L'union médicale du Canada, 1 juin 1942, Juin
[" BULLETIN LA DIPHTÉRIE EN 1942 ATTITUDE La Ligue Canadienne de Santé, division de Québec, presse instamment les parents de faire immuniser leurs enfants contre la diphtérie.C\u2019est plus urgent que jamais à cause de l\u2019exi- guité, de l\u2019encombrement et du manque de logements, surtout pour les ouvriers dont les familles sont plutôt nombreuses.Nous avons pu démontrer, l\u2019année dernière, par nos statistiques officielles, que la province de Québec s\u2019était laissée devancer surtout par la province d\u2019Ontario où la diphtérie a presque complètement disparu, même dans des centres populeux comme Toronto et Hamilton.Posons deux questions, au début de ce bulletin.1) Avons-nous fait des progrès, depuis dix ans, dans la lutte contre cette maladie, en tenant compte des réformes importantes et des règlements édictés par les autorités provin- clales et municipales.Avons-nous réussi, depuis leur application, surtout dans les villes, à abaisser sensiblement le chiffre de la mortalité infantile, en particulier celui de la diphtérie?Voici: En 1930, à Montréal, 309 enfants ont succombé à la diphtérie, soit 0.8 pour cent des mortalités générales.En 1940, dix ans plus tard, à Montréal, 219 enfants ont succombé, soit 0.6 pour cent des mortalités générales.Sur ce point, donc, le gain est minime en dépit des efforts sérieux et constants que nous avons accomplis de part et d\u2019autre.Je dois ajouter, cependant, que depuis les campagnes d\u2019'immunisation entreprises par la DU PUBLIC Ligue Canadienne de Santé, avec le concours de notre Bureau de Santé, la situation semble s\u2019améliorer un peu.Mais nous ne devons pas oublier qu\u2019en 1941, à Montréal, nous avons eu, quand même, 193 cas de diphtérie dont 31 décès; tandis que, dans la ville de Hamilton, P.O., il n\u2019y en a pas eu un seul depuis plus de 5 ans.\u2014 Pourquoi cette énorme différence puisque nous disposons des mêmes moyens de lutte?En 1942, à Montréal, du ler janvier au ler mai, nous avons enregistré 45 cas de diphtérie dont 5 décès; tandis qu\u2019en 1941, à la même époque, nous en avions décelé 53 cas, dont 6 décès.L\u2019amélioration est si légère malgré l\u2019intensité de la lutte que, vraiment, il n\u2019y a pas lieu de s\u2019en féliciter.Ajoutons que ces 45 cas de 1942 ont été recueillis dans 39 familles, dont 1 dans 34 familles, 2 dans 4 familles, 3 dans 1 famille.Or, dans chacune d\u2019elles, aucun enfant n\u2019avait été immunisé contre cette maladie.Il est donc facile de déduire, de cet exemple, que ces cas de contagion et ces décès sont dus exclusivement à l\u2019ignorance ou à la négligence.Si, maintenant, nous confrontons nos chiffres, notamment ceux de toutes les maladies contagieuses avec P.O., les déductions s\u2019imposent, simples et logiques.En 1939, la mortalité dans la province de Québec se chiffre à 2,265 enfants, dont 1,237 âgés de moins d\u2019un an.C\u2019est beaucoup trop!.\u2026 D'autre part, la province d\u2019Ontario, en 1939, compte 1,419 décès d\u2019enfants.C\u2019est beauconp moins que nous.Cependant la population y est plus élevée.Ajoutons que les familles y sont peut-être moins nombreuses, et le climat moins rigoureux. 554 Bref, rous pouvons affirmer, sans hésitation, que la province de Québec conserve, jalousement dirait-on, le taux de mortalité infantile le plus élevé au Canada, malgré l\u2019excellence de nos organisations sanitaires, sans compter notre législation provinciale et municipale.\u2014 Nous n\u2019avons donc guère progressé, à Montréal, malgré tout.\u2014 Pourquoi?.\u2014 Cherchons ensemble.* * * 1) Pourquoi, chez nous, Canadiens français, affichons-nous, en sus d\u2019une constante force d\u2019inertie, une résistance latente et sourde, sinon une critique injuste, contre certaines mesures d'utilité publique décrétées par nos commissions d\u2019hygiène et nos pouvoirs publics?2) Pourquoi le désintéressement du médecin des hopitaux pour enfants et de nos bureaux d'hygiène est-il mis en doute, lorsqu\u2019il s\u2019agit d'observer les règlements prescrits en vue de sauvegarder la santé des enfants?3) Pourquoi nos admirables gardes-malades visiteuses trouvent-elles, trop souvent, portes et fenêtres closes, sinon refus ou injures?4) Pourquoi l\u2019enfant, chez le Canadien français, est-il si fréquemment ignoré, négligé, même rudoyé au sein de certaines familles, parce qu\u2019il est petit, impuissant, soumis et silencieux, surtout si sa santé est compromise?Mais un enfant observe, pense et comprend! Il souffre, aussi, ce cher petit.Le sait-on?Y songe-t-on?.5) Pourquoi les parents, lorsqu\u2019ils en sont -sollicités, ajournent-ils fréquemment, obstinément, leur décision de le protéger contre les maladies contagreuses, surtout les maladies évitables, telles que la diphtérie ?Un personnel averti et bienveillant n'est-il pas à leur service constamment, jour et nuit?L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULIETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.juin 1942 La plupart des médicaments spécifiques, des sérums et des vaccins ne sont-ils pas distribués gratuitement pour faciliter la tâche des médecins et accommoder le public, surtout les indigents et les ouvriers?Qu\u2019exige-t-on de plus?N\u2019est-ce pas de I\u2019Assistance publique bienfaisante et constructive que pratiquent, ainsi, les médecins et les pouvoirs publics?\u2019 6) Pourquoi, d\u2019autre part, est-on sourd aux appels réitérés du haut clergé et des citoyens, chaque année, chaque mois, chaque jour, par des tracts, des pancartes, les journaux, les conférences, les congrès, dans le seul but de diminuer la morbidité et la mortalité infantiles?* * * Durant une campagne comme celle-ci, en faveur de l\u2019immunisation totale contre la diphtérie, le public fait un effort partiel et passager.La crainte, sans doute, devient le mobile inattendu \u2014 mais combien instable! \u2014 de ses actes.Puis, l\u2019insidieuse quiétude, le froid désintéressement, la coupable indifférence et l\u2019oubli du danger, sinon l\u2019opposition systématique, entrent en jeu et conjuguent leurs habitudes, invétérées ou incurables, du laisser- faire ou du je m\u2019enfoutisme.Toutes les classes y participent, tôt ou tard.Seule, la menace d\u2019une épidémie sonne le réveil.Mais le geste est, chaque fois, tardif, et l\u2019action souvent stérile, hélas!.Les regrets apparaissent, inutiles et vains!\u2026 La mort termine le drame qui se déroule, rapide et cruel, sous leurs yeux éteints ou aveuglés!.« Qui chérit son erreur ne la veut pas connaître » a écrit Corneille.+ * * On serait enclin, certains jours, de croire que les parents, surtout chez les familles nombreuses, ne tiennent guère à la vie de leurs enfants tant ils oublient leur rôle et relâchent leur surveillance.Ceux-ci, depuis la gravité croissante des événements actuels, ne vivent- BULLETIN ils pas, avec trop de liberté, les aventures innommées des rues, des pares et des ruelles à un âge où la promiscuité et la contagion sont fréquentes, faciles et souvent graves, tandis que les écoles sont désertées à l\u2019insu de leurs maîtres et de leur famille?Question aussi inquiétante pour l'hygiène que pour la morale!\u2026 Où sont donc les parents de ces enfants?Où est, du moins, la mère?Au cinéma?.A Uatelier?ce nouveau refuge des meéres?.Pourquoi pas a la maison, au foyer familial, son seul et véritable domicile, le lieu de prédilection pour la sécurité des petits, sous son égide, tandis que le pére trime?.Pourtant, on les aime ces enfants; les exemples de tendre sollicitude et de pur dévouement ne manquent guère, maigré la pénurie des moyens, dans ces milieux intéressants et souvent méconnus, Nous pourrions en citer quelques-uns qui auraient le don de nous émouvoir.S1 j'ajoute ces remarques aux précédentes, c'est que la lutte contre les maladies contagieuses, si bien conçue et organisée soit-elle, ne peut réussir sans l\u2019appui du public.C\u2019est lui qui est concerné dans ce problème social, c\u2019est-à-dire la famille saine et traditionnelle, consciente de ses devoirs et de ses responsabilités civiles et morales.Sans elle nous ne pouvons rien.C\u2019est à elle, seule, que sont dédiés ces commentaires.Quant à l\u2019autre, celle des amoraux, nous l\u2019abandonnons à ses incessants et « aimables remords, comme au gueux sa vermine.qu\u2019il nourrit »:.\u2026.500 Enfin, on a cherché, dans le préjugé contre les sérums et les vaccins, les causes des difficultés et des retards sinon des refus d\u2019un grand nombre à se soumettre aux exigences d\u2019un traitement préventif.Sans doute, ce sentiment existe, ici et la, mais la population de Montréal est trop avertic pour mériter un pareil reproche.Elle sait le bien que nous pensons d\u2019elle et le soin que l\u2019on prend de la guider sagement et de la protéger.Nous préférons attribuer cette abstention relative surtout au déplacement que l\u2019immunisation exige.Une mère ne quitte pas facilement sa maison, surtout s\u2019il y a de jeunes enfants, pour conduire les aînés aux cliniques ou aux centres d\u2019immunisation, malgré son vif désir de suivre nos avis.Cela coûte du temps et de l\u2019argent.D'autre part, qui, dans l'intervalle, s\u2019occupera du ménage?| Il y a, là, une lacune à combler.Si le médecin pouvait se transporter à domicile, sans frais additionnels pour la famille indigente ou éloignée des centres, nous pourrions lever facilement cet obstacle contre l\u2019immunisation totale en synchronisant toutes les bonnes volontés.Je pose la question en terminant, car le Service de Santé de la ville de Montréal est prêt à répondre à toutes les exigences de l'heure concernant la diphtérie.Adressez-lui vos demandes, mais croyez- nous, faites immuniser vos enfants contre la diphtérie sans tarder.Il n\u2019y a ni risques, ni malaises.Suivez nos conseils, car la prévoyance nous enseigne que «c\u2019est faiblesse d\u2019attendre le mal qu\u2019on voit venir, sans vouloir s\u2019en défendre ».Albert LeSAGE, GLANDES ENDOCRINES ET SYSTÈME NERVEUX Par Lucien BROUHA (Cambridge, E.-U.\u2014 Liége.) Quand on considère l\u2019ensemble des glandes endocrines, la variété des hormones qu\u2019elles sécrètent, la multiplicité de leurs actions et de leurs interrelations, on est frappé par le nombre de fonctions physiologiques qu\u2019elles déterminent ou qu\u2019elles influencent.De là, à attribuer aux hormones un rôle prépondérant dans les régulations organiques chez les mammifères supérieurs il n\u2019y a qu\u2019un pas, que d\u2019aucuns se sont hâtés de franchir.Il importe de ne pas perdre de vue l\u2019existence du système nerveux et de ne pas vouloir tout expliquer par des jeux de réaction et d\u2019équilibre de substances chimiques, bien définies dans certains cas, encore hypothétiques dans d\u2019autres.En effet, une hormone ne peut agir sur un récepteur périphérique pour y déterminer une réaction définie que si ce récepteur est lui-même dans un état physiologique à peu près défini.Or, l\u2019état du récepteur est conditionné par sa nutrition, par sa cireula- tion sanguine et lymphatique, par son système nerveux.Ainsi apparaît un premier problème dont la connaissance exige que l\u2019on prenne en considération non seulement les diverses hormones mais également les facteurs nutritifs locaux et les facteurs nerveux.Ce chapitre de la physiologie est à ses débuts et il serait prématuré de vouloir déjà en esquisser les résultats.Mais, d'autre part, on doit rechercher jusqu\u2019à quel point le fonctionnement des glandes endocrines elles-mêmes est indépendant du système nerveux.Faut-il admettre qu\u2019il y a deux ordres de régulations: les régulations hormonales et les régulations nerveuses, agissant chacune pour son propre compte?C\u2019est la théorie suivie longtemps par la majorité des endocrinolo- gistes et soutenue par Gley qui proclamait que le fonctionnement des glandes endocrines est indépendant du système nerveux.Y a-t-il au contraire coopération des deux systèmes?Faut-il admettre l\u2019existence de corrélations neuro-endocriniennes ainsi que le suggérait Abelous dès 1928 en écrivant: «Il y a lieu de penser que les processus de coordination ne mettant en jeu uniquement que des influences humorales, ou des influences nerveuses, à l\u2019exclusion l\u2019une de l'autre, constituent une exception?» Y a-t-il enfin subordination d\u2019un des systèmes à l\u2019autre, et, dans ce cas, comment s\u2019établit la hiérarchie?Un premier fait s'impose, c\u2019est que toutes les glandes endocrines sont en liaison avec le système nerveux.« Ces organes, en effet, ne possèdent pas seulement une vascularisation afférente et efférente qui les place en dérivation sur le réseau sanguin, ils sont reliés aux circuits nerveux qui parcourent l\u2019organisme.» (R.Collin, 1938.) Les travaux de Pines permettent de penser que les glandes endocrines possèdent une innervation effective double, sympathique et parasympathique.Les ganglions d\u2019où partent ces fibres sont reliés à des centres situés dans le névraxe, tout le long de l\u2019axe cérébro-spinal depuis le dien-céphale jusqu\u2019à la moelle sacrée.Ces centres d\u2019innervation des glandes endocrines peuvent être mis en jeu par des voies afférentes sensitives très diverses et leur activité peut être également éveillée par des hormones.Il y a done lieu, en principe, de rechercher l\u2019action éventuelle du système nerveux sur les glandes endocrines et l\u2019action éventuelle des glandes endocrines sur le système nerveux.A.ACTION DU SYSTÈME NERVEUX SUR LES GLANDES ENDOCRINES.Il est certain que le système nerveux autonome peut agir sur toutes les glandes endocrines d\u2019une manière indirecte en provoquant à leur niveau des modifications vasculaires qui changent les conditions de circulation du tissu BROUHA: GLANDES ENDOCRINES ET SYSTÈME NERVEUX glandulaire.Ce phénomène est général et ne permet guère de démontrer une action spécifique du système nerveux sur les processus endocriniens.Nous l\u2019omettrons volontairement pour ne rechercher que les faits qui permettent d'établir l\u2019existence de régulations neuro-en- docriniennes.SI on examine successivement les glandes endocrines- par rapport au système nerveux, diverses catégories apparaissent.1.Il en est dont les fonctions ne paraissent pas modifiées par la suppression de leur innervation.Tel est le cas de l\u2019ovaire et du testicule, soit qu\u2019on les laisse «in situ» après énervation totale, soit qu\u2019on les transplante.Quand l\u2019opération réussit, la production des hormones sexuelles est assurée et ni la physiologie génitale, ni l\u2019instinet sexuel, ni les caractères sexuels secondaires ne sont modifiés.Chez la femelle, l\u2019ovaire greffé continue à manifester son activité habituelle: maturation des follicules de De Graff, élaboration de la folliculine, ovulation, formation de corps jaunes et de progestérone.Les récepteurs périphériques: utérus, trompes, vagin, glande mammaire réagissent normalement à ces hormones ovariennes qu\u2019ils soient innervés ou non, transplantés ou «in situ » (Bouin, Courrier, Markee, Buchheim et Zaleski, Stricker).On arrive aux mémes résultats a la suite d'interventions sur le système nerveux, soit que l\u2019on supprime le système sympathique (Bacq et Brouha), soit que l\u2019on pratique des sections médullaires ou des interventions sur le système nerveux parasympathique et volontaire (Van Wagenen et Zuckermann).En outre, les réactions du tractus génital énervé à l\u2019action de diverses hormones restent normales.Certes, il ne faut pas oublier que dans toutes ces expériences, l\u2019innervation intrinsèque des organes transplantés ou énervés reste intacte et il est prouvé que les ganglions sympathiques périphériques isolés de leurs fibres pré-gan- glionnaires peuvent encore exercer un certain 057 contrôle sur les organes qu\u2019ils innervent.Il n\u2019en reste pas moins que l\u2019absence de connexion entre les centres nerveux et la sphère génitale ne modifie pas la physiologie sexuelle.Inversement, en stimulant les nerfs se rendant aux glandes génitales, il ne semble pas possible d\u2019influencer de façon appréciable leurs fonctions endocrines.Dans ces cas, la production des hormones paraît indépendante de tout contrôle nerveux.Elle n\u2019est ni augmentée, ni inhibée par la stimulation des nerfs; elle n\u2019est ni augmentée, ni inhibée par la destruction du système nerveux.On peut actuellement déclarer que les régulations fonctionnelles qui se font au niveau de la sphère génitale proprement dite relèvent d\u2019un mécanisme purement hormonal.L'activité du cortex surrénal paraît être également indépendante du système nerveux.Quand on stimule les nerfs se rendant à la glande, après destruction de la médullaire, quand on énerve complètement le cortex laissé «in situ », on ne modifie pas les fonctions corticales.On n\u2019a pas réussi jusqu\u2019à présent à mettre en évidence des phénomènes d\u2019hyper ou d\u2019hypofonctionnement ayant une origine nerveuse directe.2.Les fonctions de certaines glandes sont pratiquement supprimées par la destruction de leur innervation.C\u2019est le cas de la médullo-surrénale.On sait que la libération d\u2019adrénaline est directement soumise aux influx nerveux qui atteignent la glande, principalement par la voie splanchnique.Ces influx interviennent constamment pour maintenir et régler l\u2019adrénalinémie physiologique et leur action est encore plus marquée lorsque, en réponse a diverses émotions, au travail musculaire, au froid, à l\u2019hypoglycémie, il est utile ou nécessaire pour l\u2019organisme d'augmenter l\u2019excrétion d\u2019adrénaline dans le sang circulant.L\u2019énervation totale de la médullo-surrénale supprime cette possibilité et, a partir de ce moment, l\u2019animal se trouve dans une situation - 208 comparable à celle d\u2019un sujet dont on a détruit complètement le tissu médullo-surrénalien.Certaines réactions disparaissent définitivement, telle la possibilité de lutter contre l\u2019hy- poglvcémie insulinique par libération d\u2019adrénaline.Les animaux dont la surrénale est énervée présentent une sensibilité considérablement augmentée à l'insuline (Dworkin).Cette sensibilité est définitivement acquise et elle est du même ordre que celle que l\u2019on observe chez les animaux médullectomisés.Des doses d\u2019insuline juste suffisantes pour provoquer une chute légère de la glycémie chez l'animal normal entraînent le coma hypoglycémie et la mort chez l\u2019animal à surrénales énervées ou à médullaire détruite (Brouha, Cannon et Dill, 1939).D'autres réactions disparaissent temporairement.puis se rétablissent peu à peu grâce à la mise en jeu de mécanismes vicariants, telles la résistance au froid, au travail museu- laire, à l\u2019ingestion de glucose.Mais ce rétablissement de certaines fonctions n\u2019est pas dû à une reprisé d\u2019activité du tissu médullo-surré- nalien, car on l\u2019observe aussi bien chez les animaux dont la glande a été détruite (Brouha, Cannon et Dill).Certaines expériences de De Castro démontrent également l\u2019existence obligatoire du chaînon nerveux dans les réactions de la médullaire surrénale à influence hormonale.Quand on injecte de l\u2019insuline à un animal dont une surrénale a été énervée, on constate dans cette glande une accumulation de granulations chro- maffines indiquant la présence d\u2019adrénaline ou de substances adrénalinogènes, alors que les cellules de la glande normalement innervée se sont vidées de leur produit de sécrétion en réponse à l\u2019influx nerveux qui les a atteintes.La conclusion s\u2019impose qu\u2019en l\u2019absence de son innervation, la médullo-surrénale ne peut plus intervenir dans les régulations endoecri- niennes de l\u2019organisme.Elle constitue typiquement une glande dont le mécanisme est essentiellement endocrinien et la suppression de la partie nerveuse de ce mécanisme équivaut, au L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.A.N.\u2014 Montréal.juin 1942 point de vue physiologique, à la destruction de la glande.Ces faits s\u2019éclairent si l\u2019on admet que la médullo-surrénale représente ure masse tissulaire assimilable, au point de vue fonctionnel, à un ensemble de fibres sympathiques post-ganglionnaires ne pouvant libérer l\u2019adrénaline qu\u2019en réponse aux influx qui lui sont transmis par les fibres sympathiques prégan- glionnaires qui l\u2019innervent.3.Certaines glandes possèdent une action hormonale parfaite en l\u2019absence de toutes connections nerveuses extrinsèques, mais on peut également démontrer qu\u2019elles sont directement influencées par le système nerveux.Tel est le cas du pancréas.Gayet et Guil- laumie ont réalisé la transplantation vasculaire au cou d\u2019un ou de plusieurs pancréas chez des chiens normaux ou dépancréatés au préalable.Bien que la glande transplantée soit privée de ses connexions nerveuses, elle n\u2019en remplit pas moins sa fonction régulatrice de la glycémie avec une extrême précision.Chez le chien dépancréaté, le pancréas greffé ramène invariablement la glycémie au taux normal puis l\u2019y maintient.Quelle que soit la masse de tissu pancréatique mise en œuvre, la glycémie reste normale, ce qui démontre que le tissu ne sécrète que la quantité d\u2019insuline juste nécessaire pour l\u2019entretien de la glycémie physiologique.Cette régulation se fait par voie purement humorale et l\u2019excitant spécifique de l\u2019insulino-sécrétion est sans doute le glucose lui-même.On peut en effet, en augmentant le taux du glucose dans la glande, provoquer une hypoglycémie dans la circulation générale par « insulino-sécrétion excessive en quelque sorte fallacieusement sollicitée » (Hallion et Gayet).On arrive à la même conclusion quand on étudie les variations de la glycémie chez des chiens totalement sympathectomisés, dont la médullo-surrénale est détruite, et que l\u2019on soumet à un travail musculaire ou à l'ingestion de glucose.Il apparaît également dans ces BROU Ha GLAN DES EN le sang constituent l'agent régulateur de l\u2019in- sulino-sécrétion car les variations de la glycémie sont exactement comparables à surviennent dans les mêmes conditions chez l'animal normal (Brouha, Cannon et Dill).\u2018Le pancréas peut donc être sollicité par voie purement humorale et présenter des réae- tions insulino-sécrétoires normales en l\u2019absence totale ou partielle de contrôle nerveux extrinsèque.Mais il n\u2019en reste pas moins que le système nerveux peut influencer l\u2019insulino-sécrétion soit directement, soit par la mise en jeu d\u2019adrénaline.On sait que l'excitation des nerfs sensitifs par des stimuli suffisamment puissants est un facteur d'hyperglycémie et la piqûre diabétique de Claude Bernard provoque une hyperglycémie transitoire par lésion du noyau dorsal du vague.L'hyperglycémie est également produite par diverses lésions superficielles de la base du cerveau, par de simples pressions exercées sur le plancher du IVe ventricule ou sur l\u2019ensemble du cerveau.Il existe \u2026 done des centres nerveux hyperglycémiants qui semblent agir par la mise en jeu de l\u2019adré- nalino-sécrétion.Selon Hallion et Gayet les - centres végétatifs du système nerveux central sont capables de provoquer «des accroissements de la glycémie propres à empêcher les accidents graves dus à l'hypoglycémie et utiles pour procurer surabondamment le combustible \u201caux muscles qu\u2019il met en action pendant l\u2019exercise ou qu\u2019il alerte pendant les émotions ».: Certains auteurs ont également décrit des centres nerveux hypoglycémiants insulino- sécréteurs et il résulte des expériences de Zunz et Labarre que les hyperglycémies provoquées l\u2019insulino-sécrétion par la voie des nerfs vagues.On voit apparaître iei la notion de régulation par voie mixte combinant la voie nerveuse et la voie hormonale: en réponse à certains stimuli, l'organisme déclenche sa réaction par la mise en jeu de « « réflexes neuro-endo- riniens » ÿ, cas que les tation du taux du glucose dans celles qui par action sur l\u2019encéphale agissent en inhibant \u201cDOCR INES ET SYS TE ME NERVEUX 559 Dans le cas de la thyroïde, rien ne démontre de façon péremptoire que la suppression de l\u2019innervation entraîne une modification des processus sécrétoires ou excrétoires.À la suite de l\u2019intervention, les animaux ne deviennent ni hyper ni hypothyroïdiens et la glande continue de réagir normalement à l'hormone hypophysaire thyréotrope.D\u2019un autre côté, des expériences de Cannon et de ses élèves montrent que si on anastomose le nerf phrénique au sympathique cervical, les influx du phrénique peuvent atteindre la thyroïde.La répétition constante de ces influx à chaque mouvement respiratoire finit par créer une véritable état d\u2019hyperthyroïdie, avec élévation du métabolisme de base et exophtalmie.Ces résultats indiquent que le fonctionnement thyroïdien n\u2019est pas toujours autonome et que le système nerveux peut intervenir dans certains cas pour modifier les processus sécrétoires du parenchyme thyroïdien.4.D\u2019autres glandes, tout en restant actives, ne peuvent plus exercer la totalité de leurs fonctions en l\u2019absence de certaines connexions nerveuses.C\u2019est le cas de l\u2019hypophyse.Le lobe antérieur de l\u2019hypophyse tient le fonctionnement des glandes sexuelles sous se dépendance par l'intermédiaire de ses hormones gonadotropes.Si on veut pousser le problème plus avant, la question se pose de savoir quelle est la nature des mécanismes qui mettent en jeu l\u2019'hypophvse.Faut-il admettre que cette glande libère ses hormones en réponse à des sollicitations qui lui sont transmises par voie hormonale ou faut-il admettre que la pituitaire, dont l'innervation est si riche, déverse ses produits de sécrétion lorsque certains stimuli lui parviennent par voie nerveuse?Cette dernière manière de voir est fondée sur de nombreux faits et on connaît actuellement une série de réflexes neuro-endocriniens qui mettent en jeu l\u2019hypophyse.En voici quelques exemples: a) Facteurs neuro-hypophysaires du cycle sexuel.\u2014 Certains réflexes ont leur point de 560 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.A.N.\u2014 Montréal, juin 1942 départ à l'extérieur de l\u2019organisme.Les uns, d\u2019observation courante, sont d\u2019origine olfactive et leur mécanisme est encore mal défini; les autres, d'origine visuelle, réflexes opto- pituito-sexuels, sont beaucoup mieux connus.Un stimulus lumineux se transmettant à l\u2019hypophyse peut influencer son activité et modifier secondairement le fonctionnement génital.Ce mécanisme règle l\u2019activité sexuelle des oiseaux (J.Benoit) et de certains mammifères, tel le furet (Marshall).Le phénomène est directement lié à l\u2019activité de l\u2019hypophyse car l\u2019ablation de cette glande entraîne le repos sexuel total (Hill et Parkes).L'action de la lumière ne s\u2019exerce pas chez tous les mammifères et le cycle œstral du cobaye par exemple est peu modifié par les influences lumineuses (Dempsey).Il n\u2019en reste pas moins que chez les animaux sensibles à la lumière, l\u2019activité génitale est soumise à des influences d\u2019origine extrinsèque qui se transmettent par voie nerveuse à l\u2019hypophyse, laquelle agit à son tour sur les glandes sexuelles par l\u2019intermédiaire de ses hormones gonadotropes.L\u2019activité sexuelle dans ces cas est donc réglée par des réflexes neuro-endocriniens.b) Facteurs neuro-hypophysaires de l\u2019ovulation.\u2014 Si l\u2019ovulation spontanée peut s\u2019expliquer par des processus purement endocriniens, il n\u2019en est pas de même de l\u2019ovulation provoquée qui ne s\u2019effectue normalement qu\u2019après coit.La copulation provoque une libération d\u2019hormones du lobe antérieur qui va déclencher la rupture des follicules ovariens.L'existence de la partie endocrinienne de ce réflexe a été démontrée par Parkes et ses collaborateurs.Si l\u2019on pratique l\u2019hypophysectomie aussitôt après le coït, l\u2019ovulation ne se produit pas.Si l\u2019hypophysectomie est faite une heure ou plus après l\u2019accouplement, l\u2019ovulation survient et 1l se forme des corps jaunes.Ainsi donc, la copulation entraîne l\u2019excrétion rapide et massive d\u2019hormones hypophysaires.L\u2019existence de la partie nerveuse de ce réflexe est également démontrée, car d\u2019une part, des lésions de la tige pituitaire suppriment l\u2019œstrus et l\u2019ovulation chez la lapine (Harris) et d\u2019autre part, la stimulation électrique du cerveau, de la chaîne lombo-sacrée ou de I\u2019hypothalamus, met en jeu l\u2019hypophyse et provoque l\u2019ovulation (Verney et Marshall, Harris).Chez les animaux a ovulation provoquée, ce phénomène est donc sous la dépendance de réflexes neuro-endocriniens.La voie par laquelle l\u2019excitation génitale atteint l\u2019hypothalamus est encore l\u2019objet de discussions.On a suggéré que les influx étaient transmis par les fibres sympathiques, le ganglion cervical et le plexus carotidien.Friedgood et Pincus ont provoqué l\u2019ovulation chez la lapine en faradisant le sympathique cervical.Mais il est certain que le sympathique n\u2019est pas la seule voie par laquelle les stimulations sexuelles se transmettent à l\u2019hypophyse pour déclencher l\u2019ovulation.Les expériences de nombreux auteurs démontrent qu\u2019après destruction totale ou partielle des connexions sympathiques qui unissent la sphère génitale aux centres nerveux supérieurs et à l\u2019hypophyse, l\u2019ovulation se produit encore normalement.A la suite d\u2019expériences de P.Bard (1934) chez la chatte, le problème a été repris par C.M.Brooks (1937) qui s\u2019est efforcé de préciser les voies nerveuses par lesquelles le stimulus du coït se transmet à l\u2019hypophyse.Après destruction de la moelle sacrée et du segment lombaire inférieur, l\u2019accouplement détermine encore l\u2019ovulation chez la lapine.Il en est de même si l\u2019on complète l\u2019opération précédente en enlevant le sympathique abdominal, en pratiquant l\u2019hystérectomie et en extirpant la moitié externe du vagin.Dans ces conditions, l\u2019insensibilité des régions vaginale, vulvaire et périnéale est complète et cependant l\u2019ovulation se produit encore, indiquant qu\u2019une stimulation génitale spécifique n\u2019est pas nécessaire pour que ce phénomène s\u2019accomplisse.Par contre, si les pattes postérieures sont entièrement paralysées par section de la moelle, et qu\u2019il devient impossible pour la lapine de participer activement à l\u2019acte sexuel, l\u2019ovulation ne se produit pas. BROUHA: GLANDES ENDOCRINES ET SYSTÈME NERVEUX La destruction simultanée des voies olfactive, visuelle et auditive, de même que celle du cortex cérébral, ne suffit pas à empêcher l\u2019ovulation.Dès lors, on doit penser que des stimuli somatiques, cutanés profonds, proprioceptifs, déterminés par la copulation, constituent un stimulus efficace pour la femelle et que leur transmission à l\u2019hypophyse n\u2019est pas empêchée par les opérations précédentes.Il est certain que chez l\u2019animal normal, les stimuli visuels, olfactifs, auditifs et génitaux jouent un rôle, mais en leur absence, l\u2019hypophyse peut être mise en jeu par d\u2019autres voies nerveuses.Il y a coopération de plusieurs facteurs dont aucun n\u2019est indispensable.L\u2019ovulation paraît dépendre plus d\u2019une excitation sexuelle ou émotionnelle intense que de réflexes issus de terminaisons sensibles spécifiques.Si les stimuli provenant de sources variées constituent une composante afférente suffisamment intense et capable de gagner les centres supérieurs sous-corticaux, elle est transmise au lobe antérieur de l\u2019hypophyse qui répond à cette stimulation en libérant des hormones gonadotropes lesquelles déclenchent l\u2019ovulation.Celle-ci est donc le résultat d\u2019un réflexe neuro-humoral dont le point de réflexion est constitué par la glande pituitaire.c) Facteurs neuro-hypophysaires de la lactation.\u2014 L'intervention de facteurs nerveux dans la physiologie de la lactation est connue grâce à quelques points actuellement bien établis.Au cours d\u2019études sur la montée laiteuse, Selye, Collip et Thomson (1934) ont repris et complété d\u2019anciennes expériences montrant que l'enlèvement des fœtus par opération césarienne entraîne chez le cobaye la montée laiteuse.Ce phénomène ne se produit pas si l\u2019opération est suivie d\u2019une injection intra-utérine de paraffine.Cette consta- tion avait fait attribuer un rôle à la distension ou à la vacuité de l\u2019utérus dans l\u2019apparition de la lactation.Il semble cependant que le mécanisme soit plus complexe.En effet, L.Desclin et Ingelbrecht (1937) ont inséré dans la cavité utérine, sitôt après la césarienne, des mo- 561 dèles de cire du volume des fœtus et, dans ce cas, la montée laiteuse s\u2019effectue normalement.La distension utérine seule n\u2019agit done pas sur la lactation.Il est probable que la paraffine chaude, injectée dans les expériences du premier groupe, adhère à la paroi utérine et que l\u2019inhibition mammaire a son origine dans une irritation de la paroi.Quoi qu\u2019il en soit, ces expériences plaident en faveur de l'existence de voies nerveuses utéro-hypophysaires, et des observations cliniques de H.Ward (1934) viennent à l\u2019appui de cette théorie: chez trois femmes paraplégiques par lésion de la moelle, la grossesse et l\u2019accouchement furent normaux, mais il ne s\u2019ensuivit ni montée laiteuse, ni sécrétion lactée.Cependant, il n\u2019est pas indispensable qu\u2019un réflexe neuro-hypophysaire existe pour que la montée laiteuse s\u2019effectue, puisqu'elle apparaît après la mise bas chez des rates hypophy- sectomisées pendant la seconde moitié de la gestation (Selye, Collip et Thompson, 1934).Dans ce cas, on ne peut évidemment pas faire appel à une explication hypophysaire de la montée laiteuse.Ces auteurs admettent qu\u2019il existerait un réflexe utéro-mammaire capable de provoquer une sécrétion lactée, d\u2019ailleurs fugace, dans une glande mammaire suffisamment développée pour répondre à cette excita- | tion.D\u2019autre part, les recherches faites sur le mécanisme de l\u2019allaitement montrent que, pen- dans la lactation, l\u2019hypophysectomie tarit 1m- médiatement la sécrétion du lait; la prolactine est donc indispensable au fonctionnement mammaire.On sait également que l\u2019action mécanique de la têtée ou de la traite entretient la lactation et il est logique de penser que l\u2019excrétion de prolactine est maintenue par un réflexe à point de départ mamelonnaire.Les expériences de Selye, Collip et Thompson (1934) démontrent l\u2019existence de cette partie nerveuse du réflexe hypophyso-mam- maire.La ligature des canaux galactophores de toutes les mamelles de rates en cours d\u2019allaitement, les mamelons restant intacts et les 562 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.juin 1942 petits continuant à têter, n\u2019entraine pas la disparition de, la sécrétion lactée.Par contre, l\u2019ablation de tous les mamelons empêchant les petits de têter tarit la sécrétion dans les acini.Enfin, après ligature des canaux galactophores d\u2019un côté, et section des mamelons de l\u2019autre, la sécrétion lactée persiste dans toute l\u2019étendue du tractus mammaire parce que les connexions sont restées intactes d\u2019un côté.Quelle est la voie suivie par ce réflexe lac- togène?Certains expérimentateurs ont observé qu\u2019après section de tous les nerfs mammaires (Eckard, de Sinety) lésions de la moelle (Goltz et Ewald), résection du plexus hypogastrigue et du ganglion mésentérique inférieur (Rein), destruction des nerfs thoraciques intercostaux (Pfister) et du ganglion coeliaque (Busch), la mamelle se développe au cours de la gestation et le sécrétion lactée s\u2019installe et se maintient après la parturition.Les résultats de Cannon et Bright (1931), de Bacq et Brouha (1932), de Hinsey et Markee (1933) et des observations personnelles permettent d\u2019exclure les voies sympathiques et para-sympathiques.Les expériences d\u2019Ingelbrecht (1936-37) donnent un début de réponse.La section de la moelle en Dx11 entraîne l\u2019insensibilité totale des six mamelons postérieurs chez la rate, tandis que les six mamelons antérieurs restent normaux.Quand on permet aux jeunes de têter exclusivement les mamelons insensibles, la sécrétion lactée se tarit, les jeunes perdent du poids et meurent en deux ou trois jours.Quand on permet aux jeunes de têter les mamelons insensibles et, en plus, deux mamelons normaux, la lactation se fait dans toutes les glandes, accessibles ou inaccessibles, et la croissance des jeunes est normale.La réaction de la pituitaire au stimulus nerveux du mamelon se transmet donc à la glande mammaire par voie purement hormonale.Cet ensemble de faits démontrent que les hormones hypophysaires gonadotropes et lac- togène sont généralement excrétées en réponse à des stimuli, extrinsèques ou intrinsèques à l\u2019organisme, qui atteignent la glande par diverses voiles nerveuses.Si ces voies sont interrompues, la fonction hypophysaire à laquelle elles sont spécifiquement liées est altérée ou supprimée, les autres fonctions de la glande restant par ailleurs intactes.L'hypophyse représente donc un centre de réflexes neuro-endocriniens et on peut actuellement considérer que c\u2019est à son niveau que se réalisent les phénomènes les plus délicats de coopération entre système nerveux et système endocrinien.Bien que de nombreuses lacunes restent à combler, la preuve est faite qu\u2019il existe des mécanismes neuro-hormonaux dans lesquels le système nerveux entre en jeu pour déclencher ou influencer de nombreuses fonctions des glandes à sécrétion interne et qu\u2019il faut rejeter l\u2019ancienne théorie de l\u2019indépendance absolue du système endocrinien.B.ACTION DES GLANDES ENDOCRINES SUR LE SYSTÈME NERVEUX.Les faits qui étayent l'hypothèse de l\u2019action de certaines hormones sur le système nerveux ont été jusqu\u2019à présent l\u2019objet de recherches expérimentales moins poussées et moins systématisées que ceux qui démontrent l\u2019action du système nerveux sur les glandes à sécrétion interne.On peut grouper les éléments qui plaident en faveur de l\u2019existence de mécanismes endo- crino-nerveux sous trois rubriques: arguments histologiques, physiologiques et psycholog!- ques.a) Arguments histologiques.\u2014 R.Collin a démontré que l\u2019'hypophyse élabore un produit colloïde dont une partie chemine le long de la tige pituitaire jusqu\u2019aux cellules nerveuses des noyaux végétatifs de l\u2019hypothalamus, phénomène auquel il a donné le nom de neurocrinie' interstitielle.Ainsi que l\u2019écrit Collin, la neurocrinie permet «de visualiser en quelque sorte l\u2019action des produits endocriniens sur le système nerveux.Elle est un exemple d\u2019excrétion directe de produits hormonaux dans le système nerveux qui leur BROUHA: GLANDES ENDOCRINES ET SYSTÈME NERVEUX sert à la fois de véhicule et de point d'attaque, le véhicule étant représenté par le faisceau hypothalamo-pituitaire qui court dans la tige pituitaire, et le point d\u2019attaque par le corps et les prolongements des neurones hypothala- miques ».D\u2019autre part, une portion de la colloide hypophysaire peut être suivie jusque dans la cavité du troisième ventricule et ce phénomène d\u2019hydrencéphalocrinie, découvert par Herring, paraît conférer certaines propriétés hormonales au liquide céphalo-rachidien des cavités encéphaliques et périencépha- liques.Ces hormones trouveraient leur point d\u2019attaque dans les centres nerveux végétatifs périépendymaires.Enfin, grâce au système porte hypophysaire de Popa et Fielding, qui est en relation intime avec les neurones tubériens, les produits hypophysaires peuvent atteindre les cellules nerveuses par une voie spéciale que Collin désigne sous le nom d\u2019hémoneurocrinie.Les neurones des centres nerveux hypotha- lamiques sont modifiés dans leur structure et très vraisemblablement dans leur activité par ces produits que l\u2019on désigne sous le nom d'hormones neurotropes.Des phénomènes de neurocrinie ont été également décrits au niveau des paraganglions adrénalinogènes et des complexes sympathico- insulaires du pancréas.b) Arguments physiologiques.\u2014 Santenoire a montré que l\u2019excitation électrique du nerf vague libère dans la thyroïde une substance dépourvue d\u2019iode, la neurothyrine, qui à son tour est capable d\u2019agir sur le cortex cérébral dont elle augmente l\u2019excitabilité.Le même auteur, en 1928, a préparée à partir du pancréas une hormone, la vagotonine, qui augmente l\u2019excitabilité réflexe vagale et parasympathique.Ces deux substances, dont l\u2019étude demande encore à être approfondie, semblent donc agir directement sur le système nerveux.L\u2019insuline offre également un bon exemple d\u2019hormone nécessitant dans certains cas l\u2019intermédiaire d\u2019un échelon nerveux.En effet, l'injection d\u2019insuline produit une hypoglycémie, laquelle est normalement contrebalancée 563 chez l\u2019animal intact par une libération d\u2019adrénaline.Or, il est démontré que ce dernier phénomène ne peut se produire qu\u2019à la condition que des influx nerveux transmis par la voie splanchnique atteignent la médullo-surrénale, et, de fait, l\u2019hyperadrénalinémie compensatrice n\u2019existe plus chez les animaux à surrénales énervées.; ; Il en résulte que l\u2019adrénalino-sécrétion répondant à une injection d\u2019insuline nécessite l\u2019intervention du système nerveux sur lequel cette dernière hormone agit, soit directement, soit indirectement, en abaissant le taux du sucre sanguin.c) Arguments psychologiques.\u2014 Ils sont nombreux tant dans le domaine expérimental que dans le domaine clinique.L\u2019hypothyroïdie et plus encore la thyréo-privation entraîne chez l\u2019adulte une torpeur générale, de la somnolence, de la maladresse des mouvements.À l\u2019opposé de ce syndrome, nous trouvons l\u2019agitation psychique et physique bien connue des hyperthy- roïdiens.Qui ne connaît la diminution de la force musculaire, la fatigabilité extrême et l\u2019apathie des animaux privés de leur sécrétion cortico- surrénale ou des hommes frappés par la maladie d\u2019Addison ?La castration pratiquée chez le mâle avant la puberté supprime à la fois l\u2019instinct sexuel et la combativité: 1l suffit de comparer un bœuf et un taureau, un chapon et un coq pour réaliser combien la disparition de la glande sexuelle modifie l\u2019individu.Cette transformation est due à l\u2019absence de testostérone, et De Frémery et Tausk ont observé que des lapins gonadectomisés de bonne heure et traités par le propionate de testostérone deviennent aptes à la copulation.Chez la femelle, une conséquence inéluctable de l\u2019ablation des ovaires est la disparition du rut.Ce phénomène est sous la dépendance de la folliculine et même l\u2019ablation des organes génitaux n\u2019empêrhe pas les manifestations extérieures de l\u2019œstrus de se produire sous l\u2019influence de l\u2019hormone femelle (Deanesley et Parkes, Ball).P.Bard a démontré qu\u2019après 564 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.TLLF.A.N.\u2014 Montréal.juin 1942 section de la moclle chez la chatte, les manifestations extérieures du rut ne s\u2019observent qu\u2019au-dessus de la lésion.Ces faits prouvent que les impulsions œstra- les provoquées par la folliculine ne proviennent ni de l\u2019innervation génitale ni de la congestion des organes sexuels; elles résultent très vraisemblablement d\u2019une action de l\u2019hormone sur le système nerveux central avec mise en jeu d\u2019une série de mécanismes nerveux qui déterminent les phénomènes du rut et de l\u2019accouplement.De même, les facteurs hormonaux interviennent dans le déclenchement des mécanismes nerveux de l\u2019instinct maternel, mais avec une activité variable dans la série animale.Chez la chatte, l\u2019hypophysectomie supprime l\u2019instinct maternel dans 8 cas sur 9 par disparition des facteurs hormonaux (Allan et Wiles), et chez la rate, des lésions du cortex cérébral rendent le comportement maternel incomplet et incoordonné; il disparaît quand 50 p.cent du cortex est détruit.Enfin, l\u2019injection d\u2019une dose suffisante d\u2019adrénaline à l\u2019homme entraîne des phénomènes viscéraux bien connus, dont la perception s\u2019accompagne fréquemment d\u2019un véritable état émotionnel, inexplicable pour le sujet.Cette réaction s'obtient avec des doses faibles chez les hyperthyroïdiens, dont l\u2019émotivité est particulièrement en éveil (Maranôn).Ces documents sont évidemment encore incomplets, mais ils suffisent à démontrer la réalité de l\u2019action de certaines hormones sur le système nerveux et l\u2019existence de régulations hormono-neurales.* kk Ainsi donc, loin de constituer un système indépendant, les glandes endocrines apparaissent actuellement liées au système nerveux.Influencées fréquemment par son action, elles se montrent également capables de l\u2019influencer.Il en résulte un nombre considérable de mécanismes régulateurs extrêmement fins et nuancés dont l\u2019étude commence à s\u2019ébaucher.Si on abandonne la notion de système endocrinien et de système nerveux considérés comme des entités distinctes, pour y substituer le concept de système neuro-endocrinien, on se rapproche de la réalité des faits physiologiques et pathologiques en cessant de séparer artificiellement des mécanismes qui s\u2019interpénètrent constamment pour assurer le jeu des fonctions de Ia vie végétative et pour influencer, dans de nombreux cas, l\u2019activité des centres nerveux supérieurs. LA ROENTGENTHÉRAPIE INDIRECTE Fonctionnelle (glandulaire et sympathique) Par W.VIGNAL.Nous avons déja envisagé les effets de la radiothérapie indirecte dans les affections du système circulatoire et nous avons vu qu\u2019elle peut régulariser les fonctions vaso-motrices perturbées dans le sens réclamé, c\u2019est-à-dire dans le sens opposé à la perturbation.(1) Nous allons maintenant étudier ensemble les applications de la rœntgenthérapie indirecte dans d\u2019autres états pathologiques et pour commencer, nous allons considérer ces effets au cours de CERTAINES DERMATOSES.Gouin et son collaborateur Bienvenue montrèrent qu\u2019en traitant une verrue mère par une dose appropriée de rayons X on pouvait faire disparaître celles qui sont apparues secondairement et dont les localisations sont assez éloignées de la première.L'hypothèse a été émise d\u2019une cytolyse généralisée d\u2019anticorps, elle paraît d\u2019ailleurs la plus vraisemblable, car en traitant par l\u2019électrolyse galvanique une verrue mère on obtient des résultats identiques.Mais ces auteurs se rallient à l\u2019hypothèse d\u2019une excitation des terminaisons nerveuses dans la peau, excitation qui parcourt les afférents neuro-végétatifs y déterminant des réflexes d\u2019ordre sympathique dont bénéficient les zones lésées et sur cette théorie exacte à point de départ faux, ils ont établi une radiothérapie dermatologique qui, par sés heureux résultats, semble apporter une confirmation à leur doctrine; car ils ont traité un certain nombre de dermatoses en utilisant comme point de départ du réflexe des régions indemnes de toute lésion cutanée.Dès 1924, ils traitèrent le lichen plan de Wilson par une irradiation superficielle de la région interscapulaire en centrant sur D* pour le territoire supérieur et sur D'° pour les lésions du membre inférieur.La séance est 1.L'Union Médicale du Canada, mai 1942, p.452.unique, en cas d\u2019échec on ne recommence que trois semaines plus tard.Deux phases suivent l\u2019irradiation: le soir même de la séance, le prurit est souvent exaspéré pendant 2 ou 3 heures puis disparaît complètement, le lendemain, puis progressivement en 3 ou 4 semaines les papules de lichen se flétrissent et disparaissent.Pautrier (de Strasbourg) préconise une autre méthode qu\u2019il appelle la radiothérapie mé- dullarre; elle se distingue de la précédente par une filtration relativement plus forte, une tension plus élevée, et des doses plus considérables réparties en deux séances, à trois jours d\u2019intervalle.Bien que ces deux méthodes s\u2019adressent au sympathique, elles sont pourtant très différentes.En effet, Gouin et son collaborateur Bienvenue limitent leur action au sympathique cutané afférent, tandis que Pautrier cherche à atteindre les racines ou les ganglions médullaires, les systèmes sympathiques viscéraux.Cette dernière méthode conviendrait plus particulièrement pour les cas relativement anciens.Poursuivant leurs intéressantes recherches, Gouin et Bienvenue sont arrivés à traiter avec succès d\u2019autres dermatoses que nous allons rapidement passer en revue.Dans l\u2019érythocyanose sus-malléolaire on utilise soit la radiothérapie rachidienne ou axiale, celle des carrefours vasculaires quand l\u2019éryte coïncide avec d\u2019autres troubles comme la dysménorrhée et l\u2019acné, mais si les troubles dus à la perturbation menstruelle prédominent, on débutera par l\u2019irradiation rachidienne et trois semaines après on irradiera les carrefours.Les engelures, abandonnées à elles-mêmes, peuvent durer toute la saison froide et sont sujettes, chaque hiver, à des récidives.Par la radiothérapie des carrefours vasculaires, on 566 arrive non seulement à abréger singulièrement leur durée mais aussi à éviter les récidives.Si elles sont ulcérées avant de se cicatriser elles suinteront très abondamment.La guérison s\u2019obtient quinze jours après l\u2019irradiation.L\u2019acrocyanose se traitera par l\u2019irradiation des carrefours vasculaires; en cas d\u2019échec ou de succès incomplet on irradiera, suivant le cas, la région interscapulaire ou le renflement lombaire.Dans les cas anciens, il sera nécessaire d\u2019irradier aussi la région surrénale.Toutefois la guérison compléte est rarement obtenue.Dans les eczémas lichenifiées la méthode de Gouin, de méme que celle de Pautrier comptent de brillants succès à leur actif.Parmi les affections du système nerveux qu\u2019il convient de traiter par la radiothérapie sympathique, citons les causalgies.Delherm, au cours de la guerre de 1914, a obtenu des résultats remarquables en irradiant les divers relais sympathiques rachidiens et les carrefours vasculaires.Dans un autre syndrome d\u2019irritation sympathique par l\u2019irradiation axiale et des carrefours, on peut obtenir, sinon des guérisons, du moins des améliorations très accusées, c\u2019est dans l\u2019acroparesthésie de Schulze.On agira heureusement sur les douleurs des moignons d\u2019amputation en irradiant soit au niveau des carrefours, soit les relais sympathiques rachidiens.Dans le domaine du diabète sucré, les faits qui présentent un grand intérêt sont de deux ordres différents.Desplats (de Lille), en traitant les artérites diabétiques par l\u2019irradiation des régions surrénales, fut tout naturellement amené à étudier l\u2019action de ces irradiations sur le métabolisme du glucose, et il constata que dans les diabètes d\u2019intensité modérée on obtient un abaissement de la glycosurie.Dans certains cas on note, après l\u2019irradiation, une poussée glycosurique suivie d\u2019un abaissement progressif qui dure très longtemps.Par contre dans les diabètes graves avec consomption et amaigrissement on n'a que des échecs ou des aggravations.