L'union médicale du Canada, 1 décembre 1943, Décembre
[" SUR LA CHIRURGIE DES TUMEURS DU CORPS CALLEUX Par Jacques Le BEAU, Ancien chef de clinique des hôpitaux de Paris, (Service du Prof.Clovis Vincent.) L\u2019étude systématique des tumeurs du corps calleux remonte à une date relativement récente, puisque la plupart des travaux qui leur ont été consacrés ont été publiés dans les douze dernières années.On peut distinguer trois périodes: I.Période « clinique » pendant laquelle on cherche à mettre en évidence un « syndrome du corps calleux » tel que l\u2019examen neurologique à lui seul pourrait suffire à faire le diagnostie.Citons les publications d\u2019Alpers et Grant, Cramer, etc.II.Période « radiologique » inaugurée par le travail de Dyke et Davidoff, suivie plus récemment par les publications de J.Weyman- Jones et de Busch sur lesquelles nous allons revenir.Ils permettent tous le diagnostic relativement facile des tumeurs du corps calleux, grâce à la ventriculographie.III.Période « chirurgicale ».Celle-ci date au plus de deux à trois ans.Nous entendons par là la chirurgie systématique des gliomes du corps calleux, suivie de bons résultats opératoires.À notre connaissance, deux auteurs sont à citer seulement.Le premier, Mrs.J.Weyman- Jones, dont la thèse de doctorat, parue en mai 1940, rapporte un certain nombre de cas de tumeurs du corps calleux opérés par nous- mêmes dans le service du professeur Clovis Vincent.Malheureusement, les circonstances de la guerre n\u2019ont pas permis la diffusion de cet ouvrage hors de Paris.Le second auteur, E.Busch de Copenhague, dans un remarquable article de juillet 1941, atteint à peu près les mêmes conclusions, tout en ignorant le travail de J.Weyman-Jones dont il n\u2019a pu évidemment avoir connaissance, Nous diviserons cette étude en cinq parties: 1.Anatomie pathologique.2.Particularités cliniques.3.Ventriculographie.4.Traitement chirurgical.5.Pronostic.Disons tout de suite que nos idées générales sur la chirurgie des gliomes calleux sont tout à fait conformes à celles exprimées par J.Weyman-Jones et par Busch.Le diagnostic clinique de ces tumeurs est à peu près impossible, car il n\u2019y à pas de syndrome calleux.Le diagnostic ventriculographique est facile et commande l\u2019intervention.L'opération doit être radicale et les résultats sont, dans l\u2019ensemble, satisfaisants.ANATOMIE PATHOLOGIQUE Dans notre expérience, les tumeurs du corps calleux ont toujours été des gliomes.Il s\u2019agit, tantôt de gliomes limités au corps calleux, tantôt de gliomes s\u2019étendant au delà du corps calleux, c\u2019est-à-dire, pouvant envahir en particulier la partie interne des deux hémisphères.Mais ce sont des tumeurs symétriques, à point de départ nettement médian.Il faut les distinguer absolument des gliomes à origine latérale, puis traversant le corps calleux et, enfin, envahissant l'hémisphère opposé.Cette distinction n\u2019est d\u2019ailleurs pas difficile à faire en général.En nous cantonnant dans les limites de cette définition, nous avons observé en deux ans dix gliomes du corps calleux: un cas non opéré, quatre opérés publiés par J.Weyman- Jones en 1940, cinq opérés dans l\u2019année 1940- 1941 (trois d\u2019entre eux ont été brièvement rapportés dans notre article de la Revue Canadienne de Biologie de février 1942).Dans le même laps de temps, nous avons opéré environ 300 tumeurs intracraniennes dont à peu près 200 gliomes.On voit donc que, parmi les gliomes, la fréquence moyenne de la localisation au corps calleux semble être de 4 à 5%.En fait, dans le service du professeur Clovis Vincent, les tumeurs du corps calleux nous étaient plus spécialement \u2018adressées. - ey EE J 1366 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Il est probablement plus près de la réalité d\u2019admettre une fréquence ne dépassant pas 2 à 3%.Busch trouve aussi une fréquence du même ordre, car, si son article est consacré seulement à huit astrocytomes, il parle aussi, sans les étudier, de onze « glioblastomes bilatéraux » qu\u2019il distingue de vingt autres cas « nettement secondaires » à une autre localisation.Si les onze glioblastomes bilatéraux sont nés dans le corps calleux, cela fait 19 tumeurs du corps calleux sur 750 tumeurs intracraniennes.Au point de vue histologique, sur nos dix cas, il y avait quatre glioblastomes, quatre astro- blasto-astrocytomes, un oligodendrogliome, un cas non vérifié.Mais, dans l\u2019ensemble, ces tumeurs se présentaient comme des gliomes relativement bénins.Nous voulons dire par là que les glioblastomes étaient assez bien limités, même dans la substance blanche des deux hémisphères, et que les autres gliomes n\u2019avaient pas en général une extension trop grande.En d\u2019autres termes, les gliomes à évolution lente n\u2019avaient pas eu le temps d\u2019envahir trop de structures et les gliomes à évolution rapide ne se montraient pas trop infiltrants.Nous tenons à ne pas séparer au point de vue chirurgical les glioblastomes des astrocytomes.Pour nous, tous les gliomes doivent être opérés et les résultats ne sont pas toujours parallèles à la malignité histologique.Nous discuterons ce point plus en détail à propos du pronostic.Une première conclusion se dégage de ces faits: c\u2019est qu\u2019il n\u2019y a pas en général dans les caractères histologiques des gliomes du corps calleux, de contre-indication à l\u2019exérèse chirurgicale complète.C\u2019est d\u2019ailleurs ce que confirment les résultats opératoires éloignés.Sil y a une limite a leur extirpation, elle ne viendra pas en général de leur malignité, mais de leur extension.Les gliomes du corps calleux siégent beaucoup plus souvent dans sa partie antérieure que dans sa partie postérieure.Leur extension peut se faire dans six directions.En arriére, vers le tiers postérieur du corps calleux et le splenium, mais ce n\u2019est pas trés fréquent.En avant, vers le genou du corps calleux et sa BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 partie basse, mais c\u2019est presque déjà une extension inférieure.En haut, le gliome peut déborder la face supérieure du corps calleux et s\u2019insinuer entre la face interne des deux lobes frontaux.Il rencontre alors le bord inférieur de la faux du cerveau et, le plus souvent, s\u2019il continue sa croissance vers le haut, dissocie la faux parfois jusqu\u2019à un ou deux centimètres du sinus longitudinal supérieur.En bas, les gliomes du corps calleux peuvent, suivant leur siège, envahir différentes structures.Les plus antérieurs envahissent le septum lucidum jusqu\u2019aux piliers antérieurs du trigone; parfois, ils descendent encore plus bas et infiltrent la paroi antérieure et la partie antérieure des parois latérales du troisième ventricule.Cet envahissement devient alors d\u2019une extrême gravité car, pratiquement, l\u2019extirpation de cette partie de la tumeur n\u2019est pas compatible avec la survie.Les gliomes de la partie moyenne sont tout de suite au contact du trigone et envahissent l\u2019étage supérieur du troisième ventricule qui reste au dessus de la saillie des couches optiques.Ils se développent plus volontiers dans la cavité du ventricule qu\u2019ils n\u2019envahissent les couches optiques.L\u2019action des tumeurs du corps calleux sur le troisième ventricule peut donc être multiple: abaissement, amputation de la partie supérieure, infiltration de la paroi antérieure.Latéralement, les gliomes calleux ont tendance à envahir la substance blanche des deux hémisphères, le centre ovale, et cette extension est en principe un obstacle chirurgical sérieux.En fait, les choses ne se passent pas exactement comme cela.En effet, latéralement et de haut en bas, l\u2019extension peut se produire au niveau de trois formations: a) en haut, la substance blanche frontale interne.Le gliome est en général en avant de la zone motrice qui, à la partie interne de l\u2019hémisphère (lobule pa- racentral), est très postérieure; b) au milieu, le ventricule latéral, c\u2019est-à-dire la corne frontale et sa partie postérieure qu\u2019on appelle quel- LE BEAU: CHIRURGIE DES TUMEURS DU CORPS CALLEUX quefois le corps du ventricule latéral.La tumeur calleuse, dés le début de son évolution, abaisse légérement les ventricules et surtout elle les écarte.ce qui donne naissance à un signe ventriculographique pathognomonique.Un peu plus tard, au fur et à mesure que la tumeur croît elle refoule de plus en plus les ventricules.bombe à leur intérieur: En même temps, ou bien à la suite de la compression des trous de Monro, ou bien à la suite de la compression du troisième ventricule lui-même, les ventricules latéraux se dilatent, parfois d\u2019une manière très importante.Finalement, on peut voir une énorme tumeur du corps calleux, relativement bien limitée des deux côtés parce que son extension s\u2019est surtout produite dans la paroi interne de grands ventricules latéraux.La tumeur est ainsi dans de bonnes conditions d\u2019exérèse chirurgicale, même si elle est his- tologiquement maligne.c) En bas et latéralement, le gliome du corps calleux peut infiltrer les noyaux caudés.En réalité, ceux-ci sont assez souvent protégés par le ventricule latéral et, comme nous l\u2019avons vu, l\u2019extension de la tumeur se fera plutôt franchement vers le bas.Si les noyaux caudés sont envahis, le pronostic est plus mauvais, mais ne constitue pas pour nous une contre-indication chirurgicale.Voilà donc les conséquences directes des tumeurs du corps calleux.Mais les gliomes calleux peuvent s'accompagner «d\u2019engagement » du lobe temporal.Nous avons eu l\u2019occasion de l\u2019observer plusieurs fois chez des malades morts sans opération, dont les pièces nous ont servi dans notre thèse de 1938.Il s\u2019agit en règle générale d\u2019un engagement bilatéral.Parfois, mais pas toujours, il est à prédominance unilatérale.Nous avons l\u2019impression que cette hernie temporale est relativement tardive dans l\u2019évolution des tumeurs calleuses, et cela pour deux raisons: d\u2019abord, la tumeur est à l\u2019aplomb du troisième ventricule qui amortit.en quelque sorte, la pression progressive.Mais surtout, la tumeur est médiane.Elle va croître en général de, façon symétrique.Or, même avec une très forte hy- 1367 pertension intracranienne, c\u2019est notre expérience que la hernie: temporale a .peu de tendance à se produire quand les pressions sont 4 peu .prés égales dans les deux loges hémisphériques.: Si l\u2019on prend garde de ne pas confondre la petite saillie que font normalement les deux unci en dedans de la tente du cervelet, avec un engagement bilatéral temporal antérieur, on verra que les grandes dilatations ventriculaires par tumeur du cervelet ou les « gros cerveaux » par œdème traumatique ou inflammatoire bilatéral ne s\u2019accompagnent qu\u2019exceptionnellement de véritable hernie du lobe temporal.En pratique, l\u2019engagement temporal bilatéral est le fait de très gros gliomes médians tels qu\u2019un gliome calleux, mais à une phase très avancée où il est inopérable.L\u2019engagement temporal unilatéral peut se voir si le gliome calleux comprime ou infiltre un hémisphère nettement plus que l\u2019autre, et surtout si le gliome est postérieur dans le corps calleux, c\u2019est-à-dire tout près de l\u2019orifice de la tente du cervelet._ L\u2019æœdème du cerveau nous a paru plutôt rare dans nos tumeurs calleuses.Comme nous l\u2019avons déjà exposé en 1938, nous estimons qu\u2019il faut faire intervenir dans la production de l\u2019ædème cérébral la perturbation d\u2019un ou de plusieurs appareils nerveux situés dans le tronc cérébral.Or, dans les gliomes du corps calleux, les régions pédonculaire et hypo- thalamique sont, en règle, peu comprimées pendant longtemps; en particulier, l\u2019engagement temporal est inhabituel.Nous ne sommes donc pas surpris de ne pas rencontrer souvent l\u2019œdème cérébral dans ces cas, même avec de grosses tumeurs.Le pronostic opératoire en est d\u2019autant meilleur.Tels sont les points principaux de l\u2019anatomie pathologique des gliomes du corps calleux.Il nous faut cependant parler encore des artères cérébrales antérieures qui courent le long de la face supérieure du corps calleux.Parfois, elles sont bien visibles.à la surface du corps calleux ou de la tumeur.Parfois, au contraire, 1368 elles sont englobées dans la tumeur.En principe, il faut les respecter.En fait, nous estimons qu\u2019il faut beaucoup mieux les « clipser » si la tumeur les enrobe tant soit peu.La première chose à faire, c\u2019est d\u2019enlever complètement la tumeur et le danger de monoplégie ou de paraplégie crurale par interruption des cérébrales antérieures nous paraît très limité, du moins chez les sujets jeunes chez qui nous n\u2019avons observé \u2014 et cela rarement \u2014 que des accidents moteurs transitoires.Nous n\u2019hésitons donc pas à interrompre une cérébrale antérieure ou les deux, si cela nous paraît nécessaire à l\u2019extirpation de la tumeur.Une réserve doit être faite, et elle est importante: c\u2019est qu\u2019il est dangereux de lier les cérébrales antérieures tout près de leur origine, car on interrompt en même temps la vascularisation de certaines zones des parois antérieures et latérales du troisième ventricule, ce qui peut entraîner des accidents du type perte de conscience, épilepsie, et œdème cérébral.D'ailleurs, poser des « clips » près de l\u2019origine des cérébrales antérieures suppose que l\u2019on a affaire à un gliome infiltrant la partie antérieure du troisième ventricule et de tels cas, nous l\u2019avons vu, sont les plus mauvais.\u2026 Concluons cette étude anatomique du point de vue chirurgical: 1° La tumeur du corps calleux est un gliome médian, susceptible d\u2019infiltrer la partie interne des deux hémisphères, située profondément sous la faux du cerveau.La voie d\u2019abord doit donc être un très grand volet: ostéoplastique découvrant largement le sinus longitudinal supérieur, c\u2019est-à-dire un volet bilatéral.2° Le gliome du corps calleux peut descendre très bas, mais il peut et doit être enlevé complètement, tant qu\u2019il n\u2019infiltre pas les parois du 3e ventricule, en particulier leur étage anfé- rieur et antérieur.PARTICULARITÉS CLINIQUES Nous n\u2019avons pas l\u2019intention de reprendre ici et de discuter en détail toutes nos observations de tumeurs calleuses dont certaines, comme L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 nous l\u2019avons vu, ont déjà été complètement ou partiellement publiées (11), (6).Nous voulons seulement insister sur un certain nombre de points de leur symptomatologie, dans l\u2019ensemble plutôt négatifs que positifs, du point de vue de leur localisation.Tout d\u2019abord, remarquons que la grande majorité de ces gliomes se voit chez l\u2019adulte jeune, homme ou femme, aux alentours de 30 ans, ce qui correspond aux chiffres de Busch.A\u2014 Signes d\u2019hypertension intracranienne.Dans presque toutes nos observations, nous avons trouvé les signes classiques de l\u2019hypertension intracranienne, en général très accusés, c\u2019est-à-dire la céphalée, les vomissements, la stase papillaire bilatérale.Cependant, un de nos malades (J.Weyman- Jones, obs.2) n\u2019avait pas de stase papillaire, et, dans deux autres de nos observations, elle était seulement légère.Dans plusieurs cas, les vomissements manquaient, mais la céphalée a toujours été observée, tantôt antérieure \u2014 cas plus fréquent \u2014 tantôt postérieure.Nous avons même rencontré (J.Weyman-Jones obs.4) une malade chez qui le début de la maladie a été marqué par une douleur dans la nuque.Rien ne différencie dans tout cela les tumeurs du corps calleux de n\u2019importe quelle autre tumeur sus-tentorielle.Notre impression d\u2019ensemble est que l'hypertension classique est en général plus accentuée dans les tumeurs calleuses que dans une tumeur frontale.Cela s\u2019explique assez aisément puisque, à volume égal, un gliome calleux a tendance, beaucoup plus qu\u2019un gliome frontal, à comprimer assez vite le troisième ventricule et les trous de Monro.Mais l'hypertension intracranienne dans les tumeurs sus-tentorielles est très souvent mise en évidence grâce à des symptômes qui ne sont pas les signes classiques (5).Nous voulons dire, en particulier, l\u2019obnubilation et la torpeur, d\u2019une part; la raideur de la ruque, d\u2019autre part.Ces signes peuvent être très accentués et le malade dans un état voisin du coma avec peu ou pas de stase papillaire.Nous les LE BEAU: CHIRURGIE DES TUMEURS DU CORPS CALLEUX avons rencontrés dans les tumeurs calleuses.Ils sont dus, à notre avis, à la compression des structures du tronc cérébral.Nous y reviendrons.Mais notons dès à présent qu\u2019on peut la voir aussi bien au cours de l\u2019évolution d\u2019une tumeur frontale ou temporale.Rangeons encore dans ce chapitre les crises d\u2019épilepsie généralisée (avec perte de conscience immédiate) que nous trouvons dans plusieurs de nos observations.B.\u2014 Signes dus au retentissement sur les hémisphères.Etant donné la situation des tumeurs du corps calleux qu\u2019on peut rencontrer depuis le genou jusqu\u2019au bourrelet, on conçoit que n\u2019importe quelle fonction hémisphérique puisse être perturbée et se placer au premier plan du tableau clinique.On peut rencontrer par exemple une hémianopsie, des hallucinations visuelles, des troubles de la sensibilité profonde (astéréognosie) ete.En fait, il s\u2019agit presque toujours de troubles moteurs; tantôt une hémiparésie ou même une hémiplégie; tantôt une monoplégie; très souvent des crises d\u2019épilepsie Bravais-Jacksonienne, et notons à ce propos qu\u2019elles surviennent fréquemment pendant l\u2019opération, accident beaucoup moins gênant qu\u2019une crise généralisée.On peut rencontrer encore une paralysie faciale de type central.L\u2019aphasie a été observée chez nos malades.Nous pensons que ces troubles sont en général la conséquence de la compression de l\u2019écorce cérébrale par la tumeur.L\u2019infiltration directe de la voie pyramidale par le gliome est rare, ce qui est heureux d\u2019ailleurs, puisque dans ce cas l\u2019hémiplégie est définitive.En fait, la plupart de ces troubles moteurs disparaissent après l\u2019extirpation de la tumeur, ce qui est une démonstration indirecte de leur origine.Busch signale dans plusieurs de ses observations \u2014 dans les suites opératoires, mais aussi avant l\u2019opération \u2014 une perte du contrôle sphinctérien sans trouble important de la conscience.Apparemment, ce symptôme est analogue à ce qui se passe dans les tumeurs 1369 ou dans les opérations mettant en cause les deux lobes frontaux.Nous l\u2019avons d\u2019ailleurs observé (J.Weyman-Jones, obs.4 et cas plus récent non publié).D'origine analogue nous paraît être le tremblement menu, uni ou bilatéral, qui est assez fréquent chez ces malades.Quant à la paralysie de la fonction du regard, qui est très fréquente selon Alpers, assez fréquente selon Busch, elle nous paraît rare.Nous l\u2019avons cependant observée et, à notre sens, elle est la conséquence d\u2019une compression des tubercules quadrijumeaux postérieurs et de la région pédonculo-protubérentielle, ou bien par une tumeur du splénium, ou bien par une tumeur de la partie antérieure du corps calleux, mais s\u2019accompagnant d\u2019engagement temporal postérieur.C.\u2014 Troubles mentaux.Classiquement, les troubles mentaux \u2014 plus encore des troubles mentaux particuliers \u2014 seraient l\u2019apanage des tumeurs du corps calleux.Cela ne correspond pas à ce que nous avons observé et, sur ce point, nous rejoignons entièrement les idées de Busch qui déclare: « To our astonishment, we found that the psychical symptoms in our patients with astrocy- tomas of the corpus callosum were not different in quality or degree from the symptoms usually noted in several other supra tentorial lesions.» (2) Voici comment nous pouvons classer nos malades dans l\u2019ordre d\u2019état de leurs fonctions mentales: 1.Etat mental normal.Plusieurs de nos opérés (4 sur 9) ne présentent avant l\u2019opération aucune anomalie mentale notable, si l\u2019on en excepte une légère diminution de la mémoire et une certaine difficulté dans l\u2019accomplissement de leur travail habituel.Ces symptômes, d\u2019ailleurs légers, peuvent s\u2019observer dans n\u2019importe quelle tumeur cérébrale.Ils étaient d\u2019une manière générale moins accentués chez ces malades que chez les sujets porteurs d\u2019une tumeur frontale ou temporale avec hypertension intracranienne notable. 1370 2.Syndrome frontal.Nous entendons par là la désorientation, l\u2019euphorie, la perte des réactions affectives normales, le défaut d\u2019attention et, à un degré plus accentué, un état ressemblant à une démence progressive, Ce n\u2019est pas ici le lieu d\u2019insister sur la véritable origine de ce syndrome qui, à notre avis, est plus « bifrontal » que frontal à proprement parler.Quoi qu\u2019il en soit, nous l\u2019avons rencontré chez un ou deux malades atteints d\u2019une tumeur du corps calleux.Il n\u2019y a aucune bonne raison de l\u2019attribuer davantage à la destruction du corps calleux qu\u2019à la compression des structures frontales voisines des deux côtés.3.Obnubilation \u2014 Somnolence \u2014 Torpeur.Ce sont parmi les plus fréquentes des modifications mentales que présentent les sujets atteints d\u2019une tumeur du corps calleux.Nous avons donné ailleurs la définition de ces trois termes (5, pp.108-112).Rappelons que, pour nous, l\u2019obnubilation est l\u2019état que présente un malade avec lequel il est difficile, sinon impossible, d\u2019entrer en communication.Pour ce faire, il faut souvent avoir recours à des stimuli assez violents.Par exemple le pincer, crier dans ses oreilles.Le malade devient alors plus présent et on s\u2019aperçoit qu\u2019il peut très bien n\u2019avoir aucun trouble sérieux des fonctions intellectuelles.La somnolence accompagne en général l\u2019obnubilation, mais ne lui est pas forcément proportionnelle.Un malade peut ne pas apparaître très somnolent, et cependant être obnubilé.Lorsque la somnolence est accentuée, nous parlons alors de torpeur, ce qui signifie obnubilation plus somnolence.Si la torpeur est plus profonde, c\u2019est le coma.\u2018 L\u2019obnubilation et la torpeur peuvent se voir dans toutes les tumeurs supra-tentorielles, dès qu\u2019il y a compression sérieuse du tronc cérébral ou envahissement de l\u2019hypothalamus et du diencéphale.On peut les voir dans les tumeurs du corps calleux au même titre que dans les tumeurs frontales et temporales.4.Syndrome mental spécifique.Nous pensons en particulier à ce qui a été décrit par L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 Alpers sous le nom de « Imperviousness ), c\u2019est-à-dire l\u2019étanchéité, l\u2019imperméabilité du malade aux excitations sensorielles.Cela nous paraît ressembler beaucoup à ce que nous appelons l\u2019obnubilation.En principe, il n\u2019y a donc là rien qui appartienne spécifiquement aux tumeurs du corps calleux.Cependant, nous tenons à reconnaître qu\u2019il existe peut-être quelques éléments permettant de faire penser au diagnostic de tumeur du corps calleux.Il nous semble en effet que plus souvent chez les malades atteints de gliomes du corps calleux que chez les malades atteints de gliomes frontaux ou temporaux, il existait une certaine « apathie », c\u2019est-à-dire une obnubilation sans somnolence qui est peut-être assez particulière, mais cela, en tout cas, est insuffisant pour permettre plus que d\u2019ébaucher une suspicion clinique de localisation au corps calleux.La plupart du temps, il n\u2019y a rien de tel.En résumé, cette revue des troubles mentaux accompagnant les tumeurs du corps calleux, est pratiquement négative.On pourrait même aller plus loin et dire que les troubles mentaux sont dans l\u2019ensemble moins accusés, à hypertension intracranienne égale ou plus exactement à volume égal de la tumeur, dans les gliomes du corps calleux que dans les gliomes frontaux ou temporaux internes envahissant la partie antérieure du tronc cérébral et les noyaux gris centraux.À notre avis, cela vient de ce que, comme nous l\u2019avons montré à l\u2019anatomie pathologique, le gliome calleux se développe pendant assez longtemps à l\u2019intérieur du ventricule latéral et qu\u2019il a peu tendance à envahir les structures nerveuses médianes et basses.L\u2019obnubilation et la torpeur au cours de l\u2019évolution de la tumeur du corps calleux reviennent plus de la compression du troisième ventricule et des noyaux adjacents que de l\u2019envahissement de ses parois.Donc, l\u2019existence de troubles mentaux, même accentués chez un malade porteur d\u2019une tumeur du corps calleux, n\u2019est pas du tout une contre-indication à l\u2019intervention chirurgicale.On peut au LE BEAU: CHIRURGIE DES TUMEURS DU CORPS CALLEUX 1371 contraire les faire disparaître complètement après extirpation de la tumeur.a L\u2019observation que nous avons publiée a cet égard [(6) p.143] nous parait assez démonstrative.Tous les troubles mentaux préexistants disparaissent aprés une opération ou la moitié antérieure du corps calleux a été supprimée (plus le septum, la téte du noyau caudé, la partie interne des 2 lobes frontaux).Cela nous parait pouvoir se comparer avec ce qui se passe pour les tumeurs frontales.L\u2019ablation du lobe contenant la tumeur fait disparaître les troubles mentaux.Donc, un lobe frontal à lui seul n\u2019est pas indispensable au fonctionnement mental normal.De même, le \u2018corps calleux ne semble pas nécessaire à l\u2019établissement d\u2019un état mental normal.C\u2019est ce que montrent indirectement certains cas d\u2019agénésie calleuse.D.\u2014 Aprazie.La question des rapports de l\u2019apraxie et du corps calleux est des plus controversées.Nous nous bornerons, dans ce chapitre du diagnostic clinique, à discuter si l\u2019apraxie est, oui ou non, un bon signe de tumeur du corps calleux.Ultérieurement, quand nous étudierons les suites opératoires, nous envisagerons le problème de l'existence, ou non, d\u2019apraxie après destruction chirurgicale du corps calleux.Nous n\u2019envisagerons pas les subdivisions de l\u2019apraxie qui sont certainement trop subtiles lorsqu\u2019on a affaire aux tumeurs cérébrales.L\u2019apraxie peut se définir: l\u2019impossibilité d\u2019accomplir des gestes normaux et habituels, alors que les moyens de compréhension et les moyens d\u2019 exécution sont intacts.En d\u2019autres termes, on ne peut parler d\u2019apraxie avec certitude s\u2019il existe des troubles mentaux, des troubles moteurs, de l\u2019aphasie, de l\u2019ataxie par trouble de la sensibilité profonde, de l\u2019incoordination par asynergie cérébelleuse.Toutes ces réserves faites, l\u2019apraxie existe et à été mise en évidence principalement dans les ramollissements du cerveau et, en particulier, dans le ramollissement du corps calleux.Un beau cas d\u2019apraxie du membre supérieur gauche vient d\u2019être publié par Sweet (malade observée aussi par Bailey) (9).Par contre, au cours des tumeurs du corps calleux, l\u2019existence de l\u2019apraxie paraît beaucoup plus problématique.Alpers (1) affirme que c\u2019est un bon symptôme de tumeur calleuse quand il existe.Mais ses malades étaient somnolents, obnubilés, et ses observations ne sont pas très démonstratives.La même objection s\u2019applique aux malades de Cramer (3) chez qui l\u2019existence d\u2019apraxie vraie, quand on lit attentivement les observations, paraît très douteuse.Des difficultés motrices du même ordre se rencontrent chez tous les malades porteurs de grosse tumeur située n\u2019importe où, et nous paraissent davantage faire partie d\u2019un trouble général de la conscience que d\u2019apraxie proprement dite.Prenons un malade atteint de tumeur sus-tentorielle non rolandique avec engagement temporal ou du moins avec une hypertension intracranienne importante.Sans qu\u2019il y ait de véritable hémiplégie, c\u2019est-à-dire sans modification des réflexes, sans diminution de la force segmentaire et sans astérognosie, il arrive souvent que l\u2019on observe d\u2019un côté du corps une certaine inertie motrice [(5), p.95].C\u2019est-à-dire que spontanément, le sujet se servira de l\u2019autre main, commencera à mouvoir l\u2019autre jambe.Ce trouble s\u2019accompagne en règle d\u2019une diminution de la conscience.Il présente une assez grande valeur localisatrice en indiquant au moins qu\u2019il faudra opérer du côté opposé.À notre avis, ce symptôme est fait de deux facteurs: «compression » des voies motrices et « obnubilation » de la conscience; les deux se manifestant grâce à la mise partielle hors service de certains éléments du tronc cérébral.Plus simplement, on pourrait dire que ce sont des malades qui n\u2019ont pas envie de bouger (de même qu\u2019ils n\u2019ont pas envie de parler) et cette inertie prédomine du côté où existe un léger affaissement des fonctions motrices.L\u2019inertie mentale permet la mise en évidence d\u2019une hémiplégie à son extrême début.Mais, 1372 de même qu\u2019il serait erroné de parler d\u2019aphasie chez ces malades parce qu\u2019ils ne prennent pas la peine de vous répondre, de même il ne serait pas juste de parler ni d\u2019hémiplégie vraie, ni en tout cas d\u2019apraxie de ce côté.Les moyens de compréhension sont obscurcis, les moyens d\u2019exécution sont moins vifs, mais on ne peut postuler une interruption des uns aux autres.Nous ne prétendons pas que cette inertie motrice particulière, à tendance hémiplégique, explique tout ce que l\u2019on a décrit sous le nom d\u2019apraxie dans les tumeurs calleuses avec forte hypertension intracranienne, mais il faut être tout à fait sûr, avant de parler d\u2019apraxie, que cette possibilité ait été éliminée.Tout au contraire, les publications modernes insistent sur l\u2019absence d\u2019apraxie dans les tumeurs du corps calleux.Pas d\u2019apraxie dans les 4 cas de J.Weyman-Jones (11).Pas d\u2019apraxie non plus dans les 8 cas de Busch (2).Pas d\u2019apraxie enfin dans les 5 cas que nous avons observés et opérés depuis le travail de J.Weyman-Jones, et dont trois ont été succinctement rapportés ailleurs (6).Si nous voulons donc nous cantonr\u2019er sur un plan purement pratique, une première conclusion paraît indiscutable: l\u2019absence d\u2019apraxie n\u2019a aucune valeur pour éliminer une localisation calleuse d\u2019une tumeur cérébrale.D\u2019une manière générale du reste, l\u2019apraxie vraie paraît tout à fait exceptionnelle au cours de n\u2019importe quelle tumeur cérébrale.Une deuxième conclusion pratique nous paraît pouvoir être formulée: il faut toujours se méfier beaucoup d\u2019un diagnostic d\u2019apraxie dans une tumeur cérébrale et ne pas en tirer argument pour la localisation au corps calleux.Théoriquement, il est possible qu\u2019on puisse un jour montrer des tumeurs du corps calleux avec apraxie pure.Cependant, cela ne nous paraît pas probable et, en tout cas, quelle que soit l\u2019origine cérébrale vraie de l\u2019apraxie, les tumeurs du corps calleux que nous avons observées ne réalisaient pas les conditions nécessaires à sa production; soit qu\u2019elles détruisaient trop de structure, soit qu\u2019elles n\u2019en détruisaient pas assez, soit que le corps calleux L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 n\u2019ait pas grand-chose à faire avec « l\u2019eupra- xie ».Rappelons l\u2019opinion de Clovis Vincent, citée par J.Weyman-Jones [(11), p.34]: « Pour produire l\u2019apraxie, il ne suffit pas que le corps calleux soit lésé; il faut une lésion ailleurs.les limites de cette lésion globale qui produit l\u2019apraxie sont très strictes.c\u2019est pourquoi l\u2019apraxie pure est un trouble rare.» Le beau cas récent de Sweet (9) est en apparente contradiction avec nos tumeurs.Peut- être justement cette contradiction tombe-t- elle, si l\u2019on tient compte des considérations précédentes.Comme l\u2019auteur le fait remarquer lui-même, le ramollissement calleux n\u2019était pas strictement la seule lésion, puisqu\u2019en particulier il y avait une dilatation ventriculaire et l\u2019apraxie n\u2019est apparue qu\u2019après la ventri- culographie, alors que le ramollissement paraissait plus ancien.Tout se passe comme si à la lésion calleuse une lésion complémentaire Justement nécessaire est venue s\u2019ajouter, d\u2019où production de l\u2019apraxie.En résumé, le rôle exact du corps calleux dans le maintien de «l\u2019eupraxie » n\u2019est pas élucidé.Comme nous le verrons, les suites opératoires et diverses sections montrent qu\u2019il n\u2019est pas indispensable.En tout cas, au point de vue pratique, le diagnostic de tumeur du corps calleux doit se passer de l\u2019aprarie.Conclusions cliniques.Si nous voulons conclure cette revue critique des principaux signes cliniques des gliomes calleux, nous voyons qu\u2019il ne reste pas grand- chose, pour ne pas dire rien, qui soit vraiment caractéristique d\u2019une lésion calleuse ou qui du moins suffise à faire intervenir sur le corps calleux sans examen complémentaire.Donc, première conclusion pratique: à n\u2019y a pas de signes cliniques propres à la destruction ou à la compression du corps calleux.Faisons cependant une réserve concernant cette apathie qui nous paraît peut-être moins pure dans les lésions bifrontales ou médianes ne touchant pas le corps calleux.En fait, toute tumeur un peu grosse de la région inter-hémis- phérique va donner le ou les mêmes tableaux cliniques, tel par exemple ce cas que LE BEAU: CHIRURGIE DES TUMEURS DU CORPS CALLEUX nous avons observé en mars 1941: il s\u2019agissait d\u2019une femme de 30 ans, présentant l\u2019état mental passant pour caractéristique d\u2019une tumeur du corps calleux.C\u2019est d\u2019ailleurs le diagnostic qu\u2019avaient porté des neurologistes éminents.Mais la voûte cranienne était épaissie sur la ligne médiane au niveau de la jonction pariéto-occipitale et nous avons opéré la malade sans ventriculographie, avec diagnostic de méningiome de la faux.Ce dernier était volumineux, comprimait les deux hémisphères, mais n\u2019atteignait pas le corps calleux.La tumeur a été complétement extirpée.La malade n\u2019a présenté aucun trouble moteur.Dès le lendemain de l\u2019intervention, les troubles psychiques s\u2019atténuaient et un mois après l'intervention la malade paraissait entièrement normale.Il est très heureux, à notre avis, que les tumeurs du corps calleux n\u2019aient pas de signes cliniques propres.Cela revient à peu près au même que de dire: la destruction du corps calleux n\u2019a pas de conséquences fonctionnelles graves.Il y a donc toutes les raisons pour intervenir radicalement et enlever complètement les tumeurs du corps calleux.De quoi est faite en définitive la symptomatologie des tumeurs du corps calleux?De signes généraux d\u2019hypertension intra- crantenne: l\u2019opération les supprimera en enlevant la masse de la tumeur et en levant l\u2019obstacle sur le troisième ventricule.De signes dus à la compression du tronc cérébral: ils constituent une indication opératoire de plus, puisque, presque toujours en effet, le tronc cérébral n\u2019est que comprimé et non pas infiltré par la tumeur.De signes de compression hémisphérique: il va de soi que seule l\u2019opération radicale les fera disparaître.En résumé, cliniquement, le gliome du corps calleux se manifeste parce qu\u2019il comprime des structures, les unes médianes (tronc cérébral), les autres bilatérales (les hémisphères).Il se manifeste très rarement parce qu\u2019il détruit une structure (telle l\u2019infiltration de la partie 1373 antérieure du tronc cérébral).Il n\u2019y à pas de signe qui soit imputable à la séparation des hémisphères, c\u2019est-à-dire la destruction du corps calleux lui-même.Il n\u2019y a donc aucune contre-indication théorique à l\u2019extirpation chirurgicale complète des gliomes du corps calleux dans la mesure où l\u2019opération ne supprime que les structures nerveuses médianes sus- jacentes aux couches optiques et à l\u2019hypothalamus antérieur.VENTRICULOGRAPHIE Nous venons de voir que l\u2019ensemble des signes cliniques des gliomes du corps calleux ne nous fournit pas un vrai «syndrome » qui permette de porter un diagnostic de localisation avec une chance sérieuse de succès.Tout au plus, dans certains cas, peut-on soupçonner l\u2019atteinte du corps calleux, ou il serait plus exact de dire la compression des deux hémisphères qui est le fait des tumeurs du corps calleux.Heureusement, la ventricu- lographie permet habituellement sans difficulté le diagnostic et conduit au traitement chirurgical adéquat.Comme le dit J.Weyman-Jones [ (11), p.36], « c\u2019est le seul moyen de faire un diagnostic sûr, sinon de tumeurs du corps calleux, du moins de tumeurs localisées de façon très précise à la ligne médiane dans la région sus-ventriculaire et commandant la taille d\u2019un volet bilatéral.» Les premiers à individualiser l\u2019aspect ven- triculographique des tumeurs du corps calleux ont été Dyke et Davidoff en 1936 (4).A la suite d\u2019injection d\u2019air, soit par les cornes occipitales (ventriculographie), soit par voie lombaire (encéphalographie), ils ont mis en évidence les déformations fondamentales produites par les tumeurs du corps calleux: 1° Ecartement et abaissement des cornes frontales; 2° abaissement du troisième ventricule.La description des images que donnent les gliomes du corps calleux a été reprise très en détail dans la thèse de J.Weyman-Jones [ (11), pp.36 à 58] et de beaux clichés ont été 1374 publiés par Busch (2).Voici les points principaux sur lesquels nous voulons insister.La technique.Jamais, à mon avis, d\u2019encéphalographie lombaire chez ces malades qui présentent habituellement une hypertension intracranienne notable.La voie lombaire, en effet, peut déclencher des accidents mortels en 24 ou 48 heures.Nous utilisons donc toujours la voie intracranienne.Habituellement, ce sera la trépano-ponction des cornes oceci- pitales.Parfois, comme une tumeur calleuse peut obstruer le corps des deux ventricules latéraux [ (11), obs.1], si l\u2019on veut avoir une image complète des ventricules, il faudra injecter lair en plus par les cornes frontales.Nous injectons autant d\u2019air qu\u2019il s\u2019écoule de liquide et nous opérons toujours le malade pendant les heures qui suivent cette injection d\u2019air.Modifications des ventricules latéraux.Les ventricules latéraux sont dilatés, parfois modérément, parfois comme ils pourraient l\u2019être dans une tumeur de la fosse cérébelleuse.La compression du troisième ventricule et des trous de Monro suffit à expliquer cette dilatation.Les ventricules latéraux sont écartés l\u2019un de l\u2019autre.C\u2019est le signe caractéristique fondamental qui permet avec certitude le diagnostic de tumeur du corps calleux (11, fig.1-2).D\u2019habitude, cet écartement est tel qu\u2019il ne peut subsister aucun doute dans l\u2019interprétation des clichés.Parfois cependant, l\u2019écartement est léger, mais comme, normalement, les cornes frontales sont absolument contiguës, même un écartement de quelques millimètres suffit à affirmer la tumeur du corps calleux (ou du septum lucidum; nous y reviendrons) ; voir par exemple (11, fig.3).L\u2019écartement des ventricules, et en particulier des cornes frontales, est nettement visible sur les clichés de face, position occiput sur plaque.Il est moins net au niveau des cornes occipitales qui sont normalement fortement écartées l\u2019une de l\u2019autre.On le met bien en évidence sur les clichés pris en position oblique où l\u2019on voit d\u2019un bout à L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 l\u2019autre l\u2019écartement des cornes frontales et des corps ventriculaires (partie postérieure des cornes frontales), tel le cliché publié par Busch (2, fig.2).Les ventricules latéraux sont abaissés.Cela peut se voir sur les clichés de profil, mais mieux en général sur les clichés de face.Le bord -upérieur des cornes frontales, qui est normale- lement convexe, redresse sa courbure, tend à devenir une ligne droite et peut être franchement concave.L\u2019abaissement combiné à l\u2019écartement des cornes frontales fait qu\u2019habituellement, l\u2019espace compris entre les deux cornes frontales prend la forme d\u2019un triangle à pointe inférieure et à base supérieure.C\u2019est la place même de la tumeur.Les cornes frontales sont non seulement écartées, elles peuvent être amputées, en général au niveau de leur partie moyenne et postérieure, (segment 3 dans la terminologie de Penfield et Torkildsen, mais aussi parfois segment 2): on le voit bien sur les clichés de profil.Un très bel exemple de cette amputation des portions 2 et 3 a été publié par J.Weyman-Jones (11, fig.5).Un autre beau cliché d\u2019une tumeur plus petite est publié par Busch (2, fig.8).L\u2019amputation peut être à prédominance unilatérale.Modifications du troisième ventricule.Le troisième ventricule est souvent dilaté au niveau de sa partie antérieure lorsque la tumeur appuie sur sa partie postérieure.Il est toujours abaïssé, ce que l\u2019on voit clairement sur les clichés de face, et c\u2019est là un signe important.Parfois, on a l\u2019impression que son bord supérieur est encoché.Parfois, le troisième ventricule n\u2019est pas du tout visible s\u2019il y a une obstruction des 2 trous de Monro (11, fig.4), auquel cas la dilatation des ventricules latéraux est fort importante.DIAGNOSTIC VENTRICULOGRAPHIQUE.Les images que fournissent les tumeurs du corps calleux sont parmi les plus frappantes et les plus claires que l\u2019on peut rencontrer dans LE BEAU: CHIRURGIE DES TUMEURS DU CORPS CALLEUX le domaine des tumeurs cérébrales.Voyons rapidement ce qui peut les simuler.L\u2019agénésie du corps calleux est un diagnostic classique, mais qui, en réalité, ne souffre pas de difficulté.Cliniquement, la condition est très différente et, sur les clichés, le troisième ventricule est dilaté et fait saillie entre les ventricules latéraux.Il est remonté, à l\u2019opposé de ce qui se passe dans les tumeurs du corps calleux.Les méningiomes de la faux, s\u2019ils ont une implantation basse, c\u2019est-à-dire avec peu de modifications osseuses, peuvent être d\u2019un diagnostic difficile, mais les ventricules sont beaucoup plus abaissés qu\u2019écartés.Les tumeurs nées dans le septum lucidum ou dans la partie haute du trigone (fornix) peuvent donner exactement la méme image que la tumeur du corps calleux.Le traitement étant identique, cette distinction a relativement peu d\u2019importance.Nous avons rencontré (cas cité par J.Wey- man-Jones) un aspect d\u2019écartement des ventricules qui s\u2019est révélé être un abcès profond inter-hémisphérique, mais dont la localisation exacte n\u2019a pu être précisée, car il a guéri après simple ponction (malade opéré par le professeur Clovis Vincent).En outre, chez deux femmes adultes, nous avons observé un léger écartement des ventricules sans tumeur.L'une d\u2019entre elles est morte plusieurs mois après l\u2019opération, et l\u2019autopsie n\u2019a pas montré de tumeur.L'autre a été en s\u2019améliorant progressivement.Ces deux malades avaient des maux de tête, des crises d\u2019épilepsie, de légers troubles mentaux, une stase papillaire modérée.Nous supposons qu\u2019il s\u2019agit « d\u2019encéphalite », c\u2019est-à- dire d\u2019une maladie inflammatoire subaiguë avec, dans ces cas, un œdème du corps calleux et un «gros cerveau ».Il convient enfin de discuter un dernier diagnostic.C\u2019est celui de l\u2019engagement de la circonvolution calleuse ou, en d\u2019autres termes, de la hernie de la circonvolution limbique sous la faux du cerveau, ce qui peut se produire au cours de n'importe quelle tumeur hémisphé- 1375 rique.Nous en avons publié des clichés ailleurs (5, fig.22 et 40).Dans les cas typiques, tout le système ventriculaire est refoulé du côté opposé à celui de la tumeur.La corne frontale du côté de la tumeur est abaissée et peut être concave vers le haut.Cela ne ressemble pas en réalité à la tumeur calleuse typique, mais cela peut ressembler à certains cas de tumeurs nées dans le corps calleux ayant une tendance à se développer d\u2019un côté plus que de l\u2019autre (11, fig.6).Dans ces cas, les deux ventricules ont tendance à être refoulés d\u2019un seul côté, mais on retrouve toujours leur écartement, signe fondamental.On comprend pourtant que le diagnostic puisse être très délicat s\u2019il s\u2019agit par exemple d\u2019un gliome très interne dont il est difficile, et d\u2019ailleurs purement spéculatif, de préciser l\u2019origine exacte.En résumé, la ventriculographie fournit presque toujours les éléments d\u2019un diagnostic précis.Quand il peut y avoir un léger doute, cela n\u2019a pas grande importance, car la conclusion thérapeutique est la même: Un gliome médian ou juxta-médian ne peut être enlevé complètement que par une voie d\u2019abord bilatérale et \u2018inter-hémisphérique.\u2018TRAITEMENT CHIRURGICAL Nous n\u2019avons pas l\u2019intention de décrire ici dans tous ses détails la technique chirurgicale de l\u2019ablation des tumeurs du corps calleux, celle-ci ayant été complètement exposée, telle qu\u2019elle est pratiquée dans les services du professeur Clovis Vincent, dans le travail de J.Weyman-Jones (11, pp.66 à 78).Nous ne voulons insister que sur les points qui nous paraissent les plus importants et sur certaines particularités.Nous opérons toujours sous anesthésie locale, la tête du malade étant immobilisée en position couchée.Même chez un sujet présentant des troubles mentaux et risquant d\u2019être agité, l\u2019opération se passe simplement: il suffit, chez les malades vraiment difficiles, de faire une injection de morphine et de scopolamine.Il y a un avantage considérable à ce que la 1376 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 conscience du malade ne soit pas abolie si l\u2019on veut mener à bien l\u2019ablation complète des tumeurs proches du troisième ventricule et des zones motrices.C\u2019est le seul moyen de contrôler ce qui se passe pendant l\u2019opération et de savoir quand il faut s\u2019arréter.Nous taillons toujours un volet osseux bilatéral à pédicule droit, débordant la ligne médiane de deux travers de doigt vers la gauche.C\u2019est également le volet employé par van Wagenen dans ses sections du corps calleux chez les épileptiques (10).Busch, semble-t- il (2), se contente d\u2019un volet unilatéral droit, si nous avons bien compris sa description.Il ÿ a un avantage considérable, pensons-nous, à ce que les deux lobes frontaux soient découverts et cela pour deux raisons: 1° Il est bien évident que la faux du cerveau doit être largement exposée.Pour ce faire, un volet unilatéral devrait être presque tangent au sinus longitudinal supérieur, ce qui peut amener des incidents hémorragiques difficiles à contrôler puisqu\u2019on manque de jour.Il est plus simple de déborder franchement la ligne médiane, ce qui expose complètement le sinus; 2° sans doute, l\u2019ablation d\u2019une tumeur calleuse, si elle n\u2019est pas trop volumineuse ou trop profonde, peut se faire par une approche unilatérale, entre le lobe frontal droit et la faux.Mais ce n\u2019est pas le cas habituel et l\u2019expérience a montré qu\u2019il eût été impossible d\u2019enlever complètement nos tumeurs si l\u2019opération ne s\u2019était pas terminée par un deuxième temps, approche unilatérale gauche entre le lobe frontal gauche et la faux.On peut reprocher au volet bilatéral d\u2019être un peu plus long à tailler.Cet argument n\u2019est pas justifié si l\u2019on se sert du trépan électrique de de Martel pour perforer l\u2019os.Quelques trous supplémentaires n\u2019allongent pas sensiblement l\u2019opération.Plus ennuyeux sont les cas de sinus adhérents à l\u2019os.En fait, il n\u2019y a là vraiment aucune difficulté sérieuse.La seule objection un peu fondée vient de la rupture des veines courtes et parfois.volumineuses allant du sinus à l\u2019os et qui se rompent lorsque le volet est soulevé.Cela peut poser quelquefois un BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 problème d\u2019hémostase délicat.Il n\u2019y a alors qu\u2019à appliquer sur le sinus des fragments de muscles ou des lambeaux d\u2019aponévrose épicra- nienne pour que tout rentre dans l\u2019ordre rapidement.Aucun de ces inconvénients ne peut, à notre avis, entrer en balance contre les avantages considérables du volet bilatéral.Notons incidemment qu\u2019on doit apporter beaucoup de soin au petit pédicule musculaire temporal qui va apporter l'irrigation du grand volet osseux.Temps dure-mérien La première chose à faire quand l\u2019hémostase a été assurée, c\u2019est de suspendre la dure- mère à l\u2019épicrâûne par des catguts (Dandy, Olivecrona, Clovis Vincent): ainsi, la dure- mère est au contact de la brèche osseuse; lorsque la tumeur est enlevée et que l\u2019hypertension intracranienne ordinairement importante a disparu, la dure-mère a une forte tendance à se décoller, ce qui favorise les hématomes post-opératoires; la suspension de la dure-mère à l\u2019épicrâne prévient ces décollements.On ouvre alors la dure-mère, d\u2019abord du côté droit le long du sinus en évitant de léser les veines émissaires du lobe frontal.On fera la même chose à gauche.Souvent, quand l\u2019hypertension est considérable, il est plus simple, avant d\u2019ouvrir la dure-mère \u2014 si l\u2019on veut ne pas blesser le cerveau \u2014 de ponctionner les cornes frontales.Temps cérébral Il faut maintenant séparer l'hémisphère de la faux pour aborder le corps calleux.Ce temps nécessite la section, après coagulation, des veines qui amarrent l\u2019hémisphère au sinus et à la faux.Cela ne présente pas d\u2019inconvénient en général au niveau des lobes frontaux, où une bonne partie du drainage sanguin se fait par des veines postérieures juxta-rolan- diques qu\u2019on respectera.Bien entendu, il ne faut pas coaguler les veines de la région rolan- dique; on sait que cela peut être la cause LE BEAU: CHIRURGIE DES TUMEURS DU CORPS CALLEUX d\u2019une hémiplégie définitive.Enfin, à propos des tumeurs du splénium, il faut se méfier également beaucoup des veines drainant le lobe occipital: parfois, tout le sang est drainé par un ou deux gros troncs veineux seulement, et, si on les interrompt, on peut voir se développer en quelques minutes un œdème de stase, de congestion passive du lobe occipital, ce qui non seulement complique considérablement l\u2019abord du corps calleux, mais peut amener des accidents mortels.Dans les cas relativement simples, l\u2019hémisphère se sépare assez facilement de la faux et on découvre le corps calleux ou la tumeur elle- même qui fait saillie sous la faux.Mais, il arrive souvent que, malgré l\u2019évacuation des ventricules, le cerveau reste très tendu et que l\u2019écartement forcé qu\u2019il faudrait lui infliger pour découvrir le corps calleux serait dangereux (hémorragie, compression des zones motrices).Dans ces cas, il ne faut pas hésiter à amputer la partie interne du lobe frontal.C\u2019est moins dangereux, c\u2019est plus rapide et cela donnera beaucoup plus de jour.Ablation de la tumeur Tout d\u2019abord, il est absolument indispensable que tout ce temps de l\u2019opération se fasse à l\u2019aide d\u2019un écarteur éclairant, sans lequel on ne peut rien faire de précis en profondeur, .même si la tumeur saigne peu.Les tumeurs volumineuses se voient tout de suite, car elles ont littéralement crevé le corps calleux, font saillie entre les lobes frontaux et souvent dissocient la moitié inférieure de la faux.Les tumeurs moins volumineuses ou à développement inférieur, font simplement bomber le corps calleux dont on aperçoit la surface blanche et lisse.Il n\u2019y a qu\u2019à l\u2019inciser longitudinalement entre les deux cérébrales antérieures pour découvrir la tumeur.Cette incision du corps calleux ne saigne habituellement pas.La tumeur doit être enlevée complètement, mais elle est d\u2019habitude si volumineuse que, pour y voir un peu clair, il faut commencer par enlever de gros fragments médians, ce qui peut 1377 saigner beaucoup.Quand le cerveau est un peu affaissé et qu\u2019il est plus commode de reconnaître les structures normales, on fera alors l\u2019ablation systématique de la tumeur et de ses prolongements, ce qui peut comporter: a) ablation du genou et du tiers ou de Ia moitié antérieure du corps calleux; b) ablation d\u2019une partie interne du lobe frontal droit; c) ablation d\u2019une partie interne du lobe frontal gauche; d) ablation du septum luci- dum et de la partie haute des piliers antérieurs du trigone.