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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Septembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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Références

L'union médicale du Canada, 1942-09, Collections de BAnQ.

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[" BULLETIN LE XVIIe CONGRÈS DE L\u2019A.M.L.F.A.N.Encore quelques jours et le XVIIe Congrès de l\u2019Association sera en pleine activité.Selon certains pronostics basés sur les indices les plus solides, le Congrès de cette année sera un succès d'assistance.Qu'on parcoure, dans le présent numéro, le programme des événements qui s\u2019y dérouleront et on verra que ce succès sera mérité.Le comité a voulu donner à la réunion des trois jours un solide appui scientifique.Autour de ce noyau central graviteront des événements sociaux et médico- sociaux encore instructifs et, au surplus, distrayants.Le but de nos Congrès, comme de tout congrès de médecine, est l\u2019avancement de la science médicale, l\u2019enseignement de ses acquisitions les plus récentes et la mise au point de quelques-unes de ses données.Tout ce qui sort de ces cadres est superfluité.Notre Association est maintenant parvenue à un degré de maturité qui l\u2019oblige à rivaliser par l\u2019étendue et la variété de son programme scientifique avec les Congrès des Associations médicales canadiennes et américaines.Forcément, dans cette comparaison, certaines proportions quantitatives doivent être respectées.Mais pour ce qui est de l'atmosphère scientifique, du climat de nos Congrès, une impression de sérieux, de mûri et de bonne qualité doivent s\u2019en dégager.Voilà la véritable réclame, éminemment utile et profitable, que l\u2019on doit s\u2019efforcer d\u2019attribuer à notre Congrès médical canadien- français.Voilà la seule façon de réaliser le rôle et la mission que nous avons à remplir, médecins de langue française, en Amérique.D\u2019autres groupes puissants nous entourent, de langue et de formation différentes.Réjouissons-nous qu\u2019il en soit ainsi.Nous apprendrons d\u2019eux, nous pourrons assimiler ce qu\u2019ils offrent de profitable, ils nous stimuleront à rivaliser.Rivalité sereine.Rivalité pour le bien.Rivalité bienfaisante.Roma AMYOT. OFFICIERS DE A L'ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRAN- SE CAISE DE L'AMÉRIQUE DU NORD © % Docteur R.-E.Valin, F.R.C.S.(C) Directeur Général Ottawa ° Docteur Donatien Marion, F.R.C.S.{C) Professeur agrégé à l'U.de M.Secrétaire-Trésorier Général Montréal SE Tv aR © Docteur Oscar Mercier Professeur à l'Université de Montréal Président du Congrès Montréal Le 2 BF 5 33 & 2 e ys cu.ea Docteur Roma Amyot 74) 10) SE Professeur agrégé a 1'U.de M.#4 su Secrétaire du Congrès ce x A Te # \u201cà x 2 Montréal A HH A me 4\u201d 4 $ \u201c95%, as HS ¥ He Fete ben CER tri salt. Le e 7 i 25 Docteur Chs-N.De Blois Membre de l'Exécutif eG on es 2 2 fe Trois-Rivières Ps 2 4 Le Le a : 7 de 2 Ps % 3 = LR = dass : CS rey RS 5 Ze C07 : ns se > zo Ze : i 5 7 Ca 2 = acte .3 2 oS .ES i 2e = i i; i = Zi, a 5e $ = Bi 2 es x e bee Docteur Chs Vézina .Doyen de la Faculté de Médecine de l'Université Laval Vice-Président x 4.Québec 2 29 2 e Docieur J.-A.Tardif Vice-Président Lévis A = ¥ # > ne bd 7% La 2%: Bk 2 i 5 3 2 i ® « Docteur A.-].-B.Falcon Vice-Présiden' Pawtucket Es i se Ê À cn Ë 5 = oS se e 2 a a Sénateur Gustave Lacasse So Vice-Président 5 5 ve 8 58 Tecumseh .SN x £ > i HE ES ie = 5 a x 2 Wi bi A 2 Re 3 = = er ks 3 Be ay = 5 El 5 2, 7 a NE se - 7 a + a Es À ; AS \u201cdé A Docteur C.-E.Dumont > ES Vice-Président A Campbellton 2 7 RE à, ne PROGRAMME SCIBNTIFIQUE MARDI, 15 SEPTEMBRE Avant-midi HôerraL SAINT-LUc.10 Les arthropathies: Roméo Boucher: «La périarthrite aiguë fibro- sante de l\u2019épaule.» Gabriel Lafresnière: « Arthrite et rhumatisme goutteux.» P.-René Archambault: « Arthrite tuberculeuse et érythéme noueux.» Paul Morin: «Rhumatisme articulaire aigu.» Jean LeSage:.« Polypose intestinale et arthropathies des membres.» Gabriel Leroux: « Arthralgie de l\u2019épaule et cancer du poumon.» Rodolphe Lallemand: « Arthropathies gonococ- ciques.» Eugène Garceau: « Arthropathies syphilitiques.» Alfred LeRoy: « Arthropathies de la grossesse.» J.Panet-Raymond: « Arthropathies d\u2019origine nerveuse.» 20 Syndromes aigus de l'abdomen: Rosaire Lauzer: « Grossesse ectopique.» Albert Couturier: «Fracture du bassin.» Samuel Letendre: « Accident de l\u2019ovulation simulant l\u2019appendicite aiguë.» Louis Bernard: « Appendicite aiguë.» Paul Robin: « Péritonite pelvienne.» J.-Arcade Labelle: « Occlusion du grêle.» Pierre Smith: « Ulcère perforé de l\u2019estomac.» A.Hébert: « Traumatisme de l\u2019arbre urinaire.» P.-E.Chicoine: « Occlusions côlites.» * kk HopriTAL PASTEUR.Revue des données récentes en maladies contagieuses.J-Henri Charbonneau: «Les diverses causes de tirage et leurs traitements.» J-A.Leduc: «La sulfamidothérapie dans les maladies infectieuses.» Après-midi 2.00 h.Antonio Martel: « Les troubles endocriniens de la puberté.» ee ++ 2.20 h.J.-R.Gendreau et Origène Dufresne: « Importance de la radiothérapie pré-opératoire dans le cancer du sein.» 2.40 h.Emile Gaumond: «Les indications thérapeutiques des sulfamidés.» 3.00 h.Albert Bertrand: «Sang et substituts du sang dans la transfusion.» 3.20 h.Paul Dufault: «La part du praticien dans la lutte antituberculeuse.» 3.40 h.Eugène Gaulin: « L\u2019éternelle prostate.» 4.00 h.Jean-Paul Dugal: «La côlite ulcéreuse d\u2019étiologie inconnue.» 4.20 h.Guy Bertrand: « L\u2019ulcère peptique.» 4.40 h.Ephrem Perras: « Ménorragies et Rayons X.» 9.00 h.SÉANCE DE MÉDECINE MILITAIRE: Albert LaRoche: « La médecine dans la marine.» Jules Mercier: l\u2019armée.» L.-M.Emard: «La médecine et l\u2019aviation.» «Le Service de Santé de MERCREDI, 16 SEPTEMBRE Avant-midi Hôrez-DiEU DE MONTRÉAL.Conduite du médecin civil en cas de bombardement aérien.Gérard St-Onge: « Considérations générales sur le choc traumatique.» Edouard Desjardins: « Le choc chez les brûlés.» J.-P.Legault et J-Paul Bourque: « Les traumatismes de la région rénale et de la région vésico- uréthrale.» P-Paul Gauthier: « Les gaz de combat.» Antonio Barbeau: «Ce qu'il ne faut pas faire dans les traumatismes crâniens et rachidiens.» Armand Paré: « Les traumatismes abdominaux.» Donald Hingston: «Considérations sur les fractures.» x kx HôPrTrAL SAINTE-JUSTINE.1° Le diabète insipide : Henri Baril: « Les glucosuries chez l\u2019enfant.» Paul Martin: «Le diabète infantile vu par l\u2019anatomo-pathologiste.» 20 Les affections de la hanche chez l\u2019enfant : Edmond Dubé et Christophe Bisson: « Affections aiguës.» 920 J.-Calixte Favreau: « Affections chroniques.» J-H.Rivard et Ernest Cabana: « Affections traumatiques.» Après-midi SYMPOSIUM: SYNDROMES HÉMORRAGIQUES \u2014 DIAGNOSTIC ET TRAITEMENT.2.00 h.Richard Lessard: «Les hémorragies par dyscrasie sanguine.» 2.30 h.J-A.Vidal et Louis Pilon: « L\u2019hémoptysie.» 3.00 h.J-A.Mousseau: « L\u2019hématémèse.» 3.30 h.Léopold Mantha: « L\u2019entérorragie.» 4.00 h.Paul Bourgeois: « L\u2019hématurie.» 4.30 h.René Simard: « Les hémorragies génitales de la femme.» 8.30 h.SÉANCE MÉDICO-SOCIALE SUD-AMÉRICAINE.M.Gudin, délégué du gouvernement brésilien: « Asepsie intégrale» (projection de films).JEUDI, 17 SEPTEMBRE Avant-midi HôrrrAL NoTRE-DAME.19 Le problème de la stérilité: Georges Hébert: « Facteurs étiologiques généraux.» Paul Bourgeois: « Le point de vue urologique.» Arthur Magnan: «Le point de vue gynécologique.» Charles Grignon: « Etiologies et traitements endocriniens.» 2° Aspects nouveaux du problème de l\u2019ulcère gastrique et duodénal: Yves Chaput: «Etiologie et traitement.» Roger Dufresne: « Symptomatologie et diagnostic différentiel.» Philippe Bélisle: « Radiologie.» René Rolland: « Gastroscopie.» B.-G.Bourgeois: «Chirurgie.» HoéritaL pu Sacré-Cœur.1° Traitement médical de la tuberculose pulmonaire: J-A.Millet: «Hygiène du tuberculeux.» Yvon Laurier: «Cure de repos et d\u2019alimentation.» J.-P.Paquette: « Thérapeutique.» Marcel Verschelden: « Résultat du traitement médical de la tuberculose pulmonaire.» L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1942 20 Suppurations pulmonaires.Lobectomie.Pneu- monectomie : Georges Deshaies.3° Traumatisme du cou-de-pied : Paul Potvin: « Rappel anatomique.» Roger Gariépy: « Statistiques.» C.-E.Lamoureux et Maurice Fortier: « Traumatismes récents: entorse et fracture molléa- laires; fractures complexes.» Arthur Frénette et J.-E.Samson: « Consolidations vicieuses: considérations anatomo- pathologiques; traitement des séquelles.» Après-midi 2.00 h.Emile Rioux: «10 années de lever précoce chez nos opérés.» 2.15h.Georges et Charles Dumont: « Quelques con- .sidérations sur l\u2019abdomen aigu.» 2.30 h.J.-Baptiste Jobin: «Les migraines.» 2.45 h.Ralph Pemberten (Philadelphie): « Rhumatisme chronique.» 3.15h.J.-A.Denoncourt: « Méthode d\u2019ostéo-synthése du col du fémur.» 3.30 h.Chevalier L.Jackson (Philadelphie) et Maurice Bonnier: «Le bronchoscope et son rôle dans la médecine moderne.» 4.00 h.Oscar Garant: «Indications de la césarienne haute et basse.» 4,15h.Guy Drouin: «Symptômes et traitement de l\u2019angine de poitrine.» 4.30 h.Léonide Reid et F.-X.Demers: « La gonorrhée chez la femme.» * * x SECTIONS 1° Section de l'Hygiène.MARDI, 15 SEPTEMBRE Avant-midi 9 heures à midi.Séance consacrée à l\u2019hygiène en générale.J-A.Baudouin: «L'enseignement de l'hygiène dans les écoles de langue anglaise du Canada.» Ernest Couture: «Urgence d\u2019un plan d\u2019action défini dans les entreprises de santé publique.» A.-R.Foley: « Pasteurisation du lait.» eme\" ve Wr.XVII CONGRÈS DE L\u2019A.M.L.F.A.N.921 J-A.Landreville: «Fonctionnement du premier district sanitaire à Montréal.» E.Sylvestre: « Nutrition.» Alex.Marcotte: «Psycho-clinique au service de I\u2019hygiéne.» F-J.Tourangeau: \u201cLa médecine et la technique dans la présentation des maladies du travail.» MERCREDI, 16 SEPTEMBRE Avant-midi 9 heures à midi.Séance consacrée aux maladies vénériennes.Albéric Marin: « Traitement d\u2019attaque de la syphilis récente.» Emile Gaumond: «Traitements des syphilis anciennes et de la syphilis congénitale.» E.Lalande et G.Choquette: « La lutte antivéné- rienne dans la province de Québec: organisation, législation, service social.» Jules Archambault: syphilis.» «Le séro-diagnostic de la Lucien Sylvestre: « Traitement de la blennorragie.» JEUDI, 17 SEPTEMBRE Avant-midi 9 heures à midi.Séance consacrée à la tuberculose.Lasalle Laberge: «Le dépistage de la tuberculose parmi les membres enseignant de la province de Québec.» Paul Dufault: « Le rôle du sanatorium dans la lutte antituberculeuse.» Léo Ladouceur: « La lutte contre la tuberculose à Montréal.» Albert Guilbault: «Emploi du B.C.G.à Montréal.» 2° Section de l'Ophtalmo-oto- rhino-laryngologie.MARDI, 15 SEPTEMBRE Avant-midi 9.30 h.Jules Brault: « Dacryo-rhinostomie \u2014 voies combinées externe et endo-nasale.» 10.30 h.Philippe Panneton: « Nouvelle technique de correction pour symblépharon.» 9.30 h.Alfred Desloges: « Strabisme \u2014 problème de technique opératoire.» 9.30.h Lucien Gélinas: «Un cas d\u2019angiome géant de la paupière supérieure; traitement.» 9.30 h.Valmore Latraverse : a) \u201c Laryngoscopie directe \u2014 technique simplifiée applicable au bureau.» b) «Un cas de leucoplasie de la corde vocale droite \u2014 extraction endoscopique.» MERCREDI, 16 SEPTEMBRE Avant-midi 9.30h.C.-T.Mathieu: «La diathermie dans les otites catarrhales.» 9.50 h.Antonio Godin et Gustave Dubuc: «Un cas de cataracte atypique.» 10.10 h.Paul Painchaud: « Stéréoradiographie lipio- dolée d\u2019un volumineux abcès du lobe tem- poro-spénoïdal gauche.» 10.30 h.Emile Blain: «Les céphalées d\u2019origine ré- fractionnelle.» 10.50 h.Ernest Plante: « L\u2019amygdalectomie à chaud.» 11.10 h.Lucien Gélinas: «Considérations sur la névralgie du tri-jumeau.Traitement et résultats éloignés.» 11.30 h.Léo Coté: « L\u2019imprégnation tuberculeuse de l\u2019amygdale.» 12.00 h.Film sonore: « L\u2019otite moyenne en pédiatrie.» Après-midi 2,30 h.Ernest Charron: «Le problème des dents incluses.» 3.00 h.Jean Saucier: « Les vertiges vus par un neurologiste.» 3.30 h.Chevalier L.Jackson (Philadelphie): «Le cancer du larynx.Critériums pour la sélection des méthodes de traitement.» 4.30 h.Albéric Marin: «Les cancers de la face.» JEUDI, 17 SEPTEMBRE Avant-midi 9.30h.J-E.Pelletier: «Un cas d\u2019abcès cérébral d\u2019origine otogène ; opération-guérison.» 9.50 h.Jean Lapointe: « Suture totale après mastoï- dectomie.» 10.10h.Auguste Panneton: «L\u2019incision cornéenne dans l\u2019extraction extra-capsulaire de la cataracte sénile.» 10.30 h.Jules Brahy: «Les otites tuberculeuses.» 10.50 h.Jean Lacerte: « Quelques aspects du problème « glaucome et glaucomateux.» 11.10 h.Valmore Latraverse: a) « Nouveau traitement des suppurations broncho-pulmonaires par le sulfathiazo! intrabronchique.» (3 cas.) b) «De l\u2019abcès de l\u2019épiglotte à l\u2019œsophagite phlegmoneuse.» (3 cas.) 922 11.30 h.Philippe Panneton: «Les blessures de la face.» 12.00 h.Film: « Sulfathiazo! intrabronchique chez un enfant trachéotomisé souffrant de bronchite purulente.» 3° Section de l'Electro-radiologie.MERCREDI et JEUDI, 16 et 17 SEPTEMBRE Après-midi 2.30 heures à 5 heures.Paul Brodeur: «Organisation de la lutte anticancéreuse dans la province d\u2019Ontario.» E.-P.Grenier: « Radiumthérapie dans l\u2019épithélioma primitif du limbe.» Albert Jutras: «Contribution radiologique au traitement non sanglant des cholécystopathies, avec ou sans calculs.» E.Perras: « Ménorragies et Rayons X.» J.-N.Allaire: « Maladie de Paget & son début localisée à l\u2019aile iliaque.» Origène Dufresne: « Base physiologique et résultat du traitement électro-radiothérapique de la maladie de Basedow.» Hervé Lacharité: «Classification radiologique de la tuberculose pulmonaire.» L-A.Gagnier: «L\u2019urographie chez l\u2019enfant.» Jean Bouchard: « Contrôle des métastases osseuses dans le cancer du sein.» Henri Lapointe: «Aspects encélographiques de l\u2019hydrocéphalie externe et interne.» L.-P.Bélisle: «Certains aspects particuliers dans la technique radiologique de recherche de l\u2019ulcère.» Mathieu Samsou: «Calcifications au niveau des bourses séreuses deltoïdiennes et des insertions L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1942 tendineuses des muscles sus \u2018et sous-épineux, disparues sous l\u2019action d\u2019un traitement médicamenteux.4° Section de la Phtisiologie.JEUDI, 17 SEPTEMBRE Après-midi 2.30 heures à 5 heures.M.Giroux: «Traitement de la tuberculose de réinfection du cobaye par la sulfapyridine et le sulfathiazol.» G.-L.Coté: «Tuberculose de la glande de l\u2019amygdale.» J.-A.Couillard et Hermann Gauthier: « Diagnostic précoce et traitement de l\u2019entérite tuberculeuse.» R.Desmeules, L.Rousseau et P.Richard: « Tuberculose et diabète.» A.Lespérance: « Présentation de quelques observations de pneumothorax bilatéral.» J.-A.Couillard et J-M.Filiatrault: « Traitement de l\u2019empyème.» A.-M.Cholette: «Quand faut-il interrompre un pneumothorax thérapeutique.» 5° Section des Films scientifiques.Démonstrations filmées durant les 3 jours du Congrès.6° Section des Exhibits scientifiques.Nombreux exhibits scientifiques exposés durant les 3 jours du Congrès. UNE OPÉRATION EN VOIE DE DISPARAÎTRE : LA PROSTATECTOMIE' Par Oscar MERCIER, F.R.C.S.(C), Professeur d\u2019Urologie à la Faculté de Médecine, Chef du Service d\u2019Urologie à l\u2019Hôtel-Dieu (Montréal).Le but de ce travail est de faire part de l\u2019évolution de nos idées sur les indications de la résection transurétrale de la prostate.Nous démontrerons ainsi que, au fur et à mesure de l\u2019accroissement de notre expérience, nous avons continuellement transformé notre façon de faire vis-à-vis de cette opération, et que nous n\u2019avons pas craint de changer continuellement nos indications dans les maladies de la prostate par rapport à cette intervention pour finalement proclamer que la résection transurétrale peut être utilisée dans la majorité des cas, et que la prostatectomie est une opération destinée à être rarement utilisée.Nous illustrerons de plus, que la mortalité opératoire de la résection transurétrale tend à tomber à un taux très bas, le nôtre étant d\u2019environ 1%, par l\u2019accroissement de l\u2019expérience.Cette démonstration n\u2019a pas d\u2019autre but due celui d\u2019inciter les jeunes urologistes à s\u2019entrai- ner à la technique de la résection transurétra- le, qui deviendra bientôt l\u2019unique opération utilisée dans la majorité des cas d\u2019hypertrophie de la prostate.Nos premiers cas datent de novembre 1932.Au mois d\u2019octobre 1933, nous avions opéré 42 malades de cette façon, et nous présentions une communication à l\u2019Association française d\u2019Urologie à Paris sur ce sujet.Nos conclusions que nous croyions alors incurables étaient que cette opération devait être réservée à certains cancers de prostate souffrant de rétention complète d\u2019urine, et dont la diffusion empéchait la prostatectomie, aux barres du col vésical et aux hypertrophies simples de la prostate de trés petites dimensions.1.Communication à la Société Médicale de Montréal, le 18 juin 1942, à l\u2019Hôtel-Dieu, lors des « Journées Médicales ».Au fur et à mesure que le nombre de nos cas augmentaient et ainsi notre expérience, nous nous attaquâmes à des prostates dont le volume était plus considérable.De sorte qu\u2019en 1938, au congrès des Médecins de langue française de l\u2019Amérique du Nord à Montréal, nous agrandîmes le cadre des indications et nous conseillons alors d\u2019une façon définitive de nous attaquer en plus aux prostates de grade « By, celles dont le poids allait jusqu\u2019à 50 grammes environ.Enfin, depuis 16 mois, nous avons utilisé pratiquement la résection transurétrale, dans tous les cas d\u2019hypertrophie de la prostate, ne réservant la prostatectomie qu\u2019à ceux où il était nécessaire d\u2019ouvrir la vessie à cause de la présence concomitante de caleuls, de tumeurs ou de diverticules.S1 nous étudions notre statistique opératoire, nous voyons par le tableau 1, la diminution du nombre de nos prostatectomies et l\u2019accroissement de celui de nos résections transuré- trales.TABLEAU 1 Résections Prostatectomies.transurétrales 124 6 192 36 216 40 204 32 123 71 118 62 177 93 1939 182 109 1940 169 122 1941 68 209 1942 jusqu\u2019à avril 2 120 1932 1933 1934 1935 1936 1937 1988 Maintenant, si nous examinons notre mortalité opératoire, nous tirons la conclusion qu\u2019au fur et à mesure que le nombre de nos résections augmentent, la mortalité diminue 924 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1942 progressivement pour tomber au taux d\u2019environ 1%.Le tableau 2 vous illustrera cette affirmation.TABLEAU 2 l à 25 cas: 8 morts: 32% 26 à 150 cas: 9 morts: 72% 150 à 300 cas: 8 morts: 53% 300 à 500 cas: 5 morts: 2.55% 500 à 900 cas: 3 morts: 0.7% Au début, notre mortalité opératoire a été assez élevée (32%), car chez les 25 premiers malades nous attaquions toutes les catégories de prostate, sauf les énormes; c\u2019est ce qui au début nous a fait sans doute restreindre nos indications opératoires.Nous conseillons donc aux urologistes qui débutent, de commencer leur pratique sur les barres au col, et sur les hypertrophies légères de la prostate du grade «À ».Ils éviteront ainsi la casse du début, et en augmentant leur dextérité et leur expérience, ils pourront attaquer des prostates de plus en plus grosses sans atteindre une mortalité élevée.Chez les 25 premiers malades, huit sont morts, dont deux d\u2019abcès péri-vésical, trois d\u2019hémorragies.Quelques mots pour vous dire quelques détails sur notre technique.Nous avons toujours utilisé l\u2019instrument de Mc Carthey, avec \u2018\u2019appareil coupant (Cutting Machine) de Wapler.Nous croyons que tous les instruments sont bons, et qu\u2019il s\u2019agit de s\u2019habituer avec l\u2019un ou l\u2019autre.Avec le Mc Carthey nous parvenons à nettoyer l\u2019hypertrophie jusqu\u2019à la capsule, sans être obligé de mettre le doigt dans le rectum, pour soulever la tumeur, et de nous servir de l'instrument modifié de Stern.Dernièrement, dans deux cas où 1l existait une grosse hypertrophie de la prostate, nous avons pratiqué une métrotomie externe à la région du bulbe pour introduire l\u2019instrument, et nous sommes parvenu à enlever dans un cas jusqu\u2019à 182 grammes de tissu.Dans 491 cas, nous avons employé la rachianesthésie; chez 402, nous avons utilisé le cyclopropane, avec l\u2019appareil fermé de Con- nell.A propos de ce dernier, nous n\u2019avons pas craint les explosions.Nous prenons les précautions d\u2019avoir un système de prise de terre, et l\u2019anesthésiste contrôle rigoureusement les fuites de gaz.Chez sept malades où il existait des prostates du grade « À », nous avons utilisé le penthotal sodium.Pour résumer les indications du choix de l\u2019anesthésie, nous pouvons dire que nous employons la rachianesthésie chez les malades non nerveux et dont la pression artérielle est bonne, ou au-dessus de la normale.Chez les autres, nous avons recours au cyclopropane et occasionnellement dans dans les petites hypertrophies, au penthotal sodium.Au sujet de la technique, nous voudrions ajouter un mot sur la tendance que le débutant a à pratiquer une coagulation trop étendue et trop profonde pour éviter l\u2019hémorragie au cours de l'opération.En coagulant trop, nous nous exposons à des hémorragies secondaires graves, qui surviennent vers le 10e ou 12e jour; de plus, la pression est ralentie par l\u2019élimination de tissus coagulés.Nous ne coagulons maintenant que superficiellement et juste à l\u2019endroit où une artère saigne, nous éviterons la coagulation des veines sauf où l\u2019hémorragie est marquée.Nous avons employé les sondes avec ballon compressif; nous les avons abandonnées, car elles sont inutiles si la coagulation a été bien faite, et de plus elles produisent fréquemment une ténesme vésical pénible.Nous nous servons de la sonde Marion en caoutchouc, qui a l\u2019avantage de multiples ouvertures.Nous la laissons trois jours, sauf si le malade a une poussée de température auquel cas nous le laissons jusqu\u2019à la chute de la fièvre.Dès le lendemain de l\u2019opération, nous donnons au malade un produit sulfamidé.Le séjour à l\u2019hôpital, après l\u2019opération est de 7 jours, pour ceux qui habitent Montréal, et de 14 jours pour les autres.Depuis l\u2019emploi des sulfamidés, la clarification des urines et leur retour à la normale va- MERCIER: LA PROSTATECTOMIE rie de 15 jours à 8 semaines, il en est ainsi de la pollakiurie.Parmi nos neuf cents malades, la quantité de tissu enlevé a varié de 3 grammes à 182 grammes.Le temps opératoire a varié de 3 minutes à 65 minutes dans le cas où nous avons enlevé 182 grammes de tissu.Nous n\u2019avons jamais procédé en deux stages et dans tous les cas nous avons enlevé la quantité de tissu que nous croyons nécesasire en une seule séance.Nous avons pratiqué la résection transuré- trale après cystostomie chez 11 malades, et nous avons abandonné cette pratique.Nous avons opéré 124 malades, soit 14.7% parmi 900 qui présentaient un carcinome de la prostate.Nous avons pu en retracer 78, et voici le tableau de nos résultats.TABLEAU 3 Carcinome de la prostate: 124 malades, 14.7%.78 ont été retracés.8 morts aprés 6 ans.14 morts après 4 ans.11 morts après 3 ans.9 morts après 2 ans.24 morts après 1 an.21 morts après la 1ère année.Les 776 autres présentaient une hypertrophie simple de la prostate.Tous les diagnostics ont été contrôlés par un examen pathologique pratiqué par le professeur Pierre Masson.482 ont répondu à notre questionnaire, ceux-ci qui restent se répartissent ainsi.TABLEAU 4 13 en 1933.22 en 1934.28 en 1935.46 en 1936.38 en 1937.' 44 en 1938.53 en 1939.58 en 1940.79 en 1941.81 en 1942.925 De ce nombre, neuf ont dû subir une nouvelle opération.Quatre avaient été opérés en 1934, et ont été réopérés en 1936, deux en 1936, un en 1937 et deux en 1939: ces derniers ont tous été réopérés dans la même année de leur première opération.Il est probable que la quantité de tissu enlevé chez ces malades n\u2019avait pas été suffisante.Sur ces 9 malades, neus avons nous-mêmes pratiqué une deuxième résection transurétrale.Chez 5 malades et nous avons constaté que les tissus n\u2019avaient pas été enlevés en quantité suffisante.Chez nos 482 malades, la pollakiurie et la douleur à la miction n\u2019ont jamais persisté plus longtemps que 8 semaines, et chez 296, ces troubles ont disparu dans le mois qui suivit l\u2019opération.Enfin, chez 182 malades, il persiste une pollakiurie qui survient une fois à la fin de la nuit.CONCLUSION Nous vous avons montré l\u2019évolution de nos idées sur les indications opératoires de la résection transurétrale et l\u2019amélioration de nos résultats avec l\u2019accroissement de notre expérience.Nous pouvons en tirer les conclusions suivantes: 1) Au fur et à mesure que l\u2019expérience de l'opérateur augmente, celui-ci peut s\u2019attaquer à toutes les hypertrophies de la prostate avec résection transurétrale.2) La prostatectomie ne doit être réservée qu\u2019aux malades dont il faut ouvrir la vessie pour des tumeurs, des calculs, ou des diverticules.3) La mortalité opératoire, avec l\u2019expérience: tombe à environ 1%.4) Les résultats éloignés de la résection sont excellents. ABCÈS DU POUMON GUÉRI PAR LE SULFATHIAZOLE SODÉ EN INSTILLATION INTRABRONCHIQUE PAR VOIE BRONCHOSCOPIQUE OU LARYNGOSCOPIQUE Nouvelle application de Sulfathiazole Sodé Par V.LATRAVERSE, Oto-rhino-laryngologiste et bronchoscopiste (Montréal).Suivant l\u2019école Jacksonnienne (1), nous pratiquons le drainage bronchoscopique associé au lavage antiseptique des bronches pour le traitement des abcès du poumon.Diverses solutions ont été préconisées: huile goménolée 10 ou 20%, lipiodol 20 ou 40%, mercresin 10%, métaphen 1/1000, ete.Les solutions chlorées sont irritantes et non conseillées (2).Les sulfamidés sont devenus maintenant les agents antimicrobiens de choix.Ils sont appliqués à la plupart des affections purulentes.De plus, notre traitement des otites moyennes catarrhales (3) par la ponction aspiratrice suivie de l\u2019injection de 3 à 5 gouttes de sulfathia- zole sodé à 5 ou 10% s\u2019est toujours montrée efficace, preuve de l\u2019action peu nocive des sul- famidés sur les cavités muqueuses.Or, nous avons cru opportun de nous servir de la même méthode chez une malade moribonde qui souffrait d\u2019un abcès putride du lobe inférieur droit.Nous avons appuyé notre manière d\u2019agir sur deux motifs: d\u2019une part, les sulfamidés agissent mieux localement; d\u2019autre part, il existe des malades dont le mauvais état général ne permet pas la sulfamidothérapie buccale ou intraveineuse, comme il arriva pour la malade dont nous rapportons le cas en collaboration avec le Dr Jules Prévost, du Service de médecine.- Observation.Mme E.L.\u2026, âgée de 50 ans, est admise à l\u2019hôpital Notre-Dame le 5 mai 1940.Elle se plaint des symptômes suivants consécutifs à un épisode grippal s\u2019étant produit en décembre 1939.Voici en résumé: dyspnée, asthénie, diaphorèse, toux grasse, frissons, points de côté dans la région axillaire droite basse et la zone sus-hépatique, perte de poids (6 livres), crachats hémoptoïques.En mai et juin 1940, la malade atteint un état d'intoxication profonde due à un abcès putride du lobe inférieur droit dont elle ne peut se débarrasser.Il en résulte le tableau clinique que voici: anorexie, cachexie, vomissements incohercibles, expectoration muco-purulente fétide et abondante prenant allure de vomiques, température en clochers, 99° à 102°.Examen objectif (16/5/40).Nez: aucun signe de sinusite.Cou: adénite, légère hypertrophie de la thyroïde.Thorax: non déformé, ni œdématié.Poumon droit: matité à la base \u2014 vibrations augmentées, râles crépitants et humides.Radiologie (16/5/40).Toute la région interne de la base droite paraît très sombre.Aspect de pneumonie localisée ou d\u2019abcès pulmonaire.(Dr D.Léonard) (fig.1).Le lipiodol injecté le 20 mai met en relief l\u2019opacité de l\u2019image précédente.Hémogramme: globules rouges, 3,100,000 \u2014 globules blancs, 11,250 \u2014 hémoglobine 55%.Urine: albumine, oxalates de calcium \u2014 azotémie: 0.29; glycémie: 1.10.Bacille de Koch absent dans les crachats.Traitement médical appliqué jusqu\u2019au 20 juillet 1940.Expectorants, huile goménolée 20% en injection I.M.Drainage postural.Toniques généraux.Repos au lit.Le 20 juillet, nous voyons la patiente pour la première fois: elle est moribonde, en état de i ( | 2 LATRAVERSE: ABCÈS DU POUMON GUÉRI cachexie profonde.Nous prescrivons une bronchoscopie diagnostique et thérapeutique que nous exécutons le 22 juillet.Constatations endoscopiques.Sténose partielle de la bronche du lobe inférieur droit, accumulation de sécrétions muco- purulentes très fétides, réaction inflammatoire hémorragipare de la muqueuse bronchique.Nous complétons l\u2019examen par le drainage bronchoscopique après avoir fait un prélèvement des sécrétions pour analyse bactériolog!- que.Fic.1.Evolution thérapeutique.Drainages bronchoscopiques accompagnés de lavages avec 10 à 20 c.c.de Mercrésin 10%, les 23, 25 juillet, 1er, 8 et 10 août.À partir du ler juillet, drainage postural quotidien sur la chaise de Schindler, une séance d\u2019un quart d'heure vers 3 ou 4 heures p.m.Résultat.La température s\u2019est maintenue autour de la normale depuis le 24 juillet.La patiente a repris du poids et quitte l\u2019hôpital le 17 août pour revenir à la clinique externe.Nous con- 927 tinuons le drainage bronchoscopique bimensuel ou mensuel qui ne parvient pas à tarir complètement l\u2019expectoration quoique les radiographies du 16 septembre 1940 et du 10 février 1941 (fig.2 et 3) montrent une amélioration progressive et une guérison apparente.Toutefois, la malade se dit guérie ayant gagné du poids et crachant peu.Fic.2.2e hospitalisation (1941).Le 17 juin, la patiente nous revient à la clinique externe, accusant un coryza persistant depuis quelques semaines, coryza qui a engendré une reprise de l\u2019expectoration muco- purulente assez abondante et un état fébrile intermittent.(fig.4).Nous pratiquons alors un drainage bron- choscopique associé à un lavage avec 20 c.c.de sulfathiazole sodé à 5% ; nous en instillons ensuite 5 c.c.dans la bronche du lobe infé- .rieur et hospitalisons la malade pour continuer le traitement complété du drainage postural sur la chaise inclinée de Schindler.Pour éprouver l\u2019efficacité du sulfathiazole intrabronchique, nous ne répétons pas les bronchoscopies, pour nous en tenir à l\u2019instillation 928 transglottique de 2 à 5 c.c.de soluthiazamide à 5% sous laryngoscopie indirecte: les 18, 20, 23 et 26 juin, soit tous les 2 ou 3 jours pendant les 2 ou 3 premières semaines.Pour juillet et août, l\u2019horaire hebdomadaire est adopté.La malade quitte l\u2019hôpital le 10 juillet pour ensuite fréquenter la clinique externe où nous appliquons notre méthode jusqu\u2019au 26 août.Nous constatons que les sécrétions muco- purulentes sont de moins en moins abondantes, plus fluides, moins jaunâtres; la flore microbienne peu prolifique et l\u2019expectoration plus Fig.3.facile; le réflexe tussigéne devient plus actif; le parenchyme pulmonaire est en voie de régénération.Le 26 août 1941, nous nous rendons compte que l\u2019expectoration bronchopulmonaire est tarie, les crachats normaux et l\u2019analyse bactériologique d\u2019un caractère banal.Evolution en 1942.Nous considérons la patiente guérie.De fait, le 23 mars 1942, elle pèse 115 livres (augmentation de 20 livres), ne tousse ni n\u2019expectore pas.Aucun épisode fébrile n\u2019est survenu au cours du dernier hiver.La radiographie du 30 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, septembre 1942 .mars (fig.5) présente une image pulmonaire normale.L\u2019exploration bronchoscopique du 2 mai 1942 nous montre une topographie atypique des orifices des bronches secondaires du lobe inférieur droit et la disparition de la sténose bronchique du début.Habituellement, nous voyons un éperon bronchique sagittal a Tic.4.l\u2019extrémité inférieure de la bronche du lobe inférieur; tandis que, chez notre malade, nous remarquons un large orifice juste en arrière des deux précédents.La muqueuse est rouge vif, non hémorragipare \u2014 absence de sécrétions et de néo-formations.CONCLUSION 1) L'observation de notre malade prouve que la sulfamidothérapie intrabronchique est réalisable, partant efficace.2) Le sulfathiazole sodé intrabronchique deviendrait la médication tout indiquée des suppurations broncho-pulmonaires ! sub-aigués 1.Le sulfathiazole sodé employé est la solo- thiazamide, solution originale à 20% de (2-sufanilyl- aminothiazole) sodique présentée en ampoules de 5 c.c.par les « Laboratoires Poulenc Frères du Canada, Limitée, Montréal ». LATRAVERSE: ABCÈS DU POUMON GUÉRI 929 ou chroniques comme nous le prouverons dans une publication prochaine basée sur plusieurs observations.De plus, nous avons commencé une étude expérimentale de la question en nous servant des diverses solutions antiseptiques et des différents sulfamidés solubles.3) Aucune zone d\u2019atélectasie ou de cristallisation n\u2019a été constatée.Frc.5.4) Le sulfathiazole s\u2019est montré supérieur aux autres solutions antiseptiques et cela avec une quantité comparativement beaucoup plus petite.5) Le sulfathiazole sodé en solution est bien toléré par la muqueuse bronchique.Son action antibactérienne et bactériostatique semble favoriser la régénération de la muqueuse bronchique puisque la sténose du début est disparue et le pouvoir productif de la cavité purulente complètement annihilé.6) La table de Schindler (double plan incliné) nous paraît l'instrument idéal pour le drainage postural.A domicile, nous recommandons un chevalet rudimentairement construit d\u2019après la même forme.7) L\u2019emploi du sulfathiazole intrabronchi- que offre des avantages sociaux appréciables: notre méthode raccourcit considérablement le séjour hospitalier; elle réduit le nombre des bronchoscopies à sa plus simple expression, est applicable à la consultation hospitalière ou \u2018privée.Son usage soustrairait plusieurs malades à l\u2019infirmité résultant d\u2019une pneumonecto- mie ou d\u2019une lobectomie considérées jusqu'ici comme le traitement rationnel des abcès chroniques du poumon 2.TECHNIQUE DE L'INSTILLATION Instrumentation.1 flacon d\u2019une solution de sulfathiazole sodé à 5 ou 10% (Soluthiazamide Poulenc).1 bouteille de pontocaïne à 2% pour l\u2019anesthésie.1 seringue de 5 cc.1 canule laryngée de Lukens.1 miroir laryngé.Technique.a) Anesthésie: légère vaporisation du pharynx \u2014 instillation transglottique de 2 à 5 c.c.de pontocaine 29, dans la trachée sous laryngoscopie indirecte.b) Instillation: 2 4 5 c.c.de sulfathiazole sodé à 5 ou 10% dans la trachée sous laryngoscopie indirecte.BIBLIOGRAPHIE CHEV.JACKSON et CHEV.L.JACKSON: « Bron- choscopy, Esophagoscopy and Gastroscopy », pp.313-320.CHEV.JACKSON et CHEV.L.JACKSON: « Bronchoscopie et oesophagoscopie », Gaston Doin et Cie, Paris 1933, p.270.V.LATRAVERSE: « Nouveau traitement de l\u2019otite catarrhale: ponction du tympan et sulfathiazole sodé en solution», L'Union Médicale du Canada, 70: 1319 (déc.) 1941.W.W.SPINK: «Sulfanilamide and related compounds in general practice », pp.150-157.2.Travail exécuté dans le service d\u2019Oto-rhino-laryngologie et celui de Médecine de l'hôpital Notre- Dame.Faculté de médecine, Université de Montréal.a à À re 5 RECUEIL DE FAITS a v a + ANGIOME DU VOILE DU PALAIS! Par Auguste PANNETON, (Trois-Rivières).Observation.C\u2019est le cas d\u2019un petit garçon de trois ans et demi qui fut conduit à mon cabinet de consultation en janvier dernier.L\u2019enfant, pâle, peu développé pour son âge, nerveux et d\u2019ailleurs difficilement maniable, n\u2019a jamais accusé aucun trouble de la gorge.Il a été atteint de quelques maladies éruptives de l\u2019enfance: rougeole, rubéole, etc, n\u2019a jamais souffert d\u2019amygdalite et quoique plutôt frêle, jouit d\u2019une santé moyenne.Cependant, depuis quelques mois, les parents ont remarqué qu\u2019à l\u2019occasion d\u2019une course, d'un effort, d\u2019une émotion violente, l\u2019enfant était sujet, et cela de plus en plus fréquemment, à des crises d\u2019étouffement qui ont fini par les alarmer.Depuis, tout dernièrement, des crises de suffocation, la nuit, ont décidé la famille à consulter un médecin.Après examen, leur laryngologiste a déclaré qu\u2019il s\u2019agissait d'une tumeur de la gorge et il à eu l\u2019obligeance de me l\u2019adresser avec le diagnostic d\u2019angiome du voile du palais.Examen.La palpation ne décèle aucun ganglion cervical; il existe de l\u2019obstruction nasale marquée et la prononciation est fort altérée.Un examen rapide du pharynx, l\u2019enfant indocile étant maintenu par le père, permet de constater une énorme masse bleuâtre non pédiculée, englobant la luette et débordant à droite la ligne médiane, faisant corps et prolongeant le voile du palais.Malgré une forte pression sur la langue, il est impossible d\u2019apercevoir la limite inférieure de la masse qui, comme nous devions le constater au moment de l\u2019intervention, descend et remplit en grande partie l\u2019espace glosso-épiglottique.À gauche, la tumeur fait corps avec le pilier postérieur, donnant 1.Communication à la 3° Réunion de l\u2019Association des Ophtalmologistes et des Oto-rhino-laryngologistes, le 9 mai, Trois-Rivières.l\u2019impression de s\u2019être développée primitivement au point d\u2019union du voile avec le pilier postérieur gauche, pour de là, progresser, en distendant le bord libre du voile vers le bas et à droite jusqu\u2019à dépasser d\u2019environ deux centimètres la ligne médiane.Il ne restait done, dans le pharynx, qu'un espace libre, droite, d\u2019environ trois centimétres et il n\u2019était pas étonnant qu\u2019à l'occasion d'une congestion céphalique, l'enfant ait présenté des crises d\u2019étouffement.Les amygdales palatines sont plutôt petites et sans trace d\u2019infection.J\u2019ajouterai, que les parents n\u2019avaient jamais remarqué la moindre gêne à la déglutition, ni trace d\u2019hémorragie ou crachement de sang.Il s\u2019agissait de toute évidence, d\u2019un énorme angiome du voile du palais.Rien à noter dans les antécédents héréditaires et tout particulièrement, je ne pus relever aucune histoire de nævus ou «tache de vin », etc, chez les parents ou les frères et sœurs.Admis à l\u2019hôpital, l\u2019examen général ne décela rien d\u2019anormal: formule sanguine, Wassermann, et tout particulièrement les temps de coagulation et de saignement furent trouvés normaux.Le système veineux de l\u2019enfant ne présentait aucune anomalie.Vu le développement considérable de la tumeur, il était évidemment indiqué d\u2019en faire l\u2019exérèse ou la destruction pour éviter: une ulcération et une hémorragie consécutive toujours à craindre; un accroissement de l\u2019angiome; et faire cesser les crises d\u2019étouffement qui ne pouvaient qu\u2019augmenter en fréquence et en intensité.C\u2019était le premier cas d\u2019angiome du voile du palais que je rencontrais au cours de vingt- huit ans de pratique active et, considérant l\u2019âge du malade, l\u2019étendue de la tumeur, son siège et sa nature toute vasculaire, j'étais un peu perplexe quant au mode opératoire à adopter. PANNETON: ANGIOME DU VOILE DU PALAIS Je me rendis compte, aussitôt, que la littérature médicale est ce qu\u2019il y a de plus sobre sur le sujet et que les angiomes prennent plutôt plaisir à fleurir sur la figure qu\u2019à végéter, à l\u2019ombre, dans le pharynx.En somme, l\u2019angiome du voile du palais est une rareté clinique.Scrutant volumes et revues de ma petite bibliothèque, voici ce que je pus découvrir sur le sujet: Bourgeois, Liebault et Lemoine, dans les « Annales des Maladies de l\u2019oreille, du larynx, du nez et du pharynx », année 1929, page 960, rapportent le cas d\u2019une patiente âgée de vingt-huit ans qui présentait un angiome congénital du voile du palais.Les auteurs ne mentionnent ni le volume, ni les troubles accusés par la malade.Traitée par la diathermie, elle fut guérie en quatre séances avec conservation du voile et de la luette.Dans les mêmes « Annales », année 1936, page 706, J.Lemoine et R.Fayance présentent à la «Société de Laryngologie des hôpitaux de Paris», un malade (pas d'âge spécifié), porteur d\u2019un angiome du voile.Il s\u2019agit d\u2019un tuberculeux et il a consulté à la suite de deux hémorragies abondantes.Temps de coagulation: cinquante minutes.Le cas est soumis pour connaître l\u2019opinion des membres présents sur la conduite à tenir.Tous sont d\u2019avis de ne pas intervenir.Woodward dans «The Laryngoscope », 1936, page 32-41, publie une étude sur le sujet.Il a pu relever, a date, cinquante cas d\u2019angiome du voile du palais, des piliers, du larynx.Il insiste sur le danger d\u2019hémorragies et comme traitement, recommande le radium.