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1942 Il existe aussi une autre modalité de radiothérapie indirecte qui ne concerne que les diabètes insulino-résistants, c\u2019est irradiation de l\u2019'hypophyse qui les rend insulino-sensibles, permettant ainsi de poursuivre, dans des conditions favorables, la cure de désucration.D\u2019après nos connaissances physiologiques, il est évident que cette irradiation agit sur la fonction hyperglycémiante du lobe antérieur de l\u2019hypophyse mais pour que cette hormone anté- hypophysaire puisse agir, il faut que l\u2019adrénaline y soit associée, ainsi qu\u2019il résulte des travaux de différents auteurs (La Barre, Fritz, Kepinow); dès lors l\u2019on peut admettre que Desplats, en irradiant la région surrénale, provoquait une diminution de la sécrétion adré- nalinique, ce qui expliquerait, dans ses observations, la baisse de la glycosurie.Dans les troubles de la menstruation qu\u2019un examen clinique sérieux permet de ne rattacher à aucune lésion ou malformation anatomique, la radiothérapie indirecte des carrefours donne d\u2019intéressants résultats.Ce dis- fonctionnement ovarien coïncide très souvent avec de l\u2019acné du visage, du prurit ou de l\u2019ecxé- ma génital.Au lieu d\u2019irradier la région du renflement lombaire, Desplats, en s\u2019adressant aux régions surrénales, a obtenu les mêmes bons résultats ainsi que dans les troubles liés à la ménopause physiologique ou chirurgicale.En générale, une seule séance suffit; en cas d\u2019insuccès on fera une deuxième ou troisième séance à huit jours d\u2019intervalle.Parmi les affections de l\u2019appareil respiratoire, l\u2019asthme a été traité par différentes portes d'entrée: thorax, thorax et rate, hypophyse, région pancréatique, bulbe, etc.Etant donné les bons résultats obtenus par ces irradiations de régions différentes qui répondent toutes aux conceptions pathogéniques des différents auteurs, 1l est logique de penser qu\u2019il s\u2019agit probablement d\u2019un choc protéinique, ainsi qu\u2019il semble ressortir des travaux de Mlle Giraud, Paris et Giraud.Nous reviendrons plus loin sur cette notion de choc.Dans les syndromes thyroïdiens nous ne retiendrons pas l\u2019irradiation directe de la thy- VIGNATL: RŒNTGENTHÉRAPIE INDIRECTE roïde mais nous envisageons uniquement les cas de Basedow hypersympathicotoniques, avec réflexe oculo-cardiaque inversé et métabolisme basal peu élevé ou même au-dessous de la normale.Dans de tels cas ni l\u2019irradiation de la thyroïde, ni l\u2019intervention chirurgicale n\u2019aménent d\u2019amélioration mais seules les influencent, et des plus heureusement, les irradiations de la région surrénale.* * * \u2018Après ce rapide exposé forcément incomplet, mais où les principaux faits n\u2019ont pas été omis, il importe d\u2019essayer de dégager une interprétation de l\u2019action de cette radiothérapie fonctionnelle non cytolitique.Les doses mises en jeu sont si petites que l\u2019on ne peut déceler la moindre modification anatomique.On est donc amené à conclure qu\u2019il se produit des modifications fonctionnelles car, ainsi qu\u2019on a pu le constater, les sécrétions glandulaires sont modifiées en plus ou en moins, et ceci est un fait assez troublant car les histologistes n\u2019ont jamais pu déceler jusqu\u2019à présent une action excitante sur la vie cellulaire, quoique R.Isaacs, au cours de ses travaux sur les cellules sanguiformatrices, conclut que les rayons X ont un effet de stimulation leur faisant atteindre plus rapidement l\u2019état de sénilité, çe qui donne l\u2019impression d\u2019une action dépressive.Mais ces recherches sont en contradiction avec les constatations d\u2019autres auteurs, notamment Regaud, Gunsett, Mme S.Lallemand, Moppet, Lacassagne.D'autre part, nous savons que les radiations sont capables de modifier in vivo et in vitro les liquides organiques; elles provoquent des actions d\u2019hydrolyse, c\u2019est-à-dire des dédoublements de la molécule de certains composés organiques: la cholestérine, les graisses, l\u2019amidon sont ainsi dédoublés; qu\u2019elles provoquent, suivant leur iritensité, une augmentation de la viscosité pouvant aller jusqu\u2019à la gélification des systèmes colloïdaux.Ce pouvoir modificateur des liquides organiques in vitro a été utilisé par Richard Seyderhelm dans l\u2019expérience suivante: il injecte dans un animal de la saponine et provoque ainsi l\u2019anémie, 567 mais il a eu soin auparavant de recueillir du sang de ce même animal et de l\u2019irradier.Or, en l\u2019injectant à l\u2019animal il prévient ou guérit l\u2019anémie.De cet ensemble de faits, il est parfaitement légitime d\u2019admettre que ces modifications chimiques et peut-être d\u2019autres que nous ne connaissons pas encore, agissent sur le système glandulaire sans qu\u2019il y ait des modifications anatomiques appréciables.Ces modifications varieront naturellement suivant la nature et le degré du trouble.Mais, étant donné les régions irradiées, il est évident que l\u2019on sollicite aussi le système nerveux sympathique; Gouin et Bienvenue, dans leurs recherches, ont mis en évidence cette action du sympathique; car par les irradiations ils ont retrouvé les mêmes réactions hématologiques, les mêmes effets cliniques et thérapeutiques que Leriche, à la suite de ses interventions sur le sympathique.Il s\u2019agit de crises hémoclasiques que l\u2019on sait se passer par l'intermédiaire du sympathique.D'autre part, à côté des glandes endocrines qui déversent leurs produits d\u2019élaboration dans le sang, il existe, ainsi que l\u2019a démontré P.Masson, des tissus endocriniens qui déversent leurs produits directement dans les nerfs; ainsi donc les deux actions, l\u2019action humorale et l\u2019action nerveuse, agissent de concert; l\u2019adrénaline, par exemple, agit dans le sens d\u2019une excitation du sympathique.De plus l\u2019anatomie et l\u2019embryologie comparées nous prouvent l\u2019étroite parenté qui unit la substance chromafine avec le sympathique, enfin la physiologie expérimentale a mis en évidence les étroites relations qui unissent certaines influences hormoniques à des influences nerveuses correspondantes, elles réagissent l\u2019une sur l\u2019autre.Dès lors on conçoit aisément que cette thérapie sympathique et glandulaire puisse déterminer des modifications dont on a constaté les heureux effets.Toutefois on ne saisit pas encore pourquoi et comment elle peut rétablir un équilibre rompu en agissant suivant les besoins sur l\u2019une ou l\u2019autre phase de la fonction végétative dans le sens opposé à la perturbation ; il y a donc encore des points obscurs qu\u2019il serait tout aussi intéressant qu\u2019utile d\u2019élucider. LES TENDANCES ACTUELLES DE LA SANTÉ AU CANADA Par Gordon BATES, Directeur Général de la Ligue Canadienne de Santé 1, Johann Peter Frank, célèbre médecin et directeur de la Santé publique au XVIIIe siècle, prononça, il y a un siècle et demi, le 5 mai 1790, à la remise des diplômes à l\u2019Université de Pavie, un discours remarquable, intitulé De populorum miseria, morborum ge- mitrice, soit La misère du peuple, source de maladies.En étudiant cette mémorable allocution, Henry Sigerist, professeur d\u2019histoire de la médecine au Johns Hopkins, déclare: « C\u2019est comme médecin que Frank examina ce problème.Il fournit une saisissante analyse des conditions qui expliquent les cas nombreux de maladie, la mortalité élevée et la décroissance de la population observés dans les centres ruraux.Comme officier éminent de la Santé publique, il fut aussi un homme d\u2019Etat et comprit clairement que le problème de la santé n\u2019était qu\u2019un aspect d\u2019un problème plus large, d\u2019ordre social et économique.» Le Dr Sigerist poursuit: « Cent cinquante ans ont passé depuis que Frank a prononcé son discours.Il y a eu depuis lors beaucoup de changements et toutefois ses propos sont encore de la plus brûlante actualité.La pauvreté demeure toujours la principale cause de la maladie et la principale source du crime.Et il est aussi vrai aujourd\u2019hui qu\u2019il l\u2019était au XVIIIe siècle qu\u2019il y aura du malaise tant que les conditions de vie dans les classes populaires ne se seront pas améliorées.» Voilà à vrai dire des questions sur lesquelles 11 n\u2019est nul besoin d\u2019insister devant un auditoire de travailleurs sociaux.J\u2019ai plutôt l\u2019intention de souligner ici le fait qu\u2019aussi bien la pauvreté produit la maladie, de même la maladie et la mort engendrent la pauvreté et que des efforts concertés pour diminuer les taux de maladie, s\u2019ils réussissent, amélioreront inévitablement les conditions sociales.J\u2019estime 1.Travail lu à la huitième conférence canadienne du Service Social, le 7 mai 1942, à l\u2019hôtel Windsor.que nous avons eu tendance à considérer l\u2019amélioration des conditions sociales comme une fin en soi et que nous n\u2019avons pas compris que la santé et la longévité étaient notre véritable objectif.Nous avons tous négligé d\u2019étudier et de saisir les possibilités actuelles pour la conservation de la santé et ce qui est nécessaire pour assurer à chaque individu santé, vigueur et longue vie.Ce défaut est à la racine de notre échec de créer ce monde magnifique dans lequel nous souhaitons tous vivre, \u2014 ce monde dont beaucoup de gens disent aujour- d\u2019hui qu\u2019il est au coin de la rue \u2014, dès que sera terminée la plus terrible de toutes les guerres.Quelques-uns parmi nous affirment que c\u2019est pour ce monde nouveau que nous nous battons.Je vous demande d\u2019accepter la véracité de ma proposition, à savoir que si nous étions tous en santé et aptes à vivre longtemps, ce serait la démonstration que nous sommes arrivés à un état idéal de civilisation.En d\u2019autres termes, si nous pouvions atteindre à la santé répandue universellement, nous bénéficierions automatiquement d\u2019une organisation sociale parfaite.Oublions pour un moment la question de l\u2019organisation sociale en général et, comme but à rechercher, songeons à ce qu\u2019il faut faire pour mettre sur pied un organisme public susceptible de conserver les gens en santé.Je crois que d\u2019une façon générale il y a deux rouages différents à envisager: l\u2019application par UEtat des procédés scientifiques de la médecine préventive et la mise à la portée de tous des soins médicaux.Avant d\u2019entrer dans tous ces détails, situons le problème.On dit qu\u2019environ 200,000 personnes au Canada sont toujours malades et incapables de travailler, que le coût de la maladie s\u2019élève à $300,000,000, et même à près de $1,000,000,000 par année, si on ajoute BATES: TENDANCES ACTUELLES DE LA SANTÉ AU CANADA les frais des morts prématurées, et enfin qu\u2019il est possible d\u2019éviter de nombreux cas de maladie.Les conséquences sociales d\u2019un problème qui entraîne un tel gaspillage ne sont difficiles à saisir.Je crois que pour corriger un pareil état de choses, il faut d\u2019abord et avant tout recourir à l\u2019éducation publique, c\u2019est-à-dire à la dissémination générale des faits.C\u2019est ce qui s\u2019est fait dans une certaine mesure.Plus que jamais auparavant, les gens s\u2019intéressent à la question de la santé comme objectif national.En plus de l\u2019éducation répandue à ce sujet depuis un certain nombre d\u2019année, l\u2019opinion publique s\u2019est émue d\u2019une récente déclaration à la Chambre des Communes, à l\u2019effet que 44 pour cent de nos recrues ont été refusées à cause de tel ou tel défaut physique.L\u2019opinion émise l\u2019autre jour par le ministère des Pensions et de la Santé nationale, à savoir que chaque jour 50,000 hommes engagés dans l\u2019industrie sont incapables de travailler pour causes de maladie, et quelques instants de réflexion consacrés aux effets de cette situation sur le rendement des usines de guerre devraient convaincre toute personne raisonnable qu\u2019il existe de graves défauts auxquels il faut remédier dans notre organisation de la santé.Quels sont les défauts?Quels sont les remèdes?Comment utiliser les remèdes?Il y a lieu de considérer la conservation de la santé comme un problème national, local ou personnel.En répandant la connaissance des principes de prévention, l'individu poussé à sauvegarder sa santé personnelle et aussi à collaborer dans la création d\u2019organismes locaux jugés nécessaires.Si tous les centres possédaient une organisation parfaite, il faudrait encore songer à la coordination et à la direction d\u2019ensemble.Il est peut-être naturel de s\u2019attacher d\u2019abord à la santé dans la localité et c\u2019est pour cette raison qu\u2019il s\u2019est créé partout au Canada des services de Santé dont les officiers travaillent constamment ou à temps partiel, si bien que plus d\u2019un tiers de la population canadienne 969 bénéficie des soins d\u2019officiers de Santé de carrière.On reconnaît que seuls sont efficaces les services de Santé permanents.Néanmoins, dans plus de la moitié du Canada, nous n\u2019avons pas atteint cet idéal.Il était aussi naturel qu\u2019à la longue les départements locaux de Santé dussent exiger de la coordination et c\u2019est ainsi que furent établis les services provinciaux de Santé.Ils avaient en vue la santé des citoyens à l\u2019intérieur des frontières provinciales.Il est également évident que la santé de tous les citoyens doit être la préoccupation du gouvernement central d\u2019un pays.Il est curieux de constater que la guerre est un facteur déterminant dans l\u2019évolution des idées à cet égard.Elle a eu de l\u2019influence sur les demandes du public pour un programme national de Santé.Quand les gouvernements sont mis en face de l'obligation de recruter des soldats pour défendre le pays, le fait que partout des citoyens ont des tares physiques qui les rendent inaptes au service militaire pose un problème aux autorités du Dominion.Pourquoi le gouvernement ne s\u2019y intéresserait- il pas également en temps de paix est un aspect de la question que j\u2019abandonne à vos recherches personnelles.Certes, il faut admettre qu\u2019en temps de guerre le problème est plus sensible et plus pressant.Si la guerre le souligne à l\u2019attention générale, n'oublions pas cependant qu\u2019il existe aussi en temps de paix et que notre impuissance à le résoudre retarde la solution de tous les problèmes d\u2019évolution sociale rationnelle.Je dirais que notre déficience dans le domaine de la santé publique repose sur ce fait que nous n\u2019avons pas encore grandi.Nous n\u2019avons pas d\u2019organismes de Santé locaux, provinciaux ou centraux suffisants ou complètement efficaces.L'un des gestes les plus significatifs dans l\u2019élaboration d\u2019un programme nationale de Santé a été posé en mai 1919, quand l'honorable N.W.Rowell, alors président du Conseil privé et plus tard premier ministre canadien de la Santé, convoqua une réunion à 570 Ottawa pour étudier un projet national de contrôle des maladies vénériennes.À la suite de ces délibérations, l'établissement d\u2019un programme cohésif sur une base nationale pour faire échec à une seule maladie contribua alors beaucoup à la création d\u2019un département fédéral de la Santé, sous la direction d\u2019un ministre nommé à cette fin.C\u2019était à cette époque le vif espoir de tous les directeurs de la Santé publique que ce serait là le début, sous l\u2019impulsion des autorités administratives, d\u2019un programme toujours plus vaste en vue de conserver la santé dans tout le Canada.On établit plusieurs services à Ottawa, en plus du département de contrôle pour les maladies vénériennes.On consentit des octrois substantiels aux provinces à condition qu\u2019elles fassent leur part et mènent l\u2019entreprise à bonne fin.On reconnut aussi les mérites des associations volontaires pour former une opinion publique et des subsides leur furent accordés dans ce but.Mais la plupart des espoirs des débuts ne furent pas réalisés.Le développement prévu ne se produisit pas.En 1929, la Chambre des Communes adopta une résolution pour approuver la remise aux provinces d\u2019octrois afin d\u2019établir à travers le pays des services de Santé permanents, pour aider au progrès des unités sanitaires, qui connaissent une admirable expansion dans la province de Québec.Mais pour diverses raisons, la crise économique en est une, les subsides ne furent jamais versés.En 1932, pour des raisons d\u2019économie, on supprima les octrois consentis aux provinces pour le contrôle des maladies vénériennes, on abolit même la division de contrôle des maladies vénériennes ainsi que plusieurs autres services du ministère fédéral de la Santé.Tout cela fut, pour l\u2019idée de la santé publique, un rude coup dont elle prit beaucoup de temps à revenir.Néanmoins, la question d\u2019un programme national de Santé ne sera pas éliminée.Elle est essentielle si nous voulons résoudre nos problèmes sociaux et si nous voulons devenir un grand peuple.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1942 Nous n\u2019avons pas eu le privilège d\u2019une enquête sur la santé nationale telle qu\u2019elle fut entreprise aux Etats-Unis en 1938.Cependant, les conditions sont semblables et un rapport sur nos conditions de santé serait identique.Le fait principal abondamment démontré par l\u2019Enquête nationale de Santé des Etats- Unis, c\u2019est que la pauvreté s\u2019accompagne non seulement d\u2019un taux élevé de maladie mais aussi d\u2019un défaut de soins médicaux.Voici les statistiques compilées par les enquêteurs américains.Vous pouvez vous-mêmes conclure dans quelle proportion ces chiffres s\u2019appliquent au Canada.J\u2019estime que les conditions sont les mêmes.Ces enquêteurs affirment que pendant un seul jour ouvrable en hiver, il y a 6,000,000 d'hommes, de femmes et d\u2019enfants aux Etats- Unis qui sont incapables de travailler, d\u2019aller à l\u2019école ou de se livrer à leurs occupations habituelles, à cause d\u2019un accident, d\u2019une maladie ou d\u2019un défaut physique.Pendant une année, pour chaque cas de mortalité enregistré, 11 y a 16 cas de maladie, dont les victimes ne peuvent travailler pendant une période de sept jours consécutifs ou davantage.(Il y a en moyenne 107,000 décès par année au Canada.) Deux milliards et demi de journées perdues chaque année aux Etats-Unis à cause de la maladie se traduisent par environ un dixième de cette somme de temps perdu au Canada, soit 250,000.000 de jours.Ce chiffre inquiétant est d'une importance relative pour qui s\u2019en tient à la concentration de la maladie qui empêche de travailler dans les sections pauvres de la population.Dans l\u2019enquête ci-dessus, pour chaque personne dans les groupes de revenus élevés ou moyens qui était malade pendant une semaine ou davantage, 1l y avait deux personnes secourues dans la même situation.Les maladies chroniques dans la population secourue étaient 87 pour cent plus fréquentes que dans les familles qui ont un revenu annuel de $3,000.00 ou davantage. BATES: TENDANCES ACTUELLES DE LA SANTÉ AU CANADA Pendant une année, les jours d\u2019incapacité dans le groupe des secourus étaient trois fois aussi élevés que chez leurs voisins qui touchent un revenu élevé.Toutefois, 38 pour cent des cas de maladie dans le groupe secouru et 28 pour cent dans celui des revenus modestes ne recevalent aucun soin médical, comparativement à 17 pour cent dans le groupe des revenus élevés.Dans ce dernier groupe, le nombre des appels reçus par les médecins était 46 pour cent plus élevé que dans le groupe secourus.Des proportions analogues s\u2019appliquent aux soins des infirmières.Un pour cent des cas de maladies dans les familles secourues reçurent les soins d\u2019une garde-malade, à comparer à 12 pour cent dans les familles dont le revenu est de $3,000 ou plus.Dans les grandes villes, une assez forte proportion de malades secourus firent un séjour à l\u2019hôpital.Il n\u2019en fut pas ainsi dans les centres plus modestes et dans de nombreux districts ruraux où il n\u2019y avait pas d'hôpital.De plus, l\u2019enquête révéla que dans le groupe aisé 1l n\u2019y a qu\u2019un chef de famille sur 250 qui ne cherche pas d\u2019ouvrage à cause d\u2019une incapacité chronique.D\u2019autre part, pour chaque vingt chefs de famille secourus, il y en a un qui ne peut essayer d\u2019obtenir un emploi en raison d\u2019une incapacité chronique.Les mêmes chiffres s\u2019appliquent aux gagne-petit, même s\u2019ils ne reçoivent pas de secours.La perte d\u2019emploi pour causes de maladie impose un fardeau aux travailleurs du groupe des revenus modestes qui en fait des candidats éventuels pour les organismes de secours et explique dans une large mesure la concentration de l\u2019incapacité chronique dans le groupe des secourus.Tous ces faits valent autant pour le Canada que pour les Etats-Unis.Si les taux de mortalité et de maladie au Canada étaient inférieurs à ceux des Etats- Unis, il pourrait n\u2019en être pas ainsi.Mais dans l\u2019ensemble les chiffres comparatifs sont 571 favorables aux Etats-Unis.Par exemple, en 1939: Canada, 61 E.-U., 48 Taux de mortalité infantile Taux de mortalité maternelle.Canada, 4.1 E.-U., 4 Diphtérie .Canada, 3 E.-U., 1.6 Tuberculose .Canada, 52.9 E-U., 47.1 Canada, 1.6 E.-U., 1.5 Fièvre typhoïde Une amène analyse de la situation au Canada à la constatation de curieuses anomalies qui se retrouveraient aussi aux Etats- Unis, si nous disposions immédiatement des faits.Pour aller plus au fond du problème de la maladie au Canada, les informations statistiques dans les groupes de population sont difficiles à trouver.Voici néanmoins quelques faits relatifs à la maladie dans une ville où les services publics de Santé fonctionnent avec une suffisante efficacité.Dans cette ville, il y a 100,000 enfants dans les écoles publiques et secondaires.Parmi ces enfants, on relève un total de 1,000,000 d\u2019absences durant les jours de classe, pour cause de maladie.C\u2019est l\u2019équivalent d\u2019une année scolaire complète pour 5,000 enfants, de 100 classes vides chaque jour de l'année.C\u2019est la maladie qui est la principale cause de ces absences.Durant la même année, la moyenne d\u2019absence des professeurs, pour cause de maladie dans la plupart des cas, s\u2019établit à sept jours chacun.Sur un total de 107,050 cas de mortalité enregistrés au Canada en 1936, 10,505 personnes moururent sans avoir eu de soins mé- 572 dicaux.678 médecins ontariens ont rapporté que sur 13,982 personnes qu\u2019ils ont visitées et qui avaient besoin d\u2019une infirmière, il n\u2019y en a que 53 pour cent qui bénéficièrent de ces services.80 pour cent des personnes qui durent s\u2019en dispenser n\u2019avaient pas les moyens pour se les payer.Des études locales sur les taux de maladie parmi les travailleurs et les chômeurs mâles ont révélé un pourcentage beaucoup plus élevé chez ces derniers.Selon le rapport publié en 1939 par le Comité National Canadien d'Hygiène Mentale, il y avait en 1936 environ 2,737,663 personnes qui ne pouvaient solder le coût des soins médicaux, c\u2019est-à-dire presque le quart de notre population entière.Les taux de mortalité au Canada varient d\u2019une région à l\u2019autre.Par exemple, dans un certain nombre de villes, il n\u2019y a plus depuis plusieurs années de cas de diphtérie, une maladie qu\u2019il est absolument possible de prévenir.Dans d\u2019autres villes, il y en a beaucoup.Dans deux villes de population analogue, l\u2019une ne connaît pas la diphtérie, l\u2019autre compte plus de 600 cas dans une seule année.L\u2019Ontario est la seule province où existe une loi de pasteurisation obligatoire.Tous les officiers de Santé admettent que la pasteurisation du lait est indispensable dans tout programme sérieux pour la conservation de la santé.Elle est essentielle pour éviter la tuberculose bovine, pour diminuer la mortalité infantile, pour faire échec à la fièvre scarlatine, à la diphtérie, aux maladies de la gorge, à la fièvre typhoïde et paratyphoïde.Et cependant huit provinces n\u2019ont pas adopté une loi de cette nature.Dans une province, il y a 60 comtés qui bénéficient de services permanents de Santé, indispensables pour sauvegarder la santé de la localité.Dans les autres provinces, il n\u2019existe à peu près pas d\u2019organismes analogues.On a fait des efforts occasionnels pour résoudre le problème des soins médicaux.Dans deux provinces, l\u2019Assemblée législative a discuté et adopté des lois sur l\u2019assurance-maladie, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1942 mais cette législation n\u2019a pas encore été mise en vigueur.En Grande-Bretagne, l\u2019assurance-maladie fonctionne depuis 1911.En 1937, les clauses de cette loi couvraient 17,032,000 personnes.La loi de sécurité sociale de 1938, en Nou- velle-Zélande, assure à tous des soins médicaux.Le système comprend les services gratuits du médecin, l\u2019hospitalisation et le sanatorium gratuits pour tous et d\u2019autres avantages.En Afrique du Sud, on étudie une loi d\u2019assurance-maladie.Bref, dans la plupart des régions de langue anglaise de l\u2019Empire britannique, le problème des soins médicaux a déterminé l\u2019adoption d\u2019une législation qui nous fait encore défaut au Canada.J\u2019ai à peine besoin d\u2019ajouter que dans de nombreux pays européens, on a mis sur pied, sous une forme ou sous une autre, un système d\u2019assurance-maladie.Afin de juger du type de programme national de Santé qu\u2019il y a lieu d\u2019élaborer pour le Canada et qui le sera très probablement un jour, il est peut-être bon de faire quelques comparaisons entre le Canada et les Etats- Unis.Les conditions dans les deux pays sont identiques, les projets pour corriger les défauts de la santé publique peuvent donc être semblables.Aux Etats-Unis, des motifs d\u2019ordre constitutionnel rendraient plus difficile une intervention du pouvoir fédéral dans le domaine de la santé.Toutefois, l\u2019organisation fédéral est là-bas infiniment plus efficace qu\u2019elle l\u2019est au Canada, et les dépenses consenties pour la santé nationale sont beaucoup plus considérables.Par exemple, tout ce qui reste pratiquement du magnifique projet canadien de 1920 pour faire la lutte aux maladies vénériennes, c\u2019est un octroi aux provinces de $50,000 pour l\u2019achat de remèdes.Par contre, aux Etats-Unis, la loi La Follette-Bulwinkle autorise un déboursé annuel, de la part du fédéral, de $25,000,000. BATES: TENDANCES ACTUELLES DE LA SANTE AU CANADA En d\u2019autres termes, avec une population dix fois plus élevée, le gouvernement central dépense 160 fois plus que notre gouvernement d\u2019Ottawa.J\u2019ai souligné l\u2019importance des services permanents de Santé et le défaut de notre Parlement de voter des crédits à cet effet.D'autre part, aux Etats-Unis, la loi de sécurité sociale de 1935 prévoit un versement annuel de $8,000,000 dans ce but.En 1939, le montant atteignait $11,000,000.Il est extrêmement intéressant de noter que le subside fédéral pousse les organismes de chaque Etat et de chaque localité à accroître leurs dépenses sous ce chef.Le montant total de l\u2019argent disponible dans les agglomérations qui touchaient des fonds du pouvoir fédéral s\u2019élevaient pour l\u2019année fiscale 1940 à $83,790,782, soit une augmentation de $32 millions 714,421 sur l\u2019année précédente.Même si certains facteurs difficiles à préciser empêchent d\u2019obtenir une image exacte de la situation, il est néanmoins évident que l\u2019amélioration des organismes de Santé dans les Etats et les localités est encore plus dépendante des octrois fédéraux qu\u2019il y avait raisonnablement lieu de le prévoir.Mais si ces deux postes de la dépense fédérale fournissent une idée de la direction dans laquelle nous pourrions nous engager, ils ne suffisent pas à faire saisir l\u2019ampleur des projets de Santé nationale envisagés par les Etats-Unis.Les recommandations du Comité interdépartemental en vue de coordonner les activités de la Santé et du Bien-Etre, dont le rapporteur est Arthur Altmeyer, président de l\u2019Office de Sécurité sociale, comprend les déboursés suivants: $200,000,000 pour développer les services - publics de santé, $165,000,000 pour la santé de la mere et de l\u2019enfant, $365,000.000 pour les deux.573 $150,000,000 par année pour améliorer les services d\u2019hospitalisation, $400,000,000 par année pour les soins mé- \u2019 dicaux.Un total d\u2019environ $900,000,000 par année ou près de 10 pour cent du coût de la maladie aux Etats-Unis.La moitié de cette somme viendra des fonds fédéraux.Les dépenses du Canada pour la santé sont d\u2019à peu près $1,000,000, dont il n\u2019y a que $50,000 qui vont aux provinces sous forme de subsides.Aux Etats-Unis, les propositions ci-haut mentionnées furent soumises a la Conférence nationale de Santé, tenue a Washington en 1938; aussitôt acceptées, elles ont marqué un grand progrès dans la voie de la direction fédérale.Ce qui nous intéresse, c\u2019est de savoir jusqu\u2019où nos propres gouvernements sont préparés à se rendre.Le sujet de ma communication était « Les tendances actuelles de la santé au Canada ».Je crains de ne m\u2019y être pas tenu étroitement.J\u2019ai plutôt essayé de vous exposer les conditions qui militent en faveur d\u2019une politique nationale de santé.Toutefois, je pense que vous admettrez avec moi qu\u2019il y a une tendance à la prévention, et que si la prévention doit être efficace, elle doit être organisée sur un plan national plutôt que paroissial.Les maladies contagieuses ne connaissent pas de frontières.La diphtérie, la syphilis, la tuberculose, surtout avec nos moyens modernes de communications, peuvent être facilement et ont été transportés aller et retour d\u2019Halifax ou de Montréal à Vancouver.Pour cette raison seulement, une direction et un programme national sont indispensables.Mais il y a plusieurs autres raisons.On a dit que la santé publique était une valeur marchande.Nous pouvons obtenir au Canada autant de santé que nous sommes prêts à payer.Si nous voulons une amélioration constante de la santé et une diminution des taux 074 de maladie et de mortalité à travers tout le pays, nous n\u2019y arriverons que par une direction fédérale et cela suppose sans aucun doute des dépenses de fonds fédéraux avec cette intention en vue.Cela signifie un subside aux provinces pour l\u2019amélioration de services déterminés de Santé.Cela comprend l\u2019amélioration des soins médicaux (probablement des projets d\u2019assurance-maladie, sous la juridiction des provinces) aussi bien que l\u2019augmentation du nombre des services permanents de Santé.Ce n\u2019est que par une énergique direction de l'autorité fédérale qui prendra en mains ses responsabilités que nous parviendrons à supprimer des anomalies ridicules, comme la.pasteurisation du lait dans une seule province, pour ne citer qu\u2019un exemple.Puis-je aussi ajouter que même si l\u2019on relève des tendances définies et même si l\u2019idée d\u2019un programme national de Santé fait peu à peu son chemin dans les esprits, néanmoins le nombre de ceux qui possèdent une -claire conception du sujet est encore lamentablement petit.Puis-je insister pour que chacun d\u2019entre vous étudie sérieusement les raisons et les moyens pour établir un programme concret et pratique de santé pour tout le pays.Nous devons comprendre qu\u2019il ne s\u2019agit pas la de questions qui, du jour au lendemain, sont susceptibles de passionner l\u2019opinion politique.De plus, si compréhensif et si sympathique que soit un chef politique, il ne peut agir que s\u2019il est assuré de l\u2019appui populaire, à défaut d\u2019une demande populaire.Dans une remarquable causerie prononcée il y à un an au « Canadian Club » de Québec, « Watchman-What of the Night?», l\u2019honorable Ian Mackenzie, ministre des Pensions et de la Santé nationale, disait, parlant au nom du gouvernement: « Nous avons élaboré L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.AN.\u2014 Montréal.juin 1942 des projets pour rétablir l\u2019état de santé des inaptes.« Nous jetons les bases d'une grande politique canadienne en faveur de la santé publique qui est un plan de collaboration avec les provinces, un plan de coopération et de coordination, un plan qui assurera à nos vétérans d'outre-mer qu\u2019ils ne reviendront pas dans un pays mort, un plan qui encourage l\u2019application des principes directeurs de la santé dans tous nos foyers, un plan qui tentera d\u2019assurer des conditions économiques telles que le droit a la santé s\u2019accompagnera du pouvoir d\u2019obtenir la santé.» Peut-on souhaiter un programme plus exaltant?Mais je vous affirme que si ce grand idéal doit jamais passer dans la pratique, ce sera parce que vous et moi, nous y aurons cru.À cette fin, vous et moi, nous devons comprendre le problème de la santé et de la maladie qui se pose à notre nation.Nous devrions essayer de faire comprendre à tous les Canadiens qu\u2019il faut concerter tous les efforts pour éduquer notre peuple, pour lui apprendre, non pas seulement que la maladie est évitable et qu\u2019il est possible de retarder l\u2019échéance de la mort, mais aussi que pour atteindre ce but d\u2019un peuple sain, il faut adopter un programme particulier et soigneusement mûri.Grâce à la compréhension de nos compatriotes, grâce à l\u2019appui de nos citoyens les plus éclairés, il n\u2019y a aucun doute que nos chefs politiques feront leur part pour assurer, autant que possible, non seulement que nous avons encore à vivre les plus beaux jours de toute l\u2019histoire, mais que la santé de notre peuple est le fondement de notre prospérité, de notre efficacité et de notre bonheur. RECUEIL DE FAITS ee ++ LES PSEUDO-QUEUES DE CLOISON Par Auguste PANNETON, (Trois-Rivières).Il s\u2019agit en somme d\u2019une anomalie assez rare si l\u2019on s\u2019en tient aux hypertrophies assez volumineuses pour causer une obstruction marquée des fosses nasales, car on constatera fréquemment à la rhinoscopie une légère saillie uni ou bi-latérale de la muqueuse du pilier postérieur de la cloison, ou quelquefois, un épaississement modéré, avec respiration nasale satisfaisante.Quant aux ailerons et épines « osseuses » du pilier postérieur, ils n\u2019existent à peu près jamais et, au contraire de la lame perpendiculaire de l\u2019ethmoïde et du cartilage quadrangulaire, cette lame osseuse de la partie profonde de la cloison, bien à l\u2019abri des traumatismes directs, garde plutôt jalousement sa ligne.Le toucher au stylet dans tous les cas fera vite constater que: épaississement, voussure ou saillie sur une des faces du pilier postérieur, sont produites par une hyperplasie de la muqueuse.Deux cas semblables qui se sont présentés au cours des quatre derniers mois, ont attiré mon attention sur ce point de pathologie nasale ignoré, ou peu s\u2019en faut, des auteurs.Pour ma part, je puis à peine m\u2019en rappeler cinq ou six cas pendant au delà de vingt-huit ans de pratique.Est-ce à cause de sa rareté relative ou encore de sa bénignité, parmi les auteurs consultés: Sinclair-Thompson, Phillips, Laurens, Escat, Garel, aucun n\u2019en souffle mot?Seul, Terracol dans « Les Maladies des Fosses nasales », page 276, consacre une dizaine de lignes à ce qu\u2019il appelle, d\u2019après Heckel: les queues de cloison.La brève description qu\u2019il en donne ferait des saillies de la muqueuse qui nous occupent, des sœurs jumelles des queues de cornets inférieures car, d\u2019après l\u2019auteur, « d\u2019abord lisses et roses, elles deviendraient plus tard pales et miriformes ».Les quelques cas que nous avons à la mémoire, et tout particulièrement les deux cas récents mentionnés plus haut, ont tous présenté une apparence identique mais fort différente de celle décrite par Terracol, nous le verrons plus loin.De plus, l\u2019appellation « queues de cloison », sans doute par sympathie pour leurs proches voisines, les queues de cornets inférieurs, me paraît bien peu convenir à ces hypertrophies muqueuses du pilier postérieur, qui n\u2019a pas plus de queuc que le fameux renard, car 1l ne s\u2019agit en somme que d\u2019une hyperplasie localisée à l\u2019une ou aux deux faces latérales du bord postérieur du vomer.Je rapporterai brièvement l\u2019observation de la dernière malade opérée 1l y a trois mois, observation en tout point identique, quant à la lésion, à celle d\u2019un jeune homme de vingt- deux ans opéré quelques semaines plus tôt.Observation.Une jeune fille de vingt ans, par ailleurs en excellente santé, me consulte pour une obstruction nasale bi-latérale presque complète, datant de plusieurs années.Une amygdalectomie et une adénoïdectomie pratiquées il y à trois ans n\u2019ont apporté aucune amélioration.L\u2019interrogatoire révèle une tendance marquée aux coryzas; un embarras rhino-pharyngé tenace avec déglutition et crachement de mucosités épaisses; en plus, depuis deux ans, la malade se piaint de moucher du pus, le plus souvent par la narine droite.Rhinoscopie antérieure.Muqueuse nasale hypertrophiée, plutôt pâle et chagrinée; hypertrophie en masse des cornets inférieurs qui ne se réduisent que fort lentement et incomplètement après badigeonnage à l\u2019adrénaline.Déviation haute, gauche, médiane, de la cloison.La tête du cornet moyen droit est bulleuse, doublée de volume et en contact avec la cloison.Pas de pus, mais le stylet enfoncé dans la partie haute du méat moyen pénètre sans effort dans une cellule ethmoïdale suspecte.En somme, image banale de rhinite hypertrophique chronique, avec 576 ethmoidite postérieure limitée probable.Malgré une seconde application d\u2019adrénaline et une rétraction satisfaisante de la muqueuse nasale, la malade ne parvient qu\u2019a faire passer un filet d\u2019air par chaque narine.Rhinoscopie postérieure.Cavum libre.Au toit, quelques mucosités épaisses et adhérentes.Queues de cornets inférieures très légèrement hypertrophiées et lisses.Epaississement très prononcé et en bis- sac des faces latérales du pilier postérieur de la cloison, au point d\u2019obturer presque complètement les choanes.En rhinoscopie antérieure, avec le spéculum de Hautant qui donne seul une vision satisfaisante, le stylet métallique donne, à un toucher un peu appuyé, l\u2019impression d\u2019une masse de muqueuse rénittente, épaisse, légèrement lobulée, d\u2019environ un centimètre et demi dans sa plus grande largeur, à la partie moyenne.Le pied et le sommet du pilier postérieur sur une hauteur d\u2019un demi-centimètre sont d\u2019une épaisseur normale.* * * La seconde observation, celle d\u2019un jeune homme de vingt-deux ans, offre exactement les mêmes caractéristiques et les mêmes symptômes subjectifs, à part un petit paquet d\u2019adénoïdes centrales, une déviation de la cloison avec crête basse antérieure et l\u2019absence de signes d\u2019ethmoidite.J\u2019ajouteral que, comme tableau morphologique, deux autres cas, chez des adultes, présentaient le même aspect en bissac, et un autre cas, deux ailerons ou plutôt deux épines au niveau de la partie moyenne du pilier postérieur.Chez tous existait aussi une déviation haute et postérieure de la cloison.ETIOLOGIE.Il semble et paraîtrait logique que de l\u2019adé- noïdite chronique, de même que de la sinusite postérieure: ethmoïdale ou sphénoïdale, puissent causer, sur une muqueuse prédisposée à Phypertrophie, une hyperplasie de voisinage localisée aux faces latérales du pilier postérieur de la cloison.Une déviation postérieure de la partie supérieure de la cloison semble- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1942 rait agir comme cause prédisposante.C\u2019est ce que nous croyons être le cas chez nos deux derniers malades.SYMPTOMATOLOGIE ET DIAGNOSTIC.Le symptôme d\u2019obstruction marquée de l\u2019une ou des deux fosses nasales sans obstacles intra- nasaux fera songer à un obstacle postérieur que découvrira facilement le miroir rhinoscopique.Le toucher au stylet, après adrénalisation et en s\u2019aidant du spéculum de Hautant, confirmera le diagnostic et établira la nature purement muqueuse de la voussure ou de l\u2019aileron.TRAITEMENT.Je me suis bien trouvé d\u2019un procédé opératoire fort simple qui m\u2019a donné dans tous les cas un excellent résultat.Dans un premier temps, j'ai pratiqué une résection sous muqueuse de la cloison poussée jusqu\u2019à sa limite postérieure, accompagnée d\u2019un évidement de l\u2019ethmoïde postérieur ou d\u2019une intervention sur les cornets hypertrophiés, suivant le cas.Après guérison complète, au bout de quelques semaines, je me suis attaqué à la masse hyperplasiée.Lors de mon premier cas, j'avais tenté le morcellement à l\u2019emporte-pièce ethmoïdal.Le résultat fut médiocre et je dus recourir à la cautérisation profonde ou galvano-cautère.Chez mes quatre derniers malades, j'ai pratiqué des raies profondes, horizontales, se touchant presque, sur toute la hauteur de l\u2019épaississement de manière à cautériser en masse d\u2019abord d\u2019un côté, puis, après guérison, du côté opposé s\u2019il y avait lieu.De cette manière, j'ai pu détruire l\u2019hyperplasie en bissac et y substituer une cicatrice adhérente et plate, et rétablir une ventilation normale des fosses nasales.Je n\u2019ai eu qu\u2019une seule fois à pratiquer une seconde cautérisation, la première séance n\u2019ayant pas été assez énergique et les raies de cautérisation n\u2019ayant pas été assez nombreuses et assez rapprochées.Lorsque l\u2019hyperplasie revêtait la forme d'une épine ou d\u2019un aileron, j\u2019ai fait d\u2019abord une section verticale de l\u2019épine en son milieu avec le couteau galvanique, supplémentée de raies horizontales sur la base ainsi tronquée.Dans tous les cas, la réaction fut marquée et les résultats se sont maintenus. \\ \u2018 UN CAS DE RÉTINOBLASTÔME ! Par Paul La ROCHELLE, Assistant au Service d\u2019O.-R.-L.-O., hôpital de l\u2019Enfant-Jésus (Québec).Observation.Michel T., trois ans et demi, se frappe à Peeil gauche, le 18 juin 1941.Le soir, ses parents remarquent que son œil est rempli de sang.L\u2019enfant est conduit chez un ophtalmologiste qui lui fait mettre de l\u2019atropine, tous les jours, jusqu\u2019au début de septembre alors que nous voyons l\u2019enfant pour la première fois.L\u2019examen nous fait voir un œil rempli de sang.L'hémorragie est récente car le sang est d\u2019un rouge clair.La pupille est largement dilatée et l\u2019œil est très tendu.Immédiatement, nous instillons pilocarpine et ésérine et défendons l\u2019usage de l\u2019atropine.L'enfant prend du lactate de calcium et continue de recevoir des instillations de pilocarpine et ésérine; la pupille se contracte peu.Au bout de trois semaines, l\u2019œil ne saigne plus mais l\u2019hémorragie ne se résorbe que très lentement.Au début de décembre, il est encore impossible de voir le fond de l\u2019œil; le malade n\u2019est plus souffrant cependant.Jusqu\u2019au début de février, nous perdons de vue notre patient, alors qu\u2019il nous revient: son œil a toujours une pupille largement dilatée.Pour la première fois, nous pouvons voir le fond de l\u2019œil qui nous laisse voir une masse bosselée d\u2019une couleur jaunâtre.Un examen plus attentif nous fait diagnostiquer une tumeur de la rétine et nous proposons l\u2019énucléation, laquelle est refusée.Ce n\u2019est que cinq ou six jours après que l'opération est acceptée parce que l\u2019enfant est très souffrant depuis la veille.L\u2019œil, enlevé le 10 février 1942, est envoyé au docteur Berger pour examen.Le rapport du 1.Communication à la Réunion scientifique du Bureau médical de l\u2019hôpital de l\u2019Enfant-Jésus, Québec.le 20 mars 1942.docteur Berger se lit comme suit: « Le corps vitré est complètement remplacé par un réti- noblastome atypique, en majeure partie né- crotique, qui refoule en avant l'iris et le cristallin.Au niveau des rares endroits intacts, le néoplasme présente de très nombreuses mitoses.» COMMENTAIRES Les tumeurs d\u2019origine nerveuse, c\u2019est-à-dire, ayant leur point de départ dans les éléments rétiniens proprement dits, correspondent aux gliomes des auteurs classiques.Mawas nous dit: « Pourquoi laisser subsister plus longtemps le terme de gliome qui ne convient plus à ces tumeurs?N\u2019est-1il pas préférable de donner à chaque espèce tumorale le nom exact qui correspond à sa structure?» L'hérédité semble jouer un rôle certain dans les tumeurs de la rétine.C\u2019est encore Mawas, qui, après en avoir fait l\u2019étude, nous donne les conclusions suivantes: «1) La transmission peut être directe ou indirecte; 2) elle n\u2019est pas liée au sexe; 3) une tumeur unilatérale peut donner chez les descendants des tumeurs doubles; 4) l\u2019œil gauche ou droit est indifféremment le siège d\u2019une tumeur et sa transmission ne tient aucun compte de cette situation; 5) la consanguinité favorise la transmission; 6) les tumeurs sont quelquefois accompagnées d\u2019anomalies de développement, tels que les colobômes, microphtalmie, myopie forte, etc.; 7)dans les familles atteintes les cas simples ou doubles peuvent alterner.» Etrologie.On a voulu donner plusieurs explications sur l\u2019origine des tumeurs de la rétine, mais, aujourd\u2019hui, les auteurs semblent avouer leur 578 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.juin 1942 totale ignorance sur ce sujet comme sur la cause des autres cancers.Les traumatismes oculaires comme cause ne sont plus acceptés, et c\u2019est l'origine congénitale qui a le haut du pavé.Symptômes.Les tumeurs de la rétine débutent d\u2019une manière insidieuse par des troubles visuels.En général, c\u2019est un signe objectif qui attire l\u2019attention de l\u2019entourage.La pupille se dilate et prend une teinte blanchâtre et chatoyante qui donne à l\u2019œil l\u2019aspect d\u2019un œil de chat.Il existe donc une période latente pendant laquelle la tumeur se développe insidieusement.A la période latente font suite trois autres périodes: décollement de la rétine, extériorisation de la tumeur et généralisation.Avec le décollement de la rétine apparaissent aussi les phénomènes glaucomateux.La tumeur finit par dépasser les limites de la coque oculaire.Les premiers nodules, à l\u2019extérieur du globe, se montrent, en général, dans les parties antérieures de la selérotique, particulièrement au niveau du limbe.En même temps qu\u2019elle prolifère au dehors, la tumeur s\u2019étend en arrière en suivant le nerf optique, dans l\u2019orbite d\u2019abord, dans la cavité crânienne ensuite; elle gagne les os du crâne et de la face.Toute cette généralisation amène des déformations considérables et donne à la tête de l\u2019enfant un aspect monstrueux.L'état général s'aggrave rapidement, quand la tumeur a dépassé les limites de l'orbite: l'enfant meurt de cachexie, d\u2019infection purulente ou d\u2019une complication intercurrente.Pronostic.Le pronostic dépend de la précocité du diagnostic et du traitement.