| Mais on peut être aussi amené à aller encore plus loin en bas et en avant et à extirper la tête des noyaux caudés et le pourtour des trous de Monro.C\u2019est ce que nous avons dû faire par exemple dans un cas publié ailleurs (6, p.143) où, à la fin de l\u2019opération, le troisième ventricule et les cornes frontales ne formaient qu\u2019une cavité et où la face supérieure de la face optique gauche avait dû être clivée de la tumeur qui lui adhérait fortement.Mais il nous paraît contre-indiqué de poursuivre l\u2019ablation de la tumeur jusqu\u2019à l\u2019origine du corps calleux au contact de la commissure antérieure du troisième ventricule.Cela déclenche un œdème cérébral et des troubles de la conscience entraînant la mort en l\u2019espace de quelques jours (6 id.).Quant aux cérébrales antérieures, nous avons discuté cette question dans notre premier chapitre.Nous n\u2019hésitons pas a les lier si cela paraît nécessaire à l\u2019ablation complète de la tumeur.Suites opératoires En général, elles sont bonnes, parfois remarquablement simples.L\u2019hypersécrétion de liquide céphalo-rachidien que nous avons observée, comme Busch, nous parait due a la large ouverture des ventricules.Mais, on peut voir aussi différents troubles que nous classerons de la facon suivante: 1.Troubles moteurs.Il s\u2019agit le plus souvent d\u2019une monoplégie crurale, et celle-ci, chez nos opérés, a toujours été transitoire.On peut faire intervenir dans son mécanisme 1378 plusieurs facteurs: écarteur sur le lobule pa- racentral, ligature d\u2019une artère cérébrale antérieure.Les crises d\u2019épilepsie Bravais-Jack- sonnienne sont également assez fréquentes dans les suites opératoires.Leur mécanisme est probablement identique.2.Troubles mentaux.Ils sont de deux ordres.Habituellement, c\u2019est le syndrome frontal typique, même s\u2019il n\u2019existait pas avant l\u2019intervention (11, obs.3).Parfois, c\u2019est ce que nous appelons un syndrome du troisième ventricule, c\u2019est-à-dire une torpeur progressive dont le pronostic est d'habitude très sérieux (6).Nous ne croyons pas du tout que ces troubles de la conscience que l\u2019on voit dans les suites opératoires des tumeurs du corps calleux dépendent, comme on l\u2019a soutenu, de la ligature de l\u2019artère cérébrale antérieure gauche.On peut en effet enlever toute la zone de jonction entre le lobe frontal gauche et le corps calleux sans provoquer de troubles de la conscience, mais, si on lie une cérébrale antérieure à son origine, on peut voir de graves troubles de la conscience qui proviennent de l\u2019interruption de la vascularisation de la paroi antéro-latérale du troisième ventricule.Nous estimons done que les accidents postopératoires sont la conséquence ou bien de la lésion des deux lobes frontaux, ou bien de la lésion des parois du troisième ventricule.Il n\u2019y a pas à notre avis un syndrome postopératoire que l\u2019on puisse attribuer à la suppression des fonctions du corps calleux; et en particulier, quand l\u2019état de la conscience permettait l\u2019examen, nous n\u2019avons jamais observé d\u2019apraxie.Cela confirme les constatations de Smith et d\u2019Akelaitis (8) faites sur les opérés de van Wagenen (10): il s\u2019agissait de malades qui avaient subi la section partielle ou complète du corps calleux (non pas d\u2019ailleurs pour tumeur).Il n\u2019y avait pas d\u2019apraxie, pas de troubles intellectuels, pas de troubles des mouvements associés, ou du moins ce que l\u2019on observait était très léger et transitoire.Au moment où nous terminons cet article, nous parvient une étude très détaillée de ces mêmes malades (sections du corps calleux L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.T,F.A.N, \u2014 Montréal, décembre 1943 chez des épileptiques) par Akelaitis, Risteen, Herren et van Wagenen (Archives of Neurology and Psychiatry, juin 1942, Studies of the Corpus Callosum, III).Voici la conclusion de ces auteurs: « On the basis of this study, the conclusion may be drawn that dyspraxia in the subordinate or dominant hand after partial or complete section of the corpus callosum, occurs only when damage to the subordinate or dominant hemisphere coexists.» En résumé, les suites opératoires de l\u2019ablation des gliomes du corps calleux ne nous paraissent pas comporter un syndrome de gravité spéciale dont la suppression des fonctions du corps calleux serait l\u2019origine.PRONOSTIC Quand on aborde le problème du pronostic opératoire dans les gliomes, on se heurte toujours aux mêmes difficultés.En fait, il s\u2019agit de savoir ce que le chirurgien a l\u2019intention de faire.Il est toujours assez facile de n\u2019avoir pratiquement aucune mortalité immédiate.Il suffit pour cela: 1° de n\u2019opérer que les malades en assez bon état; 2° de ne pas enlever entièrement le gliome si l\u2019on est près d\u2019une zone dangereuse (le tronc cérébral).Cette attitude d\u2019apparence un peu passive peut parfaitement se justifier pour les gliomes dont certains, pour ne pas dire la plupart, s\u2019étendent bien au delà de ce que l\u2019on croit être la limite.Cela s\u2019applique non seulement à beaucoup de gliobla- stomes, mais encore à beaucoup d\u2019astrocy- tomes et d\u2019oligodendrogliomes.Scherer (7) a récemment publié une remarquable étude à ce sujet; mais, inversement, il observe que certains glioblastomes se présentent comme assez bien limités, même sans tenir compte de la limitation par la cavité ventriculaire.Notre attitude vis-à-vis des gliomes, quelle que soit leur nature histologique, est de toujours essayer de donner au malade toutes ses chances de survie prolongée, c\u2019est-à-dire au moins quelques années pendant lesquelles il pourra mener une vie normale et se rendre utile; en agissant ainsi, on a même de temps LE BEAU: CHIRURGIE DES TUMEURS DU CORPS CALLEUX en temps des guérisons que l\u2019on peut qualifier de définitives.Pour ce faire, nous opérons suivant trois principes dont nous allons montrer l\u2019application aux tumeurs du corps calleux.1.Intervenir sur tous les malades, quel que soit leur état général.Le coma est une indication à opérer d\u2019urgence.Mais, bien entendu, nous n\u2019intervenons pas sur les sujets respirant à plus de 45 à la minute, avec de \u2019écume aux lèvres et qui sont de vrais moribonds.2.Pratiquer toujours l\u2019opération maximum, c\u2019est-à-dire l\u2019extirpation complète de la tumeur plus une zone de «tissu sain ».Sans doute, cette notion de tissu sain n\u2019est qu\u2019une fiction dans bien des cas, mais c\u2019est le seul moyen de donner au malade toutes ses chances; on pourra enlever d\u2019autant plus de tissu sain qu\u2019on est plus loin d\u2019une zone fonctionnelle- ment importante.3.Principe restrictif: les limites de l\u2019amputation de la tumeur et du cerveau voisin.En d\u2019autres termes, quel degré d\u2019infirmité a-t-on le droit de risquer d\u2019infliger au malade que l\u2019on désire voir survivre.C\u2019est une question d\u2019appréciation personnelle.Nous estimons qu\u2019un sujet peut vivre normalement avec une hémianopsie, avec une monoplégie brachiale, voire à l\u2019extrême rigueur avec une hémiplégie gauche si la marche est possible.Par contre, nous estimons qu\u2019une hémiplégie complète, une aphasie importante, des troubles mentaux ne laissent pas à la vie une valeur suffisante pour justifier l\u2019excision du gliome jusque dans les régions cérébrales correspondantes.D\u2019autre part, quand le gliome envahit le tronc cérébral, l\u2019ablation de la tumeur met en danger la vie du malade à bref délai.Ici encore, quels risques a-t-on le droit de courir?La question est encore sur le plan expérimental en grande partie.Nous croyons que le noyau caudé et peut-être la partie supérieure de la couche optique peuvent être attaqués chirur- gicalement.Par contre, nous croyons que l\u2019hypothalamus ne peut être lésé sérieusement sans entraîner des troubles de la conscience, de la 1379 régulation thermique, de la respiration, de la tension artérielle, incompatibles avec la vie dans l\u2019état actuel de nos moyens d\u2019action.Si nous appliquons ces notions aux gliomes calleux, nous voyons que: 1.I] n\u2019y a pas de raison d\u2019opérer uniquement les astrocytomes, ainsi que l\u2019a fait Busch (2).Peut-être quelques glioblastomes sont susceptibles de donner d\u2019aussi bons résultats: un glioblastome né dans le corps calleux est en général très extensif, mais, comme nous l\u2019avons vu, il est souvent limité pendant longtemps par les cavités ventriculaires.2.Les gliomes calleux doivent être extirpés complètement, sauf s\u2019ils envahissent les régions rolandiques et sous-rolandiques (hémiplégie), s\u2019ils vont trop loin dans le lobe frontal gauche (aphasie), s\u2019ils infiltrent les parois antérieure et latérales du troisième ventricule (coma, épilepsie, œdème cérébral et mort), s\u2019ils nécessitent l\u2019ablation complète des deux lobes frontaux (troubles mentaux).Par contre, l\u2019envahissement du septum lucidum, des trous de Monro, des noyaux caudés, de la face supérieure des couches optiques (peut- être), de la substance blanche et du cortex interne et antérieur des deux lobes frontaux, ne constitue pas des contre-indications.Notons à nouveau à quel point l\u2019emploi de l\u2019anesthésie locale nous paraît absolument nécessaire dans l\u2019extirpation de ces tumeurs médianes et profondes.Comment juger autrement des effets des temps opératoires successifs sur les fonctions motrices, la parole, et surtout la conscience du malade?Analysons maintenant nos résultats opératoires portant sur neuf cas.Parmi nos malades en effet, le premier de tous (11, fig.1) n\u2019a pas été opéré; c\u2019était avant le stade où nous avons résolu d\u2019enlever les tumeurs du corps calleux.Chez trois malades (11, observations 1-2-3), l\u2019ablation a été subtotale.La première (oligo- dendrogliome) est décédée deux ans après l\u2019intervention, ayant pu reprendre ses occupations dans l\u2019intervalle.Le second (glioblastome), opéré une première fois, récidive après cinq mois; réopéré plus complètement, il était un 1380 an après la deuxième intervention en bon état avec une hémiplégie gauche incomplète.La troisième (astroblasto-astrocytome) était en très bon état un an après l\u2019opération.Les six autres malades ont subi l\u2019ablation macroscopiquement complète de leur tumeur (d\u2019une manière générale, ces tumeurs avaient à peu près le volume d\u2019une orange).L'une d\u2019entre elles (11, observation 4) a été revue par nous-mêmes plus d\u2019un an et demi après l\u2019intervention en parfait état de santé, résultat très encourageant chez une femme de 24 ans, intelligente et exerçant un métier actif.La tumeur était un glioblastome.Parmi les autres malades opérés plus récemment.deux sont morts dans les premières semaines qui suivirent l\u2019opération.Nous avons déjà fait allusion à ces cas, relatés plus complètement ailleurs (6, pp.143-144).L\u2019un, homme de 60 ans en mauvais état général, était un glioblastome.L\u2019autre, homme de 30 ans, était un astrocytome envahissant la paroi antérieure du troisième ventricule.Les trois autres cas, chez des sujets jeunes, comprenaient deux astrocytomes et un glioblastome.Ce dernier décrit dans (6, p.143).Les suites opératoires ont été favorables et les sujets sont sortis de l\u2019hôpital en bon état, mais, pour diverses raisons, nous n\u2019avons pu avoir de leurs nouvelles après quelques mois; nous manquons donc du recul nécessaire pour apprécier exactement le résultat opératoire éloigné.Voyons maintenant les résultats de Busch (2).tous, rappelons-le, des astrocy- tomes.Il croit avoir extirpé complètement la tumeur dans cinq cas sur huit.Cas 1, ablation complète, très bon état après quatre ans, ce qui est un très beau résultat.Cas 2, ablation incomplète, mort trois mois plus tard.Cas 3, ablation complète, mort huit mois plus tard.Cas 4, ablation complète, bon état après trois ans.Cas 5, ablation incomplète, bon état après deux ans.Cas 6, ablation incomplète, bon état aprés un an et demi.Cas 7 et 8, ablation com- pléte, état satisfaisant dans les premiers mois suivant l\u2019opération.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 Si nous comparons ces résultats aux nôtres, nous voyons que: 1° Au moins en ce qui concerne les deux premières années, le pronostic est à peu près le même, qu\u2019il s\u2019agisse de glioblastomes ou d\u2019astrocytomes.2° Notre mortalité opératoire immédiate (deux cas) s\u2019explique, croyons-nous, par le fait que nous n\u2019hésitons pas à enlever non seulement la région des trous de Monro et les structures de l\u2019étage supérieur du troisième ventricule, mais à descendre plus bas s\u2019il le faut et à exciser latéralement dans les deux hémisphères tous les prolongements de la tumeur.Busch semble respecter ces extensions.Ré- pétons-le, ce qu\u2019on a le droit de faire exactement ne peut être encore rigoureusement fixé.Nous avons précisé notre opinion plus haut à plusieurs reprises.3° En tout cas, comme nous-mêmes, Busch montre qu\u2019il n\u2019y a aucun inconvénient à supprimer le corps calleux et le septum lucidum.La chirurgie des gliomes du corps calleux est donc parfaitement justifiée.Les seuls points sur lesquels on puisse discuter sont les limites de l\u2019exérèse au delà du corps calleux.Résumé et conclusions Reproduisons tout d\u2019abord les conclusions des deux auteurs qui sont, à notre connaissance.les premiers à rapporter les résultats satisfaisants d\u2019une chirurgie systématique des tumeurs du corps calleux.J.Weyman-Jones, 1940 (11).« Les tumeurs du corps calleux sont d\u2019un diagnostic clinique difficile, problématique.Et si, dans certains cas, on peut le formuler avec un degré relativement élevé de probabilité, dans d\u2019autres cas, il apparaît absolument impossible de se prononcer.« La ventriculographie a rendu possible un diagnostic de certitude en présentant systématiquement des images constantes et typiques.Elle pose l\u2019indication formelle de la voie d\u2019a- Ig, Le BEAU: CHIRURGIE DES TUMEURS DU CORPS CALLEUX 1381 bord bilatérale, frontale, rolandique, ou occipitale.Elle met les tumeurs du corps calleux & la portée du neuro-chirurgien.«Le traitement neuro-chirurgical a donné des résultats satisfaisants que la radiothérapie a complétés.Le pronostic immédiat de ces tumeurs est bon.La première de nos malades, ayant été opérée il y a plus d\u2019un an, est toujours en bon état de santé.Le pronostic lointain est moins favorable du fait de la nature histologique de ces tumeurs.Il s\u2019agit presque toujours de gliomes à récidive fréquente.» E.Busch, 1941 (2).« Six previous cases of astrocytoma of the corpus callosum found in the literature are summarized.Eight new cases are reported in details with discussion of symptoms, diagnosis and surgical treatment.Psychical symptoms are no dominant feature in these benignant midline tumors and apraxia in any form was found in none.There was no operative fatality and late results seem encouraging.» Voici nos propres conclusions, dans l\u2019ensemble très voisines des précédentes.1.Nous étudions dix cas de gliomes nés dans le corps calleux (glioblastomes et astrocy- tomes); cinq d\u2019entre eux ayant fait l\u2019objet du travail de J.Weyman-Jones paru en 1940.2.Il n\u2019a pas été possible de dégager de ces observations un syndrome clinique spécifique; en particulier il n\u2019y avait pas de trouble mental caractéristique et il n\u2019y avait pas d\u2019aprazie.3.Le diagnostic est rendu certain par la ven- triculographie montrant l\u2019abaissement et l\u2019écartement des cornes frontales.4.Ces tumeurs doivent être opérées par un volet bilatéral et on doit chercher à les extirper en totalité.5.Dans ces conditions, la mortalité opératoire a été de deux sur neuf.Il n\u2019y a pas de déficit mental post-opératoire.6.Le pronostic éloïgné est celui de tous les ghomes, mais la récidive paraît moins fréquente, car l\u2019opération radicale est ici souvent possible sans faire du malade un infirme.BIBLIOGRAPHIE 1.ALPERS et GRANT: «The clinical syndrome of the corpus callosum.» Archives of N eurology and Psychiatry, janvier 1931.2.E.BUSCH: «The Astrocytomas of the corpus callosum.» Acta Chirurgica Scandinavia, juillet 1941.3.F.CRAMER: «Clinical diagnosis of tumors of the corpus callosum.» Bulletin of the Neurological Institute of New York, août 1936.4.DYKE et DAVIDOFF: «Pneumoencelographic diagnosis of tumors of the corpus callosum.» Id.avril 1936.5.J.Le BEAU: L\u2019œdème du cerveau.Thèse, Paris, Elbé, février 1938.6.J.Le BEAU: «Localisation cérébrale de la conscience.» Revue canadienne de Biologie, février 1942.7.SCHERER: « The forms of growths in gliomas.» Brain, mars 1940.8.SMITH et AKELAITIS: «Studies of the corpus callosum.» Archives of Neurology and Psychiatry, avril 1942.9.SWEET: «Seeping intracranial aneurism.» Id, janvier 1941.10.Van WAGENEN et HERREN: «Surgical division of the corpus callosum.» Id., octobre 1940.11.J.WEYMAN-JONES: Diagnostic et traitement des tumeurs du corps calleux.Thèse, Paris, Vi- gné, mai 1940. SYNDROMES AIGUS DE L\u2019ABDOMEN SYNDROME CHIRURGICAL AIGU PAR GROSSESSE ECTOPIQUE Par Rosaire LAUZER, Chirurgien de l'hôpital Saint-Luc (Montréal).La grossesse ectopique est bien du nombre des conditions pathologiques de l\u2019abdomen qui nécessitent souvent un traitement chirurgical d\u2019urgence.En effet, 11 faut convenir avec Jean-Louis Faure que, du premier au cinquième mois, «une femme en état de grossesse ectopique \u2018n\u2019est jamais sûre du lendemain: elle est à la merci d\u2019une rupture qui peut être foudroyante, et ce sont là des risques que nous n\u2019avons pas le droit de lui laisser courir ».La grossesse est ectopique quand l\u2019œuf se développe en dehors de la cavité utérine normale; Les causes de cet accident pathologique sont inconnues.On a incriminé les infections, les malformations congénitales des trompes, la maladie de l\u2019ovaire et de l\u2019œuf, sans pouvoir apporter dans tous les cas les preuves de ces différentes hypothèses.Selon l\u2019endroit où l\u2019œuf fécondé s\u2019arrête, on distingue différentes variétés de grossesse ectopique.I\u2014La grossesse ovarienne.IT.\u2014La grossesse abdominale.Celle-ci est primitive quand l\u2019ovule, après la rupture de la vésicule de Graaf, tombe dans la cavité abdominale pour y être ensuite fécondé.Tandis que la grossesse abdominale est dite secondaire quand l\u2019ovule, après avoir été fécondé dans la trompe, est expulsé dans l\u2019abdomen par avortement tubaire.III \u2014La grossesse tubaire.Plus souvent, l\u2019œuf se développe dans la 1.Série de travaux communiqués à l\u2019hôpital Saint- Luc au cours du XVIIe Congrès de l\u2019A.M.L.F.A.N., Montréal, septembre 1942.trompe; la grossesse est alors tubaire.Si l\u2019embryon se développe dans cette portion de la trompe située dans l\u2019épaisseur de la paroi utérine, on dit que la grossesse est intersti- tielle.Elle peut être aussi isthmique, ampul- laire, infundibulaire ou tubo-abdominale.IV.\u2014La gros:esse ectopique peut se trouver encore dans une corne utérine rudimentaire.L\u2019œuf fécondé présente deux enveloppes fœtales: le chorion et l\u2019amnios.L\u2019enveloppe maternelle, qui remplace la caduque, prend le nom de paroi du kyste fœtal.Elle est formée de la paroi de la trompe dans la grossesse tubaire; partiellement, quand la gros-esse est tubo-ovarienne ou tubo-abdominale.L\u2019enveloppe du kyste fœtal se forme, en effet, aux dépens de l\u2019organe où l\u2019œuf est greffé.Elle peut être complétée par des néo-membranes, ou entièrement formée de néo-membranes adhérentes aux organes voisins.Au contact du chorion, les tissus maternels se vascularisent abondamment, puis prennent l\u2019aspect de villosités choriales; plus tard, de villosités placentaires.À mesure que le kyste fœtal grossit, si l\u2019enveloppe maternelle se développe suffisamment, la grossesse peut arriver jusqu\u2019au terme.Ce qui n\u2019est pas rare dans la grossesse tubo-abdo- minale ou abdominale.Mais alors le fœtus meurt à la suite de phénomènes de faux travail, l\u2019expulsion ne pouvant avoir lieu.Dans la suite, il se flétrit, s\u2019infiltre de sels calcaires (lithopædion) et peut être toléré ainsi durant plusieurs années.Parfois le kyste fœtal s\u2019infecte et suppure.après avoir donné des symptômes de septicémie. LAUZER: GROSSESSE ECTOPIQUE La grossesse tubaire, au contraire, n\u2019arrive presque jamais jusqu\u2019au terme.Elle ne dépasse le troisième mois que dans certains cas où, localisée dans l\u2019ampoule tubaire, elle possède une enveloppe plus extensible.Ordinairement, l\u2019œuf comprimé dans la trompe ne peut pas se développer bien longtemps.Des petites hémorragies répétées se produiseut dans la paroi tubaire, et l\u2019œuf finit par se décoller.C\u2019est l\u2019accident le plus simple, l\u2019hématosalpinx.Souvent, l\u2019œuf décollé est projeté hors de la trompe et tombe dans la cavité abdominale: c\u2019est l\u2019avortement tubaire.Mais l'accident le plus fréquent, et certainement le plus grave, c\u2019est la rupture de la trompe.Cette rupture, se produisant au niveau des vaisseaux placentaires, détermine une hémorragie abondante, qui peut causer rapidement la mort, avec inondation péritonéale.Quand l\u2019hémorragie est moins abondante, elle détermine l\u2019hématocèle.L\u2019embryon meurt ordinairement et se perd au milieu des caillots.Sinon, il se développe dans la cavité abdominale et la grossesse devient abdominale secondaire.Enfin, une derniére éventualité, qui est exceptionnelle, c\u2019est que la rupture de la trompe se fasse au niveau de son bord adhérent; l\u2019hé- matocèle se produit alors dans le tissu cellulaire intraligamenteux et détermine l\u2019hémato- cèle sous-péritonéo-pelvienne, ou bien encore la grossesse sous-péritonéo-pelvienne.Quand une grossesse ectopique se développe, l\u2019utérus grossit ur peu, et le col se ramollit comme dans la grossesse normale.La muqueuse utérine également se transforme en caduque, qui s\u2019élimine au moment de la terminaison de la grossesse ectopique.SYMPTOMATOLOGIE Les symptômes de la grossesse ectopique sont différents selon qu\u2019on l\u2019observe avant le cinquième mois, après le cinquième mois, le fœtus vivant, ou le fœtus mort.Avant le cinquième mois, la grossesse ecto- 1383 pique offre les signes de probabilité d\u2019une grossesse ordinaire, mais ceux-ci sont moins marqués.La femme consulte rarement à cette période.Elle se présente parfois pour les douleurs annexielles, prémonitoires d\u2019avortement tubaire ou de rupture.Elle s\u2019inquiète alors d\u2019une grossesse douloureuse, ou bien elle s\u2019ingénie à nier toute possibilité de grossesse.L'examen révèle la présence d\u2019une tumeur an- nexielle unilatérale, comme un kyste de l\u2019ovaire, un fibrome, ou une salpingite.Cependant l\u2019utérus est légèrement augmenté de volume, et le col est ramolli.Il faut alors chercher à découvrir quelques signes de la probabilité de la grossesse, en s\u2019aidant des différents tests biologiques.En général, l\u2019interruption de la grossesse par hémorragie intrakystique, avortement, ou rupture tubaire, ne tarde pas à se produire.Le diagnostic est alors plus facile.Au moment des menstruations, ou aprés un léger retard, apparaît un écoulement de sang noirâtre avec débris de caduque utérine, Les symptômes de l'hémorragie interne traduisent la formation de l\u2019hématocèle, ou de la grande inondation péritonéale.Le toucher vaginal permet d\u2019apprécier la sensibilité du Douglas, son remplissage, l\u2019empâtement mastic des caillots.Chez les femmes maigres, on peut quelquefois reconnaître la teinte bleuâtre péri-ombilicale de l\u2019hémo-péritoine.Avant l\u2019apparition de ces accidents, la grossesse normale peut simuler la grossesse ectopique s\u2019il y a latéroposition ou rétroposition de l'utérus gravide.Après le cinquième mois, la grossesse ectopique ne constitue pas nécessairement l\u2019état d\u2019«abdomen aigu» et n\u2019entre pas dans les cadres de ce travail.TRAITEMENT La grossesse ectopique des cinq premiers mois, au contraire, est une affection très grave ct nécessite toujours une opération importante, dès que le diagnostic est posé. 1384 Cette opération consiste en l\u2019ablation du sac fœtal par laparotomie.Les pratiques conservatrices doivent aussi être observées, surtout chez les femmes jeunes.Ainsi l\u2019hystérectomie fun- dique, dans le cas de grossesse interstitielle, doit être préférée à l\u2019hystérectomie sub-totale, la salpingectomie simple, autant que possible, au lieu de la salpingo-ovariectomie.À l'hôpital Saint-Luc, depuis 1932, cinquante-huit cas de grossesse ectopique ont été opérés.L'âge des malades varie entre 18 et 43 ans.Ces femmes étaient, pour la plupart, des multipares.La grossesse siégeait à droite chez 31 malades, 22 fois à gauche, et, dans 5 cas, le côté n\u2019est pas indiqué.L\u2019âge de la grossesse n\u2019est pas toujours facile à trouver; elle apparaît plus fréquente entre le premier et le troisième mois.Trois fois, l\u2019ectopique était récidivante.La variété de la grossesse ectopique n\u2019est généralement pas décrite.Le diagnostic est inscrit: grossesse ectopique, dans cinquante cas; L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 et grossesse tubaire ou tubo-abdominale, dans les huit autres cas.Une malade a été opérée pour hématosalpinx simple, une autre pour grossesse tubaire rup- turée avec hématosalpinx de l\u2019autre côté.La rupture était faite chez toutes les autres.Dans quatre cas, il y avait inondation péritonéale par rupture primitive; les autres fois, il s\u2019agissait de ruptures en plusieurs temps, avec généralement hématocèle très considérable.La salpingectomie simple a été pratiquée dans sept cas, la salpingo-ovariectomie chez quarante-sept malades, l\u2019hystérectomie complémentaire chez quatre autres.Deux malades sont mortes; les autres ont quitté l\u2019hôpital guéries.De cette étude de cinquante-huit cas de grossesse ectopique, il ne ressort aucun fait saillant qui n\u2019ait déjà été observé.Mais, en général, le sens de l\u2019urgence opératoire de la grossesse ectopique des cinq premiers mois, semble bien compris, et les malades guérissent parce qu\u2019elles sont opérées à temps.SYNDROMES AIGUS DE L\u2019ABDOMEN EN PHASE INTERMENSTRUELLE Par Samuel LETENDRE.À l\u2019heure actuelle, nous sommes encore fort peu éloignés de cette époque où la pathologie fonctionnelle de l\u2019ovaire se limitait à deux syndromes: les hyper et les hypofonctions.Conséquemment, deux thérapeutiques s\u2019instituaient: les extraits\u2019 ovariens pour stimuler et les agents physiques pour sidérer.Heureusement, depuis environ un quart de siècle, grâce à la symbiose de travail des physiologistes, chimistes, cliniciens et gynécologues, toute une série de travaux entrepris avec des données plus scientifiques et plus biologiques, ont peu à peu démembré les prétendues « insuffisances ovariennes », qui d\u2019ailleurs souvent ne signifiaient rien, et nous ont permis de mieux comprendre l\u2019évolution et l\u2019interrelation des divers phénomènes qui se succèdent au cours d\u2019un cycle menstruel.Ainsi, au cours de ces nombreuses recherches, on a pu constater qu\u2019en dehors des troubles qui accompagnent la menstruation, il existe toute une série de manifestations pathologiques (hémorragies utérines, gingivales et méningées, douleur abdominale, troubles vasomoteurs, allergiques et psychiques) dont le caractère principal est d\u2019apparaître régulièrement en période intermenstruelle, donc autour de l\u2019ovulation. LETENDRE: SYNDROMES AIGUS DE L\u2019ABDOMEN EN PHASE INTERMENSTRUELLE 1385 Pour relier notre communication à l\u2019idée connaître la physiologie du corps jaune et maîtresse de cette séance, nous nous bornerons à des considérations sur la douleur inter- menstruelle, qui, si assez souvent elle ne cause qu\u2019un léger malaise et de courte durée, peut parfois offrir un tableau tout différent et revêtir l\u2019aspect de divers syndromes aigus de l\u2019abdomen, donnant le change pour une appendicite ou une salpingite aiguë, un kyste tordu de l\u2019ovaire ou bien une grossesse tubaire rup- turée.Que les Anglais attribuent la priorité de ce syndrome à Sir William O.Priestley (1872) ou qu\u2019également les Allemands la réservent à H.Fehling (1881), il est un fait certain, c\u2019est que, un quart de siècle avant que l\u2019un d\u2019eux n\u2019éerivit à ce sujet, Pouchet, en 1847, fait mention de ce phénomène clinique et soupçonne qu\u2019il peut avoir une relation avec l\u2019ovulation.De même, en 1845, Scanzoni rapporte un cas d\u2019hémorragie fatale d\u2019origine ovarienne à la menstruation chez une fille de 18 ans; il faut dire qu\u2019avant 1900 on ne différenciait pas clairement les hémorragies ovariennes de celle d\u2019une grossesse extra-utérine.Dans la suite, un certain nombre d\u2019auteurs, tant européens qu\u2019américains, observent et mentionnent dans leurs écrits cette douleur intermenstruelle, énonçant en même temps diverses théories qui malheureusement n\u2019apportaient rien de nouveau sur le sujet.Bref, une revue rapide des travaux publiés avant le début du XXe siècle laisse bien voir la confusion qui existait sur cette question, et cela pour deux raisons: d\u2019abord, l\u2019opinion courante que l\u2019ovulation et la menstruation arrivaient en même temps ou à peu près; et secondairement, comme à cette époque on pratiquait plutôt rarement les laparotomies, on avait ainsi peu de chance d\u2019observer in situ les organes pelviens.Le début du XXe siècle devait jeter une lumière nouvelle sur ce problème: avec les travaux de Prenant sur le corps jaune en 1898, et de 1903 à 1910; grâce aux patientes recherches de Fraenkel, Meyer et Ruge, Hitschmann et Adler, et Schroeder, on commença à mieux l\u2019histologie de l\u2019endomètre, et à croire fortement que l\u2019ovulation survenait environ deux semaines avant l\u2019arrivée des prochaines menstruations.Puis apparurent, en 1923, les travaux de Corner sur la guenon (macacus rhesus) ; en 1928, ceux d\u2019Allen, Pratt, Newell et, Bland, qui avaient trouvé sept ovules non fécondés, dans les trompes de six femmes; en 1928, également, les observations de Simpson et Evans sur la femme.En 1929, C.G.Hartman fait rapport de ses longues et intéressantes constatations chez le macaque.Plus tard, en 1933, Papanicolaou publie ses études sur la femme et, en 1934, Hain rapporte une observation identique.En 1933, en France, Séguy et Simonet font paraitre une intéressante étude des signes directs de l\u2019ovulation qu\u2019on peut observer chez la femme.Ainsi, pendant une période d\u2019environ trente années, le problème si complexe de l\u2019ovulation et de la menstruation fut étudié sous divers aspects.Comme fruit de ces savantes recherches, il fut possible d\u2019apprendre que l\u2019ovulation survient habituellement au milieu du cycle menstruel, mais qu\u2019à l\u2019instar du cycle lui- même, l\u2019ovulation peut présenter de grandes variations, par conséquent elle peut apparaître à n\u2019importe quel temps du cycle; cependant elle précède, en général, les prochaines règles d\u2019un certain nombre de jours.On apprit aussi que l\u2019ovulation chez la femme se compare à l\u2019œstrus chez les mammifères inférieurs et que, même chez la femme, l\u2019ovulation peut s'accompagner d\u2019un léger écoulement sanguin ou d\u2019une sécrétion vaginale inhabituelle.* x % Dans l\u2019étude du cycle menstruel chez la femme, la clinique s\u2019est trop longtemps attardée à considérer seulement le phénomène de la menstruation qui, après tout, n\u2019est qu\u2019une manifestation bien ordinaire des fonctions physiologiques de la femme, un accident qui n\u2019arrive que « comme le résultat d\u2019une vaine préparation physiologique à la fécondation d\u2019un œuf ».Autrement important est le phénomène 1386 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 de l\u2019ovulation, centre du cycle menstruel autour duquel évoluent les diverses phases des fonctions génétiques de maturité sexuelle dont le but ultime est la fécondation d\u2019un œuf.Y a-t-il des signes qui permettent de pressentir et même de diagnostiquer le temps exact de l\u2019ovulation?D\u2019après Hisao Ito (Japon), qui a longuement observé un nombre assez important d\u2019étudiantes en médecine des dernières années et qui les a observées de nouveau après qu\u2019elles eussent obtenu leur diplôme de médecin, «un bon pourcentage de femmes même normales, grâce à une observation minutieuse d\u2019elles-mêmes, peuvent noter l\u2019apparition de divers symptômes qu\u2019on peut appeler symptômes de l\u2019ovulation puisque ces signes apparaissent à cette période.» D\u2019après cet auteur, par ordre de fréquence, les principaux de ces signes apparaîtraient comme suit: leucorrhée, langueur généralisée, fatigabilité, sensation de pesanteur et de tension dans le bas abdomen, soit à gauche ou à droite, ou à la région lombaire, tension mammaire, somnolence, dépression mentale, etc.Plusieurs de ces signes peuvent faire leur apparition en même temps et aussi d\u2019une façon intermittente.Ces signes ont-ils quelque relation avec la menstruation?En effet, ils surviennent en général du 12e au 16e jour avant la prochaine menstruation.Ces données concordent avec la théorie d\u2019Agino et le temps d\u2019apparition des signes de l\u2019ovulation est assez constant chez la même personne.Ajoutons que les signes de l'ovulation ont, en général, une durée de deux à trois jours.Quel est le mécanisme de ces signes plus haut mentionnés?Comme on sait qu\u2019autour de l\u2019ovulation les substances œstrogènes atteignent un acmé, on impute l'apparition de ces signes à la production d\u2019une plus grande quantité de ces substances.% * % L\u2019ovulation constitue un phénomène très important du cycle menstruel; en général, elle apparaît discrètement et passe sans faire de bruit.Nous venons de voir qu\u2019une observation minutieuse permet de déceler certains signes capables de nous en faire pressentir l\u2019existence.Or, si normalement l\u2019ovulation n\u2019est pas liée à la douleur et ne s\u2019accompagne pas d\u2019écoulement sanguin visible, il arrive parfois que ce phénomène apparaît d\u2019une façon plus tapageuse, s'accompagne d\u2019une douleur brusque, très vive, et présente le tableau clinique soit d\u2019une appendicite aiguë, soit d\u2019une grossesse ectopique rupturée, soit d\u2019un kyste tordu de l\u2019ovaire, soit d\u2019une salpingite aiguë.Quelle est l\u2019étiologie de cette douleur inter- menstruelle que les Allemands ont appelée « Mittelschnerz »?Beaucoup d\u2019auteurs l\u2019attribuent au phénomène même de l\u2019ovulation, qui s\u2019accompagnerait de contractions utérines et surtout d\u2019un péristaltisme plus marqué des trompes, dont la mission est alors de favoriser la migration de l\u2019œuf récemment fécondé vers la cavité utérine pour s\u2019y implanter.« Cliniquement, d\u2019après Roy N.Andrews, la douleur intermenstruelle serait probablement due à une distension plus grande du follicule avant la rupture.» D\u2019après McSweeney et Wood, l\u2019ovulation peut causer de la douleur de diverses façons.D\u2019abord la douleur peut provenir de la rupture du follicule de de Graaf; après l\u2019expulsion de l\u2019œuf, il peut se rencontrer une douleur lorsque le sang fuit à travers les déchirures du stigma.Plus tard, au cours du cycle, il peut y avoir encore une douleur qu\u2019on pourrait imputer à la rupture du corps hémorragique ou d\u2019un kyste du corps hémorragique.Pour Costallo et Feo, l\u2019oophorragie serait le résultat d\u2019un déséquilibre endocrinien et hormonal.Certains y verraient un trouble d\u2019innervation de l\u2019ovaire.Pour Hisao Ito, «la douleur proviendrait de certaines modifications anatomiques dues à l\u2019existence d\u2019un vieux ou d\u2019un récent processus inflammatoire soit de l\u2019ovaire, de la trompe ou des tissus voisins, de même que d\u2019un terrain à prédispositions nerveuses.De même, les LETENDRE: SYNDROMES AIGUS DE ABDOMEN EN PHASE INTERMENSTRUELLI pertes sanguinolentes proviendraient de la muqueuse utérine ou vaginale normale ou parfois inflammée ou bien du follicule rupturé.Enfin, on peut rattacher les signes généraux de la période ovulatoire à une origine vagotonique ».L'hypothèse d\u2019une étiologie inflammatoire dans l\u2019explication du syndrome intermenstruel est également partagée par Gueissaz, par Bé- clère, qui impute ce syndrome en grande partie à une infection génitale chronique où la gonococcie jouerait un rôle important et que l\u2019hys- téro salpingographie vient confirmer en montrant la fréquence de l\u2019hydrosalpinx uni ou bi-latéral.ES * * Ces cas de syndrome intermenstruel sont-ils fréquents?Si ceux qui ont écrit sur ce sujet concluent à une fréquence relative de ces cas, la littérature en rapporte, cependant, un nombre bien restreint.La raison la plus plausible existe, à notre avis, dans le fait qu\u2019on s\u2019est toujours fort peu préoccupé de rechercher ce signe dans l\u2019anamnèse des examens cliniques.Ainsi, sur plusieurs milliers de patientes vues à la clinique pendant une période de cinq ans, Wharton et Henriksen n\u2019ont rencontré que trente-deux cas de douleur intermenstruelle périodique et, sur ce nombre, seulement la moitié accusait une douleur assez forte pour simuler un cas aigu de l\u2019abdomen.Par contre, parmi leur clientèle privée, ces mêmes auteurs en ont trouvé vingt-neuf absolument typiques.Y a-t-il un temps spécial d\u2019apparition de cette douleur intermenstruelle?Il faut à ec sujet considérer deux points: le moment d\u2019apparition au cours du cycle menstruel et son caractère de périodicité.Il est intéressant de noter que, dans la série des 61 malades rapportées par Wharton et Henriksen, 48 d\u2019entre elles pouvaient préciser exactement le moment d\u2019apparition de la douleur et le plus grand nombre de ces malades avouaient que la douleur survenait entre le 10e et le 12e jour du cycle.Dans la série de malades rapportée par MeSweeney et Wood, chez 70%, la douleur 1387 .intermenstruelle apparut du 12 au 16e jour.De même, dans le groupe des observations rapportées par Gueissaz, le moment de la crise apparut en général au cours des quatre jours du milieu du cycle.On pourrait ajouter ici, et c\u2019est un fait à noter, que, durant les périodes d\u2019aménorrhée physiologique comme au cours de la gros- - sesse et de la lactation, la douleur intermens- truelle est absente.LE Y a-t-il un age particulier de la vie génitale ou se rencontre la douleur intermenstruelle?Dans la série des malades rapportées par Wharton et Henriksen, 10 ressentaient cette douleur depuis installation des régles; 70% présentèrent ce syndrome avant l\u2019âge de 20 ans et 90% avant l\u2019âge de 30 ans.Dans le groupe des cas d\u2019oophorragie cités par Costallo et Feo, 53.5% avaient de 15 à 25 ans d\u2019âge; 64.2% étaient nullipares et le plus grand nombre étaient des filles.Les observations de Gueissaz permettent de constater que, chez 53%, les malades étaient âgées de 25 à 35 ans.La série des malades de McSweeney et Wood laisse voir un pourcentage de 73% de patientes âgées de 15 à 25 ans dont les filles sont en plus grand nombre.* #* * Quel est le caractère de cette douleur inter- menstruelle?Elle peut être de moyenne intensité ou présenter le tableau de syndromes aigus de l\u2019abdomen.Les malades faisant partie du premier groupe accusent une douleur sise soit aux deux fosses iliaques, soit à droite ou à gauche, ou bien une douleur qui apparaît d\u2019abord bilatéralement pour se localiser ensuite à un seul côté, mais la douleur est toujours pelvienne.Quelle qu\u2019en soit l\u2019intensité, la douleur se présente d\u2019habitude sous forme de crampes intermittentes.En général, après son apparition, elle augmente graduellement d'intensité pour atteindre un acmé vers la 1388 moitié environ de la période de durée de la douleur; puis sa disparition s\u2019effectue à une allure plus rapide et est suivie d\u2019un bien-être complet.Au lieu d\u2019une véritable douleur, certaines malades ressentent une espèce de malaise pelvien assez souvent accompagné d\u2019une sensation de malaise général.Beaucoup de malades comparent ce malaise à la dysménorrhée, sauf que cette dernière peut varier d\u2019intensité (Wharton et Henriksen).Dans la série des cas aigus observés par McSweeney et Wood, le début de la douleur était brusque; la douleur était bréve et de courte durée, parfois en coup de poignard, s\u2019irradiant dans tout le bas-ventre, intermittente, sauf dans les cas de kyste du corps hémorragique, où elle apparaît progressivement pour devenir plus constante et offrir un tableau plus dramatique s\u2019il y a rupture du kyste.Touchant le caractère de la douleur inter- menstruelle, Gueissaz a noté que 70% de ses malades présentaient une douleur à droite.Cet auteur rapporte que d\u2019après Lehmann puis Cotte, il existe deux types de crise intermens- truelle: le «type utérin» et le «type an- nexiel ».1° Dans le «type utérin », la douleur est localisée au milieu du bas-ventre, s\u2019accompagne de cystalgie et de douleur à la défécation.On a rencontré ce type de douleur chez les cas d\u2019infantilisme et d\u2019hypoplasie utérine avec rétroversion ou flexion et dans les cas de dysménorrhée.2° Le « type annexiel » se rencontre chez les malades où l\u2019on trouve une lésion annexielle uni ou bi latérale.Parfois les deux types sont mélangés, mais, dans les observations de Kueissaz, six étaient purement du type utérin alors que douze appartenaient au type annexiel et les autres aux deux types.* * * Existe-t-il une relation entre cette douleur intermenstruelle et la dysménorrhée?Fait intéressant à noter, plus de la moitié des 61 cas rapportés par Wharton et Henriksen ne souf- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 fraient aucunement de dysménorrhée, puisque dix-neuf seulement accusaient une douleur modérée ou associée et cinq seulement se plaignaient de fortes douleurs menstruelles à type de crampes.* kk Dans sa série de malades, Gueissaz a trouvé environ 40% de femmes stériles.Il ne semble pas, pourtant, que les femmes présentant ce syndrome aigu abdominal de la période inter- menstruelle soient plus stériles que les autres.Si elle existe parfois, la stérilité pourrait fort bien être due au fait que la trop forte douleur ressentie par les malades au temps de l\u2019ovulation détournât ces malades du coït et par conséquent les empéêchât d\u2019être fécondées à cette période du cycle où la femme rencontre son maximum de chances de fécondation.* % % Nous savons aujourd\u2019hui que bon nombre d'animaux n\u2019acceptent le coït qu\u2019à la période d\u2019œstrus, c\u2019est-à-dire au temps de l\u2019ovulation.Les auteurs qui ont écrit sur le sujet qui nous occupe n\u2019ont pas poussé le questionnaire chez un nombre suffisant de femmes pour savoir si, au temps de l\u2019ovulation, il y a chez elles augmentation du désir sexuel.Cependant, quelques-unes des 60 malades rapportées par Wharton et Henriksen, questionnées sur ce point, ont tout simplement répondu qu\u2019elles se sentaient tellement mal en train et souffrantes à cette période qu\u2019elles ne désiraient vraiment pas, bien au contraire, les rapports sexuels.x x 0% La crise intermenstruelle s\u2019accompagne, en général, soit de pertes glaireuses blanchâtres, soit de pertes glaireuses rosées ou brunâtres assez abondantes pour forcer la malade à se garnir.De même, un certain nombre de malades présentent un écoulement sanguin qui peut être parfois assez abondant pour forcer les malades à utiliser une ou des serviettes hygiéniques.Chez certaines malades, un examen microscopique a déjà révélé l\u2019existence ly, i i Wey Ur a) le à te à bug \u201csemble a ; fey, Ally it iy (oly | lott yr LE contre mire ge fin, i der voir fl es at fl LETENDRE: SYNDROMES AIGUS DE I\u2019 ABDOMEN EN PHASE INTERMENSTRUELLE de sang par des lavages vaginaux alors que ces mémes malades niaient tout écoulement sanguin visible, De plus, l\u2019examen attentif du col utérin à cette période du cycle montre la présence des glaires translucides de Séguy.% * # L\u2019étude des hémogrammes a permis d\u2019observer une leucocytose pouvant atteindre jusqu\u2019à 30,000 G.B.Cependant, environ les 2/3 des cas présentaient une leucocytose de 10,000 G.B.ou moins.Il est à noter que cette formule sanguine a tendance à tomber rapidement.On peut imputer cette élévation temporaire de la leucocytose à la présence de sang dans le petit bassin due à la rupture du follicule de de Graaf.De même, la température, qu\u2019on a pu voir monter jusqu\u2019à 103° F chez certaines malades, atteint en général une moyenne de 99.6° F.Il est plutôt rare de constater un pouls dont la fréquence dépasse 100.De plus, dans le syndrome intermenstruel, le pouls a tendance à descendre et à se tenir stationnaire, contrairement à ce qui se passe dans l\u2019appendicite aiguë où le pouls a tendance à demeurer rapide d\u2019une façon assez constante.