de la polyurie qui l\u2019accompagne, laquelle entraîne une perturbation du métabolisme de l\u2019eau, toujours sérieuse pour la nutrition des tissus et d\u2019autant plus grave que, très souvent, dans les conditions qui nous intéressent, le malade est dans l\u2019impossibilité de boire pour lutter contre la déshydratation.Même lorsque la glycosurie est absente, une glycémie élevée signifie une diminution du elycogéne dans le foie et les muscles, et une diminution des quantités de glucose utilisé.Nous connaissons les effets de cette double déficience sur le muscle cardiaque en particulier et sur l\u2019équilibre acide- base.Traitement préparatoire à l'opération Lorsque l\u2019indication d\u2019une opération se pose pour le diabétique dont la maladie est bien contrôlée, le rôle du médecin avant l\u2019opération se trouve réduit au minimum.En plus de la surveillance de la fonction rénale et cardiaque et de la prescription des liquides voulus pour maintenir l\u2019hydratation des tissus, suivant le mode d'administration permis par les circonstances, il doit s\u2019assurer que les urines de vingt- quatre heures ne contiennent pas de sucre, et que la glycémie est toujours normale jusqu\u2019au moment de l\u2019opération, ce qui est habituellement simple.,( [| | Si l\u2019opération est urgente, elle peut être effectuée immédiatement.Si l\u2019opération doit être retardée, cette ligne de conduite sera suivie jusqu\u2019au moment de l\u2019opération, et le traitement du diabète sera continué avec les modifications nécessaires, en surveillant fréquemment la glycémie.Il peut arriver que.pendant cette période, la condition particulière du malade suscite 1172 certaines difficultés, mais celles-ci ne sont pas différentes de celles qui peuvent naître de l\u2019association de n\u2019importe quelle maladie avec le diabète: état fébrile, intolérance gastrique ou gastro-intestinale, anorexie, etc.On y remédie par les mêmes moyens: modification dans le choix et la consistance des aliments, tout en faisant varier le moins possible la composition du régime en glucides, lipides et protides.Si des changements en ce sens sont nécessaires, il faut adapter la dose d\u2019insuline au nouveau régime, et dans le cas d\u2019une suppression totale de l\u2019alimentation, avoir recours aux solutions glucosées par la voie intraveineuse avec insuline, afin d\u2019assurer la combustion de quantités suffisantes de glucose et éviter l\u2019acidose et la déshydratation.Si le diabète est mal contrôlé, la situation est différente: la glycémie est élevée, il y a le plus souvent glycosurie, polyurie et présence d\u2019acétone dans les urines.Le traitement est évidemment plus délicat et diffère dans son application suivant que l\u2019opération est urgente ou qu\u2019elle peut être différée.L'opération est urgente.Il faut agir vite et fort pour faire disparaître la glycosurie, l\u2019hyperglycémie et l\u2019acidose, si elle existe, le plus rapidement possible.Il ne peut être question d\u2019attendre que la glycémie soit normale pour opérer.La menace vient de la maladie chirurgicale qui doit être traitée immédiatement, et le traitement du diabète est institué en même temps.La chose est d\u2019autant plus simple que celui-ci se résume dans la seule administration de l\u2019insuline, l\u2019alimentation étant nécessairement supprimée.Il est bon de rappeler ici que, pendant ces heures, l\u2019insuline injectée comme l\u2019insuline endogène sera soumise à de nombreuses causes qui modifieront son action hypoglycémiante, d\u2019où la nécessité de pouvoir compter sur toutes les analyses nécessaires pour connaître le métabolisme hydrocarboné aussi souvent que les circonstances l\u2019exigent.Je devrais ajouter: et aussi rapidement, car les rapports de ces analyses parvenant au médecin le lendemain sont L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 inutiles pour la conduite du traitement.Le succès des opérations effectuées chez les diabétiques, dans les hôpitaux où ces malades sont suivis par un service spécialisé, tient pour une bonne part dans des détails d\u2019organisation matérielle, permettant au médecin d\u2019obtenir sur-le-champ et à toute heure les analyses nécessaires pour guider son traitement.La dose d\u2019insuline doit être déterminée par le taux de la glycémie qui, dans ces cas urgents, est faite aussitôt qu\u2019on voit le malade, c\u2019est- à-dire une ou deux heures avant l\u2019opération.Il est difficile de formuler une règle satisfaisante pour établir la quantité d\u2019insuline à donner; les facteurs susceptibles d\u2019influencer son activité sont trop nombreux et leur action ne peut être évaluée même approximativement, de sorte que le meilleur guide est encore l\u2019expérience.: Cependant, s\u2019il était nécessaire de donner une formule plus précise, nous dirions que la quantité d\u2019insuline peut être de 5 unités de moins que les deux premiers chiffres de la glycémie; ainsi: 40 unités pour une glycémie de 4.50 grammes 25 ce [14 (4 {& 3.00 « et ainsi de suite.Avec une infection grave ou la présence d\u2019acidose, la quantité doit en être augmentée proportionnellement à la gravité de la complication; et, dans le dernier cas, il y a lieu de lui associer du glucose, qu\u2019il faudra administrer par la voie intraveineuse, en solution Z à 5%, dans de la solution chlorurée isotonique.Ceci nécessite évidemment plus d\u2019insuline, et j il est d\u2019ordinaire suffisant, pour ce surplus, de caleuler: 1 unité pour chaque 2 grammes de glucose, ou 12 unités pour 500 ce.de solution glucosée à 5%.Cette insuline peut être ajoutée dans la solution et elle pénètre dans la cireu-, lation en même temps que cette dernière.Il est important, lorsqu\u2019on procède ainsi, de prendre de l\u2019insuline ordinaire et non pas de l\u2019insuline- protamine-zine, qui ne doit pas être injectée _ dans les veines.Pour l\u2019administration régulière, est-il préfé- = > GARIEPY: DIABETE ET CHIRURGIE rable d\u2019employer l\u2019insuline ordinaire ou l\u2019insu- line-protamine-zinc?Nous ne craignons pas d\u2019affirmer que, si on n\u2019a pas une certaine expérience dans l\u2019emploi de l\u2019insuline-protamine-zine, et si on ne dispose pas d\u2019un personnel habitué à traiter des diabétiques avec l\u2019insuline, il est beaucoup plus sûr d\u2019emplover l\u2019insuline ordinaire, quitte à l\u2019administrer plus fréquemment.En effet, pour obtenir rapidement une diminution de la glycémie avec l\u2019insuline-protamine-zinc, il faut employer de fortes doses, et celles-ci ne sont pas exemptes d\u2019inconvénients.Ils peuvent même devenir assez ennuyeux, et le temps est mal choisi pour employer un moyen thérapeutique dont on n\u2019est pas absolument certain.Lorsque le malade n\u2019a pas été opéré quelque cinq ou six heures après le traitement décrit ci-dessus, il est habituellement indiqué de prescrire de nouveau insuline et solution intraveineuse, ce qui ne peut être fait qu\u2019avec une connaissance du taux de la glycémie à ce moment.On aura ainsi une idée assez juste de la façon dont l\u2019insuline est utilisée, et cela évitera d\u2019en donner des doses ou insuffisantes ou trop fortes, ce qui, dans les circonstances, peut avoir la même gravité.L\u2019opération n\u2019est pas urgente.Dans ce cas, il y a toutes les raisons de réduire d\u2019abord les symptômes de diabète par les moyens ordinaires et d\u2019améliorer l\u2019état général avant d\u2019intervenir.C\u2019est en procédant ainsi qu\u2019on est arrivé à améliorer les résultats de la chirurgie dans le diabète, au point qu\u2019ils sont aujourd\u2019hui sensiblement les mêmes qu\u2019en dehors de cette maladie.Il est important d\u2019obtenir rapidement le contrôle du diabète, et comme il y a le plus souvent association d\u2019une complication infectieuse, des doses élevées d\u2019insuline sont ordinairement nécessaires.Il y a lieu d\u2019insister ici sur les remarques déjà faites au sujet de la fréquence des analyses.Il est de toute nécessité de répéter fréquemment le dosage de la glycémie, et de doser chaque jour la quantité totale de glucose 1173 excrété dans les vingt-quatre heures; chaque jour également, rechercher l\u2019acétone et l\u2019acide diacétique.Quant au régime, il est évident qu\u2019il faudra prescrire un régime d\u2019une composition déterminée en glucides, lipides et protides, ce qui est essentiel à cause de l\u2019insuline, et non une simple liste d\u2019aliments dont tous les glucides sont absents, ainsi qu\u2019on en trouve encore dans la plupart des formulaires.Il est, en somme, peu important que l\u2019on soit partisan du régime contenant plus de glucides ou moins de glucides, plus de graisses ou moins de graisses; ce qui importe, c\u2019est que les quantités prescrites soient en rapport avec la quantité d\u2019insuline, et ensuite qu\u2019elles soient administrées avec exactitude.Avec la méthode de traitement que nous employons et dont nous avons déjà donné la description (31), nous prescrivons le plus souvent, dans ces conditions, un régime contenant de 128 à 164 grammes de glucides, 45 grammes de lipides et 54 à 60 grammes de protides, s\u2019il n\u2019y a pas de rétention azotée.Ces formules permettent une grande variété dans les menus et un choix d\u2019aliments pour satisfaire tous les degrés de tolérance du tube digestif.Si le malade fait de la fièvre, il faudra, sans changer la composition du régime pour les vingt-quatre heures, choisir des aliments liquides; ainsi, une quantité équivalente de lait et de jus de fruits au lieu de pain et de pommes de terre; des blancs d\u2019œuf en quantité voulue dans les breuvages, pour maintenir le niveau des protides, etc.Traitement après l'opération Quel que soit l\u2019anesthésique employé ou le genre d\u2019opération, il est à présumer que le diabète aura subi des modifications profondes; aussi, est-il essentiel de reprendre le traitement aussitôt que possible après l\u2019opération, et nous faisons toujours faire une glycémie deux heures après le retour de la salle d\u2019opération, et nous donnons de l\u2019insuline suivant la règle déjà énoncée, dès que nous connaissons le résultat de l\u2019analyse.Ceci ne présente aucun danger, 1174 bien que l\u2019alimentation ne soit pas encore possible.Les mêmes conditions qui ont élevé la glycémie pendant l\u2019opération sont encore présentes et ne disparaîtront que graduellement dans les heures à venir.Avec les nouveaux anesthésiques et si le malade a été préparé pour l\u2019opération comme ci-dessus, les vomissements après l\u2019opération sont l\u2019exception, et dans un très grand nombre de cas que nous avons suivis, nous avons pu faire reprendre l\u2019alimentation \u2014 sous la forme liquide, cela va de soi \u2014 le soir même de l\u2019opération, si celle-ci a eu lieu dans la matinée.Les quantités seront d\u2019abord fractionnées et souvent répétées.Il est important, durant cette période, que la diététicienne ou la garde-malade en charge du cas et qui doit avoir une bonne connaissance de la diététique, prépare la quantité totale de l\u2019alimentation pour les prochaines vingt-quatre heures, quantité qui sera gardée à la glacière dans des récipients appropriés portant le nom du malade.Les gardes-malades qui se succèdent au chevet de l\u2019opéré pendant cette période n\u2019auront à faire aucun calcul, leur responsabilité étant ainsi limitée à l\u2019administration d\u2019une certaine quantité de ces breuvages, toutes les heures ou toutes les deux heures, de façon que tous aient été donnés au bout de la journée.Le lendemain et chaque matin, jusqu\u2019à ce que la condition soit stabilisée, la glycémie et le dosage de la glycosurie, la recherche de l\u2019acétone et de l\u2019acide diacétique, seront effectués aussitôt que possible, pour que le médecin puisse avoir les rapports à sa visite pour prescrire insuline et régime jusqu\u2019au lendemain.Je ne crains pas de le répéter, une grande part des difficultés du traitement du diabète proviennent de ce que le médecin ne connaît pas le jour même le rapport des analyses du sang et des urines effectuées le matin; la dose d\u2019insuline et le régime doivent alors être prescrits à peu près et le traitement perd toute son efficacité.Après deux ou trois jours, la glycémie est habituellement normale, et si les urines sont alors exemptes de sucre, on peut se dispenser L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 de la répéter avant cinq ou six jours, ou tant que le retour de la glycosurie n\u2019en indique pas la nécessité.C\u2019est alors la convalescence, et le traitement du diabète ne présente plus de difficultés.Le médecin n\u2019en doit pas moins continuer à observer tous les jours les urines pour y découvrir un retour de la glycosurie par lequel s\u2019annonce presque toujours une complication infectieuse.Résumé 1.La présence du diabète augmente le risque de toute opération chirurgicale: a) Si le diabète est ancien, par l'insuffisance de la circulation locale due à la sclérose; b) S\u2019il est récent mais mal contrôlé, en troublant la nutrition des tissus.Dans un cas comme dans l\u2019autre, il diminue la résistance de l\u2019organisme vis-à-vis de l\u2019infection, entrave le processus de réparation des tissus et diminue la capacité fonctionnelle des organes.La répercussion de cette condition sur le muscle cardiaque expose à des conséquences particulièrement graves.2.L'influence de l\u2019anesthésie doit être ajoutée à celle du diabète pour apprécier le risque opératoire.Certains agents anesthésiques ayant une action plus mauvaise que d\u2019autres sur le diabète.3.Quel que soit l\u2019anesthésique employé, le degré de cyanose présent et la durée de l\u2019anesthésie sont deux facteurs aggravants qui peuvent et qui doivent étre réduits au minimum.| 4.Lorsque le diabète est bieñ contrôlé, le risque ne dépasse pas celui de la méme opération chez un non-diabétique.5.Le traitement, pour être efficace, nécessite une connaissance exacte du métabolisme gluci- dique chaque jour et quelquefois plus souvent.6.La glycosurie est un indice infidéle du métabolisme des glucides à cause des variations du seuil, fréquentes dans ces circonstances.oo BIBLIOGRAPHIE (1) JOSLIN, ELLIOT, P.: «The Treatment of Diabetes Mellitus.» Sixth Edition, Lea & Febiger, Philadelphia, 1937, p.182. 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LE STRABISME PARALYTIQUE ' Par Norkert BOURGAULT, Assistant au service d\u2019ophtalmologie de l\u2019hôpital du Saint-Sacrement (Québec).Je voudrais d\u2019abord faire repasser devant vous, des considérations générales sur le strabisme paralytique, puis vous donner rapport succinct des cas qui se sont présentés dans notre département d\u2019ophtalmologie, à l\u2019hôpital du Saint-Sacrement de Québec, dont le chef est le docteur Henri Pichette.Les paralysies des muscles extrinsèques de l\u2019œil sont parfois complètes, et là le nom de paralysie réelle leur est gardé, parfois elle est incomplète et ce n\u2019est qu\u2019une parésie que l\u2019on observe.Dans le premier cas, le muscle a totalement perdu son action; dans la parésie, l\u2019amplitude du mouvement n\u2019est que diminuée, l\u2019œil tire de l\u2019arrière, et cette limitation de mouvement s\u2019accentue à mesure que l\u2019œil tente de fixer loin, dans la direction du muscle paralysé.La tonicité du muscle se trouve affectée par le fait de cette paralysie, son antagoniste prend de la prépondérance, et il survient souvent (mais pas toujours), une déviation de l\u2019œil malade dans la direction du muscle sain.Il en résulte que la ligne de vision ne se dirige plus vers l\u2019objet à fixer.L\u2019œil malade, selon l\u2019expression populaire, bique; il y a strabisme paralytique.Comme résultat de ceci, l\u2019objet que l\u2019on fixe ne forme plus son image sur la région correspondante de la rétine; il se produit une vision binoculaire dédoublée: la diplopie.Tant que les deux veux sont laissés à découvert, le patient, à de très rares exceptions près, fixe avec son œil sain, et l\u2019œil malade dévie de son axe.Cette déviation est appelée primaire; c'est Uangle primaire de déviation.Comme nous l\u2019avons déjà mentionné, cet angle primaire de déviation augmente dans la direction du muscle paralysé.Lorsque cepen- 1.Travail présenté au Congrès de l\u2019A.M.LF.A.N,, Trois-Rivières, septembre 1940.dant, en couvrant le bon œil, l\u2019on oblige le mauvais œil à fixer, une déviation très marquée du bon œil se fait voir; c\u2019est la déviation secondaire ou angle secondaire de déviation.L\u2019angle secondaire de déviation est plus marqué que le primaire, dans le strabisme paralytique.En fixant avec l\u2019œil malade, le patient n\u2019a pas la conception exacte de situation de l\u2019objet qu\u2019il fixe, c\u2019est-à-dire: la localisation absolue en est faussée.Il note des mouvements de l\u2019objet qui ne sont qu\u2019apparents, aussitôt qu\u2019il entreprend de faire des mouvements visuels avec son œil malade, et alors un étourdissement plus ou moins violent le saisit, ceci le rend incertain et anxieux, il s\u2019ensuit parfois un état nauséeux.Cet étourdissement visuel se distingue des autres formes, en ce qu\u2019il disparaît au moment où on couvre l\u2019œil paralysé.La diplopie et le vertige s\u2019affirment extrêmement ennuyeux.L\u2019effort naturel du patient pour éviter ces troubles amènent d\u2019autres phénomènes très caractéristiques.L\u2019attitude penchée de la tête se développe, pour obtenir une vision simple, au moins dans une portion du champ de fixation.Le regard est tourné vers ce côté, et pour parer à ce défaut de fixation, la tête se tourne dans la direction opposée.Ceci permet d\u2019éliminer les images doubles lorsqu'un œil est fermé.Comme toutefois, le fait de fermer le bon œil produit un étourdissement, le patient, instinctivement va fermer l\u2019œil paralysé.Seulement dans le cas où l\u2019æil non paralysé se trouvant amblyope, le patient dépend-il uniquement de l\u2019æœil paralysé pour fixer comme auparavant; ct ceci se produit dès le début de la paralysie.Et dans ces cas seuls l\u2019angle secondaire de déviation prend-il de l\u2019importance.+ EN - A BOURGAULT: STRABISME PARALYTIQUE MOYENS DE DIAGNOSTIC DE LA PARALYSIE DES MUSCLES OCULAIRES 1° La limitation du mouvement se perçoit ordinairement facilement, objectivement, dans les paralysies du moteur oculaire commun et des muscles qui meuvent l\u2019œil de côté.Elle est très peu en évidence dans la paralysie des obliques.Ce qui s\u2019observe dans ce dernier cas est une déviation verticale en position d\u2019adduction ou d\u2019abduction, celle du droit inférieur ou supérieur, dans la position d\u2019abduction.2° Dans certaines circonstances, la position dans laquelle le patient tourne la tête nous donne un point de départ de diagnostic, assez caractéristique.En général le patient tourne la tête vers le côté, dans la direction duquel le muscle devrait se contracter; ainsi dans la paralysie d\u2019un muscle qui tourne l\u2019œil vers la droite, la tête tourne-t-elle vers la droite, dans la paralysie d\u2019un muscle abaisseur de l\u2019œil, la tête tourne-t-elle en bas, etc, etc.Dans la paralysie du grand oblique, la tête est quelque peu abaissée et penchée vers l\u2019épaule du côté sain afin d\u2019accommoder le musc'e parétique par une rotation compensatrice.3° Le diagnostic subjectif lui, est basé sur l\u2019apparition d\u2019images doubles; ce sont elles qui ont réellement la plus grande importance pour le diagnostic final; pas tellement en rapport avec la position anormale des images, qu\u2019avec la portion du champ visuel dans laquelle elles apparaissent, et la direction dans laquelle leur écartement l\u2019une de l\u2019autre augmente.Résumons ce qui a été cité des images doubles, en disant que, lorsque dans une portion du champ de fixation il persiste une vision simple, le territoire par ailleurs de la vision double, correspond au territoire d\u2019action du muscle paralvsé.Et dès lors l\u2019image fausse s\u2019accentue dans la direction d\u2019action du mucele paralysé.4° Les troubles dont se plaignent les patients sont loin d\u2019être toujours assez marqués pour que de suite l\u2019on soit guidé par eux à soup- conner une paralvsie des muscles de l\u2019œil.Nombre de patients n\u2019accusent aucune diplopie (quoique l\u2019examen fait par l\u2019ophtalmologiste 1177 le révèle de suite) mais se plaignent plutôt d\u2019un trouble vague de vision.Il faut donc toujours, lorsqu\u2019on ne trouve rien d\u2019anormal dans l\u2019acuité visuelle de chaque œil pris séparément, ni rien de spécial à l\u2019examen du fond d\u2019œil, il faut, dis-je, ne jamais négliger de faire l\u2019épreuve de la diplopie.A) Lorsque les axes visuels se croisent, les images se décroisent, ou en d\u2019autres termes la diplopie est homonyme.Lorsque les axes visuels se décroisent, les images se croisent: on a une diplopie croisée.B) Lorsqu'on a diplopie dans la moitié inférieure du champ de fixation comme par exemple dans la parésie d\u2019un grand oblique, les caractéristiques suivantes se manifestent; des patients de ce type peuvent facilement monter les escaliers, mais sont très incertains lorsqu\u2019ils ont à en descendre, car alors 1l leur faut fixer en bas et le diplopie apparaît.C) Enfin dans le diagnostic des paralysies musculaires de l\u2019œil, il ne faut jamais oublier que les paralysies isolées sont surtout fréquentes dans les muscles qui sont mus par des nerfs qui leur sont exclusifs, comme au droit externe et au grand oblique, et plutôt rares dans les muscles innervés par le moteur oculaire commun.Lors d\u2019abaissement de l\u2019œil la probabilité de paralysie du grand oblique est plus grande que celle du droit inférieur.VOYONS MAINTENANT QUEL EST LE COURS ET LE TRAITEMENT DES PARALYSIES La marche de la paralysie est parfois aiguë, parfois extrêmement chronique.Dans le premier cas, la paralysie s\u2019installe soudainement, ou encore dans quelques jours seulement, tous ses états morbides vont-ils se déve'opper, rester ainsi quelques semaines, puis graduellement disparaître complètement.L\u2019écartement des images va diminuer, le patient peu à peu va réussir à fusionner les images, la diplopie n\u2019apparaîtra enfin qu\u2019au soir, lorsque le patient sera fatigué, puis disparaîtra entièrement.En règle générale, les processus qui ont un cours réellement chronique sont incurables, il s\u2019y développe la figure 1178 de la vieille paralysie; la contraction secondaire des antagonistes se joindra aux troubles de motilité, conditionnés par la paralysie.La contraction secondaire des muscles peut même continuer après que la paralysie elle- même est guérie, et alors la condition est totalement similaire à celle du strabisme concomitant; la diplopie et les troubles d\u2019orientation disparaissent avec le temps, suivant les mêmes processus de restauration, et il ne persiste que les défauts esthétiques.Le traitement de la paralysie consiste avant tout dans le traitement de la maladie causale, nature'lement.Le symptôme le plus ennuyeux la diplopie, se corrige dans quelques cas de parésie très mitigée, par l\u2019usage de prismes qui facilitent la fusion des images; ainsi dans la parésie du droit externe l\u2019on peut essayer des prismes à bases tournées en dehors.Cependant ces prismes ne peuvent être effectifs que pour un territoire limité du champ de fixation, puisque l\u2019écartement des images va toujours varier selon la direction du regard.Dans les cas de paralysies plus sévères, il faut éliminer les images formées par l\u2019œil paralysé en recouvrant cet œil d\u2019un pansement, un verre dépoli, etc.Pour empêcher la dégénérescence du muscle, les courants faradiques et galvaniques constituent le traitement local.Avec les docteurs J.Friedenwald et C.F.Clapp, de l\u2019hôpital John Hopkins, nous avons eu l\u2019avantage de traiter chirurgicalement nombre de paralysies anciennes avec contraction secondaire des antagonistes, et les résultats furent très satisfaisants.Seuls les cas de paralysie incomplète donnaient des résultats piètres, et souvent l\u2019on ne parvenait à corriger que le plus gros de la déviation dans ces cas.Les interventions consistaient en des ténotomies du muscle antagoniste, et des avancements du muscle paralysé lui-même.Les meilleurs résultats que nous avons obtenus furent des cas où nous employions, v.g.pour une paralysie du droit externe, une moitié des muscles droit supérieur et droit in- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 férieur et les glissions avec suture à l\u2019insertion du muscle droit externe.OCCURRENCE DES DIFFÉRENTES PARALYSIES Disons que la paralysie peut affecter un muscle individuel, ou un groupe de muscles.Il est à noter que la paralysie d\u2019un muscle individuel se présente beaucoup plus fréquemment au droit externe ou au grand oblique, justement parce que ces deux muscles possèdent un nerf moteur qui leur est exclusif, ce sont: le moteur oculaire externe et le tro- chléaire ou pathétique (4e paire).Dans la zone d\u2019action du moteur oculaire commun, d'autre part les paralysies de muscle isolé sont plus rares.Mais les paralysies de groupes de muscles dans le même territoire sont fréquentes.D\u2019où, tous les muscles extrinsèques de l\u2019œil qui sont innervés par le moteur oculaire commun, peu- vent-ils dans certains cas être paralysés à la fois.Dans la paralysie de ce groupe de muscles innervés par la troisième paire, la paupière tombe flasque, l\u2019œil est dévié latéralement et quelque peu en bas, à cause de l\u2019action des muscles non paralysés, droit externe et grand oblique qui agissent dans ce sens.Le mouvement du globe vers le haut et du côté nasal est entièrement aboli.Lorsque le patient tente d\u2019abaisser le regard, comme 1l ne reste plus là que l\u2019action du muscle compensateur, le grand oblique, le résultat est que l\u2019œil s\u2019abaisse un peu, dévie très peu du côté nasal et il y a définitivement mouvement de rotation vers la ligne médiane.Ce mouvement de rotation indique que le trochléaire n\u2019est pas touché.Le mouvement vers l\u2019autre côté n\u2019est pas limité.Les patients de ce type ne souffrent pas de diplopie parce que l\u2019œil malade ne peut s\u2019ouvrir seul; il y a ptosis.Dans la paralysie de ce groupe de muscles, en particulier lorsque la paupière s\u2019ouvre insuffisamment il y a diplopie croisée avec écartement vertical des images, celle de l\u2019œil malade se percevant plus haut que l\u2019autre.Cet écartement vertical augmente si l\u2019on fixe en haut.La tête se BOURGAULT: STRABISME PARALYTIQUE tient quelque peu élevée et tournée du côté sain.Tout ce syndrome s\u2019appelle ophtalmoplégie extrinsèque.L\u2019ophtalmoplégie intrinsèque, elle, donne comme symptôme la mydriase et la paralysie de l\u2019accommodation.La paralysie complète de la 3e paire survient comme combinaison de toutes ces figures réunies.Si d\u2019autre part, une paralysie de la 4e paire et de la 6e paire se joint à tout ceci, on a l\u2019ophtalmoplégie totale.Là, l\u2019œil a perdu toute mobilité.Plus il y a de muscles paralysés, plus il se produit d\u2019exophtalmie, et ceci comme résultat de la perte de tonus de l\u2019œil.Enfin la paralysie peut affecter des mouvements associés, ceux de tourner les deux yeux à la fois vers la droite, la gauche, le haut, le bas, ou de converger, comme dans la paralysie de fixation, encore appelée.paralysie conjuguée.LA LOCALISATION DES LÉSIONS EST UN PROBLÈME | SOUVENT TRES DIFFICILE A RESOUDRE Selon la localisation des lésions, les paralysies se divisent en: 1° Paralysie intracranienne, dont la lésion se trouve à l\u2019intérieur du crâne; 2° Paralysie orbitaire, dont les lésions se trouvent dans l\u2019orbite même.a) Les paralysies intracraniennes, sont corticales si le cortex du cerveau est lésé.b) Supernucléaires, si la lésion siège sur le trajet s\u2019étendant entre le cortex et les noyaux des muscles oculaires.c) Fasciculaires, lorsque dans les fibres qui émanent des noyaux centraux.,.>.d) Basales si les 1ésions touchent les trones nerveux a la base du cerveau.Les paralysies orbitaires peuvent venir de lésions bulbaires ou rétro-bulbaires selon que le globe oculaire lui-même ou la partie située entre les parois de l\u2019orbite lui-même sont touchées.Les meilleurs guides de la localisation exacte des lésions sont sans contredit l\u2019histoire de la maladie et les symptômes qui l\u2019accompa- 1179 gnent.Ainsi la douleur spontanée à l\u2019orbite, sensibilité de ses bords à la pression, une tumeur palpable, un défaut de vision unilatéral, ou un œdème de la papille du même côté, etc, vont-ils faire penser de suite à une localisation orbitaire.L\u2019on pense plutôt à un processus basal lorsque les nerfs du cerveau sont successivement touchés les uns après les autres, par exemple, le moteur oculaire externe dans une fracture de la base du crâne, donne une paralysie basale, puisque ce nerf est plus souvent lésé à l\u2019endroit où il passe, au rocher temporal.La paralysie est basale aussi lorsqu\u2019une otite se trouve à produire cette paralysie.On découvre une lésion fasciculaire lorsque la paralysie de la 3e paire ou de la 4e et la 6e paire se joint à celle des extrémités de l\u2019autre côté, car là 1l y a lésion aux fibres d\u2019origine de ce nerf, en deçà de la décussation des pyramides.Au compte des paralysies nucléaires, notons des symptômes accessoires, comme la paralysie faciale ou le nystagmus à cause du rapprochement des noyaux de ceux de la 3e et 4e paire.La localisation des lésions donnant paralysie conjuguée est très difficile.Nous laissons alors au neurologiste le prob'ème de ce diagnostic.L'ÉTIOLOGIE DES STRABISMES PARALYTIQUES EST TRÈS VARIÉE Dans le cas des nerfs et de leurs centres, ce sont des modifications soit d\u2019ordre primaire auxquelles on a affaire, telles que: solution de continuité, inflammation, atrophies, dégénérescence, soit d\u2019ordre secondaire à des malades de voisinage, ou du nerf lui-même, par compression venant d\u2019hémorragies, de cicatrices, d\u2019exostoses, d\u2019exsudats (comme dans la méningite), de tumeurs, de ramollissement cérébral, d\u2019artérite, etc, etc.Tous ces changements anatomiques ont leur origine première dans des anomalies de développement, des traumatismes (surtout ceux de la base du crâne), des empoisonnements, des infections aiguës et chroniques dont la syphilis spécialement, des déficiences glan- 1180 dulaires, le tabès, la sclérose en plaques et les autres maladies du cerveau, les tumeurs du cerveau et de ses enveloppes.L\u2019ophtalmologiste avec les seuls moyens qui lui donnent sa spécialité ne peut toujours arriver à un diagnostic complet.Il peut du moins de par l\u2019ensemble des symptômes qui se montrent à l\u2019œil, s\u2019édifier un diagnostic de grande probabilité et être de grande utilité à son confrère le neurologiste.Voilà maintenant le rapport résumé des 56 cas de strabisme paralytique que nous avons eu dans le service d\u2019ophtalmologie du docteur Henri Pichette, à l\u2019hôpital du Saint- Sacrement à Québec, depuis les trois dernières années.Sur ce total de 56 cas, nous avons pour 12 cas, porté le diagnostic de tumeur.Ces tumeurs se classifient comme suit: Un carcinome du sinus sphénoïdal.Deux émithéliomas du sinus maxillaire.Trois tumeurs orbitaires, dont deux épithé- liomas et une à caractère indéterminé.Un épithélioma à point de départ hypophysaire.Cinq sarcomes d\u2019Ewing.Il y eut deux cas d\u2019hémorragie successive, correspondant à des poussées d\u2019hypertension artérielle avec ramollissement cérébral.Vingt-deux cas de strabisme paralytique survenus à la suite de traumatisme cranien, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 fracture de la base du crâne ou fracture de l\u2019orbite.Trois cas de strabisme semblant avoir eu pour cause des ethmoïdites ou sinusites maxillaires.Un cas où le docteur Pichette n\u2019est parvenu à trouver qu\u2019une défiscience glandulaire, et qui a guéri avec le seul traitement aux extraits glandulaires.Deux cas de buphtalmie dont un présenta une « Retina pigmentosa ».L\u2019autre un enfant de 15 ans dont l\u2019autopsie révéla une hydrocéphalie énorme (un ventricule à trois fois du volume normal).Quatre patients qui ont présenté des chorio- rétinites, que des examens successifs ont qualifié de syphilitiques.Enfin neuf cas frustes, probablement d\u2019intoxication ou infection aiguë ou chronique, où les symptômes de diplopie ou autres, sont disparus avant que nous ayons pu poser un diagnostic certain mais qui furent classifiés sous le terme générique de méningo-encépha- lites localisées ou diffuses.Et un cas de quelques jours, qui semble être le cas typique « a frigore ».De tous les cas vus à Saint-Sacrement, la paralysie, ou parésie du moteur oculaire externe fut de beaucoup la plus fréquente, soit 80% des cas.Nous avons eu un cas d\u2019ophtal- moplégie totale chez un porteur d\u2019un sarcome d\u2019Ewing. LE SULFATHIAZOL Traitement ultra-rapide de la blennorragie ' Par Lucien SYLVESTRE, De l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).Un perfectionnement très intéressant a été apporté à la sulfamidothérapie antigonococ- cique par la découverte récente de certains dérivés du sulfanilamide et plus particulièrement de ceux de la série à noyau thiazolique.Depuis plusieurs mois, le 2-(p-amino-ben- zène-sulfamido) thiazol, ou SULFATHIAZOL à été soumis à des recherches expérimentales et à des essais cliniques nombreux.La très grande efficacité de ce médicament et sa tolérance remarquable ont permis à certains auteurs de préconiser un traitement ultra-rapide, permettant d\u2019obtenir la guérison de la blennorragie en 24 heures.LE SULFATHIAZOL répond à la formule suivante: HN 3 > SON 7 \\N\u2014 CH Si on compare la formule précédente avec celle du para-amino-benzéne sulfamide: HEN < > SONH?On constate que le sulfathiazol a été obtenu par la substitution d\u2019un noyau thiazolique à un des atomes d\u2019hydrogène de !a fonction amide du 1162 F.La solubilité de ce corps est de 0.60 o/oo.Il est trois fois plus soluble que la sulfapyridine ; en cela il se rapproche du 1162 F.Il est aussi plus rapidement excrété que le 693.« L\u2019élimination commence dès la première demi- heure qui suit la prise.Elle atteint son maximum vers la troisième heure et les 24 sont éliminés en 24 heures.» (Gaté et Cuilleret.) S\u2014\u2014CH 1.Travail présenté au Congrès de l\u2019A.M.LF.A.N,, Trois-Rivières, septembre 1940.I] est presque en totalité éliminé par le rein et une plus faible partie est retrouvée sous forme acétylée qu\u2019avec le 693.Des doses de 4 à 6 grammes de sulfathiazol par jour donnent une concentration dans le sang de 4 à 5 mg.pour cent.Il serait, paraît-il, difficile d\u2019augmenter la concentration du médicament dans le sang au delà de ce taux, même en augmentant les doses.ACTIVITÉ ANTIBACTÉRIENNE.Helmholtz a démontré que les urines des patients qui prennent de ces médicaments sont bactéricides pour le staphylocoque doré et le «streptococeus fæcalis ».Perrin H.Long a présenté un rapport, au mois de mars 1940, à l\u2019« American Council on Pharmacy and Chemistry » dans lequel, 1l prétend que le sulfathiazol est d\u2019une efficacité à peu près comparable à celle du 693, excepté qu\u2019il serait plus actif contre le staphylocoque.Les conclusions de Gsells sont que le sulfa- thiazol est supérieur à la sulfapyridine en ce qu\u2019il serait aussi efficace contre les infections à pneumocoque, à gonocoque et à méningocoque, mais qu\u2019il causerait moins d\u2019incidents d\u2019intolérance et par dessus tout qu\u2019il n\u2019occasionnerait aucun trouble gastrique.D\u2019après les auteurs français, Gaté et Guilleret, la toxicité des dérivés thiazoliques est faible et nettement inférieure à celle de la sulfapyridine.Il ne provoque aucune altération des grandes fonctions, mais on peut observer avec des doses élevées de la cristallisation rénale.Ce phénomène exceptionnel peut être évité par l\u2019absorption de fortes quantités de liquide.Au cours de nos essais cliniques, nous avons noté que des incidents rares et très légers, même avec des doses de six à huit grammes quotidiens de ce produit. 