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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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Références

L'union médicale du Canada, 1941-12, Collections de BAnQ.

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[" L'Association des \u2018Médecins de Langue Française de Amérique du Mord et L'Union lDédicale ou Canada prient leurs amis, leurs collaborateurs, leurs annonceurs d'accepter leurs remerciements et - leurs voeur sincères de Foyeur THoël et Bonne et Deurveuse Flnnée BULLETIN LE TRICENTENAIRE DE L\u2019HÔTEL-DIEU ET DE SAINT-SULPICE 1641 - 1941 Ad perpetuam rei memoriam.Notre journal de médecine ne saurait passer sous silence cette date mémorable dans les annales de notre histoire; car l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal et la Communauté de Saint-Sulpice comptent parmi les bienfaiteurs de notre Université, et surtout de la Faculté de médecine.Ce double tricentenaire mérite du moins un geste de notre part qui en évoque le souvenir que nous en conservons.Si nous remontons au milieu du siècle dernier, nous verrons que l'Hôtel-Dieu de Montréal a accueilli avec empressement nos anciens professeurs.Ils formaient, alors, partie de l\u2019Ecole de médecine Victoria; puis, de l\u2019Ecole de médecine et de chirurgie de Montréal ; plus tard, de l\u2019Université Laval, succursale, à Montréal, de l\u2019Université Laval de Québec; enfin, de la Faculté de médecine de l\u2019Université de Montréal.Je n\u2019ai pas l'intention, dans un court bulletin, de faire l\u2019historique de l\u2019Hôtel-Dieu et des médecins qui se sont succédé depuis sa fondation.On trouvera tous ces renseignements dans les deux importants mémoires qui paraissent dans ce numéro, dont l\u2019un a été rédigé, puis prononcé par la Révérende Sœur Allard, supérieure de l\u2019Hôtel- Dieu, le 6 novembre 1941, à l\u2019occasion du tricentenaire de sa fondation, et l\u2019autre, par le professeur Oscar Mercier, -président de l'Exécutif, en présence d\u2019un public nombreux et de quelques évêques de notre diocèse.Nous nous souviendrons, après avoir lu ces deux importants documents, que notre existence, au point de vue médical et scientifique, est due à cette Vénérable Maison qui a tant contribué à faire rayonner, au Canada et au delà de nos frontières, la réputation de nos Ecoles de médecine et de nos médecins et chirurgiens.Sa longue tradition dans l\u2019enseignement universitaire et ses activités hospitalières, si fécondes et progressives, constituent une œuvre splendide d\u2019unité, de persévérance et de patriotisme silencieux qu\u2019il convient de citer en exemple aux générations actuelles qui oublient, quelquefois, BULLETIN ou ignorent, trop souvent, les mérites innombrables accumulés durant les étapes laborieuses de sa constante ascension dans la vie canadienne.Ne vient-on pas d\u2019assister à la bénédiction de la pierre angulaire d\u2019un nouveau pavillon afin d\u2019y loger un plus grand nombre de malades de l\u2019Assistance Publique?.| Nous adressons done à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, au nom de la Faculté de médecine et au nom des médecins canadiens-français, l'hommage de notre reconnaissance en ce tricentenaire qui constitue une de nos plus belles pages d\u2019histoire, non seulement pour cette Institution mais pour nous tous.On voudra bien trouver, dans ces deux conférences, les raisons qui justifient notre attitude en cette circonstance.+ k * La Communauté de Saint-Sulpice a, aussi, de nombreux titres à notre reconnaissance, nous, de la Faculté de médecine de l\u2019Université de Montréal.Si l\u2019on veut bien se reporter à la seule année 1892, époque de la fusion de nos deux écoles, Laval et Victoria, ceux surtout qui ont vécu ces temps douloureux se souviendront que les étudiants et les professeurs habitaient des locaux dépourvus de tout confort, privés de laboratoires et situés au marché Bonsecours où le bruit couvrait la voix de nos professeurs tandis que les étudiants ne possédaient que la rue pour refuge.La Compagnie de Saint-Sulpice s\u2019émut de cette lamentable situation et Monsieur Colin, supérieur à cette époque, offrit, un jour, un terrain spacieux, rue Saint-Denis, où, avec leurs deniers, ces Messieurs construisirent les bâtiments actuels que nous n\u2019avons jamais quittés depuis, excepté durant quelques mois, après les deux incendies qui en ont ravagé une grande partie à quelques années d\u2019intervalle.À compter de cette date, les Messieurs de Saint-Sulpice ont largement contribué au budget de notre Université.Ils y ont Joué, aussi, un rôle très important au point de vue pédagogique et doctrinal.Après Monsieur Colin, dont l\u2019intelligence et la vigueur nous avaient si bien servis, nous avons trouvé dans Monsieur Lecoq, son éminent successeur, un directeur spirituel de grande envergure dont la mystique s\u2019adaptait rapidement à notre évolution et au progrès 1269 1270 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 de notre Faculté de médecine.Nous n\u2019avons pas encore oublié ses lumineuses conférences sur la responsabilité morale et la haute mission sociale du médecin.La générosité de ces Messieurs a été constante, si bien que, lors de la souscription publique, en 1920, la Compagnie de Saint-Sulpice s\u2019est inscrite pour une somme de un million de dollars ($1,000,000), soit deux cent mille ($200,000) dollars par année durant 5 ans.Puis, les.jours sombres sont venus, mais le geste demeure et nous nous en souvenons.Des fêtes religieuses solennelles ont déjà marqué la célébration de ce double tricentenaire coincidant avec celui de la ville de Montréal.Nous nous joignons à tous, civils et religieux, pour exprimer à ces Vénérables Maisons notre admiration et notre reconnaissance pour le bien qu\u2019elles ont accompli parmi nous et envers notre Faculté de médecine.ALBERT LESAGE, Doyen.+ + TRICENTENAIRE DE L'HÔTEL-DIEU DE MONTRÉAL L\u2019HÔTEL-DIEU DE MONTRÉAL Trois siècles de dévouement et de progrès ! Par Révérende Sœur ALLARD, supérieure.Qu\u2019il soit permis à l\u2019humble supérieure de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal de prolonger au- jourd\u2019hui une tradition vieille de trois siècles.A l\u2019exemple de Sœur Judith Moreau de Bré- soles, première supérieure du primitif Hôtel- Dieu de Ville-Marie, c\u2019est un hymne de reconnaissance à Dieu que je veux entonner, pour le remercier de ses bontés envers notre maison, et dire tout haut merci aux hommes, instruments des bontés de Dieu.En ce 6 novembre 1941, date anniversaire de la mort du fondateur de notre œuvre, Jé- rome LeRoyer de la Dauversière, jé voudrais pitalité de telle sorte que les malades soient portés à servir et honorer Dieu, par le bon usage de leurs maladies, et que, sortant de l\u2019Hôtel-Dieu, ils remportent la santé de l\u2019âme avec celle du corps, et que ceux qui y meurent puissent aller au ciel.» Les religieuses hospitalières de Saint-Joseph, conscientes des devoirs et des responsabilités du présent \u2014 la cérémonie d\u2019aujourd\u2019hui le prouve \u2014 veulent ne pas oublier qu\u2019une base morale, une vie de foi surnaturelle, est avant tout nécessaire à leur œuvre.Il n\u2019est pas surprenant qu\u2019elles aiment à feuilleter les pages aussi dire merci à Notre-Dame et à saint Joseph pour tant de grâces qui ont été versées sur l\u2019antique Hôtel-Dieu de la rue Saint- Paul, au cœur du vieux bourg de Ville-Marie, et sur l'hôpital actuel qui date de 1861.Plus appréciables encore que les faveurs temporelles sont les grâces spirituelles: grâces de persévérance finale ou de conversion, grâces de ciel conquis par la souffrance.Puis-je signaler un texte essentiel de nos constitutions qui se lit ainsi: « que les sœurs exercent l\u2019hos- 1.Allocution prononcée le 6 novembre 1941, à la bénédiction de la pierre angulaire du nouveau pavillon.du passé, pour y retremper leur courage, y réchauffer leur charité.Regardant le vaste chantier de construction de 1941 avec ses promesses \u2018d\u2019avenir, elles se: souviennent des humbles débuts du temps de Sceur de Brésoles, de Sœur Macé, de Sœur Maillet et de leur première novice canadienne, Sœur Morin.Notre foi grandit, notre espérance s\u2019affermit, à relire la description que nous donne notre première annaliste de l\u2019Hôtel-Dieu que connurent de Maisonneuve et Jeanne Mance.La voici'en quelques lignes: \u2018 « L\u2019Eglise avait 50 pieds de long sur 24 1272 de large; la salle des hommes joignait la dite église et avait environ 40 pieds de long, de même largeur que l\u2019église.Au bout de la dite salle, une grande et forte cheminée pour chauffer les malades et fournir à tous leurs offices.Derrière la dite cheminée, il y avait une chambre d\u2019environ 15 pieds de long et d\u2019égale largeur que la salle, sans cheminée pour mettre les femmes malades.Au-dessus des deux salles était l\u2019appartement de nos sœurs, on y montait par un petit escalier de vingt marches, fort étroit.Tout ce monastère consistait en une chambre d\u2019environ 15 pieds en carré, dans laquelle il y avait une cheminée à feu.c\u2019était ma sœur Macé qui faisait la lessive; elle était aussi cuisinière, dépensière et balayait partout.Ma sœur Maillet fut mise hospitalière, cuisinière et dépensière des malades.Ma sceur de Brésoles qui était supérieure prit l\u2019apothicairerie qu\u2019il fallut dresser entièrement dans un petit coin où l\u2019on ne voyait clair que par un faux jour.Elle fit de ses mains la plus grande partie de ses ustensiles, comme fourneaux et boites, tablettes, etc\u2026 Elle était médecin à ses heures et ordonnait les re- medes dont elle était fort capable.» « L\u2019hiver, ajoute Sœur Morin, l\u2019eau qu\u2019on mettait sur la table pour boire s\u2019y glaçait en l\u2019espace d\u2019un quart d\u2019heure.» Voilà les débuts de notre œuvre, voilà la crèche de Bethléem où naquit l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.Le temps a marché depuis et l\u2019Hôtel-Dien aussi.Un mode de réfrigération artificielle a remplacé la réfrigération «naturelle» d\u2019autrefois.Je veux quand même affirmer, en la circonstance solennelle de ce jour, que notre plus intime désir est de garder en notre âme et au cœur de notre communauté, dans ces temps nouveaux, la même force de caractère, la même charité ardente, le même dévouement total que nous admirons, à trois siècles de distance, dans nos devancières, ces trois premières mères françaises qui étaient, selon l\u2019expression de Sœur Morin, «les fondements de cet édifice où la Divine Majesté de Dieu doit être servie et honorée jusqu\u2019à la fin des siècles, par un grand nombre de religieuses qui offri- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 ront leur vie et leur santé pour être sacrifiées au service des pauvres malades.» La mort fauche les humains, les siècles rongent les plus beaux édifices; mais l'âme humaine est immortelle et immortelle aussi la beauté qu\u2019on lui donne.De grandes âmes, des cœurs généreux se- sont récemment penchés sur notre œuvre pour en favoriser les progrès dans tous les domaines, Citer des noms serait difficile.Mais il me semble que l\u2019esprit de justice se joint au sentiment de la reconnaissance pour me forcer à dire tout haut un merci spécial à certains hommes d\u2019Etat, c\u2019est-à-dire au gouvernement de la province de Québec, qui a permis l\u2019entreprise 1941-42.Veuillez, M.le Ministre de la Santé et du Bien-Etre social, transmettre à qui de droit l\u2019expression de notre profonde reconnaissance en gardant toutefois pour lui- même la large part qui lui revient.Que Monseigneur notre digne Archevêque veuille bien trouver ici l\u2019expression de notre profonde reconnaissance pour son paternel et bienveillant encouragement, particulièrement à la cérémonie de ce jour.Qu\u2019il me soit aussi permis de rendre hommage au dévouement de nos architectes, de même qu\u2019à la bienveillance et à la compétence de notre dévoué entrepreneur général M.Alban Janin.En terminant, je rappelle le souvenir de deux bienfaitrices insignes de notre hôpital et de notre ville, et je réclame pour elles les pavillons auxquels elles ont droit, j'ai nommé: Jeanne Mance et Madame de Bullion.D\u2019avance, je remercie tous les futurs auxiliaires et bienfaiteurs de l\u2019Hôtel-Dieu qui nous permettront de parachever l\u2019œuvre commencée sous de si favorables auspices et je les prie d\u2019agréer, dès maintenant, l'hommage de notre gratitude.Excellences, Mesdames et Messieurs, les religieuses hospitalières de St-Joseph vous remercient avec émotion; elles prient Dieu de vous rendre, en bienfaits et en consolations, la charité que manifeste votre présence chez elles, en ce jour du 6 novembre 1941.\u2014pr=:_ re + +% = ww 2 = = MÉDECINS ET CHIRURGIENS DE L\u2019HOTEL-DIEU Par Oscar MERCIER Président de l'exécutif de l'Hôtel-Dieu.Lorsque au matin du 18 mai 1642, deux petits voiliers et deux chaloupes amenérent enfin dans l'Ile de Montréal Maisonneuve, Jeanne-Mance, accompagnés de Madame de la Peltrie, bienfaitrice de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, et sa recrue avec quelques Jésuites, l\u2019histoire médicale de Montréal et celle de l\u2019Hôtel- Dieu prenaient origine.M.Faillon nous rapporte le fait suivant: « M.de Maisonneuve en arrivant à Tadoussac fut agréablement surpris d\u2019y trouver un de ses amis intimes, M.de Coupron, amiral de la flotte de la Compagnie de la Nouvelle-France.Il lui raconta la perte de son chirurgien dont les services lui auraient été indispensables dans la formation du nouvel établissement qu\u2019il ne pouvait faire sans qu\u2019il y eut bien du sang répandu.M.de Coupron lui offrit généreusement son propre chirurgien et celui-ci, informé du besoin qu\u2019on aurait de lui, se présenta gaiement, fit descendre son coffre dans la chaloupe préparée pour M.de Maisonneuve et partit avec lui pour Québec.» Ce chirurgien se nommait Jean Pouppé.Il assista à la première messe que célébra le Père Vimont dans l\u2019Ile de Montréal et devint le premier médecin et chirurgien du petit hôpital que Mlle Mance avait fait construire dès la fin de 1642.Au mois de novembre 1648, nous retrouvons dans les papiers de l\u2019étude de Jean de Saint Père, la signature de Jean Pouppé qui assista à la naissance des premiers enfants issus de parents européens à Montréal.Entre temps, le petit hôpital devenait une réalité.Le 12 janvier 1644, le contrat de fondation de l\u2019Hôtel-Dieu fut signé à Paris par Mme De Bullion.Maisonneuve et Jeanne- Mance firent alors exécuter promptement les travaux en 1645 et bientôt la construction de l\u2019Hôtel-Dieu devenait un fait accompli.Nous n\u2019avons pas ici l\u2019intention de dresser l\u2019histoire entière des médecins de notre institution.Cette tâche nous serait irréalisable, d\u2019une part par la destruction des archives de l'Hôpital lors des deux incendies au début de la colonie et d\u2019autre part par le court laps de temps dont nous disposons.Notre désir est de brosser un tableau général qui nous permettra de comprendre l'influence que les médecins de l\u2019Hôtel-Dieu ont exercé sur l\u2019évolution de la médecine à Montréal.Le premier médecin qui ait passé un contrat régulier avec les autorités de notre hopi- tal se nomme Etienne Bouchard.Arrivé en 1653, avec la recrue, il demeure à Montréal jusqu\u2019à sa mort, survenue en 1676.Avant son départ de France, il s\u2019était engagé par contrat à demeurer cinq ans à Montréal.Pendant ce temps, il devait être logé, nourri et couché, fourni de tous les instruments nécessaires pour exercer son art et recevoir 150 livres de vingt sous par an.Il est intéressant de noter que le premier curé Sulpicien de Montréal, l\u2019abbé Gabriel Souart, débarqué en 1657, donna des soins aux malades de l\u2019Hôtel-Dieu entre 1660 et 1684.Il avait étudié la médecine et on prétend que le Souverain Pontife l\u2019autorisa à soigner, s\u2019il était nécessaire.Il fut l\u2019exécuteur testamentaire de Mlle Mance qui mourut le 18 juin 1673.Il veilla à l\u2019accomplissement de son vœu suprême: le dépôt de son cœur dans la chapelle de l\u2019Hôtel-Dieu.Nous sommes justifiés à nous demander si l\u2019abbé Souart, puisqu\u2019il était médecin, n\u2019aurait pas été celui qui aurait prélevé le cœur de notre héroïne.En même temps que lui, Rapin dit la Musette est inscrit sur la liste des chirurgiens de notre hôpital pour les années 1679 à 1686.Deux chirurgiens de l\u2019Hôtel-Dieu, Antoine Forestier et Jean Martinet de Fonblanche sont engagés par cet hôpital en date du 13 juillet 1681.Les deux chirurgiens s\u2019engagent «à servir le dit hôpital, à panser et médicamenter tous les malades, à se rendre par quartier de trois 1274 mois en trois mois assidus à visiter les malades sur les sept heures du matin, par chaque jour et autres heures si nécessaires, l\u2019un pour l\u2019absence de l\u2019autre, à réquisition, moyennant 75 livres par an, chacun, les remèdes fournis par l'hôpital».Ils indiquèrent ainsi aux générations futures des médecins de l\u2019Hôtel- Dieu de commencer leur service tôt.L'un et l\u2019autre semblent posséder le sens des affaires.Forestier fit établir par le tribunal (24 avril 1711) que les officiers des troupes n\u2019avaient droit d\u2019être traités gratuitement que pendant leur séjour à l\u2019Hôtel-Dieu.Martinet de Fonblanche est le premier médecin de Montréal qui ait recours à un avocat pour réclamer des honoraires.En effet, le 11 février 1670, le juge de Montréal condamnait Louis Losel à lui payer 20 livres pour services de chirurgie.Martinet de Fonblanche a encore le mérite d\u2019avoir été le premier professeur de Médecine au Canada.Il fit école.Le 15 janvier 1674 il engage son beau-frère, Paul Prud\u2019Homme.Le 16 décembre 1681, François Tardy devient son engagé pour trois ans.Enfin, le 19 novembre 1686, Pierre Malidor, fils d\u2019un chirurgien lionnais, choisit le sieur Martinet pour lui enseigner l\u2019art de la chirurgie pendant 4 ans.Le premier écrivain médical de Montréal fut un médecin de notre hôpital, J.-C.Gaillard qui, en 1667, écrit un curieux rapport sur le décès d\u2019un consomptif à la Pointe St-Charles.Joseph Benoist est le premier Montréalais a exercer la médecine dans cette ville.Né à Montréal en 1712, il semble être l\u2019élève de Thaumur de la Sorce, chirurgien de notre hôpital en 1689.Il figure sur la liste de nos chirurgiens entre les années 1715 et 1726.C\u2019est avec lui qu\u2019eut lieu au Canada la première dispute avec les Irlandais.En effet, en 1718 arriva à Montréal un médecin irlandais, Timothy Sullivan, dont le nom francisé répondait à celui de Timothée Silvain.Débarqué sur nos rives, il se serait installé à Varennes où, en 1720, il épousa Marie Renée Gauthier, fille de la Vérandrye.Il obtient par l\u2019influence du sieur Gauthier, qui venait de découvrir les L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 montagnes Rocheuses, un brevet de médecin du roi.Ses démêlés avec la justice sont nombreux et ses chicanes avec les autres médecins du temps, multiples.Son nom n\u2019apparaît sur la liste de nos médecins que.durant les années 1725 à 1730; il est probable que les autorités de l\u2019Hôtel-Dieu ne l\u2019ont eu à leur service que durant 5 ans à cause de,son violent caractère.Le temps s\u2019écoule rapidement et nous voilà déjà au centenaire de l\u2019Hôtel-Dieu.Etaient alors médecins et chirurgiens de cette institution: Messieurs Joseph Benoit, décédé en 1742, Labosière, originaire de Saint-Corentin et Charles Joseph Alexandre Ferdinand de Feltz, né à Rabstat en Autriche.En Nouvelle- France, les familles sont nombreuses et nous notons qu\u2019un des chirurgiens de l\u2019Hôtel-Dieu était père de 22 enfants.Il s\u2019agit de Louis Nicolas Landriaux, dit La Lancette, surnom médical, sans doute, chirurgien de notre maison lors de la cession.La domination anglaise est une période plus rapprochée de nous.De 1760 à 1861, date de l\u2019établissement de l\u2019hôpital sur les terrains actuels, les chirurgiens et médecins suivants figurent sur notre liste: D.de Bonne, F.Auger, À.Vallière, Ed.Sym, W.Siebi, P.Beaubien, R.Nelson, célèbre au cours de la rébellion de 1838, W.Vallée, P.Munro, L.G.Bibaud, H.Pelletier, J.-C.Co- derre, E.-H.Trudel, Thomas D\u2019Orsonnens, L.Boyer, J-P.Rottot.Au début de la domination anglaise, jusqu\u2019en 1872, les médecins anglais sont les seuls artisans de la profession.En 1822, ils fondent l\u2019Université McGill, et en 1847, le Collège des Médecins et Chirurgiens de Québec.En somme, la médecine canadienne-française est inexistante au point de vue influence.L\u2019Hô- tel-Dieu a bien, en 1861, déménagé et construit, sur le site actuel, l\u2019hôpital le plus moderne alors d\u2019Amérique, les médecins cana- diens-français n\u2019ont aucune influence sur les directives médicales.Le Collège des Médecins et des Chirurgiens de Québec est dirigé par les médecins anglais et seule l\u2019Université McGill enseigne la médecine à Montréal jus- MERCIER: HÔTEL-DIEU DE MONTRÉAL qu\u2019en 1872.Vers cette époque, l\u2019Ecole de Médecine et de Chirurgie de Montréal, dite Ecole Victoria, fondée en 1843 par des médecins anglais, passe au contrôle de nos confrères et prend un caractère nettement français.Son personnel comprend des médecins de l\u2019Hôtel- Dieu, Munro, Nelson, Bibaud, Pelletier, Boyer, Coderre, Trudel, D\u2019Orsonnens.En 1874, grâce à l\u2019aide généreuse de notre hôpital, un édifice sera construit sur l\u2019avenue des Pins, face à nos immeubles pour y loger l\u2019Ecole Victoria.Celle-ci jusqu\u2019en 1878 enseignera seule à Montréal la médecine française.Le ler janvier 1872, le premier numéro de l\u2019Union Médicale du Canada paraissait.La majorité de ses parrains étaient médecins de l\u2019Hôtel-Dieu.Son Rédacteur en Chef, le Dr J.-P.Rottot, quitta notre institution en 1880 pour fonder l\u2019hôpital Notre-Dame.A.-T.Brosseau, qui devient chirurgien en chef de la nouvelle institution hospitalière, et E.-P.Lachapelle, futur doyen de la Faculté de Médecine de l\u2019Université Laval, l\u2019accompagnent.Ils sont de chez-nous.En 1877, le Collège des Médecins et Chirurgiens de Québec qui avait été depuis sa fondation en 1847 sous le contrôle anglais, passe sous la direction de nos compatriotes, trois médecins de l\u2019Hôtel-Dieu en 1877 en dirigent les destinées; Rottot est le président, Dagenais, le secrétaire et E.-P.Lachapelle, le trésorier.Sir William H.Hingston qui a jeté tant d\u2019éclat dans notre institution, est le second président de 1886 à 1889.En 1900, la médecine Canadienne française franchit une autre étape dans son perfectionnement scientifique.La Société Médicale de Montréal est constituée et son premier président en est Hervieux, médecin chef de l\u2019Hôtel-Dieu.Entre temps, notre institution fournit des éléments à la direction des affaires de Montréal et du pays.Sir William H.Hingston est élu maire de Montréal et membre du sénat.J.-J.Guérin occupe le poste de premier magistrat de la métropole et est député de Ste-Anne à la législature fédérale.Au point de vue scientifique, les médecins de l\u2019Hôtel-Dieu continuent la course en avant.1275 Marien, imbu des idées de Pasteur, revient d\u2019Europe en 1898 et installe les premières salles d\u2019opérations aseptiques.De plus, nous voyons plusieurs de nos médecins nous quitter pour répandre les notions scientifiques ailleurs ou fonder de nouveaux hôpitaux.Le professeur J.-E.Dubé est le premier président du bureau médical de I\u2019hdpital Ste-Justine que des dames charitables, parmi lesquelles figurent Mme Beaubien, viennent de fonder (1907).Il crée en 1911 l\u2019Institut Bruchési et plus tard ses colonies de vacances.Après la grande guerre un nouvel hôpital, Ste-Jeanne- d\u2019Are, en 1919, pour répondre au besoin hospitalier croissant; son fondateur le Dr François de Martigny est chirurgien de l\u2019Hôtel- Dieu.Enfin, le dernier hôpital construit à Montréal, St-Luc, a pour organisateur scientifique le professeur P.-Z.Rhéaume, chirurgien de notre maison de 1910 à 1932.C\u2019est parmi le personnel médical de l\u2019Hôtel-Dieu que l\u2019on puise pour remplir les cadres de l'hôpital militaire Laval en 1914; son commandant est le Dr Georges Beauchamp, son médecin chef, le professeur J.-P.Décarie et son chirurgien chef, le professeur P.-Z.Rhéaume: tous sont de notre maison.Je m'\u2019excuse de vous avoir exposé si rapidement l'influence que les médecins de l\u2019Hôtel-Dieu ont exercé sur l\u2019évolution de la Médecine au Canada-français.Les origines de la Médecine à Montréal sont dans cette chambre de famille à la Flèche, où M.Jérôme Le Royer de la Dauversière, dont nous célébrons aujourd\u2019hui la mémoire, réunissait les siens aux alentours de 1630 pour leur faire part de son projet d\u2019instituer un ordre de religieuses hospitalières qui honorassent St- Joseph et d\u2019établir à Montréal, au Canada, un hôpital qu\u2019elles desserviraient.Les médecins de cet Hôtel-Dieu que Mlle Jeanne Mance fonda grâce à la générosité de Mme De Bullion, surent se montrer au travers des siècles, dignes des gestes héroïques posés par les fondateurs de Ville-Marie.Ils surent tenir, au cours de l\u2019évolution scientifique de la Médecine, la première place et, souvent même, 1276 agir en précurseurs.Nous ne croyons pas que la génération actuelle des médecins de l\u2019Hô- tel-Dieu ait dégénéré.Leur désir et leur ambition est d\u2019imiter leurs prédécesseurs.Vous savez que la modernisation du système hospitalier consiste dans une spécialisation intelligente complétée par la collaboration intime entre les divers services.Depuis quelques années le Bureau Médical a procédé à la réorganisation de ses départements pour réaliser cet idéal.La construction de ce nouveau pavillon « Jérôme Le Royer de la Dauversière » permettra, non seulement de loger plus confortablement les malades privés de notre maison, mais aussi, de compléter cette réorganisation dans le cadre de la spécialisation intelligente jointe au travail de collaboration entre les différentes spécialités.Celle-ci sera totale, + + L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 lorsque le projet de construction des autres pavillons sera réalisé.Les médecins de l\u2019Hôtel-Dieu, dont je me fais l'interprète, sont donc heureux de l\u2019événement qui nous réunit aujourd\u2019hui.Ils me prient de remercier d\u2019une part, le gouvernement de la province de Québec, qui est représenté par l\u2019honorable Ministre de la Santé et du Bien-Etre public, M.Henri Groulx auquel nous sommes reconnaissants, et d\u2019autre part les religieuses Hospitalières de St-Joseph qui ont fourni les capitaux nécessaires à l\u2019édification du pavillon de La Dauversière, qui marquera une étape dans l\u2019évolution scientifique de notre Maison 1.1.Allocution prononcée lors de la bénédiction de la pierre angulaire du nouveau pavillon, le 6 novembre 1941. JOURNÉES ANNUELLES de la Société Médicale de Montréal LA LUTTE CONTRE LA MORTALITÉ MATERNELLE ET INFANTILE AU CANADA\u201c Par Ernest COUTURE, Directeur de la Division de l\u2019Hygiène maternelle et infantile, Ministère des Pensions et de la Santé nationale, Ottawa.C\u2019est avec grand plaisir que j'ai accepté l\u2019invitation de votre secrétaire, le Dr Paul Leton- dal, de venir traiter devant vous du problème de la mortalité maternelle et infantile au Canada.J\u2019y vois, en premier lieu, l\u2019occasion d\u2019entrer en contact avec un groupe distingué de médecins.De même, en ma qualité de Directeur de la Division de l\u2019H:ygiène maternelle et infantile, au ministère des Pensions et de la Santé nationale, je me rends compte que cette invitation démontre un certain intérêt et certaines bonnes dispositions, de votre part, à l\u2019égard de ma Division.Je vous suis reconnaissant, aussi, d\u2019avoir donné à la question de l\u2019hygiène maternelle et infantile une place aussi en vue, et je suis sûr que lorsque j'aurai fait, dans ses grandes lignes, l\u2019exposé de la situation de ce côté, vous admettrez que le sujet mérite bien toute l\u2019attention que vous lui donnez.La question du bien-être des mères et des enfants a soulevé beaucoup d\u2019intérét au Canada depuis quelques années, particulièrement depuis l\u2019établissement du ministère fédéral de la Santé en 1919, c\u2019est-à-dire, il y a environ 21 ans.À cette époque, les divers services de santé du gouvernement fédéral étaient disséminés dans plusieurs ministères.La loi de la santé, établissant le ministère de la Santé comme entité distincte, sous la direction de l\u2019honorable Newton Rowell, groupa plusieurs de ces services.Il vaut la peine de mention- 1.Conférence sur le problème du bien-être des mères ot des enfants au Canada, prononcée à l'hôpital Sainte-Justine, le 3 octobre 1941.lors des « Journées Annuelles » de la Société Médicale de Montréal.ner que l\u2019une des premières dispositions de la loi avait trait au bien-être des mères et des enfants.C\u2019est que, dans une certaine mesure, nos administrateurs se rendaient compte que la santé des mères et des enfants était essentielle au progrès social, et que nos services de santé publique, pour être efficaces, devaient se préoccuper au premier lieu du bien-être des mères et de la survivance et du développement normal des enfants.Néanmoins, sans tenir compte de ces considérations, quelque importantes qu\u2019elles soient, le taux de mortalité maternelle et infantile à cette époque rendait la situation du Canada, vis-à-vis des autres pays civilisés, si peu enviable, qu\u2019il fallait de toute nécessité songer à l\u2019améliorer par quelque mesure appropriée.Mortalité maternelle De fait, d\u2019après la publication A Handbook on Child Welfare in Canada, rédigée par la doctoresse Helen MacMurchy en 1922, c'était au Canada et aux Etats-Unis, parmi les 17 pays qui à ce moment-là compilaient déjà de telles statistiques, que le taux de mortalité maternelle était le plus élevé.Le docteur Henri Béland, alors ministre de la Santé, jugea le problème d\u2019une telle importance qu\u2019il invita les représentants des associations médicales à se joindre aux députés afin d\u2019aviser aux moyens à prendre pour apporter une solution à cet état de choses.À la suite des délibérations, il fut décidé qu\u2019on tiendrait une enquête sur toutes les mortalités maternelles qui surviendraient au Canada, pendant un certain temps.Le projet fut mis 1278 L'UNION MÉDICALE DU CAN ADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 à exécution en 1926 par la doctoresse Mae- Murchy qui envoya un questionnaire à tous les médecins qui rapportaient un cas de mortalité maternelle.On s\u2019y prit de cette façon pour obtenir des renseignements précis sur les cas de mortalité provenant de causes multiples.Incidemment, pour la première fois au monde, dans une enquête sur la mortalité maternelle, chaque médecin était tenu de fournir un exposé complet de chaque cas de mortalité.Le questionnaire exigeait des renseignements sur la technique suivie, et sur les raisons qui avaient motivé ce choix; s\u2019enquérait des conditions sociales et économiques, des soins médicaux, des services d\u2019hôpitaux et de gardes- malades, et demandait enfin quelles avaient été les recommandations du médecin.Afin d\u2019être en mesure d\u2019établir une comparaison avec la situation actuelle, je vous donnerai une brève énumération des conclusions de cette enquête.Sur les 1,532 cas examinés: 27 pour cent des mortalités étaient conséeu- tives à la septicémie, y compris la phlébite et l\u2019embolie, 23 pour cent à l\u2019hémorragie, 21 pour cent à une toxémie de la grossesse, 29 pour cent à des causes multiples.Quinze pour cent seulement des mères avaient reçu une assistance prénatale.Voici, en résumé, quelles furent les observations des médecins: a) Le public ne se rend pas suffisamment compte de la valeur de l\u2019assistance prénatale.b) Il existe souvent chez les futures mères de vieux préjugés.c) Les ressources financières font souvent défaut.d) Les services à la portée des mères ne sont pas toujours suffisants.Après la publication de ce rapport, une campagne très active fut inaugurée.Incidemment, elle se poursuit encore aujourd\u2019hui, dans une certaine mesure.On y mit à profit tous les moyens possibles pour renseigner le public sur la question de l\u2019hygiène.Des brochures furent distribuées gratuitement par le gouvernement fédéral, par certains organismes provinciaux et- par \u2018quelques associations bénévoles.Des radio-allocutions firent partie du programme et des conférences furent données fréquemment devant divers groupements organisés.La profession médicale prit une part active à cette tentative d\u2019améliorer l\u2019assistance prénatale.Un comité spécial de l\u2019Association médicale canadienne fut constitué et c\u2019est grâce à ses recommandations, en grande partie du moins, que plusieurs de nos universités ont donné depuis une attention spéciale à l\u2019obstétrique.Il convient de mentionner qu\u2019à ce moment- là, le taux de mortalité maternelle au Manitoba était l\u2019un des plus élevés au pays.C\u2019est à la suite de cet état de choses que le Dr E.W.Montgomery, ministre de la Santé et du Bien- être publics de cette province, entreprit une enquête.Chaque médecin qui rapportait un cas de mortalité fut invité à remplir un questionnaire et à fournir des précisions.Et l\u2019enquête dura jusqu\u2019en 1928.Ces recherches ont l\u2019avantage non seulement de fournir des renseignements précieux mais aussi d\u2019intéresser le public et les médecins au problème de l\u2019assistance maternelle.Lorsqu\u2019on compare le taux de mortalité maternelle, au Manitoba, pour les cinq années 1926-1930 avec celui des cing années 1931- 1935, on constate qu\u2019il est passé de 5.6 à 4.4 par 1,000 naissances vivantes; ce qui constitue une amélioration sensible.Actuellement, le Manitoba peut s\u2019enorgueillir d\u2019être l\u2019une des provinces où le taux de mortalité maternelle est le plus bas.Et c\u2019est là sans contredit une conséquence de l\u2019attention spéciale qu\u2019on a donnée à ce problème depuis l'institution des enquêtes.En 1933, la province d\u2019Ontario, sans doute stimulée par l\u2019exemple du Manitoba, décida de faire de même et de se procurer des renseignements sur chaque mortalité maternelle.Quelques années plus tard l\u2019Association médicale de l\u2019Alberta entreprenait une étude spéciale au moyen de questionnaires envoyés aux médecins qui rapportaient un cas de décès COUTURE: MORTALITÉ MATERNELLE ET INFANTILE consécutif à la grossesse.Voilà qui démontre bien l\u2019intérêt que prend la profession médicale à cette question.Cependant, après quelques années d\u2019efforts énergiques, la situation semblait réfractaire à toute tentative de redressement.Vous constaterez, en effet, sur le tableau statistique que J'ai fait circuler, que le taux de mortalité maternelle n\u2019a diminué que très lentement.Comme je l\u2019ai dit plus haut, nos administrateurs prirent la chose au sérieux et soulevèrent la question à une assemblée du Conseil fédéral de la Santé.Comme vous le savez, le Conseil fédéral de la Santé fut constitué lors de l\u2019établissement du ministère fédéral de la Santé, afin de servir d\u2019intermédiaire entre les provinces et le gouvernement fédéral.Le Conseil se compose de représentants des divers gouvernements provinciaux, d\u2019associations ouvrières, d\u2019organismes féminins, ruraux et urbains, et il tient ses réunions à Ottawa, deux fois par année.La question de l\u2019assistance aux mères et aux enfants est revenue maintes fois, évidemment, devant ce Conseil, au cours des vingt dernières années.À la suite de ces délibérations, un Comité spécial sur la mortalité maternelle fut constitué il y a environ cinq ans.Ce comité fut d\u2019avis qu\u2019avant de recommander des mesures spéciales, il importait de se renseigner davantage sur le problème de la grossesse.Il se proposa d\u2019obtenir les renseignements voulus au moyen d\u2019une enquête plus vaste, qui ne serait point limitée aux seuls cas de mortalité mais à tous les états qui se rattachent à la grossesse.En conséquence, une enquête de deux ans sur la grossesse fut instituée au Manitoba.Bien que cette étude fût sous la direction du ministère provincial, plusieurs organismes contribuèrent à la rendre possible.La Rockefeller Foundation, le Collège des Médecins et Chirurgiens du Manitoba, et l\u2019Association médicale canadienne firent généreusement leur part.Pour la compilation des résultats, on retint les services de la doctoresse Margaret Parks du ministère fédéral et de Mme Chassé, membre du personnel de la Division fédérale de l\u2019Hygiène maternelle et infantile.1279 Votre secrétaire m\u2019a demandé de vous donner un bref exposé des résultats de cette importante enquête qui comprend toutes les grossesses survenues au Manitoba de mai 1938 à mai 1940.Nous avons pu, grâce à ces recherches, étudier à fond 22,000 cas.Incidemment, je pourrais dire que si l\u2019enquête a été tenue au Manitoba c\u2019est parce que cette province est en quelque sorte un Canada en miniature.La province entière est facile d\u2019accès et la profession médicale y était toute désignée pour cette entreprise, comme vous pourrez vous en rendre compte en apprenant que 90 pour cent des grossesses assistées d\u2019un médecin ont été rapportées.Vous remarquerez, sur les deux formules qui vous ont été données, combien les questionnaires étaient élaborés et vous pourrez vous faire une idée du temps et de l\u2019effort requis pour répondre aux quelques 120 questions.Vous pourrez de même vous imaginer jusqu\u2019où est allée la coopération du corps médical.Les renseignements obtenus ne nous permettent pas encore de nous livrer à une étude circonstanciée.Cependant le Dr Jackson, sous-minis- tre, à publié un rapport préliminaire qui porte sur une partie de l\u2019enquête.Hospitalisation.Furent hospitalisées: 73 pour cent des 10,600 femmes dont les rapports ont été compilés, à date.86 pour cent des 2,636 mères qui reçurent une assistance prénatale suffisante.69 pour cent des 7,964 mères qui n\u2019en reçurent aucune.Assistance prénatale.Des 10,600 mères, 25 pour cent seulement reçurent une assistance prénatale suffisante (à supposer que 5 visites ou plus constituent une telle assistance) ; quarante-huit pour cent reçurent une assistance partielle (1 à 4 visites) ; et vingt-neuf pour cent n\u2019en reçurent aucune (ou du moins il n\u2019en est pas fait mention). 1280 P.139 Tableau V \u2014 Assistance prénatale.Le genre ou la qualité de l\u2019assistance prénatale a été analysé, compte tenu des facteurs suivants: examen physique, poids, pression artérielle, mensurations du bassin, réaction de Wassermann, présentation, hémoglobine, battements du cœur du fœtus, position du fond de l\u2019utérus au-dessus de la symphyse.Des 2,636 cas, 17 pour cent seulement bénéficièrent d\u2019une assistance prénatale que l\u2019on pourrait qualifier d\u2019« acceptable ».Par conséquent, l\u2019écart entre les 25 pour cent qui reçurent ce que l\u2019on considère comme «une assistance prénatale suffisante », en nous basant sur le nombre de visites de la mère au médecin, et les 17 pour cent en nous basant sur la qualité des soins reçus, ne peut être attribué qu\u2019aux seuls médecins.Je crois avec le Dr Jackson « qu'il est inquiétant de constater combien peu nombreuses sont les mères qui, dans la partie rurale du Manitoba, recoivent une assistance prénatale suffisante ».Il n\u2019y en a que 15 pour cent.De plus je voudrais attirer votre attention sur le petit nombre d\u2019expectantes qui subissent le test de Wassermann.Sur 2,636 cas, il y en eut 714.Au point de vue santé publique et certainement au point de vue du bébé qui viendra, ce pourcentage est beaucoup trop bas.Quelques complications pendant et après les couches.10,600 rapports.Assistance prénatale suffisante 4 pour cent Autres Accouchement fébrile 2.9 pour cent Extraction à l\u2019aide d\u2019un forceps 24 pour cent Opération césarienne 1 pour cent 18.6 pour cent 0.6 pour cent Vous remarquerez que, parmi les mères chez qui survinrent ces complications, si je puis me servir de ce terme, durant leur grossesse ou à l\u2019époque de l\u2019accouchement, celles qui avaient reçu une assistance prénatale suffisante ont subi en bien plus grand nombre que les autres, des hausses de température.Cependant, cette comparaison n\u2019est peut-être pas légitime puis- qu\u2019il y a lieu de s\u2019attendre à ce qu\u2019une hausse L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 dans la température passe plus difficilement inaperçue chez les mères qui reçoivent une assistance prénatale suffisante; et cela d\u2019autant plus que la plupart des cas ont été observés dans les hôpitaux, où l\u2019on prend la température régulièrement.On remarque aussi qu\u2019il y eut davantage dans ce même groupe de libérations par forceps et d\u2019opérations césariennes.Il faut se rappeler cependant que plusieurs mères de cette catégorie étaient des primipares.