À la page 327 de leur petit traité: « Disease of the Nose and Throat », Imperatori and Bur- man mentionnent les hémangiomes du voile du palais et indiquent comme traitement « probablement efficace », le radium et l\u2019électro- dessication.Dans «les Maladies du Pharynx», de G.Canuyt, page 741, je trouve huit lignes.Comme traitement indiqué: l\u2019exérèse (?) quand la tumeur est limitée, « mais sans con- 931 tredit, c\u2019est la diathermo-coagulation qui en constitue le traitement idéal ».Philipps: «Diseases of the Ear, Nose and Throat », page 739, rapporte un cas, chez un adulte âgé de trente et un ans, qu\u2019il décrit comme un anglome limité de la luette.Il fit l\u2019ablation, sans incident ni hémorragie, à l\u2019anse chaude.Il se dit partisan de l\u2019ablation à l\u2019anse chaude lorsque la tumeur est pédicu- lisable et limitée; de séances de ponctions au galvano-cautère lorsque l\u2019envahissement est considérable.Il termine en disant que « l\u2019étranglement par une série de ligatures, suivi d\u2019électrolyse, a été recommandé ».Enfin Lœb, dans son traité: « Operative Surgery of the Nose, Throat and Ear », volume deux, page 234, consacre un court paragraphe à la question.Selon cet auteur, lorsque la tumeur cause une gêne respiratoire, il est indiqué d'intervenir en pratiquant des ligatures suivies d\u2019électrolyse.Il ajoute que souvent: «la ligature de chaque vaisseau sanguin, séparément (?) fera disparaître seule la tumeur ».En résumé, la majorité des auteurs consultés préconisaient, soit le radium, soit surtout l\u2019électro-thérapie sous forme de électro-coagu- lation, électrolyse, galvano-cautérisation, ete, seule ou après ligatures des vaisseaux efférents ou du pédicule.Choix du procédé opératoire.Ce choix, dans le cas présent, devait tenir compte: de l\u2019âge du patient, de la forme et du volume de la tumeur, et permettre une ablation totale, tout en évitant une cicatrice vicieuse du voile et des troubles de la phonation et de la déglutition.: Vu l\u2019âge du malade, trois ans et demi, et d\u2019ailleurs je l\u2019avouerai, par manque absolu de foi, je rejetai d\u2019emblée l\u2019idée même de radium.J\u2019ai, ou plutôt, j'ai eu, il y a quelques années, l\u2019occasion comme bien d\u2019autres, d\u2019expérimenter intensivement la diathermie et l\u2019élec- tro-coagulation en rapport avec notre spécialité.Il m\u2019en est resté une grande déception et.un outillage fort coûteux.Chez le jeune enfant, 932 même docile, le grand nombre de séances nécessaires, l'incertitude du résultat et dans le cas qui nous occupe, le siège de la lésion, la nature de la tumeur, le danger d\u2019hémorragies immédiates ou secondaires me décidèrent à ne pas considérer davantage la diathermie ou l\u2019électro-coagulation, employées seules, comme procédé opératoire.La forme et le volume de l\u2019angiome qui, non seulement n\u2019était pas pédiculé ni limité à la luette, comme le cas rapporté par Philips, mais avait envahi les deux-tiers du bord libre du voile du palais, me parurent une indication bien définie de l\u2019emploi de sutures avant l\u2019exérèse.Quant à l\u2019exérèse elle-même, le bistouri diathermique était ici tout indiqué.Technique opératoire (opération le 25 janvier 1942).Sous anesthésie générale, je pus pour la première fois, explorer à mon aise le pharynx de mon petit malade.Inutile de décrire de nouveau la forme et l\u2019étendue de l\u2019angiome, mais Je constatai, qu\u2019à son point d\u2019implantation sur le voile, il ne s\u2019était infiltré que sur une étendue bien limitée de un demi centimètre en hauteur, le reste du voile ne présentait aucune dilatation veineuse suspecte.Cependant les anses vasculaires étaient beaucoup plus saillantes au pôle supérieur du pilier postérieur gauche.Il fut facile d\u2019inclure, dans une pince courbe à forcipressure, la surface entière d\u2019implantation de la tumeur; comme toujours, dans ces cas, la pression des mors, en arrêtant la cireu- lation, diminua de moitié le volume de l\u2019angiome.Il ne pouvait être question de tenter de ligaturer séparément les vaisseaux: sur toute la base d\u2019implantation, qui s\u2019étendait aux deux-tiers du bord libre du voile du palais, de même qu\u2019au niveau du pôle supérieur du pilier postérieur gauche, aucun vaisseau isolable, mais un lacis inextricable.Je pratiquai done à quelques millimètres au-dessus de la limite supérieure apparente de l\u2019angiome, une ligne horizontale de points séparés, au catgut chro- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.septembre 1942 mé no 00, aussi rapprochés que possible, dépassant, à droite, la limite de la tumeur et renforcie, à gauche, au niveau du pôle supérieur du pilier postérieur, par un point plus profond englobant la totalité du pilier au-dessous de sa Jonction, avec le voile du palais, de manière à couper toute circulation.La pose de ces points de sutures perforantes, pratiquées avec une aiguille courbe, se fit avec facilité et provoqua l'affaissement de l\u2019angiome.Il ne restait plus qu\u2019à sectionner au ras des mors de la pince, soit à environ cinq millimètres de la ligne de suture.Je devais me servir pour cette section du bistouri électrique miais comme 1l arrive encore quelquefois, le dit- bistouri, refusant pour une raison à lui de fonctionner, je dus me servir du bon vieux galvano-cautère, chauffé au rouge sombre.A mon grand soulagement, il ne se produisit aucune hémorragie, et je n\u2019eus à aspirer que quelques gouttes de sang perlant le long de la ligne de suture.Les suites opératoires furent on ne peut plus simples.J'avais craint une très oorte réaction inflammatoire du voile, mais elle ne fut que modérée et, dès le lendemain, le petit malade n\u2019éprouvait aucune gêne à s\u2019alimenter.Comme soins médicaux, je me contentai d\u2019un rinse- bouche et d\u2019un collier de glace pendant les quatre premiers jours.Le malade quitta l'hôpital au bout de quinze jours.Quelques points de catgut tenaient encore, mais l\u2019œdème était négligeable; le voile déjà assez mobile ne présentait aucune tache bleuâtre suspecte.La respiration nasale était redevenu normale; aucune gêne de la parole et de la déglutition.Etat actuel.Examen le 21 avril 1942 par le laryngologiste de la famille, le docteur P.-E.Julien des Chutes Shawinigan, qui me permet bien aimablement de citer son rapport.Examen objectif.Architecture pharyngée parfaitement conservée: présence d\u2019une luette tronquée.Voile du palais: cicatrice centrale (teinte PETTIGREW: TORSION DU TESTICULE légérement bleutée).Absence de tissu variqueux net.Pilier postérieur gauche: grappe de tissu angiomateux probable, de la grosseur d\u2019une fève au tiers inférieur du pilier postérieur gauche.A part ces constatations, le pharynx buccal de cet enfant est de constitution et de couleur normales.Examen subjectif.Parler plus franc.Respiration nasale silencieuse, le jour et la nuit.La déglutition s\u2019accomplit de façon parfaite: aucun aliment ne refluant vers le nez.L\u2019appétit grandement développé: l'enfant a bcau- coup engraissé.Le nervosisme est à peu près entièrement disparu.En résumé, ce qui nous frappe chez cet enfant, c\u2019est son apparence extérieure bien conformée, une respiration nasale parfaite (l\u2019enfant tient constamment sa bouche fermée), et une articulation des sons tout à fait de son âge.Le père raconte que son enfant ne manifeste plus aucun symptôme d\u2019étouffement la nuit.933 Conclusion En somme, je crois qu\u2019il faut être satisfait du résultat.Sans doute, il existe au niveau du pilier postérieur gauche un bourgeon ang:o- mateux sur lequel il y aura lieu d\u2019intervenir par une suture profonde suivie de section, mais, étant donné la facilité de récidive sur place das angiomes, je ne crois pas que ce bourgeon isolé, loin du siège d\u2019implantation de la tumeur et qui a bien pu passer inaperçu lors de l\u2019opération, puisse faire naître ou autoriser la moindre crainte d\u2019une récidive.De toute manière, je crois que dans les angiomes du voile du palais, pédiculés ou non, la suture profonde et en masse du point d\u2019implantation, suivie de la section au bistouri diathermique ou au galvano-cautere, est un procédé opératoire facile et sûr, offrant toutes les garanties de succès.Il est vrai qu\u2019il est illogique de tirer une conclusion générale basée sur un seul cas, mais il faut bien, en l\u2019espèce, se servir de l\u2019expérience des autres \u2014 et qui de nous a eu l\u2019occasion de traiter plusieurs cas d\u2019angiomes du voile du palais?TORSION DU TESTICULE Par Antoine PETTIGREW, Assistant du service de Chirurgie, hôpital de l\u2019Enfant-Jésus (Québec).J\u2019ai cru intéressant de vous rapporter deux cas de torsion du testicule survenus brusquement: l\u2019un chez un enfant de neuf mois et l\u2019autre chez un adolescent de seize ans; et je profiterai de l\u2019occasion qui m\u2019est donnée pour vous rappeler les grandes lignes de cette affection peu fréquente.Ce sont deux observations de torsion du testicule chez des enfants d\u2019âge différent et dont la symptomatologie du début diffère totalement, l\u2019une pouvant nous faire croire a un syndrome de lithiase rénale et l\u2019autre a un syndrome d\u2019orchite aiguë.Observation I.L\u2019adolescent J.-L.D, seize ans est admis à l'hôpital, au mois d'avril, pour une douleur spontanée dans le bas ventre accompagnée d\u2019un phénomène de choc.Ce patient fut pris d\u2019une douleur subite sans crise antérieure, sur le coup du matin alors qu\u2019il se levait pour sa toilette.L\u2019intensité de cette douleur est telle qu\u2019il s\u2019écrase et devient lipothimique.A l'examen, on constate alors un état de choc profond.Il n\u2019y a plus de pouls et les sueurs froides abondent.Les jambes sont séparées et fléchies sur l\u2019abdomen.Il y a présence d\u2019une 934 hyperesthésie cutanée de la région scrotale avec douleur.lombaire droite.Le diagnostic est à faire entre la colique néphritique et la torsion testiculaire; ce dernier est posé vu les symptomes suivants: gonflement du scrotum gauche, testicule augmenté de volume, dur, rouge et douloureux, une température de 100° F.Un quart de grain de morphine ne calme pas le patient et l\u2019opération a lieu deux heures après le début de la crise.On trouve alors une sérosité sanguignolente abondante dans la vaginale et une torsion du testicule et de l\u2019épididyme d\u2019un tour complet.L\u2019infare- tisation est telle qu\u2019on doit castrer.Les suites opératoires sont normales et le patient quitte l'hôpital trois jours après.Le rapport du laboratoire donne: un infarcissement hémorragique s\u2019étendant à tout le testicule et à l\u2019épididyme.Observation II.En octobre dernier, bébé Jean-Yves ., âgé de neuf mois, est hospitalisé pour tuméfaction scrotale douloureuse et température.La mère raconte que l\u2019après-midi du premier octobre, l\u2019enfant s\u2019est traîné sans couche sur un plancher de bois et le soir dans son lit il s\u2019est mis à pleurer.Elle constata alors que le scrotum du petit était rouge et quelque peu gonflé; elle cru que le bébé s\u2019était piqué sur une écharde.Ce n\u2019est que 12 jours après que la maman, désespérée d\u2019entendre pleurer son enfant, et voyant la tuméfaction importante, décide de l\u2019amener à l\u2019hôpital.À l\u2019examen, on trouve un enfant bien développé, couché en position dorso-lombaire, au facies pâle, les cuisses pliées sur l\u2019abdomen et les jambes écartées; le scrotum est gonflé, transparent, le testicule droit est normal; la bourse et le testicule gauches sont douloureux, durs, augmentés de volume, rouges et chauds, et la peau de ce côté est cartonnée; la température rectale est à 102° F.; l\u2019enfant est constipé et urine peu.Le diagnostic de torsion du testicule est alors porté à cause de l\u2019apparition brusque de tous les symptômes tels: rougeur, chaleur, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1942 douleur, et tumeur chez un enfant normal sans ectopie ni hernie.La tuberculose est mise de côté vu l\u2019âge du patient et la douleur; d\u2019ailleurs on ne retrace pas d\u2019antécédents.Il aurait fallu pour diagnostiquer une tuberculose que celle-ci fut congénitale et, dans ce cas, la localisation se serait faite plutôt au foie, aux os, aux ganglions et aux capsules surrénales.Quant à la torsion de l\u2019'hydatide de Morgagni, les symptômes sub- Jectifs sont les mêmes mais, à la palpation de la tête de l\u2019épididyme, on ne sent pas le nodule dur et douloureux qu\u2019on doit trouver dans ce cas.À l'intervention après incision verticale et antérieure de la bourse gauche, la peau, le tissu cellulaire et la vaginale sont cedématiés et, à l\u2019ouverture de cette dernière, un liquide séro-sanguinolent en sort.Le testicule est augmenté du double de son volume, asphyxié, en voie de nécrose et tourné deux fois sur la queue de l\u2019épididyme.Vu la nécrose déjà installée, l\u2019ablation du testicule est nécessaire.Le laboratoire montre un infarcissement hémorragique s\u2019étendant à tout le testicule mais à une partie seulement de l\u2019épididyme.HISTORIQUE ET COMMENTAIRES Ces accidents de torsion du testicule comme de l\u2019hydatide sont bien connus actuellement: c\u2019est en 1840 que Delasiauve (1) rapporta le premier cas, puis Lauenstein (2), en 1894, en publia 2 cas et dans la suite parurent les observations de Legueu (3), Lejars (4) et Lapointe (5).En 1913, Ombredanne (6) montra que les prétendues orchites tuberculeuses aigués de l\u2019enfant décrites par Hutinel et Broca, orchites spontanément curables et suivies d\u2019atrophie testiculaire, étaient en réalité des torsions testiculaires.Il en publia 7 cas.En 1923, Mouchet (7) a démontré que ce syndrome est réalisé aussi par la torsion de l\u2019hydatide sessile de Morgagni, où la douleur est aussi forte mais avec des manifestations inflammatoires locales moins bruyantes.Depuis, les Italiens Veneti et Vitale (8) ont présenté quelques cas.Les Américains TT am - a gl PETTIGREW: TORSION DU TESTICULE Whittmore et Wilkie (9); Varner et Green (10) en publièrent 5 cas en 1935.Il y eut aussi quelques publications anglaises en janvier 1938 (11).Si nous additionnons tous ces cas publiés, nous arrivons à un total assez élevé, mais il ne faut pas oublier que plus des 2/3 de ces cas n\u2019ont été diagnostiqués qu\u2019à l\u2019intervention.Ces accidents sont toujours relativement rares puisque dans les principaux centres de chirurgie infantile on n\u2019en opère pas un cas par an; et en passant, il faut noter qu\u2019il s\u2019agit le plus souvent de torsion du testicule ectopique.Ces torsions de testicule ectopié ne sont pas faciles à distinguer d\u2019un étranglement herniaire; de même lorsque le testicule est en place, on peut prendre pour une torsion une orchite aiguë qui, pour être rare, n\u2019en existe pas moins.Les torsions de l\u2019hydatide sont plus faciles à reconnaître avec leurs crises très douloureuses à répétition; mais avec un minimum de phénomènes inflammatoires locaux, un peu d\u2019hydrocèle et un peu de rougeur de la peau.C\u2019est le syndrome décrit autrefois par Gosselin sous le nom d\u2019orchite des masturbateurs.Nos deux observations sont surtout curieuses, l\u2019une par sa symptomatologie rénale: point lombaire spontané, persistant, tenace avec irradiation à la région interne des cuisses, lipo- thimie, sueurs profuses; et l\u2019autre, par sa symptomatologie d\u2019orchite aiguë, avec douleur, température, rougeur et gonflement scrotale.Étiologie.Cette affection n\u2019est pas seulement observée chez l\u2019enfant, mais aussi chez l\u2019adulte et le vieillard: de 8 mois à 75 ans et les 3/4 des cas se rencontrent entre 15 et 25 ans.Aussi fréquente à droite qu\u2019à gauche, la torsion accompagne souvent l\u2019ectopie testiculaire et cela peut arriver à la sortie du testicule de l\u2019abdomen.Cependant, en 1893, Owen (12) a démontré que la torsion n\u2019est pas fonction d\u2019ectopie.D\u2019après Lapointe (5), dans 50% des cas de torsion, il n\u2019y avait pas d\u2019ectopie.Les vraies causes sont les dispositions anatomiques telles: la forme discoïde du testicule, 935 son aplatissement, la brièveté du cordon ou sa bifidité, l\u2019isolement anormal des vaisseaux spermatiques et du canal déférent et surtout la.pédiculisation avec mobilité anormale du testicule.Il y a aussi une cause occasionnelle: l\u2019effort abdominale, au saut, à la marche, à la course; l\u2019effort à la miction, à la défécation et au vomissement.Toutefois, il y a des malades atteints pendant leur sommeil.Il faudrait ici faire intervenir une contraction sub-consciente du cré- master.Il est impossible de juger sur la valeur de ces hypothèses et surtout les conditions anatomiques.Pathogénie.Nous savons que le testicule est fixé à son pôle supérieur par le cordon et son hile a la.région postéro-inférieure des bourses par la vaginale s\u2019étalant largement et faisant méso; c\u2019est le ligament serotal.Donc, normalement, le testicule n\u2019est pas libre.Pour qu\u2019il y ait torsion il faut quatre conditions: 1) torsion dans l\u2019espace scrotal par rotation de l\u2019appareil fu- niculo-testiculaire dans la couche celluleuse; 2) long méso scroto-testiculaire permettant la.torsion intravaginale; 3) absence de méso, l\u2019appareil épididymo-testiculaire flotte librement; 4) déchirure du méso par la force imprimé au testicule.Nous voyons donc que la torsion se fait.soit extravaginale, soit intravaginale.A ce point de vue, nous trouvons des bourses tendues, œdématiées, rouges, adhérentes aux organes profonds.La vaginale est ecchymotique, renfermant un exudat séro-sanguignolent.Les lésions du testicule et de l\u2019épididyme sont semblables, parfois ce dernier est plus touché.On y voit une tuméfaction doublant ou triplant le volume normal, d\u2019un rouge sombre avec pointillés noirs parfois sphacellés; à la coupe, il y a infarctisation.L'évolution se fait par résolution s\u2019il y a dé- torsion spontanée, sinon il y a suppuration, et nécrose ou dégénérescence et atrophie. 936 La torsion du testicule sur le cordon n\u2019interrompt que la circulation veineuse; voilà la raison de la congestion et de l\u2019infarctus, la circulation artérielle étant conservée.Symptomatologie.La torsion débute brusquement par une violente douleur parfois syncopale à la région scrotale.Elle peut se produire après un effort ou au repos.Cette brusquerie d\u2019apparition et l\u2019intensité de la douleur doit nous faire porter d'emblée le diagnostic.Il y à alors tuméfaction douloureuse du testicule, de l\u2019épididyme, du cordon et distention de la vaginale; après quelques heures le tout devient phlegmoneux, le scrotum est rouge et le tissu cellulaire s\u2019ædématie, la peau s'indure et il y a légère hyperthermie de 99-101° F.Le système nerveux abdominal fournit ses réactions habituelles: le facies est pâle, grippé, le cœur est agité, le pouls est petit et fréquent, il y a nausées, vomissements, l\u2019intestin se paralyse et le ventre se ballonne ou se rétracte.L'évolution comme nous l\u2019avons vu est variable.Il y a détorsion spontanée et tout rentre dans l\u2019ordre, ou bien la torsion est tenace et il y a atrophie ou phlegmon.Il est à noter que des attaques bénignes passent souvent inaperçues.Diagnostic.Le diagnostic n\u2019est pas souvent fait.Certains auteurs rapportent que sur 57 cas on a fait que 3 fois le diagnostic clinique.Il ne faut pas oublier que chez les 3/4 des sujets le testicule était normalement descendu.L'erreur fréquente se fait avec: 1)les accidents herniaires dans l\u2019étranglement et souvent les deux peuvent exister ensemble; 2) les accidents ectopiques: on rapporte même un cas pris pour une appendicite sup- purée; alors que le testicule était tordu dans le ventre au-dessus de l\u2019arcade ; 3) l\u2019orchite tuberculeuse aiguë rare chez l\u2019enfant à début lent, indolore avec épididyme L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1942 volumineux et bosselé et présentant un sillon entre le testicule et l\u2019épididyme; 4) la torsion de l\u2019hydatide de Morgagni souvent impossible à faire, mais ici on peut au palper sentir un nodule dur, sur la queue de I'épididyme; 5) l'hématome congénital de l\u2019épédidyme et du cordon où il y a suffusion sanguine.Ici, on à pas de douleur et la résorbtion se fait très vite, et il y a toujours eu application de forceps.Traitement.Dès le début on essaiera la détorsion externe, sinon on la fera par voie interne avec orchi- dopexie.Si le testicule est en voie de nécrose, il faudra faire la castration.BIBLIOGRAPHIE 1.DELASIAUVE.« Descente tardive du testicule gauche prise pour une hernie étrang'ée.» Revue Méd.franc.et étrang., p.363, 1840.2.LAUENSTEIN.«La torsion du testicule.» Sammlung Klin, Vortrage, n° 94, 1864.3.LEGUEU.« Etranglement du testicule par torsion du cordon spermatique.» Bull.de la Soc.de Chir., 1896; Presse Méd., 1896.4.LEJARS.«Torsion du cordon spermatique.» Chir.d'urgence, p.635, 3e éd., 1901.5.LAPOINTE.«La torsion du cordon spermatique et I'mfarctus hémorragique du testicule.» Paris, 1904.6.OMBREDANNE.« Torsions testiculaires chez les enfants.» Bul.de la Soc.de Chir.p.779, 1913.7.MOUCHET.«Torsicn de I'\u2019hydatide sessile de Morgagni.» Paris, avril 1923.8.VENETE et VITALE.« Torsion du cordon spermatique chez l'enfant.» Gior, Veneto, di, se med.9-470-487, juin 1935.9.C.B.WITTMORE et H.T.WILKIE.American Jour.Surg., 1930-1935.10.H.H.VARNER et J.S.GREEN.«Torsion du testicule non descendu.» Amer.Jour.Surg.août 1938.11.J.LAMBERT et R.E.SMITH.«Torsion du testicule.» Brit.Jour.Surg., janvier 1938.12.OWEN.«Sur un cas d\u2019étranglement du testicule par torsion du cordon spermatique.» Soc.Roy.de Méd.et de Chir., Londres, 20 nov.1893. PERFORATION TRAUMATIQUE DE LA VÉSICULE BILIAIRE Par }.-Antoine LECOURS, Service de Chirurgie, hôpital Général (Ottawa).Les péritonites d\u2019origine biliaire sont celles qui deviennent le plus rapidement septiques.Seule l\u2019intervention chirurgicale immédiate peut sauver ces malades: un sur deux dans les cas infectés, un sur cinq dans les cas non infectés.D'autre part, s\u2019il est possible de faire un diagnostic de péritonite par perforation d\u2019organe, 11 devient tres difficile, et souvent impossible de définir le siege exact de cette perforation.De fait, la littérature révele que des vingt- huit cas de perforation de la vésicule biliaire traités au «London General Hospital» en vingt-cinq ans, un tiers seulement ont pu être diagnostiqués; pendant que Gosset n\u2019a pu reconnaître la perforation que neuf fois sur cent onze cas.Il est encore plus rare de rencontrer un traumatisme à l\u2019origine de la perforation et de la péritonite.Nous croyons intéressant de rapporter le cas suivant.Observation.Le matin du 11 février 1941, nous nous trouvons dans la salle publique en présence d\u2019un patient d\u2019une cinquantaine d\u2019années, M.Samuel C., à la physionomie béate, et reposant tranquillement dans son lit.C\u2019est un vieil amputé de la jambe droite, porteur d\u2019un appareil artificiel en bois de sa fabrication, avec support d\u2019échasse, et dont le montant se fixe au flanc par une courroie.Lorsque nous lui demandons de quoi il a surtout à se plaindre, il pointe du doigt son flanc droit et déclare: «Il y a deux semaines, ma jambe de bois a glissé sur mon moignon, et le montant m\u2019a «rentré » dans le côté; depuis ce jour j'ai mal là et j'ai vomi quelques fois ».Les réponses à l\u2019interrogatoire indiquent toutes une bonne santé habituelle, et ne révèlent aucun trouble digestif, aucune répugnance pour les graisses; de fait le patient se montre très fier de son bon appétit et de sa « bonne digestion ».Actuellement sa température est à 100 F., son pouls à 54 et sa respiration à 30.La palpation de l\u2019abdomen rencontre une défense musculaire et une douleur modérées dans tout le côté droit de l\u2019abdomen, un peu plus marquées dans la fosse iliaque.La notion de traumatisme alliée à la sensibilité et à la rigidité de la paroi abdominale et mise en regard de l\u2019absence de troubles digestifs dans le passé, nous font envisager la possibilité d\u2019une contusion musculaire simple, avec résorption de polypeptides suffisante pour expliquer la température sub-fébrile.Nous décidons, après consultation, de garder le patient sous observation pour 24 ou 36 heures.Ce délai vit une amélioration dans l\u2019état du malade, et les deux ou trois jours suivant amenèrent une rémission complète de tous les symptômes.Le patient quitta l\u2019hôpital le 8e jour après son admission.Un mois après, le 23 mars, nous nous trouvons de nouveau, d'urgence cette fois, en -pré- sence du même malade.Le tableau n\u2019est plus le même cependant.Le patient est immobile sur le dos, le visage anxieux, exprimant la souffrance, et les deux mains posées sur son abdomen qu\u2019il tente d\u2019immobiliser par une respiration toute superficielle.Il nous implore de le soulager.La température est à 96 F., le pouls à 76 et la respiration à 22.Nous apprenons qu\u2019il a demandé son hospitalisation à la suite de nombreuses crises de douleurs et de vomissements qu\u2019il a eues depuis sa sortie de l\u2019hôpital.Ces crises sont toujours survenues après les repas et jamais à jeun.Actuellement, l\u2019abdomen a une rigidité de bois et laisse voir la contracture de ses muscles.La douleur de tout le côté droit est plus marquée au point de McBurney.Le cul-de-sac de 938 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, septembre 1942 Douglass est très sensible au toucher rectal.La leucocytose est de 18,400.Cette fois nous faisons le diagnostic de péritonite par perforation appendiculaire.Opération.Sous anesthésie rachidienne, nous ouvrons l\u2019abdomen par une incision para-rectale droite.À peine avons-nous ébréché le péritoine, qu\u2019un flot de bille « B » sourd d\u2019entre les anses intestinaux, dans la plaie opératoire; la perforation biliaire est évidente.Nouvelle incision, sus-ombilicale et para- médiane cette fois, afin de respecter l\u2019innervation du grand droit à ce niveau et diminuer les chances de hernie post-opératoire chez ce patient émacié et miséreux.La région biliaire est enfouie sous une masse d\u2019adhérences, dont une bonne partie est constituée par l\u2019« intelligent omentum ».Les adhérences sont libérées et la vésicule biliaire apparaît, très épaissie, portant sur un fond, tout près du bord du foie, une perforation à l\u2019emporte-pièce.Nous enlevons 4 ou 5 calculs de la vesicule, un drain y est inséré et fixé en bourse, un autre est laissé dans la poche pré-rénale de Morrison, et l\u2019abdomen est refermé.Le patient eut une convalescence normale.COMMENTAIRES Cette observation, à côté des problèmes de diagnostic différentiel qu\u2019elle pose, suggère les conclusions suivantes: 1.\u2014 La perforation semble bien avoir été en rapport direct avec le traumatisme; en effet, l\u2019absence d\u2019antécédents gastriques ou biliaires suggère plus qu\u2019une simple coïncidence.2.\u2014 Pour expliquer le fait que la péritonite septique ne s\u2019est pas développée, il faut bien admettre une perforation en deux temps, comme en témoignent les adhérences assez fermes.Il n\u2019y a eu, lors du traumatisme, qu\u2019une blessure de la paroi vésiculaire qui s\u2019est ulcérée dans la suite.3.\u2014 Ce cas démontre une fois de plus, que certains calculs peuvent être « silencieux » pendant longtemps, comme on le constate d\u2019ailleurs souvent à l\u2019autopsie.BIBLIOGRAPHIE MONDOR, H.: men», « Diagnostics urgents de l\u2019abdo- APHASIE ET HEMIPLEGIE PAR HYDROMA'! Par Jean SIROIS, Neuro-Chirurgien, Hôpital ds l\u2019Enfant-Jésus (Québec).Observation.Le 28 mai 1942, nous arrive à l\u2019hôpital de l\u2019Enfant-Jésus conduit par sa mère, un jeune enfant de 8 ans.À son arrivée, nous obtenons l\u2019histoire suivante.Cet enfant aurait toujours joui d\u2019une parfaite santé.Le 20 mai 1942, alors qu\u2019il était à jouer avec ses petits frères, il reçoit un coup de fourche à l\u2019angle interne de l\u2019œil gauche.Il 1.Communication à la Société Médicale de Québec, réunion de juin 1942.serait tombé immédiatement par terre, devenu inconscient.Il est transporté chez lui par son frère et l\u2019état d\u2019inconscience persiste durant environ 24 heures.La plaie cutanée causée par la fourche est à peine marquée.À son réveil, la mère constate que l\u2019enfant ne peut parler et qu\u2019il ne fait aucun mouvement avec ses membres droits.Durant la semaine qui suivit le traumatisme, l\u2019enfant est demeuré tel quel, et même de temps en temps il aurait eu des petites crises de vomissements.En maintes occasions il essaya de parler et il lui fut même impossible d\u2019émettre un son. SIROIS: APHASIE ET HÉMIPLÉGIE PAR HYDROMA À l\u2019examen, nous constatons l\u2019aphasie complète, une hémiplégie droite flasque, une paralysie faciale droite du type central.Les réflexes tendineux sont abolis du côté droit et par contre il existe un signe de Babinski franchement positif à droite de même qu\u2019un signe d\u2019Hoffmann.Un examen détaillé des paires crâniennes ne révèle rien de particulier.Nous faisons immédiatement prendre une radiographie du crâne (latérale gauche et droite, antéro-postérieure), de même que de la cavité orbitaire gauche.Ces radiographies ne montrent aucune lésion osseuse visible.Par contre les os du crâne sont minces et Il existe quelques empreintes digitiformes claires à la table interne.Nous ne voulons pousser plus loin l\u2019investigation clinique et un diagnostic probable d\u2019hématome sous ou extra-dural à la région pariéto-temporale gauche est posé.Nous nous décidons de pratiquer d\u2019abord une trépanation exploratrice à cette région.Intervention.Trépanation a la région temporale gauche.Rien de particulier n\u2019est constaté au-dessus de la dure-mère.La palpation digitale de la dure-mère laisse tout de même percevoir une tension sous-dure-mérienne.assez marquée.Il n\u2019existe aucune coloration particulière.Nous incisons.Aussitôt il s\u2019écoule en jet un flot de liquide clair.Nous en aspirons à la seringue environ 30 c.c.Tout le liquide évacué peut s\u2019évaluer à 50 c.c.L\u2019arachnoïde nous apparaît alors normale, non lésée, sur le champ opératoire.Le cortex est délicatement déprimé tout le tour de la trépanation et plusieurs c.c.de liquide s\u2019écoulent encore.Immédiatement après nous commençons à percevoir les pulsations cérébrales.Le tout est fermé de la façon usuelle.L\u2019examen du liquide retiré nous donne la formule suivante: «Liquide sanguinolent.Après centrifugation ce même liquide est xanthochromique.Le culot formé de globules rouges s\u2019élève à 3 millimètres.939 L\u2019albuminorachie pratiquée sur le liquide centrifugé est de 1 gramme par 1000.L\u2019examen cytologique montre des hématies en nappe continue avec des éléments blancs dans la proportion hématologique.» (Wilfrid Leblond.) Les suites opératoires sont des plus normales: spasmodicité de quelques heures des deux membres inférieurs; puis, la deuxième journée, le malade remue très bien la jambe droite.La 4e journée, il se met à parler et la 10e journée, l\u2019enfant marche et court partout dans sa chambre.] La 15e journée, il quitte l\u2019hôpital; il est guéri.COMMENTAIRES L\u2019hydroma, ou ce que certaines écoles américaines appellent « Hypertensive meningeal hydrops », est connu depuis plusieurs années.Règle générale un traumatisme crânien est le point de départ des troubles du malade qui consistent en céphalées, étourdissements, fati- guabilité, lassitude, parfois quelques changements de l'humeur et du caractère.Ces symptômes subjectifs forment le syndrome ordinaire étiqueté: «Syndrome post-commotionnel » et plusieurs de ces malades sont la plaie des praticiens ou l\u2019embêtement des expertises.Il est bien rare que nous ayons tout un syndrome bien organisé et aussi important que celui rencontré ici.La ligne de conduite à suivre dans ces troubles post-commotionnels est la suivante.Si nous avons tout lieu de croire les symptômes subjectifs, nous devons tenter d\u2019éliminer la possibilité d\u2019un hydroma en pratiquant une encéphalographie.Lors de cet examen, nous laissons pénétrer l\u2019oxygène dans les ventricules, puis par des mouvements appropriés de la tête, nous permettons à l\u2019oxygène injecté en dernier lieu de se répandre dans l\u2019espace sous-arachnoïdien.Nous trouvons alors des lacs clairs d\u2019oxygène bien délimités plus ou moins considérables, suivant l'importance de l\u2019hydroma, toujours situés au cortex. 940 Il suffit alors d'une simple trépanation localisée au centre même de cet hydroma pour évacuer le liquide.Afin d\u2019éviter toute nouvelle formation, le bouton osseux n\u2019est pas remis en place, le périoste n\u2019est pas suturé mais seul le plan sous-cutané et la peau, par où la résorb- tion ultérieure se fera au fur et à mesure que le liquide voudra se récollecter.Cette intervention n\u2019est pas traumatisante, demande un temps très court d\u2019hospitalisation et donne un excellent résultat.Depuis 215 ans à l'hôpital de l\u2019Enfant-Jé- sus, j'ai rencontré 13 cas d\u2019hydroma, tous vérifiés à l\u2019opération.Une lettre circulaire fut adressée à malades.Dix ont répondu et un seul, un accidenté du travail, se plaint encore de céphalées et d\u2019étourdissements.Les 9 autres sont très bien, et ont vu leurs symptômes disparaître.L'explication la plus rationnelle de la formation de ces «poches liquidiennes » sous dure-mériennes est, à mon avis, la suivante, quoique nous ayons jamais pu vérifier ces avancés à l\u2019opération: lors du traumatisme, il doit se faire une ou plusieurs petites ouvertu- ces L'UNTON MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN AM.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1942 res de l'arachnoide; le liquide sous-arachnoi- dien se répand brusquement ou par poussées successives et demeure collecté entre la dure- mère et l\u2019arachnoïde; il manifeste sa présence par des petits phénomènes compressifs intermittents: céphalées, petits étourdissements à la moindre cause d\u2019augmentation de la tension intracrânienne, comme lorsque le sujet se penche la tête, force, travaille manuellement, ete, 1l faut nécessairement qu\u2019il y ait une communication constante et définitive entre les espaces sous-arachnoïdiens et la dure- mère, puisque nous pouvons au moment de l\u2019'encéphalographie évacuer ce liquide et le remplacer par l\u2019oxygène.Conclusions Ne jamais traiter à la légère les céphalées et les étourdissements post-commotionnels.Si nous avons des raisons suffisantes, faire subir à ces malades une encéphalographie suivie de la trépanation s\u2019il y a lieu.Nous aurons alors améliorer le sort d\u2019une quantité de traumat!- sés qui trop souvent traînent leurs troubles de médecin en médecin pour à la fin devenir excessivement aigris de leur sort.MYCOSES DES PIEDS (PIEDS D\u2019ATHLÈÉTE) Diagnostic et traitement Par Aimé DESFORGES, Dermatologiste à l\u2019hôpital Saint-Luc, Dermatologiste consultant à l\u2019hôpital Sainte-Jeanne-d\u2019Arc.L'affection communément appelée pieds d\u2019athlete ou épidermophytie interdigitale des pieds est sans aucun doute la maladie de peau le plus répandue aux Etats-Unis, puisque des millions d'individus en sont atteints et qu\u2019elle existe à l\u2019état endémique.Au Canada également, tous les praticiens sont consultés pour cette maladie des doigts de pieds qui se manifeste par de la démangeaison d\u2019abord, laquelle 1.Communication faite aux « Journées Médicales » de la Société Médicale de Montréal, à l\u2019hôpital Saint- Luc, le 17 juin 1942.est cause d\u2019excorations et d\u2019infections secondaires en surface et en profondeur.À cause de sa grande fréquence, de ses complications ennuyeuses et de la simplicité relative du traitement, 11 m\u2019a semblé intéressant de la décrire en peu de mots.Elle est due presque toujours non à un microbe, mais à un champignon microscopique qui affecte souvent la face interne des cuisses et qui s'appelle « épidermophiton inguinale ».Elle débute habituellement par des lésions fis- suraires entre les doigts de pieds, le 4e et le 5e DESFORGES : de préférence, surtout après la marche et s\u2019accompagne de prurit et de sensation de tension.Le malade éprouve des démangeaisons et quand il frotte avec les doigts entre les doigts de pieds, il enlève des lamelles épidermiques moites.Le fait s\u2019accentue durant la saison chaude et s\u2019atténue l'hiver ou encore persis- te-t-il au cours de l\u2019année sans trop inconimo- der le malade.Néanmoins les symptômes peuvent subitement s\u2019accentuer à la suite d\u2019exercices inaccoutumés ou de port de chaussettes souillées, de souliers trop lourds ou à cause d\u2019un manque d'hygiène.Alors le malade s\u2019amène chez son médecin avec du mal à marcher et nous montre des doigts de pieds tuméfiés dont la rougeur tente à gagner tout le pied.Lorsqu\u2019on écarte délicatement les orteils, on constate sur leur face interne un épiderme blanchâtre macéré qui tombe par endroit et laisse à nu un derme rouge infiltré.Mais surtout, l\u2019on voit que les plis au fond des espaces et en arrière des orteils sont le siège de fissures marquées.Il existe également des soulèvements vésiculeux en perles sur les parties nouvellement envahies.Ces perles qui contiennent le parasite se succèdent au fur et à mesure qu\u2019elles se rompent par la marche ou qu\u2019elles se résobent.Ce champignon prolifère en surface mais plus spécialement dans les replis cutanés et il n\u2019est pas rare de le constater chez le même malade entre les doigts des mains, sous les seins et dans les aines.Cette affection à l\u2019état aigu, bien que de cause purement externe et relativement superficielle, peut immobiliser sa victime pendant des mois, et le malade trouve l\u2019existence pitoyable, ne pouvant le jour vaquer a ses occupations et la nuit dermir à cause de prurit.Le traitement alors qui s\u2019impose est relativement facile d\u2019application et ne nécessite pas d\u2019hospitalisation dans la plus grande majorité des cas.Il consiste en de grands pansements humides chauds et le repos.Mais il y MYCOSES DES PIEDS 941 a mieux.I]! m\u2019a été donné de tenter un traitement pragmatique qui n\u2019est décrit nulle part et dont la valeur scientifique s\u2019appuie sur la théorie suivante que les champignons et les levures pathogènes ne vivent pas en symbiose avec les levures comestibles.En effet, 11 suffira de se procurer chez l\u2019épicier quelques cubes de levure de bière et d\u2019en faire en les mélangeant à l\u2019eau une pâte semi-solide.