1182 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 Expérimentation personnelle.Le mode d\u2019action de ce produit nous étant inconnu, nous avons appliqué des posologies plutôt faibles au début de nos essais.Les posologies suivantes furent adoptées successivement: Posologie I 3 grammes par jour, pendant 2 jours; 4 grammes par jour, pendant 3 jours.soit 18 grammes en 5 jours.Posologie II 4 grammes par jour, pendant 2 jours; 3 grammes par jour, pendant 3 jours.soit 17 grammes en 5 jours.Posologie III 6 grammes par jour, le premier jour; 5 grammes par jour, le deuxiéme jour; 4 grammes par jour, le troisième jour.soit 15 grammes en 3 jours.Posologie IV 8 grammes en 24 heures.La posologie I fut jugée peu efficace dès le début, la dose initiale étant probablement insuffisante.La posologie II donne déjà des résultats plus satisfaisants.Les posologies III et IV peuvent être administrées sans inconvénients.Elles sont pratiques et convenables pour la plupart des cas.Le sulfathiazol a été administré per os, en comprimés de 0 gr.50 et absorbé à des intervalles réguliers.Aucun autre traitement ne fut utilisé et aucune autre restriction ne fut imposée que celle d\u2019éviter l\u2019alcool et les épices.La dose totale de médicament donné à nos malades et la durée de leur traitement se lit comme suit: 3 cas reçurent 18 grammes en 5 jours; 5 cas reçurent 17 grammes en 5 jours; 14 cas reçurent 15 grammes en 3 jours; 10 cas reçurent 8 grammes en 1 jour.Ainsi que nous l\u2019avons déjà dit, les résultats ne furent pas satisfaisants avec la dose initiale de trois grammes.Il y eut en effet 3 échecs dans ce premier groupe.Il faut dire cependant que, 8 jours plut tôt, ces trois cas avaient reçu sans succès une série de Dagenan.Les cinq cas traités d\u2019après la posologie II nous donnèrent cinq guérisons.Ce résultat démontre déjà l\u2019efficacité d\u2019une dose quotidienne de 4 grammes de sulfathiazol en 24 heures.Les posologies III et IV sont les seules que nous employons maintenant à notre dispensaire de l\u2019hôpital Notre-Dame.Elles sont bien supportées et elles nous donnent les résultats les plus intéressants.Dans la plupart des cas, la disparition du gonocoque est observée en 24 heures; il persiste une sécrétion séreuse que l\u2019on peut retrouver à la pression du canal pendant quelques jours.Nous avons noté 2 échecs dans ce groupe de 10 malades que nous avons traités suivant la posologie IV.Il est à remarquer que dans cette série, nous avons considéré comme insuccès, les cas qui n\u2019ont pas répondu favorablement aux premiers 24 heures de traitement.Il nous semble que ceux qui n\u2019ont pas été améliorés par une dose de 8 grammes en 24 heures, paraissent devoir bénéficier d\u2019une prolongation du traitement médicamenteux.C\u2019est ainsi que, tout dernièrement, nous avons vu les urines s\u2019éclaircir 3 la suite de l\u2019administration d\u2019une dose de 4 grammes au deuxième jour, alors qu\u2019elles étaient demeurées franchement troubles après l\u2019absorption de 8 grammes durant les premières 24 heures.* * Le nombre plutôt limité de cas que nous avons traités avec le sulfathiazo! n\u2019est pas encore suffisant pour que nous puissions tirer des conclusions définitives.Toutefois, la guérison de la blennorragie semble maintenant possible en un, deux où trois jours suivant la posologie que nous employons.Le point qui nous frappe le plus est l\u2019absence quasi complète de troubles gastriques même avec des doses élevées.Ce fait est très important pour nous, vénéréologiste, puisqu\u2019il SYLVESTRE: nous permet de donner facilement des doses beaucoup plus élevées de sulfathiazol que de sulfapyridine, sans incommoder nos malades.Les cures au sulfathiazol ne doivent pas se prolonger au delà de cinq jours.Ce produit, comme tous les autres sulfa- midés, donne tout ou rien en quelques jours et il devient rapidement inefficace et même nuisible ou dangereux, si on persiste à l\u2019administrer trop longtemps.Nous insistons encore sur la nécessité absolue qui existe pour le médecin de diriger et de surveiller ces traitements.Cette surveillance médicale est indispensable, parce qu\u2019il est impossible de prévoir les effets de ces médicaments dans tous les cas et que les accidents sont dus à des intolérances particulières.BIBLIOGRAPHIE GATE.J., et CUILLERET, P.: « Traitement rapide de la blennorragie masculine aiguë par certains dérivés sulfamidés thiazoliques.» (2090 R.P.et SULFATHIAZOL 1183 146 R.P.) Le Journal de Médecine de Lyon, (20 mai) 1940.HELMHOLTZ, H.F.: «The Bactericidal Effect of Sulfathiazol and Sulfamethylthiazol in Bacteria Found in Urinary Infections.» Proceedings of the Mayo Clinic, 15: 65 (31 janvier) 1940.LONG, P.H.: «Report to the Amer.Council on Phar.and Chemistry.» J.Amer.Med.Ass, 114: 870 (9 mars) 1940.LLOYD, V.E., et ERSKINE, David: « Sulfathiazole and Sulfamethylthiazole in Gonorrhea.» The Lancet, 2: 186 (17 août) 1940.MAYER, R.L.: «Note sur l\u2019activité de deux nouveaux dérivés sulfamidés à noyau thiazolique dans les infections expérimentales de la souris.» Bulletin de l\u2019Académie de Médecine, 123: 348 (avril) 1940.MARIN, Albéric: « La granulopénie maligne.» Union Médicale, 69: (fév.à juin) 1940.PEPIN, J-Roméo, DANDURAND, R.et DUS- SAULT, R.: « Quelques aspects de la thérapeutique actuelle par les sulfamidés.» Le Journal de l\u2019Hôtel- Dieu de Montréal, 9: 173 (mai-juin) 1940.(Leading Articles.) « Sulfathiazole.» The Lancet, 1: 883 (11 mai) 1940.(Annotations.) « A new drug for Staphylococcal Infections.» The Lancet, 1: 137 (20 janvier) 1940.Résolutions adoptées par le conseil de l\u2019Association des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord, au congrès des Trois-Rivières, le 12 septembre 1940, adressées respectivement à qui de droit, ainsi que les réponses appuyant ces résolutions.I CONSIDÉRANT que le Canada est en guerre et que l\u2019état de guerre peut persister encore pendant assez longtemps, l\u2019Association des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord prie l\u2019Université Laval de Québec, l\u2019Université de Montréal et les autres Universités, de donner à leurs étudiants en médecine, dans le plus bref délai possible, un enseignement résolument orienté vers la médecine militaire.À cet effet, l\u2019Association suggère qu\u2019une série de leçons soit donnée sur les questions suivantes: 1° Les gaz de combat et les moyens de se protéger contre eux.2° Les méthodes de transfusion sanguine et la détermination des groupes sanguins.3° Les procédés de localisation et d\u2019extraction des projectiles de guerre.4° Le traitement des plaies de guerre.5° L'organisation et le fonctionnement des services ambulanciers militaires.6° L'histoire de la médecine militaire et de ses grands hommes.7° Les phénomènes de Choc.8° L'hygiène des camps militaires.CONSIDÉRANT que les imprévus de la guerre obligent à se tenir constamment à jour et que la documentation livresque, vu l\u2019état de choses actuel, est d\u2019acquisition difficile, l\u2019Association suggère: 1184 a) Qu\u2019un Comité consultatif soit adjoint aux Universités, dont les membres seront choisis parmi les médecins militaires de carrière, et ceux qui présentent sur les sujets précités une compétence particulière; b) que les deux Universités de langue fran- caise s\u2019entendent pour échanger certains livres qu\u2019ils possèdent déjà ou qu\u2019il serait difficile de se procurer à plusieurs exemplaires; c) que dès l\u2019organisation de l\u2019enseignement spécialisé que nous venons de suggérer, nos deux Universités aient soin de porter leurs initiatives à la connaissance des autorités militaires du pays.* * * Réponse de la Faculté de Médecine de l'Université de Montréal Montréal, le 10 octobre,1940.M.le docteur Donatien Marion, Secrétaire de l\u2019Association des Médecins et Chirurgiens de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord.Mon cher confrère, La lettre de l\u2019Association, suggérant de donner une série de leçons sur la médecine de guerre, a été approuvée par l\u2019Exécutif de la Faculté, à sa séance du 8 courant, qui a nommé le comité suivant pour établir le programme de ces leçons.La Commission est composée de M.Edmond Dubé, président, \u2014 M.Albert Bertrand, M.Albert Jutras et M.J.-A.Baudoin, tous attachés à la Faculté; et ces Messieurs pourront s\u2019adjoindre M.Louis Bourgoin, chimiste.Je demeure, mon cher confrère, Votre bien dévoué, Le Secrétaire de la Faculté, Dr E.-P.BENOIT L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 Réponse de la Faculté de Médecine de l'Université Laval Québec, 4 octobre, 1940.Monsieur Donatien Marion, Secrétaire de l\u2019A.M.L'F.A.N,, Montréal.Monsieur le Secrétaire, J\u2019accuse réception de votre lettre du 30 septembre et de la résolution du Conseil de votre Association en rapport avec l\u2019enseignement de certaines matières particulièrement opportunes en temps de guerre.La Faculté a longuement étudié vos suggestions et vous serez, sans doute, heureux d\u2019apprendre que, depuis quelques mois, la Faculté est à parfaire un tel programme d\u2019enseignement couvrant précisément les points que vous avez signalés.Plusieurs de ces professeurs sont en service militaire actif et c\u2019est à eux, comme vous le suggérez, que la Faculté demandera d\u2019assurer l\u2019enseignement spécial mentionné dans votre résolution.Veuillez me croire, Votre bien dévoué, A.-R.Potvin, Secrétaire de la Faculté de Médecine.II Les membres du Conseil de l\u2019Association des Médecins de Langue Française, réunis en Congrès, aux Trois-Rivières, les 9, 10, 11 et 12 septembre, ayant pris connaissance de la nouvelle suivante, parue dans les journaux quotidiens, le 21 août, 1940, à savoir: « LES MÉDECINS ET L\u2019EFFORT DE GUERRE » «Orrawa, 21.\u2014 Le major-général, L.-R.Lafléche, sous-ministre conjoint des services de guerre, a conféré, hier, avec le représentant de l\u2019Association médicale canadienne.On sait qu\u2019au début de la guerre, ce groupe médical a offert d\u2019aider le gouvernement en lui servant de conseiller.« Le secrétaire de l\u2019Association, le Dr C.T.Routley, a précisé que la réunion d\u2019hier \u201cn\u2019était que l\u2019un des aspects de cette coopération ».Qu ty de (A dé ho i #: x pe A.M.L.F.A.N.: RÉSOLUTIONS «Outre le Dr Routley, le Dr Duncan Graham, président, et le Dr T.C.Leggett, président du conseil général, assistaient à l\u2019entrevue.» CONSIDÉRANT que l\u2019Association des Médecins de Langue Française doit, au même titre que la Canadian Medical Association, coopérer à l\u2019organisation de la profession médicale, en vue de l\u2019effort de guerre des médecins; CONSIDÉRANT que notre Association représente un groupe très nombreux et très important, constitué par des médecins canadiens- français du Canada; suggèrent de désigner un ou deux membres qui devraient faire partie du Comité Médical actuel servant de conseiller au Gouvernement dans toutes les questions qui se rapportent aux médecins et à leur coopération en l\u2019effort de guerre actuelle.* + * Réponse du Ministère fédéral des Services Nationaux de la Guerre Ottawa, le 10 octobre, 1940.Cher docteur Marion, Je vous suis vivement obligé de m\u2019avoir fait tenir, à la date du 27 septembre, le texte d\u2019une Résolution adoptée par le Conseil de l\u2019Association des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord, lors d\u2019un Congrès tenu à Trois-Rivières, les 9, 10, 11 et 12 septembre.Je tiens à vous assurer que si l\u2019occasion se présente où le ministère puisse s\u2019inspirer des conseils de votre Association, je ne manquerai pas de me mettre en communication avec vous.Agréez, cher docteur Marion, l\u2019assurance de mes sentiments cordiaux et dévoués.L.-R.LAFLÈCHE.III CONSIDÉRANT que l\u2019examen médical périodique de santé est une mesure d\u2019intérêt public, capable de prévenir ou d\u2019arrêter l\u2019évolution de plusieurs maladies chroniques, comme le cancer, la tuberculose, etc., qui obèrent considérablement les budgets de nos institutions hospitalières et de nos gouvernements; 1185 CONSIDÉRANT que ledit examen médical permet aussi de conserver à la société un grand nombre de ses unités précieuses; L'Association des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord recommande aux Ministères de nos Provinces de mettre gratuitement à la disposition de nos médecins praticiens la formule nécessaire pour procéder à un tel examen.IV CONSIDÉRANT que l\u2019empoi des divers produits biologiques, comme l\u2019insuline, l\u2019anato- xine, les arséno-benzols, etc., est indispensable aux personnes nécessiteuses, soit comme traitement, soit comme moyen prophylactique; L\u2019Association des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord: 1° Félicite le Gouvernement de la Province de Québec, de mettre à la disposition des médecins, qui exercent dans les régions comprises dans les Unités Sanitaires, plusieurs de ces produits biologiques; 2° Insiste auprès du Gouvernement provincial pour qu'il mette gratuitement les produits biologiques nécessaires, à la disposition de toute la profession médicale.v L\u2019Association des médecins de Langue Française est une œuvre indispensable au bon renom de la langue française en Amérique, et à l\u2019expansion efficace de la science médicale française en ce même pays; Cette œuvre a toujours été généreusement secondée par le Gouvernement de la Province de Québec, le seul gouvernement de langue française en Amérique; L\u2019Association des Médecins de Langue Française exprime au Gouvernement sa plus vive gratitude pour l\u2019appui moral et financier qu\u2019il lui a toujours donné dans le passé; 1186 et formule la demande de stabiliser définitivement cette situation, en portant l\u2019Association des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord sur le budget annuel du Gouvernement, pour que l'allocation qui est faite sporadiquement, lors de la tenue des Congrès bi-annuels, soit désormais versée régulièrement chaque année.VI ATTENDU qu\u2019un Comité de Défense contre la Tuberculose est à l\u2019œuvre depuis bientôt trois ans, dans la Province de Québec; ATTENDU que ce comité a accompli un travail remarquable, tant pour l\u2019éducation du public que pour la concentration de toutes les énergies, en vue de prévenir et de combattre la tuberculose ; ATTENDU que, malgré les excellents résultats obtenus, il reste beaucoup à faire dans une province, qui a le taux de mortalité par tuberculose, le plus élevé en Canada; ATTENDU que le Comité provincial de Défense contre la Tuberculose cessera légalement d\u2019exister à la fin de 1940; L\u2019Association des Médecins de Langue Fran- caise de l\u2019Amérique du Nord, réunie en Congrès, aux Trois-Rivières, prie le Gouvernement de la Province de Québec, d\u2019assurer le maintien du comité provincial de Défense contre la Tuberculose, pour que l\u2019œuvre entreprise par ce dernier produise des effets vraiment durables.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 Réponse du Ministère de la Santé de la Province de Québec Québec, le 16 octobre, 1940.Monsieur Donatien Marion, M.D., Secrétaire-trésorier général, Ass.des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord, Cher docteur, J\u2019accuse réception de votre lettre datée du 9 courant avec quelques résolutions adoptées par le Conseil de l\u2019Association des Médecins de Langue Française, aux Trois-Rivières, le 12 septembre, 1940.Soyez assuré que j\u2019accorde une attention toute spéciale à ces documents que vous avez eu l\u2019amabilité de me transmettre.Votre tout dévoué, HENRI GROULX.Vu l'importance des Résolutions qui sont prises, lors de la tenue de chaque Congrès, le Conseil de notre Association a jugé bon de maintenir en activité les membres du Comité des Résolutions.Ce Comité se compose de Messieurs les docteurs: J.-A.Baudoin, L.-F.Dubé, J.-M.Laframboise, J.-D.Milot, Ed.Piette, Pierre Smith. RECUEIL DE FAITS TRAITEMENT MODERNE DE LA MALADIE D\u2019ADDISON ' Charles-Emile GRIGNON, médecin Par Georges LECLERC, interne Hôpital Notre-Dame (Montréal).Observation.Antoinette Le, 26 ans, hospitalisée le 13 décembre 1939 par son médecin sous le prétexte qu\u2019il lui avait trouvé une lésion au cœur et qu\u2019elle avait besoin de repos.Deux mois auparavant, elle avait eu un point de côté douloureux à la région antérieure de l\u2019hémi- thorax gauche.Son médecin lui avait donné des pilules.Le point douloureux s\u2019était ensuite propagé au dos.Alors, elle s\u2019était appliqué une mouche de moutarde qui avait fait disparaître la douleur.Mais la mouche moutardée avait laissé une empreinte noire quasi indélébile au lieu d\u2019application.La malade accuse une faiblesse qui s\u2019accentue graduellement depuis 2 mois et qui l\u2019empêche de travailler.Les 3 mois précédents, elle avait fait du surménage, travaillant tard le soir.Elle est couturière dans une manufacture de chemises depuis l\u2019âge de 14 ans et travaille en position assise, toujours penchée en avant.Elle présente une coloration bronzée des téguments qui serait survenue, il y a 2 ans, à l\u2019occasion d\u2019un bain de soleil sur la plage.Cette pigmentation a toujours persisté depuis, bien qu\u2019elle ne se soit pas exposée de nouveau aux rayons du soleil, par peur de devenir trop noire.Ne tousse pas et ne crache pas.Se sent toujours fatiguée.Transpirations nocturnes.Pas de diarrhée, ni de constipation.Menstruée à 11 ans.Régulière.Dernière menstruation le 13 février.Les deux dernières menstruations furent légèrement douloureuses.1.Communication faite à la Société Médicale de Montréal, le 20 février 1940, à -l\u2019hôpital Notre-Dame.Antécédents: Amygdalectomie à 5 ans.Expulsion d\u2019un ver solitaire à 14 ans.À 14 ans, douleurs dans le dos et à la base du thorax en avant.Sensation d\u2019avoir les os «démanchés » (sic).Son médecin lui dit qu\u2019elle fait une maladie des os et lui donne un traitement aux rayons ultra-violets.Aucune amélioration.Guérie par un thaumaturge.Aucun malaise depuis.A 15 ans, abcès sus-claviculaire gauche qui suppure durant 7 mois.En février 1938, extraction de 16 dents.Examen.Jeune fille d\u2019apparence plus jeune que son âge.Coloration bronzée des téguments surtout marquée aux surfaces d\u2019extension et aux flancs.Large placard noirâtre au flanc postérieur gauche, signature d\u2019une mouche de moutarde.Pigmentation bleutée à disposition réticulaire sur la face interne de la joue droite.Même pigmentation sur la commissure labiale gauche, à la face inférieure et au bord gauche de la langue, ainsi que sur la ligne d\u2019apposition des lèvres.Pigmentation linéaire d\u2019un brun très foncé sur l\u2019ongle de l\u2019index droit.La position de la malade dans son lit ne donne pas l'impression d\u2019une grande lassitude.Cyphose très marquée au niveau des 3e, 4e et 5e vertèbres dorsales.Proéminence de l\u2019extrémité antérieure des 7e, 8e et 9e côtes des deux côtés, donnant au thorax antérieur un aspect excavé.Les seins sont très petits, mais leur mamelon est assez développé et très foncé.Bruits du cœur normaux.Pouls, 92, petit SUR LES TROUBLES VASCULAIRES ET NERVEUX CAUSÉS PAR LA COTE CERVICALE ' Par Charles LEFRANCOIS, F.A.C.S., Chirurgien de l\u2019Hôtel-Dieu (Montréal).Observation.Mme M.D., nous est adressée par le Dr Paul Morin, au mois de juillet 1938, pour des douleurs et des troubles circulatoires du membre supérieur gauche.La patiente qui a 61 ans souffre d\u2019hypertension artérielle depuis plusieurs années.Elle est suivie par son médecin depuis deux ans pour des crises d\u2019angine de poitrine de moyenne intensité; comme traitement de son angine, elle eut plusieurs séances de radiothérapie sur les capsules surrénales et les ganglions sympathiques cervicaux.Au début de 1938, la malade commença à sentir des douleurs d\u2019abord sourdes puis de plus en plus fortes dans tout le membre supérieur gauche.Les douleurs survenaient sous forme de crises quelquefois tellement aiguës que la patiente passait toute une unit sans dormir.Les douleurs partaient de l\u2019épaule gauche, près de la nuque, et descendaient jusqu\u2019au bout de la main; leur maximum d\u2019intensité était au niveau du bras.Les douleurs étaient plus fortes quand la patiente se couchait sur le côté gauche et quand elle s\u2019exposait au froid.Souvent pendant ses crises elle a remarqué que sa main gauche devenait toute blanche et glacée.La force du membre supérieur gauche est bien diminuée.Les mouvements sont limités, au point que la patiente ne peut s'habiller d\u2019elle-même.Depuis quelque temps,.son médecin a noté que le pouls radial n\u2019était plus perceptible à gauche.La patiente accuse également des douleurs au membre supérieur droit, mais ces douleurs sont très supportables.En examinant la région cervicale, nous voyons que le creux sus-claviculaire gauche est complètement effacé.Nous y sentons une saillie anormale; à droite, même saillie mais 1.Travail présenté à la «Société de Chirurgie de Montréal », séance du 8 mai 1940.moins prononcée.La palpation de la région à gauche est douloureuse.On y perçoit un thrill typique, avec à l\u2019auscultation un souffle qui se propage vers le haut et qui n\u2019est pas modifié quand on fait tourner la tête à la malade.A l\u2019examen du membre supérieur gauche, nous constatons que la force musculaire est bien diminuée.Il existe une certaine impotence fonctionnelle: la patiente ne peut élever l\u2019épaule gauche et les mouvements d\u2019abduction du bras sont diminués de moitié.Les réflexes olécraniens sont égaux des deux côtés.Il n\u2019existe aucun trouble de la sensibilité mais on constate une atrophie musculaire modérée au niveau de l\u2019éminence thénar À gauche, le pouls radial est imperceptible mais on réussit à le sentir un peu quand on élève le membre près de la tête.La tension artérielle est impossible à prendre à gauche; à droite, elle est de 200/120.Au membre supérieur droit, les oscillations au Pachon sont normales avec un maximum de 8.À gauche, elles sont presque abolies avec un maximum de 2.Tous les autres examens sont négatifs et les différentes analyses sont normales.En présence de cette patiente de 61 ans qui accuse des douleurs quelquefois atroces dans son bras gauche et qui présente une excroissance anormale au niveau de la fosse sus-cla- viculaire gauche, nous faisons le diagnostic de côte cervicale gauche.L'absence de pouls radial gauche, l'impossibilité de prendre la P.A.de ce côté, la presque disparition des oscillations au bras gauche, l\u2019atrophie des muscles de l\u2019éminence thénar et la limitation des mouvements de l\u2019articulation de l\u2019épaule et du coude confirment le fait qu\u2019il y a une compression du plexus brachial et de l\u2019artère sous- clavière par une côte cervicale.La radiographie prise par le Dr R.Grondin nous montre en effet qu\u2019il existe une côte cer- LEFRANÇOIS vicale des deux côtés.La côte cervicale du côté droit, à part quelques petites douleurs, ne donne pas de symptômes, comme il arrive souvent.RaAnio À L'\u2019extrémité inférieure de la côte cervicale droite s\u2019articule avec le tubercule de Lisfranc de la lère côte.L\u2019extrémité inférieure de la côte gauche est effilée et en contact avec la 1ère côte, mais sans articulation.Rapro B La côte cervicale gauche a été réséquée.A cause du thrill que nous sentons au niveau de l\u2019artère sous-clavière et à cause du souffle important que nous entendons à l\u2019auscultation, nous pensons à la possibilité d\u2019un : CÔTE CERVICALE 1191 anévrysme de la sous-clavière.Nous proposons l\u2019opération à la malade qui accepte avec empressement à cause de ses douleurs qui sont devenues intolérables.Opération: le 3 août 1938.Anesthésie au cyclopropane.La patiente est couchée sur le dos, la téte en hyperextension et légèrement tournée à droite.Incision sus-claviculaire de trois pouces de long, à concavité supéro-externe, en partant d\u2019un pouce en dedans du bord externe du sterno-cléido-mastoïdien.Incision du muscle péaucier: isolement et ligature de la jugulaire externe, avec ses branches.On répère le sterno.Section de l\u2019aponévrose moyenne et de l\u2019omo-hyoïdien dans l\u2019angle externe de la plaie.On dilacère la graisse et on tombe sur le scalène antérieur.Isolement du phrénique au cas où on déciderait de sectionner le tendon d\u2019insertion du scalène près de la côte.On isole avec précaution le plexus brachial; on passe en dessous une mèche humide et on le récline en dehors; on recline le scalène en dedans.On sent en profondeur la côte cervicale qui part de l\u2019apophyse transverse de la septième cervicale et descend en passant sous l\u2019artère sous-clavière pour aller s\u2019insérer par un cordon fibreux sur la première côte.L'artère sous-clavière, passant ici sur la côte cervicale, est comprimée entre la côte cervicale et le muscle scalène antérieur.Nous pourrions nous contenter de couper le tendon d\u2019insertion du scalène, comme le recommande Adson, mais comme nous pensons que la côte comprime aussi le plexus nerveux, nous décidons de l\u2019enlever.L\u2019articulation costo-vertébrale est trop difficile à atteindre et nous sectionnons la côte le plus près possible de l\u2019apophyse transverse de la septième cervicale.Nous décollons la côte avec une rugine.Pour la libérer, nous passons sous l\u2019artère sous-clavière: décollement difficile.La côte ne tenait plus que par un cordon fibreux au niveau de la première côte thoracique, quand voulant sectionner ce cordon fibreux, nous entendîmes un sifflement, un appel d\u2019air nous indiquant que nous avions ouvert la cavité pleurale.Après l\u2019ablation de 1192 la côte nous examinons l\u2019artère: aucun anévrysme, aucune dilatation.Comme il n\u2019existe également pas de rétrécissement, nous nous croyons dispensé de faire une sympathectomie péri-artérielle comme nous l\u2019avions projeté.Suture de l\u2019aponévrose moyenne et agrafes sur la peau.Evolution: la patiente ne se réveille que cinq heures après l\u2019opération.Elle est cyanosée, respire mal.Oxygène en inhalation, Co- ramine, Ouabaïne.Il existe dans la soirée une parésie du bras gauche.La sensibilité est bien conservée.La P.À.est tombée à 120/80.Vers minuit, la patiente va mieux: la P.A.est montée à 185/85.Le lendemain, le 4 août, la patiente se sent mieux.Pneumothorax gauche.On sent très bien le pouls radial gauche.Les douleurs qu\u2019elle avait avant l\u2019opération sont complètement disparues.Le 8 août, traumatopnée au niveau de la plaie, due à l\u2019ouverture de la plévre.P.A.210/130.Le 11 août, huit jours après l\u2019opération, on sent toujours le pouls radial gauche.La parésie cependant augmente en même temps que des douleurs apparaissent qui n\u2019ont pas les mêmes caractères que celles qu\u2019elle avait avant l\u2019opération.Nous mettons la parésie et les douleurs névralgiques sur le compte de l\u2019irritation du plexus brachial au cours de l\u2019opération.Le 17 août, deux semaines après l\u2019opération, on sent toujours le pouls au poignet gauche.Pneumothorax présent, mais sans toux ni fièvre.Parésie.Douleurs névralgiques.A l\u2019oscillomètre, les oscillations au bras gauche ne sont pas augmentées.Congé.Nous avons revu la malade à tous les quatre jours jusqu\u2019au mois d\u2019octobre 1938.La parésie du bras est importante, au point qu\u2019elle ne peut saisir un verre d\u2019eau et le porter à sa bouche.Les douleurs névralgiques sont également très fortes.Nous preserivons six séances de radiothérapie, six séances de rayons ultraviolets, du massage.En février 1939, les douleurs névralgiques L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 du bras sont à peu près disparues.La parésie régresse.La patiente peut se servir de son membre, peut boire avec sa main gauche et peut même toucher le sommet de sa tête, ce qu\u2019elle ne pouvait faire avant l\u2019opération.Nous avons revu la patiente dernièrement, le 24 avril 1940, soit 21 mois après son opération.La parésie du bras gauche est disparue.Tous les mouvements sont normaux.La force musculaire du membre gauche demeure cependant un peu diminuée.Il existe encore quelques légères douleurs de temps en temps quand le temps est humide, comme dit la patiente, mais pas de crise comme elle en avait autrefois.Le pouls est perceptible mais faiblement.À gauche, le creux sus-claviculaire est normal.À droite, on y palpe toujours la côte cervicale et les légères douleurs qu\u2019elle déterminait sont complètement disparues.Commentaires Nous avons attendu assez longtemps avant de présenter l\u2019observation de notre patiente afin d\u2019être renseignés sur les suites éloignées de l\u2019opération.Nous savons tous que la côte cervicale est une anomalie congénitale assez fréquente.Suivant certains auteurs, on la rencontrerait une fois sur 2,000 sujets.Très souvent la côte cervicale est bilatérale et coïncide avec d\u2019autres malformations du squelette.Si la côte cervicale est fréquente, l\u2019anomalie reste cependant silencieuse dans plus des neuf-dixièmes des cas et sa découverte fortuite se fait habituellement à la radiographie.Les troubles causées par la côte cervicale sont d\u2019ordre nerveux ou circulatoire.Dans 70% des cas, la malformation se traduit par un syndrome nerveux et dans 30% par un syndrome vasculaire.Les désordres nerveux se traduisent par des névralgies quelquefois atroces, des parésies, des amyotrophies.Les troubles circulatoires se traduisent souvent par un syndrome de Raynaud, par des crises d\u2019ischiémie partielle, une érythromélal- gie, la claudication intermittente du bras, LEFRANCOIS: l\u2019abolition du pouls radial et la diminution des oscillations au bras.L\u2019insuffisance de vascularisation du membre supérieur va rarement jusqu\u2019a la gangréne des extrémités.Quelques fois les désordres vasculaires s\u2019accompagnent de décalcification des os du membre, tel l\u2019ostéoporose du semi-lunaire ou maladie de Kien- boeck 1.Chez notre malade nous croyons que les troubles étaient d\u2019ordre nerveux et circulatoire.Nous notons parmi les désordres d\u2019origine nerveuse les névralgies, la limitation des mouvements du membre et l\u2019atrophie de l\u2019éminence thénar.Par contre, la presque disparition des oscillation, l\u2019absence du pouls radial, la perception d\u2019un thrill au niveau de la fosse sus-claviculaire et certaines crises d\u2019is- chiémie partielles traduisaient la gêne cireu- latoire du membre supérieur.Pathogénie.On a beaucoup discuté sur la pathogénie des troubles causés par la côte cervicale.Les troubles nerveux s\u2019expliquent assez aisément par la compression du plexus brachial par la côte cervicale ou l\u2019écrasement du plexus par le muscle scalène sur la côte surnuméraire.Mais on sait que la grande majorité des côtes cervicales même longues ou volumineuses ne donne aucun symptôme.Par contre, la simple hypertrophie de l\u2019apophyse transverse de la septième vertèbre cervicale peut donner des névrites semblables à celle que donnent certaines côtes surnuméraires.Naffziger?a même rapporté plusieurs cas où il y avait des névrites du plexus brachial sans aucune anomalie osseuse au niveau du cou.Il explique le syndrome qu\u2019il appelle syndrome du scalène par le fait que le muscle scalène comprime le plexus brachial.D\u2019après lui, la compression du plexus brachial se rencontrerait surtout chez les sujets où l\u2019épaule est en position anormale par rapport à la cage thoracique, chez des\u2019 sujets qui ont les épaules tombantes.1.Mallet-Guy, Presse médicale, 19 nov.1938.2.Surgery, Gynecology and Obstetrics, déc.1938, page 723.CÔTE CERVICALE 1193 Pour les troubles circulatoires, on a pensé que leur origine dépendait surtout d\u2019une cause mécanique.Quand l\u2019artère sous-clavière passe sur la côte cervicale, comme chez notre patiente, l\u2019artère est comprimée entre le scalène et la côte.La compression se traduit localement par un thrill et quelquefois il peut même se développer à cet endroit un anévrysme.Quand l\u2019artère passe sous la côte cervicale, il faut que la côte cervicale soit très volumineuse pour écraser l'artère sur la première côte thoracique.Dans certains cas cependant, il ne semble pas y avoir de compression de l\u2019artère sous- clavière et pourtant il existe des symptômes de gêne circulatoire au niveau du membre supérieur.D\u2019après Leriche et d\u2019autres auteurs, dans ces cas les troubles circulatoires seraient sous la dépendance d\u2019une irritation du sympathique, soit du sympathique cervical, soit du sympathique péri-artériel.Senèque a assez bien résumé la question de la pathogénie des troubles vasculaires causés par la côte cervicale 3.D\u2019après lui, il existe des cas où la compression artérielle est seule en cause, d\u2019autres ou c\u2019est le sympathique, et enfin d\u2019autres où c\u2019est la compression mécanique de l\u2019artère et en même temps l\u2019irritation sympathique.Traitement.Quand la côte cervicale donne des désordres nerveux, on peut soit désarticuler ou réséquer la côte cervicale, comme nous l\u2019avons fait, ou tout simplement couper près de son insertion costale le tendon du muscle scalène qui comprime le plexus brachial sur la côte.Les Américains font de plus en plus, cette dernière opération qui donnerait à moindres frais d\u2019aussi bons résultats que la résection costale.Quand la côte cervicale donne des troubles vasculaires on peut soit faire la résection ou sectionner le scalène mais il faut en plus traiter l\u2019artérite de la sous-clavière.Si l\u2019artère est rétrécie, tout en étant perméable, il faut faire en plus de la résection costale, la sympathee- 3.Bull.et Mém.Soc.Nationale de Chir., oct.1935. 1194 tomie péri-artérielle.S\u2019il existe un anévrysme au niveau de la sous-clavière ou si l\u2019artère est complètement obstruée, il faudrait selqn les idées de Leriche faire l\u2019artériectomie.Une artère complètement obstruée agit comme un nerf malade et sa suppression facilite le développement de la circulation collatérale.Quand on fait l\u2019artériectomie, il est habituellement inutile d\u2019enlever la côte.Chez notre malade, la sous-clavière était comprimée par la côte, mais son calibre n\u2019était pas rétréci: ce qui nous a dispensé de faire la sympathectomie.Peut-être aurions-nous dû la faire, car le pouls radial gauche au bout de deux ans est encore beaucoup plus faible que le pouls du côté droit?À part l\u2019ouverture de la plèvre qui ne porte pas habituellement à conséquence, les complications les plus ennuyeuses de l\u2019exérèse de la côte cervicale sont les névralgies et les L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 parésies qui surviennent à la suite des ma- nœuvres opératoires sur le plexus brachial.Ce sont ces troubles nerveux post-opératoires qui ont induit les chirurgiens américains à sectionner le scalène au lieu de réséquer la côte.Fort heureusement, les névralgies et les parésies traumatiques ne sont pas définitives et si elles durent quelquefois longtemps elles finissent par disparaître.Chez notre patiente, bien que nous ayons récliné le plexus avec le plus de douceur possible, nous avons eu une parésie importante et des douleurs névralgiques qui étaient bien d\u2019origine traumatique puisqu\u2019elles n\u2019avaient pas du tout les mêmes caractères de celles qui existaient déjà avant l\u2019intervention.Les névralgies et la parésie ont duré près d\u2019un an, mais actuellement toutes les douleurs ont disparu et la patiente se sert normalement de son membre, ce qu\u2019elle ne pouvait faire avant l\u2019intervention. ÉDITORIAL JBulletin de l'Association des (Médecins de Langue jfrançaise de l'Amérique du Nord (Fondée à Québec en 1902) W'Union (Médicale DU Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 69 \u2014 N° 11 Montréal, novembre 1940 LA VITAMINE E Récentes applications a la thérapeutique d\u2019affections musculaires et nerveuses En 1921, au cours de travaux expérimentaux en vue de connaître l'influence de l\u2019alimentation sur le rythme de l\u2019ovulation et la physiologie de la reproduction, Evans et Bishop! découvrirent la vitamine E.Des rates étaient nourries de graisses, de protéines, d\u2019hydrates de carbone, de sels et de vitamines connues alors, et les auteurs constatèrent qu\u2019elles ne pouvaient porter leur gestation à bonne fin.Leur stérilité provenait de la mort et de l\u2019absorption des fœtus dans l\u2019utérus.D'autre part, constatant que l\u2019adjonction au régime alimentaire d\u2019aliments à l\u2019état nature comme des feuilles de laitue, et même des céréales séchées fournissant du blé complet, corrigeait l\u2019anomalie et permettait la mise-bas à terme de ratons normaux, ils conclurent à l\u2019action d\u2019une substance non encore connue, présente dans certains aliments et essentielle à la fertilité des rates.Leur observation était d\u2019une importance primordiale.Cette substance dont la carence avait été révélée à leur investigation était la vitamine E.En 1936, Evans encore, avec la collaboration de O.H.Emerson et G.