À première vue on pourrait considérer cette situation comme fâcheuse.Cependant, quoi qu\u2019il en soit, une assistance prénatale suffisante nous apparaît réellement comme très précieuse pour la protection de la mère et de l\u2019enfant, car d\u2019après les statistiques le taux de mortalité maternelle est de 3.8 par mille naissances vivantes chez les mères assistées et de 4.6 chez les autres.D\u2019après ces chiffres, il serait donc possible de sauver la vie à 168 mères annuellement, si chaque femme enceinte recevait les soins voulus.En ce qui regarde les bébés, y compris ceux qui sont morts avant ou peu après leur naissance, le taux de mortalité fut de 36 par mille naissances lorsque la mère avait reçu des soins prénatals suffisants, et de 44 dans le cas contraire.Ce qui signifie qu\u2019on pourrait sauver la vie à quelque 1,150 bébés, si chaque mère recevait une assistance prénatale suffisante.Après un examen minutieux des renseignements contenus dans les 10,600 rapports, le Dr Jackson résume ses conclusions comme suit: 1.On peut appuyer sur des statistiques l\u2019opinion généralement reçue qu\u2019une assistance prénatale suffisante est nécessaire si nous désirons améliorer la santé des mères.2.La proportion des mères du Manitoba qui demandent ou obtiennent des soins suffisants pendant leur grossesse, est beaucoup trop basse.3.Le genre d\u2019assistance donnée varie considérablement.4.Les remarques qui précèdent s\u2019appliquent à tout le Canada, puisque le taux de morta- COUTURE: LUTTE CONTRE LA MORTALITÉ MATERNELLE lité maternelle est à peu près le même dans toutes les provinces.Le fait le plus saillant qui ressort de chacune des enquêtes tenues jusqu\u2019ici est que le succès des accouchements semble varier constamment en raison du degré et de la qualité de l\u2019assistance prénatale.Aussi, sommes- nous de plus en plus convaineu que, pour améliorer la situation maternelle, il importe en premier lieu d\u2019améliorer l\u2019assistance prénatale: Les heureux résultats obtenus par les organismes que je mentionnerai dans un instant, nous donnent une idée de ce qu\u2019on peut accomplir au moyen de soins habiles et de surveillance pendant la grossesse et à l\u2019époque de l\u2019accouchement.Les Infirmières de l\u2019ordre Victoria, avec 92 maisons au pays, ont atteint un taux de mortalité maternelle de 2.1 par 1,000 naissances vivantes, bien qu\u2019elles s\u2019occupent surtout des personnes les moins favorisées de la fortune.Il s\u2019agit là d\u2019une moyenne pour la période de 5 ans 1936-1940; c\u2019est donc moins de la moitié du taux obtenu pour le Canada dans son ensemble.De même, l\u2019Assistance Maternelle de Montréal, avec un taux de 2.16 en 1939, nous démontre à son tour que la réduction de la mortalité est possible.Ces statistiques nous prouvent de la façon la plus évidente la valeur de l\u2019assistance prénatale; il n\u2019existe, en \u2018effet, entre ces institutions et les autres du même genre qu\u2019une seule différence notable: la mère y est surveillée de près par le personnel d\u2019un dispensaire dirigé par des spécialistes et les cas anormaux sont découverts de bonne heure et transférés à l'hôpital pour y être soignés.Les mères dont la grossesse est normale accouchent à la maison assistées du médecin de leur choix.Les municipalités du Manitoba qui retiennent les services d\u2019un médecin nous démontrent aussi de leur côté qu\u2019une bonne assistance épargne des vies humaines.Depuis 1934, sous le régime des médecins municipaux, le taux de la mortalité ne fut que de 1.8 dans les régions où ce système est en vigueur, alors que dans l\u2019ensemble de la province le taux était de 4.3 1281 par mille naissances vivantes.Comme, sous ce régime, le manque de ressources financières n\u2019est plus un obstacle, la mère reçoit de meilleurs soins.Je pourrais ajouter qu\u2019une bonne assistance prénatale offre un double avantage.D\u2019un côté elle protège la mère, et de l\u2019autre elle donne au médecin une expérience qu\u2019il ne saurait obtenir nulle part ailleurs.Et cette expérience lui permet à la longue de discerner d\u2019avance le genre de soins dont la future mère a besoin.Il est probable que si nous éprouvons une certaine difficulté à intéresser les mères à l\u2019obstétrique c\u2019est qu\u2019en général la grossesse et la maternité ne semblent guère dangereuses.A leurs yeux, par conséquent, une vigilance constante n\u2019est nécessaire que dans certains cas isolés.Le Dr Chipman a répété à maintes reprises que ses services lui semblaient plus utiles pendant la grossesse qu\u2019à l\u2019époque de la délivrance elle-même, parce qu\u2019il pouvait, au moyen de l'assistance prénatale, protéger celles des mères qui avaient besoin de soins spéciaux ou d\u2019intervention au moment de leurs couches.D\u2019après ma propre expérience je crois qu\u2019un trop grand nombre de mères sont envoyées à l'hôpital trop tard et souvent dans un état tel, qu\u2019il est désormais impossible d\u2019y remédier.C\u2019est que des irrégularités ont été aperçues trop tard ou que le diagnostic est erroné.Il importe de discerner d\u2019avance les complications probables de l\u2019enfantement; autrement la mère ne saurait recevoir les soins qui lui conviennent le mieux.Le manque d\u2019assistance prénatale provient de diverses causes.Par exemple, le peu de densité de la population, les conditions économiques et climatériques et l\u2019absence de coopération de la part de la mère doivent entrer en ligne de compte.Cependant il faut avouer que les médecins eux-mêmes ne sont pas au-dessus de tout reproche.Il y a quelque temps un fonctionnaire d\u2019un département de la Santé publique, quelque part aux Etats-Unis, curieux de savoir pourquoi les mères regardaient l\u2019assistance prénatale d\u2019un œil indifférent, envoya un questionnaire à plusieurs d\u2019entre elles. 1282 Une réponse, entre autres, et qui revenait fréquemment donnait comme explication que les mères avaient l'impression d\u2019être négligées par le médecin et que souvent celui-ci ne semblait pas s\u2019intéresser à leur cas.Permettez-moi maintenant d\u2019envisager un aspect de ce problème, qui bien que de nature plutôt sentimentale, n\u2019en milite pas moins très fortement en faveur des soins spéciaux que le médecin doit prodiguer à la femme enceinte.Je fais allusion ici à la nécessité de tenir compte davantage des sentiments de la future mère.Il faut admettre qu\u2019à la longue le médecin en vient à considérer ses malades un peu trop machinalement.Il est facile d\u2019oublier que la future mère, spécialement lorsqu\u2019elle attend son premier bébé, est dans un état d\u2019esprit particulier.Cet événement est pour elle d\u2019une importance toute vitale.Par conséquent elle est plus sensible à toutes les impressions et je ne connais pas, dans la pratique de la médecine, de moment qui soit plus favorable à l\u2019éclosion d\u2019une amitié profonde et durable.De plus la bonté et l\u2019estime auront ce double avantage de soulager la mère de bien des tracas et de rendre sa coopération plus facile à obtenir.L'ALIMENTATION PENDANT LA GROSSESSE.Entre autres choses, je voudrais insister sur importance d'une alimentation appropriée pendant la grossesse.Jusqu\u2019à ces derniers temps on présumait, à priori, que pourvu qu\u2019ils en aient les moyens, les gens suivaient généralement un régime alimentaire propre à les maintenir en bonne santé.Cependant, on s\u2019est rendu compte de l\u2019erreur de cette impression.En fait, même lorsqu\u2019ils sont en mesure de se procurer les aliments requis, la plupart des gens ne suivent pas un régime rationnel.A Toronto on procédait récemment à une enquête spéciale sur l\u2019alimentation de 400 femmes enceintes, afin de déterminer les effets de l\u2019alimentation sur la grossesse et les nouveau- nés.Cette enquête a révélé que le rôle de l\u2019alimentation est beaucoup plus important qu\u2019on ne l\u2019avait supposé.Le Dr Tisdall, de Toronto, qui dirigeait cette enquête fut même stupé- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 fait du résultat qui, disait-il, prenait l\u2019allure d\u2019une fiction.Après s\u2019être rendu compte que 90 de ces 400 femmes étaient bien imparfaitement alimentées, on les répartit en trois catégories.On rangea dans une première catégorie les femmes qui étaient en mesure de se procurer tous les aliments dont elles pouvaient avoir besoin et on se contenta de leur faire des recommandations, dans le dessein de déterminer ce qu'il était possible d\u2019accomplir par ce seul moyen.Une deuxième catégorie comprenait les mères qui ne pouvaient se procurer une quantité suffisante des aliments dont elles avaient besoin.Dans ce cas on entreprit da supplémenter leur régime de manière à le rendre aussi conforme que possible au régime normal.Dans la troisième catégorie se rangeaient les femmes qui se trouvaient dans l\u2019impossibilité absolue de se procurer une nourriture suffisante.On en fit un groupe témoin, sans modifier leur régime habituel et sans leur donner d\u2019instructions spéciales.Or, comme je le disais tout à l\u2019heure, les résultats ont prouvé de façon concluante que l\u2019alimentation joue un rôle de tout premier plan dans la grossesse.On enquêta sur la phosphatase sanguine, la vitamine C et l\u2019hémoglobine chez la mère et chez l\u2019enfant et à différents temps.Les observations cliniques et les études de laboratoire démontrent que le régime alimentaire prénatal exerce une influence de premier plan sur la santé de la mère pendant la grossesse, l\u2019accouchement et la convalescence.Le régime alimentaire pendant la grossesse agit aussi profondément sur la santé de l\u2019enfant pendant ses quelques premiers mois de vie.On nota beaucoup moins d\u2019avortements, d\u2019accouchements prématurés et de mort-nés chez les mères qui avaient bénéficié d\u2019une alimentation supplémentaire.L\u2019aptitude à bien allaiter le bébé était plus prononcée chez la mère bien nourrie.Le poids moyen à la naissance était légèrement plus élevé chez les mères de la deuxième catégorie que chez celles de la troisième.Examinés à l\u2019âge de six mois, les bébés nés de mamans dont l\u2019alimentation + COUTURE: MORTALITÉ MATERNELLE ET INFANTILE était bonne ou avait été supplémentée pesaient plus, étaient plus vigoureux et avaient été atteints de moins de maladies pendant leurs premiers six mois de vie.Les décès par infection furent plus nombreux dans le groupe de celles qui avaient été mal alimentées.Les études de phosphatase sanguine chez les mères démontrent l\u2019utilité de la vitamine D pendant la grossesse.MORTALITÉ MATERNELLE.Permettez-moi de vous dire quelques mots de la situation au Canada, du côté de la mortalité maternelle.En 1940, d\u2019après les rapports préliminaires, le taux de mortalité maternelle au Canada était de 4.0 par 1,000 naissances vivantes, contre 5.7 en 1926, il y a 14 ans.Cela veut done dire que 416 foyers furent épargnés, qui eussent été ravagés si le taux de 1926 avait eu cours.Voilà un résultat vraiment encourageant.Devant ce succès nous pourrions être tentés de relâcher nos efforts et d\u2019estimer le problème résolu.Tel n\u2019est pas le cas cependant.En somme les conditions générales aujour- d\u2019hui ne sont guère en progrès sur celles d\u2019il y a 15 ans si l\u2019on considère: que nous avons à notre disposition de nouvelles ressources; que l\u2019art médical a réalisé bien des progrès; et enfin que le public connaît et respecte davantage les principes de l'hygiène.Il est clair que notre taux de mortalité de 4.0 peut encore être réduit sensiblement puisque 31 pour cent de nos cas de mortalité sont imputables à la septicémie, 24 pour cent à la toxémie et 16 pour cent aux hémorragies.Soixante et onze pour cent de nos mortalités maternelles, soit 696 sur 973, sont donc imputables à ces trois causes \u2014 septicémie, toxémie et hémorragie.Et pourtant il s\u2019agit là de trois affections que la science et les ressources dont nous disposons aujourd\u2019hui nous permettent de prévenir dans bien des cas.Je crois que, en général, le médecin moyen ne se rend guère compte de tout le bien qu\u2019il ferait, en sauvant, par sa vigilance constante et son habileté, même une seule vie, dans le 1283 cours, disons, de dix années.Il y a au Canada environ 6,000 médecins qui font des accouchements.Par conséquent, si chacun d\u2019eux sauvait une vie en dix ans, le nombre de mortalités maternelles serait réduit de 600 par année, soit de prés des deux tiers de nos pertes actuelles.J\u2019ai souvent entendu des médecins estimer leurs succès en obstétrique, en raison du nombre de cas perdus au cours d\u2019un certain nombre d\u2019années.Pour être précise et juste, cependant, l\u2019évaluation doit se faire d\u2019après le nombre de décès par 1,000 naissances vivantes et non d\u2019après le nombre de décès par année.En effet, en nous basant sur le taux national de 4 décès par 1,000 naissances vivantes, si un médecin assiste, disons, cent mères par année en moyenne, il ne doit perdre par la septicémie qu\u2019un cas tous les huit ans, par la toxémie, un tous les onze ans et par l\u2019hémorragie un tous les seize ans.Il est clair par conséquent que le médecin doit être constamment sur ses gardes s\u2019il veut aider à réduire le nombre actuel de décès.La mortalité n\u2019est pas seule non plus à entrer en ligne de compte, car ce que l\u2019accouchement peut coûter en santé à la mère est aussi très important.Selon le professeur Blair Bell, « chaque année une accouchée sur dix est rendue plus ou moins invalide et doit subir une opération pour revenir à la santé.Et pourtant, à défaut de chiffres précis, cela nous semble un estimé prudent.Et de plus, combien endurent en silence des lésions légères qui plus tard deviendront peut-être fatales ».A ce propos, on doit se rappeler que «les moyens dont nous nous servons (pour employer l'expression du Dr Kerr) contre les maladies, sont les mémes que contre la mort, c\u2019est-à-dire les soins qui conviennent avant et pendant l\u2019accouchement.Mais tandis qu'il est relativement facile de porter le taux de mortalité à sa limite minimum (quelques institutions l\u2019ont déjà fait), il est infiniment plus difficile de combattre la morbidité et les invalidités qui en proviennent, avec autant de succès. 1284 Puériculture et mortalité infantile De toute évidence, on ne saurait facilement dissocier le problème des soins maternels de celui de la puériculture puisque l\u2019un et l\u2019autre de ces problèmes se touchent de si près quant à leurs résultats.D\u2019après la statistique parue dans les publications du Children\u2019s Bureau, a Washington, la mortalité chez les enfants dont la mère mourut moins d\u2019un an après avoir donné le jour à ces enfants s\u2019est élevée à 450 par mille naissances vivantes.Et dans les cas où la mère mourut moins d\u2019un mois après la naissance de l\u2019enfant, la mortalité infantile s\u2019est élevée à 607 par mille naissances.Une analyse spéciale entreprise par le Bureau fédéral de la Statistique a démontré que: 49 pour cent seulement des décès maternels avaient suivi une naissance vivante; 19 pour cent faisaient suite à une mortinatalité; 32 pour cent se rapportaient à des cas où le fœtus était mort avant l\u2019accouchement ou avant la période de viabilité (6 mois et demi de grossesse).C\u2019est là un autre argument qui milite en faveur des soins prénatals depuis le début de la grossesse et qui fait ressortir l\u2019erreur que l\u2019on commet en pensant que l\u2019on n\u2019a besoin du médecin que pour l\u2019accouchement.N\u2019oublions pas qu\u2019un nouveau-né existe déjà depuis neuf mois: c\u2019est cette période importante qu\u2019est sa vie prénatale qui détermine l\u2019état de sa santé future comme aussi celui de sa mère.On a dit que la mortalité infantile est le meilleur indice de l\u2019état de santé d\u2019une collectivité.Or, pour obtenir un tableau bien fidèle de la situation, il y a lieu de considérer la situation dans l\u2019ensemble du pays plutôt que dans une région particulière et circonscerite.En 1926 (et c\u2019est la première année pour laquelle nous possédions des relevés applicables aux neuf provinces), le taux de la mortalité infantile au Canada s\u2019établissait à 101 par 1,000 naissances vivantes.Cette année-là, environ 24,000 bébés mouraient avant d\u2019avoir atteint l\u2019âge d\u2019un an.Ce nombre représente une moyenne d\u2019une mortalité par dix naissances.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 En 1940, sur la base de 13,740 décès, le taux était tombé à 56.En d\u2019autres termes, un bébé sur 18 nés vivants n\u2019a pas vécu un an.Cette réduction, de 101 à 56, dans le taux de la mortalité infantile est véritablement une superbe réussite.Sans doute cette amélioration estelle due, dans une certaine mesure, aux progrès de la science et à la multiplication des services d\u2019hygiène, tels la possibilité de recourir aux infirmières, aux dispensaires postnatals et aux consultations maternelles; mais je n\u2019en demeure pas moins persuadé qu\u2019elle tient surtout à la judicieuse application des mesures connues d'hygiène publique, mesures dont l\u2019adoption est devenue réalisable grâce à la propagande éducative.Après un pareil succès, nous serions peut- être tentés de nous reposer sur nos lauriers.Gardons-nous de le faire car, si nous comparons nos résultats avec ceux d\u2019autres pays (même si la comparaison n\u2019est, pas toujours juste, étant donné la grande disparité des conditions dans diverses régions du globe), nous avons tôt fait de constater que nos résultats pourraient être bien meilleurs encore.Voici quelques taux de mortalité infantile dans divers pays: Nouvelle-Zélande .31 Australie .38 Suede.46 Etats-Unis .48 Union sud-africaine (blancs) .57 Angleterre et Pays de Galles .58 Canada (1940) .56 Ces chiffres prouvent d\u2019une façon péremptoire qu\u2019il y aurait lieu de réduire encore davantage la mortalité infantile en notre pays.Aux Etats-Unis, le taux de la mortalité infantile s\u2019établit aujourd\u2019hui à 48, au regard de notre taux de 56 par 1,000 naissances vivantes.Si nous pouvions nous-mêmes en arriver à ce taux de 48, nous assurerions du coup la survie de 2,000 bébés par année.Signalons, en outre, que plus de la moitié des décès parmi les enfants de moins d\u2019un an surviennent au cours du premier mois de leur existence, et que 74 pour cent de ces décès se ox L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 produisent dans la semaine qui suit la naissance.Ces décès, qui constituent ce qu\u2019on est convenu d\u2019appeler «la mortalité néonatale », résultent de causes qui se rattachent étroitement aux maladies maternelles.Or, au cours des 20 années dernières, nous n\u2019avons guère réussi à diminuer la mortalité néonatale au Canada.Dans le premier mois de vie, la cause principale de mortalité néonatale est la prématurité.Il est indiscutable qu\u2019une bonne hygiène prénatale aurait pour effet de diminuer considérablement le nombre des décès imputables à la prématurité.Un autre bon moyen de combattre cette cause serait de pourvoir à l\u2019accès de couveuses portatives, soit pour usage au domicile même de l\u2019accouchée soit pour aider au transport du nouveau-né à l\u2019hôpital.Un autre élément qui concourrait à la survie des prématurés serait le maintien de réserves de lait maternel, comme il en existe déjà dans certaines institutions telles que l\u2019hôpital Royal Victoria, à Montréal, et la clinique Burnside, à Toronto.Après la prématurité, la principale cause de décès au cours du premier mois de vie est la débilité congénitale.Or une pratique plus générale de l\u2019hygiène prénatale, particulièrement une attention spéciale à l\u2019alimentation de la femme durant sa grossesse, modifierait nettement la situation à cet égard, comme l\u2019a prouvé d\u2019ailleurs l\u2019enquête instituée à Toronto.La troisième des grandes causes de mortalité néonatale, est celle que représentent les accidents de l\u2019accouchement: autre cause que l\u2019on pourrait en grande partie éliminer par des précautions particulières durant l\u2019accouchement.LES MORTINATALITÉS.Je me permettrai de mentionner aussi le nombre continûment élevé de mortinatalités enregistrées chaque année.Ainsi, en 1940, nous avons recensé 6,598 mort-nés.C\u2019est presque la moitié du nombre total des enfants qui ont succombé dans les douze premiers mois qui ont suivi leur naissance.Je suis persuadé que, dans ces cas également, l\u2019exercice de précautions 1285 particulières durant l\u2019accouchement servirait à améliorer immensément la situation, car, d\u2019après le Dr Frederick McGuiness, de Winnipeg, qui a fait une étude spéciale des causes de décès parmi un groupe de 200 mort-nés: 46 (ou près de 25 pour cent) ont succombé à l\u2019hémorragie intracrânienne; 5 pour cent à l\u2019asphyxie et 1 pour cent à la syphilis congénitale.AFFECTIONS DES VOIES RESPIRATOIRES, Si nous poussons plus loin notre analyse des causes de mortalité infantile, nous constatons que beaucoup trop de nouveau-nés succombent à des affections qui, dans l\u2019état actuel de nos connaissances, ne devraient pas se présenter.Ainsi, l\u2019an dernier, 2,523 bébés sont morts de pneumonie, de bronchite et d\u2019influenza.J\u2019oserai dire que si on se rendait mieux compte de l\u2019extrême prédisposition des enfants à contracter le rhume, la grippe et le mal de gorge, on s\u2019appliquerait davantage à les prémunir contre ces affections et, partant, on éviterait un grand nombre de décès infantiles.Considérées isolément, la diarrhée et l\u2019entérite constituent encore la cause majeure de décès infantiles.En 1940, 1,229 enfants de moins d\u2019un an ont succombé à l\u2019une ou l\u2019autre de ces affections et, de ce nombre, 726 décès sont survenus dans la province de Québec, pour y constituer une proportion de 59 pour cent de tous les décès par ces affections au Canada.En Ontario, 130 bébés sont morts de diarrhée et d\u2019entérite.Cela représente un taux de 866 dans la province de Québec contre un taux de 190 par mille naissances vivantes dans l\u2019Ontario.En 1940, la cité de Montréal, avec une population d\u2019un million, signalait 111 décès d\u2019enfants de moins d\u2019un an, par comparaison avec 11 décès à Toronto, qui compte 750,000 habitants.La ville de Québec, dont la population n\u2019est qu\u2019un cinquième de celle de Toronto, dénombrait 37 décès de cette nature.À Montréal, le taux général de la mortalité infantile est de 58 par 1,000 naissances vivantes.À Toronto, ce taux est de 38 par 1,000 ~ 1286 naissances vivantes.Naturellement, en analysant ces données, il ne faut pas perdre de vue certains facteurs fort dissemblables dans l\u2019une et l\u2019autre de ces deux villes.Je désire rendre hommage à ceux qui dirigent le service d\u2019Hygiène de la cité de Montréal car, grâce à leur travail résolu, ils ont réussi à diminuer le taux des mortalités infantiles par diarrhée et entérite à 19.5 en 1939 de 32 qu\u2019il était en 1929.En établissant une telle comparaison, il faut faire entrer en ligne de compte des éléments tels que la forte natalité dans la province de Québec et le sort des enfants illégitimes.En effet, il existe, dans cette province, des groupements d\u2019illégitimes qui, en raison même de leur vie en commun, sont exposés à des risques particuliers qui sont fréquemment le point de départ de vastes épidémies.Le risque est naturellement bien moindre pour les enfants isolés.N\u2019empêche que, malgré toutes ces circonstances, la situation est vraiment très grave et constitue un problème dont la solution exige la mise en œuvre de précautions toutes spéciales.L'ALIMENTATION.Je tiens à insister sur le rôle prophylactique de l\u2019alimentation chez les nourrissons.À ce propos, je soulignerais l\u2019influence salutaire de l\u2019allaitement maternel.Nous estimons que trop de mères, de nos jours, se dérobent volontiers à ce devoir.Pourtant, aucun spécialiste en la matière, j'en suis persuadé, ne met en doute les avantages de l\u2019allaitement maternel sur l\u2019allaitement artificiel, même de nos jours où nous avons acquis une meilleure connaissance des principes fondamentaux de la nutrition.Pour ce qui est de la valeur du lait maternel, comparé au biberon, le Dr Oliver Wendell Holmes affirmait que: « Lorsqu'il s\u2019agit d\u2019élaborer un aliment pour le nourrisson, deux glandes mammaires valent mieux que les hémisphères cérébraux du plus futé des pédagogues.» De tous les soins qu\u2019exige l'enfant, il n\u2019en est pas un seul qui égale en importance celui de l\u2019allaitement rationnel.Le nourrisson \u2014 surtout s\u2019il est au biberon \u2014 a besoin de la surveillance constante dt médecin.Lors- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 qu\u2019il s\u2019agit d\u2019alimenter le nourrisson, il y a lieu d'apporter une attention particulière aux points suivants: 1) un allaitement rationnel et régulier; 2) la prévention de la contamination des aliments; 3) l\u2019apport d\u2019un supplément de vitamines par le jus d\u2019orange ou de tomate et l\u2019huile de foie de morue et 4) la nécessité de pourvoir graduellement aux besoins d\u2019aliments ferrugineux, sous forme de légumes et de céréales.D\u2019après une étude entreprise par le docteur McNeil, professeur à l\u2019université d\u2019Edimbourg, sur 100 cas mortels de gastro-entérite, 92 bébés avaient été alimentés exclusivement au biberon, 4 avaient reçu un allaitement mixte et 4 seulement avaient été nourris au sein.On peut en juger à quel point l\u2019allaitement maternel protège la santé du nourrisson.Le Dr Ronald Carter, de Kensington, en Angleterre, affirme qu\u2019il n\u2019a jamais eu connaissance d\u2019un cas mortel de diarrhée et de vomissement chez un bébé nourri exclusivement au sein.Il ajoute que 95 pour cent des mères peuvent allaiter leur enfant.MALADIES CONTAGIEUSES.Si nous jetons maintenant un regard sur le chiffre des maladies contagieuses déclarées, chaque année, cela nous convainc davantage que le Canada ne profite pas, comme il le devrait, des avantages que lui offre la science médicale moderne.Pendant l\u2019année 1940, la diphtérie a causé la mort de 212 personnes d\u2019âge différent; 2,335 cas de cette maladie furent déclarés.Voilà un état de choses effrayant, si nous tenons compte du fait que la toxoïde, ou vaccination antidiphtérique, produit son effet dans 100 pour cent des cas, qu\u2019elle est sans danger, accessible à tous, administrée gratuitement, et qu\u2019enfin, depuis 15 ans, elle a été fortement et continuellement recommandée.De fait, je ne sache pas qu\u2019il existe, dans le domaine de la santé publique, d\u2019exemple plus frappant des difficultés auxquelles nous nous heurtons, chaque fois qu\u2019il s\u2019agit de faire accepter au public des mesures qui sont dans son intérêt. COUTURE: MORTALITÉ MATERNELLE ET INFANTILE Lorsque l\u2019immunisation par la toxoïde fut introduite, la moyenne des décès annuels causés par la diphtérie était à peu près de 2,000.En 1940, l\u2019usage de la toxoïde a réduit le nombre des décès à 212.Vous pouvez juger par là des bienfaits merveilleux apportés par l\u2019immunisation au moyen de la toxoïde.Nous avons une preuve indéniable de la protection que confère la toxoïde dans le fait que la ville de Brantford a été exempte non seulement de décès, mais même de cas de diphtérie, depuis 1930, simplement parce qu\u2019elle a consenti tout de suite à se soumettre à cette mesure.Depuis 1932, Hamilton a fait à peu près la même expérience.L\u2019an dernier, la ville de Toronto n\u2019a eu à enregistrer aucun décès ni même aucun cas de diphtérie.On dit que c\u2019est là un record mondial pour une ville de cette importance.Ces dernières années, il y à eu augmentation considérable du nombre des enfants immunisés contre la diphtérie, grâce aux efforts énergiques et suivis des hygiénistes et des gardes- malades qui les ont secondés.D\u2019aprés un récent rapport de la cité de Montréal, il y eut durant Pannée 1927, 1,826 cas de diphtérie et 219 décès occasionnés par cette maladie.En 1940, il n\u2019y eut que 140 cas et 11 décès.En 1927, le taux par 100,000 habitants était de 30, alors qu\u2019en 1940, il n\u2019était que de 1.2.Dans un rapport récent publié par le Dr Groulx, directeur de votre service d\u2019hygiène municipale, on voit que 40 pour cent seulement des enfants de moins de cinq ans, à Montréal, ont été immunisés.Le Dr Groulx dit également qu\u2019il n\u2019aurait dû y avoir, à Montréal, aucun décès causé par la diphtérie, si tous les parents avaient fait immuniser leurs enfants dès leur première année d\u2019existence.Je suis stir que vous conviendrez avec moi que c\u2019est un devoir aussi urgent qu\u2019impérieux que de m\u2019occuper du sort de l\u2019enfant d\u2019dge préscolaire, surtout lorsqu\u2019on saura que 60 pour cent des décès dus à la diphtérie, surviennent chez les enfants de cet âge.1287 Fièvre scarlatine.Les effets satisfaisants constatés de nos jours, de l\u2019immunisation contre la fièvre scarlatine, devraient nous encourager à recourir davantage à cette protection.J\u2019en ai la preuve dans un rapport que j'ai en ma possession, où il est établi que, dans la ville d\u2019Edmonton, la proportion de fièvre scarlatine était de 14 fois supérieure, chez 6,000 enfants non inoculés, que chez un nombre égal d\u2019enfants inoculés.En 1940, il y a eu, au Canada, 13,707 cas déclarés; les décès furent de 120, et le taux de mortalité de 1.1.Coqueluche.On peut aussi se procurer, contre la coqueluche, un vaccin qui offre des garanties raisonnables et qui contribuerait grandement à réduire les cas de cette maladie.En 1940, 19,876 cas et 598 décès ont été déclarés.Rougeole.Chaque année, cette maladie vient en tête des maladies contagieuses.Il y en eut 45,834 cas, en 1940.Les parents ont encore l\u2019impression que la rougeole est inévitable, ce qui fait qu\u2019ils ne donnent pas assez d\u2019attention aux mesures propres à prévenir cette maladie.Celle-ci entraîne beaucoup de conséquences morbides, et l\u2019on ignore trop qu\u2019en 1940, elle causa la mort de 164 personnes.MORBIDITÉ.Il va sans dire que sauver des vies n\u2019est pas tout ce qui doit nous intéresser, dans le problème de l\u2019enfance.Pour compléter le tableau, qu\u2019on me permette de mentionner quelques faits qui démontreront le besoin qu\u2019il y a d\u2019employer toutes nos énergies à rechercher aussi leur bien-être.Les observations sur la santé recueillies dans les écoles de Toronto, par exemple, nous indiquent que, sur chaque dix enfants examinés par les médecins des écoles, quatre sont physiquement anormaux.Au cours des dix dernières années, on a constaté qu\u2019environ 90,000 enfants de Toronto présentaient soit une, soit plusieurs imperfections physiques.Je suis convaineu que si 1288 l\u2019on faisait des relevés dans d\u2019autres parties du pays, on rencontrerait à peu près le même état de choses.En effet, le Dr J.-Ernest Sylvestre, du ministére de la Santé de Québec, a tout derniérement fait une déclaration frappante.Il a dit que, d\u2019après les rapports des examens médicaux, dans les écoles, moins de 20 pour cent des enfants d\u2019âge scolaire étaient normaux.Plus de 80 pour cent des enfants de la province souffrent de carie dentaire, d\u2019anémie, de goitre, etc., et, parmi eux, 35 pour cent sont au-dessous du poids normal.Une compétence en la matière, commentant sur ce déplorable état de choses, affirme que bien que la pauvreté en soit la cause première, il faut néanmoins jeter une grande partie du blame sur la négligence, de même que sur l\u2019ignorance des règles de l\u2019hygiène et de la nutrition.A la suite d\u2019une enquête sur la santé des Jeunes gens, dans les campagnes du Manitoba, le Dr Cecil G.Sheps, de Winnipeg, en est arrivé aux conclusions suivantes: Ceux que l\u2019on a choisis pour examen, au cours de cette enquête, représentaient tous les groupes que l\u2019on rencontre dans les campagnes manitobaines.On a visité toutes les parties de la province, et, de cette façon, on a pu obtenir, par surcroît, des renseignements utiles au point de vue économique et social.Egale- ment, les différentes nationalités du Manitoba se trouvaient bien représentées.Le nombre de ceux qui ont été examinés et qui était de 3,146, est assez considérable pour laisser supposer que l'étude faite, en cette circonstance, indique clairement l\u2019état de santé de la jeunesse des campagnes du Manitoba.Immunisation.Vingt-sept pour cent n\u2019avaient jamais été vaccinés.La proportion de vaccination variait beaucoup; en certains endroits elle était de 90 pour cent, à d\u2019autres, elle tombait à moins de 50 pour cent.Cinquante et un pour cent n\u2019avaient pas été immunisés contre la diphtérie.Hygiène dentaire.L\u2019hygiène dentaire est loin d\u2019être suffisante.Vingt et un pour cent de ce groupe étaient L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 atteints de carie dentaire avancée et bien évidente.Vue.Quarante-deux pour cent portent des verres ou devraient en porter, ce qui signifie que toute cette proportion a la vue défectueuse.Trente-sept pour cent de ceux qui portaient des lunettes n\u2019avaient pas celles qui leur convenaient exactement.Pieds.Deux pour cent des garçons avaient les pieds plats, et cette proportion était quintuplée chez les filles.Nutrition.Neuf pour cent accusaient urie insuffisance pondérale.Les difformités de poitrine, telles que poitrine plate et d\u2019autres difformités de caractère rachitique, se rencontraient dans 3 pour cent des cab, mais deux fois plus souvent chez les garçons que chez les filles, ce qui révélerait l\u2019existence d\u2019une incidence de rachitisme de proportions inattendues, car il n\u2019est ici question que des cas où il y avait difformité résiduaire.Tuberculose.Vingt-sept et sept dixièmes pour cent ont eu une réaction positive à la tuberculine.Il n\u2019y avait pas de différence marquée entre le groupe de garçons et celui des filles.En se basant sur l\u2019examen radiologique de' la moitié de ceux chez qui on avait constaté une intradermo- réaction positive à la tuberculine, on peut conclure, en prenant le groupe dans son entier, que, chez 1 pour cent des sujets, les pellicules n\u2019étaient pas nettes, nécessitant une observation ultérieure, et qu\u2019une proportion de 0.25 pour cent avait la tuberculose pulmonaire, exigeant des traitements dans un sanatorium.Syphilis.On a découvert quatre cas de syphilis chez des sujets qui ignoraient être atteints de cette maladie \u2014 ce qui est une incidence de 0.1 pour cent.Naturellement, ces conclusions sont sujettes aux restrictions ci-haut mentionnées.On a découvert, au cours de l\u2019enquête, que 70 pour cent des sujets examinés souffraient, j it 1h COUTURE: LUTTE CONTRE LA MORTALITÉ MATERNELLE soit d\u2019un trouble ou d\u2019une affection guérissable, soit de plusieurs, nécessitant l\u2019avis du médecin.LE GROUPE D\u2019ÂGE PRÉSCOLAIRE.Il est tellement important de bien débuter dans la vie, que si l\u2019on néglige de donner aux enfants, disons de un à cinq ans, les soins qu\u2019ils requièrent, les conséquences en peuvent être très graves et avoir leur répercussion pendant toute la vie.C\u2019est surtout parmi cette catégorie d\u2019enfants que les effets de la négligence se font le plus lourdement sentir.Si l\u2019on donnait une meilleure attention aux enfants de cet âge, le temps du personnel des services d'hygiène scolaire serait moins pris à soigner des cas qui auraient pu être prévenus.Si ce personnel n\u2019avait & s\u2019occuper, relativement à la santé des enfants, que de leur amélioration au point de vue mental de méme qu\u2019au point de vue physique en général, on n\u2019y trouverait que des avantages.En face du nombre de recrues refusées pour le service militaire, nous nous rendons compte maintenant des conséquences de notre négligence à surveiller la santé et le bien-être de nos enfants.Je ne puis vous donner de chiffres officiels, mais on m\u2019informe que près de 25 à 1289 30 pour cent de nos jeunes gens qui ont voulu s\u2019enrôler ont été refusés comme inaptes au service militaire.Voilà un état de choses que le Canada ne devrait pas pouvoir tolérer.Aussi, il y a quelques jours à peine, un haut fonctionnaire du gouvernement, le major général Laflèche, a déploré le trop grand nombre de jeunes gens inaptes au service actif.Il a exprimé l'opinion que, lors du rajustement qui suivra la guerre, nous devrions nous donner, comme l\u2019une de nos principales tâches, celle d\u2019améliorer ces conditions regrettables, afin qu\u2019à l\u2019avenir ne se renouvellent pas, au point de vue santé, les inconvénients qu\u2019on a eu à déplorer dans le passé.Afin d\u2019atteindre ce but, ne serait-il pas logique de nous préoccuper sérieusement des soins à donner aux mères et aux enfants sur qui repose l\u2019avenir du pays?Voilà une œuvre qui requiert, non pas 90 ou 95 pour cent de l\u2019appui de la profession médicale, mais cet appui tout entier.J\u2019espère que l\u2019exposé que j'ai tenté de vous faire vous justifiera, à vos propres yeux, de donner à cette matière une place prépondérante. LA CHIROPRATIQUE DANS LA P.Q.° Par ).-E.DESROCHERS, Président du Collège des Médecins et Chirurgiens de la province.de Québec.C\u2019est vers 1895 qu\u2019un épicier canadien du nom de D.D.Palmer, lança l\u2019idée de la Chi- ropratique.Cette théorie d\u2019après laquelle toutes les maladies ne découlent que d\u2019une cause: le coincement des nerfs à leur issue de la colonne vertébrale, coincement qui nuit à la transmission du fluide nerveux à travers les dits nerfs; d\u2019où maladie.Il suffit de réduire la subluxation de la vertèbre en cause pour voir refleurir la santé.D.D.Palmer eut un fils qui, vers l\u2019âge de 20 ans s\u2019affirma homme d\u2019affaire.Il prit d\u2019abord le titre de Docteur, puis, s\u2019étant laissé pousser la barbe, les cheveux et se donnant des airs inspirés, lança son école avec force réclame.Cette façon de Palmer et de ses adeptes de comprendre la cause des maladies est basée en partie sur un phénomène physiologique qu\u2019ils expriment ainsi: « L\u2019irritabilité est une propriété du protoplasme vivant qui lui permet certaines transformations caractéristiques chimiques ou physiques lorsqu\u2019il est sujet à certaines irritations.Lorsque nous parlons du système nerveux, l\u2019irritation comprend tout ce qui peut permettre à une cellule nerveuse d\u2019envoyer l\u2019influx sur ses branches.Done lorsque nous parlons d\u2019une pression sur un nerf, nous admettons qu\u2019elle augmente d\u2019abord et ensuite diminue son pouvoir d\u2019excitation.Si un nerf a perdu son pouvoir d\u2019excitation, ce nerf ne peut certainement pas transmettre l\u2019influx nerveux, puisque son pouvoir de transmission dépend de son irritabilité.Assumant que la subluxation peut exister et produire un pincement sur le nerf rachidien, nous maintenons que la maladie résultera dans la partie ou l\u2019organe contrôlé par le segment correspondant à cette subluxation.» 1.Résumé de la conférence sur la chiropratique prononcée à l\u2019hôpital Notre-Dame, le 2 octobre 1941, lors des « Journées Annuelles » de la Société Médicale de Montréal.Les médecins ne comprennent pas, disent les chiros, le véritable sens du mot subluxation.