À l\u2019aide d\u2019un abaisse-langue, on l\u2019appliquera sur les surfaces malades et surtout dans les plis et l\u2019on recouvrira de pansements humides chauds renouvelés plusieurs fois par jour.Vous aurez vite fait de constater une diminution de l\u2019inflammation et graduellement une épidermisa- tion normale, grâce à la destruction de l\u2019agent pathogène.Lorsque le malade pourra se porter sur ses pleds, l\u2019iode ou la pommade acide de Witfield seront d\u2019application plus pratique et parachè- .veront la guérison aparente.Mais cette dernière ne sera complète que lorsque le malade aura durant plusieurs mois appliqué matin et soir une solution alcoolique d\u2019iode à 1%.Il existe également sur le marché deux bonnes.préparations ?à base de mercure et d\u2019un analgésique, qui toruvent leur utilité dans les états sub-aigus.Il est fréquent de voir les malades nous revenir à des intervales irréguliers pour le même mal ou accompagnés d\u2019autres membres de la famille qui en sont atteints.Cette constatation ne devra pas vous étonner, car ce champignon reste à l\u2019état latent dans les serviettes de bain ou les carpettes de piscines publiques; conséquemment, le malade devra prendre soin de revêtir des chaussettes propres chaque jour afin de ne pas entretenir son mal.Enfin, le médecin peut s\u2019attendre à trouver chez son sujet des lésions à distance sous forme de cercles ou plaques érythémato-squa- meux et susceptibles de disparaître rapidement a la suite d\u2019applications 1odées.2.Le Mersogel et le Micosol. EXTRACTION D\u2019UN CORPS ÉTRANGER DU LARYNX PAR THYROTOMIE ! Par Emile PELLETIER, Hôtel-Dieu de Québec.L'ouverture du cartilage thyroïde sur la ligne médiane est indiquée dans certains cas de tumeurs du larynx; plus rarement est-on obligé d\u2019avoir recours à ce procédé pour extraire un corps étranger intralaryngé.Il peut arriver qu\u2019il soit impossible de réussir l\u2019extraction d\u2019un corps étranger du larynx par les voies naturelles, aussi doit-on alors avoir recours à la thyrotomie.Cette intervention garde ici sa place et pour avoir une allure dramatique, elle n\u2019en est pas moins le procédé de choix, pourvu que les détails de la technique soient rigoureusement suivis.Si les corps étrangers des voies aériennes sont nombreux par ailleurs, ceux restant localisés au larynx sont beaucoup moins fréquents.En effet, un corps étranger brusquement aspiré, après avoir devancé le réflexe permettant l\u2019occlusion laryngée, peut s\u2019arrêter au niveau de la trachée ou dans les bronches.Mais si celui-ci en raison de sa forme, de son mode de pénétration oblique, de ses aspérités, de ses dimensions, se refuse à progresser plus avant dans les voies aériennes, il peut alors s\u2019accrocher dans des sinuosités du larynx.Le cas suivant remplit à merveille les indications d\u2019une thyrotomie: sa localisation laryngée, ses aspérités multiples, son volume considérable, l\u2019impossibilité de l\u2019en extraire par les voies naturelles firent qu\u2019il ne restait plus qu\u2019une seule alternative, ouvrir le larynx et l\u2019en extraire.Observation.Le patient, âgé de 14 ans, arrive à l\u2019hôpital 6 heures environ après l\u2019accident et présentant l\u2019histoire suivante.1.Travail présenté à la Réunion de l\u2019Association des Ophtalmologistes et Oto-rhino-laryngologistes Canadiens-français à Québec, le 11 octobre 1941.Pour amuser son jeune frère, l\u2019enfant faisait pénétrer dans sa bouche pour ensuite l\u2019en faire sortir, une roue métallique dentelée de 11 mm.de diamètre, avec un essieu (axe) au centre, long de 18 mm.Et voilà que le corps étranger dépasse subitement la base de la langue pour aller se loger dans le larynx.Quoique d\u2019un volume considérable, il ne provoque cependant qu\u2019une gêne respiratoire modérée, sans dyspnée marquée.Aucune douleur vive, mais le malade présente un léger trouble de la déglutition.Par contre la voix est changée considérablement et il ne réussit à se faire entendre qu\u2019après certains efforts.Vu immédiatement par son médecin, celui-ci juge bon de nous le confier.Aussitôt arrivé à l\u2019hôpital, il subit un examen radioscopique qui fait voir très nettement la roue dont l\u2019essieu est situé presque verticalement dans le larynx, et accompagnant les mouvements de la déglutition.L\u2019extraction, au moyen de la laryngoscopie directe est tentée, mais sans succès.En effet, le laryngoscope, après avoir chargé l\u2019épiglotte, laissait très bien voir une grande partie de l\u2019essieu, mais la roue à laquelle il était attaché résistait a toute traction au point qu\u2019il devenait dangereux de continuer cette manœuvre.Un essai de l\u2019extraire en tirant obliquement ne fut pas plus fructueux.Une seule ligne de conduite s\u2019imposait: pratiquer la thyrotomie.Ainsi l\u2019extraction du corps étranger était assurée puis la mutilation de la muqueuse laryngée et des cordes vocales était évitée.Quoique l\u2019anesthésie locale soit souvent employée, le malade fut opéré sous anesthésie générale.L\u2019incision va de l\u2019os hyoïde au bord inférieur du cartilage cricoïde.Après hémostase totale, les membrannes thyro-hyoïdienne TÉTREAULT: MALADIE DE VAQUEZ et crico-thyroïdienne sont mises à nu ainsi que le bord antérieur du cartilage thyroïde.Il faut prendre soin de ne pas dénuder le périchondre du cartilage thyroïde.La pince à cartilage.Jackson, introduite dans cette ouverture, sectionne d\u2019un seul coup et de bas en haut le bord saillant du cartilage thyroïde, exactement sur la ligne médiane, de manière à passer entre les cordes vocales, dans la commissure antérieure de la glotte.L'introduction de la branche inférieure de la pince à cartilage dans le larynx et l\u2019écartement des deux bords cartilagineux facilitèrent la progression du corps étranger qui passa dans le rhino-pharynx et il fallut un instant pour l\u2019en déloger et l\u2019en retirer.La membranne crico-thyroïdienne fut fer- 943 mée à l\u2019aide de 2 points séparés.Un seul point de suture fut placé au centre des deux bords du cartilage thyroïde, de manière que les deux cordes vocales soient bien au même niveau, afin d'éviter des troubles de la voix.Les plans furent refermés et la peau accollée au moyen de quelques agraffes métalliques.Une médication antiseptique des voies respiratoires fut appliquée, et quelques jours plus tard, l\u2019enfant quittait l\u2019hôpital sans avoir présenté de signes de gêne respiratoire.Seule la voix était changée à ce moment.Mais examiné un mois plus tard, à la laryngoscopie indirecte, les cordes vocales présentaient une motilité normale, avec leur couleur blanche habituelle, et la voix était très sensiblement améliorée.MALADIE DE VAQUEZ Par A.TETREAULT, Ex-assistant étranger des hôpitaux de Paris, Chef du Service de Médecine de l\u2019hôpital Saint-Joseph (Trois-Rivières).C\u2019est une maladie de l\u2019âge adulte, à début insidieux et à évolution lente et longue.PRINCIPAUX SYMPTÔMES 1) La coloration de la peau: rouge vineux; le facies paraît floride et enluminé.Les muqueuses sont aussi d\u2019une rougeur anormale.Le fond de l\u2019œil présente, à l\u2019examen ophtalmosco- pique une dilatation veineuse, extrêmement marquée, et qui offre une grande valeur diagnostique.2) La splénomégalie est fréquente, mais non constante, non douloureuse.3) Hématologie.Globules rouges: leur nombre pouvant monter jusqu\u2019à 14 millions; mais il oscille entre 7 et 10 millions.Ils sont morphologiquement normaux.Globules blancs: leucocytose entre 15 et 20,000 et parfois au delà.Il existe toujours, d\u2019autre part, une polynucléose de 75 à 90% qui n\u2019est pas exclusivement neutrophile, mais qui s'accompagne en général d\u2019éosinophilie et de basophilie.Autres caractères du sang.Le volume total du sang est augmenté.La viscosité sanguine est très exagérée.La coagua- bilité est très diminuée.4) Trois autres phénomènes fréquents et importants sont à retenir: a) Douleurs: localisées surtout aux extrémités.D\u2019autres fois ce sont des crises névralgiques violentes, ou des douleurs généralisées, simulant le rhumatisme.b) Hémorragies: ce sont surtout des épistaxis ou gingivorragies, quelquefois des hématuries ou métrorragies.c) Les thromboses veineuses surtout aux membres inférieurs et les thromboses artérielles ne sont pas rares.L\u2019examen des autres appareils peut révéler des symptômes moins fréquents et moins caractéristiques.Le foie est généralement augmenté de volume.Le cœur le plus souvent normal.La tension artérielle n\u2019est pas élevée.Les troubles digestifs sont fréquents: inappétence, lenteur des digestions, vomissements.L\u2019albuminurie est 944 fréquente, parfois élevée, mais intermittente.Troubles nerveux: bouffées de chaleur et somnolence sont fréquemment observés.L\u2019état général reste bon longtemps.TRAITEMENT Radiothérapie sur la rate ou chlorhydrate de phenylhydrazine & la dose de 0 gr.10 une à trois fois par jour.C\u2019est un traitement qui assure une survie; mais la maladie est incurable.Il me fut donné d\u2019observer à l\u2019hôpital St- Joseph des Trois-Rivières un cas de cette maladie.Observation.Il s\u2019agit d\u2019un jeune homme de 21 ans entré à l\u2019hôpital le 19 mai 1942.Antécédents héréditaires.Père mort à 54 ans de tuberculose pulmonaire.Un frère mort à 22 ans de tuberculose pulmonaire.Mère âgée de 52 ans, en bonne santé.Six sœurs vivantes en bonne santé.Antécédents personnels.Aucune grave maladie.Histoire clinique.Envoyé à l'hôpital parce qu\u2019il vomit tous ses aliments depuis trois jours.La maladie aurait débuté il y a six mois par une céphalée frontale fréquente, perte de l\u2019appétit, pas d\u2019entrain au travail, épistaxis souvent.Il y à un mois, il fait une chute en bas d\u2019une chaise et les vomissements auraient commencé à se manifester 6 jours après sa chute.Cependant, il a toujours travaillé.Depuis huit jours il a eu trois hématémèses.Il se plaint d\u2019une douleur à la hanche droite surtout le matin.Il marche en boîtant le jour; il attribuait cette douleur à sa chute.Examen du malade.Temp.98° 1/5.Pouls 80.Respiration 16.P.A.120/80.Facies vineux.Aspect général bon.Poumons et cœur: nor- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1942 maux.Rate percutable sur une longueur de 4 pouces.Foie: légère hypertrophie.Cyanose des extrémités s\u2019il marche ou s\u2019il laisse ses membres supérieurs pendants.22 mai 1942: Glycémie 0 gramme 91 Azotémie 0 gramme 40 négatif rien à noter.B.-Wassermann Analyse d\u2019urine 26 mai 1942 Ponction lombaire: position couchée \u2014 liquide clair.Tension 19 mm.au manomètre de Claude, baissée à 9.La compression des jugulaires ne révèle rien d\u2019anormal.Examen du liquide C.R.\u2014 Aspect limpide.Cytologie: éléments 2.6 par mm.c.Très rares gl.rouges.Albumine: 0 gr.22.B.W.négatif à tous les antigènes.Radiographie: Thorax Estomac Normal Colonne vertébrale Les réflexes sont normaux.29 mai 1942: Sang.Hémoglobine 116% Globules rouges 7,780.000 Globules blancs 14,450 Valeur globulaire 0.75 Eosinophiles 6% Basophiles 1% Juvéniles 1% Stabs 7.5% Segmentes 60.5% Lymphocytes 22.5% Monocytes 1.5% Mégaloblastes orthochromatiques 0.5% 30 mar 1942: Temps de coagulation 5 minutes.Temps de coagulation 5 minutes.TA -\u2014 TOUGAS: UN CAS DE FRONTO-ETHMOÏDITE SURAIGUË 31 mai 1942: Examen du fond de l\u2019œil par le docteur J.Lamoureux.Aspect normal.Veines centrales de la rétine très dilatées aux deux yeux.En présence de toutes ces constatations, nous 945 avons porté un diagnostic de maladie de Vaquez et nous avons institué le traitement à la phénylhydrazine.Ce qui est intéressant à retenir c\u2019est qu\u2019il venait consulter pour des troubles consécutifs à sa chute il y avait un mois.Les malaises antérieurs, ils les attribuait au surmenage physique.UN CAS DE FRONTO-ETHMOÏDITE SURAIGUË AVEC ABCES ORBITAIRE SOUS-PERIOSTIQUE ! Par Hubert-Wilfred TOUGAS 2, Interne en chef dans le service d\u2019Oto-rhino-laryngologie, New York Polyclinic Medical School and Hospital.L\u2019agent pathogéne capable de causer une infection, peut agir de diverses maniéres.Tantôt il agit lentement, tantôt rapidement mais rarement revêt-il un caractère fulminant comme dans le cas présent qui dut être opéré quatre heures et demie après le début des symptômes.C\u2019est la raison qui nous a poussé à présenter ce cas.Afin de mieux suivre l\u2019évolution ultra-rapide de cette infection, passons brièvement en revue l\u2019anatomie et les anomalies des sinus frontaux et des cellules ethmoïdales.ANATOMIE ~ Les sinus frontaux, absents à la naissance, se développent aux dépens de petits bourgeons venant des cellules ethmoïdales antérieures.Le prolongement supérieur de ces bourgeons vers l\u2019os frontal formera une cavité de chaque côté de la ligne médiane qui sera plus tard le sinus frontal.Une radiographie en antéro- postérieur ou position de Waters chez un enfant de trois ans nous montre un sinus frontal ayant les dimensions d\u2019un petit pois.Lentement, la cavité s\u2019étend dans l\u2019os frontal, devenant assez considérable à l\u2019âge de six et 1.Observation présentée par l\u2019auteur à la Société Médicale du «New York Polyclinic Medical School and Hospital », le 2 fév, 1942.2.Actuellement enrôlé dans l\u2019armée américaine, et stationné à Fort Dupont, Delaware, avec le grade de lieutenant.huit ans.Ce n\u2019est cependant qu\u2019entre les âges de dix-sept et vingt-deux ans que le sinus atteint son plein développement (Law).Les cavités frontales peuvent s\u2019étendre également de chaque côté de la ligne médiane, ou elles progresseront plus rapidement d\u2019un côté que de l\u2019autre entraînant la formation de cavités à contours variés, En moyenne, d\u2019après Hajek, le sinus frontal s\u2019étend de la ligne médiane jusqu\u2019à l\u2019échancrure sus-orbitaire, la limite supérieure constituant une arche de forme régulière.Les cellules ethmoïdales apparaissent à la naissance.Elles sont situées entre la lame criblée de l\u2019ethmoïde, le mur interne de la cavité orbitaire et le bord inférieur du cornet moyen.On les divise en antérieures et postérieures de nombre et de volume variables.Dans la majorité des cas, on trouve huit cellules antérieures et six postérieures, ces dernières étant les plus étendues.ANOMALIES Les sinus frontaux présentent souvent des anomalies dont voici les plus fréquentes: 1.\u2014 Plusieurs sinus frontaux.On en a trouvé jusqu\u2019à six, séparés les uns des autres par des cloisons osseuses.2.\u2014 Absence des deux frontaux.3.\u2014 Absence d\u2019un sinus frontal.4, \u2014 Présence de bourgeons frontaux sans cavité. 946 5.\u2014 Extension des cavités entre la table horizontale et verticale de l\u2019os frontal.6.\u2014 Extension et envahissement de l\u2019os sphénoïdal.7.\u2014 La continuation du sinus jusqu\u2019au nerf optique entre le plafond de l'orbite et la table interne de l'os frontal.C\u2019est là l\u2019anomalie en évidence chez notre petit patient.Les cellules ethmoïdales, véritables vagabondes, peuvent envahir les sinus frontaux, les sinus maxillaires, les ailes du sphénoïde, le plancher de la fosse cérébrale moyenne et le processus ptérygoïde.On les rencontre souvent au-dessus et au-dessous de la cavité orbitaire.| Observation.Voici maintenant l\u2019histoire pathologique de notre bambin et l'intervention que nous avons dû pratiquer dans ce cas.A.D., âgé de huit ans, est admis à la salle d'urgence le soir du 15 septembre, 1941.Il se plaint d\u2019obstruction nasale, de fièvre et d\u2019extrême faiblesse.Il porte un plâtre recouvrant tout le thorax et le cou.La mère nous raconte que deux semaines auparavant l\u2019enfant avait été opéré pour torticolis congénital droit.Soupçonnant une infection des voies respiratoires supérieures, nous enlevons le plâtre afin de compléter l\u2019examen physique.L'enfant apparaît malade, sa température est à 103° F.L\u2019auscultation des poumons ne révèle aucun signe pathologique.La gorge présente des amygdales très hypertrophiées et recouvertes de minces membranes blanchâtres.La muqueuse pharyngée est hyperémiée et envahie de petits nodules lymphoïdes infectés.La muqueuse nasale, surtout à gauche, est congestionnée et œdématiée.Le méat moyen gauche laisse s\u2019échapper une mince couche d\u2019exsudat verdâtre.Une vive douleur est provoquée à la palpation de la région frontale gauche au point de Ewing.L\u2019enfant est hospitalisé dans le service de médecine.Le lendemain matin à neuf heures, la température est normale et le patient semble en voie de guérison.À onze heures, aucun changement.A onze heures et demie, trente minutes plus tard, l\u2019enfant a un L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1942 frisson qui dure trente-cinq minutes et pendant ce temps, la température s\u2019éléve 3 105 F°.En même temps, on note à gauche un œdème des paupières supérieures et inférieures avec légère proptose du globe oculaire.A deux heures de l\u2019après-midi, le service médical fait voir l\u2019enfant dans le service de rhinologie, où les constatations suivantes sont faites.Le nez révèle une muqueuse rouge et tellement congestionnée qu\u2019elle adhère à la cloison nasale.Un pus épais et verdâtre s\u2019écoule des méats supérieur et moyen gauches.Les paupières du même côté sont devenues rouges et œdématiées au point qu\u2019elles ne peuvent être ouvertes.La proptose du globe oculaire est exagérée et les excursions des mouvements de l\u2019œil sont limitées.Nous diagnostiquons une fronto-ethmoi- dite suraiguë avec abcès orbitaire sous-périos- tique.Ce diagnostique est confirmé par la radiographie qui fait voir une pansinusite gauche.Devant un tel cadre, l\u2019acte chirurgical s\u2019impose et l\u2019enfant est immédiatement transporté à la salle d\u2019opération.INTERVENTION Un incision curviligne est pratiquée longeant le bord supérieur de l\u2019orbite, depuis l\u2019angle interne jusqu\u2019au trou sus-orbitaire.Tous les téguments sont traversés jusqu\u2019au périoste qui est relevé, nous donnant une complète vue du plafond et du mur interne de l\u2019orbite.L\u2019incision du périoste fait jaillir un drachme environ de pus nauséabond.L\u2019os planum présente une petite superficie de nécrose, à travers laquelle s\u2019écoule le pus prenant naissance dans les cellules ethmoïdales antérieures.Ce tissu de nécrose est enlevé et par l\u2019ouverture, les cellules ethmoïdales sont drainées au moyen d\u2019un drain-cigarette.Le curettage des cellules ethmoïdales est remis à une date ultérieure.L\u2019hémoculture revient négative bien que les cultures du pus prélevé au niveau du nez et l\u2019abcès orbitaire, aussi bien que les frottis révèlent la présence de staphylocoques dorés en abondance.Une thérapeutique sulfaminée est immédiatement instituée, la concentration FR em ae = AT a TOUGAS: UN CAS DE FRONTO-ETHMOÏDITE SURAIGUË sanguine varient entre 6 et 8 milligrammes pour cent.Deux jours plus tard, nouveaux frissons, aussi marqués qu\u2019à l\u2019arrivée de l\u2019enfant et la température monte à 106° F.L\u2019cedéme de la paupière a tendance à diminuer mais le pus est très abondant aussi bien au niveau du méat moyen qu\u2019au niveau de l\u2019ouverture.Une semaine plus tard, l\u2019ædème et la prop- tose sont presque disparus, mais il y a encore écoulement abondant de pus.L\u2019enfant se comporte à peu près de la même manière jusqu\u2019à sa seconde apparition dans la salle d\u2019opération, où l\u2019opération de Lynch est pratiquée deux semaines plus tard.C\u2019est cette opération qui nous a fait voir une anomalie du sinus frontal gauche, rare à cet âge.Les dimensions de ce sinus étaient en effet hors de proportions avec tout ce que nous avions imaginé.La cavité s\u2019étendait en haut jusqu\u2019à la limite antérieure des cheveux, en dehors, jusqu\u2019à l\u2019angle externe de l\u2019orbite, en arrière, jusqu\u2019à l\u2019angle postérieur de cet orbite.Le sinus était rempli de tissu polypoïde nageant dans un pus épais et abondant.Le sinus est curetté sur toutes ses surfaces, à l\u2019exception d\u2019une petite superficie de la muqueuse qui échappe à l\u2019opérateur.Les cellules ethmoi- dales et sphénoïdales qui présentent les mêmes troubles pathologiques sont curettées du même coup.Un drain-cigarette est plongé dans l\u2019orifice pratiqué et communique avec le méat moyen, alors que l\u2019incision orbitaire est suturée.Les suites opératoires cette fois sont norma- 947 les, bien que des décharges purulentes moins abondantes persistent au niveau du méat moyen pendant les trois semaines, alors que l\u2019enfant est revu à tous les deux jours à la clinique.Nous décidons alors de faire un examen de contrôle de cet immense sinus frontal, de crainte que quelques parcelles de muqueuses infectées soient à l\u2019origine de l\u2019_écoulement.Nos craintes sont justifiées par la présence de tissu de granulation infecté et caché sous le rebord orbitaire antérieur.Ce tissu est de nouveau curetté, la cavité est examinée dans tous ses recoins au moyen d\u2019un petit miroir pharyngé et le cornet moyen est enlevé pour assurer un drainage complet.Cette troisième intervention a, cette fois, les résultats les plus heureux.Tout écoulement cesse, la plaie se ferme normalement, ne laissant qu\u2019une légère dépression à l\u2019angle interne de l\u2019orbite.Conclusion Ce cas nous invite donc à être en garde: 1.\u2014 Contre les infections suraiguës et ultra- rapides des sinus frontaux et ethmoïdaux.2.\u2014 Contre les anomalies des sinus frontaux chez des jeunes.3.\u2014 Contre diagnostic.tout tâtonnement dans le 4.\u2014 Contre tout délai dans l\u2019acte chirurg!- cal.5.\u2014 Contre la possibilité d\u2019une récidive, si quelque particule de muqueuse est oubliée par le chirurgien. REVUE GÉNÉRALE LA POLIOMYÉLITE ANTÉRIEURE AIGUË ÉPIDÉMIQUE (Paralysie infantile) Par Albert LeSAGE.I.DÉFINITION.Je désire attirer l\u2019attention des médecins sur une maladie grave sévissant à l\u2019état épidémique durant certains mois de l\u2019année, et suivie, presque dans chaque cas, de séquelles graves, permanentes et incurables trop souvent.Il s\u2019agit de la poliomyélite antérieure aiguë épidémique que l\u2019on désigne, à tort, sous le nom de paralysie infantile, car il s\u2019agit, avant tout, d\u2019une maladie infectieuse, contagieuse et épidémique dite de Heine-Mé- din, due à un virus filtrant situé dans les cellules motrices des cornes antérieures de la moelle épinière et dont l\u2019évolution peut se terminer par la guérison complète, ce qui est rare, ou s\u2019accompagner d\u2019une paralysie affectant un ou plusieurs membres.Telle est, en peu de mots, la définition qui convient le mieux à cette maladie.Il y avait, le 20 août, 42 cas à Montréal, dont 21 morts, et 7 cas ailleurs dans la province de Québec.II.Symrrômes.Le début ressemble à un rhume banal, ou à de la grippe, ce mot commode qui masque notre ignorance, nous dispense d\u2019un long effort ou de la moindre enquête.Avant tout, la notion d\u2019épidémicité doit nous guider.On songe, alors, à la poliomyélite; on s\u2019empresse de prescrire le traitement approprié et d\u2019imposer l\u2019isolement, car la période d\u2019incubation s\u2019étend de quelques heures à un ou trois jours.Le malade, au début, présente les signes d\u2019un coryza ou d\u2019une trachéobronchite, que tous connaissent.En même temps, apparaissent les troubles digestifs: anorexie, stomatite, angine, vomissements, diarrhée dans certains cas.Bien entendu, la fièvre est très élevée, mais elle oscille; le pouls est rapide, la céphalée existe au front, à la nuque et à la colonne vertébrale.À ces signes, qui évoluent rapidement, s\u2019ajoutent bientôt de l\u2019hyperesthésie cutanée et musculaire, de la photophobie, un peu de raideur de la nuque, de l\u2019exagération des réflexes.Mais le signe le plus grave, c\u2019est l\u2019arrêt de la respiration due à une paralysie des muscles intercostaux et du diaphragme à cause de l\u2019envahissement du bulbe, siège du centre respiratoire.Le docteur Kenny, de Minneapolis, a publié certains travaux démontrant que la période de paralysie flasque est précédée d\u2019une étape presque toujours ignorée constituée par les signes suivants: 1° Une fibrillation musculaire due à une irritabilité excessive des muscles dont la contraction peut être suivie d\u2019un état spasmodique tel que la flexion exige une grande force.Ce spasme comprend les muscles de la nuque et du dos, les muscles pectoraux et ceux de la respiration, le quadriceps et les biceps du bras.Il s\u2019étend aux fléchisseurs de la hanche.2° Une incoordination partielle due à une contraction douloureuse de certains groupes de muscles provoquant une arythmie dans l\u2019accomplissement d\u2019un acte intentionnel.Dans ces cas un muscle se substitue à un autre pour accomplir un mouvement.C\u2019est de l\u2019arythmie de contraction musculaire.3° Un trouble mental qui consiste dans une impossibilité de la part du malade, d\u2019accomplir un acte conscient avec un certain groupe de muscles en dépit de l\u2019intégrité des racines nerveuses.Il s\u2019agit d\u2019un «block» physiologique plutôt qu\u2019organique appelé « aliénation mentale ».III.EvoruTioN.L'évolution est rapide.Au bout de trois ou quatre jours, la paralysie fait son apparition.Elle est diffuse ou localisée, mais il arrive aussi qu\u2019elle constitue la première manifestation évidente de la maladie.Ignorée, la veille, de l\u2019entourage de l\u2019enfant qui ne se plaignait guère, on constate, le matin, qu\u2019il est impotent dans son lit, à la grande LESAGE: POLIOMYÉLITE ANTÉRIEURE AIGUË ÉPIDÉMIQUE surprise de tous.Ceci démontre que le moindre malaise, chez l\u2019enfant, doit être l\u2019objet d\u2019une enquête sommaire: le thermomètre rectal.Voici une précaution essentielle que nos médecins Frc.1.Renflement bulbaire face au cervelet, siège du centre respiratoire.doivent enseigner à toutes les mères.Nous pourrions, ainsi, prévenir des complications graves.Souvenons-nous que l\u2019enfant, surtout s\u2019il est jeune, ne se rend pas compte des malaises qu\u2019il ressent.Cela exige beaucoup d'attention, dans son entourage, surtout en cas d\u2019épidémie.Soyons avertis.Nous voici donc à la période des paralysies.L\u2019enfant conserve sa lucidité d\u2019esprit.Il y a abolition des réflexes: la sensibilité est conservée, peut-être exagérée; les sphincters sont intacts.La paralysie peut être généralisée ou localisée: paraplégie, monoplégies atteignant les membres supérieurs ou inférieurs: le cou, le tronc, les muscles abdominaux, dont l\u2019atrophie progressive entraîne une impotence partielle ou complète, passagère ou permanente.Je ne veux pas discuter, ici, chacune de ces formes.Ce serait mettre de la confusion là où 949 je veux simplement rappeler certaines notions essentielles qui éveillent l\u2019attention de nos médecins.Il sS\u2019empresseront, nul doute, de donner aux mères les conseils utiles pour préserver les enfants.IV.PATHOGÉNIE.J\u2019ai dit, plus haut, que la cause de cette maladie grave est un virus filtrant recueilli par l\u2019appareil naso-pharyn- gien d\u2019où il peut passer bientôt dans le sang pour se loger, en dernier lieu, dans les cornes antérieures motrices de la moelle épinière.Les cellules qui s\u2019y trouvent sont infectées, sidérées, partiellement ou complètement, et définitivement détruites.Si on veut bien consuiter les figures 2 et 3, on pourra facilement comprendre la genèse de cette lésion pathologique.Fig.2.Moelle normale Région antéro-latérale, motrice, Région postérieure, sensitive.V.DracNosTic.1) On peut confondre la poliomyélite aiguë avec la méningite cérébro- spinale épidémique.Celle-ci apparaît surtout au printemps; elle s\u2019accompagne d\u2019herpès; le liquide céphalo-rachidien est trouble, il contient des polynucléaires et des méningocoques.Elle cède rapidement avec le sérum antiméningo- coccique.La poliomyélite apparaît surtout en été; le liquide est clair; il contient des lymphocytes, mais aucun germe.2) La méningite tuberculeuse évolue, d\u2019autre part, très lentement: des semaines, des 950 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1942 mois même.Elle s\u2019accompagne surtout de troubles mentaux, au début, puis, plus tard, de lésions oculaires graves.La température peut atteindre, à la période aiguë, des chiffres de 105-106 ou davantage.La céphalée est intense et l\u2019enfant pousse des cris.Le liquide C.R.renferme des lymphocytes en si grande Fr.3., Moelle normale Corne antérieure \u2014 racine \u2014 nerf \u2014 muscle.abondance que le champ du microscope appa- rait bourré de grains de plomb.Peu à peu le petit malade entre dans la période de contractures: position de chien de fusil, opis- thotonos, ete.D'ailleurs, l\u2019évolution rapide de la poliomyélite aide à trancher le diagnostic.à) La méningite syphilitique est révélée par le B.W.Inutile de charger le tableau, cela suffit.VI.TRAITEMENT.1) Préventif.S\u2019il s\u2019agit d\u2019une épidémie ou d\u2019une endémie, il faut, sans hésiter, isoler les enfants de la masse, soit à domicile ou à la campagne, en vue de la contamination possible de l\u2019entourage, car l\u2019adulte peut aussi en êre atteint: écoles, couvents, collèges, voisinage, etc.On fait d\u2019abord l\u2019examen de la bouche: dents cariées, amygdales infectées ou hypertrophiées, adénoïdes; ceci concerne aussi tous ceux qui sont indemnes.Puis, le médecin ou notre garde-malade pro- cede a la désinfection locale: gargarisme, si l\u2019enfant peut le pratiquer, sinon lui faire absorber des limonades, sucer des tranches de citron dont il imprègne sa bouche plusieurs fois par jour.On peut, aussi, pratiquer des badigeonnages à l\u2019argyrol à 10%, au bleu de méthylène en solution concentrée, une ou deux fois par jour sans craindre de provoquer la nausée ni de teinter la langue et les joues.Ce traitement s\u2019applique à tous les membres de la famille, malades ou non.Le nez doit aussi être l\u2019objet d\u2019une investigation.On doit pratiquer des attouchements légers trois ou quatre fois par jour aussi haut que possible avec un petit tampon de coton hydrophile monté sur une tige et plongé préalablement dans une solution d\u2019argyrol, de sul- fanilamide (important), de métaphédrine, de goménol ou autres préparations similaires annoncées partout dans les journaux de médecine.J'ajoute qu\u2019en cas d\u2019épidémie, l\u2019enfant qui a de la fièvre doit être maintenu au repos au lit.Ceci est très important, qu\u2019il s\u2019agisse de poliomyélite probable ou de toute autre maladie.C\u2019est de la prévoyance.Avis donc à nos médecins et aux parents.De plus, l\u2019isolement doit être prolongé durant 14 jours après la disparition constante de la fièvre, pour prévenir la contamination.2) Actif.Je n\u2019ose pas écrire curatif.Nous possédons, à l\u2019heure actuelle, à l\u2019hôtel de ville de Montréal, du sérum des convalescents que les médecins peuvent se procurer sur demande.Nous en conseillons l\u2019emploi à une dose élevée.Il n\u2019y a pas de limite pour un sérum.On ne doit pas craindre de donner des doses élevées: 200 à 300 c.c.en 24 heures ou 36 heures, pour neutraliser les toxines; on procède plus lentement avec un vacein.Il y a aussi le sérum de Pettit, autrefois de l\u2019Institut Pasteur, en injections intrarachi- diennes de 10 c.c.durant quatre jours consécutifs, associées à des injections intramuseu- laires de 50 à 60 c.c.par jour durant 4 à 5 jours pour atteindre la dose de 300 c.c.Approuvé par l\u2019Académie de Médecine de Paris, il a réussi, en France, à abaisser la mortalité à 5%.Malheureusement, nous ne pouvons pas nous en procurer.C\u2019est dommage.Les sulfamidés constituent un essai nouveau dans le traitement de cette maladie.Nous savons peu de chose des résultats, mais son emploi est justifiable en pareil cas.La thérapeutique contre cette maladie est donc purement empirique.C\u2019est ce qui m\u2019incite à conseiller l\u2019emploi du sérum salé et sucré en injections épidurales chaque jour, à une dose aussi considérable que possible, 10 à pe \u2014- LESAGE: POLIOMYÉLITE ANTÉRIEURE AIGUË ÉPIDÉMIQUE 20 c.c., après avoir soutiré la même quantité de liquide C.R., afin de constituer un milieu favorable pour revivifier la cellule malade.On peut aussi associer les injections sous- cutanées à la dose de 150 c.c.chaque jour Fic.4.Canal médullaire, ligne pointillée indiquant l\u2019endroit où enfoncer l\u2019aiguille.durant 3 ou 4 jours.Le sérum constitue un milieu physiologique qui nourrit la cellule malade.C\u2019est une conception personnelle dans le traitement.Elle peut être très utile.Note: Un autre point de la plus haute importance, c\u2019est le repos au lit durant 15 jours au moins, sinon davantage, pour éviter les secousses exercées sur les cellules malades, par les mouvements spontanés ou provoqués \u2014 massages, électrothérapie, dont on use et abuse tant.On doit attendre, et ne pratiquer aucune de ces deux méthodes, si répandues et si dommageables.Si la cellule se récupère, le mouvement va réapparaître; si elle est détruite, c\u2019est inutile et cela contribue à aggraver la contracture musculaire.Il faudra alors s'adresser 951 à un orthopédiste.Le médecin doit, aussi, surveiller et prévenir l\u2019apparition des escarres aux endroits qui appuient longuement sur le lit ou la dure: frictions légères à l'alcool, coussins sous le siège ou le talon.Ne jamais Fic.5.Ponction lombaire médiane \u2014 position assise, ligne de repère pointillée.appliquer de compresses humides qui ramollissent l\u2019épiderme et favorisent les escarres.Eviter à l\u2019enfant toute cause d\u2019agitation.Enfin, s\u2019il y a menace d\u2019asphyxie à cause de troubles bulbaires, on conduit, d'urgence, l\u2019enfant dans un hôpital où on le place dans un appareil spécial: le pulmo-respirateur, lequel maintient le rythme de la respiration grâce à un mécanisme très ingénieux.Telles sont les notions et directives essentielles sur ce sujet. \u2026, TRAITEMENT DE L\u2019OTITE MOYENNE AIGUË ! Par Jean LAPOINTE, Ancien Moniteur de la Faculté de Médecine de Paris, Fellow of the American Academy of Ophtalmology and Oto-Rhino-Laryngology, Assistant à la Faculté de Médecine (Université de Montréal), Médecin à l\u2019hôpital Sainte-Justine (Montréal).I.CONSIDÉRATIONS THÉRAPEUTIQUES GÉNÉRALES.Il est bien difficile d\u2019établir une thérapeutique d\u2019emblée pour tous les cas d\u2019infection de l\u2019oreille moyenne.Malgré les moyens de prévention qu\u2019on vient de vous énumérer et qu\u2019on a observés, ignorés ou plus ou moins négligés d'appliquer, soit de la part du médecin soit de celle du malade, l\u2019otite moyenne est constituée; et quoique l\u2019on ait minutieusement épuisé, observé ou appliqué tous les procédés de diagnostic, l\u2019on croirait peut-être le problème résolu.Une fois le diagnostic établi, ce n\u2019est pas un effort scientifique bien extraordinaire, ce n\u2019est pas encore un exercice de mémoire bien rigoureux, et ce n\u2019est pas d\u2019un praticien bien averti et soucieux de l\u2019intérêt de son malade, consciencieux et prudent que de recourir spontanément à la glycérine phéniquée et de laisser guérir le malade sans plus de considération; et encore sait-il de quelle façon 1l faut l\u2019employer et qu'elle a fait plus de mal que de bien chez de nombreux malades.Or, il n\u2019y a pas de traitement unique, spécifique de l\u2019otite moyenne; c\u2019est un traitement infiniment variable dans certaines conditions et d\u2019après certaines considérations d\u2019ordre séméiologique ou anatomo-clinique; c\u2019est un complexe médico- chirurgical qui demande, qui entraîne une interprétation clinique sérieuse, une collaboration étroite et désintéressée entre le praticien et l\u2019otologiste.Il n\u2019y a pas des maladies, mais des malades.Ce n\u2019est pas la première fois qu\u2019on le répète et l\u2019expérience nous le rappellera souvent encore; le traitement variera done dans chaque cas particulier.1.Travail présenté à la Société Médicale de Montréal, le 19 mai 1942, lors d\u2019un «Symposium sur l\u2019otite moyenne aiguë».On traite convenablement et admirablement une affection générale, une pneumonie ou une typhoïde, et quelquefois, trop souvent on néglige ou on ignore le traitement d\u2019une complication otitique.La glycérine phéniquée, panacée universelle, et la pommade mentholée autrefois; aujourd\u2019hui les sulfamidés malgré leur efficacité reconnue (il ne faut pas oublier leur danger également) ne sont pas toute la thérapeutique.Ce sont d\u2019excellents moyens, mais encore faut-il savoir les utiliser, quand s\u2019en servir, leur substituer une thérapeutique plus énergique, ne pas oublier que le traitement de l\u2019otite n\u2019est pas nécessairement et essentiellement un traitement médical, mais que la chirurgie, en otologie, a sa raison d\u2019être, n\u2019est pas une science à part et peut lui venir en aide et éviter des complications graves, qui, traitées à temps et non pas des semaines et des mois après l\u2019accident du début, auraient pu être épargnées au malade.Les moyens thérapeutiques que nous possédons sont très nombreux, ils sont d\u2019ordre médical ou chirurgical.A) Traitement médical.Ce sont tantôt des injections dans le conduit auditif dans le but de le désinfecter ou de le désobstruer, soit pour l\u2019examen otoscopique, soit en vue du traitement ultérieur; tantôt des bains d\u2019oreille ou des instillations, des collutoires ou des insufflations de poudre modificatrice, des lavages de la caisse ou de l\u2019attique dans les suppurations qui se prolongent, tantôt l\u2019aspiration mécanique du conduit et le drainage du conduit par la méthode des pansements secs ou des pansements humides; l\u2019application du froid ou de la chaleur.Tous ces procédés constituent une partie du traitement de l\u2019otite moyenne aiguë par voie externe; ils s\u2019adressent surtout au conduit, à la membrane LAPOINTE: OTITE MOYENNE AIGUË 953 tympanique ou la caisse.D\u2019autres procédés s\u2019adressent aux voies tubo-tympaniques, surtout dans l\u2019otite chronique; tels que le nettoyage, la désobstruction et la désinfection du rhino- pharinx, l\u2019aération et le cathétérisme de la trompe d\u2019Eustache, le toucher rhino-pharyngé appuyé ou massage de l\u2019adénoïde, la cautérisation, la radiumthérapie ou la radiothérapie, selon certaines indications.B) Traitement chirurgical.Si l\u2019infection s\u2019est propagée et a dépassé la caisse, le traitement médical est presque toujours inefficace et nous aurons recours à la ponction aspiratrice de la caisse, à la paracentèse ou myringotomie, à l\u2019antrotomie ou à la mastoïdectomie suivant les indications opératoires qui peuvent se présenter.II.BUT DU TRAITEMENT.On recommande de porter une attention particulière au traitement de l\u2019otite pour deux raisons principales.1.Pour conserver la fonction auditive; éviter le passage de l\u2019otite aiguë à la chronicité, c\u2019est-à-dire la suppuration interminable, des bourdonnements incontrola- bles avec ou sans vertige ou la surdité progressive ou souvent définitive.2.Pour éviter des complications sérieuses et même mortelles.Les complications otogènes sont innombrables, particulièrement, la mastoïdite et la méningite.III.APPLICATION THÉRAPEUTIQUE CLINIQUE.L\u2019otite peut évoluer suivant la nature des microbes, leur virulence, leur terrain de résistance variée, suivant la forme clinique qu\u2019elle présente, suivant l\u2019âge où elle évolue, ou la constitution anatomique du milieu où elle s\u2019est localisée ou propagée.A.Formes cliniques.1.L\u2019otite moyenne aiguë congestive ou catarrhale.2.L\u2019otite moyenne aiguë excudative.3.L\u2019otite moyenne aiguë suppurée.Ces formes peuvent se substituer l\u2019une à l\u2019autre ou s\u2019individualiser; il est parfois difficile de les différencier, mais surtout au point de vue thérapeutique il est préférable de les étudier séparément.B.Evolution suivant l\u2019âge.L\u2019âge du malade donne une otite spéciale qui varie suivant qu\u2019elle se manifeste chez le nourrisson, chez l\u2019enfant, chez l\u2019adulte ou chez le vieillard.Fra.1.