À.Emerson ?, isolèrent, de l\u2019huile de germe de blé, trois allophanates dont deux possédaient une activité vitaminique.Ils proposèrent de nommer ces substances alpha et beta tocophérol.En 1938, Karrer, Fritzsche, Ringier et Salomon 3, réussirent la synthèse de l\u2019alpha- tocophérol.Nous connaissons maintenant la constitu- 1.Science, 56: 650; 1922.2.J.Biol.Chem, 113: 314 (fév.) 1936.3.Nature, 141: 1057 (11 juin) 1938.1195 tion chimique d'au moins un des facteurs actifs de la vitamine EF; on peut en opérer la synthèse: c\u2019est l\u2019alpha-tocophérol, qui possède la majeure part de l\u2019action physiologique inhérente à la vitamine E.Quels sont les éléments constitutifs de cette action physiologique?La vitamine E paraît être indispensable, du moins chez les animaux, à la fertilité de la femelle et du mâle.La déficience amène la mort et l\u2019absorption du fœtus dans l'utérus; elle provoque la dégénérescence de l\u2019épithélium germinal du male.Cette vitamine est nécessaire a la croissance et, semble-t-il, à la nutrition du système nerveux et des muscles*.Tout ce que l\u2019on connaît sur la vitamine E est dû en grande partie et surtout aux patients travaux de Evans.Nous ne voulons pas insister sur le rôle de cette vitamine sur la fertilité et la croissance.Nous désirons surtout attirer l\u2019attention sur une de ses applications très récentes, nommément contre les myopathies et certains processus de dégénérescence de la moelle épinière, en particulier de la sclérose latérale amyotrophique.Evans, des 1928 5, constata que les petits de rates ayant absorbé, pendant leur gestation, de la vitamine E en quantités inférieures aux exigences normales, mais suffisantes pour éviter la mort des fœtus, présentaient une paralysie de leurs membres vers le 21e jour après la naissance.Goettsch et Pappenheimer $ trouvèrent que chez des lapins et des cobayes, la paralysie était due à une dystrophie musculaire.En 1935, Ringsted 7, Einarson et Ring- sted en 18388, en maintenant des rats jeunes et adultes à un régime carencé en vitamine E, purent provoquer des symptômes paralytiques et des lésions neuro-mus- culaires qui pouvaient être enrayées dans leur évolution par l\u2019administration de la vitamine E.La paralysie dépendait, chez les jeunes rats, d\u2019une dystrophie musculaire comparable aux myopathies humaines, chez 4.H.M.Evans, J.À.M.A, 99: 469 (6 août) 1932.5.J.Biol.Chem, 65: 273 (jan.) 1928.6.J.Exper.Med., 54: 145 (avril) 1931.7.Bioch.J., 29: 788 (mars) 1935.8.Cf.Bicknell et Wechsler. 1196 les rats adultes, d\u2019une dégénérescence de certains faisceaux de la moelle et des cellules de la corne grise antérieure.Lipschultz® provoqua des symptômes et des lésions à peu près superposables.Einarson et Ringsted firent un rapprochement entre les lésions créées chez le rat et les myopathies, le processus tabétique et celui de la sclérose latérale amyotrophique de la pathologie humaine.Ce rapprochement fut vite exploité, et en janvier 1940, Bicknell !° rapporta des résultats favorables chez 12 de 18 cas de myopathie traités par la vitamine E.Sur quatre cas de sclérose latérale amyotro- phique, deux furent améliorés.Deux cas de tabes ne furent pas influencés.L'auteur employa de l'huile de germe de blé.Wechsler ** administra de l\u2019alpha-toco- phérol, par voie entérale et parentérale, à des cas de sclérose latérale amyotrophique.Deux malades auraient été guéris.Chez d\u2019autres, l'affection aurait cessé d\u2019évoluer.Chez certains malades, aucun effet n\u2019aurait été obtenu.Simon Stone !?obtint, de son côté, une amélioration marquée dans 5 cas de myopathie traités par de l\u2019huile de germe de blé, et une régression rapide de l\u2019amyotrophie à la suite d\u2019une poliomyélite antérieure aiguë et, chez un autre malade, de poly- radiculo-névrite.Que conclure de tous ces travaux?Un grand espoir de pouvoir vaincre certaines affections neuro-musculaires inexorablement incurables jusqu\u2019à maintenant.Les myopathies sont des affections apparemment primitives des muscles, à processus dégénératif, très souvent familiales, causant paralysie, pseudo-hypertrophie et atrophie musculaires à évolution progressive et extensive.La sclérose latérale amyotrophique comporte une dégénérescence du faisceau pyramidal et des groupes cellulaires moteurs de la corne grise.antérieure de la moelle et du bulbe.Elle amène, malgré 9.Rev.Neurol., 65: 221 (fév.) 1936.10.Lancet, 1: 10 (3 janv.) 1940.11.J.A.M.À, 114: 948 (16 mars) 1940.12.J.A.M.A, 114: 2187 (ler juin) 1940.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 toute tentative thérapeutique, la mort habituellement après une durée de deux ans.Il se pourrait que les myopathies se révélant chez l\u2019enfant fussent la conséquence d\u2019une carence congénitale par déficience en vitamine E chez la mère durant la grossesse, comme le suggère Demole **.Un état de déficience en Vitamine F pourrait favoriser l\u2019apparition des lésions tabétiques chez des syphilitiques.Les lésions dégénératives médullaires de la sclérose latérale amyotrophique, ressemblant aux lésions expérimentalement provoquées chez les rats adultes, pourraient être la conséquence d\u2019une carence en vitamine E, soit par insuffisance d'apport, soit encore plus vraisemblablement par insuffisance d\u2019absorption.Le problème est encore au stade hypothétique et demande à être résolu par des épreuves cliniques nombreuses et indubitables.Ce sont les cas récents, précoces, soit de myopathies, soit surtout de sclérose latérale amyotrophique dont les lésions ne sont pas trop profondes, reversibles et pouvant être contrôlables par un traitement actif, qui seraient susceptibles de répondre à l\u2019action de la vitamine E et pourront de la sorte éclairer le problème étiologique et définitivement décider de l'efficacité réelle de cette nouvelle thérapeutique.Il reste à voir si les résultats rapportés jusqu\u2019à date sont d\u2019un optimisme exagéré ou s\u2019ils constituent le prélude d\u2019une victoire de la médecine contre certaines affections neuro-musculaires qui sont à ranger parmi les plus résistantes à toute thérapeutique.À tout événement, l\u2019enthousiasme des cliniciens plus haut cités qui ont employé le tocophérol synthétique et la vitamine E naturelle, permet de croire à cette victoire.Les neurologistes, au surplus, n\u2019hésitent pas à proclamer qu\u2019il s'agirait d\u2019un gain magnifique qu'ils ne désirent pas reconnaître encore officiellement, de peur d\u2019éprouver plus tard une désillusion d'autant plus amère.Roma AMYOT.13.Lancet, 1: 431 (2 mars) 1940.pe 0 \u2014\u2014 a QUARANTIÈME ANNIVERSAIRE de la Société Médicale de Montréal L\u2019ACTION SOCIALE DU MÉDECIN CANADIEN-FRANÇAIS HIER\u2014DEMAIN ' Par Albert LeSAGE, Doyen de la Faculté de Médecine de l'Université de Montréal.«Sans mémoire, quelle personnalité subsisterait en nous?» H.Borpeaux.La gravité croissante des événements qui se déroulent en Europe, et qui menacent d\u2019atteindre l\u2019Amérique, nous incite à réfléchir sur l\u2019issue tragique de la civilisation occidentale et, aussi, sur le rôle social futur du médecin lorsque ce conflit mondial aura pris fin.Seule, peut-être, subsistera notre tradition médicale au milieu de cette évolution sanglante des idées et des coutumes parce qu\u2019elle s\u2019appuie uniquement sur l\u2019homme, du point de vue social et humain, quelles que soient les formes renouvelées de gouvernement.Faisons ensemble, en cet anniversaire, le bilan de nos activités dans le passé sans manquer de pressentir l\u2019avenir, si incertain soit-il.Je limite ce bref commentaire à la province de Québec exclusivement.Jadis, il y a plus d\u2019un demi-siècle, les conditions hygiéniques étaient défectueuses, le microbe, inconnu, et la notion de contagion, toujours mystérieuse.Les épidémies étaient fréquentes mais moins répandues à cause de la difficulté des transports; elles étaient plutôt endémiques, et une sorte de fatalisme dirigeait l\u2019évolution des maladies.La mortalité était grande; la morbidité, sans cesse croissante.L\u2019eau potable était rare, surtout dans les grands centres; le bain, relégué aux oubliettes; 1.Conférence faite lors des « Journées médicales » de la Société Médicale de Montréal, le 9 octobre 1940.à l\u2019hôpital Notre-Dame.bref, une hygiène déplorable présidait à tous les actes de la communauté.Seule notre intarissable fécondité comblait les vides et payait la forte rançon à la maladie et aux traditionnels préjugés.Le médecin assistait, impuissant ou complice, à l\u2019amoindrissement d\u2019une race magnifique en pleine ascension.Depuis, tout a changé.Qui a opéré le miracle ?C\u2019est ce que je voudrais rechercher avec vous.JPaborde, j'en conviens, un sujet qui vous est familier, mais on m\u2019a prié d\u2019en rappeler, quand même, les faits saillants.I Le premier et le plus important facteur, celui qui, réellement, a accompli le miracle, c\u2019est le médecin, en fondant des Sociétés de Médecine, canadiennes, dont la première à Québec, en 1826; mais son existence fut éphémère.C\u2019est surtout à Montréal, en 1863, que le mouvement s\u2019accentua sous le nom de Société Médico-chirurgicale.Un médecin: Godfrey, y pose, le premier, le problème du « rôle de l\u2019eau dans la fièvre typhoïde ».Ce fut une révélation! Cette question ne reçut aucune solution pratique immédiate, car cette société cessait, bientôt, d\u2019exister.Elle fut reprise, plus tard, par la Société Médicale de Montréal, fondée en 1871.C\u2019est de là que date l\u2019ère des réformes importantes dont la santé publique a si heureusement bénéficié, ainsi que notre haut enseignement universitaire. 1198 En effet, c\u2019est la Société Médicale de Montréal qui élabora un programme, extraordinaire en ce temps-là, de réformes sanitaires: 1.Institution d\u2019un bureau de santé pour la ville de Montréal.2.Construction d\u2019égouts particuliers reliés à l\u2019égout central afin de faire disparaître les « fosses d\u2019aisance ».ow .Inspection des viandes et du pain.Ha .Surveillance de l\u2019eau: source et distribution.On .Contrôle de la distribution du lait, \u20ac cause principale de la très grande mortalité infantile ».6.La vaccination obligatoire contre la variole en vue de limiter ou prévenir les épidémies, si meurtrières.7.Enfin: la fondation d\u2019une Revue de Médecine pour propager ces nouvelles doctrines et éclairer autant les médecins que le public.La première édition de l\u2019Union Médicale paraissait le 1er janvier 1872.Ce programme révolutionnait toutes les idées et les coutumes traditionnelles de nos ancêtres.Quelques-unes de ces réformes reçurent l\u2019approbation et la sanction des pouvoirs, même, de l\u2019opinion publique.C\u2019est vers cette époque, en effet, que fut fondé le Conseil provincial d'hygiène qui réussit, avec l\u2019appui de l\u2019assemblée législative, à codifier toute la nouvelle législation sanitaire.Malheureusement, la Société Médicale, aussi bien que la Société de Médecine, qui lui avait succédé en 1892, avaient suspendu leurs activités; l\u2019Union Médicale demeurait le seul témoin, l\u2019héritier, le champion et le pionnier de cette époque, mémorable à plus d\u2019un titre.Ce n\u2019est qu\u2019en 1900, le 30 octobre, à la renaissance de la Société Médicale de Montréal, devrais-je dire, celle dont nous célébrons l\u2019anniversaire, que l\u2019on assiste au plein épanouissement de l\u2019œuvre annoncée dans le programme de 1872, élaboré par les anciens, partiellement réalisé par eux, mais considérablement amplifié par leurs successeurs.Des sociétés médicales nombreuses se fondent, peu à peu, dans tous les districts de la province de Québec; des conférenciers s\u2019y font entendre, et la médecine canadienne-française reprend un nouvel essor, si bien, qu\u2019elles se fusionnent, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.novembre 1940 toutes, en 1900, à l\u2019appel du professeur Brochu, de Québec, en une Association générale: l\u2019Association des Médecins de L.F.A.N., avec congrès périodiques dans le Québec, puis, plus tard, dans l\u2019Ontario, notamment à Ottawa, sur les conseils du regretté professeur Rhéaume, de Montréal.Le premier congrès eut lieu à Québec en juin 1902.L\u2019idée d\u2019une telle association n\u2019était pas entièrement nouvelle.En fondant la Société de Médecine pratique, à Montréal en 1888, un des membres s\u2019exprime ainsi: « L\u2019idée qui a présidé à la fondation de la nouvelle Société, dit- il, en a fait germer une autre qui ne manque pas d\u2019importance.Il s\u2019agirait, tout simplement, de réunir en Congrès, une fois l\u2019an ou tous les deux ans, tous les médecins canadiens-français de la province de Québec.Nos confrères d\u2019origine anglaise nous ont, depuis nombre d\u2019années, donné l\u2019exemple de ce que peut l\u2019esprit d\u2019association médicale canadienne.Aux Etats-Unis, nous voyons prospérer également l\u2019Association Médicale Américaine, le Congrès des Médecins et Chirurgiens américains, etc.Pourquoi ne ferions-nous pas aussi bien que nos voisins puisque nous avons en mains tous les éléments de succès.» (Union Médicale du Canada, 1888, vol.17, p.613.) Ce fut, pour nous, le début d\u2019une ère nouvelle dont le retentissement n\u2019a fait que grandir, tant à cause de son importance scientifique, nationale et internationale, que des réformes sociales qui se sont opérées sous son règne, soit directement, soit indirectement sous l\u2019impul- sidn incessante de la Société Médicale de Montréal, et qui ont eu une répercussion à deux points de vue: A) Le point de vue national: La création de ligues de sécurité publique: contre la tuberculose: de 250 à 70 p.100,000 h.; la mortalité infantile: ville, de 95 à 3%; le logement insalubre: prohibé et combattu; l\u2019eau potable: chloratée.les maladies vénériennes: contrôlées; l\u2019alcoolisme: freiné, circonserit; les unités sanitaires: une œuvre de prévoyance et d\u2019éducation. LESAGE: ACTION SOCIALE DU MÉDECIN C.-F.On institua, aussi.des enquêtes minutieuses sur la ventilation, la lumière et l\u2019encombrement dans les écoles, la hauteur et l\u2019inclinaison des pupitres, le danger du balayage à sec et du crachat dans les classes, les collèges, les couvents, et dans les rues.C\u2019est ainsi que furent fondés: le Royal Edward, en 1909, et l\u2019Institut Bruchési, en 1911, grâce au dévouement de trois médecins: MM.Richer, Dubé et Grenier, et a la munificence de deux mécénes dont nous honorons les noms: le colonel Burland et M.Aug.Richard, riches négociants de Montréal.Puis, vinrent les Gouttes de lait, les camps de santé et l'inspection médicale des écoles.Les Gouvernements provinciaux et munieci- paux, instamment.sollicités par les médecins, s\u2019empressent de verser des sommes importantes à ces organisations pour en assurer l\u2019existence et le bon fonctionnement.C\u2019était reconnaître toutes ces fondations comme des œuvres d\u2019utilité publique, donc, sociales, à cause des services rendus à la communauté : individu, famille, race.Que dire de la régénération de la Faculté de Médecine due aux efforts consciencieux de la Société Médicale de Montréal, dont les membres rivalisaient de zèle et d\u2019émulation.Les bourses d\u2019études, dont un si grand nombre, parmi vous, ont jusqu'ici bénéficié, ne sont-elles pas dues autant aux initiatives conjointes de la Société Médicale et de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal qu\u2019à la claire vision d\u2019un Gouvernement éclairé ?Et nos hôpitaux canadiens-français ?Sait-on qu\u2019à l\u2019époque de la fondation de l\u2019Union Médicale, 1872, il n\u2019y avait qu\u2019un seul hôpital, l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, avec 250 lits environ pour une population de 107,000 habitants?La population s\u2019est, depuis, sans cesse accrue, mais le nombre de nos hôpitaux n\u2019a pas suivi le même rythme.Si on admet que, pour 1,000,000 d\u2019habitants, on exige 4,000 lits en médecine et en chirurgie; 1,000 lits en tuberculose, et 500 lits pour les maladies contagieuses, sans compter l\u2019obstétrique \u2014 un lit pour chaque 1199 primipare \u2014 et la pédiatrie, on admettra que nous avons longuement retardé.Il nous faut remonter à 1880, date de la fondation de l\u2019hôpital Notre-Dame, puis, beaucoup plus tard, surtout après l\u2019adoption de la loi de l\u2019Assistance publique et une campagne de presse inaugurée par mon regretté collègue et ami Dubé, vers 1920-25, appuyé par la Société Médicale de Montréal, pour assister à une véritable floraison d\u2019hôpitaux, surtout depuis vingt-cinq ans, si bien, que le nombre de lits atteignit presque le chiffre de 3,000 en 1935 pour une population de 1,125,000.Nous avons donc, encore, un déficit de 1,000 lits sans compter la tuberculose.Mais nous avons fait des gains considérables depuis 1932 en agrandissant nos hôpitaux de tous genres, même ceux consacrés aux maladies contagieuses, et en construisant de nouveaux sanatoriums.Cette question est done vôtre, maintenant, puisque vous portez le flambeau.Mais, je le répète, ce vaste mouvement social a originé au sein de la Société Médicale de Montréal.C\u2019est, pour nous, un titre de gloire qui nous honore.Le public en a bénéficié tandis que vous en appréciez, aujourd\u2019hui, les magnifiques résultats.L\u2019Université a pu, ainsi, grandir et augmenter son personnel; nos jeunes médecins ont obtenu des avantages et des postes lucratifs d\u2019un certain point de vue; et nos malades ont eu l\u2019avantage appréciable d\u2019être traités dans des hôpitaux canadiens-français et catholiques, trop peu nombreux, jusque-là, pour les recevoir tous.Voilà donc, du point de vue social seulement, des œuvres de grand mérite attribuables à notre Société Médicale et aux médecins qui en ont toujours été les mandataires.B) Le point de vue international.Parmi ces répercussions, mentionnons: nos congrès, auxquels a participé si activement la Société Médicale de Montréal.N\u2019ont-ils pas, en effet, réussi à créer des relations nouvelles entre l\u2019Europe et nous, en particulier la France et la province de Québec? 1200 Je vous en rappelle quelques-unes: les équivalences de nos programmes d\u2019études entre les Facultés de Médecine du Québec et de Paris; les échanges de professeurs; les cours de perfectionnement par des Maîtres français, entièrement défrayés par le Gouvernement provincial, à cause du point de vue social de leurs Missions au Canada; les professeurs à titre étranger, à l\u2019Université ou dans nos hôpitaux, où ils ont fait école, sans compter, pour d\u2019autres, le haut enseignement qu\u2019ils continuent de diriger ici, avec une grande maîtrise, et dont nous sommes heureux de bénéficier.Mentionnons, enfin, les bourses et médailles du Gouvernement français pour nos médecins et nos étudiants en Médecine; les dons et donations de la part de citoyens français et canadiens pour des travaux de recherches poursuivis dans notre Université; les livres et les périodiques français; enfin, les distinctions honorifiques.Comptons aussi, à notre crédit, certaines fondations para-médicales qui découlent indirectement de nos activités médicales: l\u2019Alliance française, France-Amérique, l\u2019Institut franco- canadien, la Maison Canadienne, à Paris, fondée en 1923-24, que vous connaissez, due à la seule initiative d\u2019un médecin, ministre à Paris durant plusieurs années, le Dr Philippe Roy, secondé par un autre mécène, feu le sénateur Wilson, avec le concours d\u2019un sénateur français, M.Honorat.Mentionnons, enfin, nos équivalences avec les Etats-Unis, qui ont permis à notre Université d\u2019être classée À par l\u2019American Medical Association.Toutes ces réalisations ont été obtenues par trois générations de médecins, en y comprenant la vôtre.C\u2019est une page d\u2019histoire de la Médecine canadienne que vous devez connaître et que je suis heureux de rappeler.Tel est le dossier du médecin canadien-français, du point de vue social et humanitaire.Notre passé est donc digne de notre mission.Ne manquons pas de le reconnaître et de le proclamer Jlorsqu\u2019une circonstance propice, comme celle-ci, nous en fournit l\u2019occasion.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 ©) Notre avenir.Mais que nous réserve l\u2019avenir ?Que devient notre héritage ?Quel sera notre rôle, demain ?Posons simplement un aspect du problème en marge de nos activités et de nos pressentiments.Quoique toute prédiction semble futile ou périmée en face du cataclysme universel, cherchons, quand même, notre voie au sein de cette révolution mondiale.Si le médecin veut exercer, demain, l\u2019influence sociale qu\u2019il a acquise au prix de tant d\u2019efforts, il devra envisager «l\u2019homme, cet inconnu », non seulement du point de vue organique, mais aussi du triple point de vue économique, social et psychique.Il devra se méfier de certains doctrinaires rationalistes qui veulent enfermer dans des systèmes de folie théoricienne, les acquêts nouveaux de notre époque: système glandulaire, système sympathique, sérothérapie, vaccinothérapie, vitaminose, seringues et bouillons de culture, ete.On s\u2019agite beaucoup, en effet, et de plus en plus, je l\u2019ai maintes fois répété, pour trouver des formules et des équivalences qui puissent exprimer notre pensée médicale avec plus de précision.C\u2019est courir le risque de lancer la médecine dans l\u2019espace, telle la géométrie, science d\u2019une exactitude presque absolue, mais qui nous éloigne, inconsciemment, de notre sujet.L\u2019équation qui en résulte nous fait hésiter ou errer, quelquefois, et le traitement échoue tandis que notre confiance en est ébranlée.Les doctrines, dans tous les temps, ont souvent jeté de la confusion dans les esprits en nous fourvoyant sans discussion à travers des formules algébriques aussi nocives pour la science que pour le malade que l\u2019on s\u2019acharne, de tous côtés et sans répit, à mobiliser dans les colonnes rigides et interminables de la statistique, l\u2019instable et nouveau baromètre de notre dynamisme médico-social.Les idées évoluent avec une telle rapidité que nous sommes forcés de nous rallier aux faits plutôt qu\u2019aux symboles: pour le concret LESAGE: ACTION SOCIALE DU MEDECIN C.-F.contre l\u2019abstrait, car c\u2019est le contact des faits et leur interprétation exacte qui doit, en définitive, l\u2019emporter sur les idées générales.Il me semble que cette méthode sème moins de scepticisme chez le clinicien, le médecin intuitif, qui observe et accepte l\u2019homme dans toute sa réalité, sa complexité et son individualité propres que chez le logicien pur qui devient, souvent, le jouet de son hypothèse.Sachons donc nous orienter plutôt selon les règles traditionnelles de l\u2019observation immédiate et des déductions qu\u2019on en peut tirer puisque nous envisageons, de plus en plus, la pratique de la médecine sous un nouvel aspect, sur lequel j\u2019attire brièvement votre attention.La médecine n\u2019est pas une spéculation philosophique ni un problème de mathématiques.Elle doit demeurer l\u2019art de guérir l\u2019individu après une analyse des symptômes et une étude approfondie de la résistance des organes.Malgré tout, l\u2019empirisme joue encore un rôle dans la guérison du malade et il vaut mieux, quelquefois, que le dogmatisme aveugle dont la frénésie scolastique ou organiciste écarte d\u2019emblée les activités spirituelles ou spéciales de l\u2019homme.Je veux dire que notre vie est impressionnée, constamment, par une foule d\u2019influences immatérielles qui se dégagent de notre milieu, de notre entourage ou de nous-mêmes, et dont l\u2019action commande, fréquemment, le résultat de la médication.Elles agissent indirectement sur nos cellules par l\u2019intermédiaire de notre système nerveux.Il y a donc, à côté de la thérapeutique organique, une thérapeutique de l\u2019esprit: la vieille psychothérapie qui dissipe les rêves de l\u2019anxieux, les tourments du dyspeptique et les palpitations du cardiaque, après le long échec de la médication classique.Ce simple fait signifie que l\u2019homme nous échappe par ses qualités intellectuelles et ses tendances morales.Le médecin de demain devra donc y songer et remédier sans retard à ces tendances nouvelles s\u2019il veut continuer d\u2019exercer cette influence sociale si heureuse dans le passé et qui menace, autrement, de lui être ravie.1201 Il ne peut se confiner dans la seule étude des humeurs et des tissus, l\u2019inspection des organes et de leurs fonctions, il faut qu\u2019il devienne, ou demeure, sans tarder, un hygiéniste, une économiste, un sociologue, un psychologue, bref, un clinicien.Carrel affirme que l\u2019industrialisation et la spécialisation à outrance, le modelage en série des corps et des intelligences, aboutit à une déformation des tissus, des fonctions et de l\u2019esprit humain.Il indique, comme remède, la révision de nos idées sociales en rapport avec une meilleure compréhension de la personnalité individuelle.C\u2019est le programme nouveau.J\u2019ose ajouter: celui de l\u2019ancien médecin de famille, si digne, si écouté, si respecté!\u2026 et presque disparu.C\u2019est dommage, car l\u2019art de guérir, a-t-on dit, a ses racines dans la science de l\u2019homme.C\u2019est que le génie du guérisseur est fait, surtout, de détails, de nuances, de faits insignifiants.Les anciens le savaient, les plus jeunes l\u2019apprendront.L\u2019esprit de finesse est la base de ce que nous appelons, en médecine, le sens clinique, sentiment qui nous fait déméler l\u2019accessoire de l'essentiel, juger non sur une particularité, mais sur l\u2019ensemble.C\u2019est ce sens, que nul instrument ne peut mesurer, nulle formule exprimer scientifiquement, auquel je fais appel en ce moment.Tout ceci ne diminue en rien, bien entendu, l\u2019importance indiscutable du laboratoire, aide précieux mais de second plan.Faisons en sorte, messieurs, que la médecine ne soit pas entraînée trop loin des réalités et dans le seul tourbillon de la science pure, si le médecin veut, demain, conserver son prestige, ses prérogatives, ses activités, si fécondes jusqu\u2019ici.Parlons moins le langage de la logique et de la raison, et davantage celui de \u2018a compréhension humaine ou de la charité, car la grande Corporation des Médecins ne peut reléguer les dispositions de l\u2019âme, l\u2019amour du prochain, l\u2019indulgence, la bonté ou la foi au rang des attributs peu utilisables tandis qu\u2019ils exercent une influence souvent prépon- 1202 dérante dans la guérison.Quelle admirable école que celle-là, si on voulait, plus souvent, s'inspirer de son enseignement total! En second lieu, le médecin de demain doit, dès maintenant, participer très activement à toutes les associations médicales canadiennes: sociétés médicales et scientifiques, Association des Médecins de Langue française de l\u2019Amérique du Nord, le Collège Royal des M.C.du Canada, des ligues de sécurité et d\u2019hygiène publique ainsi que quelques-unes des institutions para-médicales importantes qui existent dans notre entourage.Il deviendra, ainsi, le conseiller averti des pouvoirs publics auprès desquels 1l pourra exercer une juste influence dans les questions médico-sociales qui vont, bientôt, apporter des changements importants dans nos rapports avec le public.Il pourra, dès lors, servir d\u2019intermédiaire entre les gouvernements et le corps médical en écartant ou en modifiant des lois qui préparent la fonctionnarisation progressive de ses membres, dont on sacrifie le sort matériel au bénéfice exclusif de certaines classes.Sachant son désintéressement et sa compétence, sa volx sera entendue avant que l\u2019injustice et l\u2019anarchie n\u2019introduisent dans tous ces organismes nouveaux des germes de discorde qui ont détruit les vieilles traditions religieuses et familiales dans certains pays de l\u2019Europe.* * * Tels sont, messieurs, quelques courants d\u2019opinion recueillis, ici et là, sur nous et notre rôle dans la cité future!.?C\u2019est cette conclusion que je vous soumets en vue de prévoir et de préparer, si c\u2019est encore possible, l\u2019insondable avenir qui se dresse devant vous surtout, et nous aussi, dur et impérieux, et qui obligera l\u2019Etat à restreindre, de 1.Bulletin de l\u2019A.M.L.F.A.N.et Union Médicale, 1938-39; L\u2019homme, cet inconnu (Carrel); L\u2019homme devant la médecine (Blachette).L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 plus en plus, au nom de la sécurité nationale, les initiatives individuelles, sinon corporatives, si efficaces dans le passé.À cette heure décisive, méditons, nous médecins, sur notre sort.Nous sommes utiles à la société puisque nous l\u2019avons bien servie, en toute liberté et sans contrainte; conservons, du moins, notre unité médicale française et canadienne dans l\u2019effondrement d\u2019un passé plein de gloire dont l\u2019intense rayonnement avait, longtemps, éclairé notre pensée et réchauffé nos cœurs.Faisons donc la trêve de certaines critiques inopportunes qui n\u2019atteignent que nous; stabilisons nos activités, mobilisons nos facultés, nos écoles, nos hôpitaux, nos compétences, nos élites au service d\u2019une tradition qui nous est chère; celle que nous célébrons en ce jour.Songeons à tout ce qui nous quitte en ce moment: Maîtres et amis très chers, de là-bas, livres et périodiques français, comptes rendus des sociétés savantes qui alimentaient notre enseignement.C'est presque tragique pour nous aussi.Nous tiendrons, sans doute.Il le faut, sinon, nous sombrerons! Dans une allocution très favorablement appréciée, au Congrès des Trois-Rivières, votre président, M.Mercier, a ajouté que nous devons tout à la France dont nous devenons, désormais, les héritiers en Amérique.C\u2019est vrai.Ne l\u2019oublions pas, c\u2019est une noble et haute mission que celle de conserver notre patrimoine national et d\u2019en perpétuer l\u2019existence.Le médecin canadien-français, en tant que citoyen, doit assumer cette tâche, si onéreuse soit-elle.«Qui cherche à vivre ne doit pas craindre de souffrir », a-t-on dit.Pourquoi ne pas adopter ce mot d\u2019ordre ?Je le répète, la patrie, c\u2019est non seulement un territoire plus ou moins étendu, mais une âme qui tient du sol, des coutumes, de la religion, de la langue, de la culture, bref, de ce qui constitue la longue et vivante tradition d\u2019une race et de tout un peuple.| LES CONDITIONS DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE EN MÉDECINE ' Par Mercier FAUTEUX.Les conditions de la recherche scientifique en médecine sont nombreuses et présentent des difficultés de réalisation qui ne se rencontrent pas dans les autres domaines des sciences positives.La biologie, en effet, en raison de ses extrêmes complications, reste encore, dans son ensemble, plus voisine de l\u2019observation pure et simple.Tandis que le nombre des éléments à introduire dans l\u2019étude d\u2019un phénomène physique est pratiquement assez petit, il serait nécessaire d\u2019introduire un nombre immense de variables, si on voulait en biologie construire des théories du même type que les théories mécanistes de la physique.Actuellement, comme le soulignait Delbet, en médecine, les conclusions du raisonnement le plus logiquement construit peuvent être parfaitement fausses, parce que le point de départ d\u2019un raisonnement biologique n\u2019a jamais un caractère de certitude.Les vérités biologiques ne sont que des vérités approximatives.Il est bon de rappeler dès le début de cette causerie cette situation particulière de la recherche en médecine, situation sur laquelle d\u2019ailleurs nous aurons à revenir dans quelques instants.En dehors de cette constatation primordiale, les conditions de la recherche dans notre domaine ne se résument pas uniquement à trouver un problème et le poser correctement, à posséder les avantages d\u2019un laboratoire et une formation technique.Même en tenant compte de la complexité de la biologie, et bien que ces facteurs soient indispensables, il semble que nous serions en droit d\u2019attendre un nombre plus grand de travaux capables d\u2019accélérer le rythme du 1.Conférence faite lors des « Journées médicales » de la Société Médicale de Montréal, le 10 oct.1940, à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.progrès dans les divers champs de l\u2019activité médico-chirurgicale.En effet, les problèmes sur le métier ne manquent pas! Plusieurs, posés déjà depuis des années demeurent encore sans réponse; et chaque fois qu\u2019il nous arrive de méditer sur le plus simple des phénomènes connus, d\u2019autres surgissent plus embarrassants et plus profonds.Par ailleurs, aujourd\u2019hui plus qu\u2019autrefois, se trouvent dispersés à travers le monde, des laboratoires et des techniciens de tout premier ordre.Et cependant, malgré la besogne imposante qui les occupe, rares sont les découvertes comparées à la somme fantastique du travail donné.N\u2019est-il pas d\u2019ailleurs un fait bien connu que la plupart des grands travaux, des grandes découvertes, furent élaborés par des hommes ayant à leur disposition, un milieu, une instrumentation des plus lamentables.C\u2019est donc dire que des conditions plus essentielles que celles-là sont nécessaires; et parmi ces dernières, il ne fait aucun doute à personne que les conditions spirituelles de la recherche jouent un rôle capital.C\u2019est à leur sujet que je voudrais m'\u2019attacher à vous faire part de quelques réflexions, aujourd\u2019hui, sur les qualités de l\u2019esprit, l\u2019attitude intellectuelle, j'oserais même ajouter la philosophie particulière que l\u2019homme de recherche doit cultiver; et tenter de situer le climat psychologique, l\u2019environnement nécessaire où il pourra trouver l\u2019ambiance propre au développement, à l\u2019épanouissement de ces qualités, de cette attitude, de cette philosophie.* * * Les conditions spirituelles de la recherche scientifique en médecine comme d\u2019ailleurs dans toutes les autres sciences positives ont toujours été plus ou moins subordonnées aux différents systèmes philosophiques qui es- 1204 sayèrent à diverses époques de saisir la réalité des choses, non par l\u2019observation et l\u2019expérience, mais par un arrangement plus ou moins artificiel de concepts et d\u2019idées générales abstraites.Leur influence se retrouve sans cesse au cours du développement de la science qu\u2019ils ont longtemps considérée comme dangereuse, génante, et qu\u2019ils tinrent par conséquent en esclavage, en tutelle, voir même en dérision.L'homme de recherche se trouvait alors dans des conditions spirituelles des plus lamentables, borné qu\u2019à ne montrer les faits, signaler les phénomènes, obligé à laisser à ces détenteurs d\u2019un plan figé et sans vie des connaissances universelles, le droit et le pouvoir d\u2019en établir la signification et la portée.