* * *# La série des malades observées par Wharton et Henriksen comprenait des personnes de toutes les classes sociales et économiques de la société: il y avait des gentils, des juives et des noires.Il eût été intéressant, au point de vue étiologique, de découvrir l\u2019existence de conditions, soit locales, soit générales, ayant précédé l\u2019apparition et l\u2019éclosion de ce syndrome intermenstruel; car alors il eût été possible de mettre en relief certains facteurs responsables du développement de ce syndrome ou du moins prédisposant à l\u2019évolution de cet état de choses.«Dans la série des cas qu\u2019ils rapportent, Wharton et Henriksen n\u2019ont malheureusement pu trouver de dénominateur dont la constance ou la fréquence pût jeter quelque lumière sur l\u2019anamnèse de ces troubles.» 1389 Wharton et Henriksen ont pu étudier l\u2019endomètre chez six cas de douleur interments- truelle.Chez cinq malades, l\u2019aspect de la muqueuse endo utérine était normal tandis que, chez la sixième, il y avait hyperplasie.De même Gueissaz, pratiquant 15 biopsies d\u2019endomètre chez des malades de sa série, à pu constater une image de début de phase sécrétoire avec présence de glycogène.La crise intermenstruelle ne doit pas être considérée comme un test clinique d\u2019hyper- œstrogénémie.En 1936, Hoyt et Meigs présentèrent un groupe de 51 malades observées de 1929 à 1934 et présentant des syndromes aigus de l\u2019abdomen dus à la rupture du follicule de de Graaf et du corps jaune.Toutes ces malades furent opérées d\u2019urgence avec habituellement un diagnostic préopératoire d\u2019appendicite aiguë.Cependant chez 17 de ces malades, on eut avant d'intervenir une impression clinique juste et précise de la véritable étiologie du syndrome aigu accusé par les malades.Ce qui constitue un beau pourcentage au point de vue diagnostic.Sur les 61 cas rapportés par Wharton et Henriksen, on pratiqua une laparotomie chez 30 malades dont 21, accusant une douleur in- termenstruelle aiguë, furent done opérées en phase aiguë de douleur abdominale avec ordinairement un diagnostic préopératoire d\u2019appendicite aiguë ou de grossesse tubaire rupturée.Chez ces 21 malades, 11 accusaient une douleur à droite; 6, une douleur à gauche; 4, une douleur bilatérale et l\u2019une d\u2019entre elles affirma qu\u2019elle ressentait une douleur bilatérale tous les deux mois.Nous insistons fortement sur le fait que, chez toutes ces malades laparo- tomisées, les trompes et l\u2019appendice étaient normaux.Chez neuf malades opérées, on ne trouva que des follicules rupturés avec une abondance variable de sang répandu dans le bassin et, chez huit malades, on rencontra de gros follicules de de Graaf ou des corps jaunes d\u2019où s\u2019écoulait parfois du sang clair au point de rupture. 1390 Si l\u2019on se reporte aux travaux de Corner et Hartman chez le macaque, d\u2019Allen, Pratt, Newell et Bland chez la femme, on constate que les trouvailles de Wharton et Henriksen correspondent exactement a celles des auteurs précités.Est-il besoin d\u2019ajouter qu\u2019il ne faudrait pas confondre ces follicules rupturés avec des kystes du corps jaune, avec de l\u2019endométriose ou des kystes d\u2019aspect chocolat.On opéra quatre malades dans le but d\u2019amener la disparition de cette douleur intermens- truelle chronique et qui réapparaissait sans cesse.L\u2019appendicectomie ne modifia nullement ni le caractére ni le cours de la douleur, et occasionnellement l\u2019excision du corps jaune apporta quelque amélioration.Chez une autre malade, l\u2019appendicectomie et l\u2019annexeetomie droite firent bien disparaître la douleur du côté droit, mais malheureusement, dans la suite, la douleur apparut du côté gauche.Cinq autres malades subirent une laparoto- mie pour diverses raisons, à noter que chez elles la douleur intermenstruelle constituait un fait purement accidentel.Ces opérations consistèrent en trois hystérectomies, une an- nexectomie pour grossesse ectopique et une appendicectomie avec excision de vieux kystes du follicule de de Graaf.Les suites opératoires ne furent pas plus encourageantes que chez le premier groupe de malades citées plus haut: la douleur cessa du côté où l\u2019on pratiqua une ovariectomie totale pour un ovaire douloureux et l\u2019hystérectomie de même que l\u2019appendicectomie ou l\u2019excision de vieux kystes du follicule de de Graaf n\u2019apportèrent aucune modification à la douleur déjà existante.On pratiqua une hystérectomie pour un gros myome et une autre pour de graves déchirures survenues lors d\u2019un accouchement précédent.Le cas suivant ne manque pas d\u2019intérêt: «une 5e malade subit une hystérectomie pour myomes utérins le 2e jour de la douleur inter- menstruelle.Ce cas permettait d\u2019entrevoir une observation in situ des plus intéressantes.On eut malheureusement la surprise de n\u2019apercevoir au niveau de l\u2019ovaire aucune trace de L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 follicule de de Graaf ou de corps jaune et, par conséquent, il fut impossible de constater quelque signe d\u2019ovulation quelconque alors que, chez cette malade, l\u2019ovulation s\u2019accompagnait d\u2019une douleur typique.» En 1934, Séguy et Simonet rapportèrent un cas à peu près semblable.Il s\u2019agissait d\u2019une malade présentant tous les signes cliniques d\u2019ovulation et dont les ovaires, lors de l\u2019opération, ne laissaient voir aucune trace de cette ovulation.Poursuivant une étude des dossiers du Boston City Hospital, McSweeney et Wood purent constater que, de 1926 a 1938, on admit a l\u2019hôpital 257 patientes se plaignant d\u2019une douleur aiguë due à l\u2019ovulation ou à ses suites.« Sur ce nombre, 216 furent opérées et 41 malades chez lesquelles un diagnostie de rupture du follicule de de Graaf ou d\u2019un corps hémorragique avait été préalablement posé ne furent pas traitées chirurgicalement.Si l\u2019on admet la justesse du diagnostic posé chez celles qui ne furent pas opérées, on trouve un chiffre de 61 diagnostics correctement posés, ce qui représente un très beau pourcentage lorsqu\u2019on sait que ce phénomène revêt des signes qui simulent passablement l\u2019appendicite et bien des troubles pelviens.» Comme on se méprend souvent sur la douleur de l\u2019ovulation et des phénomènes qui l\u2019accompagnent en concluant, très souvent, bien à tort, à l\u2019appendicite, MeSweeney et Wood ont étudié la fréquence relative de ces deux états cliniques au cours des années 1935 et 1936.Ces auteurs ont trouvé l\u2019impressionnante proportion de 39 cas de \u2018douleur abdominale aiguë vraisemblablement due à l\u2019ovulation ou à la rupture d\u2019un corps hémorragique, contre 1,060 cas d\u2019appendicite; donc une proportion de 1 cas de douleur due à l\u2019ovulation pour 13 cas d\u2019appendicite.Ces chiffres parlent d\u2019eux-mêmes.Ajoutons que l\u2019étude de ces 257 malades a permis à MeSweeney et Wood de les classer en trois catégories: la première comprend 74 cas étiquetés comme ayant le diagnostic de rupture de follicules hémorragiques; dans la seconde, on a fait entrer 165 cas de rupture de LETENDRE: SYNDROMES AIGUS DE L\u2019ABDOMEN EN PHASE INTERMENSTRUELLE corps hémorragique; le troisième groupe 18 cas de kystes du corps hémorragique dont 13 rup- turés.(Nous insistons sur le fait très important qu\u2019on pratiqua une résection chirurgicale seulement dans cette dernière catégorie.) * #* + C\u2019est à dessein que nous avons réservé pour fin la discussion du diagnostic, car nous croyons fermement que, touchant cette question di- rions-nous plutôt nouvelle des syndromes aigus de l\u2019abdomen en phase intermenstruelle, tout le problème réside dans un sens clinique averti et dans la façon physiologique d\u2019observer les faits cliniques qui s\u2019offrent à notre étude.En présence d\u2019une douleur ou d\u2019un syndrome aigus situés dans le bas-abdomen chez la femme, notre premier réflexe est de poser un diagnostic différentiel entre une appendicite aiguë, une grossesse tubaire rupturée et une salpingite aiguë.Plus rarement penserons- nous à un kyste tordu de l\u2019ovaire et bien plus rarement encore pousserons-nous notre investigation clinique jusqu\u2019à penser à la rupture d\u2019un follicule de de Graaf ou à un corps jaune qui saigne; à un corps jaune hémorragique rupturé et à un kyste du corps jaune hémorragique rupturé ou non.« Le diagnostic différentiel de la douleur in- termenstruelle est, certes, très difficile et impose de graves responsabilités au chirurgien.» De toutes les hypothèses, la différenciation avec les lésions appendiculaires semble être le point le plus difficile à résoudre.Dans les cas aigus avec douleur périodique habituelle, on a, en général, affaire au type de douleur moyenne et les cas aigus s\u2019'accompagnant d\u2019hémorragie importante sont beaucoup moins fréquents.Une autre difficulté surgit du fait que, la période d\u2019ovulation étant susceptible de présenter parfois de grandes variations, il n\u2019est pas toujours facile d\u2019éliminer la possibilité d\u2019une rupture brusque d\u2019un follicule de de Graaf.À tout événement, le syndrome de la douleur aiguë intermenstrüelle revêt certaines ca- 1391 ractéristiques qui peuvent grandement nous aider à le différencier de l\u2019appendicite aiguë ainsi que d\u2019autres syndromes abdominaux.D\u2019abord on trouvera assez souvent dans l\u2019anamnèse que la malade a eu précédemment de semblables attaques et que la douleur débute environ deux semaines avant la date présumée des prochaines règles.En plus, le caractère des crises précédentes nous apporte un précieux renseignement en nous apprenant que ces crises étaient de courte durée et disparaissaient vite, ressemblant bien plus à la dysménorrhée qu\u2019à une colique appendiculaire.Joignez à ce tableau d\u2019autres signes du molimen cataménial assez évidents pour nous faire penser à l\u2019ovulation, tels que seins sensibles, irradiation de la douleur au rectum, leucorrhée inhabituelle et apparition parfois de taches de sang ou d\u2019un léger écoulement sanguin par le vagin avec parfois quelques troubles vésicaux.La leucocytose d\u2019abord élevée tend à descendre rapidement vers la normale.Si les vomissements sont plutôt rares \u2014 et alors ils semblent se montrer moins graves que ceux que l\u2019on observe dans les types aigus d\u2019obstruction de l\u2019appendicite \u2014 on constate assez souvent un état nauséeux et il y a presque toujours présence d\u2019anorexie.Bref, le tableau, en général, nous fait pencher plus vers un trouble gynécologique que d\u2019origine intestinale.De même l\u2019examen gynécologique nous apporte de très utiles renseignements.Il nous permet de percevoir une sensibilité pelvienne plus qu\u2019une simple sensibilité abdominale.Des auteurs ont provoqué une douleur à la pression profonde du bas-ventre, surtout à la fosse iliaque droite, même lorsque le côté gauche était en cause, et ont pu noter une sensibilité environ 2 ems.ou plus en dessous du point de MeBurney.Le toucher vaginal ou rectal fera sourdre une légère sensibilité du côté affecté, avec empâtement des culs-de-sac latéraux ou du Douglas suivant la quantité de sang présenté.Si nous recourons à l\u2019examen microscopique des sécrétions vaginales, ce dernier nous permettra assez souvent de déceler la présence de 1392 sang, nous guidant ainsi vers la véritable étiologie.Lorsque nous avons affaire à une grossesse tubaire rupturée, cette dernière s\u2019accompagne en général d\u2019une hémorragie assez grave et d\u2019un état de shock.De plus, le questionnaire nous apprend un certain retard de la menstruation précédente.Lorsqu'il y a rupture d\u2019un follicule de de Graaf, tous ces symptômes, s\u2019ils sont présents, sont de beaucoup moins prononcés et beaucoup plus atténués.Ajoutons qu\u2019en face de pertes sanguinolentes il ne faut pas perdre de vue l\u2019existence possible d\u2019un polype ou d\u2019un fibrome sous-mu- queux.De même une crise d\u2019appendicite peut fort bien coïncider avec les phénomènes de l\u2019ovulation.% \u201c # En présence d\u2019un syndrome aigu abdominal, même si on à posé le diagnostic de douleur in- termenstruelle aiguë, doit-on intervenir?D\u2019après Wharton et Henriksen, il est préférable d\u2019opter pour le traitement conservateur, en tenant la malade sous une observation minutieuse et toujours prêt à intervenir au besoin.Si l\u2019hémorragie abdominale est grave, il est, certes, préférable d\u2019intervenir, car il existe toujours la possibilité d\u2019une grossesse tubaire rupturée.Si l\u2019on intervient et que lors de l\u2019intervention on trouve une trompe normale et un appendice également normal, on doit conserver l\u2019ovaire et exciser le follicule hémorragique.Selon McSweeney & Wood, on peut traiter médicalement le plus grand nombre des cas de corps hémorragique rupturé, avec un diagnostic juste et définitivement établi; mais il faut toujours avoir présente à l\u2019esprit la possibilité d\u2019une hémorragie persistante susceptible de nécessiter une intervention chirurgicale.Chez la femme, lorsqu\u2019on a posé le diag- nostie d\u2019appendicite à forme atténuée, mais que le diagnostic différentiel n\u2019a pas été définitivement établi, on recourra plutôt à la L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 laparotomie médiane qu\u2019à l\u2019incision de MeBur- ney, afin de simplifier l\u2019exploration pelvienne (McSweeney et Wood).Castallo et Feo conviennent que, si l\u2019on peut éviter la possibilité d\u2019appendicite on de grossesse cctopique, on établira un traitement d\u2019attente, car en bien des cas les symptômes de douleur ct d\u2019hémorragies ont vite cessé.En cas de doute, on fera une laparotomie exploratrice, mais, si la chose est possible, on peut tenter une colpotomie postérieure ou une pé- ritonéoscopie, si possible.Dans le cas où l\u2019on a décidé d\u2019intervenir, la chirurgie que l\u2019on fera devra être très conservatrice.Comme vous pouvez le constater, messieurs, les auteurs qui ont particulièrement étudié cette question insistent sur la méthode conservatrice ou ont adopté le principe d\u2019éviter l\u2019intervention.La raison de cette attitude est bien simple: «c\u2019est que le phénomène réapparaît en dépit du fait qu\u2019on opère ou non.Et, à moins que la douleur n\u2019apparaisse toujours du même côté ou que la vie de la malade ne soit menacée par une grave hémorragie ou une appendicite aiguë, nous croyons qu\u2019il vaut mieux ne pas intervenir ».(Wharton et Henriksen.) Certains ont soulevé l\u2019hypothèse que le « Mittelschmerz » provient d\u2019un trouble fone- tionnel et qu\u2019alors l\u2019énervation du sympathique ovarien pourrait rendre quelque service à ce type de malades.Nous laissons cependant cette hypothèse à vos considérations.Touchant le chapitre du pré-sacré, Wharton et Henriksen affirment que Cotte, de Lyon, pratiquant la résection du plexus hypogastrique supérieur chez des femmes qui souffraient à la fois et de dysménorrhée et de « Mittelschmerz », réussit à faire disparaître la dysménorrhée, mais ne modifia nullement la douleur intermenstruelle.Conclusion Il semble que la plupart des cas de syndrome aigu abdominal de la période intermenstruelle correspondent au phénomène de l\u2019ovulation.Les laparotomies faites au moment de la crise ont en général confirmé cette coïncidence.~~ > LETENDRE: SYNDROMES AIGUS DE L\u2019ABDOMEN EN PHASE INTERMENSTRUELTE Cette communication, dont le but était de passer en revue les principaux travaux entrepris sur ce sujet, nous permet de constater qu\u2019il y a eu des progrès d\u2019accomplis dans le diagnostic des syndromes de la phase ovula- toire survenant en général en période inter- menstruelle, puisqu\u2019il nous est possible de nous rendre compte que l\u2019obtention d\u2019un diagnostic juste et bien fondé a eu pour conséquence heureuse une diminution des interventions chirurgicales.En dépit du terrain gagné ailleurs, il faut bien avouer que, chez nous, nous avons encore beaucoup à faire là-dessus, et il ne faut pas perdre de vue que nos résultats seront d\u2019autant meilleurs qu\u2019on aura donné plus d'importance à cette question et cela en la faisant mieux connaître à la fois du praticien et du chirurgien.En présence d\u2019un syndrome aigu de l\u2019abdomen en période intermenstruelle chez la femme \u2014 tl faut toujours s\u2019enquérir de la date des dernières règles; voir s\u2019il n\u2019exixte pas de relation entre les symptômes accusés par la malade et le phénomène d\u2019ovulation ; juger sù la légère élévation de la température ou de la leucocytose est bien proportionnée au caractère apparemment grave de la douleur.Relativement au point de vue qui nous occupe, il y a décroissance rapide de ces deux signes.A quoi peut-être imputable une hémorragie interne avec absence de signes de grossesse?Ne jamais oublier la possibilité d\u2019une oop- horragie.Vérifier l\u2019absence de traumatisme.La quantité de sang peut varier de 2 à 3 onces jusqu\u2019à un écoulement continuel.Ne pas oublier la coïncidence de plusieurs conditions pathologiques.En général le pronostic est bon.«Sans doute, il y aura toujours un certain nombre de cas où la différenciation d\u2019avec 1393 l\u2019appendicite est impossible, mais, avec des histoires cliniques minutieusement prises et des examens scrupuleusement faits et gardant à l\u2019esprit ces conditions cliniques, le nombre des cas opératoires peut être considérablement réduit.» (McSweeney et Wood.) En général, le phénomène de ovulation évolue d\u2019une façon tellement inaperçue et paisible que le clinicien y pense bien rarement.Nous pouvons affirmer qu\u2019en face d\u2019un syndrome aigu de l\u2019abdomen survenant en phase intermenstruelle, il faut être très prudent.Ici le chirurgien doit se comporter en clinicien averti et en physiologiste consciencieux.On évitera ainsi des diagnostics erronés et surtout des opérations non seulement inutiles, mais irrémédiablement mutilatrices.BIBLIOGRAPHIE Edgar ALLEN, J.P.PRATT, Q.U.NEWELL et Leland BLAND: « Recovery of Human Ova from the uterine tubes: Time of Ovulation in the menstrual eycle.» JAM.A., 91: 1018, 6 oct.1928.Roy N.ANDREWS: «Ovulation pain.» Minnesota Medecine, 19: 355-356, 1936.BECLERE: Bull.et Mém.de la Soc.Méd.des Hôpitaux, Paris.Séance du 19 fév.1937, 279-280.BONNEAU : Journal des Praticiens, 1934, p.p.166-168.M.A.CASTALLO et L.G.FEO: «Ovarian Hemorrhage.An analysis of 28 cases from the records of the Jefferson Medical 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perturbations opposées: 1° la paralysie de la musculature, l\u2019apéris- taltisme causant l\u2019iléus dit paralytique; 2° la contracture localisée à une anse ou à un segment d\u2019intestin, le dyspéristaltisme causant liléus par contracture intestinale.a) Les causes des iléus paralytiques sont très nombreuses.Par ordre de fréquence, il y a: les inflammations comprenant toutes les péritonites aiguës; les lésions des vaisseaux mésentériques comprenant les ligatures opératoires, les embolies septiques et aseptiques; les causes réflexes: l\u2019épiploon étranglé, étranglement d\u2019or- LABELLE: OCCLUSION DU GRÊLE ganes (testicules, ovaires herniés, torsion des kystes de l\u2019ovaire), caleuls du cholédoque, du bassinet, de l\u2019uretère, traumatisme intra ou extrapéritonéal; les causes toxiques: les alcaloïdes (morphine, urémie); les lésions nerveuses: lésions de la moelle épinière par traumatisme ou compression (fracture du rachis, hématome intrarachidien, mal de Pott).b) L\u2019iléus mécanique ou la véritable occlusion intestinale se présente sous différentes formes: par vices de position, de compression, d\u2019oblitération et de rétrécissements.1) Les vices de position comprennent: les invaginations intestinales, les volvulus avec leurs coudures, les hernies internes.2) Les compressions comprennent: toute tumeur abdominale susceptible de provoquer l\u2019arrêt des matières (brides péritonéales, diverticules du grêle et de la vessie).3) Les oblitérations sont dues à la présence de corps étrangers ou fécalomes dans l\u2019intestin.4) Les rétrécissements sont dus aux sténoses inflammatoires, aux néoplasmes de l\u2019intestin, à des lésions congénitales.ANATOMIE PATHOLOGIQUE Dans les iléus mécaniques, l\u2019obstacle peut obstruer soit la lumière intestinale seule ou étrangler l\u2019intestin et ses vaisseaux mésentériques à la fois.L\u2019obstruction intestinale ne compromet pas la vitalité de l\u2019anse obstruée, mais l\u2019étranglement par les troubles circulatoires qu\u2019il provoque cause la gangrène de l\u2019anse étranglée.Cependant, quelle que soit la variété, l\u2019anse sousjacente à l\u2019obstacle est toujours vide, aplatie, même contractée, et sert de guide au cours des recherches chirurgicales.La dilatation peut être extrême avec des parois intestinales amincies, transparentes.Dans les étranglements, elle est immédiate et progressive, elle transforme un obstacle incomplet en une oblitération totale du calibre intestinal.Elle entraîne par tension et conjointement aux lésions des rameaux et nerfs mésentériques la paralysie absolue de l\u2019anse 1395 étranglée, tandis que dans l\u2019obstruction la dilatation de l\u2019anse sous-jacente à l\u2019obstacle est d\u2019abord moins prononcée, tardive, mais elle peut atteindre des proportions colossales.La musculature intestinale conserve intacte sa fonction grâce à l\u2019absence de lésions mésentériques.Elle peut se contracter énergiquement pour lutter contre l\u2019obstacle.Les lésions du péritoine sont constantes.Aux premières heures d\u2019un étranglement, il se produit une sérosité hémorragique analogue à l\u2019épanchement d\u2019un sac herniaire aseptique d\u2019abord, mais bientôt septique lorsque les microorganismes passent à travers la paroi intestinale pour provoquer l'infection péritonéale.La péritonite par perforation succède aux lésions gangréneuses ou ulcérations localisées.SYMPTOMATOLOGIE Au point de vue clinique, l\u2019iléus revêt deux formes bien distinctes.Une forme aiguë, l\u2019occlusion intestinale vraie; une forme chronique, l\u2019obstruction intestinale.L\u2019occlusion aiguë a un début brusque.Le premier symptôme est la douleur.Elle est très forte et se fixe rapidement en un point de l\u2019abdomen.Le hoquet apparaît presque immédiatement suivi de vomissements d\u2019abord alimentaires, puis bilieux et fécaloïdes.L\u2019abdomen se ballonne en un point, puis la dilatation intestinale se généralise.L\u2019arrêt des matières est installé.Pas de gaz ni matières évacués par l\u2019anus.L\u2019état général s\u2019aggrave rapidement, le visage est altéré, le pouls devient rapide et petit.La douleur est bien localisée au début, elle correspond au point où siège l\u2019étranglement, puis se généralise rapidement dans tout l\u2019abdomen.Elle est faible dans les iléus paralytiques, forte dans les iléus mécaniques.Elle s\u2019atténue et disparaît lors de gangrène ou de perforation de l\u2019anse étranglée.Les vomissements sont alimentaires d\u2019abord si l\u2019estomac est rempli, puis muqueux, bilieux, enfin fécaloïdes dès le deuxième jour.Le malade fait de grands efforts qui le fatiguent 1396 rapidement, d\u2019autant plus qu\u2019ils sont plus précoces et indiquent que le siège de l\u2019obstruction est près de l\u2019estomac.La constipation est un signe constant.La dilatation est d\u2019abord localisée, puis se généralise.La dilatation intestinale débute toujours sur l\u2019anse immédiatement sous-jacente a l\u2019obstacle.L\u2019asymétrie abdominale apparait à l\u2019œil, la palpation note une résistance sous la paroi élastique ou dure.La percussion est d\u2019une sonorité exagérée et présente des limitations très nettes au début ou une matité absolue lorsqu'elle est distendue par du liquide.L'hyperthermie peut se présenter avec des grandes variations.Elle est peu élevée habituellement au début, mais peut atteindre 100°, 101° à la suite de grands frissons.À la période terminale, l\u2019hypothermie est de règle.Les urines sont rares, dû à l\u2019intoxication générale.Dans l\u2019occlusion chronique, au contraire, le début est insidieux et lent.Ce sont des crises répétées de petite occlusion.Elle peut être brusque, mais les signes s\u2019atténuent rapidement d\u2019ordinaire.La douleur apparaît en un point fixe, puis elle s\u2019irradie par les contractions intestinales au-dessus de l\u2019obstacle.Il y a arrêt des gaz, des matières, léger ballonnement parfois accompagné de vomissements.Cette crise dure 24, 36, 48 heures et tout revient dans l\u2019ordre après une grande évacuation.La constipation dure plusieurs jours.On note parfois des débâcles diarrhéiques.Cette répétition et aggravation des crises retentissent sur l\u2019état général.La digestion devient mauvaise, et les malades refusent de manger à cause des douleurs qui apparaissent après l\u2019ingestion d'aliments.L\u2019amaigrissement s\u2019installe, les céphalées et les vertiges apparaissent avec tous les autres signes d\u2019intoxication chronique d\u2019origine intestinale, et tout se termine par une cachexie progressive ou une occlusion aiguë.DIAGNOSTIC Le diagnostic différentiel des iléus doit être fait rapidement.En présence du syndrome L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 iléus, il faut rechercher s\u2019il n\u2019existe pas de hernie étranglée et bien examiner toutes les régions où peut se produire une hernie.Il faut différencier les deux variétés d\u2019iléus par la variation de leurs symptômes et par l\u2019annexion des signes péritonéaux.Dans l\u2019iléus paralytique de la péritonite, les malades passent habituellement quelques gaz et un peu de matières.Le ventre durcit rapidement.La douleur et l\u2019épanchement se généralisent aussi rapidement.Les vomissements ne sont pas fécaloïdes et moins abondants.De l\u2019hyperthermie et un frisson en marquent souvent le début.Le pouls n\u2019a pas de caractère particulier.En résumé, le diagnostic de l\u2019iléus, au début, est facile à faire avec la péritonite.Mais lorsqu\u2019il est installé et compliqué d\u2019iléus mécanique, le diagnostic à*sa période terminale est impossible.Dans l\u2019iléus mécanique, il faut rechercher l\u2019étranglement et l\u2019obstruction.Dans l\u2019étranglement, le début est plus soudain, plus dramatique, la douleur plus vive et plus angoissante, les phénomènes de collapsus plus prononcés.L\u2019anse distendue ne présente aucun mouvement spontané ou provoqué.Dans l\u2019iléus par obstruction, on trouve dans l\u2019histoire du malade des crises antérieures de petite occlusion et peu d\u2019atteinte de l\u2019état général.Les mouvements péristaltiques sont présents, exagérés, spontanément ou sous une excitation quelconque.Cette différence est trés importante et permet de distinguer s\u2019il y a étranglement à la circulation mésentérique qui cause l\u2019apéristaltisme ou obstruction simple de la lumière intestinale qui entraîne I\u2019hyperpéristaltisme.Une fois le diagnostic posé d\u2019iléus par étranglement ou par obstruction, il faut en déterminer le siège et la nature de l\u2019obstacle.Il faut déterminer si l\u2019obstacle siège sur le grêle ou le gros intestin.La forme de la dilatation abdominale généralisée varie dans les occlusions du grêle ou du côlon.Là saillie médiane ombilicale relève du grêle, le ventre de batra- LABELLE: OCCLUSION DU GRÊLE cien saillant à l\u2019épigastre et dans les flancs relève du côlon.Les vomissements sont précoces, fécaloïdes et abondants dans les occlusions du grêle, tardifs et peu fréquents dans les obstacles du côlon.Le toucher rectal aide aussi au diagnostic différentiel.Une ampoule vide, sans matières, dilatée par les gaz, signifie obstacle colique.Dans l\u2019iléus de la partie supérieure du grêle, la dilatation est médiane, épigastrique; l\u2019abdomen est plat, rétracté; le vomissement est précoce, bilieux, jamais fécaloïde.Le collapsus est rapide et grave, la soif intense.L\u2019occlusion du côlon est moins brusque à son début, l\u2019évolution est moins rapide.Les vomissements sont tardifs.Le météorisme est moins marqué.Peu ou pas de collapsus.Le pouls est plein: Enfin, de tous ces signes, celui qui a plus de valeur quant au siège précis de l\u2019obstacle, c\u2019est la dilatation localisée.A toutes ces différentes formes d\u2019iléus il y a un traitement.Il faut donc tâcher d\u2019appliquer le meilleur.TRAITEMENT Les iléus mécaniques sont du domaine chirurgical, tandis que certains iléus dynamiques ou paralytiques appartiennent à la médecine.La thérapeutique médicale calme la douleur, diminue l\u2019hyperpéristaltisme, combat le collapsus.Tous les moyens destinés à forcer l\u2019obstacle intestinal doivent être abandonnés.Les purgatifs ne doivent jamais être administrés, parce qu\u2019ils augmentent la dilatation abdominale, exagèrent la sécrétion intestinale en amont de l\u2019obstacle, augmentent l\u2019intoxication stercorémique par résorption des liquides intestinaux hypertoxiques.Cette accumulation de liquide dans les anses, de plus, apporte de très grandes difficultés opératoires et aggrave considérablement le pronostic.L\u2019emploi de l\u2019évacuation de l\u2019estomac à la sonde est une très bonne méthode qui doit être employée aussi longtemps qu\u2019il y a des nausées.1397 Les lavements électriques et l\u2019opium, autrefois couramment employés, sont abandonnés maintenant.Les différentes méthodes opératoires sont peu nombreuses.Elles se résument dans l\u2019en- térotomie simple, la laparotomie avec la recherche et la levée de l\u2019obstacle.Deux méthodes qui ont chacune leurs indications bien précises.L\u2019entérotomie, l\u2019anus contre nature temporaire, est le traitement de tous les iléus arrivés à la période de grande distension abdominale et d\u2019état général grave.Elle est l\u2019intervention minime qui est l\u2019opération de choix pour combattre une mort imminente.En cas de guérison, elle sera suivie plus tard, à la période d\u2019accalmie, d\u2019une intervention directe sur la cause de l\u2019occlusion.Elle doit porter sur le cæcum ou sur n\u2019importe quelle anse du grêle, la première qui apparaît.L\u2019entérotomie doit porter sur le cecum s\u2019il est dilaté, sur la derniére anse du gréle dilatée si le cæcum est vide.Elle sera faite en deux temps.L\u2019intestin suturé au péritoine pariétal sera d\u2019emblée ponctionné au trocart et celui-ci laissé en place.Puis, le plus tard possible, la 6e, 12e, 14e heure après, l\u2019intestin sera ouvert, car le contenu de l\u2019intestin, qui est très fluide, peut filer dans le péritoine entre les points de suture.Enfin, la laparotomie, qui est vraiment le seul traitement curatif.L\u2019ouverture de l\u2019abdomen, la recherche méthodique de l\u2019obstacle en commençant par le cæcum, puis en remontant le grêle et descendant les côlons, la levée de l\u2019obstacle; section des adhérences, des brides, détorsion des volvulus, dégagement ou résection des invaginations, résection des rétrécissements, entéro-anostomose, telles sont les différentes manœuvres.Dans les occlusions aiguës, la laparotomie est formellement indiquée lorsque le diagnostic est posé d\u2019étranglement aigu par brides, diverticule, valvulus, nœud intestinal, invagination et lorsque l\u2019occlusion est au début de son évo- 1398 lution.Même elle est encore indiquée lorsque le diagnostic étiologique est incertain, si les conditions lecales, abdominales, le permettent.Les indications de la laparotomie peuvent être résumées ainsi: diagnostic précis d\u2019occlusion mécanique, diagnostic hésitant, période de distension abdominale localisée ou modérée.Cependant, il existe aussi des contre-indications qui sont fournies par l\u2019état général, le cellapsus, la petitesse et la grande rapidité du L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014- Montréal, décembre 1943 pouls, surtout le degré de distension abdominale.Ces mauvaises conditions rendent impossible la laparotomie et le traitement de choix dans ces cas et tout simplement comme premier temps, l\u2019anus contre nature.Enfin seront toujours employés conjointement le traitement médical, qui consistera dans l\u2019évacuation de l\u2019estomac à la sonde, la sérothérapie sous-cutanée.et les injections cardio-toniques.TRAUMATISME DE L'ARBRE URINAIRE Par Chs-Auguste HEBERT, Urologiste, hôpital Saint-Luc (Montréal).Ainsi que l\u2019indique le titre de ma communication, je ne vous parlerai que des grands traumatismes de l\u2019appareil urinaire chez les accidentés, tels que vous pouvez être appelés à traiter en clientèle, mais aussi que nous sommes plus susceptibles de rencontrer dans les services hospitaliers, à cause de leur urgence.RUPTURE DU REIN En premier lieu, à cause de son importance vitale, il y a la rupture du rein, qui peut être de nature bénigne ou grave; elle est généralement causée par un traumatisme direct ou indirect selon le genre d\u2019accident.Direct si le malade est frappé à la région lombaire, dans un tamponnement ou écrasement, indirect, s\u2019il fait une chute.La rupture sera bénigne s\u2019il ne s\u2019agit que d\u2019une légère contusion du parenchyme rénal, mais, dans les cas graves, il peut y avoir toutes les gammes: rupture du parenchyme et de la capsule, éclatement jusqu\u2019au hile, arrachement du pédicule, déchirure du péritoine, extravasation d\u2019urine et de sang, infection, surtout si le rein était infecté d\u2019avance.Au moment d\u2019un accident susceptible d\u2019amener une rupture du rein, cet organe n\u2019échappe que grâce à un mouvement de bas en haut; c\u2019est ce qui explique que les accidents du rein sont plus fréquents à droite qu\u2019à gauche; le foie empêchant la mobilité du rein.D\u2019un autre côté, le rein, par sa position, se rupture plus facilement que le foie ou la rate.A l\u2019examen du malade, le premier symptôme qui nous frappe est l\u2019hématurie presque toujours présente, à moins que l\u2019uretère ou le pédicule soient sectionnés.Ensuite il y a la douleur à la région lombaire, s\u2019irradiant vers l\u2019aine, donnant même l\u2019aspect d\u2019une colique néphrétique si un caillot vient obstruer l\u2019uretère.Symptômes de shock ou même de péritonite s\u2019il y a extravasation d\u2019urine et de sang dans le péritoine.Apparition d\u2019une masse plus ou moins volumineuse dans le flanc lorsque la capsule est rompue.Il faudra ne pas oublier non plus qu\u2019il peut exister, en même temps, la rupture d\u2019un autre organe important tel que le foie ou la rate.Il est donc assez facile de faire un diagnostic de rupture du rein, surtout s\u2019il y a hématurie.mais il est beaucoup plus difficile d\u2019en évaluer le degré et de juger d\u2019une intervention, car il peut arriver que le malade soit bien shocké et qu\u2019il ne s\u2019agisse que d\u2019une légère contusion rénale; il n\u2019y a pas de parallèle entre la gravité de l\u2019accident subi et la nature de la lésion.Mais il est une règle émise par Hetz-Boyer, à savoir: même s\u2019il n\u2019y a pas d\u2019hématurie, il faut penser à une rupture du rein dans tout grand traumatisme.A -\u2014- = \u2014 HEBERT: TRAUMATISME DE L\u2019ARBRE URINAIRE L\u2019emploi du cystoscope n\u2019est pas à conseiller, car on risque d\u2019aller porter l\u2019infection dans un champ tout préparé; mais, dans les cas qui nécessitent une intervention, si l\u2019on en a le temps, il serait préférable d\u2019explorer l\u2019autre rein pour se rendre compte qu\u2019il existe d\u2019abord, et de sa fonction ensuite.C\u2019est ici que l\u2019on s\u2019aperçoit de l\u2019importance de la pyélographie intraveineuse qui peut nous aider beaucoup et nous empêcher de commettre des erreurs.Mais, encore là, 11 se présente des cas dont l\u2019urgence prime tout et où l\u2019opération d\u2019emblée s'impose.Comme traitement, on ne peut étre catégorique, l\u2019expérience et les symptômes doivent décider d\u2019une intervention.Si le malade est bien shocké, il faut le repos absolu, morphine.chaleur, transfusion.Il s\u2019agit surtout d\u2019observer le malade, et, si les symptômes d\u2019hémorragie augmentent, si la pression minima diminue et le pouls devient filant, si la masse lombaire s\u2019accentue, s\u2019il y a des signes de péritonite, il vaut mieux intervenir immédiatement, quitte à juger d\u2019une néphrectomie ou d\u2019une réparation.Je vous donnerai ici trois exemples.Observation 1.Le premier, un chauffeur de camion est pris entre son camion et un mur.Transporté d\u2019urgence de la campagne à l\u2019hôpital, le patient est admis le 2 septembre 1939, quelques heures après son accident.À l\u2019examen, le patient est semi-conscient, shocké.accuse des douleurs vives dans la région lombaire gauche.Les muscles sont tendus, la P.A.125/80, le pouls 80.Le malade ne peut uriner seul; au cathétérisme, beaucoup de sang mêlé à l\u2019urine.Nous décidons de temporiser et de surveiller le malade d'heure en heure, mais, comme la pression se maintient malgré la persistence de l\u2019hématurie, l\u2019intervention est remise.Le lendemain, une radiographie nous montre des fractures des apophyses transverses des 2-3-4 lombaires et de la 11e côte.Le malade s'améliore cet nous continuons le traitement 1399 institué au début; glace sur le flanc gauche, repos absolu, antiseptiques urinaires, sérum hémostatique.Le malade a pris du mieux chaque jour, mais il à saigné pendant 6 semaines.Le 8 novembre, avant son départ, nous lui avons fait une pyélographie où la lésion rénale apparaissait encore très bien.Observation 2.Un malade est en bicyclette, il se fait frapper par un auto et est projeté sur la chaussée.Admis d\u2019urgence, il présente tous les symptômes de schock: pouls 106, respiration 36, P.A.100/65, douleurs a la base et au sommet thoraciques, douleurs lombaires, dyspnée, ecchymoses et emphysème sous-cutané à la basé gauche.Voussure lombaire gauche.L\u2019abdomen est indolore, non tendu.Le patient étant inconscient, nous lui faisons un cathétérisme et nous retirons 5 onces de sang pur.Comme les symptômes deviennent alarmants, que la pression diminue de demi-heure en demi-heure et que la masse lombaire augmente, nous décidons, deux heures après, d\u2019intervenir et nous trouvons un rein rupturé presque au hile et qui tient à peine au pédicule.Hémorragie abondante, l\u2019espace péri-rénal est rempli de caillots.Pince sur la pédicule, ligature d'une artère anormale du pôle supérieur et le rein nous reste dans les mains.Fermeture en vitesse, car le malade \u2018était dans un état précaire, transfusion à la salle d\u2019opération même.Pinces du pédicule enlevées le 3e jour, évolution normale, sauf une légère congestion des bases.Le malade avait de plus une fracture de la 6e ct de la 10e côtes.Cé malade est sorti guéri un mois après son entrée à l\u2019hôpital.Observation 3.Un malade tombe d'un 3e étage ct est transporté à l'hôpital semi-conscient.On découvre fractures du bassin, fractures de côtes, état de grand shock et à la miction urines teintées de sang.Point costo-lombaire nettement douloureux, sonorité des hypochondres ct de la région épi-gastrique, sonorité moins marquée du flane 1400 droit à sa partie interne et sub-matité à sa partie externe, sub-matité de la fosse iliaque droite.P.A.70/50, pouls 110.Après avoir éliminé la rupture de la vessie, nous concluons à une rupture du rein d\u2019étendue X.Les symptômes abdominaux vont en augmentant tandis que les symptômes urinaires se maintiennent.Le chirurgien de garde examine le malade et conclut à une rupture du foie probable, mais lè malade est trop shocké pour subir une opération.Transfusion et temporisation.Le malade meurt quelques heures après et l\u2019autopsie faite à la morgue révèle 3 ruptures du lobe droit du foie et simple contusion rénale dans le parenchyme sans que la capsule soit atteinte.RUPTURE DE LA VESSIE La rupture de la vessie ne peut se produire que lorsqu\u2019elle contient du liquide, et est due à un traumatisme dans le bas-ventre ou arrive à la suite de la fracture du bassin.L'accident arrive surtout aux distendus, tels que prostatiques, paralytiques, alcooliques.La rupture peut se faire en dehors du péritoine, mais est plus généralement intrapéritonéale.L'hémorragie n\u2019est pas un facteur important, mais il y a l\u2019extravasation d\u2019urine et l\u2019infection qui entrent en cause.Parmi les symptômes, le shock n\u2019est pas toujours présent, mais il y a la douleur du bas-ventre s\u2019étendant à la jambe, au périné et, si la rupture est intrapéritonéale, on peut avoir vomissements, distension abdominale, etc.Le cathétérisme fait d\u2019une manière très aseptique nous donne tous les renseignements voulus.S\u2019il y a une rupture considérable, il n\u2019y a pas d\u2019urine dans la vessie, mais, si la rupture est petite, il peut y avoir une certaine quantité d\u2019urine teintée ou non de sang.Un moyen bien simple d\u2019établir s\u2019il y a rupture est d\u2019injecter dans la vessie une quantité mesurée de liquide afin de savoir si la même quantité revient.Si la même quantité ne revient pas, on peut conclure à une rupture, mais, si la même quantité L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 revient entièrement, il faut se baser sur la tension abdominale, car, dans un abdomen bien tendu, une rupture de peu d'importance peut se refermer temporairement et être une cause d\u2019erreur.Je considère que cette méthode n\u2019offre pas de danger à condition qu\u2019elle soit faite d\u2019une manière aseptique, et, même s\u2019il y a extravasation d'urine dans le péritoine, ce n\u2019est pas une petite quantité additionnelle de solution antiseptique qui peut aggraver les symptômes.D'ailleurs, aussitôt le diagnostic fait, il faut intervenir sans tarder et faire les réparations d\u2019usage.RUPTURE DE L\u2019URETRE Encore ici, je ne parlerai pas des fausses routes ou ruptures par instrumentation, mais bien de la rupture traumatique qui survient à la suite d\u2019une chute, ou est causée par un coup direct.La rupture peut être longitudinale ou transversale, mais plus souvent il y a éclatement.L\u2019urétre bulbeux est le plus souvent atteint, mais l\u2019urètre membraneux peut aussi être rup- turé.Il s\u2019ensuit un hématome périnéal s\u2019étendant au scrotum et même au pénis.Parmi les autres symptômes, il y a l\u2019urétror- rhagie qui peut être abondante surtout s\u2019il y a rupture des corps caverneux.Un autre symptôme qui peut arriver en premier lieu est la difficulté et souvent l\u2019impossibilité à la miction.Le gonflement du périné commence généralement lorsque le malade essaie d\u2019uriner; il urine dans son périné.L\u2019Ecole américaine opine pour une intervention rapide avec réparation de l\u2019urètre sur une sonde, laquelle est laissée à demeure sous cystostomie de dérivation.Nous avons eu ici dans le service d\u2019urologie plusieurs cas et nous avons employé la méthode française qui consiste à faire une cystos- tomie de dérivation sans toucher au périné, à moins qu\u2019il y ait abcès urineux ou un hématome considérable.Nous faisons au bout de deux semaines en- CHICOINE: OCCLUSION DU GROS INTESTIN viron la taille périnéale et l\u2019urétrorrhapie circulaire.Cette méthode nous a donné de très bons résultats et les rétrécissements post-opéra- toires ne donnent aucun trouble.Etant donné le peu de temps alloué pour 1401 cette communication, mon travail est forcément incomplet, car il y aurait beaucoup à dire sur les suites fâcheuses de ces grands traumatismes et sur la compensation à accorder aux traumatisés.DE L\u2019OCCLUSION DU GROS INTESTIN Par P.-E.CHICOINE, Chirurgien à l\u2019hôpital Saint-Luc (Montréal).DÉFINITION.L\u2019occlusion intestinale est réalisée par l\u2019arrêt plus ou moins complet du cours des matières, sous l'influence de lésions situées en dehors, dans l\u2019épaisseur, ou à l\u2019intérieur de l\u2019intestin.CARACTÈRES.Quatre symptômes dominants caractérisent l\u2019affection que l\u2019on désigne sous le nom d\u2019occlusion: 1° arrét des matiéres intestinales et des gaz; 2° vomissements, moins fréquents dans l\u2019occlusion du côlon ; 3° douleur; 4° météorisme.À ces symptômes cardinaux s\u2019ajoutent des phénomènes généraux, variables selon la forme clinique: 1° actions réflexes; 2° phénomènes d\u2019infection ; 3° troubles d\u2019auto-intoxication.PATHOGÉNIE.Le trouble dans la circulation des matières intestinales, qui produit l\u2019occlusion, peut tenir à deux causes: 1° une altération simple de la contractilité intestinale: occlusion dynamique; 2° un obstacle mécanique qui arrête le cours des matières: occlusion mécanique.L\u2019occlusion mécanique, la plus importante, présente deux grandes modalités, qui répondent à deux types symptomatiques distincts et qui se différencient au point de vue thérapeutique: 1° Par striction aiguë.C\u2019est l\u2019occlusion intestinale vraie.Dans ce cas, l\u2019intestin subit un véritable étranglement, d\u2019où l\u2019écrasement de ses parois et les troubles ischémiques de ses vaisseaux, sa dévitalisation rapide et le danger précoce de nécrose pariétale et de perforation (comparable à un étranglement herniaire) ; 2° Par obturation.C\u2019est l\u2019obstruction intestinale vraie.Cas où domine l\u2019obturation intestinale, c\u2019est-à-dire où le fait essentiel, sans troubles circulatoires, est la suppression de la lumière de l\u2019intestin, qui devient infranchissable aux matières; la cavité de l\u2019intestin se trouve oblitérée, mais sa paroi ne subit pas ce traumatisme, aigu et limité, qui caractérise la striction de l\u2019étranglement.Donc, 1° dans l\u2019occlusion par strangulation, la circulation vasculaire de l\u2019intestin est compromise d\u2019emblée; la musculature intestinale est frappée de paralysie par ischémie, et l\u2019intestin se distend sans se contracter, sans lutter contre l\u2019obstacle, sans mouvements péristaltiques; [ 2° dans l\u2019occlusion par obturation, l'intestin conservant, au début du moins, toute sa vitalité, lutte contre l\u2019obstacle, se contracte, se contracture, et les mouvements péristaltiques et antipéristaltiques se traduisent par des douleurs et des ondes visibles sous la paroi abdominale.ETIOLOGIE ET FORMES ANATOMIQUES.1° Occlusion dynamique.A) Occlusion spasmodique.1.Par causes locales: corps étrangers; vers intestinaux; hémorragie 1402 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.