\u2014 L\u2019antre wux différents âges (Testut).De haut en bas et de gauche à droite; chez le nourrisson, l\u2019enfant, l\u2019adolescent et l\u2019adulte.a) Nourrisson.Elle est fréquente, méconnue et grave.On n\u2019y songe pas assez souvent, presque jamais.Et puis le signe de l\u2019oreiller, la tache de pus sera le premier indice révélateur de l\u2019otite.C\u2019est la fièvre inexpliquée, l\u2019amaigrissement, la diarrhée, les cris de l\u2019enfant, et l\u2019ensemble de troubles antérieurs dont une exploration minutieuse n\u2019avait pu vous donner la cause (La- moyez).Pas de glycérine phéniquée si l\u2019oreille suppure, mais de l\u2019eau oxygénée, boratée ou adrénalinée, de la sulfanilamine à 2%, du lysol ou du Soludagenan.Si l\u2019otite est au stade congestif ou catarrhal, on peut employer la glycérine phéniquée ou mieux l\u2019Auralgan; mais, se rappeler que cette otite ne se manifeste pas toujours par des signes otoscopiques apprécia- 954s bles, méme par le spécialiste, qu\u2019il faut parfois la rechercher systématiquement, la dépister, ne pas l\u2019ignorer ou la négliger mais y penser toujours (Renaud).C\u2019est que la paracentèse précoce et répétée même dans les cas douteux est indiquée, car le tympan épais du nourrisson se perfore difficilement et tard.Le bain Six 4 \u2014Ldope sertieale Bt sngitiats dun temporal snapiet Faite pestèe © ment a Péoniiléret pentoir d'elle, re ét ST tein SB Ah JANE ASAHI phigawmense, { Ré 4 ws Mp.Mn picid Frc.2.\u2014 Coupe verticale et sagittale d\u2019un temporal complet faite parallèlement à l\u2019écaille et non loin elle.Ct.Bord inférieur du méat auditif externe.\u2014 Fe.Fosse cérébelleuse.\u2014 Fem.Fosse cérébrale moyenne.\u2014 A.Cavité antrale remplie de pus.\u2014 Lo.Région haute de la logette des osselets.\u2014 Ls.Ligament suspenseur des osselets.\u2014 Tt.Tegmen tympani.\u2014 Mp.Muqueuse-périoste phlegmoneuse.(Renaud.) à l\u2019eau oxygénée est suffisant et le nettoyage à l\u2019aide de l\u2019ouate stérilisée ou d\u2019une poire caoutchoutée.Si des lavages sont nécessaires, avec la canule de Hartmann, ils seront pratiqués par l\u2019otologiste lui-même en vue d\u2019un examen otoscopique.Pas de mèche ni poudre dans le conduit.b) Chez l\u2019enfant.L\u2019otite est plus fréquente chez l\u2019enfant que chez l\u2019adulte à cause des infections rhino-pharingées telles que fièvres éruptives, adénoïdites aiguës, hypertrophie et infection amygdaliennes.Les accidents nerveux méningés marquent souvent le début de l\u2019otite: agitation, raideur de la nuque, convulsions, vomissements, qui sont des signes d\u2019irritation méningée.Ils cèdent très souvent par une paracentèse pratiquée à temps et qui peut aussi prévenir une méningite ou mastoïdite, et on L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1942 pourra croire que ces malades sont des rescapés de méningite.C\u2019est la cause la plus fréquente et la plus méconnue des convulsions.Toute fièvre inexpliquée peut avoir une cause dans l'oreille.Il faut rechercher le signe de Lallée ou douleur provoquée au niveau du tragus.Fic.3.\u2014 Les principaux types d\u2019apophyse mastoïde \u2014 (Lermoyez).Comme chez le nourrisson, le tympan ne donne pas toujours des signes révélateurs d\u2019abcès.Quelquefois bombé ou vascularisé, souvent grisâtre ou blanc jaunâtre.Chez l\u2019enfant, l\u2019infection se localise, se manifeste plus facilement, la résistance est plus grande, on peut attendre quelques jours, quelques semaines, attendre que l\u2019orage soit passée, attendre aussi les résultats d\u2019une ou plusieurs paracentèses ou d\u2019un traitement médical énergique.Après trois ou quatre semaines il faut que l\u2019otite soit guérie et l\u2019expérience a démontré qu\u2019après cette période jugée raisonnable par tous les oto- logistes, on s\u2019expose à la chronicité et aux complications mastoïdienne et cranio-encépha- lique; dans ces cas la persistance d\u2019un seul symptôme indique une trépanation mastoi- dienne.Les parents se tourmentent peu pour des rages d\u2019oreilles que les enfants présentent parce qu\u2019on leur a dit que tous les enfants y LAPOINTE: OTITE MOYENNE AIGUË sont sujets; elles sont mises sur le compte de la dentition ou, si les oreilles présentent un écoulement éphémère, elles sont attribuées à de l\u2019otite externe dont le médecin ne se préoccupe pas.« Or, ces petites otites à répétitions sont très graves; elles se répètent et se rapprochent et chacune d\u2019elles pousse l\u2019oreille d\u2019un degré sur la pente qui l\u2019amène au fond de la surdité, sans possibilité de ne pouvoir jamais la remonter ».(Lermoyez, Lubet-Barbon et Mou- re.) N\u2019oublions pas que 60% des sourds le sont par suite d\u2019une otite négligée dans l\u2019enfance.c) Chez l\u2019adulte ou le vieillard.Il faut se rappeler qu\u2019à cet âge le tympan se sclérose.1) Il ne rougira pas et restera blanc, quelques vaisseaux filiformes cheminant le long du manche du marteau.2) Il résistera à la pression du pus et ne cédera pas, il faudra se guider sur les phénomènes subjectifs et les troubles généraux, et pratiquer une paracentèse précoce; d\u2019une part, si l\u2019infection se manifeste plus difficilement pour des raisons histologiques, pour les mêmes raisons, d\u2019autre part, l\u2019infection aura tendance à se localiser, évoluera moins facilement dans le tissu osseux et se propagera, se diffusera moins facilement.L\u2019oto-mastoïdite est moins fréquente à cet âge que dans l\u2019enfance.L\u2019otite du vieillard réserve des surprises plutôt désagréables.Elle est comme la pneumonie, grosse de dangers mais maigre de symptômes.C.Aspect histologique.Pour qu\u2019il y ait mastoïdite, il faut trois con- «ditions essentielles: 1° Antrite compliquée de rétention résultant de l\u2019imperméabilité de l\u2019aditus.2° Cellulipe résultant de la diffusion de l\u2019empyème aux groupes de cellules péritympani- ques, péri-antrales, mastoïdiennes et para- mastoidiennes.3° Réaction inflammatoire de la trame osseuse: périostite, ostéite et ostéomyélite.Ces conditions seront d\u2019autant mieux réali- :sées suivant la structure histologique du tissus 955 osseux de la mastoïde.La diffusion de l\u2019infection est très grande et rapide surtout chez le nourrisson et l\u2019enfant, et l\u2019on doit aux travaux de Renaud nos connaissances actuelles sur la question si discutée de l\u2019oto-mastoïdite chez le nourrisson, dont l\u2019existence a été démontré dans 90% des cas à l\u2019autopsie des enfants morts de broncho-pneumonie ou gastro- antérite.D.Etiologie.La nature de l\u2019affection en cause pourra aussi donner lieu à certaines variétés cliniques telles que l\u2019otite grippale, l\u2019otite scarlatineuse et l\u2019otite diabétique.1) L\u2019otite grippale.Elle présente un caractère particulier, une tendance aux hémorragies du conduit et aux phlyctènes.Le tympan est recouvert de vésicules séreuses ou sanguino- lantes, d\u2019ecchymoses.Elle est souvent accompagnée de mastoïdite.Il ne faut pas recourir immédiatement à la paracentèse; il est préférable d\u2019attendre quelques jours et si les phénomènes persistent et que la suppuration semble vouloir se produire, il faudra alors paracen- tèser, surveiller et interroger la mastoïde.2) L\u2019otite scarlatineuse.Celle-ci détermine les lésions osseuses mastoïdiennes et sa caractéristique, c\u2019est sa grande rapidité; volatilisant le tympan et les osselets, elle produit des nécroses étendues et compromet l\u2019audition.Son pronostic est extrêmement grave.Elle demande la paracentèse précoce, l\u2019amygdalectomie et \u201c l\u2019adénoïdectomie à chaud vers la deuxième semaine de la maladie et bien souvent une mas- toïdectomie ou une cure radicale.3) L\u2019otite diabétique.Se méfier de cette forme car elle entraîne presque toujours une mastoïdite sans grandes réactions locales; il faut donc une intervention précoce: paracentèse ou mastoïdectomie et ne pas perdre un temps précieux par un traitement médical trop prolongé. 956 TRAITEMENT PROPREMENT DIT.I.L\u2019otite moyenne aiguë catarrhale.C\u2019est la plus fréquente et la moins soignée, elle ne tue jamais, mais elle est la cause la plus fréquente des surdités progressives.Le traitement consiste à suivre trois indications principales (Lermoyez.) : 1° Calmer les douleurs.2° Rétablir l\u2019audition en favorisant la résolution spontanée afin de: a) racoureir la durée de l\u2019otite; b) prévenir la formation d\u2019un exulat séreux ou purulent; c) empêcher la production d\u2019adhérence.3° Ultérieurement, éloigner les récidives.1) Traitement local.A) Calmer les douleurs.Plusieurs moyens s\u2019offrent à notre disposition.Ce sont d\u2019abord: 1° les instillations intra-auriculaire, 2° les applications péri-auriculaires, 3° la physiothérapie.1° Instillations.Elles consistent à maintenir dans l\u2019oreille une solution médicamenteuse chaude, car la chaleur est un excellent analgésique.On pourra recommander d\u2019abord une solution de sérum physiologique aussi chaude qu\u2019elle peut être supportée, qui peut être employée soit sous forme d\u2019instillation ou soit sous forme d\u2019un bain d\u2019un quart d\u2019heure.On aura soin de s\u2019informer de la susceptibilité individuelle de la peau avant de prescrire la glycérine phéniquée qui est indiquée à cette période de l\u2019otite.Cette solution est caustique et peut entraîner une otite externe médicamenteuse, (c\u2019est-à-dire une pyodermite par inoculation des microbes, sur les points érodés du conduit,) ce qui rend le traitement difficile et accroît les souffrances du patient.Employée généralement chez l\u2019adulte à 5%, on doit la réduire chez l\u2019enfant à un pour 40.Elle peut même être employée jusqu\u2019à 10% par l\u2019otolo- giste qui peut suivre son malade attentivement.Il ne faut pas l\u2019employer, si le conduit a été irrigué préalablement, s\u2019il existe la moindre sécrétion séreuse venant de la caisse ou du conduit, à plus forte raison, s\u2019il y a suppuration L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1942 où elle est contre-indiquée.Surtout il ne faut pas commettre l\u2019erreur de l\u2019étendre d\u2019eau pour atténuer sa causticité car la glycérine hydratée libère ses ions caustiques et peut amener l\u2019irritation et même la nécrose du conduit ou du Fic.4.\u2014 Otite catarrhale; otite exudative; otite grippale; otite suppurée.(Laurens.) tympan.Enfin, avant de l\u2019employer, il est à recommander d\u2019enduire tout le pourtour du pavillon et du conduit avec une légère couche de vaséline stérilisée et de la renouveler au besoin.Une solution de chloral et de résorcine pourra peut-être la remplacer, on la recommande dans l\u2019otite grippale.Enfin, l\u2019Auralgan, médication récente, semble donner d\u2019excellents résultats.Elle est légèrement antiseptique, surtout non irritante, et agit surtout par déshydratation.Son action décongestive, jointe à la chaleur, semble un médicament idéal à cette phase de l\u2019otite.2° Applications péri-auriculaires.Si les moyens précédents ne sont pas suffisants, on aura recours à la chaleur.Ce sera d\u2019abord des enveloppements humides du pavillon, de la région mastoïdienne et des zones environnan- LAPOINTE: OTITE MOYENNE AIGUË tes du crâne et du cou.On aura soin d\u2019interposer de l\u2019ouate entre le pavillon et la mas- toide ou en avant du tragus, pour éviter des compressions douloureuses, et de recouvrir le tout d\u2019une toile huilée pour éviter l\u2019évaporation et compléter par ouate hydrophile.Ce pansement devra être renouvelée aussi souvent que nécessaire ou y maintenir la chaleur à l\u2019aide d\u2019un sac d\u2019eau chaude.3° Physiothérapie.Le sac d\u2019eau chaude, le coussin électrique, la diathermie, les ondes courtes et même la radiothérapie semblent être indiqués dans cette phase de l\u2019otite.2) Traitement général.A ce traitement local il sera bon d\u2019associer: 1° Une médication sédative.Un des nombreux anti-pyrétiques auquel on ajoutera 0.25 ctgs.de sulfate de quinine pour décongestionner l'oreille.Il faut faire dormir le malade et on lui prescrira le chloral de préférence; et on s\u2019abstiendra des opiacés qui provoquent une congestion céphalique et accentuerait la douleur au réveil.2° Une médication dérivative.a) D\u2019abord les laxatifs qui ne risquent pas de faire vomir et de réveiller les douleurs.On recommande le sulfate de soude.b) Des bains de pieds chauds.c) Des tisanes chaudes pour faire transpirer le malade.3° Une médication anti-infectieuse.C\u2019est ici qu'on pourra employer au choix les sérums, les vaccins, les sels d\u2019argent, la Septicémine, le Lantol et toute la série des produits sulfamidés qui, de nos jours, font des merveilles, mais qu\u2019il faut savoir utiliser, surtout à l\u2019hôpital, à l\u2019aide d\u2019un contrôle du laboratoire et de l\u2019état général.4° Des soins hygiéno-diéthétiques sévères.Dans les cas bénins, garder la chambre, surtout en hiver.Repos et diète, dans les cas sérieux, garder le lit de préférence la tête haute, position demi-assise, le cou libre, couché sur l\u2019oreille saine et dans une chambre fraîche.Il ne faudra pas oublier l\u2019antiseptie du nez et de 957 la gorge, laquelle sera strictement effectuée pendant et après l\u2019otite.B) Rétablissement de l\u2019audition.Il ne faut pas compter toujours sur une issue favorable, quoique cette otite si elle est bien traitée évolue généralement vers la guérison spontanée.Il existe des moyens d\u2019empêcher des lésions de se produire: enfoncement du tympan, synéchie, rigidité des osselets qui sont la cause de troubles auditifs définitifs: 1° L\u2019aération de la caisse par le procédé de Politzer dont l\u2019efficacité est grande.2° Le massage du tympan.3° Les ondes courtes.4° La radiothérapie.Comme ces différentes méthodes font partie d\u2019un chapitre de thérapeutique spéciale nous n\u2019insisterons pas davantage, et nous ne ferons que les signaler et vous recommander de diriger votre malade vers un confrère de votre choix, pour entreprendre le plus tôt possible un traitement qui doit être commencé aussitôt que les phénomènes aigus sont totalement disparus.C) Prévenir les récidives.Cette affection est.sujette aux récidives; elle est toujours liée à l\u2019existence d\u2019une lésion nasale ou rétro-nasale.C\u2019est ici que le traitement prophylactique a son indication particulière.II.L\u2019otite exudative.L\u2019otite moyenne a franchi le stade congestif ou simplement catarrhal pour en arriver à la formation d\u2019un exudat; c\u2019est la deuxième étape de l\u2019injection qui tantôt s\u2019y arrête, tantôt la brûle pour aller jusqu\u2019à la suppuration (Larmoyez).Cet exsudat a une action antiseptique et quoique positif au début, 1l devient.stérile (Lannois).Il n\u2019y a pas a redouter ni mastoïdite ni accidents septiques, ni complications cérébrales, mais c\u2019est la tendance à la chronicité ou la tendance aux récidives.Le pronostic doit être réservé.Le malade, comme son médecin, doit être mis en garde et au courant de la question.Il ne faut lui promettre ni 958 une prompte guérison, ni l\u2019absence de récidives, ni la disparition complète de sa surdité ou des bourdonnements.On peut lui promettre que, s\u2019il se soumet à des règles d'hygiène et s\u2019il peut suivre un traitement convenable, il ne présentera pas de suppuration et n\u2019aura pas de complications.Ce traitement comprend la douche d\u2019air ou le cathétérisme selon leurs indications respectives et la paracentèse du tympan ou la ponction aspiratrice ou thérapeutique de la caisse, qui semble aujourd\u2019hui présenter certains avantages quoiqu\u2019elle ne soit pas encore de pratique courante et qui, d\u2019ailleurs, comme la précédente, ne peut et ne doit être pratiquée à tous propos, mais qui semble ici bien indiquée et fortement recommandée dans cette forme.La décongestion de l\u2019oreille par l\u2019Auralgan, le régime hygiéno-diététique, les traitements physiques (ondes courtes et radiothérapie à petites doses et longtemps continues), amèneront sans doute une amélioration sinon la guérison; enfin on n\u2019aura recours aux traitements chirurgicaux que si l\u2019on n\u2019a pas obtenu de résultats.Toutefois, il faut être prudent, le moins interventionniste possible, dit Laurens.« Il en est des épanchements catarrhaux et séreux intra- tympaniques comme de celui de toutes les cavités closes où le trocart doit être pris seulement dans des conditions déterminées; mais il faut savoir attendre, il faut savoir agir à temps, et si après avoir tenté un traitement résolutif rigoureux, l\u2019épanchement persiste, ainsi que la surdité, il faudra pratiquer la paracentèse », et nous croyons que nous devons nous en tenir aux mêmes indications quant à la ponction de la caisse qui semble vouloir se substituer à la paracentèse.IT.L\u2019otite moyenne aiguë suppurée.Le traitement comporte deux indications: à) prévenir les accidents immédiats dus à la rétention du pus, par l\u2019incision et le drainage; - b) prévenir les accidents tardifs dus à l\u2019infection secondaire.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1942 Toute otite moyenne purulente aiguë ne condamne pas le malade à la paracentèse.« Le radicalisme de ceux qui incisent systématiquement le tympan, et l\u2019absolutisme de ceux qui s\u2019en abstiennent par routine, laissent dans leur intervalle, une place pour un sage opportunisme auquel nous devons nous rallier.Très différente sera notre manière d\u2019agir selon que nous interviendrons avant ou après la perforation du tympan.Avant, nous sommes maître de la situation, après nous ne pouvons que subir le cours des événements.» Frc.5.\u2014 Tympan dans l\u2019otite scarlatineuse \u2014 nécrose.Otite grippale.Phlyctènes.(Laurens.) Le traitement différera complètement: 1° si le tympan n\u2019est pas encore perforé; 2° si la tympan est perforé.1° Le tympan n\u2019est pas encore perforé.Il y a indication d\u2019évacuation du pus.Pour ce qui est des médecins, la majorité est abstentionniste, soit par négligence ou insouciance, soit systématiquement.Elle redoute toute intervention active et institue un traitement par instillations et une médication calmante et laisse à la nature le soin de guérir leur malade.Leur argument se comprend: a) pourquoi recourir aux soins d\u2019un otologiste lorsque le tympan se perfore seul; b) l\u2019otite guérit spontanément bien souvent; c) la paracentèse faite par un auriste n\u2019empéche pas toujours les complications.Il existe dans cet argument une petite part de vérité et une grande part d\u2019erreur.Contre-indications de la paracentèse.Elle ne doit pas être pratiquée même si le tympan est - \u2014 am a mage te.ES LAPOINTE: OTITE MOYENNE AIGUË rouge et paraît bombé: a) lorsque les douleurs d\u2019oreilles sont modérées; b) lorsque l\u2019audition n\u2019est pas notablement diminuée; c) lorsque la fièvre est modérée; d) lorsque les réactions labyrinthiques et encéphaliques sont nulles.Mais pour justifier l\u2019abstention il faut que toutes ces conditions soient simultanément remplies.Il faudra agir comme dans l\u2019otite catarrhale, les applications humides chaudes et la glycérine phéniquée ou de l\u2019Auralgan et activer la résolution de l\u2019otite.On verra le tympan pâlir et se rétracter, l\u2019audition revenir et les douleurs diminuer d\u2019intensité.C\u2019est une affaire de sens clinique que de savoir quand cesser ce traitement.Indication de la paracentèse.Elle doit toujours prévenir la perforation spontanée.Si l\u2019on hésite à la pratiquer, il vaut mieux se décider à la faire que de s'abstenir, car une paracentèse inutile n\u2019a peu d\u2019inconvénient, tandis que l\u2019omission peut entraîner la mort.Il faut la considérer dans deux cas particuliers.A) Otites simples.a) Les douleurs sont violentes, empêchent toute occupation, sont dues à la compression des nerfs de la caisse par l\u2019exulat abondant sous forte pression.Il y a généralement dans ces conditions des douleurs mastoïdiennes, si les douleurs sont continues et croissantes.Quant à la rage d\u2019oreilles, mal nocturne des enfants qui est vite oublié au réveil, elle n\u2019appelle pas toujours l'aiguille à paracentèse.b) La surdité.Elle doit être très accentuée, surtout si elle est labyrinthique.c) La fièvre et le mauvais état général relevant de la lésion auriculaire et non de l\u2019affection causale ou à une affection concomitante.Pour justifier la paracentèse, il suffit d\u2019un seul de ces symptômes.Quant aux indications autoscopiques elles sont utiles mais occupent souvent le second rang.« S\u2019ll y a discordance entre l\u2019objectif et le subjectif, ce n\u2019est que dans les enseignements fournis par le spéculum qu\u2019il faut placer sa confiance.N'oublions pas que tel tympan simplement grossi par un œdème 959 inflamatoire peut faire croire à tort à une caisse remplie de pus sous pression et qu\u2019inversement tel tympan épais scléreux peut ne pas manifester à l\u2019extérieur ce qui se passe derrière lui; aussi bien résulte-t-il de ces considérations que tous médecins attentifs appelés auprès d\u2019un auditif aigu peut et doit même, en toute ignorance de l\u2019examen du tympan, peser les indications d\u2019une paracentèse ».Sa valeur est incontestable.C\u2019est une opération admirable qui a bien des fois sauvé la vie des malades.Trop timides ou peu au courant de la technique autoscopique, les plus anciens en méconnaissent les mérites.Certains la considèrent comme dangereuse et craignent la surdité secondaire.Ils s\u2019abstiennent par ignorance ou déconseillent par préjugés et deviennent les fauteurs de graves accidents.B) Otites compliquées.a) Les symptômes cérébraux tels que céphalée, abrutissement, somnolence, stase papillaire, vomissements, raideur de la nuque et convulsions réclament la paracentèse d\u2019urgence.Il se présente surtout chez le nourrisson et dans la seconde enfance.Tous ces signes disparaissent rapidement après la paracentèse.b) Les signes d\u2019inertie du labyrinthe peuvent être mis en évidence par l\u2019examen acoumétrique et l\u2019examen vestibulaire.c) Complications péri-auriculai- res.Dans ces cas, il est souvent trop tard pour amener la disparition des accidents.d) Dans l\u2019otite aiguë au cours de la scarlatine et de la thyphoïde, on doit s\u2019attendre à des lésions graves et rapides qui ne se manifestent pas généralement dans ces cas.2° Le tympan est déjà perforé.a) Perforation suffisante.On s\u2019en assurera, par la cessation des douleurs, par la température normale; s\u2019il n\u2019y a aucun signe de réaction labyrinthique, par un examen autoscopique ct de la suppuration.b) Perforation insuffisante.Si les douleurs persistent, ainsi que la fièvre, et la réaction méningée, si après nettoyage du conduit, le pus réapparaît immédiatement et se reforme rapi- 960 dement, le drainage est insuffisant.Elargir la perforation et recourir à la mastoïdectomie, l\u2019aiguille devant faire place à la gouge ou au maillet.Une fois la paracentèse faite, deux indications à remplir comme traitement consécutif: 1° éviter la rétention purulente; 2° éviter l\u2019infection secondaire.Les soins post-opératoires comprennent plusieurs méthodes.1° Les bains d\u2019oreilles généralement appliqués par le malade lui-même.2° La méthode des pansements humides, c\u2019est-à-dire les injections et lavages du conduit qui doivent être généralement pratiqués par l\u2019auriste.3° La méthode de pansements secs, c\u2019est-à- dire le drainage du conduit par une mèche stérilisé accompagné d\u2019un pansement occlusif.De toute façon, les conditions d\u2019un bon drainage c\u2019est un nettoyage parfait du conduit auditif, et son asseptie et comme ces conditions sont difficiles à remplir par le malade lu1- même, il faut souvent recourir à l\u2019aide de l\u2019o- tologiste.Conclusions 1° Les affections aiguës de l\u2019oreille se montrent avec une fréquence extrême.Il faut toujours y penser et les traiter avec beaucoup de soins.2° Les affections de l\u2019oreille sont extrêmement graves.3° Elles entraînent des complications souvent mortelles ou alors des lésions chroniques qui, à leur tour, demanderont ou détermineront des complications analogues, ou des interventions chirurgicales sérieuses qui auraient pu être évitées si le traitement n\u2019avait pas été négligé dans la période aiguë.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1942 4° Elle guérit souvent sinon toujours si elle est reconnue et traitée convenablement et à temps.5° L\u2019otite n\u2019est pas un symptôme, mais une maladie et son traitement a une répercussion immédiate sur tous les autres signes et la proposition inverse reste inopérante.6° L'opération précoce précédée d\u2019un dépistage précoce surtout chez le nourrisson et l\u2019enfant peut sauver la vie à de nombreux enfants.7° Le nombre d\u2019otites méconnus chez le nourrisson est considérable et c\u2019est trop souvent au laboratoire d\u2019autopsie que l\u2019on confirme ces « affirmations audacieuses » ou que l\u2019on constate malheureusement la conclusion des travaux de Renaud et de bien d\u2019autres auteurs qui ont suscité et trouvent encore de nombreux sceptiques.8° En cas de soupçon de mastoïdite chez le nourrisson, on doit intervenir même en l\u2019absence de signes locaux.9° Les symptômes qui vous mênent au diagnostic d\u2019otite chez les enfants sont plus souvent d'ordre pédiatrique qu\u2019otologique.10° Egalement la décision dans le choix du traitement est plutôt d\u2019ordre pédiatrique qu\u2019otologique.Le refus d\u2019aliments, la déshydratation, la diarrhée, la fièvre sont des facteurs qui peuvent marquer soit une myringo- tomie, soit une trépanation mastoïdienne.«Il faut la dépister quand elle est méconnue ou latente, la reconnaître à sa juste valeur quand elle est manifeste et ne pas la négliger ou l\u2019ignorer mais la traiter convenablement et précocement.» « Nous souhaitons une étroite collaboration entre l\u2019otologiste et le pédiatre.» Le traitement de l\u2019otite comprend donc un ensemble de moyens thérapeutiques soit d\u2019ordre médical ou chirurgical qui devraient être judicieusement appliqués et adaptés dans chaque cas particulier. MOUVEMENT MÉDICAL VERRES OPHTALMIQUES TEINTÉS ! - Par Emile BLAIN, Hôpital Notre-Dame (Montréal).En ophtalmologie, cette question des verres teintés a toujours été reléguée au second plan.Encore, de nos jours, on semble s\u2019en désintéresser facilement et la tendance veut que seuls, les lunettiers s\u2019en chargent, au meilleur de leurs connaissances et de leur profit.Pourtant, le problème en est un d\u2019oculisti- que.Et l\u2019on s\u2019en rend bien compte, surtout à cette saison-ci de l\u2019année, où tant de gens nous demandent conseil à ce sujet.Pour être en mesure de formuler des directives dans ce domaine, il convient d\u2019en connaître, au moins, les principes élémentaires.On s\u2019aperçoit vite, en abordant cette étude, que c\u2019est un nid à controverse, où la concurrence commerciale vient en conflit avec les exigences scientifiques.Hélas! le mercantilisme l\u2019emporte, trop souvent, sur le bon sens physiologique et l\u2019hygiène tout court.Les grandes firmes d\u2019optique inondent le marché d\u2019une foulc de produits, tous plus vantés et exploités les uns que les autres.Les consommateurs en voient de toutes les couleurs (c\u2019est le temps ou jamais de le dire), et paient parfois, de leur confort visuel, la tapageuse réclame qu\u2019on leur impose.Pour s\u2019y comprendre, un tant soit peu, il faut établir une théorie de base, sur laquelle on peut s\u2019appuyer pour discuter; on doit, ensuite, étudier les qualités et défauts des spécimens en cours; puis, on peut alors, tirer des conclusions médicales pratiques au point de vue oculaire.RAISON D\u2019ÊTRE DES VERRES TEINTES.On peut dire, en principe, que la lumière 1.Communication à la 3e Réunion de l\u2019Association des Ophtalmologistes et des Oto-rhino-laryngologistes, le 9 mai 1942, Trois-Rivières.solaire se compose de 39 pour 100 de radiations visibles (violet, bleu, vert, jaune, orange et rouge) ; de 60 pour 100 de radiations infrarouges, et de 1 pour 100 de radiations ultraviolettes, ces deux dernières catégories, invisibles à l\u2019œil.Les radiations visibles sont salutaires, et l\u2019on ne doit les estomper que lorsqu\u2019elles deviennent trop intenses, ou qu\u2019elles touchent des appareils visuels malades.Inversement, les rayons ultra-violets et infra-rouges sont dommageables pour le vision; les premiers, à effets chimiques, en irritant surtout les couches externes du globe oculaire; les autres, à effets thermiques, en agissant plutôt sur les membranes profondes.On admet que les ultraviolets peuvent causer des brûlures jusque sur la rétine; on soupçonne les infra-rouges des mêmes méfaits, sans cependant en avoir la certitude.En général, dans les latitudes et altitudes moyennes, la lumière est incapable d\u2019action nocive.Au contraire, c\u2019est un élément stimulateur appréciable.Il en découle que l\u2019illumination ordinaire n\u2019exige aucune protection contre l\u2019éblouissement.Si elle semble parfois en requérir, c\u2019est qu\u2019elle tombe sur des yeux anormaux, atteints la plupart du temps, d\u2019un vice de réfraction.Et alors, les mêmes yeux se réconcilient avec la lumière, dès que l\u2019erreur visuelle est compensée par une correction adéquate.Il existe, pourtant, des conditions spéciales d\u2019éclairage, où l\u2019œil sain se trouve exposé à des excès lumineux qui dépassent ses moyens.Tel est le cas dans les hautes montagnes, où le soleil brille d\u2019un éclat inaccoutumé; ou encore, sur les surfaces miroitantes de la mer, des plages, des déserts, des plaines tropicales, des 962 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1942 champs de neige ou de glace, où la réverbération intensifie l\u2019action solaire.De même en est-il, dans certaines industries, où les sources d\u2019éclairage sont portées à une très haute température: fonderies de métaux ou de verres, ateliers de soudure électrique, studios de prise de vues, cliniques de rayons ultraviolets, etc.Il est incontestable que dans tous ces endroits, l\u2019œil doit se protéger, à la fois, contre l\u2019éblouissement des radiations visibles, et contre les longueurs d\u2019ondes destructives des radiations ultra-violettes et infra-rouges.En pathologie oculaire, on rencontre aussi des circonstances où l\u2019œil accuse une hypersensibilité marquée à la lumière.Il en est ainsi chez les albinos, essentiellement dépourvus de défense pigmentaire; chez les opérés de cataracte, dont les troubles de diffusion sont accrus par la perte du cristallin opacifié; et dans les yeux longtemps soumis à une dilatation pupillaire par l\u2019atropine.Le même phénomène se produit encore dans certaines lésions de la rétine et de la choroïde, où le repos fonctionnel obligatoire demande une atténutation profonde de la lumière.En somme, ce qui offense l\u2019œil, dans toutes ces éventualités, c\u2019est l\u2019éblouissement.Et, au fait, qu\u2019est-ce donc que l\u2019éblouissement, sinon un ensemble d\u2019interférence et de malaise visuels résultant d\u2019un éclairage indu?Pour parer à cet inconvénient, l\u2019optique a imaginé des verres teintés, chargés d\u2019absorber l\u2019excès des radiations visibles, et d\u2019intercepter du même coup, les rayons ultra-violets et infra-rouges du spectre.Si les lentilles colorées répondent à ce besoin, elles ont leur raison d\u2019être.Et, c\u2019est à cette condition expresse, qu\u2019elles cessent d\u2019être une simple aventure commerciale, pour entrer dans les cadres de la thérapeutique.VALEUR DES VERRES TEINTÉS ACTUELS.Les manufacturiers d\u2019aujourd\u2019hui cherchent une formule idéale, qui assure le maximum de visibilité, avec la vision nette de toutes les couleurs.Pour y arriver, ils mélangent, au verre blanc en fusion, divers oxydes métalliques, qui donnent au matériel terminé, des teintes corras- pondantes.De cette façon, ils parviennent à créer presque toute la gamme des couleurs: fumé, ambre, marron, orangé, vert, bleu, mauve, améthyste, et tous leurs dérivés possibles.Autrefois, le docteur Fieuzal, à Paris, et Sir William Crookes, en Angleterre, avaient réalisé chacun pour son compte, une innovation qui n\u2019était pas sans mérite.La première, jaune-orangé, interceptait bien les ultra-violets, et transmettait assez fidèlement le coloris visible.Dans sa migration vers l\u2019Amérique, le verre Fieuzal a modifié sa couleur pour passer au verdâtre, mais n\u2019a pas, pour cela, perdu ses principales caractéristiques.La deuxième, d\u2019un fumé neutre, arrêtait aussi les ultra-violets.Elle a joui d\u2019une grande réputation, pour un temps, mais on lui a reproché par la suite, d\u2019interdire le passage du jaune, et de déformer ainsi le champ des couleurs.Puis, le verre Uro-Punctal, de fabrication européenne, se vanta de combattre effectivement les infra-rouges.Sa popularité n\u2019a guère dépassé l\u2019Europe, malgré sa prétention d\u2019être l\u2019article de choix contre les radiateurs calorifiques extrêmes des jours d\u2019été.Le succès de tes trois découvertes n\u2019y suffisant plus, on s\u2019ingénia partout, à inventer une composition ralliant tous les suffrages.On en arriva à mieux standardiser les produits, et à donner une lentille plus stable, faite de bons ingrédients.On baptisa cette trouvaille de tous les noms imaginables (chaque compagnie a le sien), et on la gratifia, d\u2019une fabrique à l\u2019autre, de toutes les nuances de l\u2019arc-en-ciel: Ultrasin, Phylax, Filtrays, Roviex, Cruxite, Soft-Lite, Aninfra, Azurine, Macbeth Delight, etc., etc.Et grâce à une politique nouvelle, on ne vendit plus ces modèles que sur ordonnance.(Du moins, pour la plupart.) Ces dernières années, de nouveaux types américains sont apparus, qu\u2019on appelle Calo- BLAIN: VERRES OPHTALMIQUES TEINTÉS bar, Chromat et Ray-Ban.Ce sont autant d\u2019appellations différentes pour désigner une valeur sensiblement équivalente.D\u2019un joli vert-pâle, ces créations ont été l\u2019objet d\u2019une savante réclame.On les a même trouvés dignes de figurer officiellement dans l\u2019armée, la marine, et l\u2019aviation de certains pays de notre hémisphère.Plus récemment encore, le Polaroid a fait sa trouée.C\u2019était, en couleur neutre ou verte, la mise au point d\u2019une originalité.Le Polaroïd offre comme particularité, d\u2019absorber les ondulations horizontales de la lumière réfléchie, cause reconnue d\u2019éblouissement.Mais, sous sa forme primitive, cette nouveauté a créé des déceptions.Sa valeur filtrante devient compromise, dès que la tête s\u2019incline de côté.De plus, la matière plastique interposée entre ses deux lamelles de verre ne conserve pas indéfiniment sa surface lisse, et perd de son effet.On a depuis, remédié à ces lacunes, et l\u2019ont peut maintenant inclure dans le composé, la correction optique pour la distance.Enfin, depuis toujours, le verre fumé simple à continué d\u2019exister.Et présentement, bien des ophtalmologistes le considèrent l\u2019égal de n\u2019importe quel autre compétiteur.Tous ces verres spéciaux sont assortis en trois ou quatre tons gradués, (I-II-III-IV, ou A.B.C.D.), qui agissent proportionnellement sur l\u2019apport lumineux et les rayons invisibles.INDICATIONS DES VERRES TEINTÉS.Munis des renseignements qui précèdent, sur la nocivité de la lumière, et sur les moyens disponibles pour la combattre, que doit-on répondre à ceux qui s\u2019informent de l\u2019opportunité des verres absorbants et du choix à faire?Sans crainte d\u2019erreur, on peut affirmer d\u2019abord que la très grande majorité des gens n\u2019en ont pas besoin, sauf dans de rares occasions.Dans les conditions usuelles des climats tempérés, le verre teinté doit être proserit.Je sais bien que c\u2019est un refuge commode pour ceux, qui, en mal d\u2019originalité, y trouvent une façon élégante d\u2019accentuer leur personnalité.Mais, ce n\u2019est pas une raison suffisante pour priver l\u2019œil de sa part de lumière saine, et le 963 rendre, par la suite, incapable de la supporter sans photophobie.A ceux qui se plaignent, sans raison apparente, de la crudité de l\u2019ensoleillement, il convient de recommander un examen de vue.Une simple réfraction révélera souvent la cause de l\u2019anomalie.Une amétropie banale est au fond de toute l\u2019affaire.Il s\u2019agit de la neutraliser immédiatement par des lunettes blanches appropriées, et l\u2019intolérance disparaît comme par enchantement.Quand on est susceptible de porter des verres teintés, on doit se procurer des verres ponctuels (Punctal), qui corrigent dans toutes les directions du regard.Ce sont des transparents sérieux, surfacés et polis comme il convient.On n\u2019a pas le droit de recourrir à de la marchandise d\u2019occasion, faite de celluloide et de vitrerie commune, prescrite à tort et a travers par le marchand de tabac ou le bazar du coin.Ces accessoires boîteux ne feraient qu\u2019augmenter les malaises.Et ce n\u2019est pas sans raison, que dans un certain état américain, la vente de cette camelote est prohibée.Les amétropes véritables, à qui les lentilles absorbantes s\u2019imposent, doivent incorporer leur correction optique dans leurs verres teintés.Ceci est une loi fixe qui joue dans la majorité des cas.En effet, comment voulez-vous qu\u2019un œil en tire avantage, s\u2019il doit lutter en même temps, et de par ses seules forces, contre l\u2019insuffisance visuelle co-existante?Mais, dira-t-on, si le verre teinté renferme la correction optique, peut-on s\u2019en servir à l\u2019intérieur?ou vaut-il mieux à cette fin, utiliser une lentille blanche?L\u2019expérience veut que le port des lunettes colorées soit interdit dans la maison.Il va de soi que la visibilité est moins taxée avec un verre blanc, et qu\u2019il faut profiter complètement des radiations visibles déjà pas trop intenses dans nos foyers, nos bureaux ou nos usines.Il peut se glisser ici, une objection d\u2019ordre économique.Si le patient ne peut se procurer deux paires de lunettes, une pour l\u2019extérieur et une autre pour l\u2019intérieur, il se tirera d\u2019affaire en ajustant, pour sortir, à sa monture 964 ordinaire, un petit écran teinté d\u2019ailleurs peu dispendieux.Que de comptables, commis ou couturières ont souffert de leur vue, pour s\u2019être obstinés à porter constamment, des lunettes teintées, incompatibles avec leur travail! La loi générale ne reconnaît que deux exceptions.La première concerne les métiers spéciaux déjà mentionnés, où précisément, la besogne s\u2019accomplit devant des éclairages très puissants: fonderies, studios de cinéma, ete.Dans ces cas, les verres teintés et corrigés sont de mise, tant que dure la corvée.La seconde exception comprend la classe de ceux qui souffrent de la lumière, soit à cause d\u2019une maladie oculaire, soit à la suite d\u2019une intervention chirurgicale sur l\u2019œil.Sans aucun doute, ceux-là ont besoin de protection à l\u2019intérieur comme à l\u2019extérieur.Si la chose est possible, ils se trouvent mieux de combiner à leurs verres teintés, leur prescription optique.Quand la fusion des deux n\u2019est pas pratique, comme après l\u2019opération de cataracte ou dans les crises d\u2019iritis, on se sert commodément de verres noirs qui tiennent les yeux au repos.Mais, en dehors de ces contingences peu com- -munes, il faut s\u2019en tenir à la vieille formule: pas de verres teintés, ailleurs que dans les illuminations excessives ou dangereuses.