« Le dédain des philosophes pour toute autre étude est parfaitement légitime, si la philosophie est la science des sciences, s\u2019il existe réellement un moyen pour arriver à la vérité autrement que par l\u2019étude patiente et attentive.Si, au contraire, le philosophe fait la même chose que les savants des sciences naturelles et historiques, que veulent dirent ces airs de supériorité?Comment parler du monde et de l\u2019homme sans avoir épuisé tout ce que les méthodes d\u2019investigation peuvent nous fournir sur la constitution du monde et sur les vertus cachées de l'humanité?Une science des sciences qui rendrait les autres inutiles serait le tombeau de l\u2019esprit humain, et aurait les les mêmes conséquences qu\u2019une révélation; en nous donnant le dogme absolu, elle couperait court à tout mouvement de l'esprit, à toute recherche.» Aussi, peu à peu cette domination fantastique se vit graduellement minée, les caractères de faiblesse de ces systèmes se laissant voir de plus en plus; et c\u2019est alors que les sciences positives, dans une réaction formidable, se libérèrent; et que par des découvertes importantes et successives vinrent à prendre place à des sommets inespérés qu\u2019elles devaient d\u2019ailleurs tenir définitivement.Malheureusement, comme dans toute grande révolution d\u2019idées, elles dépassèrent brutale- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 ment leurs limites propres et envahir des sphères qui ne leur étaient pas réservées.Aux méthodes philosophiques l\u2019on substitua des méthodes nouvelles où l\u2019intelligence qui jusque là ne vivait que de spéculations devint la servante docile et soumise du fait.Le culte du fait et la méfiance de l\u2019esprit apparut comme la marque par excellence de l\u2019être supérieur.Conditions spirituelles singulièrement froides, desséchées, pour féconder la moindre observation.Ces deux phases si opposées dans l\u2019histoire des sciences positives: l\u2019une, considérant le fait négligeable et les généralisations essentielles; l\u2019autre, ne s\u2019attachant qu\u2019à la prise de contact rigide et serupuleuse du phénomène, ont créé des attitudes intellectuelles totalement opposées, irréductibles, qui ne sont malheureusement pas entièrement disparues.Elles ne présentent pas, à mon sens, le climat idéal aux travaux scientifiques, qu\u2019il s\u2019agisse des sciences rationnelles, des sciences d\u2019observation ou d\u2019expérimentation.Et pourtant rien ne s\u2019oppose à ce que ces deux attitudes s\u2019assouplissent, s\u2019harmonisent au point d\u2019une véritable fusion où les méthodes philosophiques et la méthode scientifique pourraient se rejoindre et jouer leur rôle respectif, sans prépondérance abusive, sans en perdre leurs caractères et dans un bel équilibre.Cette attitude plus souple répondrait bien à deux des principaux besoins de l\u2019homme: l\u2019un, des principes fixes, immuables, qui ne dépendent ni des temps, ni des lieux, ni des circonstances; l\u2019autre, une sensation de ne pas être dupe de principes chimériques, de combinaisons plus ou moins ingénieuses, artificielles, ne s\u2019appuyant pas sur la réalité et l\u2019expérience.En ce qui concerne les disciplines qui sont à la base de la formation médicale où le jeu de l\u2019imagination créatrice, de l\u2019originalité de penser est trop souvent retenu, il en résulterait une culture plus large, plus haute, ayant prise, il est vrai, sur la réalité, mais pouvant s\u2019élever vers l\u2019absolu au même degré que la philosophie, que la métaphysique. FAUTEUX'® RECHERCHE SCIENTIFIQUE EN MÉDECINE Guère de sujets d\u2019étude et de champs d\u2019observation se trouvent, en effet, situés sur un plan aussi noble et magnifique que le notre! Ne limitons pas délibérément les vastes horizons de ce domaine immense de richesse et d\u2019inspiration qu\u2019à l\u2019enregistrement des faits, des signes, des symptômes, nous donnant l\u2019apparence de tambours enregistreurs vivants ayant la merveilleuse faculté de pouvoir se transformer en instruments capables d\u2019être tantôt des dispensateurs avertis de potions et pilules, tantôt des hachoirs habiles pouvant à loisir couper, débiter, désarticuler organes et tissus.Maintenons notre art sous le signe de l\u2019esprit! La médecine et la chirurgie ne sont pas des sciences où les processus intellectuels les plus fins et les plus élevés n\u2019aient pas leur place et ne soient pas nécessaires.Toutes deux consti- - tuent une recherche, une expérimentation de chaque jour; et l\u2019intelligence dans ses plus hautes manifestations est la condition première de toute recherche.En ce sens, comme l\u2019écrivait Bergson auquel j\u2019emprunte largement dans les quelques lignes qui vont suivre, l\u2019Introduction à la médecine expérimentale est un peu pour nous ce que fut, pour le xvr1° et le xvir1° siècles, le Discours de la Méthode.La pensée constante de Claude Bernard a été de nous montrer comment le fait et l\u2019idée collaborent.Le fait, plus ou moins clairement aperçu, suggère l\u2019idée d\u2019une explication; cette idée, il faut demander à l\u2019expérience de la confirmer; mais tout le temps que cette expérience dure, il faut se tenir prêt à abandonner son hypothèse ou à la remodeler sur les faits.La recherche scientifique est un dialogue entre l\u2019esprit et la nature.Trop souvent nous nous représentons encore l\u2019expérience comme destinée à nous apporter des faits bruts: l\u2019intelligence, s\u2019emparant de ces faits, les rapprochant les uns des autres, s\u2019élèverait ainsi à des lois de plus en plus hautes.Généraliser serait donc une fonction, observer en serait une autre.Rien de plus faux que cette conception du travail de syn- 1205 thèse, rien de plus dangereux pour la science et la philosophie.Elle a conduit à croire qu\u2019il y avait intérêt scientifique à assembler des faits pour rien, pour le plaisir, à les noter paresseusement et même passivement, en attendant la venue d\u2019un esprit capable de les dominer et de les soumettre à des lois.Cette conception du travail de recherche scientifique ne permet plus de distinguer deux catégories de chercheurs, dont les uns ne seraient que des manœuvres tandis que les autres auraient pour mission d\u2019inventer.Là où il n\u2019y a pas un effort personnel, et même original, il n\u2019y a même pas un commencement de science.Cette maxime pédagogique qui se dégage de l\u2019œuvre de Claude Bernard présente une certaine conception de la vérité, et par conséquent une philosophie.Il cherche moins à définir la vie que la science de la vie.Il défend la physiologie, et contre ceux qui croient le fait physiologique trop fuyant pour se prêter à l\u2019expérimentation, et contre ceux qui, tout en le jugeant accessible à nos expériences, ne distingueralent pas ces expériences de celles de la physique ou de la chimie.Aux premiers, il répond que le fait physiologique est, par conséquent, une science rigoureuse; aux seconds, que la physiologie a ses lois propres et ses méthodes propres, distinctes de celles de la physique et de la chimie, et que la physiologie est par conséquent une science indépendante.Claude Bernard ne nous a pas donné, et n\u2019a pas voulu nous donner, une métaphysique de la vie; il y a tout de même présente dans l\u2019ensemble de son œuvre un souffle spirituel dont l\u2019influence sera probablement plus durable et plus profonde que n\u2019eût pu l\u2019être celle d\u2019aucune théorie particulière.Longtemps, en effet, les philosophes ont considéré la réalité comme un tout systématique, comme un grand édifice que nous pourrions, à la rigueur, reconstruire par la pensée avec les ressources du seul raisonnement, encore que nous devions, en fait, appeler à notre aide l\u2019observation et l\u2019expérience.La nature serait donc un ensemble de lois insérées les 1206 unes dans les autres selon les principes de la logique humaine; et ces lois seraient là toutes faites, intérieures aux choses; l\u2019effort scientifique et philosophique consisterait à les dégager en grattant, un à un, les faits qui les recouvrent, comme on met à nu un monument égyptien en retirant les sables du désert.Contre cette conception des faits et des lois, l\u2019œuvre entière de Claude Bernard proteste.Bien avant que les philosophes eussent insisté sur ce qu\u2019il peut y avoir de conventionnel et de symbolique dans la science humaine, il a aperçu, il a mesuré l\u2019écart entre la logique de l\u2019homme et celle de la nature.Si, d\u2019après lui, nous n\u2019apporterons jamais trop de prudence à la vérification d\u2019une hypothèse, jamais nous n\u2019aurons mis assez d\u2019audace à l\u2019inventer.Ce qui est absurde à nos yeux ne l\u2019est pas nécessairement au regard de la nature: tentons l\u2019expérience, et, si l\u2019hypothèse se vérifie, il faudra bien qu\u2019elle devienne intelligible et claire à mesure que les faits nous contraindront à nous familiariser avec elle.Mais rappelons- nous aussi que jamais une idée, si souple que nous l\u2019ayons faite, n\u2019aura la même souplesse que la chose.Soyons done prêts à Pabandon- ner pour une autre, qui serrera l\u2019expérience de plus près encore.« Nos idées, disait Claude Bernard, ne sont que des instruments intellectuels qui nous servent à pénétrer dans les phénomènes; il faut les changer quand elles ont rempli leur rôle, comme on change un bistouri émoussé quand il a servi assez longtemps.» Et il ajoutait: « Cette foi trop grande dans le raisonnement, qui conduit un physiologiste à une fausse simplification des choses, tient à l\u2019absence du sentiment de la complexité des phénomènes naturels.» Il disait encore: « Quand nous faisons une théorie générale dans nos sciences, la seule chose dont nous soyons certains c\u2019est que toutes ces théories sont fausses, absolument parlant.Elles ne sont que des vérités partielles et provisoires, qui nous sont nécessaires comme les degrés sur lesquels nous nous reposons pour avancer dans l\u2019investigation.» Et il revenait sur ce point quand il parlait de ses propres théories: « Elles seront L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 plus tard remplacées par d\u2019autres, qui représenteront un état plus avancé de la question, et ainsi de suite.Les théories sont comme des degrés successifs que monte la science en élargissant son horizon.» Ces pensées du grand physiologiste français, ainsi mises en lumière par le penseur Bergson, non seulement montrent notre incapacité à capter d\u2019un seul coup et dans leur progression parfaite les phénomènes que l\u2019intelligence ne saisit que par des immobilités, des positions, des états juxtaposés; mais elles laissent entrevoir qu\u2019il est impossible, illusoire de fixer dans des cadres bien définis, dans des théories bien construites, la course du mouvement universel dont, en effet, il est impossible de suspendre ou retarder l\u2019évolution constante.En effet dans l\u2019évolution, tantôt progressive, tantôt régressive, des phénomènes cosmiques, organiques, mentaux et sociaux toujours dans des relations temporelles, spatiales et physiques variables, des faits nouveaux surgissent, des agencements imprévus à caractère vraiment explosif se forment.De tels incidents, qui marquent dans les sociétés humaines des étapes telles que celle que nous traversons aujourd\u2019hui, qui présentent dans l\u2019organisation de la matière vivante ces processus anarchiques dont on trouve l\u2019ultime réflection dans la morphologie cellulaire, illustrent bien que tout dans la nature est beaucoup plus cinétique que statique.Ce mouvement continu se retrouve constamment dans l\u2019organisation vitale.La régulation morphologique des tissus et des organes se relie régulièrement à celle des fonctions qui modèlent en quelque sorte leurs structures.L\u2019anatomie pathologique, en nous montrant les modifications structurales, en suivant admirablement les édifications cellulaires nouvelles, les désintégrations d\u2019autres plus anciennes, non seulement s\u2019avère comme une science bien vivante, mais nous donne les preuves visibles des différentes étapes de ce mouvement souvent impossible à percevoir par d\u2019autres moyens et que le chercheur doit avoir toujours présent à l\u2019esprit. FAUTEUX: RECHERCHE Mouvement mystérieux, à orientation capricieuse et imprévisible, par conséquent difficile à suivre.Quels états psychologiques variés il produit chez l\u2019homme qui l\u2019observe et l\u2019étudie.Nous éprouvons tous chaque jour, que ce soit au lit du malade, à la salle d\u2019opération, dans les laboratoires, de ces répercussions qui tantôt font la joie de notre vie, tantôt produisent des déceptions et des angoisses que seuls au monde connaissent ceux dont le rôle consiste à maintenir la vie, à s\u2019acharner contre la mort.Un état pathologique est suivi chez un malade, une expérimentation est en cours chez l\u2019animal, l\u2019hypothèse du diagnostic, la justesse du problème expérimental posé font naître un doute qui nous poursuit toute la durée de leur progression.Et si parfois il nous arrive, dans ce labeur quotidien, d\u2019atteindre le but, une satisfaction intérieure n\u2019en est souvent que l\u2019unique reconnaissance.Et s\u2019il arrive que nos efforts ont été voués à la faillite, lorsque nous regagnons le soir nos foyers, c\u2019est en nous qu\u2019il faut trouver la consolation, le soutien, l\u2019encouragement indispensable pour reprendre la tâche du lendemain.Et telle est la condition humaine! Limités par une intelligence imparfaite, enchaînés par les liens de lourdes erreurs accumulées de siècles en siècles, sujets à de perpétuelles 1llu- sions qui sans cesse se renouvellent comme les ombres de Platon, les hommes souffrent, aiment, cherchent, espèrent et meurent sans avoir jamais assouvi ce besoin de lumière, sans avoir goûté la béatitude de sa pleine possession qui semble pourtant être l\u2019objet de ses plus intimes aspirations, la raison d\u2019être de son existence.Cette constatation n\u2019a rien de tragique et de désemparant lorsque l\u2019on considère l\u2019immensité des inconnus à parcourir et comprend que l\u2019intelligence se trouve encore loin d\u2019avoir touché sa maturité.Et cette vision très nette développe chez ceux qui l\u2019acquièrent une attitude mentale particulièrement libératrice de l\u2019esprit et facteur de paix intérieure et de sérénité.L'homme ne devient réellement cultivé et SCIENTIFIQUE EN MÉDECINE 1207 sociable que lorsqu\u2019il possède cette humilité de l\u2019esprit si féconde et si apte à rendre la vie plus simple, plus douce et plus heureuse.Il en résulte une philosophie plus humaine que celle qui se retranche dans des spéculations nébuleuses et sans attrait, ne considérant aucunement les instincts, les faiblesses et les besoins de l\u2019homme; expliquant tout et n\u2019expliquant rien.Ët cette philosophie qui est vraiment celle de l\u2019homme de recherche, celle qui conditionne toute la spiritualité de ses travaux, l\u2019élève vers une religion meilleure, une morale plus compréhensible, et un humanisme plus riche que celui des anciens jours où le dogmatisme, l\u2019ignorance, la superstition, la haine et la guerre règlementaient tout.Qu\u2019importe que la pensée puisse souvent errer; elle n\u2019en est pas moins belle et inspiratrice.L'intelligence seule, et non la force, opérera la rédemption du monde.Et s\u2019il y faut des générations et des générations, des siècles et des siècles, qu\u2019importe encore.Des milliers de vies en viendront à bout.Personne, bien que chacun y contribue, n\u2019est obligé de nous mettre face à face avec l\u2019essence des choses qui nous enveloppe tout de même, qui nous pénètre et que nous sentons.Voyez la sphère et étudiez-la, disait Hello.Les rayons partent du centre et vont à la circonférence.Quand ils sont loin, bien loin du centre, on dirait que jamais ils ne seront réunis.Leur distance est si grande et leur force de divergence si croissante, qu\u2019on les dirait partis sans esprit de retour.Mais rapprochez- vous un peu du centre: les rayons sont moins éloignés les uns des autres.Ils tendent à se reconcilier.Enfin regardez le point central, tous les rayons sont là, présents et ardents.C\u2019est le rendez-vous.Ils se touchent, ils se pénètrent.La chaleur va et vient de l\u2019un à l\u2019autre et chacun profite des lumières et des ardeurs de tous.Ainsi en est-il des sciences, ainsi en est-il des formes de l\u2019art, ainsi en est-il des âmes humaines.Plus les êtres sont près de Dieu, plus ils sont près les uns des autres. M.PHILIPPE ROY, ANCIEN MINISTRE DU CANADA À PARIS DOCTEUR EN MEDECINE Discours de M.Tiffeneau, Doyen de la Faculté de Médecine! Lorsqu\u2019un homme, formé pendant de longues années à la dure école de la pratique médicale, décide d\u2019abandonner la profession qu\u2019il a librement choisie pour se consacrer à cet autre sacerdoce qu\u2019est le service de la chose publique et parvient ainsi, sans jamais renler ses origines, aux plus hauts échelons de la hiérarchie sociale, la Médecine a le droit de le revendiquer comme l\u2019un des siens et de proposer que lui soient conférées les plus hautes distinctions honorifiques.C\u2019est précisément cet hommage que l\u2019Université de Paris, sur la proposition de sa Faculté de Médecine et, par elle, au nom de la médecine française tout entière, tient à rendre aujourd\u2019hui à l'honorable Philippe Roy qui, pendant les dix premières années de sa carrière, fut médecin dans les campagnes canadiennes et, pendant les trente dernières années, fut à Paris le distingué ministre plénipotentiaire du Gouvernement canadien.Philippe Roy dont le nom sonne à nos oreilles comme celui d\u2019un des nôtres, descend d\u2019une vieille famille de souche normande et c\u2019est à cette ascendance que lui-même attribue sa passion pour les lointaines aventures et pour les plus difficiles entreprises.Né le ler février 1868 à Saint-François, dans le comté de Montmagny, il appartient à cette belle province de Québec où se sont conservées intactes nos traditions et notre langue, et qu\u2019on a justement appelée le sanctuaire français.C\u2019est là que s\u2019est écoulée toute sa jeunesse, soit pour ses études secondaires qu\u2019il fit au Collège de Sainte-Anne de la Pocatière (1879 à 1887), soit pour ses études universitaires qu\u2019il poursuivit de 1887 à 1891 à l\u2019Université Laval à Québec.Lors- 1.Septembre 1939.Pour lui décerner le diplôme de docteur en médecine « honoris causa » de l\u2019Université de Paris.qu\u2019il eut achevé sa formation en allant à New-York suivre des cours de perfectionnement, Philippe Roy, comme beaucoup d\u2019autres, ne fut pas sans hésiter avant de choisir le poste où l\u2019appelait sa destinée; mais depuis longtemps déjà sa décision était prise de ne voir dans la médecine qu\u2019un véritable apostolat.Aussi, fut-il d\u2019abord hanté par cette vie de sacrifice qu\u2019est la médecine coloniale.«Si j'avais été Français, m\u2019écrivait-il en juillet dernier, il me semble que, dès mon doctorat, je me serais enrôlé dans la glorieuse phalange des médecins coloniaux dont l\u2019héroïsme et le désintéressement avaient toujours été pour moi des modèles.J\u2019aurais été heureux de suivre leur exemple.Faute de mieux, je suis allé dans les immenses prairies de l\u2019Ouest canadien où j'ai eu la joie d\u2019exercer notre profession telle que je la comprends.Veuillez donc, ajoutait-il en terminant, ne voir dans le modeste praticien que j'ai été au début de ma carrière qu\u2019un simple médecin de campagne consciencieux et profondément humain ».Homme consciencieux et profondément humain, n\u2019est-ce pas là, vous qui l\u2019avez connu ici même pendant les 30 années de sa carrière diplomatique et vous aussi, nos édiles parisiens, qui l\u2019avez proclamé citoyen de Paris, n\u2019est-ce pas là ce qu\u2019est resté toute sa vie l'honorable Philippe Roy?Son premier contact avec la France et avec la science médicale française remonte à l\u2019année 1902.On le vit alors suivre à Paris l\u2019enseignement des grands chefs d\u2019école qu\u2019étaient Dieulafoy et Guyon et se créer dans la jeune médecine française de l\u2019époque ces liens solides qui l\u2019attachent aujourd\u2019hui encore à mes col- Jégues Pierre Duval, Jean-Louis Faure, Em.Sergent, Félix Terrien.Revenu dans sa patrie pour reprendre sa Tt et ped \u2014 Fe) en rpg pg \u2014\u2014 \u2014\u2014 Ty chère profession médicale, Philippe Roy fut, par la suite, nommé membre du Sénat canadien et se dévoua si bien aux affaires publiques, que quelques années après, le Gouvernement canadien lui confia les fonctions de commissaire général à Paris, fonctions auxquelles il donna un tel relief et une telle importance qu\u2019elles furent transformées plus tard en celles de ministre plénipotentiaire.Dès son arrivée à Paris en 1911, comme haut commissaire du Gouvernement canadien, Philippe Roy ne tarda pas à reprendre contact avec ses anciens maîtres et amis de la médecine française qui tous, à sa grande joie, lui avaient gardé leur souvenir et leur amitié.Jamais, pendant sa longue carrière diplomatique, il n\u2019oublia la médecine et lorsqu\u2019il s\u2019efforça d\u2019améliorer les relations culturelles entre le Canada et la France, la médecine fut toujours au premier plan de ses préoccupations, que ce soit pour la fondation de l\u2019Hôpital canadien, de la Maison canadienne ou pour la création de bourses d\u2019étudiants, ou la réalisation d\u2019échanges de professeurs.Je TIFFENEAU: PHILIPPE ROY 1209 voudrais, avant de terminer, rappeler ici que la guerre de 1914, pendant laquelle il tint à rester à Paris, lui fournit l\u2019occasion de consacrer une grande partie de son temps et toute son expérience médicale au profit des malades de nos hôpitaux militaires.Au lendemain du jour où le Gouvernement canadien a décidé de faire cause commune avec la Grande-Bretagne et avec la France, au moment où il fait les plus grands efforts pour participer directement à la lutte que nous avons dû engager, c\u2019est une grande joie et un infini réconfort de glorifier en l\u2019honorable Philippe Roy non seulement l\u2019homme de conscience et de cœur, mais aussi le grand pays auquel il appartient et dont je suis heureux de saluer ici le très distingué représentant.C\u2019est done à la fois à la nation canadienne tout entière et à l\u2019homme qui l\u2019a si dignement représentée en France pendant près de trente années, qu'aujourd'hui l\u2019Université apporte le solennel hommage de son admiration et de sa reconnaissance. MÉDECINE SOCIALE L\u2019HYGIËÈNE PUBLIQUE ! (Suite) Par Adélard GROULX, Directeur du Service de Santé, Montréal.L'administration de l'hygiène publique Pour arriver à son but, l\u2019hygiène publique doit être organisée de façon à atteindre les différents groupes de la société.En principe, une organisation est l\u2019association d\u2019un groupe d\u2019individus dont le chef et les membres travaillent conjointement, selon un plan bien défini et sous une unique direction, en vue d\u2019atteindre un but commun.Dans la mise en œuvre d\u2019une organisation il faut considérer les points suivants: Bien définir le travail à faire, le temps et la méthode à employer; Distribuer le travail aux individus selon leur capacité et leur valeur; Répartir l\u2019autorité et les responsabilités et recruter le personnel.L'organisation de l'hygiène publique est l\u2019art d\u2019administrer les organismes publics et volontaires dont le but spécifique est de promouvoir la santé publique.C\u2019est l\u2019application des principes scientifiques qui concernent la prévention des maladies.D\u2019après Rosenau, l\u2019administration d\u2019un service d\u2019hygiène publique «est la science et l\u2019art d\u2019organiser et de diriger un service gouvernemental dont le but est d\u2019améliorer le bien-être physique de la population en général».Elle a pour objet l\u2019amélioration de la santé aussi bien que la prévention de la maladie.Tout travail d'hygiène publique repose sur quatre besoins fondamentaux indispensables au bien-être de l'humanité: 1.Voir L'Union Médicale du Canada de septembre 1940, page 976.la nourriture, l\u2019habitation (l\u2019abri), la protection et la vie en société.C\u2019est un probléme d\u2019économie politique et de sociologie.Il y a une relation intime entre la sociologie et l\u2019hygiène publique.Les problèmes de sociologie sont en partie des problèmes de médecine préventive dont la solution dépend souvent de l'hygiène publique.Ils requièrent une compréhension mutuelle et souvent une organisation et une administration conjointes.MOYENS DE RÉUSSIR.L\u2019administration de la santé publique a plus d\u2019avantage à être sous le contrôle professionnel que politique; cependant, elle est partie de la machinerie politique de tout gouvernement et elle ne peut en être séparée.Elle doit coopérer avec les organismes volontaires qui s\u2019occupent de la santé; il y a place pour les organisations officielles et bénévoles.Elle doit être en contact avec les professions médicale, dentaire, vétérinaire, le génie civil, les infirmières et les autres organisations professionnelles ou sociales.Un bon programme d\u2019hygiène publique ne saurait non plus réussir sans la collaboration de la profession médicale.Divers moyens s\u2019offrent à nous pour obtenir des résultats, entre autres: 1.la voie militaire ou arbitraire, 2.la voie législative (coercition), et, 3.l\u2019éducation de la population et des groupes qui la composent. GROULX: HYGIÈNE PUBLIQUE La coercition et la législation ont leur utilité: elles sont souvent nécessaires dans l\u2019application de certaines mesures; la législation est la base sur laquelle s\u2019appuie l\u2019hygiène publique et en vertu de laquelle ses préceptes sont imposés à la population.C\u2019est par l\u2019éducation cependant, en amenant la population à comprendre elle-même ses intérêts et les avantages qu\u2019elle peut en retirer, qu\u2019on a le plus de chances de réussir.On tend de plus en plus à utiliser cette méthode qui, aujourd\u2019hui, prédomine.La continuité du service et la coordination des efforts jouent un rôle essentiel dans les succès obtenus par une organisation d\u2019hygiène publique.Cette organisation doit aussi s\u2019adapter aux circonstances et aux connaissances scientifiques nouvelles.Pour réussir, une organisation d\u2019hygiène publique doit entreprendre l\u2019étude de tout problème nouveau, faire des recherches et des enquêtes scientifiques.Elle doit être en mesure d\u2019évoluer avec les besoins de son temps afin de pouvoir résoudre les problèmes nouveaux.Un bon administrateur doit donc se tenir au courant des progrès de la science et être en mesure d\u2019appliquer les découvertes qui ont de la valeur.VALEUR D'UNE ORGANISATION.Pour établir la valeur d\u2019un service de santé publique, il faut, suivant l\u2019expression de Ro- senau, « avoir le sens des proportions ».Plusieurs facteurs sont à considérer.Les valeurs relatives des activités diverses d\u2019un service d'hygiène publique varient avec la localité, le caractère de la population, ete.Un excellent critérium est le travail accompli.Les statistiques vitales nous permettent d'interpréter la valeur d\u2019une organisation: la population, le taux général des décès, la mortalité infantile, celle qui est attribuable à certaines maladies comme la tuberculose, la gastro-entérite, etc.Pour déterminer la valeur relative d\u2019un travail d'hygiène dans le contrôle d\u2019une maladie, 1211 par exemple, il est nécessaire de prendre en considération: a) le nombre des décès et des cas; b) le facteur économique et social; c) la possibilité de prévenir.Chapin a établi un standard qui permet d\u2019évaluer les activités d\u2019un service municipal de santé dont je vous ferai grâce ici.En conclusion, la prévention de la maladie est importante, mais la conservation et l\u2019amélioration de la santé sont fondamentales; l\u2019éducation est essentielle.La base d\u2019une bonne organisation de santé publique consiste dans l\u2019étude et les recherches scientifiques.Lorsqu'il s\u2019agit de mettre en œuvre un programme d\u2019hygiène pour la protection de la santé publique, dans un pays, une province ou une grande ville, il devient nécessaire de fractionner l\u2019organisation et d\u2019établir des sections dont la direction est confiée à des chefs spécialement préparés et entraînés et qui travaillent sous la direction immédiate du chef de service.Les principales sections d\u2019un service bien organisé sont les suivantes: 1.direction et administration ; 2.statistiques vitales et démographie; 3.contrôle des maladies contagieuses et épidémiologie ; 4.hygiène de l\u2019enfance, qui embrasse tous les problèmes qui se rapportent à l\u2019enfant, y compris l\u2019hygiène mentale et l\u2019hygiène dentaire; aliments; salubrité et hygiène industrielles; laboratoires ; éducation et enseignement de l\u2019hygiène.nu 9 or Les différentes sections que je viens d\u2019énumérer doivent être considérées comme fondamentales, parce qu\u2019on les trouve dans tous les services d\u2019hygiéne bien organisés et qu\u2019elles répondent aux besoins généraux de la population.Dans certains cas, afin de combattre avec plus de vigueur certains fléaux tels que la tuberculose et les maladies vénériennes, il peut 1212 être très utile, sinon nécessaire, de créer des sous-sections dont le personnel est spécialement entraîné pour les combattre avec la plus grande efficacité.Les principes qui servent de base à 'organisation d\u2019une administration d\u2019hygiéne publique sont aujourd\u2019hui bien définis et pour ainsi dire immuables.Dans l'application toutefois, il faut savoir les adapter aux conditions diverses qui peuvent se présenter.Il est bien évident que l\u2019organisation est susceptible de varier selon que les problèmes à résoudre sont d\u2019ordre national, provincial ou municipal.Dans toute organisation d\u2019hygiène publique, les points fondamentaux sont: 1.se tenir au courant des idées nouvelles et des améliorations à apporter; 2.penser à l\u2019avance à tout nouveau plan d'opération \u2014 se plier aux circonstances; 3.user de stratégie pour déterminer ce que vous désirez faire, comment l\u2019accomplir et quand.L'hygiène publique au Canada Dans l\u2019Acte de l\u2019Amérique Britannique du Nord, on ne trouve pas l\u2019expression «santé publique »; ceci est probablement dû au fait que lors de la Confédération en 1867, l\u2019hygiène publique telle qu\u2019on la conçoit aujourd\u2019hui, était inconnue au Canada.Cependant, cet Acte fait allusion à certaines activités d\u2019ordre médical et hygiénique, la section 92 par exemple, qui définit les pouvoirs exclusifs des provinces en certaines matières et la section 91 qui met sous l\u2019autorité du Parlement du Dominion le recensement, les statistiques, la quarantaine et les hôpitaux maritimes ainsi que tout ce qui a trait à la population indienne.Après la Confédération, les provinces ont commencé à prendre des mesures de protection et le gouvernement fédéral a limité ses activités.Au Canada, les gouvernements provincial et fédéral et les municipalités ont un rôle à Jouer au point de vue hygiène.Ces trois services remplissent des fonctions L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 distinctes, qui ne se dédoublent pas, et les attributions de chacun d\u2019entre eux, sont différentes de celles des deux autres, cependant, 1ls forment un ensemble dont le but est de répondre à tous les besoins.Au gouvernement fédéral sont assignées les questions d'hygiène qui sont d\u2019intérêt international, celles qui sont d\u2019intérêt national ou d\u2019intérêt interprovincial.Au gouvernement provincial sont attribuées les questions d\u2019hygiène qui sont d\u2019intérêt provincial, l\u2019établissement des mesures nécessaires pour obliger chaque municipalité de la province à avoir son Bureau d\u2019hygiène et pour surveiller son fonctionnement, en outre l\u2019établissement d\u2019un système de contrôle sanitaire direct dans les territoires non organisés en municipalités.Les municipalités ont pour attributions les questions d\u2019hygiène qui sont d\u2019intérêt local; elles doivent établir chacune un « Bureau d\u2019hygiène » (ou Service de santé).Certaines fonctions relatives à la santé publique sont réparties à divers ministères dont le principal est le Ministère des Pensions et de la Santé nationale.I.LE MINISTERE DES PENSIONS ET DE LA SANTE NATIONALE a pour fonctions de 1.prévenir l\u2019entrée des maladies contagieuses dans le pays par: a) le service et les stations de quarantaine maritime; b) la désinfection et la dératisation des navires par la fumigation; c) des hôpitaux pour l\u2019hospitalisation des marins malades et des voyageurs atteints de maladies contagieuses; Dans certains cas, contrat avec les hôpitaux généraux; à Montréal, il y a un petit hôpital maritime appartenant au gouvernement; d) le maintien de lazarets pour hospitaliser et traiter les cas de lèpre, et l\u2019application des lois qui concernent le contrôle de la lèpre. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 2.Maintenir un service médical de l\u2019immigration pour prévenir l\u2019entrée au pays des indésirables; examen des immigrants avant leur départ de leur pays et à leur arrivée au Canada ; 3.Prévention interprovinciale des maladies par: a) le service sanitaire: surveillance des porteurs et de la pollution des eaux de frontiére; b) l\u2019épidémiologie; ches, contrôle des produits biologiques; Ç travaux de recher- c) les RE d) le contrôle des narcotiques: 4.Protection du public contre la fraude en contrôlant: a) la fabrication des aliments et des drogues; b) la fabrication et le commerce des médecines brevetées, émission de brevets.5.Vulgarisation de l\u2019hygiène et éducation de la population au moyen de tracts, ete., ete.a) \u2019hygiéne maternelle et infantile; b) 'hygiéne industrielle; c) le contrôle médical des fonctionnaires.II.AUTRES ACTIVITÉS RELIÉES DIRECTEMENT A LA SANTÉ PUBLIQUE ET DÉPENDANTES D\u2019AUTRES MINISTÈRES: 1.le Ministère du Commerce: recensement et statistiques vitales, le Conseil National des recherches du Canada; 2.le Ministère de l\u2019Intérieur: santé de la population indienne; 3.le Ministère de l\u2019Agriculture: inspection des viandes dans les abat- 1213 toirs, maladies épizootiques du bétail; 4.le Ministère de la Justice pourvoit aux soins médicaux dans les pénitenciers.Les provinces Les provinces ont commencé à s\u2019organiser, au point de vue santé publique, quelque 15 ans après la Confédération.Je m\u2019excuse tout d\u2019abord de ne pouvoir décrire en détail l\u2019organisation de chacune des provinces, mais je ne donnerai ici que quelques brèves indications.La province d\u2019Ontario en vertu de la loi d'hygiène publique adoptée en 1882, a établi un bureau provincial d'hygiène.Le ministre de la Santé d\u2019Ontario aide les municipalités à surmonter leurs difficultés par l\u2019entremise de son personnel spécialisé qui agit comme aviseur.Le coût entier des consultations pour maladies vénériennes est défrayé par le ministère.En ce qui concerne la tuberculose, l\u2019hospitalisation est faite aux frais de la province (2.07 par jour, par personne).En 1938, une loi fut adoptée rendant la pasteurisation du lait obligatoire.En Colombie anglaise, l\u2019examen annuel des enfants des écoles est obligatoire en vertu d\u2019une loi adoptée en 1911.En Alberta, puis-je mentionner « The Marriage Act» adopté en 1933, requérant un certificat de santé avant le mariage et une autre loi; le « Sexual Sterilization Act» (1928) administrée par un bureau d\u2019eugénistes.Au Manitoba, un bureau provincial d\u2019hygiène fut organisé en 1893, et un ministère de la santé et du bien-être, en 1928.Dans les Provinces maritimes, un bureau provincial d\u2019hygiène fut établi en Nouvelle- Ecosse en 1893; un ministère de la santé au Nouveau-Brunswick en 1917 et en 1918 organisation de « districts sanitaires ».Dans l\u2019Ile- du-Prince-Edouard fut adoptée en 1908, une loi d'hygiène publique; un ministère d\u2019hygiène fut créé en 1931. 