«Ordinairement, lorsqu\u2019on prononce le mot subluxation, on s\u2019imagine une désarticulation des vertèbres et comme ce serait impossible de désarticuler une vertèbre sans qu\u2019il y ait fracture, on discrédite la possibilité de la subluxa- tion.On ne sait pas interpréter le mot, car une subluxation n\u2019est pas une désarticulation complète d\u2019une vertèbre sur une autre, mais simplement un léger changement dans la position relative d\u2019une vertèbre avec la vertèbre immédiatement supérieure ou inférieure, c\u2019est-à-dire au lieu d\u2019avoir une articulation exacte d\u2019une précision parfaite, la vertèbre est légèrement dérangée.» Ils prétendent que par l\u2019examen complet de la colonne vertébrale et la palpation de chaque vertèbre individuellement, ils peuvent déterminer la nature exacte d\u2019une subluxation.Ils affirment encore qu\u2019aucune école n\u2019a tenté de trouver en dehors de l\u2019organe malade, la cause de la maladie; c\u2019est pourquoi les méthodes thérapeutiques ont toujours été appliquées sur les effets de la maladie.Pour prouver l\u2019efficacité de leurs traitements, les chiros publient des statistiques.Il est à noter que ces statistiques sont les mêmes pour tous, aucune n\u2019est personnelle.On peut se demander comment ils sont arrivés à compiler des statistiques puisqu\u2019ils se vantent de ne faire aucun diagnostic.Du reste, leur extravagance est tellement évidente que pour quiconque possède quelques notions anatomiques ou anatomo-pathologi- ques, elles sont autant d\u2019absurdités que seule une ignorance crasse ou un mercantilisme amoral permet d\u2019avancer.Dans un pamphlet distribué aux députés durant la dernière session, nous lisons ceci: « La statistique des aliénés, sous la direction de la profession médicale, démontre 27% de DESROCHERS: LA CHIROPRATIQUE DANS LA PROVINCE DE QUÉBEC guérisons et sous la direction des chiroprati- ciens, elle démontre 65% de guérisons, tel que le tout appert par le rapport du Juge A.W.Ponath, Whapeton, North Dakota, en date du 20 décembre 1934.» Après une telle bourde, on peut tirer l\u2019échelle.La théorie initiale de la Chiropratique a varié avec les ans suivant les caprices de l\u2019heure.Aussi les fidèles des théories de la première heure ont-ils regardé comme un schisme le métissage de leur méthode de diagnostic et de traitement avec des procédés de diagnostic et de thérapeutique variés.Ainsi toutes les écoles de Chiropratique depuis 1930 enseignent la physiothérapie.Un de leurs chefs constatait ouvertement que les plus grands succès souriaient à ceux qui ajoutent les traitements physiques aux manipulations.Les chiros prétendent apporter quelque chose de nouveau qui aide et complète la médecine.Ils font semblant d\u2019oublier que les ostéopathes, vingt ans avant leur prophète, ont aussi prétendu'la même chose.Et pourtant les ostéo- 1291 pathes qui eux aussi traitent à l\u2019aide de manipulations sur les os, renient les chiros comme de vils et inhabiles imitateurs.Les médecins réclament de la législature qu\u2019elle exige de tous ceux qui veulent pratiquer l\u2019art de guérir un minimum de connaissance.Que tous se qualifient d\u2019abord, médecins et après-coup, s\u2019il en est qui veulent se spécialiser, ils seront libres.Il en va ainsi des oculistes, des dermatologistes, des spécialistes en maladies nerveuses, mentales, génito-urinaires, des médecins légistes, des radiologistes, etc.\u201c Sous prétexte que les médecins légistes ne font pas de thérapeutique, les radiologistes non plus, que les spécialistes en maladies vénériennes n\u2019ont pas à s\u2019occuper du haut du torse, que les dermatologistes ne soignent que les maladies extérieures, est-ce qu\u2019il faudrait créer autant d\u2019écoles de médecine ou de sectes différentes?Ce n\u2019est pas moins risible que de vouloir créer une médecine nouvelle pour des gens qui font du massage. TUBERCULINO-RÉACTION, DÉPISTAGE PRÉCOCE ET SURVEILLANCE SYSTÉMATIQUE CHEZ LES INFIRMIÈRES ÉTUDIANTES À L\u2019HOPITAL SANATORIUM DE CARTIERVILLE Par J.-A.VIDAL, F.R.C.P.(C.) et J.-P.PAQUETTE, Médecins de l\u2019hôpital du Sacré-Cœur (Montréal).Le dogme de la contagion post-natale de la tuberculose, succédant à l\u2019ancienne notion de «l\u2019hérédité », a jeté les bases de la lutte antituberculeuse.L\u2019hérédité ayant perdu ses droits, seule la contagion devait solutionner ce problème si complexe.Sous la poussée des travaux de Kiss, le dogme « contagioniste » fut généreusement accepté par tous les phtisiologues.Un peu plus tard, ce dogme a subi l\u2019épreuve de la critique et l\u2019hérédité de terrain fut admise.Bien que Lumière ait soutenu une lutte intense pour réhabiliter « l\u2019hérédo-tuberculose » par une argumentation parfois fort troublante, le dogme de la contagion post-natale demeure la notion fondamentale qui régit la lutte actuelle contre ce fléau social.La tuberculose étant une maladie essentiellement contagieuse, nous devons logiquement admettre que le groupe social des infirmières, vivant en contact prolongé auprès des tuberculeux des sanatoriums et même des hôpitaux généraux, est le plus exposé à la contagion.Malgré la crainte universelle de la tuberculose, il semble que la profession médicale ne s\u2019est pas suffisamment intéressée à ceux et celles qui se dévouent aux soins des tuberculeux.Autrefois, on croyait qu\u2019avec des précautions appropriées, il était possible de s\u2019engager à ce travail spécialisé avec entière sécurité.Des médecins directeurs de sanatoriums ont publié des statistiques démontrant que leur personnel n\u2019avait subi aucune atteinte de la maladie après plusieurs années de service.Ce fut la notion accréditée jusqu\u2019à cette dernière décade.Le Dr Paul Dufault, du Sanatorium Rut- land, à publié récemment un article sur « l\u2019in- 1.Travail présenté au Congrès de l\u2019Association Canadienne Antituberculeuse, tenu à Montréal en juin 1940.fection tuberculeuse chez les infirmières et les étudiants », où il a fait une étude bibliographique des opinions anglaises, françaises, allemandes, italiennes et américaines, lesquelles, sauf de rares exceptions, concluent dans le même sens.Cependant, vers 1925, les opinions ont changé, et les études récentes sur ce sujet démontrent que l'incidence de la contagion tuberculeuse est plus élevée chez les infirmières des hôpitaux généraux que chez les étudiants des collèges, et beaucoup plus élevée chez les infirmières des services contagieux.Comment expliquer cette modification totale des opinions sur la contagion des infirmières?Autrefois on croyait, qu\u2019en recueillant les expectorations du tuberculeux dans des crachoirs, et en les détruisant par incinération, on avait amplement satisfait aux exigences de la prophylaxie.De plus, la majeure partie de ces médecins, ayant vécu avant l\u2019ère radiologique et l\u2019emploi courant de la cuti-réaction, n\u2019avaient pu diagnostiquer les premières atteintes du bacille de Koch.Depuis les deux dernières décades, la radiologie nous a permis de diagnostiquer les premières manifestations de l\u2019infection tuberculeuse déjà pressenties par une cuti-réaction antérieure.Aujourd\u2019hui l\u2019on comprend mieux que le tuberculeux qui tousse, répend des gouttelettes de son expectoration autour de lui; ce qui contamine sa literie, sa table, ses objets de toilette, et l\u2019infirmière qui manipule quotidiennement ces objets est exposée à la contagion.Notre expérience confirme les opinions et les statistiques du Dr Paul Dufault.Notre statistique chez les infirmières étudiantes de l\u2019hôpital du Sacré-Cœur démontre: 1° que la cuti-réaction devient positive chez VIDAL er PAQUETTE: TUBERCULINO-REACTION.toutes nos infirmières au cours de la première année; 2° que la morbidité tuberculeuse est plus élevée, mais grâce à un dépistage précoce et une surveillance systématique, la mortalité n\u2019est pas plus grande, et je dirai est peut-être moindre que celle de n\u2019importe quel groupe social d\u2019âge similaire.RÉACTION TUBERCULINE.Nous n\u2019incluons dans cette statistique que les étudiantes infirmières qui ont suivi les trois années du cours hospitalier; soit 267.De ce nombre 137 vivaient à la campagne et 130 vivaient dans les villes.La moyenne d\u2019âge était de 18 à 25 ans.Parmi les infirmières à la campagne 38.6% avaient une cuti-réaction négative à l\u2019entrée.Parmi celles qui vivaient dans les villes 39% étaient négatives.D\u2019après certains auteurs classiques, il peut sembler paradoxal que les données de la cuti- réaction soient à peu près les mêmes dans les deux groupes.Dans les débuts de la lutte antituberculeuse, la cuti positive était le sort de la plupart des citadins, tandis que la majeure partie des campagnards répondaient négativement à la réaction tuberculinique.La statistique de la tuberculino-réaction dans notre province a évolué au rythme de la vie moderne; mais nous devons ajouter que les notions de la prophylaxie ont d\u2019abord été dispensées dans les villes et cette éducation fut mieux comprise.De plus, le règne de l\u2019automobile, ne comptant plus les distances, à établi une promiscuité constante entre les habitants des villes et ceux de la campagne.Les tuberculeux, pour satisfaire à l\u2019équation empirique: «tuberculose \u2014 campagne », ont émigré au hasard vers la belle campagne, non pas dans des institutions spécialisées, mais trop souvent dans les hôtels, les clubs, les pensions privées, les plages; sous le fallacieux prétexte de bénéficier de l'air pur, en négligeant la cure de repos disciplinée, indispensable à la guérison de la tuberculose.Cette promiscuité des tuberculeux ignorés et ignorants avec les sujets sains de la campagne a modifié incidence de la tuberculose-conta- gion dans notre population rurale.1293 Nous avons accepté 101 infirmières à cuti- réaction négative à leur entrée.À quel rythme et de quelle manière ont-elles subi l\u2019imprégnation tuberculeuse?Par des cuti-réactions à toutes les 5 à 6 semaines, le tableau suivant nous démontre la sensibilité individuelle à la toxine tuberculeuse.La méthode employée fut d\u2019abord le « Von Pirquet», ce qui fut rapidement remplacé par la réaction de Mantoux, plus effective.Nous avons continué cette technique avec la tuberculine P.P.D.jusqu\u2019à l\u2019arrivée de l\u2019épreuve Vollmer, d\u2019application très simple mais d\u2019efficacité moins constante.101 infirmières avaient une cuti-réaction négative.Après trois mois\u201449 répon.positivement, soit 48.5% Entre 3et 6 \u201c \u201427 * \u201c \u201c 752% Entre 6 et 9 \u201c \u201420 (6 \u201c \u201c 95 % Entre 9 et 12\u201c \u2014 5 °°\u201c \u201c \u201c 100 % Donc, après la première année 100% répondent positivement.Ce pourcentage est beaucoup plus élevé que chez n\u2019importe quel groupe social du même âge et démontre avec quelle rapidité l\u2019infirmière étudiante se tuberculise dans une institution hospitalière antituberculeuse.VIRAGE DE LA CUTI-RÉACTION.Si l\u2019infirmière se tuberculise rapidement au contact prolongé des tuberculeux, comment réagit-elle à cette contamination?Il est très important de jsurveiller l\u2019infirmière lorsque son épreuve tuberculinique devient positive.Chez la plupart de nos étudiantes, ce passage s\u2019est effectué sans signe apparent, sauf chez trois qui ont manifesté des épisodes pathologiques.Chez une, nous avons noté un érythème noueux, trois mois après la première cuti positive.Une deuxième avait manifesté une réaction phlycténulaire, avec température, lassitude et malaise général.Elle fut mise au repos pendant 5 jours et les symptômes sont disparus.Avant de lui permettre la reprise du travail, une radiographie fut prise et nous a fait voir une infiltration exsudative inter-cléido-hilaire droite.Une troisième, âgée de 18 ans, avait eu après quelques mois de service, une cuti « faiblement 1294 positive »; réponse pour le moins douteuse.Quelques semaines après ce virage, elle manifeste un état fébrile à 101°, avec embarras gastrique et légère diarrhée.Ces malaises durent 4 à 5 jours et cèdent avec le repos et le régime approprié.Cinq semaines après reprise du travail, le même syndrome réapparaît avec ténacité.Séro-diagnostie négatif.Nous demandons une radiographie et comme elle était positive, nous l\u2019avons radiographiée à tous les 5 à 6 jours pour fixer sur les films l\u2019évolution d\u2019une granulie du stade initial au stade terminal.Il y a certainement d\u2019autres manifestations qui extériorisent l\u2019imprégnation tuberculeuse, mais elles ont passé sans attirer l\u2019attention.MORBIDITÉ TUBERCULEUSE, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 Ce tableau démontre les différents épisodes tuberculeux que nous avons observés chez 267 étudiantes de 1932 à 1940.Nous n\u2019avons eu qu\u2019une mortalité par granulie chez une infirmière à cuti-réaction douteuse qui aurait due être interprétée comme « état anergique ».Contrairement à la statistique de Heimbeck, d\u2019Oslo, nous avons trouvé autant de manifestations tuberculeuses chez les infirmières à cuti-réaction positive que chez les négatives.Nous expliquerons cette différence dans nos constatations en décrivant la surveillance systématique de nos infirmières.Dix-sept de nos étudiantes ont manifesté des épisodes tuberculeux, soit une morbidité de 5.9%.Nous croyons que ce taux de morbidité était autant élevé dans le passé, mais 4 Episodes tuberculeux Nom- Cuti-réaction Résultats b Quand la maladie a débuté à l\u2019entrée éloignés re , Pos.Nég.3 furent excellents, 2 1 1 2 2 sans manifesta- .\\ .tions ultérieures.Erythéme apres apres apres .: 1 a fait une infil- noueux IV 3 6 10 eo.,.tration intercléi- mois mois mois oe à do-hilaire à la 3e année.Excellents\u2014tou- Pleurésie apres apres apres apres 2 2 tes ont repris séro- IV 15 16 32 36 leurs activités fibrineuse mois mois mois mois après 6 à 8 mois de repos.après Granulie I 8 1 Décédée.mois { Aucun décès.Infiltration os 2 eus 1 ep 3 ps 1.5 2 5 ment parenchy- VII 35 24 6 3 2 font encore la mateuse ., mois mois mois mois cure hygiéno- diététique.Suspectes d\u2019après Positives Sans activité lésionnelle, elles furent étroitement surveillées radiographies 6 et elles ont terminé leurs études sans aucune réactivation. VIDAL ET PAQUETTE: TUBERCULINO-REACTION.sans le secours de la radiologie il passait inaperçu.Parmi les sept infirmières qui ont manifesté une infiltration parenchymateuse, cinq n\u2019ont pas dépassé le stade « incipiens », elles sont cliniquement guéries et ont repris le travail.Deux ont eu une expectoration positive et font encore la cure sanatoriale.Les six infirmières qui étaient considérées «suspectes » d\u2019après la radiographie avaient une cuti positive.Comme la radiographie ne pouvait déterminer s\u2019il y avait de l\u2019activité lésionnelle et que la clinique ne pouvait dans l\u2019occurrence apporter une précision suffisante, elles furent acceptées et soumises à une étroite surveillance.Ayant terminé leurs études sans réactivation, nous pouvons conclure qu\u2019elles étaient dans un état allergique stable.Les pleurésies sero-fibrineuses ont évolué normalement et après six mois de repos, ces quatre étudiantes ont pu reprendre leur travail et elles sont présentement en bonne santé.DÉPISTAGE PRÉCOCE ET SURVEILLANCE SYSTÉMATIQUE.À chaque étudiante et même infirmière graduée, si elle entre en service pour un stage prolongé, nous faisons la cuti-réaction pour reconnaître les sujets allergiques et les anergiques.Une radiographie est prise et nous faisons l\u2019examen clinique pour établir, dans la mesure possible, son coefficient de santé.Les infirmières à cuti-négative sont dirigées dans les services d\u2019orthopédie, où il n\u2019y a pas de tuberculose pulmonaire ouverte.La cuti- réaction se répète périodiquement à toutes les cinq à six semaines, et ce n\u2019est que deux mois après le virage de la cuti-réaction qu\u2019elles peuvent travailler dans les services tubereu- leux.Cette manière de procéder \u2018explique pourquoi notre statistique des épisodes tuberculeux est à peu près la même chez les infirmières à cuti positive que chez les négatives, contrairement à la statistique de Heimbeck, d\u2019Oslo, qui démontre plus d\u2019épisodes tuberculeux chez les infirmières qui avaient une cuti négative.1295 Je crois que dans les services hospitaliers du Dr Heimbeck, d\u2019Oslo, les infirmières à cuti négative travaillant chez les tuberculeux à l\u2019entrée, plus tard elles ont été vaccinées par le B.C.G.et le pourcentage de morbidité a diminué.A l'hôpital du Sacré-Cœur, toutes les infirmières à cuti-réaction négative font leur imprégnation dans les services d\u2019orthopédie et deux mois après, le virage ayant manifesté un état allergique, elles peuvent travailler auprès des tuberculeux.Nous n\u2019avons pas une infirmière qui travaille auprès des tuberculeux avec une cuti négative.Le port d\u2019un masque est obligatoire lorsque l\u2019infirmière travaille à la toilette du tuberculeux.La pesée mensuelle est obligatoire et une perte de cinq livres motive un examen pour en établir la cause.À chaque année tout le personnel hospitalier subi un examen clinique et s\u2019il y a fatigue, amaigrissement, anorexie, etc., nous demandons une radiographie.A la fin de la troisième année du stage hospitalier, l\u2019on pratique un examen clinique et radiographique afin de bien renseigner l\u2019infirmière sur son état de santé avant son départ.Nous devons noter qu\u2019au cours de ces examens prophylactiques, nous avons diagnostiqué une tuberculose «incipiens » chez cinq infirmières qui étaient en vie active et qui n\u2019accusaient qu\u2019une vague fatigue trop facilement attribuée à un service de nuit ou à la préparation d\u2019un examen.L'expérience de ce dépistage précoce et de cette surveillance systématique démontre que la mortalité par tuberculose chez nos infirmières peut être abaissée à un niveau aussi bas que n\u2019importe quel groupe social du même âge et motive les conclusions suivantes.Conclusions Nous devons admettre que le hasard de la contagion chez les infirmières des hôpitaux antituberculeux est beaucoup plus élevé que chez n\u2019importe quel groupe social d\u2019âge similaire. 1296 Par contre, avec un dépistage précoce et une surveillance systématique, le taux de mortalité peut être réduit à l\u2019égal de tout autre groupe social, et même inférieur.Les infirmières des hôpitaux généraux où l\u2019on hospitalise trop souvent des tuberculeux, sont également exposées à la contagion, et nous recommandons les mêmes mesures de prophylaxie.Dès son entrée, l\u2019infirmière étudiante devrait apprendre les lois de la prophylaxie des maladies infectieuses et surtout de la tuberculose.Le travail de l\u2019étudiante doit être distribué de manière à éviter le surmenage prolongé.L'alimentation doit être variée et bien balancée, parce que ces jeunes infirmières, soumises à un travail parfois pénible, dans un milieu contaminé, ont besoin de toutes les conditions nécessaires au maintien de leur état «allergique ».L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 L'infirmière des hôpitaux antituberculeux, en raison de son travail spécialisé, soumise quotidiennement à la possibilité d\u2019une contamination, devrait avoir une vacance d\u2019un mois pour renforcer sa résistance.Si les infirmières des hôpitaux généraux ont deux semaines de repos, nous recommandons, si possible, de doubler ce temps de repos pour les infirmières des sanatoriums.BIBLIOGRAPHIE A.COURCOUX, P.BRAUN: «L'intérêt des examens systématiques pour le dépistage de la T.B.chez les sujets de plus de 15 ans.» Revue de la Tuberculose.P.1066; 1939-40.Paul DUFAULT: «Tuberculous infection among nurses and medical students in sanatoriums and general hospitals.» New -Eng.Jour.of Medicine, 224: 711; 1941.H.L.ISRAEL, H.W.HETHERINGTON, John CORD: « Tuberculosis among students of nursing.» Journal of the American Med.Ass, 117: (6 sept.) 1941.- ARP arep == TEST DE L\u2019HISTAMINE EMPLOYÉ DANS LES ANOMALIES DE LA GLANDE THYROÏDE Par Réal DORE, Chirurgien à l\u2019hôpital Général de Verdun (Montréal).J\u2019ai publié dans un numéro précédent de l\u2019Union Médicale (n° 8, 1936), une revue générale sur l\u2019emploi du test de l\u2019histamine dans différents états pathologiques et spécialement dans l\u2019hyperthyroïdie.Ce test, basé sur la vitesse de la circulation sanguine, permet d\u2019évaluer le- degré d\u2019activité de la glande thyroïde.| Je prie le lecteur de lire cette revue générale pour détails techniques et autres.Aujourd\u2019hui je présente 100 cas de goitre observés, cas dont le degré d\u2019activité de la glande thyroide fut déterminé au moyen de ce test par comparaison avec le métabolisme basal pratiqué dans chaque cas en particulier.Chez un individu normal le test de l\u2019histamine se produit au bout de 24 secondes.À l\u2019état toxique ce test est plus rapide.Dans la 4e colonne j'ai mentionné le premier symptôme apparu, soit objectif (congestion de la face), soit subjectif (sensation gustative) *.La collaboration précieuse des Drs À.Coutu, J.Saine et L.Charest m\u2019a permis de vérifier la valeur du test.1.Le phosphate d\u2019histamine me fut gracieusement fourni par la maison Parke, Davis & Co.N° dossier Etat cli- HG de V.nique MB.TH.M.et H.1) 7,744 + + 37% 10\u201d M + H + 2) 7,778 + + 17% 16\u201d M + H 1 3) 7,429 + \u2014 10% 17\u201d M\u2014 H+ 4) 7,493 + + 66% 34\" M + H \u2014 5) 7,869 + + 18% 18\u201d M + H + 6) 7,889 + + 30% 22\u201d M+ H+ 7) 7,946 \u2014 \u2014 6% 33\u201d M+ H+ 8) 7,962 + + 36% 15\u201d M + H 1 9) 7,773 + + 129 15\u201d M + H 1 10) 7,968 + + 17% 35\u201d M + H \u2014 11) 8,000 + + 20% 10\u201d M + H 1 12) 7,996 + + 57% 9\u201d M + H \u2014 13) 8,301 + + 44% 20\u201d M + H\u2014 14) 8,285 + + 30% 15\u201d M+ HL 15) 8,356 + + 27% 15\u201d M + H +\u2014 16) 8,343 + + 28% 19\u201d M + H \u2014 17) 8,446 + + 25% 15\u201d M + H 4 18) 8,474 + \u2014 12% 12\u201d M \u2014 H+ 19) 8,497 + \u2014 11% 18\u201d M\u2014 H+ 20) 8,545 + + 85% 8\u201d M + H + 21) 8,499 + + 29% 11\u201d M + H \u2014+\u2014 22) 8,536 + + 20% 19\u201d M+ H+4 23) 8,557 \u2014 \u2014 1% 17\u201d M + H \u2014 24) 8,561 + + 42% 10\u201d M + H\u2014 25) 8,585 + + 10% 12\u201d M + HL 1298 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 194 1 N° dossier Etat cli- HG de V.nique MB.TH.M.et H.26) 8,605 + \u2014 10% 11\u201d M \u2014 H+ 27) 8,591 + + 25% 18\u201d M + H+ 28) 8,631 + + 14% 13\u201d M + H+ 29) 8,647 + + 29% 12\u201d M \u2014 H+ 30) 8,664 + \u2014 2% 12\u201d M \u2014 H+ 31) 8,481 + + 5% 2\".M\u2014 H+ 32) 8,686 + \u2014 7% 13\u201d M \u2014 H + 33) 8,931 + + 30% 14\u201d M + H + 34) 8973 + + 25% 12\u201d M + H 4- 35) 9,008 \u2014_ + 5% 27\" M + H 4 36) 9,121 + + 38% 10\u201d M + H+ 37) 9,128 + + 27% 14\u201d M + H+ 38) 9,169 + + 78% 10\u201d M + H+ 39) 9,172 + + 47% 11\u201d M + H+ 40) 9,205 \u2014 \u2014 5% 20\u201d M + H \u2014 41) 9,257 + + 28% 11\u201d M + H 4 42) 9,259 + + 259 27\" M + H_.43) 10,195 \u2014 + 3% 51\u201d M + H 4 44) 10,673 + + 27% 11\u201d M + H+ 45) 10,694 + + 40% 24\u201d M + H \u2014 46) 10,968 \u2014 + 11% 28\u201d M + H+ 47) 12,138 + + 15% 12\u201d M + H+ 48) 12,561 + + 13% 28\u201d M + H+ 49) 12,589 + \u2014 10% 12\u201d M \u2014 H+ 50) 12,644 \u2014 + 7% 35\u201d M + H+ 51) 12,834 \u2014 + 10% 30\u201d M+ H + 52) 12,791 + + 21% 10\u201d M + H+ 53) 12,740 + \u2014 28% 10\u201d M \u2014 H + 54) 12,916 + + 2% 10\u201d M \u2014 H + 55) 12,904 + + 70% 11\u201d M\u2014 H+ 56) 12,486 + + 389% 18\u201d M + H+ 57) 13,080 + + 24% 15\u201d M + H + 58) 13,230 + \u2014 12% 20\u201d M \u2014 H + 59) 13,288 + + 6% 10\u201d M \u2014 H+ 60) 12,030 + + 16% 18\u201d M + H+ 61) 19,594 + + 79% 10\u201d M + H+ 62) 19,861 + + 31% 27\" M + H\u2014 63) 19,821 + + 19% 20\u201d M + H | 64) 19,920 \u2014 0% 20\u201d M + H \u2014 65) 19,903 + + 37% 22\" M + HL 66) 19,942 \u2014 + 1% 28\u201d M + H+ 67) 19,564 + + 22% 20\u201d M + H+ 68) 20,099 + + 37% 12\u201d M + H + 69) 20,024 \u2014 + 12% 35\u201d M + H + DORE: TEST DE L'HISTAMINE 1299 N° dossier Etat cli- HG de V.nique MB.TH.M.et FH.70) 20,230 + + 7% 11\u201d M \u2014 H + 71) 20,185 + + 15% 16\u201d M + H + 72) 21,725 + + 21% 11\u201d M + H + 73) 21,659 + \u2014 15% 17\u201d M \u2014 H+ 74) 21,694 + + 56% 7\" M+ Ht 75) 21,747 + + 51% 10\u201d M + H+ 76) 21,320 + + 48% 10\u201d M + HJ 77) 21,353 + + 40% 12\u201d M + H+ 78) 21,153 + + 22% 13\u201d M+ H+ 79) 21,163 \u2014 + 1% 13\u201d M + H\u2014 80) 20,742 + + 22% 9\u201d M + H | 81) 21,674 + + 52% 7\" M + H+ 82) 20,922 + + 50% 14\u201d M + H + 83) 20,919 \u2014 \u2014 6% 13\u201d M + H \u2014 84) 20,876 + \u2014 13% 14\u201d M \u2014 H\u2014+ 85) 19,964 + + 36% 13\u201d M + H | 86) 19,594 + + 79% 10\u201d M+ H+ 87) 20,426 + + 24% 17\u201d M + H | 88) 20,498 + + 37% 17\u201d M + H + 89) 20,388 + + 71% 7\u201d M + H | 90) 21,057 + + 20% 12\u201d M + H | 91) 21,016 + + 52% 8\u201d M + H\u2014 92) 21,020 + + 26% 11\u201d M + H+ 93) 20,796 + + 60% 7\" M + H 94) 20,732 +.+ 61% 19\u201d M + H+ 95) 20,731 + + 14% 16\u201d M + H+ 96) 20,676 + + 4% 17\u201d M \u2014 H+ 97) 20,185 + + 23% 16\u201d M+\u2014 H+ 98) 19,564 \u2014 + 22% 20\u201d M + H+ 99) 19,821 + \u2014 19% 20\u201d M + H | 100) 20,388 + + 71% 7\" M + H + Notes explicatives pour la compréhension du tableau.lère colonne: numéro du dossier, hôpital Général de Verdun.2e \u201c : état clinique du patient.Le signe + veut dire goitre cliniquement toxique et le signe \u2014, non toxique.3e \u201c : MB signifie métabolisme basal.4e \u201c : TH signifie test de l\u2019histamine.5e \u201c : M veut dire métabolisme et H.test de l\u2019histamine.Le signe + qui suit les lettres M et H indique que le résultat du test est en rapport avec l\u2019état clinique et le signe \u2014, le contraire.* basal et le test de l\u2019histamine concordent avec l\u2019état clinique.Sur 27 cas (100-73: 27) 17 fois le test de SOMMAIRE.l\u2019histamine est en rapport avec l\u2019état clinique; Sur ces 100 cas 73 fois le métabolisme le métabolisme basal, 10 fois seulement.* * 1300 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 Test de l\u2019histamine.17 cas.7,429 8,474 8,497 8,605 8,647 8,664 8,481 8,686 12,589 12,740 12,916 13,230 13,288 20,230 20,876 20,676 21,659 Métabolisme basal.10 cas.7,493 7,968 8,557 9,205 9,259 10,694 19,861 19,920 20,919 21,163 Quelques commentaires et conclusion Le métabolisme basal et le test de l\u2019histamine donnent un résultat en rapport avec l\u2019état clinique, 73 fois sur 100.Ces deux tests n\u2019indiquent pas toujours le degré exact d\u2019hypo ou d\u2019hyperactivité de la glande thyroïde mais, tout simplement et seulement, que la glande est en hypofonction ou en fonction normale ou en hyperfonction.Seul le clinicien doit décider, par l\u2019observation clinique, du degré fonctionnel de la glande.Dans les 27 cas où il n\u2019y a pas eu concordance entre les deux tests, le test de l\u2019histamine l\u2019a emporté (17) sur le métabolisme (10).De l\u2019observation de ces 100 cas il me faut conclure que le test de l\u2019histamine a un peu plus de valeur que n\u2019en a le métabolisme basal pour déterminer l\u2019activité clinique de la glande thyroïde.| RECUEIL DE FAITS UN CAS D\u2019ÉRYTHROBLASTOSE DU NOUVEAU-NÉ AVEC ICTÈRE\u201c Par Albert BERTRAND et Albert GUILBAULT, Hôpital Notre-Dame (Montréal).CLASSIFICATION.2.Anémie érythroblastique du nouveau-né: Il existe chez le nouveau-né de même que chez le jeune enfant, divers types d\u2019anémies hémolytiques que Parsons, Hawksley et Git- tins ont classifiés de la manière suivante: 3.1.Anémie érythroblastique du fœtus: a) avec œdème: hydropisie fœtale; b) sans œdème.a) avec ictère: ictère grave du nouveau-né; b) sans ictère: anémie hémolytique du nouveau-né.Anémie hémolytique de l\u2019enfance: a) aiguë: type Lederer; b) sub-aiguë et chronique: type Von Jaksch ; c) ictère acholurique; = d) anémie à cellules faleiformes.1.Communication aux Journées Médicales de la 4.Anémie érythroblastique de l\u2019enfance: Société Médicale de Montréal, hôpital Notre-Dame, 20 octobre 1941.Type Cooley.TABLEAU I.Bébé L.Normal 14 août 20 sept.6-7,000,000 Globules rouges 3,500,000 3,125,000 (5,000,000 \u2014 123.) | 18,000 Globules blancs 26,000 6,250 (14,000 \u2014 2.) (17,000 \u2014 123.) 145% Haldane Hémoglobine 65% 54% (75% \u2014 3m.) 1x Valeur globulaire 0.9 | 0.9 8.u Diamètre gl.moyen 7.5u 7.5u 60% (11,500) Polynucléaires N.57% 4% 39% (25% \u2014 4,500 \u2014 7 j.) : 15% (3,000) Lymphocytes 37% 6% 44% (55% \u2014 10,000 \u2014 12 j.) (6.000 \u2014 12 ans) 9% (1,600) Monocytes 4% 1% 9% rares Eosinophiles 0 0 8% 1% Myélocytes 1% 1% rares Cellules souches 1% 3% 0.1% (600 à 1,000 Normoblastes par million) 100,000 65% rares par million rares Erythroblastes oui 14% 1% Mégalobastes oui 6% oui Anisocytose oul Polychromatophilie oui légère 1302 Le cas que nous présentons entre dans le cadre des anémies érythroblastiques du nouveau-né avec ictère: ictère grave du nouveau- ne.Le diagnostic clinique d\u2019une telle affection est souvent difficile à porter, l'anémie étant masquée par l'ictère, et de nombreux nou- veaux-nés présentant ce qu\u2019on est convenu d'appeler «un ictère physiologique ».La formule sanguine est alors d\u2019une grande utilité pour trancher la question.Fic.1, 2, 3, 4.Cellules souches, mégaloblastes, érythroblastes, nombreux normoblastes, cellules en mitose, rares polynucléaires.DIAGNOSTIC HÉMATOLOGIQUE.Il faut se rappeler cependant que la formule sanguine du nouveau-né est très différente de celle de l\u2019adulte, qu\u2019elle est instable et qu\u2019elle se modifie rapidement au cours des premières semaines, voire même des premiers jours de la vie.Aussi afin de mieux faire saisir cette différence nous avons cru utile de reproduire sur un même tableau, d\u2019une part l\u2019hémogramme L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN AML.F.AN, \u2014 Montréal, décembre 1941 normal d'un nouveau-né, d'autre part la formule sanguine du bébé L., quelques heures aprés sa naissance et enfin un dernier examen de sang pratiqué chez le méme enfant un mois plus tard.(Tableau I.) L\u2019examen de sang pratiqué le 14 août 1941 révèle: 1) une anémie marquée, 3,500,000 globules rouges alors que normalement on devrait trouver de 6 à 7 millions d\u2019hématie:; 2) une leucocytose notable, 26,000 éléments; 3) une forte diminution de l\u2019hémoglobine, 65% au lieu de 145% (Haldane).La formule leucocytaire est peu modifiée; on note tout au plus une légère augmentation du taux des lymphocytes.Ce qui frappe davantage lorsqu\u2019on examine au microscope le sang coloré au Wright c\u2019est d\u2019abord l\u2019abondance des normoblastes, de 5 à 10 par champ au lieu de 1 à 2 tous les 10 champs, (100,000 par million de globules rouges), puis le grand nombre de globules rouges encore plus jeunes.Erythroblastes et méga- loblastes voisinent les cellules souches et les cellules en mitose.De plus si on établi le pourcentage des divers éléments nucléés: polynucléaires, lymphocytes, mononucléaires, eosinophiles, nor- moblastes, etc., on constate que les normo- blastes constituent 65% des cellules nucléées, les érythroblastes, 14% et les mégaloblastes, 6%, soit un total de 85% d\u2019hématies nucléées.Si on ajoute à ceci une anisocytose et une po- lychromatophilie marquées on a l\u2019image d\u2019une érythropoièse intense qui se manifesterait selon Lightwood et Hawksley, dans la plupart des organes mais tout particulièrement dans les psoas et dans le foie.Au cours du traitement par les transfusions l\u2019'hémogramme du patient L.\u2026.s\u2019est amélioré graduellement.Un dernier examen de sang pratiqué le 20 septembre 1941 dénote encore de l\u2019anémie et un fléchissement du taux de l\u2019hémoglobine, mais la disparition presque complète des hématies nucléées démontre que le patient est en bonne voie de guérison. BERTRAND Er GUILBAULT: ÉRYTHROBLASTOSE DU NOUVEAU-NÉ DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL.Ces considérations, si intéressantes soient- elles, ne doivent pas nous faire oublier cependant que d'autres affections présentent quelquefois des signes hématologiques presque superposables en tous points.Ains: certains auteurs considèrent l\u2019hydropisie fœtale comme apparentée à l\u2019ictère grave des nouveaux-nés.Il existe en effet de rares cas d\u2019hydropisie ou l\u2019ædème est peu marqué et certains cas d\u2019ictére graves avec un léger œdème.L'hémogramme est sensiblement le même dans les deux cas et la clinique reprend ici tous ses droits.L\u2019anémie hémolytique des nouveaux-nés sans ictère apparaît d\u2019ordinaire plus tardivement et rarement dans la première semaine de la vie, mais plutôt du 7e jour au 3e mois.Plus tardive encore est l\u2019anémie hémolytique, type Lederer, qui se manifeste soudainement entre 6 mois et 3 ans.C\u2019est une anémie macrocytaire avec pyrexie, ictère et quelquefois hémoglobinurie.Une infection intestinale en est souvent la cause.L\u2019anémie hémolytique chronique, type Von Jaksch, est surtout marquée par une anémie a 2,000,000 de globules rouges et une leucocytose atteignant 50,000 globules blancs, dont la majorité sont des lymphocytes, (anémie pseudo-leucémique).L\u2019hémoglobine est diminuée considérablement et la valeur globulaire oscille aux environs de 0.5, (anémie microcy- taire).C\u2019est également une affection qui fait son apparition entre le 6e mois et la 3e année de la vie.L\u2019ictère acholurique ou anémie hémolytique congénitale qui peut apparaître tôt après la naissance se manifeste surtout dans la première décade de la vie, et se caractérise héma- tologiquement par des globules rouges sphériques, (sphérocytes), et une réticulocytose intense.L\u2019anémie à cellules falciformes se rencontre principalement chez les nègres.Le diagnostic hématologique se fait par l\u2019examen du sang frais mis entre lame et lamelle.Les globules 1303 rouges prennent après quelques heures une forme caractéristique, forme en faucille, qui permet d\u2019identifier cet état pathologique.L\u2019anémie de Cooley que certains auteurs identifient avec l\u2019anémie hémolytique chronique, type Von Jaksch, débute habituellement entre l\u2019âge de 6 mois et 3'\u2018ans mais peut aussi exister chez des sujets plus âgés.On note surtout un taux très élevé de normoblastes, 200 par 100 leucocytes, et l\u2019absence de vrais mé- galoblastes.Les considérations cliniques qui suivent cadrent très bien avec les faits hématologiques et permettent de poser le diagnostic d\u2019érythroblastose du nouveau-né avec ictère.Observation.- L'enfant L., naît le 14 août 1941 à 2 h.a.m,, il pèse 7 lbs 9 onces.La mère qui a toujours été en bonne santé en est à sa troisième grossesse; ses deux premiers enfants sont tout à fait normaux.À la naissance du bébé L., l\u2019accoucheur n\u2019a rien noté de particulier et le dossier ne consigne aucun fait pathologique.Dans la matinée du 14 août, la religieuse qui a charge de la pouponnière constate que l\u2019enfant présente un ictère qui s\u2019accentue rapidement, «l\u2019enfant jaunit à vue d\u2019ceil ».Examen clinique.L\u2019un de nous voit l\u2019enfant à 11 h.a.m,, soit 9 heures après la naissance.La peau est déjà d\u2019un beau jaune safran et l\u2019ictère s\u2019étend aux conjonctives.Sous la peau existe une bonne couche de tissu adipeux.La respiration est régulière, la température normale, et l\u2019auscultation du cœur et des poumons ne révèle aucun bruit suspect.L\u2019ombilic ne saigne pas et il n\u2019existe aucune tache ecchymotique sur la surface cutanée.L\u2019abdomen est distendu comme chez tous les nouveaux-nés et le foie est gros mais pas suffisamment pour retenir l\u2019attention.Par contre la rate est considérablement hypertrophiée et facilement palpable; le pôle inférieur descend à mi-chemin entre le rebord costal et la crète iliaque. 1304 Diagnostic clinique.La splénomégalie et l\u2019ictère intense joints à la notion que cet enfant est le troisième de la famille nous font porter le diagnostic d\u2019ic- tére grave du nouveau-né.Nous demandons au laboratoire de confirmer ce point.La formule sanguine dont il a été fait mention plus haut établit sans doute possible qu\u2019il s\u2019agit en effet d\u2019un cas d\u2019ictère grave, (érythroblastose du nouveau-né avec ictère).Traitement.Que faire dans un tel cas?Attendre que l\u2019ictère manifeste sa gravité par des troubles de la crase sanguine: des hémorragies?Attendre que les troubles nerveux fassent leur apparition: hyperthermie, convulsions?Nous décidons de traiter l\u2019ictère avant que ne s\u2019installent les complications.Pour prévenir les hémorragies nous prescrivons la vitamine K sous forme de Klotogen, 10 gouttes à toutes les 6 heures.Contre l\u2019ictère grave nous pratiquons chez l\u2019enfant une première transfusion de 50 c.c.de sang citraté dans le sinus longitudinal, et ceci dès 6 heures du soir, soit 16 heures après la naissance.Nous répétons les transfusions le 15 et le 17 août.La régression de l\u2019ictère du point de vue clinique est lente; cependant dès le 18 août la rate a sensiblement diminué de volume.Aucun autre symptôme d\u2019ictère grave ne s\u2019est L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULIETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 développé.Le 15 septembre l\u2019enfant est encore légèrement ictérique.Alimenté au sein, le patient L.voit son poids suivre une courbe ascendante normale.Conclusions L\u2019anémie érythroblastique du fœtus de même que l\u2019anémie érythroblastique du nouveau-né et l\u2019anémie hémolytique sans ictère présentent des caractères communs tant cliniques qu\u2019hématologiques: a) Ces états pathologiques n\u2019apparaissent jamais chez le premier-né; c\u2019est le deuxième et plus fréquemment le troisième enfant qui en est frappé.b) Ces caractères sont apparents soit à la naissance soit dans les quelques heures qui suivent.c) La formule sanguine est identique; nor- moblastes, érythroblastes, mégaloblastes, cellules souches abondent; l\u2019anémie et une leucocytose plus ou moins marquée se retrouvent dans ces états.d) Bien que les parents soient apparemment en bonne santé ils ne pourront plus avoir d\u2019enfants indemnes de ces tares.Ainsi la mère du petit patient L., lors d\u2019une prochaine grossesse, aura un enfant souffrant soit d\u2019hydropisie fœtale, soit d\u2019ictère grave, soit d\u2019anémie congénitale.r= SYNDROME HYPOPHYSAIRE ET DIABETE Par De la Broquerie FORTIER, Assistant au service de Pédiatrie, Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus (Québec).Observation.Le 16 avril 1941, Raymonde M., âgée de 11 ans et 105 mois, entre dans le service de Pédiatrie de l'hôpital de l\u2019Enfant-Jésus pour « diabète ».Son médecin qui l\u2019envoie nous signale qu\u2019elle est sous ses soins depuis l\u2019âge d\u2019un an; qu\u2019elle reçoit entre 15 et 11% c.c.d\u2019insuline par jour depuis ce temps.Ses antécédents héréditaires, sa glycémie et sa glucosurie effectuées depuis sa naissance nous sont inconnus.Ce qui attire l\u2019attention chez notre malade c\u2019est la petitesse de sa taille et son obésité.Les mensurations anthropométriques nous révèlent en effet que (tableau n° 1) sa taille, son buste, ses membres inférieurs et sa grande envergure sont ceux d\u2019une enfant de 5 ans à 534 ans; que son obésité est surtout manifeste au niveau de l\u2019abdomen dont la circonférence est de 2715 pouces et se révèle par un poids de 54 livres (17 livres au-dessus du poids normal pour sa taille).L\u2019on note de plus que cette obésité a des caractères définis ou mieux encore une répartition «médiane du corps »: abdomen, fesses, cuisses, thorax, partie supérieure des bras et région antérieure du cou.| A ces deux principaux signes révélés par inspection et la mensuration s\u2019ajoutent celui de l\u2019absence des caractères sexuels secondaires et l\u2019aspect vieillot du visage.Les examens physiques cardio-pulmonaires ne révèlent rien de particulier.La pression artérielle est à 104/70 et le pouls à 100.La glycémie est à 3 gms 20 le jour de son hospitalisation et la glycosurie à 48 gms au litre.Le diagnostic de diabète s\u2019impose; celui d\u2019un syndrome hypophysaire n\u2019est non moins certain.Nous préciserions même qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une dystrophie adiposo-génitale (fig.1).Devant un tel diabète, nous instituons un régime comprenant: Protides: 80 gms; lipides: 60 gms; glucides: 65 gms et un traitement à l\u2019insuline: 15 unités par jour.Le 21 avril, 3 jours après le début de ce traitement, la glycémie s\u2019est abaissée à 1 gm.50, la glycosurie à 24 gms et le poids de 4 livres.Une telle amélioration ne peut cependant être attribuée au seul traitement car, durant ces 3 jours, l\u2019enfant a refusé un ou deux repas par jour.De plus, dès le moment ou le régime fut accepté en totalité, nous voyons la glycémie s\u2019élever de nouveau à 3.05 gms et la glycosurie s\u2019abaisser à 15 gms (14.98).Ces deux 1306 rapports devaient, au cours de la période d\u2019observation de notre malade, varier dans des limites assez marquées.(Tableau 2.) Le 30 avril, le régime est modifié: Protides: 90 gms; lipides: 85 gms; glucides: 65 gms et l\u2019insuline est portée à 21 unités par jour.La glycosurie et la glycémie ne semblent pas L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 jours avant le départ de l\u2019enfant, est de 23% au-dessus de la normale.La diurése pendant le cours du traitement a, comme le montre le tableau n° 3, varié dans des limites assez marquées.Elle est demeurée toujours proportionnelle aux liquides ingérés.Outre le diabéte, notre malade présentait, avons-nous établi au début, un syndrome hy- - \u2014 Mensurations anthropometriques Date Eh hs SIs Lu Age .; V\\Aamm& 10 ms.Weems Wa avs Poids Sub glam ) .SS ( 331d amy) Taille Ha pes (Sems ) Hd ty ( seams ) C.Enverg.4a pos (534 ama) Gala (SIL om) Buste .i AS pe { § 3 ams Ad ( S34 ame) Mianf .1 .214 = ( 43] ams) (Ul (8 ams) Crane ._ .19 (dans d'la (3 ems ) Thoray .CAS.(rola ae) as (1900m ) Abdomen .A Tla.(+ 2oams) 2702 (+ 20 ams) N.B.S'ondy : 1 Ay cn dessins a AN.pos Ace ~ Builds ( Some) Foon H.3 hes \u201c \u201c .