« Les auteurs classiques sont très pessimistes sur le pronostic des tumeurs rétiniennes.Il semble qu'on l\u2019est moins aujourd\u2019hui et cela serait dû à l\u2019intervention précoce et aux moyens thérapeutiques puissants dont nous disposons sous forme de rayons X ou de radium.» (Mawas.) Traitement.\u2018 Contre le cancer rétinien il faut agir vite et énergiquement.Mawas nous donne une ligne de conduite simple: « Enucléation d\u2019urgence suivie de rayons X, que le nerf soit envahi ou non.» RÉ-EXPANSION PULMONAIRE À LA SUITE D'UN PNEUMOTHORAX THÉRAPEUTIQUE ! Par J.-Louis PILON, Médecin de l\u2019hôpital du Sacré-Cœur (Montréal).La phase de la ré-expansion pulmonaire est un épisode essentiel à la fin de tout traitement par le pneumothorax.C\u2019est, en effet, lorsque le poumon revient à la paroi que le médecin doit surveiller étroitement la moindre ré-activation lésionnelle de même que les manifestations pleurales; et les rayons X, ici, lui sont d\u2019une aide précieuse pour mettre en évidence toute lésion non complètement cicatrisée.Avant de déclarer un patient guéri par le pneumothorax thérapeutique, Bloch et Tucker, de Chicago.dans une étude critique sur le pneumothorax, en février 1941, exigent la persistance durable, depuis au moins deux ans, des signes suivants: 1° guérison anatomique de tout processus tuberculeux aux rayons X et spécialement la disparition des cavernes; 2° retour du malade à la vie normale, négativité dans les expectorations: 3° absence de tout signe d\u2019activité lésionnelle: 4° disparition complète de toute complication extra-pulmonaire, s\u2019il y en a eu; mais supposent au préalable comme base, la fonction physiologique du poumon complètement rétablie, c\u2019est-à-dire la complète ré-ex- pansion pulmonaire, et c\u2019est heureusement ce qui se produit dans la grande majorité des cas.Si la méthode de Forlanini nous a rendu de grands services, il faut bien avouer qu\u2019elle nous livre souvent des complications immédiates telles que adhérences, épanchements de toute nature, pneumo-spontanés et ses conséquences, et parfois, des complications éloignées.parmi lesquelles il convient de connaître les phénomènes du collapsus perpétuel ou si le mot est francais, de non ré-expansion pulmonaire.Farber et Lincoln a la suite d'une revue de 235 cas de pneumo-thorax thérapeutiques 1.Travail du service du Dr J.-A.Vidal.Communication faite à la Société de Phtisiologie, séance d\u2019avril 1942.faite dans 2 sanatoria de l'Etat de New-York, portent la conclusion, d\u2019après leur expérience.qu\u2019environ 5% des cas de pneumo n'ont pas de ré-expansion pulmonaire; ce pourcentage est peut-être un peu élevé, mais cela ne demeure pas moins un problème clinique important que le médecin doit bien connaître pour avoir à l\u2019envisager quelquefois.30/11/40.Non ré-expansion du poumon à gauche.Collapsus à 80%.Niveau liquidien.Médiastin dévié à gauche.Voilà, plus précisément, la question que je voudrais traiter devant vous, et vous présenter, à cet effet, un cas assez démonstratif.On a beaucoup parlé de pneumo-thorax thérapeutique, mais relativement peu de la ré-expan- sion pulmonaire, tant dans la littérature française qu\u2019américaine.À Paris, en 1931, Veran.dans un travail sur: « La cessation du pneumothorax artificiel» chez 234 patients, nous parle de 8 cas, où il est question de collapsus impératifs.c\u2019est-à-dire de cas où le collapsus 580 permanent s'impose parce que la ré-expansion amena le retour aux crises d\u2019asthme que le pneumo avait justement arrêté, et de collapsus perpétuels, c\u2019est-à-dire de cas où il n\u2019y a aucune ré-expansion à cause de la sclérose pleuro- pulmonaire.Egalement à Paris, en 1932, DeWeck dans « Les effets éloignés du pneumo-thorax thérapeutique» décrit un collapsus pulmonaire, compliqué d\u2019un hydro pneumo-thorax permanent durant plus de 4 ans à cause justement du manque de ré-expansion pulmonaire.Max Binner, en 1937, nous montre que là où il y a de grands épanchements et de longue 9/4/41.Ascension du niveau liquidien jusqu\u2019à la sixième côte postérieure gauche.durée, il y à sclérose marquée de la plèvre et la ré-expansion devient impossible; et surtout si les insufflations sont cessées, il y a existence nécessaire et obligatoire d\u2019un hydro ou d\u2019un pyo-pneumo-thorax à cause de l\u2019impuissance du poumon à ne pouvoir se ré-dilater contre une coque pleurale rigide.En décembre 1939, Farber et Lincoln nous L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.juin 1942 donnent un très bel exposé clinique sur la question des non ré-expansions pulmonaires dans un article intitulé: « The unexpendable lung », avec 8 cas à l\u2019appui.Enfin, en juin 1941, Eglec et Wylie parlent du traitement chirurgical de l\u2019empyème et ont rencontré 19 cas de non ré-expansion pulmonaire survenus après 5 ans et plus de traitement, ce qui représentent environ 42.2% des cas ayant eu des empyémes au cours de leur traitement.Voici les facteurs étiologiques de mémes que les données diagnostiques qui, d\u2019après ces auteurs, doivent nous orienter vers un processus de non ré-expansion pulmonaire.Parmi les facteurs intraparenchymateux, nous trouvons: 1° l\u2019occlusion bronchique; 2° la fibrose massive intrapulmonaire due: a) soit au processus de guérison de lésion tuberculeuse; b) soit au processus de fibrose secondaire d\u2019origine pleurale; c) soit enfin à tout processus non spécifique et aux suppurations secondaires aux sténoses bronchiques.Et parmi les facteurs extraparenchymateux mais en rapport avec la cavité pleurale, se trouvent: 1° tout épaississement de la plèvre viscérale dû: soit a) à un hydro pneumo-thorax; b) à un pyo-pneumo- thorax; c) aux oléo-thorax thérapeutiques: d) à un hémo-thorax; tous ces épanchements doivent exister déjà depuis assez longtemps; 2° les adhérences de la plèvre et les adhérences pleuro-pariétales; 3° les fistules bron- cho-pleurales.Enfin l'association des facteurs intra et ertraparenchymateux.Et vous voyez dès à présent combien il est difficile d\u2019évaluer la part exacte et l\u2019importance de chacun de ces facteurs en clinique.SIGNES POSITIFS DU DIAGNOSTIC 1° On ne doit parler de collapsus perpétuel du poumon que lorsque ce dernier, collabé par un pneumo-thorax thérapeutique ou à la suite d\u2019un pneumo spontané, ne se ré-dilate plus, avec persistance d\u2019un espace pleurale libre, une fois les insufflations cessées. PILON: RÉ-EXPANSION PULMONAIRE APRÈS PNEUMOTHORAX 581 2° De petites quantités d\u2019air amènent de grands changements dans les pressions intra- pleurales.3° La fluoroscopie nous montre un poumon fixe malgré le rythme respiratoire.4° La radiographie pulmonaire prise soit en expiration soit en inspiration laisse voir une fonction respiratoire abolie dans le poumon collabé avec épaississement pleural marqué.25/9/41.Calcifications intraparenchymateuses nettement délimitées à gauche.Epaississement des plèvres pariétale et viscérale.5° Une fois les insufflations discontinuées, les pressions intrapleurales deviennent de plus en plus négatives et souvent le liquide apparaît ou, s\u2019il existe déjà, le niveau monte.6° Le médiastin dévie du côté malade s\u2019il n\u2019est pas fixe.7° Le diaphragme peut remonter et, à la longue, il peut y avoir rétraction de la paroi thoracique.Voilà, l\u2019état de la question que J'ai cru bon vous exposer avant d\u2019aborder le cas clinique.Observation.M.A.V., 29 ans, commis de bureau, fait une épisode pleurétique en 1932 qui le maintient toujours asthénique malgré une convalescence bien faite d\u2019un an.En octobre 1934, hémoptisie soudaine d\u2019environ 250 c.c., signe d\u2019alarme qui annonce une poussée évolutive; une radiographie pulmonaire confirme le diagnostic de lésion tuberculeuse.On demande alors son admission au sanatorium du Lac Edouard ou il fait la cure du 12 janvier 1935 au 15 février 1940.Amorce d\u2019un pneumothorax thérapeutique gauche le 4 avril 1935 qui rend bientôt ses expectorations négatives.Apparition d\u2019un épanchement gauche vers la fin de novembre 1935 qui, malgré 3 ponctions évacuatrices, persiste jusqu\u2019en janvier 1938.Le 10 janvier 1940, dernière insufflation au Lac Edouard.Devant l\u2019adhérence de tout le sommet gauche et la positivité des expectorations, on demande son transfert à Cartierville pour « Jacobaeus » possible.En mars 1940, admission à l'hôpital du Sacré- Cœur où on juge le « Jacobaeus » impossible, étant donné l\u2019étendue de l\u2019adhérence apicale.Pour des raisons personnelles, le patient quitte l\u2019hôpital sans congé.Son médecin le suit régulièrement à la fluoroscopie et ne juge pas à propos de le ré-insuffler, vue le collapsus stable du poumon.En juin 1940, douleurs au côté gauche: sensation de gêne thoracique; poussée de température; son médecin constate alors du liquide dans le cul-de-sac gauche; 15 jours plus tard, crachats hémoptoïques durant une semaine.En août 1940, nouveau point de côté à gauche, frissons, poussée de température accompagnée cette fois d\u2019une hémoptysie d\u2019environ 8 onces.En novembre 1940, nouvelle crise de dysnée, toux opiniâtre, poussée de température.On demande alors son admission au Sacré- Cœur où on porte le diagnostic de pneumo- spontané dans un pneumo thérapeutique vieux de 5 ans.Le 3 décembre 1940, on enléve 300 c.c.d\u2019air; pression initiale \u201412+6, pression finale \u201422\u20146.Le malade, à caractère 582 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1942 instable, quitte l'hôpital sans congé, après 5 jours d\u2019hospitalisation.Le patient accuse toujours de la dysnée au moindre effort: gêne thoracique et tiraillement médiastinal.En février 1941, nouvelle hémoptysie; son médecin lui fait alors une ponction et retire environ 900 c.c.de liquide citrin trouble; cessation momentanée de l\u2019hémoptysie.Un mois plus tard, nouvelle ponction sans succès cette fois après 7 tentatives.Le malade se met alors en quête de ponctions chez les médecins parce que, dit-il, 1l se sent très oppressé.Il se croit enfin heureux de trouver un médecin qui se rend à son désir.Ponction évacuatrice d\u2019en- 18/4/42.Niveau liquidien presque complètement disparu.Collapsus à 85%.viron 360 c.c.de liquide citrin trouble.Le 15 mai 1941, autre ponction évacuatrice d\u2019environ 660 c.c.d\u2019un liquide de même aspect.En fin de mai 1941, 3e ponction de 1000 c.c.d\u2019un liquide toujours trouble.Chacune des pone- tions furent accompagnées d\u2019hémoptysies.En août 1941, toux marquée, qui amène des crachats hémoptoïques tous les jours avec intervalle d\u2019'hémoptysie, ayant tendance à augmenter et qu\u2019aucun traitement médical ne pouvait juguler.On m'appelle auprès du malade qui présente un état alors franchement mauvais: facies émacié, exsangue.L\u2019inspection montre un côté gauche complètement immobile a la respiration; l\u2019auscultation donne un tintement métallique dans la région antérieure ce qui nous laisse croire à un pyo ou à un hydro- pneumo-thorax spontané.Une ponction exploratrice nous montre un liquide citrin trouble et l\u2019examen direct ne révèle aucun bacille de Koch ni flore imicrobienne associée; on trouve de rares lucocytes.Les cultures sur gélose et Lowenstein sont négatives.La lecture des pressions intrapleurales nous donne de très grandes oscillations en négative: \u201420, l\u2019autre oscillation dépassant les limites de l'appareil.75 c.c.d\u2019air sont insufflés, pression finale +5 \u20142.Et le lendemain, les expectorations sanglantes cessèrent pour ne plus réapparaître.RÉSUMÉ ET COMMENTAIRES 1° Pneumo-thorax thérapeutique gauche entretenu pendant 5 ans.2° Epanchement durant 2 ans ct 2 mois, d\u2019octobre 1935 à janvier 1938.3° Second épanchement qui dure 14 mois de juin 1940 à septembre 1941.4° De janvier 1940 à septembre 1941, aucune ré-insufflation et, durant ce laps de temps, au lieu de ré-expansion pulmonaire le malade accuse, à différentes reprises, des quintes de toux.des malaises, des points de côté, des poussées de température accompagnées d\u2019ascension du niveau liquidien et d\u2019hémoptysies.5° Reprise du pneumo-thorax après 20 mois d\u2019abandon en septembre 1941 avec de petites quantités d\u2019air, à tous les mois 100 à 150 c.c.d\u2019air pour finir en pression +10; comme résultat: aucun crachement de sang et le liquide est presque totalement disparu jusqu\u2019à maintenant.Vous avez ici un poumon collabé et fixé par une coque pleurale extensive.Bien que l\u2019analyse du parenchyme pulmonaire soit presque ee PILON: RÉ-EXPANSION PULMONAIRE APRÈS PNEUMOTHORAX 583 impossible aux rayons X, on peut distinguer des placards de fibrose intraparenchymateuse, une adhérence de tout le sommet qui maintient une cavité ouverte.Il est difficile d\u2019apprécier à la simple clinique l'importance de ces différents facteurs étiologiques provoquant la non ré-expansion.Sans vouloir entrer dans toutes les considérations pathogéniques de l\u2019hémoptysie, je crois que la théorie de l\u2019Ecole italienne sur le traumatisme respiratoire, ici, exacerbé par le coup de toux et grandement exagéré par suite de l\u2019existence de l\u2019adhérence de tout le sommet, nous donne une explication satisfaisante.En plus, il faut faire part des tractions constantes imprimées au niveau de la caverne du sommet et du méd'astin à la faveur des modifications des tensions intrapleurales qui se font nécessairement dans tout collapsus perpétuel non entretenu par des ré-insufflations périodiques, d\u2019où équilibre établi dès la reprise des insufflations et la cessation des hémoptysies.Quant à la nature et au mécanisme phy- sico-pathologique de l\u2019épanchement, je me garde bien de conclusion tranchée: ce futun malade traité à domicile et, forcément, beaucoup d\u2019analyses manquent parce qu\u2019elles exigent le milieu hospitalier.S\u2019est-il agi, d\u2019un hydro- pneumo-thorax?D'un pneumo-thorax spontané et de ses conséquences?D\u2019un pyo-pneumo- thorax?D'une fistule pleuro-pulmonaire?Autant de questions qui nous laissent malheureusement dans le domaine de l\u2019hypothèse, parce que: 1° L\u2019analyse du liquide pleural n\u2019a pas été poussé jusqu\u2019à l\u2019noculation au cobaye pour prouver l\u2019absence du bacille de Koch.2° La méthode colorante n\u2019a pas été employée pour mettre en évidence une fistule pleuro-pulmonaire possible.3° Enfin l\u2019étude de la composition des gas intrapleuraux (teneur en oxygène) n\u2019a pas été faite pour prouver l\u2019existence d\u2019un pneumo-thorax spontané et de ses conséquences: épanchements et pénétration d'air, d\u2019où augmentation passagère des tensions intrapleurales.Une lecture des tensions prises à l\u2019occasion d\u2019une de ces montées liquidiennes donna en initiale \u201412+6, ce qui nous laisserait croire plutôt à l\u2019hypothèse d\u2019un pneumo spontané.Somme toute, que la formation liquidienne soit due à un hydro-pneumo-thorax ou à un pneuino spontané ou encore à une fissure ou fistule pleuro-pulmonaire, nous ne sommes que devant un fait et je crois sincèrement qu\u2019on peut admettre, dans notre cas, comme une des causes favorisant ces épanchements, un déséquilibre certain des tensions intrapleurales, étant donné que nous avons eu affaire à un collapsus perpétuel du poumon présentant un espace pleural libre (« Dead pleural space » des Anglais) sans ré-insufflation périodique depuis plusieurs mois, ce qui favorisait la réouverture momentanée d\u2019une fistule ou fissure possible et je dis momentanée, parce que nous avons déjà eu des pressions très fortement négatives en septembre 1941.Dès à présent, la continuation du pneumo-thorax donne lieu, il me semble, au maintien d\u2019un certain équilibre tensionnel intrapleural et permet d\u2019éviter alors des complications immédiates telles que: hémoptysies, apparition de nouveaux épanchements, ce qui semble vouloir se confirmer depuis plus de 7 mois.CONCLUSION THÉRAPEUTIQUE Nous avons affaire ici, c\u2019est évident, à un mauvais pneumo-thorax thérapeutique qui, en plus d\u2019être ineffectif, amena une des complications éloignées de ce traitement: le manque de ré-expansion pulmonaire.Notre malade est donc en face de deux alternatives: ou continuer les ré-insufflations périodiques sa vie durant, ou envisager le collapsus chirurgical.Les meilleures chances de guérison demeurent naturellement dans le collapsus permanent de l\u2019espace pleural du poumon sous-jacent par thoracoplastie.Il faudra donc envisager l\u2019opération à un temps choisi quand le patient sera en meilleure condition et les chances de succès améliorées. 584 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1942 BIBLIOGRAPHIE 5.M.PINNER: « Physiological principals of collapse therapy and patholo f pul ll > 1.R.G.BLOCH, TUCKER et ADAMS: «Standards Ch > Lu a 50 ° The coll 700066 and criteria of the pneumothorax therapy.» ap.et 4, pp.44-90, mn e collapse therapy Journal of Thoracic Surgery, 10: 310 (février) of pulmonary tuberculosis.John Alexander, Balti- 1941.more, 1937 2.P.VERAN: La cessation du pneumothorax artificiel.Paris, 1931.Doin, éditeur 6.EGLEE et WYLIE: «Empyema and unexpand- able lung.» Journal of Thoracic Surgery (juin), 3.L.DE WECK: Efeet éloigné du pneumothorax 1941.thérapeutique.Masson et Cie, Paris, 1932.4.J.E.FARBER et N.S.LINCOLN: « The un- EGLEE et WYLIE: « Following Artificial Pneu- expandable lung.» American Review of Tuber- mothorax for Tuberculosis.» Journal of Thoracic culosis, 40: 704 (décembre) 1941.Surgery, 10: 603 (août) 1941. UN CAS DE HOQUET ! Par E.THIBAULT, Chef du Service de Médecine à l\u2019hôpital Général de Verdun (Montréal).Observation.Le 31 décembre 1935, on opérait mademoiselle M.C., âgée de vingt ans, pour appendicite subaigué.Elle avait été admise à l\u2019hôpital pour des douleurs abdominales, de la constipation et des vomissements occasionnels.Le tout avait débuté quelque dix ans auparavant et ces troubles réapparaissaient à différents intervalles.La patiente avait une céphalée presque continuelle.Comme antécédents personnels, on notait qu\u2019elle était restée pensionnaire dans un couvent, de 5 à 18 ans, qu\u2019elle avait eu la rougeole, la coqueluche, la diphtérie.Ses menstruations n\u2019étaient apparues qu\u2019à l\u2019âge de 17 ans, toujours très douloureuses, irrégulières, pouvant même ne pas se montrer durant plusieurs mois.Constipation opiniâtre.À l\u2019intervention, le chirurgien, le docteur Prince en l\u2019occurrence, trouva un appendice long, dur, et un cæcum rempli de gaz; le laboratoire porta le diagnostie d\u2019appendicite sub- aiguë.La malade se comporta assez bien durant les dix premiers jours après l\u2019opération, sans hyperthermie.Les intestins, cependant, furent encore paresseux, et malgré l\u2019emploi de toute la médication connue, ce ne furent que des lavements répétés, des entéroclyses, qui donnèrent des résultats.Vers le 15ième jour après l\u2019opération, la patiente devint plus nerveuse et elle commença de vomir; son débit urinaire diminua.Elle ne présenta pas d\u2019hyperthermie.L\u2019on institua un traitement opothérapique: extraits thyroidiens et ovariens.Les choses s\u2019aggravèrent et la malade tomba dans un état de prostration profonde.Le 20 février, un hoquet incoercible 1.Communication à la Société ; Médicale de Montréal, séance du 7 avril 1942.s\u2019installa, et elle nous avoua en ce moment que dès son jeune âge, ce hoquet se montrait et qu\u2019il revenait à différents intervalles.Nous ne fûmes pas alarmiste d\u2019abord, nous avons rassuré la malade en lui affirmant que cela ira mieux.Mais loin de s\u2019en aller, le hoquet persista et s\u2019installa également la nuit.Tous les traitements furent essayés: chloral, rayons X, antispasmodiques, chloroforme, persuasion, mica-panis, massage de la colonne vertébrale, pressions sur les vertèbres, non par un charlatant mais par un médecin expert, rien n\u2019y fit.Il ne céda qu\u2019apres trois semaines.Durant ce temps, on lui faisait un lavement baryté, le 27 février 1936, qui montrait une énorme distension atonique de tous les segments du côlon, avec stase presque complète, l\u2019évacuation étant presque nulle.Je puis dire qu\u2019elle avait eu ses menstruations le 4 janvier, ainsi que le 27 février; elles n\u2019avaient duré que 2 jours, mais c\u2019était mieux qu'auparavant.Le 24 mars, quelques jours après que le hoquet eut cessé, que le calme se fut rétabli, on fit un nouveau lavement baryté de contrôle: le remplissage du côlon se fit normalement jusqu\u2019au cæcum; l\u2019apparence du côlon fut tout a fait normale bien que quelque peu distendue; on ne voyait aucun rétrécissement; la malade n\u2019évacua que très incomplètement cependant.La patiente continua de s\u2019améliorer de jour en jour et elle nous quitta le 2 avril pour aller chez l\u2019une de \u2018ses sœurs, à la campagne.Nous lui prescrivions certains remèdes, extraits ovariens en particulier, et nous lui conseillions de bien surveiller ses intestins.Inutile de vous dire que, durant son séjour à l\u2019hôpital, nous avions fait toutes les analyses d\u2019usage et qu\u2019elles n\u2019avaient révélé rien de particulier.La patiente était sortie de l\u2019hôpital le 2 avril 1936.Elle nous revint le 12 juillet 1937, avec 586 un hoquet qui persiste depuis 15 jours, et des vomissements après ses repas.Il faut dire qu\u2019à ce moment-là elle n\u2019avait pas eu de menstruations depuis 3 mois.Connaissant très bien son état général, nous instituâmes immédiatement un traitement énergique d\u2019extraits glandulaires, thyroïdiens et ovariens; les entéroclyses se succédèrent et nous nous efforçâmes pour avoir une diurèse plus abondante.Rien n\u2019y fit.L\u2019état s\u2019aggrava, la patiente ne dormait plus, elle ne pouvait être 30 minutes, même la nuit, sans avoir le hoquet.Nous demandâmes au docteur Prince de faire un toucher et de nous dire ce qu\u2019il pensait du cas.Notre arsenal thérapeutique était épuisé et nous penchions fermement pour une laparatomie exploratrice.Le 20 juillet, le docteur Prince examina la patiente: l\u2019utérus est mou, le col long et ramolli.Il intervint; 1l trouve des kystes aux deux ovaires et un petit utérus; il pratique une hystérectomie sub-totale et une ovariectomie bilatérale.Les suites opératoires furent normales pour les premiers huit jours: la patiente eut quelques vomissements et c\u2019est tout, le hoquet disparut, mais pas pour toujours.10 jours après l\u2019opération, il réapparut.L\u2019on se dit: c\u2019est le choc de la castration, il ne durera pas.Nous nous sommes efforcé à trouver un traitement qui soulagerait; nous n\u2019y réussimes guère.Ce qui calma le plus notre malade, ce furent des injections intraveineuses de Somnifène (2 ampoules).Elle reposait deux heures et, immédiatement après, le hoquet et les vomissements recommençaient.La malade s\u2019épuisa, le cœur s\u2019en alla; elle refusa toute alimentation ; nous lui donnions du sérum, tout en surveillant sa diurèse.On administra la malade et cet état de choses dura jusqu\u2019au 10 août.Nous avons décidé alors de lui faire une phrénicectomie, mais auparavant, nous voulions nous assurer de ce que l\u2019on peut attendre de cette intervention.Aussi, commençons-nous par une cocaïnisation du phrénique et, à l\u2019aide d\u2019une L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1942 solution de cocaïne à 1%, l\u2019interne fit l\u2019infiltration du nerf phrénique droit.Le hoquet et les vomissements cessèrent immédiatement.La malade recommença de prendre quelque nourriture, l\u2019amélioration se continua.Le 24 août, le docteur Prince fait la phréni- cectomie à droite.Le hoquet cesse immédiatement.La patiente reprit goût à la vie, elle s'alimenta mieux de jour en jour, ses urines se firent plus abondantes; en un mot, l\u2019état général s\u2019améliora et la patiente nous quitta le 12 octobre avec la pensée de nous revenir dans quelques mois pour que nous puissions traiter son mégacôlon; car je dois vous dire qu'avant son départ, nous lui avons fait un lavement baryté qui révéla à la radiographie que le mégacôlon existait.Mais la patiente n\u2019eut pas à revenir.Quelques semaines plus tard, se sentant plus forte, elle s\u2019engageait dans un hôpital, ici à Montréal, et y travailla deux ans et demi.Actuellement, elle est employée par la fabrique de munitions de Saint-Paul-l\u2019Ermite.Le hoquet n\u2019est jamais réapparu, les intestins fonctionnent facilement, sans remèdes.Notre ex- malade a plus que jamais l\u2019idée et le goût de vivre.Le mois dernier, nous tirions une radiographie des poumons de mademoiselle M.C.Nous voulions savoir ce qu\u2019il était advenu de l\u2019hémi- diaphragme droit.Mais la scopie est plus concluante; on y voit que les deux diaphragmes s\u2019abaissent normalement, mais que le droit est un peu en retard sur le gauche.Il n\u2019y a plus de mouvement de bascule et le signe de Kien- boech n\u2019existe plus.Enfin, c\u2019est un hémidia- phragme qui a repris son jeu normal.* * * Telle est l\u2019histoire de cette jeune fille qu\u2019une phrénicectomie a certainement sauvée de la mort et, avec une hystérectomie, l\u2019a délivrée d\u2019un hoquet qui datait de 15 ans.* LA CHIRURGIE EN PROVINCE Myome du grêle Par Guy d\u2019ARGENCOURT, F.R.C.S.(C), Chirurgien en chef à l\u2019hôpital Sainte-Croix de Drummondville.Observation.Le 24 septembre 1941, à 7.30 p.m., est admise Mme A.S.P., 47 ans, pour un syndrome aigu de l\u2019abdomen sur lequel a été posée à domicile une première étiquette d\u2019appendicite aiguë.Patiente très pâle, faciès douloureux et anxieux, pouls petit à 128.respiration courte à 24, température à 99 2/5.Ce tableau a pour point de départ apparent un palper abdominal fait une heure et demie auparavant pour des malaises vagues à l\u2019abdomen qui durent depuis une quinzaine et dont l\u2019épicentre, si l\u2019on me permet le mot, paraît être à mi-chemin entre les points vésiculaire et appendiculaire.La veille, la patiente a fait une petite crise de lipothymie vers minuit.Dans les antécédents: père mort d\u2019un cancer du rectum; elle-même a eu la scarlatine, la diphtérie et des troubles urinaires il y a onze ans pour lesquels une pyélographie fut faite à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.A cette occasion, on lui aurait dit qu\u2019il semblait y avoir quelque chose d\u2019anormal à l'intestin, mais les recherches ne furent pas poussées plus loin.La patiente digère mal depuis des années.Histoire génitale limpide, ménopausée à 42 ans.À l'examen: abdomen souple sauf à l\u2019hypocondre droit où il y a empâtement pour ne pas dire défense musculaire.Douleur généralisée, mais plus accentuée au carrefour hépatique et au point appendiculaire.Je veux faire l\u2019examen gynécologique, mais lorsqu\u2019on veut faire soulever la malade pour l\u2019installer sur une bassine à douche, elle accuse une douleur telle à l\u2019hypocondre droit accompagnée de suffocation, qu\u2019il faut y renoncer.Analyse d\u2019urines: traces de pigments biliaires.Deuxième étiquette, la mienne: cholécystite aiguë avec perforation probable.La patiente reçoit 1000 c.c.de sérum I.V.et la préparation pré-opératoire habituelle.Anesthésie au cyclopropane commencée à 9.30.Opération à 9.45.Laparatomie para-mé- diane droite sous-ombilicale.L\u2019abdomen est rempli de sang.L'incision est prolongée vers le pubis.Tumeur sur le bord libre du grêle, un peu plus près du duodénum que du cæcum, adhérente au fond vésical et très vaseularisée par le méso-intestinal.La tumeur est libérée et réséquée au dépend d\u2019un lambeau intestinal longitudinal.Suture de l\u2019intestin en deux plans.L\u2019estomac et la vésicule sont normaux.Sur le bord inféro-externe du lobe droit du foie il y a, sous la capsule, une masse noirâtre de la grosseur d\u2019une petite orange qui fait penser à un infarctus.Fermeture en deux plans sans drainage.Transfusion de 450 à 500 c.c.de sang à la patiente qui paraît agonisante.La pièce est envoyée au laboratoire.Opération terminée à 11.15.Dans les heures qui suivent, l\u2019état de la patiente s\u2019améliore sensiblement et elle quitte l'hôpital le 24e jour avec un état général très satisfaisant.Revue dans la suite, elle est non seulement bien mais ne présente plus ces troubles digestifs dont elle souffrait depuis quelques années.Voici maintenant le rapport de l\u2019examen histologique de la pièce fait par le Dr L.C.Simard de l\u2019hôpital Notre-Dame.« La tumeur pèse 396 grammes.Elle mesure 1315 em.de long, par 7 em.de large, par 7 cm.de haut; elle est légèrement incurvée et prend la forme d\u2019un rein.À la coupe, le centre est occupé par une cavité remplie d\u2019œdème.L\u2019un des pôles est diffusément infiltré par une hémorragie .abondante interstitielle, qui s\u2019étend jusqu\u2019à la surface de la tumeur.Il y a donc eu d\u2019importants troubles de vascularisation dans la 588 masse tumorale.Au microscope, la tumeur est constituée par des faisceaux de cellules allongées a protoplasme acidophile, orientées dans tous les sens et ne renferment qu\u2019une tres faible quantité de fibrilles collagenes.La richesse en cellules et la pauvreté en substance fondamentale expliquent l\u2019état charnu et mou de la tumeur.À cause du point d\u2019implantation de la tumeur et de l\u2019acidophilie des protoplasmes, je crois qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un myome (plutôt que d\u2019un fibrome) de la musculature intestinale, et qui par son poids s\u2019est extériorisé et pédiculisé.Les mitoses sont excessivement rares.Le pro- nostie paraît done plutôt favorable.» Commentaire Devant le mauvais état de la patiente à son arrivée, j'ai eu un peu la tentation d\u2019attendre quelques heures afin d\u2019améliorer son état; je crois heureux de n\u2019y avoir pas cédé.Après coup, les symptômes de la malade s\u2019expliquent à mon avis assez facilement.Le malaise hépatique qui durait depuis une quinzaine est sans doute dû à cet infarctus du lobe L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1942 droit du foie.L\u2019hémorragie a probablement connu deux temps; un premier à cette crise de lipothymie vers minuit la veille de son admission, et un deuxième lors du palper abdominal un peu trop chercheur fait à domicile.Cette douleur intense, suffocante, quand j'ai voulu faire l'examen gynécologique pourrait s\u2019expliquer par l\u2019irritation diaphragmatique du sang libre dans l\u2019abdomen.Entre parenthèses, c\u2019est ur signe que J'ai constaté plusieurs fois dans les hémorragies considérables et libres de la cavité abdominale.Le fait que la patiente était ménopausée et que je ne sentais aucune masse à la palpation me permettait d\u2019écarter la possibilité d\u2019hémorragie par grossesse ectopique ou volvulus quelconque; je ne prêtai donc pas d\u2019importance à ce signe du diaphragme et le mis sur le compte d\u2019une cholécystite probable.Ces tumeurs bénignes de l'intestin, tout en n\u2019étant pas des raretés, ne sont pas sans nous occasionner de ces surprises surtout quand elles se compliquent d\u2019une hémorragie considérable. STÉNOSE HYPERTROPHIQUE DU PYLORE ! Par J.-B.BOMBARDIER, Médecin de l\u2019hôpital Général de Verdun (Montréal).Nous devons la connaissance de cette affection au travail que Hirschsprung (de Copenhague) publia en 1887.Mais le travail le plus complet est celui de MM.Péhu et X.Pi- nel publié en 1921 sous le nom de maladie pylorique du nourrisson (1).La sténose hypertrophique du pylore est caractérisée par l\u2019hypertrophie des couches musculaires du pylore, particulièrement des fibres annulaires; cette malformation congénitale détermine un rétrécissement plus ou moins marqué de cet orifice.La maladie pylorique du nourrisson épargne relativement les races slave et latine; elle est fréquente dans les races anglo-saxonne et germanique.On la trouve plus souvent dans le sexe masculin et elle atteint de préférence les enfants premiers-nés et elle n\u2019a aucun rapport avec le mode d\u2019allaitement.Le vomissement fréquent, incessant est le symptôme principal de la sténose congénitale.Mais, fait singulier, ce symptôme n\u2019apparaît pas en général dès les premiers jours après la naissance, mais d\u2019ordinaire après le 10e jour, rarement après le 2e mois.Le vomissement bénin devient plus tard incoercible et explosif, se produisant dès le début de la têtée ou dans le premier quart d\u2019heure.Jamais on ne trouve de bile dans les matières vomies.Celles-ci sont constituées par les aliments, du mucus et du suc gastrique.On y trouve parfois du pus ou des traces de sang.Leur volume peut dépasser celui du dernier repas à cause de la rétention du repas précédent.Les autres symptômes sont secondaires aux vomissements, et nous les trouvons dans le 1.Communication à la Société Médicale de Montréal, le 7 avril 1942.tableau clinique suivant décrit par Mar- fan (2).« Lorsque des vomissements incessants apparaissent avant le 30e jour de la vie et n\u2019ont plus cessé, quand il y a une constipation opiniâtre et continue, quand l\u2019émaciation a atteint rapidement un très haut degré, quand il y a de l\u2019oligurie et des phases d\u2019anurie, quand on constate des mouvements péristaltiques visibles (de l\u2019estomac), et qu\u2019on perçoit une tumeur pylorique bien caractérisée, quand l\u2019exploration par le tubage et la radiologie montre l\u2019existence d\u2019une stase prolongée des aliments et une évacuation pylorique presque nulle ou très incomplète et très tardive, on peut affirmer qu\u2019il y a sténose pylorique congénitale.Malheureusement, ce tableau caractéristique est inconstant; il fait régulièrement défaut au début et ne se montre que lorsque l\u2019affection a duré un certain temps.» À ce tableau, on peut ajouter un symptôme décrit par Feer.Il consiste en un plissement du front qui disparaît à mesure que la maladie s\u2019améliore.Il n\u2019y a guère que 3 ordres de symptômes qui puissent servir au diagnostic précoce.1.La constipation et examen de l\u2019abdomen.mena) La constipation est une conséquence de la sténose pylorique.Les selles sont foncées comme du méconium et dans les cas graves elles ont l\u2019aspect des _selles dites « hunger stool ».b) Examen de abdomen: La localisation du météorisme a la moitié sus-ombi- licale de l\u2019abdomen, et la perception de mouvements péristaltiques nettement visibles, violents, fréquents, surtout précoces. 590 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.A.N.\u2014 Montréal.juin 1942 2.Exploration radiologique.Contractions péristaltiques violentes et de grande amplitude, alternant avec des phases de fatigue, contractions d\u2019ailleurs inefficaces; retard très notable et insuffisance marquée de l\u2019évacuation gastrique.3.Epreuves du traitement médicale.Nous nous permettrons d\u2019illustrer ce tableau par un cas typique que nous avons reçu dans le service de pédiatrie de l\u2019hôpital Général de Verdun, le 17 janvier 1942.Observation.C\u2019est un bébé de sexe masculin, âgé d\u2019un mois, et né à terme d\u2019une mère en bonne santé.Il pesait à la naissance 9 livres et 5 onces.Les trois premiers jours, il fut nourri au sein; ensuite au lait de vache coupé d\u2019une égale quantité d\u2019eau et sucré à 5%.Il vomit depuis 4 jours; les vomissements sont incessants, incoercibles et explosifs, et ne contiennent pas de bile.Il ne pèse plus que 7 livres et 7 onces et présente un aspect squelettique.Le front est plissé, la bouche est très grande et la muqueuse très rouge.Il y a du météorisme et des mouvements péristaltiques localisés à la moitié sus-ombilicale de l\u2019abdomen.La garde-malade note au dossier que l\u2019enfant est affamé et qu\u2019il vomit beaucoup plus qu\u2019il mange; et qu\u2019il est constipé et ne passe que de très petites selles foncées et gélatineuses.Voici le rapport de l\u2019examen radiologique fait par le Dr Panneton: « Quatre heures après la prise d\u2019un lait ba- ryté, l\u2019estomac est encore rempli.Très peu de liquide opaque est passé dans l\u2019intestin.Sténose pylorique.» Le 23 janvier, le Dr Prince fait la pyloro- tomie extra-muqueuse et trouve un pylore de consistence cartilagineuse de la grosseur du pouce.Depuis le bébé n\u2019a plus jamais vomi.Nous voyons là les indications de l\u2019intervention chirurgicale.En effet, si la radiologie montre une sténose complète, ou si l\u2019état générale s'aggrave rapidement, on ne doit pas retarder l\u2019intervention, puisque la médication Êet la diète sont impuissantes.L'opération de choix est la pylorotomie ex- tra-muqueuse de Ramsted: le pylore doit être incisé dans toute sa longueur et jusqu\u2019à la muqueuse; la séreuse est incisé au bistouri et la myotomie est faite à l\u2019aide d\u2019un instrument à pointe mousse.On ne suture pas la séreuse.L'opération ne doit durer que quelques minutes.On se sert d\u2019un peu d\u2019éther comme anesthésique.La réalimentation est précoce: 2 heures après 10 gms du mélange; 2 heures après 15 gms; 2 heures après 20 gms; 25 gms après 24 heures et 30 gms le 3e jour.Traitement médical.Comment pouvons-nous en expliquer la possibilité lorsqu'il s\u2019agit d\u2019une malformation congénitale?1.La croissance produit graduellement un élargissement de la lumière du canal pylorique.2.Le pylorospasme, qui accompagne d\u2019ordinaire la sténose pylorique, diminue avec l\u2019âge.a) Alimentation maternelle.b) Alimentation artificielle, seule ou comme complément de la première.En général: lait eau sucre moins de 6 semaines 1 1 7% plus de 6 semaines 2 1 5% Certains cas: lait écrémé et 2% de fleur de blé.Les vitamines sont fournies par l\u2019extrait de malt, l\u2019huile de foie de morue, le jus de fruit, ou bien sont données en injection quand l\u2019état général est très mauvais.Contre la déshydratation: sérum salé et glucosé s.c., 150 à 200 c.c.Voici la technique de l\u2019alimentation: 10 repas par jour, chacun de 30 gms; 48 heures sans 0 Jen BOMBARDIER: STÉNOSE HYPERTROPHIQUE DU PYLORE vomissements avant d'augmenter, généralement de 50 gms à la fois tous les 2 ou 3 jours.Quand le total des 24 heures est de 500 à 600 gms on réduit le nombre des repas à 8 puis à 6 par 24 heures.c) Médication.Bismuth, belladone, atropine, Gardénal, etc.Le plus effectif serait l\u2019eumydrin (méthyl- nitrate atropine) 50 fois moins toxique que l\u2019atropine, alors que le dosage thérapeutique n\u2019est que 4 à 5 fois celui de l\u2019atropine.Les derniers travaux conseillent la solution alcoolique suivante: Eumydrin 0.50, Alcool con.50 c.c., parce qu\u2019elle a de nombreux avantages.Absorbtion directe de la préparation par la muqueuse buccale, et cela en dépit des vomissements, et conservation indéfinie qu\u2019on n\u2019a pas en solution aqueuse.On donne une goutte par 591 Jour, puis on augmente d\u2019une goutte par jour jusqu\u2019à ce que les vomissements soient moins graves.On excède rarement 3 à 5 gouttes par jour.La toxicité se traduit par la rougeur de la face.Les auteurs scandinaves réclament .un succès supérieur à celui de la chirurgie.BIBLIOGRAPHIE 1.PEHU et PINEL: « La maladie pylorique du nourrisson.» Le Nourrisson, sept.-oct.1921.2.A-B.MARFAN: Les affections des voies digestives dans la première enfance.1923.3.Roald RINVIECK: Acta Paediatrica, 27: fasc.3; 1940.4.PFAUNDLER et CHLOSSMAN : The discases of children.Lippincott, éditeur, 1935.5.GRIFFITH et MITCHELL: Diseases of Infants and Children.McAinsh, éditeur, 1937. 592 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1942 Bulletin de l'Association des (Dédecins de Langue Française de Amérique du Mord (Fondée à Québec en 1902) L'Union \u2018(Médicale DU Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 71 \u2014 N° 6 Montréal, juin 1942 LE TRAITEMENT DE LA POLIOMYÉLITE PAR LA MÉTHODE DE SISTER KENNY! Elizabert Kenny est une infirmiére de Brisbane en Australie.Elle s\u2019intéresse depuis 1911 au traitement de la poliomyélite.Ses travaux ont été reconnus par le gouvernement de son pays et sa méthode de traitement a depuis longtemps fait ses preuves.Le monde scientifique, longtemps sceptique, admet aujourd\u2019hui l\u2019excellence des procédés thérapeutiques de Sister Kenny.et les grandes cliniques américaines ouvrent leurs portes et leurs laboratoires à l\u2019infirmière australienne.Au Canada, on songe à envoyer auprès d'elle des infirmières qui se spécialiseront dans cette nouvelle application de la physiothérapie.Il faut dire tout d\u2019abord que le procédé de Sister Kenny n\u2019a rien à voir avec la vaccinothérapie, la sérothérapie ou la méthode physiothérapique de Bordier.Elle ne s\u2019attaque pas a la cause biologique de la maladie mais a la cause de ses premiers effets a la phase aiguë.Sa méthode est néé de l\u2019observation de faits que l\u2019on pouvait étudier depuis de nombreuses années mais qui avaient échappé aux cliniciens les plus avertis.Sister Kenny a fait, en somme, de la 1 clinique, et de la clinique a la portée de \u2019 tout médecin.Elle a observé le comportement des muscles atteints et là où tous les 1.Pohl.John F.: «The Kenny treatment of anterior Poliomyelitis .» J.A.M.A, 118: 1429 (25 avril) 1942.Daly, Mary M.I.& Al: «The early treatment of Poliomyelitis.» J.A.M.A., 118: 1433 (25 avril) 1942.médecins ne voyaient avant tout qu'un état de flaccidité, elle a discerné un élément de spasmodicité.C\u2019est dans la méditation de ce phénomène de spasmodicité qu\u2019elle a élaboré le procédé thérapeutique qui la range parmi les grandes bienfaitrices de l'humanité.Ses travaux ne viennent en contradiction avec aucune des grandes recherches en cours d\u2019élaboration parce qu'ils s'adressent à des constatations spécifiques apparaissant à une période déterminée de la maladie.Ses observations ne portent pas sur l'aspect bactériologique ou épidémiologique de la question; elles sont dirigées uniquement sur la thérapeutique rationnelle des désordres musculaires a la phase aigué.Selon la conception de Sister Kenny, il existe à la période aiguë trois signes exclusivement musculaires qu\u2019il faut bien connaître et rechercher: ces signes sont le spasme musculaire, l\u2019aliénation mentale du muscle et l\u2019incoordination fonctionnelle du muscle.Il est manifeste qu\u2019une telle conception vient en désaccord avec celle qui voit dans le muscle paralysé un organe frappé de flaccidité absolue et qui ne peut, par conséquent, manifester aucune incoordination.Le spasme musculaire est le symptôme le plus précoce et il doit être considéré comme le facteur le plus redoutable à cause de ses effets tardifs irréparables.Même au cas de paralysie très légère, à peine perceptible, le spasme demeure une cause de dégâts ultérieurs.La douleur qui accompagne le spasme est habituellement causée par celui- ci; du reste, 'application du traitement fait rapidement disparaitre cette douleur.Le spasme musculaire a pour effet immédiat de raccourcir le muscle; or, c\u2019est précisément ce raccourcissement qui amène les difformités ultérieures.On sait combien fréquentes sont ces difformités, même chez les enfants qui ont une polyomyélite sans paralysie.Le relâchement de ce spasme est le but principal de la méthode de Sister Kenny.ql ÉDITORIAL La douleur et la limitation du jeu articulaire mettent habituellement le clinicien en alerte; le spasme est à la base de ces phénomènes initiaux.Les manœuvres seront alors réduites au minimum et on commencera immédiatement les fomentations humides chaudes que l\u2019on renouvellera toutes les deux heures, 12 heures par jour jusqu'à cessation du spasme, soit en moyenne, une dizaine de jours.Il faut aussi songer au fait suivant très important: tant qu\u2019un muscle donné est en état de spasme, son antagoniste a tendance à devenir inactif puisque sa contraction provoque de la douleur dans l\u2019agoniste spasmé.Par conséquent, cet antagoniste inactif, bien que non paralysé va s\u2019atrophier.On dirait parfois qu\u2019il est paralysé tant le mécanisme de défense antalgique est vigilant.Les choses se passent comme s\u2019il était isolé du centre volitionnel qui régit le mouvement, d\u2019où la terminologie un peu spéciale de Sister Kenny: aliénation mentale du muscle.On évitera cette complication en attirant l'attention du malade sur l\u2019existence fonctionnelle de ce muscle antagoniste et en l\u2019invitant à le faire fonctionner mentalement.On peut, doucement, en stimuler électriquement les terminaisons nerveuses et on peut faire faire à l'articulation des mouvements très légers, suffisants pour que le malade ait conscience de l\u2019existence de son antagoniste momentanément inactif.Le mouvement volontaire du groupe agoniste-antagoniste ne sera permis que lorsque le retour fonctionnel sera jugé satisfaisant.Ces remarques soulignent assez nettement ce que Sister Kenny appelle l\u2019incoordination musculaire; c\u2019est précisément cette rupture de l'équilibre dans le système agoniste-antagoniste lorsque l\u2019un des éléments du système est spasmé et que des groupes musculaires voisins viennent remplacer imparfaitement les antagonistes que la douleur rend inactifs.La méthode n\u2019utilise aucun appareil de contention, ni immobilisation.Il s'agit d\u2019éviter la contracture, et on ne l\u2019évite pas par la contention.Le malade est placé dans 593 son lit et est invité a prendre la position normale de repos.Les malades traités et suivis par cette méthode n\u2019ont pas de rigidité articulaire ni troubles trophiques, et surtout ils ne présentent pas de difformités en dépit du fait qu\u2019ils ne sont soumis à aucune sorte d\u2019appareillage.Cette méthode constitue un système thérapeutique original et nouveau, basé sur la physiologie pathologique neuro-musculaire de la maladie.Il faut l\u2019appliquer au tout début et il est indispensable que les infirmières à qui l\u2019on confie ces malades soient parfaitement au courant de la physiologie des muscles.Nous formulons le vœu que nos hôpitaux prévoient l'éventualité d\u2019un épidémie prochaine et songent dès aujourd\u2019hui à entrai- ner un personnel bien au courant du système thérapeutique de Sister Kenny.Jean SAUCIER.ee ee LE TRAITEMENT DES BRÛLURES ET DU CHOC Cet article n\u2019est pas le résultat de nos expériences personnelles.C\u2019est un rapport de la conférence donnée à Providence, R.I.par le docteur Oliver Cope, en avril 1942.Le docteur Cope est membre du bureau médical du « Massachusetts General Hospital» à Boston (Mass.).La question des brûlures est toujours d'actualité et je crois que nos médecins seront intéressés dans le rapport de cette conférence.La guerre n'est pas encore ici, mais Un grand nombre de médecins seront appelés à servir.De plus, qui de nous peut être certain qu\u2019il n\u2019y aura pas de bombardements multiples ou isolés.Les progrès de l\u2019aviation sont si rapides de nos jours, que l\u2019on mentionne à peine le fait qu\u2019un avion peut traverser l'Atlantique dans l\u2019espace de 6 heures et demie.Si nous sommes assez malheureux pour subir des bombardements, les hôpitaux des environs et même éloignés 094 seront appelés à traiter 100, 200 malades et même plus sans avertissement de plus d\u2019une heure et parfois moins.Le personnel d'un hôpital peut être si occupé, que les médecins et gardes-malades n\u2019ont de temps que pour les traitements d\u2019urgence.On rapporte qu'après l\u2019incident de Pearl Harbor, le personnel des hôpitaux était si pressé de toutes parts, qu'on n'a pas pu prendre la température des malades pendant trois jours.Pour traiter avec succès les malades brûlés par le feu ou les explosions, il faut avoir une provision de plasma sanguin considérable.C\u2019est la base du traitement.Un bon moyen d'augmenter la provision de plasma dans la «banque de sang y, c\u2019est de demander au malade qui a besoin d\u2019une transfusion, de se chercher 5 donneurs.Assez souvent on aura besoin du sang d\u2019un ou de deux.Dans ce cas, le sang des autres donneurs ira augmenter la provision de plasma dans la « banque de sang».Dans certains centres, on s'approvisionne avec le sang de donneurs volontaires.Dans la pratique, on évalue la quantité de plasma sanguin qui doit être donné à un accidenté brûlé, comme suit: pour chaque 10% de la surface brûlée du corps, on donne un litre de plasma sanguin par 24 heures.Un moyen rapide de calculer l\u2019étendue d\u2019une surface brûlée chez un patient, est de suivre les données de Berkow.Voici: La tête et le cou forment 6% de la surface du corps.Le tronc: 38%.Les deux extrémités supérieures: 18%.Les bras: 13%.Les mains: 415%.La partie antérieure du tronc avec les organes génitaux: 20%.La partie postérieure du tronc: 18%.Les extrémités inférieures: 38%.Les cuisses et les fesses: 19%.Les jambes: 12 6/10%.Les pieds: 6.3%.