1214 La province de Québec L'histoire de l\u2019hygiène publique dans la province de Québec date du début du Régime français; en effet, on était relativement bien organisé à cette époque pour faire l\u2019enregistrement des naissances, des baptêmes et des inhumations.Dans notre province, le bureau provincial d'hygiène fut créé en 1887; les premiers districts sanitaires datent de 1910.Le ministère de la santé fut créé en 1937.Différentes divisions furent organisées: statistiques, épidémiologie, nutrition, génie sanitaire, hygiène industrielle, la tuberculose, les maladies vénériennes, les laboratoires.Dans le domaine de l'hygiène publique, le ministère de la santé exerce de multiples fonctions, savoir: a) législation et règlementations; b) collecte, compilation et interprétation des statistiques démographiques; c) prévention des maladies contagieuses, enquêtes épidémiologiques, recherche des causes de maladies et de la mortalité; d) enquêtes sanitaires et surveillance des municipalités, soit directement, soit par l\u2019intermédiaire des unités sanitaires de comté.Organisation de bureaux d'hygiène municipaux pour faire observer les règlements sanitaires et prévenir les maladies épidémiques; e) la lutte contre la tuberculose et les maladies vénériennes; f) l\u2019inspection des établissements industriels et contrôle sanitaire: 1.de l\u2019eau potable; 2.de la disposition des eaux résiduelles et des égouts; 3.de l\u2019installation de l\u2019équipement et du mode d'opération des usines de pasteurisation du lait; g) Organisation des unités sanitaires de comté; h) surveillance des chantiers de bûcherons; L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 1) inspection des hotels et des restaurants, des maisons de logement, des camps de touristes et l\u2019application du règlement qui les régisse sont fonctions du bureau du revenu, département de la.trésorerie provinciale.De toutes les provinces du Canada, c\u2019est la.nôtre qui organisa la première unité sanitaire de comté; on en compte actuellement plus de cinquante.L'unité sanitaire de comté opère habituellement dans un ou deux comtés provinciaux; elle est, règle générale, la seule autorité sanitaire agissante dans les centres ruraux.Elle- centralise toutes les questions d\u2019hygiéne dans un territoire donné.Les municipalités Les lois provinciales d\u2019hygiène publique obligent les municipalités relativement populeuses, à organiser elles-mêmes un service d'hygiène ou de la santé et à nommer un médecin hygiéniste et un personnel sanitaire adéquat.Le rôle de ce service est d\u2019éliminer les « nuisances », de contrôler les maladies contagieuses et de mettre en application les lois et règlements qui les concernent.Les autres fonctions habituelles d\u2019un service de santé ne sont.pas requises en vertu de la loi, mais elles accompagnent le développement normal de l\u2019hygiène publique.Dans les grands centres, il y a des services de santé à temps complet.En principe, les programmes se ressemblent.Ils varient dans la pratique et le détail dans les différentes parties du pays pour s\u2019accommoder aux conditions spéciales et aux traditions locales, car il faut tenir compte du milieu, de la nationalité, etc.Le développement des différentes activités d\u2019un service de santé dépend du budget dont on peut disposer.Il est admis qu\u2019un service - peut opérer de façon satisfaisante avec environ $1.00 par capita.Montréal en 1939, dépensait 0.67 par tête de population pour l\u2019hygiène proprement dite. GROULX: HYGIÈNE PUBLIQUE L\u2019administration générale d\u2019un service de santé est confiée à un « chef de service ou directeur » qui élabore le programme d'action, maintient la collaboration et le contact avec la population et surveille les activités générales de son service.Il est chargé de protéger la santé publique dans la ville.Le chef de service est le trait d\u2019union entre les administrateurs de la ville, le public et les diverses divisions du service.Le directeur doit être, dans les grandes municipalités, un officier engagé à temps complet et être un hygiéniste entraîné.Il doit être médecin et particulièrement qualifié par des études spéciales (et avoir l\u2019expérience de l\u2019administration en hygiène publique).Dans les petites municipalités, ce fonctionnaire peut être employé à temps partiel.Ses directives immédiates sont confiées et mises à exécution par le personnel du cabinet 1215 du directeur et les chefs ou surintendants des diverses divisions.À côté du directeur ou du chef d\u2019un service de santé, s'impose la présence d\u2019une « Commission d'hygiène » pour éviter l\u2019isolement dans lequel il peut se trouver et qui fait que ses actes ne sont pas connus, sont mal compris et mal interprétés, sans qu\u2019il puisse les expliquer.Cette commission n\u2019a aucun pouvoir exécutif; ses membres agissent comme avi- seurs.Ils sont mis au courant de I\u2019administration du service, de son efficacité et des résultats obtenus.Ils sont des conseillers qui commandent la confiance et le respect des administrateurs.Dans un troisième et dernier article, je décrirai sommairement l\u2019organisation actuelle du service de santé de Montréal et des diverses divisions que le composent.(A suwre) MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES GLANURES DERMATO-SYPHILIGRAPHIQUES Ce n\u2019est ordinairement que quatre jours après la naissance d\u2019un chancre syphilitique qu\u2019apparaît l\u2019adénopathie inguinale satellite: il existe donc une période, courte il est vrai, où le médecin est privé de ce signe si important de la séméiologie de l\u2019accident primitif.L\u2019infiltration se voit dans toute réaction inflammatoire; l\u2019induration ne se rencontre a peu près uniquement que dans la syphilis, surtout primaire.* * * Commencez à traiter énergiquement un chancre syphilitique durant les dix jours qui suivent son apparition: les accidents cutanés n\u2019apparaîtront pas et le B.W.restera négatif.Mais si votre thérapeutique ne débute que dix jours après la venue du chancre, vous devrez soumettre votre malade au même traitement que s\u2019il était en période secondaire, même si le B.W.est resté négatif.* * * S'il est admis que le chancre dur est en voie d\u2019augmentation, en ces dernières années, il est par ailleurs incontestable que le chancre mou est, au contraire, en voie de régression, sinon de disparition, dans le Québec français, du moins.* ® ® La roséole spécifique peut anormalement se présenter sous forme d\u2019une éruption patuleuse et non pas maculeuse.* * * On appelle « roséole de récidive » celle qui apparaît de cinq à dix mois après la roséole dite d\u2019invasion: elle est rouge sombre et fortement pigmentaire.4 * * Chez le nègre, la roséole est blanche, parfois grisâtre.+ + * Pour différencier la roséole syphilitique de celle que causent les balsamiques, il faut se rappeler que cette dernière présente des macules plus nombreuses, plus confluentes, et localisées aux coudes et genoux.* * +* Quant à la roséole par l\u2019antipyrine, on la reconnaît à son caractère prurigineux et à la rapidité de son apparition et de sa généralisation (2 à 3 heures); de plus, elle s\u2019accompagne souvent d\u2019une éruption bulleuse de la muqueuse buccale et de la verge.Rien de tel dans la roséole syphilitique.* ¥* * Il est imprudent d\u2019injecter du 914 & un syphilitique ancien qui n\u2019a pas reçu d\u2019arsenic depuis longtemps: on l\u2019expose à de violentes réactions.Il vaut mieux alors utiliser le cyanure de mercure ou le bismuth pendant au moins le premier mois de la reprise du traitement.* * * Il arrive souvent qu\u2019immédiatement après une injection de bismuth, le malade ressente une douleur dentaire assez vive.On en trouve l\u2019explication dans le fait que le bismuth a une électivité toxique pour le nerf dentaire.* * * Une cure bismuthique ne doit ni précéder, ni suivre une cure mercurielle, encore moins l\u2019accompagner: bismuth et mercure sont, en effet, des métaux lourds qui comportent un tel ap- \u2014\u2014 - = L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 port toxique, qu\u2019il faut, à tout prix, faire reposer l\u2019organisme après une cure de l\u2019un ou l\u2019autre de ces médicaments.* + + L\u2019intolérance au bismuth se manifeste souvent par des crampes aux mollets.* +* * Le réflexe achilléen disparaît avant et plus souvent que le patellaire dans la syphilis.3* + * L'herpès génital et la blennorragie font souvent bon ménage chez la femme.3e + * Il faut se garder de vacciner un eczémateux contre la variole: il ferait presque à coup sûr une Vaccine généralisée.% * * La plupart des érythrodermies des nourrissons sont causées par une infection à point de départ anal ou du moins génital (l\u2019intertrigo inter-fessier par exemple).L'on ne doit donc 1217 pas, en pareille occurrence, faire intervenir la question alimentaire et soumettre l\u2019enfant à un régime savamment préparé.+» + 3* La calvitie est une maladie qui atteint surtout le sexe masculin.Cependant, certaines femmes peuvent en souffrir, mais jamais d\u2019une façon aussi accentuée que l\u2019homme.Cette calvitie apparaît vers la trentaine et n\u2019évolue que rarement jusqu\u2019à la déglabration complète.On la rencontre tout spécialement chez la femme d\u2019un type gynandre, celle dont l\u2019allure est un peu hommasse et chez qui la grâce féminine fait défaut.Ces femmes présentent aussi un léger hirsutisme de la lèvre supérieure et du menton, sont gratifiées d\u2019une voix de contralto et voient leurs menstruations dévier peu à peu de la norme dans le sens déficitaire surtout.On peut presque en conclure que la calvitie féminine est intimement liée à un hypo-fone- tionnement du système glandulaire génital avec exagération de la fonction hypophysaire.Adrien LAMBERT, Service de Dermato-syphiligraphie de l\u2019hôpital Notre-Dame.TRAUMATISMES DU THORAX Traumatismes fermés du thorax GENERALITES Dans la première moitié de la vie, on peut avoir des lésions viscérales thoraciques graves - sans atteinte du squelette; le contraire s\u2019observe chez l\u2019adulte âgé et chez le vieillard, où le traumatisme thoracique s\u2019accompagne presque toujours de fractures de côtes.Il est utile de connaître les circonstances de l\u2019accident (éboulement, resserrement entre deux voitures, écrasement) et les réactions immédiates de la victime (collapsus, perte de connaissance, dyspnée, douleurs, hémoptysie).Les lésions peuvent être pleurales, pleuro- pulmonaires, cardiaques, péricardiques ou médiastinales.EXAMEN GÉNÉRAL L'examen général montre le tableau de shock, de la dyspnée progressive (pneumothorax) avec ou sans emphysème sous-cutané, de la tachycardie.Le blessé souffre beaucoup et il peut présenter des hémoptysies.EXAMEN LOCAL L'inspection du thorax révèle des ecchymoses et, dans certains cas, où il y a lésion pleuro- 1218 pulmonaire, de l\u2019emphysème sous-cutané; si celui-ci se généralise, il faut craindre l\u2019emphysème médiastinal.EXAMEN DU POUMON La palpation du thorax permet de localiser les points douloureux (fractures de côtes) et dénote les modifications des vibrations.La percussion et l\u2019auscultation indiquent le genre et le degré de gravité des lésions pleuro- pulmonaires.La radiographie s\u2019impose.Lésions pleuro-pulmonaires possibles: pneumothorax \u2014 hémothorax \u2014 hémopneumotho- rax \u2014 rupture du poumon.EXAMEN DU CŒUR Les mêmes procédés d'examen peuvent faire reconnaître les ruptures du cœur, du péricarde (hémopéricarde) et des valvules.TRAITEMENT Le traitement est variable.Dans les contusions simples du thorax, il est général: repos au lit, position demi-assise, calmants.S\u2019il y a fractures de côtes, l\u2019immobilisation du thorax par _diachylon est de règle et les mêmes principes généraux du traitement sont applicables.La thérapeutique des lésions pleuro-pulmo- naires de gravité moyenne reste médicale; la thoracentèse dans l\u2019hémothorax et la pleurotomie pour le pneumothorax commandent certaines indications.La thoracotomie et la suture des plaies pulmonaires peuvent être tentées dans les cas très graves.L\u2019incision sus-sternale avec drainage cervico-médiastinal est indiquée dans l\u2019emphysème médiastinal.Plaies de la plèvre et du poumon GÉNÉRALITÉS Les plaies de la plèvre et du poumon sont surtout des lésions de guerre et sont produites L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 par armes blanches ou par projectiles.Avant de procéder à l\u2019examen du blessé, s\u2019informer des signes immédiats: état syncopal, gêne respiratoire, hémoptysie, hémorragie externe.EXAMEN GÉNÉRAL Le tableau de shock est habituel.Les modifications de la température, du pouls et de la respiration doivent être recherchées d\u2019heure en heure.EXAMEN LOCAL L'examen local doit porter d\u2019abord sur la plaie.On peut avoir des plaies larges à thorax ouvert et des plaies étroites à thorax fermé.La traumatopnée (issue en soufflant d\u2019air et de sang mélangés) et l\u2019hémorragie extérieure sont propres aux plaies larges à thorax ouvert et ne laissent aucun doute sur l\u2019atteinte viscérale.Les plaies étroites à thorax fermé peuvent s\u2019accompagner de lésions pleuro-pul- monaires graves, dont le diagnostic se fera par les hémoptysies et par la localisation du projectile, répéré par Rayons X.Les complications sont à redouter; ce sont l\u2019emphysème sous-cutané, le pneumothorax et l\u2019hémothorax.TRAITEMENT Le traitement d\u2019urgence, c\u2019est avant tout la morphine et les tonicardiaques.Le traitement des plaies larges à thorax ouvert est chirurgical.C\u2019est, dans ses grandes lignes et sous anesthésie générale, le nettoyage chirurgical, l\u2019hémostase, l\u2019extraction des corps étrangers, la suture des plaies pulmonaires, la toilette de la plèvre et la fermeture avec ou sans drainage, selon les cas.Le traitement des plaies pénétrantes à thorax fermé est médical.1! consiste dans l\u2019immobilisation en position demi-assise, la désinfection de la plaie cutanée, la médication calmante et tonicardiaque, la thoracentèse.¥* MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES Plaies du cœur GÉNÉRALITÉS Les circonstances de la blessure, son siège, la nature de l\u2019agent vulnérant et sa force de pénétration orientent le diagnostic.EXAMEN GÉNÉRAL Le blessé présente un état d\u2019anémie grave; il est d\u2019une pâleur mortelle ou cyanosé; son pouls est rapide, petit, irrégulier, avec extrasystoles; il est en hypothermie.EXAMEN LOCAL L\u2019examen de la plaie en montre la forme et les dimensions, ainsi que le siège, habituellement précordial; toute hémorragie externe abondante accompagnant une plaie de la région précordiale doit faire craindre une plaie du cœur.1219 L\u2019augmentation de l\u2019aire de matité cardiaque, l\u2019assourdissement des bruits du cœur, la difficulté de percevoir les battements de la pointe, l\u2019élargissement et l\u2019immobilité de l\u2019ombre cardiaque à la radioscopie sont des signes d\u2019hémopéricarde.TRAITEMENT Le traitement est chirurgical et doit étre pratiqué sous anesthésie générale, si possible.Il se résume dans le nettoyage, l\u2019excision des tissus mortifiés, l\u2019ouverture du péricarde, la suture de la plaie du cœur, l\u2019extraction des corps étrangers, la toilette du péricarde, sa fermeture et celle du thorax avec ou sans drainage, suivant les cas.Le traitement médical associé consiste dans la médication tonicardiaque, les sérums et les transfusions du sang.Edouard DESJARDINS. ANALYSES e Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisab'es, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le «Quarterly Cumulative Index Medicus»: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique.le volume, la page, le mois (le jour du mois, si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Med.\u2014 psychol.» 94:1 (juin) 1938.MEDECINE Perrin H.LONG.\u2014 Sulfathiazol et sulfamé- thylthiazol, dérivés du sulfanilamide.\"J.AM.A.\u201d, 114: 870 (9 mars) 1940.Ces deux nouveaux dérivés sulfamidés qui viennent tout juste de sortir du laboratoire font actuellement l\u2019objet de recherches un peu partout.Van Dyke a démontré que dans l\u2019intoxication aiguë de la souris par le Sulfathiazol, ce produit était moins toxique que ses dérivés méthylés, phénylés, et moins toxique aussi que le 693.Par ailleurs, il semble bien que dans l\u2019intoxication chronique, chez les souris, le sulfathiazol est plus toxique que le 693, tandis que chez le rat et le singe, le Dagenan se révèle plus toxique.Le même auteur a noté que chez les souris.le sulfathiazol disparaît plus rapidement du sang que le 693, et 1l a remarqué que chez les rats et les singes, le sulfathiazol était éliminé par l\u2019urine plus rapidement que le 693, et que la proportion de sulfathiazol conjugué éliminé par l\u2019urine de ces animaux était beaucoup moindre qu\u2019avec le 693.Long a lui-même noté que le sulfathiazol disparaît rapidement du sang des souris.Cooper et ses collaborateurs ont observé que le sulfathiazol et le sulfaméthylthiazol sont moins actifs que le 693 dans l'infection pneumococcique à type II et dans l\u2019infection streptococcique de la souris.D\u2019après Long, cette expérimentation n\u2019a pas porté sur un nombre suffisant de souris pour être concluante.D\u2019après ses propres constatations, il semblerait que le sulfathiazo! est moins actif que le 693 quand il est donné en suspension.mais en solution à 1%, son action serait sensiblement la même que celle du 693 dans les mêmes conditions d\u2019infection.Dans l\u2019infection staphylococcique expérimentale de la souris, le sulfathiazo! s\u2019est montré supérieur au 6983.Long a constaté que le sulfathiazol est absorbé plus rapidement par le tractus gastro-intestinal, chez l\u2019homme.L\u2019absorption serait du même ordre que pour le 1162.Il est de même éliminé plus rapidement que le 693 par le rein, s\u2019il fonctionne normalement.Dans l\u2019urine, il se rencontre beaucoup moins sous sa forme acétylée que le 693.Il se distribue dans les exsudats et les transsudats au même rythme que le 1162.Quoiqu\u2019il soit prématuré de tirer des conclusions sur la valeur comparative du sulfathiazol et du 693, il semble que le premier est aussi actif que le 693 dans l\u2019infection pneumococcique humaine et aussi effectif, sinon plus, dans l\u2019infection staphylococcique.Les nausées et les vomissements seraient moins fréquents qu\u2019avec le Dagenan, mais des éruptions de même nature qu\u2019avec les autres sulfamidés se sont rencontrées.Quant à la posologie, on la connaît encore très peu.Long donne aux adultes atteints d'infection pneumo- coccique une première dose de 4 grammes et 1 gramme toutes les 4 heures.L\u2019absorption comme l\u2019élimination du sulfathiazol est plus rapide que pour le 693; la concentration dans le sang est plus difficile à maintenir à un taux suffisamment élevé.De bons résultats se produisent quand même avec une concentration faible du produit dans le sang.Seuls Herrell et Brown, de la Clinique Mayo, ont donné leur opinion sur l'emploi du sulfaméthylthiazol.D\u2019après eux, ce médicament donnerait de bons résultats dans les infections à pneumocoques, mais surtout dans les infections staphylococciques.(Note personnelle.Les fabricants du sulfaméthyl- thiazol ont depuis retiré leur produit du marché.Il aurait entre les mains de certains donné lieu à des polynévrites.) Long termine en disant qu\u2019il faut être prudent dans l\u2019emploi de ces composés nouveaux dont l\u2019action est encore mal connue.Il ne faut pas, dit-il, que l\u2019enthousiasme fasse oublier les précautions habituelles que commande le bon sens.E.GAUMOND.Samuel PERLOW.\u2014 La Prostigmine dans le traitement des troubles de la circulation périphérique.\u2018J.A.M.A.\u201d, 114: 1991 (18 mai) 1940.Le spasme vasculaire est souvent à la base des troubles circulatoires périphériques.De nombreuses médications ont été proposées dans le but de lever l\u2019obstacle et favoriser le développement de la cireu- lation collatérale.Parmi ces produits, il faut citer: l\u2019acétylcholine, l\u2019acétylbeta-méthyl-choline (chlorhydrate), les dérivés de la théobromine et la papavérine.L\u2019acétylcholine et le chlorhydrate d\u2019acétylbeta- méthyl-choline, administrées par voie sous-cutanée ou ETS L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 à hautes doses par la bouche.provoquent la dilatation des petites artères périphériques, mais cette action n\u2019est que transitoire.Les dérivés de la théobromine n\u2019ont donné que des résultats incertains et très variables.La papavérine agit bien dans les spasmes aigus secondaires aux embolies, dans l\u2019intoxication par l\u2019ergot, mais elle est sans effet dans les états spasmodiques vasculaires chroniques.Les méthodes chirurgicales: ganglionnectomie, injections alcooliques de la chaîne sympathique, donnent de bons résultats, mais ne peuvent être pratiquées dans tous les cas.Les vaisseaux périphériques sont innervés d\u2019une part par le sympathique (vaso-constricteur), d\u2019autre part par le parasympathique (vaso-dilatateur).En 1918, Fuhner démontra que la physostigmine agit synergi- quement en rentorçant l\u2019action stimulante de l\u2019acétyl- choline sur le parasympathique.Forts de ces expériences, les auteurs ont étudié l\u2019action de la prostig- mine sur les vaisseaux périphériques, et ils en donnent les résultats.Chez onze malades présentant de la thrombo-an- géite oblitérante, la prostigmine a amené une amélioration nette dans 7 cas; cette amélioration est constatée par une plus grande résistance à la marche et une élévation de la température des orteils; dans 4 cas, il n\u2019y eut aucun changement.Dans l\u2019artériosclérose.la prostigmine a amélioré un cas sur quatre.Ici, le spasme vasculaire était moins évident.Dans neuf cas de maladie de -Raynaud, il y eut amélioration nette dans 5 cas, avec disparition des crises vasculaires spasmodiques.Il n\u2019y eut aucun changement dans trois cas assez sévères.Dans un cas où l\u2019angiospasme était continu, la prostigmine n\u2019a eu aucun effet, bien que la dose ait été portée à 30 milligrammes 3 fois par jour.Dans un cas où il existait de la sclérodactylie, cette dernière montra une amélioration nette avec la disparition des spasmes vaseu- laires.Chez certains de ces malades, l\u2019administration de la prostigmine fit disparaître des crises d\u2019angine de poitrine pour un certain temps.Chez 5 malades présentant de l\u2019acrocyanose, la prostigmine provoque une amélioration nette dans 1 cas, avec retour à la coloration normale de la peau.Dans 3 cas, on constate une élévation de la température de la peau.mais la coloration cyanotique persista; dans le dernier cas, on ne constata aucune amélioration.La prostigmine a aussi donné de bons résultlats dans l\u2019occlusion artérielle aiguë.Chez un malade porteur d\u2019une occlusion bilatérale de sa fémorale, avec coloration bleutée des extrémités, l\u2019amélioration s\u2019est fait sentir 2 heures après l\u2019injection, et s\u2019est continuée ensuite.Après une semaine.les pieds étaient chauds et présentaient un aspect normal.Les auteurs ont constaté que l\u2019on peut donner la prostigmine à la dose de 45 à 60 mgms par jour, par 1221 la bouche, sans qu\u2019il apparaisse de coliques abdominales.Dans les cas où il est survenu des coliques et de la diarrhée, une tablette de 1/100e de grain d\u2019atropine placée sous la langue a fait disparaître tous les troubles.De leurs études, les auteurs concluent que la prostigmine est un excellent vaso-dilatateur des artères périphériques dans les cas où il existe un spasme vasculaire.La disparition des symptômes persiste aussi longtemps que dure l\u2019administration de la prostigmine; les symptômes réapparaissent dès que l\u2019on cesse la médication.H.NADEAU.Allison IMBER et Hore WAMMOCK.\u2014 La vitamine B, dans la maladie des radiations.\u2018\u2019Digest of Treatment\u2018, 902 (juin) 1940.Le syndrome post-radiothérapique ou maladie des radiations est contrôlé rapidement et effectivement, d\u2019après les auteurs, par l\u2019administration de vitamine B: à hautes doses, par voie intraveineuse.La voie orale, dont les résultats nettements inférieurs ne se produisent qu\u2019au bout de 24 à 48 heures, est de beaucoup moins employée.Les auteurs donnent en moyenne 3,000 unités internationales par jour, en injections, pendant quelques jours.Ils l\u2019ont employée aussi d\u2019une façon prophylactique dans deux cas de cancer du sein devant subir une irradiation par aiguilles radifères.Par la voie parentérale.l\u2019amélioration et la disparition complète des phénomènes de nausées, d\u2019anorexie, de vomissements et de céphalées, se produit de 1 à 3 heures après l\u2019injection.Yves CHAPUT.I.S.WRIGHT.\u2014 Le traitement de l'artériosclérose oblitérante.\u2018J.A.M.A.\"\u201d, 115: 893 (septembre) 1940.En 1850, la durée moyenne de la vie humaine était de 42 ans; aujourd\u2019hui, elle dépasse 60.Le nombre des plus de 50 ans a augmenté de 20 millions en un demi-siècle, aux Etats-Unis.Ce sont autant de candidats à l\u2019artériosclérose et souvent, de ce fait, à l\u2019invalidité plus ou moins rapide et prolongée.60%, soit 15 millions de ces quinquagénaires, mourront d\u2019une affection cardio-vasculaire, et 9%, seulement, de cancer.D\u2019où l\u2019importance de ce problème, d\u2019ordre médical, économique et social.L\u2019on connaît peu ou mal l\u2019étiologie et la pathogénie de ces lésions vasculaires et, cependant, l\u2019on a obtenu, en ces dernières années, certains succès thérapeutiques.D'abord, la proportion des amputations a considérablement diminué, grâce à l\u2019emploi de certains agents physiques variés, bien connus, qui favorisent la cireu- lation générale ou plus particulièrement celle du ou 1222 des membres atteints.L'on a eu recours également à l\u2019ingestion d\u2019alcool, à l\u2019injection de certains extraits pancréatiques de protéines, aux sulfamidés, en certains cas; et l\u2019on a surveillé étroitement les diabétiques.Il a fallu aussi proscrire l\u2019usage du tabac, l\u2019application d\u2019antiseptiques locaux irritants et confier la partie chirurgicale aux seuls experts en la matière.Par contre, d\u2019après l\u2019auteur, les moyens thérapeutiques suivants n\u2019ont pas semblé bien efficaces: vaccination typhique, injection intraveineuse de solutions salées, mécholyl en ionisation, chirurgie du sympathique, médication vaso-dilatatrice, papavérine.Avant d\u2019amputer, conseille l\u2019A., assurons-nous exactement du niveau de l\u2019oblitération artérielle, vérifions soigneusement la valeur de l\u2019autre jambe au point de vue circulation périphérique; elle est souvent en plus mauvais état que celle du membre que l\u2019on veut sacrifier et nécessitera une seconde opération à brève échéance; et souvenons-nous que 50% des artérioscléreux délestés d\u2019un membre inférieur sont incapables de profiter des appareils orthopédiques et sont ainsi condamnés de toute façon à l\u2019invalidité.Le problème est donc urgent et capital.Sa solution dépendra de l\u2019ardeur de la nouvelle génération de chercheurs et de l\u2019orientation de leur travail vers ce domaine mal exploré de la gériatrie.Roger-R.DUFRESNE.PHTISIOLOGIE A.BERNOU, H.FRUCHAUD et M.GAUTIER.De quelques cas de rechutes survenues sur une série de 242 opérés, ayant paru guéris, par thoracoplastie, d'une tuberculose pulmonaire cavitaire unilatérale.\u2018Revue de la Tuberculose\u201d, 5: 1212; 1939-1940.Ce sont des statistiques rapportant les résultats éloignés de 2 à 12 années de 242 cas de thoracoplasties.Ces cas sont considérés comme guéris.Sont considérés guéris ceux qui ont eu les preuves de la disparition des cavernes et la stérilisaton des expectorations.La thoracoplastie a été pratiquée pour des tuberculoses unilatérales.On remet à plus tard l'inventaire des interventions faites chez des tuberculeux bilatéraux.Sur ces 242 cas, on a eu 20 cas de rechutes, soit dans la proportion de 8.26 pour cent.A remarquer que seulement quatre cas sur vingt de rechutes sont survenus trois ans après la thoracoplastie.Les seize autres cas ont eu des rechutes entre sept mois et deux ans.Les rechutes ont donc été relativement précoces; elles surviendraient plus souvent après les thoracoplasties élastiques: ce sont les plus précoces.Par ailleurs, les rechutes après deux années d\u2019efficacité sont rares puisque, chez les cas présentement étudiés, elles ont un pourcentage de 1.65 pour cent.Les rechutes surviennent particulièrement après les thoracoplasties à tendance trop élective, ou à la suite d\u2019apicolyses L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 fixées par des thoracoplasties trop limitées.C\u2019est plutôt rare qu\u2019on aura une rechute après qu\u2019une thoracoplastie large aura été pratiquée; cette méthode a été suivie par les auteurs.Ils sont presque toujours intervenus deux côtes au-dessous de la projection du pôle inférieur de la caverne.Ils attribuent leurs succès à ces précautions.Paul-René ARCHAMBAULT.Lewis J.MOORMAN.\u2014 Conduite initiale a suivre en tuberculose suivant la psychologie du malade.\u201cAnnals of Internal Medicine\u201d, 13: 849 (novembre) 1939.Tout le rôle du médecin ne consiste pas à diagnostiquer la tuberculose, à la classifier et à la traiter en conséquence.L'état pathologique n\u2019est pas tout.Il y a aussi le moral à surveiller.C\u2019est là, dans le domaine du psychisme, que réside une grande part du rôle du vrai médecin.Le moral du patient, plus peut-être que son état pathologique, réclame l\u2019attention suivie du médecin.Il aura à faire face à tous les problèmes d\u2019ordre émotionnel, depuis le diagnostic.Il doit surveiller les réactions du sujet, susciter ses épanchements, le consoler, le réconforter, l\u2019encourager et capter sa confiance.Belle étude de la psychologie du patient où l\u2019auteur montre une grande sagacité et une belle érudition littéraire.J.-P.PAQUETTE.GASTRO-ENTEROLOGIE H.J.MEERSCH et W.WALTERS.\u2014 Considérations gastroscopiques \u2018de malaises gastriques\u201d à la suite d'opérations sur l'estomac.\u2018Surg., Gyn.& Obst.\u201d, 71: 129 (août) 1940.Se basant sur 100 cas consécutifs d\u2019opérations gastriques, les auteurs font remarquer que, contrairement à l\u2019opinion de Schindler, dans 306% des gastro- entérostomies pour ulcère, la gastroscopie révèle une muqueuse normale.Ils notent que la cause des malaises et gênes gastriques, à la suite d\u2019intervention chirurgicale sur l\u2019estomac, semble être une gastrite multiple, dite « érosive ».Ainsi, dans la série, l\u2019on rencontre 6 cas de gastrite érosive et 28 cas d\u2019autres formes de gastrite.Cette «gastrite érosive » semble réfractaire à tout traitement médical.Dans 7 cas, une résection gastrique fut nécessaire pour contrôler la gastrite.Dans la série de 6 cas, avec gastrite érosive, l\u2019hématémèse a persisté durant longtemps et donnait l\u2019impression d\u2019un ulcère jéjunal.L\u2019incidence de gastrite érosive, cependant, semble ANALYSES être plus fréquente après gastrectomie partielle.Ainsi, 9 des 19 cas gastrectomisés ont présenté cette lésion à l\u2019examen gastroscopique.Par contre, faut-il noter que cette gastrite répond efficacement au traitement médical.Dans les estomacs opérés pour ulcère et cancer gastriques, les auteurs ont noté qu\u2019une gastrite atrophique fait son apparition plus fréquemment après la gastrectomie partielle qu\u2019après la gastro-entérostomie.Les auteurs concluent, contrairement à l\u2019opinion de Schindler qui prétend que la- gastrite fait son apparition dans tout estomac opéré, que dans 30% des cas souffrant de malaises et de gêne gastrique à la suite d'intervention sur l\u2019estomac, la gastroscopie, cependant, n\u2019a mis aucune lésion de la muqueuse en évidence.A.CANTERO.ENDOCRINOLOGIE Ephraim SHORR, Frank H.ROBINSON et George N.PAPANOCOLAOU.\u2014 Etude clinique du stilbestrol œstrogène synthétique.\u201cT.A.M.A.\u201d, 113: 2312 (23 décembre) 1939.En 1928, Dodds, Golberg, Lawson et Robertson opèrent la synthèse d\u2019une nouvelle substance œstro- génique, le «diéthyl-stilbestrol».Des expériences poursuivies sur des animaux de laboratoire démontrent que cette substance produit les mêmes effets que les substances œstrogéniques naturelles, en particulier sur les troubles de la ménopause.Dans cet article, les auteurs analysent les résultats obtenus à l\u2019aide du stilbestrol chez 44 femmes présentant des troubles plus ou moins graves de la ménopause.Le stilbestrol est administré à la dose de 0.5 mgm à 5 mgms, soit par la bouche, en solution huileuse ou en pilules kératinisées, soit par voie intramuseu- laire.Pour mettre en évidence l\u2019action de ce médicament, on étudie les modifications de la muqueuse vaginale, de même que l\u2019on note avec soin la régression ou non des troubles fonctionnels de la ménopause et les divers effets toxiques de cette substance sur les différents organes.Activité du stilbestrol: Dans la majorité des cas, On a constaté que le stilbestrol était très actif par voie buccale, ce qui contraste fort avec les substances œstrogéniques naturelles qui perdent 95% de leur action lorsqu\u2019elles sont administrées par cette voie.Le stilbestrol s\u2019est montré 1 ou 2 fois plus actif par voie buccale que par voie intramuseulaire; et 20 fois plus actif que les substances œstrogéniques naturelles administrées par la voie buccale.Seul l\u2019éthyl-œstradiol lui est comparable et même supérieur comme action par voie orale.Par voie intramuseu- laire, le benzoate d\u2019œstradiol s\u2019est montré plus actif que le stilbestrol.1223 Effets secondaires: Le stilbestrol est doué d\u2019effets toxiques qui en limitent fréquemment l\u2019administration.Sur les 44 cas observés, il n\u2019est apparu aucune action toxique dans 9 cas seulement (20%); dans 14 cas (32%), on a dû en cesser l\u2019administration à cause d\u2019intolérances diverses; dans 21 cas (48%), on a pu continuer le traitement malgré l\u2019apparition de symptômes toxiques, peu importants d\u2019ailleurs.On a donc constaté des effets toxiques dans 80% des cas.Les effets toxiques étaient représentés par des nausées, transitoires ou continues, des vomissements, des douleurs épigaétriques et abdominales; dans 32 cas (72%), les malades se plaignaient de grande lassitude avec forte propension au sommeil après les repas; dans 2 cas, on a observé une éruption cutanée très prurigineuse recouvrant la plus grande partie des téguments.Chez une malade est apparue une poussée de délire aigu au cours de la deuxième semaine du traitement.Enfin, 6 malades se sont plaintes de vertiges, 2 de sensations paresthésiques et 1 malade a présenté une soif intense après l\u2019injection de 2 mgms de stilbestrol.Pour certains auteurs, ces symptômes toxiques ne seraient que transitoires et disparaîtraient en cours de traitement.Tel n\u2019est pas l\u2019avis de S.R.P.qui ont vu augmenter l\u2019intensité de ces troubles en continuant le traitement.Ces effets toxiques ne semblent pas être en rapport avec la dose du médicament employée; ils peuvent survenir avec une dose de 5 mgms.Les conclusions des auteurs sont les suivantes: Le stilbestrol est doué d\u2019une grande activité dans les troubles de la ménopause naturelle ou artificielle.Il est plus actif par la bouche que les autres substances œstrogéniques naturelles; il semble cependant moins actif que l\u2019éthyl-œstradiol par la même voie.Les effets toxiques apparaissent très fréquemment (80% des cas observés) ; ces effets toxiques semblent être d\u2019origine centrale ; leur intensité n\u2019a aucun rapport avec l\u2019importance de la dose de stilbestrol administrée.Il ne semble pas exister d\u2019accoutumance pour ce médicament.A cause de sa toxicité assez grande, le stilbestrol doit être administré avec grande prudence et sous une surveillance très étroite.H.NADEAU.CHIRURGIE FINSTERER.\u2014 Traitement chirurgical de l\u2019hémorragie gastrique aiguë.\u2018Surgery, Gyn.& Obst.\u201d, 69: 291 (sept.) 1939.Il y a 42 ans, Mickulicz disait que l\u2019opération pour hémorragie gastrique aiguë était plus dangereuse que le traitement médical.Il y a vingt ans, l\u2019auteur pro- 1224 posait l\u2019intervention comme traitement de choix de ces accidents, mais cette idée ne fut pas acceptée par beaucoup de médecins.Les rapporteurs du Congrès de la Soc.F.de Chirurgie en 1933, Papin entre autres.conseillent l\u2019opération à moins que l\u2019hémorragie ne cesse dans les 48 heures qui suivent la transfusion.C\u2019est une affirmation gratuite que de dire que le traitement conservateur est supérieur au traitement chirurgical; cette erreur vient du fait que les auteurs n\u2019incluent que des cas d\u2019hémorragie légère.Finsterer cite les statistiques de médecins dont le taux de mortalité moyen est de 40% chez des malades traités médicalement après des hémorragies réellement graves.Les statistiques des cas opérés sont difficiles à juger, car la plupart des malades ont été opérés après échec du traitement médical.Dans mon expérience, dit Finsterer, le taux de la mortalité opératoire après intervention précoce est de 51% (70 patients dont 7 gastro et 71 gastrectomies).: II est plus sir d\u2019'opérer immédiatement et de ligaturer un gros vaisseau érodé que d\u2019attendre pour voir si, après la transfusion, le patient va continuer à saigner.Les médecins affirment que l\u2019hémorragie mortelle est si rare qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019infraction opératoire.Ceci est vrai pour un petit vaisseau.L\u2019hémorragie qui vient d\u2019un ulcère muqueux superficiel ou d\u2019un vaisseau de la muqueuse à la périphérie d\u2019un ulcère calleux peut être arrêtée par le traitement médical, mais si c\u2019est une grosse artère, c\u2019est différent.Pour l\u2019auteur, 90% des hémorragies graves sont causées par des ulcères.Dans les cas douteux, la laparotomie exploratrice sous anesthésie locale est plus sûre que l\u2019exploration après transfusion.Le but principal de l\u2019opération est de faire l\u2019hémostase.Si à l\u2019opération on trouve un ul!cère gastrique pénétrant dans le pancréas.on sépare l\u2019estomac de la base de l\u2019ulcère et on ligature.Si un ulcère duodénal pénétrant dans le pancréas n\u2019est pas réséquable.l\u2019auteur ne fait pas de résection pour exclusion, mais une simple ligature du pylore et une gastro-entéros- tomie avec ensuite une compression appliquée à la région duodénale par un large tampon placé directement sur le duodénum pendant 24 heures.Opérer en dedans de 48 heures pour éviter les dommages causés par anémie.Anesthésie à l\u2019éther contre-indiquée à cause des lésions déjà causées par l\u2019anémie au foie, aux reins.au cœur.Anesthésie locale.Jean-Paul DUGAL.