-\u2014 Montréal, décembre 1943 intracavitaire; troubles circulatoires.2.Par actions réflexes: contusions abdominales; occlusion post-opé- ratoire.3.Par actions des centres nerveux: hystérie; urémie.B) Occlusion paralytique.1.D'origine inflammatoire: toute péritonite aigué peut déclencher l\u2019apéristaltisme.2.De cause réflexe: dans ce cas, l\u2019occlusion peut alors succéder à des causes variables: à une crise appendiculaire vive; à un étranglement d\u2019organe; pseudo-occlusion de la colique néphrétique.2° Occlusion mécanique.A) Par striction.1.Etranglement interne.2.Volvulus: du cæcum (exception) ; de I'S iliaque.3.Invagination aiguë avec étranglement.B) Par obturation.La lumière de l\u2019intestin peut être oblitérée par diverses causes: 1.par des lésions extrapariétales: tumeur qui comprime l'intestin; bride qui le coude et entraîne la formation d\u2019un éperon obturant à l\u2019intérieur.2.Par des lésions pariétales qui rétrécissent la lumière, tels les cancers.3.Par des obstacles intracavitaires: un boudin d\u2019invagination chronique; une masse fécale; un paquet de lombrics; une concrétion intestinale; un gros calcul biliaire brusquement enclavé.SYMPTOMES.1° Occlusion aigué.a) Douleur, soudaine, parfois déchirante dans un point de l\u2019abdomen avec irradiation variable.Cette douleur est continue avec exacerbations causées par les contractions de l\u2019intestin.b) Constipation complète.Le malade, quelquefois après avoir évacué par une ou deux selles son bout inférieur, ne rend ni matières, ni gaz.c) Vomissements: pas toujours et tardifs.d) Météorisme: variable, selon le siège.e) Phénomènes généraux: facies s\u2019altère promptement; urines rares; prostration rapide; pouls petit et fréquent; respiration accélérée, superficielle ; mort par collapsus progressif ou de septicémie péritonéale, ou encore par .syncope brusque à l\u2019occasion d\u2019un vomissement.2° Occlusion chronique.a) Le début ne se fait pas sans pro- \u201c dromes.b) Le malade souffre depuis quelque temps de constipation alternant avec des débâcles de météorisme, des troubles dyspeptiques.c) Douleur: intermittente, mal localisée, se montrant sous forme de colique après les repas.d) Constipation: pas absolue tant que la sténose est incomplète.Quelquefois, l\u2019intestin reste encore perméable pour les gaz alors qu\u2019il est infranchissable pour les matières.e) Météorisme: tardif.f) Vomissements: rares.DracNosric.Trois notions à préciser.1° Déterminer Vl\u2019existence d\u2019une occlusion vraie: a) Par exploration de toutes les régions où peuvent se présenter des hernies.b) L\u2019analogie est grande avec la péritonite.Dans ce cas, il faut tenir compte des signes différentiels: 1) arrét des matiéres et des gaz, moins absolu; = c) d) CHICOINE: OCCLUSION DU GROS INTESTIN 2) vomissements plus souvent porra- cés que fécaloïdes; 3) anses intestinales moins dessinées ; 4) douleur plus rapidement généralisée et souvent sensibilité plus marquée au niveau de la lésion originelle; 5) Douglas douloureux.Infarctus: 1) pas de péristaltisme; 2) météorisme peu marqué; 3) tumeur pateuse; 4) collapsus précoce.Pancréatite hémorragique: l\u2019occlusion vraie s\u2019en distingue par: les vomissements, le péristaltisme, la forme du ballonnement, le collapsus moins précoce, le paroxysme des douleurs.2° Quelle est la cause de l\u2019occlusion?A) Occlusion du nouveau-né: 1) 2) 3) 4) volvulus, imperforation anale, microcôlons, rétrécissement rectal, congénital.B) Occlusion du nourrisson: 1) 2) 3) 4) 5) 6) 7) 8) 9) 10) invagination, volvulus, obstruction méconiale, tumeurs, occlusion spasmodique, compression, plicature, abouchements anormaux.brides, mégacôlon (Hirschsprung\u2019s).C) Occlusion de enfant: 1) 2) 3) 4) 5) 6) 7) 8) invagination, bride post-opératoire, péritonite T.B.a) rétrécissement, b) T.B.calcifiée, volvulus, par accumulation d\u2019ascaris, par corps étrangers, tumeurs malignes, diverticule.1403 D) Occlusion de l\u2019adulte: 1) volvulus, 2) invagination, 3) tumeurs, 4) péritonite T.B., 5) corps étrangers, 6) côlite ulcéreuse aiguë, 7) amas d\u2019ascarides, 8) actinomycose cæcale.E) Occlusion des vieillards: 1) cancer, qui domine, 2) volvulus du côlon pelvien, 3) invagination.3° Quel est le siège de l\u2019occlusion?Les éléments du diagnostic topographique nous sont fournis par: A) Inspection.Si l\u2019abdomen est uniformément ballonné, élargi dans les flancs par le météorisme des côlons ascendant et descendant: c\u2019est que l\u2019obstacle occupe probablement la région de l\u2019anse sigmoïde ou du rectum.Le flanc droit seul est-il élargi: c\u2019est que la lésion est vraisemblablement au niveau d\u2019un angle colique.L\u2019abdomen est-il globuleux, saillant en avant, à flancs plats, avec un ballonnement d\u2019abord circonserit aux environs de l\u2019ombilic: c\u2019est que l\u2019obstruction occupe l'intestin grêle.Quand l\u2019obstacle siège sur le gros intestin.le cæcum est dilaté; au contraire, dans l\u2019occlusion du grêle, la dilatation cæcale est absente.B) Palpation.La palpation fait constater: 1) la résistance d\u2019une anse étranglée; 2) la présence d\u2019une tumeur en boudin dans le cas d\u2019invagination ; 3) les points douloureux; 4) la défense musculaire.Dans le cas de dilatation cæcale et d\u2019obstacle siégeant sur le gros intestin, le maximum de la douleur siège dans la fosse iliaque droite.Le toucher rectal permet parfois de sentir dans le Douglas une rénitence ferme consti- 1404 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 tuée par l\u2019anse sigmoïde tordue en volvulus.Il fixe le diagnostic des rétrécissements cancéreux du rectum ou des invaginations coliques descendues dans l\u2019ampoule.C) Percussion.La percussion permet quelquefois de constater, dans une région de l\u2019abdomen, la présence d\u2019une zone mate.D) Valeur de certains symptômes: 1) Occlusion iléo-cæcale: vomissements fécaloïdes précoces; météorisme globuleux; tympanisme; bruits intestinaux nombreux; péristaltisme violent; douleur presque continue: arrêt absolu des gaz.2) Occlusion du côlon transverse; pas de vomissement fécaloïde; peu de vomissements; météorisme surtout à droite de l\u2019ombilie, remontant haut, donnant de la sonorité pré-hépatique; état général moins altéré; fonction urinaire presque normale; péristaltisme à lentes ondes et quelquefois ascendantes, de la fosse iliaque vers le rebord costal.3) Occlusion du c6lon ascendant et du colon sigmoidien: parfois aucun vomissement; vomissement fécaloïde, presque jamais; météorisme considérable; tolérance de l\u2019organisme visible: urines normales, pouls intact, facies non modifié.DIAGNOSTIC RADIOLOGIQUE DE L\u2019OCCLUSION.L\u2019examen à l\u2019écran, sans baryte, est l\u2019examen à obtenir tôt et l\u2019examen idéal s\u2019il est suffisant.Si cet examen direct se révèle insuffisant, si le cliché obtenu sans préparation ne se lit que confusément, on pourra se risquer à quelques emplois de repérages barytés et à l\u2019étude du cheminement d\u2019indices opaques de petit volume.BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 TRAITEMENT.1° Médical.À mettre en œuvre dans les cas d\u2019occlusion dynamique et à tenter dans l\u2019invagination du nourrisson au moyen du lavement baryté.2° Chirurgical.A) Interventions curatrices.1) Section d\u2019une bride.2) Détorsion d'un volvulus sigmoïde récent, complétée par une colopexie pariétale.3) Désinvagination.4) Résection intestinale.5) Entérostomie préalable dans les cas d\u2019occlusion par tumeur.6) Extériorisation, excision, fermeture secondaire de l\u2019anus dans l\u2019occlusion par cancer.B) Interventions palliatives.En présence d\u2019un obstacle qu\u2019on ne peut supprimer, on a le choix entre: 1) entérosto-anastomose au-dessus de l\u2019obstacle; 2) exclusion de l\u2019intestin; 3) entérostomie (anus contre nature) au-dessus de l\u2019obstruction.DU CHOIX DE L\u2019INTERVENTION.1° Cæcostomie.Contre-indication.Dans les tumeurs inextirpables, elle constitue le drainage idéal temporaire.2° Colostomie transverse.a) Dans les tumeurs de l\u2019angle splénique du côlon descendant et du côlon pelvien; b) Dans les carcinomes du côlon pelvien et du rectum quand les matières fécales solides sont palpables au-dessus de l\u2019obstacle; c) Quand la colostomie gauche est impossible à cause d\u2019un mésentère trop court; d) Quand la cæcostomie est impraticable à cause d\u2019adhérences ou de fixité de l\u2019organe.3° Colostomie gauche.; a) Carcinome du côlon pelvien; b) Carcinome du rectum. Il |! RECUEIL DE FAITS DE QUELQUES DERMATOSES D\u2019ORIGINE ALLERGIQUE Par Albéric MARIN, F.R.C.P.(C.), et Jean-Paul FOISY.Les notions plutôt vagues concernant l\u2019allergie que nous possédions il y a quelques années se précisent de plus en plus.Les manifestations dues à l'intolérance acquise sont multiples et touchent divers appareils.Le tube digestif, les voies aériennes, le système nerveux, le système hématopoiétique réagissent parfois violemment par le fait d\u2019un mécanisme de sensibilisation qui malheureusement n\u2019est pas toujours dépisté.La peau offre aussi des phénomènes allergiques nombreux, divers et beaucoup plus fréquents qu\u2019on ne le croit communément.Des dermatoses parfois généralisées, tenaces, souvent très pénibles et qui immobilisent le malade durant de longs mois sont causées uniquement par un allergène dont la seule suppression entraînera une guérison rapide et définitive.Nous connaissons quantité de sujets qui durant des mois, même des années, ont reçu des piqûres innombrables, ont enduit leur peau de multiples lotions et pommades, ont suivi des régimes alimentaires divers, mais tous de famine, et qui, non seulement n\u2019ont pas été soulagés, mais ont vu leurs ennuis cutanés s\u2019aggraver.Ces malades, traités par la suite à la lueur nouvelle de nos connaissances des réactions allergiques, sont revenus promptement à la normale, sans présenter de récidives.* * * Les quatre observations qui suivent sont assez démonstratives.Elles illustrent assez bien l\u2019idée que très fréquemment nos succès thérapeutiques seront l\u2019aboutissement direct du dépistage de la cause exacte de la maladie, non pas de la multiplicité de procédés dits curatifs qui sont utilisés (piqûres, régimes, pommades, ete.).1.\u2014 Dermite par contact (teinture noire).Observation.Mme E.R., 63 ans, s\u2019est présentée à la Consultation du Service de Dermato-Syphi- ligraphie de l\u2019hôpital Notre-Dame, le 13 janvier 1942, souffrant d\u2019une éruption eczéma- toïde du cou, des aisselles et des saignées.Ces lésions, très prurigineuses, offraient de l\u2019érythème avec lichénification.(Photo n° 1.) Figure 1.Depuis 8 mois, elle était traitée en ville par des régimes qui lui ont fait perdre 25 livres sans améliorer sa dermatose.La nature des lésions élémentaires, leur distribution et évolution, l\u2019enquête, les épreuves cutanées nous ont révélé que cette affection était due au contact d\u2019une robe de crêpe de laine teinte en noir.Divers « patch tests » à la teinture noire, à la paraphénylène-dia- mine (2%), à la laine blanche, ont montré que la malade est allergique à la teinture noire.(Photo n° 2.) La guérison fut rapidement amenée en supprimant le port des vêtements teints en noir, sans autre médication, sans aucun régime alimentaire spécial. 1406 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 194: Le 3 octobre 1943, elle est revue pour une éruption analogue, due à un autre vêtement noir qu\u2019elle portait à la suite d\u2019un deuil récent.Figure 2.Cette seconde éruption ressemble en tous points à la première.Le même traitement (suppression du vêtement noir) en amène la disparition tout aussi rapidement.2.\u2014 Dermatite par contact (nickel).Observation.Mme C.N.25 ans, vient à la Consultation du Service de Dermato-Syphiligraphie de l\u2019hôpital Notre-Dame, pour dermite eczéma- toïde localisée aux paupières, au tiers moyen de la région sternale, à la cuisse gauche, à la face antérieure du poignet gauche.I] s\u2019agit de plaques irrégulières, érythémateuses, œdématisées, avec vésiculation légère et quelque peu de lichénification.- Le début de cette affection remonte à huit ans.Les localisations.l\u2019allure clinique nous font soupçonner une allergie au nickel.L\u2019enquête, les épreuves cutanées, la suppression de contacts métalliques nous confirment dans cette façon de voir.L\u2019on sait que la plupart des bijoux de qualité inférieure, ainsi que certains accessoires vestimentaires métalliques (jarretières, ferme- ture-éclair, agraffes, boutons-pression, etc.), renferment une certaine quantité de nickel.Chez cette malade, le placard eczématoïde pré-sternal était dû à un pendentif en simili-or.Au poignet, une montre-bracelet en était responsable.Des lunettes à monture métallique avait causé les lésions des paupières.A la cuisse gauche des jarretières de métal avaient produit la réaction eczémateuse.Cette malade présente un intérét spécial du point de vue allergie: les réactions cutanées sont plus prononcées du côté gauche.Une épreuve cutanée (patch test) faite avec deux pièces de cinq cents (Canada) donne une réponse positive plus marquée à gauche qu\u2019à droite.(Photo n° 3.).Figure 3.Cette dermatose, qui évoluait depuis des années, disparut en quelques semaines, sans autre traitement que l\u2019élimination de tout contact avec des objets métalliques contenant du nickel.3.\u2014 Dermatite d\u2019origine médicamenteuse: par ingestion de phénolphtaléine (Fixed drug eruption).Observation.| M.Théo R., 68 ans, rentier, le 8 octobre 1943, est vu a la Consultation du Service de Dermato-Syphiligraphie de l\u2019hôpital Notre- Dame, avee une éruption siégeant a la face, dont le début remonte à 6 semaines, et qui s\u2019est installée en 4-5 jours, sans phénomènes généraux.si pel sat ps ; veu) gt MARIN ET FOISY: DERMATOSES D'ORIGINE ALLERGIQUE A l\u2019examen, on constate des éléments vaguement arrondis, œdématisés, suintants, de coloration rouge sombre, localisés de façon à peu près symétriques de chaque côté du front, aux tempes et aux joues.(Photo n° 4.) Le malade éprouve du prurit et de l\u2019ardeur.Figure 4.L'enquête nous révèle que cet homme, depuis bientôt 3 ans, absorbe 2-3 fois par semaine un laxatif à base de phénolphtaléine.Il ne prend aucun autre médicament.La seule suppression du laxatif et l\u2019application locale de lotion calamine amènent une rapide rétrocession des signes subjectifs et objectifs.Revu 8 jours plus tard, il n\u2019offre plus que des éléments en voie de guérison, l\u2019ardeur et le prurit sont disparus et il ne persiste plus qu\u2019une légère pigmentation résiduelle.Comme ce malade ne croyait que mollement à la cause médicamenteuse de son éruption, nous lui avons fait prendre de la phénolphta- léine durant 3 jours consécutifs.Au 4e jour, aux mêmes endroits apparurent des lésions identiques aux premières, qui s\u2019effacèrent en une dizaine de jours par le même procédé: suppression de l\u2019allergène causal.Dans ces cas de lésions érythémato-pig- mentaires fixes, les épreuves cutanées (cuti et intra-dermo-réactions) sont constamment négatives.La preuve est faite par l\u2019ingestion seule.1407 4.\u2014 Dermatite d'origine médicamenteuse: par ingestion de barbituriques (Fixed drug eruption).Observation.Mme C., 39 ans, est dirigée le 8 mars 1942 à la Consultation du Service de Dermato-Sy- philigraphie de l\u2019hôpital Notre-Dame pour des placards éruptifs récidivants.Ceux-ci sont localisés à la face dorsale de la main et de l\u2019avant-bras gauche et aux deux cuisses.Ils sont bien circonserits, arrondis ou ovalaires, d\u2019un rouge sombre, légèrement œdé- matisés, très prurigineux.(Photo n° 5.) Ils Figure 5.apparaissent brusquement, en quelques heures, sans prodromes, ni signes généraux.Ils s\u2019effacent en une dizaine de jours pour laisser de la pigmentation résiduelle.Depuis quelques mois, cette éruption récidive à chaque période menstruelle seulement, jamais dans les semaines intercalaires.Les règles sont douloureuses et ces troubles cutanés sont attribués à un dysfonctionnement ovarien.L'interrogatoire de la malade nous apprend de plus que celle-ci, pour calmer ses douleurs menstruelles, prend chaque mois des cachets d\u2019un barbiturique.Afin de convaincre cette femme que son éruption était bien d\u2019origine médicamenteuse et non pas endocrinienne, nous lui avons, en 1408 dehors de ses périodes menstruelles, fait prendre un cachet de ce même barbiturique.Le lendemain, elle présenta aux localisations habituelles les réactions coutumières.L\u2019ingestion de phénolphtaléine, d\u2019amidopyrine, d\u2019antipyrine, ne donna chez elle aucune réponse.Comme dans le cas précédent, cette allergique est débarrassée d\u2019une affection cutanée par la seule suppression de l\u2019allergène.» La possibilité de l\u2019étiologie allergique de nombreuses éruptions cutanées doit toujours être présente à l\u2019esprit.A l\u2019idée encore trop fréquemment admise d\u2019une auto-intoxication L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 hypothétique ou d\u2019un chimisme sanguin anormal responsable de telle dermatose, il faudra désormais, dans la vaste majorité des cas, substituer celle d\u2019un mécanisme allergique.Et l\u2019existence de celui-ci est éprouvée de façon péremptoire principalement par la suppression de l\u2019agent causal et par la réapparition des mêmes phénomènes à la suite d\u2019une nouvelle exposition, accidentelle ou expérimentale.Les épreuves cutanées, dans plusieurs circonstances, mais non pas dans toutes, contribuent à éclairer le diagnostic.Nous avons présenté ici des cas simples où les sujets sont sensibilisés à un seul allergène.À côté de ceux-ci, il existe des cas plus complexes de polysensibilisation où la recherche d\u2019agents étiologiques multiples devient une tâche assez ardue.Rectification L'éloge du Dr ].-Alfred Mousseau que nous avons publié le mois dernier devait être lu à la séance du Conseil de la Faculté de Médecine.Nous en avions demandé une copie à l'auteur.Malheureusement, dans le texte, la copiste a remplacé par erreur le mot Touraine par le mot Lorraine, ce qui ne concorde pas du tout avec la phrase suivante.Beaucoup de nos lecteurs, nous en sommes sûrs, avaient déjà corrigé l'erreur. MOUVEMENT MEDICO-CHIRURGICAL CONDUITE THÉRAPEUTIQUE À SUIVRE CHEZ LES TRAUMATISÉS CRANIO-ENCÉPHALIQUES Par Conrado ZUCKERMANN, De la Société Internationale de Chirurgie, de l\u2019Académie Mexicaine de Chirurgie, Professeur de Pathologie Chirurgicale à la Faculté de Médecine de Mexico.C\u2019est un fait connu que, dans les traumatisés du crâne, la lésion osseuse n\u2019a qu\u2019une importance secondaire en relation à la lésion encéphalique.De ce fait il s\u2019ensuit que, actuellement, l\u2019immense majorité, pour ne pas dire la totalité, des mesures thérapeutiques poursuivent comme but la MODIFICATION DES CONDITIONS DU MILIEU INTRACRANIEN.Nous allons énumérer d\u2019une façon succincte et d\u2019accord avec les conditions cliniques habituelles, les diverses mesures que l\u2019on doit mettre en pratique chez ce type de blessés.Première.Il est convenable que tout traumatisé du crâne, \u2014 sauf les cas d\u2019un état général très satisfaisant, en relation avec une lésion locale minime \u2014 soit interné dans une clinique ou hospitalisé.Deuxième.Le malade doit être mis au repos en position horizontale, sans oreiller, avec le crâne rasé.Troisième.Il convient d\u2019employer le sac de glace, d\u2019usage habituel, quoique son utilité soit discutable, en ayant soin de faire surveiller par une infirmière les effets superficiels ainsi que sa correcte mise en place.Quatrième.On doit réduire au minimum la quantité de liquides à faire ingérer, car c\u2019est une erreur fréquente de croire que l\u2019on doive hydrater ces blessés, il suffit de se rappeler \u2014 pour justifier la réduction \u2014 qu\u2019il est indispensable de diminuer la pression intracrânienne et d\u2019augmenter la concentration du sang.Cinquième.Dans le cas où le malade présenterait une agitation excessive, on doit à tout prix éviter de le morphiniser; on aura plutôt recours à l\u2019emploi modéré des bromures, ou bien des barbituriques, ou d\u2019autres sédatifs nervins, en ayant soin de faire une dosologie individuelle.Sixième.Si le malade ne va pas à la selle quotidiennement, il faudra, après attente de quarante-huit heures, lui donner un purgatif, de préférence salin.Septième.Faire des ponctions lombaires, aussi bien au point de vue diagnostique que comme mesure thérapeutique, en ayant soin de mesurer la pression du liquide céphalo- rachidien, mais à la condition qu\u2019elles ne soient pas trop répétées, et sans leur concéder une grande valeur curative.En cas d\u2019extraction de l.e.r.(pur ou hémorragique), on conseille de le réinjecter immédiatement sous le tissu cellulaire sous-cutané.Huitième.D\u2019après les renseignements sur l\u2019hypertension, fournis par la ponction lombaire, et tout en tenant compte des données cliniques, injecter des solutions hypertoniques par voie intraveineuse.J'utilise de préférence une solution de chlorure de sodium au 20%, de laquelle j\u2019injecte 20 c.c.chaque quatre ou cinq heures.Il est utile de compléter cette thérapeutique par des lavements hypertoniques de 100 à 150 c.c.d\u2019une solution de sulfate de magnésie au 50%.Nous n\u2019avons jamais fait plus de deux lavements par jour.Neuvième.En cas de blessures crâniennes extérieures ou autres, injecter du sérum antitétanique, etc. 1410 Dixième.En cas de communication avec les cavités naturelles (oreilles, nez, etc.), avoir recours à l\u2019usage de préparations à base d\u2019uro- tropine et ne point toucher aux cavités.Onzième.En cas d\u2019hémorragie intracränien- ne persistante, employer l\u2019autohémothérapie, mais à fortes doses, au moins 20 c.c.pro-die.Douzième.En cas de coma persistant, injection sous-cutanée d\u2019anhydride carbonique a la dose maxima d'un litre par jour.Treizieme.L\u2019intervention chirurgicale doit étre réservée seulement pour les cas évidents de compression cérébrale par hématome, ou bien d\u2019hydrocéphalie ventriculaire aigué dans le cas où celle-ci n\u2019aurait pas cédé par les mesures conseillées ci-dessus.Pour les cas de compression par hématome cérébral, faire la trépanation ou la crâniecto- mie sur la région déterminée cliniquement, en donnant sortie aux caillots.En cas d\u2019hydrocéphalie ventriculaire aiguë persistante: trépan latéral, canalisation ventriculaire, etc.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 * Dans la majorité des traumatisés crânio- encéphaliques, le traitement médical, c\u2019est-à- dire les soins non opératoires, sont suffisants.L'intervention chirurgicale constitue actuellement une indication relativement peu fréquente dans les cas de lésions fermées du crâne, sans enfoncement osseux ou pénétration.L\u2019appréciation correcte des conditions cliniques de chaque cas en particulier et un critérium plutôt abstentioniste qu\u2019interventionis- te permettent, dans la plupart des cas, d\u2019obtenir des résultats relativement satisfaisants.Lutter contre l\u2019œnèmE ET LA CONGESTION CÉRÉBRALE doit être la règle qui guide les mesures thérapeutiques.La destruction de la substance encéphali- que signale des lésions graves qu\u2019aucune mesure, ni médicale, ni chirurgicale, n\u2019est capable de réparer. ÉDITORIAL Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Francaise Oe 'Elmérique du Mord (Fondée à Québec en 1902) L'Union Medicale du Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 72 \u2014 N° 12 Montréal, décembre 1943 UTILISATION D'UN NOUVEAU MOYEN DE DIAGNOSTIC DES CANCERS UTÉRINS La dernière édition de Surgery, Gynecology and Obstetrics! nous apporte un article très intéressant sur la question toujours d'actualité du diagnostic des cancers génitaux chez la femme.Au début de leur monographie, les auteurs insistent d\u2019une façon toute particulière sur la nécessité d\u2019un diagnostic précoce.Ils affirment avec Bigelow que les chances de guérison décroissent au rythme effarant de 4% pour chaque semaine de retard, qu\u2019il s'agisse d\u2019un cancer du corps ou du col.Leur statistique est, par ailleurs, impressionnante puisqu'ils déclarent que sur 100 malades atteintes d\u2019un cancer du col, 60 sont absolument incurables quand le diagnostic est posé et que les différents traitements commencent d'être appliqués.Il est vrai que dans la grande majorité des cas la malade, elle-même, est responsable de ce délai, mais il ne faut pas oublier, non plus, le rôle du médecin qui traite souvent de quantité négligeable un petit écoulement sanglant en prescrivant des tablettes d\u2019hydrastis sans même se donner la peine d'examiner la malade ou de recourir à des examens complémentaires.1.J.V.Meigs, R.M.Graham, M.Fremont-Smith, I.Kaporick et R.W.Rawson.\u2014 Surgery, Gynecology and Obstetrics, 77: 449 (novembre) 1943.1411 Dans le but de faciliter cette recherche hâtive, les auteurs reviennent sur une technique que Papanicolaou avait déjà mise au point en 1928.Cette méthode simple et à la portée de tous consiste en l\u2019examen histo- pathologique des débris cellulaires contenus dans le vagin des présumées cancéreuses.La technique telle que décrite d\u2019ailleurs par Papanicolaou ne requiert aucune expérience ni doigté spécialisé.Il s\u2019agit tout simplement d'aller recueillir au fond du vagin, à l\u2019aide d\u2019une pipette légèrement recourbée et montée d\u2019une poire aspiratrice, les débris cellulaires qui s\u2019y trouvent.Dès après l'aspiration, ces débris sont déposés sur une lame qui est ensuite plongée dans une bouteille contenant un liquide fixateur (moitié éther et alcool à 95%).Le tout est confié, par la suite, à l\u2019ana- tomo-pathologiste.Les auteurs présentent un résumé de l\u2019histologie normale des cellules du vagin et font une étude assez détaillée des différents types de cellules cancéreuses tant de l\u2019endomètre que du col.Ils insistent, tout particulièrement, en ce qui concerne le cancer du col, sur la déformation caractéristique de ces'cellules et de leur noyau, sur le peu de mitoses qu'on y trouve et sur la présence quasi constante, parmi ces débris, soit de sang ou d\u2019éléments sanguins.Il est bon, cependant, de ne pas oublier que ce résidu vaginal n\u2019est pas à l\u2019abri d\u2019altérations dues a des infections secondaires ou de voisinage, ou a une perturbation du pH local, ce dont il faut absolument tenir compte dans l'appréciation de l\u2019examen histo-pathologique.Les résultats pratiques de l'application de cette technique sont très intéressants.En effet, les rapporteurs ont pratiqué 1412 290 examens.Sur ce total, 153 furent négatifs.Il fut confirmé, par ailleurs, que ces malades n\u2019étaient pas atteintes de cancer.Par contre, chez 63 malades, ils établirent un diagnostic certain de cancer utérin, confirmé par la suite, soit par des biopsies ou par l'étude histo-pathologique des pièces opératoires.Quarante-six de ces malades étaient porteuses d\u2019un cancer du col, 12 d\u2019un cancer du corps, 3 d\u2019un cancer primitif du vagin, et enfin la dernière d\u2019un cancer du rectum fistulisé dans le vagin.Papanicolaou déclarait, par ailleurs, en 1941, dans un article rédigé en collaboration avec Traut, que sur 127 examens pratiqués chez des malades atteintes clinique- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 ment de cancers utérins, 4 seulement avaient été négatifs.Il ne faut pas oublier, toutefois, qu\u2019une réponse négative, dans l'étude histologique de ces débris, ne peut infirmer un diagnostic.Les auteurs rapportent, à ce sujet, que sur 16 examens pratiqués chez une même malade, pendant une période de 7 jours, 6 seulement furent positifs.En résumé, l\u2019application constante de cette méthode d\u2019investigation, si elle n\u2019ouvre pas d\u2019horizons scientifiques nouveaux, peut être d\u2019une très grande utilité dans le diagnostic précoce des cancers gémitaux chez la femme.Raymond SIMARD. MEDECINE SOCIALE oa - LA MORTALITÉ MATERNELLE ET LA MORTALITÉ INFANTILE À MONTRÉAL Par Adélard GROULX, Directeur du Service de Santé de Montréal.Concernant l\u2019hygiène de l\u2019enfance, la mortalité maternelle et la mortalité infantile, il s\u2019est accompli des progrès remarquables depuis le début du siècle, alors qu\u2019environ un tiers des enfants qui naissaient mouraient dans leur première année de vie.Il y a eu aussi une amélioration très sensible depuis quelques décades dans la mortalité maternelle.Il reste encore des progrès à accomplir: c\u2019est l\u2019une des raisons d\u2019être et l\u2019un des principaux buts du service de santé d\u2019en réduire les ravages.La protection de la santé de la mère enceinte, la lutte contre la mortalité infantile, la surveillance du développement normal: physique et mental, de l'enfant, depuis sa naissance jusqu\u2019à sa sortie de l\u2019école, sont parmi les principales fonctions de la division de l\u2019hygiène de l\u2019enfance.Naissances Le présent rapport est puisé dans les données du Rapport annuel du directeur du service de santé, pour l\u2019année 1942, actuellement en préparation.° LA MORTALITÉ MATERNELLE ET L\u2019HYGIÈNE MATERNELLE Le nombre des décès maternels en 1942 a été de 62, comparativement à 70 en 1941; ce nombre était de 99 en 1932.Le taux de la mortalité maternelle par 1000 naissances à Montréal, a été de 3.01 en 1942, comparativement à 3.47 en 1941, soit une diminution de 0.46 sur l\u2019année précédente.Ce taux, en 1932, était de 4.9.Le tableau qui suit montre la diminution de la mortalité maternelle depuis 1932, de 4.9 à 3.01, soit une diminution très appréciable de 1.8 dans cette dernière décade.Taux par 1000 Nombre naissances de décès Vivantes et Années Vivantes Mort-nés ! Total maternels Vivantes mort-nés 1932 19,997 643 20,640 99 4.95 4.80 1933 18,431 565 18,996 92 4.99 4.84 1934 18,433 495 18,928 97 5.26 5.12 1935 17,361 538 17,899 86 4.95 4.80 1936 16,725 483 17.208 88 5.26 5.11 Moyenne 18,189 545 18,734 92 5.06 4.91 1937 17.180 479 17,659 81 4,71 4.59 1938 17,062 471 17,533 77 4.51 4.39 1939 17,116 480 17,596 54 3.15 3.07 1940 18,713 513 19,226 70 3.74 3.64 1941 19,011 562 19,573 66 3.47 3.37 Moyenne 17,816 501 18,318 70 3.93 3.82 Moyenne des .5 10 années 18,003 523 1 3,528 81 4.50 4.37 1942 20,606 697 21,253 62 3.01 2.92 1.Ces chiffres sont basés sur la définition suivante: un mort-né est un fœtus qui est né après 28 semaines ou 6% mois de gestation, mesurant au moins 35 cm, et qui n\u2019a pas respiré.Cette définition e t acceptée par la Société des Nations et par tout le Canada. 1414 Les causes de la mortalité maternelle.Les principales causes de la mortalité maternelle sont de deux catégories, tel qu'indiqué dans le tableau qui suit.Nous notons d\u2019abord les causes inhérentes à la grossesse même, par ordre de fréquence: les toxémies, 0.74, l\u2019infection, 0.26, et les hémorragies, 0.21; celles qui se produisent pendant et après l\u2019accouchement : la première en importance, l\u2019infection ou les septicémies, 0.79, les accidents, 0.68, et les hémorragies, 0.37; les toxémies, 0.16, jouent ici un rôle moins grand.Les causes de décès de la femme enceinte par toxémies sembleraient indiquer un manque de surveillance prénatale.L\u2019avortement est la cause principale de l\u2019infection pendant la 2TOSSESSE.Le tableau suivant montre les principales causes de décès maternels, le nombre des décès et le taux par 1000 naissances vivantes pour les années 1941-1942.CAUSES A.\u2014 Pendant la grossesse Infection Avortement sans infection Grossesse ectopique Toxémies Hémorragies Autres maladies et accidents de la grossesse .B.\u2014 Pendant et après l\u2019accouchement Infection Toxémies Hémorragies Autres maladies et accidents .Grand total L\u2019hygiène maternelle.Le service de santé maintient cinq consultations prénatales municipales où 388 mères se sont inscrites en 1942.Dans la lutte contre la mortalité maternelle et la mortalité néo-infantile, on doit attacher une attention de plus en plus grande à l\u2019hygiène prénatale.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.I.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 La surveillance médicale assidue de la femme enceinte joue un rôle essentiel pour sa survivance, le maintien de son état de santé et celui de son enfant.La consultation prénatale, dans le cabinet du praticien, à l\u2019hôpital ou dans les centres d'hygiène, se révèle de plus en plus nécessaire pour préparer une naissance normale ct prévenir les toxémies et les infections.les accidents de la grossesse et de l\u2019accouchement et l\u2019avortement, cause principale de l\u2019infection.Il y a eu, en 1942, 21,253 accouchements.Dans les consultations prénatales municipales et hospitalières, 8,055 femmes en état de gestation se sont inscrites et ont été tenues sous surveillance médicale, soit une proportion de 37.9%.Dans les hôpitaux et maternités, il y a 780 lits disponibles pour les cas d\u2019obstétrique, dont 437 lits privés et semi-privés et 343 lits publics.Nombre de Taux par 1000 décès naissances vivantes 1941 1942 1941 1942 5 7 0.26 0.34 2 1 0.10 0.05 2 2 0.10 0.10 14 14 0.74 0.68 4 5 0.21 0.24 0 0 0.00 0.00 15 17 0.79 0.82 3 0 0.16 0.00 7 9 0.37 0.44 13 7 0.68 0.34 66 62 3.47 3.01 Sur 21,253 accouchements, 15.670 ont eu lieu dans les hôpitaux, soit 73.7% , et 5 583 à domicile, soit 26.3% .De plus, 4,544, soit 21.4%, sont des cas publics dont 3,946 ont été hospitalisés sous la Loi de l\u2019assistance publique de Québec, 584 traités par des médecins de l\u2019Assistance maternelle et 14 par le Service du bien-être social. = \"= =- - \u2014 GROULX: LA MORTALITE MATERNELLE ET INFANTILE À MONTRÉAL 1415 LA MORTALITÉ INFANTILE ET L\u2019HYGIÈNE INFANTILE Le nombre des décès enregistrés en 1942 chez les enfants âgés de moins d\u2019un an, a été de 1,190, comparativement à 1,336 en 1941, soit une diminution de 146 décès.Le taux de ces décès par 1000 naissances est de 57.8, en 1942, taux le plus bas jamais atteint à Montréal, comparativement à 70.3, en 1941, soit une diminution appréciable de 12.5 par 1000 naissances.Le tableau qui suit indique la population, les naissances (mort-nés exclus), le taux des naissances par 1000 habitants, les décès chez les enfants âgés de moins d\u2019un an et le taux de ces décès par 1000 naissances vivantes, par période de cinq années, de 1900 à 1942.Naissances Ce tableau révèle que la prématuration occupe le premier rang.Les causes congénitales réunies: naissances prématurées, malformations congénitales, débilité congénitale, conséquences de l\u2019accouchement et autres maladies du nouveau-né, donnent un taux total de 30.8 par 1000 naissances vivantes; leur nombre total est de 635, soit 534% des décès de cet âge.Les diarrhées et entérites représentent 12.7% de ces décès.Les pneumonies accusent une baisse marquée.Drarrhées et entérites.À l\u2019exception de l\u2019année 1940, le taux des décès par diarrhées et entérites chez les enfants ,âgés de moins d\u2019un an est le plus bas enregistré à Montréal, malgré une augmentation appréciable des naissances en 1942.Cette diminution Décès 0-1 an Taux par 1000 Taux par 1000 Année Population Nombre habitants Nombre naissances vivantes 1900-04 290,746 10,074 34.6 2,769 274.9 1905-09 387,880 13,296 34.3 3.571 268.6 1910-14 482,037 19,047 39.5 4,195 220.2 1915-19 558,280 20,089 36.0 3,677 183.0 1920-24 639,481 21,013 32.9 3,375 160.6 1925-29 738,500 20,907 28.3 2,653 126.9 1930-34 824,695 19,711 23.9 2,087 105.8 1935-39 869,220 17,089 19.7 1,419 83.0 1940 894,600 18,713 20.9 1,110 59.3 1941 903,007 19,011 21.0 1,336 70.3 1942 926,000 20,606 22.2 1,190 57.7 Principales causes de la mortalité infantile \u2014 1942.Le tableau qui suit montre quelles sont les principales causes de décès chez les enfants âgés de moins d\u2019un an, pour l\u2019année 1942.Il indique en plus le rang qu\u2019elles occupent par ordre de fréquence.Causes des décès Naissances prématurées Diarrhées et entérites Malformations congénitales .Pneumonies Otites et mastoïdites Débilité congénitale Conséquences de l\u2019accouchement Maladies contagieuses .Autres maladies du nouveau-né Syphilis .: Autres causes .Total .contribue en partie à la baisse de la mortalité infantile.Pour 1942, le taux des décès par 1000 naissances vivantes attribuables aux diarrhées et entérites est de 7.4 comparativement à 10.5 en 1941, soit une diminution de 3.1 par 1000 naissances vivantes.Nombre % Taux par 1000 des décès du total naissances vivantes 291 24.45 14.12 152 12.77 7.38 150 12.61 7.28 137 11.51 6.65 104 8.74 5.05 77 6.47 3.74 63 5.29 3.05 56 4.71 2.72 54 4.54 2.62 25 2.10 1.21 81 6.81 3.93 1190 100.00 57.75 1416 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 Population, nombre des naissances (mort-nés exclus), taux par 1000 de population, décès par diarrhée chez les enfants âgés de moins d\u2019un an et taux par 1000 naissances vivantes, par périodes de 5 années, de 1920-1939 et pour chacune des années 1940, 1941 et 1942.Naissances Décès 0-1 an Taux par 1000 Taux par 1000 Année Population Nombre habitants Nombre naissances vivantes 1920-24 639,481 21,013 32.9 1,354 64.4 1925-29 738,500 20,907 28.3 893 42.7 1930-34 824,695 19,711 23.9 645 32.7 1935-39 869,220 17,089 19.7 244 14.3 1940 894,600 18,713 20.9 116 6.2 1941 903,007 19,011 21.0 199 10.5 1942 926,000 20,606 22.2 152 74 L\u2019hygiène infantile et la lutte contre la mortalité infantile.Les consultations de nourrissons, l\u2019enregistrement des naissances, les visites des nouveau-nés par les infirmières visiteuses et la distribution de dépliants, brochures, etc., aux mères, constituent des articles importants du programme d\u2019action adopté à Montréal pour lutter efficacement contre la mortalité infantile et remettre en honneur «l\u2019alimentation maternelle ».Le service de santé maintient cinquante consultations de nourrissons et préscolaires municipales dans des paroisses et territoires non desservis déjà par les organisations volontaires.En plus des 50 consultations municipales, il y a 19 consultations indépendantes françaises dirigées par « les Gouttes de lait paroissiales » et 8 consultations anglaises dirigées par la « Child Welfare Association », ce qui fait un total de 77 consultations de nourrissons et préscolaires dans la ville de Montréal.Les rapports compilés de ces diverses organisations révèlent que 18,421 nourrissons et 19,156 enfants âgés de moins de 5 ans y ont été inscrits et placés sous surveillance médicale; que 163,401 consultations ont été données aux mères par les médecins; que les infirmières visiteuses ont fait 51,378 visites à domicile et les aides-infirmières (dans les « Gouttes de lait paroissiales »), 32,484 visites.Durant les mois d\u2019été, le service de santé a ouvert les deux garderies du Parc Lafontaine et de l\u2019Ile Sainte-Hélène, où l\u2019on a fait 107 pesées, 319 pansements d\u2019urgence, 1,537 vaccinations et revaccinations et examiné 131 enfants qui doivent entrer à l\u2019école pour la première fois.Des groupes de la « Ligue d\u2019hygiène infantile » ont été organisés parmi les fillettes de cinq écoles.Le service de santé a exercé une surveillance assidue sur les 17 hôpitaux privés et 12 maisons de pension pour enfants, licenciés de la ville; les deux infirmières particulièrement chargées de ce travail y ont fait 4,158 visites et enquêtes.Approvisionnement d\u2019eau potable et assainissement du lait.Parmi les mesures importantes qui ont contribué à la diminution à Montréal de la mortalité infantile, il y a la filtration et la chlorination de l\u2019eau.L'amélioration des statistiques vitales concernant la mortalité infantile et la mortalité infantile attribuable à la diarrhée, comme c\u2019est le cas également de la tuberculose à forme non pulmonaire, correspond aussi à des mesures sanitaires importantes qui ont été mises en vigueur relativement à l\u2019assaïnissement du lait à Montréal, par un contrôle sévère de la qualité du lait et par la pasteurisation de 96% du lait consommé, tel que le révèle le tableau qui suit. GARCEAU: ALCOOL ET SYPHILIS Lazt % 0 de vaches de lait Année tuberculinées pasteurisé 1915-19 1.79 44.88 1920-24 4.21 62.57 1925-29 70.50 85.98 1930-34 97.00 95.00 1935-39 100.00 94.88 1940 100.00 95.56 1941 100.00 95.60 1942 100.00 95.82 Voilà, en résumé, la situation et les mesures qui ont été prises pour l\u2019améliorer.C\u2019est le souci constant du service de santé et des 1417 M ortalité Infantile Diarrhée Tuberculose 0-1 an 0-1 an non pulmonaire Taux par 1000 Taux par naissances vivantes 100,000 pop.183.0 \u2014 37.3 160.6 64.4 27.8 126.8 42.7 20.0 105.8 32.3 16.1 83.0 17.2 11.6 59.3 10.5 79 70.3 14.9 10.4 59.2 7.8 9.3 autorités de la ville de diminuer les ravages attribuables à la mortalité infantile et maternelle et par tuberculose.ALCOOL ET SYPHILIS Par Eugène GARCEAU, Chef du Service de Dermato-Syphiligraphie à l\u2019hôpital Saint-Luc (Montréal).L'alcool et la vérole font bon ménage.Et même depuis les temps antiques, Vénus a toujours profité de la faiblesse de Bacchus, lequel garde trop souvent de ces rencontres des souvenirs amers et parfois cuisants.Aujourd'hui rien de changé.La misère, les difficultés sans cesse croissantes de la vie, la guerre.oui, surtout la guerre et ses tribulations sont actuellement les grands facteurs de la propagation de la syphilis.Nous en sommes actuellement les témoins, et c\u2019est ce qui a provoqué dans tous les pays, et même entre les différents pays, diverses organisations de lutte contre la syphilis, dont j'aurai à parler un peu plus loin.Ce n\u2019est pourtant pas à des médecins que J'ai besoin de montrer, avec longs développements et nombreux exemples à l\u2019appui, les dangers que fait courir l\u2019abus de l\u2019alcool.Ils en sont tous suffisamment instruits.Ils me permettront simplement de leur rappeler la triple face du danger: l\u2019alcool est un poison pour l\u2019individu, pour la société, pour la race.En effet, le fléau social de la syphilis renaît.De tous les côtés des voix s\u2019élèvent pour le combattre.L\u2019alcoolisme est une des plus grandes causes de la syphilis, cause concomitante, car c\u2019est souvent, je dirais même presque toujours au cours d\u2019une débauche alcoolique succédant à un repas copieux et aromatisé.que l\u2019on se livre à des actes sexuels inconsidérés au cours desquels on contracte la syphilis.Et ce que je dis ne concerne pas seulement les hommes, mais aussi les femmes.On connaît pour avoir lu dans les revues hospitalières ou professionnelles, dans les observations médicales, de nombreux cas de jeunes filles ou femmes, par ailleurs honorables, qui ont commis l\u2019imprudence d\u2019aller faire des fins soupers en cabinet particulier et sont devenues syphilitiques par la débauche sexuelle qui a suivi l\u2019excitation alcoolique.Combien de jeunes filles naïves et de bonne foi, ignorantes des soins ou des précautions à prendre, peuvent être malades sans le savoir.Il en est de même d\u2019un certain nombre de femmes mariées qui ont pu être contaminées par leur mari.La fréquence de la syphilis, ses dangers présents et futurs sont insoupçonnés.Contrairement à l\u2019opinion générale, la syphilis est une affection grave, je dirais plus particulièrement 1418 chez la femme.Ses conséquences individuelles, familiales et sociales peuvent être considérables, plus graves encore par la longue durée de sa contagiosité, le nombre, la variété, la gravité de certaines de ses complications, enfin la possibilité de sa transmission héréditaire.Prise à point, on peut dire que dans l\u2019état actuel de la thérapeutique, il est souvent possible dans certaines conditions de limiter la syphilis au seul accident primitif.Oui, c\u2019est dans les cabarets de nuit et les tripots clandestins que fleurit le compagnonnage, alcool et syphilis.C\u2019est là que le petit verre, facile et facilement répété, conduit en droite ligne aux occasions qu'offre la prostitution sous toutes ses formes.La prostitution de maison, la prostitution du trottoir, la prostitution élégante, la prostitution surveillée et la prostitution clandestine sont les causes essentielles de la dissémination des maladies vénériennes.Presque toutes les filles ou femmes qui font un commerce régulier de leur corps présen- .tent ou ont présenté des accidents vénériens contagieux.Exposées chaque jour à la contamination, la guérison est souvent chez elle presque impossible.La prostitution a toujours existé et les mesures prises pour la combattre demeurent toujours futiles.Je vous disais au début que l\u2019alcool présentait un triple danger.En effet, (a) pour l\u2019individu: l\u2019alcool est un poison.L'alcool est doué de propriétés nocives bien connues sur l\u2019organisme.C\u2019est un excitant de courte durée et un dépresseur de longue durée.Il lèse profondément les différents organes et occasionne des troubles graves dans leur fonctionnement.Il existe une période d\u2019excitation sexuelle succédant & des libations copieuses, laquelle excitation, une fois satisfaite, permet un sommeil lourd et absent de toutes précautions élémentaires.Or la syphilis, maladie individuelle, met le malade dans un état d\u2019infériorité momentanée.Sans traitement, elle devient permanente.Elle fait de lui un être passagèrement taré, qui ne peut reconquérir sa place normale dans la société qu\u2019au prix d\u2019efforts L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 considérables et suivis qu\u2019occasionne le traitement anti-syphilitique.(b) pour la société: il y a les charges imposées au pays du seul fait qu\u2019il faut traiter, hospitaliser ces patients.Le syphilitique, non ou mal soigné, est un danger public.Les conséquences sociales de la syphilis s\u2019étendent également en dehors de chacun des pays qu\u2019elle frappe et ses conséquences vont de pays en pays, sans connaître ni frontières terrestres, ni frontières maritimes.Ce sont les conséquences internationales.En d\u2019autres termes, il y a transport de la syphilis à travers le monde et ce transport est devenu beaucoup plus intense pendant et depuis la guerre, parce que ce ne sont plus des individus qui voyagent maintenant, mais de véritables contingents, d\u2019où nécessité d\u2019organiser un service prophylactique et clinique, ete.Ces contaminés encombrent nos services, nos hôpitaux et nos asiles, pour la conservation desquels les gouvernements déboursent chaque année plusieurs centaines de milliers de dollars.Donc charge pour le pays et budget augmenté.(ec) pour la race: le très Honorable W.L.Mackenzie King a souligné l\u2019importance, dans un discours prononcé à la radio à la fin de l\u2019année 1942, de la tempérance comme essentielle à l\u2019effort de guerre total.J\u2019irai moi-même plus loin en disant que la syphilis, toujours parallèle à l\u2019intempérance, a des conséquences générales sur le moral de la population, capables d\u2019enrayer le bel esprit de collaboration que le peuple donne dans les circonstances actuelles.Bien plus, le travail lui-même est grevé par la syphilis.Non seulement les travailleurs, porteurs et conscients de cette tare, ne donnent pas leur plein rendement, mais ils entravent la production générale par des absences répétées, soit à cause des traitements qu\u2019ils sont obligés de suivre, soit à cause des complications qui surviennent de leur maladie.Et que dire des militaires qui perdent un temps précieux et une force vive par cette maladie.C\u2019est pourquoi la syphilis n\u2019est pas seulement un danger individuel, mais aussi un dan- = >\u2018 -__\u2014 GARCEAU: ALCOOL ET SYPHILIS 1419 ger social et national.National d\u2019ailleurs pour chaque nation du monde, car aucune n\u2019en est indemne.Et aujourd\u2019hui, d\u2019après mon expérience personnelle, tant à mon bureau qu\u2019à la clinique que je dirige à l\u2019hôpital St-Luc, et d\u2019après la documentation que j\u2019ai pu recueillir sur ce point particulier, je suis arrivé a penser que la syphilis contractée était précédée, je dirais méme dans 70% des cas, d\u2019abus alcoolique.Malheureusement les adultes restent parfois, malgré toutes les tentatives, rebelles à la persuasion.Aussi faut-il, à tout prix, sauver l\u2019avenir de la jeunesse.C\u2019est dans les écoles, chez les adolescents, au moment où s\u2019éveillent les premières passions et où se contractent les mauvaises habitudes, que devra porter notre principal effort.Il est fini le temps où nous devions tenir notre jeunesse dans une ignorance malheureuse et nocive de tous les maux qui peuvent la frapper.Il est fini le temps où certains mots médicaux ne pouvaient être prononcés sans éveiller une sotte idée de scandale.Aujour- d\u2019hui nous sommes en pleine guerre.Notre jeunesse est mise en face de réalités encore plus brutales.Celle qui nous restera doit être saine, consciente de ses devoirs et capable de rebâtir physiquement et moralement un monde futur et meilleur.C\u2019est pourquoi il ne faut pas hésiter à se servir de tous les moyens de propagande que la science et les temps modernes mettent à notre disposition.Le premier moyen de prévention ou prophylaxie réside dans une bonne éducation.Il faut enseigner à la jeunesse la vérité.L\u2019effort de propagande ne reste pas nul, l\u2019éducation morale des jeunes gens reste au premier rang.Il faut les instruire, soit par le père de famille, d\u2019ailleurs souvent à peine mieux documenté, soit par le médecin des institutions, soit encore mieux par des conférences données avec tact, par des représentants qualifiés.Ces conférenciers doivent exposer les premiers symptômes de la maladie, les dangers qu\u2019elle fait courir à l\u2019individu, à la famille, à la société et insister sur la nécessité de ne pas cacher son mal et de se soigner le plus vite possible.Un de mes amis me disait récemment qu\u2019au cours d\u2019une émission radiophonique qui n\u2019avait rien de médical, il avait laissé glisser, au cours d'une phrase, le mot: «syphilis».Dans la semaine qui suivit, plusieurs lettres lui sont arrivées protestant contre ce qu\u2019on qualifiait de sans-gêne de la part de mon ami.Il faut que pareil esprit cesse, il faut que la population s\u2019habitue de plus en plus à entendre parler de ces maladies qui sont actuellement si répandues.Parce qu\u2019on fait une campagne contre la diphtérie, faudrait-il en supprimer le nom?Il en est de même pour la syphilis et pour toutes les autres maladies vénériennes.Il faut que la population sache qu\u2019elles existent plus virulentes que jamais; il faut que la population sache comment elles se contractent; il faut que la population sache également que c\u2019est une nécessité sociale de se traiter quand on les a contractées.La radio, à ce point de vue, peut être d\u2019une aide très précieuse et les moyens qu\u2019elle met à notre disposition pour une propagande de ce genre nous obligent à la passer au premier plan.Il y a aussi le cinéma.Depuis cette pièce de théâtre écrite par Brieux et qui s\u2019appelle Les Avariés, nous avons fait beaucoup de chemin.