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1942 Si un patient a les extrémités inférieures brûlées, il devra recevoir trois litres de plasma sanguin.On donne la quantité de plasma prescrite, Jentement et à doses fractionnées.Ces trois litres devront, par exemple, être donnés en l\u2019espace de 24 heures.On peut donner une injection de sérum salin et glucosé avant d\u2019injecter le plasma, mais la quantité de sérum ne doit jamais être plus grande que celle du plasma.On ne doit pas donner du sérum salin et glucosé seul, si l\u2019on n\u2019a pas de plasma à donner.En cas d'urgence, on prendra du sang d\u2019un donneur, d'où l\u2019on se procurera du plasma.Comme traitement d'urgence, il ne faut pas non plus faire de transfusion.La transfusion pourrait augmenter l\u2019hémoglobine et donner une trop forte concentration du liquide sanguin.Elle sera indiquée 4 ou 5 jours plus tard, si le malade commence à avoir des symptômes d\u2019anémie.Dans la pratique courante, on a vu des malades guérir avec près de 75% de la surface du corps brûlée.Ces cas heureux se voient surtout si les brûlures sont du premier et du deuxième degrés.Mais dans un cas d'urgence où l\u2019on n\u2019a pas le temps de faire des examens hématologiques répétés et où l\u2019on n'a pas seulement le temps de prendre la température des malades, il faut avoir du tact et avoir l\u2019esprit présent.Que faire comme traitement local des brûlures?Nous savons tous qu\u2019il n\u2019y a rien comme le feu ou les liquides chauds pour stériliser la peau.Par conséquent, si on voit une brûlure toute fraîche, il faut éviter de la contaminer soi-même et il faut éviter de détruire les cellules malades par des antiseptiques trop forts.Sur ce, le docteur Cope fait remarquer: «Si j'étais sur la grande route et si je me brûlais une main, la meilleure chose que je pourrais faire serait de protéger ma main pour ne pas la contaminer, puis arrêter au premier poste d'essence et là plonger ma main dans une boîte de graisse.Car les produits du pétrole sont aseptiques.» ÉDITORIAL On a fait au « Massachusetts General Hospital » l'expérience suivante.On venait de greffer une plaie.La cuisse du malade d'où les greffes avaient été prises était stérile.C'était donc un point de départ sûr.Il s'agissait de savoir ce qui guérirait la plaie le plus vite possible.On fit trois pansements sur une même plaie.Au centre, on mit un pansement d\u2019onguent boriquée, à un bout, un pansement d\u2019acide picrique et à l\u2019autre bout de la plaie, un pansement d'acide picrique et de nitrate d\u2019argent.La région pansée avec l\u2019onguent boriquée guérit dans 10 jours, celle pansée avec de l\u2019acide picrique, 20 jours et celle pansée avec de l'acide picrique et du nitrate d\u2019argent prit 30 jours à guérir.On répéta la même expérience avec les différentes teintures.Les teintures sont encore plus lentes à faire guérir que l'acide picrique.On a conclu que les antiseptiques trop forts détruisent les cellules et retardent la guérison, surtout dans les cas non infectés.095 Plus récemment, le sulfanilamide, le sulfathiazole et la sulfadiazine se sont montrés très efficaces comme bactéricides.Le sulfanilamide est Ia plus idéale de ces préparations à cause de sa solubilité.Il faut toutefois surveiller le niveau de concentration sanguine de ces médiçaments; autrement, on risque d\u2019avoir des complications internes.En cas d\u2019urgence, s\u2019il n\u2019y a pas moyen d\u2019analyser le sang, on prend comme règle générale de ne pas employer plus de 15 grammes de sulfanila- mide par 24 heures.On l\u2019emploie sous forme de poudre et on n'en met qu\u2019une mince couche.On donne aussi ces médicaments par la bouche dans le traitement des brûlures.Enfin l'alimentation des brûlés doit être riche en protéines.Ulysse FORGET, (Warren, R.I.) MÉDECINE SOCIALE Par le R.P.Emile BOUVIER, S.]., De l\u2019Ecole de Service Social, de l\u2019Université de Montréal et de l\u2019Ecole Sociale Populaire.L\u2019ASPECT SOCIAL D\u2019UNE ASSURANCE-MALADIE OBLIGATOIRE ! Un arrêté ministériel du 16 février 1942, déposé à la Chambre des Communes par l\u2019honorable Ian MacKenzie, ministre des Pensions, autorise le gouvernement fédéral à poursuivre l\u2019étude de l\u2019assurance-santé en vue d\u2019élaborer un projet de loi.Le sujet, comme vous le savez, n\u2019est pas neuf.Déjà en 1933, la Commission des Assurances sociales de la province de Québec avait sondé l\u2019opinion du Collège des médecins et chirurgiens, de l\u2019Association médicale et de la Fédération des Sociétés Médicales de la province.Et, d\u2019après ce rapport, le corps médical, en principe, ne s\u2019oppose pas à l\u2019obligation des assurances sociales de la province de Québec.Tous les médecins n\u2019y vont pas du même cœur, mais tous comprennent et admettent la nécessité d\u2019une assurance pourvu que la profession médicale n\u2019en soit pas amoindrie 2.Devant la loi fédérale, la diversité des opinions est beaucoup plus prononcée.Pour la majorité des médecins, l\u2019assurance obligatoire semble un danger parce qu\u2019elle conduit à l\u2019ingérence politique dans la profession médicale.D\u2019aucuns préfèrent un plan d\u2019assurance libre; d\u2019autres se résignent à l\u2019assurance obligatoire car, bon gré mal gré, on s\u2019y achemine.Même divergence d\u2019opinions du côté des hôpitaux et des gardes-malades.Devant un projet aussi important, quelle attitude prendre ?Opposition ?Acceptation pure et simple?Compromis?La solution que Je soumets à votre discussion est une solution de compromis que je dégage d\u2019une réponse à deux questions.D'abord en principe, 1.Une assurance-maladie obligatoire est- 1.Communication a la Société Médicale de Québec, le 25 février 1942.2.Commission des Assurances sociales, 6e rapport, p.313.clle compatible avec notre philosophie sociale?2.Le projet d\u2019Ottawa offre-t-11 des garanties de sécurité pour la profession médicale?Disons tout de suite qu\u2019en saine philosophie morale la fonction de l\u2019Etat se divise en deux tâches: celle de protéger les citoyens et de favoriser la prospérité nationale et le progrès matériel, intellectuel et moral des citoyens.En bonne et saine logique, l\u2019Etat moderne, gardien de la santé publique et du capital humain, considère qu\u2019il a le droit et le devoir d'imposer l'obligation.Dans une société bien organisée, l'individu n\u2019est pas libre de se retrancher dans une imprévoyance qui le laisse à la charge de la collectivité.Or, d\u2019après le Comité national d'hygiène mentale de 1939, le Canada a perdu durant les quatre années qui ont suivi le recensement de 1931, 70,000 bébés de moins d\u2019un an et 33,000 mères en couches et bébés mort-nés; une hécatombe de 103,000 vies humaines.En somme, le Canada perd chaque jour 3 mamans, 24 bébés mort-nés ou ne vivant que 24 heures, 42 enfants de moins d\u2019un an et 54 de moins de 5 ans.Le taux de la mortalité infantile dans divers pays nous éclairera.Taux par 1,000 Pays Année naissances vivantes Nouvelle-Zélande .1937 31 Etats-Unis .1937 51 Angleterre .1937 58 Canada: .1938 63 Ontario .1938 49 Québec: .1938 83 Montréal .1937 87 Québec .1937 142 (Annuaire du Canada, 1940, p.137.) Autre exemple significatif: les causes de mortalité pour 20,324 décès de personnes de CC A eT vd Sim TF2 =A BOUVIER: ASSURANCE-MALADIE 597 15 à 64 ans au Canada (1936) se répartissent ainsi: Typhoide .114 Appendicite .513 Syphilis.189 Hernie, intestins 223 Ataxie .18 Suicides .570 Paralysie .111 Cœur .3,450 Tuberculose .2,532 Artériosclérose .538 Diabète.222 Hémorragie .258 Anémie.167 Néphrite .804 Or, la médecine préventive éliminerait beaucoup de ces cas.Ainsi la tuberculose, la syphilis, les maladies de cœur découvertes et traitées à temps gardent peu d\u2019emprise sur un malade.Bien des suicides résultent d\u2019un surmenage, d\u2019un déséquilibre mental que les soins d\u2019un psychiatre peuvent corriger.En 1936, sur un total de 107,050 décédés, 10,505 n\u2019avaient pas reçu de soins médicaux.Ajoutons à ce bilan de mortalité les journées de travail perdues pour cause de maladie.En 1931, elles repré- sentalent une somme de $40,000,000.A quoi attribuer cette insuffisance de secours médicaux?Aux médecins, aux hôpitaux ou a la modicité du revenu familial?D\u2019après la même étude du Comité national d'Hygiène mentale, nous avons un médecin pour 1,034 personnes et un dentiste pour 2,566, tandis qu\u2019aux Etats-Unis, d\u2019après une enquête, on estime qu\u2019il faudrait un médecin par 700 personnes et un dentiste pour 1,000.À ce compte, il manquerait au Canada 4,769 médecins et 6,323 dentistes.Le Québec compte 1,200 localités privées des services du médecin, à qui il faut substituer des gardes-malades.Quant aux hôpitaux, on en compte 864 pour accommoder 85,801 malades.Il manque aec- tuellement 3,500 lits pour les tuberculeux et 8,650 pour le traitement des maladies mentales.Par-dessus tout entre en cause le revenu insuffisant du petit salarié, qui plus que d\u2019autres a besoin de soins médicaux, mais ne peut se les procurer.Chez une famille composée du père, de la mère et de deux enfants, un revenu annuel de $950 pourrait à peine suffire au logement, à la nourriture, au vêtement et au chauffage.Qu\u2019une maladie survienne et le budget est incapable d\u2019y faire face.Or, en 1931, sur un total de 1,137,924 familles de salariés (soit 4,560,773 individus), 536,667 (soit 2,098,840 individus) avaient un revenu annuel de moins de $950.Donc, près de 45% de ces familles ne pouvaient pas se procurer de secours médicaux.En 1936, on caleule qu\u2019environ 2,737,663 personnes appartiennent à des familles recevant moins de $950 de revenu, soit environ 25% de la population canadienne.Ces données ne semblent pas exagérées, quand, aux Etats-Unis, le tiers de la population (soit 40,000,000) appartiennent à des familles dont le revenu est de $800 et moins.Le médecin ne saurait assumer seul la charge des clients pauvres.A Montréal seulement, la profession médicale donne en services gratuits au delà de $4,000,000 par année, il y à un cas de maternité sur quatre de payé, un cas de chirurgie sur sept, une consultation médicale sur dix (Action Médicale, déc.1941, p.186.) En 1929, plus de 60% des médecins du Canada possédaient des revenus insuffisants pour être sur la liste de l\u2019impôt du Revenu.Il doit gagner sa vie et, pour cette raison, il se croira facilement autorisé à soigner d\u2019abord le malade payant.D'autre part, le client pauvre n\u2019appelle le médecin qu\u2019à la dernière minute, trop tard souvent.Situation lamentable qui appelle des solutions.La plus opportune et la plus efficace, a-t-on dit, est l\u2019assurance-maladie obligatoire.Elle est la mise en commun des risques d\u2019une collectivité par la substitution d\u2019une responsabilité collective à la responsabilité individuelle de chaque membre.Le patron, le travailleur \u2014 et dans certains cas l\u2019Etat \u2014 contribuent à un fonds commun qui défraie les services médicaux donnés à l\u2019assuré malade et rémunère le médecin.La suggestion de l\u2019assurance-maladie obligatoire provoque chez la plupart des médecins 598 une réaction de désapprobation catégorique.À leurs yeux elle serait une espèce d\u2019étatisation de la médecine, c\u2019est-à-dire un contrôle direct de l\u2019Etat sur l\u2019exercice de la profession médicale, sur les relations entre clients et médecins, sur la détermination des frais médicaux, etc.Or, l\u2019examen des lois des vingt-six pays déjà dotés de cette législation révèle des traits rassurants: a) elle s\u2019applique exclusivement aux pauvres et aux petits salariés; b) elle relève d\u2019un fonds de contributions et non d\u2019impôts; c) elle respecte le choix du médecin par l\u2019assuré et l'indépendance du médecin dans l\u2019exercice de sa profession.A la lumière de ces expériences, ne saurait- on pas concevoir pour le Canada une loi d\u2019assurance-maladie capable de remédier à la pénurie des services médicaux et d\u2019assurer à la fois la liberté de la profession médicale?Les points essentiels qu\u2019il faut à tout prix sauvegarder sont les suivants: liberté du choix du médecin par l\u2019assuré \u2014 liberté du médecin d\u2019accepter le patient \u2014 liberté du médecin dans la conduite du traitement \u2014 sauvegarde du secret professionnel et de la communication personnelle \u2014 liberté du médecin de faire partie du service de l\u2019assurance \u2014 liberté du choix de l'hôpital \u2014 liberté dans la régie interne des hôpitaux \u2014 autonomie du Collège des médecins dans la fixation des tarifs, l\u2019organisation de la profession et la recherche scientifique.Une loi qui respecterait les clauses énumérées ne saurait être taxée de mesure étatisante.À titre d\u2019exemple, considérons la législation anglaise de 1911 qui protège aujourd\u2019hui plus de 18,360,200 assurés, soit 40% de la population totale et 80% de la population ouvrière.D\u2019après elle, le médecin est libre de s'inscrire au service des assurés; de son côté, le patient - choisit le médecin à son gré.Celui-ci est rémunéré par la Commission d\u2019assurance d\u2019après le mode de palement per capita.En 1931, 15,670 médecins (40%) ont accepté de soigner les assurés.En 1935, on en comptait 16,430 avec avec une moyenne de plus de 950 assurés par médecin.En 1940, 17,920 médecins.Des médecins compétents et salariés surveillent l\u2019application de la loi dans chaque région.Sans doute, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1942 la loi n\u2019est pas parfaite.Mais le public anglais l\u2019apprécie et ne songe pas à revenir à une assurance uniquement volontaire.Le revirement, à ce sujet, de la British Medical Association est éloquent.Au début, accueil plutôt froid, indifférence.À l\u2019enquête de la Commission royale de 1928, l\u2019Association donna son approbation définitive et exprima même le vœu que la législation s\u2019étendît aux personnes à la charge des assurés.La loi française de 1930 respecte aussi le choix du médecin par l\u2019assuré.Pour l\u2019émission d\u2019un certificat d\u2019invalidité, elle n\u2019oblige pas le médecin à révéler son diagnostic.Afin de prévenir l\u2019abus des appels non motivés, le malade doit payer une partie des frais conjointement avec la caisse.La loi allemande, au contraire, n\u2019impose au patient que les frais de la première visite.En Allemagne, où la loi date de 1886, l\u2019Association des médecins la regarda d\u2019abord d\u2019un mauvais œil, mais finit par s\u2019y rallier.Elle corrigea la loi, dégagea les médecins de l\u2019ingérence politique et non professionnelle; elle releva le barême des tarifs et fixa le mode de rémunération.Cette législation retient aujour- d\u2019hui les services de 38,000 des 47,000 médecins du pays.Resterait l'assurance libre subsidiée.Mais l\u2019avenir ne réserve pas à l\u2019assurance volontaire des développements bien prometteurs si on en juge par le faible pourcentage des assurés en période de salaires élevés: % de la Etats Année population Australie .1923 9% Belgique .1925 14.3% Canada .1925 1% Danemark .1925 574% Espagne .1925 1.8% Finlande .1924 2% France .1923 6.6% Grande-Bretagne .1924 13.5% Italie .1924 2% Nouvelle-Zélande .1924 6.7% Afrique-Sud .1924 3% (B.I.T., 1927, Assurunce-maladie libre, p.xxii.) BOUVIER: ASSURANCE-MALADIE Il semble donc que, par la force même des circonstances, l\u2019on s\u2019achemine vers un régime d\u2019assurance-maladie obligatoire.Le projet d'Ottawa respecte-t-il les libertés professionnelles ?Avant de répondre à cette question, il faut en poser une autre: la loi devrait-elle être fédérale ou provinciale ou fédérale et provinciale?Au deuxième volume du Rapport Sirois, page 42, on lit: « Vu la différence marquée qui existe entre chaque province au point de vue des conditions économiques et sociales (nous estimons essentiel) de laisser aux provinces le soin d\u2019assurer les services médicaux et d\u2019hospitalisation.» Advenant la création par une province d'un système d\u2019assurance-maladie comportant une taxe sur les gages et les bordereaux de paye, il conviendrait peut-être d\u2019en confier la perception au gouvernement fédéral.Nous croyons néanmoins que les divergences qui existent au Canada suivant les régions rendent inacceptable tout système de portée nationale.Or, actuellement, on se montre favorable à un « Provincial Enabling Act ».Toutefois, si on en juge par les bribes du bill qui regarde les hôpitaux et les gardes-malades, on incline beaucoup à s\u2019ingérer dans le domaine des provinces et même dans le domaine professionnel.Or, en législation sociale, il importe plus que jamais de conserver aux provinces leur indépendance.En particulier, la province de Québec doit l\u2019être et le rester.Sa législation sociale en matière d\u2019assurance est la projection de 300 ans d'histoire et elle évolue dans un cadre de règles juridico-sociales qui procèdent plus ou moins directement de la pensée catholique.Les valeurs humaines et sociales, chez nous, passent avant l'efficience et le rendement.Or, une loi: 1) qui proposerait un Conseil de Santé fédéral et provincial nommé par les gouvernements respectifs; 299 2) qui embrigaderait tous les salariés au- dessous de $2,400.00; 3) qui dissolverait ipso facto les plans d\u2019assurance volontaire; 4) qui laisserait à ce Conseil de santé le soin de légiférer par décret; ne serait pas sans danger.Devant des suggestions aussi audacieuses, les médecins, qui n\u2019ont pas le tempérament radical, ont raison de crier à l\u2019étatisation de la médecine ou à l\u2019infiltration de la politique dans le corps professionnel.Ils connaissent si bien la faiblesse humaine qu\u2019ils ne sont pas sûrs qu\u2019une assurance-maladie conduite par un Conseil nommé par le gouvernement reste indemne à toute influence politique.Selon la recommandation du Canadian Medical Association Committee on Economics, l\u2019administration de la loi doit relever d\u2019une commission nommée par les corps professionnels respectifs.Autrement, la politique s\u2019en mêle et en dépit de toute la confiance qu\u2019on lui donne, le risque reste dangereux.Mais, dira-t-on, la politique s\u2019infiltre aussi dans les commissions.Si les médecins qui siègent sur la Commission sont désignés par le corps professionnel, la politique qui pourrait s\u2019y glisser me paraît moins suspecte que l\u2019autre.Autre point qu\u2019il importe de souligner, à savoir: l\u2019application de la loi.Elle peut s\u2019appliquer à tous les salariés ou seulement aux travailleurs dont les ressources ne dépassent pas une certaine limite.Les deux conceptions se rencontrent dans les législations nationales.L\u2019Allemagne, la Grande-Bretagne, l\u2019Irlande du Nord, la Hongrie, le Japon, la Lithuanie, la Norvège ont adopté le système de la limite du revenu, alors qu\u2019en Autriche, en Esthonie, en Pologne, en Russie, dans le Royaume des Serbes, Croates et Slovènes, la situation de fortune ne donne lieu à aucune restriction.Le plan qui s\u2019élabore à Ottawa est en train de copier le plan de la Colombie-Britannique en embrigadant tous les salariés jusqu\u2019à concurrence de $2,400.00, ce qui couvrirait plus 600 de 90% de la population salariée canadienne.Ainsi sur 1,137,924 familles en 1931, environ 100,000 auraient plus de $2,400.Dans Québec, sur 300,950, environ 30,000 auraient plus de $2,400.(Recensement VI, 716.) Or, le but d\u2019une assurance est de protéger l\u2019ouvrier de faible revenu contre la maladie.Ainsi, dans la loi anglaise, on se limitait aux salariés de £250 ($1,217.00) par année, en Allemagne aux salariés dont le traitement ne dépassait pas $857.00; en France, tous les travailleurs dont le salaire ne dépassait pas $600.00 dans les campagnes et $720.00 dans les villes, étaient des assurés obligatoires.Si l\u2019assuré a un enfant à sa charge, on augmente de $80.00, s\u2019il a deux enfants, on augmente de $160.00.On laisse la population mieux rémunérée à la charge de la médecine libre.Pour le Canada, la limite des salaires pourrait être de $1,200.00.Si on la laisse à $2,400.00, sans doute on ramasse les fonds plus facilement, mais on enlève aux médecins une clientèle qui leur appartient et indirectement on tend à contrôler par l\u2019assurance la médecine du Canada.Exemple du conflit en l\u2019efficiency et la liberté professionnelle.Bien plus, les plans d\u2019hospitalisation sont voués à la dissolution.On ne le cache même pas.L'idéal pourtant serait d\u2019intégrer ou de coordonner les plans volontaires avec un plan obligatoire: obligatoire pour les petits salariés et volontaires pour les gros salariés.Pour être sociale, cette loi, comme les lois européennes, devrait protéger les enfants de l\u2019assuré, être généreuse dans la prestation des services, à savoir ceux des spécialistes de l\u2019hospitalisation.Bien plus, il faudrait à tout prix respecter les sages recommandations du Canadian M edi- cal Association Committee on Economics, qui L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1942 promouvoit une assurance provinciale, administrée par une commission dont les membres sont désignés par le Collège des médecins, une surveillance professionnelle suivie par des comités locaux de médecins, garantissant ainsi la liberté et le standard professionnels.Et voilà, dans les grandes lignes, à quelles conditions une loi d\u2019assurance-maladie obligatoire destinée à la classe peu fortunée marquerait un progrès dans notre législation sociale.Conclusion Je ne sais pas si, pour les médecins comme pour les autres groupements professionnels, la question argent ou revenu est un problème important.Ils ne vivent pas seulement d\u2019esprit et de pensées, j'imagine; le pain les intéresse.Ici comme dans l\u2019industrie, « ça paye » d\u2019être plus social.Or, une assurance-maladie aidera à la fois le pauvre médecin et le médecin des pauvres et dût-elle se limiter aux travailleurs de $1,200.00 elle n\u2019enlèvera pas aux médecins de renom et de génie une clientèle plus à l\u2019aise en mesure de se donner des soins médicaux.Quant à l\u2019avancement professionnel et au progrès scientifique, si la loi n\u2019inclut pas toute la population, il reste encore un vaste domaine d\u2019exploration; d\u2019ailleurs dans l\u2019état actuel de la médecine, quels sont les médecins qui peuvent se payer les instruments, les volumes et les laboratoires de recherches à moins d\u2019appartenir à des hôpitaux ou à des instituts de recherche scientifique.Et voilà, pourquoi il ne faudrait pas crier à l\u2019étatisation de la médecine, si on respecte dans une loi les valeurs morales et professionnelles.Une opposition systématique et définitive \u2014 sans essai de compromis \u2014 nous relèguerait au second plan.Pourquoi ne pas tirer le meilleur parti de la situation actuelle? L\u2019ASPECT ÉCONOMIQUE D\u2019UNE ASSURANCE-MALADIE CANADIENNE ! Par Jacques TREMBLAY.(Québec.) L\u2019aspect économique de l\u2019assurance-maladie se résume, pour le médecin, à la question suivante: de quelle façon et par qui le médecin va-t-il être rémunéré?Au Canada, le mystère dont se sont entouré les instigateurs de la lo1 ne nous permet pas de répondre à cette question.Et nous en sommes réduits, nous, les principaux intéressés, à faire des conjectures jusqu\u2019à ce que ces messieurs aient l\u2019obligeance de nous dire ce qu\u2019ils auront décidé.Faute de mieux, nous pouvons toujours regarder ce qui se fait ailleurs et le discuter au mérite.Or, comment sont rémunérés les médecins d\u2019assurance dans certains pays où existe une assurance-maladie?En Allemagne, tout praticien, non juif, peut devenir médecin d\u2019assurance, a raison de 1 par 600 assurés.Il n\u2019a pas le droit de pratiquer en dehors du territoire qui lui est assigné, et il s\u2019engage à traiter les assurés et leur famille à charge résidant dans la circonscription de son ressort.L\u2019assuré peut choisir parmi les médecins de l\u2019assurance.La caisse-maladie verse la somme totale due pour les honoraires médicaux à l\u2019Ass.des médecins de l\u2019assurance d\u2019après un système approuvé par l\u2019office directeur et généralement basé sur le nombre de cas traités.La somme globale due par chaque caisse est calculée d\u2019après le coût moyen des services médicaux par assuré pendant une période donnée antérieure à l\u2019introduction du système de rémunération forfaitaire.Ce montant est adapté aux variations de la somme des salaires de bases servant de calcul de la cotisation et aux conditions économiques.Il est alors multiplié par le nombre moyen d\u2019assurés durant le trimestre pour lequel la rémunération sera versée.1.Communication à la Société Médicale de Québec, le 25 février 1942.Auprès de chaque organe local de l\u2019Ass.des médecins de l\u2019assurance existe un service de comptabilité auquel le médecin de l\u2019assurance remet son compte.Le médecin de l\u2019assurance n\u2019a aucun recours contre la caisse-maladie.La répartition du montant total de la rémunération entre les médecins de l\u2019assurance est caleulée d\u2019après un tarif gradué, la rémunération par cas traité étant d\u2019autant plus faible que le nombre des cas traités par le médecin durant le trimestre est plus élevé.Il y a un médecin contrôleur par 25,000 assurés, sous la direction des institutions d\u2019assurance.Le contrôle des médecins est exercé par l\u2019Association des médecins de l'assurance.Voilà donc un premier mode de rémunération.En France, l\u2019assuré choisit son médecin et le paye directement; il se fait ensuite rembourser par sa caisse une partie de ses frais (80%), grâce à une feuille de maladie signée du médecin.Ce dernier n\u2019est pas tenu de déclarer le diagnostic.Il arrive même que les caisses peuvent rembourser l\u2019assuré sur le simple vu d\u2019un reçu d\u2019honoraires.Le prix de la consultation forme le chiffre- clef pour le calcul du prix des interventions spéciales de pratique médicale courante et de petite chirurgie; ce chiffre-clef est multiplié par le coefficient prévu dans le tarif de la caisse pour chaque intervention telle qu\u2019injection sous-cutanée de sérum, ouverture d\u2019abcès profond, etc.Pour les soins de grande chirurgie, le tarif ne fixe que le chiffre-clef, qui est multiplié par les coefficients des actes médicaux figurant dans la nomenclature générale dressée par la Confédération générale des syndicats médicaux.Pour l\u2019assurance hospitalière, la caisse rembourse aussi 80% des frais directement à l'hôpital; le patient paye la différence.La ré- 602 munération du corps médical se fait alors par jour d\u2019hospitalisation ou par acte médical.Le contrôle du service médical se fait par des médecins employés par les caisses et par les groupements professionnels.Il existe, pour les appels, une Commission supérieure de contrôle formée d\u2019un président, conseiller d\u2019Etat, d\u2019un représentant des caisses, d\u2019un représentant du syndicat professionnel des médecins, des dentistes et des pharmaciens.Le médecin- contrôleur est surtout chargé de la surveillance des malades.Il ne peut formuler de diagnostic ni de traitement en présence du malade.S\u2019il y a désaccord avec le médecin traitant, il doit se mettre en rapport avec ce dernier et en informer la caisse.Les syndicats professionnels exercent également un contrôle technique visant surtout la recherche et le redressement de tout abus professionnel.Voilà un deuxième mode de rémunération.En Grande-Bretagne, c\u2019est le Comité d\u2019assurance qui s\u2019occupe du service des prestations médicales.Ce comité se compose de représentants des assurés (3/5), de représentants de l\u2019autorité locale (1/5), de deux médecins nommés par le Comité local des médecins, d\u2019un médecin nommé par l'autorité locale et de représentants dés:gnés |.ar le ministère de l'Hygiène Publique.Ce Comité conclut des accords avec les médecins qui désirent exercer pour le compte de l\u2019assurance.La rémunération est proportionnelle à l\u2019effectif des assurés.Chaque médecin ne peut soigner plus de 2,500 assurés et 1l reçoit neuf shillings par assuré.En 1940, ceci donnait une moyenne de $2,272.48 par médecin.Le contrôle se fait par le Comité d\u2019assurance ci-haut décrit.Ce contrôle porte sur les prescriptions et la qualité des soins donnés.On peut imposer une amende au médecin qui prescrit une médication excessive ou trop dis- pendieüse ou encore pratiquer une retenue sur son salaire quand on l\u2019a trouvé en défaut pour avoir manqué d'adresse ou de soin dans le traitement d\u2019un malade, négligé de visiter un malade dont l'état l\u2019exigeait ou manqué à son L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULIETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1942 devoir de conseiller le malade quant aux démarches à faire pour obtenir un traitement dont le médecin de l\u2019assurance n\u2019est pas tenu de se charger.C\u2019est le troisième mode de rémunération.En Hongrie, le médecin reçoit un traitement fixe de base et des indemnités spéciales pour déplacements, visites de nuit, etc.Enfin, en Tchécoslovaquie, on a un système mixte et facultatif.En effet, les médecins de l\u2019assurance peuvent être rémunérés: a) d\u2019après les services rendus, i.e.à la consultation et à la visite; b) d\u2019après les cas traités; c) d\u2019après le nombre moyen d\u2019assurés du ressort du médecin; d) a un taux uniforme annuel ou mensuel.Pour ces différents modes de rémunération, les taux minima sont fixés dans les contrats collectifs nationaux.Sans savoir exactement ce que notre gouvernement démocratique nous réserve, nous avons déjà quelque idée de ce qui peut nous arriver.Qu'est-ce que cela comporte comme conséquences?Primo: En acceptant d\u2019être rétribué ou garanti directement ou indirectement par l\u2019institution d\u2019assurance, le médecin assume, du mé- me coup certaines obligations à l\u2019égard de l\u2019assurance.Je m\u2019explique, 1.e.l\u2019assurance explique son point de vue: le malade appartenant à la clientèle privée paye lui-même les honoraires du médecin; la question de savoir si et comment il s\u2019en acquittera ne concerne que lui; dans de nombreux cas, le médecin court le risque de ne recevoir les honoraires dus qu\u2019avec un grand retard, de n\u2019en recevoir qu\u2019une partie ou même de ne pas être payé du tout! Le médecin ne court pas ce risque si le malade est un assuré.Dans les pays où l\u2019assurance a la charge des honoraires du médecin, ce dernier se les voit versés directement par l\u2019institution d\u2019assurance ou indirectement par l\u2019entremise de l\u2019organisation professionnel médicale.Dans les pays où les institutions d\u2019assurance remboursent à l'assuré tout ou une par- TREMBLAY: tie des frais médicaux, c\u2019est aussi la collectivité assurée qui, en dernière analyse, prend à sa charge les honoraires médicaux et en est, en fait, la garante.En conséquence, les institutions sont d\u2019avis que le secret professionnel ne devrait pas leur étre opposé.L\u2019Etat peut rendre assurance obligatoire, mais il ne saurait imposer aux assurés l'obligation d\u2019avoir recours en cas de maladie aux prestations de l\u2019assurance.Si l\u2019assuré entend bénéficier des prestations de l\u2019assurance, il doit se conformer aux règles régissant, en vertu de la loi ou des statuts de l'institution d\u2019assurance, l\u2019attribution de ces prestations.Pour établir son droit à l\u2019indemnité de maladie, l\u2019assuré produit, parmi d\u2019autres pièces, le certificat d\u2019incapacité de travail du médecin traitant.Du seul fait qu\u2019il requiert l\u2019octroi d\u2019une prestation, l\u2019assuré délie le médecin traitant du secret professionnel à l\u2019égard de l\u2019institution d\u2019assurance; ce n\u2019est que par l\u2019intermédiaire du médecin traitant que l\u2019assuré peut obtenir des prestations dont il a besoin; s\u2019il s'adresse au médecin traitant, c\u2019est avant tout parce qu\u2019il sait que celui-ci est médecin de l\u2019assurance, et qu\u2019il peut, en cette qualité, lui délivrer un certificat exigé par l\u2019institution d\u2019assurance.Le médecin traitant n\u2019a aucune raison de garder le secret en question qui n\u2019est pas d\u2019ordre privé; en refusant de délivrer à l\u2019assuré l'attestation dont celui-ci a besoin pour l\u2019institution d'assurance, le médecin manque à l\u2019accomplissement d\u2019une des tâches principales en vue desquelles l\u2019assuré l\u2019avait consulté.Secundo: L\u2019assurance-maladie veut dire une rétribution assurée pour tous ceux qui traitent actuellement les cas d\u2019assistance publique; les médecins d\u2019hôpitaux cesseraient de travailler pour rien et les praticiens de quartier conserveraient leurs clients.Il ne faudrait pas cependant que nos hôpitaux persistent dans leur point de vue exposé dans une certaine réponse à un certain ques- ASSURANCE-MALADIE 603 tionnaire il y a quelques semaines.Sans quoi cet avantage serait irrémédiablement perdu pour les praticiens de quartier.Tertio: L\u2019assurance-maladie voudrait encore dire, à cause de l\u2019application du principe d\u2019économie, la disparition des médicaments brevetés et la réhabilitation de la formule magistrale, au bénéfice physique et budgétaire des assurés.Enfin, considération sur les inconvénients des différents modes de rémunération: Honoraires directs: écart considérable possible entre le tarif du médecin et la somme remboursée par la caisse.Somme per capita: peut être souvent insuffisante.Montant global réparti entre les médecins selon certaines règles: si tout le monde se paye avant qu\u2019on songe au médecin, 1l est à craindre que la somme restant soit modique, surtout si nous sommes en face d\u2019une organisation aussi coûteuse à administrer que l\u2019assurance-chô- Salaire: par qui fixé et sur quelle base.Si on veut qu\u2019il se fasse en même temps de la médecine préventive, ce dernier mode de paiement est le seul qui la permette.Vous voyez donc qu\u2019il y a plusieurs éventualités à envisager, qu\u2019elles doivent nous intéresser, et que la loi de la conservation exige que nous fassions savoir à l\u2019autorité dans quelle mesure nous entendons nous laisser contrôler.Avant de terminer, permettez-moi de formuler une opinion: Advenant l\u2019établissement d\u2019une loi d\u2019assurance-maladie au Canada, nous devrons, sans restriction, exiger les conditions suivantes: a) Que la loi soit sous contrôle provincial; même si une loi fédérale nous est imposée, nous ne sommes pas obligés de trouver cela de notre goût, pour respecter la Constitution, être conforme aux conclusions du rapport Sirois (autonomiste pour cette fois-là), et conserver l\u2019autorité et le prestige de notre Collège des Médecins qui, autrement, devient inutile; 604 b) Que la loi ait une portée familiale, c\u2019est- à-dire que l'assuré et ses dépendants aient droit aux prestations.Autrement ce n\u2019est pas une loi sociale, surtout chez nous; c) Que les membres des différents comités supérieurs soient nommés par les corps professionnels qu\u2019ils représentent; d) Que le terme « indigent » soit clairement défini afin que son interprétation ne donne pas lieu aux infractions dont souffre présentement la loi de l\u2019Assistance publique; e) Que le libre choix du médecin existe pour tous les assurés, malgré l\u2019ostracisme des hôpitaux.En fin de compte, le système qui choque moins le patient et le médecin, c\u2019est le système coopératif.Raisons.Notes sur les avantages du système coopératif: Le système coopératif est préférable à l\u2019assurance-maladie sous contrôle de l\u2019Etat, parce que ce dernier est l\u2019expression et l\u2019instrument de principes et de buts beaucoup trop généraux pour être toujours en mesure de résoudre les problèmes locaux d\u2019une façon pratique et en temps utile.Il résulte de l\u2019adhésion volontaire qui est la confession d\u2019un besoin réellement éprouvé et la volonté de faire l\u2019effort nécessaire pour satisfaire ce besoin et d'accepter ou de créer les moyens qui permettent d\u2019atteindre ce but, tandis que les règles d'hygiène imposées par l\u2019Etat le sont par pure contrainte, donc avec une efficacité difficilement durable.Une coopérative médicale permet à une collectivité de se procurer par elle-même des services préventifs et curatifs à un coût toujours moindre que l\u2019Etat ne peut le faire.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.AN.\u2014 Montréal, juin 1942 Une coopérative médicale est nécessairement sociale, car les dépendants sont obligatoirement compris.Il ne peut être question d\u2019infraction au secret professionnel, dans une coopérative médicale, puisqu'il n\u2019existe aucun intermédiaire entre le client et le médecin.Donc, pas de paperasse administrative comme dans l\u2019assurance-maladie.Il est vrai qu\u2019il faudra bien que l\u2019Etat s\u2019occupe des vrais indigents et aussi des imprévoyants.Mais pourquoi faut-il que nous attendions toujours qu\u2019il vienne nous aider, à sa façon?Que n\u2019imitons-nous pas les Danois qui, après avoir organisé des Clubs de santé, demandèrent à l\u2019Etat d\u2019obliger les citoyens à en faire partie.Ils ont ramassé les imprévoyants en même temps qu\u2019une subvention gouvernementale tout en gardant la direction de leur entreprise.Trop tard malheureusement, me direz-vous.Non; car si l\u2019Etat se prépare à légiférer et à centraliser en ce domaine à la faveur de la guerre, il ne mettra certainement pas sa loi en application avant la fin de cette guerre, car actuellement, elle ne lui serait d\u2019aucun rendement.Nous avons donc le temps de créer des services médicaux selon la technique coopérative et ils auront chance de subsister, parallèlement avec l\u2019assurance-maladie, car cette dernière n\u2019exclura pas les plans d\u2019assurance volontaire déjà en existence.La formule coopérative demeure donc, quoi qu\u2019on dise, la meilleure, et je souhaite son utilisation prochaine dans le domaine médical au bénéfice de la communauté souffrante comme à celui des médecins. ASPECT PROFESSIONNEL DE LA LOI DE L'ASSURANCE-MALADIE OBLIGATOIRE ET LE MÉDECIN ' Par J.-E.DORION.(Québec) C\u2019est-a-dire, quelle sera la pratique médicale avec la nouvelle situation créée par cette loi?À l\u2019heure actuelle, nous savons: 1° qu\u2019il existera bientôt une loi d\u2019assurance-maladie obligatoire; 2° que cette loi sera mise à l\u2019étude dès cette année; 3° que très probablement, cette loi ne sera mise en force qu\u2019après guerre.I] nous importe donc, dès maintenant, à nous, médecins, de nous rendre compte de quelle manière nous avons réagi devant les circonstances qui ont modifié la pratique médicale depuis environ vingt ans.De réfléchir sur la conduite à adopter devant les modifications encore plus profondes qui viendront à brève échéance.Nous avons reçu de l\u2019Etat une charte nous donnant le droit et le devoir de défendre la santé publique, et l\u2019Etat se doit de nous aider à atteindre ce but; de notre côté, non seulement nous devons remplir les conditions imposées par notre charte, mais nous devons aussi éviter de créer inutilement à l\u2019Etat des difficultés, par suite de méconnaissance de la partie, nous dirons, purement technique de l\u2019exercice de notre profession.Or, par la nouvelle loi, l\u2019Etat nous demande et nous donne l\u2019occasion de faire plus qu\u2019antérieurement; aurions-nous le droit de refuser, que nous ne pourrions le faire; mais ce que nous devons faire, par contre, c\u2019est de voir à ce que l\u2019on laisse à la pratique médicale les conditions nécessaires et vitales, afin que celle-ci puisse donner un rendement maximum; sans quoi, le but de la nouvelle loi ne sera pas atteint.Quelle est donc la conduite qu\u2019il est raisonnable d\u2019adopter en face de la situation créée par cette nouvelle loi?1.Communication a la Société Médicale de Québec, le 25 février 1942.Rien de nouveau sous le soleil, entendons- nous dire souvent, et il y a des proverbes presque aussi vieux que le monde.« St vis pacem, para bellum.» « Aide-toi et le ciel t\u2019aidera.» «Si tu veux être respecté des autres, res- pecte-toi toi-même.» Commençons donc d\u2019abord par nous défendre nous-mêmes, car personne n\u2019est chargé de le faire pour nous.Donc, quelle conduite adopter?1° Eviter de nous créer à nous-mêmes des ennuis; 2° Etre unis, savoir où nous allons, en un mot, être forts, afin de faire accepter nos justes revendications lorsque les conditions l\u2019exigeront.Ces deux premières conditions étant remplies, nous serons alors en mesure de jouer pleinement le rôle décuplé qui nous est assigné par la nouvelle loi, car grâce à celle-ci, nous atteindrons plus d'individus qu\u2019antérieurement, et la médecine préventive verra ses activités augmentées, la nouvelle loi le spécifiant.En sorte que, avec la situation bien en main, nous osons dire que la loi d\u2019A.M.O., au lieu de nous conduire à l\u2019étatisation de la médecine, nous en éloignera et ceci parce que les conditions de l'après-guerre aidant, nous nous dirigions tout doucement vers cette étatisation, et l\u2019Assurance M.O.surgissant brusquement va servir à nous réveiller.Si l\u2019Assurance M.O.ne veut nécessairement pas dire étatisation de la médecine, elle veut dire par contre l\u2019apparition de nombreux et difficiles problèmes à solutionner.Sommes-nous prêts à cela? 606 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1942 Quelques exemples sur notre manière d\u2019agir nous éclaireront.Qu\u2019avons-nous fait par exemple du libre choix du médecin par l\u2019ouvrier victime d\u2019un accident du travail?Le Collège a demandé cette clause de la loi, les ouvriers de même, et le législateur a sanctionné cette demande.Nous avions, par conséquent, tout pour nous, tout, excepté le médecin lui-même.En effet, nous savons que dans la plupart des industries les plus considérables de la province, cet article de la loi n\u2019est pas observé; cependant, soit dit en passant, n\u2019avons-nous pas, durant la dernière crise économique, traité gratuitement des milliers et des milliers de chômeurs, et maintenant qu\u2019ils travaillent et peuvent travailler, nous ne les traitons plus.Pourquoi?Parce que les médecins attachés à ces industries, au lieu de se limiter à surveiller l\u2019hygiène qui doit régner dans ces endroits, à mettre en honneur les mesures prophylactiques qui s\u2019imposent et à faire les premiers pansements, ces médecins passent outre et font de la médecine curative.Résultat: loi inopérante et répartition inadéquate des honoraires concentrés en quelques mains.Qu'est-il arrivé au sujet de la loi de, l\u2019Assistance publique?Il était entendu, lorsque cette loi a été promulguée, selon l\u2019affirmation même du premier ministre du temps, que les médecins des services à l\u2019usage de l\u2019Assistance publique dans les hôpitaux, seraient rémunérés par ceux-ci.Où en sommes-nous aujourd\u2019hui?Non seulement les hôpitaux sont payés, mais les municipalités elles-mêmes le sont dans un grand nombre de cas.Et nous?Qu\u2019avons-nous fait dans les dispensaires fondés seulement pour y recevoir les pauvres, dans les cliniques instituées seulement pour faire de la médecine préventive?Nous avons simplement reçu tous ceux qui se présentaient et, au lieu de faire seulement de la médecine préventive, nous y avons fait de la médecine curative.Nous avons donc de nous-mêmes dépassé le but et faussé le «ce pourquoi » ces dispensaires et ces cliniques avaient été fondés.Le résultat de tout ceci, c\u2019est que nous nous sommes privés des revenus auxquels nous avions droit, que nous avons habitué les gens non seulement à la gratuité, mais à se faire traiter par n\u2019importe quel médecin; aidant ainsi à faire disparaître la médecine familiale, cette cellule aussi nécessaire à la pratique normale, que la famille est la cellule nécessaire et fondamentale de la société.Diminution des revenus, habitude des gens à la gratuité, indifférence des clients à se faire traiter par n'importe qui, augmentation constante du nombre des médecins et diminution constante des revenus, et, à la prochaine crise économique, nous sommes mûrs pour l\u2019étatisation de la médecine.« La faim est mauvaise conseillère.» Il demeure entendu que nous ne pouvions pas nous opposer à la fondation des dispensaires, des cliniques, etc, etc.Le bien général du public l\u2019exigeait.Mais nous avons oublié que le bien général, en l\u2019oceurrence la santé publique, est conditionné par le bien général de la profession médicale; celui-ci étant lésé, la santé publique en supportera nécessairc- ment les conséquences.Nous entendons souvent parler du libéralisme économique; il existe aussi un libéralisme professionnel et nous croyons qu\u2019il est aussi pernicieux que le premier.Nous avons jusqu\u2019ici évolué dans des conditions où la loi était en notre faveur; mais si, dans l\u2019avenir, nous devions évoluer dans des conditions autrement plus délicates et difficiles, et avec la loi contre nous! * Le projet de loi Assurance M.O.a stipulé que les salariés qui gagnent moins de $2,400 par année devront s\u2019assurer.Or, 90% des sa- DORION: ASSURANCE-MALADIE lariés, au Canada, gagnent moins que $1,000 par année, Nous avons immédiatement l\u2019impression que les difficultés vont être décuplées, surtout si la loi d\u2019Assurance-maladie est, comme bien d\u2019autres lois, imparfaite au début, ou si encore nous en faussons le sens.Nous sommes actuellement, croyons-nous, à la croisée des chemins: l\u2019un monte, l\u2019autre descend.Plus qu\u2019antérieurement nous allons devenir facteur constructeur ou facteur dissolvant, car nous sommes tous solidaires les uns des autres sur le plan national.Aujourd\u2019hui il ne suffit plus que le médecin traite ses malades avec le plus de science possible, avec le plus de dévouement possible, fût- ce même au détriment de sa propre santé, car il faut à la fois satisfaire non seulement à l\u2019honneur professionnel, mais à l\u2019honneur corporatif; et il doit être bien difficile de satisfaire à cet honneur si on ne fait pas partie de la Société médicale de son district, c\u2019est-à-dire à une Société médicale non strictement scientifique.Quels sont donc les moyens qui nous permettront d\u2019éviter les erreurs du passé et de faire mieux à l\u2019avenir?Il faut: 1° pour toute affaire cessante, excepté, bien entendu, les affaires urgentes, donner deux heures par mois, neuf fois l\u2019an, à la Société médicale de son district; ceci parce que la Société médicale de district joue le rôle de la cellule: c\u2019est là que peut se faire le noyautage; c\u2019est là que les médecins se rencontrent, se connaissent, s'unissent et qu\u2019automatiquement surgit chez eux la notion primordiale de l\u2019existence \u2018d\u2019un devoir de défense professionnelle, envers soi-même et envers ses confrères; c\u2019est là que naît la conviction de la solidarité professionnelle; en d\u2019autres mots, c\u2019est là que se fait ce que les lois ne peuvent faire; et c\u2019est là que l\u2019on trouve la solution de bien des difficultés, sans faire de lois et sans alerter le public.Il faut: 2° se servir de la Fédération des Sociétés médicales de la P.Q., lui faire jouer son vrai rôle, celui de Conseil d\u2019étude, de 607 conseil économique auprès du Collège des médecins et chirurgiens de la P.Q.; celui-ci gardant le pouvoir de légiférer, celle-là utilisant à plein son rôle de conseillère; et ainsi, nous constituerons une corporation non seulement de nom, mais de fait; le collège étendant ses activités bien au delà de la lutte aux charlatans et des séances de son principal comité, celui de discipline.Il faut: 3° se servir du journal d\u2019action médicale que nous avons à notre disposition, car si le journal est considéré comme indispensable par les ouvriers, les patrons, les gouvernements, les puissances économiques, les communistes, pourquoi ne le sera-t-il pas par nous?4° Pour activer et décupler notre organisation, autant que pour éviter l\u2019écueil toujours possible de l\u2019égoïsme collectif, nous préconisons que les éléments du corporatisme soient enseignés dans les écoles de médecine, que des conférences soient données dans les sociétés médicales, que les étudiants et les jeunes médecins qui le peuvent suivent les cours de l\u2019Ecole des Sciences sociales et que les auteurs traitant de ce sujet soient lus par les médecins; qu\u2019enfin, il se forme des spécialistes en cette matière, lesquels deviendront les chefs de la profession.En un mot, suivant le mot d\u2019ordre maintes fois donné, nous devrions pratiquer le corporatisme à plein rendement et nous diriger vers l\u2019inter- corporatisme.Il a sans doute semblé à plusieurs d\u2019entre vous que nous nous sommies écarté du sujet assigné, mais 1l semblait logique de faire d\u2019abord l'inventaire des activités et des énergies de la profession médicale.Vous aurez d\u2019ailleurs, ce soir même, l\u2019opportunité de vous prononcer sur un certain nombre de principes, qui seront soumis à votre attention à la fin de cette séance.Nous ne doutons pas que vous y apporterez toute l\u2019attention nécessaire.Approuver ou modifier des principes, cela prend quelques instants, quelques heures; mais les tenir est autre chose, et c\u2019est précisément là la thèse que nous nous sommes efforcé d\u2019exposer et de défendre de notre mieux ce soir. VARIÉTÉS ÉCHO DU TRICENTENAIRE ! «Ce fut une femme qui empêcha l\u2019anéantissement de Montréal et en devient, par son geste héroïque, comme la seconde fondatrice: Jeanne Mance », nous dit Camille Bertrand, dans son histoire de Montréal.