(+ 3 do vnew: T.She \u201c | uD Tableau 1 étre influencées par ce nouveau traitement.Elles ne le seront davantage lorsque le 3 mai nous porterons les unités d\u2019insuline à 30 par Jour.Le 7 mai, la glycémie est accrochée à 2 gms 90 et la glycosurie touche 36,91 gms au litre.Devant la persistance d\u2019une glycémie et d\u2019une glycosurie élevées, nous isolons la malade: la glycémie baisse à 2.50 gms et la glycosurie à 17 gms au litre pour remonter quelques jours plus tard à 22.95 gms.Ce diabète, sous l\u2019influence d\u2019un régime hypo-hydrocarboné marqué et une insulinothérapie moyenne ne s\u2019est sensiblement pas modifié: glycosurie et glycémie sont demeurées élevées; l\u2019acidose s\u2019est maintenue à 2.98.Le métabolisme basal, effectué le 15 mai, quelques pophysaire où prédominaient une obésité «médiane du corps » et l\u2019absence des caractères sexuels secondaires.Dans l\u2019espoir de modifier un tel état nous avons cru bon d\u2019associer au traitement du diabète l\u2019hormone go- nadotropique.L\u2019on sait que cette hormone a comme fonction principale de provoquer la sécrétion hormonale folliculaire.L\u2019œstrine à son tour agirait parallèlement à l\u2019insuline en améliorant le diabète par inhibition du facteur diabètogène de l\u2019hypophyse (Wolf).Supposant, avec une certaine vraisemblance, il me semble, que nous étions en présence d\u2019un syndrome adiposo-génital avec diabète, nous employâmes le facteur gonadotropique (454 de DE LA BROQUERIE FORTIER: SYNDROME HYPOPHYSAIRE 1307 un certain rôle dans l\u2019abaissement progressif de Ayerst, McKenna and Harrison), à raison de la glycosurie du 8 mai au 14 inclusivement 1 c.c.ou 300 unités par jour.Il nous a semblé que cette nouvelle médication, associée, il est (voir tableau 2).vrai, à un isolement relatif de la malade, a joué Cette nouvelle médication avait aussi un HOPITAL DE L'ENFANT -JESUS Nom Houmende M.Dossier No 38780 .\u2026 1 1.1.1 1.Chambre abb lat?i i ai UP| I; OJ sw 1 (HI [GI A INS 8 GLYCOSURIE Tableau 2 1308 autre but: tâcher de créer chez notre malade un début de puberté.L'observation fut trop courte pour voir éclore un tel phénomène; néanmoins nous avons pu constater une certaine vivacité d\u2019esprit, caractéristique de cette période de la vie génitale féminine.Nous nous proposions de substituer au facteur gonadotropique, l'hormone de croissance hypophysaire qui, elle aussi, mais directement DIURESE L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 de 5 ou 7 ans.Il est ici permis de se demander quelle fut la cause de cet infantilisme.Le diabète, qui dès l\u2019âge d\u2019un an fut confirmé, y a joué un rôle qu\u2019il n\u2019est pas permis d'ignorer même si l\u2019on accepte l\u2019opinion émise par Wolf que le diabète ne conduit généralement pas à l\u2019infantilisme.Le syndrome hypophysaire n\u2019y a sûrement pas été étranger.vri 1T118| SA|AOI| LI| 2 1800 1500 25/28/39 14 3| S T1619 lio} et] (2) 144 / & Tableau 3 cette fois, semble abaisser la glycémie.Le départ prématuré de la malade nous a privé d\u2019une telle expérimentation.Nous aurions pu alors modifier, dans une certaine mesure, croyons-nous, l\u2019infantilisme de notre malade que les mensurations anthropométriques et la radiographie des os du carpe situent vers l\u2019Âge Nous croyons même qu\u2019il en est le principal facteur, bien que la radiographie de la selle turcique soit normale.Cette observation illustre combien la pathogénie du diabète offre encore des points obscurs sur lesquels l\u2019étude de l\u2019endocrinologie peut amener des éclaircissements. UN CAS DE PÉRICARDITE AVEC ÉPANCHEMENT SÉRO-FIBRINEUX ' Par Georges HEBERT, Assistant dans le Service de médecine, Hôpital Notre-Dame (Montréal).Sans préambule, je vous présente un jeune homme de 17 ans\u2019 (Paul Ph, dossier 7866, année 1941), employé dans la fabrication des teintures depuis un an et entré à l'hôpital Notre-Dame depuis le 2 septembre 1941.Un mois avant son admission à l'hôpital, il se plaint de vomissements à répétition, après chacun de ses repas; vomissements qui persistent pendant deux semaines.Il accuse en même temps des douleurs au creux épigastrique.Ces douleurs augmentent à la marche et à l\u2019effort.Elles atteignent un paroxysme quand il ge penche en avant.Au contraire, elles dispdétissent totalement en décubitus horizontal.Elles s\u2019accompagnent d\u2019une dyspnée intense soulagée aussi par le repos.a Le patient transpire la nuit.Sa température ne dépasse pas la normale.Ses antécédents personnels et héréditaires sont sans intérêt.Voilà l\u2019histoire subjective de notre malade.L\u2019interne, qui nous fait voir ce dernier le 4 septembre, a trouvé que sa pression artérielle était particulièrement difficile à prendre.En effet, il s\u2019agit d\u2019une pression basse, de celles que l\u2019on n\u2019entend qu\u2019avec peine et sur lesquelles on ne se prononce qu\u2019avec timidité en se demandant si par hasard on ne commencerait pas à être un peu sourd: nous inscrivons au dossier 96/70.Le pouls est très petit, filiforme, irrégulier et quelquefois imperceptible.Le facies donne l'impression d\u2019être légèrement congestionné et les lèvres sont un peu cyanosées.Pas de dyspnée au repos.Les bases pulmonaires sont sub-mates, surtout la droite et la respiration s\u2019entend un peu moins bien à ce niveau.1.Communication des Journées Médicales de la Société Médicale de Montréal, hôpital Notre-Dame, 2 oct.1941.Au cœur, la pointe est très difficilement perceptible, on la devine déviée à gauche.Les bruits sont très assourdis à la pointe, légèrement moins à la base.Le rythme est pendulaire.L\u2019abdomen est douloureux au creux épigastrique; le foie est gros et mesure 19 cm.Sa matité traverse le creux épigastrique.Il n\u2019y a rien d\u2019autre à signaler.Les réflexes rotuliens et plantaires sont normaux.Devant une telle symptomatologie, nous , ous disons que le diagnostic différentiel ne peut osciller qu\u2019entre deux affections: la myocardite avec dilatation globale du cœur ou bien la péricardite avec épanchement.Conffne le patient n\u2019a pas de lésion orifi- cielle, aya@b pu occasionner une augmentation du volume du cœur et une dilatation secondaire, nou&#benchons davantage vers le diagnostic de péricardite avec épanchement et demandons une radiographie.Entre temps nous pratiquons une ponction exploratrice de la plèvre droite et retirons une dizaine de cent cubes d\u2019un liquide jaune citron.L'image radiologique montre une ombre du cœur, faisant penser à une péricardite avec épanchement sans toutefois pouvoir l\u2019affirmer.La tension veineuse est nettement au-dessus de la normale; elle mesure 3244 cm.d'H?O.Nous pratiquons ensuite une ponction du péricarde selon la technique de Marfan, à savoir: le malade étant en position demi- assise, on ponctionne au niveau de l\u2019appendice xyphoïde; l\u2019aiguille longe la face postérieure du sternum et pénètre ainsi dans le péricarde, à sa partie déclive, là où s\u2019accumule le liquide d\u2019épanchement.Nous retirons 400 em* d\u2019un liquide jaunâtre très faiblement louche. 1310 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN AM.LF.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 Laissant l'aiguille en place nous injectons 150 em?d\u2019air dans le péricarde.Le malade est ensuite radiographié.Nous apercevons l\u2019image du pneumo-péricarde que nous avons créé.Le feuillet pariétal du péricarde est très épais.A l'examen du liquide péricardique, il existe des polynucléaires et des lymphocytes.Il n\u2019y a pas de microbes.Le B.-W.y est négatif, com- Evolution.Depuis le début de septembre, le patient est resté au lit; il ne se plaint d\u2019aucune douleur et ne transpire pas.La tension veineuse est demeurée la même à la date du 17 septembre, 33 centimètres; le 30 septembre, elle était: 30 em.La pression artérielle est restée basse variant entre 100/80 et 92/70.Le poids a passé Fig.1\u2014L\u2019ombre cardiaque est considérable et le bord gauche est particulièrement net.Image en faveur d\u2019un épanchement péricardique.me d\u2019ailleurs dans le sang.Il y a 48 grammes d\u2019albumine.Un électrocardiogramme fait par le Dr Gaé- tan Barry donne le rapport suivant: «Il n\u2019y a pas de troubles de la conduction.Léger éréthisme et signes de fatigue du muscle.Le T.négatif et la dénivellation de l\u2019espace S-T sont probablement dus à la présence de liquide dans le péricarde qui comprime plus ou moins le muscle et les coronaires.» de 128 livres à 145 et de plus est apparu du liquide d\u2019ascite.Une ponction exploratrice faite le 26 sept.a montré un liquide à l\u2019aspect de sauterne contenant 38 grammes d\u2019albumine.Son examen bactériologique est négatif et la réaction de Rivalta est positive.Le pouls est tout à fait spécial, il est imperceptible, ou presque, en inspiration.C\u2019est le pouls de Griesinger-Kussmaul.Kussmaul l\u2019attribuait au tiraillement des gros vaisseaux HÉBERT: UN CAS DE PÉRICARDITE de la base et Vaquez croyait plutôt qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un phénomène de dépression vagotonique.| C\u2019est un pouls que l\u2019on peut rencontrer chaque fois qu\u2019il y a compression des vaisseaux de la base.Une fois posé, le diagnostic d\u2019épanchement 1311 S'il s\u2019agit d'un exsudat, de quelle nature est-11?Il n\u2019y a que deux hypothèses à retenir: celle d\u2019un épanchement d'origine rhumatismale ou bien d\u2019origine tuberculeuse.La syphilis est écartée par le B.-W.du sang qui est négatif ainsi que celui du liquide péri- cardique.Fig.2.\u2014 Après ponction du péricarde et soustraction de 425 em* de liquide séro-fibrineux.une injection d'air est pratiquée.\u2014 On aperçoit: a) le péricarde pariétal très épaissi: b) l\u2019air intrapéricardique.péricardique, il reste encore chez ce malade un problème étiologique, pronostique, et thérapeutique.Problème étiologique.Quelle est la cause d\u2019un tel épanchement pé- ricardique.Nous pouvons éliminer d\u2019abord l\u2019épanchement mécanique: nous avons affaire à un exsudat et non à un transsudat: la réaction de Rivalta est positive.Dans les deux cas il serait classique d\u2019avoir une certaine élévation de température, mais elle n\u2019existe pas.Sl s\u2019agissait d\u2019une péricardite rhumatismale, il y aurait de nombreuses chances pour que le malade ait ou ait eu quelques manifestations articulaires.On ne peut tout de même pas nier l\u2019existence possible de la péricarde rhumatismale anarthropatique.S'il s\u2019agissait d\u2019une péricardite rhumatismale, le liquide n\u2019atteindrait pas, en principe, une aussi grande quantité.De plus il aurait vraisemblablement régressé dans une période 1312 de 4 semaines environ.Or, le liquide existe depuis près de 7 semaines.\u2019 Nous demeurons donc en présence d\u2019une pé- ricardite que nous croyons être une péricar- dite tuberculeuse primitive.La péricardite adhésive est sûrement assez fréquente chez les tuberculeux pulmonaires de vieille date; on la retrouve dans 5% des nécropsies de ces tuberculeux.Par contre elle est rarement primitive, mais elle existe sûrement et notre malade en est un exemple.Notre jeune homme fréquente depuis quelque temps une jeune fille tuberculeuse qui attend justement son placement dans un sanatorium.La quantité aussi considérable du liquide épanché plaide en faveur de la tuberculose ds même que sa lenteur à se résorber.Malheureusement, 1l est trop tôt pour sacrifier le cobaye que nous avons inoculé le 6 septembre.Il nous confirmerait peut-être dans notre diagnostic étiologique.Quel est le pronostic?Le pronostic immédiat d\u2019une péricardite tuberculeuse est assez bon.Le liquide devrait se résorber, à moins cependant, qu\u2019à un certain moment, il n\u2019augmente assez rapidement et cause une compression amenant une mort subite! C\u2019est peu probable.Ce qu\u2019il faut considérer, c\u2019est le pronostic éloigné.Ce pronostic réside dans la formation d\u2019adhérences péricar- diques allant jusqu\u2019à la péricardite constrictive et adhésive, avec tous les troubles qu\u2019elle entraîne, c\u2019est-à-dire un syndrome de Pick.Déjà nous pouvons prévoir l\u2019importance des adhérences qui vont se former, en regardant la coque déjà épaisse du péricarde pariétal.Cette coque va-t-elle nuire aux mouvements du cœur?C\u2019est une question à laquelle on ne peut répondre avec certitude.Si le processus scléreux n\u2019atteint pas trop le péricarde viscéral et n\u2019est pas trop constrictif et, qu\u2019en même temps, la coque du péricarde pariétal reste assez vaste, celle-ci ne nuira pas.Mais si, au contraire, la sclérose viscérale est constrictive, les cavités cardiaques vont être refoulées, rapetissées et, nécessairement, le myo- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 carde va se fatiguer; de plus la stase veineuse va augmenter et la mort, survenir à échéance plus ou moins brève.Thérapeutique.Malgré notre conviction qu\u2019il s\u2019agisse ici d\u2019une péricardite tuberculeuse, nous ferons pendant quelque temps un traitement salicylé pour éliminer avec plus de sûreté encore, la péricardite rhumatismale.Nous ferons des ponctions péricardiques au besoin, lorsque le liquide paraîtra trop considérable afin d\u2019éviter l\u2019accident d\u2019une mort subite.Nous nous baserons pour décider du moment des ponctions, sur la tension veineuse, la tension artérielle et le pouls de Kaussmaul.Après chaque ponction nous introduirons une certaine quantité d\u2019air stérilisé afin d\u2019empêcher, si possible, la formation d\u2019adhérences.Le liquide devrait finalement cesser de se reproduire.Lorsqu'il sera complètement disparu il restera à envisager la question si importante des adhérences.Devra-t-on laisser le malade à lui-même, ou bien intervenir chirurgicalement?À l\u2019heure actuelle, où la chirurgie du cœur a fait des progrès remarquables, il serait sage, je pense, d\u2019intervenir chirurgicalement chez ce malade, avant que les adhérences n\u2019aient eu le temps de nuire au fonctionnement myo- cardique.Il serait à recommander de libérer le cœur grâce à une péricardectomie.Cette opération ne devrait pas avoir lieu, à mon sens, avant que le liquide ne soit complètement disparu.Je crains que si l\u2019on intervenait en période d\u2019épanchement et que le liquide dût se répandre dans le tissu interstitiel du médiastin, il y aurait danger de l\u2019ensemencer.Il serait bon d\u2019attendre quelque temps après la résorbtion du liquide avant de faire la pé- ricardectomie afin d\u2019être bien sûr que le liquide ne se reproduira pas à nouveau.Souvent les malades du genre arrivent trop tard chez le chirurgien, j'espère que celui-ci sera en temps. HÉBERT: UN CAS DE PÉRICARDITE * * Je termine, si vous me le permettez, en citant les statistiques de l\u2019hôpital Notre-Dame depuis 5 ans au point de vue péricardite.Sur 57,000 malades, il y a eu 20 cas de péri- cardites reconnus soit cliniquement, soit à l\u2019autopsie, et inscrits au dossier.Un cas donc par 2,800 malades environ.Sur ces 20 cas, 3 cas de péricardite sèche, dont l\u2019un secondaire à la tuberculose, l\u2019autre, à une affection pulmonaire aiguë et le troisième de cause X.3 cas de péricardite purulente, l\u2019un secondaire à un infarctus du myocarde au cours d\u2019une septico-pyohémie, les deux autres à une pleurésie purulente.5 cas de péricardite avec épanchement, un cas apparemment primitif et guéri par les sul- + + 1313 famidés; deux cas d\u2019origine rhumatismale, un cas d\u2019origine syphilitique(?) et un cas secondaire à une affection pulmonaire aiguë (?) 4 cas de péricardite adhésive dont trois tuberculeux et un d\u2019origine inconnue, survenant chez un vieillard.3 cas de péricardite brightique secondaire à une néphrite urémique.2 cas d\u2019hémopéricarde: les deux survenant à la suite de la rupture du ventricule gauche secondaire à un infarctus dans un cas et à un anévrysme dans l\u2019autre.Il n\u2019y a donc pas en un seul cas de péri- cardite avec épanchement qui ait eu la tuberculose pour origine, ou diagnostiqué comme tel.Notre malade est donc vraisemblablement le premier cas du genre depuis les cinq dernières années. BISMUTH SOLUBLE OU INSOLUBLE Par Adrien LAMBERT, Assistant professeur de dermato-syphiligraphie à l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).Le bismuth et ses sels se sont taillés, en ces vingt dernières années, une place d\u2019honneur dans l\u2019échelle des médicaments tréponémi- cides.Cette place peut, à juste titre, se situer entre l\u2019arsénic et le mercure, mais beaucoup plus près du premier que du second.Ceci explique que, de nos jours, le bismuth est utilisé presque aussi fréquemment que le noverséno- benzol et même, qu\u2019en bien des circonstances, il le supplante.Mais toutes les préparations bismuthiques contre la syphilis ne nous sont pas offertes par le commerce sous une forme identique: en plus de la grande diversité des marques de commerce, en plus de la différence notable dans la teneur en bismuth-métal de chacune de ces préparations, il existe une différentiation fort importante à connaître et qui se rapporte à la forme médicamenteuse sans laquelle le bismuth nous est présenté.Toutes les préparations bismuthiques se ramènent à deux types: le bismuth soluble et l\u2019insoluble.Les médecins qui traitent la syphilis \u2014 et les circonstances veulent qu\u2019ils soient de plus en plus nombreux \u2014 se demandent souvent, au moment de se servir de cet excellent moyen de tréponémicide: « Quand faut-il employer l\u2019un ou l\u2019autre?» Comme il est important de ne pas utiliser indifféremment le bismuth soluble ou l\u2019insoluble, 11 nous a paru intéressant de faire le rappel des indications propres à chaque variété, afin que leur usage, fait à bon escient, n\u2019occasionne pas les déboires et les désillusions thérapeutiques dont plusieurs ont souvent été victimes dans le passé.Le question de solubilité et d\u2019insolubilité du bismuth a fait naître, tout comme celle du mercure, il y a cinquante ans, bien des que- 1.Travail du service de dermato-syphiligraphie de l\u2019hôpital Notre-Dame.relles d\u2019école, dont sont sorties des précisions, des indications qui, tout en n\u2019étant nécessairement pas définitives, n\u2019en comportent pas moins un remarquable progrès vers la solution finale du problème.Ainsi, pour ce qui est du bismuth soluble, l\u2019on reconnaît qu\u2019il possède une qualité d\u2019absorption rapide, une action anti-syphilitique directe et presque extemporanée et cela grâce à sa grande diffusibilité.L\u2019on reconnaît également qu\u2019il ne se prête pas à une accumulation indue dans les muscles, et qu\u2019en cela il peut être considéré comme un moyen d\u2019action idéal, chaque fois qu\u2019il y a lieu de trouver un succédané au novarsénobenzol dans un traitement d\u2019attaque.Il est aussi admis que les sujets à crises nitroïdes faciles, sujets vagotonisants il va sans dire, trouvent dans le bismuth soluble un excellent moyen de contourner la difficulté qui provient de leur incompatibilité humorale à l\u2019arsenic.Et puis il y a la famille des érythro- dermiques post-arsénobenzoliques qui peut confier son sort au bismuth soluble sans crainte de voir réapparaître leur éruption généralisée; car, si l\u2019on a vu, exceptionnellement, des éry- throdermies causées par le bismuth, l\u2019on a jamais rapporté, que nous sachions, une érythro- dermie bismuthique succéder à une érythro- dermie arsénicale! Enfin, il y a les insuffisants hépatiques auxquels il faut souvent refuser les bienfaits de l\u2019arsénothérapie; il y a ceux dont le rein est fragile, soit héréditairement soit à la suite d\u2019une cause morbide antérieure: ceux-là s\u2019accommodent bien d\u2019un bismuth à transit rapide, incapables qu\u2019ils sont de supporter une bismu- thisation de longue haleine et sans répit comme celle qu\u2019engendre la cure par bismuth insoluble. LAMBERT: BISMUTH SOLUBLE OU INSOLUBLE Il y a les syphilitiques anciens et latents, qui reprennent le traitement après une longue période d\u2019abstention thérapeutique.En dernier lieu, il y à les « plus de soixante ans » que la syphilis a surpris au moment où ils s\u2019en croyaient immunisés par la sagesse de l\u2019expérience et le déclin de leur activité sexuelle; & ceux-la, il faut un bismuth soluble, très maniable grâce à son haut degré de con- trolabilité, sa diffusibilité et son absence d\u2019accumulation.Nous ouvrons ici une parenthèse pour illustrer cette dernière indication du bismuth soluble par un exemple assez remarquable par certains de ses aspects.Observation.M.F.D.(dossier 9132), âgé de 84 ans (nous avons bien dit 84 ans), se présente à la consultation dermato-syphiligraphique de l\u2019hôpital Notre-Dame, pour une lésion du prépuce, lésion qui présente les caractères francs du chancre syphilitique: exulcération sans bord, à fond propre, rouge vif, chair musculaire, indolore, reposant sur une base légèrement cartonnée; à l\u2019aine pointe un ganglion, sentinelle avancée qui fait pressentir la présence d\u2019un agent microbien dans le voisinage! Un pansement humide durant 24 heures fait tomber une croûte qui recouvre ce chancre; et alors le tréponème, fourmillant et vivace, est retrouvé sur le champ noir de l\u2019ultra-microscope! Cet homme de 84 ans était porteur d\u2019un accident primitif! Soit dit en passant, la syphilis primaire n\u2019est pas une maladie de la vieillesse, pas plus que de l\u2019extrême jeunesse, et ce n\u2019est qu\u2019exceptionnellement qu\u2019on la rencontre chez les octogénaires qui, généralement et forcé- cément, sont à l\u2019abri des occasions de la contracter.Cette syphilis primaire chez un vieillard de 84 ans comportait un petit problème de thérapeutique: à cet âge et bien avant cet âge (en pratique à 60 ans) le novarsénobenzol doit être écarté; le mercure, malgré qu\u2019il soit bien toléré même par des émonctoires fatigués par 84 années de service, est considéré comme un serviteur très infidèle durant une période de virulence aussi grande que celle de l\u2019accident primitif! Il restait donc la bismuthothé- rapie, et c\u2019est elle qui fut mise en œuvre, sous la forme soluble, dès le début.Au moment où ces lignes sont rédigées, le chancre de ce vieillard est en pleine cicatrisation.Ajoutons que le patient pourra probablement poursuivre son traitement jusqu\u2019à l\u2019extinction de la positivité de sa sérologie sanguine (B.-W.+++ +++); et grace au bismuth soluble, il ne constituera plus un danger de dissémination de ses tréponèmes.Bien différentes sont les indications du bis- inuth insoluble: de par la nature de sa composition chimique, il s\u2019absorbe lentement et s\u2019accumule peu à peu au sein des muscles, au point d\u2019y créer un dépôt \u2014 véritable réservoir où l\u2019organisme puise à mesure \u2014 dépôt que l\u2019on peut vérifier facilement à l\u2019écran radioscopique sous l\u2019aspect de traînées et de masses opaques.Cette lenteur d\u2019absorption permet done une continuité de traitement, une imprégnation incessante, qui compense en quelque sorte pour l\u2019action rapidement évanescente de l\u2019arsénic.D\u2019où l\u2019indication d\u2019utiliser le bismuth insoluble, en conjugaison avec le 914; ou encore dans la syphilis en voie d\u2019extinction, alors que, tous les phénomènes aigus, cutanés et humoraux sont disparus.Les syphiligraphes parlent souvent de «traitement de consolidation ».Ils indiquent par là, celui qui fait suite à une médication arsenicale intensive et qui a réussi à subjuguer le tréponème au point de le réduire au silence dans toutes ses manifestations! C\u2019est durant cette période de consolidation que le bismuth insoluble prend le pas sur tout autre thérapeutique.1315 1316 En résumé Le bismuth soluble doit être employé: 1° dans le traitement d\u2019attaque, quand le 914 est contre-indiqué; 2° quand la fonction rénale est fragile, que le rein porte une hypothèque contractée antérieurement.Le bismuth insoluble sera préféré: 1° dans le traitement d\u2019entretien ; 2° dans le traitement de consolidation ; 3° dans le traitement conjugué avec l\u2019arsé- nothérapie.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014- Montréal, décembre 1941 Voici une liste incomplète, bien entendu, des préparations de bismuth que l\u2019on trouve sur le marché canadien: Bismuth soluble Bismuth insoluble Néo-Cardyl Muthanol Solmuth Salicylate de Bismuth Biazan (P.and D.) Bivatol Trépol et Néo-Trépol Lipo-Bismol Néo-Luatol (P.and D.) Rubyl Thio-Bismol Quinby.Sigmuth Quinby Soluble. PETITE CLINIQUE LES VARICES DE LA BASE DE LA LANGUE Par Philippe PANNETON, Chef des services d\u2019Ophtalmologie et d\u2019Oto-Rhino-Laryngologie à l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).Je n\u2019oublierai jamais le jour où un confrère entra dans mon cabinet en fort piteux état mental.Il venait, me dit-il, sur les instances de sa femme, car pour ce qui était de lui, 1l se sentait bien mal en point et trop loin rendu pour que la médecine lui fut d\u2019aucun secours.Il déposa sur mon bureau deux volumes de médecine où une page était marquée; et un tiré à part d\u2019un travail sur le cancer de la langue.Tel était en effet son auto-diagnostic.Voici son histoire: Depuis près d\u2019une année, une sensation croissante de lourdeur dans l\u2019arrière-gorge.Depuis quelques mois une certaine gêne à la déglutition; la sensation s\u2019était précisée et était devenue une sensation de masse.À partir de ce moment il avait été inquiet, inquiet au point que son sommeil et son appétit même s\u2019en étaient ressenti; ces derniers faits cependant il les mettait nettement sur le compte de la «lésion ».Un amaigrissement surtout, bien que de quelques livres à peine, l\u2019avait fortement inquiété.Et voila que depuis quelques semaines, il avait eu des crachements « révélateurs ».Au début quelques expectorations teintées de rose; puis dix jours auparavant il avait trouvé dans son mouchoir une tache de sang absolument nette.En même temps la perception d\u2019une masse dans la région de la base de la langue s\u2019était accentuée.Il n\u2019en fallait pas plus à un homme d\u2019expérience pour faire un auto-diag- nostic de cancer de la base de la langue.Pronostic fatal à brève échéance.Je l\u2019écoutai sans l\u2019interrompre et sans sourire car il pouvait avoir raison.Mais autant J'eusse eu confiance en son diagnostic pour un de ses patients autant j'étais défiant à l\u2019égard de son auto-diagnostie.Il n\u2019est plus mauvais médecin que celui qui essaye de l'être sur lui-même.Je le sais par expérience personnelle! Après l\u2019interrogatoire ordinaire auquel 1l se soumit de bonne grâce et qui me révéla qu\u2019il avait fait faire deux Wassermann et même une ponction lombaire, je lui posal a brile pourpoint une question.« Avez-vous aux cuisses des varices?\u2014 En effet, et depuis quelque temps.\u2014 Bon, voyons.» EXAMEN.À la face interne des cuisses, assez nombreuses dilatations variqueuses de petit calibre.Yeux.Normaux.Réflexe photo-moteur normal.Fond d\u2019œil: vaisseaux sinueux.Nez.Etat légèrement congestif.Apparence générale de bonne santé; homme de taille moyenne environ cinq pieds sept.Age 54.Facies, coloré avec quelques dilatations veineuses \u2014 une touche de couperose \u2014 au visage.Dents.Malsaines.Pas plus d\u2019adénite sous-angulo-maxillaire que chez la plupart des gens.Pas de déviation de la langue.Pharynx.Un peu congestif, sans hypertrophie véritable.Miroir laryngien.Le miroir laryngien mis en place sur le voile du palais montre évidemment tout d\u2019abord l\u2019image de la base de la langue.Et là, tout au long de la base, courent de longues lignes bleutées verticales, dont quel- 1318 ques-unes sont noueuses.Il s\u2019agit d\u2019un véritable paquet de varices linguales.Et sur l\u2019une d\u2019entre elles on voit nettement, signe «révélateur », un petit caillot encore adhérent! Le toucher laisse percevoir une base de langue de consistance absolument normale, sans aucun noyau dur.Larynx.Normal.Diagnostic.Varices de la base de la langue.Et cela à mon sens expliquait tout.Ce n\u2019est pas le premier cas qu\u2019il m\u2019est donné de voir; ce n\u2019est sûrement pas le dernier non plus.* * * Il arrive parfois que l\u2019on s\u2019étonne de ne pas voir décrites dans les volumes de spécialité certaines maladies qui n\u2019ont pourtant rien d\u2019exceptionnel.Et à cause de cela il arrive parfois que le spécialiste hésite à poser une étiquette sur une maladie qui pourtant n\u2019a rien d\u2019extraordinaire.C'est que tout n'est pas dans nos livres.Et le spécialiste ne doit jamais oublier le grand principe suivant: à savoir qu'il est des entités pathologiques auxquelles les auteurs spécialistes ne consacrent rien tout simplement parce que ce ne sont que des localisations particulières, dans notre domaine, de lésions pouvant apparaître partout.Je publierai un jour, si l\u2019avenir confirme le diagnostic \u2014 ce qu\u2019il est en train de faire \u2014 le cas d\u2019une femme, mère de médecin, qui présenta une lésion laryngée bizarre qui nous jeta dans la confusion jusqu\u2019au moment où nous rappelant le principe ci-haut mentionné + + L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 nous songeâmes qu\u2019un tophus pouvait tout aussi bien apparaître à l\u2019articulation aryté- noïdienne qu\u2019aux articulations digitales.Mais pour revenir à notre confrère variqueux, je me trouvais en présence d\u2019une lésion que je n\u2019avais trouvé décrite dans aucun des volumes que je consultai.Le diagnostic pour moi ne faisait pas de doute.Certes il fallut de longues explications pour faire admettre la chose à notre client- confrère qui ne partit qu\u2019à moitié convaincu.Il se traita comme un variqueux.Ses varices des membres inférieurs diminuèrent notablement.Il cessa de crachotter du sang.Progressivement sa sensation de plénitude dans l\u2019arrière-gorge disparut.I] oublia son «cancer de la langue » et se porta à merveille.Mais il n\u2019oublia point son médecin.Et c\u2019est ainsi que je pus savoir qu\u2019il s\u2019était rallié à mon opinion dont il put se rendre compte par la suite qu\u2019elle était justifiée.Contrairement à l\u2019habitude des auteurs qui écrivent dans nos revues j'ai donné à cet article une couleur d'histoire.Cela pour montrer que je n\u2019y attache pas outre mesure d'importance.Mais il reste de tout ceci deux principes ma- Jeurs et que jamais nous ne devons perdre de vue, surtout à notre époque où la spécialité est reine: | 1° Avant d\u2019étre spécialiste, le médecin doit rester médecin.2° Tout ne se trouve pas dans les livres de spécialité; mais ce qui y manque se trouve presque toujours dans la pathologie générale.El MOUVEMENT MÉDICAL NOUVEAU TRAITEMENT DE L\u2019OTITE CATARRHALE : PONCTION DU TYMPAN ET SULFATHIAZOL SODIQUE EN SOLUTION\u201c Par V.LATRAVERSE, Oto-rhino-laryngologiste et bronchoscopiste, hôpital Notre-Dame (Montréal).L\u2019otite catarrhale aiguë ou sub-aiguë a toujours attiré l\u2019attention du praticien, du pédiatre et de l\u2019otologiste.En effet, ses symptômes sont d\u2019une inconstance si décevante, que souvent, le tableau symptomatologique (otalgie, bourdonnement, surdité et modification du tympan) devient un paradoxe.Combien de pages écrites sur le traitement classique et moderne de l\u2019otite moyenne pour conclure que la paracenthèse est la thérapeutique de ehoix malgré l\u2019action merveilleuse des sulfami- dés (1).Malgré tout, j'ose proposer une nouvelle méthode de traitement qui, d\u2019une part, brise entièrement avec l\u2019enseignement classique et d\u2019autre part, complète le chapitre de la sulfamidothérapie.Les résultats heureux et presque constants de cette méthode sont la raison d\u2019être de cet exposé.La technique que J'ai mise au point est la conséquence des faits suivants.lER FAIT.À la suite des auteurs français, le docteur Philippe Panneton (2) a démontré en 1929, dans les Annales des Maladies des Oreilles, du Nez et de la Gorge, que la ponction exploratrice du tympan était le moyen le plus sûr pour déterminer l\u2019indication opératoire de la trépanation mastoïdienne chez les nourrissons.En effet, l\u2019otoscopie est très souvent insuffisante pour préciser la lésion qui se cache derrière la membrane tympanique.Canuyt (3) affirme que l\u2019absence de la tache lumineuse 1.Travail présenté au Congrès des ophtalmo-oto- rhino-laryngologistes canadiens-français, Québec, 11 octobre 1941.ne peut avoir la valeur d\u2019un signe pathognomonique » et «insiste sur la difficulté de l\u2019examen otoscopique chez le nourrisson ».J\u2019ajouterai que la même difficulté existe chez l\u2019adulte, particulièrement quand il y a une réac- * tion inflammatoire paratympanique de la pa- ro1 du conduit auditif externe.On peut en dire autant de la rougeur du tympan: le tympan est parfois si épaissi et si blanchâtre, qu\u2019à le regarder on ne soupçonne rien du processus pathologique évolutif de la caisse.2F FAIT.Le bourdonnement et la surdité ou l\u2019hypoacousie semblent être les signes constants de l\u2019otite catarrhale, la douleur étant souvent absente.Ces symptômes associés au coryza ne sont-ils pas aussi les signes du catarrhe tubaire?Si bien que le traitement alors appliqué est une insufflation d\u2019air (Valsalva-Politzer, cathétérisme).Ne soyez pas étonnés de m\u2019entendre dire que, dans ces cas de catarrhe tubaire, j'ai retiré de la caisse un liquide abondant, jaune citrin, visqueux, trouble.Par la ponction du tympan, j'ai mis à jour la présence d\u2019un exsudat infectieux qui, autrement, serait resté ignoré et d\u2019autre part aurait été camouflé par l\u2019insufflation tubaire inefficace.Or, chez la plupart des patients, auxquels on applique l\u2019étiquette facile de catarrhe tubaire, J'ai constaté que le Veber était latéralisé du côté de l\u2019oreille où la ponction me faisait découvrir la présence de liquide séro-fibrineux.De plus, la ponction a eu pour résultat de faire disparaître les symptômes subjectifs classiques. 1320 3E FAIT.Ce n\u2019est pas l\u2019insufflation tubaire qui peut rétablir la perméabilité suffisante de la trompe d\u2019Eustache pour favoriser le drainage du liquide visqueux qu\u2019on retire par la ponction du tympan.Même si cela était, la loi de la capillarité s\u2019opposerait à l\u2019écoulement de ce liquide dans le canal à peu près capillaire de la trompe congestionnée.D'ailleurs, l\u2019insufflation d\u2019air a pour résultat inévitable de faire pénétrer de force, dans la caisse, l\u2019infection aiguë ou sub-aiguë des fosses nasales.45 FAIT.La paracenthèse du tympan ou my- ringotomie est le traitement qui fut et est encore à la mode.Il me paraît condamnable de transformer un processus bénin en une évolution suppurative.C\u2019est ce que produit très souvent l\u2019ouverture du tympan; elle ouvre la porte à l\u2019infection du conduit externe.Or,\u2019 tout en donnant un résultat thérapeutique aussi heureux, la ponction du tympan fait éviter aux malades le risque de réinfection.La my- ringotomie devrait être réservée aux otites moyennes suppurées.DE FAIT.La sulfamidothérapie buccale ou intraveineuse a transformé le tableau et l\u2019avenir des otites catarrhales, mais non sans danger ni séquelles pour le patient.Souvent, l\u2019hémogramme est profondément modifié, montrant de l\u2019anémie ou de la leucopénie; des néphrites ont été rapportées.A la clinique O.R.L.de l'hôpital Notre- Dame, l'instillation de soludagenan ou de sul- fathiazol sodé dans le conduit, au cours des otites suppurées a produit des guérisons rapides de malades, qui, autrefois, auraient végété sur place avec le traitement à l\u2019alcool boriqué.Si les sulfamidés agissent si favorablement dans l\u2019otite suppurée, je me suis dit que son usage dans l\u2019otite catarrhale devrait être également efficace.Alors, j'ai fait suivre la ponction thérapeutique du tympan d\u2019une injection de 2 à 5 gouttes de soluthiazamide à 5 ou 10%, sans médication buccale ou intraveineuse.J\u2019ai été conduit à cette technique par les résultats encourageants que j'obtiens jusqu\u2019à date par l\u2019instillation bronchoscopique ou L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A M.LL.LF.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 laryngologique de soluthiazamide dans le tractus bronchique chez les malades porteurs de suppurations chroniques des bronches.(Dans un avenir rapproché, nous publierons ces travaux exécutés à notre clinique bronchoscopique de l\u2019hôpital Notre-Dame.) Fort de ce succès, je transportai cette méthode thérapeutique dans le traitement de l\u2019otite catarrhale aiguë ou sub-aiguë.Au mois d'août 1940, dans The Journal of Laryngology and Otology » (4) M.J.Jay considère la ponction aspiratrice du tympan comme le traitement idéal de l\u2019otite moyenne catarrhale, prétendant que, le jour suivant, la caisse est asséchée et les symptômes disparus.Pour lui, le traitement subséquent se résume à l\u2019instillation de solution de Calot pendant une ou plusieurs semaines.Pour moi, ni la solution de Calot, ni l\u2019Au- ralgan ou la glycérine phéniquée ne peuvent influencer efficacement le processus infectieux de l'oreille moyenne.La pression osmotique est complètement modifiée; ce phénomène est donc un obstacle au passage du médicament à travers la membrane du tympan vers la caisse.Tandis que le sulfathiazol sodé présent dans la caisse descend dans le canal tubaire dont il détruit la flore microbienne; par ricochet, faisant disparaître la congestion, il rétablit la perméabilité de la trompe d\u2019Eustache beaucoup plus logiquement que ne peuvent le produire l\u2019insufflation tubaire, le bougirage ou l\u2019aspiration par le canal tubaire.Après avoir envisagé ces faits et observations, je crois faire œuvre utile que de proposer la ponction aspiratrice du tympan suivie de l\u2019injection de 2 à 5 gouttes de soluthiazamide à 5 ou 10%, comme le traitement réellement adéquat de l\u2019otite catarrhale aiguë ou sub- aiguë.Cette méthode que je préconise est à la portée de tout médecin.Elle exige une instrumentation que l\u2019on voit dans n\u2019importe quel bureau de praticien.Elle lui demande une habileté qu\u2019il a déjà acquise.De fait, tout médecin sait exécuter une injection intramuseu- laire ou intraveineuse. LATRAVERSE: NOUVEAU TRAITEMENT DE L'OTITE CATARRHALE TECHNIQUE DE LA PONCTION Voici la description du docteur Panneton (2).Le pavillon de l\u2019oreille étant tiré en arrière, l\u2019aiguille est descendue lentement le long du conduit, en zigzag allant toucher une paroi puis l\u2019autre.On arrive facilement au tympan sans piquer ces mêmes parois.Il suffit d\u2019un peu d\u2019habitude pour se rendre compte que l\u2019on est au voisinage du tympan.À ce moment on fait raser à l\u2019aiguille la paroi postérieure.Nous pénétrons ainsi dans la caisse, ni trop bas où l\u2019espace est presque virtuel, ni trop haut, pour ne pas blesser les organes \u2014 cordes, osselets \u2014 qui s\u2019y trouvent.La région de ponction est les 34 inférieurs du tympan derrière quoi ne se trouve que la bosse osseuse du promontoire dont la piqûre ne présente aucun inconvénient.La profondeur de la caisse varie de 1 à 2 millimètres à la partie inférieure.Alors, on comprend qu\u2019une partie d\u2019un biseau trop long pourra rester hors de la caisse et rendre apparemment négative une ponction, qui serait, autrement, positive.Je me sers souvent de l\u2019otoscope pour contrôler l\u2019endroit exact à ponctionner.On se familiarise vite avec le claquement particulier qui accompagne le moment précis où pénètre le biseau de l\u2019aiguille.J\u2019emploie une aiguille hypodermique n° 22 de 215 pouces de long.La seringue que je considère la plus facile à manier, soit avec ou sans otoscope ou spéculum auriculaire, est la seringue à insuline.À l\u2019aide d\u2019un porte-coton, on retire le cérumen s\u2019il y en a.L\u2019anesthésie locale est suffisante chez le nourrisson; M.P.Panneton avoue pourvoir s\u2019en passer.Quant à moi, je préfère l\u2019anesthésie générale qui est d\u2019ailleurs de courte durée; elle rend les manœuvres plus faciles et plus sûres.Chez l\u2019adulte, j\u2019applique du « Paraben » ou de la solution de cocaïne 10% soit en instillation, soit sur tampon.J'attends ensuite dix (10) minutes.Je ponctionne, j\u2019aspire une ou plusieurs gouttes de liquide jaune citrin visqueux, pouvant aller jusqu\u2019à 14 c.c.comme je 1321 l\u2019ai constaté chez un cas.Je retire l\u2019aiguille; je charge la seringue de 3 à 5 gouttes de solu- thiazamide à 5 ou 10%.Pour injecter cette solution, je répète la même manœuvre que pour la ponction.On m\u2019a demandé pourquoi je ne laissais pas l\u2019aiguille en place.Ce manuel opératoire aurait un grand inconvénient; la désarticulation de la seringue, et de l\u2019aiguille est un geste traumatisant à la fois pour le tympan et le promontoire couvert d\u2019un plexus nerveux et d\u2019une muqueuse très congestionnée.Il est aussi plus douloureux que la ponction répétée.A l\u2019appui de ma thèse, je vais vous rapporter quelques cas convainquants.Observation 1.Le 22 septembre, G.S.,enfant de 15 mois, présente des vomissements intermittents quotidiens depuis 3 jours, de la température a 90°.La mère dit qu\u2019il porte souvent les mains à ses oreilles et pleure.L\u2019otoscopie ne démontre rien de particulier.Le traitement se résume à la diète.Le 24 septembre, T.103°, pouls 140, otalgie, vomissements, courbature, tympan droit rosé, triangle lumineux un peu apparent, la membrane tympanique a perdu de son lustre habituel.La ponction aspiratrice recueille 3 gouttes de liquide visqueux jaune citrin.Injection de 3 gouttes de soluthiazamide à 10%.L'enfant passe une bonne nuit.T.99°.Le jour suivant T.98°.Le bébé est bien depuis.Observation 2.Mme L.O., âgée de 26 ans, souffre terriblement de surdité et d\u2019otalgie depuis 2 jours, à un point tel que le sommeil est impossible.T.99°, coryza, le tympan droit est rosé.Une voisine lui a dit qu\u2019il fallait faire ouvrir le tympan dans son cas.Or, je parviens à la convaincre d\u2019accepter la ponction du tympan qui retire près de 15 c.c.de liquide.Ceci étant fait, j'injecte 4 gouttes de sulfathiazol sodé 10%.Tous les symptômes s\u2019amendent; 5 jours plus tard, légère récidive.La ponction nous montre 3 gouttes de liquide jaune citrin.Réin- jection de 3 gouttes de soluthiazamide 5%.La malade guérit. 