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1942 C\u2019est l\u2019avis unanime, recueilli par le docteur Arno E.Town, de New-York, lors d\u2019une enquête menée par lui, auprès d\u2019un grand nombre d\u2019ophtalmologistes en vue.Cinquante pour cent des médecins consultés déclarèrent alors, que les verres teintés, employés dans d\u2019autres circonstances, étaient nusibles.Ils se montrèrent tous d\u2019accord pour ne recommander que les lentilles absorbantes élaborées.Et vingt-cinq pour cent n\u2019affichèrent aucune préférence pour une marque particulière 2.Quant à savoir quel ton de coloris il sied d\u2019adopter, parmi les trois ou quatre variétés de chaque modèle, l\u2019usage prévu doit seul servir de guide.Pour les exercices en montagnes, sur les plages, ou sur les cours d\u2019eau, les teintes plus foncés (III-IV ou C.D.) sont indiquées.Pour la rue, les degrés plus pâles (I-IT et A.B.) dominent, surtout si l\u2019œil opère le moindrement.Il serait inconvenant et d\u2019ailleurs difficile, de discuter des mérites individuels de chaque verre breveté.Qu\u2019il suffise de dire que la plupart des échantillons récemment endossés par les maisons fiables sont de bonne qualité, et qu\u2019il s\u2019agit d\u2019y choisir judicieusement.Ce qui importe, avant tout, c\u2019est de savoir s\u2019en priver, quand ils ne sont pas strictement nécessaires.2.Extrait de Sight Saving Review, juin 1940. ÉDITORIAL Bulletin de UEssociation des Médecins de Langue Francaise de VAmeérique du Mord (Fondée à Québec en 1902) L'Union Médicale dU Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 71 \u2014 N° 9 Montréal, septembre 1942 LA MÉDECINE ET LA GUERRE Séance de médecine militaire au prochain Congrès de l'Association des Médecins de langue française de l'Amérique du Nord.La médecine et la guerre, le médecin et l\u2019armée ont été associés étroitement au cours des âges.Cette association cependant a été encore plus intime et mieux organisée depuis le début du XIXe siècle.On ne peut penser au médecin à la ligne de feu, à l'arrière ou dans les hôpitaux de base, sans évoquer la figure du baron Larrey, illustre médecin aux armées de Napoléon et qui institua les ambulances volantes; sans rappeler le rôle éminemment humanitaire du Suisse Dunant, qui réalisa la fondation de la Croix-Rouge au cours de la bataille de Solférino entre Autrichiens, Italiens et Français; sans mettre en relief la noble personnalité de Florence Nightingale, qui s\u2019illustra en se dévouant aux blessés sur le champ de bataille, durant la guerre de Crimée.Mais combien d\u2019autres dévouements! Combien d'autres héros inconnus de la médecine au cours des hostilités entre les nations! La médecine est toujours là où se trouvent la souffrance et la mort.On doit estimer et comprendre son rôle aux armées.Ce rôle devient de plus en plus complexe et étendu à mesure que la médecine elle- même évolue et que les engins de guerre se compliquent et se multiplient.Autrefois, la médecine s\u2019efforçait à ramener la guérison.De nos jours, elle se fait, en plus, préventive et recourt à une technique de plus en plus compliquée.L\u2019hygi¢ne des camps, la vaccination des soldats et leur 965 sélection nécessitent toute une science spécialisée.Les exigences énormes de l'aviation obligent à une sélection sévère des aspirants, à une surveillance de tous les instants de la santé des aviateurs et à un arsenal technique d\u2019une grande complexité.La marine comporte également ses besoins médicaux.Aussi, faut-il que le médecin civil soit instruit, au moins dans les grandes lignes, des éléments de ces rapports entre les médecins et les armées.Le public même ne doit pas s\u2019en désintéresser complètement.Le Congrès de l'Association des Médecins de langue française de l'Amérique du Nord, qui tiendra ses assises du 14 au 17 septembre à Montréal, a organisé une séance de médecine militaire qui, par son intérêt, son haut patronage et par la distinction des invités d'honneur, sera un événement de grande importance.Les médecins qui assisteront à ce Congrès pourront, de la sorte, s'instruire de la médecine de guerre, qui est véritablement devenue une spécialité avec ses techniques, ses notions d\u2019épidémiologie, de physiologie normale et pathologique.Cette séance aura lieu le mardi 15 septembre, à 9 heures P.M., à l'hôtel Mont- Royal.\"Trois conférences y seront prononcées respectivement par le docteur A.-G.La Roche, Surgeon Commander, R.C.N.V.R., Senior Medical Officer, Pacific Coast; par le docteur Jules Mercier de Québec, Lieute- nant-Colonel R.C.A.M.C., Médecin Chef de la 5e Région Militaire, et par le docteur L.- M.Emard, Commandant d\u2019Escadre, Officier Médical principal de la Région d'Entraînement No 3.Ces trois médecins, militaires distingués, traiteront des rapports de la médecine avec la marine, l\u2019armée et l'aviation.La séance sera présidée conjointement par le Colonel R.-M.McGibbon, D.M.O., M.D.No 4; par le Colonel P.Gaboury, Commandant de l\u2019Hôpital Militaire No 17; par le docteur A.Marin, vétéran de la der- 966 nière guerre, médecin du 22e Régiment.Elle a été placée sous le haut patronage de Sir Eugène Fiset, Lieutenant-Gouver- neur de la province de Québec; Commodore R.-W.Ryan, D.M.S./Aviation; Brigadier R.-M.Gorssline, D.G.M.S./Armée; Surg.Capt.A.McCallum, Med.D.G./Marine.Sans aucun doute, cette séance consacrée a la médecine de guerre constituera une des activités les plus importantes du XVIIe Congrès de l\u2019Association des Médecins de langue française de l'Amérique du Nord.Elle mettra en vedette trois médecins canadiens-français qui occupent, dans la marine, les armées de terre et de l'air, des situations d'importance et de responsabilité.Ces trois médecins nous instruiront de données médicales dont ils ont une connaissance acquise dans l'exercice de leurs fonctions.Nous devons leur être reconnaissants qu\u2019ils aient consenti à contribuer aux activités du Congrès; leur coopération rehaussera assurément sa qualité.R.A.+ + \u201cLE SECOURISME \u201d « Le plus que son possible » a toujours été de mise pour la médecine canadienne: francaise et doit actuellement étre un mot d'ordre de toute première considération; et - ce n\u2019est pas parce que l\u2019on croit faire beaucoup que l\u2019on doive pour cela ne pas faire davantage.En regard de l\u2019article intitulé « La médecine et l\u2019œuvre secouriste » par le Dr Armand Rioux, médecin très qualifié en la matière, article que l\u2019on pourra lire attentivement dans le présent numéro, nous croirions à propos d'offrir les quelques considérations suivantes, non pas tant pour compléter, que pour souligner l'importance du sujet traité.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, septembre 1942 Le médecin se rend facilement compte qu'une partie de plus en plus importante de la population canadienne-française est devenue très au courant des éléments du « secourisme »; l'intérêt « de nos gens » est éveillé à ce sujet et de plus en plus le médecin est assailli de questions, de demandes d'explications, et de « problèmes secouristes » à élucider; il doit répondre à tout cela de façon pertinente et « dans le ton » ou si l\u2019on veut « à la manière de ».I] doit accompagner ses explications de toute une série de petits trucs tout aussi surprenants qu\u2019efficaces.Encore faut-il les connaître, ces trucs, ou y penser, et c\u2019est là que l\u2019on peut avoir une petite surprise embarrassante si l\u2019on a négligé de se tenir au courant des « nouveautés » dans ce domaine des activités paramédicales.D'une manière générale, le médecin ne peut se permettre de négliger cet aspect de la médecine préventive; prévention de complications coûteuses et pénibles à la suite d'accidents qui auraient pu évoluer rapidement vers la guérison; prévention de la mort dans bien des cas où des mesures appropriées n\u2019ont pas été appliquées par un public jusqu'à date ignorant.Le médecin se doit de se tenir à la page de tous ces petits secrets, à plus forte raison au cours des époques que nous traversons.Mais cela n\u2019est pas suffisant, et précisément à cause des temps que nous vivons, à cause de l'intérêt croissant manifesté par le public canadien-français vis-à-vis de ces activités secouristes, à cause des obligations sociales inhérentes à notre profession, à cause de notre responsabilité qui doit être comprise dans le sens pratique, à cause de l\u2019abnégation et du dévouement qui resteront toujours notre gros lot, et finalement, parce que l\u2019enseignement fondamental du « secourisme » est du ressort médical et doit rester tel, à cause de tout cela et de que sais-je encore, le médecin canadien-français ÉDITORIAL doit s\u2019occuper activement du « secourisme », et s\u2019il peut partager les séances de démonstrations pratiques avec des aides bénévoles et qualifiées, il doit se réserver, à notre sens, l\u2019enseignement et l\u2019explication des principes de base, des notions anatomo-physio- logiques, des « pourquoi », du «faire » ou du «ne pas faire » en tel ou tel cas; et cela sera toujours de son domaine.L\u2019abstention de la médecine canadienne-francaise dans ce cas serait, nous en sommes convaincu, une erreur trés grande et dont les effets seront directement imputables à notre négligence ou incompréhension.Et l\u2019on peut facilement se représenter la multiplicité des conséquences désastreuses sous des aspects très divers.Négligence ou abstention, sans parler de la critique qui, elle, a très mauvaise grâce surtout quand elle provient de personnes qui ignorent tout de la question ou refusent leur concours.967 Le Dr Antonio Barbeau, dans son livre intitulé Sous les platanes de Cos, disait dans des termes beaucoup plus élégants que l\u2019on pouvait toujours trouver quelque chose de bon un peu partout en prenant la peine d\u2019y bien regarder.Dans le domaine du « secourisme », ayons la curiosité de parcourir le petit manuel de l\u2019Association Ambulancière Saint-Jean et demandons-nous : « Pouvons-nous trouver mieux?» Le jugement à rendre sera facile; on constatera de quelle façon l'expérience a su simplifier les choses.Et si l\u2019on veut trouver le blessé dans les meilleures conditions possibles en attendant le traitement, on se rendra vite à l'évidence qu'il y a là pour le médecin un appel qu\u2019il ne peut ni ne doit ignorer s\u2019il veut conserver son rôle et « se consacrer aux besoins des temps ».C.-A.GAUTHIER. VARIÉTÉS ee ve ORIGINE ET ÉVOLUTION DE L\u2019ANATOMIE DESCRIPTIVE Par Eugène ST-JACQUES, Professeur honoraire de l\u2019Université de Montréal.I Des temps anciens à la Renaissance La médecine antique fut essentiellement empirique.Il y avait des raisons à cet état primitif: c\u2019est qu\u2019elle manquait de bases anatomiques et physiologiques.Hindous, Assyro-Babyloniens et Egyptiens ne procédaient que par traditions, bien rudimentaires, et par empirisme.A la vérité, les Assyro-Babyloniens consultaient les cadavres d\u2019animaux sacrifiés, mais c\u2019était plutôt pour étudier le prognostic de la maladie et l\u2019avenir du malade.C\u2019était le foie qu\u2019ils étudiaient, ainsi qu\u2019en témoignent les modèles en bronze et en terre cuite portant des inscriptions liturgiques trouvés dans les fouilles orientales.Il est étonnant que les Egyptiens ne nous - aient pas laissé de données précises en anatomie, puisqu\u2019ils ouvraient les cadavres pour les embaumer.Mais cette insuffisance s\u2019explique bien.L\u2019incision pour l\u2019ouverture du cadavre était faite près du pubis et c\u2019est par elle qu\u2019ils éviscéraient les organes internes sans se rendre compte de leur position respective.Quant au cerveau, on le vidait par le nez à l\u2019aide d\u2019un crochet.Ceci fait, on remplissait les cavités avec des aromates et de la gomme; puis on enroulait autour du cadavre de la tête aux pieds des bandelettes enduites de gomme qui le mettaient à l\u2019abri de l\u2019air et de la putréfaction.C\u2019est ainsi que tant de momies sont venues jusqu\u2019à nous, des tombeaux égyptiens, entre autres celles du grand Sesostris et du sympathique Tut-An-Kamen si bien conservées.Il faut venir jusqu\u2019à l\u2019ÉCOLE D\u2019ALEXANDRIE qui fleurit durant les trois derniers siècles avant l\u2019ère chrétienne.Alexandrie, fondée en 332 av.J.-C.par Alexandre le Grand, au cours de son expédition au désert de la Lybie où il était allé pour honorer et sacrifier au dieu Amon, était devenue sous les Ptolémés le grand centre intellectuel du monde.Sa bibliothèque célèbre par tous les pays de la Méditerranée, contenait les traductions de toutes les œuvres grecques.Elle continuait les traditions helléniques et l\u2019influence des grandes écoles d\u2019Athènes.Aristote en était le grand patron.N\u2019allez pas croire qu\u2019il ne fut que philosophe.Il était fils de médecin et médecin lui-même et se distingua hautement en Sciences naturelles.Il était d\u2019une connaissance encyclopédique pour le temps.C\u2019était l\u2019époque où vivaient ces grands mathématiciens que furent Euclide et Archimède et Ptolémé le grand géographe.C\u2019est à Alexandrie que des connaissances anatomiques un peu précises commencent à se dessiner avec Aristote pour le règne animal et avec Hérophile et Erasistrate pour l\u2019homme.HÉROPHILE Il naquit 300 ans av.J.-C.et avait pris son éducation à l\u2019île de Cos.Il semble avoir acquis son expérience sur des cadavres humains, ceux des suppliciés et des condamnés à mort.Ga- lien nous dit que Hérophile fut le premier à disséquer le cadavre humain.Il découvrit ce confluent veineux à la base du cerveau auquel il à laissé son nom: le pressoir d\u2019Hérophile.Il aperçut les vaisseaux chylifères que, beaucoup plus tard, Aselli dévait décrire.Il étudia le système nerveux et décrivit les nerfs et montra le retour de l\u2019arc nerveux des extrémités au ST-JACQUES: ORIGINE ET ÉVOLUTION DE L\u2019ANATOMIE DESCRIPTIVE centre et du centre aux extrémités.11 placa le siège de l\u2019intelligence au cerveau alors que Aristote le plaçait au cœur et il distingua le cerveau du cervelet.C\u2019était déjà beaucoup pour l\u2019époque.ÉRASISTRATE Il est né en 310 av.J.-C.Il avait étudié à l\u2019école du Cnide.Il montra la continuité des artères aux veines « par des vaisseaux très- ténus » devançant Malphigi, sans la belle précision de ce dernier.* * Xk Si de l\u2019Alexandrie des Ptolémés nous passons à ROME, nous y trouvons une chose étrange.Les Romains ne produisirent aucun médecin distingué: tous ceux qui pratiquèrent à Rome furent des grecs de naissance et de formation.Ainsi en fut-il de Archagatus, de Asclépiades, de Celse, Diomède et Galien.GALIEN Le plus fameux d\u2019entre eux fut Galien qui pratiqua à Rome au 1le siècle de l\u2019ère chrétienne.Il avait aussi étudié à Alexandrie.Très entendu en dissection animale, il expérimenta en physiologie sur les animaux.Il établit la distinction entre le cerveau et le cervelet ainsi qu\u2019entre les deux hémisphères et différentia les nerfs.Avec beaucoup de prescience, il signala qu\u2019à des lésions d\u2019organes correspondaient des viciations de fonction.En fait, il fut un pionnier en physiologie expérimentale, devançant ainsi Servet, Harvey et Claude Bernard.Mais son malheur fut qu\u2019il ne semble avoir disséqué que des animaux et ainsi ses erreurs anatomiques se sont-elles prolongées jusqu\u2019à la Renaissance, à Vésale, car durant plusieurs siècles ses travaux firent loi.Après Galien, il y eut une éclipse avec les dépradations et les massacres par les barbares germains venus de leurs forêts d\u2019Outre-Rhin: les Huns, Gots, Visigoths et Vandales qui firent table rase de tout.969 Heureusement que les savants de Bysance nous transmirent leurs œuvres gréco-romaines et, à leur tour, les Arabes par leurs grands traducteurs, surtout Johannitus et Janus, tous deux de Bagdad, ainsi que les Juifs, dont quelques-uns étaient parmi les plus instruits de l\u2019époque, les aidèrent à nous transmettre les traditions des siècles précédents.Les ARABES ajoutèrent-ils aux connaissances anatomiques?Peu ou pas.C\u2019est en mathématiques, chimie et pharmacologie qu\u2019ils se distinguèrent.Ils inventèrent l\u2019algèbre, les balances de précision, la courbe des miroirs et importèrent la boussole de Chine.Chercheurs de la pierre philosophale, ils furent amenés à découvrir la cornue, la distillation et l\u2019alambic et nous donnèrent des préparations méde- cinales et des nouveaux médicaments: tels le camphre et la myrrhe, le séné, le santal et le cubeb, la rhubarbe et le quassia, l\u2019aconit et le mercure.C\u2019est à eux que nous devons les premières ordonnances pharmacologiques, comme aussi le papier qui supplanta le papyrus et le parchemin, fort dispendieux, et devait aider ainsi à la diffusion des connaissances humaines, en attendant l'imprimerie que Guttenberg devait découvrir au XV siècle.On comprend que les Arabes n\u2019aient rien ajouté à l\u2019anatomie humaine, car le Coran leur défend de porter une main sacrilège sur le cadavre humain, voire même de reproduire l\u2019être humain, les animaux et les fleurs.Malgré tout, on demeure aussi étonné qu\u2019admirateur quand on voit les merveilles de la Mosquée de Cordoue, du palais de l\u2019Alhambra à Grenade et de l\u2019Alcazar de Séville où seules des arabesques et des versets coraniques font les frais de ces décorations merveilleuses; quel éclat de couleurs: or, bleu, rouge, jaune, orange dans ces arabesques aux volutes étranges! Pendant que les Arabes développaient la médecine à leur manière par leurs grands cli- 970 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1942 niciens, Rhazes et Avicennes, Janus et Johan- nitus, à Bagdad, d\u2019autres à l\u2019université d\u2019AI- al-Zar au Caire ainsi que Albucasis, Averroes et Avenzoar en Espagne poussaient haut la réputation de la médecine arabe.*%* * Cependant, vers le VIe siècle, se développait au fond du golfe merveilleux de Salerne une école qui allait servir en Occident de transition entre le passé et l\u2019avenir: c\u2019était l\u2019ÉCOLE DE SALERNE.Nous ne connaissons pas de paysage plus enchanteur que ce golfe de Salerne, comme nous l\u2019avons vu sous un soleil radieux.Salerne, à proximité de Ravallo et Amalfi, est tapi à mi-montagne au fond de sa baie radieuse.Protégé au sud par le promontoir de Pæstum, il est garni au nord par la pointe de Sorrente.Développé autour d\u2019un couvent et d\u2019un hôpital fondés par les Bénédictins, Salerne devint bientôt la première école laïque du monde occidental, où l\u2019on enseignait en quatre langues: le grec, le latin, l\u2019hébreu et l\u2019arabe.Son professeur le plus distingué fut Constantin l\u2019Africain, un polyglotte remarquable.On y venait de toutes les parties de l\u2019Occident et de la Méditerranée.C\u2019est ce qui y attira les Normands, ces coureurs des mers, qui ont laissé de leur passage en ces parages des merveilles architecturales telles que la cathédrale de Monréale et la chapelle Palatino, ainsi que la cathédrale de Palerme et les églises d\u2019Amal- fiet de Salerne.Salerne fut plus célèbre par son Regimen Salernitum que par sa contribution à l\u2019anatomie.Cependant, il semble que ce fut à Salerne que fut faite la première démonstration de dissection humaine en publique, autorisée qu\u2019elle fut tous les cinq ans par Frédéric II, roi de Naples.Mais l\u2019anatomie de l\u2019époque continuait toujours les erreurs de Galien.Ceci nous amène à la Renaissance où l\u2019esprit humain va commencer à se libérer de ses entraves et prendre son envol.(à suivre) - LA MÉDECINE ET L\u2019ŒUVRE SECOURISTE Par Armand RIOUX, Président de la section de Québec de l\u2019Association Ambulancière St-Jean.«C\u2019est le propre des grands cœurs de découvrir le principal besoin des temps, là où ils vivent et de s\u2019y consacrer.» LACORDAIRE.Comme après tout choc sismique de quelque gravité, l\u2019on se trouve en face de transformations multiples qui donnent une nouvelle apparence aux choses et créent des obligations pour le moins temporaires aux êtres et aux sociétés qui s\u2019alimentent aux sources de la philantropie et dont les œuvres de miséricorde remplissent toutes les clauses de la charte; de même l'humanité, depuis la guerre, subit des perturbations troublantes qui imposent aux générations montantes de nouveaux devoirs et qui sont le point de départ de très impérieux appels.À peine en 1914, venions-nous de terminer nos humanités, qu\u2019il nous a bien fallu nous rendre à l\u2019évidence et constater que, de tous les dieux mythologiques, Mars était celui qui portait le sceptre et la couronne et que les peuples ne connaissaient plus le charme des bucoliques et des pastorales, trop tôt remplacé par le sillon foulé aux pieds et qui reste stérile et le bruit de ces engins de guerre qui ne laissent même plus les forêts et les montagnes sans écho.En effet, 1l était décrété que le sang n\u2019avait pas encore assez abreuvé le sol de nos pères, que les hameaux qui venaient à peine de reconstruire leurs clochers, devaient s\u2019ensevelir sous de plus vastes décombres, que les armes qui avaient servi à abattre le Goliath européen, devaient céder le pas à des monstruosités mécaniques faites pour une plus rapide destruction et construite pour le carnage.« 1939 » se leva sur un monde encore en haleine qui n\u2019avait pas encore relevé toutes ses ruines et dispersé toutes ses cendres.La philantropie qui, bien des siècles auparavant, avait donné naissance au secourisme, imposa aux nations en guerre la nécessité urgente de lever une armée de secouristes, porteurs de la Croix de Malte et fiers d\u2019une devise devant laquelle toutes les autres doivent s\u2019incliner: « Ayons foi et travaillons pour le bien de 'Humanité.» L\u2019Association Ambulancière Saint-Jean trouva alors un terrain fertile a l\u2019expansion de ses activités et les résultats merveilleux obtenus par son labeur ne peuvent que nous excuser de vous parler de ses origines, de ce qu\u2019elle est encore en ces jours endeuillés et de ce qu\u2019elle devrait être pour la grande famille médicale.L\u2019Ambulance Saint-Jean, pour ceux qui ne la connaissent pas, est une œuvre que nous pourrions appeler essentiellement de miséricorde; elle a des ramifications dans tous les pays du monde, du moins dans ceux où l\u2019homme n\u2019est assimilé à la bête et où son corps a encore la noblesse que lui confère une âme immortelle, directrice de tous ses mouvements et inspiratrice de nobles et impérissables actions.Ses origines remontent à la première croisade; elle fut alors militaire et française par le nombre de ses chefs et de ses chevaliers.Favorisée par les successeurs de Pierre, elle fut mêlée à tous les événements de la Palestine durant les quatre siècles qui suivirent sa fondation.Puis en 186%, cet ordre, religieux au début, subit certaines transformations qui, à la suite de la conférence internationale de Genève, amenèrent la fondation de l\u2019Association Ambulancière Saint- Jean, en 1877, par le Grand Prieuré, dans le Royaume Britannique de l\u2019Ordre Vénérable de l\u2019hôpital Saint-Jean-de-Jérusalem.Au Canada, elle existe depuis un quart de siècle environ.Cette œuvre vint à son heure et elle se chargea d\u2019enseigner les rudiments nécessaires pour soi- 972 gner convenablement ces blessés qui avaient dû payer leur tribut à une modernisation obligatoire, mais combien exigeante.Elle ne faisait que répondre à un besoin pressant et très rapidement elle vit son palmarès couvert des noms de ceux qui lui durent une vie, sans elle tranchée trop prématurément, avant d\u2019avoir produit des œuvres stables et nécessaires.A chaque période de la vie, ont vu le jour de ces organisations nées du besoin du moment et de la charité de ceux qui ont trouvé une terre propice à sa germination.Elles surent, au cours des âges, apporter un appoint nécessaire pour contre-balancer les effets d\u2019un égoïsme nocif et d\u2019un individualisme déprimant: elles apportèrent aux miséreux de la vie et de la fortune, ces rayons sans lesquels la route à suivre serait trop sombre et les fleurs trop uniformément dépourvues de leur satin! Si tout mouvement tire sa noblesse de la grandeur du but à atteindre et de la misère profonde de ceux pour qui il est mis en branle, il semble que nous devrions nous incliner bien bas devant ceux qui ont pensé, un jour, qu\u2019en se penchant sur la misère humaine, l\u2019on se relève grandi, qu\u2019en versant le baume sur un corps ensanglanté, l\u2019on se rapproche du Voyageur de Samarie et que l\u2019on mérite les paroles élogieuses décernées à son acte par le Grand Thaumaturge.Les années passèrent durant lesquelles le chercheur se penche fièvreusement sur sa table de travail pour y trouver sinon la pierre philosophale, du moins de quoi rendre l'homme plus heureux en multipliant les oasis et en aidant à la poursuite d\u2019un farniente qui devait enfin combler les aspirations des plus exigeants, mais les humains se lassèrent un jour d\u2019être heureux et ils firent servir à leur destruction, ce que le laboratoire avait trouvé de mieux pour diminuer l\u2019usure consécutive à une vie trépidante, et les outils que l\u2019usine avait forgés pour aider à son confort et mettre plus de soleil dans son existence.Cette orgie de sang, de massacre et de destruction à laquelle il nous faut de nouveau assister, trouva toute préparée l\u2019Association L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1942 Ambulancière Saint-Jean, qui s\u2019avéra alors l\u2019un des moyens les plus efficaces pour contrebalancer les effets de ce carnage universel et pour limiter à leur stricte minimum, les tertres et les croix qui menacent de transformer tout le sol de notre planète en un vaste et macabre tumulus.Ses aides multiplièrent et multiplient encore leurs efforts et partout où se trouve l\u2019un de ses centres, se trouvent des écoles de secouristes qui prêtent main forte aux hommes de l\u2019art débordés par l\u2019ampleur du cataclysme.Ils relevèrent les blessés de Londres et pansèrent ceux de Coventry.On vit leurs brassards dans les mansardes comme dans les palaces; ils furent les premiers dans les abris effrondrés comme dans les caves, où se devinait la souffrance.L\u2019ampleur et les dangers de la lutte les trouvèrent toujours aguerris et fiers de servir de rempart à l\u2019éternelle faucheuse.Ce qu\u2019ils font aujourd'hui, sous les bombes, à la lueur des incendies, avec une trousse d\u2019urgence et des gazes à pansements, vaut bien l\u2019effort du fantassin devant les obus et la mitrailleuse.Leur héroïque sacrifice mérite certes que nous nous inclinions devant eux, que nous buvions à la même coupe un courage identique et que nous nous préparions au pire, comme s\u2019il devait arriver demain, avec l\u2019aurore.Eloignés de tant de milles, me dira-t- on, séparés du carnage par l\u2019étendue des océans et par des espaces presque infinis, comment peut-on croire un instant, que ces attilas modernes verront leur horde saccager nos villes et détruire nos campagnes?Ce n\u2019est pas vous dire une chose que vous ignorez que de croire en la possibilité d\u2019un nouveau Coventry en terre canadienne.Il ne faut plus parler d\u2019éloignement pour excuser une inertie coupable ou pour masquer une inquiétude croissante.Il ne s\u2019agit pas d\u2019être comme l\u2019autruche dont l\u2019on connaît la réaction devant le danger; il faut regarder le péril bien en face pour essayer d\u2019en conjurer les désastreux effets.Il nous faut nous rendre à l\u2019évidence et ouvrir les yeux que ferme encore le calme d\u2019une vie tranquille, mais que le vrombissement des avions et le sifflet des usines de guerre de- J = 2 Se .a\u2014 ~ RIOUX: LA MÉDECINE ET L'ŒUVRE SECOURISTE vraient éclairer de toute la lumière que comporte l\u2019évidence même.Il y a, à n\u2019en pas douter, des lenteurs qui deviennent des crimes, des négligences qui peuvent être bientôt mortelles.Le Centre de Québec de cette association née de la philantropie et qui a pris de s1 fortes racines dans le champ de nos œuvres de bienfaisance, a cru qu\u2019il incombait à ses directeurs et aux médecins chargés de l\u2019enseignement secouriste, de faire leur part pour que, si un tribut doit être, sur nos rives, payé à Mars, il soit le moins lourd et le moins inhumain possible.Ils ont commencé à préparer sur une grande échelle, la population de la ville et des environs afin qu\u2019elle soit prête devant tout ce que cette guerre peut nous ménager de hasard.Ils ont fait plus, et avec l\u2019assentiment du Centre Provincial de l\u2019Association, avec l\u2019aide du sous-ministre de la Santé et des médecins des Unités Sanitaires, avec le concours d\u2019aides bénévoles devant lesquels nous devons nous incliner bien bas, ils se sont rendus, il y a quelque temps, organiser la côte gaspésienne.Ils ont fait en sorte que soient enseignés aux pêcheurs échelonnés le long d\u2019un rivage sur lequel il y a peu de médecins, les éléments nécessaires pour traiter un choc nerveux et traumatique, une hémorragie grave, une asphyxie par immersion ou une fracture et une luxation.En ce faisant, ils ont la conviction d\u2019avoir aidé à la sauvegarde de la vie des nombreux marins que la guerre a déjà échouer sur ces grèves, depuis quelques semaines.Les cours cependant sont donnés de telle sorte, que les prérogatives normales du médecin sont en tous points protégées.Il est d\u2019abord et surtout enseigné au futur secouriste qu\u2019il ne doit jamais outrepasser certains droits qui lui sont conférés par les circonstances; on ne lui parle que de blessures graves qui peuvent rapidement mettre la vie d\u2019un malade en danger quand et parce que le médecin ne peut être immédiatement rejoint; encore en est-il que son premier devoir reste 973 celui de faire prévenir l\u2019homme de l\u2019art en tout premier lieu; son aide reste toujours, de ce fait, motivé par ces trois choses: gravité immédiate de la blessure, menace pour la vie, st un traitement urgent n\u2019est pas institué et absence de tout médecin.On ne peut que féliciter un secouriste qui remet, à qui de droit, un corps endolori peut-être, mais non un moribond pour qui les secours de la science sont devenus inutiles et qui ne sera plus bon que pour les dalles de la morgue ou la table de dissection.Il semble que cette œuvre, qui rallie les.suffrages médicaux dans plus d\u2019un pays d\u2019Europe, devrait trouver plus d\u2019êtres de bonne volonté au sein de notre famille esculapienne.Il serait logique de penser que cette besogne ne devrait plus rester l\u2019apanage de quelques cœurs mieux outillés et de quelques âmes plus nobles.II faut, au contraire, que l\u2019on nous aide, par tous les moyens, à la faire grandir, à lui faire donner cent pour un.Le but à atteindre, l\u2019urgence de ce mouvement, l\u2019intérêt physique des nôtres en font une nécessité et un devoir impérieux.Aucun obstacle ne peut vraiment nous séparer de ce que la gravité du moment a.transformé en une obligation urgente.Il faut bien songer que la vie étant le plus grand bien qui soit ici-bas, après la vie de l\u2019au-delà, il s\u2019en suit que tout ce qui peut servir à la protéger doit être assimilé aux connaissances les plus précieuses et à la plus précieuse de toutes les philosophies et que c\u2019est à nous surtout que devrait appartenir l\u2019obligation de vulgariser ces connaissances para-médicales; tant de choses s\u2019ingénuent à la détruire, qu\u2019il ne peut y avoir de meilleur mécène que celui qui travaille à la sauvegarder et à la faire s\u2019épanouir plus vivace et plus forte.Le sentiment que l\u2019on aura de ne pas avoir reculé devant un devoir impérieux et nécessaire, sera une récompense, sinon adéquate, du moins satisfaisante et, pourquoi ne pas le dire, tout à fait philantropique. MÉDECINE PRATIQUE THÉRAPEUTIQUE DU NOURRISSON Les aliments de régime.- Diète hydrique.Préparations amylacées.Cure de fruits.Les régimes sans lait.Diète hydrique La diète hydrique consiste à supprimer tout aliment et à ne faire ingérer que de l\u2019eau bouillie pure.Il faut donner au moins 150 grammes d\u2019eau par kilo de poids.La diète hydrique est indiquée à la phase aiguë toxique du choléra infantile.Elle doit durer tant que les phénomènes toxiques ne sont pas disparus, soit une moyenne de trois jours.En cas d\u2019hypothrepsie sérieuse et surtout d\u2019athrepsie, elle ne devra jamais durer plus de 12 à 24 heures.Si l\u2019enfant vomit, on donnera l\u2019eau bouillie glacée à la cuillère; s\u2019il refuse l\u2019eau pure, ce qui est rare, on pourra remplacer l\u2019eau bouillie par une infusion extrêmement légère de thé ou de menthe (LA litre d\u2019eau bouillante sur une pincée de feuilles de thé ou de menthe) ; ces infusions peuvent être, au besoin, édulcorées avec un peu de saccharine (1 comprimé de Ogr,05 pour un demi-litre).Préparations amylacées Pour passer de la diète hydrique au régime normal, on se trouvera bien d\u2019employer les décoctions de substances amylacées, surtout les décoctions de riz, qui ont des propriétés antidiarrhéiques connues depuis les temps hippocratiques.On peut également utiliser des préparations complexes, comme le bouillon de légumes.Ces décoctions, dans les cas de diarrhées, peuvent remplacer avec avantage l\u2019eau bouillie dans la formule des 24 heures ou encore, comme: le bouillon de légumes, servir à la préparation des bouillies claires.Ne jamais oublier que le bouillon de légumes est une préparation qui contient 5 grammes de chlorure de sodium par litre; il faudra donc éviter, au moment de son emploi, les injections à doses massives de sérum physiologique, et en cesser l\u2019usage en cas d\u2019œædèmes.Cure de fruits La cure de fruits dans l\u2019alimentation des nourrissons est de date relativement récente.On emploie soit la purée de pommes crues ou de bananes crues, soit la poudre de pommes ou de bananes.C\u2019est principalement dans les syndromes dysentériques que la cure de fruits est indiquée, en particulier chez les enfants de plus d\u2019un an, capables d\u2019ingérer une quantité appréciable d\u2019aliments solides.Les résultats sont excellents.Une diète hydrocarbonée, additionnée de babeurre, permettra de passer sans difficulté de la cure de fruits au régime normal.! Les régimes sans lait Dans ces dernières années, des essais ont été faits pour alimenter avec succès les nourrissons avec des régimes sans lait.Les formules proposées renferment des protéines, des graisses, des hydrates de carbone, des sels minéraux, des acides aminés, des vitamines et des calories en quantité suffisante; mais l\u2019expérience clinique a montré que l\u2019emploi prolongé de ces préparations avait un retentissement fâcheux sur la nutrition et la croissance et qu\u2019il fallait un minimum de lait de vache pour permettre le développement harmonieux et intégral de l'enfant.Paul LETONDAL.1.Voir L\u2019Union Médicale du Canada, avril 1937, p.437. \u201cTL Union Medicale Nos journaux Septembre 1873.Sous ce titre, le Naturaliste Canadien publie dans sa livraison du mois d'août, un article dont nous extrayons le passage suivant : «La médecine a un bien digne organe dans l\u2019Union Médicale, et il serait à souhaiter que cette utile publication fut mieux appréciée et plus connue.Quoique spécialement dévouée à l'art de guérir, le choix des matières et la manière dont elles sont exposées font de cette publication un journal des plus intéressants pour toute personne instruite.On se forme généralement, en ce pays, de fausses idées sur les spécialités.La plupart des personnes lettrées en en voyant les productions, se hâtent de passer outre, comme à la porte d\u2019un sanctuaire réservé aux seuls adeptes.C\u2019est certainement là une erreur.Initiés aux clefs des sciences par nos études tant collégiales que particulières, nous devons, sans doute, laisser aux spécialistes la tâche de seruter les coins obscurs de leurs domaines respectifs, d'approfondir les questions encore contestées, de reculer les bornes de l\u2019inconnu; mais nous devons aussi nous faire un devoir de nous mettre en état d\u2019apprécier les succès obtenus, d\u2019applaudir avec connaissance au progrès, et par cela même de bénéficier des conquêtes de ceux qui s\u2019en constituent les champions, pour le bien général de la communauté.La médecine d\u2019ailleurs étant l\u2019art de conserver, de restaurer la santé, peut-elle ne pas nous intéresser d\u2019une manière toute spéciale?Et sans vouloir usurper les fonctions de l'homme de l\u2019art, voulons-nous, lorsqu\u2019il faudra nous prévaloir de ses services, dans des cas où peut- être il ne s\u2019agira de rien moins que de nous conserver la vie, voulons-nous nous constituer patients dans toute la force du terme, et remettre nos intérêts les plus chers entre les mains d\u2019un homme dont on ne pourra pas même juger de la capacité, sans pouvoir apprécier par nous-mêmes, jusqu\u2019à un certain point, l\u2019opportunité des procédés dont on fera usage?Nous ne saurions donc trop encourager nos lecteurs à prendre des abonnements à l\u2019Union Médicale.Ses articles sur les charlatans, dans ses derniers numéros, sont tellement frappés au coin du bon sens et de la morale publique, qu\u2019ils auraient dû être répétés par tous les autres journaux pour être lus de tout le monde.Il va sans dire que cette publication est de rigueur pour tous les médecins, particulièrement ceux des campagnes, où l\u2019isolement, le manque d\u2019auteurs et mille autres distractions faisant perdre le goût de l\u2019étude, laissant souvent en peu d\u2019années, nos Esculapes avec une médecine fort rouillée, se renfermant ou Canada\u2019 en 1873 dans une étroite routine qui peut a peine les faire distinguer de nos plus vulgaires charlatans.» = kk Nouvelles médicales \u2014 Le journal «The Clinic», de Cincinnati, a la date du 16 août dernier, nous apprend que le choléra a presque disparu de cette ville et que l\u2019on entretient aucune crainte qu\u2019il ne devienne épidémique.Deux ou trois cas mortels seulement sont rapportés chaque jour au Bureau de Santé.\u2014 Le même journal rapporte un triste accident arrivé dans le bureau du docteur Wm M.Mussey, de la même ville.Un jeune homme, en apparence d\u2019une bonne santé, se présenta au médecin pour faire panser une blessure qu\u2019il avait reçue aux doigts, par suite d\u2019un accident.Le chloroforme ayant été administré, le jeune homme succomba subitement avant d\u2019être complètement sous l\u2019effet de l\u2019anesthésique.\u2014 Le « Medical Record » nous apprend qu\u2019il existe 14,000 pharmacies aux Etats-Unis et que le nombre de personnes engagées dans le commerce s\u2019élève au chiffre de 135,000.