« Sans l\u2019attribution, par Mademoiselle Mance, d\u2019une partie des fonds de l\u2019hôpital, l\u2019entreprise de Montréal aurait péri et échoué entièrement », écrit Sœur Morin dans ses mémoires.Nous voudrions, en quelques mots, illustrer à l\u2019occasion de ce triduum pour célébrer Je tricentenaire de l\u2019Hôtel-Dieu en ce jour dit des laïques, combien la ville de Montréal et ses citoyens sont redevables de leur existence et d'innombrables bienfaits à l\u2019Hôtel-Dieu et à ses Religieuses hospitalières.En l\u2019été 1649, sept ans après la fondation de Ville-Marie, des pusillanimes ou des commerçants avaient réussi à détourner les attentions des Associés de Notre-Dame-de-Montréal de la nouvelle fondation pour les attirer vers les missions du Levant.Que valait cet établissement au pied du Mont-Royal qui ne rendait rien et engloutissait des sommes énormes?D'ailleurs, cette colonie était continuellement menacée de disparition par les incursions des Iroquois.En face de cette situation tragique, Jeanne Mance n'hésite pas un instant et s\u2019embarque pour la France en octobre 1649.Par son zèle et son dévouement à la cause de Ville- Marie, elle ranime les énergies, raffermit les courages.La Compagnie de Montréal, qui est le regroupement des Associés de Notre-Dame- de-Montréal, est fondée officiellement le 21 mars 1650.La jeune colonie est une première fois sauvée du désastre grâce à la clairvoyance, à l\u2019enthou- 1.Allocution du docteur Oscar Mercier, à l\u2019Hôtel- Dieu de Montréal, le 16 mai 1942.siasme et au dévouement de sa co-fondatrice.Cependant, la Compagnie de Montréal, dans sa réorganisation, n'avait pas expédié de soldats ni de colons pour protéger et donner un essor à la colonie.Aussi la force des Iroquois augmentait progressivement tandis que le nombre des défenseurs diminuait après chaque assaut.La ruine était donc inévitable à moins de pouvoir amener à Ville-Marie des renforts capables de chasser les tribus iroquoises.Ceci exigeait des sommes considérables.Jeanne Mance, sans hésitation, détourne des fonds appartenant à l\u2019Hôtel-Dieu, elle fait don à Monsieur de Maisonneuve d\u2019une somme de vingt-deux mille livres.Celui-ci part pour la France le 5 novembre 1651 et revient au printemps de 1653 avec une recrue, la plus considérable qu\u2019on ait jamais vue en la Nouvelle- France.La vie de Ville-Marie était assurée et certaine, grâce au dévouement de Jeanne Mance et au virement de fonds de l\u2019Hôtel- Dieu de la somme de vingt-deux mille livres en faveur de Ville-Marie.Si Jeanne Mance a sauvé par deux fois Montréal au début de la colonie, nous pouvons dire que les Religieuses hospitalières de Saint- Joseph, propriétaires de l\u2019Hôtel-Dieu, ont, lors de la capitulation, été une des causes de la survivance française en Amérique du Nord.En effet, peu après le traité de Paris, les Hospitalières de l\u2019Hôtel-Dieu de Laval les pressèrent de passer en France et de s\u2019unir à elles.M.Hery, père d\u2019une novice de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, s\u2019offrit à conduire gratuitement les religieuses en France sur un de ses vaisseaux.Mais elles résistèrent à l'invitation et restèrent sur la brèche; seule la fille de M.Hery retourna.Mesdames et messieurs, vous vous imaginez facilement ce qui serait advenu, si, après la conquête, l\u2019Hôtel-Dieu avait fermé VARIÉTÉS 609 ses portes.Les nouveaux maîtres du Canada auraient vite établi à Montréal un nouvel hôpital de langue anglaise et de religion protestante.L'influence de cet hôpital anglo- saxon aurait pu être considérable sur l\u2019angli- cisation de la population française demeurée à Montréal après la capitulation.De 1760 à 1822, c\u2019est-à-dire pendant les soixante-deux premières années de la domination anglaise, l\u2019Hôtel-Dieu demeure le seul hôpital de Montréal, jusqu\u2019à la fondation du General Hospital.S1 nous examinons l\u2019œuvre même de l\u2019Hôtel- Dieu, nous verrons aussi combien les Mont- réalais ont une dette de reconnaissance envers notre maison.Du 17 mai 1642 jusqu\u2019à la fondation du General Hospital en 1822, c\u2019est-à- dire pendant cent quatre-vingts ans, l\u2019Hôtel- Dieu est seul à soigner les malades de Montréal et de ses environs.De plus, jusqu\u2019en 1902, le soin des malades est gratuit, notre hôpital n\u2019admettait que des pauvres.Pendant deux cent soixante ans, les Religieuses hospitalières de Saint-Joseph n\u2019administrèrent leur maison que dans un but de charité sans aucune rémunération.En 1902, elles inaugurèrent une aile de soixante chambres, pour les malades riches capables de payer leurs frais d\u2019hospitalisation.Les bénéfices retirés de la location de ces chambres étaient d\u2019ailleurs insuffisants pour solder les dépenses générales de l'hôpital.Malgré ces actes de dévouement, de pauvreté et de désintéressement financier, l\u2019Hôtel-Dieu, à travers les siècles, a continuellement progressé et suivi le développement scientifique de la médecine.Et, comme nous le disions en novembre dernier, lors de la pose de la pierre angulaire du nouveau pavillon Jérome le Royer de la Dau- versière, « les médecins de l\u2019Hôtel-Dieu surent tenir, au cours de l\u2019évolution scientifique de la médecine, la première place et souvent même agir en précurseurs ».L\u2019inauguration du nouveau pavillon permettra de compléter notre réorganisation scientifique.Mais celle-ci ne peut être entière que lorsque le plan total de reconstruction sera complété.Citoyens de Montréal, si nous avons illustré, sans ostentation, les services que l\u2019Hôtel-Dieu a rendu à Ville-Marie, nous espérons que notre institution recevra un accueil favorable et enthousiaste si elle tend la main vers une aide financière pour compléter son organisation médicale, scientifique et hospitalière.M.le Maire de Montréal, nous espérons pouvoir poser le nom de la ville de Montréal sur le nouveau pavillon et graver dans la pierre l\u2019inscription suivante: « Pavillon Jérôme le Royer de la Dauversière, érigé à l\u2019occasion du ITIe centenaire de notre hôpital et de Ville- Marie, grâce à l\u2019aide financière apportée aux Hospitalières par le Gouvernement de Québec et la Ville de Montréal.1642-1942.» D'ailleurs, après cette guerre atroce, l\u2019Hôtel- Dieu pourrait être encore un des agents capables de continuer l'influence francaise .en Amérique du Nord.Un centre médical scientifique bien organisé pourrait attirer une clientèle considérable de médecins sud-américains qui fréquentaient avant 1939 les cliniques médicales de France.Ce centre d\u2019études postscolaires, où les médecins sud-américains tireraient le complément de leur éducation médicale, donnerait à notre groupe français de Québec un prestige dont vous donnez de la valeur pour le bienfait de tous.Les temps ont changé et les Hospitalières de Saint-Joseph n\u2019ont plus les richesses capables de mener à bonne fin un tel projet.Il importe maintenant à la Ville de Montréal et à ses citoyens de fournir l\u2019aide financière pour assurer à l\u2019Hôtel-Dieu, « son premier hôpital », la tâche de continuer à porter haut le flambeau de la survivance française en Amérique.Oscar MERCIER. MÉDECINE PRATIQUE e TRAITEMENT MÉDICAL DES PÉRICARDITES Par Henri GELINAS, Médecin de l\u2019hôpital Notre-Dame.Le traitement des péricardites se confond en partie avec celui des affections causales ou concomitantes.Le traitement symptomatique n\u2019en a pas moins son importance.Au cours d\u2019une péricardite aiguë, on donnera au malade la position demi-assise.On appliquera un sac de glace sur la région précordiale.La morphine sera utilisée pour soulager la douleur souvent très intense.On aura soin de prescrire une alimentation facilement digestible.Quand il y a un épanchement considérable, il y aura lieu de pratiquer une ponction évacuatrice pour soulager le malade.Le péricarde peut normalement admettre 150 c.c.de liquide sans gêne marquée du cœur.Il peut se distendre considérablement si le liquide se forme lentement.Au cours d\u2019une péricardite tubereu- leuse, on peut trouver jusqu\u2019à 1 litre et demi ou 2 de liquide avec relativement peu de gêne.Un épanchement de 200 c.c.qui se forme rapidement peut par contre troubler le fonctionnement du cœur.La ponction se fera de préférence par la voie épigastrique \u2014 le sujet étant en position assise.On introduit une aiguille à ponction lombaire sous l\u2019appendice xyphoïde.Après l\u2019avoir fait cheminer de bas en haut sur une distance de 2 cent.au ras de-la face postérieure de l\u2019appendice xyphoïde, on l\u2019incline modérément tout en poussant lentement jusqu\u2019à 4 ou 6 centimètres, suivant la taille et l\u2019âge des sujets.Il faut avoir soin d\u2019aspirer, durant la dernière partie de cette opération, de façon à retirer du liquide dès que la ca- \u2018vité péricardique aura été pénétrée.On avance «le vide à la main ».On peut blesser le 1.Communication à la Société Médicale de Montréal, le 21 avril 1942.ventricule droit.La ponction faite au voisinage de la pointe du cœur expose à la blessure du poumon ou à la perforation de la plèvre.Si l\u2019épanchement est considérable, cet accident est improbable.On peut atteindre le ventricule gauche qui, très épais, ne risque pas d\u2019être blessé sérieusement.Si on choisit la région parasternale gauche ou droite, il faut éviter l\u2019artère mammaire interne qui chemine de 1 à 2 centimètres à la partie inférieure du sternum.On peut blesser l\u2019oreillette droite très mince.En réalité, les accidents sont rares.Il est bon de ne pas évacuer plus de 150 à 180 c.c.pour éviter des accidents de décompression.PÉRICARDITE RHUMATISMALE Elle est souvent sèche.S\u2019il y a épanchement, celui-ci est généralement d\u2019un volume modéré 300 à 500 c.c.On utilisera le salicylate de soude à fortes doses, jusqu\u2019à 12 grammes pour un adulte.On peut employer des tablettes enrobées facilement tolérées ou les injections intraveineuses de 1 a 2 grammes données 1 a 2 fois par jour.L\u2019amido-pyrine souvent efficace ne sera employée que dans les cas rebelles, à la dose de .50 centig.3 fois par jour.Il ne faut pas oublier que ce médicament provoque trop souvent de l\u2019agranulocytose.L\u2019évolution de la péricardite rhumatismale est en grande partie fonction de la gravité des lésions valvulaires.On admet aujourd\u2019hui que les adhérences consécutives à une péri- cardite rhumatismale ne gênent pas le fonctionnement du cœur.Le syndrome de Hutmel- Pick (péricardite constrictive) n\u2019est pas d\u2019origine rhumatismale. er rer pr TE MÉDECINE PRATIQUE 611 PÉRICARDITE TUBERCULEUSE La péricardite tuberculeuse sèche, séro-fibri- neuse ou purulente est une maladie très grave.Elle est mortelle dans un délai variable pour la majorité des cas.On traitera le terrain, les lésions pulmonaires, cure de repos, etc.L\u2019épanchement sera évacué et remplacé par de l\u2019air dans la proportion de 50% du liquide retiré.Malheureusement, les sujets qui survivent volent souvent se développer un syndrome de péricardite constrictive.Alors, seulement se posera le problème des médications opératoires.Il ne faut pas intervenir avant que l\u2019épanchement soit totalement résorbé et que les lésions soient refroidies.PERICARDITES D\u2019ORIGINES MICROBIENNES DIVERSES Ces péricardites se rencontrent surtout au cours des affections du thorax, des septicémies, des amygdalites.Sèches, fibrineuses ou purulentes, elles seront traitées par la médication spécifique appropriée, ordinairement un sulfamidé.Les sulfa- midés diffusent très bien dans le péricarde.On aurait cependant noté expérimentalement que la sulfapyridine diffuserait moins bien que le sulfathiazole ou la sulfanilamide dans cette séreuse.Personnellement, j'ai eu un excellent résultat au cours d\u2019une péricardite fibrineuse d\u2019allure grave, traitée avec du Dagenan.Le malade souffrait d\u2019un abcès de l\u2019amygdale, point de départ de l'infection péricardique.En cas d\u2019insuccès, 11 faut drainer rapidement.L'introduction directe dans le péricarde des diverses sulfamidés ne doit pas être conseillée.MALADIE DE HUTMEL-PICK Cette maladie relève surtout du traitement chirurgical.Certains cas cependant évoluent lentement au point de durer 10 ans ou plus.On peut utiliser les diurétiques mercuriaux (Neptal, Salyrgan ou Esidrone) associés au chlorure d\u2019ammonium à la dose de 6 grammes « pro die ».À la Clinique Mayo, un sujet souffrant de péricardite constrictive, a reçu 400 injections de sels mercuriaux et 6 grammes de chlorure d\u2019ammonium chaque jour, durant 8 ans.De plus, on lui a fait 40 ponctions.Je n\u2019ai pas eu de résultats aussi satisfaisants chez les quelques malades que j'ai observés.Il faut bien se garder d\u2019espérer du traitement médical la guérison de ces malades, parce qu\u2019il est purement palliatif.De plus, l\u2019opération doit être précoce pour donner de bons résultats. TRAITEMENT DES CORYZAS D\u2019ORIGINE HUMORALE Ce ne sont pas seulement les infections microbiennes qui provoquent l\u2019inflammation de la muqueuse nasale.Ici comme ailleurs, comme dans les bronchites, comme dans les colites, la congestion muqueuse peut être réalisée par un trouble humoral, une réaction anaphylactique sous l\u2019influence de causes variables, sur un organisme sensibilisé et préparé par une instabilité vago-sympathique acquise ou héréditaire.Les anciens auteurs connaissaient d\u2019ailleurs ces formes spéciales de coryzas, manifestement indépendants de tout processus inflammatoire et où l\u2019élément nerveux et spasmodique jouait le rôle principal.Des crises d\u2019éternuement rebelle, avec hypersécrétion nasale et lacrymale extrême, se manifestent par accès que, très justement, Trousseau rattachait à l\u2019asthme.L\u2019intensité et la répétition de ce coryza spasmodique \u2014 «ce moustique de la patience, cet achoppement de la dignité extérieure de l\u2019homme », disait un vieil auteur \u2014 arrive à créer une infirmité qui devient, dans les formes très caractérisées, une véritable «peine pur- gatoriale », suivant l\u2019expression du médecin anglais Hare.L'ancienne thérapeutique était à peu près désarmée contre cette pénible infirmité: «Je me ventile le visage; j'y passe une éponge imbibée d\u2019eau fraîche, je m\u2019insuffle les narines, j'y injecte différents liquides avec une petite seringue; une autre fois j'y introduis des mè- ches enduites de cérat ou de pommade de concombre, le tout en vain.» Ainsi s\u2019exprimait, il y a soixante ans, une victime de la maladie qui « à ma honte, ajoutait son médecin, ne cessait d\u2019osciller entre la résignation et la patience ».A.BASES DU TRAITEMENT DES CORYZAS SPASMODIQUES.Coryza périodique spasmodique.Plus connu sous le nom de rhume des foins, il représente la forme la plus typique de la maladie.On attribuait jadis son apparition à des conditions saisonnières jusqu\u2019au jour où les travaux de Dunbar établirent le rôle du pollen des graminées.Puis le mécanisme pathogénique s\u2019éclaireit encore à la suite des recherches de Widal sur la crise hémoclassique; et l\u2019on sait actuellement que, sur un organisme sensibilisé éclate le choc anaphylactique avec ses multiples manifestations nasales, asthmatiques, urticariennes, œdémateuses, etc.Les sujets atteints de coryza spasmodique présentent en outre, suivant Sluder et d\u2019Ewing, un état de « souffrance du ganglion sphéno- palatin », et la moindre excitation de cette zone nerveuse déclenche l\u2019accès spasmodique.Cet état d\u2019irritation anormale du centre sympathique reconnaît parfois une cause locale, comme un polype, parfois une cause d\u2019ordre général comme l\u2019insuffisance hépatique ou d\u2019un dysfonctionnement endocrinien.Le résultat du choc pollinique chez des sujets ainsi prédisposés aboutit à la crise classique du rhume des foins avec ses éternuements incessants, l\u2019hydrorhée nasale profuse, le larmoiement, etc.La muqueuse est rouge, tuméfiée, recouverte d'un mucus transparent qui ne revêt jamais le caractère purulent.Les crises se répètent chaque jour pendant la période des foins.Elles s\u2019atténuent généralement après trois semaines, parfois remplacées par des crises d\u2019asthme typique ou de toux spasmodique.Corysa spasmodique apériodique.Le coryza apériodique, disaient Garel et Molinié, n\u2019est qu\u2019un rhume des foins dont l\u2019agent provocateur n\u2019est autre que le pollen.Cette conception trouvait la confirmation de son exactitude dans les recherches récentes sur les états allergiques, et la thèse de J.Lermoyez, reflétant l\u2019opinion actuelle, conclut à la multiplicité des facteurs de déclenchement du coryza spasmodique: l\u2019antigène variable \u2014 inha- MÉDECINE PRATIQUE lations de protéines animales ou végétales, ingestion d\u2019albumines alimentaires ou de médicaments chimiques, injections sous-cutanées de sérum de cheval \u2014 pénètre le plus souvent dans l\u2019organisme par les voies respiratoires, parfois digestives ou sous-cutanées, et déclenche alors la crise spasmodique chez un sujet préalablement sensibilisé et dont le système neuro-végétatif est en état d\u2019équilibre instable.Dans ces formes apériodiques, les crises, généralement moins bruyantes que dans les rhumes des foins, apparaissent à intervalles réguliers et lorsque se manifeste l\u2019antigène provocateur.À la longue, les crises diminuent de violence, mais il s\u2019établit un état chronique d\u2019hydrorrée nasale consécutif à la dégénérescence œdémateuse secondaire de la muqueuse fréquemment et longuement irritée.B.CONDUITE THÉRAPEUTIQUE DANS LE CORYZA SPASMODIQUE.On conçoit, d\u2019après l\u2019exposé des théories pathogéniques, que la thérapeutique puisse exercer son action: en soustrayant le sujet à l\u2019antigène ou en le désensibilisant, en supprimant les épines irritatives nasales, en diminuant l'instabilité du système vago-sympa- thique.C\u2019est en somme le traitement de l\u2019asthme, et l\u2019on se reportera au chapitre qui traite de cette affection pour les détails thérapeutiques.Traitement prophylactique et désensibilisation.Les éléments sont multiples qui ont pour but, sinon pour effet, de prévenir l\u2019apparition des crises spasmodiques: suppression de la cause par un changement de climat au moment 613 des foins et par la proscription des aliments nuisibles; modification de l\u2019épine irritative nasale par des cautérisations à l\u2019acide chromique ou au galvano-cautère, ou encore par l\u2019aéro- thermothérapie; désensibilisation par des cuti- réactions répétées si l\u2019on a identifié l\u2019antigène en cause, ingestion ou injections de peptone, auto-hémothérapie, hyposulfite de magnésium, substance P \u2014 j'ai obtenu, avec Thiers, un succès remarquable par cette méthode \u2014 vie au grand air et exercice physique; régulation du système neuro-végétatif à l\u2019aide de l\u2019éphé- drine ou de l\u2019adrénaline, de l\u2019atropine, du gardénal, etc.Traitement de la crise.Localement on utilisera des pulvérisations de cocaïne, l\u2019instillation d\u2019éphédrine, mais l\u2019adrénaline crée souvent une vaso-dilatation secondaire nasale plutôt nuisible.Cependant Garel conseillait l\u2019instillation oculaire de 11 gouttes de la solution d\u2019adrénaline à 1 p.5,000.A l\u2019intérieur, on prescrira l\u2019atropine, l\u2019éphédrine ou les injections d\u2019adrénaline, l\u2019aspirine, etc.FORMULAIRE POUR INSTILLATIONS OU PULVÉRISATIONS INTRANASALES Huile eucalyptolée à 1/60.Huile résorcinée à 1/25.Huile mentholée à 1/200.Huile goménolée à 1/25.Huile éphédrinée .à 1/100.Solution d\u2019argyrol à 1/100.Solution de pretargol a 1/100.Solution de cocaine a 1/100.Solution d\u2019adrénaline à 1/5,000.Solution d\u2019éphédrine a 1/26.SAVY. \u201cIL Union Medicale Les charlatans Juin 1873.Indignés de voir le charlatanisme lever la tête plus haut que jamais depuis quelque temps dans notre ville, nous avons signalé, dans notre dernier numéro, ce mal qui menace de prendre des proportions de plus en plus grandes.Il semble que nous ayons touché du doigt une plaie bien profonde et qui a déjà envahi toutes les parties de la province, car nous avons reçu, depuis, nombre de lettres de la part de nos confrères, nous signalant dans leurs localités respectives le même mal sous des formes plus ou moins semblables.Nous sommes heureux de voir que la profession médicale, qui doit avoir à cœur de voir disparaître les abus qui peuvent affecter d\u2019une manière préjudiciable la santé du peuple, paraît être décidée de prendre les moyens d\u2019atteindre ce résultat.Laissant cette question de côté pour le présent, nous laisserons parler quelques-uns de nos correspondants, nous réservant de revenir sous peu sur ce sujet.On nous écrit qu\u2019un certain docteur (?) nommé Teasdill qui opérait des guérisons étonnantes, par la seule imposition des mains, vient de mourir à Buffalo.On a trouvé suspendus à son cou les articles suivants: un fer à cheval, une grenouille empaillée, une noisette et un vieux shilling anglais, le tout soigneusement entouré de coton.Ce noble représentant du progrès des lumières possédait surtout un pouvoir spécial pour déloger de l\u2019estomac de ses dupes des grenouilles, serpents, lézards et autres animaux, cause très commune selon lui des maux dont ils souffraient.Il exhibait de plus un grand nombre de certificats signés par ceux qui avaient été délivrés par son pouvoir de ces hôtes incommodes.Ce fait démontre jusqu'à quel point l\u2019homme peut déraisonner quand son égoïsme le fait tomber aux mains des hâbleurs de ce genre.Plus honnête que bien d\u2019autres, ce pauvre diable paraissait du moins ajouter lui-même une certaine foi au pouvoir de ses amulettes.Nous citerons maintenant le passage suivant d\u2019une lettre que nous adresse M.le Dr C.-A.Lesage, de Sainte-Claire : « Permettez-moi de vous féliciter sur le succès croissant que votre publication semble atteindre depuis sa fondation.Isolés les uns des autres, luttant avec nos propres ressources contre l\u2019empirisme et le charlatanisme qui nous débordent de tous côtés, sans aucune protection efficace, nous sentirions souvent ou Canada\u2019 en 1873 le courage nous manquer et la foi dans notre dignité professionnelle se perdre bientôt, si une voix amie appelée dans ce moment l\u2019Union Médicale ne venait nous soutenir dans la lutte.« Dans ce siècle où nous voyons toutes les classes de la société se former en associations pour se protéger, seuls nous restons les esclaves de cette société sans avoir encore obtenu d\u2019elle en retour une protection efficace.«On parlera de renouvellement, d\u2019enregistrement, d\u2019examens de licence, etc, tout autant de sujets qui, dans l\u2019encombrement actuel de la profession, ont une importance vitale, mais cette question du charlatanisme, suivant moi, prime toutes les autres par son importance.Elle est urgente, car c\u2019est un mal qui fait de rapides progrès tous les jours et ce parce que loin de rencontrer des obstacles, il est au contraire favorisé par ceux-là même qui devraient chercher à l\u2019arrêter\u2026 Tous les membres de la profession répondront sans nul doute à l\u2019appel que vous faites dans les colonnes de votre journal et vous prêteront, je l\u2019espère, pour atteindre ce but désirable, un concours efficace.» Le Dr J.Leclair, de Saint-Lin, nous adresse la communication suivante: « J'ai lu avec plaisir votre article sur les charlatans.Comme j\u2019ai les mêmes idées sur ce sujet, permettez- moi de hasarder aussi quelques observations.«Tous les jours, l\u2019on ne cesse de parler, vanter et exalter les exploits de cette classe d\u2019êtres que l\u2019on pourrait appeler « Anthropomorphes» avec Berry Saint-Vincent.«En examinant ces individus.nous voyons qu\u2019ils affectent un air important.une politesse quelquefois rare et beaucoup de bonhomie.«Ce que l\u2019on remarquera invariab'ement chez eux, c\u2019est que cette gent spéciale a quelque chose du Singe, de l\u2019Ane, de la Pie et de la Fée du bon vieux temps.Car ils paraissent posséder beaucoup d'esprit d\u2019imitation, de la souplesse, un cerveau creux, du bavardage, et une grande affectation de mystères et de secrets inviolables.Tous ces défauts, toutes ces infirmités chez l\u2019homme sont, on le sait, regardés comme autant de qualités par une certaine classe, malheureusement trop nombreuse et trop mixte pour n\u2019être pas autorisé à dire avec le poète: « De Paris au Japon, du Japon jusqu\u2019à Rome, « Le plus sot animal, à mon avis, c\u2019est l\u2019homme.» Quelqu\u2019un aussi a dit, Voltaire, je crois: « Les vrais talents s'enfuient découragés et supplantés par «les Imbéciles ». « L'UNION MÉDICALE DU CANADA » EN 1873 «Que le charlatan ne saura pas reconnaître que le «méme remède peut, aujourd\u2019hui, guérir, et tuer «demain dans la même maladie.» Cependant cet homme de génie n\u2019était pas un médecin.mais il n\u2019était assurément pas un charlatan.D'ailleurs toutes les autorités, toutes les facultés de médecine, tous les hommes de raisonnement proclament le même principe.Et puis.dire que dans notre temps, que'ques médecins (mais médiocres) se dégradent de la sorte et se mettent au rang ravalé de tous ces êtres ignorants et éhontés! N'est-ce pas dégoûtant ?Il n'v a pas encore bien longtemps, un ancien médecin du Nord a gratifié les médecins de la campagne d'un fameux baume qui a toutes les propriétés de guérir (malheureusement pour ce célèbre inventeur.ce fameux baume ne se vend presque pas et n\u2019acquiert aucune vogue).Pourtant il est bien préparé, avec science ; mais non, par exemple, approuvé ou analysé par les compétences.Mais cela n\u2019empêche pas le susdit médecin de hausser les épaules quand il voit passer un enterrement.voulant dire, sans doute, que si le défunt avait bu de son baume on ne le verrait pas porter en terre.Des miracles se seraient opérés et des membres percés de part en part se seraient recollés par la vertu vulnéraire (le mot de ce grand médecin, est guérissante) de ce précieux remède.Ainsi done, comme vous le dites si bien dans votre dernier numéro, la charlatannerie est une incongruité, une nuisance, un opprobre dans la société.Il faut que cette détestable gent disparaisse le plus tôt possible, et il est nécessaire que tous les confrères intelligents et dévoués s\u2019unissent pour obtenir ce but.615 Il faut que l\u2019inexpérience de la société soit protégée par la véritable science médicale et non par des médecins, propriétaires de fameux baumes, ou par ceux qui s\u2019intitulent: « Root\u2019s doctor», affiche que nous avons eu la honte et la douleur de remarquer dans la belle cité de Montréal.qui renferme, sans contredit, un grand nombre de sommités et de médecins intelligents et capabies.Un des moyens les plus efficaces pour faire disparaître cette anomalie, ce sont des associations médico- chirurgicales dans chaque district du Bas-Canada comme celles des villes.Par la puissance qui résulte de l\u2019association, on obtiendra peut-être notre but, c\u2019est-à-dire que nous aurons fait un grand bien à la société et un grand pas dans la voie du progrès.Nous pourrons, je l\u2019espère, alors réussir à détruire la vente illégale et toujours funeste de ces milliers de prétendus spécifiques, panacées universelles, élixirs de longue vie, ete.Il est vrai que, pour nous, cet état de choses ne nous nuit pas grandement, mais pour la société et pour l\u2019humanité souffrante, c\u2019est pire qu\u2019une des sept plaies d\u2019Egypte.(1) 1.Nous reproduisons cet article, afin de démontrer, comme on s\u2019en doute fort bien, que l'Humanité ne change vraiment pas et que les problèmes médico- sociaux d\u2019il y a 70 ans, à la naissance de l\u2019Union Médicale, étaient ceux d\u2019aujourd\u2019hui.Même crédulité des malades, mêmes entreprises d\u2019exploitation des guérisseurs, mêmes protestations des médecins.Il y à même plus: c\u2019est que de nos jours, le charlatanisme est organisé en association, en plus d'opérer isolément.On va jusqu\u2019à requérir la reconnaissance officielle des gouvernements.Le médecin doit donc lutter davantage pour conserver ses prérogatives et protéger la Société contre elle-même et les charlatans. ANALYSES Dans le but d'informer les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le «Quarterly Cumulative Index Medicus»: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 \"Tuberculose et démence précoce.«Année Méd.\u2014 psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE Enrique M.CLAVEAUX et Frederico SAL- VERAGLIO.\u2014 La diphtérie de l'adulte (diagnostic différentiel) \u201cArchivos Uru- guayos de Medecina, Cirugia y Speciali- dades\u2018, 19: 240 (septembre) 1941.En général, il est possible de faire le diagnostic positif de diphtérie par un bon examen clinique associé aux épreuves de laboratoire (bactériologie, réaction de Shick et, dans quelques cas, étude hématologique).Le diagnostic différentiel devient difficile quand on se trouve en présence des angines non diphtériques qui simulent cette maladie.D\u2019une façon a priori, quelles sont les angines qui peuvent se présenter sous ce masque et comment s\u2019y prendre pour résoudre le problème?A ce compte, toute la question repose sur la connaissance de la réaction de Shick avant et pendant la maladie.L\u2019auteur relate plus de 600 réactions de Shick chez des adultes suivis dont 30% de positifs.De plus, il attire l\u2019attention sur la fréquence, l\u2019importance et la gravité que revêt la diphtérie en Uruguay.L\u2019étude de plus de 600 individus sains a montré le pourcentage élevé des adultes réceptifs.D\u2019abord, signalons rapidement les angines capables de simuler la diphtérie 1% ; les angines érythémateuses 2%; les angines pultacées 3%; le muquet pharyngé 4% ; les angines lacunaires ou cryptiques 5% ; les angines ulcéro-membraneuses ou spha- celo-membraneuses de Vincent 6% ; le zona pharyngo- buccal 7% ; l\u2019angine pustuleuse primitive de Marfan 8% : les angines du pharynx, etc., ete.Toutes ces affections sont à considérer parce que, en général, l\u2019angine diphtérique se présente comme une angine pseudo membraneuse, mais exceptionnellement elle peut adopter l\u2019aspect d\u2019angine érythémateuse, pultacée, cryptique, etc.Cela se voit particulièrement quand, au processus caractéristique vient se greffer l\u2019inflammation du tissu cellulaire qui lui donne un aspect phlegmoneux.ou bien quand il s\u2019y ajoute de la nécrose qui engendre un aspect d\u2019angine nécrotique.Pierre CLERMONT.Iglesias BETANCOURT, ROJAS et Alvarez MENA.\u2014 Sur un cas de tumeur abdominale.\u2018\u2019Boletin de la Liga contra el cancer\u2019, 17: (mars) 1942.Une femme de 35 ans présentant depuis longtemps des digestions difficiles, de l\u2019intolérance pour le lait, œufs, chocolat, signale depuis quinze jours une douleur qui débuta subitement dans la région lombaire droite et se propagea pour persister et prédominer à l\u2019hypocondre droit.Des vomissements, de la température, anorexie et perte de poids complétèrent ce tableau clinique.: A l\u2019examen l\u2019aspect de la patiente est satisfaisant.A travers un pannicule adipeux important, la palpation abdominale découvre une certaine défense avec sensibilité à l\u2019hypocondre droit et à la région épigastrique.Profondément, après avoir eu raison de cette défense pariétale, on met en évidence une masse de volume très appréciable donnant le contact lombaire, mais paraissant correspondre au foie par son siège antérieur (à l\u2019hypocondre droit et à l\u2019épigastre).Cette tumeur est ferme, irrégulière, avec toute une série de bosselures de tailles différentes; une de ces bosselures était plus volumineuse, plus dure, plus sensible et située dans la région correspondante à la topographie de la vésicule biliaire.La percussion décèle le bord supérieur hépatique au niveau du cinquième espace, et de la matité dans toute l\u2019aire tumorale.Le reste de l\u2019examen clinique est négatif; cependant les réflexes rotuliens sont difficiles à trouver et les pupilles un peu paresseuses à la lumière.Devant un tel tableau c\u2019est le problème d\u2019une hépatomégalie irrégulière, fébrile et douloureuse que ces auteurs tentèrent de résoudre.1) L\u2019abcès amibien et la syphilis hépatique scléro- gommeuse furent discutés et rejetés.2) L\u2019hypothèse d\u2019un cancer secondaire était plus vraisemblable, mais toutes les explorations (tube digestif, poumons, corps thyroïde, appareil génital) restèrent négatives.3) En définitive, ils crurent à une néoplasie de la vésicule biliaire par les symptômes de dyspepsie ancienne, l\u2019existence d\u2019une bosselure plus importante, plus dure dans cette région, l\u2019examen radiologique qui montra une vésicule exclue.Tout faisait croire à une ancienne cholécystite chronique, peut-être lithiasique, dégénérée, et secondairement généralisée au foie.Une ultime poussée subaiguë de la cholécystite pouvait expliquer le syndrome douloureux et fébrile.Voulant voir confirmée leur hypothèse, ils font pra- ANALYSES tiquer une laparotomie.Celle-ci fut déconcertante et instructive à la fois; en effet le chirurgien décela une énorme tumeur rénale encastrée sous le foie, occupant toute la fosse lombaire et débordant la colonne vertébrale.Foie, vésicule, estomac, côlon étaient normaux.Toute cette masse rénale est extirpée avec une certaine difficulté.L\u2019étude anatomo-pathologique permettait d\u2019affirmer qu\u2019on se trouvait en présence d\u2019une de ces tumeurs rétro-péritonéales développées aux dépens de la capsule propre du rein ou du tissu cellulo-adipeux péri-rénal décrites en France par Albarran, Imbert, Hartman, Lecène, sous le nom de tumeurs solides para-néphrétiques.Ce sont des tumeurs rares, plus fréquentes chez la femme, développées dans la grande majorité des cas aux dépens de la graisse pré-rénale d\u2019où leur progression surtout antérieure.Elles peuvent évoluer pendant de nombreuses années et atteindre un volume considérable.Leur surface est irrégulière, et les bosselures sont de consistance variable.Le rein, à la longue, se trouve tout entouré et fait corps avec la tumeur.Histologiquement ce sont des tumeurs bénignes et de nature conjonctive (fibro-lipomes, lipo- myxomes, fibro-lipo-myxomes).Des sarcomes ont été signalés.Chez cette malade il s\u2019agissait d\u2019un fibro-lipome; le rein n\u2019était pas infiltré mais simplement comprimé.Au sein de cette masse tumorale, on notait l\u2019existence d\u2019une zone hémorragique semblant correspondre à un infarctus (elle explique la douleur initiale motivant l\u2019hospitalisation de la malade).Les diverses coupes histologiques ne montrèrent pas de dégéné- ration secondaire.Et dans les considérations finales, ces A.se demandent si l\u2019erreur clinique était évitable.Aurait-on pu soulever le diagnostic de tumeur rénale?\u2026 Il est difficile de répondre affirmativement.Il est vrai que la malade signalait une douleur à siège initial lombaire, mais fréquemment on observe des cholécys- topathies avec douleur prédominante à la région lombaire droite et des hépatomégalies donnant le contact lombaire et du ballottement.D'ailleurs tous les autres signes cliniques et radiologiques n\u2019étaient pas en faveur d\u2019une tumeur rénale mais de la région hépato-vésiculaire.Si convaincus étaient-ils de cette topographie tumorale, que la répétition de la même erreur sur un autre cas semblable ne saurait pas les étonner.Et en terminant ils citent l\u2019opinion de Lecène pour qui ces tumeurs sont le plus souvent un diagnostic d\u2019intervention à moins qu\u2019un symptôme urinaire faisant pratiquer une urétéro-pyolographie (celle-ci montrant des cavités normales ou un peu déformées mais 617 à contours nets, et contrastant avec le volume important de la tumoration) y fasse penser.Julio VASQUEZ.A.CASTELLANOS et J.B.NUNEZ.\u2014 Une nouvelle méthode pour étudier l\u2018insuffisance hépatique.\u2018\u2019Boletin de la Sociedad Cubana de Pediatria\u201d, 13: 382 (août) 1941.Elle est basée sur les rapports étroits existant entre le foie et le métabolisme du carotène et de la vitamine A.De nombreuses expériences prouvent que la transformation du carotène en vitamine À se fait dans la glande hépatique et, que presque 95% de cette dernière substance s\u2019y accumule avant d\u2019être déversée dans l\u2019organisme.Le pouvoir de transformation de la cellule hépatique se trouve altéré dans sa vitesse et dans sa perfection par les divers processus morbides de la glande.De toutes les provitamines, la plus importante pour cette étude est le beta-carotène dont l\u2019injection rapide et en quantité appréciable, par voie intraveineuse, renseignera sur le pouvoir de fixation de la cellule hépatique.\u2018 On procède de deux manières: 1) on injecte une quantité de beta-carotène qui normalement doit être fixé totalement ou presque, au bout de cinq minutes; 2) et on injecte aussi une quantité beaucoup plus importante de la même substance (quantité que l\u2019on sait produit chez l\u2019individu sain une hypercarotènemie pendant un certain temps) et on étudie le temps qu\u2019elle emploie pour disparaître.Les renseignements seront plus complets, si dans un second temps on évalue la conversion du carotène en vitamine À, soit en faisant usage pur et simple de la vitamine A dans le sang, soit en employant le procédé de Clausen et McCoord.Jusqu\u2019à date ces auteurs ont porté toute leur attention sur les deux premières variantes.Ils procèdent comme suit: extraction de 5 c.c.de sang (il n\u2019est pas nécessaire que le malade soit à jeun) ; injection intraveineuse de 0.2 mgr.de beta-caroténe par Kg.de poids; nouvelle prise de sang au bout de cinq minutes et usage par la méthode de Clausen et McCoord.Normalement on ne doit pas trouver d\u2019hypercarotè- nemie au bout de cinq minutes.Toute augmentation est l\u2019indice d\u2019insuffisance hépatique.Ils comparent les résultats de cette épreuve avec le Van den Bergh, le Takata-Ara, le galactose, le bro- mosulfonephtaléine ; et avec les renseignements fournis par l\u2019étude anatomo-pathologique du foie soit 618 après ponction (cyto-diagnostic) soit après autopsie, si le malade meurt.Encouragés par les renseignements utiles obtenus, ils se proposent dans un avenir rapproché de faire connaître les résultats acquis au cours des diverses affections hépatiques de l\u2019enfance.Julio VASQUEZ.G.CARDELLE.\u2014 Maladie de Lobstein.\u2018\u2019Bo- letin de la S.Cubana de Pediatria\u2019, 13: 370 (août) 1941.Les cas publiés sous le titre de maladie de Lobstein ont des nombreuses analogies, mais aussi quelques différences d\u2019avec les cas appelés « ostéo-genèse imparfaite » ou displasie périostée, ou maladie de Vrolik- Porak-Durante.Y.L.T.est une enfant ayant présenté à l\u2019âge de neuf et quinze mois deux fractures des tibias, après traumatisme minime, et se consolidant rapidement et complètement.Actuellement elle est âgée de 15 mois.Chez elle, et chez ses parents on ne trouve aucun antécédent pathologique, sauf que la mère, au sep- tieme mois de sa grossesse, présenta une paralysie des membres inférieurs d\u2019étiologie et pathogénie 1gnorées.La croissance de l\u2019enfant fut normale jusqu\u2019à 9 mois.Nourrie au lait artificiel; les premières bouillies à 6 mois.Première dent à 11 mois.Ne marche pas encore.A l\u2019examen: poids et taille normaux, éveillée, gale; saillie marquée des os frontaux et pariétaux.Les sclérotiques ont une teinte bleue-violette caractéristique.Aucune autre difformité squelettique.Laxité articulaire.Les examens cytologiques, sérologiques du sang ne montrent rien de spécial: la calcémie à 946%, le phosphore à 4.93%, la phosphatase à 3.75 unités Bodansky.Chez plusieurs de ses ascendants, on trouve des sclérotiques bleues, de la surdité, des fractures.La mère elle-même avait une surdité marquée et des sclérotiques bleues.On se trouve donc en présence d\u2019un cas rentrant dans le cadre du syndrome décrit par Lobstein (sclérotiques bleues-violacées, fractures multiples, laxité articulaire, surdité progressive débutant après la dixième année, fragilité des phanères).Quelles sont les relations entre cette affection et celle étudiée par Vrolik-Porak et Durante caractérisée par: 1) sa nature congénitale; 2) des fractures multiples pouvant se produire même « in utero » ; 3) micro- mélie et petite taille; absence habituelle de sclérotique bleue; non héréditaire et mortelle à brève échéance.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN ADMLLF.AN.\u2014 Montréal.juin 1942 Pour certains auteurs, il s\u2019agit d\u2019affections très différentes du point de vue nosologique : pour d\u2019autres ce sont deux formes différentes d\u2019un même processus morbide.L'auteur se rallie à cette façon de voir, car il a observé un cas étiqueté syndrome de Vrolik héréditaire avec sclérotiques bleues; ce dernier symptôme a été signalé absent dans un cas typique de syndrome Lobstein décrit par Fulconis; Dreyfus signala un cas de Vrolik-Porak avec évolution favorable.Il n\u2019existe donc à l'heure actuelle aucun signe clinique appartenant en propre à l\u2019une ou l\u2019autre affection; et même les études anatomo-pathologiques n\u2019ont pu établir des différences nettes entre les deux.Du point de vue thérapeutique, on a conseillé la thyroxine et les extraits thyroïdiens avec des résultats contradictoires et même peu favorables.On peut dire de même pour les extraits parathyroïdiens et hypophysaires.On signale des cas améliorés par les in- jJections de glandes thymiques.Dernièrement, on a insisté sur le lactate de strontium, avec vitamine D et C dans le but d\u2019activer la calcification osseuse.L\u2019A.conclut en ces termes: «1) Les deux syndromes semblent correspondre à une même entité noso- logique dans laquelle la maladie de Lobstein représente la forme bénigne et tardive, et la maladie de Vrolik, la forme grave et précoce.2) La pathogénie reste encore obscure malgré toutes les idées émises à ce sujet».Julio VASQUEZ.Paul G.WEIL.\u2014 L\u2019état de shock.\u2018The C.MA.Journal\u201d, 46: 307 (avril) 1942.C\u2019est le premier d\u2019une série d\u2019articles sur un travail préparé grâce à un octroi du Conseil National des Recherches.Après une entrée en matière où il est exposé le mécanisme varié des états de shock, l\u2019auteur traite de la condition des grands brûlés.Leur état de shock résulte ou tout au moins s\u2019accompagne d\u2019une hémo- concentration que l\u2019on peut apprécier par le dosage de l\u2019hémoglobine dont le taux s\u2019élève parfois jusqu\u2019à 140%, par la glycémie qui va jusqu\u2019à 2 grs .32 p.1,000 sans glycosurie, par l\u2019élévation du taux de l\u2019urée sanguine.Il en résulte une viscosité sanguine qui favorise les stases pulmonaires, hépatiques, splé- niques et même intracrâniennes.Cette viscosité sanguine ne peut être améliorée par l\u2019administration du sérum physiologique; au contraire, il est démontré que l'injection de doses massives d\u2019eau physiologique à ces patients détermine souvent l\u2019ædème pulmonaire par infiltration des espaces interstitiels.Le traitement de ces états de shock par ou avec hémo-concentration réside dans l\u2019injection intraveineuse de plasma san- ANALYSES 619 guin.Il faut éviter de recourir à la transfusion du sang total qui ne ferait que concentrer davantage la masse sanguine par l\u2019apport de globules rouges dont le malade souffre déjà d\u2019une pléthore relative.La quantité de plasma à injecter varie de 2,000 à 7.000 ec.suivant les besoins et la gravité du cas qui nous sont indiqués par les dosages répétés régulièrement de l\u2019hémoglobine.Ce traitement d\u2019une variété d\u2019états de shock postule de toute évidence la création de réserves de plasma sanguin dans les hôpitaux.Wilfrid LEBLOND.S.van CREVELD et J.M.SOETERS.\u2014 Myosite ossifiante progressive.\u2018American Journal of Diseases of Children\u201d, 62: 1,000 (novembre) 1941.«Les résultats d\u2019études cliniques et radio!ogiques très étendues en rapport avec un cas de myosite ossi- fiante progressive sont rapportés.A deux périodes différentes de l\u2019évolution de la maladie on pratiqua des biopsies dont les résultats histologiques et mi- cro-chimiques sont aussi rapportés.De façon à pouvoir gagner un certain degré de connaissance dans la physiologie pathologique de la maladie, on fit des études poussées du métabolisme musculaire sous divers aspects.On essaya différents types de traitements dont quelques-uns étaient basés sur des études récentes, mais qui tous donnèrent des résultats désap- pointants.On y rapporte aussi le résultat d\u2019un traitement avec une préparation de parathyroïde, traitement qui est encore en cours.Après plusieurs injections de la substance précitée, la calcémie ne démontrait.pas la même élévation pathologique qui avait été rencontrée avant ce traitement.» (Résumé des auteurs).Nous désirons porter tout particulièrement à l\u2019attention des pédiatres et neurologues l\u2019importance du travail plus haut nommé, à cause tout d\u2019abord de l\u2019observation très détaillée du cas présenté, détails intéressant tout aussi bien le point de vue clinique que celui du laboratoire.Les points suivants sont à souligner: le sexe, l\u2019âge et l\u2019absence de facteurs héréditaires dans le cas rapporté; l\u2019absence apparente de relations entre l\u2019apparition du syndrome et un épisode infectieux antérieur, pas plus que d\u2019un traumatisme; l\u2019absence de malformation congénitale de même que celle de phénomènes douloureux quelque trois ans après l\u2019apparition de la maladie.Le diagnostic différentiel y est longuement discuté de même que le problème étiologique.Le traitement donne aussi lieu à des conjectures et commentaires de très grand intérêt si l\u2019on songe à la difficulté des problèmes que présentent les cas de cette nature.C.-E.GAUTHIER.CHIRURGIE N.R.JAMES et H.W.BURGE.\u2014 Une meétho- de d\u2019anesthésie régionale dans les cas aigus de chirurgie abdominale.\u201cBrit.Méd.Journ., 2: 906 (27 décembre) 1941.Les différentes modalités d\u2019anesthésie régiona'e utilisées jusqu\u2019à ce jour sont passées en revue avec leurs avantages et leurs inconvénients, dans les cas d\u2019opérations abdominales graves.Au nombre des incidents, notons: 1° La conservation de la lucidité de l\u2019opéré pendant le geste opératoire; 20 La sensation désagréable que produit l\u2019administration de l\u2019anesthésie locale; 3° L'analgésie parfois incomplète.La méthode que les A.préconisent serait exempte de ces inconvénients.Leur technique comprend sept points principaux: 1° L'injection intraveineuse de pantopon; 20 L'administration préalable d\u2019évipan produisant une narcose légère qui supprime le choc psychique; 30 L\u2019évipan neutralise l\u2019effet toxique de l\u2019anesthésie régionale.Il est facilement transportable.facile à admini trer, non inflammable, avantages notables en chirurgie de guerre.Si l\u2019état du patient est tel qu\u2019il devient à demi conscient ou indifférent pour ce qui l\u2019entoure.la narcose in\u2018raveineuse »dditionnelle n\u2019est utilisée qu\u2019en cas d\u2019agitation pendant l\u2019opération.Il ne faut pas l\u2019employer dans les cas de vomissements graves.car alors le malade peut inhaler les matières gastriques, régurgitées même si l\u2019on pratique l\u2019aspiration gastrique.4° Le blocage bilatéral des nerfs thoraciques.Le malade est placé en décubitus latéral, la colonne vertébrale fléchie comme pour l\u2019anesthésie spinale.en laissant au malade toute facilité de respirer aisément.L\u2019apophyse épineuse de la première lombaire est repérée et en regard à 6 ou 8 centimètres de l\u2019épine, on enfonce, à un centimètre de profondeur, une aiguille de 10 centimètres de long, au-dessous et au contact immédiat de la douzième côte.On injecte alors 8 cc.de procaïne à 1%, avec adrénaline.On pratique la même injection de chaque côté jusqu\u2019au niveau de la 6e vertèbre dorsale.On obtient ainsi un relâchement complet des muscles abdominaux et la suppression de la pression intra-abdominale.5° Le blocage bilatéral du splanchnique par voie postérieure.On le réalise de chaque côté, au même niveau que l\u2019injection du douzième dorsal, en utilisant 30 à 40 c.c.de procaine à 2%.6° L\u2019oxygène est administré systématiquement dans tous les cas, avant, pendant et après l\u2019opération.Lorsqu\u2019il existe de l\u2019obstruction intestinale avec distension 620 des anses, l\u2019oxygène est particulièrement indiqué en même temps qu\u2019on utilise le tube de Miller-Abbott.7° Les manipulations tissulaires et viscérales doivent étre réduites au minimum.Cette méthode d\u2019anesthésie régionale est à recommander dans tous les cas de chirurgie abdominale courante et surtout d\u2019urgence.L\u2019emploi des barbituriques a révolutionné l\u2019anesthésie régionale.Avec l\u2019injection préalable de pantopon, une seule injection intraveineuse d\u2019évipan prolonge le sommeil anesthésique pendant toute la durée d\u2019une longue opération abdominale, si toutefois les régions non anesthésiées ne sont pas manipulées en cours d\u2019opération.La méthode est simple, efficace et de toute sécurité.Pierre SMITH.