1322 Observation 3.Mlle X., 29 ans, infirmière, se plaint de catarrhe tubaire sub-aiguë sans otalgie.L\u2019insufflation tubaire déjà exécutée, est inefficace.Je constate un Veber latéralisé à droite.Cette épreuve me fait soupçonner la présence de liquide dans l'oreille moyenne droite.La pone- tion aspiratrice décèle 1/3 de c.c.de liquide visqueux jaune citrin.Immédiatement le bourdonnement disparaît.J\u2019injecte 3 gouttes de so- luthiazamide.Trois jours plus tard, léger bourdonnement persistant et Veber latéralisé à droite.Une deuxième ponction retire 3 gouttes de sérosité jaune citrin limpide.Nouvelle injection de 3 gouttes de sulfathiazol qui a suffi pour faire disparaître les symptômes désagréables ressentis par la malade.Le 16 octobre, Veber négatif, perméabilité complète de la Trompe.Guérison.Conclusions générales 1° La ponction aspiratrice du tympan est une méthode thérapeutique beaucoup moins compliquée et traumatisante que la paracen- thèse.2° L'injection locale de soluthiazamide étant aussi efficace, écarte l\u2019usage des sulfamidés par + + L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 voie buccale ou intraveineuse, médication si dangereuse à appliquer à domicile.3° Le malade en tire beaucoup plus de profit puisqu\u2019il est l\u2019objet d\u2019un diagnostic plus précis et reçoit une thérapeutique plus adéquate.4° En général, il faut répéter le traitement une 2e fois pour obtenir une guérison certaine, même une 3e fois dans quelques rares cas?BIBLIOGRAPHIE 1.E.B.BILCHICK et G.H.O'KANE: «Sulfani- lamide in Otitis Media in Child.» The Laryngoscope, 51: 197 (février) 1941.2.Philippe PANNETON: «La ponction exploratrice de l\u2019oreille moyenne chez le nourrisson.» Annales des Maladies de l\u2019Oreille, du Larynz, du Nez et du Pharynz, 911 (septembre) 1928.3.CANUYT: Congrès français d\u2019O.R.L.1925.Discussion.4.H.M.JAY: « Traitement de l'otite catarrhale par la ponction aspiratrice du tympan.» The Journal of Laryngology and Otology, août 1940.1.La Soluthiazamide est une solution originale à 20% de (2-sulfanilyl-aminothiazole) sodique présentée en ampoules de 5 c.c.par les « Laboratoires Poulenc Frères du Canada, Limitée, Montréal ». ÉDITORIAL Bulletin de U'Association Des Médecins Oe Langue Francaise de Amérique du Mord (Fondée à Québec en 1902) L'Union \u2018(Médicale DU Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 70 \u2014 No 12 Montréal, décembre 1941 CHIROPRATICIENS Les médecins de la province de Québec, représentés par leur Collège, ont à lutter contre l\u2019activité entreprenante et rusée des chiropraticiens; activité au surplus nullement sublimée par des considérations et des sentiments d\u2019altruisme ou de philanthropie, mais plutôt motivée par le seul désir de pouvoir, sans ennuis, exploiter une source généreuse de revenus pécuniaires.Le Collège des Médecins et Chirurgiens s\u2019emploie, par cette lutte, à sauvegarder les droits des médecins, reconnus par la loi civile de cette province; il s\u2019efforce à protéger le public, ignorant de la pathologie, naïf et superstitueux quand il est touché par la maladie, contre les dangers réels que constituerait la sanction légale du droit de pratique par les chiropraticiens.Et s\u2019il était nécessaire d'ajouter à ces deux mobiles de valeur primordiale, on pourrait ajouter que le Collège des Médecins entreprend une campagne contre l'ignorance, la turpitude, le ridicule et la cupidité.| On peut affirmer que non seulement le gros public, mais que même les individus de la classe instruite, de l\u2019élite (en l\u2019occurrence il s'agit de ia nôtre): professionnels, magistrats, juges, artistes, religieux et prêtres, etc, ne savent porter aucun jugement discriminateur, ne peuvent émettre aucune opinion congrue, aucune décision pertinente sur les choses de la médecine.Elles les dépassent.Cela devient du complexe, de l\u2019inaccessible, du mystérieux; cela est 1323 au delà du champ des connaissances courantes, ou encore en dehors des sujets de cogitations et méditations journalières.Et on doit ajouter que nos représentants aux Chambres, qui légifèrent et nous soumettent à leurs décisions sanctionnées, ne sont pas plus instruits des connaissances de la santé et de la maladie; leur mandat de député ne leur accorde pas le privilège de savoir sans apprendre.Il faut donc qu\u2019ils solent instruits sur le problème de la chiro- pratique, sur celui du dépistage et du traitement efficient des maladies.Autrement, l'ignorance et l\u2019ignorantisme, le ridicule et la cupidité l\u2019emporteront sur la hiérarchie des valeurs et la sauvegarde des droits; sur la saine protection du public, qui constitue l'unique mission des dirigeants.La dialectique, la démonstration théorique du problème, l\u2019exposition en parallèle des deux concepts en jeu: celui de la médecine consacrée par la tradition et la science, celui de la chiropratique, découlant d'un postulat simpliste et faux mais appuyé sur une entreprise d\u2019ordre pécuniaire et sur la foi superstitieuse d\u2019apparentes guérisons, instruiront sans aucun doute ceux qui doivent juger en dernier ressort de l'opportunité de rejeter ou d\u2019accepter la requête des chiropraticiens.Mais des faits concrets doivent être pardessus tout apportés.Leur éloquence incisive, leur objectivité auront une force irrécusable de conviction.Il serait à souhaiter que chaque médecin qui a pu colliger un fait ou plusieurs démontrant des fautes d\u2019omissions commises par la chiropratique ayant entraîné des conséquences graves, en constituät un dossier devant être mis à la disposition du Collège en temps opportun ou même publié dans un Journal médical, dans un but de saine et efficace propagande.L\u2019accumulation de ces faits formera l\u2019argument qu\u2019aucun plaidoyer, qu\u2019aucune preuve de circonstance, qu'aucune revendication ne pourront renverser.En \u2018plus, le 1324 dossier ainsi formé constituera l\u2019enseignement le plus démonstratif, le plus objectif qui soit auprès des dirigeants qui auront à décider du droit légal de la chiropratique.Cette chronique n\u2019a pas d'autre but que de faire connaître un fait d\u2019une indiscutable authenticité.Il illustre parfaitement ce que l\u2019on doit craindre de la chiropratique qui ne reconnaît aucun diagnostic étiologique, qui possède une thérapeutique puérile et univoque, rejetant d'emblée toute notion biologique, clinique et bactériologique.Cette thérapeutique est in se inoffensive; elle peut étre, et cffectivement elle le fut, criminelle par omission ou abstention.Elle constitue donc un danger constant pour la population.On ne doit, sans manquer au plus strict devoir de justice, sanctionner une telle entreprise.Autrement, on commettra le plus formidable abus de confiance auprès du public.Mais voici le fait lui-même.Cela se passa en 1940, en Floride.Un malade s'administrait régulièrement de l\u2019insuline pour contrôler son diabète.Il se blessa à un pied.Il consulta un chiroprati- cien.Ce dernier, bien qu\u2019au courant du diabète de son client, lui conseilla de discontinuer l'insuline.Le malade en mourut.Le chiropraticien fut par la suite inculpé de négligence coupable et d\u2019ignorance grossière et, en conséquence, d'homicide involontaire.La Cour Suprême de Floride jugea la cause et reconnut la culpabilité du défendeur !.1.J.A.M.À.17: 1464 (25 octobre) 1941.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BUIIETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 Ces quelques lignes en disent beaucoup.On pourra rétorquer que des erreurs semblables peuvent être commises par des médecins ignorants ou négligents.Sans doute, mais cela d\u2019abord serait à démontrer pour chaque cas particulier; et, au surplus, on aura le droit de répondre que ces erreurs ne peuvent être impliquées à la formation scientifique que ces médecins auraient eu l'opportunité de recevoir, à la médecine elle-même qui recommande précisément ce qu'ils auraient omis.Alors que les omissions des chiropraticiens découlent non pas de fautes individuelles et épisodiques, mais de l'essence même de la chiropratique qui ne comporte aucun enseignement de la biologie humaine et de la pathologie, qui dédaigne les lois du diagnostic et les règles élémentaires de la thérapeutique appropriée des diverses maladies.Messieurs les médecins, défendons nos droits et sauvegardons la santé du public.Il est absolument illogique que les chiro- praticiens possèdent les mêmes critères de recommandation auprès des profanes, incapables de juger, que les médecins.Iluséësns par des faits tangibles le danger de la chiropratique, et surtout l\u2019énorme abus de confiance envers le public que constituerait la sanction légale d\u2019une telle méthode charlatanesque de traitement.Roma AMYOT.+ + MÉDECINE MILITAIRE LES ACCIDENTS NEURO-PSYCHIATRIQUES DE LA GUERRE ' Par Jean SAUCIER (Montréal).Il n\u2019est pas sans intérêt d\u2019exposer devant vous quelques-uns des problèmes neuro-psy- chiatriques engendrés par la guerre.Du reste, l\u2019Université a demandé à ses professeurs de la Faculté de médecine de signaler dans leur enseignement les aspects médicaux, généraux et spécialisés de la guerre.On a dû vous dire en chirurgie les bons effets des sulfamidés dans le traitement des plaies, de même que les nouvelles conceptions du maniement des grands délâbrements ostéo-articulaires.Au point de vue qui nous intéresse, il m\u2019a semblé que le procédé lé plus pratique serait peut-être de faire devant vous la synthèse des princei- pales publications intéressan®notre domaine, parues depuis 1939 et pendant la guerre civile d\u2019Espagne.Faisant la revue des névroses de~guerre du conflit de 1914-1918, F.Dillon estime que du nombre total des pertes subies (casualties), un tiers des non-blessés et un septième de ceux qui furent congédiés ont été déclarés inaptes de façon permanente pour troubles neuro- psychiatriques fonctionnels.Pendant les deux premières années de la grande guerre tous les névropathes de l\u2019armée britannique furent évacués en Angleterre où ils furent traités.On a cru, à tort, qu\u2019il s'agissait de commotionnés (shell-shocked).On s'est ému très justement devant l'échec du traitement et le nombre considérables de tels malades, et on décida de juguler le mal à sa source, c'est-à-dire à proximité du champ de bataille.Dillon fut nommé spécialiste des pseudo-commotionnés et établit de nombreux postes de triage près 1.Résumé d\u2019une leçon professée devant les élèves de 4e année de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal, le 7 novembre 1941.de la ligne de feu.Les résultats furent merveilleux.En 22 mois, 4,235 cas \u2014 les officiers exceptés \u2014 furent traités à proximité du front.Les divers désordres fonctionnels neuro- psychiatriques ainsi traités purent être divisés en 5 classes: 1) Les émotionnés avec anxiété, comprenant environ 70% du total; 2) les hystériques avec mutisme et pseudo- paralysies diverses, 20% ; 3) les confus simples et stuporeux; 4) les états plus complexes où dominaient l\u2019amnésie et la tendance à la fugue; 5) les névroses de guerre associées à un trouble organique ou précédées d\u2019accès névropathiques antérieurs.Les 3 dernières classes comprenaient 10% du total.Les véritables psychoses furent rares.Les principaux états à discuter dans le diagnostic différentiel étaient la commotion, la fatigue pathologique et la simulation.La commotion fut rare et cet état guérissait habituellement très vite.La fatigue disparaissait apres quelques jours de repos.La vraie neurasthénie caractérisée par une fatigue invincible se rencontrait surtout dans le service auxiliaire après de longues périodes de service routinier.Quant aux simulateurs ils se reconnaissaient par l\u2019exagération et la durée excessive des symptômes.Le traitement des malades devint très simple.Pour ceux de la première classe, les émotionnés anxieux, 2 à 3 jours de repos suffisaient pour les mettre en état de retourner au front.Il n\u2019était donné d\u2019autre traitement que le repos et le sommeil.Dans quelques cas 1326 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 on avait recours à un peu de paraldéhyde.Dc plus, et ce détail a de l\u2019importance, les soldats étaient mis sous traitement aussi tôt que possible afin d\u2019éviter la contagion mentale.La peur n\u2019était pas toujours parfaitement subjuguée, mais toujours, elle était suffisamment contrôlée pour permettre le retour au front.avec beaucoup de persuasion.Les cas de confusion et de stupeur mettaient un peu plus de temps à guérir mais ici encore les temps de guérison s\u2019évaluaient en jours.Chez les hystériques, la brosse faradique et l\u2019isolement avaient presque toujours raison du drame; cependant, il faut noter que les malades atteints de bégaiement demeurèrent rebelles à la thérapeutique.Les amnésiques prenaient 4 à 5 semaines à retrouver leur mémoire.Quant aux fugueurs, leur maniement fut plus difficile et on comprend ici l\u2019importance du diagnostic à cause de la loi militaire qui est très sévère pour les déserteurs, Les cas de la cinquième classe représentent un très petit groupe: en général ils se manifestèrent aux derniers jours de la guerre et après l\u2019armistice.Les résultats de ce traitement sur place furent excellents.63.5% retournèrent au front; 5% rechutèrent; la moyenne de jours d\u2019hospitalisation fut de 18 jours.Plusieurs malades traités pour névroses de guerre furent décorés par la suite.* L'hygiène mentale revient souvent au programme de toutes les discussions dans tous les corps d\u2019armée et peut-être davantage dans l\u2019aviation où la prophylaxie est plus que partout ailleurs d\u2019une importance capitale.Tous les officiers médicaux reçoivent un cours de psychologie, appliquée à leur spécialisation.Ils observent constamment leur personnel et suggèrent les changements jugés opportuns selon les réactions signalées.Ils encouragent leurs hommes à venir discuter leurs problèmes avec eux et leur offrent à temps les avis que leur dicte leur expérience.On n\u2019insiste pas démesurément sur la psychothérapie; on élimine plutôt les inaptes afin de conserver à l\u2019armée un personnel à peu près parfait.Les traitements, par conséquent, sont courts.Les suspects de névropathie, ou bien retournent au service après un repos et quelques encouragements, ou bien sont dirigés sur un hôpital pour psychothérapie.Le pronostic dépend du contrôle acquis sur les émotions par l\u2019entraînement et le raisonnement.On ne doit pas renvoyer les récaleitrants à la vie civile mais les astreindre à des travaux connexes tout en leur laissant l'uniforme, à moins qu\u2019il ne s\u2019agisse de cas désespérés.En somme, le triage préliminaire doit être accompli avec une telle sévérité que ceux qui ont passé le filtre doivent être des sujets pouvant subir à peu près toutes les épreuves de la guerre moderne.L'expérience enseigne déjà que les dépressions observées chez les combattants surviennent dans une proportion de 30% chez des névropathes constitutionnels et chez des individus dont le physique était inférieur.L\u2019hystérie est rare.Les débiles mentaux rendent de bons services dans les unités auxiliaires.Le Dr E.Mira a noté des faits intéressants pendant la guerre d\u2019Espagne.Au temps où le service était volontaire, le taux des névropathes était bas.Lorsque l\u2019armée fut organisée les névropathes devinrent plus nombreux, et davantage parmi les soldats de l\u2019arrière que parmi ceux du front.Incidemment, les hystériques guérissaient rapidement et étaient vite renvoyés au front.Le moral baissa singulièrement parmi les troupes de l\u2019arrière lorsque la nourriture commença à être rationnée.Les individus enflammés par une idée politique librement défendue résistèrent mieux que les conscrits.L\u2019enthousiasme est le meilleur antidote de la peur.* * Continuant ses observations chez les soldats et chez les civils Espagnols, le Dr Mira rapporte les effets des bombardements et de la faim.Il constata que les bombardements furent assez bien supportés en dépit du fait que Barcelone ne pouvait abriter convenablement que 10% de sa population.Il n\u2019en fut pas de Sc SAUCIER: ACCIDENTS NEURO-PSYCHIATRIQUES DE LA GUERRE même pour la faim, et la privation d\u2019aliments fut un des facteurs les plus importants de la baisse considérable du moral républicain.Le nombre des psychoses n\u2019excéda pas celui du temps de paix, mais les accidents névropathi- ques furent plus nombreux; cependant, comme le traitement était singulièrement écourté il y parut à peine.Les anxieux et les commotionnés étaient évacués à une vingtaine de milles du front et renvoyés à la ligne de feu après quelques jours.Les rechutes ont été très peu fréquentes.Ces statistiques ne peuvent s\u2019expliquer que par la sélection soigneuse des recrues avant l\u2019admission dans les rangs des combattants.Une sélection spontanée s\u2019est opérée chez les civils à l\u2019occasion des bombardements en ce sens que les impressionnables ont quitté la ville pour la campagne dès le début de l\u2019avènement des grands raids de bombardiers.Cet auteur rappelle les cas d\u2019anxiété maligne amenant la mort en quelques jours et à l\u2019autopsie desquels on ne trouvait pour toutes lésions que de l\u2019œdème cérébral et des petites hémorragies.Ces états ont été dans la suite soignés avec succès par les injections intraveineuses de solutions hypertoniques.Cette anxiété maligne survenait chez les prédisposés et chez les grands surmenés physiques ou moraux.En général on ne conduisait à l\u2019arrière pour une période prolongée que les grands malades ne guérissant pas dans un délai assez court aux postes rapprochés du front.On a évité par tous les moyens possibles la contagion psychique, renvoyant au besoin les convalescents au front avant la guérison complete.Dans l\u2019ensemble, il semble que la guerre a diminué le nombre des petits névropathes et n\u2019a pas augmenté le nombre des suicides.Les enfants ont mieux supporté les raids que les adultes.On voit par ce qui précède que l\u2019Espagne a mis en pratique les bons enseignements de la fin de la dernière grande guerre.* * * La D.C.A.comporte des problémes d\u2019hygiène mentale qui ne sont pas négligeables.Pour que la défense soit efficace, il faut que 1327 la population sente et sache qu\u2019elle est bien conduite et que l\u2019on veille à prendre les mesures adéquates pour sa protection.Les aspects neuro-psychiatriques de la protection contre les raids (A.R.P.) sont variés.Tandis que la vie au front est parfaitement organisée, la vie des civils n\u2019a pas les mêmes avantages de la régimentation et les effets de ce manque d'organisation peuvent entraîner la panique et influencer défavorablement le moral d\u2019une nation.Les grands raids sur Londres ont permis d\u2019observer ce qu\u2019est la panique.Cet état, survenant chez les prédisposés, peut se schématiser comme suit: 1) des symptômes prodromiques durant de quelques secondes à plusieurs heures et caractérisés par le sentiment de perdre le contrôle de ses émotions; si le danger disparaît ou si le sujet est réconforté les choses peuvent en demeurer à ce stage prodromique; 2) la phase aiguë est caractérisée par l\u2019hyperactivité des muscles volontaires et involontaires, plus rarement par de la stupeur et l\u2019envie de dormir.À ce moment le malade est encore accessible au traitement car la possibilité de répondre au commandement n\u2019est pas encore perdue.Si l\u2019on n\u2019intervient pas à cette période, les sujets atteints se réfugient dans la fuite; 3) la phase chronique est caractérisée par la diminution de l\u2019activité musculaire, la perte de l\u2019appétit et l\u2019insomnie.Les individus répondent déjà difficilement aux questions et au commandement; 4) la phase de résolution est annoncée par la reprise du contact avec autrui, la possibilité de répondre aux ordres et d\u2019obéir et par l\u2019acceptation des responsabilités.Les renforcements moraux qui sont à la fois une thérapeutique et une prophylaxie sont: a) les activités utiles et constructives, b) le travail pour autrui, et c) l\u2019enrôlement dans un groupe de sauveteurs.Il faut convaincre la population que chaque individu de la ville ou du village est utile et que la collectivité compte sur lui.Il s\u2019agit de restorer la confiance en sol dans un temps minimum.Tous doivent être rassurés constamment.Par ail- 1328 leurs, les médecins doivent combattre chez les civils la grande phobie de la folie et inspirer la confiance par leur calme et leur sympathie.N'oublions pas de répéter que pendant la dernière guerre le nombre des aliénés n\u2019a pas augmenté.Il va sans dire que ceux qui traitent d\u2019urgence un cas de panique doivent effectuer un calme imperturbable.Les malades doivent être amenés dans un abri voisin reconnu pour sa sécurité absolue; on doit le réchauffer et la faire manger.L'atmosphère de l\u2019abri sera sympathique et gaie.On utilisera la musique et les jeux.Les enfants seront séparés de leurs parents mais il n\u2019est pas recommandable de séparer maris et femmes.On aura à sa portée une provision de bromure et de chloral.La psychothérapie sera d\u2019un type très simple, comme par exemple, la persuasion et la suggestion.On gagnera du temps en faisant de la psychothérapie collective.Seuls les grands agités, les stuporeux et les confus seront évacués sur un hôpital voisin.* %* * Il est impossible d\u2019estimer avec certitude le nombre et la variété des malades psychiatriques d\u2019une population soumise à des grands raids violents et fréquents.Depuis les bombardements massifs de l\u2019Angleterre on classe les cas assez pratiquement comme suit: 1) La terreur simple, réaction normale à une stimulation excessive mettant la vie en danger.Habituellement la terreur dure peu et les individus peuvent chercher la protection dans un abri et même collaborer au sauvetage s\u2019ils sont suffisamment rassurés.+ + L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULIETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 2) Les hystériques.Ici la réaction est nettement pathologique.L\u2019instinct de conservation est souvent aboli et il faut les secourir comme les individus frappés de panique.Il faut les isoler et ne jamais les laisser séjourner dans les abris en commun car ces malades convertissent volontiers leur anxiété en une maladie apparemment organique qui devient vite contagieuse.3) La commotion vraie qui est du ressort du neurologiste car ces malades perdent connaissance, présentent de l\u2019amnésie et des modifications des réflexes.Leur liquide céphalo-rachidien peut être hémorragique.Leur pronostic éloigné est incertain.4) Les psychoses.Ce sont les aliénés non internés de la période de paix.Ils sont un lourd fardeau pendant les raids car ils viennent singulièrement compliquer le diagnostic des états aigus engendrés par la peur.* * * Il est intéressant de noter que les rescapés de Dunkerque n\u2019ont pas fourni un contingent excessif de neuro-psychopathes et que ceux qui furent atteints ont guéri dans les délais normaux.Plusieurs auteurs sont d\u2019avis que la population civile doit avoir plus de ménagements que l\u2019armée parce qu\u2019elle a plus besoin qu'elle du principe d\u2019autorité.Les malades traités pour panique ou chocs divers ne seront pas rendus à leurs familles trop vite parce que, dans leur milieu, ils n\u2019auront plus le renforcement moral que leur procure le centre hospitalier ou la proximité des abris collectifs organisés. CHIRURGIE PRATIQUE PHLEGMONS DE LA MAIN GÉNÉRALITÉS Les phlegmons de la main sont d\u2019une extrême gravité.Ils succèdent souvent à un panaris mal ou insuffisamment traité.Les signes cliniques locaux sont accompagnés dans la plupart des cas de symptômes généraux assez marqués.L'opération précoce exige la connaissance exacte du siège anatomique de la lésion et permet d\u2019espérer la guérison sans séquelle.L\u2019opération tardive ou incomplète peut compromettre l\u2019avenir fonctionnel de la main en causant de la raideur ou de l\u2019ankylose, des lésions tendineuses destructives ou adhéren- tielles; bien plus, un traitement insuffisant peut en entraîner l\u2019amputation et même parfois la mort.ETIOLOGIE Les phlegmons de la main se rencontrent surtout chez l\u2019adulte.Les ouvriers manuels, les étudiants en médecine et les chirurgiens en sont les victimes de choix \u2014 accidents de travail ou piqûres anatomiques \u2014 la main droite plus que la gauche.Les agents microbiens habituels sont le staphylocoque et le streptocoque.La notion de virulence du germe est importante et l\u2019influence du terrain, indéniable; les diabétiques, les alcooliques, les débilités affectent une forme grave à retentissement général profond.La porte d\u2019entrée est variable.On note ainsi les piqûres, les plaies infectées suturées primitivement, les panaris à l\u2019index et du cinquième doigt, traités trop tard ou d\u2019une manière imparfaite.NOTIONS ANATOMIQUES Les espaces celluleux de la main constituent de véritables loges parfaitement individualisées dont les limites sont nettes et les rapports, constants.Ces espaces sont au nombre de six.La loge palmaire médiane en abrite trois; d\u2019espace palmaire médiane en abrite trois: l\u2019espace l\u2019espace palmaire médian profond et les espaces commissuraux; les trois autres habitent la loge thénarienne, la loge hypothénarienne et la loge dorsale.L\u2019espace palmaire médian superficiel pré- tendineux est situé entre l\u2019aponévrose palmaire superficielle et la face antérieure du plan tendineux, les lombricaux et les vaisseaux de l\u2019arcade superficielle.L\u2019espace palmaire médian profond est limité en avant par les tendons fléchisseurs et leur gaine, en arrière par l\u2019aponévrose palmaire profonde et de chaque côté par la cloison intermuseculaire.Il est séparé des doigts par une barrière fibreuse commissurale située entre les têtes des métacarpiens; en haut, il s\u2019arrête au niveau de l\u2019articulation du poignet.La gaine celluleuse des doigts communique avec le tissu celluleux profond de la main par les orifices qui donnent passage aux vaisseaux des doigts et aux muscles lombricaux.C\u2019est dans cet espace que débouchent les culs-de- sac supérieurs des gaines synoviales des trois doigts du milieu.Les espaces commissuraux sont au nombre de trois et siègent au-dessus des commissures interdigitales.L\u2019espace thénarien est limité en avant par l\u2019aponévrose thénarienne et en arrière par le faisceau profond du muscle court adducteur.L\u2019espace hypothénarien est limité par l\u2019aponévrose hypothénarienne qui va du bord externe du cinquième métacarpien au bord cubital du même os.Le dos de la main comprend un espace cel- luleux sous-cutané et un espace sous-aponé- vrotique; ceux-ci ne communiquent pas avec les espaces celluleux palmaires. 1330 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 Les gaines synoviales entourent les tendons fléchisseurs dans le canal carpien et dans la paume de la main.La gaine radiale accompagne le tendon du long fléchisseur du pouce dans l\u2019épaisseur des muscles thénariens et va jusqu\u2019à la base de la phalangette du pouce.Elle débute à deux ou trois centimètres au-dessus du ligament annulaire antérieur.La gaine cubitale naît à l\u2019avant-bras au même niveau que la radiale et engaine les deux plans des fléchisseurs profonds des doigts et s\u2019étale dans la paume où elle présente trois culs-de-sac, pré, inter et rétro-tendineux.Les deux gaines peuvent communiquer ensemble.VARIÉTÉS CLINIQUES Les phlegmons de la main se divisent en phlegmons de l\u2019espace celluleux et en phlez- mons des gaines.Les phlegmons de l\u2019espace celluleux sont au nombre de six et intéressent les espaces ci- haut décrits.On peut avoir cinq variétés palmaires et une dorsale.Les phlegmons synoviaux sont de la série radiale ou cubitale ou envahissent les deux gaines.Les phlegmons des gaines atteignent les doigts, la main et l\u2019avant-bras.ETUDE CLINIQUE Les phlegmons superficiels peuvent prendre l\u2019aspect érythémateux ou phlycténoïde à la face palmaire et l\u2019apparence anthracoïde à la face dorsale.Les signes locaux montrent un œdème rouge modéré à la paume, mais considérable au dos de la main, avec traînée de lymphangite à l\u2019avant-bras et au bras et réaction ganglionnaire axillaire.La douleur est vive, les mouvements des doigts restent libres; la température est élevée.L\u2019état général est peu atteint.L\u2019infection finit par se localiser.Les phlegmons celluleux profonds sont plus graves.La douleur est vive, profonde, diffuse.L\u2019œdème palmaire existe, mais peu marqué à côté de l\u2019ædème dorsal qui est énorme.Les doigts sont pliés en crochet; l\u2019extension est possible, mais un peu douloureuse.La palpation des gaines à l\u2019avant-bras est indolore.Le retentissement sur l\u2019état général est clair: température, pouls, troubles digestifs, urinaires et nerveux, insomnie.Les phlegmons celluleux profonds peuvent envahir les gaines synoviales, détruire les tendons et nécroser les lombricaux et les interosseux.Les phlegmons des gaïnes se reconnaissent d\u2019abord par la douleur qui en est le premier signe, douleur intense avec sensation de battements, empêchant tout sommeil, douleur qui siège sur le trajet de la gaine synoviale intéressée.La douleur est exagérée par la pression et la position déclive de la main.La palpation du cul-de-sac antibrachial au-dessus du ligament annulaire antérieur du carpe est très douloureuse.L\u2019œdème est étendu à tous les tissus; le doigt atteint est rouge, gonflé; la paume de la main est pleine; l\u2019ædème dorsal ne fait pas défaut.L\u2019enflure de la main est coupée à la racine du doigt par les brides commissurales et au\u2018poignet par le ligament annulaire.L\u2019œdè- me de l\u2019avant-bras est fort appréciable.Les doigts sont en flexion irréductible, en forme de griffe.Les essais d\u2019extension des doigts sont excessivement douloureux.L\u2019adénopathie axillaire est constante.L\u2019altération de l\u2019état général est marquée: fièvre élevée, pouls rapide, insomnie, troubles nerveux, digestifs, oligurie.Les phlegmons des gaines synoviales peuvent amener des séquelles graves par destruction des tendons fléchisseurs; causer de la raideur. CHIRURGIE PRATIQUE Les complications peuvent donc étre locales et entraîner une véritable infirmité, exiger même l\u2019amputation de la main et parfois de l\u2019avant-bras; elles empruntent l\u2019allure générale et peuvent déclencher une septicémie et quelquefois la mort.TRAITEMENT Si le traitement médical a certaines indications à la période de début, 1l doit tôt céder la place à la chirurgie.Au début, les vaccins, les bactériophages, la médication anti-infectieuse générale, les 1331 sulfamidés, les pansements humides et les bains de la main doivent être mis à l\u2019essai.Devant leur échec, l\u2019intervention opératoire s\u2019impose.Elle sera faite sous anesthésie générale et sur un champ exsangue.La localisation anatomique exacte des lésions commande le lieu des incisions.Celles-ci varient donc avec la variété de phlegmons et exigent de l\u2019opérateur des connaissances vraiment spécialisées, qui font que le traitement opératoire ne peut être réellement confié qu\u2019à un chirurgien.Edouard DESJARDINS. \u201cL'Union Médicale du Canada en 1872\u201d Dystocie (Par A.Dagenais, M.D.) Décembre 1872.Le 26 octobre dernier, à une heure du matin, M.Z.G., de la rue Visitation, vint me demander à la hâte, pour sa Dame qui était malade depuis le Jour précédent.Arrivé là, je trouvai le docteur Robil- lard qui me dit être auprès de la malade depuis dix heures du soir, et qu\u2019après beaucoup d\u2019efforts pour faire la version, ses forces étant épuisées, il avait demandé l'assistance d\u2019un confrère.Le docteur Bondy, que le mari alla chercher, après avoir fait un examen, se sentant indisposé, fut obligé de partir et, Mr.G.vint chez moi.Le docteur Robillard me donna de plus les renseignements suivants: Madame G., qui était à son second enfant, était enceinte depuis sept mois.Elle avait commencé à perdre de l\u2019eau depuis vingt jours, à la suite d\u2019une peur qu\u2019elle avait eue, mais les douleurs ne s\u2019étaient fait sentir que le vingt-cinq au matin.Elles avaient continué toute la journée, pas assez fortes cependant pour requérir l'assistance du médecin.Le soir, le mal augmentant, on était venu le demander.En arrivant, il reconnut une présentation du bras, et le col de l\u2019utérus étant dilatable, il s\u2019était mis immédiatement en devoir de faire la version.Comme les contractions étaient fortes, et qu\u2019il n\u2019y avait plus d\u2019eau dans la matrice, il eut beaucoup de difficulté à introduire la main; il y parvint cependant, et commença à faire des tractions pour amener les pieds à la vulve.Il fut obligé, à cause de la grande résistance qu\u2019il rencontra, de saisir fortement les pieds et de tirer avec plus de force; mais les os étant très fragiles, ne purent résister.Il y eut fracture des deux jambes, et même un des pieds lui resta dans la main.Il essaya encore pendant quelque temps à extraire le fœtus, et dans ces derniers efforts, il sépara un bras du tronc.Ce fut alors qu\u2019étant rendu à bout de forces, il demanda un confrère.Après avoir reçu ces renseignements, je fis un examen qui me convainquit de l\u2019exactitude du rapport du docteur Robillard; il y avait présentation du plan latéral droit; en montant un peu, on sentait les pointes aiguës des os d\u2019une jambe, et on rencontrait l\u2019autre jambe à laquelle le pied n\u2019adhérait que par les parties molles.Vu la presque impossibilité de la version podalique, je tentai la version céphalique; mais après beaucoup d\u2019efforts, je dus y renoncer, les contractions de l\u2019utérus ne me permettant pas de saisir la tête d\u2019une manière suffisante pour la faire descendre.J\u2019empoignai ensuite les genoux dans l\u2019espérance de les tenir assez fortement pour opérer la version podalique; ce fut encore inutile ; à chaque traction, les membres du fœtus me glissaient dans les mains.Ne pouvant réussir par ce moyen, je passai une jarretière en nœud coulant, autour de la jambe qui avait encore son pied, et je fis quelques tractions; cette manœuvre n\u2019eut pour résultat que la séparation complète du pied d\u2019avec la jambe.Convaincu plus que jamais de Pimpossibilité d\u2019extraire le fœtus par les membres inférieurs, je dûs recourir de nouveau à la partie supérieure.Ne pouvant, comme je l\u2019ai déjà dit, saisir la tête dans la position où elle était, j\u2019essayai de la faire descendre un peu.Dans ce but, je pris le crochet aigu de mon forceps et l\u2019enfonçai dans une épaule; mais les chairs étaient si peu résistantes, qu\u2019elles se déchirèrent aux premières tractions.Ayant échoué dans toutes ces tentatives, je résolus de faire un suprême effort.J\u2019introduisis la main gauche jusqu\u2019au cou du fœtus, en passant derrière lui; puis, je fis glisser le crochet sur mon bras jusqu\u2019à ce qu\u2019il fut rendu à la hauteur du cou, que je parvins, non sans beaucoup de difficulté, à placer dans l'angle du crochet.Ce moyen me réussit, et je pus au bout de quelques instants, extraire l\u2019enfant tout mutilé et à moitié décomposé, une heure et demie après mon arrivée.Le placenta suivit de près le fœtus; il n\u2019y eut pas d\u2019hémorragie.Une demi- heure après l\u2019accouchement, je laissai la malade très souffrante, mais rien ne me faisait présager une fin prochaine; cependant, le lendemain, on m'\u2019apprit qu\u2019elle était morte deux heures après mon départ.J'ai cru devoir rapporter ce cas parce qu\u2019il m\u2019a paru intéressant sous un double point de vue.D\u2019abord, il semble en résulter que dans les cas d\u2019avortement où la version est nécessaire, on doit préférer la version céphalique, quand elle est possible, surtout quand le fœtus est dans un état de décomposition avancée.Car dans la version céphalique, les tractions portent sur la colonne vertébrale, qui résiste beaucoup mieux que les membres inférieurs.En second lieu, il me semble que dans les accouchements laborieux, on néglige trop l\u2019emploi du chloroforme; pourtant on fait très souvent usage de ce médicament dans des opérations chirurgicales beaucoup moins douloureuses.Pour moi, je suis convaincu, qu\u2019avec le chloroforme, la femme dont je viens de parler ne serait pas morte, au moins aussi promptement.Ce qui l\u2019a fait mourir, c\u2019est la douleur; douleur qui a tellement ébranlé son système nerveux, qu\u2019elle n\u2019a pu résister au choc.Je ne vois pas d\u2019autre explication raisonnable d\u2019une mort aussi prompte. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 1338 \u2014-9- 00° \u2014 WM \u2014- ls (Cs Produit- du Docteur E.DUHOURCAU de Cauterets (Hautes-Pyrénées) rance Fabricants et Concessionnaires au Canada: ROUGIER FRÈRES 350, rue Le Moyne MONTRÉAL ANALYSE Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le «Quarterly Cumulative Index Medicus»: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois, si le périodique est hebdomadaire); l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Année Méd.\u2014 psychol.», 94: 1 (juin) 1938.PHTISIOLOGIE J.L MASON.\u2014- Le temps limité du pneumothorax.\u2018The Can.Med.Ass.Jr.\u2019, 45: 321 (septembre) 1941.A cette question, \u201cquand doit-on discontinuer un pneumothorax artificiel », il y a des phtisiologues qui répondent qu\u2019un pneumothorax n\u2019a jamais de fin, tandis que d\u2019autres croient qu\u2019on prolonge trop cette thérapeutique en ajoutant que 12 mois de collapsus seraient suffisants.Pris d\u2019une curiosité scientifique, l\u2019auteur a envoyé un questionnaire aux principaux centres antituberculeux de New-York, de Montréal et de ses alentours.Durant combien d\u2019années a-t-on employé le pneumothorax?De 1 à 5 ans.Quelles sont les principales raisons invoquées pour discontinuer le pneumothorax?1) Un collapsus ineffectif ne parvenant pas à comprimer la ou les cavernes avec crachats positifs.2) La présence d\u2019un épanchement particulièrement purulent.3) La présence d\u2019une fibrose qui empêche la réex- pansion pulmonaire.4) Des adhérences inopérables.5) Une sclérose de la plèvre.6) Des lésions avancées de l\u2019autre poumon.Le choc pleural est-il survenu souvent?Pratiquement jamais, puisque sur 4,000 insufflations, on en a observé 2 à 3 et encore continue-t-on le pneumo, malgré cet incident tout en attendant 2 ou 3 jours avant de recommencer.Mais l\u2019auteur ajoute que le «vrai» choc pleural est assez grave pour cesser toute réinsufflation.Toujours selon l\u2019auteur, la persistance d\u2019un épanchement et un collapsus inef- fectif favorisent la cessation du PNO.Les moyens chirurgicaux alors interviennent pour empêcher la prolongation inutile d\u2019un PNO ineffectif.L'auteur conclut en affirmant qu\u2019un PNO est considéré effectif, quand on obtient la disparition des symphyses, des bacilles, des crachats et des cavernes.Paul-René ARCHAMBAULT.H.EPSTEIN et S.TRUBOWITZ.\u2014 Le pneumothorax chez le diabétique de plus de quarante ans.\u2018Quarterly Bulletin, Sea View Hospital.6: 309 (avril) 1941.Les auteurs ont étudié les cas de quarante-six tuberculeux diabétiques âgés de plus de quarante ans et traités par pneumothorax depuis au moins trois mois.Vingt-six de ces patients étaient des diabétiques reconnus, bien avant la découverte chez eux de tuberculose, tandis que chez treize autres, les deux maladies furent découvertes simultanément.Enfin chez les sept derniers, la tuberculose avait précédé le diabète sucré.Vingt des quarante-six patients moururent vingt- sept mois en moyenne après l'institution de leur pneumothorax, tandis que les vingt-six survivants ont, en moyenne, reçu leur première insufflation, trente- quatre mois auparavant.Donc, les chances de survie, pour un tuberculeux diabétique sont de deux ans environ après le début de son pneumothorax.Les résultats du pneumothorax, chez le diabétique tuberculeux de plus de 40 ans, d\u2019après l\u2019étude des auteurs, sont loin d\u2019être encourageants, mais c\u2019est le seul traitement jusqu\u2019à présent, susceptible de prolonger quelque peu sa vie.Gabriel LAFRESNIERE.Ch.ROUBIERS.