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 GYNECOLOGIE Simone LABORDE.\u2014 La radiothérapie des cancers de l'utérus.\u2018La Médecine\", 19: 440 (juin) 1938.Les cancers du corps utérin et les cancers du col, bien que siégeant au niveau du même organe, se comportent du point de vue anatomo-clinique d\u2019une manière toute différente; il en résulte des possibilités de traitement différentes aussi.Cancers du corps de l\u2019utérus.L\u2019exérèse chirurgicale est le plus souvent considérée comme le traitement de choix de ces épithéliomas qui appartiennent à la forme histologique des épithéliomas cylindriques généralement considérés comme radiorésistants.En France, leur traitement est actuellement envisagé de la manière suivante : a) en présence d\u2019un épithé!ioma limité au corps utérin chez une malade où n\u2019existe aucune contre- indication opératoire, l\u2019exérèse chirurgicale cst préférée ; b) la curiethérapie et la rœntgenthérapie associées sont utilisées dans les cas techniquement opérables, dès que les malades présentent des contre-indications opératoires d\u2019ordre général; c) les épithéliomas du corps utérin ayant déjà donné lieu à des métastases et qui, de ce fait, ne sont pas opérables, ne guérissent pas non plus par les méthodes radiothérapiques.Cancers du col utérin.Les méthodes radiothéra- piques ont complètement transformé le traitement du cancer du col de l\u2019utérus, et, actuellement, l\u2019hystérectomie ne garde plus que de rares partisans.La radiothérapie (radium et rayons X) permet en effet des résultats qui justifient complètement l\u2019abandon de la chirurgie.La guérison des cancers du col dépend d\u2019un grand nombre de facteurs, dont quelques-uns sont bien connus, tandis que d\u2019autres nous échappent encore totalement.C\u2019est ainsi que le rôle du degré d\u2019extension de la tumeur joue un rôle très important vis-à-vis des possibilités de guérison, et la nécessité d\u2019un diagnostic précoce s\u2019avère ainsi comme primordiale.Il en est de même de la perfection de la technique utilisée.Degré d\u2019extension des épithéliomas du col.Celui-ci doit être déterminé avec un soin extrême par un examen attentif, le toucher rectal et un examen cystoscopique venant compléter les données du toucher vaginal.En 1929, puis en 1937, la Commission du Cancer, à la Société des Nations.a défini en degrés I, II, IIT, IV la manière dont devaient être classés, suivant leur degré d\u2019envahissement, les épithéliomas du col utérin.Toutefois, cette classification ne peut pas répondre à tous les cas, le seul examen clinique ne L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 permettant pas toujours d\u2019apprécier avec certitude le degré d\u2019extension des lésions.Le nombre de cas observés au début est malheureusement encore assez peu élevé.Le diagnostic en est d\u2019ailleurs parfois difficile, et c\u2019est ici que la valeur de la «biopsie » s\u2019avère comme absolument primordiale et que le «curettage intracervical » biopsique fournira parfois l\u2019explication d\u2019hémorragies signalées par les malades.Traitement.Le mode de traitement le plus généralement employée consiste en l\u2019association de lu curiethérapie et de la rœntgenthérapie.Néanmoins, il existe diverses modalités d\u2019emploi, surtout relatives au nombre des applications.En France et en Belgique.on utilise surtout le traitement unique et, autant que possible, pratiqué sans interruption.L\u2019irradiation locale au moyen du radium est insuffisante pour atteindre les paramètres et les régions ganglionnaires.C\u2019est pourquoi il est nécessaire d\u2019y adjoindre un traitement par les rayons X, au moyen de la radiothérapie pénétrante.La répartition de la dose en irradiations quotidiennes durant plusieurs semaines est la technique généralement employée en Belgique.Toutefois, il est légitime et même recommandable d\u2019effectuer une exérèse chirurgicale, lorsque, pour une raison quelconque, la curiethérapie utéro-vaginale n\u2019a pu être pratiquée d\u2019une manière correcte et complète.Statistiques.Les résultats obtenus par l\u2019association du radium et des rayons X donnent un pourcentage de guérisons qui est sensiblement le même par les divers instituts spécialisés dans le traitement des cancers; il est de: 55 à 70% (suivant les auteurs) pour le degré I.34 à 40% \u2014 \u2014 IT.16 à 20% \u2014 \u2014 INT.et de 1% \u2014 \u2014 IV.Il s'agit là de guérisons constatées au delà de cinq ans, les récidives tardives étant exceptionnelles.Samuel LETENDRE.CHIRURGIE INFANTILE ET ORTHOPEDIE J.W.WHITE.\u2014 Pied plat congénital.\"The Journal of Bone and Joint Surgery\u2018, 22: 547-555 (juillet) 1940.L\u2019auteur préconise une nouvelle technique chirurgicale pour corriger le pied plat congénital.Cette malformation, bilatérale mais souvent plus accentuée d\u2019un côté, devrait consister en une pronation marquée d\u2019un pied long, étroit et dont l\u2019arc serait aplati.Ces symptômes apparaissent au début d\u2019une adolescence où la croissance osseuse se fait plus rapidement que celle des muscles.1225 Dans la correction des pieds plats dus à la poliomyélite, M.White a constaté que les résultats étaient meilleurs lorsqu\u2019il raccourcissait le bord interne du pied.Il y a trente ans, Dwight a dit à propos de l\u2019astragale: «Il peut être long et étroit ou court et large; son col peut dévier plus ou moins de l\u2019axe de son corps; la forme et l\u2019inclinaison de la tête sont variables.Tout cela doit avoir une influence sur l\u2019architecture et les mouvements du pied.» La longueur excessive du col de l\u2019astragale explique un certain type de pieds plats.De même, le manque de développement du bord interne peut occasionner le pied bot.Dans plusieurs cas de correction et même d\u2019hyper- correction par les procédés jusqu\u2019à présent en usage, le varus a récidivé plusieurs années après l\u2019intervention.Le succès des opérations préconisées pour la correction des pieds plats dépend de l\u2019obtention d\u2019un arc par une arthrodèse.Si celle-ci n\u2019est pas maintenue, ce qui arrive souvent, arc s\u2019affaisse.Mais, par le raccourcissement du bord -interne du pied et par l\u2019allongement du bord externe, la correction est plus parfaite et dure plus longtemps.Il est, cependant, à noter que ce raccourcissement corrige le valgus de l\u2019avant-pied sans corriger celui du calcanéum.Aussi, doit-on allonger le bord externe et corriger le calcanéum de son valgus.Voici quelques détails de la technique décrite par l\u2019auteur: incision longitudinale et médiane passant au centre du col astragalien; ostéotomie au bord interne de cet os à l\u2019intersection du col et du corps; excision d\u2019une partie cunéiforme; une seconde ostéotomie sur le bord externe intéressant le calcanéum ; insertion de la partie astragalienne entre les deux surfaces de section partielle du calcanéum; correction de l\u2019avant-pied en varus; fermeture et maintien pendant deux mois; enfin, port de souliers à biseaux internes et gymnastique.Ainsi, l\u2019articulation médio-tarsienne est préservée, et la croissance des os du pied s\u2019accomplit d\u2019une manière plus normale.Dix-huit opérations, selon cette technique, ont été faites.La correction a paru satisfaisante sauf dans un seul cas.Cette correction ne doit pas être entreprise avant l\u2019âge de dix ans.La correction du valgus se fait sans porter atteinte à aucune articulation.Voici les avantages de cette technique: 1) La croissance des os a la suite des deux ostéotomies n\u2019est pas gênée.2) Procédé simple qui peut être suivi par le chirurgien le moins expérimenté.3) Convalescence presque sans malaise.Joseph SAINE. 1226 PEDIATRIE E.SCHNEEGANS.\u2014 L\u2019otite et l'antrite du nourrisson et leurs répercussions sur l'état digestif.\u201cRev.Fr.de Pédiatrie\u201c, 15: 425; 1939-40.L'influence de l\u2019otite et de l\u2019antrite sur le tractus digestif a surtout été signalée et étudiée au cours des vingt dernières années et a posé différents problèmes que l\u2019A.passe en revue.La fréquence des otites et des antrites chez le nourrisson est aujourd\u2019hui bien connue et admise par le plus grand nombre.Elles sont fréquentes «avant deux ans avec un maximum jusqu\u2019à un an ».L\u2019otite aiguë, que l\u2019on rencontre rarement chez le jeune nourrisson et le nouveau-né, si elle reste au stade catarrhal, s'accompagne de dyspepsie simple.Dans un certain nombre de cas, un état grave d\u2019emblée s\u2019installe, et le syndrome toxique ou subtoxique s'accompagne alors de troubles digestifs intenses.Parfois, l\u2019otite aiguë survient au cours d\u2019une autre affection et ses symptômes y sont comme noyés».L\u2019otite latente, au contraire, se rencontre surtout chez le jeune nourrisson, chez les athrepsiques spécialement.Pour l\u2019auteur, «l\u2019otite latente est une collection purulente, sans grande manifestation fonctionnelle locale, ni générale.La fièvre, en particulier, fait souvent défaut.Par contre, il existe toujours, st ce n'est à un degré léger, une modification de l\u2019état digestif.» Après avoir décrit l\u2019otite latente, les constatations au niveau du tympan, et discuté brièvement les symptômes fonctionnels, l\u2019A.envisage les principales complications de l\u2019otite aiguë ou latente: les antrites et les mastoïdites latentes où le rôle du pédiatre est très important.L'analyse des symptômes digestifs persistant malgré une réalimentation prudente et méthodique doit faire suspecter le diagnostic d\u2019antrite ou de mastoïdite.Les complications, telles que pachyméningite, méningite séreuse, encéphalite et thromboses des sinus sont tour à tour signalées et étudiées.Mais l\u2019auteur envisage surtout les relations entre l\u2019otite, la mastoïdite et les troubles digestifs et signale l\u2019influence défavorable de ces infections sur les fonctions digestives.La thérapeutique retient spécialement l\u2019attention de l\u2019auteur.Il formule ainsi les indications médicales de la paracentèse : 1) Chez un enfant eutrophique ou ayant dépassé 9 mois, en présence d\u2019une otite aiguë avec une dyspepsie légère, on peut temporiser.Elle n\u2019est indiquée que s\u2019il y a aggravation du syndrome digestif.2) Si l\u2019état général est mauvais, chez un athrepsique ou un hypothrepsique, il est toujours bon d\u2019effectuer une paracentése précoce.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 3) Au cours du choléra infantile, la paracentèse s'impose.4) L\u2019otite intercurrente doit être aussitôt traitée par la paracentèse.Lorsque les symptômes d\u2019infection ne s\u2019amendent pas malgré une paracentèse précoce et parfois répétée, quel traitement instituer?Celui de l\u2019antrite et de la mastoïdite doit alors être envisagé.Et la plupart des auteurs conseillent l\u2019intervention.Le moment de l\u2019opération doit être tranché dans chaque cas particulier.Mais, d\u2019une façon générale, «l\u2019on doit opérer après deux ou trois paracentèses pratiquées à l\u2019endroit d\u2019élection ».La manière d\u2019opérer?\u2026 Rapide.Selon Ribadeau- Dumas et ses collaborateurs, «elle est une simple opération de drainage consistant uniquement à faire sauter le couvercle de la cavité antrale ».L\u2019anesthésie locale est seule admise.Les suites opératoires sont, dans l\u2019ensemble, favorables.Les accidents, dans la plupart des cas, peuvent être évités par la préparation des enfants à l\u2019intervention: 1) Réhydratation préventive soigneuse du sujet (200 cc.de Ringer avant et aprés intervention); 2) Injection d\u2019adrénaline et de toni-cardiaques après l\u2019opération ; : 3) Lutte énergique contre l\u2019hyperthermie quand elle se produit; 4) Anesthésie locale.De la Broquerie FORTIER.NEURO-PSYCHIATRIE K.GREGORY, E.J.WEST et R.STEVENS.\u2014 Méningite cérébro-spinale épidémique (mê- ningococcique).\u2018\u2019J.A.M.A.\u201d, 13: 1901 (septembre) 1940.Les auteurs, ayant traité 113 patients, nous apportent des conclusions intéressantes: Des 43 patients soumis au sérum antiméningococ- cique, il y eut 418% de mortalité et une complication sous forme de paralysie du muscle droit externe des yeux.Des 33 patients traités avec l\u2019antitoxine méningo- coccique, il y eut 424% de mortalité et une complication: la surdité.Des 29 patients qui prirent du sulfanilamide, il y eut 172% de mortalité et aucune complication.On suivit la direction suivante, pour le dernier traitement: à la première dose, on donne 1 gramme par 20 livres du poids du corps jusqu\u2019à 100 livres; soit 5 grammes, avec dose maximum de 6 grammes.Durant la période aiguë, il faut répéter la dose toutes les 4 ou 8 heures, nuit et jour.Dès qu\u2019on s\u2019aperçoit d\u2019une amélioration, on omet les doses de nuit, pour continuer les doses de jour durant 7 .BE ANALYSES à 10 jours.Il est bon de contrôler le sulfanilamide dans le sang huit heures après la première injection, pour se rendre compte si une concentration suffisante est obtenue.Comme le sulfanilamide est surtout éliminé par les reins, il ne faut pas boire plus de 2,000 ce.par 24 heures.Pour éviter l\u2019acidose, il faut mélanger le sulfanilamide au bicarbonate de soude.Avec ce traitement, on est obligé de faire la P.L.seulement pour le diagnostic et le drainage.Il en résulte que le sulfanilamide est le plus simple et le meilleur moyen de combattre la méningite cérébro- spinale épidémique.Alcide PILON.OPHTALMOLOGIE Stephen DE GRASZ.\u2014 Application locale de préparation a base de vitamine A en ophtalmologie.\u2018Archives of Ophtalmology\u201d, novembre 1939.Dans la pratique ophtalmologique, l\u2019emploi de la vitamine À donne souvent plus de résultats en application locale dans l\u2019œil que son emploi par la bouche ou par injection.Il ne s\u2019agit pas ici des cas graves d\u2019avitaminose, comme dans le xérosis, etc.mais bien des cas où il peut y avoir déficience locale de cette vitamine.Le but qu\u2019on se propose en employant localement une préparation à base de vitamine À est de protéger l\u2019épithélium oculaire (cornée ou conjonctive), ou encore de favoriser la régénération de cet épithélium.Dans le peuple, l\u2019application, sur l\u2019œil malade ou blessé, de cataplasmes au beurre ou au lait était peut-être de la vitamino- thérapie sans trop s\u2019en douter.La guérison mystérieuse de Tobie, par l\u2019application locale de foie de poisson, est-elle due à la vitamine A?Pour revenir à nos jours, cette application locale de \u2018la vitamine À a été préconisée par des expérimentateurs russes.Ils obtinrent de bons résultats dans le traitement de la kérato-conjonctivite phlycténu- laire, dans les érosions de la cornée, dans certains ulcères de la cornée, et surtout dans les blépharites.Cette thérapeutique s\u2019est montrée inopérante dans le traitement de l\u2019ulcère de la cornée d\u2019origine lacrymale.Ces auteurs russes ont remarqué que la vitamine À possède un pouvoir analgésique considérable et que la cicatrisation se produit beaucoup plus rapidement qu\u2019avec les autres traitements.Les auteurs ont aussi obtenu de très bons résultats avec la carotine dans le traitement des brûlures chimiques de l'œil, et dans l\u2019herpès de la cornée.L'huile de foie de morue, qui a été admise dans la pratique chirurgicale par Lohr, dans le traitement des blessures suppurées, était depuis longtemps déjà employée localement dans les kératites trophiques telles que la kératite neuro- paralytique, l\u2019herpès de la cornée et le zona ophtalmique.Dans la lutte contre les gaz asphyxiants (le 1227 gaz moutarde), on doit se souvenir que l\u2019huile de foie de morue est un spécifique contre les kératites dues à ce gaz.Plusieurs auteurs recommandent de préférence l\u2019huile de foie de morue (qui contient les vitamines À et D) aux préparations synthétiques.Quoique ces vitamines synthétiques aient le pouvoir de régénérer l\u2019épithélium, l\u2019huile a une action beaucoup plus efficace.On a aussi remarqué, détail intéressant, qu\u2019une trop grande concentration de vitamine À peut quelquefois retarder l\u2019épithélisation.Plusieurs auteurs ont trouvé que les malades qui font des ulcères de la cornée, des kératites, etc, ont un taux très bas de vitamine A dans le sérum sanguin.Après avoir donné de multiples références, l\u2019auteur en arrive à ses propres observations.Il se sert soit de pommade à l'huile de foie de morue ou d\u2019huile simplement (1 ce.d\u2019huile contient 1,000 U.I.de vitamine A).L\u2019auteur s\u2019est surtout servi d\u2019huile dans les blessures de l\u2019œil, après l\u2019ablation d\u2019un corps étranger, dans l\u2019herpès, dans le zona, dans les brûlures de la cornée.Comme les auteurs russes, il a noté le pouvoir analgésique et la cicatrisation rapide.Il ne faut pas attribuer un pouvoir bactéricide, mais bien une amélioration de résistance à l\u2019infection.Il faut souvent associer, dans les lésions sérieuses, le traitement habituel.Il faut se servir d\u2019une huile en ampoule.L'huile s\u2019oxyde vite et perd ses propriétés.On l\u2019emploie quatre ou cinq fois par jour.Jean LACERTE.UROLOGIE H.ASCOLI.\u2014 Une nouvelle thérapie acidifiante urinaire.Injection intraveineuse de phosphate monosodique.\u2018Journal d'Urologie\u201d, 48: (septembre) 1939.L'auteur rappelle que le complexe problème des lithiases repose sur ce point capital: la possibilité ou non d\u2019atteindre le virage de la réaction urinaire du côté de l\u2019acidité.Dans un rapport au XVIe congrès de la « Societa Italiana di Urologia» en 1937 sur le «Traitement médical et diététique de la lithiase urinaire », Ascoli concluait que «si les médicaments à voie d\u2019introduction orale (acide phosphorique et ses sels, acide benzoïque, chlorure d\u2019ammonium, etc.) développent une certaine action acidifiante, il n\u2019est pas possible d\u2019en faire tolérer aux patients une quantité suffisante et pour une période de temps suffisamment longue.et cela en raison de phénomènes d\u2019intolérance gastrique ».L\u2019administration de ces solutions fortement acides est impossible par voie sous-cutanée, il ne reste plus que la voie intraveineuse.Il n\u2019existe dans le commerce qu\u2019une substance acidifiante et en même temps antiseptique: le camphorate d\u2019hexaméthylénetétramine 1228 ou \u201camphotropine »; mais le prix élevé de ce médicament empêche son emploi régulier.L'auteur a cherché un médicament qui remplirait les trois conditions suivantes: 1° innocuité absolue.2° action acidifiante urinaire marquée, 3° bon marché.Après de nombreux essais, il s\u2019est arrêté aux solutions de phosphate mono-sodique.Il emploie une solution à 30% en eau distillée préparée stérilement et à froid.Les injections sont indolores et ne donnent lieu à aucun inconvénient.Il faut pratiquer l\u2019injection très lentement et commencer la cure avec des doses faibles.La quantité à injecter chaque fois sera de 30 à 50 cc.en injections journalières.L\u2019auteur débute avec des doses de 5 cc.L'action acidifiante est immédiate; le maximum est atteint en une demi-heure ou une heure et s\u2019atténue très lentement dans la suite.Si on veut obtenir une acidité particulièrement forte, on pourra ajouter l\u2019administration buccale de substances acidifiantes.Arthur BEDARD.DERMATO-SYPHILIGRAPHIE Garold V.STRYKER.\u2014 Pyodermite chancri- forme de la face.\u2018Archives of Dermatology and Syphilology\", 42: 447 (sept.) 1940.Sous ce titre, Hoffman a rapporté cinq cas de lésions pratiquement semblables et uniques de la face.Dans chaque cas, la lésion ressemblait à un chancre en pastille, érosif, «in vaccine».La base était indurée et superficielle et sans bords décollables.Les sécrétions étaient séreuses plutôt que purulentes.Les bords minces et surélevés étaient rouges et les croûtes jaunâtres.Il y avait inflammation dure et indolente des ganglions lymphatiques régionaux.Dans un cas, une lésion identique est apparue à la région correspondante du côté opposé de la face, onze mois plus tard.Les ulcérations apparurent communément à la face lisse où l\u2019irritation, la macération par les larmes, la salive pouvaient favoriser leur développement.Pas de symptômes subjectifs importants.Guérison par applications d\u2019antiseptiques.Laboratoire: culture de staphylocoques dorés; histologie: acanthose, œdème, vaisseaux lymphatiques et sanguins dilatés, endo-vascularite toxique des veinules et des artérioles, infiltration lymphocytaire périvasculaire (leucocytes: éosinophiles et cellules plasmatiques).L\u2019A.rapporte ensuite l\u2019histoire d\u2019une malade de 50 ans, veuve depuis quelques mois.Elle était porteuse, au canthus externe de l\u2019œil gauche, d\u2019une ulcération qui en trois semaines et demie avait atteint un diamètre de un centimètre et demi.Les caractères de la lésion étaient absolument superposables à ceux décrits plus haut.L\u2019examen général n\u2019a absolument L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 rien révélé, si ce n\u2019est que pendant les dernières Semaines, la patiente avait eu de très nombreuses crises de larmes.Circonstances rapportées par Hoffman, comme prédisposantes.Quatre semaines plus tard, la patiente a fait une lésion semblable à la paupière supérieure droite, mais avec un diamètre de 5 mm.R.de Wassermann négative à plusieurs reprises, ainsi que l\u2019examen à l\u2019ultra-microscope.Numération globulaire normale.Test d\u2019agglutination négatif quant à tularémie et brucellose.Culture pure de staphylocoques dorés.Histologie superposable à la description de Hoffman.Les diagnostics de chancre, cancer, tuberculose, tularémie, brucellose, vaccine sont graduellement éliminés pour en arriver à celui d\u2019ulcère pyogénique.Guérison par antiseptiques et sulfamidés.F.-L.BOULAIS.RADIOLOGIE Henry K.TAYLOR.\u2014 Tuberculose rénale.Pathogénie et signes radiologiques.\u2018Am.Journ.Roentg.and Radium.Ther.\u201d, 42: 700 (novembre) 1939.La tuberculose rénale n\u2019est pas une complication de la bacillose pulmonaire, bien que ces deux locations différentes puissent parfois coexister, mais c\u2019est bien la manifestation d\u2019une primo-infection opérée par voie sanguine.Diverses pathogénies de la dissémination et de la localisation du bacille de Koch dans l\u2019organisme sont passées en revue.Dans un hôpital de tuberculeux exclusivement, sur 1,121 autopsies, il n\u2019y a que 38% où l\u2019on trouve des lésions rénales tuberculeuses.Ailleurs, chez les tuberculeux vivants, 1 sur 400 seulement est traité pour bacillose rénale.Seulement 30% des cas présentent en même temps des lésions pulmonaires, évolutives ou non.Toutes ces statistiques démontrent que la tuberculose n\u2019est pas, en général, secondaire à une lésion tuberculeuse située ailleurs dans l\u2019organisme.C\u2019est un fait connu que le B.K.arrive dans le rein par voie sanguine; il peut alors se loger n'importe où : corticale ou médullaire.La lésion rénale tuberculeuse, reconnaissable en radiographie, est uniquement celle qui produit une altération dans l\u2019architecture des cavités rénales: calices ou bassinet.Le diagnostic radiologique positif ou négatif dépend du siège de la lésion initiale.Une image de lésion minime n\u2019indique pas nécessairement une lésion minime, tandis qu\u2019une grosse lésion peut ne montrer que des signes radiologiques discrets.Un grosse lésion limitée à la corticale peut même ne montrer aucune image radiologique anormale.L\u2019aspect radiologique varie donc selon le siège L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 de la lésion initiale.Si celle-ci débute dans la papille, le diagnostic précoce est possible.Un pyélogramme négatif n\u2019exclut pas la T.B.rénale, bien que l\u2019urographie soit souvent la seule méthode de diagnostic.Les petits dépôts calcaires dans le rein ne sont pas la signature d\u2019une lésion tuberculeuse, mais simplement d\u2019une lésion guérie ou en voie de l'être.Jean BOUCHARD.LABORATOIRE A.E.GAIDLOW et M.A.KENNARD.\u2014 De l'effet des anesthésiques sur les capillaires de l'hypothalamus.\u2018Am.J.Physiol.\u201d, 129: 650 (juin) 1940.Les capillaires des noyaux supra-optique et para- ventriculaire de l\u2019hypothalamus sont dilatés par les barbituriques, cependant qu\u2019avec l\u2019éther ces mêmes capillaires apparaissent contractés.Les capillaires du cortex cérébral, par contre, sont plus dilatés par l\u2019éther que par les barbituriques.Telles sont les conclusions que les A.tirent d\u2019expériences faites sur des chats et des singes, au moyen d\u2019encre de Chine comme indicateur.Elles confirment l\u2019opinion qui assigne un siège hypothalamique à l\u2019action des barbituriques.(17 notes bibliographiques.) Philippe RIOPELLE.Otto SAPHIR et Morris L.PARKER.\u2014 Papillome intrakystique de la glande mammaire.\u201cAmerican Journal of Pathology\u2018, 16: 189 (mars) 1940.\u2019 Parmi les tumeurs mammaires susceptibles de provoquer des hémorragies du mamelon, il faut citer les épithéliomas papillaires intracaniculaires et les papillomes intrakystiques.Les auteurs ont étudié cinquante-huit de ces papillomes dans l\u2019espoir d\u2019en établir une classification histologique et d\u2019apposer aux différentes formes un pronostic.Leurs examens révèlent l\u2019existence de trois variétés distinctes.Dans la majorité des cas les papillomes sont de type fibreux; d\u2019autres sont glandulaires; enfin, certains sont revêtus par un épithélium de transition.Les deux premières formes doivent, selon les auteurs, être considérées comme tumeurs bénignes sans tendance à récidiver.Morphologiquement, le papillome à épithélium de transition est une tumeur bénigne; cependant, après son exérèse, il peut récidiver et montre alors très souvent des signes évidents de malignité.1229 Qu'ils soient de l\u2019une ou de l\u2019autre de ces variétés, les papillomes sont presque toujours multiples.Ceux à épithélium de transition semblent pouvoir essaimer à la façon de certaines tumeurs bénignes de l\u2019ovaire.Les auteurs terminent en insistant sur l\u2019importance d\u2019un examen histologique soigné en vue d\u2019établir le pronostic et surtout pour éclairer le chirurgien dans la conduite à tenir.En présence d\u2019un fibro-papillome ou d\u2019un papillome glandulaire, on préconise une exérèse large, vu la multiplicité habituelle de ces tumeurs.S'il s\u2019agit, au contraire, d\u2019un papillome à épithélium de transition, il faut pratiquer la mammeetomie.Georges MANSEAU.R.A.WILLIS.\u2014 Métastase osseuse d\u2019un neuroblastome présentant le syndrome d'Ewing, avec discussion du sarcome d'\u2019Ewing.\"Amer.Jr.of Path.\u201d, 16: 317 (mai) 1940.L\u2019auteur rapporte l\u2019histoire clinique d\u2019une adolescente de 17 ans traitée au début pour une énorme tumeur du fémur, présentant en tous points les caractères habituels d\u2019un sarcome d\u2019Ewing.Radiothérapie avec rémission de deux ans.Examen de routine et découverte d\u2019une masse arrondie dans l'abdomen.Autre série de radiothérapie avec guérison apparente de quelques mois, puis reprise et mort après une évolution totale de trois ans.L'\u2019autopsie montre une néoplasie du fémur intéressant non seulement le périoste et les muscles, mais aussi la moelle.La masse abdominale est rétro- péritonéale et située au niveau des dernières vertèbres lombaires gauches.Nodules métastatiques péritonéaux, lymphatiques et ganglionnaires.L\u2019examen histologique montre la même structure dans les prélèvements tant osseux que tumoraux et ganglionnaires.Cellules arrondies ou polyhédriques, à noyau unique ovoïde, souvent disposées en rosettes > ; fines fibrilles.Après discussion sur la nature et l\u2019origine de cette tumeur, l\u2019auteur conclut qu\u2019il s\u2019agit ici d\u2019un neuro- blastome primitif de la chaîne sympathique lombaire gauche, avec métastases osseuses, lymphatiques et ganglionnaires.Il termine son article par une revue des publications récentes se rapportant à des tumeurs d\u2019Ewing, et en conclut que le sujet est encore bien obscur.L'existence d\u2019une prolifération primitive de l\u2019os de cette nature n\u2019est pas encore prouvée, et des métastases néoplasiques d\u2019origine variée, surtout neuroblastique, peuvent être responsables de quelques-uns de ces cas rapportés comme tumeurs d\u2019Ewing et qui n\u2019en seraient pas en réalité.P-E.LAURIN. 1230 Katherine ANDERSON.\u2014 Pathogénie de l'infection causée par le virus herpétique chez l'embryon de poulet.American Journal of Path.\u201d, 16: 137 (mars) 1940.L'auteur a étudié trois modes de transmission du virus herpétique chez l\u2019embryon de poulet: - 1° Invasion d\u2019un épithélium par contact direct et propagation par continuité; 2° Inoculation du virus dans la circulation générale pour obtenir une infection herpétique généralisée ; 3° Transmission nerveuse centripète ou centrifuge.Les cellules endothéliales vasculaires et capillaires renferment des inclusions herpétiques.Les cellules de l\u2019épiderme du pharynx, du péritoine, de l\u2019amnios, du foie, du cœur, des muscles striés et lisses, du poumon, de la rate, des reins, des surrénales, de la sous-séreuse du tube digestif, du système nerveux central et périphérique.En somme, à peu près toutes les cellules rencontrées chez l\u2019embryon de poulet peuvent réagir à l\u2019infection herpétique.La virulence du virus peut augmenter, comme en témoignent des tissus endodermiques et mésoder- miques qui aussi peuvent être infectés.Cette virulence peut aussi diminuer quand le virus exerce son tropisme ectodermique ou nerveux.Au cours des différents passages la souche de virus perdit soudainement une fois son pouvoir de produire une encéphalite chez le lapin après inoculation cornéenne.Les conditions de ce changement subit sont incon- = nues et ne se répètent pas à volonté.Alphonse BERNIER.L.M.TOCANTINS et H.N.STEWART.\u2014 Anatomie pathologique du purpura throm- bopénique expérimental du chien.\u201cAmer.Jr.of Path.\u201d, 15: 23 (janvier) 1940.L\u2019injection d\u2019une dose modérée de sérum anti- plaquette est suivie, chez le chien, d\u2019un purpura aigu d\u2019environ 48 heures, suivi de guérison spontanée.Des doses plus massives sont souvent mortelles.Les manifestations cliniques de cette maladie expérimentale ressemblent de très près à celles du purpura thrombo- pénique humain.Le présent travail de T.et S.a pour but de déterminer les lésions macroscopiques et histologiques de ce purpura expérimental.Le purpura expérimental thrombopénique du chien présente une évolution en trois stades, dont les manifestations cliniques et pathologiques sont les siui- vantes: 1) Stade aigu (ler au 5e jour), caractérisé, d\u2019une part, par la thrombopénie et l\u2019allongement du temps de saignement, d\u2019autre part, par de multiples hémorragies interstitielles, avec formation de pigment; L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 2) Stade intermédiaire (5e au 10e jour), caractérisé par une élévation progressive du taux des plaquettes, avec raccourcissement du temps de saignement et thromboses multiples, spécialement au niveau du foie ; 3) Stade «réactionnel » (10e jour et suivants), où l\u2019on observe une forte augmentation du taux des plaquettes, avec hyperplasie de la moelle osseuse, de la rate, des ganglions, du thymus, des plaques de Peyer.L\u2019hémorragie folliculaire est une des lésions les plus frappantes de la rate.Elle survient lors de la guérison, après que le nombre des plaquettes a atteint son maximum.Les mégacaryocytes présentant des lésions dégénératives accusées au stade aigu, ultérieurement, des cellules mononucléées apparaissent autour des méga- caryocytes dégénérés, puis grossissent et se transforment en mégacaryocytes adultes.Il paraît exister des homologies entre le purpura trombocytopénique humain et ce purpura expérimental.Sinon, peut-on espérer qu\u2019une étude plus attentive des cas humains permettra d\u2019établir l\u2019existence d\u2019un cycle évolutif semblable à celui qu\u2019on observe chez l\u2019animal.J.-L.RIOPELLE.ANESTHESIE J.S.LUNDY, E.B.TUOHY, R.C.ADAMS, L.H.MOUSSEL et Th.SELDON.\u2014 Rapport annuel de la section d\u2019anesthésie pour l'année 1939.