À plusieurs reprises on a montré, dans les théâtres de Montréal, des films à thèse contre la syphilis, mais ces événements ont été des efforts isolés, trop peu nombreux à mon avis.Depuis, je crois tout simplement qu\u2019une campagne d\u2019éducation par le cinéma devrait être faite contre ces fléaux sociaux de l\u2019alcoolisme et de la syphilis, campagne organisée systématiquement par ceux qui ont l\u2019autorité et la facilité de le faire.Ces films devraient être bien faits, précis et capables de montrer à notre jeunesse et même aux adultes les dangers qu\u2019ils courent.J'irai même plus loin.On devrait ne Jamais laisser sortir des collèges ni des couvents, des jeunes gens sans leur montrer par le truchement des images qu\u2019il existe des maladies qui s\u2019appellent syphilis, etc., ete., et que ces maladies sont la ruine de la race et leur dire comment il faut s\u2019en protéger, et comment il faut ne pas avoir honte de voir son médecin, une fois qu\u2019ils les ont contractées.Et, par 1420 médecin, j'entends le médecin de famille, et non pas certains charlatans diplômés hélas! qui annoncent à grand fracas dans les quotidiens.Depuis deux ans, dans notre Province, la législature s\u2019est intéressée à vouloir diminuer la syphilis et à faire passer une loi pour prévenir les maladies vénériennes.Le Ministère de la Santé et du Bien-Etre Social fut fondé.Aussitôt les cliniques, les dispensaires ont été multipliés; les médicaments les plus efficaces distribués.Déjà les résultats se font sentir.C\u2019est un encouragement à redoubler nos efforts.Sous la direction du Ministre de la Santé Publique, l\u2019Honorable monsieur Henri Groulx, nous avons vu se créer dans ce sens une poussée qui mérite tous nos éloges et tous nos encouragements.Enfin, à la dernière réunion de la « Montreal Dermatological Society » tenue à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal en mai 1943, le Lieutenant-Colonel D.H.Williams, M.D., nous disait que la contamination dans l\u2019armée venait du civil et I UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BurLLETIN A M.L.F.AN.\u2014 Montréal, décembre 1943 demandait dans sa conférence la coopération et le support de toute la profession médicale.De méme notre Doyen, le docteur Albert LeSage, dans un Bulletin publié dans L\u2019Union Médicale, avril 1942, nous parlait de la Ligue Canadienne de Santé contre la syphilis.« Nous devons, disait-il, pour atteindre ce but, compter sans hésitation et sans exception sur chacun des médecins de cette Province.Non seulement ils doivent connaître à fond cette maladie, mais ils doivent connaître également le traitement à cause de son action néfaste pour l\u2019individu, la famille, la race surtout, durant et après la guerre.» Espérons qu\u2019un jour, avec la collaboration constante de tous, du médecin, du malade, nous pourrons gagner une victoire définitive sur l\u2019alcool et le tréponème.N\u2019est-ce pas une des plus belles récompenses de notre profession, parfois si fertile en déboires, que de pouvoir, dans l\u2019avenir, escompter une immunité progressive de notre race due à cette propagande bien conçue? iy VARIETES ee ee NOS HÔPITAUX Par J.-R.BOUTIN, Notre-Dame (Montréal).Directeur médical de l\u2019hôpital L\u2019un des facteurs qui ont le plus contribué à la remarquable évolution de la médecine canadienne-française à Montréal réside, sans aucun doute, dans le développement et la valeur de nos institutions hospitalières.Depuis ces médecins de la première heure, véritables héros, qui ont apporté en Nouvelle- France, il y a trois siècles, le dévouement et l\u2019esprit médical français jusqu\u2019à ceux qui illustrent aujourd\u2019hui nos sociétés scientifiques, une pléiade de médecins ont puisé et perfectionné au sein de nos hôpitaux leur formation médicale.C\u2019est là que médecins d\u2019autrefois et médecins d\u2019aujourd\u2019hui ont pu disposer du matériel clinique indispensable au perfectionnement de leurs études universitaires.C\u2019est là qu\u2019ils ont développé l\u2019esprit scientifique et les techniques européennes reçues dans les grands centres de la science médicale et plus particulièrement dans la Ville Lumière.Plus tard, et surtout depuis le début de la guerre, nos jeunes diplômés vont demander à nos voisins du Sud l\u2019expérience des méthodes américaines qui permettent à la médecine canadienne-française cet éclectisme, première caractéristique de sa valeur.Un volume ne suffirait pas à rendre hommage à nos hôpitaux.Nous regrettons de ne pouvoir vous présenter, dans les quelques lignes qui vont suivre, qu\u2019un bref aperçu historique de nos institutions hospitalières les plus importantes.* * * Dès 1634, un missionnaire laïque, Jérôme Le Royer de la Dauversière, receveur des tailles à La Flèche, rêve déjà d\u2019établir une colonie à Montréal et d\u2019y fonder un hôpital afin de promouvoir l\u2019évangélisation de l\u2019île.Son œuvre débute en 1636 par la fondation de «l\u2019Institut des Sœurs Hospitalières de Saint- Joseph », dont il précise ainsi le but: «l\u2019assistance dévouée et gratuite aux pauvres malades, avec la perspective de l\u2019exercer un jour en pays barbare ».Ce n\u2019est qu\u2019en 1642 que Jeanne Mance, aidée par les largesses de la duchesse de Bullion, réalise enfin le rêve de La Dauversière.En compagnie de monsieur de Maisonneuve, elle atterrit à Montréal, à la Pointe-à-Callière, le 17 mai.L\u2019endroit est propice.On y élève sans tarder le fort de Ville-Marie qui devait abriter provisoirement, pendant un an, le premier hôpital de Montréal.Le 8 octobre 1644, Jeanne Mance prend vraiment possession du premier hôpital de Montréal.C\u2019est une petite maison de pierre située à huit arpents du Fort, à l\u2019angle des rues actuelles Saint-Paul et Saint-Sulpice; elle comprend cinq pièces dont l\u2019une est réservée aux malades.Les besoins de la colonie augmentent et en 1654 l'hôpital est reconstruit.L\u2019année 1659 voit l\u2019arrivée des premières hospitalières de Saint-Joseph envoyées par monsieur de La Dauversière.Le troisième hôpital, celui que l\u2019on peut appeler le premier Hôtel-Dieu proprement dit, se dresse en 1694 à peu près au même endroit.Dès l\u2019année suivante, l\u2019édifice est ravagé par un incendie et reconstruit.En 1721, un deuxième incendie vient de nouveau jeter la consternation.En 1724, on termine la reconstruction de l'hôpital.Deux ans plus tard, un troisième incendie est suivi d\u2019une épidémie qui enlève neuf religieuses.En 1735, nouvel édifice.Ce n\u2019est qu\u2019en 1861 que l\u2019Hôtel-Dieu nous apparaît, tel que nous le connaissons, sur l\u2019avenue des Pins.L\u2019Hôtel-Dieu vient de poser 1422 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 le dernier geste de son épopée par la présentation au public de Montréal d\u2019un magnifique pavillon privé, le pavillon Jérôme Le Royer de La Dauversière.L'histoire de l\u2019Hôtel-Dieu, c\u2019est l\u2019histoire de notre propre ville.Aucune lecture n\u2019est plus captivante que celle de ces trois siècles de dévouement et de lutte.De la petite pièce isolée dans un coin du fort de Ville-Marie au superbe hôpital de l\u2019avenue des Pins avec ses 500 lits, c\u2019est une marche triomphale à la gloire des religieuses de l\u2019Hôtel-Dieu et de ses médecins.L\u2019Hôtel-Dieu a plus d\u2019un titre à notre admiration.Mais il possède avant tout celui d\u2019avoir été le berceau de la médecine cana- dienne-française à Montréal.* * * Au début du 19e siècle, par suite de la cession du Canada à l\u2019Angleterre, la population anglaise de plus en plus nombreuse s\u2019émeut de ne pouvoir être hospitalisée dans une institution à elle.C\u2019est ainsi qu\u2019en 1821 surgit le premier hôpital anglais, le Montreal General Hospital, suivi, soixante-quinze ans plus tard, par le Royal Victoria Hospital en 1894.* 3 * Depuis longtemps un problème de grande importance harcèle les autorités civiles et ecclésiastiques: celui de la sauvegarde des filles-mères et des nouveau-nés.Monseigneur Ignace Bourget rencontre à ce sujet madame Jetté, femme de grande vertu, et tous deux préparent la fondation de l\u2019Institut des Sœurs de la Miséricorde.Madame Jetté en devient la première supérieure sous le nom de Mère de la Nativité.Le projet d\u2019un hôpital voué à l\u2019œuvre de la protection des filles-mères est enfin accepté et Mère de la Nativité, dès 1845, les reçoit sous un toit hospitalier.La première construction se fait rue Saint- Simon.Cette maison, qui ne comportait que quelques chambres, est aujourd\u2019hui disparue.Devant le développement rapide de l\u2019œuvre et les demandes incessantes d\u2019hospitalisation, un nouvel hôpital s\u2019élève en 1851 à 850 est, rue Dorchester.En 1887, l\u2019hôpital s\u2019accroît encore et prend le nom d\u2019Hôpital de la Maternité Catholique.À cette époque, 175 lits sont réservés aux filles-mères et on peut recevoir 500 bébés.En 1923, l\u2019adjonction d\u2019une annexe porte le nombre de lits à plus de 250 et celui des berceaux à 600.L'hôpital prend enfin l\u2019aspeet qu\u2019on lui connaît aujourd'hui et le nom d\u2019Hôpital Général de la Miséricorde.Lorsque l\u2019on songe à tous les ennuis que doivent subir les filles-mères pour traverser l'épreuve de leur maternité illégitime, on comprend le rôle social immense joué dans notre ville par l\u2019Hôpital Général de la Miséricorde et ses religieuses.* + * Comme bref corollaire à cette institution.nous rappelons le travail accompli par la Crèche d\u2019Youville, consacrée entièrement au soin des enfants abandonnés.Dès 1754, les Sœurs de la Charité, fôndées par Madame d\u2019Youville, commencèrent à s\u2019oceuper de cette œuvre du vivant même de la fondatrice.Jusqu\u2019en 1888, les Sœurs plaçaient ces enfants dans des foyers jusqu\u2019à l\u2019âge de 18 mois.A ce régime, sans contrôle, les mortalités n\u2019avalent aucune tendance à diminuer.Les religieuses décidèrent en 1888 d\u2019ouvrir une crèche à la Maison Mère, rue Guy.Malheureusement une pyromaniaque, qui du reste vit encore aujourd\u2019hui, apporta le désastre dans l\u2019institution.En 1925, l\u2019aide du gouvernement permit enfin le splendide résultat que l\u2019on connaît, la Crèche de Liesse, où l\u2019on reçoit 750 enfants.* * * Une autre classe de malheureux restés longtemps sans protection adéquate fit appel à Pesprit de charité des Sœurs de la Providence.Au début de la colonie, on retournait les aliénés dans leur pays d\u2019origine.Plus tard, on les garda dans leur milieu familial, où ils furent souvent en proie aux mauvais traitements des étrangers.Les institutions religieuses s\u2019intéressèrent peu à peu à ces déshérités.Les cas graves furent référés à l\u2019asile de Beauport, dans la banlieue de Québec.L\u2019Hôpital Général LS \u2014 \u2014 ea BOUTIN: NOS HÔPITAUX de Montréal, fondé par François Charon de la Barre en 1693, et aujourd\u2019hui disparu, accepta en 1783 de leur réserver quelques lits.Les frères hospitaliers qui dirigeaient alors l\u2019institution se dévouèrent pendant de nombreuses années à la protection de ces malheureux.Vers 1860, un certain monsieur Gamelin travaillait dans son champ lorsqu\u2019il fut assailli par deux hommes en état d\u2019ébriété.L\u2019issue aurait apparemment été fatale sans les cris d\u2019un petit idiot du nom de Daudet qui se trouvait dans les environs et fut témoin de la scène.Les gens accoururent et monsieur Gamelin fut libéré.En reconnaissance, monsieur Gamelin garda chez lui le petit Daudet.À la mort de son mari, madame Gamelin promit de se dévouer au relèvement intellectuel du malade.Elle fit si bien que le jeune Daudet, qui n\u2019émettait auparavant que des sons rauques, fut en mesure, avant de mourir, de remercier sa bienfaitrice dans un langage fort convenable.Madame Gamelin prit à cœur la protection de cette catégorie d\u2019infortunés et elle fonda la communauté des Sœurs de la Providence.Pendant quelques années, elle reçoit les aliénés dans une petite maison, appelée « La Maison jaune », et située aux coins des rues Saint- Hubert et Sainte-Catherine.Le premier hospice fut érigé rue Notre-Dame en 1873.Bientôt un second hôpital fut construit sur l\u2019emplacement actuel et prit le nom d\u2019Hospice Gamelin.D'\u2019année en année l'hôpital prit une extension formidable au point de devenir, un peu avant 1890, une municipalité dont le maire est la Révérende Sœur Supérieure! Plus tard, l\u2019hospice changea son nom pour celui d\u2019Hôpital Saint-Jean-de-Dieu et la municipalité garda le nom de Gamelin.Un terrible incendie en 1890 détruisit tous les édifices.Cependant l'hôpital reconstruit continue de se développer.Aujourd\u2019hui cet hôpital reçoit environ 7,000 patients et cependant l\u2019encombrement est tel que seuls peuvent être acceptés les cas urgents.Les médecins déploient toute leur énergie au relèvement de cette véritable population qui 1423 exige un dévouement inlassable de la paru des Sœurs de la Providence.* * * Vers 1880, malgré le développement progressif de l\u2019Hôtel-Dieu, cette institution ne suffit plus à la tâche.La fameuse controverse Laval- Victoria, qui ne recevra sa solution qu\u2019en 1891 par la fusion des deux écoles, constitue une situation extrêmement pénible à l\u2019enseignement clinique.L\u2019Hôtel-Dieu est contraint de fermer ses portes aux médecins et étudiants de l\u2019Ecole de Médecine déclarés rebelles à l\u2019Eglise.Un nouvel hôpital s\u2019Impose donc afin d\u2019assurer l\u2019autonomie de l\u2019enseignement clinique et de répondre aux besoins de la population.Le docteur Emmanuel-Persillier Lachapelle, professeur à l\u2019Ecole Victoria, et médecin de l\u2019Hôtel-Dieu, est le premier à se rendre compte de cette nécessité.Il demande l\u2019appui des Sulpiciens et des Sœurs Grises.M.l\u2019abbé Rousselot, curé de Notre-Dame, et Mère Des- champs, supérieure générale des Sœurs Grises, secondent de bonne grâce le projet du docteur Lachapelle.On fait l\u2019acquisition du vieil hôtel Donegana, situé rue Notre-Dame, coin Berri.Le 27 juillet 1880, l\u2019Hôpital Notre-Dame ouvre ses portes au public et peut recevoir 25 patients.En 1901, la générosité d\u2019un administrateur, Sir Rodolphe Forget, met à la disposition de l\u2019hôpital un magnifique terrain rue Sherbrooke, face au Parc Lafontaine.Quelques vicissitudes retardent la réalisation des nouveaux plans.Enfin la crise passe et en 1924 on assiste à l'inauguration du superbe immeuble de la rue Sherbrooke; huit ans plus tard, une aile additionnelle vient compléter l\u2019hôpital actuel.En quelques années Notre- Dame atteint l\u2019une des premières places parmi les institutions hospitalières de Montréal; ses 750 lits, dont 75 berceaux, en font même un des hôpitaux les plus importants du Canada.Les étrangers qui visitent l\u2019hôpital ne sont pas peu surpris de trouver chez nous un hôpital aussi moderne et aussi bien aménagé.Cette montée rapide, ce prestige de Notre- 1424 Dame sont l\u2019œuvre de ses médecins et le résultat du dévouement des Sœurs Grises.Notre-Dame se doit d\u2019aller sans cesse de l\u2019avant et de porter toujours plus loin la renommée de la médecine canadienne-fran- caise.* * * Les Sceurs de la Charité de la Providence qui avaient assumé, en 1873, la tâche de protéger les aliénés ne trouvent pas encore cette œuvre suffisante à l\u2019apaisement de leur soif de générosité.Elles se penchent sur d\u2019autres misères et leur esprit maternel s\u2019apitoie sur le sort des pauvres incurables qui n\u2019ont de seul refuge que celui de leur famille, où leur sort est parfois bien peu enviable.En 1899, elles donnent abri à douze déshérités de la nature.Monseigneur Bruchési fut l\u2019Âme créatrice de cette nouvelle œuvre.Conformément à son désir, la communauté de la Providence acquiert l\u2019ancien monastère des Religieuses du Précieux Sang, boulevard Déca- rie, à Notre-Dame de Grâce.Après quelques transformations, il devient l\u2019Hôpital des Incurables, inauguré en 1902.On y reçoit les cancéreux et les malades chroniques.Un violent incendie le détruisit de fond en comble en 1923.Dès l\u2019année suivante, la communauté entreprit la construction du splendide Hôpital du Sacré-Cœur à Cartierville, inauguré en 1926.Dès lors l\u2019œuvre prend un caractère vraiment scientifique.Les cancéreux et les chroniques reçoivent toujours le même accueil; mais ce sont les tuberculeux qui prennent bientôt une place prépondérante dans cette institution.La thérapeutique la plus moderne est consacrée à leur guérison.Peu d\u2019institutions du genre peuvent donner à leurs patients les soins et le confort qui sont le partage des tuberculeux hospitalisés à l\u2019Hôpital du Sacré-Cœur.A cette spécialité vient se greffer un service d\u2019orthopédie tout à la gloire du Canada français.Plus tard on ajoute la chirurgie générale et en particulier la chirurgie thoracique.Cette évolution rapide, matérielle et scientifique, fait de l\u2019Hôpital du Sacré-Cœur une insti- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 tution de 900 lits d\u2019une importance primordiale.* * * En dépit de l\u2019activité des hôpitaux déjà existants, la mortalité infantile faisait de terribles ravages chez nous.Une femme s\u2019émut de cette misère et entreprit en 1907 de consacrer ses activités professionnelles au soulagement des enfants malades sans distinction de race ou de religion.Le docteur Irma Levas- seur mit toute son âme à l\u2019œuvre; elle intéressa le docteur Sévérin Lachapelle et tous deux réunirent quelques bonnes volontés.Ils comprirent bientôt que des âmes féminines réussiraient mieux dans une œuvre vouée au soulagement de l\u2019enfance malade.En quelques mois un comité de bienfaitrices est fondé sous la présidence de madame L.de G.Beaubien.L\u2019honorable Jean-Damien Rolland mit à la disposition des fondateurs un immeuble portant alors le numéro 644, rue Saint-Denis.Dès l\u2019année suivante l'hôpital, trop petit, déménagea au numéro 820 de l\u2019avenue Delo- rimier.Malgré leur dévouement, les bienfaitrices ne pouvaient suffire à la tâche; elles firent appel aux Filles de la Sagesse.Sous l\u2019adroite direction de ces religieuses, l\u2019hôpital prit un essor considérable et il fallut songer à construire ailleurs.Grâce à la ville de Montréal, au Gouvernement provincial, aux Sulpiciens et à messieurs Louis Beaubien, de Gaspé Beaubien et Joseph Beaubien, l\u2019immeuble actuel est commencé rue Saint-Denis.En avril 1914, avait lieu l\u2019inauguration officielle de l\u2019Hôpital Saïnte-Justine.En 1920, l\u2019agrandissement était jugé nécessaire et on procéda à la construction de l\u2019aile Nord terminée en 1922; en 1927, l\u2019aile Sud devenait bientôt indispensable.Les débuts avaient été pénibles, mais le succès devait couronner tant d'efforts et de générosité.Aujourd'hui Sainte-Justine possède environ 550 lits où les enfants sont hospitalisés dans les meilleures conditions.En plus d\u2019être une institution vouée au service de l\u2019enfance malade, Sainte-Justine BOUTIN: NOS HÔPITAUX joue à Montréal un grand rôle social.Par son organisation de service bénévole, l\u2019hôpital présente à la jeune femme canadienne-fran- çaise un complément d\u2019éducation familiale.La jeune fille peut y recevoir des cours sur les soins d\u2019urgence, l\u2019alimentation des enfants, la pédiatrie en général; études éminemment pratiques et qui sont un grand facteur d\u2019amélioration sociale.Nous devons surtout être reconnaissants à Sainte-Justine et aux Filles de la Sagesse de contribuer aussi largement à enrayer le fléau de la mortalité infantile dans notre ville et notre province.* * * Au moment de sa fondation, Sainte-Justine s\u2019intéressait surtout aux enfants en bas âge.Les enfants des écoles cependant posent également un problème: celui de l\u2019hygiène et de la prophylaxie, dans un milieu où même le mot hygiène est ignoré.En 1908, les rapports des hygiénistes démontrent « qu\u2019une grande partie des enfants, fréquentant les écoles, souffrent des maladies des yeux, des oreilles, du nez, de la gorge et des dents ».Un groupe d\u2019hommes à l\u2019esprit social entreprend de remédier à cette situation déplorable: on y remarque le docteur F.-A.Fleury, le docteur Emery Lalonde, monsieur P.-R.du Tremblay, avocat, le docteur A.Mareil, le docteur Henri Desma- rais et quelques autres.La même année, une loi sanctionne la constitution en corporation de ces messieurs sous le nom de l\u2019Hôpital Saint- Luc.L'hôpital est alors construit en son lieu actuel.Le but de la corporation est « de secourir les affligés, les orphelins, notamment les enfants pauvres des écoles et atteindre tous objets analogues; d\u2019avoir des conférenciers qui enseigneront l\u2019hygiène dans les écoles et ailleurs, de donner des leçons, avis, renseignements techniques sur la médecine et toutes ses spécialités ».Au début, l\u2019hôpital ne possède que des cliniques externes.Des amendements furent apportés à la Charte d\u2019incorporation afin de permettre l\u2019évolution de l\u2019institution.Depuis, Saint-Luc est devenu un hôpital général de près de 450 lits et qui progresse sans cesse.1425 * %k %# La campagne d\u2019hygiéne lancée par les fondateurs de l\u2019Hôpital Saint-Luc et les autorités civiles manifeste le fléau alarmant de la tuberculose.Le gouvernement provincial s\u2019inquiète à juste titre et décide de créer des centres de dépistage.Monseigneur Bruchési, archevêque de Montréal, se fait alors l\u2019apôtre de la lutte contre la tuberculose et grâce à son zèle, en 1911 la communauté des Sœurs de la Providence met quelques pièces de leur maison rue Sainte-Catherine à la disposition de la clinique anti-tuberculeuse.Le docteur J.-E.Dubé s\u2019adjoint le docteur Grenier et se dévoue sans compter au succès de l\u2019œuvre naissante.Dès la prémière année, 2,550 malades reçoivent un accueil généreux.En 1913, Monseigneur Bru- chési fait de nouveau appel au dévouement de la communauté; toujours prêtes, les Sœurs de la Providence donnent alors un exemple magnifique de leur charité.Elles se dépouillent encore au bénéfice des tuberculeux.La partie de leur édifice qui donne sur la rue Saint-Hubert est transformée en clinique et l\u2019Institut Bruchést, nommé ainsi en l\u2019honneur de son fondateur, s\u2019ouvre au public au cours de la même année; alors 4 ou 5 lits étaient à la disposition des tuberculeux.Aujourd\u2019hui 50 lits sont un autre témoignage de la charité proverbiale des Sœurs de la Providence.3 * * Une autre communauté aura bientôt l\u2019occasion d\u2019exercer son zèle.En 1919, le docteur François le Moyne de Martigny et le docteur Paul Villard, tous deux français d\u2019origine, s\u2019allient à l\u2019honorable Juge Desaulniers et entreprennent de fonder un hôpital général dans le but de répondre aux besoins et aux désirs de la colonie française et de « secourir les vétérans de la grande guerre sans distinction de fortune, de race, de religion, de nationalités ».Quelques administrateurs dont monsieur J.-H.Panneton, encore aujourd\u2019hui trésorier honoraire de lhôpital, s\u2019occupent de prendre possession d\u2019un immeuble situé rue Saint- Denis, près Ontario.L\u2019Hôpital Français est 1426 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 fondé et 35 patients sont bientôt hospitalisés.Comme dans toutes les institutions hospitalières, les cadres demandent peu à peu à être élargis.Les administrateurs en 1926 font l\u2019acquisition de l\u2019ancien Maternity Hospital d\u2019une capacité de 125 lits, situé sur la rue Saint- Urbain, près de Prince-Arthur.La même année, le pavillon Taschereau est construit et ajoute \u201850 lits.Dès lors la gestion interne de l\u2019hôpital est confiée à la communauté des Sœurs de Saint-François d\u2019Assise, sœurs hospitalières de France et de Québec.L\u2019Hôpital Français devient l\u2019Hôpital de Sainte-Jeanne d\u2019Are en l'honneur de la patronne de la France et bientôt seul subsiste le nom actuel: celui d\u2019Hôpital Sainte-Jeanne d\u2019Arc.En +1928 et en 1929, viennent s\u2019ajouter deux nouveaux pavillons.Aujourd\u2019hui, l\u2019Hôpital général Sainte-Jeanne d\u2019Arc peut hospitaliser 300 patients.* + * La lutte active menée contre la tuberculose n\u2019empêche pas le corps médical et les autorités civiles de s\u2019attaquer à un autre danger plus pernicieux celui-là parce que moins connu, le cancer.Des congrès clament dans tous les coins du monde que le fléau du cancer demeure le grand problème humain de notre époque.Les thérapeutiques sont à l\u2019essai et le radium vient ajouter une arme efficace à l\u2019arsenal connu.En 1922, grâce à la collaboration du Gouvernement de la Province de Québec, de l\u2019Université et de la Ville de Montréal.notre cité possède son Institut du Radium.Dès le début, on lui assure pour $100,000 de radium.La ville met à sa disposition un immeuble situé rue Ontario, et le docteur Ernest Gendreau, principal artisan de l\u2019Institut, en est nommé Directeur.Peu après, l\u2019hôpital est en mesure de recevoir plus de trente patients.Par sa science et son savoir-faire le docteur Gendreau a donné à l\u2019Institut du Radium une renommée qui dépasse les frontières de notre pays.Bien des institutions ont suivi le mouvement lancé par l\u2019Institut du Radium.Aujour- BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 d\u2019hui plusieurs hôpitaux possèdent leur clinique anti-cancéreuse.Le Centre Anti-can- céreux de l\u2019Hôpital Notre-Dame constitue l\u2019acquisition la plus récente de Montréal dans ce domaine.* * * Montréal s\u2019étend sans cesse.Les banlieues s\u2019éloignent de plus en plus du centre.Des municipalités se séparent et s\u2019organisent.Monseigneur J.-A.Richard, curé fondateur de la paroisse Notre-Dame des Sept-Douleurs, à Verdun, rêve depuis quelques années d\u2019y fonder un hôpital.Son zèle et sa tenacité reçoivent leur récompense et le ler mai 1932 l\u2019Hôpital Général du Christ-Roi de Verdun ouvre ses portes aux malades.L\u2019immeuble qui dresse ses lignes modernes sur le boulevard LaSalle, peut recevoir 250 patients.En 1934, l\u2019hôpital passe aux Sœurs de la Providence.C\u2019est l\u2019hôpital général le plus récent que nous possédions.Déjà, en 1938, l\u2019institution recevait son décret d\u2019approbation définitive de l\u2019American College of Surgeons.Il est jeune, mais ses premières années promettent un brillant avenir.* * * L\u2019Hôpital Pasteur est également fort jeune et cependant son activité est déjà remarquable.Lorsqu\u2019en 1934, l\u2019Hôpital Saint-Paul s\u2019avère insuffisant au point de vue et accommodation et aménagement, la Ville de Montréal décide de construire un hôpital plus grand et plus moderne, rue Sherbrooke.L\u2019Hôpital Saint- Luc accepte d\u2019en assumer la direction et au- jourd\u2019hui Pasteur prend une importance considérable sous l\u2019habile direction de son animateur, le docteur J.-H.Charbonneau, surintendant médical.Malgré les efforts et les succès de ses médecins pour faire disparaître les maladies contagieuses, l'Hôpital Pasteur hospitalise encore 325 patients.Souhaitons que bientôt cette institution puisse un jour fermer ses portes à la contagion.faute de conta- gleux.et vouer ses activités à une œuvre éminemment sociale et cependant déficiente chez nous: celle du soin des enfants tuberculeux. BOUTIN: NOS HÔPITAUX Je m\u2019en voudrais de passer sous silence l\u2019H- pital Notre-Dame-de-la-Merci.Hospice et Hôpital surtout de chroniques, cette institution n\u2019en joue pas moins un rôle considérable à Montréal.Ses 650 lits permettent d\u2019hospitaliser des pauvres patients qui encombreraient nos hôpitaux généraux.Grâce au dévouement inlassable des Frères Hospitaliers de Saint-Jean- de-Dieu, Notre-Dame-de-la-Merci donne sans cesse à des centaines de patients le réconfort physique et moral.Lorsqu\u2019en 1932 l\u2019Hôpital ouvrit ses portes sur le boulevard Gouin, les fondateurs \u2014 il faut retenir le nom du Frère Mathias \u2014 ont rendu un service inappréciable à la ville de Montréal et aux Canadiens français.1427 Cette revue rapide est en quelque sorte l\u2019inventaire de notre richesse en institutions hospitalières.Les Canadiens français ont raison d\u2019être fiers et doivent être fiers de ces institutions.Trop souvent les nôtres regardent à l\u2019étranger sans penser que le Montréal cana- dien-français renferme des valeurs scientifiques capables de rivaliser avec les grands centres de la médecine.C\u2019est l\u2019esprit de solidarité qui nous permettra d'atteindre les sommets.Protégeons nos hôpitaux, aidons-les; c\u2019est à eux que nous devons en grande partie le développement de la médecine canadienne-française.Allons toujours de l\u2019avant dans la tâche que nous nous sommes imposée de créer chez nous un centre médical digne de notre race. MÉDECINE PRATIQUE 6-6 ve CONDUITE THÉRAPEUTIQUE DANS LE BARBITURISME AIGU THERAPEUTIQUE GENERALE.Comme dans tous les empoisonnements, on aura recours aux procédés classiques, qui ont pour but l\u2019élimination du toxique hors de l\u2019estomac, du sang, du liquide céphalo-rachidien, et la stimulation de la résistance organique.L\u2019évacuation du poison sera tentée, surtout si l\u2019intoxication ne date pas plus d\u2019une dizaine d'heures.On utilisera le lavage de l\u2019estomac, au besoin avec une solution très étendue de permanganate de potasse (Bickel) ou une solution de charbon qui jouera le rôle d\u2019adsorbant (Gaisboch).Ide conseille d\u2019injecter un demi ou un centimètre cube de la solution d\u2019apomorphine au centième.La sargnée facilite l\u2019élimination du toxique et la résolution du processus de congestion pulmonaire.Elle peut atteindre 500 grammes (Tardieu).Elle sera, avec avantage, suivie d\u2019une transfusion; celle-ci d\u2019ailleurs peut, à elle seule, amener une amélioration notable (Mouriquand, Sédallian et Chapuy).La ponction lombaire a été conseillée par Ortner et par Pagniez, qui indique en outre que l\u2019injection intraveineuse d\u2019eau distillée faciliterait le renouvellement du liquide céphalo-rachidien.Les autres méthodes adjuvantes sont représentées par: les injections répétées d\u2019oxygène sous la peau et les inhalations de carbogène (Flandin) ; les injections intramuseulaires d\u2019adrénaline, jusqu\u2019à 6 à 7 milligrammes par vingt-quatre heures (Huber, Babonneix); les injections intraveineuses d\u2019ouabaïne (Barué- ty) et sous-cutanées de caféine et de camphre.STRYCHNOTHERAPIE DU BARBITURISME AIGU.En octobre 1933, à la Société médicale des hôpitaux de Paris, Mme Bertrand-Fontaine rapportait l\u2019observation d\u2019une jeune fille de vingt et un ans qui avait absorbé 17 grammes de véronal, et qui sortit du coma, après soixante-quatre heures, après avoir reçu, toutes les heures le jour et toutes les deux heures la nuit, 9 4 15 milligrammes de sulfate de strychnine dans les veines \u2014 la dose totale fut de 0 gr.39 \u2014 sans avoir présenté à aucun moment le moindre signe d\u2019intoxication strychnique.Ainsi se confirmait la valeur d\u2019une méthode thérapeutique chaudement préconisée par Ide, de Louvain, à la suite de la découverte par les Américains Haggard et Greenberg \u2014 à la recherche d\u2019un contrepoison de la strychnine \u2014 de la neutralisation expérimentale des effets du toxique par un composé barbiturique.Depuis, la méthode a fait l\u2019objet de multiples communications (Harvier, Flandin, Ramond, etc, etc.).A quelles doses faut-il injecter la strychnine?Si l\u2019on se reporte aux expériences de Haggard et Greenberg sur le chien, il ressort qu\u2019une seule dose mortelle de barbiturique est neutralisée par une dose trois fois mortelle de strychnine en une seule fois.Harvier et Anto- nelli ont fait des constatations analogues chez la souris \u2014 la dose mortelle de strychnine paraissant être, d\u2019après Ide et chez l\u2019homme, de 0 gr.03.En fait, il est impossible d\u2019établir en clinique thérapeutique une règle absolue, étant donné l\u2019inconnu de la dose ingérée et la sensibilité, très variable, des sujets, soit au gardénal, soit à la strychnine.D'ailleurs, les exemples sont nombreux d\u2019individus atteints d\u2019intoxication barbiturique massive guéris par des doses moyennes de strychnine, alors que d\u2019autres succombaient à une dose modérée de gardénal MÉDECINE PRATIQUE malgré une strychnothérapie intensive.Il y a lieu surtout de tenir grand compte de la précocité du traitement dans l\u2019appréciation des résultats.En principe, on peut injecter 0 gr.01, de préférence par voie intraveineuse, toutes les heures, ou même toutes les demi-heures (Ide), et on se guidera sur les réactions consécutives pour intensifier ou modérer ces doses.Dans les cas graves, linjection intraveineuse peut être portée à O gr.05, puis à des doses de O0 gr.02 à O gr.05 toutes les heures, toutes les deux heures ensuite, et enfin toutes les quatre heures; il en fut ainsi pour les cas rapportés par Flandin concernant deux jeunes sujets, traités d\u2019abord depuis une vingtaine d'heures par la strychnine au milligramme, véritablement moribonds, et qui guérirent l\u2019un après avoir regu 0 gr.74 de strychnine en quatre jours, l\u2019autre O gr.32 en trente-six heures.Il semble donc qu\u2019en principe on soit autorisé, pour le traitement d\u2019attaque, à injecter dans les veines O gr.02, en moyenne, toutes les demi-heures ou toutes les heures, en surveillant soigneusement l\u2019apparition des contractures.En tout cas, il est une règle absolue: instituer le traitement le plus tôt possible.La strychnothérapie intensive peut-elle être dangereuse?| Il est un fait, c\u2019est que le sujet intoxiqué par l\u2019alcool ou par le gardénal supporte sans dommage des doses de strychnine qui seraient certainement mortelles chez un individu sain.Toutefois, Moreau et Sterne ont observé des crises brutales de tétanos strychnique, dès le deuxième centigramme du médicament, chez un sujet qui pourtant avait ingéré 6 grammes de gardénal; et le malade de Ramond et Delay, intoxiqué par 10 grammes de véronal, traité dès la dixième heure par injection horaire de strychnine, présenta du trismus et des crises tétaniques et ne put être sauvé.Il se peut d\u2019ailleurs que l\u2019amaurose transitoire, parfois signalée, observée après le coma barbiturique, relève en réalité du traitement par la strychnine, comme dans le cas récemment rapporté, en avril 1936, à la Société médicale des hôpitaux de Paris, par Rivet.1429 Comment agit la strychnine dans l\u2019intoxication barbiturique?La question est encore fort discutée.Lan- geron et Paget contestent à la strychnine les caractères d\u2019un réel antidote, car les deux intoxications peuvent se superposer au lieu de se neutraliser, et l\u2019injection du médicament provoquerait toujours la réapparition des réflexes et leur exagération; la strychnine permettrait simplement une plus grande résistance à l\u2019intoxication barbiturique en produisant une sorte d\u2019élévation du seuil de la toxicité.Carrière, Huriez et Willoquet concluent, de leurs expériences sur animal, que, s\u2019il y a antagonisme entre la strychnine et le gardénal, il n\u2019y à pas neutralisation mathématique des doses mortelles de l\u2019une par des doses mortelles de l\u2019autre.Par contre, d\u2019autres auteurs admettent un véritable antidotisme: soit que \u2014 l\u2019hypothèse est de Massière et Beaumont \u2014 se produise dans le sang un phénomène d\u2019adsorption d\u2019un toxique par l\u2019autre, une sorte de « collage » des molécules strychnine-barbiturique; soit que, comme l\u2019admettent Lavergne et Kis- sel, les deux substances entrent en combinaison, formant un complexe en proportion définie, corps nouveau, doué de propriétés hypo- toxiques.Dans ces conditions, on conçoit l\u2019importance d\u2019une thérapeutique précoce , qui transforme un corps nuisible en une substance que peut tolérer l\u2019organisme \u2014 avant que se soient établies des lésions trop profondes.Quels sont les résultats de la strychno- thérapie dans le coma barbiturique?Dans son enthousiasme, Ide affirmait qu\u2019on ne devait plus actuellement mourir d\u2019empoisonnement par le véronal et le gardénal.Les observations cliniques sont là pour démontrer que si, dans la majorité des cas, on peut rappeler à la vie des sujets manifestement condamnés, par des injections précoces de doses élevées de sulfate de strychnine, par contre les échecs ne sont pas rares, même dans les conditions où l\u2019on pouvait espérer la guérison.Le facteur individuel ne cesse jamais de jouer 1.oo SAVY.1.D'autres substances médicamenteuses ont été utilisées également avec profit par leur action stimulante sur les centres herveux: la picrotoxine, le car- diazol ou métrazol, la coramine.(La rédaction.) + \u201cT'Union Médicale du Canada\u2019\u2019 en 1874 Extraits du discours d'ouverture Prononcé à l\u2019inauguration de l\u2019année Académique 1874-75, à l'Ecole de Médecine et de Chirurgie de Montréal, par A.-T.BROSSEAU, M.D., professeur de Botanique et de Médecine Opératoire, Chirurgien de l'Hôtel-Dieu, etc.Décembre 1874.(Suite et fin.) M.le Président, Messieurs, Nous rencontrons dans notre siècle deux différents types de médecins.L'un est honnête et consciencieux, possède toute la science nécessaire à l\u2019exercice de sa profession; travailleur infatigable, il puise à toutes les sources du savoir, et, malgré ses vastes connaissances, il est humble, et ne craint pas d\u2019avouer que les ressources de son art sont limitées, il cherche à interpréter la nature, à la guider, sans avoir de prétention à l\u2019infaillibilité médicale; en un mot il est prudent et réservé, comme le sont du reste tous les hommes sages et instruits.L'autre veut acquérir une clientèle non pas par son savoir et ses capacités, mais par une vaine prétention et par son audace.D\u2019année en année, il promène le maigre bagage scientifique qui lui a permis, non sans difficulté, d\u2019obtenir un diplôme.Il ne s'inquiète pas des progrès de la science, il ne consulte jamais ses livres, toute sa préoccupation est de faire croire aux autres qu\u2019il est habile, qu\u2019il réussit, qu\u2019il a droit à une clientèle nombreuse, que ceux qui l\u2019emploient sont fort heureux d\u2019avoir ses services, car il est bien supérieur à la généralité de ses confrères.Ils sont nombreux, MM., les médecins de cette dernière catégorie.Beaucoup jouissent même d\u2019une haute réputation devant le public, et cependant leur renommée n\u2019est basée que sur de belles manières, un équipage éclatant, l\u2019usage d\u2019expressions pseudo-scien- tifiques, la flatterie, etc.Un tel médecin est de fait un charlatan aussi éhonté que celui qui, monté sur une voiture en pleine place publique, proclame de toute la force de ses poumons l\u2019infaillibilité de ses remèdes à guérir toutes les maladies.Que cela ne vous étonne pas si ces gens-là réussissent, comme le monde appelle cela; car le charlatan affirme ce qui est douteux, promet ce qu\u2019il ne peut tenir, la guérison aux incurables, la vie aux mourants, et depuis des siècles le peuple tombe incessamment dans ce même piège grossier.Le véritable médecin peut placer son patient dans les conditions les plus favorables à sa guérison, il peut l\u2019aider à échapper à la mort, mais il doit toujours se rappeler que les ressources de son art sont limitée= et que la vie appartient à Celui-là seul qui l\u2019a donnée.Différente des autres professions, la médecine ne peut être jugée et appréciée par ceux qui lui sont étrangers.L'architecte peut montrer une bâtisse, le peintre un tableau.comme preuve de talent ou de génie, mais, en médecine, les plus grands succès ne laissent aucune trace.Il ne faut pas que cela nous décourage cependant.Laissons le charlatan exercer à sa manière ce qu\u2019il appelle la médecine et travaillons hardiment à guérir les infirmités humaines.Il y a des charlatans dans toutes les professions, mais plus dans la médecine, car elle s\u2019y prête davantage.Soyez convaincus cependant que la meilleure politique à suivre, c\u2019est l\u2019honnêteté, que le seul moyen de réussir plus tard, c\u2019est de poser dès aujourd\u2019hui les bases d\u2019une instruction solide comme celle que vous pouvez acquérir dans cette institution en travaillant consciencieusement.On rencontre souvent dans le monde des personnes qui parlent de l\u2019incertitude de la médecine, de la dissidence d\u2019opinion si fréquente entre médecins, et on en conclut que notre profession est une moquerie: on rencontre même de ces personnes dans les premiers rangs de la société, parmi ceux qui commandent l\u2019opinion publique.Ne voit-on pas ces notables encourager les homoeopathes, bien plus, abandonner de bons médecins pour se mettre sous les soins des charlatans les plus éhontés?MM, c\u2019est une humiliation que nous devons subir, comme tant d\u2019autres, avec courage et résignation.espérant qu\u2019une confiance tardive viendra un jour nous récompenser de nos labeurs.L'étudiant en médecine laisse quelquefois refroidir con zèle par la diversité des opinions touchant les mêmes maladies, et il se dit: La thérapeutique a bien changé depuis 50 ans.n\u2019est-il pas probable qu\u2019elle changera encore beaucoup durant les 50 années à venir et cependant les anciens comme les nouveaux médecins vantaient beaucoup leurs succès.Ces différences dans la thérapeutique médicale sont moins grandes et moins importantes qu\u2019elles ne paraissent à première vue.Il y a plus d\u2019un moyen pour arriver à un même résultat, on peut guérir une maladie tout en employant des traitements différents.Les anciens médecins croyaient aux humeurs viciées qu\u2019il fallait faire évacuer, au sang gâté qu\u2019il fallait soustraire, à des poisons septiques qu\u2019il fallait éliminer au moyen du mercure, etc, etc.- = «L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA» EN 1874 Une connaissance plus parfaite de l\u2019anatomie pathologique, de la physiolcgie, les nouveaux moyens d'investigation tels que le microscope, l\u2019ophtalmoscope, les recherches des savants sont venus détruire ou corriger les théories des anciens.Connaissant mieux la marche naturelle des maladies, la force médicatrice de la nature, la puis-ance inhérente aux tissus, nous sommes moins disposés à agir, plus circonspects dans nos attaques thérapeutiques; nous comprenons que le rô'e du médecin n\u2019est quelquefois jamais plus utile que lorsqu\u2019il se borne à observer et à diriger des forces vives de la nature.Les homoeopathes, avec leurs doses infinitésimales, nous ont appris à connaître les forces inhérentes à l\u2019économie vivante.Les succès qu\u2019ils s\u2019attribuent et qui de fait n\u2019appartiennent qu\u2019à la nature, nous ont instruits à compter un peu moins sur nous et un peu plus sur les aptitudes merve'l'euses des tissus et des appareils qui constituent la matière animale.Quoique les médecins de ce siècle aient eu à corriger certaines erreurs de leurs devanciers, ils ont cependant puisé largement dans les trésors que les anciens avaient si péniblement amassés.Leurs successeurs, s\u2019appuyant sur des bases solides, ont pu, à leur tour, faire faire à la science un pas dans la voie du progrès.| Aux médecins présents et futurs le noble héritage, mais aussi la tâche difficile de reculer encore les limites de notre art.D'ailleurs MM, le seul fait d\u2019un changement ne prouve pas la contradiction et l'incertitude.La science médicale progresse incontestablement.Tout progrès signifie changement.Les médecins diffèrent souvent d\u2019opinion, il est vrai, mais n\u2019en est-il pas ainsi entre avocats et même entre théologiens; quoiqu\u2019ils aient pour les guider des autorités universellement reconnues, tandis que nous, nous sommes privés de ces jalons, de ces points de ralliement, puisque les lois de la nature varient plus ou moins suivant le tempérament, l\u2019idiosyncrasie de chaque individu.Ceux qui parmi vous ont quelque temps d\u2019étude, savent sans doute que tel médecin préconise la saignée et les antiphlogistiques, tel autre proscrit la lancette.Dans tel service, on fait grand usage de toniques, dans tel autre, au contraire, on donne beaucoup d\u2019altérants, et, chose remarquable, ces méthodes, si différentes entre elles, viennent toutes la tête haute, armées même de la statistique, déclarer leurs succès et proclamer leur supériorité.Mais que prouvent la plupart de ces succès si ce n\u2019est le triomphe des efforts de la nature contre les maladies que vous prétendez avoir guéries?C\u2019est que fort heureusement, pour l'humanité, la force médicatrice de la nature, je le répète, veille au salut des malades et les guérit en dépit même d\u2019une mauvaise médication.1431 Mais, dira-t-on, vous doutez de la puissance de l\u2019art, médecin, vous niez la médecine?Au contraire, MM,, loin de méconnaître la puissance de l\u2019art, c\u2019est en relever la dignité que d\u2019en signaler les écarts et de réduire à leur juste valeur les prétentions exagérées.L\u2019art médical existe; mais je dis et je maintiens qu\u2019il faut être très sévère dans l\u2019appréciation des effets prétendus salutaires d\u2019une médication quelconque et se défendre d\u2019un enthousiasme irréfléchi pour toute thérapeutique individuelle.Quo\u2019que certains médecins de ce pays donnent dans les excentricités dont je viens de combattre les dangereuses prétentions, la plupart suivent dans leur thérapeutique les sages préceptes de la raison et de l\u2019expérience.Au milieu de ce conflit d\u2019opinions et de systèmes contradictoires, à quelle méthode, à quelle doctrine devez-vous vous attacher?Quels sont done les principes généraux qui doivent régler la thérapeutique du médecin?Pour le penseur qui sait dégager son esprit de l\u2019ornière de la routine, le traitement de chaque maladie est un nouveau problème dont la solution exige toutes les ressources du savoir et de l\u2019imagination.Mais cette dernière faculté de l\u2019intelligence peut aisément s\u2019égarer si elle manque de principes généraux qui lui servent comme de jalons dans le vaste champ de la thérapeutique.Il importe donc que nous tracions ici ces grands principes régulateurs de l\u2019art de guérir qui d\u2019après plusieurs auteurs se résument dans les énoncés suivants: 1° Si la force médicatrice de la nature doit suffire seule pour amener la guérison, ou si le mal est absolument incurable, s\u2019abstenir de toute prescription médicamenteuse.Les prescriptions hygiéniques suffisent seules dans ces cas.2° Si la maladie exige, au contraire, l\u2019intervention active de la thérapeutique, ne prescrire que des remèdes dont l\u2019action est en rapport avec la nature présumée du mal; ce qui constitue la méthode rationnelle; ou prescrire des remèdes dont l'expérience a sanctionné l\u2019efficacité, bien qu\u2019il soit impossible de saisir le lien logique qui rattache leur vertu curative à la nature des phénomènes morbides: tels sont le quinquina dans les fièvres intermittentes, le mercure dans la syphilis; c\u2019est ce qui constitue la méthode empirique.3° Quelle que soit la méthode que l\u2019on emploie, ne jamais oublier de tenir compte dans l\u2019administration des médicaments des indications qui dépendent des idiosyncrasies, des tempéraments, de l\u2019âge, des habitudes et des maladies antérieures.MM.je regrette que le cadre de cette lecture ne me permette pas de vous décrire, au long, les progrès 1432 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 de la médecine durant les trente dernières années, au moins, j'aurais le plaisir de vous faire voir que notre art s\u2019est enrichi de plusieurs découvertes importantes, que des choses alors inconnues sont aujourd\u2019hui du domaine de la science.Je ne puis cependant résister au désir de vous citer quelques exemples.Le microscope a jeté une lumière très vive sur l\u2019anatomie pathologique et la physiologie.Les recherches incessantes de MM.Broca, Robin, Virchow, Cornil et Ranvier sont destinées à reculer encore les limites de cette science.L\u2019ophtalmoscope qui fait voir les maladies profondes de l\u2019œil, tout aussi clairement que ses maladies externes, a opéré toute une révolution dans l\u2019ophtalmologie.Le laryngoscope permet d\u2019explorer jusqu\u2019aux moindres cavités du larynx.Le thermomètre, autrefois inusité en médecine, nous permet maintenant de suivre mathématiquement l\u2019augmentation de la température animale et même de prédire qu\u2019une complication va survenir durant le cours d\u2019une pyrexie ou d\u2019une inflammation.L\u2019auscultation, due, comme vous le savez, au génie de Laennec, a acquis de nos jours une précision telle que les moindres altérations du cœur ou des poumons sont connues, expliquées, interprétées.La chirurgie a fait des progrès immenses depuis une trentaine d\u2019années.Qu\u2019il me suffise de vous mentionner les résections articulaires, l\u2019ovariotomie, l\u2019hys- térotomie, qui sont aujourd\u2019hui des opérations réglées, reconnues.Mais la plus belle des découvertes modernes, c\u2019est sans contredit la lithotritie.Pratiquée.pour la première fois par Civiale en 1824, elle l\u2019est aujourd\u2019hui par tout l\u2019univers et des milliers de fois par année.Les bienfaits de la lithotritie sont incalculables; avec cette ressource de notre art, ce n\u2019est plus une affection grave que d\u2019avoir une pierre dans la vessie.Le temps n\u2019est pas éloigné où cette opération aura fait disparaître la taille chez les adultes.Le nom de l\u2019auteur de cette découverte toute française est au- jourd\u2019hui prononcé avec respect et sa mémoire sera honorée par les générations futures.Les opérations pratiquées autrefois ont été durant ces dernières années améliorées et perfectionnées; exemple: l\u2019ischiémie artificielle ou méthode d\u2019Es- march.Figurez-vous, MM.dans un même amphithéâtre, Ambroise Paré et le professeur Esmarch faisant chacun une amputation.L\u2019arsenal du premier.compte, outre les instruments ordinaires, des fers rougis qu\u2019il promène sur les lambeaux pour arrêter l\u2019hémorragie.Le second, au contraire, prévient toute effusion de Sang en comprimant le membre avant de l\u2019amputer, avec une simple bande élastique.Le tourniquet de J.