\u2014 La tuberculose des ganglions trachéo-bronchiques chez l'adulte.\u2018Journal de Médecine de Lyon\u201d, 514: 237 (S juin) 1941.Mémoire où sont exposées les constatations cliniques, radiologiques et nécropsiques de l\u2019auteur à lhôpital Militaire du Perron.L\u2019étude est divisée en quatre chapitres: Ch.I.\u2014 La tuberculose pulmonaire de l\u2019adulte ne donne pas, en général, d\u2019hypertrophie des ganglions du hile.Rarement ces ganglions deviennent caséeux comme chez l\u2019enfant.Les autopsies contrôlées par l\u2019auteur ont présenté des ganglions calcifiés dont le centre peut être caséeux, dans les tuberculoses chroniques.Dans les formes subaiguës, les ganglions sont un peu plus gros et lardacés.La topographie de ces ganglions est double: les uns au médiastin de forme allongée, autour de la trachée, les autres plus petits au hile, autour de grosses bronches.Chez les tuberculeux pulmonaires, à l\u2019autopsie, l\u2019examen de ces ganglions révèle l\u2019existence de lésions folliculaires.Ce qui n\u2019existe pas généralement dans L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 1333 7 Ca PEULES CE et pEQUIL c ane ; pr PEE INTEG na ¢ au Captor WI © cours pr TAN associé y sg Far 5 - mer eV Présentation: En boîtes de 100 capsules.50 Vitamines (vertes).50 -Minérales (blanches).DOSE: Deux capsules par jour \u2014 une verte et une blanche \u2014 est la dose.moyenne pour adultes ou pour enfants.Pour effet plus rapide deux capsules de chaque peuvent \u2018être données aux adultes.-MI CAPS Vitamines Minérales Capsules LITTÉRATURES ET ÉCHANTILLONS SUR DEMANDE ANGLO-FRENCH DRUG CIE, - MONTREAL 1336 les autres ganglions de l\u2019organisme à part ceux du mésentère dans les complications intestinales.Les symptomatologies clinique et radiologique sont négatives.Ch.II.\u2014 La tuberculose ganglionnaire chez l\u2019adulte se rencontre surtout chez les coloniaux.L\u2019affection se propage parfois aux poumons.Cette forme de tuberculose présente des ganglions gros comme une cerise ou une noix.Leur aspect macroscopique est rouge marron.Ces ganglions caséeux se rencontrent, lorsque d\u2019autres organes sont tuberculisés.Il s\u2019agit donc d\u2019une tuberculose caséeuse diffuse.Il peut y avoir deux évolutions à cette affection, la granulie et la lésion dite ganglio-pulmonaire.Ch.III.\u2014 Il y a des tuberculoses caséeuses massives des ganglions du hile accompagnant une tuberculose pulmonaire banale.Cette infection ganglionnaire est, soit concomitante, soit secondaire à la lésion pulmonaire.Ch.IV.Pathogénie.a) Dans les formes communes de tuberculose pulmonaire, les ganglions trachéo- bronchiques restent petits et ne tendent pas à la caséification.b).« La tuberculose caséeuse massive des ganglions trachéo-bronchiques, isolée ou associée, évoque l\u2019idée de la primo-infection.» Ce concept classique ne doit plus être une règle immuable.Si on rencontre cette forme en majorité chez des sujets neufs, on la rencontre aussi chez des sujets déjà touchés.Qui invoquer comme cause de surinfection?S\u2019il faut penser à l\u2019affinité du bacille de Koch pour le système ganglionnaire, il faut aussi penser au facteur < terrain organique ».¢) La tuberculose ganglio-pulmonaire est apparemment primitive aux ganglions et se propage par voie centripète aux régions para-hilaires.d) La tuberculose ganglionnaire secondaire des formes banales, s\u2019explique mal.Les théories restent libres: réinfection, affinité ganglionnaire, facteur terrain.Conclusion: La tuberculose ganglionnaire est surtout l'apanage de sujets peu résistants ou de races susceptibles.J.-P.PAQUETTE.W.A.SWALM et L.M.MORRISON.\u2014 Valeur comparée de la gastroscopie et de I'histologie dans l'etude de l'estomac normal et pathologique.\u2018Am.Jr.Dig.Dis.\u2018 8: 391 (octobre) 1941.Tous ceux qu\u2019intéressent les progrès de la gastroscopie ont cherché le moyen d\u2019apporter aux impressions tirées de l\u2019étude macroscopique de la muqueuse, la sanction de l\u2019anatomie pathologique.On parle couramment, en gastroscopie, de gastrite ; superficielle, hypertrophique, atrophique, etc.Les pathologistes emploient de leur côté la même no- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 menclature.Donne-t-on au même terme, employé d\u2019une part par l\u2019endoscopiste et de l\u2019autre par l\u2019his- tologiste, la même signification?Il importe d\u2019être fixé au plus tôt sur ce point.Autrement, sur quoi basera-t-on la valeur des renseignements fournis par la gastroscopie au chapitre de la gastrite, remise à l'honneur depuis vingt ans?La comparaison pouvait se faire par l\u2019examen histologique des cstomacs fixés aussitôt après la mort et prélevés rapidement; par l'analyse des pièces de gastrectomies ou grâce à la biopsie pratiquée au cours de l\u2019examen gastroscopique lui-même.Les deux premiers procédés, employés depuis longtemps, ont permis d'arriver à certains résultats mais comportent tous deux des facteurs d\u2019erreurs considérables.La biopsie, elle, est une innovation.Elle n\u2019est pas sans danger, et les patients n\u2019ont pas manifesté un fol enthousiasme pour subir, après une première gastroscopie pratiquée avec le gastroscope flexible, un nouvel examen avec le gastroscope rigide qui seul permet de faire la biopsie.Les À.ont étudié de cette façon 25 malades.Les pièces biopsiques ont été soumises à des pathologistes qui ne savaient rien des constatations du gastroscopiste.Dans 52% des cas, il y eut accord avec l\u2019endoscopiste et le pathologiste ; dans 24%, on différait d\u2019opinion; et enfin, dans l\u2019autre 24%, le diagnostic histologique était hésitant.Ajoutons qu\u2019il s\u2019agissait, chez ces 25 malades, de lésions peu marquées de la muqueuse.Une gastrite aiguë, par ailleurs, sera vite reconnue à la fois par l\u2019endoscopie et l\u2019anatomie pathologique.Ajoutons qu\u2019au cours de leurs examens d'estomacs fixés à la formaline aussitôt après la mort, les auteurs ont retrouvé, sur 15 sujets, six individus dont 3 adultes qui avaient des estomacs rigoureusement normaux, au point de vue histologie.Ces constatations vont à l\u2019encontre des affirmations de Schindler, Orator, etc., qui ont dit que tout estomac adulte présentait des lésions interstitielles indiscutables qu\u2019on ne retrouvait pas chez le nouveau-né.Ce nouveau mode d\u2019étude de la muqueuse gastrique chez le vivant sera diffcile à populariser, maig ses résultats ne manqueront certes pas d\u2019intérêt.Roger-R.DUFRESNE.GASTRO-ENTEROLOGIE Arthur W.ALLEN et Claude E.WELCH.\u2014 L'ulcère d'estomac.Son diagnostic différentiel avec le cancer.\u2018Annals of Surgery\u2019, 114: 498 (octobre) 1941.Dans ce travail trés complet portant sur le diagnostic différentiel de l\u2019ulcère gastrique et du cancer, les auteurs insistent sur les difficultés de ce diagnostic.Ils en viennent à la conclusion que l\u2019ulcère gastrique est une lésion chirurgicale, contrairement à l\u2019ulcère duodénal.Dans un pourcentage élevé de cas, le diagnostic entre les deux est pratiquement impos- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 1337 > FRAICHEUR et CONFORT La Lorate élimine ce qu'il y a de \"\"désagréable\u201d dans la douche vaginale.Elle n'est ni astringente ni irritante, et ne laisse aucune odeur médicinale, ce que les femmes méticuleuses apprécient.Les médecins approuvent la Lorate au point de vue propreté et admettent son efficacité comme détersif et désodorisant lorsque l'irrigation vaginale est recommandée.La Lorate est un mélange habile de perborate de soude, de bicarbonate de soude, de chlorure de sodium, avec du menthol et des aromates.La Lorate s'emploie comme douche vaginale de propreté après les menstrues; comme détersif dans les cas de leucorrhée; de cervicite; d'infection parasitaire ou microbienne ou autre forme de vaginite; comme douche vaginale après l'accouchement et après les opérations gynécologiques, par les personnes qui portent des pessaires, et comme désodorisant dans les cas d'écoulement fétide.Un échantillon d'essai vous sera envoyé si vous en faites la demande sur votre papier à en-tête.Lorate se vend en boîtes de 8 onces.LA POUDRE THÉRAPEUTIQUE WATERBURY CHEMICAL CO.OF CANADA, LTD.POUR DOUCHES VAGINALES 727 King Street, West - Toronto.Ont. 1338 sible à faire.Comme indice important de malignité, et par conséquent d'intervention chirurgicale, ils insistent sur les points suivants: 1°.Ulcère d\u2019apparition récente chez un malade de plus de 50 ans.20.Ulcère dont la niche dépasse 25 cm.en diamètre.39.Absence d\u2019acide chlorhydrique libre dans l\u2019estomac.4o, Ulcère siégeant sur la grande courbure ou sur la région prépylorique.50.Ulcere chronique (de longue durée) siégeant sur la petite courbure.Ils recommandent le traitement médical et l\u2019observation hospitalière au cours des éventualités suivantes: 19.Ulcère en poussée aiguë chez un jeune malade.20.Ulcère dont la niche est inférieure à 1 em.de diamètre.30, Ulcère siégeant sur la petite courbure, sur la face antérieure et postérieure de l\u2019estomac.Si la cicatrisation est complète après un mois, ils recommandent un nouveau contrôle un mois ou deux après la sortie de l\u2019hôpital.Si la cicatrisation et la guérison ne sont pas complètes au bout de deux mois de traitement, et ceci vérifié par la radiographie et la gastroscopie, ils recommandent l'intervention chirurgicale.Comme note personnelle, il nous fait plaisir de constater que ces notions ont été depuis longtemps enseignées par le professeur René Gutmann, de Paris, dont les travaux sur le diagnostic précoce du cancer de l\u2019estomac, se trouvent de jour en jour vérifiés.Yves CHAPUT.John H.GARLOCK.\u2014 Le problème du cancer des régions hautes de l'estomac.\u2018Surg.Gyn.and Obst.\u201d, 73: 244 (août) 1941.Les symptômes produits par la néo-formation du cardia (versant gastrique) dépendent de la localisation de la tumeur et de ses voies de propagation.Les néoplasmes qui naissent de l\u2019orifice du cardia gênent rapidement la déglutition en provoquant une douleur sternale basse.La propagation se fait ordinairement par voles ascendantes, atteignant ainsi le bas de l\u2019æsophage.Par ailleurs, une tumeur originant de la grande corbure gastrique peut ne pas se traduire par aucun symptôme tant que le processus n\u2019a pas atteint le cardia, moment où la dysphagie apparaît.Plusieurs de ces malades présentent une dysphagie tenace résistant aux traitements médicaux ordinaires ou encore présentent une perte de poids inexplicable.L\u2019A.intervient pour adéno-carcinome de la région cardiaque de l\u2019estomac.Sur ce nombre, 5 étaient inopérables, soit 33.3%, 5 autres malades subirent une résection cesophagienne basse et une cesophago- gastrostomie.Deux de ces malades succombèrent, un à une hémorragie cérébrale, l\u2019autre d\u2019inanition par dé- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 bilité sénile.Chez les autres malades, on a présenté une récidive un an plus tard, et les autres se portent bien 4 mois et 544 mois après l\u2019opération.Jean LeSAGE.S.YAMOGUCHI (Niiguta), J.HOQUITUS.\u2014 Etude statistique d'une série de cas de cancer rectal opérés.\u2018M.A., 56: 244, 1941.(Tiré de \"Far Eastern Sc.Bulletin\u2019, juin, juillet, aotit, 1941.) Durant une période de 12 ans (1928-1940) 7,28S cas ont été traités à la clinique chirurgicale de la faculté universitaire Niigate.Sur ce nombre, 661 (8.91%) souffraient de cancer, 431 cas (66.7%) consistant en cancer de l\u2019estomac (cancer gastrique), 83 (124%) consistant en cancer rectal, 69 (10.16%) en cancer du sein, 37 (5.6%) en cancer de l\u2019intestin, 33 (5,9%) en d\u2019autres types de cancer.Dans cette série, 75 cancers du rectum se sont présentés chez des personnes d\u2019environ 50 ans, et 5 cas chez de jeunes personnes.Les hommes sont 2 fois plus atteints que les femes.L\u2019histoire de famille nous apprend qu\u2019il y a transmission héréditaire dans 146% des cas.Le cancer apparaît le plus souvent dans l'ampoule rectale (62.7%) et sur la face antérieure du rectum (34.7%).Les symptômes initiaux sont: du sang sur les selles, constipation, diarrhée et surtout douleur au moment de la défécation.903% des tumeurs s\u2019étiquettent: adénome.Les métastases se sont rencontrés le plus souvent le long des glandes lymphatiques de la face postérieure du rectum, dans 2 cas seulement au foie.Dans 40 cas, (53.3%) une intervention a été possible.23 furent opérés par voie interis- chiale et 17 par la paroi abdominale antérieure et postérieure.13 des opérés (39.7%) ont survécu 3 ans, et 8 plus de 8 ans.L\u2019opération par voie inter-ischiale est fortement recommandée par les auteurs grâce à sa simplicité et sa sécurité.Jean LeSAGE.Carl EGGERS.\u2014 Diverticulite et sigmoidites.\u201cSurgery\u201d, 113: 15 (janvier) 1941.L\u2019Auteur rapporte ici 82 cas de diverticulites et sigmoïdites aiguës.Il faut avoir présent à l\u2019esprit les symptômes les plus typiques de ces deux syndromes.Ils consistent en une douleur abdominale basse.accompagnée de crampes, de gaz, de fièvre, et souvent avec alternance de constipation et de diarrhée.Ceci doit faire songer à une lésion du sigmoïde.Si, d\u2019une part, la tuberculose, la syphilis, la polypose.ou les ulcérations simples, peuvent être incriminés, par ailleurs, les deux lésions les plus importantes à envisager sont: le cancer et la diverticulite.En faveur du cancer, plaide une histoire d\u2019incapacité au travail, avec des symptômes progressifs de constipation, de crampes, de sang dans les selles, la perte de poids et la présence d\u2019une tumeur palpable.Si py L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 6SSSSSSSSHSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSISSSSSS 1G5S5SSSSISSSSSSSSSSIHSSSS 3 L\u2019efficacité des Préparations E.B.C.1339 Thérapeutique MARCHE DE PAIR AVEC LES PROGRES DE LA MEDECINE SCILEXOL E.B.S.Un expectorant sédatif et anodin.I] soulage la toux sèche et irritante, adoucit et facilite l\u2019expectoration.Chaque once fluide renferme: Chlorhydrate d\u2019héroine .1/3 de grain Chlorure d\u2019ammonium 16 grains Chloroforme .« « + ++ 2 gouttes Acide hydrocyanique dil.B.P.+ + + ++ .4 gouttes Sirop de scille .< - + .90 gouttes Siron de tolu .120 gouttes Il se présente aussi avec phosphate de codéïne à raison de 1 grain par once.POSOLOGIE: Une à deux cuillerées à thé toutes les quatre heures.BRONEXOL E.B.S.Un expectorant alcalin et stimulant, exempt de narcotiques.Indiqué dans la bronchite récente et aiguë.Par son action antispasmodique il maîtrise les toux violentes et spasmodiques.Chaque once fluide renferme: Carbonate d\u2019ammonium.8 grains Chlorure d\u2019ammonium.16 grains Prunus Serotina .6 grains Senega .8 grains Menthol .1/4 de grain Choloroforme .2 gouttes Glycyrrhiza .2 + 6 q.s.Miel .« « « « « « « q.s.POSOLOGIE : Une à deux cuillerées à thé toutes les trous heures.GUAIALAG E.B.S.Un expectorant stimulant et antiseptique, non narcotique, recommandé dans l\u2019irritation bronchique et la toux quinteuse.Par son action antispasmodique il maîtrise les toux violentes et spasmodiques.Chaque once fluide renferme : * Lactate de gaiacol .4 grains Chlorure d\u2019ammonium.8 grains Chloroforme .2 gouttes Succinate de sodium de benzyl .10 grains POSOLOGIE: Une a deux cuillerées a thé toutes les trois heures.Celles-ci par exemple sont recommandées lorsqu\u2019un expectorant sédatif ou stimulant est indiqué.a Cool Place BEBE.Saw Gu pac set hrs Heure.Eros Eps HERE EA LUNE 3 Expoptorant TTLEWORTH CHEMICAL @ MANUFACTURING CHEMISTS #4 ; uk Fastin x Spécifiez E.B.S.SUR VOS ORDONNANCES .POUR PLUS DE SURETE.* Te lactate de gaïacol est un dérivé gaiacolique qui dégage son gaiacol libre dans lintestin.Différent d\u2019autres produits similaires, il est entièrement absorbé et exerce son action stimulante, expectorante et analgésique.Ne contenant pas de sucre, le Guaialac E.B.S.peut être prescrit aux diabétiques.(YTV 1340 les symptômes sont de date récente, si la douleur domine le tableau clinique, si il y a fièvre et hyper- leucocytose, une histoire de crises antérieures et à l\u2019examen, une douleur localisée avec défense musculaire, le diagnostic de diverticulite s'impose.L\u2019examen au R.X.par lavement baryté apporte un aide précieux.La plupart des cas recouvrent la santé par de simples traitements médicaux, soit en observant une diète, où les crudités et les aliments à base de celluloses sont diminués, et ou lintestin est régularisé.L\u2019intervention doit étre réservée au cas, ou les symptômes persistent, accompagnés de complications ou de lésions associées.Telles sont la perforation, l\u2019occlusion et le cancer.Sur 82 cas rapportés, 46 ne présentaient pas de complications.Il y eut intervention dans 36 cas, et la mortalité reste de 19.5%, relevant uniquement de la perforation aiguë, cause presque unique demeure la diverticulite.Jean LeSAGE.Arthur BLOOMFIELD.\u2014 Quelles sont les indications opératoires mineures, dans les cas d'ictères intenses de date récente ?\u201cSurgery\u201d, 9: 61 (janvier) 1941.Il est très difficile de poser un diagnostic différentiel entre ictère catarral, ictère infectieux, lithiase du cholédoque et cancer des voies biliaires.Les malades porteurs d\u2019une lithiase du cholédoque ou d\u2019un cancer des voies biliaires doivent être opérés sans retard.Si l\u2019ictère est dû à une hépatite, l\u2019intervention devient nuisible.La plupart des chirurgiens semblent avoir pris comme ligne de conduite de pratiquer une laparatomie exploratrice dans les cas d\u2019ictères intenses de date récente après une période d\u2019observation de une à deux semaines.Cependant, cette période s\u2019avère trop courte, là où il faut éliminer les cas d\u2019hépatites aiguës.On en vient donc, d\u2019après les statistiques, à n\u2019intervenir qu\u2019après une période d\u2019observation d\u2019au moins un mots.Par ailleurs, les spécialistes qui attendent deux ou trois mois avant de décider une intervention placent leurs malades dans de mauvaises conditions opératoires.Jean LeSAGE.ENDOCRINOLOGIE W.MARTIN, H.E.MARTIN, R.LYSTER et S.STROUSE.\u2014 Insulino-résistance.\u2018Journal of Clin.Endocrinology\", 1: 387 (mai) 1941.On appelle insulino-résistance l\u2019état de celui qui après avoir reçu pendant deux jours consécutifs, une dose de 200 unités ou plus d\u2019insuline par jour, ne présente peu ou pas de changement dans le taux de sa glycémie.Les auteurs ont étudié le cas d\u2019un patient qui a L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 reçu en onze jours 6,375 unités d\u2019insuline, la plus haute dose en 24 heures, ayant été de 1,205 unités.Comme traitement, ils préconisent d\u2019abord de changer de type d\u2019insuline et de mode d\u2019administration.Puis il faut combattre tous les facteurs possibles de résistance à l\u2019insuline tels que les infections y compris la syphilis, l\u2019hyperthyroïdie, les troubles pituitaires et même l\u2019allergie.D\u2019autres méthodes employées empiriquement par certains peuvent être essayées telles que préparations estrogéniques, extraits parathyroïdiens, changement des glucides de la diète, vitamine B complexe, irradiation de la pituitaire et désensibilisation.Gabriel LAFRESNIERE.George CRILE.\u2014 Déficience hépatique, facteur du délire post-opératoire chez les hy- perthyroïdiens, (\u20181940 Transactions of the American Association for the Study of Goiter\u2018\u2019.) L'auteur cite dès le début les faits les plus marquants de la déficience hépatique chez les hyper- thyroïdiens.> 1) La confusion ou le délire apparaissent vers le deuxième ou le troisième jours après l\u2019opération, au moment où l\u2019on s\u2019attend à une amélioration ou à une diminution de la crise thyroïdienne post-opéra- toire.2) Vient ensuite l\u2019ictère vers le troisième jour.3) Il y a alors élévation de l\u2019index ictérique, 4) et tendance à la pneumonie, quasi exclusive aux personnes âgées.La confusion et le délire ne constituent pas des complications rares, dit-il.Elles apparaissent dans 6.5% des cas.La déficience hépatique est la cause prédominante des complications mortelles.On a essayé, mais en vain, d\u2019établir la corrélation qu\u2019il pourrait y avoir entre le degré de déficience hépatique et la sévérité de l\u2019hyperthyroïdie.La diminution du poids correspond assez à l\u2019envahissement hépatique.Mais le métabolisme basal n\u2019exprime pas le degré de déficience de la cellule hépatique.Seul l\u2019âge est en rapport avec cette déficience.L\u2019auteur emploie le bromesulfaléine pour étudier la fonction hépatique.Il injecte 2 mg.de cette teinture et considère que la fonction hépatique est viciée quand il y a 60% de rétention en 5 minutes.A l\u2019artério-sclérose, facteur contribuant au symptôme mental, d\u2019autres facteurs importants s'associent.Ce sont la présence de l\u2019urée, des infections, des intoxications médicamenteuses, d\u2019une crise thyroi- dienne évidente et d\u2019un type particulier non classifié, dont le métabolisme fonctionne au ralenti.Dans cette dernière catégorie sont classés un groupe plutôt restreint de patients jeunes, qui ne semblent pas souffrir d\u2019artério-sclérose cérébrale ni L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 1341 C\u2019est un fait bien reconnu qu\u2019on rencontre rarement une déficience nette d\u2019un seul facteur alimentaire.Puisque dans la plupart des cas les carences vitaminiques sont multiples, les Produits Vitaminiques Squibb suivants vous seront d\u2019une grande utilité.LEVURE-ADEX TABLETS SQUIBB Fournit les Vitamines A, D et B:, ainsi que : B-D- T5 [| vitamin A 8°0°6 TABLE les autres facteurs du Complexe B dans les Er mêmes proportions que dans la levure.Em- : ER SQuIBB &.SON oF CANADA.Lid For deca end potency soe ployer régulièrement pour fournir un supplément économique au régime.Ces comprimés enrobés de chocolat s\u2019avalent facilement, ne provoquent pas de flatulence, et n\u2019ont aucun goût huileux.En flacons de 80, de 250 et de 1,000 comprimés.Mode d\u2019emploi: 3 ou plus par jour.VIGRAN Chaque capsule fournit la quantité conside- rée quotidiennement nécessaire de Vitamines A, B, C et D, et d\u2019autres facteurs du Complexe B provenant d\u2019une levure spéciale riche en vitamines.Particulièrement utile comme préventif de l\u2019avitaminose, surtout après les interventions chirurgicales ou les infections graves.En flacons de 25, de 100 et de 250 capsules.* Strauss, M.B., J.A.M.A, 110:953, 1938.° .° .> .s - Pour obtenir des notices descriptives et des échantillons, s\u2019adresser a 36 Caledonia Road, Toronto.E-R:SquiBB & SONS OF CANADA, Ltd.Fabricants de produits chimiques pour le corps médical depuis 1858. 1342 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 d'intoxication médicamenteuse à effet cumulatif et qui n\u2019ont ni index ictérique et uréique.L'évolution clinique de cette catégorie est quand même celle d\u2019une déficience hépatique et l\u2019apathie et le délire fruste que ces patients présentent ressemblent aux caractères du groupe ictérique.Ces faits constitueraient un processus précoce de la déficience hépatique.Depuis que Crile a constaté que la déficience hépatique est propre aux personnes âgées, comme routine, il administre par la voie intraveineuse, goutte- à-goutte, en permanence, une solution de glucose dès après la thyroïdectomie.Cette conduite réduit, d t-il, indiscutablement au minimum les réactions postopératoires, la déficience hépatique étant prat.que- ment contrôlée par ce traitement.Il est à retenir cependant que 5 litres d\u2019une solution de glucose à 10% représentent la quantité d\u2019hydrate de carbone qu\u2019un patient peut absorber sans qu\u2019il y ait, ou à peu près, déperdition de sucre par leg urines (2,000 cal.).Un thyroïdectomisé souffrant de déficience hépatique doit s'alimenter d\u2019hydrates de carbone le plus tôt possible.Quelle qu\u2019en soit la raison, manque d\u2019appétit ou autre, quand il y a hypo-alimentation, Crile alimente son patient par la voie nasale en y introduisant un tube par lequel il y a apport dans l\u2019estomac de l\u2019aliment approprié.Il se résume en ces termes: 1) La déficience hépatique est en rapport intime avec l\u2019âge avancé plutôt qu\u2019avec le degré d\u2019élévation du métabolisme.2) La déficience hépatique est caractérisée par la confusion, le délire, l\u2019élévation de l\u2019index ictérique.3) La prophylaxie et le traitement de la déficience hépatique doivent être dirigés vers le maintien du métabolisme normal des hydrates de carbone.Réal DORE.George CRILE et E.Perry McCULLAGH.\u2014 L'hypertension simulant l'hyperthyroïdie.\"Medical Clinics of North America\u201d, March, 1940.Cleveland Clinic Number.Quand un métabolisme basal élevé est associé à une tachycardie persistante, sans température, à une symptomatologie de nervosité, de palpitation, de perte de poids, il vient à l\u2019esprit la présence de l\u2019hyperthyroïdie.Il est tres important d\u2019éliminer l\u2019hyperthyroïdie dans les cas d\u2019hypertension, cas chez lesquels 1l existe un syndrome simulant de près l\u2019hyperthyroïdie.D\u2019ailleurs une thyroidectomie, quand seule l\u2019hypertension est en cause, n\u2019améliore ni la pression artérielle, ni en diminue les symptômes.Il faut done poser avec prudence un diagnostic d\u2019hyperthyroidie chez un hypertendu.Le travail des auteurs démontre que l\u2019hypertension peut simuler de très près l\u2019hyperthyroïdie et il décrit les moyens diagnostics d\u2019une certaine valeur permettant d\u2019éliminer l\u2019hyperthyroïdie chez l\u2019hypertendu.Ils appellent: « Hypertension Maligne » le type de l'hypertension le plus fréquemment confondu avec l\u2019hyperthyroïdie.De nombreux caractères sont attachés à ce type clinique.Le premier en tête est une pression diastolique élevée.Puis viennent ensuite les modifications vasculaires de la rétine.Celle-ci présente un étranglement papillaire par l\u2019œdème local et la stase sanguine.Quand de tels symptômes apparaissent le pronostic est mauvais.Ici fait suite une revue d\u2019opinions nombreuses publiées à date, suivie d\u2019une présentation de cas observés, au nombre de 18, depuis 5 ans.L\u2019individu hypertendu, même gravement, a un comportement vraisemblablement moins excité ou même surexcité que ne l\u2019est celui de l'hyperthyroï- dien.Il en est de même du système musculaire dont les mouvements manquent d\u2019agilité et de vitesse, ce qui n\u2019est pas chez l\u2019hyperthyroïdien.Dans l'hypertension l\u2019exophtalmie, si elle existe.est peu marquée et les paupières ne présentent qu\u2019un écartement léger.Le tremblement, dans l\u2019hypertension, cest irrégulier et consiste en des mouvements d\u2019une plus grande amplitude que dans l\u2019hyperthyroïdie.L\u2019appétit de l\u2019hypertendu est de beaucoup moins prononcé que dans l\u2019hyperthyroïdie, et une diminution du poids est presque toujours attribuable à une diète.En dépit de ces différences cliniques le médecin peut être induit en erreur par la persistance de la tachycardie et la présence d\u2019un métabolisme basal élevé.Dans un cas douteux, discutable, il faut rechercher la teneur du sang en iode et en cholestérine.(Technique de McCullagh.) Ces deux éléments sont en quantité normale dans l\u2019hypertension.S\u2019impose aussi l\u2019examen du fond de l\u2019œil où les lésions de compression plaident en faveur de l\u2019hypertension.L'interprétation la plus logique de l\u2019élévation du métabolisme basal chez un hypertendu réside dans le fait qu\u2019il existe une hyperactivité thyroïdienne associée.Comme preuve, l\u2019iode sanguin et la cho- lestérine sont dans les limites normales, les symptômes cliniques des vrais hyperthyroïdiens sont absents, une thyroïdectomie pratiquée dans ces conditions n\u2019améliore en rien l\u2019état du patient en cause.Cette hyperactivité peut aussi, provenir de certaines autres glandes endocrines, la pituitaire spécialement, glande sur laquelle un adénome peut être en évolution.Il peut en être de même des capsules surrénales.Une cause mécanique peut aussi expliquer l\u2019élévation du métabolisme chez l\u2019hypertendu.Ici il est de- pene.effet mes +4 = . L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 1343 ; Pour pouvoir offrir et | maintenir les traits desirables suivants BARD-PARKER sont construites en supérieure .Chaque lame est inspectée individuellement après chaque étape importante de p odu tion.Les lames qui ne peuvent pas satisfaire nos spécifications rigides sont immédiate ment rejetées.On ne permet pas leur arrivée à la Salle d'opérations pour leur éviter d\u2019être repoussées par le Chirurgien.Ce soin contribue, jusqu\u2019à un certain degré à l\u2019économie de l'achat.ue stinctives .réformées pour dissection par dila- être emplo ; dération.\u201c__ MANCHES ALLONGES \u201cprofonde.Demandez à votre Fournisseur.BARD-PARKER COMPANY, INC.DANBURY, CONNECTICUT 1344 mandé au cœur beaucoup plus d\u2019activité pour fairc circuler le sang contre une pression diastolique \u2018élevée.Il y a donc une plus grande demande d\u2019oxygène par le myocarde.Fait suite une bibliographie assez considérable.Réal DORE.OBSTETRIQUE H.PAUCOT.\u2014 Indications et technique de l'épreuve du travail.\u2018Revue Fr.de Gyn.et d'Obst.\u201d, 36: 65 (mars-avril) 1941.D\u2019après Paucot, l\u2019épreuve du travail est une période d\u2019expectation prudente, dirigée et armée, qui permet de juger des possibilités de franchissement d\u2019une angustie pelvienne par une présentation céphalique franchement ou modérément fléchie, sous le seul effet de la contraction utérine et du modelage fœto- pelvien, sans compromettre la vie de l\u2019enfant.Cette épreuve que justifie le recours possible à la césarienne basse, ne doit être tentée qu\u2019avec un diamètre promonto-pubien minimum qui mesure 8.5 ems: il faut explorer la forme du sacrum, de l\u2019arc antérieur du D.S., s\u2019aider d\u2019une radiographie de profil du bassin, pratiquer le palper mensurateur de Pinard et l\u2019investigation connue sous le nom de < pression sus-pubienne introductrice » de Voron.Les présentations du siège, l'insertion basse du placenta, les lésions cardiaques et pulmonaires, les albuminuries, les césariennes corporéales antérieures, l\u2019infection des voies génitales: autant de contre indications à l\u2019épreuve du travail.Dans la conduite de l\u2019épreuve du travail, le problème le plus délicat réside dans la rupture des membranes au moment opportun.D\u2019une manière générale, l'A.rompt la poche des eaux lorsque la dilatation atteint une dimension d\u2019une pièce française à une grande paume de main.Lorsque les contractions se succèdent trop rapidement, sans progression de la dilatation, une injection de spasmalgine rend d\u2019utiles services.L\u2019interruption de l\u2019épreuve du travail doit se baser sur une surveillance constante de la mère et du fœtus.Sans en faire une question de chronomètre, on peut dire que la durée de l\u2019épreuve ne doit pas dépasser 6 heures.Sur 70 observations de dystocies pelviennes limites, l\u2019Auteur a obtenu, avec des bassins de plus de 85 centimètres de diamètre utile, un résultat satisfaisant qui varie entre 50 et 70% des cas.Brouha dans 351 cas réclame 724% de succès.En conclusion, l\u2019épreuve du travail réduit l\u2019intervention chirurgicale, laquelle, lorsque pratiquée, doit se limiter à la seule césarienne basse.- Donatien MARION.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal , décembre 1941 PEDIATRIE VALLEDOR, MARTEL, ESPOSETO et BAL- TEOUS.\u2014 Association d\u2019une ostéopétrose avec une dysostose cleido-cranienne chez un enfant de 4/2 ans.\u2018Boletin de la So- ciedad Cubana de Pediatria\u2019, 13: 329 (juillet) 1941.L\u2019auteur a jugé de présenter son observation en raison de l'association de 2 processus dystrophiques de type héréditaire, frappant en méme temps le système osseux, avec une localisation distincte: la dysostose cleido-crânienne, affectant le tissu membraneux et l\u2019ostéopétrose prédominant sur le tissu cartilagineux.Ces deux affections paraissent être en relation avec une perturbation du métabolisme du calcium et des endocrines (parathyroïdes, etc.) non encore précisées dans l\u2019état actuel de nos connaissances.Chez le malade présenté, il semblerait, d\u2019après l\u2019auteur, que les modifications crâniennes produites par la dysostose aient réalisé une soupape compensatrice des altérations compressives possibles de l\u2019os- téopétrose au niveau de la base, ce qui expliquerait à son avis, l\u2019absence de lésions oculaires.À noter que l\u2019enfant n\u2019a jamais présenté d\u2019anémie ni de fractures spontanées.Il n\u2019existe pas de traitement effectif.Le traitement symptomatique se limite en transfusions sanguines en cas d\u2019anémie, réduction des fractures au fur et à mesure qu\u2019elles se produisent et les indications chirurgicales adéquates quand il existe une compression du nerf optique.La splénectomie recommandée par quelques-uns n\u2019a jamais donné de résultats appréciables.Pierre CLERMONT.OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE Fred B.COOPER.\u2014 Traitement médical du glaucome.The Eye, Ear, Nose, Throat Monthly, 20: 171 (juillet) 1941.Le glaucome est une maladie caractérisée par une augmentation de la tension oculaire, et, quand l\u2019usage des myotiques n\u2019a pu réduire cette tension, une opération chirurgicale peut, seule, l\u2019abaisser nous dit l\u2019auteur.Suivant Hamburger, le glaucome semble être dû à une tonicité vasculaire insuffisante.Pour agir contre cette insuffisance, on doit employer une substance qui soit un stimulant du système nerveux sympathique.L\u2019adrénaline, naturelle ou sous forme de « glau- cosan > est, selon lui, le médicament de choix.Hamburger attribue l\u2019action hypotensive de l\u2019adrénaline à une vaso-constriction associée à une hyperhémie veineuse du segment antérieur de l\u2019œil.Aujourd\u2019hui, selon l\u2019auteur, tous s\u2019accordent à dire que le glaucosan avec sa double action de dilater Ja pupille et de diminuer la tension oculaire est l'agent thérapeutique préféré dans tous les cas d\u2019uvéite et ë v BB L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 1345 BIS KAM OIL Hyperchlorhydrie \u2014 Affections de l\u2019estomac.1 à 3 cuillerées de poudre délayées dans de l'eau froide.HEMOSTYL du Dr Roussel Anémies.Convalescence.Allaitement.1 à 2 ampoules dans 4 de verre d'eau par jour ou 1 cuillère à soupe de sirop avant les repas.TAXOL Rééducateur physiologique de l\u2019intestin.2 à 4 comprimés avant le repas du soir.(Dose moy.2 comprimés.) NEURINASE Sédatif et hypnotique sans accoutumance.1 à 2 tablettes au coucher.ALEPSAL Epilepsie.Convulsions (Non dépressif).Comprimés dosés à 0 Gr.005 et à 0 Gr.10.INOTYOL Affections de la peau.Démangeaisons.Brûlures.Applications journalières.PLURIGLANDINE Extrait opothérapique total.Déficiences organiques.2 à 4 dragées glutinisées par jour.VEINATONE Affections veineuses.2 à 4 dragées glutinisées par jour.ARTICHOBYL Maladies du foie.(Action très douce.) 4 à 10 pilules à intervalles réguliers.J.EDDÉ Limitée Edifice New Birks, MONTRÉAL 1346 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 d\u2019iritis accompagnés de tension oculaire élevée.Le glaucosan est aussi reconnu comme l'agent thérapeutique le plus puissant pour briser les adhérences pupillaires de l\u2019iritis; lesquelles ne peuvent être brisées par l\u2019atropine.L\u2019extrait splénique intramusculaire semble aussi avoir donné de bons résultats dans le glaucome.Le sorbitol, composé chimique d\u2019alcool d\u2019une dimension moléculaire semblable à celle du dextrose, et moins toxique que le sucrose, a aussi été employé pour baisser la tension intraoculaire.Enfin, la prostigmine myotique plus puissante que l\u2019ésérine et aussi plus stable, s\u2019est montrée très efficace contre le glaucome.Paul R.LaROCHELLE.C.C.BUNCH.\u2014 L'épreuve de Rinne et l'œu- diomètre.\u2018The Annals of O.R.L.\u201d, 50: 47 (mars) 1941.L\u2019A.tente de comparer les résultats de l\u2019épreuve de Rinne exécutée d\u2019une part avec des diapasons et d\u2019autre part, celle enregistrée par les tests audiomé- triques modernes.A la définition de Sonnenschein «une épreuve de la comparaison de la transmission aérienne et osseuse chez le même individu», l\u2019A.ajouterait comparaison pour le même son ».Dans sa clinique otologique de Washington University, l\u2019A.emploie l\u2019audiomètre 1A Western Electric pour les épreuves de l\u2019audition aérienne et osseuse.Pour les épreuves de Rinne, de Weber et de Schwabach, la note 512 v.d.a été choisie, tant pour le test au diapason que pour celui à l\u2019audiomètre.Pendant cette épreuve de l\u2019audition osseuse, on élimine l\u2019oreille opposée.Voici les conclusions de l\u2019auteur: L\u2019épreuve de Rinne pratiquée avec l\u2019audiomètre est toujours répétée dans les mêmes conditions avec le diapason selon la méthode class.que, la note 512 v.d.servant de base.D\u2019après la technique de l\u2019audiomètre préconisée par l\u2019auteur, une différence de 45 db entre l\u2019audition osseuse et aérienne est considérée comme Rinne positif.Une différence inférieure à 45 db équivaut à un Rinne négatif; une différence de 45 db (de plus ou moins 5 db) correspond à un Rinne indéterminé.L\u2019emploi de l\u2019audiomètre évite au moins les deux principales causes d\u2019erreur attribuées à la méthode classique: 1) l\u2019erreur résultant de la diminution constante du son émis par le diapason, intensité qui se maintient égale avec l\u2019audiomètre; 2) l\u2019erreur consécutive aux variations de pression et de points de contact du diapason sur la mastoïde, ce que l\u2019on peut contrôler avec l\u2019audiomère, tout en maintenant la même intensité du son.V.LATRAVERSE.SE\u201d = Semis = Se-n « ln PF ANE we emt alien.© L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.AN.\u2014 Montréal, décembre 1941 1347 DES SON APPARITION L'Aspirine est couramment employée dans les états douloureux suivants: Rhumes, douleurs rhumatismales, névralgies, myalgies, influenza, fièvres, céphalées, dysménorrhée.ÉLIMINE LA DOULEUR La douleur est toujours la grande source de plainte pour laquelle nous recherchons un soulagement.Dès le début du mal, l'Aspirine, exempte de narcotique, offre un apaisement rapide.Durant plus de 40 ans, ce médicament fut une aide à la profession médicale dans le soulagement des douleurs musculaires.Cette médication fébrifuge, analgésique et anodine est bien tolérée.Du fait de sa pureté chimique et du procédé spécial de sa mise en comprimés, l'Aspirine est presque exempte d'acides salicylique et acétique, et se désagrège rapidement dans l'eau.Chaque comprimé contient le dosage complet du médicament à l'état pur.Échantillons sur demande.Nom déposé au Canada.THE BAYER COMPANY, LIMITED, 1019 Elliott Street West, Windsor, Ontario. SOCIÉTÉS L\u2019 « Union Médicale du Canada» publie les comptes rendus scientifiques de toute société savante de langue française de l'Amérique du Nord.Ces comptes rendus doivent cependant être rédigés succinctement en dactylographie par les secrétaires respectifs et être adressés, sans retard, à la Rédaction.JOURNEES ANNUELLES DE LA SOCIETE MEDICALE DE MONTREAL TROISIEME JOURNEE A l'hôpital Sainte-Justine Vendredi, 3 octobre 1941 Présidence de MM.Hector Sanche et Donat Bussières Au début de la séance, le pocteur Epmoxp DUBE, directeur médical de l\u2019hôpital Sainte-Justine, souhaita à tous la plus cordiale bienvenue.À ses côtés se trouvaient les DOCTEURS Hrcror SANCHE et DoNAT BuIs- SIÈRES, qui présidèrent conjointement cette troisième journée, le pocreur PAUL LETONDAL, secrétaire de la Société Médicale de Montréal et le DocreUR HERMILE 'TRUDEL, secrétaire du Bureau médical de l'hôpital Sainte-Justine.SYMPOSIUM SUR LA POLIOMYELITE Historique M.René BENOIT M.Benoit nous fait un résumé succinct de l\u2019historique de cette maladie.Décrite sommairement par Underwood en 1774, elle fut plus connue quand elle fut décrite plus tard par Heine et Medin, d\u2019où son nom de Maladie de Heine-Medin.Premiére inoculation au singe par Landsteiner et Popper a Vienne en 1909 et en 1914 Flexner et No- guchi essaient d\u2019isoler et de cultiver un organisme qui semble toujours associé à la maladie.Epidémiologie et prophylaxie M.Hermile TRUDEL En second lieu, M.Trudel parle de l\u2019épidémiologie et de la prophylaxie.Après avoir rappelé quelques courtes notions générales, le rapporteur cite le singe comme le seul animal susceptible de contracter la poliomyélite.Un mot de l\u2019épreuve de neutralisation : un mélange de virus associé à du sérum et inoculé au singe développe chez cet animal la maladie; du sérum de convalescent injecté chez ce même sujet neutralise les effets du virus.L'agent en cause est un virus filtrant excessivement ténu et se développe ou acquiert de la virulence surtout en août et septembre, pénètre par les voies respiratoires ou digestives par l'intermédiaire des nerfs.L\u2019incubation est de quinze jours.La prophylaxie: sulfate de zinc en solution à 1%, le chlorate de potasse, est sans valeur jusqu\u2019à nos jours.Aspect clinique M.Jean SAUCIER Après un court rappel étiologique, M.Saucier décrit les formes cliniques de la poliomyélite qui sont les suivantes: formes habituelles (forme commune et forme abortive) ; formes exceptionnelles (névrite périphérique, prédominance méningée, hémiplégie).Ces données s\u2019accompagnent du pourcentage respectif de paralysie permanente, de mort et de fréquence pour chacune de ces formes.Au chapitre du diagnostic, recherche de l\u2019atteinte du neurone moteur périphérique et un mot sur ce que révèle l\u2019examen du liquide céphalo-rachidien.Après avoir cité les indications du respirateur, d\u2019autres l\u2019appellent pulmomètre ou poumon d\u2019acier.M.Saucier donne les résultats du traitement médical et, d\u2019après son expérience et celle d\u2019autres auteurs, le sérum de convalescent semble, à date, n\u2019avoir donné aucun résultat thérapeutique.En terminant, l\u2019auteur émet un vœu à la Société Médicale à l\u2019effet qu\u2019un médecin qui ne donne pas le sérum de convalescent dans une telle éventualité ne soit pas poursuivi si par malheur le patient vient à trépasser. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 1349 Très avanta geux © On peut faciliter l'administration de la dose quotidienne de la vitamine D en l'incorporant au lait.La mère n'a qu'à ajouter la dose prescrite à la ration de lait.Des recherches biologiques et cliniques ont, en plus, démontré que lorsque la vitamine D est parfaitement mélangée au lait de plus petites doses suffisent à prévenir et à guérir le rachitisme., Drisdol en solution de glycol propylénique offre les avantages que présente l'association de la vi- PRÉSENTATION: tamine D au lait.Différent d'autres préparations Drisdol en solution de huileuses, le Drisdol, en solution de glycol pro- glycol propylénique \u2014 10,000 unités U.S.P.par pylénique, se mélange rapidement au lait et, lors- gramme \u2014 se présente t , , \u2019 , Co .en flacons de 5 co.et qu'il y est bien incorporé, est insipide et inodore.50 c.c.Un compte-gout- te spécial donnant 250 unités U.S.P.de vitami- D R i D L ne D par goutte accompagne chaque flacon.Nom déposé aux Etats-Unis et au Canada.Marque de la vitamine D cristallisée provenant de l'ergostérol.EN SOLUTION DE GLYCOL PROPYLÉNIQUE Winthrop Chemical Company, Ine.Produits pharmaceutiques supérieurs à l'usage de la Faculté.Administration et laboratoires à Windsor, Ontario.Bureaux à la disposition de MM.les médecins et pharmaciens: Immeuble Dominion Square, Montréal, P.Q. 1350 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 M.SANCHE demande une proposition dans ce sens et M.Enmonp DusÉ propose que soit formé un comité de deux ou trois médecins pour étudier la question et ce comité présentera ensuite son rapport à la Société Médicale.Accepté à l\u2019unanimité.Lésions anatomo-pathologiques M.Paul MARTIN M.Martin projette sur l\u2019écran des images photographiées de la coupe de la moelle normale et de la moelle épinière atteinte de lésions poliomyélitiques, ainsi que d\u2019autres images montrant tous les phénomènes de cicatrisation.En plus, les médecins présents peuvent étudier des pièces anatomo-pathologiques où ils peuvent constater l\u2019effet et l\u2019étendue des lésions.Traitement orthopédique M.Edmond DUBE M.Dubé indique le rôle de l\u2019orthopédie et- le moment d\u2019y recourir; la responsabilité de l\u2019opérateur; et l\u2019hôpital où les cas sont traités doit avoir une organisation particulière au point (appareils, isolement, ete.).Le traitement orthopédique n\u2019est pas toujours le même, il varie selon la période de début, la période de convalescence et la période chronique.Dans la première, il faut se méfier des muscles sensibles ou douloureux; dans la deuxième, il faut prévenir les déformations permanentes, favoriser la récupération des muscles et des nerfs; et dans la troisième, corriger unc déformation définitive et améliorer les mouvements du membre atteint.M.C.Bisson, assistant de M.Dubé, présente une dizaine de malades traités antérieurement: les uns presque guéris, les autres marchant relativement bien, quelques-uns sensiblement améliorés, tous ayant tiré un grand profit d\u2019un travail poursuivi avec patience de la part du personnel médical et du personnel hospitalier.Physiothérapie M.Albert COMTOIS « Avant les dernières décades, on était à peu près désarmé pour lutter avec efficacité contre cette terrible affection de l\u2019enfance, qui fit et fait encore tant de malheureuses victimes à travers le monde.Aujourd\u2019hui, grâce à l\u2019application de nouveaux procédés de traitement, en particulier la radiothérapie et la diathermie, lesquels sont venus s\u2019ajouter aux anciens moyens, tels que le courant galvanique constant et les courants à l\u2019état variable, l\u2019avenir des petits éclopés est beaucoup moins sombre.Le sort des culs-de-jatte, des membres de polichinelle et des difformités monstrueuses est définitivement scellé dans la plupart des cas.» « Pour arriver à avoir de bons résultats, on devra organiser le traitement d\u2019une façon méthodique et le poursuivre patiemment pendant de nombreuses années.Celui-ci requiert un milieu approprié, pourvu d\u2019une installation moderne: salles de radiothérapie, d\u2019électrothérapie, de massage, de mécanothérapie et d\u2019un personnel rompu aux applications de ces différents traitements.Il appert que le traitement de la paralysie infantile est chose compliquée et ne peut être poursuivi efficacement par un seul individu ou dans le milieu familial.La paralysie infantile mérite donc de rentrer dans le cadre des maladies sociales et de ce chef mérite toute l\u2019attention des pouvoirs publics et leur collaboration dans l\u2019établissement de centres de traitements.» (M.Comtois).* + *# Le conférencier d\u2019honneur, M.le DOCTEUR ERNEST CouTurE, d'Ottawa 1, est ensuite présenté par le président du Bureau Médical de l\u2019institution, le DOCTEUR DonAr Bussières.Ce dernier fait l\u2019éloge du premier et lui reconnaît beaucoup de mérite pour le travail constant qu\u2019il accomplit chaque jour dans l\u2019intérêt de la mère et de l\u2019enfant.Le docteur E.Couture donne un rapport très élaboré sur le problème du bien-être des mères et des enfants au Canada.Le Gouvernement Fédéral s\u2019intéresse grandement à cette question: témoin les différents comités formés pour l\u2019étudier, cela, après enquêtes préalables bien conduites par des personnes compétentes.A noter aussi la collaboration des médecins praticiens et accoucheurs dans ces enquêtes et dans leurs résultats.Et la mortalité maternelle et infantile a diminué au Canada si l\u2019on compare les chiffres de 1926-1930 avec ceux de 1931-1935, notamment dans le Manitoba où les statistiques étaient particulièrement sombres.Pour cela, tout a été mis en branle pour arriver à de belles conclusions: assistance prénatale, alimentation durant la grossesse, puériculture, prévention de la mortinatalité (dont les causes sont surtout les affections des voies respiratoires).L'alimentation maternelle est encouragée, est remise à l\u2019honneur et le rapporteur cite la boutade d\u2019un médecin qui disait: lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019élaborer un aliment pour le nourrisson, deux glandes mammaires valent mieux que deux hémisphères cérébraux du plus fûté de tous les pédiâtres.Un mot des maladies contagieuses qui font tant de ravages chez l\u2019enfance: la diphtérie, la scarlatine, ln coqueluche contre lesquelles, toutes trois, on peut vacciner avec succès; la rougeole.L\u2019hygiène dentaire retient aussi notre attention, ainsi que la vue, les pieds, la nutrition, la tuberculose, la syphilis.Et l\u2019auteur termine son exposé en nous disant un mot du groupe d\u2019enfants d\u2019âge préscolaire: «Il est tellement important de bien débuter dans la vie, que 1.La conférence du docteur Ernest Couture narait * \u2019 «in extenso» dans le présent numéro, page 1277.gt L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULIETIN A.M.LF.A.N.\u2014 Montréal, décembre 19 4H 1351 \u201cIl ne croyait pas pouvoir faire l'achat d\u2019un G-E.jusqu'au moment où je lui fis voir notre nouvelle unité 100-ma \u201d déclare le vendeur Léo Sheldon «Il voulait un appareil puissant permettant de radiographier les thorax à six pieds de distance | + au dixième de seconde.Il s\u2019inquiétait de la Veuillez m\u2019envoyer des renseignements | précision du diagnostic a celle que donne | sur la nouvelle unité a rayons X combi- | notre tube D-X et notre générateur R-2 et notre controleur.Il voulait la performance \u2014 la | | née G-E modèle R-38.beauté \u2014 la durabilité et il cherchait à écono- ru miser à la longue.En un mot, il voulait un G-E.\u2014 t\u2014e NON .ivevrirtnmnsessevererteverecreorrensensenenneneemreeereeseses « Mais, il devait compter avec un budget res- | treint pour son appareil à rayons X et ne.; .>.| AÜTESSC .\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026rmessmeresrsersenssrresrennsrsensrersssereneannsssnencse pensait pas pouvoir acheter un G-E, jusqu\u2019à ce que je lui montrai notre nouvelle unité à rayons X combinée 100-ma, le R-38.t=\u2014\u2014 \u2014\u2014 \u2014\u2014 «Il paraît heureux maintenant, n\u2019est-ce pas?» | Si vous êtes l\u2019un de ceux qui désirez un G-E mais qui croyez que vos moyens ne vous por: | MOTOR XRAY CORPORATION or CANADA, Lu mettent pas de l\u2019acheter, voyez le R-38.Obtenez DISTRIBUTORS FOR GENERAL ELECTRIC X-RAY CORPORATION a meilleur compte la précision de diagnostic | des appareils plus coûteux.Nous vous enverrons plus de renseignements si vous le désirez.| TORONTO: 30 Bloor St, W.+ VANCOUVER: Motor Trans, Bldg., 570 Dunsmuir St.MONTREAL: 600 Medical Arts Building + WINNIPEG: Medical Arts Building mn mes ems f\u2014_ 1352 si l\u2019on néglige de donner aux enfants, disons de un à cinq ans, les soins qu\u2019ils requièrent, les conséquences en peuvent être très graves et avoir leur répercussion pendant toute la vie.C\u2019est surtout parmi cette catégorie d\u2019enfants que les effets de la négligence se font le plus lourdement sentir.» * * * L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 Le président de la Société Médicale de Montréal remercie le conférencier et les autres médecins qui ont présenté un travail intéressant.Il convie tous les membres présents d\u2019aller assister à un goûter donné par les Dames de l\u2019Administration de l\u2019hôpital Sainte- Justine, et la séance est levée à midi et trente.Le Secrétaire du Bureau médical, Hermile TRUDEL.QUATRIEME JOURNEE A l'hôpital Sainte-Jeanne-d\u2018Arc Samedi, 4 octobre 1941 Présidence de MM.Hector Sanche et P.-A.Bélanger En dépit du fait que les quotidiens annonçaient la clôture des « Journées Médicales» un nombre assez imposant de médecins se rendirent à notre réunion scientifique, témoignant de la sorte le haut estime de faire de la chapelle une salle de réception d'atmosphère vraiment académique.Le président de la Société Médicale de Montréal, le poctEUR H.SANCHE, souhaita la bienvenue à tous les membres présents, souligna importance de ces journées médicales, importance confirmée surtout par la nombreuse assistance des médecins à ces séances dans les différents hôpitaux.Avec toute la délicatesse de sentiment qu\u2019on lui connaît, il remercia en termes chaleureux pour le bienveillant accueil des reli- qu\u2019ils ont pour le travail qui se fait dans cette institution.Nous étions au delà de 95.Le pocteur C.-A.Décary, surintendant médical de l\u2019hôpital, eut des mots tout à fait heureux à l\u2019égard de l\u2019inlassable animateur de ces «Journées», le docteur Paul Letondal, secrétaire de la Société Médicale de Montréal et du président du Bureau médical de Sainte-Jeanne d\u2019Arc, le docteur P.-A.Bé- langer, à qui revient une large part du succès de cette séance.Il souligna l\u2019insigne faveur accordée par Monseigneur l\u2019Archevêque, qui nous permettait AGRE gieuses de l'hôpital Sainte-Jeanne d\u2019Arc.Comme l\u2019heure avançait il invita tout de suite le premier rapporteur à présenter sa communication.Voici un bref résumé des travaux qui furent rap- x portés à cette séance.Présentation d'un cas de noma MM.A.-L.GUERTIN, Georges PEARSON et Lucien RANGER «Le Noma » est une maladie plutôt rare puisqu\u2019une centaine de cas à peine ont été rapportés à date. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 1353 DANS LA CONSTIPATION | DUE A UN REGIME PAUVRE EN RESIDU En attendant l\u2019établissement d\u2019un régime alimentaire adéquat, Sal Hepatica peut aider à corriger la paresse intestinale causée par une alimentation à résidu insuffisant.La masse liquide (sAL HEPATICA + EAU) Sal Hepatica stimule l\u2019écoulement de la bile et combat l\u2019hyperacidité gastrique; par conséquent, il agit comme un adjuvant à la digestion.Demandez des échantillons et constatez par vous- même son efficacité.Nettoie le tractus intestinal 4 5 a : CE BRISTOL-MYERS COMPANY 1241-F, rue Benoit, Montréal, Canada 1354 C\u2019est une leucémie monocytaire à forme Naegeli et les symptômes sont les suivants: stomatite ulcéreuse surtout droite avec envahissement de toute la bouche, température à 102° avec état de courbature et frissons et adénites.L\u2019examen hématologique révèle un abaissement du taux de l\u2019hémoglobine à 54% et des globules rouges à 2,404,710 tandis que les globules blancs varient entre 400 et 200,000.Le pronostic est fatal et la durée de la maladie est d\u2019environ 45 jours.C\u2019est une leucémie brusque avec hémoculture négative, un B.W.négatif mais présentant dans les urines des traces fortes d\u2019albumine, de sucre, d\u2019urobiline et d\u2019urates.Amputations du membre inférieur et prothèses M.Aimé LAPLANTE Le but du chirurgien dans les amputations ne doit pas tant consister dans un succès opératoire éclatant que dans le souci de donner à l\u2019amputé un moignon qui lui donnera le maximum de rendement pour un appareillage ultérieur.Il est donc important de poser une bonne médication, de bien choisir le procédé d\u2019amputation et de diriger le mutilé vers l\u2019orthopédiste dès que son moignon est guéri, afin d\u2019éviter les atrophies musculaires et les difficultés d\u2019appareillage qui peuvent en résulter.Traitons donc bien nos moignons et les articulations susjacentes et nous aurons ainsi dirigé notre amputé vers une meilleure réhabilitation.Indications et avantages du forage de la prostate M.A.-F.DESJARDINS On semble oublier maintenant la prostatectomie sus-pubienne et le terme forage ne paraît même plus approprié.On ne fore plus mais on résèque largement par la voie uréthrale la glande prostatique hypertrophiée avec le bistouri électrique, voire même celles de nature cancéreuse.Les tumeurs de la prostate qui ne peuvent être opérées par la voie trans-uréthrale sont les adénomes plongeant au-dessous de la vessie ou refoulés à l\u2019intérieur de la vessie.Cependant toutes les hypertrophies de la prostate accompagnées de calcul ou diverticule vésical doivent être traitées par voie sus- pubienne.Ce procédé opératoire est bénin et rend service aux patients angineux, aux cardio-rénaux, aux cachectisés cancéreux, aux pulmonaires, aux asthmatiques, etc.qui autrefois ne pouvaient subir l\u2019intervention chirurgicale.Après un drainage uréthral de deux jours, la sonde est enlevée, le patient se lève et sans aucune complication il peut retourner chez lui après quinze jours d\u2019hospitalisation.Les cas d\u2019impuissance sexuelle sont moins fréquents L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 et le taux de mortalité opératoire ne dépasse pas le chiffre de 3%.Donc, opération sans risque avec résultats des plus encourageants.Considérations pratiques sur le cœur de nos malades en général M.Georges GARNEAU La connaissance précise des cardiopathies cst une acquisition essentiellement moderne.Le médecin praticien ne peut arriver à soigner convenablement un cardiaque à moins que son diagnostic ne s'appuie fermement sur les méthodes les plus nouvelles.Au sujet de la thérapeutique des affections du cœur, une loi générale s'impose: c\u2019est le choix du médicament approprié, son administration quant aux doses par des mains expertes, en des circonstances favorables.Pour remonter un cœur il faut d\u2019abord lever les barrages périphériques.Puis le rapporteur termine par les conseils suivants: a) Exiger le dosage quotidien des urines; b) Toujours prendre la tension artérielle ; c) Se méfier des mauvais compagnons qui sont l'hypertension, l\u2019arythmie, le galop et l\u2019alternance ; d) Prendre le métabolisme basal dans toute arythmie ; e) Les œdèmes ne mesurent pas l\u2019insuffisance cardiaque puisqu\u2019il y a des cardiaques sans œdème ; f) Electrocardiogramme systématique après 35 ans: g) La vitamine D et le tabac provoquent l\u2019artériosclérose ; h) Danger des fortes doses chez les mitraux.Métrites et métropathies hémorragiques M.Samuel LETENDRE En présence d\u2019un cas de métrorragie ou de méno- métrorragie on a très fréquemment posé \u2014 et très souvent bien a tort \u2014 le diagnostic de « métrites > ou d\u2019« endométrites hémorragiques».Conséquemment des castrations non motivées ont suivi ce diagnostic erroné.Il est bon d\u2019établir une distinction entre la métrite du corps et la métrite du col.A côté des métrites corporéales vrais, dues à un processus inflammatoire, il convient de situer un certain nombre d\u2019altérations de la muqueuse s\u2019accompagnant d\u2019hémorragies et qui relèvent de modifications hormonales; elles ne reconnaissent aucune étiologie infectieuse et ont été dénommées « métro- pathies hémorragiques».C\u2019est une entité définie qui résulte d\u2019un trouble de la fonction ovarienne et probablement aussi de l\u2019anté-hypophyse et de la réceptivité utérine.Si l\u2019on étudie la pathogénie de l\u2019hyperplasie glan- dulo-kystique de l\u2019endomètre, nous l\u2019envisageons des quatre points de vue suivants: l\u2019anté-hypophyse, l'ovaire, l\u2019utérus et les tests homonaux. Éxaminez les principaux poin t5 concernant TAMPAX PUBLICITÉ ACCEPTÉE PAR \u201cTHE JOURNAL OF THE AMERICAN MEDICAL ASSOCIATION\u201d.DEUXIÈME POINT: Sa distension uniforme s\u2019adaptant a la cavité vaginale Le charpie de Tampax est unique pour donner une distension uniforme, s\u2019adaptant parfaitement à la surface unie du vagin normalement affaissé.Les médecins reconnaissent l\u2019importance physiologique de cette particularité, et les malades apprécient le confort in situ que ne peut donner une dilatation circulaire et volumineuse.En effet, parce que Tampax fut créé par un médecin, une étude approfondie fut faite de tous ces détails essentiels.Pour répondre à tout besoin particulier, il est présenté en trois formats (régulier, junior et super).La charpie de coton chirurgical est comprimée à un sixième de son format initial et le tampon est placé dans un application individuel pour assurer son insertion facile.Introduit au sommet de la cavité vaginale, il se distend sans causer de pression ou d\u2019irritation \u2014 son action capillaire attire l\u2019_écoulement qui se fait librement du col utérin, et en empêche tout arrêt.\u2018 Le confort, la commodité et la propreté externe qu\u2019il procure peuvent contribuer beaucoup à la tranquillité d\u2019esprit de vos malades, et constituent pour vous la certitude de la sûreté et de l'efficacité de cette forme de protection menstruelle.Avez-vous déjà défait un tampon Tampax pour l\u2019examiner?Vous pouvez vous procurer des échantillons en vous servant du coupon ci-dessous.CANADIAN TAMPAX CORPORATION LTD.533, College Street, Toronto, Ontario.CANADIAN TAMPAX CORPORATION LTD., 533 College Street, Toronto, Ont.Messieurs, ; ll me ferait plaisir de recevoir des échantillons de Tampax. 1356 Nous possédons à l\u2019heure actuelle plusieurs moyens de contrôler les hémorragies utérines fonctionnelles.La biopsie ou le curettage biopsique de l\u2019endomètre devrait être le premier acte d\u2019investigation à poser en vue d\u2019établir un diagnostic.On peut y joindre l\u2019hystéro-salpingographie.L\u2019hystérectomie n\u2019a pas sa place dans le traitement de l\u2019hémorragie fonctionnelle, sauf peut-être dans quelques-uns des cas en période préménopausique.Il en est de même de l\u2019ovariectomie.La castration radiologique serait plus à conseiller chez certains cas en période préménopausique et ne devrait être utilisée qu\u2019avec beaucoup de circonspection chez les jeunes.L\u2019irradiation de la glande pituitaire par les rayons X est une méthode qui n\u2019est pas dépourvue de dangers.La thérapeutique hormonale est aujourd\u2019hui une méthode de contrôle très efficace et conservatrice.On utilisera ainsi les hormones gonodotropes, les extraits de corps jaune et d\u2019hormone mâle.L\u2019hystérectomie, en période préménopausique, peut rendre des services s\u2019il y a des lésions associées.En conclusion, soyons plus physiologistes et plus conservateurs dans le traitement des hémorragies fonctionnelles.Considérations sur l'aérophagie M.St-Jean DESROSIERS L\u2019aérophagie est la déglution de l\u2019air, seul le volume d\u2019air, dégluti plus ou moins grand, devient de l\u2019aérophagie pathologique.L\u2019aérophagie peut être bruyante ou silencieuse.Comme signes physiques nous avons une distension abdominale avec l\u2019espace de Traube fortement augmenté.Les crises peuvent être diurnes ou nocturnes et le volume varie de 50 c.c.à un litre.Les éructations sont la plupart du temps non odorantes: si l\u2019aérophagie accompagne certaines maladies gastriques les éructations deviennent malodorantes.\u2019 L\u2019air rejeté est composé des mémes éléments que l\u2019air atmosphérique.Comme mécanisme, disons que l\u2019aérophagie est un acte volontaire mais inconscient.Les principales causes de l\u2019aérophagie sont les tracas, le surmenage, les soucis ou secondairement à des troubles digestifs.Les causes cliniques revêtent l\u2019aspect dyspepsique, spasmodique ou même pithiatique.Le diagnostic se fait par les signes physiques et au moyen des rayons X.Au point de vue traitement nous devons envisager : 10, Ja cure du tic d\u2019avalement; 2°.la cure d\u2019insuffisance gastrique; 30.le point de vue médicamenteux; 40.le régime alimentaire.Et enfin, dans l\u2019aérophagie aiguë, le cathétérisme gastrique s\u2019impose.% #% L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 Le DOCTEUR PAUL BÉLANGER, président du Bureau Médical de l\u2019hôpital Sainte-Jeanne-d\u2019Arc, présenta cnsuite le conférencier d\u2019honneur, le pocTEUR LÉoN GÉRIN-LAJOIE.Après avoir décliné tous les titres de ce dernier, et ils sont nombreux, le docteur Bélanger félicita les nombreux médecins présents à la quatrième journée médicale et se déclara heureux d\u2019accueillir le docteur Albert LeSage qui, depuis longtemps fut un grand ami de l\u2019hôpital Sainte-Jeanne- d\u2019Are, puis il présenta le conférencier d'honneur en ces termes: «Les exigences actuelles et futures de tous les peuples sont de nature à nous faire envisager des problèmes de plus en plus ardus et l\u2019exclusivité de nos connaissances individuelles ne saurait apporter une solution adéquate à de si nombreuses difficultés.Quant à nous, médecins qui côtoyons tous les jours la souffrance et la misère, comment pouvons-nous envisager les moyens aptes à soutenir l\u2019effort général pour relever le moral des gens tant dans le domaine économique que scientifique ou médical?«C\u2019est un devoir, pour nous, d\u2019aider à la rénovation car le chaos actuel précipite le monde entier dans un abîme immense et la conception, qu\u2019on semble en avoir aujourd\u2019hui, demeure dans les cadres d\u2019une affreuse appréhension d\u2019un avenir qui n\u2019a jamais paru aussi sombre.« Aussi devons-nous, avec les ressources dont nous disposons et comme entité professionnelle, aider nos gouvernants dans toute la mesure dont nous pouvons le faire à envisager et, si possible, à solutionner les multiples problèmes que suscite une guerre mondiale.« Les arts, les sciences, les lois, les coutumes, les langues et, voire même, certaines religions subiront, les assauts d\u2019un ordre nouveau et la course effrénée de certains éléments laissera partout des traces d\u2019un déséquilibre incommensurable dans tous les domaines.«Qui donc alors pourra prévoir?Quels seront nos chefs et quelles idées appropriées à une telle tâche devrons-nous adopter?La réponse, je crois, est claire et simple car seules l\u2019expérience et la connaissance acquise peuvent aider à envisager l'avenir.C\u2019est pourquoi l\u2019« Evolution actuelle de la Pratique Médicale 9 ne saurait être mieux élaborée que par ceux qui, depuis de nombreuses années, eurent l\u2019occasion d\u2019étudier, sur place, différents problèmes d'ordre médical tant dans notre province qu\u2019à l\u2019étranger.«Le fait d\u2019avoir été si longtemps en contact avec les dirigeants de nos Sociétés Médicales, d\u2019en avoir présidé des débats et d\u2019avoir vu de près les horreurs d\u2019une guerre, la reconnaissance par nos souverains, Georges V et Georges VI, de ses services et de ses capacités, sont certainement de nature à nous assurer qu\u2019on ne pouvait faire un meilleur choix pour étudier les questions épineuses de l\u2019Evolution actuelle de la Pratique Médicale.« C\u2019est pourquoi je me fais un plaisir de vous pré- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 Pourquoi vous pouvez recommander les purées Heinz en toute confiance PUREE DE BETTERAVES HEINZ Préparée avec des betteraves de choix fraîchement arrachées, et de telle manière que la belle couleur rouge et le bon goût de betteraves fraîches sont conservés.Ces 14 Purées ont reçu le Sceau d\u2019Acceptation du Conseil de l\u2019Asseciaiion Médicale Américaine sur les Aliments .et l\u2019Approbation des Mères au Canada! PORTANT un nom qui est le symbole de qualité depuis des générations de mères canadiennes, les Purées Heinz sont exceptionnelles quant à leur uniformité, leur grande valeur nutritive et leur bonne saveur.C\u2019est parce que nous cultivons nos légumes au coeur des meilleures régions maraichéres du Canada\u2014que nous les récoltons au moment où leur saveur est à son apogée\u2014et que nous les envoyons rapidement à nos cuisines avoisinantes.Là, ils sont cuits d\u2019une façon scientifique et mis en boîtes sous atmosphère inerte dans des boîtes émaillées à l\u2019intérieur.Les vitamines et les sels minéraux qui s\u2019y trouvent normalement y sont conservés à un haut degré.Toutes les purées qui sont sur les étagères des marchands sont vérifiées régulièrement par les vendeurs Heinz, et remplacées par des stocks frais après un temps limité.Ce ne sont là que quelques-unes des raisons pour lesquelles les Purées Heinz méritent que vous les recommandiez! H.J.Heinz Company of Canada, Ltd.PUREES Ces Deux Sceaux signifient Protection pour votre Bébé Purée de Carottes.Des carottes sucrées, juteuses et tendres sont employées pour ce mets.La Purée de Carottes Heinz se digère facilement.Purée d'Epinards.Préparée avec des épinards frisés, d\u2019un beau vert foncé, qui sont lavés dans d\u2019énormes quantités d\u2019eau pour s\u2019assurer qu\u2019il n\u2019y reste plus aucun sable.Purée de Soupe aux Légumes.Un mélange exquis de carottes, céleri, pommes de terre, tomates, oignons, céréales et extrait de levure.L\u2019orge et le riz lui donnent une consistance veloutée et en font un aliment énergétique.Purée de Pois.Des pois tendres et sucrés sont cuits dès qu\u2019ils sont écossés.La peau rugueuse qui recouvre les pois reste dans le passe-purée à travers lequel on les passe.Purée de Haricots Verts.Préparée avec des petits haricots verts tendres dont les fils ont été soigneusement enlevés.Purée de légumes Verts Mélangés.Un mélange appétissant de chou frisé, de laitue verte et d\u2019asperges vertes.C\u2019est un mets très nourrissant, et le \u2018volume\u2019 qu\u2019il fournit le rend légèrement laxatif.Purée de Céréales.Un mélange de coeurs de blé, de farine, de blé complet et d\u2019avoine.Ceux-ci sont cuits longtemps sans lait, et ni sucre ni sel n\u2019y sont ajoutés.Purée d\u2019Abricots et Compote de Pommes.C\u2019est de la pulpe d\u2019abricots frais, sans anhydride sulfureux ou couleur artificielle, à laquelle on a ajouté de la compote de pommes pour en diminuer l\u2019âpreté.Purée de Pruneaux.Une pulpe épaisse de pruneaux, contenant un peu de jus de citron.Elle a généralement un effet laxatif doux qui est souvent à désirer.14 DELICIEUSES SORTES: C\u2019est un aliment énergétique exceptionnellement bon.Purée de Soupe au Boeuf et Foie.Préparée avec des foies de poulets et de jeunes boeufs, du boeuf maigre sélectionné et du bouillon, avec un mélange appétissant de pommes de terre, tomates, céleri et carottes.Son contenu en foie rend cette purée précieuse dans la prévention de l\u2019anémie résultant de la sous alimentation Purée de Poires et d\u2019Ananas.Ce mélange délicieux de fruits favoris a un goût qui plaît à tout le monde.Purée d\u2019Asperges.Préparée uniquement avec des asperges vertes et fraîches.Purée de Betteraves.(Voir la description ci-dessus.) Purée de Soupe aux Tomates.Préparée avec des tomates \u201caristocrates\u201d de Heinz cuites lentement.1357 1358 senter le conférencier d'honneur, M.le docteur Léon Gérin-Lajoie ! ».x #% M.le pocreur H.SANCHE remercia le conférencier d\u2019honneur et souhaita que la profession médicale devienne assez puissante pour défendre ses droits à l\u2019instar des politiciens mal éclairés qui veulent en un mot « étatiser la médecine ».Un superbe buffet fut offert a tous les médecins par le Bureau d\u2019Administration de l'hôpital Sainte- Jeanne-d\u2019Arc.Le Secrétaire du Bureau médical, St-Jean DES ROSIERS.Oo SOCIETE MEDICALE DE MONTREAL Séance du 15 avril 1941 tenue à l'hôpital Notre-Dame Présidence de MM.Hector Sanche et G.-L.Prud\u2019homme SYMPOSIUM SUR LA DIPHTERIE Le Président souligne I'importance de ce symposium, qui a lieu trois semaines avant ouverture de la grande campagne contre la diphtérie dans notre ville.C\u2019est dans le but d\u2019assurer le succés de cette croisade que le Comité des programmes a pris cette initiative.Il l\u2019en félicite et profite de la circonstance pour demander à nos membres de collaborer étroitement, à cette occasion, avec le Service de Santé de Montréal et le Ministère de la Santé de Québec.Biologie de la diphtérie.Le bacille diphtérique: toxine, antitoxine et anatoxine diphtérique.L'immunité dans la diphtérie M.Armand FRAPPIER M.Frappier, après avoir donné une définition de la diphtérie, dit ce qu\u2019est le bacille diphtérique, la toxine, l\u2019antitoxine et l\u2019anatoxine diphtérique.Il insiste sur la manière d\u2019effectuer les prélèvements qui doivent être faits séparément pour le nez et la gorge.Le médecin ne doit pas attendre la réponse du laboratoire pour agir.Chez les porteurs de germes, la recherche de la virulence est indispensable.L\u2019immunité semble due à la présence d\u2019antitoxine dans le sang.L\u2019enfant apporte cette immunité en naissant.Il la perd vers le sixième mois.L\u2019immunité acquise par contact ou par la vaccination est solide: elle dure toute la vie.Discussion M.L.-P.LEBEAU est d\u2019avis que le nombre des porteurs de germes augmente avec la vaccination.1.La conférence du docteur Gérin-Lajoie a paru \u201cin extenso » dans le numéro de novembre, page 1170.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 Que faut-il en conclure?Et un porteur de germes par lui-même est-il un être dangereux?M.Joseph SAINE aimerait savoir s\u2019il est possible que chez un porteur de germes les bacilles puissent passer de l\u2019état saprophyte à l\u2019état pathologique, et dans l\u2019affirmative, si cette transformation dans la virulence est due à l\u2019adjonction d\u2019un virus filtrant qui se développerait dans la cavité buccale sous des influences encore inconnues.M.FRAPPIER répond: à M.Lebeau qu\u2019avec les progrès de la vaccination la question est devenue plus théorique que pratique.En réalité, la plupart des porteurs sont des porteurs sains et leurs germes ne sont pas virulents.Il n\u2019er.est pas de même des porteurs malades qui doivent être considérés comme dangereux en raison de ls virulence des bacilles qu\u2019ils hébergent.S\u2019il faut en croire certains épidémiologistes, les porteurs sains diffusent l\u2019immunité; à M.Saine que cette transformation dans la virulence du bacille diphtérique par l\u2019adjonction d\u2019un virus filtrant, n\u2019est qu\u2019une simple hypothèse, qui n\u2019a jamais reçu la moindre confirmation.Clinique de la diphtérie.Sur quelques erreurs à éviter dans le diagnostic, le pronostic et le traitement de la diphtérie M.J.-H.CHARBONNEAU M.Charbonneau estime que la principale erreur a éviter consiste à laisser passer inaperçue une diphtérie existante.Dans le doute, mieux vaut injecter du sérum que de s\u2019exposer à un retard qui peut être fatal.Parmi les maladies, dont le diagnostic peut présenter des difficultés, il convient de mentionner tout d\u2019abord les amygdalites ceryptiques ou pultacées.Il faut aussi éviter de prendre pour de la diphtérie les angines pseudo-membraneuses de la scarlatine et de l\u2019agranulocytose, ou encore celles que l\u2019on rencontre à la phase terminale de certaines maladies graves comme le diabète, l\u2019anémie aplastique.Semblablement, il importe de ne pas méconnaître la forme pseudo-phlegmoneuse.Il est vrai qu\u2019elle donne lieu à une température élevée et qu\u2019il n\u2019y a pas de fausses membranes au début.Mais dans cette forme il n\u2019y a jamais de trismus, comme dans le phlegmon de l\u2019amygdale.Enfin, le médecin doit pouvoir différencier le croup des autres laryngites, en particulier des laryngites à staphylocoques, à pneumocoques et à streptocoques, où l\u2019emploi précoce de la sulfathiazole a autant d'importance que la sérothérapie dans la diphtérie.Du point de vue pronostic, il faut se garder en général d\u2019un optimisme exagéré, la maladie devant toujours être considérée comme sérieuse malgré les L'UNION MÉDICALE DU CAN ADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 1359 DE TOUS.IL EST LE MEILLEUR « Originairement, le lait de vache est destiné aux besoins biologiques du veau a croissance rapide, mais d\u2019importantes modifications ont été effectuées sur ce lait dans le but de donner à ses éléments essentiels les propriétés digestives et assimilables que requiert un enfant qui se développe plus lentement.Des différents procédés employés, celui qui sert à la fabrication du lait évaporé est le meilleur de tous pour répondre avantageusement à ces besoins, dans la majorité des cas, et il possède en outre l'avantage d\u2019être très commode et relativement peu coûteux.») \u2014 Round Table Discussion, Ninth Annual Meeting, American Academy of Pediatrics; J.Pediat., p.130.Jan.1940.Au delà d\u2019une décade s\u2019est écoulée depuis que les recherches classiques de Brennemann et Marriott ont attiré l\u2019attention de la profession médicale sur les qualités du lait évaporé comme aliment pour les enfants.Il est intéressant de noter que la période intermédiaire de progrès scientifiques constants, concernant l\u2019alimentation infantile, a simplement confirmé ce que ces premiers chercheurs ont découvert .Le Lait Carnation irradié est un lait évaporé de haute qualité, d\u2019une parfaite homogénéité et de commodité générale .Sur demande.nous adresserons aux médecins: « L\u2019Alimentation Simplifiée pour Bébés », une brochure de grand intérêt traitant de Pemploi du lait irradié Carnation dans les cas d\u2019alimentation normale et d\u2019alimentation difficile.« Un produit canadien.» .Carnation Company Lid., Toronto, Ont. 1360 progrès de la thérapeutique.On maintiendra donc une expectative armée de tous les instants, plus spécialement du 13ème au 17ème jour, où peut apparaître le syndrome secondaire de toxicité.S\u2019il est capital avec le sérum de frapper vite, fort et longtemps, la thérapeutique doit aussi se prévaloir de toutes les additions modernes: bronchoscopie dans les cas de tirage, vitaminothérapie, principalement lez vitamines B et C.Discussion M.Daniel LONGPRE fait allusion aux formes ocultes et larvées de la diphtérie du nourrisson.C\u2019est une diphtérie sans fausses membranes, se traduisant par un coryza séro-sanguinolent, unilatéral, avec érosion narinaire et érythème de la lèvre supérieure.Ce coryza est souvent associé à un écoulement d'oreilles, d'aspect sanguinolent.En pareil cas, le diagnostic ne peut être fait que par le laboratoire, dont les recherches, pour être satisfaisantes, doivent aller jusqu\u2019à l\u2019épreuve de la virulence par inoculation au cobaye.Mais cette diphtérie, qu\u2019il a eu l\u2019occasion d\u2019observer à la Crêche d\u2019Youville avec M.Philippe Panneton, est maintenant du domaine du passé: on ne l\u2019observe plus.En est-il de même de la forme commune pseudomembraneuse, qui lui semble devenue exceptionnelle dans la pratique?M.CHARBONNEAU lui répond que l\u2019on reçoit encore des cas de diphtérie à l\u2019hôpital Pasteur.Cette constatation doit nous inciter à in*ensifier la vaccination.Prophylaxie de la diphtérie.Etat actuel de la lutte contre la diphtérie a Montréal.Résultats obtenus par la vaccination M.Adrien PLOUFFE M.Plouffe rappelle que la prévention de la diphtérie autrefois reposait sur l\u2019isolement, la quarantaine, les placards, l\u2019immunisation passive des cas de contact par le sérum et-la recherche des porteurs de germes.Aujourd\u2019hui, la prophylaxie se résume toute entière dans la vaccination par l\u2019anatoxine Ramon, en sorte que toutes ces précautions sont de moins en moins nécessaires.Le vaccin de Ramon découvert en 1923 est d\u2019une inocuité, d\u2019une stabilité et d\u2019une efficacité reconnues.Il procure aux individus une immunité active et durable.La vaccination par l\u2019anatoxine, commencée à Montréal en 1928, a été poursuivie sans interruption jusqu\u2019en 1940 et depuis.Résultats: la mortalité par diphtérie, qui était de 29.9 par 100,000 de population, est tombée à 12.Il y a plus.Il faut en arriver à faire disparaître complètement la diphtérie dans notre ville.Pour cela 1l suffirait que 70 à 80% de la population infantile soit immunisée.A Hamilton et à Toronto, où L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN AM.L.F.AN.\u2014 Montréal, décembre 1941 75% des enfants sont vaccinés, il n\u2019y a plus de diphtérie.Discussion M.Adélard GROULX félicite M.Plouffe et remercie la Société Médicale de lui fournir l\u2019occasion de s\u2019adresser à ses membres.Il attire l\u2019attention sur le fait que 40% seulement des enfants de 0 4 5 ans sont immunisés à Montréal.Il fait un pressant appel aux praticiens pour qu\u2019ils s'intéressent spécialement à ces sujets d\u2019âge préscolaire, qui sont les moins résistants et que seuls ils peuvent atteindre.Les statistiques de mortalité par diphtérie révèlent que 70% des décès surviennent de 0 à 5 ans.Il est donc capital que l\u2019on vaccine le plus possible ces enfants.M.L.-C.SIMARD demande ce qu\u2019il faut penser de l\u2019immunisation par une seule injection de toxoïde précipitée à l\u2019alun?M.Alcide PILON s\u2019informe si l\u2019on a observé des complications nerveuses à la suite de la vaccination ?M.PLOUFFE répond: à M.Groulz en le remerciant de ses remarques; à M.Simard que ce procédé a été abandonné parce qu\u2019il occasionne des réactions locales et générales parfois graves et qu\u2019il donne de moins bons résultats.Il faut lui préférer la méthode des trois injections d\u2019anatoxine Ramon, qui est sans danger, et avec laquelle on obtient une immunité durable dans plus de 95% des cas; à M.Pilon dans la négative.ELECTION DE MEMBRES MM.J.-A.Caisse, Arthur Dumas et Paul Mous- seau sont élus membres titulaires de la Société Médicale de Montréal.Le Secrétaire-Trésorier Général, Paul LETONDAL.0 SEANCE DU BUREAU MEDICAL DE L'HOTEL-DIEU tenue le 28 avril 1941 Présidence de M.Albert Jutras Observations de tumeurs cérébrales M.Fernand CHAREST Le rapporteur rappelle les signes généraux des tumeurs cérébrales: la céphalée, la baisse de la vuc, les troubles de la mémoire, les troubles psychiques, les vomissements.Il affirme que le médecin praticien peut diagnostiquer 50% des tumeurs cérébrales au début et réduire par conséquent la mortalité due à ces cas.Le ler cas s\u2019est présenté à l\u2019hôpital pour troubles de la vision (cécité d\u2019un côté et vue embrouillée de l\u2019autre côté) et pour céphalées à localisation sus- orbitaire et temporale.L\u2019examen du fond de l\u2019œil révèle un œdème papillaire bilatéral.L\u2019examen ra- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, décembre 1941 diographique du crâne montre une disparition de la lame quadrilatère de la selle turcique.Le malade a été opéré pour astrocytôme fibrillaire et a récupéré une partie de sa vision.Le 2e cas présentait une atrophie optique secondaire, de l\u2019'hémianopsie, une vue nulle à gauche et à 15/000 à droite, de l\u2019hypoplasie staturale et génitale.La radiographie du crâne a montré une celle turcique en ballon et des clinoïdes postérieures érodées; il n\u2019y avait pas de calcifications.