\u2018Proceedings of the Staff Meetings of the Mayo Clinics\u201d, 15: 241 (17 avril) 1940.Le rapporteur nous donne d\u2019abord les noms des membres du service d\u2019anesthésie et leurs qualifications.Un chef et quatre assistants, tous médecins, maîtres ès sciences, spécialisés en anesthésie, forment le personnel du service.L\u2019organisation de ce service, si elle n\u2019est pas idéale, peut être citée comme modèle en ce qui regarde la quantité et la qualité du travail qu\u2019on y fait.En effet, ces cinq médecins, en plus de leurs publications et de leurs travaux de recherche, réussissent à faire au delà de 25,000 anesthésies par année avec les plus récents anesthésiques et les plus nouvelles méthodes.Le rapport nous met sous les yeux une série de tables de chiffres qui renseignent non seulement sur le travail fait en 1939, mais, en plus, ils mettent ce travail en parallèle avec le travail des quinze dernières années par tranches de cinq ans.Ainsi sont mises en évidence les tendances de l\u2019anesthésie, c\u2019est- à-dire les méthodes d\u2019anesthésie et les anesthésiques qu\u2019on met de côté ainsi que ceux qu\u2019on adopte. ANALYSES En consultant ces tables, le lecteur se rend compte qu\u2019un certain nombre d\u2019anesthésiques et de méthodes sont en défaveur à la clinique Mayo.Ainsi en est-il du chloroforme dont l\u2019usage est abandonné complètement, de l\u2019huile éthérée en lavement et de l\u2019acétylène.L'emploi du chlorure d\u2019éthyle, tant en anesthésie locale qu\u2019en anesthésie générale, est de moins en moins fréquent.L'emploi des anesthésies locales et régionales diminue légèrement bien qu\u2019on en ait pratiqué près de 6,000 en 1939 sur un total d\u2019anesthésies de 25,000.On se sert beaucoup moins souvent de l\u2019éthylène.Le protoxyde d\u2019azote est employé assez fréquemment et à peu près dans le même pourcentage de cas que durant les dix dernières années.L\u2019avertin ou tribrométhanol est également employé à peu près dans le même pourcentage de cas que durant les dix dernières années, mais son usage est très restreint.Depuis quinze ans, bien qu\u2019il soit employé encore dans un bon nombre de cas chaque année, l\u2019éther est employé dix fois sur cent moins souvent.En récapitulant cette revue, on retient qu\u2019un certain nombre d\u2019anesthésiques sont de moins en moins utilisés: nous dirons qu\u2019ils ont tendance à décliner; ce sont: le chloroforme, l\u2019huile éthérée en lavement, le chlorure d\u2019éthyle, l\u2019acétylène, l\u2019éthylène, l\u2019éther, les anesthésies locales.D\u2019autres anesthésiques depuis dix ans se maintiennent; ce sont: le protoxyde d\u2019azote, employé dans un grand nombre de cas, et le tribrométhanol, employé plutôt rarement.Enfin, d\u2019autres anesthésiques depuis dix ans sont apparus; ce sont: d\u2019abord, le cyclopropane, dont les avantages sont connus et l\u2019usage courant; on l\u2019emploie 1231 à la Clinique Mayo seulement dans 5% des cas; ensuite, les barbituriques, qui ont été le grand favori de l\u2019année dernière à la Clinique Mayo.En effet, on s\u2019en est servi à peu près sept fois plus souvent que le cyclopropane, c\u2019est-à-dire dans 272% du nombre total des cas ou environ 6,000 cas.Parmi les anesthésies peut-être plus anciennes, mais qui gagnent toujours en popularité, il y a les anesthésies régionales et surtout la rachianesthésie.Par exemple, cette dernière a été employée dans 1 cas en 1924, dans 1,000 cas en 1929, et dans plus de 3,000 cas en 1939.Il y a aussi du nouveau en ce qui regarde les méthodes ou voies d\u2019introduction de l\u2019anesthésie.Les voies nouvelles sont l\u2019intratrachéale et l\u2019intraveineuse.On les emploie de plus en plus souvent.En 1939, ils ont fait au delà de 2,000 intratrachéales quand ils n\u2019en avaient fait que huit cents en 1934.En 1939 également, ils ont donné 5,000 anesthésies intraveineuses quand ils n\u2019en avaient donné que 3 en 1934.L\u2019éloquence de ces chiffres donnés par d\u2019aussi sérieux spécialistes me dispense de tout commentaire.Depuis 1932, le service d\u2019anesthésie de la Clinique Mayo s\u2019est occupé de la manutention de sang en vue des transfusions à faire.Le nombre des transfusions s\u2019est accru chaque année.Les différentes méthodes ont été étudiées sous tous leurs aspects: choix de donneurs, groupes sanguins, quantité de sang transfusé, etc.Les données sont mises en parallèle en vue d\u2019établir une méthode peut-être pas idéale, mais le plus proche de la perfection à tous les points de vue.Léon LONGTIN. SOCIÉTÉS + + L° « Union Médicale du Canada » publie les comptes rendus scientifiques de toute société savante de langue française de l'Amérique du Nord.Ces comptes rendus doivent cependant être rédigés succinctement en dactylographie par les secrétaires respectifs et être adressés, sans retard, à la Rédaction.JOURNEES MEDICALES à l'occasion du QUARANTIEME ANNIVERSAIRE de LA SOCIETE MEDICALE DE MONTREAL PREMIERE JOURNEE A l'hôpital Notre-Dame Mercredi, 9 octobre 1940 Présidence de MM.Oscar Mercier et Jean Saucier et de la Montreal Medico-Chirurgical Society, qui doit avoir lieu à l\u2019hôtel Ritz-Carlton.Puis le docteur Jean Saucier, vice-président du Bureau Médical de hôpital Notre-Dame, préside et dirige la réunion scientifique selon la coutume suivie dans notre institution.Traitement de l'acné vulgaire M.A.MARIN L'auteur insiste sur la haute nécessité de la radiothérapie de l'acné.Il souligne qu\u2019en certains milieux, particulièrement en Europe, 1l semble devenu classique de prétendre Le docteur Emile Blain, président du Bureau Médical, souhaite la bienvenue aux membres de la Société Médicale de Montréal au nom de l\u2019hôpital Notre- Dame.Il en profite pour offrir ses souhaits à l\u2019occasion du 40e anniversaire de la Société Médicale et formule le vœu qu\u2019elle continue de progresser comme elle l\u2019a fait dans le passé.Le docteur Oscar Mercier, président de la Société Médicale, inaugure ensuite la réunion.Il remercie le docteur Blain, et surtout félicite et fait l\u2019éloge du secrétaire-trésorier général.le docteur Paul Letondal.l\u2019animateur de ces « Journées Médicales».Il remercie, aussi, de leur dévouement, les hôpitaux qui ont rendu possibles ces journées médicales.Enfin.il invite fortement les membres à assister nombreux au grand banquet conjoint de la Société Médicale de Montréal que les rayons X soient dangereux et ne donnent guère de résultats dans le traitement de l\u2019acné.En Amérique du Nord.au contraire, elle est considérée comme une méthode idéale.Ainsi, à la Clinique Vanderbilt (New-York), 80% des cas y sont soumis d\u2019emblée, systématiquement et non pas en désespoir de cause après avoir éprouvé les effets décevants des autres médications.On est amené, devant ces faits, à considérer avec étonnement le contraste entre l\u2019Europe et l\u2019Amérique au sujet des modes de traitement local de l\u2019acné.Le vieux continent se contente presque exclusivement de la chimiothérapie.tandis que le nouveau monde recourt le plus souvent à la radiothérapie.Et celle-ci ne doit cependant pas sa vogue à un L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 engouement passager, puisqu\u2019il existe un recul de plus de vingt ans et qu\u2019elle conserve encore la vedette.Sa vulgarisation, son emploi systématique par la vaste majorité des dermatologistes américains chez environ les 4/5 des acnéiques, est tout de même un argument d\u2019une certaine valeur en faveur de son innocuité et de son efficacité.MacKee, sur 2,000 cas traités selon cette méthode du «fractional treatment», n'a pas enregistré de radiodermite ou de séquelles tardives.L'auteur, dans son service de dermato-syphiligra- phie de l\u2019hôpital Notre-Dame, depuis 1928, en suivant cette technique, a traité environ 500 cas d\u2019acné vulgaire et n\u2019a noté aucun accident immédiat ou éloigné.MacKee rapporte que 95% d\u2019acnéiques irradiés sont guéris en moins de 6 mois contre seulement 22% d\u2019acnéiques non irradiés pour le même temps.En somme, la radiothérapie est la méthode de choix pour le traitement local de l\u2019acné.Celle-ci, bien entendu.ne doit pas faire négliger les prescriptions d'ordre général, hygiéniques, diététiques, etc, etc.Elle est plus rapidement efficace que les autres procédés, ne donne pas de récidives plus nombreuses et.bien maniée, ne provoque pas les accidents dont on l\u2019a accusée.Le docteur Marin présente ensuite quelques photographies de malades souffrant d\u2019acné avant et après le traitement.Discussion M.Paul POIRIER (de l\u2019Hôtel-Dieu) souligne le fait qu\u2019il a obtenu des résultats identiques avec le traitement de l\u2019acné par la radiothérapie telle que vient de la préconiser M.Marin.Indications et utilité de la gastroscopie M.René ROLLAND Deux moyens précieux ont été donnés aux cliniciens pour le diagnostie précis des maladies de l\u2019estomac : les rayons X et la gastroscopie.Le rayon X est mieux connu, son utilité est d\u2019usage courant.mais dans bien des cas la gastroscopie doit marcher de pair avec celui-ci, l\u2019aider à compléter un diagnostic et très souvent à préciser un fait là où la radiologie s\u2019est montrée impuissante.L\u2019endoscopie de l\u2019estomac ne doit pas être considérée comme un moyen exceptionnel d\u2019examen, mais bien comme une aide pratique et importante de diagnostic.Tout syndrome gastrique demande une endoscopie de l\u2019estomac.L\u2019ulcère gastrique siégeant sur la petite courbure où on le trouve le plus souvent.apparaît au gastroscopiste tel qu\u2019on le voit à la salle d\u2019opération ou chez le cadavre frais.Il est d\u2019un blanc éclatant ou jaunitre.ses contours sont rouge-orangé, il est plus ou moins rond.Il y a tout autour une forte réaction de la muqueuse.Même image si l\u2019ulcère siège à l\u2019antre ou dans la région prépylorique.L\u2019ulcère bulbo-duodénal échappe à l\u2019examen.mais la réaction 1233 du pylore et de la muqueuse peut nous soupçonner.L'examen endoscopique de l\u2019estomac est aussi d\u2019une grande utilité après les hémorragies gastriques, pour nous révéler soit la présence d\u2019un ulcère, d\u2019une simple ulcération ou érosion de la muqueuse ou encore d\u2019un polype ou d\u2019une tumeur bénigne.Une autre lésion que le gastroscopiste rencontre fréquemment, c\u2019est la gastrite péri-orificielle de la nouvelle bouche chez les gastro-entérostomisés, là où on soupçonnait un ulcère peptique, d\u2019où indication de la gastroscopie avant toute intervention sur l\u2019estomac pour s\u2019assurer du bon état de la muqueuse.La gastroscopie est aussi d\u2019une très grande valeur dans le diagnostic du cancer de l\u2019estomac au début, et dans la possibilité d\u2019un succès opératoire dans des cas plus avancés de tumeur maligne, en précisant l\u2019étendue de celle-ci, et jusqu\u2019à quel niveau l\u2019état de la muqueuse gastrique peut permettre une résection.D'où collaboration étroite entre le chirurgien, le radiologiste et le gastroscopiste.Un mot des syndromes gastritiques purs et où l\u2019endoscopie de l\u2019estomac peut être d\u2019in grand secours au médecin.Ces digestifs étiquettés fonctionnels et nerveux bien souvent sont des malades chez qui la gastroscopie révèle une gastrite atrophique que la radiographie est actuellement incapable de démontrer.La gastrite chronique hypertrophique, d\u2019allure clinique tout a fait différente, et cause de nombreux troubles digestifs, anémie de Biermer, les anémies hypochromes, les leucémies, et les estomacs de syphilitiques, présentent aussi une muqueuse d\u2019un aspect tout différent et intéressant à étudier.L'examen lui-même ne présente aucun danger pour le malade, il n\u2019est pas douloureux, car une anesthésie locale de la bouche du pharynx et de l\u2019hypo-pharynx est pratiquée.La gastroscopie est appelée à devenir aussi utile à l\u2019examen de l\u2019estomac que la cystoscopie à l\u2019examen de la vessie et de l\u2019arbre urinaire, et, selon le mot de Schindler dont nous avons eu l\u2019honneur d\u2019être l\u2019élève, la gastroscopie est devenue un mode d\u2019investigation sûr, non dangereux et indispensable pour assurer le diagnostic des maladies de l\u2019estomac ».le faire Discussion M.M.-H.LEBEL (de Verdun) est absolument de l\u2019avis de M.Rolland quand il soutient que la gastroscopie aide et confirme la radiologie: à preuve, un malade de 76 ans qui présentait de l\u2019hypochlorhydrie.M.Lebel avait pensé à un néoplasme de l\u2019estomac; cependant, la radiographie était négative.Il eut recours à la gastroscopie qui indiqua l\u2019anémie comme étant la cause de tous les troubles.Le malade fut alors traité en conséquence et guérit.C\u2019est .une preuve de plus en faveur de la gastroscopie.En réponse, M.ROLLAND insiste de nouveau sur le fait que la radiologie est obligatoire et doit précéder ee 1234 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 toute gastroscopie.Cette méthode, en somme, est un moyen de contrôle très appréciable.Traitement du diabète: quelques considérations pratiques M.Armand GRATTON M.Gratton désire attirer l\u2019attention des médecins sur quatre points importants dans le traitement du diabète: 1° le régime, 2° l\u2019insulinothérapie, 3° le coma diabétique, 4° les infections chez les diabétiques.1° Le régime.C\u2019est la base du traitement: Il faut donc le prescrire avec soin et minutie.Pas d\u2019à peu près.Ne pas se contenter de défendre les aliments sucrés, le pain, etc.mais se donner la peine de prescrire un régime précis et de bien instruire le malade sur l\u2019importance de suivre exactement ce qui a été prescrit.Comment établir ce régime?a) en proportionnant la quantité d\u2019aliments au poids et à l\u2019activité du patient; b) en prescrivant des aliments simples, variés et peu coûteux; c) en donnant environ 25 calories par kilo de poids du malade.Ces calories seront surtout fournies par les protides (environ 1 gramme par kilo), les lipides (de 45 à 60 gr.par kilo) et les glucides (de 90 à 200 gr.par kilo); connaissant la valeur des aliments, par les tables fournies à cette fin dans les manuels de diététique, et les besoins du malade, il est facile de lui donner un régime agréable et approprié.2° L'insulinothérapie.L\u2019'insuline est un médicament délicat, mais non dangereux s\u2019il est employé par un médecin prudent et renseigné, et surtout si le malade s\u2019en tient scrupuleusement à son régime.Les crises d\u2019hypoglycémie surviennent surtout lorsque le malade s\u2019écarte de son régime.Il lui arrive alors parfois tantôt de trop manger de glucides et tantôt pas assez.L\u2019insuline ne crée pas d\u2019habitude, n\u2019affecte pas la vue, ne se prend pas per os, et doit être injectée d\u2019une façon continue et à heure fixe pour être efficace.On emploie actuellement surtout l\u2019insuline-protamine- zinc, dont l\u2019action est prolongée.Ceci diminue le nombre de piqûres.Les doses varient avec chaque malade, mais en général on donne, dans le diabète léger, de 12 à 30 unités le matin en une seule dose, dans le diabète moyen, de 20 à 40 unités, et dans le diabète grave, de 40 à 60 unités, toujours en une seule dose, le matin avant le déjeuner.3° Le coma diabétique.Aucun diabétique ne devrait actuellement tomber dans le coma.Pour prévenir cet accident, il lui faut suivre son régime scrupuleusement et prendre régulièrement son insuline s\u2019il y a lieu.Cependant, malgré cela, une infection peut aggraver momentanément le diabète et plonger le malade dans le coma.Cependant, il y a des symptômes prémonitoires qu\u2019il ne faut pas traiter à la légère.si on veut éviter une telle éventualité.Ces signes sont l\u2019inappétence, les nausées, et surtout de violentes douleurs épigastriques, puis des vomissements.Si le malade est déjà comateux, il faut agir vite et ne pas attendre une défaillance cardiaque, car alors l\u2019insuline perd son activité.II faut donc donner de grosses doses d\u2019insuline, hydrater le malade et soutenir son cœur.L\u2019important est d'agir vite et vigoureusement.4° L\u2019infection.C\u2019est le grand ennemi du diabète.Elle aggrave un diabète léger et empêche le contrôle de cette maladie, peut même conduire au coma.L\u2019infection peut être locale (anthrax, furoncle, abcès dentaire, pyéloné- phrite) ou générale (tuberculose, syphilis, septicémie, etc.).Toujours la rechercher et la faire disparaître au plus tôt, sinon on tourne dans un cercle vicieux: l\u2019infection aggrave le diabète et le diabète aggrave l\u2019infection.L\u2019'infection des pieds est fréquente et grave dans le diabète.Il faut la traiter très rapidement et avec grande précaution, surtout en évitant les antiseptiques violents, si on veut éviter l\u2019amputation.Discussion M.A.-M.CHOLETTE félicite M.Gratton de sa mise au point et demande ce qu\u2019il faut faire lorsque l\u2019insuline provoque chez un malade des éruptions cutanées: urticaire, eczéma, etc.M.GRATTON répond qu\u2019il faut dans ces cas ou suspendre l\u2019insuline ou changer la sorte d\u2019insuline (par exemple, utiliser l\u2019insuline cristallisée au lieu de l\u2019insuline protamine) et, en plus, désensibiliser ces malades par la protéinothérapie, l\u2019auto-hémothéra- pie, etc.Alcoolisation du ganglion de Gasser M.Lucien GELINAS Nous nous servons de la méthode de Taptas améliorée par J.Lemoine (de Paris).Suivant des repères changeant avec les diamètres du crâne et sous la direction des R.X.de face et de profil, l\u2019aiguille est enfoncée par le trou oval dans le ganglion de Gasser.Au maximum, 2 em* d\u2019alcool à 90% sont requis.Une anesthésie instantanée, et durable d\u2019après Taptas de 10 à 15 minutes, s\u2019ensuit.Quelques inconvénients peuvent survenir, telle la paralysie des nerfs oculo-moteurs VI, III.Tel un cas qui eut une paralysie du VIe immédiatement après l\u2019injection, avec congestion de la conjonctive.Le lendemain matin, tout était revenu à la normale.Les paralysies sont passagères.Nous croyons que l\u2019alcoolisation doit remplacer d\u2019abord la neurotomie rétro-gasserienne, qu\u2019il sera toujours temps de faire. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A,N.\u2014 Montréal, novembre 1940 1235 STANNO-SUFROL COMPRIMES DEPURATIFS SOUFRES ANTISTAPHYLOCOCCIQUES Pour le Traitement Efficace de la Furonculose et des Affections 3 Staphylocoques.© FORMULE Soufre Électro négatif .19gr.10 Ext.de Bardane Stab .159.Étain et Oxyde d\u2019Étain .0gr.50 Ext.Splénique .0gr.10 Hyposulfite de Magnéssum .0gr.50 Excip.Q.8.Pour 100 comp.INDICATIONS: Anthrax\u2014 Phlegmons \u2014 Panaris \u2014 Abcès tubéreux \u2014 Acné Folliculites \u2014 Pyodermites \u2014 Sycosis \u2014 Septicémies a Staphylocoques, etc.Présentation strictement professionnelle en étuis de 40 comprimés et en flacons de 500.6-6 + LABORATOIRES CROSNIER, Montreuil - Paris Dépositaires pour le Canada: ROUGIER FRÈRES, 350, rue Le Moyne, Montréal.L ELIXIR DUCRO me NU du ANTIANOREXIQUE eo EUPEPTIQUE \u2014~ © soutient et augmente les forces du malade, stimule l'énergie musculaire.® produit chez les malades une sensation de défatigue, de réfection, de bien- être général, d'exaltation des forces physiques.© réveille l'appétit, soutient l'organisme, même à défaut de nourriture.® est d'un goût agréable et d'une tolérance parfaite.o-& \u2014@ ASTHENIE © ANOREXIE ® CONVALESCENCE ® GRIPPE ® FAIBLESSE LANGUEUR PHYSIOLOGIQUE © ASTHÉNIE POST-GRIPPALE DURIEZ, successeur de DUCRO & Cie \u2014 Paris, 20, Place des Vosges.Dépôt Général pour le Canada: ROUGIER FRÈRES \u2014 Montréal, P.Q. 1236 Discussion M.L.de G.JOUBERT félicite le docteur Gélinas d\u2019apporter dans cette maladie un traitement nouveau qui élimine les inconvénients de l\u2019opération sanglante.Autrefois, avec les méthodes alors en usage, les résultats étaient inconstants et de courte durée.Au- jourd\u2019hui, grâce aux rayons X, la méthode préconisée par le docteur Gélinas est bien simplifiée, et je me propose de l\u2019employer à la première occasion.M.B.-G.BOURGEOIS.Combien de temps dure l\u2019efficacité de ce traitement?J\u2019ai employé ce procédé autrefois avec des résultats inconstants, probablement parce que la technique n\u2019était pas assez précise.M.GELINAS.J'utilise cette méthode depuis un an et demi et je n\u2019ai pas encore constaté de récidive.Péricardite constrictive et adhésive Syndrome de Pick \u2014 Péricardectomie \u2014 Survie de 7 mois M.P.-M.RICARD M.Ricard présente le malade, objet de cette communication, et un film décrivant les différentes phases de l\u2019opération.Histoire: T1 s\u2019agit d\u2019un jeune homme de 22 ans ayant subi un accident du travail en février 1937 (chute sur le dos en bas d\u2019une charge de bois).Le 4e jour, il se développe un état pulmonaire avec réaction séreuse de la plèvre droite.Hématurie d\u2019une durée de 7 jours, 15 jours après l\u2019accident, et aussi anurie de 48 heures.Séjour de 5 mois à l\u2019hôpital de Gaspé \u2014 thoracentèse droite.Séjour de 3 mois dans un hôpital de Montréal (Hôtel-Dieu) où on pratique 4 thoracentèses droites (du 29-8-38 au 1-12-38).Séjour dans une clinique privée de décembre 1939 à février 1939, puis en juillet et août et septembre et octobre 1939, où il reçoit massages et régime fruito- végétarien.Le 15 novembre 1939, il nous consulte au bureau pour son abdomen qui est devenu énorme, graduellement depuis avril 1939.Nous l\u2019admettons à l'hôpital Notre-Dame pour syndrome de Pick.Symptômes: En effet, nous constatons: 1° une ascite énorme avec gros foie; 2° une hypertension veineuse de 42 cm.à l\u2019appareil de Stookey; 3° un cœur relativement petit, aux bruits très étouffés, et aux mouvements imperceptibles à la main et même à peine visibles aux rayons X; 4° la vitesse sanguine du pli du coude à la langue, à la tachymétrine, est portée de la normale moyenne de 15 secondes à 28 secondes; 5° il existe de l\u2019ædème léger aux membres inférieurs et à la face avec turgescence veineuse au cou, au tronc et aux membres supérieurs; oligurie; 6° présence d\u2019hydro- thorax bilatéral.Le pouls est à 80 et la pression artérielle à 110/80, la température est normale.Il n\u2019y a pas d\u2019orthopnée, et le malade circule péniblement.Electrocardiogramme et ortho (docteur Barry).Diagnostic: Péricardite constrictive et adhésive chronique avec syndrome de Pick.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 Traitement: Asséchement incomplet des œdèmes et épanchements par repos, régime, diurétiques, et ponctions évacuatrices.Opération: Péricardectomie le 26 mars 1940.Anesthésie éther (docteur Doucet) pression positive.Volet cutanéo-musculaire à charnière externe, région précordiale.Ablation des 3e, 4e, 5e et Ge cartilages et côtes, résection partielle du sternum.Libération des culs-de-sac pleuraux, et du péricarde des organes voisins.Ouverture du péricarde, et après dissection, résection du péricarde.Le cœur est libéré et bat avec ampleur.Suites et résultats: Tente à oxygène, choc opératoire minime.Emploi de diurétiques, de ponctions thoraciques et abdominales de temps à autre, état général amélioré; pression veineuse diminuant progressivement.Survie actuelle de 7 mois.Bien qu'il persiste encore de l\u2019ascite, le malade se porte actuellement beaucoup mieux et circule librement.Discussion M.B.-G.BOURGEOIS demande au rapporteur d\u2019expliquer le fonctionnement du drainage à soupape.M.RICARD répond que ce drainage à soupape consiste en un tube rigide auquel est ajusté un tube cigarette qui baigne dans un vase rempli d\u2019eau et empêche ainsi l\u2019air de pénétrer dans la plèvre.Pathogénie et traitement de la toxémie prééclamptique M.H.GIBEAULT La toxémie prééclamptique, c\u2019est l\u2019ensemble de prodromes, survenant chez les femmes enceintes, tels que céphalée très intense et persistante, des troubles de la vue, douleur épigastrique violente, vomissement, œdème, albuminurie et hypertension, que l\u2019on doit considérer comme signes avant-coureurs des crises convulsives caractéristiques de l\u2019éclampsie.Nous tenterons un essai pathogénique de la toxémie prééclamptique considérée isolément, et ensuite nous déduirons des faits exposés des conclusions thérapeutiques qui nous paraissent dignes de figurer en regard des données les plus classiques.Tous les auteurs sont actuellement d\u2019accord pour la considérer comme une intoxication qui va en croissant, jusqu\u2019au moment où le point d\u2019excitabilité des centres nerveux étant atteint, les convulsions se produisent.L\u2019albuminurie serait un symptôme témoin d\u2019après certains auteurs; pour d\u2019autres, avec Pinard, ce serait une hépato-toxémie gravidique; pour d\u2019autres, avec Volhard, l\u2019éclampsie serait une affection de toutes les petites artérioles terminales.Personne parmi les anciens n\u2019a pensé à l\u2019hypertension.De toutes ces hypothèses, la plus plausible serait une toxémie à point de départ ovulaire, puisque l\u2019éclampsisme est essentiellement une maladie de la puerpéralité.L\u2019éclampsie est toujours la maladie de l\u2019hypothèse. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 1237 O N sait que la thérapeutique par l\u2019huile de foie de morue, instituée dès les premiers jours de l\u2019automne, réduit notablement la fréquence des affections des voies respiratoires.Les « Alphamettes », extrait concentré et standardisé d\u2019huile de foie de morue dégraissée, présentent un mode efficace et commode pour cette thérapeutique.Chaque capsule molle contient 10,000 unités internationales de vitamine À et 1,750 unités internationales de vitamine D.AIDEZ À GAGNER LA GUERRE PRESCRIVEZ DES PRODUITS CANADIENS SERVEZ JT voTR E EPARGNE 1238 Le traitement symptomatique de la toxémie pré- éclamptique a un triple but: favoriser la désintoxication, combattre l\u2019hypertension et calmer l\u2019irritabilité nerveuse.Mais, quelquefois, le traitement systématique n\u2019ayant pas donné de bons résultats sensibles et le fœtus ayant atteint l\u2019âge de viabilité, nous croyons bon d\u2019interrompre la grossesse en rupturant la poche des eaux.En agissant ainsi, nous croyons respecter au mieux, d\u2019une part, les intérêts de la mère, dont la principale chance de guérison repose dans la cessation de son état de grossesse, et, d\u2019autre part, ceux de l\u2019enfant qui, en pareille circonstance, est si gravement menacé tant qu\u2019il reste dans l\u2019utérus maternel.Discussion M.Donatien MARION félicite M.Gibeault d\u2019avoir attiré l\u2019attention sur l\u2019augmentation de la vaso- pressine et le déséquilibre endocrinien comme cause probable de l\u2019éclampsie.De plus, la rétention du chlorure de sodium dans l\u2019organisme et la viciation du métabolisme de l\u2019eau favorisent les œdèmes et peuvent contribuer à l\u2019apparition des symptômes de l\u2019éclampsie.Considérations pratiques sur le traitement des paralysies faciales M.D.LEONARD Ces paralysies sont en général des paralysies a frigore dont on ignore d\u2019ailleurs la cause.Dans ces cas, il faut chercher le niveau de la lésion, le degré d\u2019atteinte de affection et la réaction de dégénérescence par un examen électrique.Le point capital dans le traitement des paralysies faciales est la promptitude à attaquer le traitement après l\u2019apparition de la paralysie.On peut dire qu\u2019un grand nombre de patients nous sont envoyés trop tard.Ce retard enlève les meilleures chances d\u2019une guérison rapide.Plus le traitement est précoce, plus la guérison est facile.Ce traitement consiste en une source de courant continue qui passe à l\u2019endroit voulu entre deux électrodes métalliques.On doit associer le traitement à courant continu à l\u2019ionisation avec l\u2019iodure de potassium pour avoir de meilleurs résultats.Enfin, il ne faut pas se décourager si la guérison tarde à venir, car il y a des paralysies apparemment légères qui sont longues à guérir et d\u2019autres, au contraire, d\u2019apparence grave, qui guérissent vite.Difficulté diagnostique du cancer du sein au début M.L.-C.SIMARD Les symptômes du cancer du sein décrits dans les traités classiques: rétraction du mamelon, capitonnage, peau d\u2019orange, masse adhérente à la peau ou aux plans profonds, sont des signes évidents de cancer, mais signes non moins évidents que la vie de la L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 patiente est gravement compromise.C\u2019est surtout par le diagnostic précoce que l\u2019on parviendra à diminuer la fréquence de la mortalité par cancer du sein.Ce diagnostic précoce n\u2019est possible que par la vigilance du médecin praticien qui examine attentivement ses patientes, par la diligence du chirurgien qui dans le doute ne s\u2019abstient pas de pratiquer une biopsie.La clinique seule, en effet, est impuissante à poser un diagnostic certain de cancer au début.Déjà, le chirurgien même averti, en présence d\u2019une tuméfaction mammaire profonde, ne peut souvent préciser s\u2019il s\u2019agit d\u2019un adénome, d\u2019un kyste, d\u2019un foyer de sclérose étendue, d\u2019un tuberculome ou d\u2019un épithé- lioma.A plus forte raison, est-il encore plus difficile de juger de la nature exacte d\u2019une petite induration, même si elle n\u2019existe que depuis un mois ou deux, même si elle est indolore.Car l\u2019épithélioma du sein débute insidieusement; le plus souvent, il ne provoque pas de douleur et peut conserver des dimensions réduites pendant assez longtemps.Lorsqu\u2019une patiente déclare avoir constaté il y a un mois ou deux une petite masse dans son sein, cette masse, si c\u2019est un cancer, est vieille, on peut en être sûr, d\u2019au moins quatre ou cinq mois.C\u2019est déjà un épithélioma qui envahit le tissu conjonctif; il a peut-être déjà donné des métastases ganglionnaires.Et quand on se souvient que plus de la moitié des femmes atteintes de cancer du sein se présentent à Thôpital Notre-Dame plus d\u2019un an après avoir constaté leur tuméfaction mammaire, l\u2019on ne doit pas s\u2019étonner que le cancer du sein ne guérisse pas plus souvent.Voici, à mon sens, la conduite à tenir: Le médecin praticien, en présence d\u2019une induration mammaire suspecte, doit immédiatement diriger sa malade vers le chirurgien.Celui-ci pratiquera une biopsie large, en présence de l\u2019anatomo-pathologiste.Dans quelques cas, celui-ci pourra, à la salle d\u2019opération même, faire un diagnostic sur une tranche macroscopique du prélèvement.S\u2019il s\u2019agit d\u2019un épi- thélioma, le chirurgien pourra immédiatement enlever le sein et les ganglions correspondants.Si le diagnostic macroscopique est douteux, l\u2019anatomo-pathologiste fixera une tranche mince, et pourra dans les 24 ou 48 heures qui suivent donner un rapport après coupe à la paraffine.Je n\u2019aime pas les coupes par congélation.La fixation brutale qu\u2019elles imposent déforment les tissus et les cellules, et compromettent l\u2019inclusion à la paraffine lorsque celle-ci devient nécessaire.La coupe par congélation de la biopsie du sein n\u2019ajoute souvent pas grand\u2019chose à l\u2019examen macroscopique et conduit parfois à des erreurs.Des pathologistes américains, parmi les plus distingués, l\u2019abandonnent déjà.Dans les cas de cancer au début, seules des coupes sériées après incision à la paraffine offrent toutes les garanties d\u2019un diagnostic précis.Il est absolument faux d\u2019affirmer que les 24 ou 42 heures qui s\u2019écoulent entre la biopsie et l\u2019ablation L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 1239 LES EXTRAITS 014 MUSCLES CERES (Nuclégaidgs vayo-matrices) ir ald TTY AL Wir CAS RIT - EEE NUCLEOCARDOL TRAITEMENT DE BASE DE TOUTES LES AFFECTIONS CARDIAQUES ET VASCULAIRES.En comprimés \u2014 forme buccale \u2014 et en ampoules pour injection sous-cutanée.Dépositaire pour le Canada: ANGLO-FRENCH DRUG CIE - MONTREAL 1240 du sein favorisent les métastases et les récidives.Après une étude de plusieurs années à Columbia University, l\u2019on a adopté la même ligne de conduite que la nôtre.Dans quelques cas, la biopsie qui aura été large sera suffisante lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un épithélioma microscopique n\u2019ayant proliféré que dans quelques kystes de mastite chronique.Ajoutons en terminant que toute femme souffrant de mastite chronique scléro-kystique doit être surveillée attentivement, examinée à tous les trois ou quatre mois; car quoi qu\u2019en disent certains auteurs, l\u2019épithélioma mammaire prend naissance fréquemment sur des glandes mammaires atteintes de maladie de Reclus; que la femme de 25 ans peut avoir un cancer du sein.Il vaut mieux faire 30 biopsies inutiles que de laisser évoluer un cancer du sein.+ * * L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 Après la présentation de ces travaux scientifiques, M.Oscar Mercier présente le conférencier du jour, notre Doyen, M.Albert LeSage, qui, dit-il, est l\u2019homme le mieux qualifié pour parler du rôle social du médecin.Après la conférence de M.LeSage, M.Saucier remercie notre Doyen pour la magnifique causerie qu\u2019il vient de nous donner.Il fait remarquer que M.LeSage a enseigné à plusieurs générations de médecins, qu\u2019il a été mêlé à tous les mouvements médicaux, et il l\u2019invite à écrire l\u2019histoire de la médecine de son temps.Pour clore cette magnifique assemblée, M.B.-G.Bourgeois, au nom du Bureau d\u2019Administration de l'hôpital Notre-Dame, invite tous les membres présents à un buffet froid.Le Secrétaire des assemblées scientifiques, Armand GRATTON, DEUXIEME JOURNEE A l'Hôtel-Dieu Jeudi, 10 octobre 1940 Présidence de MM.Oscar Mercier et L.de G.Joubert Le président du bureau médical de l\u2019Hôtel-Dieu, le docteur P.-P.Gauthier souhaite la bienvenue aux médecins présents.Sclérose médullaire M.Antonio BARBEAU M.Barbeau présente un film, tourné dans les salles du département de neurologie de l\u2019Hôtel-Dieu, illustrant un cas de sclérose médullaire.Il commenta les différents symptômes, expliqua les différents troubles des réflexes, donna la pathogénie ct fit le diagnostic différentiel avec d\u2019autres maladies.Gastroscopie M.J.-A.MOUSSEAU M.Mousseau, comme deuxième travail, présenta + + un film sur la gastroscopie.Il expliqua les détails de la technique de la gastroscopie.Il prêcha la vulgarisation de ce moyen d\u2019investigation stomacale.La gastroscopie est non seulement utile pour le diagnostic d\u2019une lésion ulcéreuse ou cancéreuse de la muqueuse gastrique, mais aussi pour différencier les genres de gastrites, soit gastrite superficielle, atrophique ou hypertrophique.Discussion M.Albert JUTRAS, dans la discussion qui s\u2019ensuivit, avoue qu\u2019il s\u2019est rendu compte maintes fois de l\u2019utilité de la gastroscopie, l\u2019ayant pratiquée lui-même à plusieurs reprises.M.M.-H.LEBEL demande au Dr Mousseau si, avant de faire la gastroscopie, il fait le lavage de l\u2019estomac par succion.M.MOUSSEAU lui répond que non, car cette méthode, selon lui, irrite la muqueuse gastrique et peut donner le change avec des altérations propres de la muqueuse.Radiodiagnostic de l\u2019ulcère malin de l'estomac M.Albert JUTRAS M.Jutras présenta des clichés représentant les différentes formes que revêtent ces ulcères malins.Il donna, dans son langage précis habituel, une description magistrale des niches que forment ces ulcus sur les clichés radiologiques.Il donna aussi des statistiques sur le sexe et l\u2019âge des patients diagnostiqués par lui.Il précisa certains points, plus ou moins obscurs, de la symptomatologie de ces ulcus.Il termina en montrant des clichés et en expliquant la formation des ulcus sur des cancers végétants. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 Sout va POUR te MIEUX Un nouveau venu à la maternité, et «la mère et le bébé sont en excellente santé »\u2026 Ce rapport rassurant est probablement dû aux soins prénataux donnés à la mère.La préservation de l\u2019équilibre alcalin et la prévention de l\u2019acidose furent des facteurs importants dans la routine prophylactique suivie durant la grossesse.Il se peut qu\u2019ALKA-ZANE ait été prescrit, parce que cette préparation agréable fournit les quatre éléments fondamentaux de la réserve alcaline \u2014 sodium, potassium, calcium et magnésium.Ces sels minéraux se trouvent dans Alka-Zane sous la forme facilement assimilable de citrates, de carbonates et de phosphates.Non seulement Alka-Zane est efficace, mais son goût agréable plaît aux femmes enceintes qui sont généralement très difficiles.e Ecrivez sur votre papier à en-tête pour demander un échantillon d\u2019essai d\u2019Alka-Zane.Faites-en l\u2019essai dans un cas de grossesse pour vérifier s\u2019il y a nausée, comme une aide pour fournir du calcium au cours de la grossesse.ou dans tout autre cas compliqué par l\u2019acidose.Vous serez très satisfait des résultats.Alka-Zane est vendu en flacons de 4 onces pour ordonnances.ALKA-ZANE pour l'ACIDOSE WILLIAM R WARNER & CoMPANY, Ltd.727 King St.West, Toronto, Ont.1241 1242 Discussion M.J.-A.JARRY demande au Dr Jutras si la fluoroscopie est utile pour le diagnostic des ulcus de l'estomac.M.JUTRAS lui répond que, même avec des appareils radiologiques très perfectionnés et après des études laborieuses des clichés, le radiologiste est embarrassé pour poser un diagnostic.Il serait téméraire de vouloir se servir d\u2019un fluoroscope pour trancher une question si difficile.Le cancer précoce de l\u2019estomac demande une extrême minutie.M.Origène DUFRESNE abonde dans le même sens que le Dr Jutras au sujet de la fluoroscopie.Il prône dans les cas difficiles de lésion gastrique les clichés en série.Gastrectomie M.Armand PARE Le Dr Saint-Onge, en remplacement du Dr Paré, présenta trois cas de gastrectomie.Il démontra, avec preuves à l\u2019appui, que le traitement moderne de l\u2019uleus est la gastrectomie.Dans le service du Dr Paré, sur 50 cas de gastrectomie pratiqués, on n\u2019a eu que 4% de mortalité.Les 3 malades présentés sont: 1) Un malade qui souffre depuis 12 ans de troubles digestifs.La radio montre un ulcère d\u2019estomac.La gastrectomie est pratiquée et le malade se sent parfaitement bien.2) Malade qui souffre d\u2019ulcère d\u2019estomac depuis 7 ans.Gastro-entérostomie il y a 8 mois sans résultat appréciable.Gastrectomie récente qui semble vouloir donner de bons résultats.3) Le troisième cas est un cancer du rectum opéré et en bonne voie de guérison.Dans le service du Dr Paré, on donne beaucoup de crédit, pour les suites opératoires heureuses, au tube d\u2019Abbott-Miller.Variétés anatomiques des ulcères malins de l'estomac M.Pierre MASSON M.Masson fait passer sur I\u2019écran quelques clichés démontrant que certaines lésions de l\u2019estomac qui apparaissent comme bénignes et prennent l'aspect d\u2019un ulcère de l\u2019estomac, sont en réalité des lésions malignes comme le démontre l\u2019examen histologique, et qui répondent aux trois types d\u2019ulcérations cancéreuses de l'estomac: cancer ulcéré, ulcéro-cancer, ulcère cancérisé.Considérations cliniques sur les reins en fer à cheval M.Oscar MERCIER M.Mercier se base sur une statistique de 26 cas.Le rapporteur présente au début l\u2019embryologie du L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 rein en fer à cheval.Deuxièmement, il en donne la symptomatologie.Troubles du plexus solaire, troubles urinaires, troubles abdominaux, troubles gastriques, troubles intestinaux.Ces malades ont une douleur lombaire bilatérale.Ces malades sont incapables de tenir une position en extension.Ces malades sont souvent opérés pour d\u2019autres organes, lorsque ce sont leurs reins qui sont malades.Parmi les 26 cas rapportés, 16 ont été opérés pour l\u2019appendicite, 2 pour cholécystite, 2 ont même eu une gastroentérostomie.M.Mercier donne l\u2019histoire de ces opérés les plus intéressants et termine en donnant sa technique opératoire personnelle en l\u2019illustrant de clichés.Cette technique nouvelle repose sur une manière nouvelle de faire les points et sur une hémostase parfaite avant de faire les dits points.Indications de l'électrocardiogramme et de l'orthodiagramme M.Rodrigue LEFEBVRE Un cœur n\u2019est bien connu que lorsqu\u2019on l\u2019examine avec les lumières de l\u2019électro et de l\u2019ortho.L\u2019électrocardiogramme est indiqué dans toutes les maladies qui intéressent le cœur.Dans les arythmies, les myocardites chroniques, l\u2019angine de poitrine, dans l\u2019hypertension, dans les infections aiguës, rhumatisme et chorée en particulier, dans la typhoïde, la diphtérie, et aussi avant les opérations.M.Lefebvre explique alors le mécanisme de l\u2019électrocardiogramme.Thérapeutique moderne par les diurétiques M.Roméo PEPIN M.Pepin passe en revue les diurétiques en commençant par les diurétiques salins jusqu'aux diurétiques mercuriaux.Il explique le mécanisme de ces divers diurétiques.Il s\u2019arrête longuement sur les diurétiques les plus nouveaux tels que Théophyllin, Teffamin, Neptal, Salyrgan, etc.Il parla du rôle des diurétiques mercuriaux dans la néphrose lipoïdique, termina par des conclusions générales.x % % Cette présentation de travaux se termine par une brillante conférence du docteur Mercier Fauteux sur «les conditions de la recherche scientifique en médecine ».Le docteur Fauteux fut présenté par le docteur Oscar Mercier et remercié par le docteur L.de G.Joubert.Cette deuxième journée médicale se termina, comme la précédente.par un buffet froid.Le Secrétaire des assemblées scientifiques, Gérard MORIN.