(British Medical Information Service.\u2014 Traduction.) N.P.BREDEN, À.L.D'ABREN et D.P.KING.\u2014 Lésions abdominales par compression brusque, en mer.\u2018Brit.Méd.J.', 1: 144 (31 janvier) 1942.La littérature médicale s\u2019enrichit de jour en jour, sur la question des lésions pulmonaires consécutives aux pressions atmosphériques occasionnées par les explosifs puissants; par contre, il n\u2019y a encore que peu d\u2019écrits, sur les effets des compressions brusques de l\u2019abdomen.Les auteurs du présent travail font remarquer que, chez dix malades observés, les compressions brusques produites par les torpilles et les explosions par les charges de fond ont occasionné les lésions les plus marquées dans la cavité abdominale et ont causé des hémorragies sous-péritonéales et sous-muqueuses et des lacérations de l\u2019intestin.Chez dix malades, les hémorragies sous-muqueuses se sont révélées cliniquement par des hématémèses et des melaenas.Sept malades ont guéri complètement sans opération; deux ont guéri après drainage d\u2019un abcès sous-phrénique et d\u2019un empyème chez l\u2019autre; un malade est mort après opération pour déchirure du grêle; les constatations post-mortem sont relevées en détail.En plus des lésions abdominales, les A.ont noté les lésions pulmonaires dues aux mêmes causes chez le même malade.Chez les 9 autres malades, aucun signe de lésions pulmonaires à l\u2019exception d\u2019une légère hémoptysie chez l\u2019un.Les signes immédiats après compression brusque furent assez légers: vomissements avec sang, diarrhée et melaena, douleurs testiculaires intenses chez quatre malades, probablement causées par l\u2019effet direct de la compression.La douleur abdominale et la rigidité pariétale atténuée persistèrent plusieurs jours chez L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.A.N.\u2014 Montréal, juin 1942 les 9 malades survivants.Aucun patient ne présenta de lacération externe.Les indications opératoires d'urgence sont encore difficiles à poser vu qu\u2019aucun patient n\u2019a pu être examiné dans les 24 premières heures.Chez le malade porteur d\u2019une perforation du grêle, la péritonite progressive nécessita une laparotomie le troisième jour, malgré le fait que c\u2019est un bien mauvais jour pour laparotomiser un péritonitique.Chez les deux patients qui ont développé des abcès, on est porté à croire qu\u2019ils furent causés par les microbes du tube digestif lésé.Les résultats obtenus dans ces cas justifient l\u2019adoption de mesures conservatrices, surtout si tous les malades ne sont vus qu\u2019après vingt-quatre heures.Chez les deux cas d\u2019abcès, il n\u2019y avait aucune indication de laparotomie immédiate.Pierre SMITH.(British Medical Information Service.\u2014 Traduction.) Sir John FRASER.\u2014 Chimiothérapie dans le traitement des plaies.'Edimburg Medical Journ.\u201d, 48: (décembre) 1941.L\u2019auteur étudie les résultats de l\u2019emploie des sulfa- midés variés dans le traitement des plaies et les réactions des tissus à leur emploi.Leur effet est double: effet bactéricide d\u2019abord ; puis stimulation des tissus locaux à participer à la défense de l\u2019organisme.Le sulfanilamide est effectif contre le streptocoque sans susciter de réaction locale.La sulfapyridine est plus bactéricide mais plus irrt- tant localement.Le sulfathiazole est également effectif contre le strepto et le staphylocoque avec une légére réaction locale, qui serait bienfaisante pour hâter la guérison.La préférence se porte vers le sulfathiazole et le sulfanilamidé à cause de sa solubilité et son effet bactéricide.E.SAINT-JACQUES.H.M.KEITH et A.H.BAGGENTOSS.\u2014 Maladie de Kusmall (Périartérite nodulaire) chez les enfants.\u2018Proc.Staff Meet.Mayo Clinic\u201d, 16: 568 (3 septembre) 1941.Les auteurs étudient la question à la lumière de deux nouveaux cas.Décrite pour la première fois par Kusmall et Maier, en 1866.la périartérite nodulaire affecte tantôt les adultes.tantôt les enfants qui v semblent prédisposés, de 3 mois à 7 ou 8 ans.En 1933.Rothstein et Welt en relèvent 195 cas; en 1938.le nombre est augmenté à 395 malades, dont 44 cas chez des enfants. ANALYSES 621 Cette affection semblerait indiquer une étiologie infectieuse, à cause de la fièvre et de l\u2019hyperleucocy- tose qui l\u2019accompagnent.Ni la fièvre ni la leucocytose ne sont permanentes mais réapparaissent à des stages variables.En plus, la maladie est accompagnée de douleurs abdominales et de douleurs simili-rhumatismales, qui affectent muscles et articulations.Le rein paraît souvent touché et en témoigne par de l\u2019albuminurie.On a même noté de la gangrène périphérique dans quatre cas.Des nodules caractéristiques furent notés dans deux cas.Voici un des cas rapportés par Keith.Garçon, 14 ans, admis pour de la fièvre depuis deux semaines.Céphalée.Elévation de température jusqu\u2019à 105°.Pouls variable mais rapide à 120.Antécédents: oreillons, coqueluche, rougeole, rien d'autre.Syphilis négative.Rayons X négatifs, de même que la culture sanguine.Les réactions à la tuberculine, d\u2019abord négatives, se montrèrent définitivement positives.Retourne chez lui.Repris de frissons et fièvre.revient à la clinique: fièvre, douleurs, albuminurie.Les recherches anatomo-pathologiques montrent\u2019 des altérations scléreuses artérielles, bien que différentes dans un autre cas.En résumé: l'affection paraît relever d\u2019une intoxication infectieuse.Elle est accompagnée: 1° de fièvre; 2° de leucocytose ; 3° de douleurs abdominales et articulaires; 4° de céphalée; 5° de lésions rénales.Elle pourrait régresser, mais suit généralement un cours progressif.E.SAINT-JACQUES.A.M.SNELL et M.W.COMFORT.\u2014 La fre- quence relative de la lithiase du pancréas et son traitement: revue de dix-huit cas.\"Proc.Staff Meet.Mayo Clinic\u201d, 17: 209 (8 avril) 1942.Les A.rappellent d\u2019abord que c\u2019est à l\u2019occasion d\u2019une autopsie d\u2019un cas de lithiase du pancréas, montrant l\u2019atrophie de la glande avec intégrité des îlots de Langerhans, qui conduisit Banting et Best à la découverte de l\u2019insuline.En faisant le relevé de dix-huit cas de lithiase du pancréas, les A sont d\u2019abord amenés à nier leur extrême rareté.Ils montrent ensuite que la symptomatologie de l\u2019affection devrait en suggérer le diagnostic encore plus souvent et surtout de façon plus précoce.Car en laissant évoluer la maladie, certaines complications graves peuvent survenir, et les chances de succès de l\u2019opération chirurgicale diminuent avec la destruction progressive de la glande.Depuis une dizaine d\u2019années, le nombre des cas de lithiase du pancréas opérés et guéris croît sans cesse.Ce fait est vraisemblablement dû à une meilleure connaissance des modalités cliniques de l\u2019affection, En effet, depuis les quatre cas rapportés par Sistrunk, en 1921, et les quatre autres de Hartman, en 1925, J.G.Mayo en a relevé 18 à la Clinique, de 1925 à 1936; les auteurs du présent mémoire en ont déjà publié trois cas en 1937.Enfin, les dix-huit cas étudiés dans cet article ont été recueillis à cette même Clinique, du ler janvier 1937 au 30 novembre 1940.Les symptômes de l\u2019affection rappellent les variations observées dans la lithiase des autres organes.Les A.ont noté les principaux signes cliniques observés chez ces dix-huit malades, et ils les énumèrent dans le tableau que voici: Nombre Symptômes de cas Colique - « .« + + = = oes 11 Troubles de la motricité gastro-intestinale 8 Diabète, latent ou en évolution .- - 8 Amaigrissement + .+ + + ++ +1 +880 6 Diarrhée, avec graisses .+ «+++ +0: 8 Frissons et fièvre .+ 2211 ++ = 9 Hypertrophie du foie - 4 Ascite et œdème, jaunisse « - «+ ++ = 1 Complication de nature infectieuse .- - - 2 Le diagnostic de l'affection est facile ; il faut cependant y penser.L'histoire de la maladie, l\u2019examen physique, le résultat des examens de laboratoire et tout particulièrement la radiographie, apportent des renseignements suffisants.En fait, les A.préconisent la radiographie du pancréas chez tous malades présentant les syndromes suivants: 1.Crises de douleurs abdominales, ou troubles gastro- intestinaux de nature indéterminée.9.Diarrhée avec selles graisseuses.Hypertrophie du foie qu\u2019on ne peut expliquer.4.Diabète, surtout s\u2019il s'accompagne de coliques ou de diarrhée.5.Jaunisse sans cause reconnue.ve Car les images radiographiques sont caractéristiques et pour la plupart éclairent le diagnostic de façon suffisante.On localise mieux les calculs en prenant les clichés après l\u2019introduction d\u2019une sonde duodénale.Parmi les causes d\u2019erreurs, mentionnons les calculs du cholédoque, les ganglions mésentériques calcifiés au voisinage du cystique, les taches de calcification de l\u2019artère splénique.Un renouveau d\u2019intérêt de la question a conduit le chirurgien à pratiquer l\u2019exploration du pancréas au cours des opérations.Un certain nombre de cas de lithiase pancréatique a pu être ainsi découvert.Les A.restent convaincus que ces trouvailles opératoires deviendraient encore plus nombreuses en pratiquant plus souvent ces explorations. 622 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.juin 1942 Le traitement chirurgical est le seul qui ait jusqu\u2019ici Les examens sanguins cytologique, sérologique.chi- donné des résultats.Nous sommes en droit d\u2019en attendre encore de meilleurs, quand les opérations seront faites dès le début de la maladie.Les premières opérations de ce genre remontent à la fin du siècle dernier: cas de Capparelli en 1883, de Gould en 1898; Lord Moynihan rapporte aussi un cas semblable en 1902.Comme traitement palliatif, on peut donner la pancréatine, la morphine, l\u2019éphédrine \u2014 pour amoindrir le volume des sécrétions de la glande.Un auteur a conseillé l\u2019acide chlorhydrique dans le but de diminuer la grosseur des calculs.Enfin, la restriction des hydrates de carbone a été recommandée dans la diète de ces malades, à cause du diabète concomitant et aussi pour éviter l\u2019excitation de la sécrétion glandulaire.Mais toutes ces pratiques sont de valeur douteuse.et si les calculs restent en place, le malade en éprouvera tous les ennuis, pendant que la destruction du pancréas évolnera jusqu\u2019à la fin.Rosaire LAUZER.PEDIATRIE VALLEDOR, EXPOSITO et FERIA.\u2014 Maladie de Recklinghausen chez une enfant de trois ans.\u2018\u2019Bol.de la Soc.Cubana de Pediatria\u201d, 13: 357 (août) 1941.Une enfant de 3 ans et 6 mois, présentait depuis 8 mois une tuméfaction à l\u2019angle externe de la paupière supérieure gauche et quelques taches pigmentaires.Agée d\u2019un an, elle fut traitée par un orthopédiste pour Mal de Pott en raison d\u2019une cypho-scoliose avec déformations thoraciques.D\u2019un caractere parfois difficile, et dans d\u2019autres moments apathique et indifférente, avec tendance marquée au négativisme.Son poids actuel est de 32 livres.À l\u2019examen, on constate la tuméfaction de la partie externe de la paupière supérieure gauche avec, à ce même niveau, la peau légèrement pigmentée.La palpation donne la sensation de mollesse et de paquet de vermicelle.Son crâne est fort développé, le regard dur.Des taches café au lait existent disséminées au tronc et extrémités.Au thorax on perçoit la cypho- scoliose.Dans la radiographie simple du crâne se découvrent quelques images semblables à des impressions digitiformes et une légère séparation des sutures.La selle turcique est normale.Aucune autre altération du systéme osseux.L\u2019examen clinique complet ne révèle rien d\u2019autre, P excepté un psychisme irritable, légère arriération mentale, tendance au mutisme et à la négativité.mique (P et Ca aussi) étaient normaux.La biopsie sur la tumeur palpébrale conclut à un fibrome bénin, à point de départ mésodermique.Le diagnostic de maladie de Recklinghausen fut porté.D'ailleurs les antécédents montrèrent que chez cette enfant sa maladie était familiale et héréditaire.En effet, la mère, âgée de 30 ans, présentait une cypho-scoliose légère, des taches pigmentaires sur les paupières, abdomen, avant bras, cuisses.On remarquait encore un nævus pigmentaire à la Joue gauche et un molluscum à la nuque.Un autre enfant de la même famille présentait une tache pigmentaire au niveau du bassin.Et ces auteurs concluent en disant qu'il faut toujours pratiquer un examen minutieux du malade en vue.de déceler les manifestations osseuses qui sont souvent frustes, mais fréquentes.Ils insistent sur le caractère familial et héréditaire et la relative fréquence de cette affection car en un laps de temps très court, ils ont observé trois familles atteintes de cette maladie.Julio VASQUEZ.A.ABALLI et A.ESCOBAR.\u2014 Le béri-béri aigu du nourrisson à Cuba.\u2018\u2019Boletin de la Sociedad Cubana de Pediatria\u2019, 13: 85 (tévrier) 1941.L'intérêt porté en Amérique à cette maladie n\u2019a pas été très grand parmi les pédiatres.Quelques auteurs pourtant attirèrent l\u2019attention sur la ressemblance entre divers troubles des nourrissons d\u2019Europe et d\u2019Amérique et certaines manifestations du béri-béri des pays orientaux.Leurs idées ne furent pas toujours acceptées et surtout pour deux raisons: 1) on croyait que Pavitaminose B ne se voyait que dans les cas d'alimentation presque exclusive par le riz décortiqué; 2) les résultats thérapeutiques n\u2019étaient pas couronnés de succès en raison de la pauvreté en concentration vitaminique des préparations employées.Depuis 1923, particulièrement dans les pays anglo- Saxons, on signale toute une série de manifestations imputables à l\u2019avitaminose B.Ces auteurs signalent que les premiers cas de béri-béri aigu du nourrisson ont été dûment reconnus à la Havane en 1938; depuis lors, l\u2019observation de nombreux malades leur permet d\u2019affirmer que la carence en complexe B joue un rôle très important dans l\u2019étiologie de certains troubles observés chez des nourrissons des classes pauvres.On ne peut pas trouver réunis chez un même malade tous les éléments du syndrome décrit par Hoobler.Des nombreuses formes cliniques ont été décrites selon la prédominance de tel ou tel signe et selon l\u2019al- ANALYSES 623 lure évolutive; et en conclusion la plus grande fré- dosage de la vitamine B éliminée en 24 heures, la ré- quence appartiendrait aux formes nerveuses et cardiaques (comme chez l\u2019adulte).Le tableau clinique est bien différent de celui de l'adulte et certains caractères tendent à l\u2019individualiser; on observe en effet le début brusque et rapidement grave des signes et la plus grande fréquence des troubles encéphaliques par rapport à l\u2019atteinte des nerfs périphériques.Trois cas sont ensuite rapportés où prédominent les manifestations cardiaques.Chez cinq autres nourrissons on constate l\u2019importance des convulsions et des signes pseudo-méningitiques.Deux dernières observations signalent les signes de l\u2019avitaminose survenus au cours d\u2019infections graves.De leurs études ils concluent: 1) que la perte de poids est constante et atteint un degré de 30% à 60% ; 2) que les formes typiques sont plus fréquentes entre le 2ème et 4ème mois; 3) sont surtout atteints les nourrissons au sein des mères avec alimentation fort déficiente tant au point de vue qualitatif que quantitatif; 4) que dans la plupart des cas un processus infectieux plus ou moins évident semble avoir agi comme facteur déclenchant.Le diagnostic se base essentiellement sur la clinique.L'état général du nourrisson et une enquête sérieuse sur l'alimentation de la mère sont d\u2019une grande importance.Et ces À.rappellent qu\u2019un régime riche en hydrates de carbone ainsi que les processus infectieux augmentent les besoins en vitamine B.Quand l\u2019infection déclenchante est discrète, le diagnostic de béri-béri aigu est aisé et doit se baser sur: une apyrexie, ou légère fébricule; les crises de pleurs continuelles du début (ces crises sont appelées «la colique » par les paysans cubains chez lesquels la maladie est devenue populaire); l\u2019oligurie; l\u2019hépatomégalie, la cardiomégalie, la pâleur jaunâtre.les troubles neurologiques avec liquide céphalo-rachidien normal.De toutes ces manifestations, le facies de ces malades en est la plus caractéristique; la peau prend une coloration jaunâtre très frappante chez les petits nègres; la bouffissure œdémateuse des joues et des paupières leur donne l\u2019aspect de chinois.Le diagnostic est plus délicat quand le tableau est précédé d\u2019une infection grave.On doit dans ces cas donner de l\u2019importance au fait qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un enfant dystrophique soumis à un régime carencé et chez lequel apparaît un tableau d\u2019insuffisance cardiaque ou des troubles encéphaliques sans altération du liquide cr.En dernière analyse l\u2019épreuve thérapeutique (avec rares exceptions) est décisive et doit être tentée dans tous les cas douteux.D'autres procédés de laboratoire sont encore diff- cilement applicables à la pratique courante, tels le tention de la même vitamine dans l\u2019organisme après administration d\u2019une quantité connue, le taux du facteur B dans les humeurs.La mortalité constatée est de 33%.Le pronostic étant plus sévère dans les cas apparus au cours d\u2019infections graves, que dans les formes pures de béribéri aigu typique.peut être plus sombre aussi dans les formes avec défaillance cardiaque prédominante que dans les formes nerveuses.Le traitement comporte l\u2019administration d\u2019une dose initiale de 50 mgr.dans les formes cardiaques et 25 à 30 dans les formes nerveuses, et par la suite 10 mgr.toutes les six heures.L\u2019emploi simultané des autres facteurs du complexe B est utile.La mère doit être traitée avec non moins d\u2019attention, mais on doit recourir au sevrage si sa sécrétion lactée est insuffisante.Et dans les considérations finales de leurs articles, ces A.se demandent pourquoi dans l\u2019un ou l\u2019autre cas prédomine un syndrome cardiaque ou nerveux.Peut- être cette variabilité syndromique est-elle en rapport avec l\u2019absence concomitante des autres facteurs du complexe B (riboflavine, adermine, acides aminés).Peut-être aussi le caractère du processus infectieux déc'enchant joue-t-il son rôle.Ils rappellent qu\u2019à Cuba un nombre très élevé de nourrissons des classes pauvres sont soumis à un régime artificiel fort insuffisant et, fait paradoxal, ce n\u2019est pas chez eux que l\u2019on observe le plus souvent la forme typique du béri-béri aigu, mais plutôt chez ceux nourris au lait maternel.En réalité ces régimes artificiels insuffisants engendrent tout aussi bien de l\u2019avitaminose, mais celle-ci adopte un aspect clinique atypique pas toujours reconnu par les cliniciens.Ils insistent enfin sur l\u2019extraordinaire fréquence dans l\u2019Île d\u2019un syndrome qui survient chez les nourrissons nourris artificiellement et caractérisé par des diarrhées profuses, une grande tendance à la déshydratation, et la négativité de tout examen bactériologique.Ils affirment que la notion de terrain, si constante chez ces nourrissons diarrhéiques, est l\u2019expression d\u2019une carence nutritive dans laquelle joue un rôle de premier plan le complexe B, prouvée d\u2019ailleurs par l\u2019amélioration rapide de ce syndrome par le traitement vitaminé.Julio VASQUEZ.NEURO-PSYCHIATRIE Everett F.HURTEAU.\u2014 Usage intracrânien de la sulfadiazine.Etude expérimentale de I'histologie et du taux d'absorption.\"The C.M.A.Journ.\u201d, 46: 15 (janvier) 1942.L'auteur rapporte que la sulfadiazine a une action bactériostatique sur une plus grande variété d\u2019orga- 624 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1942 nismes que le sulfanilamide, la sulfapyridine et le sulfathiazole.Il remarque de plus que l\u2019application locale d\u2019un des groupes médicamenteux, le sulfa- nilamide, procure l\u2019avantage d\u2019une plus grande concentration locale au point d\u2019infection ou de contamination et une concentration plus basse ailleurs.Une étude histologique et chimique de la sulfadia- zine a été faite en comparaison avec celles déja pratiquées au sujet du sulfanilamide, du sulfathia- zole et de la sulfapyridine, et les résultats obtenus avec la sulfapyridine dans l\u2019application locale sont décrits.Neuf chats ont été utilisés dans cette expérience afin de déterminer le taux d\u2019absorption lors de l\u2019application locale intracérébrale de la sulfadiazine et du délabrement histo-pathologique provoqué par l\u2019application de ce médicament.L'auteur constate qu\u2019histo-pathologiquement il ne se produisit qu\u2019une réaction interstitielle typique identique à tout traumatisme circonserit.De plus, il a fort bien constaté des cellules nerveuses très bien conservées, tout près de l\u2019incision cérébrale pratiquée au moment de l\u2019expérience et près de l\u2019endroit où la sulfadiazine avait été appliquée.Un tableau d\u2019absorption du médicament est fourni dans l\u2019article.L'auteur conclut que le médicament le plus rapidement absorbé est le sulfanilamide, puis vient en second le sulfathiazole puis la sulfadiazine et enfin le moins rapidement absorbé, la sulfapyridine.La connaissance du taux d\u2019absorption de chaque médicament est utile pour faire la sélection employée.Dans une petite plaie récente où l'infection n\u2019eut pas encore le temps d\u2019être bien établie, on doit choisir le médicament qui s\u2019absorbe le plus rapidement, à savoir, le sulfanilamide.Par contre, si nous avons affaire à une source chronique d\u2019infection, telle que les plaies communicantes avec les sinus para-nasaux, il semble logique d\u2019employer le médicament dont la résorption est beaucoup plus longue.Jean SIROIS.Sylvio CARON et Charles-A.MARTIN.\u2014 La syphilis chez les alienés.\"Laval médical\u201d, 7: 468 (décembre) 1941.«Sur un total de 7,678 admissions, 365 individus étaient syphilitiques, paralytiques généraux dans 2/3 des cas et citadins en grande majorité, surtout des mâles de la classe moyenne.Sur 240 paralytiques généraux, 86 ont été libérés, améliorés suffisamment pour reprendre leur travail antérieur dans environ la moitié des cas, c\u2019est-à-dire dans 1/6 du total, ce qui n\u2019est pas très encourageant.Il est malheureux que les paralytiques généraux ne soient pas dépistés plus tôt, par l\u2019examen régulier du liquide céphalo- rachidien de tous les syphilitiques, et qu\u2019ils nous arrivent à la période des troubles mentaux, quand ils ont perdu bien des chances de guérison.« Consolons-nous avec les résultats obtenus chez les tabétiques et les autres vérolés.Somme toute, de tous ces malades amenés ici comme dans l\u2019enfer de Dante, exactement la moitié sont retournés aux ennuis de la vie.En face du ciel et de l\u2019enfer nos chances ne sont pas meilleures.» (Résumé des auteurs.) L\u2019idée maîtresse que les auteurs ont voulu souligner dans cet article intéresse directement le médecin praticien et est la suivante: Tant au point de vue médico-social que scientifique, le médecin se doit tout aussi bien à son client qu\u2019à lui-même de faire tout en son pouvoir pour faire hâtivement le diagnostic de neuro-syphilis sous toutes ses formes.Alors qu\u2019au début de ces syndromes les moyens de thérapeutique actuels sont très puissants, ils ont au contraire une activité réduite.Quand tardivement reconnue, la maladie a fait des ravages irréparables.C\u2019est le devoir du médecin traitant d\u2019exposer cette vérité au malade de façon à ce qu\u2019il comprenne l\u2019importance et la gravité et qu\u2019il accepte les suggestions qui lui seront faites en vue d\u2019établir un diagnostic sûr et précoce dont dépendra la thérapeutique.C.-A.GAUTHIER.E.H.BOTTERELL, W.V.CONE et E.A.CARMICHAEL.\u2014 Le sulfanilamide et la sulfa- pyridine dans les blessures expérimentales du cerveau.\u2018Journal of Neur.and Psy.\u201d, 4: 163 (juillet-octobre) 1941.Le présent article décrit les expériences effectuées dans le but de savoir si la réaction locale du tissu cérébral à la présence de corps étrangers et la possibilité d\u2019un effet toxique sur les cellules nerveuses, la névroglie et la myéline rendent possible l\u2019emploi local des sulfamidés sur les plaies cérébrales.On fit des incisions sur le cortex et dans la substance blanche d\u2019un hémisphère de 30 chats.L'ouverture créée par l\u2019incision fut remplie de 500 milligrammes de sulfanilamide ou de sulfapyridine.Les auteurs concluent comme suit, de ces expériences.Des cristaux de sulfanilamide étaient encore présents le 6e jour après l\u2019opération, mais non le 18e.La recherche microscopique du médicament permit de le découvrir le 27e jour, mais non le 36e jour après l\u2019opération.Pour la sulfapyridine, une période de 44 à 58 jours dut s\u2019écouler pour permettre son absorption complète.Aucun trouble, aucune lésion ne furent constatés dans les autres organes.La concentration sanguine en sulfamidés ne fut jamais d\u2019une valeur thérapeutique quelconque.Loca- ANALYSES lement, il se produit une réaction inflammatoire qui produit l\u2019encapsulation de la substance comme un corps étranger.Cette réaction inflammatoire, comportant un plus grand nombre de polynucléaires pour le sulfanilamide, persiste après l\u2019absorption de sulfa- midé introduit.La sulfapyridine s\u2019absorbe approximativement 2 fois plus lentement.Aucun effet sur la cellule nerveuse, la névroglie ou la myéline ne fut constaté.La cicatrice cérébrale n\u2019est pas plus extensive ni plus active que celle qui n\u2019implique pas l'usage local des sulfamidés.En conclusion.les auteurs n'ont pas hésité à employer localement les sulfamidés dans les plaies cérébrales de l\u2019homme, qui sont sujettes à être infectées.Ils les ont employés avec prudence, cependant.Roma AMYOT.(British Medical Information Bureau \u2014 T raduction.) E.A.HINES et L.M.EATON.\u2014 Traitement de la migraine par le thiocyanate de potassium.Rapport préliminaire.\"Proc.Staft Meet.Mayo Clinic\u201d, 17: 254 (22 avril) 1942.La migraine est très fréquemment associée à l\u2019hypertension artérielle.En fait, on aurait trouvé un pourcentage de 80% de migraine chez les hypertendus alors qu\u2019elle n\u2019apparaît que dans une proportion de 15% chez les sujets à pression normale.D'autre part, des hypertendus traités au thiocyanate de potassium furent améliorés de leur migraine.Ce sont des constatations qui ont porté les auteurs à traiter un groupe de migraineux par le thiocyanate de potassium.Tout comme pour l\u2019hypertension artérielle, il est essentiel de rechercher, durant le traitement, la concentration sanguine du thiocyanate, qui doit être de 10 à 12 milligrammes pour cent.Quinze malades chez lesquels tous les traitements conseillés avaient échoué furent traités par le thio- cvanate.Après une période de trois mois de thérapie.chez 13 malades des 15, chez lesquels on put déterminer une concentration sanguine suffisante (de 6 à 12 milligrammes pour cent), une amélioration notable fut constatée.Dans la majorité des cas, la fréquence des crises fut réduite de 75%.La moyenne des crises migraineuses pour chaque malade était d\u2019environ de 14 accès pour les trois mois qui précédèrent le traitement; pendant les trois mois d\u2019emploi du thiocyanate.cette moyenne tomba à 3.1 accès.Chez 9 sujets traités pendant 6 mois, l\u2019amélioration se maintint; chez aucun.la migraine disparut complètement.Aucun signe d\u2019intolérance remarqué.D'autre part, une lassitude fut éprouvée par certains malades au début du traitement, qui nécessita, chez quelques-uns d\u2019entre eux, la réduction de la concen- 625 tration sanguine à 6 milligrammes pour cent, et même la suppression du traitement chez d'autres.Les auteurs remarquent que de meilleurs résultats étaient apparus chez les sujets à tendance hypertensive, que chez ceux dont la pression artérielle était basse.Roma AMYOT.Miles ATKINSON.\u2014 Le traitement histaminique du syndrome de Ménière.\u2018J.AM.A.\", 119: 4 (2 mai) 1942.L'auteur croit que le vertige de Ménière relève de deux mécanismes vaso-moteurs; un mécanisme de vaso-dilatation, un mécanisme de vaso-constriction.Le groupe des malades relevant du mécanisme de vaso-dilatation, le moins important par le nombre, montre une sensibilisation à l\u2019histamine qu\u2019on peut illustrer par une épreuve intradermique à cette substance.Si cette épreuve est positive, le traitement de désensibilisation graduelle par des injections d\u2019histamine sera efficace.Le second groupe répond au mécanisme de vaso-constriction.Il est le plus nombreux.Les malades de ce groupe répondent par une réaction normale au test cutané à l\u2019histamine.Cette substance employée en injections n\u2019offre pas de résultat.L\u2019auteur conseille d\u2019employer ici l\u2019acide nicotinique qui lui a donné de très encourageants résultats.Roma AMYOT.OPHTALMO-CTO-RHINO-LARYNGOLOGIE Prof.Dan THEODORESCO.\u2014 Le traitement de la grenouillette par la marsupialisation et l'électro-coagulation.\u2018Archives balkaniques de médecine, chirurgie et leurs spécialités\u2019, 2: 35 (jonvier-mars) 1940.La grenouillette est une tumeur kystique d\u2019aspect caractéristique.Le nom de «grenouillette» lui vient de sa ressemblance avec le cou gonflé de la grenouille.Cette tumeur est formée d\u2019une bourse tapissée d\u2019un épithélium polymorphe et elle contient un liquide muqueux comme le blanc d\u2019œuf.Dans un cas opéré par l\u2019A., la grenouillette se présentait comme une tumeur sublinguale et sus-hyoi- dienne, mais l\u2019examen histologique a montré l\u2019existence d\u2019un myxome malin.La grenouillette est située au-dessus du mylo- hyoïdien.En augmentant de volume, elle s\u2019étend vers la région médiane et passe facilement du côté opposé.Pénétrant à travers les fibres du diaphragme buceal, elle arrive dans la région cervicale, formant des kystes sus-hyoïdiens.Du point de vue thérapeutique, deux choses sont importantes: 626 En premier lieu.la tumeur est beaucoup plus grande et plus profonde qu'on pourrait le croire après l\u2019examen clinique.En second lieu, il y a la grande adhérence de la membrane kystique aux tissus et aux organes voisins, ainsi que sa fragilité particulière.Cet état de choses fait échouer la dissection la plus attentive et la plus minutieuse de la bourse, à cause de la rupture, du saignement et de la perte du plan de clivage.L\u2019extirpation, opération radicale.n\u2019est donc pas possible.La technique de la marsupialisation a été décrite par Maurel.Dans sa technique.on pratique l\u2019incision de la muqueuse bucca'e, une dissection des lambeaux muqueux, découvrant ainsi la paroi du kyste.Après l\u2019incision du kyste, on fait une suture buceo-kystique par des points séparés.Dans le procédé appliqué par l\u2019A., on fait une incision, ouvrant largement la cavité kvstique.L\u2019ouverture est pratiquée avec le bistouri électrique.au début.entre deux fils passés dans la paroi du kyste et puis, sur une spatu'e en bois introduite dans la cavité, qui soulève et expose cette paroi.On ne fait ni dissection ni suture: la cavité une fois ouverte, on vide le contenu et ensuite on explore très attentivement, par la vue et par le doigt.S\u2019il est nécessaire, on passe avec l\u2019incision sur la ligne médiane du côté opposé, en incisant le frein de la langue.On procède ensuite à l\u2019électro-coagulation superficielle du revêtement muqueux, en commençant par les parties les plus profondes.Le fond de la cavité est exposé par traction à l\u2019aide des fils ou des pinces appliquées sur les bords de la plaie et, au besoin, par des pressions exercées dans la région sub- maxillaire.Lorsque l\u2019intérieur a été électro-coagulé.on tamponne la cavité avec une mèche iodoformée bien tassée.Pour maintenir le tampon, l\u2019A.a coutume de nouer au-dessus les fils qu\u2019on a passés à travers les bords de la plaie.Les fils tombent d\u2019eux-mêmes, habituellement.On applique un nouveau tampon iodoformé et ainsi de suite jusqu\u2019à guérison de la plaie qui a lieu au bout de 3 ou 4 semaines.La mèche iodoformée est d\u2019une grande utilité dans la chirurgie buccale, étant donné qu\u2019elle ne s\u2019altère pas dans le milieu buccal et qu\u2019elle nous évite les pansements fréquents si pénibles pour le malade.Le malade est opéré en position assise après anesthésie du nerf lingual d\u2019un côté ou des deux côtés.L\u2019électro-coagulation évite les cautérisations répétées au nitrate d\u2019argent qui peuvent être nuisibles par leur action sur la muqueuse saine.V.LATRAVERSE.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.juin 1942 L.DUFOURMENTEL.\u2014 Inconvénients et accidents de l\u2019alcoolisation des nerfs dans les névralgies faciales.\u2018Bulletins et Mémoires de la Société de Médecine de Paris\u2019, 145: 103 (23 mars) 1940.La méthode de l\u2019alcoolisation des nerfs, proposée par Pitres et Verger, de Bordeaux, ne donne qu\u2019une rémission prolongée qui peut durer de trois mois à un an.Et ce résultat est d'autant plus précieux qu'il peut être renouvelé.IA.signale à notre attention quelques accidents possibles et note en passant quelques points: L'injection d\u2019alcool peut être précédée d\u2019une injection de novocaïne.Mais celle-ci doit être seulement traçante et très peu abondante, sinon elle compromet le résultat en diluant l\u2019alcool injecté ensuite; on peut employer soit l\u2019alcool à 80° ou 90°, soit la solution de Sicard: Alcool à 80° .21204440 20 cms Menthol .2.244444 2\u2014 0 gr.10 Novoealne .++ 44445440 0 gr.20 Mais l'alcool seul suffit si l\u2019on trace le trajet avec un peu de novocaïne à 14%.Les zones d\u2019injection peuvent s'adresser aux différentes branches suivantes: - Imi f nerf sus-orbitaire ; Nerf ophtalmique \\ nerf nasal.tronc (trou grand rond); nerf sous-orbitaire ; nerf palatin postérieur.Nerf maxillaire supérieur trou ovale; épine de Spyx; Nerf maxillaire inférieur - nerf lingual; | nerf mentonnier; nerf auriculo-temporal.| tronc {| Nerf glosso-pharyngien.Nerf occipital d\u2019Arnold.Branche postérieure du 2e nerf cervical.névralgie de Ramsay-Hunt; Nerf facial Ls .hémispasme facial.Résultats infiltration d\u2019un tronc nerveux par l\u2019alcool provoque une déshydratation immédiate.C\u2019est le phénomène de la fixation histologique avec cette différence que, sur des éléments vivants, cette fixation n\u2019est pas intégrale et surtout pas définitive.Peu à peu, les cellules se régénèrent et le rétablissement à l\u2019état normal se fait en un temps variant de quelques jours à quelques mois selon l\u2019intensité de la cytolyse.Si l\u2019alcool n\u2019a atteint que des tissus de remplissage, le résultat le plus habituel et le plus apparent est ANALYSES 627 une réaction de voisinage autour de la zone infiltrée, réaction se traduisant par du gonflement plus ou moins dur.En dehors des lésions du tissu de remplissage, on peut observer des atteintes des organes de voisinage: artères, veines et surtout nerfs moteurs.La pénétration de l\u2019alcool dans une artère ou dans une veine doit être bien exceptionnelle.Par contre.le fait que l\u2019alcool baigne les parois extérieures de vaisseaux plus ou moins importants est inévitablement fréquent.Il n\u2019a pas de grave conséquence.L\u2019A.a vu parfois se dessiner sur la peau de la région infiltrée des traînées blanches indiquant l\u2019action vasoconstrictrice de l\u2019alcool, mais cela est habituellement sans importance.Toutefois, dans la zone ainsi anémiée, de véritables ulcérations trophiques peuvent se produire.L'action sur les nerfs moteurs est beaucoup plus grave.Elle se manifeste en trois points principaux en ce qui concerne la face.Le plus fréquent peut-être est le point sous-orbitaire.Après infiltration à ce niveau, il n\u2019est pas rare d\u2019observer une paralysie des muscles peauciers régionaux (zygomatiques, releveur de la lèvre, élévateur commun transverse du nez, orbiculaire, triangulaire des lèvres).Il en résulte une immobilité plus ou moins étendue de la bouche, de la peau de la joue et de l'aile du nez, immobilité qui peut se prolonger plusieurs mois.Un point d\u2019injection particulièrement dangereux est le col du condyle maxillaire.C\u2019est à ce niveau qu\u2019on a les meilleures chances d'\u2019atteindre le nerf auriculo-temporal.Or, nous avons vu, en pratiquant l\u2019alcoolisation de ce nerf, apparaître en quelques minutes une paralysie faciale totale qui dura près de trois mois.Enfin, la région où les complications peuvent être les plus graves est le fond de l\u2019orbite.En effet, c\u2019est à ce niveau qu\u2019en cherchant à alcooliser le nerf maxillaire supérieur, on peut agir sur les nerfs moteurs de l\u2019œil.Le tronc le plus facilement touché est le nerf moteur oculaire externe, et sa paralysie se manifestera par une déviation en dedans de l\u2019œil correspondant, d\u2019où strabisme convergent.Plus exceptionnelle est l'atteinte du nerf moteur oculaire commun qui déterminerait une ophtalmoplégie avec strabisme divergent.A titre de rareté, on a vu une injection de 1 ccd'alcool au ganglion de Gasser suivie d\u2019une paralysie de tous les nerfs crâniens, sauf le nerf optique (cité par Leriche).Sans avoir à redouter de tels drames, on peut cependant observer, après injection d\u2019alcool en arrière de l\u2019orbite, des troubles trophiques divers et en particulier l\u2019ulcération de la cornée: la kératite neuro-paralytique, si fréquente après les neurotomies.En résumé donc, sans vou'oir faire des injections d'alcool une pratique dangereuse, on voit qu\u2019elles peuvent entraîner un certain nombre de complications nullement attribuables à des fautes opératoires et qu\u2019il est bon de connaître.V.LATRAVERSE.DERMATO-SYPHILIGRAPHIE J.C.NIELSEN, J.R.MARX et H.H.DICKEL.\u2014 Traitement de la syphilis héréditaire tardive par la fièvre artificielle.\u2018American Archives of Dermatology and Syphilology 45: 688 (avril) 1942.Une revue de la littérature médicale depuis 1936 nous montre que la malaria a été employée par plusieurs auteurs comme traitement de la paralysie générale héréditaire.La physico-pyrétothérapie, par contre, n\u2019a jamais été employée si ce n\u2019est par Bennett, Nielsen, Fechner et Cash qui signalent, en 1939, qu\u2019ils l\u2019ont essayé dans un cas.Les auteurs ont traité 5 malades, dont les âges varient entre 11 et 20 ans, par la chimico-physico- pyrétothérapie.Quitre de ces malades faisaient de lu paralysie générale et le cinquième du tabes.Quatre malades reçurent un traitement complet, c\u2019est-à-dire de 10 à 18 séances de fièvre artificielle totalisant une cinquantaine d\u2019heures avec une température à 105 ou 106° F.Un malade mourut au cours du traitement.Tous les malades reçurent, en même temps que le traitement par la fièvre artificielle, une injection de mapharsen et une injection d\u2019un sel de bismuth par semaine.Les 4 malades qui ont survécu ont été suivis de un à trois ans et demi après le traitement.Les trois paralytiques généraux montrent aujourd\u2019hui une amélioration physique et mentale marquée.Le malade souffrant de tabes a vu l\u2019amélioration de son état rester stationnaire après un an.Dans tous les cas les réactions sérologiques dans le sang sont demeurées positives.Les réactions sérolo- giques dans le liquide céphalo-rachidien sont devenues normales dans trois cas.Une amélioration dans le liquide céphalo-rachidien du malade souffrant de tabes ne s\u2019est montrée que 2 ans après le traitement par la fièvre artificielle.Les auteurs apportent ici les observations détaillées des 4 malades qui ont survécu au traitement chimico- physico-pyrétothérapique.Henri SMITH.Emmanuel GAHAN.\u2014 Lupus érythémateux \u201cAmerican Archives of Dermatology and Syphilology\", 45: 685 (avril) 1942.Classification et observations cliniques de 443 cas de lupus érythémateux. 628 Sexe.184 hommes et 259 femmes.Age.Plus de la moitié des patients étaient âgés de 30 à 50 ans.Race.Il semble bien que le lupus érythémateux est plus fréquent chez les blancs que chez les noirs.Occupation.Contrairement à l\u2019opinion généralement admise que le lupus érythémateux est plus fréquent chez les gens qui travaillent au grand air, la plupart des femmes infectées étaient des ménagères.Sur 263 malades dont le genre de travail est connu, 2 seulement étaient des marins et 1 jardinier.Influence saisonnière.Elle semble nulle.Variété clinique.La grande majorité des malades présentaient un lupus érythémateux fixe ou discoïde.Localisation de l\u2019éruption.Tous les malades pré- sentalent des lésions de la face, du cuir chevelu ou du cou.Environ la moitié d\u2019entre eux avaient des lésions localisées au nez et aux joues.Traitement.Seulement 66 pour 100 des malades reçurent plus de quatre traitements.Des sels d\u2019or, des sels de bismuth et des vaccins furent employés.On tend actuellement de plus en plus à employer des préparations de bismuth dans le traitement du lupus érythémateux.Henri SMITH.William WOLF.\u2014 Sensibilité a l'insuline- protamine-zinc.\u2018American Archives of Dermatology and Syphilology\", 45: 694 (avril) 1942.Observation d\u2019un cas de dermite médicamenteuse due à une sensibilité cutanée particulière à l\u2019insuline- protamine-zince.Il ressort des expériences de l\u2019auteur que ni le zine ni la protamine ne peuvent être considérés comme des agents sensibilisants.L\u2019insuline, par contre, est un antigène bien défini qui peut, surtout si son absorption est retardée par la protamine, produire une sensibilisation particulière chez un sujet donné.Henri SMITH.Marion B.SULZBERGER, Rudolf L.BAER et Rudolf HECHT.\u2014 Infections mycosiques des pieds et des plis inguinaux.\u2019Americon Archives of Dermatology and Syphilolo- gy\u2019, 45: 670 (avril) 1942.Les auteurs, après avoir observé un nombre considérable de cas, sont convaincus, contrairement à certains autres dermatologistes, que les mycoses cutanées que l\u2019on rencontre communément aux picds et aux plis inguinaux ne sont pas des infections contagieuses.Le parasite se développe uniquement sur un terrain cutané ayant acquis une sensibilité parfaite.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.juin 1942 Cette question de contagiosité ou de non-contagio- sité des mycoses cutanées est importante à cause de la très grande fréquence de ces infections et de la perte de temps qu\u2019elles occasionnent particulièrement chez les soldats.C\u2019est ce qui a amené les auteurs à adresser un questionnaire sur cette question à 120 médecins, tous membres de l\u2019American Dermatological Association Inc.Des 88 réponses reçues se dégagent les faits suivants: la transmission conjugale ou familiale des mycoses cutanées des pieds et des plis inguinaux est d\u2019une importance tout à fait négligeable.Les mesures prophylactiques, si elles sont recommandées par la majorité des 88 médecins qui ont répondu au questionnaire, le sont plutôt pour des raisons non médicales; en réalité elles ne sont pas nécessaires.Les auteurs concluent que les réponses reçues confirment leur opinion et démontrent clairement que la transmission familiale ou conjugale des infections cutanées mycosiques des pieds et des plis inguinaux est inexistante ou d\u2019une grande rareté.D\u2019où l\u2019inutilité des mesures prophylactiques.Les mycoses cutanées se développant cependant sur un terrain de moindre résistance, il est logique de recommander les soins de propreté usuels comme mesure de prophylaxie.Henri SMITH.Frank H.LAHFY.\u2014 Le médecin praticien de nos jours en face du problème des maladies vénériennes.''Veneral Disease Information\u2018, 23: 785 (mars) 1942.L\u2019auteur insiste sur le fait que trop de médecins praticiens exagèrent la gravité des maladies vénériennes et y attachent le terme de \u201cmaladies honteuses ».Nous devons, dit-il, nous rappeler que les maladies vénériennes ont existé de tout temps, et que nous pouvons les maîtriser si nous envisageons les faits comme de bons et vrais médecins.Il est inutile d\u2019effrayer les gens en exagérant et les complications et la gravité de la blennorragie et de la syphilis.La guerre, avec ses groupements de jeunes gens dont le moral laisse souvent à désirer, nous amène à considérer le problème tel qu\u2019il se présente à nous.Les médecins praticiens, les médecins hygiénistes se doivent plus que jamais d\u2019éduquer et le public et les forces armées; de leur faire comprendre qu\u2019il y va de leur santé, de leur avenir et de celui de leurs enfants.Quoique très utiles, ces campagnes d\u2019éducation ne suffisent pas.Que cela plaise ou non, il nous faut établir des centres prophylactiques.Nous devons enseigner au public comment éviter les maladies vénériennes, même si nous risquons de blesser certains sentiments.C\u2019est une entreprise gigantesque que de L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1942 629 _\u2014_\u2014m\u2014m\u2014\"\u2014\"\u2014 EST-CE DE LA GOUTTE ?Sensibilité, raideur, léger gonflement des jointures des phalanges (les autres articulations peuvent être prises), motilité affaiblie, ralentissement graduel des fonctions.se manifestant surtout vers I\u2019age moyen.tel est le tableau-symptômes que présentent de nombreux cas.|! peut indiquer un cas de goutte, ou bien un cas d\u2019arthritisme.2 LYXANTHINE ASTIER donnée per os, à dose d'une cuillerée à thé, une, et même deux fois par jour, amène ordinairement une rapide amélioration de cet état, et, si on continue le traitement, la disparition complète de tous les symptômes.La Lyxanthine Astier produit cet effet en vertu de ses éléments synergiques associés: iode, calcium, soufre, bitartrate de lysidine !.ce dernier, puissant dissolvant et éliminateur des déchets métaboliques.1.Méthyiglyoxalidine ou éthylethenyldiamine.ROUGIER FRERES, 350, rue Le Moyne, Montréal Veuillez m'envoyer de la littérature et un échantillon: LYXANTHINE ASTIER Q re 630 combattre la prostitution à l\u2019armée.Une des grandes difficultés, c\u2019est que l\u2019on est porté à envisager la question au point de vue immoralité au lieu de le faire dans le sens hygiénique.Rappelons-nous que ni les médecins praticiens ni les spécialistes travaillant seuls, ne peuvent résoudre le problème; les spécialistes sont peu nombreux; les patients sont innombrables.Eliminer la syphilis et la blennorragie, c\u2019est un problème qui requiert les forces unies de la communauté.Et l\u2019auteur termine en nous dictant la ligne de conduite que nous devons suivre: L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1942 1) Comme médecins praticiens, envisager le problème au point de vue strictement médical : 2) Comme citoyen d\u2019une démocratie, nous devons voir à ce que soient répandus les moyens par lesquels on peut enrayer les maladies vénériennes.Voilà done les obligations qui nous incombent à nous, médecins praticiens; ces obligations ne sont pas nées de la guerre, mais elles sont devenues p'us impéricuses a cause d\u2019elles.Jean CHARBONNEAU.Les hopitaux britanniques emploient LE BRANDY SUD-AFRICAIN L\u2019'usage répandu du Brandy Sud-Africain dans D'autres vins renommés de VAfrique du Sud em se vendant au Canada: les hôpitaux de Grande-Bretagne est une preuve réelle de sa pureté et de sa valeur thérapeutique.À cause de sa haute teneur en esters, ce brandy, PAARL SEC BLANC; PAARL WITZENBERG; PAARL SEC ROUGE (Type Bourgogne) ; PAARL BOURGCOGNE MOUSSEUX; PAARL WINTERHOEK MOUSSEUX (Type Champagne) ; PAARL SAUTERNES; PAARL VERMOUTHS (sec ou doux) ; PAARL MUSCATEL; OLD LIQUEUR BRANDY.provenant du Cap ensoleillé, est hautement recommandé par la profession médicale britannique.Ce Brandy est renommé pour ses procédés de fabrication perpétués traditionnellement depuis plus de 250 années .gagnant de la Médaille d\u2019Or dans le concours de tous les produits similaires de l\u2019Empire au « Royal Agricultural Hall », Londres, Angleterre, en 1937 .garanti quant à l\u2019âge et à la pureté par le Gouvernement Sud-Africain. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULIETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1942 631 Première fois | au Canada D HORMONE o® CARDIAQL: < 1.Augmente le tonus cardiaque.2.Dilate les artères coronaires.3.Augmente la réserve cardiaque.BROCHURE EXPLICATIVE ENVOYÉE SUR DEMANDE ANGLO-FRENCH DRUG CIE \u2014 MONTREAL \"\u2014 SOCIÉTÉS L\u2019 « Union Médicale du Canada » publie les comptes rendus scientifiques de toute société savante de langue française de l'Amérique du Nord.Ces comptes rendus doivent cependant être rédigés succinctement en dactylographie par les secrétaires respectifs et être adressés, sans retard, à la Rédaction.LA SOCIETE MEDICALE DE MONTREAL Séance du 15 mars 1942 tenue à l\u2018hôpital Notre-Dame Présidence de M.G.-L.Prud\u2019homme SYMPOSIUM SUR LES PLEURESIES PURULENTES Difficultés du diagnostic des pleurésies purulentes.\u2014 Les formes enkystées 1 M.Marcel VERSCHELDEN M.Verschelden, après un court rappel anatomique de la région, étudie les pleurésies purulentes selon la localisation intrapleurale et selon les microbes qui les produisent.Suivant la localisation intrapleurale, on peut observer soit des pleurésies de la grande cavité, soit des pleurésies enkystées; celles-ci, à leur tour, peuvent être interlobaires, médiastines ou diaphragmatiques.Si l\u2019on tient compte des microbes en cause, on distingue les pleurésies purulentes tuberculeuses et non tuberculeuses.Le rapporteur, une fois cette classification établie, expose les principaux signes physiques et radiologiques et la symptomatologie de l\u2019empyème.Il insiste sur le diagnostic des formes enkystées et montre comment les différencier de l\u2019abcès .du poumon.Il termine son travail par la présentation de beaux films radiologiques, trés démonstratifs.Discussion M.Paul ROBERT estime que le diagnostic précoce d\u2019une pleurésie purulente, surtout lorsqu\u2019elle est enkystée, est un des plus difficiles qui soit.I] y a d\u2019abord lieu de bien connaître les conditions dans lesquelles se développe l\u2019empyème: c\u2019est avec l\u2019idée que tel malade fera un abcès de la plèvre qu\u2019on en recherchera les signes.Chez l\u2019enfant, la clinique est ordinairement en défaut et le diagnostic est impossible sans la radiographie.M.Paul LETONDAL n\u2019est pas de cet avis.Chez le nourrisson, en particulier, il arrive souvent que les signes physiques, associés aux signes généraux et fonctionnels, permettent de porter un diagnostic que viendra confirmer la ponction pleurale, alors que les 1.Communication publiée in extenso dans l\u2019Union Médicale du Canada de mai 1942, page 486.signes radiologiques sont flous et trompeurs.Une matité nette avec résistance sous le doigt, en un point précis du poumon où il n\u2019existe pas de broncho- phonie, traduit neuf fois sur dix un empyème.Evolution de la thérapeutique des pleureésies purulentes.\u2014 Le traitement médical ?M.Georges HEBERT M.Hébert affirme que, depuis l\u2019avènement des sulfamidés, le nombre des cas de pleurésies purulentes a diminué des deux tiers.Il y a plus.L\u2019emploi de ces substances, en application locale dans la plèvre, soit à la suite de la paracentèse, soit après ouverture et drainage, a considérablement amélioré le pronostic de l\u2019empyème.Pour appuyer cette assertion, le rapporteur relate quelques observations recueillies soit à l\u2019hôpital Notre- Dame, soit à l\u2019hôpital Sainte-Justine.La première est celle d\u2019un adolescent.Pleurésie purulente à staphylocoques, traitée d\u2019abord sans succès par des ponctions répétées, puis guérie par la sulfathiazole administrée par voie buccale.La seconde concerne un enfant.Pleurésie purulente à pneumocoques.Injections intrapleurales de solu- dagenan.Guérison sans intervention chirurgicale.La troisième est un peu compliquée.Il s\u2019agit d\u2019un adulte.Pleurésie purulente à streptocoques.Sulfami- dés par la bouche et en injections intramusculaires.Il faut quand même opérer.À la suite de quelques applications locales de poudre de sulfanilamide dans la plèvre, amélioration rapide et finalement guérison.Dernière observation.Pleurésie purulente à staphylocoques.Injections intrapleurales de sulfathiazole.Guérison.Le rapporteur conclut que les sulfamidés représentent une médication adjuvante précieuse, mais ne sauraient remplacer la chirurgie dans le traitement des pleurésies purulentes.Discussion M.A.-M.CHOLETTE croit que malgré la découverte des sulfamidés, le traitement de l\u2019empyème demeure un traitement essentiellement chirurgical.Il est plutôt sceptique sur la valeur des injections intra- 2.Communication publiée in extenso dans l'Union Médicale du Canada de mai 1942, p.481. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.juin 1942 633 | POUR BUX | C'ÉRAIT VII DABDABIE: D ANS les belles maisons du milieu de l\u2019époque victorienne, une jambe était un \u201cmembre\u201d, et la constipation, un \u201cacces de bile\u201d que l\u2019on traitait par une forte \u201c purge \u201d.Si les gens de ce temps-là vivaient vieux, c\u2019est qu\u2019ils étaient vraiment robustes.Aujourd\u2019hui, nous avons d\u2019autres idées en ce qui concerne une bonne mesure thérapeutique pour le soulagement de la constipation.Dans le monde entier, les médecins ont adopté Agarol en tant qu\u2019évacuant qui assure des résultats d\u2019une manière facile, douce et sûre.Agarol, une émulsion colloïdale d'huile minérale et d\u2019agar-agar, avec phénolphta- léine, agit en remollissant le bol alimentaire, en en facilitant le mouvement sans douleur, et en fournissant le stimulant nécessaire à une évacuation complète.Si vous ne connaissez pas déjà l\u2019Agarol, nous vous conseillons d\u2019en demander un échantillon d'essai à titre gracieux sur votre papier à en-tête.= Gs IRR DH, WILLIAM R.WARNER & CO., LIMITED, = 727 KING STREET, WEST, TORONTO, ONT. 634 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LL.F.A.N.\u2014 Montréal.juin 1942 pleurales de soludagenan et surtout de sulfathiazole.M.Paul LETONDAL a observé des cas résistant à l\u2019action des sulfamidés, tant pour la prophylaxie que dans le traitement de l\u2019empyème.Il rapporte le cas d\u2019un nourrisson de 15 mois, tiai é dès le début de sa broncho-pneumonie par la sulfapyridine.Il se développe quand même une p'eurésie purulente.Comme on trouve des staphylocoques dans le pus de la plèvre, on remplace la sulfapyridine par le sulfathiazole.La température baisse pendant quelques jours, puis remonte et la dyspnée devient très marquée.Après plusieurs ponctions, le liquide se reproduisant continuellement, on décide de pratiquer une pleurotomie qui permet d\u2019obtenir une guérison inespérée.Indications du traitement chirurgical.\u2014 Résultats M.Christophe BISSON M.Bisson dit qu\u2019il faut intervenir lorsque l\u2019abcès est mûr et que l\u2019état pulmonaire le permet; en d'autres termes, lorsque le pus est franchement épais et qu\u2019il n\u2019y a uucun phénomène infectieux du côté pulmonaire.Lorsqu'on opère dans ces conditions, les résultats sont généralement bons; toutefois, il faut faire une exception pour l\u2019enfant du premier âge.Avant deux ans, le pronostic doit toujours être réservé et l\u2019on doit se contenter de la pleurotomie, qui donne encore en pareil cas, même entre les mains des plus habiles, une morta:ité très élevée.Le rapporteur profite de l\u2019occasion pour faire part aux membres de la Société Médicale d\u2019un traitement de l'empyème, actuellement expérimenté à l\u2019hôpital Sainte-Justine, qui consiste dans la déglutition du pus qui a été soutiré de la cavité pleurale, et qu\u2019on désigne sous le nom de d\u2019autopyothérapie.Ce traitement, préconisé il y a trente ans à New- York, a été repris récemment en Haïti où il a suscité beaucoup d\u2019intérêt.Après avoir résumé trois observations personnelles de malades qui ont bien répondu à cette thérapeutique, M.Bisson montre les radiographies de ces sujets qui ont guéri sans autre traitement.Discussion M.Georges DESHAIES n\u2019est pas en faveur de cette vaccination par voie buccale.Là où il y a du pus, dit-il, il doit être évacué.Dans les pleurésies purulentes non tuberculeuses, il faut ouvrir et drainer.Dans les pleurésies purulentes tuberculeuses, à la suite du pneumothorax, la conduite à tenir est variable.Si l\u2019'empyème évolue avec lésions tuberculeuses ouvertes, il convient de faire une thoracoplastie.S1 l\u2019empyème évolue sans lésions tuberculeuses ouvertes, les ponctions répétées suffisent.Enfin, s\u2019il s\u2019agit d\u2019un empyème avec association microbienne, l\u2019intervention chirurgicale s'impose, bien que les chances de succès soient minimes et que la mortalité opératoire atteigne 60%.De toute façon, 1] faudra éviter pendant l\u2019intervention la surinfection de la cavité pleurale.M.Charles BERTRAND vante les bons résultats qu'il a obtenus dans le traitement des p'eurésies purulentes par les ponctions répétées.M.BISSON réplique que les ponctions seules sont le plus souvent inefficaces et que dans les pleurésies purulentes non tuberculeuses, de beaucoup les plus fréquentes, il faut ouvrir et drainer.Guant à l\u2019autopyothérapie, elle n\u2019est en ce moment qu\u2019à l\u2019état d\u2019expérimentation à l\u2019hôpital Sainte-Justine.ELECTION DE MEMBRE M.Christophe Bisson est élu membre tilulaire de la Société Médicale de Montréal.Le Secrétaire-Trésorier Général, Paul LETONDAL.Seance du 7 avril 1942 tenue à l'hôpital Général de Verdun Présidence de MM.G.-L.Prud\u2019homme et Jules Lussier 1 Considérations sur le traitement des briilures M.Paul CAUMARTIN M.Caumartin, s\u2019.nspirant des travaux de Pierre Duval et de Carrel.traite les brûlures à l\u2019air libre.suns aucun p -nsement.De cette façon.les cellules épidermiques demeurent intactes, le processus de réparation se réalise dans des conditions idéales, laissant une cicatrice souple, avec conservation de tous les éléments de la peau.Il n\u2019y a aucun danger d\u2019infection, les microbes étant peu pathogènes à l\u2019air libre.Pour illustrer la valeur pratique de la méthode, le rapporteur présente deux petits malades qu\u2019il a soumis à cette thérapeutique.Les enfants ont été placés nus, sous une tente, dont la température est maintenue constante à l\u2019aide d\u2019ampoules électriques.Les brûlures sont assez étendues et il y a encore quelques croûtes.Mais au niveau des points de cicatrisation, la peau est d\u2019une qualité exceptionnelle.Discussion M.Réal DORE demande au rapporteur si, après 1.Président du Bureau Médical de l\u2019hôpital Général de Verdun. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1942 635 -Dans l\u2019ORESTOL E.B.S., le Médecin \u2019 trouve la Képonse\u2026 à des demandes répétées J pour une substance renfermant des propriétés oestrogenes actives lorsque l\u2019administration est faite par voie buccale.Un milligramme d'Orestol per os équivaut à un milligramme d\u2019hormone naturelle en injection, et on peut considérer l\u2019Orestol comme un succédané efficace de l'hormone folliculaire naturelle ovarienne.INDICATIONS Dans le traitement des cas d\u2019insuffisance ovarienne, Orestol exerce une action efficace que s\u2019il est administré durant la première partie du cycle menstruel, tandis que dans le traitement des troubles ménopausiques son emploi peut être plus ou moins régulier.AMÉNORRHÉE.L\u2019Orestol produit de bons cffets si l\u2019affection est due à la malnutrition ou à l\u2019insuffisance ovarienne, car son administration, dans de tels cas, produit l\u2019œstrine inhibitrice de l\u2019hémorragie et le développement épithélial du vagin, de l\u2019utérus et des tissus mammaires.0 R E ST O L E.B.S.DYSMENORRHEE.Ces cas bénéficieront de l\u2019administration d\u2019'ORESTOI, (4-4 Dihydroxy a-b Diethyl EBS.associé à l\u2019ingestion adéquate d\u2019eau, de fer et de vitamine, car Stilboestrol Di-propionate) s .d\u2019après * M.C.Watson, le liquide est de grande importance parce que les L'Orestol Shuttleworth est présenté sous forme du comprimés\u201d de substances cestrogènes agissent en modifiant la circulation locale et le trois formats: en flacons de 100 et métabolisme de l\u2019eau dans les tissus.Les douleurs menstruelles peuvent de 500: , a , , C.OT.No 530 15 mg.également être soulagées par TORESTOL.C.C.T.No 531 1 me.LE SYNDROME MENOPAUSIQUE ET LA VAGINITE ATROPHIQUE: L'ORES- CCT.No 332 3 mg.TOL E.BS.procure un réel soulagement symptomatique des bouffées de LE LIVRET ORESTOL EST chaleur, de la lassitude, etc.; il soulage rapidement les ulcérations vaginales.MAINTENANT DISPONIBLE Vous pouvez vous procurer, sur INHIBITION DE LA LACTATION: L\u2019action que l'ORESTOL exerce sur demande, un livret intéressant et I\u2019hormone lactogéne du lobe antérieur de l\u2019hypophyse se caractérise par instructif (en anglais) qui donne ye qe, 0 .des références et des études clini- I'inhibition de la lactation.ques.Demandez-en un exemplaire , , .au représentant de Shuttleworth ou STERILITE: Lorsque cette affection est due a I\u2019hypoplasie utérine, FORES- écrivez A Toronto.A ., iN .TOL doit être administré durant la première partie du cycle.Il augmente la circulation dans l\u2019utérus et le vagin.et stimule le développement épithélial.pe Specifiez E.B.S.* Watson M.C., Academy of Medicine Bulletin, Toronto, mars 1940, p.127 sur VOS ORDONNANCES pour THE E B.SHUTTLEWORTH CHEMICAL C0.LIMITED plus de sureté! (LLU TR Eg SNE PY YS (TY TTT IR Ye un 636 une intervention chirurgicale, on ne devrait faire aucun pansement et exposer la plaie à l\u2019air libre?M.CAUMARTIN lui répond qu\u2019il a vu cette méthode appliquée de façon systématique en France, dans un hôpital de province, et qu\u2019aucun abcès de la paroi n\u2019était observé.Un cas de hoquet ! M.Eugène THIBAULT M.Thibault raconte l\u2019odyssée d\u2019une jeune fille de vingt ans, qui avait depuis l\u2019enfance un hoquet réfractaire à toute thérapeutique.Le symptôme apparaissait cinq à six fois par année, et durait en moyenne quinze jours, parfois trois semaines.Opérée pour appendicite, puis pour ovarite kystique, la malade ne fut guérie qu\u2019après une phrénicectomie, qui fit disparaître complètement et définitivement ce pénible symptôme.Discussion M.Joseph SAINE a traité récemment quatre cas de hoquet au moyen des ondes ultra-courtes, en application sur la région du phrénique.Sous l\u2019influence de cette médication, le symptôme cessa instantanément.Il est possible que cette thérapeutique \u2014 qu\u2019il ne faut pas confondre avec les ondes courtes \u2014 eût donné les mêmes résultats dans le cas rapporté.M.THIBAULT lui répond qu\u2019il proposa la phréni- cectomie en se basant sur une observation antérieure présentée à la Société de Phtisiologie par le regretté Dr Béthune.Entérite hémorragique avec présentation de malade M.Jules LUSSIER M.Lussier relate la courte histoire d\u2019une longue maladie.Il s\u2019agit d\u2019une femme de 34 ans, qui a depuis longtemps des pertes de sang rouge par l\u2019anus.L\u2019examen des selles, pratiqué à plusieurs reprises, ne révèle, du point de vue bactériologique, que la présence de colibacilles, d\u2019entérocoques et de protéus vulgaris.Des rectoscopies répétées ne permettent de constater qu\u2019une muqueuse rouge vif, avec quelques caillots.Une laparotomie exploratrice de la fosse iliaque gauche, associée à une biopsie, montre qu\u2019il n\u2019existe aucune ulcération; il n\u2019y a pas non plus de néo; mais au microscope, on voit des lésions traduisant un granulome inflammatoire.Dans ces conditions, après avoir vainement essayé les traitements les plus divers, on décide de faire de la radiothérapie, qui donne une amélioration: ça saigne moins; toutefois, l\u2019apparence de la muqueuse est la même.Le rapporteur présente ensuite la malade.L'état 1.Cette communication est publiée in extenso dans le présent numéro p.585.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1942 général n\u2019est pas encore trop altéré.On peut voir au niveau de la fosse iliaque gauche un anus artificiel.Le rapporteur demande, en terminant, l\u2019opinion de ses collègues sur ce cas d\u2019interprétation difficile, et se dit ouvert à toute suggestion.Discussion M.Paul LETONDAL propose de faire, en plus de la radiothérapie de l\u2019intestin, la.radiothérapie de la rate.Il ajoute qu\u2019il serait intéressant de doser l\u2019acide ascorbique.M.Réal DORE est d\u2019avis de répéter les examens de sang.Il est possible qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019un cas d\u2019hémogénie et que de petites transfusions répétées puissent donner un résultat.M.LUSSIER répond: à M.Letondal qu\u2019il tiendra compte de ses suggestions, si l\u2019amélioration n\u2019est pas suffisamment marquée d\u2019ici quelques jours.à M.Doré qu\u2019il ne peut être question d\u2019hémogénie et que les transfusions n\u2019ont rien donné.Sténose hypertrophique du pylore 2 M.J.-P.BOMBARDIER M.Bombardier rappelle d\u2019abord ce qu\u2019est la sténose hypertrophique du pylore.Il rapporte ensuite l\u2019observation d\u2019un nourrisson d\u2019un mois, de sexe masculin, qui avait des vomissements incoercibles, de la constipation et de la dénutrition.A la radio, existait un important retard dans l\u2019évacuation gastrique.On conclut à une sténose et l\u2019on pratique la pylorotomie extra-muqueuse: à l\u2019intervention, constatation d\u2019une tumeur de la grosseur du pouce.Après l\u2019opération, le bébé cesse de vomir, se met à engraisser et quitte l\u2019hôpital complètement guéri.M.Paul LETONDAL félicite les médecins de l\u2019hôpital Général de Verdun de leur succès thérapeutique, prouvant qu\u2019ils savent travailler en équipe Il est toujours méritoire de réussir un cas de sténose du pylore, chez un très jeune enfant en état de dénutrition.Le diagnostic est en réalité facile, si l\u2019on a présents à l\u2019esprit les symptômes caractéristiques.Ce qui est difficile, c\u2019est de bien organiser le traitement, en particulier les soins pré et post-opératoires, et cela a été très bien fait ici.M.PRUD\u2019HOMME demande si l\u2019opération a été pratiquée à l\u2019anesthésie locale ou générale?M.BOMBARDIER lui répond que l\u2019intervention a été faite sous anesthésie générale à l\u2019éther.Le Secrétaire-Trésorier Général, Paul LETONDAL.2.Cette communication est publiée in ertensy dans le présent numéro, p.589. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1942 637 - Seul?R/ COMPRIMES DE SULFATE FERREUX DESHYDRATE SQUIBB Chaque comprimé, recouvert d\u2019une substance qui ne se dissout que dans l\u2019intestin, contient 3 grains de sulfate ferreux déshydraté, soit l\u2019équivalent de 60 mg.de fer.Avec B,?R/ CAPSULES DE SULFATE FERREUX DESHYDRATE SQUIBB AVEC B.Chaque capsule contient 3 grains de sulfate ferreux déshydraté et 1 mg.(333 unités internationales) de Chlorhydrate de Thiamine.Ou avec Foie et Complexe B?R/ CAPSULES HEBIULON SQUIBB Chaque capsule contient 2 grains de sulfate ferreux déshydraté plus l'équivalent de 16 grammes de foie frais plus 50 unités internationales de Chlorhydrate de Thiamine et autres facteurs du Complexe B que l'on trouve dans l\u2019extrait de foie.Ces produits s'obtiennent en flacons de 100 et de 1,000.Littérature fournie sur demande.ÉCRIVEZ À 36 CALEDONIA ROAD, TORONTO.| ER-SQUIBB & SONS OF CANADA, Ltd.L FARRICANTS DÉ PRODUITS CHI POUR LE CORPS MÉDICAL DEPUIS 1858 638 SOCIETE MEDICALE DES HOPITAUX UNIVERSITAIRES DE QUEBEC Séance à l'Hôtel-Dieu de Québec Vendredi le 19 décembre 1941 A propos d'un cas d'embolie pulmonaire M.Fernando HUDON M.E.M.âgé de 41 ans, entre à l\u2019hôpital pour fracture de la jambe qui est réduite et immobilisée dans un plâtre, sous anesthésie générale au Pentothal.Six jours après son admission, le malade fait un petit infarctus pulmonaire.Huit jours plus tard, à l\u2019occasion d\u2019un nouveau plâtre, notre patient fait une nouvelle embolie pulmonaire sans syndrome douloureux.Malgré l\u2019adrénaline, la morphine et la coramine, par voie sous- cutanée, il cesse de respirer dix minutes plus tard et ne donne plus signe de vie.On le ranima à l\u2019aide de l\u2019adrénaline par voie veineuse, la respiration artificielle et l\u2019inhalation de l\u2019oxygène pur.L\u2019administration de l\u2019oxygène fut nécessaire pendant quatre heures.La douleur qui apparut les jours suivants fut calmée avec des injections d\u2019héroïne.Plusieurs recommandent, en face de la crise, les injections intraveineuses de papavérine et d\u2019atropine à hautes doses en y associant les sympathomitiques et les analeptiques.L\u2019oxygène pur rend de grands services comme le démontre notre cas.A propos d'un cas d'agranulocytose M.J.-B.JOBIN Observation d\u2019un cas d\u2019agranulocytose grave, avec leucopénie à 1071 et absence complète de polynucléaires pendant au moins cinq jours.Guérison par le pentonucléotide combiné aux transfusions et aux inJections intramuseulaires d\u2019extrait de foie de veau.Suit un rappel théorique des idées actuellement en cours sur l\u2019étiologie, la pathogénie et le traitement de l\u2019agranulocytose.Un cas de polype solitaire du côlon sigmoide M.Charles VEZINA Il s\u2019agit d\u2019une femme de 46 ans, qui vient consulter pour des hémorragies et des douleurs rectales avec fausses envies d\u2019aller à la selle.Ces troubles durent depuis 4 ans.Le toucher rectal est négatif; la recto-sigmoïdo- seopie, jusqu\u2019à 20 centimètres, ne montre aucune tumeur, mais seulement un peu de sang pénètre dans la lumière de l\u2019instrument.La radiographie, après lavement baryté, montre un défaut de remplissage : fécalome ou polype.Nouvelle radiographie, après insufflation d\u2019air; double contraste: tumeur ayant L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULIETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.juin 1942 l\u2019apparence d'un polype situé dans la bouche inférieure du sigmoide.Laparotomie latérale gauche, ouverture du sigmoide, ablation, apres ligature du pédicule, d\u2019un polype de la grosseur d\u2019une noix.L\u2019exploration digitale du côlon sigmoïde ne montre aucun autre polype.Fermeture transversale du côlon.La malade guérit sans incident.Examen histologique de la tumeur: polvpe glandulaire, sans trace de malignité.Volumineux abcès otogène du lobe temporo sphénoïdal gauche.Ouverture et guérison M.Paul PAINCHAUD L'auteur, après avoir résumé la pathogénie de l\u2019abcès encéphalique d\u2019origine otogène, insiste sur les principaux symptômes locaux et généraux qui permettent d\u2019en poser le diagnostic et parfois même un diagnostic de localisation.Il attire l\u2019attention sur la tendance du gros abcès encéphalique à se cloisonner; cloisonnement contre lequel doit se diriger le traitement chirurgical.L'auteur rapporte l\u2019observation personnelle d\u2019un jeune homme de 21 ans, arrivé à l\u2019hôpital inconscient, agité, très pâle, le visage émacié, un pouls à 52, une température rectale à 994, la nuque raide, un écoulement auriculaire gauche abondant et très fétide, une leucocytose sanguine de 10214 et une leucocytose a polynucléaires (4 800) dans le liquide céphalo- rachidien.L\u2019évidement pétro-mastoïdien pratiqué dans les heures qui suivirent n\u2019apporta que peu d\u2019amélioration et, six jours plus tard, des signes de localisation permirent de poser un diagnostic d\u2019abcès du lobe temporo-sphénoïdal gauche.L'ouverture de ce dernier donna issue à un pus grumeleux, fétide et très abondant, à flore microbienne constituée surtout par le pneumo-bacille de Friedlander et le streptocoque non hémolytique.Plus gros qu\u2019un œuf de poule, à grand diamètre antéropostérieur, cet abcès fut lavé tous les jours avec une solution au sulfonamide.Dans les semaines qui suivirent les extrémités antérieure et postérieure se cloisonnèrent mais ces nouveaux abcès furent facilement atteints grâce à des radio-stéréographies, latérale et frontale, prises antérieurement après injection de lipiodol.La guérison fut définitive, et sans reliquat.L'auteur insiste, pour terminer, sur les précieux renseignements fournis par l\u2019injection de lipiodol faite après évacuation du pus, injection ne déterminant aucune réaction apparente de la substance cérébrale.Il fut aussi fort intéressant d\u2019observer les modifications de la flore microbienne, laquelle après avoir été à prédominance de pneumobacilles de Friedlander L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.juin 1942 639 LES LAMES RIB-BACK.Maintenant, plus que jamais, le chirurgien judicieux apprécie la supériorité des lames Rib-Back.Leur qualité de tranchant uniformément supérieure, leur degré exact de rigidité, leur plus grand pouvoir de résister, mettent à votre service les meilleurs fils tranchants chirurgicaux qu'on ait jamais fabriqués, et vous donnent une \u2018assurance complète au bout de vos doigts.La qualité Rib-Back est estimée aujourd\u2019 hui.Pendant - nombreuses étapes de production, les lames qui ne remplissent pas nos conditions exigentes de qualité sont eliminées à la source, sans leur permettre d'arriver à la Salle d'opérations et risquer d'être rejetées à un moment décisif.Leur vie plus longue et plus efficace signifie qu'il y aura un taux inférieur de consommation.\u2026 Elles conser- ea vent les.dollars budgétaires.Demandez-en à votre Fournisseur BARD-PARKER COMPANY, INC, DANBURY, CONN.a \u2018 Advantages exclusifs du MANCHE B-P 'EXTREMITES DISTALES .= redessinées pour emploi dans le dissection non tranchante.MANCHES ALLONGES.pour la chirurgie profonde. 640 et de streptocoques dans l\u2019abcès initial est devenue à staphylocoque doré pur dans le pus du cloisonnement antérieur.Serait-ce l\u2019action élective du sul- fonamide sur les deux premières sources bactériennes et son peu d\u2019action sur le staphylocoque doré?La cavité de l\u2019abcès du cloisonnement antérieur fut traité par des lavages au soluté salin tiède suivis de pulvérisation d\u2019une poudre au sulfathiazole.Séance à la Clinique Roy-Rousseau Vendredi le 6 février 1942 Considérations sur un cas de fracture du crâne MM.Sylvio CARON et Charles-A.MARTIN Après une revue rapide de l\u2019évolution de la thérapeutique des traumatismes crâniens, l\u2019observation d\u2019un cas de fracture de l\u2019étage antérieur de la base du crâne est présenté: 1.\u2014 Pour faire ressortir l\u2019inutilité des radiographies précoces et le manque de concordance entre les proportions de la lésion osseuse et les altérations intracrâniennes; 2.\u2014 Pour recommander l\u2019usage diagnostique routinier de la ponction lombaire; 3.\u2014 Pour signaler une fistule ethmoïdale tardive et persistante ; 4.\u2014 Pour évaluer les séquelles résultant d\u2019altérations survenues au moment du traumatisme et qu\u2019il n\u2019est plus le temps de prévenir à l\u2019heure du traitement.Considérations sur certaines calcifications intracrâniennes MM.Mathieu SAMSON, Sylvio CARON et Gustave DESROCHERS Les auteurs rapportent deux observations de calcifications intracrâniennes.Dans un cas, il semble s\u2019agir d\u2019une calcification au niveau d\u2019un ancien hématome sous-dural remontant probablement à la naissance.Dans l\u2019autre cas, il s\u2019agit vraisemblablement d\u2019une calcification volumineuse unilatérale au niveau du glomus du plexus choroïde droit.Tout en admettant que la constatation de ces calcifications peut être utile au diagnostic de certaines affections intracrâniennes, il demeure évident que la seule présence d\u2019une calcification intracrânienne sans symptômatologie clinique concomitante n\u2019est pas suffisante pour déterminer la nature du processus pathologique en cause.Traitement d\u2019une hystérique par le Métrazol M.Lucien LARUE Il s\u2019agit d\u2019une jeune fille qui a présenté un syndrome pithiatique simulant partiellement un syndrome méningé.Cette jeune fille gardait le lit depuis L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1942 trois semaines.Traitée par le Métrazol, elle a guéri.Cependant, une seconde injection a dû être faite à petite dose, pour déterminer chez elle, la crise d\u2019anxiété que l\u2019on observe chez les malades soumis à ce traitement.Par la suite, sa guérison s\u2019est maintenue.Cette thérapeutique paraît susceptible de donner des résultats rapides en pareils cas.Troubles neuro-vasculaires et trophiques à la suite des traumatismes des extrémites M.Gustave DESROCHERS Les troubles neuro-vasculaires et trophiques à la suite des traumatismes des membres constituent une entité clinique qu\u2019il est possible de rattacher à des lésions du système sympathique, principalement des fibres sympathiques péri-vasculaires.Ces troubles d\u2019origine organique s\u2019associent habituellement à des symptômes d\u2019ordre psychique, car les sujets qui en sont victimes sont des prédisposés, d\u2019un niveau mental inférieur et susceptibles de manifestations hysté- riformes.Il faudra s\u2019efforcer de dissocier ces deux éléments du syndrome post-traumatique et adopter des mesures thérapeutiques conformes aux données du problème: a) Eliminer les facteurs émotionnels et ceux qui découlent de la question d\u2019indemnité chez les assurés et les accidentés du travail.b) Pratiquer la sympathectomie péri-artérielle de façon précoce dans les cas récents et la gangliectomie dans les cas plus anciens.c) Faire suivre ces interventions d\u2019une thérapeutique par les agents physiques pour prévenir les ankyloses et les rétractions tendineuses.Séance à l'hôpital du Saint-Sacrement Vendredi le 20 février 1942 Méningo-encéphalite et tuberculose MM.Renaud LEMIEUX et Honoré NADEAU Les auteurs présentent l\u2019observation de deux cas de méningo-encéphalite d\u2019origine grippale dont l\u2019un s\u2019est compliqué, en fin d\u2019évolution, d\u2019une tuberculose pulmonaire et laryngée à évolution rapide.Dans les deux cas, on retrouve tous les caractères de certaines formes nerveuses de la grippe: brusquerie de l\u2019attaque, intensité des symptômes généraux et surtout des manifestations nerveuses: raideur de la nuque, signe de Kernig, abolition ou forte diminution des reflexes des membres supérieurs et inférieurs, anomalies du liquide céphalo-rachidien (présence de L otigue vous examiney TAMPAX CINQUIÈME ; LA MANIERE DELICATE DE RETIRER LE TAMPON Tampax est non seulement facile a introduire dans la cavité vaginale (en PTE EE raison de sa compression et de son applicateur individuel) \u2026 mais il s\u2019enlève délicatement avec l\u2019assurance de ne pas avoir à employer aucun instrument.Remarquez Tampax seul (de tous les tampons menstruels) donne à vos patientes , .la confiance, engendrée par le fait que les piqûres croisées rendent impos- également: sible la désagrégation in situ.En outre, la ficelle à l\u2019épreuve de l'humidité, 1.Comment on (qui permet de retirer le tampon si délicatement) fait partie intégrante de s'en sert facile- ces piqures.ment.Ces caractéristiques qui sont le propre de Tampax ont été prévues par 2.Sa distension un médecin lorsqu\u2019il imagina ce tampon.Elles sont aussi importantes pour uniforme Sada la patiente que I\u2019absorptivité de son coton chirurgical.son action capil- vaginale.: laire positive empéchant tout arrêt de l\u2019écoulement\u2026 son confort et sa 3.Son contact dé- : facilité d'emploi.licat avec l'épithé- ° Ces détails importants prouvent au médecin la supériorité hy- \u2018um vagina giénique de la protection menstruelle interne.Des échantillons 4.Son action ca- de Tampax super, régulier et junior vous seront adressés sur illai bsorbant parfaitement l\u2019é- demande.- coulement.; : 6.Son adaptation | CANADIAN TAMPAX CORPORATION LTD.( à tout besoin Se 533 College Street, Toronto, Ontario.; particulier.\"4 CANADIAN TAMPAX CORPORATION LTD.533, College Street, Toronto, Ont.\u201c Messieurs, ll me ferait plaisir de recevoir des échantillons de Tampax.PUBLICITÉ ACCEPTÉE PAR \u2018THE JOURNAL OF THE AMERICAN MEDICAL ASSOCIATION\u2019.\"ve seen sean ss eu 1000 se succes eu 00 0100 5UD 0000030007 642 lymphocytes), évolution particulière.régression rapide et complète sous l\u2019influence du traitement sulfa- midé.Dans l\u2019un des cas une tuberculose pulmonaire et laryngée évolua d\u2019une façon ultra-rapide alors que le malade était en pleine convalescence de son infce- tion grippale.L\u2019examen radiologique des poumons révèle la présence d\u2019une image en mie de pain des deux plages pulmonaires avec grande spélonque dans la région sous-claviculaire droite.Ce malade était donc porteur de B.K.depuis long'emps déjà.Cette tuberculose a évolué d\u2019une façon foudroyante à la faveur d\u2019un état de moindre résistance de l\u2019organisme.De tels faits imposent une surveillance constante des malades atteints d\u2019une forme grave de la grippe, maladie qui compte parmi les plus débilitantes.On devra relever rapidement les forces de ces malades par tous les moyens, afin de mettre leur organisme en mesure de lutter contre l\u2019apparition d\u2019une complication aussi redoutable.Rapetissement cicatriciel de l'estomac à la suite de Vingestion d'un liquide corrosif M.Florian TREMPE L'ingestion d\u2019un liquide corrosif entre dans le cadre des causes intrinsèques des lésions traumatiques de l\u2019estomac.La production d\u2019une telle lésion est conditionnée par le degré de dilution du liquide empêchant le réveil du spasme œsophagien.Un jeune homme de 27 ans arrive à Phopital du St-Sacrement, un mois et quelques jours aprés avoir bu, par mégarde, de l\u2019acide nitrique dilué.Un transit digestif fait préalablement, à la Clinique Roy- Rousseau, a montré un rapetissement cicatriciel de l\u2019estomac, donnant l\u2019aspect typique d\u2019une théière de porcelaine, avec sténose.Une fois la limite maxima de temporisation atteinte, nous décidons d\u2019opérer.Des difficultés opératoires surgissent parce que les parois de la petite poche supérieure stomacale sont très épaissi-s, œdéma*iées et friables; nous sommes donc amené à faire une gastrectomie modifiée pour la circonstance.c\u2019est-à-dire.une espèce de Billroth dont les temps se trouvent intervertis.Les suites opératoires xont normales.L\u2019examen histo-pathologique de la pièce enlevée indique qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une simple lésion cicatricielle.Le mal«de quitte l\u2019hôpital 35 Jours après son opération.Ce cas est intéressant à plusieurs points de vue qui ont été soulignés au cours de la présentation : l\u2019agent causal inusité de la lésion traumatique de l\u2019estomac, la lésion en elle-même, le problème thérapeutique et même technique auquel il a donné lieu, enfin l\u2019heureux résultat obtenu, ce qui, pour le malade, reste encore l'essentiel.L'UNION MÉDICALE DU CANADA {\u2014 BULI ETIN A.M.L.F.AN.\u2014 Montréal.juin 1942 Cancer de jéjunum M.Florian TREMPE Le cancer du petit intestin, duodénum excepté, est une rareté; i' revêt toujours l\u2019aspec* d\u2019une petite tumeur en ficelle, avec occlusion intestinale progressive ; la sténose ne s° complète que tardivement À cause du contenu liquide du grêle.C\u2019est l\u2019examen radiologique qui fait le diagnostic de l\u2019obstacle, mais non de sa nature, en constatant la rétro-dilatation parfois énorme avec stase gastro- duodéno-jénunale.Une femme de 49 ans est admise à l\u2019hôpital du St- Sacrement, dans le Service de Médecine, le 20 janvier 1941, avec la triade symptomatique: vomissements, constipation opiniâtre et amaigrissement.Un transit digestif montre un duodénum et un jénunum excessivement dilatés; 5 heures plus tard, stase stomacale importante; de plus, sous l\u2019estomac, on décèle une seconde image de stase en cupule qui semble correspondre aux circonvolutions du jéjunum.24 heures plus tard: même image.22 février 1941: la laparotomie exploratrice est fai- fe; nous trouvons sur le jéjunum, à deux pieds de l\u2019angle duodéno-jéjunal, une tumeur sténosante, dure, Un peu végétante extérieurement, de la grosseur d\u2019un j une d\u2019œuf; le mésentère est farci de ganglions.Nous faisons alors la résection de l\u2019anse jéjunale portant la fumeur et une anastomose latéro-latérale.Les suites opératoires sont très simples.la malade se lève le Se jour.L\u2019examen histo-pathologique montre qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un épithélioma glandulaire.Le 25 mars 1941.la m lade quitte l\u2019hôpital.pesant 86 livres.Le 16 Janvier 1942, nous apprenons par son médecin qu\u2019elle est bien portante, son poids se maintenant aux environs de 120 livres.Nous retrouvons donc en parfaite santé, un an après son opération.une femme qui était atteinte d\u2019une lésion rare et ordinairement fatale; un cancer du jéjunum.SOCIETE DE CHIRURGIE DE MONTREAL Séance du 4 mars 1942 Présidence de M.J-U.Gariépy \u2018\u2019Reins en fer à cheval.Nouvelle technique chirurgicale\u201d M.Oscar MERCIER Le rapporteur, sur 33 cas de reins en fer à cheval qu\u2019il a rencontrés à date, en a opéré 28.Au point de vue anatomo-pathologique, chez tous ses malades, les reins étaient symétriques.Dans un seul cas, I'isthme unissant les deux reins était fibreux; L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 194 le Modèle R-38, G.E.Pour de meilleurs résultats radiographiques et épargner de l\u2019espace dans votre cabinet de consultation, renseignez-vous Sur L'appareil à Rayons-X modèle R-38, G.E., d\u2019un prix modéré, offre plusieurs avantages supplémentaires pour chaque dollar investi.Il présente la qualité et la fléxibilité d'un gros appareil de 100 milliamperes dans un espace que vous croyiez trop restreint pour y placer une unité à Rayons-X combinée.Le R-38, en raison du peu de place qu'il prend, rapporte des dividendes considérables pour chaque pied carré de plancher employé; 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c\u2019est toujours une affection grave lorsqu\u2019elle survient avant l\u2019âge de 3 à 4 ans.Presque toujours secondaire à une broncho-pneumonie, elle peut aussi se rencontrer à la suite d\u2019une otite, d\u2019une bronchite simple, d\u2019une grippe ou d\u2019une péritonite d\u2019origine appendiculaire.Le pneumocoque est l\u2019agent microbien le plus souvent en cause.La mortalité est très élevée chez le nourrisson, peut même atteindre une proportion de 65 à 80% ; les résultats sont beaucoup plus favorables après l\u2019âge de 3 à 4 ans.Les signes cliniques sont les mêmes que ceux observés chez l\u2019adulte, mais l\u2019évolution en général est plus rapide.Plusieurs complications sont possibles: néphrite, otite, etc, mais il faut surtout craindre l\u2019infection de la plèvre opposée qui est presque toujours fatale.Le traitement, jusqu\u2019à présent, a toujours été chirurgical chez le jeune enfant; il faut savoir se limiter à une pleurotomie; après 4 ans, la costo-pleurotomie peut être utilisée.Les ponctions seules ne sont pas en général suffisantes.L\u2019emploi des sulfamidés a été décevant.L'efficacité des sulfamidés en injections dans la cavité pleurale est encore à démontrer.L\u2019autopyothérapie, qui a été utilisée chez trois de nos malades, depuis environ 3 à 4 mois, a donné des résultats très impressionnants, et c\u2019est l\u2019histoire de ces trois malades que je veux vous présenter.L\u2019autopyothérapie, telle que préconisée par deux Américains, il y a déjà 25 à 30 ans (Duncan et Acker- mann de New-York), est une vaccination réalisée par la déglutition du pus.Cette thérapeutique fut employée dans des cas de phlegmon diffus, de fièvre puerpérale, ete.A la suite de certains essais, la méthode fut abandonnée; elle fut reprise en Haiti, et mon interne, Pierre Clermont, me fit part des résultats qu\u2019il avait observés chez lui et je l\u2019encourageai à faire une application à Sainte-Justine dans trois cas de pleurésie purulente avec les résultats que vous pourrez observer.La potion administrée au malade est préparée de la manière suivante: une certaine quantité de pus est soutirée de la plèvre, environ 50 c.c.; on ajoute 200 à 250 cc.d\u2019eau et on inclut un adjuvant pour masquer le goût et l\u2019apparence.Cette quantité peut être prise dans la journée.D\u2019ordinaire les symptômes généraux s\u2019améliorent dès le lendemain ; s\u2019il est nécessaire, le pus est prélevé à nouveau et le traitement est poursuivi pendant plusieurs jours, tant que la cavité renferme du pus.Chez nos trois malades, la guérison a été complète et le contrôle radiographique final démontre d\u2019une façon positive que la lésion initiale est complètement disparue et, pour les trois cas, dans une moyenne de L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1942 645 LE COURANT facilite le mouvement des billots LA MASSE LIQUIDE ÉLIMINE les DECHETS de L\u2019INTESTIN Essayez LA MASSE LIQUIDE \u2014 Sal Hepatica avec de l'eau \u2014 pour débarrasser rapidement et efficacement l'intestin de ses déchets.Sal Hepatica stimule doucement le péristaltisme, nettoie l'intestin et maintient l'équilibre osmotique.Lorsque la constipation s'accompagne de troubles gastriques ordinaires, les salins contenus dans le Sal Hepatica agissent efficacement.Sal Hepatica stimule aussi l'écou- lement de la bile.Sal Hepatica offre une boisson effervescente de saveur agréable, facile à préparer.Littérature sur demande.SAL HEPATICA fournit la masse liquide pour nettoyer le tractus intestinal.BRISTOL - MYERS CO., 1241-F, rue Benoit, Montréal, Canada. 646 temps très inférieure à la durée ordinaire des pleurésies, Discussion M.CREPAULT rappelle qu\u2019il a déjà obtenu la guérison d\u2019un enfunt atteint de pleurésie purulente par.la seule ponction.M.BOHEMIER souligne l\u2019importance du drainage à thorax fermé.M.GARIEPY parle des bons résultats obtenus par la vaccination orale contre la grippe ou le coryza.Le secrétaire annuel, Charles LEFRANÇOIS.ASSEMBLEE SCIENTIFIQUE DU BUREAU MEDICAL DE L'HOPITAL DE L'ENFANT-JESUS, QUEBEC Réunion du 20 mars 1942 Prés:dence de M.Albert Paquet Cette réunion est consacrée à l\u2019étude de travaux en oto-rhino-laryngologie et ophtalmologie.Traumatismes oculaires ! M.Emilien MARANDA Avant de faire part d\u2019une observation personnelle.M.Maranda passe en revue les différents traumatismes oculeires ainsi que leur é'iologie.Il traite ensuite des lésions produites par les divers corps étrangers métalliques intra-oculaires et de leur diagnostic qui peut se faire par l\u2019interrogatoire du blessé.l'examen direct.l'examen ophtalmoscopique.la trans- illumination et enfin la radiographie.Le conférencier décrit ensuite les différents électro- aimants en usage en ophtalmologie.Il termine en parlant du pronostic des corps étrangers intra-ocu- laires et en citant les auteurs tels que Weil, Des- vignes, Morax, Danis et Stokes.Développement sur le traitement et l'extraction des corps étrangers de l'œil M.Joseph VAILLANCOURT M.J.V.rapporte quatre observations: 1° Un cas de prétendu corps étranger intra-oculaire qui aurait causé une cataracte partielle, mais dont le malade se serait plaint quatre ans seulement après l\u2019accident.Un tout petit point sclérosé dans la lentille aurait pu faire croire à un petit corps étranger.Une première radiographie a laissé des doutes sur la présence d\u2019un corps étranger, et ce n\u2019est qu\u2019après la 1.Cette communication paraîtra in extenso dans un prochain numéro., .L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1942 troisième radiographie qu'on a pu conclure avec certitude à l'absence de corps étranger.20 Un cas de peti\u2018e vacuole dans iris avec histoire de traumatisme qui pouvait faire soupconner la présence d'un corps étranger dans l\u2019iris même.La radio.a tranché la question.3° Un cas de traumatisme avec une toute petite parcelle d\u2019acier à bords irréguliers et implantés dans l\u2019iris même, dont l\u2019extraction a été assez laborieuse.4° Un cas où un petit corps étranger est venu s\u2019implanter dans le cristallin après avoir fait une toute petite encoche dans le bord pupillaire de l'iris; et ce n\u2019est qu\u2019en étudiant bien l\u2019histoire de l\u2019accident; car il n\u2019y avait pas la moindre blessure cornéenne, ct ce n\u2019est qu'après radiographie et examen à la lampe à fente qu\u2019on a pu affirmer la présence du corps étranger.En conclusions, le Dr V.étudie la question de savoir si on doit toujours enlever un petit corps étranger intra-oculaire qui ne cause aucun trouble.Il cite l\u2019opinion et les conclusions du Dr W.H.Stokes dans un travail paru dans les Archives of Ophtal- mology, 1938, page 205.à savoir que très souvent un tout petit corps étranger peut être toléré dans l\u2019œil pendant un très grand nombre d\u2019années sans causer aucun trouble et qu\u2019assez souvent des manœuvres intempestives pour l\u2019enlever peuvent amener des complications qui provoqueront la perte totale de l'œil: et souvent on sera obligé de faire l\u2019énucléation, et on doit ne pas oublier qu\u2019un ouvrier qui a un œil énucléé trouvera difficilement à se placer.tandis que celui à qui on aura pu conserver l\u2019œil, même s\u2019il n\u2019y voit rien, trouvera assez facilement de l\u2019emploi.N.B.\u2014 Les auteurs des travaux qui précèdent ont bien voulu nous remettre le résumé que nous reproduisons ici textuellement.Un cas de rétino-blastome 2 M.Paul La Rochelle Il s\u2019agit d\u2019un enfant de trois ans qui à la suite d\u2019un traumatisme par un corps contondant sur l'œil gauche a fait une hémorragie intra-oculaire qui ne s\u2019est résorbée qu\u2019après 3 mois.L\u2019examen du fond de l\u2019œil a révélé à ce moment la présence d\u2019une tumeur intra- oculaire.L\u2019énucléation fut faite et l\u2019examen anatomo- pathologique a montré qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un rétino- blastome.M.La Rochelle fait une revue de la question des tumeurs de l\u2019œil chez l'enfant.Le secrétaire, W.Le BLOND.2.Cette communication est publiée in extenso dans le présent numéro, p.577. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1942 647 LA GELATINE KNOX UTILE dans le traitement de \u2026 l'ulcère peptique des expériences nouvelles donnent des résultats favorables Une autre expérience a démontré l\u2019action efficace de la protéine sur l'acidité et la sécrétion peptique.Pour cette épreuve on employa la gélatine Knox (U.S.P.) ordinaire, non aromatisée.Cette gélatine fut choisie en raison de sa pureté, de son utilité, de son administration facile et de sa solubilité dans le suc gastrique.Si vous désirez un hors-texte complet donnant les points importants du rapport et un tableau synoptique, adressez-nous le coupon ci-dessous.Toutes les expériences furent faites chez des malades dont les examens cliniques et radiographi- ques dénotaient la présence d\u2019un ulcère peptique.Le malade se présenta à jeun.Des prélèvements du suc gastrique furent eïtectués à 15 minutes d\u2019intervalle, durant une heure.Afin de déterminer l\u2019effet de la protéine, on administra une solution de 15 grammes de gélatine U.S.P.dans 120 c.c.d\u2019eau.On fit ensuite des prélèvements de cinq à dix c.c.de suc gastrique à des intervalles successifs de 15 minutes, durant une heure.: Les résultats indiquent que la protéine, introduite dans l'estomac sous forme de gélatine, élève considérablement le pH durant au moins 30 minutes et, par la suite d\u2019une façon sensible durant 45 minutes.La protéine diminue beaucoup la sécrétion peptique et l\u2019acide libre de l\u2019estomac durant 30 minutes et d'une façon sensible durant 45 minutes, mais elle n\u2019a aucun effet sur la concentration de l\u2019acide total.NE CONFONDEZ PAS la gélatine Knox ordinaire (mousseuse) (U.S.P.) avec une gélatine de qualité inférieure ou avec des poudres à dessert, aromatisées et fortement sucrées.La gélatine Knox ne contient aucune trace de sucre ou autres substances pouvant causer des gaz ou de la fermentation.On peut se fier à la gélatine Knox pour son activité uniforme.Si vous spécifiez le nom de Knox votre hôpital se la procurera pour vos malades.* Variations dans la composition du suc gastrique \u2019\u201d, extrait du Jnl.of Laboratory and Clinical Medicine, 1941.L\u2019Alimentation des malades.[J Le régime du diabétique.Régimes et recettes pour maigrir.[J La valeur protéique de la gélatine ordinaire, non aromatisée.L\u2019alimentation des nourrissons.KNOX GELATINE, Johnstown, N.Y.U.S.A., Dept.472.Voulez-vous m'envoyer les brochures gratuites destinées à la profession médicale.Bes eh se ea aa ss east es se EP Se es ee ease ess seers st eee ese see LA GELATINE KNOX (U.S.P.) est une gélatine ordinaire, non aromatisée \u2014 Protéine entière, ne contenant pas de sucre.[J L'Ulcère peptique. 