\u2014 L\u2019audace des industriels malhonnêtes est inconcevable.Le prof.Davis se plaint dans le « Medical Examiner» de Chicago, qu\u2019une foule de charlatans éhontés prétendent qu\u2019il approuve le traitement prôné dans leurs annonces.Mais le propriétaire du « Bloom of Youth », préparation destinée à réparer des ans l'irréparable outrage, va encore plus loin.II fait annoncer que le prof.Sayre, de New-York, apres une analyse soignée, a prononcé qu\u2019il n\u2019y avait aucun danger à se servir de cette préparation, tandis que le fait est que ce même professeur a lu, il y a quelques années, un travail devant < l\u2019Association Médicale Américaine », pour mettre le public en garde contre cette même préparation qui avait déjà produit, à sa connaissance, plusieurs cas sérieux de paralysie saturnine.La loi ne peut-elle mettre un terme à de tels abus?\u2014 Le docteur Agnew a été nommé professeur d'Hygiène au Victoria College, Toronto.\u2014 1 élément saburral domine généralement dans la caractéristique de Tétat médical actuel.Les diarrhées infantiles sont nombreuses et se font remarquer par leur gravité habituelle.Toutefois, le nombre de décès chez les enfants tend à diminuer depuis que les grandes chaleurs sont disparues.Il existe encore beaucoup d\u2019embarras gastriques et quelques dysenteries.\u2014 Nous reproduisons l\u2019entrefilet suivant du «Pionnier de Sherbrooke » pour l\u2019avantage de ceux qu\u2019il pourrait intéresser. 976 «Un jeune médecin trouverait une bonne position à Sainte-Catherine de Hatley, en ce district.La population du canton de Hatley est considérable; les canadiens français de la localité sont déjà très nombreux et il y a là chance d\u2019avancement sous tous les rapports.Nous recommandons cette localité aux jeunes médecins en voie de s\u2019établir.Ils feront bien de remarquer aussi qu\u2019il n\u2019y a point de médecin à neuf milles à la ronde.Ceux qui désireraient d\u2019autres renseignements peuvent s\u2019adresser à M.Fleury de Lagorgendière, notaire et maître de poste du lieu.Son adresse est comme suit: Kate-Vale, via Hatley- nord.» \u2014 M.le docteur Beaubien, d\u2019Ottawa, vient d\u2019étre nommé Coroner conjoint avec M.le docteur Van- cortland pour la ville d\u2019Ottawa et le comté de Car- leton.C\u2019est une nomination du Gouvernement local d\u2019Ontario.\u20141I1 a plu a Son Excellence le Lieutenant-Gou- verneur de nommer Alexis Charbonneau, écuyer, médecin de la paroisse de l\u2019Assomption, à la charge de Coroner du district de Joliette, conjointement avec Laurent Désaulniers, écuyer, de la ville de Joliette.\u2014 Dans un ouvrage récent, M.Albert Puech consigne quelques chiffres intéressants sur les naissances multiples.Après avoir établi la statistique de Nimes, puis celle du département du Gard, l\u2019auteur applique la même étude à la France entière et constate que pendant une période de huit années, c\u2019est-à-dire de 1858 à 1865, il y a eu en France: 8,298,226 accouchements simples; 83,729 ?doubles; 1,005 \u201d triples; 4 » quadruples.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1942 Si, prenant une carte de France, on la divise par deux lignes transversales en trois grandes régions, on reconnaît bien vite que les accouchements doubles sont plus fréquents dans la région du Nord que dans la région du centre, et plus rares dans la région du Midi que dans les deux autres.\u2014 I] paraît que les doctoresses ne sont pas vues d\u2019un bon œil par Sa Majesté le Tsar de toutes les Russies.En effet, le Gouvernement russe a lancé un ukase défendant aux étudiants du sexe féminin de l\u2019Université de Zurich de rentrer en Russie, parce que leur affiliation avec les projets des radicaux et la vie immorale qu\u2019elles mènent, seraient propres à corrompre la jeunesse du pays.Cet ordre a eu pour résultat de disperser les élèves qui vont maintenant chercher leur instruction à Paris, à Munich et aux autres Universités.Le Sénat de l\u2019Université de Zurich a protesté par voie diplomatique contre les assertions du gouvernement russe.D'un autre côté, les cours de justice ont prohibé l\u2019entrée de l\u2019Université d\u2019Edinbourgh aux élèves du sexe féminin.Pourquoi les femmes qui possèdent ordinairement de si puissants moyens de faire ouvrir la bourse de leurs maîtres et seigneurs, ne fondent-elles pas des écoles où elles pourraient acquérir, si elles le jugent à propos, l\u2019instruction requise pour faire de bonne gardes- malades, des accoucheuses utiles, voire même des doctoresses en règle.\u2014 Les trois Facultés Médicales de Montréal ouvriront leurs cours à la même époque, cette année, mercredi, premier octobre prochain.À l\u2019Ecole de Médecine, M.le docteur D\u2019Orsonnens est chargé de la lecture d\u2019introduction qui aura lieu à 3 heures, p.m.Au Collège McGill, la séance de rentrée commencera a 11 heures, a.m.M.le docteur Trenholme donnera le discours d\u2019ouverture au Collège Bishop. Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prie de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le «Quarterly Cumulative Index Medicus»: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Méd-psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE Henry Ashley CARR.\u2014 Traitement de l\u2018attaque aiguë d\u2019asthme bronchique par l'injection intraveineuse d'aminophylline.\u201cThe Journal of Laboratory and Clinical Medicine\u2018, 25: 1295 (septembre) 1940.Un des premiers exemples de l\u2019action thérapeutique des corps puriques dans le traitement de l\u2019asthme est la disparition de la crise à la suite de l\u2019ingestion d\u2019une tasse de café chaud.Le fait a été noté en particulier par Sollmann qui attribue ce phénomène à un mécanisme tant psychique que bronchial.On connait depuis longtemps l\u2019actior.antispasmodique et dilatatrice de la caféine sur l\u2019appareil bronchique et son action stimulante sur les centres nerveux respiratoires.Récemment d\u2019autres corps puriques se sont montrés actifs dans la crise d\u2019asthme, en particulier la théophylline ou aminophylline.Dans de nombreux cas, on a constaté que l\u2019aminophylline relève notablement la capacité vitale des poumons, abaisse la pression veineuse et intratrachéale, sans provoquer de modifications du pouls et de la pression artérielle.De plus, l\u2019aminophylline faciliterait l\u2019absorption de l\u2019adrénaline chez les \u2018sujets réfractaires à cette drogue.1 Dans cet article l\u2019auteur rapporte ses observations recueillies dans 41 cas d\u2019asthme traités a la « Fourth Medical Division of Bellevue Hospital ».Sur ce nombre, vingt-deux cas étaient nettement réfractaires à l\u2019adrénaline; ils furent traités par des injections intraveineuses d\u2019aminophylline.Dans tous les cas.l\u2019aminophylline fut administrée par voie intraveineuse à la dose de 048 en solution dans 2 c.c.d'eau distillée.Dans un tiers des cas on observa quelques réactions telles que: vertiges légers, nausées, vomissements, céphalée, douleurs thoraciques; il n\u2019y eut cependant aucun incident ou accident alarmant.Vingt-deux malades ont reçu un total de 78 injections d\u2019aminophylline.Il ne fut tenu compte ni du poids, ni de l\u2019âge, ni du sexe des malades traités.ANALYSES Dans la moitié des cas la sédation de la crise fut immédiate; chez les autres malades la sédation n\u2019apparut que 20 à 30 minutes après l'injection.La séda- tion à la suite de l'injection de l\u2019aminophylline se maintint de une heure à quelques jours.Dans aucune il ne fut nécessaire de renouveler l\u2019injection en moins de deux heures.Dans aucun cas on observa une réactivation à l\u2019adrénaline.Plus de la moitié de ces malades ne reçurent qu\u2019une seule injection d\u2019amino- phylline et ne présentèrent aucune crise dans la suite.De ses observations, l\u2019auteur formule les conclusions suivantes: 1° L\u2019aminophylline, administrée par voie intraveineuse, s\u2019est montrée le médicament le plus efficace dans le traitement des crises d\u2019asthme bronchial rebelles.20 L\u2019aminophylline s\u2019est montrée particulièrement précieuse dans les cas d\u2019asthme réfractaires à l\u2019adrénaline.Honoré NADEAU.Ernst P.BOAS.\u2014 Quelques causes immédiates de l'infarctus du cœur.\u2018The American Heart Journal\u2019, 23: 1 (janvier) 1942.A la suite des travaux de Fitzhugh et Hamilton, l\u2019auteur rapporte une série d\u2019observations personnelles qui démontrent que l'infarctus cardiaque survient souvent à la suite de circonstances facilement reconnaissables et paraissant avoir une relation de cause à effet.1) Les traumatismes non-pénétrants du thorax peuvent être en cause; le mécanisme pourrait s\u2019expliquer par une contusion du thorax, entraînant une contusion du cœur avec hémorragie dans le myocarde ou blessure d\u2019une ou de plusieurs artères coronaires.Un coup de poing pourrait avoir le même effet.2) Bien que l\u2019infarctus du myocarde se produise souvent au repos ou pendant le sommeil, l\u2019effort peut être la cause, ce qui est d\u2019autant plus possible que l\u2019on sait que l\u2019infarctus peut se produire sans thrombose des coronaires.Ceci est important, parce que l\u2019infaretus peut se produire à la suite d\u2019un effort survenu au cours du travail, et alors il faut décider si l'employé a droit à la compensation.Pour qu\u2019il y ait droit, il faut que les symptômes cardiaques accompagnent ou suivent immédiatement l\u2019effort, ou bien il faut qu\u2019il y ait suite continue dans les symptômes entre le moment de l\u2019effort et celui du début de l\u2019incapacité.3) D\u2019après plusieurs observations, il semble bien que les émotions soient capables de produire un infarctus; peut-être est-ce en provoquant une décharge d\u2019adrénaline dans le sang, ce qui déclencherait de la fibrillation ventriculaire. 978 4) Certains travaux expérimentaux et des observations cliniques portent à croire que dans certaines circonstances, des réactions allergiques produisent des attaques d\u2019angine de poitrine ou un infarctus du myocarde; ainsi au cours d\u2019attaques d\u2019asthme, de crises d\u2019urticaire, de maladies sériques, de crises d\u2019ædème angioneurotique.5) Le froid (ingestion de liquide, température extérieure.) peut étre en cause, probablement par spasme d\u2019origine réflexe.6) C\u2019est souvent à l\u2019occasion d\u2019une infection intercurrente (grippe, bronchite.) que se produit un infarctus.7) A la suite d\u2019une opération, le choc ou l\u2019hémorragie peut diminuer le flot sanguin coronarien et causer un infarctus; s\u2019il ne survient que quelques jours après l\u2019opération, il faut penser au point de vue du mécanisme à une modification de la coagulation du sang.8) D'autres facteurs semblent possibles: repas trop abondants, choc électrique, crise d\u2019hypoglycémie, hautes altitudes, chaleur ou humidité exagérées.L\u2019auteur conclut en disant que nos connaissances actuelles sur la physiologie et la pathologie de la circulation coronaire sont à l\u2019effet que le flot sanguin coronarien doit pouvoir satisfaire les besoins du muscle cardiaque; sous l\u2019influence de certaines causes (l\u2019effort, les émotions, le froid et les excès alimentaires sont les plus fréquentes), cet équilibre est rompu par un spasme ou la production d\u2019une hémorragie dans l\u2019épaisseur de la paroi du vaisseau coronarien.Guy DROUIN.PHTISIOLOGIE C.K.ROBERTSON.\u2014 Tumeurs primaires du poumon.\u2018Edinburgh Medical Journal\u201d, 49: 110 (février) 1942.L'auteur fait la revue de la littérature sur les néoplasmes du poumon, des points de vue symptomatologie et clinique.Il fait de plus la revue de 22 cas personnels.L'âge moyen de ses patients était de 63 ans, mais le plus grand nombre s\u2019est trouvé entre 55 et 60 ans.Il y a eu 12 hommes et 10 femmes.Le poumon droit a été atteint plus souvent que le gauche (13-9).Une enquête patiente a été faite auprès de chaque patient pour découvrir le premier symptéme thoracique.Les résultats de ces investigations ont démontré que la douleur thoracique a été le premier trouble chez 10 patients.Six ont eu une douleur de type pleural.Deux ont décrit une lourdeur corrosive: un autre, une douleur aigué en coup de poignard; le dernier, enfin a rapporté une constriction de la partie inférieure du thorax avec une douleur sourde à l\u2019épaule correspondante.L\u2019hémoptisie légère, variable L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1942 de jour en jour, ne dépassant pas le stage de coloration des crachats.Chez 3 suje:s le symptôme initial fut la dyspnée; chez 3 autres, la toux.Chez un seul, il y a eu des métastases: son seul symptôme fut de la difficulté à marcher.Au moment où ces patients avaient été admis à l'hôpital, les symptômes étaient plus marqués.La douleur thoracique a été trouvée chez 17, la dyspnée et la toux chez 21.À ce stage 17 avaient maigri et 21 avaient des crachats mucoïdes, purulents ou teintés de sang.Tous avaient une apparence typique et une pyrexie intermittente chez 5.Le B.W.à toujours été négatif.La bacilloscopie aussi.L\u2019examen clinique de la poitrine a révélé les faits suivants: 9 avec évidence d\u2019épanchement pleural.4 7 7 de consolidation pulmonaire localisée.4 7 ?de bronchite généralisée.3 7 \u201d de surfaces pulmonaires en atélectasie.1 \u201d \u201d de pleurésie fibrineuse.Il n\u2019y a eu aucune histoire de maladie pu!monaire antérieure significative.Le facteur temps équivaut en moyenne à 11 semaines entre le début des symptômes et l'admission.Le diagnostic clinique de cancer des bronches a été confirmé par la radiologie dans chaque cas, et lorsque nécessaire par la bronchoscopie.L'auteur termine en souhaitant la possibilité prochaine d\u2019un diagnostic précoce: la radiothérapie et la chirurgie n\u2019offrant d\u2019espoir qu\u2019aux stades primaires de la maladie.On a droit à plus d\u2019espoir si la triade symptomatique (douleur, toux et expectoration) apparaît au début de la maladie, car dans la plupart des cas le foyer se trouve à la bronche souche si bien accessible à la bronchoscopie et la biopsie.(British Med.Inf.Service-Traduction.) Jean-Philippe PAQUETTE.R.A.HUNTER.\u2014 Le bacille tuberculeux dans les crachats: étude spéciale des formes ramifiées.\u2018\u2019Tubercle Journal\u201d, 22: 257 (novembre) 1941.Jusqu'ici les formes ramifiées du bacille tuberculeux n\u2019ont été trouvées que dans la tuberculose aviaire.L'auteur n\u2019a pas pu trouver de référence sur cette forme ramifiée du bacille, ayant trait aux sécrétions bronchiques.Cependant, il est assez important de savoir que la forme ramifiée peut se rencontrer dans les crachats.Pour ce, il y a trois éléments essentiels: une base microscope, des préparations contra- teintes à l\u2019acide picrique, une recherche patiente.Les crachats choisis pour cette recherche doivent être infestés de bacilles.Ils doivent aussi contenir des formes filamenteuses de 10 à 20 microns.Les spécimens contenant les longs bacilles ne sont pas rares. ANALYSES « Les bacilles à une ou deux ramifications sont décrits comme forme simple; les autres formes, complexes.L'article comporte de nombreuses illustrations des deux formes.Les autres observations intéressantes portent sur les points suivants: 1.\u2014 La disposition du bacille en amas.2,\u2014 La longueur du bacille de Koch dans les crachats (on l\u2019a trouvé beaucoup plus allongé qu\u2019on a l\u2019habitude de le voir décrit).3.\u2014 La disposition des bacilles longs dans les crachats.Dans la plupart des préparations contenant la forme longue et filamenteuse, il y avait des amas de bacilles qui, de toute évidence, étaient passés sûrement des formes complexes au stade de batonnet simple.4.\u2014Il y a peu de variation dans l\u2019évolution des formes ramifiées (il y en a 3 formes).5.\u2014 Adhérence des bacilles à la souche.6.\u2014 Formation de bourgeon.On n\u2019a pas trouvé de foyer primordial dans l\u2019étude des formes allongées.Le nouveau rameau est constitué par un minuscule bourgeon apparaissant sur la souche.L'auteur rappelle qu\u2019on ne peut démontrer la valeur procréatrice de la fraction de souche comme granule initial.Il croit cependant que ce bourgeon a le pouvoir de survie séparée et de produire les formes des bacilles après la disparition du filament souche.L'auteur discute ensuite de la relation entre la forme ramifiée et la reproduction.Il démontre comment les formes complexes sont fragmentées et disposées.Il croit que la forme filamenteuse est le type parfait du bacille de Koch et qu\u2019on ne l\u2019obtient qu\u2019en des conditions idéales.Les formes courtes résultent de la résistance du milieu.si la résistance est élevée le bacille racceureit progressivement, et les formes en rimeaux n\u2019apparaissent pas.La reproduction s\u2019opère alors par la division.En conclusion l\u2019auteur croit que le bacille tuberculeux.à cause de ces observations.devrait être classifié dans la famille des streptoroques.(British Med.Inf.Service-Traduction.) J.-P.PAQUETTE ENDOCRINOLOGIE W.S.COUNSELLER.\u2014 Dix ans d'expérience dans le traitement de la cryptorchidie.\"The Journal of Urology\u2019, 46: 722 (octobre) 1941.L\u2019A.définit la véritable cryptorchidie la présence constante d\u2019un ou des deux testicules au-dessus de l\u2019anneau inguinal externe.Le traitement du te:ticu- le non descendu ne doit étre tenté qu\u2019aprés la puberté puisque jusque-la la descente spontanée peut se faire.Cependant lorsqu\u2019il n\u2019existe qu\u2019un rudiment 979 de scrotum où qu\u2019il n\u2019existe pas de scrotum la descente spontanée est très rare et on pourra alors agir plus vite.Le traitement chirurgical est le traitement de choix et consistera à faire ce que la nature n\u2019a pas fait c\u2019est-à-dire descendre le testicule dans le scrotum et l\u2019y maintenir.Si le scrotum n\u2019est pas développé, tenter un développement par la traction.Ce traitement doit être appliqué le plus près possible de la puberté pour éviter l\u2019atrophie du testicule et les adhérences des tissus aux vaisseaux du cordon.L\u2019A.étudie 224 cas de cryptorchidie vus à la Clinique Mayo de 1933 à 1940.L\u2019âge du patient fera varier le type opératoire.Dans tous les cas, il faudra descendre le testicule dans le scrotum sans amener une tension trop grande des vaisseaux du cordon; ce qui empêcherait le développement et le fonctionnement du testicule.Chez les sujets dans la trentaine, il vaut mieux enlever le testicule à moins qu\u2019une raison d'esthétique ou physique nous en empêche.Sur les 224 patients l\u2019âge varie de 2 ans à 70 ans avec une moyenne de 19.5 ans.La cryptorchidie droite semble la plus fréquente et elle est bilatérale dans 37,9% des cas.Le type opératoire variera avec la position du testicule.Dans la cryptorchidie bilatérale, l'intervention se fera en 2 temps.La hernie inguinale est assez fréquente soit 77,7% des cas et existe presque toujours du même côté que l\u2019ectopie.Le type d\u2019opération veriera suivant la position du testicule et le développement du serotum.L\u2019apé- ration de Meyer qui consiste à fixer la peau du scrotum a la cuisse et le testicu'e au fascia lata.C\u2019est l\u2019opération de choix si le scrotum n'est pas développé et que 'e crémaster tend à faire rétracter le testicule.L\u2019opération de Cabot sera employée lorsque le scrotum n\u2019a pas besoin de traction plus longtemps que le temps de l\u2019hospitalisation.L\u2019opération de Bevan qui permet de rallonger suffisamment le cordon de manière à placer le testicule au- dessous de l\u2019anneau inguinal peut être employée dans certains cas.La castration sera un traitement d\u2019exception dans la première et deuxième décade et ne se fera lorsqu\u2019il y rura atrophie, blessure ou tumeur du testicule.Dans la 2e décade.la castra\u2019icn devient plus fréquente, elle est indiquée dans les cas d\u2019atrophie ou quand il est impossible d\u2019allonger suffisamment le cordon pour p'acer le testicule dans le scrotum sans tension.La castration est à conseille quand on doit laisser un testicule dans l\u2019abdomen où il pourra se transformer en tumeur maligne.Si on ne fait pas la castration.il faut laisser le testicule dans 'e canal inguinal cù l\u2019on pourra le surveiller.Dans 95% des 224 cas les résultats ont été excellents. 980 Quant à l\u2019hormonothérapie pour certains auteurs on obtiendrait de bons résultats dans 60 à 70% des cas, pour d\u2019autres dans 15 à 30%.A la Clinique Mayo, le traitement hormonal a été très désappointant et n\u2019est employé que dans certains cas d\u2019hypogonadisme ou d\u2019hermaphrodisme.Sur 38 patients, aucun résultat, chez 2 cependant on a noté une descente légère.L\u2019A.croit que l\u2019hormonothérapie doit être réservée au petit groupe de patients dont les testicules à la puberté ou fin de la puberté ne sont pas descendus spontanément.Après échec\u2019 du traitement hormonal on doit employer le traitement chirurgical.Arthur BEDARD.GASTRO-ENTEROLOGIE A.B.RIVERS et L.A.SMITH.\u2014 La gastrite simulant 1'ulcére.\u201cAmer.Jour.of Dig.Dis.\u201d 7: 424 (octobre) 1940.A la suite de nombreuses publications la gastrite a pris une place importante en pathologie gastrique.Les auteurs étudient 60 cas de gastrite chronique à symptomatologie particulière, simulant en tout point l\u2019ulcère gastroduodénal et dont le diagnostic fut établi soit après exploration chirurgicale soit après examen gastroscopique.Certaines habitudes de ces patients valent la peine d\u2019être mentionnées: 50% de ces malades étaient des fumeurs invétérés; 50% faisaient usage d\u2019alcool dont 33% de façon immodéré.Sans vouloir faire une classification des différents types de gastrites observés, les auteurs ont constaté chez 84% de leurs sujets des lésions du type chronique crosif ou lypertrophique.Les symptômes cliniques suggéraient la présence d\u2019un ulcère.En premier lieu la périodicité des troubles: dans 23 cas les symptômes d\u2019abord intermittents par périodes, devinrent continus; chez 21 malades l\u2019infection évolua par périodes régulières; 12 présentèrent des troubles continus dès le début de leur maladie.La longueur moyenne de l\u2019évolution fut de 8 ans.En second lieu les douleurs comme dans l\u2019ulcère apparaissent plus ou moins tardivement après les repas de 15 minutes à 3 heures; 57% de ces cas mal- lades avaient des souffrances la nuit entre minuit et 2 heures.La brûlure simple, la crampe ou la faim douloureuse étaient la forme d\u2019extériorisation de la douleur.Souvent après le repas et précédant la douleur vraie, ces malades accusaient des malaises épigastriques sous forme de plénitude de gonflement, de pression associés à des émitations et des régurgitations.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.septembre 1942 Dans 95% des cas la douleur était localisée à la région haute de l\u2019épigastre et derrière le sternum.Dans 60% des cas elle irradiait très haut derrière le sternum et méme vers le cou.On a noté aussi des irradiations vers le thorax gauche ou le dos et méme l\u2019épaule et le bras gauche.L\u2019ingestion d\u2019aliments apporte habituellement une sédation des douleurs de même que les alcalins.Vomissements fréquents mais surtout des régurgitations.Des bématémesses ou du melvens furent constatés dans 33% des cas.Le chimisme fut hyperacide dans 35% des cus avec présume de sang fréquente dans le liquide.Plusieurs patients se plaignent de douleurs provoquées par la pression des vêtements.La radiographie a montré des irrégularités de la muqueuse, témoins de la gastrite dans 21% des cas.Jean-Paul DUGAL.CHIRURGIE R.GHORMLEY et A.ADSON.\u2014 Héman- giome vertébral.\u201cThe Journal of Bone and Joint Surgery\", 23: 887 (octobre) 1941.Les auteurs font d\u2019abord une revue de la littéra ture médicale concernant cette affection osseuse.C\u2019est en 1863 que Virchow découvre à l\u2019autopsie d\u2019une femme âgée deux angiomes de la colonne et un dans le foie.Gerhardt semble le premier à rapporter une paraplégie causée par l\u2019angiome vertébral.Perman et Gold plus tard rapportent des observations semblables.En 1929, Bailey et Bucy font une revue de la littérature.C\u2019est Schmorl qui a fait le plus pour l\u2019anatomie pathologique de la lésion.I! a étudié 3.829 colonnes vertébrales, soit 1,948 hommes et 1,881 femmes.Dans 10.7%, il a trouvé des angiomes, soit 409 cas.La lésion est p'us fréquente chez la femme.Dans 66.5% des cas, il y avait un seul angiome; dans 328%, il y avait deux ou plusieurs angiomes.Le siège de prédilection est la colonne dorsale, surtout la XIIe, puis la colonne lombaire, surtout la IVe.La plupart de ces angiomes ont été une découverte d\u2019autopsie, les patients ne s\u2019en étant jamais plaint, la radiographie étant négative.Pourquoi certains patients souffrent-ils de leur angiome, d\u2019autres aucunement?Selon les auteurs, il y a trois causes possibles de compression : a) l\u2019angiome épidural \u2014 8 cas sur 40, d\u2019Unger; b) un soufflement de la vertèbre causé par la thrombose et l\u2019œdème associés avec l\u2019estéopo- rose; ¢) compression par fracture de la vertèbre atteinte, éventualité très rare.Plus le patient est jeune.plus il en souffre généralement; la lésion cependant se voit surtout chez les adultes. + ANALYSES 981 Les auteurs ont étudié 39 cas dont 27 femmes et 12 hommes.Ces malades sont répartis en quatre groupes: Groupe I.Comprend 5 patients, avec angiome et paraplégie.Tous ont eu une laminectomie avec ou sans thérapie post-opératoire.Trois ont repris leur travail.Groupe II.Comprend 5 patients, avec paraplégie incomplète, traités par thérapie et corset de support.Quatre ont été très améliorés.Groupe III.Comprend 9 patients se plaignant simplement de douleur locale, sans aucun signe de compression vertébrale.Sept ont reçu de la thérapie profonde, deux ont eu un corset seulement.Résultats variables ici: 3 patients sont améliorés, les autres plus ou moins, 2 n\u2019ont pas suivi le traitement.Groupe IV.Comprend 20 patients qui ne souffrent pas de leur angiome.Les symptômes sont très variables: douleur localisée, raideur vertébrale, rigidité musculaire sont d\u2019ordinaire les premiers symptômes; certains sujets peuvent présenter de l\u2019hyperesthésie, des signes de radiculite selon l\u2019endroit où se développe l\u2019angiome.Diagnostic.L\u2019angiome peut se confondre avec une métastase vertébrale mais cette dernière évolue plus rapidement.Le lipiodol intrarachidien, le Queckenstedt seront nécessaires.Le liquide céphalo-rachidien peut être xanthochronique avec une teneure protémique élevée.Les rayons X confirmeront le diagnostic habituellement.Au début, il y à hypertrophie des larmes et des pédicules, un élargissement des espaces intertra- téculaires.A un stade plus avancé, la vertèbre se souffle, s\u2019élargit dans ses divers diamètres, peut même se fracturer.Le diagnostic précoce est important pour la conduite du traitement.La laminectomie dans l\u2019angiome vertébral est une intervention qui fait saigner beaucoup.Les auteurs emploient une cire spéciale pour contrôler l'hémorragie.Ce que l\u2019on a toujours découvert, c\u2019est que la compression provient de l\u2019hypertrophie des pédicules et des lames ainsi que de la prolifération de la vertèbre dans le canal.La thérapie profonde est indiquée chez tous les patients, opérés ou non; le plus souvent aussi un corset solide est nécessaire.La radiothérapie profonde se donne ainsi: à travers quatre champs, on donne 500 unités pour chacun.Cette dose est répétée à intervalles de 4 à 6 semaines pour les 3 ou 4 premiers traitements.Plus tard, une ou deux fois par année durant 4 ans.Ls-Philippe ROY.J.J.Mason BROWN, Wallace M.DENNIS- SON, Douglas DIVINE et James A.ROSS.\u2014 Les expériences d'un \u201cCasualty Clearing Station\u201c.\u2018Lancet\u2019, 2: 443 (12 octobre) 1940.Cinq cents grands blessés évacués des Flandres furent amenés à un petit hôpital anglais, sans compter les «walking wounded », les blessés capables de marcher qui reçurent là aussi des soins.Des aviateurs \u2018furent admis dans les deux heures qui suivirent leurs blessures, mais la plupart étaient déjà blessés depuis 4 à 5 jours.Plusieurs avaient été blessés 2 ou 3 fois, d\u2019autres avaient passé plusieurs heures immergés dans l\u2019eau salée avant d\u2019être rescapés.La plupart avaient encore leur premier pansement.Sales, la barbe longue, exténués par des heures et des jours sans sommeil, sans nourriture, des bombardements incessants, des blessures douloureuses.on se demande comment ces hommes ont pu survivre à de telles affres.Tous reçurent immédiatement la médication contre le choc secondaire, solution saline intraveineuse quand l'individu ne pouvait avaler.Très souvent le sens de la sécurité, du thé chaud, des liquides abondants furent suffisants.La morphine, le repos et des liquides en quantité en ressuscitèrent plusieurs.Des transfusions substantielles furent faites à ceux qui avaient saigné.Méthodes opératoires.La difficulté consistait à : déterminer qui il fallait opérer d\u2019abord.Les malades intoxiqués par de larges blessures furent les premiers traités, ou traités immédiatement.Chez d\u2019autres les pertes de sang continuelles créaient des cas de toute urgence.Tous les objets possibles avaient été utilisé comme tourniquet à partir du tourniquet réglementaire jusqu\u2019à la courroie du casque d\u2019acier, les alimentaire sont souvent accompagnés Minerovite manque de certains sels minéraux.C\u2019est, ur cette raison que la thérapeutique qui EBS iploie à la fois des vitamines et des sels Dose: Three or four tablets néraux est recommandée.Le C.C.T.Mi- rovite E.B.S.fournit des vitamines et Control daily.; sels minéraux et en est donc une source e lorsqu'une carence de vitamines ou de > 5 s minéraux est un obstacle au rétablis- AL COMDA : nent.RT AE en souvent, le médecin voit un patient ez qui il reconnaît un nombre de maladies itinctes causées par une carence quel- nque.Il peut y avoir privation partielle de vitamine A, de vitamine D, weide nicotinique, de thiamine, de riboflavine et d\u2019acide ascorbique, accom- gnée d\u2019une carence de certains éléments minéraux rares mais essentiels.De tte double carence, il résulte que la peau, l\u2019appareil digestif, ainsi que les stèmes nerveux, hémopoïétique et cardio-vasculaire sont affectés.s suppléments de plusieurs vitamines peuvent être nécessaires dans les cas suivants: îmes d\u2019amaigrissement pour les obèses, régimes restreints pour les personnes allergiques, dant la convalescence après de graves maladies infectieuses, et dans les règimes \u2018claux pour le traitement de l\u2019ulcère peptique.Minerovite E.B.S.à pour but de fournir les vitamines et les sels minéraux qui manquent 18 ces cas.La formule a été équilibrée de façon à fournir, dans la dose quotidienne.au ins le minimum de vitamines A, D, C, B: et d\u2019acide nicotinique requis, et la moitié de riboflavine nécessaire.De plus, les autres facteurs purifiés de la vitamine B complexe y it présents, en quantités proportionnées, ainsi que la Vitamine K pour la propriété entielle qu\u2019elle a de maintenir une concentration normale de prothrombine dans le sang.Minerovite E.B.S.contient aussi des quantités convenables de sels de fer, de manganèse, cuivre et de calcium.ISPÉCIFIEZ E.B.S.SUR VOS ORDONNANCES POUR PLUS DE SÛRETÉ! THE E.B.SHUTTLEWORTH CHEMICAL CO.LIMITED LLIN MANUFACTURING CHEMISTS CANADA STOCKS CARRIED AT WINNIPEG, MAN.\u2014-CAMPBELL HYMAN LTD.VANCOUVER, B.C - .~J.P.SOUTHCOTT & CO.LTD.PERS EDR XRT Formule du C.C.T.MINEROVITE #466 Chaque comprimé contient : Vitamine À ; 2500 Unités Int.Vitamine D | 400 Unités Int.Vitamine C 17.5 mgr.(350 Unités Int.) Vitamine K .008 mgr.(200 Unités Dam) Vitamine B.oo (Chlorure de Thiaminc) 375 mgr.(125 Unités Int.) Vitamine B: (Riboflavine) 25 mgr.Vitamine Be .( (Chl.de Pyridoxine) 125 mgr.Acide Pantothénique 125 mgr.Acide Nicotinique 5.0 mgr.Combinés aux Sels des éléments minéraux sui vants: Fer, Manganèse, Cuivre et Calcium.DOSE : Un comprimé quatre fois par jour.En flacons de 100, 500 et 1,000 comprimés.993 994 téiné de pancréas appelé lipocaic ayant été donné à des chiens dépancréatisés s\u2019est montré capable de prévenir l\u2019infiltration graisseuse qui se développe habituellement chez ces animaux.Le lipocaic a été expérimenté d&«ns le psoriasis par un groupe de médecins à deux reprises différentes.Un premier groupe de 6 patients donne les résultats suivants: 4 cüs très améliorés et 2 échecs.Dans cette étude expérimentale l\u2019on a pensé que le lipocaic re- menait les lipides du sang à la normale ou même en bas de la normale et que cela expliquait les bons résultats obtenus.\u2018 Un deuxième groupe de 23 patients furent traités par le lipocaic par voie buccale avec les résultats suivants: disparition des lésions cutanées dans 31 pour cent des cas; amélioration dans 50 pour cent des cas et aucun changement dans 19 pour cent des cas.Chez ces malades le lipocaic n\u2019a amené aucune diminution des lipides dans le sang mais les lésions des patients ayant un taux de lipides abaissé furent mieux influencées que celles des patients ayant un taux élevé de lipides dans le sang.Les auteurs ont pensé qu\u2019il ne serait pas sans intérêt d\u2019expérimenter un autre extrait pancréatique différent du premier et appelé depropanex.Treize malades traités par des injections intramusculaires de depropanex donnent les résultats suivants: un seul malade voit ses lésions disparaître complètement: 3 sont très améliorés; 3 sont légèrement améliorés et 6 ne sont aucunement améliorés.Ces résultats, évidemment, ne sont pas bril'ants mais étant donné que 50 pour cent des c-s traités par le lipocaic ont été améliorés les auteurs croient que les expérimentateurs devraient poursuivre leurs recherches sur l\u2019emploi des extraits pancréatiques dans le traitement du psoriasis.Henri SMITH.Jesse A.TOLMACH et Thomas N.GRAHAM.\u2014 Pigmentation de la peau due à une déficience en vitamine A.\u201cAmerican Archives of Dermatology and Syphilology\u201d\u2019, 45: 1156 (Guin) 1942.Les auteurs rapportent le cas d\u2019une malade âgée L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1942 de 40 ans qui présente une coloration brune étendue de la peau avec, à différents endroits, des lésions d\u2019hyperkératose folliculaire.De plus la peau est sèche sur toute son étendue.Un examen de l\u2019œil au biophotomètre, bien que fait avec un instrument peu précis, montre un retard de l\u2019adaptation à l\u2019obscurité, signe de déficience en vitamine À.La malade est mise à un régime riche en vitamine A et prend par la bouche des capsules d\u2019huile de flétan dont la teneur en vitamine A totalise 25,000 unités U.S.P.par jour.Sept semaines après le début du traitement les lésions de kératose sont disparues et la pigmentation a partout diminué d\u2019intensité.L'amélioration cependant ne se poursuit pas après la dixième semaine.Douze semaines après l\u2019arrêt du traitement on constate une récidive des lésions kéra- tosiques et une légère augmentation de la pigmentation.Dans la littérature médicale nous voyons que Frazier et Hu, qui en ont observé un certain nombre de cas, expriment l\u2019opinion que l\u2019hyperkératose folliculaire associée à la xérophtalmie est un caractère spécifique de déficience en vitamine A et que la peau peut même présenter la seule manifestation clinique de la maladie.Dans les cas rapportés par Frazier, Hu, Leewenthal et autres les symptômes de déficience en vitamine À étaient causés par un apport alimentaire insuffisant.Il faut noter, cependant, que l\u2019hypovita- minose À peut être causée par un défaut d\u2019absorption.De tous les tests employés pour découvrir une déficience en vitamine A, la biophotométrie est probablement celui qui a été le plus employé récemment.L\u2019hyperkératose, d\u2019une part, étant disparue et, d\u2019autre part, la pigmentation grandement atténuée sous l\u2019influence du traitement, démontre bien que l\u2019agent causal de la maladie est une déficience en vitamine A.Cependant, vu l'arrêt de l\u2019amélioration de la pigmentation, les auteurs se demandent s'il n\u2019intervient pas d\u2019autres facteurs comme cause de la maladie.Henri SMITH reste toujours un médicament de choix pour le traitement scientifique de la COQUELUCHE .Le Pavéral est journellement prescrit avec succès pour les cas de coqueluche et des toux Coqueluchoïdes.Ne cause ni intolérance, ni complication.Littérature sur demande.AGENTS CANADA DRUG.CO.MONTREAL UN PRODUIT DE HAUTE CLASSE LS a administré l\u2019Huile de Foie de Morue Squibb aux nourissons bien avant que l\u2019on en connaisse les principes actifs.Mise sur le marché en 1875, elle constitue aujourd\u2019hui l\u2019huile de foie de morue médicinale la plus recherchée au monde.Seuls des foies frais et choisis avec soin servent à préparer l\u2019Huile de Foie de Morue Squibb.L\u2019extraction et le raffinage se font dans les conditions bien spéciales qui ont pour but d\u2019empêcher le chauffage excessif des foies et leur exposition à l\u2019air.L'huile obtenue est ensuite carbonatée et mise en bouteille en présence d\u2019oxyde carbonique pour empêcher l\u2019oxydation de la vitamine A.Assurez-vous bien que les nourissons que vous traitez reçoivent d\u2019une façon sûre les vitamines À et D qui leur sont nécessaires.L\u2019Huile de Foie de Morue Squibb contribue à la formation chez l\u2019enfant d\u2019une charpente bien droite, de jambes vigoureuses, d\u2019un thorax développé, d\u2019une tête bien faite et de dents fermes et saines.Pour obtenir des notices descriptives, écrire à 36 Caledonia Road, Toronto, Canada.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1942 Hogisiered bb Cod Liver of ) VIT AA H-TESTED 175 Sai ous, ; nue, pe io of prin a reine sea Car hes por été fatal ta pocrets 154 Le £500 Wipwitn À ares uy Si La Danity Inteenativial, PRET ; wl, mk ns ng Sovsor oud on TORONTO, \u2014 g L\u2019Huile de Foie de Morue Squibb fournit deux fois plus d\u2019unités de vitamines A et D que les huiles qui satisfont simplement aux exigences minimum de la pharmacopée américaine.Chaque gramme, en effet, contient 1800 unités de vitamine À et 175 unités, U.S.P.XI, de vitamine D.Pour les enfants à croissance rapide Les enfants dont la croissance est précoce ou trop rapide ont besoin d\u2019une auantité supplémentaire de vitamine D.L\u2019Huile de Foie de Morue Squibb avec Viostérol 10 D contient la même quantité de vitamine À que l\u2019Huile de Foie de M orue Squibb n:ais est enrichie, en outre, d\u2019ergostérol irradié jusqu\u2019à teneur de 400 unités U.S.P.XI de vitamine D par gramme.5 2b Ladder £3 pit E-R:SQUIBB & SONS OF CANADA, Ltd.Fabricants de produits chimiques pour le corps médical depuis 1858.995 SOCIÉTÉS L\u2019 « Union Médicale du Canada » publie les comptes rendus scientifiques de toute société savante de langue française de l'Amérique du Nord.Ces comptes rendus doivent cependant être rédigés succinctement en dactylographie par les secrétaires respectifs et être adressés, sans retard, à la Rédaction.SOCIETE MEDICALE DES HOPITAUX UNIVERSITAIRES ou autre, développent très rarement la T.B.ailleurs DE QUEBEC Séance à l\u2018hôpital Laval Vendredi, le 20 mars 1942 Traitement de la tuberculose de réinftection du cobaye par la sulfapyridine et le sulfathiazole M.Maurice GIROUX L'expérience rapportée consiste en un traitement prolongé d\u2019une forme de tuberculose du cobaye, ressemblant le plus possible aux formes de la tuberculose commune de l\u2019homme, par deux dérivés sulfamidés, la sulfapyridine et le sulfathiazole.Résultats: La sulfapyridine exerce une action manifestement inhibitrice sur la dissémination du bacille de Koch dans les organes, sans action macroscopi- quement appréciable sur les lésions pulmonaires en évolution.Le sulfathiazole a une action peu marquée dans les mêmes eonditions, peut-être en raison d\u2019un traitement trop peu intensif, soit 0.20 gramme par kilogramme de poids du cobaye pendant quelques mois.Tuberculose latente de l'amygdale M.G.