\\R etm.OR L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 1243 Chaque once liquide contient: Chlorhydrate d\u2019héroine .1-3 gr.Chlorure d\u2019ammonium .16 grs.Chloroforme .2 gttes.Acide cyanhydrique dil.B.P.4gttes.Sirop de scille 90 gttes.Sirop de Tolu 120 gttes Dose : Une à deux cuillerées à thé toutes les quatre heures jusqu\u2019à soulagement.Expectorant efficace, sédatif, anodin des voies respiratoires.NOTE: On peut aussi se procurer « Scilexol » avec phosphate de codéine, 1 grain à l\u2019once.Chaque comprimé renferme : Ebsal, E.BS.3grs.(acide acétylsalicylique) Phénacétine .2grs.Citrate de caféine 4 gr.Phosphate de codéine .1 gr.Dose: Un a deux comprimés au besoin.Analgésique, fébrifuge, sédatif.Chaque once liquide représente: Carbonate d\u2019ammonium .8grs.Chlorure d\u2019ammonium .16 grs.Prunus Serotina 6 grs.Senaga .8 grs.Menthol .14 gr.Chloroforme .2gttes.Glycyrrhiza .q.s.Miel .qs.Dose : Une à deux cuillerées à thé toutes les trois heures.Stimulant non narcotique de l\u2019expectoration.THE E.B.SHUTTLEWORTH CHEMICAL CO.LIMITED TORONTO Eng {Lo MIE TA CUT TRE ST TIRE PE OO SUR VOS ORDONNANCES, SPECIFIEZ E.B.S. 1244 JOURNEE MEDICALE DE L'ASSOCIATION FRANCO-AMERICAINE C\u2019est a Boston, le 2 octobre dernier, que nos collègues franco-américains se sont réunis pour la cinquième année consécutive.Dans la matinée, l\u2019hôpital Carney, grâce à la courtoisie de notre distingué compatriote, le docteur Louis E.Phaneuf, offrait un programme clinique des plus instructifs: Chimiothérapie dans le traitement de la pneumonie Dr Louis F.CURRAN Démonstration pratique des différents appareils pour le traitement des lésions de la main Dr William E.BROWNE Le traitement des varices et de leurs complications Dr Charles A.ROBINSON Myomectomie durant la grossesse (4 observations) Dr Roy.J.HEFFERNAN Fistule iléo-vaginale, urétéro-vaginale gauche et vésico- vaginale chez la méme patiente, avec remarques sur l'anastomose urétéro-vaginale Dr Roger C.GRAVES et Dr Louis E.PHANEUF Césarienne extrapéritonéale dans les cas infectées, nécessitant une intervention abdominale Dr Louis E.PHANEUF Projections cinématographiques sur l'hystérectomie vaginale Dr Louis E.PHANEUF * % * La séance didactique de l\u2019après-midi, tenue à l\u2019hôtel Touraine, sous la présidence du docteur J.C.E.Tassé, de Worcester, comportait les travaux suivants: Injections sclérosantes dans les hémorrhoïdes Dr J.A.DENONCOURT, Trois-Rivières L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 Les tuberculeux hospitalisables (Projection) Dr Paul DUFAULT, Rutland, Mass.Arthrodèse dans la coxalgie de l'enfant Dr J.E.SAMSON, Montréal Conduite à tenir dans les vomissements gravidiques Dr Donatien MARION, Montréal Relations professionnelles entre médecins et dentistes M.le dentiste Armand PICARD, Woonsocket, R.I.x * % Par une initiative des plus louables, médecins et dentistes tenaient leurs assises scientifiques le même jour et sous le même toit.Le soir, tous se réunissaient (plus de 175) pour le banquet, sous la présidence du dentiste J.C.Z.Potvin, de Springfield, Mass.Après deux courtes allocutions du dentiste Gérard Plamondon et du docteur Donatien Marion, Maître Gérard Delage sut dérider l\u2019auditoire par une causerie humoristique sur le médecin et sa clientèle.Les officiers de l\u2019Association furent élus à une réunion du Conseil, au début de l\u2019après-midi : Président honoraire: Docteur J.C.E.Tassé, Worcester, Mass.; Président: Docteur J.Ubalde Paquin, N.-Bedford ; ler Vice-Président: Docteur A.J.B.Falcon, Paw- tucket, R.I; 2e Vice-Président: Docteur Omer E.Boivin, Fall- River; Ez-Président : Docteur L.Eugène Larochelle, Manchester; Trésorier: Docteur Eugène W.Beauchamp, Chi- copee ; Secrétawre permanent: Docteur Henri E.Gauthier, Woonsocket, R.A.Donatien MARION. \"UNION MÉDICALE DU CANADA BULLETIN AÀ.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 1245 Xs Nd + ep ARS LHA Rp Ta Shou 200 470, ES ¥ sa nb PREpy # Lo te Sty yoy .o Tap Bea Y'60n455: PPE + Eb fag, ce 2 AEH 00mons) BF of a ry $77 Pa La à LT LD B EX My de st LMULOAT ON AONS evapeu ique LKUSU |LSANMCE enitale des deux sexes MN par D\u2019EXPANSION- PHARMACEUTIOUE INC.917, RUE Re MONTH = NOUVELLES ae ++ LE NOUVEAU DOYEN DE LA FACULTE DE LE SERVICE DE SANTE DE LA PROVINCE MEDECINE DE LAVAL FETE PAR SES COLLEGUES Un dîner a été offert, le 15 octobre, par la Faculté de Médecine de l\u2019Université Laval à son nouveau doyen, le docteur Charles Vézina.Le dîner eut lieu au club de la Garnison.Nous profitons de cet événement pour offrir au docteur Vézina nos vœux les plus chaleureux de succès dans ses nouvelles et insignes fonctions.Connaissant le patriotisme ardent et l\u2019esprit de devoir de nos collègues de Québec, nous ne saurions douter des résultats heureux qui naîtront des offices de leur nouveau doyen.Il fut choisi à ses mérites et à sa valeur.Nos facultés de médecine doivent s\u2019efforcer de donner leur plein rendement, afin de maintenir un enseignement à un degré de qualité qui puisse se comparer à celle des Universités canadiennes de langue anglaise.Le rôle des doyens, à cet effet, est primordial.La coordination et la régularité des activités de la Faculté, les modifications éventuelles à apporter au programme des cours, le choix de jeunes sujets de qualité et l\u2019encouragement qui doit leur être prodigué en prévision de l\u2019enseignement futur, de même que leur recommandation en vue de bourses d\u2019études sont quelques- unes des activités que peut exercer le doyen au sein de la Faculté.Il doit en être l\u2019ime dirigeante en même temps que le guide la dirigeant vers des objectifs supérieurs.Le nouveau doyen de la Faculté de Médecine de Laval peut compter sur notre Journal, en toutes circonstances, pour toute entreprise qui sera au profit du groupe médical français que représente l\u2019A.M.L.F.A.N.+4 + EST HONORE AU CONGRES GENERAL DES HYGIENISTES CANADIENS La province de Québec a été particulièrement à l'honneur au cours du congrès général des hygiénistes qui s\u2019est tenu récemment à Winnipeg.Des six unités sanitaires honorées par la « Canadian Health Association », quatre appartiennent à la province de Québec.En outre, le sous-ministre de la Santé de notre province, le docteur Jean Grégoire, a été élu président général (National President) de la « Canadian Health Association ».C\u2019est le plus haut titre qu\u2019un hygiéniste puisse obtenir.Les unités sanitaires qui ont remporté la palme lors du concours institué pour désigner les bureaux d\u2019hygiéne qui se sont particulièrement distinguées par leur travail en vue de la préservation de la santé dans les milieux ruraux canadiens sont les suivants: Saint-Jac- aues-Saint-Vital, Manitoba, Saint-Jérôme de Terrebonne, High River, Alberta, Nicolet, P.Q.Laviolette à Grand\u2019mère, P.Q.Enfin, l\u2019unité sanitaire de Saint-Jean-Iberville-Laprairie- Napierville qui avait déjà obtenu la première p'ace à deux reprises dans ces concours et n\u2019avait plus le droit d\u2019y participer a reçu une mention spéciale pour s\u2019être encore classé au premier rang.On observera que Saint-Vital est un centre canadien-français au Manitoba.Le docteur James Wallace, directeur de la propagande de l\u2019« American Public Health Association », a remis les parchemins qui font foi de diplôme au docteur Jean Grégoire au milieu des applaudissements de l\u2019assistance qui se pressait dans la grande salle de bal du Fort Garry Hotel, à Winnipeg.Le docteur Wallace a spécialement félicité la province de Québec de l\u2019excellence de ses Unités sanitaires et qui, encore une fois, est arrivée la première de toutes les unités sanitaires du pays, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 1247 DRE ; A Va LE RAINES DE SEMENCE Sans graines, il ne peut y avoir de semailles; sans ovule, pas de fécondation.L'hormone gonadotrope du sérum de jument pleine a donné d\u2019excellents résultats dans la stérilité.Hall administra cette hormone à 43 femmes stériles, et 24 purent être fécondées; parmi ces femmes, 2 étaient stériles depuis plus de 15 ans, les autres de 3 à 12 ans.Rubinstein décrit 12 cas où l\u2019ovulation ne se produisait pas, et qui par conséquent étaient stériles.Après l\u2019administration de l\u2019hormone, l\u2019évolution se produisit chez 6 et 4 d\u2019entre elles furent fécondées.L\u2019ANTÉRON DANS LA STÉRILITÉ.L\u2019ANTÉRON Schering est le facteur gonadotrope purifié du sérum de jument pleine.C\u2019est la préparation la plus hautement purifiée à base de sérum de jument pleine, et, par conséquent, elle évite tout risque de réaction anaphylactique.Chaque lot est essayé sur des cobayes sensibilisés au sérum de cheval.L\u2019ANTÉRON possède une activité très élevée, et il est titré avec grande précision en unités internationales.SL Ue Z WW SCHERING CORPORATION LIMITED Ny Boite postale 358 (Place d\u2019Armes) MONTREAL, P.Q. 1248 mais n\u2019avait plus le droit de briguer le premier rang.ee NOMINATION A LA FACULTE DE MEDECINE DE LAVAL Le docteur Florian Trempe vient d\u2019être nommé chef du service de chirurgie à l'hôpital du Saint-Sacrement, et professeur titulaire de clinique chirurgicale, en remplacement de feu le docteur Dagneau.2e ++ CAUSERIES RADIOPHONIQUES SUR L'HYGIENE ALIMENTAIRE Une série de causeries portant sur l\u2019hygiène alimentaire de l\u2019adulte, du nourrisson et de d'enfant, organisée par le Prof.Gaston La- pierre, a été inaugurée au poste radiophonique de Radio-Canada.Ces causeries ont été données durant le mois d'octobre et se poursuivent en novembre.On a confié aux docteurs Gaston Lapierre et René Benoît de l\u2019hôpital Sainte-Justine, J.-A.Baudouin, professeur d\u2019hygiène à l\u2019Université de Moîtréal, Roméo Pepin et Gaston Gosselin, de I'Hotel-Dieu de Montréal, L.-H.Gariépy, de l\u2019hôpital Notre-Dame et à Mlle Michelle Gosselin, le soin d\u2019instruire le publie sur l\u2019utilité et les bienfaits de l\u2019hygiène alimentaire.Quoique ne faisant pas, à proprement parler, partie des activités de la Ligne Canadienne de Santé au sein de laquelle le Prof.Lapierre est chargé de la division de la nutrition dans la provinée de Québec, cette initiative de Radio-Canada en possède l\u2019esprit et poursuit un même but par une voie parallèle.e-e ee Co NOMINATIONS \u201d Le Conseil de la Faculté -de Médecine de l\u2019Université de Montréal vient de décider de confier le cours de Pathologie médicale au docteur Albert De Guise, médecin de l\u2019hôpital Notre-Dame, et celui de Matière médicale et de Thérapeutique au docteur J.-A.Mousseau, médecin de l\u2019Hôtel-Dieu.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 Ont été récemment nommés médecins bénévoles de l\u2019hôpital l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, les docteurs Jacques Bruneau, Gérard Casgrain, Fernand Charest, Paul Letendre, Paul Robert, Gérard Saint- Onge.SOCIETE D'ELECTRO-RADIOLOGIE CANADIENNE-FRANÇAISE Lors de sa dernière réunion tenue à Québec, le 28 septembre dernier, la Société d\u2019Elec- tro-Radiologie canadienne-française s\u2019est choisi de nouveaux officiers pour les deux années futures: Président: ALBERT Comrois, (hôp.Sainte-Justine, Montréal).ler vice-président : JULES GOSSELIN (major), (hôp.Saint-Sacrement, Québec).2ième vice-président: PAUL BRODEUR, (hôp.Général, Ottawa).Secrétaire-Général: ORIGENE DUFRESNE, (Institut du Radium, Montréal).Trésorier général: Doriva LEONARD, (hop.Notre-Dame, Montréal).Assistant-secrétaire: (div.Montréal), HERVE LACHARITE, (hop.Sainte-Jeanne-d\u2019Are, Montréal).Assistant-secrétaire: (div.Québec), MATHIEU SAMSON, (hop.Saint-Michel-Archange, Québec).Assistant-trésorier: L.-R.PAYEUR, (hop.Hétel-Dieu, Québec).Directeurs: L.-A.GAGNIER, (hép.Saint-Jean-de-Dieu, Montréal) ; J.-Ep.PERRON, (hôp.Saint-Sacrement, Québec) ; Rosario Potvin, (hôp.Hôtel-Dieu, Québec) ; J.-E.GENDREAU, (Institut du Radium, Montréal). L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 1249 SEPTAZINE SOLUSEPTAZIN P -benzyl-amino-phényl-sulfamide P (y phénylpropylamino) -phényl-sulfamide-a-y- disulfonate de sodium PREVENTION ET TRAITEMENT DES INFECTIONS A STREPTOCOQUES SEPTAZINE SOLUSEPTAZINE Comprimés Dosés à O gr.50 Solution à 6% Tubes de 10.Ampoules de 5 et 10cc.Flacons de 100, 500 et 1000 Boîtes de 5, 50 et 100 Lasoratoires POULENC FRÈRES DU CANADA, Ltée 204, Place Youville - - Montréal 1250 ELECTION A LA DIVISION DE QUEBEC DE L'ASSOCIATION MEDICALE CANADIENNE Le docteur Léon Gérin-Lajoie, F.R.C.S.(C) et secrétaire de la Rédaction de notre revue, a été élu Président de la Division de Québec de l\u2019Association Médicale Canadienne pour l\u2019année 1940-1941.Depuis nombre d\u2019années, le docteur Gérin- Lajole s\u2019est occupé de resserrer les liens qui unissent médecins de langue anglaise et médecins de langue française.Cet honneur que lui décernent ses collègues du Québec est bien mérité et nous lui souhaitons tout le succès possible.Les autres membres de langue française sur l\u2019Exécutif de la Division de Québec également élu à la dernière assemblée de cette importante association sont: MM.Louis-HeNRr1 GariÉPy, de Montréal, CHARLEMAGNE BariIBEAU, des Trois-Ri- vières, CHARLES VÉZINA, de Québec.Nos sincères félicitations aux nouveaux élus.2e LE DOCTEUR PAUL LETONDAL ELU DIRECTEUR Le docteur Paul Letondal, professeur agrégé à la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal, médecin de l\u2019hôpital de la Miséri- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 corde, a été élu récemment directeur de l\u2019Union Médicale du Canada.Nos sincères félicitations au docteur Paul Letondal pour cette promotion si justement méritée.\u201cMONTREAL OPHTALMOLOGICAL SOCIETY\u201d A L'HOPITAL NOTRE-DAME La « Montreal Ophtalmological Society » se réunissait le 10 octobre à l\u2019hôpital Notre- Dame.Des travaux furent présentés par les docteurs Philippe Panneton, Jules Brault, Lucien Gélinas, Jules Brahy, Antonio Godin et Lucien Godin.NOUVEAUX \u201cFELLOWS\u201d DU COLLEGE ROYAL DES MEDECINS ET CHIRURGIENS DU CANADA Viennent d\u2019être nommés membres du Collège Royal, messieurs Edmond Dubé, Gaston La- pierre, Emile Legrand, Paul Letondal, Albéric Marin, Roméo Pépin, Ernest Prud\u2019homme, Louis-Paul Sénécal, tous de Montréal.Sept médecins de Québec ont été également acceptés par le College Royal.Par suite de renseignements insuffisants, nous ne pouvons donner leurs noms.Nous le regrettons.Nous les ferons paraître dans la prochaine livraison.| ! L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 Ce dont les mères se plaignaient le plus fréquemment autrefois, c\u2019était la dépense encourue lorsque la grande bouteille de médicament antirachitique était accidentellement renversée.ne peuvent renverser r\u201cOLEUM PERCOMORPHUM\u201d Même si la bouteille d\u2019«Oleum Percomorphum » est accidentellement culbutée, il n'y a aucune perte de l'huile précieuse ni dommage aux vêtements et aux meubles.Le compte-gouttes « Vacap » de Mead * offre aussi les avantages exceptionnels suivants, sans augmentation de prix: Incassable Le compte-gouttes « Vacap » de Mead ne se cassera pas, même lorsque la bouteille sera culbutée ou renversée.Ce n\u2019est pas un compte-gouttes en verre qui deviendra rugueux ou ébréché.Pas de Souillures Le compte-gouttes « Vacap » de Mead protège contre la poussière et la rancidité.(La rancidité diminue l\u2019efficacité de la vitamine.) La surface de l\u2019huile ne doit jamais être exposée à la lumière et à la poussière.Ce compte-gouttes ne peut pas se détacher et amasser les bactéries.Précis Cette invention unique donne des gouttes de grosseur uniforme lorsque le patient est habitué à s'en servir.Pas de Détérioration Fait de bakelite, le compte- gouttes « Vacap » de Mead est imperméable à l\u2019huile, qui ne peut pas remonter dans la poire en caoutchouc comme cela arrive avec les compte-gouttes ordinaires, ce qui détériore I'huile et le caoutchouc.Pas de verre ou d\u2019ampoule exposés à se séparer lorsqu\u2019on s\u2019en sert.* Ce compte-gouttes est fourni seulement avec les flacons de 50 c.c.; les flacons de !1O c.c.sont encore pourvus du compte-gouttes ordinaire.OLEUM PERCOMORPHUM Plus économique que jamais MEAD JOHNSON & CO.OF CANADA, LTD., BELLEVILLE, ONTARIO Commentse servir du compte - gouttes \u2018VACAP\u2019 DE MEAD Détachez les bouchons du dessus et du côté de la bouteille.Enlevez le bout du compte-gouttes.Appuyez solidement l\u2019index sur l\u2019ouverture du dessus et réglez le taux d\u2019écoulement par différents degrés de pression.L' « Oleum Percomorphum » se donne de préférence dans du jus de tomate.Cette maniére est tout aussi commode et plus sûre que de verser les gouttes directement dans la bouche de l\u2019enfant, ce qui peut provoquer une toux spasmodique.MEAD'S Patented Canada 1938 1251 NÉCROLOGIE LE DOCTEUR J.ALEXANDRE EDGE Le docteur J.À.Edge est décédé le 30 septembre à l\u2019âge de 63 ans.Le défunt avait fait ses études médicales à l\u2019Université Laval de Québec.\u2018 LE DOCTEUR ALBERT CHEVRIER Le docteur F.-X.-A.Chevrier est décédé à l\u2019âge de 68 ans, le 16 octobre.Le défunt ne pratiquait plus la médecine depuis 1916, date où il fut nommé traducteur à la Chambre des Communes à Ottawa.T] avait obtenu son doctorat à l\u2019Université McGill.Nous présentons nos condoléances à son frère, le docteur Rodolphe Chevrier d'Ottawa.ee ++ LE DOCTEUR JOSEPH LAMARCHE Le docteur J.Lamarche est décédé le 10 octobre à l\u2019âge de 59 ans.Le défunt avait obtenu son doctorat en médecine en 1905, de l\u2019Université Laval de Montréal.Il pratiqua à Saint-Esprit durant 35 ans et fut coroner du comté de Montcalm de 1922 à 1936.LE DOCTEUR CHARLES LEDUC Le docteur Charles Leduc est décédé le 20 octobre à l\u2019Âge de 65 ans.Le défunt avait obtenu son doctorat de l\u2019Université Laval de Montréal.Il pratiquait la médecine dans le quartier Saint-Henri, de Montréal.REVUE DES LIVRES Les nouvelles mamans et leur enfant.Par Madame Georges BOUDRIAS, s.f., Licenciée du Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec.La plaquette que vient de publier l\u2019auteur, concernant les soins que la jeune mère doit prendre d\u2019elle-méme, en vue de son accouchement, et ceux qu\u2019elle doit donner à son enfant après la naissance, est un exposé simple, logique et pratique de tout ce qu\u2019elle doit savoir et pratiquer en pareille circonstance.Quel que soit le degré social auquel elle appartient, elle pourra comprendre très facilement tout ce que vous avez écrit et pensé.Il serait utile et opportun de répandre, un peu partout, les renseignements contenus dans cette plaquette.L\u2019observation de chaque jour nous en a démontré l'importance et les services qu\u2019ils peuvent rendre à la société en prévenant, autant que possible, les accidents qui surviennent, trop souvent, chez la jeune mère qui ignore tout de l'hygiène pré et postnatale, et chez l\u2019enfant qui subit passivement tous les écarts de régime engendrés par l\u2019inexpérience et les préjugés.Cette plaquette dénote, chez l\u2019auteur, un véritable esprit public, doublé d\u2019une juste compréhension de l\u2019effort social de la part de ceux qui ont pris la peine d\u2019étudier, de façon pratique et simple, tous les sujets qui s\u2019y rapportent.Albert LeSAGE.\u2014 \u2014\u2014\u2014< L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 1253 i | VITAMINES associées pour votre commodité CAPSULES VIGRAN PERLES PARGRAN A,B,C, D, et le complexe B.A, B, C, D et G.Quoiqu\u2019il puisse bien ne pas y avoir une avitaminose grave, des recherches eliniques ont démontré qu\u2019il peut exister quand même un état de carence alimentaire.Plusieurs symptômes, peut-être légers et difficiles à identifier, dénotent fréquemment une carence vitaminique.Pour de tels cas, l\u2019emploi de produits, renfermant plusieurs vitamines importantes, est d\u2019une valeur appreciable.Vigran et Pargran de Squibb éliminent la nécessité de prendre une préparation de saveur désagréable, de manger des aliments pour lesquels l\u2019individu peut éprouver un certain dégoût, ou de prendre deux ou trois préparations différentes susceptibles de fournir ces facteurs alimentaires essentiels.Vigran et Pargran offrent, en plus, l\u2019avantage d\u2019être commodes, économiques, d\u2019un dosage restreint et sous forme de capsules ou de perles.Les capsules Vigran ou les perles Pargran de Squibb sont indiquées pour les enfants qui grandissent, les femmes enceintes ou qui allaitent, les enfants et les adultes sous-alimentés ainsi que pour les malades à régime restreint ou ceux qui souffrent de maladies prolongées et épuisantes.Capsules Vigran Perles Pargran (avec plus de facteurs complexes B) (de très petite dimension) Chaque capsule contient, sous forme stable : 10,000 unités internationales de vitamine A.200 u.i.de vitamine B,, 500 u.i.de vitamine C.1.000 u.i.de vitamine D, 100 gammas de riboflavine.5 mgm.d\u2019acide nicotinique.En plus, Vigran contient plusieurs autres facteurs du complexe B.Pour renseignements, écrivez a 36 Caledonia Road, Toronto.E'R:SQUIBB & SONS OF CANADA, Ltd.Fabricants de produits chimiques pour le corps médical depuis 1858. 1254 I UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 sDites-moi, docteur .pouvez-vous me recommander un antiseptique pour toutes fins que je pourrais employer à / ° 9 2, A MALISON : N OMBRE de médecins répondent chaque jour à cette question en prescrivant \u2018DETTOL\u2019, le nouvel antiseptique britannique maintenant utilisé dans les salles de chirurgie et de maternité des plus grands hôpitaux du Canada.L\u2019ANTISEPTIQUE \u2018DETTOL\u2019 OFFRE TOUTES CES QUALITÉS : Bien que \u201cDETTOL\u2019 soit plusieurs fois plus fort que l\u2019acide carbolique, il offre une sécurité absolue à la maison.Les mamans peuvent l\u2019employer sans crainte pour les coupures et égratignures des enfants, ainsi que pour autres soins d\u2019urgence.Il est doux pour les tissus et ne fait pas mal lorsqu\u2019on l\u2019applique sur une blessure vive.\u2018DETTOL\u2019 est aussi recommandé pour les douches et Non toxique Ne tache pas Coefficient de phénol 3.0 Ne fait pas mal D'une odeur agréable Doux pour les tissus humains Un excelient dé- .ro.sodorisant comme antiseptique général.Reckitt & Colman (Canada) Limited & y Service des produits pharmaceutiques, Montréal DETTOL L\u2019ANTISEPTIQUE MODERNE LE FILM RADIOGRAPHIQUE DE SÉCURITÉ «DUPONT», Son EMPAQUETAGE ÉLIMINE TOUTE POSSIBILITÉ DE STATIQUE Vendu par l'intermédiaire des | principaux marchands d'appareils radiographiques d'un océan à l'autre Représentants canadiens: CANADIAN INDUSTRIES LIMITED Division de la Plastique AN INDUS RAD! TR Pr LIMITED Montréal - - - Qué. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 1255 Encore du nouveau! Les éditions B EAUCH EM N VIENNENT DE VENDRE UNE PREMIÈRE ÉDITION COMPLETE en moins d'un mois ! 1 ! LA CROIX PAIE Quand Hitler commença à se faire remarquer, vers 1921, on le prit pour un «illuminé de l\u2019espèce la plus étrange »\u2026 Hitler naquit en Autriche, à Braunau sur Inn, en 1889, dans une famille catholique de petits fonctionnaires.Sept partisans en 1919, un million en 1928, 6 millions en 1930, 14 millions en 1932, 17 millions quand il prit le pouvoir en 1923.Et depuis lors, ces masses n\u2019ont fait qu\u2019augmenter\u2026 11 vous sera difficile de parler avec autorité du nazisme sans avoir lu ce livre.Durant la dernière année de sa vie, quand il LE parlait de la persécution de l\u2019Allemagne naziste contre la religion, Pie XI répétait souvent le mot de Tacite: Vera rerum perdidimus nomina ! Nous avons perdu l'habitude de désigner les choses par leurs noms.Il protectait contre l\u2019indifférence avec laquelle on traitait les choses religieuses d\u2019Allemagne et contre les m>nsonges de la propagande naziste.Bien des personnes n\u2019ont-elles pas des idées trop vagues sur le martyre de l'Eglise en d\u2019autres pays que le leur?La chose touche au tragique quand il s\u2019agit de l\u2019Allemagne dont les espoirs de domination mondiale ne sont plus mis cn doute par personne.Pour cette raison, la Librairie Beauchemin offre à son public un nouveau livre intitulé: La Croiæ païenne.EN VENTE DANS TOUTES LES LIBRAIRIES \"TOUTE: / s 0, 2 «a verite SUR L\u2019ALLEMAGNE par JOSEPH LÉOLIT Ce n\u2019est pas là un livre ordinaire.L'auteur connaît bien l\u2019Allemagne, surtout l\u2019Allemagne catholique, et durant son long séjour en Europe.il a été mêlé aux événements qu\u2019il décrit.Après avoir tracé, en quelques sobres pages, la silhouette morale du Führer, il suit le mouvement naziste depuis ses origines \u2014 dans les vagues sectes racistes qui pullulèrent au début du siècle et plus encore après la guerre de 1914-1918; on ne voit pas sans étonnement l'étrange personnalité du Kaiser se profiler dans ces pages, grâce à sa correspondance avec Houston Stewart Chamberlain.Puis, ce sont les péripéties infiniment douloureuses de la lutte contre la croix du Christ.Il s\u2019agit à peu près exclusivement des rapports entre l\u2019Allemagne raciste et la religion catholique.L\u2019exposé est nouveau.Il n\u2019existe pas.à notre connaissance, d\u2019ouvrage semblable.Pas de littérature, les faits parlent, et avec quelle éloquence! Les leçons qui se dégagent de ce livre doivent être connues de tous les catholiques.Tous ont souffert en Allemagne: clergé séculier et régulier, Frères, Keli- gieuses, laïques, intellectuels, pères et mères de famille, jeunes, enfants.Tous ont droit à notre compassion, à nos prières, L\u2019admiration larvée pour l\u2019œuvre du mouvement national-socialiste, que l\u2019on rencontre parfois dans certains milieux, est une injustice et une insulte vis-à-vis de nos frères dans la foi.Tout le monde, aujourd\u2019hui, parle de Hitler.Il est utile d\u2019avoir, sous la main, un recueil fortement documenté où l\u2019on puisera l\u2019information nécessaire pour rétablir la vérité.PRIX: l\u2019exemplaire, $1.00 Librairie BEAUCHEMIN Limitée \u2014 430, rue Saint-Gabriel, MONTREAL \u2014 Téléphone: LAncaster 4236* 1256 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 Pur Rion de mieux que FRONTENAC 3121 jusqu\u2019au parachèvement\u2026 AUCUN CONTACT HUMAIN Le long de toutes les étapes de la fabrication du \u2018\u2018Coca- Cola\u201d, depuis les ingrédients jusqu\u2019au scellage des bouteilles, chaque opération est attentivement surveillée, dirigée et vérifiée par un chimiste diplômé.Au cours de la fabrication, ce chimiste fait jusqu\u2019à vingt-deux épreuves, pour assurer la pureté et Puniformité de la liqueur.Le \u201cCoca-Cola\u201d se vend dans 76 pays et se conforme entièrement aux lois régissant la pureté des produits alimentaires.THE COCA-COLA COMPANY OF CANADA, LIMITED Oa | e ECOLIERS et ECOLIERES e COLLEGIENS et COLLEGIENNES e ETUDIANTS et ETUDIANTES de tous grades LE BON LAIT Pris aux repas et entre les repas, le lait Joubert aidera au maintien de la santé et il contribuera aux succès scolaires.Servez-en abondamment.Retenez le service régulier de notre livreur en téléphonant immédiatement.LIMITÉE À VOTRE DISPOSITION Votre banque n\u2019est pas seulement votre caissière et la dépositaire de vos capitaux d\u2019épargne.Elle est en état de vous rendre d\u2019autres services.Vos occupations et vos préoccupations d'ordre professionnel ne vous laissent guère le loisir de vous documenter au jour le jour sur les questions d\u2019affaires.Vous n\u2019en êtes pas moins tenu, à l\u2019occasion, de résoudre certains problèmes financiers qui mettent en jeu vos intérêts.Recourez donc avec confiance au gérant de votre banque dont les avis désintéressés vous seront souvent utiles.BANQUE CANADIENNE NATIONALE Actif, plus de $162,000,000 534 bureaux au Canada 66 succursales à Montréal 1 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 PRÉPARATIONS VITAMINIQUES B.D.H.POUR L\u2019USAGE PROPHYLACTIQUE RADIO-MALT (Vitamines A B; B- et D) Radio-Malt est l\u2019adjuvant alimentaire idéal pour augmenter l\u2019ingestion de vitamines A \u2018B\u2019 et D et d\u2019hydrates de carbone; il est particulièrement recommandable pour les bébés et les enfants dans la croissance.MULTIVITE La préparation initiale de vitamines solubles aux matières grasses et à l\u2019eau, sous forme de dragées agréables au goût.Les dragées Müultivite sont d\u2019une très grande valeur pour remédier à la carence de vitamines dans l\u2019alimentation qui cause les maladies légères et prédispose à la maladie.(Vitamines À B; C et D) RADIOSTOLEUM (Vitamines A et D) Pour la prévention des états carentiels de vitamines À et D, Radiostoleum est la préparation la plus commode et la plus satisfaisante; il est surtout très recommandable durant la grossesse et l\u2019allaitement.RADIOMULSIN (Vitamines A B, C et D) Pour remédier à la carence causée par les régimes hypovitaminiques des bébés nourris artificiellement, ou des enfants et des adultes dont le régime est forcément restreint en qualité ou en quantité, l\u2019administration de Radiomulsin s\u2019est montrée particulièrement efficace.Des détails seront fournis par: THE BRITISH DRUG HOUSES (CANADA) LTD.Terminal Warehouse Toronto 2, Ont.- 1257 EE VP/CAn/4011 1258 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 LE TRAITEMENT DU \u201cEMMENINE\u201d No 927 \u2018\u2019EMMÉNINE\u201d LIQUIDE 120 unités orales-quotidiennes (Collip) par cuillerée à thé.Bouteilles de 4 onces.No 701 \u2018\u2019EMMÉNINE\u201d \u2014 COMPRIMÉS 120 unités orales-quotidiennes (Collip) par comprimé.Bouteilles de 42 comprimés.syndrome ménopausique \u2018Les troubles ménopausiques et les perturbations nerveuses qui les accompagnent cèdent au traitement cœstrogène.(.) Les symptômes s'amendent rapidement et, règle générale, le soulagement ainsi procuré dure pendant des périodes prolongées et peut être maintenu par une posologie minime.Le mérite thérapeutique d'une substance œstrogène active per os (emménine) facilite le traitement des femmes ménopausiques.\u201d * * Jacoby, Adolph, et Der Brucke, Maurice G.: Am.J.Obst.& Gynec., 39: 509, mars 1940.Posologie: Trois cuillerées à thé d'Emménine Liquide ou trois comprimés Emménine par jour jusqu'au soulagement des malaises, puis une cuillerée à thé ou un comprimé par jour comme dose d'entretien ordinaire.L'Emménine est préparée et standardisée biologiquement d'après la méthode du docteur J.B.Collip et est présentée avec l'approbation du Laboratoire de Biochimie de l'Université McGill.AYERST, McKENNA & HARRISON LIMITÉE Biologistes et Pharmaciens MONTRÉAL CANADA reste toujours un médicament de choix pour le traitement scientifique de la COQUELUCHE .Le Pavéral est journellement prescrit avec succès pour les cas de coqueluche et des toux Coqueluchoides.\u2014 Ne cause ni intolérance, ni complication.© Littérature sur demande.\u201c AGENTS CANADA DRUC.CO.MONTREAL AMherst 8900-3733 Pompes funèbres Salons mortuaires MONTY, GAGNON & MONTY Ambulances de luxe, chauffées Transport des malades à la ville et à la campagne.Service prompt et sûr.© 1926, rue Plessis Salons mortuaires: 4156, rue Adam.Ambulenciers de l'Hôpital Notre-Dame Ù N L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1940 1259 A Meossiours les Médecins La pharmacie d'ordonnances ARTHUR HIRBOUR \u201cest tout indiquée pour la préparation de vos ordonnances \u2014_\u2014- 37 ans d'expérience comme pharmacie professionnelle.Nous n'employons que les produits chimiques supérieurs.Angle ST-DENIS & DE MONTIGNY LAncaster 7356 \u2014 MONTREAL Lab MESSIEURS LES MEDECINS sont invités à consulter - DENCYCLOPEDIE MÉDICO- CHIRURGICALE AU SECRÉTARIAT dans l'après-midi de 2 à 5 heures 326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal Aalloggie T FLAVORED WITH MALT, SUGAR AND SAL Pt 0 DIET DEFICIENCY VET ; ° or \u201cBULK pA, LID.LONDON, ONL. » a TABLE DES ANNONCEURS Pages American Can Co.(Les éléments miné- raqux ou inorganiques dems la nutrition) .2e page de couverture Anglo-French Drug Cie (Nucléocardol) .1239 Ayerst, McKenna & Harrison Lice (Alpha ° mettes) .1237 Ayerst, McKenna & Harrison Ltée Emmé nine) .1258 Banque Canadienne Nationale A votre disposition) 1256 British Drug Houses (Canada) Lid.Pro parations Vitaminiques B.DH).1257 Canada Drug Co.Ltd.(Paveral) .1258 Canadian Industries Ltd (Le Film Radiogra- phique de securité Dupont\u201d) .1254 Casgrain & Charbonneau, Ltée (Sédacrine) 9 Casgrain & Charbonneau.Ltée (Neuro- crine) .2.2.22 2 4 6 2 + +00 15 Coca-Cola Co.of Canada Lid .1256 Compagnie Ciba Ltée (Di-Ovocyline) 20 Eddé, J.Ltée (Tréphonyl) .+15 + + >= 27 Eddé, J.Ltée (Iodogénol) .27 Frosst, Charles E., & Co.(Tutamate) .1 Hoffmann-LaRoche Ltée (La Perle Vi-Penta) 30 Herdt & Charton Inc.(Uroprazine) .1257 Hirbour, Arthur (La pharmacie d'ordon- ,\u2018 nances) .1259 \u201c Joubert, J.-J.(Le Bon Lait) .1256 : Kellogg's (Canada) Ltd.(All Bran) .1259 \u2018Knox Gélatine (Diétes de Diabétiques) 29 Laboratoires Abbott Ltée (Penta-Kaps) 32 Laboratoire du BisMol (Fertinic) 4e page de la couverture Laboratoires Jean Olive (Panglandine) 23 Laboratoires Jean Olive (Neurosolène) 23 Laboratoires Poulenc Frères du Canada Ltée (Septazine-Soluseptazine) .1249 Libby, McNeill & Libby of Canada Ltd.(10 aliments équilibrés pour bébés) .28 Librairie Beauchemin Ltée (La Croix pailen- .ne) .1255 oO à.> 3 | Mead Johnson & Co.Ltd.(Oleum Porcon morphum) ., 1251 Merck & Co., Ltd (Pyridiurn) Ce eee 5 Millet, Roux & Cie, Ltée (Scillitrine) .19 Monty, Gagnon, Monty .1258 Reckitt & Colman (Canada) Lid.(Dettol) .1254 Rougier Fréres (Hémoglobine Deschiens) 3 Rougier Frères (Ouabaïne Amaud) .- Rougier Frères (Lyxanthine Astier) 7 Rougier Frères (Stanno-Sufrol) .1235 Rougier Frères (L'Elixir Ducro) .1235 Sanatorium De Blois .22 Sanatorium Prévost Inc.= 26 Schering Corporation Ltd.(Graines de semence) .1247 Shuttleworth, E.B.\u2018Chemical Co.Ld.(Scilexol \u2014 Codophen \u2014 Bronexol) .1243 Squibb & Sons of Canada Ltd., E.R.(Capsules Vigran \u2014 Perles Pargran) .1253 Société d'Expansion Pharmaceutique Inc.(Prephysin) .2.44 + 204 +00 1245 Upjohn Co.(Jeculin) .« .+ 13 Usines Chimiques du Canada Inc.(Sirop B Co.Valor) .3e page de la couverture Vinant Limitée (Génésérine) 11 21 | 21 | 24 | Vinant Limitée (Génatropine) .11 Vinant Limitée (Génoscopolamine) 11 Vinant Limitée (La Solution de Salicylate de Soude du Dr Clin) .\u2026\u2026.11 Vinant Limitée (Pulmo-Bailly).17 Vinant Limitée (Provéinase Midy) .Vinant Limitée (Lipiodol Lafay) .- Warner, William R:; Co.Ltd.(Alka-Zane pour l'acidose) .+ + + += 1241 | Wyeth & Bro., Canada Lid., John (B-Plex Smaco) .2 + + + + + + +0 Wyeth & Bro., Canada Lid., John (B-Plex Smaco) .2 + 4 4 + + + +0 25 Wyeth & Bro., Canada Ltd., John (Donnez- vous une matière grasse convenable?) 31 } Bi 300 unités .or Riboflavine 0.2 mg.Les Vitamines Synthétiques B Acide nicotinique 10 mg.Be | 0.1 mg.SIROP COMPLEXE Prescrives simplement: «Sirop B Co.Valor» Riches et pauvres souffrent d'avitaminose Par mauvaise alimentation, soit insuffisante, soit inadéquate à cause de préférence ou dédain pour certains mets.Chez l\u2019alcoolique, l'alcool prend la place d\u2019une quantité de nourriture correspondante.Diètes arbitraires trop longtemps suivies.Littérature sur demande.USINES CHIMIQUES DU CANADA INC.1338 est, rue LAGAUCHETIERE (87 Station C) MONTREAL A FERTIRIC (Phospho-gluconate Ferreux) Hématinique nouveau Coefficient d'augmentation de l'hémoglobine.Permettant la meil- 16F leure utilisation possible du fer.4 12 ® Un composé chimique défini de fer, stable 10} à l'état ferreux.Le fer constitue 12% de la molécule et est combiné au phosphore et à l'acide gluconique.@ Des essais cliniques ont démontré que le fer, sous cette forme, prend une toute nouvelle 4 valeur comme hématinique.® Voir expérimentation biologique et résultats cliniques résumés en brochures & l'intention IPG IPG+C [AC de la profession médicale.4 8 12 16 JOURS 20 I.P.G.= Fertinic (Phospho-gluconate Ferreux).Conditionné en flacons de 90 \"Capils\u201d.LA.C.\u2014 Citrate de Fer Ammoniacal.Dose: 2 \"Capils\u201d, 2 hre avant les repas.== Carbonate Ferreux (Blaud).1.P.G.+ C.= Fertinic avec Vitamine C.Le LABORATOIRE du BISMOL (La Cie Pharmaceutique DesBergers) 388 ouest, rue Saint-Paul - - Montréal Rs cn tte Ta "]
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