-L.Petit et la ligature artérielle ont remplacé le fer rouge.La bande élastique et la torsion artérielle viennent à leur tour détrôner ces derniers.BULLETIN A.M.L.F.A.N.-\u2014 Montréal, décembre 1943 Je ne saurais oublier le très puissant auxiliaire de la chirurgie moderne, le chloroforme.L'idée de supprimer la douleur dans les opérations doit être aussi ancienne que la pratique de la chirurgie.Beaucoup, sans doute, cherchèrent à la réaliser, mais leurs essais ne furent pas heureux.Il y a 30 ans, on entrevoyait si peu la solution de ce problème que Velpeau, traduisant en cela l\u2019impression générale, pouvait écrire cette phrase: «Eviter la douleur dans les opérations est une chimère qu\u2019il n\u2019est plus permis de poursuivre aujourd\u2019hui.» Et cependant dix ans ne s\u2019étaient pas écoulés que le problème de l\u2019anesthésie était complètement résolu et qu\u2019un chirurgien ne pouvait plus refuser à ses opérés le bénéfice de la nouvelle découverte.C\u2019est à Jackson, chimiste et médecin, et à Morton, dentiste, tous deux de Boston, que revient l\u2019honneur d\u2019avoir fait l\u2019application de l\u2019anesthésie aux opérations chirurgicales, ils employaient l\u2019éther.Simpson, le célèbre accoucheur, substitua plus tard le chloroforme à l\u2019éther.Je vous le demande, MM,, sont-ce là des progrès?Il vous est peut-être arrivé, durant les leçons ou la lecture de vos auteurs, de trouver trop de détails scientifiques, trop de théories abstraites.Vous avez peut-être cru y perdre un temps précieux que vous auriez pu consacrer à un travail plus avantageux?Vous ne pouvez, à la vérité, avoir trop de connaissances pratiques, mais, pour que ces connaissances pratiques vous soient utiles et profitables, il faut qu\u2019elles soient appuyées sur de saines théories scientifiques.\u2018 : Ce que je vous\u2018 recommande surtout, MM, tant pour\u2019 votre propre satisfaction que dans l\u2019intérêt de vos futurs patients, c\u2019est exercer la noble profession que vous avez embrassée, d\u2019après des principes reconnus, des théories approuvées, une thérapeutique raisonnée, car, sans cette base d\u2019action, vous tomberiez indubitablement dans l\u2019empirisme le plus absolu.Lors de mon voyage en Europe, j'ai pu étudier attentivement les types de l\u2019étudiant français et anglais.Le premier, tout entier à ses études médicales, est un peu négligé dans sa toilette; il porte continuellement avec lui ou un livre ou un cahier de notes, et, chose agréable à voir, c\u2019est que ces objets ont une toilette encore plus négligée que leur possesseur, tant ils sont feuilletés et manipulés.A Paris, sur 100 élèves, il y en a au moins 80 qui prennent des notes durant les cours.Les étudiants se passionnent pour la science.L\u2019étudiant anglais, au contraire, est toujours en grande tenue, il prend rarement des notes, il se fie sur les résumés imprimés, les manuels; il n\u2019oublie jamais son stéthoscope et son thermomètre.Il observe attentivement les faits, il cultive avec soin ce qui plus tard contribuera à lui créer une position sociale avantageuse. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 1433 \u2014 EST-CE DE LA GOUTTE ?Sensibilité, raideur, léger gonflement des jointures des phalanges (les autres articulations peuvent être prises), motilité affaiblie, ralentissement graduel des fonctions.se manifestant surtout vers l'âge moyen.tel est le tableau-symptômes que présentent de nombreux cas.I! peut indiquer un cas de goutte, ou bien un cas d\u2019arthritisme.\u201cLYXANTHINE ASTIER donnée per os, à dose d'une cuillerée à thé, une, et même deux fois par jour, amène ordinairement une rapide amélioration de cet état, et, si on continue le traitement, la disparition complète de tous les symptômes.La Lyxanthine Astier produit cet effet en vertu de ses éléments synergiques associés: iode, calcium, soufre, bitartrate de lysidine !\u2026 ce dernier, puissant dissolvant et éliminateur des déchets métaboliques.1.Méthylglyoxalidine ou éthylethenyldiamine.EI eg v3 PAU IE a A ROUGIER FRÈRES, 350, rue Le Moyne, Montréal Veuillez m\u2019envoyer de la littérature documentaire: LYXANTHINE ASTIER 1434 Le plus instruit des deux, le plus fort en théorie, c\u2019est sans contredit l\u2019étudiant français; l\u2019anglais fera cependant un bon praticien.Le premier aura une thérapeutique plus raisonnée, celle du second sera plus empirique.Vous, MM., qui possédez bien les deux langues française et anglaise, profitez-en; étudiez les magnifiques théories des auteurs français, sans toutefois négliger les applications pratiques que les Anglais savent leur donner.C\u2019est le meilleur moyen d\u2019acquérir les bonnes qualités des uns et des autres.Vous devez toujours rallier la science à l\u2019art.Ces deux puissances doivent marclier de pair.Les cours et la lecture sont indispensables, mais cependant ils ne doivent pas prendre la place des dissections et des visites d\u2019hôpital.Trousseau a dit: « Du jour qu\u2019un jeune homme veut être médecin il doit fréquenter les hôpitaux, il lui faut toujours voir des malades.Autant que possible, instruisez-vous par vous-mêmes, par votre propre observation, par vos propres efforts.» L\u2019anatomie, cette base des sciences médicales, ne s'apprend qu\u2019à la salle de dissection et le scalpel à la main.Quand vous êtes dans les salles de l\u2019hôpital, faites: - des malades les vôtres propres, traitement, un pronostic, etc\u2026 Le professeur ne doit que vous éclairer, vous corriger, vous guider.Habituez-vous de bonne heure à lire sur le visage des malades la gravité de l\u2019affection; à tâter le pouls et à en apprécier les qualités, à connaître les grands troubles fonctionnels des divers appareils de l\u2019économie.Vous verrez dans les salles d\u2019autopsie quelques- unes des relations qui existent entre les lésions cadavériques et les symptômes observés pendant la vie.Fréquentez les hôpitaux dès votre première année d'étude, car la vie d\u2019un homme intelligent suffit à peine à connaître la physiologie.la pathologie mé- dico-chirurgicale et la thérapeutique.Dans ce pays où les cours ne durent que six mois, il est de l\u2019intérêt de l\u2019étudiant, dès sa première année.de suivre autant que possible les services de médecine et de chirurgie.Outre les ouvrages didactiques que les élèves doivent lire et méditer dans le cours de leurs études, il est bon, il est utile et même nécessaire qu\u2019ils lisent aussi les journaux de médecine pour suivre en s\u2019instruisant le mouvement progressif et continu de la sphère scientifique au milieu de laquelle ils commencent à vivre.D'ailleurs, personne aujourd\u2019hui ne saurait rester indifférent au journalisme; c\u2019est le roi de l\u2019époque et le plus puissant en médecine, comme en politique et en littérature.Cette puissance souveraine de Ja presse est une des belles, une des glorieuses conquêtes c\u2019est-à-dire que ' vous devez vous efforcer de faire un diagnostic, un ° L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 de notre civilisation, un des grands bienfaits de notre temps.Mais, si la lecture des feuilles médicales est déjà une nécessité pour l\u2019étudiant, que sera-ce lorsque, devenu praticien, il ne lui restera dans sa solitude que cette voie fraternelle de la presse pour lui apporter les bonnes nouvelles, les progrès incessants de son art?Le journalisme, ce pain quotidien de la pensée, est pour les étudiants comme pour les praticiens un besoin, une nécessité, un bienfait.Telles sont les obligations que vous impose la profession que vous avez choisie et dans laquelle il n\u2019y a qu\u2019un chemin qui conduise au succès, celui du travail: cette condition remplie, ne craignez rien, vous réussirez indubitablement.Je ne prétends pas dire que tous, vous arriverez à une position brillante, même en travaillant bien, mais vous atteindrez certainement votre but, qui est de soulager et guérir les infirmités humaines, tout en gagnant pour vous- mêmes l\u2019estime et le respect de vos concitoyens.Espérons de plus qu\u2019une honnête aisance vous permettra de vous reposer sur vos vieux jours.Il est possible qu\u2019en ce jour où plusieurs écoles de médecins vous ouvrent toutes grandes leurs portes, vous désiriez avoir des garanties comme quoi vous avez bien fait en venant à l\u2019Ecole de Médecine et de Chirurgie de Montréal.La garantie que nous avons à vous donner, c\u2019est le grand nombre de praticiens capables, je dirais même éminents, qui ont reçu À cette institution leur éducation médicale, les succès qu\u2019ils obtiennent en pratique, leur position sociale, la compétition heureuse qu\u2019ils font à leurs confrères venant des autres collèges.Telle est la preuve irréfutable, je crois, de la valeur de l\u2019enseignement qui est donné ici.Ai-je besoin de vous dire que vous avez à votre disposition le plus vaste hôpital de la ville, un hospice d\u2019accouchements qui vous fournit des centaines de cas, des dispensaires où vous pouvez voir et visiter vous-mêmes des multitudes de malades.Il ne m\u2019appartient pas, à moi, ancien élève de cette Ecole, d\u2019en faire aujourd\u2019hui l\u2019éloge, mais laissez-moi vous dire cependant que, s\u2019il est un acte de ma vie dont je suis glorieux et fier, c\u2019est d\u2019avoir suivi les cours de cette institution.Je compte y avoir gagné en recevant dans ma langue maternelle une instruction déjà assez difficile à acquérir par elle-même sans y ajouter l\u2019embarras d\u2019un idiome étranger.Je n\u2019ai jamais regretté un instant de m'être laissé guider, ou plutôt entraîner par mes sentiments patriotiques et nationaux.J'ai toujours aimé à entendre citer en bon fran- cais les œuvres de Bichat, Laennec, Louis, Dupuy- tren, Velpeau, Nélaton, etc.\u2014.- SA S\u2014- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, décembre 1943 1435 LES ALGIES RHUMATISMALES et SYNDROMES DOULOUREUX hk i Complexe médicamenteux de Po- lysalicylates, Soufre, Calcium, Thyroide et Parathyroide, en capsules glutinisées, ne se dissolvant que dans l\u2019intestin.PUISSANT MODIFICATEUR DU TERRAIN RHUMATISMAL DOSES: jusqu\u2019à cessation des douleurs, la dose devra être forte, _ de 12 à 18 Capsules par 24 heures.Prendre de préfé- ,! rence une Capsule \u2014 ne jamais dépasser 2 capsules \u2014 toutes les heures ou toutes les deux heures.Après la cessation des douleurs, réduire la dose du tiers, puis de la moitié et plus.PRÉSENTATION: En flacons de 100 Capsules.SULFOSALYL Échantillon sur demande.ANGLO-FRENCH DRUG COMPAGNIE 209 Est, rue Sainte-Catherine, Montréal. 1436 Puisque cette institution est la nôtre par la nationalité, par le langage, par l\u2019enseignement, par les convenances, pourquoi l\u2019abandonneriez-vous pour aller à d\u2019autres institutions qui ont droit au patronage aussi, mais non pas au vôtre?De quel droit compterez-vous dans l\u2019avenir sur la clientèle de vos compatriotes si vous-mêmes au- jourd\u2019hui, les premiers, vous leur donnez le mauvais exemple, en laissant de côté une institution essentiellement canadienne-française pour aller ailleurs; suivez l\u2019exemple de vos confrères anglais, qui savent bien ne pas abandonner leurs institutions nationales.L\u2019instruction que vous recevrez ici sera toujours réglée sur des principes reconnus, des théories éprouvées.Tout ce qui est problématique et douteux vous sera présenté comme tel.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 Il faut se défier des remèdes tout puissants qui guérissent toujours, des pratiques excentriques et individuelles; ceux qui les préconisent n\u2019ont d\u2019autre but, le plus souvent, que de se faire un nom ou de se créer des revenus.Encore une fois, je vous le répète: voyez, comparez et jugez par vous-mêmes.Cherchez dans vos livres, scrutez la science et elle vous délivrera ses secrets.Travaillez, jeunes élèves, travaillez avec ardeur.avec persévérance, l\u2019avenir vous appartient à ce prix.Ne vous laissez pas arrêter par la pensée décourageante que vos labeurs pourraient rester sans récompense.Travaillez, tout est dans ce mot, tout est possible par le travail. L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 1437 ° EST AUSSI LE RYTHME qui compte.en ce qui concerne le fonctionnement des intestins.L\u2019Agarol suit de prés ce principe.C'est une émulsion exceptionnellement stable d\u2019huile minérale médicinale pure, qui ramollit et lubrifie le bol alimentaire.De plus, il fournit une stimulation péristaltique douce, qui résulte de la diffusion uniforme de la phénolphtaléine blanche et pure dans l\u2019émulsion.Il s\u2019ensuit un mouvement rythmique, et une évacuation alvine facile et sans effort.Un échantillon d\u2019essai d\u2019Agarol vous sera promptement envoyé à titre gracieux, si vous en faites la demande par écrit à notre Service Professionnel.| WILLIAM R.WARNER & CO., LTD., 727 KING ST.WEST, TORONTO, ONT. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le «Quarterly Cumulative Index Medicus»: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est heddomadaire), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Méd.psychol.», 94: 1 (juin) 1938.PHTISIOLOGIE J.C.DONNELLY.\u2014 La tuberculose pulmonaire considérée comme une laryngite.\u201cI.A.M.A.\u201d, 120: 675 (31 octobre) 1942.On fait une étude clinique sur 1,800 patients du Sanatorium White Haven.On a trouvé que 26 cas, soit 1.5 pour cent, avaient eu des symptômes laryngés avant de présenter des troubles pulmonaires.Ce qui a dominé la scène chez la très grande majorité des cas, ce sont les signes suivants: respiration bruyante, douleurs à la gorge, ce qui a fait perdre un temps précieux, au point de vue traitement, avant de découvrir les lésions pulmonaires.De ces 26 malades, 16 avaient à leur entrée de l\u2019enrouement et avaient une gorge douloureuse; les 6 autres avaient les deux symptômes précédents.Ces troubles laryngés remontaient à six mois en moyenne au moment de leur admission au Sanatorium.Vingt et un malades avaient des crachats positifs, tandis que cinq étaient négatifs.Durant les sept années que ces malades ont été observés, 73 pour cent sont morts et 27 sont apparemment guéris.Avant d\u2019instituer un traitement chez un cas de tuberculose laryngée, il est très nécessaire de connaître à fond l\u2019état des poumons.Sur nos 26 malades, 12 avaient une tuberculose pulmonaire modérément avancée, tandis que les 14 autres avaient des poumons assez avancés au point de vue tuberculose.Il est maintenant prouvé qu\u2019une laryngite tuberculeuse n\u2019est pas le signe d\u2019une tuberculose pulmonaire récente.L\u2019auteur persiste sur l\u2019importance de radiographier les poumons de nos malades et d\u2019examiner leurs crachats quand il y a des symptômes de lésions suspectes du larynx, afin d\u2019en bien définir l\u2019étiologie.Paul-René ARCHAMBAULT.J.F.CLERF.\u2014 La trachéo-bronchite tuberculeuse.\"Diseases of Chest\u201d, 8: 356 (novembre) 1942.L\u2019auteur discute de la question de la pathologie de la trachéo-bronchite tuberculeuse.Il insiste aussi sur la question du traitement, surtout lorsqu\u2019il survient des cas de sténose bronchique.Il mentionne des méthodes de traitement et dans certains cas il est obligé d\u2019avoir recours à la collapsothérapie.C\u2019est alors que le bronchoscopiste peut intervenir afin de dilater la sténose bronchique.Par cette dilatation, on s\u2019oppose ainsi à la rétention des sécrétions infectées qui siègent au delà de la sténose.Paul-René ARCHAMBAULT.ENDOCRINOLOGIE Melvyn BERLIND.\u2014 Contribution au traitement de l\u2019aménorrhée.\"The Journal of Clinical Endocrinology\u2019, 3: 457 (aotit) 1943.Le temps n\u2019est plus ou, dans les cas d\u2019aménorrhée, il fallait six mois de traitement pour obtenir des résultats.Ce temps a été réduit de façon appréciable avec les préparations estrogéniques puissantes dont nous disposons aujourd\u2019hui.La méthode de Kauf- mann, avec légères variations, nécessite vingt-cinq jours de traitement et requiert un minimum de treize injections, huit d\u2019hormone folliculaire et cinq de progestérone.On croyait alors que, pour produire une hémorragie utérine chez une femme amé- norrhéique, on devait d\u2019abord administrer l\u2019hormone folliculaire afin de stimuler la prolifération de l\u2019endomètre puis l\u2019hormone du corps jaune pour déclencher la phase sécrétoire.Récemment Zondek et ses collaborateurs démontrèrent qu\u2019il n\u2019est pas nécessaire de produire une complète prolifération de l\u2019endomètre pour déclencher Phémorragie avec la progestérone.Cette méthode a ainsi raccourci Je temps du traitement en cinq jours et même en deux jours.Dans les cas d\u2019aménorrhée secondaire de moins de deux ans, il suffit d\u2019injecter 12.5 mgs de progestérone en plus de 125 mg.à 25 mgs de benzoate d\u2019estradiol, deux jours consécutifs.Dans les cas de plus de deux ans de durée, on peut souvent obtenir une hémorragie en administrant un total de 50 mgs de progestérone dans une période de deux à cinq jours.L\u2019aménorrhée primaire et l\u2019aménorrhée par castration sont traitées par des injections journalières de 10 mgs de progestérone et de 0.5 mg.de benzoate d\u2019estradiol durant cinq jours.Dans tous les cas, ainsi traités par Zondek, l\u2019hémorragie se produisit dans les 72 à 120 heures suivant la dernière injection.L'auteur, impressionné par ces expériences de Zon- dek, entreprit de traiter une série de patientes, cinq souffrant d\u2019aménorrhée primaire et neuf d\u2019aménorrhée L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, décembre 1943 1439 Bronchite ® e © Le malade atteint de bronchite présente deux symptémes bien ca- e Scilexol .Un expectorant sédatif, dont chaque once liquide contient: * Chlorhydrate de Diéthylmor- phine (Dionin) .14 gr.Chlorure ractérisques.Premièrement, une toux sèche et pénible le fatigue toute la journée durant et interrompt son sommeil la nuit.Deuxièmement, il peut être affligé d'Ammonium .16 gr.d'une toux sèche, vaine à dégager ¢ hlorof orme .2 gouttes les mucosités.Dans le traitement cue Cyanhydrique \u2018 Dal.BP.4 gouttes de ces deux symptômes, The E.B.Sirop de Scille .90 gouttes Shuttleworth Chemical Company : SCIL ed) Swop de Tolu.120 gouttes | | ; Dose: Une ou deux drachmes li- Ltd.offre: Scilexol et Bronexol.quides, toutes les quatre hres.Indications: Asthme, bronchite, rhumes et toux en général, grippe, laryngite.Avis: Se fait aussi avec 1 grain de phosphate de codéine 3 la place de Chlorhydrate de Dié- thyl-morphine (Dionin).* Ceci nécessite une commande de narcotique.Bronexol .Un expectorant stimulant, non narcotique, dont chaque once liquide contient: Carbonate .d\u2019'Ammonium .8 gr.Chlorure d\u2019 Ammonium .16 gr.Prunus Serotina .6 gr.Polygala de Virginie 8 gr.Menthol .JA gr.Chloroforme .2 gouttes Ee BE Réglisse .gq.s.Re Mil, LL.qs B Keep ins Cool Pince Dose: Une ou deux drachmes liquides, toutes les trois heures.ShuTTLEWORT! Indications: Bronchites a la phase de ca début avec sensation de constriction.Son action est antispasmodique et efficace pour maîtriser la toux.Spécifiez E.B.S.TORONTO ONTARIO sur vos ordonnances.Établie en 1879 1440 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 secondaire, due à une insuffisance ovarienne intrinsèque.L\u2019âge des patientes souffrant du premier syndrome variait de 21 ans à 40 ans.Le traitement consista en injections de 5 mgs de benzoate d\u2019estradiol et de 50 mgs de progestérone en doses divisées sur une période de 5 jours.Toutes les patientes firent une hémorragie, mais le traitement dut se continuer tous les mois en le réduisant cependant à deux jours.Aucune d\u2019elles ne saigna spontanément les mois suivants, et l\u2019adjonction de la stimulation par le benzoate d\u2019estradiol est nécessaire à la progestérone pour la production d\u2019hémorragie à chaque mois.L\u2019âge des patientes souffrant du second syndrome variait de 19 à 38 ans et la durée de l\u2019aménorrhée de 4 mois à 4 ans.La méthode de traitement nécessitant un total de 25 mgs de progestérone et de 5 mgs de benzoate d\u2019estradiol fut appliquée chez sept patientes et l\u2019hémorragie se produisit chez chacune d\u2019elles.L'observation des patientes durant les mois qui suivirent ce traitement fut possible chez sept d\u2019entre elles et il y eut menstruations spontanées cinq fois dans douze cycles hypothétiques.Chez certaines de ces patientes la progestérone seule, injectée deux jours de suite, fut suffisante pour provoquer l\u2019hémorragie durant les mois suivants, même si l\u2019aménorrhée avait persisté durant plusieurs années.Edouard SIMON.C.H.LAWRENCE et N.T.WERTHESSEN.\u2014 Traitement de l'acné avec les hormones estrogéniques administrées par la bouche.\u201cThe Journal of Clinical Endocrinology\u201d, 3: 636 (novembre) 1942.Le but de cet article est de confirmer une thèse que les auteurs ont déjà présentée sur l\u2019étiologie de l\u2019acné, laquelle réside dans un déséquilibre des hormones estrogéniques et androgéniques.S\u2019il existe un degré suffisant de prépondérance de l\u2019hormone mâle sur l\u2019hormone femelle, l\u2019action acnégénique de celle- là entre en jeu et l\u2019hormone estrogénique perdrait alors son pouvoir de protéger l\u2019individu contre cette action.Si cette thèse est exacte, il devrait être possible de faire disparaître l\u2019éruption en administrant suffisamment d\u2019hormone estrogénique pour rétablir l\u2019équilibre et les hommes aussi bien que les femmes devraient répondre au traitement.Vingt-cinq individus furent traités: quatorze femmes et onze hommes.L\u2019âge moyen des femmes était de vingt-cinq ans et celui des hommes de vingt ans.La moyenne de la durée de l\u2019affection chez tout le groupe était de neuf ans.Chez toutes les femmes il y avait histoire de menstruations anormales: dysménorrhée, hypoménorrhée et ménorragie.Vingt patients reçurent comme traitement, de un demi à un milligramme et demi et même jusqu\u2019à deux mgs de diéthyl-stilbestrol par la bouche par jour et les BULLETIN À.M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, décembre 1943 cinq autres patients reçurent de l\u2019éthinyl estradiol par la bouche à la dose de 0.15 mg.Chez les femmes la médication fut discontinuée le quatrième jour avant le temps prévu des menstruations et reprise après la fin de celles-ci.Chez les hommes le traitement fut ininterrompu.Quinze des vingt-cinq patients guérirent complètement après avoir été traités durant des périodes variant de deux à six mois.Deux dont le traitement avait été intermittent guérirent après huit et neuf mois respectivement.Les huit patients non encore guéris sont encore sous traitement et tous s\u2019améliorent.Toutes les femmes virent leurs troubles menstruels s\u2019améliorer.Ces résultats appuient la thèse des auteurs sur l\u2019étiologie de l\u2019acné et cette preuve est corroborée par les phénomènes biologiques et expérimentaux suivants: a) l\u2019acné n\u2019apparaît pas spontanément chez le mâle castré; b) l\u2019acné est l\u2019affection caractéristique de l\u2019adolescence et disparaît spontanément au début de la vie adulte alors que l\u2019équilibre hormonal est établi; c) l\u2019acné se développe chez beaucoup sinon chez toutes les femmes traitées au propionate de testostérone; d) il y a exacerbation de l\u2019acné avant et au début des menstruations, temps où le taux de la folliculine est à son plus bas niveau et il y a rémission de l\u2019affection au milieu du cycle, temps où le taux de la folliculine est à son plus haut niveau.Edouard SIMON.Morton S.BISKIND.\u2014 L'insuffisance nutritive dans l'étiologie des ménorragies, métrorragies, mastites kystiques et du gonflement prémenstruel: traitement avec le complexe vitaminique B.\u201cThe Journal of Clinical Endocrinology\u2019, 3: 227 (avril) 1943.Il existe en clinique un syndrome caractérisé par des hémorragies utérines pathologiques et causé par une élévation anormale du taux de folliculine dans le sang.Le foie possède normalement le pouvoir d\u2019inactiver cet excès d\u2019hormone estrogénique, mais le mécanisme d\u2019inactivation de cet organe est grandement influencé par le complexe vitaminique B.Cette influence est telle qu\u2019on peut contrôler à volonté ce mécanisme en retranchant la vitamine de la diète ou en l\u2019y ajoutant.Comme cette influence est nulle sur l'hormone mâle, on conçoit les conséquences possibles d\u2019une insuffisance vitaminique sur l\u2019équilibre hormonal et sur le syndrome des hémorragies utérines.Afin de vérifier ces données théoriques, l\u2019auteur a entrepris un traitement avec le complexe vitaminique B chez des patientes souffrant de ce syndrome, mais présentant en même temps des signes cliniques d\u2019insuffisance nutritive.Ces principaux signes d\u2019avitaminose B étaient surtout localisés à la bouche: glossite atrophique, sto- ES es M Bo octthe\u2026 -\u2014 A pe oF a I 5 As 4 i Au bor \u201c 2 38 5 5 i Se LR .Sa = = 4 \u20ac + 5 es * ré = Ta Fo = e ey = a [3 = Se SE sn = = Se = ès S La 8 ee > aH = = HE RN 3 Se NE S = ne = 4 A = So on a ee = Rey = TS i = BN 35 + se = = a SR J > È a = SS À = o> a cs 2 SR = 5 es .= F .S 2 ee ao a 2 = .2 Si SE = x = = = NE a ER = = 2e = 2 = gs RN .of Rs Se = 2 = 2 KC = = se .= = = 5 =.oR = 2 Wi = = se WR OS i: = i = = us aN ss x Se = 8 EN Ru SRR 23 se G se = 5 i = ES a 8% À i = = re he Xe gs = es se £3 = = = S = = ÈS 5 i oo a = = 5 x: 5 SE 5 = È 4 A hs 2k 5 5 Bi = 25 2 a: se 2, % 2 a CA 5 se = & 2 7e AS es = % Se ui 2 = Gh 5 = pe 5: = rs hy $ = se 5 % Es x os a Se a ig: = x es a 5 = 5 = 5; 2 = 5 L ses, A =: 4 5X Fs GE ge: A 2% i Ris = a cy ne Log FA IS .a \u20ac.Sei ï 4 av i or à Es = os = or 6 5 pi 2 2 a Se) x ai: De = ee 75 2 5 0 + De 5 a \u20ac ») ÈS 5 % o.= = rir an ed x oe pl 3 Zi vs Æ 5 ee Ros 42 fat 23 = = ee x = 4 > Ae 5 Po hr a ss cu Sa a % 4 3 So 5 s Fl I sé = ns 2, 2 Le ¥ + i gs A fi es e.En EL 5 A vu nak AE a pes to = 2 Nouvelle Médi FORMULE lodoforme Menthol lodures Camphre Ampoule de 1 cc.(En solution huileuse de faible acidité) Injection Intramudculaire Documentation complète et échantillon sur demande .REPRESEINTANTS POUR LE CANADA - ; , » HERDT & CHARTON, \u201cMÉDICAMENTS DE MARQUE\u201d MONTRÉAL 2027.AVENUE DU COLLEGE McGILL, 1442 matite avec ulcération, cheilosis (perlèche).Il a traité vingt-neuf patientes avec succès; toutes présentaient plusieurs sinon tous les symptômes ci- haut décrits; presque toutes souffraient de métrorragies a part plusieurs autres signes d\u2019hyperfolli- culinémie.La dose journalière de vitamine prescrite comprenait de 3 à 9 mgs de thiamine et de 45 à 9 mgs de riboflavine.En discutant les résultats obtenus, l\u2019auteur rapporte les expériences de nombreux \"chercheurs sur les relations des métrorragies et des maladies du foie en regard de cette insuffisance vitaminique B.Les cliniciens avaient depuis longtemps remarqué ces relations et les chercheurs en ont fait récemment la preuve expérimentale.Edouard SIMON.CHIRURGIE R.K.BROWN.\u2014 Hernie par glissement ou para-péritonéale du colon pelvien.\"Surg.Gyn.and Obst.\"\u201d, 76: 91; 1943.On peut définir la hernie par glissement: protrusion d\u2019un organe herniaire de telle façon que le péritoine du viscère fait partie du sac.En d\u2019autres termes, la hernie fait saillie le long du sac; elle est para-péri- tonéale.Elle peut.sembler être à l\u2019intérieur du sac, mais non complètement entourée par lui.Il est difficile de faire le diagnostic de la hernie par glissement à la palpation et par les moyens cliniques ordinaires.Elle est généralement diagnostiquée lors de l\u2019opération.Il faut bien faire la différence entre une hernie par glissement et une hernie ordinaire adhérente au sac, car les manœuvres dans le premier cas sont beaucoup plus délicates à cause d\u2019une hémorragie possible.L\u2019A.étudie les inconvénients inhérents à différents procédés opératoires.Il indique en terminant sa propre méthode qui permet de bien identifier les éléments anatomiques anormalement disposés et de bien fermer l\u2019anneau inguinal profond.Pierre SMITH.Elliott P.JOSLIN.\u2014 Les rapports des traumatismes et du diabète.\u2018Ann.of Surg.,117: 607, 1943.Le diabète est une maladie héréditaire, caractérisée par un accroissement du sucre dans le sang et son élimination dans l\u2019urine, en relation avec la diminution d\u2019insuline sécrétée par les il6ts de Langerhans et le fonctionnement d\u2019autres glandes endocrines.Il y a environ 800,000 diabétiques actuellement aux Etats-Unis.Leur traitement pose des questions d\u2019assurances assez délicates.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 Un traumatisme peut-il causer le diabète?L\u2019A.examine l\u2019action indirecte qu\u2019il peut avoir et établit l'importance d\u2019un diagnostic en cette matière.Un diagnostic de diabète ne peut être établi qu\u2019en cas de glycosurie et de glycémie ou d\u2019hyperglycémie.Certains sucres peuvent se trouver dans les urines Sans que pour cela il y ait diabète.Tous les moyens d\u2019établir un diagnostic sont essentiels et ne doivent pas être négligés.Quand un traumatisme survient, il faut établir si le diabète existait avant l\u2019accident ou s\u2019il est uniquement post-traumatique.Le traumatisme est rarement la cause directe du diabète, à moins que le pancréas dans ses 4/5 ou une autre glande endocrine ne soient particulièrement atteints (glande pituitaire), et que les cellules productrices d\u2019insuline soient presque détruites.Le pancréas étant le centre autour duquel le diabète évolue, il faut envisager les cas dans lesquels il peut être atteint, sans qu'il y ait eu pour cela de traumatisme externe: cas de pancréatite, de cancer du pancréas, d\u2019infection bacillaire, etc.L\u2019A.étudie diverses opinions pour ou contre le traumatisme cause directe du diabète.Il conclut en constatant que le traumatisme active un diabète latent, soit dans son hérédité, soit dans des prédispositions comme l\u2019âge, l\u2019obésité, le manque d'exercice, etc, et que le diabétique avéré est, d\u2019autre part, plus sujet à un traumatisme qu\u2019un non-diabé- tique, à cause de la plus grande vulnérabilité de ses tissus.Pierre SMITH.W.H.GERVIG et H.B.STONE.\u2014 Invagination intestinale chez les adultes.\u2019\u2019Surg.Gyn.and Obst.\u201d, 76: 95, 1943.L\u2019invagination intestinale aiguë chez les adultes est assez rare.Mais l\u2019A.cite un cas qui l\u2019est encore davantage: celui d\u2019une invagination jéjunale aiguë associée à de nombreux polypes et du gros intestin et de l\u2019intestin grêle, et en fait l\u2019exposé complet.Du point de vue anatomique, il y a différentes sortes d\u2019invagination: intestinale, iléo-cæcale, iléo- colique et colique.Ces termes désignent le site où se produit l\u2019invagination.Au point de vue étiologique, on distingue les invaginations aiguës assez fréquentes chez les enfants et affectant surtout la région iléo- cæcale, et les invaginations chroniques plus particulières aux adultes ou aux enfants d\u2019un certain âge qui relèvent généralement d\u2019une cause organique.Le mécanisme ou processus de l\u2019invagination, quand il y a présence d\u2019une lésion organique, s\u2019accompagne généralement de spasmes concomitants à un relà- chement de l\u2019intestin.Mais dans bien des cas la pathogénie de l\u2019invagination ne peut être retracée.Les symptômes diffèrent chez les tout jeunes en- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 LES PRODUITS SQUIBB À BASE DU COMPLEXE 99999 CHLORHYDRATE DE THIAMINE Microcaps de 1, 3, 5 et 10 mg.RIBOFLAVINE Microcaps de 1 et de 5 mg.CHLORHYDRATE DE PYRIDOXINE Microcaps de 1 et de 10 mg.NICOTINAMIDE Microcaps de 50 mg.PANTOTHENATE DE CALCIUM Microcaps de 10 mg.UN A UN L GROUPES SIROP CAPSULES COMPRIMES SIROP A BASE DU COMPLEXE B Extrait du Complexe entier B, tel qu\u2019obtenu 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celui qui s\u2019impose sauf dans les cas où l\u2019invagination est rapidement réduite par un lavement ou entéroclyse.Dans ce cas une recherche sérieuse des causes demeure indispensable.En présence de tumeurs, une résection s\u2019impose, soit de la tumeur elle-même si elle est unique, soit du segment de l\u2019intestin où elles se trouvent groupées.Pierre SMITH.NEURO-PSYCHIATRIE Abraham MOSOVICH.\u2014 Etiologie de la sclérose en plaques (Théorie du Dr Putnam) \u2018Rev.Argentina de Neurologia y Psiquiatria\u201d, 8: 256 (mars-juin) 1943.L'hypothèse que la sclérose en plaques représente un stade tardif d\u2019un processus de myélite ou d\u2019encéphalite, ou d\u2019encéphalopathie démyélinisante (processus bien caractérisé dans les formes post-vacci- nales et post-rougeoleuses) a amené le docteur Putnam à une nouvelle conception étio-pathogénique de cette mystérieuse affection.L'idée établissant une relation étroite entre les plaques de sclérose et les thromboses veineuses n\u2019est pas nouvelle, mais on n\u2019avait pas essayé jusqu\u2019à date de donner une interprétation à ces trouvailles histologiques.La dégénération myélinique, premier pas dans la formation de la plaque de sclérose, serait suivie d\u2019un lent processus de gliose avec phagocytose de la myéline par les leucocytes infiltrés en grand nombre.Les cylindraxes dépourvus à tout jamais de myéline, s\u2019entourent d\u2019un tissu cicatriciel.Il existe une similitude histologique et topographique entre les lésions de la sclérose en plaques et certaines formes d\u2019encéphalo-myélites; les lésions obtenues par l\u2019expérimentation chez l\u2019animal permettent d'imaginer que la plaque de sclérose est la forme la plus atténuée d\u2019une altération permanente dans\u2019 l\u2019irrigation sanguine.Il est bien établi que le sang veineux coagule plus rapidement que le sang artériel et que la consommation d\u2019oxygène dans le tissu nerveux est supérieure à celle d\u2019autres tissus.L\u2019asphyxie totale du cortex cérébral pour un temps relativement court amène la destruction de la cellule nerveuse, mais dans les cas où les échanges d\u2019oxygène sont peu, mais continuellement altérés, c\u2019est la myéline qui se modifiera le plus.Cette dernière modalité lésionnelle est réalisée par l\u2019oblitération des petites veines cérébrales.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 Simon et Solomon, chez des malades atteints de sclérose en plaques, ont noté une augmentation de la coagulabilité sanguine (après injection d\u2019adrénaline ou de vaccin antityphique) plus importante et soutenue que chez des sujets normaux soumis à la même expérience.Ces résultats peuvent servir d'appui à l\u2019idée voulant qu\u2019un certain désordre fondamental dans le sang amène la formation de caillots en n\u2019importe quel point de l\u2019organisme.Ces caillots se réabsorbent sans laisser de traces, sauf dans les veinules du tissu nerveux, avec comme conséquence l'apparition de plaques de sclérose.Einley montra que le début de l\u2019encéphalite post- vaccinale se fait le plus souvent autour du onzième jour, coïncidant avec le stade de plus grande immunité, et solidarise l\u2019encéphalo-myélite avec les phénomènes allergiques.D\u2019autres expériences chez les animaux ont permis de supposer que l\u2019instabilité dans le mécanisme de la coagulation sanguine est d\u2019origine allergique.Cette base allergique servirait aussi pour expliquer les poussées au cours de la sclérose en plaques susceptibles de survenir dans des circonstances variables (infection banale, grossesse, surmenage, exposition au soleil, refroidissement, émotions).Avec l\u2019appui de ces notions étiologiques, Putnam essaye actuellement de traiter la sclérose en plaques au moyen d\u2019anticoagulants (Héparine), dans le but de prévenir la formation des thrombus.Actuellement la découverte de « Dicoumarin » ouvre d\u2019autres horizons dans l\u2019utilisation de substances anticoagulantes.Putnam et Hoff, dans des travaux encore inédits, ont observé une diminution du temps de protrom- bine de 5 à 20% après administration d\u2019adrénaline.On donne 1/10 de cc.d\u2019adrénaline au millième par voie intraveineuse et on observe la diminution du temps de protrombine durant l\u2019heure qui suit, et surtout durant les 20 premières minutes.Ces travaux encore en phase d\u2019expérimentation ouvrent des nouvelles perspectives thérapeutiques et donnent plus = de valeur à cette théorie pathogénique.Julio VASQUEZ.DERMATO-SYPHILIGRAPHIE Ruben NOWLAND.\u2014 Traitement de l'acné vulgaire avec comédons par électrodessi- cation monoterminale.\u2018American Archives of Dermatology and Syphilology', 48: 302 (septembre) 1943.Dans le but d\u2019obtenir une guérison définitive de l\u2019acné par destruction des comédons, l\u2019auteur a traité par électrodessication 31 malades avec les résultats suivants: 25 guérisons et 6 échecs.Les 31 cas d\u2019acné traités par électrodessication sont L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 1445 RS S SR S = = =X = TOW Te IW SAY RR aN RN 8 = = 7 &@ = sa , te 3 Si = Sl = se À se = S = S SN = x RE A - 3 RR iS ge + Se 38 SA S - = .Se = RS A .n oo x < = S EN ay Se + S py = S = = 2 S = = = ?.3 $ wr + » N = h %.= a AN 3 \u201c £3 .i a Se = 3 55 = pe a.= & ets > $ > 8 52 $ : HE = > a ë À Sis è LW 4 5 es D 3 = = a = AL x es = Sv a = cs .i ea 5 i 2 Sl SE 5 = > 5 = ss = Rex = = os > 55 Se Ne .So Se SES = #3 & 2 ol.= 5 ¥ MPOULE ov st Se x = 5e i jection ; u 3 urs ent & = xE zrment 6 map ré sen {ine ; a ends ve Inc SN > 3 ACEUTIC Cs ON PHAR w < or JE XPANSI Ga SCE ÉTÉ dar.soude 57 x cié inde fe 26 hnine # sino! is ae de Seyi thi 20 Ps ap g 5 Spt 4; i vi \u201c¥3 ei que 2 a x Extra?gL LB ~ 4 {333 FLAT amine Batra hia ur px Chlorate © à orgs: te Sérum.# = i UE reais | 85 91% 2 i i 4 x = pe % 2x 4 2 / x \u201c 4 ens RE A 2 ied ce SR 2 ZA = 5% 7 5 ica GE 2 GE LE A A 7 i po GE 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ans.Ces 6 malades souffrent d\u2019acné pustuleuse et ky-tique de la face avec de nombreux comédons.Tous tirent un bénéfice considérable du traitement à l\u2019exception d\u2019un qui, cependant, est quelque peu amélioré.Quatrième groupe: Trois jeunes garçons qui présentent une acné sévère de la face et du tronc: grosses pustules, lésions kystiques et comédons volumineux simples et doubles.Ces 3 malades guérissent complètement par l\u2019électrodessication à laquelle on adjoint cependant les rayons X à raison d\u2019une application par semaine pendant 12 semaines consécutives.Ces résultats sont, dans l\u2019ensemble, excellents.Le traitement est peu douloureux, du moins pour les adultes, et il laisse des cicatrices minimes, moins apparentes que celles laissées par l\u2019acné elle-même.Il nécessite cependant, pour une acné limitée à la face.de 3 à 5 séances d\u2019électrodessication de 15 minutes chacune, à des intervalles de 3 semaines.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 L'auteur se sert d\u2019un appareil à éclateurs ordinaire et la technique qu\u2019il préconise est très simple.Henri SMITH.Emanuel GAHAN.\u2014 Fréquence du psoriasis parmi la population en général.\u2018American Archives of Dermatology and Syphilolo- gy , 48: 305 (septembre) 1943.L'auteur se demande combien il peut y avoir de malades souffrant de psoriasis parmi les hommes en général.Pour répondre à cette question, il compulse les statistiques de la «Skin and Cancer Unit», une des cliniques dermatologiques les plus considérables de New-York, et nous fait part de ses conclusions.Une moyenne de 700 nouveaux cas de psoriasis sont vus actuellement à la «Skin and Cancer Unit ».Cela veut dire qu'il y a actuellement au moins 20,000 personnes vivantes qui sont traitées \u2018à cette clinique pour du psoriasis.Or, la «Skin and Cancer Unit» reçoit environ 20% de tous les malades qui souffrent de psoriasis dans la ville de New-York.Donc, il y a 100,000 cas de psoriasis environ dans la ville de New-York.Puisque New-York et ses environs immédiats comptent approximativement 10.000.000 d'habitants, on peut dire que 1% de cette population souffre de psoriasis.Etant donné que la proportion des cas de psoriasis de la ville de New-York est sensiblement la même que celle de toute autre localité située sous un climat tempéré et habitée par la race blanche.on peut dire qu\u2019au moins une personne de race blanche sur 100 souffre de psoriasis.Henri SMITH. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 1447 BIS KAM OIL Hyperchlorhydrie \u2014 Affections de l'estomac.oo 1 & 3 cuillerées de poudre délayées dans de l'eau froide.HEMOSTYL du Dr Roussel (Ampoules et sirop) Anémies.Convalescence.Allaitement.| à 2 ampoules dams Y de vere d'eau par jour ou 1 cuillere à soupe de sirop avant les repas.TAXOL Rééducateur physiologique de l\u2019intestin.2 à 4 comprimés avant le repas du soir.Dose moy.2 comprimés.) NEURINASE Sédatif et hypnotique sans accoutumance.1 à 2 tablettes au coucher.ALEPSAL Epilepsie.Convulsions (N on dépressif).Comprimés dosés à 0 Gr.015 et à O0 Gr.10.INOTYOL Affections de la peau.Démangeaisons.Brûlures.Applications journalières.PLURIGLANDINE Extrait opothérapique total.Déficiences organiques.2 à 4 dragées glutinisées par jour.VEINATONE Affections veineuses.| 2 à 4 dragées glutinisées par jour.ARTICHOBYL Maladie du foie.(Action très douce.) 4 à 10 pilules à intervalles réguliers.J.EDDEÉ Limitée Edifice New Birks, MONTRÉAL: SOCIÉTÉS L\u2019 « Union Médicale du Canada» publie les comptes rendus scientifiques de toute société savante de langue française de l'Amérique du Nord.Ces comptes rendus doivent cependant être rédigés succinctement en dactylogra- LA SOCIETE MEDICALE DE MONTREAL Séance du ler juin 1943 tenue à l'hôpital Notre-Dame Présidence de M.Adélard Groulx SEANCE LIBRE Après lecture et adoption du procès-verbal, le secrétaire-trésorier général, M.Paul Letondal, fait part d\u2019une lettre de M.R.Geddes, Chef de la division des approvisionnements du Bureau des Prix et du Commerce en temps de guerre, dont copie nous a été envoyée par M.Georges Hébert, secrétaire- adjoint de «l\u2019Association médicale canadienne », division de Québec.Cette lettre nous rend compte des difficultés croissantes que nous éprouverons à obtenir des médicaments et du matériel hospitalier et recommande la plus stricte économie en ce domaine.M.le Président souligne ensuite le caractère particulier de la séance de ce soir, que mous devons encore à l'initiative de M.Letondal.Ce dernier n'a pas craint de s\u2019écarter des sentiers battus et de donner aux internes de nos hôpitaux l\u2019occasion de présenter des communications, avec le concours de leurs chefs de services.+ + + Empyème pulmonaire M.Jacques LEGER L\u2019empyème pulmonaire constituait, jusqu\u2019ici, un problème d\u2019ordre chirurgical.La chirurgie n\u2019a pas perdu ses droits, mais, s\u2019il faut en croire les résultats obtenus dernièrement avec le traitement médical qui consiste à ponctionner et à instiller localement une solution de sulfathiazole soluble, nous pourrons avoir moins souvent recours à la pleurocostotomie: M.Léger cite 4 cas dont 2 guéris complètement par le traitement médical précité et 2 très améliorés.Discussion.M.Jules PREVOST est également d\u2019avis que cette sulfamidothérapie locale est digne de retenir l\u2019attention dans le traitement de l\u2019empyème pleural.Il voudrait que M.Léger dise ce qu\u2019il ferait en face d\u2019un empyème compliqué a) d\u2019une lésion pulmonaire active, non bacillaire; b) d\u2019une hépatonéphrite; et phie par les secrétaires respectifs et être adressés, sans retard, à la Rédaction.2eve quels sont les effets immédiats de la mise en place des sulfamidés dans la cavité pleurale.M.ALLAIRE aimerait savoir comment M.Léger a traité le malade qui présentait un abcès pulmonaire avec fistule bronchopleuro pariétale.M.LEGER répond: à M.Provost que la lésion pulmonaire concomitante à l\u2019empyème contre-indiquerait l\u2019intervention chirurgicale et relèverait de la sulfamidothérapie, l\u2019hépatonéphrite empêcherait au contraire de donner des sulfamidés.L'effet immédiat de la sulfamido- thérapie, c\u2019est la transformation du pus épais en liquide fluide et presque limpide parfois.à M.Allaire que le malade porteur de l\u2019abcès avec double fistule a reçu des sulfamidés par voie bronchique et par la fistule.Les calculs invisibles de l'appareil urinaire M.Jean CHARBONNEAU- M.Charbonneau rapporte une histoire typique des coliques néphritiques à répétition où la radiographie simple ne révélait rien, tandis que la pyélographie \u2018intraveineuse permet de voir un calcul triangulaire, calcul d\u2019acide urique situé dans le bassinet, qui fut extrait par pyélotomie antérieure.Le diagnostic a donc pu être porté sur l\u2019image lacunaire que montra la pyélographie.Cette lithiase unique impose un régime particulier et une médication éliminatrice qu\u2019il faut continuer longtemps chez ces malades.Discussion.M.Oscar MERCIER insiste sur l'importance de l\u2019usage lacunaire à la pyélographie et demande au rapporteur comment il différencierait un calcul non opaque d'une tumeur du bassinet.M.CHARBONNEAU répond: à M.Mercier que la tumeur n\u2019aurait pas des contours aussi nets que ceux du calcul.Traitement local des brûlures chez l'enfant par la sulfadiazine M.J.-P.JOANNETTE Après quelques considérations sur les facteurs de gravité de brûlure, leur siège, leur étendue et l\u2019âge LA PLU fs RT.DES INFECTION = INAIRES Fa Ve SONT ENRA PARLE SAH 5» Leg UENO) ulfacétimid hering).est.*\u2018presqu n -speécifique Evol] ai fe a pren urtout OL fr nt Ll + lib our organisme \u20ac SUL YG petites do 1X i] (Ke cpg) ê comm of ap} donn diquen utile opt VEST ADI COS A, TEL rt, 4 45 Pe Sat aux Voie 2 rinaires.32 oP} (AR 4 +, { ¥ Ye SULAMYD ulfacétimide Schering) en flacons de 100 et de RU comprim de ER >, SCHERING rotor LIMITED, EI RUE ST-PIERRE, RAT 1450 L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 des victimes, M.Joannette nous présente les résultats obtenus à la sulfadiazine.Il semble bien que, chez les grands brûlés surtout et chez ceux qui sont atteints aux surfaces critiques, les résultats sont encourageants, au point de vue souplesse de la cicatrice et lutte efficace contre l\u2019infection secondaire.Discussion.M.Edmond DUBE souligne que les résultats obtenus dans ces cas sont dus à la patience et au travail de M.Joannette.Il insiste sur la complexité du problème thérapeutique des brûlures et sur l\u2019importance du traitement général.L'érysipèle M.L.-J.GAUTHIER M.Gauthier cite d\u2019abord l\u2019histoire d\u2019un bébé de 20 mois atteint d\u2019un érysipèle traumatique de la jambe droite et guéri en 7 jours par absorption de 25 centigrammes de sulfathiazole toutes les 4 heures pendant 4 jours.Le deuxième malade était un adulte de 28 ans, diabétique et syphilitique qui présentait en plus d\u2019un anthrax de la nuque un érysipèle de la face, qui résista au sulfathiazole et guérit par la sulfadia- zine, tandis que son anthrax diminuait considérablement grâce à l\u2019insulinothérapie concomitante.Discussion.M.Henri CHARBONNEAU insiste sur la valeur de la sulfamidothérapie dans le traitement de l\u2019érysipèle et sur l\u2019importance du diagnostic différentiel de la lésion érysipélateuse de la face avec le phlegmon diffus qui réclame la radiothérapie.Un cas de \u201clow back pain\u201d M.Roger GARIEPY Il s\u2019agissait d\u2019une jeune patiente scoliotique et cy- photique qui présentait une douleur sciatique droite sans troubles nerveux périphériques, avec un point lombo-iliaque très net.La radiographie a révélé une sacralisation considérable qui a été traitée par l\u2019immobilisation définitive par greffe vertébrale.Discussion.M.J.-E.SAMSON rappelle l\u2019importance du «low back pain» en clinique et énumère les divers agents thérapeutiques qu\u2019on peut lui opposer, à partir de la novocainisation jusqu\u2019à la greffe.Il demande à M.Gariépy pourquoi valait-il mieux pratiquer chez cette malade une greffe qu\u2019une transversectomie.M.N.ALLAIRE souligne la fréquence avec laquelle les radiologistes trouvent des sacralisations qui ne causent.aucun ennui à leurs porteurs, il demande si la radiothérapie a été tentée chez le cas du Dr Gariépy.M.GARIEPY répond: à M.Samson qu\u2019il a préféré la greffe à la trans- versectomie parce que cette dernière intervention est plus laborieuse et permet souvent les récidives douloureuses et aurait été un moins bon traitement de l\u2019arthrite lombosacrée entretenue par la cyphose permanente.