-Léo COTE La tuberculose des amygdales est plus fréquente qu\u2019on ne le croit.Sur soixante malades opérés, nous l\u2019avons rencontrée huit fois, soit 133%.D'une importance moindre chez l'adulte, où elle ne représente en somme qu\u2019une localisation secondaire au cours d\u2019une tuberculose avancée, elle doit être recherchée avec soin chez l\u2019enfant, chez qui elle réalise ou une localisation secondaire à une tuberculose pulmonaire, ou une forme de primo-infection pharyngée.Cette tuberculose amygdalienne étant une tuberculose latente, seul un examen histo-pathologique peut la déceler.D\u2019où nécessité de pratiquer l\u2019examen histologique de routine chez nos opérés.Cet examen prend une importance capitale lorsque coexiste une adénopathie cervicale, la tuberculose ganglionnaire cervicale et la tuberculose amygdalienne étant très souvent connexes.Tout malade porteur d\u2019une tuberculose amygda- lienne doit être par la suite soigneusement examiné et radiographié.L'intervention chirurgicale ne présente aucun risque, et les malades ayant une tuberculose de l\u2019amygdale, et qui par contre sont indemnes de T.B.pulmonaire à la suite de l\u2019opération.Bien plus, l\u2019ablation des amygdales chez ces enfants pourra réduire l\u2019absorption d\u2019un foyer tuberculeux, et prévenir peut-être le développement ultérieur d\u2019une tuberculose ailleurs.Enfin, les malades qui ont une T.B.amygdalienne, avec évidence de tuberculose ailleurs sont rarement aggravés.Cancer bronchique et tuberculose associés MM.Louis ROUSSEAU et Léo COTE Il s\u2019agit d\u2019un malade de 47 ans chez qui on ne relève aucun antécédent tuberculeux et qui consulte pour des crachats hémoptoiques.Les signes radiologiques sont ceux que l'on rencontre communément dans le cancer pulmonaire mals un examen bactériologique du contenu gastrique révèle la présence du bacille de Koch.Une bronchoscopie met en évidence une tumeur obstruant l\u2019orifice de la bronche souche droite.L\u2019évolution de cette affection ne rappelle aucunement celle de la tuberculose et la présence de bacilles de Koch semble indiquer que le cancer a mis en liberté des fragments de tissus tuberculisés.La radiothérapie n\u2019a pas influencé l\u2019évolution de cette maladie.Le pentothal dans les thoracoplasties à l\u2019hôpital Laval M.Adrien PAQUET L'adaptation de l\u2019anesthésie au Pentothal, au cours des thoracoplasties, nous a apporté dans la chirurgie thoracique une amélioration remarquable.Les 79 anesthésies que nous avons faites au Pen- tothal comprennent les ler, 2e et 3e temps de thoracoplastie dont la durée a varié de 20 minutes à deux heures.Les doses employées ont été de 0.60 gm.jusqu\u2019à 1.80 gm.et la profondeur de l\u2019anesthésie pour toute la durée de l\u2019intervention a toujours été la plus superficielle possible; les malades recevant le minimum d\u2019anesthésique dans un minimum de temps.En somme, nous ne voyons dans l\u2019utilisation du Pentothal en thoracoplastie que très peu d\u2019inconvénients et beaucoup d\u2019avantages.19 Administré par voie intraveineuse, le Pentothal devient l\u2019anesthésique de choix, pour les malades THLE TY LL aly, LA 3 ta a; io TS Au i 0) 4 TERT PONTE \u2018 us ua VE BLL PE est indispensable à la défense nationale.Osmopak est un paquetage osmotique contenant du sulfate de magnésium, de la benzocaine et du vert brillant.Il est beaucoup plus pratique et plus efficace que les pansements humides pour le traitement des plaies inflammatoires ou septiques.Osmopak contribue à l'effort de guerre en abrégeant les périodes d'incapacité dans la main-d'oeuvre.Osmopak excelle à circonscrire l'infection.C'est pourquoi des praticiens éminents de la médecine industrielle l'emploient afin d'abréger la durée de la convalescence de leurs blessés et leur permettre de poursuivre leur travail avec une incapacité fonctionnelle minime.Présentation en pots d'une livre et demie.Ecrire pour plus ample documentation.9 RY ET as LIN! AN cura re IRWIN NEISLER & CO.™%;™ DECATUR, ILLINOIS REPRESENTANTS POUR LE CANADA HERDT & CHARTON, INC.MEDICAMENTS DE MARQUE 2027 AVENUE DU COLLEGE McGILL \u2014 MONTREAL 998 tuberculeux pulmonaires cavitaires chez qui l\u2019administration de tout autre anesthésique par inhalation, si peu irritant soit-il pour l\u2019appareil respiratoire, devient un danger de complication pulmonaire.20 A dose habituelle, il nous paraît l\u2019anesthésique le mieux supporté, et moins déprimant que les autres anesthésiques.3° Il est plus facilement accepté par les malades qui n\u2019ont plus la hantise des désagréments dé l\u2019anesthésie par inhalation et ceci contribue à mieux faire accepter l\u2019idée d\u2019une thoracoplastie.40 Sous l'influence du Pentothal, il y a absence complète de secrétions bronchiques et le choc opératoire nous paraît de beaucoup diminué.5° L\u2019hémorragie est manifestement moins importante qu\u2019avec le cyclopropane et l\u2019hémostase est rendue plus facile.: 6° Il permet l\u2019utilisation de l\u2019électro-coagulation sans danger d\u2019explosion, ce qui diminue d\u2019autant la longueur de l\u2019acte chirurgical.7° L\u2019agent anesthésique agit pendant le minimum de temps nécessaire à l\u2019acte opératoire.8° L\u2019anesthésie demeurant toujours superficielle au cours de l\u2019intervention, est très peu toxique.En définitive, nous croyons que l\u2019utilisation du Pentothal en thoracoplastie est une amélioration et, s\u2019il est employé avec discernement et prudence, 1l contribuera à nous faire obtenir des résultats dont la supériorité est déjà marquée.Bronchectasies d\u2019origine kystique probable MM.Roland DESMEULES et G.-Léo COTE Les auteurs rapportent l\u2019observation d\u2019un jeune homme de vingt ans qui, durant son enfance et son adolescence, présentait de la facilité à s'enrhumer et principalement de la dyspnée aux moindres exercices.Il y a deux ans, la toux et les expectorations augmentèrent rapidement.Des vomiques abondantes et fétides de 600 c.c.à 1000 ec.se produisirent régulièrement pendant les deux dernières années.Le diagnostic de bronchectasies est porté à l\u2019aide de l\u2019histoire clinique, des bronchographies lipiodolées et de nombreuses broncheoscopies.Les auteurs croient à la probabilité de l\u2019origine congénitale pour les raisons suivantes: 1° Il y a eu absence des maladies qui entraînent d\u2019habitude les bronchectasies; 2° La dyspnée, qui existait dans l\u2019enfance et l\u2019adolescence, est un des signes habituels des kystes pulmonaires ou bronchiques; 3° L'apparition rapide de l\u2019abondante suppuration bronchique est en faveur de bronchectasies congénitales infectées secondairement; 4° La netteté des contours annulaires, netteté bien démontrée par la sériescopie, ajoute un symptôme de bronchectasies d\u2019origine kystique.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre.1942 Corps étranger intra-bronchique suivi de bronchectasies et de tuberculose associée MM.Roland DESMEULES et Philippe RICHARD Les A.présentent l\u2019observation d\u2019un corps étranger intrabronchique (épingle) rejeté après vingt ans, aboutissant à la formation de bronchectasies cylindriques associées à un emphysème pulmonaire et compliquées d\u2019insuffisance cardiaque légère.La suppuration bronchique semble avoir provoqué le réveil d\u2019un foyer pulmonaire dont la nature bacillaire n\u2019a pu être mise en évidence tout d\u2019abord que par l\u2019inoculation du contenu du lavage gastrique au cobaye.Une tuberculose génitale clinique et histologique complète le cycle pathologique de l\u2019observation qui donne lieu à un rappel de la symptomatologie polymorphe du corps étranger bronchique et de l\u2019association possible d\u2019une tuberculose à une ectasie bronchique par déficience du terrain.Séance à la Crèche St-Vincent-de-Paul Vendredi, le 10 avril 1942 L'éclampsie à l'hôpital de la Miséricorde MM.René SIMARD et Fabien GAGNON La fréquence de I'éclampsie varie suivant les auteurs de 1 cas pour 91, à 1 cas pour 875 accouchements.A l\u2019hôpital de la Miséricorde, de 1935 à 1942, parmi 3,527 patientes, dont 85% étaient primipares, on a observé 5 cas d\u2019éclampsie, soit 1 cas pour 675 accouchements sans aucune mortalité maternelle.De ces 5 éclamptiques, 3 sont arrivées de l\u2019extérieur avec leur affection, ce qui abaisse chez les patientes hospitalisées la fréquence de l\u2019éclampsie à 1 cas pour 1,686 accouchements.Dans les autres cas le régime alimentaire prescrit n\u2019avait pas été observé.Le traitement prophylactique n\u2019a done jamais été pris en défaut à la Miséricorde, aussi bien que dans d\u2019autres maternités analogues.Une recherche méthodique de la tension artérielle, de l\u2019albuminurie, des œdèmes, de l\u2019augmentation anormale du poids ainsi que des symptômes subjectifs d\u2019auto-intoxication gravidique permet toujours d\u2019appliquer à temps un traitement préventif efficace.L\u2019éclampsie devrait donc être en voie de disparition.Malheureusement, cette affection est encore trop fréquente, et, en 1940, 184 femmes mouraient d\u2019é- clampsie au Canada.La responsabilité de ces mortalités retombe, dans un certain nombre de cas, sur le médecin, et dans les autres, sur la femme elle- même ou sur les organismes chargés de la diffusion de l\u2019hygiène maternelle. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1942 999 Dans la Constipation atonique le péristaltisme peut être stimulé simplement au moyen de la masse non irritante, qui ne crée pas d'allergie, et qui est formée par la Mucilose Cette hémicellulose, parfaitement purifiée, se présente en flacons de 4 onces et en boîtes métalliques de 16 onces.Frederick Stearns & Company OF CANADA, LIMITED Depuis 1884.fait partie des médicaments indispensables à l'armamentarium du médecin 5 bi NEW _YORK, KANSAS CITY, SAN FRANCISCO, DETROIT, MICH, WINDSOR, ONT.SYDNEY, AUSTRALIE, AUCKLAND, NOUVELLE ZELANDE 1000 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1942 Etude clinique sur la sérothérapie de la coqueluche MM.Donat LAPOINTE et L.-P.STREAN Le sérum anti-coquelucheux a donné des résultats remarquables chez 13 enfants de la Crèche.La sérothérapie employée pour traiter 4 enfants à la période d\u2019incubation a donné les résultats suivants: un n\u2019a pas fait la coqueluche; trois ont fait une coqueluche bénigne et de courte durée.Chez 9 enfants, les uns à la période d\u2019invasion, les autres à la période des quintes, le sérum a certainement contribué à diminuer la violence des quintes et la durée de la maladie.Conclusions: 1° Le traitement de la coqueluche par le sérum a une réelle valeur.20 Le sérum injecté précocement peut faire avorter complètement la coqueluche ou tout au moins la modifier d\u2019une façon radicale en la rendant très bénigne.3° A la période d\u2019invasion et des quintes, la sérothérapie a paru diminuer sensiblement la violence et le temps d\u2019évolution de la maladie.L'adéno-phlegmon rétro-pharyngien du nourrisson M.F.LETARTE L\u2019adéno-phlegmon rétro-pharyngien est une infection des ganglions de Gillette que l\u2019on observe chez les nourrissons au cours des deux premières années de la vie.Cette maladie mérite une attention spéciale, non pas à cause de sa rareté, mais en raison des complications mortelles quand l\u2019abcès n\u2019est pas diagnostiqué.Résumé anatomique des lymphatiques du pharynx buccal et de l\u2019espace rétro-pharyngien.Les modes d\u2019infection sont énumérés.Une observation d\u2019un nourrisson de onze mois est décrite d\u2019après la symptomatologie classique en phase d\u2019adénoïdite avec adénite et d\u2019abcès avec troubles de déglutition et de respiration.Les complications sont mentionnées.La chirurgie est le seul traitement.L\u2019abcès doit être ouvert rapidement et sans anesthésie.Le protocole est résumé.La plaie guérit dans les quarante- huit heures.Essais thérapeutiques chez le nourrisson porteur de germes diphtériques M.Euclide DECHENE Le traitement des porteurs de germes sains et convalescents au bacille de Loeffler est encore au stade embryonnaire.Les porteurs de germes diphtériques se rencontrent surtout dans les agglomérations d\u2019enfants: pouponnière, crêche, hôpital.La saison, le climat, l\u2019âge, les conditions de vie, la résistance à l\u2019infection seraient pour le moins des causes prédisposantes à l\u2019apparition de la virulence microbienne.Après divers essais thérapeutiques chez les porteurs de germes diphtériques, nous préconisons les idées suivantes: lo L'isolement est de toute nécessité.20 Le traitement local joue un rôle important, un role d\u2019association.3° Chez les moins de six mois: les instillations nasales quotidiennes de sérum anti-diphtérique pendant trois semaines associées à la sérothérapie sous- cutanée, à doses légères, et même à la vaccinothérapie, nous semblent donner les meilleurs résultats.4° Chez les plus de six mois: ies instillations nasales quotidiennes d\u2019anatoxine Ramon, pendant vingt jours, associées à quatre injections sous-cutanées d'anatoxine, une tous les cinq jours, à raison de 0.5-1.0, 1.5-2.0 c.c.semblent la méthode la plus efficace.5° Au besoin, répéter le genre de traitement préconisé suivant l\u2019âge de l\u2019enfant.69 Les traitements préconisés sont peu coûteux.Quelques cas de phlébite de grossesse MM.René SIMARD et Lomer CAYER La phlébite au cours de la gestation est une affection très rare, tout au moins, celle qui réalise le type de phlegmatia alba dolens.Dans notre service, il nous a été donné d\u2019observer six phlébites du genre au cours des deux dernières années.Nous avons done cru intéressant de souligner le fait et de signaler les traits communs qui ont caractérisé ces phlébites.Ce qui mérite de retenir d\u2019abord notre attention c\u2019est l\u2019évolution totalement apyrétique de quatre de nos phlébites.Quant aux deux autres, troublées dans leur marche par l\u2019accouchement, elles ont présenté, dès les premiers jours des suites de couches, une légère élévation thermique.Cependant» à notre humble avis, cette élévation de température ne relève nullement de la phlébite elle-même puisqu\u2019elle ne s\u2019est manifestée que quinze jours après le début de l\u2019affection.Du reste, nombreux sont les autres facteurs qui pourraient l\u2019expliquer.En second lieu, bien que légère, l\u2019oscillation du pouls a été constante au début de chaque phlébite et n\u2019a persisté que quelques jours.Troisièmement, cinq phlébites se sont déclarées au cours des deux derniers mois de la grossesse, l\u2019autre apparaissant dès le cinquième mois, mais dans ce cas, l\u2019utérus surdistendu par un hydramnios chronique, avait déjà le volume d\u2019un utérus à terme.En quatrième lieu, dans chacune de nos cbserva- tions, il s\u2019est agi de primipares et le membre atteint fut uniquement et toujours le membre inférieur gauche.Cinquième fait digne de mention, c\u2019est la regression définitive de l\u2019ædème.En effet, nous n\u2019avons, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A,N, \u2014 Montréal, septembre 1942 1001 dans le traitement des Entorses «Hlastoplas \"APPLICATION d\u2019un bandage « Elastoplast » sur le joint, le muscle ou le ligament soulage la douleur, contrôle l\u2019enflure et la formation d\u2019hématome.Le traitement précoce permet au malade de se servir de son membre blessé et abrège la période d\u2019inactivité.Le bandage doit couvrir plusieurs pouces au-dessus et au-dessous de la partie affectée; par exemple, dans les entorses du joint de la cheville, le bandage devrait commencer à la base des orteils et se terminer à la partie supérieure du mollet.Le bandage doit être bien tendu \u2014 un bandage appliqué trop lâchement ne soulage pas les symptômes.Le bandage «Elastoplast » offre l\u2019association d\u2019une surface adhésive spéciale et les propriétés remarquables du tissu « Elastoplast» de s\u2019étendre et de se rétrécir, offrant ainsi le degré exact de compression et de fermeté.Depositaires: SMITH & NEPHEW LTD., 378 ouest, rue Saint-Paul, Montréal.Les bandages et les produits « Elastoplast » sont fabriqués en Angleterre par T.J.Smith and Nephew, Ltd., Hull. 1002 dans la suite, relevé aucun cas d'eedéme chronique induré, apanage relativement fréquent de la phlébite puerpérale.Enfin, il nous a été totalement impossible de mettre en évidence, dans aucun cas, une infection, si bénigne fut-elle, qui aurait été à l\u2019origine d\u2019une telle manifestation pathologique.Encore très discutée, la pathogénie de ces phlébites est loin d\u2019être expliquée.Pour notre part, le petit nombre de cas observés ne nous permet pas de tirer des conclusions trop tranchées.Cependant, sans vouloir nier absolument, toutefois, la cause microbienne, il ressort de nos observations qu\u2019il est très logique d\u2019attribuer, avec certains auteurs, ces affections à l\u2019état gravidique proprement dit, englobant ainsi les modifications de la crase sanguine, les perturbations, humorale et vago-sympathique de la grossesse, et très probablement une fragilité veineuse constitutionnelle qui peut favoriser la formation de ces thromboses.Il nous est également permis d\u2019affirmer en terminant que, si la phlébite de grossesse est d\u2019un diagnostic facile dans sa forme classique, elle passe inaperçue quand elle ne s'accompagne que de douleurs légères et d\u2019un œdème fruste.Aussi, nous sommes d\u2019avis que les cas publiés dans les divers ouvrages ne constituent qu\u2019une proportion inférieure du chiffre réel.ee ++ REUNION SCIENTIFIQUE DU BUREAU MEDICAL DE L'HOPITAL NOTRE-DAME Jeudi, le 12 mars 1942 1 Présidence de M.Jean Saucier Gommes tuberculeuses MM.V.BROSSEAU et Hyman WITKOW Mademoiselle Y.B., canadienne-française, célibataire, Âgée de 23 ans, est hospitalisée, le 12 septembre 1941, pour une vaste ulcération située à la face antéro-interne du 1/3 inférieur de la jambe droite, évoluant depuis cinq ans avec une période de rémission de 5 mois.: Description.Les bords sont nets, irréguliers, polycycliques, surélevés, se continuant avec une peau violacée et pigmentée.Le fond est irrégulier, tomanteux, légèrement purulent et suintant, sanieux et saignant à la moindre irritation.1.Réunion consacrée aux internes de l'hôpital.Tous les travaux présentés furent faits par des internes et rapportés par eux.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1942 Histoire de la maladie.I.\u2014 Il y a cinq ans la patiente se serait frappée à la partie inférieure de la jambe malade.4 à 5 jours après, ecchymose qui recouvre une tuméfaction dure, de la grosseur d\u2019un raisin.Période de ramollissement progressive sans augmentation du volume du nodule.Au bout de 3 mois ouverture et écoulement d\u2019un liquide jaunâtre, assez épais, sanieux, laissant un cratère relativement propre.Autour de la lésion auréole violacée.Dans l\u2019auréole se fautilent des fistules qui élargissent leur lumière jusqu\u2019à la lésion mère, au point de faire un placard de la grandeur d\u2019une grande paume de main.Traitement.Pommades.Fermeture au bout de 2 ans %.II.\u2014 Cinq mois plus tard la patiente se frappe de nouveau à côté de la cicatrice: tuméfaction, ecchymose et au bout d\u2019une semaine évacuation d\u2019un liquide jaunâtre.La lésion évolue par la périphérie.Auréole violacée.Traitement.Rayons ultra-violets deux fois par semaine durant 2 ans.Aucune amélioration.Dans l\u2019ancienne cicatrice s\u2019ouvrent plusieurs « points » sensibles qui laissent écouler un liquide épais, jJaunâtre; ces points se réunissent et donnent une grande ulcération.La patiente décide alors de s\u2019hospitaliser dans un hôpital de Montréal.Elle y séjourne 7 mois.Biopsie.a) absence de mycose.b) aspect de sarcoide ulcérée (7/2/40).¢) certains signes de T.B.(20/3/40).Examen de laboratoire.a) Prélèvement local: staphylocoque jaune.Traitement.a) Injections intra-artérielles de métaphen : résultat immédiat, pas maintenu.b) Rayons ultra-violets.L\u2019ulcération résistant au traitement, la malade nous est référée.Les antécédents et l\u2019examen général ne révèlent rien d\u2019anormal.A quoi pouvons-nous donc penser surtout?I.\u2014 À l\u2019épithélioma baso-cellulaire plan ulcéro-cica- triciel.Tumeur déprimée en son centre, entourée de perles épithéliomateuses.Pas d\u2019adénopathie ni de métastase.Evolution.Début dans 4/5 des cas après l\u2019âge de 40 ans et par une kératose sénile.Atrophie scléreuse d\u2019un côté et progression de l\u2019autre.Durée de 15 à 20 ans.II.\u2014 Aux mycoses (actinomycoses et sporotrichoses).Dermatite de type eczématoïde, squameuse au dé- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1942 1003 BIS KAM OIL Hyperchlorhydrie \u2014 Affections de l\u2019estomac.1 à 3 cuillerées de poudre délayées dans de l\u2019eau froide.TREPHONYL du Dr Roussel (Hemostyl et extrait de foie) Anémies.Déficiences organiques.1 ampoule dans /4 de verre d\u2019eau par jour de préférence avant les repas de midi.TAXOL Rééducateur physiologique de l\u2019intestin.2 à 4 comprimés avant le repas du soir.(Dose moy.2 comprimés.) NEURIN ASE Sédatif et hypnotique sans accoutumance.1 à 2 tablettes au coucher.ALEPSAL Epilepsie.Convulsions (Non dépressif).Comprimés dosés a 0 Gr.015 et a 0 Gr.10.INOTYOL Affections de la peau.Démangeaisons.Brûlures.Applications journalières.PLURIGLANDINE Extrait opothérapique total.Déficiences organiques.2 à 4 dragées glutinisées par jour.VEINATONE Affections veineuses.2 à 4 dragées glutinisées par jour.ARTICHOBYL Maladies du foie.(Action très douce.) 4 à 10 pilules à intervalles réguliers.J.EDDÉ Limitée Edifice New Birks, MONTRÉAL 1004 but et prurigineuse, qui donne des nodules rouges ou bleus.Ceux-ci disparaissent spontanément et donnent place à des tuméfactions qui s\u2019ulcèrent.Bords végétants.Apparition entre 40 et 60 ans.Evolution rapide.III.\u2014 À la gomme syphilitique.Formation hypodermique qui passe par les stades de crudité, de ramollissement et d\u2019évacuation d\u2019un liquide jaunâtre et qui laisse une ulcération polycyecli- que.Halo jambonné.Pas de récidive dans la cicatrice.Evolution: question de semaines.IV.\u2014 À la gomme tuberculeuse.Formation hypodermique qui passe par les stades d\u2019une gomme et qui laisse une ulcération irrégulière, déchiquetée, à bords sous-minés; fond irrégulier.Halo violacé.Récidives dans la cicatrice.Evolution : question de mois.Conclusion.On peut éliminer les mycoses et l\u2019épithélioma par l'aspect maoroscopique, l\u2019évolution, l\u2019âge, par les biopsies négatives.Evolution fatale à moins d\u2019un traitement approprié.Maintenant s'agit-il d\u2019une gomme syphilitique ou tuberculeuse?L\u2019évolution lente (plusieurs mois) comprenant les trois stades d\u2019une gomme, les fistules, le fond irrégulier, les récidives dans la cicatrice, l\u2019auréole violacée, le manque d\u2019histoire de spécificité, un Bordet-Wassermann négatif et malgré l\u2019aspect polycylique et l\u2019absence d\u2019adénopathie, tout cela nous fait porter le diagnostic de gommes tuberculeuses.Traitement.a) Cure de repos au lit.b) Diète généreuse et reminéralisante.c) Vitaminothérapie: ergostérol irradié (viostéro!).d) Topiques locaux: pommade à l\u2019huile de foie de morue, pommade au sulfathiazole, pommade écarlate.e) Tuberculinothérapie: 4 séries à doses cro»ssantes 1/100,000 à 1/1000.f) Actinothérapie: ultra-violets en irradiation générale et locale.g) Enfin, ces deux derniers mois en application locale abondante et quotidienne de la Trioline (huile d\u2019olive ozonisée).Depuis l\u2019emploi de ce médicament, amélioration sensible, ce qui nous porte à croire qu\u2019il est un très bon adjuvant dans les ulcérations tuberculeuses.Discussion M.A.LAMBERT souligne que dans ce cas traité depuis 2 ans ailleurs par différentes méthodes, le résultat le plus satisfai ant obtenu à date, au point de vue cicatrisation, est dû à la Trioline.M.V.BROSSEAU ajoute que la Trioline est une huile d\u2019olive ozonisée qui dégage au contact de la , \u2018 L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.septembre 1942 plaie de l\u2019oxygène pendant 40 heures et amène en même temps une anesthésie locale grâce à la novo- caîne qu\u2019elle renferme.: M.P.-M.RICARD demande si les dermatologistes ont quelque expérience de la solution de Ziehl dans ces cas.M.A MARIN répond que le Ziehl contient de Vacide phrénique qui est légèrement analgésique.Cas d'asthme amélioré à la suite d\u2019une sous-muqueuse M.R.Des TROISMAISONS Histoire du malade.Monsieur M.M.,, 30 ans, admis le 20 novembre 1941, pour la première fois.Début le 3 novembre par un coryza intense qui obligea le malade à demeurer chez lui et nécessita les soins d\u2019un médecin.Huit jours plus tard, au cours de la nuit, crise d\u2019oppression intense avec dyspnée et sensation d\u2019étouffement.Les crises se répètent durant trois jours consécutifs et le malade reçut à chacune des injections par son médecin.Puis rémission pendant 4 à 5 jours et nouvelles crises pendant 3 à 4 nuits consécutives jusqu\u2019à son entrée à l\u2019hôpital.Les crises n\u2019étaient soulagées que par des calmants administrés.Fait à noter pas d\u2019expectoration ni de crachats abondants à la fin des crises.Antécédents.Personnels.Coqueluche.Crise appendiculaire il y a 26 ans.Maux de gorge fréquents.Héréditaires.Père, tousseur.Mère, B.S.\u2014 2 frères et 2 sœurs: B.S.Habitudes.Alimentation généreuse: 12 cigarettes par jour.Boit 2 ou 3 Pepsi-Cola jusqu\u2019à l\u2019été dernier Habitation saine.Examen.Tête.Malade maigre.Yeux: réflexes normaux.Oreilles: r.à.n.Nez: peu perméable, dévation droite de la cloison.Bouche: plusieurs dents absentes, d\u2019autres cariées.Pharynx: légère congestion.Amygdales: cryptiques.Sinus: R.X.Frontal gauche très grand, absence de sinus frontal droit.Les cellules ethmoïdales gauches sont très sombres; celles de droite sont assez bien aérées.Les deux sinus maxillaires sont clairs.Cou: pas d\u2019adéropathie.Thorax.Cœur: rythme régulier, pointe 5e espace.T.A.105/70.Poumons: vibrations augmentées légèrement, râles sibilants et ronflants à toute l\u2019étendu des deux plages.Petits râles crépitants lointains à l\u2019inspiration aux deux bases.Rate: non percutable.Abdomen.Souple, pas de cicatrice.Foie: matité hépatique normale.Fosses iliaques: aucune douleur.Mac Burney: négatif. 7 P \u2019 | ADE POUR LES BEBES PENDANT LES IT PROTEINE a été employé avec gucoup de succés pour les bébés > spécifique dans le traitement de Thée qui résulte de la chaleur ou ermentation.heureusement, le lait protéiné est e à préparer et à garder uniforme.ÿurrices savent l\u2019ennui qu\u2019elles ont 1er du lait protéiné fraîchement r suite des caillots qui bouchent 2e et ne peuvent être entièrement és.La préparation de ce lait à la 1 est pratiquement impossibles, maintenant, toutes ces diffi- ont été surmontées par le Lait né en Poudre C.M.P.Borden\u2019s.s faisons du lait protéiné en pou- après un procédé spécial qui re du lait que son contenu naturel d\u2019eau.Tous ses autres constituants restent intacts.Quand on ajoute de l\u2019eau à la poudre, on obtient un lait acidifié très protéiné, ne contenant pas beaucoup de matières grasses ni d\u2019hydrates de carbone, et dont les caillots finement divisés contiennent les organismes de l\u2019acide lactique sous forme vivante.Deux propriétés précieuses du Lait Protéiné en Poudre C.M.P.Borden\u2019s font qu\u2019il se recommande aux médecins.Premiérement, lorsqu\u2019il est liquéfié à nouveau, il donne un lait pro- téiné qui est toujours uniforme chaque fois qu\u2019on en prépare.Deuxièmement, il est facile à préparer, exigeant simplement l\u2019addition d\u2019eau et d\u2019hydrates de carbone lorsqu\u2019il en faut.De plus, quand vous ordonnez le Lait Protéiné en Poudre Borden\u2019s, vous \u2014 une meilleure alimentation grâce aux recherches faites sur le lait CHALEURS savez qu\u2019il est soutenu par le Contrôle de Qualité et les Recherches qui font que le nom \u2018\u2018Borden\u2019s\u2019\u2019 est un nom si rassurant sur n\u2019importe quel produit laitier .quece soit du lait en bouteilles, de la crème glacée, du lait évaporé irradié, du Klim, du Lait Protéiné en Poudre, du Lait à l\u2019Acide Lactique en Poudre, du Dryco, ou du Beta Lactose.Nous vous enverrons volontiers de la documentation médicale sur le Lait Protéiné en Poudre C.M.P.Borden\u2019s.Adressez-vous a: The Borden Company Limited, Spadina Crescent, Toronto, Ontario.\u201cSl C'EST DU BORDEN'S IL FAUT QUE CE SOIT BON!\u201c dit ELSIE, la vache Borden SLIT Droits réservés 1942, The Borden Co.Ltd. 1006 Examens de laboratoire.Koch: négatif.Cristaux de Charcot Leyden : négatif.Formule sanguine: G.R.: 3,550,000; G.B.; 8,250; HG.: 72%; V.G.: 1; Polyn.neut.: 59%; Grands mono.: 2%; lympho.34%; Eosinophiles: 5%.Sang.Urée: 0 gm.55; glycémie: 1 gm.00.Urines: traces d\u2019albumine, quelques globules rouges.Métabolisme basal: 29 novembre 1941, 16.Examen radiologique pulmonaire: aspect légèrement emphysémateux sans aucun autre signe de lésion.Traitement.15 ampoules (10 cm3) IV.Aminophyline tous les jours.Adrénaline; mixture antiasthmatique.Benzoate de soude.8 à 9 injections de morphine.Désinfection des voies nasales.Evolution.Le patient fut très légèrement amélioré par le traitement suivi et laissa le Service de médecine avec diagnostic: asthme secondaire.À peine fut-il hospitalisé dans notre service, le 22 janvier, que ses crises recommencerent de plus en plus fortes, si bien que l\u2019aminophyline et morphine réussissalent à peine à les apaiser.On l\u2019opère pour sous-muqueuse, le 28 janvier 1942.Une journée après les tampons sont enlevés du nez et depuis ce temps n\u2019ayant pas fait aucune crise notre patient a son congé le 5 février.Le décubitus horizontal autrefois impossible est maintenant bien toléré.Entre-temps, on lui -fit une bronchoscopie, qui montra une muqueuse congestionnée des bronches avec conclusion qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une bronchite asthmatique consécutive à une reinfection chronique venant du rhino-pharynx.Depuis le 5 février jusqu\u2019à maintenant il n\u2019aurait eu qu\u2019une légère crise d\u2019asthme passagère.Considérations.Le paroxysme dyspnéïque de l\u2019asthme n\u2019est qu\u2019une modalité réactionnelle particulière d\u2019un organisme à l\u2019égard des influences les plus diverses, une réponse à peu près toujours univoque, aux causes préparantes et déclenchantes les plus variées.Cela est si vrai qu\u2019un même remède, l\u2019adrénaline fait presque toujours cesser ce paroxysme.Tandis qu\u2019une action thérapeutique visant les conditions pathologiques qui conduisent à l\u2019asthme peut seule avoir une efficacité réelle plus ou moins durable sur son évolution.On devra donc dans le traitement de l\u2019asthme déterminer dans chaque cas particulier, les anomalies, les lésions et les insuffisances fonctionnelles susceptibles de produire, d\u2019entretenir les manifestations asthmatiques.C\u2019est dans ce but, que je présente ce cas pour que nous nous arrêtions plus souvent sur ces lésions ou anomalies qui jouent le rôle d\u2019épine L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1942 irritative en action avec le terrain et le facteur occasionnel.Si les crises ne disparaissent pas complètement après l'intervention, nous aurons du moins la satisfaction de les rendre moins intenses et moins fréquentes, nécessitant ainsi des doses minimes de médicaments.Discussion = M.G.HEBERT trouve que le malade a été opéré depuis trop peu de temps pour que l\u2019on se risque à affirmer la disparition de l\u2019asthme.M.BRAULT souligne que l\u2019on rencontre habituellement chez les asthmatiques des modifications de la muqueuse et des malformations des cornets.M.DesTROISMAISONS ajoute qu\u2019il aurait fallu dans ces cas rechercher les éosinophiles dans la muqueuse nasale qui était d\u2019ailleurs très congestionnée.Il demande si quelque membre de l\u2019assemblée a vu disparaître des syndromes asthmatiques après intervention chirurgicale pratiquée sur d\u2019autres organes que ceux de l\u2019appareil respiratoire supérieure.M.R.DUFRESNE a eu connaissance de 3 cas d\u2019asthme guéris après appendicectomie, chez des malades présentant le syndrome d\u2019appendicite chronique.M.P.-M.RICARD se demande si dans ces trois cas là, ce n\u2019est pas plutôt à l\u2019anesthésie qu\u2019à l\u2019appendicectomie que l\u2019on devrait créditer le succès post-opéra- toire.M.J.BRAULT ajoute que les asthmatiques qui présentent de l\u2019hyperplasie des cornets sont habituellement améliorés par la résection sous-muqueuse.M.MARIN souligne que l\u2019on a tout de même affaire dans cette question de l\u2019asthme au grand problème de l\u2019allergie et qu\u2019il est imprudent de chanter victoire trop tôt.C\u2019est une question de terrain, et le fait de débarrasser l\u2019organisme d\u2019une épine irritative ne doit pas autoriser de trop grands espoirs au sujet de la guérison définitive de l\u2019asthme lui-même.Myopathie type juvénile d'Erb M.J.VASQUEZ M.B., âgé de 54 ans, instituteur, est hospitalisé le 25 novembre 1941, pour insuffisance cardiaque à prédominance droite laquelle l\u2019emporta au 9e jour dans une crise d\u2019œdème aigu pulmonaire.Par ailleurs il était un grand infirme: un syndrome amyotrophique l\u2019avait frappé dès son jeune âge.En effet nous avons appris que vers 16 ans apparurent des troubles de l\u2019équilibre du tronc; il marchait en s\u2019appuyant surtout sur la pointe des pieds, ses épaules fortement rejetées en arrière, la colonne vertébrale en hyperextension accusée et avec un balancement caractéristique.Progressivement sa force musculaire diminua au tronc et à la racine des membres.Etant couché, pour se relever il était obligé de prendre avec ses mains, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1942 1007 x0 ve, 2 AVE AN, 2 ue, Ra: Lo 3s Ps es 2 8 33 os 7) ee i a = ee 2 on £0 5 5 7 & ee os 2 a ee Li ee $ x ae 5 > % a To = 2 7 8 Ke o/ 24 CoA on 3 7 44 3 OÙ RS JO ou \u201can * ¥ st 25 He 2 Re er se pe a a wa LA BIÈRE QUE VOTRE ARRIÈRE-GRAND-PÈRE BUVAIT eee ERE 1008 des points d\u2019appui au sol, sur ses genoux et se: cuisses.En quelque sorte il grimpait sur lui-même.Par contre il conserva toujours une assez bonne motilité vers le segment distal des membres.Parallèlement s\u2019installent les amyotrophies au tronc, à la racine des membres, et une déformation permanente de la colonne vertébrale.Ces amyotrophies ont été trés progressives; il a pu marcher jusqu\u2019à l\u2019âge de 26 ans.Il ne signale aucune douleur ni secousses fibrillaires des muscles atteints.Ses parents sont morts alors qu\u2019il avait 5 ans et ne possède aucun souvenir des cas pathologiques semblables dans sa famille.Il est marié, sans enfant.Il attribue sa maladie à un traumatisme vertébral survenu vers 14 \u2014 15 ans.Signalons enfin qu\u2019il souffrait d\u2019une constipation fort opiniâtre depuis un an; elle nous a fait penser à une atonie par atrophie des muscles lisses intestinaux soumis à l\u2019innervation végétative.A l\u2019examen, on est immédiatement frappé par l\u2019importance des amyotrophies et des attitudes vicieuses.Aux membres supérieurs.L\u2019atteinte est bi-latérale et prédomine à la racine des membres.L\u2019abduction élévation des bras est impossible.La flexion extension au niveau des coudes très diminuée.Aux avant-bras la supination est abolie tandis que la pronation est relativement conservée.Tous les mouvements des doigts sont possibles.L\u2019atrophie intéresse les muscles péri-scapulaires, tous les muscles du bras, le long supinateur.Les éminences thénar et hypothénar ont une apparence normale.Des rétractions fibrotendineuses aux niveaux des coudes rendent impossible l\u2019extension passive complète.Cliniquement il n\u2019y a pas de réaction myotonique des muscles.Aux membres inférieurs.La motilité est presque partout supprimée sauf aux pieds ou quelques mouvements sont encore possibles.L\u2019atrophie intéresse les fessiers et les muscles des cuisses, exceptés les adducteurs qui paraissent conserver une bonne contraction.Un œdème important empêche l\u2019exploration des jambes et pieds.D'ailleurs ceux-ci sont en varus-equin, irréductible par les rétractions fibrotendineuses.Au tronc.Lordose accentuée de la colonne dorso-lombaire.Le grand dentelé est atteint, les omoplates sont décollés.Dans son ensemble le thorax est fortement aplati d\u2019avant en arrière, élargi transversalement, déjeté en avant; le bassin est évasé et basculé en avant.Le malade ne peut s\u2019asseoir dans son lit.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, septembre 1942 Muscles de la face et du cou.Les muscles de la face et du cou sont absolument normaux.Le re:te de l\u2019examen neurologique montre, l\u2019abolition de tous les réflexes tendineux des membres, I'.bsence de tout trouble objectif des sensibilités, l\u2019absence de toute fibrillation musculaire.Le cutané plantaire se fait en flexion des deux côtés.Tous les nerfs crâniens sont normaux.Les examens du sang, chimiques et cytologiques ne révèlent rien de particulier.Une radiographie de la colonne vertébrale, à part la lordose, ne montre aucune déformation des vertèbres ni des disques.Tel est schématiquement le syndrome amyotrophi- que que nous avons été appelé à examiner.Il nous a paru intéressant à présenter pour plusieurs raisons: I.\u2014 Ces myopathies caractérisées par un trouble d:.ns la nutrition des fibres musculaires doivent être distinguées des amyotrophies par atteinte du neurone tropho-moteur périphérique, c\u2019est-à-dire, atrophies d\u2019origine médullaire ou radiculo-névritique.Le grand caractère distinctif de ces dernières se trouve dans leur début par l\u2019extrémité distale des membres, les secousses fibrillaires observées dans les muscles et le trouble du type qualitatif des réactions électriques.II.\u2014 Un renseignement fort important nous a été donné par l\u2019examen histologique post-mortem des muscles.Alors que dans les amyotrophiques d\u2019origine myélopathique et radiculo-névritique les lésions histologiques prédominent au niveau de la moelle et nerfs périphériques; dans les myopathies par contre, les lésions ont leur maximum au niveau de la fibre musculaire.Chez notre malade on remarquait à côté de quelques faisceaux musculaires normaux d\u2019autres nettement dégénérés.Ils avaient l\u2019aspect d\u2019une substance pâle, amorphe vascularisée, montrant des nombreux noyaux allongés et des plages de sclérose.Les nerfs par contre se trouvaient bien conservés.La moelle épinière cervicale ne présentait rien de particulier ni dans ses cornes antérieures ni postérieures.Ce contraste entre les lésions musculaires et l\u2019intégrité nerveuse est tout-à-fait caractéristique des myopathies.III.\u2014 Notre malade ne présente aucune atteinte des muscles de la face ce qui le distingue du type fas- cio-scapulo-huméral de Landouzy Déjérine.IV.\u2014 Le fait de n\u2019avoir pu trouver d\u2019autres cas de myopathie dans sa famille ne nous permet pas de nier chez lui le caractère héréditaire, ni d\u2019accepter l\u2019hypothèse traumatique invoquée par le malade.V.\u2014 La pathogénie reste encore obscure malgré tous les efforts faits dans ce sens.Une nouvelle et dernière constatation a été faite concernant le métabolisme du muscle.Normalement chez l\u2019adulte, le muscle transforme la créatine en créatinine, éliminée L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1942 1009 \u2019 Les hopitaux britanniques emploient LE BRANDY SUD-AFRICAIN L\u2019usage répandu du Brandy Sud-Africain dans D\u2019autres vins renommés de VAfrique du Sud swam se vendant au Canada: les hôpitaux de Grande-Bretagne est une preuve réelle de sa pureté et de sa valeur thérapeutique.