À l\u2019opération on découvre un craniopharyngiôme.Le malade s\u2019est bien porté pendant dix jours et est décédé à la suite d\u2019une embolie cérébrale.Le 3e cas présentait des vomissements en fusée, de la céphalée temporale droite, de la bradypsychie, un œdème papillaire bilatéral, une paralysie faciale centrale gauche avec légère incoordination.On diagnostique une tumeur du cervelet.À l\u2019opération on enlève partiellement un médulloblastome du cervelet dont on irradiera le reste.On pronostique une survie de 7-8 ans pour ce cas.Le 4e cas présentait des céphalées sus-orbitaires, des étourdissements, une baisse de la vue, un nystagmus horizontal droit des mains acromégales.À l\u2019opération on découvre un adénome chromophobe intrasellaire.Le 5e cas présentait des troubles mentaux et du ralentissement intellectuel.Après ponction lombaire s\u2019installe une paralysie centrale droite avec déviation de la langue, Babinski bilatéral, hyperréflectivité et hypoesthésie à la piqûre à droite, incontinence vésicale et fécale.La ventriculographie montre un abaissement de la corne frontale droite.À l\u2019opération on extirpe un méningiôme droit envahissant l\u2019hémisphère gauche.Le malade s\u2019est très bien rétabli.Le 6e cas a fait une typhoïde il y a un an; ii présente depuis quelques mois de la céphalée en casque, une baisse de l\u2019acuité visuelle avec scotomes, de l\u2019œdème papillaire, une baisse de la mémoire.À l\u2019opération on ouvre des abcès intracérébraux multiples.Le malade va très bien.Le rapporteur conclut en rappelant les signes les plus fréquents des tumeurs cérébrales: 1) la céphalée, surtout sus-orbitaire; 2) la baisse de la vue, l\u2019œdème de la papille, l\u2019hémianopsie; 3) les signes neurologiques.Discussion M.J.-A.MOUSSEAU demande des précisions sur l\u2019électrencéphalographie à laquelle le rapporteur à fait allusion.M.F.CHAREST explique que c\u2019est une méthode pour déceler le potentiel électrique de l\u2019encéphale et qu\u2019il existe des types divers d\u2019après les caractéristiques encéphalographiques.1361 M.A.BARBEAU rappelle que toute cellule vivante engendre des ondes électriques et que toutes les zones du cortex cérébral émettent des ondes de type différent.\u2019 M.OLIVIER demande si la typhoide n\u2019aurait pu provoquer la formation des abcés cérébraux du 6e cas.M.F.CHAREST ne le pense pas.Le pus des abeés ne contenait pas de bacille typhique, et les abcès typhiques du cerveau sont des raretés.M.A.JUTRAS félicite M.Charest de son intéressante communication qu\u2019il a préparée à la dernière minute pour remplacer un rapporteur absent.Deux cas d\u2019'hypoplasie mammaire unilatérale traités par des applications locales d'oestradiol M.Paul DUMAS Le premier cas, une fillette de 11 ans souffrait d\u2019amastie gauche sans athélie et d\u2019hypotrophie musculaire générale.Le second cas, une jeune fille de seize ans souffrait d\u2019hypomastie droite, d\u2019hypotrophie musculaire générale et d\u2019aménorrhée.Dans le but de résoudre ce problème d\u2019esthétique anatomique, le rapporteur s\u2019est inspiré du principe en vertu duquel une hormone agit mieux quand elle est administrée plus près du récepteur que l\u2019on veut influencer et il a traité ses malades par des applications locales d\u2019oestradiol.Le premier cas s\u2019est remarquablement amélioré du point de vue de l\u2019asymétrie mammaire.Le second cas n\u2019a pas réagi au traitement mais la fonction menstruelle s\u2019est installée.Selon toute vraisemblance, l\u2019hormone, inutilisée localement, a agi à distance.Le rapporteur rappelle les données générales sur la croissance et la physiologie mammaires.Les lésions d\u2019hypoplasie unilatérale relèveraient d\u2019une compression prénatale.T1 souligne que le traitement de ces lésions par les applications d\u2019oestradiol est encore dans le stade expérimental et comporte des risques.Discussion M.F.LEFRANCOIS demande si dans les deux cas présentés l\u2019hypoplasie n\u2019aurait pu se corriger d\u2019elle-même sans traitement.M.P.DUMAS croit que dans le cas amélioré après quatre mois de traitement sans augmentation notable de l\u2019autre glande mammaire, l\u2019on doit attribuer le résultat obtenu aux applications d\u2019oestradiol.Le Secrétaire, Paul DUMAS. NOUVELLES LE COLLEGE ROYAL DES MEDECINS ET CHIRURGIENS DU CANADA La douzième réunion du Collège Royal a été tenue à Ottawa le 25 octobre dernier.Le programme scientifique comportait les travaux suivants: « Progrès récents en médecine.La psychonévrose en temps de guerre », par le docteur À.T.Mathers, F.R.C.P.(C), de Winnipeg.« Notions anciennes et nouvelles de chirurgie militaire », par le Colonel E.N.Archibald, F.R.C.S.(membre d'honneur) F.R.A.C.8.(membre d\u2019honneur), d\u2019Ottawa.Le 3 novembre dernier le docteur Emile Gaumond, professeur de dermato-syphiligra- phie à l\u2019Université Laval (Québec), fit une conférence, à Québec, sous les auspices du Collège Royal, et dont le sujet fut « La syphilis au Canada Français, hier et aujourd\u2019hui ».* * * Le docteur Albert LeSage, vice-président de la section de médecine, présenta les candidats accrédités, après examen, à recevoir le titre de membre (Fellow) du Collège Royal des Médecins du Canada.Ces candidats étaient: Le Capitaine Arthur W.Bagnall, (Camp Borden), Le docteur Jean-B.-A.-J.Baillargeon, (Montréal).Le docteur John A.Gunn, vice-président de la section de chirurgie, présenta les candidats qualifiés, après examen, au titre de «Fellow» du Collège Royal des Chirurgiens du Canada: Le docteur Gessie C.Gray, (Toronto), Le docteur François Côté, (Ottawa), Le docteur Max E.Geissinger (Hardesty, Alberta), Le docteur William L.M.King, (Toronto), Le docteur Angus D.McLachlin, (Toronto), Le docteur Harold L.Richard, (Edmonton), Le docteur William A.Shandro, (Vegreville, Allberta).Les docteurs Russell K.McGee, de Peter- borough, et Herbert F.Moseley, de Montréal, furent acceptés comme membres du Collège Royal au titre d\u2019équivalence ou « Ad Eum- dem ».LS * * Sir William Wilson Jameson, médecin en charge au Ministère de la Santé (Londres) et le Contre-Amiral Gordon Gordon-Taylor (Londres) furent investis du titre de membre d\u2019honneur du Collège.* * * Les membres décédés durant l\u2019année ont été les suivants: Dr D.G.Bogart, (Kingston), Sir Frederick Banting, (Toronto), Dr Paul Garneau, (Québec), Dr David Low, (Régina), Dr B.F.MacNaughton, (Montréal).* * * Des vingt candidats qui se présentèrent, à l\u2019examen primaire, cette année, onze le passèrent: Dr Edwin L.Brown, (Montréal), Dr Albert Coutu, (Montréal), Dr Norman-C.Delarue, (Toronto), Dr William P.Goldman, (Alberta), Dr Pierre Del Vecchio, (Montréal), Dr Charles Sheard (Jr.), (Toronto), Joseph A.Delaney, (Montréal), Frederick H.Howatt, (Kingston), Alan M.Inglis, (Winnipeg), James R.McCorriston, (Kingston).Karl T.Moller, (Toronto).* * * its tes uk ee nim ee L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014- BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 1363 Comme PIONNIERS dans la fourniture au Corps Médical Canadien des composés sulfamidés antibactériens, nous vous engageons à vous prévaloir de la protection et des garanties que vous offrent les produits suivants, de marque \u201cPoulenc\u201d: plus puissante dans le traitement des infections causées par le pneumocoque: médicament de choix des infections gono- cocciques; indiqué aussi dans les infections méningococciques.{ D A G E N A N Solution stable de Dagenan, prête pour l'injection par voie parentérale \u2014 un produit original de \u201cPoulenc\u201d.ZA M | E Sulfathiazole \u201cPoulenc\u201d indiqué dans les infections staphylococciques, gonococciques et pneumococci- ques.prête pour l'injection par voie parentérale \u2014 un récent produit original \u201cPoulenc\u201d.jd #, ; A Ji | N E Sulfamidé antistreptococcique d'une grande activité et d\u2019une faible toxicité \u2014 \u201cLe sulfamidé de tout repos\u201d.S E P T A 7 | N E Un sulfamidé non-toxique d\u2019une grande efficacité pour le traitement d'urgence des infections méningococciques et gonococciques \u2014 un autre produit original de \u201cPoulenc\u201d.EXIGEZ CES MARQUES POUR VOTRE PROTECTION Nous enverrons avec plaisir, à MM.les Médecins, toute information supplémentaire qu\u2019ils désireraient obtenir sur ces produits. 1364 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 194 1 Voici les dates des activités du Collège Royal pour 1942: Réunion du Conseil, le 15 juin, à Jasper, (Alberta).Réunion annuelle, le 24 octobre, à Ottawa.Examens écrits, les 28, 29 et 30 septembre.Examens oraux et cliniques, à Montréal, les 19 et 20 octobre; à Toronto, les 21 et 22 octobre.- * + + Elections du conseil Le Conseil du Collège Royal se composera des membres suivants: Président, le Doyen A.T.Mathers, (Winnipeg), Vice-Président, division de la médecine: le Professeur K.A.Mackenzie, (Halifax), Vice-Président, division de la chirurgie: le Doyen Charles Vézina, (Québec), Secrétaire-honoraire: Dr Warren S.Lyman, (Ottawa), Trésorier-honoraire: Dr (Ottawa), Assistant secrétaire-honoraire: Dr John E.Plunkett, (Ottawa).Le diner annuel eut lieu au Chateau Laurier; Sir W.Wilson Jameson, hôte d\u2019honneur du Collège Royal, y prononça l\u2019allocution de circonstance.R.-E.Valin, INSPECTIONS SANITAIRES « Nul ne contestera la nécessité de combattre la propagation des maladies transmissibles pas plus que I'importation des maladies pestilentielles exotiques et l\u2019un des bons moyens de prévenir la diffusion des affections infectieuses, c\u2019est de surveiller étroitement les sources d\u2019alimentation et la salubrité des habitations.Au cours du mois de septembre dernier, conformément à cette politique, les officiers du département de la Santé et du Bien-Etre social ne firent pas moins de 8,038 inspections sanitaires, confisquant, par la même occasion, 7,247 livres d\u2019aliments impropres à l\u2019alimentation.» Voilà ce que vient de déclarer aux membres de la Tribune des journalistes, l\u2019honorable Henri Groulx, ministre de la Santé et du Bien- Etre social.La surveillance des conditions qui sont favorables ou nuisibles à l\u2019entretien de la vie exige la suppression des insalubrités de toutes natures.Par les inspections sanitaires, on atteint ce but.Au cours de septembre, les inspecteurs sanitaires ont visité 265 logements, 174 établissements de coiffure, 645 écoles, 672 laiteries, 441 vacheries, 338 abattoirs, 671 marchés publics et 2,452 autres établissements de victuailles.De toutes les questions hygiéniques dont la solution s\u2019impose le plus impérieusement à l\u2019heure présente aux corps constitués qui ont charge de la santé publique, affirment les médecins hygiénistes, il n\u2019en est guère d\u2019une importance inférieure à celle de l\u2019approvisionnement d\u2019une eau potable réunissant toutes les conditions de pureté physique, chimique et biologique requises par l\u2019état actuel de nos connaissances médicales.Aussi, afin d\u2019améliorer les conditions hygiéniques qui se rapportent à ce domaine, les inspecteurs sanitaires ont examiné 147 aqueducs et 442 puits.Les prélèvements d\u2019eau expédiés aux laboratoires du département se chiffrent à 740.Ajoutons que l\u2019on a fait 747 prélèvements de lait, 272 pour diphtérie, 315 pour typhoïde et 522 pour tuberculose.La coopération du public est indispensable dans ce domaine.Que chacun collabore avec son médecin hygiéniste et les résultats ne se feront pas attendre.UNIVERSITE DE MONTREAL Soutenances de thèse à la Faculté de médecine Le docteur René Bolté a soutenu, le 18 novembre 1941, une thèse pour l\u2019agrégation en anatomie normale, dont le titre était: « Les faisceaux tenseurs des aponévroses ».Le docteur Rosario Fontaine a soutenu, le 24 novembre, une thèse pour l\u2019agrégation en médecine légale dont le titre fut: « Balistique médico-légale ».NN L'UNION MÉDICALE DU C'AN A DA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 1365 _\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014P _-2 EDITIONS BEAUCHEMIN il olitique © Education par le R.P.JOSEPH LEDIT, s.j.Un fort volume de 300 pages \u2014 lére édition.PRIX: franco, l\u2019exemplaire $1.35.totalitaires?Lisez ce livre.L\u2019éminent religieux de l\u2019Ecole Sociale Populaire de Montréal fait, dans cet ouvrage, un examen de la situation européenne, et surtout il en étudie l\u2019une des causes.| | Voulez-vous savoir & quelle école furent élevées les jeunesses La Prière chantée par L\u2019ABBÉ E.DUBOIS Un beau livre, format de poche, relié élégamment.PRIX: franco, l\u2019exemplaire $1.60.| | Ce manuel, tout nouveau, met à la portée du peuple les plus belles prières liturgiques, sur des airs connus.Sa simplicité le met à la portée de tous.Avec La Prière Chantée, le chant par les foules va revivre dans les églises.DÉFENSE de L\u2019AMÉRIQUE par ANDRÉ CHÉRADAME 3e édition \u2014 10e mille.PRIX: franco, l\u2019exemplaire $1.60.Avec un chapitre supplémentaire sur la participation russe.Aperçus tout nouveaux justifiant par des faits le titre de Défense de l\u2019Amérique.C\u2019EST UN LIVRE FORMIDABLE DE VÉRITÉ.ÉDITIONS BEAUCHEMIN 1368 L'UNION MÉDICALE DU CAN ADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 Un sid atif ef ficace BROV ALONE HARTZ Un mélange savoureux DE BROMURE ET DE VALÉRIANE Chaque once fluide représente: quatre-vingt grains de bromure de sodium, un grain d'extrait d'hyoscyamus, vingt gouttes de laxagrada et quatre-vingt gouttes de teinture de valériane ammoniacée, associés dans un véhicule agréablement aromatisé dissimulant l\u2019odeur désagréable et le mauvais goût de la valériane.Une ordonnance très utile dans le traitement de l\u2019insomnie, surtout lorsqu\u2019elle est causée par les tracas et le surmenage, l\u2019hystérie et les troubles associés.C\u2019est un sédatif nerveux efficace et antispasmodique.POSOLOGIE: Une à quatre cuillerées à thé bien mélangées dans de l\u2019eau.THE J.F.HARTZ CO.LIMITED TORONTO Fabricants de produits pharmaceutiques MONTREAL Spécifiez les produits pharmaceutiques Hartz de fabrication canadienne.reste toujours un médicament de choix pour le traitement scientifique de la .COQUELUCHE .Le Pavéral est journellement prescrit avec succès pour les cas 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preuve réelle de sa pureté et de sa valeur thérapeutique.À cause de sa haute teneur en esters, ce brandy, provenant du Cap ensoleillé, est hautement recommandé par la profession médicale britannique.Ce Brandy est renommé pour ses procédés de fabrication perpétués traditionnellement depuis plus de 250 années.gagnant de la Médaille d\u2019Or dans le concours de tous les produits similaires de l\u2019Empire au « Royal Agricultural Hall », Londres, Angleterre, en 1937.garanti quant à l\u2019âge et à la pureté par le Gouvernement Sud-Africain.Vi-Tone s\u2019est montré un auxiliaire précieux pour la récupération des forces et de la vitalité.C\u2019est un ali- ment-liquide, à saveur de chocolat, qui plaît aussi bien aux enfants qu\u2019aux adultes.\u2018\u2018Vi- Tone rend le lait plus agréable.\u201d VI-TONE Aliment-liquide tonique Les hôpitaux britanniques emploient LE BRANDY SUD-AFRICAIN D\u2019autres vins renommés de l\u2019Afrique du Sud se vendant au Canada : PAARL SEC BLANC: PAARL WITZENBERG; PAARL SEC ROUGE (Type Bourgogne); PAARL BOURCOGNE MOUSSEUX; PAARL WINTERHOEK MOUSSEUX; (Type Champagne) ; PAARL SAUTERNES; PAARL VERMOUTHS (sec ou doux) ; PAARL MUSCATEL; OLD LIQUEUR BRANDY.J A PHTIRIASE causée par les poux de téte, les poux de corps et les poux du pubis est habituellement enrayée par une application.Cuprex détruit les lentes aussi bien que les poux.Aucune odeur désagréable \u2014 non collant.En vente dans toutes les pharmacies.UPREX UN PRODUIT DE MERCK MERCK & CO., LIMITED, MONTREAL NECROLOGIE LE DOCTEUR J.-C.BERNARD (1869 \u2014 1941) Le docteur J.-C.Bernard est mort à l\u2019hôpital Sainte-Justine le 5 novembre dernier, à l\u2019âge de 72 ans.C\u2019est au nom d\u2019une longue et sincère amitié que je veux lui rendre un dernier hommage.Je commençais mes études médicales à l\u2019Université Laval, en 1890, située alors dans un petit édifice de la Place Jacques-Cartier, lorsque je rencontrai pour la première fois ce jeune étudiant qui devait plus tard devenir un véritable ami.Dès ce moment, sa personnalité ne tarda pas à m'\u2019intéresser.Le jeune Bernard avait une silhouette élégante et juvénile, de l\u2019originalité d\u2019esprit et l\u2019air un peu hautain, dû probablement à son regard aiguisé sous ses verres de myope.Je le rencontrais souvent avec des amis qu\u2019il savait choisir, d\u2019ailleurs, ayant lui-même les qualités de gentilhomme.Doué d\u2019un tact exquis, ferme dans ses convictions, jugement tempéré par une politesse charmante, un sens esthétique développé, un goût d\u2019art et de lettres qui le rendait sensible aux plus petits défauts d'harmonie, Bernard possédait ces qualités qu\u2019il a su conserver toute sa vie et qui dénotaient chez-lui une belle naissance.Diplômé de l\u2019Université Laval en 1893, le jeune docteur s\u2019installa dans sa ville-natale de Joliette où il exerça sa profession durant une dizaine d\u2019années, partageant ses moments de loisirs entre la lecture, la musique et les veillées de famille où il faisait les frais de ces joyeux entretiens.Gai compagnon, aimé de sa nombreuse clientèle, grâce à son désintéressement et à son grand dévouement, il a su conserver de sincères amis qui lui ont toujours prodigué les plus grands éloges.Ses ambitions ne se bornèrent cependant pas à cette vie paisible, et il se décida d\u2019aller faire un voyage d\u2019études à Paris pour donner libre essor à son dilettantisme littéraire et artistique.Après un séjour de onze mois dans la Ville- Lumière, muni de connaissances approfondis dans tous les domaines, Bernard s\u2019établit à Montréal, rue Saint-Hubert, pour faire de la médecine générale.Les aptitudes variées le désignaient pour faire du service hospitalier, élargissant ainsi son champ d'action.Admis à l'hôpital Sainte-Justine, entouré de collaborateurs, je fis dès ce moment connaître sa valeur médicale et sa véritable passion pour compiler dans tous les domaines, des pages instructives dont il savait faire bénéficier ses collègues.Son humilité et sa sincérité lui ayant acquis l\u2019estime de tout le personnel, il devint surintendant médical de Sainte-Justine, position qu\u2019il occupa pendant plusieurs années.Son cabinet de travail fut le point de ralliement des jeunes et des plus âgés où se discutaient les questions d\u2019intérêt général.Penché sur ses notes qu\u2019il a toujours accumulées avec un soin jaloux, l\u2019hôpital a reconnu son amour du travail et ses efforts constants pour le bien-être de tous.Cependant, à un certain moment, il a cru bon de céder sa place à un médecin plus jeune et plus actif pouvant donner un rendement plus effectif aux activités de plus en plus grandissantes de l'hôpital Sainte-Justine.Il n\u2019en continua pas moins de faire du service hospitalier et il excella dans l\u2019art de donner des cours intéressants aux gardes-malades jusqu\u2019au moment où, terrassé par des attaques répétées d\u2019angine, 1l dut s\u2019astreindre à un repos intermittant dans les montagnes du nord, son endroit idéal qu\u2019il a tant aimé. L'UNION MÉDICALE DU CAN A DA \u2014 BULI.ETIN A.M.T.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 Ceux qui ont eu l\u2019avantage de le visiter, dans son petit chalet situé sur le bord d\u2019un lac enchanteur retiré des bruits de la ville, alors que son cerveau était en pleine activité, se rappellent des discussions variées où il savait se faire entendre avec verve, illuminant les questions, sachant écouter, sans dédaigner les directives nouvelles de la pensée des autres, mais plutôt curieux et attentif pour les plus jeunes que lui.Malheureusement la maladie commençant son œuvre néfaste, Sainte-Justine qui n\u2019oublie jamais ceux qui donnent leur dévouement et leur vie à son œuvre, crut bon de retenir dans son milieu ce fidèle serviteur, de lui procurer les consolations morales et religieuses et les soins empressés de son personnel médical, jusqu\u2019au moment où il est disparu sans bruit, comme quelqu\u2019un qui s\u2019efface, ne voulant pas qu\u2019on puisse évoquer des souvenirs propres à distraire son état d\u2019ame résignée au sacrifice de sa vie.J.-E.ST-ONGE.1373 LE DOCTEUR LOUIS GEOFFRION Le docteur L.Geoffrion est décédé le 10 novembre à l\u2019âge de 65 ans.Le défunt était originaire de Varennes, avait obtenu son doctorat de l\u2019Université Laval de Montréal et avait pratiqué la médecine aux Etats-Unis pendant 25 ans.Il habitait Montréal depuis 1931.LE DOCTEUR ARMAND MARCOTTE Le docteur A.Marcotte vient de mourir a l\u2019Âge de 68 ans.Le défunt était ancien élève de l\u2019Université Laval de Québec.Il avait pratiqué pendant plusieurs années à Saint-Basile de Portneuf, sa place natale.LE DR JOSEPH-MICHEL-ARTHUR VALOIS Le docteur Valois vient de mourir à l\u2019âge de 66 ans.Originaire de Vaudreuil, le défunt avait reçu son doctorat de.l\u2019Université Laval de Montréal en 1900.Nous prions son fils, le docteur J.-A.Valois, d\u2019accepter nos sincères condoléances. 1374 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 Bulletin de l\u2019Association des (Médecins de Langue Francaise de l\u2019Hmerique du TMord Fondée à Québec en 1902 \u201cAnion \u2018IDédicale du Canada Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872 ONT COLLABORÉ AU VOLUME 70: MM.Achpise (Alexandre), Allaire (J.-N.) Al- lard (Eugéne), Allard (Révérende Sceur), Amyot (Roma), Archambault (Jules), Ar- chambault (P.-R.), Badeaux (Francois), Baril (Georges), Baudouin (J.-A.), Beaudry (Maurice), Bédard (Arthur), Bélanger (Léonard-F.), Bélisle (Ph.), Bellerose (A.), Bernard (Louis), Bernier (A.), Bertrand (Albert), Bisson (Christophe), Blain (Emile), Bombardier (J.-P.), Bouchard (Jean), Boucher (Roméo), Boulais (F.-L.), Brahy (Jules), Brault (Jules), Cantero (A), Cha- put (Yves), Charbonneau (Henri), Charest (Léandre), Clermont (Pierre), Couture (Ernest), Demers (F.-X.), Deshaies (Georges), Desjardins (Edouard), Desmeules (Roland), Desrochers (J.-E.), Doré (Réal), Drouin (Guy), Dufault (Paul), Dufresne (Eugène), Dufresne (Roger-R.), Dugal (Jean-Paul), Dugré (Rodrigue), Duval (J.-P.), Duvallier (François), Fauteux (Mercier), Favreau (J.-C.), Foley (A.-R.), Fontaine (Rosario), Fortier (de la Broquerie), Frappier (Armand), Frenette (Ulric), Gagnon (Arthur), Gariépy (L.-H.), Gariépy (J.-U.), Gaumond (E.), Gauthier (C.-A.), Gauthier (J.).Gé- linas (Lucien), Gendreau (J.-E.), Gérin- Lajoie (Léon), Gervais (J.-H.), Gibeault (Hervé), Giroux (M.), Godin (Antonio) Gosselin (Gaston), Gratton (Armand).Grégoire (Georges), Groleau (Lionel), Groulx (Ad.) Guilbeault (Albert), Hébert (Georges), Jarry (].-A.), Jasmin (Alban) Joan- nette (Albert) Jobin (J.-B.), Jobin (Pierre), jutras (Albert), Laberge (A.), Laberge (Lasalle), Lacerte (Jean), Ladouceur (Léo), Lafresnière (Gabriel), Lambert (Adrien), Lamoureux (L.), Langlois (Marcel), Lapointe (J.-H.), LaRochelle (Paul-R.), Latraver- se (Valmore), Laugier (Henri), Lauzer (Rosaire) , Leblond (Sylvio), Leblond (Wilfrid), Lecours (J.-Antonio), Leger (Anselme), LeSage (Albert), LeSage (Jean), LeSage (J.-Edmond), LeSage (Jules-S.), Letondal (Paul), Letendre (Samuel), Longtin (Léon), Manseau (J.-G.), Mantha (Léopold), Ma- randa (E.), Marcoux (Henri), Marin (AI- béric), Marion (Donatien), Mars (L.-P.), Martel (Antonio), Masse (Rosaire), Mathieu (C.-T.), Maurault (Olivier), Mercier (Oscar), Mousseau (].-Alfred), Nadeau (H.), Panisset (Maurice), Panneton (Philippe), Paquette (J.-P), Paré (Louis), Pellerin (R.), Perron (L.), Pettigrew (Ant.), Pilon (Alcide), Pilon (|.-Louis), Pinsonneault (G.), Pouffe (Adrien), Potvin (M.), Pouliot (A), Prévost (Jules), Richard (P.), Riopelle (J.-L.), Riopelle (Philippe), Robillard (Eugène), Robillard (Rosario), Rousseau (L.), Roussin (C.-A.), Roux (René), Roy (Louis-Philippe), Saine (Joseph), St-Jacques (Eugéne), Saint-Pierre (Paul-Marc), Samson (J.-Ed.).Sanche (Hector), Saucier (Jean), Savy (Paul), Simard (L.-C.), Si- mard (Raymond), Sirois (Jean), Smith (Pierre), Sylvestre (|.-Ernest), Sylvestre (Lucien), Tétreault (Adélard), Tétrault (R.), Thibaudeau (Roland), Tremblay (Jacques), Vaillancourt (Emile), Vaillancourt (Joseph), Vidal (J.-A.).pr 20 0. TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES A Accidents du travail dans l\u2019industrie forestière.(J.-Antonio Lecours) .Accidents neuro-psychiatriques de la guerre.Les (Jean Saucier) Agranulocytose.Considération sur le traitement de I\u2019 (Roméo Boucher et J.-H.Char- bonneau) .Alcoolisation du ganglion de Gasser.Gélinas) .Anatomistes.Réflexions sur un congrès d\u2019 (Léonard-F.Bélanger) .Anémies secondaires.Traitement des a., par le phosphogluconate ferreux.(A.Léger et Yves Chaput) « + + + « 4 4845405 Animaux.Une maladie des a., transmissible à l\u2019homme.(Maurice Panisset) Antipyrine-théobromine.Le traitement de la pleurésie séro-fibrineuse par I\u2019 (Léopold Mantha Antituberculeuse.La vaccination a., par le B.C.G.(J.-A.Baudouin) Antituberculeuse.L\u2019organisation sociale de la (Lucien lutte (J.-A.Jarry) + + + + 200405 Antituberculeuse.L'organisation de la lutte a.dans la province de Québec.(Lasalle La- berge) Cee Antituberculeuse.Prophylaxie a.(Philippe Richard) ee ee eee ee Aphakie.Correction optique de I\u2019 (Emile Blain) Ce ee eee eee Armées.La médecine aux.(Eugène St-Jacques) Assistance post-sanatoriale.(Paul Dufault) Assurance maladie au Canada.Le développement de I\u2019 cee ee Assurance-maladie.Qu\u2019est-ce que I\u2019?.Assurance-maladie volontaire versus l\u2019assurance-maladie obligatoire.L\u2019 (C.-A.Gauthier) .ee .Autoplastie conservatrice d\u2019une tumeur maligne de la paupière supérieure.(François Badeaux et L.Perron) .Azotémie alimentaire au cours des hémorragies gastro-duodénales.(Roméo Boucher) B B.C.G.La vaccination antituberculeuse par le.(J.-A.Baudouin) .B.C.G.La vaccination par le (Albert Guil- bault) .Biloculations gastriques.Les J.A.\u2018Mousseau) 720 1325 704 956 636 1072 597 1981 750 25 42 752 1200 857 34 985 757 855 1065 750 14 965 Bismuth soluble ou insoluble.(Adrien Lambert) .Bismuthothérapie pérorale.Essai de traitement d'attaque de la syphilis par la (Adrien Lambert) Blennorragie.La (Lucien Sylvestre Bulletins: Banting et la découverte de (Henri Laugier) .Journées médicales.(L.Gérin- Lajoie) .\u2026.Journées annuelles de la Société Médicale de Montréal.Evolution actuelle de la pratique médicale.(Léon Gérin-Lajoie) Journées annuelle de la Société Médicale de Montréal.La formation du médecin.(H.Laugier) ee La formation des médecins dans l\u2019avenir.(Henri Laugier) La fréquence de l\u2019angine de poitrine.bert LeSage) Cee eee La médecine et l\u2019Etat.(Albert LeSage) L\u2019Amérique latine et la médecine française au Canada.(A.Cantero) Le tricentenaire de l\u2019Hôtel-Dieu et Saint- Sulpice 1641-1941 (Albert LeSage) Nos anciens éléves dans la marine de guerre.(Albert LeSage) Notre mentalité \u2014 Le citoyen, le médecin.(Albert LeSage) Sir Frederick Banting, docteur Causa\u2019 de l\u2019Université de (Roma Amyot) a ee +#s + + + a + + + + a a + » = +.l\u2019insuline.(Al- s+ + a + se = \u201cHonoris Montréal.C Calcanéum.Fracture du.Scalp total.(Eugene Dufresne) .+ + + + + 4 +4 2 2 6 Camps de santé.Institut Bruchési.(Albert LeSage) .Cancer de la glande thyroïde.Considérations sur les formes anatomo-pathologiques et l\u2019évolution clinique de 20 cas de (Réal Doré) Ce ee eee eee Cardiospasme.(V.Latraverse) Céphalo-Rachidien.Considérations pratiques sur la valeur des examens du sang et du liquide C.-R.au cours de la syphilis.(Jules Archambault) .Chaoul.La méthode de C.en roentgenthéra- pie.(J.-E.Gendreau et G.Pinsonneault) Chiropratique dans la Province de Québec.La (J.-E.Desrochers) 1314 502 628 347 1159 1170 1161 1035 921 807 809 1268 1155 345 825 866 610 1067 1376 Chiropraticiens (Roma Amyot) Cholécystographie.Contribution à la Gendreau et |.-N.Allaire) Cholestéatome de l\u2019orbite.Un cas très rare de (Philippe Panneton et René Roux) Chorée.Nouvelles remarques sur l\u2019électro- pyrexie de la (Jean Saucier) Chorio-épithéliome.Considérations sur un cas de (Léon Gérin-Lajoie, À.Laberge et |.Gauthier) Co.Comité provincial de la défense contre la tuberculose.Activité du (Georges Grégoire) .Co .; Consolidation osseuse.Les retards de (Louis- Philippe Roy) .Créches.Nos (Albert Guilbeault) Culture et psychiatrie.(L.-P.Mars) (J.-E.D Darsonvalisation.La Pinsonneault) Dentale.Importance de [exploration d.en pathologie digestive.(A.Bellerose) .Dépistage de la tuberculose.Méthodes modernes de (Léo Ladouceur) oo Diabéte.L\u2019insuline-protamine-zinc dans le traitement du (H.Nadeau) ) .Diabète.Traitement du (Armand Gratton) - - Diagnostic biologique de la grossesse normale et pathologique.Le (Samuel Leten- dre) Coe eee Diarrhée.Physio-pathologie du (J.-H.Lapointe) Diastasis tibio-péronier dans une formation de guerre.Traitement non sanglant du (Alexandre Achpise) Digestifs.Orientations thérapeutiques actuelles dans les troubles d., graves du nourrisson.(Marcel Langlois et Rol.Thibaudeau) Di-phényl hydantoinate sodique et épilepsie.(C.-A.Gauthier) Cee Diphtérie.La biologie de la pier) .Diphtérie.Quelques erreurs à éviter dans le diagnostic, le pronostic et le traitement de la (J.-H.Charbonneau) .Diphtérie.Prophylaxie de la (Adrien Plouffe) Duodénal.En marge du tubage.(Sylvio Le- blond (J.-E.Gendreau et G.eee as a + es 4 ee aa syndrome.+ + = + + = a (Armand Frap- Eclamptique.Pathogénie et traitement de la toxémie pré-e.(Hervé Gibeault) 1323 1052 812 356 18 583 947 1108 244 1075 161 55 695 164 266 113 602 123 930 620 617 625 233 L'UNTON MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.AN.\u2014 Montréal, décembre 1941 Ecoles et le dépistage de la tuberculose.L\u2019inspection médicale des (Ad.Groulx) Economie médicale.Le médecin et le problème de l\u2019 (L.G.-L.) Electropyrexie de la chorée.Nouvelles remarques sur I\u2019 (Jean Saucier) Empyémes tuberculeux.Considérations sur les (Georges Deshaies) Epilepsie.Di-phényl hydantoinate sodique et (C.-A.Gauthier) 1220 Erythrémie.Un cas d\u2019 (Type Vaquez (A.Léger) .2.2 445 ; Coe Erythroblastose du nouveau-né avec ictère.Un cas d\u2019 (Albert Bertrand et Albert Guil- bault) Exton-Rose.La courbe d\u2019hyperglycémie au glucose d\u2019après la technique d\u2019 (L.-H.Ga- riépy) Editoriaux: Chiropraticiens.(Roma Amyot) .Evolution de la transfusion sanguine.bert Bertrand) .La fécondation artificielle aux Etats- Unis.(R.A) 114442 La gastrectomie.(Roger-R.Dufresne) La médecine et la guerre.(Edouard Desjardins) La poliomyélite aiguë.+.+ + + + + = (Roma Amyot) La psycho-chirurgie.(Roma Amyot) La radiographie obligatoire des poumons chez les instituteurs.(Albert Jutras)' La santé de notre jeunesse est-elle ce qu'elle devrait être?(Léon Gérin-Lajoie) Le bill du Collège des Médecins concernant les amendements à la Loi Médicale.(Roma Amyot) Le problème de la syphilis au Canada à l\u2019étude à L\u2019A.C.E.M.Il.(Roma Amyot) (Edouard Les cours de perfectionnement.Desjardins) Les vitamines (R.A.) L'évolution de la pathologie pancréatique.(Roger-R.Dufresne) .- L\u2019impôt sur le Revenu et le profession médicale.(Léon Gérin-Lajoie) Prophylaxie des accès de rhumatisme articulaire aigu.(R.A.) .Rôle de la fève soya dans la guerre actuelle.(RCA) .2.242444 44026 Substituts du sang.(Albert Bertrand) Tuberculose.(Roma Amyot) Une semaine d\u2019immunisation contre la diphtérie.(Henri Charbonneau) illustrées par la musique.+ + + 8 a + + > s+ ve es ü 923 633 356 939 930 263 1197 1323 168 848 287 168 981 1084 1203 524 525 411 980 848 746 57 849 1086 631 59 410 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 F Forestière.Accidents du travail dans l\u2019industrie forestière.(].-Antonio Lecours) Fractures irréductibles.Réduction sanglante suivie d\u2019ostéo-synthèse dans les (M.Pot- vin) G Casser.Alcoolisation du ganglion de (Lucien Gélinas) .Gastriques.Les biloculations 0.LA.Mousseau) Gastro-duodénal.Considérations sur 179 cas d\u2019ulcère G.-D.Traités à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec au cours des années 1937-38-39.(J.-B.Jobin et J.-P.Duval) Gastro-duodénales.L\u2019azotémie alimentaire au cours des hémorragies.(Roméo Boucher) Genou.Traumatisme récent du (Ulric Frénet- te) .Glaucome traumatique et glaucome sympathique.(Jules Brault et Antonio Godin) Grippe.La (Anselme Léger et Jules Prévost) Grossesse.Maladies mitrales et (Adélard Té- treault) Grossesse normale et pathologique.Le diagnostic biologique de la (Samuel Letendre) Grossesse ovarienne.(L.-C.Simard) Groupes sanguins.Détermination des G.et méthodes de transfusion sanguines.(Albert Bertrand) .2 2 +2 + © Hématémèse.L\u2019 (Paul-Marc Saint-Pierre) .Hémoptysie.Diagnostic positif d\u2019une (L.- Louis Pilon) Hôtel-Dieu de Montréal (Révérende Sœur Al- lard) .Hygiéne dans la province de Québec: notre bilan de santé.L\u2019 (Albert LeSage) Hygiène mentale.Un aspect négligé de I\u2019 (C.-A.Gauthier) Hygiène militaire.L\u2019 (J.-A.Baudouin) Hygiène publique.(Ad.Groulx) Hygièniques.Propos (Jules-S.LeSage) Hyperglobulie.Maladie de Vaquez sans (A.Bernier) .Hyperglycémie au glucose d\u2019après la \u201ctechni que d\u2019Exton-Rose.La courbe d\u2019 (L.-Henri Gariépy) Hypophysaire et diabète.Syndrome Broquerie Fortier) .Pe eo a se es * + 3» 4 = eo ss se 0» + + oe + a 4 se ee + 4 e eo + a = (De ia Infarctus intestinal.(Jean LeSage) Infections aigués.Le sulfanilamide en pulvérisation locale dans les (Rosaire Masse et C.-A.Roussin) 720 712 956 965 818 715 1197 369 253 266 1188 987 359 388 1271 1206 850 864 60 1108 382 1197 1305 739 1195 Inhibition.La mort par (Rosario Fontaine) Insuline-protamine-zinc dans le traitement du diabète.L\u2019 (H.Nadeau) Institut Bruchési.(Camps de santé).LeSage) oe .Invagination intestinale au cours de la thy- phoide.L\u2019 (Rcsaire Lauzer) J Jambe.Les ulcéres de (Lionel Groleau) L Laboratoires.Le role des (Georges Baril) Lacorhinostomie chex une malade ayant subi l\u2019ablation du sac lacrymal quelques années auparavant.(Francois Badeaux et R.Pel- lerin) 2 2 424 + + 0 Lait.La pasteurisation du (J.-A.Baudouin) Lait.Pour ou contre la pasteurisation du (J.-Ernest Sylvestre) Laminectomie décompressive.et R.Amyot) .Laryngée.Traitement actuel de la tuberculose (Jules Brahy) .Cee Liquide céphalo-rachidien.L'interprétation des analyses du (Wilfrid Leblond) Liquide gastrique bacillaire.Pleurésie tuberculeuse d\u2019apparence primitive et (R.Des- meules, L.Rouseau, M.Giroux et P.Richard) Lombaire.La ponction (Jean Sirois) Lutte contre la mortalité maternelle et infantile au Canada.(Ernest Couture) Livres reçus: Buckstein, Jacob.Clinical Roentgenology of the Alimentary Tract.(Ph.Bélisle) Fortier, Jacques.< Je vais être mère.» (Raymond Simard) ++ + #1 + 0 (A.Bellerose °.ee e + + + = +» © + #8 +6 + eo + » = + M Médecin et la médecine canadienne.Vaillancourt) Médecine aux armées.La (Eugène St.Jacques) Médecine et la société.La (Jacques Tremblay) Médecins et Chirurgiens de l\u2019Hôtel-Dieu (Oscar Mercier) (Emile + + + + + 2 a» a es ss as» = Médecine et chirurgie pratiques et formulaire: Accidents de la première dentition.(Henri Charbonneau) Cee ee Gelure et engelure \u2014 l\u2019eczéma du nourrisson.(Adrien Lambert) .Kystes du poignet.(Edouard Desjardins) L\u2019entorse.(Edouard Desjardins) Les brûlures.(Edouard Desjardins) L\u2019hydarthrose.(Edouard Desjardins) L\u2019hygroma.(Edouard Desjardins) L\u2019ostéomyélite aiguë spontanée.(Edouard Desjardins) 4 40 (Albert \u2026 1377 156 695 866 1182 142 1038 1063 170 290 972 954 835 260 726 1277 100 222 766 857 760 1273 533 640 872 175 770 297 534 641 1378 Luxations des ménisques du (Edouard Desjardins) .Panaris.(Edouard Desjardins) .Panaris profonds.(Edouard Desjardins) Phlegmons de la main.(Edouard Desjardins) .2.2 224 42442 4 220 Physiologie de la digestion dans la première enfance.Les échanges nutritifs.(Gaston Gosselin) .2.2.212 222 24 Plaies articulaires.(Edouard Desjardins) Quelques réflexions sur l\u2019eczéma.(Adrien Lambert) .Réflexions dermato- syphiligraphiques.(Adrien Lambert) Réflexions dermato-syphiligraphiques.(Adrien Lambert) .Réflexions dermato- syphiligraphiques.(Adrien Lambert) Réflexions dermato-syphiligraphiques.(Adrien Lambert) .Réflexions dermato-syphiligraphiques.(Adrien Lambert) Traitement de l\u2019intoxication par les gaz de combat.(Paul Savy) .Tumeurs bénignes de la main et des doigts.(Edouard Desjardins) .Méningites purulentes traitées et guéries par la sulfapyridine.(Roma Amyot) .Militaire.L\u2019hygiéne (J.-A.Baudouin) Mitrales.Maladies.et grossesse.(Adélard Tétrault) .2.24 441424 2 12 © genou.=: +0 + + + ee + a + + se + + + + = = + + + + + + = + = Natalité.Etude de la situation dans la province de Québec, 1896-1931.(J.-A.Baudouin) Nourrisson.Orientations thérapeutiques actuelles dans les troubles digestifs graves du (Marcel Langlois et Roland Thibaudeau) Nécrologie: Le docteur ].-Urgel Archambault .Le docteur Eugène-Antoine Barrette .Le docteur Lorenzo-Jules Bélanger .Le docteur }.-C.Bernard (J.-E.St-Onge) Le docteur A.-J.Boisvert .Le docteur Edmond Boulanger .Le docteur Louis-Auguste Bourbeau .Le docteur Alexis Bouthillier.(Roma Amyot) .Le docteur Louis- Cyriaque Charland Le docteur C.-E.Darche .Le docteur Jean-P.Décarie .Le docteur Hermas Deslauriers .Le docteur Henri Desmarais .Le docteur Gédéon Desrosiers .Le docteur Frs-Xavier Du Plessis .- 416 1111 1219 1329 413 68 1218 67 769 871 998 1110 295 999 604 864 253 471 123 1150 691 1265 1372 110 1265 342 109 1150 803 916 692 228 470 692 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 Le docteur J.-S.-E.Ferland .228 Le docteur Joseph-L.Gagnon .342 Le docteur Louis Geoffrion .1373 Le docteur Henry Head.(Roma Amyot) .109 Le docteur Paul Garneau.(Mercier Fau- teux) .2 2 2 6 4 4 4 4 0 0 a 0 470 Julius Wagner-Jauregg.(Roma Amyot) 228 Le docteur Georges-A.Lacombe .692 Le docteur Edgar Langlois.(Roma Amyot) 341 Le docteur Arthur Lefebvre .1150 Le docteur Médéric LeMoyne .342 Le docteur Louis-François LePage - .342 Le docteur |.-Edmond LeSage - - .- - 803 Le docteur Alphonse Lessard .691 Le docteur ldelphonse Marchand - .803 Le docteur Armand Marcotte .1373 Le docteur Robert Mayrand - .1265 Le docteur L.-].Montreuil - .110 Le docteur L.-O.Noël .1265 Le docteur Lucien Ouimet .110 Le docteur Adolphe-Adrien Pepin .692 Le docteur J.-A.Pesant .228 Le docteur }.-Romuald Picard - 1265 Le professeur Francis Rathery .1265 Le docteur Rosaire Rolland .228 Le docteur Arthur Roy - .228 Le docteur )J.-Roméo Toupin .916 Le docteur }.-H.Toussaint .1150 Le docteur Joseph-Michel-Arthur Valois .1373 Nouvelles: « American Medical Association.» Rapport annuel del\u2019 .«o.oo.576 Amyot, le docteur Roma.Nomination .1366 Annales Médico-Chirurgicales de Sainte- Justine « + + + 240204000060 +0 910 Appel de médecins pour nos forces armées 1366 Asselin.Le docteur E.-G.Deux prix offerts à la Faculté par le docteur E.-G.Asselin 466 Assistance Publique de la province de Québec.L\u2019œuvre de l\u2019 - .Association Médicale Franco- Américaine .Association Nationale Américaine de Gas- tro-Entérologie .- - .576 Assurance-maladie.Le docteur I.-F.Stephens expose un plan d\u2019A.-M.couvrant les frais d\u2019hospitalisation - - .464 Avis très important à Messieurs les Méde- 1026 1026 CINS « + + + + 2 +06 06064 +85 ++ 0 1366 Banting.Mort de Sir Frederick .332 Conférence sur Banting et son ceuvre .339 Condoléances de la Société Médicale de Montréal à Lady Banting .- + .446 Baril, le docteur Georges.Nomination - - 796 Benoit, le docteur E.-P.Nomination - .- 796 Bolté, le docteur René .< + + + + + = = 1364 Bouchard, le docteur Jean.Nomination - 106 L'UNION MÉDICALE DU CAN ADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1941 Calcium dans le pain.Du - Canadian Medical Association.Réunion annuelle - ee Casgrain et Charbonneau.Prix .Centenaire du « British Medical Journal ».Cité Universitaire de Paris.Hopital tempo- rairedla .«oo + + + + ++ ++ +55 Cliniques de dermato-syphiligraphie de l\u2019Université de Montréal 1940-1941 Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada - + - + + + + + + + +++ Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada - - .Collège Royal des Médecins et \u201c Chirurgiens du Canada .« « « + + + + + «oo.Conférences sur la poliomyélite antérieure aiguë .+ + + + + +8 4485 = Congrès XXVIe annuel des hôpitaux catholiques du Canada et des Etats-Unis Conseil des Hygiénistes provinciaux touchant l\u2019alimentation - - .Conseil Supérieur de l'Ordre des Médecins Français.Le - .- - + + = .Cours de médecine militaire a Université de Montréal (1941) .+ +
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