à M.Allaire qu\u2019à son avis, la radiothérapie n\u2019aurait apporté ici qu\u2019un soulagement passager.Kyste biliaire M.René GRIGNON Le patient en cause présente, un mois et demi après un traumatisme du thorax et de l\u2019abdomen, un épanchement péritonéal fébrile, fait de sang et de bile que l\u2019on tarit après soutirement de 12,000 c.c.: 3 mois après, il revient à l'hôpital avec un kyste biliaire volumineux qui est débridé et enlevé avec succès.Il s'agissait d\u2019une cholépéritonite aseptique et traumatique qui s\u2019est tarie spontanément après enkystement d\u2019une certaine quantité de bile dans le petit bassin.Discussion.M.Laurent BERGERON souligne que l\u2019intérêt de ce cas réside dans sa très grande rareté.Il croit qu\u2019il vaudrait mieux parler d\u2019enkystement biliaire que de kyste vrai qui implique l\u2019idée d\u2019une communication quelconque avec le foie ou les canaux biliaires.x x * Le Président offre ses félicitations aux brillants rapporteurs de ce soir et remercie les chefs de service de leur présence qui a servi d\u2019encouragement à leurs internes.Le succès de cette soirée permettra d\u2019en reprendre la formule à l\u2019avenir.SYMPATHIES Proposé par M.G.-L.Prud\u2019homme, secondé par A.Lamarche, que des sympathies soient envoyées à la famille F.O\u2019Leary Noiseux, membre titulaire récemment décédé.ELECTION DES MEMBRES Sont élus membres: a) titulaires MM.L.-J.Gauthier et Jean Paquin.b) correspondants, MM.R.-F.Bruneau, Oscar Choiniére, Jean Dubé, Roger B.Goyette, Léopold Larose, Henri Picard, Gustave Provencher et Gérard Rochon.Le Secrétaire des séances, Roger DUFRESNE.ee AR br we wl L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.A.N, \u2014 Montréal, décembre 1943 1451 Les tampons menstruels sont-ils d\u2019une grande importance pour le médecin?Evidemment non! Cependant \u2014 sont-ils assez importants pour justifier l\u2019énumération de certains points convaincants?Certainement oui! Car, demain, la patiente dont l\u2019estime lui est très précieuse pourra particulièrement désirer apprendre comment éviter une irritation vulvaire périodique très douloureuse .comment bénéficier des avantages de l'absorption interne sans difficulté d\u2019introduction du tampon .comment obtenir une protection adéquate durant les jours d\u2019écoulement abondant .ou plusieurs questions de réelle importance pour elle.Pour son bénéfice, le médecin rappellera: .que Tampax est comprimé à un sixième de son format normal, dans un applicateur individuel qui permet l'insertion haute et facile; \u2026 que seul Tampax (de tous les tampons similaires) s\u2019aplatit complètement et s'adapte bien à la voûte vaginale, donnant une assurance et un confort absolus; .que le fin coton hydrophile reste en contact avec l\u2019épithélium vaginal sans provoquer d\u2019irritation interne ou externe; .que sa grande capacité d\u2019absorption donne à ses longues fibres de coton une action capillaire qui imbibe librement l\u2019écoulement et en empêche l\u2019arrêt; .que seul Tampax (de tous les tampons similaires) est piqué avec des coutures entre-croisées qui empêchent sa désagrégation in situ; la ficelle à l\u2019épreuve de l\u2019humidité, extension inséparable de ces piqûres, permet son retrait facile; que Tampax se présente en trois formats (super, régulier, junior) pour répondre à tout besoin particulier; .que des centaines et des milliers de patientes ont trouvé un confort nouveau \u2014 une commodité nouvelle \u2014 et une tranquillité d'esprit parfaite.Le médecin qui explique toutes ces choses à ses patientes constate sans doute que (si elles sont comme la plupart des patientes qui ont été aidées de cette façon) leur hygiène menstruelle en est grandement améliorée et qu\u2019elles lui en sont très reconnaissantes.Sur réception de ce coupon nous vous adresserons des échantillons.CANADIAN TAMPAX CORPORATION \u2014 533 COLLEGE STREET \u2014 TORONTO, ONT.CREE D'UNE FACON FONCTIONNELLE PAR UN MEDECIN POUR UNE VERITABLE PROTECTION HYGIÉNIQUE.\u2014\u2014 \u2014\u2014\" \u2014\u2014_\" =\" = S\u2014\u2014 STEEL, GTS AGERE, SEES SESSA SURETY SEE PUSSY ESS SII CALE SSS (EE SI SSS SSIS (Sl mmm my sem PUBLICITE ACCEPTEE CANADIAN TaMPAX CORPORATION Nom PAR \u201cTHE JOURNAL 533 College Street, Toronto, Ont.OF THE AMERICAN Il me ferait plaisir de recevoir Adresse .cccccoiiivvueiiiiiiiiiii ieee MEDICAL ASSOCIA- des échantillons des 3 formats | TION\", de Tampax.12611 l'A \"en 001 050000 0010081 00 4 1 58 0000000000 300000040440 0001 560116 Be EE nen 1452 Séance du 5 octobre 1943 tenue à l'Institut de Microbiologie et d'Hygiène de l'Université de Montréal Présidence de M.J.-U.Gariépy Diagnostic précoce des maladies par carence chez les enfants M.!.Newton KUGELMASS, de New-York La Société Médicale de Montréal, à l\u2019occasion de la reprise de ses séances, le premier mardi d'octobre, a eu l\u2019honneur d\u2019avoir comme invité le docteur I.Newton Kugelmass, de New-York.Le docteur Kugelmass, qui est une autorité en pédiatrie et sur les maladies de la mutrition, est un ancien élève de l'Institut Pasteur de Paris.Docteur ès sciences et docteur en philosophie, en plus d\u2019être docteur en médecine, auteur d\u2019intéressants travaux de recherche à l\u2019Université Yale, il met ainsi une vaste culture au service de l\u2019enfance et de ses problèmes.L\u2019éminent pédiatre a traité d\u2019un sujet très pratique et tout à fait d\u2019actualité, en raison de la guerre et des privations de toutes sortes qu\u2019elle nous impose.Dès l\u2019ouverture de la séance, M.Paul Letondal, secondé par M.Edmond Dubé, propose que l\u2019on suspende la procédure habituelle des assemblées régulières, pour en venir sans tarder à la conférence de M.Kugelmass.Cette proposition est adoptée unanimement et M.Gariépy demande alors au secrétaire-trésorier général de présenter le conférencier d\u2019honneur.« Nous avons le plaisir et l\u2019avantage de recevoir aujourd\u2019hui, dit M.Letondal, l\u2019un des représentants les plus autorisés de la pédiatrie américaine, chercheur et philosophe, auteur de Newer Nutrition in Pediatric Practice et Diseases of the Blood in Children.M.Kugelmass traitera d\u2019un sujet important qui lui est bien familier: «le diagnostic précoce des maladies par carence chez les enfants.» «M.Kugelmass.» La saine nutrition de l\u2019enfant, condition essentielle de son développement normal, doit s\u2019adapter aux différentes phases de son existence, à partir même de la conception.Si l\u2019on songe que trente des trente-cinq générations cellulaires qui jalonnent une vie humaine s\u2019acumulent entre l\u2019instant de la conception et l\u2019époque de la naissance, on conçoit L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 l'importance de la nutrition adéquate de la mère parturiente.N'oublions pas, d\u2019ailleurs, que, de toute façon, le fœtus s\u2019emparera de tous les matériaux qu\u2019il lui faut, en puisant au besoin dans les réserves maternelles.La naissance est une phase critique de l\u2019enfant.L'accouchement le plus normal du monde plonge le nouveau-né dans un état de shock, par perte de liquide, qu\u2019il faut compenser immédiatement après la naissance, sans se préoccuper du délai classique de 12 à 18 heures.Aux périodes de croissance rapide, d\u2019un an à deux ans, de six à huit ans, et de douze à quatorze ans, il faut d\u2019abord fournir à l\u2019organisme une surabondance de matériaux nutritifs et profiter de cet effort de l\u2019organisme pour en saisir les insuffisances qui risqueraient de passer inaperçues entre temps.Des quarante constituants d\u2019une alimentation rationnelle, il faut accorder la prépondérance aux alca- linisants qui protègent mieux contre l\u2019infection et assurent une meilleure croissance.bY Pour fournir à l\u2019enfant tout ce qui assurera son développement normal, il faut donc parer d\u2019abord à la dénutrition maternelle; après la naissance, il faut compter avec l'alimentation insuffisante, l\u2019absorption et l\u2019utilisation inadéquates et l\u2019accroissement annuel des besoins de l\u2019organisme.Tous ces facteurs influencent le développement physique et mental de l\u2019enfant.Sur ce dernier point, l\u2019expérimentation et la clinique ont fait ressortir le rôle capital que jouent la dextrose, l\u2019oxygène et la vitamine « B» dans l\u2019amélioration des processus mentaux.D'une nutrition adéquate, surtout dans les trois premières années de sa vie, dépendront donc le développement physique et mental de l\u2019individu et son rôle futur dans la société, qui pourra, selon le cas, profiter de sa présence ou la supporter comme un fardeau.M.Armand Frappier, Directeur de l'Institut de Microbiologie et d'Hygiène de l\u2019Université de Montréal, qui nous reçoit aujourd\u2019hui, est ensuite invité à remercier M.Kugelmass.M.Frappier est heureux de nous avoir accordé l\u2019hospitalité en de telles circonstances.La personnalité du conférencier et l\u2019expo- Sé captivant qu\u2019il a fait d\u2019un sujet de première importance ont fait de cette séance un régal intellectuel.Il faut espérer que de nouvelles initiatives, comme celle qu\u2019a prise M.Letondal aujourd\u2019hui, nous permettront d\u2019entendre de nouveau M.Kugelmass et d\u2019autres maîtres de la médecine américaine.Et la séance est levée à 6 heures 15 p.m.Le Secrétaire des séances, Roger DUFRESNE. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 1453 In vitro et in vivo SALHEPATICA CRÉE LE VOLUME LIQUIDE Dans le verre aussi bien que dans une anse isolée de l'iléon d'un animal de laboratoire, SAL HEPATICA démontre bien la raison qui incite la profession médicale à recommander son administration \u2014 l'efficacité de cette préparation à créer le volume liquide.Une solution laxative de Sal Hepatica fut Au bout de 4 à 6 heures la co .- - P 1 7 2 solution de Sal Hepatica s\u2019éleva du bas introduite dans une anse isolée de l'iléon d'un jusqu\u2019 t du tube de sûreté( voi .Pape de sdreté( voir chien.Une heure plus tard, l'examen révéla que la solution avait augmenté de 34%.La même solution placée dans un tube de sûreté, hermétiquement fermé au moyen d'une membrane semi-perméable, et suspendu dans la solution de Ringer, augmenta d'environ 34 pour cent en moins de deux heures \u2014 et d'environ 100 pour cent en 6 à 12 heures.Lorsque certains malades exigent un laxatif léger mais efficace, les médecins recommandent toujours Sal Hepatica.La solution laxative de Sal Hepatica s\u2019éleva à 34% après une heure dans l\u2019anse isolée de l\u2019iléon d\u2019un chien.SAL HEPATICA Es Bussey Bristol-Myers Co.of Canada Ltd., 3035F, rue St-Antoine Montréal. 1454 SOCIETE DE GASTRO-ENTEROLOGIE DE MONTREAL Séance du mercredi, le 20 octobre 1943 Présidence de Jean LeSage SYMPOSIUM SUR LA DIVERTICULOSE ET LA DIVERTICULITE DU COLON Diverticulose et diverticulitese Un facteur étiologique inconnu M.Albert JUTRAS Parmi les\u2018lésions du côlon démontrables par radiographie, il n\u2019y en a pas de plus fréquentes que les diverticules.La diverticulose du gros intestin peut rester asymp- tomatique, mais elle se transforme souvent en diver- ticulite, c\u2019est-à-dire que la lésion initiale se complique de spasme et d\u2019altérations tissulaires, qui, tôt ou tard.décident le patient à consulter.Les diverticules se trouvent partout sur le gros intestin, mais avec prédilection marquée pour le sigmoïde et le descendant (80% d\u2019après la statistique personnelle.) Puisque, en amont du rectum, l\u2019exploration radiologique est le meilleur moyen d\u2019obtenir la certitude de Pexistence de la diverticulose et de ses troubles secondaires, c\u2019est d\u2019après elle que s\u2019établit en grande partie le classement des modalités cliniques.Il y a, en outre, une méthode d\u2019investigation radiologique précise à suivre et, s\u2019il y a le moindre doute, l\u2019on ne doit pas hésiter à compléter l\u2019examen sur le champ par l\u2019insufflation d\u2019air.On obtiendra ainsi le double contraste à la fois opaque et gazeux.Sur points suspects, des films localisés avec compression sont souvent décisifs.Grâce à une expérience peronnelle, portée sur des milliers de cas de diverticulose et de diverticulite, M.Jutras reconnaît des catégories radiologiques suivantes: 1) la côlite prédiverticulaire; 2) la diverti- culose simple; 3) la diverticulite spasmodique; 4) la diverticulite ulcéreuse; 5) la diverticulite avec péri- côlite hyperplasique et sténosante; 6) la diverticulite avec perforation, soit aiguë, soit avec abcès péri- colique, avec fistule (interne ou externe) ; 7) la diver- ticulite avec cancer.A Taide de nombreux clichés radiologiques et de projections, M.Jutras démontre les signes radiologiques précis permettant de reconnaître ces différentes catégories.Il insiste surtout sur le danger qu\u2019il y a de confondre la péri-sigmoïdite hyperplasique avec un néoplasme du sigmoïde.Le signe différentiel à la radiographie, c\u2019est la longueur axiale du rétrécissement que dépasse celle du néoplasme; en outre, les extrémités de la pseudo- lacune sont amenuisés et non pas taillées à pic ou en éperon, comme cela se voit dans le cancer.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 En somme, si l\u2019étiologie de la diverticulose colique est assez obscure, on sait que l\u2019affection apparaît rarement avant la quarantaine et qu\u2019elle augmente en fréquence avec l\u2019âge; que deux hommes en sont atteints contre une femme; que cette maladie n\u2019est pas essentiellement héréditaire ou familiale, bien qu\u2019on la rencontre parfois chez plusieurs sujets d\u2019une même lignée qui leur assure le même biotype.On sait aussi que les obèses à tronc court accusent une prédisposition, de même que les constipés chroniques, et c\u2019est à peu près tout.Jamais on n\u2019a recherché les liens entre ces divers facteurs.Des centaines et des centaines d\u2019exemples durant les dix dernières années lui ont appris que la diverticulose s\u2019observe dans certainement 75% des cas chez des individus possesseurs de sigmoïdes longs, redondants, sinueux ou bouclés.Ces mêmes sujets présentent généralement en même temps une malposition cæcale : cecum non descendu, cæcum coudé et fixé ou non par l\u2019appendice, cæcum anormalement mobile, etc.Ces malposition cæcales et ces dclicho-sigmoïdes sont communs chez les bréviliques à gros ventres.Ce sont des individus portés à la constipation, elle- même conséquence du sigmoïde incomplètement déroulé.La constipation produit et maintient une pression endosigmoïdienne excessive.La muqueuse est poussée par les points faibles de paroi.Vers la quarantaine, quand l\u2019affaiblissement général et la déchéance de la musculature commencent, les diverticules apparaissent et augmentent en nombre et en grosseur avec les progrès de la dégénérescence musculaire.Les diverticules coliques sont des diverticules de pulsion.Tous les sujets qui ont des dolichocôlons ne sont pas nécessairement affectés de diverticulose; tous les sujets qui ont des diverticules coliques n\u2019ont pas forcément des anomalies coliques; mais, à notre point de vue, l\u2019association est trop fréquente pour qu\u2019il n\u2019y ait pas corrélation.Pour M.Jutras, un sujet brévilique de 40 ans et plus, dont la sangle abdominale donne des signes de déficience, est à priori un dolichocolique et un candidat à la diverticulose.Chaque fois qu\u2019il radiographie de tels patients, il vérifie cette notion et il doit avouer qu\u2019elle ne le trompe pas souvent.Donc toute jeune personne chez qui on constate des particularités topographiques du gros intestin, devrait être soumise au traitement préventif de la diverticulose: empêcher la stase et la fermentation intestinale; prévenir le relâchement de la pression extra-colique par la culture des muscles abdominaux ou par le port d\u2019une ceinture compressive.Le corset est peut-être la raison de la faible proportion de la diverticulose chez la femme.C\u2019est en tout cas un excellent moyen de réduire les inconvénients de la diverticulose existante. L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 1455 POURQUOI VOUS DEVRIEZ SPÉCIFIER LA GÉLATINE ORDINAIRE NON AROMATISÉE (Approx.) * GELATINE KNOX GÉLATINE À DESSERT AROMATISÉE, Plusieurs médecins recommandent la gélatine Knox ordinaire, non aromatisée, dans les régimes spéciaux, parce qu\u2019elle constitue une protéine facile à digérer.r= Sur I'envoi de ce coupon vous rece- | vrez une brochure instructive.UNE AIDE AUX MEDECINS OCCUPES dans leur prescription de régimes spéciaux! 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soumettre à une intervention chirurgicale un malade ayant une lésion dans la région sigmoïdienne, sans avoir fait l\u2019essai de la radiothérapie.M.LACHARITE souscrit partiellement à cette manière de voir.Aussi, fait-il noter que les cancers de cette région, étant comme tous les cancers glandulaires, radio-résistants, ne bénéficieront pas de la radiothérapie.M.JUTRAS fait noter comment cette attitude est dangereuse.En présence d\u2019une lésion péri-sigmoi- dienne, pouvant être maligne, mais dont la réaction inflammatoire répond à la radiothérapie, même avec disparition partielle de la masse, il y a une fausse sécurité qui se crée et pour le médecin et pour le radiologiste et pour le malade qui ne bénéficie que d\u2019un bien-être temporaire.M.GRONDIN hésite à accepter, sur certains clichés présentés par M.Jutras, la présence de dolicho- sigmoïdes.Il désire savoir quels sont les points de repère permettant de conclure radiologiquement à la présence de cette condition.M.LEFRANÇOIS fait une mise au point concernant l\u2019endométriose chez la femme et les lésions péri- gigmoidiennes.M.Jean LESAGE et M.LACHARITE font noter que le lavement opaque peut créer une distension faisant penser à un dolichocôlon et la disparition ou le changement dans la malformation de ces dolicho- côlons révélés par des examens subséquents.M.Roger DUFRESNE demande s\u2019il n\u2019y aurait pas lieu de faire une distinction entre les diverticulites du duodénum ou autres endroits du tube digestif et les diverticules du côlon.M.JUTRAS termine la discussion en faisant noter que, radiologiquement, il est possible de faire la distinction entre la diverticulose et la diverticulite.La muqueuse est normale, il n\u2019y a pas de spasme et il y a absence des anneaux en palissade.Si les limitations de ce qui constitue un dolicho- sigmoïde sont à établir, il faut aussi penser qu\u2019une anse sigmoïdienne qui paraît allongée et persiste après évacuation du lavement, et non pas démesurément longue pour que la boucle occupe les fosses iliaques, droite ou gauche, peut être considérée comme un dolichosigmoïde.La diverticulose du côlon peut être considérée d\u2019étiologie acquise en comparaison des diverticules L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 d\u2019étiologie congénitale, apparaissant ailleurs que dans le tube digestif.En plus, faut-il considérer le diverticule du côlon comme un diverticule spécial de pulsion et par conséquent un faux'diverticule.Certains aspects du traitement médical M.A.CANTERO L'importance qu\u2019apportent les signes radiologiques permettant de préciser un traitement médical pour les différentes catégories radiologiques de la diver- ticulose et diverticulite, se trouve confirmée par l\u2019exposé de M.Jutras.Le facteur étiologique sur lequel a insisté M.Jutras nous paraît très convaincant.Aussi se rattache-t-il à l\u2019observation clinique que nous avons souvent faite i.e.la relation intime entre la diverticulose du côlon, la diathèse arthritique et l\u2019état de hypothyroïdisme et du biotype, sténique obèse, souvent porteur d\u2019une diverticulose du côlon.En résumé, l\u2019on retrouve très fréquemment, chez des individus affectés de diverticulose et de diverti- culite, une constitution dégénérative, avec instabilité végétative, dystonie et quelquefois des signes de dys- parathyroïdisme et d\u2019hypothyroïdisme.Chez la plupart de nos malades, l\u2019enregistrement du métabolisme basal et l\u2019étude du bilan calcique, nous a permis d\u2019établir une thérapeutique, tenant en ligne de compte ces données et pouvant être efficace surtout dans la ptose prédiverticulaire et dans la diverticulose et la diverticulite non compliquées.L\u2019hypothyroïdisme et l\u2019hypoparathyroïdisme ont pour résultat, dans la majorité des cas, de créer un dysynergisme du système neuro-végétatif, surtout en autant qu\u2019il affecte le tissu neuro-musculaire du côlon.Nous préconisons l\u2019extrait de glande thyroïde à faible dose (44 à 4 de grain, 2 à 3 fois par jour) combiné à du calcium intraveineux ou intramusculaire.Le bilan calcique (ie.calcium-phosphore et calcium- potassium) indique bien que la plupart de ces malades bénéficieront du calcium à hautes doses, pourvu qu\u2019il soit absorbable.Quelquefois même l\u2019emploi de vitamines «D» permet sans l\u2019extrait parathyroiï- dien de rétablir le bilan calcique.Enfin, il faut rechercher à stimuler le parasympathique plutôt que d\u2019essayer de paralyser le sympathique.L\u2019acétycholine ou le méchobyl à dose de 10 mgm, 3 fois par jour, réalise à rétablir l\u2019équilibre dans cette dyssynergie du système neuro-végétatif.Discussion.M.LACHARITE demande si le traitement préconisé est curatif.M.Roger DUFRESNE hésite à admettre d\u2019emblée que les individus porteurs de diverticulose soient des hypothyroïdiens et qui bénéficient de la thérapeutique thyroïdienne, s\u2019il faut admettre, d\u2019après l\u2019ex- - -\u2014 ntl ASRS ry +» - \u201cpps.= WN L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 1457 ÉDITIONS BEAUCHEMIN A.de Saint-Exupéry LE PETIT PRINCE .+ .8200 Geneviève de la Tour Fondue RETOUR A LA VIGIE .81.00 Alain-Fournier LE GRAND MEAULNES .++ +» 8L25 Léon Bloy LA FEMME PAUVRE ee eee ee.$1.25 René Bazin MAGNIFICAT .+.« « « «+ + + .81.2 Madeleine d\u2019Angreville LADY FLORENCE .+ .$1.50 Oscar Masse LA CONSCIENCE DE PIERRE LAUBIER .$0.75 Solange Chaput-Rolland FUMEES .+ « « « « « +.8100 Marie de Villers REPONSE A DESESPOIR DE VIEILLE FILLE .$0.76 Léon Chancerel LES JEUX DRAMATIQUES .80.75 Maurice Bedel GEOGRAPHIE DE MILLE HECTARES .$0.75 Mrs.James Roosevelt MON FILS FRANKLIN .8125 Jacques Chastenet WILLIAM PITT .+.+.« + « « .81.50 C.-V.Johnson A TRAVERS LE TEMPS ET ESPACE .8125 Jean Bruchesi HISTOIRE DU CANADA POUR TOUS, 2 vol.82.50 Léon Marchal VILLE-MARIE.Les origines de Montréal .$1.25 Mgr Camille Roy DU FLEUVE AUX OCEANS .$1.00 Emile Lengyel DAKAR .$1.50 Elie-J.Bois LE MALHEUR DE LA FRANCE .$225 Léon Marchal DE PETAIN A LAVAL, .$L.50 Général Eon LA BATAILLE DES FLANDRES ec +.+ .$100 Emile Vaillancourt LE CANADA ET LES NATIONS UNIES .$0.75 Arthur Maheux POURQUOI SOMMES-NOUY DIVISES?.$1.00 Abbé Charles Journet VUES CHRETIENNES SUR LA POLITIQUE .$1.00 Abbé Louis Bouhier, p.s.s.MADAME BRAULT, une mystique canadienne .$1.25 Abbé Paul Lachapelle PSYCHIATRIE PASTORALE .$125 Gabrielle Carrière COMMENT GAGNER SA VIE .$1.00 Abbé C.-E.Roy ° ORGANISATION CATECHISTIQUE .82.50 R.P.Denis PRIERES DE SAINTE GERTRUDE .81.00 1458 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.A.N, \u2014 Montréal, décembre 1943 SANATORIUM de BLOIS 47e année d\u2019existence Maison de repos, de régime et de convalescence AFFECTIONS NERVEUSES MEDECIN-DIRECTEUR: .Dr Charles de BLOIS EN GENERAL DIRECTEUR-ADJOINT: .Dr Georges de BLOIS Maladies de l'estomac et de l'intestin, surmenage, troubles de la nutrition, neurasthénie, Deieu, Abec LesAGE Montrée or chriematne thumatisme, artériosclérose, in: irc Of Set JACSE it Avia or fo.Vel toxications (morphine, alcool, etc.).Psychothérapie, hydrothérapie, électrothérapie, rayons ultra-violets, etc, etc.Les aliénés et les contagieux ne sont pas admis.MÉDECINS CONSULTANTS: PRIX MODÉRÉS\u2014Deux solariums, service d\u2019ascenseur, etc.Pour renseignements supplémentaires et réservations: s\u2019adresser par lettre, télégramme ou téléphone au Directeur: ® Dr Charles de Blois, C.C.S.G.G.PROSPECTUS ILLUSTRÉ SUR DEMANDE SANATORIUM de BLOIS Téléphone 3420 295 boul.Laviolette - Trois-Rivières, P.Q.| SOCIÉTÉS posé de M.Jutras que le dolichocôlon, le dolicho- sigmoïde, le cæcum descendu est le facteur étiologique et s\u2019il n\u2019y a pas de doute que la constipation est le primum movens et qu\u2019elle crée cette pression endocolique, nécessaire pour l\u2019apparition des diverticules.Enfin, il serait intéressant de savoir quels autres signes cliniques furent recherchés, à part des données du laboratoire et du métabolisme basal, pour déterminer qu\u2019il s\u2019agit d\u2019hypothyroïdisme.M.LETENDRE, en substance, appuie les remarques apportées par M.Roger Dufresne.M.CANTERO fait noter, en conclusion, qu\u2019il s\u2019agit dans la plupart des cas d\u2019un hypothyroïdisme fruste et dont les examens du laboratoire répétés ont démontré qu\u2019il s\u2019agissait de biotype asthénique, court, hypotendu, dont le métabolisme basal restait toujours relativement bas.Nous observons le malade tel qu\u2019individu crystallisé dans l\u2019espace et dans le temps, mais, s\u2019il nous était donné la possibilité de\u2018 suivre ces malades dès le bas âge, jusqu\u2019à l\u2019apparition des diverticules, i.e.à l\u2019âge adulte, nous noterions qu\u2019à plusieurs étapes, ces individus sont toujours porteurs des stigmates d\u2019une constitution dégénérative, -dite hypothyroïdisme et que les malformations des voies digestives, surtout du cadre colique, leurs positions excentriques sont l\u2019expression de troubles profonds dans la «formule endocrinienne».La constipation, que cela soit dans la maladie de Hichsprung ou dans le dolichocôlon ou dans la diverticulose, n\u2019est que le résultat de la dysthénie, greffée sur l\u2019état dégénératif d\u2019une musculeuse du côlon malformé.Considération sur le traitement chirurgical de la diverticulose et de la diverticulite M.Pierre SMITH La diverticulose relève d\u2019un traitement purement médical, excepté si elle se trouve associée à l\u2019appendicite, et dans ce cas l\u2019appendicectomie doit se 1459 \u2018 compléter d\u2019un traitement médical.La diverticulite simple, sans complications, ne bénéficie pas d\u2019une thérapeutique chirurgicale.Aussi, ne doit-on intervenir d\u2019une manière précise sur le\u2019 côlon, que si l\u2019on se trouve en présence d\u2019une crise aiguë chez un malade connu souffrant de diverticulite.Il y a à considérer alors qu\u2019il s\u2019agit soit d\u2019une fistule généralement colo-vésicale; soit d\u2019une perforation, soit d\u2019un abcès.La laparotomie avec drainage au Mickulicz ou ordinaire s\u2019impose.Enfin une diverticulite à épisode aiguë et refroidie ou chroniquement ré-infectée réclame une thérapeutique chirurgicale.; La modalité chirurgicale et le temps choisi pour poser l\u2019acte chirurgical, dépenderont de la localisation de la lésion et de l\u2019état local.Il vaut toujours mieux d\u2019opérer à l\u2019état froid, de retarder, si nécessaire, et de procéder par étape s\u2019il s\u2019agit d\u2019une diver- ticulite infectée.La chirurgie du côlon bénéficie de cette procastination.Discussion.M.Jacques BRUNEAU apprécie cette manière de voir de M.Smith.En chirurgie du côlon, il faut que la résection soit étendue, qu\u2019elle procède par étape.Les plus espacées seront des interventions subséquentes et ainsi l\u2019on risque moins d\u2019avoir de déboires.M.GRONDIN demande si, en faisant des résections de dolichosigmoïde et autres interventions sur le côlon, M.Smith a eu occasion de noter la présence de diverticules.M.SMITH fait noter que, dans aucun des cas qu\u2019il a opérés pour dolichosigmoïde ou dolichocôlon chez des malades de 18 à 38 ans ou 40 ans, il n\u2019a trouvé des diverticulites à l\u2019opération.Le Secrétaire, A.CANTERO. NOUVELLES FACULTE DE MEDECINE DE L'UNIVERSITE DE MONTREAL Chaire de maladies tropicales La Faculté de Médecine envisage la création toute prochaine d\u2019une chaire d\u2019enseignement des maladies tropicales.Cette décision s'impose en effet, en prévision de problèmes cliniques et thérapeutiques que créera bientôt le retour au pays d\u2019un nombre imposant de combattants qui auront séjourné dans des régions tropicales.Il faudra donc initier étudiants et médecins au diagnostic et au traitement des maladies tropicales, afin d\u2019en arrêter l\u2019évolution chez le malade et de prévenir leur diffusion au sein de la population civile.La Faculté de Médecine nommera un chargé de cours à cette chaire, qui se sera auparavant, sans aucun déboursé personnel, spécialisé en cette matière, passant six mois aux Etats-Unis et si nécessaire un an au Brésil.La Faculté serait heureuse d\u2019entrer en contact avec tout jeune médecin désireux de porter ses activités dans cette direction.ee ++ UNIVERSITE DE MONTREAL Faculté de Médecine Diplômés de novembre 1943 DocTEeurs EN MÉDECINE Docteur avec très grande distinction.Delaney, Joseph-Austin-Foch.Monsieur Delaney a aussi obtenu la médaille du lieutenant-gouverneur de la province, décernée à l\u2019élève de 5e année qui a le mieux réussi dans les matières de laboratoire.Docteurs avec grande distinction.Champoux, Roger; Côté, Fernand; Cus- son, André; Gélinas, Jacques, Laberge, Edouard; Laramée, André; Lebel, Ls- Léon.Monsieur Lebel a aussi obtenu: 1° le prix « Rodolphe Boulet » ($50.00), décerné à l\u2019élève qui a le mieux réussi dans les matières de 5e année; 2° le prix d\u2019internat ($25.00) (ex æquo avec M.Léger), offert par les Laboratoires Nadeau Limitée, et décerné à l\u2019élève de 5e dont le succès a été le plus marqué au cours de l\u2019internat.Léger, Jean-Louis.Monsieur Léger a aussi obtenu: 1° la médaille d\u2019or « Sir William Hingston », accordée à l\u2019élève qui a conservé le plus grand nombre de points sur l\u2019ensemble du cours de Médecine; 2° le prix d\u2019internat ($25.00) (ex æquo avec M.Lebel), offert par les Laboratoires Nadeau Limitée, et décerné à l\u2019élève dont le\u2019 succès a été le plus marqué au cours de l\u2019internat.Lemieux, Roger; Mercil, Roland; Papillon, Louis-Philippe; Poirier, Roger.Monsieur Poirier a aussi obtenu le prix « E.-P.Lachapelle » ($50.00), décerné à l\u2019élève de 5e année qui a obtenu le plus grand nombre de points dans ses examens de doctorat.Robitaille, Robert; Royer, Albert; Tur- geon, Pierre.Docteurs avec distinction.Bédard, Lucien; Bélanger, François; Bru- nelle, Simon ; Domingue, Charles; Guer- tin, Paul; Jean, Jean-Pierre; Laporte, Marius; Ledoux, Léon; Mailloux, Grégoire; Marchand, Louis-Joseph; Paren- teau, André; Poirier, Jean; Raymond, René; Riopelle, Philippe.Docteurs.Barrière, Ls-Maurice; Bourgouin, Maurice; De Hostos, Gustavo-Adolfo; De- rome, Léon; Di Pasca, Robert-Vincent; 1461 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, décembre 1943 1% pANS 185° [a phume 1QU ide de a GES ent T es quid em ° Mya , BNA g fficace ° Nevrald > qouleut / res rature 1\u20ac pe 1PY tes 9 ANT sse y où Provo jnfluen®® Wht no hee O £RE nu rement e sme 2 pIEN T AY e pres ime compP* Chi) chad jen Ja ali cyiiaw nt d'acides a BsP du ae complète dose puis pl RE choïx dico ent pus * a SY cul que a A ent 0 A0 ans pF VES Has do al LL RTT ASpIrin Lael oral #, 2 THE BAYER COMPANY, LIMITED 1019 Elliott Street West, Windsor, Ontario.BAYER i Nom déposé au Canada. 1462 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 ANATORIUM PRÉVOST ÉTABLISSEMENT DE PSYCHOTHÉRAPIE Magnifique situation au bord de la Rivière-des-Prairies, à proximité de Montréal.Parc de 600,000 pieds carrés.Tennis, billard, etc.Chambres pourvues de tout le confort moderne.TRAITEMENT INDIVIDUEL DES AFFECTIONS DU SYSTÈME NERVEUX par trois médecins spécialistes et un personnel expérimenté.Cure de repos.Régimes.Électrothérapie.Rayons U.V.Hydrothérapie.Traitements spéciaux des toxicomanies (alcool, morphine, cocaïne).Malariathérapie et toutes pyrétothéra- pies.Prospectus sur demande.Personnel médical: Dr Charles-A.Langlois; Dr Jean Saucier; Dr Roma Amyot.\u2019 4445 ouest, Boulevard Gouin, Téléphone: BYwater 1240 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA -\u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 Favreau, Robert; Giasson, Carl; Gin- gras, Gustave-Eugène; Gouin, Marcel; Langevin, Ernest; Laperrière, Vincent; Laurier, Jean-Jacques; Leblanc, Lionel; Leclaire, Yves; Legault, Ruth; Lépine, Aurèle; Letellier de St-Just, Edouard-Henri; Lodyjensky, Catherine; Mayrand, Gérald; Page, Léopold; Trépanier, Claude.pre ee SOCIETE DE BIOLOGIE DE MONTREAL Le Professeur Ozorio de Almeida, professeur de Physiologie à la Faculté de Médecine de Rio-de-Janeiro, Brésil, a donné une conférence sur ses travaux de recherches, mardi, 16 novembre 1943, à l\u2019Université de Montréal.Le Professeur de Almeida était l\u2019invité du Gouvernement canadien et visita les Facultés de Médecine de l\u2019Amérique du Nord.Il a fait sur le système nerveux des travaux expérimentaux qui l\u2019ont rendu célèbre dans le monde entier.Cette conférence fut donnée sous les auspices de la Société de Biologie de Montréal et de la Revue Canadienne de Biologie dont le professeur de Almeida est l\u2019un des collaborateurs distingués.ELECTIONS A L'HOPITAL SAINT-LUC Le Conseil Médical et le Bureau Médical de l\u2019hôpital Saint-Luc se sont choisi pour le prochain exercice les officiers suivants: CONSEIL: Président: C.T.Mathieu; Vice-Président: W.Tremblar; Secrétaire: E.Garceau; Délégués à l\u2019Exécutif: D.Longpré, R.Grondin.BUREAU: Président: M.Ostiguy ; Vice-Président: R.Major; 1468 Secrétaire: C.-H.Roy; Délégués au Conseil Médical: A.Labelle, P.Smith.+ + BELLE INITIATIVE D'HYGIENE DANS NOS ECOLES «Dans certaines municipalités de la province, les membres de la Commission scolaire fournissent, sur la recommandation de leur dentiste-hygiéniste, de la pâte dentifrice et des brosses à dents à tous les enfants qui fréquentent les écoles.Ces.articles sont laissés à l\u2019école et tous les enfants sont invités à se brosser les dents en arrivant en classe et avant leur départ de l\u2019école.Je félicite les Commissions qui ont eu cette heureuse initiative et je souhaite, dans l\u2019intérêt de tous les enfants, que toutes les écoles de la province soient dotées du même système.» Voilà ce que vient de révéler le Dr A.Reny, chef de la division d\u2019hygiéne dentaire dans la province.« Est-ce que le fait de prendre une nourriture riche en sels minéraux et en vitamines, et l'habitude de se brosser les dents après chaque repas, dit-il, est suffisant pour conserver ses dents?Non! Il faut de plus se faire examiner la bouche régulièrement, au moins tous les ans; et ce conseil ne s\u2019adresse pas seulement à ceux qui souffrent de la carie dentaire apparente, mais aussi, et je dirai même surtout, à ceux qui semblent avoir une bonne dentition.Pourquoi?«La carie dentaire est très difficile à découvrir au début.Combien de gens qui se rendent chez leur dentiste pour se faire traiter une ou deux dents sont souvent surpris d\u2019apprendre, après l\u2019examen de leur bouche, que plusieurs autres caries sont en voie de formation souvent avancée.La raison, c\u2019est que, contrairement aux autres parties du corps humain, les troubles du début causés par la carie, sur les dents, se présentent sans causer de douleur.Et ce n\u2019est que lorsque 'la cavité a pénétré à proximité du nerf que l\u2019on est averti de sa présence, et, dans bien des cas, 1464 il est trop tard pour faire un plombage vraiment efficace, sans compter qu\u2019une telle intervention est souvent douloureuse.Alors pourquoi attendre! Vous avez tous les avantages à gagner en visitant votre dentiste tous les ans, avantage pécuniaire d\u2019une part, car vous en serez quittes pour votre trouble si votre bouche est en bon ordre, n\u2019ayant qu\u2019à payer le nettoyage de vos dents; et si, d'autre part, votre dentiste découvre quelques caries superficielles, outre que le coût de leur réparation sera minime, car il est beaucoup moins dispendieux de traiter une petite carie que de réparer une dent brisée, l\u2019intervention dentaire pourra se faire sans douleur, puisque les tissus qui recouvrent la dent n\u2019ont pas de terminaison nerveuse.ee ++ \u2018 47,288 NAISSANCES AU COURS DES SIX PREMIERS MOIS Durant les six premiers mois de 1943, la province de Québec enregistre 47,288 naissances vivantes, ce qui fait un taux de 27.6.Ce rapport préliminaire accuse une diminution de 865 naissances sur l\u2019année précédente, mais il ne faut pas oublier que, pour cette période, les chiffres de 1942 sont complets.On a raison de croire que le total des naissances des six premiers mois de 1943 dépassera 49,000 quand tous les rapports auront été communiqués à la division de démographie du département de la santé et du bien-être social de la province.Le démographe provincial estime qu\u2019en 1943 on enregistrera pour les douze mois plus de 98,000 naissances, ce qui marquera une nouvelle augmentation de notre natalité.Si cet accroissement est général en Amérique, voire même en Angleterre, il semble qu\u2019actuellement se manifestent des signes de fléchissement et d\u2019arrêt dans quelques provinces et dans quelques Etats de la république voisine.Il est assez difficile de prédire ce qui surviendra chez nous en 1944, mais on peut présentement se rendre compte que la nuptialité n\u2019a aucune tendance à décroître.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.AN.\u2014 Montréal, décembre 1943 Durant ce premier semestre de 1943, nous comptons 1,300 mariages de moins que durant la méme période de 1942; les mémes estimés anticipés permettent de constater que, durant juillet et août, les mariages ont été très nombreux, égalant presque le nombre des naissances.NAISSANCE DE LA SYPHILIS « Parmi tant de maladies dont peut souffrir l'humanité, la syphilis se révèle la plus insidieuse.Le caractère se manifeste dès le début, puisqu\u2019elle est contagieuse depuis le moment du contact infectant, et qu\u2019aucun moyen ne permet alors de la dépister », déclare le docteur Elphège Lalande, directeur adjoint de la division des maladies vénériennes au ministère provincial! de la santé et du bien-être social.« Trois semaines plus tard, continue-t-il, le malheureux découvrira sur une partie quelconque du corps, particulièrement sur les muqueuses génitales et celles de la bouche, une lésion de petite dimension, un petit bobo n\u2019ayant l\u2019air de rien du tout, mais qui aura une répercussion d\u2019une gravité terrible sur tout l\u2019organisme s\u2019il n\u2019est pas immédiatement reconnu et traité.C\u2019est la lésion première de la syphilis, c\u2019est le chancre syphilitique.Le malade continue évidemment d\u2019être contagieux, ct, s\u2019il n\u2019est pas traité, le sera pour environ quatre années.À ce moment, on reconnaîtra la syphilis par un examen au microscope du liquide qui suinte à la surface de la lésion.Quelques semaines plus tard, un examen spécial du sang, appelé épreuve de Wassermann, se révèle positif et demeurera tel presque sans interruption au cours de la maladie, si la vie- time ne se fait pas traiter.Encore un peu plus tard, le chancre, généralement unique au début, disparaîtra, mais le microbe aura gagné, par la voie du sang, les organes internes de l\u2019organisme pour y continuer son œuvre de destruction.« Cet envahissement se manifestera par des lésions cliniques de toutes sortes: éruption sur L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 ~ 1465 \\ \u2014 HEMO-VI Contient à l\u2019once: ANÉMIES Chlorure de thiamine (vitamine B:) 1500 unités internationales SYMP TOMATIQUES Riboflavine (vitamine B:) 1875 gammas (750 unités Bourquin-Sherman) CROISSANCE DIFFICILE Extrait de foie concentré .84 grains Forum frais de cheval .40 gouttes AMAIGRISSEMENT .6 grains Glycérophosphate de soude .4 grains , : Peptone «oe Q8 PERTE D'APPETIT POSOLOGIE: une cuillerée à thé à prendre dans un peu d\u2019eau au repas.ABORATOIRE MAROIS MONTRÉAL COLLYRE ISOTONIQUE STABILISE Préparation sûre, commode, approuvée par un grand nombre de médecins, beaucoup employée sous les conditions rigoureuses qui existent dans les industries de guerre.Il est bien reconnu que les propriétés astringentes et toniques de la berberine et de l\u2019hydrastine exercent une action bienfaisante sur les délicates membranes muqueuses des yeux, du canal lacrymal et des voies nasales.Ce collyre contient de la berbe- rine et de I'hydrastine sous forme de chlorhydrates; il a été créé par des oculistes à l\u2019usage de l\u2019hôpital et du foyer.Depuis longtemps cette préparation s\u2019est montrée très efficace dans le traitement des affections oculaires ordinaires.Cependant, depuis le début de la guerre, ce collyre a donné des résultats SS i =: S ZN = = CE 22 appréciables dans les postes de premiers soins et les hôpitaux de plusieurs É industries de guerre, d\u2019un océan à l\u2019autre, au Canada et aux Etats-Unis.INGR ÉDIENTS EA MURINE, dont le nom provient de la MURiate de berberINE, offre É au médecin un collyre isotonique tamponné adoucissant dont l\u2019action Bicarbonate de potassium.: est légérement antiseptique.il coopére aux fonctions normales des cide borique UR glandes lacrymales sans provoquer la moindre irritation.Chlorhydrate de berbérine EN MURINE a une pression osmotique identique à celle des larmes.elle Ehlorhydisie.d'hydrastine ES est modérément alcaline.peu astringente.elle aide & nettoyer le canal Eau stérilisée.SF lacrymal de toutes les sécrétions albumineuses, et elle soulage l\u2019inflamma- cMerthiolate A Ethyle ma = tion causée par irritation ou la simple conjonctivite.cure Lilly) 001%.B= Littérature descriptive sur demande.Bemarques.que l'action libre du potassium _e \u2018acide ANY - - TORONTO, ONTARIO borique sont maintenus dans la lotion présentée 1466 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 Vragées glutinisées PYELOSE DIURETIQUE ACIDIFIANT MICROBICIDE * Réalise la désinfection des reins, des voies biliaires et urinaires.CHAQUE DRAGÉE CONTIENT Indications : Pyelites, pyélonéphrites, lithiases, cys- Mandalate de calcium 1 gr.tites, colicystites, toxémies colibacillaires.Hydrate de terpine .L gr.Phosphate d\u2019ammonium 1 gr.x Acide nicotinique .A gr.; > co.\u2019 .\u2018 .: Benzo \u2014 Méthyl \u2014 Mode d'emploi : Deux dragées trois fois par jour sui Oxyquinoléine .% gr.vant l'avis du médecin.Littérature et échantillons sur demande.LABORATOIRES DESAUTELS Limitée, 1180, rue Benoît, Montréal.Tortement recommandée par Messieurs les Médecins +.\u2014\u2014\u2014_ 2.NATURE e USINE D\u2019EMBOUTEILLAGE \u2018\u2018MASKI\u201d Saint-Justin, Qué., Canada La pureté de l\u2019eau \u201cNa- talka\u2019\u201d est d\u2019une importance capitale pour la profession médicale et le bien des consommateurs.ALCALINÉ ETAT NAISSANT C'est dans cet état que l\u2019eau alcaline possède son maximum d'énergie.L'EAU \u201cJUSTIN\u201d Bicarbonatée, Sodique, mîse en bouteilles aux Analyse Bactériologique: sources, avec Système Colibacilles dans 100 cc.O Nitrites 0.00 Scientifique, de Pa Nitrates A Source à la bouteille PH 8.4 sans le contact de l\u2019air.Température: 36 F.CASGRAIN & CHARBONNEAU Ltée COUVRETTE-SAURIOL Ltée Pharmacie en Gros 50, rue De Bresoles 445, boul.Saint-Laurent Tél.: LAncaster 3292 Montréal Tél.: HArbour 8151 Montréal Langlois & Paradis Limitée \u2014 Tél.: 2-2071 \u2014 19, rue Saint-Jacques, Québec. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 la peau, plaques ou petites lésions arrondies apparaissant aux muqueuses de la bouche et des organes génitaux, maux de gorge, troubles de la vue, chute des cheveux, malaises généraux, etc, lesquelles persisteront jusque vers la quatrième ou cinquième année avec des pé- tiodes d\u2019accalmie ou de silence variables.C\u2019est la période secondaire de la maladie, période pendant laquelle le malade sera contagieux, et cela surtout pendant les deux premières années.À remarquer que, chez certains malades, tous ces signes sont tellement peu apparents qu\u2019ils peuvent passer inaperçus ou être mis sur le compte de maladies d\u2019une toute autre nature et considérés sans importance.De là la négligence de bien des malades de se faire examiner, ce qui complique sensiblement le problème du contrôle de cette maladie.ee ee MERES DE FAMILLE, COLLABOREZ AVEC LES HYGIENISTES La nécessité d\u2019une collaboration de plus en plus étroite entre les mères de familles et les hygiénistes vient d\u2019être soulignée par le docteur Bruro La Haye, chef de la division des Unités sanitaires au ministère de la santé et du bien-être social de la province.« L\u2019unité sanitaire de comté, dans la province do Québec, dit-il, rend d\u2019énormes services à le mère de famille par les nombreuses activités du médecin-hygiéniste et de l\u2019infirmière visiteuse, telles que: conférences d\u2019hygiène générale, visites à domicile pré et postnatales, démonstrations maternelles, cliniques de puériculture, immunisation contre la diphtérie.examen médical scolaire, etc.« Cette œuvre de prévoyance sociale et de bienfaisance publique ne saurait s\u2019exercer, cependant, sans une collaboration intelligente de la part des mères de famille.Le médecin-hy- giéniste et l\u2019infirmière visiteuse sont à la disposition de chacune d\u2019elles, mais ils ne peuvent agir qu\u2019avee leur aide; ils ne peuvent obtenir des résultats satisfaisants que si leurs conseils sont judicieusement suivis par celles à qui incombe le soin des enfants.1467 « Aujourd\u2019hui, mesdames, je veux attirer surtout votre attention sur l\u2019importance primordiale qu\u2019il y a pour vous de conduire régulièrement votre bébé à la clinique de puériculture.Après un examen complet, l\u2019officier médical vous avertira des défauts physiques trouvés et vous dirigera vers votre médecin de famille pour que votre enfant soit traité en temps.Il vous donnera également les conseils appropriés au développement normal de votre bébé, vous renseignant sur son alimentation, ses habitudes de vie, etc.» Le docteur La Haye insiste sur la nécessité de conduire les enfants aux cliniques des Unités sanitaires, particulièrement « pour le régime diététique auquel il faut l\u2019astreindre », et ce, bien avant que le bébé ait atteint l\u2019âge de deux ou trois mois.GARE AUX MALADIES CONTAGIEUSES Les maladies contagieuses et leurs conséquences La diphtérie, la scarlatine, la coqueluche, la rougeole, la variole, le rhumatisme articulaire aigu, la typhoïde et les para-typhoïdes, ont fait l\u2019objet d\u2019une importante mise en garde de la part de l\u2019_épidémiologiste de la province, le docteur Adrien-Roger Foley.«De même que l\u2019arbre tombe du côté où il penche, dit le docteur Foley, ainsi l\u2019âge mûr et la vieillesse finissent selon un mode déterminé dans la jeunesse.C\u2019est pendant l\u2019adolescence que se décident trop souvent la cause et l\u2019heure de notre mort.Jeunes gens, voulez-vous vivre vieux?Prenez, dès maintenant, les habitudes essentielles à la bonne santé et surtout mettez- vous à l\u2019sbri des maladies contagieuses.L\u2019atteinte de ces maladies n\u2019est pas toujours mortelle, heureusement, mais elle laisse trop souvent dans l\u2019organisme des lésions permanentes dont l\u2019influence sur la durée de la vie et sur l\u2019état ultérieur de la santé sont d\u2019une importance primordiale.« La plupart des maladies contagieuses graves ont comme caractéristique commune 1468 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 qu\u2019elles sont aptes à produire des séquelles permanentes: ces séquelles sont les cicatrices des organes.Un organe lésé ne se répare pas, tout comme un membre coupé ne repousse pas: l\u2019infirmité, pour être moins visible, n\u2019en est pas moins réelle.Faisons ensemble une rapide revue des principales infections dont les complications ont une influence morbide sur la santé de l\u2019homme, sans tenir compte de celles qui peuvent l\u2019atteindre et aggraver le cours de la maladie, sans laisser de séquelles.«Nommons d\u2019abord la méningite cérébro- spinale, qui peut toucher les articulations et l\u2019iris de l\u2019œil, la paralysie infantile, qui occasionne diverses impotences: ces deux maladies ne diminueront pas la longévité, mais elles font de la vie un martyre continuel, plaçant un être humain à la merci de la société pour subvenir aux premiers besoins de la vie.» Le docteur Foley traita ensuite en détail des différentes maladies contagieuses mentionnées au début.ee 0-0 LA SYPHILIS SE CONTRACTE ENTRE 18 ET 30 ANS 50 p.c.des syphilis se contractent par accident « La syphilis fait un plus grand nombre de victimes que la tuberculose et se place, avec celle-ci et la pneumonie, au premier rang des maladies contagieuses comme cause de décès.Elle abrège d\u2019un cinquième la vie de ses victimes, parmi lesquelles se trouvent des cardiaques, des aveugles et des fous chez les adultes, des dégénérés et des idiots chez les «hérédos ».Elle est responsable d\u2019une lourde perte économique, à laquelle il faut ajouter les frais de traitement et d\u2019hospitalisation, qui, à eux seuls, dépassent la somme d\u2019un demi- million de dollars par année dans une ville comme Montréal.» C\u2019est ce que vient de dé- BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 clarer le docteur Elphège Lalande, directeur adjoint de la division des maladies vénériennes du ministère de la Santé et du Bien-Etre social.