À cause de sa haute teneur en esters, ce brandy, PAARL SEC BLANC; PAARL WITZENBERG; PAARL SEC ROUGE (Type Bourgogne) ; PAARL BOURGOGNE MOUSSEUX; PAARL WINTERHOEK MOUSSEUX provenant du Cap ensoleillé, est hautement recommandé par la profession médicale britannique.Ce Brandy est renommé pour ses procédés de fabrication perpétués traditionnellement de- puis plus de 250 années .gagnant de la Mé- (Type Champagne) ; daille d\u2019Or dans le concours de tous les produits PAARL SAUTERNES: similaires de l\u2019Empire au « Royal Agricultural PAARL VERMOUTHS (sec ou doux) : Hall », Londres, Angleterre, en 1937 .garanti PAARL MUSCATEL: quant à l\u2019âge et à la pureté par le Gouvernement OLD LIQUEUR BRANDY.Sud-Africain.DEPUIS PRÈS D'UN DEMI-SIÈCLE Toujours le même but: RÉDUIRE LE TAUX DE LA MORTALITE INFANTILE LIMITÉE 1010 dans les urines alors que la créatine ne s\u2019y trouve pratiquement pas.Dans les myopathies, c\u2019est l'inverse ; la créatine est éliminée alors que la créatinine diminue.Ceci a permis de conclure que le muscle perd le pouvoir d\u2019utiliser la créatine.Cette notion d\u2019un grand intérêt n\u2019apporte cependant pas un éclaircissement définitif sur la question.Discussion M.R.AMYOT félicite le rapporteur d\u2019avoir si bien mis en relief les critères du diagnostic différentiel de ces myopathies.M.P.MASSON insiste sur l'extraordinaire conservation des faisceaux neuro-musculaires constatée dans ces cas, alors que tout le reste du tissu musculaire était atteint de dégénérescence scléreuse.M.G.HEBERT demande ce que l\u2019on peut faire pour ces malades.M.J.SAUCIER répond que l\u2019on a donné du glycocolle, de la vitamine Be, de la Prostigmine, dans ces cas, sans obtenir de résultats encourageants.Cas d'\u2019ulcère gastrique perforé M.José SOBRINO M.R.D.âgé de 42 ans, est hospitalisé d\u2019urgence, le 9 février 1942, pour un syndrome abdominal douloureux.Le début de tel syndrome, le 6 février 1942, et caractérisé par la brusquerie, de la douleur à point de départ à l\u2019hypocondre droit et au creux épigastrique.Examen subjectif.Etant donné l\u2019état du malade il est impossible d'obtenir des renseignements clairs en rapport avec son entrée à l'hôpital.Antécédents.I.\u2014 Hospitalisé, le 12 janvier 1940, à l\u2019hôpital Général de Verdun pour des douleurs gastriques et aux hypocondres.Le rapport d\u2019une radiographie de la vésicule: vésicule perméable et sans calcul.II.\u2014 Hospitalisé a cet hopital, le 27 juillet 1940, pour des troubles gastriques sous forme de briilements au creux épigastrique, et des douleurs abdominales à la région péri-ombilicale, anorexie consécutive, constipation opiniâtre, vomissements verdâtres avec expectoration sanglante (?).Malade abattu, se dit incurable, pleure facilement, prétend qu\u2019on se moque de lui, rattache la maladie actuelle à une gonorrhée contractée en 1925.Transféré en Neurologie, le ler août, le patient persiste à avoir des brûlements gastriques.Les remarques du dossier révèlent que les brûlements sont à évolution cyclique.Congé, le 21 septembre.III.\u2014 Ré-hospitalisé le 31 juillet 1941, pour les mêmes troubles en médecine.Le patient s\u2019obstine dans ses brûlements gastriques, et est transféré en Neurologie parce qu\u2019il exagère ses troubles, malgré que le malade a eu un traitement symptomatique L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1942 par les 3 Bromures, micapanis en abondance, magnésie et cascara lesquels ne soulagent pas le malade.En Neurologie, on observe une amélioration notable, et il reçoit pendant son séjour dans tel département une médication médicale et neurologique plus complète qu\u2019avant d\u2019être transféré.Examen objectif.Etat anxieux (avec cause) \u2014 respiration superficielle \u2014 respiration profonde accompagnée de douleurs abdominales \u2014 impossibilité de lui faire faire un «gros ventre » \u2014 idem pour un petit ventre» \u2014 abdomen tendu \u2014 une palpation douce, profonde et prolongée permet de déprimer au niveau de la moitié gauche et de la fosse iliaque droite \u2014 douleur et tension de tout l\u2019hypocondre droit et creux épigastrique \u2014 toucher rectal douloureux, sans le caractère du cri du Douglas» \u2014 \u20ac matité franche au niveau du lobe droit hépatique » ( docteur J.Genest).Pouls: 150; T.A.: 108/64; Respiration: 28.Formule sanguine: G.R.: 4,950,000; G.B.: 26,000.Réponse à une requête faite en Neurologie le 9 février 1942 par le docteur Saucier: \u2014 «cette fois le syndrome abdominal domine le syndrome hypocondriaque \u2014 nous le reverrons quand l\u2019état infectieux aura rétrocédé et nous nous mettrons à la recherche du syndrome hypocondriaque résiduel ».Radiographie.Pneumopéritoine.Opération.Faite le 10 février 1942, par le docteur François Archambault.Anesthésie \u2014 C°H°.Incision xypho-ombilicale \u2014 issu d\u2019air à l\u2019ouverture du péritoine \u2014 absence de pus à ce niveau \u2014 exploration nous conduit à un ulcère perforé de la face antérieure de la petite courbure gastrique juxta- pylorique \u2014 la perforation est de la grandeur d\u2019un 5 sous et en partie obstruée par un caillot et la muqueuse gastrique \u2014 les bords de la perforation sont très nets sans zone lardasée \u2014 réaction de péritonite suppurée au niveau de l\u2019épiploon voisin \u2014 suture transversale épiploplastique \u2014 incision de contre- drainage sus-pubienne qui montre le petit bassin rempli de pus.Suites post-opératoires.Formule sanguine le 20 février 1942.G.R.: 1,475,000; G.B.: 16,000.Nouvelle formule sanguine aprés une transfusion prescrite le 21 et faite le 22.G.R.: 2,400,000; G.B.: 13,000.Médication adjüvante: foie de veau I.M.et rouge congo I.V.Recherche de sang dans les selles le 5 mars 1942 \u2014 traces de sang.Conclusion.I.\u2014 L'\u2019ulcère saigne encore.II.\u2014 Le patient profitera d\u2019une gastrectomie ou d\u2019une autre opération chirurgicale qui enlèvera l\u2019ulcère. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1942 1011 ) e © -Dans les cas d'anorexie, prescrivez L\u2019ELIXIR VITABOLONE de Hartz Un élixir à base de vin, de saveur agréable, dont chaque once liquide représente deux mille unités internationales de vitamine Bs.Cette préparation est indiquée dans le traitement de l\u2019inappétence, de la faiblesse musculaire, de l\u2019hypotension artérielle et de l\u2019hypothermie.Aussi dans les affections cardio- vasculaires, certaines formes de polynévrites, d\u2019atonie gastrique et dans les vomissements incoercibles de la grossesse.Particulièrement avantageux durant les périodes d\u2019élévation du métabolisme, aussi bien que dans l\u2019hyperthermie, l\u2019hyperthyroïdisme, le surmenage et durant l\u2019enfance et la grossesse.POSOLOGIE Nourrissons\u2014Diæ gouttes trois fois par jour durant les repas.Enfants\u2014Une demie à deuæ drachmes, trois fois par jour, duraant les repas.Adultes \u2014Une à trois cuillerées à dessert, trois fois par jour, après les repas.THE J.F.HARTZ Co., LIMITED Fabricants de produits pharmaceutiques.TORONTO MONTREAL Spécifiez les excellents produits pharmaceutiques de Hartz.AMherst 8900-3733 MONTY, GAGNON & MONTY Ambulances de luxe, chauffées ® Transport des malades à la ville et à la campagne.Service prompt et sûr.Pompes funèbres : ; 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20 La carie sèche de Volkmann, véritable arthrite sèche tuberculeuse.Dans notre service nous avons eu un cas d\u2019ostéo- arthrite tuberculeuse, que je vous présente.Il s\u2019agit d\u2019une patiente de 18 ans qui se plaint de douleurs dans le bras droit depuis 1 an.Elle n\u2019accuse aucun traumatisme.Depuis novembre 1941, elle a noter une petite tuméfaction dure, peu douloureuse.Cette tuméfaction a augmenté de volume tout en se ramollissant.Ses douleurs vont en augmentant ainsi que son impotence fonctionnelle.Elle a beaucoup de difficulté a effectuer les mouvements d\u2019abduction et d\u2019élevation du bras, toutefois elle a conservé sa force musculaire.Antécédents personnels.Rhumatisme à 6 ans.Pleurésie il y a 2 ans qui aurait duré une semaine (?).Péritonite le printemps dernier, durée d\u2019un mois.Tout serait entré dans l\u2019ordre avec un repos et une bonne alimentation.Nature indéterminée.Antécédents héréditaires.Père âgé de 60 ans en B.S.\u2014 Mère présente un goître.\u2014 4 frères et une sœur en BS.Puberté à 14 ans.Cycle de 28 jours, régulière, peu de douleur, durée de 2 jours.Pas de leucorrhée.Appareil nerveux, bon sommeil, pas de céphalée.Appareil respiratoire, pas de toux ni expectoration.Appareil circulatoire, pas de palpitations ni dyspnée.Appareil digestif, bon appétit, bonne digestion, intestins réguliers.Appareil génito-urinaire, rien à noter.Appareil locomoteur, sauf épaule droite rien à noter.Appareil glandulaire, visuel et auditif, rien à noter.Examen général.Apparence bonne.Poids: 104% livres.Taille 53\u201d.Téte.Yeux: pupilles répondent systématiquement à la lumière d\u2019une façon normale.Nez: narines perméables.Bouche: langue normale.Quelques dents sont cariées \u2014 implanfation dentaire irrégulière.Cou: pas d\u2019adénopathie \u2014 Thyroïde de volume normal.Rachis: pas de point douloureux, courbures normales.Thorax: plutôt longitique.\u2014 Seins bien conformés.Cour: T.A.130/90 \u2014 Rythme régulier, bruits bien frappés, pas de lésion valvulaire.Poumons: inspection, rien d\u2019anormal à noter. Abdomen: assez souple, bien dépressible.Pas de joints douloureux.Foie ne dépasse pas les fausses :6tes, hauteur de quatre travers de doigt.Rate per- \u2018utable.Membres: les réflexes tendineux sont normaux.Tramen local.L\u2019épaule droite semble légèrement tuméfiée et a- jaissée.Elle s\u2019oppose à la mobilisation.La pression le l\u2019épaule sur tout le squelette est douloureuse.1 y a une tuméfaction de volume d\u2019un œuf sur le )ord postérieur du bras.Elle est fluctuante, un peu louloureuse et semble libre dans les tissus mous.Framens de laboratoire.Urines: absence d\u2019albumine, de sucre, présence de »hosphates.Sang: azotémie: 0 gm.35; sucre: 1 gm.16.Bactériologie: ponction de tuméfaction du bras: ler examen: négatif.2e examen: bacille de Koch positif.Radiographie.Epaule droite.Rapport.Toute la partie supérieure de la tête de \u2019humérus est franchement déformée et la ligne arti- sulaire est très irrégulière.Aspect d\u2019ostéo-arthrite tres marquée.Léonard.) Epaule gauche.Rapport.La tête de l\u2019humérus gauche paraît tout- fait normale.(Docteur Léonard.) Il est à remarquer radiologiquement que la tête le l\u2019humérus est abaissée par rapport à la voûte cromiale ce qui s\u2019explique par le relachement des nuscles périarticulaires.à remarquer que la tête humérale est (Docteur Il est aussi à lus petite, très décalcifiée, irrégulière.Ces deux constatations sont les signes radiologiques d\u2019une affection avancée.Diagnostic.Le diagnostic ne prête à des difficultés que dans a période de début ou dans les formes atténuées de \u2019affection.La douleur et l\u2019impotence fonctionnelle passagère aissent supposer l\u2019existence d\u2019un ostéomyélite de l\u2019ex- rémité supérieure de l\u2019humérus; dans cette affection es symptômes généraux sont d\u2019emblée plus marqués.Certains sarcomes centraux, ou même enchondromes s marche torpide, prêtent à confusion ; la liberté des nouvements articulaires est conservée, signe clinique le premier ordre.Quant l\u2019ostéo-arthrite fongueuse est organisée, elle st caractéristique par sa tuméfacticn moll'asse, dissi- nulant mal l\u2019atrophie musculaire.Seuls les ostéosar- somes, si fréquents à l\u2019extrémité supérieure de l\u2019hu- nérus prêtent à confusion; mais ils naissent plus bas, w-dessous de la pointure, et respectent très long- emps les mouvements articulaires, le cartilage diar- hrodial opposant une barrière à leur marche en- rahissant.Jessine individuellement pour la personne qui doit le porter LE SUPPORT ORTHOPÉDIQUE SPENCER EST REMARQUABLEMENT EFFIGACE ET CONFORTABLE Le Support orthopédique Spencer dessiné individuellement est si efficace qu'on l\u2019'emploie fréquemment pour remplacer des bretelles en acier ou un plâtre.On peut mettre beaucoup ou peu de baleines dans le dos, suivant le cas.Le degré de fermeté dépend donc de la prescription du médecin.Ce support immobilise la colonne vertébrale autant qu'il est possible de le faire avec un corset en tissu dont les baleines en acier sont verticales.Il s'attache au centre en avant.On obtient la tension voulue grâce à des boucles et courroies.Chaque courroie s'ajuste indépendamment des autres ce qui permet de varier la tension à différents points.Si vous voulez faire servir un malade chez lui, à l'hôpital -ou à votre bureau, consultez l'annuaire du téléphone, sous la rubrique 'Corsetières Spencer\u201d, ou écrivez-nous directement.Ci-dessus: Support orthopédique Spencer porté par une femme.A droite et à gauche: Support orthopédique Spencer porté par un homme.CEINTURES SUPPORTS POUR LES SEINS DE DESSIN ove SPENCER \u2014 \u2014 \u2014 \u2014\u2014 \u2014 \u2014\u2014 S\u2014 Pe\u2014 \u2014 V\u2014 \u2014 \u2014\u2014 \u2014 \u201cEE SPENCER CORSETS (CANADA) LIMITED, Rock Island, Québec.Aux Etats-Unis: 137-A, av.Derby, New Haven, Conn.En Angleterre: Spencer (Banbury) Limited, Banbury, Oxon.Veuillez m'adresser la brochure intitulée « Comment les supports Spencer secondent le traitement du médecin ».CORSETS \u2014 1014 Les divers arthrites infectieuses aiguës dues au rhumatisme articulaire aigu, à la blennorragie, à l\u2019ostéite aiguë de croissance, s\u2019accompagnent toutes de signes particuliers propres à l\u2019infection causale qu\u2019il est aisé de dépister.La carie sèche de l\u2019épaule se différencie par les symptômes suivants: le moignon de l\u2019épaule est d\u2019une maigreur extrême.Le saillies osseuses sont exagérées et la tête de l\u2019humérus fortement attirée en bas et en dedans, pointe dans la cavité axillaire.Les ganglions axil'aires sont toujours envahis.L\u2019impotence fonctionnelle est peu étendue et s'établit progressivement.La douleur est en général peu marquée.Les abcès et les fistules sont des plus rares.L\u2019ankylose est une évolution fréquente.Iei le diagnostic s\u2019impose: les antécédents de la patiente, les signes radiologiques et l\u2019examen de la tuméfaction qui contient des bacilles de Koch.Traitement.Général.Comme toute tuberculose, le traitement consiste de repos, d\u2019héliothérapie et d\u2019une bonne alimentation.Local.Immobilisation plâtrée thoraco-brachiale dans laquelle des fenêtres sont aménagées pour permettre l\u2019héliothérapie et la ponction de l\u2019abcès.Le pronostic est réservé.La guérison se traduit par un envahissement marqué de l\u2019articulation scapulo-humérale.Le résultat fonctionnel n\u2019est cependant pas mauvais; les mouvements de compensation s\u2019établissent, grâce à l\u2019omoplate.Pas de discussion Ulcus perforé gastrique avec enkystement Pyo-gazeux secondaire M.L.LAFLEUR Anamnèse.M.R.C., 45 ans, homme de peine, est admis dans le service de médecine, le samedi, 24 janvier, pour douleurs violentes siégeant à tout l\u2019épigastre et à l\u2019hypocondre droit.La température est de 98° C.L'aspect dramatique du syndrome douloureux nous fait croire d\u2019abord à un épisode aigu récent pouvant dater de quelques heures à peine.Nous nous étonnons bientôt d\u2019apprendre que cette crise dure depuis déjà 16 jours, laissant difficilement quelques heures d\u2019accalmie.L'interrogatoire révèle que, depuis près de huit ans, le malade éprouve des troubles digestifs se résumant à de l\u2019anorexie, de l\u2019inappétence, de la lenteur de digestion, des nausées post-prandiales isolée*, des vomissements alimentaires peu fréquents mais douloureux, et surtout au retour constant d\u2019une douleur crampoïde au niveau de l\u2019épigastre et de la région sus-ombilicale environ deux heures après les repas.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1942 Installée brusquement (coup de poignard) depuis 16 jours, la douleur très forte jointe à une défense musculaire considérable de l\u2019épigastre ct à une importante sonorité préhépatique, nous suggère la présence d\u2019un ulecus perforé gastrique ou duodénal.Examen subjectif.S.N.Insomnie, étourdissements, scotomes depuis 1& jours.S.C.V.Dyspnée intense \u2014 angoisse cardiaque.S.D.cf.maladie actuelle.S.R.tousse depuis 6 mois \u2014 expectore très peu.S.G.U.nycturie au rythme de 1 ou 2 fois par nuit.S.Audit.surdité à gauche.S.Visuel.asthénopie bilatérale.Antécédents.Personnels: rhumatisme, hémorroïdes, douleurs lombaires?Héréditaires: père mort d\u2019asthme \u2014 mère morte d'hydropisie \u2014 frère mort d\u2019une syncope \u2014 sœur morte à la suite d\u2019une appendicectomie.Habitudes.Gros mangeur de viande \u2014 pas d\u2019abus éthylique ou tabagique.Etat général.Malade abattu, dyspnéique, qui a l\u2019air de beaucoup souffrir.Examen objectif.Tête: signe de la temporale \u2014 yeux cernés \u2014 réflexe nauséeux très vif \u2014 langue saburra'e.Cou: nil.Rachis: droit \u2014 indolore.Thorax: cœur: P.A.122/72 \u2014 pouls bondissant et filant.Choc en dôme à 11 cms, de la ligne médio-ster- nale dans le 5ième espace intercostal gauche.A la palpation on sent trés bien le choc de la pointe.On ncte également un frémissement cataire léger.Rou- lemen® présy:tolique dont le maximum d\u2019intensité siège dans le 3ième espace intercostal gauche.Poumons: matité de la base droite et diminution du murmure vésiculaire du 1/3 inférieur droit.Abdomen: Inspection \u2014 région supra-ombilicale fortement voussurée \u2014 tendue, contrastant avec la région sous-ombilicale d\u2019aspect sensiblement normale, sauf une forte douleur éveillée à la palpation et la \u2018présence d\u2019une circulation collatérale à prédominance sus-ombilicale.Palpation: fosse iliaque gauche dépressible et non douloureuse; idem à droite.Tout l\u2019hypocondre droit est occupé par une masse douloureuse, dépressible et sonore.Sonorité de l\u2019abdomen.Le rebord hépatique inférieur empiète sur la fosse iliaque droite et peut- être accroché.Ombilic normal.Membres: examen neurologique négatif.Anatomiquement normaux. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1942 Examens.La radiographie d'urgence révèle la présence d\u2019un croissant d\u2019air clair interposé entre le foie et le diaphragme.On constate, de plus, l'existence d\u2019un niveau liquide dans l\u2019étage sus-mésocolique.L'opinion d\u2019ulcère perforé suggérée par l\u2019examen clinique semble dès lors confirmée.Que faire ?On demande d'intervenir.L\u2019état du malade jugé trop précaire, le chirurgien remet l\u2019opération.L\u2019imminence d\u2019une fatalité force à une suprême décision et le docteur Georges Hébert décide de ponctionner la région gazeuse préhépatique, 1.e.dans la zone de sonorité maxima (Gième espace intercostal à 11 cms.de la ligne médiane).L\u2019air sort sous pression.Immédiatement le malade est soulagé: il respire avec plus de facilité.Le 30 janvier 1942.Nouvelle ponction \u2014 on retire un liquide purulent dont l\u2019analyse identifie: staphylocoque, entérocoque, colibacilles.L\u2019état du malade s\u2019améliore graduellement.La température s\u2019élève une seule fois à 99.2°F.Le 11 février 1942.Nouvelle ponction: nombreux polynucléaires, examen bactériologique négatif \u2014 (liquide séro-louche).On injecte 2 grammes de sulfathiazole dans la cavité.Le 21 février 1942.Nouvelle tentative de ponction qui est blanche malgré les signes cliniques et radiologiques de présence de liquide.Le 31 janvier 1942.Nouvelle radiographie: présence d\u2019une collection gazeuse sous-phrénique importante.Considérable réaction de l\u2019extrème base pulmonaire.On ne peut déceler de lésion gastrique.Le 10 février 1942.Nouvelle radiographie: abcès pyo-gazeux sous-phrénique.Le 2 mars 1942.Nouvelle radiographie: estomac et duodénum, rien de neuf.Examens de laboratoire.Le 26 janvier 1942.\u2014 Urée: 0 gm.62; sucre: 1 gm.16 (sang).Le 25 février 1942.\u2014 Selles: présence de sang.B.W.négatif.Les urines n\u2019ont jamais rien offert de caractéristique.Six hémogrammes faits entre le 26 janvier 1942 et le 20 février ont donné une formule rouge sensiblement toujours normale et une formule blanche qui est passée de 14,000 à 6,500.Traitement.Alimentation très restreinte au début et progressivement plus généreuse.Conclusion.19 L'histoire douloureuse de l\u2019évolution antérieure, le peu de virulence des microbes trouvés dans le li- 1015 quide de paracentèse, la locali-ation à prédominance haute de la douleur nous fait croire à un ulcère gastrique.20 Cette même histoire douloureuse éveille en nous l\u2019idée de localiser à la petite courbure (hile vascu- lo-nerveux) l\u2019ulcère en cause.39 Il s\u2019agit enfin d\u2019une perforation couverte ou enkystée qui a pu jusqu\u2019à maintenant se dispenser de la chirurgie.Espérons que l\u2019évolution favorable se maintiendra et qu\u2019avec une étroite surveillance médicale le patient pourra bientôt considérér cette aventure comme un mauvais souvenir.Discussion .M.L.LAFLEUR présente les différents clichés qui montrent la formation de l\u2019abcès sous-phrénique enkysté.M.P.-M.RICARD craint que le kyste ne se perfore et préfèrerait intervenir immédiatement pour drainer largement.M.A.LEGER répond que les chirurgiens consultés étaient d\u2019avis contraire \u2014 actuellement le malade est très bien et ce n\u2019est plus du pus que l\u2019on retire de son abcès enkysté mais un liquide séreux.Le secrétaire des séances, Roger-R.DUFRESNE. NOUVELLES UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL \u2014 FACULTÉ DE MÉDECINE ENSEIGNEMENT LIBRE COURS DE PERFECTIONNEMENT EN PEDIATRIE Hôpital Général de Verdun 4000, Boul.Lasalle, Verdun Directeur: M.le Pr.agrégé PAUL LETONDAL Pour la cinquième année consécutive, un cours de perfectionnement sur la pathologie digestive du nourrisson aura lieu du 5 au 10 octobre prochain.Cet enseignement sera donné par le docteur Paul Letondal, professeur agrégé de Médecine des Enfants à l\u2019Université de Montréal, avec la collaboration du professeur Georges Baril et du professeur agrégé Philippe Panneton et avec le concours des docteurs Daniel Longpré, Albert Guil- beault, J.-H.Charbonneau, Albert Jutras, Paul Caumartin et J.-P.Bombardier.Les leçons auront lieu l\u2019après-midi, de 4 à 6 heures, dans la salle du bureau médical et seront suivies de projections.Pendant cette semaine, tous les matins de 9 heures à midi, dans les hôpitaux, conférences de séméiologie et de thérapeutique digestive avec présentation de malades ou démonstration pratique de laboratoire.Ceux qui désirent suivre ce cours de perfectionnement sont priés de s\u2019inscrire à l\u2019avance à 418 est, rue Sherbrooke (MArquette 7334).Droit à verser: trois dollars.Les auditeurs recevront avant chaque leçon un plan détaillé du cours et un certificat sera décerné aux médecins régulièrement inscrits.PROGRAMME DU COURS Lundi 5 octobre 4 h.\u2014 Ouverture du cours.\u2014 M.Paul Le- tondal.4 h.15.\u2014 Les accidents de la première dentition.Les stomatites.\u2014 M.J.-H.Charbon- neau.5 h.\u2014 L\u2019anorexie des nourrissons et son traitement.\u2014 M.Daniel Longpré.Mardi 6 octobre 4 h.\u2014 Les vomissements du nourrisson.La sténose congénitale du pylore.\u2014 M.J.-P.Bombardier.5 h.\u2014 Exploration radiologique de l\u2019estomac et de l\u2019intestin dans la première enfance.\u2014 M.Albert Jutras.Mercredi 7 octobre 4 h.\u2014 La constipation du nourrisson.\u2014 La maladie de Hirschsprung.\u2014 M.Paul Leton- dal.5 h.\u2014 L\u2019occlusion intestinale.\u2014 M.Paul Caumartin.Jeudi 8 octobre 4 h.\u2014 Les diarrhées aiguës du nourrisson.La forme commune.Les syndromes dysentériques.\u2014 M.Paul Letondal.5 h.\u2014 Les diarrhées chroniques.\u2014 La maladie cœliaque.\u2014 M.Albert Guilbeault.Vendredi 9 octobre 4 h.\u2014 Le choléra infantile et les états cholériformes dans la première enfance.\u2014 M.Paul Letondal.5 h.\u2014 L\u2019otite du nourrisson.Ses rapports avec les affections gastro-intestinales.\u2014 M.Daniel Longpré. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1942 1017 pr A ' eva a A a pia fe Eat PE A UE Ganga cd a OF + A than Ten MEANT pr Hee RA \u2018 34 à ME Xx wad\u2019 ee ae TT RER EE SRE PLR ATE SR ré RS ETS) a 25 2 a % rile\u201d inst uv PE RN RIN ed 2 : SEN Sanh TIRES FLAT 7 ow: _\u2014 Poe ORR CORR 4 ; as PA as : 5.25 5, + sens POUR LE TRAITEMENT DE L\u2019ARTHRITE RHUMATISMALE Plusieurs publications récentes démontrent l\u2019efficacité de la Myochrysine dans le traitement de cette terrible affection jadis irréductible et déformante.Fa N .pu STAT RCT dE ME i Ls : eus mAH de pus ren à \u201d Pepe a ETES T Les a Te Feelin 2 2 Fr r AE Teen SA ~ Ces études ont prouvé que des séries d'\u2019injections, \u201cI à doses relativement faibles, constituaient une thé- a .Nh AT ZZ rapeutique suffisante pour un traitement efficace.La détermination du taux de la sédimentation sanguine | É », ° Ses , _° *, * * | PRESENTATION réalise un critère précieux de l\u2019évolution de la maladie.a Myochrysine est présentée en solu- on aqueuss et en suspension huilewe.| RÉFÉRENCES RÉCENTES SUR LA MYOCHRYSINE: loites de | et 10 ampoules dosées à Key, J.A., Rosenfeld, H.and Tjoflat, O.E., Gold Therapy in Proliferative 01, 0.05, 0.10, 0.20 et 0.30 gramme.(especially atrophic) Arthritis.J.Bone & Joint Surg.21: 339-345, Avril 1939.| e Goldie W., Effect of Chrysotherapy on Sedimentation Rate in Rheumatoid Arthritis.Ann.Rheumatic Dis.1: 319-322, Octobre 1939.1M.les Médecins sont priés d: fai e Sabin, A.B.and Warren, J., The Curative Effect of certain Gold Compounds .on Experimental, Proliferative, Chronic Arthritis in Mice.J.of Bacteriology 6: t demande de notre brochure Myo- 823-356, Décembre 1940 brysine\u2019 qui contient tous les ren- Tarsy, J.M.Clinical Experience with Gold Salts in the treatment of Rheumatoid ignements nécessaires sur les indi- Arthritis, N.Y.State J.Med.40: 1185-1191, Août ler, 1940.tions, la posologie, la conduite de Cecil, R.L, Present Trends in the Study of Arthritis and Rheumatism, Minno- -aitement, etc., de la Myochrysine.seta Med.23: 533-542, Août 1940. 1018 Samedi 10 octobre 4 h.\u2014 Les ictères du nouveau-né.L\u2019ictère grave familial.\u2014 M.Albert Guilbeault.5 h.\u2014 Les états de dénutrition du premier age.L\u2019hypothrepsie et l\u2019athrepsie.\u2014 M.Paul Letondal.PROGRAMME DES CONFERENCES CLINIQUES Mardi 6 octobre à l'Hôtel-Dieu 9 h.\u2014 L'examen clinique du nourrisson.\u2014 M.Paul Letondal.10 h.\u2014 Démonstration pratique de radiologie.\u2014 M.Albert Jutras.11 h.\u2014 Coprologie clinique.\u2014 M.Georges Baril.Mercredi 7 octobre à l'hôpital Général de Verdun 9 h.\u2014 Les aliments de régime (lère partie).\u2014 M.Paul Letondal.10 h.\u2014 Conférence clinique avec présentation de malades.\u2014 M.J.-P.Bombardier.Jeudi 8 octobre à la Crèche de Liesse 9 h.\u2014 Les aliments de régime (Zième partie).\u2014 M.Paul Letondal.10 h.\u2014 Otoscopie dans la première enfance.Indications de la ponction du tympan et de la paracentèse.\u2014 M.Philippe Panneton.11 h.\u2014 Conférence clinique avec présentation de malades.\u2014 M.Daniel Longpré.Vendredi 9 octobre à l'hôpital Pasteur 9 h.\u2014 Les médicaments.\u2014 M.Paul Leton- dal.10 h.\u2014 Conférence clinique avec présentation de malades.\u2014 M.J.-H.Charbonneau.Samedi 10 octobre à l'hôpital Notre-Dame 9 h.\u2014 Techniques Thérapeutiques.\u2014 M.Paul Letondal.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1942 10 h.\u2014 Conférence clinique avec présentation de malades.\u2014 M.Albert Guilbeault.LA POLIOMYELITE La poliomyélite est une maladie contagieuse très sérieuse dont la paralysie est une complication.Elle est causée par un virus qui attaque le système nerveux central.Elle se manifeste au début par des symptômes semblables à ceux que l\u2019on observe au début des maladies infectieuses.La période d\u2019invasion dure de 2 à 5 jours, avec température élevée.On rencontre habituellement la triade de symptômes suivants: douleur spontanée, raideur de la nuque et du dos, température élevée.Les autres symptômes sont variables: courbature, mal de tête, nausées, vomissements, diarrhée, convulsions, irritabilité, angine, etc.Cette maladie frappe le plus fréquemment les enfants âgés de moins de 15 ans; elle survient cependant chez les adultes les plus robustes; on la rencontre à la campagne comme dans les villes.Conseils généraux 1.Vivre le plus possible au soleil et au grand air; lever les stores et ouvrir les fenêtres pour laisser entrer librement le soleil et l\u2019air dans la maison; 2.Si l\u2019on fait usage d\u2019une eau de source inconnue ou douteuse, la faire bouillir; 3.Ne prendre que du «lait pasteurisé »; si l\u2019on ne peut obtenir que du lait cru, le faire bouillir; 4.Dans le cas du lait pasteurisé ou bouilli et de l\u2019eau, en prendre un soin particulier et les garder au froid et à l\u2019abri des mouches et de la poussière; 5.Ne pas se baigner dans un cours d\u2019eau polluée; 6.Bien laver avec de l\u2019eau bouillie les fruits et légumes que l\u2019on mange crus.7.Déposer les déchets dans des récipients métalliques couverts; les désinfecter en les arrosant avec de l\u2019eau de Javel; L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1942 8.Observer serupuleusement les lois de la propreté; 9.Faire la guerre aux mouches, aux moustiques et aux insectes: les éliminer de la maison ; 10.Epousseter avec un linge humide; 11.Balayer de préférence avec des balayeuses électriques ou mécaniques, ou encore, avec une poudre spéciale ou des morceaux de papier humide, afin de ne pas soulever la poussière.En cas de maladie Si quelqu\u2019un (surtout un enfant) souffre de la moindre indisposition et manifeste l\u2019un des symptômes déjà cités: mal de tête, douleur dans le dos, température, raideur de la nuque, \u2018vomissements, troubles gastro-intestinaux, ete.: 1.Repos immédiat et complet au lit; 2.Appeler le médecin immédiatement pour lui permettre d\u2019établir son diagnostic avant l\u2019apparition de la paralysie; 3.Déclarer immédiatement tout cas de poliomyélite au service de Santé pour qu\u2019il puisse exercer la surveillance dans les familles; 4.Les cas devraient être hospitalisés tôt pour recevoir un traitement adéquat.S'il y a épidémie ou éclosion de la maladie 1.Eviter les foules et les réunions publiques: garder les enfants à la maison ; 2.Ne pas conduire les enfants dans une maison où il y a des malades; ne pas laisser venir des enfants à votre domicile si vous avez un malade; 3.Ne pas voyager avec des enfants.MESURES POUR COMBATTRE LA POLIOMYELITE, 1942 Programme d'action étudié par le Comité conjoint de poliomyélite et soumis à la Commission d'hygiène de Montréal I.Réunion de la Commission d\u2019hygiène, le 12 août 1942.) IT.Formation d\u2019un « Comité de la poliomyélite »: comité conjoint comprenant des membres de la Commission d'hygiène, l\u2019épidémio- logiste de la province et des représentants des 1019 hôpitaux intéressés dans l\u2019hospitalisation et le traitement des cas de poliomyélite.Il est composé comme suit: les docteurs Albert LeSage, Grant Fleming, Gaston La- pierre et Ad.Groulx, de la Commission d\u2019hygiène; le docteur A.-R.Foley, épidémiologiste de la province; les docteurs Ed.Dubé, surintendant médical de l\u2019hôpital Ste-Justine; H.Charbonneau, surintendant médical de l\u2019hôpital Pasteur; R.R.Struthers, chef du service de pédiatrie au Children\u2019s Memorial Hospital, R.Smith du Pathological Institute; membres adjoints: Drs J.-H.Gervais, Jos.Duplessis; Capt.Alm.Roy, F/Lieut.J.-Oct.Roy.III.Collaboration nécessaire: a) des sociétés médicales, par la formation de comités d\u2019étude, ce qui a été fait dans les deux sociétés: 1.La Société médicale de Montréal, 2.The Montreal Medico-Chirurgical Society.b) de la profession médicale; c) des hôpitaux; d) des organisations sociales.IV.Education du public.a) Publication à 25,000 exemplaires d\u2019une circulaire intitulée: « La poliomyélite » \u2014 Conseils généraux \u2014 b) Réédition à 1000 exemplaires d\u2019une circulaire entièrement revisée, intitulée: «Conseils aux parents quand il existe un cas de poliomyélite à la maison » ; c) La publicité: journaux et radio \u2014 Il a été décidé que: « Les communiqués aux journaux et les directives à donner à la population ne doivent provenir que d\u2019une seule source.» 1.Communiqués sur la situation quotidienne; 2.Communiqués donnant des conseils à la population.V.Législation: observance des règlements: a) Déclaration obligatoire et rapide de tous les cas confirmés et douteux \u2014 indiquant s\u2019ils sont paralytiques ou non \u2014 au service de Santé. 1020 b) Quarantaine sévère et isolement: .hospitalisation facilitée; isolement médico-chirurgical; isolement à domicile: le même que dans les cas des maladies entériques et des voies respiratoires.VI.Diagnostic précoce et facilités de traitement.a) Appeler le médecin dès les premiers sym- tômes de la maladie \u2014 Ne pas attendre.b) Examen du liquide céphalo-rachidien: facilités accordées dans les laboratoires pour les médecins.c) Hospitalisation de tous les cas de poliomyélite.d) Pulmo-respirateurs: facilités actuelles dans les hôpitaux: 19 appareils répartis comme suit: hôpital Ste-Justine, 5;-hôpital Pasteur, 3; Children\u2019s Memorial Hospital, 5; Alexandra Hospital, 1; St.Mary\u2019s Hospital, 1; Jewish General Hospital, 1; Ho- moeopathie Hospital, 1; hopital St-Luc, 1; Royal Victoria Hospital, 1.En 1938, la ville a commandé la construction de 10 pulmo-respirateurs: 5 à l\u2019hôpital Ste-Justine et 5 au Children\u2019s Memorial Hospital.: f) Approvisionnement et distribution de sérum des convalescents aux médecins, réserve gardée au service de Santé.VII.Nutrition: alimentation bien balancée.VIII.Durant une épidémie, éviter de faire des amygdalectomies.Ad.GROULX.Directeur du service de Santé.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, septembre 1942 D'INTERET COMMUN POUR LES | MÉDECINS : \u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014 ee Récemment une expérience fut faite chez plus de 100 individus physiologiquement normaux.Après une première période d\u2019observation, on ajouta du «ALL- BRAN » à leur régime pendant quelques semaines, puis, à différents intervalles, des radiographies furent prises pour retracer un repas de baryum dans le tube digestif.Ensuite, suivit une autre période d\u2019observation sur le « ALL-BRAN ».Le rapport est accompagné de vignettes, de diagrammes et de compilations qui amènent les auteurs à certaines conclusions importantes concernant l\u2019influence de « ALL-BRAN ».Ces recherches démontrent que le son ne change presque pas le cours normal de l\u2019activité intestinale.Le son n\u2019accélère pas l\u2019évacuation du cæcum qui se fait parfaitement, mais il accélère l\u2019évacuation dans les cas où elle ne se réalise que dans les quarante-huit heures ou plus.D\u2019autres preuves fournies par cette expérience indiquent, avec une clarté remarquable, que le son semble soulager le spasme du côlon dans un grand nombre de cas (modérément peut-être).Cette étude fait partie d\u2019autres récemment parues dans des journaux scientifiques comme résultat du travail entrepris pour l\u2019obtention d\u2019allocations accordées par la Compagnie Kellogg pour venir en aide à trois Universités.KELLOGG COMPANY OF CANADA, LTD.London, Ontario.Veuillez m'envoyer, À titre gracieux: « Roentgen Study of Intestinal Motility as influenced by Bran », par Bernard Fantus, M.D., Geza Kopstein, M.D., et Hilmar R.Schmidt, M.D., Chicago, et autres travaux sur ce sujet.Docteur ae 8 sw es ee nse mE eae sw se aus se epee sen Eee Adresse À = . NÉCROLOGIE LE DOCTEUR HENRI LACOURSIERE Le docteur H.Lacourcière est décédé le 16 août à l\u2019âge de 89 ans.Le défunt était un diplômé de l\u2019Ecole Victoria, de Montréal.Pendant 50 ans il fut le seul médecin de toute la région de la Beauce.LE DOCTEUR CHARLES-A.DELAGE Le docteur Charles-A.Delâge est décédé le 18 août à l\u2019âge de 61 ans.Le défunt avait obtenu son doctorat de l\u2019Université Laval de Québec, en 1906, et pratiqua la médecine dans la ville de Québec. TABLE DES ANNONCEURS Pages Abbott Laboratoires Ltée (Nembutal) -.- .36 American Can Co.(Nutrition défectueuse) - 2e p.de couvert.Anglo-French Drug Cie (Cortunon) .- 387 Ayerst, McKenna & Harrison Ltée (Le Saboteur) .- ) Ayerst, McKenna & Harrison Ltée (Prémarine) - - 2 \u2018Borden Co.Limited, The (De 1 l'aide pour le bébé pendant les chaleurs) - 1005 Brandy Sud-Africain 2.1009 British Drug Co., Ltd.(Multivite) .Cee ee 27 Canada Drug Co.Ltd.(Paveral) .994 Canadian Tampax Corporation Ltd.(Tampax) - .- 33 .Casgrain & Charbonneau, Ltée (Appareil à Rayons-X Westinghouse portatif modèle \"C\") .+ + + = 9 Casgrain & Charbonneau, Ltée (Levure Fer & Vitamine) \u2014 (Micrigène) \u2014 (Cécrinyl \"adultes\u201d) \u2014 (Micrines \"B\" complexes) \u2014 (Décrigène) \u2014 (Germinol) .- 25 \u2018Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada 30 Compagnie Ciba Ltée (La \"Ciba\u201d transfère ses bureaux et laboratoires) .+ + + +++ ++ + 24 \u2018Denver Chemical Manufacturing Company (Andphlo- gistine) .= .11 \u2018Dohow Chemical Company, Lud.The (Auralgan) .\u2026 1l0OI1l Eddé, J., Ltée (Bis Kam Oil) \u2014 (Trephonyl du Dr Rous- sel) (Taxol) \u2014 (Neurinase) \u2014 (Alepsal) \u2014 (Ino- tyol) \u2014 (Pluriglandine) \u2014 (Veinatone) \u2014 (Artichobyl) 1003 \u2018Eli Lilly and Company (Canada) Ltd.lère page de la couverture \u2018Frosst, Charles E, & Co.2.+ + +++ = 17 Frosst, Charles E., & Co.=.- .+ + ++ +++ 18 \u2018Frosst, Charles E., & Co.+ + + ++ +0 19 \u2018Frosst, Charles E,.& Co.+ + +++ = 20 \"Hartz, J.F.Co.Lid., The (Elixir \u2018\u2019Vitabolone\u201d\u2019) - .1011 Herdt & Charton, Inc.(Uroprazine \u2014 Calcoleol \u2014 Tri- calcine \u2014 Veinotrope \u2014 Peptalmine magnésié \u2014 Peptalmine pure) -.- + + + + + + + .985 \u2018Herdt & Charton, Inc.(Veratrite) Co.991 Herdt & Charton, Inc.(Osmopak) .997 Hoffmann-La Roche Limitée (Synkavite) .- .7 Joubert, J.J.(Reduire le taux de la mortalité infantile) 1009 Kellogg Co.of Canada Ltd.(D'un intérêt commun pour les médecins) - .222 +.102C Laboratoires DesBergers-BisMol (Phezine) 4e page de la couverture Laboratoires Jean Olive (Lantol) \u2014 (Iodone Robin) .- 23 Laboratoires Poulenc Frères (Myochrysine) - .1017 \u2018Librairie Beauchemin Ltée .32 Mead Johnson & Co.Ltd.(Dextri-Maltose) .- 23 Merck & Co., Lid.(Erythrol tetranitrate Merck) .5 Millet, Roux & Cie, Ltée (Endo-PlexD) - .- .21 \u2018Molson 1007 Monty, Gagnon & Monty - 1011 Mowatt & Moore Ltd.(Les Vitamines) .- « 28 Pharmacie d'ordonnances, Arthur Hirbour .- - 4 \u2018Rougier Frères (La Lyxanthine Astier) .- = 3 Pages Rougier Freres (Bes-Min) .983 Sanatorium Prévost Inc.928 Shuttleworth, E.B.Chemical Co.Ltd.(Minerovite EBS) .12.2 1 .993 Smith & Nephew Ltd.(\u2018Elastoplast\u2019) - 1001 Spencer Corsets (Canada) Ltd.(Le support orthopédique Spencer) .1013 Squibb & Sons of Canada, Ltd, E.B.Squibb Cod Liver Oil) .895 Stearns & Company of | Canada, Ltd.Frederic ° (Muci- lose) .- 993 Usines Chimiques du Canada Inc.(Sol-Iodum) Cee .- 3e page de la couverture Vinant Limitée (Opobyl) .2 2 © 13 Vinant Limitee (Pipérazine Midy) \u2014 (La solution de Soude du Docteur Clin).\u2026 15 William R.Warner & Company, Lid.(Alka-Zane) .989 Wyeth & Bro., (Canada) Ltd., John (Amphojel) .34 Wyeth & Bro.; (Canada) Ltd.John (Hematinic Plas- tules) .35 Wyeth & Bro., (Canada) | Lid., + John (Kaomagna pour la diarrhée).1015-1022 ULE DIARRHEE "]
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