648 LA SOCIETE DE GASTRO-ENTEROLOGIE DE MONTREAL Séance du 11 février 1942 Présidence de M.Pierre Smith Le cancer de la vésicule biliaire MM.Jean LeSAGE et Jacques OLIVIER M.LeSage nous donne d\u2019abord l\u2019histoire du cas.Il s'agissait d\u2019un syndrome douloureux abdomino- lombaire, avait amaigrissement, chez un malade déshydraté et ictérique.Le foie était gros, et les bases pulmonaires congestionnées.La douleur siégeait surtout à l\u2019hypocondre droit et s\u2019accompagnait de fièvre.On porta le diagnostic de cholécystite et lithiase probable.L\u2019évolution fut courte et fatale, et le « postmortem » révéla qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un épithélioma atypique de la vésicule biliaire, avec métastases au foie.au pancréas et aux surrénales.Le cancer du cholécyste est considéré comme rare.Sur 35,000 interventions chirurgicales, Boyer a trouvé 383 cancers de la vésicule, soit 1.12%.Graham, lui, arrive à 8,5% comme fréquence de constatation opératoire.C\u2019est une lésion qui semble avoir une prédilection pour les femmes de plus de 40 ans.Son évolution est habituellement rapide.Judd a classé les tableaux cliniques en 3 groupes: 1° colique hépatique et atteinte rapide de l\u2019état général; 2° troubles biliaires apparemment bénins; 3° troubles biliaires avec atteinte marquée de l\u2019état général.La douleur est le symptôme capital; on la retrouve dans 80% des cas.Les nausées et les vomissements viennent ensuite, puis l\u2019amaigrissement dans un tiers des cas.Au palper, on a senti.dans 50% des cas, une tumeur globuleuse et dure qui fait contraste avec la consistance du foie lui-même.Laignel a insisté sur la fréquence du syndrome addisonnien, pigmentation et amaigrissement et fatigue au cours du néo de la vésicule.Les rayons X peuvent quelquefois montrer des images lacunaires, le tubage ramène habituellement de la bile B, avec parfois des cellules néoplasiques.L'intervention chirurgicale n\u2019a pas une très bonne moyenne de survie.Il faut y aller plus largement et faire l\u2019hépatectomie partielle et l\u2019évidement du ganglion local à l\u2019électro-cautère.En clinique, conclut le Dr LeSage, méfions-nous du vésiculaire ou de l\u2019hépatique qui maigrit malgré une thérapeutique apparemment adéquate.Le Dr J.Olivier nous présente la pièce anatomo- pathologique.Les bourgeons néoplasiques ont envahi secondairement les voies biliaires et déterminé l\u2019ictère par rétention.Sur 150 vésicules examinées en 5 ans L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1942 dans le département de pathologie de l\u2019hôpital Saint- Luc, on n\u2019a pu retracer que ce seul cas de cancer.Les tumeurs bénignes de la vésicule sont rares aussi.Ce sont habituellement des papillomes; les tumeurs malignes sont surtout épithéliomateuses, rarement sarcomateuses.Les «épi» se présentent sous trois formes: a) la forme bourgeonnante, l\u2019adéno-carcinome papillomateux; b) la forme colloïde qui métastase aux deux ovaires; c) le squire.Les essais de reproduction expérimentale du cancer de la vésicule par les irritants mécaniques ou chimiques ne permettent pas encore de se prononcer sur l\u2019étiologie de cette lésion.On continue toujours à incriminer la cholécystite et la lithiase.Discussion M.J.CHAPUT rapporte à propos du rôle que l\u2019on attribue au calcul dans la genèse du cancer de la vésicule, que les chirurgiens de la clinique Mayo s\u2019autorisent de cette hypothèse pour opérer chaque lithiasique.M.J.-A.MOUSSEAU fait remarquer que bien des lithiases sont silencieuses.Faudrait-il les opérer?La discussion porte ensuite sur l\u2019opportunité de la cholécystectomie dans les cas de lithiase très susceptibles d\u2019abriter des néoplasmes que seule l\u2019histologie peut révéler.Un cas de hernie diaphragmatique vraie M.Yves CHAPUT Il s\u2019agit d\u2019un jeune homme de 25 ans, admis à l\u2019hôpital Notre-Dame en octobre 1940, pour troubles pulmonaires, hydro-pneumothorax gauche opéré à cette époque par pleuro-costotomie.Il s\u2019organisa par la suite une sclérose pleuro-pulmonaire rétractile.En septembre 1941, le malade commence à se plaindre de la digestion.Il a, dans la région épigas*rique, des douleurs qui surviennent au milieu des repas, durant environ une demi-heure, et sont calmées par du bicarbonate de Na qui lui donne des régurgitations acides et des vomissements; les melaises reviennent à peu près tous les trois jours.Le repas baryté en date du 3 novembre 1941 a laissé voir une grosse tubérosité haut située, séparée du reste de l\u2019estomac par une biloculation constante.Cette grosse tubérosité ne se remplit qu\u2019en position couchée et suit les mouvements du diaphragme, dont on ne peut préciser les contours.Les rayons X pulmonaires montrent une ligne louche qui surmonte la grosse tubérosité.L\u2019épreuve à l\u2019histamine révélait une achlor- hydrie totale.Il pouvait done s\u2019agir d\u2019une éventration du diaphragme, modification acquise à la suite de la sclérose L'UNION MÉDICALE DU \u20ac rétractile du poumon et de la plèvre gauches.ou d\u2019une hernie vraie préexistante aux lésions thoraciques.Le patient fut opéré par le Dr B.-G.Bourgeois qui trouva la région pylorique attirée à gauche et les 2/3 supérieurs de l\u2019estomac disparus à travers l\u2019orifice diaphragmatique dans la cavité thoracique.Grâce à une traction douce, on peut ramener le gaster dans le vente, et on le fixa à la paroi abdominale antérieure.Les suites opératoires ont été mouvementées, le malade est bien actuellement ;*il est encore trop tôt pour prédire l\u2019avenir de cette malformation diaphragmatique.Il est une chose certaine, c\u2019est que l\u2019intervention lui a rendu service.Le secrétaire, Roger-R.DUFRESNE.ANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.juin 19-12 649 SOCIETE DE BIOLOGIE DE MONTREAL Séance du lundi 4 mai 1942 Etude de l\u2019action hypnotique des acides imino-2-barbituriques MM.R.BARRE et A.JACQUES Cancer de la glande interstitielle du testicule: étude morphologique et hormonale.P.MASSON et F.H.VENNING Hyperplasie des cellules interstitielles mâles de l\u2019ovaire.L.-C.SIMARD reste toujours un médicament de choix pour le traitement scientifique de la COQUELUCHE .Le Pavéral est journellement prescrit avec succès pour les cas de coqueluche et aes toux Coqueluchoides.\u2014 Ne cause ni intolérance, ni complication.© Littérature sur demande.| ~~ AGENTS CANADA DRUG.CO.MONTREAL Une thérapeutique efficace pour.[ Otite Moyenne DOIT ÊTRE ANALGÉSIQUE - BACTÉRICIDE et PRODUIRE la DÉSHYDRATATION des TISSUS Analhan THE DOHOW CHEMICAL COMPANY, LTD.Montréal \u2014 New-York \u2014 London AMherst 8900-3733 Pompes funèbres Salons mortuaires Salons mortuaires: 1926, rue Plessis 4156, rue Adam.MONTY, GAGNON & MONTY Ambulances de luxe, chauffées ® Transport des malades à la ville et à la campagne.Service prompt et sûr.Ambulanciers de l'Hôpital Notre-Dame Li | NOUVELLES IMPORTANCE D'UN BONNE ALIMENTATION « Les principes de la nutrition sont tellement bien reconnus par toutes les Nations que les ennemis de notre civilisation se servent de ces connaissances pour amoindrir les peuples qu\u2019ils ont subjugués en leur dosant certains aliments protecteurs de manière à ne garder aux individus que la vie et certaines capacités de travail, du moins pour ceux qui peuvent leur rendre quelques services, mais ils ne leur en laissent pas assez pour leur conserver la vigueur et la santé », déclare le docteur Ernest Sylvestre, chef de la division de nutrition au ministère de la Santé et du Bien-Etre Social.«Si nos ennemis jugent bon de mettre en pratique les théories connues à date en matière nutritive pour servir à leur fin de domination, nous est-il permis de les ignorer, nous qui sommes encore libres et désirons de toutes nos forces ne pas tomber sous la botte des envahisseurs, continue le docteur Sylvestre.Si les Allemands enlèvent aux peuples conquis une nourriture qu\u2019ils jugent excellente pour leurs sujets, afin de leur donner courage, force et énergie, ne devons-nous pas tenir compte de la leçon et profiter de l\u2019abondance dont nous jouissons.» Le docteur Sylvestre, s\u2019adressant aux cultivateurs, leur dit: « Vous n\u2019avez pas le temps d\u2019être malade parce que les travaux d\u2019une ferme bien organisée pour produire à plein rendement ne vous permettent pas souvent de chômer.En temps de guerre, plus encore qu\u2019en tout autre temps, la nation et même les alliés comptent sur vous pour leur approvisionnement en vivres.Vous jouez donc un rôle essentiel dans l\u2019effort de guerre que les démocraties doivent donner pour obtenir la victoire.Vous n\u2019avez pas les moyens d\u2019être malades, en ce sens que, même si vous pouvez payer quelques semaines de soins médicaux, voire même d\u2019hospitalisation, cet argent serait bien plus profi- ee table pour vous et votre famille si vous le dépensiez pour sauvegarder la santé et améliorer la génération dont vous êtes les procréateurs.Votre genre de vie et le milieu qui vous entoure sont des circonstances très favorables à la santé et vous n\u2019avez qu\u2019à le vouloir pour que votre famille se porte bien.Cette série de conférences sur la santé vous démontrera combien il est facile pour vous de rester bien portant et de conserver le bonheur et la joie de vivre.» Ministère de la Santé et du Bien-Etre Social.LES CLINIQUES AMBULANTES DE TUBERCULOSE La tuberculose cause une perte de $11,500.000 « La grande majorité de nos comtés ruraux, soit 62 sur 73, sont maintenant organisés en unités sanitaires et bénéficient des avantages de la clinique ambulante de tuberculose qui visite chaque comté au moins une fois par mois », déclarait dans une conférence sur « les méfaits de la tuberculose dans nos campagnes », le docteur Lasalle Laberge, chef de la division de la Tuberculose au ministère provincial de la Santé et du Bien-Etre Social.« Avec cette organisation provinciale, dit-il, nos campagnes sont presque aussi bien favorisées que les villes pour le dépistage de la tuberculose.Notre province paie encore chaque année à cette maladie un tribut beaucoup trop lourd qui sape les forces vives de la nation.«En 1939, sur un total de 2,680 décès par tuberculose, 1,476 personnes, dont 656 du sexe masculin et 820 du sexe féminin, devenaient les victimes de cette maladie, entre les âges de 20 à 45 ans.Les économistes évaluent à L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1942 HYPNOTIQUE AVEC EFFET ANALGÉSIQUE Le Sonéryl associe à une action hypnotique très sûre et s'exerçant à faible dose, des effets analgésiques qui le rendent efficace contre les insomnies d'origine nerveuse et douloureuse.Chez les malades à estomac rebelle et nauséeux, on peut administrer les suppositoires Sonéryl.Les Comprimés Sonéryl dosés & 0 gr.10 sont présentés en tubes de 20 et en flacons de 100, 500 et 1,000.Les Suppositoires dosés a 0 gr.20 sont offerts en boîtes de 10.651 652 dix mille dollars la valeur de rendement d\u2019un jeune homme à 20 anë'et à six mille dollars celle d\u2019une jeune femme.Notre province a donc perdu de ce chef pour l\u2019année 1939 seulement, une valeur de rendement égale à $11,500,000.Sans faire mention des inquiétudes, des complications et des tristesses morales qui accompagnent généralement la disparition d\u2019un être encore dans la force de l\u2019âge.» Le docteur Laberge insiste ensuite sur la difficulté de la lutte contre la tuberculose et sur «l\u2019absolue nécessité » de faire disparaître de notre province le terrible fléau.« Une expérience conduite dans une ville des Etats-Unis, en 1917, dit-il, établit les données suivantes: pour chaque décès annuel par tuberculose, on a révélé l\u2019existance de 18 cas de tuberculose, dont 9 souffrant de maladie active, donc contagieuse dans la plupart des cas, et 9 de maladie chronique, c\u2019est-à-dire sans activité et ne crachant plus de bacille.Pour chaque cas actif, 11 y à trois contacts.En ajoutant à ces 9 cas actifs les cas décédés, nous trouvons dix sources de contamination, et en multipliant par trois, le nombre des contacts s\u2019élève à 30 pour chaque décès.Maintenant, faisons le caleul pour notre province: en multipliant 2,500 décès annuels par 18, nous aurions 45.000 tuberculeux dont la moitié, soit 22,500 sont des sources de contagion; comme trois personnes sont exposées à chacune de ces sources de contagion, nous avons un total de 67,500 personnes exposées à recevoir des doses plus ou moins fortes de bacilles tuberculeux, si nous ne prenons pas les dispositions voulues pour protéger notre population contre cette contamination possible.» Le docteur Laberge termina en démontrant que nous n\u2019avons « ni le droit, ni le temps, ni les moyens de devenir tuberculeux ».Ministère de la Santé et du Bien-Etre Social.FACULTES DE MEDECINE AU CANADA Il y eut au Canada en 1940-41, 9 facultés de Médecine et 2,733 étudiants v ont reçus « L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1942 leur instruction, tandis que 553 y ont reçu leur diplôme.La Faculté de Toronto vient en tête avec 747 étudiants et 138 diplômés.Puis MeGill avec 385 étudiants et 80 diplômés.À la suite viennent par ordre: Manitoba, Dalhousie, Queens, Western Ontario, Montréal avec 203 étudiants et 56 diplômés et Laval avec 315 étudiants et 69 diplômés.STATISTIQUES VITALES AMERICAINES Les statisticiens américains ont étudié leurs colonnes de chiffres pour établir la survie des citoyens quant à leurs âges respectifs.Tabulant sur les chiffres passés conservés du siècle dernier et comparant avec le mouvement de la population jusque vers 1980, ils ont établi, par exemple, que si en 1900, le pourcentage des gens âgés de 65 ans ou plus était de 4.1%, 1l serait de 6.8% en 1980, passant de 3,080,000 a 8.000,000, dit au succes de la médecine préventive et d\u2019un meilleur genre de vie, La population de 20 a 44 ans serait passée de 37.8% à 33.7% \u2014 diminuant par conséquent.Nous nous acheminerions donc vers une population où les vieillards domineraient.E.PILO La Compagnie John Wyeth & Brother est heureuse d\u2019annoncer à sa clientèle la nomination de Monsieur E.Pilon, au poste de Directeur dans son Conseil d\u2019Administration. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1942 653 Mowatt & Moore Ltd.\u2014 La Maison des Vitamines ~~ LES VITAMINES vont de / \u2018avant.Aux Vitamines, nouvelle clef de voûte dans la Maison d'Hippocrate, incombe de plus en plus la tâche de contrebalancer la tension et le surmenage amenés par la guerre.Les Vitamines seront à la hauteur de leur tâche ! Telle est la résolution des fabricants des produits pharmaceutiques qui ont en main cette source immense de santé et d'énergie.À cette fin, La Maison des Vitamines con- DE LA MAISON DES VITAMINES Les plus remarquables parmi les nombreuses pré- sacre une part toujours plus grande de ses parations vitaminées Mowatt & Moore sont: h h d N ÉLIXIR VEBEX recherches et \u20ac ses moyens.ous nous Vitami B Complexe , Chaque once fluide contient.) portons garants des résultats.Tout comme Vitamine B, (Chlorhydrate de Thiamine) 1500 Unités Internationales : 4 A4 _ Vitamine Ba (Riboflavine) 0.50 mg.(200 Unités dans le passé, notre travail et notre colla Sherman Bourquin) ., Bs (Pyridoxine) 250 gammas boration ont gagné la confiance de la pro- Nicotinamide 6.25 mg.Pantothénate de Calcium 500 cdi et 2 Base de vin Fin aromatisé.oo fession médicale, ainsi nous espérons ga- COMPRIMÉS VEBEX (Vitamine B Complexe) Chaque comprimé contient: gner dans l'avenir, par des progres conti- Vitamine B: .1330 Unités Internationales nus, de plus grandes marques de confiance.Vitamine B: .0.50 mg.(200 Unités Sherman) Vitamine Be .100 gammas Nicotinamide .4 m g.Pantothénate de Calcium .200 gammas Ly MM Pharmaceuticals Montrer\u201d Mowatt & Moore Limited La Maison des Vitamines EXCELLENTS PRODUITS PHARMACEUTIQUES A PRIX EQUITABLES REVUE DES LIVRES Sœur MONDOUX, archiviste de l'Hôtel-Dieu de Montréal.\u2014 L'Hôtel-DBieu \u2014 Premier hôpital de Montréal, 1642-1763.Livre de Ille Centenaire.\u2014 Préface de Mar Olivier Maurault, p.s.s., P.d., Recteur de l'Université de Montréal.Président de la Société historique de Montréal.\u2014 D'après les annales manuscrites, les documents originaux de l'Institut des Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph et autres sources.\u2014 En vente à l'Hôtel-Dieu de Montréal et dans toutes les bonnes librairies.\u2014 Prix régulier: 82.50.\u2014 Prix spécial pour les étudiants et les étudiantes.\u2014 Imprimé chez Thérien Frères, Limitée, 494 ouest, rue Lagauchetière.Je m\u2019empresse d\u2019attirer l\u2019attention de tous les médecins sur ce livre qui renferme des renseignements historiques de la plus haute importance pour chacun de nous, ayant l\u2019ambition de connaître les origines, l\u2019évolution et l\u2019ascension de notre plus ancienne institution hospitalière de la ville de Montréal et du Canada.Je ne saurais, en quelques lignes, énumérer les chapitres les plus intéressants; ils le sont tous.Qu'il me suffise, pour inviter les lecteurs à faire l\u2019acquisition de ce livre et à le consulter fréquemment, d'ajouter à ce bref commentaire les renseignements qui me sont fournis par l\u2019auteur elle-même.Volume (95&\u201d x 615\u201d) de 420 pages comprenant, en Appendice, une mise au point d\u2019ordre chronologique, une série de documents dont maintes pièces inédites, la Nomenclature des religieuses, des supérieurs ecclésiastiques, des aumôniers et des médecins.L'auteur a été se renseigner sur place; il a rapporté de la Flèche et de Paris des documents précieux: manuscrits, actes divers, gravures historiques.L'ouvrage compte 80 illustrations, pour la plupart inédites, dont 3 hors-texte en couleur: Mme de Bullion, le Port de La Rochelle, la Ville de la Flèche.Tous les anciens Hôtels- Dieu, depuis le logement du Fort de Ville- Marie jusqu\u2019à l\u2019Hôtel-Dieu actuel, ont été reconstitués d\u2019après des plans de l\u2019époque et des notes conservées aux archives de l\u2019Hôtel-Dieu, par M.Aristide Beaugrand-Champagne, professeur d'architecture à l\u2019Ecole des Beaux-Arts.En plus, une carte de Montréal localisant les anciens fiefs de l\u2019Hôtel-Dieu et divers acei- dents géographiques, comme le Lac aux Loutres.Bon nombre de vignettes reproduisent des pièces du Trésor historique de l\u2019Hôtel-Dieu.\u2014 Index alphabétique.Livre précieux pour le chercheur et pour le publie en général, que ne peut laisser indiffé- rent l'histoire de notre ville; livre précieux également pour tous ceux qui participent à des concours historiques; ils puiseront, dans ce volume, des informations qu\u2019ils chercheraient vainement ailleurs.Selon l\u2019expression même de Monseigneur le Préfacier, «la merveilleuse et véridique histoire de l\u2019Hôtel-Dieu de Ville-Marie, c\u2019est l\u2019histoire même de notre ville, et non pas seulement l'acte mémorable par lequel Paul Cho- medey de Maisonneuve a pris possession de notre sol et s\u2019y est établi, mais les douze années qui l\u2019ont précédé, au cours desquelles le dessein de Montréal s\u2019est élaboré ».Je désire exprimer à l\u2019auteur, Sœur Mon- doux, archiviste de l\u2019Hôtel-Dieu, toute notre gratitude d\u2019avoir eu la patience de réunir tous ces documents et de les publier sous une forme aussi intéressante qu\u2019attrayante.Albert LeSAGE.Adrien ROBITAILLE.\u2014 Programme radiophonique \u2018\u2019S.V.P.\u2019.Editions de l'Arbre, 1942.Prix: $1.00.Monsieur Adrien Robitaille, l\u2019un des rudiments du Comité « S.V.P.» de Radio-Canada, vient de réunir en un volume les questions et L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.A.N.\u2014 Montréal, juin 1942 655 LE COLLÈGE ROYAL DES MÉDECINS ET CHIRURGIENS DU CANADA EXAMENS - 1942 Les examens primaires et finals pour le diplôme de Fellows\u2019 (membre actif) auront lieu aux dates suivantes: Les examens écrits, sur les sujets primaires et finals, auront lieu lundi, le 28 septembre; mardi, le 29 septembre; mercredi, le 30 septembre, à Vancouver, Edmonton, Saskatoon, Winnipeg, London, Toronto, Kingston, Montréal, Québec et Halifax.Les examens oraux sur les sujets primaires, et les examens cliniques et oraux sur les sujets finals auront lieu à Montréal aux dates suivantes: MONTRÉAL \u2014 Mardi, le 20 octobre; mercredi, le 21 octobre: et si nécessaire le jeudi, 22 octobre.Au moment de leur candidature soit pour les examens primaires ou finals, les candidats feront mention s'ils désirent passer leur examen en langue tran- çaise ou en langue anglaise.STANDARD DE QUALIFICATION Aucun livre de texte ou abrégé n\u2019est recommandé concernant les différents sujets.Tous les candidats devront faire preuve d\u2019une connaissance approfondie des sujets sur lesquels ils seront examinés et devront être familiers sur la littérature courante concernant ces sujets.Dans leurs réponses, écrites ou orales, les candidats à l\u2019examen final doivent faire preuve d'un jugement critique.COURS DE REVISION Sur les sujets PRIMAIRES | Montréal \u2014 Université McGill \u2014 s\u2019adresser aux départements d\u2019anatomie et de rhysiologie., Toronto \u2014 Université de Toronto \u2014 s\u2019adresser aux départements d\u2019anatomie et de physiologie.Sur les sujets FINALS DIVISION DE CHIRURGIE: Montréal \u2014 S\u2019adresser au Dr.R.R.Fitzgerald \u2014 1414, rue Drummond, Montréal, P.Q.Les candidats, gradués de 1930, ou antérieurement, d\u2019une École de Medecine ou d\u2019une Université approuvées par le Conseil.ne seront pas tenus de passer l'examen primaire mais devront, à l'examen final, faire preuve d'une connaissance générale et pratique de \u2018application clinique de la physiologie et de 'anatomie.Cet examen spécial sera sous la direction de cliniciens.Adresser toutes communications à: Warren S.Lyman, M.D., F.R.C.P.(C) Honorary Secretary, Chambre 3018, National Research Laboratories, Rue Sussex, Ottawa, Canada.EE.\u2014\u2014\u2014m\"\"\u2014\"\u2014\u2014\"\u2014\u2014\u2014m\u2014m\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 656 réponses qui ont paru régulièrement dans le journal Le Canada, depuis plus d\u2019une année, et que nous avons pris l'habitude de consulter chaque jour.Ce livre est un véritable dictionnaire pour tous ceux qui veulent apprendre ou savoir plus qu\u2019ils ne savent déjà.Cela veut dire qu\u2019un seul volume est insuffisant pour satisfaire notre curiosité ou notre ignorance.Nous comptons donc sur la fécondité et la ténacité de l\u2019auteur pour continuer l\u2019œuvre originale dont il est le maitre indiscuté.Les questions et les réponses portent sur tous les sujets: 1) Usages et traditions; 2) Pays; 3) Peuples; 4) Curiosités de la science; 5) Histoire; 6) Langage; 7) Musique; 8) Guerre; 9) Canada; 10) Féminisme; 11) Divers.Je n\u2019ai pas l\u2019intention de citer les pages nombreuses et intéressantes que les lecteurs auront plaisir à parcourir.Je leur conseille tout simplement de lire ce livre qui représente, pour nous, un travail énorme de bibliographie dont les renseignements sont puisés à toutes les sources les plus authentiques.Si les habitués des « 5 o\u2019clock tea » \u2014 y en a-t-il encore?\u2014 prenaient le temps de consulter ce petit livre, il est certain que leurs conversations seraient plus intéressantes et les contacts plus utiles et agréables que le simple potin prévaricateur.Mais je ne puis quand même résister à reproduire la préface de Ringuet, dont l\u2019esprit et l'ironie renferment tant de vérité: « PREFACE « (dont la lecture n\u2019ajoute rien à l\u2019agrément de ce livre, au contraire) « Le Canadien francais, en tant qu\u2019exemplaire de l\u2019humanité, n\u2019est pas loin de la perfection; telle est du moins mon opinion, car je suis chauvin en diable.On pardonnera, j'espère, la restriction.Ce qui l\u2019impose est non point l\u2019absence de quelque qualité, puisque nous savons fort bien les avoir toutes, mais bien celle de certains défauts.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.juin 1942 « Nous ne manquons pas d'esprit.La preuve en est fournie par rien moins que le Livre saint.N\u2019y est-il point dit: « Bienheureux les pauvres d\u2019esprit, car ils posséderont la terre.» Or nous ne possédons pas la terre, comme chacun sait; nous ne possédons même pas la nôtre.D'où je conclus, en rigoureuse logique.que nous ne sommes dépourvus ni d\u2019esprit, ni en esprit.« Ce qu'il nous faut est plutôt certaines faiblesses sans quoi un homme ne saurait être un homme complet.Et parmi ces défauts, ces vices mineurs, aucun ne nous est plus étranger que la curiosité.À cela rien d\u2019étonnant.Bons élèves, nous nous sommes habitués à refouler ces questions qui auraient pu jeter dans l\u2019embarras l\u2019éminent professeur de physique qui venait de passer de l\u2019enseignement des racines grecques à celui de la mécanique.Nous ne sommies pas curieux.HIE L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1942 657 > ~~ \u201cElastoplast\u201d dans les blessures de la tête N BANDAGE d\u2019 \u201c Elastoplast\u201d de 3 pouces de longueur, taillé à chaque bout de façon à permettre la sortie des oreilles, retient le pan- sement en position stable sans causer de malaise.Ce genre de pansement s'applique rapidement et est peu coûteux.Dans les blessures du cuir chevelu, il garde le tampon en position tandis que d\u2019autres bandages se déplaceraient durant le sommeil.Les blessures du cuir chevelu, accompagnées de concussions, peuvent aussi être pansées sous forme de turban avec \u2018\u2018Elastoplast\u201d.Le malade ne souffre pas de pression sur le crâne parce que l\u2019élasticité du tissu assure un pansement solide en dépit de l'agitation du malade.Dépositaires: SMITH & NEPHEW LTD., 378 ouest, rue Saint-Paul, Montréal Les bandages et les produits \u201c Elastoplast \u201d sont fabriqués en Angleterre par T.J.Smith and Nephew, Ltd, Hull. 658 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1942 BIS KAM OIL Hyperchlorhydrie \u2014 Affections de l\u2019estomac.1 à 3 cuillerées de poudre délayées dans de l'eau froide.HEMOSTYL du Dr Roussel Anémies.Convalescence.Allaitement.1 @ 2 ampoules dans Ys de verre d'eau par jour ou 1 cuillère à soupe de sirop avant les repas.TAXOL Rééducateur physiologique de l\u2019intestin.2 à 4 comprimés avant le repas du soir.(Dose moy.2 comprimés.) NEURIN ASE Sédatif et hypnotique sans accoutumance.1 à 2 tablettes au coucher.ALEPSAL Epilepsie.Convulsions (Non dépressif).Comprimés dosés a 0 Gr.015 et a 0 Gr.10.INOTYOL Affections de la peau.Démangeaisons.Briilures.Applications journaliéres.PLURIGLANDINE Extrait opothérapique total.Déficiences organiques.2 a 4 dragées glutinisées par jour.VEINATONE Affections veineuses.2 à 4 dragées glutinisées par jour.ARTICHOBYL Maladies du foie.(Action très douce.) 4 à 10 pilules à intervalles réguliers.\u2014 J.EDDÉ Limitée Edifice New Birks, MONTRÉAL L'UNTON MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1942 « C\u2019est pourquoi ce livre ne s\u2019adresse point aux grandes personnes.Elles n\u2019ont en général ni le temps ni le goût de jeter sur le monde un regard affamé de connaissance.Quand elles ont lu leur journal, elles savent du présent plus qu\u2019il ne leur faut.Et pour ce qui est du passé, les discours de la Fête Nationale leur ont dès longtemps révélé tout ce qui est digne de mémoire dans l\u2019histoire du monde, à savoir: que nous sommes d\u2019une race fière, que Dollard des Ormeaux succomba héroïquement au Long-Sault, et que Montcalm et Frontenac ont prononcé les seuls mots historiques dignes de mémoire.« Mais ce livre est certes utile en ce qu\u2019il peut donner aux enfants, curieux par nature, le goût de l\u2019Histoire et de la Science.Par lui ils sauront que ces deux grandes dames ne sont point revêches mais affables et souriantes.Que l'histoire n\u2019est au demeurant qu\u2019une chaîne d\u2019anecdotes amusantes ou bizarres; et que la science est une sorte de magie blanche dont les manifestations environnent notre vie quotidienne.En le lisant, nos écoliers apprendront qu\u2019il y a réponses, et simples, à leurs questions; ét que s\u2019instruire est un jeu, lorsque le maître y mettra du piquant et de l\u2019imprévu.« Voilà quel aura été le principal mérite de l\u2019auteur de cet ouvrage.Sa mémoire et son intelligence lui auront ainsi fait faire une bonne action.Et ce n\u2019est pas à cela que nous voyons de nos jours les hommes occuper leurs dons les meilleurs.« RINGUET.» Qui oserait ajouter un mot de plus qui puisse servir le mieux l\u2019ambition de ce petit livre intéressant?Albert LeSAGE.CES CELEBRES PRODUITS POUR LA TOILETTE ou BÉBÉ Les médecins et les mamans savent toute l\u2019importance que peut avoir le choix de préparations de confiance, pour la toilette du bébé.© LE SAVON Baby\u2019s Own est le préféré des médecins et des mamans depuis plusieurs générations.Il est fait des meilleurs et des plus purs ingrédients.Le savon Baby\u2019s Own contient de la lanoline qui a la propriété d\u2019adoucir la peau du bébé.® LA POUDRE Baby\u2019s Own est un tale boriqué, fabriqué tout spécialement pour le bébé, selon une formule scientifique, en vue de prévenir l\u2019irritation ou l\u2019échauffaison de la peau.© L\u2019'HUILE Babys Own est une huile douce, pure, sans antiseptique.Elle est soigneusement préparée afin de protéger l\u2019épiderme délicat du bébé.Elle forme un film protecteur, prévenant l\u2019humidité ou l\u2019irritation de la peau.Ces trois produits sont spécialement destinés aux bébés.Des conditions sanitaires parfaites entourent la fabrication de ces produits qui répondent aux exigences des cliniques.Vous pouvez recommander les produits Baby's Own en toute confiance.659 660 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A,N.\u2014 Montréal.juin 1942 LE SUPPORT SPENCER pour HERNIE est SUR, CONFORTABLE Dessiné spécialement pour le patient, il ne perd pas sa forme, ne cède pas sous la tension, ne coûte pas plus cher qu'un support ordinaire.Patiente souffrant de hernie, avant qu'elle porte un support Spencer.(Les seins lourds et ptosés sont à remarquer.) La même patiente quand son support pour hernie et son soutien-gorge Spencer furent ajustes.(Remarquez comme la hernie et les seins sont bien soutenus.) Le support Spencer donne un confort reposant à la patiente souffrant de hernie, puis améliore sensiblement son apparence et son moral.Il est confortable, flexible, se lave facilement et ne comprend aucune partie en métal ou en caoutchouc dur.Chaque support est garanti garder sa forme exacte jusqu\u2019au dernier jour où on le porte.À notre connaissance, les Spencers sont les seuls supports qui soient garantis garder leur forme.Dessinés pour rester en place.ils ajustent avec précision et s\u2019ancrent si bien sur le torse qu\u2019ils ne remontent pas ou ne cèdent pas sous une tension subite.Qu\u2019il soit fait pour homme ou pour femme, chaque Spencer est dessiné individuellement pour le seul patient qui doit le porter.Si vous voulez faire servir un patient chez lui, à l'hôpital ou à votre bureau, consultez l'annuaire du téléphone, sous la rubrique \u2018\u201c\u201cSpencer Corsetiere\u201d, ou écrivez-nous directement.Nous permettrez-vous de vous adresser cette brochure?CORSETS \u2014 CEINTURES \u2014 SUPPORTS POUR LES SEINS SPENCER monibvèrLemen -\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 À A ES \u2014 \u2014 \u2014 SPENCER CORSETS (CANADA) LTD., Rock Island, Quebec.En Angleterre: Spencer (Banbury) Ltd., Banbury, Oxon.Aux Etats-Unis: The Spencer Corset Company, Inc., New Haven, Conn.Veuillez m'adresser la brochure \u201cComment les supports Spencer secondent le traitement du médecin\u201d.Les supports pour Revue Canadienne de Biologie.Le numéro 4 de la Revue Canadienne de Biologie vient de paraître.Il contient deux articles en anglais et cinq articles en français.Un article venu directement de France apporte un travail du Collège de France sur un état particulier des substances colloïdales, dont la connaissance est indispensable à l\u2019étude de la matière vivante (Madame Dobry).Trois articles apportent des travaux effectués partie en France, partie en Amérique.Ce sont ceux de M.et Mme Leblond, sur la correction de certaines déficiences du lait écrémé bouilli; de M.Leblond, sur l\u2019évolution de l\u2019iode, dans l\u2019organisme, étudiée par les nouvelles méthodes de radioactivité artificielle, établies dans les laboratoires de synthèse atomique de M.ct Mme Joliot Curie; enfin, de M.Wurmser, sur une condition essenticlle à la conservation du sang dans les réserves de guerre.D'autre part, MM.Roger Barré ct A.Jacques étudient l\u2019action hypnotique de certains médicaments nouveaux; M.S.A.Komarov, les propriétés qu\u2019ont certains extraits de muqueuse de l\u2019intestin de provoquer le sécrétion gastrique.Et M.J.Miller expose le cycle extré- mement curieux d\u2019un parasite de la truite qui passe sa vie successivement dans la Truite, dans un Canard (le Plongeon à collier) et dans un mollusque aquatique.Une abondante bibliographie de livres nouveaux de Biologie forme les dernières pages de la Revue.En Re L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1942 661 =) \u2014 em ed A wm WR WR \u201ca Dans le ti Li I, | et dans / \"4 ventr oN ON 7 [8 / Il y a plus de 60 ans, le Dr Phillips fit une découverte remarquable : LE LAIT DE MAGNESIE PHILLIPS Pendant trois générations il fut la médication antiacide idéale \u2014 trois fois plus efficace qu'une solution concentrée de bicarbonate de soude.Son action laxative se manifeste doucement et efficacement.Le Lait de Magnésie ne contient pas de carbonate, il a une faible réaction acide et la dilatation de l\u2019acide carbonique ne provoque aucun malaise.Posolocie: Comme antiacide: 2 à 4 cuillerées à thé Comme laxatif léger: 4 à 8 cuillerées à thé Échantillons sur demande LAIT de MAGNÉSIE PHILLIPS Préparé seulement par THE CHAS.H.PHILLIPS CHEMICAL CO.\u201cWindsgr, Ontario = 662 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULIETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1942 \u201cTrigeminal N.Blossopharyngea! K.Facial R.: Masseter N.EN CONTACT DIRECT AVEC La muqueuse de la gorge et la structure musculaire qui s'y rattache sont remplis de neris sensitivo-moteurs qui occasionnent la douleur vive et le malaise après l'amygdalectomie.POUR LE SOULAGEMENT DE LA POST-AMYGDALECTOMIE Comme analgésique local du pharynx postérieur, pour le bien-être et un effet prolongé Dillard Aspergum est employé par des milliers de médecins comme méthode courante de soulagement dans les cas de post- amygdalectomie, de pharynaite et d'amygdalite.Lorsque le malade mâche l'Asper- Sup.Laryngeal K.Vagus M.= LES FIBRES NERVEUSES gum il provoque une sécrétion de salive chargée d'acide acetylsalicyli- que qui inonde les replis de la muqueuse pharyngienne et les cavités amygdalectomisées.Les tissus traumatisés sont ainsi conservés humides et, par conséquent, moins douloureux; la stimulation du mouvement musculaire soulage l'état spasmodique, la formation de membranes est diminuée et les aliments solides peuvent être absorbés plus tôt.L'Aspergum est surtout bien accueilli des enfants qui aiment la gomme à mâcher à cause de sa saveur agréable.Présenté en flacons à l'épreuve de l'humidité, contenant 36 comprimés.Echantillons sur demande.W.Lloyd Wood, Ltd., 64-65 Gerrard Street East, Toronto, Canada. == - NÉCROLOGIE LE DOCTEUR J.EUDORE BLONDIN Le docteur J.-E.Blondin est tout récemment décédé à l\u2019âge de 74 ans.Le défunt avait obtenu son doctorat à l\u2019Université Laval de Québec en 1894; il avait exercé d\u2019abord à Ar- thabaska, puis à Bécancour, sa place natale, où il mourut.Le docteur Blondin fut un membre fidèle de l\u2019Association des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord.Chaque Congrès, depuis la fondation de l\u2019Association, en 1902, le trouvait auditeur attentif ou spectateur intéressé aux différentes activités de ces réunions médicales.Son assiduité et sa constance furent officiellement reconnues au Congrès de 1940 par la remise qui lui fut faite publiquement d\u2019un certificat d'honneur.La profession médicale de la province de Québec vient de perdre dans la personne du docteur Blondin un de ses dignes représentants, un honnête praticien.Nous prions son frère, le docteur Gaston Blondin, de Sainte-Angèle de Laval, son neveu le docteur Albert Jutras, de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, et son cousin le docteur Edmond Du- fresne, de Montréal, d\u2019accepter nos plus sincères condoléances.LE DOCTEUR MAURICE LAROCHE Le docteur M.Laroche est décédé le 29 avril.Le défunt était un ancien diplômé de la Faculté de Médecine de l\u2019Université Laval de Québec.Le docteur Laroche était vice-président du Collège des Médecins et Chirurgiens de la province de Québec et greffier-adjoint de l\u2019Assemblée Législative.LE DOCTEUR EMILE OSTIGUY Le docteur E.Ostiguy vient de mourir à l\u2019Âge de 76 ans.Le défunt avait reçu son doctorat de l\u2019Université de Montréal en 1889.Il avait exercé jusqu\u2019en 1910 à Chambly d\u2019abord, puis à St-Hyacinthe.Depuis une trentaine d\u2019années le docteur Ostiguy s\u2019oceupait surtout de finances. 664 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.juin 1942 I LL C\u2019EST UNE ÉDITION BEAUCHEMIN PRÊTRES, MÉDECINS, ÉDUCATEURS, LISEZ CE LIVRE QUINZE LEÇONS AUSÉ PAUL LACRAPEULE 2 Psychiatrie DE Pastorale - - a Psychiatrie T Pastorale lee par l'abbé PAUL LACHAPELLE lana Prétace du Docteur Emile Legrand, professeur de psychiatrie à l'Université de Montréal.Un volume in-12 de 288 pages.Prix: l'exemplaire, $1.25 Par la poste: $1.35 «En lisant « PSYCHIATRIE PASTORALE », on se rend compte que la psychiatrie n\u2019est plus une science mystérieuse.» Cette citation tirée de la préface du Docteur Émile Legrand en dit long sur le mérite de cet ouvrage.Il ouvre, non seulement de vastes horizons sur certains états d\u2019âÂme qu\u2019on rencontre dans la vie et dans le ministère, mais il nous donne aussi la solution de beaucoup de cas qui restent insolubles pour ceux qui ne connaissent rien de la psychiatrie.Dans ce livre, nous voyons défiler des émotifs, des obsédés, des impulsifs, des scrupuleux, des hystériques, des pervers, de faux mystiques, des hallucinés, ete, etc.On ne peut comprendre ces malades, on ne peut surtout leur faire du bien qu\u2019en se référant à des notions de psychologie pathologique.L\u2019abbé Lachapelle, après des études très poussées dans ce domaine, met aujourd\u2019hui à la portée de tous ceux qui ont charge d\u2019Âmes ce qu\u2019il importe de connaître au sujet des maladies mentales et nerveuses.Son livre est en outre un complément indispensable au Traité des actes humains.La Théologie proprement dite, en effet, ne peut aborder en détail ces questions compliquées.Il est totalement impossible de donner en quelques phrases, même un pâle résumé des quinze leçons que comporte cet ouvrage.Mais ceux qui auront la curiosité de le lire, et ceux, plus nombreux encore qui auront à l\u2019étudier pour les besoins de leur ministère, \u2014 tant laïques que prêtres, \u2014 en retireront un profit indéniable, car « PSYCHIATRIE PASTORALE» est avant tout un livre pratique.Il ne s\u2019agit pas ici de théories vides de sens mais de réalités qui sont en connexion étroite avec la vie de l\u2019âme.« La société, écrit l\u2019auteur, n\u2019est pas seulement malade parce qu\u2019elle est envahie par de fausses doctrines: elle est aussi remplie de malades de l'esprit.Le docteur Carrel nous le disait dans L'HOMME CET INCONNU.Le monde fourmille de malades mentaux.Or, nous sommes prêtres pour ces pauvres malheureux comme pour les autres: nous sommes prêtres pour tous.» Librairie BEAUCHEMIN Limitée 430, rue St Gabriel, Montréal a 94.2 66 L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1 SN Cape en \\t peti Pa El VAL BES io Ge LAT gdeB aie AbeS 1 DIET poisson tou) ou Vete conndt {0 Malgre ist \\ ges if, oud sole 1 il péb S, £ cons 1CATT dt ouX queluc con au¥ I , ran o-1n Lalo n x facile ples Troubl nel arrhe i te e LA acid fiancé de Pr es Tie poOSITION ACIDAC me cut et cre qu c\\DAC é emi-\u20ac¢ rem LACIDAC ait re\u201d titue tre poudre pe ait re- onstity oudre (à dans 9 %o ons titue %o poudre (A dans 1) So 3.0 \u2014 it \\ Jo 34 0 %o 3 5° i 51 0 2 2 5 3 umidité 42.5 3 2 s 5 A.0 aisses 36.0 3 6 100.prote ines 6.0 \u20141000 100 - Lacto raux 3.5 100.Sels 100 - Acide tactique 105 37.\\ 00.14.3 371 129 50.6 8.1 13 4.6 456 2.alorid 145 63.9 4.6 Valeur © nce, 512 en ymde 18 A.6 QUTTV gs su 100 8 rasé ront emsevd st M sdicale Valeur P e clv qu pre deb ab Des chantillon® Ii Ty Tat Han aT RE hill ur CE roy XXI RE M \u2014\u2014 2 Gi ds Un smi {x fe 8 CAE THE LACTIC ACID MILK F Ce * UN ps) pr pee ji [) TAN re 3 CIDAC (2 3 LOW & GATE (canon LIMITED GANANOQUE.ONT.635 ouest, rue SAINT-PAUL, MONTRÉAL P.CENT DISTRIBUTEUR A-0.PAUL ROY Tél : MA 3901 ® Pour commandes: MA 5094 pour la Province de Québec fi 666 L'UNION MÉDICALE DC CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LLF.AN.\u2014 Montréal.juin 1942 2 a 2 Da Re oh 2 Lo ain A £3 oo Zn LE ps o>, Ge = Le es x pease \u201c3 ee ee.a cas 5 i ze ce es 2 % ce 2 A, 2e ar 77 en cu se ro =\" HE Wt 5 x _ 5 Se Les ce 8 > & = La on $e & oe 2 es 2 ne Cd he = 2 \u201ces > ce Han, ee = A oP, 0 20 nt oe A + Cre ae $3 Sn, ee = od pe Da 0 se.4 2 » at & § ; = : a 3 es ul! a Sn quRS pol oJ 3 70 £3 1° RE 7% = or Æ 2 Sn LA BIERE OUE VOTRE ARRIERE-GRAND-PERE BUVAIT meme L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULIETIN A.M.L.F.A,N.\u2014 Montréal, juin 1942 J.F.HARTZ Co.PULVETS LIMITED BUTYLONE Le Butylone de Hartz exerce une action hypnotique rapide quoique relativement bréve et, par conséquent, il s\u2019avère très avantageux comme sédatif pré-anesthésique.; | SON ADMINISTRATION N'EST SUIVIE traitement | D'AUCUN EFFET DÉSAGRÉABLE.efficace Le Butylone de Hartz est l\u2019un des composés barbituriques agissant le plus rapidement.On peut donc l'administrer à des doses assez élevées avec le minimum de danger spécifiez pour le malade.Le Butylone de Hartz est un analgésique efficace en HARTZ obstétrique et peut étre associé a I\u2019hyoscine ou a la morphine.dans 00S POSOLOGIE: COMME HYPNOTIQUE, 1 PULVET.COMME SEDATIF PRE-ANESTHESIQUE: 2 PULVETS.ordonnances Présenté sous forme de Pulvets de 15 grains, et sous forme de Caplets de 34 ou de 12 grains.BANQUE CANADIENNE NATIONALE est la banque du public aussi bien que la banque des hommes d\u2019affaires.TONE cop tribu Sar les caille ro Le gérant de succursale se tient rang ainsi ait amélio à votre entière disposition, qu'il A = litéer 2 digestip.équilibre nu \u201c saveur déli.U Chocolat is'agisse de dépôts, d'emprunts personnels, de remises, de recouvre- ., ere Pinto.ments ou de toute question d'ordre alim lait.Voici un .ent li financier au sujet de laquelle vous far de riche re .\u2019 e a 4 désireriez le consulter.Parer chaud ou Froid I Actif, plus de $170,000,000 534 bureaux au Canada 668 po Sew L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1942 in AER EFFERVESCENT A Messieurs les Médecins LA PHA ee 37 ANNEES D'EXPERIENCE COMME PHARMACIE PROFESSIONNELLE.NOUS N'EMPLOYONS QUE LES PRODUITS CHIMIQUES SUPERIEURS.wv RMACIE D'ORDONNANCES ARTHUR HIRBOUR .: est tout indiquée .pour la préparation de vos ordonnances Vv ANGLE SAINT-DENIS ET DE MONTIGNY Téléphone: LAncaster 7356 \u2014 MONTREAL L'UNTON MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurrerrN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, juin 1942 669 parfaites CIGARETTES sweet caporal \u201cLa forme la plus pure sous laquelle le tabac peut être fumé\u201d © À chaque bouffée, les Sweet Caps donnent un rendement parfait \u2014 toujours ! Pourquoi?Parce qu'elles sont faites des Mélanges Groupés de non moins de 38 classifications de tabacs virginiens du meilleur choix.Leur qualité ne varie donc jamais et elles demeurent, d\u2019une année à l\u2019autre,les cigarettes les plus populaires au Canada.Vous pouvez les recommander tages de ces fameux produits vous en toute confiance.Composés d\u2019hydrates de carbone sous leur forme la plus facilement assimilable \u2014 les sirops de Mais, \u201cCROWN BRAND\u201d et \u201cLILY WHITE\u201d servis avec le lait, constituent la nourriture la plus substantielle et la plus économique pour les bébés.Leur coût modique, leur qualité qui ne le céde en rien aux préparations d\u2019hydrates de carbone les plus dispendieuses, en font la nourriture: d\u2019enfants la plus économique dont vous puissiez vous servir ou que vous puissiez recommander.Nombre de médecins réputés recommandent depuis des années ces deux célèbres marques, sachant qu\u2019elles sont fabriquées dans les conditions les plus hygiéniques.EDWAR SIROPS de MAÏS .au [/4 epwARDSBURG CROWN BRAND © te brochure: \u2018oemosor nw \u201d Nom crue PS et LILY WHITE Adresse Manufacturés par THE CANADA STARCH COMPANY, Limited oh DSBURS Une étude de l'emploi et des avan- récompensera amplement.Nous avons à votre disposition, sans aucun frais: |.un petit calculateur de poche contenant les différents régimes d'enfants; 2.un traité scientifique, sous forme de livret, sur l'alimentation des enfants, 3.des tablettes de prescriptions; 4.un intéressant petit livre sur les soins prénataux; 5.un livret sur le produit \u2018Dex- frosol\u201d\u2019.Veuillez nous adresser le coupon ci- dessous et ces choses utiles vous seront adressées immédiatement.The CANADA STARCH CO., Ltd Montréal Veuillez m'envoyer [D CALCULATEUR [I Livret: \u2018LES SIROPS DE MAIS DANS L'ALIMENTATION DES ENFANTS\" [OJ TABLETTES DE PRESCRIPTIONS OO La brochure: \u201cLA FEMME ENCEINTE\" pe nll = or v v .e +» - Cre, mou * .« Pee eu \u201d - Ce - * - nr °, >.v oe © o Ler.PE © ° > + +% vu V0\" Le ov * Ye ;* cee» ve.¢ ee ve o -.\u2026 LT, sew 0 220 we.ore .« .7 94e + .,; ° we se\".\u201ctee ve 5 \u201cvw a ® ee « « .+.| .: \u201c ® © ® .* TABLE DES ANNONCEURS Pages Abbott Laboratories Ltée (Pentothal Sodique) .36 American Can Co.(La mise en boîtes) 2e p.de couverture Anglo-French Drug Cie (Cortunon) .631 Ayerst, McKenna & Harrison Ltee ('Prémarine\u2019\u201d) .1 Ayerst, McKenna & Harrison Ltée ('Beminal\u2019\u2019) .2 Baby's Own .e+.659 Banque Canadienne Nationale «+ «+ +.+.667 Bard-Parker Company, Inc.(Les lames \u2018Bib-back\u2019) .639 Brandy Sud-Africain .441 - - 630 Bristol-Myers Co.(Sal Hepatica) 142121 B45 Canada Drug Co., Ltd.(Paveral) .649 Canada Starch Company (Sirops de Mais Edwardsburg \u201cCrown Brand\u2019 et \"Lily White\u2019) .669 Canadian Tampax Corporation Lid.(Tampax) .641 Carnation Company, Ltd.(Lait Carnation) .32 Casgrain & Charbonneau, Ltée (Levure Fer & Vitamine) \u2014 (Micrigène) \u2014 (Cécriny! \"\u2019adultes\u2018\u2019) \u2014 (Mi- crines \u201cB\" Complexe) \u2014 (Décrigéne) \u2014 (Germinol) .25 Casgrain & Charbonneau, Ltée (Ferro-Crine No 34) \u2014 (Elixir Bécrinol) \u2014 (Comprimes Bécrinol) \u2014 (Quint tone et Vitamine B) .27 Chas.H.Phillips Chemical Co., The Lait de Magnésie Phillips) .661 Compagnie Ciba Ltée (Privine \u2018 Ciba) 4420 24 Cow & Gate (Canada) Ltd.(Laits d'acide lactique dans la diète de bébés) .- 665 Denver Chemical Manulasturing Company (Antiphio- gistine) .11 Dohow Chemical Company, Ltd, The (Auralgan) .649 Edde, J.Ltée (Bis Kam Oil) \u2014 (Hémostyl du Dr Rous- sel) (Taxol) \u2014 (Neurinase) \u2014 (Alepsal) \u2014 (Ino- tyol) \u2014 (Pluriglandine) \u2014 (Veinatone) \u2014 (Artichobyl) 658 Eli Lilly and Company (Canada) Ltd.lère page de la couverture Frederick Stearns & Company « of Canada, Ltd.- \"Ap: pella\u201d} .4 Frosst, Charles E, & Co.Cee 17 Frosst, Charles E., & Co.4 .18 Frosst, Charles E., & Co.- .19 Frosst, Charles E., & Co.20 Hartz J.F.Co., Ltd., The (Pulvets \"Butylone\u201d Harta) - 667 Herdt & Charton, Inc.(Uroprazine) .668 Johnson & Johnson Ltd.(Economisez pour conserver) .33 Knox Gelatine (La gélatine Knox) .647 Laboratoires DesBergers-BisMol (Pextose) 4e page de la couverture Laboratoires Jean Olive (lodone Robin) \u2014 (Panglan- dine) .28 Libby, McNeill & Libby of Canada, Limited (Aliments pour bébés) .«+ BI Librairie Beauchemin Ltée .664 Lloyd Wood Ltd., W.(Dillard's Aspergum) .662 Mead Johnson & Co.Ltd.(Dextri-Maltose) .23 Merck & Co., Ltd.(Pyridium) .22 © 5 Merck & Co., Ltd.(Erythrol Tetrinate Merck) 1146 9 Millet, Roux & Cie, Ltée (Neo-Spasmyl) .21 Molson .LL .bbb Monty, Gagnon & Monty Ce .+.B49 Mowatt & Moore (Les Vitamines vont de l'avant) .653 Parke, Davis & Company (Pitocin) .© 30 Pharmacie d'ordonnances, Arthur Hirbour .668 TERI ERI | Pages Poulenc Freres (Soneryl) \" .651 Rougier Frères (Hémoglobine Deschiens) \u2014 (Digitaline Nativelle Cristallisée) .22212120 3 Rougier Frères (Lyxanthine Astier) .6929 Sanatorium Prévost Inc.ee 26 Shuttleworth, E.B.Chemical Co.Ltd.(Orestol E.B.S.) 635 Smith & Nephew Ltd.(Elastoplast) .657 Spencer Corsets (Canada) Limited .667 Squibb & Sons of Canada, Ltd., E.R.(Sous auell forme prescrivez-vous le fer, Docteur?) .637 Sweet Caporal .«+ « .669 Upjohn Co.(Vitamines Unicap) ee ee .7 Usines Chimiques du Canada Inc.(Ampoules Valor) Be page de la couverture Victor X-Ray Corporation of Canada, Ltd.+ (Renseignez- vous sur le Modéle R-38, GE.) .- \u2026 .b43 Vinant Limitée ([ogol) \u2014 (Sédosine) .13 Vinant Limitée (Pommade Midy \u2014 Suppositoires Midy \u2014 Hémorroïdes) \u2014 (Lipiodol Lafay) .15 Vi-Tone .112-667 William R.Warner & Company.Ld, (Agarol) .- - 633 Winthrop Chemical Company, Inc.(Torantil) .29 Wyeth & Bro., (Canada) Ltd., John (Amphojel) .34-35 Wyeth & Bro., (Canada) Ltd.John (Kaomagna pour la diarrhée) 656-670 Wyeth & Bro., (Canada) Ltd.John (Nomination de ME.Pilon) .: - - 652 TH "]
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