«Je l\u2019ai déjà dit ici et je le répète, nous avons déjà suffisamment de statistiques et d\u2019observations pour conclure qu\u2019il n\u2019existe pas moins de 125,000 syphilitiques dans notre seule province de Québec, et il me semble bien logique, lorsqu\u2019il s\u2019agit de parler de syphilis, de s'adresser aux jeunes, puisque cette maladie se contracte le plus souvent entre les âges de 18 à 30 ans.«La syphilis est une maladie contagieuse grave se communiquant d\u2019une personne infectée à une personne saine, par contact direct ou indirect, vénérien ou accidentel, et est causée par un microbe appelé le tréponème pâle.Cette contagion peut se produire, comme nous venons de le dire, par contact indirect, objet souillé, etc, mais se fait la plupart du temps par contact direct d\u2019une personne à une autre, mais pas toujours vénérien, loin de là, car il est bien établi qu\u2019environ 50% des syphilis sont contractées innocemment.Dans ce dernier groupe est comprise la syphilis conjugale contractée au cours du mariage, quand l\u2019un des conjoints infecté a cru bon de cacher son état à l\u2019autre, ou encore a pu même l\u2019ignorer; la syphilis congénitale ou transmise par les parents à leurs enfants; enfin, la syphilis acei- dentelle ou contractée au cours de l\u2019exercice de fonctions professionnelles, telles que celles du médecin ou de la garde-malade qui ont pu venir en contact avec des syphilitiques contagieux dont ils n\u2019ont pas soupçonné l\u2019infection.Il est donc ridicule de désigner généralement cette affection comme « maladie honteuse ».Ce qualificatif fait de ces innocentes victimes des parias qui n\u2019oseront pas recourir au traitement et qui continueront, dans bien des cas, à propager l\u2019infection.» ar A VOTRE DISPOSITION Votre banque n\u2019est pas seulement votre caissière et la dépositaire de vos capitaux d'épargne.Elle est en état de vous rendre d\u2019autres services.Vos occupations et vos préoccupations d\u2019ordre professionnel ne vous laissent guère le loisir de vous documenter au jour le jour sur les questions d\u2019affaires.Vous n\u2019en êtes pas moins tenu, à l\u2019occasion, de résoudre certains problèmes financiers qui mettent en jeu vos intérêts.Recourez donc avec \u2014 Eg confiance au gérant de votre banque dont les avis désintéres- ENRAYEZ LA PHTI RIAS sés vous seront souvent utiles., a occasionnée par les poux de tête, les poux de corps et les poux du pubis avec CUPREX - Un produit Merck Une application suffit habituellement pour détruire les poux, les lentes et les œufs.Non collant.Aucune odeur désagréable.En vente dans toutes les pharmacies.Banque CANADIENNE NATIONALE Actif, plus de $200,000,000 529 bureaux au Canada MERCK & CO., LIMITED, MONTREAL J-0.GIROUX OPTICIEN Membre diplômé de A.E.P.O.de Paris LUNETTES, LORGNONS VERRES OPHTALMIQUES Assisté de MM.A.PHILIE A.ALLAIRE G.LAURIER BUREZUX CHEZ MONTREAL 1470 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 ÊTES-VOUS NÉ ENTRE le 22 novembre et le 22 decembre ?Sagittarius Le Centaure Si vous êtes né sous le signe du Sagittaire, vous êtes stratégiste.Par conséquent, vous percevrez les nombreux avantages qu'il y a à donner des Sweet Caps comme cadeaux des Fêtes.Elles sont les cigarettes les plus populaires au Canada et vous vaudront le plus de popularité.C'est pour cela que vous donnerez des Cigarettes SWEET CAPORAL \u201cLa forme la plus pure sous laquelle le tabac peut être fumé\u201d UN MÉLANGE LACTÉ de valeur reconnue pour l'alimentation des bébés Les sirops de Maïs Crown Brand et Lily White sont reconnus par la profession médicale comme l'hydrate de carbone sûr et fiable pour ajouter au lait que l'on donne aux bébés.Ces purs sirops de Maïs se digèrent facilement et n'irritent pas l'intestin délicat des bébés.Les deux peuvent être ajoutés à n'importe quelle formule lactée.{ crow Brag Fabriqués par THE 1 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1472 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 Une thérapeutique efficace pour./ Otite Moyenne DOIT ÊTRE ANALGÉSIQUE - BACTÉRICIDE et PRODUIRE la DÉSHYDRATATION des TISSUS THE DOHOW CHEMICAL COMPANY, LTD.Montréal \u2014 New-York \u2014 London are reste toujours un médicament de choix pour le traitement scientifique de la COQUELUCHE .© e Le Pavéral est journellement prescrit avec succès pour les cas de coqueluche et des toux Coqueluchoïdes \u2014 Ne cause ni intolérance, ni complication.© Littérature sur demande.EE AMherst 8900-3733 Pompes funèbres Salons mortuaires MONTY, GAGNON & MONTY Ambulances de luxe, chauffées Transport des malades & la ville et & la campagne.Service prompt et siir.1926, rue Plessis.a Salons mortuaires: 4156, rue Adam.Ambulanciers de l'Hôpital Notre-Dame L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 1473 Bulletin de I\u2019 Association des \u2018(MDédecins de Langue francaise de l\u2019Amerique du Mord Fondée à Québec en 1902 Union \u2018IDédicale ou Canada Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872 ONT COLLABORÉ AU VOLUME 72: MM.Allard (Eugène) ; Amyot (Roma) ; Arcand (Arthur) ; Archambault (Jules); Archam- bault (Paul-René) ; Baudouin (J.-A.) ; Barbeau (Antonio); Beaudry (Maurice); Bé- dard (Lucien); Bélanger (P.-A.); Bélisle (Philippe) ; Benoît (E.-P.) ; Bertrand (A.) ; Bertrand (Claude) ; Blain (Emile); Bou- chard (Jean); Bourdon (C.-A.) ; Bourgeois (B.-G.) ; Bourgeois (Paul) ; Bourque (J.-P.) ; Boutin (J.-R.) ; Brahy (Jules) ; Bratek-Koz- lowski (F.); Brodeur (Paul); Cabana (].- Ernest) ; Cantero (A.); Cauchon (Roland) ; Chaput (Yves); Charbonneau (]J.-H.); Charron (Ernest); Chenevert (Robert); Chicoine (P.-E.); Choquette (G.); Côté (G.-Léo); Couillard (J.-A.); Cousineau (Aimé) ; Couture (Ernest); Couturier (Albert) ; Dechêne (Euclide) ; Demers (F.-X.) ; Desmeules (R.); Denoncourt (J.-A.) ; Desjardins (Edouard); Doré (Réal); Drouin (Guy) ; Dufault (Paul) ; Dufresne (Eugène) ; Dufresne (Roger-R.); Dugal (J.-P.); Du- mont (Charles) ; Dumont (Georges); Fau- teux (Mercier); Fernet (P.); Filiatrault (J.-M.) ; Foisy (Jean-Paul) ; Foley (A.-R.) ; Forget (Ulysse) ; Fortier (De la Broquerie) ; Fortier (Maurice) ; Frénette (Ulric) ; Garant (Oscar) ; Garceau (Eugène); Gariépy (L.- Henri) ; Gariépy (Urgel) ; Gariépy (Roger) ; Gaulin (Eugène) ; Gaumond (Emile); Gauthier (H.); Gauthier (L.-].); Gauthier (P.- P.): Gélinas (Claire); Gélinas (Henri) ; Gendreau (].-E.) ; Genest (Armand) ; Gérin- Lajoie (Léon); Girard (Alice); Giroux (Maurice) ; Grenier (E.-P.); Grondin (Roméo) ; Groulx (Ad.) ; Groulx (Henri) ; Gué- nette (Paul); Hébert (Chs-Auguste) ; Hé- bert (Georges); Hingston (Donald) ; Houot (A.) ; Jackson (Chevalier-L.) ; Jarry (J.-A.) ;: Jobin (J.-B.) ; Jobin (Pierre) ; Labelle (Arcade) ; Laberge (Lasalle) ; Lacasse (Gustave); Ladouceur (Léo); Lafresnière (Gabriel) ; Lalande (E.); Lallemand (Rodolphe) ; Landreville (J.-A.); Laporte (N.); Larochelle (Paul) ; Latraverse (V.) ; Laurier (Yvon); Lauzer (Rosaire); Lebeau (Jacques) ; Lebel (Jean); Lebel (Léon); Le- blond (Sylvio) ; Legault (Jean-Paul) ; Leroy (Alfred); LeSage (Albert); (Jean) ; L\u2019Espérance (A.); Letendre (Samuel) ; Longpré (Daniel); Maranda (Emi- lien) ; Marcotte (J.-E.-A.); Marin (Albé- ric); Marion (Donatien); Martel (Antonio) : Masson (P.); Mathieu (C.-T.) ; Mc- LeSage- Cormick (W.-J.); Mercille (J.); Mignault (Georges) ; Millet (J.-A.); Morin (J.- Edouard) ; Morin (Paul) ; Morrissette (Léo- pold) ; Nadeau (Gabriel); Nadeau (Honoré); Panet-Raymond (Jean); Panneton- (Auguste) ; Panneton (Philippe) ; Paquet- te (J.-P.) ; Pellerat (J.) ; Pelletier (Emile) ; Pemberton (Ralph) ; Perisson (].); Perras (J.-E.) ; Pettigrew (Antoine) ; Pilon (Alci- de) ; Pinsonneault (G.); Plante (Ernest) ; Poliquin (Paul-A.) ; Potvin (Paul) ; Pouliot (Antoine) ; Reid (Léonide) ; Richard (Ph.) ; Rioux (Emile); Rochette (Paul); Rolland (René) ; Rousseau (L.) ; Roy (Ls-Ph.) ; Sal- gado (Pierre-F.) ; Samson (J.-Ed.) ; Saucier (Jean) ; Simard (Raymond) ; Simon (Edouard) ; Smith (Henri) ; Smith (Pierre) ; St-Jacques (Eugène) ; St-Onge (J.-E.) ; Sylvestre (E.); Tétrault (G.-Etienne); Tou- rangeau (F.-J.); Turcot (Charles-E.) ; Turcotte (Maurice); Vaillancourt (Emile); Vasquez (Julio); Vézina (Norbert); Zuc- kermann (Conrado). TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES Abcès.Un cas d\u2019.cérébral d\u2019origine otogène, opération et guérison.(Emile Pelletier) Abdomen en phase intermenstruelle.Syndromes aigus de l\u2019 (Samuel Letendre) .« Abdomen aigu ».Quelques considérations sur I\u2019 (Georges et Charles Dumont) .Accouchement sans douleurs I\u2019 (Donatien Marion) .Adipocire.Un cas d\u2019a.(Gabriel Nadeau) Alcoolisme.(J.Périsson) Alimentation.La campagne d\u2019.(Adélard Groulx) Ce ee ee Amygdalectomie à chaud.L\u2019 (Ernest Plante) à Berthier en 1844.à Montréal.Amygdalectomie et poliomyélite.(W.-].McCormick) .cee.Amygdales.Tuberculose latente des (G.-Léo Côté) Cee eee Anatomie.Evolution de r (Eugène Saint-Jac- ques) [ 2.0 Anesthésie caudale continue.Technique modifiée de I\u2019 (Eugène Allard) .Anesthésie par réfrigération locale.(Antoine Pouliot) Ce ee ee eee Angine de poitrine.Les symptômes et le traitement de I\u2019 (Guy Drouin) .Arthrite et rhumatisme goutteux.(Gabriel Lafresnière) .« 2 4 + 22 44 + + 6 Arthrite.Le status actuel de I'.et du rhumatisme et leur traitement effectif.(Ralph Pemberton) .Arthrite tuberculeuse et érythème noueux.(Paul-René Archambault) Arthropathies de la grossesse.Arthropathies gonococciques.Les Lallemand) .Arthropathies.Polypose intestinale et \u2018(Jean LeSage) .+ + + + 204050608488 8 505 Arythmie complète.Goitre toxique et (Réal Doré) .Astragale.Fractures du plafond tibial et + fractures de I\u2019 (Maurice Fortier) - - .- .- .(Alfred Roy) (Rodolphe Baril, le docteur Georges.« Honoris causa» de PUniversité de Montréal.(Albert LeSage) B.C.C.Vaccination antituberculeuse au.Rapport de l\u2019année 1942 présenté au Comité médical du Conseil national de recherches.J.-A.Baudouin) .+ + + + 4 + 2e 0 Brûlure grave chez un bébé.Guérison par l\u2019action de la cortine associée à la techni- - que de Bettmann.(André Houot) .166 381 173 180 317 925 21 296 16 49 1082 408 638 772 773 782 779 777 657 137 632 826 Bilan de vie de 1940.Le (J.-A.Baudouin) - .Bronchoscopie.Le rôle de la B.dans la médecine moderne.(Chevalier L.Jackson) Brûlure grave chez une petite fille, décès au 52e jour par amaigrissement progressif.(A.Houot) .2.21 4 4 244 442 44 0 Brûlures.Le traitement local des (Edouard Desjardins) .+4 444 44 44440 Bulletin: Examen médical et mariage.(Roma Amyot .« Journées Médicales Annuelles » de la Société Médicale de Montréal.(Roma Amyot) + + + + + 840444442606 \u20ac Journées Médicales » de la Société Médicale de Montréal.Banquet annuel.Allocution de I\u2019'Hon.Henri Groulx .Allocution du docteur Adélard Groulx .- Le centenaire de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal.(Albert LeSage) Maladies sociales.(Albert LeSage) Pasteurisation du lait ordinaire.La (Albert LeSage) .+ + 044044454455 0 Cancers utérins.Utilisation d\u2019un nouveau moyen de diagnostic des (Raymond Simard) Cancer de la peau et des muqueuses orificielles.(Henri Smith .« « « + + + 4 + + + +6 Cancer de la prostate.Le (Eugène Gaulin - - Cancer du col et grossesse.(Léon Gérin-Lajoie) Cancer du rectum.L\u2019endoscopie dans le (Yves Chaput) .« « « + « «oo ooo.Cancer du sein.Contrôle des métastases osseuses dans le (Jean Bouchard) .Cancéreuse.Organisation de la lutte anti-c.dans la province de Québec.(Paul Brodeur) Cancer.Pré-cancer et c.de la face.(Albéric Marin) co.Cataracte sénile.L\u2019incision de Ia cornée dans l\u2019extraction extra-capsulaire de la (Auguste Panneton) .« 2 + « 2 + + + + + = Céphalées d\u2019origine réfractionnelle.Les (Emile Blain) 20225 .Césarienne.Indications de la c.haute et basse.(Oscar Garant) .« « «+ « «+ « « + « « Chancrelle.La (Albéric Marin) .Chancrelle.La prophylaxie chimique de la go- norrhée et de la (Roma Amyot) - - .Choc.Diagnostic précoce et traitement du choc.(Traduction du Dr Albert Bertrand) - Combustion spontanée.La (Gabriel Nadeau) 33 634 25 790 875 753 755 756 993 504 261 .1411 422 676 301 1306 1276 1284 10 156 1192 644 806 1057 935 i L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 1475 Coqueluche.Médication symptomatique de la (Savy) .+ + 2 2422004 0 2 0 0 2 0 Coronarites.Etudes expérimentales sur le traitement chirurgical des (Mercier-Fauteux) Corps calleux.Sur la chirurgie des tumeurs du (J.Le Beau) .Corps étrangers pointus du tube digestif.Les (Eugène Dufresne) «oe Cou-de-pied.Anatomie du.Classification et mécanisme des fractures.(Paul Potvin) Cou-de-pied.Séquelles des traumatismes du (J.-Ed.Samson) Cou-de-pied.Symposium sur les traumatismes du.Revue statistique.(Roger Gariépy) CPC à Montréal.Les centres de triage des blessés et des hôpitaux dans l\u2019organisation du (C.-A.Bourdon) .- .+ 2 + + + +6 Cure de repos et d\u2019alimentation de la tuberculose pulmonaire.(Yvon Laurier) .Dentier immédiat.Un nouveau cas vers le progrès: le d.(Robert Chenevert) .Dents incluses.Le problème des (Ernest Charron) .Cee .Dénutrition.L\u2019examen physique de l'enfant et la recherche de la dénutrition.(N.Laporte) Dénutrition.Prévention de la (J.-A.Landre- ville).2.+.2 212204414244 4 0 Dermatoses d\u2019origine allergique.De quelques (A.Marin et J.-P.Foisy) .Diabète.Tuberculose et d (R.Desmeules, L.Rousseau et Ph.Richard) .Diathermie dans les otites catarrhales chroniques.La (C.-T.Mathieu) .Diathermo-coagulation.Bréves considérations sur la (Samuel Letendre) Digestif.Le tube.Syndrome douloureux tardif.(Albert LeSage) .Diphtérie.La situation de Ia d.à Montréal et la campagne d\u2019immunisation.(Adélard Groulx} .2.+.Diphtérie.Pour l\u2019immunisation contre la (Albert LeSage) Ce ee eee Disque intervertébral.La hernie du (Roma Amyot) .2 2 242442444220 Dupuytren.Fracture de.Entorses.Fractures malléolaires.(Ulric Frénette) Electro-choc.Nouvelle méthode de thérapeutique psychiatrique.L\u2019 (Jean Saucier) - Empyème.Traitement de I\u2019 (J.-A.Couillard) .Encéphale.Le diagnostic précoce des lésions chirurgicales de I\u2019 (Claude Bertrand) Endoscopie dans le cancer du rectum.L\u2019 (Yves Chaput) .0.1260 .1291 121 147 125 682 1157 28 23 679 431 1405 1135 404 1197 1301 923 551 581 128 824 1169 810 Entérite tuberculeuse.Diagnostic précoce et traitement de l\u2019e\u2026 tuberculeuse.(J.-A.Couillard) .2.2 4 2 20 1 1 10 1129 Entorses.Fractures malléolaires.Fractures de Dupuytren.(Ulric Frénette) .128 Entorses.Le traitement des (G.Roux) .697 Epiglotte.De l\u2019abcès de l\u2019\u2026 à l\u2019æsophagite phlegmoneuse.(V.Latraverse) .1186 Epithélioma de la conjonctive limbique guéri par le radium.(E.-P.Grenier) .1298 Epithélioma spino-cellulaire actinomycosiforme de la lèvre inférieure et du menton.(Albéric Marin) .« 4 21 2 4 424 41 4224 406 Examen médical et mariage.(Roma Amyot) .875 Editoriaux: Accouchement sans douleurs.L\u2019 (Donatien Marion) .+.2.21 42242 40 173 Bureau de l\u2019aide aux sourds de Montréal inc.Le (J.-E.Saint-Onge) .314 Cancer de la prostate.Le (Eugéne Gaulin) 676 Electro-choc.Nouvelle méthode de thérapeutique psychiatrique.L\u2019 (Jean Saucier) 824 Hernie du disque intervertébral.La (Roma- Amyot) .+ + + 2 4 2 + + +2 0 581 Hypertension artérielle dite essentielle.L\u2019 (Roma Amyot) .+ += sa - 910 L\u2019Insulinothérapie.(L.-Henri-Gariépy) .1311 Pénicilline.La (Roger-R.Dufresne) .1202 Pneumonie atypique.(à virus) (Henri Gé- linas) .1085 Prophylaxie chimique de la gonorrhée et de la chancrelle.La (Roma Amyot) .429 Rationnement et alimentation.(L.-Henri Gariépy) - .+ 2222242245 30 Utilisation d\u2019un nouveau moyen de diagnostic des cancers utérins.(Raymond Si- mard) .2.2.22222 2 2., 1411 F Faculté de médecine de l\u2019Université de Montréal.Le centenaire de la (Albert LeSage) .993 Fémur.Méthode d\u2019ostéo-synthése du col du (J.-A.Denoncourt) .+.2 + +.398 Fractures de guerre.Le traitement des (Donald Hingston) .803 Fractures du membre inférieur.Traitement des (Albert Couturier) - .* 668 G Gastroscopie et son utilité dans le diagnostic de l\u2019ulcère gastrique et duodénal.(René Rolland) .2.+.\u2026.288 Gaz toxiques.(P.-P.Gauthier) Cee ee 798 Génie et folie.(Arthur Arcand) .52 Coitre toxique et arythmie complète.(Réal Doré) .657 Gonococcie.Traitement de la g.chez la femme.(Léonide Reid et F.-X.Demers) .400 æ 1476 Gonococciques.Les arthropathies g (Rodolphe Lallemand) .Gonorrhée.La prophylaxie chimique de la get de la chancrelle.(Roma Amyot) .Coutte.Formulaire de la - .Grippe.Conduite thérapeutique dans la (Savy) Grossesse.Arthropathies de la (Alfred LeRoy) Grossesse.Cancer du col et (Léon Gérin-Lajoie) Grossesse ectopique.Syndrome chirurgical aigu par (Rosaire Lauzer) .EY Hôpitaux.Nos (J.-R.Boutin) .Hygiéne du tuberculeux.L\u2019 (J.-A.Millet) Hygiéne.La psychoclinique au service de I\u2019 ().-E.-A.Marcotte) .Hygiène.L\u2019enseignement de l\u2019\u2026 dans les écoles de langue anglaise au Canada.(|.-A.Baudouin) .1.202 44244420 Hygiène.Urgence d\u2019un programme d\u2019\u2026 publique bien déterminé.(Ernest Couture) Hypertension artérielle dite essentielle.L\u2019 (Roma Amyot) .+ + 444444 44 4 4 25 ÎNeite régionale.(Antoine Pettigrew) Infiltrations anesthésiques.Les indications des i\u2026 à.des ganglions sympathiques dans les séquelles des traumatismes.(Bratek-Koz- lowski) ee ee eee Infiltrations lombaires.Au sujet d\u2019un cas de fractures des apophyses transverses lombaires avec contractures spasmodiques des membres inférieurs traité par les (A.Houot) Insulinothérapie.L (L.-Henri Gariépy) Lait cru, vu par le bastériologiste.Le (].-Edouard Morin) Cee eee Lait.La pasteurisation du (J.-A.Baudouin) Lait.La pasteurisation du (A.-R.Foley) Lait.La pasteurisation de I.ordinaire (Albert LeSage) LL 11110 Lever précoce.Le (|.Emile Rioux) .Lote Temporal.L\u2019engagement du (Jacques Le- beau) LL 22 © LL Lymphogranulomatose bénigne de Schumann.GC.Pinsonneault) .Livres recus: Irrigacion normal del nodulo de Keith y Flack.Tawara, Has de his sus Ramas.(Dr Eduardo F.Lascano, Buenos Aires) L\u2019obstétrique des gardes-malades.(E.-A.René de Cotret) M Maladies du travail.Médecine et technique dans les (F.-].Tourangeau) .Maladies sociales.(Albert LeSage) Cee 779 429 1088 1321 782 301 1421 1181 562 505 531 910 1288 1245 410 1311 536 543 547 261 386 761 660 1354 1354 Mal caduc.(Ulysse Forget) .Malléolaires.Fractures.Entorses.Fractures de Dupuytren.(Ulric Frénette) .Mariage.Examen médical et (Roma Amyot) Mariage.Syphilis et (Henri Smith) .Ménorragie.Rœntgenthérapie et (J.-E.Per- ras) .24 © .Métabolisme hydrique.Quelques considérations sur le (Charles-E.Turcot) Métrites et métropathies hémorragiques.(Samuel Letendre) Migraine.La (J.-B.Jobin) Mission en Russie.Une (Roma Amyot) Médecine et chirurgie pratiques et formulaire: Alcoolisme.(J.Périsson) .Conduite thérapeutique dans la grippe.(Savy) - - +444 444 41 Lee Conduite thérapeutique dans le barbiturisme aigu.(Savy) Erythémes noueux.(Discussions étiologiques) (P.Fernet et J.Pellerat) .Formulaire de la goutte.- Médication symptomatique de la coqueluche.(Savy) .Traitement des entorses.Le (©.Roux) Traitement des vomissements graves de la grossesse.(Savy) .Mortalité maternelle et infantile 3.Montréal.La (Adélard Groulx) N Nanisme.Deux cas de (Eugéne Dufresne) Naso-Pharynx.Un cas de tumeur du La Rochelle) 212 22 220 Nutrition au point de vue médical.La (E.Sylvestre) Co.Nutrition chez la femme enceinte et ses conséquences.La (Jean Lebel) .- Nécrologie: Asselin, le Professeur Elie-Georges (Antonio Barbeau) Ayotte, le docteur Joseph - Baril, le docteur Philippe - - .Bélanger, le docteur Paul (J.Mercille) Boisseau, le docteur Maurice (Roma Amyot) Bouchard, le docteur Adélard Linat .Bourgeois, le docteur Benjamin-Georges (Urgel Gariépy) : .- Bourgeois.Le docteur Jacques de Lorimier Simple hommage.(Albert LeSage) Bourgon, le docteur Rodriguez .Brassard, le docteur René - Cartier, le docteur J.-O.- Chevalier, le docteur Eusèbe-N.Crile, le docteur George Washington.Doré) .D\u2019Amours, le docteur |.Edmond : (Paul (Réal L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 128 875 175 1308 .673 308 291 1317 317 1321 1428 436 1088 831 697 943 1413 1076 1071 557 434 502 1325 602 734 110 855 249 735 468 1228 232 602 468 pas pal L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 Daudelin, le docteur S.-A.1228 Dauth, le docteur Henri .+ + + + + 354 Décary, le docteur Charles-Auguste .230 Devlin, le docteur Francis-E.- < - + 1228 Dufresne, le docteur Albert-Alexandre .602 Duhamel,, le docteur J.-A.232 Lamontagne, le docteur Aimé .+ + - 232 Leclerc, le docteur Frédéric .602 Malchelosse, le docteur J.-M.232 Moreault, le docteur Louis-Joseph .232 ).-Alfred Mousseau.(E.-P.Benoit) .1243 Noiseux, le docteur F.O\u2019Leary.(J.-A.Jarry) 735 Paquet, le docteur Achille (Paul À.Poliquin) 497 Paradis, le docteur Paul .354 Paré, le docteur Joseph (Albert LeSage) .873 Pelletier, le docteur Armand .111 Pinault, le docteur Josué .734 Pominville, le docteur G.-M.855 Poulin, le docteur Ernest .855 Prud\u2019homme, le docteur Eugéne .602 Quintal, le docteur Jean-Baptiste-Arthur - 111 Ravary, le docteur J.-M.354 Ravenelle, le docteur Georges (Roma Amyot) 854 Sainte-Marie, le docteur Aldéric .855 Saint-Pierre, le docteur Charles .231 Sergent, le Professeur Emile (J.-A.Jarry) .625 Sergent, le Professeur Emile (Eugène St-Jacques) ee ee ee ee eee ee eee 630 ° Tétrault, le docteur J.-W.111 Turcot, le docteur Godfroy .2832 Viger, le docteur J.-A.- « + + + + + + +06 1228 Nouvelles: Agrégation.Université de Montréal, Faculté de Médecine, concours d\u2019 .740 A la mémoire de deux victimes de la guerre 216 A la présidence de l\u2019Association Générale des Diplômés de l\u2019Université de Montréal.Le Dr L.-C.Simard - - + + + .« .1344 Association Catholique des hôpitaux canadiens et américains .480 Baril, le docteur Georges-H.Nomination .1112 Bélanger.Le docteur Paul-A.Nomination .360 Bernier, le docteur Alphonse.Nomination .218 Campagne nationale d\u2019alimentation .96 Casgrain et Charbonneau.Prix .- .612 Commission des prix et du commerce en temps de guerre.Approvisionnements d\u2019hépitaux .+ + + + + + + + 0 6 740 Conférence du Dr Newton Kugelmass .1344 Couillard, le docteur J.-A.Nomination .614 Cours de perfectionnement en pédiatrie .1110 Cours sur la physico-chimie du sérum dans ses rapports avec l\u2019immunité.Université de Montréal, Faculté de Médecine .744 DeBlois, le docteur: cinquante années de profession médicale .90 Dermato-syphiligraphie.Clinique de.Univer- 147 sité de Montréal .738 Ecole d\u2019infirmières hygiénistes de l\u2019Université de Montréal.Faculté de Médecine.L\u2019 (Alice Girard) ce 604 Gariépy, docteur Urgel.Nomination .476 Groulx, le docteur Adélard.Nomination .742 Hôpital Notre-Dame.Elections chez les médecins de ll.+.+.360 Hôpital Notre.Elections chez les médecins de I\u2019 .1121241 2 2 478 Hôpital Sainte- Justine.Elections chez les médecins de I' .- .218 Hôpital Sainte-Justine.Semaine annuelle de pédiatrie à I' .cee.610 Hôpital Sainte-Justine.Semaine de pédiatrie PE 476 Hôpital Saint-Luc.Elections chez les médecins de I\u2019 .478, 1463 Institut de Microbiologie et + d'Hygiène de Montréal .470 La Fondation Nationale contre la paralysie infantile .+ 2.24 4 4 2 220 _- .860 Lait et la mortalité à Montréal.Le .612 Laroche, le docteur Albert.Promotion - 614 La Société Médicale de Montréal.(Séance de Médecine Militaire sous les auspices de) .2202224 4 1 6 4 4 4 0 1342 La Société Médicale du Camp de Valcartier 860 Le mémorial Meyers - .+ + + + + + + 26 102 LeSage, le docteur Albert.Décoré de l\u2019«Ordre de l\u2019Empire Britannique » .746 Letendre, le docteur Paul.De retour à l\u2019Hôtel-Dieu «a.746 Membre honoraire de l'Association des Médecins Militaires des Etats-Unis.Le Dr L.-M.Emard .1344 Mercille, le docteur Jean.Nomination .740 Mission de chirurgiens en Russie .- 984 Morin, le Major E.Promotion .476 Nouvelles militaires: Dr Gaëtan Jarry; Dr Jean Bouchard .1230 Dr Hector Payette; le lieut-colonel Pierre Tremblay .< - + + + + + ++ + + +5 1344 Le Major Lucien Ostiguy; le Major Paul Roger - .1112 Dr Fernand Tanguay, le Capitaine 3.LA.Mélançon, le Major Eustache Morin) 740 Origine extra-humaine de la poliomyélite 860 Paralysie infantile.Lutte contre la - .- - - 614 Pasteurisation du lait en Angleterre - 984 Poirier, le docteur Paul.Nomination .218 Promotions militaires.(Le Capitaine Jean de St-Victor) .984 Québec.En trois ans le Québec augmente de 172,081 âmes .+ + + + + + + + += 614 Retraite pascale pour les médecins .360 1478 Sérum de convalescent contre la poliomyélite.(H.M.McCrady, A.Roger Foley, Jean Grégoire) L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.A.N.- 102-214 Simard, le docteur L.C.Nomination .Société de Biologie de Montréal .478 Société de Biologie de Montréal.(Heure de biologie) 2.© 1342 Société de Gastro-Entérologie de Montréal.Elections - .Coe.360 Société d\u2019Hygiéne.Fondation d\u2019une - - 858 Société Médicale de Montréal.Banquet annuel .2.224102 4 11 4 1 1 10 858 Société Médicale de Montréal.journées médicales annuelles de la .608 Société Royale du Canada.Nouveaux mem- bresdela.- .102 Une invitation à ne pas oublier.(Eugène St- Jacques) .96 Union Médicale du Canada.Réunion annuelle des Directeurs de PP.218 Université de Montréal: Collation de grades .858 Ecole d\u2019infirmiéres hygiénistes .356 Faculté de Médecine .470 Nominations a I\u2019 .476 Nouveau titulaire à la chaire d\u2019Histologie et d\u2019Embryologie de I\u2019 .- 360 Faculté de Médecine.Nouveaux médecins 1943 .2.2 4222222220 610 Quelques activités de la Faculté de Médecine .+.2.4 2 2 2 4 2 4 4 20 220 Vice-Président de l\u2019Association Américaine de Santé Publique.Le Dr Jean Grégoire .1344 Le Occlusion du grêle.L\u2019 (Arcade Labelle) 1394 Occlusion du gros intestin.De I\u2019 (P.-E.Chi- coine) .1401 Œsophagite phlegmoneuse.De l'abcès de Ve.piglotte a I\u2019 (V.Latraverse) .1186 Ostéite.Considérations sur les formes pathologiques de l\u2019ostéoclasie et les manifestations cliniques de l\u2019o.fibreuse, avec quinze observations personnelles.(J.-E.Gendreau et G.Pinsonneault) cee ee 1032 Ostéo-arthropathies d\u2019origine nerveuse.Les (Jean Panet-Raymond) SE 783 Ostéo-arthropathie tabétique de la colonne vertébrale.(Roma Amyot, Julio Vasquez et Armand Genest) .2.22 224 20 305 Ostéomyélite aiguë.De la régénération osseuse dans I\u2019 (Eugène Saint-Jacques) .172 Otites catarrhales chroniques.La diathermie dans les (C.-T.Mathieu) .404 Otite tuberculeuse.L\u2019 (Jules Brahy) 1185 Otogène.Un cas d\u2019abcès cérébral d\u2019origine o., opération et guérison.(Emile Pelletier) 166 P Parizeau, le docteur Télesphore.« Honoris Causa» de l\u2019Université de Montréal.(Albert LeSage) 22 1 1 2111111, Pasteurisation du lait.La (J.-A.Baudouin) Pasteurisation du lait.La (A.-R.Foley) Pasteurisation dans la Province d\u2019Ontario.La (L\u2019honorable Gustave Lacasse) Pasteurisation du lait ordinaire.LeSage) Pénicilline.La (Roger-R.Dufresne) Plaies pénétrantes de l\u2019abdomen par empalement du périnée.(Paul-A.Poliquin) Pneumothorax bilatéral.Présentation de quelques observations de (A.L\u2019Espérance) «se a.(Albert 18883 \u20ac 8 0 0 A 0 ee 1 ne La Pneumonie atypique (à virus).La (Henri Gé- linas) .+.11 LL LL LL LL LL 12: Poliomyélite.Amygdalectomie et (W.-] McCormick) .Ce.Polypose intestinale et tbropathie (Jean LeSage) Précurseur méconnu.Un (Arthur Arcand) Prurit.Le (Léopold Morrissette) Puberté.Les troubles endocriniens de la (Antonio Martel) .Co Purpura hémorragique.A propos d'un cas de (Maurice Turcotte) +» + + + = Psychoclinique au service de l'hygiène.La J.-E.-A.Marcotte) .R Radium.Epithélioma de la conjonctive limbique guéri par le (E.-P.Grenier) .Rationnement et alimentation.(L.-Henri Ga- riépy) Ce ee ee eee Rénale.Les traumatismes de la région.(J.-P.Legault) Cee ee eee eee eee Rhumatisme articulaire aigu.(Paul Morin) .Rhumatisme.Le status actuel de l\u2019arthrite et du r.et leur traitement effectif.(Ralph Pemberton) .2212424240 Reentgenthérapie et ménorragie.(J.-E.Perras) Revue des livres: Adolphe-G.de Sanctis.\u2014 Advancies in pediatrics.(Norbert Vézina) Annuaire 1943 de la Société Médicale de Montréal.(Edouard Desjardins) L\u2019Annuaire Médical.(Roma Amyot) Les Annales Médico-chirurgicales de l\u2019hôpital Sainte-Justine.(Roma Amyot) R.M.Bakwin et H.Bakwin.\u2014 Psychologic care during infancy and childhood.(Norbert Vézina) .- .+ © Docteur C.-A.Gauthier.\u2014 Histoire de la Société Médicale de Québec.(Albert LeSage) \u2014 Montréal, décembre 1942 631 543 547 540 261 1202 1294 1172 1085 296 777 929 819 369 892 562 1298 30 792 776 1308 980 856 596 598 594 346 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 Le Larynx et ses maladies.\u2014 Par Chevalier Jackson et Chevalier L.Jackson.(V.La- traverse) .2.+ + + + + + + + +» Rév.Père Léon Bouvier, S.J.\u2014 Le Précepte de l\u2019'Aumône chez St-Thomas d\u2019Aquin.Charles Oberling.\u2014 Le Problème du Cancer.(P.Masson) Revue Canadienne de Biologie.- .- - - S Sanatorium.Le réle du s.dans la lutte antituberculeuse.(Paul Dufault) Sanitaires.Considérations sur l\u2019organisation des districts s.dans une grande ville.(C.-A.Bourdon) .2.2 22 42244 +420 Sanitaire.Le premier district s\u2026 à Montréal.(].-A.Landreville) Santé nationale.Un programme de Groulx) Scarlatine.Etat actuel du traitement de la (L.-J.Gauthier) .2 2 4 4 + 2 6 2 220 Séro-diagnostic de la syphilis.Le (Jules Ar- chambault) .2 2 4 4 24 +++ 0 Société Médicale de Montréal.(Journées Médicales annuelles) (Roma Amyot) Société Médicale de Montréal.(Journées Médicales annuelles) Banquet annuel.Allocution de l\u2019Hon.Henri Groulx.- .Allocution de M.Adélard Groulx .- - Sourds.Le bureau de l\u2019aide aux s\u2026 de Montréal Inc.(J.-E.St-Onge) Statistique.Revue.(Roger Gariépy) Stérilité.La (Georges Hébert) Stérilité.Le problème de la (Paul Bourgeois) - Sulfapyridine.Traitement de la tuberculose de réinfection du cobaye par la s\u2026 et le sulfa- thiazole.(Maurice Giroux) Sympathiques.Les indications des infiltrations anesthésiques des ganglions s.dans les séquelles des traumatismes.(Bratek-Kozlow- ski) .222224420444 4 42 020 Syphilis.Alcool et\u2026 (Eugène Garceau) - - - Syphilis et mariage.(Henri Smith) Syphilis.La (Albéric Marin) Syphilis.Le séro-diagnostic de la chambault) Syphilis.Le traitement des s.anciennes et de la syphilis congénitale.(Emile Gaumond) oe +.+ + +» ee + + + +» (Adélard «+» + + a + + + 8 + s&s eo 8 + 8 a ee + + + + + +» = + + + a ss ss.« a e+ 2 a es = (Jules Ar- Sociétés et Congrès: Assemblées scientifiques du Bureau Médical de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal: Séance du 27 avril 1942 .Séance du 28 mai 1942 .Séance du 30 septembre 1942 .La Société de Chirurgie de Montréal : Séance du 13 mai 1942 .Séance du 7 octobre 1942 .350 106 104 228 1144 1314 554 37 906 880 753 755 756 314 125 1263 1267 1153 1245 - 1417 175 577 880 885 1479 Séance du 11 novembre 1942 .204 Eloge du Dr Alphonse Ferron .333 Séance du 27 janvier 1943 456 Réunions scientifiques du Bureau Médical de l\u2019hôpital Notre-Dame: Séance du 15 octobre 1942 .77 Séance du 12 novembre 1942 .335 Séance du 10 décembre 1942 .458 Séance du 28 janvier 1943 718 Séance du 25 mars 1943 .726 Séance du 15 avril 1943 .968 Séance du 10 juin 1943 .1331 Réunion scientifique du Bureau Médical de l\u2019hôpital Saint-Luc: Séance du 16 avril 1942 .84 Réunion scientifique du Bureau Médical de l\u2019hôpital Général de Verdun: Séance du 6 novembre 1942 .À 210 Société de Biologie de Montréal: Séance du 25 janvier 1943 .212 Séance du 21 septembre 1943 .1227 Séance du 19 octobre 1943 .1340 Société de Gastro-Entérologie de Montréal: Séance du 27 mai 1943 .966 Séance du 20 octobre 1943 .1454 Société Médicale de Montréal: Séance du 21 avril 1942 .68 Séance du 5 mai 1942 .69 Séance du 19 mai 1942 .71 Rapport annuel du Sec.-général pour l\u2019année 1942 .+.196 Séance spéciale, ler septembre 1942.188 Séance du 20 octobre 1942 .198 Séance conjointe, 3 novembre 1942 200 Séance du 17 novembre 1942 .202 Séance conjointe, ler décembre 1942 203 Séance du 15 décembre 1942 (Rapport ann.du Sec.-gén.) .- .328 Séance du 19 janvier 1943 .328 Séance du 16 février 1943 .709 Séance du 2 mars 1943 .710 Séance du 16 mars 1943 714 Journées Médicales: 14 juin 1943 .894 15 juin 1943 .+.848 16 juin 1943 .954 17 juin 1943 .956 Séance du 6 avril 1943 .1100 Séance du 20 avril 1943 1102 Séance du 4 mai 1943 .1218 Séance du 18 mai 1943 .- 1220 Séance du ler juin 1943 .1448 Séance du 5 octobre 1943 .1452 Société Médicale des hôpitaux Universitaires de Québec: Séance du 2 octobre 1942 .73 Séance du 16 octobre 1942 .74 1480 Rapport annuel pour 1942 .332 Séance du 6 novembre 1942 .450 Séance du 20 novembre 1942 .451 Séance du 4 décembre 1942 .452 Séance du 15 janvier 1943 .453 Séance du 5 février 1943 .960 Séance du 19 février 1943 962 Séance du 5 mars 1943 .- .1106 Séance du 19 mars 1943 .1108 Séance du 2 avril 1943 .1222 Séance du 16 avril 1943 - .1224 Séance du 9 juin 1943 .964 Société Médicale du Camp de Valcartier: T Tabétique.Ostéo-arthropathie t.de la colonne vertébrale.(Roma Amyot, Julio Vasquez et Armand Genest) .« « « + + + + + + + 0 305 Testicule.Torsion du.Observation d\u2019un cas d\u2019infarctus hémorragique avec nécrobiose du testicule.(J.-Ernest Cabana et G.-Etienne Tétrault) .1.222122 221240 413 Thymus.Diagnostic radiologique et traitement de l\u2019hypertrophie du (Roméo Grondin) 904 Thymus.L\u2019hypertrophie du (Daniel Longpré) .901 Tibial.Fractures du plafond t., et fractures de l\u2019astragale.(Maurice Fortier) .137 Timbre de Noël.Réflexions en fin d\u2019année en marge de la campagne du (Georges Mi- gnault) ee ee ee IN 44 Tirage chez l\u2019enfant.Les causes de (J.-H.Char- bonneau) .2.« 2 4 4 4 +4 44 6e 0 162 Traumatisés cranio-encéphaliques.Conduite thérapeutique à suivre chez les (C.Zucker- mann) oe .1409 Traumatisme de l\u2019arbre urinaire (C.-A.Hé- bert) 2 2 26 .1398 Traumatismes de la région rénale.Les (Jean- Paul Legault) .+ + + + 4 + 0 + +0 0 792 Traumatismes de la vessie et de l\u2019urètre.Les (J.-P.Bourque) .- + + + + + ++ + +0 795 Traumatismes.Les indications des infiltrations .anesthésiques des ganglions sympathiques dans les séquelles des (Bratek-Kozlowski) .1245 Travail.Médecine et technique dans les maladies du (F.-).Tourangeau) .571 Tuberculeuse.Diagnostic précoce et traitement de l\u2019entérite t.(J.-A.Couillard) .- - - - 1129 Tuberculeuse.Le but de notre Ligue anti-t (J.-A.Jarry) + + + + + + + 1 0 0 00000 43 Tuberculeuse.Le rôle du sanatorium dans la lutte anti- (Paul Dufault) .1144 Tuberculeuse.L\u2019otite t (Jules Brahy) .1185 Tuberculeuse.Nos lacunes dans la lutte anti- (Léo Ladouceur) .« « + + +» 177 Tuberculeux.L\u2019hygiène du (J.-A.Millet) .1181 Tuberculome intra-médullaire.(Roma Amyot et Julio Vasquez) .+ « .«+ « + «oo 0 0.652 Tuberculose 3 Montréal.La lutte contre la L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, décembre 1943 (Léo Ladouceur) .+ + + + 2 20 1175 Tuberculose et diabéte.(R.Desmeules, L.Rousseau et Ph.Richard) .1135 Tuberculose humaine et tuberculose bovine.(Albert LeSage) .685 Tuberculose latente des amygdales.(C.-Léo Côté) .2 24 4 44464 4 2 6 44 6 16 Tuberculose.Le dépistage de la t.dans les industries.(Adélard Groulx) .920 Tuberculose.Le dépistage de la t\u2026 parmi les membres du personnel enseignant de la Province de Québec.(Lasalle Laberge) 1148 Tuberculose.Le rôle de la contagion.(Albert LeSage) .+ + + + + + + 4 42 + 4 2 0 46 Tuberculose pulmonaire.Cure de repos et d\u2019alimentation de la (Yvon Laurier) .1157 Tuberculose pulmonaire.La thérapeutique en (J.-P.Paquette) .1163 Tuberculose.Traitement de la t.de réinfection du cobaye par la sulfapyridine et le sulfa- thiazole.(Maurice Giroux) .1153 U Ulcére d\u2019estomac.Radiologie (Philippe Belisle) 286 Ulcére gastrique et duodénal.Etiologie et traitement.(Yves Chaput) 274 tement.(Yves Chaput) .274 Ulcére gastrique et duodénal.La gastroscopie et son utilité dans le diagnostic de I\u2019 (René Rolland) - .+ « + 4 « + 4 4 444 2e = 288 Ulcère gastrique et duodénal.Symptomatologie et diagnostic différentiel de l\u2019 (Roger-R.Du- fresne) .+ + + + + + 0 + 4 + 2 +4 0 281 Ulcère gastro-duodénal.Le traitement chirurgical de I\u2019 (B.-G.Bourgeois) 267 Union Médicale du Canada en 1874.L° 59-188- 318, 438, 584, 699, 832, 945, 1090, 1205, 1323, 1430.Université de Montréal.Anciens et nouveaux édifices.(Albert LeSage) Université de Montréal.Le centenaire de la Faculté de Médecine de I\u2019 (Albert LeSage) Urbanisme et l\u2019habitation à Montréal.L\u2019 (Aimé Cousineau, i.c.) .Urètre.Les traumatismes de la vessie et de P (J.-P.Bourque) Urétrale.Chirurgie endo (Roland Cauchon) .Utérines.Traitement chirurgical des déviations.(Paul Rochette) oe + + + + + + + + + + + = + .+ + + + + + + + +» + 8 ® 993 913 795 426 Vénérienne.La lutte antivénérienne dans la Province de Québec, organisation, législation et service social.(G.Choquette et E.La- lande) .« « « «+ + +.eee eee Vessie.Les traumatismes de la v.et de Puré- tre.(J.-P.Bourque) .« .«+ + + + + + ++ 6 Vomissements.Traitement des v.graves de la grossesse.(Savy) 877 795 TABLE ALPHABETIQUE DES ANALYSES A Abcès pulmonaire aigu.Le traitement de I\u2019 Acné avec les hormones estrogéniques administrées par la bouche.Traitement de l\u2019 - - Acné vulgaire avec comédons par électrodessi- cation monoterminale.Traitement de I\u2019 Acromio-claviculaire.Traitement de la disloca- cation a-c.compléte et permanente par ar- throdèse chirurgicale - Aménorrhée.Contribution au traitement de I\u2019 Anastomose reconstructive intrathoracique œsophago-gastrique à la suite de la résection du cancer de l\u2019œsophage.Observations expérimentales sur une - .Anesthésie caudale continue pendant le travail et l\u2019accouchement .Armée canadienne.La tuberculose \u201cdans I\u2019 Asthmatiques.Danger des pulvérisations d\u2019adrénaline chez certains .Banane dans le traitement de la typhoïde chez l\u2019enfant.La - .Botaniques.Quelques éruptions .Brûlures, à l\u2019aide d\u2019une solution de triéthanola- mine à 8% contenant 2.5% de sulfadiazine.Traitement des - C Cancer d\u2019estomac.Gastrite atrophique et Cancer de l\u2019æsophage.Observations expérimentales sur une anastomose reconstructive intrathoracique œsophago-gastrique à la suite de la résection du .+ .+ +.+.Cancer du sein.Signification de l\u2019extension des métastases axillaires dans le - .Carotide primitive gauche.Thrombose de la Chlorophylle dans le traitement des ulcères.La Coagulation.Une préparation de trèfle sucré mûri prolongeant le temps de c.et de la prothrombine du sang - Cee Coagulation du sérum.La signification clinique.La réaction de .RE Colectomie.Un procédé de c.dans les cas de colite ulcéreuse incurable - .Colite ulcéreuse incurable.Un procédé de co- lectomie dans les cas de - .Convulsive électrique.Fatalités à la suite de la thérapeutique .Coqueluche.Etude du poumon dans la - 442 1440 1444 1095 1438 1327 1097 1091 446 444 448.321 701 1327 1327 63 1329 836 840 1327 1327 445 445 Coqueluche par des envolées à haute altitude ou par la chambre à basse pression.Modification de la .ce eee 587 Coqueluche.Transmission transplacentaire des anticorps protecteurs contre la c.grâce à la vaccination de la mère durant la grossesse.587 Crèmes de beauté.L\u2019urée dans les - 1214 Cryptorchidie - 1095 Dermatites de la vaccine - .952 Dermite atopique.Symptômes nerveux et influence des émotions dans la - 65 Diabète.Les rapports des traumatismes et du 1442 Diarrhée aiguë des nourrissons et des enfants.Etudes bactériologiques et chimiothérapiques de la : .Coe 948 Disques intervertébraux.Calcification des 192 Dystrophie héréditaire des cheveux et des ongles - 839 E Eclamptique et l\u2019ischémie placentaire.Le phénomène .ee ee 63 Electrocardiographie du coeur fœtal en clinique 586 Empyéme post-pneumonique chez les enfants.L.ce.700 Endocardite lente et traitement sulfamidé .947 Enseignement de la médecine à la Nouvelle- Orléans.L\u2019 .66 Epidermodysplasie verruciforme (Lewandowsky et Lutz) Ce ee ee ee 65 Epithéliomas baso- cellulaires multiples provenant de naevi baso-cellulaires pigmentés congénitaux - Ce ee ee .707 Ergonovine au troisiéme temps du travail.L\u2019emploi de I\u2019 324 Erythème infectieux - 388 Erythèmes rhumatismaux.Sur les .590 G Gastriaue considérée comme glande endocrine.La muqueuse - 700 Gastrite atrophique et cancer d\u2019estomac.701 Grossesse.Prophylaxie de la toxémie de la - 190 H Herpès gestationis.Traitement effectif par le sulfathiazole.Rapport d\u2019un cas .193 Hernie par glissement ou para-péritonéale du colon pelvien - 1442 1482 Hodgkin.Atrophie icthyosiforme de la peau dans la maladie de Hormonales entre la mère et l\u2019enfant.Les relations Hypertensive.Traitement de la maladie cee Hyperthyroidie et le myxcedéme.Excrétion calcique et phosphorée dans I\u2019 .Incontinence d\u2019urine nocturne.Le traitement endocrinien de I\u2019 .Invagination intestinale chez les adultes .K Kératose folliculaire avec manifestation rare au cuir chevelu.Rapport d\u2019un cas - .Kératose folliculaire (Maladie de Darier).Etude de la vitamine À dans quelques cas de - Kenny.Le mécanisme de la méthode K.et ses rapports avec le traitement de la poliomyélite.Lentigines: leur signification possible Lichteim.Syndrome de.(A propos de huit observations) RE .Lividité symétrique de la plante \u2018des pieds .Lupus érythémateux tumidus superficiel - ee.+ + = M Médecine sociale.Victoires russes en - Mégaduodénum et mégajéjunum .Méningococciques.Le traitement des infections m.par la sulfadiazine et la sulfaméra- zine .eee.oo.Ménorragies, métrorragies, mastites kystiques et du gonflement prémenstruel: traitement avec le complexe vitaminique B.L\u2019insuffisance nutritive dans l\u2019étiologie des - Myocarde, la fréquence et les rapports réciproques des divers signes cliniques.Remarques .pronostiques.L\u2019infarctus du - .Maxœdème.Excrétion calcique et phosphorée dans l\u2019hyperthyroïdie et le + + a ee a =.N Nécrose aseptique de la téte du fémur aprés fracture transcervicale.L\u2019étiologie de la - Névrose des aviateurs.La .- Oculaire.Chirurgie 0.en temps de guerre .Œdème cérébral.Considérations expérimentales, cliniques et thérapeutiques - .Œdème rétro-auriculaire.Signification de I\u2019 Œsophage chez le nourrisson.Le brachy- - Ostéotomie sous-trochantérienne pour support du pelvis - Co.Otites.La sulfamidothérapie dans les complications des - 1328 62 835 323 1326 1442 707 1204 190 1216 446 1328 1214 325 701 1328 1440 321 323 325 1210 951 701 839 704 1208 705 P Paralysie générale.Hypotension orthostatique accompagnant la forme tabétique de la .Peau.Atrophie icthyosiforme de la peau dans la maladie de Hodgkin Cee ee Pelvienne par le «Newman Thermo-Flo».Traitement conservateur de l\u2019inflammation Pemphigus.L\u2019acétarsone dans le traitement du Pentothal sodium par voie rectale comme anesthésie de base: 1,500 cas rapportés .Péricardite constrictive.Contribution au radiodiagnostic de la - Pétrole.Dermite du - Ce Pétrole.Les effets de l'inspiration de .Phénothiazine.L\u2019effet du P.sur les parasites intestinaux .Pieds.Lividité symétrique de la plante des .Pityriasis versicolor envahissant le cuir chevelu Pneumonies.L\u2019importance de la plaque latérale radiographique dans les p.du lobe moyen Poliomyélite.L\u2019épidémie de p.de 1942 à San Antonio Poliomyélite par la vitamine B.Le mécanisme de la méthode Kenny et ses rapports avec le traitement de la Polynévrite diabétique par la vitamine B.Le traitement de la Porokératose de Mibelli Prostituées.Pas de certificat aux Psoriasis avec des substances lipotropiques dérivées de certains aliments.Traitement du Psoriasis, Méthode du traitement du - Psoriasis parmi la population en général.quence du Pupille tonique, Le syndrome de la Pyodermite gangréneuse.Ulcère phagédénique ® e + + + + + + + = eo = + » e eo 8 so +» + + ea »s + + =.+ » + ee + + + + + +» = +e ee .Fré- R Rachitisme.Prévention du r.par des doses massives de vitamine D - Roentgenthérapie 3 1,100,000 volts dans les tumeurs intrathoraciques Rougeole par le sérum de convalescent ou par le sérum concentré d\u2019adulte.Traitement de la .s Sclérosante.Ligature et injection s.de la veine saphéne .222 4 4 224 4 4 22226 Sclérosantes.Solutions s.et résultats obtenus des divers genres de traitements employés à la clinique - 20220 Sclérose en plaques.Etiologie de la du Dr Putnam) (Théorie \"L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 193 1328 443 447 1096 708 1330 441 950 1328 839 947 1206 190 586 447 195 588 326 1446 191 1329 444 1094 1094 1444 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1943 Sein.Signification de l\u2019extension des métastases axillaires dans le cancer du - Sérum.La réaction de coagulation du s.La signification clinique - .- Sous-dural et d\u2019origine traumatique.Effusion liquidienne dans l\u2019espace - ;Ç coe Staphylococciques.Traitement des infections s.de la peau par un vaccin et une anatoxine combinés - 121 4 14 4 422 10 Sulfadiazine.Le traitement des infections mé- ningococciques par la sulfadiazine et la sul- famérazine .44 4 24 2 0 Sulfamérazine.Le traitement des infections mé- ningococciques par la sulfadiazine et la - - - Sulfamérazine.Valeur thérapeutique dans 116 cas © «+ + cee ee eee eee ee Sulfamidé.Endocardite lente et traitement s.- Sulfamidothérapie dans les complications des otites.La - .22 40 Sulfathiazole.Mort par le t traitement au - - - - Sulfathiazole sodé en solution à 5%.Réaction des muqueuses au Sulfathiazole.Traitement effectif par le.Herpès gestationis.Rapport d\u2019un cas Syphilis congénitale et acquise chez l\u2019enfant.Traitement de la s.par des doses massives d\u2019arsenic intraveineux .Syphilis hémorragique Syphilis.Le chlodhydrate de phénarsine dans le traitement de la .Coe ee ee Syphilis résistante au traitement, Le problème de la ++ + + + T Thyroïde avec le vieillissement prématuré.Rapport de la dégénérescence de la .Tuberculeuse.La trochéo-bronchite .Transfusion.Accidents dus à l\u2019air dans la - - Transfusions répétées de sang homologue.Réactions hémolytiques résultant d\u2019iso-immunisa- tion consécutive à des Transfusion sanguine pour hémorragie et choc obstétrical .Ce ee ee eee Trijumeau comportant un essai de traitement.Hypothèse pathogénique de la névralgie du - Tuberculeuse.La trachéo-bronchite .a a e + +» e = + + +.a ] 1 1 1 1 327 840 191 952 328 328 326 947 705 320 591 193 837 64 589 194 440 63 449 195 191 438 Tuberculeuses.Paralysie du diaphragme et fermeture de cavités Tuberculeuses surinfectées.traitement des fistules Tuberculeux dans les livres.La survivance du bacille .«+ «+ .Tuberculose dans l\u2019armée canadienne .Tuberculose méconnue dans un hôpital général Tuberculose primitive.La Tuberculose pulmonaire.Contribution à l\u2019étude du pronostic de la.La réaction de Wilt- mann exécutée avec du sang nitraté .Tuberculose pulmonaire par la ponction du poumon.Le traitement de la Tuberculose pulmonaire considérée comme une laryngite.La - .Tumeur de Krukenberg.La .Tumeurs myxomateuses du genou et leurs relations avec les kystes du ménisque - Remarque sur le + + + + + + + + + + U Ulcères.La chlorophylle dans le traitement des Ulcère peptique.Instillation intragastrique dans le traitement de I\u2019 .Ulcére phagédénique (pyodermite gangreneuse) v Varices.Diagnostic des v.aux membres inférieurs - 11 44 4 4 40 4 440 Varices.Diagnostic et occurence des veines communicantes dans le traitement des .Varices.L\u2019emploi préliminaire d\u2019une dose d\u2019essai et technique de l'injection sclérosante dans les v.des membres inférieurs Varices.Le traitement des v.des membres inférieurs - PE .Vitamine A.Etude de la v.dans quelques \u20ac cas de kératose folliculaire.(Maladie de Darier) Vitamine B.Le traitement de la polynévrite diabétique par la - cee eee Vitamine Bs (Pyridoxine) en dermatologie .Vitamine D.Prévention du rachitisme par des doses massives de - 1483 1091 442 190 1091 1092 61 61 322 1438 836 1208 1329 322 1329 1092 1092 1094 1093 1214 586 952 949 TABLE ALPHABETIQUE DES AUTEURS A DENONCOURT, J.-A.DESJARDINS, Edouard .398 ALLARD, Eugène .- - 1082, 1096, 1097 AMYOT, Roma, 110, 190, 191, 192, 193, 305, 429, 442, 581, 586, 596, 652, 753, 854, 875, 910, DORE, Réal .DROUIN, Guy .321, 638, 947, - 790, 856 - 323, 602, 657 1092, 1093, 1094 1317, 1326, 1328.DUFAULT, Paul .2.2.2 2 4104 212 20 1144 ARCAND, Arthur 2.52 929 DUFRESNE, Eugène Cee eee ee 1076, 1291 ARCHAMBAULT, Jules - .\u201cago DUFRESNE, Roger-R.281, 1202 ARCHAMBAULT, Paul-René 61, 190, 442, 700 DUCAL J.-P.840 773, 1091 1438.DUMONT, Charles .381 \u2019 DUMONT, Georges - - - .381 B F BAUDOUIN, J.-A.33, 505, 543, 826 BARBEAU, Antonio .502 FAUTEUX, Mercier - 1260 BEAUDRY, Maurice - - « « .448, 590 FERNET, P.436 BEDARD, Lucien .- « « + « + oo 1208 FILIATRAULT, J.-M.1169 BELANGER, P.
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